Citation: 9C_719/2015 E. A

A.________, médecin-dentiste, travaillait depuis 1989 au sein d'une clinique genevoise du service dentaire (B.________) à temps partiel (entre 50 et 60 %, puis à 20 % dès septembre 2009). Elle exploitait également en raison individuelle depuis 2002 un cabinet médical dentaire, d'abord dans les locaux d'un confrère, puis dès 2009 dans ses propres locaux. Elle a requis le 13 mai 2013 des prestations de l'assurance-invalidité. Dans le cadre de l'instruction de cette demande, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a notamment recueilli l'avis du psychiatre traitant et de son Service médical régional (ci-après: SMR). La doctoresse C.________ a diagnostiqué un trouble affectif bipolaire (type II), sans symptômes psychotiques, qui a entraîné huit périodes d'incapacité de travail de plusieurs mois depuis l'an 2000; l'assurée ne disposait d'aucune capacité de travail dans l'exercice d'une activité indépendante de médecin-dentiste; sa capacité de travail était en revanche de 100 % avec une diminution de rendement de 50 % dans l'exercice d'une activité salariée de médecin-dentiste (rapport du SMR du 20 mars 2014). L'office AI a ensuite fait verser au dossier les bilans et comptes d'exploitation du cabinet dentaire de l'assurée et fait réaliser une enquête pour activité professionnelle indépendante (rapport du 6 juin 2014). Par décision du 9 janvier 2015, l'office AI a, en application de la méthode extraordinaire d'évaluation de l'invalidité, octroyé à l'assurée trois quarts de rente de l'assurance-invalidité à compter du 1 er novembre 2013, fondé sur un taux d'invalidité de 60 %.