Citation: 9C_97/2021 E. 3.3.1

3.3.1. La cour cantonale a d'abord relevé que les docteurs B.________ et C.________ avaient tous deux confirmé l'existence de facteurs socio-culturels pouvant être la cause d'une possible majoration de symptômes physiques pour des raisons psychologiques ou d'une amplification de symptômes. Elle a ensuite constaté sans arbitraire que l'état de santé du recourant avait évolué entre 2010 et 2019, puisqu'en particulier, les diagnostics posés à l'époque par le docteur B.________ (état de stress post-traumatique de survenue différée [F43.1] avec manifestations anxieuses répondant au diagnostic de trouble de panique [F41.0] et épisode dépressif sévère sans symptômes psychotiques [F32.0]), ne pouvaient plus être retenus sur la base des observations du docteur C.________. Contrairement aux allégations du recourant, la juridiction cantonale ne s'est pas contentée de "balayer" le diagnostic d'état de stress post-traumatique de survenue différée. Elle a, bien au contraire, exposé de manière convaincante les motifs pour lesquels elle considérait que ce diagnostic ne pouvait pas ou plus être retenu. Le diagnostic d'état de stress post-traumatique de survenue différée (F43.1) avait été posé par le docteur B.________ en 2010, soit plusieurs années après les deux accidents que le recourant avait subis en 2005/2006, et dont les répercussions avaient été de moindre importance, puisqu'il avait réussi à reprendre son travail habituel en 2006 et 2007. Or, selon le docteur C.________, pour que le diagnostic d'état stress-posttraumatique de survenue différée puisse être retenu, l'ensemble des critères diagnostiques du DSM-5 et de l'ICD-10 devait être présent au plus tard six mois après l'événement (cf. ég. ATF 142 V 342 consid. 5.2.2), ce qui n'était pas le cas chez le recourant. Quant au trouble dépressif, le docteur C.________ avait expliqué que le recourant présentait un ensemble de signes relativement atypiques et que la problématique dépressive était difficile à apprécier. Néanmoins, dans la mesure où un trouble de la personnalité prémorbide important faisait défaut, seul un trouble dépressif léger (atypique, F32.0) pouvait être retenu au moment de l'expertise; ce trouble était sans répercussion sur la capacité de travail. S'agissant ensuite du diagnostic de trouble de panique, il ne pouvait plus être maintenu. A cet égard, l'expert a indiqué que le traitement de Fluoxétine avait un effet favorable sur les attaques de panique. Au vu de ces conclusions selon lesquelles plusieurs des diagnostics évoqués par le docteur B.________ avaient évolué favorablement ou avaient même disparu, c'est sans arbitraire que la cour cantonale a admis l'existence d'une amélioration de l'état de santé psychique du recourant dans le sens d'une pleine capacité de travail.