Citation: 4A_446/2017 E. 2

Il est constant qu'au 22 décembre 2010, date de la convention de cession d'entreprise conclue entre les parties, le demandeur avait obtenu un mandat de prestations d'architecte qui portait sur la rénovation de l'un des bâtiments de la manufacture W.________ au Locle. A cette époque déjà, le maître de l'ouvrage envisageait une rénovation ultérieure des autres bâtiments de la manufacture, par étapes successives. Selon la thèse du défendeur, la rétrocession d'honoraires prévue dans la convention ne devait s'appliquer qu'à la rémunération afférente à la rénovation déjà adjugée au demandeur, à l'exclusion de la rénovation future d'autres bâtiments, qui n'était pas encore décidée ni adjugée par le maître de l'ouvrage. Selon la thèse du demandeur, au contraire, la rétrocession devait s'appliquer à toutes les étapes de la rénovation, durant les deux années 2012 et 2013, et le défendeur reste débiteur, à ce titre, de 33'458 francs. Ce différend doit être résolu par l'interprétation des termes « mandats en cours » et « réhabilitation manufacture W.________ », respectivement présents dans la convention et dans la liste annexée.