Citation: 5P.146/2001 26.06.2001 E. 1

1.- La décision qui statue sur l'effet suspensif est de nature incidente (ATF 120 Ia 260 consid. 2b p. 264; 117 Ia 247 consid. 1 p. 248; 105 Ia 318 consid. 2 p. 320-322). Contre une telle décision - prise séparément -, le recours de droit public n'est recevable que s'il peut en résulter un dommage irréparable (art. 87 al. 2 OJ), par quoi il faut entendre un préjudice de nature juridique qui ne peut pas être réparé ultérieurement, notamment par le jugement final (ATF 126 I 207 consid. 2 p. 210; 117 Ia 247 consid. 2 p. 249 et 396 consid. 1 p. 398). Un dommage de pur fait, comme la prolongation de la procédure ou un accroissement des frais de celle-ci, n'est pas tenu pour irréparable de ce point de vue (ATF 123 I 325 consid. 3c p. 328-329 et l'arrêt cité; 122 I 39 consid. 1a/bb p. 42 et la référence mentionnée; 116 Ia 197 consid. 1b p. 199; 115 Ia 311 consid. 2c p. 314). On peut se demander si un tel préjudice existe en l'espèce, dès lors que la révocation de l'effet suspensif entraîne pour les recourants la nécessité de suspendre l'utilisation de la grue jusqu'à droit connu sur la requête de mesures provisionnelles ou de la déplacer de manière à ce qu'elle puisse tourner librement sans que sa flèche ne passe au-dessus de l'immeuble no 4. Cette question souffre toutefois de demeurer indécise, le recours devant de toute façon être rejeté.