Citation: 8C_244/2020 E. 5.1

5.1. Le Tribunal administratif fédéral a tout d'abord considéré que sur le plan temporel, il y avait lieu de distinguer les actes de harcèlement psychologique prétendument survenus entre 2010 et 2014 alors que la recourante était encore employée par l'EPFL, d'une part, et la remarque du professeur B.________ au nouveau supérieur de la recourante qui aurait été proférée en été 2016, soit un épisode unique survenu en dehors de tout lien contractuel entre la recourante et l'EPFL, d'autre part. S'agissant des actes survenus entre 2010 et 2014, le Tribunal administratif fédéral a constaté qu'il ressortait des pièces médicales au dossier que la recourante se savait atteinte de troubles de dépression et d'anxiété depuis le début de l'année 2015, soit quelques mois après la fin de ses rapports de travail avec l'EPFL. En particulier, l'Hôpital C.________ avait établi un diagnostic clair en juin 2015 (cf. let. A.a supra). D'une part, la recourante savait de quels maux elle souffrait au plus tard depuis juin 2015 et, d'autre part, quatre ans plus tard, il s'agissait toujours des mêmes maux. De même, les causes de ses maux - soit le comportement de son supérieur à son encontre - lui étaient connues au plus tôt lors de leur commission et au plus tard à l'échéance de ses rapports contractuels en octobre 2014. Ainsi, la recourante avait eu une connaissance suffisante de son dommage en juin 2015 pour actionner l'EPFL en justice et le délai relatif d'une année pour introduire sa demande courait jusqu'en 2016. Même à considérer que le diagnostic de TSPT posé par son psychiatre traitant le 27 janvier 2016 constituerait un élément de nature à relever un dommage évolutif, force était de constater que la prise de médicaments depuis les mois de février et mars 2016 avait stabilisé la situation et que le TSPT avait disparu le 7 juillet 2017. Ainsi, même par une appréciation très favorable à la recourante, il y avait lieu de constater que celle-ci avait une connaissance suffisante de son dommage au printemps 2016 au plus tard, ce qui faisait courir le délai relatif de la "prescription" jusqu'au printemps 2017. La demande de réparation ayant été introduite en septembre 2018, le délai relatif d'une année était clairement dépassé et les prétentions de la recourante pour les années 2010 à 2014 étaient dès lors "prescrites" au sens de l'art. 20 al. 1 LRCF.