Citation: 1A.129/2000 05.05.2000 E. 6

6.- Le recourant fait enfin valoir que, compte tenu des raisons qui l'ont fait fuir l'Algérie et des accusations portées contre lui par les autorités espagnoles, il ne pourrait retourner en Algérie sans risque pour sa vie. A l'issue de la procédure en Espagne, il serait sans doute renvoyé dans son pays. Il y aurait donc lieu d'opérer une remise conditionnelle au sens des art. 15 et 19 CEExtr. afin d'assurer que le recourant ne sera ni réextradé, ni renvoyé vers l'Algérie. a) Il n'y a pas lieu de craindre une extradition à l'Algérie de la part de l'Espagne, dès lors que l'art. 15 CEExtr. soumet la réextradition à un Etat tiers à l'assentiment de la partie requise. Rien ne permet de mettre en doute la présomption de respect des conditions posées par la Convention dont bénéficie l'Etat requérant. b) Quant à un renvoi en Algérie, à l'issue de la procédure pénale, le recourant ne soutient pas qu'il serait dépourvu de moyens, en Espagne, permettant de s'y opposer. Les craintes exprimées en Suisse n'ont pas à être examinées dans le cadre de la procédure d'extradition, mais de la procédure d'asile actuellement pendante. Si la qualité de réfugié devait être déniée au recourant, on ne voit pas que la Suisse puisse donner des injonctions ou poser des conditions à l'Espagne pour s'opposer à un éventuel renvoi en Algérie.