Citation: 6B_936/2020 E. 4.2.2

4.2.2. Sur la base de la situation personnelle du recourant (cf. supra, consid. B.b), la cour cantonale a considéré que l'intégration du recourant en Suisse était très faible. Le fait de jouer de la batterie pour une chorale d'église n'y changeait rien. Le recourant avait lui-même précisé qu'il avait précédemment des amis dans la communauté africaine mais qu'en raison de problèmes non spécifiés, il privilégiait dorénavant sa famille. Le recourant n'avait pas passé en Suisse les années cruciales de son existence. La durée de son séjour y était importante, même si une partie de celle-ci ne pouvait être prise en considération puisqu'il avait vécu dans l'illégalité. Sa situation financière était catastrophique et sans chance d'amélioration. Il était dénué de perspectives professionnelles et vivait essentiellement aux crochets de la société. Son intégration était inexistante. Son parcours de délinquant multirécidiviste obscurcissait encore le tableau. Aucun élément ne permettait de retenir que ses problèmes de santé seraient sérieux et d'affirmer qu'il ne pourrait pas se faire soigner dans son pays d'origine. Au surplus, les chances de réinsertion du recourant n'étaient pas pires en Angola qu'en Suisse, où elles devaient être qualifiées de nulles. Enfin, l'Angola n'était plus un pays en guerre. S'agissant de son statut familial, celui-ci ne lui permettait pas d'invoquer efficacement la protection de l'art. 8 par. 1 CEDH. Le fait qu'il ait été le père d'un enfant "a priori" titulaire de la nationalité suisse n'était pas pertinent pour admettre une atteinte à sa situation familiale puisque ce fils, qu'il ne voyait que ponctuellement, était adulte. En résumé, quand bien même la Suisse représentait sans conteste la centre de vie du recourant, une expulsion ne le mettrait pas dans une situation personnelle grave. Même si la condition d'une situation personnelle grave devait être admise, la pesée des intérêts pencherait en faveur des intérêts publics à expulser le recourant. Il était un délinquant endurci, qui avait commis divers types d'infractions, de manière régulière, sur de nombreuses années. Il ne présentait aucun remord et le pronostic le concernant était négatif. Il recelait un potentiel de violence à ne pas négliger car son comportement à l'égard de la partie plaignante avait été dommageable. Certains de ses agissements antérieurs (2008) étaient très agressifs et assez violents. Les conséquences sociales de tels actes ne pouvaient être minimisées tant leurs répercussions pouvaient impacter la santé psychique et physique des victimes, voire leur capital de gain. Tel avait été le cas pour la partie plaignante. Le recourant représentait un danger important pour l'ordre public, voire la sécurité publique, ce qui excluait de la mettre au bénéfice de la clause de rigueur. La cour cantonale a confirmé la durée de l'expulsion fixée à 5 ans par le premier juge.