Citation: 4A_241/2019 E. 4.2

4.2. Lorsqu'il fait ensuite valoir qu'il était suffisant d'apporter la preuve par témoins des faits qu'il allègue, le recourant oublie qu'il s'agit pour le juge d'apprécier les preuves à sa disposition. Or, on ne voit pas en quoi, sur le vu des éléments relevés par les juges cantonaux, le fait d'écarter lesdits témoignages serait arbitraire. En effet, la cour cantonale a notamment pris en considération les relations entre les parties, soit, d'une part, le fait que E.________ est le père de l'employé et, d'autre part, le fort sentiment de solidarité de D.________, lequel considérait que le recourant était "de loin [le] meilleur vendeur" de l'entreprise quand bien même les chiffres ont démontré que tel n'était pas le cas. Les juges précédents ont également relevé qu'il n'y avait aucun fait concret qui appuyait les déclarations des témoins. Enfin, ils ont soulevé divers indices figurant au dossier qui discréditaient les déclarations du père de l'employé ainsi que celles de D.________. Il s'agissait notamment des comptes audités de la société ou du fait que, malgré leurs allégations, les témoins n'ont eu aucune perception directe du licenciement de l'employé. Il s'agit d'autant d'éléments dont la cour cantonale pouvait déduire, sans arbitraire, qu'ils s'opposaient à la prise en compte des témoignages ou qu'ils n'en permettaient la prise en compte qu'avec retenue.