Citation: 4A_436/2020 E. 4.1

4.1. Par arrêt du 1er mars 2021, la cour de céans a déclaré irrecevable, respectivement rejeté le recours constitutionnel subsidiaire et le recours en matière civile interjetés par A.________ contre l'arrêt du 4 octobre 2019 de la Cour de justice évoqué par la recourante (arrêt 4A_599/2019 précité). Il est vrai que ce litige, opposant le président du conseil d'administration de la recourante à la banque intimée, prend sa source dans un contexte de faits très largement similaire à celui qui a donné lieu à la présente contestation: les relations contractuelles entre les parties sont de type execution only; le/la client/e bénéficie d'une ligne de crédit; les produits financiers en cause, émis par la banque, sont des options OTC exotiques sur devises, pour lesquels la banque est contre-partie; le/la client/e a passé un contrat de conseil en placement avec la banque libanaise; la stratégie poursuivie par le/la client/e est liée au maintien du taux plancher EUR/CHF; à la suite de l'abandon du taux plancher, la banque a effectué un appel de marge, qui n'a pas été honoré, de sorte qu'elle a procédé à la liquidation/clôture des options en jeu. Dans les deux cas, la banque a ouvert action en paiement du solde négatif du compte - à hauteur de plus de 2,7 mios euros (A.________) et de 379'716 euros (X.________) - et la partie défenderesse a pris des conclusions reconventionnelles en paiement d'une "commission cachée" de l'ordre d'une dizaine de milliers de francs. A titre préalable, les deux parties défenderesses ont également agi reconventionnellement en reddition de compte, leurs conclusions sur ce point étant quasiment semblables. Dans les deux affaires, le premier juge statuant sur la demande de reddition de compte n'a pas accordé au/à la client/e plus que les informations et pièces déjà remises par la banque. En revanche, alors qu'elle a entièrement rejeté l'appel de X.________, la Cour de justice a très partiellement admis l'appel de A.________, ordonnant à la banque de remettre à celui-ci essentiellement: - le term sheet relatif à une option PLAIN VANILLA EUROPEAN PUT (Sell); - les rapports d'investissement mensuels complets incluant les pages relatives au chiffre 3.2 intitulé « FX/PM Contracts information » divulguant entre autres les time valueset les intrinsic values, de novembre 2010 à décembre 2013; - certaines pièces exemptes de caviardage; - des explications détaillées sur la méthode employée pour calculer la volatilité implicite pour chacune des options figurant dans le portefeuille au 15 janvier 2015; - les taux d'intérêts et la volatilité utilisés pour la neutralisation de d'une option GBP/CHF - GBP 4'000'000; - le détail des éventuelles rémunérations versées par B1.________ AG à B2.________ en lien avec ou découlant des transactions/opérations intervenues sur le portefeuille de A.________. Pour le reste, la cour cantonale a rejeté toutes les autres conclusions en reddition de compte, en particulier celles concernant la période antérieure à l'appel de marge du 16 janvier 2015. Dans l'arrêt 4A_599/1019 précité, le Tribunal fédéral a écarté tous les griefs dirigés par A.________ contre la motivation de la Cour de justice sur ce point.