Citation: 1B_125/2014 E. A

A.________ fait l'objet depuis le mois d'octobre 2008 d'une instruction pénale à Genève pour blanchiment d'argent, pour avoir reçu et transmis à l'étranger d'importants montants provenant de malversations commises par le dénommé C.________. Ses comptes bancaires à Genève ont été saisis. Le 10 octobre 2011, le Ministère public du canton de Genève a désigné Me B.________ comme défenseur d'office de A.________, celle-ci ne disposant pas des moyens nécessaires pour un avocat de choix. Le 20 janvier 2014, la prévenue s'est plainte d'avoir été avisée tardivement par son défenseur d'une audience fixée au 7 février 2014. Elle disait avoir mis fin au mandat de cet avocat en été 2013, en raison de son inactivité, et demandait la désignation d'une autre avocate en tant que défenseur d'office. Par ordonnance du 31 janvier 2014, le Ministère public a refusé de remplacer le défenseur d'office. Aucun acte d'instruction n'avait été ordonné depuis la nomination de celui-ci; la convocation pour l'audience du 7 février 2014 avait été envoyée à l'avocat par pli simple du 23 décembre 2013. Rien ne permettait d'admettre une rupture du lien de confiance.