Citation: U 338/05 01.09.2006 E. B

L.________ a déféré la décision sur opposition 10 juin 2002 de la CNA et la décision du 9 novembre 2001 de l'Office AI au Tribunal des assurances du canton de Vaud. Celui-ci a joint les causes et mis en oeuvre une expertise pluridisciplinaire à la Policlinique médicale W.________. Selon le rapport d'expertise, établi le 31 août 2004 par les docteurs P.________ et U.________, spécialistes en médecine interne, et par les docteurs H.________ et A.________, psychiatres, l'assuré présentait une incapacité de travail totale depuis le 17 octobre 1998. Sur le plan somatique, au niveau de la colonne dorso-lombaire, il n'y avait plus aucun signe radiologique d'instabilité lombaire ni de signe de non consolidation des fractures. Il pouvait exister quelques troubles statiques de la colonne lombaire haute, qui pouvaient expliquer une partie de la symptomatologie douloureuse, mais en aucun cas son intensité, sa persistance et son extension. De même l'apparence clinique du pied ainsi qu'une scintigraphie osseuse réalisée en juin 2003 mettaient en évidence les conséquences d'une probable ancienne algo-neurodystrophie, mais n'expliquaient pas l'intensité de la symptomatologie, ni son caractère chronique, ni l'extension à l'ensemble du membre inférieur gauche. D'un point de vue rhumatologique, en tenant compte des troubles statiques secondaires à la fracture de L1 ainsi qu'à la spondylodèse du segment L1-L2, les experts retenaient une incapacité de travail totale pour tous les travaux de force. Pour le reste, seules les douleurs limitaient l'assuré, sans qu'une corrélation puisse être établie avec une lésion organique. D'un point de vue psychiatrique, en revanche, la capacité de travail était nulle en raison d'un important syndrome douloureux somatoforme persistant et d'un état dépressif sévère, avec symptômes psychotiques. En se fondant pour l'essentiel sur les résultats de cette expertise, la juridiction cantonale a alloué à L.________ une rente entière de l'assurance-invalidité, avec effet dès le 1er novembre 1999, et a rejeté son recours contre la décision rendue sur opposition par la CNA le 10 juin 2002, le tout sous suite de dépens. Le Tribunal cantonal des assurances a considéré, notamment, que les atteintes à la santé psychiques dont souffrait l'assuré n'étaient pas en relation de causalité naturelle et/ou adéquate avec l'accident du 17 novembre 1998 et que la CNA avait fixé correctement le taux d'invalidité résultant des seules atteintes à la santé physique.