Citation: 1C_248/2021 E. 2.3

2.3. Invoquant son droit d'être entendu (art. 29 Cst., 6 CEDH et 107 CPP), le recourant se plaint de ne pas avoir eu accès directement à l'entier du dossier de police. Comme le relève la décision attaquée, selon la réglementation mise en place dans la LDPJu, les dossiers de police judiciaire sont secrets (art. 5 al. 1 LDPJu); l'intéressé qui demande la suppression ou la modification de données n'a ainsi pas d'accès direct au dossier, celui-ci étant examiné par le seul le juge désigné à cet effet comme intermédiaire neutre; il informe l'intéressé de son contenu puis statue, comme cela a été fait en l'occurrence, conformément à la règle générale de l'art. 28 PA. Le recourant se contente d'invoquer son intérêt à pouvoir accéder au dossier de police, mais rien dans son argumentation ne vient mettre en doute la conformité de la procédure qui a été suivie (cf. arrêt 1C_206/2018 du 18 mai 2018 consid. 4). L'art. 107 CPP n'est pas applicable dans ce contexte et, s'agissant des griefs d'ordre constitutionnel, le recours ne satisfait pas aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF. Le droit d'être entendu est également invoqué de manière toute générale, alors que le Juge suppléant a communiqué au recourant la teneur essentielle du dossier et lui a ensuite permis de se déterminer à ce propos.