Citation: 5A_494/2018 E. 4

Dans son écriture, la recourante explique avoir saisi le Tribunal fédéral le 10 octobre 2017 en accusant la juge de paix B.________ et soutient que le Tribunal fédéral aurait égaré son acte de recours, en sorte qu'elle se serait adressée au Tribunal cantonal du canton de Vaud. Elle affirme que le Tribunal cantonal se serait alors adressé à la juge de paix querellée et aurait ainsi fait preuve " d'une légèreté confinant à une faute éthique grave ". Elle reproduit ensuite un passage d'un arrêt du Tribunal fédéral, sans en donner la référence, évoquant les art. 30 al. 1 Cst. et 6 CEDH. Finalement, la recourante conclut au maintien des conclusions prises au pied de son mémoire du 10 octobre 2017. A titre liminaire, il est inexact de prétendre que le Tribunal fédéral aurait " égaré " l'écriture du 10 octobre 2017. Cette écriture se trouve classée dans le dossier de la recourante, mais est demeurée sans réponse, l'attention de l'intéressée ayant été précédemment à maintes reprises attirée sur le fait que le Tribunal fédéral ne traitait que des recours contre des arrêts de dernière instance cantonale (art. 75 al. 1 LTF), en sorte qu'il ne serait plus répondu à ce type de sollicitations. Cela étant, dans le présent recours dirigé contre une décision prise sur recours par une autorité cantonale supérieure, la recourante cite certes deux droits fondamentaux (art. 30 al. 1 Cst. et 6 CEDH), mais n'explicite pas son raisonnement à cet égard. Or, la simple énonciation d'un grief n'est pas suffisante. En outre, la recourante ne s'en prend nullement à la motivation de l'autorité cantonale dont elle ne tient nul compte, a fortiori ne soulève aucun grief tendant à démontrer que la motivation de l'arrêt déféré serait contraire au droit ou à la Constitution, de sorte que son recours ne correspond pas aux exigences minimales de motivation des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF et doit en conséquence être déclaré irrecevable. De surcroît, le recours présente une fois de plus un caractère abusif au sens de l'art. 42 al. 7 LTF, de sorte qu'il doit également être déclaré irrecevable pour ce motif. En définitive, le recours doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 let. b et c LTF.