Citation: 8C_477/2022 E. 5.2

5.2. Rappelant que le recourant avait démissionné de son emploi de manutentionnaire à temps partiel auprès de C.________ SA le 30 août 2021 pour le 30 septembre 2021 et qu'il avait requis l'indemnité de chômage à partir du 3 décembre 2021, la cour cantonale a retenu que la période au cours de laquelle il aurait dû rechercher un nouvel emploi avait débuté le 3 septembre 2021, soit trois mois avant le début de son inscription au chômage. Or au cours de cette période, il n'avait fait aucune recherche d'emploi. S'agissant des neuf cent soixante-deux offres d'emploi effectuées par le recourant durant le mois d'avril 2021, elles ne pouvaient pas être prises en considération car elles avaient été effectuées en dehors de la période à analyser. Par ailleurs, le dépôt d'une bourse d'études le 28 juillet 2021 ne dispensait pas non plus le recourant d'effectuer des recherches d'emploi avant son inscription au chômage, même s'il ne savait pas encore à quel moment il allait s'inscrire au chômage, dès lors qu'il ne pouvait pas être assuré d'obtenir cette bourse d'études. Le recourant était donc tenu d'assumer une partie du dommage causé à l'assurance, à savoir celui résultant d'une sollicitation des prestations de celle-ci sans efforts préalables pour trouver un emploi. La cour cantonale a en outre confirmé la durée de la suspension fixée à douze jours par l'autorité intimée. Elle a considéré que cette sanction respectait le barème prévu par l'art. 45 al. 3 OACI pour une faute légère et qu'elle n'apparaissait en outre pas disproportionnée, compte tenu de l'absence totale de recherches d'emploi effectuées durant les trois mois précédant l'inscription au chômage.