Citation: 6B_438/2009 28.09.2009 E. 4

Le recourant conteste avoir participé au brigandage en qualité de coauteur. 4.1 L'article 140 ch. 1 CP punit d'une peine privative de liberté de dix ans au plus ou d'une peine pécuniaire de 180 jours-amende au moins celui qui commet un vol en usant de violence à l'égard d'une personne, en la menaçant d'un danger imminent pour la vie ou l'intégrité corporelle ou en la mettant hors d'état de résister. Le coauteur est celui qui collabore intentionnellement et de manière déterminante avec d'autres personnes dans la décision de commettre une infraction, dans son organisation ou son exécution, au point d'apparaître comme l'un des participants principaux. La coactivité suppose une décision commune, mais qui n'est pas nécessairement expresse. Le contenu de la volonté doit permettre de distinguer le coauteur du participant accessoire: il faut que l'auteur s'associe à la décision dont est issu le délit (mais sans accomplir nécessairement des actes d'exécution) ou à la réalisation de ce dernier, dans des conditions ou dans une mesure qui le font apparaître comme un participant non pas secondaire, mais principal. La seule volonté ne suffit cependant pas pour admettre la coactivité, il faut encore que le coauteur participe effectivement à la prise de la décision, à l'organisation ou à la réalisation de l'infraction; la jurisprudence la plus récente, se référant à la doctrine, exige même que le coauteur ait une certaine maîtrise des opérations et que son rôle soit plus ou moins indispensable (ATF 120 IV 17 consid. 2d p. 23). 4.2 Dans le cas concret, il a été retenu que le recourant s'est associé à la décision de ses deux acolytes, sur la base de plusieurs indices. Premièrement, il est monté dans le même bus que la victime et y a discuté le projet de la détrousser avec ses acolytes. Si les premiers juges ont certes retenu que le recourant avait essayé de dissuader ses acolytes de passer à l'action, il n'en reste pas moins que finalement il a décidé de s'associer à ses comparses. Deuxièmement, le recourant a accompagné son comparse A.________ lorsque la victime est descendue du bus et il est resté à proximité lors de l'agression. L'intensité de sa participation à l'agression n'est certes pas très claire. Alors que la victime a déclaré avoir été frappée par deux personnes, les premiers juges ont cependant laissé le recourant au bénéfice du doute, et ont retenu qu'il était resté à proximité de son comparse lors de l'agression. Par ce comportement, le recourant a toutefois montré qu'il s'associait à l'agression. Il aurait en effet très bien pu descendre du bus sans suivre son comparse et sans l'attendre pour fuir ensuite avec lui et jeter le sac de la victime. Enfin, le recourant a reçu une part du butin. Bien que ce fait n'implique pas nécessairement la coactivité, il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'un élément d'appréciation non négligeable dans la qualification de la coaction et cela même si cet acte est postérieur à la consommation du vol. Contrairement à ce que soutient le recourant, son comportement n'a pas été purement passif. Il est monté dans le bus, il a discuté du projet, il a accompagné son comparse lorsque celui-ci a agressé la victime, il s'est débarrassé du sac de celle-ci et il a participé au partage du butin. Tous ces actes constituent des comportements actifs, qui dénotent qu'il s'est associé pleinement à la décision de commettre le brigandage. En conséquence, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en retenant la coactivité de brigandage. Mal fondés, les griefs soulevés doivent être rejetés.