Citation: U 466/00 03.04.2001 E. A

A.- a) V.________ a exercé pendant de nombreuses années la profession de charpentier. Entre 1987 et 1992, il a subi plusieurs accidents à la suite desquels la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) a alloué ses prestations. L'assuré a notamment bénéficié d'une rente d'invalidité de 25 % de cette assurance à partir dès le 1er août 1988. Par décision du 3 mai 1996, confirmée sur opposition le 19 novembre 1996, la CNA a alloué à l'assuré une rente calculée sur la base d'un taux d'invalidité de 33 1/3 % pour l'ensemble des conséquences des différents accidents. Pour fixer le montant de la rente, la CNA a comparé le gain mensuel de 5200 fr. que l'assuré aurait pu réaliser sans invalidité avec un revenu mensuel d'invalide de 3500 fr. dans une activité légère, en position assise, dans différents secteurs de l'industrie. b) V.________ a déféré la décision sur opposition du 19 novembre 1996 au Tribunal cantonal des assurances du canton de Vaud en concluant à l'octroi d'une rente d'invalidité fondée sur une incapacité de gain de 100 % dès le 1er juin 1993. La juridiction cantonale a ordonné la mise en oeuvre d'une expertise qu'elle a confiée au professeur L.________, du Centre Hospitalier X.________. Ce dernier a établi son rapport le 31 mars 1998. Par jugement du 1er octobre 1998, le Tribunal cantonal a réformé la décision du 19 novembre 1996 en ce sens qu'il a astreint la CNA à verser à l'assuré une rente d'invalidité de 100 % dès le 1er juin 1993, le dossier lui étant renvoyé afin qu'elle fixe l'étendue de ses prestations. A la suite d'un recours formé par la CNA, le Tribunal fédéral des assurances a annulé ce jugement et renvoyé la cause aux premiers juges afin qu'ils procèdent à un complément d'expertise auprès de l'expert judiciaire et statuent à nouveau (arrêt du 13 septembre 1999, U 212/99). Le but du complément d'expertise était d'examiner plus précisément le caractère adapté ou non des activités professionnelles envisagées et le taux de capacité de travail raisonnablement exigible dans celles-ci (consid. 4c).