Citation: 4A_51/2019 E. A

X.________ SA est une société ayant pour but l'exploitation d'un bureau d'architecture, ainsi que l'exercice de toutes les activités y relatives dans le secteur mobilier et immobilier, plus particulièrement l'étude, la construction, l'achat et la vente de tous biens immobiliers. Son siège est à Martigny. Z.________ est titulaire d'un certificat fédéral de capacité (CFC) de dessinateur en génie civil. Dans le cadre de son activité, il a fait la connaissance de A.________. Ce dernier, administrateur de la société U.________ SA, lui a confié, dès 2008, des mandats portant sur la surveillance et la direction des travaux de certains chantiers de dite société. A.________ était également président du conseil d'administration de X.________ SA du 30 juillet 2009 au 2 avril 2013. Il disposait d'un pouvoir de signature collective à deux avec B.________, administrateur et secrétaire. Très satisfait de la gestion des mandats confiés à Z.________, A.________ a présenté ce dernier à B.________ en avril 2010. A la suite d'une entrevue à laquelle ont pris part les trois intéressés, le 24 avril 2010, Z.________ a transmis à X.________ SA un courrier exposant les conditions financières auxquelles il serait disposé à accepter des mandats de sa part. X.________ SA a accepté la proposition faite par Z.________ de fixer les honoraires à 70 fr. l'heure, tous frais compris. Dès le début de leur collaboration, X.________ SA a mandaté Z.________ à plusieurs reprises. Ce dernier a engagé, en octobre 2010, une assistante, C.________, qui l'a secondé dans l'accomplissement des mandats confiés par X.________ SA. Les tâches effectuées par C.________, auxquelles elle avait été formée par son employeur, consistaient principalement en la préparation des procès-verbaux ainsi que le calcul des avant-métrés. Z.________ les a facturées à X.________ SA à un tarif horaire de 45 fr. Il n'a pas discuté de l'engagement de cette assistante et de sa rémunération avec sa mandante. Toutefois, X.________ SA n'ignorait pas qu'il avait engagé une personne pour l'aider dans l'exécution des mandats qu'elle lui avait confiés. Tout au long de l'activité qu'il a déployée pour X.________ SA, Z.________ a tenu un suivi journalier, précis et détaillé de ses prestations et de celles de son employée. Il notait dans des décomptes les chantiers sur lesquels il oeuvrait, la date, l'heure du début et de la fin de son intervention ainsi que la nature du travail fourni. Durant leur collaboration, X.________ SA n'a demandé qu'à une seule reprise à son mandataire de pouvoir consulter les décomptes établis par ses soins. Par ailleurs, elle s'est régulièrement acquittée des montants réclamés par Z.________ entre le mois de mai 2010 et août 2011, sans jamais contester les factures. Par courrier du 1er novembre 2011 adressé aux administrateurs de X.________ SA, Z.________ s'est notamment plaint du retard pris dans le paiement de ses factures. Il a renouvelé cette démarche en février 2012. Les relations entre les parties se sont alors détériorées, celles-ci s'adressant mutuellement divers reproches. Par lettres du 16 mars et du 21 mars 2012, X.________ SA a retiré avec effet immédiat à son mandataire les mandats concernant les chantiers " L.________ ", " M.________ " et " N.________ ".