Citation: 8C_324/2022 E. 3.2

3.2. Les juges cantonaux ont estimé que si la recourante entendait contester que la réintégration pût porter sur un autre poste que celui qu'elle occupait, non équivalent à celui-ci, elle aurait dû contester l'arrêt du 6 juillet 2021, dont le sens et l'effet du dispositif étaient sur cette question dépourvus d'ambigüité. Comme elle ne l'avait pas fait, cette modalité du reclassement avait acquis force de chose jugée. De toute manière, l'argumentation de la recourante selon laquelle seule son affectation au poste précédemment occupé ou à un poste équivalent serait admissible devait être écartée. La recourante pouvait certes être suivie lorsqu'elle soutenait que la réintégration ne saurait poursuivre, dans ses modalités, des finalités disciplinaires, ni constituer une sanction déguisée ou encore une double peine. Cela étant, dans l'hypothèse où l'adéquation au poste du fonctionnaire révoqué était également problématique, imposer sa réintégration au même poste pouvait le placer dans la position délicate de ne pas posséder les aptitudes ou les qualifications requises. Or en l'espèce, la recourante ne possédait toujours pas, au moment d'être révoquée, les titres exigés pour le poste qu'elle occupait, alors que le délai imparti pour accomplir la formation était échu, et c'était cette circonstance que la Chambre administrative avait prise en compte en ordonnant dans son arrêt du 6 juillet 2021 la réintégration compte tenu de l'expérience et des titres de la recourante à une date donnée.