Citation: 8C_118/2021 E. A

A.a. A.________, né en 1969, travaillait comme maçon depuis 2011. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 23 août 2016, il a été victime d'un accident de travail, se blessant au bras gauche en tentant de se retenir lors d'une glissade sur le pont d'un échafaudage. Il a été en arrêt de travail à 100 % à partir du 28 septembre 2016. Une arthro-IRM réalisée le 8 novembre 2016 a mis en évidence une arthrose acromio-claviculaire, une tendinopathie du tendon du sus-épineux et une déchirure partielle à la hauteur de l'insertion du tendon du sus-épineux. Sur le plan thérapeutique, compte tenu de l'évolution peu favorable de son état malgré le suivi de séances de physiothérapie et la prise d'anti-inflammatoires, l'assuré a subi une arthroscopie diagnostique avec réinsertion du tendon du sus-épineux de l'épaule gauche le 2 mai 2017. A.b. L'assuré a effectué du 6 février au 6 mars 2018 un premier séjour à la Clinique romande de réadaptation (CRR), au cours duquel a été diagnostiquée une capsulite rétractile de l'épaule gauche. Dans un rapport du 2 juillet 2018, le docteur B.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, a constaté une évolution défavorable à plus d'une année de l'intervention réalisée en mai 2017. Il a préconisé un deuxième séjour à la CRR et a indiqué que si la reprise de l'activité de maçon n'était toujours pas possible après ce séjour, il serait nécessaire d'envisager une nouvelle activité. L'assuré a séjourné une nouvelle fois à la CRR du 4 septembre au 3 octobre 2018. A l'issue de ce séjour, il a été constaté que la situation n'était pas encore stabilisée du point de vue médical et des aptitudes fonctionnelles mais qu'une telle stabilisation était attendue dans un délai de six mois environ. Par ailleurs, les médecins de la CRR ont conclu que l'activité de maçon ne pourrait vraisemblablement pas être reprise; en revanche, le pronostic de réinsertion dans une activité adaptée respectant les limitations fonctionnelles de l'assuré (pas de port de charges supérieures à 10-15 kilos de manière prolongée et/ou répétitive avec le membre supérieur gauche, pas de travail prolongé et/ou répétitif au-dessus du plan des épaules, pas d'activité avec le membre supérieur gauche maintenu en porte-à-faux) était en théorie favorable (cf. rapport du 26 septembre 2018). A.c. Dans une notice téléphonique du 6 novembre 2018, le "case manager" de la CNA a résumé le point de la situation fait avec l'assuré: ce dernier l'informait être conscient qu'il ne pourrait plus reprendre son activité de maçon mais à ce jour, il n'avait aucun projet concret par rapport à son avenir professionnel et n'avait pas commencé à rechercher une autre activité; le but fixé à l'assuré au cours de l'entretien était de rechercher une nouvelle activité professionnelle. Un nouveau point de la situation entre la "case manager" de la CNA et l'assuré a été fait le 12 février 2019; le but fixé à l'assuré au cours de l'entretien était de se projeter dans son avenir et de rechercher une nouvelle activité professionnelle. A.d. Se fondant sur les conclusions du rapport d'examen final de son médecin d'arrondissement, le docteur C.________, du 26 avril 2019, la CNA a alloué à l'assuré, par décision du 21 mai 2019, une rente d'invalidité fondée sur un taux de 12 % dès le 1er juillet 2019, ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité (IPAI) au taux de 20 %. Ensuite de l'opposition de l'assuré contre cette décision, la CNA a fixé, dans sa décision sur opposition du 6 août 2019, le taux de l'IPAI à 25 %, confirmant pour le surplus sa décision initiale.