Citation: 7B_207/2023 E. B

B.a. Préalablement, p ar courriers des 5, 6 et 10 mai 2022, D.________, E.________ et F.________ (ci-après : les trois banques), ainsi que les masses en faillite de B.________ SA en liquidation et de C.________ SA en liquidation (ci-après : les deux masses en faillite) ont sollicité la consultation du dossier PE21.009955. B.b. Le 17 mai 2022, le Ministère public a invité les deux prévenus à désigner précisément les pièces, la cote ou les passages pour lesquels ils sollicitaient, le cas échéant, une restriction du droit de consultation. Il les a autorisés à consulter le dossier de la cause principale PE21.009955, à l'exclusion des dossiers des procédures jointes PE_54, PE_25 et PE_39, précisant que la consultation de ces trois dossiers leur serait ouverte au plus tard après leur première audition sur les éléments que ces dossiers contenaient. B.c. Agissant par son mandataire, le prévenu G.________ a sollicité une restriction du droit d'accès pour divers éléments contenus dans les pièces 119 et 120, ainsi que pour tout document du dossier mentionnant la société J.________ SA, entité dont il avait été l'organe et dont l'instruction n'avait pas démontré en l'état qu'elle serait impliquée dans le complexe de faits examinés en lien avec la vente du capital-actions de B.________ SA (cf. let. A/cb p. 4 de l'arrêt attaqué). Quant à A.________, il a demandé le 3 juin 2022 une restriction du droit de consultation, s'opposant de manière générale à ce que les trois banques puissent consulter le dossier, lequel contenait des "informations sensibles et hautement personnelles". Il n'a pas désigné de pièce précise et s'est prévalu du principe de l'égalité des armes, dès lors que lui-même ne pouvait pas consulter les dossiers des procédures jointes PE_54, PE_25 et PE_39. Il ne s'est pas déterminé sur le droit de consultation des deux masses en faillite. B.d. Les 9 et 13 juin 2022, les banques E.________ et F.________ se sont, de manière spontanée, opposées aux arguments de A.________. Le second établissement précité a cependant en substance accepté "en l'état" la restriction partielle sollicitée par G.________. B.e. Par "ordonnance d'autorisation de consultation partielle et de restriction du droit de consulter le dossier" du 21 juin 2022, le Ministère public a autorisé les trois banques et les deux masses en faillite à consulter l'entier du dossier PE21.009955, y compris les dossiers des causes jointes PE_54, PE_25 et PE_39, sous réserve des éléments énumérés sous chiffre II du dispositif en lien avec les restrictions sollicitées par G.________, une fois son ordonnance définitive (ch. I du dispositif); il a en revanche refusé à A.________ et à G.________ la consultation des dossiers des procédures jointes PE_54, PE_25 et PE_39 jusqu'à leur prochaine audition (ch. III). B.f. Par arrêt du 13 mars 2023, la Chambre des recours pénale a rejeté les recours formés par A.________ et G.________ contre cette ordonnance (ch. I du dispositif) et l'a confirmée (ch. II). Elle a mis les frais de l'arrêt, fixés à 1'870 fr., à la charge des deux précités, chacun pour moitié (935 fr. [ch. III]), et a déclaré l'arrêt exécutoire (ch. IV).