Citation: 6G_3/2015 E. 4

Au demeurant, l'objet de la rectification est de permettre la correction des erreurs de rédaction ou de pures fautes de calcul dans le dispositif. De telles erreurs doivent résulter à l'évidence du texte de la décision, faute de quoi l'on en viendrait à modifier matériellement celle-ci. On rappelle, d'une part, que l'art. 66 LTF confère au Tribunal fédéral un large pouvoir d'appréciation dans la fixation des frais. D'autre part, en cas d'insuffisance de l'avance de frais, la partie doit s'acquitter de la part manquante ( BERNARD CORBOZ, in Commentaire de la LTF, 2 e éd. 2014, art. 62 LTF no 25). En d'autres termes, le Tribunal fédéral, statuant sur les frais de la procédure, n'est pas lié par le montant de l'avance demandée. En l'espèce, le montant des frais, arrêté à 4000 fr., se trouve, par ailleurs, non seulement dans les limites fixées par le ch. 1 du Tarif des émoluments judiciaires du Tribunal fédéral du 31 mars 2006 (RS 173.110.210.1) mais correspond, de surcroît, aux frais généralement mis à la charge des recourants déboutés en matière pénale lorsqu'aucune circonstance particulière ne justifie de les réduire ou de les augmenter. Dans ces conditions, le seul fait que les frais fixés définitivement ne correspondent pas au montant de l'avance exigée ne démontre d'aucune manière l'existence d'une erreur de rédaction ou d'une faute de calcul dans l'arrêt entrepris. Supposée recevable, la demande de rectification devrait, de toute manière être rejetée.