Citation: I 294/06 20.04.2007 E. 5

Enfin, la recourante s'en prend à l'évaluation économique effectuée par l'intimé. 5.1 Pour évaluer le taux d'invalidité, le revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide (revenu sans invalidité) est comparé avec celui qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité qui peut raisonnablement être exigée de lui après les traitements et les mesures de réadaptation, sur un marché du travail équilibré (revenu d'invalide). C'est la méthode ordinaire de comparaison des revenus (jusqu'au 31 décembre 2002: art. 28 al. 2 LAI; du 1er janvier au 31 décembre 2003: art. 1 al. 1 LAI en corrélation avec l'art. 16 LPGA; depuis le 1er janvier 2004: art. 28 al. 2 LAI en corrélation avec l'art. 16 LPGA). 5.2 D'après la recourante, les données salariales résultant des enquêtes sur la structure des salaires (ESS) prises en compte pour évaluer son revenu d'invalide ne correspondent pas à la situation réelle, de même que l'évaluation du revenu sans invalidité serait erronée, précisément à cause du fait que la situation factuelle ne correspond pas à la réalité attestée par les divers documents médicaux versés au dossier. 5.3 L'invalidité est une notion économique dont le taux est fixé par comparaison des revenus sans invalidité et d'invalide. Le revenu est déterminé en fonction de la situation professionnelle concrète de l'intéressé ou, à défaut de revenu effectivement réalisé comme en l'espèce, en fonction des données de l'Enquête suisse sur la structure des salaires, publiée par l'Office fédéral de la statistique (ATF 126 V 75 consid. 3b/aa et bb p. 76 s.). Ces données tiennent compte d'un large éventail d'activités simples et répétitives existant sur le marché du travail et dont un bon nombre est adapté aux handicaps de l'assurée pour qu'elle puisse mettre à profit sa capacité de travail résiduelle. Compte tenu de l'activité de substitution raisonnablement exigible de la part de la recourante (rapport final SMR du 11 juillet 2005, expertise médicale du docteur O.________ du 26 février 2002), seul le niveau de qualification 4 correspondant aux activités simples et répétitives entre ici en considération (ATF 126 V 75 consid. 7a p. 81, 124 V 321 consid. 3b/bb p. 323; VSI 1999 p. 182 consid. 3b p. 185 [I 593/98]; RAMA 2001 n° U 439 p. 348 [U 240/99]). 5.3.1 En ce qui concerne le calcul du revenu sans invalidité, l'office AI a tenu compte du fait que l'assurée avait travaillé du 10 décembre 1990 au 30 novembre 1995 en qualité de contrôleuse au service de la société X.________. Sur la base des données statistiques, l'intimé s'est fondé sur un revenu annuel de 43'446 fr. (valeur 1996). Adapté à l'évolution des salaires jusqu'en 2004, le revenu sans invalidité est donc de 48'149 fr. par année. 5.3.2 S'agissant du revenu d'invalide, il résulte des données salariales de l'Office fédéral de la statistique un revenu de 30'803 fr. par année pour une activité simple et répétitive (tous secteurs confondus), compte tenu d'une capacité résiduelle de travail de 70 % et d'un abattement de 10 % au plus, taux qui apparaît justifié dans le cas particulier. 5.3.3 La comparaison des revenus donne une invalidité de 36 % ([48'149 - 30'803] x 100 : 48'149), le taux de 36.02 % étant arrondi au pour cent inférieur (ATF 130 V 121 consid. 3.2 p. 122 s.; SVR 2004 UV Nr. 12 p. 44 [U 173/02]). Ce taux ne confère pas un droit à une rente d'invalidité (art. 28 al. 1 LAI).