Citation: 4A_537/2023 E. A

A.a. Par contrat de travail signé le 27 avril 2010, l'entreprise genevoise B.________ SA, effectuant des travaux de toiture et de ferblanterie, a engagé A.________ (ci-après: l'employé), domicilié en France, comme étancheur dès le 17 mai 2010, pour une durée indéterminée. Le contrat de travail prévoyait 4 semaines de vacances par an. Il est admis que la convention collective de travail du second-oeuvre romand 2019 (CCT-SOR 2019) régissait notamment les relations de ces parties. Son art. 20 ch. 1 prévoit 25 jours ouvrables de vacances annuelles pour les travailleurs jusqu'à l'âge de 50 ans. Comme le requiert l'art. 35 de cette convention, l'entreprise précitée a souscrit pour ses employés une assurance perte de gain en cas de maladie. A.b. Souffrant d'une sévère dépression, l'employé a été incapable de travailler dès le 5 février 2019. Il a touché 267 indemnités journalières et s'est soumis le 14 août 2019 à l'expertise médicale demandée par l'assurance. Sa capacité de travail médico-théorique a été jugée nulle jusqu'au 14 septembre 2019, puis de 50% entre le 15 et le 30 septembre 2019, auprès de la même employeuse après médiation ou auprès d'un autre employeur, puis de 100% dès le 1 er octobre 2019. A.c. Les parties ont parlementé et échangé des correspondances. A.d. Par courrier du 30 janvier 2020, l'entreprise a licencié l'employé pour le 30 avril 2020. Ce dernier a contesté le congé par la plume de son conseil d'alors, le 8 avril 2020.