Citation: 9C_333/2020 E. 5.4.1

5.4.1. D'une part, pour parvenir à la conclusion que l'activité exercée par l'assurée à 100 % dès août 2014 constituait une tentative de réinsertion, les premiers juges se sont fondés sur des éléments objectifs importants. Il ressort à cet égard de leurs constatations, qui ne sont pas contestées par la recourante, que lorsqu'elle avait postulé pour cet emploi à 100 %, elle était bien consciente du fait que cette augmentation du taux d'activité pouvait la déstabiliser et qu'elle n'était pas certaine de pouvoir tenir sur le long terme, ce dont elle avait fait part à l'office AI au moment de son engagement (cf. rapport d'entretien du 7 mai 2014). La juridiction cantonale s'est également référée à un rapport de la doctoresse D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, du 13 mars 2014, qui suivait la recourante depuis novembre 2003. Selon le médecin, une reprise du travail à 100 % était possible, à raison de quatre heures de présence quotidienne et de quatre heures de planification libre, une présence de 8 heures quotidiennes n'étant pas exigible. Un autre élément objectif important en faveur d'une tentative de reprise d'un emploi à plein temps résidait également dans le fait que l'office AI avait poursuivi le versement de la rente entière dont l'assurée était titulaire jusqu'au 30 avril 2015. On ajoutera que lors d'un entretien, le 7 mai 2014, dans les locaux de l'office AI, la recourante avait en outre été informée que l'activité qu'elle avait l'intention de débuter à 100 % en août 2014 était un projet de reprise, et que son droit à la rente allait être maintenu pendant le début de l'activité pour s'assurer du caractère durable de celle-ci (rapport d'entretien du 7 mai 2014). Compte tenu de ce qui précède, les considérations de la juridiction cantonale selon lesquelles l'activité exercée à 100 % dès le 1er août 2014 était une tentative de réinsertion n'apparaissent pas insoutenables. Au moment de l'engagement, il existait en effet de sérieux doutes quant au point de savoir si l'exercice d'une activité professionnelle à plein temps était adapté à l'état de santé de l'assurée.