Citation: 8C_298/2018 E. 9

Quant aux griefs suivants, tirés de l'arbitraire et d'autres violations du droit, ils ne sont pas mieux fondés que le précédent. En particulier, contrairement à ce que les recourants semblent soutenir, ce n'est pas parce qu'ils déposent des demandes de révision et/ou de récusation que leurs actes ne répondent à aucune condition de recevabilité. En outre, il ne suffit pas d'affirmer, de manière péremptoire, que l'art. 80 LPA ne s'appliquait pas à leur demande de révision/récusation pour démontrer une application arbitraire du droit cantonal. Quoi qu'il en soit, la cour cantonale a expliqué que le motif de prévention invoquée à l'appui de la demande de révision n'était pas admissible, ce que les recourants n'ont purement et simplement pas l'intention d'accepter. En se plaignant de l'absence de détermination des magistrats qu'ils estiment prévenus, les recourants perdent une nouvelle fois de vue que les demandes de récusation répondent à des conditions de recevabilité et qu'il ne suffit pas de requérir la récusation d'un magistrat pour que la procédure prévue à cet effet soit d'emblée mise en oeuvre (sur le sujet cf. AUBRY GIRARDIN, Commentaire de la LTF, 2 e éd. 2014, n° 13-17 ad art. 36 LTF).