Citation: 6B_609/2022 E. 4

Selon la jurisprudence, en matière de délit contre l'honneur, il ne suffit pas d'invoquer une telle infraction pour que l'on puisse automatiquement en déduire l'existence d'un tort moral. N'importe quelle atteinte légère à la réputation professionnelle, économique ou sociale d'une personne ne justifie en effet pas une telle réparation, dont l'allocation suppose, au contraire, que l'atteinte présente une certaine gravité objective et qu'elle ait été ressentie par le lésé, subjectivement, comme une souffrance morale suffisamment forte pour qu'il apparaisse légitime qu'une personne, dans ces circonstances, s'adresse au juge pour obtenir réparation (arrêts 6B_17/2020 du 7 avril 2020 consid. 1.1; 6B_637/2019 du 8 août 2019 consid. 1.2). En l'espèce, hormis le fait que le recourant ne chiffre même pas approximativement ses prétentions, il ne dit mot de la gravité subjective de l'atteinte alléguée, cependant que les faits dénoncés, tels qu'ils sont restitués dans le décision querellée, n'apparaissent d'emblée pas particulièrement graves, considérés objectivement. Les développements du recourant ne suffisent manifestement pas à démontrer à satisfaction de droit sa qualité pour agir devant le Tribunal fédéral au regard de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF.