Citation: 5A_223/2024 E. 1

La juridiction précédente a retenu que les conditions de l'art. 265c CC n'étaient pas réunies en l'occurrence. Le père de l'enfant est connu et n'est pas durablement incapable de discernement; il n'est pas non plus absent depuis longtemps sans résidence connue. Quant à l'hypothèse du parent qui ne s'est " pas soucié sérieusement de l'enfant ", elle a été supprimée par le nouveau droit de l'adoption en 2018. Deux situations permettent toutefois de se passer du refus du parent biologique: l'état de nécessité et l'abus de droit (art. 2 al. 2 CC). En l'espèce, il n'existe aucun état de nécessité imposant l'adoption, ce que les recourants ne prétendent pas. En outre, le père de l'enfant n'abuse pas de son droit, même s'il n'a plus de contacts avec sa fille depuis plusieurs années; au reste, il n'est pas démontré que, même en cas d'abus de droit, le bien de l'enfant serait davantage assuré par l'adoption que par le maintien du lien de filiation avec le père biologique.