Citation: 1A.215/2005 04.01.2006 E. G

F.________, de même que P.________, W.________ et M.________ forment un recours de droit administratif contre l'ordonnance de clôture et les décisions incidentes antérieures. Elles concluent principalement à l'annulation de ces décisions, à l'irrecevabilité ou au rejet de la demande d'entraide et de ses compléments, subsidiairement au renvoi de la cause au MPC afin qu'il procède au tri des pièces avec le concours des recourantes. L'OFJ conclut au rejet du recours dans la mesure où il est recevable. Il s'oppose à ce que l'entraide avec la Russie soit remise en cause de manière générale. Il relève notamment que les sociétés n'ont pas qualité pour invoquer l'art. 2 EIMP. Il se réfère à une prise de position du Département des affaires étrangères, dans le cadre de la procédure relative à l'art. 1a EIMP, selon laquelle il conviendrait d'attendre la décision de la Cour européenne des droits de l'homme, déjà saisie dans le cadre de l'affaire Yukos. Le MPC conclut au rejet du recours. Il se fonde sur un rapport publié le 3 juin 2005 par la Commission pour le respect des obligations et engagements des Etats membres du Conseil de l'Europe, qui fait état des progrès dans l'évolution de la justice en Russie. Il relève qu'une traduction du jugement rendu en Russie est en mains des recourantes et devrait être produite par celles-ci. Le MPC insiste sur le lien dissimulé entre les sociétés suisses et russes, et l'absence de justification des versements de commissions. Il relève que les dernières communications de l'autorité requérante des 10 février et 2 juin 2005 ont été remises aux recourantes. Celles-ci ne pourraient se prévaloir de l'art. 2 EIMP. Les recourantes ont répliqué. Le 4 novembre 2005, le MPC a fait savoir qu'une traduction du jugement de première instance serait disponible.