Citation: 4A_421/2023 E. 5

En ce qui concerne les intérêts moratoires, la cour cantonale a considéré qu'en principe, ils courent par l'interpellation du créancier (art. 102 al. 1 CO en relation avec l'art. 100 al. 1 LCA) et au taux de 5 % (art. 104 al. 1 CO), mais qu'en cas de refus définitif de l'assurance de payer les prestations, une interpellation n'est pas nécessaire par analogie avec l'art. 108 ch. 1 CO. Considérant qu'en l'espèce, tel était le cas et que c'est une expertise d'une autre assurance qui avait permis de confirmer l'incapacité totale de travail de l'assuré, elle a admis que les indemnités étaient exigibles dès le 1er mars 2020 et a retenu une date moyenne au 7 juillet 2020 pour le solde des 258 indemnités dues par l'assurance dès cette date. La recourante qui se limite à affirmer que les intérêts moratoires ne sont dus qu'à partir de l'interpellation selon l'art. 102 CO, ne s'en prend pas à la motivation de la cour cantonale qui s'est fondée sur l'art. 108 ch. 1 CO pour déterminer la date de l'exigibilité des prestations. Son grief est irrecevable. Lorsqu'elle soutient que, si une date moyenne devait être retenue, elle devrait être fixée au plus tôt au 15 septembre 2020, il est impossible de savoir comment elle entend modifier le ch. 4 du dispositif de l'arrêt cantonal. Force est d'ailleurs de constater qu'elle s'écarte de la motivation tirée de l'art. 108 ch. 1 CO retenue par la cour cantonale pour l'exigibilité. Son grief est irrecevable. La Cour de céans ayant réduit le solde dû de 6'922 fr. 50 à 3'214 fr. 90, les intérêts moratoires courront sur ce dernier montant.