Citation: 1P.739/2003 26.03.2004 E. 1

Selon la jurisprudence relative à l'art. 88 OJ, celui qui se prétend lésé par une infraction n'a en principe pas qualité pour former un recours de droit public contre les ordonnances ayant pour objet de mettre fin à l'enquête par classement ou non-lieu. En effet, l'action pénale appartient exclusivement à la collectivité publique et, en règle générale, le plaignant n'a qu'un simple intérêt de fait à obtenir que cette action soit effectivement mise en oeuvre. Un intérêt juridiquement protégé, propre à conférer la qualité pour recourir, est reconnu seulement à la victime d'une atteinte à l'intégrité corporelle, sexuelle ou psychique, au sens de l'art. 2 de la loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infractions (LAVI), lorsque la décision de classement ou de non-lieu peut avoir des effets sur le jugement de ses prétentions civiles contre le prévenu (ATF 128 I 218 consid. 1.1 p. 219; 121 IV 317 consid. 3 p. 323, 120 Ia 101 consid. 2f p. 109). S'il se révélait que le décès de C.C.________ soit le résultat d'une infraction, ses père et mère pourraient vraisemblablement élever des prétentions civiles contre l'auteur. Ils jouissent donc, dans le procès pénal, de droits semblables à ceux qui appartiendraient à la victime elle-même (art. 2 al. 2 let. b LAVI). Ils peuvent notamment contester l'ordonnance de non-lieu par la voie du recours de droit public.