Citation: P 49/00 20.03.2001 E. A

A.- a) A.________, et son épouse B.________, sont tous deux rentiers de l'AVS. Ils ont bénéficié d'une rente ordinaire simple pour leur fils C.________, alors étudiant. Le 5 octobre 1995, A.________ a sollicité le versement d'une prestation complémentaire à l'AVS. Par décision du 12 mars 1997, la Caisse cantonale vaudoise de compensation (la caisse) a nié le droit de A.________ à une rente extraordinaire de vieillesse pour couple durant les années 1995 et 1996. En outre, dans trois autres décisions rendues le même jour, la caisse a rejeté la demande de prestations complémentaires à l'AVS pour la période s'étendant du 1er octobre 1995 au 31 décembre 1997. Toutes ces décisions tenaient compte d'un gain hypothétique annuel de 38 400 fr. (soit 3200 fr. mensuellement) que l'assuré était censé percevoir en contrepartie de l'activité qu'il aurait déployée dans la gestion du patrimoine de son fils (en l'occurrence, l'exploitation d'un château). Par jugement du 11 février 1998, le Tribunal cantonal des assurances du canton de Vaud a rejeté le recours que l'assuré avait formé contre ces décisions. Saisi par l'assuré, le Tribunal fédéral des assurances a annulé le jugement du 11 février 1998 ainsi que les quatre décisions du 12 mars 1997, par arrêt du 5 février 1999 (P 12/98). En bref, la Cour de céans a considéré qu'à moins d'établir formellement l'exercice d'une activité lucrative par un assuré bénéficiant d'une rente de vieillesse, on ne peut pas inclure dans le calcul du revenu déterminant le gain hypothétique que cet assuré est censé retirer de cette activité lucrative. La cause a donc été renvoyée à l'administration pour qu'elle reprenne l'instruction des demandes de rente extraordinaire et de prestation complémentaire et statue à nouveau sur le montant du revenu déterminant. b) De l'instruction complémentaire menée par la caisse, il est ressorti que le fils cadet de l'assuré, C.________, est propriétaire du Château de X.________ depuis le 1er juillet 1983. En ce qui concerne les dettes hypothécaires, la situation apparaît inchangée depuis l'année 1996, lorsque la caisse avait constaté que le débiteur de celles-ci était C.________. Quant à la gestion du domaine, elle est assurée depuis l'année 1998 par les deux fils du recourant, C.________ et D.________, ainsi que par l'épouse du second nommé, activité dans laquelle l'assuré n'a pas de fonction dirigeante ou autre. Par ailleurs, la caisse a constaté que le mobilier du château est propriété de B.________ (lettre de son époux du 10 janvier 2000). Selon une police que l'Etablissement cantonal d'assurances a établie le 1er décembre 1994, la valeur du mobilier de ménage s'élevait à ce moment-là à 334 880 fr. (à l'indice 112). Au terme de ses investigations, la caisse a estimé qu'il n'était pas concevable que l'assuré ne profite pas de l'exploitation du château, un faisceau d'indices concordants l'amenant à déduire que les moyens d'existence de l'assuré ne se composaient pas que de sa rente de vieillesse. Aussi a-t-elle rejeté la demande de prestation complémentaire à l'AVS et de rente extraordinaire de vieillesse, par décision du 25 juin 1999.