Citation: 6B_848/2022 E. 1.2.3

1.2.3. La cour cantonale pouvait au demeurant considérer sans arbitraire, dans le cadre d'une appréciation anticipée des preuves, que l'audition de l'intimée ne s'avérait pas utile, étant dénuée de pertinence, dans la mesure où les souvenirs de l'enfant n'avaient pu que s'estomper s'agissant d'actes dont les plus anciens s'étaient déroulés il y avait plus de 6 ans, soit lorsqu'elle avait 9 ans. Il fallait également prendre en considération que l'intimée avait dû, depuis lors, exposer les faits à son conseil juridique en vue de la procédure, ainsi qu'à sa psychologue afin d'apprendre à surmonter son traumatisme, ce qui était propre à atténuer la fiabilité de nouvelles déclarations. Enfin, dans la mesure où le défenseur d'office avait expressément relevé, lors des plaidoiries de seconde instance, avoir sciemment renoncé jusqu'alors à exiger une troisième audition de l'intimée, ceci dans le but d'obtenir un jugement le plus rapidement possible, la cour cantonale pouvait estimer, sans non plus verser dans l'arbitraire, que la réquisition du recourant en procédure d'appel paraissait relever bien plus du choix d'une ultime stratégie de défense que d'une volonté sincère de sauvegarder ses droits (cf. jugement attaqué, consid. 1.3.4 p. 14 s.).