Citation: 8C_1025/2008 19.10.2009 E. 4

4.1 En l'espèce, il est établi que la recourante a subi une rupture partielle du ligament croisé antérieur du genou droit ainsi qu'une déchirure du ménisque interne de ce même genou en décembre 2004. Les rapports médicaux au dossier ne sont en revanche pas très clairs sur le point de savoir si la recourante a subi une nouvelle déchirure ligamentaire et méniscale le 6 janvier 2006 : plusieurs médecins ont constaté ces lésions postérieurement à cette date, sans préciser clairement si elles étaient anciennes où si elles découlaient de l'accident subi le 6 janvier 2006; certains semblent être partis de l'idée qu'il s'agissait de lésions anciennes, antérieures à 2006 (rapport du docteur S.________ du 1er décembre 2006, qui tient la rupture ligamentaire pour un événement sans rapport avec l'accident du 6 janvier 2006). La question n'est pas déterminante pour l'issue du litige et peut rester ouverte. De même, le point de savoir si le craquement et les douleurs ressentis le 14 décembre 2004 ont été provoqués par un facteur extérieur - même non extraordinaire - et si les lésions constatées par la suite doivent être assimilées à un accident, peut demeurer indécis. En effet, même si l'on assimile à un accident la rupture partielle du ligament antérieur droit et la déchirure du ménisque interne constatées en décembre 2004, ou si l'on admet, par hypothèse, que l'accident du 6 janvier 2006 a provoqué de nouvelles lésions ligamentaires et méniscales, les conclusions de la recourante sont mal fondées. 4.2 Dans son rapport du 5 juin 2007, le docteur T.________ a précisé que l'accident du 6 janvier 2006 avait provoqué une contusion proximale et antérieure du tibia, probablement une déchirure partielle du ligament croisé antérieur. Il a également précisé que l'arthroscopie pratiquée le 15 décembre 2006 par le docteur G.________ avait confirmé l'existence d'une lésion méniscale postéro-interne, réséquée lors de cette intervention. Le docteur T.________ a toutefois précisé que la déchirure partielle du ligament croisé antérieur était « sans répercussion fonctionnelle actuellement, sans instabilité aussi bien subjective qu'objective du genou ». Il a constaté d'autres pathologies, qu'il a attribuées à des facteurs non-accidentels, mais dégénératifs (chondropathie fémoro-tibiale interne, fémoro-tibiale externe et surtout rotulienne). Ces lésions expliquaient d'après lui les plaintes de l'assurée ainsi que les constatations cliniques postérieurement au 28 février 2007.