Citation: 1B_229/2023 E. 3

Le recourant se plaint ensuite en substance de la motivation par renvoi effectuée par l'autorité précédente à son arrêt du 1 er février 2023, notamment eu égard aux risques de récidive et de fuite. Cette manière de procéder est cependant admissible en matière de prolongation de la détention, pour autant que le prévenu ne fasse pas valoir de faits ou d'arguments nouveaux et que les motifs auxquels il est renvoyé soient développés de manière suffisante au regard des exigences déduites de l'art. 29 al. 2 Cst. (cf. ATF 123 I 31 consid. 2c p. 34; arrêt 1B_118/2023 du 24 mars 2023 consid. 3.1). En l'espèce, on peine à distinguer dans le recours quel (s) serai (en) t le (s) élément (s) nouveau (x) invoqué (s) par le recourant. Il n'en avance tout d'abord aucun en lien avec le risque de fuite retenu à son encontre (cf. p. 8 in fine du recours). Quant au grief invoqué s'agissant du risque de récidive, soit le défaut de condamnation pour "grave violation de la LStup" (cf. p. 8 du recours), il n'est pas nouveau (cf. le rappel de ses arguments au consid. 5.1 de l'arrêt n° 73 du 1er février 2023); le recourant n'explique pas non plus en quoi il permettrait de remettre en cause l'appréciation émise par la Chambre pénale dans son arrêt n° 73 quant à des antécédents en matière de délits à la LStup (cf. consid. 5.3 p. 9 de l'arrêt n° 73; voire au demeurant les inscriptions au casier judiciaire en lien avec l'art. 19 al. 1 let. c et d LStup). Partant, faute d'élément nouveau - notamment pertinent -, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit d'être entendu du recourant, renvoyer à ses précédentes considérations sur ces problématiques (cf. consid. 5.3 p. 13 de l'arrêt attaqué). Ce grief, manifestement dénué de tout fondement, peut être écarté.