Citation: 6B_1319/2022 E. 3.4

3.4. En l'espèce, contrairement à ce que soutient la recourante, la cour cantonale a expliqué les motifs l'ayant conduite à considérer que les pièces produites n'étaient pas propres à ébranler les constatations de fait sur lesquelles se fonde la condamnation. En effet, la cour cantonale a relevé à juste titre que les pièces émanaient de la recourante elle-même, de sorte que leur valeur probante restait limitée. Pour le surplus, contrairement à ce que soutient la recourante, l'appréciation de la cour cantonale est convaincante. En tant que la recourante soutient qu'avec ces évaluations détaillées de ses relevés de compte de carte de crédit, elle aurait présenté de nouveaux moyens de preuve de la nature commerciale des opérations qui lui ont été reprochées, elle oppose sa propre appréciation à celle de la cour cantonale sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire, étant rappelé qu'il avait été considéré qu'une partie des frais de restauration n'avait rien à voir avec des frais de représentation (cf. arrêt 6B_1210/2020 précité consid. 4.6.2). Enfin, on relèvera qu'il n'apparaît pas que les éléments soulevés étaient inconnus de la recourante et que celle-ci n'a pas pu les produire au moment du jugement de condamnation. On rappellera à cet égard que, de manière générale, la révision ne doit pas servir à remettre sans cesse en cause une décision entrée en force, à détourner les dispositions légales sur les délais de recours ou celles sur la restitution des délais, voire à introduire des faits non présentés dans le premier procès en raison d'une négligence procédurale (ATF 145 IV 197 consid. 1.1; 130 IV 72 consid. 2.2; arrêt 6B_244/2022 du 1er mars 2023 consid. 1.3).