Citation: 6B_290/2021 E. 4.1

4.1. Dans son considérant relatif à l'art. 66a CP, la cour cantonale a indiqué que le juge expulse de Suisse l'étranger qui est condamné notamment pour brigandage (art. 140 CP), ce qui résulte manifestement d'une erreur de plume puisqu'il n'est pas question d'une telle infraction dans le cas d'espèce. Pour le reste, elle ne précise pas quels sont les comportements, parmi les nombreux reprochés au recourant, qui entraînent son expulsion obligatoire. Il découle cependant du jugement entrepris que le recourant s'est notamment rendu coupable de multiples escroqueries, de 2008 à 2019, percevant ainsi des avantages illicites pour plus d'une centaine de milliers de francs. Or, à teneur de l'art. 66a al. 1 let. e CP, le juge expulse de Suisse l'étranger qui est condamné pour escroquerie, quelle que soit la quotité de la peine prononcée à son encontre, pour une durée de cinq à quinze ans. Le recourant ne conteste pas, au demeurant, que sa condamnation entraîne son expulsion obligatoire au sens de l'art. 66a al. 1 CP. Il convient encore de préciser que seules les escroqueries postérieures au 1er octobre 2016, soit à l'entrée en vigueur de l'art. 66a CP, peuvent fonder l'expulsion du recourant. Sont donc pertinents, pour retenir un cas d'expulsion obligatoire, les comportements délictueux décrits dans la partie "Faits" ci-dessus, aux lettres B.b, B.d et B.g, mais seulement dans la mesure où ils sont intervenus à partir du 1er octobre 2016. Ceci demeure sans préjudice de la prise en considération, dans l'examen du cas de rigueur, des comportements délictueux antérieurs à l'entrée en vigueur de l'art. 66a CP (cf. ATF 146 II 1 consid. 2.1 p. 4).