Citation: 8C_368/2013 E. 4.2.4

4.2.4. Selon le principe de la libre appréciation des preuves, le juge apprécie librement les preuves médicales qu'il a recueillies, sans être lié par des règles formelles, en procédant à une appréciation complète et rigoureuse des preuves. Le juge doit examiner objectivement tous les documents à disposition, quelle que soit leur provenance, puis décider s'ils permettent de porter un jugement valable sur le droit litigieux. S'il existe des avis contradictoires, il ne peut trancher l'affaire sans indiquer les raisons pour lesquelles il se fonde sur une opinion plutôt qu'une autre. En ce qui concerne la valeur probante d'un rapport médical, ce qui est déterminant c'est que les points litigieux aient fait l'objet d'une étude circonstanciée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées par la personne examinée, qu'il ait été établi en pleine connaissance de l'anamnèse, que la description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale soient claires et enfin que les conclusions de l'expert soient dûment motivées. Au demeurant, l'élément déterminant pour la valeur probante n'est ni l'origine du moyen de preuve ni sa désignation comme rapport ou comme expertise, mais bel et bien son contenu (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352; 122 V 157 consid. 1c p. 160 et les références). En l'occurrence, il n'y a pas de raison de s'écarter de l'avis du docteur G.________, selon lequel le recourant n'a pas été victime d'une fracture de type Maisonneuve lors de l'accident du 7 novembre 2003. D'ailleurs, sur ce point, il n'est pas contredit par les docteurs S.________ et T.________. En outre, ces médecins ne remettent pas non plus en cause le point de vue du docteur G.________ lorsqu'il indique qu'aucun indice de complication dans le traitement ni la mise en place de l'appareillage ne permettent d'expliquer la survenance d'une atteinte neurologique. Dans ces conditions, l'existence d'une aggravation de l'incapacité de travail - et de gain - due à des troubles neurologiques en relation de causalité avec l'accident doit être niée. Par ailleurs, les docteurs S.________ et T.________ n'exposent pas les motifs pour lesquels le taux d'incapacité de travail découlant des troubles déjà attestés par le docteur L.________ (persistance d'un syndrome douloureux au niveau du genou et de la jambe gauches et présence d'un phénomène de subluxation au niveau de la rotule) devrait être revu à la hausse par rapport au taux indiqué par ce médecin. Cela étant, il convient, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner une instruction complémentaire - comme le demande le recourant - , de se fonder sur les conclusions dûment motivées des docteurs B.________ et G.________. C'est pourquoi l'existence, par rapport au tableau clinique attesté par le docteur L.________, d'une aggravation de l'incapacité de travail - ou de gain - découlant d'une atteinte à la santé en relation de causalité avec l'accident survenu le 7 novembre 2003 doit être niée. Pour ce motif, la cour cantonale était fondée à confirmer le refus de l'intimée de réviser la rente d'invalidité en vertu de l'art. 17 LPGA. Il n'y avait pas non plus motif à réviser l'indemnité pour atteinte à l'intégrité (cf. art. 36 al. 4, 2ème phrase, OLAA).