Citation: 2C_523/2024 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, les juges précédents n'ont pas ignoré qu'au vu de la durée du séjour légal en Suisse du recourant, soit 16 ans, un retour dans son pays d'origine ne se ferait pas sans difficulté. Cela étant, la Cour de justice a, à juste titre, retenu que la durée de ce séjour devait être fortement relativisée, puisque la majorité de celui-ci, soit 9 ans, l'avait été au bénéfice d'une simple tolérance. Or, conformément à la jurisprudence, de telle années - de même que les 5 ans passés par le recourant en Suisse dans l'illégalité - ne sont pas déterminantes (cf. ATF 137 II 1 consid. 4.3; arrêts 2C_516/2022 du 22 mars 2023 consid. 6.1; 2C_814/2020 du 18 mars 2021 consid. 6.1). Il ressort également des constatations cantonales, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que le recourant a passé la plus grande partie de sa vie, soit 31 ans, au Kosovo, pays dont il parle la langue et connaît les us et coutumes, et où il est souvent retourné. Il y retrouvera par ailleurs sa mère et son frère, ce qui devrait faciliter sa réintégration. Il est enfin en bonne santé et relativement jeune, et pourra faire valoir au Kosovo les compétences professionnelles qu'il a acquises en Suisse. Dans ces conditions, l'appréciation de la Cour de justice selon laquelle la réintégration du recourant dans son pays d'origine ne serait pas fortement compromise ne prête pas le flanc à la critique. En tant que le recourant soutient que ses conditions de vie sont "celles dont il bénéficie en Suisse", il perd de vue que le simple fait qu'il doive retrouver des conditions de vie qui sont usuelles au Kosovo, même si elles sont moins avantageuses que celles dont il bénéficie en Suisse, ne constitue pas une circonstance personnelle majeure selon l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI (cf. supra consid. 5.1 in fine). Il en va de même en tant qu'il se prévaut - du reste à tort (cf. supra consid. 4) - d'une intégration réussie en Suisse, ce qui ne suffit de toute façon pas à remplir les conditions de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI (cf. arrêt 2C_223/2024 du 5 juin 2024 consid. 6.3 et les arrêts cités).