Citation: 6P.133/2006 10.10.2006 E. 5

Le recourant reproche par ailleurs à l'autorité cantonale d'avoir violé la présomption d'innocence. Selon lui, il subsiste des doutes quant à sa culpabilité, doutes dont il devait bénéficier. La présomption d'innocence, garantie par l'art. 32 al. 1 Cst. ainsi que par les art. 6 par. 2 CEDH et 14 par. 2 Pacte ONU II, de même que son corollaire, le principe "in dubio pro reo", concernent tant le fardeau de la preuve que l'appréciation des preuves (ATF 120 Ia 31 consid. 2c p. 36). En tant que règles de l'appréciation des preuves, ces principes signifient, au stade du jugement, que le fardeau de la preuve incombe à l'accusation et que le doute doit profiter à l'accusé. Comme règles sur l'appréciation des preuves, ils sont violés lorsque le juge, qui s'est déclaré convaincu, aurait dû éprouver des doutes quant à la culpabilité de l'accusé au vu des éléments de preuve qui lui étaient soumis (ATF 124 IV 86 consid. 2a p. 88; 120 Ia 31 consid. 2c p. 37). Le Tribunal fédéral examine librement si ces principes ont été violés en tant que règles sur le fardeau de la preuve, mais il n'examine que sous l'angle de l'arbitraire la question de savoir si le juge aurait dû éprouver un doute, c'est-à-dire celle de l'appréciation des preuves (ATF 124 IV 86 consid. 2a p. 88; 120 Ia 31 consid. 2e p. 38). Le recourant ne montre pas que l'autorité cantonale aurait renversé le fardeau de la preuve ni qu'elle aurait éprouvé un doute qu'elle aurait interprété en sa défaveur. Il soutient uniquement que le raisonnement de l'autorité cantonale montrerait qu'il subsiste un doute. Son grief tiré de la violation de la présomption d'innocence se confond donc avec celui d'appréciation arbitraire des preuves, qui a déjà été examiné. Le recours de droit public doit donc être rejeté.