Citation: 8C_794/2014 E. 5

La cour cantonale a retenu une évolution vers un statu quo sine au plus tard au 16 juillet 2010 en raison d'un état antérieur préexistant sous la forme d'une insuffisance veineuse. Pour parvenir à cette conclusion, la cour cantonale a d'abord constaté que l'ulcère consécutif à la lésion cutanée initiale avait guéri fin 2005. Elle a ensuite relevé que les experts du Centre G.________ avaient réservé une appréciation différente de la situation en fonction d'un possible "état thrombotique préexistant" et que les documents médicaux recueillis par l'intimée après leur expertise permettaient de confirmer une telle pathologie. En effet, l'examen clinique de l'assuré décrit dans un rapport d'hospitalisation du 8 décembre 2002 faisait état d'oedèmes aux membres inférieurs prenant le godet jusqu'à mi-mollet ainsi que d'une hyperpigmentation au tibia droit à la suite d'un accident de moto. Compte tenu de ces antécédents et des facteurs aggravants comme le surpoids et la consommation de nicotine de longue date, il était établi au degré de la vraisemblance prépondérante que le lien de causalité avait disparu au moment où le passage à la rente avait été envisagé. Si l'accident avait pu expliquer pendant un certain temps le syndrome post-thrombotique et constituer avec l'insuffisance veineuse une cause partielle de la dégradation observée, au-delà et au plus tard le 16 juillet 2010, la prédisposition constitutionnelle jouait un rôle exclusif dans l'évolution du syndrome post-thrombotique.