Citation: 1B_210/2018 E. 2.3

2.3. Au regard des considérations précédentes, ainsi que de la nature des faits examinés, les mesures de substitution proposées, y compris le traitement déjà commencé, ne permettent pas de réduire le danger de récidive retenu d'une manière suffisante et il se justifie en l'occurrence d'attendre l'avis des experts psychiatres à cet égard, ainsi que sur les mesures et/ou traitements qui pourraient être entrepris afin de le diminuer (arrêt 1B_94/2014 du 21 mars 2014 consid. 3.2 et les arrêts cités, publié in SJ 2014 I 408). C'est le lieu de relever que le Ministère public peut, le cas échéant, les interpeller afin d'obtenir un premier avis sur ces questions particulières (ATF 143 IV 9 consid. 2.8 p. 16 s.). Partant, vu le risque de réitération existant et le défaut de mesures de substitution propres en l'état à le pallier, la Chambre pénale de recours pouvait, sans violer le droit fédéral, annuler l'ordonnance de libération et rejeter la demande de mise en liberté.