Citation: 5A_12/2022 E. 7

Les recourants s'en prennent enfin au constat prétendument erroné, dans le volet " protection de l'enfant ", qu'aucun acte ou omission illicite n'a été commis par la Justice de paix, singulièrement en lien avec l'ordre d'intervention policière à leur domicile. A cet égard, l'autorité précédente a rappelé les bases légales et principes applicables, puis confirmé, au vu du dossier, notamment des indications médicales concernant l'enfant, que la motivation du Tribunal de première instance selon laquelle " tous les intervenants ont agi de manière justifiée, adéquate et proportionnée, dans le seul but de protéger la santé, voire la vie, de C.________; aucune des mesures prises n'était prématurée ou disproportionnée, et la procédure n'a pas été affectée d'un quelconque vice; tous les intervenants ont fait preuve de la diligence requise; il a été ainsi constaté qu'aucun organe de protection de l'enfant n'a commis un acte ou une omission illicites ", ne prêtait pas le flanc à la critique. Elle a donc jugé qu'il ne pouvait être retenu aucun acte ou omission illicites au sens de l'art. 454 CC: les actions et décisions des divers intervenants - y compris le recours à la force publique - étaient adéquates et proportionnées et n'avaient pas d'autre but que de veiller à la protection de la santé et de la vie de l'adolescente. Les recourants opposent - de manière appellatoire (cf. supra consid. 3) - leur appréciation de leur cause à celle retenue par l'autorité précédente. Ce faisant, ils n'allèguent pas, ni a fortiori ne démontrent que l'autorité précédente aurait mal apprécié les preuves ou méconnu le droit pour aboutir à ce constat au demeurant motivé avec soin (cf. supra), partant, ils n'établissent pas que les autorités judiciaires civiles, en particulier la Justice de paix, aurait eu un comportement disproportionné, voire illicite dans le traitement de la procédure concernant leur fille mineure. Autant que recevable, le recours doit donc être rejeté.