Citation: I 49/02 14.10.2002 E. 5

5.1 Conformément aux règles posées par la jurisprudence en matière d'objet de la contestation et d'objet du litige (consid. 1), il importe d'établir l'existence d'un changement important des circonstances propre à justifier le prononcé de rentes échelonnées ou limitées dans le temps. Or un tel examen ne peut intervenir que par le biais d'une comparaison entre les différents états de faits successifs. 5.2 En l'espèce, l'office intimé a mis les recourantes au bénéfice d'une rente entière d'invalidité (simple et complémentaire) pour la période du 1er mai 1996 au 31 janvier 1997, et a simultanément supprimé cette prestation dès le 1er février 1997. A l'instar de l'office intimé, les premiers juges ont considéré, à bon droit, que la suppression de la rente entière d'invalidité était justifiée par le fait que la santé de E.________ L.________ s'était améliorée dans l'intervalle. Cette considération découle du rapport du 4 juin 1998 de la psychologue, M.________, qui a soigné l'état psychique de la prénommée du 8 septembre 1995 (soit peu après son agression) jusqu'au 11 octobre 1996. On doit admettre, à l'instar des instances précédentes, que l'interruption du traitement psychique à la mi-octobre 1996 coïncide avec l'amélioration de la santé psychique de E.________ L.________. Dans un tel cas, la suppression de la rente prend effet au 1er février 1997 (art. 88a al. 1 RAI; VSI 2000 p. 313 sv. consid. 2d). Dans ces circonstances, et selon l'état actuel du dossier, il y a lieu de retenir que E.________ L.________ a recouvré son entière capacité de travail dans son ancienne activité dans la restauration, à partir du 1er février 1997.