Citation: 8C_659/2021 E. A

A.a. A.________, né en 1962 et employé de chantier, a été victime le 29 juin 1997 d'un accident de travail, qui a entraîné une fracture diaphysaire multi-fragmentaire du fémur gauche. Ensuite de cet accident, la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) lui a octroyé une rente d'invalidité fondée sur un taux de 10 % dès le 1 er juin 2000 ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité (IPAI) de 10 %. A.b. En août 2002, l'assuré a repris son activité d'employé de chantier. Le 24 août 2010, il a subi sur son lieu de travail un nouvel accident, qui a occasionné un traumatisme du membre inférieur gauche avec fracture comminutive supra-condylienne du fémur. Ensuite de ce second accident, la CNA lui a alloué une IPAI supplémentaire de 15 %. A.c. Par décision du 5 mars 2020, confirmée sur opposition le 31 août 2020, la CNA, retenant que l'assuré était en mesure d'exercer à plein temps une activité adaptée à certaines limitations fonctionnelles, a refusé de lui octroyer une rente d'invalidité en rapport avec le second accident. Procédant à la comparaison des revenus, elle a évalué le taux d'invalidité de l'intéressé à 1,97 % en déterminant le revenu d'invalide sur la base des données statistiques de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS), sans procéder à un abattement sur le salaire statistique ainsi obtenu. Elle lui a cependant versé une nouvelle IPAI supplémentaire de 7,5 %.