Citation: 2C_653/2023 E. 1

A.e. Par décision du même jour, déclarée exécutoire nonobstant recours, le Département de l'instruction publique, de la formation et de la jeunesse du canton de Genève (ci-après: le Département) a fait interdiction à B.________ et à tout autre tiers, d'accueillir des enfants dans les locaux sis chemin D.________, à V.________. Il a également prononcé la fermeture immédiate du lieu. A.f. Par ordonnance pénale du 25 février 2020, le Service d'autorisation et de surveillance du canton de Genève a condamné B.________ au paiement d'une amende de 1'000 fr., en raison de l'accueil d'enfants dans une structure d'accueil collective sans autorisation (art. 105 al. 2 LTF), et décidé de la fermeture immédiate du local situé au chemin D.________, à V.________. A.g. Par décision du 4 juin 2020, déclarée exécutoire nonobstant recours, le Département a fait interdiction à B.________ d'accueillir des mineurs pour une durée de deux ans, à titre personnel, dans le cadre d'un groupe ou d'une institution et cela notamment pour les recevoir, les réunir, les héberger, leur donner un enseignement, organiser ou diriger leurs loisirs, sous la menace de la peine prévue à l'art. 292 CP. Par arrêt du 22 décembre 2020, la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) a rejeté le recours interjeté par B.________ contre cette décision. A.h. Le 7 février 2021, B.________, en sa qualité de gérante de A.________ Sàrl, a déposé pour le compte de cette dernière une demande d'aide financière pour les structures d'accueil parascolaire auprès de l'Office fédéral des assurances sociales (ci-après: l'OFAS). L'OFAS a refusé cette demande le 6 juillet 2022. Il a par ailleurs procédé à une dénonciation pénale, B.________ lui ayant transmis une version tronquée de l'arrêt de la Cour de justice du 22 décembre 2020. Par arrêt du 24 janvier 2023, le Tribunal administratif fédéral a rejeté le recours déposé par A.________ Sàrl contre la décision de l'OFAS du 6 juillet 2022. Il a retenu que B.________ était la propriétaire de A.________ Sàrl, et sa directrice; à ce titre elle gardait la maîtrise effective de la société. Le fait que B.________ soit en arrêt pour cause de maladie ne l'avait pas empêchée de faire des démarches juridiques. Or, l'interdiction prononcée par le Département à son encontre concernait aussi les tâches de gestion. L'OFAS pouvait dès lors, sans enfreindre le droit fédéral, se fonder sur les décisions administratives et judiciaires cantonales ainsi que sur le préavis cantonal défavorable pour retenir que la structure d'accueil gérée par A.________ Sàrl ne répondait pas aux exigences de qualité prévues par la législation et lui refuser l'aide financière. A.i. Par décision du 30 mai 2022, le Département a prolongé de deux ans sa décision prononcée le 4 juin 2020 à l'encontre de B.________, lui interdisant d'accueillir des mineurs, à titre personnel, dans le cadre d'un groupe ou d'une institution et cela notamment pour les recevoir, les réunir, les héberger, leur donner un enseignement, organiser ou diriger leurs loisirs, sous la menace de la peine prévue à l'art. 292 CP. B.________ a interjeté recours contre cette décision auprès de la Cour de justice, lequel a été déclaré irrecevable le 18 août 2022, pour cause de paiement tardif de l'avance de frais.