Citation: 4A_290/2007 10.12.2007 E. 3

La décision attaquée a été rendue en matière civile (art. 72 al. 1 LTF) par une autorité cantonale de dernière instance (art. 75 al. 1 LTF) dans une affaire pécuniaire dont la valeur litigieuse atteint le seuil de 30'000 fr. fixé à l'art. 74 al. 1 let. b LTF. Les deux recours ont été déposés dans le délai (art. 100 al. 1 LTF en liaison avec les art. 45 al. 1 et 46 al. 1 let. b LTF) et la forme (art. 42 LTF) prévus par la loi. Les parties qui les ont interjetés ont pris part à la procédure cantonale et chacune d'elles a un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée (art. 76 al. 1 LTF). Il y a lieu, partant, d'entrer en matière. Le défendeur s'y oppose certes, en ce qui concerne le recours des demanderesses, au motif que ce recours serait procédurier ou abusif. Si tel était le cas, il aurait raison de le faire (cf. art. 42 al. 7 et 108 al. 1 let. c LTF). Cependant, à la lecture des arguments avancés sur ce point dans la réponse audit recours, force est de constater que le défendeur stigmatise avant tout la conduite adoptée par feu X.________ à son égard dans le cadre de leurs relations contractuelles antérieures à l'ouverture de la procédure au fond. D'autre part, celle-ci soulève des questions relativement délicates auxquelles les deux instances cantonales ont donné des réponses en partie différentes, de sorte que l'on ne peut guère reprocher aux héritières du prénommé d'avoir voulu faire trancher définitivement ces questions par la juridiction suprême du pays. Par conséquent, le défendeur conclut à tort à l'irrecevabilité du recours des demanderesses.