Citation: 8C_565/2022 E. 4.2.3

4.2.3. S'agissant du critère des circonstances concomitantes particulièrement dramatiques ou du caractère particulièrement impressionnant de l'accident, c'est à tort que le recourant soutient que le fait qu'il était endormi au moment de l'accident serait sans importance pour l'examen de ce critère. En effet, ce sont précisément dans les situations où la personne assurée ne se souvient pas de l'accident, comme c'est le cas chez le recourant, que la jurisprudence prévoit d'accorder au critère précité une portée moindre. La réflexion derrière cette considération est qu'un événement accidentel dont l'assuré ne se souvient pas est moins susceptible de déclencher chez lui un processus psychique pouvant conduire ultérieurement au développement d'une affection psychique (arrêts 8C_235/2020 du 15 février 2021 consid. 4.3.1; 8C_818/2015 du 15 novembre 2016 consid. 6.1, publié in SVR 2017 UV n° 10 p. 35; 8C_929/2015 du 5 décembre 2016 consid. 5.3). A juste titre, la cour cantonale a retenu que ce critère n'était pas rempli.