Citation: 6B_903/2023 E. 2.3

2.3. Les recourants soutiennent que la cour cantonale aurait arbitrairement écarté les déclarations des parties au motif de leur conflit. Leurs traits de caractère ne seraient pas pertinents à l'aune de l'appréciation des preuves. Des parties opposées dans une procédure auraient inévitablement des versions contradictoires. Les recourants reprochent ainsi à la cour cantonale de ne pas avoir procédé à une appréciation plus approfondie des déclarations de chacune des parties, lesquelles ne sauraient être mises sur un pied d'égalité. La cour cantonale n'a pas écarté les déclarations des parties mais les a appréciées, conformément au principe de libre appréciation des preuves (art. 10 al. 2 CPP). En l'occurrence, elle a constaté que les versions des parties - en conflit depuis des années -, étaient opposées - chacune interprétant les situations à sa manière -, et qu'aucune des deux versions ne jouissait d'une plus grande crédibilité que l'autre, de sorte qu'elle en a conclu qu'elle ne pouvait, en tant que tel, rien en tirer en l'absence d'autres éléments de preuve. Les recourants échouent à démontrer l'arbitraire de l'appréciation cantonale. Sur la base de cette appréciation non arbitraire, la cour cantonale a acquitté l'intimé, au bénéfice du doute, pour les occurrences dépourvues d'autres éléments de preuve que les déclarations des parties. La critique des recourants selon laquelle la méthodologie de la cour cantonale aurait conduit à un résultat arbitraire, soit la libération systématique de l'intimé pour tous les cas reposant uniquement sur les déclarations des recourants, se révèle infondée. Pour l'essentiel, les recourants soutiennent que leurs déclarations seraient plus crédibles que celles de l'intimé. A l'appui, ils invoquent le fait que leur version a été corroborée par le témoin E.________ s'agissant du cas 1 de l'AA du 11 novembre 2021, pour lequel l'intimé a été condamné pour injure (cf. consid. 3.10 du jugement entrepris) et par le témoin H.________ s'agissant du cas 8 de l'AA du 22 juillet 2020, pour lequel l'intimé a été condamné pour menaces (cf. consid. 3.8 du jugement attaqué). Il en découlerait, selon eux, que toutes leurs déclarations devraient être considérées comme crédibles. La cour cantonale n'aurait pas pris en considération les déclarations de E.________ et H.________ dans leur entièreté. Les recourants perdent toutefois de vue que dans le cadre du principe de libre appréciation des preuves, rien ne s'oppose à ne retenir qu'une partie des déclarations d'un témoin globalement crédible (ATF 120 Ia 31 consid. 3 p. 39; arrêts 6B_314/2023 du 10 juillet 2023 consid. 4.6; 6B_1183/2021 du 6 décembre 2021 consid. 3.4; 6B_947/2015 du 29 juin 2017 consid. 9.12.2). En affirmant, d'une part, que le témoignage de G.________, lequel révélerait la propension de l'intimé à proférer des injures xénophobes, couplé à ceux de E.________ et H.________ renforceraient la crédibilité des recourants et, d'autre part, que les déclarations de l'intimé seraient dépourvues de toute crédibilité, les recourants procèdent à une libre appréciation des preuves sans démontrer l'arbitraire de l'appréciation opérée par la cour cantonale. Leur démarche est appellatoire, partant, irrecevable. S'agissant du cas 3 de l'AA du 22 juillet 2020, les recourants reprochent à la cour cantonale d'avoir arbitrairement retenu, sur la base des déclarations de l'intimé notamment, que la durée du blocage aurait duré "quelques instants". Elle aurait arbitrairement écarté le témoignage de E.________. La cour cantonale n'a pas écarté le témoignage de la voisine mais a considéré à raison que celui-ci n'apportait pas d'indication concernant la durée du blocage (cf. procès-verbal d'audition n° 7 du 18 novembre 2019). Pour le reste, les recourants échouent à démontrer l'arbitraire de l'appréciation cantonale. La cour cantonale n'a pas tenu pour établi que la durée du blocage aurait duré quelques instants. Elle a retenu, après avoir procédé à une libre appréciation des preuves dont les recourants n'ont pas démontré l'arbitraire, que les déclarations des parties s'opposaient complètement et qu'aucune des deux versions n'était plus crédible que l'autre. Sur ce constat, elle a considéré que le dossier ne contenait pas suffisamment d'éléments susceptibles de réaliser l'élément constitutif du moyen de contrainte. Le grief est rejeté, dans la mesure de sa recevabilité. Dans la mesure où les recourants concluent à ce que l'intimé soit condamné pour "toutes les infractions figurant dans les deux actes d'accusation", le grief est insuffisamment motivé si bien qu'il est irrecevable (art. 42 al. 2 LTF).