Citation: 6B_1234/2022 E. 2.1

2.1. La recourante se plaint d'une violation des règles sur la récusation, consistant en particulier dans le fait que le Procureur général neuchâtelois a statué alors qu'il se trouvait dans un lien hiérarchique direct avec l'une des personnes visées par la plainte, à savoir la procureure B.________. L'art. 59 al. 1 let. b CPP prévoit que, si un motif de récusation au sens de l'art. 56 let. a ou f CPP est invoqué, le litige est tranché sans administration supplémentaire de preuves et définitivement par l'autorité de recours, lorsque le ministère public, les autorités pénales compétentes en matière de contraventions et les tribunaux de première instance sont concernés. La jurisprudence admet toutefois que la personne dont la récusation est requise peut statuer elle-même sur la demande de récusation lorsque celle-ci est manifestement abusive, infondée et quérulente et qu'elle vise à paralyser le fonctionnement de la justice, alors même que cette décision incomberait, selon la loi de procédure applicable, à une autre autorité (ATF 129 III 445 consid. 4.2.2 p. 464 s.; arrêts 8F_15/2018 du 14 janvier 2019 consid. 5; 6B_1318/2017 du 9 février 2018 consid. 3). En l'occurrence, le Procureur général a considéré que la plainte pénale pour discrimination raciale (cf. arrêt attaqué p. 29 ss) et pour abus d'autorité (cf. arrêt attaqué p. 32 s.) était manifestement mal fondée, voire abusive. La recourante, qui n'est pas habilitée à recourir sur le fond ( supra consid. 1.2), ne saurait remettre en cause les motifs de fond avancés par le Procureur général, ce qu'elle ne fait du reste pas valablement au regard des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Il s'ensuit qu'on ne peut qu'admettre que la demande de récusation liée à cette plainte était aussi abusive, de sorte qu'on ne saurait reprocher au Procureur général d'avoir écarté lui-même la demande de récusation et d'avoir rendu une ordonnance de non-entrée en matière. Les griefs soulevés par la recourante sont infondés.