Citation: 2C_568/2023 E. 6.2

6.2. En l'occurrence, le recourant ne parvient pas à faire la démonstration que l'évaluation de son travail serait arbitraire. Il critique les évaluateurs lorsqu'ils retiennent que les chapitres de son mémoire "sautent d'une question à l'autre sans suivre une analyse claire et articulée" et que la présentation du cadre juridique serait entachée de graves erreurs et imprécisions. Il se contente toutefois d'exposer sa propre appréciation des lacunes constatées, en indiquant que ces remarques sembleraient découler d'une appréciation superficielle, mais sans expliquer concrètement en quoi l'évaluation de son travail serait insoutenable. Les autres éléments qu'il invoque à l'appui de son recours, comme la nécessité de prendre en compte l'ensemble de sa situation, notamment le caractère évolutif de la recherche académique, ses problèmes de santé et le confinement ne permettent pas non plus de conclure à l'arbitraire de la note reçue. En outre, le manque d'encadrement ne ressort pas de l'arrêt attaqué et représente un fait nouveau irrecevable (art. 99 al. 1 LTF). Le recourant se plaint également d'un manque d'accès aux règlements de l'institution, mais sans préciser quel droit constitutionnel serait touché, ni en quoi ces critiques seraient de nature à influencer l'issue du litige. Le recourant indique en conclusion que ses griefs " mettent en évidence des lacunes potentielles de procédure et de fond dans les mécanismes d'évaluation de l'institut ". Le recours au terme "potentielles" souligne le caractère non arbitraire, à savoir manifestement faux de l'évaluation en question. Enfin, sans nier les inconvénients engendrés au recourant par la décision attaquée, il n'est en rien arbitraire de considérer qu'un double échec à une épreuve peut conduire à l'élimination d'un programme. La notation vise effectivement à déterminer si le candidat est apte à poursuivre celui-ci et la rigueur des règles fixées permet aussi d'assurer l'égalité de traitement. Pour le surplus, il peut être renvoyé aux considérations convaincantes figurant dans l'arrêt attaqué au sujet de l'évaluation du recourant (cf. art. 109 al. 3 LTF).