Citation: 5C.18/2004 30.08.2004 E. B

Le 10 octobre 2002, A.X.________, domicilié à Port-au-Prince, a indiqué à la Cour de justice avoir récemment appris par sa belle-soeur I.Z.________, habitant à Miami, que les époux Y.________ avaient adopté ses deux filles. Il s'est plaint de ne jamais avoir été consulté au sujet de ces changements de filiation et a requis l'annulation des adoptions. Lors de la procédure, il a expliqué s'être occupé, après le décès de son épouse et jusqu'en 1992, de ses filles qui habitaient alors chez I.Z.________, à Miami. Dès 1992, lorsque ses enfants ont été accueillies à Genève, il a écrit plusieurs fois à D.Y.________, sans recevoir de réponse, puis téléphoné et écrit à ses filles. Les communications se seraient interrompues au printemps 1995, au moment où la famille adoptive a changé de domicile à Genève, sans lui communiquer sa nouvelle adresse. A.X.________, toujours veuf, a d'autres enfants, dont certains vivent encore avec lui à Haïti. Il exerce une activité d'artiste peintre et pratique le commerce de biens usagers à Port-au-Prince. Il n'a pas participé à l'entretien des enfants depuis leur arrivée en Suisse. B.a Les époux Y.________ ont acquiescé à la demande d'annulation des adoptions. Lors de son audition, le mari a indiqué avoir souscrit à la volonté de sa femme d'adopter les enfants et s'être fié à ses affirmations mensongères selon lesquelles elle ignorait ce qu'il était advenu du père biologique. E.Y.________ n'a pas contredit son époux et a reconnu avoir menti durant la procédure d'adoption en affirmant ignorer l'adresse de A.X.________ à Haïti, alors qu'elle la connaissait. B.b B.Y.________, de même que C.________, par l'intermédiaire de son curateur, se sont opposées à l'annulation de leur adoption.