Citation: 6B_663/2014 E. 10.3

10.3. Le recourant affirme que la disjonction serait injustifiée mais que la question ne se poserait pas en ces termes dès lors que le TPF avait décidé la jonction des causes le 24 juin 2013. Ce faisant, il ne remet pas en cause, à tout le moins de manière suffisante au regard des exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF, la disjonction elle-même, si bien qu'il n'y a pas lieu d'examiner cette question. Le recourant conteste son absence lors de l'administration des preuves dans la cause disjointe. A cet égard, conformément à la jurisprudence susmentionnée (cf. supra consid. 10.1), le recourant n'avait pas la qualité de partie dans la procédure disjointe menée contre W.________, X.________ et Z.________. Il ne pouvait par conséquent ni assister aux débats de la cause disjointe, ni participer à l'administration des preuves. Qui plus est, les procès-verbaux des auditions des prévenus ont été communiqués au recourant tout comme les pièces déposées dans la procédure disjointe. Le recourant a eu l'occasion de se déterminer sur ces éléments lors de la reprise des débats ainsi que d'interroger les autres prévenus à plusieurs reprises. Par conséquent, son droit d'être entendu, comme son droit à la confrontation ont été respectés. Le TPF n'a en outre pas violé le droit de participer à l'administration des preuves du recourant. Pour le surplus, le recourant se contente d'affirmer que son absence lors des débats disjoints violerait l'art. 6 CEDH garantissant son droit d'assister aux débats. Il n'expose toutefois pas en quoi cette disposition lui accorderait des garanties plus étendues que le droit constitutionnel ou le CPP de sorte que sa critique est insuffisamment motivée à cet égard. Le grief du recourant doit être rejeté, dans la mesure où il est recevable.