Citation: 5A_157/2019 E. A

Par arrêt du 16 janvier 2019, la IIe Cour d'appel civil du Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg (ci-après : IIe Cour d'appel civil) a admis le recours déposé par A.________ contre la décision de mainlevée définitive rendue le 6 décembre 2018 par le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de la Sarine (ci-après: le Président du Tribunal civil). Elle a réformé cette décision comme suit (I) : (i) La requête de mainlevée définitive de l'opposition formée par A.________ au commandement de payer n° xxxxxxx de l'Office des poursuites de la Sarine à l'instance de la Caisse B.________ (ci-après : la Caisse de compensation) portant sur la somme de 423 fr. 65 est rejetée; (ii) Il n'est pas alloué d'équitable indemnité; (iii) Un émolument de 90 fr. est mis à la charge de la Caisse de compensation. Elle a par ailleurs mis les frais de la procédure de recours par 100 fr. à la charge de la Caisse de compensation (II), refusé d'allouer des dépens (III), déclaré que le recours contre la décision de refus d'assistance judiciaire du Président du Tribunal civil du 6 décembre 2018 et la requête d'assistance judiciaire pour la procédure de recours étaient sans objet (IV), et enfin déclaré la requête d'effet suspensif du 17 décembre 2018 sans objet (V). En substance, la IIe Cour d'appel civil a jugé que la Caisse de compensation n'avait pas produit la preuve de la notification effective de la décision du 26 janvier 2018 portant sur les acomptes de cotisations pour les personnes exerçant une activité lucrative indépendante pour l'année 2018, ainsi que de la sommation du 20 juillet 2018 relative aux cotisations AVS/AI/APG pour la période du 1er avril au 30 juin 2018. Partant, il y avait lieu de se fonder sur les déclarations de A.________, lequel contestait avoir reçu les deux décisions litigieuses. Elle a en outre refusé d'allouer des dépens à A.________, qui avait agi par lui-même et dont le travail n'avait pas dépassé ce que l'on pouvait attendre d'un justiciable dans le cadre de la gestion ordinaire de ses affaires administratives. Compte tenu de l'issue du recours et en particulier du fait que les frais judiciaires de première et seconde instances avaient été mis à la charge de la Caisse de compensation, elle a jugé que le recours de A.________ contre la décision de refus d'assistance judiciaire du 6 décembre 2018 et la requête d'assistance judiciaire pour la procédure de recours étaient sans objet.