Citation: 9C_709/2017 E. 4.2

4.2. Selon les faits constatés par la juridiction cantonale, de manière à lier le Tribunal fédéral (consid. 1 supra), A.________ a renoncé à l'exercice d'une activité professionnelle en 1995 et vécu en marge de la société depuis lors. Il a de plus présenté pour la première fois une atteinte à la santé susceptible de restreindre sa capacité de travail en juillet 2015 (insuffisance rénale chronique de stade III sur néphropathie hypertensive et diabétique), soit après le dépôt de sa demande de prestations. Il faut donc en conclure que l'intimé n'a entrepris aucune démarche pour exercer une activité professionnelle durable ou, à tout le moins, pour se réinsérer dans le monde du travail depuis plus de vingt années, hormis - il convient de compléter sur ce point les constatations des premiers juges (art. 105 al. 2 LTF) - des mesures de réinsertion socioprofessionnelle entre 2001 à 2006 (informations complémentaires à la demande de prestations AI du 19 mai 2015, p. 2). La juridiction cantonale n'a par ailleurs mis en évidence aucune circonstance particulière qui aurait justifié que l'intimé change un mode de vie dont il s'était accommodé depuis de nombreuses années. Celui-ci a du reste expressément indiqué à l'office AI qu'il n'était pas à la recherche d'un emploi (informations complémentaires précitées du 19 mai 2015, p. 2). Aussi, comme le relève à juste titre l'office recourant, il n'existait aucun indice au dossier que des mesures de réadaptation apparaissaient indiquées, tant objectivement que subjectivement. A l'inverse de ce que prétend la juridiction cantonale, la distance prise par l'intimé à l'égard des règles de la société et la marginalisation que celle-ci a entraînée ne sauraient en particulier justifier une mesure de réadaptation de l'assurance-invalidité après la survenance d'une atteinte à la santé (cf. arrêts 9C_36/2013 du 21 juin 2013 consid. 4.4.2 et 4.5 et I 170/06 du 16 février 2007 consid. 3.4). Le grief est dès lors bien fondé.