Citation: 1B_455/2013 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le recourant est mis en cause pour avoir asséné un ou deux coups de pied dans la poitrine de la victime alors que celle-ci se trouvait à terre, lors d'une rixe qu'il aurait déclenchée, sans qu'il puisse expliquer son comportement. Les actes qui lui sont reprochés sont graves s'agissant d'infractions contre la vie et l'intégrité corporelle, même si le coup de pied porté à la poitrine de la victime n'est pas à l'origine du décès. De plus, il a été condamné à deux reprises pour des infractions de même nature la première fois en avril 2009, alors qu'il était mineur, et la seconde en avril 2010. S'il n'a pas fait l'objet d'une condamnation pénale depuis lors, il n'en reste pas moins qu'il devient incontrôlable et a tendance à chercher la bagarre lorsqu'il boit selon les déclarations de ses amis et connaissances. Le juge unique de la Chambre pénale pouvait ainsi à juste titre et sans violer le droit fédéral retenir l'existence d'un risque concret de récidive d'actes de même nature sur la base de ces différents éléments.