Citation: P 38/04 31.10.2005 E. 3

3.1 La juridiction cantonale a retenu, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral des assurances, que le recourant n'avait pas informé l'OCPA de son absence prolongée - de plus de deux mois - de Z.________ en 1998, ni de son changement d'adresse à l'intérieur du canton, quand bien même il avait été informé, au moment de déposer sa demande de prestations, de son obligation de communiquer à l'administration tout changement de sa situation. Par ces omissions, le recourant avait commis une négligence grave qui excluait toute bonne foi. Pour l'essentiel, celui-ci allègue n'avoir fait que de brefs séjours en France au cours de l'année 1998 qui n'ont pas dépassé deux mois au total. Il indique par ailleurs avoir communiqué son changement d'adresse à La Poste en septembre 1998 et avoir cru par la suite qu'il avait en fait effectué cette démarche auprès de l'OCPA. Tout en admettant n'avoir pas donné les informations nécessaires à l'administration, il invoque des troubles de la concentration et de la mémoire liés à son âge et son état de santé. 3.2 Compte tenu du pouvoir d'examen limité dont jouit la Cour de céans (supra consid. 1.1), les allégations du recourant ne permettent pas de considérer que les premiers juges auraient constaté les faits de manière manifestement inexacte ou incomplète. Il est établi, notamment au regard des déclarations du recourant au cours de l'enquête initiée par l'OCPA en mai 1999, que son épouse et lui ont séjourné hors du canton de Genève pendant plusieurs mois en 1998. Sur ce point, le recourant n'apporte aucun élément nouveau, dont la juridiction cantonale n'aurait pas tenu compte, susceptible d'étayer ses affirmations quant aux activités et séjours effectués pendant cette année. En ce qui concerne par ailleurs le changement d'adresse, quand bien même le recourant aurait confondu les destinataires de cette modification en septembre 1998, il aurait pu et dû s'apercevoir au plus tard au début du mois de janvier 1999 que l'OCPA n'en avait pas été informé. Le 5 janvier 1999, l'administration lui a en effet notifié une décision à l'adresse à la rue X.________, à laquelle il a réagi par courrier du 28 janvier suivant, en indiquant comme expéditeur «B.________, case W.________, Genève, rue X.________». Au vu de cette correspondance, on constate avec les premiers juges que le recourant a sciemment passé sous silence le changement de domicile survenu en novembre 1998, sans que ses allégations, liées à des troubles de mémoire et de concentration, n'apparaissent convaincantes. Le recourant était du reste conscient de l'importance que pouvait avoir une modification de l'état des charges ou de la fortune des époux sur les prestations dues, puisqu'il admet ne pas avoir «osé parler» à l'OCPA de la contribution apportée à un ami dont il indique s'être occupé avec son épouse en 1998. Par conséquent, l'omission de la part du recourant d'informer l'OCPA des changements dans sa situation personnelle relève d'une négligence grave, de sorte que sa bonne foi doit être niée. Dans la mesure où il est recevable, le recours se révèle ainsi mal fondé.