Citation: I 497/04 12.09.2005 E. A

I.________, née en 1947, mariée et mère de deux enfants, a travaillé à temps partiel (50 %) en qualité d'employée d'assurance depuis le 1er avril 1990, consacrant le reste de son temps à l'accomplissement des tâches ménagères. Souffrant de cervicobrachialgies droites chroniques apparues progressivement à partir de 1997, elle a subi plusieurs arrêts de travail (rapport du 19 janvier 1998 du docteur A.________, spécialiste FMH en médecine interne et maladies rhumatismales). A la suite d'une évolution peu favorable de ces troubles, elle a développé une thymie dépressive, avant de subir une incapacité totale de travail à partir du 28 octobre 1998 (rapport du 17 mai 1999 du docteur R.________, spécialiste FMH en médecine interne et maladies rhumatismales). Depuis lors, elle n'a pas repris d'activité lucrative et son employeur lui a signifié son congé avec effet au 30 juin 1999. Le 29 avril 1999, I.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente. Procédant à l'instruction du dossier, l'administration a confié un mandat d'expertise pluridisciplinaire aux docteurs L.________ et P.________ du Centre d'observation médicale de l'assurance-invalidité (COMAI), lesquels se sont adjoints les services de la doctoresse M.________ (spécialiste en psychiatrie). Selon le rapport établi consécutivement le 20 novembre 2001, I.________ souffre d'un syndrome somatoforme douloureux persistant sous forme de cervicobrachialgies droites et d'un trouble de la personnalité à traits paranoïaques entraînant une incapacité de travail de 60 %. Se fondant partiellement sur ces conclusions, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Genève (ci-après : l'office AI) a rejeté la demande, au motif que l'assurée ne présentait pas de troubles psychiques invalidants (décision du 23 janvier 2003 confirmée sur opposition le 23 mai suivant).