Citation: 1C_213/2012 E. 3.2

3.2. Les recourants ne contestent pas avec raison que l'aménagement d'une stabulation de bovins dans le bâtiment litigieux suppose, pour être autorisé, que les distances minimales requises par les règles de l'élevage, selon le chiffre 512 de l'annexe 2 de l'ordonnance sur la protection de l'air, soient respectées jusqu'à la zone d'habitation la plus proche. Selon eux, l'affirmation suivant laquelle l'augmentation du nombre d'animaux dans le bâtiment 3 E conduirait au non-respect des normes en la matière relèverait de l'arbitraire le plus total, à défaut d'une expertise judiciaire qui l'établirait. Seule la procédure de permis de construire qu'ils ont initiée le 30 août 2010 permettra de trancher cette question, étant précisé qu'ils pourraient accepter de diminuer le nombre de truies pour compenser les effets de l'arrivée de 10 bovins.