Citation: K 76/05 10.08.2006 E. 4

Il ressort de l'argumentation même des recourantes en instance fédérale, comme déjà de leurs conclusions formulées devant la juridiction cantonale, qu'elles s'en prennent à la légalité de l'arrêté du Conseil d'Etat neuchâtelois du 9 mars 2005, en mettant notamment en doute la compétence du gouvernement cantonal d'édicter un tarif de soins particulier concernant la Résidence. Comme l'a retenu à juste titre l'autorité judiciaire cantonale, il n'appartient pas au juge des assurances sociales d'intervenir dans un tel cas. La voie de droit contre la décision d'un gouvernement cantonal par laquelle celui-ci fixe le tarif lorsque aucune convention tarifaire ne peut être conclue entre les fournisseurs de prestations - tel l'établissement médico-social recourant (cf. art. 35 al. 2 let. k LAMal) - et les assureurs (art. 47 al. 1 LAMal), est celle du recours au Conseil fédéral, conformément à l'art. 53 al. 1 LAMal. C'est donc à juste titre que la juridiction cantonale n'est pas entrée en matière sur les recours.