Citation: 6P.108/2004 01.10.2004 E. 1

Une décision est arbitraire, donc contraire à l'art. 9 Cst., lorsqu'elle contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Le Tribunal fédéral n'invalide l'appréciation retenue par le juge de la cause que si elle apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective ou adoptée sans motifs objectifs. Il ne suffit pas que les motifs du verdict soient insoutenables; il faut en outre que l'appréciation soit arbitraire dans son résultat (ATF 129 I 49 consid. 4 p. 58). En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, la décision n'est arbitraire que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raison sérieuse, de tenir compte d'un moyen important propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a fait des déductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9). 3.2 Pour retenir la participation du recourant aux actes en relation avec le vol de la carte de crédit du 16 septembre 2001, l'autorité cantonale s'est fondée sur les déclarations faites durant l'enquête par le témoin A.________ devant la police, puis devant le juge d'instruction. Elle a ensuite exposé les raisons pour lesquelles elle n'était pas convaincue par le revirement du témoin lors des débats, se déclarant persuadée que celui-ci avait dit la vérité lors des multiples dépositions précédentes et qu'il avait menti lors de l'audience de jugement pour tirer d'affaire un compatriote. L'autorité cantonale a expliqué en outre que la version du recourant n'était pas crédible. Elle a considéré comme établi que le recourant détenait la carte soustraite avant de rencontrer A.________, ce que démontraient les achats faits au stand S.________ sous une signature qui n'était pas celle de ce témoin et qui correspondait à celle apposée sur les nombreuses quittances postérieures. En outre, elle a noté que la déclaration du recourant selon laquelle une bande de malfaiteurs lui aurait offert un voyage en Algérie achevait de détruire sa crédibilité. L'autorité cantonale a ainsi expliqué de manière détaillée les raisons qui l'ont amenée à ne pas tenir compte du revirement de dernière heure de A.________. Elle ne saurait dès lors se voir reprocher d'avoir violé le principe de la présomption d'innocence. Infondé, le grief du recourant doit être rejeté.