Citation: 5A_20/2023 E. 6

En l'espèce, le recourant ne fait pas valoir une violation du principe de la confiance (art. 5 al. 3 et 9 Cst.), soit que l'envoi du pli simple adressé par l'Office le 5 décembre 2022 pouvait, au vu des circonstances, raisonnablement être compris comme faisant renaître le délai pour requérir une nouvelle estimation (cf. arrêt 4A_53/2019 du 14 mai 2019 consid. 4.4; cf. aussi arrêt 5A_25/2020 précité consid. 4.1.3). Sauf à affirmer péremptoirement qu'il ne pouvait " en aucun cas " s'attendre à recevoir les résultats de la première expertise pendant son absence, le recourant ne discute pas non plus, conformément aux exigences découlant de l'art. 42 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.1), les motifs retenus par la Chambre de surveillance pour conclure en l'espèce à une fiction de notification, en date du 10 novembre 2022, du pli recommandé de l'Office du 1er novembre 2022. Il s'ensuit qu'il peut sans hésiter être renvoyé à la motivation principale de la décision querellée, au demeurant parfaitement conforme aux principes susrappelés. Reste donc à examiner uniquement si c'est à bon droit que la Chambre de surveillance n'a pas donné suite à la demande (implicite) de restitution de délai au sens de l'art. 33 al. 4 LP. Or, à cet égard, le recourant invoque des éléments relatifs aux funérailles de son père qui ne trouvent aucun appui dans la décision attaquée, sans se plaindre à cet égard d'arbitraire dans l'établissement des faits (art. 97 al. 1 LTF); fondée sur des faits et pièces nouveaux, la critique s'avère irrecevable dans cette mesure (art. 99 al. 1 LTF; cf. supra consid. 2.3), le recourant ne pouvant compléter devant le Tribunal fédéral la motivation déficiente de sa demande de restitution de délai présentée devant l'autorité cantonale (cf. arrêts 5A_688/2021 du 3 septembre 2021 consid. 4; 5A_112/2019 du 18 mars 2019 consid. 5.3; 5A_177/2015 du 25 juin 2015 consid. 2.3). Il ne saurait dès lors être tenu compte des dates de début et de fin de l'empêchement invoqué, qui auraient dû, pour satisfaire à l'obligation de motiver la demande de restitution de délai, être alléguées en instance cantonale, pièces à l'appui, comme l'a correctement retenu la Chambre de surveillance. Cela étant, s'il est vrai que la perte d'un proche peut être susceptible de justifier un empêchement non fautif (cf. arrêt 5A_566/2007 du 26 novembre 2007 consid. 3), force est toutefois de constater que le recourant ne dit mot sur le reproche que les juges cantonaux lui ont adressé de n'avoir pris aucune mesure organisationnelle pour que son courrier soit relevé en son absence. Quoi qu'il en soit, on ne voit pas qu'une telle exigence soit contraire au droit fédéral, dans la mesure où il n'apparaît pas que le recourant ait invoqué à l'appui de sa demande de restitution de délai que les circonstances entourant le décès de son père - qu'il n'a même pas mentionné - l'auraient empêché de désigner un représentant pendant son absence. Sauf à invoquer nouvellement, partant de manière irrecevable, l'urgence de son déplacement aux États-Unis, le recourant n'invoque de toute façon aucun élément que les juges cantonaux auraient à tort ignoré. Il y a donc lieu d'admettre que sur la base des éléments en sa possession, soit la seule lettre de son conseil du 12 décembre 2022, insuffisamment circonstanciée, la Chambre de surveillance n'a pas erré en concluant que le recourant avait échoué à rendre vraisemblable un empêchement non fautif dans le dépôt tardif de sa demande de nouvelle expertise. Autant que recevable, la critique est ainsi mal fondée.