Citation: 1C_576/2022 E. D

B.________ et la Commune de Val de Bagnes ont recouru séparément auprès du Tribunal cantonal contre la décision précitée du Conseil d'Etat. A titre de moyens de preuve, B.________ a notamment déposé de nombreuses pièces, dont différentes factures, contrats et listes de paiements étayant les 2'500'000 fr. qu'elle déclarait avoir investis jusqu'ici dans la réalisation du chalet. Par décision du 7 décembre 2021, le Tribunal cantonal a rejeté les requêtes de mesures superprovisionnelles (finalisation des travaux de maçonnerie, pose de la charpente) et provisionnelles (mise hors d'air du bâtiment) demandées par B.________, mais a autorisé cette dernière à effectuer diverses interventions de sécurisation et de protection. Après avoir joint les deux causes, le Tribunal cantonal a, par arrêt du 27 septembre 2022, admis les recours et réformé la décision du Conseil d'Etat en ce sens que la décision communale est confirmée à l'exception de son chiffre 2 relatif au constat d'illlicéité du permis de construire. En substance, le Tribunal cantonal a retenu que l'autorisation en question se rapportait à une résidence secondaire et qu'elle était contraire au droit (cf. arrêt attaqué consid. 3.2). Il a cependant considéré que les conditions pour révoquer l'autorisation de construire n'étaient pas réalisées (cf. arrêt attaqué consid. 4). Enfin, le Tribunal cantonal a annulé le constat d'illicéité du permis de construire, les parties ne démontrant pas avoir un intérêt justifiant un prononcé constatatoire (cf. arrêt attaqué consid. 5).