Citation: 6B_345/2017 E. B

Par arrêt du 8 février 2017, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a partiellement admis l'appel formé par X.________ contre ce jugement et a réformé celui-ci en ce sens que le prénommé est condamné, pour diffamation, à une peine pécuniaire de 50 jours-amende à 15 fr. le jour ainsi qu'à une amende de 600 fr., le jugement étant confirmé pour le surplus. La cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. X.________, ressortissant suisse né en 1950, est divorcé et sans enfant. Il a exercé par le passé une activité de courtier en art et en immobilier mais dit avoir, depuis 2004, consacré toute son énergie à l'"affaire C.________", avec pour conséquence une importante diminution de ses activités. Selon son extrait de casier judiciaire, X.________ a été condamné en 2012 pour détournement de valeurs patrimoniales sous main de justice. B.b. En 2004, D.C.________, né en 1933 et propriétaire d'une ferme à E.________, a épousé l'une de ses ouvrières agricoles d'origine roumaine, F.C.________, de près de quarante années sa cadette. Depuis lors, X.________, connaissance de longue date de la famille C.________, n'a cessé de dénoncer l'épouse de D.C.________ qui, selon lui, ne chercherait qu'à tirer profit du prénommé, serait liée à la mafia roumaine et exploiterait des prostituées à son domicile. Cette situation a, depuis 2006, donné lieu à de nombreuses interventions policières dans la ferme de D.C.________, où logeaient de manière récurrente des personnes en situation irrégulière ou connues des services de police, où des objets de provenance douteuse avaient été trouvés et où des vols avaient été signalés. F.C.________ a, dans ce cadre, été arrêtée et prévenue à plusieurs reprises. D.C.________ a quant à lui fait l'objet d'une mise sous curatelle en février 2005 puis, en janvier 2007, d'une décision d'interdiction volontaire. Il se trouve, depuis le 11 juillet 2013, sous curatelle de portée générale. B.c. Le 31 juillet 2012, X.________ a déposé plainte pénale contre F.C.________, l'accusant de diverses infractions. Parmi les documents qui y étaient joints figurait un récapitulatif de cinq pages, daté du 21 juillet 2012 et intitulé "Défense juridique de Monsieur D.C.________", cosigné par ce dernier et par l'ex-époux de F.C.________, dans lequel X.________ relatait qu'accusée de vol, la prénommée, selon D.C.________, avait, le 17 juillet 2012, fait appel à un ami gendarme - identifié ultérieurement comme B.________ - qui était monté dans sa chambre, puis en était redescendu en déclarant que "tout était désormais en ordre". La seule explication rationnelle concernant ce comportement était, selon X.________, que F.C.________ payait le fonctionnaire en nature et s'arrangeait avec lui chaque fois qu'il y avait un problème à la ferme. B.d. Le 2 août 2012, X.________ a écrit à A.________, sous-brigadier à la gendarmerie de G.________, pour lui demander d'intervenir concernant l'activité mafieuse à laquelle se serait livrée F.C.________. Il a précisé s'être rendu, dans l'après-midi, chez D.C.________ et avoir fait appel à une ambulance afin de le faire transférer à l'hôpital, à l'abri des pressions qu'aurait exercées son épouse. Selon X.________, une altercation avait éclaté entre lui et F.C.________, de sorte que les ambulanciers avaient appelé la police. Lorsque les gendarmes étaient arrivés, ils lui avaient fait comprendre qu'il devait les suivre au poste pour signer un document. L'un d'eux s'était emparé de lui, l'avait menotté et l'avait étranglé de manière humiliante. B.e. Le 30 octobre 2012, X.________ a déposé plainte pénale contre A.________ "pour abus de pouvoir ayant entraîné son arrestation arbitraire, mise de menottes, strangulation et garde à vue dans le but de [l']impressionner et de [lui] nuire", sans détailler les agissements qu'il lui reprochait. Il a précisé que, le 2 août 2012, F.C.________, pourtant partie au conflit, n'avait pas été inquiétée par les gendarmes. Il a indiqué que, selon D.C.________, celle-ci avait "un gendarme ami qui venait en civil à la ferme une à deux fois par semaine, depuis deux ans à ses dires". Ledit gendarme, prénommé "B.________", "montait à l'étage dans la chambre de sa femme et y restait longtemps". F.C.________, qui avait "un dossier pénal déjà chargé à Genève", faisait passer le message qu'elle était "intouchable". B.f. Le 19 février 2013, à l'issue de leur audition par l'Inspection générale des services en qualité de prévenus, A.________ et B.________ ont déposé plainte pénale contre X.________ pour dénonciation calomnieuse, calomnie, voire diffamation.