Citation: 6B_61/2024 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a en l'occurrence relevé que le recourant ne contestait pas avoir résidé chez son ex-compagne, du mois d'octobre 2018 au mois de décembre 2020 alors qu'il n'était titulaire d'aucun permis de séjour, mais seulement d'un permis G pour frontalier. Elle a dès lors considéré qu'en ne respectant pas les règles spécifiques à ce statut, soit en résidant en Suisse de manière durable alors qu'il devait regagner au moins une fois par semaine son lieu de résidence en France, le recourant avait bel et bien enfreint l'art. 115 al. 1 let. b LEI. À cet égard, la cour cantonale a souligné que l'ALCP n'accordait pas plus de droit au recourant que la LEI, étant également relevé que ce dernier ne remplissait pas les conditions pour la délivrance d'une autorisation de courte durée, de séjour ou d'établissement au sens des art. 32 ss LEI, de sorte que sa condamnation pour séjour illégal devait être confirmée.