Citation: 5A_531/2020 E. 3

La Cour des poursuites et faillites a ensuite transmis la cause au Tribunal fédéral comme objet de sa compétence, afin de traiter le recours à l'encontre de l'arrêt rendu le 8 avril 2020. Dans son écriture de recours du 29 avril 2020, la recourante fait valoir que la juge de paix aurait omis de tenir compte des déclarations tenues en audience par le représentant de l'Administration cantonale des impôts et déplore que son courrier du 31 janvier 2020 à cet effet n'ait pas été pris en considération, en faisant primer la forme sur le fond. Elle conclut à l'annulation de l'arrêt entrepris et à ce que l'Administration cantonale des impôts entre en matière sur un accord transactionnel comprenant ses propositions de règlement. Eu égard à la valeur litigieuse en cause (art. 74 al. 1 let. b LTF), le présent recours est traité comme un recours en matière civile (art. 72 ss LTF). Il apparaît que la recourante conteste le bien-fondé des créances en poursuite, faisant valoir sa propre version de la cause au fond, sans discuter la motivation d'irrecevabilité retenue par l'autorité précédente dans l'arrêt déféré. Ce faisant, elle ne soulève aucun grief, a fortiori dirigé contre la décision attaquée. Dès lors que la recourante ne démontre pas que la cour cantonale aurait violé le droit ou la Constitution, le présent recours ne satisfait pas aux exigences de motivation posées par les art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF.