Citation: P 56/03 04.02.2004 E. 4

4.1 En l'espèce, le recourant ne remet pas en cause le point de vue des premiers juges, selon lequel son recours devant la juridiction cantonale, formé largement après l'échéance du délai de trente jours prévu à l'art. 60 al. 1 LPGA, était tardif. En revanche, il allègue souffrir de déficiences physiques et mentales qui ont motivé sa mise sous tutelle à différentes périodes de sa vie, étant donné que son état requiert une assistance pour accomplir des démarches administratives ou judiciaires. Ce faisant, le recourant demande la restitution du délai de recours. 4.2 Les circonstances invoquées par l'intéressé ne sauraient toutefois être considérées comme un motif légitime de restitution du délai de recours, dans la mesure où elles ne l'empêchaient pas de se rendre compte de la portée de la décision sur réclamation de l'OCPA et de charger un tiers d'accomplir les actes de procédure nécessaires (cf. ATF 119 II 87 consid. 2a, 112 V 255 consid. 2a). D'ailleurs, le recourant affirme avoir effectué une telle démarche. Le fait que les personnes contactées ont refusé d'intervenir en raison de l'importante somme d'argent que les différents documents montrent être en sa possession ne l'empêchait pas de recourir à d'autres personnes, au besoin à un mandataire professionnel. Cela étant, les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la reconnaissance d'un empêchement non fautif ne peuvent être considérées comme satisfaites. C'est dès lors à bon droit que l'autorité intimée a nié l'existence d'un motif de restitution du délai et jugé le recours irrecevable.