Citation: 6S.218/2003 27.08.2003 E. B

En résumé, les faits à la base de cette condamnation sont les suivants: B.a Né en 1942, X.________ a dirigé pendant vingt-trois ans l'agence de détectives Y.________, à Lausanne; récemment, il a remis cette agence à un tiers, dont il demeure l'employé. B.b Le 6 août 1999, le corps de Z.________ a été découvert sans vie dans le box de son cheval à Lussery-Villars. L'enquête instruite d'office a été clôturée le 2 mars 2000 par une ordonnance de non-lieu, puis réouverte le 4 avril 2000, après que la police de sûreté eut appris que B.________, détective privé de l'agence Y.________, avait suivi la victime le soir précédant son décès. L'agence avait été mandatée par C.________, l'ami de la victime. A la suite des investigations menées par la police, ce dernier a été inculpé d'homicide et de faux témoignage et placé en détention préventive le 29 août 2000. En effet, selon le détective B.________, Z.________ avait passé la soirée du 5 août 1999 avec un tiers, puis était rentrée chez elle en fin de soirée, ce dont il avait informé son client, conformément aux directives reçues. B.c Lorsqu'il a appris, quelques jours après le décès de Z.________, que l'accident était survenu dans le box d'un cheval, B.________ s'est montré intrigué et a demandé à X.________ s'il ne fallait pas informer la police que la victime avait été prise en filature le soir précédant son décès. Ce dernier s'est emporté et a dit en substance que c'était lui qui commandait et qu'il ne voyait aucune raison de signaler l'affaire à la police. B.________ et D.________, employée de l'agence et amie du premier, ont tenté de parler à nouveau de l'affaire quelque temps après et se sont fait rabrouer vertement de la même manière. B.d Entendu le 29 août 2000 dans le cadre de l'enquête sur la mort de Z.________, X.________ a déclaré que C.________ lui avait téléphoné le lundi 9 août 1999 pour lui annoncer le décès de son amie, tuée par son cheval la nuit de la surveillance. Il a précisé qu'il avait fait le lien avec ce drame en lisant un article paru la veille dans la presse. Il a contesté avoir téléphoné le vendredi 6 août 1999 vers 9 h 00 à B.________ pour lui expliquer que la personne suivie la veille avait eu un accident de cheval et qu'il fallait abandonner le rapport. Lorsque son agenda 1999 lui a été présenté l'après-midi du 29 août 2000, lors d'une deuxième audition, X.________ a reconnu y avoir inscrit en date du 6 août 1999 à 9 h 30 "Reçu tél. M. C.________", mais a affirmé qu'il ne se souvenait pas avoir reçu un appel téléphonique de C.________ ce jour-là. Finalement, entendu le même jour en qualité de prévenu par le juge d'instruction, X.________ a expliqué qu'il avait fait une erreur involontaire en déclarant avoir appris le décès de Z.________ par la presse, puis par un téléphone de son client le 9 août 1999. Aux débats, il a admis avoir dit à B.________ de laisser tomber l'affaire après avoir reçu un téléphone de C.________ le vendredi 6 août 1999. B.e Lors de sa première audition du 29 août 2000, X.________ a également prétendu avoir conservé un double du dossier concernant la surveillance de Z.________. Ce n'est que, l'après-midi du 29 août 2000, lors de sa deuxième audition, après avoir été informé du fait que la visite domiciliaire des locaux de l'agence Y.________ n'avait pas permis de retrouver le dossier concernant Z.________, que X.________ a reconnu avoir détruit les notes et rapports établis par B.________. Il a précisé qu'il avait agi de sa propre initiative quelques jours après le paiement de la facture par le client.