Citation: 6B_144/2019 E. B

Par jugement du 28 novembre 2018, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a très partiellement admis l'appel de X.________ en ce sens qu'il a été libéré de l'infraction d'injure, que la peine pécuniaire afférente a été annulée et les frais mis à sa charge légèrement réduits. Elle a confirmé le jugement entrepris pour le surplus. En bref, il en ressort les faits suivants. B.a. A leur domicile conjugal de l'époque, le 6 décembre 2014, X.________ et A.________ ont eu une altercation, au cours de laquelle cette dernière a fait appel à la police. X.________ a tiré les cheveux de A.________, lui a donné des coups de poing au visage et à la tête, ainsi que des coups de pied aux jambes. Elle a réagi en lui donnant une claque. A.________ a souffert de plusieurs hématomes, notamment au visage, ainsi que d'égratignures. B.b. Le 23 décembre 2014, lors d'une dispute, A.________ a profité d'un moment où son époux était aux toilettes pour se munir d'un couteau avec une lame dentelée longue d'environ 8,5 cm et large de 1,8 cm au maximum. Elle est ensuite retournée s'asseoir sur le canapé du salon, où elle se trouvait initialement. Au retour de X.________ dans le salon, l'altercation a repris. A un moment donné, ce dernier a vu que son épouse s'était munie d'un couteau et lui en a demandé la raison. Elle lui a répondu que c'était pour se protéger de lui. Il s'est accroupi devant elle et lui a dit à plusieurs reprises " pique-moi! ". Elle a répondu que non et s'est levée. X.________ s'est également levé, a pris une couverture et a frappé son épouse avec. Cette dernière a reculé tout en le repoussant avec ses deux mains. Elle s'est ensuite dirigée vers lui et a fait plusieurs gestes dans sa direction avec le couteau, soit des mouvements de balayage horizontaux, le blessant ainsi au dos de la main gauche ou d'une épaule. X.________ a réagi en saisissant son épouse par les poignets et l'a poussée en arrière, la faisant tomber au sol sur le dos. Il s'est mis à genoux au-dessus d'elle et a essayé de lui prendre le couteau qu'elle tenait de la main gauche. Elle a tenté de l'en empêcher en bougeant sa main avec le couteau mais il a finalement réussi à le lui prendre. Ce faisant, il l'a coupée à la main et à l'avant-bras gauches. Puis, pour la maintenir au sol, il a appuyé sur son cou avec sa main gauche en mettant son pouce et son index de chaque côté du cou. Elle a alors eu de la peine à respirer. Il a placé le couteau sur le côté gauche du cou de son épouse et l'a appuyé légèrement à cet endroit. Il lui a demandé si elle croyait être plus forte que lui et lui a dit que s'il voulait la tuer, il pouvait le faire. A ce moment-là, leur fils qui dormait dans sa chambre s'est mis à pleurer. Son père est allé le rejoindre pour s'en occuper. A.________ en a profité pour aller se réfugier dans les caves du sous-sol de l'immeuble après avoir pris son téléphone portable, ses clés, ses vêtements qui étaient posés au salon et une paire de chaussures. Après une demi-heure environ, X.________ est descendu dans les caves et a ouvert la porte. A.________, qui était toujours cachée à cet endroit, a alors été effrayée à l'idée que son mari la rejoigne. Elle s'est enfuie en sautant par la fenêtre, s'est mal réceptionnée et s'est ainsi fait mal à la cheville. Elle a ensuite fait appel à la police lorsqu'elle a vu son époux remonter depuis les caves et se diriger vers elle. A.________ a présenté plusieurs dermabrasions, ecchymoses, érythèmes, plaies superficielles et également une douleur à la marche au niveau de la cheville. B.c. Le 18 septembre 2015, X.________ a saisi le poignet de sa belle-fille B.________ pour l'empêcher de téléphoner à la police comme sa mère, A.________, le lui demandait. L'enfant a alors lancé son téléphone et X.________ l'a poussée très violemment, avec les deux mains ouvertes au niveau des épaules, pour la faire sortir de la salle de bains dans laquelle elle se trouvait avec sa mère. Elle s'est ainsi retrouvée plaquée contre le mur. X.________ a récupéré le téléphone portable de sa belle-fille et en a ôté la batterie pour éviter que l'enfant ne fasse appel à la police. B.________ a présenté des traces rouges le long de la colonne vertébrale. B.d. Le 14 janvier 2016, X.________ a poussé ou frappé son ex-épouse A.________ au front avec le plat de la main. Sous la violence du coup, elle a basculé en arrière. La face antérieure de son crâne a ainsi heurté le bord de l'armoire murale qui était derrière elle. A.________ a présenté une bosse douloureuse au niveau pariétal droit et a été mise en arrêt de travail pendant trois jours. B.e. A teneur de son casier judiciaire, X.________ a été condamné à six reprises, les 21 janvier 2011, 21 mars 2011, 24 novembre 2011, 4 octobre 2016, 28 juillet 2017 et 20 mars 2018 pour des infractions à la circulation routière et une fois pour contravention à la LStup, à des peines respectivement de 15 jours-amende à 30 fr. avec sursis pendant trois ans, de 10 jours-amende à 30 fr., de 60 jours-amende à 20 fr., de 120 jours-amende à 30 fr., de 50 jours-amende à 30 fr. et de 90 jours-amende à 30 fr., ainsi qu'à des amendes. Il a en outre été condamné à une peine privative de liberté de 18 mois avec sursis portant sur 10 mois durant trois ans et une amende de 200 fr., prononcée le 2 octobre 2014 par le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne pour lésions corporelles simples qualifiées, voies de fait qualifiées, dommages à la propriété, injure, contrainte, violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires, opposition aux actes de l'autorité, mauvais traitements infligés aux animaux et diverses violations à la circulation routière. Cette condamnation a été confirmée le 24 mars 2015 par la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois et un recours contre la décision de dernière instance cantonale a été rejeté par le Tribunal fédéral le 4 mai 2016 (arrêt 6B_719/2015).