Citation: 5A_27/2023 E. 3.1

3.1. L'autorité cantonale a jugé que les faits qui fondaient la procédure pendante devant elle - à savoir une procédure de séquestre fondée sur une sentence arbitrale rendue entre les parties concernant l'obligation de rachat par le recourant d'actions détenues par l'intimée - ne concernaient ni les sociétés C.________ SA, F.________ SA et G.________ SA, ni les anciens membres des conseils d'administration de ces sociétés, de sorte que l'on peinait à voir quels seraient les conflits d'intérêts. Par ailleurs, quand bien même les conseils de l'intimée défendraient ou auraient défendu les intérêts des personnes précitées, l'on ne discernait pas dans quelle mesure une telle situation leur permettrait d'utiliser, dans le cadre de la procédure en cours, des informations obtenues à l'occasion d'éventuels autres mandats et les placerait dans un conflit d'intérêts. L'autorité cantonale a conclu que c'était donc à raison que le premier juge avait considéré, par une appréciation anticipée des preuves, que la production du courriel d'une ancienne membre du conseil d'administration du Groupe E.________ n'était pas pertinente pour l'issue du litige et qu'il avait rejeté les conclusions en interdiction de postuler du recourant. Par conséquent, l'autorité cantonale a également rejeté les requêtes en production de cette pièce et en interdiction de postuler formées à titre préalable par le recourant devant elle.