Citation: 1B_321/2018 E. 2

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement les écritures qui lui sont soumises. L'acte de A.________ du 4 juillet 2018 s'analyse, selon son intitulé et ses considérants, comme une demande de récusation du Procureur Bernard Dénéréaz et du président Jean-François Meylan. Or le Tribunal fédéral ne peut se saisir directement d'une demande de récusation d'un procureur ou d'un juge cantonal. En revanche, les décisions incidentes prises en dernière instance cantonale dans une cause pénale qui portent sur une telle demande peuvent faire l'objet immédiat d'un recours en matière pénale auprès de la Ire Cour de droit public selon les art. 78, 80 al. 1 et 92 al. 1 LTF et 129 al. 3 RTF. L'écriture du 4 juillet 2018 doit ainsi être traitée comme un recours contre la décision sur récusation rendue par la Chambre des recours pénale du 31 mai 2018. Le recourant, dont la demande de récusation a été rejetée, a qualité pour agir selon l'art. 81 LTF.