Citation: 9C_187/2023 E. 8.4

8.4. Les recourants ne s'en prennent pas à la motivation des juges précédents. Ils se contentent de réitérer de manière appellatoire non admissible (cf. ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2) que l'administrateur de la Société ne serait ni l'importateur, ni le propriétaire, ni le transporteur, ni le consignataire de l'oeuvre d'art. Ce faisant, ils méconnaissent la notion (large) de personnes débitrices de la dette douanière au sens de l'art. 70 al. 2 LD. En outre, contrairement à ce qu'ils soutiennent, le Tribunal administratif fédéral n'a pas appliqué la théorie du " Durchgriff", mais la jurisprudence relative à la notion de personne qui fait introduire des marchandises sur le territoire douanier ("mandant"). Or dans la mesure où le recourant exerçait un contrôle total sur la Société et H.________, il ne fait aucun doute qu'il était aussi à l'origine de l'importation du bien litigieux dont la destinataire était la Société. Par conséquent, c'est à juste titre que le Tribunal administratif fédéral a confirmé que le recourant, qui a bénéficié d'un avantage fiscal en ne déclarant pas correctement l'importation du bien archéologique, était assujetti et débiteur solidaire de la TVA sur les importations, au sens de l'art. 51 al. 1 LTVA en lien avec l'art. 70 al. 2 et 3 LD. Le grief est infondé.