Citation: I 787/04 09.08.2005 E. 6

6.1 Procédant à la comparaison des revenus, l'office AI a fixé à 23'423 fr. 20 le revenu que la recourante aurait réalisé si elle n'avait pas été atteinte dans sa santé; il s'est fondé sur le salaire horaire valable en 2003 auprès de l'ancien employeur de la recourante (17 fr. 35 x 21 heures x 52 semaines + 23,63 % [congés payés et 13ème salaire]). Au titre de revenu d'invalide, il a considéré qu'elle pouvait encore réaliser un salaire mensuel moyen de 20'594 fr. 35 dans un emploi à mi-temps, montant qu'il a déterminé sur la base des données salariales, telles qu'elles ressortent des enquêtes sur la structure des salaires de l'Office fédéral de la statistique. Il en résultait un taux d'invalidité de 12 %. 6.2 Lorsqu'il y a lieu d'appliquer la méthode mixte d'évaluation, l'invalidité des assurés pour la part qu'ils consacrent à leur activité lucrative doit être évaluée selon la méthode ordinaire de comparaison des revenus (art. 28 al. 2ter LAI en corrélation avec les art. 27bis RAI et 16 LPGA), indépendamment des effets engendrés par une perte de capacité dans la part vouée à l'accomplissement des travaux habituels (ATF 125 V 159 consid. 5c/dd). Concrètement, lorsque l'assuré ne peut plus exercer (ou plus dans une mesure suffisante) l'activité qu'il effectuait à temps partiel avant la survenance de l'atteinte à la santé, le revenu obtenu effectivement dans cette activité (revenu sans invalidité) est comparé au revenu qu'il pourrait raisonnablement obtenir en dépit de son atteinte à la santé (revenu d'invalide). Autrement dit, le dernier salaire que l'assuré a obtenu avant l'atteinte à la santé - et non celui qu'il aurait pu réaliser s'il avait pleinement utilisé ses possibilités de gain (ATF 125 V 158 consid. 5c/cc) - est comparé au gain hypothétique qu'il pourrait obtenir sur un marché équilibré du travail en mettant pleinement à profit sa capacité résiduelle dans un emploi adapté à son handicap, abstraction faite du taux d'activité antérieur à l'atteinte à la santé. L'assuré ne subit pas d'incapacité de gain tant que sa capacité résiduelle de travail est plus étendue ou égale au taux d'activité qu'il exerçait sans atteinte à la santé (voir ATF 125 V 146, arrêt non publié B. du 19 mai 1993, I 417/92). 6.3 Attendu que, d'une part, la recourante aurait consacré le 50 % de son temps à l'exercice d'une activité lucrative si elle n'avait pas été atteinte dans sa santé et que, d'autre part, elle dispose, malgré ses limitations fonctionnelles, d'une pleine capacité de travail dans l'exercice d'une activité légère et adaptée, il convient d'admettre que la recourante peut réaliser un revenu excluant toute invalidité dans la part qu'elle consacre à l'exercice d'une activité lucrative.