Citation: 6B_239/2020 E. 2.3.3

2.3.3. Selon l'état de fait cantonal, le recourant n'a pas prêté EUR 1,2 million à C.________ SA ou à B.B.________. Il a investi ce montant dans la société C.________ SA, montant qui a été versé par le recourant ou un tiers sur le compte de C.________ SA auprès de la banque F.________. Dans ces conditions, ce montant ne saurait être considéré comme avoir été « confié » à C.________ SA, de sorte que tout abus de confiance est exclu. Les bénéfices réalisés par D.________ et crédités sur le compte de C.________ SA auprès de la F.________ ne constituent pas non plus des « valeurs confiées ». Le recourant fait valoir qu'il a convenu oralement avec B.B.________ que la moitié des bénéfices futurs de la société C.________ SA devait lui revenir. Cet accord ne saurait rien y changer. Premièrement, à supposer qu'il ait été réellement conclu, cet accord l'a été entre le recourant et B.B.________; il ne saurait donc lier la société C.________ SA et l'obliger à reverser une part des bénéfices au recourant. En tout état de cause, comme vu ci-dessus, celui qui remet des valeurs patrimoniales à un tiers en contrepartie d'une prestation ne les lui « confie » pas, de sorte que l'inexécution de l'obligation de reverser les bénéfices ne peut pas constituer un abus de confiance. A défaut de « valeurs patrimoniales confiées » au sens de l'art. 138 ch. 1 al. 2 CP, tout abus de confiance à l'encontre du patrimoine du recourant est donc exclu.