Citation: 6B_737/2024 E. C

Par arrêt du 16 juillet 2024, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de Genève a rejeté l'appel formé par A.________ et confirmé le jugement du 18 janvier 2023. Il en ressort, en substance, les faits suivants. C.a. B.________ louait une arcade située dans l'immeuble sis rue U.________, à V.________ et y exploitait un salon de coiffure, C.________ SA, dont elle a été l'administratrice présidente de 2009 à 2016. D.________ lui a succédé dès 2016. Depuis, B.________ revenait régulièrement dans les locaux. C.b. A.________ travaillait en qualité de concierge dans ce même immeuble et résidait dans le bâtiment d'à côté. Elle souffre de problèmes de santé - diabète et hypertension artérielle, épisodes de tachycardie, tendinopathie calcifiante de l'épaule, état dépressif - et de surpoids. Elle ne travaille désormais plus et est au bénéfice d'une rente de l'assurance-invalidité. C.c. Dès 2012, un conflit de voisinage a opposé B.________ à E.________, locataire, depuis avril 2007, d'un appartement situé au 1er étage du même immeuble. L'utilisation des espaces communs, comme la buanderie, ainsi que les prétendues odeurs se dégageant du salon en étaient les principales causes. C.d. Dans ce contexte, un contentieux de bail à loyer a opposé B.________ aux propriétaires successifs de l'immeuble. Les deux procédures engagées par B.________ se sont terminées en sa faveur (cf. arrêts du Tribunal fédéral 4A_63/2017, 4A_132/2017 et 4A_140/2017 du 25 septembre 2017), le tribunal ayant reconnu que le salon de coiffure avait la jouissance exclusive du dépôt ainsi que du WC situés dans la buanderie de l'immeuble et que le comportement adopté par E.________ à l'égard du personnel ainsi que de la clientèle du salon de coiffure (insultes, vociférations, agressivité) constituait un défaut de la chose et justifiait une réduction de loyer. C.e. Dans le cadre d'une procédure pénale initiée en parallèle par E.________ à l'encontre de B.________, A.________ a fait un faux témoignage et a été condamnée notamment à prendre en charge une partie des frais de défense de B.________. En effet, A.________ a confirmé les dires de E.________ alors que la procédure a permis de démontrer que la prénommée ne se trouvait plus à la rue U.________ à l'heure de l'infraction alléguée par E.________ (doigt d'honneur et insulte), si bien que A.________, dont la déposition n'était pas crédible, n'avait pas pu l'y observer dans les circonstances qu'elle avait décrites. C.f. Le 14 septembre 2020, vers 16h00, une audience s'est tenue par-devant le Tribunal des baux et loyers dans le cadre d'un litige opposant les exploitants du salon de coiffure C.________ SA aux propriétaires de l'immeuble au sujet de l'état d'encombrement de la buanderie. Des photographies du local ont été produites en justice par les différentes parties. C.g. Plusieurs témoins ont été entendus dans le cadre de la présente procédure. C.h. Par ordonnance du 18 juillet 2022, le ministère public a classé les faits relatifs à la prise de photographies le 14 septembre 2020, l'intention de B.________ étant de prendre en image l'état de la buanderie et non A.________, même si le bras ou une partie du corps de celle-ci était visible.