Citation: 6B_846/2024 E. 1.3

1.3. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir retenu que les agissements coupables ont été commis jusqu'en 2015 au moment du déménagement de C.________. Il fait valoir qu'il ressort de l'audition LAVI que, dans ses toutes premières déclarations, C.________ a précisé d'entrée de cause que les faits ont été commis jusqu'à son déménagement en 2015. Il fait également valoir qu'au moment des faits C.________ avait entre sept et onze ans, de sorte que les repères de dates n'existent pas; elle se repérait à des événements, au surplus cinq ans après les faits. En tant que le recourant soutient que, dès lors que l'intimé 2 a déclaré qu'il avait réalisé que "ça n'allait pas" après coup - lorsqu'il était devenu papa bien plus tard après les faits -, celui-ci n'aurait pas pu stopper de lui-même ses agissements et ce serait donc bien la barrière physique du déménagement qui avait mis fin aux infractions, le recourant présente sa propre version des faits sans démontrer en quoi celle retenue par la cour cantonale est arbitraire. Pour le surplus, il est vrai que C.________ a déclaré, lors de sa première audition devant la police, que les actes reprochés avaient "duré longtemps, [...] pis après, j'ai déménagé. Pis après, ben ça s'est arrêté" (cf. PV d'audition devant la police du 5 mai 2020; pièce E.4 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). Elle a ensuite déclaré que la dernière fois que "ça s'est passé", elle devait avoir 9 ans, c'était au moment où sa soeur était née (cf. PV d'audition du 5 mai 2020; pièce E.6 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF), soit en juillet 2013. Quant à la mère de la victime, dans ses premières déclarations, elle a déclaré qu'elle pensait que c'était parce qu'ils avaient déménagé que les faits avaient cessé (cf. PV d'audition devant la police du 3 août 2020; pièce E.17 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). Cela étant, comme le relève la cour cantonale à juste titre, dans l'un des messages Instagram qu'elle a adressés à l'intimé 2 en novembre 2020, à la question "sa fait konbien de temps ke tu baise pas", C.________ a spontanément répondu "la dernière fois c'était avec toi et A.A.________ en 2013 tu te rappelles" (cf. pièce E. 30 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF), ce que le recourant ne conteste pas. Pour le surplus, à l'instar de la cour cantonale, force est de constater qu'il ne ressort pas clairement et explicitement des déclarations de la victime que c'est son déménagement qui a mis fin aux agissements des intimés. Dans ces conditions et compte tenu du message qu'elle a adressé à l'intimé 2, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant, au bénéfice du doute, que les intimés n'avaient plus commis d'actes punissables après 2013. On rappellera à cet égard qu'il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une solution autre que celle de l'autorité cantonale semble concevable, voire préférable (cf. ATF 141 I 70 consid. 2.2; 140 I 201 consid. 6.1). Il s'ensuit que le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.