Citation: 6B_143/2019 E. 1

Le recourant conteste tout d'abord la quotité de la peine privative de liberté qui lui a été infligée. Il reproche à la cour cantonale de s'être référée aux considérants du jugement de première instance en matière de fixation de la peine mais de ne pas avoir retenu une quotité similaire sur la base des tabelles de FINGERHUTH/SCHLEGEL/JUCKER (BetmG Kommentar, 3e éd. 2016, no 45 ad art. 47 CP). En l'occurrence, l'autorité précédente s'est référée aux "généralités sur la fixation de la peine en matière d'infractions à la LStup" comprises dans le jugement de première instance, avant de procéder à sa propre fixation de la sanction. On relèvera au demeurant que le renvoi de la cour cantonale - à la page 159 du dossier cantonal - ne visait aucunement la référence aux tabelles en question mais uniquement les principes guidant la fixation des peines s'agissant d'infractions à la LStup (cf. jugement du 27 septembre 2017, p. 12). Outre que la cour cantonale n'était nullement liée par les motifs développés par le tribunal de première instance en matière de fixation de la peine, il apparaît que les tabelles précitées - lesquelles ne contraignaient d'ailleurs aucunement l'autorité précédente - mentionnent une peine privative de liberté de 18 mois pour une quantité de cocaïne de 69 g et une peine privative de liberté de 21 mois pour une quantité de cette substance de 114 g. Dès lors que le recourant s'est livré à un trafic portant sur un total de 92 g purs de cocaïne, on ne voit pas en quoi la cour cantonale n'aurait pu retenir - sur ce point - une quotité de 20 mois au lieu d'une quotité se situant "aux alentours des 18 mois" comme l'a fait le tribunal de première instance (cf. jugement du 27 septembre 2017, p. 13). Pour le reste, le recourant ne précise pas en quoi l'autorité précédente aurait pu violer le droit fédéral et en particulier l'art. 47 CP en lui infligeant une peine privative de liberté de 24 mois. Le grief doit être rejeté.