Citation: 6S.97/2003 07.05.2003 E. 3

Le recourant fait valoir que l'infraction de viol (art. 190 CP) ne serait pas réalisée dès lors qu'il n'aurait pas agi avec conscience et volonté. Ce que l'auteur savait, voulait ou ce dont il acceptait l'avènement fait partie du contenu de la pensée et la constatation de celui-ci relève de l'établissement des faits (ATF 119 IV 1 consid. 5a p. 3); les constatations de la cour cantonale à ce sujet lient donc la Cour de céans et ne peuvent dès lors être remises en cause dans le cadre de cette voie de droit (art. 277bis PPF). En l'espèce, la cour cantonale a rappelé que, sur le plan subjectif, l'homme devait vouloir ou accepter que la femme ne soit pas consentante et qu'il exerce ou exploite un moyen de contrainte sur elle et a estimé que ces conditions étaient réalisées et, partant, que le recourant avait agi intentionnellement. Dans la mesure où le recourant remet en cause ces constatations de faits, son grief est irrecevable.