Citation: 6B_996/2021 E. B

Par arrêt du 5 juillet 2021, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté le recours formé par A.________ contre l'ordonnance précitée. En résumé, les faits pertinents suivants ressortent de l'arrêt cantonal. B.a. A.________, ressortissante des Philippines née en 1971, dépourvue d'autorisation de séjour, est arrivée à U.________ en provenance de France en 1997. Une compatriote lui a aussitôt proposé de la remplacer en qualité d'employée de maison chez B.________. À la suite d'un essai d'une semaine, elle a été engagée, sans être déclarée, à raison de 4 heures par jour, rémunérées 20 fr. de l'heure, en cash. Quelques mois plus tard, ensuite d'un contrôle de l'Office cantonal de la population et des migrations (OCPM), B.________ l'avait congédiée. B.b. Après la naissance de son fils C.________, en 1998, B.________ a repris contact avec A.________ et lui a proposé de l'engager à plein temps pour un salaire mensuel de 1'800 fr., nourrie et logée, avec un mois de vacances par année, dès septembre 1998. Une nurse s'est occupée de l'enfant pendant sept mois. B.________ a ensuite repris son emploi de gestionnaire de fortune, d'abord à mi-temps puis à plein temps. A.________ s'est occupée de C.________ et a noué une excellente relation avec lui. Lorsqu'elle devait le garder en dehors de ses heures, elle était rémunérée pour cela. B.c. Courant 2002, A.________ a séjourné environ six mois aux Philippines et a été rémunérée pour cette période. B.d. À son retour, son salaire mensuel s'élevait toujours à 1'800 francs. Il a été progressivement augmenté pour atteindre 3'100 fr. dès septembre 2015, toujours nourrie et logée. Elle bénéficiait de deux semaines de vacances en été et autant en fin d'année. À chaque fois qu'elle se rendait aux Philippines, parfois deux fois par an, le prix des billets d'avion était pris en charge par B.________. B.e. A.________ a toujours été rémunérée de la main à la main et ne savait pas si elle était déclarée aux assurances sociales. Son employeuse s'acquittait de ses frais médicaux. Elle ne s'est jamais plainte de son salaire ou de ses horaires. B.f. A.________ a d'abord habité dans la maison de la famille à V.________, où une chambre avec une salle de bain avait été créée pour qu'elle puisse y vivre, puis un studio indépendant à W.________, dès 2006 environ, mis à sa disposition par son employeuse qui en payait toutes les charges. B.g. Les époux B.________ ont divorcé en 2004. Par la suite, A.________ accompagnait, à la demande son employeuse, C.________, lorsqu'il partait en vacances chez son père, à X.________ ou à Y.________. A.________ n'y travaillait pas car le père de C.________ disposait de son propre personnel. Il mettait aussi à sa disposition une chambre et lui payait ses frais, y compris le matériel de ski et le coût de la pratique de cette activité. B.h. C.________ a quitté U.________ en 2017 afin de poursuivre ses études aux États-Unis. Dès ce moment, A.________ a réduit son temps de travail, ne venant plus que l'après-midi, et son salaire mensuel est passé de 3'100 fr. à 2'100 francs. B.i. A.________ a été victime d'un AVC le 12 août 2018 et a dû être hospitalisée. Pendant son hospitalisation, B.________ lui a souvent rendu visite et a pris soin d'elle. B.j. Le 28 septembre 2018, après sa sortie de l'hôpital, A.________ a signé, à la demande de B.________, une convention de fin de service ("Termination Agreement") indiquant que son activité se terminait le 30 septembre 2018 et qu'elle reconnaissait avoir été entièrement payée à cette date. A.________ a quitté le studio de W.________ le 12 octobre 2018.