Citation: 5D_189/2016 E. 2

Par acte du 17 novembre 2016, A.________ exerce un recours constitutionnel subsidiaire au Tribunal fédéral. Il requiert des mesures provisionnelles urgentes tendant à la restitution de l'effet suspensif, en ce sens qu'aucune mesure d'exécution ne peut être prononcée, à ce que les preuves soient administrées d'office, à ce que les Juges cantonaux Urwyler et Delabays soient récusés toutes causes confondues, et à ce que toutes les décisions traitées par les Juges Urwyler et Delabays, ainsi que pas le Ministère public de l'Etat de Fribourg soient annulées et les causes pendantes suspendues. Au fond, il conclut à la nullité de l'arrêt déféré, subsidiairement à l'annulation de cette décision et au renvoi de la cause au Tribunal cantonal pour nouvelle décision. Il conclut enfin à l'octroi d'une équitable indemnité. Dans son mémoire, le recourant fait valoir que la cour cantonale a fait preuve d'arbitraire et de déni de justice. D'abord, il affirme que le sort donné au recours est incompatible avec le motif invoqué : la cour précédente devait déclarer son recours irrecevable. Ensuite, l'autorité précédente ne pouvait pas se référer à la motivation de la décision du Président du Tribunal civil, spécialement en ce qui concerne la force probante du titre de mainlevée, dès lors qu'il avait soulevé quatre griefs devant la Cour d'appel civil - à savoir son droit d'être entendu, la violation de l'art. 320 let. a CPC, la non-prise en considération d'un moyen de preuve produit, singulièrement d'un titre authentique au sens de l'art. 110 al. 5 CPP, et le reproche de ne pas avoir traité une demande de constatation de nullité du titre de mainlevée - qui ne pouvaient être présentés que dans le cadre d'un recours. Le recourant expose aussi que le Ministère public n'a pas la qualité de partie et fait valoir que sa cause pose une question juridique de principe, en ce sens que " la jurisprudence n'a jamais traité le cas d'une demande de récusation contre laquelle aucune opposition n'a été formulée alors que le magistrat et l'autorité visés ont poursuivi à exercer leur fonction tandis que le Message relatif à l'unification du droit de la procédure pénale du 21 décembre 2005, p. 1127 précise qu'en un tel cas la personne ou l'autorité sont purement et simplement récusées ". Il soutient enfin que les juges de la IIe Cour d'appel civil sont les mêmes que ceux saisis d'une affaire pénale le concernant, qu'ils sont partiaux et qu'ils ne pouvaient pas reprendre à leur compte une phrase de l'arrêt du Tribunal fédéral 6B_467/2015 du 9 juillet 2015.