Citation: 6B_1237/2014 E. 3.3

3.3. Invoquant encore son droit d'être entendu, le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir examiné la validité et le bien-fondé de l'aggravation de sa peine. En substance, la cour cantonale a retenu que le juge des mineurs avait procédé à la transformation de la peine sur intervention du mineur et de ses parents et non d'office. Le juge des mineurs avait pris la peine d'essayer de concrétiser cette sanction en adéquation avec les souhaits du mineur, d'abord en lui accordant une dispense pour les dates auxquelles il avait été convoqué, puis finalement en le convoquant durant un week-end, soit en tenant compte de son souhait de ne pas manquer des heures de cours, pour effectuer une prestation personnelle en faveur de l'Hôpital de Fribourg. Le recourant s'opposait à la nouvelle forme de prestation personnelle arguant que celle-ci n'était pas éducative, qu'elle devait s'exécuter le lendemain des fêtes de Noël et qu'elle représentait une aggravation de sa peine. Il saisissait l'occasion du recours pour soulever des griefs contre l'ordonnance pénale du 13 mai 2014 et conclure à ce qu'il soit finalement exempté de toute peine voire condamné à une autre peine plus légère comme la réprimande. La lecture de ses conclusions, en particulier celle requérant d'organiser une mesure de sensibilisation sans empiéter sur sa formation, suggérait qu'il considérait le droit pénal des mineurs comme un droit à la carte, en tentant de moduler à souhait, sous le couvert du principe éducatif, la peine à laquelle il avait été condamné. Son comportement durant la procédure allait clairement à l'encontre du principe de la bonne foi. Dès lors, son recours devait être rejeté. On comprend de sa motivation que la cour cantonale a estimé que le changement dans l'exécution de la peine auquel avait procédé le juge des mineurs était possible et que le principe de proportionnalité avait été respecté. En effet, la sanction avait été transformée en une journée de prestation personnelle sur un samedi, conformément au souhait du mineur qui ne voulait pas manquer des heures de cours. Cette motivation est suffisante sous l'angle du droit d'être entendu et le recourant l'a comprise dans la mesure où il la conteste dans son recours. Mal fondé, son grief doit être rejeté.