Citation: 9C_375/2023 E. A

A.a. Par décision du 4 janvier 2008, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève a supprimé la rente entière d'invalidité dont bénéficiait A.________, née en 1964, depuis le 1er octobre 1989, avec effet au 28 février 2008, à la suite d'une procédure de reconsidération. A.b. En relation avec une chute survenue le 16 février 2009 et ayant occasionné une lésion de son genou gauche, l'assurée, entre-temps domiciliée dans le canton de Fribourg, a déposé une nouvelle demande de prestations de l'assurance-invalidité en janvier 2010. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: l'office AI) a rejeté la demande par décision du 7 mai 2012 (confirmée sur recours successifs de l'assurée par le Tribunal cantonal du canton de Fribourg, II e Cour des assurances sociales [arrêt du 10 avril 2014], puis par le Tribunal fédéral [arrêt 9C_392/2014 du 3 septembre 2014]). A.________ a en ensuite présenté successivement deux nouvelles demandes de prestations en juin 2013 et juillet 2015. Après avoir rejeté la première demande (décision du 27 mai 2015), l'administration n'est pas entrée en matière sur la seconde (décision du 2 février 2016). Ces deux décisions n'ont pas été contestées par l'assurée. A.c. A.________ a sollicité la révision de son cas en janvier 2017, puis déposé une cinquième demande de prestations, en remplissant le formulaire idoine en avril 2017. L'office AI a notamment mandaté le Centre d'Expertise Médicale (CEMed) de Nyon pour une expertise rhumatologique (rapport du docteur B.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie, du 21 février 2018), puis diligenté une enquête économique sur le ménage (rapport du 22 juin 2018). Il a ensuite rejeté la demande par décision du 24 août 2018. Statuant le 9 avril 2019 sur le recours formé par l'assurée contre cette décision, le Tribunal cantonal du canton de Fribourg, II e Cour des assurances sociales, l'a admis. Il a annulé la décision litigieuse et renvoyé la cause à l'administration pour instruction complémentaire au sens des considérants (examen du point de savoir notamment si le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde retenu par le docteur B.________ peut être confirmé) et nouvelle décision, en application de la méthode ordinaire d'évaluation de l'invalidité. Reprenant l'instruction, l'office AI a mis en oeuvre une expertise pluridisciplinaire auprès de CEMEDEX SA (rapport des docteurs C.________, spécialiste en médecine interne générale et en endocrinologie-diabétologie, D.________, spécialiste en rhumatologie, E.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, et F.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, ainsi que du neuropsychologue G.________, du 15 avril 2020, et complément du 15 mai 2020). Après avoir sollicité l'avis de son Service médical régional (SMR; rapports du docteur H.________, spécialiste en anesthésiologie, des 20 avril et 26 mai 2020), l'administration a ordonné une prise en charge psychiatrique avec mise en place d'un suivi thérapeutique et psychotrope (communication du 28 mai 2020). Elle a ensuite diligenté une nouvelle expertise (rapports du docteur I.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, du 9 décembre 2021, et de la neuropsychologue J.________, du 31 août 2021), qu'elle a soumise à son SMR (rapport du docteur K.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, du 16 décembre 2021). Entre-temps, l'office AI a également sollicité l'avis du SMR quant à la nécessité de mettre en oeuvre une nouvelle expertise rhumatologique (rapports du docteur H.________ des 17 février et 23 novembre 2021), comme le requérait l'assurée (courriers des 19 janvier, 2 février, 11 mai, 6 juillet, 17 novembre et 7 décembre 2021). Par décision du 23 mai 2022, il a nié le droit de l'intéressée à une rente d'invalidité. En bref, il a considéré que l'assurée présentait une capacité de travail de 100 % avec une diminution de rendement de 30 % dans une activité adaptée à ses limitations orthopédiques et rhumatologiques; il en résultait un taux d'invalidité de 28 %, insuffisant pour ouvrir le droit à une rente.