Citation: 5A_968/2017 E. 4.2

4.2. L'autorité cantonale a considéré que les parties s'étaient mariées en juin 2006 et séparées en mai 2013, de sorte que leur vie commune avait duré sept ans. Elles avaient par ailleurs donné naissance à un fils en 2008. L'épouse avait depuis lors consacré une partie importante de son temps à l'éducation et aux soins de l'enfant, réduisant son activité professionnelle en conséquence. Le mariage avait dès lors eu un impact concret sur sa situation financière et c'était en vain que le mari tentait d'en minimiser les conséquences. Le principe d'une contribution d'entretien devait donc être admis, à moins que l'épouse ne soit en mesure de pourvoir elle-même à son entretien convenable. Contrairement à ce que soutenait l'appelant, on ne pouvait actuellement exiger d'elle qu'elle augmente son temps de travail à 100%, compte tenu de la prise en charge de l'enfant qu'elle assumait et de la répartition des tâches durant la vie commune. Il en irait toutefois différemment lorsque le fils des parties atteindrait l'âge de 16 ans, dès lors qu'il ne nécessiterait plus de prise en charge. A ce moment-là, la mère serait âgée de 47 ans. Il était donc raisonnable de partir du principe qu'elle pourrait alors augmenter son taux d'activité à 100% et retrouver ainsi une totale autonomie lui permettant d'assumer seule son train de vie. Le déficit actuel de l'épouse, d'un montant de 494 fr. par mois, était certes couvert par la contribution de prise en charge allouée en faveur de l'enfant. Quoi qu'en dise le mari, il n'y avait cependant pas lieu de la réduire à son minimum vital élargi, la contribution après divorce étant destinée à assurer son entretien convenable, basé sur le niveau de vie des époux durant la vie commune, y compris la constitution d'une prévoyance vieillesse appropriée. Par conséquent, il était conforme à la loi de prévoir en sa faveur une contribution d'entretien d'un montant supérieur à ses charges, lui permettant de se constituer, respectivement de continuer à se constituer une prévoyance professionnelle. Les charges mensuelles de l'appelant, comprenant la contribution d'entretien de l'enfant et les frais de celui-ci directement pris en charge par le père, s'élevaient à 6'450 fr. jusqu'aux 16 ans de son fils, puis à 6'070 fr. Ses revenus étant de 7'570 fr. par mois, son solde disponible se montait à 1'120 fr. jusqu'en septembre 2024, date jusqu'à laquelle la contribution à l'entretien de l'épouse était due. Compte tenu de la prise en charge équivalente de l'enfant par les parents, ce solde pouvait être partagé par moitié entre les parties, afin de leur garantir un train de vie identique. La contribution à l'entretien de l'épouse serait par conséquent fixée à un montant mensuel arrondi de 600 fr. jusqu'au 26 septembre 2024.