Citation: 4D_18/2010 04.05.2010 E. 3

Les demandeurs invoquent la protection contre l'arbitraire conférée par l'art. 9 Cst. Ils reprochent à la Cour de justice d'avoir outrepassé son pouvoir d'examen en modifiant sa première estimation de l'indemnité de procédure, alors que celle-ci, selon leurs affirmations, n'était pas arbitraire. Une décision est arbitraire lorsqu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Il ne suffit pas que les motifs de la décision soient insoutenables; il faut encore que celle-ci soit arbitraire dans son résultat. Il ne suffit d'ailleurs pas non plus qu'une solution différente puisse être tenue pour également concevable, ou apparaisse même préférable (ATF 134 I 140 consid. 5.4 p. 148; 133 I 149 consid. 3.1 p. 153; 132 I 13 consid. 5.1 p. 17). En l'occurrence, compte tenu du contrôle restreint que la Cour de justice exerçait dans la procédure d'opposition, il incombe au Tribunal fédéral de contrôler librement si la première estimation de cette autorité était effectivement arbitraire (ATF 116 III 70 consid. 2b p. 71).