Citation: 2C_54/2024 E. B

B.a. Le 2 août 2022, A.________ SA et l'État de Genève ont signé une convention d'octroi de contribution à fonds perdu pour la période de couverture du 1 er janvier au 31 mars 2022, prévoyant les conditions que l'entreprise devrait respecter pour bénéficier de l'aide financière prévue dans le cas de Ia crise sanitaire de la Covid-19. B.b. Le 31 août 2022, la société a déposé une demande pour cas de rigueur pour la période du 1 er janvier au 31 mars 2022. Ses activités commerciales consistaient en l'exploitation d'un "restaurant festif". Elle a répondu par l'affirmative à la question de savoir si elle était propriétaire ou exploitait les établissements soumis à la loi sur la restauration, le débit de boissons, l'hébergement et le divertissement du 19 mars 2015 (LRDBHD; RS/GE I 2 22), qui étaient inscrits au registre du Service cantonal. Le 31 août 2022, la société a également sollicité, pour le compte de G.________ SA, une demande d'aide financière pour cas de rigueur pour le premier trimestre 2022 en lien avec ses activités commerciales relevant de l'exploitation d'une "discothèque". B.c. Par décision du 16 décembre 2022, le Département de l'économie et de l'emploi de la République et canton de Genève (ci-après: le Département) a informé la société que sa demande d'aide financière extraordinaire (réf. xxx) ne satisfaisait pas aux conditions requises pour bénéficier de l'indemnisation. L'activité économique de la société dans le domaine de la restauration était soumise aux conditions et autorisation prévues par la LRDBHD et son règlement d'exécution. Après vérifications auprès du Service cantonal, il apparaissait que A.________ SA n'était pas enregistrée en tant que société propriétaire ou bénéficiaire d'une mise en gérance d'un établissement public. Elle ne pouvait donc pas prétendre à une aide financière "cas de rigueur" pour une activité économique exercée sans autorisation. Dans une seconde décision du 16 décembre 2022, le Département a indiqué à G.________ SA que sa demande d'aide financière extraordinaire (réf.: yyy) ne répondait pas aux exigences d'indemnisation, dès lors qu'elle avait été radiée du registre du commerce le 5 juillet 2022, soit plus d'un mois avant le dépôt de sa demande. B.d. Le 18 janvier 2023, A.________ SA a formé réclamation contre la première décision précitée du 16 décembre 2022 (réf. xxx) et requis l'octroi de l'aide pour cas de rigueur pour la période du 1 er janvier au 31 mars 2022. Elle faisait notamment valoir qu'un entretien avait eu lieu le 1 er juin 2021 dans les bureaux du Service cantonal en présence de D.C.________, I.________, directeur général du groupe, J.________, précédent avocat du groupe, et quatre collaborateurs du Service cantonal. A cette occasion, il avait été rappelé à ces derniers que même si B.________ SA était titulaire du contrat de bail et propriétaire du restaurant, c'était C.C.________ qui exploitait celui-ci et A.________ SA qui en percevait les revenus. Dans sa réclamation, la société précisait aussi que ce système avait été proposé par la juriste du Service cantonal, tout en ajoutant qu'elle avait conclu un contrat de gérance tacite avec B.________ SA. Selon elle, le Service cantonal savait donc qu'elle exploitait en réalité le restaurant par l'intermédiaire de C.C.________. Le 3 avril 2023, la Direction générale du développement économique, de la recherche et de l'innovation de la République et canton de Genève (ci-après: la Direction générale) a rejeté la réclamation déposée par A.________ SA, au motif que celle-ci n'était pas autorisée à exploiter le restaurant. Elle relevait que la société n'était pas titulaire des autorisations indispensables à l'exploitation d'un "restaurant festif". Elle n'était ni propriétaire des murs abritant le restaurant, ni propriétaire du fonds de commerce et encore moins exploitante. Le choix de C.C.________ de faire bénéficier son employeur, A.________ SA, des revenus de son activité d'exploitant du restaurant ne se confondait pas avec la titularité de l'autorisation d'exploiter. B.e. Par arrêt du 5 décembre 2023, la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) a rejeté le recours interjeté par A.________ SA contre la décision sur réclamation précitée du 3 avril 2023.