Citation: 4A_217/2008 03.07.2008 E. A

A.a Par contrat de travail du 29 septembre 1987, A.________ a engagé sa nièce X.________ pour qu'elle s'occupe, à raison de cinq après-midi par semaine dès le 1er décembre 1987, de son fils, Y.________, infirme moteur cérébral. Les parties ont convenu d'une contre-prestation versée sous la forme de treize salaires d'un montant mensuel de 2'000 fr. ainsi que de leur indexation au coût de la vie au début de chaque année, la première fois le premier janvier 1989. La rémunération annuelle de X.________ s'est chiffrée à 34'978 fr. en 1999 et à 35'389 fr. de 2000 à 2003. Par testament public instrumenté le 3 juin 1988, A.________ a pris des dispositions testamentaires. Elle a ainsi désigné un conseil de famille, dont elle a précisé la composition, et énuméré, dans un ordre de priorité précis, les personnes à même de s'occuper de Y.________. Le 9 avril 1997, A.________ et Y.________ ont été mis sous tutelle. Le tuteur du fils a été désigné en la personne de B.________. Le 15 juin 2001, A.________ est décédée. A.b Le 6 novembre 2003, la chambre pupillaire de la commune de ... a demandé au tuteur de revoir à la baisse les salaires des personnes s'occupant de Y.________, estimant que ces salaires étaient trop élevés au regard des prestations fournies. Le 24 décembre 2003, B.________ a mis fin au contrat de travail liant le pupille à X.________, avec effet au 29 février 2004. Les relations contractuelles se sont prolongées au-delà de cette date, pour un salaire de 1'900 fr. par mois; la différence entre ce montant et le salaire perçu mensuellement jusqu'à la fin du mois de février 2004 a été versée ultérieurement. Le 26 octobre 2005, le tuteur a une nouvelle fois résilié le contrat de travail, avec effet au 31 janvier 2006. Les raisons de la résiliation résidaient notamment dans le fait que le contrat n'était plus adapté à la situation.