Citation: 8C_64/2020 E. 5.2.2

5.2.2. Alléguant une violation de l'art. 15 al. 1 LACI, le recourant conteste être inapte au placement. La cour cantonale se serait uniquement concentrée sur le comportement répréhensible, sans tenir compte des efforts qu'il aurait fournis pour réduire son dommage et ainsi sortir du chômage dès le 1er décembre 2018. En outre, il se prévaut d'un engagement auprès de C.________ SA à partir du 27 septembre 2018 à un taux d'activité de 40 %. La cour cantonale a explicitement relevé dans son arrêt (consid. 8a) que le recourant avait démontré une réelle volonté de trouver du travail et qu'il avait agi dans ce sens. Elle a également constaté qu'il avait retrouvé un emploi à 40 % dès le 27 septembre 2018 et avait signé un accord de rémunération complémentaire tenant compte d'une augmentation de son taux d'activité et de formations terminées avec succès. La cour cantonale a également constaté sans arbitraire les faits qui ont précédé la décision d'inaptitude au placement, soit les manquements répétés du recourant qui ont donné lieu à différentes sanctions: deux suspensions de l'indemnité de chômage de 5 respectivement 8 jours pour recherches personnelles d'emploi nulles, voire insuffisantes le 22 février et 2 mars 2018, une suspension de 9 jours pour inobservation des instructions de l'ORP en date du 5 juin 2018, puis une suspension de 37 jours pour inobservation d'une assignation d'emploi le 11 juillet 2018. A bon droit, la cour cantonale a qualifié ce dernier manquement de faute grave (art. 45 al. 4 let. b OACI). S'il y a lieu de saluer le fait que le recourant ait fini par trouver un emploi, il n'en demeure pas moins que ce point n'est pas déterminant pour qualifier son aptitude au placement pour la période précédant son engagement. En effet, l'aptitude au placement, qui constitue une condition du droit à l'indemnité (cf. consid. 4.1), ne saurait être confondue avec les chances d'être engagé. Un assuré qui s'efforce de rechercher un emploi dans les domaines où il a des chances d'en trouver un, qui est disposé à accepter tout emploi convenable, qui offre une disponibilité entière, qui dispose d'une faculté de travailler suffisante et qui est disposé à participer aux mesures d'intégration est réputé apte à être placé au sens de l'art. 15 al. 1 LACI, même si ses efforts pour mettre fin au chômage échouent (BORIS RUBIN, op.cit., n° 17 ad art. 15). A l'inverse, le fait de trouver un emploi ne dispense pas rétroactivement un assuré des obligations précitées.