Citation: 8C_662/2023 E. 6.1

6.1. Le recourant reproche aux juges précédents d'avoir refusé d'admettre que sa situation médicale nécessitait un séjour de plus de 183 jours au Kosovo, en considérant qu'il pouvait profiter à Genève des mêmes "bénéfices médicinaux" qu'au Kosovo. Ce faisant, les juges cantonaux auraient procédé à une appréciation arbitraire des faits. Ils auraient fait fi des recommandations unanimes de ses médecins lui conseillant de passer plus de six mois par an au Kosovo. Son séjour de 200 jours dans ce pays en 2017 aurait ainsi répondu à des impératifs d'ordre médical et il n'aurait fait qu'appliquer les conseils de ses médecins. Selon ceux-ci, les séjours au Kosovo amélioreraient son état de santé (diminution des douleurs, du stress, des tensions nerveuses et des troubles de la mémoire), ce qui ne serait pas possible à Genève. Ces séjours ne seraient donc pas effectués par convenance et il aurait agi de bonne foi. La procédure de restitution de prestations entamée par l'intimé nuirait par ailleurs à sa santé psychique. En ne retenant pas qu'il avait séjourné dans son pays d'origine pour des motifs valables, les premiers juges auraient violé le droit fédéral, en particulier l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.). Son domicile et sa résidence habituelle ayant toujours été à Genève, il aurait droit pour l'année 2017 aux prestations complémentaires, et par conséquent aux subsides de l'assurance-maladie.