Citation: 1C_525/2020 E. 3.2

3.2. Le recourant reproche tout d'abord au Tribunal administratif fédéral d'avoir retenu que la séparation définitive des époux était intervenue le 30 août 2016 et d'avoir ainsi considéré que 18 mois s'étaient écoulés entre la signature de la déclaration de vie commune et la séparation du couple. Il conviendrait, selon le recourant, de retenir au plus tôt, pour la séparation du couple, la date du 24 septembre 2016 qui correspond à la date de signature de la convention de divorce, et non pas le 30 août 2016. Le recourant ne démontre cependant pas, et on ne voit pas d'emblée, en quoi une modification de l'état de faits sur ce point serait susceptible d'influer sur le sort de la cause. En effet, même si l'on suivait le raisonnement du recourant, le laps de temps écoulé entre la séparation des époux et l'octroi de la naturalisation facilitée - qui serait alors de 19 mois, et non pas de 18 mois - permettrait encore de retenir la présomption que celle-ci avait été obtenue frauduleusement (cf. ci-dessous consid. 4.2). Le recourant fait ensuite grief à l'instance précédente d'avoir omis de mentionner qu'il avait déjà invoqué, dans son mémoire de recours du 27 mai 2019, la rechute de son ex-épouse dans l'alcoolisme comme explication de la rapide dégradation du lien conjugal. Certes l'état de fait de l'arrêt entrepris n'expose pas en détail tous les allégués du recourant. Cependant, l'instance précédente s'est déterminée sur cet élément et a considéré qu'il était peu convaincant que le seul fait que son épouse " replonge dans l'alcool " puisse constituer un événement extraordinaire pouvant entraîner en trois ou quatre mois la séparation définitive des époux, suivie immédiatement de la rédaction d'une convention de divorce (cf. consid. 8.3 arrêt entrepris). En réalité, le recourant ne conteste pas l'établissement des faits en tant que tel mais plutôt leur appréciation juridique. Il s'agit ainsi d'une question de droit qui sera examinée avec le fond (voir ci-dessous consid. 4.3). Le recourant critique l'arrêt litigieux en tant qu'il n'expose pas que son ex-épouse souffrait de bipolarité au moins depuis 2003, mais seulement d'avoir exposé qu'elle était au bénéfice d'une demi-rente d'invalidité. En l'espèce, le recourant se contente d'énoncer ce fait, dans un style purement appellatoire, sans entreprendre de démontrer le caractère arbitraire de l'état de fait retenu par l'instance précédente. Il ne cherche en particulier pas à démontrer, à l'appui de sa critique des faits, en quoi la maladie de son ex-épouse serait déterminant pour l'issue du lit ige. Au demeurant, pour les motifs exposés ci-dessous, cet élément n'est pas décisif (cf. ci-dessous 4.3).