Citation: 4C.233/2006 25.10.2006 E. C

C.a Le 27 janvier 2005, A.________ a assigné X.________ AG devant la juridiction des prud'hommes du canton de Genève. Sa demande tendait au paiement de la somme brute de 22'696 fr. - dont 5'674 fr. à titre de salaire afférent au délai de congé et 17'022 fr. à titre d'indemnité pour licenciement abusif -, avec intérêt moratoire à 5% l'an dès le 27 janvier 2005. Statuant le 25 juillet 2005, le Tribunal des prud'hommes a débouté le demandeur des fins de sa demande. S'agissant de la conclusion relative au salaire afférent au délai de congé, le Tribunal a retenu, en substance, que le demandeur avait retrouvé un emploi avant la fin du délai de congé et perçu durant cette période un salaire supérieur au montant que la défenderesse aurait dû lui verser. Il a relevé que le demandeur ne saurait prétendre au paiement d'un quelconque bonus durant cette période dans la mesure où il a été libéré de son obligation de travailler. Quant à l'indemnité pour licenciement abusif, le Tribunal a constaté que le demandeur s'est opposé à son licenciement pour la première fois en date du 27 octobre 2004, soit après le 30 septembre 2004, date de la fin du délai de congé. Il a en outre relevé que l'employé n'avait pas démontré à satisfaction de droit avoir été victime de pressions. C.b Par arrêt du 30 mai 2006, la Cour d'appel a confirmé le jugement rendu par l'instance inférieure. Elle a retenu que le congé a été notifié oralement à l'employé le 24 mai 2004, soit alors que celui-ci n'était pas en incapacité de travailler. Elle a ainsi conclu à la validité de la résiliation du contrat de travail, soumise à aucune forme particulière. Après avoir pris en compte les périodes d'incapacité suspendant le délai de congé, elle a arrêté que celui-ci s'est terminé le 31 août 2004. Quant à l'opposition à ce congé, l'autorité cantonale a retenu qu'aucune opposition n'a été formulée avant le 27 octobre 2004. Cette date étant postérieure à la fin du délai de congé, la Cour d'appel a estimé que les premiers juges ont, à juste titre, considéré que le demandeur ne pouvait plus se prévaloir de son caractère abusif.