Citation: 1B_10/2017 E. 4.2

4.2. On ne voit pas en l'occurrence pour quelle raison il y aurait lieu de faire abstraction de la condamnation prononcée en 2009 par le juge des mineurs, pour une agression à la suite d'une altercation pour des motifs futiles. Le recourant fait aussi l'objet d'une procédure pour les faits intervenus lors de l'émeute survenue précédemment dans la même nuit du 12 au 13 novembre 2016. A cette occasion, il aurait menacé les forces de l'ordre en criant: "je sais tous où vous habitez, je vais vous tuer, ça va pas se passer comme ça, venez avec moi dans le jardin que je règle ça avec vous - j'ai rien à perdre, je vais vous frapper", ne supportant pas que sa soeur ait été incommodée par un spray au poivre lors d'une précédente interpellation. Il s'est certes calmé une fois arrivé au poste, après avoir obtenu certaines explications, mais il a été clairement enjoint, en quittant le poste, de ne plus faire de scandale. Or, l'agression sur les deux jeunes femmes est intervenue à peine deux heures plus tard. On peut en outre relever, depuis la condamnation de 2009, celle de 2013 pour des dommages à la propriété et les agissements actuellement reprochés au recourant, une certaine gradation dans la violence. Dans ces conditions, c'est à juste titre que le risque de récidive a été retenu, ce qui dispense d'examiner l'existence d'un risque de collusion.