Citation: 6B_1058/2013 E. 4.3

4.3. Pour retenir l'infraction de menaces au sens de l'art. 93 LPMPA - seule encore contestée par le recourant (cf. arrêt attaqué, p. 2, lettre B.) - , la cour cantonale a pris en compte le fait que les agents de détention étaient assermentés, de sorte qu'ils étaient réputés reproduire fidèlement les déclarations recueillies en cours d'enquête disciplinaire, jusqu'à preuve du contraire. En l'occurrence, rien ne permettait de douter de l'authenticité du contenu du rapport d'entretien établi par le surveillant-chef adjoint. En revanche, la crédibilité des déclarations du recourant était sujette à caution attendu qu'il avait déclaré ne pas se souvenir d'avoir insulté A.________, puis s'était ravisé après avoir écouté l'enregistrement de sa conversation par interphone avec le prénommé, lequel attestait indiscutablement l'invective en cause. Dans ces circonstances, il y avait lieu de tenir les déclarations consignées au procès-verbal d'entretien pour avérées.