Citation: 6P.100/2003 09.10.2003 E. 3

La Chambre pénale a avalisé la solution du juge d'instruction. Celui-ci a refusé de donner suite à la dénonciation pénale en application de l'art. 46 du Code de procédure pénale valaisan (CPP/VS), qui prévoit que, saisi d'une plainte ou d'une dénonciation, le juge d'instruction examine sans délai si les faits incriminés sont punissables et si les conditions légales de l'action publique sont remplies; lorsque tel n'est pas le cas, il doit, par une décision motivée, refuser de donner suite à la dénonciation ou à la plainte. En particulier, la Chambre pénale, à l'instar du juge d'instruction, a relevé qu'il n'y avait pas lieu d'accorder de poids aux déclarations de l'enfant filmées par sa mère car elles ne répondaient pas aux exigences reconnues en raison de leur caractère directif et suggestif réitéré, ce qu'avait d'ailleurs indiqué la psychologue LAVI J.________; que ni cette dernière ni le psychologue H.________ ne considéraient comme crédible l'existence d'abus; que la pédiatre D.________, qui avait suivi l'enfant et son contexte familial durant deux ans, ne le croyait pas non plus; que dans son rapport du 15 avril 2003 à l'attention du juge d'instruction, elle s'était d'ailleurs déterminée de manière convaincante et rassurante sur de prétendus indices d'abus, comme la perte pondérale de l'enfant ou des rougeurs autour de l'anus. Les recourants se plaignent d'une violation de leur droit d'être entendu et d'arbitraire. Ils reprochent à la Chambre pénale de n'avoir pas ordonné l'audition du Dr F.________, ni une nouvelle audition de l'enfant en compagnie d'un interprète, et d'avoir négligé une véritable expertise de crédibilité.