Citation: 6B_987/2017 E. 1.3

1.3. Le recourant reproduit longuement les déclarations faites par la Dresse M.________ devant le tribunal de première instance. Son argumentation est, dans cette mesure, irrecevable, dès lors que ces éléments ne ressortent pas de l'arrêt attaqué, sans que le recourant ne démontre qu'ils auraient été arbitrairement omis par l'autorité précédente (cf. art. 97 al. 1 et 105 al. 1 LTF). Il en va de même s'agissant des déclarations du psychologue N.________, également rapportées par le recourant. Au demeurant, les déclarations en question font essentiellement état d'un traumatisme consécutif aux événements du 13 novembre 2013, ce qui ne permet aucunement de douter de la responsabilité de l'intéressé au moment des faits. Le recourant invoque également des éléments qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué, afin de démontrer que son entourage le percevait, avant les faits, comme une personne digne de confiance, stable ou attentionnée. On ne voit pas en quoi ces différentes déclarations feraient apparaître le comportement du recourant comme particulièrement aberrant le 13 novembre 2013. A l'inverse, ces éléments entrent en contradiction avec l'argumentation de l'intéressé, selon laquelle il aurait souffert d'un "état dépressif" au moment des faits, ce qui ne ressort nullement de l'arrêt attaqué ni des déclarations reproduites dans le mémoire de recours. S'agissant de la consommation de cannabis du recourant, il importe peu que celle-ci eût été régulière avant les faits, en particulier que l'intéressé eût pris l'habitude de fumer lorsqu'il ne parvenait pas à trouver le sommeil, dès lors qu'aucun élément ne permet de penser que cette consommation - qui n'est pas même présentée par le recourant comme chronique ou problématique dans la vie quotidienne - aurait pu perturber sa conscience ou sa volonté lors de la commission des infractions, ce que celui-ci ne soutient d'ailleurs pas. Enfin, l'argumentation du recourant, selon laquelle on ne pourrait lui imputer une "actio libera in causa" au sens de l'art. 19 al. 4 CP, est sans portée. En effet, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que l'intéressé ne possédait pas, au moment d'agir, la faculté d'apprécier le caractère illicite de son acte ou de se déterminer d'après cette appréciation, ni qu'il n'avait "aucune raison de penser qu'il allait devoir conduire" avant de prendre le volant de la BMW. Il découle de ce qui précède que la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en refusant de mettre en oeuvre une expertise portant sur la question de la responsabilité pénale du recourant. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.