Citation: 7B_624/2024 E. 3.3.4

3.3.4. Il y a lieu de préciser que la procédure ayant abouti à la condamnation du recourant en 2016, ainsi que l'enquête pénale dirigée contre lui durant l'année 2019, ressortent de la requête visant la mise en oeuvre de la mesure de surveillance secrète adressée le 31 mars 2022 par le Ministère public au TMC (cf. arrêt attaqué, consid. 2.2). Force est donc de constater que les autorités de poursuites pénales avaient connaissance des antécédents du recourant avant que la mesure de surveillance litigieuse soit ordonnée. Par ailleurs, au moment où celle-ci a été ordonnée, lesdites autorités n'excluaient pas la possibilité que d'autres victimes puissent exister, d'autant plus qu'elles ont fait usage du mot "victime" au pluriel. Dans ces circonstances, la juridiction cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, déduire de ces éléments qu'il existait des soupçons contre le recourant concernant le fait qu'il aurait commis des actes connexes à ceux à l'origine de la présente enquête pénale. On ne saurait par conséquent suivre le recourant lorsqu'il fait valoir que la mesure de surveillance secrète litigieuse devrait être qualifiée de fishing expedition (cf., sur ce point, ATF 149 IV 369 consid. 1.3.1 et 1.4.1).