Citation: 8C_481/2022 E. 3.2.2

3.2.2. Selon la jurisprudence développée en matière de procédure civile, l'intervenant accessoire - au sens de l'art. 74 CPC - ne fait pas valoir des prétentions propres, mais soutient les conclusions d'une des parties principales, qu'il a intérêt à voir triompher. Il doit rendre vraisemblable un intérêt juridique à ce que la partie aux côtés de laquelle il veut intervenir ait gain de cause. Une preuve stricte n'est pas exigée. Hormis la capacité d'être partie et d'ester en justice, la condition essentielle requise pour intervenir est ainsi celle de rendre vraisemblable un intérêt juridique à ce que le litige pendant soit jugé en faveur de l'une des parties. Un intérêt purement factuel ou économique ne suffit pas. L'intervenant a un intérêt juridique lorsqu'en cas de perte du procès, ses propres droits peuvent être lésés ou compromis; le jugement à intervenir doit donc influer sur les droits et obligations de l'intervenant. Il n'est en revanche pas nécessaire qu'il y ait une relation juridique entre l'intervenant et la partie à soutenir ou la partie adverse; l'intérêt à l'intervention peut ainsi être immédiat ou médiat, selon que le jugement est automatiquement opposable à l'intervenant ou non (ATF 143 III 140 consid. 4.1.2; 142 III 40 consid. 3.2.1 et les références citées; cf. aussi, s'agissant de l'intervention au sens de l'ancien code de procédure civile vaudoise, arrêt 8C_624/2009 du 30 juillet 2010 consid. 5.1 et 8.3).