Citation: 1C_307/2019 E. 7.2

7.2. En l'espèce, la cour cantonale a jugé que le failli n'avait pas démontré l'existence d'obstacles l'ayant empêché de débuter la réalisation du projet durant la validité de l'autorisation de construire. Dans ce contexte, elle a estimé que d'éventuelles difficultés dans la recherche de financiers, invoquées à l'appui d'une demande de prolongation, ne constituaient pas un juste motif au sens de l'art 53 al. 4 aOC. L'octroi d'une prolongation était enfin exclu par l'adoption, dans l'intervalle, d'une zone réservée. On l'a vu précédemment, il n'est pas établi que la commune aurait refusé la vente de la parcelle no 2421 durant la période de validité du permis de construire. La recourante n'invoque au surplus aucun autre obstacle ayant empêché le failli de débuter le projet durant cette période. La cour cantonale pouvait ainsi sans arbitraire déduire - à tout le moins implicitement - que le constructeur n'avait pas fait preuve de toute la diligence requise par l'art. 53 al. 2 aOC dans la concrétisation du projet. Dans ces conditions, il n'apparaît pas insoutenable d'avoir jugé que des difficultés dans la recherche de financiers, invoquées au stade de la demande de prolongation, compte tenu de leur caractère fréquent - que la recourante reconnaît au demeurant -, ne constituaient pas d'emblée un juste motif au sens de l'art. 53 al. 4 aOC. L'existence de telles difficultés n'est d'ailleurs pas établie: les constatations cantonales n'en font pas état et la recourante se livre à cet égard à une description résolument appellatoire des faits dont elle entend se prévaloir, s'agissant notamment de la recherche d'un acquéreur pour le projet. La recourante ne discute enfin pas que l'adoption d'une zone réservée constitue un changement de circonstances susceptible d'exclure l'octroi d'une prolongation, appréciation sur laquelle il n'y dès lors pas non plus lieu de revenir. Sur le vu de ce qui précède et pour peu qu'il soit recevable, le grief est rejeté.