Citation: 8C_680/2019 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a considéré que la capacité de travail objective du recourant entre le 1 er août 2015 et le 10 mars 2016 devait être appréciée uniquement sur la base des rapports médicaux du docteur C.________, médecin psychiatre traitant du recourant, à l'exclusion de ceux du docteur D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et de la doctoresse E.________, spécialiste en médecine du travail, qui l'avaient examiné à des dates antérieures et dont les comptes rendus ne contredisaient au demeurant pas ceux du médecin traitant. Les juges cantonaux ont retenu qu'en janvier 2015, le docteur C.________ excluait le retour du recourant à son activité antérieure et envisageait l'hypothèse de la reprise d'une activité adaptée après reconditionnement progressif. Aux termes de son rapport du 28 octobre 2015, ce même médecin le reconnaissait apte à exercer une activité professionnelle adaptée à 50 % depuis le 1 er novembre 2015, son incapacité de travail demeurant totale jusqu'à cette date. Dès lors qu'il n'était objectivement pas apte à exercer une activité professionnelle, quels qu'en fussent la nature et le taux, entre le 1 er août 2015 et le 31 octobre 2015, son aptitude au placement durant cette période devait être niée. En revanche, son état de santé lui permettait objectivement de travailler entre le 1 er novembre 2015 et le 10 mars 2016. Par ailleurs, il avait eu la volonté de retrouver un travail pendant cette période, comme cela ressortait du rapport médical précité du 28 octobre 2015 et de ses recherches d'emploi entre novembre 2015 et mars 2016. Les conditions objectives et subjectives de l'aptitude au placement étaient ainsi réalisées à compter du 1 er novembre 2015.