Citation: 9C_28/2021 E. 5.2

5.2. La capacité de discernement doit être présumée et celui qui prétend qu'elle fait défaut doit le prouver (cf. art. 16 CC; ATF 124 III 5 consid. 1b; arrêt 5A_914/2019 du 15 avril 2021 consid. 3.2). Le recourant ne démontre toutefois pas en quoi les constatations de fait des premiers juges relatives à son état de santé psychique et à sa capacité de discernement en 2012, soit à l'époque du dessaisissement de fortune, seraient inexactes, ni en quoi elles résulteraient d'une violation du principe de l'instruction d'office et de son droit d'être entendu. En effet, en plus du jugement de divorce du recourant rendu en juillet 2013, d'un rapport de l'Hôpital C.________ établi par les doctoresses E.________ et F.________ le 14 mai 2019, l'instance précédente disposait de la décision de l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte du 27 mars 2019. Or il ne ressort pas de cette décision que le recourant avait besoin d'une assistance avant son hospitalisation en septembre 2017, ni d'éléments dont on pourrait inférer l'existence d'une incapacité de discernement antérieurement à 2017. Il en va de même du rapport médical du 14 mai 2019. Les médecins de l'Hôpital C.________, qui ont diagnostiqué notamment des troubles exécutifs précoces au moment de l'hospitalisation de l'assuré en août 2018, ont indiqué que les troubles psychiques et les difficultés d'autonomie du patient étaient plus manifestes depuis sa retraite. Toutefois ces éléments ne suffisent pas à admettre une incapacité de discernement en 2012, ni un état durable d'altération mentale lié à l'âge ou à la maladie, en présence duquel la personne en cause est en principe présumée dépourvue de la capacité d'agir raisonnablement (cf. arrêt 5A_951/2016 du 14 septembre 2017 consid. 3.1.3.1). En d'autres termes, l'appréciation anticipée des preuves à laquelle a procédé la juridiction cantonale n'était pas arbitraire. Elle a à juste titre qualifié de superfétatoires les mesures probatoires complémentaires portant sur l'état de santé psychique du recourant au moment du dessaisissement (interrogatoire des deux médecins de l'Hôpital C.________, de la fille du recourant et de lui-même). La "perception directe de l'état mental" de l'assuré par les médecins, dont le recourant se prévaut ne peut porter que sur "les défaillances observées" à partir de son hospitalisation et non sur la période de plus de cinq ans antérieure, ici déterminante.