Citation: I 520/05 28.12.2006 E. 5

5.1 Procédant à la comparaison des gains déterminants, l'office AI et les premiers juges se sont fondés sur un revenu sans invalidité de 36'936 fr. - soit 2'841 fr. par mois - correspondant à la rémunération que la recourante aurait perçue au service de son dernier employeur en 2003 (année de référence; cf. ATF 129 V 222, 128 V 174). Ce montant n'est ni contesté, ni contestable. 5.2 S'agissant du gain d'invalide, lorsque l'assuré n'a pas - comme en l'espèce - repris d'activité professionnelle, il y a lieu de se référer aux données statistiques, telles qu'elles résultent des enquêtes sur la structure des salaires de l'Office fédéral de la statistique (ATF 126 V 76 sv consid. 3b/aa et bb). On se réfère alors à la statistique des salaires bruts standardisés, en se fondant toujours sur la valeur médiane ou valeur centrale (ATF 124 V 323 consid. 3b/bb; VSI 1999 p. 182). En l'occurrence, le salaire de référence est celui auquel pouvaient prétendre en 2002 les femmes effectuant des activités simples et répétitives dans le secteur privé (ESS 2002 TA1, niveau de qualification 4), soit 3'820 fr. Il convient cependant de tenir compte de l'évolution des salaires nominaux entre 2002 et 2003 (+1,4 % : La Vie économique 12/2005, tableau B 10.2, p. 95). Par ailleurs, les salaires bruts standardisés sont calculés sur la base d'un horaire de travail de 40 heures par semaine, soit une durée hebdomadaire inférieure à la moyenne dans les entreprises en 2003 (41,7 heures : La Vie économique 12/2005, tableau B 9.2, p. 94). Les adaptations nécessaires conduisent à un montant de 4'038 fr. 10 par mois. Au regard de l'âge de l'assurée, de son handicap ou de son lieu de domicile, il n'y a pas lieu de procéder à une réduction globale du revenu d'invalide (cf. ATF 126 V 75 ss). 5.3 En procédant à la comparaison des revenus avec et sans invalidité, il apparaît que la recourante ne subit pas de perte de gain ouvrant droit aux prestations de l'assurance-invalidité. C'est donc à tort que l'office AI l'a mise au bénéfice d'une rente d'invalidité entière, puis partielle. Sur la base de ces éléments, il appert ainsi que la décision initiale d'octroi de rente se révèle manifestement erronée. Si le juge est le premier à le constater, il peut confirmer, en invoquant ce motif, la décision de révision prise par l'administration (ATF 125 V 369 consid. 2 et les arrêts cités; cf. aussi ATF 112 V 373 consid. 2c et 390 consid. 1b). Sur le vu de ce qui précède, le recours se révèle mal fondé.