Citation: 1B_3/2018 E. 4

Dans la mesure où l'argumentation développée à cet égard remplirait les exigences en matière de motivation (art. 42 al. 2 LTF), le vol des données informatiques du recourant et l'atteinte à sa sphère privée qui en découle ne suffisent pas en l'espèce pour considérer, dans le cadre de la procédure de levée des scellés, que ces moyens de preuve seraient d'emblée inexploitables (cf. art. 140 et 141 al. 1 et 2 CPP; ATF 143 IV 387 consid. 4.4 p. 394 s.). Cela vaut d'ailleurs d'autant plus que l'instruction porte sur des infractions graves et que le recourant ne prétend pas que les données sous scellés seraient dénuées de toute pertinence pour faire avancer l'instruction. L'examen définitif du caractère exploitable de ces preuves obtenues peut-être par un moyen illicite incombera au juge du fond dans le cadre de la décision finale (ATF 143 IV 387 consid. 4.6. p. 396 s.).