Citation: 8C_426/2020 E. 5.2

5.2. L'art. 58 du Statut prévoit que l'APOP a pour but, par le biais de l'évaluation des prestations de l'employé : a) d'intensifier le dialogue, b) de contribuer à la bonne marche de l'entreprise, c) d'identifier les besoins en formations. Le Règlement de l'analyse des prestations et objectifs professionnels entré en vigueur le 1er janvier 1999, auquel l'art. 58 al. 2 du Statut renvoie, prévoit en son art. 3 al. 1 que la division des ressources humaines définit les modalités d'application de l'APOP. L'art. 5 al. 1 précise quant à lui que le cycle de l'APOP se déroule en trois phases distinctes : a) l'entretien initial en début de cycle d'appréciation, b) l'entretien de suivi en cours de cycle, c) l'entretien final du cycle d'appréciation. Il ne semble pas, et la recourante ne le fait au demeurant pas valoir, que le Règlement fixerait des périodes précises pour l'accomplissement de ces trois phases. Aussi, il n'apparaît pas insoutenable de considérer que les intimés pouvaient prolonger la période d'évaluation au-delà du 31 décembre 2017. Il n'apparaît pas insoutenable non plus de considérer, comme l'a fait l'autorité cantonale, que la progression salariale pouvait être conditionnée à une activité de 100% pendant une certaine période, une évaluation ne prenant tout son sens que lorsque les prestations peuvent être effectivement évaluées, ce qui présuppose l'exercice de la fonction telle que contractuellement prévue pour une durée suffisamment longue. Enfin, contrairement à ce que la recourante semble penser, une éventuelle application arbitraire des "règles régissant l'APOP" n'aurait en tout état de cause pas eu d'incidence sur la conclusion de l'autorité cantonale selon laquelle le licenciement reposait sur un motif justifié au sens de l'art. 71 du Statut, cette dernière ayant écarté, sans arbitraire comme on l'a vu, l'existence d'un lien de causalité entre les prétentions salariales élevées par la recourante et le licenciement.