Citation: 6B_1345/2021 E. 1.5.3

1.5.3. Le recourant fait ensuite grief à la cour cantonale de ne pas avoir suffisamment tenu compte du fait que les deux tentatives de lésions corporelles graves avaient eu lieu dans un laps de temps restreint et dans des lieux géographiquement très proches, que le contexte était le même et que les mêmes protagonistes principaux étaient impliqués. Il soutient qu'en augmentant la peine de treize mois, la cour cantonale a abusé de son pouvoir d'appréciation et n'a pas suffisamment tenu compte du principe de l'aggravation. La cour cantonale a bien tenu compte du principe d'aggravation et de la proximité temporelle avec la seconde tentative de lésions corporelles graves (cf. jugement attaqué, consid. 29.2.2), en réduisant la peine de 19 mois à treize mois, étant rappelé que la peine de base pour la seconde tentative de lésions corporelles graves (infraction la plus grave) a été fixée à 24 mois. Le recourant ne conteste d'ailleurs pas le fait que la cour cantonale ait considéré que les deux épisodes ne formaient pas une unité d'action, ceux-ci s'étant déroulés de manière indépendante, dans des lieux différents, procédant de prises de décision distinctes et ayant été interrompus par un certain laps de temps (cf. jugement attaqué, consid. 16.4). Pour le surplus, on ne voit pas en quoi le fait que le recourant se soit acharné, avec d'autres comparses, une deuxième fois plus tard dans la soirée, sur la même victime - qui avait déjà été violemment tabassée - devrait conduire à une réduction de peine supplémentaire. Le grief du recourant est rejeté.