Citation: 6B_1082/2017 E. 3.3

3.3. Le recourant fait valoir que l'autorité précédente ne saurait lui reprocher de s'être soustrait à l'assistance de probation, car l'ordonnance du 12 octobre 2015 qui l'aurait mise en oeuvre serait nulle. En effet, le juge d'application des peines qui avait rendu cette ordonnance ne serait pas compétent pour ce faire. Le recourant explique que la compétence de principe de rendre une décision judiciaire ultérieure indépendante revient à l'autorité qui a rendu la décision, respectivement au tribunal (art. 363 al. 1 CPP). L'art. 26 al. 1 de la loi vaudoise sur l'exécution des condamnations pénale (ci-après: LEP/VD; RSV 340.01), auquel renvoie l'autorité précédente, concerne la libération conditionnelle. Quant à l'art. 28 al. 7 let. a LEP/VD, qui traite de l'exécution d'une peine assortie du sursis, il subordonne le prononcé d'une assistance de probation, aux conditions de l'art. 95 al. 3 CP, à savoir à la soustraction du condamné à l'assistance de probation ou à la violation des règles de conduite.