Citation: 4A_332/2022 E. 1.3

1.3. Dans le cadre de ses différents moyens, la recourante évoque encore ça et là d'autres risques de préjudice irréparable. Elle soutient que le rejet de la suspension l'empêcherait d'apporter la preuve de ses allégués dans la procédure prud'homale. Ses moyens seraient dépendants de l'avancée de la procédure pénale. L'entier de la procédure pénale avait été offerte en preuve dans la procédure prud'homale, lesquelles seraient étroitement liées. La recourante fait également valoir que même si le juge civil n'est pas lié par la qualification pénale qui serait retenue à l'issue de la procédure pénale, il serait arbitraire qu'il ne considère pas comme illicite ou fautif au sens du droit du travail le comportement d'un employé reconnu coupable de gestion déloyale envers son employeur. Toutefois, on ne décèle nullement un préjudice qu'une décision favorable à la recourante sur le fond ne fera pas disparaître complètement. Il en va de même de son argument quant à un risque de jugements contradictoires; là également, il n'existe pas de préjudice irréparable pour la recourante qu'aucune décision ultérieure ne serait à même de réparer. Enfin, le principe de l'économie de procédure n'est pas pertinent dans le cadre de l'analyse de l'existence d'un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF.