Citation: 5A_906/2017 E. 5.1

5.1. L'épouse soutient tout d'abord que la cour cantonale aurait arbitrairement examiné deux questions ressortissant à la procédure de divorce. Premièrement, la juridiction précédente aurait tranché de manière insoutenable la question du " caractère avéré ou pas des conditions de divorce " en retenant " implicitement " que les parties avaient vécu séparées depuis 2013 et que l'époux avait continué à payer le loyer de l'appartement parce qu'il en était resté débiteur alors qu'il n'avait plus d'intérêt propre à conserver ce logement. Secondement, l'autorité cantonale aurait, de manière choquante, retenu que l'épouse devait étendre son activité professionnelle compte tenu de l'absence de réconciliation possible entre les conjoints, consacrant ainsi le principe du clean break, qui ne devrait pourtant jouer aucun rôle en mesures provisionnelles.