Citation: 4A_93/2008 05.05.2008 E. 5

Dès lors que la recourante a échoué à démontrer la violation, par la partie adverse Y.________ SA, de son devoir de diligence - soit la réalisation de l'une des conditions nécessaires à engager sa responsabilité -, le moyen se rapportant au « lien de causalité entre l'absence de communication du bénéfice brut d'assurance et la situation de sous-assurance » est d'ores et déjà dénué de toute pertinence. Au demeurant, la recourante échoue, une fois encore, à démontrer une quelconque violation du droit fédéral. Non seulement elle n'explique pas en quoi le droit aurait été violé, mais en sus elle se limite à présenter sa propre version des choses. Il en va ainsi lorsqu'elle affirme que « V.________ n'a pas du tout pris en compte les réserves latentes découvertes après l'incendie de l'entreprise et le décès de Monsieur A.________ ». A la lecture des faits de la cause, il ressort pourtant que le bénéfice réel d'exploitation pour l'exercice 2001 s'élevait à 3'209'243 fr. et que ce montant a été pris en compte dans le calcul du dommage. Comme le bénéfice brut d'assurance réalisé n'a pas été déclaré, c'est le bénéfice mentionné dans la police qui a été considéré comme déclaré. Ce bénéfice étant inférieur à celui effectivement réalisé dans une proportion de 22,1 % (3'209'243 - 2'500'000 = 709'243; 3'209'243 x 22,1 : 100 = 709'243), l'autorité cantonale a fait une application correcte de l'art. 11a des conditions complémentaires, en réduisant le dommage pour perte d'exploitation, arrêté à 1'000'000 fr., dans cette proportion, arrondie à 22%.