Citation: 1B_426/2022 E. 2.1

2.1. Ils reprochent tout d'abord à l'autorité précédente de s'être basée sur du matériel vidéo différent de celui - prétendument flouté au regard des ordonnances du Tmc autorisant la mesure de surveillance - qui sera versé au dossier par le Ministère public. Ce grief, manifestement dénué de tout fondement, peut être écarté. En effet, le raisonnement tenu par les recourants est pour le moins contradictoire : d'une part, ils entendent soustraire des éléments de la connaissance du Ministère public en raison de prétendus secrets protégés par la loi; mais, d'autre part, ils attendaient de ce dernier qu'il visionne - préalablement - les images et procède à leur tri avant de ne transférer au Tmc qu'un fichier flouté (cf. ad ch. 20 ss du recours). Une telle manière de procéder aurait été manifestement contraire à leurs intérêts - respectivement à l'une des conclusions prises dans leurs écritures du 8 avril 2022 (cf. la troisième relevée ad let. A ci-dessus) -, puisqu'elle aurait induit la violation des secrets professionnels invoqués. On ne saurait donc reprocher au Ministère public d'avoir transféré l'intégralité des données, puis au Tmc d'avoir statué sur cette base.