Citation: 6P.140/2006 10.11.2006 E. 2

2.1 Les décisions pénales de dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 OJ) peuvent faire l'objet d'un recours de droit public au Tribunal fédéral pour violation des droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ), dès lors qu'un tel motif ne peut être soulevé à l'appui d'un pourvoi en nullité (cf. art. 84 al. 2 OJ et 269 al. 2 PPF). Interjeté en temps utile, par la condamnée, pour arbitraire (art. 9 Cst.) et violation du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.), contre un arrêt final rendu par le Tribunal cantonal valaisan, le recours est en principe recevable (art. 84 al. 1 et 2, 86 al. 1, 87, 88 et 89 al. 1 OJ). 2.2 En vertu de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte par lequel est exercé un recours de droit public doit, à peine d'irrecevabilité (ATF 123 II 552 consid. 4d p. 558 et les arrêts cités), contenir un exposé succinct des droits constitutionnels prétendument violés et préciser en quoi consiste la violation alléguée. Il en résulte que, lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'applique pas le droit d'office. Il n'a pas à vérifier si la décision attaquée est en tous points conforme à l'ordre juridique. Il n'examine que les griefs de nature constitutionnelle clairement soulevés et suffisamment motivés dans l'acte de recours (ATF 130 I 26 consid. 2.1 p. 31; 125 I 71 consid. 1c p. 76, 492 consid. 1b p. 495 et les arrêts cités). De vagues griefs suivis de la simple allégation de la violation d'un droit constitutionnel ne suffisent pas. Le recourant doit exposer précisément tous les éléments nécessaires au constat de la violation alléguée. Dans le cas présent, les seules dispositions de rang constitutionnel invoquées dans l'acte de recours sont les art. 9 et 29 al. 1 et 2 Cst. Les griefs de la recourante ne seront donc examinés que sous l'angle de ces dispositions constitutionnelles, pour autant qu'ils soient suffisamment motivés. Tous autres moyens sont irrecevables. 2.3 Les griefs développés dans le mémoire de recours doivent viser l'objet du recours (Walter Kälin, Das Verfahren der staatsrechtlichen Beschwerde, Berne 1994, p. 364), soit l'acte de dernière instance cantonale. Le recourant qui se plaint d'une violation de ses droits constitutionnels par les autorités précédentes doit expliquer à quelles conditions et comment l'autorité de dernière instance cantonale aurait pu corriger le vice et, si elle ne l'a pas corrigé, en quoi elle a eu tort de ne pas le faire; à défaut de ces précisions, le recourant n'expose pas en quoi la décision attaquée a violé ses droits constitutionnels et, partant, ne satisfait pas aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. En l'espèce, la cour de céans n'entrera dès lors pas en matière sur les diverses critiques que la recourante formule, sans autres précisions, contre les décisions du juge d'instruction, de la Chambre pénale du Tribunal cantonal (saisie sur plainte avant renvoi en jugement) et des juges de première instance. Seuls seront examinés les reproches adressés à la cour cantonale, en tant que juge d'appel.