Citation: 6B_1497/2022 E. 2.4

2.4. Le recourant discute le cas 1.7, lequel concerne une livraison de 141 "fingers" dans le secteur de la rue de Genève entre le 2 et le 4 février 2020. Le jugement querellé a constaté que l'extraction des données du téléphone de I.________, organisatrice du réseau et déférée séparément, avait montré qu'une liste avait été envoyée au recourant et que les destinataires des "fingers" avaient été enregistrés par ce dernier dans son téléphone (jugement précité, consid. 4.2.2 p. 17 s.). Or, le recourant fait valoir qu'à teneur du rapport d'investigation de la police de sûreté du 25 février 2021, dont il cite un passage, la liste en question a été envoyée par l'organisateur à I.________, et non pas à lui-même (cf. dossier cantonal, pièce n° 105/1). A supposer que le moyen de preuve en question doive effectivement être compris en ce sens, l'incrimination du recourant pour la livraison du cas n. 1.7 n'apparaît pas encore arbitraire compte tenu des autres moyens de preuve retenus. Ainsi, selon le jugement entrepris, C.________, convoyeur habituel du recourant, a admis avoir effectué une livraison de 141 "fingers" de cocaïne entre le 1er et le 3 février à U.________. Les destinataires des "fingers" figurant sur la liste envoyée à I.________, à tout le moins une partie d'entre eux, ont été enregistrés par le recourant dans son téléphone. Enfin, le recourant avait créé trois nouveaux contacts dans son téléphone cellulaire précisément au moment où son convoyeur habituel était venu à U.________ et il y avait eu par la suite des connexions rapprochées avec des contacts-codes (jugement entrepris, consid. 4.2.2 p. 17 s.). Il n'était pas insoutenable de déduire de ce faisceau d'indices convergents que le recourant était le destinataire de la livraison des 141 "fingers" intervenue entre le 2 et le 4 février 2020.