Citation: 1C_80/2017 E. 3

Les recourants font également valoir une violation de leur droit d'être entendus du fait qu'ils n'ont pas eu connaissance des plans rectifiés après l'enquête publique d'août 2015 avant que l'autorité communale délivre l'autorisation de construire. Une violation du droit d'être entendu peut être réparée dans le cadre de la procédure de recours lorsque l'irrégularité n'est pas particulièrement grave et pour autant que la partie concernée ait la possibilité de s'exprimer et de recevoir une décision motivée de la part de l'autorité de recours disposant d'un pouvoir d'examen complet en fait et en droit. Une réparation du vice procédural est également possible lorsque le renvoi à l'autorité inférieure constitue une vaine formalité, provoquant un allongement inutile de la procédure, incompatible avec l'intérêt de la partie concernée à ce que sa cause soit tranchée dans un délai raisonnable (ATF 142 II 218 consid. 2.8.1 p. 226; 137 I 195 consid. 2.3.2 p. 197; 135 I 279 consid. 2.6.1 p. 285). S'il y a très probablement eu violation du droit d'être entendus des recourants pour le motif invoqué, celle-ci a de toute évidence été réparée devant la cour cantonale. Les recourants ne démontrent pas en quoi tel n'aurait pas été le cas, de sorte que leur grief doit être rejeté.