Citation: 5A_937/2019 E. 4.1

4.1. En l'espèce, l'autorité précédente a d'abord constaté que, à la date de la commination de faillite (26 février 2018), le plaignant était inscrit au registre du commerce en tant qu'associé d'une SNC, de sorte qu'il était sujet à la poursuite par voie de faillite (art. 39 al. 1 ch. 2 LP). En outre, la créance à l'origine de la faillite (assurance-maladie) ne tombe pas dans le champ d'application de l'art. 43 LP, le débiteur étant, au demeurant, assujetti à la poursuite par voie de faillite quelle que soit la nature - privée ou commerciale - de la dette; le fait que des créanciers soumis à cette norme aient ensuite annoncé leurs prétentions à l'Office, qui les a inscrites à l'état de collocation, n'est pas critiquable. Quant à la vente elle-même, l'autorité cantonale a estimé que l'Office avait procédé conformément à la loi: il a d'abord estimé le bien, dressé un inventaire, envisagé une vente de gré à gré vu l'offre concrète de l'autre copropriétaire de l'immeuble; il a ensuite consulté les créanciers et leur a fixé un délai pour présenter une offre supérieure. Concernant la valeur de l'immeuble, l'Office a retenu la " valeur moyenne " résultant des expertises en sa possession. Les deux estimations fournies par le plaignant, établies par des courtiers immobiliers, dans une démarche commerciale, ne permettent pas de remettre en cause l'approche de l'Office, qui s'est fondé sur les estimations émanant d'architectes dont les conclusions sont complètes et motivées. Les arguments de l'Office, d'après lesquels il faut tenir compte de la localisation de la parcelle en zone agricole et de la difficulté de trouver un acquéreur pour une part de 40/100, alors que les estimations se rapportaient au bien entier, sont pertinentes. Enfin, l'offre relative à la vente de gré à gré a été soumise aux créanciers, qui n'ont pas présenté d'offres supérieures.