Citation: 8C_778/2021 E. 4.1.2

4.1.2. Cependant, les juges cantonaux ont considéré qu'en invoquant à titre de faits respectivement de moyens de preuve nouveaux les rapports de ces praticiens, le recourant cherchait en réalité à contester a posteriori la valeur probante de l'appréciation du docteur B.________ au moyen de documents qui n'amenaient aucun élément médical nouveau. Il s'agissait seulement de nouvelles appréciations portant sur des faits déjà connus et non contestés au moment de la décision initiale. Le fait que les bilans radiologiques pratiqués les 15 août 2018 et 25 septembre 2019 ne montraient pas d'arthrose significative n'était pas un élément médical nouveau: l'IRM de septembre 2017 avait déjà conclu à l'absence de chondropathie fémoro-tibiale et à une chondropathie patellaire discrète. Quant aux avis des docteurs C.________ et D.________, ils ne faisaient que tirer, de faits déjà connus, des conclusions différentes de celles du docteur B.________. Au surplus, ces avis n'avaient pas existé lorsque la décision initiale avait été rendue. Ils n'avaient pas été découverts, mais émis a posteriori. Le recourant tentait en réalité de revenir par un biais détourné sur le fond du litige, alors même que son opposition à la décision du 3 janvier 2018 avait été déclarée irrecevable, décision d'irrecevabilité entrée en force et dont la cour cantonale avait déjà eu l'occasion d'expliquer qu'elle ne constituait pas un formalisme excessif. Dès lors, c'était à juste titre qu'à défaut de faits nouveaux et de nouveaux moyens de preuve restés inconnus du recourant sans faute de sa part, la CNA avait jugé que les conditions d'une révision procédurale n'étaient pas remplies.