Citation: 9C_331/2020 E. 6.3.1

6.3.1. Dans un second temps, la CSS poursuit son argumentation par une analyse des critères d'efficacité et d'adéquation de la greffe capillaire dans le cas particulier, en relation aussi avec l'alternative thérapeutique que, selon elle, constitue le port d'une perruque. Elle considère en substance que l'opération envisagée n'est ni efficace ni appropriée. Elle soutient que cette opération ne permettrait pas de dégager un bénéfice thérapeutique clair dès lors qu'une analyse des photographies figurant au dossier démontrerait que l'apparence déjà féminine de l'assurée ne serait pas modifiée par une transplantation de cheveux. Elle prétend également que ladite opération ne permettrait pas de dégager un bénéfice thérapeutique à long terme dans la mesure où le docteur G.________ n'aurait pas établi que la calvitie de l'intimée avait cessé d'évoluer contrairement à ce que le tribunal cantonal avait affirmé. Elle estime enfin que le port d'une perruque constituerait une mesure tout aussi efficace mais mieux appropriée qu'une greffe capillaire pour traiter une dysphorie de genre compte tenu notamment des risques inhérents à toute intervention chirurgicale.