Citation: 8C_635/2024 E. A

A.a. A.________, née en 1961, a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité le 12 septembre 2013, invoquant les suites d'un accident survenu en octobre 2010 (accident de voiture avec éclatement des airbags). Dans le cadre de l'instruction du cas, une expertise pluridisciplinaire a été confiée à la Clinique B.________. Dans leur rapport du 28 juin 2016, les experts ont retenu le diagnostic d'acouphènes chroniques influençant la capacité de travail et les diagnostics, sans effet sur la capacité de travail, d'hypoacousie modérée post-traumatique et de dysfonctionnement neurovégétatif somatoforme avec état dysthymique. La seule limitation fonctionnelle retenue était l'absence de travail dans le bruit. Par décision du 26 janvier 2017, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a refusé l'octroi d'une rente d'invalidité et d'un reclassement professionnel, au motif que l'assurée ne présentait pas d'incapacité de gain suffisante pour ouvrir le droit à de telles prestations. Saisie d'un recours contre la décision du 26 janvier 2017, la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal du canton du Vaud (ci-après: la cour cantonale) l'a rejeté par arrêt du 12 décembre 2017. A.b. Le 9 avril 2019, A.________ a déposé une demande de révision de l'arrêt du 12 décembre 2017. À l'appui de sa requête, elle s'est prévalue d'un rapport du 23 février 2019 du docteur C.________, spécialiste en médecine physique et réadaptation, et d'un rapport du 12 juillet 2018 de la professeure D.________, cheffe du Service de neuropsychologie et de neuroréhabilitation de l'Hôpital E.________. Statuant le 2 avril 2020 sur la requête en révision, la cour cantonale l'a rejetée. A.c. Dans l'intervalle, A.________ a sollicité une allocation pour impotent. Dans sa demande complétée le 19 août 2019, elle a précisé les actes pour l'accomplissement desquels elle avait besoin d'aide (se laver les cheveux; passer l'aspirateur), a indiqué avoir besoin de soins médicaux (prise de somnifère et d'anti-dépresseur) et a fait valoir un besoin d'accompagnement pour faire face aux nécessités de la vie. Dans un rapport médical du 11 septembre 2019, le docteur C.________ a indiqué que sa patiente avait besoin d'aide pour l'acte "faire sa toilette", d'un accompagnement pour faire face aux nécessités de la vie et de soins permanents. L'office AI a notamment diligenté une enquête à domicile. Dans son rapport du 3 décembre 2020, l'enquêtrice a réfuté la nécessité d'un besoin d'aide régulière et importante d'autrui pour l'accomplissement des actes ordinaires de la vie, ainsi que le besoin d'accompagnement durable pour faire face aux nécessités de la vie. Après avoir soumis ledit rapport à son Service médical régional (SMR), l'office AI a nié le droit de l'assurée à une allocation pour impotent, par décision du 21 mai 2021.