Citation: U 196/02 23.01.2003 E. 3

En substance, le recourant fait grief à l'intimée comme aux juges cantonaux de s'être écarté sans motif pertinent de la méthode ordinaire de comparaison des revenus (art. 18 al. 2 LAA) au profit de la méthode dite extraordinaire, pour évaluer son degré d'invalidité. Il critique également les descriptions de poste de travail (DTP) sur lesquelles s'est fondée la CNA pour fixer son revenu d'invalide, arguant que la plupart d'entre elles (huit DPT sur douze) sont incompatibles avec son handicap; selon lui, il y a lieu d'opérer à tout le moins une réduction de 15 à 20 pour-cent sur le salaire moyen résultant des DPT ou alors de se fonder sur le salaire qu'il réalise effectivement. A cet égard, il produit un contrat passé avec la Fondation V.________ portant sur un stage d'observation et réentraînement du 13 mai au 7 juillet 2002 rémunéré à raison de 12 fr. par heure, ainsi qu'un contrat de mission avec l'agence de placement U.________ d'une durée de 3 mois dès le 10 juin 2002 pour un emploi d'ouvrier d'usine avec un salaire horaire de 19 fr. 47 (vacances incluses et sans 13ème salaire); il en déduit que son degré d'invalidité s'élève à plus de 54 %. Quant au taux de l'indemnité pour atteinte à l'intégrité, le recourant demande à ce qu'il soit fixé à 25%; il estime en effet que si une réduction de mobilité de l'épaule jusqu'à l'horizontale justifie, selon les tables d'indemnisation de la CNA, un taux de 15 %, le fait de ne pouvoir utiliser le bras droit que jusqu'à la hauteur de la table de travail comme c'est le cas pour lui, ouvre au moins le droit à une indemnité de 25 %.