Citation: 1C_430/2016 E. A

Propriété de la Fondation C.________, la parcelle n° 1418 de la commune de Chexbres, d'une surface totale de 24'744 m2, est régie par le plan d'extension partiel "Préalpina" entré en vigueur le 6 novembre 1985. Selon ce plan, la parcelle est destinée aux constructions nouvelles, excepté en sa partie nord destinée à la détente et aux loisirs. Selon l'extrait du registre foncier, le terrain est en nature de "jardin" sur 11'363 m2, respectivement de "champ, pré, pâturage" sur 13'155 m2, et comprend en outre quatre bâtiments et un garage. La propriétaire a déposé courant 2012 une demande de permis de construire sur la parcelle n° 1418. A cette occasion, le Service cantonal des forêts, de la faune et de la nature (SFFN; désormais Direction générale de l'environnement, inspection des forêts - DGE-FORET) ayant constaté que la parcelle en cause était pour partie en nature de forêt, un inspecteur des forêts a établi le 1er octobre 2012 un plan de constatation de la nature forestière de la parcelle concernée. La propriétaire a abandonné son premier projet et déposé une deuxième demande de permis de construire six immeubles d'habitation en juin 2013. Mis à l'enquête publique, le projet a fait l'objet de plusieurs oppositions. La DGE-FORET a refusé de délivrer l'autorisation spéciale requise, des parties souterraines et des aménagements extérieurs se situant à moins de 10 m de la lisière forestière. Pour faire suite à ce refus, la constructrice a modifié son projet et soumis de nouveaux plans aux autorités compétentes en février 2014. La DGE-FORET a alors rendu une décision de constatation de la nature forestière et levé les oppositions sur cet objet. Elle soulignait que, bien qu'adjacents à l'aire forestière délimitée, les alignements d'arbres situés à l'ouest de la surface soumise au régime forestier n'avaient pas été considérés comme forêt, car l'aire occupée par ces alignements était régulièrement pâturée et/ou entretenue; au vu de la configuration de ces boisements et de l'exploitation poursuivie, l'aspect "pâturage", "parc" ou "espace vert" l'emportait. Cette décision a été intégrée à la synthèse de la Centrale cantonale des autorisations en matière d'autorisations de construire (synthèse CAMAC) établie le 7 avril 2014.