Citation: 6B_31/2023 E. 2.3

2.3. En l'espèce, s'agissant de l'atteinte à sa vie privée, il ressort du jugement entrepris que le recourant vit en Suisse depuis une trentaine d'années et a été régulièrement actif professionnellement, de sorte qu'il dispose d'un intérêt privé important à rester en Suisse. Son intégration dans ce pays n'est toutefois pas exemplaire, ayant bénéficié à plusieurs reprises de l'aide sociale, notamment pour une période allant jusqu'à 4 ans, et ayant ainsi accumulé une dette sociale conséquente (plus de 163'000 fr.). Le recourant fait aussi l'objet de divers actes de défaut de biens pour un montant de plus de 211'000 francs. Il n'apparaît au surplus pas qu'il puisse justifier de liens sociaux spécialement intenses avec la Suisse. Dans ces conditions, le recourant ne peut pas se prévaloir d'un droit au respect de sa vie privée au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH. S'agissant de l'atteinte à sa vie familiale, le recourant a trois filles (deux majeures et une mineure) et deux petits-fils en Suisse. Il entretient actuellement une relation de couple avec C.________, sans faire ménage commun avec elle. Selon l'état de fait cantonal, qui lie par conséquent le Tribunal fédéral, le recourant n'a pas la garde de sa fille mineure, ni vit en ménage commun avec elle. Cependant il prend en charge régulièrement cette dernière. Compte tenu du lien avec sa fille mineure, le recourant peut en principe se prévaloir d'une atteinte à sa vie familiale, de sorte que son expulsion le placerait dans une situation personnelle grave au sens de l'art. 66a al. 2 CP. Quoi qu'il en soit, la pesée des intérêts opérée par la cour cantonale ne prête pas le flanc à la critique, comme cela ressort de ce qui suit.