Citation: 4A_492/2017 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la seule affirmation - faite par les recourants relativement à la somme de 210'836 fr. comptabilisée dans leur déclaration d'impôt 2015 commune en regard de la rubrique "Titres et autres placements / gains de loterie" (code n. 410) - comme quoi rien n'indique que ces placements seraient réalisables à court terme et permettraient de payer effectivement les 40'000 fr. requis dans le délai ad hoc, ne remplit manifestement pas la condition fixée dans la dernière jurisprudence susmentionnée. C'était pourtant aux recourants, selon cette jurisprudence, de démontrer qu'ils ne possèdent pas les fonds nécessaires au paiement de ladite somme et qu'ils ne seront pas en mesure de se les procurer à temps, i.e. dans le délai de grâce qui devra encore leur être imparti pour s'exécuter, en vertu de l'art. 101 al. 2 CPC. Or, ni l'une ni l'autre de ces deux hypothèses ne peut être tenue pour avérée in casu, sur le vu des pièces figurant au dossier cantonal. Il appert, en effet, du document intitulé "État des titres et autres placements de capitaux - Détail", formant l'annexe 01 à la déclaration d'impôt, que les recourants sont titulaires, entre autres actifs, d'un compte à la banque B.________ dont la valeur imposable s'élève à 58'349 fr., de divers autres comptes bancaires, ainsi que de 166 actions de la société C.________ SA représentant une valeur imposable de 113'046 fr. Les recourants ne démontrent pas, ni même ne soutiennent, que ces actifs seraient sortis de leur patrimoine depuis lors. Aussi ne paraît-il guère imaginable qu'ils ne puissent mobiliser et/ou réaliser l'un ou l'autre de ceux-ci à court terme afin d'obtenir la somme nécessaire au paiement du solde de l'avance de frais, quitte à réclamer, si nécessaire, une prolongation du délai dans lequel ils devront verser ce solde. Quoi qu'il en soit, l'argumentation des recourants, qui s'épuise dans la seule affirmation de leur prétendue impécuniosité, ne suffit pas, tant s'en faut, à démontrer qu'ils ne possèdent pas les ressources nécessaires à la fourniture des 40'000 fr. d'avance litigieux. Par conséquent, le présent recours est manifestement irrecevable, ce qu'il y a lieu de constater en procédure simplifiée (art. 108 al. 1 let. a et b LTF).