Citation: 2C_136/2024 E. 7.2

7.2. En l'occurrence, le Tribunal cantonal a retenu que rien n'indiquait que l'Office cantonal aurait adopté une pratique consistant à ne pas sanctionner les allégations de santé non spécifiques contraires à l'art. 34 OIDAl qu'il constatait à la suite de ses contrôles. Il ressort par ailleurs de l'arrêt attaqué que la recourante n'a elle-même jamais allégué d'exemples concrets en ce sens. Or, l'intéressée ne prétend pas que ces différents constats - qui lient en principe le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF et supra consid. 2.2) - seraient arbitraires. Elle se limite à affirmer qu'il serait notoire que le Chimiste cantonal vaudois aurait toléré durant plusieurs années un étiquetage contraire au droit s'agissant d'une eau en bouteille commercialisée par une multinationale établie dans le canton, de sorte qu'il aurait appartenu à l'autorité précédente d'établir d'elle-même l'éventuelle pratique illicite constante de l'Office cantonal qu'elle allègue en requérant les renseignements nécessaires auprès des différentes autorités impliquées, conformément au principe de la maxime inquisitoire prévue aux art. 28 et 31 al. 1 de la loi vaudoise sur la procédure administrative (LPA/VD; RS/VD 173.36). Ce faisant, elle formule un grief de mauvaise application du droit cantonal sur lequel le Tribunal fédéral ne peut entrer en matière, faute de grief d'arbitraire (cf. supra consid. 2.1). Relevons par ailleurs qu'elle ne peut de toute manière rien retirer de concluant en sa faveur du comportement adopté par le Chimiste cantonal en lien avec l'étiquetage de bouteilles d'eau dite "minérale naturelle", dans la mesure où cette problématique ne relève pas de celle des allégations de santé régie par l'OIDAl, mais de l'ordonnance du DFI sur les boissons (cf. art. 4 ss de ladite ordonnance).