Citation: C 224/01 13.12.2002 E. B

Dans une lettre du 4 décembre 2000, C.________ a attaqué la décision du 29 novembre 2000 devant le Groupe réclamations de l'Office cantonal genevois de l'emploi. Elle faisait valoir qu'elle n'avait pas reçu la lettre du 6 novembre 2000 du Service de placement professionnel lui donnant la possibilité de s'exprimer sur son aptitude au placement, dont elle n'avait eu connaissance que le 4 décembre 2000, suite à sa visite dans les locaux du service de placement. Affirmant qu'elle n'avait jamais cessé de rechercher un emploi, elle déclarait notamment qu'elle était tenue par les horaires de ses enfants, leurs absences pour cause de maladies infantiles et leurs nombreuses vacances (deux mois complets en été), et qu'elle ne s'était donc rendue dans les locaux de Y.________ Sàrl qu'à ses moments de liberté et en dehors de ses rendez-vous concernant la prospection d'une activité lucrative à temps partiel, sauf en de très rares exceptions. Par décision du 22 janvier 2001, la juridiction précitée a rejeté la réclamation. Considérant que les déclarations de C.________ du 4 décembre 2000 n'étaient pas convaincantes, que l'on se trouvait en présence de déclarations contradictoires et qu'il y avait lieu d'accorder la préférence à la version des faits que l'intéressée avait donnée en premier lieu alors qu'elle en ignorait les conséquences juridiques, elle a retenu que C.________ avait travaillé régulièrement pour la société Y.________ Sàrl, soit à 80 % entre le mois de février 1999 et le mois d'avril 1999 et en tout cas à ce même taux d'activité, voire même plus, entre le mois de mai et le mois de novembre 1999.