Citation: 6B_238/2014 E. 2.4

2.4. Il résulte de ce qui précède que le seul fait de stationner hors de toute case ne viole pas en soi l'art. 79 al. 1 ter OSR. Il convient au contraire, afin de vérifier l'existence d'une violation des art. 27 al. 1 LCR et 79 al. 1 ter OSR, d'examiner s'il existait à proximité directe de l'emplacement litigieux une obligation de stationner dont on pouvait déduire une interdiction de parquer sur dit emplacement. Le jugement attaqué ne constate pas la nature des places qu'il indique comme des places de stationnement mises à disposition au moment des faits (jugement, p. 3). Il ressort néanmoins clairement des photos versées au dossier cantonal que ces places sont traversées de deux diagonales qui se croisent (pièce 8 annexes 5, 7, 8 et 9; art. 105 al. 2 LTF). Il s'agit donc de places interdites au parcage (art. 79 al. 4 OSR). En plus du marquage, un signal ou l'indication d'un cercle déterminé de personnes n'est pas nécessaire (cf. ATF 108 IV 51 consid. 2). On ignore ainsi sur quelle base le jugement attaqué retient la présence de trois places de stationnement à disposition. Les places en question apparaissent plutôt destinées à laisser monter ou descendre des passagers (cf. art. 30 al. 1 2 ème phrase et 79 al. 4 OSR). A ce stade du raisonnement et à défaut d'autre indication dans le jugement attaqué, il faut donc partir de l'idée que le marquage apposé interdit le parcage sur les places en question. Le recourant conteste certes la validité de ce marquage. Il n'établit toutefois pas que les conditions pour en retenir la nullité seraient réalisées (cf. ATF 128 IV 184). Il faut ainsi prendre en compte que les places étaient valablement interdites de parcage. Dans ce cas, l'autorité précédente ne pouvait retenir à charge du recourant une obligation d'y parquer son véhicule, dont pouvait être déduite, en application de la jurisprudence précitée, une interdiction de parquer dans les environs directs. Cette jurisprudence n'est pas applicable ici. Le jugement entrepris ne mentionne pour le surplus pas la violation d'une autre norme de circulation en matière de parcage, ni la présence d'une marque ou d'un signal interdisant le parcage à l'endroit où le recourant avait parqué le véhicule qu'il utilisait. Il ne constate pas non plus l'existence d'une obligation de parquer dans des cases, se trouvant à moins de cinq à six véhicules de cet endroit, dont on pourrait déduire une interdiction de parquer à cet emplacement, conformément à la jurisprudence précitée (supra consid. 2.3). Dans ces circonstances, la condamnation reposant sur les art. 27 al. 1 LCR et 79 al. 1 ter OSR ne peut qu'être annulée et la cause renvoyée à l'autorité cantonale pour nouvelle décision.