Citation: 9C_122/2024 E. 13.2

13.2. La Cour de justice a considéré que le montant des amendes était justifié. Les montants soustraits qui avoisinaient près de 200'000'000 fr. étaient considérables et les infractions s'étendaient sur près de sept périodes fiscales. Le recourant avait mis en place des structures complexes et opaques, impliquant presque une centaine de sociétés. On ne pouvait par ailleurs pas parler de bonne collaboration de la part du contribuable, qui avait notamment attendu le plus tard possible pour fournir des informations et des pièces. Jouissant déjà d'une situation financière très aisée même avant le début de son enrichissement considérable en lien avec son commerce d'oeuvres d'art, le recourant avait par ailleurs agi en étant motivé par l'appât de profits toujours plus grands. Les conséquences invoquées par le recourant (soit avoir perdu l'envie de tout loisir ou rencontre amicale, conséquences sur sa santé, avoir perdu tout avenir professionnel dans le commerce d'art et avoir vendu à perte ses participations dans certaines sociétés) n'étaient pas pertinentes. En effet, elles ne résultaient pas de la commission de l'infraction, mais bien plus de l'ouverture des procédures qui s'en étaient suivies.