Citation: 6B_1062/2013 E. 4.2

4.2. Le tarif horaire réclamé n'étant pas litigieux, on ne perçoit pas concrètement ce que le recourant entend déduire en sa faveur du fait que son conseil n'a pas appliqué les tarifs maximaux que peuvent atteindre les honoraires d'avocat à Genève, qui doivent être justifiés par la complexité et l'importance de l'affaire, la responsabilité assumée par l'avocat, le résultat obtenu et la situation de son client (art. 34 de la Loi genevoise sur la profession d'avocat du 26 avril 2002; RS/GE E 6/10). En soulignant la durée de la procédure ainsi que la répartition des heures facturées entre les diverses activités (conférences; téléphones; écritures; recherches, etc.), le recourant ne démontre, par ailleurs, pas en quoi la cour cantonale aurait abusé de son pouvoir d'appréciation. S'agissant, en particulier, des écritures, on peut souligner que la demande formée le 29 septembre 2010 comptait, en tout et pour tout 5 pages et 5 annexes. Dans la suite, on compte une lettre du 7 mars 2012, par laquelle le conseil du recourant demandait au Tribunal de police des nouvelles de la procédure, un courrier du 15 novembre 2012, par lequel il requérait diverses informations et sollicitait un délai supplémentaire pour compléter ses observations ainsi qu'un courrier du jour suivant. Le conseil du recourant y produisait l'attestation relative à la montre Baume & Mercier et persistait à requérir l'octroi d'un délai supplémentaire pour compléter ses observations. Une très brève télécopie du 23 janvier 2013 porte requête de prolongation d'un délai. Le 28 février 2013, le conseil du recourant a déposé une écriture portant augmentation de ses conclusions (5 pages; 6 annexes). Le 6 mai 2013, il a produit une note d'honoraires actualisée. Le 10 juin 2013, il a encore complété ses écritures, augmenté ses conclusions et requis l'audition de deux témoins (3 pages; 4 annexes). Cela étant, on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir jugé que la complexité de la cause ne justifiait pas 26 heures pour la rédaction des écritures (quelque 15 pages au total sans développements juridiques complexes) et que le dossier, peu volumineux, ne nécessitait pas 10 heures pour sa seule lecture. Pour le surplus, en se bornant à alléguer des reports dans l'agenda de l'étude ainsi que des vérifications et recherches, sans autre précision, durant la période s'étalant de septembre 2010 à mars 2012, le recourant ne démontre pas que cette part de l'activité de son conseil durant cette période aurait excédé quelques heures. Dans ces conditions, l'appréciation de la cour cantonale, selon laquelle l'ensemble de ces activités ne permettait pas de justifier plus de 15 heures de travail, n'apparaît pas critiquable.