Citation: 4C.382/2002 04.03.2003 E. 2

2.1 La cognition du Tribunal fédéral statuant sur un recours en réforme est libre et entière. Toutefois, le Tribunal fédéral examine avec une particulière retenue les décisions des autorités inférieures lorsque le droit de fond ou de procédure leur reconnaissent un large pouvoir d'appréciation ou une grande latitude de juger, s'agissant notamment de l'interprétation de normes juridiques indéterminées, ou de règles conférant à l'autorité une grande liberté de choisir entre diverses solutions, toutes admissibles légalement (ATF 120 II 280 consid. 6a p. 283; 119 II 197 consid. 2 p. 199; 118 II 50 consid. 4 p. 55/56; Poudret, COJ II, n. 1.3.3 ad art. 43 OJ et n. 3.7 ad art. 63 OJ). Tel est le cas, à l'art. 260 al. 1 CO, de la notion de "travaux (qui) peuvent raisonnablement être imposés au locataire", pour la définition desquels le juge dispose d'une grande latitude de décision, dès lors que l'art. 260 CO ne précise pas quels sont les éléments qui doivent être pris en considération (Bernard Corboz, Les travaux de transformation et de rénovation de la chose louée entrepris par le bailleur et leur répercussion sur les loyers in: 12ème Séminaire sur le droit du bail, Neuchâtel 2002, p. 8 et 9).