Citation: 1C_140/2025 E. 2

Le recourant reproche à divers titres au Président du Tribunal de police de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois de s'être montré partial et incompétent. La violation de l'art. 30 al. 1 Cst. devrait conduire à la récusation de ce magistrat, à l'annulation du jugement pénal d'appel et de la procédure qui a suivi ainsi qu'au remboursement de tous les frais afférents à cette procédure. Le recourant prétend qu'il n'aurait pas été en mesure de formuler sa demande auparavant car le motif de récusation ressortirait de la motivation de l'arrêt du Tribunal fédéral du 12 juillet 2023. On ne voit cependant pas ce qui l'aurait empêché de faire valoir la violation de l'art. 30 al. 1 Cst. devant la Cour de droit administratif et public. Son invocation à ce stade de la procédure n'est pas compatible avec les règles de la bonne foi (cf. ATF 143 IV 397 consid. 3.4.2; 135 I 91 consid. 2.1 in fine). Au demeurant, le Tribunal fédéral a confirmé la condamnation pénale du recourant prononcée en appel en raison de l'excès de vitesse commis le 24 janvier 2022 après avoir constaté que la limitation de la vitesse à 80 km/h hors des localités, si elle avait été édictée dans le contexte du débat relatif à la mort des forêts, n'en poursuivait pas moins des objectifs de sécurité routière et s'imposait à tous les automobilistes. Cela étant, la cour cantonale ne saurait se voir reprocher de ne pas avoir pris en compte d'office cet élément et de s'en être tenue au jugement pénal qui retient que le recourant a commis un dépassement de la vitesse autorisée de 34 km/h. Sur ce point, le recours est si ce n'est irrecevable, à tout le moins manifestement mal fondé.