Citation: 9C_676/2018 E. 3.1

3.1. Se référant à un arrêt qu'elle a rendu le 2 mai 2017 dans une cause opposant le recourant à la CNA, la juridiction cantonale a constaté que l'assuré souffrait d'une affection psychiatrique ("dystonie psychogène, autrement appelée trouble fonctionnel ou trouble dissociatif mixte"). Elle avait alors statué sur un recours contre une décision sur opposition de la CNA du 21 décembre 2015 concernant la prise en charge de frais de traitement et la révision du droit à la rente d'invalidité (de 16 %), reconnue au recourant à partir du 1er août 2011 (décisions de la CNA des 26 août 2011 et 22 septembre 2014). Elle avait considéré que l'affection psychiatrique n'était pas en lien de causalité adéquate avec l'accident du 9 septembre 2009, de sorte qu'elle n'entraînait aucune prise en charge de la part de la CNA. Les premiers juges ont retenu que le diagnostic psychique alors reconnu rejoignait celui posé par le docteur E.________, qui avait fait état d'un trouble de conversion (F44). Selon eux, comme leur arrêt du 2 mai 2017 n'avait pas été contesté par le recourant, il y avait lieu d'admettre que "la présence de cette affection psychiatrique était bien présente et admise par le recourant à cette époque déjà". Elle ressortait également d'une expertise de la CRR du 17 avril 2014. Aussi, l'assuré présentait bien une importante auto-limitation de ses mouvements qui trouvait son origine à la fois dans des troubles de nature psychique et dans une attitude de manque de confiance et de revendication envers le corps médical. Cependant, de l'avis des premiers juges, ces troubles avaient déjà été mis en évidence "tout au long des diverses instructions à la base de ce dossier complexe", de sorte qu'ils n'étaient pas nouveaux et ne justifiaient pas d'entrer en matière sur la nouvelle demande du recourant.