Citation: 6B_946/2015 E. 2.6.2

2.6.2. Le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir ignoré le fait que la découverte de la drogue avait eu lieu en juillet 2012, soit près de neuf mois après la conversation du 29 septembre 2011. Il dit mal imaginer les motifs qui auraient poussé B.________ à conserver aussi longtemps une marchandise pouvant rapidement être vendue. Selon le recourant, la juridiction cantonale aurait dû mettre cet élément de fait en relation avec leurs explications, selon lesquelles la marchandise était invendable car de très mauvaise qualité. La livraison de 380 grammes de cocaïne ne correspondrait donc pas à la drogue retrouvée dans l'immeuble, dont le taux de pureté était compris entre 11,6 % et 33 %. Le recourant réaffirme qu'il s'agissait de piéger B.________, en raison des conflits existants entre eux, en lui faisant porter de la fausse drogue. Par ailleurs, au vu des prix du marché, il serait impossible que la vente de 141 grammes de cocaïne (380 grammes - les 238,8 grammes retrouvés) ait généré un produit de 24'180 francs.