Citation: 8C_810/2019 E. 4.3.1

4.3.1. En ce qui concerne le critère de la durée anormalement longue du traitement médical, les juges cantonaux ont constaté que la recourante avait été astreinte à porter une collerette en mousse durant trois jours et à suivre un traitement antalgique; elle avait régulièrement consulté le docteur C.________, qui lui avait prescrit du repos, des séances de physiothérapie et la prise d'un relaxant musculaire. Dans son recours, la recourante ne remet pas en cause ces constatations mais elle se prévaut du suivi chiropratique auprès du docteur J.________, du suivi psychiatrique et d'autres traitements (acupuncture, cures thermales, réflexothérapies, massages, etc.). Comme l'ont souligné les premiers juges, l'aspect temporel n'est pas seul décisif dans l'examen du critère en cause. Sont également à prendre en considération la nature et l'intensité du traitement; à cet égard, la prise de médicaments antalgiques et la prescription de traitements par manipulations même pendant une certaine durée ne suffisent pas à fonder ce critère (arrêt 8C_1007/2012 du 11 décembre 2013 consid. 5.4.3 et les arrêts cités). En l'espèce, la nature des traitements invoqués par la recourante n'implique pas une intensité suffisante pour admettre la réalisation du critère. Quant au suivi psychiatrique, il n'est pas déterminant, dès lors que l'examen des critères applicables lorsque des troubles psychiques constituent une atteinte à la santé distincte et indépendante du tableau clinique se fait précisément en excluant les aspects psychiques.