Citation: 4A_168/2022 E. 6

En l'occurrence, force est d'observer que les recourants n'ont pas émis la moindre critique circonstanciée, dans les parties en " fait " et en " droit " de leur mémoire d'appel, aux fins de se plaindre d'une prétendue violation de l'art. 224 al. 3 CPC et de leur droit d'être entendus, au motif qu'ils n'avaient pas été invités à répondre à la demande reconventionnelle. Tout au plus se sont-ils limités à faire une simple allusion à cette problématique, en glissant une discrète référence à la disposition légale précitée, noyée à la fin d'un paragraphe comprenant dix-sept lignes, figurant dans la rubrique " Conclusions " dudit mémoire laquelle ne comptait pas moins de trois pages. Dans ces conditions, force est de constater que le grief considéré ne respectait nullement les exigences de motivation de l'art. 311 al. 1 CPC, raison pour laquelle on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir qualifié de confus le mémoire d'appel et de n'avoir traité que les moyens motivés à satisfaction de droit. En tout état de cause, on ne discerne pas, en raison de la motivation manifestement insuffisante des recourants, quelle influence la violation du droit d'être entendu dénoncée par ceux-ci a pu avoir sur le sort de la cause. Les recourants n'établissent, en effet, nullement quels éléments ils auraient, le cas échéant, pu invoquer pour faire échec aux conclusions reconventionnelles en expulsion prises par leurs adversaires. Ils n'expliquent pas davantage en quoi certaines pièces produites à l'appui de leur appel, jugées irrecevables, auraient pu avoir la moindre influence sur l'issue du litige. C'est le lieu du reste de relever que les intéressés ont eu tout loisir de s'exprimer et de faire valoir leurs arguments lors de l'audience tenue le 21 juin 2021. Ils ont également pu invoquer tous leurs moyens de fait et de droit pour s'opposer à leur expulsion devant l'autorité d'appel laquelle disposait effectivement d'un libre pouvoir d'examen en fait et en droit (art. 310 CPC; ATF 138 III 374 consid. 4.3.1; arrêt 4A_452/2016 du 2 novembre 2016 consid. 3). Dans ces circonstances, il y a lieu d'admettre, en l'absence d'explications circonstanciées fournies par les recourants permettant d'aboutir à la conclusion inverse, que le renvoi de la cause à l'autorité précédente en raison de la prétendue violation de leur droit d'être entendus constituerait une vaine formalité et conduirait seulement à prolonger inutilement la procédure. Au vu de la motivation manifestement insuffisante du recours (art. 42 al. 2 LTF), il n'est pas possible d'entrer en matière sur le recours. Application sera donc faite de la procédure simplifiée, conformément à l'art. 108 al. 1 let. b LTF.