Citation: 1C_385/2017 E. B

Par acte du 17 juillet 2017, A.________ forme un recours en matière de droit public par lequel elle demande au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt de la Cour des plaintes, d'admettre l'objection de délit politique et de déclarer irrecevable la demande d'extradition, subsidiairement de renvoyer la cause au TPF pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Elle requiert l'assistance judiciaire. Renonçant à présenter des observations, la Cour des plaintes se réfère à son arrêt et conclut au rejet du recours. L'OFJ conclut au rejet du recours dans la mesure où il est recevable. Par lettre du 10 août 2017, le TAF a été invité à communiquer son arrêt sur le recours en matière d'asile. Le 8 septembre 2017, le conseil de la recourante a fait savoir que la peine prononcée le 22 mai 2009 serait prescrite depuis le 23 mai 2014. Une requête en constatation de cette prescription avait été présentée le 5 septembre 2017 à l'Audiencia National, requête dont l'admission rendrait sans objet la procédure d'extradition. La suspension de la procédure était requise jusqu'à décision des autorités espagnoles. Le 15 septembre 2017, l'OFJ a indiqué que la prescription de la peine avait effectivement été constatée le 14 septembre 2017 par l'Audiencia National et que le Ministère de la justice espagnol avait déclaré retirer la demande d'extradition. L'élargissement de l'intéressée avait été aussitôt ordonné. Les parties ont été invitées à se déterminer sur la question des frais et indemnités. Le TPF y a renoncé. L'OFJ considère que la procédure peut être considérée comme sans objet et que le recours aurait vraisemblablement dû être rejeté, de sorte que les frais devraient être mis à la charge de la recourante. Dans ses observations A.________ considère que l'OFJ serait à l'origine de la procédure devenue sans objet, ce qui justifierait que les frais soient mis à sa charge. Compte tenu de la durée et de la complexité de la procédure (due en particulier au refus de l'OFJ d'administrer certaines preuves), la recourante estime que la cause nécessitait un travail extraordinaire au sens de l'art. 8 al. 1 du règlement sur les dépens alloués à la partie adverse et sur l'indemnité pour la représentation d'office dans les causes portées devant le Tribunal fédéral (RS 173.110.210.3; ci-après: le règlement sur les dépens). Son avocat a produit trois notes d'honoraires portant sur la procédure devant l'OFJ (38'200 fr.), la rédaction du recours au Tribunal fédéral (5'900 fr. selon la note produite avec le recours) et la suite de la procédure (2'376 fr.), soit au total 46'476 fr.