Citation: I 450/06 25.01.2007 E. 5

De l'examen des pièces médicales du dossier, il ressort que seul le docteur M._______, dont les conclusions ont été reprise par le SMR, s'est déterminé sur la capacité de travail du recourant. Les rapports des autres médecins consultés ne fournissent en revanche aucune indication pertinente sur ce point. 5.1 Dans un rapport du 14 février 2005, le docteur M._______ a attesté d'un status après cure de hernie discale L5-S1 et de discopathies L5-S1 avec récidive de hernie discale entraînant une incapacité de travail dès le 1er juillet 2004 pour une durée indéterminée. Il a aussi indiqué que depuis l'opération (PLIF L5-S1) pratiquée en juin 2004, l'intéressé avait moins de douleurs et la situation s'améliorait. La consolidation osseuse était bonne et un traitement de physiothérapie était suivi. L'assuré devait éviter les travaux lourds, le port de charges supérieures à 10 kilos et travailler en position alternée. Dans un avis complémentaire du 6 avril 2005, le docteur M._______ a précisé que l'assuré ne pouvait reprendre son ancienne profession de carrossier qu'à 50 % d'un temps complet au maximum. En revanche, la capacité de travail était entière dans une activité adaptée. Cependant, les 29 juin 2005 et 8 février 2006, ce médecin a établi des certificats attestant d'une totale incapacité de travail respectivement du 1er avril au 30 juin et du 1er octobre au 31 décembre 2005. Il expliquait, dans une lettre du 16 janvier 2006 à l'attention de l'office intimé, qu'après une évolution favorable, la situation s'était détériorée sous forme d'une irritation radiculaire S1 droite, probablement sur status cicatriciel post-opératoire. Dans une lettre du 16 mars 2006 au Tribunal cantonal des assurances, il a toutefois fait état d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée de mi-mars à fin octobre 2005, celle-ci devant néanmoins être réduite à 50 % dès le mois de novembre suivant. Puis, à la demande du Président de la IIIème Chambre du Tribunal fédéral des assurances, ce praticien a modifié, sans explication, son point de vue, indiquant que les incapacités de travail attestées dans les certificats des 29 juin 2005 et 8 février 2006 concernaient aussi bien l'ancienne profession de tôlier qu'une activité adaptée (lettre du 29 novembre 2006). Cela étant, on constate que les divers documents établis par ce médecin révèlent des divergences sur l'évaluation de la capacité de travail résiduelle durant la période litigieuse, sans être pour autant justifiées par des arguments médicaux. Son appréciation ne saurait dès lors être qualifiée de suffisamment fiable pour statuer sur le droit à la rente. 5.2 En l'absence d'avis médicaux propres à fonder une décision, la cause doit être renvoyée à l'administration afin qu'elle complète l'instruction par la mise en oeuvre d'une expertise médicale en vue de déterminer si l'état de santé du recourant s'est amélioré au point de justifier une réduction, voire une suppression de la rente d'invalidité dont bénéfice ce dernier depuis le 1er janvier 2004.