Citation: 5P.149/1998 12.02.2001 E. 1

que le Tribunal fédéral peut juger la cause en l'état, sans avoir besoin de réponses ni même du dossier cantonal; que le sort du recours apparaît en effet scellé sur la seule base de la jurisprudence selon laquelle celui qui attaque par la voie du recours de droit public un acte reposant sur plusieurs motivations même subsidiaires, toutes suffisantes, doit exposer en quoi chacune d'elles implique violation d'un droit constitutionnel, sans quoi le recours est irrecevable pour motivation insuffisante au sens de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ (ATF 111 II 398 consid. 2; 107 Ib 264 consid. 3b; 105 Ib 221 consid. 2c); qu'en résumé, le litige porte sur l'usage prétendument excessif d'une servitude de passage par l'intimé au préjudice du recourant; qu'en première instance, ce dernier s'est notamment vu allouer de ce chef une somme de 500 fr. plus intérêts à titre de réparation de son dommage et a obtenu, à concurrence dudit montant, la mainlevée définitive de l'opposition faite par l'intimé à un commandement de payer no 751'102 qu'il lui avait fait notifier; que sur recours de l'intimé, la Chambre des recours du Tribunal cantonal a réformé le jugement de première instance dans le sens d'un rejet des conclusions du recourant et de l'admission de celles reconventionnelles de l'intimé tendant à l'annulation de la poursuite précitée et d'une poursuite antérieure (no 703'026); que sur la question décisive de l'indemnité, l'arrêt attaqué retient qu'il n'y a pas lieu d'en allouer une au recourant principalement parce que le dommage allégué par celui-ci n'a pas été établi et, subsidiairement ("par surabondance"), parce que même s'il fallait le tenir pour établi comme en première instance, le dommage ne serait qu'hypothétique, alors qu'il devrait être certain pour l'octroi de dommages-intérêts; que les griefs soulevés par le recourant, à savoir la violation du droit d'être entendu et l'arbitraire, le sont à l'encontre seulement de la motivation principale (dommage pas établi) et non pas aussi à l'encontre de l'argumentation subsidiaire (dommage hypothétique), de sorte que le Tribunal fédéral, conformément à la jurisprudence rappelée ci-dessus, ne peut pas entrer en matière;