Citation: 4A_445/2021 E. 7.3

7.3. Au vu du fait que le client avait remis des documents complémentaires au premier avocat parisien, qu'il était passé en son cabinet et qu'il avait été contacté directement par ledit cabinet à tout le moins en février et mai 2011, la cour cantonale a considéré que le rôle de l'avocat apparaissait comme ayant été celui d'un " intermédiaire " entre le client et les avocats parisiens et qu'il pouvait être exclu que ceux-ci eussent été des auxiliaires de l'avocat, dès lors qu'ils avaient agi de manière indépendante et non pas sous sa surveillance. À supposer que les rapports entre l'avocat et les avocats parisiens dussent être qualifiés de substitution, l'autorité précédente a retenu que le client était intervenu auprès d'eux, qu'il avait fait preuve de détermination à intenter une action contre D.________ - ce qui excluait la pression alléguée qu'aurait exercée l'avocat - et qu'après avoir reçu l'avis du premier avocat parisien, il avait souhaité consulter un autre avocat français au profil bien déterminé, de sorte qu'il ne pouvait être retenu que l'avocat aurait violé ses obligations ni quant au choix de ces avocats ni s'agissant des instructions, précises et nuancées, qu'il leur avait données.