Citation: 1P.778/1999 10.03.2000 E. 1

1.- Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 125 I 412 consid. 1a p. 414; 125 II 497 consid. 1a p. 499; 125 III 461 consid. 2 p. 463 et la jurisprudence citée). a) Seule la voie du recours de droit public est ouverte en l'occurrence pour se plaindre de la violation du droit d'être entendu découlant de l'art. 4 aCst. et du droit à un procès équitable consacré à l'art. 6 § 1 CEDH (ATF 120 IV 113 consid. 1a p. 114) ou pour invoquer l'application arbitraire du droit cantonal, dans la mesure où la recourante ne prétend pas que la décision attaquée reviendrait à violer le droit fédéral (cf. ATF 119 IV 92 consid. 3b p. 101). b) Selon la jurisprudence relative à l'art. 88 OJ, le plaideur qui intervient dans le procès pénal, notamment à titre de lésé, n'a en principe pas qualité pour former un recours de droit public contre les ordonnances refusant d'inculper l'auteur présumé d'une infraction, ou prononçant un classement ou un non-lieu en sa faveur, car l'action pénale appartient exclusivement à la collectivité publique (ATF 121 IV 317 consid. 3b p. 324 et les arrêts cités). En règle générale, l'intervenant n'a qu'un simple intérêt de fait à obtenir que cette action soit effectivement mise en oeuvre; un intérêt juridiquement protégé n'est reconnu qu'à la victime d'une atteinte à l'intégrité physique, sexuelle ou psychique, selon les art. 2 al. 1 et 8 de la loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infractions (LAVI; RS 312. 5). Le plaignant ou l'intervenant qui ne répond pas à cette définition n'a dès lors pas qualité pour recourir sur le fond; il peut seulement se plaindre, le cas échéant, d'une violation de ses droits de partie à la procédure que lui reconnaît le droit cantonal de procédure ou qui découlent directement de dispositions constitutionnelles ou conventionnelles telles que celles des art. 4 aCst. et 6 CEDH, lorsque cette violation équivaut à un déni de justice formel (ATF 121 IV 317 consid. 3b p. 324 et les arrêts cités; cf. ATF 125 II 86 consid. 3b p. 94). En l'occurrence, la recourante n'a manifestement pas qualité de victime au sens de l'art. 2 al. 1 LAVI et ne peut contester au fond le classement en opportunité de sa plainte; en revanche, elle peut se plaindre de la violation de ses droits de partie, équivalant à un déni de justice formel.