Citation: 1A.302/2000 08.03.2001 E. A

A.- X.________ est propriétaire, à Bonfol, d'un bâtiment équipé d'une installation de chauffage à mazout. A la fin du mois de novembre 1999, le ramoneur officiel de l'arrondissement s'est rendu sur place en vue de procéder au contrôle de ce chauffage (contrôle de la combustion); le père de X.________, locataire, l'en a dissuadé. Le 1er décembre 1999, le ramoneur a écrit à X.________ en l'invitant à lui proposer un rendez-vous afin qu'il puisse effectuer le contrôle périodique. Le 5 décembre 1999, X.________ lui a répondu que ce contrôle n'était pas nécessaire avant le mois d'octobre 2001 car, à la suite d'une défectuosité de la pompe à mazout de son chauffage, il avait fait appel à une entreprise spécialisée, la société Y.________, qui avait procédé le 8 octobre 1999 à un test de combustion; l'analyse des émissions de gaz ("test ordinateur") démontrait selon lui la conformité de l'installation aux exigences légales, et rendait donc superflu un nouveau contrôle. Le 15 décembre 1999, l'Office des eaux et de la protection de la nature de la République et canton du Jura (OEPN) a invité par écrit X.________ à prendre contact avec le ramoneur officiel jusqu'au 31 janvier 2000 afin que le contrôle biennal de son installation de chauffage puisse être effectué. Cette lettre précisait que le test de combustion par l'entreprise Y.________ ne remplaçait pas le contrôle officiel. X.________ ayant requis de l'OEPN qu'il rende une décision formelle, il a reçu l'ordre, le 1er février 2000, de faire en sorte que son installation de chauffage puisse être contrôlée par le ramoneur jusqu'au 29 février 2000. Cette décision étant sujette à opposition, X.________ a derechef soumis ses arguments à l'OEPN. Le 8 mars 2000, cet Office a confirmé sa précédente décision, en fixant un nouveau délai, au 15 avril 2000, pour effectuer le contrôle.