Citation: I 207/00 06.11.2000 E. 1

b) Début janvier 1994, l'Office AI du canton de Berne a procédé à la révision du droit de l'assurée à une rente entière d'invalidité. Il a posé au docteur P.________, nouveau médecin traitant de R.________, la question de savoir si l'état de santé de la patiente avait subi des changements notables durant les deux dernières années. Dans un rapport médical du 20 avril 1994, ce praticien a répondu que l'élément le plus important avait été le rétablissement de la continuité du côlon par une opération du 21 avril 1993 et que, du point de vue carcinologique, il n'y avait pour le moment pas de signe de récidive ni de métastase. Globalement, on pouvait donc estimer que la situation était stationnaire. Par décision du 1er juin 1994, ledit office AI a avisé l'assurée que son taux d'invalidité n'avait pas changé au point d'influencer son droit à une rente entière d'invalidité. A la suite du départ de R.________ pour l'Espagne, la Caisse suisse de compensation a continué le versement de la rente. c) Début février 1998, l'Office AI pour les assurés résidant à l'étranger a entamé la procédure de révision du droit de R.________ à une rente entière d'invalidité. Il invitait l'Institut National Espagnol de la Sécurité Sociale (INSS) à lui faire parvenir un rapport médical détaillé et un rapport neuro-psychiatrique. Selon le rapport médical détaillé qui fut produit, lequel se fonde sur un examen médical du 8 mai 1998, l'assurée n'avait consulté aucun spécialiste en psychiatrie ni suivi de traitement psychiatrique depuis son retour de Suisse. Se référant à une fiche médicale du 5 juin 1998, selon laquelle R.________ suivait à nouveau un traitement (médicamenteux) par antidépresseur et anxiolytique, les médecins retenaient une dysthymie de degré léger à moyen. Dans une appréciation médicale du 12 octobre 1998, le docteur X.________, médecin de l'office AI, a conclu à une modification sensible de l'état de santé sur tous les plans. Il relevait, en particulier, qu'il n'était plus question d'une dépression sévère, mais uniquement d'une dysthymie, et que R.________ n'avait plus besoin de soins psychiatriques depuis 1997. Dans un document du 11 février 1999, le docteur C.________, en Espagne, a indiqué que l'assurée était totalement et de manière permanente incapable d'exercer une activité lucrative. Le 11 mars 1999, le docteur X.________ a confirmé sa position, concluant à une incapacité de travail et de gain de 50 %. Par décision du 19 mars 1999, l'office AI a avisé R.________ que la rente entière versée jusque-là serait remplacée à partir du 1er mai 1999 par une demi-rente d'invalidité.