Citation: 6B_66/2020 E. 3.4

3.4. Indépendamment des conditions posées par l'art. 81 al. 1 LTF, la partie plaignante est habilitée à se plaindre d'une violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel, sans toutefois pouvoir faire valoir par ce biais, même indirectement, des moyens qui ne peuvent être séparés du fond (cf. ATF 141 IV 1 consid. 1.1 p. 5). En tant que la recourante se plaint d'un déni de justice et d'une violation de son droit à un recours effectif, elle critique en réalité l'appréciation portée par la cour cantonale à l'égard des explications, jugées claires et détaillées, donnée par la curatrice de la recourante concernant la gestion des fonds en rapport avec lesquels cette dernière a déposé plainte. En tout état, le grief qu'elle soulève à cet égard n'est donc pas distinct du fond. Il est par conséquent irrecevable. La recourante critique de surcroît le jugement attaqué en ce qu'il admet, à la suite du Procureur général, que sa demande tendant à récuser l'ensemble des magistrats vaudois était manifestement abusive. Sur ce point, la recourante se limite à répéter des allégations relatives à l'existence d'un complot ourdi à ses dépens, en affirmant que deux juges cantonaux et le Procureur général en sont parties prenantes. Tel qu'articulé, son grief ne répond manifestement pas aux exigences de motivation déduites des art. 42 al. 2 LTF et 106 al. 2 LTF. La cour cantonale n'a pas, quoi qu'il en soit, violé le droit fédéral en qualifiant sa demande d'abusive (cf. arrêt 1B_587/2019 du 21 janvier 2020 consid. 3 et les références citées).