Citation: 6B_1098/2014 E. 2

Les recourants contestent l'ordonnance de non-entrée en matière. En bref, les parents allèguent que l'état de détresse psychique de leur fille ainsi que les symptômes mis en évidence par son médecin traitant crédibilisent ses déclarations et auraient par conséquent justifié l'ouverture d'une enquête pénale. A leurs yeux, il subsiste donc des soupçons à la charge de l'intimé imposant sa mise en accusation en vertu du principe in dubio pro duriore et de l'art. 319 al. 1 let. a CPP. Les recourants soutiennent également que le ministère public aurait, en refusant d'entrer en matière, porté atteinte à leur droit à ce que leur cause soit jugée par un tribunal indépendant et neutre garanti par les art. 29, 29a et 30 Cst. ainsi que par l'art. 6 § 1 CEDH. Ce dernier grief se confond toutefois avec la violation de l'art. 310 al. 1 let. a CPP dans la mesure où les recourants ne remettent pas en cause la nature de la procédure suivie ni la qualification du magistrat qui a rendu l'ordonnance mais contestent la décision de non-entrée en matière quant au fond en critiquant l'absence de poursuite pénale qui en est résultée.