Citation: 5A_355/2023 E. 3.3

3.3. La recourante voit une modification déterminante de la situation en ce sens qu'en lui attribuant provisoirement la garde de l'enfant, la juridiction française aurait validé la présence de la mineure en Suisse et supprimé ainsi l'illicéité de son déplacement. Elle affirme par ailleurs qu'un retour de sa fille en France bouleverserait son centre de vie et serait contraire à son intérêt supérieur dès lors que l'enfant s'était constitué en Suisse un cadre de vie stable qu'elle n'avait pu trouver en France. L'intimé et la curatrice soulignent le caractère provisoire de la décision française. La curatrice en retient son défaut d'utilité dans le contexte de l'art. 13 LF-EEA, dont elle relève qu'il n'est appliqué qu'exceptionnellement, tandis que l'intimé soutient son absence d'incidence sur la procédure de retour, l'illicéité du déplacement de l'enfant en Suisse restant acquise.