Citation: 5A_665/2020 E. 3.4.1

3.4.1. En ce qui concerne les frais de garde dans le budget de l'enfant, l'arrêt entrepris retient que les frais par 370 fr. par mois sont documentés par pièces et ne paraissent pas excessifs compte tenu du fait que l'intimée travaille à 70%. Il y avait toutefois lieu de considérer qu'ils ne seront plus nécessaires à partir du moment où l'enfant atteindra l'âge de 12 ans et pourra, en l'absence de sa mère, passer quelques heures seule à la maison et se déplacer de manière plus autonome. Ainsi, à partir du même âge, soit dès l'entrée de l'enfant au cycle d'orientation à la fin du mois d'août 2026, les frais de cantine et de parascolaire seront également supprimés. Le recourant expose que, s'agissant des frais de garde d'un montant de 370 fr., l'intimée n'a fourni qu'un document dactylographié par elle concernant uniquement des informations relatives aux mois de janvier et février 2019, de sorte que les montants allégués ne sont pas suffisamment documentés. De plus, ce document ne fait pas état d'une intervention de la baby-sitter au mois de mars alors même que l'intimée soutenait qu'il faudrait retenir un montant de 88 fr. par semaine au titre de frais de garde. Il serait de toute manière excessif de retenir un montant de 370 fr., qui représente près de 30 heures de garde de l'enfant, alors que cette dernière était inscrite aux cuisine scolaires et au parascolaire, que l'intimée avait réduit son taux d'activité et que l'enfant résidait également avec le compagnon de l'intimée. Ainsi, il y avait lieu de ne pas retenir de frais de garde pour l'enfant, un montant ne dépassant pas 290 fr. pourrait être retenu subsidiairement, soit la moyenne entre le 1er janvier 2019 et le 10 mars 2019. L'intimée rétorque que la pièce produite pour établir les frais de garde récapitule les heures effectuées par la baby-sitter et que celle-ci a contresigné cette attestation. De plus, même avec un taux d'activité à 70%, elle nécessitait une aide extérieure pour s'occuper de C.________ qui avait eu sept ans cette année dans la mesure où ses horaires professionnels ne correspondaient pas aux heures scolaires.