Citation: 1P.784/2006 24.01.2007 E. 3

La recourante expose en outre que le diagnostic de l'expert ne permettrait pas de retenir uniquement une responsabilité légèrement diminuée. Conformément à ce qui a été exposé (cf. consid. 2.2), lorsque le tribunal estime, comme en l'espèce, que les conclusions de l'expert sont convaincantes, il y a simple appréciation des preuves, de sorte que seule la voie du recours de droit public est ouverte (ATF 123 IV 49 consid. 2c p. 51; 106 IV 236 consid. 2a p. 238). En vertu de l'art. 86 al. 1 OJ, le recours de droit public n'est cependant recevable que contre les décisions prises en dernière instance cantonale. Cette règle a pour conséquence que seuls sont recevables devant le Tribunal fédéral les moyens, qui, pouvant l'être, ont été présentés à l'autorité cantonale de dernière instance. La jurisprudence n'admet la recevabilité de moyens de droit nouveaux que si l'autorité cantonale de dernière instance disposait d'un pouvoir d'examen libre et devait appliquer le droit d'office, sauf lorsque le nouveau grief se confond avec l'arbitraire ou lorsque le fait d'avoir attendu à présenter un grief lié à la conduite de la procédure est contraire à la bonne foi (ATF 119 Ia 88 consid. 1a p. 90 s.). La recourante n'a jamais formellement contesté les conclusions de l'expertise auparavant. Outre le fait que le grief se confond en l'espèce manifestement avec l'arbitraire, il aurait par ailleurs dû faire l'objet d'un recours cantonal en nullité (Benoît Bovay/Michel Dupuis/Laurent Moreillon/ Christophe Piguet, Procédure pénale vaudoise, Code annoté, Lausanne 2004, n. 1.15 ad art. 415) et non d'un recours en réforme tel que déposé par la recourante. Il s'ensuit que, faute d'épuisement des instances, le grief est irrecevable.