Citation: 5A_558/2023 E. B

Le 22 décembre 2022, B.________ a saisi la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de la Broye (ci-après: la présidente) d'une requête de conciliation à l'encontre de A.________ dans le cadre d'une action en entretien des enfants et en fixation des droits parentaux. S'en sont suivis dépôts d'écritures de part et d'autre, décisions de mesures (super-) provisionnelles et audiences, dont seules les plus pertinentes sont mentionnées ci-après. B.a. Par décision de mesures superprovisionnelles du 24 mars 2023, la présidente a retiré provisoirement aux parties le droit de déterminer le lieu de résidence des enfants avec effet immédiat, ceux-ci étant placés de manière appropriée par l'autorité de protection de l'enfant compétente. Cette décision a néanmoins été révoquée par décision partielle de mesures provisionnelles du 16 mai 2023, en tant que le placement précédemment ordonné n'avait pas été exécuté, respectivement ne pouvait l'être que du 30 mai au 7 juillet 2023. La garde des enfants a été provisoirement confiée à leur père. Les enfants se sont vu entre-temps nommer une curatrice de représentation, Me F.________. Un rapport d'enquête sociale a été établi le 22 juin 2023 par le Service de l'enfance et de la jeunesse (ci-après: SEJ). Les parties, de même que le curateur éducatif et de surveillance du droit de visite et la curatrice de représentation des enfants ont été entendus. B.b. Le 30 juin 2023, la présidente a modifié la décision de mesures provisionnelles rendue le 16 mai 2023 en ce sens que le droit de déterminer le lieu de résidence des enfants est immédiatement et provisoirement retiré à leurs parents (ch. I.1), que les enfants sont placés de manière appropriée par l'autorité de l'enfant compétente dans un foyer permettant une prise en charge éducative, également durant les week-ends et les vacances scolaires pour une durée minimale de trois mois (ch. I.2) et que, jusqu'à la mise en oeuvre effective du placement, la garde est provisoirement exercée par le père (ch. I.3). La décision indiquait notamment les modalités des droits de visite des parents (ch. I.4 et I.5) et faisait interdiction au père de quitter le territoire suisse avec les enfants, sous la menace de la peine prévue à l'art. 292 CP (ch. I.6), avec les cautèles usuelles (inscription de l'interdiction dans le SIS et le RIPOL, dépôt des papiers d'identité des enfants [ch. I.7 et I.8]). Une expertise pédopsychiatrique était aussi ordonnée (ch. 10.10). Seul le dispositif de cette décision a été communiqué aux parties. B.c. Par requête du 6 juillet 2023, A.________ a saisi la I e Cour d'appel civil du Tribunal cantonal d'une requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles tendant à suspendre la décision susmentionnée. La Juge déléguée de la I e Cour d'appel civil a rejeté la requête par arrêt du 19 juillet 2023, relevant le caractère immédiatement exécutoire de la décision rendue par la présidente le 30 juin 2023.