Citation: 9C_251/2024 E. 8.1

8.1. D'abord, c'est en vain que le recourant invoque le caractère postérieur aux infractions des faits déterminants aux yeux des juges précédents. En effet, ceux-ci ont établi la culpabilité du contribuable en exposant qu'il avait reconnu certains agissements intervenus pendant les périodes fiscales litigieuses. Seules les pièces sur lesquelles ils se sont fondés étaient postérieures aux infractions, mais leur contenu se référait expressément aux années fiscales 2012 à 2015. Il en va ainsi des déclarations du recourant retranscrites dans le document du 16 novembre 2017 intitulé "A qui de droit", dans lequel il reconnaît ses manquements, ainsi que du formulaire de dénonciation spontanée du 24 août 2017, qu'il avait signé et qui concernait des éléments de fortune non déclarés entre 2008 et 2016. À cet égard, le recourant ne remet nullement en cause le contenu de ces pièces ni ne dément les déclarations y figurant. En outre, comme l'a retenu à juste titre la Cour de justice, le contribuable a participé seul à l'entretien avec l'intimée, qui s'est certes déroulé en 2017, mais qui portait sur la dénonciation spontanée ainsi que sur la procédure pénale fiscale contre la Société, que le recourant représentait alors. Partant, les éléments sur lesquels s'est fondée la juridiction cantonale concernent bien le rôle central du contribuable dans les agissements de la Société pendant les périodes litigieuses.