Citation: 6B_817/2014 E. 3.6.1

3.6.1. Les EPO sont reconnus comme établissement d'exécution des peines concordataires. Il dispose d'une unité psychiatrique et propose un programme individualisé de thérapie et de soins (cf. ordonnance attaquée, p. 9 let. 2.2.2.1). Le recourant y a suivi un traitement psychiatrique intégré associant des entretiens psychothérapeutiques tous les deux à quatre semaines, assurés par un psychiatre (pièce 121; art. 105 al. 2 LTF), à un traitement psychopharma-cologique. Selon le service médical des EPO, la prise en charge n'aurait pas été différente si le recourant n'avait pas été incarcéré. Il n'y avait aucune indication à un séjour à l'unité psychiatrique des EPO. Dans le cadre de ce séjour, le recourant a passé par plusieurs étapes, à savoir tout d'abord une période d'évaluation dans une petite structure cadrante durant laquelle il a pu sortir 1h 30 le matin et 1 h l'après-midi pour la promenade et avait 1 h de sport un jour sur deux, ainsi que deux fois 30 min pour les douches, puis une phase de responsabilisation dans un secteur offrant plus d'interactions, d'activités, de travail et de loisir, ouvert de 6 h à 20 h 15, avec de brefs retours en cellule au moment de la rentrée des ateliers et des repas et, enfin, un passage à la Colonie, ouverte de 6 h 30 à 21 h, où les activités pouvaient se faire dans des secteurs non délimités et des sorties avaient été organisées. La thérapie psychiatrique dispensée aux EPO a permis le prononcé, le 1er mars 2013, de la libération conditionnelle de la mesure et le transfert du recourant au CAAD le 18 mars 2013.