Citation: 6S.496/2006 19.06.2007 E. 4

Les recourants soutiennent par ailleurs qu'ils auraient dû être mis au bénéfice de la circonstance atténuante du repentir sincère. Les conditions permettant de retenir un repentir sincère au sens de l'art. 64 CP ont été examinées en détail dans l'arrêt publié aux ATF 107 IV 98, auquel il y a lieu de renvoyer. En substance, cette circonstance atténuante n'est réalisée que si l'auteur adopte un comportement particulier, désintéressé et méritoire, qui constitue la preuve concrète d'un repentir sincère. L'auteur doit agir de son propre mouvement, dans un esprit de repentir, et pas essentiellement en fonction de considérations tactiques liées à la procédure pénale. Il doit faire la preuve de son repentir en tentant, au prix de sacrifices, de réparer le tort qu'il a causé (ATF 107 IV 98 consid. 1 et les références citées). En l'espèce, il ressort des constatations de fait de l'autorité cantonale, qui lient le Tribunal fédéral saisi d'un pourvoi en nullité, qu'il existait déjà de lourdes charges contre les recourants au moment où ceux-ci se sont mis à collaborer avec les autorités de poursuite. Or les aveux de personnes soupçonnées ne sauraient de toute évidence à eux seuls constituer un comportement particulier, désintéressé et méritoire justifiant de les mettre au bénéfice de la circonstance atténuante du repentir sincère. Enfin, même si l'autorité cantonale a relevé que la collaboration des recourants avait eu un impact sur l'enquête (arrêt attaqué, p. 5, ch. 3 i.f.), il n'apparaît pas qu'ils auraient d'un mouvement spontané apporté à l'enquête un concours suffisamment important pour justifier la mise en oeuvre de l'art. 64 al. 7 CP. En revanche, leur coopération constitue une circonstance à prendre en considération en leur faveur lors de la fixation de la peine dans le cadre de l'art. 63 CP.