Citation: 9C_504/2023 E. 5.1.2

5.1.2. Contrairement à ce qu'allègue le recourant, le revenu sans invalidité pris en compte en l'espèce ne correspond pas au salaire obtenu concrètement en qualité de menuisier ou d'aide-menuisier mais à une valeur statistique ressortant de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (valeur centrale pour 2018, tenant compte de l'évolution jusqu'en 2020, concernant des tâches simples accomplies par des hommes). Il est vrai que le revenu sans invalidité s'évalue en principe en fonction du dernier salaire obtenu avant l'atteinte à la santé. Des exceptions à ce principe peuvent toutefois être admises, en particulier dans des cas où le temps écoulé depuis l'obtention de ce dernier salaire est important. La référence à des données statistiques est alors conforme au droit (cf. arrêt I 408/05 du 18 août 2006 consid. 4.4.1). Etant donné qu'il s'était écoulé près de huit ans entre la fin de la dernière activité lucrative et la naissance éventuelle du droit à une rente, on ne peut valablement reprocher aux premiers juges de s'être écartés du dernier salaire réalisé pour se référer à des données statistiques. La référence à de tels données était d'autant plus justifiée que la situation professionnelle de l'assuré lors de la survenance de l'atteinte à la santé n'était pas claire. Celui-ci pratiquait effectivement depuis une année en Suisse une activité de menuisier ou d'aide-menuisier pour laquelle il ne détenait pas de certificat de capacité, alors qu'il en était titulaire pour la profession de carrossier. Antérieurement, il avait exercé plusieurs années à l'étranger l'activité de pilote d'hélicoptère dont on ignore tout des raisons pour lesquelles il y avait mis un terme. En se limitant à rappeler la règle générale relative à la détermination du revenu sans invalidité, le recourant ne démontre pas en quoi seule la prise en compte du salaire de pilote d'hélicoptère serait conforme au droit en l'espèce, et on ne voit pas que tel serait le cas au regard de la jurisprudence. Il n'explique par ailleurs pas en quoi cette prise en compte serait susceptible d'influer sur le sort de la cause au sens de l'art. 97 al. 2 LTF. Son grief est dès lors mal fondé.