Citation: 6B_757/2020 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a rappelé que les faits s'étaient déroulés au cours de l'année 2018 et qu'il n'était pas contesté que le recourant et la victime avaient noué une relation amoureuse en décembre 2017. S'ils n'étaient colocataires d'un logement commun que depuis le 1 er décembre 2018, le recourant avait expliqué avoir habité avec sa compagne dès le début de leur relation, d'abord à U.________ puis à V.________ (audition du 21 décembre 2018). Que cette cohabitation n'ait pas été officialisée auprès du contrôle des habitants ne changeait rien à l'existence effective d'une communauté de toit dès le mois de décembre 2017. Les déclarations des intéressés confirmaient qu'ils menaient depuis lors une véritable "vie de couple". Le recourant avait déclaré qu'il n'y avait pas de violences "au sein de [s]on couple", quant à la victime, elle avait indiqué qu'elle menait une "vie de couple" avec le recourant, qu'elle avait commencé à le fréquenter en décembre 2017 et qu'ils s'étaient tout de suite "mis en couple". Le recourant avait confirmé que cette "vie de couple" devait perdurer. Comme l'avaient relevé les premiers juges, l'existence d'une communauté de vie durable ressortait également des différents courriers versés au dossier, dans la mesure où ils attestaient l'existence d'une dépendance financière de la victime - le recourant ayant notamment souligné que sa compagne n'avait aucune autre aide que lui et le social -, de l'intensité de la relation amoureuse des deux partenaires, ainsi que de l'existence de projet de mariage. Ces courriers permettaient de comprendre que la victime avait été enceinte des oeuvres du recourant et que si elle s'était résolue à avorter compte tenu des circonstances, le recourant aurait voulu garder l'enfant. Au vu de ces éléments, il ne faisait aucun doute que le recourant et la victime vivaient une relation de concubinage stable au moment où les infractions avaient été commises. Le recourant soutenait en vain que le ministère public avait refusé d'entrer en matière sur les violences dénoncées par le rapport de police du 23 avril 2018 au motif qu'il aurait lui aussi nié l'existence d'une communauté domestique. Il était manifeste que le ministère public ne disposait pas encore de toutes les informations qu'il avait pu récolter dans le cadre de la procédure. La condamnation du recourant pouvait être confirmée indépendamment du dépôt d'une plainte pénale.