Citation: 6S.315/2006 17.08.2006 E. 2

Le pourvoi en nullité n'est recevable que pour violation du droit fédéral (art. 269 al. 1 PPF). Saisi d'un pourvoi, le Tribunal fédéral est lié par les constatations de fait de l'autorité cantonale (art. 277bis al. 1 phr. 2 PPF). Il n'examine donc l'application du droit fédéral que sur la base de l'état de fait retenu, et cela même s'il est incomplet; dans ce dernier cas, il peut, le cas échéant, tout au plus admettre le pourvoi au motif que les lacunes dans l'état de fait ne lui permettent pas de constater si le droit fédéral a été appliqué correctement. Il en découle que le recourant doit mener son raisonnement juridique exclusivement sur la base de l'état de fait ressortant de la décision attaquée. Il ne peut ni exposer une version des faits divergente de celle de l'autorité cantonale, ni apporter des éléments de fait supplémentaires non constatés dans la décision attaquée; il ne saurait en être tenu compte (ATF 126 IV 65 c. 1 p. 66). Le contenu de la volonté et des pensées d'une personne, en particulier savoir ce que l'accusé a su, envisagé, voulu ou accepté et ce à quoi il a consenti, relève des faits (ATF 128 I 177 c. 2.2 p. 183; 125 IV 49 c. 2d p. 56; 123 IV 155 c. 1a p. 156). En l'espèce, l'autorité cantonale a constaté en fait qu'il n'y avait aucun indice pour retenir que les inculpés auraient envisagé que leurs actes puissent entraîner une issue fatale, ni qu'ils aient accepté l'éventualité que mort d'homme puisse en découler, constatations qui excluent simplement toute tentative d'homicide par dol éventuel. Dans le pourvoi, le recourant se limite à une critique de ces constations de fait, ce qu'il n'est pas habilité à faire dans ce cadre. Le pourvoi est irrecevable faute de toute critique recevable.