Citation: 6B_770/2023 E. 3.3.2

3.3.2. Le recourant fait ensuite grief à la cour cantonale d'avoir considéré que le constat médical du 12 avril 2017 confirmerait les propos de l'intimée quant aux évènements du 7 avril 2017. Il fait valoir que le constat médical, qu'il considère comme très sommaire, n'a été réalisé que cinq jours après les évènements du 7 avril 2017 et que, dans l'intervalle, de nombreux faits - impliquant l'intimée uniquement ou des tiers - auraient pu se produire et être à l'origine des lésions constatées par les médecins. Il soutient également que, si le constat médical mentionne que les lésions sont possiblement compatibles avec les déclarations de l'intimée, il n'écarte pas la possibilité que les lésions aient été causées par d'autres faits et ne précise pas la date à laquelle les lésions ont été causées. C'est en vain qu'il soutient que le rapport est très sommaire dès lors que celui-ci décrit toutes les lésions subies par l'intimée et comporte également des photographies des nombreux hématomes sur le corps de l'intimée (cf. pièces 2014 ss du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). Pour le surplus, contrairement au recourant, l'on ne saurait reprocher audit constat de ne pas formellement exclure la possibilité que les lésions aient été causées par d'autres faits que l'événement décrit. C'est également en vain que le recourant se plaint d'une violation du principe "in dubio pro reo", en lien avec l'appréciation faite par la cour cantonale du constat médical, dès lors que ce principe n'est applicable qu'après administration et appréciation complète des moyens de preuves nécessaires à la manifestation de la vérité (ATF 144 IV 345 consid. 2.2.3.2; arrêt 6B_922/2018 du 9 janvier 2020 consid. 4.3; cf. aussi arrêt 6B_477/2021 du 14 février 2022 consid. 3.2). Il n'empêche par ailleurs pas le juge de forger sa conviction sur la base d'un ensemble d'éléments convergents.