Citation: 6B_948/2022 E. A

A.a. Par jugement du 20 décembre 2019, le Tribunal de police de la République et canton de Genève a acquitté A.________ du chef d'escroquerie, rejeté ses conclusions en indemnisation, débouté B.________ Sàrl de ses conclusions civiles et ordonné la restitution des objets saisis. A.b. Par arrêt du 12 octobre 2020, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève, statuant sur appels formés par le ministère public, B.________ Sàrl et A.________, a annulé le jugement de première instance et reconnu A.________ coupable d'escroquerie. Elle l'a condamné à une peine pécuniaire de 180 jours-amende à 330 fr. le jour, avec sursis durant trois ans. Elle l'a en outre condamné sur le principe à verser à B.________ Sàrl, au titre de la réparation du dommage, un montant correspondant au coût des prestations fournies par la partie plaignante en exécution du contrat conclu le 8 mars 2011 avec C.________ SA, en tant que lesdites prestations dépassaient l'activité liée à la phase de l'avant-projet telle que définie contractuellement, a renvoyé B.________ Sàrl à agir par la voie civile pour le surplus, ordonné la restitution des objets séquestrés à leur ayant droit, débouté A.________ de ses conclusions en indemnisation et réparation du tort moral, et l'a condamné à verser à B.________ Sàrl 51'599 fr. à titre d'indemnité pour ses frais de défense de première et seconde instances. A.c. Par arrêt du 8 décembre 2021 (6B_1435/2020), le Tribunal fédéral a admis le recours formé par A.________ contre l'arrêt du 12 octobre 2020, a annulé celui-ci et a renvoyé la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision. En substance, le Tribunal fédéral a considéré que la cour cantonale avait violé la maxime d'accusation, dans la mesure où celle-ci s'était écartée de l'acte d'accusation du 13 février 2019, en retenant la remise des plans datés du 4 juillet 2011 et d'une première version de devis général le 5 juillet 2011, alors que ces éléments factuels n'étaient pas contenus dans l'acte d'accusation et qu'ils ne pouvaient être considérés comme des faits secondaires n'ayant aucune influence sur l'appréciation juridique, puisqu'ils conditionnaient la réalisation ou non de l'un des éléments constitutifs objectifs de l'infraction d'escroquerie, à savoir l'acte de disposition de la dupe. Il n'était au demeurant pas aisé de déterminer précisément l'acte de disposition de la dupe finalement retenu par la cour cantonale qui se référait également aux discussions entre A.________ et B.________ Sàrl et aux réunions entre celle-ci et la ville de U.________, pour en conclure que les prestations de la première nommée avaient manifestement dépassé le stade de l'avant-projet.