Citation: 1B_16/2020 E. A

A.a. Le 4 octobre 2018, la Police cantonale genevoise a constaté que A.________, qui exerce la profession d'agent de sécurité, avait entreposé sans précaution sept armes, dont des pistolets et des fusils à pompe, ainsi que diverses munitions, sur son bateau stationné à U.________, à Genève. La Police a saisi le matériel en cause et a dénoncé, le 17 octobre 2018, A.________ au Service des contraventions. Par ordonnance pénale du 26 novembre 2018, le Service des contraventions a condamné A.________ à une amende de 500 fr. pour omission de conserver avec prudence des armes et munitions, (art. 34 al. 1 let. e de la Loi sur les armes [LArm; RS 514.54]). Il a en outre ordonné "le séquestre et la confiscation" des armes et munitions concernées. A.________, à qui ce matériel avait été restitué après une "décision de restitution" rendue le 19 novembre 2018 par la Police, n'a pas formé opposition contre l'ordonnance du 26 novembre 2018 et s'est acquitté du montant de l'amende. A.b. Après avoir constaté, le 27 mars 2019, que les armes et munitions étaient à nouveau entreposées sans précaution sur le bateau de A.________, la Police les a saisies, puis a dénoncé l'intéressé, le 29 août 2019, au Service des contraventions. Dans son rapport, la Police a relevé que A.________ était parvenu à obtenir la restitution des armes et munitions en lui communiquant l'ordonnance pénale du 26 novembre 2018, sans présenter la page consacrée à la confiscation. Par ordonnance pénale du 18 octobre 2019, le Service des contraventions a condamné une nouvelle fois A.________ à une amende de 500 fr. pour omission de conserver avec prudence des armes et munitions (art. 34 al. 1 let. e LArm). Il a également ordonné "le séquestre et la confiscation" des armes et munitions concernées. A.________ a formé opposition à cette ordonnance pénale.