Citation: 6B_684/2022 E. D

Par arrêt du 21 février 2022 et rectificatif du 9 mars 2022, la Cour d'appel du Tribunal pénal fédéral (ci-après: Cour d'appel) a notamment condamné B.________ à une peine privative de liberté de 44 mois et à une peine pécuniaire de 205 jours-amende à 110 fr. le jour, avec sursis et délai d'épreuve de deux ans. Elle a, en outre, fixé les frais de la procédure d'appel à 9'000 fr., les a mis à la charge de B.________ par 6'750 fr., laissé le solde à la charge de la Confédération, alloué à B.________ une indemnité pour l'exercice raisonnable de ses droits de procédure de 2'500 fr., à la charge de la Confédération, et prononcé la compensation de cette indemnité avec les frais de procédure mis à la charge de B.________. En bref, il en ressort les éléments suivants. D.a. Les débats d'appel se sont tenus en date du 24 janvier 2022. Le dispositif de l'arrêt a été envoyé aux parties en date du 21 février 2022. Il en ressort que B.________ est condamné à une peine privative de liberté de 41 mois et à une peine pécuniaire de 205 jours-amende à 110 fr. le jour, avec sursis et délai d'épreuve de deux ans. A la suite du constat d'une erreur, dit dispositif a été rectifié en date du 9 mars 2022, faisant passer la peine à 44 mois, et envoyé une nouvelle fois aux parties par courrier recommandé du même jour, accompagné d'un courrier explicatif faisant mention expresse de la modification effectuée. Par courrier du 11 mars 2022, la défense de B.________ a demandé que "l'arrêt du 22 février 2022 [sic] soit maintenu dans sa teneur initiale", ce à quoi la Cour d'appel lui a répondu, par courrier du 14 mars 2022, que le rectificatif du 9 mars 2022 correspondait en tous points à la décision arrêtée à l'issue des délibérations de la Cour d'appel du 21 février 2022 et qu'il ne saurait dès lors être modifié. Il était également précisé que B.________ n'avait pas subi de préjudice à cet égard vu que le délai pour recourir au Tribunal fédéral contre l'arrêt CA.2021.16 ne commencerait à courir qu'une fois que l'arrêt motivé lui serait notifié. L'arrêt motivé a été envoyé aux parties le 14 avril 2022. D.b. B.________ est né en 1967 en République tchèque. Aux termes de son curriculum vitae, il a obtenu un diplôme gymnasial à Prague en 1986. En 1991, il a obtenu un diplôme d'ingénieur en cybernétique technique de l'École supérieure technique tchèque à Prague. Il a par la suite exercé des activités commerciales indépendantes dans le secteur de la vente de marchandises et de services en République tchèque. Selon son curriculum vitae, à partir de 1996, il a occupé le poste d'adjoint du Directeur général E.________, au sein de la société I.________. De 2002 à 2007, B.________ a déclaré avoir travaillé à partir de la Suisse comme employé au service de la société F.________. Il a toutefois refusé d'expliquer comment il en était venu à travailler pour ce groupe F.________, si quelqu'un l'avait recruté ou s'il avait participé à l'acquisition d'actions de G.________ pour F.________. Entre 2002 et 2008, B.________ était domicilié dans le canton de U.________. Son unique source de revenu a consisté durant cette période en une activité salariée, dans un premier temps auprès de la société J.________ jusqu'au 30 juin 2004, puis auprès de la société H.________ SA. La société J.________ avait pour administrateur l'avocat fribourgeois K.________. La société suisse H.________ SA avait quant à elle pour administrateur A.________. Durant les débats, B.________ a refusé d'indiquer comment il avait fait la connaissance et en était venu à collaborer professionnellement tant avec K.________ qu'avec A.________; il a également refusé d'indiquer en quoi consistait son travail auprès des deux sociétés susmentionnées. B.________ est divorcé (séparé de son ex-épouse depuis 2002), père d'une fille née en 1995, et domicilié dans la Principauté de Monaco. Sur le plan professionnel, il ferait partie du conseil de surveillance de deux petites entreprises, pour un revenu mensuel de l'ordre de 1'000 francs. Il aurait investi la totalité de sa fortune dans une entreprise et son partenaire contractuel, L.________, refuserait de lui restituer son investissement; pour ce motif, il serait actuellement en litige avec de dernier, devant différentes juridictions. Il estime pouvoir récupérer 9 mia CZK auprès de L.________, dont 85 % doivent lui revenir. Pour financer les procédures judiciaires qui le concernent, et notamment pour recouvrer les fonds susmentionnés, B.________ s'est endetté à hauteur de 4,5 mio EUR. Ce montant lui a été prêté par d'anciens partenaires commerciaux. En contrepartie, ces derniers auront droit à la moitié de la somme totale qui pourra, le cas échéant, être récupérée auprès de L.________. B.________ est en outre propriétaire de biens immobiliers pour un total d'environ 1'500'000 fr., s'acquitte mensuellement de 3'300 EUR au titre de location et les primes de sa caisse maladie se montent à 2'400 fr. par an. B.________ ne figure pas au casier judiciaire suisse, si ce n'est pour la présente procédure, ni aux casiers judiciaires tchèque et monégasque. Dans le cadre de la procédure, B.________ a produit différents documents relatifs à son état de santé, soit un "Avis psychologique et opinion personnelle non professionnelle" établi le 30 mars 2021 par le psychologue M.________, deux rapports médicaux du Dr N.________ respectivement des 29 mars et 18 octobre 2021, un certificat médical de la Dresse O._______ du 19 avril 2021 et un avis du Dr P._______ du 13 janvier 2022.