Citation: 5A_903/2023 E. 5.2

5.2. Ces dernières considérations permettent d'abord de relever que la recourante confond les deux griefs sus-décrits lorsqu'elle affirme que l'autorité cantonale "n'a[urait] pas respecté son devoir de motivation - et ainsi commis un déni de justice -" en concluant à l'illicéité du déplacement et au défaut de réalisation des exceptions prévues à l'art. 13 CLaH80, sans pourtant s'exprimer sur le consentement de l'intimé à cet égard. En tant que la cour cantonale a expressément considéré que l'enfant avait été déplacée sans l'accord de l'intimé, il faut retenir que la question du consentement de ce dernier a été écartée. Le grief de déni de justice formel ne peut être retenu. Certes, la cour cantonale n'a pas explicitement motivé les raisons pour lesquelles elle retenait le défaut d'accord de l'intimé au déplacement. L'on comprend néanmoins implicitement que, confrontée aux allégations manifestement opposées des parties sur ce point, elle a considéré que la preuve de ce consentement - dont l'on rappelle qu'elle est soumise à des exigences strictes ( supra consid. 5.1.1) - n'était manifestement pas apportée par la recourante. Elle-même se limite d'ailleurs dans son recours à renvoyer aux allégués de la procédure cantonale, sans expliquer les éléments de preuve qu'elle aurait apportés et que la cour cantonale aurait ignorés. Le grief de violation du droit d'être entendu sous l'angle d'un défaut de motivation peut dès lors lui aussi être écarté.