Citation: 6B_688/2014 E. 11.4.2

11.4.2. Le recourant prétend que l'analyse du droit tchèque débuterait par un résumé des opinions des ministères tchèques de l'époque de la vente des actions MUS, ce qui ne serait pas du droit. Une analyse de l'énoncé de fait légal du droit tchèque mentionnant les éléments objectifs et subjectifs des infractions ferait défaut. S'il est certes exact que le TPF a repris, au début de sa motivation, les avis des ministres tchèques, il n'en demeure pas moins qu'il a ensuite exposé, pour chaque infraction, les éléments constitutifs de celle-ci et qu'il a procédé à une subsomption. C'est donc en vain que le recourant se plaint d'un défaut de motivation à cet égard. Quant à l'analyse du droit suisse, le TPF a renvoyé à son consid. 3.1 pour ce qui est de l'énoncé des éléments constitutifs de l'infraction de gestion déloyale. On comprend en outre de sa motivation qu'il a considéré que ceux-ci étaient les mêmes que ceux de l'infraction de détournement de fond ou abus de confiance du droit tchèque (§ 248 al. 4 aCPCZ devenu § 206 al. 5 CPCZ) et qu'il en découlait que les faits décrits en relation avec cette infraction et la subsomption y relative pouvaient être repris mutatis mutandis pour ce qui concernait le droit suisse. Cette motivation est suffisante sous l'angle du droit d'être entendu pour permettre au recourant de la contester utilement. Mal fondé, le grief du recourant doit être rejeté.