Citation: I 242/05 16.11.2005 E. 3

Le recourant reproche aux premiers juges, en substance, de ne pas avoir tenu compte de l'avis des médecins en concluant à l'absence d'atteinte invalidante d'ordre somatique. 3.1 Il ressort des éléments médicaux pertinents, repris textuellement dans le jugement cantonal, que T.________ se plaignait de douleurs multiples (lombo-sciatalgies, vertiges, céphalées, inguinalgies droites, talalgies) de manière très démonstrative et présentait une symptomatologie peu spécifique et mal systématisée (rapports du docteur S.________, médecine interne et maladies rhumatismales FMH, des 8 mai et 5 septembre 2001, 14 avril 2003; rapport des docteurs M.________ et I.________, Service de rhumatologie et de médecine physique de l'hôpital X.________, du 12 juin 2001; rapports du docteur A.________, chirurgien-orthopédiste auprès de l'hôpital Y.________, des 20 novembre et 21 décembre 2001, 1er février 2002; rapport du docteur N.________, neurologie FMH, du 12 novembre 2002). Les examens entrepris ont, en fait, permis de déceler une arthrose postérieure débutante au niveau lombaire inférieur (rapport du docteur P.________, radiologie FMH, du 8 juin 2001), une irritation de l'arbre bronchique compatible avec le tabagisme du recourant (rapport du docteur W.________, médecine interne et maladies des poumons FMH, du 18 septembre 2001), un déficit cochléo-vestibulaire gauche de type rétro-cochléaire (rapport de la doctoresse V.________, oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale FMH, du 30 octobre 2001), une chondropathie rotulienne avec un oedème de surcharge au niveau de la partie centrale de la rotule (rapport du docteur A.________ du 21 décembre 2001), un état de stress et des céphalées de tension sur dysfonction de l'articulation temporo-mandibulaire gauche (rapport du docteur N.________ du 12 novembre 2002). Aux dires des praticiens, les affections mentionnées ne justifiaient pas la symptomatologie, dont ils avaient mis en évidence la non-organicité (rapports du docteur S.________ des 8 mai et 5 septembre 2001, 14 avril 2003; rapport des docteurs M.________ et I.________ du 22 juin 2001). 3.2 Les traitements appliqués n'ont de surcroît jamais produit d'effets, même à brève échéance (rapport du docteur S.________ du 5 septembre 2001; rapport des docteurs M.________ et I.________ du 22 juin 2001). C'est pourquoi, considérant les soins apportés personnellement et les résultats allégués par le patient, le docteur A.________ doutait de la réelle volonté de celui-ci d'aborder positivement sa problématique médicale. Selon lui, le recourant était à la recherche d'une rente (rapport du 1er février 2002). Le docteur N.________ partageait les mêmes doutes et se demandait dans quelle mesure l'intéressé tirait des bénéfices secondaires de sa plurisymptomatologie (rapport du 12 novembre 2002). Enfin, eu égard au contexte de plaintes multiples et diffuses, le docteur S.________ pensait qu'il n'y avait pas lieu d'envisager d'autres investigations au plan ostéo-articulaire. A son avis, une demande de prestations AI présentée dans un tel contexte serait rejeté (rapport du 5 septembre 2001). 3.3 En conséquence, l'argumentation du recourant est dénuée de toute pertinence. Les premiers juges ont fondé leur jugement sur les éléments médicaux, concordants et dont la valeur probante n'a pas été mise en doute, figurant au dossier. Ils en ont déduit, à juste titre, l'absence d'atteinte à caractère invalidant sur le plan somatique. Il ne se justifie donc pas de s'écarter de leur raisonnement.