Citation: 1B_583/2019 E. 3.3

3.3. Le recourant conteste ensuite la compétence internationale de la Suisse dans cette affaire qui aurait un lien prépondérant avec la Russie. Il fait valoir que la Procureure aurait dû instruire de suite cette question, ce que la cour cantonale aurait totalement ignoré. Il fait également valoir qu'il était du devoir de la Procureure d'exiger l'audition de B.________ et d'établir sa qualité de partie au vu de la majorité prochaine de leur fils. Ces griefs ne figurent toutefois pas dans la demande de récusation du recourant, ce qui devrait conduire à leur irrecevabilité. Quoi qu'il en soit, il faut rappeler que, selon la jurisprudence, des erreurs de procédure ou d'appréciation commises par un magistrat ne suffisent pas à fonder objectivement un soupçon de prévention, à moins qu'elles soient particulièrement lourdes ou répétées et qu'elles constituent des violations graves de ses devoirs qui dénotent une intention de nuire (cf. ATF 143 IV 69 consid. 3.2 p. 74 s.; 125 I 119 consid. 3e p. 124; plus récemment arrêt 1C_165/2019 du 7 janvier 2020 consid. 2.1). Or, on ne voit pas en quoi ces griefs, s'ils étaient fondés, dévoileraient un soupçon de parti pris de la part de la Procureure intimée. En effet, même en admettant que cette dernière aurait dû instruire ces questions, respectivement constater l'incompétence des autorités suisses, ces prétendues irrégularités - pouvant au demeurant faire l'objet d'un recours - n'atteindraient pas un degré de gravité suffisant pour justifier une récusation.