Citation: 5A_934/2023 E. A

A.a. B.________, né en 1976, et A.________, née en 1973, se sont mariés en 2000. Deux enfants, aujourd'hui majeurs, sont issus de cette union, soit C.________, née en 2000, et D.________, né en 2002. En 2010, les conjoints ont acquis en copropriété une ancienne ferme d'environ 400 m2 habitables avec 1'600 m2 de terrain. Selon le contrat de vente, ils ont obtenu une réduction des lods en attestant que l'immeuble leur servirait en totalité d'habitation principale et constituait une première acquisition de ce type dans le canton. Cet immeuble a été utilisé comme logement familial. En outre, une surface à l'étage, d'environ 150 m2 (ou un peu moins selon l'épouse), a été affectée à l'activité de la société de conseil aux entreprises du mari, laquelle employait encore trois ou quatre personnes à fin 2021. A.b. Le 6 janvier 2022, le mari a quitté le domicile familial et s'est installé dans un appartement de 3,5 pièces, dont le bail, renouvelable tacitement, courait du 5 janvier 2023 [recte: 2022] au 31 mars 2024. Peu après son départ, il a déménagé l'activité de son entreprise dans son nouveau logement. Le 6 avril 2023, il a déposé une requête de mesures protectrices de l'union conjugale.