Citation: 6B_849/2022 E. 4.3.4

4.3.4. Le recourant dé nonce une violation du principe de cé lérité. Il reproche à la cour cantonale de ne pas avoir réduit suffisamment la peine en conséquence de la violation du principe de célérité. Il estime qu'il a fallu près de 11 mois à l'autorité d'appel "pour qu'elle se détermine sur l'état de fait et qu'elle rende son verdict". Il conclut à ce qu'il soit exempté de toute peine, subsidiairement à ce que la peine privative de liberté soit réduite à 12 mois, assortie d'un sursis partiel de 6 mois. Le préjudice qu'il aurait subi serait grave puisqu'il n'avait pas pu se reconstruire et avait perdu son emploi. A cela s'ajoutait la pression liée à une procédure en attente incompréhensible pour tout justiciable. La violation du principe de célérité serait selon lui devenue la règle dans le canton du Valais, ce qui justifierait "une sanction". Le recourant ne soulève aucun grief recevable en lien avec la durée de la procédure de première instance. Pour le reste, il requiert une réduction de la peine en raison d'une violation du principe de la célérité comme si la cour cantonale avait omis de tenir compte de la durée de la procédure dans la fixation de la peine, ce qui n'est pas le cas, puisqu'elle a pris en compte le délai de 18 mois écoulé entre la déclaration d'appel du 7 août 2020 et l'audience des débats du 24 février 2022 et a réduit la peine de 6 mois pour ce motif. Le recourant n'apporte aucun élément susceptible de laisser penser que le retard dans la procédure l'aurait atteint d'une manière qui justifierait une réduction de peine supérieure à celle retenue par la cour cantonale, encore moins de justifier une exemption de toute peine, se contentant de simples allégations, pour partie d'ordre général. Outre qu'il n'indique pas quels moyens il entend tirer des trois arrêts du Tribunal fédéral qu'il cite (ATF 119 Ib 311 consid. 5; arrêts 6B_631/2021 du 7 février 2022 et 6B_688/2014 du 22 décembre 2017 consid. 6.2.1), il ne peut rien en déduire en sa faveur. Il n'est, d'une part, pas contesté que le principe de célérité a été violé en l'espèce. D'autre part, le recourant ne démontre pas en quoi les circonstances concrètes de son cas seraient similaires aux cas qu'il cite (qui concernent d'autres faits et infractions), de sorte que les comparaisons invoquées sont sans pertinence sur la quotité de la réduction de la peine (cf. ATF 141 IV 61 précité s'agissant du principe de l'individualisation des peines). Il s'ensuit que la réduction de peine de 6 mois opérée par la cour cantonale ne résulte pas d'un excès ou d'un abus de son pouvoir d'appréciation. Partant, le grief du recourant doit être rejeté.