Citation: 8C_891/2012 E. 7.2

7.2. Déterminer si un assuré est disposé à suivre un cours (supra consid. 4) est une question de fait. Le recourant ne parvient pas à démontrer le caractère arbitraire des constatations de fait de la juridiction cantonale. Sur ce point, son argumentation tend plutôt à substituer sa propre appréciation à celle de l'autorité précédente. En ce qui concerne les faits susceptibles, selon lui, de nier l'aptitude au placement de l'assuré, on ne voit pas en quoi l'horaire des cours théoriques et pratiques de l'assuré l'aurait empêché de mettre en tout temps un terme à sa formation s'il trouvait un emploi. Quant au fait que l'assuré ne recherchait que des emplois à plein temps, il constitue plutôt un indice supplémentaire que l'intimé privilégiait une proposition d'emploi par rapport à sa formation. Au demeurant, l'intimé n'a pas limité ses recherches d'emploi dans le domaine informatique (cf. jugement attaqué, p. 21). Enfin, on précisera que l'autorité cantonale ne s'est pas uniquement fondée sur les déclarations de l'intimé mais qu'elle a également tenu compte d'autres éléments objectifs (recherches d'emploi de l'assuré pendant sa formation, coût de la formation, déclarations de témoins) pour en déduire, au degré de la vraisemblance prépondérante, que l'intimé a toujours donné la priorité à la reprise d'une activité lucrative plutôt qu'à sa formation. Les affirmations du recourant, de nature appellatoire, ne permettent pas de s'écarter des faits retenus par la juridiction cantonale. En tant qu'il conteste l'aptitude au placement de l'intimé à partir du 20 septembre 2010, le recours se révèle dès lors mal fondé.