Citation: 6B_350/2024 E. 1.4

1.4. En l'espèce, s'agissant d'une prétendue violation de l'art. 112 LTF invoquée par le recourant, on rappellera d'emblée que le tribunal d'appel, s'agissant de l'appréciation en fait et en droit faisant l'objet de l'accusation, peut renvoyer à l'exposé des motifs de l'autorité inférieure (cf. art. 82 al. 4 CPP). Cela dit, sous l'angle du droit au respect de la vie privée, il ressort du jugement attaqué que le recourant est arrivé en Suisse à l'âge de quatre ans, qu'il est titulaire d'un permis F, qu'il a effectué toute sa scolarité obligatoire en Suisse, qu'il a commencé une formation, un apprentissage et une carrière de footballeur qu'il n'a pas terminés, qu'il a vécu une partie de sa vie en foyer, qu'il bénéficie d'une curatelle de portée générale, qu'il perçoit une rente AI et qu'il a des poursuites pour plusieurs dizaines de milliers de francs. S'il y a lieu d'admettre que son parcours chaotique est certainement marqué par son trouble psychiatrique et que son renvoi vers la RDC ne sera guère facile, il n'apparaît pas que le recourant dispose de liens sociaux et professionnels spécialement intenses avec la Suisse. En ce qui concerne l'atteinte à la vie familiale, le recourant n'est pas marié et n'a pas d'enfants. Seuls ses frères et soeurs sont actuellement domiciliés en Suisse. Dans ces conditions, il apparaît douteux que le recourant puisse se prévaloir d'un droit au respect de sa vie privée ou familiale au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH. Cette question peut toutefois demeurer ouverte dès lors que la cour cantonale a jugé, de bon droit, que l'intérêt public à l'éloignement du recourant l'emportait sur son intérêt privé à demeurer en Suisse (cf. infra consid. 1.5).