Citation: 2A.15/2007 04.05.2007 E. 1

Par décision du 20 octobre 2004, le Service cantonal de la population a révoqué l'autorisation de séjour de A.Z.X.________. L'instruction du recours déposé auprès du Tribunal administratif contre cette décision a été suspendue jusqu'au 30 juin 2005, à la demande du Service de la population qui souhaitait procéder à des investigations complémentaires. Il en est ressorti que A.Z.X.________ bénéficiait à nouveau de l'autorité parentale sur son enfant et que rien ne s'opposait à ce qu'elle en assume la prise en charge. Le 18 octobre 2006, le Service de la population a communiqué au Tribunal administratif l'annonce de mutations pour ressortissants étrangers établie le 4 octobre 2006 par le Contrôle des habitants de Lausanne, selon laquelle l'enfant B.X.________ s'appelle maintenant B.Z.________ et a la nationalité marocaine. Le Tribunal administratif a lui-même transmis cette information aux recourants, le 20 octobre 2006. Par arrêt du 23 novembre 2006, le Tribunal administratif a rejeté le recours de A.Z.X.________ et de son fils B.________. Constatant que le mariage des époux X.________ pouvait bien être qualifié de fictif, il a retenu en bref que le départ au Maroc des recourants était raisonnablement exigible sous l'angle de l'art. 8 § 2 CEDH, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner les mesures d'instruction requises, en particulier de demander un rapport de l'Ambassade suisse au Maroc.