Citation: 1P.620/2004 12.11.2004 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et avec une pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 II 249 consid. 2 p. 250, 302 consid. 3 p. 303/304, et les arrêts cités). 1.1 Le recours de droit public n'a qu'un effet cassatoire (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 129 I 129 consid. 1.2.1 p. 131/132, 173 consid. 1.5 p. 176, et les arrêts cités). Il est fait exception à ce principe lorsque l'admission du recours ne suffit pas à rétablir une situation conforme à la Constitution et qu'une mesure positive est nécessaire (ATF 129 I 129 consid. 1.2.1 p. 131/132). Tel est le cas notamment lorsqu'une mesure de détention préventive n'est pas - ou n'est plus - justifiée (ATF 115 Ia 293 consid. 1a p. 297; 107 Ia 256 consid. 1 p. 257; 105 Ia 26 consid. 1 p. 29). La conclusion tendant à la libération du recourant est en principe recevable. Toutefois, en tant que le recourant demande sa libération immédiate en critiquant les motifs retenus dans la décision du 13 septembre 2004, le recours est irrecevable, faute d'épuisement des instances cantonales (art. 86 OJ). Pour être attaquable devant le Tribunal fédéral en effet, la décision du 13 septembre 2004 doit être préalablement entreprise devant le Tribunal d'accusation (art. 295 let. b CPP/VD). Or, celui-ci a, de manière implicite, rejeté la demande de libération provisoire (cf. consid. 2 ci-dessous), mais pour des motifs indépendants de la décision du 13 septembre 2004, dont il n'a pas examiné le bien-fondé. Pour le surplus, les conclusions tendant au renvoi de la cause au Tribunal d'accusation sont irrecevables.