Citation: 6B_309/2010 22.04.2010 E. 1

S'il ne se plaint pas d'une infraction qui l'ait directement atteint dans son intégrité physique, psychique ou sexuelle, le lésé ne bénéficie pas du statut procédural de victime, au sens des art. 1, 37 LAVI et 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF, et il n'a dès lors pas qualité pour recourir au fond contre le refus des autorités de poursuite ou de jugement d'exercer ou d'admettre l'action pénale. Il peut recourir exclusivement pour faire valoir que ces autorités lui auraient dénié à tort le droit de porter plainte si l'infraction ne se poursuit pas d'office (art. 81 al. 1 let. b ch. 6 LTF) ou qu'elles auraient violé un droit formel, entièrement séparé du fond, que la Constitution ou la loi de procédure applicable lui attribue en sa qualité de partie à la procédure (ATF 133 IV 228 et les références; arrêt 6B_733/ 2008 du 11 octobre 2008 et les références). Dans le cas présent, le recourant ne rend pas vraisemblable que les atteintes à l'honneur dont il se plaint auraient ébranlé sa santé psychique. Il n'a dès lors pas la qualité procédurale de victime au sens des art. 1, 37 LAVI et 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF. Par conséquent, il n'a pas vocation à obtenir l'annulation de l'arrêt attaqué pour un motif de fond. Or, malgré la nature formelle de certains des droits constitutionnels dont il invoque la violation, le recourant ne conteste pas la procédure suivie par les autorités cantonales pour prendre leur décision sur l'ouverture de l'action pénale; il reproche exclusivement à celles-ci d'avoir refusé d'engager des poursuites, alors que, selon lui, il existerait des charges suffisantes. Le recourant n'a pas qualité pour soulever ce genre de griefs. La décision attaquée ne lui dénie en outre pas le droit de porter plainte. Son recours, manifestement irrecevable, doit dès lors être écarté en application de l'art. 108 al. 1 let. a LTF.