Citation: 4C.29/2005 05.04.2005 E. 4

Selon la Cour d'appel, la défenderesse a mis un terme au contrat de travail conclu pour une durée déterminée en respectant le délai ordinaire de résiliation. A son avis, le congé incriminé n'était pas abusif. Le demandeur critique de manière irrecevable l'appréciation des preuves lorsqu'il commence par reprocher, à différents titres, aux juges d'appel d'avoir considéré que la preuve du caractère abusif du congé n'avait pas été rapportée. Il soutient, ensuite, que le contrat de travail aurait été conclu pour une durée déterminée, au motif que la convention de bonus faisait dépendre le droit - dégressif - à cette rémunération du respect de différents délais, condition dont la défenderesse aurait, selon lui, empêché l'avènement, au sens de l'art. 156 CO. Une telle argumentation ne résiste pas à l'examen. Hormis le fait que le prétendu obstacle mis par la défenderesse à l'avènement de la condition (par la résiliation du contrat ou d'une autre façon) constitue une allégation qui contredit les constatations faites à ce sujet par la cour cantonale, le comportement imputé à la défenderesse, s'il avait été effectivement adopté par celle-ci, aurait entraîné l'obligation pour cette dernière de payer le bonus et non pas la reconnaissance de la durée limitée d'un contrat de travail dont l'extinction était subordonnée à une résiliation, selon les constatations des juges d'appel. Pour le reste, ayant exclu, sur la base de ses constatations souveraines, le caractère abusif du congé ordinaire, la Cour d'appel n'avait pas à examiner les prétentions déduites par le demandeur de l'art. 336a CO et encore moins celles fondées sur l'art. 337c CO. Les griefs formulés dans ce cadre-là confinent donc à la témérité.