Citation: I 787/04 09.08.2005 E. 4

Dans son rapport du 27 décembre 2003, le docteur M.________ a diagnostiqué une lésion massive de la coiffe des rotateurs des deux côtés, avec développement de signes dégénératifs sous-acromiaux, et une forte limitation dans les mouvements d'élévation des bras. Les limitations fonctionnelles dont souffrait sa patiente l'empêchaient d'exercer son ancienne activité professionnelle. Elle demeurait toutefois apte à effectuer, à plein temps, une activité adaptée autorisant le travail en position alternée, sans port de charges supérieures à 10 kilos, sans travaux lourds et n'impliquant pas la marche. Les activités nécessitant de lever les bras devaient être prohibées. S'appuyant sur le diagnostic posé par le docteur M.________, ainsi que sur celui de tendinopathie calcifiante des deux épaules posé par le docteur I.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, le docteur T.________, médecin conseil auprès de l'office AI, a rendu une appréciation similaire, à quelques nuances près, à celle de son confrère. Selon lui, R.________ conservait une capacité de travail entière dans l'exercice d'une activité adaptée permettant la libre alternance des positions assis/debout, ne comportant pas le port de charges supérieures à 5 kilos, ne nécessitant pas d'efforts au dessus de l'horizontal ni de tractions ou de poussées contre résistance (note du 8 avril 2004). On ne saurait dès lors suivre la recourante lorsqu'elle allègue l'existence de « thèses irréconciliables » entre ces deux avis médicaux, l'écart invoqué de 5 kilos dans le port de charges maximal admissibles ne pouvant être sérieusement considéré comme une contradiction. En outre, la recourante ne saurait rien tirer en sa faveur du rapport du docteur M.________ du 23 novembre 2004; celui-ci ne fait en effet que réitérer les conclusions qu'il avait déjà prises dans son premier rapport. Il n'y a pas lieu d'examiner si la recourante souffre d'une atteinte à la santé psychique. Certes, la conseillère en réadaptation de l'office AI a-t-elle indiqué dans son rapport du 10 mai 2004 que R.________ présentait un « état dépressif réactionnel ». Cet avis n'est toutefois corroboré par aucune constatation d'ordre médical; le docteur M.________ ne fait en effet nulle mention d'une atteinte à la santé psychique, une affection de cette nature étant même explicitement récusée dans son rapport du 28 décembre 2003. C'est dès lors à juste titre que, sur la base des pièces médicales versées au dossier, les premiers juges ont retenu que la recourante disposait d'une capacité de travail entière dans une activité légère et adaptée, et qu'ils ont jugé superflue la mise en oeuvre d'une expertise complémentaire.