Citation: 2C_635/2020 E. 1

A.________ a été renvoyé au Nigéria le 28 octobre 2013, après avoir fait l'objet d'une condamnation pénale pour blanchiment d'argent, séjour illégal, contravention, délits et crimes contre la loi fédérale du 3 octobre 1951 sur les stupéfiants et les substances psychotropes (LStup; RS 812.121). A.b. A compter du mois de janvier 2018 à tout le moins, A.________ a à nouveau été en Suisse. Il a été condamné le 28 décembre 2018 à une peine privative de liberté de nonante jours avec sursis pour appropriation illégitime et infractions à la législation en matière d'étrangers. Le 9 mai 2019, le Tribunal de police de Genève l'a condamné à une peine privative de liberté de vingt-quatre mois et a ordonné son expulsion de Suisse pour une durée de cinq ans, pour séjour illégal, exercice d'une activité lucrative sans autorisation et infraction grave à la LStup. A.c. A.________ a été libéré conditionnement le matin du 10 juin 2020. Le même jour, l'Office cantonal de la population et des migrations de la République et canton de Genève (ci-après: l'Office cantonal) lui a notifié une décision de non-report d'expulsion judiciaire. En outre, à 15h25, le Commissaire de police du canton de Genève a émis un ordre de mise en détention administrative à son encontre, pour une durée de six semaines. Le 4 juin 2020, les services de police l'avaient inscrit sur un vol spécial Frontex à destination du Nigéria. Par jugement du 12 juin 2020, le Tribunal administratif de première instance de la République et canton de Genève (ci-après: le Tribunal administratif de première instance) a confirmé la détention administrative, jusqu'au 22 juillet 2020. Une place sur un vol spécial avait été réservée pour l'intéressé. Par arrêt du 2 juillet 2020, la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) a rejeté le recours formé par A.________ contre ce jugement.