Citation: 6B_906/2019 E. 2.5

2.5. S'agissant de la formulation du pronostic, la recourante soutient que la cour cantonale ne pouvait se contenter de constater, comme elle l'avait fait dans son arrêt du 27 août 2018, une "ébauche de prise de conscience". Elle n'évoque toutefois aucun élément qui aurait été omis par l'autorité précédente à cet égard et qui contredirait désormais cette appréciation. Pour le reste, contrairement à ce que suggère la recourante, on ne saurait considérer que l'aggravation de son état dépressif entraînée par la perspective de devoir exécuter une peine privative de liberté serait la manifestation d'une prise de conscience. Le fait que l'intéressée puisse redouter la prison ne signifie en effet nullement qu'elle serait désormais venue à résipiscence. Enfin, la recourante énonce différents aspects - comme l'absence de nouvelles infractions, le temps écoulé depuis une partie des actes commis, sa situation personnelle ou médicale - pour conclure que la quotité de la peine dont l'exécution est suspendue devrait être plus importante. Outre que ces divers éléments ressortent tous de l'arrêt attaqué, ils ne permettent pas de considérer, comme l'affirme la recourante, qu'un pronostic "particulièrement favorable" devait être formulé.