Citation: 1B_361/2019 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a constaté qu'il n'était pas contesté que les faits dénoncés - tant par la société plaignante que par l'Office des poursuites et faillites - relevaient de la criminalité économique et étaient complexes (cf. la structure de la société faillie, les participations de celle-ci dans d'autres sociétés et les opérations litigieuses relevées par l'Office); ces éléments avaient conduit à l'ouverture d'une procédure pénale contre le recourant pour banqueroute frauduleuse (art. 163 CP) et gestion fautive (art. 165 CP), respectivement avaient justifié les différents séquestres ordonnés en janvier 2017; dans ce cadre, le Ministère public avait relevé le comportement du recourant lequel engageait C.________ SA à honorer auprès de B.________ Limited des engagements de plusieurs autres sociétés pour un montant de 28'900'000 fr. alors que le capital de la première société précitée s'élevait à 7'500'000 fr. avec des réserves de 293'850 fr., ce qui pouvait être constitutif d'une gestion fautive au sens de l'art. 165 ch. 1 CP. L'autorité précédente a ensuite constaté que le Ministère public n'avait procédé à aucun acte d'instruction depuis le prononcé des séquestres - il y avait près de vingt mois -, s'étant donc fondé uniquement sur le rapport de H.________ SA de mars 2018 pour retenir l'absence de soupçons suffisants d'agissements pénalement répréhensibles. Le Juge unique a cependant considéré que ce document constituait un simple allégué de partie qui ne saurait donc fonder à lui seul la levée des séquestres; le Procureur ne pouvait pas au demeurant se retrancher derrière cette analyse pour se dispenser de mener les actes de procédure nécessaires, la partie plaignante ayant de plus expressément requis l'administration d'une analyse financière et comptable. L'autorité précédente a ensuite estimé que si les soupçons ne s'étaient pas consolidés, ils ne s'étaient cependant ni confirmés, ni infirmés, les motifs retenus en janvier 2017 paraissant toujours d'actualité, ce qui justifiait le maintien des séquestres.