Citation: 7B_522/2024 E. 2.4

2.4. La recourante n'apporte aucun élément susceptible de remettre en cause l'appréciation de la cour cantonale. Tout d'abord, contrairement à ce qu'elle fait valoir, celle-ci n'a pas retenu - ni même évoqué - que le Dr C.________ ne connaissait pas le dossier pénal, mais seulement que son avis n'était pas nécessaire dans le cadre de la procédure pénale. Le fait que cet expert se soit prononcé sur l'expertise du Dr E.________ (ce qui ressort en effet de son rapport [pp. 15 et 16]) importe peu à cet égard, puisqu'il était uniquement question de confirmer ou non le diagnostic précédemment retenu et non de se pencher sur la problématique - soulevée par la suite - de la levée du traitement thérapeutique ambulatoire et du changement de sanction ( ibid.). Peu importe également que la recourante n'ait pas pu poser de questions complémentaires au Dr C.________ au motif que le placement à des fins d'assistance avait été levé quelques semaines après son rapport d'expertise. La cour cantonale pouvait retenir sans arbitraire que les divergences de vues apparentes entre cet expert et les autres intervenants de l'époque, lesquels s'étaient exprimés dans un cadre qui n'était pas celui de la procédure pénale, n'étaient pas déterminantes pour la solution du litige. Par ailleurs, dans la mesure où l'OESP, en sus de l'audition de la recourante, a mis en oeuvre la nouvelle expertise, qu'il a confiée au Dr D.________ - dont la recourante ne prétend pas avoir contesté la désignation formelle -, la recourante ne saurait prétendre que cette autorité "n'a[urait] administré aucune preuve (...) qui puisse être reconnu[e] comme étant un moyen de preuve pertinent" (recours, p. 6, par. 4). Quant à l'argument selon lequel l'intéressée ne se serait pas opposée à la mise en oeuvre d'examens médicaux complémentaires suggérés par les responsables de la V.________ en vue d'analyser la question d'une éventuelle poursuite du traitement thérapeutique ambulatoire, c'est plutôt le contraire qui ressort de l'arrêt attaqué (p. 8; cf. let. A.f supra), sans que la recourante démontre l'arbitraire dans la constatation de ces faits. Du reste, c'est bien en raison du refus de cette dernière de se soumettre à ces examens qu'une responsable du même établissement a retenu, dans un courrier du 23 juin 2023, qu'elle "ne voy[ait] pas d'autre possibilité que [de] plaider pour une mesure institutionnelle" ( ibid.), ce que semble oublier la recourante. Enfin, le fait que le Dr D.________ n'ait pas "contacté" le Dr C.________ dans le cadre de son expertise n'est pas pertinent, dans la mesure où le premier a eu accès au rapport d'expertise du second, auquel il fait d'ailleurs expressément référence (cf. rapport final du Dr D.________, not. pp. 2, 19 ss et 64 in fine). Sur le vu de ces éléments, l'autorité précédente n'a pas violé le droit d'être entendue de la recourante en n'invitant pas le Dr C.________ à se prononcer sur les avis des autres intervenants qui avaient critiqué - respectivement n'avaient pas suivi - son rapport d'expertise.