Citation: 9C_123/2019 E. A

Née en 1965 en ex-Yougoslavie, B.________ est arrivée en Suisse en 1993, où elle s'est installée avec sa famille dans le canton du Jura, à C.________. A la fin du mois d'août 2002, l'Office de l'assurance-invalidité du canton du Jura (ci-après: l'office AI-JU) lui a alloué une rente entière d'invalidité à partir du 1er novembre 1999. Cette prestation a été confirmée à l'issue de plusieurs révisions successives entre 2003 et 2012 (versement d'une rente de veuve à la suite du décès du mari de l'assurée). En mai 2014, l'Office de l'assurance-invalidité pour les assurés résidant à l'étranger (ci-après: l'OAIE), auquel le dossier de B.________ avait été transmis en raison du départ de celle-ci au Kosovo l'année précédente, lui a demandé la remise de tous les rapports médicaux à disposition pour la période du 26 janvier 2010 au 1er mai 2014. Après avoir recueilli des renseignements médicaux, l'OAIE a informé l'assurée que le réexamen de son droit à la rente d'invalidité n'avait pas mis en évidence de modification du degré d'invalidité, de sorte que les prestations étaient maintenues (communication du 12 septembre 2014). Le 26 mars 2015, la Fondation de prévoyance A.________ (ci-après: la fondation), qui versait des prestations de la prévoyance professionnelle à B.________, a requis de l'OAIE le dossier complet de l'assurée et des précisions quant au maintien de la rente d'invalidité. Le 29 mai suivant, l'OAIE a rendu une décision par laquelle il a constaté que B.________ avait toujours droit à une rente entière de l'assurance-invalidité, assortie d'une rente pour enfant; comme l'assurée était également titulaire d'une rente de veuve, seule cette prestation lui était versée.