Citation: 1P.654/2001 31.10.2001 E. 1

Cette question doit être examinée au regard de l'ensemble des circonstances concrètes d'espèce (ATF 126 I 172 consid. 5a p. 177; 124 I 208 consid. 6 p. 215; 123 I 268 consid. 3a p. 273; 116 Ia 143 consid. 5a p. 147; 107 Ia 256 consid. 1b p. 257; arrêts de la CourEDH dans les causes Muller c. France, du 17 mars 1997, Recueil des arrêts et décisions 1997 p. 374, § 35 et W. c. Suisse, du 26 janvier 1993, Série A vol. 254, § 30). b) En l'espèce, le recourant se trouve en détention préventive depuis le 24 août 2001 sous les inculpations de séquestration, d'enlèvement de mineur et d'actes d'ordre sexuel avec des enfants. Or, s'il devait effectivement être reconnu coupable de ces infractions, qui entrent en concours, X.________ s'exposerait à une peine excédant la détention préventive subie à ce jour, même si l'on devait tenir compte d'une responsabilité restreinte, dans la mesure où la question du sursis n'entre pas en considération (ATF 125 I 60 consid. 3d p. 64). Dans ces conditions, la durée de la détention n'apparaît à ce jour pas excessive. Le principe de la proportionnalité est ainsi respecté de ce point de vue. La détention préventive constituant une atteinte grave à la liberté personnelle, il importe que l'autorité intimée réexamine sans délai les risques de récidive et de fuite présentés par le recourant, en fonction du résultat du rapport d'expertise du 16 octobre 2001.