Citation: I 290/04 28.12.2004 E. A

B.________, né en 1963, est titulaire d'un diplôme d'employé d'exploitation aux CFF et d'un certificat fédéral de capacité (CFC) de poseur de sols. Il a exercé cette dernière profession à titre indépendant de 1987 à 1997. Parallèlement, il a travaillé pour son propre compte dans l'agriculture. En outre, de février à mai 1997, il a été salarié du Café F.________, établissement géré par son épouse. Suite à un accident, B.________ a été en incapacité de travail dès le 30 mai 1997. A partir de cette date et jusqu'à la fermeture de son entreprise, le 31 décembre 1997, il a fait exécuter les travaux en cours par des tiers. Il a également cessé toute activité dans l'agriculture et toute collaboration dans l'établissement public de son épouse, qui en a arrêté l'exploitation à fin janvier 1998. Souffrant d'un syndrome du marteau (insuffisance artérielle des membres supérieurs), qui l'empêche de poursuivre son activité de poseur de sols, B.________ a été reclassé par l'assurance-invalidité dans la profession de chauffeur-machiniste. Au terme de cette mesure, le docteur C.________, spécialiste en chirurgie, a constaté que les possibilités thérapeutiques avaient été épuisées et qu'aucune autre amélioration ne pouvait être attendue. Une incapacité de travail de 50 % dans la profession de chauffeur-machiniste était justifiée du fait que B.________ ne peut être exposé à des températures inférieures à 10°. En revanche un nouveau changement d'activité professionnelle n'était pas indiqué, car un travail sédentaire accompli à l'intérieur le rend dépressif (rapport du 20 janvier 2003). Par décision du 8 mai 2003, l'Office AI du canton du Valais (ci-après : OCAI) a alloué à B.________ une rente entière du 1er mai 1998 au 31 mars 1999, date à partir de laquelle il a touché des indemnités journalières pour son reclassement. L' OCAI a, en revanche, refusé toute rente pour la période postérieure au reclassement, dès lors que l'invalidité n'était que de 29,04 %. Saisi d'une opposition de B.________, l'OCAI l'a rejetée par décision du 7 novembre 2003. Le taux d'invalidité a cependant été porté à 35,9 % (après réduction du revenu d'invalide de 10 % pour tenir compte des restrictions médicales).