Citation: 9C_738/2018 E. 4

La fondation recourante fait grief aux premiers juges d'avoir retenu qu'elle était liée par les décisions rendues par l'office AI le 4 décembre 2014, puis le 18 octobre 2016. D'une part, elle conteste avoir reçu la décision du 4 décembre 2014, qui constatait une capacité de travail de 90 % dans le métier de peintre en bâtiments. D'autre part, elle soutient - du moins implicitement - que les décisions mentionnées sont insoutenables et qu'elles ne lui sont par conséquent pas opposables. En particulier, elle conteste l'évaluation de la capacité résiduelle de travail par les organes de l'assurance-invalidité dans leur première décision, dès lors que l'assuré avait à nouveau produit depuis le 27 octobre 2014 des rapports attestant son incapacité à travailler en raison de ses problèmes pulmonaires; le résumé des démarches de placement établi par l'office AI démontrait par ailleurs que l'assuré n'avait jamais pu travailler à un taux supérieur à 80 %. La fondation recourante conteste également qu'une aggravation de la situation de l'intimé soit survenue en 2015, contrairement aux constatations ressortant de la seconde décision administrative, puisque diverses pièces médicales établissaient qu'une incapacité de travail de plus de 50 % perdurait depuis le 16 août 2010 au moins. Dans la mesure où elle fixe la survenance de l'incapacité de travail dont la cause est à l'origine de l'invalidité au mois d'août 2010, la fondation recourante prétend par ailleurs que l'engagement de l'assuré par le second employeur, toujours en qualité de peintre en bâtiments, ne saurait constituer une rupture du lien de connexité temporelle au regard de la jurisprudence dès lors que le taux d'occupation dans cette activité inadaptée n'avait jamais dépassé 80 %, taux qui n'avait du reste été maintenu que durant cinq mois à peine (du 21 mai 2014, date de l'engagement, jusqu'au 27 octobre 2014, date de la première incapacité de travail attestée pendant l'engagement).