Citation: 7B_268/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, pour retenir que le recourant avait commis les faits décrits sous let. B.b, B.c et B.d ci-dessus, la cour cantonale s'est principalement fondée sur le récit de l'intimée, considérant qu'un faisceau d'indices convergents permettait de tenir celui-ci pour crédible. Ainsi, son discours était clair, précis et cohérent. Dès le début, elle avait su fournir des détails permettant de contextualiser les faits. À la police, elle avait donné de plus amples éléments, souvent périphériques. Son discours ne souffrait d'aucune exagération. Elle n'avait pas hésité à faire part de ses doutes ou à dire qu'elle ne se souvenait pas. Elle n'avait pas cherché à aggraver ses accusations au cours des auditions. Elle avait en outre su décrire son ressenti lors des faits (choc éprouvé à la vue du film pornographique, cauchemars, étouffement lors de la fellation, peur, violence, force de son beau-frère, déséquilibre au moment où elle est tirée par les chevilles, froid de la barre du canapé-lit, sensation de chose mouillée, panique, gêne dans le corps, etc.). Il n'apparaissait par ailleurs pas que l'intimée aurait pu tirer un quelconque profit d'une dénonciation mensongère. Les déclarations de l'intimée étaient en outre corroborées par d'autres éléments probatoires. Ainsi, E.________, qui l'avait fréquentée durant neuf mois lorsqu'ils étaient âgés de 13 ans et à qui elle avait révélé les faits à l'âge de 14 ans, et son compagnon actuel, F.________, auquel elle s'était également confiée, n'avaient jamais douté de la véracité de son récit. Il en allait de même de la psychologue et psychothérapeute G.________, qui avait suivi l'intimée d'octobre 2012 à juillet 2015, et du docteur H.________, médecin spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, que l'intimée avait consulté d'août 2019 à mai 2020. Dans son rapport du 1er octobre 2021, ce dernier avait notamment indiqué que les troubles physiques et psychiques de l'intimée étaient en lien étroit avec les faits litigieux. Les déclarations de l'amie d'enfance de l'intimée, I.________, renforçaient également le discours de l'intéressée, tout comme les difficultés psychiques et relationnelles dont souffrait encore celle-ci aujourd'hui. Le fait que l'intimée avait attendu plusieurs années avant de déposer plainte ne permettait pas d'émettre un doute sur la réalité des événements décrits. Les explications de l'intimée à cet égard étaient plausibles (en particulier s'agissant du manque de soutien de ses parents) et ce mécanisme était courant chez les victimes d'infractions sexuelles; la manière dont l'intimée avait gardé les faits pour elle, puis les avait dévoilés donnait du crédit à ses déclarations. La cour cantonale a constaté que, de leur côté, le recourant, son épouse et son fils avaient fait des déclarations qui ne renfermaient que peu de contenu permettant une véritable analyse de leur crédibilité. Ils se contentaient majoritairement de contester les accusations portées. Sur le peu de déclarations à disposition, celles du recourant recelaient des contradictions, celles de son épouse manquaient de constance et les récits des membres de la famille A.________ étaient contradictoires entre eux, ce qui discréditait leurs dénégations.