Citation: I 443/99 29.05.2000 E. 3

3.- a) Selon l'art. 4 al. 2 LAI, l'invalidité est réputée survenue dès qu'elle est, par sa nature et sa gravité, propre à ouvrir droit aux prestations entrant en considération. Ce moment doit être déterminé objectivement, d'après l'état de santé; des facteurs externes fortuits n'ont pas d'importance. Il ne dépend en particulier ni de la date à laquelle une demande a été présentée, ni de celle à partir de laquelle une prestation a été requise, et ne coïncide pas non plus nécessairement avec le moment où l'assuré apprend, pour la première fois, que l'atteinte à sa santé peut ouvrir droit à des prestations d'assurance (ATF 118 V 82 consid. 3a et les références). Selon l'art. 29 al. 1 LAI, le droit à la rente au sens de l'art. 28 LAI prend naissance au plus tôt à la date à partir de laquelle l'assuré présente une incapacité de gain durable de 40 pour cent au moins (let. a) ou à partir de laquelle il a présenté, en moyenne, une incapacité de travail de 40 pour cent au moins pendant une année sans interruption notable (let. b). b) En l'espèce, il ressort du complément d'instruction auquel ont procédé les premiers juges que le docteur A.________ fixe le début de la péjoration de l'état psychique de son patient au 3 avril 1989. De son côté, la doctoresse Z.________ date l'aggravation de l'état de santé de l'assuré du 26 septembre 1994, moment auquel il a inter- rompu son stage de réadaptation aux Ateliers X.________. Or, d'une part, ces médecins sont en désaccord quant à la date de la survenance de l'aggravation de l'état de santé de l'assuré. D'autre part, la doctoresse Z.________ avait indiqué, dans un rapport du 16 mai 1997, que le syndrome douloureux somatoforme persistant décrit par le docteur C.________ en juillet 1995 s'était compliqué de modifi- cations durables de la personnalité et d'un état dépressif, laissant ainsi entendre que l'aggravation de l'état de santé psychique de l'assuré était postérieure au mois de juillet 1995. En outre, c'est seulement en été 1995 que le docteur A.________ est intervenu auprès du docteur C.________, psychiatre, pour que celui-ci examine l'assuré. Il résulte de ce qui précède qu'il n'est pas possible à la lumière des documents médicaux au dossier de trancher en connaissance de cause la question de la naissance du droit à la rente de l'assuré. Dans ces conditions, une expertise psychiatrique judiciaire est indispensable pour déterminer depuis quand l'atteinte à la santé psychique dont souffre l'assuré entraîne une incapacité de gain. Il faut rappeler à cet égard que dans un arrêt récent (cf. VSI 2000 p. 152) le Tribunal fédéral des assurances, se fondant principalement sur une étude de Mosimann (Soma- toforme Störungen : Gerichte und (psychiatrische) Gutach- ten, RSAS 1999, p. 1 ss et 105 ss) a défini la tâche du