Citation: 5A_640/2009 11.11.2009 E. 4

4.1 Dans un second moyen, la recourante fait grief à l'autorité cantonale d'avoir violé l'art. 209 LP en allouant aux créanciers gagistes de rang antérieur au sien des intérêts sur le produit de la vente. Compte tenu du découvert laissé par la vente de l'immeuble, le calcul des intérêts sur leurs créances aurait dû s'interrompre au jour de la faillite. 4.2 L'autorité cantonale a considéré que, le produit de réalisation de l'immeuble étant inférieur au montant des hypothèques et intérêts échus, l'art. 209 al. 2 LP ne peut trouver application en l'espèce. En revanche, elle a estimé que les intérêts issus de la consignation devaient être répartis entre les créanciers hypothécaires, à savoir en l'espèce la Fondation Z.________ et la recourante. En ce qui concerne l'impôt immobilier réclamé par l'Administration fiscale pour les années 1998 à 2007, son droit à un intérêt est identique à celui des créanciers hypothécaires, s'agissant d'une dette privilégiée, soumise à intérêts (art. 364 de la Loi de procédure civile du 10 avril 1987; RSG E 3 05) dans l'hypothèse non réalisée en l'espèce de l'art. 209 al. 2 LP. 4.3 Par sa critique, la recourante ne s'en prend pas aux considérants des juges précédents, lesquels ont expressément admis que l'art. 209 LP ne trouve pas application en l'espèce. A défaut d'argumentation dirigée contre la motivation de l'autorité cantonale, le grief est irrecevable (cf. supra, consid. 1.2). 4.4 Enfin, dans un grief intitulé "contrariété au tableau de distribution définitif du 15 mai 2009", la recourante fait valoir que "l'administration ne saurait revenir sur une décision dûment notifiée aux parties et entrée en force, pour favoriser certaines d'entre elles au détriment des autres". Elle n'expose toutefois pas à quelle décision contraire elle fait référence, étant précisé que la décision attaquée ne mentionne pas l'existence d'un tableau de distribution daté du 15 mai 2009, de sorte qu'on peine à comprendre sa critique. Insuffisamment motivée, celle-ci est irrecevable (cf. supra, consid. 1.2).