Citation: 4C.195/2000 17.10.2000 E. 2

2.- a) La cour cantonale a rejeté les prétentions du demandeur et de l'intervenante après s'être livrée à une interprétation de l'art. 3 du contrat d'engagement de mai 1996. La résiliation n'étant pas intervenue durant le temps d'essai, les juges ont examiné la portée de la clause selon laquelle "le contrat ne pourra ensuite pas être dénoncé avant le 31.12.1997. Il sera ensuite reconduit pour de nouvelles périodes de douze mois ...". Ils ont relevé que les parties considéraient la date du 31 décembre 1997 comme le terme de la période pendant laquelle la résiliation était exclue et que, si elles avaient voulu se lier jusqu'au 31 décembre 1998, elles n'avaient aucune raison de ne pas mentionner cette date. Ils ont estimé que l'on se trouvait en présence d'un contrat conclu pour une durée minimum au 31 décembre 1997, prolongeable pour une durée indéterminée. Dans ces circonstances, le défendeur n'avait pas besoin de licencier le demandeur, le contrat prenant fin au 31 décembre 1997 en cas de silence des parties. Il était donc tout à fait possible pour l'employeur de signifier au demandeur que leurs rapports de travail prendraient fin à cette date. Envisageant également l'hypothèse d'un contrat de durée indéterminée, les juges cantonaux en ont déduit que la solution serait identique, dès lors que le délai légal de résiliation de deux mois pour la fin d'un mois avait été respecté. b) Le demandeur et l'intervenante reprochent en substance à la cour cantonale de s'être écartée du texte clair de l'art. 3 du contrat et d'avoir méconnu la notion de contrat de durée minimale. Selon eux, cette disposition signifiait que le contrat ne pouvait s'éteindre le 31 décembre 1997, la première échéance possible étant le 31 décembre 1998.