Citation: 9C_557/2021 E. 5.3.4

5.3.4. La recourante se réfère à la date de l'arrêt publié in ATF 146 V 9 et au fait qu'elle avait invoqué ce prononcé devant l'intimé moins de trois mois après, le 11 février 2020, dans le cadre de ses objections contre le projet de l'office AI du 15 mai 2019 (octroi d'une rente limitée dans le temps), pour affirmer qu'elle n'avait pas tardé à faire valoir une violation de son droit d'être entendue. Ce faisant, elle ne remet pas en cause les constatations de la juridiction cantonale selon lesquelles elle était à ce stade de la procédure déjà représentée par un mandataire professionnel et qu'il lui aurait été loisible de se manifester immédiatement après avoir pris connaissance du rapport du CEMed. Avec les premiers juges, on constate que le vice entachant l'expertise du CEMed ressortait distinctement de la première page du rapport établi le 26 juillet 2018, qui mentionnait de façon expresse que la préparation du dossier et la relecture du rapport avaient été confiées à des médecins ne participant pas aux examens, alors que le nom de ceux-ci n'était pas indiqué. La recourante aurait donc été en mesure de se plaindre de l'absence de communication du nom des médecins mentionnés dans l'expertise aussitôt qu'elle s'en était aperçu. Contrairement à ce qu'elle semble croire, le prononcé de l'ATF 146 V 9 n'a pas fondé un nouveau droit de participation tiré de l'art. 44 LPGA; s'il ressort de cet arrêt que l'obligation prévue par cette disposition s'applique à tous les médecins ayant participé aux tâches fondamentales d'expertise, il n'a pas modifié un principe ni n'en a créé de nouveau.