Citation: 2P.239/2004 20.04.2005 E. 2

Le recourant ne remet pas en cause l'arrêt attaqué dans la mesure où celui-ci rejette ses prétentions aux indemnités de téléphone et de déplacement pour le mois de décembre 2003. Il renonce également à recourir contre le rejet de ses prétentions à des dommages-intérêts consécutifs à la perte d'indemnités de chômage. 2.1 Il se plaint en revanche de ce que la Cour cantonale n'ait pas motivé le rejet de ses conclusions tendant au paiement d'intérêts moratoires sur le montant de son salaire du mois de décembre 2003 payé avec retard en mars 2004. Sur ce point, il soulève le grief de violation de son droit d'être entendu protégé par l'art. 29 al. 2 Cst. 2.1.1 Comme le droit d'être entendu a un caractère formel et que sa violation entraîne en principe l'admission du recours, ainsi que l'annulation de la décision attaquée indépendamment des chances de succès du recours sur le fond (ATF 126 V 130 consid. 2b p. 132; 125 I 113 consid. 3 p. 118), il convient d'examiner ce grief en premier lieu. 2.1.2 Le recourant ne se plaint pas de la violation de règles du droit cantonal de procédure régissant le droit d'être entendu, de sorte que son grief doit être examiné exclusivement à la lumière de l'art. 29 al. 2 Cst. et avec un plein pouvoir d'examen (ATF 126 I 15 consid. 2a p. 16 et les arrêts cités). La jurisprudence, rendue sous l'empire de l'art. 4 aCst. et qui s'applique également à l'art. 29 al. 2 Cst., a déduit du droit d'être entendu le devoir pour l'autorité de motiver sa décision, afin que le destinataire puisse la comprendre, l'attaquer utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle. Pour répondre à ces exigences, il suffit que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause (ATF 126 I 97 consid. 2b p. 102). L'autorité n'a ainsi pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuves et griefs invoqués par les parties; elle peut au contraire se limiter aux points essentiels pour la décision à rendre (ATF 130 II 530 consid. 4.3 p. 540, 473 consid. 4.1 p. 477). L'étendue de la motivation dépend au demeurant de la liberté d'appréciation dont jouit le juge et de la gravité des conséquences de sa décision (ATF 112 Ia 107 consid. 2b p. 110). 2.1.3 En l'occurrence, le demandeur avait accompagné l'ensemble de ses conclusions de la réclamation d'intérêts moratoires à 5% dès le 16 janvier 2004. A la suite du paiement par l'hospice, le 26 mars 2004, du salaire du mois de décembre 2003, il avait expressément maintenu ses conclusions tendant au paiement des intérêts moratoires sur le montant de ce salaire, intérêts qu'il faisait désormais partir du 26 décembre 2003 (voir lettre du 2 avril 2004).