Citation: 5A_931/2017 E. 6

En conclusion, le recours est partiellement admis, dans la mesure où il est recevable, l'arrêt attaqué annulé et la cause renvoyée à l'autorité cantonale pour qu'elle examine, conformément à la jurisprudence rendue sur l'imposition d'un revenu hypothétique (parmi de très nombreux arrêts, cf. ATF 143 III 233 consid. 3.2) et aux principes susmentionnés (cf. supra consid. 3.1.2), s'il est possible d'exiger de l'intimée qu'elle augmente son taux d'activité professionnelle à 80% à partir du moment où la plus jeune de ses filles fréquentera le degré secondaire, et détermine à nouveau les contributions d'entretien dues par le recourant tant en faveur de l'épouse que des enfants. Si l'autorité cantonale arrive à la conclusion que l'ensemble des conditions permettant d'imputer un tel revenu à l'intimée sont remplies, il lui appartiendra en effet, non seulement, de fixer à nouveau les contributions dues pour les filles des parties, mais encore d'examiner s'il convient de réévaluer celle en faveur de la mère, compte tenu de l'éventuelle suppression ou diminution de la contribution de prise en charge (cf. supra consid. 3.2 in fine). Vu le sort du recours, il se justifie de mettre à la charge du recourant les 3/4 des frais judiciaires, le 1/4 restant étant supporté par l'intimée (art. 66 al. 1 LTF). Les parties ont droit à des dépens réduits dans la même proportion et compensés à concurrence du montant le plus faible (art. 68 al. 1 et 2 LTF). Dans cette mesure, la requête d'assistance judiciaire de l'intimée devient en principe sans objet; elle doit être admise pour le surplus (art. 64 LTF). Au cas où les dépens ne pourraient être recouvrés, il convient de prévoir l'indemnisation du conseil de l'intimée par la Caisse du Tribunal fédéral. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :