Citation: 9C_545/2017 E. 4.1

4.1. L'assuré se limite à critiquer l'avis du docteur D.________, soutenant qu'il s'agit d'un avis isolé mettant en doute une atteinte invalidante reconnue maintes fois dans le passé. Or le seul fait que les conclusions du docteur D.________ soient différentes de celles prises par d'autres spécialistes consultés n'empêchait pas le tribunal cantonal de se fonder sur l'avis de ce médecin. Comme il ressort du jugement entrepris, le rapport d'expertise respecte les exigences jurisprudentielles relatives à la valeur probante de ce genre de documents (ATF 125 V 351 consid. 3a pp. 352 ss). Le docteur D.________ a notamment fondé ses conclusions sur une anamnèse complète et un examen clinique. Son appréciation était claire et ses conclusions dûment motivées, à l'inverse des avis des docteurs E.________ et F.________. Les premiers juges ont constaté que l'expert avait exclu l'existence de troubles psychiques, y compris d'un trouble somatoforme douloureux, et considéré que les douleurs présentées par l'assuré ne pouvaient pas être qualifiées d'intenses. En effet, ils ont relevé que l'assuré ne s'estimait lui-même pas atteint d'une affection psychique, qu'il a pu procéder à la transformation d'une partie de son terrain en une place de jeux pour ses enfants, travailler à la réfection de sa maison et se rendre aux entraînements de football trois fois par semaine. Le quotidien de l'assuré n'était pas organisé en fonction des douleurs qu'il ressentait. Lors de l'observation clinique, le recourant n'a présenté aucun signe de douleurs (absence de grimaces, de soupirs, de déambulations dans la pièce, de prise d'appui avec les bras sur le bureau). Il a cessé toute médication depuis une dizaine d'années déjà, ce qui tendait à confirmer l'absence de douleurs marquées. Les conclusions du docteur D.________ quant à l'absence d'incapacité de travail rejoignent par ailleurs en partie celles du docteur C.________ (rapport du 8 octobre 2012), qui avait conclu que les troubles psychiques relevés à eux seuls n'avaient qu'une faible valeur incapacitante. Au vu de ce qui précède, l'argumentation du recourant tendant à alléguer que l'expertise du docteur D.________ ne serait pas conforme à la nouvelle jurisprudence en matière de troubles somatoformes (cf. ATF 141 V 281), ne procédant en particulier à aucune véritable évaluation concrète des répercussions des atteintes sur la capacité de travail, est infondée. De même, en invoquant qu'il n'a pas été tenu compte de l'ensemble des aspects médicaux, en particulier des troubles somatiques divers et variés (de la maladie de Bechterew notamment), et qu'il est "hallucinant" que le docteur D.________ n'ait retenu aucune atteinte physique, le recourant se contente de simples allégations. Il ne fait que renvoyer aux constatations médicales antérieures sans expliquer en quoi le tribunal cantonal aurait dû les faire prévaloir sur celles du docteur D.________ ou retenir d'autres pathologies.