Citation: 6B_660/2022 E. 2.4

2.4. Tout d'abord, contrairement à ce que soutient le recourant, il ne ressort pas de la décision attaquée que la cour cantonale aurait "reproché" à celui-ci d'avoir accepté une procédure simplifiée. Elle a néanmoins constaté à juste titre que le jugement du 24 février 2022 ne comportait aucun élément nouveau et sérieux qui justifierait de poser un pronostic favorable (cf. jugement du tribunal de police du 24 février 2022; pièce 21/3 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). Pour le surplus, le recourant soutient qu'en modifiant la peine du jugement du 19 janvier 2018, le tribunal de police a rendu un nouveau jugement "beaucoup moins sévère", de sorte qu'il devrait "bénéficier" d'une révision. Or, il ressort du jugement du 27 avril 2020 que le tribunal de police avait prononcé une peine privative de liberté et non une peine pécuniaire au motif que "les précédentes peines prononcées sanctionnant un séjour illégal en Suisse et la prise d'activité lucrative n'ont eu aucun effet sur [le recourant]" (cf. jugement du 27 avril 2020; art. 105 al. 2 LTF). On comprend ainsi de la motivation cantonale que, pour des motifs de prévention spéciale, seule une peine privative de liberté pouvait être prononcée, en raison du fait que le recourant avait commis auparavant des infractions du même type, pour lesquelles il avait été condamné en 2014, 2015 et 2018. Or, dans le jugement du 24 février 2022 - à supposer que celui-ci puisse être considéré comme nouveau au sens de l'art. 410 al. 1 let. a CPP -, la condamnation de 2018 du recourant pour séjour illégal et travail sans autorisation - pour la troisième fois - a bien été confirmée. Le seul fait qu'il ait, dans le cadre du nouveau jugement, bénéficié d'une peine pécuniaire, ne suffit pas à motiver une peine sensiblement plus favorable dans le cadre du jugement du 27 avril 2020.