Citation: 6B_1092/2023 E. 1

Pour arriver à ses fins, A.________ avait profité des discussions en cours entre lui et C.________ ayant pour but le rachat de l'entreprise de ce dernier, soit E.________ SA, avec pour projet de la fusionner avec sa société F.________ SA, et de la confiance ainsi instaurée. De plus, afin de le convaincre de sa solvabilité, A.________ avait transmis le 26 août 2009 à C.________, par courriel, un document visant à attester de sa capacité à le rembourser, soit une confirmation de souscription d'actions falsifiée émanant de G.________, du 20 janvier 2009, portant sur 299'975 USD et 2'999.7500 actions de H.________. Le 27 août 2009, à V.________, A.________ avait signé une reconnaissance de dette dans laquelle il se reconnaissait débiteur de 50'000 fr. envers C.________, remboursables au 5 octobre 2009, avec, si tout ou partie de la somme n'était pas remboursée à cette date, un intérêt supplémentaire de 10 % par an dès la date de signature de la reconnaissance de dette. Fondé sur ce qui précède, C.________ avait remis 50'000 fr. à A.________. Entre décembre 2009 et avril 2010, aucun remboursement n'était intervenu et C.________ avait demandé à A.________ qu'il s'acquitte de sa dette à plusieurs reprises. Celui-ci avait multiplié les promesses et avait produit à C.________ deux extraits de son compte bancaire, respectivement du 10 janvier 2010 indiquant une somme illisible, mais de quelque 1,1 millions de francs, et du 2 février 2010 indiquant des avoirs pour 3'043'090,01 francs. En réalité, ces relevés étaient faux; ainsi, entre le 1er janvier et le 18 février 2010, ledit compte présentait un solde qui oscillait entre 90 fr. 96 et 75,58 francs. Le 23 avril 2010, A.________ ne s'était pas présenté à un rendez-vous avec C.________ pour le rembourser. Depuis, ce dernier n'avait plus eu de nouvelles du premier nommé, qui était parti à W.________.