Citation: 6B_447/2018 E. 1.2

1.2. En l'espèce, il ressort du jugement entrepris que la conductrice qui a dénoncé les faits à l'origine de la présente cause circulait à une vitesse de 60 à 70 km/h lorsqu'elle a aperçu le véhicule du recourant, qui débutait sa manoeuvre de dépassement, estimant la distance qui les séparait entre 100 et 150 mètres. Saisie par la peur, cette dernière a levé le pied de l'accélérateur pour freiner énergiquement, tout en se déportant le plus possible à droite de la route. Son freinage d'urgence lui a permis de réduire sa vitesse à 30 km/h environ. La cour cantonale a considéré que le témoignage de la conductrice ne recelait aucune incohérence s'agissant du déroulement des faits. Pour les juges précédents, son témoignage était en réalité corroboré par les propres déclarations du recourant, qui a admis avoir entrepris un dépassement au cours duquel il a excédé la vitesse autorisée en circulant à 95 km/h au lieu de 80 km/h. Le recourant a exposé que le conducteur du véhicule dépassé avait accéléré et qu'il avait lui-même dû réévaluer la distance nécessaire au dépassement, devenue insuffisante pour la raison précitée. Relevant que la conductrice avait déclaré avoir retenu sa respiration en voyant le véhicule du prévenu arriver en sens inverse et s'être sentie en danger lors des faits, la cour cantonale a retenu que le témoignage de cette dernière était plausible pour ce motif. En outre, pour les juges précédents, l'enchaînement des événements n'excluait pas que cette dernière ait eu le temps de relever le numéro de plaque du recourant tout en manoeuvrant de manière adéquate pour éviter une collision. La cour cantonale a de surcroît relevé que la conductrice ne connaissait pas le recourant et qu'elle ne discernait aucune raison qui aurait pu la pousser à le dénoncer de manière abusive.