Citation: U 396/01 14.05.2002 E. 1

que par écriture du 26 novembre 2001, suivie de courriers des 7 et 19 décembre 2001, 20 février et 27 mars 2002, T.________ demande la révision de l'arrêt du Tribunal fédéral des assurances du 12 septembre 2001 (U 95/01), dans la cause l'opposant à la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA); que pour autant que ces conclusions soient intelligibles, le requérant demande à la Cour de céans de modifier son arrêt du 12 septembre 2001, en ce sens que la CNA soit condamnée à lui payer 3 731 199 fr. 01 et 908 912.75 lires italiennes, avec intérêts à 5 %; que la CNA conclut à l'irrecevabilité de la demande, tandis que l'Office fédéral des assurances sociales ne s'est pas déterminé; que dans la mesure où la Cour de céans n'entendait pas ordonner un échange ultérieur d'écritures (art. 143 al. 3 OJ), il n'est pas tenu compte des lettres du requérant postérieures à sa demande de révision du 26 novembre 2001; qu'en vertu de l'art. 140 OJ, la demande de révision doit indiquer, avec preuve à l'appui, le motif de révision invoqué et s'il a été articulé en temps utile; elle doit en outre dire en quoi consistent la modification de l'arrêt et la restitution demandées; qu'il n'est toutefois pas nécessaire que le requérant se réfère à telle ou telle disposition à l'appui de sa requête; il suffit que l'on puisse déduire de sa demande quel motif légal de révision il invoque (RCC 1975 p. 321, 1972 p. 557 et 558); qu'en revanche, il y a lieu de poser des exigences sévères pour la motivation de la demande; il ne suffit pas d'invoquer simplement un motif de révision, encore faut-il indiquer pour quelle raison les conditions en seraient remplies en l'espèce (arrêts non publiés S. du 30 mai 1989 [U 21/89], X. du 22 novembre 2000 [C 182/00]; Elisabeth Escher, Revision und Erläuterung, in : Geiser/Münch (Hrsg.), Prozessieren vor Bundesgericht, 2e éd., Bâle/Francfort 1998, n° 8.28 p. 282); qu'en l'espèce, le demandeur n'invoque aucun des motifs de révision prévus par les art. 136, 137 ou 139a OJ; que dans la mesure où il produit un certificat médical du docteur A.________, daté du 7 septembre 2001, on peut toutefois en déduire qu'il se prévaut implicitement de l'art. 137 let. b OJ; que le requérant se bornant à se référer à cette pièce sans expliquer en quoi elle justifierait une révision de l'arrêt du 12 septembre 2001, il est douteux que sa demande remplisse les exigences de motivation requises; que la question peut être laissée indécise, car la demande est de toute façon mal fondée; qu'en effet, ledit certificat médical ne constitue pas un moyen de preuve nouveau selon l'art. 137 let. b OJ, puisqu'il ne renferme pas de faits nouveaux importants au sens où l'entend la jurisprudence (ATF 127 V 358 consid. 5b et arrêts cités) et se limite à donner une appréciation différente des faits déjà connus au moment du jugement principal, à savoir sur l'état de santé du demandeur à la suite d'un accident survenu le 16 mars 1977, lequel constitue le point de départ de son litige avec la CNA;