Citation: U 347/06 22.08.2007 E. A

A.a Le 3 février 2000, M.________, né en 1955, à l'époque monteur-soudeur au service de X.________ SA, a été victime d'un accident professionnel. Dans une fouille, tandis qu'il se relevait de la position accroupie, sa tête a heurté un rebord en béton, ce qui lui a occasionné une plaie de 2 cm au front et des cervicalgies "d'origine musculaire" (certificat du docteur A.________ du 12 novembre 2001). La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) - auprès de laquelle il était assuré - a pris en charge le cas. Le traitement a consisté en des points de suture, le port d'une minerve pendant une semaine et la prescription de médicaments antalgiques. Le 7 février 2000, l'assuré a repris son travail à plein temps. A.b Le 6 avril 2001, l'employeur a fait parvenir à la CNA une déclaration de rechute de cet accident indiquant que M.________ souffrait de douleurs à la nuque et qu'il était en arrêt de travail depuis le 4 mars précédent. Une radiographie de la colonne cervicale et une IRM cervicale ont révélé des discopathies en C5-C6 (avec protrusion discale médio-bilatérale large sans empreinte compressive) et en C6-C7, ainsi qu'une chondromatose inflammatoire (type Modic I) associée en C6-C7 (rapport de la doctoresse E.________, rhumatologue, du 23 avril 2001). Interrogé le 23 mai 2001 par un inspecteur de la CNA, l'assuré a notamment déclaré qu'au moment de sa reprise du travail en février 2000, il avait encore ressenti des maux de tête mais plus aucune douleur à la nuque, et qu'il avait commencé à avoir de nouveau mal dès la mi-novembre 2000 (rapport d'entretien daté du même jour). Par décision du 31 mai 2001, confirmée sur opposition le 5 octobre suivant, la CNA a informé M.________ qu'elle n'allouerait aucune prestation d'assurance pour la rechute annoncée, au motif que les troubles dont il souffrait n'étaient pas en relation de causalité pour le moins probable avec l'accident du 3 février 2000.