Citation: 6B_1100/2018 E. 3.4

3.4. La recourante 1 reproche à la cour cantonale de ne pas avoir retenu que, le 18 octobre 2016, soit quelques jours avant la notification du commandement de payer litigieux, l'intimé lui avait adressé, ainsi qu'à trois de ses filiales à l'étranger, un courriel par lequel il avait diffusé sa menace de poursuites. Contrairement à ce que soutient la recourante 1, la cour cantonale a relevé l'existence de ce courriel (cf. arrêt entrepris, consid. 2.5.2 p. 16), de sorte que l'on ne discerne pas une omission arbitraire des faits à cet égard. Pour le surplus, la cour cantonale pouvait considérer sans violer le droit fédéral que l'envoi de factures et de rappels n'était en soi pas propre à menacer la recourante 1 d'un dommage sérieux ou à l'entraver dans sa liberté d'action. On comprend par ailleurs qu'aux yeux de la cour cantonale, il n'était pas pertinent que le courriel en cause avait été envoyé à des filiales de la recourante 1 - à des adresses électroniques que l'intimé avait vraisemblablement trouvées sur internet -, dès lors qu'il cherchait, de la sorte, à prendre contact avec la recourante 1, qui n'avait pas donné de nouvelles depuis l'envoi de sa facture initiale, en utilisant d'autres biais, sans que cela ne dénote un moyen de pression abusif. On ne distingue pas d'arbitraire dans ce contexte.