Citation: 1B_291/2020 E. 6

Invoquant encore une violation de l'art. 390 al. 2 CPP, le recourant soutient que la cour cantonale ne pouvait pas s'abstenir de procéder à un échange d'écritures afin d'élucider la question de savoir si la direction du Tribunal criminel sollicitait une prolongation de la détention de trois mois au maximum et non pas jusqu'au 27 août 2020 comme ordonnée par le Tmc. Selon l'art. 390 al. 2 CPP, si le recours n'est pas manifestement irrecevable ou mal fondé, la direction de la procédure notifie le mémoire de recours aux autres parties et à l'autorité inférieure pour qu'ils se prononcent. Dans la mesure où le recourant ne conteste pas que le recours était manifestement mal fondé, cette manière de procéder ne prête pas le flanc à la critique. Quoi qu'il en soit, le recourant méconnaît qu'il appartient au Tmc de statuer sur la durée de la prolongation de la détention et qu'il a déjà pu faire valoir ses critiques à ce sujet devant l'instance précédente.