Citation: 6B_621/2007 01.10.2008 E. 3

Le recourant invoque une violation de la présomption d'innocence découlant du droit à un procès équitable, plus précisément du principe "in dubio pro reo" qui en est le corollaire. Alléguant que le rapport de police "officiel" est contredit par un rapport de police "partiel", qui attribuerait la responsabilité de l'accident à l'autre automobiliste, il reproche à l'autorité cantonale de ne l'avoir pas acquitté au bénéfice du doute. Tel qu'il est soulevé, le grief revient à se plaindre d'une violation du principe "in dubio pro reo" en tant que règle de l'appréciation des preuves, donc, en définitive, d'arbitraire (ATF 127 I 38 consid. 2a p. 41). Sous peine d'irrecevabilité (cf. supra, consid. 1), le recourant doit par conséquent démontrer, conformément à l'art. 106 al. 2 LTF, que la décision attaquée, sur le point contesté, est non seulement discutable ou même critiquable, mais manifestement insoutenable, et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (ATF 133 I 149 consid. 3.1 p. 153). La critique du recourant ne satisfait manifestement pas à ces exigences. A supposer que l'autorité cantonale ait écarté un rapport de police qui attribuerait la responsabilité de l'accident à l'autre automobiliste et qui serait donc plus favorable au recourant, encore faudrait-il qu'il soit établi qu'elle l'ait fait arbitrairement, ce qui n'est aucunement démontré. Il s'ensuit l'irrecevabilité du grief.