Citation: 6P.155/2005 17.03.2006 E. A

Par jugement du 9 février 2005, le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de l'Est vaudois a condamné A.________, pour actes d'ordre sexuel avec un enfant et actes d'ordres sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance, à huit mois d'emprisonnement, peine complémentaire à celle qui lui avait été infligée le 10 juin 2002 par le Tribunal correctionnel de Lausanne. Cette condamnation repose sur les faits suivants. A.a Né en 1971, A.________ a grandi au sein d'une famille recomposée. Il dit avoir été victime des brutalités de son beau-père. Placé à 14 ans en milieu éducatif, il a entrepris un apprentissage de peintre en bâtiments qu'il a abandonné. Désoeuvré et marginalisé, il a connu la drogue. Il a occupé des emplois sporadiques de sommelier dans le canton de Vaud. La rencontre avec un éducateur l'a amené à suivre une cure de désintoxication et à reprendre un emploi. Il n'a toutefois plus d'occupation depuis 2001. Il a été condamné le 27 novembre 1995 par le juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne à 300 fr. d'amende, pour des infractions à la LCR, et le 10 juin 2002 par le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne à neuf mois d'emprisonnement avec sursis pendant deux ans, pour infraction grave à la loi fédérale sur les stupéfiants. A.b Dans l'après-midi du 6 février 2000, A.________, divorcé depuis 1999, a reçu en visite ses deux enfants, D.________ et C.________, dans son studio à Vevey. Pendant que D.________ était occupé au salon, le père a conduit sa fille, alors âgée de cinq ans et demi, dans la cuisine. Il lui a embrassé les tétons et le vagin, à même la peau. Il lui a léché et caressé le vagin, avant d'y introduire un doigt. Il lui a aussi touché l'orifice anal. Le lendemain, C.________ a confessé les abus à sa mère, B.________. Le 9 février 2000, elle a répété ses dires au pédiatre E.________, qui a considéré ces aveux comme authentiques, des affabulations aussi ciblées étant difficilement concevables à cet âge. Le 10 février 2000, la fillette a été examinée par la gynécologue F.________, qui a relevé une convexité de l'hymen, cette modification étant compatible avec l'anamnèse, mais pouvant également s'expliquer par un manque d'hygiène ou des difficultés pour aller à selle. L'apparition d'une incontinence urinaire a également été constatée. Dans un rapport du 28 février 2002, le pédopsychiatre G.________, chargé d'expertise, a conclu à la crédibilité de l'enfant en ce qui concernait les abus subis de la part du père. Il a également relevé les mauvais traitements infligés à l'enfant dans son milieu actuel. A.________ a toujours contesté s'être livré au moindre attouchement à caractère sexuel sur sa fille.