Citation: 6B_512/2010 26.10.2010 E. 1

Le recourant se plaint d'arbitraire dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits. 1.1 De jurisprudence constante, une décision, respectivement une appréciation, n'est pas arbitraire du seul fait qu'elle apparaît discutable ou même critiquable. Il faut qu'elle soit manifestement insoutenable ou, autrement dit, absolument inadmissible, et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4/5; 134 I 140 consid. 5.4 p. 148). Sous peine d'irrecevabilité, l'arbitraire allégué doit par ailleurs être démontré conformément aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). 1.2 Le recourant soutient que la responsabilité du déplacement des machines appartenait à F.________. Il explique avoir seulement prêté ses employés et avoir passé un accord avec ce dernier pour que celui-ci supervisât lui-même son déménagement. La Cour d'appel a retenu que le recourant et F.________ n'ont conclu aucun accord sur la responsabilité du déménagement et que le premier, pour rendre service au second, a détaché ses employés, qui restaient néanmoins sous sa responsabilité. Elle a admis ces faits en se basant sur les éléments suivants: d'une part, le déménagement avait lieu dans les locaux de l'entreprise dirigée par le recourant; d'autre part, ce dernier avait déclaré ne pas avoir discuté spécifiquement de l'organisation et de la sécurité du déménagement avec F.________. Enfin, ce dernier s'était borné à indiquer aux employés mis à sa disposition par E.________ l'emplacement où il voulait voir les machines être placées, ce qui avait d'ailleurs été confirmé par Z.________. L'argumentation du recourant se réduit à nier le fait contesté, à savoir qu'il n'avait pas la responsabilité du déménagement et de ses ouvriers, en opposant sa propre appréciation des preuves à celle de l'autorité, ce qui ne suffit manifestement pas à faire admettre l'arbitraire allégué. Le recours sur ce point ne satisfait pas aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'entrer en matière. Par ailleurs, la Cour cantonale a retenu que le recourant avait des obligations résultant d'une double position de garant, à savoir, d'une part, comme employeur et, d'autre part, comme administrateur de la société H.________ et propriétaire du coussin défectueux. Or, en l'espèce, le recourant n'attaque l'appréciation des preuves qu'en relation avec ses obligations résultant de sa qualité d'employeur. En revanche, il ne nie pas qu'il était administrateur de l'entreprise précitée, ni qu'à ce titre il lui incombait certaines obligations. On ne discerne donc pas d'arbitraire dans le résultat.