Citation: I 839/05 04.01.2007 E. A

S.________, né en 1950, a travaillé en Suisse en qualité de maçon depuis 1988. Le 10 avril 1989, alors qu'il travaillait sur un chantier, il a été victime d'un accident: suite à la rupture d'un câble de levage de panneau de coffrage, il a reçu le câble de la grue sur l'arrière de la tête. Les médecins ont diagnostiqué une contusion cervico-crânienne, le status neurologique étant normal. L'intéressé a subi une incapacité de travail de 100 % du 10 au 19 avril 1989. En mai 1990, un nouveau bilan radiologique conventionnel a été effectué au niveau cervical et montrait un rétrolisthésis de C3 sur C4. L'accident a été pris en charge par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). S.________ a déposé le 29 octobre 1999 une demande de rente auprès de l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'OCAI), en raison d'une aggravation progressive des douleurs dans la nuque depuis l'accident survenu en 1989. L'OCAI a recueilli l'avis du docteur B.________, généraliste et médecin traitant de l'assuré, lequel a posé le diagnostic de cervicarthrose C3/C4 avec obturation partielle des trous de conjugaisons à droite, syndrome cervico-brachial bilatéral dominant à droite, hypertension artérielle et état dépressif réactionnel chez un malade chronique dont la famille réside au Portugal (cf. rapport du 28 avril 2000). L'OCAI a en outre confié une expertise pluridisciplinaire à la Clinique X.________, Centre d'observation médical de l'assurance-invalidité (COMAI). Dans un rapport du 13 décembre 2001, les docteurs L.________, chef de clinique et F.________, chef de clinique adjoint, tous deux au service de cet établissement, ont posé un diagnostic avec influence essentielle sur la capacité de travail, à savoir un syndrome somatoforme douloureux persistant sous forme de douleurs diffuses au niveau de l'appareil locomoteur (en particulier cervico-brachialgies bilatérales et lombalgies) (F 45.4), un trouble dépressif majeur récurrent et une cervicarthrose C3-C4, ainsi qu'un diagnostic sans influence essentielle sur la capacité de travail, soit un probable syndrome métabolique (I 10, E 78.5). D'un point de vue strictement neurologique, la capacité de travail de l'assuré était considérée comme totale, même en qualité de maçon. Sur le plan rhumatologique, la capacité de travail était estimée à 70 % en tant que maçon et à 100 % dans une activité adaptée, plus légère. Sur le plan psychiatrique, la capacité de travail était évaluée à 35 %, même dans une activité adaptée. Dans leur colloque de synthèse, les experts ont exprimé leurs doutes à l'égard de l'importance de la diminution de la capacité de travail retenue pour des raisons psychiatriques et ont conclu à une capacité de travail résiduelle globale de 60 %. Dans une note du 2 janvier 2002, le docteur C.________, médecin-conseil de l'AI, a estimé que l'évaluation psychiatrique faite dans le cadre du COMAI était très insuffisante, les critères de la récurrence n'existant pas dans le rapport et les éléments de gravité étant bien douteux. Dans une note du 30 septembre 2002, le docteur M.________, médecin-conseil de l'Office AI du canton du Jura, a souligné que le diagnostic de trouble dépressif récurrent majeur retenu dans l'expertise du COMAI était mal étayé, de sorte qu'il se justifiait de soumettre le cas au Service médical régional de l'AI (SMR). Le SMR Léman a examiné l'assuré le 25 novembre 2002. Dans son rapport du 10 décembre 2002, le docteur A.________, psychiatre, a posé le diagnostic de syndrome douloureux somatoforme persistant (F 45.4), en concluant a une capacité de travail entière d'un point de vue psychiatrique. Par décision du 10 mars 2003, confirmée sur opposition le 6 août 2004, l'OCAI a refusé à l'assuré l'octroi d'une rente d'invalidité.