Citation: 6B_816/2013 E. 3.2.3

3.2.3. Selon la pratique genevoise, saisie d'une opposition à taxe, la cour cantonale est compétente pour statuer sur la quotité des frais de la poursuite pénale et leur conformité avec le règlement. En revanche, elle n'est pas autorisée à revoir le bien-fondé de la condamnation d'une partie au remboursement des frais en question ni à modifier la répartition desdits frais entre les parties condamnées, cette compétence revenant exclusivement à l'autorité de jugement (SJ 2000 I p. 44; GRÉGOIRE REY, Procédure pénale genevoise, 2005, art. 97 CPP/GE, n. 1.4). Le recourant ne démontre pas en quoi cette pratique serait, dans son principe, arbitraire ou violerait d'une autre manière ses droits fondamentaux. Cela étant, si la cour cantonale était, conformément au droit cantonal de procédure applicable, liée par la mise à la charge du recourant du tiers des dépens pénaux (correspondant à l'appréciation de la proportion dans laquelle il avait succombé), elle ne l'était pas s'agissant de l'appréciation portée par la Chambre pénale dans sa décision du 19 avril 2010, selon laquelle les notes d'avocat produites ne permettaient pas d'établir le montant chiffré des dépens. De surcroît, comme on le verra ci-dessous (v. infra consid. 3.2.4), il n'était, en tout cas, pas arbitraire non plus de considérer que le nom du mandant à la charge duquel dites factures étaient libellées n'était pas déterminant. Il s'ensuit que le recourant ne peut rien déduire en sa faveur de l'argumentation qu'il développe en relation avec l'autorité de chose jugée de la décision du 19 avril 2010.