Citation: 5D_6/2022 E. 6.1

6.1. La recourante soutient tout d'abord que l'autorité cantonale a renversé le fardeau de la preuve de l'identité entre le créancier et le poursuivant; elle en déduit une violation de l'art. 8 CC. Elle prétend ensuite que cette autorité a retenu que cette identité existait en contradiction flagrante avec les pièces de la cause, notamment la pièce n° 3 (l'extrait du registre du commerce italien), dont la recourante déduit l'existence d'une fusion entre C.________ SpA et B.D.________ Srl le 10 février 2020, et que le constat selon lequel la procuration aurait été signée par E.________ ne repose sur aucune pièce du dossier. Elle ajoute à cet égard que, à supposer que tel ait été le cas, cette personne est intervenue lors de l'assemblée générale du 13 mars 2020 de C.________ SpA en qualité de représentant de B.D.________ Srl, de sorte que c'est à tort que l'autorité cantonale a considéré que la pièce n° 2 (procès-verbal de l'assemblée générale précitée) corroborait le fait qu'il n'y avait pas eu de fusion entre ces deux sociétés. Outre la violation de l'art 81 al. 1 LP, elle déduit de ces propos une violation de l'art. 59 CPC, la représentation de l'intimée n'étant pas valable.