Citation: 2C_76/2021 E. 3.3

3.3. Au regard de ce qui précède, il est probable que l'on puisse opposer au recourant le motif de révocation d'autorisation d'établissement prévu à l'art. 63 al. 1 let. c LEI. Il s'ensuit qu'il n'est pas manifeste que l'intéressé serait admis à séjourner en Suisse, après s'être marié avec sa compagne actuelle (art. 42 al. 1, 51 al. 1 let. b et 63 al. 1 let. c LEI), étant précisé qu'un refus de regroupement familial en Suisse n'apparaît pas d'emblée disproportionné s'agissant d'un couple relativement jeune et sans enfants communs, pouvant de prime abord s'établir au Maroc. En application de la jurisprudence fédérale, le recourant ne peut donc prétendre à l'octroi d'une autorisation de séjour provisoire en vue d'un mariage en Suisse. Compte tenu de ces éléments, il n'y a pas lieu d'examiner au surplus si le recourant, de par ses condamnations, attente de manière très grave à la sécurité et l'ordre publics en Suisse (cf. art. 63 al. 1 let. b LEI). De même, le point de savoir si le droit au regroupement familial est invoqué de façon abusive (cf. art. 51 al. 1 let. a LEI) par le biais d'un mariage de complaisance peut rester ouvert.