Citation: 4A_716/2014 E. B

B.a. Le 18 mars 2014, A.________ et consorts et la garante ont déposé une requête de mesures provisionnelles et superprovisionnelles contre I.________ et consorts et leur représentante, ainsi que contre le tiers dépositaire, devant le Tribunal de première instance de Genève, concluant à ce qu'il soit fait interdiction à ce dernier de poursuivre ou d'entreprendre quelque démarche que ce soit, directement ou indirectement, afin de libérer les dix-neuf bobines de fil de nickel en sa possession jusqu'à droit connu, sous la menace de la peine prévue à l'art. 292 CP. Le 19 mars 2014, le tribunal a fait droit à la requête de mesures superprovisionnelles. Le 16 mai 2014, le Tribunal arbitral a rendu douze sentences arbitrales, retenant notamment que les certificats de découpe émis le 27 août 2013 étaient valables, de sorte que le paiement des acomptes aurait dû avoir lieu 90 jours plus tard, le 25 novembre 2013, mais qu'aucun paiement n'avait été effectué. Ces sentences ont été produites à l'audience du tribunal, en copies non datées ni signées, l'envoi ultérieur de copies datées et signées, non encore disponibles, étant annoncé. Celles-ci ont été produites le 23 mai 2014. Le Tribunal de première instance a rejeté la requête de mesures provisionnelles par ordonnance du 25 août 2014. Il a considéré que le droit invoqué par les requérantes n'avait pas été rendu vraisemblable au vu des pièces produites, l'authenticité et la véracité des certificats de première découpe ayant d'ailleurs été confirmées par le tribunal arbitral. B.b. A.________ et consorts, ainsi que la garante, ont formé un appel, concluant à l'annulation de cette ordonnance et à la confirmation de l'ordonnance de mesures superprovisionnelles du 19 mars 2014. Subsidiairement, elles ont conclu pour la première fois à ce que l'avocat soit autorisé à libérer en partie les bobines nanties en faveur de I.________ et consorts et leur représentante, à concurrence de 25'650'000 USD. Statuant par arrêt du 21 novembre 2014, la Cour de justice du canton de Genève a rejeté l'appel des requérantes et confirmé l'ordonnance attaquée.