Citation: 6B_456/2015 E. 2.3

2.3. En l'espèce, la cour cantonale a sollicité un rapport sur les conditions de détention du recourant. Elle en a retenu qu'il avait passé une seule nuit dans un espace individuel de 3,39 m2et 244 nuits dans une cellule avec un espace individuel de 3,99 m2. Cette situation a été jugée certes difficile mais non comme dégradante dans la mesure où la surface par détenu n'était inférieure au stade compatible avec l'art. 3 CEDH que de 0,01 m2. La cour cantonale a souligné, dans ce contexte, que le Tribunal fédéral n'avait pas non plus tranché la question de savoir si le standard de 4 m2 se comprenait comme une surface brute, comprenant les installations sanitaires et les meubles, ou nette, installations et meubles déduits. De surcroît, le recourant ne pouvait valablement se prévaloir d'un espace individuel trop confiné dès lors qu'il s'était inscrit sur la liste d'attente pour une place de travail mais avait refusé, le 2 juillet 2014, son transfert à l'aile Est de la prison conformément au processus d'octroi d'une place de travail. Il aurait ainsi pu jouir de 4,11 m2 de surface individuelle, en partageant avec 5 codétenus une cellule de type C3 d'une surface nette de 24,64 m2. Sans ce refus, il aurait donc pu occuper une cellule plus vaste et aurait bénéficié, en travaillant, d'un temps hors cellule largement supérieur. Il avait cependant pu obtenir, dans son unité, une place de nettoyeur de table entre le 2 novembre et le 21 décembre 2014, puis, depuis le 22 décembre 2014, un emploi de nettoyeur d'étage, lui permettant de sortir tous les jours de sa cellule durant 4h30.