Citation: 5C.80/2000 31.08.2000 E. A

A.- La société anonyme Y.________ a effectué, en qualité de sous-traitant de l'entrepreneur V.________, des travaux de rénovation dans la tour "Z.________" sise sur la parcelle no 0052 du cadastre des Eplatures à La Chaux-de-Fonds, propriété de la société anonyme immobilière Z.________ (ci-après: la SI Z.________ SA). V._________ ne s'étant pas acquitté d'un solde de facture de 29'300 fr., Y.________ SA a requis et obtenu, les 26 février et 1er avril 1998, l'inscription provisoire, à concurrence du même montant, d'une hypothèque légale des artisans et entrepreneurs sur l'immeuble précité. Le juge a en outre imparti au requérant un délai de 90 jours pour ouvrir action au fond. Après avoir déposé, le 25 mai 1998, une première demande en inscription définitive de l'hypothèque devant le Tribunal du district de La Chaux-de-Fonds, Y.________ SA s'est désistée de l'instance (art. 177 CPC neuch.), se réservant toutefois le droit de mieux agir. Agissant en temps utile devant la Cour civile du Tribunal cantonal, elle a conclu à l'inscription définitive de l'hypothèque légale pour le montant de 29'300 fr., avec intérêts à 5% dès le 3 mars 1998, et à la condamnation du propriétaire à payer 408 fr., plus intérêts à 5% dès le 9 septembre 1998, ainsi que les frais et dépens. La SI Z.________ SA a conclu au rejet de l'action et, reconventionnellement, à ce qu'il soit donné ordre au conservateur du registre foncier de radier l'annotation provisoire. Dans l'intervalle, Y.________ SA a fait notifier à V.________ un commandement de payer la somme de 29'300 fr., plus intérêts, que le poursuivi a frappé d'opposition. Lors de l'audience de mainlevée du 5 mai 1998, les parties ont toutefois passé une convention, aux termes de laquelle elles se sont engagées à discuter, en présence de la SI Z.________ SA, d'une solution amiable, tout en réservant expressément leurs droits sur le fond. X.________ ayant acquis la parcelle no 0052, il a succédé en qualité de partie à la SI Z.________ SA.