Citation: 5P.54/2004 29.04.2004 E. 1

Le refus d'ordonner une expertise pédopsychiatrique n'apparaît dès lors pas non plus insoutenable; du moins, le recourant ne démontre pas que tel serait le cas (art. 90 al. 1 let. b OJ). Se référant à une jurisprudence non pertinente pour le cas particulier, il se limite à dire, en substance, qu'un pédopsychiatre aurait pu se faire une idée personnelle de l'état tant physique que psychique de la fillette, et se prononcer sur la véracité de ses dires, sans que la procédure de mesures protectrices n'en soit démesurément prolongée. Il n'établit cependant pas en quoi l'autorité cantonale serait tombée dans l'arbitraire en estimant, à la suite du juge de première instance, qu'aucun élément du dossier ne permettait de se convaincre de l'utilité d'une telle expertise. 2.4 Pour les mêmes motifs, on ne discerne pas en quoi l'art. 145 CC aurait été arbitrairement appliqué. La maxime inquisitoire prévue par cette disposition impose au juge d'éclaircir les faits et de tenir compte d'office de tous les éléments qui peuvent être importants pour prendre une décision conforme à l'intérêt de l'enfant, même si ce sont les parties qui, en premier lieu, lui soumettent les faits déterminants et les offres de preuve (ATF 128 III 411 consid. 3.2.1 p. 413 et les arrêts cités). Cependant, le juge ne viole pas la maxime inquisitoire lorsqu'il refuse d'accueillir l'offre de preuve d'une partie parce que ce moyen n'est pas apte à prouver le fait en question ou qu'il n'est pas de nature à modifier le résultat des preuves déjà administrées (administration anticipée des preuves); au demeurant, l'art. 145 CC ne confère pas le droit à l'administration de moyens de preuve déterminés, sous réserve des cas où le droit fédéral le prévoit expressément (arrêt 5C.153/2002 du 16 octobre 2002, consid. 3.1.1. et 3.1.2 avec les références).