Citation: 9C_789/2020 E. A

A.________, née en 1954, est assurée auprès de CONCORDIA Assurance suisse de maladie et accidents SA (ci-après: Concordia ou la caisse-maladie) pour l'assurance-maladie obligatoire des soins. Le 15 septembre 2018, alors qu'elle installait son petit-fils de deux ans dans la voiture, l'assurée s'est penchée en avant en même temps que l'enfant et a heurté son front avec le bas de son visage. Consultée le 20 septembre 2018, la doctoresse B.________, médecin-dentiste au cabinet dentaire C.________ et dentiste traitante, a constaté une fracture de couronne avec lésion de la pulpe des dents 31 et 41 et procédé à un traitement d'urgence. Le même jour, l'assurée a envoyé une déclaration d'accidents à la caisse-maladie. Le 20 novembre 2018, Concordia a octroyé une garantie de paiement pour le traitement dentaire occasionné par l'événement du 15 septembre 2018, conformément à un devis établi le 18 octobre 2018, selon lequel l'extraction des dents 31 et 41 et la pose de deux implants étaient prévues, pour un montant estimé à 8299 fr. 30. Un devis complémentaire du 15 mai 2019 portant sur une augmentation osseuse au niveau des dents 31 et 41 avant implantations, dont les coûts étaient estimés à 1175 fr. 40, a ensuite été soumis à la caisse-maladie pour approbation. Par décision du 12 août 2019, confirmée sur opposition le 11 novembre suivant, Concordia a refusé de prendre en charge les coûts liés à la pose d'implants. En bref, elle a considéré que le traitement envisagé ne répondait plus au critère de l'économicité étant donné qu'une augmentation osseuse constituait un préalable nécessaire à la pose des implants. Elle a également expliqué que comme le fournisseur de prestations faisait dépendre le traitement projeté d'une nouvelle intervention, il était légitime de réexaminer l'entier du traitement sous l'angle de l'art. 32 LAMal, et qu'elle prendrait en charge les coûts de ponts collés, traitement qui constituait selon elle une alternative plus économique. Dans la décision sur opposition du 11 novembre 2019, la caisse-maladie a par ailleurs nié que l'événement du 15 septembre 2018 pût être constitutif d'un accident, à défaut de cause extérieure.