Citation: 1B_38/2014 E. 4.3

4.3. Contrairement à ce que soutient le recourant, la réalisation du risque de récidive ne tient pas uniquement à l'existence d'antécédents judiciaires "du même genre" (cf. art. 221 al. 1 let. c CPP). Outre les cas d'infractions les plus graves, qui ne supposent pas l'existence d'antécédents, le risque de récidive peut aussi être retenu lorsque la procédure elle-même révèle des infractions répétées (cf. supra consid. 4.1). Tel est précisément le cas du recourant qui, sur une période de deux ans, a écoulé différentes substances stupéfiantes de manière à réaliser un bénéfice substantiel. En raison de la durée et de la répétition de l'activité délictueuse, entreprise dans le seul but de réaliser un gain facile, la cour cantonale pouvait, sans violer l'art. 221 al. 1 let. c CPP, admettre un risque de récidive justifiant encore le maintien en détention. Quant à l'encadrement familial et professionnel du recourant, force est de constater qu'il ne l'a précédemment pas empêché d'entreprendre et de poursuivre son activité délictueuse. En détention provisoire depuis un peu plus de huit mois, le recourant ne se plaint pas - à bon droit - d'une violation du principe de la proportionnalité (art. 212 al. 3 CPP). Cela n'empêchera pas le Ministère public, comme il l'a annoncé dans ses dernières observations, de clore tout prochainement le dossier en vue d'une mise en accusation rapide devant le tribunal compétent.