Citation: I 17/06 19.01.2007 E. A

G.________, née en 1955, a travaillé jusqu'au 7 octobre 1996 en qualité d'employée administrative au service de X.________. Le 7 octobre 1997, invoquant souffrir d'un mal de dos, de vertiges et d'angoisses, elle a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité, en requérant l'octroi d'une rente. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après : l'OAI) a recueilli l'avis du docteur B.________, spécialiste FMH en médecine interne et médecin traitant de l'assurée. Dans son rapport du 11 décembre 1997, ce dernier a retenu le diagnostic de lombalgies sur troubles statiques et dégénératifs modérés, de notion d'hypotension artérielle, de notion de vertiges avec angoisse et d'état dépressif réactionnel à une situation professionnelle conflictuelle. Il a fixé l'incapacité de travail de l'assurée à 100 % du 8 octobre 1996 au 31 mai 1997 et à 50 % à partir du 1er juin 1997. L'OAI a ensuite confié une expertise au docteur S.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, lequel a posé le diagnostic de trouble panique (anxiété épisodique paroxystique) (F 41.0), de phobies sociales (F 40.1), de dysthymie anamnestique (F 34.1) et de somatisation (F 45.0). L'expert a indiqué qu'en retenant une incapacité de travail de 50 %, il était suffisamment tenu compte des lombalgies diagnostiquées, des états dysthymiques de l'assurée, de ses crises de panique ainsi que de ses limitations structurelles (cf. rapport d'expertise du 31 mai 1998). Par décision du 25 novembre 1998, l'OAI a mis l'assurée au bénéfice d'une demi-rente d'invalidité à partir du 1er octobre 1997, fondée sur un degré d'invalidité de 50 %. Ce taux a été confirmé dans le cadre d'une première révision d'office le 31 mai 1999. Le 20 mars 2000, le docteur B.________ a informé l'OAI qu'il avait examiné l'assurée le 16 février 2000, celle-ci s'étant plainte d'une aggravation de son état de santé. Ce médecin précisait que sur la base du status médical, il n'avait pas trouvé d'élément physique nouveau. Dans un rapport du 4 septembre 2000 établi à la demande de l'OAI, le docteur B.________ a posé le diagnostic d'état dépressif réactionnel, de notion de vertiges avec angoisse, d'hypotension artérielle traitée, de syndrome lombaire sur troubles statiques mineurs, d'ébauche de discarthrose L4-L5 et de discrète discopathie L5-S1. Il a souligné que le symptôme dominant actuel était l'état d'angoisse avec une composante dépressive, le décès du père de l'assurée en mai 1999 puis d'un frère en décembre 1999 ayant contribué au déséquilibre psychiatrique. Selon ce médecin, l'incapacité de travail de l'assurée était de 50 % du 1er juin 1997 au 31 décembre 1999 puis de 70 à 80 % à partir du 1er janvier 2000. Se fondant sur le rapport médical précité, l'OAI a retenu un degré d'invalidité de 70 % et révisé le droit à la rente de l'assurée en lui octroyant à partir du 1er avril 2000 une rente entière (décision du 31 janvier 2001). Ce taux a été confirmé lors d'une troisième révision, le 8 février 2002. Le 20 avril 2004, l'OAI a entrepris une nouvelle procédure de révision du droit à la rente. Après avoir recueilli à nouveau l'avis du docteur S.________ (cf. rapport d'expertise psychiatrique du 6 août 2004), l'OAI a, par décision du 30 novembre 2004, fixé le taux d'invalidité de l'assurée à 66 % et réduit la rente entière à un trois-quarts de rente, dès le 1er février 2005. Par une nouvelle décision du 16 février 2005, l'OAI a rejeté l'opposition contre sa décision du 30 novembre 2004.