Citation: 1F_5/2023 E. 2.3

2.3. Ces questions peuvent toutefois demeurer indécises. En effet, à teneur du procès-verbal précité, le requérant s'engage irrévocablement à quitter la villa au 30 septembre 2024; la transaction est susceptible d'exécution directe et la constructrice est autorisée à en obtenir l'exécution forcée. Dans la mesure où une prolongation est accordée, la constructrice s'engage pour sa part à ne pas commencer les travaux de démolition et de construction contre lesquels le requérant avait recouru. Dès lors, si le Tribunal fédéral avait été nanti de cette pièce au moment de statuer, il aurait également considéré que le recourant n'avait pas d'intérêt à recourir puisque l'admission de son recours n'aurait rien changé à son obligation de quitter les lieux et que la constructrice ne pouvait rien entreprendre avant la date fixée. Le requérant affirme qu'il pourrait, en cas d'admission de son recours, obtenir une nouvelle prolongation de son bail. Il méconnaît ainsi que la transaction du 18 novembre 2022 est assimilée à un jugement entré en force et exécutoire. Il soutient encore qu'au cas où il devrait quitter la villa qu'il occupe, il ne serait pas exclu qu'il s'installe dans le voisinage. Une telle hypothèse (qui est d'ailleurs sans rapport avec la pièce fondant la demande de révision) ne suffirait toutefois pas à fonder sa qualité pour recourir, laquelle doit reposer sur des indices à tout le moins concrets.