Citation: 6B_886/2024 E. 1.3

1.3. Dans l'essentiel de son argumentation, le recourant oppose sa propre appréciation anticipée des preuves offertes à celle de la cour cantonale. Il convient toutefois de rappeler que le Tribunal fédéral ne revoit l'appréciation anticipée des preuves effectuée par l'autorité précédente que sous l'angle restreint de l'arbitraire (ATF 147 IV 534 consid. 2.5.1 et les références citées; arrêt 7B_107/2023 du 20 novembre 2024 consid. 2.1.4). Il en va notamment ainsi lorsque le recourant se réfère à ses propres déclarations en première instance selon lesquelles certains trafiquants de drogue auraient promis d'offrir une moto de course à C.________ "en récompense pour les poursuites engagées contre lui" (mémoire de recours, p. 4). Pour le surplus, le recourant se limite à reprendre des éléments déjà invoqués en appel, sans démontrer en quoi l'appréciation de la cour cantonale serait entachée d'arbitraire, ce qui n'apparaît pas être le cas. Au demeurant, comme le relève la cour cantonale, le fait que des témoins attestent, le cas échéant, que le recourant a exercé une activité d'informateur pour le compte de la police ne suffit pas à établir l'existence d'un risque réel de traitement contraire à l'art. 3 CEDH en cas d'expulsion (cf. infra consid. 3.7.2). Le grief est dès lors rejeté dans la mesure où il est recevable.