Citation: 6B_325/2021 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la cour cantonale a constaté que selon les faits retenus en première instance, le recourant avait varié dans ses déclarations, qu'après avoir dans un premier temps affirmé qu'il n'avait pas eu de rapport sexuel avec l'intimée le 1er mai 2017 parce que celle-ci s'y était opposée, il avait expliqué avoir eu deux relations sexuelles anales avec elle ce jour-là, la première vers 16h avant le repas et la seconde à 18h après le repas pris en commun, avant qu'elle parte fâchée car il voulait uniquement pratiquer le « sexe par derrière ». Les juges de première instance avaient ensuite relevé que l'intimée avait pour sa part toujours donné, sur les points principaux, la même version des faits, à savoir qu'elle était venue remettre au recourant une somme de 1'500 fr. résultant de son travail, qu'elle avait bu une ou des boissons alcoolisées dans lesquelles le recourant avait mis un produit qui avait eu pour effet de la rendre malade et de la mettre dans un état second, si bien qu'il avait ensuite pu lui imposer l'acte sexuel. La cour cantonale a encore ajouté que l'intimée avait toujours tenu le même discours s'agissant de son état de conscience au moment de l'acte sexuel lui-même. Les imprécisions relevées par le recourant ne concernaient pas d'éléments décisifs et pouvaient au demeurant s'expliquer par l'état de confusion dans lequel se trouvait l'intimée. Sa version était, quoiqu'il en soit, largement corroborée par les analyses effectuées sur le téléphone du recourant - qui avaient permis d'établir que l'intimée lui avait bien remis la somme de 1'500 fr. le 1er mai 2017 - ainsi que par le contenu des échanges téléphoniques survenus entre les parties quelques jours après les faits (pièce 56, spéc. séquences 20170502_231814 et 20170502_233250).