Citation: 5A.12/2002 08.01.2003 E. 2

2.1 D'après l'art. 108 al. 2 OJ, le mémoire de recours doit contenir des conclusions et une motivation. Selon la jurisprudence, il ne faut pas poser des exigences trop strictes quant à la formulation des conclusions et des motifs présentés dans un recours de droit administratif. Il suffit qu'on puisse déduire de l'acte de recours sur quels points et pour quelles raisons la décision attaquée est contestée (ATF 123 V 335 consid. 1a p. 336; 118 Ib 134 consid. 2 p. 135/136). Plus précisément, les conclusions doivent mentionner la décision à annuler, totalement ou partiellement, ainsi que le contenu de la nouvelle décision à prendre, par le Tribunal fédéral ou par l'autorité à laquelle l'affaire serait renvoyée (cf. art. 114 al. 2 OJ; cf. Peter Karlen, Verwaltungsgerichtsbeschwerde, in Thomas Geiser/Peter Münch, Prozessieren vor Bundesgericht, 2e éd., Bâle 1998, n. 3.70). Il n'est toutefois pas nécessaire qu'elles soient formulées explicitement; il suffit qu'elles résultent clairement des motifs allégués (ATF 103 Ib 91 consid. 2c p. 95). Elles ne sauraient, en revanche, sortir du cadre de la décision attaquée et de la requête initiale de l'intéressé (cf. notamment: Alfred Kölz/Isabelle Häner, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, Zurich 1993, n. 413, p. 237 s.). En l'espèce, la recourante a conclu formellement, à titre principal, à l'admission du recours (ch. 1), à l'annulation de la décision du Conservateur du Registre foncier du 5 décembre 2000 (ch. 2) et à sa radiation comme propriétaire de la part d'étage n° 4103, ainsi qu'à l'inscription des propriétaires d'étages restants comme copropriétaires de cette unité (ch. 3). Une telle formulation n'est en soi pas satisfaisante. Dans un recours de droit administratif, le Tribunal fédéral ne peut annuler que la décision de dernière instance cantonale, en l'occurrence l'arrêt de la Cour de droit public du Tribunal cantonal valaisan. On peut cependant déduire des motifs du recours que la recourante demande - certes maladroitement - l'annulation de cette décision, laquelle a rejeté en dernière instance cantonale sa réquisition au Registre foncier. Il convient par ailleurs de relever que la recourante n'avait pas pris de conclusions subsidiaires devant l'autorité cantonale. Celles-là ne sauraient toutefois être considérées comme nouvelles. En se bornant à demander, subsidiairement, que son inscription en tant que propriétaire de l'immeuble n° 4103 soit radiée, la recourante se borne en effet à limiter son chef de conclusions formulé, principalement, sous le chiffre trois. 2.2 A titre de motivation, la recourante renvoie à trois avis de droit du Professeur Paul-Henri Steinauer qu'elle a annexés à son écriture. Le premier, du 28 septembre 1998, avait été joint à la réquisition du 24 novembre 2000. Le deuxième, daté du 10 janvier 2002, ne semble pas avoir été produit en instance cantonale, mais a manifestement constitué le fondement du dernier recours cantonal. Le troisième, rendu le 24 juin 2002, est déposé devant la cour de céans. Selon la jurisprudence, un tel procédé est admis. Les avis fournis sont toutefois simplement assimilés à des développements juridiques et il ne leur est guère accordé plus de poids qu'aux arguments juridiques invoqués par la partie elle-même (ATF 105 II 1 consid. 1).