Citation: I 317/05 12.06.2006 E. A

B.________, née en 1951, a travaillé en qualité de contrôleuse auprès de X.________ SA depuis 1978. A partir du 18 décembre 2000, elle a été incapable de travailler en raison de violentes douleurs au niveau de la nuque, du dos, des articulations, des coudes et des pieds. Elle souffrait également d'insomnies et d'intenses fatigues. Le 24 janvier 2002, elle a présenté une demande tendant à l'octroi de prestations de l'assurance-invalidité sous la forme d'une orientation professionnelle. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'OCAI) a recueilli l'avis du docteur K.________, généraliste et médecin traitant de l'assurée, lequel a diagnostiqué une fibromyalgie, un état dépressif chronique et des cervicalgies chroniques sur discopathies C5/C6/C7 (rapport du 11 février 2002). Un mandat d'expertise médicale a été confié aux docteurs M.________ et J.________, spécialistes FMH respectivement en psychiatrie et psychothérapie et en médecine interne. Selon le rapport établi par ces médecins le 30 septembre 2003, l'assurée souffre de fibromyalgie, d'un trouble affectif bipolaire, épisode actuel hypomaniaque et de troubles mixtes de la personnalité et autres troubles de la personnalité (traits de personnalité dépendante et à conduites d'échec, narcissiques, perfectionnistes). Sur le plan somatique, les médecins ont conclu à une incapacité totale à effectuer toute activité en raison de la symptomatologie développée dans le cadre de la fibromyalgie. Sur le plan psychique en revanche, ils estiment que l'état dépressif de l'assurée ne limite pas sa capacité de travail. L'OCAI a en outre confié au Centre d'observation médicale de l'assurance-invalidité (COMAI) la réalisation d'une expertise pluridisciplinaire sur la personne de l'assurée. Selon le rapport établi le 8 avril 2004, l'assurée présente une fibromyalgie typique, sans limitation physique, à l'exception des plaintes, en particulier les douleurs diffuses et la fatigue importante au moindre effort. Les médecins du COMAI ont estimé que d'un point de vue professionnel, l'assurée pouvait exercer une activité légère en position assise, en ayant la possibilité de changer de position et de faire quelques pas régulièrement. Ils concluent à une capacité de travail de 100 % dans son ancienne profession d'un point de vue rhumatologique à condition qu'elle puisse changer de positions au cours de la journée et se lever occasionnellement. Du point de vue psychique, les médecins ont écarté le diagnostic de trouble affectif bipolaire et de trouble mixte de la personnalité retenu par la doctoresse M.________. Ils ont en revanche retenu une certaine vulnérabilité psychologique structurelle se traduisant par des oscillations de l'humeur, sans influence sur la capacité de travail. Par décision du 22 avril 2004, l'OCAI a refusé à l'assurée tout droit à des prestations de l'assurance-invalidité, au motif qu'en l'absence d'une comorbidité psychiatrique, la fibromyalgie n'était pas invalidante. B.________ s'est opposée à cette décision en demandant la suspension de la procédure d'opposition jusqu'à connaissance des conclusions de l'expert psychiatre mandaté par ses soins, le docteur A.________, médecin-adjoint au département de psychiatrie de l'Hôpital Y.________. Selon ce dernier, l'assurée souffre d'un trouble dépressif récurrent, actuellement en rémission (partielle), et de fibromyalgie (rapport d'expertise du 28 octobre 2004). L'expert souligne que d'un point de vue psychiatrique, l'activité de contrôleuse est partiellement exigible. Il précise que dans l'état clinique actuel, le rendement de l'assuré serait réduit d'environ 50 %. L'OCAI a rejeté l'opposition par une nouvelle décision, du 18 novembre 2004.