Citation: 1F_4/2020 E. 4

Le requérant s'appuie enfin sur l'art. 121 let. b LTF qui prévoit un motif de révision si le tribunal a accordé à une partie soit plus ou, sans que la loi ne le permette, autre chose que ce qu'elle a demandé, soit moins que ce que la partie adverse a reconnu devoir. Il soutient, d'une part, que la Commune de St-Livres a déposé, devant le Tribunal fédéral, des conclusions nouvelles (tendant à la suppression des aménagements intérieurs du chalet et du changement d'affectation du réduit autorisé en 2005 et actuellement utilisé comme salle de bain) et donc irrecevables. Cet élément ne saurait cependant fonder une demande de révision dans la mesure où le Tribunal fédéral a statué sur les conclusions formulées par l'Office fédéral du développement territorial, lequel était habilité à déposer des conclusions nouvelles et à solliciter une reformatio in pejus de la décision de première instance (voir arrêt attaqué consid. 2.1). D'autre part, le requérant prétend que la suppression du chauffage à bois, des radiateurs, de l'alimentation en eau à l'intérieur du chalet, de la cuisine équipée, de la salle de bain et de l'augmentation de la taille de la fenêtre ne seraient pas comprises dans les conclusions de l'Office fédéral du développement territorial. Cette critique, pour le moins audacieuse, peut aussi rapidement être écartée. En effet, l'Office fédéral recourant a formulé ainsi sa troisième conclusion: "la décision du SDT est annulée en tant qu'elle admet sur le principe les travaux et changements d'affectation litigieux; les lettres a, b, c et d du chiffre 1 sont annulées et la suppression de tous les travaux et affectations non autorisés et non autorisables doit être ordonnée". Or, le Tribunal de céans - jugeant que les travaux énumérés par le requérant ne représentaient pas une transformation partielle au sens de l'art. 42 al. 1 OAT et n'étaient par conséquent pas autorisables - en a ordonné la suppression. Partant, il n'a pas accordé à l'Office fédéral recourant plus que ce qu'il avait demandé. Mal fondée, la demande de révision fondée sur l'art. 121 let. b LTF doit aussi être écartée.