Citation: 6B_1307/2021 E. 2.3

2.3. Il ressort des faits établis - que le recourant ne discute pas - une succession immédiate des agissements des intervenants. A défaut de séparation temporelle et matérielle claire entre l'altercation impliquant, d'une part, E.________ d'un côté et I.C.________ et L.________ de l'autre, l'attaque du recourant sur le vigile K.________, d'autre part, et, enfin, la bagarre impliquant E.________, I.C.________ et H.________, la cour cantonale pouvait considérer que l'altercation survenue à la sortie du F.________ le 19 octobre 2013 formait un tout et impliquait ainsi plus de deux personnes. Par ailleurs, il importe peu que le recourant s'en soit pris à une personne - K.________ - qui se limitait à tenter de séparer les protagonistes. Conformément à la jurisprudence, est un participant toute personne qui prend une part active à la bagarre en se livrant elle-même à un acte de violence (cf. consid. 2.1.2 supr a). C'est bien le cas du recourant, qui a voulu empoigner et donner un coup de poing au vigile K.________, lui-même mêlé à la bagarre puisqu'il tentait, avec son collègue, de séparer les combattants. Par son intervention, le recourant a permis à I.C.________, puis à E.________, de se libérer de l'emprise des vigiles et de se donner à nouveau des coups. Dans cette mesure, le recourant a contribué à la dangerosité de la rixe et doit par conséquent être sanctionné indépendamment de sa responsabilité personnelle par rapport à l'atteinte à la vie de la victime. Pour le surplus, il est sans pertinence que E.________ et I.C.________, une fois désentravés, auraient pu décider de mettre fin à la rixe et partir chacun de leur côté - ce qu'ils n'ont pas fait. Enfin, en ce qui concerne la discussion relative à l'élément constitutif subjectif, le recourant affirme que K.________ n'était pas participant aux rixes et qu'il s'agissait d'une altercation entre deux personnes, soit le vigile et lui-même, et non d'une bagarre entre trois participants au moins. En cela, il ne fait que revenir sur les conditions objectives de la rixe, dont il a déjà été vu ci-dessus qu'elles étaient réalisées en l'espèce. Pour le surplus, il ne démontre pas, par une motivation répondant aux exigences accrues de l'art. 106 al. 2 LTF, que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant qu'il avait délibérément pris part, de manière active, à une altercation impliquant plus de deux personnes, dont son camarade E.________. Le grief est rejeté dans la mesure de sa recevabilité.