Citation: 6B_610/2007 22.02.2008 E. 5

La recourante conteste s'être rendue coupable de calomnie qualifiée. Elle nie avoir eu connaissance de la fausseté des allégations qu'elle a propagées. Elle fait en outre valoir qu'elle a articulé ces allégations dans une demande de révision déposée devant le Tribunal cantonal fribourgeois, donc dans le cadre d'une procédure judiciaire, ce qui, selon elle, démontrerait qu'elle était sincère. Il est reproché à la recourante, non pas d'avoir allégué faussement et en le sachant que la vente immobilière était irrégulière, mais d'avoir accusé B.________ d'avoir commis des infractions, alors qu'elle savait qu'il n'en était rien. Or, elle n'établit nullement que la constatation cantonale, qui relève du fait (ATF 123 IV 155 consid. 1a p. 156; 122 IV 156 consid. 2b p. 160 et les arrêts cités), selon laquelle elle savait que B.________ ne s'était pas rendu coupable des infractions dont elle l'accusait serait arbitraire. C'est par ailleurs en vain que la recourante tente de faire admettre qu'elle aurait agi dans le cadre d'une procédure de révision. L'arrêt attaqué retient qu'elle a propagé les allégations litigieuses en les mettant en ligne ainsi que par le biais de courriers et de la distribution de tracts, sans même qu'elle n'allègue d'arbitraire sur ce point. Pour le surplus, il n'est à juste titre pas contesté que les conditions de l'infraction réprimée par l'art. 174 ch. 2 CP sont réalisées. Accuser une personne d'avoir commis un crime ou un délit intentionnel est constitutif d'une atteinte à l'honneur au sens des art. 173 ss CP (ATF 118 IV 248 consid. 2b p. 250/251), l'allégation de faits rendant la personne visée méprisable étant au demeurant suffisante (ATF 132 IV 112 consid. 2.1 p. 115; 128 IV 53 consid. 1a p. 57/58; 119 IV 44 consid. 2a p. 47; 117 IV 27 consid. 2c p. 28/29; 116 IV 205 consid. 2 p. 206/207). Il est au reste établi en fait que la recourante, qui ne démontre en tout cas pas d'arbitraire sur ces points, connaissait la fausseté des allégations qui lui sont reprochées et qu'elle a agi dans le but de ruiner la réputation des personnes visées. Sur le vu de ce qui précède, le grief, qui repose très largement, si ce n'est exclusivement, sur l'allégation de faits non établis, doit être rejeté, autant qu'il soit recevable au regard des exigences de l'art. 106 al. 2 LTF.