Citation: I 648/06 08.08.2007 E. A

C.________ a bénéficié d'une rente entière d'invalidité depuis le 1er décembre 1997, fondée sur un degré d'invalidité de 75 %, à teneur d'une décision de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (l'office AI) du 12 janvier 1999. Par décision du 17 août 2001, l'office AI a supprimé la rente par voie de révision, avec effet au 1er octobre 2001. En particulier, l'administration a retenu, à la lumière d'une expertise de la Clinique X.________ (rapport du 13 juin 2000) que la capacité de travail de l'assuré était entière dans une activité adaptée (évitant le port de charges supérieures à 30 kg, les gestes répétitifs à une cadence rapide et l'utilisation d'un engin vibrant) et que l'atteinte à la santé n'entraînait désormais plus qu'une invalidité de 23,26 %. Par jugement du 16 juin 2003, le Tribunal des assurances du canton de Vaud a rejeté le recours formé par l'assuré contre cette décision, admettant, en bref, que la décision par laquelle l'office AI lui avait accordé une rente entière, était manifestement erronée. Par arrêt du 19 août 2004, auquel il est renvoyé, le Tribunal fédéral des assurances a annulé le jugement du 16 juin 2003 ainsi que la décision du 17 août 2001, puis renvoyé la cause à l'office AI afin qu'il mette une expertise psychiatrique en oeuvre (I 596/03). A la suite de cet arrêt, l'office AI a confié un mandat d'expertise psychiatrique au docteur S.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Dans son rapport du 23 décembre 2004, ce médecin a attesté que l'assuré ne présentait aucune affection psychiatrique invalidante et que des mesures de réadaptation professionnelle n'étaient pas envisageables. Par décision du 21 mars 2005, confirmée sur opposition le 10 novembre 2005, l'office AI a fixé le degré d'invalidité à 18 %. Il a dès lors confirmé la suppression de la rente au 30 septembre 2001 et nié le droit de l'assuré à des mesures de réadaptation d'ordre professionnel.