Citation: 6B_632/2022 E. 2.4

2.4. La cour cantonale a retenu que le recourant avait accusé l'intimé d'avoir menti dans la plainte déposée contre lui pour menaces, autrement dit d'avoir fallacieusement dénoncé un comportement répréhensible de sa part auprès des autorités pénales. Elle a considéré qu'une telle accusation d'un comportement susceptible de tomber sous le coup de l'art. 303 CP (dénonciation calomnieuse) était attentatoire à l'honneur. Le recourant avait communiqué ses propos en présence de tiers. Il avait agi avec conscience et volonté et, au vu de sa formation juridique, savait pertinemment qu'il accusait l'intimé d'un comportement constitutif d'une infraction pénale. La cour cantonale a relevé que, si de tels propos auraient pu se concevoir dans le cadre de la présente procédure, au titre du droit de défense, ils n'avaient aucune place dans le cadre de la procédure pénale ouverte par D.________ contre le recourant pour diffamation et calomnie en lien avec l'écriture du 25 février 2016. En effet, les faits dénoncés dans la plainte pénale de l'intimé ne faisaient pas l'objet de la procédure donnant lieu à l'audience du 6 février 2019. À cela s'ajoute que, dans la cause MPB 16 896, A.A.________ pouvait, en sa qualité de prévenu, refuser de répondre aux questions du défenseur de D.________ (art. 113 et 158 al. 1 let. b CPP), sans justifier son refus par des propos dénigrants à l'égard de l'intimé. Elle a dès lors retenu que c'était à tort que le juge de première instance avait considéré que le recourant avait agi dans le cadre de son droit de défense (art. 14 CP). Pour les mêmes raisons, elle a constaté que le recourant avait agi sans motif suffisant, principalement dans le dessein de dire du mal du plaignant, de sorte que la preuve libératoire de la vérité ou de la bonne foi n'entrait pas en considération.