Citation: 1C_622/2021 E. C

Des travaux ont été effectués sur le chalet et ses alentours à partir du mois d'octobre 2014. Le 25 mai 2016, le Service du développement territorial a demandé aux époux A.________ de le renseigner au sujet des travaux entrepris sur la parcelle n° 3213. Il a renouvelé sa demande les 15 juillet 2016 et 30 janvier 2017. Le 16 décembre 2016, la Municipalité a effectué une visite sur place lors de laquelle elle a constaté la non-conformité des travaux en cours avec le permis de construire délivré le 17 juillet 2014. Par décision du 19 décembre 2016, elle a ordonné la suspension immédiate et totale de tous les travaux intérieurs et extérieurs du bâtiment n° ECA 187 ainsi que de tous les travaux d'aménagement de la parcelle n° 3213. A.________ et B.A.________ ont recouru contre cette décision auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud. Lors de l'inspection locale tenue le 23 août 2017, le tribunal cantonal a constaté que les époux A.________ avaient réalisé de nombreux travaux d'aménagement aux alentours de leur chalet, en particulier la construction de murs en pierres et en maçonnerie à plusieurs endroits, l'aménagement d'un chemin dallé de plusieurs dizaines de mètres de long et d'espaces dallés à l'arrière et sur le côté du chalet, la pose d'un éclairage extérieur ainsi que l'aménagement d'un emplacement équipé d'un barbecue, d'un frigidaire et d'un évier avec une arrivée d'eau. Le niveau du terrain avait également été modifié. Des travaux effectués sur le chalet ne respectaient pas le permis de construire qui avait été délivré en juillet 2014 et excédaient le simple entretien. Il en allait notamment ainsi de la dalle en béton coulée sur tout le rez-de-chaussée, de la suppression de la barrière bordant la terrasse, des fenêtres de la terrasse, dont l'une avait été supprimée et l'autre ne correspondait pas au plan, de la création d'une mezzanine et de certains aménagements intérieurs ainsi que de l'isolation du réduit à l'arrière du chalet, lequel était au demeurant utilisé à d'autres fins que le rangement. Par arrêt du 20 novembre 2017, la Cour de droit administratif et public a autorisé la pose de claires-voies sur la partie supérieure du vitrage en façade-est du chalet, conformément aux plans établis le 23 juin 2014 et au permis de construire délivré le 17 juillet 2014, ainsi que la végétalisation du terrain au nord-ouest de la parcelle. Elle a confirmé la décision attaquée pour le surplus. Cet arrêt est entré en force.