Citation: 4P.277/2003 02.04.2004 E. A

B.________, fonctionnaire internationale au service du Centre du Commerce International à Genève (CNUCED/OMC), a engagé A.________, ressortissante des Philippines, en qualité d'employée domestique, pour effectuer diverses tâches ménagères et s'occuper de sa mère malade. Le 23 août 1999, A.________ a signé aux Philippines un document à l'adresse du Département fédéral des affaires étrangères par lequel elle promettait de venir seule en Suisse et en principe de résider avec son employeur. Le 25 janvier 2000, A.________ a également signé aux Philippines un contrat de travail pré-imprimé, complété et déjà signé par B.________. Ce contrat, rédigé en anglais, prévoyait notamment une activité de cinq jours et demi par semaine, à raison de huit heures par jour. Arrivée à Genève le 31 janvier 2000, A.________ a commencé son travail le lendemain et elle a immédiatement logé chez B.________. Son salaire se montait à 600 fr. en espèces par mois, en plus du logement et de la nourriture. A.________ a obtenu une carte de légitimation valable du 13 février 2000 au 13 février 2001. Du 7 décembre 2000 au 14 janvier 2001, A.________ est retournée aux Philippines. Son billet aller-retour a été payé par B.________, conformément à ses obligations. Après ce voyage, elle n'a plus vécu chez son employeur. Le 2 février 2001, B.________ a résilié le contrat de travail de A.________ pour la fin février 2001, en justifiant sa décision par l'hospitalisation de sa mère. Dans sa lettre de congé, elle relevait avoir versé des cotisations AVS, ainsi que des primes d'assurance maladie pour un total de 1'893,10 fr. et s'être acquittée de frais médicaux, tout en soulignant avoir fait ces paiements "volontairement et avec beaucoup de plaisir". Le 3 février 2001, A.________ a écrit à B.________ en la remerciant de ce qu'elle lui avait apporté et en la suppliant de bien vouloir renouveler son permis, pour le bien de ses enfants. Celle-ci a accepté et A.________ a obtenu une nouvelle carte de légitimation valable du 13 février 2001 au 13 février 2002, ce qui lui a permis de résider une année de plus à Genève. Depuis le congé signifié en février 2001, A.________ n'a plus travaillé de manière régulière pour B.________, hormis la période du 25 février 2002 au 3 mars 2002. Les relations de travail entre les parties ont ainsi duré du 1er février 2000 au 31 mars 2001 et du 25 février 2002 au 3 mars 2002. A titre de salaire, A.________ a touché en espèces 600 fr. mensuels durant 11 mois. Les relations entre les parties se sont envenimées après le 3 mars 2002.