Citation: 2P.109/2001 26.07.2001 E. 3

3.- Le recourant se plaint ensuite de la violation de son droit d'être entendu à un double titre. Il reproche, d'une part, au Tribunal administratif de n'avoir pas ordonné la production des notes prises par les examinateurs ou certains d'entre eux en cours d'examen et, d'autre part, de n'avoir pas tenu compte de ses propres notes personnelles, qu'il avait lui-même produites dans la procédure cantonale. a) Le droit d'être entendu comprend notamment le droit de chaque partie d'obtenir l'administration, par l'autorité de décision, des preuves qu'elle a régulièrement offertes et qui portent sur des faits pertinents. L'autorité de décision peut toutefois, sans violer le droit d'être entendu, refuser d'administrer une preuve régulièrement offerte lorsqu'elle estime, par une appréciation anticipée dénuée d'arbitraire, que celle-ci ne pourrait apporter aucun élément nouveau (ATF 125 I 417 consid. 7 p. 430 et la jurisprudence citée). En l'espèce, le Tribunal administratif a dû trancher entre deux versions opposées des faits. Celle de la Commission, selon laquelle deux des examinateurs avaient, au cours de l'examen oral, pris des notes personnelles et avaient reconstitué a posteriori la motivation de la note attribuée au recourant, motivation qui lui avait été communiquée d'abord oralement, lors de la séance du 20 juillet, puis avait été consignée dans le document du 25 août 2000, produit avec la réponse. Et celle du recourant qui, en substance, contestait que "les feuilles A4" que les deux examinateurs avaient entre leurs mains lors de la séance du 20 juillet puissent constituer des notes écrites concernant le déroulement de son examen. Intitulé "Appréciation de l'examen de Me D.________ lors de l'épreuve orale du 17 mai 2000", le document du 25 août 2000 relate en effet de manière détaillée le déroulement de l'examen oral établi sur la base des notes prises par les deux experts au cours de l'interrogation. Devant l'instance cantonale, le recourant avait demandé à deux reprises la production de ces notes, mais la Commission avait refusé de donner suite à l'invitation du Tribunal administratif, estimant qu'elle n'avait pas à communiquer aux candidats les notes personnelles prises par les examinateurs au cours des épreuves orales. Elle se référerait à cet égard à la jurisprudence du Tribunal fédéral (voir arrêt du 29 novembre 1996 en la cause H. c. Commission d'examens des avocats du canton de Genève (consid. 5b et c), selon laquelle le recourant ne peut pas exiger les notes personnelles de l'expert, s'il dispose de tous les éléments nécessaires pour évaluer ce qui lui est reproché et déposer un recours en toute connaissance de cause.