Citation: U 471/06 05.11.2007 E. 4

Par ailleurs, la juridiction cantonale a nié le droit de l'assuré à des prestations d'assurance avec effet au 24 septembre 2004, motif pris de l'absence d'un lien de causalité naturelle et adéquate entre les troubles perdurant au-delà de cette date et l'accident. 4.1 En matière de lésions du rachis cervical par accident de type « coup du lapin », de traumatisme analogue ou de traumatisme cranio-cérébral, sans preuve d'un déficit fonctionnel organique, l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'accident et l'incapacité de travail ou de gain doit en principe être reconnue en présence d'un tableau clinique typique présentant de multiples plaintes (maux de tête diffus, vertiges, troubles de la concentration et de la mémoire, nausées, fatigabilité, troubles de la vue, irritabilité, dépression, modification du caractère, etc.). Encore faut-il que l'existence d'un tel traumatisme et de ses suites soit dûment attestée par des renseignements médicaux fiables (ATF 119 V 335 consid. 1 p. 337 s.). Il faut en outre que, médicalement, les plaintes puissent être attribuées de manière crédible à une atteinte à la santé; celle-ci doit apparaître, avec un degré de vraisemblance prépondérante, comme la conséquence de l'accident (ATF 117 V 359 consid. 4b p. 360). 4.2 Le tribunal cantonal a considéré que le statu quo ante vel sine était atteint le 24 septembre 2004, du moment que l'événement du 20 janvier 2003 n'avait pas laissé subsister de séquelles importantes et durables. En effet, l'assuré n'avait pas subi de perte de connaissance lors de l'accident. Quant au diagnostic posé par le docteur F.________, il consistait en des céphalées tensionnelles de type musculo-ligamentaire après un traumatisme de type wiplash (rapport du 12 mars 2003). D'ailleurs, ce médecin avait encouragé l'assuré à reprendre son activité professionnelle et ses loisirs sportifs le plus rapidement possible. De son côté, le recourant fait valoir que dès la survenance de l'accident, il a présenté une bonne partie des troubles caractéristiques du tableau clinique typique d'un traumatisme cervical, à savoir des maux de tête diffus, des cervicalgies, des troubles de la concentration et de la mémoire, ainsi que des acouphènes apparus toutefois plus tardivement. C'est pourquoi la juridiction cantonale n'était pas fondée à confirmer la suppression du droit aux prestations, du moment que l'intimée n'avait pas apporté la preuve de la disparition du lien de causalité. 4.3 En l'occurrence, il n'est pas possible d'affirmer qu'une bonne partie des plaintes caractéristiques du tableau clinique est apparue dès la survenance de l'accident. Le recourant s'est plaint d'abord de céphalées et de tensions dans la nuque (cf. les rapports du docteur F.________ des 12 mars et 22 décembre 2003, ainsi que le « questionnaire pour l'éclaircissement des cas de la colonne cervicale » rempli sur la base des informations du recourant le 26 mars 2003). C'est seulement les 14 septembre et 21 octobre 2004, soit vingt mois environ après l'accident, qu'il a été fait état pour la première fois d'une perte de mémoire (rapport du docteur P.________ du 14 septembre 2004), respectivement d'un trouble de la concentration (mémoire d'opposition du 21 octobre 2004). Or, si la jurisprudence relative aux lésions de type « coup du lapin » exige que les troubles à la nuque ou à la colonne cervicale se manifestent dans la période de 72 heures suivant l'accident pour qu'un lien de causalité naturelle puisse être admis, il n'est pas nécessaire, en revanche, que les autres troubles caractéristiques du tableau clinique apparaissent dans ce laps de temps (SVR 2007 UV no 23 p. 75, consid. 5, U 215/05). Dans ces conditions, on ne peut se rallier au point de vue de la juridiction cantonale, selon lequel le lien de causalité naturelle entre les troubles perdurant au-delà du 24 septembre 2004 et l'accident doit être nié au seul motif que l'accident n'a pas laissé subsister de séquelles importantes et durables.