Citation: 1C_585/2021 E. 3.2.1

3.2.1. Les recourants font valoir qu'au moment où l'autorisation de construire a été délivrée, la parcelle no 4'038 ne bénéficiait pas des équipements nécessaires tant sur le plan factuel que juridique pour assurer l'accès aux moyens d'intervention des sapeurs-pompiers depuis le domaine public. Ils font grief à la Cour de justice de ne pas avoir examiné cette problématique pourtant évoquée dans leur recours contre le jugement rendu par le TAPI. A l'appui de leur grief, ils se réfèrent à une analyse illustrant la configuration des lieux au niveau du domaine public produite devant l'instance précédente; ils soutiennent que la police du feu - qui s'est déterminée sur cette pièce à la demande du département - aurait affirmé que l'accès à la parcelle no 4'038 depuis le domaine public " nécessitait la démolition des deux murs situés à l'entrée du chemin et le déplacement du candélabre ". Ce n'est toutefois pas ce que l'on peut lire de l'arrêt entrepris. En effet, il en ressort qu'interpellée par le département au sujet de la pièce précitée, la police du feu a considéré que l'accès " pourrait facilement intervenir si les deux murs situés à son entrée étaient partiellement démolis et que le candélabre était déplacé " (cf. arrêt entrepris p. 8, ch. 19). Dès lors, et contrairement à ce que soutiennent les recourants, la police du feu, qui a examiné la pièce en cause, ne prétend nullement que l'accès depuis le domaine public à la parcelle no 4038 pour les engins de secours serait techniquement impossible, respectivement nécessiterait absolument la démolition des deux murs situés à l'entrée du chemin et le déplacement du candélabre.