Citation: 4A_324/2020 E. A

A.a. B.________ (ci-après: le demandeur) est un homme d'affaires singapourien actif dans le commerce du pétrole. Il occupe le poste de directeur général du C.________ Group, lequel comprend diverses entités dont la société singapourienne C.1.________ Ltd. (ci-après: C.1.________). En 2009, le demandeur a rencontré A.________ (ci-après: le défendeur), ressortissant indonésien, actif dans différents domaines dont le secteur bancaire et l'industrie pétrolière. En mars 2013, les deux hommes ont créé la société C.2.________ SA (ci-après: C.2.________), devenue ensuite C.3.________ SA, dont le siège est à Genève. Le demandeur détenait 75 % du capital-actions (75 actions nominatives d'une valeur nominale de 1'000 fr. chacune), tandis que le dernier quart était propriété du défendeur. Aux alentours du mois d'août 2013, des enquêtes portant sur des soupçons de corruption ont été ouvertes à Singapour à l'encontre du demandeur et de C.1.________. En raison de ces investigations, il est devenu difficile pour C.2.________ d'obtenir des financements bancaires. Au début de l'année 2014, le demandeur a décidé de transférer les actions de C.2.________ à D.________ Ltd., société enregistrée aux Iles Vierges britanniques détenue par son beau-père. En avril 2014, le demandeur a signé un projet d'acte ayant pour objet la vente de ses actions à D.________ Ltd.; cette convention n'a toutefois pas été exécutée, raison pour laquelle le demandeur a décidé de transférer ses actions au défendeur. Le 15 mai 2014, le demandeur et le défendeur ont signé un contrat, intitulé " Sale and Purchase Agreement " (ci-après: SPA), en vertu duquel le premier s'est engagé à vendre ses actions de C.2.________ au second, moyennant le paiement par celui-ci de la somme de 75'000 fr., dans les trente-six mois suivant la date du transfert. A une date inconnue, les deux hommes ont également conclu une convention, intitulée " Declaration of Trust ", stipulant notamment que les 75 actions de C.2.________ appartenaient au demandeur, et non au défendeur, et que celui-ci les détenait en tant que représentant (" nominee "). Le 28 janvier 2019, le demandeur a prié le défendeur de lui restituer les 75 actions de C.2.________. Le défendeur a rétorqué qu'il ne détenait aucune action au nom du demandeur mais qu'il était disposé à discuter d'une nouvelle vente des actions. Sous la plume de son conseil, le demandeur a mis en demeure le défendeur de lui rendre les 75 actions de C.2.________. Le 7 février 2019, ce dernier lui a répondu qu'il était le propriétaire légitime desdites actions.