Citation: 2C_223/2020 E. 3.2

3.2. L'argumentation développée est à la limite de la témérité. D'une part, il ressort expressément de l'arrêt entrepris que le recourant a été condamné en 2006 non seulement pour viol, mais également pour contrainte sexuelle et actes d'ordre sexuel avec une enfant. D'autre part, il est constant que l'intéressé a été, en 2018, définitivement condamné, entre autres, pour des actes d'ordre sexuel avec une enfant. On ne voit dès lors pas en quoi il serait insoutenable de retenir que ces derniers actes étaient " similaires " à ceux perpétrés en 2006, ce d'autant plus que les juges précédents se réfèrent expressément aux infractions commises à l'encontre de mineurs, puisqu'ils précisent que celles-ci ont été accomplies " sur des enfants ". Enfin, dans la mesure où de tels agissements ont porté atteinte à un bien juridique extrêmement important, à savoir l'intégrité sexuelle (qui plus est de mineurs), domaine dans lequel le Tribunal fédéral se montre particulièrement rigoureux (cf. ATF 137 II 297 consid. 3.3; arrêt 2C_781/2018 du 28 août 2019 consid. 4.3 et 5.6), le raisonnement du recourant consistant à nier le caractère extrêmement grave de ces infractions tend tout au plus à démontrer son mépris pour l'intégrité physique et psychique d'autrui. Dans ces circonstances, le grief d'établissement inexact des faits ne peut qu'être écarté. La Cour de céans se fondera dès lors exclusivement, dans la suite de son raisonnement, sur les faits ressortant de l'arrêt entrepris.