Citation: 9C_333/2020 E. 4.1

4.1. Dans un premier grief, la recourante se prévaut d'une violation de l'art. 4 LCA, ainsi que d'une appréciation arbitraire des faits. Elle reproche en substance aux premiers juges d'avoir violé les principes jurisprudentiels relatifs à l'art. 4 LCA, pour admettre qu'elle avait commis une réticence au moment de son affiliation auprès de CoOpera justifiant une résiliation de l'assurance surobligatoire. En se référant au texte de l'art. 4 al. 1 LCA, elle affirme qu'une réticence ne peut porter que sur les déclarations faites au moment de l'affiliation. Or dans la mesure où les déclarations qui justifieraient la prétendue réticence n'ont pas été faites au moment de l'affiliation, le 16 juin 2015, mais seulement plus tardivement, au moment où le questionnaire de santé qu'elle avait signé le 5 juillet 2015 était parvenu à l'intimée, le 28 juillet 2015, l'assurée soutient que lesdites déclarations ne peuvent pas être constitutives d'une réticence. A titre subsidiaire, la recourante fait valoir que même si l'on devait considérer que les indications figurant dans le questionnaire de santé ont été données au moment de l'affiliation, les premiers juges ne pouvaient pas, sauf à faire preuve d'arbitraire, considérer que celles-ci étaient inexactes, compte tenu notamment du caractère équivoque des questions posées.