Citation: 7B_89/2023 E. 3.4.4

3.4.4. La recourante reproche enfin à l'autorité cantonale d'avoir passé sous silence le fait que le prévenu a été condamné pénalement, dans une autre cause, pour avoir établi des faux contrats de bail. Elle considère en substance qu'il s'agirait d'un indice allant dans le sens qu'il serait capable d'établir un faux contrat de mariage. On rappelle à titre liminaire que la cour cantonale n'avait pas l'obligation de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par la recourante, mais pouvait se limiter à ceux qui lui paraissaient pertinents (cf. ATF 142 II 154 consid. 4.2). En outre, si on peut en effet admettre que le fait que le prévenu ait déjà établi des faux et qu'il ait fait l'objet d'une procédure pénale pour cela peut constituer un indice, cet élément n'est en l'espèce pas suffisant pour rendre arbitraire l'appréciation des preuves opérée par la cour cantonale. De plus, au regard des explications fournies par la recourante, la procédure pénale ne paraît avoir aucun lien avec la présente cause. On ne saurait donc reprocher à l'autorité cantonale d'avoir estimé que cet élément n'était pas pertinent pour l'issue du litige et d'avoir ainsi décidé de ne pas en tenir compte.