Citation: 5A_609/2015 E. A

A.a. Par déclaration du 21 décembre 2012, A.A.________ a répudié la succession de son père P.A.________, décédé le 25 septembre 2012. Sa fille, N.A.________, en a fait de même le 6 novembre 2012. A.b. Par acte déposé le 31 janvier 2014 au Tribunal de première instance du canton de Genève (ci-après: Tribunal), considérant que A.A.________ et N.A.________ avaient répudié la succession de P.A.________ de manière dolosive, Me Y.________ a formé, au nom de B.________, de C.________ et de D.________, une action en annulation de répudiation et action révocatoire, subsidiairement action en dommages-intérêts, à l'encontre de l'ensemble des héritiers légaux et institués de P.A.________. A.c. Par ordonnance du 23 juin 2014, le Tribunal a limité la procédure aux questions de la qualité pour représenter, respectivement pour agir de Me Y.________, de la consorité nécessaire entre B.________, C.________ et D.________, et de la légitimation passive des défendeurs dans l'action en annulation de la répudiation. A.d. Par jugement du 24 novembre 2014, le Tribunal a statué comme suit: " Dit et constate que E.A.________, F.A.________, G.A.________, H.A.________, I.A.________, J.A.________, K.A.________, L.A.________, M.A.________ et N.A._______ n'ont pas la qualité pour défendre dans le cadre de l'action en annulation de répudiation de succession déposée le 31 janvier 2014 (ch. 1 du dispositif). Déboute par conséquent C.________, B.________ et D.________ de leurs conclusions prises à l'encontre de E.A.________, F.A.________, G.A._______, H.A.________, I.A.________, J.A.________, K.A.________, L.A.________, M.A.________ et N.A.________ (ch. 2). Déboute E.A.________, F.A.________, G.A.________, H.A.________, I.A.________, J.A.________, K.A.________, L.A.________, M.A.________, N.A.________ et A.A.________ de leurs incidents relatifs à la qualité pour représenter, respectivement pour agir de Me Y._______, et à la consorité nécessaire des demandeurs (ch. 3). Renvoie la décision sur les frais à la décision finale (ch. 4). Réserve la suite de la procédure (ch. 5). Déboute les parties de toutes autres conclusions. " A.e. Le 12 janvier 2015, A.A.________ a appelé de ce jugement devant la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: Cour de justice). A.f. Par acte déposé le 17 mars 2015, B.________, C.________ et D.________, " représentés par le liquidateur de la société simple qu'ils forment entre eux, Me Y.________ ", ont requis des sûretés en garantie des dépens à l'encontre de A.A.________. Ils ont soutenu, pièces à l'appui, que l'insolvabilité de A.A.________ était établie par l'acte de défaut de biens qu'ils s'étaient vus délivrer le 19 avril 2013, par le procès-verbal de saisie du 25 mars 2013 y relatif, par le fait que A.A.________ était endetté à hauteur de plusieurs millions de francs et qu'en vingt-six ans de procédure, il ne s'était jamais acquitté envers eux des dépens auxquels il avait été condamné. Ils ont produit des relevés établis le 8 octobre 2013 par l'Office des poursuites de Genève faisant état de poursuites à l'encontre de A.A.________ à hauteur de 14'750'806 fr. (Q.________ SA), 9'296525 fr. (R.________), 5'742'952 fr. (S.________ AG) et environ 1'800'000 fr. (Etat de Genève). A.g. Par arrêt du 8 juillet 2015, expédié le lendemain, la Cour de justice a déclaré recevable la requête de sûretés, condamné A.A.________ à verser, à titre de sûretés en garantie des dépens, la somme de 75'000 fr. en espèces ou sous forme de garantie bancaire, dans un délai de 30 jours à compter de la réception de l'arrêt, réservé la suite de la procédure et dit qu'il serait statué sur les frais de la présente décision dans l'arrêt sur le fond. La Cour de justice a notamment retenu qu'un acte de défaut de biens pour une créance de 10'567'017 fr. 80 due par le recourant avait été délivré en faveur de B.________, C.________ et D.________. Même si la validité de cet acte était remise en cause par le recourant dans une procédure de plainte LP pendante devant le Tribunal fédéral, il ressortait du procès-verbal de saisie du 25 mars 2013 y relatif qu'il n'était, à l'époque, propriétaire d'aucun bien, ne percevait aucun revenu, si ce n'est une aide financière de sa mère - dont il ne bénéficiait plus à ce jour -, et était dès lors insaisissable. Le recourant faisait par ailleurs l'objet de nombreuses poursuites, qu'il admettait à hauteur de plusieurs millions de francs et qui en étaient toutes au stade de l'acte de défaut de biens. A cela s'ajoutait le fait que le recourant ne contestait pas ne pas s'être acquitté de dépens auxquels il avait été condamné en faveur de B.________, C.________ et D.________ dans des procédures antérieures. La Cour de justice en a conclu qu'il convenait de retenir que le recourant était insolvable (art. 99 al. 1 let. b CPC), qu'il était - ou, à tout le moins, avait été - débiteur à l'égard des précités de frais de procédures antérieures (art. 99 al. 1 let. c CPC), ce qui permettait de retenir qu'il existait un risque considérable que les dépens de la procédure d'appel ne soient pas versés au cas où il succomberait (art. 99 al. 1 let. d CPC).