Citation: 8C_326/2019 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a tout d'abord considéré comme suffisamment établi que l'activité professionnelle de l'assuré avant son accident l'amenait régulièrement à effectuer, en sus de ses tâches administratives, des déplacements sur les lieux de futurs chantiers, avec des conditions d'accès pas toujours aisées. Pour ce faire, elle s'est fondée sur la description de l'activité faite par l'assuré, qu'elle a considérée comme plus vraisemblable que celle retenue par la recourante. Celui-ci avait en effet décrit son activité avec une certaine précision, en indiquant notamment le nombre de visites d'ouvrages effectué depuis 2009 jusqu'à son accident. De son côté, la CNA n'avait pas véritablement contesté les éléments précis apportés par l'assuré et s'était limitée à une simple affirmation reprise du procès-verbal d'un entretien avec l'employeur et formulée en des termes plutôt vagues, selon laquelle de tels déplacements n'auraient eu lieu que très rarement et, du moins, en des endroits aisés d'accès. Puis, la cour cantonale a constaté que l'appréciation des médecins de la CNA selon laquelle il n'existait plus d'incapacité de travail dès le début de l'année 2013, d'une part, se fondait essentiellement sur l'activité professionnelle telle que retenue par la recourante et, d'autre part, n'était pas corroborée par les rapports du docteur C.________ attestant d'une atteinte à la hanche et de difficultés de mobilité persistant après le 1er janvier 2013 (rapports des 16 janvier 2013, 19 juin 2013 et 20 mai 2015). Aussi, compte tenu en particulier de la faiblesse musculaire présente après le 1 er janvier 2013 et de l'activité professionnelle de l'assuré, les premiers juges ont-ils considéré qu'il subsistait au-delà de cette date, une incapacité de travail liée à l'accident du 22 juillet 2012, réduisant la capacité de travail résiduelle de l'assuré à un taux inférieur à 30 %.