Citation: 6B_38/2021 E. 5.3.1

5.3.1. En l'espèce, la cour cantonale a admis qu'une expulsion mettrait le recourant dans une situation personnelle grave, eu égard à sa vie privée et à sa famille, y compris son jeune fils, qui vivaient en Suisse, de même qu'au vu des traitement cruels ou inhumains qu'il risquerait en cas de retour en Syrie. La première condition cumulative de l'art. 66a al. 2 CP était ainsi réalisée, ce qui n'était pas même contesté par le ministère public (cf. déclaration d'appel du ministère public du 6 avril 2020 p. 1, P186/1, art. 105 al. 2 LTF). Le recourant invoque une constatation lacunaire, partant arbitraire, des faits. Il fait valoir que la cour cantonale aurait omis de mentionner certains éléments déterminants liés à sa situation personnelle, qu'elle aurait dû évoquer dans le cadre de la mise en balance des intérêts. Il s'agirait en particulier de l'étroitesse de ses liens familiaux en Suisse et de la substantialité de son rapport avec son fils, ainsi que de sa qualité d'opposant au régime syrien, respectivement son statut de réfugié en Suisse. Il est vrai que les points qu'il met en exergue n'ont pas tous été expressément indiqués lors de la mise en balance des intérêts (cf. supra, consid. 5.2). Même si ces éléments se recoupent en partie avec ceux ayant conduits à retenir une situation personnelle grave, il aurait néanmoins été souhaitable de les rappeler dans l'examen de la proportionnalité, dans la mesure où l'exercice consiste précisément à effectuer une pesée d'intérêts entre les intérêts publics à l'expulsion et l'intérêt privé de l'étranger à demeurer en Suisse (deuxième condition cumulative de l'art. 66a al. 2 CP). Cela vaut d'autant plus que la cour cantonale a admis la situation personnelle grave (première condition cumulative de l'art. 66a al. 2 CP) sans particulièrement développer les aspects menant à cette conclusion. Quoi qu'il en soit, les éléments invoqués par le recourant ressortent tous du jugement attaqué, lequel doit être appréhendé dans son entier. En effet, le jugement forme un tout et on admet que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent (cf. arrêts 6B_94/2021 du 29 septembre 2021 consid. 6.3; 6B_687/2020 du 21 janvier 2021 consid. 5.4; 6B_484/2020 du 21 janvier 2021 consid. 10.3.1). On peut dès lors admettre que les éléments liés à la situation personnelle du recourant ont tous été pris en compte dans la pesée d'intérêts effectuée par la cour cantonale. Le grief est partant rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.