Citation: 6B_404/2021 E. 5

Selon l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours au Tribunal fédéral doivent indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuves, et être signés. En particulier, le recourant doit motiver son recours en exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (cf. art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 142 III 364 consid. 2.4; 140 III 86 consid. 2; 134 II 244 consid. 2.1). En particulier, la motivation doit être topique, c'est-à-dire se rapporter à la question juridique tranchée par l'autorité cantonale (ATF 123 V 335; arrêt 6B_970/2017 du 17 octobre 2017 consid. 4). De plus, le Tribunal fédéral est lié par les faits retenus par l'arrêt entrepris (art. 105 al. 1 LTF), sous les réserves découlant des art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF, soit pour l'essentiel de l'arbitraire (art. 9 Cst.; sur cette notion v. ATF 143 IV 241 consid. 2.3.1; 140 I 201 consid. 6.1) dans la constatation des faits. Le Tribunal fédéral ne connaît de la violation des droits fondamentaux que si ce moyen est invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF), c'est-à-dire s'il a été expressément soulevé et exposé de manière claire et détaillée (ATF 143 IV 500 consid. 1.1). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 145 IV 154 consid. 1.1). En l'espèce, la cour cantonale a confirmé le refus du transfert du recourant dans un autre établissement. Pour ce faire, elle s'est fondée sur les conclusions convergentes des différents experts et a retenu que le caractère dangereux du recourant subsistait (cf. art. 62d al. 2, 64 al. 1 et 75a al. 1 CP), qu'il existait un risque de récidive qualifié de moyen au minimum, en particulier de crimes sexuels, et un manque d'investissement thérapeutique. Dans la mesure où l'argumentation du recourant est intelligible, elle consiste uniquement en une présentation personnelle des faits, pour la plupart sans grand lien avec la présente cause, mais en rapport avec d'autres procédures, dans une démarche purement appellatoire. Il en va de même lorsque le recourant se fonde sur des faits non constatés dans l'arrêt attaqué, sans qu'il ne cherche à démontrer qu'ils auraient été arbitrairement omis. Les critiques du recourant ne répondent ainsi pas aux exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF et sont, par conséquent, irrecevables. L'objet du litige est circonscrit par l'arrêt attaqué au refus d'un transfert dans un autre établissement. Dans la mesure où le recourant rediscute la constatation de l'échec de la mesure thérapeutique institutionnelle au sens de l'art. 59 CP, ses critiques sont irrecevables, celles-ci ne faisant pas l'objet de la décision cantonale (cf. art. 80 al. 1 LTF). Pour le surplus, le recourant prétend à une violation du droit, en particulier des art. 74 et 75 CP, sans qu'il ne consacre toutefois aucune motivation à cette critique qui permettrait de comprendre en quoi tel serait le cas. Par ailleurs, le recourant ne conteste pas l'existence du risque de récidive, en particulier pour des crimes sexuels. Le recourant ne démontre aucunement en quoi les considérations cantonales violeraient le droit et ne présente aucun grief répondant aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF.