Citation: 8C_240/2024 E. 5

La juridiction cantonale a exposé (consid. 2a et 2b de l'arrêt entrepris) qu'il résultait des dispositions citées de la LAIH que l'État pouvait intervenir financièrement pour un bénéficiaire de la loi en lui octroyant trois types d'aide financière, à savoir: 1. une aide individuelle dépendant du prix de la pension de l'institution d'accueil et de la contribution personnelle exigible du bénéficiaire; 2. le versement complémentaire des frais annexes au placement; 3. le paiement par substitution de la contribution personnelle que devrait verser le bénéficiaire. Toujours selon la juridiction cantonale, la première et la troisième de ces mesures sont intrinsèquement liées entre elles. En effet, la première des aides précitées, à savoir l'aide individuelle correspond à une réduction de la contribution personnelle du résident aux frais d'hébergement, laquelle est fixée par le département en tenant compte de la situation financière de l'intéressé, de la nature des prestations qu'il reçoit ainsi que de ses revenus et de sa fortune. L'aide individuelle représente donc le résultat de la soustraction entre le prix effectif de la pension en établissement socio-éducatif et le montant de la contribution personnelle exigible du bénéficiaire. En complément de cette aide individuelle, le département peut en outre se substituer au paiement de la contribution personnelle. Ainsi, les premiers juges ont exposé que l'aide individuelle étatique accordée au résident était composée non seulement d'une partie d'aide individuelle (1 er type d'aide exposé ci-avant) que l'autorité administrative dénommait "aide financière pure" et qui couvrait la différence entre le prix journalier de pension et la contribution personnelle due par le résident, mais également d'une aide de substitution, que l'autorité intimée appelait "substitution à la contribution financière" et qui correspondait à tout ou partie de la contribution personnelle du bénéficiaire (3 ème type d'aide exposé ci-avant).