Citation: 2C_1009/2017 E. 8.1

8.1. En application de la jurisprudence constante du Tribunal fédéral selon laquelle la conclusion du contrat de vente, y compris d'un immeuble, donne en principe naissance à un droit ferme générateur d'un revenu imposable dans la mesure où son exécution ne paraît pas incertaine (cf. ATF 113 Ib 23 consid. 2e p. 26; 105 Ib 238 consid. 4b p. 242 ss; arrêts 2C_705/2017 du 10 août 2018 consid. 2.2.1; 2C_52/2017 du 25 janvier 2017 consid. 7.2; 2C_683/2013 du 13 février 2014 consid. 6.4.1), le bénéfice généré par la vente de la parcelle n° 2 était devenu imposable dès le 11 mai 2007, au plus tard. Sur le vu de ce qui précède et en application du principe de la périodicité (cf. ATF 137 II 353 consid. 6.4.4 p. 364), le bénéfice résultant de la vente précitée, ainsi que la reprise qui le concerne, devaient être imposés lors de l'exercice 2007 et non 2008 comme l'a retenu à tort l'autorité précédente. Aucun élément ne laisse supposer que, lors de la vente, l'exécution du contrat était incertaine et il n'y avait pas lieu de différer l'imposition d'un tel bénéfice au moment de l'exécution du contrat par l'aliénateur, soit au jour de l'inscription du nouveau propriétaire au Registre foncier (cf. arrêt 2C_683/2013 du 13 février 2014 consid. 6.4.1 et la référence citée). Le même constat s'impose pour ce qui concerne la vente d'une partie de la parcelle n° 1. Le contrat de vente ayant été conclu le 10 novembre 2009, la reprise concernant cette opération devait concerner 2009 et non 2010 comme retenu par la Commission de recours.