Citation: 9C_364/2017 E. 3.1

3.1. La juridiction cantonale a nié le droit de l'assurée à la prise en charge par l'assurance obligatoire des soins des frais des traitements dentaires requis. Après examen des avis médicaux, elle a tout d'abord retenu que les fissures apparentes sur les parois des dents avaient certainement été provoquées par l'ancienneté des obturations, soit un problème uniquement mécanique qui ne relevait pas de l'assurance-maladie obligatoire, et que celles-ci ne posaient en règle générale, selon l'expert H.________, aucun problème infectieux. Quant au traitement parodontal (avec extraction de la dent n° 17), la juridiction cantonale a relevé que le médecin-dentiste D.________ n'avait pas étayé les raisons pour lesquelles il retenait l'existence d'une parodontite "infectieuse" qui aurait déjà impérativement dû être traitée préalablement au shunt crânien. Il s'agissait par ailleurs d'un avis isolé et qui, au vu de la multitude d'avis contraires au dossier, ne pouvait se voir attribuer valeur probante. Au reste, la juridiction cantonale a constaté que le docteur D.________ insistait sur la nécessité pour l'assurée de traiter les parodontopathies afin d'éviter toute bactériémie lors du brossage des dents ou lors de l'alimentation. Or, si ce point n'était pas litigieux entre les parties, elle a souligné qu'il n'était pas déterminant. Plus de trois ans après la réalisation du shunt crânien, il n'existait en effet aucune intervention vasculaire à réaliser ou à garantir et qui pourrait justifier la prise en charge par l'assurance obligatoire des soins d'un tel traitement prophylactique.