Citation: 8C_225/2018 E. 3.2

3.2. Contrairement à ce que prétend le recourant, la juridiction cantonale a tenu compte de ses arguments. Elle n'a notamment pas omis, quoi qu'il en dise, de prendre en considération les conclusions du docteur D.________ mais a jugé qu'elles ne s'opposaient pas à la reprise d'une activité lucrative. En effet, dans son rapport du 14 novembre 2016, ce médecin a estimé que le recourant pouvait travailler à 100 % à condition de pouvoir utiliser sa canne. Or, la juridiction cantonale a considéré que les limitations dont souffrait le recourant, notamment le fait de devoir se déplacer avec une canne, étaient compatibles avec un nombre important d'emplois simples de manutention légère ou de contrôle, s'exerçant principalement en position assise et suffisamment disponibles dans les secteurs de la production et des services. Quant au manque de formation professionnelle invoqué par le recourant, il ne peut être considéré comme un critère déterminant au regard de la nature des activités encore exigibles. Les premiers juges ont cependant retenu que le recourant avait eu un parcours professionnel varié, auprès de huit employeurs, ce qui démontrait de bonnes facultés d'adaptation. Enfin, s'agissant de l'âge de l'assuré, il convient de rappeler ce qui suit: le moment où la question de la mise en valeur de la capacité (résiduelle) de travail pour un assuré proche de l'âge de la retraite sur le marché de l'emploi doit être examinée correspond au moment auquel il a été constaté que l'exercice (partiel) d'une activité lucrative était médicalement exigible (ATF 138 V 457 consid. 3.3 et 3.4 p. 462). Le recourant étant âgé de 60 ans et 11 mois au moment déterminant où le docteur C.________ a constaté sa pleine capacité de travail dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles (cf. rapport du 23 avril 2015), il n'avait pas encore atteint l'âge à partir duquel le Tribunal fédéral admet qu'il peut être plus difficile de se réinsérer sur le marché du travail (ATF 143 V 431 consid. 4.5.2 p. 433). Aussi, si l'âge du recourant peut limiter dans une certaine mesure ses possibilités de retrouver un emploi - ce dont la juridiction cantonale a tenu compte en augmentant le taux d'abattement sur le revenu d'invalide de 10 % à 15 % -, on ne saurait considérer qu'il rend à lui seul cette perspective illusoire au point de procéder à une analyse globale de sa situation au sens de l'ATF 138 V 457. Or, en procédant à une déduction de 15 % sur le revenu d'invalide, les premiers juges sont arrivés à un taux d'invalidité de 13,61 %, lequel était insuffisant pour ouvrir le droit à une rente de l'assurance-invalidité (art. 28 al. 1 LAI).