Citation: 6B_64/2023 E. B

Par jugement du 25 novembre 2022, la Cour pénale II du Tribunal cantonal du Valais a rejeté l'appel formé par A.________ à l'encontre du jugement de première instance, qu'elle a intégralement confirmé en ce qui le concerne. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants s'agissant de A.________. B.a. Le 20 septembre 2011, F.________ SA et H.________ SA ont conclu un contrat d'entreprise portant sur la construction d'une télécabine de 8 places "U.________", à W.________. Dans ce cadre, une séance de chantier a eu lieu le matin du 12 août 2013 entre des employés de H.________ SA et de F.________ SA, dont en particulier A.________ directeur de H.________ SA pour la Romandie, chef de projet et responsable pour la construction de la télécabine. Lors de cette séance, A.________ a demandé de mettre en place une fermeture de route pour procéder au tirage du câble et à l'épissure de celui-ci. Une nouvelle séance a été fixée l'après-midi même, dans les locaux du Service de la sécurité de la commune de V.________, en présence de J.________, chef du Service de la sécurité de la commune de V.________, et G.________, chef de poste à la police municipale. A.________ a expliqué les travaux qui allaient être entrepris et que ceux-ci nécessitaient une fermeture de routes temporaire, en fonction de la tension du câble. I.________, chef technique au sein de F.________ SA et directeur technique pour la construction de la télécabine, a montré sur une carte les endroits qui nécessitaient une fermeture de routes. Les représentants communaux ont décidé de mettre à disposition une trentaine de barrières de type "Vauban" qui étaient disponibles dès le 19 août 2013. Ils ont informé I.________ et A.________ que la commune ne disposait pas de panneaux en suffisance. A.________ a alors proposé que H.________ SA confectionne des affiches de format A3 portant des indications sur le tirage du câble. J.________ a ajouté qu'il serait judicieux d'y inscrire un numéro de téléphone d'une personne de contact et de numéroter les barrières. J.________ et G.________ ont ensuite déclaré qu'ils allaient faire publier, le 16 août 2013, au Bulletin officiel un avis relatif à la fermeture des routes. Il a ainsi été décidé que la prise en charge et le dépôt des barrières sur les lieux de fermeture seraient effectués par F.________ SA, que H.________ SA poserait les affiches en format A3 et le numéro de barrière sur celles-ci et que cette société gérerait la fermeture et l'ouverture des routes selon les besoins. B.b. Un avis de l'administration communale de V.________ a été publié le 16 août 2013 au Bulletin officiel. Il informait les usagers de la route de la fermeture temporaire des chemins communaux situés sous la ligne de la télécabine U.________ et des dates de ces fermetures, tout en les priant de se conformer aux indications et signalisations mises en place. Ce jour-là, A.________ a vérifié que cette publication avait bien eu lieu. Le 19 août 2013, des employés de F.________ SA ont pris en charge les barrières et les ont réparties sur le chantier à proximité des lieux qui devaient être fermés. Après avoir reçu les affiches plastifiées de format A3 de la part de A.________ qui lui avait donné pour seule instruction de barrer les routes au moyen des barrières de type "Vauban" munies de cette affiche, l'équipe de K.________, chef monteur auprès de H.________ SA et responsable du chantier pour la partie technique de la télécabine, a commencé les travaux sur le câble de la télécabine. A chaque fois que ce dernier et ses collaborateurs tiraient le câble sur une route, ils plaçaient une barrière en travers de celle-ci, en amont et en aval du câble. Une fois que cette opération était terminée ou que le câble était tendu, ils retiraient les barrières. B.c. Le 22 août 2013, K.________ travaillait avec son équipe dans les environs du chemin de X.________, à U.________. Il a placé ou fait placer une barrière de type "Vauban" au travers de ce chemin. Il n'avait toutefois pas apposé une des affiches plastifiées en format A3 ni le numéro de la barrière en format A4 que son supérieur, A.________, lui avait remises. Il n'avait, par ailleurs, placé aucun panneau annonçant le chantier ni indiquant la fermeture de la route en amont de cette barrière, qui était de couleur grise. Ce jour-là, vers 18h50, B.B.________ circulait au guidon de son cycle sur le chemin de X.________, de la route de Y.________ en direction du chemin de Z.________. Il s'est trouvé en présence de cette barrière de type "Vauban" qui fermait physiquement la chaussée. B.B.________ a percuté cette barrière et a violemment chuté au sol. Il s'est immobilisé quelques mètres plus bas sur la chaussée. B.d. Selon un rapport de l'Hôpital du Valais du 14 janvier 2014, B.B.________ a souffert d'une "tétraplégie incomplète sur myélopathie traumatique de niveau C5 par hyperflexion cervicale avec déchirure du disque C4-05". Il a été hospitalisé du 22 août au 6 octobre 2013, date à laquelle il est décédé d'une insuffisance respiratoire directement due à la lésion médullaire subie lors de l'accident. Le défunt a laissé comme survivants sa veuve, C.B.________, et deux enfants, D.B.________ et E.B.________, lesquels se sont constitués partie civile.