Citation: 2D_22/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, il est établi dans l'arrêt attaqué que le recourant est atteint du VIH-1, que la maladie est au stade A2 (les stades allant de A à C: stade sans symptôme; système immunitaire en perte de vitesse; SIDA), qu'il suit un traitement antirétroviral et qu'il devra poursuivre celui-ci probablement à vie. Selon l'arrêt entrepris, tous les rapports médicaux indiquent que, sans traitement, la vie du recourant serait mise en danger. S'agissant de l'accès au Brésil au traitement dont le recourant a besoin, l'arrêt entrepris retient que les personnes diagnostiquées positives au VIH-1 bénéficient d'un traitement gratuit dans le cadre du système de santé unifié du pays et que 73% des adultes et des enfants diagnostiqués positifs au VIH-1 reçoivent un traitement antirétroviral. Le Tribunal cantonal en a déduit que le traitement suivi par le recourant était accessible au Brésil. A défaut d'autres indications concrètes contraires, il a estimé que le recourant pourrait suivre son traitement ou un traitement similaire en cas de retour dans son pays d'origine. Dans son mémoire, le recourant souligne la stigmatisation existante à l'égard des personnes homosexuelles et appartenant aux communautés LGBTIQ+. L'arrêt attaqué retient certes que le Dr B.________ a attesté d'une stigmatisation importante envers les personnes séropositives, ainsi que les personnes appartenant aux communautés LGBTIQ+ au Brésil en milieu rural, dont vient le recourant (cf. supra consid. 2.3). Le risque que le recourant ne puisse pas accéder au traitement dont il a besoin en raison de cette stigmatisation et que sa vie soit de ce fait mise en danger relève toutefois de la spéculation, car l'arrêt attaqué ne retient pas d'élément concret laissant penser que le recourant, personnellement, ne pourra pas accéder aux soins existants au Brésil pour les personnes atteintes du VIH-1. Il convient en outre de souligner que le recourant est à un stade peu avancé de la maladie et que son état n'est pas critique. Compte tenu des possibilités de traitement au Brésil, on ne voit pas qu'il y ait un risque que le recourant soit soumis à un déclin grave, rapide et irréversible de son état de santé en cas de renvoi. Le Tribunal cantonal n'a partant pas méconnu l'art. 3 CEDH en confirmant le renvoi de Suisse.