Citation: 8C_725/2018 E. 2.3

2.3. En l'occurrence, il est vrai que lorsqu'elle a statué sur l'opposition à sa décision du 19 octobre 2017, la recourante s'est prononcée sur la stabilisation du cas et l'a admise. D'ailleurs, la juridiction cantonale le reconnaît explicitement dans le jugement attaqué. C'est pourquoi on ne saisit pas pour quel motif les premiers juges sont d'avis "qu'aucune décision [n'était] entrée en force sur cette question" et que la décision du 19 octobre 2017 et la décision sur opposition du 12 février 2018 étaient prématurées en tant qu'elles portaient sur la rente d'invalidité et l'indemnité pour atteinte à l'intégrité et devaient être annulées pour ce motif. Il n'en demeure pas moins que le jugement de renvoi ne contient aucune injonction, ni même aucune prescription ou recommandation à l'intention de la recourante quant à la manière dont elle devra trancher la question de la stabilisation du cas et, partant, statuer sur le maintien éventuel de l'indemnité journalière au-delà du 31 octobre 2017. La CNA, dont la marge de manoeuvre n'est en aucun cas limitée par le jugement de renvoi, pourra donc statuer librement sur la stabilisation du cas, soit également dans le sens de sa décision sur opposition du 12 février 2018. Elle ne saurait par conséquent invoquer l'existence d'un préjudice irréparable du fait qu'elle ne pourra pas recourir contre sa propre décision.