Citation: 6B_363/2020 E. 3.3

3.3. En l'espèce, c'est à tort que l'autorité précédente a indiqué que la détention du recourant pouvait être fondée sur l'art. 439 al. 3 CPP, car les peines auxquelles ce dernier a été condamné par jugement du 20 août 2018 n'ont pas été exécutées immédiatement lorsque la condamnation devînt exécutoire (cf. consid. 3.1 supra). Il apparaît cependant que l'intéressé a été interpellé dans le cadre d'une nouvelle instruction pénale, que le ministère public avait alors l'intention de requérir sa détention provisoire notamment en raison d'un risque de récidive, mais qu'il y a renoncé dès lors que le recourant pouvait sans délai être détenu afin de purger les diverses peines privatives de liberté auxquelles il avait été condamné (cf. pièce 8 du dossier cantonal). En définitive, le recourant a ainsi échappé à une détention provisoire au profit de l'exécution de peines privatives de liberté. La détention du recourant dans le cadre de l'exécution desdites peines pouvait à bon droit être ordonnée le 14 janvier 2020, compte tenu de ce qui suit.