Citation: 2C_951/2019 E. 7

La recourante se plaint également d'une violation de l'interdiction de l'arbitraire et du principe de l'égalité de traitement, en se référant à l'art. 9 Cst. Elle reproche à l'autorité précédente de ne pas avoir examiné en détail l'ensemble de ses griefs d'arbitraire en les écartant d'une seule phrase. Selon elle, la Cour de justice aurait dû analyser, dans le cadre d'un examen prima facie, chacun de ses griefs sur les notations remises en cause. Sous l'angle des griefs d'arbitraire dans la notation exposés devant l'instance précédente, la recourante précise avoir dénoncé une évaluation faite par des "appréciations sibyllines" (très bon, bon, moyen, faible) sans le moindre commentaire ni justificatif. Elle ajoute avoir également fait valoir : que certaines appréciations étaient arbitrairement sévères pour elle au regard de la qualité de son offre, respectivement arbitrairement généreuses pour certains soumissionnaires; que l'évaluation du critère des références d'un soumissionnaire était arbitraire, celui-ci étant actif dans le secteur du placement médical que depuis 2017; que la note octroyée à un soumissionnaire par l'évaluateur n° 1 pour les références était arbitraire au regard de la note qu'elle avait reçue, ses références étant, selon elle, autrement plus solides, stables et pertinentes que celles de celui-ci; qu'elle a dénoncé les points reçus sur les critères "Capacité" et "Critères organisationnels" par rapport aux notes reçues par un autre soumissionnaire, alors que celui-ci avait des personnes semblables à plusieurs postes clés et que le nombre de personnes étaient limités par rapport à son équipe; enfin, que la notation de sa présentation orale était injustifiée: la qualité de celle-ci étant selon elle très bonne et la différence de points avec d'autres concurrents étant inexplicable.