Citation: 9C_676/2007 09.10.2008 E. A

S.________ a travaillé en qualité de secrétaire à temps partiel (à 40 %) et de sculptrice indépendante (à 60 %). A la suite d'un accident de la circulation, la capacité de travail de l'assurée a été réduite à 50 % pour l'activité de secrétaire, et à néant pour celle de sculptrice (rapport du docteur K.________, neurologue, du 17 décembre 2001). Par décisions des 15 octobre et 11 décembre 2003, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (l'office AI) lui a alloué une rente entière d'invalidité à compter du 1er mai 1999, fondée sur un degré d'invalidité de 80 %. Par lettre du 2 juin 2005, l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS) a invité l'office AI à procéder à la révision de la rente, car celle-ci avait été fixée sur la base d'une évaluation médico-théorique de l'invalidité (50 % d'incapacité de travail dans une activité de secrétaire, incapacité totale de travail dans l'activité de sculptrice à 60 %), alors qu'il aurait fallu appliquer la méthode de comparaison des revenus. Par décision du 24 mars 2006, confirmée sur opposition le 5 octobre 2006, l'office AI a supprimé la rente par voie de reconsidération, au motif que les décisions initiales de rente étaient manifestement erronées. En bref, l'administration a admis que l'invalidité de l'assurée avait été fixée à tort sans comparer les revenus, bien qu'elle exerçât une activité lucrative; quant au degré d'invalidité, il était nul.