Citation: 2C_356/2023 E. 3.2

3.2. La recourante se plaint d'une application arbitraire de la loi fédérale du 3 octobre 2003 sur la fusion, la scission, la transformation et le transfert de patrimoine (LFus; RS 221.301), en particulier des art. 3 al. 2 et 22 al. 1 LFus. Elle fait valoir que " la fusion a déployé ses effets le 1 er juillet 2018 et que c'est à partir de cette date que le transfert à titre universel du patrimoine de la Société Absorbée à la Recourante a eu lieu et que tous les droits et obligations de la Société Absorbée ont été transférés à la Recourante, y compris le chiffre d'affaires réalisé par la Société Absorbée au premier semestre 2018. Autrement dit, les revenus de la Société Absorbée au premier semestre 2018 (i.e., les espèces encaissées ou les créances en paiement envers les débiteurs) ont été transférés par voie de succession universelle à la Recourante le 1 er juillet 2018". Elle reproche à la Cour de justice d'avoir versé dans l'arbitraire en comparant le transfert de patrimoine de la société absorbée suite à la fusion à un transfert d'activité résultant d'un choix entrepreneurial et en partant du principe que le chiffre d'affaires de l'intéressée ne comprendrait pas celui de la société absorbée avant le 1er juillet 2018. Elle estime également arbitraire de considérer, comme l'a fait la Cour de justice, " que l'on a [affaire] à deux sociétés distinctes pour calculer le chiffre d'affaires de l'année 2018". Selon elle, le législateur fédéral a en effet prévu que l'effet d'une fusion consiste en la réunion de deux sociétés distinctes en une seule société.