Citation: 6B_701/2015 E. 4

Il est constant que l'intimé a été membre du conseil d'administration de la recourante. Selon l'acte d'accusation, il a violé ses devoirs de gestion et porté atteinte aux intérêts de cette société en accordant d'importants prêts à diverses autres sociétés dont il était organe et actionnaire, ou dans lesquelles il avait d'autres intérêts patrimoniaux. La Cour de justice, à l'issue d'une discussion des objectifs visés par les sociétés impliquées, des relations qui existaient entre elles et du comportement de leurs organes, parvient à la conclusion que les transferts patrimoniaux reprochés à l'intimé, incontestés, ont été exécutés à l'intérieur d'un groupe de sociétés dont la recourante était l'un des éléments; que l'intimé avait un devoir de fidélité aussi envers les sociétés bénéficiaires, et qu'il n'a pas agi de façon occulte ni contraire à des instructions reçues. A supposer que l'intimé ait néanmoins violé ses devoirs de gestion, la Cour estime n'être pas en mesure de constater qu'il l'ait fait avec conscience et volonté, ce qui la conduit à l'acquitter de la prévention fondée sur l'art. 158 CP réprimant la gestion déloyale.