Citation: 6B_1030/2014 E. 1.3

1.3. Pour le surplus, le recourant a bénéficié de l'assistance d'un défenseur d'office devant les deux instances cantonales et il ne remet pas en cause le caractère équitable de ces procédures. Dans ces conditions, l'absence de chances de succès de ses conclusions justifie également que lui soit refusée la désignation d'un avocat d'office, nonobstant la quotité de la peine de privation de liberté contestée en instance fédérale (cf. ATF 129 I 129, consid. 2.2.2 p. 134 s.). Au demeurant, à supposer même que le recourant puisse, indépendamment des chances de succès de son recours, invoquer un droit à l'assistance d'un conseil nécessaire pour la procédure du recours en matière pénale, l'exercice d'une telle prétention se heurterait encore à l'interdiction de l'abus de droit (ATF 129 I 281 consid. 4.5 p. 288). Tel est manifestement le cas en l'espèce. En effet, l'écriture déposée par le recourant s'ouvre sur une analyse juridique détaillée de la recevabilité du recours au regard des normes pertinentes de la LTF. Elle comporte des conclusions formelles distinguant les points de procédure des questions de fond. La discussion en droit porte sur l'application de deux normes précises (art. 47 et 50 CP), topiques, et ces questions sont dans la continuité de celles développées en appel par le recourant. Cette écriture est étayée de jurisprudence citée à bon escient et articulée selon une logique qui, à l'instar tant de sa qualité rédactionnelle que de sa présentation formelle, dénote indéniablement le savoir-faire de l'avocat, sous la seule réserve d'une imprécision mineure, sans conséquence, dans l'exposé du contenu de l'art. 43 al. 1 CP (mention de la limite supérieure du sursis partiel à 30 mois au lieu de 36 mois). Il ne fait ainsi pas l'ombre d'un doute que le recourant, âgé de 21 ans et qui n'est au bénéfice d'aucun diplôme (arrêt entrepris, consid. D.a p. 15), a bénéficié du concours d'un avocat pour formuler son recours. Cette circonstance exclut de lui en désigner un autre pour parfaire cette première écriture, déposée, de surcroît, très peu de temps avant l'échéance du délai de recours, qui ne peut être prolongé (art. 47 al. 1 et 100 al. 1 LTF).