Citation: 1C_613/2020 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la cour cantonale a considéré que l'audition d'un représentant de la Chancellerie cantonale ne se justifiait pas car l'ensemble des documents produits en lien avec le dépouillement du scrutin ainsi que les bulletins dont la production avait été requise se trouvaient au dossier, le Conseil d'Etat ayant de plus expliqué en détail le procédé suivi et la manière dont les dépouillements s'étaient déroulés. Elle a aussi renoncé à procéder à l'audition d'un expert privé au sujet de la marge d'erreur statistique du scrutin, dès lors que les recourants avaient produit un rapport d'expertise à ce sujet, sur lequel ils avaient aussi pu se déterminer. Les recourants n'expliquent pas en quoi le refus de la cour cantonale serait constitutif d'arbitraire. Ils se contentent d'affirmer, de façon générale et appellatoire, que ces mesures d'instruction portent sur des faits qui n'ont pas été examinés par la Cour de justice, à savoir sur l'interprétation des bulletins de vote versés à la procédure et sur la valeur probante du résultat de la votation sous l'angle statistique en lien avec le rapport d'expertise du Professeur Antille. Ce faisant, ils ne répondent pas à l'argumentation de la cour cantonale et a fortiori ne démontrent pas qu'elle aurait procédé à une appréciation anticipée des preuves entachée d'arbitraire en renonçant aux mesures d'instruction requises.