Citation: 9C_676/2024 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, le recours développe des griefs sans réelle cohérence. En particulier, le recourant affirme successivement qu'il n'avait pas eu la possibilité de faire son service militaire, puis qu'il peut effectuer son service militaire mais qu'il lui serait impossible d'interrompre sa carrière professionnelle pour accomplir ses jours de service avant l'âge de 37 ans. Aussi, si le recourant entendait invoquer une exception au principe de l'interdiction d'égalité dans la légalité (consid. 5.1 supra), il aurait dû la motiver de manière conforme aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF (consid. 2 supra). Dans la mesure où il se limite exclusivement - autant qu'on le comprenne - à affirmer qu'on ne pouvait pas exiger de lui d'apporter la preuve de l'absence de convocation des personnes qui étaient incorporées dans une formation de l'armée et n'ayant pas terminé leurs jours de service au 1 er janvier 2019, son grief est inconsistant. Quoi qu'il en soit, même si la motivation avait été suffisante, l'argument est dénué de fondement. Le recourant a été assujetti à la taxe d'exemption de l'obligation de servir pour les années 2020 et 2021, sur la base des faits survenus durant ces années-là. Le recourant n'était alors ni incorporé dans une formation de l'armée, ni soumis à l'obligation de servir dans le cadre du service civil. Tous les hommes suisses âgés de 33 et 34 ans dans une situation comparable à la sienne étaient, sans exception, assujettis à la taxe. L'art. 2 al. 1 let. a LTEO ne fait en effet plus aucune distinction en fonction des situations qui ont conduit à l'absence d'incorporation dans une formation de l'armée ou d'astreinte au service civil (ATF 150 I 144 consid. 8.1; arrêt 9C_513/2024 du 4 février 2025 consid. 5.1). Le motif pour lequel la taxe d'exemption de l'obligation de servir doit être payée n'est dès lors nullement déterminant, comme l'a rappelé à juste titre l'autorité précédente. On ne saisit dès lors pas en quoi celle-ci aurait dû approfondir l'instruction plus avant ce point. Le recourant se contente d'ailleurs de vagues suppositions difficiles à suivre. Mal fondé, le grief doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.