Citation: 4C.270/2003 28.11.2003 E. 2

Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit mener son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents, régulièrement allégués et clairement établis (art. 64 OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c et l'arrêt cité). Dans la mesure où une partie recourante présente un état de fait qui s'écarte de celui contenu dans la décision attaquée, sans se prévaloir avec précision de l'une des exceptions qui viennent d'être rappelées, il n'est pas possible d'en tenir compte (ATF 127 III 248 consid. 2c). Il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). La défenderesse perd de vue ces principes, dès lors qu'à l'appui des violations du droit fédéral invoquées, elle critique les faits retenus par la cour cantonale, sans se prévaloir de l'une des exceptions lui permettant de s'en distancer, ce qui n'est pas admissible. Si elle souhaitait remettre en cause la façon dont les juges cantonaux ont apprécié les preuves et établi les faits, elle devait opter pour la voie du recours de droit public et non déposer un recours en réforme (cf. ATF 126 III 388 consid. 8a in fine). Comme seule cette dernière voie de droit a été utilisée, la Cour de céans examinera les griefs soulevés exclusivement à la lumière des faits ressortant du jugement entrepris.