Citation: 6B_375/2019 E. 1.3

1.3. A titre subsidiaire, la cour cantonale a considéré que, même si le séjour du recourant en Suisse n'avait pas pour motif l'exercice d'une activité lucrative, il devrait être considéré comme illégal car d'une durée supérieure à trois mois, cela nonobstant son permis de séjour italien. En effet, la période incriminée comportait 204 jours, soit plus de six mois et demi. Or le passeport kosovar du recourant ne comportait qu'un seul tampon daté de cette période, du 27 juillet 2017, et cette date se situait au-delà d'un séjour de trois mois à compter du 19 avril 2017. Ses déclarations, selon lesquelles il aurait effectué des allers-retours à l'étranger, interrompant ses séjours en Suisse avant qu'ils n'atteignent trois mois, n'étaient étayées par aucune explication plausible quant aux motifs de ces déplacements et par aucune date précise, si bien qu'elles n'étaient pas crédibles. Le recourant soutient qu'il ne saurait lui être reproché de ne pas avoir documenté ses différents allers-retours entre la Suisse et l'Italie, étant notoire qu'il est possible de quitter le territoire suisse ou d'y entrer sans faire l'objet d'aucun contrôle d'identité. Cet argument est sans fondement. Le recourant pouvait étayer ses allégations de différentes manières, notamment en fournissant des précisions sur ses prétendus voyages en Italie (dates, lieux, raisons du voyage) et tout document susceptible d'en établir l'existence (titres de transport, documents de séjour, justificatifs de retraits d'argent ou de dépenses). Il ne pouvait, en tous les cas, se contenter d'affirmer péremptoirement qu'il avait quitté la Suisse à plusieurs reprises pendant la période visée. C'est sans arbitraire que la cour cantonale a jugé que ses déclarations n'étaient pas crédibles. Pour ce second motif également, la condamnation du recourant ne viole pas l'art. 115 al. 1 let. b LEI.