Citation: 9C_460/2015 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a constaté que les caractéristiques d'une activité dépendante étaient prédominantes en l'espèce. Elle a retenu qu'il n'était pas possible faute de contrat écrit de déterminer ce que les parties avaient convenu précisément. Elle a néanmoins relevé que la recourante avait utilisé dans ses courriers, de manière générale, des termes relatifs à un travail salarié. Pour sa part, C.________ n'avait à l'évidence pas eu l'intention de s'installer à son propre compte; elle n'avait entrepris aucune démarche pour rechercher des clients et avait indiqué à plusieurs reprises avoir remplacé une employée du centre en congé maternité. L'autorité précédente a également constaté que C.________ n'avait assumé aucun risque économique d'entrepreneur: elle avait travaillé dans les locaux de la société, n'avait pas participé aux frais généraux (électricité, téléphone, etc.), n'avait opéré aucun investissement, n'avait pas agi en son propre nom auprès du client et pour son propre compte, laissant à la recourante le dommage en cas de non-paiement des factures, avait été rémunérée sur la base d'un tarif horaire convenu d'entente et, lorsqu'il a été mis prématurément fin à son contrat mi-juin 2013, s'était retrouvée dans une situation semblable à celle d'un salarié qui perd son emploi. Elle n'avait par ailleurs joui que d'une liberté d'organisation toute relative: elle n'avait pas eu d'autres clients que ceux de la société et avait tiré l'ensemble de ses revenus de l'activité exercée pour la recourante. Si elle choisissait elle-même ses horaires de travail, elle ne fixait en revanche pas ses rendez-vous. Quant à l'assistance administrative, l'accueil, la sécurité et le suivi de séances, ils lui étaient fournis par la société.