Citation: U 172/06 10.05.2007 E. 1

5.3 En l'espèce, il ressort de la documentation médicale versée au dossier que F.________ s'est plaint le jour de l'accident de douleurs thoraciques, lombaires ainsi qu'à l'index droit (rapport du docteur P.________ du 24 octobre 2003). Le docteur J.________, médecin au service de chirurgie des Hôpitaux H.________, où l'assuré a séjourné dans les 24 heures qui ont suivi l'accident, a fait état pour sa part de douleurs du rachis et d'une contusion lombaire dans le cadre d'une maladie de Scheuermann. Une semaine après l'accident, l'assuré indiquait au docteur G.________ souffrir de lombalgies, de douleurs costales et de cervicalgies; ce médecin a rapporté ses constatations en ces termes «Douleurs à L4 avec contracture musculaire. Pas de déficit sensitivo-moteur. Nuque bien mobile» (rapport du 5 novembre 2003). Dans un rapport du 27 novembre 2003, le docteur M.________ a relaté que malgré un bilan radiologique normal, l'assuré se plaignait de douleurs cervicales, avec un épisode de vertiges le 4 novembre 2003, et de réveils nocturnes fréquents. Il a résumé par ailleurs la situation médicale de la manière suivante: « [L'assuré] s'adresse à l'Hôpital T.________, où ses plaintes sont au niveau lombaire, raison pour laquelle on effectue un bilan radiologique faisant suspecter une fracture du mur antérieur de L4. Il est transféré à l'Hôpital Z.________ où on le garde en observation pendant 24 heures, puis il est renvoyé à domicile avec un simple traitement antalgique. Après trois jours, apparition des douleurs cervicales, avec sensations de fourmillements dans le bras gauche. Il consulte son médecin traitant qui me l'adresse pour suite de prise en charge ». Lors du séjour qu'il a effectué à la Clinique O.________, l'assuré a également indiqué souffrir de troubles du sommeil, de sursauts, de troubles mnésiques, d'irritabilité et d'intrusions (cauchemars) (consilium psychiatrique du docteur E.________ du 9 février 2004). 5.4 Pour admettre que les symptômes en question étaient survenus trois jours - et non pas quatre - après le traumatisme, les premiers juges se sont fondés principalement sur le rapport rédigé le 27 novembre 2003 par le docteur M.________, dont les conclusions auraient été confirmées par le docteur R.________ dans un rapport du 9 août 2004. Or le rapport du docteur M.________ décrit sommairement le parcours médical du patient sur un mode chronologique qui ne laisse guère de doute sur le fait que c'est bien trois jours après le retour à domicile de l'assuré - et non après l'accident - que sont apparues les cervicalgies. L'avis médical exprimé par le docteur R.________ ne saurait à cet égard être déterminant pour savoir si l'intéressé a ou non subi un «coup du lapin», dès lors que celui-ci n'a pas vu l'assuré avant le 21 juin 2004, que son rapport ne comporte aucun historique circonstancié de la pathologie et qu'il retient au demeurant le seul diagnostic de discarthrose C5-C6. Au regard de la documentation médicale établie par les premiers médecins qui ont pris en charge l'assuré à la suite de son accident et du délai au terme duquel sont apparues les cervicalgies en cause - à l'exclusion d'ailleurs d'autres manifestations typiques, qui ne sont apparues que plus tard -, il y a lieu de constater que l'existence d'un traumatisme de type «coup du lapin» n'est pas attestée par des renseignements médicaux suffisamment fiables pour qu'elle puisse être retenue.