Citation: 2C_15/2024 E. 4.2.3

4.2.3. Selon le jugement entrepris, le Tribunal cantonal a refusé d'ordonner la production d'une telle liste, précisant que les indications transmises par la HEP-VS à la suite de son ordonnance de preuves du 3 mai 2023 répondaient déjà partiellement à cette requête et suffisaient à trancher le litige au fond, sous l'angle de l'inégalité de traitement invoquée par le recourant. Dès lors, de plus amples renseignements de la part de la HEP-VS que ceux déjà fournis n'apparaissaient pas utiles à la résolution du litige. Or, sur ce point, le recourant n'invoque ni ne démontre l'arbitraire de cette appréciation anticipée des preuves. Il ressort clairement de l'arrêt entrepris que la HEP-VS avait indiqué par écrit, à la demande du juge cantonal délégué, qu'aucun candidat non titulaire d'un master en mathématiques n'avait été admis à la formation professionnelle à l'enseignement des mathématiques au secondaire II depuis 2019. Cette information était ainsi suffisante pour traiter du grief du recourant relatif à la violation de l'égalité de traitement. La mesure d'instruction supplémentaire requise était donc sans influence sur la solution du litige de sorte que le Tribunal cantonal pouvait s'en dispenser sans tomber dans l'arbitraire ou violer le droit d'être entendu du recourant. Pour ce qui est de l'autre critique formulée par le recourant, le Tribunal cantonal a retenu que la demande d'équivalence du recourant n'avait pas à être examinée en l'espèce, comme on l'a vu. Dès lors, l'administration de la preuve requise ne se posait pas sous cet angle. Savoir si c'est à juste titre que le fait à prouver a été jugé sans pertinence relève du fond et non de l'art. 29 al. 2 Cst.