Citation: 6B_363/2022 E. 2.6

2.6. En outre, force est de constater que le recourant s'est désintéressé de la procédure pénale. En effet, il a fait l'objet de huit condamnations pénales entre 2012 et 2021, dont six par ordonnances pénales (art. 105 al. 2 LTF). Il avait dès lors connaissance de la portée d'une procédure pénale et n'était pas sans savoir que la violation de ses devoirs procéduraux pouvait entraîner la perte de ses droits. Dans le cadre de la présente procédure, le recourant a transmis l'ordonnance pénale du 11 juin 2021 à son avocate, laquelle a ensuite valablement formé opposition. La portée de la procédure pénale ne lui a donc pas échappé. Malgré cela, le recourant s'est rendu inatteignable par les membres de sa famille et en particulier par son avocate, qui n'a plus eu de contact avec lui jusqu'à sa mise en détention. Il s'est abstenu de se manifester d'une quelconque manière à réception du mandat de comparution, notamment par une demande de dispense de comparution ou de report d'audience (cf. arrêts 6B_1113/2020 du 25 mars 2021 consid. 3.3; 6B_804/2016 du 29 juin 2017 consid. 1.2). C'est donc en vain que le recourant invoque l'état d'indisponibilité dans lequel il s'est délibérément placé, alors que ce comportement constitue la preuve flagrante de son désintérêt des suites de la procédure. Une telle attitude laisse paraître qu'il entendait, en toute connaissance de cause, renoncer à ses droits et retirer son opposition. La cour cantonale pouvait ainsi confirmer la fiction légale du retrait de l'opposition découlant de l'art. 355 al. 2 CPP.