Citation: C 362/00 12.01.2001 E. 5

5.- Pour fixer la durée de la suspension, la commission et le Groupe Réclamations ont considéré que les arrivées tardives et le manque de motivation du recourant constituaient une faute grave. Toutefois, comme on l'a vu, seul le premier de ces reproches justifie la suspension du droit du recourant aux indemnités de chômage et il convient ainsi de fixer la durée de la sanction, conformément à l'art. 45 OACI, compte tenu de ce seul grief. Il est établi que le recourant est arrivé à de nombreuses reprises en retard à son travail pendant la brève durée de son engagement et qu'il a persisté dans cette conduite malgré les avertissements oraux qui lui avaient été donnés. Ce comportement, réitéré sur une très courte période, constitue déjà, à lui seul, une faute grave, ce d'autant que la ponctualité revêt une importance particulière dans la restauration où l'employeur doit pouvoir compter sur l'ensemble de son personnel. La suspension du droit à l'indemnité durant 31 jours, soit le minimum en cas de faute grave (art. 45 al. 2 let. c OACI), apparaît ainsi appropriée au regard des circonstances. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :