Citation: 1C_280/2023 E. 4.4

4.4. La cour cantonale a examiné ensuite si la parcelle n° 162 faisait partie du territoire largement bâti au sens de l'art. 36 al. 3 LAT et pouvait, le cas échéant, prétendre à être maintenue en zone à bâtir dans le cadre de la révision générale du plan. Pour ce faire, elle a pris en considération l'état du bâti au 1 er janvier 1988, basé sur un plan établi pour les besoins de la cause par le Service des constructions et de l'aménagement, en faisant abstraction des autorisations de construire octroyées après cette date de manière non conforme au droit. Un simple coup d'oeil sur l'étendue de l'urbanisation en 1988 mettait en évidence que la parcelle litigieuse ne pouvait pas être incluse dans le périmètre du largement construit de l'époque, mais qu'elle se trouvait dans un village se situant en périphérie, éloigné d'une grande agglomération. Elle ne faisait pas partie d'un ensemble construit compact et ne saurait davantage être considérée comme une brèche dans le tissu bâti. Les recourants contestent cette appréciation. Ils critiquent le caractère lacunaire et approximatif du plan de l'état bâti établi par le Service cantonal des constructions et de l'aménagement. Leur parcelle se situe dans la continuité du milieu bâti, car elle se trouve au centre d'un environnement bâti tant au nord, au sud qu'à l'ouest. De plus, elle est délimitée à l'est par une route cantonale; par ailleurs, sa surface est inférieure à la limite de 1 hectare fixée par la jurisprudence pour être considérée comme une brèche dans le milieu bâti (cf. arrêt 1C_361/2011 du 28 juin 2012 consid. 5.2.2; arrêt 1P.692/2001 du 22 janvier 2002 consid. 3.4.1 in ZBI 104/2003 p. 650). La typologie distincte du bâtiment situé au sud ne serait pas un critère décisif pour l'exclure du périmètre des terrains largement bâtis.