Citation: 2C_844/2021 E. 5

Même si le recourant ne l'invoque pas devant le Tribunal fédéral, se pose en premier lieu la question de savoir s'il dispose d'un droit de séjour fondé sur l'ALCP. En l'occurrence, émargeant à l'aide sociale depuis le 1er avril 2017 et n'ayant pas démontré avoir effectué de sérieuses démarches pour trouver du travail, le recourant ne peut pas se prévaloir du statut de travailleur au sens de l'art. 6 Annexe I ALCP (ATF 144 II 121 consid. 3.1; 141 II 1 consid. 2.2.1). Dans ce contexte, il ne peut pas non plus invoquer la réglementation sur le séjour des personnes n'exerçant pas une activité lucrative au sens de l'art. 24 Annexe I ALCP pour demeurer en Suisse (ATF 144 II 113 consid. 4; 142 II 35 consid. 5.1). Il en va de même concernant le droit de demeurer au sens de l'art. 4 al. 1 Annexe I ALCP. En effet, le recourant ne soutient pas avoir perdu sa capacité de travail alors qu'il bénéficiait du statut de travailleur au sens de l'ALCP, étant précisé qu'il n'a pas établi qu'une raison de santé l'empêcherait d'exercer une activité adaptée (ATF 146 II 89 consid. 4; 141 II 1 consid. 4). Enfin, le recourant ne peut pas se prévaloir du droit au regroupement familial prévu par l'art. 3 Annexe I ALCP en lien avec l'art. 7 let. d ALCP puisque son épouse, de nationalité suisse, n'a pas fait usage des droits et libertés reconnus par l'Accord (cf. ATF 136 II 241 consid 11.2 et 11.3; 136 II 120 consid. 3.4.1; arrêt 2C_17/2015 du 13 janvier 2015 consid. 3.2).