Citation: 6B_372/2022 E. 1.4.1

1.4.1. Contrairement à ce qu'a retenu la cour cantonale, le comportement qui est reproché au recourant est un comportement actif et non une omission. En effet, le recourant a menti en présentant aux acquéreurs le plâtre et les bronzes comme étant des oeuvres de G.________. Il a fait mention, parfois sans le produire, de l'extrait d'archives de l'ISEA qui attribuait le plâtre à G.________. Il a également, dans certains cas, produit un certificat de la Fonderie Q.________ établissant que les bronzes étaient bien tirés du plâtre original attribué à G.________. Dès son audition par la police le 25 mars 2011, il savait pourtant qu'une procédure judiciaire avait été initiée contre E.________ et que ce dernier avait avoué aux autorités judiciaires avoir falsifié la signature et la dédicace du plâtre. En se référant ou en remettant la certification de l'ISEA, sans mentionner les doutes qui existaient à son sujet, le recourant a activement dissimulé des faits. Dès lors qu'un comportement actif est reproché au recourant, il n'y a pas lieu d'analyser si le recourant avait une obligation particulière de révéler la vérité et, donc, de traiter les griefs soulevés par le recourant en relation avec la position de garant. Le recourant nie toute tromperie, faisant valoir qu'il s'est uniquement prévalu de l'extrait d'archives qui exprimait valablement l'avis de l'ISEA. Il considère qu'il pouvait se référer de bonne foi à ce certificat tant que cet institut ne l'avait ni suspendu ni retiré, étant précisé que celui-ci disposait des mêmes informations que lui quant aux circonstances semant le doute. Il ressort de l'état de fait cantonal que K.________, spécialiste de G.________ au sein de lSEA, avait informé le recourant des doutes qu'il éprouvait peu après son audition du 18 mai 2011, mais qu'il attendait l'issue de la procédure pénale initiée contre E.________ pour retirer son authentification. Informé des doutes objectifs concernant l'authenticité de l'oeuvre et de l'éventuel retrait de l'extrait d'archives de l'ISEA, le recourant ne pouvait plus de bonne foi se retrancher derrière cet extrait, qui ne reposait alors plus sur une base solide, ni s'en prévaloir sans informer ses cocontractants de façon complète, et ce malgré le maintien de la certification de l'ISEA. Le recourant s'était du reste expressément engagé devant la police lors de son audition du 25 mars 2011 à ne plus faire des démarches en vue de négocier ces oeuvres, jusqu'à la conclusion de l'enquête (jugement attaqué p. 59). En ne signalant pas les doutes portant sur l'extrait d'archives, il a donc bien trompé ses cocontractants.