Citation: 8C_204/2019 E. 5.3.4

5.3.4. Dans les motifs de son recours, le recourant se limite à invoquer l'existence d'une lésion organique objectivable. Son argumentation se révèle toutefois mal fondée. En effet, encore faut-il, pour que le recourant puisse prétendre à des prestations en espèces - en l'occurrence des indemnités journalières ou une rente d'invalidité - de l'assurance-accidents, que la lésion organique ait une influence sur sa capacité de travail. En l'espèce, ni le rapport d'expertise de la doctoresse J.________ ni celui du docteur L.________ n'abordent cette question. En outre, ces rapports ne sont pas susceptibles de mettre en cause les conclusions du CEMed sur l'absence d'atteinte significative incapacitante sur les plans oto-rhino-laryngologique et neurologique. En effet, les rapports d'expertise du CEMed et de la doctoresse J.________ sont concordants sur l'existence d'un nystagmus, lequel constituerait, en suivant l'avis de cette dernière, le caractère objectivé de son diagnostic de déficit vestibulaire. En outre, selon la doctoresse J.________, seule une partie des symptômes peut être expliquée par les diagnostics - objectivables ou non - posés par elle. A cela s'ajoute qu'elle évoque également l'état psychologique du recourant pour expliquer les plaintes de celui-ci, lesquelles sont qualifiées d'importantes au regard d'un déficit partiel de la fonction vestibulaire. On notera enfin que cette praticienne ne prend pas position sur l'expertise du CEMed (ni d'ailleurs sur celle du docteur F.________), alors qu'elle se réfère à d'autres examens pratiqués par les médecins traitants du recourant. Quant au rapport d'expertise du docteur L.________, lequel retient une souffrance des racines antérieures - également évoquée par les experts du CEMed -, il ne permet pas non plus de savoir si le médecin a eu accès à l'entier du dossier médical du recourant, comme l'ont relevé à juste titre les premiers juges. Pour finir, le rapport du docteur K.________ du 27 février 2018 ne saurait être pris en considération, dès lors qu'il s'agit uniquement d'une comparaison des expertises susmentionnées et que le prénommé ne figure pas au registre des professions médicales. En conclusion, même si l'on tenait compte du déficit vestibulaire retenu par la doctoresse J.________, il n'en reste pas moins que ce médecin n'a pas établi le caractère incapacitant de l'atteinte et que son diagnostic ne permet pas d'objectiver un substrat organique à l'ensemble des symptômes dont se plaint le recourant.