Citation: 8C_26/2015 E. 4.2.2

4.2.2. En l'occurrence, les griefs invoqués par la recourante ne sont pas de nature à mettre en doute le point de vue du Tribunal administratif fédéral, selon lequel les divers documents qu'elle a produits n'étaient pas suffisants pour établir la réduction de l'horaire de travail des travailleurs concernés, conformément aux exigences de contrôle légales et jurisprudentielles. Du reste, la recourante concède que ces moyens de preuve n'apportent pas la précision stricte requise par la jurisprudence et ne contiennent qu'une approximation comptable des heures perdues qui ne vaut pas preuve absolue. Cela étant, elle n'expose pas en quoi la juridiction précédente a constaté les faits de manière manifestement insoutenable en retenant que la réduction de l'horaire de travail n'était pas établie à satisfaction de droit. Les griefs de mauvaise appréciation des preuves et de formalisme excessif dont se prévaut la recourante se révèlent ainsi infondés. Par ailleurs, on ne voit pas en quoi l'intéressée pourrait être dispensée des obligations strictes de contrôle posées aux art. 31 al. 3 let. a LACI et 46b al. 1 OACI en se prévalant des statistiques du SECO relatives au nombre de demandes de restitution d'indemnités fondées sur l'absence de "timesheets" quotidiens. En outre, selon la jurisprudence, on ne saurait pallier à l'absence de documents de contrôle satisfaisant aux exigences légales et jurisprudentielles au moyen de témoignages ultérieurs des travailleurs concernés par la réduction de l'horaire de travail ou d'autres personnes (arrêt du Tribunal fédéral des assurances C 229/00 du 30 juillet 2001 consid. 1b). Cela étant, les premiers juges étaient fondés à rejeter les offres de preuves de la recourante sans que cela entraine une violation de son droit d'être entendue ni de l'interdiction du formalisme excessif.