Citation: 9C_759/2018 E. 3.1

3.1. En l'espèce, la juridiction cantonale a considéré que les experts, mandatés selon la procédure prévue à l'art. 44 LPGA, avaient expliqué que le taux d'incapacité de travail de 20% était dû en raison des troubles dégénératifs cervicaux et lombaires associés, marqués pour l'âge, et du status post intervention sur la colonne cervicale, cela aussi pour éviter des décompensations algiques susceptibles d'entraîner une incapacité de travail à long terme. Les premiers juges en ont déduit que les experts avaient ainsi déjà tenu compte en partie de l'incidence des limitations fonctionnelles dans ce 20%. En outre, pour fixer le revenu d'invalide, ils ont relevé que l'office intimé s'était fondé, conformément à la jurisprudence, sur les données économiques statistiques, singulièrement sur le revenu auquel peuvent prétendre les femmes effectuant des activités simples et répétitives (niveau 1 de qualification). Ils ont ajouté que cette valeur statistique s'applique en principe à tous les assurés qui ne peuvent plus accomplir leur ancienne activité parce qu'elle est physiquement trop astreignante pour leur état de santé, mais conservent néanmoins une capacité de travail importante dans des travaux légers. Les premiers juges ont aussi rappelé que pour ces assurés, ce salaire statistique est suffisamment représentatif de ce qu'ils seraient en mesure de réaliser en tant qu'invalides dès lors qu'il recouvre un large éventail d'activités variées et non qualifiées, n'impliquant pas de formation particulière et compatibles avec des limitations fonctionnelles peu contraignantes. L'absence d'abattement sur le salaire d'invalide n'était donc pas arbitraire.