Citation: 6F_4/2021 E. 2

Le recourant requiert à nouveau la restitution du délai de recours dans la cause 6B_1244/2020 au motif que le non-dépôt du mémoire de recours avait résulté de la faute exclusive de sa mandataire d'alors, contre laquelle il allègue envisager d'agir en responsabilité sur le plan civil. Sans distinguer clairement les moyens qu'il développe sous l'angle de sa demande de restitution du délai de ceux censés appuyer sa demande de révision, il souligne également que par décision du 16 février 2021, la Cour européenne des droits de l'Homme a déclaré sa requête (no 53211/20) irrecevable au motif que la condition d'épuisement des voies de recours nationales n'avait pas été observée, que cette conséquence serait imputable, à ses yeux, à la faute de son ancienne mandataire qui aurait également eu pour conséquence le refus de la Cour européenne d'ordonner des mesures provisoires tendant à empêcher l'exécution de son expulsion. Selon le recourant, dans son arrêt 6B_1244/2020, le Tribunal fédéral aurait omis, par inadvertance, de prendre en considération cette procédure européenne, introduite le 2 décembre 2020, alors que dans un courrier du 17 novembre 2020, le recourant avait souligné que la remise d'une copie du mémoire de recours précédemment omis avait pour finalité d'épuiser les voies de droit nationales dans la perspective de l'examen de la conformité du prononcé de l'expulsion par la Cour européenne des droits de l'Homme. Ces faits ressortant du dossier auraient dû conduire le Tribunal fédéral à restituer le délai de recours. Toujours selon le recourant, l'erreur de sa mandataire d'alors ne devrait pas lui être imputée parce qu'il se serait trouvé dans un cas de défense obligatoire.