Citation: 6B_221/2025 E. 1.5.2

1.5.2. 1.5.2.1. L'intérêt public présidant à l'expulsion du recourant s'avère considérable, compte tenu de la gravité des faits ayant conduit à sa condamnation, de ses antécédents et du risque de récidive qu'il présente (cf. supra consid. 1.4). De plus, l'intéressé a été condamné à une peine privative de liberté supérieure à deux ans, de sorte que la jurisprudence précitée (" Zweijahresregel "; cf. supra consid. 1.1.3) exige l'existence de circonstances extraordinaires pour que l'intérêt privé du recourant à rester en Suisse l'emporte sur l'intérêt public à une expulsion, ce qui n'est manifestement pas le cas en l'espèce. Pour le surplus, c'est en vain que le recourant soutient que la menace qu'il représenterait diminuerait avec l'écoulement du temps, en raison de sa condamnation à une peine de quatre ans. En effet, bien que l'exécution de la peine puisse avoir un effet sur le comportement du condamné, cet élément n'est pas de nature à modifier la pesée des intérêts réalisée par la cour cantonale et la conclusion selon laquelle il constitue une menace actuelle et réelle pour l'ordre public. 1.5.2.2. Le recourant a certes un intérêt privé à demeurer en Suisse compte tenu de la durée de son séjour dans ce pays (huit ans au moment du jugement attaqué et non dix ans comme il l'allègue) et du fait qu'il y a travaillé dans divers établissements et a obtenu en 2021 un CFC de l'école professionnelle de V.________. Cet intérêt doit cependant être relativisé dès lors que l'intéressé était sans emploi au moment de son arrestation et que ses seuls liens restants avec la Suisse sont ses deux filles, âgées de dix ans et sept ans, avec lesquelles il entretient des relations ténues, en raison notamment des infractions qu'il a commises, dont elles ont été victimes. Tous ses autres liens familiaux se trouvent par ailleurs à l'étranger. En outre, des contacts demeureront possibles entre le recourant et ses filles grâce aux moyens de télécommunication modernes et rien n'empêchera celles-ci de lui rendre visite en Espagne, étant par ailleurs rappelé que la mesure d'expulsion reste d'une durée limitée. Le recourant soutient qu'il n'a ni famille ni amis en Espagne. Toutefois, en ce qui concerne sa réintégration dans ce pays, sa réinsertion professionnelle n'apparaît pas aussi compromise que ce qu'il le prétend dès lors qu'il parle couramment la langue - contrairement à la langue française - et y a déjà travaillé. Ainsi, les chances de réintégration en Espagne n'apparaissent pas plus faibles qu'en Suisse.