Citation: 8C_184/2007 19.06.2008 E. A

B.________ a travaillé comme nettoyeuse au service de X.________ SA depuis 1997, à raison de 18 heures par semaine. A ce titre, elle était assurée contre le risque d'accidents professionnels et non-professionnels par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 19 février 2002, elle a été victime d'un accident de la circulation. La voiture dont elle était la passagère a été percutée par un véhicule arrivant en sens inverse et obliquant à gauche. L'assurée a heurté le tableau de bord avec son genou gauche et le pare-brise avec la tête. Dans un rapport médical LAA du 17 mars 2002, le docteur H.________, médecin traitant, a posé les diagnostics de (accident de la circulation avec) contusions multiples, syndrome cervical et « coup du lapin ». L'assurée n'a repris son activité professionnelle qu'à raison de 9 heures par semaine dès le 2 mai 2002. Par décision du 15 septembre 2003, la CNA a mis fin, à compter du 1er septembre 2002, à toutes ses prestations pour les troubles cervicaux et du genou gauche dont se plaignait l'assurée, ne reconnaissant une responsabilité au-delà de cette date que pour d'éventuels soins nécessités par cette dernière affection. Après avoir recueilli deux expertises médicales mises en oeuvre par la Vaudoise Assurances (auprès de laquelle l'employeur était affilié pour la perte de gain maladie) ainsi qu'une appréciation du cas par le docteur A.________, de la division médecine des accidents de la CNA à Lucerne, l'assureur-accidents a rejeté, le 10 septembre 2004, l'opposition que l'assurée avait formée contre sa décision du 15 septembre 2003. Il a retenu en bref que B.________ n'avait pas subi de «coup du lapin», qu'au 1er septembre 2002 l'accident ne jouait plus de rôle causal dans l'état de santé de l'assurée et que les signes de non-organicité voire les troubles psychiques constatés n'étaient pas en relation de causalité adéquate avec l'événement accidentel du 19 février 2002.