Citation: 2C_342/2024 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, les recourants considèrent tout d'abord que la Cour de justice aurait établi les faits de manière arbitraire en retenant qu'ils n'étaient " [pas] à même de ne plus dépendre durablement de l'aide sociale " et que la recourante 2 n'avait pour sa part " jamais exercé d'activité lucrative en Suisse ". La Cour de céans note à cet égard en premier lieu que, par le biais de la première des deux assertions susmentionnées, la Cour de justice n'a nullement affirmé que les recourants continuaient de recevoir des prestations de l'aide sociale au moment du prononcé de son arrêt, contrairement à ce que soutiennent les intéressés. Elle a uniquement relevé que ceux-ci risquaient de dépendre encore de telles prestations à l'avenir. Or, un tel pronostic constitue une question de droit et non de fait, de sorte que le grief d'établissement arbitraire des faits formulé à ce sujet dans le recours apparaît d'emblée hors de propos. Le point de savoir si un tel pronostic viole le droit sera examiné ci-après (cf. infra consid. 6.7). S'agissant ensuite de la seconde assertion tirée de l'arrêt attaqué et niant toute expérience professionnelle de la recourante 2 en Suisse, la Cour de céans constate qu'il ressort à la fois du dossier et de l'arrêt attaqué que les recourants ont annoncé dans leur recours à l'autorité précédente que la recourante 2 avait commencé à offrir ses services comme employée temporaire dans le secteur de l'hôtellerie-restauration et qu'elle venait à ce moment-là d'accomplir une mission d'un mois en mai 2023, laquelle lui aurait permis de gagner 3'000 fr. Afin de prouver leurs déclarations, les intéressés ont annexé différents décomptes de salaire hebdomadaires en relation avec cette activité, dont il n'y a pas lieu de douter de la véracité. Il en résulte que le constat de la Cour de justice selon lequel la recourante 2 n'aurait jamais exercé d'activité en Suisse s'avère être manifestement inexact et, partant, arbitraire. Il convient de compléter l'établissement des faits opéré dans l'arrêt attaqué en ce sens que l'intéressée a commencé à proposer ses services comme travailleuse intérimaire peu avant que l'autorité précédente ne statue sur la cause en date du 28 mai 2024 et qu'elle avait déjà effectué une mission temporaire d'un mois en mai 2023. Il n'est en revanche pas possible de retenir qu'elle avait alors un emploi stable, comme semblent vouloir le faire constater les recourants, en se prévalant de diverses pièces qu'ils n'ont toutefois pas produites au dossier auparavant et qui sont dès lors irrecevables devant le Tribunal fédéral (cf. supra consid. 2.2).