Citation: 4A_644/2020 E. 6.2

6.2. Pour étayer son grief, la recourante fait valoir qu'il est contraire au sentiment de justice de sanctionner une personne alors que les accusations portées contre elle n'ont pas été établies. A l'en croire, la sentence attaquée violerait le principe de la présomption d'innocence puisque la Formation l'aurait condamnée alors que chaque étape du scénario de dopage alléguée par l'intimé avait été écartée. Procédant ensuite à une discussion des différentes étapes du raisonnement tenu par les arbitres, elle estime qu'on ne saurait la reconnaître coupable d'avoir enfreint les règles antidopage alors que la Formation a retenu qu'elle n'avait pas ingéré le Cocktail Duchesse ni fourni d'échantillon d'urine propre avant les Jeux de Sotchi. Retenir l'existence d'une telle infraction en raison de la teneur élevée en sel - mais pas physiologiquement impossible - observée dans un échantillon d'urine alors qu'un tel niveau de sodium peut s'expliquer par d'autres facteurs naturels serait contraire à la présomption d'innocence.