Citation: 2C_432/2007 18.12.2007 E. 1

4.2 Le recourant a commencé son activité délictueuse au bout de quelque 16 mois en Suisse. Il a fait l'objet de six condamnations. Certes, ces condamnations ne sanctionnaient pas des actes d'une gravité extrême, mais l'intéressé s'est généralement vu infliger une peine privative de liberté, si bien qu'il a en définitive été condamné à 16 mois et 7 jours d'emprisonnement. Il réalise ainsi le motif d'expulsion figurant à l'art. 10 al. 1 lettre a LSEE. La multiplicité des infractions commises par le recourant montre qu'il ne veut ou ne peut pas s'adapter à l'ordre public suisse, de sorte qu'il réalise aussi le motif d'expulsion figurant à l'art. 10 al. 1 lettre b LSEE. En outre, la gravité des délits qu'il a perpétrés va croissant. C'est ainsi que sa dernière condamnation sanctionne notamment des atteintes à l'intégrité corporelle (lésions corporelles simples commises au préjudice de trois personnes). L'intéressé n'a tenu aucun compte des avertissements qui lui ont été adressés (condamnations à une peine d'emprisonnement avec sursis, expulsion judiciaire avec sursis, menace d'expulsion administrative). Il a notamment commis de nouvelles infractions deux jours après une condamnation. Rien - pas même la détention - n'a réussi à le détourner de ses activités délictueuses. Par ailleurs, le recourant a effectué en Suisse un séjour relativement court. L'essentiel de sa famille vit certes dans ce pays, mais il a vécu lui-même jusqu'à passé 17 ans au Kosovo, où il a forcément des attaches culturelles et sociales ainsi du reste que de la parenté. Compte tenu de l'ensemble des circonstances, il apparaît que l'intérêt public à éloigner de Suisse un étranger qui persiste dans la délinquance l'emporte sur l'intérêt privé de ce dernier à y rester. En rendant l'arrêt attaqué, l'autorité intimée n'a donc pas violé le droit fédéral; en particulier, elle a appliqué correctement l'art. 10 al. 1 lettres a et b LSEE. Comme on l'a vu (consid. 2 ci-dessus), le Tribunal fédéral ne peut pas prendre en compte la nouvelle situation invoquée par le recourant. De toute façon, si cet élément avait pu être pris en considération, la pesée des intérêts en présence ne s'en serait pas trouvée modifiée, en raison de l'ensemble de la conduite délictueuse du recourant qui est incapable de tenir compte des avertissements reçus ou de tirer les leçons des sanctions subies. Au demeurant, l'amie avec laquelle le recourant vit ne pouvait ignorer la précarité de sa situation en Suisse, lorsqu'ils se sont mis en ménage.