Citation: 4C.417/2004 10.03.2005 E. C

Le demandeur exerce un recours en réforme au Tribunal fédéral. Il reprend ses conclusions d'instance cantonale. A titre subsidiaire, il requiert le renvoi de la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision. Insistant sur le "caractère éminemment familial" de la défenderesse n° 1, il fait valoir, concernant la vente des 5 actions nominatives, que la Cour civile a faussement appliqué certains principes du droit de la société anonyme, cela sans prendre en compte la nature particulière de la défenderesse précitée; de surcroît, la cour cantonale aurait omis de sanctionner l'interdiction pour tout plaideur d'abuser de son droit. A propos de la donation des 81 actions nominatives, il prétend que le refus d'approbation du transfert des actions n'est pas intervenu dans le délai de trois mois instauré par l'art. 685c CO, de sorte que la donation était parfaite avant la vente des actions à la défenderesse n° 2 le 21 février 1994. A l'en croire, la Cour civile a attribué une portée erronée à la réquisition d'inscription au registre des actions qu'il a formée le 20 juin 1994. Pour finir, il évoque la logique, qui interdit à la défenderesse n° 3, non assistée d'un conseil, de vendre des actions, qui avaient valablement été données par un contrat de donation mixte conclu le 30 mai 1989, puis par une donation pure, avec signature notariée, passée le 17 juillet 1992. La défenderesse n° 3 propose le rejet du recours. Les défenderesses n°s 1 et 2, représentées par le même conseil, concluent, quant à la forme, à l'irrecevabilité du recours et, pour ce qui est du fond, déclarent adhérer aux arguments contenus dans la réponse de la défenderesse n° 3 tendant au rejet du recours.