Citation: U 80/00 02.11.2000 E. A

A.- a) D.________ travaillait comme manoeuvre au service de l'entreprise X.________ SA. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accident professionnel et non professionnel auprès de la Caisse nationale suisse en cas d'accidents (CNA). U 80/00 Mh Le 1er décembre 1997, l'employeur du prénommé a fait parvenir à la CNA une déclaration d'accident LAA indiquant que le 24 novembre 1997, l'assuré était «tombé d'une échelle». Quelques semaines plus tard, le directeur de l'entreprise a informé la CNA que selon les dires d'un témoin, D.________ aurait provoqué l'accident «volontairement». La CNA a alors ouvert une enquête et invité l'assuré à s'expliquer sur les circonstances de l'accident. Ce dernier a exposé qu'il était monté sur une échelle en portant un fagot de bois de 20 à 25 kilos et qu'ensuite, déséquilibré par le poids de sa charge, il était tombé d'une hauteur de 2 mètres sur la tête; sous l'effet du choc, il s'était évanoui pendant deux à trois minutes; un collègue l'avait immédiatement transporté à la Permanence Y.________. Le témoin étant revenu sur ses déclarations, la CNA a clos l'enquête et pris en charge le cas. b) Les premiers soins prodigués à D.________ furent donnés par le docteur W.________, médecin-répondant de la Permanence Y.________, qui a mis en évidence une commotion cérébrale et des contusions au crâne, à la colonne cervicale, au coude ainsi qu'à la cuisse droite (rapport médical initial LAA du 13 janvier 1998). Dans un rapport radiologique du 9 janvier 1998, la doctoresse H.________ a mentionné «l'existence d'une lésion de l'appareil ligamentaire gauche avec une atteinte probable du ligament alaire et des autres ligaments de la charnière». Ce diagnostic n'a toutefois pas trouvé confirmation auprès des docteurs E.________ et G.________, neurologues, que l'assuré a consultés par la suite (rapports des 28 janvier et 20 février 1998). Se plaignant de cervicalgies et de céphalées permanentes, D.________ a été adressé à la Division de Rééducation de l'Hôpital Z.________, où il a séjourné du 26 février au 13 mars 1998 pour un traitement de physiothérapie intensive; son état s'est amélioré (rapport de sortie du 17 mars 1998). Ensuite, il a été pris en charge ambulatoirement par le docteur C.________. Ce médecin a constaté l'apparition d'importants troubles neuropsychologiques (oublis fréquents, difficultés de concentration, cauchemars, apathie), ce qui l'a amené à conclure, notamment, à un état dépressif et à un syndrome de stress post-traumatique probables (rapport médical intermédiaire du 16 juin 1998). Devant l'importance de ces troubles, l'assuré s'est soumis à divers examens complémentaires ainsi qu'à un traitement psychiatrique (rapports des docteurs O.________, I.________ et P.________). Le 16 novembre 1998, le docteur M.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a procédé à un examen final de l'assuré. Dans son rapport, ce praticien a conclu que s'agissant des atteintes cervicales, le statu quo sine pouvait être considéré comme atteint une année après la survenance de l'accident, si bien que sur le plan somatique, la CNA n'avait pas à répondre du cas; en ce qui concerne les troubles psychogènes présentés par l'assuré, il a admis que ceux-ci s'inscrivaient dans un lien de causalité naturelle avec l'accident, tout en réservant la question de la causalité adéquate. c) Se fondant sur l'avis du médecin d'arrondissement, la CNA a, par décision du 29 janvier 1999, mis un terme à ses prestations (indemnités journalières et prise en charge des frais médicaux) avec effet au 28 février 1999. L'assuré a formé opposition contre cette décision; à l'appui de celle-ci, il a produit divers certificats médicaux des docteurs C.________ et P.________. Appelée à donner son appréciation, l'équipe médicale de médecine des accidents de la CNA est parvenue à la conclusion que l'effet délétère des diverses séquelles de l'accident était éteint après un an d'évolution, et que la persistance des troubles était générée par des facteurs psychiques, dont on pouvait admettre le rapport de cause à effet avec l'accident du 24 novembre 1997. En particulier, ces médecins ont nié l'existence d'une lésion organique au niveau de la colonne cervicale et écarté l'hypothèse, avancée par le docteur C.________, d'un syndrome de stress post-traumatique, l'événement à l'origine des troubles étant dépourvu de caractère menaçant et impressionnant, condition nécessaire au développement d'une telle affection (rapport du 7 mai 1999). Par décision du 21 juin 1999, la CNA a confirmé sa position initiale.