Citation: 5A_316/2022 E. 7.1

7.1. La cour cantonale a d'abord considéré qu'il ne pouvait être exigé de la recourante qu'elle travaille à un taux supérieur à 65% dès lors que son fils n'était pas scolarisé et qu'il était dans l'intérêt des enfants qu'elle les garde personnellement le mercredi. L'autorité cantonale a ensuite relevé que la recourante, titulaire d'un brevet d'avocat, avait débuté une activité d'indépendante au mois d'août 2019, d'entente avec l'intimé. En 2020, elle avait réalisé un bénéfice net de 39'240 fr. à savoir un revenu mensuel net moyen de 3'270 fr. Elle n'avait produit aucun document relatif à son activité indépendante pour 2021, se limitant à faire valoir que ses revenus auraient été sensiblement les mêmes qu'en 2020, quand bien même 2021 avait été une année sans confinement et que, contrairement à 2020, elle n'avait pas connu d'arrêt maladie. Les juges cantonaux ont estimé qu'en travaillant selon son horaire actuel, elle serait en mesure de réaliser un chiffre d'affaires annuel de 147'200 fr. (24h de travail par semaine [9h30-16h30, avec une heure de pause à midi], quatre jours par semaine x 46 semaines de travail par année x 400 fr., le tout pondéré par 3). Même en tenant compte de 60'000 fr. de charges d'exploitation, dont 40'000 fr. de locaux, le bénéfice net de la recourante pouvait être évalué à 87'200 fr. par an dès 2021, à savoir 7'200 fr. nets par mois. La cour cantonale a par ailleurs relevé que l'intéressée avait entrepris des démarches en vue d'être libérée du contrat de bail de son local professionnel, ce qui lui permettrait d'économiser en sus 3'000 fr. par mois de charges et d'augmenter ses revenus d'autant. Elle a néanmoins calculé les contributions d'entretien des enfants sur la base du revenu de 7'200 fr. nets par mois, ce à compter du 1er mai 2022, considérant que, dès cette dernière date, la mise en place du partage de la garde justifiait une répartition des charges financières des enfants entre les parties.