Citation: 5A_329/2019 E. 3.2.2

3.2.2. Il résulte des faits établis par la cour cantonale qu'en 2017, le recourant percevait un revenu principal de 5'353 fr. 35 nets; devant l'instance cantonale, le recourant a produit des fiches de salaires relatives aux mois de janvier à juillet 2018, dont il ressort que son revenu moyen peut être arrêté à 4'683 fr. 75; sur la première partie de l'année, il accuse ainsi une perte salariale mensuelle de quelques 670 fr., soit d'environ 13 % par rapport au salaire perçu en 2017; la comparaison des fiches de salaires 2017-2018 permet de constater que son salaire de base mensuel reste néanmoins le même sans que l'on puisse précisément expliquer la diminution de salaire constatée. Le recourant n'en a certes pas détaillé les raisons devant la cour cantonale, se limitant à produire les fiches de salaire mensuelles susmentionnées; il ressort néanmoins de ses déclarations devant le premier juge qu'il travaille à un taux de 100 % et que son salaire varierait en fonction de ses horaires (PV du 21 février 2018; art. 105 al. 2 LTF), cette dernière circonstance pouvant éventuellement expliquer la perte de revenus alléguée. Dans sa réplique, se prononçant sur les critiques de l'intimée concernant le défaut de production de son certificat de salaire afférent à l'année 2018, le recourant affirme néanmoins de manière surprenante que, vu que " [ses] conditions [...] n'ont pas changé, le certificat de salaire 2018 serait quasi-identique à celui pour l'année 2017". En contradiction avec la motivation développée dans son recours, il apparaît ainsi reconnaître que sa situation salariale n'a en realité pas évolué durant l'année 2018, ou, implicitement du moins, que les revenus réalisés durant la seconde partie de l'année ont permis de compenser la baisse alléguée en début d'année. Dans ces conditions, bien que la décision cantonale ait écarté les fiches de salaire produites par le recourant, sa décision n'apparaît pas arbitraire dans son résultat.