Citation: 1B_66/2022 E. 4

Le recourant soutient enfin que des mesures de substitution (assignation à résidence avec éventuellement une surveillance électronique, dépôt des papiers d'identité et du permis de conduite, présentation régulière à un poste de police) suffiraient à pallier les risques de réitération et de fuite. Conformément au principe de la proportionnalité (art. 36 al. 3 Cst.), il convient d'examiner les possibilités de mettre en oeuvre d'autres solutions moins dommageables que la détention (règle de la nécessité). Cette exigence est concrétisée par l'art. 237 al. 1 CPP, qui prévoit que le tribunal compétent ordonne une ou plusieurs mesures moins sévères en lieu et place de la détention provisoire ou de la détention pour des motifs de sûreté si ces mesures permettent d'atteindre le même but que la détention. Les mesures proposées par le recourant figurent sur la liste exemplative de l'art. 237 al. 2 CPP (let. b, c et d), tout comme la surveillance électronique (al. 3). Le juge de la détention peut également, le cas échéant, assortir les mesures de substitution de toute condition propre à en garantir l'efficacité (ATF 142 IV 367 consid. 2.1 p. 370).