Citation: 6B_1100/2018 E. 2.1.2

2.1.2. Les recourants se plaignent qu'aucun état de fait propre à la cour cantonale n'a été établi, cette dernière ne faisant que reprendre dans l'arrêt entrepris les constatations factuelles du ministère public, sans tenir compte de leurs critiques quant aux faits à prendre en considération. C'est à raison que les recourants relèvent que la cour cantonale ne présente pas, dans la partie " en fait " de l'arrêt entrepris, d'exposé des faits pertinents, se limitant dans ce cadre à résumer la procédure et à exposer le raisonnement du ministère public. Toutefois, les faits qu'elle tient pour établis et pertinents pour la résolution du litige ressortent sans ambiguïté de la partie " en droit " de l'arrêt entrepris (cf. consid. 2.5 et 2.6), sans que cela n'affecte la compréhension des motifs retenus par la cour cantonale, résumés ci-dessus (cf. supra consid. B). Pour le reste, les recourants se bornent à soutenir que les faits retenus sont lacunaires. Ils reprochent en particulier à la cour cantonale d'avoir ignoré leurs arguments quant à l'existence de menaces de poursuites adressées par l'intimé à des filiales de la recourante 1, à la mise en garde de l'intimé par la recourante 1 sur le préjudice qu'elle pourrait subir du fait du maintien de la poursuite et à l'existence de courriels de l'intimé menaçant les recourants 2 et 3 de ne pas annuler les poursuites en cours et de ne pas restituer les plans et garanties. Cela étant, savoir si les faits dont se prévalent les recourants sont suffisamment établis et probants pour justifier une mise en accusation relève de l'appréciation des preuves et non du droit d'être entendu. Il s'agit en effet d'un grief qui ne peut être dissocié du fond et qui est partant irrecevable en ce qui concerne les recourants 2 et 3. S'agissant toutefois de la recourante 1 - qui seule dispose partiellement de la qualité pour recourir sur le fond (cf. supra consid. 1.2) -, ses développements quant aux faits prétendument omis par la cour cantonale (cf. mémoire de recours, consid. 1.1 p. 26) seront examinés ci-après (cf. infra consid. 3.4 et 3.5), pour autant qu'ils puissent avoir un lien avec l'infraction de contrainte relativement à l'envoi de factures et rappels ainsi qu'à la notification d'un commandement de payer injustifié.