Citation: 9C_327/2023 E. 3.3.1

3.3.1. Les premiers juges ont nié que les circonstances du cas d'espèce soient si particulières qu'elles exigent l'assistance d'un avocat, à l'exclusion de tout autre intervenant social, au stade de la procédure administrative. Ils ont considéré que l'objet du litige (soit avant tout la question de l'appréciation de la capacité de travail), le renvoi de la cause à l'office intimé pour instruction complémentaire (soit la réalisation d'investigations médicales laissées au libre choix de l'autorité administrative) et l'évaluation du taux d'invalidité au moyen de données statistiques (y compris au regard de l'application éventuelle de dispositions de droit transitoire) étaient des éléments qui se présentaient communément dans la plupart des procédures en matière d'assurance-invalidité et ne conféraient pas à la présente affaire un degré de complexité sortant de l'ordinaire. Ils ont en particulier exclu que la multiplicité des atteintes à la santé (lombalgies, troubles du sommeil, atteinte cardiaque, trouble dépressif) puisse justifier le caractère complexe; il s'agissait en effet d'atteintes très distinctes les unes des autres et survenues à des moments précis dans le temps, de sorte que l'analyse de leur évolution et de leurs répercussions sur la capacité de travail s'en trouvait facilitée. Ils ont en outre exclu que la durée de la procédure, même si elle n'était pas négligeable, engendrait des complications particulières pour l'examen de la capacité de travail et du droit à la rente.