Citation: 6B_561/2024 E. 1.3

1.3. Après avoir relevé que ses déclarations ont varié au cours de la procédure, le recourant soutient que l'on peut partir du principe qu'il a menti lors de ses auditions devant la police et le ministère public. En substance, il reproche à la cour cantonale d'avoir retenu que sa première audition devant la police aurait une portée plus importante que les suivantes, dans la mesure notamment où il n'aurait pas été crédible, où la temporalité des faits que l'intimée n o 2 et lui ont décrits ne coïnciderait pas, où ses supposés aveux ne seraient intervenus qu'après environ 40 minutes d'audition, où son retard mental et ses troubles en lien avec ses addictions auraient été occultés par la cour cantonale, et où il manquerait de faculté d'auto-détermination face aux événements. S'agissant des déclarations de l'intimée n o 2, le recourant avance que ses propos auraient toujours été retransmis par sa mère, que l'intimée n o 2 n'aurait jamais parlé de pénétration et que l'absence de pénétration serait corroborée par les tests gynécologiques qu'elle aurait effectués et qui n'auraient montré aucune lésion particulière. Se référant aux déclarations de témoins, le recourant allègue que l'intimée n o 2 était amoureuse de lui, qu'elle avait tendance à le suivre, que la relation entre les parties était ainsi bien plus compliquée qu'elle ne pouvait le sembler, et que l'intimée n o 2 faisait régulièrement preuve d'"inconsistance" lorsqu'elle se trouvait en présence de situations que ses parents désapprouvaient ou qui ne la satisfaisaient pas. Il aurait également relevé l'existence de tensions entre l'intimée n o 2 et lui lors de ses deux premières auditions.