Citation: I 367/06 30.05.2007 E. 4

4.1 Pour les motifs que l'on vient de rappeler, l'évaluation de l'invalidité du recourant par la Sécurité sociale espagnole ne lie pas l'administration de l'assurance-invalidité suisse. En d'autres termes, le recourant ne peut tirer aucun bénéfice du fait qu'il a été reconnu incapable de travailler de façon permanente et absolue. 4.2 Pour justifier son appréciation de la capacité résiduelle de travail de 50 % dans une activité adaptée à partir du 8 mars 2004, le docteur E.________ a tenu compte du trouble anxieux généralisé qui affecte le recourant et qui s'est péjoré à la suite d'un divorce et de diverses situations conflictuelles mal maîtrisées. Il a ajouté que l'intéressé bénéficie d'un suivi psychiatrique depuis plus de dix ans (évaluation du 18 décembre 2004). Suivant le rapport de l'INSS du 5 mars 2004, lequel remplit tous les réquisits jurisprudentiels relatifs à la valeur probante de tels documents (cf. ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352), les atteintes à la santé du recourant sont compatibles avec l'exercice d'un travail adapté à plein temps (ch. 11.5 et 11.6), pour autant que l'intéressé ne soit pas appelé à assumer des responsabilités ou à établir des contacts avec le public. A la lumière de cet avis, l'appréciation du médecin-conseil de l'AI - qui retient une capacité de travail réduite de moitié - ne prétérite nullement les droits du recourant, dans la mesure où elle lui est en définitive plus favorable que celle de l'INSS. Quant au rapport du docteur A.________ du 20 avril 2006, que le recourant a produit en procédure fédérale, il n'apporte pas un éclairage sensiblement différent de la cause au regard de l'avis que ce même médecin avait rédigé le 13 avril 2005, dont l'intimé disposait au moment où il avait statué. Un renvoi de la cause à l'intimé pour compléter l'instruction sur l'étendue de la capacité de travail apparaît superflu.