Citation: 6B_599/2020 E. 1.7.2

1.7.2. En l'espèce, hormis le concours d'infractions (art. 49 al. 1 CP), aucune circonstance aggravante spécifique n'a conduit à une modification du cadre légal. Il est vrai qu'un certain nombre d'éléments déterminant la typicité des infractions, tel le taux d'alcool qualifiant l'ébriété au regard de l'art. 91 al. 1 let. a et al. 2 let. a LCR ou le fait que le recourant a tué une personne et en a blessé une autre avant de s'enfuir du lieu de l'accident (cf. art. 92 al. 1 et 2 LCR), ont aussi pu jouer un rôle au stade de la fixation de la peine. Quant au comportement du recourant ensuite du drame, on ne saurait toutefois reprocher à la cour cantonale d'avoir cherché à comprendre ce qui avait motivé le recourant à fuir les lieux après s'être arrêté et à tenter de se soustraire à un probable contrôle de son taux d'alcoolémie. Les mécanismes de ce comportement ( in concreto : le refus du recourant d'assumer les conséquences de ses actes, l'égoïsme, la faiblesse de caractère ainsi que la peur de la sanction pénale, administrative ou familiale), ne sont, en effet pas consubstantiels aux éléments constitutifs de ces infractions à la LCR, et, notamment, pas à ceux qui distinguent l'infraction simple de celle qui est aggravée (cf. art. 91 al. 1 et 2 LCR; art. 91a al. 1 et 2 LCR). En ce qui concerne, par ailleurs, l'ébriété, il suffit de souligner que le taux d'alcool avec lequel le recourant a conduit au moment des faits représentait plus du double du taux qualifié. On ne saurait ainsi reprocher à la cour cantonale d'avoir pris en compte au stade de la fixation de la peine la mesure très importante dans laquelle cet élément spécifique de la négligence imputable au recourant avait été réalisé. Enfin, que le recourant ait récidivé, en prenant le volant sous l'influence de l'alcool (taux une fois de plus qualifié) même après qu'un verdict de culpabilité, assorti d'une peine de privation de liberté notable et partiellement ferme, eut été rendu contre lui, ne constitue pas qu'une circonstance personnelle pertinente pour l'appréciation de sa culpabilité, mais aussi pour tout pronostic sur son comportement à venir. Or, le juge ne pouvant faire abstraction de l'effet préventif attendu d'une sanction au moment d'en déterminer la nature et la quotité, on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir considéré sous cet angle également la récidive intervenue. Il suffit, dès lors, de rappeler, pour terminer sur ce point, que c'est la loi qui impose de tenir compte des mêmes considérations relatives à la culpabilité au moment de déterminer quelle part d'une sanction prononcée avec sursis partiel doit être exécutée (art. 43 al. 1 CP). Les développements du recourant ne mettent, dès lors, en évidence aucune violation du droit fédéral.