Citation: 6B_477/2014 E. 3.3

3.3. En substance, la cour cantonale a retenu que le recourant avait reçu de sa mère 50'000 fr. destinés à financer l'acquisition d'un terrain, montant qui était le fruit d'un abus de confiance commis au détriment de feu B.________. Il était également établi que le recourant avait reçu, le jour même de la vente, ladite somme en numéraire, l'avait versée sur un compte et avait émis un ordre de paiement en vue de la transaction. Les fonds avaient donc été affectés directement à l'acquisition du bien-fonds. La cour cantonale a relevé que l'apport de 50'000 fr. fourni par la mère du recourant était attendu. Celui-ci n'avait pas démontré qu'il aurait eu la fortune nécessaire à l'acquisition de la parcelle et comptait donc sur un apport extérieur. Il ne ressortait pas non plus du dossier que des démarches auraient été entreprises aux fins de vendre les actions que le recourant prétendait détenir. Il avait d'ailleurs admis savoir que les fonds provenaient de la fortune de feu B.________ et varié dans ses explications, affirmant n'en avoir utilisé qu'une partie puis admettant avoir eu besoin de la totalité. A cet égard, il ne s'était nullement ému de ce que sa mère, bénéficiaire de l'aide sociale, lui fournisse une telle somme provenant, selon ses dires, d'un don ou d'une rétribution de feu B.________. L'absence de motivation plausible quant au supposé don ne l'avait pas non plus alerté. Il était également établi que le recourant s'était rendu à plusieurs reprises au domicile de feu B.________. Ces visites avaient pour but de discuter, en présence également de la mère du recourant, de l'avancée du projet d'investissement dans lequel feu B.________ pensait prendre part, comme cela ressortait de sa plainte. Le recourant n'avait pas expliqué quel autre objet aurait pu avoir ses visites. Bien que la mère du recourant l'ait admis avant de se rétracter, feu B.________ s'était étonné de l'absence de son nom dans l'acte de vente de l'immeuble et s'était manifesté auprès d'elle, ce dont le recourant avait nécessairement été témoin. Le recourant ne s'était d'ailleurs pas étonné de la présence de feu B.________ au moment de la signature du contrat de vente. Au vu de ces éléments, la cour cantonale a retenu que le recourant avait accepté de recevoir 50'000 fr. des mains de sa mère, en sachant que ces fonds avaient été confiés par feu B.________ en vue de l'acquisition en commun d'un immeuble, F.________ n'ayant jamais eu le dessein d'inclure celui-ci dans l'acte de vente. Le recourant connaissait donc l'origine délictueuse des fonds et avait sciemment choisi de les utiliser pour acquérir le terrain sur lequel il avait construit sa villa.