Citation: 9C_197/2013 E. 7.1

7.1. Le recourant ne remet pas sérieusement en cause les constatations de la juridiction cantonale sur les effets positifs entraînés par l'utilisation du NF-Walker® chez l'assuré. Il se limite à constater que les progrès de l'intimé n'ont pas été évalués lorsqu'il est en situation de marche auto-gérée, de déplacement autonome ou de station debout non assistée, sans en tirer toutefois un grief concret. Il n'y a dès lors pas lieu de remettre en cause le caractère adéquat de l'appareil de traitement reconnu par les premiers juges. C'est le lieu de préciser que les docteurs Kuenzle et Brunner ont mis en évidence que l'utilisation appropriée et efficace du NF-Walker® suppose, outre les conditions liées aux capacités neurologiques et orthopédiques de l'enfant concerné, que celui-ci soit motivé à marcher et que son environnement familial et social l'assiste pour qu'il réussisse à acquérir une mobilité pour marcher de manière indépendante (étude précitée, p. 143). C'est peut-être en ce sens que l'OFAS a indiqué que le cadre de marche pourrait être utilisé pour la mobilisation des jambes pour les paralysies cérébrales, mais uniquement avec un suivi permanent de la thérapie (cf. déterminations du 10 mai 2012). En d'autres termes, le caractère adéquat de l'appareil de traitement NF-Walker® suppose dans chaque cas d'espèce que le médecin qui en prescrit l'utilisation évalue soigneusement, en plus des conditions strictement médicales, la motivation de l'enfant et de son entourage quant à la mise en oeuvre du NF-Walker®. Au vu des attestations des thérapeutes de l'intimé, ces conditions semblent réalisées en l'espèce.