Citation: C 158/01 11.12.2001 E. B

B.- a) Le 12 mai 2000, l'OCE a annulé sa décision du 1er février 2000, motif pris que l'Association R.________ avait confié la tâche d'initiation au travail de l'assurée à un tiers, à savoir l'atelier H.________. Il invitait également la caisse de chômage de C.________ à demander à ladite association la restitution des allocations indûment perçues jusqu'alors. L'Association R.________ a formé une réclamation contre cette décision, en concluant à son annulation et à l'octroi de l'effet suspensif. Le 22 juin 2000, l'OCE, groupe réclamations, a rejeté la demande de restitution de l'effet suspensif, lequel a cependant été rétabli, le 10 août 2000, par la Commission cantonale genevoise de recours en matière d'assurance-chômage (ci-après : la commission). b) Entendu le 6 juillet 2000 dans le cadre d'une enquête administrative ouverte à son encontre, X.________, chef du service des mesures d'insertion professionnelle de l'OCE, a confirmé qu'il gérait le dossier d'assurance-chômage de C.________, sa compagne, depuis le 3 mars 1997. Il était par ailleurs l'un des membres fondateurs et pratiquement le seul membre actif de l'Association R.________. Il reconnaissait également avoir signé pour l'OCE la décision accordant à C.________ les allocations d'initiation et pour l'Association R.________ la confirmation de l'employeur à l'OCE relative à l'initiation au travail, ainsi que le courrier indiquant à l'intéressée qu'elle était engagée, le tout le 23 décembre 1999. Lors de son audition par l'OCE, groupe réclamations, le 5 septembre 2000, X.________ a expliqué que l'Association R.________ payait à C.________ l'entier de son salaire brut et recevait de la caisse de chômage les allocations d'initiation au travail et le solde de l'atelier H.________ où celle-ci exerçait son activité. Le 21 septembre 2000, l'OCE, groupe réclamations, a rejeté la réclamation formée par l'Association R.________ et confirmé la décision du 12 mai 2000.