Citation: 5P.48/2003 22.05.2003 E. 4

En second lieu, le recourant estime arbitraire l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle "la situation financière de l'appelant s'est améliorée depuis le jugement de divorce et ce, même si l'on tient compte du revenu de 4'000 fr. net qu'il allègue en appel" (consid. 3 p. 10 in fine) D'après lui, il serait insoutenable de considérer que la situation financière d'une personne qui s'est endettée pour plus de 200'000 fr. s'est améliorée. La cour cantonale n'a pas ignoré les engagements allégués par le recourant en relation avec cet endettement et représentant un montant total de 2'500 fr. par mois; mais, selon la cour, ils ne pouvaient être pris en considération à défaut de preuve de paiement effectif et en raison de la récente jurisprudence du Tribunal fédéral relative à la primauté de l'obligation d'entretien des enfants sur les charges fiscales. La question de savoir si, et dans quelle mesure, la cour cantonale pouvait ainsi faire abstraction des engagements en question relève, comme on l'a déjà dit, du recours en réforme. En soi, la constatation critiquée échappe clairement au grief d'arbitraire sur le seul vu du revenu du recourant à l'époque du divorce (3'804 fr. 50) comparé à celui qu'il touche actuellement, tel qu'il l'a lui-même indiqué en première instance (7'500 fr.), en appel (4'000 fr.) et en instance fédérale (4'800 fr.). Le fait que l'amélioration de revenu dûment constatée entraîne le déboutement du recourant de son action en modification du jugement de divorce et que le remboursement des arriérés de contributions d'entretien et d'impôts, par tranches mensuelles de 2'500 fr., doive lui coûter du temps et des sacrifices ne suffit pas pour admettre, comme il le voudrait, que la décision attaquée est aussi arbitraire dans son résultat.