Citation: I 635/04 31.01.2005 E. 4

4.1 La recourante reproche à la juridiction cantonale de ne pas avoir retenu les conclusions du rapport du docteur M.________ du 8 janvier 1999 pour la seule raison qu'il s'agissait de son médecin traitant. Par ailleurs, elle fait grief aux premiers juges d'avoir ignoré le certificat du même médecin du 24 mai 2002. 4.2 En l'occurrence, les diagnostics posés par les médecins qui ont examiné R.________ ne diffèrent pas sensiblement. En revanche, ces médecins divergent dans leur appréciation des conséquences de ces atteintes à la santé sur la capacité de travail de la recourante. En effet, les docteurs B.________ et P.________ retiennent une capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée à l'état de santé. De son côté, le docteur M.________ estime, dans un premier temps, que la capacité de travail de sa patiente dans une activité adaptée serait de 50 % au moins, puis nulle, dans un deuxième temps. Pour départager ces avis, il convient de relever que le rapport des docteurs B.________ et P.________ repose sur une étude complète et circonstanciée de la situation médicale de la patiente. Il a été établi en pleine connaissance du dossier, des plaintes exprimées par la recourante et de l'anamnèse; les considérations médicales sont clairement exprimées et les conclusions sont dûment motivées et explicites. Dans ces conditions, leur rapport remplit toutes les conditions permettant de lui reconnaître pleine valeur probante. L'ensemble de ces circonstances justifient que l'on accorde la préférence aux conclusions du SMR qui apparaissent fondées par rapport à l'avis du médecin traitant. En particulier, l'avis exprimé par ce dernier dans son rapport du 24 mai 2002 ne saurait être déterminant: d'une part, il n'apporte aucun élément nouveau quant aux constatations médicales établies par les docteurs B.________ et P.________. D'autre part, il se contente d'attester une incapacité totale de travailler de sa patiente sans leur opposer une véritable motivation.