Citation: 1B_353/2016 E. 4.2

4.2. A l'appui de son grief, le recourant se prévaut du complément d'expertise psychiatrique daté du 14 juin 2016 qui retient que le risque de récidive ne peut pas être estimé d'un point de vue psychiatrique puisqu'il n'existe pas de psychopathologie flagrante chez l'expertisé. Le recourant invoque également le fait que son casier judiciaire est vierge et qu'une grande partie des faits qui lui sont reprochés sont contestés. Les arguments invoqués par le recourant ne permettent cependant pas de remettre en cause l'appréciation de l'instance précédente au sujet du risque de récidive. Comme relevé par cette dernière, le recourant a reconnu avoir poussé son épouse dans les escaliers le 9 juin 2015 et l'avoir ensuite menottée alors qu'elle était blessée. Le 27 août 2015, à peine deux mois et demi après ces faits, respectivement deux semaines après sa mise en liberté, le recourant a sérieusement et concrètement menacé son épouse et leur nièce avec une arbalète chargée, prête à l'emploi, et s'est ensuite battu avec son épouse. Il a commis ces actes contre l'intégrité physique de son épouse alors même qu'une procédure pénale était en cours. Au vu des éléments précités, il n'est pas possible de retenir qu'en cas de libération, le recourant se trouverait dans une situation propre à exclure de manière suffisante, pour la sécurité de son épouse, tout danger de récidive. Dans la mesure où les faits reprochés au recourant constituent des infractions graves contre l'intégrité physique, voire sexuelle, de son épouse, le juge de la détention pouvait au demeurant se montrer moins strict dans l'exigence de la vraisemblance du risque de récidive. Quant à l'expertise psychiatrique, elle n'exclut pas tout risque de récidive; l'expert-psychiatre a en particulier précisé, dans son complément du 4 août 2016, que l'évaluation du risque était désormais imprévisible, faute de psychopathologie flagrante chez l'expertisé. Le recours doit également être rejeté sur ce point.