Citation: 2C_639/2022 E. 9.3

9.3. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant et son épouse n'ont pas tenu de comptabilité en lien avec leurs activités lucratives indépendantes respectives, à tout le moins entre 2005 et 2013. Cela étant, le Tribunal cantonal a constaté qu'ils n'avaient pas mentionné tous leurs revenus dans leurs déclarations fiscales pour les périodes 2007 à 2013. D'après l'arrêt attaqué, les époux ont tout d'abord omis de déclarer 327'806 fr. de chiffres d'affaires et d'indemnités de perte de gain en lien avec leurs activités lucratives indépendantes respectives, ce qu'ils n'ont jamais contesté et ce que le recourant ne remet apparemment pas en question dans son recours. A cela s'ajoute qu'entre 2007 et 2013, le recourant a également bénéficié de nombreux crédits sur un compte bancaire à prédominance commerciale qui n'ont jamais été annoncés d'une quelconque manière au fisc, alors même qu'ils correspondaient à un total de 402'092 fr. entre 2007 et 2009 et de 450'193 fr. entre 2010 et 2013. Constatant que le recourant n'avait jamais apporté aucune pièce probante susceptible de démontrer l'origine et la fonction de ces crédits bancaires, si ce n'est une facture adressée au frère du recourant pour un montant de total - relativement faible - de 16'885 fr., le Tribunal cantonal a estimé qu'une grande partie d'entre eux, évaluée à 80 %, devait être considérée comme des rentrées financières ayant accru la fortune de l'intéressé, soit comme du revenu imposable au sens des art. 16 ss. LIFD.