Citation: 6B_143/2022 E. 1.3.4

1.3.4. Enfin, il apparaissait que la recourante avait dû subir au Brésil des conditions d'incarcération extrêmement précaires, qui ne respectaient manifestement pas les exigences minimales déduites de l'art. 3 CEDH, que ce soit en termes de surpopulation carcérale, de salubrité, d'hygiène et de soins médicaux proposés. Pour ces motifs, et du fait que la recourante avait passé 14 mois au total dans des pénitenciers brésiliens, une réduction supplémentaire de 1 an était appropriée, étant précisé que, par ailleurs, la durée de la détention extraditionnelle avait été déduite de la peine prononcée, en application de l'art. 51 CP (cf. arrêt attaqué, consid. 4.4 p. 20).