Citation: 5A_8/2023 E. 7.2

7.2. Dans l'arrêt attaqué, l'autorité précédente a indiqué procéder, selon sa pratique, au calcul des impôts courants des parties par le biais des feuilles de calcul " Berechnungsblätter ". Elle a également précisé que les arriérés de rentes AI et LPP perçus par l'époux en 2018 et 2020 devaient être ajoutés au revenu imposable pour la période fiscale durant laquelle ils avaient été versés et qu'ils devaient être imposés à un taux spécial visant à éviter que la charge fiscale afférente aux indemnités en capital versées ne soit supérieure à celle qui aurait été la sienne si les indemnités périodiques lui avaient été versées régulièrement. La juridiction cantonale a en outre indiqué que les montants des rentes reçues seraient répartis sur les années qui les concernaient afin d'éviter d'avoir une année 2020 exceptionnelle. Elle a par ailleurs fait savoir que les calculs tenaient compte de l'accession à la majorité des deux aînés de la fratrie avec la conséquence que le père ne pourrait plus déduire les rentes pour enfants et que la mère qui recevait la pension n'avait plus besoin de la déclarer. De plus, elle a également tenu compte du fait que l'époux était exonéré de l'impôt paroissial. Sur les huit périodes retenues pour calculer les contributions d'entretien de l'époux, l'autorité cantonale a admis pour ce dernier des montants mensuels d'impôts allant de 334 fr. pour la période du 1er juillet 2017 au 31 août 2018 à 965 fr. pour la période du 1er décembre 2021 au 31 juillet 2022.