Citation: 6B_1268/2023 E. 3.2

3.2. Dans un premier grief, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir considéré, au moment de retenir l'existence d'un risque de récidive justifiant globalement le prononcé d'une peine privative de liberté, que son activité délictuelle aurait duré " plusieurs années ", soit " entre fin 2016 et avril 2018". Selon lui, les derniers faits reprochés se seraient en réalité déroulés le 1er avril 2017. Il reconnaît cependant avoir été condamné, dans la procédure parallèle, pour des faits similaires commis le 7 septembre 2018. Force est de constater, avec le recourant, que les actes reprochés en l'espèce se sont déroulés entre fin 2016 et avril 2017, et non avril 2018. En cela, il est vrai que les dates relatées par la cour cantonale sont erronées. Il ne faut cependant pas perdre de vue que, selon l'autorité précitée, le risque de récidive ne résulte pas exclusivement de la durée de l'activité délictueuse. Au contraire, elle le justifie aussi par le caractère durable des atteintes à l'intégrité sexuelle d'une pluralité de personnes, par le fait qu'il ait persisté à contester toute culpabilité ou encore par la conservation d'images à caractère pornographique ou violent, motifs dont le recourant ne conteste pas la pertinence. Ainsi, bien qu'avérée, l'erreur commise par la cour cantonale est sans conséquence. Elle était fondée à tenir compte de motifs de prévention spéciale. À cela, il convient d'ajouter que la cour cantonale a elle-même corrigé l'erreur précitée en retenant qu'en " l'espace de quelques mois, le prévenu s'en est ainsi pris à pas moins de quatre collègues de travail différentes, ce qui démontre également le danger qu'il représente pour autrui " (jugement attaqué consid. 4.2.3), mais également que, en tenant compte de la condamnation du recourant dans le cadre de la procédure pénale parallèle pour des faits commis le 7 septembre 2018, l'activité délictueuse s'est bien étalée sur " plusieurs années ".