Citation: 5P.422/2006 16.01.2007 E. 1

D.d La procédure, déjà complexe, s'est ensuite encore alourdie d'une requête de mesures provisoires formée par X.________ afin qu'un droit de visite surveillé lui soit accordé. Une fois l'expertise de crédibilité rendue, il est apparu aux parties et au Juge, lors de la séance qui a eu lieu le 2 février 2006 pour débattre de l'appel contre la décision de la Chambre pupillaire de Sion (cause SIO C2 04 293) et de la requête de mesures provisoires (cause SIO C2 05 432), que cette expertise ne permettait pas au Juge de statuer valablement sur les conclusions prises par X.________ dans ces deux procédures et qu'une expertise pédopsychiatrique était nécessaire. La décision d'ordonner cette expertise et de joindre les deux causes pour l'instruction n'a d'ailleurs fait l'objet d'aucune contestation de la part de X.________, preuve que celui-ci admettait la conduite de la procédure telle que décidée par le Juge I du district de Sion. Ce dernier a sans tarder confié l'expertise en question au Dr B.________. Un mois après, alors que l'instruction de la cause consistait en l'administration de l'expertise, X.________ a saisi le Tribunal cantonal d'une plainte pour déni de justice. D.e Au moment où la plainte a été formée, la procédure d'appel était pendante depuis un peu plus de 19 mois. Si elle a certes comporté quelques temps morts, ceux-ci, inhérents à toute procédure, n'ont pas été plus longs que ce que l'on peut généralement admettre. L'instruction de cette procédure a à plusieurs reprises été suspendue du fait de la transmission du dossier au juge d'instruction pénale, au Tribunal cantonal ou aux experts chargés d'évaluer la situation. En outre, la question de la désignation d'un curateur de représentation en vue de l'ouverture d'une action en désaveu de paternité, qui soulève la problématique de l'intérêt de l'enfant à ce qu'une telle action soit introduite, a pris une ampleur particulière dans le cas d'espèce en raison notamment du conflit entourant la garde de l'enfant et des accusations d'abus sexuels portées par E.________ contre son père légal. Par la force des choses, la question de l'intérêt de l'enfant à l'action en désaveu de paternité s'est trouvée liée aux diverses procédures engagées par les protagonistes de cette douloureuse affaire. Cela étant, au vu des particularités de l'affaire, des enjeux délicats qu'elle comporte et de l'attitude des parties, le délai de 19 mois ne paraît pas déraisonnable et la plainte, infondée, doit être rejetée.