Citation: 5A_366/2008 08.07.2008 E. 7

Aux termes de l'art. 285 al. 1 CC, « la contribution d'entretien doit correspondre aux besoins de l'enfant ainsi qu'à la situation et aux ressources des père et mère ». La recourante estime à cet égard qu'elle-même ne serait pas en mesure de faire face à ses besoins mensuels et à ceux de l'enfant A.________, alors que l'intimé, avec un revenu de 6'818 fr. ou de 5'238 fr.60 par mois et des charges mensuelles de 3'306.70 fr., serait largement à même de verser une contribution d'entretien pour l'enfant précité, contribution dont le montant pourrait être arrêté, en fonction des revenus articulés, soit à 1'022 fr. 70 ou 786 fr. selon la méthode des pourcentages, soit à 1'352 fr. 80 ou 1'223 fr. 30 selon la méthode des tabelles de Zurich. La recourante ne réclame cependant, "par gain de paix", qu'une contribution mensuelle de 650 fr. pour l'entretien de A.________. Le recours est irrecevable dans la mesure où la recourante fonde ses calculs sur des revenus et des charges différents de ceux retenus sans arbitraire, on l'a vu, dans l'arrêt attaqué. Au demeurant, la cour cantonale a tenu compte de manière équitable des besoins des enfants, partiellement couverts par des rentes d'invalidité et des allocations familiales, se souciant aussi de respecter l'égalité de traitement entre eux. Les considérations qu'elle a émises à ce sujet peuvent être partagées par la cour de céans. Compte tenu des revenus et charges respectifs des parties, il apparaît effectivement que la situation de l'intimé, qui assume la garde de l'enfant B.________ et en partie l'entretien de l'enfant D.________, qui de plus est astreint au paiement d'une pension alimentaire en faveur de son enfant né hors mariage (E.________), n'est - et de loin - pas plus favorable que celle de la recourante. Une violation de l'art. 285 al. 1 CC ne saurait dès lors être retenue en l'occurrence.