Citation: 5A_743/2024 E. 6.3

6.3. Les faits allégués par les recourants concernant la fréquence du droit de visite n'ont pas à être pris en compte, dès lors qu'ils ne sont pas constatés dans l'arrêt entrepris sans qu'un grief d'arbitraire dans leur omission soit valablement soulevé (cf. supra consid. 3.2). Il n'apparaît par ailleurs pas que les recourants se seraient plaints devant la juridiction précédente d'un défaut de compétence de la DGEJ concernant le règlement du droit aux relations personnelles pendant le placement des enfants. Faute d'épuisement des griefs (art. 75 al. 1 LTF; ATF 147 III 172 consid. 2.2 i.f.; 146 III 203 consid. 3.3.4; 143 III 290 consid. 1.1), l'argument formulé à cet égard doit en conséquence être écarté, étant de surcroît observé que les recourants ne démontrent pas avoir contesté en instance cantonale les motifs pris par la DGEJ pour justifier les modalités de leur droit de visite et les mesures mises en place, ni ne remettent en cause ces motifs devant le Tribunal fédéral (cf. supra consid. 3.1). En outre, il ne ressort pas de l'arrêt entrepris que la cour cantonale aurait considéré que le risque de comportements inadaptés, voire dangereux des parents envers leurs enfants serait indissociablement lié à une reviviscence des conflits parentaux (cf. supra consid. 5.2). Aussi, en tant que les recourants se prévalent de l'existence d'un tel lien pour exclure tout risque de mise en danger des enfants, ils se contentent d'exposer leur propre lecture de la cause, ce qui laisse intact la motivation cantonale. Pour le reste, l'opinion des recourants selon laquelle ils présenteraient les garanties suffisantes pour que des mesures moins incisives que le placement soient prises en raison de leur bienveillance et de leurs compétences parentales, ainsi que de leur volonté de collaborer, n'est pas de nature à établir une contrariété aux principes de proportionnalité et de subsidiarité de la décision entreprise. À cet égard, il sera rappelé que la cour cantonale n'a pas omis de prendre en compte dans son appréciation que les recourants se montraient soucieux de leurs enfants. Elle a néanmoins considéré que, malgré ce constat, le dossier comportait certains éléments inquiétants, parmi lesquels la nature des lésions subies par F.________ et la forte suspicion des médecins que ces lésions avaient été infligées par des tiers, ainsi que les deux admissions de E.________ aux urgences, la première à la suite d'une demande des parents en lien avec un épuisement parental et la seconde ensuite d'une chute alors que l'enfant se trouvait dans les bras de son père (cf. supra consid. 5.2); il fallait donc au stade des mesures provisionnelles, dans l'attente des résultats des examens génétiques de l'enfant F.________, confirmer le retrait du droit des recourants de déterminer le lieu de résidence de leurs enfants et maintenir ceux-ci placés, aucune autre mesure n'étant, en l'état, susceptible d'assurer leur sécurité et de leur apporter la protection dont ils ont besoin. Dès lors qu'en particulier les recourants échouent par leur argumentation à remettre en cause les éléments sur la base desquels la cour cantonale s'est fondée pour justifier le besoin accru de sécurité et de protection des enfants et qu'ils ne démontrent pas que les mesures moins incisives qu'ils listent seraient aptes à atteindre ce but, leur critique manque sa cible.