Citation: 1P.677/2006 24.10.2006 E. 2

Le recourant reproche à la Présidente de la Cour pénale de lui avoir dénié la qualité pour appeler contre l'ordonnance de non-lieu rendue en faveur du Docteur D.________ au terme d'une application arbitraire du droit cantonal de procédure. 2.1 Le Tribunal fédéral revoit l'interprétation et l'application du droit cantonal sous l'angle de l'arbitraire. Il ne s'écarte ainsi de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si celle-ci se révèle insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, ou si elle a été adoptée sans motifs objectifs et en violation d'un droit certain. En revanche, lorsque l'interprétation ou l'application défendue par la cour cantonale ne s'avère pas déraisonnable ou manifestement contraire au sens et au but de la disposition ou de la législation en cause, elle sera confirmée, même si une autre solution éventuellement plus judicieuse paraît également concevable (ATF 132 I 175 consid. 1.2 p. 177). En outre, l'annulation de la décision attaquée ne se justifie que si celle-ci est arbitraire dans son résultat, ce qu'il appartient au recourant de démontrer (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 131 I 217 consid. 2.1 p. 219 et les arrêts cités). 2.2 Selon l'art. 113 du Code de procédure pénale valaisan (CPP val.), le juge d'instruction, qui tient la poursuite pour injustifiée, rend un arrêt de non-lieu motivé avec décision sur les frais (al. 1). Les parties peuvent appeler de cet arrêt auprès du tribunal cantonal (al. 2). Ont qualité pour appeler, en vertu de l'art. 178 CPP val., le ministère public et les autres parties si elles sont intervenues dans la procédure de première instance.