Citation: 9C_54/2021 E. 5.4

5.4. Quatrièmement, la recourante fait grief aux juges cantonaux d'avoir écarté de manière injustifiée l'opinion de la doctoresse E.________, ainsi que celle du docteur F.________ du Centre G.________. En particulier, il était arbitraire de discréditer, comme ils l'avaient fait, les réponses données par ces médecins au prétexte que les questions qui leur avaient été posées présentaient un caractère ciblé visant à obtenir d'eux des explications de nature à conforter la thèse soutenue dans le recours. Il n'y a effectivement pas de motif de décrédibiliser les déclarations faites par ces médecins. Cela étant, il y a tout de même lieu de tenir compte du fait que le médecin traitant est généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 135 V 465 consid. 4.5; 125 V 351 consid. 3a/cc). En ce qui concerne le rapport du docteur F.________, il fournit des informations sur une période (24 juin 2008 au 24 août 2010) qui n'est pas déterminante, puisque la nouvelle demande de prestations a été introduite en décembre 2010, que l'intimé est entré en matière sur celle-ci en procédant à diverses mesures d'instruction avant d'admettre un changement important motivant une révision au sens de l'art. 17 LPGA (cf. ATF 141 V 9). Quant au rapport du 10 octobre 2018 de la doctoresse E.________, on peut observer que sur de nombreux points, elle valide l'évaluation faite par le docteur D.________. Ainsi, elle confirme que les plaintes de sa patiente rapportées par l'expert sont "exactes" et lui paraissent "complètes". Elle se déclare également d'accord avec la description des constatations objectives et les diagnostics retenus dans l'expertise. Elle admet qu'il n'y a globalement pas de changements importants de la capacité en lien avec les troubles psychiques entre fin 2010 et octobre 2018. Par contre, elle pense que les limitations psychiques sont plus importantes que ce que l'expert relève et estime qu'elles sont présentes en moyenne 3 à 4 jours par semaine. L'existence de limitations dans cette fréquence et régularité ne trouve toutefois pas de base dans les éléments objectifs mis en avant par le docteur D.________.