Citation: 4P.155/2004 04.10.2004 E. A

C.________, architecte, administrateur de D.________ SA, a conclu en juillet 1999 un accord écrit selon lequel les propriétaires des parcelles no xxx et no xxx de la commune de Collonge-Bellerive à Genève s'engageaient à vendre ces dernières aux acquéreurs présentés par celui-là, mandaté pour l'étude de la division parcellaire et la mise en route de l'étape administrative, à savoir la division par le géomètre, la mise en place des schémas de servitudes d'accès et de canalisations, ainsi que la préparation de l'acte de vente. Le 4 août 1999, les époux A.________ ont signé avec C.________ un "engagement réciproque" visant à l'acquisition par les premiers de la parcelle no xxx, pour y construire une villa dont C.________ serait l'architecte. Une promesse de vente formelle était prévue dès septembre 1999. Auparavant, C.________ avait déposé une requête d'autorisation de construire, que les époux A.________ ont soumise à de nombreuses et importantes modifications. Le 19 novembre 1999, C.________ a demandé le paiement d'une provision de 10'750 fr. TTC, payée à hauteur de 10'000 fr. La procédure de permis de construire a connu divers développements, avant la délivrance de l'autorisation voulue, le 10 avril 2000. D'avril à juin 2000, l'architecte a communiqué plusieurs documents aux époux A.________, notamment un budget prévisionnel du 16 juin 2000, traitant entre autres des honoraires de C.________. Le 20 juin 2000, celui-ci a prié les époux A.________ de lui retourner un contrat d'architecture SIA précédemment remis, en indiquant que l'acte notarial était prêt à la signature. Le 29 juin 2000, les époux A.________ ont mis C.________ en demeure de faire signer la promesse de vente le lendemain. Le même jour, C.________, se plaignant de ce que le contrat SIA ne lui avait pas été retourné signé, a imparti aux époux A.________ un délai au 30 juin 2000 pour passer une commande ferme, faute de quoi il considérerait qu'ils n'étaient plus intéressés par l'affaire. Le 3 juillet 2000, les époux A.________ ont pris acte de ce que C.________ ne voulait plus poursuivre les relations contractuelles et l'ont sommé de leur rembourser les avances sur honoraires. Le 4 juillet 2000, C.________ leur a présenté une facture totale de 25'000 fr. hors taxe, puis il a établi, le 28 août 2000, une note d'honoraires calculée selon la norme SIA 102, d'un montant de 88'055 fr. 25 TTC, après déduction d'un acompte de 10'000 fr. déjà versé. Le 22 novembre 2000, les époux A.________ ont acquis, pour moitié chacun, la parcelle no xxx au prix convenu de 425 fr. le mètre carré. Ils ont également fait notifier à C.________ un commandement de payer pour le remboursement de l'acompte versé, d'un montant de 10'000 fr.