Citation: 6B_554/2024 E. 1.5

1.5. Le recourant conteste en outre la prise en considération des déclarations de I.________ et de J.________. Il soulève que les faits qu'elles relatent, et qu'il conteste, seraient quoi qu'il en soit prescrits. Il indique avoir sollicité la mise en oeuvre de mesures d'instruction aux fins de démontrer l'incohérence desdites déclarations, mesures qui ont été refusées précisément au motif que les faits étaient prescrits. Le recourant fait valoir une violation crasse des droits de la défense et du droit d'être entendu du fait que le jugement se fonde sur des éléments pour lesquels il lui a été interdit d'apporter la preuve de leur fausseté, et en conclut que la cour cantonale ne pouvait se fonder sur les déclarations des précitées pour juger sa culpabilité. On rappellera que pour être recevables, les griefs de violation de droits fondamentaux doivent répondre aux exigences accrues de motivation découlant de l'art. 106 al. 2 LTF (v. supra consid. 1.1.1). En l'occurrence, la recevabilité du grief soulevé apparaît douteuse, dans la mesure où le recourant, sous couvert de son grief d'arbitraire dans l'établissement des faits, fait également valoir une "violation crasse des droits de la défense et du droit d'être entendu", sans véritablement développer ce moyen. La question de la recevabilité du recours sur ce point peut néanmoins être laissée ouverte au vu de ce qui suit. Autant que la critique du recourant vise à invoquer une violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) dans sa composante de son droit à la preuve (à ce sujet, v. arrêt 6B_83/2024 du 16 juillet 2024 consid. 3.1, non publié in ATF 150 IV 389, et les références citées), elle est irrecevable. Les règles de la bonne foi en procédure et de l'épuisement des voies de droit lui imposaient de requérir l'administration des preuves dont il se plaint de l'absence devant l'autorité précédente, ce qu'il n'a en tout état pas fait (cf. art. 80 al. 1 LTF; ATF 143 IV 397 consid. 3.4.2; arrêt 6B_8/2024 du 12 décembre 2024 consid. 4.2). Sous l'angle de l'établissement des faits, sa critique revient à nier toute valeur probante aux déclarations des deux précitées au motif de la prescription des faits qu'elles relatent. Par une telle argumentation, le recourant ne fait que contester l'appréciation de la cour cantonale des éléments de preuve concernés en y substituant la sienne, dans le cadre de laquelle il attribue une importance prépondérante à l'écoulement du temps. Sa démarche est ainsi appellatoire, de sorte que le grief est également irrecevable sous cet angle (v. supra consid. 1.1.1).