Citation: U 35/05 12.01.2006 E. 4

4.1 Comme l'a retenu à bon droit la juridiction cantonale, il ressort du dossier médical de la recourante que l'affection dermatologique dont elle souffre est apparue à une époque où elle ne travaillait pas pour la société Y.________ dont l'intimée assurait les employés. Ainsi, dans le rapport médical le plus ancien à disposition (daté du 6 septembre 1999), le docteur P.________ avait déjà diagnostiqué un eczéma de contact allergique vs irritatif et une sensibilisation de contact au nickel, au cobalt et au formaldéhyde. Il avait alors précisé que l'eczéma vésiculeux des mains était apparu subitement deux mois après que la patiente avait débuté une activité de serveuse (deux ans auparavant). Moins d'une année plus tard, en mars 2000, la recourante a consulté à nouveau le service compétent du Centre hospitalier X.________ pour le même problème de santé (cf. rapport des doctoresses D.________ et G.________ du 11 avril 2000). Par la suite, elle a commencé un traitement chez la doctoresse C.________ dès le 16 mai 2002 pour un eczéma palmo-plantaire chronique fissuraire invalidant en voie d'extension qui a entraîné une incapacité de travail de 100 % à partir du 24 octobre 2002 (rapport du 3 mars 2003), alors qu'elle travaillait au service de la société Y.________. Que l'origine de l'affection en cause soit «dans tous les cas très antérieure au début très récent de [cette] activité» - pour laquelle la recourante était assurée auprès de la CNA -, comme le relève le docteur T.________ dans son rapport du 21 mars 2003, ne permet toutefois pas d'exclure que l'atteinte a la santé ait été également contractée ou aggravée dans cet emploi. En tant que tel, la date de la première apparition de l'affection ne constitue pas un élément permettant d'en expliquer la cause et n'exclut pas une aggravation subséquente provoquée par le contact avec les substances allergéniques utilisées dans l'activité assurée par l'intimée, aggravation que celle-ci devrait alors prendre en charge (supra consid. 1.2). L'argument fondé sur l'apparition de l'atteinte à la santé antérieurement à l'exercice de l'activité assurée ne suffit donc pas à nier le droit aux prestations de la recourante.