Citation: 1B_344/2019 E. 1

En outre, l'art. 101 CPP réserve expressément l'application de l'art. 108 CPP, qui prévoit que les autorités pénales peuvent restreindre le droit d'une partie à être entendue, et partant à consulter le dossier, lorsqu'il y a de bonnes raisons de soupçonner que cette partie abuse de ses droits (let. a) ou lorsque cela est nécessaire pour assurer la sécurité de personnes ou pour protéger des intérêts publics ou privés au maintien du secret (let. b). Selon la jurisprudence, des restrictions au droit de consulter le dossier doivent toutefois être ordonnées avec retenue et dans le respect du principe de la proportionnalité (arrêts 1B_112/2019 du 15 octobre 2019 consid. 3.1; 1B_245/2015 du 12 avril 2016 consid. 5.1; 1B_315/2014 du 11 mai 2015 consid. 4.4). A cet égard, la cour cantonale a relevé à juste titre qu'il ne s'agissait manifestement pas d'une affaire " entre deux géants de l'immobilier " "qui ne regarderait pas" le recourant, comme celui-ci l'avait soutenu devant elle (cf. arrêt attaqué, p. 9); ce dernier, prévenu, omet en effet de prendre en considération qu'il est directeur de l'une des sociétés concernées par le litige. En outre, si le recourant se plaint en substance d'atteintes illicites à sa personnalité par le biais des médias, il n'établit pas que les parties plaignantes en seraient à l'origine (cf. recours, p. 3); il ne démontre pas non plus qu'il existerait des indices d'abus de droit de leur part.