Citation: 5A_74/2024 E. 7.1

7.1. Elle déplore que la Cour de justice n'ait pas accordé de crédit aux " attestations " de ses proches relatant notamment le comportement de l'intimé et qu'elle ait une nouvelle fois fait prévaloir le rapport d'évaluation sociale, dont il ressort que les intervenants du SEASP n'avaient aucune crainte s'agissant des compétences parentales de l'intimé. Elle allègue qu'il appartenait à la Cour de justice et non à ce service d'établir les faits et d'apprécier les preuves, en examinant si les recommandations du SEASP sur les compétences parentales de l'intimé permettaient d'écarter les éléments factuels qui résultaient des déclarations de la recourante et des témoignages écrits réunis par ses soins, ce qu'elle n'aurait point fait. À cela s'ajouterait que la Cour de justice aurait sans motif omis de tenir compte de pièces postérieures au rapport du SEASP et de nature à remettre en question les conclusions du rapport, à savoir l'enregistrement d'une conversation de l'enfant avec sa mère le 23 avril 2023 relatant les inquiétudes de l'enfant concernant la réaction de l'intimé face à son énurésie nocturne ou encore sa conduite dangereuse. Elle fait également référence à une attestation du pédiatre dont il ressortirait que l'enfant lui avait déclaré qu'un juge avait décidé qu'elle irait prochainement chez son "papa" d'abord la journée, puis plus tard le week-end, que cela lui inspirait des inquiétudes car elle craignait sa colère si elle mouillait son lit, comme cela était arrivé par le passé et aussi qu'il boive trop et s'endorme en la laissant seule et finalement de se trouver en voiture avec lui car il roulait trop vite. Selon elle, les déclarations de l'enfant étaient de nature à accréditer la réalité de ces comportements et les craintes qu'ils suscitaient chez elle, et donc des éléments de preuve propres à modifier la décision entreprise. La Cour de justice aurait ainsi versé dans l'arbitraire en ne les prenant pas en compte.