Citation: 9C_1037/2008 25.09.2009 E. 3

Le recourant fait également grief aux premiers juges de ne pas avoir diligenté une expertise pluridisciplinaire. Il soutient que les documents médicaux sur lesquels s'est fondée la juridiction cantonale n'ont pas la valeur que celle-ci leur a accordée. Son argumentation ne met toutefois en évidence aucune constatation manifestement inexacte des faits, ni violation du droit fédéral. 3.1 Le fait d'avoir privilégié l'avis des experts par rapport à celui des maîtres de stage en ce qui concerne la capacité de travail de l'assuré ne constitue en tout cas pas une violation du droit fédéral dès lors que les premiers juges devaient construire leur raisonnement sur les données médicales disponibles (cf. arrêt du Tribunal fédéral 9C_931/2008 du 8 mai 2009 consid. 4.2 et les références), les indications de la Fondation Z.________ et du Centre O.________ étant destinées uniquement à compléter ces données (cf. arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 35/03 du 24 octobre 2003, in Plädoyer 2004/3 p. 64) et que, pour les experts, l'intensité avec laquelle se manifestait la symptomatologie douloureuse ne trouvait aucune justification dans le substrat organique objectivé. 3.2 Le fait pour le docteur R.________ d'avoir certifié que le recourant était à même d'exercer son précédent métier, puis d'être revenu sur son opinion tout en affirmant que la situation ne s'était pas modifiée n'enlève pas toute crédibilité à son travail. Cela ne remet en tout cas pas en question le jugement cantonal dans la mesure où les premiers juges ne se sont pas écartés des avis médicaux qui constataient de manière constante une diminution de rendement de l'ordre de 10 à 20% ou la nécessité de pouvoir aménager des pauses régulières, justifiées par certaines limitations fonctionnelles (prohibition du port de charges ou du maintien de la position inclinée) engendrées par l'atteinte dorsale. On ajoutera à cet égard que la diminution de rendement et la nécessité d'aménager des pauses sont des éléments alternatifs - et non cumulatifs comme semble le soutenir l'assuré -, de sorte que la prise en compte d'un seul de ces éléments ne saurait constituer une appréciation manifestement inexacte des faits. 3.3 Enfin, en se fondant sur les conclusions des experts, la juridiction cantonale n'a pas omis de prendre en considération les répercussions du psoriasis. Les praticiens ont effectivement constaté l'existence de cette pathologie mais n'ont pas estimé qu'elle pouvait avoir une influence sur la capacité de travail. Ce point est du reste confirmé par les rapports établis à l'issue des stages d'observation qui, s'ils relevaient certes le caractère impressionnant de l'affection cutanée, n'ont jamais conclu à un quelconque empêchement pour effectuer des tâches manuelles. Seul l'aspect esthétique produit par cette maladie pouvait se montrer gênant et ce uniquement en cas de contacts avec une clientèle. Le rapport du docteur U.________ produit postérieurement à la notification de la décision litigieuse n'y change rien, d'autant moins qu'il est rédigé en termes vagues et généraux. Le recours est donc mal fondé sur ce point.