Citation: 5A_505/2021 E. 6.1

6.1. Dans l'arrêt entrepris, la juridiction précédente a relevé que l'ex-époux ne contestait pas que des faits nouveaux et importants s'étaient produits depuis l'arrêt cantonal du 8 novembre 2013. Elle a considéré que l'autorité de première instance avait retenu, à juste titre, que la naissance des jumelles de l'intimée justifiait un nouvel examen de la situation et que cet examen devait porter sur la période postérieure au 23 janvier 2018. La cour cantonale a relevé que cette date, à savoir celle de l'entrée en force partielle du jugement de divorce, était certes antérieure à l'introduction de la requête en modification des mesures protectrices du 8 octobre 2019 mais que, compte tenu de l'arrêt cantonal du 11 décembre 2018 - qui, pour rappel, statuait au fond sur les effets du divorce et supprimait la contribution d'entretien de l'enfant dès le 23 janvier 2018 -, l'ex-époux devait dans tous les cas s'attendre à ce que la contribution d'entretien à titre provisionnel soit supprimée à compter de cette date. L'autorité cantonale a estimé qu'il serait du reste difficilement justifiable de faire perdurer la contribution d'entretien au-delà du 23 janvier 2018 alors que les circonstances justifiant sa modification étaient déjà réalisées à cette date et que sa suppression serait admise aussi bien dans le cadre de la procédure de divorce que dans celle de mesures provisionnelles.