Citation: 2C_542/2020 E. 2.2

2.2. La recourante invoque notamment une violation des art. 29 al. 2 Cst. et 112 al. 1 let. b LTF, en tant que la Cour de justice ne motive pas sa décision, ne précise pas quels sont les "manquements subsistants" retenus relativement aux blocs opératoires, ni pourquoi ces manquements empêchent l'exploitation desdits blocs. Le Tribunal fédéral ne peut que donner raison à la recourante: la décision attaquée ne mentionne pas les motifs déterminants de fait et de droit, notamment les dispositions légales appliquées, comme exigé par l'art. 112 al. 1 let. b LTF. Ainsi, la cour de céans a dû chercher dans le dossier, outre les éléments mentionnés par l'intéressée, quelle était la procédure principale dans le cadre de laquelle les mesures provisionnelles avaient été prises, à savoir une procédure disciplinaire (cf. "Faits" let. A), puisque la décision attaquée ne le précisait pas. En outre, cette décision indique constituer une décision "sur effet suspensif et mesures provisionnelles". Or, elle ne concerne que les mesures provisionnelles, l'effet suspensif ayant déjà fait l'objet de deux décisions précédentes, à savoir celles des 7 et 28 février 2020. Finalement, la décision attaquée ne mentionne même pas la loi applicable au fond, c'est-à-dire la loi genevoise sur la santé, se contentant de renvoyer "au développement juridique ressortant de la décision du 7 février 2020". Au regard de l'ensemble des circonstances, il apparaît prima facie que le recours aurait dû être admis si le Tribunal fédéral avait eu à statuer, de sorte que les frais judiciaires ne seront pas supportés par la recourante.