Citation: 9C_147/2022 E. 4

Le Tribunal administratif fédéral a constaté que dans le cadre de l'instruction ayant abouti aux décisions du 2 juin 2014, l'office AI avait retenu une incapacité totale de travail de l'assurée dès le 14 décem bre 2011 à la suite d'une atteinte cancéreuse. L'administration avait admis que l'intimée présentait une incapacité de travail de 60 % de son taux d'activité contractuel dès le mois de septembre 2013 puis de 50 % de ce taux dès mi-janvier 2014. Dans le cadre de la procédure de révision consécutive à la nouvelle demande déposée par l'assurée, le Tribunal administratif fédéral a considéré que celle-ci, "de l'avis unanime des médecins traitants et SMR", se trouvait en incapacité de travail à 60 % à partir du 1 er avril 2014 pour les mêmes motifs que ceux résultant de l'incapacité de travail de 50 % survenue dès le 15 janvier 2014, soit des effets secondaires aux traitements thérapeutiques du cancer. Cependant, selon les premiers juges, cette incapacité de travail n'avait pas été prise en considération par l'office AI dans ses décisions du 2 juin 2014, lesquelles n'étaient par conséquent pas as sorties de force de chose décidée sur ce point. Par conséquent, il était possible de tenir compte de cette aggravation de l'état de santé, respectivement de gain, dans le cadre de l'instruction de la nouvelle demande de prestations du 26 novembre 2014. Etant donné la date du dépôt de cette demande et en application de l'art. 88a RAI, le Tribunal administratif fédéral a ainsi reconnu le droit à l'assurée à une demi-rente d'invalidité pour les mois de novembre et décembre 2014.