Citation: C 17/05 07.06.2006 E. A

R.________, marié et père de famille, a été engagé le 1er janvier 2001 à plein temps par la société X.________. Les parties avaient convenu un salaire annuel brut de 120'000 fr. pendant les 6 premiers mois, et de 130'000 fr. à partir du 7ème mois en fonction du succès des affaires réalisées par l'employé. Le 26 septembre 2001, en raison d'une baisse de la conjoncture, l'employeur a placé R.________ devant l'alternative d'accepter une réduction de son salaire (à 6'800 fr. par mois plus 500 fr. de frais de déplacement) ou de voir son contrat de travail résilié, en s'engageant à modifier cette situation dès que le chiffre d'affaires le permettait. Le prénommé a consenti à cette réduction et continué de travailler pour la société. Il a été licencié le 30 septembre 2002 avec effet au 30 novembre suivant et a déposé une demande d'indemnité de chômage à partir du 1er décembre 2002. Dans le décompte d'indemnisation qu'elle a établi le 10 décembre 2002, la Caisse cantonale de chômage de l'Etat de Vaud (ci-après : la caisse) a ouvert en faveur de l'assuré un délai-cadre de deux ans et fixé son gain assuré à 6'800 fr. R.________ a recouru contre ce décompte, en demandant à ce que son gain assuré soit calculé sur la base du salaire qu'il percevait avant sa baisse de revenu. Par décision du 17 septembre 2003, le Service de l'emploi, 1ère instance cantonale de recours en matière d'assurance-chômage, a admis le recours et renvoyé le dossier à la caisse pour nouvelle détermination du gain assuré au sens des considérants.