Citation: 8C_461/2023 E. 5.4

5.4. Selon la jurisprudence, en présence de troubles psychiques consécutifs à un accident qui a également provoqué un trouble somatique, la causalité adéquate entre les troubles persistants et l'accident assuré peut être examinée dès le moment où il n'y a plus lieu d'attendre de la continuation du traitement médical une sensible amélioration de l'état de santé somatique de l'assuré (cf. ATF 134 V 109 consid. 6.1). En l'espèce, si le docteur D.________ a fait état, dans son dernier rapport du 22 février 2022, d'un genou gauche stabilisé, tel n'était pas encore le cas pour la hanche gauche. Par ailleurs, on ne sait pas jusqu'à quand s'est prolongée l'incapacité de travail du recourant en raison de ses lésions somatiques, aucun médecin n'attestant que le recourant avait repris son activité de chauffeur de bus. Aussi est-il prématuré à ce stade d'examiner si la cour cantonale était fondée à nier le critère relatif à la gravité des lésions physiques ou si les autres critères invoqués par le recourant sont réalisés en l'espèce. Il appartiendra à l'intimée, à qui la cause est renvoyée pour instruction et nouvelle décision (cf. consid. 4 supra), de procéder, au besoin, à un nouvel examen circonstancié du lien de causalité adéquate.