Citation: 9C_213/2020 E. 4

Pour l'essentiel, la juridiction cantonale s'est attachée à déterminer s'il existait un lien de connexité entre les pathologies qui avaient justifié l'octroi d'une rente entière de l'assurance-invalidité à partir du 1er août 2016 et celles qui étaient à l'origine de l'incapacité de travail survenue lorsque l'assuré était affilié à la caisse de pension intimée. S'agissant du lien de connexité matérielle, le tribunal cantonal a d'abord constaté que les médecins traitants (cf. rapports du docteur B.________, spécialiste en médecine interne générale, du 29 août 2014 et du docteur C.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie, du 9 juillet 2014) s'accordaient avec les médecins de la Clinique romande de réadaptation (CRR), auprès de laquelle le recourant avait séjourné du 1er au 29 octobre 2014 (cf. rapport du 27 novembre 2014), quant à la qualification diagnostique et aux séquelles des troubles résultant de l'accident du 28 mai 2014. Il s'agissait essentiellement de douleurs rachidiennes, en particulier des lombalgies dont l'évolution défavorable ne reposait sur aucun substrat organique objectif justifiant les plaintes de l'assuré mais qui permettaient à celui-ci d'exercer à plein temps une activité adaptée à partir du 30 octobre 2014 (cf. rapport du docteur D.________, médecin du Service régional médical de l'office AI [SMR], du 1er septembre 2015). Les premiers juges ont en outre relevé que ces éléments avaient conduit la CNA a reconnaître le rétablissement de la situation antérieure à l'accident et à mettre un terme au versement de ses prestations. Se fondant sur les avis des docteurs E.________ et F.________, médecins de la Clinique de rhumatologie de l'Hôpital G.________ (cf. rapport des 13 juin et 28 juillet 2016), la juridiction cantonale a par ailleurs constaté une aggravation de l'état de santé du recourant durant l'été 2015: aux lombalgies s'ajoutaient des douleurs abdominales et une fibrose rétropéritonéale (possiblement responsable de lombalgies) totalement incapacitantes. Elle a aussi relevé que la doctoresse H.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie, experte du Bureau d'expertises médicales (BEM), opérait une distinction entre les douleurs (cervico-dorso-lombaires) résultant de l'accident et celles (lombaires) associées à la fibrose rétropéritonéale (cf. rapport du 7 novembre 2011. Le tribunal cantonal en a déduit que, si les deux tableaux cliniques présentaient certes comme point commun des lombalgies, celles-ci avaient toutefois une cause et des manifestations cliniques clairement distinctes permettant de nier l'existence d'un lien de connexité matérielle. S'agissant du lien de connexité temporelle, les premiers juges ont constaté sur la base des rapports du docteur D.________ et de la doctoresse H.________ que l'assuré avait recouvré durant plus de trois mois une capacité de travail supérieure à 80% dans une activité adaptée excluant ainsi l'existence d'un lien de connexité temporelle.