Citation: 1C_571/2022 E. 7.4

7.4. En l'occurrence, la mise en oeuvre de la planification suppose encore une procédure ultérieure d'autorisation de construire. À ce stade, il est par ailleurs établi que l'effet du projet (circulation et stationnement compris) demeurera modéré, entre + 2 et 3% (cf. notice h.________, ch. 3.3.2, p. 12), l'essentiel de la pollution atmosphérique émanant de l'autoroute voisine (cf. ibid., ch. 3.2, p. 5 ss); l'OFEV qualifie d'ailleurs de négligeable l'augmentation des émissions entraînée. On constate en outre que le PPA "O.________", qui répond aux objectifs d'urbanisation et de densification du PDCn, prend place dans un site favorisant, comme on l'a vu, l'utilisation des transports en commun; il ne ressort par ailleurs pas non plus du dossier que le plan litigieux prévoirait un nombre de places de stationnement trop important, qui conduirait à l'augmentation des émissions de polluants, à tout le moins les recourants ne le prétendent-ils pas. Ainsi, compte tenu en outre de l'étendue territoriale relativement faible du projet, il apparaît que les exigences de l'OPAir sont respectées prima facie. Des mesures supplémentaires et concrètes de limitation des émissions pourront au demeurant encore être prises au stade ultérieur des autorisations de construire. Dans ces conditions, et faute d'indication dans le recours, on ne voit pas de motif de revenir sur le préavis favorable de la DGE-ARC, autorité cantonale spécialisée (au sujet des préavis de autorités spécialisées, cf. arrêt 1C_72/2017 du 14 septembre 2017 consid. 3.2; THIERRY TANQUEREL, Manuel de droit administratif, 2e éd. 2018, n. 508, p. 176; voir également ATF 139 II 185 consid. 9.3), singulièrement sur la constructibilité du secteur en lien avec la protection de l'air. Le grief est écarté.