Citation: U 531/06 23.02.2007 E. A

B.________, né en 1973, a été victime d'un accident de circulation le 3 novembre 1988. Il a été conduit au Centre hospitalier X.________, où les docteurs F.________ et E.________ ont posé les diagnostics de traumatisme cranio-cérébral avec fracture pariétale gauche, plaie cérébrale pariétale gauche avec perte de substance et convulsions épileptiques, ainsi que plaie du thénar à droite. B.________ est resté hospitalisé jusqu'au 3 février 1989. Il était à l'époque en première année d'apprentissage de monteur-électricien, formation qu'il a dû abandonner en raison des séquelles accidentelles (hémisyndrome moteur droit). Une fois son état de santé stabilisé, l'assurance-invalidité a pris en charge une nouvelle formation dans la profession de dessinateur-électricien, que l'assuré a achevée le 11 août 1995 avec l'obtention d'un certificat fédéral de capacité. Après une formation complémentaire de technicien ET en informatique industrielle, il a trouvé un emploi au service de l'entreprise Y.________, pour un salaire annuel brut de 52'000 fr. en 1999. Selon son employeur, il aurait pu prétendre, sans handicap, un salaire identique à celui de son prédécesseur, à savoir 62'400 fr. par an en 1999. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après : CNA) a pris en charge les suites de l'accident. Elle a notamment alloué à l'assuré une indemnité pour une atteinte à l'intégrité de 35 % (décision du 30 août 1991) et une rente fondée sur un taux d'invalidité de 15 %, avec effet dès le 1er janvier 1998 (décision du 15 décembre 2000 et décision sur opposition du 20 mars 2002). Dans le cadre d'une procédure de révision du droit à la rente, l'assureur-accidents s'est renseigné sur le salaire de l'assuré en 2004. L'employeur, qui avait entre-temps été repris par Z.________, a fait état d'un salaire brut de 67'600 fr. par an. Par décision du 7 avril 2004, la CNA a mis fin, avec effet le 1er mai 2004, à la rente allouée précédemment à B.________, au motif qu'il était désormais en mesure de réaliser un revenu identique à celui qu'il aurait obtenu, sans atteinte à la santé, dans la profession de monteur-électricien. L'assuré a formé opposition et a produit une attestation par laquelle son employeur précisait qu'en l'absence d'atteinte à la santé, il réaliserait un revenu de 78'000 à 80'000 fr. brut par an. La CNA a néanmoins refusé de maintenir le droit à la rente, par décision sur opposition du 29 septembre 2004.