Citation: 8C_723/2017 E. A

Après avoir passé cinq ans à V.________, A.________, ressortissant suisse né en 1960, est revenu en Suisse le 1er janvier 2016. Il s'est inscrit au chômage le 11 janvier suivant. Le 25 février 2016, l'Office régional de placement (ORP) a enjoint A.________ à participer, du 25 février au 20 mai 2016, à une mesure relative au marché du travail auprès de l'agence B.________ afin d'améliorer son aptitude au placement. L'assuré y a participé jusqu'au 21 avril 2016, date à laquelle C.________, conseillère en placement à l'agence B.________, a informé par courriel D.________, cheffe de groupe à l'ORP et responsable du suivi de A.________, qu'elle mettait un terme à l'accompagnement de ce dernier "en raison de son comportement inacceptable au sein d'une agence de placement, compromettant toute tentative de réinsertion et mettant de surcroît en péril les relations de confiance de l'agence B.________ avec les entreprises". Le comportement inacceptable auquel il était fait référence résidait dans la teneur de deux courriels que A.________ avait adressés le 18 avril 2016 à une collaboratrice de l'agence de placement E.________, laquelle s'en était plainte à C.________. Le 21 mai 2016, l'assuré est sorti du chômage, ayant perçu le nombre maximum d'indemnités journalières auxquelles il avait droit. Par décision du 23 juin 2016, l'Office cantonal genevois de l'emploi (OCE) a suspendu le droit de A.________ à l'indemnité journalière pour une durée de 25 jours dès le 22 avril 2016, au motif qu'il avait fait échouer, par son attitude, une mesure relative au marché du travail. Le prénommé n'a pas contesté cette décision. Par décision du 26 septembre 2016, la Caisse cantonale genevoise de chômage a réclamé à A.________ la restitution de 1'899 fr. 90 correspondant aux indemnités qu'il avait perçues du 22 avril au 20 mai 2016. En effet, la suspension n'avait pas pu être exécutée, si bien que ces prestations étaient indues. L'intéressé a formé opposition à cette décision par courrier du 28 septembre 2016. Interprétant les termes de ce courrier comme une demande de remise de l'obligation de restituer, la caisse l'a transmis à l'OCE pour objet de sa compétence. Par décision du 9 mars 2017, confirmée sur opposition le 30 mars suivant, l'OCE a rejeté la demande de remise, considérant que la condition de la bonne foi n'était pas remplie. En faisant échouer la mesure relative au marché du travail, l'assuré avait manqué à ses obligations vis-à-vis de l'assurance-chômage; il devait dès lors s'attendre à être suspendu dans son droit à l'indemnité.