Citation: 2C_491/2008 02.10.2008 E. B

Par décision du 10 janvier 2006, le Service de la population a révoqué l'autorisation d'établissement de A.X.________ et lui a imparti un délai pour quitter le territoire du canton de Fribourg. A l'encontre de cette décision, A.X.________ a interjeté recours au Tribunal administratif du canton de Fribourg (lequel a entre-temps fusionné avec le Tribunal cantonal). Par arrêt du 4 juin 2008, le Tribunal cantonal a rejeté le recours. Après avoir considéré que les conditions de la révocation d'une autorisation d'établissement étaient manifestement réalisées, il a relevé que l'autorité n'est pas tenue de procéder à la révocation, mais dispose à cet égard d'un certain pouvoir d'appréciation. L'autorité doit comparer les intérêts publics en cause à l'intérêt privé de l'étranger à demeurer en Suisse, en prenant en considération notamment sa situation personnelle et financière, ses compétences professionnelles, son comportement et la durée de son séjour en Suisse. Le Tribunal cantonal a estimé qu'en l'occurrence A.X.________ n'avait pas réussi son intégration familiale, sociale et professionnelle en Suisse. Ayant vécu jusqu'à l'âge de 17 ans dans son pays d'origine, dont il connaissait la langue et les usages et où il avait de la parenté, il ne devait pas avoir de difficultés particulières à s'y réinsérer. Dans ces conditions, l'autorité administrative n'avait pas commis un excès ni un abus de son pouvoir d'appréciation en révoquant l'autorisation d'établissement du prénommé.