Citation: 4A_132/2008 16.05.2008 E. 1

1.1 Le litige porte sur l'expulsion des recourants, qui n'ont pas quitté les objets loués nonobstant la fin du bail le 31 décembre 2004, confirmée en dernière instance par le Tribunal fédéral. Le recours en matière civile contre une décision finale rendue dans ce domaine est ouvert si la valeur litigieuse minimale de 15'000 fr. est atteinte (art. 74 al. 1 let. a LTF). Cette valeur est déterminée par le montant encore litigieux devant la dernière instance cantonale; si les conclusions ne tendent pas au paiement d'une somme d'argent déterminée, le Tribunal fédéral fixe la valeur litigieuse selon son appréciation (art. 51 al. 1 let. a et al. 2 LTF). Dans l'arrêt du 22 juin 2007 rendu dans cette même cause, le Tribunal fédéral a constaté que la présence des locataires dans l'appartement contrariait le projet de vente du bailleur et que la valeur litigieuse correspondait dès lors à l'intérêt économique du bailleur à la disparition du dommage que la mise en oeuvre retardée de son projet de vente lui faisait subir. Il a estimé que cet enjeu dépassait manifestement le montant de 15'000 fr. Le recours est dès lors recevable ratione valoris. 1.2 Saisi d'un recours en matière civile, le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF), à moins que le recourant ne démontre, de manière claire et circonstanciée, qu'ils ont été établis de façon manifestement inexacte - notion qui correspond à celle d'arbitraire - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF; ATF 133 III 545 consid. 2.3).