Citation: 9C_390/2014 E. 4

La recourante se plaint tout d'abord d'une violation de son droit d'être entendue parce que la juridiction fédérale de première instance n'a pas ordonné une expertise médicale, ce qui, à ses yeux, aurait été indispensable au regard des "différents avis médicaux contestables et se contredisant" sur l'évolution de son état de santé. Son grief n'a cependant pas de portée propre par rapport à celui tiré d'une appréciation manifestement inexacte, incomplète et arbitraire des faits qu'elle invoque également. L'assureur ou le juge peut effectivement renoncer à accomplir certains actes d'instruction sans que cela n'entraîne une violation du droit d'être entendu (sur cette notion en corrélation avec l'administration de preuves, cf. ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 429, 119 Ib 492 consid. 5b/bb p. 505) s'il est convaincu, en se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves (cf. ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352), que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation (sur l'appréciation anticipée des preuves en général: ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157; 130 II 425 consid. 2 p. 428). L'argumentation de la recourante sera donc traitée avec le fond du litige.