Citation: 1C_462/2021 E. 5.3.2

5.3.2. Il résulte de ce qui précède que, même si la recourante était au bénéfice d'une décision de non-assujettissement à la LDFR, cette décision ne permettait pas de procéder à des aménagements sur cette parcelle, sans tenir compte des règles appliquées à la zone agricole. La décision du 25 octobre 1994 ne constitue pas une mesure de planification respectant les procédures imposées par la LAT (art. 33 LAT). La recourante qui n'a jamais déposé une demande d'autorisation de bâtir et qui n'a reçu aucune assurance d'une autorité compétente en matière d'aménagement du territoire ne peut donc rien déduire de la décision du 25 octobre 1994 au regard de la bonne foi et de la réglementation relative à l'aménagement du territoire. Par ailleurs, la recourante ne peut rien tirer non plus du point de vue de la bonne foi du fait, regrettable, que le Conseil d'Etat a mis plus de quatre ans pour rendre sa décision. Cela ne saurait valoir assurances particulières de l'autorité au sens de la jurisprudence susmentionnée. Le Tribunal cantonal n'a ainsi pas violé le principe de la bonne foi en confirmant l'ordre de remise en état litigieux.