Citation: 2C_137/2022 E. 5.1.1

5.1.1. En vertu de l'art. 29 al. 1 Cst., toute personne a droit, dans une procédure judiciaire ou administrative, à ce que sa cause soit traitée équitablement et jugée dans un délai raisonnable. Selon la jurisprudence, une autorité viole cette garantie lorsqu'elle ne rend pas la décision qu'il lui incombe de prendre dans le délai prescrit par la loi ou dans un délai que la nature de l'affaire et toutes les autres circonstances font apparaître comme raisonnable (cf. ATF 144 I 318 consid. 7.1 et les références et ATF 144 II 486 consid. 3.2). Il incombe toutefois aussi en principe au justiciable d'entreprendre ce qui est en son pouvoir pour que l'autorité fasse diligence, en l'invitant à accélérer la procédure ou en recourant, le cas échéant, pour retard injustifié (cf. ATF 130 I 312 consid. 5.2; arrêt 2C_44/2020 du 3 mars 2022 consid. 12.6.1, in Pra 2022/73 p. 838). Par ailleurs, dès que l'autorité a statué, le justiciable perd en principe tout intérêt juridique à faire constater un éventuel retard à statuer (cf. ATF 136 III 497 consid. 2.1; arrêts 2C_907/2021 du 8 décembre 2021 consid. 3.3; 2C_477/2020 du 17 juillet 2020 consid. 3.1 et les références).