Citation: 5A_274/2024 E. 4.4.4

4.4.4. Au sujet enfin des déclarations de l'ancien ministre de l'État Y.________, exprimant le souhait de l'ouverture d'une enquête et la mise en prison du recourant pour de "longs moments", le magistrat cantonal les a reliées à la question de la journaliste lui demandant ce qu'il avait envie de dire aux autorités suisses "qui aujourd'hui ont les moyens d'ouvrir une enquête contre [le recourant] qui aurait participé à ce trafic de bois". La participation du recourant était ainsi libellée au conditionnel et, si le spectateur moyen comprenait très bien la conviction de l'ancien ministre de l'État Y.________, le reportage lui-même ne donnait pas manifestement l'image d'une personne dont la culpabilité serait établie. Le recourant ne conteste pas réellement cette appréciation, singulièrement le fait que les déclarations de l'ancien ministre de l'État Y.________ devaient être reliées à sa conviction propre. Il souligne en revanche sa contradiction avec l'affirmation selon laquelle le juge cantonal indiquait qu'il "[était] clair que de nombreux spectateurs penser[aient], après avoir visionné le reportage, que le recourant devrait se voir réclamer des comptes par les autorités pénales et que sa place pourrait bien se trouver pour un bon moment en prison". Or cette affirmation ne décrit rien de plus que le sentiment de la nécessité d'ouvrir une instruction pénale aux fins de clarifier le rôle du recourant dans la déforestation massive du bois de rose et son lien éventuel avec le financement des groupes armés actifs au sud de l'État Y.________.