Citation: 5P.319/2003 27.10.2003 E. 4

Dans un autre grief, le recourant s'en prend au montant de la contribution d'entretien due par l'intimée du 4 décembre 2001 au 28 février 2002, arguant qu'il ne couvre que ses charges indispensables, alors que l'épouse bénéficie d'un disponible extrêmement élevé. Il reproche en outre à l'autorité cantonale d'avoir retenu, en ce qui le concerne, une somme globale de 1'200 fr. à titre de loyer et de minimum d'existence, au lieu de prendre en compte des frais de logement de l'ordre de 700 fr. et un minimum vital de 1'100 fr.; la cour de cassation aurait en outre fait preuve sur ce point d'une violation du principe de l'égalité puisqu'elle a retenu, dans le calcul des charges de l'épouse, un loyer de 1'500 fr. et un minimum vital de 1'100 fr. Telle qu'elle est formulée, la première partie de ce grief ne fait que reprendre le précédent moyen soulevé par le recourant; cette critique ne peut dès lors qu'être rejetée, pour les motifs exposés ci-dessus. En ce qui concerne ses frais de loyer, le recourant allègue qu'il vit provisoirement chez sa famille et qu'il n'a pris aucune mesure concrète pour se reloger, de sorte qu'il n'a pas pu fournir de justificatif relatif au paiement d'un loyer mensuel fixe. Il affirme en outre qu'il s'acquitte d'une pension envers sa famille, sans toutefois en préciser le montant. Ce fait n'étant pas établi, on ne saurait le suivre lorsqu'il prétend qu'un loyer de 700 fr. par mois devrait être pris en considération. Dès lors qu'il n'a pas démontré quels étaient ses frais de logement effectifs, l'autorité cantonale n'a pas fait montre d'arbitraire sur ce point. Le grief selon lequel il serait contraire au principe d'égalité d'admettre pour l'épouse une charge de loyer de 1'500 fr. est par conséquent infondé, d'autant que le recourant n'établit pas en quoi ce principe imposerait au juge de concéder aux conjoints des frais de logement identiques, indépendamment de ceux réellement encourus.