Citation: 9C_558/2020 E. 4.1

4.1. En l'espèce, les premiers juges ont retenu sans arbitraire que les conclusions de l'expertise psychiatrique du 20 décembre 2017 ne reposaient pas exclusivement sur les déclarations du recourant concernant l'existence (ou non) des séances de TMS en avril 2008. Si la doctoresse G.________ a certes relevé que l'assuré avait donné des indications volontairement erronées concernant ce traitement, en se fondant sur une conversation téléphonique avec l'ancien psychiatre traitant (qui s'est par la suite rétracté par courriers des 24 mai 2018 et 22 juin 2018), la psychiatre a surtout fondé ses conclusions concernant la capacité de travail du recourant sur le fait que celui-ci était apte à mener des tâches complexes, était très occupé, ne bénéficiait d'aucun suivi (psychiatrique) spécialisé en cours et se portait bien. Ainsi, l'experte a constaté que le recourant était capable de se plonger de façon assidue dans le nouveau droit de la famille, qu'il avait des lectures et des intérêts intellectuellement complexes (et s'y consacrait plusieurs heures par jour, voire toute une nuit si un sujet l'intéressait), qu'il effectuait toutes les tâches de sa vie quotidienne (faire les courses, faire son ménage, préparer son repas, sortir prendre des cafés, marcher, aller nager en été, sortir le soir parfois tard, etc.), qu'il avait tissé une nouvelle relation sentimentale investie, qu'il s'occupait de sa mère âgée et la secondait dans les travaux à faire pour les deux appartements de la maison familiale, qu'il bricolait et qu'il voyait des amis. En d'autres termes, même si l'expertise ne suit pas exactement l'évaluation normative et structurée selon l'ATF 141 V 281 (ATF 143 V 409), la doctoresse G.________ a constaté que le recourant était plutôt très actif (intellectuellement et physiquement), mais voulait donner l'image de quelqu'un d'incapable et de malade, n'ayant pas les moyens psychiques d'être actif et dynamique. Indépendamment de la question des déclarations du recourant concernant les séances de TMS, les premiers juges pouvaient donc retenir sans arbitraire que l'experte avait mis en évidence des éléments pertinents et convaincants en faveur de l'existence d'une atteinte à la santé qui n'a pas d'effet sur la capacité de travail du recourant sur le plan psychique.