Citation: 2P.350/2005 24.01.2006 E. 1

1.1 Requérants d'asile déboutés, A.X.________, née en 1954, et son époux B.X.________, né en 1956, tous deux ressortissants bosniaques, ont été mis au bénéfice d'une admission provisoire collective entre 1993 et 1996. Depuis 2001, il sont admis en Suisse à titre provisoire dans le cadre de l'Action humanitaire 2000. 1.2 Les époux X.________, ainsi que leurs trois enfants, touchent des prestations d'aide sociale de la part de la Fondation vaudoise pour l'accueil des requérants d'asile (FAREAS; ci-après la Fondation); le revenu de l'activité lucrative de l'épouse ne permet pas de garantir l'indépendance financière de la famille, l'époux étant sans emploi. Le 6 septembre 1996, A.X.________ et B.X.________ ont signé un document établi par la Fondation intitulé "cession-délégation à l'encaissement", par lequel la Fondation se réserve le droit de demander à l'employeur actuel ou futur des intéressés de retenir sur leur salaire le montant des prestations allouées à titre d'assistance et d'encaisser la somme ainsi prélevée. La Fondation n'a pas fait usage de cette possibilité jusqu'au 9 juillet 2004, date à laquelle elle a décidé d'activer l'envoi systématique des "cessions-délégation à l'encaissement" auprès des employeurs. Par courrier du 5 novembre 2004, les époux X.________ ont été informés que la Fondation recevrait désormais directement de leur employeur le salaire dû et qu'il leur appartenait de prendre rendez-vous avec un collaborateur de la Fondation pour signer mensuellement le décompte de prestations d'assistance. Le 26 avril 2005, la Fondation a expliqué - à la demande des intéressés - que ce mode de faire permettait notamment de simplifier les décomptes relatifs aux prestations d'assistance. 1.3 Le 18 mai 2005, les époux X.________ ont recouru contre cet acte du 26 avril 2005 auprès du Tribunal administratif du canton de Vaud qui, par arrêt du 29 novembre 2005, a déclaré le recours irrecevable en tant que celui-ci n'était pas dirigé contre une décision susceptible de recours au sens de l'art. 29 de la loi vaudoise du 18 décembre 1989 sur la juridiction et la procédure administratives (LJPA/VD). 1.4 Agissant par la voie du recours de droit public, A.X.________ et B.X.________ demandent au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt du 29 novembre 2005.