Citation: 2C_137/2024 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, dans un chapitre intitulé " les heures de travail effectuées ", la recourante se plaint d'abord, pour chaque employé séparément, de la manière dont l'instance précédente a calculé les heures de travail effectuées par ceux-ci. Elle lui reproche d'avoir jugé que les employés ont travaillé 42 heures par semaine. Parmi de nombreuses critiques à cet effet, elle souligne, pour certains, des erreurs liées à la date de signature du contrat et, pour d'autres, qu'ils n'auraient pas travaillé certains jours, en faisant référence à des " messages WhatsApp figurant au dossier de la cause ". Elle expose que, dans son champ d'activité, les heures effectives de travail sont difficiles à calculer. Elle fait également valoir, " par absence de preuve contraire figurant au dossier ", qu'aucun décompte du temps de travail à l'intérieur comme à l'extérieur n'a été produit par ses employés, alors qu'il leur incombait de fournir un tel décompte. En l'espèce, il ressort de l'arrêt attaqué que l'instance précédente a procédé à l'appréciation des preuves figurant au dossier. Elle a jugé que les employés en cause avaient travaillé 42 heures par semaine et le Tribunal fédéral constate que cette appréciation peut résulter notamment de la clause contractuelle selon laquelle, si la conseillère n'était pas en rendez-vous, elle devait être présente à sa place de travail « pendant les heures appropriées », dans l'optique d'assurer les tâches administratives, le suivi de sa propre clientèle et la prospection de nouveaux clients. Bien qu'elle invoque l'art. 9 Cst. et l'interdiction de l'arbitraire, la recourante échoue à démontrer que l'appréciation des heures de travail par l'instance précédente est insoutenable. Elle se borne, en effet, à relever des détails relevant du fonctionnement interne de l'entreprise, ressortant de messages WhatsApp ou de généralités sur sa gestion sans démontrer en quoi, concrètement, ils rendent insoutenable la position de l'instance précédente selon laquelle les employés étaient tenus de travailler 42 heures par semaine durant leur engagement en vertu du contenu de leur contrat de travail. Le grief est donc rejeté.