Citation: 5A_308/2024 E. 3.3.3

3.3.3. La recourante reproche encore à la cour cantonale d'avoir suivi les conclusions de l'expertise alors que celle-ci était pourtant à son sens entachée de défauts impossibles à ignorer et qu'elle avait été effectuée alors qu'elle-même se trouvait dans un état de grande anxiété, sans suivi adapté. La recourante affirme aussi que l'expertise était désormais dépassée au regard de son évolution sociale et médicale. Avec la cour cantonale, il convient de retenir qu'il n'est pas déterminant que les experts n'aient pas consulté la pédiatre des enfants et le foyer F.________. Il apparaît en effet évident que la première citée n'est pas en mesure de juger les compétences parentales de la recourante en référence à sa régularité dans les suivis pédiatriques et à son comportement dans ce contexte très restreint (cf. supra let. B.b.c). Quant au foyer F.________, la recourante n'y a séjourné que brièvement, à la naissance de sa fille (cf. supra let. B.b); comme le relève à juste titre l'autorité cantonale, il s'agit ainsi d'une période qui n'apparaît pas décisive, vu sa brièveté et son ancienneté. Que les experts aient renoncé à ces deux éléments de preuve ne suffit donc pas à retenir le caractère lacunaire de leur travail. L'on relèvera encore que les experts n'ont pas exclusivement fondé leurs conclusions sur les entretiens menés avec la recourante, mais également sur le dossier médical de l'intéressée et les discussions entretenues avec différents intervenants ayant suivi son parcours médical et social (cf. supra let. B.b.a). L'on ne peut de surcroît suivre la recourante lorsqu'elle affirme que l'expertise serait prétendument dépassée en raison de son évolution sociale et médicale. Certes, des progrès ont été constatés - ce qui vient d'être dit (cf. supra consid. 3.3.2) et ressort d'ailleurs des faits constatés par la cour cantonale (cf. supra let. B.c.a); les pièces auxquelles se réfère la recourante en sus ont été établies dans un contexte restreint et encadré (guidance parentale; psychomotricité), sans qu'il soit une fois encore démontré qu'elles seraient suffisantes pour surmonter les troubles psychiques décrits par l'expertise comme entravant ses capacités parentales.