Citation: 7B_1114/2024 E. A

A.a. Le 22 août 2023, B.________ (ci-après: le plaignant) a déposé plainte contre A.________ (ci-après: le prévenu) pour tentative de contrainte. Il lui reproche de lui avoir fait notifier, le 10 mai 2023, un commandement de payer de 3'000'000 francs. Le Premier procureur Adrian Holloway (ci-après: l'intimé) a été chargé de la cause sous référence P_1. A.b. Le 9 avril 2024, le prévenu a adressé à l'intimé une lettre intitulée "poursuite à ouvrir contre [le plaignant]", qu'il a assorti de la mention suivante: "sous réserve de toute éventuelle demande de récusation". Par ce biais, il a transmis une lettre qu'il avait envoyé à l'avocat du plaignant. Il a précisé qu'il attendait une réponse de l'intimé sous cinq jours, faute de quoi il "agirait". Le 3 mai 2024, le prévenu a demandé la récusation de l'intimé, ainsi que celle du Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après: le Ministère public) dans son ensemble. La Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre pénale de recours) a rejeté la requête, jugée tardive et en tout état infondée. A.c. Le 2 août 2024, le prévenu a demandé l'accès au dossier de la procédure, ce qui lui a été accordé. Dans sa demande, il a fait mention d'une autre procédure (référencée P_2), aujourd'hui terminée, qui avait été ouverte contre lui à la suite d'une autre plainte déposée par le plaignant et qui avait été instruite par le Procureur général. Le prévenu a en outre interrogé l'intimé et le Ministère public sur les démarches entreprises par ces derniers à la suite des "mensonges" que le plaignant aurait formulés le 14 juillet 2017 dans cette autre procédure.