Citation: 4C.112/2005 12.04.2005 E. 2

Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit mener son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents, régulièrement allégués et clairement établis (art. 64 OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c et l'arrêt cité). Dans la mesure où une partie recourante présente un état de fait qui s'écarte de celui contenu dans la décision attaquée, sans se prévaloir avec précision de l'une des exceptions qui viennent d'être rappelées, il n'est pas possible d'en tenir compte (ATF 130 III 353 consid. 2.2.3 ; 127 III 248 consid. 2c). Il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). Sur plus d'un point, la défenderesse soumet au Tribunal fédéral sa propre version des faits, qui s'écarte des constatations souveraines de la cour cantonale ou tente de les compléter dans un sens favorable à sa thèse. Comme elle ne soulève aucune des exceptions prévues aux art. 63 al. 2 et 64 OJ, la juridiction fédérale de réforme fera abstraction de cette présentation des circonstances de la cause et s'en tiendra aux seuls faits constatés dans l'arrêt attaqué.