Citation: 5A_735/2023 E. B

B.a. Le 8 janvier 2019, C.________ a déposé une requête auprès du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant du canton de Genève (ci-après: TPAE) sollicitant l'instauration d'une garde partagée sur A.________ et, subsidiairement, la fixation d'un droit de visite en sa faveur, devant s'exercer un week-end sur deux, du vendredi au lundi matin, ainsi que deux jours par semaine avec la nuit afférente. B.b. Dès le 24 mai 2019, le père a vu sa fille un week-end sur deux, le samedi et le dimanche de 12h30 à 18h, et le mercredi à la sortie de la crèche jusqu'à 18h jusqu'à fin août 2019, puis, dès le 1er septembre 2019, le jeudi de la sortie de la crèche jusqu'à 18h. B.c. Par ordonnance du 12 septembre 2019, le TPAE a maintenu la garde de fait de la mère sur A.________ et, tenant compte de l'accord partiel trouvé entre les parties, a fixé le droit de visite devant s'exercer comme suit: - tous les jeudis de 12h à 18h30, - dès le mois de février 2020, un week-end sur deux, du samedi à 10h au dimanche à 18h (soit l'introduction de la première nuit), - dès le mois d'avril 2020, un week-end sur deux, du vendredi dès la sortie de la crèche au dimanche à 18h (soit l'introduction de la deuxième nuit), - la moitié des jours de fermeture de la crèche, soit sept semaines par an, nuits comprises, soit la moitié des quatre semaines d'été, de la semaine de Pâques et des deux semaines de Noël. Le TPAE a également institué une curatelle d'organisation et de surveillance du droit de visite, exhorté les parents à entreprendre un travail de coparentalité et attribué la totalité de la bonification pour tâches éducatives à la mère. B.d. Par acte déposé le 13 avril 2021 auprès du TPAE, le père a agi en modification des relations personnelles et a sollicité un élargissement de son droit de visite, ainsi que, à terme, la mise en oeuvre d'une garde alternée. B.e. Par acte déposé le 8 juillet 2021 devant le Tribunal de première instance de Genève (ci-après: Tribunal), l'enfant, représentée par sa mère, a formé une action alimentaire contre son père, concluant à ce qu'il soit condamné à lui verser, dès le 1er mai 2020, une contribution à son entretien de 3'346 fr. par mois jusqu'à ses 18 ans et, au-delà, en cas d'études sérieuses et régulières ou de formation professionnelle, mais au plus tard jusqu'à 25 ans. Dans sa réponse du 8 novembre 2021, C.________ a notamment conclu à la fixation d'un droit de visite progressif dès le 1er décembre 2021, puis à l'instauration d'une garde alternée dès l'entrée à l'école de l'enfant, soit dès le 1er septembre 2022, devant s'exercer à raison d'une semaine sur deux, du lundi soir à la sortie de l'école au lundi suivant, ainsi que de la moitié des vacances scolaires, subsidiairement à la fixation d'un droit de visite élargi devant s'exercer en alternance du mercredi à la sortie de l'école au lundi matin à l'entrée à l'école, respectivement au vendredi matin. Sur le plan financier, il a offert de verser une contribution d'entretien de 500 fr. par mois du 1er mai 2020 au 31 août 2021, relevant avoir d'ores et déjà versé la somme de 9'500 fr. à ce titre. Dès le 1er septembre 2021, il a conclu à ce qu'il soit dit que les parents prendraient en charge les frais fixes de A.________ à hauteur de la moitié chacun, ainsi que les frais courants de l'enfant lorsqu'elle se trouverait chez eux, et que les frais extraordinaires éventuels de l'enfant seraient partagés par moitié entre les parents, sur accord préalable et exprès de ces derniers. Dans sa réplique du 21 décembre 2021, la mère, représentant sa fille, a conclu au rejet d'entrée de cause des conclusions du père, aucun fait nouveau ne justifiant selon elle une modification de la réglementation en vigueur, et à la confirmation de l'ordonnance rendue le 12 décembre 2019 par le TPAE s'agissant de la garde, des relations personnelles et de la curatelle, sous la réserve que le père ait droit à la moitié des vacances scolaires avec son enfant, dès la rentrée scolaire 2022/2023, mais pas plus de deux semaines consécutives. Subsidiairement, elle a conclu à l'octroi au père d'un droit de visite devant s'exercer, sauf accord contraire des parties, jusqu'au 31 août 2022, tous les jeudis de 12h30 à 18h30, un week-end sur deux, du vendredi dès la sortie de la crèche au dimanche à 18h et la moitié des jours de fermeture de la crèche, mais pas plus de deux semaines consécutives, puis, dès le 1er septembre 2022, tous les jeudis de la sortie de l'école à 18h30, un week-end sur deux, du vendredi dès la sortie de l'école au dimanche à 18h, et la moitié des vacances scolaires, mais pas plus de deux semaines consécutives. B.f. Par jugement du 27 juin 2022, le Tribunal a notamment maintenu l'autorité parentale conjointe (ch. 1 du dispositif), maintenu la garde