Citation: I 634/04 14.09.2005 E. A

A.a T.________, né le 27 octobre 1957, a travaillé à plein temps en qualité de maçon au service de l'entreprise de constructions et génie civil X.________ SA. A ce titre, il était assuré par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) pour les accidents professionnels et non professionnels. Il travaillait également en qualité d'employé de nettoyage auprès de la société Y.________AG, à raison de 14.5 heures par semaine. Le 13 février 1998, T.________ effectuait un terrassement sur un chantier, lorsqu'il a été touché au dos par une pelle mécanique conduite par son chef d'équipe (déclaration d'accident LAA du 24 février 1998 de l'entreprise X.________ SA, rapport du 29 avril 1998 de la CNA lors du passage de l'assuré à l'agence; voir aussi la déclaration d'accident LAA du 16 février 1998 de la société Y.________AG, qui indique que T.________ a été poussé contre un talus par une machine). Victime d'une contusion lombaire, il a repris son travail à 25 % dès le 1er avril 1998. Le docteur R.________, spécialiste FMH en médecine générale, a attesté une incapacité de travail de 75 % dès le 1er mai 1998 et de 50 % dès le 20 août 1998. Dans une appréciation médicale du 4 février 1999, le médecin d'agence de la CNA a indiqué qu'à la suite de la contusion rachidienne, une spondylarthrose et une spondylose préexistantes, jusque-là muettes étaient devenues symptomatiques et qu'il s'agissait d'une aggravation passagère qui, après six mois, devait être terminée. Il en concluait que le statu quo sine était atteint au plus tard à la mi-août 1998. La CNA a avisé T.________ que sa responsabilité n'était engagée que jusqu'à la mi-août 1998 et qu'elle prenait en charge les indemnités journalières dans une mesure de 75 % jusqu'au 15 août 1998, ce qu'elle a confirmé par décision du 19 mai 1999. A.b A la suite de la faillite de l'entreprise X.________ SA, T.________ a été engagé en gain intermédiaire depuis le 9 avril 1998 par Z.________ Sàrl, avec une incapacité de travail de 75 % jusqu'au 19 août 1998, de 50 % entre le 20 août 1998 et le 25 juin 1999, de 100 % du 16 au 30 juin 1999, de 50 % du 1er juillet au 31 août 1999, de 100 % du 1er septembre au 18 octobre 1999 et de 75 % dès le 18 octobre 1999. Le 22 octobre 1999, T.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité, en requérant l'allocation d'une rente d'invalidité. Dans un rapport médical du 6 novembre 1999, le docteur R.________ a répondu par l'affirmative à la question de savoir si l'activité exercée avant l'atteinte à la santé était contre-indiquée. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg a confié une expertise au docteur G.________, spécialiste FMH en médecine interne-rhumatologie. Dans un rapport du 24 mars 2000, ce praticien a posé les diagnostics de syndrome vertébro-lombaire chronique associé à une discarthrose érosive L4-L5, à une scoliose dorso-lombaire à convexité droite à grande courbure et à une arthrose des articulaires postérieures pluri-étagées prédominant à droite, de coxarthrose bilatérale radiologique asymptomatique, d'état dépressif réactionnel, de status après contusion lombaire post-traumatique et de pieds plats des deux côtés. Il estimait la capacité de travail de l'assuré à 50 % avec un rendement de 50 % dans un métier comme maçon, mais à 100 % (horaire plein, rendement de 80 %) dans un travail adapté, permettant de fréquents changements de positions assis/debout et évitant le port de charges de plus de 15 kg. Dans un projet de décision du 17 octobre 2000, l'office AI, procédant à l'évaluation de l'invalidité de T.________ selon la méthode générale de comparaison des revenus, a avisé celui-ci qu'il présentait une invalidité de 27,54 %. Par décision du 5 décembre 2000, il a rejeté la demande. Sur recours de T.________ contre cette décision, la Cour des assurances sociales du Tribunal administratif du canton de Fribourg, par jugement du 29 mai 2002, a annulé celle-ci et renvoyé la cause à l'office AI pour instruction complémentaire au sens des considérants et nouvelle décision. Elle a considéré qu'il eût fallu soumettre l'assuré à une expertise psychiatrique afin de lever tout doute sur l'existence même d'un trouble psychique ayant valeur de maladie et, dans l'affirmative, sur l'influence éventuelle de celui-ci sur sa capacité de travail, et qu'il appartenait à l'office AI d'y faire procéder. L'office AI a confié une expertise psychiatrique au docteur M.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie à Sion. Dans un rapport du 30 avril 2003, l'expert a noté l'absence de pathologie psychiatrique atteignant le seuil diagnostic. Il indiquait que sur le plan psychique et mental, T.________ était en mesure de s'adapter à une nouvelle activité, c'est-à-dire qu'il possédait les ressources à même de faire un changement d'activité. Stricto sensu, celui-ci ne présentait pas cliniquement de troubles psychiques. Par décision du 19 mai 2003, l'office AI a avisé T.________ qu'il était en mesure, compte tenu de son état de santé et des avis médicaux prépondérants, d'exercer une activité adaptée - par exemple comme ouvrier dans la production industrielle légère, à plein temps avec un rendement de 80 % - et qu'il présentait une invalidité de 27,54 %, raison pour laquelle il n'avait pas droit à une rente d'invalidité. Etant donné que l'activité exigible correspondait à ses aptitudes professionnelles et qu'elle ne nécessitait aucune formation supplémentaire, il lui accordait une aide au placement. L'assuré a formé opposition contre cette décision. Par lettre du 7 juillet 2003, il a informé l'office AI qu'il avait confié une expertise au docteur K.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, et demandait la suspension de la procédure, ce que l'office AI a refusé dans une décision du 10 juillet 2003. Sur recours de T.________ contre cette décision, le Président de la Cour des assurances sociales du Tribunal administratif du canton de Fribourg, par jugement du 2 décembre 2003, a déclaré celui-ci irrecevable, dans la mesure où il n'était pas devenu sans objet. Par décision du 5 décembre 2003, l'office AI a rejeté l'opposition contre la décision du 19 mai 2003.