Citation: 2C_723/2022 E. 1

A cela s'ajoute que l'intéressé, bien qu'il affirme le contraire de manière appellatoire (cf. recours, p. 8), ne remplit pas non plus le critère de l'intégration économique prévu par l'art. 58a al. 1 let. d LEI. En effet, entre mai et décembre 2019, ainsi qu'entre octobre 2020 et avril 2021, il a perçu le revenu d'insertion, pour un montant total de 12'737 fr. 50. En outre, au 25 mai 2021, il faisait l'objet de poursuites pour un montant de 93'067 fr. 80 et d'actes de défaut de biens s'élevant à 122'396 fr. 90. Ces dettes, quand bien même une grande partie d'entre elles sont nées avant le 1er janvier 2019, peuvent être prises en compte dans l'examen du déficit d'intégration de l'intéressé, dès lors qu'elles existaient toujours au moment où le Tribunal cantonal a rendu son arrêt (arrêt 2C_1053/2021 du 7 avril 2022 consid. 5.5.2). Enfin, on relèvera qu'il ne ressort pas des constatations cantonales que le recourant s'emploie à rembourser ses dettes de manière constante et efficace (cf. supra consid. 4.1). Au regard de ce qui précède, en particulier de l'incapacité du recourant à respecter la sécurité et l'ordre publics suisses et de son absence d'intégration économique, il convient d'admettre que l'intéressé présente un déficit d'intégration actuel d'une certaine importance. L'examen global de l'autorité précédente niant l'intégration réussie au sens de l'art. 58a al. 1 LEI ne prête ainsi pas le flanc à la critique. Partant, c'est sans violer l'art. 63 al. 2 LEI que les juges cantonaux ont confirmé la révocation de l'autorisation d'établissement du recourant et son remplacement par une autorisation de séjour (rétrogradation).