Citation: 4C.86/2006 14.07.2006 E. 3

3. Les personnes qui sont en possession du droit de signature sur mon compte, à savoir ma femme et ma fille, ont été (du 3 février 2000 au 30 avril 2000) en contact permanent avec moi ou ont été disponibles pour que vous les contactiez par téléphone (les numéros que vous avez n'ont pas changé et sont toujours opérationnels). Malgré ceci nous n'avons jamais reçu des appels de votre part". Par avis sans signatures datés du 19 septembre 2000, la défenderesse a informé les demandeurs qu'elle retirait de leurs dossiers un certain nombre de valeurs. Les titres retirés des comptes numériques des demandeurs, correspondant à ceux acquis au moyen des fonds virés du compte de B.________ le 24 mars 2000, étaient évalués le 15 septembre 2000 à 978'770 US $ pour X.________ et à 898'869 US $ pour Y.________. Ces valeurs ont été transférées par la banque sur le compte de B.________ le 21 septembre 2000. Ce même jour, la banque a avisé les demandeurs des transferts de valeurs effectués. La défenderesse a motivé l'extourne par le fait que B.________ avait contesté avoir signé le formulaire A mentionnant que les avoirs de son compte étaient pour partie propriété de X.________ et Y.________, si bien que les montants s'y trouvant pouvaient être répartis entre les susnommés. Statuant le 26 septembre 2000, la Vice-présidente du Tribunal de première instance de Genève a rejeté deux requêtes de séquestre que X.________ et Y.________ avaient déposées le 22 septembre 2000, à concurrence de 1'796'550 fr. en capital, sur les avoirs que B.________ détenait auprès de la défenderesse. Le 27 novembre 2001, la banque a licencié C.________ pour des motifs liés à la présente cause et l'a libéré avec effet immédiat de son obligation de travailler.