Citation: 2C_200/2021 E. 6

Invoquant l'art. 3 CEDH, la recourante fait valoir qu'un retour dans son pays d'origine l'exposerait à une mise en danger concrète. Son père aurait travaillé dans la sécurité et la marine brésilienne et aurait collaboré avec la police nationale, ce qui l'exposerait, ainsi que sa famille, à des représailles. En outre, elle invoque la violence généralisée et en augmentation au Brésil et dans le quartier où elle résidait. Le Tribunal cantonal a retenu que le Brésil ne connaissait pas une situation de violence généralisée qui permettrait de retenir, indépendamment du cas d'espèce, un risque concret de violences prohibées par l'art. 3 CEDH. Il a relevé que les allégations du père de la recourante n'étaient aucunement étayées et qu'il pouvait être attendu de la recourante qu'elle s'établisse dans une autre région du Brésil avec sa mère. Il constate enfin que la soeur ainée de la recourante vit au Brésil, sans qu'une crainte pour sa sécurité ne soit invoquée. Selon les faits de l'arrêt attaqué, l'existence d'un risque de traitement contraire à l'art. 3 CEDH en cas de retour de la recourante au Brésil n'est pas établi. Par ailleurs, les arguments voulant que la recourante et sa mère n'auraient pas les moyens de s'établir dans une autre région de ce pays ne convainquent pas. De plus, les allégations voulant que le père de la recourante se rendait un mois par an au Brésil auprès de sa fille ne renforce pas la crédibilité des menaces de mort auxquels celui-ci et par ricochet sa fille prétendent être exposés dans cette région du pays. Le grief de violation de l'art. 3 CEDH est partant infondé.