Citation: 5D_191/2018 E. 4.2

4.2. En l'espèce, la juridiction précédente a retenu que la décision sur laquelle se fonde le commandement de payer mentionne qu'elle n'a pas fait l'objet d'une opposition. La simple affirmation toute générale de la poursuivie d'après laquelle elle s'est " systématiquement opposée " aux décisions reçues, ainsi que la production d'une décision sur opposition du 17 juin 2013 - par ailleurs irrecevable (art. 326 al. 1 CPC) - relative à une autre année que celle qui fait l'objet de la décision en cause n'est pas de nature à rendre vraisemblable qu'elle a frappé d'opposition la décision du 13 mars 2013. En l'absence d'un quelconque élément qui permette de mettre en doute le caractère exécutoire de ladite décision, le premier juge ne pouvait lui refuser la valeur d'un titre de mainlevée définitive (art. 54 al. 1 let. aet al. 2 LPGA). L'argument de la poursuivie tiré de l'absence de clarté des décomptes et des confusions survenues entre différents affiliés entre lesquels la poursuivante a procédé à des extournes et à des virements ne prouve pas par titre, comme l'exige la loi, l'extinction de la dette (art. 81 al. 1 LP). Selon l'art. 116 LTF, le recours constitutionnel subsidiaire ne peut être formé que pour violation des droits constitutionnels, grief que la partie recourante doit en outre motiver conformément aux exigences posées à l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 136 I 332 consid. 2.1 et les arrêts cités). Or, en l'espèce, la recourante n'expose pas les droits constitutionnels que l'autorité précédente aurait violés; en particulier, elle ne démontre pas que la décision attaquée reposerait sur une application de la loi ou une appréciation des preuves manifestement arbitraires ( cf. ATF 134 II 349 consid. 3 et la jurisprudence citée).