Citation: 7B_1421/2024 E. A

A.a. A.a.a. Par jugement du 13 mai 2022 (procédure P_1), le Tribunal criminel de la République et canton de Genève a reconnu A.________ coupable de meurtre et de violation grave des règles de la circulation routière et l'a notamment condamné à une peine privative de liberté de treize ans, sous déduction de 57 jours de détention avant jugement, ainsi qu'à une peine pécuniaire de 120 jours-amende à 500 fr. le jour, avec sursis durant trois ans. A.a.b. Par arrêt du 9 mars 2023, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre pénale d'appel et de révision) a annulé le jugement de première instance, a reconnu A.________ coupable d'homicide par négligence ainsi que de violation grave des règles de la circulation routière et l'a condamné à une peine privative de liberté de trois ans, avec sursis partiel portant sur 18 mois et délai d'épreuve de trois ans, sous déduction de 358 jours de détention avant jugement, ainsi qu'à une peine pécuniaire de 120 jours-amende à 500 fr. le jour, assortie du sursis et d'un délai d'épreuve de trois ans. La Chambre pénale d'appel et de révision était notamment composée de B.________, président, ainsi que de C.________ et de Delphine Gonseth, juges. A.a.c. Par arrêt 6B_1011/2023 du 10 avril 2024, le Tribunal fédéral a admis le recours formé par le Ministère public genevois (ci-après: le Ministère public) contre l'arrêt du 9 mars 2023 et a renvoyé la cause à la Chambre pénale d'appel et de révision pour nouvelle décision. A.b. Le 28 août 2024, dans une procédure distincte P_2 - sans lien avec la présente procédure -, la Chambre pénale d'appel et de révision a rendu un arrêt qui comporte notamment le passage suivant (p. 58) : "Cela étant, se cantonner à une interprétation littérale de ceux-ci [ndr: référence étant faite à des messages échangés], comme le fait la défense, n'est pas honnête". La défense de la partie prévenue était assurée par Mes Guerric Canonica et Yaël Hayat; l'arrêt a été notifié en l'étude du premier le 10 septembre 2024. La Chambre pénale d'appel et de révision était composée de D.________, président, et de E.________ et Delphine Gonseth, juges. Cette cause a fait l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral avec requête de récusation (cause 6B_816/2024), ainsi que d'une dénonciation au Conseil supérieur de la magistrature. A.c. Par courrier du 23 octobre 2024 adressé à Delphine Gonseth, trois des conseils de A.________, à savoir Mes Yaël Hayat, Guerric Canonica et Philippe Ducor, ont indiqué avoir appris que cette magistrate allait reprendre la présidence dans la procédure P_1 et l'ont invitée à se déporter, au motif qu'elle ne pouvait intervenir ni en tant que présidente, ni en tant que juge. Ils ont justifié leur position par le fait que dans la procédure distincte P_2, l'intéressée aurait considéré que deux avocats constitués à la défense de A.________ n'étaient "pas honnêtes". Par courrier du 28 octobre 2024, Delphine Gonseth a confirmé être en charge de la procédure P_1 et a considéré ne présenter aucun motif de récusation, en particulier sous l'angle de l'art. 56 let. f CPP. Elle a demandé si le courrier du 23 octobre 2024 constituait une demande formelle de récusation dirigée contre elle.