Citation: 2C_140/2019 E. 7.1

7.1. Il n'est pas contesté, à juste titre, que, compte tenu de la condamnation pénale du recourant le 12 décembre 2016 à une peine privative de liberté de trente-six mois, le Service cantonal était, sur le principe, fondé à rendre la décision querellée. En effet, l'autorité compétente peut refuser le renouvellement de l'autorisation de séjour du conjoint du titulaire d'une autorisation d'établissement, notamment lorsque l'étranger a été condamné à une peine privative de liberté de longue durée (cf. anciens art. 43, 51 al. 2 let. b et 62 al. 1 let. b LEtr, actuels art. 43, 51 al. 2 let. b et 62 al. 1 let. b LEI) et on entend par "peine privative de liberté de longue durée" toute peine dépassant un an, indépendamment du fait qu'elle soit ou non assortie (en tout ou en partie) du sursis (ATF 139 I 145 consid. 2.1 p. 147).