Citation: 4A_236/2022 E. A

A.a. Le 30 janvier 1996, B.________ SA (ci-après: la bailleresse) a remis à bail à A.________ (ci-après: la locataire) un appartement de trois pièces au huitième étage d'un immeuble sis à la rue T.________ à U.________. Le bail a été conclu pour une durée d'une année et deux mois avec renouvellement ultérieur tacite d'année en année sauf résiliation signifiée trois mois à l'avance. Le loyer mensuel convenu s'élevait à 1'025 fr., charges comprises. A.b. Par courriers des 19 juin 2015, 2 février 2016 et 28 août 2017, la régie représentant la bailleresse a informé la locataire qu'elle avait reçu diverses plaintes au sujet de son comportement et lui a rappelé qu'elle était tenue d'avoir des égards envers ses voisins et de ne pas les incommoder d'une quelconque manière. Le 29 mars 2016, elle a également tenu une séance de médiation en présence de la locataire et de l'une de ses voisines. A l'issue de celle-ci, la régie a invité la locataire à modérer sans délai son comportement. A.c. Le 15 décembre 2017, des habitants de la rue T.________ ont déposé une plainte pénale à l'encontre de la locataire. Ils se plaignaient notamment d'attaques physiques visant leurs enfants, de lancers de seaux d'eau depuis le huitième étage, d'attaques verbales et de propos injurieux et racistes. A.d. Par courrier recommandé du 6 février 2018, la régie a mis en demeure la locataire de respecter ses obligations contractuelles et de cesser d'incommoder ses voisins d'une quelconque manière, sous la menace d'une résiliation anticipée de son bail, en cas de nouvelles plaintes concernant ses agissements répétés envers ses voisins. Le 5 mars 2018, la locataire a rejeté catégoriquement les accusations portées à son encontre qu'elle jugeait ridicules et fallacieuses. A.e. En mars 2018, différentes familles ont adressé de nouvelles lettres à la régie et au Ministère public genevois, souvent à l'aide de courriers types, pour se plaindre de divers agissements de l'intéressée. A.f. Par avis officiel du 5 avril 2018, la régie a résilié le bail de la locataire de manière extraordinaire pour le 31 mai 2018 et de manière ordinaire pour le 31 mai 2019, en indiquant qu'elle avait reçu de nouvelles plaintes des voisins concernant les mêmes comportements que ceux décrits dans la lettre de mise en demeure du 6 février 2018. A.g. En avril 2018, divers voisins ont adressé de nouvelles plaintes au Ministère public et à la régie pour dénoncer une escalade des actes de violence commis par la locataire.