Citation: 4A_507/2020 E. B

B.a. Après avoir, le 23 janvier 2013, vainement tenté la conciliation, le maître de l'ouvrage a saisi le juge des districts d'Hérens et Conthey d'une demande tendant à ce que l'entrepreneur soit condamné à lui verser la somme que l'expert reconnaîtra comme nécessaire à la réparation des défauts, mais au moins 176'000 fr. avec intérêts, ainsi que la somme que l'expert reconnaîtra comme nécessaire à la réparation des dommages consécutifs au défaut, mais au moins 22'000 fr., avec intérêts. Dans ses plaidoiries finales, il conclura à la condamnation du défendeur à lui verser 150'482 fr. 90 avec intérêts, 5'800 fr. (frais avant procès), 1'500 fr. (frais de relogement) et 600 fr. (stockage du mobilier pendant les travaux) avec intérêts. Il sollicitera également que le séquestre précédemment ordonné soit validé. Dans sa réponse, le défendeur a conclu au rejet de la demande et à ce qu'il " [soit] reconnu devoir [au demandeur] un montant de 15'000 fr. ou à dire d'expert ". Dans ses plaidoiries finales, il confirmera ses conclusions, reconnaissant toutefois devoir 20'000 fr. à son adverse partie. Le juge de district a confié à E.________, architecte, la mise en oeuvre d'une expertise. Dans son rapport du 27 juin 2014, cet expert a notamment indiqué que les chevrons n'étaient pas sous-dimensionnés quant au risque de rupture, mais qu'ils l'étaient quant à l'importance de leur flexion en cas de fort enneigement. Pour ce faire, il a requis l'avis du maître-charpentier F.________, qui a exposé qu'une pleine charge de neige était de nature à entraîner une déformation trop importante et que, si le risque de rupture était quasi nul, il était préférable, en cas de grosses chutes de neige, de soulager la toiture. Il en allait de même s'agissant du faîte également sous-dimensionné. Dans son rapport complémentaire du 19 janvier 2015, il a recouru aux services d'un ingénieur expert en construction du bois, G.________. Celui-ci a confirmé le sous-dimensionnement des chevrons et de la panne faîtière, estimant que le sous-dimensionnement des chevrons entraînait " logiquement des déformations excessives ", largement supérieures aux 18 mm admis, ce qui devait impérativement être corrigé. Il a toutefois relevé qu'il n'existait pour l'heure pas de déformation apparente, ce qui pouvait s'expliquer par le collage des chevrons en poutre duo et par une bonne mise en place par une disposition des contre-flèches naturelles vers le haut. Il a jugé qu'il n'était pas raisonnable de compter sur un déblaiement manuel de la neige pour soulager la structure, vu notamment les risques élevés d'une telle opération. Au terme de son jugement du 24 avril 2018, le juge de district a admis partiellement la demande en paiement, condamné le défendeur à verser au demandeur 106'361 fr. 05 avec intérêts à 5 % l'an dès le 23 janvier 2013, déclaré la conclusion du demandeur tendant à la validation du séquestre irrecevable et rejeté toute autre conclusion. En substance, il a retenu l'existence de toute une série de défauts grevant la construction, dont ceux affectant la charpente, l'isolation thermique de la toiture, les murs extérieurs, les cloisons des portes intérieures, mais considéré que, s'agissant de certains d'entre eux, le maître de l'ouvrage n'avait pas avisé l'entrepreneur en temps utile. Il a écarté l'exception de prescription soulevée par le défendeur, considérant que le délai de cinq ans de l'ancien art. 371 al. 2 CO, qui avait commencé à courir au début de l'été 2005, avait été interrompu une première fois par la renonciation à l'exception de prescription du 12 mai 2010, puis une seconde fois le 23 janvier 2013 par le dépôt devant le juge de commune d'une requête en conciliation. Il a enfin considéré que la renonciation à la prescription valait pour tous les défauts, sans se limiter à ceux énumérés de façon exemplative dans cet écrit. B.b. Le défendeur a formé appel de ce jugement, en concluant à sa réforme en ce sens qu'il soit condamné à verser au demandeur une somme non supérieure à 26'000 fr. avec intérêts. Le Tribunal cantonal du canton du Valais a rendu son jugement le 27 août 2020. Il a confirmé le jugement attaquéet rejeté cet appel. Les motifs qui fondent ce jugement seront évoqués dans les considérants en droit du présent arrêt.