Citation: 7B.32/2006 16.05.2006 E. 1

La réponse de l'office du 10 juin 2005 apparaît certes, ainsi que l'a retenu la Commission cantonale de surveillance, comme une simple prise de position assortie d'une invitation à produire les pièces destinées à démontrer qu'il avait été mis fin au contrat d'entreposage. Il n'en ressort pas moins, cependant, que la facture de 1'454 fr. produite le 3 juin 2005 ne serait pas prise en compte par l'office et mise à la charge du créancier poursuivant, en vertu de la nouvelle jurisprudence inaugurée par la décision du 20 juillet 2004, dans l'hypothèse - réalisée en l'espèce - où le contrat d'entreposage aurait été toujours en vigueur. La décision attaquée admet d'ailleurs expressément (consid. 4 p. 7) que l'office a (à bon droit) pris position "en refusant de prendre en charge les frais qui lui étaient réclamés et d'en demander l'avance au poursuivant". On pourrait dès lors considérer qu'en remettant en cause ce "refus de prise en charge" le 14 juin 2005, la recourante a porté plainte en temps utile (art. 17 al. 2 LP). La question peut toutefois demeurer indécise, car la plainte et le recours sont de toute façon mal fondés.