Citation: 1C_247/2015 E. 4.4.2

4.4.2. Les recourants affirment encore que le projet litigieux n'a pas vocation à dénaturer ou à dématérialiser la nature du bâtiment existant, mais bien d'en conserver le style. La Cour de justice a, pour sa part, considéré que l'agrandissement envisagé n'améliorait pas l'intégration de la bâtisse dans son environnement ni n'en avait le but. Dès lors qu'il appartient en premier lieu aux autorités cantonales en charge de la planification et de la délivrance des autorisations de construire de déterminer la meilleure intégration d'une construction dans le paysage d'une région donnée (cf. Rapport, p. 6540), ce qui relève de l'appréciation des circonstances locales, dont les autorités cantonales ou communales ont une meilleure connaissance que le Tribunal fédéral, ce dernier n'examine cette question qu'avec retenue (cf. ATF 135 I 176 consid. 6.1 p. 181; 132 II 408 consid. 4.3 p. 416 et les références). Selon les recourants, le projet aurait dû être admis sous l'angle de l'intégration dans le paysage dès lors qu'il inclut la démolition d'une ancienne cave inutilisable et inesthétique. Si l'on peut certes admettre que la disparition de cet ouvrage annexe semi-enterré entraîne une amélioration de l'aspect du site - ce que semble d'ailleurs avoir retenu la Cour de justice -, on ne discerne en revanche pas en quoi elle contribuerait à une meilleure intégration du bâtiment d'habitation; on peine particulièrement à comprendre quelle influence celle-ci pourrait avoir sur l'impact paysager de l'agrandissement envisagé, qui constitue pourtant l'essentiel du projet. Il peut ainsi demeurer indécis de savoir si cette motivation est recevable en tant qu'elle excède l'objet du litige, la démolition de la cave ayant été autorisée, selon les constatations cantonales (cf. art. 105 al. 1 LTF), par décision séparée du 23 mai 2013 (cf. art. 42 al. 2 LTF; arrêts 1C_279/2015 du 27 mai 2015 consid. 2; 1C_389/2013 du 25 mars 2014 consid. 5.1 et les références). Pour le surplus, il n'est pas évident que la construction d'une annexe contiguë au bâtiment existant améliore l'intégration de celui-ci dans son environnement rural; l'argumentation des recourants est à cet égard inconsistante: ces derniers se limitent à affirmer péremptoirement que le projet litigieux répondrait à ce critère, opposant ainsi leur propre opinion à celle de l'instance précédente, sans toutefois démontrer que cette dernière aurait abusé du pouvoir d'appréciation que lui confère l'art. 24c al. 4 LAT (cf. Rapport, p. 6540). Dans ces conditions, il n'apparaît pas critiquable d'avoir jugé que le projet litigieux ne participe pas à l'amélioration de l'intégration du bâtiment existant.