Citation: 4A_355/2021 E. 3.2

3.2. Dans sa réponse, l'intimé fait valoir que la conclusion 2 prise par le recourant manque de clarté et de précision, dès lors qu'il serait impossible de déterminer quel point du dispositif de la sentence attaquée serait visé par ladite conclusion. Les conclusionsdoivent être interprétées selon le principe de la confiance, à la lumière de la motivation du recours (ATF 139 III 24 consid. 1.2; 138 III 425 consid. 2; arrêt 4A_24/2011 du 28 mars 2012 consid. 7.1). La conclusion litigieuse est certes formulée de manière large. Cela étant, à la lecture des arguments développés dans le mémoire de recours, on comprend que l'intéressé reproche, en substance, au Tribunal arbitral de s'être déclaré incompétent pour statuer sur certaines prétentions reconventionnelles en tant que celles-ci reposaient sur des fondements juridiques non couverts par la clause arbitrale figurant dans le SPA. Contrairement à ce qu'affirme l'intimé, la conclusion litigieuse n'est par ailleurs pas contradictoire. En tout état de cause, la conclusion 1 suffirait pour obtenir l'annulation de la sentence entreprise. La jurisprudence fédérale admet du reste qu'une sentence ne soit annulée que partiellement (arrêt 4A_246/2014 du 15 juillet 2015 consid. 8 et la référence citée). La Ire Cour de droit civil, si elle admettait entièrement le recours, pourrait dès lors annuler partiellement la sentence finale et constater la compétence du tribunal arbitral relativement aux demandes pécuniaires formulées par le recourant, en tant que celles-ci se fondent sur la gestion d'affaires sans mandat et sur des actes illicites consistant en une gestion déloyale. On peut ainsi admettre que le recours est recevable.