Citation: 5A_377/2022 E. 3.3

3.3. La recourante se plaint tout d'abord d'arbitraire dans l'établissement des faits (art. 9 Cst.) sur plusieurs points. Or, dans le premier, elle fonde sa critique sur la pièce 26 (décision du 27 octobre 2021 de la Cour d'appel de La Mecque) et soulève ainsi une question de droit sur le caractère exécutoire du titre de mainlevée (cf. infra consid. 3.6). Dans le second, s'agissant de la date à laquelle elle a reçu le jugement valant titre de mainlevée, elle se fonde sur une pièce produite par l'intimé, qu'elle n'a pas offerte à titre de preuve dans son mémoire de recours et à laquelle elle ne s'est pas référée, alors que l'autorité cantonale a jugé que la propre offre de preuve de la recourante, soit une note manuscrite, ne rendait pas vraisemblable la date à laquelle la recourante avait reçu le jugement du 27 février 2019. Le troisième point, soit celui de savoir si l'intimé lui a envoyé un commandement de payer en Arabie saoudite ou " demandé l'exécution du jugement ", n'a aucune incidence sur le sort de la cause. Enfin, dans son dernier point, la recourante se borne à opposer son point de vue à celui de l'autorité cantonale au sujet d'une question de droit portant sur la nature de la procédure ayant donné lieu à la décision du 9 octobre 2020 rendue par le Tribunal de Djeddah. Il suit de là que le grief de violation de l'art. 9 Cst. dans l'établissement des faits est irrecevable.