Citation: U 245/01 09.01.2003 E. 4.3

4.3.1 Que le choc subi ait été d'une certaine violence - quand bien même il n'a pas fait perdre connaissance au recourant - et inattendu, ne fait pas apparaître cet accident comme particulièrement impressionnant ou les circonstances concomitantes de cet événement comme dramatiques. Les lésions physiques constatées immédiatement après l'accident (traumatisme cranio-cervical avec plaie occipitale du cuir chevelu et contusion de la colonne cervicale) n'apparaissent pas non plus d'une gravité particulière. Les conséquences, sur le plan physique, de ces atteintes ne semblent, par ailleurs, pas avoir perduré au-delà du mois de novembre 1997, seules subsistant une diminution de la mobilité de la colonne vertébrale et une discrète asymétrie des réflexes des extrêmités supérieures (rapport d'examen neurologique de l'Hôpital U.________, du 18 novembre 1997). Comme l'ont retenu à juste titre les premiers juges, le rapport entre l'incapacité de travail, la persistance de douleurs, la durée prolongée du traitement médical, d'une part, et les atteintes physiques, d'autre part, s'est assez rapidement estompé. Les manifestations psychiques, d'abord sous la forme d'une dépression réactionnelle, puis de troubles plus importants ayant justifié à plusieurs reprises l'admission du recourant en institution psychiatrique, ont acquis une importance prépondérante, comme le démontre, du reste, l'ensemble du dossier médical.