Citation: H 233/00 13.02.2001 E. 1

Cela étant, ils étaient tout de même fondés, mais pour un autre motif, de rejeter la requête de suspension de la procédure administrative ainsi que les autres offres de preuves du recourant. En effet, ils pouvaient, au vu des pièces au dossier et par appréciation anticipée des preuves, s'estimer suffisamment renseignés pour trancher le litige, comme il sera démontré dans le cadre de l'examen au fond (infra consid. 3c). Pour ce motif également, la requête tendant à la suspension de la procédure en instance fédérale doit être rejetée (art. 135 OJ appliqué en corrélation avec les art. 40 OJ et 6 al. 1 PCF). d) Quant aux critiques du recourant tenant au fait que le jugement attaqué serait insuffisamment motivé au sujet des raisons qui ont conduit les premiers juges à refuser de suspendre la procédure ou d'ordonner d'autres mesures probatoires, elles sont infondées. C'est en effet le lieu de rappeler que le juge des assurances sociales n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut se limiter à ceux qui, sans arbitraire, peuvent être tenus pour pertinents (ATF 124 V 180 consid. 1a p. 181; 121 I 54 consid. 2c p. 57 et les arrêts cités). Or, en l'espèce, le recourant n'a fourni, en instance cantonale, aucun élément concret propre à démontrer la pertinence des mesures probatoires dont il a demandé la mise en oeuvre, mais s'est au contraire contenté de solliciter celle-ci, sans autre motif explicatif. C'est d'ailleurs également ce qu'il fait à nouveau devant la Cour de céans lorsqu'il affirme que le dossier pénal constitue «un élément de preuve important, comme le sera également le jugement pénal final en lui-même», sans préciser quels faits nouveaux décisifs pour l'issue du présent litige l'édition de ces pièces - quand elle sera possible - pourrait, le cas échéant, révéler. Les premiers juges étaient par conséquent en droit de rejeter au moyen d'une motivation succincte les offres de preuves du recourant, dont la pertinence n'a été ni démontrée, ni même rendue vraisemblable.