Citation: 1C_355/2015 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la recourante fait d'abord grief à l'instance précédente de ne pas avoir répondu à son argumentation relative aux art. 7 et 12 RPPA (principe selon lequel le cheminement piétonnier ne peut être réalisé qu'au fur et à mesure des étapes de réalisation; autonomie partielle de réalisation des étapes). Or, la lecture de l'arrêt attaqué permet de comprendre sans difficulté les motifs qui ont fondé la réponse de la cour cantonale à ce grief (voir infra consid. 4). La motivation du Tribunal cantonal n'a d'ailleurs pas échappé à la recourante, qui est précisément à même d'attaquer l'arrêt sur ce point. Dans la mesure où la recourante critique la pertinence de ces motifs, elle soulève une question de fond qui sera examinée ci-après. La recourante reproche aussi à l'instance précédente de ne pas avoir répondu à son argument - fondé sur l'art. 108 LATC - selon lequel la construction d'un chemin sur un fonds privé aurait dû être précédée d'un règlement de la question de la titularité des droits sur ce terrain. Le Tribunal cantonal a toutefois clairement exposé au considérant 4 de son arrêt qu'en vertu de l'art. 14 LRou et de la jurisprudence y relative, la Municipalité avait procédé dans le bon ordre en soumettant le projet routier à l'enquête publique avant de recourir à l'expropriation. La recourante soutient encore que le Tribunal cantonal a omis d'examiner les incidences des bruits provenant de la route, des piétons ainsi que les effets de l'abattage d'arbres et de l'ouverture de la propriété au sud. Elle prétend que l'art. 35 RPPA justifiait qu'une étude acoustique soit établie. L a cour cantonale a cependant exposé que le mur constituait un rempart contre le bruit et que si sa démolition pouvait entraîner une augmentation des nuisances, ce problème ne se poserait plus lorsque le mur serait reconstruit. Cette motivation, si elle ne répond pas à l'ensemble des objections soulevées par la recourante, a permis néanmoins à celle-ci de comprendre pourquoi son grief était rejeté et de l'attaquer en toute connaissance de cause. Cela est suffisant, sous l'angle du droit d'être entendu. De façon sommaire, la recourante affirme ensuite que l'argument tiré de la protection du site et de la faune n'a fait l'objet d'aucun développement. Fût-il recevable, ce grief devrait être d'emblée rejeté dans la mesure où le Tribunal cantonal a exposé à satisfaction de droit au considérant 8 de son arrêt pourquoi le projet litigieux ne portait pas une atteinte inadmissible aux valeurs écologiques et paysagères du site. Il peut être renvoyé sur ce point à l'arrêt cantonal (art. 109 al. 3 LTF). Enfin, la recourante soutient de manière laconique que l'arrêt cantonal ne prend pas position sur l'argument tiré de la violation de l'art. 46 al. 2 de la loi du 10 décembre 1969 sur la protection de la nature, des monuments et des sites (LPNMS; RSV 450.11). Fût-il recevable, ce grief pourrait d'emblée être écarté puisque l'arrêt attaqué traite de façon complète de cette critique à son considérant 9. Dans la mesure où la recourante critique la pertinence des motifs de l'instance précédente, elle soulève une question de fond qui sera examinée ci-après (voir infra consid. 6). Par conséquent, le grief de la violation du droit d'être entendu doit être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.