Citation: 8C_719/2021 E. 4.2.1

4.2.1. Comme le fait valoir avec raison la recourante, la cour cantonale s'est avant tout focalisée sur la participation de la recourante, entre 2015 et 2016, au groupe de travail chargé des travaux de révision de l'ordonnance sur la chasse, en se fondant de surcroît uniquement sur certaines déclarations de témoins entendus lors de l'audience du 19 mai 2021. C'est ainsi que la cour cantonale a relaté que selon J.________, c'était la participation de la recourante au groupe de travail précité qui était le motif principal de son non-engagement, et non le fait qu'elle était une femme. Cette affirmation, faite pour la première fois en cours d'audience, n'apparaît pas convaincante au regard du fait que ce témoin a indiqué que toutes les personnes ayant participé au groupe de travail en question avaient été critiquées, et pas seulement la recourante. Elle ne pouvait dès lors emporter sans autre la conviction des juges, d'autant moins que lors de cette même audience, le témoin J.________ avait également déclaré que le poste de garde-faune était un emploi à 100 % et que les horaires étaient très irréguliers, précisant que les conditions-cadres n'étaient pas optimales pour les femmes ou pour la vie de famille en général. Cette affirmation, qui repose sur une conception traditionnelle des rôles féminin et masculin, est de nature sexiste. Au demeurant, un refus d'embauche est présumé discriminatoire lorsqu'il est motivé par la situation familiale - concrète ou présumée - de la personne candidate (KARIN LEMPEN, in Commentaire de la loi fédérale sur l'égalité, 2011, p. 47).