Citation: 6B_275/2022 E. 1

B.c. À U.________, le 19 septembre 2020, A.________ a dérobé le téléphone portable de B.________ en détournant son attention. Interpellé par une patrouille de police et après avoir été fouillé, il a injurié les policiers et a craché en leur direction au mépris des consignes sanitaires édictées par le Conseil fédéral en vue d'endiguer la propagation du coronavirus. L'état d'excitation de A.________ a nécessité l'intervention d'une deuxième patrouille de police. Dans l'attente de son arrivée, son comportement est devenu de plus en plus menaçant, A.________ tentant de mordre le bras de l'un des policiers. Une fois la seconde patrouille arrivée, il a menacé l'ensemble des policiers. A.________ s'est ensuite calmé. Il a expliqué avoir pris des substances, avant d'adopter une attitude totalement amorphe, de sorte que les policiers ont fait appel à une ambulance. A.________ a été hospitalisé le 20 septembre 2020 aux soins intensifs en raison d'une éthylisation aiguë et d'une intoxication à la cocaïne avec hétéro-agressivité, nécessitant une contention physique. L'évolution de A.________ a été favorable, de sorte qu'il a pu quitter l'hôpital le jour même. B.d. Le casier judiciaire suisse de A.________ fait état de 14 condamnations entre 2012 et 2020, pour diverses infractions à la LStup et à la LEI, vol, dommages à la propriété, lésions corporelles simples qualifiées, vol d'importance mineure, vol par métier, vol par métier et en bande, violation de domicile, recel, tentative de vol, faux dans les titres (peu de gravité) et rupture de ban, à des amendes, des peines pécuniaires et des peines privatives de liberté allant jusqu'à 26 mois. En particulier, il a été condamné par ordonnance pénale du 23 juillet 2020 à 180 jours de peine privative de liberté et à 600 fr. d'amende pour utilisation frauduleuse d'un ordinateur d'importance mineure, séjour illégal et rupture de ban. Selon cette décision, la rupture de ban sanctionnée couvrait la période allant de sa sortie de prison à la fin du mois de janvier 2020, au 6 mars 2020, date de son interpellation (jugement attaqué consid. 4.4.2).