Citation: 8C_55/2013 E. 4.2

4.2. De son côté, la juridiction cantonale a constaté que l'assuré avait subi une lésion du rachis cervical par accident de type "coup du lapin" et qu'il en avait présenté le tableau clinique caractéristique immédiatement après l'accident. Elle a retenu l'existence d'un lien de causalité naturelle entre cet événement et les troubles sans substrat organique objectivable, que ce soit sous la forme d'une lésion osseuse ou ligamentaire, d'une atteinte neurologique ou encore d'une contusion cérébrale. Toutefois, les premiers juges ont nié l'existence d'un lien de causalité adéquate entre les troubles persistant après le 31 décembre 2011 et l'accident - qu'ils ont classé à la limite inférieure de la catégorie des accidents de gravité moyenne. Se référant à la jurisprudence applicable en cas de traumatisme de type "coup du lapin" à la colonne cervicale, de traumatisme analogue à la colonne cervicale ou de traumatisme cranio-cérébral (ATF 134 V 109 consid. 10.3 p. 130; 117 V 359 consid. 6a p. 367 et 369 consid. 4b p. 383), la juridiction cantonale a considéré que seul pouvait entrer en considération le critère relatif à l'importance de l'incapacité de travail. Toutefois, comme il n'apparaît pas que l'assuré ait fait des efforts reconnaissables pour reprendre une activité, ce point a été laissé indécis, compte tenu du fait que la réalisation d'un seul critère est insuffisante pour admettre le caractère adéquat du lien de causalité dans le cas d'un accident de gravité moyenne, à la limite des accidents de peu de gravité.