Citation: 2C_215/2024 E. 4.2.3

4.2.3. Sur ces bases, le Tribunal cantonal a d'abord reconnu la qualité de travailleuse à la recourante pour la période courant du 1er mai 2018 au 20 novembre 2018, en précisant qu'il s'agissait d'un cas limite, au vu de la durée effective de l'engagement et du salaire moyen dégagé. En l'espèce, le point de savoir si les juges cantonaux ont correctement reconnu la qualité de travailleuse à la recourante pour cette période peut demeurer indécis (cf. arrêt 2C_471/2022 du 20 décembre 2023 consid. 3.3), au vu de l'issue du litige. Puis, les juges cantonaux ont à juste titre dénié la qualité de travailleuse à la recourante pour les activités de ménage ensuite exercées, qui constituaient des activités marginales et accessoires. Dès lors, la recourante, qui a tout au plus exercé une activité lucrative réelle et effective durant environ sept mois, qui n'a au demeurant pas touché le chômage et dont les chances de trouver un nouveau travail dans un laps de temps raisonnable apparaissaient comme faibles au vu de l'incapacité de travail (cf. arrêt 2C_945/2021 du 11 août 2022 consid. 6.4), a quoi qu'il en soit perdu ce statut de travailleuse au sens de l'ALCP avec la cessation de son activité le 20 novembre 2018 à la suite de son licenciement avec effet immédiat (cf. arrêt 2C_322/2020 du 24 juillet 2020 consid. 3.5.3). La recourante ne peut donc se prévaloir d'un droit à une autorisation de séjour en application de l'art. 6 par. 1 et 6 annexe I ALCP.