Citation: 5A_46/2020 E. 3.2

3.2. Le recourant se plaint tout d'abord de la violation de l'égalité de traitement (art. 8 Cst.). Il estime qu'il n'y a aucun motif de traiter plus sévèrement qu'un autre le justiciable confronté à une indication erronée de la voie de droit sous prétexte qu'il est représenté par un avocat. Il invoque aussi la violation de l'art. 101 CO car il considère que l'autorité cantonale a appliqué implicitement et de manière erronée cette norme en faisant supporter la responsabilité de la faute du magistrat à l'avocat du recourant, alors que le premier n'est pas l'auxiliaire du second. Le recourant se plaint ensuite de la violation du principe de la bonne foi (art. 9 Cst.) et d'arbitraire dans l'application, voire de la violation, de l'art. 334 CPC. Il affirme à cet égard qu'il ne suffisait pas de consulter le CPC pour se rendre compte de l'erreur du premier juge. Se fondant sur un commentateur du code (soit SCHWEIZER), sur l'ATF 143 III 520 et sur l'arrêt 5A_366/2016 du 21 novembre 2016, il soutient que le terme de recours de l'art. 334 al. 3 CPC désigne la voie de droit, et non le recours de l'art. 319 CPC, et que la jurisprudence et la doctrine ne sont pas limpides sur la voie de droit à suivre, de sorte que la protection de la bonne foi du recourant implique que les erreurs du premier juge ne lui portent pas préjudice. Enfin, le recourant invoque la violation de l'accès à un tribunal (art. 6 § 1 CEDH) et l'interdiction du formalisme excessif (art. 29 al. 1 Cst.). Il reprend son argumentation précédente à cet égard, en affirmant que la voie de droit n'était pas facilement reconnaissable et que l'autorité cantonale a refusé de manière indue de convertir l'appel en recours.