Citation: 1B_412/2015 E. 2.2

2.2. En tant que mesure de contrainte (art. 196 let. a CPP), une saisie probatoire (art. 263 lat. a CPP), suppose l'existence de soupçons suffisants (art. 197 let. b CPP). En l'occurrence, les charges contre la recourante découlent de sa mise en prévention de diverses infractions contre le patrimoine, notamment l'appropriation de biens ayant appartenu à son compagnon. Par ailleurs, la commission rogatoire ayant déjà été ordonnée sur la base d'indices crédibles (cf. arrêt 1B_109/2015 du 3 juin 2015), l'instance de recours n'avait en principe pas à examiner à nouveau la réalité des charges pesant sur la prévenue. Elle devait dès lors seulement s'interroger sur l'utilité potentielle des renseignements recueillis. Selon les règles applicables en matière d'entraide judiciaire, l'autorité française d'exécution était elle aussi tenue par les même principes et pouvait, en particulier sur indication de l'autorité requérante, procéder à une interprétation large de la mission qui lui était confiée. Dans cette mesure, les éléments de fait relevés par la recourante, qui constituent une argumentation générale à décharge, apparaissent sans pertinence et les griefs relatifs à l'établissement des faits doivent être écartés.