Citation: I 27/01 09.11.2001 E. 1

Dans un prononcé présidentiel du 2 mai 1990, la commission de l'assurance-invalidité a constaté que l'assuré continuait d'être invalide à 100 %. Par décision du 31 juillet 1990, la caisse lui a alloué une rente entière d'invalidité dès le 1er octobre 1989, assortie d'une rente complémentaire pour son épouse et de quatre rentes pour enfants. b) Après révision, la commission de l'assurance-invalidité, dans un prononcé présidentiel du 24 juin 1993, a réduit le taux d'invalidité de A.________ à 40 %. Elle se fondait sur le fait que la CNA, par décision du 13 juillet 1992, avait fixé l'incapacité de gain subie par ce dernier à 40 %. Par décision du 9 juillet 1993, la caisse a alloué à l'assuré un quart de rente à partir du 1er septembre 1993. Celui-ci a recouru contre cette décision devant le Tribunal des assurances du canton de Vaud. Par jugement du 12 janvier 1995, le président de la juridiction cantonale a rejeté le recours, la décision attaquée étant cependant modifiée d'office dans le sens de la proposition en procédure de la caisse visant à remplacer le quart de rente par une demi-rente, les conditions du cas pénible étant réalisées. Après révision, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud, dans un prononcé du 8 mars 1996, a constaté que A.________ continuait d'être invalide à 40 % et que son droit à une demi-rente d'invalidité pour cas pénible demeurait inchangé. c) Le 28 avril 1998, A.________ a présenté une demande de révision de son droit à une rente d'invalidité, datée du 17 avril 1998. Il faisait état d'une aggravation de son état de santé depuis plusieurs mois. Dans un rapport intermédiaire du 13 janvier 1999, les docteurs B.________ et C.________, médecin-adjoint et médecin-assistante du Centre psycho-social Z.________, ont posé le diagnostic de trouble de l'adaptation avec perturbation mixte des émotions et des conduites (F43. 25) évoluant vers la chronicité et de personnalité de type paranoïaque (F60. 0). Ils indiquaient que la problématique psychiatrique prédominait actuellement et qu'elle justifiait une incapacité de travail de 75 % au moins. Sous la rubrique relative à l'état de santé, ils ont répondu qu'il s'était aggravé. Le 20 janvier 2000, l'office AI a communiqué à l'assuré son intention de rejeter la demande de révision, au motif que médicalement son état de santé ne s'était pas aggravé de façon à influencer sa capacité de gain, qui était la même que précédemment. Dans une lettre du 1er février 2000, A.________ a contesté la position de l'office AI. Il l'invitait à prendre contact avec les médecins du Centre psycho-social, qui suivent son état de santé depuis 1997. Par décision du 24 février 2000, l'office AI a rejeté la demande de révision.