Citation: I 264/05 28.10.2005 E. A

Alors qu'il travaillait en qualité de maçon au service de l'entreprise X.________ SA, C.________, né en 1957, est tombé d'un échafaudage le 22 septembre 1987. Il en est résulté une incapacité totale de travail. A sa demande, il a bénéficié à plusieurs reprises, entre 1989 et 1997, de mesures de reclassement professionnel de l'assurance-invalidité (cafetier-restaurateur; formation en dessin technique; stage en gypserie-peinture) dont aucune n'a abouti à la reprise d'un emploi stable. Le 18 avril 1997, il a déposé une nouvelle demande de prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office AI) tendant à l'octroi d'une mesure de reclassement dans une nouvelle profession et d'une rente. Procédant à l'instruction du dossier, l'office AI a recueilli l'avis des médecins consultés par l'assuré et confié un mandat d'expertise pluridisciplinaire au Service médical régional de l'assurance-invalidité (ci-après : SMR). A l'issu de leurs examens, les experts ont posé le diagnostic suivant : lombosciatalgies chroniques persistantes : troubles statiques et dégénératifs étagés, hernie discale ostéophytaire médiane-paramédiane D en L4-L5 avec conflit radiculaire L5, canal lombaire à la limite de l'étroitesse; gonalgies droites chroniques: status après ostéotomie tibiale de valgisation en août 1996 avec consolidation vicieuse du squelette jambier droit en rotation interne excessive, instabilité antéro-postérieure du genou droit. A la suite d'une appréciation globale de l'état de santé de l'assuré, ils ont attesté une incapacité de travail de 80 % dans un travail manuel du bâtiment. En revanche, dans une activité sédentaire et légère permettant l'alternance des positions assis/debout toutes les heures et évitant le port de charges supérieures à 12 kg, les postures en porte-à-faux statiques prolongées du tronc, les génuflexions régulières ou la position accroupie ainsi que les déplacements réguliers sur des escabeaux, escaliers, échelles et échafaudages, la capacité de travail était entière (rapport des docteurs M.________, interniste, P.________, rhumatologue et V.________, psychiatre, du 13 août 2002). Dans un projet de décision du 5 septembre 2002, l'office AI a informé l'assuré qu'il entendait lui refuser le droit à une rente. Il a considéré que ce dernier disposait d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée telle qu'ouvrier dans une usine de montage et câblage, caissier, gardien de parking, employé dans un station de lavage automatique ou dans un atelier (tourneur-contrôleur). Après comparaison des revenus, le taux d'invalidité (33,56 %) était insuffisant pour ouvrir le droit à une rente. L'assuré a alors produit trois certificats médicaux des docteurs U.________ et R.________ (certificat du docteur U.________ du 1er novembre 2002; certificats du docteur R.________ des 15 et 29 novembre 2002). Par décision du 29 janvier 2003, confirmée sur opposition le 18 novembre suivant, l'office AI a rejeté la demande de prestations.