Citation: 4P.145/2001 23.10.2001 E. A

A.- a) Par demande en paiement du 1er septembre 2000, dirigée contre X.________ S. à r. l., F.________ a conclu à ce qu'il plaise au Tribunal des prud'hommes du canton de Genève, préalablement, de constater que les congés qui lui ont été prétendument donnés sont nuls, que le congé applicable au contrat de travail le liant à la défenderesse est de douze mois et qu'il reste employé de la défenderesse jusqu'au 31 juillet 2001. Puis le demandeur a conclu, principalement, à ce que la défenderesse soit condamnée à lui payer 200 000 US$ à titre de salaire ainsi que diverses primes d'assurances pour les mois de juin et juillet 2000, 9000 fr. à titre de prime véhicule pour les mêmes mois et 2506 fr. à titre d'assurance-maladie. Il a encore conclu à ce que la défenderesse soit condamnée à lui payer, sur une base mensuelle, la somme totale de 1 200 000 US$ à titre de salaire, ainsi que ses primes d'assurances durant son délai de congé de douze mois, soit du 1er août 2000 au 31 juillet 2001, et, en outre, pour la même période, 54 000 fr. à titre de prime véhicule et 15 036 fr. à titre de prime d'assurance-maladie. Le demandeur a encore pris, dans la même demande, des conclusions tendant à faire constater qu'il est autorisé à exercer ses options sur les actions de A.________ Corporation arrivant à échéance jusqu'au 31 juillet 2001 et que c'est sans droit qu'il n'a pas été autorisé à exercer ses options des mois de juin et juillet 2000, puis à condamner la défenderesse à lui payer la somme de 46 862 704 fr.90 (contre-valeur au cours du jour du dépôt de la demande de 26 912 482 US$, représentant la valeur des options des mois de juin et juillet 2000), à titre de dommages-intérêts, et à ordonner à la défenderesse de lui verser la contre-valeur en francs suisses, à la date du 31 août 2000, des 7936 actions de A.________ Corporation qu'il a souscrites et payées dans le cadre du Employee Stock Purchase Plan; il a réservé une amplification de la demande pour tort moral. Le demandeur a enfin pris des conclusions subsidiaires portant sur des périodes inférieures à celles de la demande principale. b) Dans sa réponse du 1er novembre 2000, la défenderesse a, préalablement, soulevé une exception d'incompétence du Tribunal des prud'hommes à raison du lieu et de la matière concernant les conclusions formulées par le demandeur en relation avec l'exercice des options d'achat qu'il détient et qui portent sur des actions de A.________ Corp. , USA. En conclusion de sa réponse, la défenderesse a invité le Tribunal des prud'hommes, à la forme, à déclarer irrecevables les conclusions du demandeur dans la mesure où il sollicite à être autorisé à exercer ses options d'achat d'actions de A.________ Corp. et, au fond, principalement, à débouter le demandeur de toutes autres, contraires ou plus amples conclusions, subsidiairement à suspendre la procédure jusqu'à ce que le Tribunal du district nord de l'Etat de Californie ait jugé l'action introduite le 3 juillet 2000 par A.________ Corp. USA contre le demandeur.