Citation: 9C_446/2014 E. 3.2

3.2. Selon les constatations de la juridiction cantonale - que la recourante ne remet pas en cause et qui lient le Tribunal fédéral (consid. 1 supra) -, C.________ avait administré seul la société D.________ SA. Il s'était chargé de la comptabilité et des contacts avec la clientèle et les fournisseurs, avait signé les attestations de salaire adressées à l'intimée, recevait l'intégralité du courrier de la société, avait engagé du personnel, signait seul (au nom et pour le compte de la société), était le seul à disposer de la signature à la banque et s'était chargé du versement des salaires. La recourante a fait partie du conseil d'administration de la société D.________ SA en même temps que C.________ de 1997 à 2012. Selon ses propres dires, elle ne s'est jamais souciée des activités de la société, ni de la marche des affaires ("Je n'ai jamais demandé à M. C.________ quelles étaient les activités déployées et comment se portait sa société"; "Je n'ai jamais posé aucune question sur la société ni sur mon appartenance au conseil d'administration" [procès-verbal du 29 octobre 2013]). Que C.________ ait ou non bénéficié de pouvoirs de représentation de la société lorsqu'il a engagé du personnel et traité avec l'intimée, l'absence de réaction de la recourante pendant près de quinze ans doit être considérée comme une ratification des actes accomplis par C.________. Aussi, la recourante ne peut-elle rien tirer en sa faveur de l'invocation de la représentation collective, formulée pour la première fois dans son écriture de recours cantonal du 16 septembre 2013.