Citation: 5A_484/2009 18.08.2009 E. 4

Le recourant n'invoque expressément la violation d'aucune disposition constitutionnelle. 4.1 Devrait-on retenir qu'il se plaint d'une violation de l'art. 8 Cst. et considérer que son grief est suffisamment motivé (cf. supra, consid. 1.2), celui-ci est mal fondé. En effet, selon la jurisprudence (arrêt 5P.103/2004 du 7 juillet 2004 consid. 1.2, in SJ 2005 I p. 30), la garantie constitutionnelle de l'égalité de traitement entre homme et femme s'adressant à l'État et ne produisant pas d'effet horizontal direct dans les relations entre personnes privées (ATF 114 Ia 329 consid. 2b p. 330/331 et les arrêts cités), le recourant ne peut s'en prévaloir à l'appui d'un recours dirigé contre une décision rendue dans une affaire opposant deux particuliers; il en va de même, en principe, de l'art. 8 al. 2 Cst.; les règles de droit civil doivent cependant être interprétées en tenant compte des exigences particulières qui résultent des droits fondamentaux (art. 35 al. 3 Cst.; cf. BERNHARD PULVER, L'interdiction de la discrimination, thèse Neuchâtel 2003, p. 164 n. 228 et p. 165 n. 229; JÖRG PAUL MÜLLER, Die Diskriminierungsverbote nach Art. 8 Abs. 2 der neuen BV, in Die neue Bundesverfassung, Berne 2000, p. 129 ch. VI let. b; RAINER J. SCHWEIZER, in Die schweizerische Bundesverfassung, Kommentar, 2002, p. 111/112 n. 56 et 57 ad art. 8). 4.2 Si l'on admet que le recourant entend se plaindre d'une violation du principe de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'application de l'art. 176 al. 1 ch. 1 CC, son grief apparaît également infondé, à supposer que l'on considère qu'il est suffisamment motivé (cf. supra, consid. 1.2). Certes, comme le relève à juste titre l'intéressé, son disponible s'élève à 128 fr. 20, alors que celui de l'intimée atteint 550 fr., et l'on peut se demander si la cour cantonale a pris en considération dans son calcul les allocations familiales de 536 fr. Quoiqu'il en soit, ce résultat n'est pas arbitraire, dans la mesure où les juges précédents ont admis - sans que le recourant n'émette de critique à cet égard - que son loyer de 1'500 fr., pris en compte dans le calcul, est excessif. Au demeurant, il s'acquitte d'un tel montant depuis le 15 mai 2009 seulement, alors que la contribution d'entretien est fixée dès le 1er octobre 2008. En outre, le ménage de l'intimée compte les deux enfants du couple, âgés de 13 et 16 ans, alors que le recourant vit seul. Enfin, le minimum vital de celui-ci est préservé.