Citation: 1C_349/2023 E. 2.2.1

2.2.1. En l'espèce, il faut concéder aux recourants et à l'ARE que le PQ approuvé en 1985 n'a subi aucune modification lorsqu'il a été maintenu et intégré au PGA de Lausanne, entré en vigueur le 26 juin 2006. Il n'en demeure toutefois pas moins que la validation de ce PQ en 2006 est nécessairement le fruit d'un examen matériel des autorités et elle équivaut ainsi formellement à l'adoption d'une nouvelle planification (cf. arrêts 1C_640/2020 du 7 septembre 2021 consid. 2.1 et 1C_387/2016 du 1 er mai 2017 consid. 4.2). Il n'y a donc pas d'arbitraire dans l'établissement des faits, quoi qu'en disent les recourants. Ainsi, lorsque la municipalité a accordé le permis de construire le 17 juin 2021, le PQ en vigueur depuis le 26 juin 2006 avait tout juste atteint l'horizon temporel de 15 ans prévu par l'art. 15 al. 1 LAT. La cour cantonale a également souligné que le PQ a déjà été réalisé en bonne partie. Elle a en outre relevé que le secteur était largement construit, bien desservi par les transports publics et qu'il se prêtait à une densification. Il sera encore relevé que la parcelle en question se trouve de manière centrale dans le périmètre de l'agglomération Lausanne-Morges (PALM) ainsi qu'à proximité d'un axe fort des transports publics urbains (AFTPU) selon ce PALM et le plan directeur communal adopté en novembre 2022. Par ailleurs, la révision du PGA est en cours et ni la commune, ni le canton ont estimé nécessaire d'instaurer une zone réservée dans ce secteur. Dans ces conditions, la cour cantonale peut être suivie lorsqu'elle considère que les recourants ne sauraient en l'espèce se prévaloir de l'ancienneté du plan de quartier pour en exiger un contrôle préjudiciel dans le cadre de la demande de permis litigieux.