Citation: 2A.656/2004 18.11.2004 E. 3

3.1 Un étranger peut, selon les circonstances, se prévaloir du droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'art. 8 § 1 CEDH pour s'opposer à l'éventuelle séparation de sa famille et obtenir ainsi une autorisation de séjour. Encore faut-il, pour pouvoir invoquer cette disposition, que la relation entre l'étranger et une personne de sa famille ayant le droit de s'établir en Suisse (en principe nationalité suisse ou au bénéfice d'une autorisation d'établissement) soit étroite et effective (ATF 122 II 1 consid. 1e p. 5). A cet égard, l'art. 13 al. 1 Cst. offre la même garantie (ATF 126 II 377 consid. 7 p. 394). En l'espèce, le Tribunal administratif a nié que le recourant entretienne une relation étroite et effective avec son fils Y.________, de nationalité suisse. Il a considéré que le recourant n'exerçait pas régulièrement son droit de visite et qu'il n'assumait pas ses responsabilités, déjà limitées, en ne versant pas la pension alimentaire à laquelle il était tenu. Partiellement assisté et ayant des poursuites à hauteur de 28'967 fr. 45, ainsi que des actes de défaut de biens pour un montant de 9'309 fr. 45, il n'avait jamais tenté d'effectuer des démarches sérieuses en vue de trouver un emploi fixe qui lui aurait permis de remplir ses obligations envers son fils. Sur ce point, le recourant n'apporte aucun élément qui serait de nature à démontrer l'intensité de ses relations avec son fils ou les efforts qu'il aurait entrepris pour revenir à meilleure fortune. Le Tribunal fédéral peut donc se rallier aux motifs retenus par le Tribunal administratif au considérant 5 de sa décision (art. 36a al. 3 OJ).