Citation: 9C_61/2016 E. 4.1

4.1. Dans le jugement du 26 novembre 2015, la juridiction cantonale a conclu que la caisse intimée avait additionné à juste titre la valeur AVS des prestations en nature fournies à l'assurée, telle que définies au chiffre 8.2 de la directive du DFAE de 2006 (990 fr. par mois, soit 345 fr. pour le logement et 645 fr. pour la nourriture), au salaire déclaré par la recourante pour fixer le salaire déterminant au sens de l'art. 5 LAVS. Contrairement aux recommandations du DFAE, la recourante n'avait pas établi de contrat de travail écrit avec l'assurée et n'avait pas non plus été en mesure de fournir des pièces comptables ou des attestations de salaire rendant vraisemblable le montant du salaire effectivement versé. La caisse de compensation était ainsi en droit de se fonder sur des indices pour fixer les cotisations sociales dues. A cet égard, l'arrêté du Conseil d'Etat du canton de Vaud du 18 janvier 2006 établissant un contrat-type de travail pour le personnel des ménages privés (ACTT-mpr; RSVD 222.105.1) fixait un salaire brut minimal pour un employé non qualifié de 3'561 fr. 60 ([18.55 x 48 x 48]/12). Cela étant, tant le salaire mensuel de 1'600 fr., y compris le montant des prestations en nature, que la recourante prétendait avoir versé, que le salaire de 2'590 fr. retenu par la caisse intimée, étaient largement inférieurs à ce salaire mensuel brut minimal à plein temps. Dans ces circonstances, il apparaissait peu vraisemblable pour la juridiction cantonale que la recourante eût d'emblée tenu compte dans sa déclaration à la caisse de la valeur AVS des prestations en nature, mentionnées par ailleurs pour la première fois au stade de l'opposition à la décision du 31 octobre 2014, et il était plus vraisemblable qu'elle eût versé mensuellement en espèces un montant de 1'600 fr.