Citation: 5A_269/2024 E. 3.3.2

3.3.2. Les recourants relèvent également l'absence de lien de confiance ayant pu s'établir entre eux-mêmes et le personnel de l'association "E.________" ainsi que la curatrice, circonstance dont ils reprochent à l'autorité cantonale d'avoir déduit un manque de collaboration à leur endroit, l'agressivité du recourant et, finalement, leur incapacité parentale. Ils soulignent leur défaut de responsabilité à cet égard, invoquant leur incompréhension de la situation ainsi que la discrimination et l'infantilisation dont ils auraient été victimes de la part des différents intervenants. Leur défaut de collaboration future ne pouvait être déduit en raison du manque de considération totale dont ils avaient fait l'objet jusqu'à présent. Les recourants occultent cependant le caractère particulier du contexte entourant la naissance de leur enfant. Celle-ci est en effet née prématurée (née à 30 semaines et pesant 900 grammes, cf. décision de première instance, p. 6) avec un important retard de croissance, une hémorragie cérébrale et des malformations orthopédiques aux mains et aux pieds. Ces circonstances nécessitaient à l'évidence une vigilance accrue et une collaboration étroite avec les professionnels entourant l'enfant. L'argumentation développée par les recourants apparaît en réalité exclusivement subjective, ne se rapportant à aucun élément concret objectif qui, dans les circonstances particulières, permettrait de retenir qu'ils auraient fait l'objet d'interventions discriminantes et infantilisantes, voire d'un manque de considération; ils disposaient de surcroît d'une interprète afin de leur assurer une bonne compréhension de la situation préoccupante dans laquelle ils se trouvaient. L'agressivité du recourant a enfin été constatée par les différents intervenants (curatrice, "E.________", "F.________", interprète), au point qu'aucun encadrement des relations personnelles n'a pu être poursuivi; cette attitude ne saurait au demeurant être justifiée, comme paraissent le soutenir les recourants, par le sentiment d'incompréhension dont ils se plaignent. Il faut ainsi retenir qu'aucun des éléments invoqués par les recourants ne peut être retenu pour conclure qu'un manque de collaboration leur aurait été arbitrairement imputé par l'autorité cantonale.