Citation: 6B_316/2014 E. 2.4

2.4. Les critiques du recourant relatives à l'appréciation par la cour d'appel de l'invraisemblance de sa seconde version sont pour l'essentiel appellatoires et, partant, irrecevables (art. 106 al. 2 LTF; mémoire de recours let. D p. 12 ss). Il en va ainsi des critiques dirigées contre les éléments de temps et de lieu en lien avec le prétendu rendez-vous qu'il avait avec son épouse, dès lors que la cour cantonale a retranscrit ses propres déclarations en audience d'instruction (cf. PV d'audience du 9 avril 2013). Par ailleurs, la question de savoir s'il a prétendument rencontré son ex-épouse à la gare de Montreux ou en ville est sans pertinence puisque l'incongruité relevée découle notamment des craintes exprimées par le recourant du fait d'être vu en présence de son ex-épouse, à deux reprises au même endroit. Enfin, s'agissant de son absence de réaction si son ex-épouse avait réellement été au volant, le recourant n'expose d'aucune manière en quoi cette constatation serait arbitraire, compte tenu notamment de son prétendu itinéraire et du moment de son interpellation. Il en va de même lorsque le recourant prétend avoir changé de version le 3 janvier 2013 car il ne connaissait ni le dépassement de vitesse ni l'ampleur des sanctions découlant de l'infraction avant que le SAN lui adresse une décision de retrait de sécurité du permis de conduire le 11 décembre 2012. D'une part, il a été informé du dépassement effectué sur-le-champ (art. 105 al. 2 LTF; cf. rapport de police, pièce 4). D'autre part, dans la mesure où, parmi ses antécédents pénaux, trois portent sur des infractions à la LCR, lesquelles ont d'ailleurs conduit à des retraits de permis de trois, respectivement de treize mois, il ne saurait prétendre ignorer la suite donnée à ce type d'infractions, ce d'autant qu'il a consulté son avocat à ce sujet le 29 octobre 2012. Au vu du temps écoulé avant d'avoir livré sa seconde version, le recourant échoue à s'opposer au caractère tardif de cette dernière, en invoquant les fêtes de fin d'année. Partant c'est sans arbitraire que la cour cantonale a écarté la seconde version du recourant, au profit de ses premières déclarations. Au vu des nombreux motifs clairs et pertinents mis en exergue pour ce faire, le recourant ne saurait se plaindre d'une violation de son droit d'être entendu pour défaut de motivation sur ce point. En se fondant notamment sur les éléments factuels établis, les premières déclarations du recourant, les rapports de police, les interactions avec son avocat, et après avoir valablement écarté ses contestations tardives, c'est sans violer la présomption d'innocence que la cour cantonale a acquis la conviction qu'il s'était rendu coupable de l'infraction reprochée (cf. supra consid. 2.2). Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.