Citation: 6B_951/2019 E. 2.2

2.2. Il est constant qu'ensuite d'une conférence de presse organisée par le Département de l'instruction publique, de la culture et des sports, à l'occasion de laquelle le recourant est intervenu, celui-ci a reçu un courrier émanant du Collège C.________. Cette missive lui reprochait son comportement durant la conférence, ainsi que des incidents similaires lors de précédentes manifestations de ce genre. Elle l'informait qu'en cas de réitération le Collège C.________ pourrait retirer son nom de la liste de presse du service de communication de l'Etat de Genève et lui interdire l'accès à ses futurs événements. Une copie de cette lettre a été transmise aux présidents du Conseil d'Etat, de l'association indépendante des journalistes suisses, de l'Association genevoise des journalistes, au directeur exécutif du Club suisse de la presse ainsi qu'aux rédactions en chef des médias romands. Selon les termes mêmes du recourant, le courrier litigieux émanait d'une " autorité étatique " (mémoire de recours, p. 13), dont B.________ est présidente. Conformément à l'art. 2 de la Loi genevoise sur la responsabilité de l'Etat et des communes (LREC/GE; RS/GE A 2 40), l'Etat de Genève et les communes du canton sont tenus de réparer le dommage résultant pour des tiers d'actes illicites commis soit intentionnellement, soit par négligence ou imprudence par leurs fonctionnaires ou agents dans l'accomplissement de leur travail (al. 1). Les lésés n'ont aucune action directe envers les fonctionnaires ou agents (al. 2). La législation genevoise renvoie certes aux règles du droit privé fédéral, mais celui-ci ne s'applique alors qu'à titre de droit cantonal supplétif (art. 6 LREC/GE), ce qui ne change rien à la nature cantonale et publique du régime de responsabilité (v. déjà: ATF 126 III 370 consid. 5 p. 371 s.; v. aussi, plus récemment: arrêt 6B_728/2015 du 12 février 2016 consid. 4). Il est donc exclu que les prétentions du recourant puissent être considérées comme " civiles " au sens défini ci-dessus. Pour le surplus, les conclusions prises par le recourant devant le Tribunal fédéral sont limitées à l'ouverture de l'action pénale contre B.________. Ces conclusions lient le Tribunal fédéral (art. 107 al. 1 LTF). Il n'y a pas lieu d'examiner plus avant si le recourant pourrait élever des prétentions civiles à proprement parler contre les inconnus également visés par sa plainte. Le recours apparaît, en tout cas, insuffisamment motivé sous cet angle (art. 42 al. 1 LTF).