Citation: 6B_848/2022 E. 2.4

2.4. Le recourant s'étant attaché à contester la matérialité des faits retenus en instance cantonale, il ne consacre par ailleurs aucun grief spécifique quant aux qualifications juridiques retenues. En particulier, le recourant n'opère aucune critique en lien avec le caractère contraint des actes commis au préjudice de l'intimée, en tant qu'élément constitutif des infractions décrites aux art. 189 et 190 CP. A ce dernier égard, il sera néanmoins relevé, à la suite de la cour cantonale, que le recourant a d'abord profité de sa position d'adulte de référence ainsi que de l'infériorité cognitive de l'intimée, en lui laissant croire à la normalité des agissements subis, respectivement qu'il était en droit d'agir de la sorte, tout en l'obligeant à garder le secret. Il avait par la suite fait fi des oppositions de l'intéressée et de son insistance à lui exprimer son désaccord ou la gêne qu'elle éprouvait, en exploitant alors sa dépendance émotionnelle et familiale. La violence structurelle dont le recourant avait ainsi usé au détriment de l'intimée était d'autant plus forte que celle-ci craignait la réaction de sa famille, ce dont il avait pleinement conscience. Il avait de surcroît renforcé cette crainte en insistant sur le sentiment de honte et de culpabilité auquel elle devait faire face si elle parlait, ou pire encore, s'il diffusait les photos d'elle nue qui étaient en sa possession malgré elle, alors qu'avant la révélation de sa véritable personnalité, le recourant jouissait d'une bonne réputation au sein de la famille de l'intimée, principalement acquise grâce à son soutien apporté en sa qualité de pseudo figure paternelle. L'intimée s'était ainsi trouvée sous la houlette d'un homme menteur et manipulateur qu'elle n'avait pas les capacités d'affronter et qu'elle ne pouvait pas aisément dénoncer, par peur de voir son environnement familial voler en éclats. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, en particulier du conflit de loyauté dans lequel l'intimée était endiguée, il devait être admis que sa soumission était compréhensible, le recourant ayant pour sa part la faible résistance que l'intimée avait été en mesure de lui opposer (cf. jugement attaqué, consid. 4.1.4 p. 28). Cela étant précisé, la cour cantonale n'a pas méconnu le droit fédéral en déclarant le recourant coupable des infractions énumérées dans le jugement attaqué, qui s'appliquent en concours (art. 49 al. 1 CP).