Citation: 9C_62/2010 29.07.2010 E. A

Arguant souffrir des séquelles totalement incapacitantes d'une fracture du bassin, survenue dans l'exercice de son travail de chauffeur-livreur le 12 mars 1991, lui ayant toutefois permis de reprendre son métier du 5 mars 1992 au 21 mars 1994, L.________, né en 1966, s'est annoncé à l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) le 6 juillet 1994. Consulté, le docteur K.________, généraliste, a confirmé l'incapacité totale de travail générée par des status post-lombosciatalgies droites et fracture de l'aile iliaque gauche avec dysplasie coxofémorale discrète, une probable hernie discale médiane L5/S1, un canal lombaire étroit et un état dépressif réactionnel (rapport du 13 août 1994). Sur recommandations du praticien, l'assuré a été placé au bénéfice d'une orientation et d'un reclassement (communications et décisions des 2 décembre 1994, 29 mai, 9 novembre 1995, 27 juin 1996 et 18 février 1997). A l'origine prometteur, le processus enclenché (cours de langue, stage d'observation et stage de formation) s'est soldé par un échec (rapports de la division de réadaptation de l'office AI et du Centre d'intégration professionnelle [CIP] des 26 octobre 1995, 30 avril 1996, 24 février et 28 août 1997). Se fondant principalement sur l'avis actualisé du docteur K.________, qui faisait état d'un syndrome lombo-vertébral chronique et d'une périarthropathie de la hanche gauche, en plus des diagnostics connus, laissant subsister une capacité résiduelle d'au moins 50 % dans une activité ne nécessitant pas le port de charges lourdes, à compter du 1er novembre 1997 (rapports des 23 septembre et 11 décembre 1997), l'administration a alors reconnu le droit de l'intéressé à une demi-rente d'invalidité depuis le 1er mars 1995 sous déduction des périodes durant lesquelles des indemnités journalières avaient été versées (décision du 6 novembre 1998). Sur recours, le Tribunal des assurances du canton de Vaud (Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal vaudois depuis le 1er janvier 2009) a annulé cette décision au motif que l'instruction relative à la situation médicale n'était pas exhaustive (jugement du 24 septembre 1999). L'office AI a complété le dossier en mandatant un de ses centres d'observation médicale (COMAI). Les docteurs D.________, P.________, internistes, S.________, G.________, rhumatologues, B.________, C.________, psychiatres, ont conclu à une capacité résiduelle de travail de 50 % dès le 31 août 1997, dans une activité n'impliquant ni travaux lourds ni port de charges, due à un trouble douloureux somatoforme persistant sous forme de lombo-pseudo-sciatalgies gauches et de douleurs de la cheville gauche, ainsi qu'à un état dépressif moyen avec syndrome somatique; les autres diagnostics relevés n'exerçaient pas d'influence (rapport du 20 septembre 2001). Le docteur E.________, médecin-conseil auprès du service médical de l'AI (SMR), contestant les conclusions de ce rapport (avis du 13 mai 2002), l'administration a confié la réalisation d'un examen clinique pluridisciplinaire au SMR. Les docteurs F.________, rhumatologue, et N.________, psychiatre, ont diagnostiqué des lombalgies communes, une très discrète coxarthrose gauche secondaire à la fracture de l'aile iliaque et un épisode dépressif moyen avec syndrome somatique, désormais en rémission complète, laissant subsister une capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée qu'ils décrivaient précisément (rapport du 25 octobre 2002). Se référant principalement à ce dernier document, l'office AI a octroyé à L.________ un quart de rente pour la période allant du 1er mars 1995 au 31 octobre 2002, toujours sous déduction des indemnités journalières reçues (décision du 3 décembre 2004). L'expertise privée faite pendant la procédure d'opposition par le docteur W.________ qui, critiquant les conclusions du COMAI et du SMR, estimait que les affections observées (arthrose unco-vertébrale ébauchée C4/C5 et C5/C6, contractures et myalgies cervico-scapulaires gauches, lombalgies chroniques, discopathie L2/L3, conflit coxo-fémoral bilatéral douloureux à gauche, état après fracture de l'aile iliaque gauche, instabilité post-traumatique de la cheville antéro-externe gauche) justifiaient une incapacité totale de travail, en tout cas temporairement, en raison des limitations fonctionnelles décrites (rapport du 6 avril 2005) n'a pas modifié l'intention première de l'office AI (décision sur opposition du 15 février 2006).