Citation: 2C_593/2019 E. 3.1

3.1. La recourante se prévaut d'un droit à la prolongation de son autorisation de séjour fondé sur l'art. 50 al. 1 LEI (anciennement LEtr; cf. art. 126 al. 1 LEI), selon lequel, après dissolution de la famille, le droit du conjoint à l'octroi d'une autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de validité subsiste dans certains cas. Même si l'on peut regretter que l'autorité précédente n'ait pas pris la peine d'indiquer clairement quel était le statut de l'époux de la recourante en Suisse, les faits tels que présentés permettent de conclure que celui-ci bénéficiait de la nationalité suisse. A son arrivée en Suisse, la recourante a en effet été mise au bénéfice d'une autorisation de séjour en application de l'art. 42 LEI, c'est-à-dire une autorisation accordée aux membres étrangers de la famille d'un ressortissant suisse. Ainsi, dès lors qu'il n'est pas d'emblée exclu que les conditions de l'art. 50 LEI soient remplies, il convient d'admettre que le recours échappe à la clause d'irrecevabilité de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF (cf. arrêt 2C_298/2017 du 29 mai 2017 consid. 4.2). Le point de savoir si les conditions posées par la loi sont effectivement réunies relève de l'examen au fond (cf. ATF 139 I 330 consid. 1.1 p. 332). La voie du recours en matière de droit public est donc en principe ouverte. Les autres conditions de recevabilité sont au demeurant réunies (cf. art. 42, 82 let. a, 86 al. 1 let. d et al. 2, 89 al. 1, 90 et 100 al. 1 LTF), si bien qu'il convient d'entrer en matière, sous réserve de ce qui suit.