Citation: 6B_532/2007 03.12.2007 E. A

Le 9 juillet 2005, entre minuit et une heure du matin, X.________ et Y.________ ont pénétré masqués dans le domicile de A.________, à Lausanne, la sachant seule dans son appartement. Immédiatement après qu'elle ait ouvert la porte, ils l'ont poussée à terre. Ils lui ont ensuite ligoté les mains et les pieds avec de l'adhésif de carrossier. Ils lui ont également entouré la tête de scotch, lui fermant ainsi les yeux et la bouche. Ils l'ont ensuite portée sur son lit, lui ont ôté le bas de son pyjama et l'ont mise sur le ventre, la tête maintenue contre le matelas, entravant ainsi dangereusement sa respiration. Maintenue de force dans cette position, la victime a été pénétrée par le vagin et l'anus jusqu'à éjaculation. Au cours de l'agression, elle a tenté d'expliquer qu'elle manquait d'air. Ses agresseurs lui ont alors mis un vêtement dans la bouche et appuyé un oreiller sur la tête de sorte que sa vie a été mise en danger en raison de l'obstruction des voies respiratoires. La victime a d'ailleurs pensé qu'elle allait mourir. Alors qu'il se trouvait toujours sur elle, X.________ lui a appliqué la lame d'un couteau sur la peau en lui tenant, en albanais, les propos suivants: « Où est l'argent ? Donne-moi l'argent sinon je vais te tuer toi et tes fils ». Il l'a en outre frappée à plusieurs reprises à coups de poings sur la tête. Pendant ce temps, Y.________ fouillait les lieux à la recherche d'une somme d'argent dont il connaissait l'existence. Après une heure environ, les agresseurs ont quitté les lieux en emportant la somme de 3'515 euros, 10 francs suisses ainsi qu'un téléphone portable et en laissant la victime inerte, attachée sur le lit, l'oreiller sur la tête. L'Institut universitaire de médecine légale (IUML) dans ses rapports des 9 et 14 juillet 2005, a constaté des rougeurs à proximité de l'entrée du vagin de la victime, ainsi que de multiples érythèmes, certains associés à une tuméfaction sous-jacente, localisés au niveau de son visage, de son cuir chevelu, de son dos et de ses poignets, des ecchymoses au quadrant supéro-interne des fesses et des plaies superficielles à la face interne des lèvres. L'IUML a précisé que ces constatations étaient compatibles avec le déroulement des faits tel qu'il avait été décrit par la victime. Y.________ et X.________ ont toujours nié une quelconque implication dans cette agression.