Citation: 5A_164/2016 E. 1.2

1.2. Sur requête de B.X.________ du 15 septembre 2014, le Tribunal de première instance du canton de Genève a ordonné, le 3 décembre suivant, un avis aux débiteurs à l'encontre de A.X.________ pour le montant de la contribution d'entretien due à l'enfant. Le 8 mai 2015, la Chambre civile de la Cour de justice a annulé cette ordonnance et rejeté la requête de mesures provisionnelles du 15 septembre 2014. Saisi d'un recours en matière civile de B.X.________, le Tribunal fédéral a, le 29 septembre 2015, annulé cet arrêt et renvoyé la cause pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Admettant une violation du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.), il a reproché à l'autorité cantonale son silence sur les allégations du recourant - étayées par pièces - sur le caractère opaque de la situation financière de A.X.________, la réalisation par cette dernière d'autres revenus que son seul salaire et l'organisation de son insolvabilité au gré des procédures avec l'aide d'amis (arrêt 5A_474/2015). La Chambre civile de la Cour de justice a tranché sur ce renvoi le 19 janvier 2016. Elle s'est prononcée sur les ressources et charges de A.X.________ et a conclu que le salaire de l'intéressée - seule source de revenus - suffisait tout juste à couvrir les charges incompressibles, de telle sorte que celle-là ne disposait d'aucun solde disponible pouvant faire l'objet d'un avis aux débiteurs. Elle a cependant derechef annulé l'ordonnance du 3 décembre 2014 et renvoyé la cause au Tribunal de première instance pour nouvelle décision, motif pris que B.X.________ invoquait une dérogation au principe selon lequel le minimum vital du débiteur doit être préservé, question qui n'avait pas été examinée et instruite en première instance.