Citation: I 699/01 03.12.2002 E. 2

2.1 Dans un premier moyen, le recourant soutient que l'expertise du COMAI comporte diverses contradictions, notamment entre les diagnostics posés (des vertiges et une surdité bilatérale asymétrique) et certaines activités qualifiées d'exigibles de sa part (chauffeur, travaux sur des échafaudages). Il insiste également sur le fait que l'aspect psychiatrique du dossier, pourtant documenté depuis 1994, a été sous-estimé par les experts. En pareilles circonstances, le recourant reproche à l'administration et aux premiers juges d'avoir préféré les conclusions des experts du COMAI à celles de ses médecins traitants. 2.2 Les premiers juges ont rappelé les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante de rapports médicaux (voir notamment ATF 125 V 352 consid. 3a et la référence). Ils ont également énoncé les raisons pour lesquelles il convient d'attacher plus de poids aux constatations faites par un spécialiste d'un centre d'observation de l'assurance-invalidité et d'une clinique orthopédique universitaire, qu'à l'appréciation de l'incapacité de travail par le médecin de famille (cf. ATF 125 V 353 consid. 3b/cc et les références; RJJ 1995 p. 44; RCC 1988 p. 504 consid. 2). Il suffit dès lors de renvoyer aux considérants convaincants du jugement attaqué, auxquels la Cour de céans n'a rien à ajouter. 2.3 Contrairement à l'opinion du recourant, le rapport des experts du COMAI du 6 juillet 1999 ne présente pas les contradictions qu'il voit entre les diagnostics posés et les activités exigibles retenues. Les doutes qui auraient pu subsister à ce sujet ont été dissipés dans le rapport complémentaire du 12 juillet 2000; les experts du COMAI ont en effet précisé que le recourant ne présentait aucune anomalie de la fonction vestibulaire, si bien qu'un travail de chauffeur de poids-lourds ou d'aide-peintre demeurait entièrement exigible. Par ailleurs, l'expertise pluridisciplinaire du 6 juillet 1999 comporte un volet psychiatrique complet (cf. consultation du docteur Cochand du 10 décembre 1998), duquel il ressort clairement que le recourant souffre en particulier d'un état dépressif, de troubles somatoformes douloureux et qu'il vit dans une situation psychosociale difficile et dans la crainte de la maladie (p. 10 en haut et p. 13 en bas de l'expertise). Or, c'est aussi le diagnostic auquel son psychiatre traitant, le docteur Z.________, est parvenu, de sorte que les griefs que le recourant adresse aux experts du COMAI apparaissent infondés sur ce point. Les conclusions des experts du COMAI ne diffèrent finalement de celles des médecins traitants du recourant que sur le degré de sa capacité résiduelle de travail, les premiers retenant un taux de 70 %, tandis que les seconds penchent pour un taux de 50 %. Pour trancher, les premiers juges ont admis qu'il fallait préférer les conclusions issues d'une analyse pluridisciplinaire, abordant de manière complète tous les aspects de la capacité de travail, somatiques et psychiatriques; le procédé, ont-ils ajouté, permet en outre de réduire la part de subjectivité liée à l'appréciation du psychiatre (pp. 10-11 du jugement attaqué). La Cour de céans partage le point de vue de la juridiction cantonale et retiendra donc que le recourant présente une capacité de travail de 70 % dans sa dernière activité d'aide-peintre. Les avis médicaux complémentaires que le recourant produit en instance fédérale n'apportent à cet égard rien de nouveau.