Citation: 1C_355/2019 E. 5.2

5.2. En l'espèce, la cour cantonale a d'abord rappelé que le projet de construction en question avait été adapté à de nombreuses reprises en fonction des préavis de la CMNS et que des modifications avaient été apportées notamment concernant l'implantation dans le terrain et la hauteur du projet qui avait été réduite d'un niveau: une césure de 8 m avait été exigée, créant une interruption visuelle d'un bâtiment qui était à l'origine prévu d'une longueur de 51 m et avait été diminué à 33 m. La Cour de justice a ensuite étudié l'intégration du projet dans le quartier. Elle a relevé à cet égard que le projet était situé en bordure de la zone 4B protégée qui s'étendait depuis la route de Thonon et que sur la parcelle voisine n° 462, sise devant les futures constructions, était érigé un bâtiment de plusieurs logements sur quatre niveaux hors sol d'une surface au sol de 440 m 2. Enfin, à l'instar du Tribunal de première instance, la cour cantonale a exposé les motifs qui lui permettaient de faire prévaloir le préavis favorable de la CMNS sur celui défavorable de la commune. Elle a constaté que le Département n'avait pas excédé ou abusé de son pouvoir d'appréciation en suivant le dernier préavis favorable de la CMNS qui est obligatoire en zone 4B protégée et qui doit veiller à ce que le caractère architectural et l'échelle de l'agglomération soient conservés: c'était à raison que le Département s'était distancé du préavis négatif de la commune, lequel ne saurait être déterminant s'agissant de la question du niveau du rez-de-chaussée qui motive son dernier préavis négatif; celui-ci se heurtait à l'avis spécialisé de la CMNS qui insistait pour que le rez-de-chaussée soit situé au niveau du terrain naturel; de surcroît, le préavis communal avait été tout d'abord favorable, alors même que le projet était plus massif.