Citation: 5A_300/2016 E. 6

La recourante se plaint ensuite d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits. Elle soutient derechef qu'il appartenait à la Cour de justice de requérir d'office, en vertu de la maxime inquisitoire applicable, un extrait des poursuites à son encontre au 28 décembre 2015, date de l'échéance du délai de recours cantonal. Or, elle ne s'était fondée que sur les états des poursuites produits à l'appui du recours, établis les 17 novembre et 2 décembre 2015. Si la Cour de justice avait requis un extrait des poursuites au 28 décembre 2015, elle se serait aperçue que le montant des poursuites, hors arrangements de paiement et poursuites soldées, s'élevait en réalité à 262'873 fr. 80 et non à 442'642 fr. La Cour de justice avait par ailleurs méconnu le fait que les relevés de compte des mois de septembre à novembre 2015 et la liste des paiements effectués d'octobre à décembre 2015, produits à l'appui du recours cantonal, démontraient qu'elle avait procédé à des paiements pour un montant de 448'212 fr. 87 et que la liste des clients au 30 novembre 2015, également produite à l'appui du recours cantonal, laissait apparaître un solde débiteur de plus de 515'000 fr. En outre, la Cour de justice avait arbitrairement écarté les " arrangements de paiement " conclus avec l'Office des poursuites, alors même que les poursuites et les sursis accordés par l'Office des poursuites étaient suspendus depuis le jugement de faillite du 10 décembre 2015 et que les plans de paiement n'étaient plus applicables jusqu'au prononcé d'une décision finale concernant la faillite. Il avait au demeurant été démontré que les premiers acomptes avaient été payés le 16novembre 2015 pour les huit poursuites concernées - et non sept comme le mentionnait à tort l'arrêt attaqué - conformément aux courriers de l'Office des poursuites du 30 octobre 2015, ce que la Cour de justice avait arbitrairement ignoré. Enfin, les juges précédents avaient procédé à une appréciation arbitraire des faits en écartant les expertises et évaluations de la valeur de la société ainsi que les pièces comptables attestant que ses actifs sont manifestement supérieurs au montant des passifs et en ne tenant pas compte de la confirmation de l'effet suspensif par l'arrêt du Tribunal fédéral du 17 mars 2016.