Citation: 8C_146/2023 E. 7.2

7.2. En l'occurrence, l'arrêt attaqué ne fait pas état de manquements dans le nombre ou dans la qualité des recherches d'emploi effectuées par le recourant pendant la période précédant immédiatement le chômage. Pour autant, l'argumentation du recourant repose en grande partie sur des faits qui n'ont pas été constatés par les premiers juges et, comme on l'a vu (cf. consid. 6.2 supra), celui-ci n'a pas démontré en quoi les faits auraient été établis de manière arbitraire. Dans cette mesure, l'argumentation n'est pas admissible. En tout état de cause, le raisonnement de la cour cantonale, qui repose sur une analyse plus globale des circonstances, échappe à la critique. En particulier, la disposition du recourant à exercer un emploi durable pouvait être mise en doute au vu de son activité de serveur saisonnier exercée auprès du même employeur depuis 2016, alors qu'il bénéficie d'une grande expérience professionnelle dans un secteur d'activité qui connaît notoirement des difficultés à recruter du personnel même non qualifié. Dans un tel cas de figure, l'intimé était fondé à exiger de sa part, après environ six ans d'activité saisonnière, un effort supplémentaire pour reconnaître son aptitude au placement, en l'occurrence sous la forme de recherches d'un emploi durable au-delà des trois mois précédant la fin de son activité temporaire. Un tel procédé vise à reconnaître la volonté du recourant à ne plus devoir émarger à l'assurance-chômage pendant les périodes de fermeture de la buvette B.________ et s'inscrit dans le cadre des dispositions légale et réglementaire régissant l'aptitude au placement du personnel temporaire (art. 15 al. 1 LACI et 14 al. 3 OACI).