Citation: 6B_946/2015 E. 2.4.2

2.4.2. Le recourant soutient qu'il n'existe pas de preuves concrètes permettant d'établir la réalité de cette livraison. Il invoque l'absence de drogue saisie et de toute indication sur son écoulement, ainsi que le fait qu'il n'a pas été possible de déterminer la date exacte de la livraison, ni la quantité de marchandise concernée. Selon lui, l'interprétation des conversations téléphoniques faite par la police et reprise par les juges cantonaux est insoutenable. A ce propos, le recourant rappelle qu'il a toujours nié toute implication dans un trafic de drogue et que les conversations du mois d'août 2011 se référaient à l'établissement de papiers d'identité portugais pour I.________ et " J.________ ", lesquels n'ont jamais été entendus par les autorités. Il existerait en outre de nombreux appels à destination du Portugal par différents protagonistes de la procédure qui n'ont toutefois fait l'objet d'aucune retranscription par la police.