Citation: C 230/05 19.07.2006 E. 4

4.1 En l'espèce, on ne saurait affirmer que le recourant a fixé les décisions de l'employeur ou qu'il a pu les influencer considérablement. De telles fonctions dirigeantes ne ressortent en effet ni du Registre du commerce, où seul un pouvoir de représentation a été inscrit jusqu'au 26 octobre 2004 (voir à ce sujet l'arrêt ATF 120 V 526 consid. 3b), ni d'une autre pièce du dossier. En revanche, la présence de cette procuration rend suffisamment vraisemblable, au degré où la jurisprudence l'exige en matière de preuves en assurances sociales (cf. ATF 126 V 360 consid. 5b et les références), le fait que le recourant était occupé dans l'entreprise de son épouse, d'autant qu'il avait publiquement annoncé son implication dans ce commerce par voie de presse, le 16 septembre 2004. Eu égard à sa qualité de conjoint du chef de l'entreprise où il était occupé, le recourant entrait donc dans la catégorie des personnes visées par l'art. 31 al. 3 let. c LACI. Pour ce seul motif, le refus du versement des indemnités de chômage, du 1er septembre au 26 octobre 2004, s'avère dès lors justifié. 4.2 L'extinction des pouvoirs de représentation du recourant, publiée le 26 octobre 2004, justifie un nouvel examen de la situation dès ce moment-là, car sa collaboration à l'entreprise de son épouse ne présente désormais plus de caractère hautement vraisemblable. Contrairement à la voie suivie par l'intimée et les juges cantonaux, il n'est pas admissible de renoncer à toute mesure d'instruction en considérant qu'il incombait à l'intéressé d'apporter la preuve de son désengagement de cette entreprise. L'art. 43 LPGA commande en effet à l'administration d'établir d'office les faits pertinents, ce qu'elle n'a pas fait, si bien qu'il est impossible d'appliquer l'art. 31 al. 3 let. c LACI. Quant à l'examen des autres conditions du droit l'indemnité (art. 8 LACI), il n'a pas eu lieu. Au nombre des points à éclaircir, il conviendra d'examiner la nature et l'étendue des tâches que le recourant est encore susceptible d'accomplir aujourd'hui dans l'entreprise de son épouse, dans la mesure où il apparaît en tant que personne de contact dans les pages jaunes de l'annuaire (cf. http://elegance.pagesjaunes.ch/home.aspx). Par ailleurs, on ne sait rien des recherches d'emplois que le recourant soutient avoir entreprises pour mettre fin à son chômage, singulièrement de la qualité de celles-ci, car elles ne figurent pas au dossier. A cet égard, le recourant n'a effectué mensuellement que 4,7 recherches d'emploi durant les dix mois qui ont suivi le 1er septembre 2004, ce qui pourrait laisser douter de sa réelle volonté de retrouver un travail salarié, voire de son aptitude au placement (cf. ATF 125 V 58 consid. 6a et les références; DTA 2004 p. 188 consid. 2.2 [arrêt I. du 24 février 2004, C 101/03]). Il s'ensuit que la cause doit être renvoyée à l'intimée pour un complément d'instruction, lequel comportera, à tout le moins, l'audition de B.________. En ce sens, la conclusion subsidiaire du recours se révèle partiellement bien fondée. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: