Citation: 7B_810/2024 E. A

A.a. Le 11 septembre 2023, l'Office régional du Ministère public du Valais central (ci-après: le Ministère public) a ouvert une instruction pénale contre A.________, ressortissante U.________ née en 1977, pour tentative de meurtre (art. 22 al. 1 CP en relation avec l'art. 111 CP), subsidiairement lésions corporelles graves (art. 122 CP) et plus subsidiairement lésions corporelles simples au moyen d'un objet dangereux (art. 123 ch. 2 CP). Il est reproché à la prévenue d'avoir, le soir du 10 septembre 2023, à la suite d'une altercation survenue dans le cadre d'un conflit de voisinage, donné à B.________, concierge de l'immeuble où elle résidait, un coup de couteau à l'abdomen lui perforant l'estomac; la victime a dû être acheminée à l'hôpital pour y recevoir des soins, mais son pronostic vital n'a pas été engagé. A.b. A.________, dont le casier judiciaire ne comporte pas d'inscription, a été interpellée à son domicile peu après les faits et conduite à l'Hôpital D.________, avant d'être hospitalisée à l'Établissement fermé E.________, à V.________, puis transférée à la prison de F.________ le 9 novembre 2023. A.c. Par ordonnance du 13 septembre 2023, le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Vaud (ci-après: le TMC) a ordonné la détention provisoire de A.________ pour une durée de trois mois, soit jusqu'au 10 décembre 2023, en raison d'un risque de réitération. A.d. Dans son rapport du 26 septembre 2023, la Dre C.________, médecin-cheffe de service à l'Hôpital D.________, a notamment relevé que lors de l'examen clinique médico-légal du 11 septembre 2023, A.________ était très méfiante et tenait un discours persécuté et délirant. A.e. Par ordonnances des 12 décembre 2023 et 6 mars 2024, le TMC a ordonné la prolongation de la détention provisoire de A.________ à chaque fois pour une durée de trois mois, en dernier lieu jusqu'au 8 juin 2024; l'ordonnance du 12 décembre 2023 a été confirmée par arrêt de la Juge unique de la Chambre pénale du Tribunal cantonal du Valais (ci-après: la Juge unique ou la Juge cantonale) du 9 janvier 2024. A.f. Dans le cadre de l'instruction pénale ouverte contre A.________, il a notamment été procédé à l'interrogatoire de la prévenue, ainsi qu'aux auditions de la victime, de sa fille et d'un voisin habitant l'immeuble où les faits ont eu lieu. A.g. À la demande du Ministère public, un rapport d'expertise psychiatrique concernant A.________ a été établi le 30 avril 2024. Les experts ont retenu que celle-ci souffrait d'un trouble schizo-affectif continu et qu'elle présentait un risque de récidive pour des actes similaires à ceux pour lesquels la procédure pénale avait été ouverte contre elle. Ce risque était qualifié de modéré à élevé, en l'absence d'une prise en charge psychiatrique et médicamenteuse adéquate. Il augmentait du fait que l'expertisée n'avait pas conscience de son trouble et qu'elle refusait donc les prises en charge et les traitements médicamenteux. Selon les experts, seule une mesure thérapeutique institutionnelle au sens de l'art. 59 CP était de nature à contenir ce risque, vu les échecs des prises en charge ambulatoires dont l'intéressée avait bénéficié à ce jour. A.h. Le 8 mai 2024, A.________ a été transférée à E.________ - où elle avait déjà séjourné du 29 décembre 2023 au 5 mars 2024 et du 13 mars au 11 avril 2024 en raison de son état psychique (cf. ég. let. A.b supra) - puis le 5 juin 2024 à la prison H.________ (VD).