Citation: I 685/04 05.12.2005 E. A

L.________, née en 1947, a travaillé jusqu'en septembre 1999 comme téléphoniste-réceptionniste et employée de bureau. Le 16 mars 2000, elle a déposé une demande de rente de l'assurance-invalidité. Son médecin traitant, le docteur R.________, attestait une incapacité de travail totale dans la profession exercée précédemment et faisait état d'obésité, état dépressif chronique, diabète, dorso-lombalgies chroniques, péri-arthrite de l'épaule droite, syndromes sciatiques fréquents, céphalées et hypertension artérielle (rapport du 20 mai 2000). Il précisait que L.________ n'était pas une grande invalide, mais que l'addition de tous ses problèmes rendait difficile une activité professionnelle. Théoriquement, une activité à mi-temps, légère et variée était possible, mais l'assurée n'était pas du tout motivée, en partie en raison de longues périodes de chômage, de son âge et de son état dépressif chronique. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après : l'office AI) a confié aux docteurs H.________ et O.________, médecins au département de médecine communautaire de l'Hôpital X.________, le soin de réaliser une expertise pluridisciplinaire. Se fondant notamment sur les résultats d'un examen psychiatrique réalisé par le docteur S.________, médecin au département de psychiatrie de l'Hôpital X.________, les experts ont attesté une capacité résiduelle de travail limitée à 50 %, dans une activité sédentaire permettant des changements de position (rapport du 24 septembre 2001). L'office AI a soumis le dossier au docteur A.________, du Service médical régional de Z.________, qui a considéré que les atteintes à la santé psychique décrites par les docteurs S.________, H.________ et O.________ ne revêtaient pas une gravité suffisante pour entraîner l'incapacité de travail attestée par les experts (rapport du 26 novembre 2001). Par décision du 24 janvier 2002, l'office AI a rejeté la demande de prestations de l'assurée.