Citation: 5A_88/2023 E. 3.4.1

3.4.1. La motivation, essentiellement appellatoire, de la recourante ne permet pas de conclure à l'arbitraire de l'appréciation des preuves à laquelle la cour cantonale a procédé. En particulier, au vu des principes susrappelés, on ne saurait lui reprocher de ne pas avoir donné aux certificats médicaux établis le 23 août 2022 par le médecin généraliste et l'orthopédiste de la recourante la portée que celle-ci entend leur conférer. Dès lors qu'ils émanent de ses médecins traitants et qu'ils n'expliquent pas les raisons médicales qui empêcheraient la recourante de travailler, ils n'établissent pas avec certitude l'incapacité qu'ils mentionnent. Quant au courrier de son orthopédiste du 9 juin 2022 à l'OCAS intitulé "attestation médicale", la recourante n'expose pas en quoi il serait arbitraire de le traiter différemment, alors qu'il émane du même médecin traitant et qu'il ne présente pas une motivation beaucoup plus détaillée que le certificat médical établi par celui-ci le 23 août 2022. S'agissant des raisons pour lesquelles la demande AI n'avait été déposée qu'en 2020, soit après le dépôt de la demande en divorce, les explications données par la recourante sur la base de faits ne résultant pas de l'arrêt attaqué n'ont pas leur place à ce stade, le Tribunal fédéral n'étant pas une cour d'appel auprès de laquelle les faits peuvent être rediscutés librement. Singulièrement, la recourante ne pouvait se contenter d'opposer, sans autres éléments probants, l'argument consistant à dire que ce ne serait qu'en mai 2019 que la formation herniaire justifiant le dépôt de la demande AI aurait été "révélée" par une IRM. Il ressort en effet des faits de l'arrêt attaqué que dite IRM n'a fait que "confirmer" la pathologie précitée. Quant aux courriers par lesquels l'OCAS a, le 11 mai 2022, requis un rapport médical des Drs H.________ et I.________, à part attester de l'instruction en cours de la demande AI, ils ne disent rien quant à la capacité de travail de la recourante, de sorte que leur invocation est inapte à démontrer l'arbitraire de l'appréciation des preuves opérée par la cour cantonale. Au demeurant, outre qu'elle n'a pas été produite (cf. arrêt attaqué, p. 6), la recourante ne peut rien tirer de la demande AI en tant que telle dans la mesure où elle n'expose pas en quoi elle aurait une force probante autre que celle d'une allégation de partie. Dans ces conditions, le constat selon lequel la recourante n'a pas établi à satisfaction son incapacité totale de travail demeure intacte. Il n'apparaît dès lors pas critiquable que la cour cantonale ait considéré que la recourante était en mesure d'acquérir son indépendance financière et qu'il convenait en conséquence de lui imputer un revenu hypothétique.