Citation: 5A_902/2017 E. 2.2

2.2. En tant que le curateur agit en son nom et à son propre compte, le recours doit également être déclaré irrecevable. La recevabilité du recours est soumise à l'exigence que la partie qui recourt dispose de la qualité pour former un recours en matière civile (art. 76 al. 1 LTF). La qualité pour recourir au Tribunal fédéral se détermine au regard de l'art. 76 al. 1 LTF (arrêts 5A_236/2015 du 8 mai 2015 consid. 1.2; 5A_310/2015 du 20 avril 2015 consid. 2), en vertu duquel la qualité pour former un recours en matière civile appartient à celui qui a pris part à la procédure devant l'autorité précédente ou a été privé de la possibilité de le faire (let. a) et, cumulativement, est particulièrement touché par la décision attaquée et a un intérêt à son annulation ou sa modification (let. b). L'intérêt digne de protection consiste en l'utilité pratique que l'admission du recours apporterait à la personne recourante en lui évitant de subir un préjudice de nature économique, idéale, matérielle ou autre que la décision attaquée lui occasionnerait (ATF 138 III 537 consid. 1.2.2 et les références). L'intérêt à recourir doit être actuel et personnel, en ce sens qu'il n'est, sauf exceptions, pas admis d'agir en justice pour faire valoir non pas son propre intérêt mais l'intérêt de tiers (arrêt 5A_236/2015 du 8 mai 2015 consid. 1.2 avec les références). Il incombe à la partie recourante d'alléguer les faits qu'elle considère comme propres à fonder sa qualité pour recourir au Tribunal fédéral selon l'art. 76 LTF, lorsqu'ils ne ressortent pas à l'évidence de la décision attaquée ou du dossier de la cause (ATF 138 III 537 consid. 1.2; 133 II 353 consid. 1). En l'occurrence, le recourant est le curateur de représentation et de gestion du patrimoine de la personne concernée par la mesure de placement à des fins d'assistance, désigné par l'autorité de protection de l'enfant et de l'adulte. La condition prise de sa participation à la procédure cantonale (art. 76 al. 1 let. a LTF) se révèle donc déjà douteuse, mais peut cependant souffrir de demeurer incertaine, dès lors que la seconde condition posée à la reconnaissance de la légitimation pour former recours devant le Tribunal fédéral posée à l'art. 76 al. 1 let. b LTF n'est manifestement pas satisfaite. Le recourant, curateur désigné par les autorités, ne jouit d'aucun intérêt personnel direct à l'annulation ou la modification de l'arrêt entrepris. Fort de sa conviction qu'il pouvait recourir au nom et pour défendre les intérêts de son protégé, même contre le gré de celui-ci, le curateur ne fait valoir aucun intérêt personnel qu'il pourrait tout de même avoir au recours, en sa qualité de curateur. Quant aux exceptions autorisant une personne à recourir dans l'intérêt de tiers, en particulier aux fins de remplir correctement une mission confiée par l'ordre juridique ou d'exercer des prérogatives légales, celles-ci ne semblent manifestement pas réalisées dans le cas d'espèce et le recourant ne le soutient d'ailleurs pas. En définitive, le recourant ne satisfait pas à la condition prévue par l'art. 76 al. 1 let. b LTF. Faute de qualité pour recourir, le recours est d'emblée irrecevable.