Citation: 5F_19/2022 E. 3

Se référant à l'art. 121 let. d LTF, les requérants soutiennent que les frais judiciaires n'auraient pas dû être mis à leur charge dans l'ordonnance 5A_203/2022 du 31 mai 2022. Le Tribunal fédéral n'aurait, par inadvertance, pas tenu compte de l'art. 4b de l'Ordonnance sur les frais et indemnités en procédure administrative, qui prévoit que, lorsqu'une procédure devient sans objet, les frais sont mis à la charge de la partie dont le comportement a occasionné cette issue; or, c'était à l'évidence le fait que l'autorité cantonale ait rendu sa décision qui avait rendu leur recours sans objet. Le Tribunal fédéral n'aurait pas non plus pris en considération le fait qu'ils pouvaient de bonne foi s'attendre à ce qu'aucuns frais ne soient mis à leur charge, puisqu'aucune avance de frais ne leur avait été demandée et que le Tribunal fédéral, s'il les avait certes invités à se déterminer sur la pertinence du maintien du recours, respectivement sur la perte d'objet de celui-ci, n'avait pas indiqué qu'ils s'exposaient à devoir payer des frais judiciaires en cas de retrait du recours, pas plus qu'il ne leur avait expressément donné la possibilité de prendre position sur la question de la répartition des frais, contrairement à ce qu'exigeait l'arrêt 4A_422/2015 consid. 4.2. Le Tribunal fédéral n'aurait pas suffisamment tenu compte du fait que la décision rendue par la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte, qui avait rendu leur recours pour déni de justice sans objet, faisait elle-même l'objet d'un recours au Tribunal fédéral depuis le 23 mai 2022 (cause n° 5A_379/2022), et qu'en réalité, leur recours pour déni de justice avait des chances de succès. Ils affirment ne s'être en réalité pas désistés, mais avoir " incorporé les griefs d'une durée trop longue dans le traitement du dossier dans cette nouvelle procédure ". Leurs griefs n'auraient " pas été abandonnés mais placés dans une autre procédure en cours plus par opportunité que par abandon ". Dans un tel contexte, le Tribunal fédéral aurait dû utiliser des formulations plus neutres dans son ordonnance du 31 mai 2022 quant aux chances de succès hypothétiques du recours et quant à la " qualification du retard du TC dans la remise de sa décision ", sous peine d' " influencer le sort d'une procédure parallèle en cours " et de violer le principe d'indépendance et leur droit d'être entendus. Enfin, selon les requérants, il était prématuré de statuer sur l'issue probable du recours avant que la décision rendue le 11 avril 2022 soit entrée en force.