Citation: 4A_386/2016 E. 2.5.3

2.5.3. La défenderesse échoue à démontrer en quoi l'appréciation qui précède serait erronée. Alors que le demandeur se référait dans son courriel du 12 juillet 2012 à un avoir de 400'000 USD et que l'état réel du compte à cette date n'était que de 279'926 USD, la défenderesse objecte que cette incohérence pouvait passer inaperçue au vu de la quantité d'informations contenues dans ledit courriel et de la complexité des questions qui y étaient posées; elle plaide de surcroît que ce courriel avait été envoyé par le demandeur en personne depuis la messagerie piratée, ce qui aurait eu un "effet guérisseur". On ne voit toutefois pas en quoi l'utilisation par le demandeur de sa propre messagerie piratée aurait pu avoir un effet guérisseur, alors que l'ensemble des éléments - y compris les incohérences de style entre les messages émanant des pirates et celui du demandeur - auraient dû conduire la défenderesse à effectuer des vérifications supplémentaires.