Citation: C 176/03 02.09.2004 E. A

M.________, né en 1968, a achevé une formation de navigateur à l'Académie des Etudes maritimes. Depuis son arrivée en Suisse en 1997, il a travaillé en qualité de garçon d'office à partir du 5 juillet 1999 jusqu'au 21 septembre suivant, puis il a exercé le métier de tournant de loge (emploi polyvalent assigné à la conciergerie d'hôtel) à compter du 2 mai 2000. Souhaitant travailler de nuit afin de poursuivre pendant le jour des cours de formation au métier de réceptionniste d'hôtel, il a donné son congé avec effet au 31 mai 2001. Depuis lors, il travaille à temps partiel en qualité de "night auditor" remplaçant (relève nocturne du personnel de la réception et de la loge d'hôtel) . Le 6 juin 2001, M.________ s'est inscrit comme demandeur d'emploi à plein temps en qualité de "night auditor" auprès de la Caisse d'assurance-chômage de la chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (la caisse). Le 20 juin 2001, il a déposé une demande d'indemnité de chômage et la caisse a ouvert en sa faveur un délai-cadre d'indemnisation courant du 6 juin 2001 au 5 juin 2003. Dans ce contexte, M.________ a été mis au bénéfice, sous suite d'indemnités journalières, de cours d'allemand (décision du 22 août 2001 de l'Office régional de placement de Lausanne [ORP]) et d'informatique (décisions du 2 avril 2002 et du 22 mai 2002 de l'ORP). Le 30 novembre 2001, M.________ a déposé une demande d'assentiment de fréquentation à une formation aux professions de réceptionniste et manager d'hôtel intitulée "Hospitality Financial Management", dispensée sur 18 semaines et totalisant 19'500 fr. de frais d'écolage et de subsistance. Par décision du 12 décembre 2001, l'ORP a rejeté la demande, considérant que la formation litigieuse ne constituait pas un perfectionnement au sens où l'entend l'assurance-chômage et que compte tenu des connaissances linguistiques et informatiques, ainsi que de l'expérience professionnelle de l'assuré, celui-ci présentait un profil favorable à son engagement en qualité de "night auditor". Par décision du 12 avril 2002, le Service de l'emploi de l'Etat de Vaud a confirmé le rejet de la demande, considérant que le placement du recourant n'était ni impossible, ni très difficile pour des raisons inhérentes au marché de l'emploi.