Citation: 2C_576/2009 24.02.2010 E. 4

Invoquant l'art. 127 Cst., la recourante reproche au Tribunal administratif d'avoir violé le droit cantonal et par conséquent de porter atteinte à ses droits fondamentaux que sont le principe de la légalité et le droit à l'égalité. 4.1 Selon l'art. 127 al. 1 Cst., les principes généraux régissant le régime fiscal, notamment la qualité de contribuable, l'objet de l'impôt et son mode de calcul, sont définis par la loi. L'art. 127 al. 2 Cst. prévoit que, dans la mesure où la nature de l'impôt le permet, les principes de l'universalité, de l'égalité de traitement et de la capacité économique doivent, en particulier, être respectés. 4.2 Les dispositions d'impôt cantonal sur la fortune immobilière, dont se réclame la recourante, se trouvent à l'art. 7 let. e LIPP-III. Il n'est pas contesté que la loi cantonale du 22 septembre 2000 sur l'imposition des personnes physiques - Impôt sur la fortune est une loi cantonale au sens formel, de sorte que les griefs de violation du principe de la légalité et du droit à l'égalité formulés par la recourante se confondent avec le grief de violation de l'interdiction de l'arbitraire dans l'interprétation et l'application du droit cantonal (sur cette notion: ATF 135 V 2 consid. 1.3, p. 4 s.). 4.3 Dans l'arrêt attaqué, le Tribunal administratif a jugé que l'art. 7 let. e LIPP-III ne conférait pas à la recourante le droit de bénéficier de l'abattement de 40%, puisqu'elle occupait de manière effective un autre immeuble que celui pour lequel elle réclamait l'abattement. Il a encore ajouté que l'institution du remploi en matière d'impôt cantonal sur les bénéfices et les gains immobiliers impliquait une aliénation et qu'une telle aliénation était inexistante dans le cas de la recourante qui avait conservé son immeuble de A.________ tout en déménageant dans son immeuble de B.________. 4.4 Dans son mémoire, la recourante se borne à opposer son point de vue à celui du Tribunal administratif sur l'interprétation et l'application du droit cantonal sans exposer concrètement en quoi la solution adoptée dans l'arrêt attaqué serait insoutenable dans sa motivation et arbitraire dans son résultat (ATF 131 I 57 consid. 2 p. 61 et la jurisprudence citée). Ne répondant pas aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, les griefs de la recourante sont irrecevables.