Citation: 5A_766/2019 E. 3.3

3.3. Le recourant reproche aux juges cantonaux d'avoir fait fi de la jurisprudence relative à la reprise, par le parent gardien, d'une activité lucrative à 100 % dès la fin de la seizième année de l'enfant (cf. ATF 144 III 481 consid. 4.7.6; arrêt 5A_254/2019 du 18 juillet 2019 consid. 3.4.2), jurisprudence qui serait a fortiori applicable lorsque l'enfant est majeur. Le recourant remet également en cause leur appréciation quant à la possibilité effective pour l'épouse d'augmenter son taux d'activité. L'intéressé soutient que le fait de soumettre à des conditions de preuve trop élevées la question de la possibilité concrète de travailler davantage reviendrait à priver de tout effet la jurisprudence relative au revenu hypothétique, dès lors qu'il suffirait au conjoint concerné de soutenir qu'il n'aurait pas trouvé de travail adéquat pour échapper à la prise en considération d'un tel revenu. Il fait valoir que l'intimée travaille pour le compte de son employeur depuis bientôt 17 ans, qu'elle exerce une activité à 80 % et que " n'importe quel juge et n'importe quel avocat pratiquant le droit de la famille ont pu constater que moyennant quelques mois d'attente au maximum, les employés de ce distributeur peuvent, s'ils en font la demande, augmenter leur pourcentage d'activité ". Le recourant argue en outre que l'intimée pourrait travailler à plein temps depuis de nombreuses années, la séparation étant intervenue en février 2014, et ajoute que l'on pourrait même exiger d'elle qu'elle cherche un autre employeur.