Citation: 1B_121/2009 05.06.2009 E. 2

Le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu: la Cour cantonale ne lui aurait pas permis de répliquer à la réponse du Ministère public, alors que celui-ci invoquait un argument nouveau, à savoir l'existence d'un risque de fuite. Ce grief n'est pas fondé. En effet, le risque de fuite n'est pas mentionné pour la première fois dans les déterminations du Ministère public, mais fait partie des motifs retenus par le Juge d'instruction dans son refus d'accorder la mise en liberté du 8 avril 2009. De plus, le recourant ne fait pas valoir que la réponse du Ministère public ne lui aurait pas été communiquée; s'il souhaitait y répliquer, il lui appartenait donc, selon le principe de la confiance, de réagir sans délai, faute de quoi les juges cantonaux pouvaient partir de l'idée qu'il renonçait à présenter des observations (cf. ATF 133 I 98 consid. 2.2 p. 99 s., 100 consid. 4.8 p. 105). Il n'y a dès lors pas eu de violation du droit d'être entendu. Quoi qu'il en soit, le recourant a eu largement l'occasion de s'exprimer sur ce motif dans le cadre de la présente procédure (cf. consid. 6 ci-dessous).