Citation: 1C_349/2023 E. D

Par acte du 10 juillet 2023, A.________, B.________, C.________, D.________, E.________, F.F.________ et G.F.________, H.________, I.________ et J.________ (ci-après: A.________ et consorts) forment auprès du Tribunal fédéral un recours en matière de droit public par lequel ils demandent principalement, sous suite de frais et dépens, la réforme de l'arrêt cantonal en ce sens que la décision de la municipalité du 5 juillet 2021 est annulée et, à titre subsidiaire, que la cause est renvoyée à l'autorité compétente pour qu'elle procède préalablement au contrôle incident du PQ, qu'elle effectue des investigations quant à la présence éventuelle d'un biotope protégé et qu'elle statue ensuite sur la demande de permis de construire. A titre encore plus subsidiaire, ils concluent au renvoi de la cause à l'autorité compétente pour qu'elle interpelle l'Office fédéral de la culture (OFC) avant de procéder au contrôle préjudiciel du PQ. Par ordonnance du 5 septembre 2023, le Président de la Ire Cour de droit public du Tribunal fédéral a accordé l'effet suspensif au recours. Au terme de leurs observations respectives, la municipalité, les propriétaires intimés, ainsi que la société constructrice concluent au rejet du recours. Le Tribunal cantonal renonce à se déterminer et se réfère aux considérants de son arrêt. Invité à se déterminer, l'Office fédéral du développement territorial (ARE) conclut à l'admission du recours et au renvoi à l'autorité compétente pour examen préjudiciel du PQ. Quant à l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), il conclut également à l'admission du recours au motif que la question de l'existence d'un biotope digne de protection sur la parcelle n° 6587 (en lien avec la présence d'une éventuelle colonie de chauves-souris) n'a pas été suffisamment examinée. Au terme d'un nouvel échange d'écritures, les parties persistent dans leurs conclusions respectives.