Citation: 1C_652/2022 E. 1

Dirigé contre une décision finale prise en dernière instance cantonale dans le domaine du droit public des constructions et de l'aménagement du territoire, le recours est en principe recevable comme recours en matière de droit public conformément aux art. 82 ss LTF, aucune des exceptions prévues à l'art. 83 LTF n'étant réalisée. Une communauté héréditaire comme telle n'a pas la personnalité juridique et n'a pas la capacité d'être partie. Tous les membres de l'hoirie doivent dès lors agir conjointement et être désignés nommément (cf. arrêts 1C_553/2022 du 28 novembre 2023 consid. 1; 5A_741/2020 du 12 avril 2021 consid. 5.2.3; 4A_43/2017 du 7 mars 2017 consid. 1.1; 1B_194/2012 du 3 août 2012 consid. 2.3). Tel est le cas en l'espèce. En outre, les hoirs - propriétaires du bien-fonds dont l'affectation est contestée - ont participé à la procédure devant l'autorité précédente et ont un intérêt à l'annulation ou à la modification de l'arrêt entrepris, de sorte que qu'ils ont la qualité pour recourir en matière de droit public (cf. ATF 120 Ia 227 consid. 2c). Les autres conditions de recevabilité sont réunies si bien qu'il y a lieu d'entrer en matière sur le recours, sous réserve toutefois de la conclusion principale tendant au classement de leur parcelle n° 18367 à la zone R1 exclusivement. En effet, si les recourants peuvent conclure à la mise en oeuvre d'une révision du PAZ, il est pour le moins douteux, vu l'autonomie de la commune en matière de planification, qu'ils puissent requérir directement de la part du Tribunal fédéral un classement aussi précis de leur parcelle, à savoir uniquement à la zone R1.