Citation: 6B_580/2015 E. 1.5

1.5. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir retenu l'absence de mise en danger concrète des autres usagers de la route, notamment de piétons voulant traverser la chaussée, mais aussi d'autres automobilistes, lesquels, selon le principe de la confiance (art. 26 LCR), ne pourraient ni ne devraient s'attendre à ce qu'un autre véhicule circule aussi vite. L'arrêt attaqué précise que la circulation était fluide, qu'il faisait beau temps et que la route était large et sèche. Dans de telles circonstances, en roulant à une vitesse de 99 km/h dans une localité où la vitesse maximale est de 50 km/h, il existe un danger accru que le conducteur soit surpris par le comportement d'un autre usager de la route et qu'il ne soit plus en mesure de réagir et provoque ainsi un accident. Il ne ressort toutefois pas des constatations cantonales - que le recourant ne conteste d'ailleurs pas et qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) - qu'un tiers déterminé aurait été présent au moment où l'intimé a commis l'excès de vitesse reproché. C'est donc à juste titre que la cour cantonale a retenu - comme critère d'évaluation de la culpabilité de l'intimé - que ce dernier n'avait pas mis concrètement en danger les autres usagers de la route.