Citation: 1C_630/2022 E. 4.3

4.3. Face à la motivation de la cour cantonale, le recourant fait uniquement valoir que le fait que le SCAN a déposé des observations sur recours "ultérieurement à la reddition de sa décision et postérieurement au recours" n'est pas pertinent et ne saurait exonérer l'autorité de première instance de motiver convenablement sa décision. Pour autant qu'on la comprenne, cette remarque ne saurait être suivie dans la mesure où l'autorité qui a rendu une décision est systématiquement appelée à se déterminer dans la procédure de recours. Sous l'angle d'une potentielle violation du droit d'être entendu, cela pourrait permettre de la réparer lorsque la partie lésée a la possibilité de s'exprimer devant une autorité de recours jouissant, comme en l'espèce, d'un pouvoir d'examen complet en fait et en droit (ATF 145 I 167 consid. 4.4 et les références). Par ailleurs, en tant qu'il s'en prend à la décision initiale de retrait de permis, le recourant perd de vue que le recours cantonal a un plein effet dévolutif; il s'ensuit que sa critique dirigée contre la décision de retrait de permis du 4 janvier 2022 - et non contre l'arrêt attaqué - doit être déclarée irrecevable (cf. ATF 136 II 101 consid. 1.2; arrêt 1C_30/2017 du 21 avril 2017 consid. 3.3). Le grief de violation du droit d'être entendu doit donc être écarté, dans la faible mesure de sa recevabilité.