Citation: 4A_552/2023 E. A

A.a. A.________ (ci-après: le club ou A.________) est un club de football professionnel, membre de la Fédération Égyptienne de Football (FEF), elle-même affiliée à la Fédération Internationale de Football Association (FIFA). B.________ (ci-après: le joueur ou le footballeur) est un footballeur professionnel franco-marocain. A.b. Le 21 janvier 2019, A.________ et le joueur ont signé un contrat de travail dont le terme a été fixé à la fin de la saison sportive 2021-2022. Les parties ont utilisé, à cet effet, un modèle de contrat, rédigé en langue arabe, établi par la FEF. A.c. Le 18 avril 2019, le footballeur s'est blessé au genou droit lors d'une rencontre disputée dans le cadre du championnat égyptien. Le 6 décembre 2019, le club a autorisé le joueur à se rendre en France pour y subir une opération du genou et s'est engagé à supporter les frais y relatifs. Une fois arrivé en France, le footballeur a entrepris des démarches en vue d'organiser ladite intervention chirurgicale. Il était alors convaincu que le médecin du club devait assister à l'opération, raison pour laquelle il a échangé plusieurs messages WhatsApp à ce propos avec le docteur concerné entre le 15 décembre 2019 et le 3 janvier 2020. Selon A.________, le footballeur aurait dû se faire opérer en décembre 2019 et revenir sur le territoire égyptien début janvier 2020 afin d'entamer sa rééducation sous la supervision de l'équipe médicale du club. Malgré plusieurs courriers d'avertissement envoyés par A.________ à l'adresse égyptienne du joueur au cours du mois de janvier 2020, l'intéressé n'est pas rentré en Égypte. Le 16 janvier 2020, le footballeur a mis en demeure le club de lui payer des arriérés de salaires représentant un montant total de 381'370 euros. Le 27 janvier 2020, A.________ lui a versé la somme de 200'000 euros. Par message électronique envoyé le 28 janvier 2020 à l'avocat du joueur, le club a indiqué qu'il n'avait toujours pas reçu de réponse aux courriers expédiés en janvier 2020 et que l'absence du footballeur demeurait injustifiée. Le 30 janvier 2020, le club a résilié le contrat de travail du joueur pour juste motif. Pour motiver sa décision, il a notamment souligné que le footballeur n'avait pas répondu à ses avertissements et que ses absences répétées étaient inadmissibles. Le footballeur a réfuté les reproches formulés à son encontre et a indiqué n'avoir jamais reçu de courrier de la part du club en janvier 2020. Il a contesté la validité de la résiliation des rapports de travail. Le joueur a subi une intervention chirurgicale à Marseille en date du 21 février 2020. A.d. Le 2 janvier 2021, le footballeur a conclu un nouveau contrat de travail avec le club de football professionnel français C.________ (ci-après: C.________). A.e. Le 26 juin 2020, le club a assigné le joueur devant la Chambre de Résolution des Litiges (CRL) de la FIFA afin notamment de faire reconnaître le caractère fondé du licenciement pour juste motif et d'obtenir le paiement d'une indemnité compensatoire. Ultérieurement, le demandeur a attrait C.________ à ladite procédure et a partiellement modifié ses conclusions afin que les défendeurs soient condamnés solidairement à lui payer un montant de 5'267'738 euros, intérêts en sus. Le joueur a proposé le rejet de la demande. A titre reconventionnel, il a conclu à ce que le club soit condamné à lui verser divers montants dont un montant net de 2'250'000 euros à titre d'indemnité pour rupture du contrat de travail sans juste cause. C.________ a conclu au déboutement du demandeur. Statuant par décision du 14 octobre 2021, la CRL, rejetant la demande principale et admettant partiellement la demande reconventionnelle, a condamné le club à payer au joueur la somme de 181'370 euros, le montant net de 7'802 euros et le montant brut de 2'527'222 euros, à titre de compensation pour rupture injustifiée des rapports de travail, le tout avec intérêts (chiffre 3).