Citation: 6B_259/2021 E. 1.5

1.5. Le recourant remet en cause l'appréciation de la cour cantonale s'agissant de l'absence de perspectives thérapeutiques invoquant l'existence d'autres traitements thérapeutiques. Le recourant soutient qu'une lecture combinée du rapport d'évaluation criminologique du 12 mars 2020 avec le complément d'expertise du 6 mai 2020 aurait dû conduire la cour cantonale à ne pas exclure l'existence d'autres perspectives thérapeutiques. Il ressortirait de ce rapport qu'une intervention par le biais de programmes de type cognitivo-comportemental serait indiquée et que l'intégration du recourant au sein d'un groupe pour auteurs d'infractions à caractère sexuel pourrait être envisagée. Le recourant prétend que ce constat serait renforcé par le complément d'expertise du 6 mai 2020, qui n'aurait pas été pris en compte par la cour cantonale. En tant que l'argumentation du recourant consiste uniquement à opposer sa propre appréciation des moyens de preuve à celle de la cour cantonale, elle est purement appellatoire. Au demeurant, contrairement à ce que prétend le recourant, la cour cantonale a minutieusement examiné le complément d'expertise du 6 mai 2020, dans lequel l'expert se prononce spécifiquement sur le contenu du rapport d'évaluation du 12 mars 2020. C'est d'ailleurs en se fondant sur ce complément d'expertise que la cour cantonale a écarté l'existence d'autres traitements thérapeutiques pertinents, dès lors que selon l'expert ces propositions thérapeutiques étaient uniquement théoriques et qu'elles ne tenaient pas compte des non-avancements thérapeutiques obtenus jusque-là par le recourant, ni d'ailleurs des traits paranoïdes du recourant. Au vu de ce qui précède, la cour cantonale pouvait, sans verser dans l'arbitraire, considérer que les programmes en question ne permettaient pas encore de retenir qu'il existait d'autres alternatives thérapeutiques.