Citation: 1P.430/2005 29.07.2005 E. 7

Le recourant dénonce enfin une violation du principe de la célérité garanti aux art. 29 al. 1 Cst. et 5 § 3 CEDH. Il se plaint en particulier du fait que la cause a été confiée à un autre magistrat instructeur qui n'exercerait ses fonctions qu'à temps partiel et qui aurait statué sur sa demande de mise en liberté sans même avoir pris la peine de l'interroger. Il n'y a pas lieu d'examiner ce qu'il en est réellement. L'appréciation d'ensemble du caractère raisonnable d'une procédure doit en règle générale être faite par le juge du fond qui tiendra compte d'une violation du principe de la célérité dans la fixation de la peine ou en imputant la détention préventive sur la durée de celle-là (cf. ATF 124 I 139 consid. 2c p. 141). Dans le cadre de la procédure de contrôle de la détention préventive, la question d'une éventuelle violation du principe de la célérité n'a de sens que dans la mesure où elle est de nature à faire apparaître la détention préventive subie comme disproportionnée et à entraîner la libération immédiate du prévenu (ATF 128 I 149 consid. 2.2 p. 151). Cette hypothèse n'est pas réalisée en l'espèce de sorte que la question de savoir si les autorités judiciaires ont violé les art. 29 al. 1 Cst. et 5 § 3 CEDH peut demeurer indécise. Au surplus, il n'y a aucun motif de considérer qu'elles ne vont pas poursuivre cette enquête sans désemparer.