Citation: 1B_529/2019 E. 3.2

3.2. L'autorité cantonale a tout d'abord relevé que le Procureur intimé avait admis avoir informé les parties de son appartenance à la Commission consultative contre les violences domestiques et vouloir utiliser la procédure concernant le recourant à titre d'exemple dans le cadre de cette activité. Selon l'autorité précédente, ces propos - dépourvus de pertinence dans le présent cas - ne constituaient pas une marque de prévention à l'égard du recourant, ce d'autant plus que le Procureur intimé avait contesté avoir dit qu'il ferait de ce cas un exemple dans le sens qu'il entendrait faire preuve de la plus grande sévérité à son égard. La juridiction cantonale a encore relevé que les propos reprochés au Procureur intimé ne ressortaient pas du procès-verbal de l'audience du 23 août 2019; auraient-ils été tenus dans la teneur évoquée par le recourant que cela ne permettrait pas d'admettre l'existence de circonstances exceptionnelles justifiant la récusation du magistrat intimé, lesdites déclarations relevant tout au plus de la maladresse. Le recourant estime cependant que la mention par le magistrat intimé de sa qualité de membre de la Commission consultative contre les violences domestiques dans une affaire de violences conjugales supposées, ferait figure d'aveu de partialité et d'implication spécifique du Procureur intimé; cette participation serait de nature à influencer la recherche de la vérité et à établir une instruction faite uniquement à charge du prévenu. Enfin, le recourant considère comme aberrant qu'un magistrat veuille utiliser une affaire comme exemple dans le cadre de son activité à la Commission cantonale consultative contre les violences domestiques alors que cette cause n'a pas encore été jugée et que les infractions ne sont absolument pas démontrées. Ce faisant, le recourant s'en prend à l'appréciation effectuée par l'autorité cantonale, lui reprochant notamment de ne pas avoir retenu sa propre version, respectivement interprétation, des propos tenus par le Procureur intimé lors de l'audience du 23 août 2019. S'agissant de la participation du Procureur intimé à la Commission consultative contre les violences domestiques, cela permet uniquement de considérer que ce magistrat a une certaine expérience dans ce domaine particulier et qu'il la partage avec d'autres personnes représentant les milieux professionnels concernés par cette thématique (cf. au demeurant l'art. 6 al. 1 de la loi valaisanne du 18 décembre 2015 sur les violences domestiques [LVD; RS/VS 550.6] et l'art. 3 al. 1 de l'Ordonnance valaisanne du 14 septembre 2016 sur les violences domestiques [OVD; RS/VS 550.600]). L'appartenance du Procureur intimé à cette Commission et l'utilisation des connaissances acquises dans sa pratique ordinaire dans le cadre de cette activité ne sauraient donc constituer à elles seules un motif de récusation; cela vaut d'autant plus que les membre de ladite Commission sont tenus au secret de fonction (cf. art. 3 al. 3 OVD). En l'absence d'autres éléments pouvant faire penser que la participation du Procureur intimé à cette Commission lui aurait enlevé l'impartialité nécessaire dans l'affaire de violences conjugales supposées diligentée contre le recourant, l'autorité cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, admettre que les informations données à cet égard par le Procureur intimé, ne constituaient pas un motif de récusation.