Citation: 2C_525/2019 E. A

A.a. A.________, né en 1969 et ressortissant du Bénin, a obtenu de l'Office cantonal de la population et des migrations du canton de Genève (ci-après : l'Office cantonal), le 23 novembre 2001, une autorisation de séjour à Genève pour études, régulièrement renouvelée jusqu'au 20 septembre 2012. Au cours de sa formation, l'intéressé a obtenu un diplôme d'études approfondies en études du développement en mai 2004, puis en droit en 2007, avant de soutenir sa thèse de doctorat en droit en octobre 2014 (art. 105 al. 2 LTF). Le 9 décembre 2011, il a épousé la ressortissante suisse B.________, née en 1971 et domiciliée dans le canton de Neuchâtel. Cette dernière y est restée domiciliée après le mariage, tandis que son époux demeurait domicilié à Genève. Le 17 décembre 2013, B.________ est venue s'installer à Genève au domicile de son conjoint. A.b. Le 3 décembre 2014, A.________ a obtenu une autorisation de séjour au titre du regroupement familial, régulièrement renouvelée jusqu'au 8 décembre 2016. Lors de la procédure d'autorisation de séjour, l'intéressé a déclaré à l'Office cantonal être père de quatre enfants qui demeuraient au Bénin. Il avait des contacts réguliers avec ceux-ci et versait de l'argent chaque mois à leur mère, avec laquelle il avait vécu quinze ans, sans toutefois être marié avec elle, pour leur entretien. Il projetait de les faire venir en Suisse une fois qu'il serait bien établi, son épouse étant d'accord avec ce projet. A.c. Par décision du 17 mars 2015, l'Office cantonal du logement et de la planification foncière du canton de Genève a astreint les époux A.________ au paiement d'une surtaxe mensuelle de 1'972.55 fr dès le 1er avril 2015 pour le logement subventionné de 2 pièces qu'ils occupaient, prenant en compte le revenu de B.________. Le même jour, cette dernière a annoncé son départ pour le canton de Neuchâtel. A.d. En décembre 2016, A.________ a sollicité le renouvellement de son autorisation de séjour. Le 9 mai 2017, l'intéressé a transmis à l'Office cantonal une attestation du 3 février 2017 selon laquelle il était inscrit auprès d'une école de formation professionnelle des barreaux auprès de la Cour d'appel de Paris, pour suivre un programme de certificat d'aptitude à la profession d'avocat s'étendant de janvier 2017 à octobre 2018. Il a par ailleurs souligné que le changement d'adresse de son épouse avait été motivé par le souhait et la nécessité de diminuer leurs charges financières, leurs moyens ne leur permettant pas de supporter la surtaxe. En outre, il a déclaré que, pendant la durée de ménage commun à Genève, son épouse avait continué à résider à la semaine dans son appartement neuchâtelois, qu'elle avait conservé compte tenu du fait que son lieu de travail se trouvait dans ce canton. Cette dernière a confirmé que son départ de Genève était lié à la surtaxe du logement genevois, trop petit pour être occupé par deux personnes, et que le cumul des loyers des appartements neuchâtelois et genevois n'était pas supportable pour son seul revenu. A.e. Le 28 juin 2017, après avoir été informé par l'Office cantonal de son intention de ne pas renouveler son autorisation de séjour, A.________ a déclaré que son couple vivait avec le seul revenu de son épouse et qu'il n'avait dès lors pas été possible de supporter la surtaxe, compte tenu des charges incompressibles et du fait qu'il avait contracté un important crédit. Le marché genevois du logement étant saturé, le couple n'avait pas souhaité y chercher un nouveau logement. D'entente avec son épouse, il avait décidé de s'inscrire à la formation en France afin d'obtenir un diplôme professionnel lui permettant d'accroître ses chances de trouver un emploi et de renforcer son intégration en Suisse. Il avait conservé son domicile à Genève, car il aurait plus de chances d'y trouver en emploi en tant qu'avocat d'affaires internationales qu'à Neuchâtel. La vie de couple était par ailleurs maintenue et les deux époux se voyaient régulièrement. En outre, durant sa formation, son courrier était transféré chez son épouse, qui payait ses factures. Les intéressés avaient le projet de fonder une famille et avaient entrepris des démarches auprès d'un médecin spécialiste de l'infertilité.