Citation: 1B_358/2013 E. 2.3

2.3. Ce raisonnement détaillé qui reprend l'ensemble des griefs émis par la recourante ne prête pas le flanc à la critique. Ainsi, le fait qu'une première décision judiciaire soit défavorable à une partie et puisse avoir pour cette dernière des conséquences importantes ne suffit pas pour démontrer que les autorités étrangères en cause auraient été corrompues. Si une telle hypothèse peut justifier, dans certaines circonstances, de retenir au début d'une enquête pénale l'existence d'un soupçon d'une infraction, ce seul indice ne suffit plus après six ans d'enquête. En effet, aucune des mesures d'instruction entreprises par le Ministère public ne semble en l'état propre à confirmer l'existence d'actes corruptifs, que ce soit par rapport au magistrat marocain de première instance ou à ceux des deux instances suivantes. En outre, aucune autre investigation complémentaire ne paraît à ce jour envisageable, E.________ refusant de déposer et la recourante ne soutenant pas que d'autres éléments (auditions et/ou documents) pourraient venir appuyer sa thèse. Quant au défaut de légitimation allégué, la recourante ne remet pas en cause la constatation cantonale relative à la possibilité d'avoir pu faire valoir tous ses moyens lors de son appel civil au Maroc. Ce grief a d'ailleurs été examiné de manière circonstanciée par la Cour d'appel dans son arrêt du 6 juillet 2004 - jugement dont la reconnaissance a été admise en Suisse (cf. le consid. 5.5 de l'arrêt attaqué) -, ainsi que par les autorités pénales marocaines en lien avec l'infraction alléguée de faux en écriture (cf. les arrêts du 23 octobre 2007 et du 30 juin 2008 ).