Citation: I 880/05 29.06.2006 E. A

A.a Ressortissante espagnole née en 1955, D.________ travaillait en Suisse depuis 1978. Souffrant d'une hernie discale, elle a été placée en arrêt maladie dès le 17 décembre 1991, puis a subi deux interventions chirurgicales (microdissectomie et spondylodèse L5-S1) en janvier 1992 et juin 1993 (rapports des docteurs N.________, médecin traitant, et M.________, neurochirurgien, des 16 juin, 13 juillet, 24 et 27 septembre 1993). Elle a requis des prestations de l'assurance-invalidité le 26 mai 1993. Par décisions des 14 et 15 février 1995, l'Office AI du canton de Berne lui a octroyé une demi-rente dès le 1er décembre 1992, puis une rente entière dès le 1er août 1993. A.b Alléguant des paresthésies à la jambe gauche et des difficultés à marcher, l'assurée a sollicité la révision de son droit le 16 novembre 1994. Interrogé, le médecin traitant a conclu à une légère aggravation de l'état de santé depuis 1993; il préconisait un emploi ne dépassant pas quelques heures par jour, en atelier protégé, sans port de charges supérieures à 5 kg (rapports des 6 janvier et 16 février 1995). Le degré d'invalidité n'ayant pas évolué, l'administration a poursuivi le versement des mêmes prestations (décision du 6 mars 1995), puis a transféré le dossier à l'Office AI pour les assurés résidant à l'étranger (ci-après: l'Office AI), l'intéressée étant retournée vivre dans son pays d'origine en 1997. A.c Lors de la deuxième procédure de révision, l'Office AI a recueilli l'avis du docteur R.________, médecin de l'Institut national de la sécurité sociale espagnole (INSS), inspiré de ceux des docteurs F.________ et S.________. Ces derniers ont diagnostiqué des lombo-sciatalgies gauches, en relation avec des douleurs radiculaires L5-S1, irradiant dans la jambe, et des cervico-brachialgies, probablement liées à une radiculopathie cervicale; ces affections contre-indiquaient les efforts physiques, le port de charges et les mouvements brusques de la colonne lombaire (rapports des 18, 22 et 24 mars 1999). La doctoresse E.________, médecin-conseil, en déduisait la possibilité d'exercer, à mi-temps dès le 24 mars 1999, une activité légère, permettant l'alternance des positions (appréciations des 19 août 1999 et 18 janvier 2000). Par décision du 9 février 2000, l'administration, se fondant sur un taux d'invalidité de 59 %, a substitué une demi-rente aux prestations servies jusqu'alors à D.________, considérant que celle-ci était désormais en mesure d'exercer une activité adaptée. Se référant aux certificats établis par les docteurs J.________, L.________ et I.________ les 24 et 25 février 2000 et mettant en avant le statu quo qui y était constaté, l'assurée a recouru contre cette décision; elle a obtenu gain de cause et le dossier a été renvoyé à l'Office AI pour instruction complémentaire. Les investigations entreprises ont mis en évidence les mêmes plaintes, diagnostics et limitations qu'auparavant (rapport d'expertise du docteur G.________ du 11 décembre 2000), de sorte que l'administration, ayant procédé à une nouvelle évaluation du degré d'invalidité (67 %) a reconnu à l'intéressée le droit à une rente entière dès le 24 mars 1999 (décision du 29 mars 2001 remplaçant celle du 9 février 2000). A.d Consulté lors d'une troisième procédure de révision, le médecin de l'INSS n'a pas relevé d'autres affections que celles diagnostiquées antérieurement (rapport du 25 mai 2004); cela a du reste été confirmé par la doctoresse K.________, médecin-conseil, dans sa prise de position du 31 août 2004. Se référant toujours au taux d'invalidité établi en 2001, l'Office AI a toutefois réduit ses prestations à trois-quarts de rente dès le 1er novembre 2004, en raison des modifications législatives intervenues cette même année (décision du 7 septembre 2004, confirmée sur opposition le 10 octobre suivant).