Citation: 4A_484/2019 E. 4.3.3

4.3.3. Par surabondance, on relèvera que l'interprétation selon le principe de la confiance conduirait au même résultat, sachant que ce mode d'interprétation n'autorise pas la prise en compte d'éléments postérieurs à la conclusion du contrat (cf. par ex. ATF 142 III 239 consid. 5.2.1 in fine). En sont ainsi exclus l'état des lieux survenu le 29 juin 2017, mais aussi l'échange de courriers électroniques entre le recourant et le collaborateur de la régie immobilière, dont la Cour d'appel a retenu qu'il datait du 21 juin 2017, tandis que le contrat avait été conclu le 19 juin 2017. A défaut de la moindre critique des recourants sur ce point de fait, il faut le tenir pour acquis. Il en va de même du constat que la bailleresse a refusé de contracter avec une étudiante non solvable et exigé qu'une personne plus solvable prenne sa place dans le contrat; que cette précision s'inscrive dans un considérant de droit ne change rien à sa nature factuelle. Sur la base de cet élément, et du texte du contrat dans lequel le père de l'étudiante figurait clairement dans la rubrique "locataires" aux côtés du recourant, tout en précisant que les locaux seraient occupés par le recourant avec l'étudiante, il fallait comprendre de bonne foi que le père de l'étudiante, et non pas cette dernière, était lié en qualité de colocataire.