Citation: I 770/01 18.02.2002 E. 1

b) Selon la jurisprudence, c'est au regard des circonstances que l'autorité appelée à statuer sur le droit à une rente d'invalidité choisira de rendre une décision de non entrée en matière ou une décision matérielle sur la base du dossier. Ainsi, lorsque les faits peuvent être élucidés sans difficulté ni complications spéciales, alors même que le requérant refuse ou omet de coopérer, l'administration devra procéder à l'enquête, puis rendre une décision matérielle. Éventuellement des intérêts de tiers, jugés dignes d'être protégés, pourront nécessiter une telle manière d'agir (par exemple l'intérêt de l'épouse à obtenir une rente AI pour son mari qui refuse de coopérer). De même, il faudra décider matériellement lorsque le dossier disponible permet d'admettre un droit partiel (par exemple, les pièces sont suffisantes pour conclure que l'assuré a droit à une demi-rente, mais en ce qui concerne la rente entière, les faits ne sont pas suffisamment établis (108 V 231 s consid. 2 in fine; RCC 1983 p. 527 consid 2 in fine). c) L'art. 20 al. 2 de la loi sur la procédure et la juridiction administratives (LPJA; RSB 1/2 no. 155. 21) prévoit qu'en cas de défaut de collaboration, la conclusion prise est déclarée irrecevable, à moins qu'un intérêt public en requière l'examen.