Citation: 5A_16/2016 E. 4.3

4.3. Quant à l'appréciation juridique de la Cour de justice, elle n'est pas critiquable. Sur la base de l'état de fait, l'incapacité de discernement devait être présumée; un tel renversement de la présomption, vu l'état de santé constaté, est conforme à la jurisprudence. Par ailleurs, il ressort de l'arrêt entrepris que la recourante n'a jamais allégué, ni a fortiori démontré, l'existence d'indices d'un intervalle de lucidité lors de la rédaction du testament le 15 août 2007, à tout le moins durant cette journée, voire cette période. Concernant l'examen du contenu du testament, certes il peut être considéré comme simple pour ce type d'acte, mais demeure, de par sa nature et son objectif, exigeant, alors que les médecins ont admis que la testatrice était, depuis 2001 déjà, incapable d'écrire une phrase et de s'en souvenir juste après, ainsi que d'en saisir la portée. Par ailleurs l'apparence de logique et de clarté d'une clause testamentaire ne constitue pas une preuve de l'existence d'un intervalle lucide ou de capacité de discernement. En conclusion, la cour cantonale n'a pas violé les art. 16, 467 et 519 CC en admettant la présomption d'incapacité de discernement de la disposante, puis en retenant l'absence d'indice d'éclair de lucidité de la testatrice lors de la rédaction de l'acte à cause de mort querellé. Le grief de violation du droit fédéral est donc mal fondé.