Citation: 4C.360/2006 25.01.2007 E. 5.2

5.2.1 Le défendeur entend que les faits soient tout d'abord complétés quant au chèque d'un montant de 10'500 US $, daté du 11 janvier 2002, que dame B.________ aurait remis à l'intimée et que A.________ aurait présenté à l'encaissement. Le recourant ne démontre pas avoir allégué ces éléments factuels conformément aux exigences de la procédure cantonale. De toute manière, ils n'ont aucune pertinence pour la solution du litige. Il a en effet été retenu définitivement que la demanderesse n'admet le paiement par chèques des montres de valeur qu'elle vend que si elle connaît bien l'acheteur. Or il résulte de l'état de fait déterminant que le défendeur avait acheté plusieurs montres à l'intimée avant l'établissement par celle-ci, au nom de celui-là, de la facture pro forma du 24 décembre 2001. C'est pour cette raison qu'il a été autorisé à payer la montre Bulgari or jaune 750 de cette manière. Que B.________, laquelle était totalement inconnue de l'intimée, ait émis de son coté un chèque en US $ - du reste apparemment non provisionné - ne saurait établir qu'elle ait été la cocontractante de la demanderesse s'agissant de la vente de la montre en question. 5.2.2 Le défendeur soutient que l'arrêt déféré ne contient aucune constatation à propos de la livraison de la montre Bulgari en cause. La cour cantonale a admis que les parties avaient conclu, par des manifestations de volonté concluantes (art. 1 al. 2 CO), un contrat de vente portant sur cette montre. L'échange effectif des prestations promises ne ressortit nullement à la formation de la vente par accord de volontés, mais à l'exécution du contrat (Pierre Tercier, Les contrats spéciaux, 3e éd., ch. 487, p. 73). Dans ces conditions, la manière dont la montre vendue a été livrée n'importe pas dans le cadre de la présente querelle. 5.2.3 On voit donc que les constatations de fait de la cour cantonale sont suffisantes pour permettre au Tribunal fédéral de contrôler l'application qui a été faite du droit fédéral, et singulièrement de l'art. 32 CO. Il n'y a donc pas lieu de les compléter. Le moyen doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.