Citation: 9C_633/2023 E. 5.3.1

5.3.1. En ce que la société se contente d'affirmer que B.________ "ne disposait d'aucun pouvoir de représentation au sens des art. 716 ss CO", elle n'expose pas en quoi la qualification de salaire opérée par les premiers juges serait contraire au droit. Ceux-ci ont en particulier constaté que selon la convention conclue le 5 novembre 2012, l'activité de consultant consistait à assister la société pour la représentation et la promotion de la marque - dont le nom est celui de B.________ de même que de la recourante avec les initiales -, en particulier lors d'événements internationaux. La juridiction cantonale a admis que cette activité entrait dans le cadre de la fonction de B.________ d'administrateur de A.________ SA et qu'il importait peu que cette activité de représentation eût le cas échéant été limitée à la promotion de la marque, au marketing et au prestige, domaines qui ne sont du reste pas exclus de la fonction d'administrateur d'une société anonyme (cf. art. 716 à 721 CO a contrario). Dans ce contexte, c'est en vain que la recourante se prévaut de l'art. 2.4 de la convention de consultant, selon lequel l'activité de représentation de B.________ n'inclut pas le pouvoir de conclure des contrats ou de prendre d'une autre façon un engagement à son nom et pour son compte. En effet, conformément à l'art. 718a al. 2 CO, une limitation des pouvoirs de représentation d'un membre du conseil d'administration d'une société anonyme n'a aucun effet envers les tiers de bonne foi, à l'exception des clauses inscrites au registre du commerce qui concernent la représentation exclusive de l'établissement principal ou d'une succursale ou la représentation commune de la société. Or en l'occurrence, la restriction des pouvoirs de représentation de B.________ découlant de l'art. 2.4 de la convention du 5 novembre 2012 n'a pas été inscrite au registre du commerce, ce que la recourante ne conteste pas. Par ailleurs, en ce qu'elle affirme que les honoraires qu'elle a versés à B.________ conformément à la convention de consultant du 5 novembre 2012 l'ont été pour "une activité sans lien avec une hypothétique et contestée activité d'organe", la recourante n'établit nullement que le prénommé aurait exercé les activités en cause indépendamment de sa fonction d'organe. Elle ne parvient dès lors pas à renverser la présomption découlant des art. 5 al. 2 LAVS et 7 RAVS selon laquelle les honoraires versés à un organe d'une personne morale constituent un salaire déterminant (consid. 3.2 supra).