Citation: 6B_88/2023 E. 1

A.b. Par jugement du 15 janvier 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois, statuant sur appel de B.________ et sur recours de Me Luis Neves, a partiellement admis ceux-ci et a réformé le jugement de première instance, en ce sens qu'elle a libéré B.________ des chefs d'accusation de menaces qualifiées, de tentative de contrainte sexuelle et d'actes d'ordre sexuel sur une personne incapable de discernement ou de résistance (I), l'a reconnu coupable de lésions corporelles simples qualifiées, voies de fait qualifiées, appropriation illégitime sans dessein d'enrichissement au préjudice de proches ou de familiers, injure, séquestration, contrainte sexuelle, viol et contravention à la LStup (II). Elle l'a condamné à une peine privative de liberté de trois ans, sous déduction de 366 jours de détention provisoire et de 90 jours de détention pour des motifs de sûreté, ainsi qu'à une peine pécuniaire de 20 jours-amende à 20 fr. le jour et à une amende de 800 fr., convertible en 16 jours de peine privative de liberté de substitution en cas de non-paiement fautif (III), et a ordonné son expulsion du territoire suisse pour une durée de cinq ans (VII). La cour cantonale a renvoyé A.________ à agir par la voie civile contre B.________ (VIII). Elle a levé le séquestre n° 10810, et ordonné la restitution du téléphone mobile au prénommé, la confiscation et la destruction des objets séquestrés sous fiche n° 10624 (XI). Elle a statué sur les frais et indemnité de procédure (XIII-XVII). Bien que cela ne ressorte pas du dispositif du jugement du 15 janvier 2021, il découle des motifs de ce jugement que la cour cantonale a également acquitté B.________ de viol à l'encontre de A.________. La cour cantonale a confirmé le jugement de première instance pour le surplus. A.c. Par arrêt du 11 mars 2022 (6B_395/2021), le Tribunal fédéral a admis le recours formé par A.________ contre le jugement du 15 janvier 2021, a annulé celui-ci et a renvoyé la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision. En substance, le Tribunal fédéral a considéré que, en omettant les déclarations de la recourante qu'elle avait pourtant jugées sincères et en s'écartant de l'expertise de l'intimé sans fournir d'explication, la cour cantonale avait versé dans l'arbitraire, dans la mesure où certains éléments omis par la cour cantonale étaient propres à modifier l'issue de la cause et à démontrer l'exercice d'une contrainte à l'encontre de la recourante ainsi que des signes évidents et déchiffrables de l'opposition de celle-ci, reconnaissables pour l'intimé. Il appartenait dès lors à la cour cantonale de procéder à un nouvel établissement des faits à la lumière de l'ensemble des éléments mis en exergue dans l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral du 11 mars 2022.