Citation: 5D_43/2019 E. 7.1

7.1. Elle se plaint d'une part de la violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.). Elle soutient qu'elle avait allégué que ses créances envers l'intimé étaient assorties d'intérêts moratoires et que le juge de première instance avait admis ceux-ci, sans toutefois les calculer, dès lors que l'admission du montant nominal supérieur à la créance de l'intimé suffisait pour rejeter la mainlevée. Vu que l'autorité cantonale avait en revanche limité la créance compensante, elle devait se prononcer sur les intérêts moratoires. Elle ajoute que, vu l'admission des créances d'intérêts par le premier juge, elle n'avait pas à les reprendre formellement dans sa réponse au recours et pouvait se contenter de renvoyer à la décision attaquée et à sa réponse en première instance. La recourante se plaint d'autre part d'arbitraire dans l'établissement des faits (art. 9 Cst.) et dans l'application des art. 81 al. 1 LP et 104 al. 1 CO.