Citation: 4P.308/2004 07.02.2005 E. 1

B.________ et C.________ ont saisi le Tribunal des baux et loyers du canton de Genève. Statuant le 20 janvier 2004, ce tribunal a annulé la décision de la commission de conciliation et prononcé que le congé avait pris effet au 30 novembre 2002; il a cependant accordé à A.________ une unique prolongation de bail de deux ans. Sans succès, A.________ a appelé à la Chambre d'appel en matière de baux et loyers, qui a confirmé le jugement le 8 novembre 2004. Cette juridiction a elle aussi constaté que selon la réelle et commune intention des parties, le bail de sous-location avait été conclu entre l'appelante et B.________. En particulier, elle a pris en considération que l'appelante s'était elle-même désignée comme sous-locataire, dans sa requête à la commission de conciliation, en précisant qu'à sa connaissance, le locataire principal était B.________, et qu'elle avait aussi utilisé des bulletins de versement établis au nom de ce dernier. La Chambre d'appel a par ailleurs jugé que le congé ne contrevenait pas aux règles de la bonne foi car B.________ avait rendu vraisemblables les raisons de santé invoquées par lui et l'appelante n'avait pas prouvé leur fausseté. Enfin, la prolongation du bail lui est paru justifiée compte tenu que l'appelante n'avait accompli aucune démarche en vue de se reloger.