Citation: 5P.354/2003 11.11.2003 E. 3

Le recourant reproche à la Cour d'appel de lui avoir imputé, à la suite d'une appréciation arbitraire des preuves, un revenu hypothétique de 2'000 à 3'000 fr. plus élevé que ses gains mensuels effectifs, qui s'élèvent à 4'718 fr. 3.1 De jurisprudence constante, une décision est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Pour que la décision attaquée soit annulée, encore faut-il qu'elle se révèle arbitraire non seulement dans ses motifs, mais aussi dans son résultat; en outre, il ne suffit pas qu'une autre solution apparaisse concevable, voire préférable. En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, l'autorité fait montre d'arbitraire lorsqu'elle ne prend pas en compte, sans raison sérieuse, un moyen de preuve propre à modifier la décision, se trompe manifestement sur le sens et la portée d'un tel moyen ou encore procède à des déductions insoutenables sur la base des éléments recueillis (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9, 173 consid. 3 p. 178; 128 I 273 consid. 2.1 p. 275; 127 I 38 consid. 2a p. 41). Le justiciable qui se plaint d'arbitraire ne peut critiquer la décision attaquée comme il le ferait en instance d'appel, où l'autorité de recours dispose d'une libre cognition (ATF 117 Ia 10 consid. 4b p. 11/12). Il ne peut ainsi se contenter d'opposer sa thèse à celle de l'autorité cantonale, mais il doit démontrer, par une argumentation précise, que cette décision repose sur une application de la loi ou une appréciation des preuves manifestement insoutenables (ATF 128 I 295 consid. 7a p. 312; 125 I 492 consid. 1b p. 495).