Citation: 8C_361/2023 E. 6

Invoquant une violation des art. 31 et 32 al. 1 LACI, la recourante reproche à la juridiction cantonale d'être arrivée à la conclusion que la perte de travail invoquée à partir du mois d'avril 2022 n'était plus temporaire. En faisant valoir que malgré la levée des mesures sanitaires le 17 février 2022, elle était encore victime des effets à long terme de la pandémie du Covid-19 et que la relance du secteur de l'hôtellerie et de la restauration pouvait se prolonger sur une période relativement importante, la recourante ne remet nullement en question l'argumentation des premiers juges selon laquelle sa perte de travail n'était plus temporaire à partir du mois d'avril 2022, bien au contraire. En l'occurrence, malgré la levée des mesures de lutte contre le Covid-19 au mois de février 2022, l'existence d'une situation économique défavorable a perduré dans le secteur de l'hôtellerie et la restauration. La recourante allègue du reste elle-même dans son recours, que si ce secteur bénéficierait à terme d'une relance, celle-ci pourrait être différée pour une période relativement longue. Pour cette raison déjà, la perte de travail invoquée n'avait vraisemblablement plus un caractère temporaire postérieurement à la levée des mesures prises par les autorités en février 2022. La recourante justifie la prolongation de sa perte de travail par une modification des habitudes de sa clientèle. Il s'agit cependant de circonstances qui n'apparaissaient ni passagères, ni exceptionnelles et qui demandaient de la part des entreprises des adaptations structurelles. Sous cet angle, la perte de travail invoquée à partir du mois d'avril 2022 se confondait avec les risques normaux d'exploitation de l'entreprise.