Citation: 8C_553/2019 E. A

A.a. A.________ travaillait en qualité de chauffeur sur le tarmac de l'aéroport de Genève. Le 20 juin 2012, alors qu'il circulait au guidon de son scooter, il est entré en collision avec une moto. La chute a occasionné une fracture de la malléole interne de la cheville droite. Il a été opéré trois jours plus tard. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), auprès de laquelle il était assuré obligatoirement contre le risque d'accident, a pris en charge le cas. A.b. Par décision du 19 juillet 2013, confirmée sur opposition le 28 octobre 2013, la CNA a considéré que l'assuré était apte à travailler dès le 22 juillet 2013, ce qui impliquait la fin du droit au traitement médical et aux indemnités journalières. Saisie d'un recours, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice de la République et canton de Genève l'a rejeté par jugement du 18 février 2014. Le Tribunal fédéral a confirmé le jugement du Tribunal cantonal (arrêt 8C_269/2014 du 29 juillet 2014). Du 16 juillet au 5 août 2014, l'assuré a séjourné à la Clinique romande de réadaptation (CRR). Un consilium psychiatrique a mis en évidence une suspicion de majoration des symptômes physiques pour des raisons psychologiques. A.c. Par décision du 22 juillet 2016, confirmée sur opposition le 28 mars 2017, la CNA a nié le droit de l'assuré à une rente d'invalidité. Elle a en particulier considéré qu'il n'existait pas de lien de causalité adéquate entre l'affection psychique qu'il présentait et l'accident du 20 juin 2012 et a constaté l'absence d'une diminution notable de sa capacité de gain en lien avec les seules séquelles physiques. Elle lui a en revanche octroyé une indemnité pour atteinte à l'intégrité fondée sur un taux de 5%.