Citation: 4A_481/2013 E. 2

La seule note d'honoraires encore litigieuse à ce stade est celle datée du 16 février 2011, portant sur 150'000 fr., plus 11'400 fr. de TVA. Selon les propres termes de l'avocat qui l'a établie, elle a trait à des honoraires de résultat. En application de l'art. 45 al. 1 LPAv/VD, l'autorité de modération a refusé toute prime de résultat au recourant, considérant que ce dernier n'avait pas prouvé avoir obtenu pour ses mandants un résultat exceptionnel dans le cadre des transactions conclues notamment par son entremise. En ce qui concerne le résultat lui-même, la cour cantonale a, sauf sur deux points, confirmé les constatations du juge modérateur. Elle retient ainsi les éléments suivants: - les intimés ont vendu à F.Z.________ et à V.________ SA leurs participations dans les sociétés anonymes A.________, B.________ et C.________ pour le prix de 5'025'000 fr.; - la succession Z.________ a renoncé à réclamer aux intimés le remboursement de deux chèques d'un montant total de 1'235'000 fr. émis en juillet 2004 par le débit du compte D.________ détenu par F.________ SA. - la succession Z.________ a renoncé à une créance en restitution des dividendes distribués entre 1996 et 2007 par A.________ SA, B.________ SA et C.________ SA, pour un montant brut de 3'001'384 fr. En revanche, la cour cantonale a refusé de compter dans les gains obtenus par le recourant: - un chèque bancaire de 2'206'965 fr.50; - un montant de 1'509'777 fr. que les intimés ont fait supporter par la succession Z.________ pour la défense de leurs intérêts entre février 2002 et décembre 2005; - un gain de 500'000 fr. qui résulterait d'une décharge du 25 novembre 2009 relative aux états financiers intermédiaires de A.________ SA et B.________ SA; - un montant de 100'000 euros qui aurait été versé par les Editions V.________ à F.________ SA dans le cadre du procès ... à Paris. En ce qui concerne l'appréciation du résultat, l'autorité cantonale relève tout d'abord que l'avocat, à qui le fardeau de la preuve incombait, n'a pas effectué une présentation complète du litige, en particulier en amenant des éléments qui démontrent que l'une ou l'autre des parties a finalement obtenu gain de cause et qu'ainsi les prétentions des intimés n'ont pas seulement fait l'objet d'une compensation avec des prétentions de leur adverse partie dans le cadre d'un accord global. En ce qui concerne plus précisément le montant de 5'025'000 fr., les juges vaudois observent que le recourant jette la confusion en le qualifiant à présent d'indemnité de rupture du mandat venu à échéance en 2009, alors que, pendant la procédure de mesures provisionnelles et les tractations avec la succession Z.________, il soutenait que ses clients étaient les véritables propriétaires des actions des sociétés A.________, B.________ et C.________, disposant de la concession à titre exclusif des droits de l'oeuvre de U.________ jusqu'en 2024; l'avocat empêche dès lors l'autorité de modération de distinguer clairement laquelle des parties a obtenu gain de cause dans le cadre de la transaction.