Citation: 8C_485/2014 E. 5.1.1

5.1.1. En ce qui concerne le syndrome du tunnel carpien droit diagnostiqué par le docteur H.________ le 14 septembre 2012, le dossier médical ne contient pas un seul indice qui rendrait pour le moins vraisemblable l'existence d'une relation de causalité avec l'accident du 26 janvier 2012. Au cours de l'audience d'enquêtes du 5 mai 2014, le docteur G.________ a déclaré que cette affection n'avait probablement pas de lien avec l'événement en cause, dès lors qu'une neuropathie d'enclavement est le plus souvent une affection non traumatique. Certes, il a indiqué, dans son rapport du 24 juin 2013, que les symptômes douloureux - y compris ceux qui étaient liés au syndrome du tunnel carpien droit - n'existaient pas avant l'accident et n'ont pas changé depuis lors, de sorte que celui-ci devait être considéré comme à l'origine de ces troubles. Cela étant, on ne saurait toutefois retenir l'existence d'un lien de causalité naturelle avec l'accident au seul motif qu'avant cet événement, l'intimé n'avait jamais émis de plainte en ce qui concerne son poignet droit. Cela reviendrait en effet à se fonder sur l'adage post hoc ergo propter hoc, lequel ne permet pas, selon la jurisprudence, d'établir l'existence d'un tel lien (ATF 119 V 335 consid. 2b/bb p. 341 s.). Quant au docteur H.________, il a déclaré qu'il était impossible de savoir si l'origine des symptômes liés au syndrome du tunnel carpien droit était traumatique ou non, tout en réservant la possibilité que l'immobilisation prolongée d'un membre à la suite d'un accident puisse révéler une affection restée jusque-là asymptomatique (audience d'enquêtes du 5 mai 2014). Toutefois, cette possibilité doit être écartée en l'espèce, du moment qu'aucun médecin ne fait état d'une immobilisation du membre supérieur droit. Cela étant, la juridiction précédente a procédé à une constatation manifestement inexacte des faits pertinents en inférant du dossier médical que l'accident du 26 janvier 2012 est à l'origine du syndrome du tunnel carpien droit. L'existence d'une relation de causalité entre cette affection et cet événement doit dès lors être niée.