Citation: 1C_459/2015 E. 5

Dans un ultime moyen, les recourantes soutiennent que l'ombre portée par la construction des villas jumelées litigieuses sur le toit de l'habitation sise sur la parcelle n° 468 réduirait de manière significative l'efficacité des panneaux solaires existants autorisés par la Municipalité. Elles affirment qu'un rapport aurait conclu sans équivoque à l'impact négatif des nouvelles constructions. L'argumentation des recourantes est à nouveau purement appellatoire. Elles se réfèrent certes à un rapport qu'elles auraient fait établir, mais elles n'exposent pas la teneur exacte de celui-ci. Elles ne font par ailleurs pas valoir que la cour cantonale aurait arbitrairement méconnu cette pièce du dossier. Les recourantes ne proposent en l'occurrence aucune démonstration du caractère arbitraire de l'appréciation de l'instance précédente qui a estimé qu'il était douteux que l'ombre de la construction litigieuse parvienne à se projeter sur la toiture de la villa d'une des recourantes dès lors que cette villa était située au nord et que les façades des deux bâtiments étaient séparées par une distance de 26 mètres; cette appréciation apparaît au demeurant exempte d'arbitraire. La critique des recourantes selon laquelle l'instance précédente passerait outre la volonté du législateur qui est de promouvoir les énergies renouvelables (art. 9 de la loi fédérale du 26 juin 1998 sur l'énergie [LEne, RS 730.0]) tombe dès lors à faux. Enfin, il y a lieu de relever que les recourantes se trouvent dans une zone qui permet la construction projetée, de sorte qu'elles doivent en principe souffrir une diminution d'ensoleillement de leur parcelle. Ce grief peut par conséquent également être écarté.