Citation: 7B_903/2023 E. 1

Dans la mesure toutefois où les circonstances peuvent évoluer, a fortiori en matière de représentation d'une société, cela ne suffit pas pour considérer que tout examen subséquent de cette question de recevabilité serait définitivement exclu. Vu la configuration de l'espèce - soit l'absence a priori de litige sur les pouvoirs du représentant de la recourante lors de la procédure précédente -, il s'imposait donc d'interpeller la recourante préalablement sur cette question, ce que n'a pas manqué de faire l'autorité précédente, certes d'une manière très générale. Celle-ci a également informé la recourante des conséquences d'un éventuel manquement. Dans le cadre de l'échange d'écritures qui s'est ensuivi, la recourante ne prétend pas avoir indiqué à l'autorité précédente, notamment dans son courrier du 6 octobre 2023, que les documents annexés constituaient une version actualisée de ceux déjà produits dans la cause BB_1 et BB_2 ( a contrario dans l'arrêt 1C_320/2022 du 12 juillet 2022 consid. 2.2). Indépendamment en outre des éventuelles questions de recevabilité qui pourraient se poser (cf. notamment art. 99 al. 1 LTF; sur cette disposition, arrêt 7B_132/2023 du 12 mars 2024 consid. 2.1 et les arrêts cités) ou des exigences de motivation entrant en considération en cas d'établissement arbitraire des faits (cf. art. 105 al. 1 et 2 LTF, 9 Cst.; sur ces notions, voir arrêt 7B_744/2023 du 14 février 2024 consid. 3.2.1 et les arrêts cités), la recourante ne produit pas lesdits échanges à l'appui de son recours au Tribunal fédéral dans la présente cause; en particulier, elle ne transmet pas des copies de la procuration présentée dans la procédure BB_1 et BB_2, du courrier de la Cour des plaintes lui impartissant un délai pour établir les pouvoirs du signataire de ladite procuration ainsi que des réponses et annexes ensuite adressées à cette autorité. La mention de tels échanges ne figure pas non plus dans la décision BB_1 et BB_2 du 28 juin 2022. Il n'est ainsi pas établi que la recourante ait déjà été interpellée sur cette problématique au cours de la cause BB_1 et BB_2 et que la Cour des plaintes ait donc procédé en 2021/2022 à un examen de documents similaires à ceux produits en 2023. Il ne peut dès lors pas lui être reproché d'avoir modifié son appréciation de 2021/2022 en violation du droit d'être entendue de la recourante, respectivement de ne pas l'avoir avertie de l'éventuelle insuffisance des documents produits en 2023.