Citation: 4A_297/2017 E. A

Le 7 avril 2014, M.________ (ci-après: l'employée) a signé un contrat de mission avec X.________ SA (ci-après: l'employeuse) pour une durée maximale de trois mois; l'employée était affectée à l'entreprise A.________ SA (ci-après: A.________); le salaire horaire brut s'élevait à 25 fr.59 et l'horaire de travail représentait 173,33 heures par mois. Le contrat a été modifié en date du 13 janvier 2015, le salaire horaire brut passant à 25 fr.62. Il a été reconduit le 19 janvier 2015, pour une durée indéterminée à partir du 7 juillet 2014. Par courrier du 10 mars 2015, l'employeuse a signifié à l'employée la fin de sa mission intérimaire auprès de A.________ pour le 11 avril 2015. Par contrat de mission du 31 mars 2015, l'employeuse a affecté l'employée auprès de l'entreprise B.________ SA (ci-après: B.________) à compter du 1 er avril 2015 pour une durée maximale de trois mois avec un salaire horaire brut de 24 fr.89. Un peu plus tôt, soit le 20 mars 2015, l'employée est tombée enceinte. Selon ses déclarations en procédure, elle a appris sa grossesse le 13 avril 2015 - jour où elle s'est rendue chez le Dr C.________ - et l'a annoncée le même jour; le lendemain, son supérieur hiérarchique au sein de B.________ lui a fait savoir que son travail "n'allait pas" et qu'elle devait rentrer. L'employeuse a résilié le contrat de mission du 31 mars 2015 par courrier du 13 avril 2015 avec effet au 16 avril 2015. Par courriers des 29 mai et 25 juin 2015, l'employée a mis l'employeuse en demeure de la réintégrer de suite à son poste de travail. La Caisse publique de chômage du canton du Jura a alloué à l'employée des indemnités de chômage à partir du 16 avril 2015. Par courrier du 23 juillet 2015, elle a annoncé sa volonté de se subroger à l'employée dans ses droits au salaire jusqu'à concurrence des indemnités versées. L'enfant N.________ est née le 17 décembre 2015.