Citation: 2C_748/2007 05.03.2008 E. 2

Le Tribunal fédéral examine d'office la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 133 III 462 consid. 2 p. 465). Le recourant a déclaré que son recours était probablement un recours en matière de droit public. Un manque de précision dans la qualification d'un recours ne saurait nuire à son auteur, pour autant que l'acte remplisse les exigences légales de la voie de recours qui est ouverte (cf. ATF 133 I p. 300 consid. 1.2 p. 302/303, 308 consid. 4.1 p. 314). 2.1 Selon l'art. 83 lettre c ch. 2 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110), le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions relatives à une autorisation de droit des étrangers à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. D'après l'art. 7 al. 1 1ère phrase LSEE, le conjoint étranger d'un ressortissant suisse a droit à l'octroi et à la prolongation de l'autorisation de séjour. Pour juger de la recevabilité du recours, seule est déterminante la question de savoir si un mariage au sens formel existe (cf. ATF 126 II 265 consid. 1b p. 266). Le recourant est marié à une Suissesse. Le recours est donc recevable sous cet angle au regard de l'art. 83 lettre c ch. 2 LTF. 2.2 Le recourant prétend que sa femme lui aurait fait savoir par deux fois avant le 7 décembre 2007 "qu'elle était d'accord avec une reprise de la vie conjugale". Il ajoute qu'il transmettra au Tribunal fédéral la confirmation écrite de sa femme à ce sujet, dès qu'il l'aura reçue. Il s'agit d'une allégation de fait nouvelle dont l'autorité de céans ne peut pas tenir compte au regard de l'art. 99 al. 1 LTF. De même, le document écrit que le recourant a annoncé, mais n'a apparemment pas envoyé puisqu'il n'est jamais parvenu au Tribunal fédéral, aurait été nouveau et n'aurait, par conséquent, pas pu être pris en considération (art. 99 al. 1 LTF). 2.3 Au surplus, l'intéressé n'a pas complété son mémoire dans le délai de recours, de sorte que le Tribunal fédéral statuera sur la base de l'écriture datée du 18 décembre 2007 et postée le lendemain, soit en temps utile (art. 100 et 46 al. 1 lettre c LTF).