Citation: 6B_737/2024 E. 2.4

2.4. S'agissant des faits du 14 novembre [ recte: septembre] 2020, la cour cantonale a tout d'abord relevé qu'il était établi qu'une procédure civile opposait l'intimée aux propriétaires de l'immeuble en lien avec l'état de la buanderie et qu'une audience s'était tenue par-devant le Tribunal des baux et loyers l'après-midi même dans cette cause. L'autorité précédente a rappelé que les parties s'étaient ensuite retrouvées dans le local, chacune en présence d'un témoin, ce qui n'était pas contesté. L'intimée admettait de surcroît avoir pris en photo la buanderie, clichés sur lesquels apparaissait notamment la recourante, avant d'en effacer une partie. La recourante prétendait que l'intimée l'aurait menacée à cette occasion en s'adressant à G.________ en les termes suivants: " À toi, je ne te ferai pas de mal, mais elle... ", tout en la regardant agressivement. La cour cantonale a souligné que la témoin précitée semblait corroborer cette version des faits. Cela étant, elle a considéré que ce témoignage devait être apprécié avec retenue au vu du contexte conflictuel opposant les parties et des liens étroits que la témoin entretenait avec la recourante, étant relevé que K.________, ancienne locataire de l'immeuble, avait attesté par écrit que les deux précitées et E.________ s'étaient ligués contre le salon de coiffure, qu'ils avaient pris en grippe. Au demeurant, la cour cantonale a mentionné aussi que G.________ n'avait jamais été confrontée à l'intimée au cours de la procédure. Cette dernière n'avait ainsi pas pu la questionner en lui opposant sa propre version du déroulement des événements de sorte que ce seul témoignage ne pouvait être considéré comme suffisant pour retenir sa culpabilité. La cour cantonale a en outre précisé que la recourante avait soutenu au Tribunal de police ne plus se souvenir de l'existence d'un litige sur l'état de la buanderie ni qu'une audience s'était tenue le jour-même, alors que ces faits étaient établis. Elle n'avait pas su expliquer dans ces conditions pourquoi l'intimée avait souhaité prendre en photo la buanderie, ayant même affirmé que celle-ci avait dirigé son appareil en sa direction et ne s'était pas focalisée sur l'état du local, ce qui était contredit par les images au dossier. La cour cantonale en a par conséquent conclu que ces éléments tendaient à la décrédibiliser. Comme déjà expliqué pour les faits du 1er novembre 2019, l'autorité cantonale a répété que le choc émotionnel de la recourante suite à cet épisode ne prouvait pas encore que l'intimée l'aurait menacée, au vu de son état de santé fragile, de la situation conflictuelle et de sa peur démesurée de celle-ci. Elle a à ce sujet indiqué que le certificat médical établi à cette occasion par la clinique L.________ relevait que ses douleurs thoraciques avaient été causées par un état d'énervement suite à un conflit avec une locataire, ce qui ne prouvait pas encore qu'elle aurait été menacée, l'attestation de sa psychologue n'étant à ce sujet pas non plus pertinente. La cour cantonale a ensuite relevé que, de son côté, l'intimée avait toujours contesté les faits reprochés, ayant simplement indiqué à la recourante qu'elle avait effectué, à nouveau, un faux témoignage et qu'elle entendait la prendre en photo avec l'état de la buanderie afin de produire les clichés en justice. Au vu de la situation judiciaire opposant les parties et en particulier compte tenu de l'audience qui s'était déroulée quelques heures auparavant par-devant le Tribunal des baux et loyers, la cour cantonale a considéré que ses explications sur les raisons de ses agissements semblaient plausibles. La cour cantonale a par ailleurs observé que le témoin D.________ avait corroboré le récit de l'intimée, quand bien même elle gardait à l'esprit qu'au vu des circonstances de cet épisode et compte tenu également de ses relations étroites avec celle-ci, son témoignage pouvait être sujet à caution.