Citation: 5C.169/2000 04.12.2000 E. 1

1.- a) Le recours en nullité est recevable - pour les motifs énumérés à l'art. 68 al. 1 OJ - contre les jugements de la dernière juridiction cantonale, à la condition qu'ils ne puissent pas faire l'objet d'un recours en réforme. L'arrêt entrepris concerne une demande de reddition de comptes prise en application de l'art. 400 al. 1 CO et de l'art. 324 al. 2 de la loi de procédure civile du canton de Genève (LPC/GE). Selon la jurisprudence récente, il s'agit d'une décision finale au sens de l'art. 48 OJ, ce qui ouvre la voie du recours en réforme (ATF 126 III 445 consid. 3b p. 446 ss). Le recours en nullité est par conséquent irrecevable. Il peut toutefois être traité comme un recours en réforme, dont il remplit les conditions (consid. 1 non publié de l'arrêt paru aux ATF 120 II 112; ATF 110 II 54 consid. 1a p. 56; 99 II 277 consid. 1 p. 279; 97 II 180 consid. 1 p. 181 s.; 93 II 354 consid. 1 p. 356; J.-F. Poudret/S. Sandoz-Monod, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, n. 2.4 ad art. 43 et n. 2.1 ad chap. III). Interjeté en temps utile contre une décision finale prise par l'autorité suprême du canton, dans une contestation civile de nature pécuniaire (cf. ATF 126 III 445 consid. 3b p. 446) dont la valeur apparaît manifestement supérieure à 8'000 fr., le recours est en effet recevable au regard des art. 46, 48 al. 1 et 54 al. 1 OJ. De plus, l'absence de conclusions en modification de l'arrêt entrepris ne nuit pas (art. 55 al. 1 let. b OJ). Interprétées au regard de la motivation du recours et de la décision entreprise (Poudret/Sandoz-Monod, op. cit. , n. 1. 4.1.3 ad art. 55), elles permettent en effet d'admettre que le recourant entend faire annuler la mesure de reddition de comptes litigieuse. b) La jurisprudence pose comme condition subjective de recevabilité l'existence d'un intérêt au recours: le recourant doit avoir été lésé par la décision attaquée, c'est-à-dire atteint dans ses droits et non seulement dans ses intérêts de fait (ATF 120 II 5 consid. 2a p. 7/8 et les arrêts cités). Dans sa réponse au recours, la requérante soutient que tel n'est pas le cas en l'espèce, le recourant n'ayant aucun intérêt juridique au recours, ni même qualité pour agir. Ces questions souffrent de demeurer indécises, le recours étant de toute façon mal fondé.