Citation: 6B_1501/2022 E. 1.2.2

1.2.2. En tant que le recourant objecte que D.B._________ s'était infligé des scarifications et qu'il serait insoutenable de les qualifier de superficielles (" tout juste éraflé la peau "), il suffit de relever que la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, apprécier de la sorte la photo figurant au dossier et que cette conclusion n'est manifestement pas remise en cause par celle figurant en annexe à l'expertise du corps de la jeune femme, sur laquelle les marques relevées par le médecin légiste sont à peine discernables (dossier cantonal, p. 400'098 et 404'026). Contrairement à ce que soutient le recourant, le caractère superficiel des lésions que la jeune femme s'était infligées soutient également l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle la jeune femme n'avait pas d'intention suicidaire concrète. Par ailleurs, si les médecins-légistes se sont déclarés dans l'impossibilité de déterminer formellement si la lésion thoracique résultait d'un acte auto- ou hétéro-agressif, sur la base de leurs propres constatations, ils n'en ont pas moins souligné qu'en règle générale un geste auto-agressif aurait été précédé de "coups d'essai" (la personne qui se blesse mortellement commençant le plus souvent par s'infliger des blessures et, suivant la douleur provoquée, s'arrêtant puis recommençant, situation dans laquelle on constate alors l'existence de blessures plus superficielles à côté de celle ayant causé la mort, lésions absentes en l'espèce). La cour cantonale n'a pas apprécié de manière insoutenable cette expertise, dès lors qu'elle a exclu le scénario auto-agressif sur la base d'éléments, notamment relationnels et psychologiques, étrangers aux constatations des médecins-légistes, lesquels n'ont, quant à eux, pas écarté cette hypothèse.