Citation: 5A_774/2008 02.11.2009 E. 3

Aux termes de l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs du recours doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. La jurisprudence a rappelé à maintes reprises que cette disposition - à l'instar de l'art. 55 al. 1 let. c OJ (cf. ATF 116 II 745 consid. 3 p. 748/749) - «exige que le recourant discute au moins de manière succincte les considérants de la décision attaquée» (ATF 134 II 244 consid. 2.1 p. 245/246; cf. parmi plusieurs: arrêts 5A_92/2007 du 8 juin 2007 consid. 4.1; 5A_129/2007 du 28 juin 2007 consid. 1.4; 4A_22/2008 du 10 avril 2008 consid. 1 in fine; Merz, in: Basler Kommentar, n° 53 ad art. 42 LTF, avec d'autres références). A cet égard, le Message du Conseil fédéral souligne que la nouvelle loi «pose des exigences assez élevées dans la motivation des mémoires de recours» (FF 2001 p. 4031, ch. 2.2.4). Cette exigence n'est pas satisfaite en l'espèce. L'autorité précédente a expliqué pourquoi il n'y avait pas lieu de limiter l'utilisation des courts de tennis dans le sens préconisé par le recourant (p. 9 s.). Or, l'acte de recours ne comporte pas la moindre réfutation de ces motifs, le recourant se bornant ici à présenter sa propre argumentation. En outre, les juridictions cantonales jouissent d'un large pouvoir d'appréciation pour déterminer si les immissions doivent être qualifiées d'«excessives» et pour prendre les mesures adéquates (ATF 101 II 248 consid. 3 in fine p. 250 et les références); le recourant ne démontre pas que les juges cantonaux auraient tenu compte de facteurs dépourvus de pertinence ou, au contraire, omis des éléments essentiels (par exemple: ATF 88 II 10 consid. 2 p. 14 ss, s'agissant d'une patinoire artificielle exploitée pendant «quatre ou cinq mois de suite»).