Citation: 1C_229/2020 E. 4.4.2

4.4.2. Pour contrer cette argumentation, la recourante se contente d'affirmer que les voisins n'ont pas été empêchés de mener leurs activités et d'exploiter leurs commerces, que les travaux ne perturbent pas la circulation, qu'aucune nuisance sonore n'a été constatée dans l'arrêt cantonal et que les échafaudages ont été retirés. Elle reproche aussi au Tribunal cantonal de s'être fondé sur un article de presse pour appuyer l'intérêt public lié à l'atteinte portée à l'aspect des lieux. Elle estime que son investissement financier n'est pas insignifiant, ce d'autant plus que la décision de retrait des permis de construire a eu pour effet de rendre improductif cet investissement pendant des années. Elle met par ailleurs en avant l'intérêt général du quartier à ce que ce chantier se termine et son intérêt privé à pouvoir achever les travaux après avoir traversé une période de difficultés qu'elle estime avoir résolues. Ses griefs consistent en réalité en l'expression d'une appréciation subjective de la situation, qui ne rend pas déraisonnable l'argumentation de l'instance précédente. Ainsi, la recourante ne parvient pas à démontrer le caractère insoutenable de l'argumentation du Tribunal cantonal, telle qu'exposée ci-dessus. De surcroît, il faut rappeler que, confronté à une décision cantonale fondée sur le droit cantonal et raisonnablement motivée, le Tribunal de céans s'impose une certaine retenue dans l'appréciation de circonstances locales dont les autorités cantonales ont une meilleure connaissance que lui (cf. ATF 138 II 77 consid. 6.4 p. 89; 121 III 75 consid. 3c p. 79).