Citation: 6B_746/2022 E. 2.4.2

2.4.2. Le recourant entend principalement objecter que l'intimé avait évoqué la présence de deux assaillants uniquement, à savoir un premier qui lui donnait des coups de poing et un second qui s'était muni d'une bouteille pour le frapper. Or, à tenir les déclarations de l'intimé pour crédibles, seuls auraient donc dû être condamnés I.________, qui avait avoué sa participation et en particulier l'utilisation d'une bouteille pour porter des coups à l'intimé, ainsi que G.________, au sujet duquel il a été retenu qu'il lui avait donné au moins un coup de poing. Il n'en demeure pas moins qu'en évoquant l'implication de deux assaillants, l'intimé avait alors fait expressément référence, d'une part, à G.________, qui l'avait traité de "fils de pute" et qui lui avait asséné un coup de poing, et, d'autre part, au recourant, qui portait alors une veste à capuche et tenait une bouteille vide à la main, l'intimé ayant pour le surplus ignoré que I.________ avait également participé (cf. jugement attaqué, consid. 2.3.1 p. 12). Cela étant relevé, le recourant ne saurait d'emblée se prévaloir des aveux de I.________ et de la condamnation de cette dernière pour en déduire une contradiction, voire une confusion, la participation de trois assaillants n'étant nullement exclue par les déclarations de l'intimé, même s'il n'en avait reconnu que deux, étant rappelé que la tête de celui-ci avait dans un second temps été recouverte par son capuchon, l'empêchant de voir qui précisément le frappait, le cas échéant avec une bouteille. Aussi, si la cour cantonale a tenu pour suffisamment établi que I.________ avait pris une part active à l'attaque, dès lors que, dans un état d'alcoolisation avancé, elle aurait voulu venger son amie K.________, elle a également exposé de manière claire les raisons pour lesquelles il ne fallait accorder qu'une crédibilité réduite aux aveux de I.________ quant au fait qu'elle se serait ruée seule sur l'intimé avant que les autres ne sortent du véhicule, pour le frapper à coups de bouteille, de telles déclarations, formulées opportunément plusieurs mois après les faits, étant en effet susceptibles d'avoir servi à tenter de disculper les autres participants, qu'elle connaissait. Cela étant, en tant que les développements du recourant ne visent en définitive qu'à remettre en cause l'appréciation de la cour cantonale au sujet de la crédibilité des déclarations de I.________, ainsi que de celles de l'intimé, ils se perdent dans une discussion appellatoire des moyens de preuve. Un tel procédé est irrecevable dans le recours en matière pénale. De surcroît, au regard du contexte dans lequel l'attaque s'est inscrite, la cour cantonale pouvait sans arbitraire exclure que l'intention des protagonistes s'était limitée à mener une discussion avec l'intimé, voire à calmer les ardeurs de I.________ à l'égard de celui-là. De telles explications sont d'autant moins crédibles s'agissant du recourant, si l'on songe à ses antécédents ainsi qu'à ses difficultés à respecter les normes sociales et l'abaissement du seuil de l'agressivité mis en exergue par expertise, alors qu'il n'est pas contesté que le recourant avait des raisons de vouloir régler ses comptes avec l'intimé, ceux-ci s'étant insultés et battus l'été précédant les faits, comme le recourant l'a reconnu (cf. procès-verbal d'audition du recourant du 3 mai 2017, P. 181). De même, les variations dans les déclarations du recourant, qui avait dans un premier temps nié avoir été présent sur les lieux, puis qui avait présenté successivement deux versions des faits qui n'étaient pas concordantes entre elles quant aux rôles joués par lui et les autres protagonistes, étaient propres à lui ôter toute crédibilité et ainsi à corroborer sa participation active à l'attaque, comme l'a estimé la cour cantonale.