Citation: 9C_739/2018 E. 3.3

3.3. Cette argumentation est infondée. Si le fait que B.________ ne travaillait pas uniquement pour la société recourante et exerçait en parallèle des activités pour d'autres entreprises - ce qui, du reste, n'a jamais été nié par les premiers juges ni par la caisse de compensation intimée - peut être nouveau, il n'est pas "important" au sens de l'art. 53 al. 1 LPGA. En effet, selon la jurisprudence (ATF 127 V 353 consid. 5b p. 358), un fait est important lorsqu'il est de nature à modifier l'état de fait à la base de la décision litigieuse et à conduire à une décision différente en fonction d'une appréciation juridique correcte. Or la seule existence en parallèle de plusieurs activités professionnelles ne suffit pas à déterminer le statut de cotisant du travailleur en relation avec son activité pour la société d'autant moins lorsque, comme en l'espèce, ce statut avait été fixé par la CNA dont la décision liait l'administration et qu'aucun indice du caractère indépendant de l'activité exercée par B.________ n'avait été produit ni même allégué dans la procédure principale. Par ailleurs, l'existence simultanée de plusieurs employeurs ne change rien au montant du salaire retenu pour la période litigieuse (ni au montant de l'arriéré de cotisations réclamé). Selon les constatations de la juridiction cantonale, qui lient le Tribunal fédéral (consid. 1 supra), ce montant correspond en effet à la rémunération effective versée à B.________ et résulte du contrôle d'employeur, lui-même fondé sur la comptabilité de la société recourante. On précisera en outre qu'il est vain de reprocher aux autorités de ne pas avoir auditionné les témoins proposés dans la mesure où ces auditions ne portaient pas sur des faits importants et où, contrairement à ce qui prévaut dans le cadre d'une demande de prestations (cf. art. 43 LPGA), il appartient à la partie qui demande la révision d'établir les faits qui la justifient (cf. art. 53 al. 1 LPGA).