Citation: 2C_646/2022 E. 1

Partant de cette considération liminaire, la Cour de céans s'étonne que le Tribunal administratif fédéral ait expressément déclaré dans l'arrêt attaqué ne pas voir l'utilité d'examiner la question de la licéité du box de voltige figurant sur la carte VAC de la recourante, respectivement de contrôler si la décision de l'OFAC - qui ordonne la suppression de cette inscription - reposait sur une base légale, ce qui était pourtant contesté devant lui. Ce faisant, il s'est à tort contenté de retenir que cette décision - qui amorce selon lui un changement de pratique plus large de l'OFAC consistant à interdire de manière générale de telles indications sur les cartes VAC des aérodromes - poursuivait des motifs légitimes de sécurité et de protection contre le bruit (cf. supra consid. 3.4). Il lui aurait en principe incombé de vérifier en premier lieu si l'OFAC avait correctement appliqué le droit en constatant l'illicéité du box d'acrobatie figurant sur la carte VAC de l'aérodrome de U.________ et s'il convenait véritablement d'en ordonner la suppression de l'AIP au regard des circonstances, que ce soit en application de l'art. 11 LPE, qui commande de réduire les émissions de bruit à titre préventif si les conditions d'exploitation le permettent, ou de l'art. 36c LA, qui exige que les modalités concrètes de l'exploitation d'un aérodrome soient prévues dans le règlement d'exploitation. Il n'est toutefois pas nécessaire de renvoyer la cause au Tribunal administratif fédéral pour complément d'instruction et nouvelle décision sur ces différents points. En effet, s'agissant de questions relevant du droit fédéral, le Tribunal fédéral peut les examiner lui-même, dès lors que les faits constatés dans l'arrêt attaqué par le Tribunal administratif fédéral sont suffisants (cf. supra consid. 2.1).