Citation: 4A_188/2013 E. 3.1.1

3.1.1. Le premier grief de la recourante concerne les "prêts fiduciaires Z.". Sa compréhension ne nécessite pas la description de la transaction complexe dans le cadre de laquelle V.________ a octroyé, le 28 décembre 2005, deux prêts fiduciaires totalisant 192 millions de francs à une société S., pour le compte et aux risques de deux de ses clientes, les sociétés P. et E., afin de lui permettre d'acquérir les actions d'un groupe de sociétés contrôlé par le dénommé Z., un important industriel français, qui était client de la banque et souhaitait vendre son groupe à ses enfants (pour la description de cette opération, cf. sentence, n. 224 à 242). Les prêts fiduciaires ont été dénoncés le 7 décembre 2009 par V.________, désormais contrôlée par la recourante qui les jugeait irréguliers, et ont été repris par une société luxembourgeoise. D'après la recourante, le Tribunal arbitral aurait violé son droit d'être entendue en ne prenant pas en considération son argument selon lequel, faute d'apports externes, les prêts fiduciaires litigieux ne pouvaient pas constituer des AuM. Il aurait cru pouvoir se dispenser d'examiner cet argument au motif - erroné - que la procédure de résiliation de ces prêts n'était pas conforme au Contrat.