Citation: 4A_67/2013 E. 3.2.2

3.2.2. L'argumentation du recourant est viciée dans ses prémisses. En effet, elle repose entièrement sur l'idée sous-jacente selon laquelle le Tribunal arbitral aurait admis que l'entreprise en cause est une entreprise mixte soumise à la CN 2008 et à la CCT 2008. Or, semblable présupposé ne correspond pas à la réalité. Il ressort bien plutôt de la sentence attaquée et de la sentence préparatoire que le Tribunal arbitral n'a pas tranché la question de l'assujettissement de ladite entreprise à ces deux CCT, mais a tenu le raisonnement suivant: la procédure probatoire a révélé que l'entreprise X.________ a exécuté, en 2009 notamment, des travaux ressortissant au gros oeuvre, qui n'avaient pas un caractère accessoire. L'applicabilité des conventions nationale et genevoise du gros oeuvre à cette entreprise ne pouvait donc pas être exclue d'emblée. La CPGO avait ainsi des raisons valables de demander des explications au recourant et, devant le refus de l'intéressé de les lui fournir, de sanctionner pareil comportement, lequel rendait impossibles ses investigations, par une amende fondée sur les dispositions ad hoc de ces deux conventions. En d'autres termes, loin de tirer des conclusions définitives touchant l'assujettissement de l'entreprise X.________ à la CN 2008 et à la CCT 2008 sur la base d'un seul cas concret, la CPGO a considéré, à partir de celui-ci, qu'il y avait matière à éclaircir la situation réelle de l'entreprise contrôlée et que cette dernière devait l'aider à le faire. N'ayant pas pu obtenir du recourant la collaboration requise, elle a utilisé la sanction conventionnelle que constitue l'amende afin de l'y contraindre. On ne voit pas que le Tribunal arbitral ait versé dans l'arbitraire en entérinant pareille sanction. Le recourant est du reste malvenu à se plaindre d'avoir été sanctionné alors qu'il lui aurait suffi de prêter son concours à la CPGO et de répondre aux questions de cette dernière pour obtenir rapidement une clarification de sa situation juridique et, le cas échéant, la constatation formelle de son non-assujettissement aux conventions nationale et genevoise du gros oeuvre. Au demeurant, les motifs énoncés par le Tribunal arbitral au considérant 2 de la sentence attaquée en vue de démontrer que la CPGO était compétente pour intervenir et prendre une décision dans le cas particulier ne sont pas remis en cause par le recourant. Il n'y a donc pas lieu de les examiner.