Citation: 5P.251/2004 15.11.2004 E. 4

Dans un dernier grief, la recourante affirme que l'art. 478 CPC/VD est arbitraire en soi, car il instaure une inégalité de traitement entre celui qui est déjà en possession des pièces établissant l'existence d'un vice du consentement et celui qui ne les détient pas, lequel ne peut même pas en requérir la production. A supposer que la législation cantonale ne soit pas arbitraire, son application le serait; il est insoutenable, en effet, de déduire de la disposition précitée l'interdiction de demander la production de pièces en mains tierces ou l'audition de témoins. La procédure de révision, notamment la forme et le délai dans lesquels doit être présentée la requête, relève du droit cantonal (Steck, loc. cit., et les nombreuses citations). Mais de telles prescriptions ne sont pas en jeu. En réalité, la recourante expose d'une autre manière le moyen pris d'une violation de son droit à la preuve; or, le recours en réforme est ouvert à cette fin (supra, consid. 3).