Citation: 9C_350/2024 E. 5.2

5.2. S'agissant du premier aspect de la violation alléguée de l'art. 29 al. 2 Cst., le Tribunal cantonal a renoncé à suspendre la procédure dans l'attente de l'avènement d'éléments postérieurs à l'année 2021, nonobstant le fait que le recourant avait demandé en instance cantonale la suspension "jusqu'[à son] retour effectif [...] en Suisse", "environ en juin 2025" (cf. écriture du 14 mars 2024). Selon l'autorité cantonale de recours, seuls les éléments de faits survenus en 2021 devaient être pris en compte. Quoi qu'en dise le recourant, la motivation de l'instance précédente sur cet aspect apparaît suffisante au regard de la disposition constitutionnelle précitée. Elle a en effet expliqué, du moins brièvement, la raison pour laquelle elle a refusé la suspension de la procédure cantonale. Au demeurant, le recourant ne tire aucune conclusion de ce refus, en se limitant à affirmer qu'il serait "incompréhensible". Le recourant ne saurait davantage être suivi lorsqu'il prétend que la cour cantonale n'aurait pas procédé à l'examen des trois conditions liées à l'évasion fiscale et que l'arrêt serait insuffisamment motivé sur cet aspect. En effet et comme il ressort de ce qui suit (consid. 8 infra), les juges cantonaux ont analysé les diverses conditions de l'évasion fiscale, de sorte que leur arrêt est suffisamment motivé aux regard des exigences fixées par la jurisprudence. D'ailleurs, le recourant a été en mesure de développer une argumentation complète sur le fond contre le prononcé cantonal. De plus, le fait que le Tribunal cantonal n'a pas retenu dans son raisonnement divers éléments invoqués par le contribuable en lien avec "l'ensemble de [s]a situation" n'emporte pas violation de l'art. 29 al. 2 Cst., puisque les juges cantonaux pouvaient se limiter à analyser les éléments factuels qu'ils tenaient pour pertinents. En réalité et sous couvert d'une violation de son droit d'être entendu, le recourant s'en prend à la motivation sur le fond de la cause portant sur les conditions de l'évasion fiscale, qui seront traitées ci-après (consid. 8 infra).