Citation: 1C_541/2020 E. 4.2

4.2. Le recourant déduit de l'art. 73 al. 2 LPA/GE que toutes les parties à la procédure de première instance, dès lors qu'elles sont invitées à se prononcer sur un recours devant une juridiction de seconde instance, auraient nécessairement qualité pour recourir devant cette juridiction de seconde instance. Il serait "ubuesque" et "absurde" qu'une partie puisse être invitée à se prononcer sur un recours sans pour autant pouvoir elle-même en former un. Il ne démontre toutefois par là aucun arbitraire, tant il est fréquent, en particulier en procédure administrative, que des administrés ou autres entités soient appelées à se prononcer sur un recours, sans nécessairement revêtir la qualité de partie ou disposer de la qualité pour recourir. Quant à la confusion que le recourant attribue à la cour cantonale lorsqu'elle s'est référée à l'arrêt 1C_61/2019 du Tribunal fédéral, celle-ci n'est pas manifeste. Au contraire, le recourant semble lui-même mal comprendre le passage de l'arrêt attaqué qu'il cite ("Le recourant ne pouvait non plus tirer de sa participation à la procédure de première instance une qualité de partie devant l'autorité précédente conformément à l'art. 73 LPA, le TAPI l'ayant manifestement confondu avec les propriétaires lesquels n'apparaissaient pas en qualité d'intimé"). Il ne s'agit que de la retranscription, par la cour cantonale dans son considérant théorique 2e, de la teneur de l'arrêt fédéral, "le recourant" dont il est alors question étant celui de l'arrêt 1C_61/2019 (cf. consid. 1.7 de cet arrêt). En effet, la cour cantonale n'est à ce stade de son raisonnement pas en train de subsumer cette théorie au cas du recourant. Elle n'affirme pas que le TAPI aurait confondu le recourant avec le propriétaire. Le recourant forme ainsi l'essentiel de sa critique contre un raisonnement que la cour cantonale n'a pas tenu. La Cour de justice s'est en réalité fondée sur la disposition du droit cantonal traitant de la qualité pour recourir, savoir l'art. 60 LPA/GE, que le recourant ne discute pas. Celui-ci échoue ainsi à démontrer une application arbitraire de l'art. 73 LPA/GE, qui, d'une part, n'a pas été appliqué par la cour cantonale et dont, d'autre part, il ne démontre pas en quoi il aurait permis d'établir sa qualité pour recourir. Le grief doit ainsi être rejeté.