Citation: 1B_322/2019 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, pour retenir l'existence d'un danger de fuite, la cour cantonale s'est tout d'abord référée à sa décision du 28 mars 2019. Il ressort de celle-ci qu'aux dires du recourant - ressortissant saoudien et dont l'épouse américaine vivait aux États-Unis -, il ne serait plus domicilié en Suisse, situation qui pouvait au demeurant engendrer le retrait de son permis C si tel était le cas depuis plus d'une année; cela étant, même à supposer un domicile en Suisse (cf. ses dépenses essentiellement effectuées dans la région de Vésenaz et non en France voisine), il était fortement à craindre que le recourant disparaisse dans la clandestinité afin d'échapper aux poursuites pénales, ainsi qu'à ses créanciers, ayant reconnu être dans l'impossibilité de les rembourser et ayant prétendu avoir été menacé par les parties plaignantes; l'engagement de D.________ de l'accueillir, dans sa chambre, n'apparaissait pas fiable au vu des diverses déclarations contradictoires qu'elle avait faites et de son unique souhait de le voir sortir de prison; enfin, la présente situation n'était pas comparable à celle qui existait à l'époque de sa mise en prévention dans la procédure P_2011, le recourant étant alors, officiellement et de fait, domicilié en Suisse (cf. consid. 3.2 p. 9 de l'arrêt du 28 mars 2019 et consid. 3.2 p. 9 de l'arrêt attaqué). Ces premiers éléments ne prêtent pas le flanc à la critique. C'est le lieu tout d'abord de rappeler qu'il est admissible pour une autorité judiciaire de renvoyer, à titre de motivation, à de précédentes décisions (ATF 123 I 31 consid. 2c p. 34; arrêt 1B_420/2018 du 8 octobre 2018 consid. 2.2). S'agissant d'un domicile en Suisse - stable et connu, notamment des autorités pénales, voire administratives -, il apparaît que cette question n'est de loin pas réglée, puisque les déclarations du recourant à ce propos sont toujours peu claires; ainsi, dans son mémoire au Tribunal fédéral, il affirme non seulement avoir été établi depuis 30 ans à Genève (cf. ad 3/b p. 10 de son recours), tout en relevant vivre depuis 2018 en France (cf. ad 2/b p. 7 de son mémoire), voire avoir vécu "alternativement entre la France et la Suisse" (cf. ad II p. 3 de ses observations du 12 juillet 2019). Il n'était ainsi pas arbitraire de retenir que sa situation actuelle n'était pas comparable à celle qui prévalait lors de l'ouverture de la procédure P_2011 où son domicile était clairement établi (cf. les ordonnances d'ouverture d'instruction du 18 janvier 2012 [contre inconnu] et du 16 mai 2012 [notamment contre A.________]); la présente situation est d'autant moins comparable avec celle qui prévalait antérieurement que les charges pesant à l'encontre du recourant, respectivement les possibles conséquences pouvant en découler, se sont manifestement aggravées avec l'ouverture de la seconde cause. Peu importe dès lors que le recourant se soit précédemment peut-être présenté aux convocations judiciaires et que les montants en cause dans cette première procédure puissent être plus importants que ceux faisant l'objet de la seconde cause; cette circonstance est d'ailleurs d'autant moins pertinente que le recourant relève l'intention du Ministère public de joindre ces deux procédures (cf. ad 2/b p. 7 de son recours). Ces mêmes considérations - dans la mesure où ce grief ne serait pas tardif, ayant à nouveau été soulevé uniquement dans les déterminations du 12 juillet 2019 (cf. ad IV p. 3 s.) - permettent d'écarter toute violation du principe de proportionnalité à cet égard. De manière conforme à ses obligations - ce qui exclut toute violation du droit d'être entendu par le renvoi opéré à une précédente décision (cf. ad 4/c p. 13 du recours) -, la juridiction précédente a ensuite examiné si le recourant faisait valoir des éléments nouveaux qui permettraient, le cas échéant, de considérer que le danger de fuite retenu aurait diminué; elle a cependant considéré que tel n'était pas le cas. Elle a en particulier estimé, à juste titre, qu'un passage dans la clandestinité n'empêchait pas la réception de transferts d'argent - peu importe d'ailleurs leur montant et leur but - de la part de l'épouse du recourant et que ses transactions à Montreux ou à Crans-Montana ne semblaient, à la lecture des déclarations de C.________, que des espoirs perdus (cf. consid. 3.2 p. 9 s. de l'arrêt attaqué). Si le recourant semble contester l'appréciation effectuée des déclarations tenues par le précité, il ne développe toutefois aucune argumentation afin de démontrer que les opérations envisagées seraient encore d'actualité; il n'explique pas non plus quelles seraient ses autres affaires en cours. En tout état de cause et à suivre ses propos sur un éventuel domicile français, le défaut de document d'identité - soit notamment de son passeport saoudien - ne paraît pas l'avoir empêché de séjourner, a priori de plus dans la clandestinité, en France voisine. Enfin, il ne peut être ignoré que le recourant a affirmé avoir des contacts à l'étranger (cf. ad 3/b p. 11 du recours). Partant, faute en l'état de domicile stable en Suisse, de perspectives professionnelles concrètes et d'autres attaches affectives que son fils majeur en Suisse - dans la mesure où celle-ci serait avérée -, la Chambre pénale de recours pouvait retenir, sans violer le droit fédéral, l'existence d'un risque de fuite.