Citation: 1C_341/2014 E. 2

Dirigé contre un arrêt qui rejette en dernière instance cantonale un recours formé contre une décision déclarant irrecevable une demande de grâce, le recours doit être traité comme un recours en matière de droit public au sens des art. 82 ss de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110) (cf. arrêt 1C_240/2013 du 22 avril 2013 consid. 1.1 et les références citées). En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Conformément à l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 134 II 244 consid. 2.1 p. 245). En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par l'arrêt attaqué (ATF 133 IV 119 consid. 6.4 p. 121). Lorsque celui-ci confirme, comme en l'espèce, l'irrecevabilité d'une demande de grâce, les motifs développés dans le mémoire de recours doivent porter sur la question de la recevabilité traitée par l'instance précédente à l'exclusion du fond du litige (ATF 123 V 335 consid. 1b p. 336; 118 Ib 134 consid. 2 p. 135). La cour cantonale a constaté que la demande de grâce déposée par le recourant était irrecevable. L'octroi de la grâce ne concerne en effet que l'exécution de la peine. La grâce n'a ainsi pas pour effet d'annuler le jugement pénal, mais uniquement de renoncer à son exécution, de sorte qu'elle est exclue lorsque, comme en l'espèce, elle est assortie du sursis. Elle ne pouvait davantage conduire à l'annulation de l'inscription du jugement pénal au casier judiciaire de l'intéressé. Par ailleurs, en tant qu'effets accessoires du procès, la condamnation au paiement des frais du procès était exclue de la grâce. Il en allait de même du montant de 500 fr. dû par le recourant à titre de réparation du tort moral. La cour cantonale n'a pas examiné les allégations du recourant qui portent directement sur sa condamnation pénale au motif qu'il ne lui appartenait pas de se substituer à l'autorité pénale sur ce point. On cherche en vain dans le mémoire de recours une argumentation qui permettrait de tenir la motivation retenue dans l'arrêt attaqué pour arbitraire ou d'une autre manière contraire au droit. Les griefs du recourant ont tous trait à la manière dont la procédure pénale a été instruite et sont ainsi sans rapport avec l'objet du litige limité à la recevabilité de la demande de grâce. Le recours ne satisfait dès lors manifestement pas aux exigences de motivation requises.