Citation: 1A.49/2004 31.08.2004 E. A

Le 18 octobre 1996, le département valaisan des travaux publics (devenu le Département des transports, de l'équipement et de l'environnement - DTEE) a mis à l'enquête les plans du projet d'exécution de la route principale A 509 (actuellement H 509), reliant la route cantonale T9 aux abords de Gampel/Steg. Située sur le territoire des communes de Steg, Hohtenn et Niedergesteln, cette route d'environ 3 km quitte la T9 en direction du nord, enjambe le Rhône et contourne à l'est les bâtiments d'Alusuisse pour rejoindre la route Steg-Niedergesteln; après environ 1,5 km, elle emprunte un tunnel qui aboutit au nord de Steg. Ce tronçon est destiné à contourner les villages de Gampel et de Steg, à desservir les installations d'Alptransit et à relier la future station de chargement de Steg avec le réseau routier de la vallée du Rhône. Le projet a suscité l'opposition notamment de Pro Natura, Ligue suisse pour la protection de la nature (Pro Natura), de l'Association transports et environnement (ATE) et du WWF Suisse (WWF); ceux-ci s'opposaient à la construction d'un nouveau viaduc sur le Rhône impliquant une atteinte massive à la nature et au paysage, alors que le tracé pouvait emprunter le pont existant en aval, à l'embouchure de la Lonza. Un projet de déplacement d'une conduite de gaz de la société Swissgaz S.A., imposé par le projet de route sur une longueur d'environ 100 m, a lui aussi fait l'objet d'une opposition, levée le 29 mars 1999 par l'Office fédéral de l'énergie (OFEN). Les opposants ont saisi le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). Par arrêté du 7 juillet 1999, le Conseil d'Etat a rejeté les oppositions relatives au projet routier; deux principales variantes de tracés avaient été examinées dans le rapport d'impact du mois d'août 1996. La variante A par l'ouest nécessitait la construction d'un pont, d'un tunnel et d'importants ouvrages; elle se révélait coûteuse, trop proche du village et sans avantages du point de vue de la protection de la nature. La variante B en tunnel le long de la Lonza était trop proche des habitations. Elle posait des problèmes de sécurité et n'était pas idéale financièrement. La variante retenue était la meilleure parmi les différentes possibilités de contournement par l'est. Le 24 août 1999, le DTEE a autorisé l'essartage de 9612 m2 de végétation des rives du Rhône en vue de la réalisation du projet. Le 27 août suivant, le Département cantonal de la sécurité et des institutions (DSI) a délivré l'autorisation relative à l'intervention sur les eaux, au sens de l'art. 8 de la loi fédérale sur la pêche. Le 1er septembre 1999, l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage (OFEFP) a autorisé un défrichement d'une surface totale de 14711 m2, décision contre laquelle l'ATE, Pro Natura et le WWF ont également recouru auprès du DETEC. Le 18 avril 2000, le Conseil d'Etat a rejeté le recours - transmis par le Tribunal administratif - dirigé contre les décisions des 24 et 27 août 1999 du DTEE et du DSI.