Citation: 1C_17/2024 E. B

Le 4 juin 2019, le Conseiller d'État en charge du Département des infrastructures - auquel est rattaché l'OCBA - a dénoncé A.________ et l'un de ses collègues pour corruption passive (art. 322quater CP) et/ou acceptation d'un avantage (art. 322sexies CP). Il lui était reproché de s'être fait offrir des voyages par des entreprises en échange de mandats de l'OCBA. Une procédure pénale a été ouverte le jour même. A.________ a été informé de cette procédure le 4 ctobre 2021, date à laquelle il a été arrêté par la police et a été entendu à plusieurs reprises. Il a admis avoir bénéficié de voyages et d'invitations au restaurant de la part de plusieurs entreprises en remerciement des mandats qui leur avaient été accordés. Le rapport de police du 4 octobre 2021 et le procès-verbal d'interrogatoire du même jour ont été transmis au chef du département. Un entretien avec l'employeur a eu lieu le 12 octobre 2021. A.________ a été libéré de son obligation de travailler. L'ouverture d'une enquête administrative, ainsi qu'une démission ou une retraite anticipée ont été évoquées. Le 17 mars 2022, A.________ a été convoqué pour un entretien de service devant avoir lieu le 5 avril 2022. Une résiliation des rapports de service était envisagée. Le 29 mars 2022, il a demandé l'accès à son dossier et, en particulier, à une liste de documents énumérés comme suit: