Citation: 6B_483/2018 E. 1.3

1.3. En outre, les prétentions de droit public contre l'Etat ne peuvent être invoquées dans le procès pénal par voie d'adhésion et ne constituent donc pas des prétentions civiles au sens de l'art. 81 LTF (cf. ATF 138 IV 86 consid. 3.1 p. 88). L'art. 5 de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite (LP; RS 281.1) dispose que le canton répond du dommage causé, d'une manière illicite, par les préposés, les employés, leurs auxiliaires, les membres des administrations spéciales de la faillite, les commissaires, les liquidateurs, les autorités de surveillance, les autorités judiciaires ainsi que par la force publique dans l'exécution des tâches que leur attribue la loi (al. 1). Le lésé n'a aucun droit envers la personne fautive (al. 2). Ce principe est repris par l'art. 7 al. 1 la loi neuchâteloise d'introduction de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite (LILP/NE; RS/NE 261.1), aux termes duquel la responsabilité du canton pour les dommages causés dans l'exécution de la LP est soumise au droit fédéral (art. 5 à 7 LP). Il s'ensuit que la recourante ne disposerait, en ce qui concerne les actes ou omissions reprochés aux agents de l'Office des faillites, que d'une prétention de droit public contre l'Etat. Celle-ci est insuffisante à fonder sa qualité pour recourir contre le refus d'entrer en matière sur sa plainte en ce qui les concerne. La recourante ne dispose donc de toute manière pas, dans cette mesure, de la qualité pour recourir sur le fond de la cause, faute de satisfaire aux conditions posées par l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF.