Citation: 1P.127/2006 05.04.2006 E. 3

Les recourants invoquent par ailleurs le droit d'être entendu, selon l'art. 29 al. 2 Cst., en relation avec la jurisprudence qui garantit, sur la base de cette disposition, le droit de consulter le dossier d'une affaire liquidée (cf. ATF 129 I 249, cité dans l'arrêt attaqué). L'argumentation des recourants sur ce point est des plus sommaires, et il est douteux qu'elle satisfasse aux exigences de motivation prévues, pour le recours de droit public, à l'art. 90 al. 1 let. b OJ (disposition aux termes de laquelle l'acte de recours doit contenir un exposé des faits essentiels et un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation; cf. ATF 129 I 185 consid. 1.6 p. 189; 127 III 279 consid. 1c p. 282; 126 III 534 consid. 1b p. 536; 125 I 71 consid. 1c p. 76). Cette question de recevabilité peut demeurer indécise. Quoi qu'il en soit en effet, l'art. 29 al. 2 Cst. ne saurait être invoqué avec succès par celui qui ne demande pas à consulter un dossier précis, dans une affaire bien déterminée, mais qui requiert d'une autorité qu'elle recherche d'éventuelles informations le concernant, sans fournir d'indications concrètes au sujet de la ou des procédures concernées. Or tel est bien le sens de la démarche des recourants, en l'espèce. Ce grief est donc mal fondé.