Citation: 1C_119/2017 E. 2.3

2.3. Dans un premier moyen, le recourant soutient que l'instance précédente aurait dû admettre l'existence d'une communauté conjugale stable entre les époux, malgré l'absence d'un domicile commun. Il lui reproche notamment d'avoir constaté, de façon manifestement inexacte, qu'il n'aurait jamais allégué devant le SEM avoir maintenu une véritable communauté conjugale après la séparation intervenue en juin 2015. Il se prévaut à cet égard des nombreux contacts téléphoniques entre les époux, mais également des activités communes qu'ils partagent comme le jardinage, des repas, la politique et la participation à des manifestations publiques; il se réfère en outre aux courriers de tiers attestant que les époux continuaient d'avoir des activités communes. Le Tribunal administratif fédéral a certes constaté que les intéressés, une fois séparés, avaient maintenu des contacts réguliers (cf. notamment les relevés de communication de l'abonnement de téléphone de l'intéressé versés au dossier par pli du 5 août 2016), que le recourant avait soutenu les activités politiques de son épouse (cf. les observations du 15 septembre 2015 p. 2 in fine), qu'ils faisaient du jardinage ensemble (cf. le procès-verbal de l'audition de son épouse du 12 janvier 2016 p. 4 pt. 7), qu'ils partageaient des repas et d'autres loisirs (cf. les lettres de soutien du 11 juillet 2016). Toutefois, force est d'admettre, avec l'instance précédente, que les liens que les époux ont conservé ne sauraient être assimilés à ceux d'une véritable communauté conjugale au sens de l'art. 27 LN. Contrairement à ce que soutient le recourant, le Tribunal administratif fédéral pouvait sans arbitraire tenir compte du fait que les époux n'avaient jamais allégué, durant la procédure devant le SEM, avoir maintenu, malgré l'existence de domiciles séparés, une communauté conjugale stable et effective au sens de la jurisprudence précitées (cf. courriers du recourant des 15 septembre 2015 et 18 février 2016; procès-verbal d'audition de l'épouse du 12 janvier 2016). De plus, l'épouse du recourant a notamment déclaré que si celui-ci devenait autonome financièrement et qu'il trouvait un travail fixe et stable, ils pourraient rediscuter de la reprise de la vie commune. On ne saurait, dans ces circonstances, considérer que les époux avaient manifestement une volonté commune et intacte de maintenir une communauté conjugale. De plus, la conception du mariage, protégée par le législateur, implique notamment un devoir d'assistance mutuelle entre les époux; en l'occurrence, une union stable et effective imposerait à ces derniers de s'entraider plutôt que de chercher à contourner les règles sur le droit aux prestations sociales. Enfin, quoi qu'en pense le recourant, le fait que le domicile des époux serait géographiquement proche (1 km) et que son appartement serait un ancien garage est sans pertinence. Ne sont pas non plus décisives les lettres de tiers attestant que les époux continuaient d'avoir des activités communes. Le Tribunal administratif fédéral n'a donc pas violé le droit fédéral en considérant que les intéressés n'avaient pas maintenu une communauté conjugale au sens de l'art. 27 LN après leur séparation intervenue en juin 2015.