Citation: 2A.331/2002 24.01.2003 E. 2

2. Recours de droit administratif Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 128 I 46 consid. 1a; 128 II 66 consid. 1 et les arrêts cités). La recourante, qui agit elle-même, n'a pas indiqué par quelle voie de recours elle procède auprès du Tribunal fédéral. Toutefois, cette imprécision ne saurait lui nuire si son recours remplit les exigences légales de la voie de droit qui lui est ouverte (voir, sur le choix erroné d'une voie de recours, ATF 126 II 506 consid. 1b in fine; 124 I 223 consid. 1a; 120 Ib 379 consid. 1a; 111 II 384 consid. 1; 109 II 400 consid. 1d). Il convient en l'espèce d'examiner si l'acte de recours remplit les conditions de recevabilité du recours de droit administratif. 2.1 Déposé en temps utile contre une décision fondée sur le droit public fédéral et prise par une commission fédérale de recours, sans qu'aucune des exceptions prévues aux art. 99 à 102 OJ ou dans la législation spéciale ne soit réalisée, le présent recours est en principe recevable comme recours de droit administratif en vertu des art. 97 ss OJ (ATF 128 I 46 consid. 1b/aa; 128 II 13 consid. 1b p. 16, 34 consid. 1a, 56 consid. 1a/aa). 2.2 Aux termes de l'art. 103 lettre a OJ, a qualité pour recourir quiconque est atteint par la décision attaquée et a un intérêt digne de protection à ce qu'elle soit annulée ou modifiée. En l'espèce, la recourante affirme en tête de son mémoire qu'il ne s'agit plus pour elle "d'entrer en formation pédagogique ou non", mais d'une "question d'éthique, de justice." Un objectif pareillement abstrait ne fonde pas un intérêt digne de protection. Cependant, la recourante indique plus loin réclamer la reconnaissance de ses diplômes artistiques afin d'entreprendre une formation pédagogique puis exercer la profession d'enseignant au secondaire 1 et 2. Elle démontre ainsi conserver un intérêt suffisant à obtenir l'équivalence litigieuse, de sorte qu'elle dispose de la qualité pour recourir au sens de l'art. 103 lettre a OJ. 2.3 D'après l'art. 108 al. 2 OJ, le mémoire de recours doit contenir des conclusions et une motivation. Selon la jurisprudence, il ne faut pas poser des exigences trop strictes quant à la formulation des conclusions et des motifs présentés dans un recours de droit administratif. Il suffit qu'on puisse déduire de l'acte de recours sur quels points et pour quelles raisons la décision attaquée est contestée (ATF 123 V 335 consid. 1a; 118 Ib 134 consid. 2). Cela étant, les conclusions ne peuvent porter que sur l'objet du litige (ATF 124 II 499 consid. 1c). La présente cause concerne uniquement la reconnaissance de l'équivalence du diplôme belge de la recourante avec un diplôme HES. Le recours contient toutefois nombre d'arguments et conclusions débordant de ce cadre, partant irrecevables, notamment en ce qu'ils se rapportent aux "passerelles entre les HES et les universités", ou à "l'organisme compétent pour statuer sur la valeur à accorder aux études et à l'enseignement professionnel artistique". La motivation subsistante demeurant néanmoins topique, il sied d'entrer en matière dans cette mesure. 2.4 Les déterminations de la recourante du 30 octobre 2002 et du 6 janvier 2003, déposées après l'échéance du délai de recours (art. 106 OJ) et sans qu'un second échange d'écritures n'ait été ordonné (art. 110 al. 4 OJ), ne peuvent être prises en considération. Au demeurant, elles ne conduiraient pas à une autre conclusion.