Citation: 2C_377/2021 E. 4.2

4.2. La recourante fait valoir devant le Tribunal fédéral que sa réclamation et son recours cantonaux auraient dû être traités comme une demande de révision. En l'espèce, il apparaît que le mémoire de recours du 15 février 2021 comportait des conclusions portant sur la procédure de soustraction fiscale et sur la répartition des impôts entre époux séparés, ce que l'instance précédente a bien compris. Elle a en effet annoncé à la recourante par courrier du 2 mars 2021 que dites conclusions sortaient du cadre du litige puisqu'elles portaient sur des décisions entrées en force de sorte qu'elles seraient déclarées irrecevables. Il y a par conséquent lieu de comprendre le courrier du 2 mars 2021 comme une mise en garde à l'endroit de la recourante qui devait préciser la portée et le contenu de son mémoire de recours, ce qu'elle a du reste fait par courrier du 17 mars 2021. A la lecture du courrier du 17 mars 2021 exposant que le recours déposé le 15 février 2021 ne consistait pas à établir un état de dénuement mais l'absence totale de faute de la recourante s'agissant des soustractions commises par B.________, l'instance précédente pouvait et devait raisonnablement comprendre que la recourante, quand bien même elle était représentée, s'en prenait une nouvelle fois aux décisions qui avaient arrêté les rappels d'impôt, les amendes pour soustraction fiscale et la répartition des impôts entre époux séparés. Elle aurait par conséquent dû effectivement considérer le recours comme une demande de révision de ces dernières, ce qu'elle n'a pas fait en violation de l'interdiction du formalisme excessif. Ce constat ne conduit toutefois pas à l'admission du recours. Il apparaît en effet que les conditions de la révision en matière d'impôt fédéral direct, cantonal et communal, réglées par le droit fédéral que le Tribunal fédéral applique d'office (art. 106 al. 1 LTF), ne sont de toute manière pas réunies.