Citation: 1A.236/2000 06.08.2001 E. 3

3.- a) Selon les recourants, après l'entrée en vigueur de la nouvelle législation cantonale, le Tribunal administratif ne pouvait plus statuer sans que ce dernier préavis eût été obtenu. Celui-ci a donc été demandé dans le cadre de la présente procédure; la commission interpellée a émis un avis favorable, sans autres observations ni commentaires. Dans ces conditions, un éventuel vice de la procédure cantonale, au sujet de ce préavis, peut être considéré comme réparé, sans qu'il soit nécessaire de renvoyer la cause à la juridiction intimée (cf. ATF 115 Ib 472 consid. 2e/cc p. 489/490). b) Il ressort du dossier que la présence de forêt à proximité de la parcelle n° 2057 a été constatée en 1997, alors que le règlement de quartier était déjà adopté, et que ce peuplement se trouve en dehors de la parcelle, séparé de celle-ci par un chemin qui limite son extension. L'une des constructions prévue par le règlement est déjà réalisée dans la même situation, en bordure de ce chemin, sur la parcelle voisine n° 2112. Les recourants décrivent de façon très détaillée la végétation constituant le peuplement, et ils soulignent longuement la nécessité de veiller à sa conservation; ils n'avancent toutefois aucun argument propre à rendre vraisemblable que l'existence ou l'évolution de cette végétation seront sérieusement compromises par la présence d'une villa nouvelle sur la parcelle n° 2057. La conservation de la forêt ne nécessite pas que chaque arbre soit maintenu indéfiniment; l'exploitation et l'entretien impliquent au contraire des travaux d'abattage réguliers. Le fait que certains des arbres les plus grands seront peut-être abattus plus rapidement, en raison de la présence d'habitations proches, ne suffit donc pas à exclure l'octroi de l'autorisation de construire. La lisière ne se trouvera pas sur le terrain du propriétaire constructeur; elle en sera au contraire séparée par le chemin existant. Dans ces conditions, les autorités cantonales n'abusent pas de leur pouvoir d'appréciation en jugeant que la distance de dix mètres, qui sera effectivement maintenue entre la villa et la lisière, est suffisante. L'arrêt attaqué n'apparaît donc contraire ni à l'art. 17 al. 1 LFo, ni aux dispositions cantonales exigeant qu'une dérogation à la distance légale de trente mètres n'entraîne aucune atteinte à la valeur biologique de la lisière, ni aux intérêts de la conservation de la forêt. c) Enfin, les recourants contestent que le règlement de quartier du 13 juin 1982 soit équivalent à un plan d'affectation du sol au sens de l'art. 11 al. 2 let. c de la nouvelle loi cantonale. Ce grief n'a aucun rapport avec les questions régies par la législation forestière fédérale, de sorte qu'il ne peut être soulevé que par la voie du recours de droit public. Or, les recourants n'ont pas qualité pour agir par la voie de ce moyen de droit, conformément à l'art. 88 OJ, car la disposition qu'ils invoquent n'est pas destinée, même accessoirement, à protéger les intérêts des propriétaires voisins (cf. ATF 125 II 440 consid. 1c p. 442, 119 Ia 362 consid. 1b p. 364).