Citation: 6B_1199/2020 E. 2.5

2.5. La cour cantonale a toutefois exposé sans aucune ambiguïté qu'au stade où en était restée la procédure, soit celui des premières investigations, le ministère public pouvait encore refuser d'entrer en matière sans interpeller ni entendre la recourante, qui ne pouvait prétendre au droit de participer à l'administration des preuves (arrêt entrepris, consid. 3.1 et 3.2 p. 7 s.) et que la recourante ne démontrait pas en quoi une confrontation ou l'audition de son époux (absent au moment des faits) serait de nature à permettre de récolter des éléments probants (arrêt entrepris, consid. 4.4 p. 10). Cette motivation, même brève, exclut la violation du droit d'être entendu alléguée (ATF 141 III 28 consid. 3.2.4 p. 41; 139 IV 179 consid. 2.2 p. 183). Pour le surplus, en tant que la recourante souligne, pour justifier la nécessité d'entendre son conjoint, que le doyen de la faculté avait déclaré dans une audition qu'elle avait peut-être exécuté quelques travaux " avec l'aide de son mari ", ce que celui-ci pouvait démentir, il suffit de relever que la cour cantonale n'a pas constaté la réalité de ce soutien, mais, bien au contraire que l'époux était " absent au moment des faits " (arrêt entrepris, consid. 4.4 p. 10). Étant rappelé qu'au stade de l'instruction préliminaire auquel se trouvait la procédure, la recourante ne pouvait en principe pas prétendre participer à l'administration des preuves (art. 147 al. 1 CPP a contrario; ATF 143 IV 397 consid. 3.3.2 i.f.; 140 IV 172 consid. 1.2.2), la cour cantonale pouvait de toute manière, sans arbitraire, considérer par une appréciation anticipée que la mesure d'instruction requise n'était pas de nature à modifier sa décision (v. sur l'appréciation anticipée des preuves: ATF 144 II 427 consid. 3.1.3; 141 I 60 consid. 3.3; 136 I 229 consid. 5.3). Supposé recevable, le moyen devrait, de toute manière, être rejeté.