Citation: 6B_718/2018 E. 4.3.2

4.3.2. La cour cantonale a considéré, à la suite du premier juge, que le recourant avait convaincu l'intimé, en usant de fausses déclarations et en dissimulant des faits vrais, qu'il disposait des droits sur la marque E.________ et qu'il était en mesure de lui proposer une distribution exclusive de 48 mois pour la Suisse romande. En effet, il ressortait clairement des pourparlers précontractuels et du contrat signé le 25 mars 2014 que les parties souhaitaient conclure un contrat de distribution exclusif. Les régions dans lesquelles la représentation était accordée étaient par ailleurs énumérées dans ledit contrat. Il y était en outre précisé que D.________ Sàrl était la détentrice de la licence d'importation E.________. Il ressortait également de ce contrat que le recourant devait garantir à l'intimé qu'il restait " prioritaire pour la protection commerciale contractuelle de sa zone en cas de cessation des activités de D.________ Sàrl " pour une période de 48 mois. Par ailleurs, le recourant avait préalablement expliqué à l'intimé dans un mail daté du 6 mars 2014, qu'il était le détenteur d'importation et d'exportation de la marque E.________ pour plus de 40 pays. Or, le recourant, respectivement sa société D.________ Sàrl, n'était pas l'ayant droit de la marque E.________ et n'avait même pas la possibilité de sous-traiter son droit de représentation exclusive sans l'accord écrit de la société F.________ Sàrl. Rien au dossier ne permettait d'attester du fait que le recourant, respectivement sa société, avait obtenu un tel accord. Partant, le recourant avait trompé l'intimé en lui faisant croire qu'il était en droit de lui confier une distribution exclusive des produits E.________ en Suisse romande en l'échange du versement de la somme de 30'000 francs.