Citation: 8C_19/2020 E. 4.2

4.2. En l'espèce, les médecins-conseils de l'intimée ont nié l'existence d'un lien de causalité entre l'accident et les troubles révélés par l'IRM du 20 avril 2017, lesquels ont notamment justifié l'opération chirurgicale du 28 juin 2017. Eu égard au délai de plus de trois mois entre l'accident et les premiers soins, à l'absence d'impotence fonctionnelle et au fait que l'assuré pratiquait régulièrement le bodybuilding et le powerlifting, le docteur E.________ a considéré que la symptomatologie était en relation avec une lésion dégénérative classique chez un homme de 53 ans qui pratiquait des sports avec de lourdes charges répétées aux membres supérieurs (rapport du 26 septembre 2017). Le docteur F.________ a relevé de son côté que des signes dégénératifs avaient été mis en évidence par l'IRM du 20 avril 2017 sous la forme d'une lésion au niveau du labrum et lors l'arthroscopie per-opératoire, laquelle a montré un acromion agressif courbé en ricochet de stade III selon Bigliani. Il a en outre indiqué qu'il se produisait dans le cas de cette pathologie dégénérative une irritation du tendon du sus-épineux lors de mouvements d'élévation de l'épaule pouvant aboutir à une déchirure. Par ailleurs, dans le cas d'une rupture traumatique, on pouvait selon lui s'attendre à une impotence fonctionnelle immédiate avec, en tant que professeur de ski, une incapacité de travail dans les jours qui suivaient. Il en a conclu que seul le diagnostic de contusion de l'épaule était en lien de causalité avec l'événement accidentel et a confirmé un statu quo sine après trois mois (rapport du 5 janvier 2018).