Citation: 6B_29/2010 30.03.2010 E. 2

Le recourant se plaint d'une violation du principe in dubio pro reo découlant de la présomption d'innocence, au motif qu'une correcte appréciation des preuves aurait dû conduire à concevoir des doutes quant à sa culpabilité, ou, autrement dit, d'une violation de ce principe comme règle de l'appréciation des preuves, donc en définitive d'arbitraire. C'est du moins ce que l'on doit déduire de sa motivation. D'éventuels autres griefs ont d'ailleurs été considérés comme n'étant pas réellement distincts par la cour cantonale, sans qu'il ne s'en plaigne, de sorte qu'ils seraient nouveaux et, partant, irrecevables. Seul ce moyen peut donc être examiné. 2.1 De jurisprudence constante, une décision, respectivement une appréciation, n'est pas arbitraire du seul fait qu'elle apparaît discutable ou même critiquable. Il faut qu'elle soit manifestement insoutenable ou, en d'autres termes, absolument inadmissible, et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4/5; 134 I 140 consid. 5.4 p. 148 et les arrêts cités). Sous peine d'irrecevabilité, l'arbitraire allégué doit par ailleurs être démontré conformément aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). 2.2 Le recourant fait valoir que, contrairement aux témoins C.________ et D.________, il travaillait sur mandat et qu'il avait donc un statut particulier, impliquant une propriété intellectuelle sur les oeuvres en question. Il ajoute que les deux témoins sont des employés de sa partie adverse et n'avaient donc d'autre choix que de témoigner en faveur de celle-ci. Il reproche par ailleurs à la cour cantonale de s'être fondée sur les déclarations du témoin C.________ pour conclure qu'il ne peut revendiquer de propriété intellectuelle sur les oeuvres en question, au lieu d'élucider elle-même cette question juridique. Le recourant n'établit nullement que le "statut particulier" qu'il invoque lui conférait un droit de propriété intellectuelle sur les oeuvres litigieuses, ainsi qu'il se borne à l'affirmer. Le seul fait que les deux témoins sont des employés de sa partie adverse ne suffit certes pas à faire admettre qu'il était manifestement insoutenable d'accorder crédit à leurs déclarations. Au reste, les juges cantonaux ont forgé leur conviction sur la base d'une appréciation d'ensemble des éléments de preuve disponibles et ne se sont pas bornés à adopter l'opinion d'un témoin. Il n'est ainsi aucunement démontré qu'il était arbitraire de se fonder sur les témoignages en question. Il s'ensuit l'irrecevabilité du moyen, faute de motivation suffisante. 2.3 Le recourant n'indique pas et moins encore ne démontre en quoi l'arrêt attaqué serait arbitraire dans son résultat à raison des prétendues contradictions qu'il invoque sous ch. 2.2 de son mémoire. Sur ce point également, le recours est irrecevable. 2.4 L'argumentation présentée par le recourant sous ch. 2.3 de son recours ne comporte aucune démonstration d'un quelconque arbitraire dans l'établissement des faits et il en va de même de celle qu'il présente sous ch. 2.4.