Citation: C 311/01 09.07.2002 E. 1

1.- Dans sa réponse, l'intimée conclut formellement au rejet du recours du SPP tout en demandant que le jugement attaqué soit réformé en sa faveur. Dès lors qu'elle n'a pas interjeté recours de droit administratif contre ce jugement dans le délai légal de 30 jours (art. 106 al. 1 OJ), elle ne peut toutefois que proposer l'irrecevabilité ou le rejet, en tout ou en partie, du recours mais n'a pas la faculté de prendre des conclusions indépendantes. La procédure de recours de droit administratif ne connaît pas, en effet, l'institution du recours joint. Par conséquent sa demande tendant à une réduction de la durée de suspension fixée par les premiers juges est irrecevable (ATF 124 V 155 consid. 1). Il faut cependant rappeler que lorsque le litige concerne l'octroi ou le refus de prestations d'assurance, comme c'est le cas ici, le Tribunal fédéral des assurances peut s'écarter des conclusions des parties, à l'avantage ou au détriment de celles-ci (art. 132 let. c OJ). Rien n'empêche par conséquent la partie intimée de développer dans sa réponse au recours une argumentation qui conduira éventuellement le juge à réformer à son avantage la décision entreprise. Mais ces suggestions n'ont pas la valeur de conclusions formelles.