Citation: I 743/01 12.11.2002 E. 1

L'ensemble de ces circonstances, économiques, familiales et professionnelles, qui ne sont pas contestées par la recourante, permet d'admettre, au stade de la vraisemblance prépondérante usuel en droit des assurances sociales (ATF 125 V 195 consid. 2, 121 V 47 consid. 2a, 208 consid. 6d et les réf.) que, sans invalidité, elle aurait repris une activité professionnelle à temps complet. Il s'ensuit que l'OAI et les premiers juges ne pouvaient se borner, en l'espèce, à nier que l'état de santé de la recourante se fût aggravé pour rejeter sa demande de révision; il leur incombait, en effet, d'examiner d'office l'influence de ces circonstances nouvelles sur le degré de son invalidité en procédant à une nouvelle évaluation selon la méthode générale de comparaison des revenus (art. 28 al. 2 LAI), tenant toutefois compte, le cas échéant, d'une éventuelle détérioration de l'état de santé de la recourante. 2.2 A cet égard, les constatations du docteur B.________ (rapport du 14 octobre 1997) n'apparaissent pas, à elles seules déterminantes. Ce médecin indique certes que, à son avis, les conséquences des deux chutes subies par la recourante ne déployaient plus d'effet, au moment de l'examen, sur sa capacité de travail. Ce praticien limite toutefois expressément son appréciation aux seules conséquences de ces deux événements accidentels, ce qui n'exclut pas la possibilité d'une aggravation des autres affections dont est atteinte la recourante, voire l'apparition d'autres atteintes, qui n'auraient, jusque là, pas été prises en considération dans l'évaluation de son invalidité. On relèvera, sur ce point que dans un rapport du 11 octobre 2000, le docteur C.________, fait état d'une dépression réactionnelle consécutive aux accidents précités et atteste une incapacité de travail totale. Quant à la doctoresse A.________, elle mentionne, elle aussi, un état général détérioré et des troubles physiques et psychologiques aggravés depuis l'accident (rapports des 26 juillet 1999 et 29 janvier 2001). Ces diverses pièces médicales rendent ainsi vraisemblable la survenance d'une aggravation de l'état de santé de la recourante susceptible d'affecter sa capacité de gain, qui justifie que l'instruction du cas d'espèce soit complétée sur ce point également. Il convient dès lors de renvoyer la présente cause à l'administration afin qu'elle complète l'instruction sur le plan médical, au point de vue tant physique que psychique, qu'elle procède à une nouvelle évaluation de l'invalidité selon la méthode générale de comparaison des revenus et rende une nouvelle décision.