Citation: 7B_84/2025 E. A

A.a. A.________, né en 1988, d'origine U.________, est célibataire et sans enfant ni attache avec la Suisse. Il ne dispose pas d'une autorisation de séjour pour ce pays. Selon son casier judiciaire suisse, il a été condamné à quinze reprises depuis le 20 mai 2015, notamment pour entrée illégale, séjour illégal, vol, violation de domicile, dommages à la propriété, recel, lésions corporelles simples et violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires. A.b. Le 5 mars 2023, A.________ a été interpellé pour dommages à la propriété (art. 144 al. 1 CP) et pour menace ou violence contre les autorités et les fonctionnaires (art. 285 CP) pour des faits qui ont conduit à l'ouverture de la procédure P/5031/2023. Par ordonnance du Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après : le Ministère public) du 7 mars 2023, cette procédure a été jointe à une cause antérieure P/21013/2022, dans le cadre de laquelle A.________ a été reconnu coupable de dommages à la propriété (art. 144 al. 1 CP) et de vol (art. 139 ch. 1 CP) et condamné à une peine privative de liberté de 100 jours, décision contre laquelle il a formé opposition. A.c. Par ordonnance du Tribunal des mesures de contrainte de la République et canton de Genève (ci-après : le TMC) du 6 mars 2023, A.________ a été placé en détention provisoire, décision confirmée le 4 avril 2023 par la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève. Par arrêt du 26 mai 2023 (1B_243/2023), le Tribunal fédéral a ordonné la libération immédiate du prévenu, sans mesure de substitution, considérant en substance qu'il n'existait pas de risque de fuite et que s'il existait une situation de récidive, les nouvelles infractions ne paraissaient pas devoir aggraver de manière significative la peine privative de liberté encourue, faute notamment d'escalade dans la gravité des actes commis. A.________ a été libéré le 31 mai 2023. A.d. A.________ a été interpellé, successivement, le 14 septembre, le 30 octobre, le 22 décembre 2023 et le 24 mai 2024. Il a été mis en prévention de vol, exhibitionnisme, injure, menaces, lésions corporelles simples, séjour illégal et infraction à l'art. 11c de la loi pénale genevoise du 17 novembre 2006 (LPG/GE; RS/GE E 4 05). En lien avec ces infractions, il lui est reproché d'avoir volé un porte-monnaie (le 14 septembre 2023), d'avoir souillé les toilettes du restaurant-bar B.________, d'avoir montré son sexe en érection à C.________, serveuse dans ledit bar, d'avoir traité celle-ci de "grosse pute", de lui avoir craché dessus et dit qu'il "allai[t] la tuer" (le 30 octobre 2023), d'avoir blessé son voisin de chambre au foyer D.________ en le frappant au visage et en le mordant à l'oreille (le 22 décembre 2023) et d'avoir séjourné illégalement en Suisse. Les procédures ouvertes en raison de ces quatre interpellations - à la suite desquelles le prévenu a, à chaque fois, été relaxé - ont toutes été jointes à la cause P/5031/2023. A.e. Le 26 septembre 2024, A.________ a été interpellé pour vol (art. 139 ch. 1 CP; P/22323/2024). Dans ce cadre, il lui est reproché d'avoir, le 22 septembre 2024 vers 11h30, à Genève, dérobé la sacoche appartenant à E.________, dans laquelle se trouvaient 200 fr. et une carte bancaire. A.f. Par ordonnance du 1er octobre 2024, le Ministère public a ordonné la jonction de la cause P/22323/2024 à la procédure P/5031/2023. A.________ a recouru auprès de la Chambre pénale de recours contre cette décision. Par ordonnance du 8 octobre 2024 (OCPR/44/2024), la direction de la procédure de cette autorité a refusé d'accorder l'effet suspensif à ce recours. Le traitement de ce recours a fait l'objet d'un arrêt séparé. A.g. Par ordonnance du 29 septembre 2024, le TMC a ordonné le placement en détention provisoire de A.________ jusqu'au 26 novembre 2024. Il a retenu l'existence de charges suffisantes; si le prévenu ne présentait pas un risque de récidive suffisant, le danger de fuite était concret (nationalité étrangère, absence d'autorisation de séjour et d'attache en Suisse, peine menace concrètement encourue élevée et perspective d'expulsion) et toute mesure de substitution était insuffisante. Selon le TMC, la durée de la détention provisoire de deux mois était conforme au principe de la proportionnalité (jonction des causes et auditions du prévenu à effectuer). La décision du TMC a été confirmée par la Chambre pénale de recours, puis par le Tribunal fédéral (arrêt 7B_1251/2024 du 16 décembre 2024).