Citation: 5A_118/2016 E. 1

Par arrêt du 8 janvier 2016, communiqué aux parties le même jour, la Cour de droit public du Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel a rejeté le recours formé par A.________ contre la décision rendue le 11 septembre 2015 par le Département de la justice, de la sécurité et de la culture de la République et canton de Neuchâtel (ci-après : DJSC) autorisant la fille mineure de l'intéressé, B.________, à changer de nom et à porter désormais celui de sa mère, C.________. L'autorité cantonale a retenu que l'écriture manuscrite du 3 mars 2015 rédigée et signée par la fille reflète fidèlement l'intention de celle-ci de changer de nom, que rien ne permet de penser que la fille a subi des pressions de la part de sa mère, que deux médecins ont relevé que le souhait émanait de l'enfant, que celle-ci est âgée de plus de douze ans et capable de saisir l'enjeu d'une procédure en changement de nom, que la fille avait valablement donné les pouvoirs à sa mère, respectivement qu'elle avait ratifié, la demande de changement de nom déposée, et que la fille avait de surcroît confirmé la demande, par l'intermédiaire de sa curatrice, dont l'indépendance et l'impartialité ne sauraient être sujettes à caution. La Cour de droit public a considéré qu'il ne faisait aucun doute que la fille a des motifs légitimes à changer son nom; celle-ci vit avec sa mère depuis l'incarcération de son père suite à la condamnation de celui-ci à une peine privative de liberté de dix ans pour tentative d'assassinat sur sa personne, depuis ces événements, elle a exprimé à plusieurs reprises le souhait de ne plus rencontrer son père, et les médecins ont attesté qu'elle présente des problèmes psycho-affectifs liés aux difficultés de famille, que le nom de son père déclenche chez elle un stress émotionnel "insurmontable", en sorte que le changement de nom participerait à son développement, à surmonter le traumatisme et à s'identifier à sa famille maternelle avec laquelle elle vit des relations positives. L'autorité précédente a enfin jugé que le recourant ne soutenait pas que sa fille ne pourrait pas se prévaloir de motifs légitimes et qu'il se limitait pour l'essentiel à mentionner l'existence de litiges au sujet du droit de visite et des tensions avec la mère, autrement dit qu'il invoquait des arguments non pertinents et surtout non établis.