Citation: 6B_101/2013 E. 1.4.3

1.4.3. Au demeurant, les considérations cantonales sont fondées sur les résultats d'analyses des divers prélèvements effectués sur la victime, les témoignages, enregistrements de vidéo-surveillance, avis médicaux, rapports d'expertise psychiatrique et toxicologique. Le recourant ne prétend pas plus qu'il ne démontre que ces moyens de preuves auraient fait l'objet d'une retranscription erronée. En outre, l'intimée étant arrivée à la discothèque aux alentours de minuit, il n'est pas insoutenable d'imputer son état semi-comateux à l'absorption de GHB nonobstant l'absence de trace dans les résultats d'analyses, au regard de la vitesse d'élimination de la substance (10 à 12 heures) et compte tenu des symptômes caractéristiques d'une pareille ingestion présentés par la victime. Par ailleurs, l'un des camarades de cette dernière a déclaré avoir remarqué l'attention portée à leur groupe par quatre jeunes gens - au nombre desquels figurait E.________, un ami du recourant - et s'en être inquiété au point de proposer d'échanger leurs verres contre des propres (cf. jugement du Tribunal correctionnel p. 22 ch. 3; cf. rapport de la police de sûreté vaudoise du 24 février 2010 p. 9 ch. 2.7.1 [Pce 28]). Pour sa part, E.________ a confirmé avoir passé la soirée à la discothèque avec le recourant et l'y avoir vu flirter avec une jeune fille (cf. rapport de la police de sûreté vaudoise du 24 février 2010 p. 9 ch. 2.3 [Pce 28]), de sorte que la présence d'un comparse est établie. Ce n'est par conséquent pas sans preuve que la cour cantonale a imputé au recourant - ou à un comparse - l'adjonction subreptice de GHB dans l'une des boissons consommées par l'intimée le soir des faits. Les magistrats cantonaux n'ont pas non plus omis d'examiner la version des faits relatée par le recourant. Ce faisant, ils ont constaté que sa thèse de l'attirance réciproque s'opposait aux témoignages univoques des camarades de l'intimée, ainsi qu'à la personnalité de cette dernière. En outre, la crédibilité du recourant avait été anéantie après qu'il avait menti sur le motif de son expulsion de la discothèque, prétendant en avoir été exclu en raison de son comportement impudique alors qu'il était en réalité frappé d'une interdiction d'entrée dans l'établissement depuis près d'une année (cf. jugement du Tribunal correctionnel p. 27 § 3; cf. rapport de la police de sûreté vaudoise du 24 février 2010 p. 10 ch. 2.7.3 [Pce 28]). Cela étant, les magistrats cantonaux se sont écartés de la version du recourant à l'issue d'une appréciation globale et dépourvue d'arbitraire des éléments de preuve. Le recourant ne saurait davantage se prévaloir d'une appréciation anticipée des preuves entachée d'arbitraire à la suite de l'abandon des démarches susceptibles de confondre l'inconnu correspondant au profil génétique minoritaire révélé par les prélèvements d'ADN. L'identification de ce protagoniste n'était pas de nature à modifier l'opinion des autorités cantonales (ATF 136 I 229 consid. 5.2 p. 236 s.; 134 I 140 consid. 5.3 p. 148), dès lors que du liquide séminal correspondant au profil génétique du recourant avait été dépisté au niveau de l'introïtus vulvaire de la victime. Sur le vu de ce qui précède, l'appréciation des preuves opérée par la juridiction cantonale n'est pas critiquable et le grief se révèle par conséquent mal fondé, dans la mesure où il est recevable.