Citation: 7B_587/2023 E. 2.4

2.4. La juridiction cantonale ne s'est enfin pas contentée de relever l'absence de motivation des recourants sur la question de leur qualité pour recourir, mais a de surcroît formulé une motivation subsidiaire, au terme de laquelle elle est parvenue à la conclusion que les faux dans les titres dénoncés ne s'inscrivaient pas dans une infraction contre le patrimoine (cf., pour le détail, arrêt querellé, pp. 15-16). La décision d'irrecevabilité de l'autorité cantonale apparaît par conséquent fondée sur une double motivation. Or, selon la jurisprudence, lorsque la décision attaquée comporte plusieurs motivations indépendantes, alternatives ou subsidiaires, toutes suffisantes pour sceller le sort de la cause, le recourant doit, sous peine d'irrecevabilité, démontrer que chacune d'elles est contraire au droit (ATF 142 III 364 consid. 2.4; arrêt 6B_1517/2022 du 13 février 2023 consid. 2.1 et l'arrêt cité). En l'espèce, dans leur recours au Tribunal fédéral, les recourants ne s'en prennent pas à cette seconde motivation. À cet égard, ils paraissent en effet tout au plus indiquer, dans leur grief relatif au formalisme excessif, que la "cour cantonale s'est livrée à une appréciation manifestement insoutenable des preuves et des faits, en contradiction avec le dossier de la procédure" (recours, p. 27), sans exposer à quoi ils font référence. Ainsi, les recourants ne discutent pas la seconde motivation de l'autorité cantonale, à tout le moins pas d'une manière qui réponde aux exigences de motivation d'un recours au Tribunal fédéral (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF).