Citation: 7B_2/2022 E. 2.4.1

2.4.1. Se référant à l'arrêt 6S.368/2000 du 4 décembre 2000, le recourant soutient qu'un individu qui, comme en l'espèce, reprocherait dans la presse à une personne non encore jugée d'avoir commis une infraction pénalement répréhensible, violant ainsi la présomption d'innocence, serait privé du droit à la preuve libératoire. Son argumentation ne résiste pas à l'examen. En effet, l'admission à l'apport des preuves libératoires se détermine exclusivement sur la base de l'art. 173 ch. 3 CP. Partant, le fait que l'intimé n'aurait pas respecté la présomption d'innocence n'est à cet égard pas déterminant (cf. ATF 122 IV 311 consid. 1c; arrêt 6S.368/2000 précité consid. 3 in fine). Cela étant, on comprend de l'argumentation du recourant que, par son grief (pourtant intitulé "Impossibilité juridique pour le prévenu de rapporter la preuve de sa bonne foi"), il suggère également qu'en ne faisant aucun rappel de la présomption d'innocence dans ses déclarations, l'intimé n'aurait pas pu se prévaloir de sa bonne foi (art. 173 ch. 2 CP). Cet aspect de son grief sera donc traité au considérant relatif à la réalisation de la preuve libératoire de la bonne foi (cf. consid. 2.5.3 infra).