Citation: 6S.129/2007 28.06.2007 E. 2

En premier lieu, le recourant fait grief à l'autorité cantonale d'avoir violé l'art. 63 aCP en prononçant une peine arbitrairement sévère, fruit d'un abus de son pourvoir d'appréciation. L'arrêt attaquée rappelle les condamnations figurant au casier judiciaire, soit une en 2002, deux en 2003, une en 2004 et une en 2005. Les faits jugés en 2006 ne sont pas contestés. La Cour cantonale renonce à les énumérer mais précise que l'accusé, consommateur principalement de marijuana, a commis de nombreux vols et diverses infractions routières entre l'été et l'automne 2004, qu'il s'est rendu coupable de contrainte au préjudice de son ex-amie en 2005 et qu'il a été trouvé porteur d'une arme prohibée en août 2005. Face à ces nombreuses infractions et à ces antécédents, qui dénotent un profond mépris des règles en vigueur et des décisions judiciaires, une peine ferme de 20 mois d'emprisonnement n'est pas arbitrairement sévère. L'absence d'actes délictueux depuis plus d'un an, la formation professionnelle et la perspective de trouver du travail constituent certes des points positifs. Ils sont cependant insuffisants pour que la sanction paraisse résulter d'un abus du pouvoir d'appréciation de l'autorité cantonale. Le grief de violation de l'art. 63 aCP est mal fondé.