Citation: 6B_123/2024 E. 1.6

1.6. Le recourant conteste la réalisation de l'élément subjectif. Il invoque qu'il n'était pas simplement sous l'influence de produits stupéfiants comme retenu par la cour cantonale, mais que, comme l'avait expliqué l'intimé lui-même, le recourant et son comparse " étaient tellement défoncés qu'ils n'étaient pas capables de comprendre comment transférer de l'argent d'un compte en banque à un autre ". Il relève par ailleurs qu'ils avaient consommé de la " crystal-meth " et qu'il paraissait difficile de l'affubler d'une réelle volonté de séquestration, ainsi que d'une véritable conscience de ses agissements au moment des faits. Dans la mesure où le recourant se contente d'opposer son appréciation des faits à celle retenue par la cour cantonale et ne démontre pas que cette dernière aurait retenu arbitrairement que, s'il était certes sous l'influence de produits stupéfiants, cela ne l'avait évidement pas privé de toute conscience, étant relevé qu'il avait pensé à débrancher le téléphone fixe de la chambre lorsqu'ils avaient finalement autorisé l'intimé à aller se coucher, son grief est irrecevable.