Citation: 1B_77/2015 E. 3

Le recourant considère que le refus de lui désigner un avocat d'office alors que son épouse bénéficierait d'un avocat de choix violerait le principe de l'égalité des armes et son droit à un procès équitable garantis par l'art. 6 CEDH. Il se fonde à cet égard sur une lettre de Me D.________, avocat à Lausanne, adressée le 5 février 2015 à la Présidente du Tribunal de police de l'arrondissement de La Côte qui informe cette magistrate avoir été consulté par B.________ dans la cause pendante devant cette juridiction. Il s'agit d'un moyen nouveau fondé sur une pièce nouvelle dont le recourant n'est pas admis à se prévaloir devant le Tribunal fédéral dans la mesure où elle ne résulte pas de l'arrêt attaqué (art. 99 al. 1 LTF). La tâche du Tribunal fédéral est en effet de dire si l'autorité précédente a ou non violé le droit sur la base de la situation de fait existant au moment où elle a rendu sa décision. Tel n'est manifestement pas le cas en l'occurrence puisqu'au moment de statuer sur le recours, B.________ n'était pas assistée d'un avocat. Le recourant pourra faire valoir ce fait nouveau auprès de la direction de la procédure s'il estime qu'il doit conduire à lui désigner un avocat d'office pour garantir l'égalité des armes entre les parties (cf. arrêt 1C_673/2013 du 7 mars 2014 consid. 3.2; BERNARD CORBOZ, Commentaire de la LTF, n. 26 ad art. 99 LTF, p. 963; Message concernant la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale du 28 février 2001, FF 2001 4137 ch. 4.1.4.3). Sur ce point, le recours est manifestement irrecevable. Le recourant soutient par ailleurs que la cour cantonale aurait violé son droit d'être entendu en examinant son recours exclusivement au regard du droit suisse. Ce dernier reproche n'est pas fondé. La Cour de céans a en effet déjà rappelé au recourant dans ses arrêts du 12 décembre 2013 et du 19 août 2014 que s'agissant des conditions auxquelles était subordonné l'octroi d'un défenseur d'office, l'art. 6 par. 3 let. c CEDH n'offrait pas une protection plus étendue que celle conférée par l'art. 132 al. 1 let. b CPP, de sorte qu'une motivation spécifique au regard du droit conventionnel ne s'imposait pas. Au surplus, pour les raisons évoquées ci-dessus, on ne saurait reprocher à la cour cantonale de ne pas avoir examiné le recours sous l'angle du principe de l'égalité des armes. Sur ce point, le recours est abusif.