Citation: 6B_425/2024 E. 3.5

3.5. Le recourant soutient ensuite que la cour cantonale a fait abstraction du contexte très particulier dans lequel il a tenu les allégations mises en cause et qu'une atteinte à l'honneur ne doit être admise que restrictivement, si bien que ses allégations ne seraient pas attentatoires à l'honneur. S'agissant du premier état de fait (B.b), accuser une personne d'avoir commis une infraction porte atteinte à son honneur (cf. supra consid. 3.2). En l'occurrence, cela est d'autant plus évident que, l'intimée 3 étant avocate, des propos l'accusant de commettre une infraction dans l'exercice de son activité professionnelle la font apparaître comme étant méprisable, cela quel que soit le contexte dans lequel ils ont été proférés. En ce qui concerne les autres états de faits (B.c et B.d), les propos tenus par le recourant à l'égard de l'intimée 2 la décrivent comme une mère qui infligerait des souffrances tant psychologiques que physiques à ses enfants; de tels comportements sont clairement réprouvés par les conceptions morales généralement admises et sont, de surcroît, pour certains, pénalement répréhensibles. En outre, le contexte d'une procédure houleuse ayant trait à la garde des enfants ne change rien au caractère attentatoire à l'honneur des propos exagérés du recourant. Partant, c'est à raison que la cour cantonale a retenu que les propos du recourant à l'égard des intimées constituaient une atteinte à l'honneur.