Citation: 4C.336/2001 22.01.2002 E. A

A.- Dame C.________, née en 1931, est une personne fortunée - son patrimoine était estimé en 1996 à 3 416 849 fr. -, mais qui vit modestement dans un petit appartement à Genève. Selon une procuration du 8 mai 1996, dame C.________ a confié la défense de ses intérêts, en relation avec la gestion de son patrimoine mobilier et immobilier, à l'avocat B.________; celui-ci était employé de l'avocat A.________, mais son statut au sein du cabinet d'avocats lui permettait d'avoir des clients personnels. Dans le cadre de ce mandat, l'avocat B.________ a suggéré à sa cliente de construire sur un terrain dont elle était propriétaire économique à Z.________ (Genève). Dans ce but, il l'a mise en contact avec les architectes D.________ et E.________. Diverses options furent envisagées et la cliente a assisté elle-même à six réunions dans les locaux des architectes; des documents, des plans et des maquettes ont été établis. Le 20 janvier 1997, l'avocat B.________ a écrit à l'architecte E.________ qu'il pouvait déposer une demande d'autorisation de construire. Au mois d'avril 1997, dame C.________ a fait savoir à l'avocat et aux architectes qu'elle ne voulait rien construire sur ce terrain. Par lettre manuscrite du 2 octobre 1997, elle a écrit ce qui suit aux architectes: "Je vous prie de bien vouloir me faire parvenir vos honoraires concernant les plans et maquettes que vous avez faits, sujet W.________ à Z.________". La note présentée par les architectes n'a pas été payée.