Citation: 7B_1030/2024 E. B

B.a. Le 12 janvier 2023, A.________ a contesté la demande de sûretés que lui avait adressée la direction de la procédure d'appel le 28 décembre 2022 pour la partie de son appel où elle intervient en qualité de partie plaignante, faisant valoir que le Ministère public lui avait accordé l'assistance judiciaire et avait désigné son avocat - Me Benoît Morzier - en tant que conseil juridique gratuit et défenseur d'office. Par ordonnance du 19 janvier 2023, la direction de la procédure d'appel a refusé d'accorder à A.________, en tant que partie plaignante, l'assistance judiciaire pour la procédure d'appel, rappelant en revanche que la désignation de son avocat comme défenseur d'office en tant qu'elle intervenait en qualité de prévenue déployait ses effets pour l'ensemble de la procédure pénale. B.b. Par courrier du 9 juillet 2024, le Président de la Cour d'appel a informé les défenseurs des parties qu'il envisageait de révoquer ex nunc, faute d'indigence, le mandat de défenseur d'office de Me Benoît Morzier, dès lors qu'à la suite de la vente de l'immeuble dont les parties étaient copropriétaires, celles-ci allaient toucher, après déduction des frais et des impôts prévisibles, un solde de 313'578 fr., à savoir un montant de 157'000 fr. chacune, même si la répartition définitive n'était pas encore établie; ce montant, qui était bloqué auprès du notaire, pouvait être débloqué moyennant des instructions écrites unanimes et conjointes adressées par les vendeurs au notaire ou sur la base d'une décision de justice entrée en force. Par courrier du 10 juillet 2024, Me Benoît Morzier a déclaré qu'il n'était plus le conseil de A.________ et que c'était Me Laurent Fischer qui lui succédait. B.c. Par ordonnance du 20 août 2024, le Président de la Cour d'appel a révoqué le mandat de défense d'office de Me Benoît Morzier pour le compte de A.________ et a rejeté la requête de cette dernière tendant au changement de son défenseur d'office.