Citation: 6B_269/2023 E. 3.4

3.4. Le grief du recourant livre sa lecture personnelle du dossier, dont il tire ses propres constatations concernant son état d'esprit au moment des faits. En cela, il s'écarte de l'état de fait cantonal sans démontrer en quoi celui-ci résulterait d'une appréciation arbitraire des moyens de preuves (art. 106 al. 2 LTF), étant encore précisé qu'une partie de ces allégations de fait avaient déjà été présentées sous l'angle du grief de violation de l'art. 15 CP et jugées inadmissibles (cf. consid. 2 supra). Son grief est irrecevable dans cette mesure. Pour le reste, il importe ici de relever que le recourant a infligé une blessure potentiellement mortelle à son adversaire en lui donnant un coup de couteau dans l'abdomen. Il en découle que le caractère excusable de son acte requiert une intensité élevée d'excitation ou de consternation car, pour accepter la mort, la personne agressée doit elle-même avoir eu peur de mourir (cf. consid. 3.1 supra). Or, il ne ressort rien de tel des constatations de fait de l'autorité précédente, dont le recourant ne démontre pas l'arbitraire. Au demeurant, le recourant ne disposait d'aucun indice lui permettant de croire que D._________, qui se battait à mains nues dans une position de boxeur latérale, ait pu disposer d'une arme, le seul fait qu'il ait été connu pour s'être livré à des attaques au couteau n'étant pas suffisant à cet égard. Enfin, il n'était pas insoutenable de considérer que l'interruption des hostilités, qui avait laissé le temps au recourant de sortir et d'ouvrir son couteau, excluait une action irréfléchie de sa part. Les critiques du recourant ne suffisent donc pas à faire apparaître un excès ou un abus du pouvoir d'appréciation dont disposait la cour cantonale en la matière. Le grief est infondé, dans la mesure de sa recevabilité.