Citation: 4A_242/2017 E. 4.2.2

4.2.2. Deuxièmement, en ce qui concerne la situation financière de B.________ SA, la cour cantonale a considéré qu'en tant que chargé de relations au sein du département négoce de la banque, il appartenait au recourant d'établir des protocoles de crédit, propres à renseigner la banque sur la fiabilité des acteurs impliqués dans la transaction à financer. Elle a retenu à cet égard que le recourant ne s'était pas suffisamment renseigné sur la situation financière de B.________ SA lors de l'établissement du protocole de crédit, se contentant des comptes audités et non-audités de la société, sans se renseigner par d'autres canaux, et ne relevant pas l'importante perte financière subie par celle-ci durant le premier semestre 2011. Elle a également retenu que le recourant n'avait pas démontré que les investigations au sujet de la solidité financière de B.________ SA auraient été du ressort du département de crédit et que la banque aurait financé la transaction si elle avait eu connaissance des problèmes à cet égard. Le recourant soutient que la cour cantonale a versé dans l'arbitraire en retenant qu'il avait la responsabilité de collecter les informations sur la fiabilité des acteurs impliqués et d'examiner l'exactitude des comptes de B.________ SA. Selon lui, cette constatation ne repose sur aucun élément de fait, notamment aucun cahier des charges ni aucune directive. Par son argumentation, le recourant méconnaît que la cour cantonale lui reproche de n'avoir pas recherché des informations supplémentaires sur la situation financière de B.________ SA, sans ignorer qu'il n'y avait aucun cahier des charges ni aucune directive. Elle s'est d'ailleurs basée sur les enquêtes pour retenir que les protocoles établis par le demandeur devaient renseigner la banque sur la santé financière de B.________ SA. Des témoins ont aussi déclaré qu'il incombait au chargé de relations, en l'occurrence à X.________, d'obtenir toutes les informations pertinentes et relevantes sur le fournisseur, l'existence du transporteur et la situation du client, dans le but d'aider le comité à prendre sa décision Or, on ne voit pas en quoi il serait arbitraire de déduire des enquêtes qu'il appartenait au front desk de collecter les informations pertinentes sur la situation financière de l'emprunteur. Par ailleurs, cela n'implique pas que le front desk avait la responsabilité d'apprécier les comptes produits.