Citation: 8C_132/2017 E. 4.1

4.1. Par un premier moyen, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir évalué sa capacité résiduelle de travail sans tenir compte de l'ensemble de ses douleurs. Selon lui, l'omarthrose et la capsulite rétractile apparues dans les suites de ses deux accidents provoquent des douleurs médicalement avérées, qui représentent un handicap majeur pour tout travailleur manuel. Citant le rapport du docteur F.________, du 14 septembre 2015, il soutient que ses douleurs ne lui permettent plus d'exercer une activité lucrative et considère que les premiers juges, qui ont écarté sans raison l'avis de ce médecin, auraient dû ordonner une nouvelle expertise s'ils éprouvaient des doutes quant au bien-fondé de ce rapport. Il leur reproche de s'être basés uniquement sur une affirmation non étayée du médecin de l'intimée. Contrairement à ce que soutient le recourant, le docteur D.________ a dûment étayé son rapport médical. Il a établi son rapport en connaissance de l'anamnèse et du dossier médical, au terme d'un examen clinique complet et en considération de ses plaintes. Il a également tenu compte des conclusions des médecins de la CRR qui ont procédé à une évaluation pluridisciplinaire de son état de santé s'étendant sur plusieurs semaines au cours de deux séjours de l'assuré dans cet établissement (comprenant la réalisation d'un ultrason de l'épaule gauche, des séances de physiothérapie et d'ergothérapie ainsi que des stages aux ateliers professionnels). On peut donc considérer que le recourant a fait l'objet d'un examen circonstancié de la part de médecins spécialistes. Quoi qu'il en dise, le rapport médical du docteur F.________ ne suffit pas à faire douter de l'appréciation des médecins de la CRR et du docteur D.________. Le médecin traitant précité ne remet en cause ni les diagnostics ni les limitations fonctionnelles retenus par ceux-ci. Il n'avance en outre aucun argument objectif qui étayerait son affirmation selon laquelle l'assuré présente des douleurs "incompatibles avec l'exercice d'une activité lucrative". Vu ce qui précède, il y a lieu de retenir que sur le plan médical, le recourant a une capacité résiduelle de travail entière dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles.