Citation: 5A_706/2017 E. 6.3

6.3. En tant qu'elle se fonde sur des éléments qui ne ressortent pas de la décision attaquée (cf. supra consid. 5.2), la critique de la recourante apparaît d'emblée dénuée de tout fondement. Par ailleurs, si la recourante a exprimé sa volonté de changer de curatrice en première et deuxième instances, elle a également à plusieurs reprises fait part, à B.________ comme à H.________, de son souhait d'être soustraite à l'influence de sa tante et a exprimé des hésitations quant à la procédure de changement de curatrice. La Dresse K.________ a également relevé que la recourante avait des difficultés lorsqu'il s'agissait de se confronter au milieu familial. Or, selon les constatations de l'arrêt querellé - qui n'ont pas été remises en cause valablement par la recourante (cf. supra consid. 5.2) -, il existe des liens d'amitié entre la personne proposée comme curatrice et la tante de la recourante, de sorte qu'une mise en danger des intérêts de celle-ci n'apparaît, en l'état, pas exclue compte tenu des circonstances de l'espèce (arrêt 5C.84/2004 du 2 septembre 2004 consid. 2.1 [concernant l'art. 392 ch. 2 aCC] et les références). Dans ce contexte, au vu de la retenue exercée par la Cour de céans (cf. supra consid. 2.3), on ne saurait reprocher à la juridiction précédente d'avoir commis un excès ou un abus de son pouvoir d'appréciation en maintenant la curatrice - neutre - de l'OCTP dans ses fonctions, tout en soulignant qu'un nouvel examen de la situation pourrait, le cas échéant, intervenir ultérieurement.