Citation: 7B_502/2023 E. B

B.a. Dans le cadre du renvoi ordonné par la Chambre des recours pénale au Juge d'application des peines (cf. let. A.g ci-dessus), une expertise psychiatrique a été mise en oeuvre. Selon le rapport du 19 novembre 2022 établi par l'expert psychiatre, ont été retenus les diagnostics suivants : troubles mentaux et troubles du comportement liés à l'utilisation de substances psychoactives multiples (cannabis, héroïne, cocaïne, autres stimulants, tabac), syndrome de dépendance, utilisation continue (actuellement abstinent en milieu protégé); vraisemblable trouble dépressif récurrent (épisode actuel léger et moyen sans syndrome somatique ou dysthymie); trouble de la personnalité de type personnalité émotionnellement labile type "borderline"; trouble modéré à sévère de la personnalité avec traits de personnalité d'affectivité négative, de détachement, de désinhibition, sans traits de la personnalité de dyssocialité ni d'anankastie mais avec un état limite. L'expert a estimé que les troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de substances psychoactives multiples étaient une des causes "vraisemblables" des actes délictueux commis et qu'il existait un risque - qualifié d'élevé - de récidive de ces actes. Il a préconisé plusieurs scénarios : la poursuite de la mesure pénale (mesure thérapeutique institutionnelle du traitement des addictions au sens de l'art. 60 CP), la mise en place d'une mesure thérapeutique institutionnelle au sens de l'art. 59 CP ou la mise en oeuvre d'un traitement ambulatoire. Les parties - y compris l'OEP - ont pu se déterminer, notamment sur le rapport d'expertise susmentionné, la dernière fois le 6 janvier 2023 s'agissant de A.________. Chacune a en substance maintenu ses propres conclusions. B.b. Par jugement du 8 février 2023, le Tribunal correctionnel a reconnu A.________ coupable de voies de fait, de vol par métier, d'utilisation frauduleuse d'un ordinateur par métier, de menaces, de rupture de ban et de contravention à la LStup. Il l'a condamné à une peine privative de liberté de 9 mois - peine partiellement complémentaire à celle prononcée le 14 octobre 2021, sous déduction de 224 jours de détention avant jugement et de 5 jours à titre de réparation du tort moral pour détention dans des conditions illicites -, ainsi qu'au paiement d'une amende de 600 francs. Le prévenu a été libéré de détention et la peine privative de liberté suspendue au profit de la mesure au sens de l'art. 60 CP. B.c. A la suite de l'ouverture d'une nouvelle procédure pénale contre A.________ notamment pour vol, utilisation frauduleuse d'un ordinateur, rupture de ban et contravention à la LStup (cause P_3), le TMC a prononcé, par ordonnance du 30 mars 2023, le placement en détention provisoire du précité jusqu'au 26 avril 2023. B.d. Par ordonnance du 30 mars 2023, le Juge d'application des peines a ordonné la levée de la mesure thérapeutique institutionnelle au sens de l'art. 60 CP décidée le 10 décembre 2019 et l'exécution du solde des peines privatives de liberté suspendues. Il a refusé l'octroi du sursis et a constaté que les conditions de la libération conditionnelle n'étaient pas réunies. Par arrêt du 20 avril 2023, la Chambre des recours pénale a rejeté le recours déposé par A.________ contre cette ordonnance.