Citation: 5A_461/2017 E. 3.3

3.3. Seuls les frais de logement effectifs ou raisonnables doivent être pris en considération dans le calcul des charges des époux, menant à celui de la contribution d'entretien (arrêt 5A_666/2016 du 25 avril 2017 consid. 3.4 et la référence). Les charges de logement d'un conjoint peuvent ne pas être intégralement retenues lorsqu'elles apparaissent excessivement élevées au regard de ses besoins et de sa situation économique concrète (arrêt 5A_767/2016 du 30 janvier 2017 consid. 3.3.1). En l'espèce, s'il est vrai que le contrat de bail mentionne que " compte tenu des liens familiaux unissant le bailleur et le locataire, ce dernier se voit octroyer une gratuité de loyer et de s'acquitter en conséquence que (sic) des provisions pour charges pour le chauffage et l'eau chaude d'un montant de CHF 1'800,00 par année ", il est également établi que, postérieurement à la conclusion du bail, le père de l'intimé a exigé le paiement d'un loyer de 2'350 fr., élément que la recourante ne critique pas de manière conforme aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.2). L'épouse ne s'en prend par ailleurs pas aux circonstances qui ont conduit la cour cantonale à juger vraisemblable l'allégation de l'époux concernant le report de son loyer, à savoir en particulier le fait qu'il a assumé une partie importante des frais de sa famille jusqu'à la fin de la procédure de première instance (cf. supra consid. 2.2). Compte tenu de la suspension de loyer convenue entre l'intimé et son père pendant cette période, le fait que l'époux n'ait produit que quatre quittances de loyer et n'ait ainsi prouvé qu'une charge locative réduite pour l'année 2016 n'apparaît pas propre à démontrer le caractère insoutenable de la décision cantonale, qui retient que, depuis la fin de la procédure de première instance, l'époux s'acquitte effectivement de son loyer. S'agissant du loyer raisonnable, l'argument de la recourante selon lequel le loyer mensuel moyen figurant dans le tableau sous la rubrique " Logements à loyer libre loués à de nouveaux locataires " serait en réalité de 1'887 fr. par mois n'est pas de nature à démontrer que la juridiction précédente aurait manifestement abusé de son pouvoir d'appréciation en retenant un loyer approximatif de 2'000 fr. par mois, dès lors que ce montant inclut également les charges, ce qui n'est pas le cas du loyer moyen de 1'887 fr. comme l'indique expressément le tableau. En tant que la recourante fait valoir que la cour cantonale aurait dû tenir compte du loyer moyen figurant sous la catégorie " Logements à loyer libre, selon la commune et le secteur statistique de la ville de Genève - villes de la périphérie " - qui correspondrait approximativement aux charges de la maison familiale payées durant la vie commune - et non sous celle intitulée " Logements à loyer libre loués à de nouveaux locataires ", elle se contente de substituer son appréciation à celle de la cour cantonale, sans démontrer le caractère insoutenable de celle-ci, étant au demeurant rappelé qu'il ne suffit pas qu'une autre solution soit concevable pour que la décision querellée soit taxée d'arbitraire (cf. supra consid. 2.1). Au vu de ce qui précède, le grief est infondé dans la mesure de sa recevabilité.