Citation: 4A_4/2023 E. 3

C'est à tort que, invoquant l'art. 102 al. 1 in fine LTF, la recourante croit que l'intimée au recours ne pourrait pas faire valoir de motifs propres à l'encontre du jugement attaqué et qu'elle pourrait uniquement se déterminer sur les motifs du recours. En effet, alors que le recours en réforme de l'aOJ connaissait le recours en réforme joint, le recours en matière civile de la LTF n'a pas repris cette institution du recours joint (ATF 134 III 332 consid. 2.5; cf. aussi ATF 145 V 57 consid. 10.2; 138 V 106 consid. 2.1). Cela a pour conséquence que l'intimé ne peut pas obtenir une réforme en sa faveur du jugement attaqué. Rien ne l'empêche toutefois de faire valoir ses moyens propres qui, si les moyens du recourant étaient admis, devraient néanmoins conduire au rejet de son recours. L'obligation de motiver le recours en matière civile de l'art. 42 al. 2 LTF (Begründungspflicht) n'incombe pas seulement au recourant. Les mêmes exigences de motivation pèsent sur l'intimé qui doit reprendre les motifs qu'il avait invoqués précédemment et qui ont été écartés, pour le cas où les motifs retenus par l'autorité précédente ne devraient pas être suivis par le Tribunal fédéral (ATF 140 III 86 consid. 2.1 et les arrêts cités).