Citation: 6B_757/2022 E. 1.3

1.3. En l'espèce, la cour cantonale a relevé que, le jour de son interpellation, le recourant détenait 222.9 grammes nets de cocaïne d'un taux de pureté compris entre 34.1 % et 73.7 %. L'autorité précédente a considéré que la cocaïne n'avait d'autres fins que d'alimenter le trafic auquel le recourant s'adonnait à nouveau, après qu'il eut été condamné en 2018 pour des faits similaires. Le recourant avait en effet la maîtrise sur la marchandise et l'avait, à l'évidence, manipulée dès lors que son ADN avait été retrouvé à de nombreux endroits incriminants; il avait en outre du matériel de conditionnement chez lui et, au moment de son interpellation, était porteur de 10 boulettes de cocaïne, manifestement destinées à la vente. L'explication du recourant selon laquelle il gardait la drogue pour un dénommé "B.________" était de pure circonstance et pour le moins grossière, l'intéressé ayant servi la même justification dénuée de tout fondement à l'occasion de la procédure qui avait conduit à sa précédente condamnation en 2018. Il en allait de même de sa prétendue toxicomanie, laquelle n'était nullement établie. La cour cantonale a ainsi confirmé le verdict de culpabilité du chef d'infraction à l'art. 19 al. 1 let. d et al. 2 let. a LStup. Elle a relevé que la condition objective de la circonstance aggravante de l'art. 19 al. 2 let. a LStup était réalisée: la quantité de drogue pure détenue par le recourant était largement supérieure à 18 grammes nets, étant relevé que le taux de pureté moyen était élevé. Quant à la condition subjective, l'autorité précédente a retenu que le recourant s'était durablement ancré dans le trafic de stupéfiants (sa première condamnation pour infraction à la LStup remontant à 2013); elle a dès lors considéré qu'il ne pouvait pas ignorer que sa participation à un trafic de cocaïne portant sur plus de 200 grammes nets était propre à la mise en danger, directe ou indirecte, de la vie de nombreuses personnes.