Citation: 4A_312/2019 E. A

A.a. C.________ (ci-après : le demandeur), qui exploite une entreprise individuelle, et B.________ (ci-après : le défendeur), unique associé gérant de A.________ Sàrl (inscrite au registre du commerce depuis le 21 décembre 2006 et ayant notamment pour but le courtage et la gérance d'immeubles) (ci-après : la société ou la défenderesse), tous deux actifs dans le courtage immobilier, ont fait connaissance dans le courant de l'année 2006. A partir de 2007, le demandeur et le défendeur ont partagé le même bureau, situé à la route... à Lancy (Genève). Titulaire du bail principal, la société sous-louait le local au demandeur, qui versait en contrepartie la moitié du loyer. Le demandeur et le défendeur disposaient chacun de leur bureau de chaque côté de la pièce. Le demandeur et le défendeur ont également réalisé un site Internet commun, mais ils publiaient séparément les annonces portant sur les biens immobiliers dont ils avaient la charge. S'ils se sont également entendus pour collaborer sur certains mandats de courtage, il a été retenu, en fait, qu'ils ne se communiquaient pas leurs listes de clients et de « prospects », et qu'ils disposaient chacun d'une section réservée sur leur site Internet, qu'ils administraient personnellement. Chaque section comportait en outre un design, un logo et une adresse individuels, de sorte que les clients ne pouvaient pas établir de liens entre les deux sections, gérées chacune par le courtier qui s'en occupait. Le demandeur et le défendeur (et/ou la défenderesse) ne se sont que rarement partagés des commissions, mais la majorité de celles qu'ils encaissaient se rapportaient à des mandats qu'ils traitaient seuls, sans impliquer leur partenaire. Lorsqu'ils se partageaient des commissions de courtage, ils établissaient chacun une facture individuelle. Le demandeur et la défenderesse ne disposaient pas d'une comptabilité commune. A.b. La cour cantonale a retenu, en fait, que la volonté du demandeur et de la société de partager systématiquement l'ensemble des commissions facturées faisait défaut. Spécifiquement pour le mandat de courtage que l'Office fédéral des constructions et de la logistique (OFCL) a confié à la défenderesse en septembre 2009 (en vue de la vente des bâtiments anciennement occupés par le corps des gardes-frontières), elle a retenu qu'ils ont par contre eu l'intention de collaborer et de se répartir les commissions y relatives. Ce dernier point est contesté par la défenderesse et fait l'objet de son recours devant le Tribunal fédéral. A.c. Le demandeur a quitté le bureau qu'il partageait avec le défendeur au mois de février 2014. Le 24 mars 2014, il a remis les clés du bureau au défendeur. Par courrier du 9 avril 2014, il a indiqué à la société qu'elle avait une dette à son égard, puisqu'elle devait encore lui rétrocéder des commissions perçues dans le cadre des opérations immobilières qu'ils avaient menées ensemble et il l'a enjointe d'opérer le remboursement. A.d. Le 25 juin 2014, la défenderesse a fait notifier au demandeur un commandement de payer portant sur le montant de 9'490 fr., correspondant au sous-loyer que le demandeur avait cessé de verser depuis janvier 2012 (26 mois x 365 fr.). Celui-ci y a fait opposition. Pour solder leur collaboration, les parties ont tenté de mettre sur pied un accord portant sur les loyers impayés et leurs prestations d'affaires respectives, sans succès.