Citation: 9C_181/2008 23.10.2008 E. 3

3.1 Se fondant sur le rapport établi par le SMR, dont les constatations et conclusions rejoignaient celles de l'expert E.________, les premiers juges ont retenu que la recourante avait recouvré, dès le mois de mars 2003, une capacité de travail de 50 % dans toute profession légère lui permettant d'alterner les positions assis-debout, sans marche prolongée, en terrain accidenté ou en pente. L'avis du SMR n'était mis en doute par aucun avis médical contraire d'une valeur prépondérante. Le point de vue du docteur R.________ était trop ancien pour mettre en cause les évaluations des médecins précités, tandis que l'avis de la doctoresse O.________ devait être considéré avec réserve dans la mesure où il s'agissait de l'opinion du médecin traitant. Quant au docteur T.________, il ne remettait pas véritablement en question les conclusions du SMR quant à la capacité médico-théorique de l'assurée. Faute pour cette dernière d'avoir démontré que les conclusions des rapports médicaux versés au dossier étaient entachées d'erreurs, de contradictions ou de lacunes ou d'avoir établi qu'un médecin avait émis une opinion contraire apte à mettre sérieusement en doute la pertinence des experts, une nouvelle expertise n'apparaissait pas nécessaire. 3.2 Les considérations développées par la recourante à l'appui de son recours ne sont pas de nature à faire apparaître l'état de fait retenu par le Tribunal cantonal des assurances comme étant manifestement inexact ou incomplet, ou encore établi au mépris de règles essentielles de procédure. En effet, le mémoire de recours reprend, dans ses grandes lignes, les critiques exprimées devant la juridiction cantonale - auxquelles celle-ci a répondu de manière exhaustive et circonstanciée -, sans prendre véritablement position par rapport à la motivation du jugement entrepris et expliquer en quoi et pourquoi celui-ci serait contraire au droit. On relèvera tout au plus que la recourante reproche à la juridiction cantonale de n'avoir pas fait cas du diagnostic de fibromyalgie. Or le SMR, aux conclusions duquel la juridiction cantonale s'est ralliée, a expliqué pour quel motif il n'y avait pas lieu de retenir ce diagnostic. Dans la mesure où il n'appartient pas au juge de remettre en cause le diagnostic posé par le corps médical, la Cour de céans ne saurait examiner les critiques spécifiques formulées par la recourante sur ce point. Le rapport médical établi le 17 octobre 2007 par le docteur S.________ ne lui est par ailleurs d'aucun secours, puisque ce document est postérieur à la décision litigieuse et qu'il fait état d'une aggravation de la situation médicale antérieure de quelques semaines seulement à sa rédaction. Il n'y a enfin pas lieu de suivre la recourante lorsqu'elle juge illusoire l'exercice des activités mises en évidence par le service de réadaptation de l'office AI. Le choix des activités a en effet été validé par le SMR et n'est nullement remis en cause de manière explicite par un avis médical divergent. Faute d'éléments probants permettant de conclure le contraire, on ne saurait considérer que les activités d'aide de laboratoire ou d'ouvrière d'usine ne pourraient être exercées que dans une forme tellement restreinte que le marché du travail ne la connaît pas.