Citation: 7B_933/2023 E. 2.5.2

2.5.2. A cela s'ajoute encore que le recourant ne saurait oublier que les deux instances de jugement ont prononcé son expulsion du territoire suisse pour cinq ans, mesure dont l'exécution peut également être garantie par le maintien en détention pour des motifs de sûreté tant que la durée de la détention avant jugement subie ne dépasse pas la peine privative de liberté encourue (ATF 143 IV 168 consid. 5.3). Cette hypothèse permet également, ainsi que l'a retenu l'autorité précédente, de considérer qu'il est à craindre que le recourant entre dans la clandestinité afin d'éviter son expulsion, respectivement de devoir purger le solde de sa peine dans son pays d'origine (a priori trois ans); les seuls éléments de stabilité invoqués (sa fille de 7 ans et la promesse d'un emploi) n'apparaissent dans ces circonstances pas suffisants pour diminuer ce danger. On ne voit pas non plus quelles pourraient être les mesures de substitution propres à le réduire. Le recourant n'en avait d'ailleurs pas proposé dans sa demande du 23 octobre 2023. En tout état de cause et vu le principe de la célérité, celles proposées devant le Tribunal fédéral ne sont pas suffisantes: ainsi, le défaut de papiers d'identité n'empêche pas un départ de la Suisse, a fortiori le passage dans la clandestinité; il en va de même d'une interdiction de quitter ce pays, laquelle dépend au demeurant uniquement de la volonté du recourant de s'y soumettre; enfin, une surveillance par le Service de probation ou une obligation de se présenter une fois par semaine à un poste de police ne constituent que des contrôles a posteriori.