Citation: 5A_560/2015 E. A

A.a. A.________ et B.________ étaient actionnaires de la société C.________ SA, sise à U.________. Par contrat du 26 juillet 2005, A.________ a vendu à B.________ trente-deux actions de cette société au prix de 250'000 fr. L'art. 4 du contrat était libellé comme suit: " La présente cession a lieu pour le prix de 250'000.- CHF (...) payables en 4 fois avant le 31.07.08 sauf en cas de défaillance de C.________ SA où B.________ sera délié de son engagement. Il est en effet décidé entre les parties qu'en cas de défaillance B.________ ne sera pas obligé de payer le solde restant dû au jour de la défaillance, mais qu'en contre-partie, d'une part, il ne pourra prétendre à aucun droit sur les sommes déjà versées et d'autre part, il s'engage au contraire en cas de possibilité financière à payer plus rapidement. " Les parties ont soumis leur contrat au droit suisse et prévu une élection de for à Genève. A.b. Entre 2006 et juin 2010, B.________ s'est acquitté d'un montant total de 199'800 fr. en faveur de A.________. Jusqu'en septembre 2008, il a effectué ces versements notamment sous forme de chèques émis par la société C.________ SA, et, par la suite, sous forme de virements bancaires émanant de sa nouvelle société D.________ Sàrl ou de chèques émis au nom de celle-ci. Le 14 juin 2010, B.________ a informé A.________ par courriel que D.________ Sàrl lui devait beaucoup d'argent et ne pouvait pas le payer. Il attendait en outre des paiements de clients pour C.________ SA. Il faisait le maximum pour procéder aux encaissements et entendait payer A.________ dès qu'il le pourrait, si possible avant la fin de la semaine. A.c. Le 1 er septembre 2010, B.________, agissant en sa qualité d'organe de C.________ SA, a déposé au Tribunal de première instance de Genève (ci-après: le tribunal) un avis de surendettement de cette société, assorti d'une requête d'ajournement de la faillite. Le 22 octobre 2010, il a informé A.________ par courriel que tout ce qu'il avait entrepris avait échoué, que ses comptes personnels étaient bloqués et ceux de ses sociétés " au taquet ", de sorte qu'il ne pourrait rien lui payer avant novembre, à condition qu'il puisse vendre quelque chose.