Citation: 9C_122/2024 E. 11.3

11.3. Il convient donc d'examiner, en application de l'art. 4 par. 2 let. b CDI CH-SG et 4 par. 2 let. b aCDI CH-SG, où le recourant séjournait de manière habituelle. Indépendamment du point de savoir si le nombre de jours passés dans les différents États parties à la convention de double imposition constitue le seul critère à appliquer au regard de la notion de "séjour habituel" (supra consid. 11.1.3), il résulte des constatations de la juridiction cantonale que le recourant passait non seulement en moyenne 60 jours par an à Genève contre 17,5 à Singapour, mais que ces 60 jours effectifs en Suisse permettaient au contribuable d'y tisser des relations privées et professionnelles en lien direct avec son centre des intérêts vitaux, et ce de manière plus intensive qu'à Singapour. En effet, on rappellera à cet égard que la Cour de justice a établi - de manière à lier le Tribunal fédéral (supra consid. 9.9) - que le recourant n'avait pas de liens sociaux particuliers à Singapour, tandis que toute sa famille et son ex-compagne, avec qui il entretenait encore des liens affectifs forts, vivaient à Genève. Quant aux relations économiques, on ne pouvait pas inférer des pièces de la procédure que les affaires menées à Singapour étaient prépondérantes par rapport à celles menées depuis Genève. Partant, c'est bien à Genève que le recourant séjournait habituellement au sens de l'art. 4 par. 2 let. b CDI CH-SG et 4 par. 2 let. b aCDI CH-SG. Les conclusions des juges cantonaux selon lesquelles le recourant devait être considéré comme résident suisse au sens de l'art. 4 CDI CH-SG et 4 aCDI CH-SG et y être imposé de manière illimitée peuvent dès lors être confirmées. Cette solution ne saurait être remise en cause par le recourant lorsqu'il se limite à critiquer le raisonnement de la cour cantonale au sujet du centre de ses intérêts vitaux, en se référant à son argumentation développée en matière d'impôt fédéral direct, soit sous l'angle du droit interne uniquement. En effet, les constatations cantonales et le raisonnement y relatif en matière de détermination du centre des intérêts vitaux, qui présentent comme on vient de le voir un lien avec le séjour habituel au sens de l'art. 4 CDI CH-SG et 4 aCDI CH-SG, échappent à toute critique. En définitive et puisque le recourant était résident suisse au sens de la convention de double imposition pour les périodes fiscales sous examen, il pouvait être assujetti de manière illimitée en vertu du droit interne et singulièrement en vertu de la LIFD (supra consid. 10). b) Amendes