Citation: 2P.106/2004 03.08.2004 E. 1

4.3 Selon la recourante, la Commission de recours a retenu à tort que l'art. 19 LPA n'obligeait pas la Faculté d'instruire plus avant, lors de son audition du 2 octobre 2002, la question de l'évolution de sa santé. Dans sa requête du 16 septembre 2002, la recourante a exposé ses troubles de santé, certificat médical à l'appui, en sollicitant un report du délai d'élimination à la session de février/mars 2003, à savoir six mois plus tard. Entendue le 2 octobre 2002, soit deux semaines après, la recourante a, selon la décision attaquée qu'elle ne conteste pas sur ce point, mis également l'accent sur l'évolution positive de son état. Dans ces conditions, la Faculté disposait de tous les éléments nécessaires à statuer et n'avait pas à rechercher spontanément de plus amples précisions sur l'étendue et la portée de cette amélioration. Il incombait à la recourante, au vu de son devoir de collaborer à la constatation des faits (art. 22 LPA), d'indiquer en quoi ses propres déclarations auraient été incomplètes. Par conséquent, on ne discerne pas en quoi l'art. 19 LPA imposait manifestement à la Faculté d'approfondir l'instruction de la question précitée. Ce grief doit donc être rejeté, à supposer encore qu'il respecte les exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ.