Citation: 6B_1112/2021 E. B

Par jugement du 9 août 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel formé par A.________ contre le jugement de première instance. En substance, elle a retenu les faits suivants. B.a. Né en 2002, A.________ est un ressortissant V.________. Quatrième d'une fratrie de cinq enfants, il vit avec ses parents et sa soeur cadette à U.________. Il a effectué sa scolarité obligatoire à V.________, avant d'intégrer le Lycée international de U.________. Il a terminé son cursus en juillet 2020 par un baccalauréat en sciences technologiques du management et de la gestion, avec mention " bien ". Depuis, il a travaillé à V.________ notamment dans le domaine de la logistique et dans une boulangerie. Dès le 8 juillet 2021, il a été engagé à un taux d'environ 50 % auprès de G.________, à W.________, où il se rend en train ou avec des collègues. Le 27 septembre 2021, il a commencé une formation commerciale, en alternance, à l'Université de X.________, compatible avec son travail chez G.________. Le casier judiciaire suisse de A.________ ne fait état d'aucune condamnation. A V.________, il a été condamné le 28 février 2018 par le Tribunal pour enfants de Y.________, à deux mois d'emprisonnement, avec sursis, pour extorsion par violence, menace ou contrainte de signature, promesse, secret, fonds, valeur ou bien (tentative) extorsion commise dans un établissement d'enseignement ou d'éducation ou aux abords, à l'occasion de l'entrée ou de la sortie d'élèves (tentative). Le sursis n'a pas été révoqué. B.b. Le 10 mars 2019, en fin d'après-midi à la gare CFF de Z.________, une bagarre a éclaté entre un groupe de jeunes venant de U1.________ et un autre provenant de la région de V1.________, en raison de rivalités les opposant. Au cours de l'altercation, E.________, face à trois membres du groupe de U1.________, a sorti un couteau. S'en est suivi un violent échange de coups à l'issue duquel, le prénommé, blessé au moyen d'une trottinette, a chuté au sol. Peu après, ses agresseurs ont pris la fuite. Mis au courant de la bagarre, A.________, camarade de E.________, s'est rendu sur les lieux de celle-ci. Il a aperçu son ami blessé au sol et a voulu le venger. Il s'est alors dirigé en train à U1.________ en compagnie d'autres membres du groupe de V1.________. Une fois sur place, ils ont remarqué F.________, qu'ils avaient aperçu à Z.________, et lui ont demandé s'il était impliqué dans la bagarre. Malgré les dénégations de celui-ci, ils lui ont assené des coups de pied et de poing au visage, au crâne et au dos et ont continué lorsqu'il a chuté au sol. A.________ s'est en outre muni d'un marteau pour lui faire peur. L'intervention de passants a mis fin à l'agression. F.________ a déposé plainte; il n'a pas formulé de conclusions civiles. Le 7 avril 2019, aux alentours de 01h15, dans les escaliers du hall principal de la gare CFF de W1.________, A.________ et des camarades s'en sont pris à C.________ et à D.________. Ils ont séparé ce dernier de son ami, l'avertissant que s'il tentait quelque chose, ils allaient le frapper. Pendant que ses camarades assénaient des coups à C.________, A.________ lui a dérobé sa casquette " Gucci ". Il a en outre saisi et tiré le collier que portait D.________, lequel est toutefois parvenu à conserver son bien en mettant immédiatement une main sur le collier, qui s'est néanmoins brisé. A.________ a également tenté de lui arracher sa ceinture, sans plus de succès. D.________ n'a en revanche reçu aucun coup. C.________ a subi un traumatisme. Il n'a, depuis lors, plus jamais repris le train en direction de V1.________. C.________ et D.________ ont déposé plainte et se sont portés partie civile, sans chiffrer leurs prétentions. Le 25 avril 2019, vers 22h15, à proximité du Centre commercial " H.________ ", à U1.________, une nouvelle bagarre a éclaté. Cinq membres du groupe provenant de V1.________, dont E.________, se sont déplacés à U1.________ pour venger ce dernier. Il s'en sont pris physiquement à B.________, pensant qu'il était impliqué dans les événements du 10 mars 2019. Ils lui ont donné des gifles, des coups de pied et des coups de poing. A.________ s'est notamment muni d'une trottinette, qu'il a utilisée pour frapper B.________ à la tête lorsqu'il était à terre. Ce dernier est parvenu à s'enfuir et s'est réfugié dans un local du parking du centre commercial où A.________, E.________ et un autre comparse l'ont retrouvé. Ils ont continué à le frapper au moyen de leurs pieds, de leurs poings, de la trottinette, ainsi que d'autres objets trouvés sur place, tels un balai et des tubes néons. B.________ a réussi à fuir et a trouvé refuge chez un particulier. Il a déposé plainte et s'est porté partie civile, sans chiffrer ses prétentions. A l'audience d'appel, A.________ a reconnu devoir à B.________ la somme de 1'000 fr. à titre de réparation du tort moral.