Citation: 6A.79/2006 08.02.2007 E. 6

Lorsque le Tribunal fédéral annule la décision attaquée, il peut soit statuer lui-même sur le fond soit renvoyer l'affaire pour nouvelle décision à l'autorité intimée, voire à l'autorité qui a statué en première instance (cf. art. 114 al. 2 OJ). En l'espèce, il convient de prononcer un retrait d'admonestation du permis de conduire de l'intimé pour toutes les catégories et sous-catégories, à l'exception des catégories spéciales F, G et M. En ce qui concerne la durée de ce retrait, elle peut être fixée au minimum légal d'un mois (art. 16b al. 2 let. a LCR). L'intimé souligne encore, dans ses observations, les conséquences négatives d'un retrait de son permis sur l'exercice de sa profession de représentant de machines de chantier et pour l'entreprise qui l'emploie. De telles circonstances ne permettent cependant pas de déroger à la règle de l'art. 16 al. 3 LCR, qui confère aux durées de retrait minimales prévues par la loi un caractère incompressible (ATF 132 II 234 consid. 2.3 p. 236). Il incombera au SAN de fixer à nouveau la date à laquelle prend effet ce retrait. Au surplus, la cause est renvoyée à l'autorité cantonale pour la répartition et le règlement des frais et dépens de la procédure cantonale (cf. art. 157 et 159 al. 6 OJ).