Citation: 6B_1263/2018 E. 2.4.1

2.4.1. En tant que le recourant conteste toute implication dans le trafic de drogue, c'est en vain qu'il rappelle qu'aucun témoin ne l'aurait mis en cause et que sa participation ne ressortirait pas des écoutes téléphoniques. En effet, la cour cantonale fonde sa conviction sur la base de nombreux autres éléments pour retenir qu'il était le fournisseur-grossiste de A.________, ce dernier étant vendeur de rue, lequel a été identifié par plusieurs consommateurs. Le recourant affirme de manière purement appellatoire, partant irrecevable, qu'il avait sous-loué une chambre à un particulier pour rendre service à un tiers qui cherchait un hébergement et qui en aurait profité pour y cacher sa marchandise, en précisant que " pour les africains, le service et la solidarité avec les autres est primordiale et ils ont tendance à oublier la responsabilité pénale de celui qui accepte de conserver des stupéfiants pour quelqu'un d'autre ". En tout état, il omet que la logeuse l'a personnellement identifié comme étant la seule personne qui se rendait dans cette chambre et ce à raison de quelques heures par semaine (art. 105 al. 2 LTF; PV d'audition de B.________ du 23 juin 2016, p. 3). Selon le recourant, la cour cantonale aurait arbitrairement retenu que la " panoplie nécessaire " au trafiquant de drogue a été retrouvée chez lui. Or, la présence de plus de 700 g bruts de cocaïne, des cristaux d'acide borique, plusieurs téléphones, une balance et du matériel de conditionnement trouvés lors des perquisitions de son domicile et de la chambre qu'il sous-louait, permet de retenir, sans arbitraire, qu'il disposait de l'attirail nécessaire au trafic de drogue. A cet égard, le recourant ne saurait rien déduire en sa faveur du fait que certaines sommes d'argent étaient cachées dans son armoire plutôt que dans une chaussette, laquelle contenait de la drogue.