Citation: 7B_600/2023 E. 3.5.2

3.5.2. Le recourant conteste l'existence d'un risque de récidive moyen à élevé pour des délits d'ordre sexuel. Il n'apporte cependant aucun élément susceptible de remettre en cause l'appréciation de la cour cantonale à cet égard. En effet, le recourant se borne à réitérer l'argument selon lequel l'autorité cantonale aurait arbitrairement considéré que le docteur G.________ n'avait pas exclu un tel risque dans son expertise du 25 mai 2020. Ce faisant, il ne discute nullement la motivation du Tribunal fédéral sur ce point, à laquelle la cour cantonale a renvoyé. Dans l'arrêt 6B_272/2022 (consid. 3.7), le Tribunal fédéral a retenu que si l'expert avait certes souligné qu'un nouveau passage à l'acte - même soutenu par la position subjective perverse - ne serait "pas forcément illicite au sens du code pénal", cela ne signifiait pas pour autant que l'expert avait exclu une récidive de nature "pénale"; l'expert avait précisé que le recourant était à risque de commettre des passages à l'acte (licites et/ou illicites) et que ce risque était modéré à élevé. D'ailleurs, à la question "l'expertisé est-il aujourd'hui susceptible de commettre de nouveaux actes punissables du même genre que ceux pour lesquels il a été jugé? Cas échéant, le risque de récidive doit-il être considéré comme important et imminent ?", l'expert avait clairement répondu que les caractéristiques de la personnalité du recourant étaient fixées et stables et étaient donc compatibles avec un risque moyen à élevé de mise en acte dans ses rapports avec l'autre. Le fait que l'expert avait précisé que le risque de récidive ne concernait pas automatiquement des actes de nature sexuelle et que le passage à l'acte était tributaire de l'environnement dans lequel le recourant se trouvait n'avait rien de rassurant et n'excluait naturellement pas une récidive en matière sexuelle. Le recourant ne s'en prend pas à cette motivation, sauf à indiquer péremptoirement qu'un "risque moyen à élevé de mise en acte dans ses rapports avec l'autre retenu par l'expert n'est pas suffisant". Un tel procédé, purement appellatoire, est irrecevable. Par ailleurs, le recourant se méprend lorsqu'il affirme que la dernière expertise - sur laquelle s'est fondée la cour cantonale - indiquait que le risque de récidive élevé existait uniquement "pour des actes d'ordre sexuel avec des enfants dans un contexte de familiarité". Cette appréciation ressort en réalité de l'expertise du psychiatre E.________, du 17 juin 2013. En tout état de cause, l'argument que tente d'en tirer le recourant, en faisant valoir que "s'il est libéré, il n'aura plus aucun contact avec des enfants dans un contexte de familiarité, les enfants avec lesquels il était en contact en Thaïlande et avec lesquels il partageait le logement étant maintenant adultes" est dénué de pertinence. Comme l'a indiqué le Tribunal fédéral dans cette affaire (cf. arrêt 6B_674/2015 du 16 février 2016 consid. 6.7), le risque de récidive retenu ne concerne pas uniquement les anciennes victimes du recourant.