Citation: 1B_166/2020 E. 3.2

3.2. Se prévalant d'arbitraire, le recourant se plaint que l'instance précédente n'a pas tenu pour établi que l'intimé l'avait traité de "menteur pathologique", le 4 décembre 2019, lors de son audition par la police. Si l'intimé avait certes admis dans ses déterminations qu'au vu des questions de plus en plus précises posées par les enquêteurs, il avait sollicité une suspension de l'audition pour converser avec le recourant au sujet de certaines de ses déclarations, que ce dernier avait par la suite rectifiées, l'intimé n'avait pas pour autant reconnu avoir utilisé le terme de "menteur" à l'égard de son client. Rien de tel ne ressortait non plus du procès-verbal de l'audition en question. Il n'était enfin nullement établi que, comme le soutenait le recourant, son défenseur d'office l'avait "invité à s'auto-incriminer dans une large mesure, afin d'aller dans le sens des enquêteurs" (cf. ordonnance attaquée, p. 6, 2ème paragraphe). Cela étant, en tant que le recourant reproche à la cour cantonale de s'être insuffisamment renseignée, celle-ci pouvait néanmoins écarter sans arbitraire, dans le cadre d'une appréciation anticipée des preuves (cf. ATF 141 I 60 consid. 3.3. p. 64), la mesure d'instruction proposée par le recourant - en l'occurrence la production de tous les courriers qu'il avait échangés avec l'intimé -, étant observé que l'intéressé n'avait pas expliqué en quoi il lui était impossible de faire directement état de ces courriers en procédure, ni en quoi ceux-ci étaient susceptibles de refléter des propos diffamatoires à son égard. De même, en l'absence d'éléments propres à corroborer les allégations du recourant, la cour cantonale ne saurait se voir reprocher une constatation arbitraire des faits en ne retenant pas que l'intimé l'avait traité de "menteur pathologique" lors de l'audition du 4 décembre 2019.