Citation: 5A_445/2014 E. 3.2

3.2. Selon l'arrêt attaqué, l'épouse, qui est hygiéniste dentaire, travaille à un taux de 60%, soit deux jours par semaine en qualité d'indépendante et un jour par semaine en tant que salariée. Il ressort en outre de la décision querellée que l'intimée a déclaré qu'elle n'était pas en mesure d'augmenter son temps de travail en raison de problèmes de santé, qui l'auraient également obligée à recourir aux services d'un jardinier pour l'entretien du jardin de la maison familiale. La cour cantonale a considéré que cet élément de fait avait été rendu vraisemblable et qu'on ne pouvait exiger d'elle, au stade des mesures protectrices de l'union conjugale, qu'elle augmente son taux d'activité. Le recourant le conteste. Il soutient que l'intimée n'a jamais allégué, ni a fortiori rendu vraisemblable, que des problèmes de santé l'empêchaient de travailler davantage. Ce faisant, il ne démontre pas, conformément aux exigences de motivation déduites de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra, consid. 1.2), qu'il serait insoutenable, en l'état, de ne pas obliger l'épouse à augmenter son temps de travail, compte tenu de la durée de la vie commune et de l'âge de l'intimée au moment de la séparation. Quant à la constatation relative à l'absence d'épargne des parties, son incidence n'est pas celle que le recourant lui confère (cf. infra, consid. 5.2), en sorte que la critique est irrecevable (art. 97 al. 1 LTF). Les art. 150 al. 1 et 151 CPC n'apparaissent donc pas non plus violés.