Citation: 9C_701/2017 E. 7.2

7.2. Le grief fondé sur une erreur essentielle n'est pas davantage fondé. Le point controversé de savoir si la recourante faisait ou non partie du secteur principal de la construction, singulièrement était ou non soumise à la CCT Retabat, a été soulevé et fait l'objet de différentes démarches de la part de la recourante en 2012 déjà. Ainsi, on constate (cf. art. 105 al. 2 LTF) que la recourante s'est opposée à une décision de la CCP-construction du 28 juin 2012, selon laquelle "la société A.________ SA est assujettie à la Convention nationale du secteur principal de la construction, aux CCT Retabat, CPPV et CCT Form", en requérant du Tribunal arbitral professionnel qu'il annulât ce prononcé (opposition du 20 septembre 2012). A ce moment-là, elle était toutefois de l'avis qu'elle était assujettie à la CCT Retabat, dès lors que le champ d'application de cette convention avait été étendu par un arrêté cantonal, en précisant que son activité relevait du débitage et de la pose de granit, marbre et pierre à l'exclusion de l'extraction de ces matériaux (opposition du 20 septembre 2012, p. 4 et 7). Par la suite, la recourante a saisi le Tribunal du travail du canton du Valais d'une demande visant à faire constater qu'elle n'était soumise ni à la Convention nationale du secteur principal de la construction en Suisse, ni à la CCT Retabat (écriture du 26 juin 2014). Elle indiquait n'être pas une entreprise de taille de la pierre, ni d'exploitation de carrières et de pavage, de sorte qu'elle ne faisait pas partie du secteur principal de la construction; elle se référait à une décision du Conseil fédéral du 26 juillet 2013 relative au champ d'application de la Convention nationale concernant l'industrie du marbre et du granit. Compte tenu de ces démarches, antérieures à la décision de la CCP-construction du 28 novembre 2014, il apparaît que la recourante ne se considérait plus soumise à la CCT Retabat en juin 2014 au plus tard. Elle ne saurait dès lors se prévaloir de la "connaissance de son erreur" à la date de la décision de la CPP-construction seulement. En invoquant l'erreur essentielle à l'égard de l'intimée au cours de la procédure initiée par sa demande datée du 4 novembre 2015, soit plus d'une année après le mois de juin 2014, elle doit se voir opposer les conséquences d'une ratification du contrat au sens de l'art. 31 CO, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres conditions prévues par les art. 23 ss CO.