Citation: 4A_342/2023 E. C

Contre cet arrêt, qui lui a été notifié le 30 mai 2023, la société demanderesse a interjeté un recours en matière civile au Tribunal fédéral le 28 juin 2023, concluant à ce qu'il soit réformé en ce sens que les deux défendeurs soient condamnés solidairement à lui payer le montant de 219'218 fr. avec intérêts à 5 % l'an dès le 30 décembre 2013, comme l'avait fait le jugement de première instance. Elle reproche à la cour cantonale d'avoir libéré le défendeur n° 2, soutenant tout d'abord que l'appel de celui-ci était insuffisamment motivé et aurait dû être déclaré irrecevable sur la base de l'art. 311 al. 1 CPC; puis, elle invoque l'appréciation arbitraire des preuves, reprochant essentiellement à la cour cantonale d'avoir nié qu'une société simple existât entre les deux défendeurs, ainsi que d'avoir admis que le défendeur n° 2 aurait acheté le chalet clé en main, soutenant que la cour cantonale aurait dû admettre que les travaux lui avaient été commandés par le défendeur n° 2, tout en mentionnant la violation des art. 1 al. 1, 18 et 530 ss CO. Le défendeur n° 2 conclut principalement à l'irrecevabilité du recours, subsidiairement à son rejet et plus subsidiairement encore à l'annulation de l'arrêt cantonal et au renvoi de la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision. Il conteste que la demanderesse ait un intérêt à recourir puisque la condamnation du défendeur n° 1 est désormais en force, soutient qu'elle n'aurait aucun intérêt juridique à recourir car elle n'a aucun droit à être protégée d'une probable insolvabilité de ce débiteur, que d'ailleurs le grief de l'insolvabilité du défendeur n° 1 n'a pas été invoqué en instance cantonale et serait donc irrecevable. Le défendeur n° 1 relève que les travaux effectués bénéficient au défendeur n° 2 et qu'il ne serait que justice qu'il en paie le prix. Au surplus, il s'en remet à justice. La demanderesse a encore déposé de brèves observations.