Citation: 1B_78/2015 E. 3

Une mesure de détention préventive n'est compatible avec la liberté personnelle (art. 10 al. 2 Cst. et 5 CEDH) que si elle repose sur une base légale (art. 31 al. 1 et 36 al. 1 Cst.), soit en l'espèce l'art. 221 CPP. Elle doit en outre correspondre à un intérêt public et respecter le principe de la proportionnalité (art. 36 al. 2 et 3 Cst., 212 al. 3 CPP). Pour que tel soit le cas, la privation de liberté doit être justifiée par les besoins de l'instruction, un risque de fuite ou un danger de collusion ou de réitération (art. 221 al. 1 let. a, b et c CPP). Préalablement à l'examen de ces hypothèses, il doit exister à l'égard de la personne placée en détention des charges suffisantes ou des indices sérieux de culpabilité, c'est-à-dire des raisons plausibles de la soupçonner d'avoir commis une infraction. Il n'appartient cependant pas au juge de la détention de procéder à une pesée complète des éléments à charge et à décharge et d'apprécier la crédibilité des personnes qui mettent en cause le prévenu. Il doit uniquement examiner s'il existe des indices sérieux de culpabilité justifiant une telle mesure. L'intensité des charges propres à motiver un maintien en détention préventive n'est pas la même aux divers stades de l'instruction pénale; si des soupçons, même encore peu précis, peuvent être suffisants dans les premiers temps de l'enquête, la perspective d'une condamnation doit apparaître vraisemblable après l'accomplissement des actes d'instruction envisageables (ATF 137 IV 122 consid. 3.2 p. 126 s.; 116 Ia 143 consid. 3c p. 146). En l'occurrence, au début de son écriture, le recourant précise brièvement sa version des faits concernant les accusations d'infractions contre l'intégrité sexuelle et de brigandage portées à son encontre. L'intéressé ne nie cependant pas expressément l'existence de graves indices de culpabilité justifiant sa détention provisoire. Il ne remet en particulier pas en cause l'appréciation de la cour cantonale qui a considéré que les déclarations des victimes et des personnes entendues dans la procédure fondaient l'existence de charges suffisantes justifiant son maintien en détention provisoire. Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter de la décision attaquée sur ce point, étant en particulier rappelé qu'il incombera au juge du fond et non à celui de la détention d'apprécier la culpabilité de l'intéressé ainsi que la valeur probante des différentes déclarations.