Citation: 1B_232/2015 E. 2.2

2.2. L'intéressé fait grief ensuite à la cour cantonale d'avoir refusé de tenir une audience afin qu'il puisse démontrer le lien qui l'unit à son fils. Dans la mesure où l'art. 233 CPP ne fait pas de renvoi explicite à l'art. 228 CPP et où le droit d'être entendu est suffisamment garanti par la procédure contradictoire, le prévenu ne dispose en principe pas d'un droit formel à la tenue d'une audience lorsque la juridiction d'appel statue sur sa demande de libération (ATF 137 IV 186 consid. 3 p. 188). En l'occurrence, la Cour de justice pouvait renoncer à entendre personnellement le recourant, celui-ci ne faisant pas valoir qu'il aurait souhaité développer oralement des arguments qui ne seraient pas contenus dans ses écritures. De plus, l'instance précédente a pris en compte dans son raisonnement le fait que le lien filial était "intense comme allégué" (cf. infra consid. 3.3). Mal fondé, le grief doit être rejeté.