Citation: 6B_1269/2017 E. 1.4

1.4. Au demeurant, on ne voit pas en quoi l'absence du recourant lors de l'audience du 21 septembre 2016 aurait justifié une annulation du jugement du 1er décembre 2016 par l'autorité précédente et un renvoi de la cause à l'autorité de première instance. En effet, selon l'art. 409 CPP, si la procédure de première instance présente des vices importants auxquels il est impossible de remédier en procédure d'appel, la juridiction d'appel annule le jugement attaqué et renvoie la cause au tribunal de première instance pour qu'il soit procédé à de nouveaux débats et pour qu'un nouveau jugement soit rendu. En règle générale, il appartient à la juridiction d'appel de corriger les erreurs commises par le tribunal de première instance dans l'établissement des faits et l'application du droit (cf. art. 408 CPP). Eu égard au caractère réformateur de la procédure d'appel, la cassation doit rester l'exception. L'art. 409 CPP s'applique lorsque les erreurs affectant la procédure ou le jugement de première instance sont si graves - et ne peuvent être corrigées - que le renvoi au juge de première instance est la seule solution pour respecter les droits des parties, principalement pour éviter la perte d'une instance (ATF 143 IV 408 consid. 6.1 p. 412 s. et les références citées). Lorsque l'administration des preuves est incomplète, il appartient à la juridiction d'appel de procéder à l'administration de nouvelles preuves ou de compléter les preuves administrées de manière insuffisante (art. 389 CPP). Il n'existe pas de droit à ce que le tribunal de première instance discute tous les aspects juridiques et factuels, qui apparaissent devant la juridiction d'appel et qui seront traités dans son jugement. Ce n'est que si l'administration des preuves en première instance a été inexistante ou quasi inexistante et que le condamné n'a pas pu bénéficier de débats réguliers de première instance que la juridiction d'appel devra casser le jugement de première instance et renvoyer la cause à l'autorité précédente (arrêt 6B_528/2012 du 28 février 2013 consid. 3.1.1). En l'espèce, le recourant se plaint, eu égard à son absence lors de l'audience de première instance du 21 septembre 2016, de ne pas avoir pu "être personnellement confronté et poser des questions" à la témoin Z.________, de ne pas avoir pu "personnellement poser des questions [à l'intimé 3]" ni "prendre la parole en dernier". Il ne précise cependant pas quelle question il aurait dû personnellement poser aux deux précités, qui ne leur aurait pas déjà été soumise par son défenseur. Par ailleurs, si le recourant entendait questionner la témoin Z.________ et l'intimé 3, il lui était loisible de requérir leur audition dans le cadre de la procédure d'appel, conformément à l'art. 389 al. 2 CPP. S'il entendait prendre la parole, le recourant aurait enfin pu le faire devant l'autorité précédente, laquelle jouissait d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit (cf. art. 398 al. 2 CPP). Il ne s'est toutefois pas présenté aux débats d'appel, sans prétendre qu'il en aurait été empêché. Au vu de ce qui précède, le recourant aurait ainsi pu réparer d'éventuels vices relatifs à la procédure de première instance dans le cadre de la procédure d'appel, de sorte qu'une annulation du jugement de première instance et un renvoi de la cause n'entraient de toute manière, en l'occurrence, pas en ligne de compte.