Citation: 6B_420/2022 E. 2.2

2.2. A titre liminaire, la cour cantonale a relevé que le recourant ne pouvait exiger, sous couvert d'une violation de l'art. 86 CP, son transfèrement en France pour y exécuter la peine à laquelle il a été condamné. Examinant ensuite les conditions d'une libération conditionnelle, la cour cantonale a constaté que la condition temporelle a été réalisée le 20 mars 2017 (exécution des 2/3 de la peine) et que le comportement du recourant demeurait très bon malgré une longue incarcération. Tous les intervenants relevaient un changement positif d'attitude (suivi thérapeutique, capacité de décrire les événements ayant conduit à ses condamnations et d'exprimer ses ressentis, etc.). Néanmoins, tous s'accordaient aussi sur le fait qu'il convenait de confirmer ces prémisses dans la durée. Le travail d'introspection était relativement récent, puisque le suivi thérapeutique volontaire n'avait été entrepris qu'après près de 20 ans d'incarcération, en juillet 2019. Or, déjà en 2007, le psychologue qui l'avait examiné concluait à un travail thérapeutique sur le long terme. Ainsi, malgré les efforts et les progrès réalisés, le risque de récidive demeurait, en l'état, trop élevé pour être compatible avec une libération conditionnelle. Quant à la dangerosité du recourant, le SAPEM relevait encore lors du colloque du 3 mai 2021, que rien n'avait changé et que, là encore, seul un travail conséquent de la part du concerné pouvait faire évoluer la situation. Ce constat restait identique à celui précédemment relevé dans l'arrêt cantonal du 7 décembre 2018, selon lequel les experts étaient d'avis que seul un traitement thérapeutique de longue haleine était à même de réduire la menace que le recourant représentait pour la société.