Citation: 6S.40/2006 17.02.2006 E. D

Statuant le 21 décembre 2005 sur recours de X.________, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal neuchâtelois a confirmé cette dernière ordonnance. En résumé, elle a considéré que si le traitement ambulatoire au Centre psychosocial n'avait eu que des effets mitigés, puisque X.________ avait commis des récidives, le suivi mis en place depuis le mois de février 2005 au Centre neuchâtelois d'alcoologie, avec prise d'Antabus, "semblait constituer un complément bienvenu". Elle a estimé que cette évolution positive avait sans doute permis à X.________ d'éviter qu'il soit mis fin au traitement et que l'exécution de l'ensemble des peines prononcées soit ordonnée. Elle a conclu que, compte tenu des sept condamnations précédentes, sans aucune exécution de peine, le premier juge n'avait pas abusé de son pouvoir d'appréciation en estimant qu'il se justifiait - dans un objectif de prévention spéciale - voire générale, encore que la publicité d'une telle décision soit limitée -, de ne pas suspendre également au profit du traitement ambulatoire en cours les deux dernières condamnations. Elle a ajouté que l'exécution de ces peines privatives de liberté n'était pas de nature à compromettre le traitement suivi par le recourant qui consistait en une prise d'Antabus et de médicaments, ainsi qu'en une psychothérapie, sous forme d'entretiens mensuels au Centre psychosocial.