Citation: 2C_190/2007 23.10.2007 E. 1

X.________ a déféré cette décision au Tribunal administratif du canton de Genève. A la demande du Service, X.________ a communiqué des informations supplémentaires et joint un certificat du 20 novembre 2006 de son médecin traitant, le Dr Y.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique. Il en ressort que celui-ci a été victime en 1992 d'une fracture de la rotule droite et que, depuis lors, il a "toujours présenté une fragilité de ce genou [...], notamment à l'effort". X.________ a été traité par le praticien prénommé depuis le mois de septembre 2002. Des radiographies prises cette année-là montraient déjà une "atteinte dégénérative débutante au niveau fémoro-patellaire". Un examen clinique effectué le 10 novembre 2006 révélait une aggravation progressive de la situation, qui évoluait "vers une arthrose fémoro-patellaire". Le médecin traitant concluait en les termes suivants: "[...] je pense qu'en ce qui concerne son aptitude [de X.________] au service militaire celle-ci mérite d'être reconsidérée, tout au moins en rapport avec les exercices physiques nécessitant de marcher sur de longues distances, de soulever des charges et de faire des mouvements répétitifs". A la suite de ce complément d'instruction, le Service a conclu au rejet du recours. Par arrêt du 17 avril 2007, le Tribunal administratif du canton de Genève a rejeté le recours. Selon cette autorité, le recourant n'avait pas rapporté la preuve lui incombant qu'il existait un lien de causalité entre l'aggravation de l'état de son genou droit - péjoration qui n'était en elle-même pas contestée - et les périodes de service militaire accomplies. Une telle relation de causalité ne ressortait pas du certificat médical produit et apparaissait d'autant moins probable que le recourant n'avait jamais fait état du problème avant de recevoir les décisions relatives à la taxe, soit plus de trois ans après avoir été déclaré inapte au service. En particulier, il ne s'était pas annoncé à l'assurance militaire.