Citation: 9C_102/2007 25.02.2008 E. 2

Fondamentalement, le recourant reproche à la juridiction cantonale une constatation manifestement inexacte des faits. Il soutient en substance que celle-ci a indûment écarté les conclusions des experts du COMAI et du médecin traitant en estimant, à la lumière des critères dégagées par la jurisprudence en matière de troubles somatoformes douloureux, qu'il pouvait fournir l'effort de volonté raisonnablement exigible en vue de surmonter les effets de sa symptomatologie douloureuse et reprendre une activité professionnelle adaptée, à plein temps et avec un rendement proche de la norme. Il lui reproche également d'avoir violé son droit d'être entendu. Il considère, d'une part, que les pièces médicales figurant au dossier étaient insuffisantes pour juger de la réalisation de certains critères relatifs au caractère exigible - ou non - de la réintégration dans le processus de travail et, d'autre part, que les premiers juges ont omis de prendre en considération, sans indication de motifs, certains indices importants laissant apparaître avec la plus haute vraisemblance une modification notable de l'état de fait antérieurement à la décision litigieuse. Il fait ainsi grief à la juridiction cantonale d'avoir porté un jugement médical et de s'être approprié le rôle des médecins et experts au lieu de renvoyer la cause pour complément d'instruction.