Citation: 6B_631/2007 18.12.2007 E. 1

En l'occurrence, l'appréciation des juges n'est pas arbitraire dans son résultat. En effet, ils ont admis la dangerosité du pont et par conséquent la nécessité de son matelassage conformément aux directives de la commission juridique des remontées mécaniques suisses (cf. art. 88 bb i.f. et 17) en se basant sur plusieurs éléments au sujet desquels aucun arbitraire n'est démontré. Ainsi, ils se sont référés à la configuration des lieux, précisant qu'il s'agissait d'un passage obligé, étroit, hautement fréquenté et situé après une courbe à droite fortement prononcée. Ils ont également constaté qu'après l'accident le pont avait été élargi à 12 mètres pour, conformément aux déclarations de l'un des recourants, faciliter le passage des machines, mais également celui des skieurs. Ils se sont également appuyés sur le rapport d'expertise de 1999 de l'Association suisse des entreprises de transport à câbles, qui recommandait la pose d'un filet avant le pont. En outre, conformément aux rapport et déclarations de C.________, les recourants connaissaient l'étroitesse et la dangerosité de l'endroit en question. Au regard de l'ensemble de ces éléments, les autorités cantonales pouvaient, sans arbitraire, admettre la dangerosité du pont, même si les pièces du dossier ne permettent pas d'affirmer, contrairement aux constatations cantonales, que deux pistes se joignent au-dessus de l'endroit incriminé. La critique invoquée est dès lors vaine. 3.3 S'agissant des griefs de violation du droit d'être entendu et de motivation insuffisante, également invoqués par les recourants, ils ne sont démontrés par aucune motivation distincte de celle présentée à l'appui du grief d'appréciation arbitraire des preuves. Dans la mesure où les recourants entendraient néanmoins en faire des arguments séparés, ceux-ci seraient dès lors irrecevables, faute d'être étayés par une motivation qui satisfasse aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 1.1).