Citation: 4C.339/2003 19.02.2004 E. B

Le 5 décembre 2001, le courtier a introduit une action en paiement de divers montants devant le Tribunal de prud'hommes de l'arrondissement de Lausanne. La Caisse publique cantonale de chômage est intervenue dans la procédure. Le tribunal a rejeté la demande par jugement du 25 juin 2002, essentiellement au motif que le congé consistait en une résiliation conventionnelle hors délais valable. L'employé a recouru contre cette décision devant la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud, en concluant au paiement par l'ancien employeur de 8'333 fr.35 avec intérêts à 5% l'an dès le 27 septembre 2001 sous déduction des charges sociales et du montant alloué à la Caisse publique cantonale vaudoise de chômage. Par arrêt du 5 novembre 2003, la Chambre des recours a fait droit à ces conclusions et réformé le jugement attaqué dans ce sens. Elle a retenu en substance qu'à défaut du consentement réel et libre de l'employé, il n'y avait pas eu de résiliation conventionnelle du contrat de travail; sa dénonciation anticipée n'était pas valable et devait être reportée de plein droit à la prochaine échéance, à fin octobre 2001.