Citation: 5P.145/2003 17.07.2003 E. 4

Tout d'abord, le recourant reproche à la cour cantonale de n'avoir pas exposé les motifs pour lesquels elle a écarté le poste de charges de 535 fr. 45 pour les frais de déplacement de son épouse et celui de 320 fr. pour les frais de repas pris hors du domicile (20 repas à 8 fr. pour chacun des deux conjoints). 4.1 Le droit d'être entendu est une garantie constitutionnelle de caractère formel, dont la violation entraîne l'annulation de la décision attaquée, indépendamment des chances de succès du recours sur le fond (ATF 126 V 130 consid. 2b p. 132; 125 I 113 consid. 3 p. 118; 122 II 464 consid. 4a p. 469). Il convient donc d'examiner ce grief en premier lieu, ce que le Tribunal fédéral fait avec un plein pouvoir d'examen (ATF 127 III 193 consid. 3 p. 194; 126 I 15 consid. 2a p. 16 et les arrêts cités). 4.2 Selon la jurisprudence, le droit d'être entendu - tel qu'il était déduit de l'art. 4 de la Constitution fédérale du 29 mai 1874 et tel qu'il est désormais garanti par l'art. 29 al. 2 de la Constitution fédérale du 18 avril 1999 - implique notamment l'obligation pour le juge de motiver ses décisions, afin que le justiciable puisse les comprendre et exercer ses droits de recours à bon escient. Le juge doit ainsi mentionner, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause, mais aussi à ce que l'autorité de recours puisse contrôler l'application du droit (ATF 126 I 97 consid. 2b p. 102; 122 IV 8 consid. 2c p. 14; 121 I 54 consid. 2c p. 57; 117 Ib 64 consid. 4 p. 86; 112 Ia 107 consid. 2b p. 109 et les arrêts cités). 4.3 Le premier jugement tenait compte des frais de crèche de 300 fr. pour l'enfant E.________, mais ne mentionnait pas de frais de déplacement pour la nouvelle épouse du recourant, ni de frais de repas pour les deux conjoints. Dans son recours en appel, le demandeur faisait valoir des frais de crèche supérieurs (de 782 fr.) et en sus des frais de déplacement de son épouse de 535 fr. 45, alléguant que ces deux derniers montants n'avaient pas été admis à l'époque, car sa nouvelle épouse n'avait pas encore repris son emploi, ainsi que des frais de repas pris à l'extérieur pour les deux conjoints de 320 fr., selon le tarif (20 repas à 8 fr.).