Citation: 1B_84/2015 E. A

Le 18 juin 2013, le Ministère public, parquet régional de La Chaux-de-Fonds, a ouvert une instruction pénale en rapport avec le décès de E.________, survenu alors que celui-ci nageait dans le lac de Neuchâtel, et dû vraisemblablement à du courant électrique. Le 19 juin 2013, la police a entendu, en qualité de personne appelée à donner des renseignements, A.________, responsable de l'éclairage public du littoral. Ce dernier a ensuite été entendu par le procureur le 4 juillet 2013 à titre de renseignement, puis comme prévenu d'homicide par négligence en raison des défauts dans les installations électriques. A l'issue de l'instruction, le prévenu a notamment demandé au Ministère public, le 7 mars 2014, que le procès-verbal du 4 juillet 2013 soit écarté du dossier et que son audition soit répétée, car il n'avait pas été informé, en tant que prévenu, de son droit de faire appel à un défenseur alors que la direction de la procédure aurait considéré qu'il y avait un cas de défense obligatoire. Le 11 mars 2014, le Ministère public écarta cette requête. L'intéressé avait été rendu attentif à son droit de demander un avocat lors de ses auditions aux fins de renseignements; il avait été informé de ses droits complémentaires en tant que prévenu et invité à s'adjoindre l'assistance d'un avocat, bien qu'il ne s'agisse pas d'un cas de défense obligatoire. La remise en cause de la validité de l'audition était en outre tardive et abusive dès lors que le prévenu était assisté d'un avocat depuis le 11 juillet 2013. Par arrêt du 11 février 2015, l'autorité de recours en matière pénale du canton de Neuchâtel a rejeté le recours formé contre cette décision, en substance pour les mêmes motifs.