Citation: 8C_237/2019 E. 6.1

6.1. La cour cantonale a nié le droit du recourant à des dépens, jugeant que le grief de retard injustifié à l'encontre de HDI Global SE n'était pas fondé au regard des principes régissant l'interdiction du déni de justice (art. 29 Cst.). En particulier, elle a considéré que l'assureur-accidents avait instruit le cas à un rythme soutenu et régulier dès l'annonce du sinistre, recueillant tous les renseignements utiles auprès du chirurgien traitant suisse et de son homologue du pays C.________ qui suivait l'assuré depuis le retour de ce dernier dans le pays C.________; du reste, HDI Global SE avait versé les prestations qu'elle reconnaissait devoir sur la base des éléments médicaux à sa disposition et avait pris des dispositions pour mettre sur pied une expertise en chirurgie orthopédique. La cour cantonale a également souligné que la détermination de la capacité de travail de l'assuré n'était pas dénuée d'une certaine complexité, que les déclarations des parties dans leurs divers échanges de courrier n'étaient pas limpides et que les points de désaccord entre elles portaient non seulement sur le droit aux indemnités journalières mais aussi sur la désignation d'un expert, ces deux questions étant interdépendantes. Enfin, l'assureur-accidents avait reçu les derniers renseignements médicaux qu'il avait demandés du médecin du pays C.________ sur l'évolution de l'état de santé de l'assuré dans la dernière partie du mois d'octobre 2018 et après un rappel.