Citation: 6B_347/2020 E. 2.2

2.2. Le recourant se prévaut de deux déclarations faites par les experts psychiatres à son propos, durant une audition tenue le 12 avril 2018 par le ministère public, la première selon laquelle "il y avait très peu d'élaboration psychique dans la tête du [recourant] au moment des faits" (cf. pièce C-1'207 du dossier cantonal, p. 3), la seconde ayant la teneur suivante (cf. Ibidem, p. 6) : --..] [à propos] des raisons de son implication dans des bagarres, il m'est demandé si au moment des faits [le recourant] pensait que le fait d'aller se battre était justifié. Au moment des faits, il n'y avait aucune élaboration psychique. Il s'agissait d'un comportement presque instinctuel, qui par la répétition des faits, est devenu habituel. Sauf à penser, ce qui est contredit par le [recourant], que les actes de violence étaient prémédités." On ne voit pas en quoi ces explications feraient apparaître comme arbitraires les constatations de l'autorité précédente s'agissant des intentions du recourant au moment des faits. Les propos en question avaient trait aux motivations du recourant dans la participation à des altercations, de sorte que ces explications ne visaient pas précisément la représentation que se faisait celui-ci de la dangerosité de ses agissements. Il ressort au demeurant de l'arrêt attaqué que, selon les experts psychiatres, le recourant présentait certes une personnalité caractérisée par une immaturité, une impulsivité et une instabilité, qu'il avait présenté - à l'époque des faits - une très faible tolérance à la frustration et un abaissement du seuil de décharge de l'agressivité, mais qu'il ne souffrait d'aucune altération des capacités cognitives. L'autorité précédente pouvait donc, sans arbitraire, retenir que le recourant savait, au moment où il avait agi, qu'un coup asséné à la tête avec une batte de baseball pouvait être fatal pour l'intimé, mais avait tout de même porté cette frappe. On relèvera encore, s'agissant de la seconde déclaration mise en avant par le recourant, que l'expert formulait son appréciation en partant du principe que les actes de violence n'étaient pas prémédités, ce qu'a finalement retenu la cour cantonale en indiquant notamment que le groupe des assaillants avait prévu de se battre le soir en question. Le grief doit donc être rejeté dans la mesure où il est recevable.