Citation: 9C_298/2022 E. 4.1.2

4.1.2. On rappellera que le refus d'instruire ne viole le droit d'être entendu des parties que si l'appréciation anticipée de la pertinence du moyen de preuve offert, à laquelle le juge a procédé, est entachée d'arbitraire (ATF 144 II 427 consid. 3.1.3; 141 I 60 consid. 3.3). En l'espèce, le recourant ne remet pas en cause le raisonnement des premiers juges selon lequel ils ont considéré - certes de manière succincte - que les perspectives de développement de carrière évoquées par l'expertise privée ne reposaient sur aucun élément concret et relevaient de simples hypothèses. En invoquant le "caractère particulier des spécialisations en matière de sécurité informatique bancaire, nécessitant des cours permanents et des mises à jour constantes", le recourant n'apporte aucun indice concret en faveur du développement professionnel qu'il allègue; il ne montre pas non plus que l'expertise qu'il a produite, voire une nouvelle expertise, aurait permis de mettre en évidence des éléments objectifs en ce sens comme des étapes concrètes, telles que la fréquentation d'un cours, le début d'études ou la passation d'examens (cf. arrêt 9C_271/2022 du 28 novembre 2022 consid. 3.3.2 et la référence). Aussi, et à la lecture du "Rapport d'expertise 'Evolution potentielle de carrière et salariale'" de février 2013, on constate à la suite des premiers juges que les conclusions de celui-ci relèvent largement d'hypothèses fondées sur la description de la carrière d'une tierce personne et l'affirmation que le recourant aurait atteint une fonction semblable (p. ex. "On ne voit pas ce qui aurait pu empêcher M. A.________ d'avoir la même évolution de carrière que [..]"; "On peut raisonnablement estimer que M. A.________ aurait atteint la fonction de [...]" [rapport de février 2013, p. 9]). L'appréciation qui a conduit la juridiction cantonale à écarter ce moyen de preuve et à renoncer à une instruction complémentaire est par conséquent dénuée d'arbitraire.