Citation: 4A_556/2018 E. 4.5.2

4.5.2. Au demeurant, à supposer que le Président n'ait pas écarté implicitement les arguments invoqués par le recourant, l'on devrait de toute manière nier l'existence d'une violation du droit d'être entendu car les moyens soulevés par le recourant n'étaient pas susceptibles d'influencer l'issue du litige. Premièrement, on ne discerne pas en quoi l'erreur commise par le secrétariat du mandataire du recourant justifierait de ne pas appliquer l'art. R51 du Code. Deuxièmement, il n'est pas contesté que le mémoire d'appel a été adressé au TAS par fax en temps utile. En revanche, le recourant n'a pas envoyé la version originale dudit mémoire par voie postale, alors que l'art. R31 al. 3 du Code l'exige pourtant. Dans ces conditions, force est d'admettre que le seul fait pour le recourant d'avoir transmis son mémoire d'appel par télécopie dans le respect du délai n'a aucune incidence sur le sort de la présente cause. Troisièmement, les considérations tout à fait générales émises par le recourant concernant la nature des règles procédurales, le caractère prétendument moins formaliste de la procédure arbitrale ou encore le fait qu'il n'a pas été avantagé procéduralement et que les intimés n'ont subi aucun préjudice lié à la nature du support utilisé pour le dépôt du mémoire d'appel ne sont pas pertinents, étant donné le libellé clair de l'art. R31 al. 3 du Code. Quoi qu'en dise le recourant, les formes procédurales sont nécessaires à la mise en oeuvre des voies de droit pour assurer le déroulement de la procédure conformément au principe de l'égalité de traitement (cf. arrêts 4A_238/2018 du 12 septembre 2018 consid. 5.3; 4A_690/2016 du 9 février 2017 consid. 4.2). Quatrièmement, le fait que la sanction prévue par l'art. R51 du Code puisse avoir des conséquences préjudiciables pour le recourant au regard des circonstances du cas d'espèce ne permet nullement d'écarter l'application de cette disposition. Cinquièmement enfin, le moyen pris d'un formalisme excessif est également mal fondé, comme on le démontrera ci-après (cf. consid. 6). Il s'ensuit le rejet du grief tiré de la violation du droit d'être entendu.