Citation: 5A_625/2022 E. 3.3

3.3. L'intimée se rallie à la motivation de l'arrêt attaqué sur l'exercice valable de son droit à la résolution du contrat, dont celle relative à l'examen des échanges entre les parties sur l'exercice de la garantie qui relève de la compétence du juge du fond. Elle affirme avoir démontré par pièces les faits ayant permis à l'autorité cantonale de conclure à l'absence d'un titre de mainlevée au sens de l'art. 82 al. 1 LP, de sorte que celle-ci était fondée à examiner d'office les conséquences de la résolution du contrat de vente. Enfin, elle soutient que l'arrêt attaqué n'est pas dépourvu de motivation, l'autorité cantonale ayant examiné les griefs de la recourante relatifs à l'existence des défauts et qu'il est évident que le rapport d'expertise qu'elle a elle-même produit a permis de rendre vraisemblable la présence de pesticides dans la marchandise livrée. Dans sa duplique, l'intimée argumente encore qu'il faut dans tous les cas appliquer la "pratique bâloise" sur l'inexécution et que, en conséquence, la solution du litige serait identique même si on retenait qu'elle a exercé son droit à agir par l'action minutoire. Selon elle, la recourante ne pourrait pas obtenir la mainlevée en raison de sa mauvaise exécution qui exclut l'existence d'un titre de mainlevée.