Citation: 1B_534/2017 E. A

A.a. Selon le rapport du 19 janvier 2017, la police enquêtait sur un important réseau de trafiquants de cocaïne à la tête duquel pouvaient se trouver A.________ et D.________; ces derniers, observés la veille, s'étaient rendus dans le parking souterrain de l'immeuble situé au numéro xxx de la route X.________, lieu où se trouvait également et au même moment un véhicule Volvo, immatriculé en Allemagne, avec un couple, identifié ensuite comme B.________ et C.________. Les policiers avaient observé A.________ et C.________, arrivés à pied, se rendre ensemble depuis la voie d'accès dédiée aux véhicules vers l'allée de l'immeuble permettant l'accès au parking souterrain, "comme s'ils faisaient un parcours de sécurité"; A.________ était ensuite resté dans cette allée, paraissant faire le guet, tandis que C.________ était retourné dans le parking souterrain. La police avait alors procédé - simultanément - à l'interpellation de A.________ et du couple; ce dernier se trouvait à ce moment-là dans la Volvo, qui était stationnée dans le box utilisé par A.________ et dans laquelle était posé, sur le siège passager avant, un "puck" de 1'250 g de cocaïne; les deux caches aménagées dans cette voiture avaient également répondu positivement à la cocaïne et l'une d'elles contenait une liasse de billets de banque. B.________ portait sur elle un papier comportant les inscriptions "route X.________ geneve" - soit l'adresse du parking souterrain et du domicile de A.________ - et "Y.________ geneve", adresse d'un café. Au moment de l'interpellation, les moteurs de la Volvo et du véhicule de A.________ - une Audi A5 - étaient enclenchés. D.________ a été interpellé un peu plus tard, à l'avenue Z.________ où son Audi A1 était stationnée. A teneur du rapport de renseignement du 1er février 2017, les deux jeux de clés identiques saisis dans l'Audi A5 de A.________ et dans l'Audi A1 de D.________ permettaient d'ouvrir (1) un parking souterrain à la route W.________, (2) un box de ce parking et (3) la voiture Renault Kangoo - non immatriculée - qui y était parquée; dans ce véhicule, la police a trouvé 16 "pucks" de cocaïne (soit 18 kg 396 au total), dont deux emballés de manière similaire à celui retrouvé dans la Volvo. Les quatre protagonistes ont été entendus à différentes reprises par la police et le Ministère public de la République et canton de Genève. Il ressort en substance ce qui suit de ces auditions. A.________ nie être impliqué dans un quelconque trafic de drogue, ayant uniquement prêté son box à la requête d'une connaissance en Albanie, vendu sa voiture Audi A1 pour 13'000 fr. à son ami - D.________ - et remis 10'000 fr. en petites coupures - en raison de dettes liées à des soins pour ses parents en Albanie - à C.________, personne que A.________ ne connaissait pas, mais qui devait retourner en Albanie. Dans un premier temps, C.________ a soutenu avoir reçu l'argent trouvé dans la Volvo à Lyon, puis a affirmé que ce montant lui avait été confié par A.________ afin d'être remis au frère de ce dernier en Albanie. Quant à D.________, il a en substance déclaré que la Renault lui appartenait et qu'il avait oublié la clé de cette voiture, retrouvée dans le véhicule Audi A5 de A.________, lors de l'échange de leur Audi respective; il a également reconnu s'être rendu, après avoir quitté le parking souterrain où se trouvait le box de A.________, à celui où était stationnée la Renault. Le 19 janvier 2017, A.________ a été mis en prévention du chef d'infraction grave au sens de l'art. 19 al. 1 et 2 de la loi fédérale du 3 octobre 1951 sur les stupéfiants et les substances psychotropes (LStup; RS 812.121) pour avoir, à Genève, et de concert avec à tout le moins B.________, C.________ et D.________, participé à un trafic de stupéfiants portant sur environ 1 kg 250 de cocaïne destinée à la vente, avoir importé ladite drogue entre le 17 et le 18 janvier 2017 à Genève et l'avoir détenue ou devant en prendre possession le 18 janvier 2017 dans un véhicule Volvo qui se trouvait dans un parking souterrain situé à la route X.________. Le Procureur a étendu cette prévention, le 8 février 2017, à celle d'infraction grave à la LStup pour avoir, avec D.________, le 18 janvier 2017 à tout le moins, détenu environ 18 kg de cocaïne destinés à la vente dans un véhicule Renault stationné dans un parking souterrain de la route W.________. A.b. Le 17 octobre 2017, le Tribunal des mesures de contrainte (Tmc) a prolongé la détention provisoire - mesure ordonnée la première fois le 20 janvier 2017, puis régulièrement prolongée - de A.________ jusqu'au 13 janvier 2018, retenant l'existence de soupçons suffisants de la commission d'infractions de la part du prévenu, ainsi que celle de risques de fuite et de collusion.