Citation: 6B_716/2022 E. 3.3

3.3. Le recourant reproche encore à la cour cantonale de ne pas avoir mentionné les déclarations de l'expert selon lesquelles il était possible qu'une détention durant seize années, suivie de la perspective d'un internement, eût pu contribuer à une sorte de rigidité chez le recourant, qui plus est en ayant eu aucun professionnel pour élaborer autour de la condamnation ou travailler des objectifs. Ce faisant, le recourant ne démontre pas en quoi cette "possibilité" évoquée par l'expert aurait été arbitrairement omise ou serait déterminante en l'espèce. Sous cet angle, son grief est rejeté dans la mesure où il est recevable. Quant au fait que l'expert ait admis, sur question de la mandataire du recourant, que les chances de succès de la thérapie entamée avec la psychologue n'étaient pas nulles, la cour cantonale n'a pas arbitrairement omis cet élément dès lors qu'elle a retenu dans l'état de fait que l'expert avait déclaré à l'audience qu'une prise en charge du trouble du recourant était difficile, mais pas impossible et que peut-être que, petit à petit, il pourrait y avoir un début de prise de conscience. En tout état de cause, on relèvera que, selon la jurisprudence, la possibilité vague d'une diminution du risque ou l'espoir d'une diminution seulement minimale de ce risque ne sont pas suffisants pour admettre qu'il est suffisamment vraisemblable qu'une mesure thérapeutique entraînera, dans les cinq ans de sa durée normale, une réduction nette du risque que l'intéressé commette, en raison de son trouble mental, un crime prévu à l'art. 64 CP (cf. infra consid. 4.2 et les arrêts cités).