Citation: 5F_27/2020 E. 3

La motivation de la requête est prolixe et confuse. La requérante cite indistinctement des normes de la LTF et du CPC; il ressort cependant de son argumentation, interprétée à la lumière des nombreux courriers qu'elle a adressés à la Cour de céans, qu'elle reproche essentiellement à celle-ci de ne pas avoir pris en considération des faits pertinents qui ressortent du dossier au sens de l'art. 121 let. d LTF. Aux termes de l'art. 124 al. 1 let. b LTF, le motif de révision précité doit être invoqué dans les 30 jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt. Quoi qu'en dise la requérante, ce délai ne court donc pas " à compter de la découverte " du motif de révision; en outre, il s'agit d'un délai légal qui ne peut être prolongé (art. 47 al. 1 LTF), ce dont l'intéressée a été expressément informée. En l'espèce, il ressort du suivi des envois postaux que l'arrêt attaqué a été notifié à la requérante le (samedi) 13 juin 2020, si bien que le délai a commencé à courir le lendemain (art. 44 al. 1 LTF) - même si ce jour est un dimanche (AMSTUTZ/ARNOLD, in : Basler Kommentar, BGG, 3e éd., 2018, n° 17 ad art. 44 LTF et les références) -, pour expirer le (lundi) 13 juillet 2020. Expédiée le 17 août 2020, la requête apparaît dès lors tardive, partant irrecevable. Contrairement à ce que laisse entendre la requérante, la suspension des délais du 15 juillet au 15 août inclus au sens de l'art. " 145 al. 1 let. b CPC " ( recte : 46 al. 1 let. b LTF) n'entre pas en considération, le délai en question ayant déjà expiré avant le début des féries judiciaires estivales.