Citation: 5A_92/2016 E. 1.3.2

1.3.2. Pour déterminer si les recourants peuvent subir un préjudice irréparable suite à la décision attaquée (cf. infra consid. 1.3.2.3), il faut d'abord déterminer les effets de celle-ci (cf. infra consid. 1.3.2.1 s.). 1.3.2.1. Selon l'art. 174 al. 1 LP, applicable à la faillite sans poursuite préalable (art. 194 al. 1 LP), la décision du juge de la faillite peut faire l'objet d'un recours au sens des art. 319 à 327a CPC. Selon les règles générales régissant cette voie de droit, la décision contre laquelle le recours est ouvert acquiert force de chose jugée et devient exécutoire (art. 325 al. 1 CPC). Toutefois, l'instance de recours peut en suspendre le caractère exécutoire (art. 325 al. 2 CPC). Dès lors, la décision est exécutoire si elle est entrée en force et que le tribunal n'en a pas suspendu l'exécution (arrêt 5A_866/2012 du 1 er février 2013 consid. 4.1, publié in SJ 2013 I p. 314).