Citation: 2P.163/2005 31.08.2005 E. B

Le 4 février 2004, vers 19 h., soit quelques minutes avant de finir son travail, X.________ s'est annoncé libre à la centrale 144 suite à une mission sans transport au chemin de la Forêt à Lausanne. Vingt secondes plus tard, X.________ a reçu un appel de la centrale le priant d'intervenir à proximité de l'endroit où il se trouvait avec son ambulance, à la route Aloys-Fauquez 105. X.________ a tergiversé et a prié son interlocuteur à deux reprises de s'adresser au bureau pour qu'un autre véhicule que le sien soit appelé sur les lieux. Dix minutes plus tard, X.________ a rappelé la centrale, prétextant avoir voulu plaisanter. En raison de ces faits, la Direction de la sécurité publique a ouvert une enquête disciplinaire à l'endroit de X.________. Le 2 mars 2004, X.________ est intervenu en compagnie de son collègue A.________ à l'EMS Plein-Soleil, à Lausanne, peu avant l'arrivée du docteur B.________. Une résidente de cet établissement venait d'être victime d'un arrêt cardiaque et respiratoire. A.________, qui effectuait un massage cardiaque sur cette patiente depuis le début de l'intervention, montrait des signes de fatigue et a prié X.________ de prendre le relais. Ce dernier l'a fait à contrecoeur et ses compressions thoraciques sur la patiente inanimée ont manqué de puissance et se sont révélées dénuées d'efficacité. Le docteur B.________ lui a alors demandé d'améliorer la qualité de ce massage mais X.________ n'a pas modifié sa façon de faire. Le médecin a dû reprendre lui-même les massages. La patiente est décédée, mais sans que l'attitude de X.________ en ait été la cause.