Citation: 5A_73/2024 E. 4.3.5

4.3.5. Au sujet du dies a quo, le recourant relève qu'il avait été admis par les parties devant le SEASP qu'il avait quitté le domicile conjugal en juin 2021; la cour cantonale aurait par ailleurs fait abstraction du fait qu'entre juin 2021 et septembre 2022, les parties avaient convenu l'exercice d'une garde alternée en sorte qu'il ne se justifiait pas qu'il prenne à sa charge l'intégralité des frais des enfants. Ses conclusions reprennent le dies a quo fixé - sans motivation - par la première instance, à savoir le 1er juin 2022. Le rapport du SEASP indique certes que le recourant aurait quitté le domicile conjugal en juin 2021; l'arrêt entrepris retient que ce départ aurait eu lieu entre le mois d'avril et le mois de juin 2021, sans toutefois que le recourant se prévale d'arbitraire sur ce point. Il ressort ensuite de l'arrêt entrepris que les parties ont initialement convenu que les enfants seraient avec leur père du lundi à 16h au mardi à 16h, du vendredi à 11h30 au samedi à 18h deux fois par mois ainsi qu'un week-end entier par mois (cf. supra let. A.b), sans que le recourant invoque l'arbitraire dans la constatation des faits sur ce point précis. Les parties se sont par la suite entendues sur un droit de visite correspondant à celui arrêté par la cour cantonale, accord qui a été validé sur mesures provisionnelles le 31 août 2022 (cf. supra let. B.b.b). Or ces différentes modalités ne correspondent pas à des gardes alternées, voire quasi alternées. Il s'ensuit que l'imputation rétroactive (art. 279 CC) de la contribution d'entretien à la seule charge du recourant, dès le mois de mai 2021 - auquel la cour fait remonter la séparation effective des parties - n'apparaît pas contraire au droit, la cour cantonale ayant par ailleurs déduit les montants d'ores et déjà versés par le recourant dès cette date (cf. infra consid. 4.3.6).