Citation: 1P.71/2001 22.02.2001 E. 4

4.- Le recours doit ainsi être admis partiellement et l'arrêt attaqué annulé. Il appartiendra aux autorités cantonales d'examiner s'il convient, conformément à ce que prévoit l'arrêt du 22 juin 2000, de renvoyer le recourant à bref délai devant le juge pénal des mineurs, comme le permet l'art. 1 al. 2, deuxième phrase OCP (1), ou s'il faut plutôt maintenir le dessaisissement de la juridiction pénale des mineurs et soumettre le recourant à la juridiction pénale des adultes. Dans le premier cas, la détention préventive du recourant pourrait être fondée sur une nouvelle décision de garde provisionnelle au sens de l'art. 32 LJM. Le fait que la juridiction des mineurs n'a, en l'état, pas examiné le point de savoir si le recourant devait faire l'objet d'une mesure éducative (art. 91 CP), d'un traitement spécial (art. 92 CP), d'un placement spécial (art. 93ter CP) ou s'il devait être immédiatement renvoyé devant l'autorité de jugement, n'y ferait pas obstacle. En effet, si le juge des mineurs n'a pas procédé à cet examen que l'arrêt du 22 juin 2000 lui commandait de faire, c'est uniquement parce qu'il s'est dessaisi, le 14 juillet 2000 - pour des motifs soutenables, au demeurant. Les conclusions que le recourant croit devoir tirer de l'interruption de la procédure devant la juridiction pénale des mineurs tombent ainsi à faux. Cela étant, le dessaisissement en faveur du juge ordinaire a aussi eu pour effet que le titre de la détention préventive ordonnée jusque là - soit la garde provisionnelle au sens de l'art. 32 LJM - a perdu ipso facto son fondement juridique, avec la conséquence que la détention préventive ne pouvait pas être maintenue pour les faits uniquement passibles de la juridiction des adultes (consid. 3d ci-dessus). Le recourant ayant admis, de façon précise, avoir porté un coup de couteau à K.________, le juge pénal des mineurs devrait être en mesure de dissocier sa cause de celles des autres protagonistes de la rixe et, le cas échéant, d'envisager le placement prévu par l'art. 91 ch. 2 CP. Dans le deuxième cas, la détention préventive ne pourrait plus être maintenue, du moins pas à raison des faits survenus le 29 mai 2000 à Pramont (cf. consid. 3d ci-dessus). La possibilité de maintenir la détention préventive du recourant sur un nouveau titre juridique, conforme au principe de la proportionnalité, commande de rejeter la conclusion subsidiaire du recours, tendant à la libération immédiate du recourant. Le recours étant admis partiellement, la demande d'assistance judiciaire a perdu son objet. Il est statué sans frais. L'Etat de Vaud versera au recourant une indemnité à titre de dépens (art. 159 OJ). Par ces motifs, le Tribunal fédéral :