Citation: 6B_1086/2013 E. 1.3.5

1.3.5. Le recourant met en cause les déclarations de B.________. Il soutient avoir rencontré B.________, qui lui a remis la bombonne au poivre deux heures avant l'agression, comme l'atteste l'activation, par son téléphone portable, de la borne sise à 50 mètres de la galerie marchande, celle installée à la rue Dancet, à 21h19 et à 21h26. Il ressort effectivement du rapport de police qu'entre 21h19 et 21h26, le téléphone portable du recourant a activé la borne rue Dancet - boulevard du Pont-d'Arve, à proximité immédiate du lieu où se déroulera l'agression deux heures plus tard environ (dossier 10110). On peut donc en déduire que le recourant se trouvait sur les lieux de l'agression vers 21h20. Il a pu toutefois revenir sur les lieux deux heures plus tard, au moment de l'agression, comme le soutient B.________. Ainsi, ce dernier a déclaré avoir vu C.________, E.________, W.________, I.________, H.________ (H.________) et G.________ sur le trottoir de l'avenue Henri-Dunant en possession de couteaux ou de sabres, armes que I.________ et que les quatre premiers avaient utilisées en cherchant à atteindre J.________ " (....). " S'agissant de la goupille portant son ADN retrouvée sur place, il a expliqué avoir vu G.________ en possession d'un " extincteur " ou d'un spray au poivre lors de la bagarre, objet dont il s'était saisi en le prenant des mains de l'intéressé, voire de D.________, mais contestait avoir dégoupillé la bombonne, dont personne n'avait fait usage " (arrêt attaqué p. 77, 26 s.). Au vu des déclarations des coprévenus et de la victime, il n'est pas arbitraire de retenir que le recourant a remis la bombonne à B.________ lors de l'agression et non deux heures avant.