Citation: 6B_1285/2017 E. 4.3

4.3. Le recourant fait derechef grand cas des suivis entamés auprès du Service d'alcoologie de l'hôpital C.________ et du Centre B.________. Or, on ne voit pas que cet élément, certes positif, serait suffisant pour exclure l'exécution d'une partie de la peine privative de liberté. Il convient tout d'abord de relever que les effets de ces suivis, du moins s'agissant de la consommation d'alcool, ne se sont pas pleinement fait sentir, puisque le recourant s'est présenté alcoolisé aux débats d'appel. On ne voit pas, par ailleurs, en quoi l'exécution d'une partie de la peine privative de liberté pourrait entraîner une "perte d'activité" du recourant - lequel émarge à l'aide sociale -, ni porter atteinte aux "efforts consentis" pour maîtriser sa consommation d'alcool. Pour le surplus, le recourant ne fait pas état d'éléments pertinents qui auraient été omis par l'autorité précédente dans l'établissement de son pronostic. Compte tenu de ce qui précède, ainsi que des nombreux antécédents du recourant et de sa faible prise de conscience, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, considérer que la peine privative de liberté ne pouvait être assortie d'un sursis complet. Le grief doit être rejeté.