Citation: 2C_1075/2019 E. 6.1

6.1. Il convient de relever d'emblée que l'arrêt attaqué ne lèse pas le droit au respect de la vie familiale du recourant 1, tel que garanti à l'art. 8 CEDH. Certes, ce droit fondamental peut conférer, dans certaines circonstances, un droit au maintien, à l'octroi ou à la prolongation d'une autorisation de séjour tendant à éviter la séparation d'une famille. Un tel droit au regroupement familial suppose cependant qu'un membre de la famille de l'étranger intéressé ait le droit de résider durablement en Suisse, c'est-à-dire jouisse d'un droit de présence assuré dans le pays (cf. ATF 135 I 143 consid. 1.3.1 p. 145). Tel n'est pas le cas en l'espèce, car l'épouse et les filles du recourant 1 n'ont jamais bénéficié d'aucune autorisation de séjour en Suisse jusqu'à présent, contrairement à ce que les intéressés soutiennent dans leurs écritures. Précisons qu'en date du 6 février 2017, la recourante 2 n'a reçu qu'une simple attestation provisoire l'autorisant à rester en Suisse le temps de la procédure préparatoire du mariage avec le recourant 1.