Citation: 8C_806/2019 E. A

A.a. Le 24 mai 2013, à l'occasion d'un match de roller hockey, A.________, né en 1971, alors employé par l'entreprise B.________ SA en qualité de ferblantier-couvreur, a été heurté au coude droit par la canne d'un joueur adverse. Consulté le 28 mai suivant, le docteur C.________ a constaté un oedème et une douleur à la palpation de l'épicondyle latéral sans signe de fracture, et a prescrit un arrêt de travail complet ainsi que des séances de physiothérapie. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: la CNA), auprès de laquelle A.________ était assuré, a pris en charge le cas. Une imagerie par résonance magnétique (IRM) du coude droit réalisée le 4 juillet 2013 a révélé une importante tendinopathie de la plaque des extenseurs sur l'épicondyle huméral avec probablement des déchirures interstitielles. Dans un rapport du 7 octobre 2013, le docteur D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie, a posé le diagnostic d'une épicondylite post-traumatique en mentionnant que la symptomatologie s'était aggravée après la survenance d'une chute de l'assuré sur le lieu de travail trois jours après le choc direct du 24 mai 2013. Ce médecin a également fait faire un examen électrophysiologique, qui a mis au jour une discrète neuropathie ulnaire au coude droit ainsi qu'une discrète atteinte bilatérale du nerf médian au niveau du tunnel carpien (voir le rapport du 12 novembre 2013 du docteur E.________ qui a procédé à cet examen). Du 14 mai au 17 juin 2014, l'assuré a séjourné à la Clinique Romande de réadaptation (CRR). Les médecins de la CRR ont retenu un traumatisme du coude droit par choc direct et une enthésopathie épicondylienne latérale post-traumatique, les autres troubles associés étant qualifiés de comorbidités. Ils ont fait état d'une évolution globalement favorable, estimant qu'une stabilisation médicale concernant l'enthésopathie épicondylienne pouvait être attendue dans un délai de trois mois. L'assuré a ensuite consulté d'autres médecins (le professeur F.________ et le docteur G.________). Le 1er avril 2015, il a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité (AI). A.b. Entre-temps, A.________ a annoncé un nouvel accident à la CNA: le 20 janvier 2015, il a subi une entorse au genou gauche en glissant sur la neige. Une IRM réalisée le 5 février 2015 a montré une déchirure complexe de la corne postérieure du ménisque interne ainsi qu'une déchirure subtotale du ligament collatéral interne au niveau de son insertion fémorale, de même qu'une chondropathie de grade IV sur la face antérieure externe du fémur. La CNA est également intervenue pour cet accident, qui a donné lieu à un traitement conservateur. A.c. Pour faire le point de la situation sur les deux accidents, le docteur H.________, de la CNA, a examiné l'assuré le 2 septembre 2015. A l'issue de cet examen, il n'a constaté aucune limitation fonctionnelle des membres supérieurs et inférieurs, et a conclu qu'il n'y avait plus de séquelles de ces accidents. Par décision du 9 septembre 2015, la CNA a mis un terme à ses prestations avec effet au 13 septembre suivant. L'assuré a formé opposition en produisant le compte-rendu d'un examen par IRM du coude droit et du genou gauche effectué le 15 septembre 2015, selon lequel il présentait une tendinopathie à l'insertion trochléenne du tendon du triceps ainsi qu'à l'insertion épicondylienne du tendon commun des extenseurs, respectivement une déchirure de la corne postérieure du ménisque interne (sans modification par rapport à l'examen du 5 février 2015) avec une bonne cicatrisation de la déchirure du ligament collatéral interne. A.d. Dans une appréciation médicale du 12 octobre 2015, le docteur H.________ a déclaré que l'image montrait, au niveau du coude droit, une enthésopathie chronique que le traumatisme du 24 mai 2013, consistant en une simple contusion, avait aggravée de manière passagère sans en être la cause; le statu quo sine était largement atteint en présence d'épicondylalgies chroniques probablement bilatérales; au ni-veau du genou gauche, le ligament collatéral était bien cicatrisé, les autres lésions, inchangées, n'ayant pas de traduction clinique. Le médecin de la CNA a donc confirmé ses précédentes conclusions, tout en précisant que si l'assuré devait ultérieurement se faire opérer de la lésion méniscale à ce genou, il pouvait toujours annoncer une rechute. Le 30 décembre 2015, la CNA a écarté l'opposition. A.e. Le 7 novembre 2016, A.________ a subi une cure chirurgicale d'épicondylite avec neurolyse du nerf radial et ténotomie proximale du tendon profond du deuxième radial (cf. rapport opératoire du docteur I.________ daté du même jour). A.f. Au mois d'avril 2017, l'assuré a annoncé une rechute concernant son genou gauche (persistance de douleurs internes). Une IRM du 13 mars précédent confirmait un status sans évolution significative depuis fin 2015, soit une déchirure du ménisque interne complexe (transverse et radiaire) associée à un kyste méniscal interne. Le 15 août 2017, A.________ a subi une arthroscopie du genou gauche réalisée par le docteur J.________. Par décision du 16 juin 2017, confirmée sur opposition le 23 janvier 2018, la CNA a refusé de prendre en charge cette rechute. Cette dernière décision, qui a été contestée par l'assuré, fait l'objet d'une procédure parallèle devant le Tribunal fédéral (cause 8C_807/2019).