Citation: 1C_598/2017 E. 4.3

4.3. S'agissant du contrôle de la base légale d'un acte limitant les possibilités d'utilisation d'un immeuble, le pouvoir d'examen du Tribunal fédéral dépend de la gravité des restrictions du droit de propriété du recourant. Si la restriction est grave, le Tribunal fédéral examine librement la légalité de la mesure (ATF 126 I 219 consid. 2c p.222 et les arrêts cités). Si la restriction n'est pas grave, il se borne à examiner si la juridiction cantonale a interprété de manière arbitraire la norme invoquée comme base légale (cf. ATF 130 I 360 consid. 1.2 p. 362; 126 I 213 consid. 3a p. 218, 219 consid. 2c p. 221 et les arrêts cités; plus récemment arrêts 1C_126/2016 du 30 août 2016 consid. 3.2 s.; 1C_353/2014 du 10 mars 2015 consid. 4.2). L'atteinte au droit de propriété est tenue pour particulièrement grave lorsque la propriété foncière est enlevée de force ou lorsque des interdictions ou des prescriptions positives rendent impossible ou beaucoup plus difficile une utilisation du sol actuelle ou future conforme à sa destination (ATF 135 III 633 consid. 4.3. p. 637; 131 I 333 consid. 4.2 p. 340). En l'occurrence, la restriction au droit de propriété de la recourante consiste en une limitation du nombre admissible de places de stationnement sur la parcelle dont celle-ci est propriétaire, respectivement la suppression de certaines places existantes du fait de la réalisation du projet litigieux. Le droit de propriété de la recourante s'en trouve certes lésé; cette atteinte n'affecte cependant pas de manière considérable les possibilités d'utilisation de son bien-fonds, le projet litigieux ayant d'ailleurs pour le surplus été admis et valablement autorisé. En outre, il ressort de l'arrêt attaqué que cette parcelle est située en centre ville: celle-ci est ainsi également accessible par le biais du réseau de transports en commun dont bénéficie la Ville de Fribourg, ce dont a notamment tenu compte le SMo dans le cadre de son préavis du 22 janvier 2016. Dans ces circonstances, l'atteinte au droit de la propriété, à savoir la limitation à neuf places de stationnement, ne saurait être considérée comme grave. L'argumentation de la recourante à cet égard se révèle au demeurant particulièrement lacunaire; on peine spécialement à comprendre ce qu'elle entend déduire de l'arrêt 1C_353/2014 du 10 mars 2015, dans la mesure où celui-ci confirme la faible gravité de restrictions de police des constructions liées, dans ce cas particulier, aux toitures et ouvertures (cf. en particulier consid. 4.3). Il s'ensuit que le Tribunal fédéral n'examinera que sous l'angle de l'arbitraire la question de la base légale ainsi que l'interprétation et l'application du droit cantonal.