Citation: 1C_288/2023 E. 4.2

4.2. Dans son arrêt relatif à la zone réservée de 2014 (1C_241/2016 du 21 avril 2017), la cour de céans a rappelé (consid. 3.2) qu'aucune assurance quant à la constructibilité d'un secteur ne pouvait être déduite de la validation d'un plan de quartier. Il en allait même a fortiori dès lors que le plan de quartier avait en l'occurrence fait l'objet de simples négociations, sans aboutir. Les démarches entreprises par la commune pour équiper le quartier ne pouvaient pas non plus être interprétées comme une assurance concrète quant au maintien des parcelles en zone à bâtir. Elles n'empêchaient pas l'autorité communale d'envisager par la suite une modification de la planification en vigueur, compte tenu notamment de l'évolution de la LAT. Il en allait de même des différents échanges écrits entre les propriétaires et les autorités. Ces considérations conservent leur pertinence et permettent de nier toute violation du principe de la bonne foi. Les recourants contestent au surplus l'argument de la cour cantonale tiré de la prise en compte de l'évolution du droit; ils partent toutefois de la prémisse que le PALM n'aurait pas été respecté, ce qui n'est, comme on l'a vu, pas le cas. Ce dernier grief doit dès lors lui aussi être rejeté.