Citation: 6B_610/2017 E. 3

La recourante se plaint de la violation de son droit d'être entendue au motif qu'aucune information au sujet de l'enquête diligentée contre le dénommé C.________ ne lui a été fournie et que celui-ci n'a pas été entendu. Il ne ressort pas du jugement attaqué que la recourante se serait plainte d'une violation de son droit d'être entendue, et elle n'invoque pas à cet égard un déni de justice formel. Elle n'a pas non plus requis l'administration de moyens de preuve complémentaires devant la cour cantonale. La recevabilité du grief, soulevé pour la première fois devant le Tribunal fédéral, paraît d'ores et déjà douteuse sous l'angle de la bonne foi (cf. ATF 142 I 155 consid. 4.4.6). Au demeurant, la recourante ne dit pas en quoi des informations sur l'enquête dirigée contre C.________ et l'audition de celui-ci pourraient servir sa propre cause. Même à supposer que les soupçons élevés contre lui se soient révélés infondés, cela est sans influence sur la question de savoir si, au moment où l'autorisation de surveillance du téléphone de la recourante a été donnée (cf. consid. 2.1), des soupçons graves au sens de l'art. 269 al. 1 let. a CPP pesaient sur elle, ce qui ressort du reste suffisamment de ce qui précède (consid. 2.2 supra). Les moyens de preuve que la recourante aurait souhaité voir administrés sont ainsi sans pertinence, de sorte que le grief de violation du droit d'être entendu est de toute façon infondé. Pour le surplus, la recourante ne formule aucune critique quant à la matérialité des faits ou leur qualification juridique.