Citation: 4A_394/2007 30.11.2007 E. 1

Par ailleurs, le séquestre du 30 mai 2006 ne saurait être jugé caduc au regard de l'art. 280 ch. 3 LP car le jugement du 30 août 2007 ne rejette pas définitivement, aux termes de cette disposition, l'action en validation de la recourante (cf. Walter Stoffel et Isabelle Chabloz, Commentaire romand, ch. 6 ad art. 280 LP; Hans Reiser, Commentaire bâlois, ch. 1 ad art. 280 LP); le jugement est au contraire susceptible d'appel à la Cour de justice et la recourante use de ce moyen de droit. Ledit séquestre doit donc subsister jusqu'au prononcé de dernière instance à intervenir sur la requête du 30 mai 2007 tendant à la reconnaissance et à l'exécution des jugements britanniques et à la mainlevée définitive de l'opposition au commandement de payer. Sur ce point, il appartiendra à la commission de surveillance de rectifier la décision de l'office des poursuites. Pour le surplus, contrairement à l'opinion de la recourante, ce séquestre ne dépend aucunement d'un effet suspensif à accorder par la Cour de justice, ni, par conséquent, de l'issue du recours présentement pendant devant le Tribunal fédéral. Ainsi, les trois séquestres auront effet, en principe, jusqu'a droit connu sur la demande de reconnaissance et d'exécution des jugements britanniques. Dans ces conditions, la recourante n'a plus d'intérêt à la saisie provisoire obtenue par elle le 1er juin 2007, saisie qui constitue l'enjeu de la demande d'effet suspensif à la Cour de justice et du recours au Tribunal fédéral. La cour de céans est ainsi autorisée à se dessaisir.