Citation: 6B_877/2023 E. B

Saisie d'un appel du condamné et d'un appel joint de la partie plaignante, par arrêt du 16 mai 2023, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a, avec suite de frais des deux instances (3962 fr.), rejeté le premier et admis le second. Statuant à nouveau, la cour cantonale a déclaré l'intéressé coupable d'injure, de menace et de violation d'une obligation d'entretien et l'a condamné à 40 jours-amende à 300 fr. le jour, avec sursis pendant trois ans. Elle a, par ailleurs, rejeté ses conclusions en indemnisation, mais l'a condamné à verser à B.________ 13'085 fr. 55, à titre de juste indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure. En bref, cet arrêt, auquel on renvoie pour le surplus, sous réserve de ce qui sera discuté en droit, repose sur l'état de fait suivant. B.a. Le 6 mars 2020, dans le contexte tendu de la séparation des parties, peu après la notification du jugement du tribunal civil, qui n'avait pas satisfait A.________, ainsi que du changement d'école des enfants, après avoir vainement tenté de joindre son ex-épouse à plusieurs reprises, celui-là avait téléphoné à la mère de celle-ci et lui avait tenu des propos menaçants. La cour cantonale a retenu les déclarations de l'ex-belle-mère du recourant, jugée crédible, selon laquelle il lui avait dit à plusieurs reprises vouloir tuer sa fille, en précisant que si elle retournait dans la maison au Portugal, il la détruirait ainsi que la bâtisse. En s'adressant à la mère de la partie plaignante, il avait eu l'intention de faire passer un message à cette dernière dont il n'y avait pas de raison de douter qu'elle avait pris les menaces au sérieux et en avait été effrayée. B.b. Il n'était pas contesté que le recourant s'était présenté en bas de l'immeuble de la partie plaignante le 27 août 2020 et avait sonné à l'interphone, alors qu'il était conscient qu'elle ne souhaitait pas lui parler. La cour cantonale a tenu pour établi qu'il avait déclaré à cette occasion à son ex-épouse qu'il allait "lui faire la peau" ("vou dar cabo de ti") et qu'il l'avait traitée de "salope" ("porca"). B.c. Il était également établi que le recourant n'avait pas honoré intégralement ses obligations alimentaires durant la période pénale dans la mesure où il devait la somme de 180'385 fr. au 31 janvier 2022 et n'avait payé que 177'534 francs. Il avait de surcroît, à plusieurs reprises, versé les contributions d'entretien de ses enfants en retard, ce qui suffisait à réaliser l'infraction de violation d'une obligation d'entretien. Au plan subjectif, il avait tout au moins envisagé et accepté de ne pas les honorer et il ne pouvait se retrancher derrière une erreur sur l'illicéité.