Citation: 6B_289/2020 E. 2.4

2.4. Le recourant reprend, sous l'angle de l'art. 6 CPP, les mêmes griefs qu'il a soulevés dans son recours contre la décision (incidente) du Tribunal cantonal vaudois rejetant la demande de récusation du procureur. Il reprochait déjà dans ce dernier recours au procureur d'avoir invité le conseil de O.A.________ à porter plainte et de ne pas avoir mentionné au procès-verbal cet échange téléphonique. Dans la mesure où le Tribunal fédéral a déjà traité ces questions (cf. arrêt 1B_46/2019), on peut se demander si elles ne revêtent pas l'autorité de chose jugée et si les griefs soulevés par le recourant ne sont pas irrecevables (cf. art. 93 al. 3 LTF). Cette question peut toutefois rester indécise, puisque, dans tous les cas, les reproches du recourant à l'encontre du procureur sont infondés pour les motifs déjà relevés par le Tribunal fédéral dans l'arrêt précité, auxquels il est renvoyé (consid. 3.2). Au demeurant, comme relevé dans l'arrêt précité, on ne saurait voir dans le fait d'informer une personne qui s'estime lésée du fait que l'instruction sera sur le point d'être clôturée, respectivement de l'inviter, dans ce cadre, alors qu'elle est assistée d'un avocat, à déposer rapidement une plainte pénale, l'existence d'une instruction menée à charge. Enfin, l'omission de mentionner cet échange téléphonique au procès-verbal des opérations ne signifie pas non plus que l'instruction a été diligentée à charge. Quant aux déclarations de P.________ et de B.________, citées par le recourant, elles n'établissent pas que les inspecteurs auraient fait pression sur eux pour qu'ils déposent plainte; il n'y a dès lors pas lieu de compléter l'état de fait sur ce point. Enfin, l'acte d'accusation dont la longueur est justifiée par l'ampleur et la complexité de l'affaire (cf. consid. 1.3) n'atteste pas non plus d'une instruction à charge de la part du procureur. En conséquence, le grief tiré d'une violation de l'art. 6 CPP doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.