Citation: 6B_1307/2020 E. 3.6

3.6. Selon la recourante, en qualifiant l'intimé de personne particulièrement vulnérable, la cour cantonale a méconnu cette notion. En effet, l'intimé avait entrepris seul les démarches pour chercher un psychiatre en début d'année 2016 - soit quelques mois avant les faits litigieux. De plus, il n'avait jamais été considéré comme une personne particulièrement vulnérable au cours de la procédure. Il avait déposé plainte sans l'assistance de son curateur et lors de ses différentes auditions, il avait répondu seul et n'avait pas bénéficié des mesures de protection relatives aux personnes atteintes de troubles mentaux prévues à l'art. 155 CPP. En outre, une audience de confrontation avait eu lieu entre la recourante et l'intimé. Pour le surplus, il avait assisté tant aux débats de première que de deuxième instance sans qu'aucune mesure de protection prévue pour les victimes d'infractions contre l'intégrité sexuelle ne soit mise en place ou requise.