Citation: 2C_1040/2019 E. 3

Au fond et en substance, l'arrêt entrepris a confirmé la révocation de l'autorisation d'établissement du recourant pour les raisons suivantes. Afin de bénéficier d'un titre de séjour, le recourant - dont il était établi qu'il était ressortissant chinois, et non pas français - avait sciemment produit un passeport français contrefait auprès des autorités administratives, afin de tromper celles-ci et obtenir une autorisation de séjour puis, par la suite, une autorisation d'établissement UE/AELE. C'était donc à bon droit que le Chef du Département avait retenu que l'intéressé avait fait de fausses déclarations ou dissimulé des faits essentiels durant la procédure d'autorisation, qui justifiaient la révocation de son autorisation d'établissement en vertu de l'art. 63 al. 1 let. a de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers (RS 142.20; intitulée, depuis le 1er janvier 2019, loi fédérale sur les étrangers et l'intégration [LEI, RO 2017 6521]) en lien avec l'art. 62 al. 1 let. a LEI. Cette mesure s'avérait par ailleurs conforme au principe de la proportionnalité.