Citation: 5D_111/2018 E. 4

S'agissant de la motivation du recours constitutionnel, dans la mesure où celle-ci est compréhensible et qu'elle concerne effectivement l'objet du litige tel qu'il est déterminé par l'arrêt déféré (ATF 142 I 155 consid. 4.4.2 et la jurisprudence citée) - ce qui exclut les digressions consacrées à la capacité d'ester en justice du Ministère public, au droit à la consultation des dossiers et à la force probante des registres publics notamment -, elle est largement fondée sur la violation du CPC et de la LP savoir des griefs non-constitutionnels d'emblée irrecevables dans le cadre d'un recours constitutionnel (art. 116 LTF). Le recourant évoque certes les art. 5 al. 1 et 30 al. 1 Cst. et l'art. 8 CEDH, mais il ne développe pas son raisonnement, en sorte qu'une telle énonciation de griefs constitutionnels ne constitue pas une démonstration claire et détaillée de prétendues violations à la Constitution ou aux droits fondamentaux que l'autorité précédente aurait commises. Il s'ensuit que le présent recours ne satisfait aucunement aux exigences de motivation posées par les art. 106 al. 2 et 116 LTF, par renvoi de l'art. 117 LTF. De surcroît, il sied de constater une nouvelle fois que le recours présente un caractère abusif au sens de l'art. 42 al. 7 LTF, de sorte qu'il doit également être déclaré irrecevable pour ce motif.