Citation: 6B_1248/2021 E. 2.2.2

2.2.2. Le fait que les autorités italiennes s'étaient saisies d'office du dossier était un indice supplémentaire permettant d'envisager, à l'époque, la culpabilité du recourant. En effet, l'intimé avait déposé plainte pénale en Italie en décembre 2009 à la suite de l'ouverture de la procédure pénale sua sponte par le Parquet de Milan, soit uniquement après avoir été entendu par le Procureur et avoir pris connaissance des charges retenues contre le recourant, ce dans le but d'appuyer ses futures prétentions civiles après avoir pris conscience de ce qui était réellement reproché à ce dernier. Certes, l'intimé avait porté plainte vingt-six mois plus tard en Suisse, mais il avait mentionné qu'une procédure pénale était pendante en Italie pour les mêmes accusations. C'était en raison du fait qu'il n'obtenait aucune décision de la part des autorités pénales italiennes sur la culpabilité du recourant qu'il avait saisi les autorités pénales suisses pour qu'elles tranchent cette question (cf. let. B.g supra). Ainsi, le dépôt de cette deuxième plainte pénale, même en prenant en compte l'écart de temps avec la première, ne suffisait pas à retenir que l'intimé savait qu'il accusait un innocent à tort.