Citation: 5A_782/2014 E. 4.1

4.1. En tant que le recourant critique le contenu des rapports de E.________ s'agissant des capacités parentales, il déplore que l'expertise ait conduit à l'octroi d'une garde exclusive à la mère. Or, la question du mode de garde des enfants n'est pas l'objet de la décision attaquée, en sorte que cette motivation n'est pas pertinente dans le cadre de la présente cause. Le recourant en a d'ailleurs conscience puisqu'il expose reprendre son argumentaire du recours interjeté dans le cadre des mesures protectrices de l'union conjugale. Sur ce point, son recours est donc manifestement irrecevable car le recourant ne s'en prend pas aux considérants de la décision entreprise (art. 42 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1), mais critique l'arrêt de mesures protectrices de l'union conjugale. Quant à l'audition des enfants, le recourant présente sa propre lecture des rapports de l'experte, sans que l'on comprenne en quoi celle-ci aurait trompé les juges, puisqu'il ressort qu'elle les a entendus chacun à une reprise, respectivement les 8 et 29 mai 2013. Il en va de même de la critique de la partialité du chef de l'Office de protection de l'enfant, le recourant affirmant qu'il a participé à l'élaboration du second rapport prétendument partial, sans l'établir. S'agissant de l'indication erronée de la date d'établissement, elle relève manifestement plus d'une inadvertance que d'un acte délibéré comme le prétend, sans le démontrer, le recourant. Au mois de juin 2012, E.________ n'avait pas encore été sollicitée par l'APEA et elle n'avait pas entendu les enfants et les parties, en sorte qu'en dépit de l'erreur dans l'année, il n'y a pas de doute possible sur la date d'établissement du rapport et les juges ne s'y sont pas trompés, ce qui est confirmé dans l'arrêt attaqué qui mentionne dans les faits que le rapport a été établi le 12 juin 2013. L'arrêt entrepris, qui retient qu'il n'y a pas en l'état d'éléments rendant vraisemblable un parti pris de la curatrice, peut être confirmé. En tant qu'elle est recevable, la critique du recourant concernant la désignation du curateur est mal fondée.