Citation: 6B_1181/2023 E. 5

Le recourant estime que plusieurs périodes se sont écoulées en violation du principe de célérité, dont une période de neuf mois entre l'avis de prochaine clôture et le jugement de première instance et de 156 jours entre l'audience d'appel et la motivation du jugement, la durée de la procédure s'étant écoulée, de manière globale, sur une période de deux ans et demi qu'il considère excessive, alors que les autorités n'auraient jamais considéré la cause comme particulièrement difficile ou complexe. Cet excès justifierait une réduction de peine. Le recourant ne prétend ni avoir formulé une telle critique à l'égard de la durée de la procédure devant la cour d'appel, ni que cette dernière aurait omis de traiter son grief. Sous l'angle de la bonne foi en procédure et de l'épuisement des voies de droit (art. 80 al. 1 LTF), le grief, formulé pour la première fois devant le Tribunal fédéral, est irrecevable (ATF 143 IV 397 consid. 3.4.2; arrêt 6B_972/2022 du 12 janvier 2024 consid. 1.2). Pour le surplus, contrairement à ce qu'affirme le recourant, la durée de la procédure dans son ensemble demeure adéquate. En effet, les débats de première instance et ceux d'appel ont été fixés rapidement et la motivation du jugement d'appel a été rendue en moins de six mois (cf. art. 397 al. 5 CPP dans sa nouvelle teneur depuis le 1 er janvier 2024). Ainsi, entre l'arrestation du recourant et le rendu par la cour cantonale de son jugement, il s'est déroulé un peu plus de deux ans, délai qui, sans pouvoir être qualifié de court, ne consacre pas une violation du principe de célérité.