Citation: 6B_906/2013 E. 3.1.2

3.1.2. Le recourant conteste avoir fait le choix de ne pas suivre de traitement psychiatrique. Il soutient que la Chambre des recours a arbitrairement considéré que ses déclarations n'étaient pas crédibles lorsqu'il expliquait que c'était à cause du psychiatre qui lui avait déclaré qu'il « n'aimait pas les gens comme lui » qu'il avait cessé son traitement, mais qu'il était prêt à suivre une thérapie avec une autre personne. L'absence de soutien thérapeutique relevait de la carence dans le suivi des autorités. A nouveau, le recourant ne fait qu'opposer ses propres déclarations à l'appréciation des preuves effectuée par l'autorité cantonale. Il ne conteste cependant pas avoir besoin d'un soutien psychiatrique au vu de l'expertise qui a posé un diagnostic de trouble mixte de la personnalité dont l'influence se traduit dans la sphère relationnelle par une sexualité omniprésente et par une difficulté à s'inscrire dans des relations stables. L'allégation relative aux prétendus propos tenus par le psychiatre n'a pas été établie, il n'était donc pas arbitraire de ne pas la tenir pour crédible. En revanche, il ressort de l'établissement des faits (art. 105 al. 1 LTF) que c'est le recourant qui a interrompu son traitement ensuite d'une « prise de bec » avec son thérapeute en juillet 2011. L'évaluation criminologique de janvier 2011 relève que le recourant n'est nullement conscient de ses fragilités. Le bilan établi en mai 2012 par la direction des EPO explique également que le recourant n'éprouve aucun manquement quant à l'absence d'une thérapie, puisqu'il estime ne pas en avoir besoin. C'est ainsi sans arbitraire que l'autorité cantonale a retenu que le recourant refusait toute thérapie.