Citation: 9C_653/2020 E. 4

Les premiers juges ont comparé la situation qui prévalait au moment de la décision d'octroi de l'allocation pour impotent de degré grave, le 9 mars 2000, avec celle qui se présentait au moment de la décision de suppression du 29 mars 2019. Ils ont mis en évidence que les constatations faites lors de la visite domiciliaire (cf. rapport du 12 décembre 2017) étaient corroborées par les conclusions de l'expertise neuropsychologique (cf. rapport du 5 janvier 2019), selon lesquelles le recourant parvient désormais à effectuer seul et sans surveillance les actes ordinaires de la vie quotidienne, au prix d'une certaine lenteur. Ils ont constaté que nonobstant l'apparition de problèmes respiratoires, le recourant avait, par la force des choses, réussi à se passer de l'aide quotidienne de ses proches, puisqu'il vivait seul depuis le décès de son père en février 2016. Ils ont retenu que les problèmes et difficultés rencontrés par le recourant notamment dans la gestion de ses affaires administratives ou de son ménage constituaient des éléments qui ne faisaient pas partie des actes ordinaires de la vie susceptibles de justifier une allocation pour impotent. Quant au besoin d'un accompagnement pour faire face aux nécessités de la vie (art. 38 RAI), les juges cantonaux l'ont exclu compte tenu des constatations figurant dans le rapport d'enquête domiciliaire. En particulier, ils ont relevé que le recourant pouvait communiquer sans aide, qu'il disposait d'une vie sociale et était en mesure de se déplacer aisément, alors que le risque d'isolement n'était pas avéré. Dès lors, les conditions d'une allocation pour impotent n'étaient plus justifiées.