Citation: 4A_486/2007 14.02.2008 E. 1

Les premiers juges ont considéré qu'il n'y avait pas de justes motifs de licenciement immédiat. Pour ce faire, ils ont pris en compte l'existence d'un rapport de force entre la demanderesse, de sexe féminin, qui était assise au moment des faits, et son supérieur hiérarchique, qui se trouvait debout. Ils ont également retenu que la demanderesse n'avait pas l'intention de blesser son supérieur, qui n'a pas eu de peine à la maîtriser en baissant son bras, et que l'activité de l'entreprise n'a pas été entravée, la demanderesse ayant continué à travailler jusqu'à la fin de la journée, toujours avec un cutter dans la main. Les magistrats ont toutefois refusé d'allouer une indemnité pour résiliation injustifiée au sens de l'art. 337c CO. B.c Le 11 mai 2007, la défenderesse a recouru contre ce jugement. Quant à la demanderesse, elle a déposé un recours joint. Statuant le 10 septembre 2007, la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois a admis le recours principal et rejeté le recours joint. Le jugement entrepris a été réformé en ce sens que la requête de la demanderesse a été rejetée et que le chiffre II du dispositif relatif à la subrogation de la Caisse cantonale de chômage a été supprimé. Pour le surplus, le jugement a été confirmé. L'autorité cantonale a jugé que le comportement de la demanderesse lors de l'incident du 1er décembre 2006 était objectivement grave et de nature à porter sérieusement atteinte à la personnalité de A.________. Ainsi, l'employeur était en droit de considérer que le rapport de confiance avec son employée était rompu et de la licencier avec effet immédiat, même sans avertissement préalable. La conclusion du recours joint tendant à l'allocation d'une indemnité au sens de l'art. 337c CO a été rejetée, faute de résiliation injustifiée.