Citation: 9C_142/2018 E. 4.2

4.2. En l'espèce, il n'est pas contesté que le trouble obsessionnel compulsif dont est atteinte l'intimée a subi une aggravation au début de l'année 2013. Alors qu'il entraînait jusque-là une baisse de rendement de 30 %, il a provoqué dès 2013, une incapacité de travail de 50 %. Cette modification de l'état de santé a été mise en évidence par le docteur B.________ dans son rapport complémentaire d'expertise du 28 août 2014, au cours de la procédure initiée à la suite du dépôt de la seconde demande de prestations de l'assurée en mars 2014. Il s'agit ainsi d'un fait nouveau important, qui s'est produit antérieurement à la décision initiale de refus de rente du 22 août 2013, mais qui n'a pas fait partie des éléments ayant servi de base à cette décision, puisqu'il n'a été découvert et établi que subséquemment. Cette situation entre donc par définition dans le cadre d'une révision procédurale (art. 53 al. 1 LPGA); à l'inverse, elle ne saurait tomber sous le coup de la révision au sens de l'art. 17 LPGA, qui suppose une modification de l'état de santé postérieure à une décision de prestations entrée en force.