Citation: 9C_263/2023 E. 5.3.3

5.3.3. Cette argumentation est mal fondée. L'appréciation des premiers juges repose essentiellement sur la surface totale des terres exploitées par les recourants dans un but viticole, les revenus ou les pertes qui en ont découlé, ainsi que les investissements effectués en vue de cette exploitation. Ces éléments ont permis à la cour cantonale de retenir que les recourants exerçaient une activité dans le domaine de la viticulture à leurs propres risques (puisqu'ils en assumaient les pertes), qu'ils mettaient en oeuvre du travail et du capital (en achetant notamment la parcelle n° xxx) dans une organisation librement choisie et qu'ils en obtenaient un gain (des bénéfices non négligeables entre 2014 et 2017) en participant à la vie économique (dans le cadre d'une société chargée notamment de valoriser leur récolte), conformément à la jurisprudence (cf. consid. 5.2.2 supra). Les recourants ne contestent pas la pertinence de ces éléments. Ils tentent seulement d'en minimiser l'importance en focalisant leur raisonnement sur la seule parcelle n° zzz. Ce procédé ne saurait remettre en cause l'appréciation de la juridiction cantonale dans la mesure où, pour déterminer si on se trouve en présence d'une activité lucrative indépendante, il convient de se fonder sur l'ensemble des circonstances et non sur des critères examinés isolément (arrêt 9C_658/2022 du 1er mai 2023 consid. 4.1). On ne peut par conséquent pas valablement reprocher aux premiers juges d'avoir arbitrairement apprécié la situation en concluant que l'activité entreprise par les recourants dans le domaine de la viticulture était une activité lucrative indépendante et non une activité de loisir. On ajoutera encore qu'un taux d'occupation de 100 % dans une activité salariée n'est pas un critère pertinent retenu par la jurisprudence pour déterminer l'existence d'une activité indépendante, et ne peut de toute évidence pas l'être, dès lors qu'il n'est pas rare qu'un salarié travaillant selon un horaire à plein temps dans son activité lucrative principale exerce une activité lucrative indépendante accessoire en parallèle.