Citation: BGE 150 I 50 E. 3.2.5

En matière d'exécution des peines privatives de liberté et des mesures entraînant une privation de liberté, l'art. 74 CP prévoit que BGE 150 I 50 S. 58 le détenu et la personne exécutant une mesure ont droit au respect de leur dignité; l'exercice de leurs droits ne peut être restreint que dans la mesure requise par la privation de liberté et par les exigences de la vie collective dans l'établissement (ATF 149 I 161 consid. 3.2). Selon l'art. 84 al. 1 CP, le détenu a le droit de recevoir des visites et d'entretenir des relations avec le monde extérieur; les relations avec les amis et les proches doivent être favorisées. Selon l'art. 84 al. 2 CP, les relations peuvent être surveillées; elles peuvent être limitées ou interdites pour des raisons d'ordre et de sécurité de l'établissement; le contrôle des visites n'est pas autorisé si les intéressés n'en sont pas informés; les mesures de procédure destinées à garantir la poursuite pénale sont réservées. L'art. 84 CP ne réglemente pas expressément les modalités d'exécution des visites conjugales ou intimes. Toutefois, il n'accorde en principe pas une protection plus étendue que le droit conventionnel et constitutionnel (arrêt 6B_80/2014 du 20 mars 2014 consid. 1.3). Sa portée quant aux personnes dont le détenu peut recevoir la visite, y compris s'agissant de visites intimes ou familiales, ne va donc généralement pas au-delà de celle de la Cst. et de la CEDH. Il ne découle pas de la jurisprudence du Tribunal fédéral que le détenu aurait un droit à entretenir des contacts réguliers et convenables avec d'autres personnes que ses proches, notion dans laquelle entrent non seulement le conjoint, mais également le concubin (cf. ATF 143 I 241 consid. 3.6 et