Citation: 1B_151/2021 E. 2.3

2.3. S'agissant de la communication du recours aux personnes visées par la plainte, le recourant estime qu'il y aurait violation du droit à un procès équitable et que le caractère confidentiel de la procédure préliminaire serait violé puisque les personnes mises en cause connaîtraient les détails de la plainte, y compris les actes d'enquête requis, ce qui mettrait en péril leur accomplissement. Le principe d'égalité des armes serait également violé. La jurisprudence considère toutefois que le risque qu'une partie tierce puisse accéder, le cas échéant prématurément, au dossier de la procédure pénale, ne peut pas être assimilé à un dommage de nature juridique irréparable (arrêts 1B_570/2020 du 17 février 2021 consid. 1; 1B_559/2018 du 12 mars 2019 consid. 2.2). Le recourant n'explique nullement, alors que cette démonstration lui incombe, en quoi les actes d'enquête pourraient être compromis par la communication de la plainte aux personnes visées.