Citation: 8C_260/2015 E. 4.2

4.2. Le recourant fait valoir que Phenix avait reconnu sa responsabilité pour la rechute qu'il avait annoncée en 2008 en versant ses prestations de janvier 2008 à mai 2011. Les décomptes de prestations établis par cet assureur faisaient clairement référence à la LAA. Dans ces conditions, il lui appartenait, pour justifier leur arrêt à la date déterminante, de démontrer que les troubles pris en charge à titre de rechute de l'accident du 20 janvier 2004 n'étaient plus en relation de causalité naturelle et adéquate avec cet événement, autrement dit que le statu quo ante ou sine avait été atteint au 31 mai 2011. Or, l'instruction médicale ne permettait pas de fonder une suppression des prestations à ce titre. Tous les rapports médicaux cités par les juges cantonaux étaient antérieurs à cette suppression. C'était également à tort que ceux-ci avaient estimé qu'il n'y avait aucun élément susceptible de mettre en doute le rapport du docteur D.________. Une expertise s'imposait.