Citation: 6B_265/2023 E. 2.3

2.3. Pour toute critique relative à l'appréciation des preuves, le recourant rappelle l'attitude de l'intimée dans le cadre de la procédure civile en désaveu de paternité. Relevant que l'intimée avait " menti délibérément " s'agissant de savoir qui était le père de l'enfant dont elle était enceinte lors des faits, le recourant estime que " la parole de l'intimée ne vaut pas pipette ". Une telle affirmation, dénuée de tout développement visant à critiquer l'appréciation cantonale, précise et détaillée, concernant la crédibilité des déclarations des intéressés, est largement appellatoire, partant irrecevable. La cour cantonale a tenu compte de l'attitude de l'intimée dans la procédure civile en désaveu de paternité et a exclu toute influence sur la crédibilité des déclarations tenues dans la procédure pénale, en lien avec les violences conjugales reprochées au recourant. La motivation cantonale circonstanciée sur ce point ne fait pas l'objet de la moindre critique du recourant, de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'y arrêter plus avant. Contrairement à ce que prétend le recourant, la prévention de viol concernant des faits survenus le 2 octobre 2018 (ch. 7 de l'acte d'accusation) n'a pas été abandonnée sur la base d'un défaut de crédibilité des déclarations de l'intimée, mais en raison d'une lacune dans l'acte d'accusation (jugement entrepris consid. 12.2). Il ne saurait dès lors rien en déduire sous l'angle de l'appréciation des preuves, en lien avec la crédibilité du récit de l'intimée. Enfin, le recourant ne conteste pas les autres éléments d'appréciation pris en compte par la cour cantonale, notamment s'agissant des déclarations et des attitudes respectives des intéressés. Il échoue en tout état à démontrer l'arbitraire dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits. Pour le surplus, le recourant affirme, sans autre développement, que le fardeau de la preuve aurait été inversé, au motif qu'il aurait été, d'entrée de cause, reconnu comme étant coupable. Il n'apporte pas le moindre indice en ce sens, étant rappelé que les déclarations contradictoires des intéressés ne doivent pas nécessairement, sur la base du principe in dubio pro reo, conduire à un acquittement (cf. supra consid. 1.1). Le recourant n'expose pas dans quelle mesure la cour cantonale, qui a procédé à un examen détaillé des preuves à charge et à décharge, lui aurait fait porter le fardeau de prouver son innocence. Le fait qu'il n'ait jamais été placé en détention ne lui est d'aucun secours sous cet angle (cf. art. 221 CPP). Partant, le grief déduit d'une violation du principe in dubio pro reo doit être écarté. En définitive, le recourant échoue à démontrer l'arbitraire dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves, ainsi qu'une violation du principe in dubio pro reo par la cour cantonale. S'agissant de la qualification de l'infraction, le recourant n'invoque aucune violation du droit fédéral, et ne dit mot sur les conditions objectives et subjectives de l'art. 190 CP, tenues pour remplies en l'espèce (cf. jugement entrepris consid. 12).