Citation: 2C_582/2017 E. B

Dans leurs déclarations d'impôt pour les années fiscales 2005, 2006, 2007, 2008 et 2009, les époux X.________ ont fait valoir des déductions pour six charges de famille, à savoir pour leurs deux filles, ainsi que pour la mère, la soeur et les deux nièces de la contribuable qui vivent au Pérou, en produisant chaque année, concernant ces quatre dernières, un «chèque à court terme», indiquant la mère de la contribuable comme bénéficiaire, pour des montants de 25'760 fr. en 2005 et 2006 et de 27'980 fr. en 2007, 2008 et 2009. Pour ces mêmes années, ils ont également fait valoir, en lien avec les quatre personnes précitées, des frais liés à un handicap, des déductions supplémentaires pour primes d'assurances et intérêts de capitaux d'épargne, ainsi que des frais médicaux pour eux-mêmes et pour leurs deux filles. Le 30 septembre 2011, l'Administration fiscale cantonale genevoise (ci-après: "l'Administration fiscale cantonale") a notifié aux époux X.________ leurs bordereaux définitifs pour l'impôt cantonal et communal (ICC) et l'impôt fédéral direct (IFD) 2005 et a fait de même pour les années fiscales 2006 à 2009, par décisions séparées du 15 novembre 2011. Dans ces décisions, l'Administration fiscale cantonale a précisé que les charges de famille pour les nièces n'étaient pas admises, celles-ci ne pouvant pas être considérées comme incapables de subvenir à leurs besoins, et réduit les frais médicaux admis, en ajoutant dans les décisions 2006 à 2009 que les frais liés au handicap n'étaient pas déductibles (cette dernière déduction ne sera demandée qu'au stade de la réclamation pour 2005). Dans leurs réclamations respectives formées contre ces décisions, les intéressés ont maintenu avoir six charges de famille, mais en mentionnant toutefois à cet égard le père et la tante de la contribuable et non plus les deux nièces de cette dernière. Par décisions du 19 novembre 2014, l'Administration fiscale cantonale a admis partiellement les réclamations concernant des déductions pour intérêts hypothécaires en 2005 et une partie des frais médicaux pour les années 2006 à 2009. Dans ces décisions, l'Administration fiscale cantonale a notamment précisé que les chèques produits ne constituaient pas une preuve de versement de contributions d'entretien aux proches, de sorte que les frais liés au handicap et les charges de famille ne pouvaient pas être admis.