Citation: I 249/05 11.07.2006 E. A

A.a D.________, né en 1953, a travaillé comme employé de voirie à Y.________ depuis 1988. Après plusieurs périodes d'arrêt de travail en 1995, son médecin traitant, le docteur U.________, a attesté une incapacité de travail complète dès le 30 mars 1996. D.________ était au bénéfice d'une assurance perte de gain en cas de maladie, conclue par son employeur auprès de l'Elvia société suisse d'assurances. Celle-ci a chargé le docteur V.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, d'une expertise relative à la capacité de travail du prénommé. Dans son rapport, daté du 7 octobre 1996, ce praticien a fait état de lombo-sciatalgies droites chroniques sur spondylolisthésis de degré II de L5 sur S1, entraînant une incapacité de travail de 50 % dans la profession exercée jusqu'alors; en revanche, ces affections n'empêchaient pas l'assuré d'exercer une activité semi-assise ne nécessitant pas le port de charges supérieures à 10 kg de façon régulière. Le docteur V.________ a également constaté qu'une forte surcharge psychogène pouvait avoir une influence supplémentaire sur la capacité de travail de l'assuré. Dans un rapport du 26 novembre 1996, le docteur N.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, a posé le diagnostic de troubles somatoformes douloureux chroniques. Selon ce praticien, l'incapacité de travail en relation avec les troubles psychiques constatés était de 20 %, mais une réadaptation professionnelle devait être entreprise rapidement pour avoir des chances de succès. Entre-temps, D.________ avait adressé une demande de prestations à l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : Office AI), le 7 novembre 1996. Le 21 novembre suivant, le docteur U.________ a adressé à cet office un rapport médical faisant état d'un spondylolisthésis entraînant une incapacité de travail de 50 % dans la profession exercée jusqu'alors, à laquelle s'ajoutait une incapacité de travail de 10 à 20 % en raison de troubles psychiques. Par décision du 1er février 2000, notifiée le 14 février 2000, l'office AI a rejeté la demande de prestations. Le 27 juillet 2000, le Tribunal des assurances du canton de Vaud a rejeté un recours de l'assuré contre cette décision. Par arrêt du 21 mai 2001, le Tribunal fédéral des assurances a annulé le jugement cantonal et la décision du 1er février 2000, et a renvoyé la cause à l'Office AI pour instruction complémentaire et nouvelle décision, les expertises réalisées par les docteurs V.________ et N.________ ne permettant pas de statuer sur l'évolution de l'état de santé de l'assuré depuis qu'elles avaient été établies. A.b L'Office AI a confié au docteur G.________, médecin à la Clinique X.________, le soin de réaliser une nouvelle expertise. S'appuyant notamment sur les résultats d'un examen psychiatrique confié au docteur A.________ (rapport du 24 septembre 2002) et d'un examen orthopédique pratiqué par le docteur B.________ (rapport du 29 août 2002), l'expert a attesté une incapacité de travail de 70 % dans une activité ne nécessitant ni port de charge ni déplacements, ni flexion antérieure ou rotation du tronc. Il précisait que les atteintes à la santé physique de l'assuré entraînaient une incapacité de travail de 50 % dans une telle activité, à laquelle s'ajoutait une incapacité de travail de 20 % en raison de troubles somatoformes douloureux (rapport du 7 octobre 2002 et rapport complémentaire du 12 février 2003). Par trois décisions séparées du 15 juillet 2003 et une décision sur opposition du 4 juin 2004, l'Office AI a alloué à D.________ un quart de rente pour la période du 1er août au 31 octobre 1997 et une demi-rente d'invalidité pour la période courant dès le 1er novembre suivant.