Citation: 2C_161/2024 E. 4.2

4.2. La recourante n'invoque pas l'art. 29 al. 1 Cst. à l'appui de son grief, mais l'art. 20 de la loi fédérale du 24 mars 2000 sur le personnel de la Confédération (LPers; RS 172.220.1) et l'art. 10 PA (RS 172.021). L'art. 20 LPers n'est pas pertinent, dès lors qu'il ne porte pas sur la récusation mais sur l'obligation de l'employé de défendre les intérêts légitimes de la Confédération et de son employeur. Quant à l'art. 10 PA, il a bien trait à la récusation. Son al. 1 prévoit que les personnes appelées à rendre ou à préparer une décision doivent se récuser notamment si elles ont un intérêt personnel dans l'affaire (let. a) ou si, pour d'autres raisons, elles pourraient avoir une opinion préconçue dans l'affaire (let. d). On constate, toutefois, que la directrice des affaires juridiques de l'EPFL ne tombait pas dans le cercle de ces personnes. D'une part, il ne ressort pas des faits de l'arrêt attaqué qu'elle aurait préparé la décision du 11 janvier 2022 du Président de l'EPFL rejetant la demande tendant à ce qu'une décision relative au plagiat soit rendue. D'autre part, elle ne faisait pas partie de la Commission de recours qui a pris la décision du 11 janvier 2022. Partant, le grief tombe à faux.