Citation: 4A_479/2020 E. 5.8

5.8. Comme d'autres établissements, la banque a livré le nom de ses employés aux autorités américaines. Devant le Sénat américain, son directeur général alors en place a incriminé un petit groupe d'employés en Suisse (let. A.k supra). On ne saurait inférer de ce second point une atteinte à la personnalité du recourant. Rien n'indique qu'il ait été nommément désigné, ni même qu'il ait été identifiable dans les milieux concernés. Quant au premier point (transmission du nom des employés), il a inspiré moult décisions au Tribunal fédéral, essentiellement sous l'angle de la protection des données (cf. entre autres l'arrêt-clé 4A_390/2017 du 23 novembre 2017; également les arrêts 4A_611/2017 du 26 mars 2018; 4A_668/2017 du 21 février 2018; 4A_516/2017 du 10 avril 2018; 4A_280/2018 du 24 août 2018; 4A_610/2018 du 29 août 2019, concernant l'assistante du recourant). Or, il n'apparaît pas que le recourant ait contesté cette démarche à l'époque, ni qu'il en ait fait un sujet de débat dans le présent procès. Aussi n'y a-t-il pas matière à retenir une violation des droits de la personnalité de ce point de vue.