Citation: 5A_363/2024 E. 5.1

5.1. La juridiction précédente a considéré que tel n'était pas le cas. S'agissant de la déclaration de revendication adressée le 2 octobre 2019 à l'Office des poursuites par E.________ SA, société-mère de A.________, la cour cantonale a jugé que la simple lecture de ce courrier démontrait qu'il était erroné de prétendre qu'il visait aussi les actifs déposés au nom de celle-ci sur le compte n° aaaaa. A.________ n'y était pas mentionnée et les conclusions qui y étaient prises portaient expressément sur un compte (initialement séquestré) dont E.________ SA était titulaire auprès d'une autre banque. Il en allait de même du courriel que le conseil de A.________ avait adressé le 29 mai 2020 à l'Office des poursuites: la seule mention d'une revendication figurant dans ce document - dont l'essentiel était consacré à un autre sujet - résidait dans une phrase selon laquelle les sociétés F.________ Limited, A.________ et G.________ Limited seraient toutes des filiales de E.________ SA et que " les fonds saisis font l'objet de procédures en revendication qui suivent leur cours ". Selon l'autorité cantonale, une telle formulation ne pouvait être comprise par l'Office des poursuites comme une déclaration de revendication sur le compte n° aaaaa, lequel n'était même pas mentionné, ce d'autant moins de la part d'un mandataire professionnel qui, dans un précédent courrier du 11 juin 2019, avait revendiqué de manière parfaitement claire le compte n° bbbbb pour son autre mandante. En définitive, la Chambre de surveillance a considéré qu'aucune déclaration de revendication valable sur le compte n° aaaaa avant celle du 23 juin 2023 ne résultait du dossier.