Citation: 1P.741/2003 23.12.2003 E. 2

Le recours tend à contrôler si le Tribunal d'accusation, en prononçant le maintien en détention le 24 novembre 2003 sur la base des éléments de l'enquête à ce moment-là, a commis une violation des droits constitutionnels invoqués (cf. art. 84 al. 1 OJ). Le Tribunal fédéral n'examine que les décisions prises en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 OJ); il s'ensuit qu'il ne doit pas prendre en considération les faits ou les opérations de l'enquête postérieurs à la décision attaquée (cf. notamment, à propos des nova, ATF 128 I 354). Dans sa réplique, le recourant se prévaut d'actes exécutés dans le cadre de commissions rogatoires, qui ont été transmis au Juge d'instruction après que le Tribunal d'accusation a statué. Ces nouveaux éléments n'ont pas à être pris en considération dans le présent arrêt. Il appartiendra au recourant de déterminer s'ils justifient le dépôt d'une nouvelle demande de mise en liberté, en principe recevable en tout temps selon le droit cantonal (art. 59 al. 3 CPP/VD).