Citation: 4A_152/2021 E. 5.3

5.3. La question se pose ensuite de savoir quelles sont les prétentions en garantie cédées par la venderesse. En matière de cession des droits de garantie, il est largement admis qu'en tout cas, le droit à la réfection du défaut est cessible, qu'il s'agisse de la prétention en suppression du défaut lui-même ou de la créance pécuniaire qui peut en découler (ATF 114 II 239 consid. 5c/bb; arrêt 4A_242/2016 du 5 octobre 2016 consid. 5 non publié in ATF 142 III 623; la cessibilité des droits à la résolution du contrat et à la réduction de prix - en principe niée par la jurisprudence [ATF 114 II 239 consid. 5c/aa; cf. également ATF 145 III 8 consid. 3.2.2] - fait l'objet de discussions doctrinales [pour un résumé: NUSSBAUMER, op. cit., n. 117 ss p. 38 ss]). Déjà dans l'ATF 118 II 142 cité plus haut (consid. 5.2), le Tribunal fédéral était parti de l'idée que la cession à l'acheteur par le vendeur des droits de garantie envers les entrepreneurs se limitait aux droits à la réfection et à la réparation d'un éventuel dommage consécutif aux défauts (consid. 1b).