Citation: 6B_887/2024 E. 4.2

4.2. Le recourant reproche aux juges cantonaux d'avoir procédé à une constatation manifestement inexacte des faits. Ils n'auraient ainsi pas suffisamment tenu compte, voire ignoré la forte dépendance émotionnelle qui le lie à son épouse, son intégration dans le marché de travail, de sorte qu'il ne dépend pas de l'aide des services sociaux, mais subvient activement à son entretien, sa bonne intégration dans la société, le pronostic étant ainsi favorable et une réintégration en Algérie s'avérant désormais difficile, ainsi que le fait que l'on ne saurait exiger de son épouse, une Suissesse qui a toujours vécu en Suisse et ne parle pas l'arabe, de vivre en Algérie, un pays dans lequel elle n'aurait quasiment aucune chance de s'intégrer dans le marché du travail et où les femmes en général, et les étrangères en particulier, sont confrontées à des difficultés spécifiques. La cour cantonale aurait également ignoré que son comportement a connu un changement remarquable depuis la commission des infractions en question. Après avoir fui son pays et essuyé le rejet de sa demande d'asile, il a traversé une période de grande précarité, vivant dans la rue et ayant affaire aux mauvaises personnes. En novembre 2021, une agression, qui lui a coûté la vue de l'oeil gauche, a été le déclic pour changer de vie. Depuis cet événement, il s'est investi dans son intégration: il a suivi des cours d'allemand, fait du bénévolat, rencontré l'amour de sa vie et construit un réseau social stable. En 2024, il s'est marié avec sa compagne, ce qui a régularisé sa situation. Il envisage de se former dans le domaine des soins infirmiers, ce qui constitue une contribution précieuse pour la société. Son centre de vie se trouve désormais en Suisse, où il a également noué de forts liens avec la famille de son épouse. Même s'il n'a pas obtenu le statut officiel de réfugié, il n'en demeure pas moins qu'il est un réfugié, ce qui signifie qu'il est exposé, dans son pays, à de sérieux préjudices ou craint de l'être en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un groupe social déterminé ou de ses opinions politiques, étant relevé que sont notamment considérées comme de sérieux préjudices la mise en danger de la vie, de l'intégrité corporelle ou de la liberté, de même que les mesures qui entraînent une pression psychique insupportable. Avec ces développements, le recourant se borne dans une large mesure à porter en instance fédérale les griefs soulevés devant la cour cantonale et auxquels cette dernière a répondu de manière exhaustive et convaincante (cf. jugement entrepris, p. 48 à 53). L'argumentation proposée consiste en réalité à opposer sa propre version des faits à celle de la cour cantonale, ou à ajouter des faits non constatés sans démontrer, conformément aux exigences de motivation accrue (art. 106 al. 2 LTF), en quoi ceux-ci auraient fait l'objet d'une omission arbitraire. Il ne démontre ce faisant pas que l'autorité précédente aurait établi les faits de façon manifestement inexacte ou en violation du droit, ni que la correction des vices allégués serait susceptible d'influer sur le sort de la cause. Le grief est ainsi infondé, dans la mesure de sa recevabilité.