Citation: 9C_167/2019 E. A

A.a. A.________, né en 1939, a travaillé pour le compte de B.________ SA de 1969 à 1975. Conformément au contrat signé par les parties le 6 juin 1969, l'employeur a souscrit, en faveur de son employé, une assurance risques et retraite n° xxx auprès de La Bâloise, Compagnie d'Assurances sur la Vie (devenue depuis lors Bâloise Vie SA; ci-après: la Bâloise), dans le cadre du contrat d'assurance de groupes n° yyy qu'il avait conclu avec cet assureur. Les conditions générales d'assurance de groupes prévoyaient notamment que la LCA était applicable et qu'une cession de l'assurance souscrite en faveur de l'employé pouvait intervenir moyennant une déclaration écrite de cession, la remise de la police au cessionnaire, ainsi qu'un avis écrit à la Bâloise (articles 1.1 et 10). Le 15 juillet 1975, A.________ a signé une convention avec son employeur, par laquelle les parties ont décidé de mettre un terme à leurs rapports de travail au 30 juin 1975. Selon le chiffre II de la convention, B.________ SA s'engageait à céder à son employé les droits et les obligations découlant du certificat d'assurance collective n° xxx rattaché au contrat d'assurance de groupes n° yyy. La valeur de rachat de l'assurance contractée en faveur de l'employé, calculée au 30 juin 1975, s'élevait à 14'660 fr. (correspondance de la Bâloise du 20 juin 1975). Le 17 juillet 1975, B.________ SA a transmis à la Bâloise la déclaration de départ de A.________ et l'a informée de la cession de l'assurance à celui-ci et du fait qu'il souhaitait continuer l'assurance. Par décompte non daté, la Bâloise a informé B.________ SA qu'elle allait lui verser un montant de 758 fr. 90 correspondant à une restitution de primes et qu'elle allait se mettre en relation directement avec A.________ concernant la continuation de l'assurance. Le contrat d'assurance de groupes a par la suite été résilié au 31 décembre 1984, en raison du départ à la retraite de la dernière personne assurée (correspondances de la Bâloise des 14 décembre et 12 novembre 1985, et de B.________ SA du 7 mars 1985). A.b. Au printemps 2016, A.________ a adressé à la Bâloise une copie de la convention qu'il avait signée avec B.________ SA en 1975, en faisant valoir qu'il s'agissait de la preuve qu'il était bénéficiaire d'une police d'assurance auprès d'elle et en lui demandant de lui verser le montant qui lui était dû (courriers des 18 mars, 11 avril et 23 mai 2016). A l'issue d'un échange de correspondances entre les intéressés, ainsi qu'avec la Centrale du 2 e pilier, la Bâloise a informé A.________ qu'elle ne pouvait pas donner suite à sa demande (courrier du 30 septembre 2016). En bref, elle a expliqué que le contrat d'assurance de groupes dans le cadre duquel il avait été assuré du 1 er février 1969 au 30 juin 1975 avait été résilié au 31 décembre 1984, si bien que la loi sur la prévoyance professionnelle entrée en vigueur le 1 er janvier 1985 ne pouvait pas s'appliquer. Le délai général de prescription de dix ans était à ce jour dépassé et elle n'était plus en possession des documents demandés.