Citation: 4A_558/2023 E. 5.2

5.2. La recourante reproche en premier lieu aux arbitres d'avoir omis d'examiner divers éléments qu'elle avait avancés aux fins de démontrer que l'intimée n'avait pas le droit de refuser la cargaison. A cet égard, elle indique notamment que son adversaire avait revendu, en juin 2021, la marchandise en question à la société de droit chinois D.________, de sorte que l'intimée ne pouvait plus refuser la cargaison le 4 août 2021 et exiger le remboursement du montant versé pour l'achat du minerai de fer. La recourante expose aussi que l'intimée avait admis elle-même, dans le cadre de la réplique soumise au Tribunal arbitral, que l'échantillon prélevé par le CIQ en vue d'une éventuelle analyse de référence l'avait été le 28 juillet 2021, soit 10 jours après le déchargement du navire. Selon la recourante, le certificat du CIQ est dès lors invalide, dans la mesure où celui-ci a été établi sur la base d'échantillons de minerai qui n'avaient pas été prélevés lors du déchargement du cargo mais ultérieurement, alors qu'une telle exigence était pourtant prévue à l'art. 10 du contrat de vente. L'intimée ne pouvait par conséquent pas refuser la cargaison car aucune analyse valable des échantillons de minerai prélevés n'avait pu être effectuée dans le respect des termes contractuels.