Citation: 4P.23/2001 17.10.2001 E. B

B.- Le 6 octobre 1997, X.________ a assigné A.________ en paiement de 4 000 000 fr.fr., valeur marchande des bas-reliefs, devant les tribunaux genevois. Se disant propriétaire de ceux-ci en vertu du contrat conclu le 22 mai 1987 avec Y.________, la demanderesse a fondé sa prétention sur l'art. 1626 du Code civil français (CCF), relatif à la garantie du vendeur en cas d'éviction, qui permet au second acheteur de rechercher directement le premier vendeur. La cause a été suspendue, par jugement du 8 octobre 1998 confirmé sur appel le 12 mars 1999, dans l'attente de l'arrêt, précité, du Conseil d'Etat français. La compétence territoriale des tribunaux genevois a été établie par jugement sur incident du 16 septembre 1999. Statuant le 31 mai 2000, le Tribunal de première instance du canton de Genève a rejeté la demande. La Chambre civile de la Cour de justice genevoise a confirmé ce jugement, sur appel de la demanderesse, par arrêt du 8 décembre 2000. Elle a jugé, à titre principal, qu'il n'était pas établi que la vente du 22 mai 1987 ait porté sur les deux bas-reliefs. Dans une argumentation subsidiaire, elle a retenu que la cause de l'éviction - à savoir, l'arrêté ministériel du 10 juillet 1995 - était postérieure à la vente, si bien que les dispositions pertinentes du droit français touchant la garantie en cas d'éviction n'entraient pas en ligne de compte en l'espèce puisqu'elles exigent que la cause de l'éviction soit antérieure à la vente litigieuse.