Citation: 1B_586/2020 E. 4.2

4.2. La recourante fait valoir que l'entretien de l'immeuble - qui hébergerait exclusivement des bureaux - occasionne annuellement des frais hypothécaires et divers autres frais (eau, gaz, électricité, administration), qu'elle chiffre à 250'000 fr. au total, alors qu'en l'absence de locataires, aucun revenu n'en est actuellement tiré. Elle prétend dans ce contexte qu'une vente immédiate serait tant dans son intérêt que dans celui de la Confédération. En tant que la recourante se prévaut d'être en négociation avec la société D.________ AG depuis le mois de septembre 2020 en vue de la vente de l'immeuble à cette dernière, elle ne donne toutefois pas d'indication quant au prix envisagé, alors que la valeur de l'immeuble constitue à l'évidence un élément déterminant pour juger du caractère proportionné des frais d'entretien consentis. S'il peut être déduit de la requête du 5 octobre 2020 qu'une offre d'achat pour 7'200'000 fr. aurait été formulée (cf. requête, n° 55 p. 10), la recourante se référait alors à des négociations en cours avec une autre société (E.________ AG), sans pour autant que ses allégations fussent étayées par la production d'un accord finalisé ou d'autres documents pertinents, pas plus du reste que ne l'ont apparemment été celles en lien avec les frais d'entretien. Cela étant, en l'absence d'informations détaillées et précises quant au caractère prétendument disproportionné des frais d'entretien eu égard à la valeur réelle de l'immeuble, il ne saurait être reproché à l'autorité précédente de ne pas avoir donné suite à la requête de la recourante tendant à une réalisation immédiate de l'immeuble en raison d'un entretien dispendieux, alors même qu'il n'est pas contesté que le séquestre conservatoire ne devrait pas se prolonger dès lors que les débats devant l'autorité de jugement devaient se tenir en janvier 2021. On ne voit pas au surplus dans quelle mesure la liquidation de la recourante et sa radiation du Registre du commerce - qui auraient été ordonnées le 8 octobre 2020 par le Tribunal de commerce du canton de Zurich - étaient propres à modifier l'appréciation de la Cour des plaintes, ces circonstances ne pouvant au demeurant pas être déduites de l'extrait du Registre du commerce concernant la recourante.