Citation: 2C_100/2023 E. 1.3

1.3. Le recourant cite l'art. 8 CEDH sous l'angle de la vie privée. Il ne se prévaut toutefois pas de manière défendable d'un droit de séjour sur la base de cette disposition (cf. supra consid. 1.1.). En effet, le recourant se réfère à l'ATF 144 I 266 et souligne qu'il est en Suisse depuis plus de dix ans. Ce faisant, il perd de vue que cette jurisprudence, qui pose le principe d'un droit de séjour issu du droit à la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH, sauf motifs sérieux de renvoi, ne s'applique qu'en cas de séjour légal de dix ans. Or, si plus de dix ans ce sont écoulés depuis l'arrivée du recourant en Suisse, c'est uniquement parce que celui-ci n'a pas donné suite aux injonctions de quitter le pays à la suite de l'arrêt du Tribunal fédéral du 14 avril 2020. De plus, un séjour en Suisse au bénéfice d'une autorisation pour études ne constitue pas une période déterminante (ATF 144 I 266 consid. 3.9; arrêt 2C_189/2023 du 18 avril 2023 consid. 4.3 et les arrêts cités). Le recourant ne peut donc rien tirer de cette jurisprudence. Hormis l'existence d'un séjour légal en Suisse de dix ans, le droit d'obtenir une autorisation de résider en Suisse issu du droit de la vie privée au sens de l'art. 8 CEDH suppose que la personne entretienne des relations privées de nature professionnelle ou sociale particulièrement intenses en Suisse allant au-delà d'une intégration normale (arrêt 2C_734/2022 du 3 mai 2023 consid. 5.3.1 et 5.3.2 destiné à la publication). A cela s'ajoute que lorsque, comme en l'espèce, la demande fait suite à une décision définitive relative à un précédent titre de séjour il faut, préalablement, qu'il existe des éléments nouveaux par rapport à ceux considérés dans la procédure antérieure (cf. ATF 146 I 185 consid. 4.1; arrêt 2C_89/2022 du 3 mai 2022 consid. 2.2.5). En l'espèce, il ressort de l'arrêt du Tribunal cantonal du 12 février 2020 refusant de renouveler le titre de séjour du recourant et qui est entré en force que l'intégration de celui-ci n'était pas remarquable sur le plan professionnel et simplement ordinaire sur le plan social. Or, le recourant ne se prévaut pas de manière défendable de faits importants qu'il n'aurait pas pu invoquer dans ladite procédure ou d'une modification notable des circonstances depuis lors. Le recours en matière de droit public est ainsi irrecevable.