Citation: 6B_4/2020 E. 3.1

3.1. La cour cantonale a mis d'emblée en évidence que la situation de E.________ était différente de celle des autres femmes mentionnées dans l'acte d'accusation. Il était établi qu'elle avait été victime de traite d'êtres humains par son mari H.________. Celui-ci la contraignait à se prostituer en lui imposant le détail de son activité et en exigeant qu'elle lui remette la quasi-totalité de ses gains. La cour cantonale a ensuite relevé qu'à partir d'une date indéterminée dans le courant de l'année 2016, les trois prévenus avaient été au courant de la situation de E.________ et de la façon dont son mari la traitait, mais ne cautionnaient pas cette façon de faire. Si A.________ avait fourni un logement à E.________, elle avait été mise devant le fait accompli lors de la venue en Suisse de cette dernière en 2016 (la première venue en 2015 n'étant pas couverte par l'acte d'accusation). Différents éléments démontraient cependant une attitude bienveillante de A.________ à l'égard de E.________, en ce sens qu'elle essayait de l'aider à sortir de l'emprise de H.________ en lui donnant des conseils et en l'aidant, voire même en allant jusqu'à lui conseiller de déposer une plainte pénale contre lui. D'éventuels versements pour obtenir une autorisation de séjour avaient été formellement contestés par E.________ et leur réalité ne pouvait être prouvée à satisfaction de droit par des déclarations vagues de D.________, qui avait vu E.________ remettre une somme d'argent sans toutefois savoir à quoi correspondait cette remise (arrêt entrepris, consid. 3.5 p. 13).