Citation: 6B_390/2017 E. 3.4

3.4. Il résulte de la date d'échéance du délai retenue par la cour cantonale que celle-ci a constaté, en fait, que l'envoi avait été reçu le 11 novembre 2016. Or, la cour cantonale a constaté ce fait en se référant à la date du " cachet postal figurant au verso de l'enveloppe ", qui n'atteste que de l'arrivée en main de la poste roumaine de cet envoi. Déduire de ce seul sceau que la remise effective au destinataire est survenue le même jour est insoutenable. Cette date figure, par ailleurs, de manière manuscrite sur l'enveloppe avec la mention " Destinatar lipsa domiciliu avizat " et l'indication, manuscrite elle aussi, " 16.11.16 ". Cette mention permet à un francophone, même sans connaissances rudimentaires de la langue roumaine, de conclure que le destinataire a été avisé, soit que le pli n'a pu lui être remis le 11 novembre 2016. La cour cantonale s'est, certes, aussi référée à l'écriture de la recourante (" le délai pour recourir commençait à courir dès réception de l'ordonnance "), mais il s'agit là d'une opinion sur une question de droit qui n'est pas déterminante pour établir le moment de la réception effective. Il s'ensuit que la décision entreprise, qui repose sur un état de fait manifestement inexact (art. 105 al. 2 LTF), doit être annulée et la cause renvoyée à la cour cantonale afin qu'elle complète l'instruction et rende une nouvelle décision.