Citation: 5A_843/2023 E. 6

La recourante fait grief à l'autorité cantonale de n'avoir à aucun moment mentionné ce que risquait concrètement l'enfant si la garde devait être maintenue auprès d'elle et se plaint sur ce point de la violation de son droit d'être entendue dans le sens d'un défaut de motivation (art. 29 al. 2 Cst.). En l'espèce, on a vu ( supra consid. 4) que le Tribunal de protection avait déjà considéré que le développement de l'enfant était mis en danger par les comportements de la recourante. La cour cantonale a confirmé cette appréciation en retenant notamment une instrumentation massive de l'enfant par sa mère, des angoisses importantes de celle-ci ainsi qu'un refus d'admettre la nécessité d'un traitement. Elle a ajouté que le comportement récurrent de la recourante faisait naître un conflit de loyauté chez l'enfant. Il faut retenir qu'en exposant ces divers éléments, l'autorité cantonale a suffisamment motivé la question de la mise en danger du développement de l'enfant et le grief, pour autant que recevable, doit être écarté.