Citation: 9C_324/2016 E. 5.4

5.4. En tant que la recourante fait valoir finalement une violation de son droit d'être entendue - qui, telle qu'invoquée se confond avec le grief tiré de l'appréciation arbitraire (anticipée) des preuves (cf. ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157) et doit être examinée sous cet angle, son grief est mal fondé. Au vu des éléments dont disposait le tribunal cantonal, en particulier des pièces produites par la recourante quant aux versements qu'elle avait effectués - et non pas son époux - en faveur de ses enfants, il était en droit de renoncer à entendre les personnes dont l'audition lui était demandée. D'éventuelles déclarations sur une prise en charge financière des enfants par B.A.________, à supposer qu'elles aient été suffisamment convaincantes pour faire admettre une participation financière de sa part, n'auraient rien changé à l'absence de vie commune entre le prénommé et les enfants de sa femme, pas plus du reste qu'une éventuelle déclaration relative au projet des époux A.________ de vivre avec les enfants en Suisse. A défaut de communauté de vie vécue concrètement par B.A.________ et les filles de son épouse, la juridiction cantonale était en droit de considérer qu'il n'y avait pas de lien nourricier entre eux.