Citation: 9C_65/2013 E. 4

Cette argumentation n'est nullement pertinente. On relèvera préalablement que la nature du reconditionnement physique - mesure médicale ou mesure d'ordre professionnel - importe peu du moment qu'il ressort expressément des conclusions des docteurs H.________ et S.________ que l'augmentation de la capacité résiduelle de travail de l'intimé de 50% à 75% ne pouvait advenir sans ni avant la mise en oeuvre d'un reconditionnement physique ciblé ou bien conduit. Quoi qu'en dise l'office recourant, la seule lecture des rapports des médecins mentionnés suffit effectivement à démontrer que l'assuré était considéré du point de vue médical comme apte à reprendre une activité adaptée à 50% dès janvier 2008, mais que seule une mesure propre à contrer les effets d'une inactivité physique prolongée (excès pondéral à la limite de l'obésité et déconditionnement global et musculaire ne permettant pas la stabilisation suffisante du rachis) était susceptible d'améliorer sa capacité de travail. A l'instar de ce qu'a affirmé le Tribunal fédéral dans un arrêt 9C_99/2012 du 24 septembre 2012 (cf. consid. 5 et les références), il apparaît ainsi très clairement que la mise en oeuvre du reconditionnement physique constituait une condition sine qua non pour permettre à l'assuré d'accroître sa capacité fonctionnelle de travail et qu'il n'y avait dès lors aucun sens de procéder à une évaluation du taux d'invalidité sur la base d'une capacité résiduelle de travail médico-théorique avant que ladite mesure n'ait été exécutée. Or, un stage d'entraînement progressif au travail n'a en l'occurrence été entrepris que le 18 janvier 2010 (rapport de réadaptation professionnelle et communication du 27 janvier 2010), postérieurement à une mesure d'orientation professionnelle destinée à déterminer quel type d'activité était adaptée à la situation médicale de l'intimé (rapport de réadaptation professionnelle et communication du 8 juin 2009), de sorte qu'en arrêtant l'augmentation de la capacité résiduelle de travail simultanément à la date prévue pour la fin du reconditionnement physique, même si celui-ci a été interrompu de façon prématurée sans que cela ne soit justifié médicalement (avis de la doctoresse M.________ du 28 novembre 2010), et en fixant par conséquent la diminution de la rente trois mois plus tard, les premiers juges n'ont pas arbitrairement apprécié les preuves, ni constaté les faits de façon manifestement inexacte, ni violé une quelconque règle de droit fédéral. Le recours doit donc être rejeté.