Citation: H 169/06 15.03.2007 E. 5

Dans un second moyen, la recourante conteste que l'intimé ait eu l'intention de réaliser un gain économique grâce à son activité indépendante, puisqu'il n'avait pas obtenu un gain supérieur à 12'500 fr. par année depuis la création de sa société. Cette argumentation n'est pas pertinente. Selon les constatations de la juridiction cantonale, l'entreprise à laquelle participe l'intimé a en effet déployé une activité économique effective, visible pour le public et dans le but de commercialiser ses produits. Comme l'ont retenu à juste titre les premiers juges, les revenus modestes que l'intimé a réalisés au début de cette activité ne permettent pas de lui nier la qualité d'indépendant. Le fait qu'une personne exerçant une activité lucrative indépendante n'enregistre pas de revenus professionnels ou subit des pertes commerciales, et ne réalise donc pas un revenu soumis à cotisation, ne suffit pas, à lui seul, pour la considérer comme un assuré sans activité lucrative, à moins que la situation se prolonge sur une certaine durée (ATF 115 V 162 consid. 9c p. 171 sv.). Les éléments de fait retenus par les premiers juges (notamment les investissements financiers des associés et l'évolution des ventes de l'entreprise) - qui lient la Cour de céans - suffisent à admettre que l'intimé avait l'intention de faire de son activité de bijoutier débutée dans les années 2000/2001 une source de revenus, même si ceux-ci sont restés modestes.