Citation: 9C_617/2016 E. 5.2.1

5.2.1. Particulièrement, la recourante soutient d'abord que la juridiction cantonale ne pouvait pas faire siennes les conclusions du SMR qui, en dépit du peu d'informations recueillies, avait inféré une amélioration de son état de santé psychique de l'abandon du suivi psychiatrique, d'une baisse de la médication psychotrope et de la fréquence raccourcie des consultations médicales sur le plan somatique. Elle explique que, pour soigner ses troubles psychiques, elle avait privilégié la kinésiologie par rapport à la psychiatrie, qui ne lui avait apporté aucun bénéfice, ce qui justifiait également la diminution de la consommation médicamenteuse. Elle prétend encore que le rôle, soi-disant déterminant, de l'atteinte psychique dans l'attribution de la demi-rente et, partant, le lien entre l'amélioration de la situation psychique et la suppression des prestations avait été arbitrairement constaté. Ce grief est infondé. En effet, le seul fait de prétendre avoir choisi pour soigner ses affections psychiques une pratique destinée à favoriser un état d'équilibre et de bien-être (physique, mental, émotionnel et social) plutôt qu'une discipline médicale qui n'avait apporté aucun bénéfice ne suffit pas en l'absence de tout élément objectif à infirmer l'existence de l'amélioration de la situation psychique retenue par les premiers juges, ni à montrer que ces derniers auraient fait preuve d'arbitraire dans leur appréciation en parvenant à ladite conclusion (sur la notion d'arbitraire en relation avec l'appréciation des preuves et la constatation des faits, cf. ATF 139 III 334 consid. 3.2.5 p. 339 et les références). On ajoutera que le point de savoir si l'affection psychique a joué - ou non - un rôle prépondérant par rapport à la pathologie somatique lors de l'attribution de la demi-rente n'a pas à être tranché en l'occurrence dans la mesure où il ne peut avoir aucune influence sur le sort du litige (cf. art. 97 al. 1 LTF). Savoir qui du trouble psychique ou du trouble physique prévalait sur l'autre originellement ne peut aucunement remettre valablement en cause la constatation d'une amélioration postérieure de la situation.