Citation: 9C_435/2024 E. 7.2.3

7.2.3. Il n'est pas non plus arbitraire de constater, comme l'ont fait les juges cantonaux, que les factures transmises sous forme électronique (clés USB) avaient été produites en "vrac", de sorte que leur vérification par l'intimée aurait exigé un travail trop conséquent. Sur ce point, les recourantes se plaignent à tort d'une constatation arbitraire des faits en soutenant que les factures auraient été classées chronologiquement par année fiscale et que les tableaux récapitulatifs auraient été établis sous forme de livres de caisse contenant la totalité des honoraires facturés. Les clés USB comportent en effet des listes récapitulatives manuscrites mensuelles (et annuelles pour certaines périodes) de différents montants, accompagnées de nombreuses factures pour les périodes fiscales 2007 à 2014, sans aucun lien entre les différents documents. L'analyse de ces documents relèverait d'un travail de recoupement fastidieux, dès lors que les factures ne sont pas dans l'ordre des listes manuscrites, e t le contrôle de celles-ci s'écarterait des conditions raisonnables de vérification auxquelles est soumise l'activité de l'Administration fiscale cantonale (consid 5.3 supra). Les pièces produites - dont également les tableaux récapitulatifs correspondant à des postes associés à des montants, sans aucune explication - ne pouvaient dès lors être contrôlées dans des circonstances raisonnables. C'est donc à juste titre que les juges précédents ont considéré que l'intimée n'avait pas à procéder à une vérification par sondage, contrairement à ce que soutiennent les recourantes. E nfin, en tant que les recourantes indiquent ne pas avoir pu établir une comptabilité exhaustive pour l'activité exercée il y a plus de dix ans par feu A.A.________, laquelle était de surcroît soumise au secret professionnel, il suffit de relever, d'une part, que l'Administration fiscale cantonale avait en premier lieu invité A.A.________ à lui fournir un décompte des montants non déclarés de chiffres d'affaires et des montants qui ne devraient pas être considérés comme tels (cf. par ex. courrier du 3 juillet 2019 au conseil de feu A.A.________), demande à laquelle celui-ci n'avait pas donné suite. D'autre part, on ne voit pas en quoi l'existence d'un secret professionnel exonérerait le contribuable concerné de l'obligation de fournir avec sa déclaration d'impôt les documents prévus par l'art. 125 al. 2 LIFD.