Citation: 9C_267/2024 E. 4.4.2

4.4.2. 4.4.2.1. Sur le plan somatique, le recourant soutient que les différentes appréciations des docteurs I.________, G.________ et S.________ démontrent une capacité résiduelle de travail sensiblement restreinte dans une activité adaptée et constituent ainsi des éléments permettant de jeter un doute sur le bien-fondé des conclusions des experts. Il reproche d'abord à la juridiction cantonale d'avoir considéré que les cervicobrachialgies et les rachialgies avaient déjà été examinées dans le cadre de la première demande et qu'il n'y avait pas lieu d'y revenir. Il fait valoir qu'il s'agissait d'éléments médicaux mentionnés par les docteurs G.________ et I.________ que les médecins de CEMEDEX SA et le tribunal cantonal ne pouvaient tout simplement pas ignorer. Il conteste en outre que, comme l'ont retenu les premiers juges, le docteur I.________ ait nié l'existence d'une incapacité de travail en lien avec l'atteinte au bras gauche constatée dans son rapport du 9 mai 2017, que ce médecin se soit fondé exclusivement sur des éléments subjectifs pour motiver les conclusions de son rapport du 5 décembre 2018 ou qu'il ait attesté une capacité de travail dans une activité adaptée sans aucune restriction dans son rapport du 9 juin 2020. Il rappelle à ce sujet que le docteur G.________ avait aussi fait état d'une arthropathie acromioclaviculaire totalement incapacitante dans son rapport du 27 avril 2017. Il prétend encore que, même si la doctoresse R.________ ne s'était pas exprimée sur l'éventuelle incapacité de travail résultant des très fréquentes céphalées évoquées dans son rapport du 11 mai 2020, cette affection constituait un élément anamnestique et diagnostique déterminant que les experts et la cour cantonale ne pouvaient ignorer. Il conteste finalement que, comme l'a retenu la juridiction cantonale, le docteur S.________ n'ait pas motivé le diagnostic de syndrome du défilé thoraco-brachial constaté dans son rapport du 31 juillet 2020. Il soutient que ce diagnostic est le résultat d'une appréciation circonstanciée. 4.4.2.2. Cette argumentation n'est pas fondée. Au contraire de ce que prétend l'assuré à propos des cervicobrachialgies et des rachialgies, le tribunal cantonal ne s'est pas seulement contenté de dire qu'il n'y avait pas lieu de revenir sur des troubles déjà présents lors de l'instruction de la première demande. Il a encore constaté que les médecins consultés ne faisaient état d'aucune aggravation en lien avec ces pathologies, le docteur I.________ allant même jusqu'à mentionner des mêmes plaintes depuis de nombreuses années. Le recourant, qui n'établit pas ni n'allègue une détérioration de sa situation, ne remet donc pas valablement en cause l'acte attaqué sur ce plan. S'agissant par ailleurs de l'atteinte au bras gauche, l'assuré se borne à contester l'appréciation par les premiers juges des rapports du docteur I.________. Il ressort cependant du jugement entrepris que le raisonnement effectué par la cour cantonale pour exclure le caractère incapacitant des troubles scapulaires dans une activité adaptée repose essentiellement sur les avis du docteur J.________ et accessoirement sur ceux du docteur I.________. Or le docteur J.________ a uniquement exclu la reprise d'une activité qui mette à contribution l'épaule gauche, mais pas l'exercice d'une activité adaptée. Peu importe dès lors de savoir si la juridiction cantonale a interprété de façon erronée, ou pas, la position du docteur I.________. En ne critiquant pas l'intégralité du raisonnement de l'autorité judiciaire, le recourant ne peut pas en démontrer le caractère arbitraire. On relèvera toutefois à cet égard que le tribunal cantonal n'a pas été si catégorique que le laisse entendre l'assuré dans la mesure où il a évoqué le lien de confiance unissant le recourant au docteur I.________, qui avait également fait état du caractère très fluctuant et aléatoire de la symptomatologie douloureuse ainsi que des difficultés à évaluer la capacité résiduelle de travail de son patient. On ajoutera que, quoi qu'en dise l'assuré, une douleur est bel et bien un élément subjectif dont les caractéristiques dépendent essentiellement de la description qu'en fait la personne qui en souffre et que les premiers juges ont aussi évoqué une majoration des symptômes physiques pour des raisons psychologiques dans ce contexte. Le résultat auquel ces derniers sont parvenus apparaît ainsi d'autant moins arbitraire. Le fait que les médecins de CEMEDEX SA n'ont pas formellement retenu le diagnostic de céphalée ne saurait de surcroît ôter toute valeur probante à leur rapport. On relèvera à ce propos que la doctoresse R.________ a évoqué ce trouble - sans retenir d'incapacité de travail en découlant - après la réalisation de l'expertise et que le seul fait que le recourant le considère de manière générale comme un élément anamnestique et diagnostique déterminant n'établit concrètement pas en quoi les conclusions des experts et, partant, le sort du litige auraient été différents si le diagnostic avait été retenu. Le point de savoir si le syndrome thoraco-brachial diagnostiqué par le docteur S.________ est motivé de manière circonstanciée, contrairement à ce qu'a relevé la cour cantonale, n'est finalement pas davantage susceptible de démontrer le caractère arbitraire du jugement entrepris dès lors que ce syndrome participe de la pathologie affectant l'épaule gauche dont l'effet sur la capacité de travail a été apprécié par les médecins de CEMEDEX SA. Or l'assuré ne dit rien à ce propos. Compte tenu de ce qui précède, on ne saurait valablement reprocher à la juridiction cantonale d'avoir abouti à un résultat arbitraire en suivant les conclusions des experts quant à l'appréciation de l'état de santé de l'assuré sur le plan somatique et des répercussions de cet état sur la capacité de travail.