Citation: 8C_23/2024 E. 3

A l'instar de l'intimée, les premiers juges se sont appuyés pour l'essentiel sur l'appréciation du docteur D.________ du 18 octobre 2021. Ils ont relevé que lors d'un examen réalisé le 15 octobre 2021, ce praticien s'était entretenu personnellement avec la recourante à son cabinet, qu'il avait recueilli son anamnèse ainsi que ses déclarations et plaintes relatives à l'atteinte litigieuse. Il avait ensuite procédé à un examen clinique, particulièrement détaillé s'agissant des membres supérieurs. Il avait ensuite noté que subjectivement, la recourante concédait une nette amélioration depuis la reprise chirurgicale du 5 juillet 2021, qu'elle portait une orthèse plusieurs fois par jour pour récupérer la flexion du pouce gauche, que ses douleurs irradiaient jusqu'à la racine du membre supérieur gauche et qu'elle avait encore de la peine à dévisser un bocal ou à effectuer certains mouvements avec la main gauche. Au moment de cet examen, son chirurgien traitant lui avait prescrit un arrêt de travail jusqu'au 31 octobre 2021. D'un point de vue objectif, le docteur D.________ avait constaté que la main gauche était calme, que l'enroulement des doigts était complet et que la force de préhension de la main gauche était satisfaisante. Il avait estimé que dans une activité de bureau, une pleine capacité de travail était exigible dès le 1 er novembre 2021. Le traitement de kinésithérapie pouvait être pris en charge jusqu'à six mois après la dernière intervention chirurgicale car au-delà de cette limite, des progrès n'étaient plus à attendre. Les premiers juges ont constaté que l'avis du docteur D.________ était en sus congruent avec celui du docteur E.________, lequel avait pris connaissance du rapport du docteur D.________ et avait rejoint ses conclusions dans un rapport du 25 octobre 2021.