Citation: 2C_302/2024 E. 6.5.2

6.5.2. Tout d'abord, la restriction exerce l'influence principalement voulue par le législateur genevois, à savoir permettre une meilleure rotation dans la profession des chauffeurs de taxi (cf. supra consid. 6.4.1). Il ressort en effet de l'arrêt entrepris que, en raison du numerus clausus, les plus jeunes rencontrent des difficultés à entrer dans cette profession (PL 12'649-A, p. 64). La mesure est également apte à atteindre les objectifs légitimes de sécurité ainsi que de préservation de la santé des chauffeurs de taxi (cf . supra consid. 6.4.2 et 6.4.3). Il est reconnu que les aptitudes physiques et mentales de l'être humain diminuent avec l'âge, que sa capacité de concentration s'atténue et que la durée du repos nécessaire après des efforts augmente, et ce même si tout le monde n'est pas touché de la même manière. Le développement de l'expérience ne peut que partiellement compenser ces dégradations de sorte qu'une limite fondée sur l'âge peut s'imposer (cf. ATF 147 I 1 consid. 5.3; 124 I 297 consid. 4c), en l'espèce pour protéger les chauffeurs eux-même, leurs clients ainsi que les autres usagers de la route.