Citation: 1C_234/2021 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a considéré que, compte tenu du contexte urbain dans lequel le secteur était situé (proximité du centre de Crissier, des transports publics et de zones bâties plus denses au sud du périmètre), les autorités de planification n'avaient pas fait un mauvais usage de leur pouvoir d'appréciation en adoptant le plan de quartier litigieux. L'instance précédente a constaté que les périmètres d'évolution des constructions (PEC) étaient implantés en 5 bandes parallèles à la route de Cossonay, lesquelles se succédaient dans le sens de la pente du terrain, et que les terrains situés dans la zone de faible densité, aux abords du périmètre du plan de quartier, se trouvaient tous dans une position dominante par rapport aux terrains situés dans le périmètre du plan de quartier. Elle a en particulier relevé que, suite aux modifications apportées au projet initial, tous les bâtiments prévus dans les PEC avaient désormais trois niveaux (attiques compris), à l'exception du PEC 5 qui en avait quatre, et que l'attique avait une surface réduite à 80% de la surface du niveau inférieur. Elle a ainsi notamment constaté qu'il n'y aurait pas, s'agissant du gabarit ou de la position des bâtiments, de contraste choquant entre les villas existantes et les constructions prévues dans le périmètre du plan de quartier, en particulier dans la partie supérieure. L'instance précédente a par ailleurs ajouté que l'ordre discontinu prévu pour l'ensemble des constructions projetées permettait de maintenir des échappées de vue, vers les quartiers ou secteurs en contrebas (notamment le cordon boisé au sud-ouest) ou vers le paysage plus lointain (lac Léman, Alpes).