Citation: 5P.125/2003 29.10.2003 E. 6

Selon le recourant, il serait par ailleurs choquant que l'on puisse déduire de l'insoumission à une expertise sérologique un indice de paternité, tout en admettant que l'on ne peut contraindre quelqu'un à se soumettre à un tel examen. A cet égard, il se réfère à un arrêt du 15 mars 2001 du Tribunal fédéral rendu entre les mêmes parties, selon lequel "des mesures faisant intervenir la force physique ne sont pas admises" "pour sanctionner celui qui refuserait de se soumettre à une expertise sérologique" (arrêt 5P.472/2000). Sur ce point, l'autorité cantonale a relevé que le refus du recourant de se soumettre à l'expertise sérologique démontrait que celui-ci avait tout à craindre de son résultat et cautionnait de ce fait la véracité de la déposition de la mère, dont il n'avait jamais allégué qu'elle ait commis un faux témoignage. Le recourant ne démontre pas en quoi de telles considérations seraient insoutenables (art. 90 al. 1 let. b OJ). Son seul argument réside dans l'arrêt de la cour de céans du 15 mars 2001. Or, celui-ci traitait une toute autre question, à savoir le caractère arbitraire d'une ordonnance d'expertise assortie de la menace des sanctions prévues à l'art. 292 CP au lieu de celles mentionnées à l'art. 40 let. d LPC/GE. Au demeurant, on ne voit pas en quoi le fait de déduire du refus de se soumettre à une expertise un indice en défaveur du défendeur à l'action en paternité reviendrait à exercer sur celui-ci une "contrainte physique" prohibée par la loi. La cour cantonale n'a par ailleurs pas tenu compte du fait litigieux comme indice de la paternité, mais comme un élément à interpréter en défaveur du recourant appelé à infirmer la présomption de l'art. 262 al. 1 CC par la preuve du caractère moins vraisemblable de sa paternité par rapport à celle de tiers (art. 262 al. 3 CC).