Citation: 1B_248/2007 20.11.2007 E. 7

Le recourant fait quant à lui valoir que le Tribunal d'accusation ne saurait se référer à ses antécédents judiciaires, ces derniers étant de nature différente. Il n'aurait par le passé jamais été condamné pour des infractions contre l'intégrité corporelle ou la vie. Par ailleurs, l'expertise psychiatrique sollicitée ne serait pas utile à la détermination du risque de récidive, ce dernier étant clairement inexistant. Le recourant explique en effet qu'il vivrait une existence paisible et sans encombre, qu'il ne serait pas une personne fondamentalement violente, qu'il se serait mis à son compte à titre d'indépendant, qu'il aurait pleinement collaboré au cours de l'enquête et pris conscience de ses actes, qu'il aurait exprimé son repentir sincère et enfin que les faits se seraient produits dans des circonstances tout à fait exceptionnelles. Le recourant conclut que le recours à une expertise démontrerait la présence d'un doute sur son potentiel de récidive et que dès lors, le pronostic ne serait pas entièrement défavorable. En présence de doutes sur le risque de récidive, ce dernier ne pourrait pas être considéré comme concret.