Citation: 8C_623/2014 E. 7.2

7.2. Aux termes de l'art. 29 al. 3 Cst., toute personne qui ne dispose pas de ressources suffisantes a droit, à moins que sa cause paraisse dépourvue de toute chance de succès, à l'assistance gratuite d'un défenseur, dans la mesure où la sauvegarde de ses droits le requiert. Selon la jurisprudence, il se justifie en principe de désigner un avocat d'office à l'indigent lorsque la situation juridique de celui-ci est susceptible d'être affectée de manière particulièrement grave. Lorsque, sans être d'une portée aussi capitale, la procédure en question met sérieusement en cause les intérêts de l'indigent, il faut en outre que l'affaire présente des difficultés en fait et en droit que le requérant ou son représentant légal ne peuvent surmonter seuls (ATF 130 I 180 consid. 2.2 p. 182 et les arrêts cités). On peut ajouter que dans le domaine de l'aide sociale, où il s'agit généralement de prendre en considération avant tout des situations personnelles, la nécessité de désigner un avocat d'office doit être examinée avec retenue (cf. arrêt 8C_376/2014 du 14 août 2014 consid. 4.2.1). Il est vrai, comme le fait valoir la recourante, que la décision du 24 janvier 2014 apparaît lacunaire et que les juges cantonaux en ont complété la motivation en fait et en droit avant d'en confirmer le résultat. Il n'en demeure pas moins que la recourante a été largement questionnée par l'assistante sociale en charge de son dossier sur sa situation personnelle et financière et qu'elle a été rendue attentive à son obligation de collaborer si elle entendait bénéficier des prestations. Elle pouvait donc comprendre que les motifs du refus résidaient dans le fait qu'elle n'avait pas suffisamment collaboré à établir sa prétendue indigence, tant à raison de la non production de justificatifs sur les revenus réalisés en 2013 que parce qu'elle refusait d'expliquer comment elle avait subvenu à ses besoins entre mai 2012 et décembre 2013. Tout bien considéré, vu les arguments figurant dans son acte de recours et vu le pouvoir d'examen entier de l'instance cantonale, elle ne pouvait pas s'attendre à ce que son recours soit admis pour des motifs d'ordre formel. Sur le fond également, les chances que la recourante obtienne gain de cause apparaissaient nettement inférieures au risque de succomber dès lors que le litige reposait essentiellement sur des questions de fait, à savoir quelles sont les ressources économiques dont dispose l'intéressée, et qu'à cet égard, celle-ci ne voulait pas fournir tous les éclaircissements demandés par l'intimée.