Citation: 6B_358/2024 E. 1.4

1.4. À titre liminaire, on relèvera que le recourant invoque de nombreux faits qui n'ont pas été constatés par la cour cantonale et dont il ne sollicite pas valablement le complètement (cf. supra consid. 1.1.1). Partant, la Cour de céans ne peut tenir compte de ces éléments. Le recourant se contente pour l'essentiel de substituer son appréciation des preuves et sa version des faits à celles retenues par la cour cantonale. Appellatoire, ce procédé est irrecevable (cf. supra consid. 1.1.1). Pour autant que sa critique puisse être considérée comme recevable, elle doit être rejetée. Premièrement, on ne saurait déduire du seul fait que l'intimée n'aurait mentionné le nom du recourant que lors de sa première audition par la police que ses déclarations ne seraient pas détaillées et constantes. L'affirmation du recourant selon laquelle l'intimée ne serait revenue sur les faits que lors de son audition par le Tribunal criminel se heurte, quant à elle, à la constatation de la cour cantonale selon laquelle le récit de l'intimée était riche en détails contextuels, renouvelés devant toutes les instances judiciaires et scolaires, et dont le recourant n'invoque ni n'établit l'arbitraire. Deuxièmement, la cour cantonale n'a pas violé l'interdiction de l'arbitraire en retenant que le fait que l'intimée avait eu de la peine à situer les faits dans le temps n'avait rien d'anormal, dans la mesure où ils s'étaient produits alors qu'elle était très jeune, sans notion assimilée de sexualité, où il s'était écoulé plusieurs années avant qu'elle n'osât dévoiler les faits, également en raison des menaces qui avaient dû l'effrayer, et où il est notoire que les notions de chronologie ne sont pas maîtrisées durant l'enfance. Les explications de la responsable de foyer sur lesquelles se fonde le recourant ne lui sont d'aucun secours, dès lors qu'elles indiquent, au contraire, que l'âge peut être problématique pour certaines victimes. Troisièmement, dès lors que la cour cantonale a, sans arbitraire, retenu que le récit détaillé et réitéré de l'intimée était crédible, la prise en compte de l'état psychique de l'intimée par la cour cantonale n'est pas déterminante, dès lors que celle-ci a considéré que ces éléments ne faisaient que confirmer l'appréciation de la crédibilité de l'intimée. Quatrièmement, les déclarations du recourant ne sont pas non plus déterminantes, dans la mesure où elles ne s'opposent pas à l'état de fait retenu par la cour cantonale et où la présence ou l'absence de la mère de l'intimée n'est pas ici décisive. Enfin, le recourant ne soulève pas de grief suffisamment motivé de la violation du principe de présomption d'innocence (art. 42 al. 2 LTF).