Citation: 7B_51/2022 E. 2.4

2.4. En résumé, le recourant soutient que les juges cantonaux n'auraient pas suffisamment pris en compte, à décharge, ses déclarations, desquelles il résulterait qu'il a adapté son comportement - soit sa vitesse, sa direction et sa trajectoire - aux circonstances, respectivement qu'il n'a pas pu éviter la fillette arrivée très soudainement dans sa trajectoire. Il fait également référence à la photo, prise le 24 mars 2021 sur les lieux de l'accident, annexée au procès-verbal d'audition-plainte du 12 mai 2021, laquelle corroborerait ses explications, selon lesquelles il avait aperçu du coin de son oeil gauche des skieurs parsemés et que rien ne lui permettait de penser que ceux-ci étaient sur le point d'entrer sur la piste pour la traverser et rejoindre des skieurs arrêtés au milieu de celle-ci. Quant au seul témoin de l'accident, soit le moniteur de ski de la victime le jour des événements, il avait indiqué que la fillette avait omis de regarder en amont avant de s'élancer et que les deux protagonistes allaient dans des directions différentes (ce qui serait également corroboré par la localisation des fractures), éléments qui seraient déterminants pour l'issue de la cause. L'autorité précédente n'aurait en outre pas pris en considération notamment le fait que la collision ne s'était pas produite à un croisement, que les enfants ne portaient pas de gilet et/ou de chasuble visible au moment d'effectuer un exercice dangereux et que la fillette ne se trouvait pas dans son champ de vision au moment où elle s'était élancée sur la piste de façon perpendiculaire à lui. Par cette argumentation, le recourant n'apporte aucun élément que la cour cantonale aurait ignoré ou mal apprécié et qui serait de nature à modifier l'issue du litige. Sa démarche consiste à offrir une interprétation personnelle des pièces et des déclarations des intervenants. Il en va notamment ainsi lorsqu'il affirme que la cour cantonale aurait omis "d'apprécier la dynamique de l'accident à la lumière de la localisation des lésions subies" et de tenir compte du fait que la collision ne s'était pas produite à un croisement (cf. recours, p. 9). L'autorité précédente a énuméré les lésions subies (double fracture au niveau du plateau tibial du genou droit pour B.________ et fracture du plateau tibial du genou gauche pour le recourant [arrêt entrepris, p. 8]). Elle a précisé que le recourant était entré en collision avec la jeune fille lorsque celle-ci effectuait un exercice consistant à s'arrêter sur le bord de la piste, à traverser une bande herbeuse, puis à s'engager perpendiculairement sur la piste pour rejoindre ses camarades et son moniteur de ski (cf. arrêt entrepris, p. 8 et 15). La "dynamique de l'accident" a donc été décrite de manière précise par la cour cantonale. Pour le surplus, le recourant ne saurait sérieusement alléguer qu'il n'aurait pas été en mesure de reconnaître le jeune âge des enfants, en particulier de la victime en raison de sa grande taille et des vêtements de ski et du casque portés (cf. recours, p. 8 et 16). Le jeune âge de la victime, même si le recourant n'était pas en mesure de l'évaluer exactement, ne pouvait qu'être reconnaissable, ce d'autant que d'autres adultes se trouvaient à proximité de celle-ci. Quant à l'argument du recourant selon lequel les enfants accompagnés du moniteur ne portaient pas de gilet et/ou de chasuble visible de sorte qu'il ne pouvait pas savoir qu'ils faisaient partie du même groupe, il n'est pas pertinent vu ce qui suit (cf. consid. 3infra). Son argumentation est à cet égard appellatoire, partant irrecevable. Il ne démontre pas davantage, eu égard aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, en quoi consisterait la violation du principe in dubio pro reo. Il n'apparaît au demeurant pas que la cour cantonale ait procédé à un renversement du fardeau de la preuve, respectivement éprouvé un doute qu'elle aurait interprété en défaveur du recourant. Quant à la question de savoir si sa vitesse était adaptée aux circonstances, dans leur ensemble, elle relève du droit et sera traitée plus loin (cf. consid. 3infra).