Citation: 6B_922/2022 E. B

Statuant par jugement du 18 mai 2022, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel formé par A.________. En substance, elle a retenu les faits suivants. B.a. Dans la région du Nord vaudois et ailleurs sur territoire suisse, dès 2016, A.________ a régulièrement apeuré son épouse B.________ en la menaçant de mort à réitérées reprises, lui indiquant notamment qu'il était capable de la tuer, qu'un jour il le ferait, qu'elle "allait payer" ou qu'elle "allait voir". Il a également appelé plusieurs fois sa belle-mère pour lui dire en substance qu'elle "allait voir [sa fille] dans un cercueil". De plus, A.________ a menacé de "débarquer" sur le lieu de travail de sa femme ou de la frapper. Il a également, à une reprise, menacé de se suicider en jetant sa voiture contre un mur ou sous un train. B.b. Dans la région du Nord vaudois et ailleurs sur territoire suisse, entre le 17 avril 2020, les faits antérieurs n'étant pas couverts par la plainte, et le 17 juillet 2020, A.________ a régulièrement traité son épouse, B.________, de "salope" ou de "pute", lui disant en outre qu'elle était "une moins que rien". B.c. À U.________, au domicile du couple, une nuit de novembre 2019, entre 02h00 et 03h00, A.________ a contraint B.________ à avoir une relation sexuelle complète alors qu'elle lui avait signifié à plusieurs reprises ne pas en avoir envie. Pour ce faire, A.________, désirant avoir une relation sexuelle et passablement alcoolisé, a rejoint son épouse dans le lit conjugal, alors que celle-ci venait de rentrer d'un souper d'entreprise, et a commencé à lui toucher les fesses. Sa femme lui a enlevé la main et lui a demandé d'arrêter, lui précisant qu'elle ne désirait pas faire l'amour. A.________ a dès lors glissé sa main dans la culotte de son épouse, au niveau de son vagin. Énervée par l'insistance de son mari, B.________ a, une nouvelle fois, retiré la main de son époux, et lui a signalé, à nouveau, qu'elle ne désirait pas de relation sexuelle en raison de sa fatigue. En colère à la suite de ce refus, A.________ lui a alors dit "tu es fatiguée car tu as déjà baisé avec quelqu'un d'autre?", ajoutant "de toute façon, tu n'as pas envie mais moi oui". B.________ lui a rétorqué qu'elle ne l'avait jamais trompé mais qu'elle ne désirait toujours pas avoir de relation sexuelle avec lui cette nuit-là et qu'il allait "devoir rester avec son envie". A.________ a dès lors retourné B.________ sur le dos en la prenant par un bras, avant de la saisir au niveau de ses deux biceps, se mettant à califourchon sur elle, se plaquant au niveau de son bassin et l'empêchant ainsi de bouger. B.________ a essayé de le repousser avec les jambes, sans succès. A.________ a tenté d'embrasser son épouse de force tout en lui tenant la tête, lui lâchant quelques secondes les bras, avant de la saisir à nouveau au niveau des membres supérieurs. Il a alors pénétré vaginalement B.________, en lui disant qu'il savait qu'elle aimerait ça, que plus elle ferait la difficile et pire ça serait pour elle, osant même lui demander si elle allait jouir. Après son orgasme, A.________ s'est retiré et son épouse est allée s'enfermer dans la salle de bain, souffrant d'hématomes aux biceps et de douleurs à l'intérieur des cuisses. B.d. À V.________, le 16 juillet 2020, vers 22h30, B.________ est venue chercher ses enfants au domicile de son mari dont elle était séparée, accompagnée de sa soeur C.________. Dans un contexte tendu dans le cadre du transfert des enfants et après une dispute pour des futilités, A.________ a traité B.________ de "salope", alors que celle-ci lui tournait le dos et était en train de retourner à sa voiture, avant de la gifler violemment, la projetant ainsi au sol et brisant ses lunettes. Par la suite, il s'est mis à califourchon sur le dos de sa femme, lui a attrapé les cheveux, lui a dit qu'elle "allait mourir" et a frappé sa tête à deux reprises contre le sol en béton, lui faisant perdre connaissance quelques instants. Entendant sa soeur crier, C.________ a tenté d'arrêter son beau-frère en s'agrippant à lui, en le frappant et lui mordant l'oreille, mais celui-ci a malgré tout continué à donner des coups de poing dans le dos de son épouse. Les enfants du couple sont également venus en direction de leurs parents et ont essayé d'arrêter leur père en criant. B.________ est parvenue à se tourner sur le côté et à griffer son époux en essayant de le retenir au niveau du cou. C.________ a alors appelé son mari qui attendait à proximité et qui est arrivé sur place très rapidement. Entretemps, des voisins, attirés par les cris, sont intervenus et A.________ a lâché son épouse puis s'est relevé, en rigolant et en disant que ce n'était "pas fini" et que c'était elle qui l'avait agressé. Peu après, alors que B.________ s'était relevée et se dirigeait vers sa voiture, A.________ est à nouveau venu derrière elle, mais le mari de C.________ s'est interposé. De plus, à la suite de l'intervention de la police, A.________, alors menotté, a encore déclaré, en portugais, qu'il allait tuer sa femme "même s'il sortait [de prison] dans vingt ans". B.________ a été transportée aux urgences de W.________, se plaignant de douleurs aux cervicales, au dos et à la tête. Elle présentait un traumatisme crânien qui a nécessité une hospitalisation jusqu'au 17 juillet 2020 compris. B.________ a déposé plainte le 17 juillet 2020.