Citation: 1A.122/2000 24.05.2000 E. 2

2.- Le recourant reprend l'argumentation soumise à la cour cantonale. Il soutient que la demande d'entraide serait insuffisamment motivée au regard des exigences posées par les art. 14 CEEJ, 28 EIMP et 10 al. 2 OEIMP. On ne verrait pas en quoi pourrait consister l'infraction d'escroquerie fiscale: la demande fait seulement état de l'usage de comptes globaux, pratique qui, en Allemagne et en Suisse, serait parfaitement légale, comme le confirme une note établie par l'Association suisse des banquiers. Les allégations relatives aux délits d'initiés et au blanchiment d'argent ne seraient pas étayées. L'art. 63 al. 5 EIMP - qui permet de faire abstraction des motifs d'irrecevabilité lorsque l'entraide est requise à décharge - serait inapplicable. Par arrêt du 12 avril 2000, le Tribunal fédéral a déjà admis un recours de droit administratif formé dans le cadre de la même demande d'entraide judiciaire, en considérant que les faits décrits ne pouvaient être qualifiés d'escroquerie fiscale. Les considérants de cet arrêt sont repris ci-dessous, et conduisent à l'admission partielle du présent recours.