Citation: 7B_215/2022 E. 2.7.3

2.7.3. Dans ses observations, l'autorité précédente indique que les preuves au dossier n'étaient pas suffisantes pour fonder une condamnation et qu'elle n'a pas outrepassé son pouvoir d'appréciation en n'ordonnant pas une nouvelle audition de l'intimé 2, dont l'appréciation directe de la personnalité ne jouait pas de rôle déterminant. Or, dans le jugement attaqué, la cour cantonale a renvoyé, en application de l'art. 82 al. 4 CPP, à l'exposé des motifs du premier juge concernant l'appréciation de certaines preuves, soit notamment des déclarations de l'intimé 2 durant l'instruction préliminaire et aux débats de première instance (cf. jugement attaqué, consid. 6 s. p. 6 s.). Elle a ainsi fait sienne la motivation du premier juge selon laquelle la crédibilité de l'intimé 2 était mauvaise (cf. jugement de première instance, consid. 2.4 p. 40). Cependant, les juges cantonaux - qui se sont essentiellement attachés à apprécier la crédibilité des déclarations de la recourante - n'ont pas exposé dans quelle mesure ils avaient tenu compte, dans leur appréciation globale des preuves, du peu de crédibilité qui avait été accordée par le premier juge aux dénégations de l'intimé 2. Ils n'ont en particulier pas expliqué dans le jugement attaqué quel aurait été le poids accordé aux impressions recueillies lors de l'interrogatoire du prévenu durant les débats de première instance, lequel avait alors laissé apparaître un besoin suspect de se justifier et avait réagi de manière "stéréotypée" à plusieurs reprises (cf. jugement de première instance, consid. 2.4 p. 38 ss).