Citation: I 88/05 14.09.2005 E. 3

3.1 Les premiers juges ont considéré que les documents déposés permettaient d'établir une certaine stabilité orthopédique et que la réapparition du trouble dépressif ne justifiait pas le rétablissement d'une rente entière d'invalidité. La recourante conteste cette appréciation et soutient que son taux d'invalidité a subi des modifications notables en raison d'une péjoration de son état de santé (ATF 130 V 349 consid. 3.5, 113 V 275 consid. 1a). 3.2 La comparaison entre la situation médicale du 5 décembre 1995 et celle du 26 mai 2004 permet de constater que la recourante a toujours souffert des séquelles de sa tentative de suicide par défenestration. Cependant, les fractures et les affections diagnostiquées à l'époque ont évolué favorablement, de sorte que la rente entière initialement octroyée à l'intéressée a pu être réduite à une demi-rente le 5 décembre 1995. L'Office intimé avait estimé que la recourante présentait à cette date une capacité résiduelle de travail de 50%, étant donné qu'elle ne souffrait plus que d'une limitation de la mobilité lombaire, de discopathie et d'arthrose aux chevilles, dues aux fractures, le trouble dépressif ayant par ailleurs disparu. Il en avait déduit que l'assurée présentait un taux d'invalidité inférieur à 66 2/3%. Lors de la procédure ayant abouti à la décision litigieuse, les médecins consultés ont établi que la recourante souffrait encore de cervicoarthrose, d'arthrose en D12-S1 et de rigidité dans les chevilles, qu'elle avait subi une arthrodèse subastragalienne droite ainsi qu'une hystérectomie et que le trouble dépressif était réapparu. Le médecin traitant de la recourante, dans son rapport déposé en 2003 lors de la procédure de révision d'office, mentionnait encore des hernies discales en L2, L3 et L4, un écrasement du corps vertébral en L5 et des cervico-brachialgies. 3.3 En l'espèce, on peut parler de modification de l'état de santé de la recourante dans la mesure où les diagnostics posés ne sont pas identiques. Cependant, la plupart de ceux-ci sont connus depuis longtemps car ils sont liés aux événements de 1988 et ont fait l'objet d'une évaluation de la part des médecins-conseils de l'Office intimé lors des différentes procédures de révisions antérieures. Ces derniers, de même que les médecins de l'INSS, avaient toujours estimé que les affections relevées depuis 1995 n'avaient pas d'influence nouvelle sur la capacité de travail de la recourante qui a toujours été fixée à 50% au plus. De surcroît, les nouveaux éléments médicaux, en particulier la réapparition du trouble dépressif, ont été pris en compte par les docteurs T.________, D.________ et H.________. La conclusion de ces praticiens était que les éléments invoqués par la recourante ne permettaient pas d'établir un changement significatif dans sa situation médicale. Dès lors que le jugement entrepris se fonde sur ces constatations pour nier une péjoration de l'état de santé de la recourante de nature à modifier son droit à la rente, il n'est pas critiquable, étant précisé que le rapport médical du docteur M.________ produit en instance fédéral se limite à reproduire ceux déjà déposés précédemment. Par ailleurs, le dossier contenant suffisamment d'indications médicales fiables, une expertise supplémentaire se révèle inutile. 3.4 La recourante fait encore valoir qu'elle ne peut exercer une activité adaptée telle que celle décrite par l'Office intimé, en raison de sa résidence dans une zone rurale marquée par l'absence d'industrie légère. Ces différents facteurs sont toutefois demeurés constants depuis 1995, date de la décision de réduction de rente, et ne sont donc pas de nature à justifier une nouvelle révision du droit à la rente.