Citation: 1B_321/2018 E. 1

Le 11 novembre 2017, B.________ aurait profité de l'état d'inconscience dans lequel se trouvait alors son époux, A.________, pour accéder au téléphone portable de celui-ci et en extraire des données confidentielles qu'elle aurait ensuite transmises à son avocat et que celui-ci aurait produites lors d'une audience de mesures protectrices de l'union conjugale tenue le 12 janvier 2018 devant la Vice-présidente du Tribunal d'arrondissement de Lausanne. Par actes séparés du 10 février 2018, A.________ a déposé plainte pénale contre son épouse, l'avocat de cette dernière et la Vice-président du Tribunal d'arrondissement de Lausanne. Les trois affaires ont été attribuées au Procureur de l'arrondissement de Lausanne Bernard Dénéréaz. La plainte pénale dirigée contre la Vice-présidente du Tribunal d'arrondissement de Lausanne a fait l'objet d'une ordonnance de non-entrée en matière rendue le 9 mars 2018 que la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a confirmée le 23 avril 2018 sur recours du plaignant. La plainte pénale déposée contre l'avocat de B.________ a également fait l'objet d'une ordonnance de non-entrée en matière rendue le 12 mars 2018 et notifiée au plaignant le 25 mai 2018. Le 28 mars 2018, le Procureur a ouvert une instruction pénale contre B.________ sous la cote PE18.003551 pour avoir accédé sans droit au contenu du téléphone portable de son conjoint. Entendue le 9 mai 2018 comme prévenue, elle a reconnu avoir consulté le téléphone portable de son mari après avoir effectué le code d'accès qu'elle connaissait. Elle a indiqué au surplus que les documents produits par son avocat à l'audience du 12 janvier 2018 auraient été trouvés non pas dans le téléphone mais sur l'ordinateur familial. Par avis de prochaine clôture du 14 mai 2018, le Procureur a informé A.________ de son intention d'ordonner le classement de la procédure pénale dirigée contre B.________. Le 18 mai 2018, A.________ a déposé une demande tendant à la récusation du Procureur Bernard Dénéréaz, à l'annulation de l'avis de prochaine clôture et au renvoi de la cause à une nouvelle autorité compétente pour nouvelle décision. La Chambre des recours pénale, présidée par le juge cantonal Jean-François Meylan, a rejeté la demande de récusation au terme d'une décision rendue le 31 mai 2018. Par acte du 4 juillet 2018, A.________ a saisi le Tribunal fédéral d'une demande de récusation contre le Procureur Bernard Dénéréaz et le juge cantonal Jean-François Meylan. Il conclut à la récusation de ces magistrats, à l'annulation de l'avis de prochaine clôture du 14 mai 2018 et de la décision de la Chambre des recours pénale du 31 mai 2018, au renvoi de la cause n° PE18.003551 à une nouvelle autorité compétente pour nouvelle décision et à la reprise de l'instruction en main d'un ministère public neutre.