Citation: 7B_678/2023 E. 2.4.2

2.4.2. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir accordé un poids disproportionné aux deux sanctions disciplinaires dont il a fait l'objet durant sa détention. En cela, il n'allègue toutefois pas, ni a fortiori ne démontre, que la cour cantonale aurait retenu de manière arbitraire qu'au vu de ces sanctions, son comportement n'était pas globalement bon. De toute manière, l'argument du recourant tombe à faux, dans la mesure où l'instance précédente a admis que son comportement en détention, en dépit de deux sanctions disciplinaires et d'un avertissement, ne s'opposait pas à la libération conditionnelle (cf. arrêt attaqué, p. 11). Autre est la question de savoir si ces mêmes éléments ont été correctement pris en compte dans le cadre de l'appréciation du pronostic, étant rappelé que le bon comportement en détention, qui constitue une condition de la libération conditionnelle, est indépendant de la question du pronostic (cf. consid. 2.2.2 supra). Le recourant soutient à tort que les juges cantonaux auraient fondé leur examen à cet égard sur les "deux épisodes isolés de son comportement" ayant donné lieu aux sanctions disciplinaires (cf. recours, p. 6). Ceux-ci ont au contraire procédé à une appréciation globale en prenant en compte, notamment, les nombreuses et graves infractions commises par le recourant dans le passé, ses récidives, ainsi que l'absence d'une réelle prise de conscience des conséquences de ses actes. Au demeurant, il apparaît qu'ils ont, dans le cadre de l'appréciation du pronostic, qualifié le comportement du recourant en détention de "globalement satisfaisant" (cf. arrêt attaqué, p. 13 in fine), de sorte que le raisonnement du recourant, qui prétend que l'arrêt entrepris retiendrait le contraire, tombe à faux. Cela étant, c'est en vain - et au surplus de manière appellatoire et donc irrecevable - que le recourant rediscute les faits sanctionnés au cours de sa détention.