Citation: 5C.28/2004 26.03.2004 E. A

Le 5 juin 1990, Z.________ a donné naissance, en ex-Yougoslavie, à une fille prénommée Y.________. Vu le mariage subséquent de sa mère, le 1er avril 1991 en Serbie, avec D.________, l'enfant a été inscrite dans les registres de l'état civil comme étant celle du couple. La mère et la fille sont entrées en Suisse le 27 avril 1995. Elles ont requis l'asile, sans toutefois l'obtenir. Par jugement du 6 décembre 2001, définitif et exécutoire dès le 25 janvier 2002, la IIe Cour civile du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a constaté que D.________ n'était pas le père de l'enfant. Agissant par le biais de sa curatrice, Y.________ a, le 21 mars 2002, intenté une action en paternité à l'encontre de X.________, doublée d'une demande d'aliments. Elle a essentiellement allégué que le défendeur était le seul homme avec qui sa mère eût entretenu des relations intimes pendant la période de conception; en ce qui concerne son entretien, elle a exposé que la capacité contributive de sa mère était faible, pour ne pas dire nulle, alors que le défendeur exerçait une profession en Valais. X.________ a conclu au rejet de la demande, soutenant en bref qu'il avait résidé sans interruption en Suisse du 28 avril 1989 au mois de décembre de cette même année, date à laquelle il avait certes séjourné en ex-Yougoslavie, mais n'avait alors fait qu'apercevoir la mère de la demanderesse. Désormais marié et père de famille, il n'était pas en mesure de contribuer à l'entretien supplémentaire de qui que ce fût et n'entendait donc pas se soumettre à une expertise. Une expertise des sangs des intéressés a néanmoins été ordonnée. Après que son appel contre cette décision eut été déclaré irrecevable, le défendeur a persisté dans son refus de s'y prêter.