Citation: 1C_209/2020 E. 2.3.2

2.3.2. Pour le surplus, le recourant ne revient pas sur les critères pris en considération par la cour cantonale au moment de déterminer la quotité de l'amende litigieuse. Il suffit à cet égard de constater que celle-ci a été fixée en tenant compte, en application de l'art. 137 al. 3 LCI, de la gravité de l'infraction considérée, en particulier eu égard à l'envergure des travaux réalisés sans autorisation, s'agissant d'importantes modifications entreprises dans une zone historique protégée pour un coût considérable (2'200'000 fr.), qui justifiaient selon la cour cantonale d'être sanctionnées avec une grande sévérité sous peine de voir un tel procédé se répéter. Elle a également pris en compte que le recourant était un mandataire professionnellement qualifié, qui avait mis le Département devant le fait accompli, et elle s'est par ailleurs référée à des précédents jurisprudentiels cantonaux s'agissant du montant de l'amende administrative, notamment à une affaire portant sur des travaux ayant causé un danger à l'environnement (atteinte à la nappe phréatique), pour laquelle une amende de 75'000 fr. avait été infligée à une partie qui ne pouvait pour sa part pas justifier de la qualité de mandataire professionnellement qualifié (cf. arrêt ATA/978/2015 du 22 septembre 2015; cf. arrêt attaqué, consid. 4h p. 15 ss). On ne voit pas à cet égard que l'amende de 50'000 fr. infligée au recourant serait disproportionnée ou qu'elle résulterait d'une application arbitraire de l'art. 137 al. 1 et 3 LCI.