Citation: 2C_338/2022 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la recourante reproche au Tribunal administratif fédéral d'avoir arbitrairement retenu que les attestations médicales et les photos de blessures produites au dossier ne permettaient pas d'établir que la relation avec son mari s'inscrivait dans un schéma durable de relations de pouvoir et de domination à son encontre. La recourante critique également l'état de fait de l'arrêt attaqué en tant qu'il retient, concernant sa réintégration en Tunisie, que son mariage avec un conjoint non-musulman pourrait entraîner pour elle des difficultés sur le plan social, tout en précisant qu'on ne saurait considérer qu'elle y serait exposée, pour ce seul motif, à des difficultés d'une gravité susceptible de justifier l'octroi d'une autorisation de séjour en Suisse. D'après elle, le Tribunal administratif fédéral a minimisé l'impact de son mariage sur ses réelles possibilités de se réintégrer en Tunisie. Force est cependant de constater qu'à l'appui de ses critiques, la recourante développe sa propre version des faits et présente des éléments de preuve qu'elle tient pour concluants, en opposant son appréciation à celle développée par le Tribunal administratif fédéral, ce qui ne saurait suffire à faire tenir cette dernière pour arbitraire. Le grief tiré de l'établissement inexact des faits et de l'appréciation arbitraire des preuves doit partant être écarté. Le Tribunal fédéral statuera donc exclusivement sur la base des faits retenus par le Tribunal administratif fédéral.