Citation: 4C.68/1999 05.07.2000 E. 5

5.- a) La cour cantonale a calculé en jours la durée du travail à exécuter par le demandeur dans le cadre de chaque année civile et considéré comme relevant du travail supplémentaire les heures accomplies en sus de cette durée. Ainsi, retenant que la convention collective prévoyait, pour 1990, 121 jours de congé par an, elle a posé que l'année comportait 244 jours de travail. Elle a divisé ce nombre par celui des jours de travail dans la semaine, soit 5,5, et est parvenue à un nombre de semaines de travail de 44,36. Chaque semaine comportant 47 heures de travail, le nombre total des heures à effectuer dans l'année se montait à 2084,92 heures (44,36 semaines x 47 heures). Elle a ordonné le paiement, à titre de travail supplémentaire, des heures accomplies en sus de ce nombre. Elle a fait un calcul analogue pour les années 1991 et 1992. La défenderesse reproche diverses erreurs à la cour cantonale. b) Le Tribunal fédéral applique le droit d'office. Dans les limites des conclusions de la défenderesse (qui propose le rejet total de la demande), il y a donc lieu d'examiner, à titre préliminaire, si les calculs de la cour cantonale reposent sur une interprétation correcte de la convention collective de travail, quelles que soient les critiques particulières formulées par la défenderesse.