Citation: 2A.479/2000 30.10.2001 E. 4

4.1 Selon l'art. 49 al. 1 lettre b AIFD, le bénéfice net imposable des sociétés anonymes inclut les "libéralités en faveur de tiers". Cette notion comprend notamment les prestations appréciables en argent faites par la société, sans contre-prestation, à ses actionnaires ou encore à toute personne la ou les touchant de près et qu'elle n'aurait pas faites aux mêmes conditions, dans les mêmes circonstances, à des tiers non participants. Font partie de ces prestations, non seulement les distributions apparentes mais également les distributions dissimulées de bénéfice. De telles prestations ne sont pas justifiées par l'usage commercial et doivent être ajoutées au rendement de la société car elles n'ont pas le caractère de frais généraux (ATF 119 Ib 116 consid. 2 p. 120; Archives 66 458 consid. 4a, 67 216 consid. 2a et les références citées). Quant à l'art. 58 al. 1 lettre b LIFD, il dispose que le bénéfice net imposable comprend notamment les distributions ouvertes ou dissimulées de bénéfice et les avantages procurés à des tiers qui ne sont pas justifiés par l'usage commercial. 4.2 Ces prestations, qualifiées de distributions ouvertes ou dissimulées de bénéfice, faites à un actionnaire sont également imposables auprès de celui-ci au chapitre de l'impôt fédéral direct qui se calcule en particulier sur le revenu des parts aux bénéfices provenant de participations au sens de l'art. 21 al. 1 lettre c AIFD (cf. également art. 20 al. 1 lettre c LIFD, qui correspond dans un large mesure à la teneur de l'art. 21 al. 1 lettre c AIFD). Une prestation appréciable en argent faite par une société à un tiers proche de l'actionnaire repose sur une donation de l'actionnaire à ce tiers et doit être imposée auprès de celui-là. Le fait que cette prestation soit versée directement au tiers ne change rien car la libéralité passe juridiquement par l'actionnaire qui seul, en raison de son droit de participation et de sa position dominante, peut ordonner l'attribution de ce montant à une personne qui lui est proche (Archives 66 458 consid. 7b et les références citées). 4.3 En l'espèce, les recourants ne contestent pas, à juste titre, que l'ancienne et la nouvelle société X.________ SA, dont AX.________ était l'unique actionnaire, ont procédé en faveur de celui-ci à des distributions ouvertes et dissimulées de bénéfice devant être imposées à son propre chapitre en vertu de l'art. 21 al. 1 lettre c AIFD, respectivement de l'art. 20 al. 1 lettre c LIFD. Ils font uniquement valoir que certaines prestations appréciables en argent - qui ont fait l'objet de rappels d'impôt fédéral direct - ne constituaient pas des distributions de bénéfice mais des frais généraux justifiés par l'usage commercial.