Citation: U 4/06 19.06.2006 E. 6

Reste à examiner si cette maladie ou son aggravation ont une origine professionnelle prépondérante. Dans son rapport du 24 octobre 2003, qui revêt pleine valeur probante (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références), le docteur T.________ a tenu le tabagisme du recourant pour la cause principale de son affection respiratoire. Quant au docteur K.________, s'il a relevé que les substances auxquelles a été exposé l'intéressé durant sa vie professionnelle ont considérablement contribué au développement de la broncho-pneumopathie chronique obstructive, il a toutefois estimé que cette maladie n'était due qu'à raison de 20% à son activité professionnelle. Selon les docteurs L.________ et M.________ de l'Institut universitaire Y.________, cette affection est vraisemblablement liée à un tabagisme important et s'est aggravée par les vapeurs d'HC1 lors du détartrage des chauffe-eau. Il ne ressort toutefois pas de leur examen que le trouble respiratoire diagnostiqué se soit aggravé pour plus de 50 % à la suite de l'inhalation d'acide chlorhydrique. A cet égard, leur confrère T.________ a expliqué de manière convaincante que face à l'effondrement des fonctions pulmonaires, l'assuré n'était plus en mesure de supporter la moindre nuisance respiratoire additionnelle due à un effort physique dans un espace clos et à la présence d'acide chlorhydrique dans l'air ambiant. Ces éléments ont ainsi joué un rôle de révélateur mais ne sauraient être considérés comme la cause prépondérante de l'atteinte à la santé (rapport du 24 octobre 2003). Au demeurant, un test de provocation au Calcolith a été pratiqué le 3 mars 2003 sans mettre en évidence de réaction brocho-spastique au produit (rapport du docteur C.________ du 30 décembre 2003).