Citation: 9C_330/2020 E. 1

De plus, la juridiction cantonale a constaté qu'après la suppression du versement des prestations, l'assurée s'était soumise plusieurs années plus tard à une expertise médicale sur les plans neurologique, de médecine interne et orthopédique. Les experts avaient conclu à une totale capacité de travail sur le plan somatique avec une diminution de rendement de 15 % liée aux douleurs modérées et à la médication antalgique, étant précisé qu'ils n'avaient pas été en mesure de faire état de documents médicaux pour la période allant de 2008 à 2013. Les experts avaient par ailleurs préconisé la réalisation d'une évaluation psychiatrique dès lors qu'ils suspectaient une composante thymique pouvant expliquer les troubles du sommeil, les troubles attentionnels et la fatigue de l'assurée. A cet égard, la juridiction cantonale a retenu que l'assurée avait cependant refusé de se soumettre à un tel examen psychiatrique. A défaut d'être attestée par un expert en psychiatrie, les premiers juges ont dès lors nié une incapacité de travail sur un plan psychiatrique. Les hypothèses des experts somaticiens ne rendaient en effet pas vraisemblable une incapacité de travail pour des motifs psychiques. Les experts n'avaient de surcroît pas été en mesure de poser un quelconque diagnostic.