Citation: 5A_565/2020 E. 3.3.1

3.3.1. Dans l'ATF 144 III 298, la Cour de céans a examiné de manière approfondie la question de savoir si et quand, dans le cas d'un divorce sur demande unilatérale d'un époux après suspension de la vie commune (art. 114 CC), il existait un droit à un jugement partiel sur la question du divorce avant la fin de la procédure sur les effets de celui-ci. Dans le cadre de l'interprétation de l'art. 283 al. 1 CPC, elle est parvenue à la conclusion que le principe de l'unité du jugement de divorce codifié dans cette disposition n'excluait pas une décision partielle limitée au principe du divorce, lorsque les deux époux consentaient à une telle décision ou lorsque l'intérêt de l'un des époux à obtenir une décision partielle limitée au principe du divorce était supérieur à l'intérêt de l'autre à obtenir une décision unique réglant tant le principe du divorce que les effets de celui-ci (consid. 5-7 de l'arrêt précité; arrêts 5A_689/2019 du 5 mars 2020 consid. 3.1; 5A_426/2018 du 15 novembre 2018 consid. 2.3). Au dernier considérant de l'ATF 144 III 298 (consid. 8), la Cour de céans a considéré que, compte tenu des intérêts en jeux et sur la base de la constatation que, dans l'affaire concernée, les motifs de divorce prévus à l'article 114 CC étaient réalisés, il pouvait être fait droit à la demande de l'époux tendant à ce que le mariage des parties soit dissous par une décision partielle. Le divorce pouvait ainsi être prononcé.