Citation: 6B_395/2015 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a constaté que les appareils litigieux avaient été remis volontairement à l'intimé par le recourant et que le premier ne les avait pas restitués au second à l'issue du contrat. Elle a cependant retenu qu'aucun élément au dossier ne permettait de penser que, à un quelconque moment, l'intimé aurait eu l'intention de les incorporer à son patrimoine, ni qu'il aurait utilisé le serveur, le routeur et/ou la carte interface postérieurement à la soirée pour laquelle il avait fait appel au recourant. Relevant que l'intimé n'avait pas remis le routeur et la carte interface au Service des pièces à conviction, l'autorité précédente a toutefois considéré que cela ne signifiait pas que celui-ci s'en considérait comme le propriétaire dès lors qu'il avait d'emblée fait valoir sur ce matériel un droit de rétention correspondant à celui de l'art. 895 al. 1 CC; les conditions d'application de cette dernière disposition semblaient d'ailleurs réalisées (créance exigible envers le recourant et concrétisée par une demande en justice). La juridiction cantonale a enfin relevé que le recourant n'avait pas allégué que les appareils retenus seraient d'une valeur supérieure au montant réclamé par l'intimé, ce qui aurait pu fonder le soupçon d'une infraction de contrainte.