Citation: 9C_259/2022 E. 5.3

5.3. Enfin, la recourante ne saurait être suivie lorsqu'elle invoque un droit à une rente entière dès le 1er février 2019, en se fondant sur les attestations médicales de son médecin traitant et sur l'expertise du docteur E.________ du 10 décembre 2018. On rappellera en effet qu'un diagnostic étayé sous l'angle médical constitue le point de départ de l'examen du droit aux prestations selon l'art. 4 al. 1 LAI, ainsi que les art. 6 ss LPGA (ATF 141 V 281 consid. 2.1 et la référence). Or, le médecin traitant de la recourante a lui-même indiqué que le diagnostic qui pourrait expliquer les accès de tachycardie et autres symptômes n'est pas clair (rapport du 27 décembre 2018). Quant à l'expertise du docteur E.________, elle n'atteste que d'une incapacité de travail limitée dans le temps, allant jusqu'à six à huit semaines après la date de l'expertise. Dès lors, par ces seules références, l'assurée ne démontre pas que et en quoi la juridiction cantonale aurait constaté de manière arbitraire qu'une incapacité de travail durable de 40 % au moins n'avait pas été établie, faute d'explication médicale relative aux symptômes qu'elle présentait et à la gravité de ceux-ci (sur le lien entre les constatations cantonales sur l'atteinte à la santé, la capacité de travail de la personne assurée ainsi que l'exigibilité et le grief de l'arbitraire, cf. arrêt 9C_160/2021 du 23 juin 2021 consid. 3 et les références).