Citation: 2P.46/2002 03.07.2002 E. 2

2.1 Le recourant invoque la violation de son droit d'être entendu. Il reproche à l'autorité intimée d'avoir fondé sa motivation sur des éléments dont il n'aurait pas eu connaissance et à propos desquels il n'aurait pas pu se déterminer. Selon la jurisprudence, le droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) comprend le droit pour l'intéressé de prendre connaissance du dossier (ATF 126 I 7 consid. 2b p. 10), de s'exprimer sur les éléments pertinents avant qu'une décision touchant sa situation juridique ne soit prise, de produire des preuves pertinentes, d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes, de participer à l'administration des preuves essentielles ou à tout le moins de s'exprimer sur son résultat, lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 127 III 576 consid. 2c p. 578 s.; 124 II 132 consid. 2b p. 137 et la jurisprudence citée). En l'espèce, il est vrai que la décision du 23 novembre 2001 ne contient pas un exposé des motifs justifiant la résiliation des rapports de service. Le recourant a toutefois eu de nombreuses entrevues avec des responsables communaux à l'occasion desquelles les raisons empêchant la poursuite des rapports de service lui ont été expliquées (absences trop nombreuses dues à la maladie, problèmes posés par ces absences à l'employeur, risques professionnels liés à la maladie...). Il était ainsi en mesure de s'exprimer à propos de ces raisons et ne pouvait feindre de les ignorer, comme il l'a fait dans son recours au Tribunal administratif. La décision précitée du 23 novembre 2001 fait d'ailleurs expressément allusion à un entretien du 21 novembre 2001, au cours duquel l'intéressé a été informé de la décision du Conseil communal de se séparer de lui et donc, vraisemblablement, aussi des raisons de cette décision. Au surplus, celles-ci ont été expressément rappelées par le Conseil communal dans sa détermination du 21 décembre 2001 adressée à l'autorité intimée, sans que le recourant ne demande à répliquer. Par conséquent, le Tribunal administratif n'a pas violé le droit d'être entendu du recourant en examinant le bien-fondé de la décision attaquée à la lumière des motifs de résiliation ressortant de son dossier professionnel. Le grief est mal fondé.