Citation: 1P.385/2000 19.09.2000 E. 3

3.- L'art. 38.2 RIC, relatif à la zone 3 de l'ordre dispersé, de densité 0,5, est intitulé "Dimensions"; il fixe les longueur, largeur, hauteur, ainsi que le nombre d'étages maximum. Sous la rubrique "gabarit", il prévoit que "la façade principale, avant-toit non compris, s'inscrira dans un rectangle dont la hauteur n'excédera pas les 2/3 de la longueur (base) au maximum". L'art. 30.7, compris dans le chapitre des définitions et intitulé "Hauteur", prévoit que "la hauteur des façades se mesure à l'aplomb dès le niveau du terrain naturel ou du sol aménagé s'il est plus bas que le terrain naturel, jusqu'à l'intersection avec la ligne supérieure de la toiture. La recourante reproche à la cour cantonale d'avoir utilisé la notion de hauteur de façade, telle que définie à l'art. 30.7 RIC, pour calculer le gabarit au sens de l'art. 38.2 RIC, alors que ces deux notions seraient différentes. L'interprétation de la cour cantonale aurait pour conséquence qu'une construction individuelle érigée sur un terrain en pente, avec une façade de 10 m par exemple, verrait son rez-de-chaussée complètement enterré à l'arrière, dès lors que la hauteur au sens de l'art. 30.7 RIC se mesure à la moitié de la façade lorsque le terrain est en pente. Un tel résultat ne pourrait pas avoir été voulu par l'auteur de la réglementation. Ce dernier, qui a déjà fixé le nombre d'étages et la hauteur maximums, n'avait pas de raison d'introduire la notion supplémentaire de gabarit, si ce n'est par pur souci d'esthétique. La conception défendue par la recourante correspondrait d'ailleurs à la pratique constante des cinq communes du Haut-Plateau.