Citation: I 106/04 23.11.2004 E. 4

4.1 A l'issue d'un examen clinique complet, ainsi que des résultats des bilans radiologiques pratiqués (TAC lombaire; IRM et EMG), la doctoresse C.________, médecin à l'INSS, a posé le diagnostic de lombarthrose avec hernie discale L3-L4, L4-L5 et L5-S1, ainsi que d'une radiculopathie motrice chronique d'intensité modérée L4-L5 droite. Ces affections entraînaient une diminution fonctionnelle significative qui était incompatible avec une activité de chauffeur de bus; elles ne constituaient en revanche pas un obstacle à l'exercice d'une activité légère et adaptée à plein temps permettant de fréquents changements de position. B.________ devait toutefois éviter de se pencher, de monter ou de transporter des objets (rapport du 5 août 2002). Contrairement à l'opinion de l'intimé et de la commission, on ne voit pas de motifs sérieux de s'écarter de cet avis. Dans deux notes du 27 avril et 18 juin 2003, le docteur F.________ (qui n'a pas examiné l'assuré) se contente en effet d'aboutir à des conclusions contraires, sans remettre en cause les diagnostics retenus par son confrère espagnol ni expliquer les raisons de son désaccord. 4.2 Cela étant, le simple fait que le recourant soit incapable d'exercer son ancienne profession ne signifie pas encore qu'il est invalide au regard du droit suisse. D'après la jurisprudence, on applique de manière générale dans le domaine de l'assurance-invalidité le principe selon lequel un invalide doit, avant de requérir des prestations de l'assurance-invalidité, entreprendre de son propre chef tout ce qu'on peut raisonnablement attendre de lui pour atténuer le mieux possible les conséquences de son invalidité; c'est pourquoi un assuré n'a pas droit à une rente lorsqu'il serait en mesure, au besoin en changeant de profession, d'obtenir un revenu excluant une invalidité ouvrant droit à une rente (ATF 123 V 96 consid. 4c, 113 V 28 consid. a; Meyer-Blaser, Bundesgesetz über die Invalidenversicherung [IVG] ad art. 28 LAI, p. 221). La réadaptation par soi-même est un aspect de l'obligation de diminuer le dommage et prime aussi bien le droit à une rente qu'à celui des mesures de réadaptation (art. 21 al. 4 LPGA). Dès lors que la doctoresse C.________ a conclu qu'une activité légère et adaptée était encore exigible de la part du recourant à temps complet (sous réserve de certaines limitations), il faut par conséquent déterminer si l'exercice d'une telle activité entraînerait une diminution de sa capacité de gain propre à ouvrir le droit à une rente d'invalidité.