Citation: 8C_409/2022 E. 5.3

5.3. En résumé, dans son appréciation, la cour cantonale n'a ni discuté ni pris en considération les nombreux éléments (ressortant des décisions sur opposition, du dossier et des mémoires de la recourante dans la procédure cantonale) en faveur d'une activité dépendante: l'absence de matériel et de locaux propres durant l'essentiel de la période, l'absence d'investissements importants, surtout au début de la période litigieuse, l'absence de responsabilité personnelle de l'intimé 1 envers les clients finaux dans le cadre des mandats confiés par l'intimé 2, la régularité de la relation de travail entre les parties intimées, la dépendance économique importante de l'intimé 1, l'obligation d'exécution personnelle du travail et l'absence de recherche active de nouveaux mandats. Or, dans leur ensemble, ces éléments l'emportent sur les éléments qui iraient dans le sens de l'indépendance de l'intimé 1 envers l'intimé 2. Ainsi, force est de constater que dans le cadre des mandats que lui avait confiés l'intimé 2, l'intimé 1 devait être qualifié de dépendant. Il en résulte que l'appréciation juridique effectuée par la cour cantonale se révèle insoutenable et contraire au droit fédéral, ce qui mène à l'admission du recours. L'arrêt attaqué sera par conséquent annulé et les décisions sur opposition du 6 janvier 2022 confirmées.