Citation: U 94/00 02.11.2000 E. 1

b) Cela étant, il faut examiner si la juridiction cantonale était fondée à nier l'existence d'un lien de causalité adéquate entre cet événement et les troubles constatés. Selon la jurisprudence, l'existence d'un tel lien doit être appréciée à la lumière des principes applicables en cas de troubles du développement psychique consécutifs à un accident, lorsque des lésions appartenant spécifiquement au tableau clinique des séquelles d'un accident de type «coup du lapin» à la colonne cervicale, bien qu'en partie établies, sont toutefois reléguées au second plan en raison de l'existence d'un problème important de nature psychique (ATF 123 V 98). En l'espèce, le recourant qui circulait au volant de sa voiture a été victime d'une collision frontale avec un véhicule dont le conducteur était en état d'ivresse. Cet accident doit être rangé dans la catégorie des accidents de gravité moyenne. En effet, bien qu'il s'agisse d'une collision frontale, l'événement en cause ne saurait être qualifié de grave, dans la mesure où les véhicules roulaient à une vitesse modérée au moment de l'accident. Par ailleurs, l'analyse des critères objectifs posés par la jurisprudence en matière de troubles du développement psychique consécutifs à un accident de gravité moyenne (cf. ATF 115 V 138 ss consid. 6 et 407 ss consid. 5) ne permet pas de conclure, en l'espèce, à l'existence d'une relation de causalité adéquate entre l'événement en cause et les troubles existant après le 31 décembre 1997. En particulier, l'accident et les circonstances concomitantes apparaissent dénués de tout caractère particulièrement impressionnant ou particulièrement dramatique. Par ailleurs, aucun des autres critères posés par la jurisprudence n'est réalisé en l'espèce. En effet, les lésions physiques ne sauraient être considérées comme particulièrement graves. Quant à la durée de l'incapacité de travail due aux lésions physiques, elle n'apparaît pas particulièrement longue, étant donné que le recourant a été jugé apte à reprendre le travail à 100 % dès le 25 novembre 1996 et que les troubles psychiques ont eu assez tôt une influence déterminante sur sa capacité de travail. Cela étant, le caractère adéquat du lien de causalité entre l'accident survenu le 12 octobre 1996 et les troubles existant après le mois de décembre 1997 doit être nié. L'intimée était dès lors fondée, par sa décision du 1er février 1999, à supprimer le droit du recourant à des prestations d'assurance à partir du 1er janvier 1998. Le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle ainsi mal fondé.