Citation: 9C_710/2023 E. 6.1

6.1. Cette argumentation est infondée. Comme l'ont constaté les premiers juges, l'expert C.________ a fait état d'un syndrome douloureux fibromyalgique ("douleurs ubiquitaires de la musculature et du squelette dans le cadre d'un syndrome fibromyalgique") sans effet sur la capacité de travail en plus d'autres diagnostics laissant subsister une capacité de travail de 50 % dans une activité adaptée. Il est vrai que, conformément à ce que soutient la recourante, bien que le diagnostic de fibromyalgie soit d'abord le fait d'un spécialiste en rhumatologie, une expertise psychiatrique est en principe nécessaire pour se prononcer sur l'incapacité de travail qu'engendre un tel trouble qui, du point de vue juridique, est similaire aux troubles somatoformes douloureux (douleurs non expliquées par un substrat organique) et doit être traité comme ceux-ci (ATF 132 V 65 consid. 4.3). Pleinement conscient de la problématique douloureuse dans la mesure où les plaintes de sa patiente concernaient avant tout ses douleurs somatiques, le docteur D.________ n'a toutefois pas retenu de diagnostic de troubles somatoformes. Or comme la reconnaissance d'une atteinte à la santé psychique présuppose la présence d'un diagnostic émanant d'un spécialiste en psychiatrie et s'appuyant selon les règles de l'art sur les critères d'un système de classification reconnu (cf. ATF 141 V 281 consid. 3.2), l'assurée ne saurait valablement reprocher au tribunal cantonal de n'avoir pas tenu compte de la fibromyalgie (décrite au demeurant comme sans effet sur la capacité de travail par l'expert rhumatologue) dans son évaluation de la situation, ni de ne pas avoir ordonné une expertise pluridisciplinaire.