Citation: 2C_199/2024 E. 1.4.2

1.4.2. En l'espèce, le recourant n'a jamais résidé légalement dans le pays. Il ne peut donc pas se prévaloir de la présomption découlant de l'ATF 144 I 266. En outre, on ne discerne pas l'existence de liens et d'une intégration hors du commun en Suisse. Certes, au moment où l'arrêt attaqué a été rendu, le recourant occupait un poste de chef de partie polyvalent, ne faisait l'objet d'aucune poursuite et son casier judiciaire était vierge. Ces éléments ne sont toutefois pas suffisants pour lui reconnaître un droit potentiel à l'autorisation. S'il prétend parler couramment le français, il ne démontre pas quel est son niveau de connaissance. Il ne prétend pas non plus avoir noués des liens particuliers en Suisse et sa famille, dite nucléaire ("Kernfamilie" cf. ATF 147 I 268 consid. 1.2.3), vit en Italie, où est du reste né son second enfant. Il ne démontre ainsi pas que son intégration socioculturelle dans notre pays serait particulièrement remarquable. Dans ce contexte, le recourant ne peut tirer aucun droit à séjourner en Suisse de l'art. 8 CEDH.