Citation: 5C.63/2006 12.06.2006 E. 1

1.1 L'arrêt déféré est une décision finale prise par le tribunal suprême d'un canton (art. 48 al. 1 OJ) dans une contestation civile portant sur un droit de nature non pécuniaire (art. 44 OJ). Partant, il peut être attaqué par la voie du recours en réforme (ATF 112 II 193 consid. 1b; 122 III 301 consid. 1a). Par ailleurs, la recourante attaque les deux motivations indépendantes sur lesquelles la cour cantonale a fondé le rejet de la requête (cf. lettre C.c et C.d supra), se conformant ainsi aux exigences découlant de l'art. 55 al. 1 let. c OJ (ATF 115 II 300 consid. 2a; 111 II 397 et 398; cf. ATF 121 III 46 consid. 2). Il s'ensuit que le recours, interjeté en temps utile (art. 54 al. 1 OJ), est recevable. 1.2 Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit conduire son raisonnement sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il n'y ait lieu à rectification de constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il ne faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents, régulièrement allégués et clairement établis (art. 64 OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c; 126 III 59 consid. 2a; 119 II 353 consid. 5c/aa). Dans la mesure où la recourante, tout en déclarant se fonder sur les faits retenus par la Cour de justice, entend y apporter des compléments ou des précisions sans se prévaloir de l'une des exceptions qui viennent d'être rappelées, il n'est pas possible d'en tenir compte (ATF 127 III 248 consid. 2c; 130 III 102 consid. 2.2, 136 consid. 1.4).