Citation: 8C_199/2021 E. 6

Sur le fond, les premiers juges ont d'abord retenu que le climatiseur ne pouvait pas être pris en charge au titre de frais spéciaux (art. 9 al. 6 RIASI, cf. consid. 5.3 supra), dans la mesure où celui-ci ne constituait ni un traitement, ni un médicament. Examinant ensuite si les frais relatifs au climatiseur pouvaient être remboursés au titre de frais d'installation (art. 9 al. 16 RIASI), la juridiction cantonale a considéré qu'il ne s'agissait pas d'un besoin d'aménagement de base, visant à couvrir un besoin primaire, raison pour laquelle le refus était également fondé. S'agissant enfin de savoir si les frais relatifs au climatiseur pouvaient constituer des frais exceptionnels (art. 9 al. 20 RIASI), la cour cantonale a indiqué que si la notion de "besoins exceptionnels et indispensables" n'était pas définie par la LIASI ou le RIASI, la systématique de la loi et son texte exprimaient clairement qu'il devait s'agir d'un besoin constitutif d'une exception ou qui soit extraordinaire. Si le climatiseur était un achat unique, il ne répondait pas à un besoin exceptionnel ou extraordinaire. Comme l'avait suggéré l'intimé, il existait d'autres moyens pour lutter contre la chaleur estivale, en particulier ceux recommandés par l'Office fédéral de la santé publique qui préconisait, en cas de fortes chaleurs, de fermer les fenêtres pendant la journée (tirer les rideaux, fermer les volets), d'aérer la nuit, de porter des vêtements légers, de rafraîchir l'organisme en prenant des douches froides, de poser des linges froids sur le front et la nuque ainsi que des compresses sur les pieds et les mains, de boire beaucoup et de manger léger. Par ailleurs, le droit du bail permettait de demander au bailleur, à certaines conditions, de remédier aux défauts, dont la chaleur excessive faisait partie. Rappelant que l'action de l'intimé était guidée par le principe de subsidiarité, les premiers juges ont conclu que son refus de prendre en charge les frais liés à l'acquisition d'un climatiseur était conforme au droit et ne consacrait pas d'abus ou d'excès de son pouvoir d'appréciation.