Citation: 1A.297/2000 20.12.2000 E. 1

1.- S.________, ressortissant français, a acheté en 1969 plusieurs parcelles sur le territoire de la commune de Randogne (environ 8'000 m2). En vertu des normes fédérales sur l'acquisition d'immeubles par des personnes à l'étranger, la vente de ces parcelles a été approuvée avec la condition que l'acquéreur y construise un chalet familial. S.________ a déposé une demande d'autorisation de construire en 1972, qui a été refusée. En 1969, aucun plan d'aménagement ne définissait le mode d'utilisation du sol sur le territoire de la commune de Randogne. A la suite de l'adoption de l'arrêté fédéral du 17 mars 1972 instituant des mesures urgentes en matière d'aménagement du territoire (AFU), les parcelles de S.________ ont été classées dans une "zone d'affectation non définie". Puis, en 1975, un plan communal d'aménagement local (PAL) est entré en vigueur qui classait ces terrains en zone sans affectation spéciale, non constructible. La commune de Randogne a révisé son plan d'aménagement local en 1994. Les parcelles de S.________ ont été classées en zone agricole, en zone de protection de la nature et en zone forestière. Le 24 mai 1995, le Conseil d'Etat du canton du Valais a approuvé ce nouveau plan d'affectation communal. Cette autorité a par ailleurs déclaré irrecevable, le 28 mai 1997, un recours formé par S.________ contre la décision communale.