Citation: 5A_495/2024 E. 3.1

3.1. Dans un grief d'ordre formel qu'il convient d'examiner en premier lieu (ATF 141 V 557 consid. 3 et la référence), la recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst., 6 par. 1 CEDH, 14 Pacte international du 16 décembre 1966 relatif aux droits civils et politiques [Pacte ONU II; RS 0.103.2]), sous l'aspect du droit à une décision motivée. Elle reproche à la cour cantonale de ne pas avoir du tout traité son argumentation relative à une garde alternée à R.________ ne nécessitant aucun déménagement de l'intimé. Elle considère que dite autorité aurait dû examiner la faisabilité et la pertinence d'une telle garde à l'aune des modalités qu'elle avait précisément indiquées. Elle avait en effet exposé de manière détaillée comment une garde alternée pourrait concrètement se dérouler à R.________ et que cette solution était praticable et de surcroît dans l'intérêt des enfants. Dans la mesure où les arguments qu'elle avait avancés en lien avec son " projet de vie " étaient pertinents pour déterminer quelle solution de garde était la plus à même de respecter l'intérêt supérieur des enfants, l'autorité cantonale était tenue de les examiner et d'en tenir compte, ce qui n'avait pas été le cas. Il en allait de même de l'attestation du 6 mars 2024 qui confirmait la possibilité qu'elle intègre immédiatement le Collège E.________ à R.________ comme professeure d'anglais. Faisant partie des éléments qui démontraient la faisabilité et la pertinence d'une garde alternée exercée à R.________, l'autorité cantonale aurait dû prendre en considération cette offre concrète d'emploi et ne pouvait pas l'écarter au motif qu'elle était restée purement hypothétique à ce jour.