Citation: 6B_240/2008 16.06.2008 E. 2

Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir versé dans l'arbitraire en retenant qu'il avait participé au transport de 83 boulettes de cocaïne en juin 2005, sur la base des déclarations fluctuantes de A.________. Il met l'accent sur les tentatives de manipulation et les mensonges de sa coaccusée, qui aurait tenté de faire pression sur la « mule » B.________ pour le charger et s'attirer ainsi les faveurs du magistrat. Conformément au principe de la libre appréciation des preuves, il appartient au juge d'apprécier souverainement la valeur des dépositions des co-prévenus. En l'espèce, lors de l'interrogatoire de police du 4 mai 2006, A.________ a admis avoir transporté de la drogue en Suisse en juin 2005, et avoir ingéré vingt boulettes (pièces 20'011 et 20'012). Devant le juge d'instruction, le 16 mai 2006, elle a reconnu avoir transporté de la drogue en Suisse en juin 2005 pour le compte du recourant. Elle a dit avoir ingéré 83 boulettes (pièces 50'007). Lors de l'audience de jugement du 27 septembre 2007, elle a confirmé avoir transporté de la drogue. Elle a déclaré avoir ingéré 33 boulettes sur 83 et a mis en cause le recourant (arrêt de la cour correctionnelle, p. 6 et 7). Si les déclarations de A.________ fluctuent sur la quantité de drogue avalée, elles n'ont pas varié sur deux points essentiels pendant les quatorze mois qu'a duré l'instruction: elle a été mandatée pour transporter environ 80 boulettes de cocaïne et elle a agi pour le compte du recourant. A cela s'ajoute le fait qu'elle a avoué spontanément le transport de juin 2005, celui-ci s'étant produit une année avant son arrestation. Dans ces conditions, la cour cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire en retenant, sur la base des déclarations de A.________, que le recourant avait participé, au titre d'organisateur, au transport de 83 boulettes de cocaïne de la Jamaïque en Suisse en juin 2005. Mal fondé, le grief soulevé doit être rejeté.