Citation: 2P.226/2003 15.12.2003 E. 4

Invoquant l'art. 29 al. 1 Cst., la recourante se plaint du fait que l'instruction du recours ait été unilatérale et subjective. En particulier, le Département aurait dû vérifier la réalité de la mise en place du dispositif d'appui ainsi que les méthodes, qualifiées de peu orthodoxes, utilisées par la maîtresse de classe. Cela impliquait l'audition de Y.________ et sa confrontation avec la maîtresse de classe. Or, il ressort du dossier que le Département a instruit le recours conformément à la loi cantonale sur la juridiction et la procédure administrative. La recourante ne dit d'ailleurs pas quelles dispositions légales auraient été violées en l'occurrence. Le Département a recueilli les observations de la direction de l'établissement scolaire et de ses enseignants. Ces renseignements, eu égard notamment au fait que l'existence de résultats insuffisants était avérée et non contestée, suffisaient pour trancher. On ne voit pas ce qu'un contact ultérieur avec la recourante, ou des confrontations, auraient pu y ajouter. En tout état de cause, il n'était pas raisonnable d'exiger une confrontation entre l'élève et sa maîtresse de classe au sujet des méthodes pédagogiques de celle-ci, voire en vue de trancher entre leurs propos contradictoires. En ce qui concerne les méthodes d'enseignement, l'attribution des notes et les autres décisions relatives à la direction d'une classe ou à la surveillance d'un élève, il ne peut être admis que les enseignants et leurs élèves soient traités sur un pied d'égalité. Au demeurant, lesdites questions n'étaient pas essentielles. Comme on l'a vu, Y.________ ne s'est pas tenu au programme de rattrapage mis sur pied et n'y a pas prêté toute l'attention que l'on pouvait attendre de lui. Il est resté évasif face aux demandes des maîtres qui s'inquiétaient de ses lacunes et n'a pas osé ou voulu solliciter l'aide dont il aurait eu besoin. De toute façon, il ne pouvait attendre de ses maîtres qu'ils prennent seuls toutes les initiatives et devait se manifester davantage. Il n'existe dès lors aucun indice que l'instruction du recours par le Département ait été unilatérale ou subjective. Le grief doit donc également être rejeté.