Citation: I 334/05 28.12.2005 E. 1

L'argumentation de l'intéressée n'est pas pertinente sur ce point. En effet, il ressort du dossier médical que celle-ci a été confiée au docteur M.________, parce que son médecin traitant avait noté l'absence d'évolution (flexion et déroulement du pied toujours limités); le docteur M.________ a du reste confirmé les observations de son confrère (boiterie de décharge, enflure et mauvaise mobilité de la cheville, déroulement du pied limité). Relevant aussi un état stationnaire depuis quatre mois (boiterie importante, raidissement de la cheville, déroulement du pied et mobilité de l'articulation tibio-tarsienne limités), le docteur S.________ a réservé la possibilité d'une évolution défavorable. Celle-ci ne s'est toutefois pas avérée, puisqu'il ressort très clairement des rapports du docteur C.________ (26 août, 17 novembre et 3 décembre 2003, 10 mai, 3 août et 9 septembre 2004) que l'état de santé de sa patiente n'a pas évolué. Par ailleurs, la recourante ne fait état d'aucun élément allant dans le sens d'une péjoration de son handicap. 2.2 La recourante soutient encore que l'activité adaptée, telle que décrite par le docteur S.________ (travail en position assise), se rapportait à un emploi exercé à raison de 10½ heures par semaine et non à temps complet comme l'ont retenu les premiers juges. L'interprétation des conclusions de l'expert faite par l'intéressée est erronée et ne tient pas compte de l'ensemble du rapport d'expertise. Se référant aux mêmes radiographies que ses confrères, constatant les mêmes limitations que ceux-ci, tenant compte des plaintes de la patiente (peine à marcher et se tenir debout de manière prolongée) et prescrivant les mêmes moyens de rééducation que ceux prescrits auparavant, le docteur S.________ a conclu à l'impossibilité, provisoire, pour la recourante de reprendre son activité de femme de ménage. Il estimait toutefois évident, compte tenu des limitations fonctionnelles retenues, le fait que celle-ci était parfaitement capable d'avoir une activité s'exerçant en position assise. Il ne faisait tout d'abord aucune allusion à une quelconque limitation du temps de travail. Ce n'est qu'en réponse à une question ciblée de la SWICA qu'il a précisé qu'une activité en position assise était exigible «surtout à raison de 10½ par semaine». Au regard du contexte, cette phrase doit être comprise comme une relativisation critique du handicap de la recourante par rapport au type d'activité proposé (difficulté à marcher et à maintenir la station debout prolongée par rapport à une activité s'exerçant en position assise) et non comme une restriction dans la durée du temps de travail exigible. 2.3 La recourante reproche encore à la juridiction cantonale d'avoir pris en considération les rapports des docteurs M.________, R.________ et I.________ dont elle conteste la valeur probante. Dans l'exposé de ses motifs, elle retient que le rapport du docteur R.________ n'a pas valeur d'expertise et ne permet pas de s'exprimer de manière définitive sur son invalidité et que le docteur M.________ se contente de faire référence à des notes prises deux ans auparavant. Ces rapports sont certes brefs, mais l'administration et les juges ne sont pas liés par des règles formelles en matière d'appréciation des preuves. Ils doivent examiner de manière objective tous les moyens à disposition, quelle qu'en soit la provenance, puis décider si ceux-ci permettent de porter un jugement valable sur le droit litigieux (ATF 125 V 352 consid. 3a). Dans la mesure où les avis des docteurs M.________, R.________ et I.________ étaient concordants, reposaient sur les mêmes éléments que ceux retenus par les docteurs C.________ et S.________ et aboutissaient aux mêmes conclusions que ce dernier, il n'y avait aucune raison de les écarter. Par ailleurs, l'intéressée n'étaie son argumentation par aucune motivation. 2.4 Au regard de ce qui précède, il apparaît que tous les médecins consultés, y compris le docteur C.________, ont des avis concordants fondés sur des observations, des analyses et des examens identiques. Seul ce dernier aboutit à une conclusion divergente en retenant une capacité résiduelle de travail de 50 %. Il ne s'agit toutefois que d'une appréciation différente du cas qui ne justifie pas en soi d'écarter l'un ou l'autre rapport, ni d'ordonner la mise en oeuvre d'une expertise complémentaire qui n'apporterait rien de nouveau. Le médecin traitant ne démontre du reste pas en quoi des difficultés à marcher et à maintenir la station debout prolongée empêcherait la recourante de travailler en position alternée, principalement assise, dans un périmètre de marche limité.