Citation: 7B_392/2023 E. 5.2

5.2. La Chambre des recours a retenu que le recourant ne faisait pas valoir que l'autorité de poursuite aurait commis un manquement particulièrement grave dans la conduite de la procédure - ni a fortiori ne démontrerait un tel manquement -, ni qu'elle ne serait plus à même de conduire la procédure à chef dans un délai raisonnable. Les circonstances exceptionnelles prévues par la jurisprudence n'étaient au demeurant pas réunies. On ne discernait aucun retard dans la conduite de la procédure. Le retard pris par les experts pour déposer leur rapport n'était pas imputable à la direction de la procédure. Parallèlement à l'attente de ce rapport, des mesures d'instruction devaient encore être conduites, soit notamment l'analyse des données de l'ordinateur portable du recourant, mesure hautement pertinente au vu des éléments incriminants découverts sur son téléphone portable. Quoi qu'il en soit, le recourant ne prétendait pas qu'il serait vainement intervenu auprès du Ministère public, ni qu'il se serait plaint d'un déni de justice à cet égard devant la Chambre des recours; il était dès lors contraire à la bonne foi de se plaindre d'un déni de justice dans le cadre d'un recours déposé contre la détention provisoire.