Citation: 5A_903/2023 E. 2.2

2.2. Le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF). Aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente (art. 99 al. 1 LTF). Cette exception, dont il appartient aux parties de démontrer que les conditions sont remplies, vise les faits qui sont rendus pertinents pour la première fois par la décision attaquée, par exemple concernant le déroulement de la procédure devant l'instance précédente afin d'en contester la régularité, ou encore des faits postérieurs à l'arrêt attaqué permettant d'établir la recevabilité du recours (arrêt 5A_904/2015 du 29 septembre 2016 consid. 2.3 non publié in ATF 142 III 617). En dehors de ces cas, les nova ne sont pas admissibles, qu'il s'agisse de faits ou moyens de preuve survenus postérieurement à la décision attaquée (ATF 143 V 19 consid. 1.2 et les références), ou d'éléments que les parties ont négligé de présenter aux autorités cantonales (ATF 143 V 19 consid. 1.2; 136 III 123 consid. 4.4.3). La décision française - dont il est précisé qu'elle est de nature provisoire, dans l'attente d'une expertise psychologique de la famille - produite par la recourante est postérieure à la décision entreprise. Il s'agit en conséquence d'un moyen de preuve nouveau et partant, irrecevable devant la Cour de céans, étant précisé que ce jugement n'entraîne pas la perte d'objet du litige et ne peut ainsi être pris en compte sous cet angle. Il appartiendra cas échéant à la recourante de s'en prévaloir en introduisant une demande de reconsidération (art. 13 al. 1 LF-EEA) devant les autorités cantonales ayant ordonné le retour de sa fille (arrêt 5A_96/2022 du 21 mars 2022 consid. 5.5.3 et 8 avec la référence; cf. arrêt 5A_355/2023 du 13 juillet 2023).