Citation: 9C_1062/2008 09.09.2009 E. 3

3.1 Considérant que la décision du 29 juin 2004 par laquelle la CNA avait reconnu au recourant le droit à une rente fondée sur un taux d'invalidité de 45 % ne pouvait pas être remise en cause dans la procédure de l'assurance-invalidité, la juridiction cantonale a cherché à "déterminer l'effet de l'invalidité d'origine accidentelle [de 45 %]" sur l'invalidité d'étiologie psychiatrique [de 50 %]". Après avoir précisé que l'addition pure et simple des taux d'incapacité de travail psychique et physique n'était pas admissible, une évaluation globale devant être effectuée, elle a retenu que le taux de la nouvelle incapacité de travail - de nature somatique - devait être appliqué à la capacité de travail résiduelle - réduite en raison de l'incapacité de l'atteinte psychiatrique. Le taux d'invalidité en résultant était de 77,5 %, ce qui justifiait le maintien du droit à une rente entière d'invalidité au-delà du 30 septembre 2004. 3.2 Invoquant une violation des règles sur l'évaluation de l'invalidité, le recourant reproche aux premiers juges d'avoir additionné les deux taux d'invalidité relevant l'un de l'atteinte psychique et l'autre de l'affection somatique, celui-ci ayant par ailleurs été déterminé de manière erronée par l'assureur-accidents. Selon le recourant, la pondération avec addition effectuée par la juridiction cantonale ne repose sur aucune justification médicale. Il ressortirait en effet de l'appréciation globale du SMR que l'intimé disposerait d'une capacité de travail de 50 % dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles somatiques.