Citation: 7B_107/2023 E. 4.1.4

4.1.4. Il faut admettre avec la recourante que cette motivation est plutôt sommaire. Par ailleurs, la nécessité d'une assistance juridique doit s'évaluer du point de vue de la partie concernée au moment de l'intervention (cf. arrêt 7B_512/2023 du 30 septembre 2024 consid. 2.5.2.4). Compte tenu des circonstances, il est néanmoins conforme au droit fédéral de nier la nécessité d'une désignation d'un conseil juridique gratuit dans le cas d'espèce. En effet, s'il est vrai qu'en raison de sa situation personnelle - séjournant illégalement en Suisse et maîtrisant à peine la langue officielle -, la recourante avait un besoin accru d'assistance pour s'orienter dans une procédure (pénale), les actes d'instruction effectués avant le prononcé des ordonnances de non-entrée en matière se sont limités à recueillir des preuves ponctuelles, pour lesquels la recourante n'avait pas besoin d'assistance et qui ont pris peu de temps. Il convient notamment de tenir compte du fait que la recourante, lors du dépôt de ses plaintes, semblait pouvoir communiquer sans difficulté en anglais avec les policiers de service et que lors de son interrogatoire du 1 er novembre 2022, une traductrice était présente - en plus de son représentant légal -, ce qui a permis à la recourante de s'exprimer de manière compréhensible sur les simples questions de fait qui lui ont été posées par la police (cf. procès-verbal d'audition, ABl GE 2021 12 4341, doc. 15 [art. 105 al. 2 LTF]). Par ailleurs, même si le délai de neuf mois qu'il a fallu au Ministère public pour statuer sur la demande d'assistance judiciaire peut paraître long du point de vue du représentant de la recourante, cela ne constitue pas encore une violation de l'art. 136 CPP au vu de la légère charge de représentation liée au cas d'espèce jusqu'au prononcé des ordonnances de non-entrée en matière litigieuses.