Citation: I 9/03 08.07.2003 E. 5

5.1 S'agissant du revenu d'invalide, les premiers juges l'ont déterminé par référence aux données statistiques telles qu'elles ressortent de l'ESS, ce qui, en l'absence d'un revenu effectivement réalisé, est conforme à la jurisprudence (ATF 126 V 76 consid. 3b/bb, 124 V 322 consid. 3b/aa). En l'occurrence, la fixation à 55'640 fr. du revenu avant pondération en fonction du taux de capacité de travail est correcte. Compte tenu d'une capacité résiduelle de travail de 70 %, le revenu à prendre en considération se monte à 38'948 fr. La juridiction cantonale a opéré un abattement de 10 % sur le revenu d'invalide raisonnablement exigible, comme le permet la jurisprudence (cf. ATF 126 V 78 consid. 5). La Cour de céans n'a aucun motif pertinent de s'écarter de cette appréciation. Une déduction de 10 %, qui apparaît adéquate, tient en effet compte de l'ensemble des facteurs déterminants dans le cas d'espèce, soit en particulier l'absence de formation, la longue période d'inactivité et les effets des atteintes dont souffre l'intéressé. On ne saurait suivre le recourant qui réclame un abattement de 25 %. Une telle déduction constitue le maximum autorisé par la jurisprudence et serait manifestement excessive dans le cas d'espèce, notamment eu égard à l'âge de l'assuré qui ne remplit au demeurant pas nombre des critères permettant l'octroi de l'abattement maximal. Le revenu d'invalide s'élève donc à 35'053 fr. 20. 5.2 R.________ n'a pas de formation professionnelle. Il n'a exercé le métier de manutentionnaire - retenu comme référence par la juridiction cantonale dans la fixation du revenu sans invalidité - que durant quelques mois, de surcroît il y a longtemps. Par ailleurs, et comme le relève à juste titre l'intéressé, son salaire dans ladite profession, à l'époque de la décision litigieuse, aurait été clairement inférieur au salaire moyen pour les hommes dans des activités de ce type (cf. ESS). Ces considérations justifient que l'on se réfère aux données statistiques - salaire moyen auquel peuvent prétendre les hommes effectuant des activités simples et répétitives dans le secteur privé - aussi bien pour le revenu d'invalide que pour celui sans invalidité, notamment dans le but de préserver le parallélisme des facteurs de comparaison des revenus (cf. arrêt M. du 17 décembre 2002, I 574/01, consid. 3.4 et les références citées). Eu égard aux considérations émises ci-dessus, il convient de s'écarter du montant retenu par les premiers juges pour le revenu sans invalidité et fixer celui-ci à 55'640 fr. 5.3 La comparaison des revenus conduit à un taux d'invalidité de 37 %. Il en découle que le recours doit être rejeté, l'aggravation de l'invalidité du recourant entre le 23 février 1996, date de la décision initiale de refus de rente, et le 2 août 2000, date à laquelle l'office a rejeté la nouvelle demande, n'ayant pas eu pour effet de diminuer sa capacité de gain dans une mesure suffisante pour lui ouvrir le droit à une rente.