Citation: 6B_221/2020 E. 3.2

3.2. L'autorité précédente a exposé que le recourant avait occupé la double position d'administrateur des sociétés du groupe et de directeur de B.B.________ SA. Ce dernier avait failli aux devoirs lui incombant ès qualités. Les manquements en question avaient fait naître les soupçons à l'origine de la présente procédure. En effet, le recourant avait utilisé les comptes des sociétés pour des transferts de fonds et des dépenses sans aucun lien avec l'activité déployée, en usant de dénominations qui ne correspondaient pas à la réalité, ainsi pour des "prêts", ce qui lui permettait de ne pas déclarer lesdits transferts à l'administration fiscale. Le recourant avait procédé ou fait procéder à de nombreux retraits en liquide, sans qu'aucune pièce comptable permît ensuite d'en retracer l'usage. Par ailleurs, alors qu'il s'était engagé à exécuter gratuitement les missions spécifiques que lui confierait le conseil d'administration après la fin de son contrat de travail si son compte-courant actionnaire lui était payé, le recourant s'était empressé de conclure, avec B.B.________ SA, un contrat de mandat rémunéré 250 fr. par heure aussitôt les montants réclamés perçus, faisant fi des intérêts de la société qui se trouvait alors en situation de surendettement. Il avait par ailleurs incité un tiers à se verser une rémunération par anticipation et sans contrepartie, puisque l'activité correspondante n'avait finalement jamais été déployée. L'autorité précédente a ajouté que l'un des remboursements de prêts dénoncés n'apparaissait pas avoir été fait dans l'intérêt de la société, laquelle n'avait alors plus aucune activité et s'apprêtait à aviser le juge de son surendettement. Il aurait été préférable, du point de vue de B.B.________ SA, que la banque actionnât sa garantie envers le recourant. Ce dernier n'avait par ailleurs fourni aucune explication quant au fait que des terrains détenus à titre fiduciaire, pour le compte de B.B.________ SA, par une société immobilière dont il était détenteur avec ses proches, n'eussent pas encore été restitués. Ainsi, le recourant n'avait pas administré et conduit les affaires du groupe avec la rigueur organisationnelle et documentaire requise et avait contrevenu à des normes de droit civil, commercial et comptable, créant les conditions de l'ouverture d'une procédure pénale. Il en allait de même concernant la société simple qui avait été formée avec D.________, puisque rien n'indiquait que le recourant eût fourni les apports équivalant à ceux de son associé, ainsi que l'art. 530 al. 2 CO l'exigeait de lui. Certains éléments permettaient au contraire de penser que l'intéressé avait conservé pour lui les actions acquises gratuitement ou à vil prix.