Citation: 5A_877/2015 E. 2.2

2.2. Contrairement à ce qu'avance le recourant, l'autorité précédente ne s'est pas exclusivement fondée sur les déclarations de l'intimée, ni sur la pièce qu'elle a produite attestant qu'elle a dû démissionner du groupement des "Samaritains" pour lequel elle oeuvrait bénévolement car cette charge de travail était trop stressante pour elle. Elle a bien plutôt tenu compte, pour apprécier la capacité de gain de l'intéressée, des décisions de l'Office AI et de la fondation pour la prévoyance professionnelle. A cet égard, le recourant se borne à soutenir, d'une part, que les juges précédents ont écarté de manière arbitraire l'appréciation de cet office et à affirmer, d'autre part, qu'une péjoration de l'état de santé de l'intimée devrait si ce n'est se traduire par une nouvelle décision de l'assurance-invalidité, du moins impliquerait que l'intéressée prouve avoir déposé une demande de reconsidération de son droit à une rente. Par cette argumentation, il ne s'en prend pas, de façon claire et détaillée (cf. supra consid. 1.2), à la motivation de l'autorité cantonale concernant les raisons pour lesquels l'Office AI a fixé le degré d'invalidité de l'intimée à 55%, bien qu'il ait admis que celle-ci présentait une capacité de travail résiduelle de 25% (cf. supra consid. 2.1). La Cour européenne des droits de l'homme (CourEDH) a d'ailleurs jugé que l'application de la "méthode mixte" pour le calcul du taux d'invalidité des personnes souhaitant travailler à temps partiel, généralement des femmes à la suite de la naissance d'un enfant, était de ce fait discriminatoire, cette manière de procéder pouvant conduire à des taux d'invalidité plus bas que si les intéressées n'exerçaient aucune activité lucrative ou travaillaient à plein temps (arrêt de la CourEDH Di Trizio contre Suisse du 2 février 2016, in Plädoyer 2016/2 p. 74). De toute façon, même à supposer qu'il ait fallu retenir, comme le prétend le recourant, une capacité de travail résiduelle de 45%, les juges précédents ont estimé, à l'instar de l'autorité de première instance, que les perspectives de réinsertion professionnelle de l'intéressée étaient pratiquement nulles. La constatation incriminée - soit une capacité de travail résiduelle de l'épouse de 25% et non de 45% - n'apparaît donc pas déterminante (cf. supra consid. 1.3). Autant qu'il est suffisamment motivé (art. 106 al. 2 LTF), le grief d'arbitraire dans l'appréciation des preuves est par conséquent infondé.