Citation: 5A_782/2016 E. 3

Le recourant soulève premièrement un grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'établissement des faits. Il reproche à la Juge déléguée de ne pas avoir tenu compte de l'ensemble de ses déclarations faites à l'audience du 19 août 2016. Singulièrement, ces déclarations auraient dû permettre à l'autorité d'appel de mieux appréhender les circonstances qui l'avaient conduit à prendre sa décision relative à ce nouvel emploi, certes moins bien rémunéré que celui qu'il exerçait auparavant, mais qui ne l'obligeait pas à recourir aux prestations de l'assurance-chômage notamment, tout en garantissant à l'intimée son minimum vital. Il avait en outre déclaré que ses perspectives de gain, après l'obtention du diplôme d'expert en matière de prévoyance professionnelle seraient de l'ordre de 150'000 à 200'000 fr. de salaire annuel et qu'il serait probable qu'il reprenne l'entreprise, une fois que le directeur actuel, âgé de 56 ans, partirait à la retraite. En l'occurrence, les déclarations du recourant dont la Juge déléguée n'aurait arbitrairement pas tenu compte consistent pour l'essentiel en des spéculations sur ses gains futurs. Dans la mesure où les faits ainsi allégués ne sont qu'hypothétiques et que rien n'indique si et à partir de quand il serait en mesure de générer de tels revenus, c'est sans arbitraire que la juge précédente n'en a pas tenu compte. Partant, le grief d'arbitraire dans l'établissement des faits doit être écarté dans la mesure où seule l'absence de prise en compte d'un élément de preuve propre à modifier la décision du juge peut conduire à une telle violation (cf. supra consid. 2.2).