Citation: 5A_933/2023 E. B

B.a. B.a.a. Au cours de son interrogatoire du 5 novembre 2020, la faillie a estimé les dettes de la société à 94'000'000 fr., composées essentiellement de la créance de B.________, contestée, mais provisionnée à hauteur de 92'591'104 fr., et de créances fiscales. La faillie a approuvé par courrier du 24 juin 2021 l'inventaire de la faillite contenant la mention "aucun bien à inventorier". B.a.b. L'office a procédé à la publication de la faillite et à l'appel aux créanciers le 30 juin 2021 et fixé un délai au 1 er août 2021 aux créanciers et aux détenteurs de biens appartenant à la faillie pour s'annoncer. A.________ a produit une créance de 13'220 fr. 71 à titre d'honoraires d'administratrice. D.________ a produit une créance de 13'698 fr. à titre d'honoraires d'administrateur. B.________ a produit une créance de 283'445'186 fr. 98, composée d'une créance principale de 96'615'613 fr. 82, soit la contre-valeur en francs suisses de la créance découlant de la sentence arbitrale du 8 juin 2001 de 96'993'890 USD au cours du 30.01.2019, d'une créance d'intérêt de 186'763'349 fr. 05, soit les intérêts générés entre le 8 juin 2001 et la faillite au taux de 10 %, des frais de justice et dépens alloués dans le cadre des procédures d'exécution forcée en Suisse de 228'572 fr. 45, d'une créance d'intérêt de 42'724 fr. 11 sur lesdits frais judiciaires et dépens, le tout sous déduction de 205'072 fr. 45 versés par C.________ à l'office des poursuites le 17 juillet 2019. B.a.c. La faillie a été convoquée par l'Office le 12 octobre 2021 pour se prononcer sur les productions des créanciers. A.________ allègue qu'elle s'est opposée à la créance de 283'445'186 fr. 98 produite par B.________, au motif qu'elle avait été éteinte par la consignation du montant de 96'993'890 USD par E.________, F.________ et G.________ auprès du "Consignataire de la propriété ennemie". Elle allègue également s'être étonnée du montant de la créance articulée, qui comprenait des intérêts très importants, incompatibles avec ceux admis par le jugement de mainlevée du 25 septembre 2012 et l'arrêt de la cour de justice du 22 mars 2013 qu'elle a présentés à l'office. Lors de cette séance, l'office n'aurait pas soumis à la faillie une version modifiée de l'inventaire pour approbation. B.a.d. L'office a publié le dépôt de l'inventaire et de l'état de collocation le 15 novembre 2021. Ces documents ont été adressés le même jour à la faillie par courriel. L'office a envoyé le même jour à A.________ un courrier l'informant de l'inscription à l'inventaire de la faillite de C.________, sur requête de B.________, d'une créance à son encontre de 175'152'079 fr. 41 et l'a invitée à régler ce montant. L'état de collocation admettait notamment la créance de B.________ résultant de la sentence arbitrale du 8 juin 2001, à hauteur de 175'107'600 fr., comprenant 88'957'000 fr. de créance principale (93'908'945 USD au taux de change du 8.10.2020, jour du prononcé de la faillite), 86'127'600 fr. d'intérêts au taux légal de 5 % l'an, courus entre le 8 juin 2001 et le prononcé de la faillite, et 23'000 fr. à titre de solde de frais et dépens issus des procédures de mainlevée et de faillite à Genève. L'inventaire, qui avait été modifié depuis son approbation du 24 juin 2021 par A.________, mentionnait six prétentions litigieuses, toutes estimées à 1 fr., de 175'152'079 fr. 41 contre A.________, D.________ et H.________ SA (réviseur de C.________), fondées sur leur responsabilité d'organes de C.________, et de 175'107'600 fr. contre E.________, F.________ et G.________, fondées sur leur condamnation conjointe et solidaire avec C.________ dans la sentence arbitrale du 8 juin 2001. B.a.e. Le 28 septembre 2021, l'office a conclu à la suspension de la procédure arbitrale initiée le 4 juillet 2019 par C.________ et de la procédure en désignation d'arbitre, en application de l'art. 207 LP. Le tribunal de première instance a toutefois rejeté cette requête, considérant que la procédure en désignation d'arbitre n'avait pas à être suspendue en application de l'art. 207 LP, tout comme la procédure arbitrale internationale. Par circulaire du 1 er décembre 2021 aux créanciers de C.________, l'office a proposé à la masse en faillite de renoncer à ses droits dans la procédure d'arbitrage initiée le 4 juillet 2019 et de céder ces droits aux créanciers qui le souhaitaient. Par courrier du 20 décembre 2021, A.________ et D.________ (décédé par la suite) ont approuvé la proposition de l'office et demandé la cession des droits de la masse dans la procédure arbitrale. L'office a fait droit à cette demande par décision du 23 décembre 2021. Les administrateurs susmentionnés ont dès lors repris la place de la masse en faillite de C.________ dans les procédures d'arbitrage et de désignation d'arbitre. B.b. B.b.a. Par acte déposé le 25 novembre 2021, à l'attention de la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites de la cour de justice (ci-après: chambre de surveillance), "A.________ , plaignante ", a déposé plainte contre l'inventaire et l'état de collocation établis par l'office. Elle a conclu à ce que ces actes soient annulés, à ce que la mention d'une créance à son encontre et de créances à l'encontre de E.________, F.________ et G.________ soit supprimée de l'inventaire et à ce que l'état de collocation soit modifié en ce sens que la créance de B.________ ne soit pas simplement colloquée à concurrence de 175'107'600 fr., mais le soit " pour mémoire " à concurrence de 88'979'997 fr. plus frais judiciaires. Dans sa plainte, elle annonçait agir " tant en qualité de représentante de la société faillite qu'en tant que créancière et débitrice ". B.b.b. La plaignante a sollicité l'effet suspensif à la plainte, lequel a été prononcé par la chambre de surveillance par ordonnance du 1 er décembre 2021. Dans le cadre des considérants de cette ordonnance, la chambre de surveillance a mentionné, en se fondant sur l'entête de la plainte, que la plaignante agissait pour elle-même et non pour C.________. Par courrier du 9 décembre 2021 à la chambre de surveillance, la plaignante a réagi au fait que l'ordonnance sur effet suspensif mentionnait qu'elle n'agissait que pour elle-même, en renvoyant au passage de sa plainte à ce sujet et en soutenant qu'elle agissait tant à titre personnel qu'au nom de la société faillie. B.b.c. Dans ses observations du 21 janvier 2022, l'office a conclu à l'irrecevabilité de la plainte en tant qu'elle visait l'inventaire et à son rejet en tant qu'elle visait l'état de collocation. Pour sa part B.________ a conclu 26 août 2022 à l'irrecevabilité de la plainte de A.________, subsidiairement à son rejet, et à la révocation de l'effet suspensif octroyé à la plainte. B.b.d. Par décision du 23 novembre 2023, la chambre de surveillance a rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, la plainte formée le 25 novembre 2021 dans la faillite de C.________.