Citation: 5D_220/2017 E. 5.1

5.1. Préalablement, la cour cantonale a constaté que le recourant avait produit plusieurs pièces à l'appui de sa réponse en première instance ( i.e. état des lieux de sortie daté du 31 octobre 2015, quatre factures relatives à des travaux de réparation établies aux mois de novembre et décembre 2015 ainsi qu'un décompte final dressé par ses soins en janvier 2016) et qu'il avait confirmé à l'audience du 3 avril 2017 que sa requête de séquestre était exclusivement accompagnée du contrat de bail à loyer. Elle a retenu que, si le juge de l'opposition peut prendre en considération de vrais nova pour apprécier la situation telle qu'elle se présente au moment de l'opposition et éviter ainsi de maintenir un séquestre dont les conditions ne seraient plus réalisées, cette faculté n'est pas destinée à permettre au séquestrant d'apporter au stade de l'opposition seulement les éléments aptes à établir la vraisemblance de la créance et la réalisation des autres conditions du séquestre. Dans toute la mesure du possible, ces éléments doivent être produits avec la requête de séquestre déjà, afin d'éviter, d'une part, que l'opposant ne soit surpris postérieurement à son opposition par de nouveaux faits ou moyens invoqués par le requérant, lesquels auraient pu être invoqués dans la requête de séquestre, et, d'autre part, pour permettre au juge de l'opposition d'apprécier une éventuelle modification de la situation depuis l'autorisation de séquestre. Aussi l'autorité précédente a écarté de la procédure les pièces que le requérant n'avait produites qu'après l'opposition au séquestre de son adverse partie. En l'occurrence, le recourant n'a pas contesté qu'il disposait déjà des pièces qu'il a produites devant le juge de l'opposition lorsqu'il a requis le séquestre et n'a pas expliqué les raisons pour lesquelles il n'aurait pas été en mesure de les produire, ni d'invoquer les faits établis par ces pièces, à l'appui de sa requête de séquestre; le simple fait d'avoir agi sans l'assistance d'un conseil n'excuse pas cette manière lacunaire de procéder. En l'absence des pièces en discussion, irrecevables en tant que telles, la juridiction précédente a considéré que les prétentions de l'intéressé n'étaient " étayées par aucun élément probant ", en particulier quant à l'existence des dégâts occasionnés à l'appartement ou encore à la quotité des frais de remise en état. Le seul contrat de bail ne suffit pas à rendre vraisemblable l'existence des dommages prétendument causés par les ex-locataires; il en va de même d'éventuels arriérés de loyers, à défaut de rappel (s) ou de mise (s) en demeure.