Citation: 8C_718/2019 E. 2

En l'occurrence, afin de justifier la nécessité d'un recours aux services de son avocat dans la procédure administrative (art. 37 al. 4 LPGA), le recourant invoque pour l'essentiel la complexité des problématiques juridiques soulevées par cette procédure, son incapacité de s'orienter dans la procédure en raison notamment d'une symptomatologie dépressive et d'un déficit intellectuel, l'assistance insatisfaisante qu'aurait été celle d'assistants sociaux ou d'autres représentants d'associations vu la difficulté matérielle de la procédure, ainsi que l'assistance antérieure par le même avocat. Il relève que l'intervention de son mandataire a du reste permis de préserver son droit aux prestations de chômage, après que celles-ci lui avaient été refusées par l'intimée. Ce faisant, le recourant argumente sur le fond du litige, à savoir sur les raisons pour lesquelles il estime avoir droit à la désignation d'un avocat d'office pour son opposition à la décision de la caisse Unia du 26 janvier 2018, mais n'établit nullement qu'il résulterait du refus de l'assistance judiciaire un préjudice irréparable au sens de la jurisprudence citée, soit un préjudice qu'une décision finale même favorable ne ferait pas disparaître entièrement (ATF 144 III 475 consid. 1.2 p. 479 s. et les références citées). En tout état de cause, savoir qui réglera les honoraires de l'avocat du recourant pour le travail déjà effectué (dépôt d'une opposition à la décision de la caisse Unia du 26 janvier 2018) pourra être résolu de manière définitive dans le cadre d'un recours exercé contre la décision finale (art. 93 al. 3 LTF); toutefois, au cas où la caisse intimée ferait droit à l'ensemble de ses prétentions et où il n'aurait alors plus d'intérêt à recourir sur le fond, la voie de recours directe au Tribunal fédéral serait alors ouverte contre la décision incidente sur l'assistance judiciaire, une fois la décision finale rendue (ATF 139 V 600 consid. 2.3 p. 603 et les références).