Citation: U 27/04 15.03.2005 E. 6

6.1 Se fondant sur l'uniformité de la notion d'invalidité dans les branches de l'assurance sociale, le recourant soutient également que la juridiction cantonale n'avait pas de motif de s'écarter du taux d'invalidité fixé à 70 % par l'office AI dans sa décision du 4 décembre 1985, puis à 100 % (communication de l'Office AI du canton du Valais du 2 décembre 2004). 6.2 Le principe de l'uniformité de la notion d'invalidité doit conduire à fixer en principe, pour une même atteinte à la santé, un même taux d'invalidité (cf. ATF 126 V 288, RAMA 2001 n° U 410 p. 73). On rappellera toutefois que la responsabilité de l'assureur-accidents se limite aux seules atteintes à la santé qui se trouvent en lien de causalité naturelle et adéquate avec l'accident assuré (cf. ATF 119 V 337 consid. 1, 118 V 289 consid. 1b et les références). 6.3 En l'occurrence, il ressort du dossier de l'assurance-invalidité que la Commission AI a fixé, le 22 août 1985, le taux d'invalidité à 70 %, en prenant en compte non seulement les troubles physiques du recourant, mais également des troubles psychiques apparus en 1983, ainsi que des capacités de réadaptation limitées. En ce qui concerne l'atteinte physique, elle s'est fondée sur une appréciation (du docteur R.________ de l'Hôpital X.________) semblable à celle dont disposait l'intimée. Dans son rapport du 2 avril 1985, le médecin a en effet évalué à 0 % la capacité de travail du recourant dans sa profession de couvreur, mais à 100 % son aptitude à exercer un travail assis ou ne nécessitant pas une station debout et une marche prolongée. Quant aux troubles psychiques, contrairement à ce que prétend le recourant, on ne saurait déduire de leur prise en charge par l'assurance-invalidité qu'ils sont en lien de causalité avec l'accident, puisque les organes de l'assurance-invalidité n'avaient pas à examiner, ni, partant, à se déterminer sur ce point. A cet égard, aucun des médecins qui s'est prononcé dans le cadre de la procédure administrative initiée par l'intimée et a succinctement évoqué l'existence de ces troubles, n'a affirmé l'existence d'un lien de causalité naturelle entre ceux-ci et l'événement accidentel survenu plus de dix ans auparavant. Pour sa part, le psychiatre qui a établi un rapport à l'attention de la Commission AI s'est limité à relever chez le recourant, considéré comme un sujet de constitution fragile «une prédisposition à décomposer psychiquement après un accident» (rapport du docteur T.________ du 1er août 1983) sans autre précision. Dans ces circonstances, à défaut d'éléments dans ce sens, on ne peut tenir pour établie, au degré de la vraisemblance prépondérante, l'existence d'une relation de causalité naturelle entre les troubles psychiques et l'accident de 1972. En conséquence, c'est à juste titre que les premiers juges ont considéré que l'intimée était en droit de s'écarter du taux d'invalidité fixé par l'assurance-invalidité.