Citation: 6S.257/2003 09.12.2003 E. B

Le 27 mai 2003 la Cour pénale I du Tribunal cantonal valaisan a réformé très partiellement le jugement précité en ce sens qu'elle a condamné X.________, pour infractions à la LStup (art. 19 ch. 2 LStup), à 16 mois d'emprisonnement sous déduction de la détention préventive et révoqué le sursis à l'expulsion du territoire suisse accordé le 13 avril 2000. Ce jugement retient en bref les éléments suivants. B.a X.________, ressortissant français, est né en 1969 à Albert dans le département de la Somme (France). Il n'a jamais été reconnu par son père. En Suisse depuis 1970, il a vécu à Crans-Montana, puis à Vevey. Moins de quatre ans plus tard, il a été placé dans un foyer à Lausanne pendant cinq ans. Il a ensuite vécu peu de temps avec sa mère avant de fréquenter différentes écoles privées, puis un internat et deux autres établissements du canton de Vaud desquels il a été renvoyé en raison de troubles du comportement. Il a été placé pendant une année dans la maison d'éducation au travail de Pramont. Le 16 août 1992, au cours d'une altercation, il a reçu six balles dans la région abdominale. Il se trouve depuis lors en réadaptation professionnelle et espère achever une formation de mécanicien. Divorcé, il a épousé Y.________ le 18 décembre 2001. Il a déjà fait l'objet de cinq condamnations pénales depuis 1990 notamment pour vol, lésions corporelles simples, recel, dommage à la propriété, entrave à l'action pénale, violation de la LCR, injures, violence et menaces contre les fonctionnaires, mise en danger de la vie d'autrui et infraction à la loi sur les armes. B.b X.________ a fait la connaissance de Z.________, toxicomane, alors qu'ils purgeaient leur peine au pénitencier de Bellechasse en 1997 ou 1998. Ils se sont retrouvés par la suite au pénitencier de Crêtelongue à Granges. Se fondant sur les déclarations de Y.________ et de Z.________ et écartant la version de X.________ qu'elle a jugée invraisemblable, la cour cantonale a retenu que ce dernier avait livré à Z.________ 44 gr. de cocaïne en quatre livraisons successives portant sur les quantités respectives de 4, 10, 10 et 20 gr. ainsi que cinq à six boîtes de 30 comprimés de tramal. Se basant sur la table analytique du laboratoire cantonal faisant état, pour l'année 2001, d'une pureté moyenne de 44.3 % pour les échantillons de cocaïne saisis et considérant qu'une partie de la marchandise livrée n'avait pas été coupée et était d'excellente qualité, les juges cantonaux ont retenu que la vente avait porté sur au moins 19.4 gr. de cocaïne pure. B.c La cour cantonale a considéré comme appropriée une peine de 16 mois d'emprisonnement. Elle a pris en compte la quantité de drogue en cause, la situation personnelle de l'intéressé, le fait qu'il avait agi alors qu'il bénéficiait du régime de la semi-liberté, les mauvais antécédents, la contestation des faits retenus contre lui, la récidive et les mobiles, à savoir l'appât du gain facile et son goût pour la vie oisive. Elle a relevé sa persistance dans la délinquance, l'absence d'amendement et ajouté que le comportement du condamné se rapprochait de celui d'un délinquant d'habitude.