Citation: 4D_11/2021 E. 1

Est seul litigieux à ce stade le montant des dépens dus aux défendeurs pour la procédure de première et seconde instances cantonales. Lorsque, comme en l'espèce, les dépens sont réclamés comme droits accessoires, ils n'entrent pas en ligne de compte dans la détermination de la valeur litigieuse (art. 51 al. 3 LTF). Celle-ci, s'agissant d'une décision finale, se mesure à l'aune des conclusions restées litigieuses sur le fond devant l'autorité précédente (art. 51 al. 1 let. a LTF; ATF 137 III 47 consid. 1.2.1 et 1.2.2; arrêt 4A_200/2011 du 29 juin 2011 consid. 1.1). Dans l'hypothèse où cette autorité statue après un renvoi du Tribunal fédéral, est décisif le montant qui était initialement litigieux devant elle, et non le montant sur lequel elle a encore dû statuer après l'arrêt de renvoi. Cette règle vaut aussi lorsque le renvoi concerne uniquement les frais et dépens de la procédure cantonale (arrêts 4A_10/2021 du 1er mars 2021 consid. 1; 4A_74/2020 du 28 mai 2020 consid. 1). En l'occurrence, les conclusions initialement litigieuses devant l'autorité précédente excédaient 30'000 fr. aussi bien dans l'action principale que dans l'action reconventionnelle (cf. art. 53 al. 1 LTF), ce qui ressort de l'arrêt fédéral du 13 octobre 2020. Le seuil de la valeur litigieuse requise étant atteint (cf. art. 74 al. 1 let. b LTF), la décision de l'autorité d'appel statuant après renvoi sur les frais et dépens de la procédure cantonale est sujette au recours en matière civile, à l'exclusion du recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 LTF). Peu importe que les recourants se soient mépris à ce sujet. En effet, l'intitulé erroné d'un recours ne nuit pas à son auteur, pour autant que soient réunies les conditions de recevabilité du recours qui aurait dû être interjeté (ATF 134 III 379 consid. 1.2 p. 382; 133 I 300 consid. 1.2). Les recourants dénoncent une application arbitraire du droit fédéral, plus précisément de l'art. 106 CPC. Le grief d'arbitraire n'est pas recevable en tant que tel dans un recours en matière civile; en effet, dans cette voie de droit ordinaire, le Tribunal fédéral revoit librement l'application du droit fédéral sans que sa cognition puisse être restreinte à l'arbitraire. Il s'ensuit que l'autorité de céans examine avec un plein pouvoir la violation de la règle de droit fédéral dénoncée par le recourant sous le prisme trop restreint de l'arbitraire (ATF 134 III 379 consid. 1.2 p. 383; arrêt 5A_142/2020 du 24 décembre 2020 consid. 2.2 et les arrêts cités). En bref, le recours peut être converti et sera traité comme un recours en matière civile. Les autres conditions de recevabilité de cette voie de droit sont réalisées au surplus, les défendeurs ayant en particulier agi en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) à l'encontre d'une décision finale (art. 90 LTF; cf. arrêt 4A_94/2018 du 28 septembre 2018 consid. 1.1; arrêt précité 4A_200/2011 consid. 1.1) rendue sur appel par un tribunal supérieur (art. 75 LTF).