Citation: 6B_655/2024 E. 1.4.1

1.4.1. A titre préliminaire, il incombera à la cour cantonale d'interpeller l'intéressé à nouveau pour voir s'il persiste dans son refus de collaborer. Si tel n'est plus le cas, elle devra ordonner une expertise. Dans le cas contraire, il lui incombera d'ordonner d'office une nouvelle expertise (sur dossier) par un autre expert, lequel sera appelé à se prononcer dans la mesure du possible en particulier sur l'existence d'un trouble mental et sa sévérité ainsi que sur l'existence d'un risque de récidive qualifié. Il appartiendra à l'expert d'indiquer s'il ne peut pas du tout répondre aux questions qui lui sont posées sans examen de l'intéressé, s'il peut y répondre seulement de manière générale ou alors s'il le peut sans restriction (cf. ATF 146 IV 1 E. 3.2.2; JdT IV 2020, p. 179; arrêt 6B_576/2024 du 11 décembre 2024 consid. 5.4.1). Il sera relevé que des expertises sur dossier ont été réalisées dans certains cantons lorsque les prévenus refusaient de collaborer (cf. p.ex. arrêts 6B_576/2024 précité; 6B_387/2023 du 21 juin 2023; 6B_1165/2019 du 30 janvier 2020 consid. 1.4; voir aussi p.ex. arrêts de la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre pénale d'appel et de révision, AARP/212/2013 (3) du 9 mai 2013; Chambre pénale de recours, ACPR/485/2022 du 11 juillet 2022).