Citation: 1B_527/2020 E. 3.1

3.1. La durée de la détention apparaît encore compatible avec celle d'une éventuelle peine privative de liberté, le recourant étant notamment mis en prévention de tentative de meurtre, séquestration, enlèvement et contrainte sexuelle d'une part, viol d'autre part. Après le dépôt du rapport d'expertise psychiatrique en juillet 2019, le téléphone portable du prévenu n'avait pu être déverrouillé qu'en août 2019, le recourant ayant refusé d'en donner l'accès. Un nombre très important de données a ensuite dû être analysé, dont une bonne part de fichiers en langue étrangère. L'attitude du recourant, en particulier son refus de se soumettre à l'expertise psychiatrique et son refus de déverrouiller son téléphone, ne sont pas non plus étrangers aux difficultés rencontrées durant l'instruction. Dans son arrêt du 24 janvier 2020, la cour de céans a considéré que l'on ne discernait alors aucune violation des principes de célérité et de proportionnalité. La direction de la procédure était toutefois invitée à clore son enquête dans les meilleurs délais.