Citation: 6B_859/2022 E. 1.4

1.4. La cour cantonale a retenu que le recourant avait saisi la main gauche de sa victime et l'avait posée par-dessus son pantalon sur son sexe en érection. Même si l'intimée 2 avait déclaré que le contact entre sa main et le sexe en érection du recourant avait été très rapide, soit une ou deux secondes, cette dernière ayant très vite retiré sa main, il convenait de constater que le recourant avait exercé une contrainte physique sur sa victime en prenant fermement sa main, en la tirant, et en la plaquant sur son sexe en érection afin de satisfaire son excitation sexuelle. L'intimée 2 avait ensuite dû user de force pour retirer sa main. Elle avait également dit au recourant d'arrêter en retirant sa main. De plus, de par le contexte dans lequel les faits reprochés s'étaient produits, le recourant exerçait une position dominante sur sa victime. En effet, la cour cantonale a relevé que les faits s'étaient déroulés dans un taxi en mouvement qui se trouvait entre U.________ et V.________, au milieu de la nuit, alors que la victime était seule dans le véhicule du recourant qu'elle ne connaissait pas. Le recourant avait en outre juste auparavant caressé le visage de sa victime en lui disant qu'elle était belle, puis lui avait touché une seconde fois le visage en lui mettant son pouce sur sa bouche. L'intimée 2 se trouvait donc dans une situation où elle pouvait se sentir prise au piège, dans une position d'infériorité face au recourant. Dans ces circonstances, le recourant n'avait pas simplement commis un geste furtif, assimilable à des "mains baladeuses", mais avait bien usé de force et de contrainte pour faire subir à sa victime une caresse insistante de son sexe par-dessus son pantalon, ce qui constituait en l'espèce un acte d'ordre sexuel. S'agissant du caractère subjectif de l'infraction, la cour cantonale a retenu qu'aucun élément au dossier n'indiquait que l'intimée 2 aurait donné au recourant des signes de consentement. Au contraire, elle avait repoussé ses deux premières approches lorsqu'il lui avait caressé le visage, dit qu'elle était belle et mis son pouce sur la bouche. Il savait donc qu'elle ne serait pas d'accord qu'il commette un acte encore plus intime et sexuel. Partant, la cour cantonale a confirmé la condamnation du recourant pour contrainte sexuelle au sens de l'art. 189 CP.