Citation: 6B_100/2016 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a relevé, à titre d'éléments favorables, que le recourant était retourné vivre chez ses parents et qu'il disposait d'un cadre familial et d'un emploi stables. A cela s'ajoutait l'expertise psychologique, dont les conclusions lui étaient plutôt favorables. Elle a également considéré que le risque de récidive paraissait faible en raison du temps probablement assez long durant lequel le recourant ne pourra plus conduire un véhicule automobile. Enfin, pendant la période d'annulation de son permis d'un an, il paraissait avoir respecté la sanction administrative prononcée à son encontre. A titre d'éléments défavorables, la cour cantonale a souligné que le recourant a commis un nouvel excès de vitesse le 12 avril 2014, alors qu'il venait de récupérer son permis de conduire, le 3 mars 2014, après que celui-ci lui avait été annulé par le SCAN, le 20 décembre 2012. Cette récidive, qui intervenait environ 5 semaines après l'obtention du nouveau permis de conduire, démontrait que les différents retraits ou interdictions de conduire n'avaient eu aucun effet dissuasif sur le comportement du recourant. La cour cantonale a également retenu qu'il a fait preuve d'une absence totale de scrupules en circulant de nuit sur la chaussée à une telle vitesse et en mettant ainsi en sérieux danger les passagers de son véhicule ainsi que le conducteur de la voiture qu'il dépassait. Au vu de ces éléments, les magistrats cantonaux ont considéré, à la différence du tribunal de première instance, qu'il n'existait pas de circonstances particulièrement favorables permettant d'accorder le sursis.