Citation: 5A_935/2020 E. 5.1

5.1. Le recourant fait grief à l'autorité cantonale d'avoir constaté les faits de manière arbitraire (art. 9 Cst.) en considérant qu'il n'avait pas fourni suffisamment de preuves du concubinage qualifié de l'intimée et de C.________. Selon lui, les juges précédents n'ont pas tenu compte de l'ensemble des circonstances qui fondent la cohabitation, ainsi que des nombreux indices qu'il a mis en exergue. Il affirme avoir prouvé par pièces que les allégations de l'intimée étaient contraires à la bonne foi, de sorte qu'elle ne pouvaient être confirmées. Le mode de vie choisi par celle-ci, soit celui de cohabiter avec un concubin, lui procurait un avantage patrimonial impactant directement sa qualité de vie et devait donc conduire à la suppression de la contribution d'entretien. Quant audit concubin, il avait admis leur relation sentimentale lors de son interrogatoire et confirmé qu'il était tombé amoureux de l'intimée, sans que cela ressorte de la décision attaquée. Fort de ce constat, l'autorité cantonale aurait dû analyser le reste du témoignage de celui-ci avec circonspection, notamment pour tout ce qui a trait à la prétendue colocation. Il conviendrait en effet d'admettre, " en toute logique ", que deux personnes proches, qui ont été dans une relation amoureuse " et dont l'ambiguïté demeure ", qui vivent ensemble et partagent leur quotidien, s'entendent sur une version des faits. Compte tenu de la " sensibilité du sujet " et du fait que C.________ avait admis, lors de son audition, être au courant de la procédure, l'autorité précédente aurait dû écarter les déclarations de ce témoin. Reprenant pour le surplus mot pour mot son acte d'appel, le recourant affirme avoir non seulement apporté les preuves permettant d'admettre qu'il y avait suffisamment d'indices pour considérer qu'il existait, en plus du critère de stabilité, une communauté de vie permettant des économies sur les frais de subsistance de l'intimée.