Citation: 6B_1269/2017 E. 9.2

9.2. Le recourant reproche tout d'abord à l'autorité précédente d'avoir confirmé la peine fixée en première instance, alors qu'elle a abandonné l'un des chefs de prévention de gestion déloyale qui avait été retenu à son encontre dans le jugement du 1er décembre 2016. Lorsque le prévenu est condamné pour plusieurs infractions en première instance, puis qu'il est acquitté de certains chefs de prévention en appel, sa faute est diminuée, ce qui doit entraîner en principe une réduction de la peine. La juridiction d'appel est toutefois libre de maintenir la peine infligée en première instance, mais elle doit motiver sa décision, par exemple en expliquant que les premiers juges auraient mal apprécié les faits en fixant une peine trop basse qu'il n'y aurait pas lieu de réduire encore (cf. art. 50 CP; ATF 118 IV 18 consid. 1c/bb p. 21; arrêts 6B_976/2016 du 12 octobre 2017 consid. 3.3.2; 6B_335/2016 du 24 janvier 2017 consid. 3.3.1). En l'espèce, la cour cantonale a procédé à sa propre fixation de la peine, en motivant celle-ci dans le détail. Elle a ajouté qu'une peine privative de liberté de trois ans était adéquate, nonobstant l'abandon de l'un des chefs de prévention de gestion déloyale retenu par le tribunal de première instance. On comprend de cette motivation que la culpabilité du recourant, même sans retenir l'un des actes pour lesquels l'infraction de gestion déloyale avait été envisagée, justifiait la sanction infligée. L'autorité précédente n'a dès lors pas violé le droit fédéral en ne prononçant pas mécaniquement, comme le souhaiterait le recourant, une peine inférieure à celle fixée par le tribunal de première instance.