Citation: U 38/03 08.03.2004 E. 4

4.1 En l'espèce, la recourante ne saurait être liée par l'évaluation de l'invalidité de l'office AI, laquelle se réfère exclusivement à l'appréciation des responsables de la réadaptation du CIP. En effet, selon la jurisprudence, l'évaluation de l'invalidité ne saurait reposer valablement sur les seules conclusions contenues dans le rapport final des experts en matière professionnelle (consid. 3c/aa de l'arrêt K. du 7 août 2001, U 240/99, partiellement publié à la RAMA 2001 no U 439 p. 347). 4.2 Cela étant, il y a lieu d'examiner si la recourante était fondée, sur le vu des données médicales réunies au dossier (ATF 125 V 261 consid. 4, 115 V 134 consid. 2, 114 V 314 consid. 3c, 105 V 158 consid. 1), à admettre une capacité de travail entière dans une activité adaptée. Pour ce faire, la CNA s'est référée aux conclusions du docteur C.________, selon lesquelles l'assuré n'était plus à même d'accomplir son ancienne activité de maçon, mais était tout à fait en mesure d'exercer des activités n'exigeant ni l'utilisation de la force ni des mouvements très précis, répétitifs ou prolongés (rapport du 4 mai 1999). En l'occurrence, il n'existe aucun indice concret permettant de douter du bien-fondé des conclusions du docteur C.________. En particulier, celles-ci ne sont remises en cause par aucun des médecins qui se sont exprimés sur le cas. D'ailleurs, le docteur D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et médecin d'arrondissement de la CNA, a confirmé l'appréciation du docteur C.________, tout en indiquant que l'évaluation de la capacité de travail effectuée par les organes de l'assurance-invalidité tenait compte d'un facteur étranger à l'invalidité, à savoir le manque de motivation et d'engagement de l'assuré (rapport du 20 décembre 2000). Or, comme une telle évaluation ne lie pas l'assureur-accidents, il n'est pas nécessaire de trancher le point de savoir si l'appréciation des responsables de la réadaptation du CIP - sur laquelle repose l'évaluation de l'assurance-invalidité - tenait compte effectivement du manque de motivation de l'intéressé. Vu ce qui précède, la recourante était fondée à considérer que la capacité de travail de l'intimé est entière dans une activité adaptée. 4.3 Compte tenu d'une comparaison des revenus - non contestés - sans invalidité et d'invalide ressortant des données statistiques de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) et même si l'on admettait un taux de réduction maximal de 25 % (ATF 126 V 75; RAMA 2002 no U 467 consid. 3b p. 513), la fixation à 25 % du taux d'invalidité apparaît conforme au droit. La décision sur opposition du 20 juillet 2001 n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle bien-fondé.