Citation: 6B_901/2022 E. 4.8

4.8. Invoquant notamment l'interdiction de l'arbitraire, le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir pris en compte son évolution positive, ses antécédents ainsi que le peu d'espérance de vie restante, du fait de son âge et des pathologies dont il souffre. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale a tenu compte du fait qu'il y avait eu une évolution du recourant, dès lors que celui-ci était intégré à un atelier et y effectuait des tâches de bonne qualité et que la direction de l'établissement reconnaissait une relative amélioration de son comportement. Elle a cependant considéré à juste titre que l'évolution constatée était largement insuffisante pour renverser les éléments négatifs relevés (notamment une absence de prise de conscience, une non-reconnaissance des faits, de la dangerosité et du diagnostic retenus ainsi que du fait d'être atteint de troubles psychiatriques, le refus de toute médication, etc.) et le pronostic défavorable. S'agissant de l'âge et la santé physique du recourant, ceux-ci ont été pris en compte dans l'examen du risque de récidive, les experts ayant conclu qu'ils n'avaient pas d'influence particulière sur le risque de récidive (rapport d'expertise, p. 18; pièce 3050 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). A cet égard, les experts ont relevé à juste titre que, dans la mesure où le recourant n'avait pas été condamné pour des actes de violence à proprement parler mais pour une tentative d'instigation de violences, l'âge seul paraissait avoir peu d'influence sur la récidive spécifique, dès lors que la prise d'âge ne limitait pas la possibilité de décider autrui à commettre une infraction pénale (rapport d'expertise, p. 15). Il s'ensuit que la cour cantonale pouvait sans arbitraire conclure que les circonstances n'avaient que peu évolué depuis la dernière décision de refus de libération conditionnelle du 29 juillet 2021.