Citation: 5A_149/2021 E. 1.1.1

1.1.1. La décision attaquée annule deux décisions d'avance des frais de liquidation d'une faillite et renvoie les causes à l'office pour qu'il rende de nouvelles décisions dans le sens des considérants. S'agissant de la première décision d'avance de frais, il ressort notamment des considérants de la décision attaquée que la chambre de surveillance a jugé que l'office n'avait à tort pas précisé s'il avait réduit à la quote-part pertinente, soit celle imputable aux seuls lots de la plaignante, le montant mis à la charge de cette dernière. Par ailleurs, la nature et le fonctionnement très spécifiques de la PPE impliquaient que des dépenses considérables et non nécessaires étaient incorporées dans les charges de PPE, de surcroît pour le maintien en état de marche d'installations somptuaires quasiment inutilisées. La chambre de surveillance ne disposait en outre pas de données suffisantes pour chiffrer la part que l'on pouvait imputer à la gérance légale, de sorte qu'elle se limitait à poser les principes de ce qui devait être retenu ou écarté dans le but que l'office rende une nouvelle décision. En résumé, elle a invité l'office à recalculer les frais mis à la charge de la plaignante en application de l'art. 169 LP conformément aux principes posés par elle, étant précisé que, pour certains postes, l'office était aussi enjoint de fixer certaines clés de répartition. S'agissant de la seconde décision d'avance de frais, il ressort notamment des considérants de la décision attaquée que la chambre de surveillance a jugé que l'office n'avait pas procédé à une évaluation assez fine et suffisamment motivée de l'avance de frais requise, de sorte qu'il devait détailler et justifier le montant requis à ce titre, selon les mêmes principes qu'évoqués en lien avec la première décision.