Citation: 9C_454/2022 E. 3.3

3.3. En l'occurrence, la juridiction cantonale a examiné la question de la prise en compte du revenu hypothétique de l'épouse de l'assuré dès mars 2017, soulevée au stade de l'opposition, sous l'angle uniquement de la reconsidération et du caractère "manifestement erroné" de cet élément. Quant à la CCNC, elle a procédé à l'examen du droit du recourant à des prestations complémentaires en tenant compte du poste relatif au revenu hypothétique de son épouse, sous l'angle de la révision, et elle a effectué un examen pro futuro, à compter du mois de décembre 2020, soit au moment où l'intéressé avait indiqué que "[son] épouse [...] ne p[ouvait] plus travailler en raison du besoin d'aide dû au handicap de son mari" (opposition du 4 décembre 2020). Dans la décision sur opposition du 28 juillet 2021, la caisse de compensation a en effet indiqué qu'elle serait en mesure d'adapter le calcul des prestations complémentaires de l'assuré, en application de l'art. 25 al. 1 let. c et al. 2 let. b OPC-AVS/AI, en relation avec l'art. 17 LPGA, à supposer que l'état de santé de l'intéressé se fût aggravé depuis la décision du 4 juillet 2014, ce qu'elle a toutefois nié. Dans ces circonstances, et comme les éléments de fait déterminants sous l'angle de l'examen du droit aux prestations complémentaires défini en l'espèce (consid. 3.2 supra) font défaut dans l'arrêt attaqué, il convient de renvoyer la cause à la caisse de compensation afin qu'elle procède à un nouvel examen du droit de l'assuré à des prestations complémentaires qui portera également sur la question du revenu hypothétique de son épouse, pour la période sur laquelle porte la restitution (de mars 2017 à novembre 2020).