Citation: 6B_372/2022 E. 3.3

3.3. Il ressort du dossier et notamment des arrêts du 5 janvier 2015 et du 14 février 2020 de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois ce qui suit (art. 105 al. 2 LTF) : Le recourant a déposé une plainte pénale le 21 juillet 2014 contre les époux N.________ pour usure. Il exposait, notamment, que le 15 mai 2006, les époux N.________ lui auraient fait signer une convention de participation aux termes de laquelle ils lui versaient respectivement 315'000 fr. et 215'000 fr. dans le but de les "faire fructifier" pendant deux ans, à savoir jusqu'au 15 mai 2008, par la vente d'objets d'art. Le recourant s'obligeait ainsi à leur verser annuellement 43'000 fr. à titre de "rendement de participation", de même qu'à rembourser le montant total déposé à l'échéance du contrat. Il faisait valoir qu'il se serait laissé faire en raison d'un état de faiblesse et de dépression devant la menace de mise en poursuite et de mise en faillite. En outre, il exposait qu'en juin 2012 et décembre 2012, les époux N.________ l'auraient dépouillé de plusieurs oeuvres d'art, dont la valeur, qu'il estimait à 300'000 fr., était très supérieure à ses dettes. Par ordonnance du 22 août 2014, le Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois a refusé d'entrer en matière sur cette plainte, considérant que les éléments constitutifs de l'infraction d'usure n'étaient pas réalisés. Par arrêt du 5 janvier 2015, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal a annulé cette ordonnance de non-entrée en matière et a renvoyé le dossier au ministère public pour qu'il instruise s'agissant de l'infraction d'usure, notamment sur l'éventuelle situation de faiblesse du recourant et sur la valeur des oeuvres que le recourant aurait été obligé de céder aux époux N.________. Le 14 octobre 2019, le ministère public a rendu une ordonnance de classement, qui a été confirmée par la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois le 14 février 2020. La cour cantonale a considéré, que ce soit en 2006 et 2008 ou en 2011 et 2012, périodes durant lesquelles les prétendus actes usuraires auraient été passés, qu'il n'était pas établi ni même rendu vraisemblable que le recourant avait été dans un état de faiblesse de capacité de jugement ou dans une situation de gêne au sens de l'art. 157 ch. 1 CP. Elle a donc exclu toute infraction d'usure.