Citation: 1A.73/2005 11.08.2005 E. H

Le 20 février 2002, la succession de A.________ a formé une réclamation (demande de révision) contre la décision de la commission d'estimation. En vertu des art. 10 ss LEx/VS, une commission de révision, composée de trois nouveaux experts, a été désignée par le Conseil d'Etat puis chargée de statuer sur cette réclamation. Le 18 juin 2002, la liquidation de la succession selon les règles de la faillite a été ordonnée, les héritiers de A.________ l'ayant répudiée. L'assemblée des créanciers a désigné une administration spéciale, qui a décidé le 16 octobre 2002 de poursuivre la procédure devant la commission de révision, en donnant mandat pour cela à l'avocate de la succession. La commission de révision a rendu sa décision le 27 août 2004, après une inspection des lieux (le 28 novembre 2003) et l'audition d'un témoin (le 10 mars 2004). Elle a rejeté la demande de révision en considérant en substance que, dès lors que le plan des zones de 1963 n'était pas conforme à la LAT, le changement d'affectation de la parcelle n° 15035 était un refus de classement, au sens de la jurisprudence sur l'expropriation matérielle; une telle mesure n'est constitutive d'expropriation matérielle qu'à certaines conditions, non réalisées en l'espèce.