Citation: U 187/00 22.06.2001 E. A

A.- a) P.________ a travaillé au service de X.________ en qualité de concierge depuis l'année 1984. Le 27 juillet 1991, elle a chuté d'une échelle d'une hauteur de 2m, subissant une fracture des deux branches du bassin et de l'humérus gauche. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) a pris le cas en charge. Par décision du 24 mai 1994, la CNA a alloué à l'assurée une rente fondée sur un taux d'invalidité de 20 % dès le 1er mars 1994, ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 25 %. Pour statuer, la CNA disposait de l'avis du docteur A.________, médecin traitant (cf. diverses écritures), de celui du docteur B.________, médecin d'arrondissement de la CNA (rapport du 29 novembre 1993), ainsi que d'un rapport d'enquête économique (du 18 mars 1994). P.________ a contesté le taux d'invalidité retenu par la CNA, lors d'un entretien du 7 juin 1994. Ultérieurement, elle a été victime de deux nouvelles chutes, survenues les 20 septembre 1994 et 10 octobre 1997. Le docteur B.________ a procédé à un dernier examen le 11 décembre 1997 (rapport du 9 janvier 1998). Compte tenu de son handicap, la CNA a estimé que l'assurée serait en mesure de réaliser un salaire mensuel de 2100 fr., si bien que sa perte de gain atteindrait 19,2 % eu égard à un revenu sans invalidité de 2600 fr. Dès lors, par décision du 22 janvier 1999, la CNA a écarté l'opposition. b) La capacité de travail de l'assurée a également fait l'objet d'avis médicaux recueillis par l'assuranceinvalidité. Tandis que le docteur A.________ attestait que sa patiente n'était pas en mesure de reprendre le travail (rapport du 21 octobre 1995, notamment), le professeur C.________, rhumatologue, a indiqué que la capacité de travail de l'assurée était réduite de 20 à 25 % dans un emploi ne requérant pas le port de charges lourdes (rapport du 21 mars 1995). De son côté, le docteur D.________, neurologue, a écarté l'éventualité d'un déficit neurologique consécutif à la chute (rapport du 2 août 1995). Quant à la doctoresse E.________, psychiatre, elle a conclu à l'absence de maladie psychiatrique invalidante ou de troubles de la personnalité ayant décompensé à la faveur de cette existence; elle a également écarté toute surcharge psychogène (rapport du 7 septembre 1995). Le docteur F.________, neurochirurgien, a fait état de douleurs résiduelles de l'épaule, de la hanche et du dos, qui peuvent être d'origine post-traumatique, ce qui n'est pas le cas de la hernie discale mise en évidence (rapport du 18 juin 1996). Quant au docteur G.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, il a attesté l'existence de lésions dégénératives; à son avis, la capacité de travail de l'assurée se monte à 75 %, voire à 100 % dans une activité adaptée à son handicap (rapport du 27 novembre 1996). C'est ainsi que l'Office cantonal AI du Valais a alloué diverses rentes à l'assurée, pour la période s'étendant du 1er février 1993 au 31 mai 1994. A partir de cette date, l'AI a estimé que le degré d'invalidité de l'assurée était de 20 à 25 %, de sorte qu'il a supprimé la rente.