Citation: 1C_338/2016 E. 2.2

2.2. L'arrêt attaqué se fonde sur les dispositions générales garantissant le droit d'accès, soit les art. 24 à 26 LIPAD. Considérant que le rapport litigieux constituait un document au sens de l'art. 25 LIPAD (ce que le canton recourant ne conteste pas), la cour cantonale a recherché s'il existait un intérêt opposé à la consultation en vertu de l'art. 26 LIPAD. Après analyse du document, elle a constaté que celui-ci portait sur les locaux et l'équipement et ne contenait aucune information couverte par le secret médical, les secrets d'affaires ou de fabrication. Evoquant l'art. 39 al. 9 LIPAD (qui pose des conditions supplémentaires pour la protection des données personnelles, telle l'exigence d'un intérêt digne de protection du requérant) et 27 al. 1 LIPAD (qui permet de caviarder le document requis), elle a considéré que les données personnelles contenues dans le document se limitaient à l'identité des futurs employés et à la sécurité de la pharmacie, et pouvaient aisément être caviardées sans nécessiter un travail disproportionné, de sorte qu'aucun intérêt prépondérant ne s'opposait à la communication. Le dispositif de l'arrêt attaqué ordonne ainsi au DEAS de donner accès au rapport d'inspection "dûment caviardé de toutes données personnelles". Compte tenu de ce caviardage obligatoire, dont il n'y a pas lieu de douter qu'il sera réalisé de manière complète par le DEAS lui-même, la cour cantonale pouvait considérer sans arbitraire que la transmission litigieuse ne comportera en définitive aucune donnée personnelle, et que l'art. 39 al. 9 LIPAD n'y faisait donc pas obstacle puisque cette disposition s'applique exclusivement en cas de transmission de données personnelles. Il n'y a dès lors aucun arbitraire, ni aucune violation de l'obligation de motiver sur ce point.