Citation: 6B_1364/2023 E. 1.3.5

1.3.5. Le troisième argument du recourant, selon lequel les policiers auraient fait preuve d'une empathie feinte pour l'amener à admettre les faits, est également infondé. Il ne fait aucun doute que le comportement adopté par l'agent de police judiciaire, consistant à soutenir le recourant en lui tenant la main durant une partie de l'audition du 7 janvier 2020 (procès-verbal de l'audition du 7 janvier 2020, p. 4 et 7), est inhabituel. Toutefois, il n'apparaît aucunement que le but de cette démarche ait été de créer un climat de confiance fallacieux de nature à endormir le sens critique du recourant sur la fonction de l'interrogateur (pour reprendre la formule employée par JÉRÔME BÉNÉDICT, op. cit., n° 21a ad art. 140 CPP, citée par le recourant dans son mémoire de recours). Au contraire, les policiers ont fait preuve d'une insistance - parfaitement justifiée par les circonstances (le recourant mentionne que l'inspecteur s'est montré " directif ") - ne laissant planer aucun doute quant à leur rôle et à leur volonté d'apprendre la vérité (à titre d'exemples: " Vous me dites que vous allez noter fidèlement mes explications "; " Vous me dites que le moment est venu de m'expliquer "; " Vous me demandez de m'expliquer "; " Vous me dites que ce ne sera pas le cas mais que vous pouvez sur ma demande faire appel à quelqu'un qui pourra m'aider "; " Vous me dites que vous ne voulez entendre que la vérité et pas des déclarations pour plaire à la police "; cf. procès-verbal de l'audition du 7 janvier 2020, p. 4, 6, 7 et 10), ce qui exclut toute violation de l'art. 140 al. 1 CPP.