Citation: 5P.377/2005 10.03.2006 E. 2

2.1 Une décision est arbitraire lorsqu'elle contredit clairement la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté ou qu'elle heurte d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. A cet égard, le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si elle apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motifs objectifs ou en violation d'un droit certain. De plus, pour qu'une décision soit annulée, il ne suffit pas que sa motivation soit insoutenable; encore faut-il que cette décision soit arbitraire dans son résultat. En outre, il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution - en particulier une autre interprétation de la loi - que celle de l'autorité intimée paraît concevable, voire préférable (ATF 131 I 217 consid. 2.1; 129 I 8 consid. 2.1 et les arrêts cités). 2.2 Selon l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit - sous peine d'irrecevabilité - contenir un exposé des faits essentiels ainsi qu'un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation. Lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'a donc pas à vérifier, de lui-même, si l'acte attaqué est en tous points conforme au droit et à l'équité; il n'examine que les moyens de nature constitutionnelle invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours, le principe de l'application du droit d'office étant inapplicable (ATF 130 I 26 consid. 2.1, 258 consid. 1.3; 125 I 71 consid. 1c). En outre, dans un recours pour arbitraire, le recourant ne peut pas se contenter de critiquer l'acte entrepris comme il le ferait dans une procédure d'appel, où l'autorité de recours peut revoir librement l'application du droit. Le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur des griefs insuffisamment motivés ou sur une critique de nature purement appellatoire. En particulier, il ne suffit pas que le recourant prétende de façon toute générale que l'arrêt attaqué est arbitraire. Il doit démontrer, par une argumentation précise, en quoi l'autorité cantonale aurait grossièrement violé une norme ou un principe juridique incontestés ou que l'arrêt attaqué heurterait de manière choquante le sentiment de l'équité (ATF 128 I 295 consid. 7a p. 312; 127 III 279 consid. 1c p. 282).