Citation: 5A_905/2015 E. 3.1.1

3.1.1. Pour apprécier cette capacité de discernement, la cour cantonale a d'abord énuméré, dans ses constatations en fait, les éléments ressortant de l'instruction de la cause par le TPAE. Les constatations du Dr D.________ (spécialiste FMH en neurologie) exprimées dans sa note du 7 mars 2013, jour de la consultation de C.________ à l'initiative du recourant qui avait remarqué depuis six mois des troubles du comportement chez son amie, font état chez elle d'une évolution assez rapide d'un état confusionnel sur plusieurs mois avec un trouble de la dénomination, soit un trouble du langage, des troubles visuo-spatiaux importants et très probablement d'autres troubles cognitifs qu'il n'avait pas été en mesure de tester par manque de temps, raison pour laquelle il proposait une investigation plus approfondie. Dans son rapport du 10 avril 2013, le Dr F.________ (médecin chef de clinique au service de neurologie des HUG) retenait que le test MMS ( Mini-mental state) aboutissait à un score de 13/30, qui est gravement pathologique, chez une personne désorientée dans le temps et dans l'espace; différents autres tests concernant le langage, le rappel différé et les fonctions exécutives ont été effectués et aboutissent à des scores largement déficitaires. Dans un certificat médical du 16 janvier 2015, le Dr D.________ a indiqué que l'intéressée présentait un important affaiblissement de ses fonctions cognitives dont les investigations avaient permis de poser le diagnostic d'un état démentiel associé à un état dépressif modéré, son autonomie n'étant plus possible sans l'aide d'un service infirmier à domicile présent jour et nuit, le praticien précisant aussi que sa capacité de discernement était abolie et qu'elle nécessitait une prise en charge définie par l'autorité de protection de l'adulte. Lors de l'audience du 22 avril 2015, le Dr D.________ a encore précisé qu'il avait été appelé à suivre C.________ depuis le 6 mars 2013 et qu'elle avait présenté un état démentiel et confusionnel important ayant nécessité un placement en clinique durant plusieurs semaines; le diagnostic posé était alors celui d'une maladie d'Alzheimer associée à un état confusionnel; son état s'était progressivement péjoré et l'atteinte des fonctions supérieures entraînait une atteinte au niveau du langage, de la mémoire et de la compréhension des choses simples. S'exprimant au sujet du mandat pour cause d'inaptitude du 2 février 2014, le Dr D.________ estimait que C.________ aurait pu, moyennant des explications approfondies, comprendre alors les différents articles du document sans pouvoir les retenir, une compréhension globale du document n'étant pas possible; ce médecin relevait encore que le texte soumis était d'une compréhension difficile, mais qu'il pouvait néanmoins accepter que l'intéressée ait été en mesure de le recopier. La cour cantonale a également fait état de constatations de tiers. Ainsi, G.________, directeur auprès de H.________ SA, a exposé que la banque avait mis en place un processus destiné à proposer à la clientèle des mandats pour cause d'inaptitude, une juriste de son établissement en ayant expliqué le sens à l'intéressée avant qu'elle n'établisse le mandat sur un tel modèle; G.________ a encore précisé avoir noté que C.________ rencontrait des troubles cognitifs au dernier trimestre 2014. La cour s'est enfin référée à différentes déclarations attestant d'une bonne relation de l'intéressée avec le recourant, seule la cousine de celle-là refusant de signer une déclaration écrite en ce sens.