Citation: 1P.822/2005 04.07.2006 E. 3

Invoquant les art. 9 et 32 al. 1 Cst. ainsi que l'art. 6 ch. 2 CEDH, le recourant se plaint d'arbitraire et d'une violation du principe "in dubio pro reo" découlant de la présomption d'innocence. En bref, les juges cantonaux auraient apprécié arbitrairement les éléments de preuve qui leur étaient soumis, sans quoi ils auraient dû concevoir des doutes sérieux quant à sa culpabilité. 3.1 La double portée du principe "in dubio pro reo" - comme règle sur le fardeau de la preuve et comme règle de l'appréciation des preuves - et la cognition du Tribunal fédéral quant à la violation de ce principe ont été rappelées dans l'ATF 127 I 38 consid. 2a p. 40/41, auquel on peut donc se référer. En l'espèce, bien qu'aussi alléguée, une violation du principe invoqué comme règle sur le fardeau de la preuve n'est aucunement établie par le recourant, qui ne démontre nullement qu'il aurait été condamné pour n'avoir pas apporté la preuve de son innocence. Son argumentation tend exclusivement à faire admettre une appréciation arbitraire des preuves par les juges cantonaux, qui les aurait conduits à dénier l'existences de doutes sérieux quant à sa culpabilité. La violation du principe invoqué ne peut donc être examinée que sous cet angle (cf. supra, consid. 1). 3.2 L'arrêt attaqué, qui peut seul faire l'objet du présent recours (cf. supra, consid. 2), ne tire nulle part argument d'un antécédent du recourant pour justifier sa présente condamnation. Le recours, sur ce point, est donc dépourvu de fondement. Le recourant tente non moins vainement de faire admettre que le verdict de culpabilité reposerait exclusivement sur la présence de ses empreintes sur la face extérieure de la vitre du véhicule. Il veut ainsi ignorer que ce qui a été considéré comme décisif c'est l'existence de ses empreintes, digitales et palmaires, non seulement sur la face extérieure mais surtout sur la face intérieure de la vitre, sans qu'il ait pu fournir une quelconque explication crédible à ce sujet. Que l'élément ainsi retenu l'aurait été de manière arbitraire (sur cette notion, cf. ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9), n'est aucunement démontré ni même allégué par le recourant. 3.3 Il n'est ainsi nullement établi, conformément aux exigences minimales de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, qu'il aurait été retenu arbitrairement que le recourant est l'auteur du vol litigieux. L'autorité cantonale pouvait dès lors en déduire, sans violation de la présomption d'innocence, qu'il ne subsistait pas de doutes sérieux et irréductibles quant à la culpabilité du recourant.