Citation: 7B_13/2023 E. 4.4

4.4. Le recourant estime que la cour cantonale aurait retenu à tort, dans le cadre de la fixation de la peine, l'utilisation d'armes chargées, ainsi que le "risque pris pour les tiers - même non réalisé - lors de l'incendie volontaire des véhicules", de sorte que sa sanction devrait être moins lourde. Cependant, l'autorité de céans a retenu ci-dessus que la cour cantonale n'avait pas versé dans l'arbitraire en s'étant convaincue du fait que les armes utilisées par les brigands étaient chargées (cf. consid. 2.3.1 supra). De plus, comme on l'a vu également, il n'est pas déterminant, pour les raisons évoquées ci-dessus (cf. consid. 3.4 supra), que la circonstance aggravante prévue à l'art. 221 al. 2 CP n'ait pas été retenue, ce d'autant moins dans le cadre de la fixation de la peine. Indépendamment de la réalisation de cette circonstance, les auteurs, dont le recourant, ont, comme l'a expressément relevé la cour cantonale - sans que cela soit remis en cause -, accepté le risque que l'incendie se propage aux bâtiments voisins, dont certains étaient habités. On ne saurait donc suivre le recourant lorsqu'il indique que lui et ses comparses n'auraient pas pris le risque de mettre la vie ou l'intégrité corporelle de tiers en danger. Pour le surplus, le recourant ne relève aucun autre élément important, propre à modifier la peine, qui aurait été omis ou pris en considération à tort par la cour cantonale. Il ne démontre en outre pas que celle-ci aurait dû pondérer différemment l'un ou l'autre élément, ni qu'elle aurait fait une mauvaise application des règles en matière de concours (art. 49 CP). Ainsi, l'autorité cantonale n'apparaît pas avoir abusé du large pouvoir d'appréciation dont elle disposait au moment de fixer la quotité de la peine infligée au recourant. Le grief est donc infondé.