Citation: H 65/01 13.05.2002 E. 3

3.- Comme en instance cantonale (voir en particulier le procès-verbal de l'audience de comparution personnelle du 12 juillet 2000), le recourant fait valoir un certain nombre de circonstances qui seraient, selon lui, propres à le disculper. Il allègue avoir été contacté, au cours de l'été 1994, par trois personnes - dont B.________ - qui désiraient acheter sa société C.________ SA dans le but de réaliser un projet en faveur de la fondation X.________. Ce projet, dénommé Y.________, avait reçu l'aval du président de ladite fondation, D.________, et consistait dans la vente de "cartes et publicités" dont la moitié du profit était destiné à X.________. Le recourant déclare avoir établi une convention de vente et cession d'actions - laquelle est finalement restée lettre morte - et mis à disposition des acheteurs les locaux de sa société; il était convenu qu'il conserverait ses fonctions d'administrateur de la société. Afin de permettre le démarrage du projet, il dit par ailleurs avoir donné procuration à B.________ "pour tout contrat Y.________". Ce dernier aurait outrepassé les pouvoirs de représentation conférés, engagé à son insu du personnel au nom de C.________ SA et détourné les bénéfices réalisés sur la vente des cartes. Le recourant expose encore n'avoir eu de cesse, dès le début, d'interpeller B.________ sur le déroulement de ses activités dans le cadre du projet Y.________, mais sans succès. Il ne se serait véritablement rendu compte de la gravité de la situation qu'au mois de septembre 1995, date à laquelle la fondation X.________ avait introduit une action civile contre sa société et B.________. A ce moment-là, il aurait immédiatement réagi en révoquant la procuration qu'il avait faite et en reprenant possession des locaux de sa société. Il précise encore qu'à l'initiative de la fondation X.________, une procédure pénale a, par la suite, été ouverte à l'encontre de B.________ qui a débouché sur une condamnation à une peine de 30 mois d'emprisonnement. Compte tenu de ces faits, le recourant soutient qu'il ne saurait être rendu responsable du dommage subi par l'intimée au sens de l'art. 52 LAVS; à ses yeux, le non paiement des cotisations d'assurances sociales doit exclusivement être imputé à B.________. Il se plaint également d'une violation de son droit d'être entendu par les premiers juges, dans la mesure où ceux-ci n'ont pas accepté d'ordonner l'apport de la procédure pénale comme il l'avait pourtant demandé.