Citation: 1B_202/2020 E. 2.2

2.2. Le recourant ne se prononce pas sur cette question comme il lui appartenait de le faire (ATF 141 IV 284 consid. 2.3 p. 287). Il se contente d'indiquer qu'il a déposé plainte pénale contre son avocat. La plainte en question, jointe au recours, est datée du 4 avril 2020 et est donc postérieure à l'ordonnance attaquée. Il s'agit d'un élément de fait nouveau dont le Tribunal fédéral ne peut pas tenir compte en vertu de l'art. 99 al. 1 LTF. On constate d'ailleurs à sa lecture que le recourant ne fait que reprendre ses allégations générales à l'encontre de son avocat, sans lui faire de grief particulier quant à la manière d'assurer sa défense. Comme le relève la Cour suprême, les faits dont le recourant prétend avoir été victime en prison remontent à 2016 - 2017 et, à supposer que leur véracité ne soit pas sujette à caution pour les motifs évoqués par l'instance précédente, le recourant n'indique pas quelle démarche particulière l'avocat aurait dû accomplir pour mieux défendre ses intérêts. A ce stade de la procédure, la question déterminante est la capacité de l'avocat de défendre le prévenu en appel. Or, sur ce point, le recourant ne fait pas valoir dans son recours le moindre manquement concret de son défenseur, que ce soit aux débats de première instance ou dans la première phase de la procédure d'appel. Le dossier, produit par l'instance d'appel, fait au contraire apparaître que le défenseur est intervenu régulièrement dans la cause. Dans ces circonstances, l'existence d'un préjudice irréparable n'est pas démontrée.