Citation: 6B_727/2021 E. 4.3

4.3. L'argumentation du recourant ne fait apparaître aucune violation de l'art. 181 CP par les juges cantonaux. En l'espèce, ceux-ci ont suffisamment identifié l'ensemble des actes reprochés au recourant et ont constaté la modification des habitudes de vie de l'intimée pour échapper à la présence du recourant (cf. let. B.b). Ils ont relevé en particulier que la plaignante se faisait systématiquement raccompagner chez elle par une amie lors de ses sorties et qu'elle vivait dans la crainte permanente que le recourant la suive jusque chez elle, ce qui l'avait également contrainte à suivre des cours de self-défense pendant plusieurs mois. L'intimée s'était ainsi comportée, du moins en partie, en fonction des agissements et de la volonté du recourant. Les éléments constitutifs objectifs de l'infraction de contrainte sont ainsi réalisés, de sorte qu'il n'est pas pertinent d'examiner si le comportement du recourant était moins intrusif ou d'une autre manière moins grave que les cas de jurisprudence qu'il cite. En tant que le recourant conteste avoir agi intentionnellement, en particulier n'avoir pas eu conscience des conséquences de son comportement, son point de vue se heurte aux constatations de la cour cantonale, qui lient le Tribunal fédéral conformément à l'art. 105 al. 1 LTF puisqu'elles échappent au grief d'arbitraire (cf. consid. 2.4 supra). On rappellera que, selon ces mêmes constatations, malgré que la plaignante lui ait clairement exprimé sa volonté de ne plus avoir de contact avec lui déjà en octobre 2018 et en dépit de la menace d'une plainte pénale, ce dernier a continué ses agissements et a écrit à l'intéressée sans discontinuer jusqu'au 24 mai 2019, se créant même de nouveaux profils sur les réseaux sociaux pour contourner les blocages mis en place. Dans ces circonstances, la cour cantonale était fondée à retenir que l'élément subjectif de l'infraction était réalisé, à tout le moins sous la forme du dol éventuel.