Citation: U 59/03 23.01.2004 E. 5

L'examen du présent cas sous l'angle des critères objectifs posés par la jurisprudence en matière de troubles psychiques consécutifs à un accident (cf. ATF 115 V 138 ss consid. 6 et 407 ss consid. 5) ne permet pas de conclure à l'existence d'un rapport de causalité adéquate entre l'événement accidentel en question et les troubles psychiques constatés. Si l'on peut se rallier au point de vue du recourant, selon lequel l'accident qu'il a subi doit être rangé dans la catégorie des accidents de gravité moyenne, l'on ne saurait le qualifier de particulièrement impressionnant ou dramatique. Par ailleurs, la lésion subie par le recourant (contusion cervicale) s'est caractérisée avant tout par l'apparition de douleurs cervicales et lombaires sans atteinte organique objectivable, si bien qu'on ne peut parler d'une grave atteinte à la santé. On retiendra que du point de vue somatique - seul déterminant dans ce contexte -, le recourant aurait été en mesure, selon les docteurs B.________, C.________ et D.________ de la Clinique Y.________, de reprendre son travail dès la fin du mois de juillet 2000. Pour sa part, le docteur F.________ constatait, dans son rapport du 21 juin 2001, que le recourant disposait d'une capacité de travail normale dans un travail adapté et léger. Sans les troubles psychiques qui entraînent, selon le docteur H.________, une incapacité de travail de 50 % dans une activité adaptée, le recourant aurait été donc en mesure d'exercer à nouveau une activité peu après l'accident. Reste que le recourant continuait, au moment de l'expertise du docteur H.________, soit plus de deux ans après l'accident en cause, à souffrir de cervicalgies et à suivre un traitement médicamenteux. Le critère de l'existence de douleurs persistantes doit toutefois être relativisé en l'espèce dans la mesure où le docteur B.________, entre autres médecins, a relevé une discordance frappante entre les plaintes subjectives importantes et le corrélat morpholoqique (rapport du 8 juin 2000). Dès lors, et au regard de l'ensemble des circonstances du cas, le critère de la persistance des douleurs et celui de la longue durée du traitement médical ne revêtent pas, à eux seuls, une importance telle qu'ils permettent de retenir l'existence d'un lien de causalité adéquate entre l'accident du 10 mars 2000 et les troubles dont souffre le recourant au-delà du 30 septembre 2001 (sur le cumul des critères en cas d'accident de gravité moyenne, voir ATF 117 V 366 consid. 6a et b).