Citation: I 108/06 21.03.2007 E. B

P._______ a formé recours contre cette décision devant le Tribunal cantonal des assurances sociales de la République et canton de Genève, en concluant à l'annulation de celle-ci, l'office AI étant invité à rendre une nouvelle décision reconnaissant son droit à une rente entière d'invalidité. A titre subsidiaire, il demandait que la possibilité lui soit offerte de prouver les faits qu'il alléguait. Par lettre du 2 août 2005, la juridiction cantonale a invité P._______ à lui indiquer pourquoi les montants correspondant à la masse salariale des employés de l'entreprise et ceux signalés sous la rubrique «frais de personnel» des comptes de pertes et profits étaient différents et si cette différence constituait ses propres revenus. Dans sa réponse du 14 septembre 2005, P._______ a indiqué que les différences relevées ne correspondaient pas à ses revenus mais se répartissaient entre charges sociales et/ou frais divers de personnel, personnel temporaire, frais de déplacements du personnel. Le 10 novembre 2005, la juridiction cantonale a tenu audience. Le docteur C.________ a déclaré qu'il avait vu P._______ pour la dernière fois le 24 avril 2001 et qu'il avait arrêté de pratiquer en octobre 2002. De son côté, le docteur R.________, fils du précédent, a indiqué qu'il suivait le patient depuis octobre 2003 pour des lombosciatalgies communes. P._______ a déclaré que son domaine était le travail manuel, qu'il ne pouvait établir des devis lui-même par exemple car il ne lisait ni n'écrivait assez bien le français, de sorte qu'il lui fallait obligatoirement passer par une secrétaire. Il avait tenté d'initier sa fille, laborantine de formation, afin qu'elle l'épaule. Celle-ci travaillait désormais à 50 % avec lui et se chargeait des visites de chantier (lorsqu'il ne pouvait pas se déplacer parce qu'il était bloqué). Il n'avait pas assez de disponibilité pour tout faire lui-même. Par jugement du 8 décembre 2005, le Tribunal cantonal des assurances sociales a partiellement admis le recours (ch. 2 du dispositif), constaté que P._______ avait droit à une demi-rente d'invalidité depuis le 17 mai 2000 (ch. 3 du dispositif) et annulé la décision sur opposition du 17 mars 2004 (ch. 4 du dispositif). Il a considéré que l'assuré présentait une capacité de travail de 50 % dans son activité habituelle, comportant des travaux lourds et des travaux légers, qu'il y avait lieu de déterminer son invalidité au moyen de la méthode extraordinaire de comparaison des champs d'activité, qu'il en résultait une invalidité de 50 %, taux qui lui donnait droit à une demi-rente depuis le 17 mai 2000, compte tenu du début de l'incapacité de travail le 17 mai 1999.