Citation: 1B_214/2017 E. 2.2

2.2. Le recourant soutient qu'en ne retirant pas immédiatement les procès-verbaux litigieux du dossier pénal, il court le risque que des informations le concernant et recueillies selon lui illégalement se retrouvent dans les mains d'autorités de divers Etats. Il se réfère à ce propos à la jurisprudence de la Cour de céans selon laquelle la transmission d'un dossier qui contiendrait des pièces inexploitables à un Etat étranger est clairement de nature à causer un préjudice irréparable (ATF 139 IV 294 consid. 1.1.1 p. 297; arrêt 1B_457/2013 du 28 janvier 2014 consid. 1.2). Il admet toutefois qu'à ce jour, aucune demande d'entraide judiciaire n'a formellement été adressée aux autorités malgaches même si le Ministère public a exprimé à deux reprises son intention d'agir en ce sens et d'envoyer des enquêteurs sur place. De plus, en l'état, rien n'indique que les dépositions de B.________ et des trois autres personnes entendues à titre de renseignement soient pertinentes pour instruire les faits dénoncés qui se seraient produits à Madagascar et qu'elles seront mentionnées dans la demande d'entraide ou produites en annexe à celle-ci. Que le Ministère public aurait reconnu dans ses observations cantonales que ces pièces visaient à démontrer la personnalité du recourant dans le cadre de la commission rogatoire à venir ne permet pas de tenir ce fait pour acquis. Cela étant, le risque de transmission d'informations indues à l'étranger propre à établir un préjudice irréparable n'est pas démontré. Pour le surplus, le recourant ne se prévaut d'aucune disposition spécifique qui lui accorderait le droit d'exiger le retrait immédiat des procès-verbaux d'audition litigieux du dossier pénal ni d'aucune circonstance exceptionnelle, au sens de la jurisprudence citée au considérant 2.1, qui permettrait de considérer la condition du préjudice irréparable comme réalisée. Le fait que le recours porte sur une question juridique de principe ne permet pas de déroger à l'art. 93 al. 1 let. a LTF mais il présente tout au plus une pertinence pour apprécier la recevabilité du recours au regard de l'art. 84 LTF, inapplicable en l'espèce. Il s'ensuit que l'arrêt attaqué ne saurait ainsi faire l'objet d'un recours immédiat auprès du Tribunal fédéral.