Citation: 4A_486/2022 E. 7.2

7.2. A l'appui de son grief, l'intéressé, se référant notamment à l'arrêt Matuzalem (ATF 138 III 322), fait valoir que la sentence attaquée porte gravement atteinte à sa liberté économique. Au vu de la durée de la suspension qui lui a été infligée, il estime, en effet, qu'il est, de fait, exclu du monde du tennis. Il souligne aussi que la sanction qui a été prononcée à son encontre porte gravement atteinte à son honneur et à sa réputation professionnelle, alors qu'il a été blanchi par les autorités pénales.... A son avis, justifier une atteinte aussi grave par la nécessité de lutter contre la manipulation de rencontres sportives est trop simpliste. Il estime que les sanctions prévues par le TACP, prononcées sur la base d'un simple constat de vraisemblance des faits reprochés, est incompatible avec le sentiment de justice. Se référant aux considérations émises par la CourEDH dans son arrêt rendu le 11 février 2020 dans l'affaire Platini contre la Suisse, le recourant soutient qu'il subit une atteinte grave et inadmissible à sa liberté économique. Âgé de 41 ans au moment du dépôt de son mémoire de recours, il indique être privé de la possibilité d'exercer toute activité en lien avec le tennis et donc d'avoir une activité lucrative pour une période de dix ans. Il prétend, enfin, qu'il n'a pas pu bénéficier, contrairement à Michel Platini, de garanties institutionnelles et procédurales suffisantes.