Citation: I 526/01 06.05.2002 E. 2

2.- a) Dans sa décision initiale d'octroi d'une demi-rente, l'office AI a considéré que la recourante, même sans atteinte à la santé, se consacrerait exclusivement à ses travaux ménagers. L'octroi de la demi-rente était fondé (à partir du 1er septembre 1994) sur une invalidité de 50 %. L'intimé s'est référé pour cela à des rapports du docteur A.________, spécialiste en médecine physique et réhabilitation, des 12 et 26 novembre 1993. Ce médecin avait diagnostiqué un important trouble fonctionnel lombo-sacré découlant, d'une part, d'une anomalie transitionnelle avec lombalisation asymétrique partielle de L5 et, d'autre part, de deux épisodes traumatiques (accouchement difficile et chute à vélo). Selon ce praticien, ces troubles entraînaient une incapacité de 50 % dans les travaux ménagers. Dans sa décision litigieuse de maintien de la demi-rente, l'office intimé a considéré que la recourante, sans atteinte à la santé, aurait repris son activité de visagiste à raison de 78 % d'un horaire de travail complet et qu'elle aurait consacré le reste de son temps (22 %) à la tenue de son ménage. A l'occasion de la procédure de révision, l'administration a requis l'avis du docteur A.________, lequel s'est référé à ses rapports précédents en ce qui concerne le diagnostic et a fait état d'une capacité de travail de 20 % dans la profession de visagiste et de 50 % dans l'activité ménagère (rapport du 12 avril 1999). De leur côté, les experts du COMAI ont posé le diagnostic de syndrome douloureux chronique de type fibromyalgie, de status post-spondylodèse L5-S1 avec reconstruction discale par cage de carbone, de hernie discale cervicale C5-C6 sans compression neurologique et d'état dépressif réactionnel persistant d'intensité moyenne (F 32.1). Ils ont fait état d'une capacité de travail résiduelle de 40 % dans la profession de visagiste et d'une capacité de 60 % dans la tenue du ménage (rapport d'expertise pluridisciplinaire du 4 septembre 2000). b) En l'espèce, il n'y a pas lieu de revenir sur la répartition des activités lucrative et ménagère de 78 %/22 %, laquelle, au demeurant, n'est pas contestée par les parties. Il s'agit donc d'évaluer l'invalidité en procédant à une comparaison des revenus selon l'art. 28 al. 2 LAI pour la part de l'activité lucrative et en établissant l'empêchement dans l'accomplissement des travaux habituels selon l'art. 27 RAI pour cette dernière part (méthode mixte d'évaluation de l'invalidité).