Citation: 8C_415/2015 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a considéré que les troubles dont souffre la recourante ne relèvent pas d'une atteinte de nature organique. Certes, une imagerie par résonance magnétique (IRM) de la colonne cervicale effectuée le 2 septembre 2013 a permis d'objectiver des discopathies C5-C6 et C6-C7, mais celles-ci constituent toutefois des affections banales. D'ailleurs, dans un rapport du 17 octobre 2013, le docteur D.________ a indiqué que les troubles pouvaient se rapporter à un contexte de fibromyalgie partiellement en relation avec l'activité professionnelle. C'est seulement dans un deuxième temps (rapport du 1 er novembre 2013) que ce médecin a diagnostiqué des troubles musculo-squelettiques. Aussi la cour cantonale a-t-elle considéré qu'en l'absence d'étiologie organique, la mise en oeuvre de l'expertise requise par l'assurée ne se justifiait pas. Au demeurant, elle est d'avis, sur le vu des études et articles produits par les parties - dont la pertinence dans le cas d'espèce a été confirmée par les docteurs D.________ et E.________ -, que l'activité professionnelle est certes une cause des troubles musculo-squelettiques mais que l'on ne peut pas pour autant reconnaître un lien de causalité qualifié d'au moins 75 % au sens de la jurisprudence.