Citation: 1C_452/2020 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a essentiellement examiné la question de la dérogation en rapport avec la distance entre le bâtiment existant (salle polyvalente) et le bâtiment d'affectation mixte projeté le long de la route de Sion (consid. 3 à 5.2). Elle a aussi traité du grief relatif à la protection incendie, en rapport avec la même distance (consid. 5.3.1). S'agissant de la distance entre le bâtiment mixte et le complexe scolaire, la cour cantonale a tenu compte de l'argumentation présentée en réplique par le recourant. En effet, dans la première procédure de recours, le recourant avait expressément admis que les deux nouveaux bâtiments formaient un tout (réplique du 25 octobre 2015 p. 6). A l'instar de ce qui a été examiné dans le premier arrêt cantonal, le second recours mettait uniquement en cause la distance entre la salle polyvalente et le bâtiment mixte. Dans sa réplique, du 4 mars 2020, le recourant s'est prévalu pour la première fois de la distance entre les deux futurs bâtiments, estimant que le projet comportait alors deux dérogations majeures. A l'appui de son grief, il produisait une expertise technique du 3 mars 2020. Cette dernière relève certes que la distance entre les deux bâtiments devrait être d'environ 13,5 m au lieu des 4 m prévus, mais ne se penche pas sur la possibilité de considérer les deux édifices comme parties d'un tout, ni sur la justification d'une éventuelle dérogation: elle considère simplement que cette proximité poserait des problèmes de salubrité et de sécurité. La cour cantonale a répondu à ces arguments en relevant que l'Office cantonal du feu (OCF) avait rendu un préavis favorable et que les normes AEAI permettaient une distance de 4 m à certaines conditions réalisées en l'espèce. A défaut de tout grief précis concernant l'octroi d'une seconde dérogation, la cour cantonale n'a pas violé le droit d'être entendu en n'examinant pas d'office la question. Au demeurant, les éléments retenus pour justifier la première dérogation pourraient a fortiori valoir à l'égard de la seconde puisque les deux nouveaux bâtiments forment un complexe revêtu d'une justification d'ensemble. Enfin, les considérations relatives au préavis de l'OCF, en rapport avec la seconde dérogation, pouvaient également valoir pour la première, de sorte que l'arrêt attaqué répond aux griefs tels qu'ils ont été soulevés par le recourant et respecte dès lors le devoir de motivation, y compris quant à la pesée d'intérêts.