Citation: I 283/06 27.02.2007 E. 2

L'intéressée reproche uniquement à la juridiction cantonale la manière dont a été fixé le revenu d'invalide. Dans la mesure où elle conservait une capacité de travail dans son ancienne profession, elle soutient en premier lieu que son revenu d'invalide aurait dû être arrêté en référence à son dernier salaire de vendeuse et non en référence à l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS), publiée par l'Office fédéral de la statistique. 2.1 Comme l'ont déjà mentionné les premiers juges, le revenu d'invalide doit être évalué avant tout en fonction de la situation professionnelle concrète de la recourante. En l'absence d'un revenu effectivement réalisé, il y a toutefois lieu de se référer aux données statistiques (ATF 126 V 75 consid. 3b/aa et bb p. 76). 2.2 En l'occurrence, les médecins consultés ont retenu que l'intéressée était apte à reprendre, à mi-temps, un emploi tel que celui de vendeuse exercé en dernier lieu. On relèvera toutefois que depuis son licenciement, la recourante a temporairement vendu des bijoux et qu'il s'agissait là d'un poste qui lui convenait parfaitement. Il existe donc d'autres places de travail que celle de vendeuse dans une grande surface qui sont bien adaptées à la situation de santé de B.________. L'office intimé avait d'ailleurs mentionné l'activité d'ouvrière d'usine dans le domaine de l'horlogerie et du décolletage ou de caissière dans une station service, par exemple, professions agréées par le médecin traitant dans son rapport du 9 septembre 2000. Il apparaît dès lors plus adéquat de faire référence aux données statistiques qui recouvrent un large éventail d'activités compatibles avec les limitations fonctionnelles de l'intéressée que de se fonder sur un salaire gagné cinq ans auparavant dans l'ancienne occupation. On ajoutera qu'il appartient à l'assurée d'entreprendre tout ce que l'on peut raisonnablement attendre d'elle pour atténuer les conséquences de son dommage (ATF 123 V 230 consid. 3c. p. 233), au besoin en changeant de profession dans la mesure où, comme en l'espèce, elle n'a pas retrouvé d'embauche dans son ancien métier. Le recours est donc mal fondé sur ce point.