Citation: 5A_379/2022 E. 2

L'autorité précédente a considéré que la requête de récusation formée par le recourant était tardive et, par conséquent, irrecevable, puisqu'il n'avait sollicité " l'instauration d'une autorité de substitution " que le 10 août 2020; or, il savait que la Justice de paix statuerait sur son éventuelle demande d'autorisation de plaider depuis la réception du courrier de celle-ci du 1er mai 2020, dans lequel elle le rendait attentif à la teneur de l'art. 416 al. 1 ch. 9 et al. 2 CC et le priait de lui adresser une requête en bonne et due forme, qui ferait l'objet d'une décision. Pour les juges précédents, se prévaloir trois mois plus tard d'un motif de récusation se révélait tardif et contraire à la bonne foi. Quoi qu'il en soit, même s'il apparaissait que le curateur de A.A.________ entendait se plaindre du défaut de surveillance de l'ancien curateur par la Justice de paix, des motifs de récusation ne pouvaient être invoqués qu'à l'encontre de magistrats déterminés et devaient être exposés individuellement, ce qui n'était en l'occurrence pas le cas. Invoquant l'art. 30 Cst., le recourant se plaint d'un établissement inexact des faits, tant en ce qui concerne la tardiveté de la requête de récusation que l'impossibilité de demander la récusation d'une autorité dans son ensemble, comme le prévoirait l'art. 18 al. 1bis de la loi fribourgeoise sur la justice du 31 mai 2010 (LJ/FR; RS/FR 130.1).