Citation: 9C_701/2018 E. 5.3

5.3. Le caractère subsidiaire de la responsabilité des organes d'une personne morale (au sens de l'art. 52 al. 1 LAVS) signifie que la caisse de compensation ne peut agir contre ces derniers que si le débiteur des cotisations (la personne morale) est devenu insolvable. A ce propos, les premiers juges ont retenu que la faillite de la société B.________ SA avait été suspendue faute d'actif, de sorte que la caisse de compensation était dans l'impossibilité de recouvrer en l'occurrence sa créance. Ils ont dès lors constaté les éléments requis par la jurisprudence pour admettre que la caisse de compensation avait connaissance de son dommage et était en droit de demander la réparation de celui-ci aux organes de la société dès le 4 mars 2016, soit à la date de la publication de la suspension de la faillite faute d'actif dans la Feuille officielle suisse du commerce (ATF 129 V 193 consid. 2.3 p. 195; cf. ég. ATF 141 V 487 consid. 2.2 p. 488). On ne saurait par ailleurs exiger du juge qu'il discute après coup, en cas de litige, les chances de succès d'une hypothétique poursuite par voie de saisie pour décider si la caisse était ou non en droit de s'en prendre directement aux organes responsables (cf. arrêt H 284/02 du 19 février 2003 consid. 7.3). Le grief tiré d'un déni de justice formel doit dès lors être rejeté.