Citation: 6B_686/2019 E. B

Par décision du 11 avril 2019, le Collège des juges d'application des peines a refusé la libération conditionnelle à X.________. Par arrêt du 30 avril 2019, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours de X.________ contre cette ordonnance. La cour cantonale a retenu en substance les faits suivants. B.a. Outre la condamnation qu'il purge actuellement, le casier judiciaire suisse de X.________ mentionne les condamnations suivantes: - le 14 août 2009, 60 jours-amende pour conduite en état d'incapacité, conduite malgré un retrait de permis et contravention à l'Ordonnance réglant l'admission à la circulation routière; - le 28 septembre 2012, 90 jours-amende pour complicité de vol, tentative de vol, dommages à la propriété, complicité de dommages à la propriété, violation de domicile et complicité de violation de domicile; - le 9 janvier 2013, 30 jours-amende pour infraction à la Loi fédérale sur les armes. B.b. Le 27 juin 2018, l'Office d'exécution des peines a refusé la double demande du condamné d'être transféré dans un autre établissement carcéral ainsi que son transfert en secteur ouvert, au motif que des risques de fuite et/ou de commission de nouvelles infractions ne pouvaient être exclus. B.c. X.________ a été soumis à une évaluation criminologique. Dans leur rapport du 27 septembre 2018, les évaluateurs de l'Unité d'évaluation criminologique du Service pénitentiaire ont notamment relevé que le condamné ne reconnaissait pas les actes pour lesquels il avait été condamné. Ils ont relevé que son acte semblait découler de difficultés financières rencontrées à l'époque des faits. Les évaluateurs ont également observé un manque d'empathie, l'intéressé se qualifiant de victime de la situation, tout comme l'étaient son épouse et ses enfants, privés de sa présence depuis plusieurs années. A titre de facteurs de risque, les évaluateurs ont retenu les antécédents judiciaires de l'intéressé, ainsi que la parenté du condamné, avec laquelle les contacts étaient inexistants. Quant aux facteurs de protection, ils ont mis en avant le bon comportement du condamné en détention, ses valeurs prosociales, son éducation et son parcours professionnel, sa famille, ses amis, son abstinence à l'alcool et ses loisirs. Ainsi, pour les évaluateurs, X.________ rencontrait un risque de récidive générale et violente pouvant être qualifié de moyen, tandis que le niveau des facteurs de protection pouvait être qualifié de moyen à élevé.