Citation: 2C_221/2014 E. 5.2

5.2. Le fait d'imposer aux candidats à un examen un délai d'inscription ne procède pas, sur le principe, d'un excès de formalisme. Une telle limite est en effet nécessaire pour l'entité responsable de l'organisation et du déroulement de l'examen en cause, car elle lui permet de connaître à l'avance le nombre de candidats qui s'y présenteront et de disposer du temps nécessaire pour mettre sur pied la session d'examen correspondante. L'autorité compétente pour fixer un délai d'inscription dispose d'un large pouvoir d'appréciation en la matière, qui n'est limité que par l'interdiction de l'arbitraire. Elle doit à cet effet tenir compte, notamment, du nombre de candidats potentiels, ainsi que la nature de l'examen en question. Si l'examen en question est un examen pratique requérant une organisation accrue, par exemple lorsqu'il s'agit de vérifier les compétences concrètes des candidats au travers de la réalisation d'actes professionnels réels, l'entité organisatrice est fondée à fixer un délai d'inscription plus éloigné de la date du début de l'examen que s'il s'agit d'un simple examen théorique, plus aisé à mettre sur pied. L'examen pratique pour ostéopathes porte sur la maîtrise des procédures cliniques, l'aptitude à évaluer des situations cliniques et des démonstrations pratiques (art. 15 al. 1 du Règlement d'examen). Concrètement, le candidat doit mener une consultation complète sur un patient désigné par les examinateurs, comprenant tant la procédure diagnostique que thérapeutique; en outre, il doit démontrer pourquoi le traitement doit être entrepris ou, au contraire, décliné, en expliquant la procédure méthodologique adoptée, ainsi que démontrer sa maîtrise des techniques apprises (cf. art. 15 al. 2 à 4 du Règlement d'examen). Vu le déroulement de cet examen, qui requiert la présence de patients réels, la fixation d'un délai d'inscription au 31 août 2012 pour s'inscrire à la session d'examen devant avoir lieu en novembre 2012 n'est pas critiquable. Le recourant, qui a déposé sa seconde demande d'inscription dans le délai d'inscription, ne soutient d'ailleurs pas le contraire. Est en revanche litigieux le point de savoir si la Commission de recours a fait preuve de formalisme excessif en refusant au recourant le droit de participer à l'examen pratique réservé aux ostéopathes en exercice du fait qu'il n'a déposé le diplôme d'ostéopathe requis que le 18 décembre 2012.