Citation: 9C_354/2023 E. 4.2

4.2. En l'espèce, les premiers juges ont constaté, de manière à lier le Tribunal fédéral (supra consid. 1), que l'enquêtrice de l'office AI avait indiqué dans son rapport du 1 er octobre 2020 que l'intimée avait besoin de l'aide d'un tiers pour les tâches ménagères à hauteur de deux heures par semaine, en particulier pour les tâches les plus physiques ou demandant des efforts soutenus. En outre, à l'inverse de ce que soutient l'office recourant, la juridiction cantonale a tenu compte de l'aide apportée par les enfants dans l'évaluation de l'impotence de l'intimée. Elle a considéré qu'on ne pouvait pas exiger du fils de l'intimée une part plus importante aux tâches ménagères que celle qu'il assumait déjà depuis 2015. Par ailleurs, si les premiers juges n'ont pas expressément mentionné l'aide susceptible d'être apportée par la fille de l'intimée aux tâches ménagères, l'enquêtrice de l'office AI a coché "non" à la question de savoir si "[e]n vertu de l'obligation de réduire le dommage, peut-on exiger de ces personnes qu'elles apportent autant voire plus d'aide que jusqu'à présent?". Etant donné que les termes "ces personnes" font référence aux deux enfants de l'intimée, la juridiction cantonale pouvait considérer sans arbitraire que l'intimée avait besoin de l'aide d'une tierce personne à hauteur de deux heures par semaine, en plus de l'aide raisonnablement exigible des deux enfants. Dans ces circonstances, la juridiction cantonale n'a pas fait preuve d'arbitraire en retenant que l'intimée avait besoin d'un accompagnement régulier au sens de l'art. 38 al. 3 RAI pour faire face aux nécessités de la vie. Il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation des premiers juges.