Citation: 5A_208/2018 E. 4.2.3

4.2.3. La cour cantonale a constaté que, par mémoire complémentaire du 16 janvier 2018, le recourant a allégué qu'il avait été licencié pour le 31 mars 2018; il a produit une copie du procès-verbal de la séance du conseil d'administration de son employeur du 22 décembre 2017, au cours de laquelle la mesure a été prise, ce que la société lui a confirmé par courrier du 26 décembre suivant. En droit, la juridiction précédente a considéré qu'il s'agit là d'un vrai novum, qui n'est recevable en appel qu'à la condition d'être " invoqué sans retard "; elle s'est référée ici à la doctrine qui préconise un délai de 10 jours, respectivement de une à deux semaines - à moins que la partie ne dispose déjà d'un délai pour produire son mémoire -, étant précisé que la suspension des délais durant les féries ne s'applique pas en procédure sommaire en vertu de l'art. 145 al. 2 let. b CPC. Or, en l'espèce, l'intéressé a appris lors de la séance du conseil d'administration du 22 décembre 2017, à laquelle il a pris part, qu'il serait licencié pour le 31 mars 2018; ce fait n'a été invoqué que 25 jours plus tard, ce qui se révèle tardif, même en tenant compte du fait que cet événement est survenu à l'aube des fêtes de fin d'année. Ces motifs n'apparaissent pas arbitraires ( cf. sur cette notion: ATF 140 III 16 consid. 2.1). Le recourant ne remet pas en cause les principes généraux sur lesquels s'est fondée l'autorité précédente, en particulier quant au délai utile pour invoquer les nova (art. 106 al. 2 LTF; cf. sur cette question: arrêt 5A_790/2016 du 9 août 2018 consid. 3, qui rejette un délai maximal pour se prévaloir des nova qui sont connus pendant l'échange d'écritures devant la juridiction d'appel [consid. 3.4, avec les citations]). Dans une (longue) argumentation largement appellatoire et fondée sur de nombreux faits nouveaux (art. 99 al. 1 et 105 al. 1 LTF), singulièrement au sujet des aléas relatifs à un changement d'avocat, il conteste essentiellement la computation du délai. Il n'est toutefois pas arbitraire d'avoir fixé le dies a quo déterminant à la séance du conseil d'administration (22 décembre 2017), et non à la réception de la lettre confirmant le licenciement (26 décembre 2017), ni de calculer ce délai en s'inspirant de l'absence de féries en procédure sommaire. En outre, il n'est pas constaté que, à la date pertinente, le recourant n'était pas représenté par un (autre) avocat (art. 105 al. 1 LTF). Quoi qu'il en soit, l'affirmation d'après laquelle on ne saurait lui reprocher de n'avoir pas informé lui-même l'autorité cantonale ne peut être suivie; il n'est pas arbitraire d'imposer à une partie qui n'est temporairement plus assistée d'un mandataire le respect des incombances procédurales, comme le seraient l'observation d'un délai légal ou le versement de l'avance de frais. Il s'ensuit que le moyen déduit d'une violation de l'art. 317 al. 1 let. a CPC doit être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.