Citation: 1C_435/2015 E. 1

B.________ est propriétaire d'un immeuble à Lausanne. Le 2 mai 2014, il a requis l'autorisation de régulariser l'affectation à des fins commerciales de l'appartement de 4,5 pièces sis au premier étage, loué à A.A.________ et B.A.________. Par décision du 16 septembre 2014, le Service des communes et du logement du canton de Vaud a refusé de faire droit à cette requête et ordonné la réaffectation de cet appartement sous forme d'habitation exclusivement dans les plus brefs délais. A.A.________ et B.A.________ ont recouru le 8 décembre 2014 contre cette décision auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud. Ils soutenaient en substance que lorsqu'ils ont pris les locaux à bail en octobre 2004 pour les aménager en salon de massage, le bâtiment litigieux comprenait deux appartements dont l'un était occupé par le propriétaire, de sorte qu'il n'était pas assujetti à la loi cantonale concernant la démolition, la transformation et la rénovation de maisons d'habitation ainsi que l'utilisation de logements à d'autres fins que l'habitation. La cause a été enregistrée sous la référence FO.2014.0029. Le 14 juillet 2015, le Service des communes et du logement a annulé sa décision après avoir complété l'instruction. Le lendemain, le Juge instructeur de la Cour de droit administratif et public en charge du dossier a pris acte de cette nouvelle décision, constaté que le recours des époux A.________ était sans objet et rayé la cause du rôle. Vu les circonstances, il a statué sans frais ni dépens. Par acte du 9 septembre 2015, A.A.________ et B.A.________ ont formé un recours en matière de droit public contre cette décision dont ils demandent la réforme en ce sens que des dépens leur sont alloués à la charge de l'Etat de Vaud et de l'intimé solidairement entre eux, subsidiairement selon une répartition que justice dira, à concurrence de 3'000 fr. Ils concluent à titre subsidiaire à l'annulation de la décision attaquée et au renvoi de la cause au Juge instructeur de la Cour de droit administratif et public pour nouvelle décision. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.