Citation: 7B_168/2024 E. 4.5.1

4.5.1. S'agissant à présent des conditions légales pour retenir un risque de récidive, le recourant soulève plusieurs griefs. Premièrement, il se prévaut d'un établissement inexact des faits. Il fait en résumé valoir qu'aucun risque de récidive n'aurait été retenu par les autorités de poursuite pénale avant les faits du 6 juin 2023, respectivement qu'un tel risque n'aurait pas existé préalablement à ces événements. Il se fonde notamment sur la décision du 3 mai 2023 du Ministère public qu'il a produite à l'appui de son recours et sur le fait que des mesures de substitution lui avaient été octroyées le 26 avril 2023. Deuxièmement, il soutient qu'en l'absence de condamnation pour une infraction de violence, les critères stricts permettant de retenir un risque de réitération ne seraient pas remplis. Ce faisant, il conteste en réalité la gravité suffisante des infractions poursuivies. Enfin, il remet en cause le pronostic défavorable auquel est parvenu la cour cantonale. En effet, il critique la fréquence et l'intensité suffisantes des infractions poursuivies, tout comme l'aggravation de son activité délictuelle. Il fait encore valoir que l'analyse de ses caractéristiques personnelles ne permettrait pas d'aboutir à l'existence d'un risque de réitération, bien au contraire.