Citation: 2C_770/2009 02.06.2010 E. 5

Le recourant conteste en outre de manière générale le bien-fondé de la révocation. Le Tribunal fédéral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Cependant, compte tenu de l'exigence de motivation contenue à l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, il n'examine en principe que les griefs invoqués (ATF 135 III 397 consid. 1.4 p. 400), à moins que l'arrêt attaqué révèle une violation évidente du droit. Tel n'est pas le cas en l'espèce. Comme il a été retenu sans arbitraire (cf. supra consid. 3.3) que son mariage est vidé de toute substance depuis décembre 2006, le recourant ne peut plus se prévaloir du droit au regroupement familial découlant de l'Accord du 21 juin 1999 entre la Confédération suisse, d'une part, et la Communauté européenne et ses États membres, d'autre part, sur la libre circulation des personnes (ALCP; RS 0.142.112.681) pour justifier le maintien de son autorisation de séjour CE/AELE (cf. ATF 130 II 113 consid. 9.5 p. 134 et les arrêts cités). En outre, aucune disposition du droit interne ne permet de fonder une telle autorisation. Ainsi, l'art. 43 LEtr n'est pas applicable, car il subordonne le regroupement familial en faveur du conjoint à la condition que les époux vivent en ménage commun. En présence d'un mariage seulement formel, le recourant ne peut davantage se fonder sur l'art. 49 LEtr, puisque cette disposition suppose que la communauté familiale soit maintenue. De même, le recourant ne peut rien tirer de l'art. 50 LEtr, dès lors que l'union conjugale n'a pas duré trois ans au sens de cette disposition (cf. arrêt 2C_635/2009 du 26 mars 2010 consid. 5.2) et qu'aucun élément ne permet de retenir de raisons personnelles majeures justifiant la poursuite du séjour du recourant en Suisse (sur cette notion, cf. ATF 136 II 1 consid. 5). Si l'on ajoute à ces circonstances le fait que le recourant ne séjourne en Suisse que depuis 4 ans (dont seulement 3 ans légalement) et qu'il a gardé des attaches notamment familiales au Kosovo où il a vécu les 21 premières années de sa vie, la révocation n'apparaît pas disproportionnée (cf. art. 96 LEtr), même si le recourant est intégré socialement et professionnellement en Suisse. Enfin, quant à savoir si l'intéressé pourrait, sous l'angle de l'art. 30 al. 1 let. b LEtr, obtenir une autorisation de séjour en dérogation aux conditions d'admission, il s'agit d'une question qui ne peut être examinée dans le cadre de la présente procédure en vertu de l'art. 83 let. c ch. 5 LTF. Partant, en confirmant la révocation de l'autorisation de séjour du recourant sur la base de l'art. 23 al. 1 de l'ordonnance du 22 mai 2002 sur l'introduction de la libre circulation des personnes (RS 142.203), l'arrêt attaqué a correctement appliqué le droit fédéral. Dans ces circonstances, le recours en matière de droit public ne peut qu'être rejeté.