Citation: 2C_452/2024 E. 4.3.3

4.3.3. Pour ce qui est du point de savoir si le renvoi est exigible en dépit de l'état de santé et de l'âge du recourant (cf. supra consid 1.5), le Tribunal cantonal a retenu que l'intéressé, âgé de 56 ans, rencontrait des problèmes de santé liés à un état dépressif récurrent, des troubles du comportement, une dépendance à l'alcool, des angoisses et des difficultés d'adaptation. Selon l'arrêt entrepris, le recourant a été astreint en 2024, par le Juge d'application des peines, à un suivi addictologique; il n'est en revanche pas établi qu'il suive actuellement d'autres traitements médicaux. Puis, le Tribunal cantonal a retenu que la Tunisie dispose de structures médicales appropriées à la prise en charge et au traitement des affections psychiques et que la majeure partie de la population tunisienne bénéficie d'une couverture maladie ou peut, dans la négative, bénéficier d'une aide étatique. Par conséquent, il a conclu que l'état de santé du recourant ne permettait pas, dans la situation actuelle, de considérer le refus de prolonger son autorisation de séjour comme étant disproportionné. Enfin, concernant le renvoi, le Tribunal cantonal a encore précisé qu'il était indiscutable qu'un éventuel retour du recourant dans son pays d'origine, qu'il aurait quitté en 1989 à l'âge de 21 ans vers l'Italie puis la Suisse, ne se ferait pas sans poser des difficultés. Il a toutefois considéré que les difficultés évoquées, à savoir qu'il n'a plus de membres de sa famille ni de connaissances en Tunisie et que, proche de l'âge de la retraite (fixée à 57 ou 62 ans selon le genre d'activités lucratives), il ne serait pas en mesure de trouver du travail, n'apparaissent cependant pas insurmontables.