Citation: 8C_761/2023 E. A

A.a. A.A.________ (ci-après aussi: l'employé ou l'assuré), né en 1980, a travaillé pour C.________ SA depuis le 23 août 2010 en tant que chauffeur-livreur. Dès le 23 mai 2022, il a été en incapacité de travail. Le 21 juillet 2022, son médecin traitant a constaté qu'il devait changer de profession "pour raison de santé et pathologie lombaire". Le 9 août 2022, l'employé a résilié ses rapports de travail avec effet au 15 août 2022 pour raisons de santé; vu les contre-indications médicales quant à l'exercice de son activité, il ne pouvait pas respecter le délai de congé. A.b. Le 10 août 2022, l'employé a sollicité l'octroi de l'indemnité de chômage auprès de la caisse de chômage Unia (ci-après: la caisse). Selon une attestation de l'employeur du 18 août 2022, le délai de congé de l'assuré était de trois mois. À teneur d'un certificat médical du médecin traitant de l'assuré du 23 août 2022, celui-ci devait changer de métier et ne pouvait plus rester à son poste pour des raisons de santé; il n'avait pas été en mesure d'exercer son activité du 23 mai 2022 au 15 août 2022 en raison du caractère non convenable de l'emploi. Le 24 août 2022, l'assuré a confirmé avoir démissionné pour raisons médicales. A.c. Par décision du 26 septembre 2022, confirmée sur opposition le 22 décembre 2022, la caisse a suspendu le droit de l'assuré à l'indemnité de chômage pour une durée de 25 jours à compter du 16 août 2022, au motif qu'il n'avait pas respecté le délai de congé de trois mois et qu'il avait, de ce fait, causé un dommage à l'assurance-chômage.