Citation: 6B_37/2024 E. 3.2

3.2. Parmi les auteurs qui se penchent sur la problématique, SCHMID et JOSITSCH, auxquels renvoie le recourant, considèrent que lorsque l'appel joint se rapporte à des points du jugements qui n'ont pas été contestés dans le cadre de l'appel principal, l'appelant principal peut à son tour interjeter un appel joint sur les points en cause (SCHMID/ JOSITSCH, Handbuch des schweizerischen Strafprozessrechts, 4e éd. 2023, p. 722, n° 1555). Dans le même sens, ZIMMERLIN soutient que si l'objet de la procédure d'appel est étendu par le biais de l'appel joint (lorsque, par hypothèse, l'appelant principal n'aurait, en vertu de l'art. 399 al. 4 CPP, attaqué que certains points du jugement), l'appelant principal doit se voir reconnaître la possibilité d'interjeter, à son tour, un appel joint (SVEN ZIMMERLIN, in DONATSCH/LIEBER/SUMMERS/ WOHLERS [éd.], Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, StPO, vol. II, 3e éd. 2020, n° 5 ad art. 401 CPP). À l'inverse, BÄHLER fait valoir que la possibilité de déclarer un appel joint à la suite d'un appel joint n'est pas prévue par la loi et doit être rejetée, notamment parce que cette hypothèse n'est pas en phase avec le sens et le but de l'appel joint. Cet auteur considère que l'appel joint ne vise pas à conférer un moyen de droit à l'appelant principal qui, nonobstant son désaccord avec certains points du jugement, n'en a pas moins renoncé à le contester dans son ensemble (JÜRG BÄHLER, in NIGGLI/HEER/WIPRÄCHTIGER, Basler Kommentar, Strafprozessordnung Jugendstrafprozessordnung [BSK StPO/JStPO], 3e éd. 2023, no 3 ad art. 401 CPP).