Citation: 1C_454/2023 E. 3.4

3.4. Il est pour le moins douteux que l'argumentation présentée par le recourant réponde aux exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF. Le recourant se contente en effet pour l'essentiel d'opposer son appréciation à celle de la cour cantonale, sans chercher à démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Il ne démontre pas non plus d'une manière conforme aux exigences de motivation précitées en quoi les faits qu'il critique auraient été établis de manière arbitraire. Quoi qu'il en soit, l'appréciation de l'instance précédente n'apparaît pas insoutenable. En effet, selon les constatations de fait de l'instance précédente dont il n'y a pas lieu de s'écarter (cf. consid. 3.1.1), les problèmes comportementaux du recourant ont été relevés après quelques semaines d'activité et ils ont été confirmés dans le "rapport de la revue de performance; bilan septembre 2021", la note d'un sur cinq sanctionnant cette problématique. A cette occasion, sa supérieure hiérarchique avait expressément attiré l'attention du recourant sur ce point et l'avait invité à adopter une communication verbale bienveillante et à optimiser sa capacité de remise en question. L'instance précédente a relevé que l'incident avec son IRES en janvier 2022 avait justifié la fixation d'un entretien, auquel le recourant avait refusé de participer, amplifiant ainsi les tensions. Ainsi, au moment de sa nomination en qualité de fonctionnaire le 1 er mai 2022, le recourant avait déjà rencontré des difficultés relationnelles avec plusieurs intervenants dans la cellule Covid. A peine quelques mois après sa remise à l'ordre par sa hiérarchie et sa nouvelle affectation sur le site de l'Hôpital F.________, plusieurs altercations étaient survenues, avec plusieurs collègues, sa hiérarchie, en présence de tiers, patients ou proches aidants, nuisant ainsi à l'image de l'institution. L'autorité cantonale pouvait sans verser dans l'arbitraire tenir pour crédibles les témoignages des personnes agressées verbalement par le recourant; ce dernier n'explique au demeurant pas, dans son écriture, pour quelles raisons ces témoignages quant à son attitude agressive et irrespectueuse devraient être écartés ou ne seraient pas crédibles. Ceux-ci émanent en effet de personnes distinctes, à quelques jours d'intervalle, et attestent de façon concordante d'une attitude inadmissible du recourant à l'égard de ses supérieurs hiérarchiques, de ses collègues mais également d'un patient pris à parti pour témoigner. Ils s'intègrent par ailleurs dans la lignée des incidents déjà constatés avant le transfert du recourant sur le site de l'Hôpital F.________. Ces témoignages de juin 2022 montrent que le comportement du recourant n'a connu aucune amélioration et qu'il s'est même aggravé, malgré le suivi de sa hiérarchie et les objectifs clairs fixés dans le "rapport de la revue de performance; bilan septembre 2021". Contrairement à l'avis du recourant, la cour cantonale pouvait de manière soutenable prendre en considération les éléments antérieurs à sa nomination du 1er mai 2022 dès lors qu'ils attestent que le recourant rencontrait des problèmes en lien avec son attitude déjà avant son transfert sur le site de l'Hôpital F.________. Quoi qu'en pense le recourant, sa nomination au statut de fonctionnaire n'y change rien. Il ressort en outre du rapport du 14 juin 2022 que le recourant avait aussi fait l'objet dans le cadre de sa nouvelle affectation, le 13 mai 2022 - soit peu avant les événements de juin 2022 -, d'un rappel sur le savoir-être, la communication et les valeurs institutionnelles, notamment le respect attendu dans son équipe. En outre, l'attitude du recourant avait également eu des conséquences sur les patients présents au moment de ses excès de colère. Dans ces conditions, la cour cantonale pouvait de manière soutenable retenir que les graves problèmes rencontrés par le recourant, dans divers services et sites des Hôpitaux B.________, avec plusieurs personnes démontraient qu'un reclassement serait vain et ne servirait qu'à reporter les problèmes comportementaux dans un autre service. Le recourant reproduit en vain dans son écriture des extraits favorables de cinq certificats de travail, qu'il n'a au demeurant pas produits. Outre le fait qu'il s'agit d'éléments nouveaux irrecevables (art. 99 al. 1 LTF), ces brefs extraits ne permettent pas une autre appréciation de la gravité des faits reprochés au recourant. Enfin, le fait que le recourant a débuté la formation TSO alors qu'il était toujours sous contrat avec les Hôpitaux B.________, alors que son employeur lui avait clairement signifié à plusieurs reprises qu'il devait démissionner pour effectuer cette formation, tend à confirmer cette appréciation. N'est pas décisif le fait que le recourant avait été libéré de son obligation de travailler en juin 2022. Il avait été admis à cette formation avant cette date, sans donner ensuite sa démission.