Citation: 6B_780/2022 E. 2.5.3

2.5.3. Au reste, le recourant ne prétend pas qu'au regard de sa forte consommation d'alcool le soir des faits, il devait être considéré qu'il s'était trouvé en état d'irresponsabilité (art. 19 al. 1 CP) ou de responsabilité restreinte (art. 19 al. 2 CP). Certes, comme l'a relevé la cour cantonale, il était établi que l'alcool avait coulé à flot le soir du 23 octobre 2014 et que le recourant, tout comme l'intimée, étaient sous son effet lorsque les faits litigieux avaient été commis. Néanmoins, les circonstances permettaient de considérer que le recourant jouissait de toutes ses facultés lors de la commission des faits qui lui étaient reprochés. Il a ainsi été constaté qu'il avait été capable à tout le moins de rentrer à l'hôtel, puis de retrouver sa chambre, par ses propres moyens, son état n'ayant par ailleurs pas suscité d'inquiétude particulière de la part des participants à la soirée. Quant au blackout dont il avait été victime, il ne pouvait en rien présumer une incapacité même partielle de discernement, attendu que, selon l'expert privé mandaté par ses soins, la personne qui en était atteinte restait capable de s'engager dans des comportements variés et complexes, la perte de mémoire n'étant que "la conséquence d'un non-transfert de l'information sur ces comportements de la mémoire courte à la mémoire longue". Au demeurant, le recourant n'avait, à aucun moment de l'instruction, prétendu que son état alcoolisé avait influencé son comportement, pas plus qu'il ne s'était plaint de ce qu'il n'avait pas été tenu compte de cet état pour retenir une responsabilité pénale diminuée, se défendant même, en appel, avoir pu adopter ne serait-ce qu'un comportement sexuel plus désinhibé que d'habitude sous l'effet de l'alcool (cf. jugement attaqué, consid. 7.2.1 p. 51).