Citation: 6B_413/2022 E. 2.3.2

2.3.2. La recourante B.________ - dont il est expliqué qu'elle est une représentante de la recourante A.________ Ltd, disposant d'un pouvoir de signature collective, mais dont on ignore pour le surplus le rôle ou la fonction au sein de cette société - n'est quant à elle pas partie à la procédure civile opposant la société recourante à l'intimée. Cela étant relevé, on cherche en vain toute explication tendant à démontrer que les prétentions de la recourante B.________ auraient un fondement distinct de celles que la recourante A.________ Ltd fait valoir dans son action civile, ni en quoi au demeurant il devrait être considéré que la recourante B.________ avait été directement et personnellement lésée par les actes de contrainte et de chantage dénoncés, dont on comprend qu'ils sont intervenus dans le contexte du mandat de gestion liant la recourante A.________ Ltd, d'une part, à l'intimée, d'autre part. S'agissant de la violation du secret bancaire dénoncée, la recourante B.________ soutient que l'intimée lui a causé un dommage en divulguant dans la procédure civile diverses informations relevant de sa sphère privée, en particulier celles au sujet de son état de fortune personnelle, et notamment du prix auquel les actions de la société F.________ avait été vendu, ainsi que du fait qu'elle avait été bénéficiaire de trusts ayant disposé de comptes auprès de l'intimée. Par ces seules allégations, la recourante B.________ ne parvient toutefois pas encore à rendre vraisemblable qu'elle a personnellement subi un préjudice en raison des actes dénoncés. En particulier, elle ne prétend pas que des tiers à la procédure civile sont susceptibles de prendre connaissance des informations litigieuses, ni ne détaille a fortiori dans quelle mesure ceux-ci pourraient les utiliser à son détriment. Le recours est dès lors également irrecevable sur le fond en tant qu'il a été formé par la recourante B.________.