Citation: 9C_622/2020 E. 4.3

4.3. Reprenant encore de larges pans, presque mot pour mot, de l'argumentation développée en instance cantonale, c'est finalement en vain que le recourant reproche à la juridiction cantonale de n'avoir pas opéré une déduction globale sur le salaire statistique retenu au titre de revenu d'invalide de plus de 10 %. Mises à part les limitations fonctionnelles décrites par le médecin du SMR, qui constituent un facteur susceptible d'avoir une influence sur les perspectives salariales du recourant (ATF 126 V 75), les autres éléments invoqués par le recourant ne sont pas déterminants et relèvent de plus d'affirmations non étayées. Pour fixer le revenu d'invalide, la juridiction cantonale s'est fondée sur les données économiques statistiques, singulièrement sur le revenu auquel peuvent prétendre les hommes effectuant des "tâches physiques ou manuelles simples". Cette valeur statistique s'applique à tous les assurés qui ne peuvent plus accomplir leur ancienne activité parce qu'elle est physiquement trop astreignante pour leur état de santé, mais qui conservent néanmoins une capacité de travail importante dans des travaux légers (voir parmi d'autres, arrêts 9C_603/2015 du 25 avril 2016 consid. 8.1 et 9C_692/2015 du 23 février 2016 consid. 3.1 et la référence). A l'inverse de ce que croit le recourant, ce salaire statistique ne repose en outre pas sur la mise en oeuvre d'activités exclusivement répétitives. Le recourant ne conteste d'ailleurs nullement le caractère adéquat des activités décrites à titre exemplatif par la coordinatrice réadaptation de l'assurance-invalidité dans sa prise de position du 1er octobre 2019. Au regard de la nature des activités encore exigibles, le recourant n'établit pour le surplus pas en quoi les limitations fonctionnelles décrites par le médecin du SMR seraient susceptibles de réduire ses perspectives salariales de plus de 10 % dans une activité de substitution pleinement adaptée.