Citation: 6B_54/2019 E. 4.3

4.3. La recourante ne conteste pas que, dans le cadre de la société simple formée avec A.________, elle assumait la position de gérante. Comme l'a relevé la cour cantonale, selon l'art. 540 al. 1 CO, à moins que la loi ou le contrat de société n'en dispose autrement, les rapports des associés gérants avec les autres associés sont soumis aux règles du mandat. A cet égard, conformément à l'art. 400 al. 1 CO, le mandataire est tenu, à la demande du mandant, de lui rendre en tout temps compte de sa gestion et de lui restituer tout ce qu'il a reçu de ce chef, à quelque titre que ce soit. Ainsi, même si la recourante n'assumait pas un devoir de gestion au sens de l'art. 158 ch. 1 CP, notamment en raison de l'absence d'indépendance concernant les opérations à effectuer pour le compte de la société simple, elle a, conformément aux constatations de la cour cantonale, acquis les bijoux auprès de C.________ en représentant A.________. Dans ce cadre, la recourante avait le devoir de rendre compte au prénommé afin que ce dernier puisse lui réclamer les rétrocessions ou rétributions auxquelles il pouvait prétendre (cf. à cet égard ATF 144 IV 294 consid. 3.2 et 3.3 p. 295 ss). Faute pour celle-ci d'avoir satisfait à cette obligation, A.________ n'a pu réclamer la part des commissions perçues à laquelle il pouvait prétendre. Peu importe que les deux intéressés n'eussent pas convenu d'une clé de répartition d'éventuelles commissions lors de l'achat de bijoux, puisque la recourante avait une obligation de rendre compte et que l'on ne voit pas en vertu de quel principe elle aurait pu conserver l'intégralité de montants perçus dans le cadre de son activité pour la société simple et alors qu'elle achetait des bijoux pour le compte de A.________. Pour le reste, ce dernier a bien subi un dommage consistant en une non-augmentation de l'actif, qu'il eût pu prétendre à tout ou partie des commissions litigieuses. Enfin, l'argumentation de la recourante est irrecevable dans la mesure où elle consiste à affirmer que celle-ci n'aurait pas eu l'intention de se procurer un enrichissement illégitime, dès lors que la cour cantonale a retenu le contraire dans son état de fait. On ne voit pas, au demeurant, pourquoi l'intéressée se serait abstenue de faire état à A.________ des commissions reçues si elle croyait pouvoir conserver celles-ci intégralement.