Citation: 6B_666/2019 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a exposé que le recourant avait omis, en sa qualité de brocanteur, de respecter les principes découlant de l'art. 3 al. 2 CC au moment de l'achat de sept montres de luxe pour un prix de 4'000 fr. seulement. Le prix demandé par un jeune vendeur aurait dû fonder, chez l'intéressé, un soupçon concret concernant l'origine douteuse des objets vendus. Un examen plus approfondi aurait été nécessaire pour lever tout doute sur l'existence d'un défaut juridique. A ce titre, la seule remise par le vendeur - qui prétendait avoir reçu les montres en héritage - de sa carte d'identité et des certificats d'authenticité n'était pas suffisante. Il n'était pas extraordinaire de conserver des certificats d'authenticité avec les objets correspondants. L'âge du vendeur, soit 23 ans au moment des faits, aurait également dû inciter le recourant, brocanteur de métier, à la prudence. L'intéressé aurait dû procéder à des recherches concernant le pouvoir de disposer du jeune homme, cela d'autant que le nom du propriétaire - qui ne concordait pas avec celui du vendeur - figurait sur certaines factures. Le comportement du recourant, contraire aux obligations découlant de l'art. 3 al. 2 CC, avait provoqué l'ouverture de la procédure pénale pour recel, ce qui justifiait de mettre les frais de procédure correspondants à la charge de celui-ci. Partant, il convenait également de refuser au recourant toute indemnité à titre de l'art. 429 CPP.