Citation: I 673/03 10.12.2004 E. 4

4.1 Dans un second moyen, le recourant conteste le montant du revenu d'invalide retenu dans le calcul du degré d'invalidité. Il fait notamment grief à l'administration et aux premiers juges d'avoir pris en considération un revenu d'invalide correspondant au gain moyen de quatre descriptions de postes de travail. 4.2 Au titre de revenu d'invalide, l'administration et les premiers juges ont en effet retenu un gain moyen de 22'245 fr. correspondant à l'exercice à 50 % d'une activité adaptée à l'état de santé de l'intéressé telle que caissier vendeur dans une station service, gardien de parking, aide-magasinier ou vendeur de voitures. Comme le relève à juste titre le recourant, il convient en l'espèce de se fonder sur les salaires qui ressortent des enquêtes statistiques officielles (ESS) (ATF 126 V 76 consid. 3b/aa et bb). Est alors déterminante la valeur centrale de la statistique des salaires bruts standardisés (ATF 124 V 323 consid. 3b/bb; VSI 1999 p. 182). Le montant obtenu sera le cas échéant encore réduit en fonction des empêchements propres à la personne de l'invalide, par exemple certaines limitations liées au handicap, à l'âge, à la nationalité, à la catégorie de permis de séjour ou au taux d'occupation. Il n'y a toutefois pas lieu d'opérer des déductions distinctes pour chacun des facteurs entrant en considération, mais il convient plutôt de procéder à une évaluation globale des effets de ces facteurs sur le revenu d'invalide, compte tenu de l'ensemble des circonstances du cas concret. La jurisprudence n'admet pas de déduction globale supérieure à 25 % (ATF 126 V 78 consid. 5). En l'occurrence, le salaire de référence est celui auquel peuvent prétendre, en 2000, les hommes effectuant des activités simples et répétitives dans le secteur privé, à savoir 4'437 fr. par mois (ESS, 2000, TA1, p. 31, niveau de qualification 4). Au regard du large éventail d'activités simples et répétitives que recouvrent les secteurs de la production et des services, on doit en effet convenir qu'un certain nombre d'entre elles sont légères et donc adaptées aux affections du recourant. Comme les salaires bruts standardisés tiennent compte d'un horaire de travail de 40 heures, soit une durée hebdomadaire inférieure à la moyenne usuelle dans les entreprises en 2000 (41,8 heures; La Vie économique 3/2001, p. 100, tableau B9.2), ce montant doit être porté à 4'636 fr. ([4'437 fr. x 41,8] : 40), correspondant à un revenu annuel de 55'632 fr. Compte tenu de la capacité résiduelle de travail de l'assuré (50 %), il en résulte un salaire annuel hypothétique de 27'816 fr. Eu égard à l'âge de celui-ci (né en 1948) et au fait qu'il ne peut plus accomplir des travaux lourds, il y a lieu de procéder à une réduction globale de 15 % du revenu d'invalide (cf. ATF 126 V 75 ss). Celui-ci s'élève par conséquent à 23'643 fr. 4.3 En comparant ce gain avec le revenu que le recourant aurait réalisé en 2000 sans invalidité, soit 61'750 fr. - montant non contesté - , on obtient une perte de gain de 38'107 fr. correspondant à un degré d'invalidité de 61,71 % (arrondi à 62 %, cf. ATF 130 V 121) n'ouvrant pas droit à une rente entière. Si l'on se fondait sur des données existant au moment de l'ouverture théorique du droit à la rente (ATF 129 V 222, 128 V 174), de même qu'en procédant à un abattement de 20 % sur le revenu d'invalide (cf. ATF 126 V 78 consid. 5) - ce qui constituerait un maximum dans le cas d'espèce - , on n'aboutirait pas à un résultat sensiblement différent, propre à ouvrir droit à une rente entière.