Citation: 2A.504/2001 22.03.2002 E. 1

2.3 Dans la situation du recourant, la continuité des infractions pénales commises depuis 1995 revêt une importance prépondérante dans l'appréciation de ses facultés d'intégration. Replacée dans son contexte, la condamnation à 22 mois d'emprisonnement pour trafic de drogue, qui s'ajoutait à une condamnation à 15 jours d'emprisonnement pour violence ou menace contre les autorités et à trois précédentes condamnations pour conduite sans permis, est donc un motif suffisant au sens de l'art. 10 al. 1 lettre a LSEE. A cet égard, le fait que le recourant a été condamné pour des infractions aux règles de la circulation routière et que ses condamnations pénales pour crimes et délits soient inférieures à la limite indicative de deux ans n'est pas de nature à influer sur la décision de refuser l'autorisation de séjour. L'ensemble du comportement du recourant pendant toute la durée de son séjour en Suisse démontre en effet clairement qu'il ne veut pas ou n'est pas capable de se conformer à l'ordre établi. Au demeurant, les objections du recourant au sujet de ses condamnations pour conduite sans permis n'ont pas à être prises en considération, dès lors qu'elles ont déjà été soulevées devant le juge pénal, dont le jugement lie les autorités de police des étrangers. Enfin, la procédure pénale encore pendante dans le canton de Fribourg, à la suite d'une plainte pour menace et lésions corporelles simples, confirme les difficultés d'intégration de l'intéressé. Compte tenu de tous ses éléments, le refus d'accorder au recourant une autorisation de séjour pour pouvoir demeurer en Suisse n'apparaît pas disproportionné. Au surplus, le Tribunal fédéral renvoie à la motivation détaillée contenue dans l'arrêt attaqué (art. 36a al. 3 OJ). Il s'ensuit que le recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable, avec suite de frais à la charge du recourant (art. 156 al. 1 OJ).