Citation: 8C_826/2019 E. 6.2.1

6.2.1. La recourante estime que plusieurs médecins auraient attesté qu'elle aurait subi un coup du lapin lors de l'accident du 3 mars 2010. A ce titre, elle se réfère au rapport médical du docteur G.________ du 14 juin 2011. Ledit rapport ne fait toutefois nullement état d'une telle lésion, pas plus que de tout autre traumatisme analogue. Le docteur G.________ évoque tout au plus un "mouvement de cisaillement lié à l'accélération-décélération" (p. 1), mais comme souligné à raison par la cour cantonale, cette mention figure dans le résumé du dossier, sans autre analyse ni développement, et sans qu'un tel mouvement de cisaillement ait été décrit dans un autre document médical. Par ailleurs, le diagnostic retenu dans le rapport en question concerne uniquement des épisodes dépressifs et des troubles dissociatifs de conversion mixte (p. 4), à l'exclusion de tout traumatisme à la colonne cervicale de type "coup du lapin". Dans son rapport ultérieur du 1 er avril 2014, le docteur G.________ s'est également limité à diagnostiquer des troubles psychiques sans lien avec un tel traumatisme (diagnostic différentiel de troubles dissociatifs de conversion versus neurasthénie et personnalité obsessionnelle ou schizoïde). La recourante prétend en outre que des lésions cervicales et cranio-cervicales auraient été confirmées par plusieurs praticiens. Elle ne fournit toutefois aucun détail à ce propos, n'expliquant pas concrètement sur quel (s) document (s) elle s'appuie pour formuler une telle allégation. En tout état de cause, aucun médecin n'a diagnostiqué une lésion du rachis cervical de type "coup du lapin" ou un traumatisme cranio-cérébral. Dans ses rapports des 9 avril 2010 et 9 juin 2010, le docteur D.________ a seulement constaté un "dysfonctionnement cervico-occipital bilatéral", ainsi que des contractures musculaires dans la région cervicale. Pour le reste, il y a lieu de renvoyer à l'argumentation convaincante des juges cantonaux (cf. jugement du 11 novembre 2019, consid. 4 let. a à e). On relèvera - avec ces derniers - qu'un éventuel traumatisme cranio-cérébral n'a été évoqué par certains thérapeutes qu'au titre de simple hypothèse. Tel a été le cas du docteur E.________ et du psychologue F.________ dans leur rapport du 10 janvier 2011. Le docteur K.________ (spécialiste en neurologie, électroencéphalographie et électroneuromyographie) a quant à lui fait allusion à un "discret traumatisme cranio-cérébral" dans son rapport du 10 février 2012. Cela étant, il a, dans le même rapport, considéré qu'une telle atteinte n'était pas la cause probable des symptômes de la recourante, qu'il a plutôt attribués aux difficultés de cette dernière dans l'organisation de sa vie, à un état anxio-dépressif et à un stress important "inhérent à la prise en charge de sa vie". Enfin, les examens radiologiques (en particulier les IRM) auxquels s'est soumise la recourante n'ont pas révélé de lésion traumatique de type "coup du lapin".