Citation: 8C_392/2022 E. 4.3

4.3. La cour cantonale a invité l'enquêteur à se déterminer par écrit sur la requête de récusation formée par la recourante à son endroit, en lui communiquant la requête de cette dernière du 7 mars 2022. En connaissance du motif de récusation invoqué - à savoir un rapport de proximité indéterminé entre lui-même et le mandataire de la recourante -, il a assuré ne discerner aucune circonstance pouvant donner l'apparence d'une partialité au sens de l'art. 15 al. 1 let. d LPA, en précisant que son enquête serait conduite avec diligence et impartialité. Au vu de cette prise de position sans ambiguïté et du refus de la recourante de donner plus de précisions quant à la nature du prétendu rapport de proximité en question, on ne voit pas en quoi l'audition de l'enquêteur par le tribunal cantonal aurait permis d'obtenir des éléments supplémentaires susceptibles d'aboutir à une appréciation différente de la situation. C'est ainsi sans arbitraire que les premiers juges ont rejeté la requête de la recourante tendant à l'audition de l'enquêteur, de sorte que le grief doit être rejeté. Pour le reste, la recourante ne se plaint pas d'une violation de l'art. 29 al. 1 Cst. (cf. consid. 2.2) ou de l'art. 15 al. 1 LPA (cf. consid. 2.3 supra en lien avec l'art. 106 al. 2 LTF) ni d'une violation d'autres droits constitutionnels, de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation de l'autorité précédente selon laquelle le motif allégué n'est pas suffisant pour retenir une apparence de partialité de la part de l'enquêteur. Il s'ensuit que le recours doit être rejeté.