Citation: 4C.335/2005 13.10.2006 E. 1

1.1 Interjeté par le demandeur, qui a été entièrement débouté de ses conclusions libératoires, et dirigé contre un jugement final rendu en dernière instance cantonale par un tribunal supérieur (art. 48 al. 1 OJ), sur une contestation civile dont la valeur litigieuse atteint le seuil de 8'000 fr. (art. 46 OJ), le recours est en principe recevable puisqu'il a été déposé en temps utile et dans les formes requises (art. 55 OJ). 1.2 Le recours en réforme est ouvert pour violation du droit fédéral (art. 43 al. 1 OJ). Il ne permet en revanche pas d'invoquer la violation directe d'un droit de rang constitutionnel (art. 43 al. 1, 2ème phrase OJ), ni la violation du droit cantonal (ATF 127 III 248 consid. 2c et les arrêts cités). Saisi d'un tel recours, le Tribunal fédéral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il faille rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art 63 al. 2 OJ) ou compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents, régulièrement allégués et clairement établis (art. 64 OJ). Dans la mesure où une partie recourante présente un état de fait qui s'écarte de celui contenu dans la décision attaquée, sans se prévaloir avec précision de l'une des exceptions qui viennent d'être rappelées, il n'est pas possible d'en tenir compte (ATF 130 III 102 consid. 2.2 p. 106, 136 consid. 1.4). Il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). Le recours en réforme n'est pas ouvert pour remettre en cause l'appréciation des preuves et les constatations de fait qui en découlent (ATF 130 III 136 consid. 1.4; 129 III 618 consid. 3). Dans le cas présent, le demandeur soutient la thèse qu'il n'est plus le débiteur du défendeur, à la suite d'une reprise de la dette litigieuse par V.________ SA, devenue W.________ SA, avec l'accord du créancier. Selon lui, la cour cantonale aurait ainsi violé les art. 82 et 83 LP en ne constatant pas d'office le défaut d'identité entre poursuivi et débiteur. Elle aurait également violé l'art. 176 CO en refusant de voir dans les comportements respectifs de V.________ SA et du défendeur un contrat tacite entre le reprenant et le créancier, par lequel ce dernier acceptait le remplacement de l'ancien débiteur et sa libération. Cette argumentation repose entièrement sur des documents dont la cour cantonale n'a tenu aucun compte parce qu'ils se référaient à des faits non allégués régulièrement. Dans l'arrêt rendu ce jour sur le recours de droit public contre l'arrêt de la Chambre des recours, la cour de céans a jugé que la cour cantonale n'avait ni violé le droit d'être entendu du demandeur, ni fait preuve d'un formalisme excessif en refusant de prendre en compte les pièces en question, l'éventuelle reprise de dette, prétendument agréée par le défendeur, sortant du cadre du litige tracé par l'art. 4 al. 1 CPC/VD. Or, en s'appuyant sur des pièces à juste titre écartées par l'autorité cantonale, le demandeur remet en cause les faits constatés par la Cour civile d'une manière inadmissible dans un recours en réforme. Il s'ensuit que les moyens fondés sur une prétendue violation des art. 82 et 83 LP ainsi que de l'art. 176 CO sont irrecevables.