Citation: 2P.122/2004 07.01.2005 E. 2

La recourante soutient qu'en ne donnant pas suite à son offre de preuve tendant à la mise en oeuvre d'une expertise "neutre" en vue d'évaluer la valeur vénale effective du bureau vendu en 1993, les premiers juges ont violé son droit d'être entendue. Elle considère en effet que l'estimation officielle sur laquelle ils se sont fondés pour procéder à cette évaluation est dépourvue de toute valeur probante. En réalité, la violation alléguée du droit d'être entendu n'a pas de portée propre par rapport au grief tiré de l'arbitraire dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves: si l'évaluation de la valeur vénale de l'immeuble litigieux échappe à l'arbitraire, les premiers juges pouvaient en effet se passer d'ordonner d'autres mesures d'instruction, en recourant à une appréciation anticipée des preuves (cf. ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 429; 119 Ib 492 consid. 5b/bb p. 505/ 506).