Citation: 1B_425/2014 E. 2

Dans un premier grief, le recourant reproche au Tribunal cantonal une constatation manifestement inexacte et incomplète des faits, ce qui aurait influencé l'examen du risque de réitération. Il évoque de nombreux éléments résultant du rapport d'expertise que l'instance précédente aurait passés sous silence. Conformément à l'art. 105 al. 1 LTF, le Tribunal fédéral statue en principe sur la base des faits établis par l'autorité précédente. L'art. 105 al. 2 LTF lui permet cependant de rectifier ou compléter d'office les constatations de l'autorité précédente si les faits ont été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF. L'état de fait de l'arrêt cantonal évoque le rapport d'expertise psychiatrique. Il n'expose toutefois pas l'intégralité du contenu de ce document. Ainsi, si l'arrêt entrepris évoque l'existence d'un suivi médical depuis 2010 pour des problèmes d'addiction, il ne mentionne en revanche pas expressément que le recourant suit actuellement en prison un traitement psychiatrique et à visée de renforcement de l'abstinence auprès du Service de médecine et psychiatrie pénitentiaire (SMPP). Le Tribunal cantonal omet également de préciser que les experts ont estimé qu'un tel traitement pouvait être indiqué pour diminuer le risque de récidive et pouvait être poursuivi dans le cadre pénitentiaire ou à l'extérieur. Le recourant reprend d'autres éléments du rapport d'expertise qui ne ressortent pas expressément de l'arrêt entrepris. Conformément à l'art. 105 al. 2 LTF, le Tribunal fédéral en tiendra compte pour autant qu'ils soient pertinents pour l'issue du litige.