Citation: 4A_701/2014 E. 3

L'ordonnance du 20 juin 2014 refusant l'introduction de faits et de preuves nouveaux n'a pas terminé l'instance introduite devant la Chambre patrimoniale; ce prononcé est au contraire incident aux termes de l'art. 93 al. 1 LTF. L'arrêt de la Chambre des recours a terminé l'instance introduite devant cette autorité; néanmoins, parce que le recours à l'origine de ce prononcé était dirigé contre une décision incidente, l'arrêt revêt lui aussi le caractère d'une décision incidente selon l'art. 93 al. 1 LTF (ATF 137 III 380 consid. 1.1 p. 381/382). En conséquence, la recevabilité du recours en matière civile suppose que l'ordonnance soit de nature à causer un préjudice irréparable aux termes de l'art. 93 al. 1 let. a LTF (même arrêt, consid. 1.2.2 p. 383). Selon la jurisprudence, un préjudice irréparable n'est réalisé que lorsque la partie recourante subit un dommage qu'une décision favorable sur le fond ne fera pas disparaître complètement; il faut en outre un dommage de nature juridique, tandis qu'un inconvénient seulement matériel, résultant par exemple d'un accroissement de la durée et des frais de la procédure, est insuffisant (ATF 137 III 380 consid. 1.2.1 p. 382; 134 III 188 consid. 2.2 p. 191; 133 III 629 consid. 2.3.1 p. 632). En l'espèce, le demandeur ne subit aucun préjudice susceptible de durer au delà d'un jugement final qui lui allouera, s'il y a lieu, les prétentions qu'il élève contre l'Etat de Vaud. Le demandeur ne sera en aucune manière empêché de faire valoir ses moyens de procédure et de fond contre un jugement qui, au contraire, rejettera ses prétentions, par exemple en raison de la prescription. Le recours en matière civile est donc manifestement irrecevable au regard de l'art. 93 al. 1 let. a LTF.