Citation: 5A_630/2021 E. 3.4

3.4. La recourante se plaint d'arbitraire dans l'application des art. 261, 248 et 254 CPC en tant que l'autorité cantonale aurait méconnu le degré de la preuve exigé dans la procédure de mesures provisionnelles. Elle soutient qu'elle a rendu vraisemblable par titre (pièce n° 19) qu'elle avait signé plusieurs contrats d'entreprise avec l'intimée et que le prix de l'ouvrage restait impayé mais que la décision attaquée revient à exiger la preuve absolue de son droit. Elle ajoute que, même en cas de doute, l'autorité cantonale aurait dû confirmer l'inscription provisoire. Ce grief devient sans objet. En effet, le juge n'a à s'interroger sur le degré de la preuve que les faits constitutifs doivent revêtir que si ceux-ci ont été allégués régulièrement en procédure (cf. entre autres: HOHL, Procédure civile, tome I, 2ème éd., 2016, n° 1634). Or, l'autorité cantonale a, sans violer les droits constitutionnels de la recourante, jugé que celle-ci n'avait même pas allégué les faits correspondant aux faits constitutifs de la règle de droit sur laquelle elle fondait sa prétention.