Citation: 4A_666/2015 E. 2

Examinant l'appel du défendeur (sans ordonner d'échanges d'écritures), la cour cantonale a admis que la société demanderesse avait la qualité pour agir, la cession de créance à D.________ SA n'étant pas déterminante, cette dernière société ayant ensuite rétrocédé la créance à la demanderesse. Elle a ensuite considéré que le défendeur n'avait pas démontré l'illicéité du prêt litigieux en vertu de l'art. 680 CO et précisé que, même à le considérer comme illicite, le défendeur ne serait pas libéré de son engagement à rembourser la société demanderesse, la cause de l'obligation devant alors être recherchée dans les règles sur l'enrichissement illégitime (art. 62 ss CO). Les juges cantonaux ont également relevé que la société demanderesse n'était pas partie au contrat de vente d'actions du 12 mars 2010 (liant le défendeur, son épouse, et E.________ SA) et qu'elle n'avait jamais déclaré renoncer à la créance qu'elle avait à l'encontre de son ancien administrateur. Ils ont conclu que celui-ci ne pouvait opposer à la société le contrat de vente d'actions, et donc la quittance pour solde de tout compte qu'il comportait et ils ont ajouté que, le contrat n'ayant pas été conclu dans un but qui ne mérite pas la protection de la loi, les conditions d'application des principes de la transparence ( Durchgriff) et de la bonne foi n'étaient pas remplies. Enfin, les magistrats précédents ont confirmé l'interprétation des premiers juges selon laquelle la réelle et commune intention des parties n'était pas d'éteindre la dette du défendeur envers la société demanderesse.