Citation: 1P.720/2005 02.12.2005 E. B

Le 3 octobre 2005, A.________ a sollicité sa mise en liberté provisoire. Par ordonnance du 4 octobre 2005, le Juge d'instruction a admis cette requête. Il a notamment relevé que la gravité des charges retenues était certaine, mais ne suffisait pas, à elle seule, à justifier le maintien en détention. Le risque de collusion était réduit, bien que l'argent des victimes avait disparu et qu'il apparaissait impossible de suivre les explications de l'inculpé quant au rôle de son prétendu associé en Espagne, B.________. Le risque de fuite était lui aussi réduit, l'inculpé étant de nationalité suisse et ne se rendant que pour les vacances d'été dans le sud de la France, où il louait une maison. Enfin, le risque de récidive était faible, même si l'inculpé, âgé de 70 ans, avait déployé son activité pendant plus de 30 ans. Le même jour, soit le 4 octobre 2005, le Procureur général s'est opposé à la mise en liberté provisoire de l'inculpé. Saisie de la cause, la Chambre d'accusation du canton de Genève, par ordonnance du 11 octobre 2005, a refusé la mise en liberté provisoire de A.________. Contrairement au magistrat instructeur, elle a estimé qu'il existait un risque aussi bien de collusion et de réitération que de fuite, ajoutant que la durée de la détention préventive subie jusqu'alors restait proportionnée "à la peine-menace et à la peine concrètement encourue par l'inculpé".