Citation: 9C_126/2022 E. A

A.a. A.________, née en 1974, fait partie de la communauté suisse des gens du voyage. Elle et sa famille mènent un mode de vie semi-nomade, passant quatre mois en hiver sur une aire de séjour située à U.________ et voyageant le reste de l'année en Suisse allemande, en France et en Allemagne. Sur le plan professionnel, elle travaillait comme employée dans l'entreprise de brocante de son mari. A la suite d'un premier refus de prestations de l'assurance-invalidité (décision de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève [ci-après : l'office AI] du 15 mars 1996), l'assurée a présenté une nouvelle demande de prestations le 11 décembre 2006, qui a été rejetée par l'office AI le 7 décembre 2010). Statuant le 30 mai 2011 sur le recours formé par l'assurée contre cette décision, la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales, l'a rejeté. Saisi d'un recours de l'assurée contre cet arrêt, le Tribunal fédéral l'a admis (arrêt 9C_540/2011 du 15 mars 2012, publié in ATF 138 I 205). Il a annulé l'arrêt entrepris, ainsi que la décision administrative du 7 décembre 2010 et renvoyé la cause à l'office AI pour instruction complémentaire au sens des considérants et nouvelle décision. Selon le Tribunal fédéral, il incombait à l'office AI d'examiner le point de savoir si et dans quelle mesure l'assurée pouvait tirer profit de sa capacité de travail dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles, à ses aptitudes intellectuelles et professionnelles, et compatible avec le mode de vie traditionnel de la communauté des gens du voyage. A.b. Ensuite de l'arrêt fédéral de renvoi et après que A.________ a allégué une aggravation de son état de santé au mois de juin 2014, l'office AI a rendu une nouvelle décision le 8 juin 2015, par laquelle il a refusé toute prestation. En bref, il a considéré que le taux d'invalidité de l'assurée (13,9 %, arrondi à 14 %) était insuffisant pour ouvrir le droit à une rente ou à des mesures professionnelles. Statuant le 2 décembre 2015, la Cour de justice a admis le recours de l'assurée. Elle a annulé la décision du 8 juin 2015 et renvoyé la cause à l'administration pour instruction complémentaire et nouvelle décision. Reprenant l'instruction, l'office AI a notamment diligenté une expertise pluridisciplinaire auprès de CEMEDEX SA (rapport des docteurs B.________, spécialiste en médecine interne générale, C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et D.________, spécialiste en rhumatologie, du 14 août 2018). Par décision du 5 juin 2019, l'office AI a derechef nié le droit de l'assurée à une rente.