Citation: 2C_377/2022 E. 4.5

4.5. En l'espèce, les juges cantonaux ont relevé plusieurs éléments plaidant en faveur de l'octroi d'une autorisation de séjour au recourant sur la base de l'art. 8 CEDH. L'intéressé, arrivé en Suisse à l'âge de deux ans, réside dans ce pays depuis plus de 25 ans. Il y a achevé sa scolarité obligatoire et effectué un apprentissage. Il parle le français. Ses parents vivent en Suisse, ainsi que ses frères et soeurs, lesquels ont obtenu la nationalité suisse. En outre, le recourant a toujours travaillé, n'a aucune poursuite à son encontre et n'a jamais sollicité des prestations du chômage, ni émargé à l'aide sociale. L'intéressé a également noué une relation avec B.________, ressortissante suisse, avec laquelle il vit et était fiancé, au moment où les juges cantonaux ont statué. Ces éléments favorables sont toutefois contrebalancés par les nombreuses infractions commises par le recourant - principalement lorsqu'il était majeur - (cf. supra consid. 3.5), lequel s'est illustré par un comportement pénal défavorable constant, malgré les différents sursis accordés par les autorités pénales et les deux sérieux avertissements du Service cantonal adressés en mars 2014 et février 2015, lesquels attiraient l'attention du recourant "sur le fait que de nouvelles condamnations pénales pourraient justifier la révocation de [son] autorisation de séjour et [son] renvoi", démontrant ainsi une incapacité à se conformer à l'ordre établi. Dans ses écritures, le recourant tente de minimiser ses condamnations et la gravité des infractions qu'il a commises, ce qui laisse redouter, compte tenu également des nombreuses d'infractions qu'il a commises, qu'il continuera à ne pas respecter la sécurité et l'ordre publics. Ces éléments, qui plaident fortement en défaveur de l'intégration du recourant, pouvaient être considérés par le Tribunal cantonal comme des motifs sérieux justifiant de refuser d'octroyer une autorisation de séjour au recourant. En outre, le Tribunal cantonal pouvait considérer que des avertissements n'étaient plus appropriés, car les précédents étaient restés sans effet. On ne se trouve pas dans une situation où il conviendrait d'accorder au recourant une "dernière chance" sous forme d'un avertissement, compte tenu de la multiplicité et de la constance des infractions commises (cf. sur cette problématique, arrêt 2C_19/2023 du 20 juillet 2023 consid. 4.2.2).