Citation: 7B_84/2025 E. 3.4

3.4. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir renvoyé à son arrêt du 23 octobre 2024 sans tenir compte des nouveaux éléments. Il lui reproche en particulier d'avoir occulté le fait que la nouvelle prévention d'utilisations frauduleuses d'un ordinateur d'importance mineure (art. 147 cum 172ter CP) retenue dans l'ordonnance du TMC du 22 novembre 2024 était déjà connue et ne constituait dès lors pas une nouvelle charge à son encontre. L'argumentation du recourant à cet égard est dénuée de toute pertinence dans la mesure où ce n'est pas cette infraction qui a conduit l'autorité précédente à retenir un renforcement des charges. En effet, dans son arrêt du 23 octobre 2024 - auquel elle a renvoyé -, la cour cantonale a considéré que les charges dans la procédure P/5031/2023 s'étaient encore alourdies depuis la mise en liberté du recourant le 31 mai 2023 dès lors que, depuis ses interpellations des 14 septembre, 30 octobre et 22 décembre 2023 et du 24 mai 2024, les infractions de vol, souillure, exhibitionnisme, injure, menaces, lésions corporelles simples et séjour illégal lui étaient reprochées. Elle a retenu que les charges s'étaient également renforcées avec la nouvelle prévention du 27 septembre 2024 pour vol. Le recourant ne s'en prend pas au raisonnement de la juridiction cantonale conformément aux prescriptions légales (art. 42 al. 2 LTF et 106 al. 2 LTF) et celui-ci ne prête pas le flanc à la critique. Cela vaut d'autant plus que, dans son recours, le recourant paraît limiter les reproches qui lui sont faits aux événements d'octobre 2023 ou de septembre 2024, sans discuter l'escalade dans la gravité des infractions réalisées en octobre 2022, mars, septembre, décembre 2023 et mai 2024. Pour le surplus, l'argumentation du recourant basée sur les observations du Ministère public du 13 novembre 2024 (ayant trait à la demande de prolongation de la détention provisoire) est dénuée de toute pertinence dès lors que ces éléments n'ont pas fondé l'arrêt querellé. En outre, contrairement à ce que prétend le recourant, la cour cantonale ne s'est pas basée sur l'arrêt du Tribunal fédéral du 16 décembre 2024 pour retenir le renforcement des charges à son endroit, mais a simplement indiqué que son appréciation avait été suivie par la Cour de céans (cf. arrêt querellé p. 5).