Citation: 9C_159/2013 E. 4.3

4.3. La recourante affirme encore qu'il subsisterait des doutes (au sens de l'ATF 135 V 465) sur la fiabilité et les conclusions de l'expertise du SMR, parce que ses auteurs n'ont fait état d'aucune limitation de la capacité de travail dans une activité adaptée pour les mois de novembre et décembre 2005, alors que l'intimé lui avait précisément reconnu une rente pour cette durée. Il est vrai que dans leur description du motif de l'examen, les docteurs U.________ et C.________ n'ont pas fait état de la décision de l'intimé du 4 novembre 2009 - indiquant se prononcer dans le cadre de l'opposition de l'assurée au projet d'octroi d'une demi-rente pour novembre et décembre 2005 -, ni retenu d'incapacité de travail dans une activité adaptée depuis le mois de juillet 2005. Le fait qu'ils ont donné une appréciation de la capacité de travail pour la période antérieure au 4 novembre 2009 différente de celle qu'avait retenue l'intimé dans sa première décision ne justifie toutefois pas de s'écarter de leurs considérations sur l'état de santé de l'assurée à partir de novembre 2009. Celles-ci apparaissent en effet dûment motivées et convaincantes au regard d'examens actualisés; en particulier, les médecins indiquent que leur évaluation tient compte des atteintes objectives à la santé sur le plan ostéoarticulaire "mises en évidence par les examens complémentaires réalisés à ce jour et les différents examens cliniques réalisés", et expliquent les raisons pour lesquelles ils ne retiennent aucun trouble d'ordre psychique limitant la capacité de travail de l'assurée. Pour le reste, en se limitant à affirmer que le rapport du SMR est insuffisamment motivé parce qu'il est contraire aux conclusions "d'autres confrères ayant également officié comme experts", la recourante se borne à substituer sa propre appréciation à celle de la juridiction cantonale, ce qui ne suffit pas à en démontrer le caractère arbitraire. On rappellera à cet égard qu'il n'appartient pas au Tribunal fédéral de rechercher les raisons éventuelles pour lesquelles le jugement attaqué devrait être annulé, mais à la partie recourante d'établir, par une argumentation précise et qui se réfère concrètement au contenu des rapports médicaux qu'elle critique, en quoi l'appréciation opérée par l'autorité cantonale serait arbitraire ou ses constatations de fait manifestement inexactes ou incomplètes.