Citation: 4A_517/2022 E. 3

Tout d'abord, les recourants reprochent à la cour cantonale d'avoir retenu qu'il ne serait pas prouvé que l'expertise H.________ n'avait pas répondu aux questions de la requête de complément du 11 mars 2013, qui " constituait " l'ordonnance de preuves du 23 juin 2014. Ils soutiennent que les faits retenus par l'autorité de première instance, et repris par la cour cantonale dans son état de fait, expriment pourtant l'inverse. En particulier, selon le jugement du 4 juillet 2018, ils avaient échoué à établir avec certitude la nature et le coût de réfection des défauts résultant des travaux réalisés à l'étage de leur villa, car " les expertises rendues [faisaient] une estimation en bloc du coût de réfection des défauts mineurs constatés, sans distinction claire et précise entre le rez-de-chaussée et l'étage de la villa ", de sorte qu'il y avait lieu " de s'écarter des rapports d'expertises déposés en cours d'instruction ". Les recourants affirment que cela est consubstantiel au fait que l'expert n'a pas exécuté le mandat tel qu'il ressortait de l'ordonnance de preuves, soit répondre aux questions du courrier du 11 mars 2013, demandant une estimation du coût pour chaque défaut. Le fait que l'expert devait établir un complément d'expertise ressortait également de l'état de fait. Les recourants ajoutent que les faits pertinents ont été établis par leurs allégations dans leur demande, lesquelles n'ont pas été valablement contestées. Ainsi, la cour cantonale se serait écartée des faits pertinents établis par l'administration des preuves en violation de l'art. 150 CPC, aurait établi un état de fait arbitraire et aurait violé l'art. 8 CC en refusant de reconnaître comme prouvé un fait pourtant établi.