Citation: 6B_36/2009 14.04.2009 E. 1

3.2 Lors de la fixation de la peine, la cour cantonale a insisté sur la quantité importante de stupéfiants en cause (importation de plus de quatre kilos et conservation de 1,8 kilo). Elle a relevé que le recourant avait été en outre reconnu coupable de blanchiment d'argent (art. 305bis CP), de tentative de contrainte (art. 22 et 181 CP) et de violence contre les fonctionnaires (art. 285 CP), toutes ces infractions entrant en concours réel. Elle a mentionné que le recourant avait agi par appât du gain facile et qu'il avait fait l'objet de deux condamnations antérieures pour délit manqué d'escroquerie et infraction à l'art. 23 LSEE. A décharge, elle a pris en compte la collaboration du recourant à l'instruction. Les arguments soulevés par le recourant dans son mémoire de recours ne sont pas pertinents. C'est à tort qu'il soutient que la cour cantonale n'a pas tenu compte de sa collaboration à l'instruction. Le fait qu'il est marié et père de deux enfants ne saurait conduire à une réduction de la peine. Il est en effet inévitable qu'une peine privative de liberté d'une certaine durée ait des répercussions sur les membres de la famille du condamné. Cette conséquence ne peut conduire à une réduction de la peine qu'en cas de circonstances extraordinaires (WIPRÄCHTIGER, Basler Kommentar, Strafrecht I, 2e éd., 2007, Art. 47, n. 118), lesquelles ne sont pas réalisées en l'espèce. Si la bonne intégration du recourant en Suisse et le fait qu'il avait un emploi peuvent être pris en compte, ils constituent aussi des éléments parmi d'autres dont on peut déduire qu'il n'était pas dans le besoin et qu'il a agi par pur appât du gain. Enfin, les infractions antérieures, même si elles ne sont pas d'une extrême gravité et sans relation avec le trafic de stupéfiants, restent des éléments à charge. Au vu de l'ensemble des circonstances relevées par la cour cantonale, la faute du recourant ne peut être qualifiée que de grave; elle justifie une lourde peine. La peine privative de liberté de huit ans n'apparaît dès lors pas sévère à un point tel qu'il faille conclure à un abus du large pouvoir d'appréciation accordé à l'autorité cantonale. Le grief tiré de la violation de l'art. 47 CP doit donc être rejeté.