Citation: 4A_339/2020 E. 6.3

6.3. En l'espèce, la cour cantonale a jugé qu'il n'existait pas d'indice qui permettrait de retenir que les parties auraient manifesté à un moment donné une volonté réciproque et concordante tendant à la conclusion d'un contrat. Elle s'est même interrogée sur le point de savoir si les parties avaient communiqué d'une quelconque façon avant l'introduction de la procédure judiciaire, puisqu'il n'existait pas de document de cet ordre. Elle a ajouté qu'aucune circonstance pouvant suggérer une conclusion d'un contrat par le biais d'un représentant n'était plaidée. A l'issue de son appréciation, elle a exclu que les parties avaient voulu conclure un contrat. Elle est parvenue à déterminer leur volonté subjective sans avoir dû recourir à la théorie de la confiance, ce que le recourant ne conteste d'ailleurs pas. Il appartenait ainsi à ce dernier de démontrer le caractère arbitraire des constatations de la cour cantonale, ce qu'il ne parvient pas à faire. Le recourant soutient d'abord que l'autorité précédente était en possession d'indices clairs pointant vers l'existence d'un accord entre les parties quant à la conclusion d'un contrat. Il se prévaut en particulier des courriels faisant référence tant à des obligations hypothécaires qu'à un accord s'agissant du transfert du droit de propriété de l'intimé à la fille du recourant après une période limitée. La cour cantonale a pourtant expliqué avec soin les raisons pour lesquelles elle ne s'était pas fondée sur ces courriels. En particulier, elle a indiqué qu'ils émanaient d'une prétendue employée de la société I.________ SA, dont on ignorait tout, et d'un organe de cette société, J.________, que l'ex-épouse affirmait avoir mandatée. A.A.________ avait renoncé à leur déposition dans la procédure. Selon la cour cantonale, dans ces conditions, ces courriels ne permettaient pas de suivre l'extrapolation qu'en faisait A.A.________. L'appréciation de cet indice effectuée par la cour cantonale n'apparaît pas arbitraire. Il en va de même s'agissant du fait qu'il n'existait pas la moindre preuve d'un prétendu versement par le recourant de l'apport de fonds propres destinés à l'acquisition de l'appartement (cf. consid. 5.2 supra) et que les versements subséquents ne pouvaient être considérés comme une rémunération en lien avec l'exécution d'un contrat concernant cet appartement (cf. consid. 5.3 supra). C'est également sans arbitraire que la cour cantonale a écarté les déclarations de l'ex-épouse du recourant en raison, notamment, de ses liens évidents avec ce dernier et leur fille. Enfin, comme l'a souligné à juste titre l'autorité précédente, il est peu convainquant que le recourant ait pu s'engager pour des montants aussi conséquents sans obtenir une quelconque garantie écrite. Le reste de l'argumentation du recourant se fonde sur l'affirmation que l'intimé serait entré en contact avec lui, par le biais de J.________, afin d'acheter en son nom un appartement pour le compte du recourant, aux frais et risques de ce dernier. Ces faits n'ont toutefois pas été constatés par la cour cantonale. Enfin, s'il est vrai qu'un contrat de bail entre l'intimé, I.________ SA et L.A.________ n'exclut pas que l'intimé et le recourant aient conclu un contrat, cet élément ne permet pas pour autant de retenir d'emblée l'existence d'un contrat entre les parties. Ainsi, la cour cantonale a considéré, sans arbitraire, que les parties n'avaient conclu aucun contrat. Le recourant ne peut dès lors lui reprocher d'avoir procédé à une mauvaise application des art. 394 et 400 CO.