Citation: 6B_659/2014 E. 12.2.3

12.2.3. Conformément à la jurisprudence exposée ci-dessus (cf. supra consid. 12.2.1), le délai de prescription courait, concernant le recourant, du jour où le dernier acte réalisant l'infraction a été commis par l'un des participants. En matière d'escroquerie, le comportement délictuel consiste à astucieusement tromper la dupe. En l'occurrence, Z.________ a dit avoir agi jusqu'en juillet 1999. En outre, en juin et juillet 1999, PP.________ a encore écrit à l'Etat tchèque deux courriers, signés par le recourant (cf. pour leur contenu supra consid. 11.7 et 11.8), contenant des affirmations fallacieuses et qui ont participé à l'édifice de mensonges déterminant ledit Etat à vendre sa part de MUS à vil prix. Dès lors, au moment où le jugement a été rendu (que l'on considère comme date déterminante le 10 octobre 2013, le 29 novembre 2013 ou la motivation du 30 mai 2014), le délai de prescription de 15 ans n'était pas arrivé à échéance. Le grief du recourant doit être rejeté.