Citation: 5A_29/2015 E. B

B.a. Par acte déposé au greffe du Tribunal de première instance le 17 novembre 2010, déclaré non concilié le 19 juin 2011 et introduit le 20 juin 2011, les époux A.________ et B.________ ont agi en prévention et en cessation du trouble contre C.________, concluant à ce que celui-ci soit condamné à écimer le hêtre à une hauteur maximale de 3,98 mètres, le bouleau à une hauteur maximale de 3,46 mètres, l'érable et le magnolia à une hauteur de 6 mètres ainsi qu'un saule pleureur à une hauteur maximale de 12 mètres et à respecter les hauteurs susvisées. Ils ont en outre demandé à être autorisés à mandater une entreprise aux frais de C.________ si l'écimage n'intervenait pas dans un délai d'un mois à compter de la date du jugement définitif. Le Tribunal a suspendu l'instance à la demande des parties le 3 octobre 2011. Celle-ci a été reprise par jugement du 22 mars 2012. Les époux A.________ et B.________ ont modifié leurs conclusions s'agissant du hêtre et du bouleau, concluant désormais à une taille d'une hauteur maximale de 6 mètres. Lors de l'audience de comparution personnelle du 30 mai 2012, les demandeurs ont retiré leurs conclusions concernant le saule; les parties ont par ailleurs trouvé un accord au sujet du magnolia, C.________ s'engageant à l'écimer à 6,75 mètres et à le maintenir à cette hauteur. Différents témoins ont été entendus et une expertise judiciaire a été ordonnée en vue de déterminer la hauteur, l'âge, la date de plantation et les éventuels élagages effectués sur le bouleau, le hêtre et l'érable situés sur la parcelle de C.________. Par jugement du 21 mars 2014, le Tribunal a débouté les époux A.________ et B.________ de leurs conclusions tendant à l'écimage du hêtre, du bouleau et de l'érable sis sur la propriété de C.________ (ch. 1) et donné acte à celui-ci de son engagement d'écimer le magnolia à une hauteur maximale de 6,75 mètres à calculer à partir de la hauteur naturelle du terrain et de la maintenir à cette hauteur, l'y condamnant en tant que de besoin (ch. 2). B.b. Les époux A.________ et B.________ ont fait appel de ce jugement. Par arrêt du 21 novembre 2014, la Cour de Justice du canton de Genève a annulé le chiffre 1 du jugement entrepris. Statuant à nouveau, elle a condamné C.________ à tailler à 6 mètres depuis le niveau naturel du terrain à son pied, l'érable sis sur sa propriété et situé à 2,42 mètres de la limite parcellaire, dits travaux devant être exécutés à ses frais et dans un délai de soixante jours dès l'entrée en force de la décision. A défaut d'exécution dans le délai, les travaux seraient exécutés par un professionnel aux frais de C.________. Pour le surplus, la cour cantonale a débouté les époux A.________ et B.________ de toutes autres conclusions.