Citation: I 504/00 10.04.2001 E. 4

4.- a) Se fondant notamment sur le rapport du docteur O.________, les premiers juges ont considéré que la condition d'assurance requise par les art. 6 al. 1 LAI et 8 let. c de la convention italo-suisse de sécurité sociale était remplie, dès lors que c'est en 1991 que l'intimé a eu besoin de mesures de reclassement. L'office recourant conteste cette appréciation. Selon lui, l'intimé est atteint d'une poliomyélite aiguë depuis son enfance, ayant occasionné une paralysie des muscles du MDI qui serait incompatible avec son activité de peintre en bâtiment. Le fait que l'intimé n'a travaillé qu'à temps partiel de 1982 à 1990 témoignerait en faveur de cette thèse. L'office recourant fait dès lors valoir que l'invalidité de l'intimé est survenue avant son entrée en Suisse en 1982 et que les mesures de reclassement auraient été nécessaires également avant cette date. b) Selon l'art. al. 2 LAI, l'invalidité est réputée survenue dès qu'elle est, par sa nature et sa gravité, propre à ouvrir droit aux prestations entrant en considération (ATF 126 V 9 consid. 2b, 118 V 82 consid. 3a et les références; VSI 1998 p. 209 consid. 3a). Une seule atteinte à la santé peut entraîner plusieurs cas d'assurance successifs : la survenance de l'invalidité doit être déterminée séparément pour chaque genre de prestation qui entre en ligne de compte (ATF 112 V 277 consid. 1b). Selon la jurisprudence (arrêts non publiés M. du 11 mai 1999, I 301/98, G. du 11 novembre 1987, I 192/87), la survenance de l'invalidité en ce qui concerne une éventuelle mesure de reclassement se situe au plus tôt au moment auquel l'atteinte à la santé est devenue suffisamment importante pour que l'on doive s'attendre à ce que, dans un avenir proche, l'activité exercée ne puisse plus être raisonnablement exigée de l'assuré. c) Il ressort du dossier médical que l'atteinte à la santé de l'intimé consiste en une scoliose et des séquelles de paralysie du MDI avec lombo-sciatalgies et qu'elle a provoqué, dès le début de l'année 1990 (dernière période de travail selon les extraits de comptes individuels), en raison de l'aggravation des douleurs lombalgiques, l'interruption de travail. Le docteur O.________ a ainsi fixé le début de l'incapacité de travail à l'année 1991. On doit dès lors admettre, conformément à la jurisprudence précitée, que c'est en 1990, au plus tôt, et en 1991, au plus tard, que l'atteinte à la santé de l'intimé est devenue suffisamment importante pour qu'il ne puisse plus exercer son activité de peintre en bâtiment. d) Dans ce contexte, non documentés et en contradiction avec les constatations médicales, les moyens de l'office recourant doivent être rejetés. Contrairement à ce qu'il soutient, aucun élément du dossier ne permet d'affirmer que les interruptions de travail comme peintre, mises en évidence par les extraits des comptes individuels, sont imputables à l'état pathologique préexistant ou que l'intimé ne travaillait pas à plein rendement lorsqu'il était actif professionnellement. Par ailleurs, on ne voit pas de motifs de s'écarter de l'avis, en particulier, du docteur O.________, selon lequel le début de l'incapacité de travail doit être fixé à une date correspondant à l'aggravation des douleurs lombalgiques. A tout le moins, et sur la base des certificats médicaux, on ne saurait considérer que l'atteinte à la santé était, avant 1982 déjà, suffisamment importante pour que l'activité de peintre ne puisse plus être exigée raisonnablement de l'assuré alors même qu'il l'a exercée jusqu'en 1990. Il s'ensuit que la condition d'assurance requise par les art. 8 let. c de la convention italo-suisse de sécurité sociale et 6 al. 1 LAI était remplie en ce qui concerne une éventuelle mesure de reclassement.