Citation: 1C_707/2017 E. 2

La voie du recours en matière de droit public, au sens des art. 82 ss de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110), est ouverte contre une décision prise en dernière instance cantonale au sujet d'une mesure administrative de retrait du permis de conduire. A teneur de l'art. 42 al. 1 LTF, le recours doit être motivé. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette exigence, le recourant doit discuter les motifs de la décision entreprise et indiquer précisément en quoi il estime que l'autorité précédente a méconnu le droit (ATF 136 I 49 consid. 1.4.1 p. 53). En outre, les griefs de violation des droits fondamentaux sont soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF; ATF 138 I 274 consid. 1.6 p. 281). Le recourant doit alors mentionner les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 136 II 489 consid. 2.8 p. 494). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 141 IV 249 consid. 1.3.1 p. 253). Se fondant sur la jurisprudence publiée du Tribunal fédéral, la cour cantonale a estimé qu'en l'absence d'éléments nouveaux inconnus du juge pénal, l'autorité administrative était liée par le jugement, entré en force, du Tribunal de police du 5 septembre 2016 qui retenait que A.________ avait circulé sur l'autoroute à environ 120 km/h en observant une distance de l'ordre de 10 mètres avec le véhicule qui le précédait sur quelque 500 mètres. Elle a considéré que, ce faisant, le recourant avait maintenu une distance nettement insuffisante entre les deux véhicules, au regard de l'art. 34 al. 4 LCR et de l'art. 12 al. 1 de l'ordonnance sur les règles de la circulation routière et de la jurisprudence y relative. Elle a jugé que la violation moyennement grave des règles de la circulation routière retenue par le Service des automobiles et de la navigation était ainsi à tout le moins réalisée, d'autant plus qu'au moment des faits, il faisait nuit, il pleuvait, la chaussée était mouillée et le trafic était de forte densité. Il n'était pas possible de réduire la durée de la mesure de retrait du permis de conduire fixée au minimum légal, même en l'absence d'accident, puisque, conformément à la règle de l'art. 16 al. 3 LCR, cette durée minimale est incompressible. Le recourant conteste à nouveau les constatations des gendarmes sans chercher à démontrer en quoi la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire ou violé d'une autre manière le droit en se fondant sur les faits retenus par le juge pénal, au terme d'une procédure au cours de laquelle le recourant a été entendu et a pu faire valoir ses objections, conformément à la jurisprudence du Tribunal fédéral (ATF 139 II 95 consid. 3.2 p. 101). Il n'indique pas quel élément nouveau qui n'avait pas été soumis au juge pénal justifierait de s'écarter des faits retenus dans le jugement non contesté du Tribunal de police, étant précisé que ce dernier n'a pas ignoré le témoignage écrit de la passagère mais l'a écarté parce qu'il n'amenait aucun élément pertinent. Sur ce point, le recours est appellatoire. Le recourant ne démontre pas davantage en quoi il était choquant de retenir une faute moyennement grave au regard de la jurisprudence citée par la cour cantonale au considérant 3 de l'arrêt attaqué. Il ne cherche enfin pas à établir en quoi la Cour de droit administratif et public aurait violé le droit fédéral en considérant qu'elle était tenue au minimum légal d'un mois en vertu de l'art. 16 al. 3 LCR et de la jurisprudence citée (ATF 132 II 234 consid. 2.3 p. 236). Le fait qu'il n'ait commis aucun accident ne change rien puisque le comportement sanctionné est une mise en danger (cf. ATF 131 IV 133 consid. 3.2 p. 136).