Citation: 4A_336/2023 E. 5.3

5.3. Les juges cantonaux sont parvenus à déterminer la réelle et commune intention des parties, à savoir que le régime de l'art. 6 al. 1 de la convention, prévoyant la responsabilité des Établissements B.________, ne s'appliquait que pour les actes réalisés dans leurs locaux. Ce faisant, ils ont constaté un fait, soit la volonté subjective des parties. Il appartenait ainsi à la recourante de démontrer l'arbitraire de cette constatation. Or, dans une large mesure, elle se contente d'opposer sa propre appréciation à celle des juges cantonaux, sans parvenir à faire la démonstration d'un tel arbitraire, pour autant qu'elle l'ait valablement invoqué. En particulier, elle répète à de nombreuses reprises que comme les parties étaient convenues de modifier la convention quant au lieu des consultations, les Établissements B.________, s'ils entendaient changer le régime de responsabilité prévu, devaient le préciser expressément, notamment dans leur correspondance des 22 juin et 17 juillet 2000. Cette simple affirmation ne permet pas de démontrer que les considérations opérées par les juges cantonaux seraient insoutenables. Leur raisonnement est détaillé, convaincant et prend en compte de nombreux éléments du dossier. La recourante soutient que deux points n'étaient pas pertinents, soit les termes de la police d'assurance des Établissements B.________ et le fait que les consultations avaient été effectuées sur la base d'un contrat de mandat. On ne voit toutefois pas en quoi cet argument mettrait en évidence un quelconque arbitraire dans l'appréciation fouillée des juges cantonaux. La recourante leur reproche également d'avoir retenu que le Dr C.________ n'avait pas contesté le courrier du 17 décembre 2002 des Établissements B.________. Toutefois, contrairement à ce qu'elle semble soutenir, le fait qu'il avait décliné sa responsabilité par courrier - antérieur - du 10 décembre 2002 ne lui est d'aucun secours, tout comme le fait qu'il avait cessé ses activités dès mai 2002 ou que, après son décès, ses " successeurs " avaient ensuite contesté la position des Établissements B.________. De plus, il ne s'agissait pour les juges cantonaux que d'un élément parmi d'autres. L'analyse des juges cantonaux en lien avec la facturation par le Dr C.________ de la consultation au D.________ n'est pas non plus critiquable. A cet égard, la recourante se limite à reprendre son grief lié au " risque de ducroire ", peu concluant, et à se fonder sur des généralités, d'ailleurs non constatées. La référence au règlement sur l'activité privée des Établissements B.________ figurant à l'art. 9 al. 2 de la convention n'y change rien. La recourante allègue aussi que les déclarations du témoin G.________ seraient dépourvues de toute crédibilité. Elle se base cependant encore une fois sur des faits qui n'ont pas été constatés par la cour cantonale, sans pour autant demander valablement un complément de l'état de fait à cet égard, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur ce point. Ces faits n'apparaissent au demeurant même pas sous le chapitre " En fait " du recours. En définitive, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant que la réelle et commune intention des parties était que le régime de l'art. 6 al. 1 de la convention, lequel prévoyait la responsabilité des Établissements B.________, s'appliquait seulement pour l'activité déployée en leur sein. Ainsi, sa déduction selon laquelle la responsabilité des Établissements B.________ ne s'étendait pas à la consultation du 29 juin 2000 qui s'est déroulée au D.________ n'est pas critiquable.