Citation: 5D_33/2019 E. 4

De jurisprudence constante, des décisions ou des actes de procédure qui se révèlent par la suite erronés, voire arbitraires, ne fondent pas en eux-mêmes une apparence objective de prévention; seules des erreurs particulièrement lourdes ou répétées, constitutives de violations graves des devoirs du magistrat, peuvent justifier une suspicion de partialité, pour autant que les circonstances dénotent que le juge est prévenu ou trahissent à tout le moins objectivement une apparence de prévention (parmi d'autres: ATF 143 IV 69 consid. 3.2; 141 IV 178 consid. 3.2.3; 138 IV 142 consid. 2.3, avec les arrêts cités), principes que l'intéressé n'ignore pas (arrêt 8F_15/2018 du 14 janvier 2019 consid. 5.2). Or, en l'espèce, la demande de récusation - qui ne précise d'ailleurs pas le motif invoqué (art. 47 al. 1 CPC) - s'appuie sur de prétendues violations du " droit d'être entendu " et de " l'interdiction de l'arbitraire ", au sens des art. 9 et 29 Cst., mais n'expose aucunement en quoi elles seraient révélatrices de la partialité du magistrat en cause. Clairement abusif, le procédé est irrecevable (art. 108 al. 1 let. c LTF).