Citation: 9C_408/2024 E. 5.2

5.2. En l'espèce, les recourants ne prétendent pas, ni a fortiori ne démontrent, que les premiers juges auraient apprécié les preuves de manière arbitraire en retenant que la preuve des versements à l'étranger n'était pas rapportée. En invoquant que les conditions posées par l'autorité précédente pour établir cette preuve seraient discriminatoires (au sens de l'art. 8 al. 2 Cst.), ils se limitent par ailleurs à opposer, de manière purement appellatoire, des considérations générales à l'appréciation des preuves cantonale. En particulier, ils n'établissent nullement en quoi il serait discriminatoire de soumettre conformément à la jurisprudence constante, à laquelle on peut renvoyer (consid. 3.2 supra), la preuve des sommes versées à l'étranger à des conditions particulièrement strictes. On rappellera à ce sujet que, même s'il existe une convention de double imposition avec le Sultanat d'Oman (Convention du 22 mai 2015 entre la Confédération suisse et le Sultanat d'Oman en vue d'éviter les doubles impositions en matière d'impôts sur le revenu [RS 0.672.961.61]), l'autorité fiscale suisse n'a pas les mêmes moyens de vérifier la réalité des versements à l'étranger qu'en Suisse, les exigences différentes posées en matière de preuve ne contrevenant pas à la Constitution (cf. arrêt 2P.416/1995 du 19 août 1996 consid. 3c, in StE 1997 B 92.51 p. 4). Ensuite, quoi qu'en disent les recourants, il n'existe pas un devoir général d'information à charge de l'administration fiscale sur les meilleurs moyens de prouver des versements à l'étranger. Ils se réfèrent d'ailleurs à des lois, notamment la loi fédérale du 17 décembre 2004 sur le principe de la transparence dans l'administration (LTrans; RS 152.3), qui ne sont pas applicables aux procédures juridictionnelles de droit public, y compris administratives (cf. art. 3 al. 1 let. a ch. 5 LTrans). En tout état, s'agissant de faits qui diminuent la dette fiscale, les recourants n'exposent pas en quoi ils n'auraient pas été suffisamment avertis de leur devoir de collaboration, ce d'autant moins qu'ils reconnaissent que l'administration cantonale les a dûment invités à produire tous les justificatifs qu'ils jugeraient utiles pour prouver leurs allégations, avec une liste exemplative des documents susceptibles d'être produits (cf. arrêt 2A.609/2003 du 27 octobre 2004 consid. 2.3). Ensuite des éléments qui précèdent, il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation de l'autorité précédente.