Citation: 1C_462/2023 E. 3

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des écritures qui lui sont adressées. 3.1 Aux termes de l'art. 82 let. c LTF, le Tribunal fédéral connaît des recours qui concernent le droit de vote des citoyens ainsi que les élections et votations populaires (recours en matière de droit public, art. 82 ss LTF). Cette voie de recours est notamment ouverte contre les décisions des gouvernements cantonaux qui statuent sur des recours contre des irrégularités affectant la préparation et l'exécution des élections au Conseil national (art. 80 al. 1, en relation avec l'art. 77 al. 1 let. c LDP). Le Tribunal fédéral est compétent pour statuer sur les recours déposés contre les décisions des gouvernements cantonaux en matière de droits politiques fédéraux (art. 88 al. 1 let. b LTF). En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Conformément à l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 134 II 244 consid. 2.1). 3.2 En l'espèce, le recourant n'a pas déposé de recours au Tribunal fédéral contre l'arrêté du 6 septembre 2023, alors que cette voie de droit était indiquée au pied de cet arrêté. Il a écrit à la Chancellerie cantonale en lui demandant de transférer son recours du 16 août 2023. Or le recours du 16 août 2023 a déjà été traité par le Conseil d'Etat dans son arrêté du 6 septembre 2023. Le Tribunal fédéral est compétent uniquement pour statuer sur le recours dirigé contre l'arrêté du Conseil d'Etat (art. 88 al. 1 let. b LTF). Il ne peut traiter directement du recours du 16 août 2023. Par ailleurs, le courrier du recourant du 11 septembre 2023 ne peut être considéré comme un recours en matière de droit public pour violation des droits politiques dirigé contre l'arrêté du 6 septembre 2023: il ne comprend en effet aucune motivation portant sur les considérants de l'arrêté attaqué. Au demeurant, la question de fond soulevée par le recourant, relative à l'interprétation de l'art. 31 al.1 bis LDP en lien avec le sous-apparentement de listes a fait l'objet d'un récent arrêt (arrêt 1C_399/2023 du 25 août 2023 destiné à publication).