Citation: 9C_72/2015 E. 4.2

4.2. Les premiers juges ont constaté que le docteur C.________, dans son rapport du 5 juin 2012, n'avait pas attesté que l'aggravation des douleurs lombaires se traduirait par de nouvelles limitations venant s'ajouter à celles déjà retenues. En revanche, les juges cantonaux n'ont pas mentionné le rapport du docteur D.________ du 6 juillet 2012, qui figure au dossier de l'intimé et que le Service F.________ avait cité (cf. avis du 20 septembre 2012), de sorte qu'ils ne se sont pas exprimés sur les conclusions de ce médecin qui attestait une incapacité de travail totale depuis 2011, en raison de l'apparition de lombalgies chroniques et de l'aggravation de l'état dépressif. Les critiques du recourant relatives aux constatations de faits de l'autorité précédente sont recevables, au sens de l'art. 97 al. 1 LTF, car l'omission du rapport du docteur D.________ du 6 juillet 2012, dans le jugement attaqué, est susceptible d'influer sur le sort de la cause. En effet, ce médecin estimait que la survenance des lombalgies chroniques, en relation avec l'aggravation de l'état dépressif, aboutissait à la perte totale de la capacité de travail depuis 2011. Bien que le caractère invalidant des affections psychiques au-delà de l'année 2012 ait par la suite été nié par l'expert psychiatre G.________ (cf. rapport du 28 février 2013), il n'en demeure pas moins que la juridiction cantonale de recours n'a pas intégré toutes les conclusions du docteur D.________lors de son appréciation du volet somatique; en d'autres termes, elle a statué sur la base d'un état de fait incomplet (art. 97 al. 1 LTF).