Citation: 5A_685/2018 E. 5.3.1

5.3.1. La recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir admis que l'intimé avait déployé tous les efforts qui pouvaient être attendus de lui aux fins de retrouver un emploi lui permettant de satisfaire à son devoir d'entretien. Elle réitère ainsi, en substance, ses critiques soulevées sous l'angle de l'établissement manifestement inexact des faits, critiques qui ont déjà été rejetées (cf. supra consid. 4.1). Dans la mesure où elle prétend, de surcroît, que les juges précédents ont fait preuve d'arbitraire en retenant comme étant une preuve suffisante, sous l'angle de la vraisemblance, le "simple fait" que l'intimé ait touché des indemnités de chômage, son grief est par ailleurs infondé. Il convient en effet de rappeler que le versement régulier de telles indemnités constitue un indice dont le juge peut tenir compte pour retenir qu'une personne a entrepris tout ce qui était exigible de lui pour retrouver un emploi (cf. arrêts 5A_891/2013 du 12 mars 2014 consid. 4.1.2; 5A_829/2012 du 7 mai 2013 consid. 7), comme l'admet du reste la recourante. Or c'est précisément ce qu'ont fait les juges précédents, en considérant que la perception d'indemnités de chômage par le mari venait s'ajouter aux pièces justificatives qu'il avait produites en appel.