Citation: 6B_45/2022 E. 2.3.4

2.3.4. En l'espèce, il n'apparaît pas que la cour cantonale ait fixé le montant de l'indemnité pour tort moral en se fondant sur des critères étrangers à ceux de l'art. 49 CO ou qu'elle ait accordé une importance trop faible ou au contraire trop élevée à certains de ces critères. Après avoir établi le lien direct entre les infractions retenues et l'atteinte à la santé psychique subie par l'intimée, c'est en effet, à juste titre, qu'elle a pris en compte la durée de l'hospitalisation, l'incapacité de travail, ainsi que le suivi médical nécessaire allant au-delà d'une simple consultation chez son médecin traitant. La cour cantonale s'est également fondée sur la fréquence des consultations et la durée de la manifestation des conséquences de l'agression, ainsi que le traitement médicamenteux antidépresseur, anxiolytique, neuroleptique et somnifère (cf. rapport médical du 30 août 2021 du Dre E.________). Le recourant relève que l'altercation du 10 juin 2017 n'a entraîné aucune séquelle physique chez l'intimée. La cour cantonale n'a pas omis cet élément, dans la mesure où elle a indiqué que les faits reprochés au recourant avaient provoqué chez l'intimée une atteinte de courte durée et qu'elle ne lui avait pas causé de lésions physiques, si bien qu'il se justifiait de confirmer le montant fixé par le tribunal de première instance. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, il n'est en outre pas surprenant que l'intimée ait été hospitalisée plusieurs semaines après l'évènement traumatisant, étant relevé qu'elle a consulté un psychiatre peu après les faits qui a constaté que les problèmes psychiques étaient survenus immédiatement après l'agression. Le recourant allègue encore qu'il ne ressort pas du dossier cantonal que, durant l'altercation, il aurait proféré des menaces verbales à l'encontre de l'intimée qui eussent pu accréditer la thèse qu'il souhaitait réellement s'en prendre à elle ou qu'il avait la volonté de porter atteinte à son intégrité corporelle au moyen de son couteau suisse. Or, le recourant procède à une lecture erronée de l'arrêt attaqué et perd de vue que la cour cantonale a clairement indiqué qu'il n'avait pas accompagné ses gestes de menaces verbales (mais bien d'insultes; cf. arrêt attaqué, p. 14 consid. 2.6.7). Ainsi, le recourant n'apporte aucun élément qui laisserait penser que la cour cantonale aurait abusé de son pouvoir d'appréciation en fixant un montant de 5'000 fr. fondé sur des critères étrangers à l'art. 49 CO.