Citation: 4D_15/2024 E. A

A.a. En 2011, A.________ a acheté pour le prix de 140'000 euros à C.________, tous deux ressortissants français domiciliés en France, un bateau entreposé chez un tiers à Neuchâtel, dans un chantier naval. Le vendeur disait que le bateau avait appartenu à D.________. Il n'est pas contesté que cette vente était soumise au droit français. A.________ a versé au vendeur un montant total de 60'000 fr. à titre d'acomptes sur le prix du bateau, lequel est demeuré en mains du tiers entrepositaire. A.b. Après avoir appris que le bateau n'avait jamais appartenu à D.________, A.________ a entendu revenir sur son achat et récupérer les acomptes payés. Il a mandaté B.________, avocat à Genève, pour se charger de sa défense. Le 29 novembre 2011, B.________ a signifié au vendeur la résiliation avec effet immédiat de la vente du bateau pour cause de dol, et l'a sommé de restituer les 60'000 fr. d'acomptes payés. Le 22 décembre 2011, le vendeur a contesté la résiliation et a indiqué qu'il entendait " faire poursuivre la vente, au besoin par la voie judiciaire ". A.c. En janvier 2012, A.________ a appris que le vendeur pourrait être insolvable et a craint de ne pas pouvoir récupérer ses acomptes. B.________ allègue que son client aurait alors changé d'avis, souhaitant désormais conserver la propriété du bateau et obtenir une réduction de son prix de vente, en tirant profit de la volonté du vendeur d'obtenir l'exécution de la vente. Il lui aurait alors bien expliqué, lors d'une réunion, que l'on ne pouvait en principe revenir sur une résiliation et que les chances de succès de cette nouvelle stratégie étaient faibles, mais le client, qui craignait que le bateau quitte le chantier naval, avait insisté pour engager ce processus. Entendue en qualité de témoin par le Tribunal de première instance du canton de Genève, E.________, stagiaire, collaboratrice, puis associée de B.________, entre juillet 2007 et juillet 2019, respectivement collaboratrice en charge du dossier d'A.________, avec B.________, au moment des faits, a déclaré qu'elle avait été présente lors de certains entretiens. Elle a confirmé que le client avait souhaité résilier le contrat. Lorsque la question de l'insolvabilité du vendeur était apparue, le client avait eu peur de ne pas pouvoir récupérer ses acomptes. Il avait été discuté avec le client du caractère irrévocable de la résiliation. Le client avait alors souhaité la délivrance de l'objet et la réduction du prix de vente, malgré qu'il ait été informé d'une position juridique assez faible. Elle avait été présente lors de l'entretien durant lequel le client avait été informé à ce propos. Celui-ci avait souhaité suivre cette voie. Le 22 février 2012, B.________ a indiqué au vendeur qu'A.________ renonçait à se départir de la vente et souhaitait désormais obtenir une réduction du prix. Ce courrier est demeuré sans réponse. En mars 2012, l'entrepositaire du bateau à Neuchâtel a, sur instructions du vendeur, refusé à A.________ l'accès et la prise de possession du bateau. A.d. Par acte du 19 juillet 2012, B.________ a saisi les autorités neuchâteloises d'une requête de mesures provisionnelles contre l'entrepositaire, tendant à ce qu'il lui soit fait interdiction de remettre le bateau au vendeur.