Citation: 1B_145/2023 E. 3.2

3.2. Dans leurs premières écritures, ni le recourant ni son avocate ne semblent contester l'existence de charges suffisantes. Le recourant affirme cependant que le Ministère public aurait présenté les faits de manière unilatérale et accusatoire, ne permettant pas d'établir la vérité et nécessitant un complément d'enquête. A supposer qu'il faille y voir une contestation de l'existence de charges suffisantes, le grief ne serait pas suffisamment motivé au regard des exigences de l'art. 42 al. 2 LTF. Ce n'est qu'en réplique que le recourant, par son avocate, conteste de manière suffisamment motivée l'existence de charges à son encontre. Une telle argumentation, qui n'a pas été présentée dans le délai de recours, est toutefois irrecevable. En effet, selon la jurisprudence, le droit de réplique n'a pas vocation à permettre à la partie recourante de présenter des arguments nouveaux ou des griefs qui auraient déjà pu figurer dans l'acte de recours lui-même (cf. ATF 143 II 283 consid. 1.2.3; arrêt 1C_237/2021 du 4 janvier 2023 consid. 1.3). Quoi qu'il en soit, malgré ses dénégations, le recourant est clairement mis en cause par la victime, qui a déclaré avoir été agressée après avoir refusé de participer à un vol; le recourant l'aurait en outre menacée de la "découper en morceaux". Les autres personnes présentes sur les lieux n'ont pas assisté directement à l'agression mais ont entendu des voix et constaté la présence de traces de sang que le recourant a nettoyées. A ce stade de l'enquête, les charges sont suffisantes.