Citation: 9C_51/2015 E. 4.3

4.3. La juridiction cantonale a également relevé que le dossier contenait une appréciation - claire et précise - relative à l'état de santé psychique du recourant qui ne justifiait pas, en dépit de la requête contraire de l'office intimé, qu'il soit procédé à un complément d'instruction sur ce point précis. Dans un rapport du 24 juin 2013, la doctoresse F.________ avait en effet indiqué que le recourant souffrait d'un épisode dépressif majeur de sévérité moyenne récidivant depuis 2012 et qu'il présentait à ce titre une incapacité de travail de 100 % depuis 1999. Malgré ce constat, la juridiction cantonale n'a, comme le souligne à juste titre le recourant, pas discuté la portée concrète de cette appréciation sur l'évaluation de la capacité de travail, alors même qu'elle était susceptible de remettre en question les conclusions qu'elle avait retenues. Après avoir été considéré comme clair et précis, cet avis ne pouvait être simplement écarté pour le seul motif qu'il émanait d'un médecin traitant du recourant, d'autant plus qu'il s'agissait de la seule appréciation de nature psychiatrique figurant au dossier. Pour ce motif également, le jugement attaqué doit être annulé et la cause renvoyée à la juridiction cantonale pour qu'elle rende une nouvelle décision intégrant une analyse de la composante psychiatrique de la problématique médicale.