Citation: 5A_809/2023 E. 5.2.3

5.2.3. En lien avec la gestion du suivi scolaire de l'enfant, la recourante fait valoir que l'appréciation de la cour cantonale se basait uniquement sur sa décision de sortir l'enfant de la classe spécialisée TSA, ce qui ne suffisait pas à justifier le retrait de l'autorité parentale. Elle expose ensuite que ni les rapports de la Dresse E.________ ni le rapport d'expertise ou les enseignants ne commandaient d'intégrer l'enfant dans cette classe, que seules la curatrice de l'enfant et la directrice du foyer étaient d'avis qu'un retrait de l'enfant de la classe TSA était néfaste et qu'il était inexact de dire que ce retrait ne reposait que sur la demande de l'enfant puisque son enseignante l'avait informée des comportements violents de celui-ci et qu'elle avait pris les " renseignements nécessaires auprès de professionnels qui n'avaient certes jamais rencontré l'enfant, mais qui [avaient] su donner un éclairage tenant compte de la situation actuelle ". Par ailleurs, elle avait contacté par email du 2 novembre 2022 le réseau pour leur expliquer la situation, ce que l'arrêt entrepris omettait de mentionner. La recourante ajoute n'avoir connu aucun problème de collaboration et entretenu des contacts adéquats avec les enseignants de l'enfant; ce n'était que dès le retrait de l'autorité parentale que la collaboration avec les enseignants et l'école était devenue délicate. Plusieurs événements montraient que l'absence de collaboration avec le réseau constatée dans l'arrêt entrepris ne lui était pas exclusivement imputable et que les intervenants avaient leur part de responsabilité. Depuis que les droits de visite avaient repris en juillet 2022, elle n'avait plus proféré aucune menace verbale envers les membres de l'équipe éducative du type de celles qui étaient relatées dans le courrier de l'OPE du 6 décembre 2022 - à savoir des menaces d'attenter à leur intégrité physique et à leur vie - et qui n'étaient conformes à la réalité. Dans l'unique épisode d'avril 2023 retenu dans l'arrêt entrepris, elle n'avait pas proféré de menaces, mais tentait d'expliquer à un éducateur en quoi la situation était abusive. D'ailleurs, le foyer avait observé qu'hormis un transfert problématique en avril 2023, les transitions s'effectuaient sans intervenant tiers. Elle participait en outre aux séances de réseau, ce qui démontrait une volonté de collaboration. À nouveau, pareille argumentation se révèle impropre à infirmer les motifs retenus dans l'arrêt entrepris. Les allégations - nullement établies (cf. supra consid. 2.2) - sur les circonstances de l'intégration de l'enfant dans la classe spécialisée TSA et sur les raisons de son retrait ne démontrent pas que le constat relatif au caractère unilatéral de sa décision de retirer l'enfant de cette classe est arbitraire, la recourante admettant avoir pris sa décision après avoir obtenu des renseignements auprès de professionnels qui " avaient su lui donner un éclairage ". Elles ne permettent pas non plus de considérer qu'elle aurait préalablement informé le réseau de sa décision et encore moins qu'elle l'aurait consulté. Pour le reste, l'on ne discerne pas, faute pour la recourante de l'expliquer, en quoi le fait qu'elle n'aurait plus proféré de menaces à l'encontre des intervenants depuis celles relevées par le foyer en décembre 2022, qu'elle collabore avec les enseignants, que les transitions se passent bien ou que la mauvaise collaboration est en partie imputable aux institutions seraient des éléments pertinents pour juger de sa capacité d'exercer les actes qu'impliquent l'exercice de l'autorité parentale, à savoir en particulier surveiller de façon suivie l'éducation de l'enfant et de prendre au sujet de son placement et de sa garde les décisions qu'exigent les circonstances. Il s'ensuit que pour autant que recevables, les critiques de la recourante doivent être rejetées, étant de surcroît relevé que la recourante ne conteste pas le raisonnement cantonal selon lequel un retrait de l'autorité parentale est justifié au motif que les différentes mesures déjà mises en place ont pour conséquence de vider l'autorité parentale de sa substance.