Citation: 2C_307/2024 E. 6.2

6.2. En l'occurrence, dans son arrêt, la Cour de justice a constaté que le recourant avait déjà " obtenu gain de cause " devant l'autorité précédente, soit devant le Conseil de direction de l'École d'avocature, dans la mesure où, statuant sur son opposition, ce dernier avait déjà annulé sa précédente décision du 27 septembre 2023 prononçant son élimination définitive de l'école et l'avait autorisé à se présenter exceptionnellement une troisième fois à ses examens. Elle en a déduit que l'intéressé ne pouvait se prévaloir d'aucun intérêt pratique à son recours, de sorte que celui-ci devait être déclaré irrecevable en application de l'art. 60 let. b de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA/GE; RS/GE E 5 10). Or, on ne voit pas en quoi un tel raisonnement contreviendrait en soi à l'interdiction du déni de justice formel garanti à l'art. 29 Cst. Il est en effet acquis que les tribunaux ne sont pas institués pour trancher des questions abstraites et qu'ils peuvent dès lors refuser d'entrer en matière sur des recours dont l'admission ne procurerait aucun avantage pratique à la partie concernée (cf. notamment. art. 89 al. 1 let. c LTF), ce qui est par définition le cas lorsque celle-ci a déjà obtenu précisément ce qu'elle voulait devant l'instance précédente et que la décision attaquée ne la touche dès lors pas dans ses intérêts dignes de protection (cf. notamment arrêt 1C_538/2008 du 16 avril 2009 consid. 3). À cela s'ajoute que les conclusions nouvelles, élargissant ou transformant l'objet du litige par rapport à ce qu'il prévalait lors des instances précédentes, sont en principe inadmissibles en instance de recours (cf., entre autres, art. 99 al. 2 LTF et art. 68 LPA/GE a contrario). Le recourant ne prétend d'ailleurs pas le contraire, ni ne soutient que le droit cantonal genevois, dont il n'invoque au demeurant aucune application arbitraire (cf. supra consid. 3.1), lui aurait octroyé le droit de recourir devant la Cour de justice indépendamment de tout intérêt pratique, respectivement qu'il lui aurait conféré le droit de formuler de nouvelles conclusions devant cette autorité par rapport à celles contenues dans son précédent acte d'opposition au Conseil de direction de l'École d'avocature.