Citation: 2C_449/2018 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, la recourante, bien qu'assistée d'un avocat, n'explique pas dans son mémoire de recours en quoi la décision attaquée lui causerait un préjudice juridique irréparable. En outre, on ne perçoit pas d'emblée les raisons pour lesquelles la décision attaquée lui causerait un tel préjudice. En effet, arrivée récemment en Suisse, l'intéressée, qui n'a pas de famille dans ce pays, ne peut se prévaloir d'aucun droit à y séjourner sous l'angle de l'art. 8 CEDH. Sa situation n'est pas comparable à celle d'une personne qui se trouverait empêchée de rester avec ses enfants, son conjoint ou la personne avec laquelle elle projette de se marier le temps de la procédure (cf. arrêt 2C_720/2017 du 14 novembre 2017 consid. 1.2; arrêt 2D_9/2017 du 3 octobre 2017 consid. 1.5). Il convient par ailleurs de relever que l'art. 27 LEtr ne confère aucun droit à la recourante, comme cela a été mentionné ci-avant (supra consid. 3), et que l'on ne peut déduire l'existence d'un potentiel préjudice irréparable de la motivation du recours au fond. Dans son écriture, la recourante allègue certes avoir payé une somme de 20'460 fr. non remboursable, afin d'effectuer une 3 ème année en section xxx à l'Ecole B.________ de U.________, année de formation qui a, selon ses dires, débuté le 2 octobre 2017. Un tel fait, qui ne ressort au demeurant pas de l'arrêt attaqué, ne suffit cependant pas à démontrer que la recourante risque de subir un préjudice juridique irréparable en cas de départ de Suisse.