Citation: I 171/01 18.02.2002 E. 3

3.- a) Les premiers juges, en accord avec le service médical de l'intimé, ont retenu que sur la base des résultats objectifs des examens effectués au Portugal, le recourant est encore en mesure d'exercer une activité lucrative légère, adaptée à sa pathologie, à raison d'au moins 80 %. Le recourant conteste ce qui précède. Il fait valoir que le docteur C.________, dans son certificat médical du 6 octobre 1997, a attesté une incapacité de travail de 50 % dès le 25 août 1997, d'une durée indéterminée. b) Le juge des assurances sociales doit examiner de manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu'en soit la provenance, puis décider si les documents à disposition permettent de porter un jugement valable sur le droit litigieux. Si les rapports médicaux sont contradictoires, il ne peut liquider l'affaire sans apprécier l'ensemble des preuves et sans indiquer les raisons pour lesquelles il se fonde sur une opinion médicale et non pas sur une autre. C'est ainsi qu'il importe, pour conférer pleine valeur probante à un rapport médical, que les points litigieux aient fait l'objet d'une étude circonstanciée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées par la personne examinée, qu'il ait été établi en pleine connaissance de l'anamnèse, que la description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale soient claires et enfin que les conclusions de l'expert soient dûment motivées. Au demeurant, l'élément déterminant pour la valeur probante n'est ni l'origine du moyen de preuve ni sa désignation comme rapport ou comme expertise, mais bel et bien son contenu (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références). Ces principes, développés à propos de l'assurance-accidents, sont applicables à l'instruction des faits d'ordre médical dans toutes les branches d'assurance sociale (Spira, La preuve en droit des assurances sociales, in Mélanges en l'honneur de Henri-Robert Schüpbach, Bâle 2000, p. 268). c) L'avis du docteur C.________ va dans le même sens que le médecin de la sécurité sociale portugaise, dont le rapport du 14 mai 1999 nie que le recourant présente une incapacité de travail supérieure à 50 %. L'avis de ces médecins ne porte, toutefois, que sur la capacité de travail du recourant dans l'activité d'aide de cuisine et non sur la capacité de travail dans une activité de substitution adaptée à son handicap. De son côté, la doctoresse F.________ se pronononce sur la capacité de travail du recourant dans une telle activité; elle se fonde, notamment, sur le rapport du docteur D.________, du 13 mai 1999, concluant à une incapacité de travail de 20 % imputable à l'atteinte radiculaire. Elle retient qu'une activité de substitution adaptée au handicap de l'intéressé - par exemple une activité légère dans le secteur industriel, ou celle de gardien d'immeuble, concierge, surveillant, vendeur dans un kiosque ou dans un commerce de détail, caissier ou magasinier - est en tout cas possible à 80 % depuis le 22 mai 1998, date du rapport de la doctoresse G.________, neuroradiologue à l'Hôpital U.________. Avec les premiers juges, la Cour de céans n'a aucune raison de s'écarter de l'appréciation de la doctoresse F.________. Les déclarations du docteur E.________, médecin traitant du recourant, ont une moindre valeur probante en raison du rapport de confiance qui lie celui-ci à son patient (ATF 125 V 353 consid. 3b/cc; VSI 2001 p. 109 consid. 3b/cc; comp. ATF 124 I 175 consid. 4).