Citation: C 401/99 11.05.2000 E. 2

2.- a) Un motif de récusation doit être invoqué dès que possible, soit en principe dès le début des débats, mais au plus tard dès que le plaideur a connaissance de l'identité des membres composant l'autorité, à défaut de quoi il est réputé avoir tacitement renoncé à s'en pré- valoir (ATF 119 Ia 228 sv. consid. 5a, 118 Ia 284 con- sid. 3a, 116 Ia 138 consid. 2d, 115 V 262 consid. 4b). La jurisprudence parle soit de renonciation tacite, soit d'invocation contraire à la bonne foi (Egli/Kurz, op. cit., p. 28 sv.). Ainsi, il est contraire à la bonne foi d'attendre la procédure de recours pour demander la récusation d'un juge ou d'un fonctionnaire alors que le motif de récusation était déjà connu auparavant (ATF 114 Ia 280 consid. 3e). b) Dans une communication du 12 mai 1998, le greffier de la commission avait avisé le recourant que son dossier figurait à l'ordre du jour de la séance du 7 mai 1998, mais qu'un membre de la commission avait dû se désister, de sorte que celle-ci ferait appel à X.________, ancien secré- taire de la FTMH, pour siéger dans la commission. Toutefois, lorsque, le 17 juillet 1998, la commission a annulé la décision administrative du 4 novembre 1997, X.________ n'a pas siégé. Le recourant n'avait dès lors aucune raison de s'attendre à ce qu'il en aille autrement dans le jugement attaqué, du 8 juillet 1999. Dans ces conditions, on ne saurait lui reprocher d'avoir agi con- trairement à la bonne foi en invoquant le grief de préven- tion uniquement dans le recours interjeté devant la Cour de céans.