Citation: 1C_413/2015 E. 2.3

2.3. Les recourants affirment que, dans la mesure où la législation cantonale ne contient pas de réglementation particulière s'agissant de la suspension des délais à terme fixe (seuls les délais fixés en jour figurant à l'art. 96 LPA-VD), la cour cantonale aurait dû s'inspirer de la jurisprudence fédérale imposant - selon eux - néanmoins de tenir compte des périodes de féries lors de la fixation de telles échéances; ils se prévalent en particulier d'un ATF 98 Ia 439 consid. 1 p. 440 s. et d'un arrêt 2A.516/2002 du 14 novembre 2002 consid. 2.3; à les comprendre, cette jurisprudence commandait d'arrêter le délai pour procéder à l'avance de frais au-delà de la période de suspension. En se limitant ainsi à l'évocation de principes jurisprudentiels déduits de la législation fédérale, les recourants perdent de vue que la question litigieuse relève du droit cantonal, dont ils n'établissent en conséquence pas - alors que cette démonstration leur incombe - qu'il aurait été appliqué arbitrairement par l'instance précédente. Ils ne prétendent pas non plus que d'autres droits de rang constitutionnel auraient été violés (p. ex. déni de justice, formalisme excessif), ce qu'il n'appartient pas au Tribunal fédéral de vérifier d'office (art. 106 al. 2 LTF). Dans ces circonstances, le recours apparaît insuffisamment motivé au regard des exigences accrues définies par les art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF et doit être déclaré irrecevable. En tout état, le résultat auquel est parvenu le Tribunal cantonal n'apparaît pas choquant: d'une part, la demande d'avance de frais a été adressée plus de dix jours avant le début des féries judiciaires, dont il n'est de surcroît pas expressément prévu qu'elles s'appliquent au délai à terme fixe imparti aux recourants (cf. art. 96 LPA-VD a contrario ); d'autre part, on pouvait attendre de ces derniers, en tant que parties à une procédure judiciaire, qu'ils prennent les mesures nécessaires à assurer le suivi de leur courrier afin de pouvoir, le cas échéant, y apporter les suites jugées utiles - une demande de garde du courrier étant à cet égard insuffisante (cf. arrêt 1P.81/2007 du 26 mars 2007 consid. 3.2) -, ou, à tout le moins, qu'ils informent l'autorité de leur absence (cf. ATF 139 IV 228 consid. 1.1 p. 230 et les références citées).