Citation: 2C_984/2018 E. 6.2.4

6.2.4. En l'occurrence, le recourant a quitté la Suisse le 30 novembre 2009, perdant ainsi son autorisation d'établissement. A son retour, le 20 septembre 2010, il s'est vu octroyer une autorisation de séjour. Bien que l'intéressé ait eu la qualité de travailleur lorsque l'incapacité de travail est survenue le 30 octobre 2011, la durée de son séjour continu en Suisse était alors inférieure à deux ans. A cela s'ajoute que, selon les conclusions de l'Office de l'assurance-invalidité, l'incapacité de travail totale de l'intéressé consécutive à l'accident de travail du 30 octobre 2011 a pris fin le 30 juin 2012 et n'était par conséquent pas permanente. C'est partant à raison que le Tribunal cantonal a considéré que le recourant ne pouvait pas se prévaloir d'un droit à rester en Suisse après la fin de son activité lucrative sur la base de l'art. 4 annexe 1 ALCP en relation avec l'art. 2 par. 1 du règlement (CEE) 1251/70.