Citation: 6B_666/2023 E. 1.1

1.1. A teneur du jugement entrepris, les faits suivants ont été admis. A l'époque de la conclusion du contrat entre C.________ SA et K.________ SA, il était devenu urgent, dans le secteur de l'horlogerie, de trouver un nouveau fournisseur de mouvements au vu de la possibilité pour R.________ de refuser toute livraison de mouvements à des entités externes au groupe en 2011 au plus tard. C.________ SA avait eu connaissance, par son consultant externe, de l'existence de la société K.________ SA. Le recourant et l'administratrice déléguée de C.________ SA, O.________, avaient alors été mis en contact. La prénommée avait indiqué que le recourant avait tout mis en oeuvre pour la mettre en confiance et l'inciter à conclure des affaires avec K.________ SA en la présentant comme un partenaire incontournable; elle en voulait notamment pour preuve l'échange de courriels entre eux dont il ressortait entre autres que le carnet de commandes de K.________ SA débordait pour les années à venir, que K.________ SA était sollicitée par de nombreux autres clients potentiels, que des marques de renom telles que S.________ faisaient partie de ses clients, que des groupes horlogers importants auraient offert de racheter K.________ SA pour des sommes élevées et que la valeur de K.________ SA s'élevait à minimum 35'000'000 fr. selon T.________, comptable externe de la société. Le courriel du 9 octobre 2007 de ce dernier à ce sujet s'était cependant avéré avoir été rédigé par le recourant. En outre, lorsque C.________ SA avait voulu visiter K.________ SA, le recourant lui avait opposé une clause de confidentialité conclue avec ses autres clients pour lui refuser l'accès. Bien que l'avocat italien de O.________ lui ait conseillé de réécrire complètement le contrat-cadre proposé par le recourant, dans la mesure où rien ne pouvait garantir ce contrat sauf une garantie bancaire, elle l'avait signé tel quel, étant donné qu'il aurait fallu des semaines pour remanier entièrement le projet de contrat et que C.________ SA ne disposait pas de suffisamment de temps. Avant de signer le contrat, elle s'était tout de même renseignée auprès de A1.________ sur la société K.________ SA et avait fait des recherches sur le recourant et H.________, le dernier cité apparaissant comme ayant une bonne réputation sur la place horlogère. Par ailleurs, O.________ avait exigé une garantie bancaire, qui n'avait pas pu être fournie car la société était trop jeune et avait utilisé ses actifs pour investir. A la place, le contrat du 20 mars 2008 prévoyait une cession provisoire de 10 % d'actions de K.________ SA, "estimée à une valeur dynamique de CHF 2'500'000.-", à titre de garantie jusqu'à ce que la commande soit complètement exécutée. À ce sujet, selon les déclarations de T.________, à la date du contrat de cession des actions, la valeur de la société estimée à 25 millions de francs n'était pas correcte, étant davantage de l'ordre de 5 à 8 millions de francs. Il n'arrivait pas non plus à la conclusion que la valeur de la société était de 35 millions de francs en octobre 2007, son appréciation étant plutôt comprise entre 2 et 3 millions. A teneur de l'expertise de B1.________ SA du 28 février 2014, mise en oeuvre pendant l'instruction, la valeur de K.________ SA au 9 octobre 2007 devait être estimée entre 1.3 et 2.3 millions de francs. L'expert a conclu que les comptes 2007 étaient sciemment faux. Du reste, T.________ avait indiqué qu'il n'était pas d'accord avec les comptes de cette année-là et que cela avait précisément été le motif de sa démission.