Citation: 5A_433/2020 E. 8.3

8.3. Il convient en premier lieu de constater que la recourante se plaint uniquement de la manière dont ses conclusions ont été interprétées sans toutefois citer de dispositions légales qui auraient été violées ni soulever un quelconque grief d'arbitraire, de sorte que sa critique ne satisfait déjà pas aux conditions de l'art. 106 al. 2 LTF pour ce motif. Quoi qu'il en soit, on ne discerne de toute façon pas d'arbitraire dans la motivation cantonale. En effet, contrairement à ce que soutient la recourante, la Juge déléguée n'a pas ignoré cette conclusion puisqu'elle s'y réfère au considérant 9.3.2 de l'arrêt querellé mais l'a toutefois écartée au motif que la recourante n'avait consacré aucun développement dans son mémoire à la clé de répartition du disponible des parties fixé à 60% en faveur de l'intimé et 40% pour la recourante par la première juge. Elle n'avait donc une nouvelle fois pas satisfait à son devoir de motivation de l'appel. En outre, pour la période du 1er juin au 31 juillet 2019, la recourante soutient devant la Cour de céans avoir conclu au versement d'une contribution mensuelle de 700 fr. et, en sus, de la moitié du disponible de l'intimé à savoir 3'882 fr. 65. Or, à la lecture de son mémoire d'appel, il apparaît qu'elle concluait qu'il soit dit et constaté que " tout excède (sic) de salaire de Monsieur B.________ soit partagé par moitié entre les époux et parents de D.________ ". Il ne ressort ainsi pas clairement dudit texte que par " excès de salaire " elle entendait le disponible de l'intimé après paiement de ses charges, une telle expression pouvant tout aussi bien faire référence à d'éventuels primes et bonus futurs. Au demeurant, contrairement aux exigences en la matière, cette conclusion n'était pas chiffrée dans son appel et ni la motivation de cette dernière écriture ni sa réponse à l'appel de l'intimé ne permettent de comprendre quel était le montant requis (cf. ATF 137 III 617 consid. 4.5.3; arrêt 5A_713/2012 du 15 février 2013 consid. 4.1). En conséquence, rien ne permet de considérer que le montant de 700 fr. devait être cumulé à la moitié de la quotité disponible de l'intimé comme le prétend désormais la recourante. Ce montant aurait tout aussi bien pu être requis à titre de pension mensuelle minimale, la moitié de l'" excès de salaire " de l'intimé constituant dans cette hypothèse la limite supérieure. Quant à la pension allouée pour la période du 1er janvier au 30 mai 2020, la recourante ne s'en prend aucunement à la motivation de la Juge déléguée fondée sur les conclusions qu'elle avait prises en première instance, de sorte que son grief ne satisfait pas au principe d'allégation (cf. supra consid. 2.1).