Citation: 6B_834/2022 E. 1.3

1.3. Le raisonnement de la cour cantonale, fondé essentiellement sur un arrêt traitant de la mise en danger de la vie d'autrui (arrêt 6B_1258/2020 du 12 novembre 2021 consid. 1.4), sans pour autant traiter d'aucune manière de la tentative, comme le relève le recourant, ne saurait être suivi. La question de savoir si la mise en danger de la vie d'autrui peut être commise au stade de la tentative en cas de strangulation doit être traitée au regard des circonstances concrètes. En revanche, l'arrêt précité énumère un certain nombre de circonstances pertinentes pour juger de la violence d'un étranglement, telle qu'une peur de suffocation et des marques d'étranglement (cf. arrêt 6B_1258/2020 précité consid. 1.4), lesquelles sont données en l'espèce. En effet, il ressort des faits établis par la cour cantonale et incontestés (cf. art. 105 al. 1 LTF), que le recourant a saisi B.B.________ au cou et l'a serré avec une main placée à l'avant et l'autre à l'arrière. Elle a manqué d'air, a aperçu un voile noir devant les yeux et a eu la sensation de s'évanouir et a repris ses esprits après un moment. Selon constat médical du 27 août 2018, elle présentait un érythème au niveau du cou, la lésion photographiée étant qualifiée de très légère par les juges cantonaux, faisant référence à l'appréciation du premier juge. Selon les déclarations de B.B.________ jugées crédibles en première instance, outre la peine à respirer et le voile noir devant ses yeux, elle avait failli s'évanouir et était tombée après avoir été étranglée. Au vu de la jurisprudence précitée, ces éléments suffisent à admettre le danger de mort imminent (cf. en ce sens arrêt 6B_1321/2017 précité consid. 2.3 [difficultés respiratoires, léger étourdissement et palpitations cardiaques]). S'agissant de la condition d'imminence, aucun élément extérieur à la strangulation semble avoir pu causer le danger créé en l'espèce. Le fait que le recourant ait "lâché son étreinte" alors que B.B.________ manquait d'air, avait aperçu un voile noir et avait eu la sensation de s'évanouir, ne saurait ainsi être appréhendé sous l'angle du désistement au sens de l'art. 23 al. 1 CP, mais d'une infraction achevée.