Citation: 4A_440/2021 E. 6

Le recourant reproche ensuite à l'autorité d'appel de n'avoir pas suivi les experts qui réfutaient tout lien significatif entre les accidents de 2007 et 2014et son état de santé actuel. Le grief n'a d'intérêt que pour le plus ancien des deux événements. Car les juges jurassiens ont eux aussi reconnu le caractère bénin de la fracture au tibia subie en 2014 - contrairement à la chute de l'échafaudage survenue en août 2007. A ce sujet, ils ont recensé deux éléments que les experts n'avaient pas pris en considération: - d'une part, un médecin du SMR avait retenu une décompensation des douleurs cervicales à la faveur de ce nouvel accident, dans un rapport d'octobre 2008; - d'autre part, le lésé, de son propre aveu, ressentait toujours en septembre 2017 les douleurs apparues après cet accident, qui étaient certes essentiellement lombaires, mais parfois aussi cervicales. Ces éléments, associés à la nature même de l'accident subi, autorisaient les juges à se distancier sans arbitraire de l'avis exprimé par l'expert lors de son audition. On relèvera au passage la volte-face du recourant qui, dans un premier temps, avait accepté de lever le secret professionnel du médecin l'ayant traité pour cette chute, avant de se raviser sans raison apparente. Le rapport de ce praticien - dont les experts semblent avoir eu connaissance - n'a apparemment pas pu être versé à la procédure, selon les explications des premiers juges.