Citation: 8C_578/2020 E. 6.2.3

6.2.3. En tout état de cause et quoi qu'en disent au demeurant les recourants, la déclaration d'un 13 e salaire constituait déjà en soi une fausse déclaration, indépendamment d'une erreur quant à sa perception mensuelle ou annuelle, dès lors que B.________ n'a jamais perçu de 13 e salaire au cours des années 2017 et 2018, ce qu'il avait fini par admettre après avoir varié dans ses déclarations à ce sujet. En effet, dans les déclarations de sinistres de 2017 et 2018, les recourants ont annoncé un 13 e salaire de 9000 fr. (par mois). Après qu'AXA eut demandé aux recourants de produire un extrait du compte individuel AVS et qu'elle eut remarqué qu'il ressortait de ce dernier que le salaire annuel de l'assuré était de 108'000 fr. (soit 9000 fr. x 12) en 2017, elle a demandé des explications. L'assuré a persisté à indiquer percevoir un 13 e salaire mais a soutenu que celui-ci ne lui avait pas été versé par son employeur habituel A.________ Sàrl mais par une sous-société de ce dernier. Ce n'est que sur nouvelle demande d'AXA que l'assuré a par la suite précisé qu'il ne s'agissait pas d'une autre société ou d'un autre employeur mais simplement d'une autre "entité" faisant partie de la même société. Ses explications à ce sujet (cf. consid. 6.1.4 supra) sont toutefois sans pertinence. En effet, B.________ a fini par admettre dans son mémoire de recours devant le Tribunal fédéral qu'il avait déclaré un 13 e salaire pour les sinistres survenus en 2017 et 2018 alors qu'il s'était finalement avéré que les résultats de la société ne lui avaient pas permis de s'en octroyer un. Or si un 13 e salaire n'avait pas été convenu contractuellement et n'avait qu'un caractère hypothétique car tributaire des résultats de la société A.________ Sàrl, il ne constituait pas un revenu à prendre en compte pour le calcul des indemnités journalières (cf. JEAN-MAURICE FRÉSARD/MARGIT MOSER-SZELESS, op. cit., n° 179 p. 956), ce que les recourants ne pouvaient pas ignorer.