Citation: 1B_532/2017 E. 4.2

4.2. Le recourant soutient que seuls des soupçons d'infraction simple à la loi fédérale sur les stupéfiants entreraient en ligne de compte au vu des éléments de preuve versés au dossier et de la déclaration faite par le Procureur à l'audience du Tribunal des mesures de contrainte. L'infraction à la loi fédérale sur les étrangers ne saurait être retenue. Le Service cantonal de la population a précisé qu'il était autorisé à séjourner en Suisse dans l'attente du renouvellement de son permis de séjour auquel il aurait droit vu qu'il est marié avec une suissesse qui a retiré toutes les plaintes pénales déposées à son encontre pour des violences conjugales et qui entend poursuivre leur relation. Il s'exposerait ainsi tout au plus à une peine avec sursis qui devrait être proche de celle déjà subie. Il était faux de prétendre que son frère K.________, domicilié en Suisse, était prêt à lui remettre une somme importante pour lui permettre de refaire sa vie en Tunisie alors que cette offre émanait d'un autre frère résidant dans ce pays. Au surplus, la Chambre des recours pénale aurait omis de préciser qu'il avait décliné cette offre, préférant rester en Suisse auprès de son épouse. Ces éléments ne permettent pas de remettre en cause l'appréciation de la cour cantonale quant au risque de fuite. Il existe des soupçons suffisants de culpabilité en lien avec les infractions à la loi fédérale sur les stupéfiants et de violences et menaces contre les fonctionnaires et le recourant s'expose à une peine privative de liberté qui pourrait être supérieure à la détention provisoire subie à ce jour si les éléments à charge en rapport avec un trafic de méthamphétamines devaient se renforcer. Les liens que le recourant entretient avec la Suisse ne sont pas aussi solides qu'il veut le faire croire. Son épouse a certes consenti à ce que soit suspendue pour six mois la procédure pénale ouverte contre lui à la suite des plaintes qu'elle avait déposées pour les violences domestiques subies durant l'été 2017, et laissé entendre qu'elle entendait poursuivre la vie commune. Il n'en demeure pas moins que le recourant a été refoulé du domicile conjugal en raison de son comportement violent attesté également par des témoins. On peut ainsi admettre que les liens avec son épouse restent fragiles en l'état. Le recourant ne dispose d'aucun travail qui lui assurerait un revenu régulier et dépend de l'aide que lui fournissent son frère K.________ domicilié en Valais et d'autres membres de sa famille qui vivent en Tunisie, dont son père. Le fait qu'il puisse bénéficier à nouveau d'une autorisation de séjour en Suisse en raison de son mariage avec une suissesse et qu'il ait refusé l'offre présentée par un autre frère résidant en Tunisie de refaire sa vie dans son pays d'origine ne permet pas d'atténuer le risque de fuite résultant de ces circonstances. Le recourant ne propose aucune mesure de substitution propre à pallier le risque de fuite, celles proposées étant destinées à parer au danger de récidive. Cela étant, son maintien en détention provisoire se justifie pour ce motif déjà.