Citation: 6B_3/2023 E. 4

Selon l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours au Tribunal fédéral doivent indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuves, et être signés. En particulier, le recourant doit motiver son recours en exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (cf. art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 88 ss et 115 consid. 2 p. s.; 134 II 244 consid. 2.1 p. 245 s.). S'agissant de la recevabilité du recours, la cour cantonale a constaté que le recourant avait pris connaissance des ordonnances le 28 juin 2022 et que, conformément à l'art. 90 al. 1 CPP, le délai de recours avait commencé à courir le lendemain, soit le 29 juin 2022. En application des art. 310 al. 2, 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP, il était arrivé à échéance dix jours plus tard, soit le vendredi 8 juillet 2022. Remis à la Poste suisse le 11 juillet 2022, le recours cantonal était donc tardif. Le recourant ne conteste pas la date à laquelle les ordonnances du 15 juin 2022 lui sont parvenues. Se référant erronément à l'art. 142 al. 3 du Code de procédure civile, le recourant soutient que le délai de recours serait arrivé à échéance le 12 juillet 2022. Toutefois, l'art. 90 al. 2 CPP - qui est le pendant, sur le plan pénal, de l'art. 142 al. 3 CPC - vise exclusivement l'hypothèse où le dernier jour d'un délai est un samedi, un dimanche ou un jour férié selon le droit fédéral ou cantonal, ce qui n'était manifestement pas le cas du vendredi 8 juillet 2022. Contrairement à ce que semble penser le recourant, cette disposition ne signifie pas que les samedis, dimanches et jours fériés sont déduits de la computation des délais. On ne distingue dès lors pas ce que le recourant entend tirer de la disposition qu'il invoque et il ne consacre, par ailleurs, aucun autre développement permettant de comprendre en quoi la cour cantonale aurait violé le droit en estimant que son recours était tardif. Il ne présente ainsi aucun grief répondant aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF. Cet élément suffit à sceller le sort de la cause et à déclarer le recours irrecevable sans qu'il ne soit besoin d'examiner les critiques du recourant quant à la motivation subsidiaire de la cour cantonale.