Citation: 5A_99/2022 E. 1.3.2

1.3.2. L'argumentation qu'il développe ensuite pour fonder l'atteinte à son minimum vital s'appuie essentiellement sur sa propre appréciation des faits (cf. recours, " En Faits ", p. 4 à 10), laquelle diverge sensiblement de celle liant le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) et retenue dans la décision déférée. A supposer qu'il puisse en être tenu compte sur la base du grief de constatation arbitraire des faits soulevé dans la partie " Discussions " du recours (p. 22 à 24), les allégations du recourant ne permettent pas de dissiper le manque de transparence qui caractérise sa situation financière, à savoir notamment les différents montants transférés à sa nouvelle compagne - dont l'un est supérieur à un million - ou sa qualité de premier bénéficiaire d'un trust lui ayant régulièrement versé, ainsi qu'à sa famille, des montants relativement importants (entre 140'000 fr. et 180'000 environ, selon l'arrêt entrepris), éléments factuels qu'il ne conteste nullement. Ces circonstances permettent pourtant à elles seules de douter du dénuement dans lequel tomberait le recourant à défaut d'obtenir la mesure qu'il requiert. L'on relèvera au demeurant que le recourant n'a de cesse d'affirmer que son épouse serait au bénéfice d'une importante fortune mobilière et immobilière. L'on ne saisit donc pas en quoi le recouvrement des sommes éventuellement payées en trop serait aléatoire, ainsi qu'il paraît l'affirmer dans la partie " Discussions " de son recours.