Citation: 5P.25/2006 15.03.2006 E. 3

La juridiction cantonale a expliqué pourquoi le demandeur avait bien la capacité de discernement au regard de l'art. 16 CC, en sorte que son action en divorce était recevable. La recourante conteste cette opinion, mais en se bornant à opposer sa propre argumentation à celle des magistrats d'appel, notamment quant à l'issue de la procédure d'interdiction introduite contre son ex-mari; appellatoire, le grief est irrecevable (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495). Il n'y a pas davantage lieu d'entrer en matière sur les critiques concernant le déroulement de la procédure en divorce («complot organisé par le pouvoir judiciaire genevois pour soustraire l'Etat à ses obligations légales»; «mascarade organisée»; etc.), qui n'aurait d'autre but que de forcer le demandeur (ancien fonctionnaire cantonal) à divorcer afin que le canton de Genève puisse réaliser une «économie importante sur les rentes de veuve futures» dont la femme eût bénéficié au décès de l'intéressé («gravement malade» et dont les jours «sont comptés»). Pour autant qu'elles soient compréhensibles, de telles allégations ne trouvent aucun appui dans les constatations de l'autorité cantonale (cf. ATF 118 Ia 20 consid. 5a p. 26). Cela étant, la requête tendant à ce qu'une expertise psychiatrique du demandeur par un expert neutre soit ordonnée doit être écartée (Messmer/Imboden, Die eidgenössischen Rechtsmittel in Zivilsachen, Zurich 1992, p. 231 et les citations).