Citation: 1C_510/2020 E. 7.2

7.2. La cour cantonale a rappelé que le projet "xxx" prévoyait un habillage entièrement en bois, selon différentes mises en oeuvre de ce matériau. Ces façades avaient été approuvées par le Collège d'experts le 8 mars 2017, qui avait relevé que ce traitement simple et contemporain permettait de laisser au château sa place symbolique tout en assurant une identité propre au projet. Cette appréciation avait été reprise par la municipalité dans son préavis du 3 novembre 2017 et approuvée par le Conseil communal. Le bois faisait écho à d'anciens ruraux, à l'instar d'une partie de la façade nord du bâtiment ECA 66 (habitation), ainsi qu'au passé agricole du domaine. Le fait que le château, le solde du bâtiment ECA 66 et le bâtiment ECA 68 (bâtiment) étaient en matériaux minéraux (pierre, crépi, brique) ne créerait pas de disharmonie dommageable. Prétendre, comme le font les recourants, que les exigences de concordance de l'art. 3.4 al. 2 RPQ ne seraient pas respectées au motif que le château et ses dépendances seraient d'apparence minérale alors que les bâtiments prévus seront entièrement en bois, est insuffisant à remettre en cause le projet. Les recourants se contentent ce faisant d'opposer leur propre appréciation du projet à celle de l'instance précédente, sans toutefois en démontrer l'arbitraire. Au demeurant et contrairement à ce qu'ils soutiennent - à tout le moins implicitement - les bâtiments existants sur le site du château ne sont pas exclusivement composés d'éléments minéraux: lors de l'inspection locale, la cour cantonale a constaté que les façades nord des ruraux étaient intégralement en bois. L'utilisation du bois a en outre été jugée compatible avec le caractère sensible - bien que non inscrit à l'ISOS en tant qu'objet d'importance nationale - du site du château, ce non seulement par la commune, mais également, comme le relève l'arrêt attaqué, par le Collège d'expert ainsi que par la DGIP, service cantonal spécialisé. Or les recourants ne discutent aucunement les approches fouillées de ces différents acteurs spécialisés. Dans ces conditions, il n'apparaît pas manifestement insoutenable de retenir l'existence d'une concordance de matières et de couleurs entre le site du château et le projet litigieux. Compte tenu de surcroît du large pouvoir d'appréciation dont bénéficient les autorités locales en matière d'intégration et d'esthétique,et de la retenue que s'impose le Tribunal fédéral en cette matière (cf. ATF 142 I 162 consid. 3.2.2; arrêt 1C_340/2020 du 25 février 2021 consid. 2.3), la solution de la cour cantonale doit être confirmée. Le grief est par conséquent rejeté dans la mesure de sa recevabilité.