Citation: 5A_1048/2021 E. 8.1

8.1. Elle se plaint notamment du montant retenu pour ses frais médicaux non remboursés par l'assurance. Elle avait en effet allégué et prouvé en appel que ces frais s'élevaient à un montant mensuel de 292 fr. 50. Par ailleurs, l'intimé avait chiffré ce même poste de charges dans son tableau récapitulatif des dépenses de la famille à 760 fr. 80 pour chaque membre de la famille. Or, pour une raison indéterminée, le Juge délégué avait retenu le montant qu'elle avait allégué au même titre en première instance, à savoir 76 fr. 35. Elle pouvait toutefois parfaitement alléguer et prouver un montant différent en appel dans la mesure où la question était soumise à la maxime d'office (sic; recte: inquisitoire). S'agissant du poste " Téléphone, télévision et Internet ", le Juge délégué avait retenu un montant mensuel de 142 fr. 40 sur la base d'une facture pour le mois de mars 2020. Ce faisant, il avait arbitrairement ignoré toutes les autres pièces qu'elle avait produites à ce sujet et qui faisaient pourtant état d'une charge mensuelle de 180 fr. 10. Elle reproche également au Juge délégué d'avoir retenu un montant à titre d'assurance-vie dans les charges de l'intimé alors que, la concernant, il n'avait pas retenu de montant à titre de troisième pilier. Or, elle avait démontré en première instance déjà disposer d'un compte troisième pilier alimenté à hauteur de 564 fr. par mois par son époux. Le Juge délégué n'avait toutefois pas expliqué pourquoi ce poste avait été écarté de son budget. Le Juge délégué avait également retenu à tort un montant de 10 fr. 35 pour l'assurance ECA ménage alors qu'elle s'élevait à 12 fr. 15 selon les pièces produites. Il en allait de même de l'assurance bâtiment qui s'élevait à 72 fr. 15 par mois et non à 68 fr. 05. Enfin, la recourante se plaint du montant retenu à titre de charge fiscale la concernant. En effet, ce montant avait été arrêté sur la base d'une contribution d'entretien mensuelle de 10'800 fr. pour elle et de 5'800 fr. pour sa fille. Or, dans la mesure où ces contributions d'entretien avaient été arrêtées en se fondant sur des revenus de l'intimé bien inférieurs à ce qu'il percevait réellement, sa charge fiscale avait été établie de manière erronée et devait être adaptée.