Citation: 9C_168/2007 08.01.2008 E. 4

4.1 Dans un premier grief, la recourante reproche à l'autorité précédente d'avoir violé les principes généraux d'appréciation des preuves qui découlent de la jurisprudence du Tribunal fédéral en matière de rapports médicaux contradictoires (cf. ATF 122 V 161 sv. consid. 1c) en se fondant sur l'expertise du docteur B.________ et le rapport du docteur U.________. 4.2 Comme l'a précisé le Tribunal fédéral des assurances dans sa jurisprudence relative à l'appréciation des preuves dans le domaine médical, le principe de la libre appréciation des preuves signifie que le juge apprécie librement les preuves, sans être lié par des règles formelles, en procédant à une appréciation complète et rigoureuse des preuves. Dès lors, le juge doit examiner de manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu'en soit la provenance, puis décider si les documents à disposition permettent de porter un jugement valable sur le droit litigieux. Si les rapports médicaux sont contradictoires, il ne peut trancher l'affaire sans apprécier l'ensemble des preuves et sans indiquer les raisons pour lesquelles il se fonde sur une opinion médicale et non pas sur une autre. En ce qui concerne la valeur probante d'un rapport médical, il importe que les points litigieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la description des interférences médicales soit claire et enfin que les conclusions de l'expert soient bien motivées (ATF 125 V 351 consid. 3a; 122 V 157 consid. 1c et les références citées; arrêt non publié I 507/03 du 15 janvier 2004, consid. 5.1). 4.3 Le jugement entrepris ne prête pas le flanc à la critique sous l'angle des principes qui viennent d'être rappelés. La juridiction cantonale a exposé de manière circonstanciée les raisons pour lesquelles elle se fondait sur les conclusions dûment motivées de l'expertise du docteur B.________ et du rapport du docteur U.________. Elle a exposé que la recourante avait également consulté le docteur E.________, lequel avait confirmé, dans un rapport du 9 décembre 2000, le caractère exigible d'un effort de volonté en vue de surmonter la douleur ainsi que la réintégration dans un processus de travail par la recourante.