Citation: 6B_1375/2022 E. 2.2

2.2. A titre liminaire, le recourant relève les limitations jurisprudentielles déduites de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF en matière d'atteinte à l'honneur. Il estime néanmoins disposer de la qualité pour recourir. Dans un développement purement appellatoire, partant irrecevable (cf. art. 105 al. 2 LTF), le recourant inscrit dans son "contexte" le comportement reproché, datant de 2019, en exposant sa propre version des événements survenus entre 2003 et 2014. S'agissant plus concrètement des prétentions civiles qu'il entend déduire de l'infraction reprochée, il prétend notamment souffrir d'un sentiment de danger donnant lieu à de l'angoisse et à un mal de vivre, conséquences du ressenti qu'il ne bénéficierait plus de la moindre considération auprès de la police et du ministère public, en raison des propos tenus par la personne qu'il dénonce. Ces simples affirmations ne remplissent pas les exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF. On recherche en vain tout élément étayant l'existence d'un lien entre les déclarations en cause et un éventuel défaut de considération des autorités à l'égard du recourant. Ce dernier échoue en tout état à démontrer en quoi l'atteinte qu'il prétend subir atteindrait la gravité objective et subjective que la jurisprudence exige pour l'allocation d'une indemnité pour tort moral (cf. art. 49 CO; supra consid. 2.1). Pour le surplus, il n'articule aucune prétention chiffrée et ne saurait rien déduire de l'arrêt qu'il cite, concernant l'octroi d'une indemnité pour tort moral à une personne juridique (ATF 138 III 337), en avançant un montant qui n'y est pas mentionné. Le recourant échoue à démontrer sa qualité pour recourir sur le fond de la cause.