Citation: 6B_1008/2018 E. 6

La cour cantonale a rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, la requête du 21 juin 2018 tendant à obtenir qu'un délai soit imparti au Procureur ad hoc afin qu'il se détermine sur chacun des arguments du recours. Elle a relevé, en droit, que l'autorité intimée n'avait pas d'obligation mais la faculté de déposer des observations, la procédure se poursuivant même si une partie ne se prononçait pas (art. 390 al. 2 CPP) et que le recourant ne démontrait pas qu'une réponse point par point se fût imposée en l'espèce. Le recourant rétorque que le " contenu de [son] recours " ainsi que " son exigence personnelle " auraient commandé de procéder de la sorte. Il aurait ignoré qu'il lui incombât de démontrer que des déterminations grief par grief auraient été nécessaires. Il conteste la légalité de cette exigence. Etant précisé que la règle de l'art. 390 al. 2 CPP, en ce qui concerne l'autorité intimée, vise surtout à lui permettre de manifester qu'elle estime l'argumentation du recours bien-fondée ou de compléter les motifs étayant sa décision (v. à propos de la règle similaire de l'art. 102 al. 1 LTF: BERNARD CORBOZ, in Commentaire de la LTF, 2e éd. 2014, no 30 ad art. 102 LTF), on ne perçoit pas quel véritable intérêt juridique (cf. art. 81 al. 1 let. b LTF) pourrait avoir le recourant à invoquer devant le Tribunal fédéral que l'autorité de première instance, dûment invitée à répondre, s'est bornée à renvoyer aux considérants de sa décision. Ce grief est irrecevable.