de l'enfant auprès de sa mère (ch. 2), réservé au père un droit de visite devant s'exercer, dans un premier temps, une semaine du vendredi soir à la sortie de la crèche jusqu'au lundi matin, et l'autre semaine, un jour de la semaine dès 12h30 jusqu'au lendemain matin, puis, dès la rentrée scolaire 2022, à raison d'une semaine du vendredi soir à la sortie de l'école jusqu'au lundi matin retour à l'école, et l'autre semaine, durant deux nuits d'affilée, de la sortie de l'école jusqu'au retour à l'école, la moitié des vacances scolaires étant réservée à chacun des parents, mais n'excédant pas quinze jours d'affilée (ch. 3), maintenu la curatelle d'organisation et de surveillance des relations personnelles (ch. 4), condamné le père à verser en mains de la mère, par mois et d'avance, allocations familiales déduites, une contribution à l'entretien de l'enfant, dès le 1er juin 2022, de 1'500 fr. jusqu'à l'âge de 10 ans, de 1'700 fr. jusqu'à l'âge de 15 ans, puis de 1'900 fr. jusqu'à l'âge de 18 ans, voire au-delà en cas d'études ou de formation régulières et suivies (ch. 5), condamné le père à verser à la mère un montant de 24'000 fr. à titre de contribution à l'entretien de A.________ pour la période allant du 1er juin 2020 au 31 mai 2022 (ch. 6) et confirmé l'attribution à la mère de la bonification pour tâches éducatives concernant l'enfant au sens de l'art. 52fbis al. 2 RAVS (ch. 7). B.g. Par acte expédié le 30 août 2022 à la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: Cour de justice), le père a appelé de ce jugement, dont il a sollicité la réforme en ce sens qu'une garde alternée soit instaurée sur l'enfant, devant s'exercer à raison d'une semaine chez chacun des parents, du lundi soir à la sortie de l'école au lundi matin à la rentrée de l'école, ainsi que la moitié des vacances scolaires selon le principe de l'alternance annuelle, qu'il soit dit que les frais fixes de sa fille seraient pris en charge par moitié par les parents, qu'il en soit de même des frais extraordinaires, sur accord préalable et exprès de ces derniers, et qu'il soit constaté qu'il s'est valablement acquitté de toutes ses obligations alimentaires pour la période allant du 1er juin 2020 au 31 mai 2022. Subsidiairement, dans l'hypothèse où une garde alternée ne serait pas instaurée, il a conclu à ce qu'il lui soit donné acte de son engagement à verser une contribution à l'entretien de sa fille de 500 fr. par mois dès le 1er juin 2022. B.h. Par acte déposé le même jour, la mère et l'enfant ont également appelé dudit jugement, concluant à ce qu'il soit dit que (dans la mesure où il conviendrait de ne pas entrer en matière sur la modification des relations personnelles sollicitée par le père) les relations personnelles soient régies par l'ordonnance du 12 décembre 2019 du TPAE, sous réserve que le père ait droit à la moitié des vacances scolaires dès la rentrée scolaire 2022, sans excéder deux semaines consécutives, et que le droit de visite du jeudi soit exercé dès la sortie de l'école jusqu'à 18h30. Subsidiairement, dans l'hypothèse où il serait entré en matière sur la modification des relations personnelles sollicitée par le père, elles ont conclu à ce qu'un droit de visite soit réservé à ce dernier, devant s'exercer à raison de tous les jeudis de la sortie de l'école à 18h30, un week-end sur deux, du vendredi dès la sortie de l'école au dimanche à 18h et la moitié des vacances scolaires, n'excédant pas deux semaines consécutives. B.i. Chacune des parties a conclu au rejet de l'appel de la partie adverse. Le père a également conclu, dans l'hypothèse où une garde alternée ne serait pas instaurée, à ce que lui soit octroyé un droit de visite selon les modalités du chiffre 3 du dispositif de la décision entreprise. La mère et l'enfant ont précisé, s'agissant du chiffre 5 du dispositif, que le dies a quo était au 1er juin 2020 (et non au 1er juin 2022 selon une erreur de plume du premier juge) et que les allocations familiales devaient revenir en sus à la mère. B.j. Par arrêt du 19 juillet 2023, expédié le 28 août 2023, la Cour de justice a annulé les chiffres 5 et 6 du dispositif du jugement entrepris et, statuant à nouveau sur ces points, a exhorté les parents à reprendre un travail de coparentalité, condamné le père à verser en mains de la mère, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, une contribution à l'entretien de l'enfant de 1'000 fr. du 1 er juin 2020 au 31 août 2022, puis de 850 fr. dès le 1er septembre 2022, sous déduction des sommes d'ores et déjà versées à ce titre, dit que le père s'était d'ores et déjà acquitté de la somme globale de 12'000 fr. à titre d'entretien en faveur de l'enfant entre le 1er juin 2020 et le 31 mai 2022 et dit que les allocations familiales versées en faveur de l'enfant demeuraient acquises à la mère.