Citation: U 365/00 23.10.2001 E. 3

3.- a) Tandis que le docteur F.________ a pris la peine d'indiquer ce qu'il en est exactement de la mobilité des épaules, des coudes et des poignets gauches et droits du recourant (examen médical final du 23 février 1996, p. 3), son confrère D.________ n'a pas communiqué les mesures qu'il aurait effectuées au cours de ses examens. A cet égard, on peut se demander s'il existe réellement une divergence notable entre leur appréciations, dès lors que le premier médecin avait indiqué, le 23 février 1996, que le recourant avait «récupéré plus des trois quarts» de la mobilité de son poignet et que la pro-supination n'était que très discrètement limitée, alors que le second avait fait uniquement état de «perte significative» de la pronation et de la supination dans son rapport du 31 octobre 1995. Quoi qu'en dise le recourant, la nature et le degré de l'atteinte à l'intégrité découlant des blessures subies au poignet droit ont été suffisamment élucidés, au sens de l'art. 47 al. 1 LAA. Quant aux rapports médicaux sur lesquels l'intimée s'est fondée pour statuer, ils remplissent toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante de tels documents (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). En conséquence, il est superflu d'ordonner de plus amples investigations médicales ou d'administrer d'autres preuves, comme le recourant le demande. Les docteurs E.________ et F.________ ont estimé que l'affection dont souffre le recourant correspond à celle d'un assuré ayant subi une arthrodèse radio-carpienne. Dans ces conditions, c'est à juste titre que le médecin d'arrondissement a évalué à 10 % le taux de l'atteinte à l'intégrité découlant des blessures subies au poignet droit, conformément à la pratique administrative. On ne saurait en revanche tenir compte de l'évaluation effectuée par le docteur D.________ parce qu'elle ne correspond pas aux données fixées dans les tables d'indemnisation. b) Le recourant demande par ailleurs de prendre en compte ses affections psychiques dans l'évaluation de son atteinte à l'intégrité. Pareille atteinte, à supposer qu'elle soit suffisamment documentée, ne serait de toute façon pas en relation de causalité adéquate avec les accidents subis. La CNA fait observer pertinemment à ce propos, en se référant à sa réponse du 21 avril 1999, que les circonstances de l'accident n'étaient pas propres à engendrer de telles troubles. En outre, il ne ressort pas des rapports du docteur G.________ (des 22 novembre 1997 et 3 septembre 1998), sur lesquels le recourant fonde ses conclusions, qu'une telle atteinte subsisterait de manière prévisible avec au moins la même gravité pendant toute sa vie (cf. ATF 124 V 211 consid. 4b). Dès lors, la CNA a refusé à juste titre de tenir compte des affections psychiques dans l'évaluation de l'atteinte à l'intégrité. A cet égard aussi, le complément d'instruction requis n'est d'aucune utilité.