Citation: 1P.133/2001 23.03.2001 E. 1

Statuant le 15 janvier 2001 sur appel du condamné, la Chambre pénale de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: la Chambre pénale ou la cour cantonale) a confirmé ce jugement, en se fondant notamment sur les faits suivants: C.________ a été arrêté le 14 avril 2000 alors qu'il vendait 28,6 g de cocaïne à un agent infiltré; il a déclaré avoir reçu la drogue à crédit de A.________, en présence de B.________, qui fournissait celui-ci en cocaïne et qui logeait chez les époux A.________, en provenance d'Allemagne. D.________, un ami de C.________ qui habitait dans le même immeuble que A.________, a affirmé que B.________ approvisionnait l'accusé en cocaïne et que ce dernier avait remis environ 30 g à C.________, qui n'était pas arrivé à les vendre. Selon lui, A.________ était un trafiquant de cocaïne pourvoyant des vendeurs, généralement des requérants d'asile guinéens et maliens. Aucune trace de drogue n'a été trouvée dans l'appartement de A.________, dans son véhicule, sur ses vêtements ou sur lui-même; il ne disposait pas davantage de sommes d'argent importantes et son compte bancaire reflétait ses revenus limités de plongeur, ainsi que ceux de son épouse, assistante médicale à temps partiel. De même, aucune trace de drogue n'a été retrouvée sur B.________, mais plus de 80% des billets de banque saisis sur lui lors de son arrestation, pour un montant total de 8'815 francs, étaient contaminés avec de la cocaïne, de manière non accidentelle, d'après un rapport du 27 juin 2000 de l'Institut de police scientifique et de criminologie de l'Université de Lausanne. La date à laquelle A.________ aurait remis les 30 g de cocaïne à C.________ en présence de B.________ n'a pu être précisée. Toutefois, dans la semaine du 3 au 7 avril 2000, B.________ s'est trouvé au domicile de A.________, où C.________ les a rencontrés à deux ou trois reprises. A.________ n'appréciait pas du tout D.________, connu pour être un consommateur de drogue, et lui avait interdit de pénétrer dans son appartement, raison pour laquelle celui-là l'aurait mensongèrement accusé d'être impliqué dans un trafic de drogue. L'employeur et le voisin de palier de A.________ n'avaient rien remarqué de suspect; en particulier, ce dernier travaillait beaucoup et menait un trainde vie modeste, le couple A.________ ayant quatre enfantsà charge, soit deux enfants issus d'un premier mariage de l'épouse de A.________, et deux enfants communs, le dernier étant né le 4 avril 2000.