Citation: C 54/04 04.11.2004 E. 3

3.1 La recourante conteste le montant de l'indemnité journalière forfaitaire qui a été retenu dans les décomptes rectificatifs du 30 octobre 2002 (relatifs aux mois d'août 1998 à août 1999, octobre et novembre 1999), à l'origine de la décision de restitution litigieuse. La recourante soutient que l'intimée aurait dû intégrer le forfait journalier de 153 fr. dans le calcul de ses indemnités, au lieu de celui de 127 fr., alléguant que sa formation d' « Attachée aux Relations Publiques » correspond à un diplôme équivalent à celui délivré par une haute école ou école supérieure de cadres. Elle ajoute qu'elle dispose d'un baccalauréat français, qu'elle pratique diverses langues et bénéficie d'une formation de traductrice et interprète. De surcroît, elle soutient avoir fait l'objet d'une évaluation positive et favorable par une entreprise spécialisée, à la demande d'une banque, en vue d'un engagement à un poste de cadre supérieur. La recourante en déduit que ses aptitudes et connaissances correspondent à un diplôme de degré supérieur et qu'elle a ainsi droit à l'indemnité forfaitaire de 153 fr., nonobstant l'absence de diplôme d'Attachée aux Relations Publiques et d'une école susceptible de dispenser un tel enseignement. 3.2 Les premiers juges ont exposé correctement les règles applicables à la solution du litige, si bien qu'il suffit de renvoyer à leurs considérants. 3.3 Ainsi que la juridiction cantonale de recours l'a admis à juste titre, les expériences professionnelles de la recourante, les connaissances qu'elle a acquises de façon autodidacte, l'évaluation de son profil personnel, de même que les cours - notamment universitaires - auxquels elle a participé, ne constituent pas une formation complète au sein d'une institution supérieure dont il est question à l'art. 41 al. 1 let. a OACI (dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002). En sa qualité de titulaire d'un baccalauréat français (assimilable à une maturité suisse), la recourante entre dans la catégorie des assurés touchés par l'art. 41 al. 1 let. b OACI (dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002), conformément à la jurisprudence (cf. ATF 126 V 36). Il s'ensuit que l'intimée a appliqué correctement le droit fédéral en tenant compte de l'indemnité forfaitaire de 127 fr. dans son calcul des indemnités du 30 octobre 2002. Quant au montant perçu en trop (36'424 fr. 85), il n'est pas contesté en tant que tel et ne paraît à première vue pas critiquable. Le recours se révèle mal fondé.