Citation: 4C.370/2001 14.03.2002 E. 3

3.- Le fait d'interrompre son travail, dans les circonstances rappelées ci-dessus, peut constituer une faute du travailleur au regard de l'art. 321a al. 1 CO. L'employeur a sanctionné cette faute en "prenant acte de l'abandon d'emploi" par le travailleur et en lui notifiant "à toutes fins utiles" son congé avec effet immédiat, au motif que l'absence injustifiée rendait impossible la poursuite de la collaboration entre eux. Le demandeur a contesté ce congé devant le Tribunal des prud'hommes, moyen qu'il a repris devant la Cour d'appel, mais que celle-ci n'a pas examiné vu la solution qu'elle a adoptée. En conséquence, la procédure doit lui être renvoyée pour qu'elle statue sur le bien-fondé du licenciement immédiat notifié par le défendeur au demandeur le 3 août 2000, c'est-à-dire sur l'existence ou non de motifs de résiliation immédiate du contrat de la part de l'employeur.