Citation: 6B_803/2024 E. 2.2.2

2.2.2. S'agissant de la violation grave des règles de la circulation routière et des dommages à la propriété, la cour cantonale a notamment rappelé qu'il n'y avait pas lieu de douter des déclarations crédibles de l'intimée 2 s'agissant des circonstances de l'accident. Elle n'avait pas consommé d'alcool ni de stupéfiants. Elle n'avait aucune raison de perdre la maîtrise de son véhicule, que cela fut involontairement ou par un geste délibéré. Selon la conception des choses de l'intimée 2 et tel que retenu par la cour cantonale, le recourant était en possession du couteau lors du trajet de retour, de sorte qu'une telle manoeuvre volontaire l'aurait exposée à des représailles, risque qu'elle n'aurait pas pris, vu la crainte qu'il lui inspirait, puisqu'en raison de cette crainte, elle avait renoncé à prendre la fuite ou à s'emparer du couteau pour en faire usage contre son agresseur. Si le mobile qui avait conduit le recourant à donner deux coups de volant demeurait inconnu aux yeux de la cour cantonale, celle-ci songeait à un acte désespéré au vu de la gravité des actes commis ou à un geste lié à sa consommation importante de stupéfiants ce soir-là (cf. arrêt entrepris, p. 48).