Citation: 6B_668/2014 E. 22.5.2

22.5.2. Le recourant se borne à affirmer que le placement des liquidités de MUS sur le compte de sa société fille dans une devise étrangère avait pour but d'éviter les risques liés au placement dans une banque tchèque. Le recourant aurait établi qu'il était judicieux dans le contexte de l'époque de procéder à un tel placement, ce que le TPF aurait ignoré pour arbitrairement retenir qu'il savait et voulait violer son devoir de gestion. De plus, il serait arbitraire de retenir que le recourant avait l'intention de causer un dommage en procédant à la capitalisation d'une société fille de MUS, celle-ci ne pouvant constituer un tel dommage. Ce faisant, le recourant se borne, encore une fois, à opposer sa propre appréciation des faits à celle du TPF, dans une argumentation purement appellatoire. Il n'expose pas en quoi il était manifestement insoutenable de retenir qu'il avait planifié, avec les autres prévenus, dès le début, l'utilisation des fonds versés à DDD.________ (cf. supra consid. 22.2.1 in fine). Au demeurant, au vu de sa fonction de membre du conseil d'administration, le recourant savait qu'il occupait une position de gérant et connaissait ses devoirs de gestion, ce qu'il ne conteste par ailleurs pas. Comme cela ressort du jugement attaqué, il avait planifié l'utilisation des montants détournés de MUS avant même la constitution de DDD.________ (cf. supra consid. 22. 2.1 in fine). Il en découle qu'il savait et voulait, ou à tout le moins acceptait, de violer son devoir de gestion afin de s'approprier, à son profit et à celui des autres prévenus, les montants détournés. Connaissant l'affectation finale des fonds, il savait et voulait, ou à tout le moins acceptait, de causer un dommage à MUS. Les montants détournés l'ayant été au profit du recourant et des autres prévenus, il a agi dans un dessein d'enrichissement illégitime, ce qu'il ne conteste pas. Dès lors, le recourant ne démontre pas qu'il était manifestement insoutenable de retenir qu'il avait la conscience et la volonté de commettre une gestion déloyale aggravée. Le TPF n'a, par ailleurs, pas méconnu la notion juridique d'intention et c'est à bon droit qu'il a retenu que le recourant avait agi intentionnellement et dans le dessein de se procurer un enrichissement illégitime.