Citation: 5A_912/2016 E. 5.1

5.1. D'après l'art. 96 LP, applicable en matière de séquestre par renvoi de l'art. 275 LP, il est interdit au débiteur, sous la menace des peines prévues par l'art. 169 CP, de disposer des biens séquestrés sans la permission du préposé (al. 1); sous réserve de la protection des tiers de bonne foi, les actes de disposition accomplis par le débiteur sont nuls dans la mesure où ils lèsent les droits que le séquestre a conférés aux créanciers (al. 2). Comme l'a retenu la juridiction cantonale, cette disposition ne vise que les actes de disposition du " débiteur "; or, en l'occurrence, le paiement a été effectué par une société tierce (H.________ Ltd), dont il n'est pas établi qu'elle aurait agi, à cette occasion, comme représentante de la débitrice séquestrée (B.________ Ltd). La décision attaquée ne constate pas davantage que celle-ci aurait disposé des fonds que lui aurait versés celle-là, mais retient, au contraire, que ce versement devait être opéré sur un " compte séquestré ". L'argumentation de la recourante, qui voit dans " l'acceptation du paiement " un acte de disposition, apparaît ainsi mal fondée.