Citation: 2C_1004/2018 E. 7.3.2

7.3.2. Le recourant invoque ensuite un risque pour sa vie en lien avec l'application des règles traditionnelles du Kânun. Il se limite toutefois à exposer de manière générale et abstraite en quoi consiste ce droit coutumier kosovar, sans établir dans quelle mesure il serait concrètement visé par son application en cas de retour. Concernant son propre cas, le recourant se limite du reste à indiquer que, " dès lors que la famille de Monsieur B.________ reste probablement attentive au retour du recourant au pays, il existe un risque réel et concret qu'en cas de renvoi au Kosovo, [sa] vie (...) soit mise en péril " (recours p. 12), ce qui dénote qu'il s'agit là d'une simple probabilité non étayée, ce qui ne suffit pas comme preuve de risque réel. Au surplus, dans une affaire qui portait sur la procédure relative à l'extradition vers le Kosovo d'un ressortissant serbe détenu en Autriche, soupçonné de meurtre aggravé, la CourEDH a conclu à l'absence de violation des art. 2 et 3 CEDH et relevé en particulier que, s'agissant des craintes du requérant de subir une vengeance entre familles, il fallait tenir compte du fait que sa situation était différente de celle de personnes en liberté, du fait qu'il serait en prison et qu'il serait dès lors surveillé par les autorités vingt-quatre heures sur vingt-quatre (arrêt de la CourEDH précité, D.L. c. Autriche du 7 décembre 2017, requête n° 34999/16, § 63).