Citation: 4A_128/2014 E. 3.3

3.3. Dans son recours, l'atelier d'architecture explique pour quels motifs il voulait être entendu par l'expert; il en ressort qu'il s'agissait à nouveau de contester sa responsabilité concernant le traçage des points de nivellement, la pose des inclinomètres et le nombre de sondages effectués. En d'autres termes, il entendait obtenir, en intervenant directement auprès de l'expert, le complément d'expertise qu'il s'était vu refuser par le juge. Or, ce refus était motivé par la renonciation à procéder et le non-versement d'avances de frais. Le droit d'être entendu n'est pas enfreint. Les garanties générales de procédure visent tout au plus à ce qu'une partie ne soit pas privée d'accès à la justice lorsqu'elle n'a pas les ressources suffisantes pour payer les avances de frais; elle peut alors requérir l'assistance judiciaire (art. 29 al. 3 Cst.; cf. ATF 99 Ia 437 consid. 2 p. 439; 95 I 414 consid. 2). La partie recourante ne prétend pas avoir réalisé les conditions de cette aide, ni avoir formé une requête pour l'obtenir, comme l'exigeait le droit cantonal en vigueur à l'époque (cf. art. 1 al. 1 de l'ancienne loi vaudoise du 24 novembre 1981 sur l'assistance judiciaire en matière civile); ces considérations suffisent à priver d'objet les allégations faites dans la réplique volontaire quant au manque de moyens financiers de la partie recourante. Celle-ci objecte encore que même en étant déchue du droit d'exiger des mesures probatoires pour ses propres allégations, elle conservait le droit de discuter avec l'expert des allégations des autres parties. L'argument est infondé. Même si l'expertise et son complément concernaient les allégations d'autrui, l'atelier d'architecture cherchait à être disculpé par l'expert et apporter ainsi une contre-preuve aux allégations de ses adversaires. L'atelier ne plaide pas qu'en exigeant une avance de frais dans un tel cas de figure, les autorités cantonales auraient arbitrairement enfreint le Code de procédure civile vaudois en vigueur à l'époque; en l'absence de grief, il n'y a pas à examiner d'office cette question (cf. art. 106 al. 2 LTF; ATF 138 I 1 consid. 2.1 p. 3; 134 III 379 consid. 1.2). Une telle exigence ne violait en tout cas pas le droit d'être entendu, ni son corollaire qu'est le droit à la preuve.