Citation: 9C_213/2013 E. 4.4

4.4. La recourante reprend devant la Cour de céans son argumentation de première instance, selon laquelle jusqu'à la fin de l'année 2009 son état de santé psychique ne lui permettait pas de gérer ses affaires administratives, ni de saisir les implications concrètes de la situation complexe qui était la sienne, de telle sorte qu'elle ignorait jusqu'au début de l'année 2010 qu'elle n'avait pas droit aux prestations complémentaires qui lui avaient été versées jusque-là. Cette argumentation a été réfutée par les premiers juges, qui ont admis que la recourante était capable, au moment du versement du capital et des rentes ultérieures par l'institution de prévoyance, de réaliser l'impact de ceux-ci sur l'octroi de prestations complémentaires. Il n'est pas démontré par une argumentation répondant aux exigences de l'art. 42 al. 2, respectivement de l'art. 106 al. 2 LTF, qu'en tranchant cette question ils aient établi les faits de façon manifestement inexacte ou en violation du droit. L'obligation d'informer en cas de changement de situation figure sur la demande du 30 octobre 2008, dont le formulaire a été signé par la recourante seule, et aussi sur les décisions d'octroi de prestations complémentaires des 11 novembre 2008 et 17 juin 2009 qui lui ont été adressées. La recourante ne peut tirer argument, pour justifier son inaction, d'avoir transmis les pièces à un mandataire qui les a conservées jusqu'à la fin de l'année 2009. Ainsi que l'a relevé la juridiction cantonale, ce mandat était limité aux affaires fiscales. Il s'ensuit que la recourante doit supporter les conséquences d'avoir omis de faire des copies des documents transférés. Le jugement entrepris, qui considère qu'elle ne peut faire valoir aucun motif excluant une négligence grave dans le fait d'avoir tu l'existence des prestations du 2 ème pilier, est ainsi conforme au droit fédéral (supra, consid. 3.1 et 3.2). Le recours est mal fondé.