Citation: 1C_324/2023 E. 1

La recourante ne le prétend d'ailleurs pas. Elle invoque en revanche son droit d'être partie à la procédure, tel qu'il découle de l'art. 11 al. 1 let. a CPJA, pour justifier que son recours soit déclaré recevable en se prévalant de "l'égalité des chances devant la loi". Cette argumentation présente un caractère appellatoire incompatible avec les exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF. L'art. 11 CPJA ne définit quoi qu'il en soit pas la qualité pour recourir devant le Tribunal cantonal, mais la qualité de partie à la procédure. La recourante ne saurait se fonder sur cette disposition générale de procédure pour se voir reconnaître un droit de recourir contre la décision de classement de sa plainte que lui dénient tant les art. 112 al. 2 CPJA et 33 al. 4 du règlement du Conseil de la magistrature (cf. JAÏCO CARRANZA/MICOTTI, Code de procédure et de juridiction administrative fribourgeois annoté, 2006, n. 112.4 et 112.5 ad art. 112 CPJA, p. 168) ou pour se plaindre d'un déni de justice formel. La jurisprudence reconnaît certes aux justiciables le droit de se plaindre de la violation de leurs droits de partie à la procédure équivalant à un déni de justice formel, indépendamment de leur vocation pour agir au fond (ATF 146 IV 76 consid. 2; 133 I 185 consid. 6.2). Pour que cette jurisprudence trouve à s'appliquer, encore faut-il qu'ils disposent de la qualité de parties dans la procédure cantonale (cf. arrêt 1D_2/2016 du 7 juin 2016 consid. 2), ce qui n'est pas le cas en l'occurrence. Faute de motivation suffisante en lien avec l'argumentation principale de la juge précédente fondée sur l'irrecevabilité du recours cantonal, le recours doit être déclaré irrecevable, sans qu'il y ait lieu d'examiner les critiques que la recourante émet à l'encontre de l'argumentation au fond développée par surabondance.