Citation: 5A_319/2023 E. 5

En l'espèce, les différents griefs soulevés par la recourante sont sans pertinence. Son argumentation sur les séquestres qui auraient ou non été levés par la sentence arbitrale du 12 mai 2022 n'a, en l'état de la procédure, aucun lien avec le prononcé de la faillite, qui résulte de la mise en poursuite préalable de créances de frais et dépens alloués dans des sentences arbitrales incidentes, définitives et exécutoires. En soutenant qu'il faudrait examiner globalement les créances et dettes réciproques des parties lors du prononcé de la faillite, elle méconnaît manifestement le caractère formaliste de cette décision. Par ses développements sur l'abus de droit et le défaut d'intérêt de l'intimée à requérir la faillite, sous prétexte que sa créance serait d'un montant inférieur à la valeur de biens que l'intimée devrait lui restituer, la recourante, à défaut d'arguments juridiques pertinents relatifs aux art. 107, 120 CO et 345 CPC, tente de s'attaquer de manière détournée et par des moyens sans consistance à la motivation de l'autorité cantonale sur l'impossibilité de compenser des créances qui ne sont pas de même nature. Pour ce qui est enfin de son reproche de défaut de motivation (art. 29 al. 2 Cst.), au motif que l'autorité cantonale aurait mal résumé ses explications, il est patent qu'il n'est pas fondé (cf. arrêt attaqué, consid. 7 p. 13: " S'il est certes exact que tant le séquestre italien que le séquestre suisse se fondent sur l'ordonnance de "sequestro conservativo" du 11 décembre 2015 et que le second a été prononcé en complément du premier, [...]."). Il suit de là que, sans lien avec la motivation de l'arrêt attaqué, les griefs de la recourante sont irrecevables (art. 42 al. 2 LTF).