Citation: 1C_541/2020 E. 3.2

3.2. Il est manifeste que le type de pièce à produire dépend du fait que l'on veut démontrer et qu'ainsi, pour des faits différents, des moyens de preuve différents s'imposeront. On ne démontre pas sa qualité de propriétaire de la même manière qu'on démontre sa participation à un projet immobilier. La distinction est donc basée sur des situations dissemblables et ne viole pas le principe de l'égalité de traitement. En l'occurrence, l'argumentation du recourant par laquelle il se plaint, en tant qu'architecte, d'une inégalité de traitement avec le promoteur "[dont l']intérêt à recourir n'a[urait] jamais été remis en cause, parce que les autorités judiciaires partent de la prémisse non documentée qu'il va développer la parcelle, de sorte que son intérêt économique n'est jamais questionné" ne fait que peu de sens ici. C'est en effet précisément en sa qualité de promoteur que le recourant entend, dans le reste de son écriture (cf. par exemple acte de recours, p. 15, § 5), démontrer sa qualité pour recourir et ce sur la base, selon ses termes, d'un contrat de société de promotion (cf. acte de recours, p. 15, § 4). Enfin, au contraire de ce qu'il affirme, le recourant n'était pas obligé de "se mettre à nu" pour démontrer sa qualité pour recourir, rien ne l'empêchant, cas échéant, de caviarder les aspects les plus confidentiels du contrat le liant au propriétaire du terrain. En tout état, le grief d'inégalité de traitement est mal fondé.