Citation: 5A_369/2018 E. 6.1

6.1. Invoquant les art. 176 al. 1 ch. 1, 276 et 285 CC, de même que l'art. 29 al. 2 Cst. (droit d'être entendu), la recourante se plaint encore d'un calcul arbitraire des contributions d'entretien. Elle fait grief à l'autorité cantonale d'avoir, sans explications, retenu que sa charge fiscale mensuelle s'élevait à 1'500 fr. seulement, alors qu'il résulte de la décision de première instance - comme de l'arrêt de la Cour de justice du 13 juillet 2016 - qu'elle est majoritairement imposée à la source et que ses frais d'impôts s'élèvent à 3'020 fr. Ainsi, son disponible ne serait pas de 4'647 fr., mais de 3'227 fr. par mois. Ce calcul erroné de l'autorité cantonale aurait pour conséquence que les contributions d'entretien mises à sa charge en faveur de ses enfants (à savoir 2'300 fr. chacun) porteraient atteinte à son minimum vital, de sorte que l'arrêt attaqué serait arbitraire dans son résultat. Elle expose en outre que pour déterminer lesdites contributions, les juges précédents se sont contentés de diviser par deux son prétendu solde disponible sans tenir compte des besoins concrets et effectifs des enfants, besoins qui ne sont d'ailleurs pas identiques puisqu'il résulte des constatations de l'autorité cantonale que les frais mensuels incompressibles de sa fille s'élèvent à 4'415 fr. et ceux de son fils à 3'600 fr. Enfin, l'éventuel déficit mensuel subi par l'intimé dans le cas où la garde des deux enfants lui serait attribuée serait au maximum de 3'758 fr., selon les chiffres retenus par la cour cantonale (4'257 fr. [solde disponible] - 4'415 fr. [frais mensuels de sa fille] - 3'600 fr. [frais mensuels de son fils]), soit une somme bien inférieure aux 4'600 fr. par mois auxquels elle a été condamnée à verser pour les deux enfants.