Citation: 6B_990/2020 E. B

Statuant par arrêt du 19 juin 2020, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a rejeté l'appel formé par A.________ contre le jugement du 15 octobre 2019, tout en admettant partiellement l'appel joint du Ministère public contre ce même jugement. Celui-ci a été réformé en ce sens que A.________ était condamnée pour incendie intentionnel (art. 221 al. 1 CP), en lien avec les faits visés sous ch. I.2 de l'acte d'accusation, pour tentative d'incendie intentionnel (art. 22 et 221 al. 1 CP), en lien avec les faits visés sous ch. I.1 de l'acte d'accusation, et pour infractions à l'art. 115 al. 1 let. a, b et c LEI à une peine privative de liberté de 14 mois, avec sursis pendant 3 ans, et sous déduction de 58 jours de détention avant jugement et de 5 jours au titre des mesures de substitution subies. Le jugement a été confirmé pour le surplus. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. A.________, ressortissante de Bolivie née en 1977, logeait gracieusement depuis avril 2017 dans un entrepôt, à U.________ (GE), que son compagnon B.________ louait aux CFF. Ce local, dans lequel le précité stockait ses affaires, dont notamment son véhicule D.________, était doté d'une mezzanine sur laquelle étaient aménagées une chambre et une salle de bains comprenant des toilettes et une douche. En ces lieux, le 3 septembre 2018, A.________ a allumé, à tout le moins, deux feux, alors qu'elle se disputait avec B.________ au sujet de ses conditions de logement. B.a.a. En premier lieu, vers 1 heure 30 du matin, pendant qu'elle était en appel-vidéo avec son compagnon, A.________ a bouté le feu, au moyen d'un briquet, à un sac en plastique contenant un couvre-lit, placé à proximité immédiate du véhicule D.________ (cas I.1 de l'acte d'accusation). Le feu allumé a provoqué des flammes et une épaisse fumée. Il s'est néanmoins éteint rapidement de lui-même et n'a pas causé de dommages autres que la destruction du sac et du couvre-lit. Alerté par les flammes et la fumée visibles lors de son appel-vidéo avec sa compagne, B.________ s'est rendu à l'entrepôt, avec son amie C.________, puis a appelé la police, ne parvenant pas à calmer A.________. B.a.b. Ensuite, vers 3 heures du matin, profitant que B.________ était sorti du local pour montrer le chemin à la patrouille de police dépêchée sur les lieux, A.________ s'est rendue dans la salle de bains située dans la mezzanine et, au moyen d'un briquet, a mis le feu à un vêtement (peignoir ou robe de chambre; cas I.2 de l'acte d'accusation). Le feu s'est rapidement propagé à tout le logement, provoquant une importante fumée ainsi que le déclenchement des sprinklers (installations d'extinction automatique à eau), B.________ s'étant pour sa part saisi d'un extincteur pour essayer de contrôler l'incendie jusqu'à l'arrivée des pompiers. Le dommage causé par l'incendie, correspondant à la remise en état des locaux, en particulier des sprinklers, totalement détruits, s'est élevé à 10'099 fr. 65. Ce montant ne tenait pas compte des frais d'intervention des pompiers. B.a.c. A 3 heures 38, A.________ présentait une concentration d'alcool dans l'haleine de 0,94 mg/l à l'éthylotest. B.b. Par ailleurs, A.________ est restée en Suisse malgré l'échéance de son visa, intervenue au plus tard en avril 2017. Depuis lors et jusqu'au 3 septembre 2018, elle y a séjourné et y a travaillé en continu comme employée de ménage, sans disposer des autorisations nécessaires.