Citation: 1C_46/2008 08.02.2008 E. 2

En vertu de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, les mémoires de recours doivent indiquer des conclusions et des motifs; il incombe donc à l'auteur du recours d'exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Dans le cas particulier, il est douteux que l'écriture du recourant satisfasse à ces exigences en matière de motivation. Cette question de recevabilité peut toutefois demeurer indécise. Il apparaît en effet clairement que le recours est mal fondé. On déduit de l'argumentation du recourant qu'il prétend à une indemnisation, de la part de l'Etat, à cause du caractère inconstructible de ses biens-fonds en nature de forêt. Comme le Tribunal administratif cantonal l'a retenu, de telles prétentions ne pourraient être admises qu'en cas d'expropriation matérielle au sens de l'art. 26 al. 2 Cst. et de l'art. 5 al. 2 LAT. Selon la jurisprudence - rappelée dans l'arrêt attaqué -, il y a expropriation matérielle lorsque l'usage actuel d'une chose ou son usage futur prévisible est interdit ou restreint de manière particulièrement grave, de sorte que l'intéressé se trouve privé d'un attribut essentiel de son droit de propriété. Une atteinte de moindre importance peut aussi constituer une expropriation matérielle si elle frappe un ou plusieurs propriétaires d'une manière telle que, s'ils n'étaient pas indemnisés, ils devraient supporter un sacrifice par trop considérable en faveur de la collectivité, incompatible avec le principe de l'égalité de traitement. Dans l'un et l'autre cas, la protection ne s'étend à l'usage futur prévisible que dans la mesure où il apparaît, au moment déterminant, comme très probable dans un proche avenir. Par usage futur prévisible d'un bien-fonds, on entend généralement la possibilité de l'affecter à la construction (cf. notamment ATF 131 II 151 consid. 2.1 p. 155). En l'occurrence, l'arrêt attaqué retient, sans que cela soit contesté par le recourant, qu'avant l'entrée en vigueur du plan du 14 octobre 1999 délimitant les secteurs forestiers, les terrains litigieux étaient classés en zone rurale et forestière. Ainsi, étant déjà hors de la zone à bâtir, ces terrains n'étaient pas, au moment déterminant, constructibles dans un proche avenir. Ce seul élément exclut l'octroi d'une indemnité pour expropriation matérielle. Pour le reste, il y a lieu de renvoyer aux motifs de la décision attaquée car le recours est manifestement infondé (art. 109 al. 2 let. a et art. 109 al. 3 LTF).