Citation: 9C_714/2007 11.07.2008 E. 2

2.1 Le recourant reproche au Tribunal cantonal des assurances sociales d'avoir violé le droit fédéral en accordant plus de crédit à l'expertise du docteur G.________, laquelle n'était pourtant pas exempte de contradictions, et en écartant celle effectuée par le docteur V.________, de laquelle il ressortait clairement et de manière tout à fait motivée que l'assuré ne présentait aucune incapacité de travail basée sur des motifs psychiatriques. C'est également à tort que les premiers juges ont écarté la présence de facteurs - psychosociaux et socioculturels - étrangers à l'invalidité conditionnant de manière prépondérante l'incapacité de travail. 2.2 Compte tenu de son pouvoir d'examen restreint, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante d'établir en quoi celle opérée par l'autorité cantonale serait manifestement inexacte ou incomplète, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. En l'occurrence, l'argumentation avancée par le recourant se résume en substance à renvoyer au contenu de l'expertise du docteur V.________. Ce faisant, le recourant n'établit nullement, au moyen d'une argumentation précise et étayée, le caractère insoutenable du raisonnement développé par les premiers juges. S'il est vrai que le docteur V.________ a vivement critiqué le bien-fondé de l'expertise réalisée par le docteur G.________, cet argument ne saurait suffire, à lui seul, à remettre en cause l'appréciation complète et dûment motivée de la juridiction cantonale. Le Tribunal cantonal des assurances a procédé à une appréciation consciencieuse des preuves et expliqué de façon détaillée les raisons qui l'ont conduit à préférer les conclusions de l'expertise du docteur G.________ à celles du docteur V.________. En outre, l'analyse de la situation ne reposait pas uniquement sur l'expertise du docteur G.________, mais également sur les opinions - partiellement - corroborantes exprimées par les médecins traitants de l'assuré, qui, si elles pouvaient diverger quant aux diagnostics à retenir, n'en concluaient pas moins à une incapacité totale de travailler. Confrontant ainsi le dire des experts aux observations des médecins traitants, les premiers juges sont parvenus à la conclusion que l'assuré présentait effectivement des troubles psychiques à caractère invalidant (troubles psychotiques et de l'humeur) qui réduisaient à néant sa capacité de travail dans le circuit économique normal. En définitive, s'il est possible que les conclusions des premiers juges relatives aux faits déterminants de nature psychique puissent être erronées, le recourant - en se contentant de renvoyer à l'expertise qu'il tient pour probante et en négligeant de développer une argumentation critique, propre, précise et détaillée, sur les diagnostics retenus par la juridiction cantonale - échoue à en démontrer le caractère manifestement inexact. De même, contrairement à ce qu'allègue le recourant, le Tribunal cantonal des assurances sociales n'a nullement nié que des particularités comportementales de nature sociale, culturelle ou familiale influençaient la situation de l'assuré. Il a cependant estimé que des motifs médicaux pertinents contribuaient de manière prépondérante à l'absence de capacité de travail de l'assuré (cf. ATF 127 V 294 consid. 5a p. 299), raisonnement qui ne paraît pas insoutenable sur le vu de ce qui précède. Cela étant, à défaut de griefs plus concrets à l'encontre de la constatation des faits, il n'y a pas lieu de considérer que les premiers juges ont violé le droit fédéral en établissant les faits.