Citation: 1B_145/2019 E. 3.3

3.3. S'agissant du second grief du recourant relatif à la violation du principe de proportionnalité, ce dernier se contente d'affirmer de manière purement appellatoire que les mesures annoncées par la direction de la procédure - soit l'extraction des données des téléphones portables du recourant ainsi que les recherches d'empreintes sur le sac à dos et son contenu - ne devraient pas nécessiter plus que quelques jours. Ce faisant, il ne s'attache pas à démontrer en quoi l'appréciation contraire retenue par la cour cantonale serait arbitraire. En effet, outre le fait qu'il n'est pas exclu, vu le stade précoce de l'enquête, que de plus amples mesures d'investigation s'avèrent nécessaires selon les premiers résultats obtenus, la détention qu'aura subie le recourant le 10 juin 2019 (trois mois) est encore inférieure au cadre de la peine envisageable au vu des infractions qui lui sont reprochées et de ses antécédents judiciaires défavorables, ce que le recourant ne nie d'ailleurs pas. Le recourant ne conteste pas, pour le surplus, l'existence de risques de fuite, de collusion et de réitération retenus à son encontre et ne prétend pas, à juste titre, qu'il existerait des mesures de substitution à la détention susceptibles de pallier ces risques (art. 237 CPP). On ne saurait, dans ces conditions, reprocher à l'instance précédente d'avoir nié une violation du principe de la proportionnalité.