Citation: 8C_816/2018 E. 4

En l'espèce, la juridiction cantonale a constaté que l'intimé avait été sanctionné à une reprise pour avoir effectué huit recherches d'emploi au lieu de dix en janvier 2017, puis trois fois pour ne pas s'être présenté à des entretiens de conseils les 1 eret 9 juin ainsi que le 22 septembre 2017. Il lui était encore reproché de ne pas s'être présenté à un entretien de conseil le 18 octobre 2017 et d'avoir fait échouer son stage aux EPI, ce que l'intimé contestait. Selon les premiers juges, les déclarations de l'intimé à ce sujet avaient toutefois varié, nuisant ainsi à leur crédibilité. En tout état de cause, vu que d'autres manquements lui étaient reprochés dans le cadre du stage, tels que des retards ou absences injustifiés ainsi qu'une absence d'amendement de son comportement, les premiers juges ont conclu que cette mesure aux EPI avait été interrompue par sa faute. Ils ont ainsi considéré que son comportement était de nature à faire douter de son aptitude au placement, en particulier dans la mesure où il ne s'était pas présenté à ses rendez-vous de conseil à quatre reprises en quelques mois et qu'il avait fait échouer une mesure. Toutefois, ils ont relevé qu'il avait rempli pendant plus d'un an son obligation mensuelle de rechercher un emploi et que ses recherches d'emploi s'étaient limitées à huit au lieu de dix pendant un mois seulement, voire deux. En outre, si l'intimé était certes responsable de l'arrêt de son stage aux EPI, il s'était néanmoins soumis à la mesure et ne l'avait pas simplement refusée. Enfin, il avait admis ne pas avoir eu un comportement satisfaisant et l'avait nettement amélioré depuis janvier 2018, sous réserve d'un nombre de recherches insuffisantes en février 2018 et d'une transmission tardive des recherches personnelles d'emploi (RPE) en mai 2018. Au vu de l'ensemble du comportement de l'assuré, la cour cantonale a admis son aptitude au placement dès le 29 septembre 2017.