Citation: I 98/01 08.08.2001 E. 4

4.- Lorsque, comme en l'occurrence, on ne peut se référer à un revenu effectivement réalisé, la jurisprudence considère que le revenu d'invalide peut être évalué sur la base des statistiques salariales (ATF 126 V 76 consid. 3b/bb). Le gain de référence admis en l'espèce par les premiers juges (40 300 fr.) représente simplement le salaire minimum d'embauche pour un premier emploi à Genève, après trois mois d'essai, publié par l'UIG et la FTMH. On ne saurait toutefois se fonder sur ce montant, dès lors qu'il ne correspond pas nécessairement au revenu que le recourant pourrait effectivement obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui. Il faut bien plutôt se référer au salaire auquel peuvent prétendre (en 1998) les hommes effectuant des activités simples et répétitives dans le secteur privé, savoir 4268 fr. par mois (Office fédéral de la statistique, Enquête sur la structure des salaires 1998 TA1, p. 25, niveau de qualifications 4). Comme les salaires bruts standardisés tiennent compte d'un horaire de travail de 40 heures, soit une durée hebdomadaire inférieure à la moyenne usuelle dans les entreprises en 1998 (41, 9 heures; La Vie économique 1999/8 annexe p. 27, tableau B 9.2), ce montant doit être porté à 4470 fr., soit 53 640 fr. par an. Il faut en outre prendre en considération le fait que la capacité de travail du recourant est réduite de 50 %, ce qui donne 26 820 fr. (53 640 x 0,5). Enfin, si l'on procède à un abattement maximum de 25 %, le revenu d'invalide déterminant s'élève à 20 115 fr. (26 820 fr. x 0,75). La comparaison avec un revenu réalisable sans invalidité de 57 135 fr. allégué par le recourant conduit à une invalidité de 64,79 % ([57 135 fr. - 20 115 fr.] x 100/57 135 fr.), laquelle est insuffisante pour ouvrir droit à une rente entière.