Citation: 1A.351/1999 24.01.2000 E. 1

que dans le domaine de l'entraide judiciaire, le droit d'être entendu est garanti par les art. 29ss PA (par renvoi de l'art. 12 al. 2 EIMP) dont la violation peut être alléguée dans le cadre du recours de droit administratif (ATF 124 II 124 consid. 1b p. 126, 132 consid. 2a p. 137; 120 Ib 183 consid. 1b p. 185/186); que le grief de violation arbitraire des art. 194 du code de procédure pénale genevois et 33 de la loi cantonale d'application du code pénal, n'a aucune portée propre; que l'ensemble des griefs - même d'ordre constitutionnel - relatifs à la procédure d'entraide judiciaire doivent (comme le relèvent les recourants eux-mêmes) être soulevés dans le recours de droit administratif, de sorte que le recours de droit public, subsidiaire (art. 84 al. 2 OJ), est irrecevable; que selon l'art. 80f EIMP, la décision de l'autorité cantonale de dernière instance relative à la clôture de la procédure d'entraide et, conjointement avec celle-ci, les décisions incidentes antérieures peuvent faire l'objet d'un recours de droit administratif (al. 1), alors que des décisions antérieures à la clôture ne peuvent être attaquées directement qu'en cas de préjudice immédiat et irréparable au sens de l'art. 80e let. b EIMP (al. 2); que le recours contre une décision incidente doit, selon l'art. 106 OJ, être formé dans les dix jours dès la notification de la décision attaquée; que la décision par laquelle la cour cantonale a, sur recours de l'OFP, renvoyé la cause au juge d'instruction afin qu'il procède à l'exécution de la demande est incidente, car elle ne met pas un terme à la procédure d'entraide; que l'ordonnance du 13 octobre 1999 ayant été notifiée au mandataire des recourants le 15 novembre 1999, le délai de recours a commencé à courir le lendemain pour expirer le 25 novembre suivant; que, déposé le 15 décembre 1999, le recours de droit administratif paraît ainsi tardif; que l'ordonnance de la Chambre d'accusation mentionne toutefois par erreur un délai de recours de trente jours; qu'on peut se demander si l'avocat des recourants, rompu à l'entraide judiciaire, pouvait se fier purement et simplement à cette indication erronée (cf. art. 107 al. 3 OJ; ATF 124 I 255 consid. 1a p. 257); que cette question peut demeurer ouverte, car supposé introduit à temps, le recours doit de toute manière être déclaré irrecevable en raison de la nature incidente évidente de la décision attaquée; qu'en effet, après l'admission du recours de l'OFP et le renvoi de la cause au juge d'instruction, celui-ci devra rendre une nouvelle décision de clôture après avoir examiné si d'autres motifs que ceux évoqués dans sa décision du 27 juillet 1999 s'opposent à l'octroi de l'entraide et, dans l'affirmative, dans quelle mesure; que le dommage lié au déni de justice dont les recourants se plaignent pourra être intégralement réparé dans le courant ultérieur de la procédure, notamment à l'occasion d'un recours contre la nouvelle décision de clôture que le juge d'instruction sera appelé à rendre; que le recours de droit administratif est ainsi, lui aussi, manifestement irrecevable; que le présent arrêt rend sans objet les demandes d'effet suspensif formées dans les deux recours; qu'un émolument judiciaire est mis à la charge des recourants qui succombent (art. 156 al. 1 OJ). Par ces motifs, le Tribunal fédéral,