Citation: 1B_388/2020 E. A

Le 20 mars 2019, le Ministère public cantonal Strada a ouvert une instruction pénale contre A.________ pour avoir notamment commis de nombreux vols par effraction dans la région de la Riviera vaudoise. Me Cinzia Petito a été désignée comme défenseur d'office du prévenu. Par acte d'accusation du 30 décembre 2019, le Ministère public a renvoyé A.________ en jugement devant le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de l'Est vaudois pour vol par métier, subsidiai rement vol, tentative de vol, recel, dommages à la propriété, violation de domicile, infractions à la loi fédérale sur les armes et à la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration et contravention à la loi fédérale sur les stupéfiants. Une première audience de jugement fixée les 27 et 28 avril 2020 a été renvoyée à la demande du prévenu au motif qu'il était dans l'attente d'une décision de la juridiction cantonale de recours sur la question de la licéité de ses conditions de détention. Une deuxième audience agendée le 5 juin 2020 a été renvoyée à la requête de la défense qui entendait recourir auprès du Tribunal fédéral contre l'arrêt rendu à ce propos par la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal le 8 mai 2020. Le 11 juin 2020, le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Vaud a ordonné la prolongation de la détention pour des motifs de sûreté de A.________ pour une durée maximale de quatre mois. Statuant le 6 juillet 2020 sur recours du prévenu, la Chambre des recours pénale a réformé cette ordonnance et a fixé l'échéance maxi male de la prolongation au 12 août 2020. Elle a invité le Tribunal correctionnel à tenir les débats de première instance dans ce délai, même si aucune décision définitive n'était rendue dans l'intervalle sur le caractère licite ou illicite des conditions de détention du prévenu. Le 7 juillet 2020, la Présidente du Tribunal correctionnel a fixé d'office les débats de la cause au 31 juillet 2020. Le 9 juillet 2020, Me Cinzia Petito a informé le tribunal qu'elle était en vacances jusqu'au 6 août 2020, que son collaborateur Me Sébastien Scharl avait un cours de répétition du 27 juillet au 7 août 2020 et que son client refusait d'être défendu par un avocat-stagiaire; elle a requis le report de l'audience à une date ultérieure. Le 10 juillet 2020, la Présidente du Tribunal correctionnel a refusé de renvoyer les débats au vu de l'arrêt rendu le 6 juillet 2020 par la Chambre des recours pénale et a imparti un délai échéant le même jour, à 16h00, à Me Cinzia Petito pour lui indiquer si celle-ci ou un autre collaborateur de l'étude se rendait disponible pour l'audience faute de quoi elle serait contrainte de la relever de son mandat et de désigner un autre défenseur d'office. Le même jour, Me Cinzia Petito a signal é à la présidente que ses disponibilités n'avaient pas été prises en considération pour fixer les débats comme le prévoyait l'art. 202 al. 3 CPP et précisé que dans l'hypothèse où l'audience de jugement serait maintenue, son avocat-stagiaire Me Matia Trosic, qui disposait d'une très bonne connaissance du dossier, s'y rendrait pour assurer la défense du prévenu. Par courrier du 13 juillet 2020, la Présidente du Tribunal correctionnel a informé Me Cinzia Petito que l'audience était maintenue compte tenu de l'arrêt du 6 juillet 2020 lui imposant de fixer d'office l'audience selon l'agenda du tribunal et lui a imparti un délai au 20 juillet 2020 pour lui retourner l'attestation signée par A.________ indiquant qu'il acceptait d'être défendu par l'avocat-stagiaire de l'étude. Le 20 juillet 2020, Me Cinzia Petito a inform é la présidente que son mandant maintenait son refus d'être défendu par un avocat-stagiaire lors des débats et qu'il s'opposait à ce qu'elle soit relevée de sa mission de défenseur d'office à moins de dix jours de l'audience de jugement fixée unilatéralement. Elle a ajouté que son secrétariat se tenait à disposition pour lui communiquer ses disponibilités ainsi que celles de son collaborateur.