Citation: 6B_720/2017 E. 3.3.4

3.3.4. Le recourant énumère divers éléments qu'il présente comme des faits établis dans la mesure où ils ressortiraient du jugement de première instance et ne seraient pas expressément contredits par la cour cantonale. Ce faisant, l'intéressé perd de vue que l'autorité précédente jouissait d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit (cf. art. 398 al. 2 CPP) et n'était pas tenue de rediscuter intégralement les considérations du tribunal de première instance. Au demeurant, les éléments en question n'ont nullement été ignorés par la cour cantonale, qui les a au contraire discutés. S'agissant des motivations du recourant, l'autorité précédente a considéré que l'absence d'assouvissement sexuel était concevable au vu des circonstances et du mode opératoire de l'intéressé. Le recourant ne démontre pas en quoi cette appréciation serait arbitraire, ni en quoi une absence d'"assouvissement" impliquerait nécessairement qu'il n'aurait retiré "aucune satisfaction sexuelle" de ses agissements. De même, l'autorité précédente n'a aucunement ignoré les termes employés par l'intimée lors de sa conversation téléphonique de 2011, rapportée par la témoin G.________. Elle a précisé à cet égard que si les expressions utilisées par l'intimée n'étaient pas explicites, le recourant savait néanmoins que sa fille évoquait les abus sexuels qu'elle lui reprochait. Le recourant ne démontre aucunement en quoi cette appréciation serait insoutenable ni dans quelle mesure l'état de fait serait lacunaire sur ce point. On ne voit pas, enfin, en quoi le fait qu'il aurait pu déclarer à l'intimée, au terme de la conversation téléphonique en question, qu'il reviendrait la voir à l'hôpital, serait de nature à influer sur le sort de la cause (cf. art. 97 al. 1 LTF). La cour cantonale n'a pas davantage omis de signaler que l'intimée avait déclaré à sa psychologue K.________ qu'elle dévoilait auprès d'elle les abus subis pour la première fois. Contrairement à ce que prétend le recourant, on ne voit pas que l'autorité précédente aurait dû retenir qu'il s'agissait de "déclarations fausses". En effet, même si l'intimée avait déjà évoqué les abus en question de manière sommaire auprès de quelques personnes, il n'apparaît pas que le fait d'indiquer à sa thérapeute qu'elle lui révélait les attouchements subis pour la première fois aurait été de nature à démontrer "l'absence totale de crédibilité" de ses propos. Il ressort enfin du jugement attaqué que l'intimée a souffert du divorce de ses parents et a nourri de la rancoeur à l'encontre de son père. On ne voit pas, partant, en quoi les constatations du Service de protection de la jeunesse à cet égard - qui confirment ce qui précède - seraient de nature à influer sur le sort de la cause (cf. art. 97 al. 1 LTF). Il en va de même s'agissant de la dispute qu'aurait eu l'intimée avec le recourant à propos d'argent, ce dernier ne précisant pas dans quelle mesure cet élément serait pertinent. L'autorité précédente a, au demeurant, exposé, d'une manière qui ne prête pas le flanc à la critique, pour quels motifs elle avait rejeté la thèse d'une vengeance de l'intimée fondée sur des considérations vénales.