Citation: 1B_266/2015 E. 2.3

2.3. Contrairement à ce que soutient le recourant, les agissements qui lui sont reprochés sont de nature à mettre en danger, notamment, l'intégrité physique et sexuelle de la victime, des individus ayant été incités à l'enlever et à l'agresser sexuellement, en utilisant au besoin une arme. Ces incitations ont d'ailleurs été suivies d'un début d'exécution. Comme l'a déjà relevé le Tribunal fédéral dans son arrêt du 19 mars 2015, le fait que le recourant n'a pas commis lui-même des actes de violence n'enlève rien à la gravité des charges, ce dont le recourant ne semble pas avoir pris conscience à teneur de ses écritures. Le rapport d'expertise met clairement en évidence un risque de récidive élevé si le recourant ne fait pas l'objet d'un suivi psychiatrique et thérapeutique contraint. Ce pronostic se fonde sur les antécédents du recourant, ses troubles actuels et le fait que plusieurs tentatives de suivis se sont déjà soldées par des échecs, faute de pouvoir élaborer une alliance thérapeutique. La perspective d'un retour en prison après une libération assortie d'une mise en garde formelle n'a pas non plus empêché le recourant de récidiver. Face à ces éléments concrets, les déclarations du recourant sur sa prise de conscience, sa volonté d'éviter un retour en prison et la distance prise avec la victime n'apparaissent pas déterminantes. Comme le relève le Tmc, l'expertise n'apporte aucune précision sur la nature du traitement ambulatoire préconisé ni sur le caractère contraint de celui-ci, raison pour laquelle un complément d'expertise a été requis. Quoi qu'il en soit, l'expert relève clairement que si le recourant devait sortir de prison, il paraîtrait "judicieux d'organiser au préalable un tel suivi sur le plan psychiatrique et psychologique". Il en ressort que l'efficacité d'un traitement ambulatoire ne serait en tout cas pas immédiate et qu'il serait judicieux de commencer un tel traitement en prison afin de s'assurer de son efficacité avant d'envisager une libération. Une libération immédiate assortie d'un traitement ambulatoire dont on ne connaît pas la nature, ne saurait représenter une mesure de substitution suffisante pour prévenir le risque de récidive. Le grief doit être rejeté.