Citation: 7B_635/2024 E. 3.3.2

3.3.2. Le recourant s'en prend ensuite aux faits tels qu'établis par la Chambre pénale de recours. S'il concède qu'une consommation excessive d'alcool cumulée à la prise de médicament aurait mené aux événements du 1 er janvier 2024, le recourant soutient qu'aucun élément du dossier ne permettrait de retenir une consommation d'alcool, respectivement de médicaments en dehors de sa sphère privée. Or il résulte uniquement de l'arrêt attaqué que les comportements du recourants avaient lieu "sur fond de consommation d'alcool", ce que le recourant ne remet pas en cause. Pour le surplus, le recourant ne démontre, ni même tente de démontrer, que l'autorité cantonale aurait apprécié les faits de manière arbitraire. Purement appellatoire, sa démarche doit être déclarée irrecevable. Le recourant fait valoir qu'il ne serait pas établi qu'il aurait causé la blessure à la tête de son compagnon à l'occasion de l'incident du 1er janvier 2024. Sur ce point, le recourant se contente d'opposer sa propre appréciation des faits, sans formuler de grief recevable au regard des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. En tout état, contrairement à ce qu'il soutient, ni le Ministère public, ni l'autorité de recours n'ont tenu pour établi qu'il avait causé la blessure à la tête de son compagnon. La cour cantonale a souligné que le Ministère public s'était limité à décrire les faits reprochés au recourant, sans toutefois affirmer qu'ils seraient établis. Dans un raisonnement qui ne prête pas le flanc à la critique, la Chambre pénale de recours a pour le surplus considéré qu'à ce stade de l'instruction, il ne saurait être retenu que le compagnon du recourant se serait lui-même tapé la tête contre le mur dès lors qu'il avait indiqué à la procureure avoir été blessé lors de l'altercation avec le recourant, alors que ce dernier se débattait violemment; il ne pouvait ainsi être d'emblée exclu que le recourant soit à l'origine de la lésion.