Citation: 1C_304/2019 E. 3

La Cour de droit public a déclaré le recours irrecevable aux motifs que le recourant n'avait pas versé intégralement l'avance de frais requise et que son mémoire de recours ne respectait pas les exigences de motivation prescrites par la loi. Elle a précisé que, supposé recevable, il devrait être rejeté. L'infraction de conduite malgré un retrait de permis était réalisée car le recourant avait pris le volant d'un véhicule pour traverser la route cantonale et s'engager sur la route du camping en sachant qu'il était sous le coup d'un retrait de permis pour violation grave de la LCR. Il s'agissait d'une faute grave (cf. art. 16c al. 1 let. f LCR) qui commandait un retrait du permis de conduire pour une durée minimale incompressible de douze mois (cf. art. 16c al. 2 let. c et 16 al. 3 LCR). Le recourant conteste l'irrecevabilité de son recours. Il expose s'être acquitté de la première tranche de l'avance de frais dans le délai imparti et avoir attendu vainement une réponse aux questions posées dans son courrier du 20 février 2019 pour procéder au versement des deux autres tranches. Il était nécessaire d'exprimer une seconde fois les faits devant la Cour de droit public pour qu'ils soient enfin pris en considération et conteste que son recours de droit administratif puisse être déclaré irrecevable pour défaut de motivation. Il est douteux que le recours réponde sur ce point aux exigences de motivation découlant des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Cette question peut cependant demeurer indécise car le recours est de toute manière infondé en tant qu'il porte sur le rejet de son recours cantonal. Conformément à l'art. 16c al. 1 let. f LCR, commet une infraction grave la personne qui conduit un véhicule automobile alors que le permis de conduire lui a été retiré. L'art. 16c al. 2 let. c LCR précise qu'après une infraction grave, le permis de conduire est retiré pour une durée de douze mois au minimum si, au cours des cinq années précédentes, le permis a été retiré une fois en raison d'une infraction grave ou deux fois en raison d'une infraction moyennement grave. L'art. 16 al. 3 LCR prévoit que les circonstances doivent être prises en considération pour fixer la durée du retrait du permis d'élève conducteur ou du permis de conduire, notamment l'atteinte à la sécurité routière, la gravité de la faute, les antécédents en tant que conducteur ainsi que la nécessité professionnelle de conduire un véhicule automobile. La durée minimale du retrait ne peut toutefois être réduite, sauf si la peine a été atténuée conformément à l'art. 100 ch. 4, 3ème phrase, LCR.