Citation: 5P.353/2004 21.02.2005 E. 1

2.2 La recourante soutient également qu'elle n'aurait pas eu connaissance de la décision arbitrale du 2 décembre 2003, ni été informée de l'existence de la procédure engagée devant le Tribunal arbitral qui aurait statué par défaut, ce que la cour cantonale aurait arbitrairement ignoré. En effet, l'autorité cantonale se serait "bornée à ne retenir que des arguments tirés du caractère exécutoire possible de la décision arbitrale du 2 décembre 2003 selon les critères fixés par la Convention de New York sur la reconnaissance des décisions arbitrales étrangères, sans se pencher en détail sur les défauts manifestes des décisions en question et en les considérant d'emblée comme non pertinents". Toutefois, la recourante ne conteste pas que la question de savoir si la créance se fonde sur un jugement exécutoire au sens de l'art. 271 al. 1 ch. 4 LP doit être résolue, s'agissant d'une sentence arbitrale étrangère, au regard de la convention de New York précitée (cf. lettre E.b supra). Or elle ne démontre pas que les juges cantonaux seraient tombés dans l'arbitraire en retenant qu'elle n'avait fourni la preuve d'aucun motif qui permettrait, selon l'art. V ch. 1 de la convention de New York précitée, de refuser la reconnaissance et l'exécution de la décision rendue le 2 décembre 2003 par le Tribunal arbitral commercial de Riga (cf. lettre E.c supra). Cela étant, son grief ne peut qu'être écarté dans la mesure où il n'est pas déjà irrecevable faute de motivation suffisante (cf. consid. 1.2 supra). 2.3 Toujours sous l'angle du caractère vraisemblable de la créance invoquée par l'intimée, la recourante reproche enfin à la cour cantonale de n'avoir pas retenu ses allégations selon lesquelles la décision du 7 janvier 2004 avait été obtenue par le biais de la corruption du juge. Cette critique tombe à faux dès lors que, comme on l'a vu (cf. consid. 2.1 supra), le raisonnement de la cour cantonale est indépendant de la décision d'exécutabilité du 7 janvier 2004, si bien que les moyens tirés d'éventuels vices affectant cette décision apparaissent d'emblée dénués de pertinence. Au surplus, la recourante se borne, de manière purement appellatoire et donc irrecevable (cf. consid. 1.2 supra), à opposer sa thèse à celle de l'autorité cantonale, sans démontrer en quoi la motivation circonstanciée qui a conduit les juges cantonaux à retenir que des actes de corruption vis-à-vis des autorités judiciaires de Riga n'avaient pas été rendus vraisemblables (cf. lettre E.e supra) serait insoutenable.