Citation: 2C_216/2024 E. 4.5

4.5. La recourante se prévaut enfin en vain du droit qu'ont les étudiants qui redoublent leur première année propédeutique en sciences pharmaceutiques de bénéficier de deux tentatives pour chaque examen qu'ils doivent refaire, ce conformément à l'art. 14 al. 2 du règlement d'études général de la Faculté des sciences. Elle perd de vue qu'elle ne se trouve pas dans la situation d'une étudiante ordinaire dans la mesure où, compte tenu de son précédent échec en Faculté de médecine, elle n'a été admise que conditionnellement au sein de la faculté des sciences et, précisément, sans possibilité de redoublement, ce conformément à une décision du doyen du 27 août 2021 qu'elle n'a pas contestée. Cette condition lui a d'ailleurs encore été rappelée dans la décision ultérieure du doyen du 18 novembre 2022, dans laquelle celui-ci lui a octroyé une ultime chance de passer ses examens après l'échec de sa première année, décision dont la recourante a eu connaissance selon les constations de fait de l'arrêt attaqué, même si elle affirme le contraire dans son mémoire, sans prétendre toutefois que la Cour de justice serait tombée dans l'arbitraire sur ce point (cf. supra consid. 2.3). On ne voit enfin pas en quoi la notification irrégulière de cette décision au sens de l'art. 47 de la loi genevoise sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA/GE; RSGE E 5 10) - soit un envoi par mail après une première notification infructueuse par la poste - devrait conduire à lui reconnaître le droit de se représenter deux fois à ses examens durant l'année 2022-2023 comme tout redoublant au sens de l'art. 14 al. 2 du règlement d'études général de la Faculté des sciences. Comme on vient de le dire, la recourante avait déjà été informée dès son admission - bien avant cette nouvelle décision - du fait qu'elle ne pourrait jamais bénéficier d'un redoublement.