Citation: I 107/07 28.02.2008 E. 3

3.1 Au plan somatique, les premiers juges, se fondant sur les constatations du docteur G.________, ont retenu que le recourant présentait en 2002 des lombalgies chroniques non spécifiques persistantes, des troubles statiques et dégénératifs rachidiens, des dysbalances musculaires étagées et un important déconditionnement physique, et que les examens effectués par ce praticien en 2002 et en 2006 étaient superposables. Celui-ci disposait d'une capacité de travail entière dans une activité adaptée, pour autant qu'il s'efforce, conformément à son obligation de limiter le préjudice subi, de suivre assidûment un traitement visant à le reconditionner physiquement. Les affections dermatologiques n'étaient pas susceptibles de modifier cette appréciation, dès lors que, selon les affirmations du dermatologue traitant, le patient conservait sa pleine capacité de travail dans une activité adaptée. 3.2 Le recourant, se référant au rapport médical du docteur G.________ du 6 juin 2006, fait valoir que s'il n'a pas entrepris de traitement visant à le reconditionner physiquement, c'est qu'il n'était pas capable d'intégrer dans son fonctionnement la nécessité d'une prise en charge et la justification d'une thérapie pour des raisons essentiellement psychologiques. A son avis, seule une expertise psychiatrique permettra de déterminer avec précision pour quelles raisons il n'est pas en mesure de suivre un tel traitement. Toutefois, les conséquences que le recourant tire du rapport médical ci-dessus du 6 juin 2006 ne sont pas pertinentes. Le fait que le docteur G.________, dans ce rapport, s'est fondé sur l'aspect psychiatrique pour expliquer que dans la situation actuelle, le patient était totalement incapable de travailler dans n'importe quelle activité, ne permet de formuler aucune conclusion en ce qui concerne la capacité de travail sous l'angle somatique. En effet, le droit à la rente d'invalidité est fonction de l'exigibilité objective selon l'art. 16 LPGA. Ainsi, est déterminant le point de savoir si, du point de vue somatique, la mise en valeur de la capacité de travail résiduelle dans une activité adaptée est exigible selon cette disposition légale (ATF 132 V 393 consid. 3.2 p. 398). Dans le cas particulier, les premiers juges ont constaté qu'au plan somatique, les examens effectués par le docteur G.________ en 2002 et en 2006 étaient superposables. Cela n'est pas discuté par le recourant. Or, dans les documents antérieurs, relatifs aux examens de 2002, le docteur G.________ avait indiqué qu'une activité légère était justifiée pour autant qu'un traitement soit entrepris qui permette de regagner la condition physique que le recourant avait totalement perdue. Dans son rapport du 6 juin 2006, ce médecin n'a jamais dit que la mise en valeur d'une capacité de travail entière dans une activité adaptée n'était plus exigible sur un plan strictement rhumatologique. Il apparaît ainsi que le reproche que le recourant fait aux premiers juges de n'avoir pris en compte qu'une partie du rapport médical du docteur G.________ du 6 juin 2006 est mal fondé. Son argument, selon lequel son incapacité de travail est à la fois psychique et physique, n'est pas non plus pertinent. 3.3 Le grief du recourant, selon lequel il présente un trouble organique revêtant une importance non négligeable sur sa capacité de travail dont la juridiction cantonale n'aurait pas tenu compte, doit être réfuté. Le diagnostic de trouble douloureux rachidien sur discrets troubles statiques et dégénératifs posé par les médecins du SMR dans leur rapport du 3 décembre 2003 n'est pas manifestement inexact ou incomplet, au regard des observations du docteur G.________ dans son rapport du 6 juin 2006. Les limitations fonctionnelles somatiques ne sont pas remises en cause. S'agissant de la capacité de travail exigible du point de vue somatique, le recourant ne discute pas l'exigibilité. 3.4 En ce qui concerne l'appréciation des docteurs M.________ et W.________, la juridiction cantonale a relevé que les rapports de ces praticiens, au demeurant très sommaires, se basaient essentiellement sur l'avis émis par le docteur G.________, dont ils différaient uniquement en ce qu'ils indiquaient que la capacité de travail du patient n'était pas susceptible d'être améliorée, sans fournir d'explications complémentaires. Cela n'est pas discuté par le recourant. Il n'est dès lors pas démontré que les faits retenus par les premiers juges en ce qui concerne la capacité de travail du recourant du point de vue somatique, exigible de sa part dans une activité adaptée, soient manifestement inexacts ou incomplets. Sur ce point, le recours est mal fondé.