Citation: 4A_386/2016 E. 4.1

4.1. La défenderesse soutient que les prétentions du demandeur en restitution des sommes confiées devraient être rejetées en raison de la faute grave qu'il aurait lui-même commise en conservant sa correspondance électronique bancaire sur son compte de messagerie électronique "hotmail". Les juges cantonaux auraient violé les art. 97 et 41 CO en niant l'existence d'une telle faute sur la base d'une constatation manifestement inexacte des faits. A cet égard, les juges auraient indûment retenu que le simple effacement des messages concernés n'aurait pas nécessairement empêché les pirates d'en prendre connaissance et qu'au demeurant, la conservation de ces messages n'avait pas été établie (cf. consid. 1.2 supra).