Citation: P 20/06 18.09.2006 E. 3

Il est établi que le recourant souffre de colon spastique et de migraines digestives. Il n'est pas contesté que seul le remboursement des frais supplémentaires liés au régime alimentaire induit par cette dernière affection est litigieux. L'OCPA et les premiers juges ont dénié le droit de l'intéressé à cette prise en charge sur l'avis du docteur P.________. Selon ce médecin, le régime alimentaire en question ne s'avère pas indispensable à la survie de l'assuré, même s'il est de nature à atténuer voire à éliminer les crises migraineuses dont celui-ci souffre (rapports des 25 novembre 2004 et 9 mai 2005). Ce point de vue n'est infirmé par aucun des avis médicaux figurant au dossier (cf. rapports des 2 novembre 2005, 16 novembre 2004 et 31 août 2004 de la doctoresse C.________ ainsi que du 31 mars 2006 du docteur L.________ ). En particulier, il ne l'est pas non plus par le docteur R.________ (rapport du 22 mars 2006); en effet, ce médecin n'attribue pas la mise en danger de la vie de son patient, aux migraines digestives dont il souffre, mais avant tout à l'état psychique particulièrement fragilisé qu'il présente. A ce propose, il ressort du dossier AI, requis par l'autorité cantonale, que le recourant souffre de troubles psychiatriques avec état anxio-dépressif chronique secondaire à un divorce. On ne peut donc pas tenir pour établie une corrélation directe entre le risque de suicide évoqué par le médecin et la nécessité d'un régime alimentaire spécial. Ainsi, c'est à juste titre que l'OCPA et les premiers juges ont dénié le droit de l'assuré au remboursement des frais supplémentaires induits par le régime alimentaire particulier afférent aux migraines digestives dont il souffre. Le jugement entrepris n'est donc pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.