Citation: 5A_697/2018 E. 4.2

4.2. Il ressort effectivement de l'arrêt attaqué que les parties avaient signé le 25 juillet 2013 une convention d'accord par laquelle la recourante avait renoncé à réclamer la moitié de l'avoir LPP accumulé par son époux durant l'union en échange du versement d'un montant de 25'000 fr. en sa faveur et du versement du même montant en faveur de leur fils commun. Les premiers juges avaient toutefois considéré qu'à la date de la signature de la convention, la recourante n'avait pas connaissance du montant de l'avoir LPP de son époux et que la convention était donc viciée. La Cour d'appel a, quant à elle, retenu que le fait que la convention soit ou non viciée importait peu en définitive puisque le juge matrimonial devait examiner d'office si le partage convenu était manifestement inéquitable. Or, compte tenu de la situation des parties, cela était le cas en l'espèce et il se justifiait d'ordonner à la caisse de pension de l'intimé de verser en faveur de celle de la recourante la moité des avoirs de l'intimé. Il n'y avait toutefois pas de raison de ne pas déduire de ce montant la somme de 25'000 fr. déjà perçue par la recourante. Cette dernière n'alléguait pas que ce montant avait été versé à titre d'entretien pendant l'union conjugale mais se contentait d'insister sur le caractère vicié de la convention. Elle reconnaissait dès lors implicitement avoir reçu ce montant en contrepartie de la renonciation au partage du deuxième pilier, ce qui justifiait qu'il soit porté en déduction du montant à lui verser à ce titre.