Citation: 9C_95/2014 E. 5.2

5.2. Les experts mandatés par la juridiction cantonale ont retenu l'existence depuis le mois de février 2009 d'une légère péjoration des trois systèmes concernés par la pathologie de l'intimé. Sur le plan pulmonaire, il existait une augmentation des exacerbations de la bronchite chronique de l'intimé, qui restait toutefois fonctionnellement stable. Sur le plan neurologique, il fallait retenir une péjoration neurophysiologique et une ataxie sévère malgré un examen IRM stable. Sur le plan infectiologique finalement, il convenait de constater un passage du VIH de la catégorie A1 à la catégorie B2 (selon la classification CDC), soit une progression de la maladie, même si cette dernière était bien contrôlée au moyen de la trithérapie. Les troubles entraînaient une sévère limitation fonctionnelle chez l'intimé, en particulier l'important syndrome ataxique lié à une myélopathie cordonale postérieure compliquée d'une polyneuropathie axonale sensitivomotrice et autonome avec une démarche difficile, instable, limitant son périmètre de marche, associée à une perte progressive de sa dextérité manuelle. Compte tenu des troubles pulmonaires, il fallait éviter les activités demandant une activité physique significative. Seule une activité exercée en position assise avec un travail manuel relativement grossier était compatible avec l'état de santé actuel. Une activité lucrative ne pouvait raisonnablement être exigible de la part de l'intimé.