Citation: 1P.304/2002 25.06.2002 E. 1

Que le recours a été transmis au Tribunal fédéral en application des art. 32 al. 4 let. a et 32 al. 5 de la loi fédérale d'organisation judiciaire (OJ), compte tenu que la décision n'est susceptible d'aucun recours cantonal; Qu'il doit être examiné à titre de recours de droit public pour violation des droits constitutionnels (art. 84 al. 1 let. a OJ), fondé sur la garantie de l'impartialité des magistrats (art. 30 al. 1 Cst., 6 par. 1 CEDH); Qu'il est irrecevable dans la mesure où il ne tend pas seulement à l'annulation de la décision attaquée (ATF 127 II 1 consid. 2c p. 5; 126 I 213 consid. 1c p. 216/217; 126 II 377 consid. 8c p. 395); Qu'en particulier, le Tribunal fédéral n'est pas habilité a statuer sur une demande de récusation de juges qui n'a pas été soumise à la juridiction cantonale; Qu'à l'appui de sa demande dirigée contre le juge L'Homme, le recourant a fait état de divers incidents de procédure survenus dans une cause antérieure, au cours d'une audience du 9 septembre 1998; Que le Tribunal pénal, dans sa décision présentement attaquée, a constaté que la récusation était demandée tardivement et que, au surplus, les incidents invoqués ne justifiaient pas la suspicion de partialité; Que cette décision est motivée de façon détaillée; Que le recourant la discute par une longue suite de critiques tendant surtout à contester la légitimité de la répression prévue par l'art. 261bis CP, concernant la discrimination raciale; Que, cependant, il ne conteste pas sérieusement avoir attendu près de deux mois avant de demander la récusation du juge L'Homme, alors qu'il savait que celui-ci présiderait le Tribunal pénal; Que, sur ce point pourtant essentiel, le recours n'est donc pas motivé conformément à la jurisprudence relative à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, selon laquelle il incombe au recourant, lorsqu'il se plaint d'une application arbitraire du droit cantonal, de préciser de façon détaillée en quoi la juridiction ou l'autorité intimée s'est gravement trompée et est parvenue à une décision manifestement erronée ou injuste (ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495; 117 Ia 10 consid. 4b p. 11/12; 110 Ia 1 consid. 2a p. 3); Que le recours de droit public est ainsi irrecevable au regard de cette disposition; Que son auteur devra acquitter l'émolument judiciaire. Par ces motifs, vu l'art. 36a OJ, le Tribunal fédéral prononce: