Citation: 6B_683/2021 E. 3.3.2

3.3.2. Selon la cour cantonale, à supposer que les données sollicitées par le recourant fussent encore disponibles - Swisscom sauvegardant les données sur les communications des usagers durant six mois au maximum -, elles n'étaient pas nécessaires au traitement de l'appel. Il était tout à fait possible que certaines commandes litigieuses aient été passées depuis la Roumanie, ainsi que cela ressort de l'utilisation de l'indicatif de ce pays (+40) dans le "cas 5". De même, il était possible que certains colis aient été retirés au guichet automatique MyPost 24 par un tiers, puisqu'une identification électronique, parfaitement transmissible, suffisait pour obtenir la délivrance de colis postaux à un tel guichet. De plus, le recourant avait admis avoir effectué beaucoup d'allers-retours entre la Suisse et la Roumanie entre 2013 et 2019 (cf. jugement du Tribunal correctionnel du 19 octobre 2020, p. 9). Une appréciation anticipée des preuves conduisait à retenir qu'elles seraient inutiles, les éléments au dossier et ceux ressortant de l'audience d'appel étant suffisants pour permettre à la cour cantonale d'examiner les infractions reprochées au recourant et de trancher les questions litigieuses. Les réquisitions de preuves sollicitées par le recourant étaient rejetées, les conditions des art. 389 al. 2 et 3 CPP n'étant pas réalisées et le droit d'être entendu du recourant n'ayant pas été violé.