Citation: 6B_1120/2017 E. 2.3

2.3. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu - à l'instar du ministère public - que l'intimé 3 avait infligé une " frappe de déstabilisation " à l'arrière du genou du recourant, en totale contradiction avec les déclarations des policiers intimés. Cette argumentation ne saurait être suivie. En effet, le recourant a lui-même déclaré que l'intimé 3 lui avait saisi le bras pour lui faire une clé de bras, tout en lui donnant un lourd coup de pied à l'arrière du genou. En outre, dans son arrêt, la cour cantonale a expliqué que, selon l'expertise médicale, l'hypothèse la plus probable était celle du recourant, à savoir que sa fracture de la rotule résultait d'un coup de pied ou d'une pression forte sur l'arrière du genou, suivie d'une chute au sol avec impact violent sur l'articulation. La rotule n'avait pas pu être brisée avant son empoignade avec l'intimé 2, puisque le recourant avait été en mesure de bondir sur celui-ci. Seul l'intimé 3 avait été en mesure d'infliger ce coup sur le genou du recourant.