Citation: 5A_202/2022 E. 4.5

4.5. Le recourant soutient que l'autorité cantonale a arbitrairement déduit des certificats médicaux versés au dossier une incapacité définitive de l'intimée d'exercer une activité lucrative à plein temps, alors que celle-ci ne l'a pas allégué et n'a pas non plus produit de preuve attestant d'une incapacité de travail de 20% au-delà du 30 septembre 2020. Sur le plan des faits, les juges précédents se sont en réalité bornés à retenir qu'il était " peu probable " que l'intimée ait ultérieurement la possibilité de travailler à un taux supérieur à 80%. Procédant à un examen en droit, ils sont parvenus à la conclusion, en se fondant non seulement sur son état de santé, mais également sur les autres circonstances du cas d'espèce, que le Tribunal civil avait considéré à juste titre qu'il pouvait raisonnablement être exigé d'elle une augmentation de son temps de travail de 30 à 80%. Dès lors que, comme il a été rappelé plus haut (cf. supra consid. 4.1.1), le principe de l'indépendance financière des époux prime le droit à l'entretien, en particulier après le divorce, cette appréciation apparaît contraire au droit fédéral. A cet égard, il convient de relever que l'intimée dispose d'une formation de secrétaire médicale récente, qui ne nécessite par conséquent aucune mise à jour, et qu'elle a trouvé un emploi. Compte tenu, de surcroît, de l'absence d'élément factuel permettant de retenir qu'une amélioration de son état de santé ne serait pas envisageable, la cour cantonale ne pouvait, sans abuser de son pouvoir d'appréciation, considérer que les efforts qu'elle avait effectués pour s'insérer sur le marché du travail et acquérir ainsi partiellement son indépendance financière étaient suffisants. Il appartiendra dès lors à l'autorité précédente, à qui la cause doit être renvoyée, d'examiner si l'intimée a la possibilité effective d'augmenter son temps de travail de 20% supplémentaires, en tenant compte notamment du marché de l'emploi. Dans l'affirmative, il lui incombera de déterminer quel revenu l'intimée serait en mesure de réaliser en exerçant une activité lucrative à plein temps.