Citation: 2A.402/2004 25.08.2004 E. 4

Selon l'art. 100 al. 1 lettre b chiffre 3 OJ, le recours de droit administratif n'est pas recevable contre l'octroi ou le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas un droit. En l'espèce, la seule disposition entrant en ligne de compte est l'art. 17 al. 2 LSEE, selon lequel le conjoint d'un étranger possédant une autorisation d'établissement a droit à l'autorisation de séjour aussi longtemps que les époux vivent ensemble. Or, en l'occurrence, les époux vivent séparés et, vu l'écoulement du temps, on ne peut pas ou plus consi- dérer qu'il s'agisse d'une séparation purement temporaire, d'une durée relativement courte. Certes, dans le recours adressé au Département fédéral, la recourante fait état de déclarations des époux de décembre 2003 où il est envisagé une reprise de la vie commune. Cependant, dans le même recours, elle n'invoque aucun élément concret récent permettant d'envisager sérieusement pareille reprise de la vie commune. Dans ces conditions, le recours doit être déclaré irrecevable dans la procédure simplifiée de l'art. 36a OJ, étant rappelé que le recours n'est pas non plus recevable contre les décisions incidentes et les décisions sur recours pour déni de justice ou retard injustifié si le recours n'est pas ouvert contre la décision finale (art. 101 lettre a OJ). Comme le recours était d'emblée dépourvu de toute chance de succès, la demande d'assistance judiciaire pour la procédure devant le Tribunal fédéral doit également être rejetée (art. 152 OJ). Un émolument judiciaire sera mis à la charge de la recourante, en tenant compte de sa situation financière. Avec la présente décision, la requête d'effet suspensif devient sans objet.