Citation: 8C_205/2009 27.05.2009 E. A

B.________ s'est annoncé à l'assurance-chômage comme demandeur d'emploi pour la première fois le 25 juillet 2002. Le 14 juin 2006, il a présenté une demande d'allocations d'initiation au travail pour un emploi au service de Me A.________, avocat, dès le 1er juin 2006. L'activité consistait à organiser le système informatique de l'étude moyennant un salaire mensuel brut de 4'000 fr. A cette demande, était joint le document intitulé "confirmation de l'employeur relative à l'initiation au travail", signé par A.________ le 7 juin 2006, aux termes duquel l'employeur s'engageait à limiter le temps d'essai à un mois et, après la période d'essai, à ne pas donner le congé avant la fin de l'initiation, sous réserve des cas de justes motifs au sens de l'art. 337 CO. Par décision du 14 juillet 2006, l'ORP a alloué les prestations sollicitées pour la période du 11 juillet au 30 novembre 2006. Dans cette décision, communiquée à l'employeur, il était précisé que les allocations d'initiation étaient accordées sous réserve du respect des dispositions de la confirmation de l'employeur, lesquelles primaient tout accord contenant des clauses contraires; à défaut, la restitution des prestations pouvait être exigée. Par lettre du 12 octobre 2006, A.________ a résilié le contrat de travail qui le liait à B.________ avec effet au 30 novembre 2006. Invité par l'ORP à donner les raisons de cette résiliation, l'avocat a expliqué que l'employé avait réalisé à sa satisfaction les différentes tâches pour lesquelles il avait été engagé dans un délai plus court que prévu et que la marche des affaires ne lui permettait pas de garder un informaticien à plein temps (lettre du 7 décembre 2006). Par décision du 14 décembre 2006, l'ORP a révoqué sa décision du 14 juillet 2006 au motif que l'employeur avait résilié le contrat de travail au cours de la période d'initiation au travail et que les motifs invoqués ne pouvaient être considérés comme des justes motifs de résiliation des rapports de travail; les conditions d'octroi des prestations n'étaient donc plus remplies. Cette décision, adressée à l'assuré, a également été communiquée à A.________. Le 16 janvier 2007, la Caisse de chômage UNIA (ci-après : la caisse) a rendu une décision, par laquelle elle a demandé à A.________ la restitution de 7'466 fr. 65, montant correspondant aux prestations versées du 11 juillet au 31 octobre 2006. Le 22 janvier 2007, A.________ a formé opposition contre cette décision. Il contestait autant le bien-fondé de la révocation des prestations par l'ORP que son obligation de rembourser la somme réclamée. La caisse a considéré qu'il s'agissait d'une double opposition, à savoir contre la décision de l'ORP du 14 décembre 2006 d'une part, et contre sa propre décision du 16 janvier 2007 d'autre part. Elle a donc transmis l'écriture d'opposition au Service de l'emploi du canton de Vaud (ci-après : le service de l'emploi) pour objet de sa compétence et suspendu la procédure par-devant elle. Le 29 mai 2007, le service de l'emploi a écarté l'opposition et confirmé la décision de l'ORP du 14 décembre 2006.