Citation: 6B_1194/2021 E. 1.4

1.4. Cette vaste rediscussion de l'ensemble des preuves repose sur des supputations et revient pour l'essentiel à opposer l'appréciation du recourant à celle de la cour cantonale. Elle est de nature purement appellatoire et est donc irrecevable dans cette mesure. On peut se limiter, au demeurant, aux quelques remarques qui suivent, qui suffisent à écarter tout soupçon d'arbitraire. Le recourant n'explique tout d'abord d'aucune manière ce qui pourrait suggérer que ses premières déclarations à la police auraient été retenues à sa charge et rien de tel ne transparaît de la motivation de la décision querellée. Il ressort, par ailleurs, du rapport médical du 15 janvier 2018 que si, lors de son admission à l'hôpital, le recourant, connu pour plusieurs épisodes d'éthylisation aiguë, présentait, outre un fetor alcoolique, une éthanolémie à 2.48, ne se souvenait pas bien de la soirée et n'avait aucun souvenir de l'accident, il n'en était pas moins orienté dans les trois modes et avait été trouvé debout et conscient par les ambulanciers. Rien de tout cela n'étaie l'hypothèse d'une incapacité physique et concrète si totale de prendre le volant qu'il apparaîtrait insoutenable de retenir qu'il l'ait fait ou d'exclure que B.________, qui a constamment expliqué qu'il ne voulait pas conduire parce qu'il n'avait pas le permis, ait néanmoins pris le volant. S'il n'est pas établi que le recourant ait porté les cheveux longs à cette période, rien ne permet non plus d'exclure que ses cheveux ne fussent pas néanmoins suffisamment plus longs que ceux de B.________ pour que C.________ puisse le remarquer et, surtout, quoi qu'il en soit, ce témoin a identifié la première personne sortie du véhicule accidenté comme "le plus costaud" des deux, ce qui ne laisse guère de doute quant à son identité, respectivement sur celle du conducteur, dès lors que selon les rapports de prélèvements pour analyse, B.________ (bûcheron de son état) pesait alors 105 kg pour 200 cm, données à rapporter aux 72 kg pour 190 cm du recourant (dossier cantonal, p. 26 et 29), toutes choses que le témoin pouvait aisément constater même sous une luminosité peu importante. Il n'y avait ainsi, indépendamment même de ce que, selon le rapport de police, les ambulanciers ont pu relater des propos du recourant, rien d'insoutenable à retenir que c'est bien ce dernier qui conduisait le véhicule au moment de l'accident.