Citation: 2C_123/2024 E. 4.2

4.2. En l'espèce, les précédents juges ont retenu dans leur arrêt que le mariage conclu entre le recourant et B.________ était un mariage fictif. Ils ont partant jugé que le recourant n'avait pas de droit à la prolongation de son titre de séjour, ni sur la base des dispositions de l'ALCP (RS 0.142.112.681) relatives au regroupement familial (cf. art. 7 let. d ALCP et art. 3 annexe I ALCP) ni sur celle de l'art. 50 LEI (RS 142.20) relatif à la prolongation du titre de séjour après la dissolution de l'union conjugale. Le Tribunal cantonal a par ailleurs considéré que le Service cantonal n'avait pas violé le droit, ni abusé de son pouvoir d'appréciation en retenant que la situation du recourant, envisagée dans sa globalité, n'était pas constitutive d'un cas d'extrême gravité justifiant une exception aux conditions d'admission au sens des art. 30 al. 1 let. b LEI et 31 OASA (RS 142.201). Enfin, le Tribunal cantonal a relevé que l'art. 62 al. 2 LEI relatif à la relation entre l'expulsion pénale et la révocation de l'autorisation de séjour par l'autorité administrative ne trouvait pas à s'appliquer en l'espèce dès lors que n'était pas en cause la révocation de l'autorisation, mais son non-renouvellement. Il a partant rejeté le grief du recourant selon lequel son expulsion aurait été illicite car le juge pénal y avait renoncé.