Citation: 6B_1259/2021 E. 2

La décision querellée ne mentionne comme parties recourantes que B.A.________ et C.A.________. La cour cantonale n'en a pas moins considéré que ceux-ci agissaient au nom et pour le compte de leur fils (arrêt entrepris, consid. 1), qui doit dès lors être considéré comme ayant été formellement partie à la procédure cantonale, nonobstant le libellé du rubrum de la décision attaquée, qui ne le mentionne pas. Il ressort aussi de la décision querellée que la cour cantonale a jugé, en se référant aux art. 18 let. b et 38 al. 1 let. b PPMin, que les représentants légaux du mineur étaient de plein droit partie à la procédure et avaient qualité pour recourir. Il est pour le moins douteux que ces deux dispositions, qui visent le "prévenu mineur" et "ses représentants légaux" s'appliquent à la "partie plaignante", que ces mêmes normes citent expressément sans prévoir un régime particulier pour ses représentants légaux. Quoi qu'il en soit, dans le recours en matière pénale, les deux parents soulignent n'avoir fait que représenter leur fils, mineur au moment du dépôt du recours (ce qui suggère qu'ils n'étaient, en réalité, pas partie au recours cantonal) et qu'ils ne sont eux-mêmes mentionnés comme "recourants" en procédure fédérale que "pour la bonne forme" (der guten Ordnung halber). On comprend ainsi que la participation de ces personnes ne poursuit aucun autre but que de garantir formellement la recevabilité du recours de leur fils. On peut dès lors se limiter à examiner la qualité pour recourir de celui-ci, désormais majeur, étant précisé qu'il ne ressort pas de l'écriture de recours que les parents invoqueraient une quelconque circonstance susceptible de leur conférer une qualité pour recourir plus étendue que celle de leur fils.