Citation: 9C_111/2022 E. 4.2

4.2. En l'espèce, selon les constatations cantonales qui lient en principe le Tribunal fédéral (consid. 2 supra), C.________ AG a versé les indemnités journalières en mains de l'employeur de l'assurée, qui les lui a reversées. En contestant avoir reçu des indemnités journalières parce que l'assureur perte de gain n'a opéré aucun versement direct en sa faveur, alors que son employeur lui aurait consenti des avances sur son salaire, la recourante ne démontre pas le caractère manifestement inexact des constatations cantonales. D'une part, elle a elle-même indiqué dans la demande de prestations de l'assurance-invalidité qu'elle percevait des indemnités journalières de la part de C.________ AG, de sorte qu'elle était consciente du versement des prestations de celle-ci. D'autre part, lors de son licenciement, l'employeur s'est référé à la cessation du versement des indemnités journalières de C.________ AG pour expliquer la résiliation des rapports de travail. La recourante ne saurait donc invoquer avec succès l'absence de versement direct en sa faveur desdites indemnités. Quoi qu'en dise l'intéressée, l'art. 85bis al. 2 RAI est applicable à son cas. Le fait que le contrat sur la base duquel les indemnités journalières lui ont été reversées lie C.________ AG et son employeur et prévoit le versement de l'assureur perte de gain en mains de l'employeur, ne permet pas de considérer que l'office AI aurait dû renoncer à la compensation en cause. Dans un tel cas, il appartient en effet à l'employeur d'encaisser les indemnités journalières prévues par le contrat d'assurance privée LCA; celles-ci sont cependant dues à l'assuré, et non pas à l'employeur (ATF 143 V 385 consid. 4.5 et les références). Par ailleurs, comme l'ont dûment exposé les premiers juges, il est de jurisprudence constante que les indemnités journalières prévues en vertu d'un contrat conclu par un employeur en faveur de son personnel conformément à la LCA sont des prestations au sens de l'art. 85bis al. 2 RAI (cf. arrêt 9C_926/2010 du 4 août 2011 consid. 4.1 et les arrêts cités). Pour le surplus, la recourante ne conteste pas l'arrêt entrepris en tant qu'il a admis que l'art. 23 ch. 2 des conditions générales d'assurances applicables en l'occurrence confère à C.________ AG un droit non équivoque au remboursement à l'égard de l'assurance-invalidité, ni qu'elle a invoqué à temps la compensation. Le recours est mal fondé.