Citation: 5A_316/2022 E. 6.2

6.2. Secondement, la recourante critique la décision cantonale en ce qu'elle procéderait arbitrairement à une application " rétroactive " de la méthode dite en deux étapes, désignée par la jurisprudence publiée aux ATF 147 III 265 comme la plus adéquate pour calculer le montant des contributions d'entretien. Elle estime en substance arbitraire d'appliquer cette méthode à des contributions d'entretien portant sur des périodes antérieures à l'arrêt précité, avec la conséquence que les frais de loisirs de C.________ auraient été écartés manifestement à tort et ses charges ainsi amputées d'un montant mensuel de 107 fr. 50 alors même que ces frais étaient effectifs. La question de leur prise en charge n'était ainsi pas réglée en tant que l'excédent théorique des parties n'était pas réparti par la cour cantonale. Cette critique doit manifestement être écartée. En principe, une nouvelle jurisprudence doit s'appliquer immédiatement et à toutes les affaires pendantes au moment où elle est adoptée ou futures (parmi plusieurs: ATF 142 V 551 consid. 4.1; 135 II 78 consid. 3.2). Or il n'est pas contesté que la jurisprudence de principe à laquelle se réfère la recourante, rendue en novembre 2020, était applicable lorsque le premier juge et la cour cantonale ont statué, respectivement le 22 septembre 2021, puis le 29 mars 2022. L'applicabilité de cette jurisprudence dépend ainsi du moment où le juge statue et non de la période de contributions d'entretien concernée, sauf à complexifier à l'excès cette problématique. C'est donc sans arbitraire que la cour cantonale a écarté le montant des loisirs des charges de C.________, cette dépense devant être financée par l'éventuelle part à l'excédent (ATF 147 III 265 consid. 7.2). L'on relèvera à ce dernier égard que le défaut d'un partage de l'excédent n'est invoqué qu'évasivement par la recourante, sans faire l'objet d'une motivation substantielle, comme l'exige l'art. 106 al. 2 LTF (consid. 2.1 supra). Il ne sera donc pas examiné.