Citation: U 119/00 06.10.2000 E. A

A.- a) M.________ a travaillé en qualité de mécanicien au garage X.________. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 11 septembre 1990, lors d'un entraînement de football, il est tombé et s'est blessé au genou. La CNA a pris le cas en charge. Consulté le 21 novembre 1990, le docteur A.________ a diagnostiqué une distorsion du genou droit, avec rupture du ligament croisé antérieur, déchirure des ménisques externe et interne (rapport du 15 février 1991). Le 15 janvier 1991, il a procédé à une plastie ligamentaire et à une résection méniscale par arthroscopie. Le 5 août 1991, M.________ a repris le travail à 50 %. Six mois plus tard, il a subi une nouvelle arthroscopie et a cessé d'exercer toute activité lucrative. Le 6 avril 1994, le docteur T.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a constaté que le genou n'avait pas de déficit d'extension et la flexion était pratiquement normale. Le problème de l'assuré était d'origine psychologique. L'intéressé pouvait travailler dans une profession principalement assise, si possible dans des travaux mécaniques à plein temps. Une perte d'intégrité de 5 % devait être reconnue pour une faible arthrose fémoro-patellaire et fémoro-tibiale. Dans un rapport du 9 février 1995, le docteur S.________, médecin traitant, a fait état d'une instabilité antéro-postérieure et de douleurs dans le genou, justifiant un taux de 10 % d'atteinte à l'intégrité. Le 21 février suivant, le docteur A.________ a retenu un taux de 10 à 15 % d'atteinte à l'intégrité, pour une arthrose moyenne du genou avec troubles de type paresthésique, et une ankylose de l'appareil extenseur. b) A la demande de l'AI, la policlinique médicale universitaire de Y.________ a procédé à une expertise. Selon celle-ci, des éléments objectivables ne permettaient pas d'expliquer l'intensité de la symptomatologie douloureuse. Dans une activité adaptée, la capacité de travail était totale (rapport du 21 avril 1995 des docteurs O.________ et J.________, respectivement médecin chef et chef de clinique adjoint). Dans un rapport du 1er mai 1997, la doctoresse R.________, médecin traitant, a indiqué à l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (l'office) que son patient était totalement incapable de travailler depuis le 13 mars 1997, en raison de gonalgies droites, d'un lumbago, de douleurs dans la cheville droite et d'un état dépressif. Une expertise psychiatrique a été confiée à la doctoresse B.________. Dans un rapport du 27 octobre 1997, cette dernière a posé le diagnostic de personnalité psychotique d'allure paranoïde présentant des défenses hystériques, de troubles de l'adaptation avec humeur dépressive secondaire à l'atteinte physique, d'évolution vers une névrose de revendication et un trouble somatoforme douloureux, ainsi que de gonalgies chroniques post-luxation du genou droit opéré à plusieurs reprises. Ces troubles de l'humeur étaient suffisamment importants pour interférer très négativement avec la capacité de travail et d'apprentissage, la rendant à peu près nulle. Par décision du 12 novembre 1997, l'office a alloué à M.________ une rente entière, fondée sur un taux d'invalidité de 100 %, dès le 1er mars 1992. c) Par décision du 16 septembre 1998, la CNA a accordé à l'assuré une rente d'invalidité fondée sur une incapacité de gain de 33,33 %, à partir du 1er mars 1998, ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité fondée sur un taux d'atteinte de 5 %. Le 16 octobre 1998, l'assuré a fait opposition à cette décision. Il a produit, notamment, un rapport du 1er octobre 1998 du docteur I.________, médecin traitant, dont il ressort qu'une atteinte globale à l'intégrité de 15 % lui paraît le maximum exigible. Par décision du 24 février 1999, la CNA a rejeté l'opposition de l'assuré.