Citation: 5A_804/2022 E. 9

Enfin, sous couvert d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans la constatation des faits et l'appréciation des preuves, le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir retenu que la désignation de la juge de district du "9 août 2022" (sic), bien qu'antidatée, n'était pas nulle et que, partant, la décision rendue par cette magistrate le 9 août 2022 n'avait pas à être annulée. A cet égard, il fait grief à l'autorité précédente d'avoir occulté l'écriture de dite juge du 25 juillet 2022, par laquelle celle-ci avait déclaré que l'ordonnance de désignation " a[vait] été rendue le 19 juillet 2022 et remise au greffe du tribunal de Sion le 22 suivant ". Cette déclaration contredisait, selon lui, l'" allégation dénuée de preuves " de l'autorité cantonale, selon laquelle la date du 19 juillet 2022 mentionnée sur la décision de désignation résultait une " erreur ". Toujours au motif d'arbitraire dans la constatation des faits et l'appréciation des preuves, le recourant reproche également à l'autorité précédente d'avoir totalement ignoré le fait que, dans un courrier du 9 août 2022, la juge de district avait déclaré que la procédure de récusation était " liquidée " à la suite de sa décision rendue le même jour, alors que le délai pour former recours contre cette décision n'avait pas encore expiré. Il lui fait également grief d'avoir constaté que la juge de district était fondée à lui transmettre les actes de la cause principale avant l'expiration du délai de recours, alors que, dans son courrier du 19 juillet 2022, le juge cantonal avait demandé à la juge de district de restituer au Tribunal cantonal les actes de la cause principale au terme de la procédure de récusation. Pour autant qu'intelligibles, ces critiques ne respectent en rien les réquisits de motivation susmentionnés (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.2), de sorte qu'elle sont irrecevables. Elles sont dès lors inaptes à remettre en cause le constat de l'autorité cantonale, selon lequel l'erreur de date de la décision de désignation de la juge de district résultait uniquement de ce que le document renfermant la décision avait été créé le 19 juillet 2022, la date apparaissant automatiquement, et qu'une modification de celle-ci avait été omise. Il en va de même dans la mesure où l'autorité précédente a lié la remise des actes de la procédure principale, par la juge de district, au fait que le juge de la Cour civile Il avait été saisi de la procédure d'appel initiée par le recourant contre la décision de mesures provisionnelles du 8 juillet 2022, constatant au surplus que la décision en matière de récusation était immédiatement en force et exécutoire.