Citation: 8C_235/2020 E. A

A.a. A.________, né en 1969, a travaillé depuis le 1er février 2007 comme parqueteur auprès de l'entreprise B.________ SA et était à ce titre assuré de manière obligatoire auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: CNA). Le 18 mai 2007, alors qu'il rentrait à scooter, un automobiliste qui venait en sens inverse et obliquait à gauche ne lui a pas accordé la priorité. De ce fait, l'automobiliste a heurté avec l'avant droit de sa voiture l'avant du scooter de l'assuré, projetant ce dernier par-dessus la voiture. L'accident s'est soldé par une lésion complexe du membre inférieur droit, traitée par voie chirurgicale, et par une entorse grave du genou gauche, traitée conservativement. Depuis le 9 mars 2007, l'assuré était en incapacité totale de travail pour des troubles psychiques en raison d'une encéphalite virale affectant sa fille, laquelle avait été prise en charge par la caisse maladie collective de son employeur. Du 23 juillet 2007 au 31 octobre 2007, la CNA a versé des indemnités journalières complémentaires à celles de ladite caisse maladie, lesquelles étaient fondées sur une incapacité de travail de 50 %. Par la suite, la CNA a versé des indemnités journalières sur un taux de 100 %. A.b. L'assuré a été hospitalisé à l'Hôpital C.________. Une ablation partielle du matériel d'ostéosynthèse a donné lieu à un nouveau séjour à l'Hôpital C.________ du 27 février au 4 mars 2008, suivi d'une rééducation jusqu'au 26 mars 2008. En raison de la persistance de la symptomatologie douloureuse, le prénommé a également été hospitalisé à la Clinique D.________ du 8 avril au 19 mai 2009. Dans son rapport d'examen médical du 18 août 2009, le docteur E.________, spécialiste FMH en chirurgie, a indiqué que l'état de santé était stabilisé et que le patient devait exercer une activité en position assise, les mouvements du tronc et des membres supérieurs n'étant pas limités. Il a évalué le taux d'atteinte à l'intégrité pour les séquelles au membre inférieur droit à 15 %. Du point de vue psychique, le docteur F.________, psychiatre conseil de la CNA et spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, a posé les diagnostics de dysthymie et de troubles dépressifs récurrents, épisode actuel moyen à sévère (F 33), en précisant que le tableau dépressif s'était développé en 2007 déjà, trois à quatre mois après la survenance de son accident de la circulation, largement corrélé et lié à celui-ci ainsi qu'à l'évolution négative sur le plan orthopédique. Le tableau d'invalidation était désormais complet chez cet assuré ayant une existence uniquement autour de sa problématique de santé. Le docteur F.________ a évalué le taux de l'atteinte à l'intégrité à 60 %. A.c. Par courrier du 8 janvier 2016, la CNA a informé l'assuré qu'à partir du 29 février 2016, elle allait mettre fin à la prise en charge des soins médicaux et au versement de l'indemnité journalière. Par décision du 5 octobre 2016, elle a reconnu à l'assuré le droit à une rente d'invalidité fondée sur un taux d'invalidité de 21 % dès le 1er mars 2016 ainsi qu'à une indemnité pour atteinte à l'intégrité (IPAI) de 15 %. Elle a considéré que malgré les séquelles accidentelles, l'assuré était à même d'exercer une activité légère dans différents secteurs de l'industrie, à condition qu'il puisse travailler en position assise. Il ressortait en outre des éléments d'appréciation dont elle disposait que les troubles psychogènes n'étaient pas en relation de causalité adéquate avec l'accident. Dans le cadre de la procédure d'opposition, l'assuré s'est fait examiner par le docteur G.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et médecin d'arrondissement, qui a rendu son rapport le 6 février 2017. Par décision du 7 avril 2017, la CNA a rejeté l'opposition.