Citation: 5A_414/2016 E. 3

La Cour de justice a considéré que l'allégation du recourant selon laquelle il avait été psychologiquement empêché de prendre connaissance de l'ordonnance du 24 mars 2016 en raison de problèmes personnels n'avait pas été rendue suffisamment vraisemblable, aucun moyen de preuve n'ayant été produit à son appui. Le recourant avait d'ailleurs été en mesure de former un recours, le 24 mars 2016, contre le jugement du 16 mars 2016, avait indiqué avoir soldé sa dette, avait réclamé à la Poste l'ordonnance du 24 mars 2016, et s'était adressé à un avocat afin de déposer une requête en restitution de délai le 3 mai 2016. Il avait ainsi été en mesure, à plusieurs reprises, d'agir dans le cadre de sa faillite sans être empêché par les problèmes dont il prétend souffrir. Pour le surplus, la Cour de justice a estimé qu'il n'était pas déterminant, pour statuer sur la requête en restitution de délai, que le requérant ait soldé sa dette ou que l'Office des poursuites ait été fermé jusqu'au 1er avril 2016. En raison de cette dernière circonstance, un délai plus long que celui usuel avait précisément été imparti pour produire la quittance sollicitée. Le recourant n'avait formé aucune demande de prolongation du délai imparti au motif que l'Office des poursuites n'aurait pas été en mesure de délivrer des documents au public après sa réouverture.