Citation: 4P.161/2006 07.09.2006 E. 5

Le recourant fait valoir que Y.________, en son propre nom et le 1er juillet 1999, a requis l'inscription d'une hypothèque légale d'entrepreneur. A son avis, cette démarche révèle que ce dernier se considérait comme personnellement titulaire d'une prétention contractuelle; conformément au principe de la confiance, on aurait donc dû en conclure que le contrat n'était pas conclu avec Z.________ Sàrl mais avec lui. La prétention à garantir par l'hypothèque, au montant de 20'252 fr.70, correspondait à la fourniture de machines, de véhicules et d'outils. Le Tribunal cantonal a jugé que la démarche de Y.________ n'excluait pas une relation contractuelle entre le recourant et Z.________ Sàrl. Elle s'expliquait par le fait que la société était alors incapable d'agir elle-même en raison d'un différend entre les deux associés, ce qui contraignait Y.________ à intervenir personnellement. Trois semaines auparavant, dans ses déterminations du 9 juin 1999 relatives à la requête de preuve à futur du recourant, il avait clairement exprimé qu'il n'était pas le cocontractant de ce plaideur et que celui-ci s'était lié avec Z.________ Sàrl seulement. Ces considérations sont soutenables et, par conséquent, elles échappent aussi au grief d'arbitraire. C'est sans pertinence que le recourant se réfère au principe de la confiance: d'une part, celui-ci n'a aucun rôle dans le raisonnement du Tribunal cantonal qui a constaté, à l'issue de son appréciation des preuves, la commune et réelle intention des parties (cf. ATF 131 III 606 consid. 4.1 p. 611; 129 III 618 consid. 3 p. 620); d'autre part, ce principe appartient au droit fédéral et il ne peut donc être invoqué, devant le Tribunal fédéral, que par la voie du recours en réforme (art. 84 al. 2 OJ; ATF 132 III 24 consid. 4 p. 28; 131 III 606 consid. 4.1 p. 611). Le recourant fait aussi valoir que les défendeurs ont reconnu devoir 9'500 francs. Selon son argumentation, ils ont aussi reconnu, par là, le principe de leur responsabilité. Le jugement n'indique toutefois pas à quel titre les défendeurs ont admis une prétention du recourant et il n'est aucunement établi que cette concession eût un lien avec d'éventuels défauts du chalet. En revanche, il est certain que dans leur mémoire final déposé le 23 mars 2006, les défendeurs ont conclu au rejet de l'action. Sur ce point également, le grief d'arbitraire se révèle mal fondé. Enfin, les juges ayant admis que les parties recherchées n'avaient pas qualité pour défendre, ils pouvaient se dispenser de prendre connaissance des expertises destinées à établir l'existence des défauts et l'importance de la moins-value; le recourant leur reproche donc en vain de n'avoir pas mentionné l'une de ces études.