Citation: 8C_521/2023 E. 8

C'est également en vain que le recourant se prévaut de violations de ses droits fondamentaux. Comme déjà indiqué, une violation de l'art. 12 Cst. ne saurait être retenue, vu le but poursuivi par la réduction des primes de l'assurance-maladie (cf. consid. 4.3 supra). En ce qui concerne la garantie de la propriété (art. 26 Cst.), on ne voit pas - et le recourant n'expose pas - en quoi le fait qu'une partie des primes reste à sa charge constituerait une atteinte à son patrimoine proscrite par cette garantie constitutionnelle. Eu égard à la liberté économique (art. 27 Cst.), le recourant soutient que l'on ne pourrait pas rendre obligatoire l'assurance-maladie pour des personnes vivant en dessous du minimum vital, en l'absence d'une "réduction totale" des primes. Cette question outrepasse toutefois l'objet du litige, circonscrit à l'étendue de la réduction des primes d'assurance-maladie du recourant pour l'année 2023. Par ailleurs, la non-prise en charge de l'intégralité des primes par les subventions n'empêche pas le libre exercice de la liberté économique, en particulier le libre choix de la profession, le libre accès à une activité économique lucrative privée et son libre exercice (cf. art. 27 al. 2 Cst.).