Citation: 4A_571/2014 E. 1.1

1.1. Par ordonnance du 12 juin 2014, notifiée aux parties le 14 juillet 2014, la Juge de paix du district de l'Ouest lausannois, donnant suite à la requête d'expulsion que lui avait soumise la bailleresse C.________ SA, a sommé A.________ de quitter et de libérer, pour le 15 août 2014 à midi, l'appartement et la cave qui lui avaient été remis à bail au début décembre 2010 dans un immeuble sis à Crissier, de même qu'une place de parc formant l'objet d'un bail distinct. Elle a admis l'existence d'un cas clair (art. 257 CPC) de demeure du locataire (art. 257d CO). Le 24 juillet 2014, B.________, alléguant être le colocataire de la prénommée, a interjeté appel en son propre nom et en qualité de représentant de A.________, laquelle lui avait délivré, le 22 décembre 2013, une procuration, valable jusqu'au 15 juillet 2015, afin qu'il la représentât auprès de sa régie immobilière notamment. Statuant par arrêt du 3 septembre 2014, sans avoir invité C.________ SA à se déterminer, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel dans la mesure où il était recevable, confirmé l'ordonnance attaquée et renvoyé la cause à la Juge de paix afin qu'elle fixe à l'appelante un nouveau délai pour libérer les locaux occupés par elle. En bref, la cour cantonale a dénié à B.________ la qualité pour interjeter appel en son propre nom dès lors que les documents produits n'établissaient pas son statut de colocataire, mais, tout au plus, celui de sous-locataire. Dans la mesure où l'appel émanait de la locataire, représentée par B.________, les juges vaudois ont considéré que l'argumentation y figurant - à savoir, le prétendu défaut de réception tant de l'avis de résiliation du bail que de la convocation des parties à l'audience de la Juge de paix du 12 juin 2014 - reposait entièrement sur des allégations nouvelles irrecevables, faute d'avoir été soumises au premier juge. En tout état de cause, la partie appelante n'avait pas renversé la présomption de fait selon laquelle l'employé postal avait correctement inséré l'avis de retrait dans la boîte aux lettres du destinataire.