Citation: 7B_1251/2024 E. 2.3.1

2.3.1. La cour cantonale a considéré que les charges faisant l'objet de la procédure P/5031/2023 s'étaient alourdies depuis la mise en liberté du recourant le 31 mai 2023, puisque de nouvelles infractions lui étaient reprochées (soit les interpellations des 14 septembre, 30 octobre, 22 décembre 2023 et 24 mai 2024 ayant induit les mises en prévention pour vol, infraction à l'art. 11c LPG/GE, injure, menaces, lésions corporelles simples et séjour illégal [cf. let. B.d p. 3 de l'arrêt attaqué]); ces charges s'étaient encore renforcées avec la prévention du 27 septembre 2024 pour vol. La juridiction précédente a relevé que le recourant contestait ces derniers faits; selon le rapport de police, les images de vidéosurveillance - dont l'une montrait le recourant prenant le tram - avaient conduit à son interpellation dès lors qu'il portait des chaussures, une sacoche et une casquette identiques au voleur, circonstances suffisantes en début d'instruction, et il importait donc peu que la partie plaignante puisse ne pas connaître son identité ou ne l'ait pas reconnu lors de l'audience de confrontation. Selon la cour cantonale, un vol d'importance mineure ne saurait être en l'état retenu au motif que la sacoche aurait été "abandonnée" ou que le montant contenu était de 200 fr., dès lors qu'il était douteux qu'en volant ladite sacoche, l'intéressé ait envisagé un élément patrimonial de faible valeur; une carte bancaire avait en outre aussi été dérobée et utilisée par la suite pour des achats frauduleux. L'autorité précédente a enfin relevé que les antécédents du recourant ne pouvaient pas non plus être ignorés (cf. consid. 3.2 p. 6 s. de l'arrêt attaqué).