Citation: 7B_14/2025 E. 1

La cour cantonale a également relevé, en lien avec l'argument du recourant selon lequel le procès-verbal de l'audition de la victime 3 devait être écarté du dossier, qu'il n'était, à ce stade, pas nécessaire de se prononcer sur son exploitabilité. Elle a toutefois indiqué qu'avant même cette audition, le recourant avait dit aux policiers, alors qu'il venait d'importuner la victime 3 à son domicile, qu'il savait qu'il y avait eu un problème avec cette dernière, laquelle n'avait pas désiré un acte sexuel. Selon la cour cantonale, même sans les éléments rattachés à la victime 3, des soupçons suffisants existaient déjà à ce stade initial de l'enquête. L'autorité précédente a en effet indiqué que le recourant avait admis avoir pris des photographies de trois femmes, dont la victime 2 et son ex-épouse, à leur insu, alors qu'elles étaient nues, dans le but de satisfaire "son côté voyeur"; le recourant avait également admis visionner à haute dose des fichiers à caractère pornographique et avoir tenté d'administrer, à une occasion et à son insu, un somnifère à la victime 2. Enfin, elle a relevé que les déclarations de la victime 2, selon lesquelles celle-ci s'était réveillée plusieurs fois en ayant eu l'impression d'avoir eu des rapports sexuels "en étant mouillée en bas", revêtaient une certaine crédibilité, d'autant plus que le recourant était resté évasif sur ce point lors de sa deuxième audition devant la police. Au vu de ces éléments, la cour cantonale a en définitive retenu qu'il était suffisamment vraisemblable que le recourant se soit rendu coupable d'infractions graves contre l'intégrité sexuelle des victimes 1 et 2 (cf. arrêt entrepris, p. 7-8).