Citation: 6B_425/2024 E. 3.6

3.6. Le recourant se prévaut également des preuves libératoires de l'art. 173 ch. 2 CP en soutenant qu'il avait des raisons sérieuses de tenir pour vraies les allégations qu'il avait propagées de bonne foi. Le recourant rappelle qu'il a toujours affirmé qu'il était convaincu que les intimées avaient sollicité des mesures superprovisionnelles au moyen d'informations erronées afin que ses "droits de père" sur ses enfants lui soient retirés, raison pour laquelle il a déposé différentes plaintes pénales à l'égard des intimées, ce qui démontrerait sa bonne foi. Au sujet des "raisons sérieuses" dont il disposait, il se réfère au rapport de police du 22 décembre 2020 ainsi qu'au témoignage de la nurse du 17 juin 2020, qui établiraient que les intimées avaient effectivement induit la justice en erreur. Le recourant avance également qu'à la lumière de l'expertise pédopsychiatrique du 13 octobre 2021, il ne pouvait qu'être de bonne foi lorsqu'il a indiqué que son ex-compagne déstabilisait gravement leur enfant et le manipulait. On relèvera tout d'abord que, dans la mesure où tant le rapport de police que le rapport d'expertise sont postérieurs aux propos diffamatoires du recourant, celui-ci n'en avait pas connaissance au moment des faits, de sorte qu'il ne peut s'en prévaloir pour établir sa bonne foi. Pour le surplus, comme susmentionné, les éléments invoqués par le recourant n'ont pas le contenu qu'il leur prête (cf. supra consid. 3.4.2 et 3.4.4) et ne sont dès lors pas propres à démontrer la véracité de ses allégations ni sa bonne foi. À l'égard du premier état de fait (B.b), dire d'une avocate qu'elle pratique "l'escroquerie de la procédure et l'induction de la justice en erreur de manière systématique" consiste à l'accuser d'adopter intentionnellement un tel comportement de façon répétée. Or, même à supposer que l'intimée 3 se soit effectivement servie d'informations erronées dans le cadre de la procédure qui opposait sa cliente au recourant - ce qu'il ne démontre nullement -, celui-ci ne disposait pas de raisons sérieuses de croire que l'intimée se serait livrée à plusieurs reprises à de tels agissements, de sorte qu'il ne peut être admis à faire valoir de preuve libératoire. Il en va de même concernant le dernier état de fait (B.d); même à supposer que, comme l'avance le recourant, il soit établi que l'intimée 2 a menti dans le cadre de la procédure civile qui les opposait, l'essentiel des allégations proférées par le recourant ne reposerait toujours pas sur des raisons sérieuses, puisqu'il a notamment accusé son ex-compagne d'avoir frappé leur fils (B.d), ce qui n'est nullement établi par la cour cantonale. Enfin, il a déjà été établi qu'il ne ressort pas de l'expertise pédopsychiatrique que l'intimée 2 a manipulé et déstabilisé de manière grave et irréversible leur fils (B.c) (cf. supra consid. 3.4.4).