Citation: 7B_768/2024 E. A

Une instruction pénale est dirigée contre A.________, né en 1988, de nationalité suisse, pour usure par métier (art. 157 ch. 2 CP), blanchiment d'argent (art. 305 bis CP), violation des art. 96 et 97 LTVA (RS 641.20) et de l'art. 116 al. 1 et 3 LEI (RS 142.20), soustraction d'impôt au sens de l'art. 175 LIFD (RS 642.11) en lien avec l'art. 186 LIFD et fraude fiscale au sens de l'art. 59 LHID (RS 642.14). A.________ a été interpellé le 8 avril 2024. Le même jour, B.________, procureur au Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après: le procureur intimé) qui instruit la procédure dirigée contre A.________, a adressé au Tribunal des mesures de contrainte de la République et canton de Genève (ci-après: le TMC) une demande de mise en détention provisoire le concernant. Cet acte comporte le passage suivant: "Qu'il existe un risque de fuite (art. 221 al. 1 let. a CPP). Qu'en effet, le prévenu a vécu à une adresse clandestine à U.________ même pour échapper à tout contrôle inopiné et donner l'apparence d'un train de vie modeste. Qu'il pourrait sans difficulté faire de même à l'étranger, à V.________ où vit son frère ou dans les nombreux lieux où ce dernier aurait investi dans l'immobilier. Que les personnes de religion israélite disposent par ailleurs d'un droit au retour en Israël, un pays dans lequel l'entraide est difficile". Le 10 avril 2024, le TMC, qui a retenu un risque de collusion, a ordonné la mise en détention provisoire de A.________ jusqu'au 8 mai 2024. Ce dernier n'a pas recouru contre cette ordonnance.