Citation: 2C_170/2018 E. 4.4.2

4.4.2. Le recourant fait aussi valoir que le délai général de cinq ans qui lui est opposé depuis l'entrée en force de la décision de refus aura, selon toute probabilité, pour conséquence de lui faire perdre tout droit au regroupement familial, puisque, selon l'art. 47 al. 1 et 3 let. a LEtr, le regroupement familial doit être demandé dans les cinq ans après l'établissement du lien familial, soit, dans son cas, dans les cinq ans à compter du 6 février 2015. Là encore, l'argument ne remet pas en cause l'absence de modification notable des circonstances et le fait que le recourant n'a pas quitté la Suisse, de sorte qu'il ne lui est d'aucun secours. Au surplus, dès lors que le recourant a déjà déposé une première demande d'autorisation de séjour dans le délai de l'art. 47 al. 1 et 3 let. a LEtr, ce délai ne lui sera pas opposé à l'avenir. Estimer que les autorités n'auraient pas à examiner de nouvelles demandes d'autorisation de séjour passé le délai de cinq ans à compter de l'établissement du lien familial reviendrait à vider de sa substance la jurisprudence relative au droit de déposer et de voir examiner une nouvelle demande d'autorisation de séjour une fois que l'étranger a fait ses preuves dans son pays d'origine ou de séjour pendant environ cinq ans. La position du recourant ne peut donc pas être suivie. Enfin, la situation d'incertitude juridique dans laquelle le recourant dit se trouver faute de savoir à quel moment une nouvelle demande d'autorisation de séjour sera examinée au fond n'est pas la conséquence des règles exposées ci-avant comme il le prétend, mais de son comportement. En tout état, elle n'est pas susceptible de constituer un motif d'entrée en matière sur la demande actuelle.