Citation: 9C_424/2021 E. 5.2

5.2. C'est finalement en vain que le recourant prétend que la caisse de compensation intimée a commis une faute concomitante. En sa qualité d'organe, il appartenait au recourant de prendre toutes les décisions concernant la gestion et la poursuite des activités de la société. Le simple fait que le recourant considère que la caisse de compensation aurait pu demander la liquidation de la société dès novembre 2016 ne suffit pas à établir qu'elle a gravement négligé son obligation d'exiger le paiement des cotisations et d'en poursuivre l'encaissement (à ce sujet, voir ATF 122 V 185 consid. 3c). Les problèmes de liquidités de la société survenus dès 2016 renforcent en revanche le fait, constaté par les premiers juges, que le recourant a choisi de faire supporter à la caisse de compensation intimée le risque inhérent au financement de sa société pendant les années 2017 et 2018, alors que le sort de celle-ci était déjà largement scellé.