Citation: 5A_337/2015 E. B

B.a. B.a.a. Le 27 août 2010, B.________ a déposé une requête devant le Président du Tribunal d'arrondissement de La Côte, concluant à ce que soit ordonné le partage de l'immeuble dont lui-même et A.________ étaient copropriétaires chacun pour une demie (I) et à ce que soit commis un notaire avec mission de stipuler le partage à l'amiable, si faire se pouvait, ou, à ce défaut, de constater les points sur lesquels portait le désaccord des parties et de faire des propositions en vue du partage. Par lettre du 29 octobre 2010, A.________ a accepté de prendre à sa charge à titre provisionnel les intérêts hypothécaires et le service de la dette de l'immeuble des parties jusqu'à droit connu. B.a.b. Lors de l'audience préliminaire du 23 mai 2011, les parties sont convenues de désigner un notaire, avec mission de stipuler le partage à l'amiable si celui-ci pouvait se faire ou, à défaut, de constater les points sur lesquels portait le désaccord des parties et de faire des propositions en vue du partage (I); elles ont également décidé de prendre chacune en charge la moitié de l'avance des frais d'expertise (II). Les parties ont également passé une convention, ratifiée séance tenante pour valoir ordonnance de mesures provisionnelles. Celle-ci prévoyait d'abord que la jouissance de l'immeuble litigieux était attribuée à A.________ dès le 1er octobre 2009 (I). Jusqu'à ce jour, les parties confirmaient leur accord avec le courrier du 29 octobre 2010 et pour le futur, A.________ continuerait ainsi à prendre en charge la totalité des intérêts hypothécaires et autres frais liés à l'immeuble, la répartition définitive de l'ensemble des frais liés à l'immeuble, y compris les intérêts hypothécaires étant arrêtée dans le cadre du partage. Pour le cas où A.________ ne respectait pas son engagement, B.________ bénéficierait d'un droit de recours direct contre elle pour tout montant qu'il serait amené à verser à sa place. Les montants que B.________ avait pris en charge depuis la séparation jusqu'à ce jour, en particulier les intérêts hypothécaires, seraient pris en compte dans le cadre de la répartition finale (II). Il était enfin prévu que l'accord serait communiqué à la Banque C.________. B.a.c. Mis en oeuvre en qualité d'expert, le notaire D._______ a mandaté E._______ et F.________, experts auprès de la société G.________, afin d'estimer la valeur vénale de la villa des parties. Ceux-ci ont arrêté dite valeur à 980'000 fr. dans un rapport déposé le 11 septembre 2012. Selon l'expertise notariale datée du 28 mars 2013, A.________ souhaitait reprendre la villa à son nom, rappelant que l'acquisition de la villa ne constituait pas un placement spéculatif mais qu'elle visait une installation durable. B.________ n'était pour sa part pas intéressé à reprendre la villa mais entendait simplement toucher sa part. Le montant de la dette s'élevait toujours à 710'000 fr. A.________ avait par ailleurs apparemment obtenu l'accord de la Banque pour la reprise de la dette à son seul nom et la libération de B.________. En cas de reprise de la villa par l'intéressée, le montant net en faveur de son ex-concubin se chiffrait à 28'000 fr. Selon l'expert, depuis la séparation des parties, les contributions de B.________ aux intérêts hypothécaires totalisaient 10'403 fr. 80, à savoir 11 mois à 950 fr., ce dernier montant correspondant à celui que versait chacun des copropriétaires mensuellement avant leur séparation. Cette participation apparaissait équitable, de sorte que, selon le notaire, il pouvait être renoncé à tout décompte à propos du paiement des intérêts hypothécaires. Les parties n'ont contesté ni les conclusions de l'expert, ni la valeur vénale arrêtée à 980'000 fr. pour la villa. B.a.d. Par mémoire du 27 septembre 2013, B.________ a conclu à ce que le Président du Tribunal d'arrondissement de La Côte ordonne le partage par la vente aux enchères publiques de l'immeuble litigieux (I), partage le prix de vente conformément à la méthode préconisée par le notaire dans son rapport d'expertise, à savoir en lui attribuant la moitié du prix de vente net après remboursement de la dette hypothécaire et paiement des frais moins 96'596 fr. 25 (II), et soumette la vente aux enchères publiques aux conditions suivantes: un prix minimum des enchères fixé à 1'000'000 fr., montant équivalant à celui de la dette hypothécaire additionné des fonds propres investis et d'un forfait pour frais de vente; dans l'hypothèse où aucune offre ne devait être formulée à ces conditions, la fixation d'une deuxième enchère pour un prix minimum de 710'000 fr., montant équivalant à celui de la dette hypothécaire; la fixation d'un délai maximum de trente jours à A.________ pour quitter l'immeuble vendu et emporter toutes ses affaires.