Citation: 6B_198/2009 26.05.2009 E. A

A.a Le 10 octobre 2008, X.________ a fait une déclaration-plainte auprès de la police genevoise. Elle a exposé être en conflit depuis plusieurs semaines avec sa voisine C.Y.________, qui la traitait de « grosse vache » ainsi que de « pute » et l'accusait de tromper son mari. Le 4 octobre 2008, aux alentours de 20h30, elle avait rencontré l'intéressée alors qu'elle remontait de la cave. C.Y.________ l'avait de nouveau injuriée sans raison et une altercation avait éclaté entre elles sur le palier du premier étage. C.Y.________ avait sonné à sa porte. Le mari de cette dernière était sorti et avait attrapé la plaignante par le bras, cependant que C.Y.________ la frappait des poings et des pieds. A.Y.________, la fille des époux Y.________, était apparue sur ces entrefaites et avait également proféré des injures, plutôt que de calmer ses parents. Un autre voisin, Z.________, était finalement venu au secours de la plaignante et avait séparé les antagonistes. Pour reprendre ses esprits, X.________ s'était rendue au sous-sol de l'immeuble où elle avait été rejointe peu après par les époux Y.________. Ces derniers l'avaient maintenue contre le mur et C.Y.________ l'avait une nouvelle fois brutalisée. Z.________ était encore intervenu, puis avait raccompagné la plaignante chez elle. Cette dernière avait aussitôt appelé la police. La plaignante a produit un constat médical établi le 4 octobre 2008 à 22h00. Ce document, qui décrit la patiente comme calme, choquée, en pleurs et non alcoolisée, atteste de douleurs au dos, au visage, aux bras, au thorax et aux cuisses, d'une tuméfaction du nez et des yeux, de griffures aux doigts et au cou, ainsi que d'hématomes sur les bras et les cuisses. Une autre attestation médicale, datée du 6 octobre 2008 confirme la présence de multiples hématomes et égratignures au visage, sur les bras ainsi que les cuisses. A.b C.Y.________ a également formulé une déclaration-plainte à la police, le 10 octobre 2008. Elle y indiquait avoir une mauvaise relation avec sa voisine qui « faisait des problèmes et racontait des mensonges ». Le 4 octobre 2008, elle se rendait à la buanderie de l'immeuble et avait croisé X.________, qui était ivre et lui avait donné deux gifles. Elle s'était alors défendue en donnant des coups. Son ex-mari et sa fille A.Y.________, âgée de dix-huit ans, étaient sortis de l'appartement et les avaient séparées. X.________ avait giflé A.Y.________, puis s'était rendue au sous-sol. La corbeille de linge sale de la plaignante étant restée dans l'ascenseur, elle était descendue à son tour, accompagnée de son ex-mari. Au moment où elle tentait de récupérer sa panière, X.________ l'avait attrapée par les cheveux et l'avait aspergée de lessive. Comme elle refusait de la lâcher, elle lui avait mordu le bras. B.Y.________ n'avait guère pu intervenir, car il se relevait d'une opération du dos et était limité dans ses mouvements. A.c Après avoir notamment encore entendu A.Y.________ et B.Y.________ ainsi que Z.________, le Procureur général a classé la procédure au motif que les versions des plaignantes étaient contradictoires et les torts partagés.