Citation: U 144/05 27.12.2005 E. 7

Il s'ensuit que l'intimée ne doit répondre en l'espèce que des séquelles organiques résultant de l'accident du 23 janvier 1996, à savoir du développement d'une arthrose sous-astragalienne du côté droit (rapport du docteur B.________ du 15 février 1999). S'il n'est pas contesté que le recourant n'est plus en mesure d'exercer son ancienne activité de manoeuvre, les troubles constatés ne constituent en revanche pas, d'après les médecins consultés, un obstacle à la reprise d'une activité sédentaire (rapports des docteurs J.________ du 29 mai 1997, S.________ du 17 juin 1997 et G.________ du 21 novembre 1997). Selon le docteur C.________, le recourant disposait à cet égard d'une capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée en position assise et de 80 % en position mixte ne nécessitant que de petits déplacements sur sol plat au lieu de travail (rapport du 7 mai 1999). Le recourant ne relève pour sa part aucun indice concret et ne produit aucune pièce médicale permettant d'établir que sa capacité de travail serait diminuée dans une plus large mesure que celle décrite par le docteur C.________. Dans ce contexte, le résultat du stage d'observation professionnelle mis en oeuvre par l'office AI n'est pas de nature à faire douter du bien-fondé de ces appréciations médicales convergentes, le docteur L.________, médecin-conseil auprès du COPAI, ayant souligné l'importance de la composante psychologique dans l'évolution médicale et professionnelle du recourant (rapport du 16 décembre 1998). A l'instar de l'intimée et des premiers juges, il convient dès lors d'admettre que malgré les séquelles physiques de son accident, le recourant serait capable de reprendre un travail à 100 % dans une activité adaptée à son handicap. L'évaluation proprement dite du taux d'invalidité n'étant pour le reste pas critiquée et n'apparaissant pas critiquable, c'est dès lors à juste titre que l'intimée à allouer au recourant une rente d'invalidité de 25 %.