Citation: 1C_102/2024 E. 3.3.2

3.3.2. Procédant de la même manière, la CDAP a établi que le coût de la vie en Pologne était inférieur de 57.3% à 84.2% à celui de la Suisse. Cette différence devait être qualifiée d'importante, justifiant une réduction de l'indemnité octroyée, et la réduction de l'indemnité de 65% décidée par la DGAIC devait être confirmée. Si, compte tenu du coût de la vie en Pologne tel qu'établi par la CDAP et au vu de la jurisprudence du Tribunal fédéral (cf. consid. 3.1.2 ci-dessus), le principe de réduire l'indemnité octroyée ne prête pas le flanc à la critique, la quotité de la réduction (65%) apparaît toutefois excessive. En effet, dans un cas portant sur une indemnisation octroyée à un ayant droit domicilié en Pologne, le Tribunal fédéral a confirmé une réduction de 20% de l'indemnité, au motif que le coût de la vie en Pologne était d'environ 30% celui de la Suisse (sur la base d'une comparaison entre le pouvoir d'achat et le salaire moyen des pays respectifs, cf. consid. 3.1.2 ci-dessus en lien avec l'arrêt 6B_531/2019 précité). En l'espèce, les données utilisées par la CDAP lui permettent d'arriver à un résultat similaire s'agissant de la différence du coût de la vie entre la Suisse et la Pologne. Partant, une réduction de l'indemnité de 65%, fondée sur le seul rapport des coûts de la vie, apparaît trop schématique et ne saurait être suivie. Conformément à la jurisprudence du Tribunal fédéral, il convient dès lors de réduire l'indemnité octroyée à la recourante domiciliée en Pologne de 20%.