Citation: 6B_813/2015 E. 1

Le recourant invoque la violation de l'art. 128 CP. Selon lui, aucune aide ne pouvant être apportée à la victime avant son décès pour éviter cette issue inéluctable à brève échéance après qu'elle avait été blessée, le fait de ne pas lui porter secours ne serait pas punissable. Le recourant souligne, dans ce contexte, que le secours exigible doit se limiter à ce que l'on peut raisonnablement attendre de l'auteur compte tenu des circonstances concrètes et des capacités personnelles et matérielles de celui-ci. Il soutient que sa consommation de cocaïne et d'alcool relativiseraient sa capacité de réaction immédiate et n'aurait pas permis d'exiger de lui, notamment, qu'il mette la victime en position de sécurité. Il oppose aussi le caractère soudain de l'attaque au couteau et la situation de conflit l'opposant à l'autre groupe de personnes se trouvant sur les lieux.