Citation: 1C_545/2020 E. 1.2.2

1.2.2. Dans le canton du Valais, s'agissant des projets de constructions situés à l'intérieur des zones à bâtir (cf. art. 2 al. 1 de la loi valaisanne sur les constructions du 15 décembre 2016 [LC; RS/VS 705.1]), le conseil municipal est l'autorité compétente, tant pour la phase d'instruction de la demande d'autorisation de construire (cf. art. 39 ss LC) que pour statuer sur celle-ci (cf. art. 50 ss LC). La commission cantonale des constructions (CCC) est pour sa part l'autorité compétente pour les projets situés à l'extérieur des zones à bâtir (cf. art. 2 al. 2 LC) et ceux pour lesquels la commune se trouve en situation de conflits d'intérêts (cf. art. 2 al. 3 LC). La police des constructions incombe à l'autorité compétente en matière d'autorisation de construire (art. 54 al. 1 LC). Dans ce cadre, en vertu de l'art. 46 al. 1 de l'ordonnance cantonale sur les constructions du 22 mars 2017 (OC; RS/VS 705.100), l'autorité compétente a le devoir de veiller à ce que les projets soient exécutés conformément aux dispositions légales et aux conditions et charges posées dans l'autorisation de construire, ceci tant avant le début des travaux (let. a) que pendant leur exécution (let. c) et après leur achèvement (let. d). Le Conseil d'État exerce la haute surveillance en matière de police des constructions par l'intermédiaire du département compétent (art. 54 al. 1 LC). Si les autorités compétentes en matière de police des constructions négligent leurs tâches ou ne sont pas en mesure de les remplir et que des intérêts publics sont de ce fait menacés, le Conseil d'État, en qualité d'autorité de surveillance de la procédure d'autorisation de construire et de la police des constructions, doit se substituer à elles et ordonner les mesures nécessaires (art. 48 al. 1 OC; cf. également art. 60 al. 4 LC). Dans ce cas, le Conseil d'État impartit aux autorités défaillantes un délai convenable pour l'exécution de leurs tâches (art. 48 al. 2 OC).