Citation: 2D_1/2022 E. 5

Selon l'art. 83 let. c ch. 2 et 5 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110), le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit ainsi que contre celles qui concernent les dérogations aux conditions d'admission, notamment régies par l'art. 30 LEI. Selon la jurisprudence récente, l'étranger doit avoir résidé légalement depuis plus de dix ans en Suisse, ou, si la durée de la résidence est inférieure à dix ans, avoir fait preuve d'une forte intégration en Suisse, pour se prévaloir de manière soutenable du droit au respect de la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH (ATF 144 I 266). L'art. 13 Cst. ne leur confère pas plus de droit que l'art. 8 CEDH (arrêt 2C_877/2019 du 18 octobre 2019 consid. 3.1). En l'occurrence, les recourants n'ont jamais résidé légalement en Suisse. Ils ne peuvent donc pas se prévaloir de manière soutenable des art. 8 CEDH et 13 Cst. Les recourants ne peuvent en outre se prévaloir d'aucun droit potentiel à séjourner en Suisse tiré du principe de protection de l'intérêt de l'enfant consacré aux art. 3 et 9 de la Convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant (CDE; RS 0.107), qu'ils invoquent dans leur recours (cf. ATF 144 I 91 consid. 5.2; 126 II 377 consid. 5d), dès lors que leurs enfants sont venus illégalement en Suisse en 2019. Ils ne peuvent enfin pas déduire de droit au séjour tiré d'une application par analogie de l'opération Papyrus, dans la mesure où le cadre légal de cette opération s'apparente à celui de l'art. 30 LEI (arrêt 2C_174/2021 du 19 février 2021, consid. 3). C'est par conséquent à juste titre qu'ils ont interjeté un recours constitutionnel subsidiaire.