Citation: 6B_1138/2023 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a observé que, lors de son audition de police du 13 juin 2022 qui s'est déroulée en français, le recourant a expressément répondu avoir compris qu'une procédure préliminaire avait été ouverte contre lui pour infraction à la LEI et ses droits. À cette occasion, il a répondu de manière adéquate aux questions, en français, et a signé le procès-verbal d'audition sans réserve. La cour cantonale en a déduit que l'audition s'est bien déroulée et que le recourant a renoncé, en toute connaissance de cause, à une traduction ainsi qu'à faire appel à un défenseur d'office. La cour cantonale s'est également appuyée sur d'autres éléments au dossier pour démontrer le niveau de français du recourant comme des auditions par devant le TMC dans la procédure parallèle en lien avec sa détention administrative. La cour cantonale a par ailleurs relevé que le recourant n'a jamais signalé son besoin de traduction ni n'a cherché à se renseigner sur le contenu de l'ordonnance pénale. La cour cantonale est donc arrivée à la conclusion qu'en raison des circonstances du cas d'espèce, le recourant disposait de connaissances suffisantes pour saisir qu'il était prévenu dans une procédure pénale, ainsi que le sens et la portée de l'ordonnance pénale du 2 septembre 2022. Ce a fortiori que la procédure de l'ordonnance pénale lui était parfaitement connue pour avoir déjà été condamné à sept reprises auparavant selon l'extrait de son casier judiciaire. Le raisonnement de la cour cantonale ne prête pas flanc à la critique lorsqu'elle considère que les arguments soulevés par le recourant ne suffisent pas à retenir l'existence d'un vice manifeste ayant pour conséquence de conduire au constat de la nullité de l'ordonnance pénale ni à justifier la restitution du délai d'opposition. Au vu de ce qui précède, contrairement à ce qu'affirme le recourant, il n'existe pas d'obligation procédurale d'office des autorités pénales de traduction, ce d'autant plus qu'il comprend un minimum le français et qu'il a expressément renoncé à ce droit. À nouveau, par son argumentation, le recourant oppose sa propre appréciation des événements et des moyens de preuve à celle de la cour cantonale dans une démarche purement appellatoire et, partant, irrecevable. C'est notamment le cas lorsqu'il indique que la cour cantonale verse dans l'arbitraire lorsqu'elle se réfère au rapport de police, à l'exclusion d'autres documents lesquels attestaient du contraire.