Citation: 5A_891/2019 E. 5.2

5.2. Pour déterminer l'existence d'un titre de mainlevée définitive, la Cour des poursuites et faillites s'est référée aux motifs du prononcé russe exposés ci-devant. Elle a par ailleurs rappelé que ce jugement avait fait l'objet d'une procédure d'exequatur jusqu'au Tribunal fédéral, dont il ressortait que le père avait été condamné à verser un sixième de ses revenus pour l'entretien de son fils. Elle a en outre relevé que la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne avait notamment considéré - sans que cela ne soit contesté - qu'il importait peu que le montant de la contribution ne soit pas clairement chiffré, qu'il arrivait en effet régulièrement au tribunal suisse, selon les circonstances et la situation des parties, de déterminer une contribution en ne fixant qu'une proportion par rapport aux revenus du débiteur d'aliments, la détermination de ces derniers pour en exiger la proportion allouée incombant ensuite à l'autorité d'exécution. L'autorité cantonale en a conclu que la condamnation au paiement d'une somme d'argent était ainsi suffisamment claire et le montant dû facilement déterminable, puisqu'il s'agissait d'une proportion des revenus du père. Elle a par ailleurs souligné que, dans la précédente poursuite, la mainlevée avait été refusée, non pas parce que le montant n'était pas déterminable, mais parce qu'il n'était pas déterminé faute de pièces attestant des revenus. Elle a enfin jugé que la notion de " tous les revenus " ne présentait aucune ambiguïté laissant place à une interprétation " juridique " et souligné que le recourant n'avait pas indiqué quelle autre interprétation que celle qui s'imposait à l'évidence aurait été possible.