Citation: 6B_261/2016 E. 2.2

2.2. La recourante a sollicité en premier lieu une indemnité sur la base de l'art. 429 al. 1 let. a CPP. En vertu de cette disposition, si le prévenu est acquitté totalement ou en partie ou s'il bénéficie d'une ordonnance de classement il a droit à une indemnité pour les dépenses occasionnées par l'exercice raisonnable de ses droits de procédure. Dans ce contexte, la cour cantonale a constaté que la recourante n'avait fourni aucun justificatif relatif à l'activité déployée par son conseil. Elle a également relevé que la cause ne présentait pas de difficultés nécessitant l'assistance d'un avocat. Savoir si le recours à un avocat procède d'un exercice raisonnable des droits de procédure et si, par conséquent, une indemnité pour les frais de défense selon l'art. 429 al. 1 let. a CPP peut être allouée au prévenu, est une question de droit fédéral que le Tribunal fédéral revoit librement (ATF 142 IV 163 consid. 3.2.1 p. 169). C'est en premier lieu aux autorités pénales qu'il appartient d'apprécier le caractère raisonnable de l'activité de l'avocat et elles disposent dans ce cadre d'un pouvoir d'appréciation considérable. Le Tribunal fédéral s'impose par conséquent une certaine retenue lors de l'examen de l'évaluation faite par l'autorité précédente; il n'intervient que lorsque celle-ci a clairement excédé son pouvoir d'appréciation (ATF 142 IV 163 consid. 3.2.1 p. 169). Il a été admis au consid. 1.2 ci-dessus que la cause ne présentait pas de difficultés telles que l'assistance d'un avocat d'office se justifie pour sauvegarder les intérêts de la recourante. Pour les mêmes motifs, il y a lieu d'admettre que la cour cantonale n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation en considérant que le recours à un avocat de choix ne procédait pas d'un exercice raisonnable des droits de procédure. Cela est d'autant plus vrai que la jurisprudence relève que lorsque la procédure a été, comme en l'espèce, classée après la première audition déjà, l'assistance d'un avocat peut être considérée comme ne constituant pas un exercice raisonnable des droits de la défense même s'agissant de crimes ou de délits (ATF 138 IV 197 consid. 2.3.5 p. 203 s.; arrêt 6B_387/2013 du 8 juillet 2013 consid. 2.2, non publié in ATF 139 IV 241). L'allocation d'une indemnité en vertu de l'art. 429 al. 1 let. a CPP lui étant refusée dans son principe, la recourante ne saurait prétendre que la cour cantonale a violé son droit d'être entendue en lui refusant l'opportunité de chiffrer ses prétentions, cet élément n'étant pas de nature à influer sur la décision à rendre.