Citation: 8C_655/2018 E. A

A.________, née en 1950, a travaillé en qualité de directrice des ventes au service de la société B.________ SA et était, à ce titre, assurée obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Bâloise Assurance SA (ci-près: la Bâloise). Le 7 juin 1996, elle a été victime d'un accident de la circulation au cours duquel elle a perdu la maîtrise de son véhicule sur l'autoroute. Elle a été transportée à l'hôpital C.________ où les médecins ont diagnostiqué un traumatisme cranio-cérébral, une luxation de la hanche droite avec fracture du cotyle, une entorse grave postéro-externe du genou droit, une fracture du péroné droit, une fracture des pédicules de C2 non déplacée, une plaie contuse du talon droit, une dermabrasion de la jambe droite, ainsi qu'une contusion pulmonaire gauche. La Bâloise a pris en charge le cas. Par décision du 21 mai 2002, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud a alloué à l'assurée, à compter du mois de juin 1997, une rente entière fondée sur un taux d'invalidité de 71 %. De son côté, la Bâloise a mis en oeuvre plusieurs expertises pluridisciplinaires (Policlinique médicale universitaire [rapport du 1er décembre 2003]; Centre d'expertise médicale du centre D.________ [CEM; rapport du 27 juin 2006]; Centre d'expertise médicale [CEMed; rapports des 22 décembre 2010 et 2 mars 2012]). En dernier lieu, elle a confié une cinquième expertise pluridisciplinaire aux médecins du CEMed, lesquels ont rendu leur rapport le 8 mai 2015. A la suite des observations de l'assurée, les experts du CEMed ont été invités par la Bâloise à établir un rapport complémentaire le 28 novembre 2015. Par décision du 17 décembre 2015, la Bâloise a alloué à l'assurée, à compter du 1er mars 2014, une rente d'invalidité fondée sur un taux d'invalidité de 50 % et lui a accordé une indemnité pour atteinte à l'intégrité d'un montant de 48'600 fr., fondée sur un taux d'atteinte à l'intégrité de 50 %. En outre, elle a supprimé son droit à la prise en charge des frais médicaux à partir du 30 novembre 2015, sous réserve des frais de chirurgie plastique et reconstructive, des bas de contention et de la prise en charge de médicaments antalgiques et antidépresseurs. Le 15 février 2016, le docteur E.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, a réalisé une intervention consistant en une "révision" du genou droit avec ablation de la prothèse unicompartimentale (PUC) et implantation d'une prothèse totale du genou (PTG). La Bâloise a garanti la prise en charge de cette opération et des coûts d'un séjour de rééducation post-opératoire de trois semaines. Par décision du 24 janvier 2017, la Bâloise a rejeté l'opposition "sauf pour ce qui concerne le gain assuré retenu pour le calcul de la rente", en ce sens qu'elle s'est fondée sur un montant de 116'326 fr. 90 au lieu de 97'200 fr.