Citation: 5D_18/2023 E. 5.1

5.1. En lien avec l'ordonnance de refus de l'effet suspensif du 14 février 2022 (cf. supra consid. 1.2), la recourante fait grief à la cour cantonale d'avoir rejeté de manière arbitraire (art. 9 Cst.), disproportionnée et en violation de son droit fondamental à recourir (art. 29 al. 1 Cst.) sa requête du 9 février 2022 déposée à l'appui de son recours, subsidiairement de n'avoir a minima pas réformé le jugement de première instance au moment de rejeter le recours, en fixant un nouveau délai d'exécution tenant compte du fait que les travaux ne pouvaient pas être réalisés durant la période touristique d'hiver. Elle indique avoir requis l'effet suspensif notamment à raison des dépens dont le paiement était requis par l'intimée vu le caractère exécutoire du jugement de première instance; elle était en droit, au moment où la cour cantonale a rejeté sa requête, selon le cours normal des choses, qu'une décision sur recours soit notifiée avant l'échéance du délai d'exécution fixé au 6 mai 2022, la recourante soulignant que l'intimée s'était vu fixer un délai au 9 mars 2022 pour déposer ses déterminations sur recours, ce qu'elle avait fait. Selon la recourante, la cour cantonale avait omis de procéder, de manière choquante, à une pondération des intérêts en présence au moment de statuer sur l'effet suspensif requis. Or, il ressortait des faits constatés en première et deuxième instance que la PPE ne subissait depuis 2016 aucun préjudice et ne justifiait d'aucun intérêt prépondérant à une exécution immédiate de l'ordre de remise en état, mais n'avait qu'un intérêt " moral " à sanctionner un comportement qualifié d'illicite et à faire respecter ses décisions. Pour sa part, elle faisait l'objet d'un délai ferme d'exécution forcée fixé par le juge du fond et ne disposait pas d'un droit d'appel, de sorte qu'elle se trouvait soit condamnée à exécuter les travaux de remise en l'état litigieux de nature à vider son intérêt à recourir, soit à encourir des coûts sans proportion avec les intérêts de la PPE puisqu'elle devait faire face aux coûts de remise en état, puis de création d'une nouvelle ouverture dans l'hypothèse où le recours devait être admis, ou assumer les risques d'une amende d'ordre de 200 fr. par jour d'inexécution. La recourante ajoute que, subsidiairement, il aurait appartenu à la cour cantonale, dès lors qu'elle était saisie d'un recours concluant au rejet de la demande de l'intimée, de statuer sur les mesures accessoires en exécution et à tout moins de lui impartir, d'office, un nouveau délai d'exécution dans la mesure où celui fixé par le premier juge était échu depuis plus de sept mois.