Citation: 7B_504/2023 E. 2.2.3

2.2.3. En l'occurrence, le recourant se présente comme un journaliste indépendant qui écrit parfois des publications - souvent critiques - sur des thèmes liés à la région [...]. Il soutient que les propos prétendument tenus par l'intimé - qui laisseraient supposer au Conseil de la presse suisse qu'il aurait eu des comportements illégaux - porteraient objectivement une atteinte concrète à son honneur, cela de manière plus grave que la simple tenue de termes grossiers. Sur le vu de ces éléments, le recourant prétend pouvoir faire valoir par adhésion à la procédure pénale des prétentions civiles en réparation de son tort moral à hauteur d'au moins 800 fr. (cf. ch. 5 p. 3 s. du recours). Il peut tout d'abord être constaté que le recourant ne prétend pas que les comportements illicites qui lui seraient reprochés seraient des infractions graves touchant en particulier l'intégrité physique ou psychique d'autrui. Il soutient en effet en substance que l'atteinte subie découlerait du fait que les déclarations litigieuses le faisant apparaître comme une personne méprisable ont été adressées au Conseil suisse de la presse. Ce faisant, il se plaint donc d'une atteinte à sa réputation professionnelle, ce que le droit pénal ne défend en principe pas, y compris si les critiques émises peuvent blesser (ATF 145 IV 462 consid. 4.2.2 et les arrêts cités; arrêt 6B_767/2023 du 29 novembre 2023 consid. 4.1.1). En l'absence de toute démonstration, il n'apparaît pas non plus que la communication des propos litigieux au Conseil suisse de la presse, certes organe en charge notamment des questions ayant trait à la déontologie journalistique (cf. son site, https://presserat.ch/fr/le-conseil-de-la-presse/taches/, consulté le 27 mars 2024, 11h08), aurait entraîné à ce jour des conséquences particulières pour le recourant; celui-ci ne se prévaut ni de quelconques souffrances psychiques, ni - dans la mesure où cela serait suffisant - du moindre impact à ce jour dans son cadre professionnel, soit par exemple de s'être vu refuser des articles. L'atteinte éventuellement subie paraît d'autant moins grave au vu des circonstances entourant le dépôt des écritures litigieuses, à savoir une prise de position sollicitée de la part de l'intimé à la suite de la saisine par le recourant du Conseil suisse de la presse afin de contester le refus du quotidien dirigé par l'intimé de publier son courrier de lecteur. Dans ce cadre particulier, le recourant paraît être à même de défendre son éthique professionnelle; il ne soutient d'ailleurs pas le contraire. Partant, faute de démonstration suffisante sur l'atteinte alléguée subie et qui pourrait justifier, le cas échéant, des prétentions civiles élevées par adhésion à la procédure pénale, la qualité pour recourir au sens de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF doit être déniée au recourant.