Citation: 8C_71/2024 E. 4

La cour cantonale a écarté l'expertise du docteur C.________ (CEMed), qu'elle a considérée comme peu probante s'agissant de la notion de causalité naturelle. Elle a ensuite constaté que l'expertise des HUG, laquelle répondait aux exigences jurisprudentielles sur la valeur probante des rapports médicaux, retenait le diagnostic de troubles neurologiques d'origine fonctionnelle (sans atteinte objectivable) qui, s'il apparaissait en lien de causalité naturelle avec l'événement du 14 juin 2016, n'était pas en lien de causalité adéquate. Examinant si d'autres avis médicaux versés au dossier faisait état d'un SDRC, les premiers juges ont retenu que l'expert G.________ (CEMEDEX) avait posé ce diagnostic. S'il n'avait certes pas examiné en détail les critères de Budapest, les constatations relevées dans l'expertise étaient, selon les premiers juges, suffisantes pour considérer ces critères comme remplis. Au demeurant, le docteur H.________, spécialiste en anesthésiologie, avait initialement posé ce diagnostic (rapport du 12 décembre 2018), lequel était corroboré, toujours selon les premiers juges, par le fait que différents médecins avaient qualifié la situation de l'intimée d'intrigante ou de curieuse eu égard à la discordance entre la discrétion objective de l'électrisation et l'importance des troubles. Après avoir admis le lien de causalité entre le SDRC et l'événement du 14 juin 2016 à l'aune des critères jurisprudentiels, les juges cantonaux ont considéré que la recourante devait prendre en charge les suites de l'événement au-delà du 8 décembre 2017.