Citation: U 392/01 29.08.2002 E. 1

Dans le cas particulier toutefois, plusieurs médecins se sont prononcés sur le diagnostic, les traitements idoines ainsi que sur la relation de causalité naturelle entre l'événement du 19 juin 1999 et l'atteinte à la cheville. Leurs avis, exprimés de manière généralement succinte, sont divergents. Or, en suivant les principes dégagés par la jurisprudence (cf. ATF 125 V 352), les premiers juges ne pouvaient conférer au seul avis du docteur C.________ pleine valeur probante à l'encontre de ceux des docteurs A.________, B.________ et D.________ dès lors que l'avis du premier nommé ne remplit pas tous les critères nécessaires à cet effet. Chargé uniquement de donner son opinion par écrit sur la base d'un dossier dont on ne sait s'il était complet - les radiographies ayant apparemment disparu -, ce médecin ne décrit pas les plaintes de l'assurée, son rapport ne comprend pas d'anamnèse et n'est pas fondé sur un examen personnel de la recourante. Certes, sur ce dernier point, une expertise médicale établie sur la base d'un dossier peut avoir valeur probante pour autant que celui-ci contienne suffisamment d'appréciations médicales qui, elles, se fondent sur un examen personnel de l'assuré, ce qui n'est toutefois pas le cas en l'espèce (cf. RAMA 2001 no U 438 p. 346 consid. 3d). Dans ces conditions, et en particulier aussi en raison des opinions divergentes des autres médecins, il ne se justifiait pas de s'en tenir à la seule opinion du médecin consultant le docteur C.________ pour retenir en fait comme établi au degré de vraisemblance prépondérante requis que le statu quo ante était atteint le 3 juillet 1999. A la lumière des principes jurisprudentiels rappelés au consid. 1 du présent arrêt, il eût en effet incombé à l'intimée d'établir que le caractère causal de l'accident avait disparu, si elle entendait mettre fin au versement de ses prestations postérieurement au 3 juillet 1999. Faute par l'intimée d'avoir apporté cette preuve, la décision de refuser toute prestation d'assurance-accidents au-delà du 3 juillet 1999 n'était, en l'état du dossier, pas conforme au droit fédéral. Le recours est bien fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :