Citation: 1C_119/2015 E. 3.2.2

3.2.2. Le recourant s'appuie sur le texte de l'art. 6.1 RCAT pour considérer que les hauteurs du faîte et des corniches d'un bâtiment devraient être mesurées selon un point de référence unique. Or, contrairement à ce qu'il affirme, la formulation utilisée (les cotes "se mesurent à l'endroit le plus défavorable entre le terrain naturel et les parties les plus élevées du bâtiment...") n'exclut pas que soient successivement examinés l'endroit le plus défavorable pour la mesure de la hauteur au faîte puis l'endroit le plus défavorable pour la mesure de la hauteur à la corniche. Aussi, même si une autre lecture de cette disposition est également possible, l'interprétation des instances précédentes est tout à fait soutenable. En outre, le fait que les plans déposés avec les demandes de permis de construire n'indiquaient que les cotes d'altitude aux quatre angles des villas projetées - et non aux points les plus défavorables à l'aplomb des corniches ou des faîtes - ne permet pas de déduire quelle méthode de calcul des hauteurs la commune a utilisée. En effet, la cour cantonale a précisé que la municipalité avait dans l'intervalle fait procéder à des contrôles des hauteurs par son propre service technique. Quant aux diverses correspondances auxquelles le recourant se réfère, leur contenu ne ressort pas de l'arrêt attaqué et le recourant n'en cite aucun passage qui soit décisif pour confirmer ses allégations d'un changement de pratique communale de complaisance (art. 97 al. 1 LTF). Une telle affirmation relève de spéculations dont le recourant ne parvient pas à établir la réalité. Il résulte au contraire des extraits qu'il cite que le géomètre de la constructrice indique s'en remettre à la municipalité pour "le choix à prendre en compte pour le calcul des faîtes et corniches". Tout au plus le recourant parvient-il à mettre en évidence un changement de méthode de calcul de la part de la constructrice, mais non de la commune. Enfin, le recourant n'expose pas en quoi la solution retenue serait arbitraire: le terrain déterminant - et par conséquent les cotes d'altitude déterminantes - pour les villas B1 et B2 n'a pas varié depuis le dépôt des plans d'enquête, le terrain naturel correspondant au terrain existant, de sorte que le rejet de sa requête d'instruction relative au mesures des cotes ne le prive pas, contrairement à ce qu'il indique, de la possibilité de faire valoir ses intérêts; pour les villas C1 et C2, il invoque des dépassements de hauteur de quelque 40 à 60 cm par rapport à la solution qu'il défend, sans expliquer l'arbitraire d'un tel résultat. Son argumentation est ainsi purement appellatoire.