Citation: 2C_210/2024 E. A

Le 6 juin 2016, l'Office cantonal de la population et des migrations de la République et canton de Genève (ci- après: l'Office cantonal) a reçu un formulaire individuel de demande pour ressortissant UE/AELE concernant A.A.________, né en 1968, et sa fille, B.A.________, née en 2004, tous deux ressortissants français, indiquant qu'ils étaient arrivés à U.________ le 1er mai 2016. Il était mentionné que la demande ne concernait pas C.A.________, de nationalité roumaine, épouse, respectivement, mère des précités. A.A.________ et sa fille ont été mis au bénéfice d'une autorisation de séjour UE/AELE (permis B) valable jusqu'au 5 juin 2021. Par formulaire reçu par l'Office cantonal le 19 octobre 2018, A.A.________ a annoncé, pour son compte et celui de sa fille, leur changement d'adresse. Résidant auparavant à la rue D.________ à U.________, ils avaient déménagé, le 1er mai 2018, au chemin E.________ à V.________. Il était indiqué que ce changement d'adresse ne concernait pas C.A.________. Par courrier du 30 décembre 2019, F.________, domicilié chemin G.________, à W.________ (France), a informé l'Office cantonal que ses locataires, soit les époux A.________, étaient des fraudeurs. Alors qu'ils avaient signé un contrat de bail de résidence secondaire, ils avaient en réalité emménagé dans l'appartement à l'année avec leur fille. A.A.________ avait enregistré le bail au nom de son épouse, afin de ne pas apparaître en France et de conserver son permis B. Il lui avait payé une année de loyers en avance. Il avait une adresse fictive en Suisse. Le 1er juin 2021, A.A.________, agissant également au nom de sa fille alors mineure, a sollicité le renouvellement de leurs autorisations de séjour. Il a indiqué que son épouse ne vivait pas à Genève. Par courriel du 28 juin 2021, l'Office cantonal a demandé à A.A.________ de lui indiquer où se trouvait le domicile de son épouse et si une procédure de divorce avait été intentée. A.A.________ a répondu, le 2 juillet 2021, qu'aucune demande en divorce n'avait été déposée. Son épouse aurait dû le rejoindre en 2017, mais avait été victime d'un grave accident de la route et devait alors rester en France "pour des raisons de procédure". Lors d'une investigation menée le 4 août 2021 au chemin E.________ à V.________, les enquêteurs mandatés par l'Office cantonal ont constaté que cette adresse correspondait à un chantier naval. Les personnes rencontrées sur place avaient confirmé le caractère professionnel de ce local. Il existait un logement à l'arrière, inoccupé depuis des années.