Citation: 1C_25/2018 E. 2.2

2.2. La décision attaquée ne met pas fin à la procédure de recours introduite devant la Cour de droit administratif et public par l'intimée contre le refus de la Municipalité d'Orbe de lui délivrer l'autorisation de construire une nouvelle station de base de téléphonie mobile et revêt un caractère incident (ATF 137 III 522 consid. 1.2 p. 524). Elle n'entre pas davantage dans le champ d'application de l'art. 92 LTF. Il est au surplus manifeste que l'admission du recours ne permettrait pas au Tribunal fédéral de rendre immédiatement une décision finale, de sorte que l'hypothèse de l'art. 93 al. 1 let. b LTF doit d'emblée être écartée. Le recours n'est donc ouvert qu'à la condition que la décision querellée puisse causer un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Selon la jurisprudence, le préjudice visé par cette disposition doit être d'ordre juridique. Il ne peut donc pas s'agir d'un inconvénient de fait découlant naturellement de la poursuite de la procédure. En particulier, il ne suffit pas que la décision attaquée ait pour effet de prolonger ou de renchérir la procédure. Le préjudice doit encore être irréparable, ce qui n'est pas le cas lorsqu'une décision finale favorable à la partie recourante le ferait disparaître entièrement. Lorsqu'il n'est pas évident que le recourant soit exposé à un préjudice irréparable, il lui incombe d'expliquer dans son recours en quoi il serait exposé à un tel préjudice et de démontrer ainsi que les conditions de recevabilité de son recours sont réunies (ATF 137 III 522 consid. 1.3 p. 525).