Citation: 1P.714/2003 03.12.2003 E. 1

que selon l'art. 26 al. 1 OJ, la décision sur demande de récusation est prise en l'absence du ou des juges visés, par la section compétente du tribunal, en l'occurrence la Ire Cour de droit public; que selon l'art. 25 al. 1 OJ, les parties qui entendent user du droit de récusation sont tenues d'agir dès que le cas de récusation s'est produit ou qu'elles en ont connaissance; que selon les requérants, s'agissant d'une demande fondée sur des motifs non prévus par l'OJ, aucun délai ne serait applicable; que cette opinion ne saurait être partagée, car la demande de récusation, motivée par la participation des magistrats à une procédure précédente, est fondée sur la disposition générale de l'art. 23 let. c OJ; qu'en outre, indépendamment d'une disposition de procédure spécifique, la déchéance du droit de requérir la récusation découle du principe général de la bonne foi, qui commande au plaideur de faire valoir immédiatement ses motifs de récusation sans attendre la suite de la procédure (ATF 126 III 249 consid. 3c p. 253/254; 121 I 225 consid. 3 p. 229; 120 Ia 19 consid. 2c/aa p. 24; 119 Ia 221 ss consid. 5a p. 227-229; 118 Ia 282 consid. 3a p. 284 et les arrêts cités); que les motifs de récusation étaient d'emblée connus, puisque Résid'EMS savait, en déposant sa demande de révision, qu'elle serait traitée par la cour qui avait précédemment statué; que les requérants n'invoquent aucun motif pouvant justifier la présentation de leur demande de récusation un mois et demi seulement après le dépôt de la demande de révision, alors que la cour saisie a déjà statué; que la demande de récusation apparaît tardive et, partant, irrecevable; qu'un émolument judiciaire est mis à la charge solidaire des requérants (art. 156 al. 1 OJ).