Citation: 6B_1175/2021 E. 1.3.5

1.3.5. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir arbitrairement omis qu'il aurait consenti des efforts considérables et que sa situation personnelle aurait évolué de manière particulièrement favorable. Il lui reproche notamment d'avoir omis de retenir le témoignage de son amie intime qui aurait exposé l'amélioration notable de sa situation, sa nette prise de conscience et son pronostic particulièrement favorable. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a pas omis que le recourant avait entrepris un suivi psychologique le 11 juin 2018, auquel il a mis fin en août 2020 (cf. jugement attaqué, consid. C. 1.). Elle a également relevé que le rythme annuel des condamnations routières s'était ralenti, mais a toutefois considéré qu'on ne bénéficiait pas d'un recul étendu. Le recourant ne démontre pas en quoi cette appréciation serait arbitraire et tel n'apparaît pas être le cas. En effet, compte tenu de la longue période (depuis 2003) durant laquelle il a fait l'objet de mesures de retrait de permis en nombre et a commis plusieurs infractions, l'absence de nouvelle infraction depuis moins de deux ans au moment du jugement cantonal n'apparaît pas encore significative. Enfin, la cour cantonale a également retenu une certaine prise de conscience du recourant mais a souligné que celle-ci se heurtait à ses antécédents. La cour cantonale n'a donc pas versé dans l'arbitraire en ne retenant pas que sa situation était particulièrement favorable.