Citation: 9C_465/2021 E. 5

C'est finalement en vain que le recourant reproche à la juridiction cantonale de n'avoir pas opéré un abattement sur son revenu d'invalide. Outre qu'un tel abattement n'est pas automatique, les premiers juges ont considéré, sans excéder leur pouvoir d'appréciation, que les experts avaient déjà tenu compte des limitations fonctionnelles du recourant, en concluant à une diminution de rendement de 40 %, de sorte qu'il n'y avait pas lieu, en sus, d'effectuer un abattement à ce titre (à ce sujet, voir arrêt 8C_93/2013 du 16 avril 2013 consid. 5.4 et les références). Même en tenant compte d'une diminution de rendement de 40 % pour le salaire après invalidité, il résulte une perte de gain de 33 %, taux insuffisant pour avoir droit à une rente d'invalidité. Les premiers juges ont de plus constaté de manière convaincante que le recourant conservait une capacité de travail de 100 % - sous réserve de la diminution de rendement de 40 % - dans des activités simples et répétitives, qui ne requièrent pas d'expérience professionnelle spécifique ou de formation préalable particulière. La simple phase initiale d'adaptation à une nouvelle activité professionnelle ne justifie par conséquent pas la prise en compte d'un abattement. Pour le reste, en tant que les griefs sont suffisamment motivés, l'absence du recourant du marché du travail pendant de nombreuses années ne constitue pas un facteur d'abattement (ATF 126 V 75 consid. 5b/bb).