Citation: 2C_204/2024 E. 1.1

1.1. En vertu de l'art. 14 al. 2 de l'ordonnance fédérale du 17 novembre 1999 sur l'organisation du Département fédéral de justice et police (Org DFJP; RS 172.213.1), le Secrétariat aux migrations a qualité pour recourir devant le Tribunal fédéral (cf. art. 89 al. 2 let. a LTF), dans le domaine du droit des étrangers, contre des décisions cantonales de dernière instance (cf. ATF 140 II 539 consid. 4.3; 134 II 45 consid. 2.1). En matière de mesures de contrainte, par définition, l'intérêt actuel à recourir de l'autorité contre un ordre de libération immédiate ne sera jamais réalisé (arrêt 2C_776/2016 du 17 juillet 2017 consid. 3.4). Toutefois, quand bien même l'étranger détenu a été libéré, le Secrétariat aux migrations peut recourir, lorsque la solution du cas d'espèce soulève une question qui peut avoir des effets sur des causes similaires, en particulier si le cas pose une nouvelle question juridique ou qu'une pratique cantonale non conforme au droit fédéral pourrait se développer (ATF 135 II 338 consid. 1.2.1; 134 II 201 consid. 1.1; cf. arrêt 2C_323/2020 du 18 juin 2020 consid. 1.2.1 et les arrêts cités). Comme le relève l'intimé, le Secrétariat aux migrations ne précise pas, au-delà de généralités, en quoi cette condition serait remplie. On comprend, néanmoins, à la lecture du recours, qu'il estime que l'arrêt attaqué viole le droit fédéral dans la mesure où le Tribunal cantonal a retenu qu'il fallait un lien de causalité entre la notification de la décision de non-entrée en matière sur la demande d'asile et la disparition de l'intimé, requérant d'asile débouté, pour retenir l'existence d'un risque concret que le recourant tente de se soustraire à l'exécution de son renvoi. Sous cet angle, on peut retenir un intérêt suffisant au recours.