Citation: 8C_21/2024 E. 5.1

5.1. Se plaignant d'une violation de son droit d'être entendue, la recourante reproche à l'intimé de ne pas lui avoir octroyé la nouvelle prolongation de délai sollicitée le 7 octobre 2022. Exposant que seule une contre-expertise serait de nature à remettre en cause l'expertise de SMEX, elle soutient ne pas avoir bénéficié de suffisamment de temps pour produire un tel moyen de preuve, comme retenu d'ailleurs par les juges précédents. Ceux-ci auraient dû en déduire que son droit d'être entendue avait été violé. S'agissant de l'absence de document attestant de démarches auprès d'un expert psychiatre, la recourante objecte que l'intimé n'aurait jamais indiqué douter de la réalité de telles démarches ni demandé qu'elles soient étayées. Si les juges cantonaux avaient eux-mêmes douté de ces démarches, ils auraient dû interpeller la recourante afin que celle-ci en établisse l'existence, ce qu'ils n'auraient pas fait en se limitant à solliciter la communication d'un rapport d'expertise. Il ne serait pas admissible de considérer qu'un délai d'un peu plus de trois mois est suffisant pour participer à l'administration des preuves.