Citation: 1B_426/2022 E. 2.3

2.3. Dans un dernier moyen, les recourants invoquent une violation de leur droit de réplique; le Tmc ne les aurait pas invités à se prononcer sur l'arrêt ACPR4_2022 du 3 mai 2022 de la Chambre pénale de recours et aurait ensuite gardé la cause à juger sans les en informer, cela malgré leurs requêtes incidentes visant à participer au tri. A suivre les recourants - qu'on rappellera assistés de mandataires professionnels -, l'autorité précédente aurait donc dû en substance leur accorder un droit de répliquer à leurs propres déterminations. En effet, l'arrêt précité a été produit par les recourants (cf. ad ch. 38 du recours et leur courrier du 5 mai 2022 adressé au Tmc). Ceux-ci et leurs avocats ne sauraient donc prétendre avoir ignoré son contenu. Il leur appartenait dès lors de supporter l'appréciation peut-être différente qu'en ferait l'autorité. Les recourants ne prétendent ensuite pas que d'autres parties se seraient déterminées à la suite de la production de cette pièce et/ou sur leurs requêtes incidentes. On ne voit dès lors pas pourquoi l'autorité précédente - qui peut écarter, notamment par économie de procédure, de telles demandes dans sa décision au fond - aurait dû encore interpeller les recourants avant de statuer. Partant, ce grief - clairement téméraire - peut être écarté.