Citation: 9C_308/2022 E. 6.2.2

6.2.2. C'est en vain que le recourant reproche en premier lieu à la juridiction cantonale d'avoir arbitrairement établi les faits et de s'être fondée sur l'expertise de CEMEDEX SA, alors qu'elle serait dénuée de toute valeur probante et remise en cause par les divers rapports médicaux de ses médecins traitants. A ce sujet, il reprend mot pour mot la même argumentation que celle présentée dans son recours en matière de droit public formé contre l'arrêt du Tribunal cantonal vaudois du 1er avril 2022 concernant le droit à une rente d'invalidité (cause 9C_309/2022), et axée avant tout sur les diagnostics retenus par les experts, la capacité de travail résiduelle et les limitations fonctionnelles retenues. Dans son arrêt rendu ce jour dans cette cause parallèle, la Cour de céans est arrivée à la conclusion qu'il n'y avait pas lieu de s'écarter des constatations de la juridiction cantonale sur les atteintes dont souffrait le recourant et l'absence de limitation de sa capacité de travail dans une activité adaptée (consid. 5 et 6 de l'arrêt 9C_309/2022). Il suffit de renvoyer aux considérations y relatives pour rejeter l'argumentation identique du recourant. De plus, le recourant ne remet pas sérieusement en cause les constatations cantonales convaincantes selon lesquelles il avait déclaré à l'enquêtrice qu'il ne rencontrait pas de problèmes pour l'organisation administrative de ses journées. Le fait que le recourant n'a pas pu "approuver" le rapport d'enquête n'est pas pertinent, puisqu'il a eu la possibilité de s'exprimer sur celui-ci tout au long de la procédure administrative et judiciaire. En outre, en présence d'une expertise pluridisciplinaire faisant état d'une capacité du recourant à faire son ménage constatée sur la base d'observations médicales, les premiers juges n'ont pas fait un choix arbitraire en ne suivant pas l'avis contraire de la responsable du Centre C.________. En outre, le recourant fait une lecture erronée du rapport d'expertise lorsqu'il allègue une contradiction entre les experts à cet égard. Si le docteur B.________ décrit l'activité du recourant comme "extrêmement limitée" selon les descriptions de celui-ci, il ne retient cependant aucune limitation concrète sur le plan de la médecine interne; il constate que l'assuré est en mesure de se faire à manger et de s'occuper de lui-même et de son ménage. Enfin, le grief du recourant selon lequel les premiers juges n'auraient pas motivé leur constatation selon laquelle il n'aurait pas besoin d'un accompagnement pour faire face aux nécessités de la vie de deux heures par semaine en moyenne tombe à faux. La juridiction cantonale a en effet établi que le recourant nécessitait une aide hebdomadaire de quarante minutes fournie par le Centre C.________ pour l'entretien de son ménage, ce que l'intéressé ne remet pas en cause.