Citation: 4A_409/2021 E. A

A.a. Z.________ (le demandeur) et A.________ (la défenderesse) entretenaient une relation amoureuse depuis 2007 ou 2008. Après quelque temps, ils se sont mis en quête d'un appartement pour y vivre ensemble. En juillet 2010, le demandeur a signé une convention de réservation sur un appartement en propriété par étages situé au premier niveau d'un immeuble résidentiel dans la commune de... (VS). Il a versé un acompte de 20'000 fr. Le 11 février 2011, la défenderesse a acquis cet appartement (ci-après l'appartement A) pour 567'000 fr. Elle figure au registre foncier comme unique propriétaire. Le couple a appris qu'un autre appartement dans les combles du même immeuble (ci-après l'appartement B) était aussi en vente. Il a décidé de l'acquérir pour l'utiliser comme logement et de revendre l'appartement A avec un bénéfice. Le 18 mars 2011, la défenderesse a acheté l'appartement B au prix de 662'671 fr. Elle en est également la seule propriétaire selon le registre foncier. A.b. Les deux appartements ont été vendus "à l'état brut": les travaux de second-oeuvre devaient encore être réalisés. Fort de sa formation d'installateur sanitaire et de dessinateur en bâtiment, le demandeur a effectué personnellement une partie de ces travaux, évaluée à 8'250 fr. pour l'appartement A et à 13'380 fr. pour l'appartement B. Il a en outre réglé diverses factures d'entreprises ayant accompli des travaux de second-oeuvre, à raison de 64'218 fr. 40 pour l'appartement A et de 133'952 fr. 45 pour l'appartement B. Le demandeur a encore payé la moitié des intérêts hypothécaires pour les deux appartements. Quant à la défenderesse, elle a financé l'acquisition de ces deux biens au moyen de prêts hypothécaires et de ses fonds propres. A.c. Les concubins ont emménagé dans l'appartement B. L'appartement A a été loué, faute d'avoir pu être vendu. Le couple s'est séparé en janvier 2013. A.d. Le 10 septembre 2013, la défenderesse a signé une reconnaissance de dette notariée dans laquelle elle attestait devoir 85'000 fr. au demandeur pour les "fonds propres" qu'il avait investis dans l'appartement A. Elle s'engageait à ne pas vendre l'appartement sans en avoir informé son ex-partenaire et créancier et à payer le solde de sa dette à ce moment-là.