Citation: 6B_900/2021 E. 1.3.2

1.3.2. Pour le surplus, en tant que la recourante se prévaut d'un vice de forme s'agissant de la plainte pénale déposée par l'intimé - qui ne porte pas de signature manuscrite proprement dite, mais uniquement une copie de celle-ci - pour tenter de démontrer que le classement de la procédure s'imposait, il lui est donné acte que la question de la recevabilité de la plainte pénale à cet égard n'a pas été tranchée par la cour cantonale, pas plus qu'elle n'avait fait l'objet de l'ordonnance de classement du ministère public. Cela étant, dans la mesure où la cour cantonale a estimé que c'était au juge du fond qu'il reviendrait de statuer sur ces aspects (cf. ordonnance attaquée, p. 15 s.), on ne distingue toutefois pas à cet égard de déni de justice formel au sens de l'art. 29 al. 1 Cst. Du reste, faute d'épuisement des voies de recours sur cette question précise, le Tribunal fédéral ne saurait entrer en matière sur l'argumentation présentée par la recourante (cf. art. 80 al. 1 LTF), l'examen de tels développements supposant de surcroît qu'il statue sur la base de considérations de fait qui ne peuvent pour partie pas être déduites de l'ordonnance attaquée. A tout le moins, s'il en ressort certes que la plainte pénale ne comportait pas de signature manuscrite, il est relevé que le ministère public n'avait interpellé le conseil de l'intimé sur ce point que le 6 avril 2018, soit après l'échéance du délai de plainte, lequel conseil avait, à cette suite, produit l'original de la plainte le 17 mai 2018. Aussi, dans la mesure également où le ministère public paraît avoir poursuivi l'enquête sans réserve après cette interpellation, on ne voit pas que le vice allégué soit si patent qu'il justifie à ce stade le constat de l'invalidité de la plainte pénale, ni partant celui du défaut d'une condition à l'ouverture de l'action pénale (cf. art. 319 al. 1 let. d CPP).