Citation: 4C.346/2001 13.05.2002 E. 1

La défenderesse conteste la recevabilité du recours en réforme au Tribunal fédéral, faute d'épuisement des voies de droit cantonales (art. 48 al. 1 OJ). Elle soutient que la décision attaquée pouvait faire l'objet d'un recours en réforme, de droit cantonal. 1.1 Selon l'art. 48 al. 1 OJ, le recours en réforme n'est recevable en règle générale que contre les décisions finales prises par les tribunaux ou autres autorités suprêmes des cantons et qui ne peuvent pas être l'objet d'un recours ordinaire de droit cantonal. Le code de procédure civile vaudoise permet de recourir en réforme contre les jugements de la Cour civile du Tribunal cantonal dans des hypothèses énumérées à l'art. 451a CPC/VD, notamment dans celle qu'invoque la défenderesse d'une application concurrente du droit fédéral et du droit cantonal. Ce recours a un effet suspensif et dévolutif (Poudret/Haldy/Tappy, Procédure civile vaudoise, 3e éd,. n° 8 ad art. 451 CPC/VD, n° 4 ad art. 451a CPC/VD), de sorte qu'il doit être considéré comme un recours ordinaire au sens de l'art. 48 OJ (Poudret, Commentaire de la loi d'organisation judiciaire fédérale, n° 1.3.2 ad art. 48 OJ; Corboz, Le recours en réforme au Tribunal fédéral, in SJ 2000 II p. 1 ss, p. 14). En l'occurrence, la défenderesse fait valoir que la cour cantonale a mis en oeuvre l'art. 36 de la loi d'application dans le canton de Vaud de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite (ci-après: LVLP) pour statuer sur la question de la mainlevée définitive de l'opposition du recourant; elle ne remet pas en cause le fait que, pour le reste, la prétention litigieuse a été jugée entièrement selon les règles du droit civil fédéral.