Citation: 1C_534/2022 E. 4.2

4.2. En l'espèce, les recourants soutiennent que la condition de l'emplacement imposé ne serait pas respectée, car l'ouvrage litigieux aurait pu à leur avis être réalisé hors de la zone forestière. Il ressort des considérants précédents (voir supra consid. 3.4) que le rapport 47 OAT a étudié et évalué de manière circonstanciée sept variantes de tracés sur la base de différents critères d'évaluation. Les recourants indiquent que les variantes "A1 et A2" (recte: les variantes 1A et 1B) seraient préférables car elles ne requerraient pas de défrichement. Il est vrai que ces deux variantes ne nécessitent pas de défrichement à la station intermédiaire de Briey. En revanche, comme l'a relevé l'Office fédéral de l'environnement, pour la variante 1A un défrichement est nécessaire près de la station de départ à Chalais. De plus, la variante 1A engendre l'aménagement d'une nouvelle route et d'un nouveau parking à la station de départ. Quant à la variante 1B, elle n'implique pas de défrichement, mais elle présente des inconvénients significatifs par rapport au bâti existant et aux riverains et a reçu une mauvaise évaluation sur la base des critères retenus par le rapport 47 OAT (voir rapport selon l'art. 47 OAT p. 18 à 30). Le fait qu'une variante ne nécessite pas de défrichement n'implique pas automatiquement que celle-ci doive être privilégiée. Selon la jurisprudence précitée, ce qui est déterminant c'est de savoir si, après un examen complet des emplacements alternatifs en forêt et en dehors de celle-ci, les motifs ayant conduit les autorités à choisir une solution en forêt l'emportent sur l'intérêt à son maintien. En l'occurrence, il ressort notamment de l'autorisation de défrichement et du rapport selon l'art. 47 OAT que la variante 3B favorise notamment un meilleur croisement des cabines à la station de Briey, une meilleure concordance avec les transports publics et permet d'éviter que les écoliers qui utilisent le téléphérique pour rejoindre l'école primaire de Vercorin doivent traverser la route cantonale (voir consid. 3.4 supra). Comme l'a relevé l'Office fédéral de l'environnement, les autorités cantonales ont ainsi correctement et soigneusement évalué les sites alternatifs et ont suffisamment démontré que les raisons les incitant à demander une autorisation de défrichement primaient sur l'intérêt à la conservation de la forêt. Par conséquent, le Tribunal cantonal n'a pas violé le droit fédéral en jugeant que l'appréciation faite par les autorités cantonales était conforme à l'art. 5 LFo.