Citation: 1C_520/2021 E. A

La parcelle n° 2388 de la commune des Breuleux, attenante au stand de tir des Breuleux, était destinée à accueillir le pare-balles recommandé par l'expert de tir dans la procédure de permis de construire relative à l'assainissement et à la mise en conformité dudit stand de tir. Le 7 novembre 2019, l'assemblée extraordinaire du Syndicat des communes des Franches-Montagnes (ci-après: le Syndicat des communes) a décidé la cession à E.D.________ et D.D.________ de la parcelle n° 2388 et a donné compétence à son comité pour toutes les démarches relatives au transfert de propriété. Le bien-fonds n° 2388 coupe la ligne de tir et sa cession aura pour effet de rendre le tir impossible. L a société A.________ (ci-après: la société) a recouru contre la décision du 7 novembre 2019 auprès de la Juge administrative du Tribunal de première instance du canton du Jura (ci-après: la Juge administrative). E.D.________ et D.D.________ ainsi que les opposants au permis de construire susmentionné, C.B.________ et B.B.________, (ci-après: E.D.________ et consorts) ont été appelés en cause dans la procédure. Après avoir procédé à une audience, la Juge administrative a rejeté le recours dans la mesure de sa recevabilité, par décision du 20 octobre 2020. Par arrêt du 7 juillet 2021, la Cour administrative du Tribunal cantonal du canton du Jura (ci-après: le Tribunal cantonal) a rejeté le recours déposé contre la décision du 20 octobre 2020. Elle a considéré en substance que la société n'avait pas la qualité pour recourir, car la décision de vendre la parcelle n° 2388 aux appelés en cause ne la touchait pas avec l'intensité exigée. Elle a aussi jugé le recours irrecevable, au motif que la société ne soulevait aucun grief se rapportant à la compétence du Syndicat des communes ni à une irrégularité des règles de procédure ou à une violation de règles matérielles du droit public dans la prise de décision.