Citation: 5P.463/2003 20.02.2004 E. B

Le 8 mai 2002, le mari a déposé une demande en divorce devant le Tribunal d'arrondissement de la Côte. Cette procédure a été suspendue le 20 novembre suivant, jusqu'à droit connu sur l'action en désaveu introduite par l'époux. Une expertise privée, établie par l'Institut universitaire de médecine légale de Lausanne le 13 septembre 2002 avait exclu, par analyse ADN, la paternité de X.________ sur B.________. Plusieurs requêtes de mesures provisionnelles et un appel sur mesures provisionnelles ont été déposés. Statuant le 10 juillet 2003 par nouvelle ordonnance de mesures provisionnelles, le Président du Tribunal précité a notamment astreint le mari à contribuer à l'entretien de son épouse et de son fils A.________ par le versement de 850 fr. par mois, dès le 1er mai 2003, allocations familiales non comprises. Par jugement du 19 novembre 2003, le Tribunal d'arrondissement de la Côte a admis partiellement l'appel interjeté par l'épouse et fixé les aliments à 1'000 fr. par mois, dès le 1er juillet 2003, allocations familiales en sus. En bref, il a jugé qu'en l'état il n'y avait pas lieu de revenir sur la suppression de la part de pension concernant B.________, la question pouvant être revue, le cas échéant, si l'instance en désaveu se révélait effectivement périmée. Il a en outre arrêté les charges incompressibles de l'épouse à 2'380 fr., à savoir 1'805 fr. correspondant aux charges retenues dans l'ordonnance du 10 juillet 2003 auxquels devaient s'ajouter 575 fr. à titre de la moitié du loyer. Compte tenu de son revenu (1'450 fr.), la crédirentière devait ainsi faire face à un manco de 930 fr. Au vu de ces éléments, du revenu et des charges du mari (4'765 fr., allocations familiales (320 fr.) non comprises; 3'015 fr.), il y avait ainsi lieu de fixer la pension à 1'000 fr. par mois, allocations familiales en sus. Cette contribution, "couvr[ant] le minimum vital de l'appelante, [tenait] compte notamment du fait que l'intimé pren[ait] en charge le minimum vital de B.________ ainsi que son assurance maladie, quand bien même il n'[était] pas le père biologique de cet enfant".