Citation: 4A_282/2017 E. 3.2

3.2. C'est en vain que l'intimé (acheteur) tente de suggérer que la question de l'exception d'inexécution n'a pas été formellement tranchée dans l'arrêt de renvoi (cf. duplique p. 4). En effet, le vendeur n'ayant pas pris de conclusions en admission de l'exception d'inexécution (cf. arrêt de renvoi let. C), la Cour de céans ne s'est pas prononcée formellement dans son dispositif à ce sujet, mais elle a tranché ce point matériellement dans les motifs de sa décision. On ne saurait pas non plus suivre l'intimé lorsqu'il met en évidence un passage de l'arrêt de renvoi qui plaiderait en sa faveur (cf. duplique p. 4). Si celui-ci, pris isolément, peut générer un doute (cf. arrêt de renvoi consid. 4.2 dernier par.), il demeure qu'on voit mal comment on pourrait, sur la base de ce seul passage, aller dans le sens de l'intimé alors même que, dans la partie déterminante de sa motivation, le Tribunal fédéral a tranché par la négative la question centrale portant sur la conformité à la convention d'actionnaires du prix offert par l'acheteur. A cela s'ajoute que d'autres passages spécifiques de l'arrêt de renvoi mentionnent clairement qu'" un prix déterminé en violation de la Convention ne peut être imposé ni au vendeur ni à l'acheteur " (arrêt de renvoi consid. 3.2), ou encore qu'" on ne saurait (...) considérer que l'intimé s'est engagé à s'exécuter conformément au contrat " (arrêt de renvoi consid. 3.6.4). Enfin, il est superflu d'examiner le reproche d'arbitraire (art. 9 Cst.) soulevé par le recourant dans ce contexte (acte de recours ch. 5.3 p. 20).