Citation: 6B_720/2014 E. 2.1

2.1. L'art. 95 CP réglant la procédure de réintégration, ni aucune autre disposition, n'impose la mise en oeuvre d'une expertise comme condition permettant la réintégration. La question de savoir si une nouvelle expertise devait être ordonnée par l'autorité précédente doit donc être examinée à la lumière de l'art. 389 CPP, étant précisé qu'une réintégration selon l'art. 95 al. 5 CP constitue une décision judiciaire indé-pendante (art. 363 CPP; CHRISTIAN SCHWARZENEGGER, in DONATSCH/ HANSJAKOB/LIEBER [édit], Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 2ème éd. 2014, n° 2 ad art. 363 CPP) régie par le CPP. Afin de déterminer quel moyen de preuve doit être administré, le juge dispose d'un pouvoir d'appréciation (cf. arrêt 6B_484/2012 du 11 décembre 2012 consid. 1.2 et les références citées). Le juge peut notamment refuser une preuve nouvelle, lorsqu'une administration anticipée non arbitraire de cette preuve démontre que celle-ci ne sera pas de nature à modifier le résultat de celles déjà administrées (arrêt 6B_1066/2013 du 27 février 2014 consid. 2.1 et les références citées).