Citation: 6B_1276/2023 E. 6.3

6.3. Cette dernière question peut toutefois souffrir de demeurer irrésolue. Pour cause, si l'action à laquelle la recourante a pris part poursuivait un but politique et s'est déroulée pacifiquement, elle n'a pas eu lieu sur le domaine public, de sorte que les différents arrêts de la CourEDH et du Tribunal fédéral invoqués par cette dernière sont sans pertinence, dits arrêts ayant pour l'essentiel trait à la problématique de la liberté d'expression et de réunion sur le domaine public. Au contraire, l'action de la recourante s'est déroulée sur une parcelle privée réservée exclusivement aux activités de la société C.________ SA. Dans la mesure où la recourante ne pouvait se prévaloir d'aucun droit de pénétrer sur une propriété privée pour formuler ses revendications, encore moins d'y demeurer sur une longue période et d'y demeurer après avoir été invitée à quitter les lieux, elle n'est pas habilitée à se prévaloir de l'art. 10 CEDH - ni même de l'art. 11 CEDH - dans ce contexte (en ce sens, v. ATF 147 IV 297 consid. 3.1.3 et 3.2; arrêts 6B_1049/2023 du 19 juillet 2024 consid. 3.2.1; 6B_138/2023 du 18 octobre 2023 consid. 3.4.1). Ce qui précède vaut d'autant plus que la recourante disposait d'autres solutions pour exprimer son message de manière licite (à cet égard, v. notamment l'arrêt 6B_197/2023 du 2 avril 2023 consid. 5.4.2).