Citation: B 102/06 02.07.2007 E. 1

De plus, on ne sait que très peu de chose sur l'évolution de l'état de santé de l'assurée depuis l'interruption définitive de son travail. Au regard des rares éléments figurant au dossier, on ne saurait corroborer l'appréciation des premiers juges, lorsqu'ils estiment que la maladie épileptique était au premier plan des préoccupations des médecins consultés. Ainsi, à la fin du mois de mars 2000, elle a été hospitalisée à l'Hôpital Y.________ pour menace d'accouchement prématuré légère et fatigue maternelle dans un contexte de conflit de couple et d'angoisse devant les crises d'épilepsie. Un contrôle neurologique organisé à cette occasion - sans d'ailleurs qu'il ait été motivé par des problèmes neurologiques particuliers - s'est révélé dans les limites de la norme et n'a pas conduit à une modification du traitement médicamenteux (rapport du docteur T.________ du 24 mars 2000). Ce n'est qu'à la suite d'une crise tonico-clonique généralisée survenue le 5 avril 2000 que le traitement de l'assurée a été modifié (rapport de la doctoresse P.________ du 6 avril 2000). Un colloque pluridisciplinaire d'obstétrique s'est également tenu le 20 avril 2000 à l'Hôpital Y.________ afin d'examiner les répercussions psychologiques de la grossesse sur l'assurée (rapport du docteur D.________ du 20 avril 2000). Pour finir, on relèvera encore que le 8 février 2000, l'assurée a sollicité X.________ SA qu'elle remplisse une attestation d'employeur pour l'assurance-chômage. 4.4 De ce qui précède, il ressort que l'assurée présentait au moment des faits litigieux un tableau symptomatique caractérisé aussi bien par des problèmes physiques et psychiques liés à l'évolution de sa grossesse que par sa maladie épileptique. Les documents versés au dossier ne permettent cependant pas d'établir au degré de la vraisemblance prépondérante la cause précise à l'origine de l'incapacité de travail survenue au mois de décembre 1999 et de déterminer si l'invalidité qu'elle présente aujourd'hui est en relation de connexité matérielle et temporelle avec cette incapacité de travail. Les faits de la cause n'ont ainsi pas été établis de manière suffisante, en violation de l'art. 73 al. 2 LPP qui soumet le procès à la maxime inquisitoire (ATF 115 V 113 consid. 3d/bb). Cela étant, il convient de renvoyer l'affaire à la juridiction cantonale pour qu'elle procède aux mesures d'instruction appropriées, en faisant, en particulier, produire le dossier de l'assurance-invalidité et en recueillant le dossier médical complet de l'assurée, singulièrement en requérant des prises de position détaillées de la part des docteurs S.________ et J.________, médecins traitants de l'assurée à l'époque des faits litigieux.