Citation: 6B_970/2022 E. 1.3

1.3. Le recourant conteste avoir été le destinataire de la valise transportée par B.________ lors de son interpellation le 11 septembre 2019 et contenant 4,36 kilos bruts de cocaïne (jugement attaqué p. 18). La cour cantonale s'est référée aux auditions de B.________, selon lesquelles cette valise était destinée au recourant. Elle a retenu que plusieurs conversations enregistrées (par exemple les conversations nos 667, 668, 714, 734 et 27'367) confirmaient les déclarations de B.________ et notamment le fait que le recourant attendait la livraison d'une valise de cocaïne. Elle a cité les conversations nos 714 et 734 (n° 714: "je [A.________] ne sais pas s'il [E.________] va chercher la valise ou la muestra" [muestra signifie échantillon]; n° 734 "ça va pas être facile de monter avec la valise", - "sinon je [B.________] te laisse [E.________] à la gare et je vais à l'hôtel", "la valise est là (...). Et c'est très facile. Il suffit de tourner les deux vis là (...) A.________ l'a fait. Oui il sait déjà le faire.") (jugement attaqué p. 30 s.). La cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en fondant sa conviction sur les auditions de B.________, confirmées par plusieurs conversations téléphoniques. Le recourant soutient que l'on ne saurait déduire de ces dernières qu'il était le destinataire de la valise. Il cite à cet égard certains passages, d'où il ressortirait qu'il n'a pas donné l'ordre à B.________ d'aller chercher la valise et que celle-ci ne lui était pas destinée. Les passages qu'il cite sont toutefois peu clairs et on ne saurait en déduire que le recourant ne serait pas le destinataire de la valise. Insuffisamment motivée, l'argumentation du recourant est irrecevable.