Citation: 1B_530/2022 E. A

Le 21 juin 2021, le Ministère public de l'arrondissement de La Côte (ci-après: le Ministère public) a ouvert une instruction pénale contre A.________ pour actes d'ordre sexuel avec des enfants, actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance et exhibitionnisme. Le prénommé est mis en cause pour avoir, à U.________, le 20 juin 2021, touché le sexe de la jeune B.________, née en juillet 2016, avec sa main par-dessus ou par-dessous les vêtements, ainsi que lui avoir montré son pénis. Lors de son audition par la police du 22 juin 2021, le prévenu - qui n'a pas d'antécédents judiciaires - a contesté les faits reprochés. Le 5 août 2021, l'instruction pénale a été étendue à l'infraction d'instigation à actes d'ordre sexuel avec des enfants. Il lui est reproché d'avoir, depuis son domicile de U.________, à tout le moins entre le mois de février 2021 et le 20 juin 2021, déterminé ou tenté de déterminer à plusieurs reprises des personnes à l'étranger à commettre des actes d'ordre sexuel sur des enfants, contre rémunération, par le biais de l'application C.________, retrouvée dans les deux téléphones cellulaires du prévenu. Les éléments produits par C.________, en exécution de la demande d'entraide judiciaire internationale adressée aux autorités de Hong Kong, ont notamment mis en lumière des échanges avec quatorze interlocutrices entre le 11 janvier 2020 et le 8 juin 2021, auxquelles le prévenu aurait rapidement demandé de lui montrer des enfants, précisant qu'il aimait les enfants très jeunes, avant de leur demander notamment de pénétrer digitalement une fille de douze ans, de masturber un petit garçon, de faire une fellation à un enfant, de lécher le sexe de fillettes de six et onze ans, d'écarter celui d'une fillette de six ans et de le regarder jouir, en échange de "cadeaux". A.________ aurait échangé par le biais de cette application C.________ un total de 11'129 messages avec 412 personnes différentes s'identifiant comme de sexe féminin, ainsi que 893 appels vidéo avec 539 personnes différentes. Appréhendé le 9 août 2021, A.________ a, lors de son audition du jour même par le Ministère public maintenu ses précédentes déclarations du 22 juin 2021. Confronté à la présence de son ADN sur la culotte de la jeune B.________, le prévenu a maintenu n'avoir jamais touché la fillette. Il a par ailleurs contesté avoir demandé à des femmes à l'étranger de lui montrer des enfants et de commettre des actes d'ordre sexuel sur ceux-ci.