Citation: I 488/04 31.01.2006 E. 2

2.1 Se référant à l'arrêt du Tribunal fédéral des assurances M. du 20 mars 2003 (I 182/02), la juridiction cantonale a considéré que l'expertise du COMAI ne contenait pas suffisamment d'éléments permettant d'admettre que la recourante présentait une invalidité psychique au sens de la LAI. Aussi, l'office intimé était-il fondé à s'écarter des conclusions des experts quant à l'évaluation de la capacité de travail sur le plan psychique et à retenir une capacité de travail entière dans un poste léger. Procédant à un calcul de la comparaison des revenus avant et après invalidité, dont le résultat était un degré d'invalidité de 20%, les premiers juges ont admis que le taux fixé par l'office intimé (28%) était conforme au droit et nié, en conséquence, le droit de l'assurée à une rente de l'assurance-invalidité. 2.2 La recourante reproche aux premiers juges de s'être écartés sans motif des conclusions des médecins du COMAI selon lesquelles elle présentait de manière globale une capacité de travail résiduelle de 50%. Selon elle, l'autorité cantonale de recours aurait dû tenir compte de l'incapacité de travail constatée médicalement et fixer à 23'328 fr. - et non pas à 46'656 fr. - le salaire maximum qu'elle pourrait percevoir; comparé au salaire réalisé avant l'invalidité de 58'400 fr., il en résulterait un taux d'invalidité «de l'ordre de 60%», ce qui lui ouvrirait le droit à une demi-rente d'invalidité. A tout le moins, fait-elle valoir, les premiers juges auraient dû tenir compte d'un abattement de 25% au regard de sa situation personnelle, ce qui conduirait à admettre un taux d'invalidité «de l'ordre de 40%», propre à fonder le droit à un quart de rente.