Citation: 4A_260/2022 E. A

A.a. Le 6 octobre 2011, A.________ AG, dont le siège se trouve à..., et B.________, membre du conseil d'administration de cette société et titulaire d'un droit de signature individuelle (ci-après: les débiteurs ou les demandeurs ou les recourants), ont, en qualité de codébiteurs solidaires, conclu avec plusieurs institutions de prévoyance (ci-après: les créancières ou les défenderesses ou les intimées), réunies sous l'appellation Communauté des créanciers du prêt hypothécaire " xxx ", un contrat de prêt hypothécaire portant sur un montant en capital de 26'600'000 fr. Ce montant est garanti par 66 cédules hypothécaires au porteur remises en garantie fiduciaire (cession fiduciaire en propriété à fin de garantie) et grevant en premier rang et collectivement deux immeubles à... qui appartenaient à la société débitrice. Le contrat de prêt était soumis aux Conditions générales débiteurs édictées par la représentante de la Communauté. A.a.a. Le contrat de prêt prévoit le paiement mensuel d'intérêts au taux de 3,75% l'an, payables à la fin de chaque mois. Les débiteurs y ont également reconnu devoir le montant du capital mentionné par les cédules hypothécaires et des intérêts au taux maximal usuel. Selon les Conditions générales débiteurs, si le débiteur est en retard, le créancier peut exiger le remboursement immédiat de l'intégralité du prêt. Selon l'art. 9 intitulé "Retard dans le paiement", en cas de retard dans le paiement de la commission d'octroi et/ou des intérêts ou de l'amortissement du prêt, le débiteur s'engage à payer, en sus des intérêts conventionnels, des intérêts moratoires à titre de pénalité. Cette pénalité est égale à 12% par an sur le ou les montants impayés. L'art. 16 prévoit que les cédules hypothécaires doivent mentionner un taux d'intérêt maximal de 12% inscrit au Registre foncier. A.a.b. Le même jour, les parties ont signé une cession fiduciaire en propriété à fin de garantie portant sur les 66 cédules hypothécaires. Selon son art. 3, en lieu et place et à concurrence du montant de tous types de créances actuelles et futures qu'il possède envers le débiteur, le créancier est fondé à faire valoir les créances incorporées dans les titres hypothécaires, à savoir le capital et les intérêts échus de trois années, ainsi que les intérêts courants de 12% (échéance 30 juin/31 décembre). La cour cantonale a pris acte que les débiteurs ne contestent pas qu'il s'agit là d'un taux d'intérêts moratoires de 12%, ce qui n'est pas remis en cause devant le Tribunal fédéral. A.a.c. Les 66 cédules d'un montant total de 26'600'000 fr. ont été constituées au porteur avec la mention, sur celles-ci et au Registre foncier, du taux d'intérêt maximal de 12%. Elles ont été remises à la représentante des créancières, qui les a conservées pour le compte de celles-ci. A.b. A partir du mois de janvier 2012, les débiteurs ont commencé à accumuler des retards de paiement. Dès le mois de février 2014, ils n'ont plus respecté les échéances d'intérêts. Le 30 octobre 2014, la représentante des créancières a dénoncé le prêt hypothécaire, ainsi que toutes les cédules hypothécaires. A.c. Le 23 octobre 2015, les créancières ont déposé des réquisitions de poursuite en réalisation de gage immobilier contre les débiteurs pour le capital de 26'600'000 fr. avec intérêts à 12% dès le 1 er novembre 2014 et le montant de 1'049'096 fr. à titre d'intérêts échus et impayés au 31 octobre 2014, indiquant les cédules hypothécaires comme titre de la créance. Les débiteurs ont formé opposition. Les créancières ont sollicité la mainlevée provisoire des oppositions, mais elles ont calculé les intérêts moratoires au taux de 5% l'an. Les mainlevées provisoires aux deux commandements de payer ont été accordées pour le montant de 26'600'000 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 1er novembre 2014 et pour le montant de 1'017'281 fr. 85, sans intérêts, sous déduction des acomptes déjà versés. Puis, le 13 mai 2016, les créancières ont déposé une réquisition de vente pour le capital avec intérêts moratoires à 5% et des intérêts conventionnels et moratoires, ainsi que des frais judiciaires et dépens.