Citation: 6B_1040/2022 E. 4.3.1

4.3.1. Selon le recourant, il ne pouvait pas être retenu que sa culpabilité était lourde. Il aurait agi au bénéfice d'un mobile honorable. Il aurait été persuadé d'avoir découvert des dysfonctionnements importants au sein même de l'Etat et une pollution importante des eaux destinées aux ménages vaudois qui méritaient d'être communiqués à grand échelle pour provoquer une réaction des autorités compétentes. Encore une fois, le recourant oppose essentiellement sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Au demeurant, une démarche citoyenne a été exclue notamment en raison des liens que le recourant tissait avec l'entreprise concurrente à celle dénoncée, toutes deux engagées dans une "guerre économique" (cf. jugement attaqué, p. 35). La cour cantonale a retenu, à raison, qu'il avait agi avec la volonté de nuire. Le recourant soutient qu'il aurait été faux de retenir que l'anonymat derrière lequel il s'était dissimulé constituait un facteur aggravant. La cour cantonale pouvait parfaitement considérer que la manière d'agir, à savoir répandre des propos qui avaient effrayé la population sans dévoiler son identité devait être appréciée dans un sens aggravant. En revanche, concernant la calomnie, contrairement à ce qu'invoque le recourant, la cour cantonale n'a pas considéré que les propos relevant de la calomnie (qui n'étaient pas prescrits) avaient été émis anonymement. En outre, elle ne s'est aucunement fondée sur des faits prescrits. Le recourant allègue encore que la cour cantonale n'aurait pas assez pris en compte le fait qu'il était un primo-délinquant, que son parcours de vie était irréprochable, qu'il avait été syndic d'une commune et rédacteur en chef d'un grand quotidien. En l'espèce, la cour cantonale a retenu à sa décharge son parcours de vie sans tache et son absence d'antécédents. Ainsi, on ne comprend pas les critiques du recourant, dès lors que la cour cantonale a pris ces éléments dans un sens atténuant, alors même que normalement l'absence de condamnation a un effet neutre sur la peine (ATF 136 IV 1 c. 2.6) et que les éléments relatifs à l'intégration sociale importante du recourant (ancien élu et figure de la presse régionale) seraient plutôt des éléments de nature à rendre son comportement d'autant plus grave.