Citation: 8C_70/2022 E. 4.2

4.2. En l'espèce, la cour cantonale a considéré qu'aucun élément ne permettait de douter du bien-fondé des appréciations des docteurs E.________ et L.________, auxquelles elle a accordé une pleine valeur probante. C'était en vain que le recourant se référait au "taux de capacité au travail" de 50 % fixé par le docteur J.________ dès lors que ce médecin avait établi ce taux en considération d'une IPP [incapacité permanente partielle] de 51 %, notion qui reposait sur une législation et des barèmes distincts du droit suisse. Cette évaluation n'était donc pas pertinente. Il n'y avait pas non plus de motif de remettre en cause l'aptitude du recourant à porter des charges du fait de séquelles abdominales comme l'affirmait le docteur J.________. En effet, à teneur du rapport (du 22 mai 2017) du docteur M.________, du service de chirurgie générale et thoracique du D.________, le recourant avait noté une nette amélioration de sa musculature abdominale et déclarait ne pas être vraiment gêné par son éventration. De plus, la doctoresse I.________, qui s'était exprimée après la dernière cure d'éventration pratiquée en octobre 2018, ne retenait aucune limitation fonctionnelle en rapport avec cette problématique. Enfin, dans son avis du 28 février 2020 émis en connaissance des dernières pièces médicales produites par le recourant, le docteur L.________ avait confirmé les limitations fonctionnelles retenues par son confrère E.________, précisant encore que l'intervention du mois d'octobre 2018 avait stabilisé le problème et que cette situation ne justifiait pas une augmentation du taux d'atteinte à l'intégrité. Aussi bien la cour cantonale a-t-elle fait siennes les conclusions des médecins d'arrondissement de la CNA, selon lesquelles le recourant était apte, sur le plan somatique, à exercer à temps complet et sans diminution de rendement une activité adaptée respectant les limitations fonctionnelles définies.