Citation: 8C_563/2009 31.05.2010 E. 3

3.1 Par le jugement attaqué, le tribunal cantonal a rejeté les conclusions de l'assuré, motif pris de son refus de collaborer à l'instruction de son droit à prestations, et il a laissé à l'assureur le soin de statuer sur ce point, après avoir donné la possibilité à l'intéressé de produire tous les documents qu'il jugerait nécessaires pour établir le montant des prestations qui lui sont dues. Le recourant reproche à la juridiction cantonale d'avoir violé le principe de l'autorité de la chose jugée. Par son jugement du 14 octobre 2008, entré en force, les premiers juges ont en effet admis ses conclusions tendant au maintien de son droit à l'indemnité journalière et au paiement des indemnités dues à titre rétroactif depuis le 1er janvier 2004. Aussi, l'intéressé fait-il valoir que toute considération d'ordre médical était forclose et que la juridiction cantonale ne pouvait pas, par le jugement attaqué du 26 mai 2009, considérer qu'il devait encore produire des documents médicaux à l'appui de sa demande en paiement de l'indemnité journalière. 3.2 L'argumentation du recourant est mal fondée. Le jugement cantonal du 14 octobre 2008 a été précédé d'un jugement sur partie du 7 novembre 2006, par lequel la juridiction cantonale a constaté l'absence d'un lien de causalité entre les troubles au genou droit et au dos, et l'accident du 4 décembre 2001. Ce jugement est entré en force. C'est pourquoi, même si, par son jugement ultérieur du 14 octobre 2008, le tribunal cantonal a admis l'existence d'un lien de causalité naturelle et adéquate entre les troubles affectant le genou gauche et l'événement susmentionné - et, partant, l'obligation de l'intimée d'allouer ses prestations en raison de ces troubles -, il n'en demeure pas moins que l'assureur-accidents ne doit pas répondre de l'ensemble de l'atteinte à la santé, du moment que les troubles au genou droit et au dos ne sont pas en relation de causalité avec l'événement du 4 décembre 2001.