Citation: 2C_525/2019 E. 4.3

4.3. En l'espèce, il ressort de l'arrêt attaqué, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que les conjoints, en huit ans de mariage, n'ont vécu en ménage commun que durant quinze mois, soit du 17 décembre 2013 jusqu'au 17 mars 2015. Durant cette période, les intéressés n'ont par ailleurs fait vie commune qu'en fin de semaine, l'épouse du recourant ayant continué à résider à la semaine dans son appartement à Neuchâtel. Depuis lors, les époux vivent chacun séparément respectivement à Genève et à Neuchâtel, et n'ont toujours pas repris la vie commune. Les constatations cantonales ne font par ailleurs pas état d'activités ou de loisirs partagés entre les conjoints mais uniquement d'éléments financiers mis en commun. Dans ces circonstances, l'affirmation du recourant selon laquelle une telle situation est très temporaire et doit évoluer dans le sens de la reprise du ménage commun et de leur projet d'enfant dès la fin de sa formation à Paris et son retour en Suisse, en plus d'être appellatoire (cf. supra consid. 2.3), semble peu crédible dans la mesure où ladite formation n'a débuté qu'en 2017, soit deux ans après la fin de la vie commune à Genève et qu'entre temps les époux ont continué à faire ménage séparé. Les problèmes budgétaires invoqués par le recourant pour justifier l'absence de ménage commun ne sauraient par ailleurs constituer une raison majeure au sens de l'art. 49 LEI. En effet, sans minimiser la charge financière qu'aurait représenté la surtaxe du logement à Genève pour le couple, il n'en demeure pas moins que celle-ci ne constitue pas une situation exceptionnelle liée à des obligations professionnelles ou à des problèmes familiaux importants d'une gravité telle qu'elle aurait imposé un domicile séparé. En outre, rien n'indique que les époux auraient entrepris des démarches pour vivre dans le même lieu, malgré le contexte financier difficile allégué. Il aurait été en particulier concevable pour le recourant, dès mars 2015 et alors qu'il avait terminé ses études et ne se prévalait d'aucune activité professionnelle ni d'aucune démarche de recherche d'emploi à Genève, malgré ses nombreux diplômes, de rejoindre son épouse à Neuchâtel, où celle -ci avait conservé un appartement plus spacieux que le logement genevois, ce qui aurait du reste permis au couple de ne plus s'acquitter d'un loyer à Genève. Le départ du recourant à Paris en 2017, afin de suivre de nouvelles études, ne constitue également pas une raison majeure indépendante de la volonté des époux, dans la mesure où il relève d'un choix commun des intéressés, selon leurs propres déclarations. Enfin, les affirmations du recourant relatives à la nécessité de conserver un domicile à Genève dans la perspective d'une carrière d'avocat international ne sont pas pertinentes, dans la mesure où celui-ci n'est pas encore avocat, pas plus que ne le sont ses allégations, purement appellatoires, selon lesquelles son studio genevois est nécessaire au maintien du lien conjugal, dès lors que cet endroit permettrait au couple de se retrouver plus facilement durant le week-end en raison des trajets en TGV depuis Paris plus rapides que pour se rendre à Neuchâtel.