Citation: C 3/06 26.10.2006 E. 4

Eu égard au pouvoir d'examen étendu dont jouit le Tribunal fédéral des assurances (cf. art. 132 OJ; ATF 127 V 353), la légalité de la décision sur opposition litigieuse doit également être appréciée à la lumière des pièces que le recourant a produites, pour la première fois, avec son recours de droit administratif. Ces pièces complémentaires ne sont toutefois d'aucun secours au recourant, mais confortent le bien-fondé de la décision litigieuse et du jugement attaqué. En effet, il en ressort que le recourant a répondu par téléphone à trois annonces parues dans la presse en mars 2005 (Z.________ AG, W.________ AG et V.________ AG), quand bien même les deux premiers emplois requéraient une formation professionnelle achevée dont il ne dispose pas. Une quatrième offre, téléphonique (T.________), n'est pas documentée et ne saurait dès lors être prise en considération. Il reste ainsi cinq autres offres d'emploi spontanées, que le recourant a soumises par écrit (S.________ AG, R.________ SA, Q.________, P.________ AG et O.________) et qui visaient des emplois de technicien de service, soit un nombre insuffisant au regard du minimum convenu le 22 novembre 2004. Quant à l'incapacité de travail pour cause de maladie, en mars 2005 (cf. certificat du docteur E.________, du 30 mars 2005), elle n'a pas d'incidence significative vu sa brièveté (deux jours). La situation n'est guère différente pour le mois d'avril 2005, car sur les huit offres d'emplois que le recourant a effectuées, l'une d'entre elles requérait une formation professionnelle achevée (N.________ AG). Une autre offre, que le recourant soutient avoir adressée spontanément par téléphone à la ville de C.________, en qualité d'apprenti chauffeur de bus, n'est pas non plus documentée et ne saurait ainsi être assimilée à une recherche suffisante. Dès lors, en avril 2005, le recourant ne peut se prévaloir au plus que de six recherches d'emploi, ce qui derechef est insuffisant. Compte tenu de l'insuffisance des recherches d'emploi accomplies en mars et avril 2005, dont certaines l'ont été par téléphone contrairement à ce qui avait été convenu, l'administration a prononcé à juste titre la suspension du droit du recourant à l'indemnité.