Citation: I 700/05 12.01.2007 E. 8

Pour effectuer la comparaison des revenus, il convient, selon la jurisprudence, de se placer au moment de la naissance possible du droit à la rente, les revenus avec et sans invalidité étant par ailleurs déterminés par rapport au même moment (ATF 129 V 223 consid. 4.2). En l'occurrence, la comparaison doit se faire au regard de la situation existant en mai 2004, dès lors que la rente a été supprimée à compter de cette date (art. 88a RAI). Dans le cas particulier, peut demeurer indécise la question de savoir si le revenu de personne valide doit être déterminé en se fondant sur le dernier revenu réalisé par le recourant en 1992 après l'avoir adapté à l'évolution des salaires jusqu'en 2004 ou plutôt sur celui qui figure dans les statistiques salariales - secteur de la construction - de l'enquête suisse sur la structure des salaires (ci-après: ESS) publiée par l'Office fédéral de la statistique. En effet, même en tenant compte du revenu statistique, plus élevé en l'espèce, la comparaison des revenus aboutit, comme on le verra, à un taux d'invalidité insuffisant pour maintenir le droit à une rente d'invalidité. Si l'on se fonde donc sur les statistiques salariales, le revenu de personne valide se monte, pour un homme travaillant dans le secteur de la construction avec un niveau de qualification 4, à 4'829 fr. par mois. Quant au revenu d'invalide, il doit être déterminé, en l'absence d'activité lucrative, sur la base des données statistiques (cf. ATF 126 V 75). Le salaire de référence est celui auquel peuvent prétendre les hommes effectuant des activités simples et répétitives (niveau 4) dans le secteur privé, toutes activités confondues, à savoir 4'588 fr. par mois (ATF 124 V 321; ESS 2004, TA1, p. 53). Au regard du large éventail d'activités simples et répétitives que recouvrent les secteurs de la production et des services, on doit convenir qu'un certain nombre d'entre elles sont légères de sorte qu'elles sont adaptées à l'état de santé du recourant. Adapté à l'évolution des salaires (41,6 heures de travail par semaine), le revenu d'invalide est porté à 4'771 fr. 50. Si l'on tient compte de l'abattement de 10 pour cent - non contesté - retenu par les instances inférieures, le gain annuel d'invalide se monte en définitive à 4'294 fr. 35. Il s'ensuit que la comparaison des revenus aboutit, même dans l'hypothèse la plus favorable à l'assuré, soit en tenant compte du revenu de personne valide ressortant des statistiques salariales de 4'829 fr., à un taux d'invalidité de 11,07 pour cent (4'294 fr. 35 / 4'829 fr.), arrondi à 11 pour cent (ATF 130 V 121), inférieur à 50 pour cent ouvrant droit au versement d'une rente de l'assurance-invalidité suisse à l'étranger pour un ressortissant macédonien (cf. consid. 3). On observera par ailleurs que même en appliquant un facteur - maximal - de réduction de 25 pour cent au gain annuel statistique (cf. ATF 126 V 80 consid. 5b/cc), on obtiendrait un degré d'invalidité arrondi de 26 pour cent (3'578 fr. 60 / 4'829 fr.), si bien qu'il n'y aurait aucune conséquence sur la solution du litige.