Citation: I 327/06 17.04.2007 E. 5

5.1 Il reste à déterminer si l'expertise médicale, destinée à déterminer la capacité de travail de la recourante, doit être mise en oeuvre par l'intimé ou par l'autorité judiciaire cantonale. Selon la jurisprudence, le juge cantonal qui estime que les faits ne sont pas suffisamment élucidés a en principe le choix entre deux solutions : soit renvoyer la cause à l'assureur pour complément d'instruction, soit procéder lui-même à une telle instruction complémentaire. Un renvoi à l'assureur, lorsqu'il a pour but d'établir l'état de fait, ne viole ni le principe de simplicité et de rapidité de la procédure, ni le principe inquisitoire. Il en va cependant autrement quand un tel renvoi constitue en soi un déni de justice; cela peut être le cas notamment lorsque, en raison des circonstances, un simple mandat d'expertise judiciaire ou une mesure d'instruction ponctuelle édictée par le juge suffirait à élucider l'état de fait, ou qu'un renvoi apparaîtrait disproportionné (cf. ATF 122 V 163 consid. 1d, RAMA 1993 n° U 170 p. 136 et la critique de G. Aubert parue in SJ 1993 p. 560). 5.2 En l'occurrence, l'office AI a tout d'abord mandaté la doctoresse B.________, afin de connaître la nature et les conséquences des douleurs de la recourante sur sa capacité de travail. Il a ensuite demandé l'avis des médecins du SMR. A la lecture du rapport de ces derniers, l'office aurait cependant dû les inviter à préciser les motifs pour lesquels ils ne partageaient pas l'avis de leur consoeur B.________ quant aux répercussions des atteintes sur la capacité de travail de la recourante. Au lieu de cela, il a préféré statuer en l'état, sans chercher à élucider cette divergence fondamentale de vues. Ce faisant, il devait se douter que cette contradiction serait probablement invoquée dans le cadre d'une procédure de recours et qu'elle nécessiterait un complément d'instruction. Il doit en subir les conséquences et s'acquitter ainsi lui-même de ce complément d'instruction par la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise médicale. Le recours est par conséquent bien fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: