Citation: 8C_366/2022 E. 4.3

4.3. L'intimé conteste pour sa part le fait que la décision du 6 février 2020 soit une décision de remplacement et de correction de celle du 9 janvier 2020. Il affirme que pour remplir les conditions permettant de sauvegarder le délai de péremption d'une année au sens de l'art. 25 al. 2 LPGA (cf. consid. 5.3.1), une décision doit permettre à la personne concernée d'en comprendre et d'en connaître les tenants et aboutissants et de se déterminer face à la décision de restitution qui lui est adressée. Or en l'espèce, les périodes concernées par les décisions en restitution du 9 janvier et du 6 février 2020 ne seraient pas les mêmes, la première commençant le 1er août 2016 et l'autre le 20 juin 2017. Par ailleurs, tandis que dans sa décision du 9 janvier 2020, la recourante avait requis la restitution d'un montant de 67'297 fr. 80, correspondant à la différence entre les 400 indemnités initialement allouées et les 50 indemnités auxquelles il avait droit, elle avait, dans sa décision du 6 février 2020, réclamé la restitution de 41'441 fr. 50, en indiquant que cette somme correspondait à la réduction du droit aux indemnités de chômage de 260 à 50. L'intimé soutient que l'erreur commise par la recourante dans sa décision du 9 janvier 2020 était telle qu'il ne pouvait en aucun cas se déterminer et comprendre la décision rendue de manière claire et en pleine connaissance de cause. La décision du 6 février 2020 devait être considérée comme une nouvelle décision et non comme une décision remplaçant celle du 9 janvier 2020, laquelle était manifestement erronée et avait été rendue en violation du devoir de diligence qu'on pouvait attendre de la Caisse, de sorte qu'elle ne pouvait pas sauvegarder le délai de péremption.