Citation: I 370/02 30.09.2002 E. 5

Pour déterminer le taux d'invalidité selon la méthode mixte, il convient de distinguer selon l'activité concernée. 5.1 Au sujet de la capacité de travail de la recourante dans une activité d'ouvrière ou de nettoyeuse, on a vu d'une part que selon l'ophtalmologue, il n'y avait plus d'incapacité de travail en raison de la cécité unilatérale sauf pour des activités nécessitant une vision binoculaire. D'autre part le Dr C.________ a fait état d'une incapacité de travail de 20 % dans une activité de nettoyeuse et de 0 % dans celle d'ouvrière en raison de problèmes ostéoarticulaires. Dès lors que l'on doit tenir compte de ce qui est raisonnablement exigible de la part de la recourante et qu'il existe pour cette dernière la possibilité de travailler, sans incapacité, dans une activité adaptée d'ouvrière, c'est-à-dire ne nécessitant pas de vision binoculaire, c'est à bon droit que l'office et les premiers juges lui ont reconnu une pleine capacité de travail pour cette part de revenu et donc un taux d'invalidité nul. 5.2 Les médecins et la personne chargée de l'enquête à domicile ont donné une évaluation divergente de l'incapacité de la recourante d'effectuer les tâches quotidiennes. Alors que le Pr A.________ ne retient aucune incapacité d'effectuer ces tâches en raison de l'accoutumance à la cécité unilatérale et de la disparition des douleurs et limitations dues au glaucome, le Dr C.________ évalue ce taux à 20 % en raison des troubles ostéoarticulaires. Quant à l'enquête ménagère, elle conclut à une incapacité de 51,45 %. Ainsi que l'ont retenu les premiers juges, il n'est pas nécessaire de trancher entre ces éventuelles divergences dès lors qu'en toute hypothèse, le taux global d'invalidité déterminé dans la procédure de révision est inférieur à 40 % (soit entre 10 et 25%). Dès lors que les conditions légales en sont remplies, la suppression de la rente par voie de révision est justifiée et le recours doit être rejeté.