Citation: 6B_1242/2023 E. 5.4.4

5.4.4. Même s'il admet que les infractions qui lui sont reprochées sont sérieuses, le recourant soutient que l'intérêt public à son expulsion devrait être considéré comme relativement faible, en raison de l'absence de risque de récidive, et ne l'emporterait donc pas sur son intérêt privé à demeurer en Suisse. Les infractions de contrainte et de viol doivent être qualifiées d'infractions graves, portant atteinte à un bien juridique important. Lors de la contrainte sexuelle, le recourant a attaché sa victime avec des serre-câbles, avant de s'en prendre violemment à elle par une dizaine de coups de poêle sur les fesses, puis de lui infliger un rapport anal forcé. Lors de la seconde tentative de viol, la victime a dû s'échapper par deux fois et se réfugier chez une voisine pour se soustraire au recourant. La peine infligée au recourant est de 47 mois, peine qui dépasse largement une année, ce qui pourrait permettre une révocation de son autorisation de séjour sur la base de l'art. 62 al. 1 let. b LEI (cf. ATF 139 I 145 consid. 2.1, selon lequel constitue une "peine privative de liberté de longue durée" au sens de l'art. 62 al. 1 let. b LEtr [depuis le 1er janvier 2019: LEI] toute peine dépassant un an d'emprisonnement; arrêts 2C_1049/2021 du 18 mars 2022 consid. 4.3; 6B_330/2021 du 15 septembre 2021 consid. 4.4.2; 6B_627/2021 du 27 août 2021 consid. 4.3.3). Lorsque le recourant affirme qu'il n'existe aucun risque de récidive, son argumentation est à nouveau appellatoire et, partant, irrecevable. En effet, la cour cantonale a au contraire constaté que le recourant n'avait montré aucun repentir, continuant à se répandre en griefs dénués de pertinence à l'encontre des intimées, ce qui démontrait une absence de prise de conscience et, partant, un risque de récidive (jugement attaqué p. 48).