Citation: I 388/06 25.04.2007 E. 5

A teneur du dossier médical, il n'existe aucun motif de s'écarter de l'appréciation des premiers juges en ce qui concerne la capacité de travail exigible du recourant dans une activité adaptée (art. 6 LPGA; ATF 132 V 393 consid. 3.2 p. 398). 5.1 La juridiction cantonale a considéré qu'il appartenait à l'expert médical et non aux ateliers Y.________ de préciser quelles activités étaient encore exigibles de la part de l'assuré, compte tenu de son handicap. Cela est contesté par le recourant. Se référant au rapport final des ateliers Y.________ du 3 décembre 2004, celui-ci fait valoir qu'il ne peut exécuter que de petits travaux légers, réalisables d'une seule main, et que les seules activités qui entrent en considération sont d'ordre occupationnel. Toutefois, on ne saurait tirer aucune conclusion du rapport des ateliers Y.________ du 3 décembre 2004 en ce qui concerne la capacité de travail exigible. La constatation du maître de stage, selon laquelle le recourant ne peut faire que des petits travaux légers, réalisables d'une seule main, est contredite par les conclusions du docteur M.________ dans son expertise du 7 juillet 2004. Or, ce médecin, après avoir eu connaissance du rapport de stage, a confirmé son point de vue en ce qui concerne la capacité de travail exigible. Dans sa réponse du 16 janvier 2006, il indique être surpris que l'assuré ait dû « caler son bras gauche » en position assise, ou « accrocher son pouce gauche dans son pantalon » en position debout. L'expert craint qu'il ne s'agisse d'une évolution vers une « exclusion fonctionnelle », que ne justifiait pas la situation médicale qu'il avait constatée en juillet 2004. On ne décèle pas dans les rapports médicaux antérieurs à l'expertise d'éléments objectifs susceptibles de remettre en cause le bien-fondé des conclusions du docteur M.________ en ce qui concerne la capacité de travail exigible. L'analyse de ce médecin constitue une synthèse convaincante de la situation médicale du recourant en juillet 2004, fondée sur les constatations cliniques personnelles, le dossier radiologique et le dossier d'assurance. Les problèmes relatifs au membre supérieur gauche au niveau de l'épaule, du coude, du poignet et de la main gauche (au niveau du pouce et des doigts) ont été pris en compte par l'expert dans l'évaluation de la capacité de travail médicalement exigible. Selon lui, la capacité de travail est entière dans une activité adaptée ménageant le membre supérieur gauche et ne sollicitant pas d'activité fine avec la main gauche. C'est en vain que le recourant allègue que les limitations physiques auraient dû faire l'objet d'investigations complémentaires. En effet, dans son expertise du 7 juillet 2004, le docteur M.________ a précisé les limitations à prendre en considération. Il indiquait que le port de charges était seulement possible avec le membre supérieur droit, que les travaux lourds étaient exclus, et qu'il fallait envisager une activité ménageant le membre supérieur gauche, n'exigeant pas de travaux lourds et répétitifs, ni de travaux fins au niveau des doigts. Même si le docteur M.________ n'a pas réexaminé l'assuré avant de déposer sa réponse du 16 janvier 2006, son appréciation du cas en ce qui concerne la capacité de travail médicalement exigible dans une activité adaptée compte tenu des limitations physiques demeure valable. Etant donné que la situation médicale du recourant en juillet 2004 était connue, une nouvelle expertise médicale n'est dès lors pas nécessaire. 5.2 Il n'est pas non plus déterminant que, dans la gamme des activités effectuées aux ateliers Y.________, le rendement du recourant et les travaux réalisés aient été d'ordre occupationnel (rapport de stage du 3 décembre 2004). En effet, lorsqu'il s'agit d'examiner dans quelle mesure un assuré peut encore exploiter économiquement sa capacité de gain résiduelle sur le marché du travail entrant en considération pour lui (art. 7 LPGA), on se demande s'il pourrait encore exploiter économiquement sa capacité résiduelle de travail lorsque les places de travail disponibles correspondent à l'offre de la main d'oeuvre (VSI 1998 p. 293 consid. 3b p. 296 et les arrêts cités [I 198/97]). Le manque de connaissances en informatique et les problèmes linguistiques du recourant ne sont pas décisifs. Ainsi que l'ont relevé les premiers juges, il existe dans le domaine de la surveillance bon nombre de postes adaptés à son handicap et qui ne requièrent ni une connaissance parfaite du français, ni une maîtrise de l'informatique (surveillance de grands magasins, d'entreprises, de parkings, etc.). En effet, pour ces activités, une mise au courant peut être suffisante, sans qu'une formation particulière soit nécessaire (rapport du 28 décembre 2004 de la psychologue B.________).