Citation: 8F_3/2017 E. A

A.a. Le 17 septembre 2002, A.________, née en 1960, a été victime d'un accident alors qu'elle circulait à bicyclette. Elle était alors assurée, en sa qualité de chômeuse, auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), laquelle a pris en charge le cas. Par des décisions du 6 janvier 2010, confirmées sur opposition le 28 octobre 2013, la CNA a supprimé le droit de l'assurée à des prestations d'assurance (frais de traitement et indemnité journalière) à compter du 31 janvier 2010. En outre, elle a nié le droit de l'intéressée à une rente d'invalidité et lui a alloué une indemnité pour atteinte à l'intégrité fondée sur un taux de 20 % en raison des séquelles au membre inférieur gauche. Elle a nié, par ailleurs, l'existence d'un lien de causalité adéquate entre l'accident et les troubles psychiques présentés par l'assurée. A.b. L'assurée a déférée la décision sur opposition du 28 octobre 2013 à la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice de la République et canton de Genève. Après avoir confié une expertise pluridisciplinaire au Bureau d'expertises médicales (ci-après: BEM), la cour cantonale a admis partiellement le recours par jugement du 11 novembre 2015. Elle a notamment reconnu l'existence d'un lien de causalité entre l'accident et les troubles psychiques de l'assurée (état de stress post-traumatique et épisode dépressif moyen). En conclusion, elle a accordé à celle-ci une rente d'invalidité fondée sur un taux d'incapacité de gain de 100 % à compter du 1 er février 2010, ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité fondée sur un taux de 93 % (70 % pour les troubles psychiques et 23 % pour les troubles somatiques), sous déduction de l'indemnité d'un taux de 20 % déjà allouée.