Citation: 6B_183/2020 E. 4.3

4.3. Compte tenu de la faible prise de conscience de la recourante de la nécessité de se faire soigner et de son incapacité à expliquer son geste, la cour cantonale pouvait en déduire que la perspective d'une diminution, grâce au traitement thérapeutique ordonné, de la dangerosité de la recourante demeurait encore très incertaine. Pour le reste, le cas d'espèce se distingue par l'extrême gravité de l'infraction commise et le risque de récidive actuellement présent d'actes de violence. L'intérêt public à protéger la société pendant un certain temps est ici très important. Considérant également le défaut d'attaches en Suisse de la recourante et ses liens avec son pays d'origine, la cour cantonale a considéré à raison que l'intérêt de la recourante à demeurer en Suisse était particulièrement ténu. Partant, elle n'a pas porté atteinte au principe de proportionnalité en fixant la durée d'expulsion au maximum prévu par la loi, c'est-à-dire quinze ans.