Citation: 6B_496/2018 E. 1.3

1.3. Indépendamment des conditions posées par l'art. 81 al. 1 LTF, la partie plaignante est habilitée à se plaindre d'une violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel, sans toutefois pouvoir faire valoir par ce biais, même indirectement, des moyens qui ne peuvent être séparés du fond (cf. ATF 141 IV 1 consid. 1.1 p. 5). Selon la jurisprudence, le ministère public peut procéder à certaines vérifications avant de refuser d'entrer en matière. Il peut demander des compléments d'enquête à la police, non seulement lorsqu'il s'agit de compléter un précédent rapport au sens de l'art. 307 CPP, mais aussi lorsque la dénonciation elle-même apparaît insuffisante (art. 309 al. 2 CPP). Il ressort également de l'art. 309 al. 1 let. a CPP que le ministère public peut procéder à ses propres constatations (arrêts 6B_1365/2017 du 27 juin 2018 consid. 3.3; 6B_431/2013 du 18 décembre 2013 consid. 2.2; 1B_526/2012 du 24 juin 2013 consid. 2.2). Cela comprend le droit de consulter les fichiers, dossiers et renseignements disponibles. Il en va de même lorsque le ministère public demande à la personne mise en cause une simple prise de position (arrêts 6B_1365/2017 précité consid. 3.3). Si le ministère public considère ensuite qu'une ordonnance de non-entrée en matière doit être rendue, il n'a pas à informer les parties de son choix puisque l'art. 318 CPP n'est pas applicable dans une telle situation; le droit d'être entendu des parties sera assuré, le cas échéant, dans le cadre de la procédure de recours contre l'ordonnance de non-entrée en matière (cf. art. 310 al. 2, 322 al. 2 et 393 ss CPP). Cette procédure permet aux parties de faire valoir tous leurs griefs - formels et matériels - auprès d'une autorité disposant d'une pleine cognition en fait et en droit (cf. art. 391 al. 1 et 393 al. 2 CPP; arrêts 6B_1365/2017 précité consid. 3.3; 6B_539/2016 du 1er novembre 2017 consid. 2.2.1 et les références citées). Inversement, faute d'ouverture d'instruction, le droit de participer à l'administration des preuves ne s'applique en principe pas (art. 147 al. 1 CPP a contrario; arrêts 6B_886/2017 du 26 mars 2018 consid. 2.3.1; 6B_217/2015 du 5 novembre 2015 consid. 2.2 [non publié aux ATF 141 IV 423]), et ce y compris en cas d'investigations policières diligentées à titre de complément d'enquête requis par le ministère public en vertu de l'art. 309 al. 2 CPP (SCHMID/JOSITSCH, Schweizerische Strafprozessordnung, 3e éd. 2018, n° 3 ad art. 147 CPP). En l'espèce, et quoi qu'en dise le recourant, il ressort du dossier que le Juge des mineurs, en tant qu'autorité de poursuite, respectivement d'instruction (cf. art. 6 al. 1 et 2 DPMin; art. 48 al. 1 de la Loi genevoise d'application du code pénal suisse et d'autres lois fédérales en matière pénale [LaCP; RS/GE E 4 10]), a requis de la police un complément d'enquête en vertu de l'art. 309 al. 2 CPP. Le recourant évoque ainsi à tort l'audition de deux témoins par la police en application l'art. 312 CPP et ne peut en tirer argument en sa faveur. Il découle en outre des développements qui précèdent qu'il ne pouvait, en l'état de la procédure, se prévaloir d'un droit d'interroger les personnes auditionnées, son droit d'être entendu étant suffisamment garanti par la procédure de recours contre l'ordonnance de non-entrée en matière. En définitive, le recourant échoue à établir que les autorités genevoises auraient, sur des points intrinsèquement distincts du fond, violé ses droits de partie au point de commettre un déni de justice formel à son égard. Ses griefs doivent à cet égard être rejetés dans la mesure de leur recevabilité.