Citation: 2C_298/2022 E. 6

La recourante se prévaut enfin en vain d'une violation du principe de proportionnalité en lien avec son renvoi, demandant à un report de celui-ci, respectivement un maintien de son titre de séjour jusqu'au 23 novembre 2022. S'agissant d'une modalité de renvoi, le recours en matière de droit public est en effet irrecevable (art. 83 let. c ch. 4 LTF). Au demeurant, la recourante ne saurait prétendre à pouvoir séjourner en Suisse en invoquant ce principe. En effet, lorsque les conditions légales pour se prévaloir d'un droit à l'autorisation de séjour ne sont pas remplies, comme en l'espèce (cf. supra consid. 5), les autorités ne jouissent pas d'un pouvoir d'appréciation dans le cadre duquel il y aurait lieu de procéder, conformément à l'art. 96 LEI, à un examen de la proportionnalité. Admettre l'inverse aurait pour effet de déduire de l'art. 96 LEI un droit à l'obtention ou au renouvellement de l'autorisation déjà nié, ce qui ne correspond pas à la lettre de cette disposition qui prévoit uniquement que les autorités compétentes tiennent compte, en exerçant leur pouvoir d'appréciation, des intérêts publics, de la situation personnelle de l'étranger, ainsi que de son intégration (cf. arrêt 2C_566/2021 du 28 septembre 2021 consid. 6 et l'arrêt cité).