Citation: 6B_377/2009 20.07.2009 E. 6

Invoquant une violation de l'art. 47 CP, le recourant se plaint de la peine infligée. 6.1 Selon l'art. 47 CP, le juge fixe la peine d'après la culpabilité de l'auteur. Il prend en considération les antécédents et la situation personnelle de ce dernier ainsi que l'effet de la peine sur son avenir (al. 1). La culpabilité est déterminée par la gravité de la lésion ou de la mise en danger du bien juridique concerné, par le caractère répréhensible de l'acte, par les motivations et les buts de l'auteur et par la mesure dans laquelle celui-ci aurait pu éviter la mise en danger ou la lésion, compte tenu de sa situation personnelle et des circonstances extérieures (al. 2). Les critères, énumérés de manière non exhaustive par cette disposition, correspondent à ceux fixés par l'art. 63 aCP et la jurisprudence y relative (ATF 134 IV 17 consid. 2.1), qui conserve par conséquent toute sa valeur (cf. ATF 129 IV 6 consid. 6.1 p. 21). Par ailleurs, le critère de l'effet de la peine sur l'avenir de l'auteur, même s'il n'était pas prévu à l'art. 63 aCP, était déjà pris en compte en application de la jurisprudence (cf. ATF 129 IV 6 consid. 6.1 p. 21; 119 IV 125 consid. 3b p. 126) Le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation. Il n'y a violation du droit fédéral que si la peine a été fixée en dehors du cadre légal, si elle repose sur des considérations étrangères à l'art. 47 CP, si elle ne tient pas compte des critères découlant de cette disposition ou si le juge s'est montré à ce point sévère ou clément que l'on doive parler d'un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 134 IV 17 consid. 2.1; 129 IV 6 consid. 6.1). 6.2 En relation avec la peine infligée, le recourant invoque également une violation de son droit d'être entendu. Il n'étaye toutefois cette critique par aucune argumentation distincte de celle présentée à l'appui du grief de violation de l'art. 47 CP. Dans la mesure où il entendrait néanmoins en faire un argument séparé, celui-ci serait dès lors irrecevable, faute d'être étayé par une motivation qui satisfasse aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF. 6.3 Le recourant conteste la quotité de la peine au motif qu'il devrait être libéré de plusieurs chefs d'accusation. Cette critique est irrecevable dans la mesure où elle ne répond pas aux exigences de motivation posées par l'art. 42 al. 2 LTF, l'intéressé ne discutant nullement les motifs de l'arrêt attaqué et le recours en matière pénale sur les infractions visées par les art. 138, 146 et 251 CP étant rejeté (cf. supra consid. 3, 4 et 5). 6.4 Le recourant reproche aux juges cantonaux de ne pas avoir tenu compte des conséquences de la peine ferme de 15 mois d'emprisonnement sur son avenir. Il relève que cette sanction l'empêchera de rembourser sa dette, conformément à la convention signée avec le club Y.________. Dans le cadre de l'appréciation de la peine, la Cour pénale a tout d'abord largement exposé la situation personnelle, professionnelle et familiale de l'intéressé et ainsi tenu compte du fait que celui-ci travaillait, depuis le 1er juillet 2007, comme consultant pour une société installée à Abu Dhabi pour un salaire mensuel de base de quelque 13'000 fr., sans compter un bonus qui pourrait être de l'ordre de trois mois de salaire, auquel s'ajoutait une indemnité pour les frais de voyage, logement et téléphone. Elle a ensuite relevé la gravité des faits qui lui étaient reprochés eu égard en particulier au nombre et à la durée des actes commis, les mobiles poursuivis, ceux-ci étant essentiellement égoïstes et le concours d'infraction. Elle a aussi pris en considération l'absence d'antécédent du recourant et l'atteinte à son statut social en raison de la procédure et son retentissement médiatique. Elle a enfin retenu la circonstance atténuante du repentir sincère, soulignant précisément que l'héritière de F.________ avait été désintéressée par le recourant et que celui-ci avait passé avec le club Y.________ une convention d'indemnisation à hauteur de 600'000 fr. dont il respectait les conditions de remboursement, lesquelles impliquaient d'importants sacrifices de sa part. Ainsi, au regard de ces éléments, l'autorité inférieure n'a manifestement pas perdu de vue les engagements financiers de l'intéressé, ni sa situation professionnelle au moment de la fixation de la peine. Par ailleurs, les considérations de prévention spéciale ne peuvent jouer qu'un rôle marginal dans la fixation de la peine eu égard à la gravité de la faute. Le grief est donc vain. En définitive, le recourant ne cite aucun élément important, propre à modifier la peine, qui aurait été omis ou pris en considération à tort. Par ailleurs, au regard des éléments exposés aux pages 41 à 43 du jugement attaqué, la peine infligée n'apparaît pas exagérément sévère au point de constituer un abus du pouvoir d'examen par l'autorité cantonale.