Citation: 5D_4/2016 E. 3

La recourante soulève tout d'abord un grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'établissement des faits. Elle reproche au juge précédent d'avoir accordé à sa cliente le bénéfice de l'assistance judiciaire à partir du 6 août 2015, alors que la demande y relative avait été formulée simultanément aux déterminations sur la requête d'effet suspensif formée par B.C.________, soit le 3 août 2015. Cette demande avait été répétée le 6 août 2015 lors du dépôt de l'appel de sa cliente. Le formulaire idoine avait été adressé le 20 août 2015, dans le délai imparti par la Cour d'appel civile et à réception de la décision statuant sur le revenu d'insertion de sa cliente. Par conséquent, le Juge délégué ne pouvait lui opposer le retard dans l'envoi du formulaire relatif à la demande d'assistance judiciaire pour justifier son octroi uniquement à partir du 6 août 2015 et supprimer d'emblée 9h20 de sa liste d'opérations. Une telle motivation, en partie fondée sur des faits ne ressortant pas de l'état de fait cantonal, est impropre à établir un quelconque arbitraire dans l'établissement des faits. La date du 6 août 2015 retenue par le juge précédent résulte en effet expressément de la décision d'octroi de l'assistance judiciaire, contre laquelle la recourante n'a au demeurant pas recouru alors qu'elle aurait été légitimée à le faire (cf. arrêt 5A_267/2013 du 10 juin 2013 consid. 1). Partant, il n'y a pas lieu de tenir compte des déterminations sur effet suspensif dans le cadre de l'examen de l'indemnité équitable alloué à la recourante (cf. infra consid. 4).