Citation: 6B_792/2022 E. 1.2

1.2. En l'espèce, il ressort du jugement entrepris que la cour cantonale a forgé sa conviction en retenant tout d'abord que les déclarations de l'intimé étaient constantes quant au fait qu'il avait été frappé dans la nuit du 11 au 12 octobre 2016 et qu'elles étaient également constantes au sujet des mises en cause du recourant comme de C.________. Ensuite, tout en concédant que les déclarations de l'intimé comportaient certaines variations, les juges précédents ont retenu que ces dernières pouvaient aisément s'expliquer, d'une part, par son état de santé la nuit des faits, étant précisé qu'il était fortement alcoolisé, et, d'autre part, par l'écoulement du temps. Pour la cour cantonale, l'intimé n'avait au demeurant aucune raison de mettre en cause le recourant à tort, sachant qu'il le connaissait depuis de nombreuses années et qu'il n'avait pas rencontré de problème particulier avec lui avant le 12 octobre 2016. Sa version des faits était corroborée par les constats médicaux, étant en outre relevé que le lendemain des faits, le frère de l'intimé, accompagné de deux tiers, était allé demander des explications au recourant dans son établissement. Au surplus, le recourant et C.________ avaient été victimes d'une agression trois semaines plus tard et avaient immédiatement fait le lien entre celle-ci et les événements survenus durant la nuit du 11 au 12 octobre 2016. C.________ avait été condamné à raison de ces faits dans le cadre du jugement de première instance et n'avait pas contesté sa condamnation. Face à la motivation cantonale, le recourant développe, en résumé, une argumentation par laquelle il fait valoir, en pointant notamment des divergences dans les déclarations successives de l'intimé, en invoquant le flou censé entourer son rôle et son implication lors des faits, que seule la parole de l'intimé représenterait en définitive un élément à charge et que celle-ci serait, en raison des incohérences l'affectant, dénuée de crédibilité. Les juges précédents auraient ainsi versé dans l'arbitraire en établissant les faits. Force est cependant de relever que l'argumentation du recourant consiste, sous couvert de griefs d'arbitraire et de violation du principe in dubio pro reo, dans une très large mesure, en une discussion appellatoire et irrecevable des constatations ressortant du jugement attaqué. Il suffit de reprendre la motivation cantonale, telle qu'exposée plus haut, pour constater que les juges précédents n'ont pas nié l'existence de divergences dans les déclarations de l'intimé. En réalité, les différents éléments mis en exergue par la cour cantonale - qu'il s'agisse de la constance de la mise en cause du prévenu, des constatations médicales, de l'absence de mobile pour mettre en cause à tort le recourant et des éléments liés à l'agression survenue trois semaines plus tard - échappent à la critique. Ils permettaient à la cour cantonale de se forger une conviction sur le plan factuel sans nullement verser dans l'arbitraire. Les griefs du recourant sont donc, dans la mesure de leur recevabilité, infondés.