Citation: 2C_831/2019 E. B

B.a. Par décisions du 2 septembre 2008, le Service cantonal des contributions du canton du Valais (ci-après : le Service cantonal) procéda à la taxation définitive du contribuable pour l'année 2006, retenant un revenu imposable nul et une fortune imposable de 3'112'000 fr. Le contribuable éleva réclamation contre ce prononcé. B.b. Le 10 janvier 2013, le Service cantonal, Inspectorat fiscal, procéda à un contrôle des comptes du contribuable pour les années fiscales 2005 à 2012. Selon le rapport d'expertise daté du 10 mars 2014, le contribuable n'exerçait aucune activité lucrative en Suisse et n'avait touché aucune rémunération en qualité de membre d'une société suisse. Il ne pouvait être imposé en Suisse que par le biais d'un rattachement économique limité à ses biens immobiliers suisses. L'expertise révélait que le chalet "B.________" était exploité sous la forme hôtelière par la société du contribuable, H.________ Ltd. Celle-ci le proposait à la location à partir de 60'000 fr. la semaine. Or la société ne déclarait aucun revenu en Suisse. De plus, le montant provenant des locations déclaré par le contribuable en 2007, de 7'000 fr., était nettement inférieur aux valeurs locatives pratiquées dans la région, arrêtées par l'expert à 180'000 fr. Pour l'espace commercial dans l'immeuble "C.________", l'expert proposait de retenir un loyer annuel de 26'667 fr. à partir du 1 er septembre 2007 et de 80'000 fr. (prix de revient capitalisé à 4%) de 2008 à 2012 pour la mise à disposition des locaux par l'intéressé à sa société I.________ SA. L'expert proposait les reprises suivantes : pour le poste "Bénéfice d'exploitation du Chalet "B.________", solde à imposer" : 43'000 fr. pour l'année 2007 et 50'000 fr. pour chacune des années 2008 à 2012. Pour le poste "Immeuble "C.________" loyer net estimé" : 26'667 fr. pour l'année 2006 et 80'000 fr. pour chacune des années 2007 à 2012. Après avoir soumis le rapport d'expertise au contribuable et donné l'occasion à celui-ci de se prononcer, le Service cantonal l'a taxé définitivement pour les années fiscales 2006 à 2012 pour l'impôt fédéral direct (IFD) et les impôts cantonal et communal (ICC) par décisions du 12 juin 2014. Le contribuable a formé réclamation contre ces décisions, en contestant les reprises effectuées par le Service cantonal. B.c. Le 20 mars 2015, le Service cantonal a rendu deux décisions de demande de sûretés, remplaçant deux premières décisions du 12 février 2015, la première en garantie du paiement de l'ICC 2005 à 2015 pour un montant de 268'174.35 fr. et l'autre en garantie de l'acquittement de l'IFD 2005 à 2015 pour un montant de 97'333 fr. Ces décisions ont été confirmées sur recours le 23 mars 2016 par la Commission de recours en matière fiscale du canton du Valais (ci-après : la Commission de recours). B.d. Le 25 mai 2018, après divers échanges d'écriture, le Service cantonal, Commission d'impôt des personnes physiques, a rejeté les réclamations élevées par le contribuable à l'encontre des décisions de taxation du 12 juin 2014. Le 13 juin 2019, la Commission de recours a admis partiellement le recours interjeté par le contribuable contre la décision sur réclamation précitée. Elle a confirmé les reprises de 50'000 fr. opérées par le Service cantonal en lien avec l'immeuble "B.________". En revanche, elle a annulé les reprises effectuées pour les années fiscales 2006 à 2010 concernant l'immeuble "C.________", après avoir constaté que celui-ci n'avait pas pu être exploité avant la saison 2012/2013, pour des raisons indépendantes de la volonté du propriétaire, puisque la commune de F.________ avait refusé d'accorder l'autorisation d'exploiter le SPA, le centre de bien-être et le lounge le "D.________". Pour l'année fiscale 2011, la Commission de recours a réduit la reprise effectuée en lien avec cet immeuble de 80'000 fr. à 35'000 fr. La taxation 2012 était confirmée. Le revenu net imposable en matière d'impôt cantonaux, communaux et fédéraux était fixé à 17'000 fr. pour l'année 2006, 41'432 fr. pour 2007, 38'900 fr. pour 2008, 38'900 fr. pour 2009, 39'700 fr. pour 2010, 74'700 fr. pour 2011 et à 45'200 pour 2012.