Citation: 5A_368/2016 E. 3.1

3.1. Compris comme l'un des aspects de la notion générale de procès équitable au sens de l'art. 29 al. 1 Cst., le droit d'être entendu garantit notamment au justiciable le droit de s'expliquer avant qu'une décision ne soit rendue à son détriment, d'avoir accès au dossier, de prendre connaissance de toute argumentation présentée au tribunal et de se déterminer à son propos, dans la mesure où il l'estime nécessaire, que celle-ci contienne ou non de nouveaux éléments de fait ou de droit, et qu'elle soit ou non concrètement susceptible d'influer sur le jugement à rendre (ATF 139 I 189 consid. 3.2; 139 II 489 consid. 3.3; 138 I 484 consid. 2.1 et 154 consid. 2.3.3; 137 I 195 consid. 2.3.1). En outre, tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., le droit d'être entendu comprend le droit du justiciable de participer à l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leur sujet (ATF 136 I 265 consid. 3.2; 135 II 286 consid. 5.1; 129 II 497 consid. 2.2); à cet égard, l'art. 53 CPC n'offre pas de garantie plus étendue que celle qui découle de la norme constitutionnelle précitée (ATF 142 III 116 consid. 3.2).