Citation: 2C_241/2024 E. 3.2

3.2. Selon le recourant, l'instance précédente aurait omis de prendre en considération la période durant laquelle il était en détention en Suisse, soit du 13 février 2018 au 17 août 2018. Il fait valoir que cet élément résultait de l'arrêt du 12 janvier 2021 de la Chambre d'appel et de révision du canton de Genève, reçu par l'Office cantonal de la population et des migrations le 19 février 2021, dont l'arrêt attaqué fait mention de manière succincte. Il soutient que cette information est centrale puisque la caducité de l'autorisation d'établissement est fondée sur une absence du territoire de six mois consécutifs selon la jurisprudence. En effet, en considérant qu'il a quitté la Suisse entre le 13 février 2018 et le 13 août 2018 alors qu'il était en réalité en détention en Suisse du 13 février 2018 au 17 août 2018, information figurant dans un arrêt versé au dossier de la procédure par une autorité cantonale de dernière instance en matière pénale, l'autorité précédente a, selon lui, établi les faits de manière manifestement inexacte, versant dans l'arbitraire.