Citation: 5A_847/2021 E. 11

Le recourant se plaint d'arbitraire dans l'établissement des faits et de violation de l'art. 214 CC au motif que la cour cantonale avait pris en compte, pour convertir l'ensemble des montants dus en francs suisses, le taux de change du jour du prononcé de l'arrêt entrepris alors que, selon lui, dans un souci d'uniformité et d'équité, il convenait de prendre en compte la même date que le dies a quo de la créance matrimoniale, à savoir la date du prononcé de l'arrêt du Tribunal de céans en cas de décision réformatoire, respectivement la date du prononcé du futur arrêt de la Cour de justice en cas de renvoi. Par ailleurs, il convenait de prendre en compte le taux historique que l'on retrouvait sur le site https://fxtop.com (1 euro = 1.0799 CHF; 1 USD = 0.91254 CHF) et qui différait du taux retenu par la cour cantonale (1 euro = 1.082 CHF; 1 USD = 0.9171 CHF). On peine à suivre le recourant dans la mesure où il se plaint d'une contradiction dans la motivation cantonale en tant qu'elle n'a pas retenu le taux de conversion en vigueur au jour retenu à titre de dies a quo pour la créance matrimoniale tout en proposant lui-même de retenir une date encore différente à celle qu'il préconisait pour le dies a quo. En l'occurrence, dès lors que son grief s'agissant de la date à compter de laquelle les intérêts moratoires courent pour le montant dû au titre de la liquidation du régime matrimonial est admis (cf. supra consid. 10.2), il n'y a aucune raison de prendre en compte une date différente pour la conversion de la créance en francs suisses. Quant au taux de conversion retenu, le recourant se contente de faire valoir qu'un autre taux que celui arrêté par la cour cantonale aurait dû être pris en compte sans démontrer en quoi le taux effectivement retenu par la cour cantonale serait arbitraire. Or comme le relève à juste titre l'intimée, la cour cantonale s'est certes fondée sur les taux affichés sur le site https://fxtop.com, mais n'a toutefois pas prétendu utiliser le taux historique, de sorte que le taux de conversion finalement retenu pouvait parfaitement correspondre à celui en vigueur au moment de la consultation dudit site au jour pertinent. En conséquence, on ne discerne aucun arbitraire dans l'établissement des faits sur ce point.