Citation: I 562/06 25.07.2007 E. A

A.a A.________, né en 1951, travaillait en qualité de manoeuvre dans le domaine de la construction, lorsqu'il a été victime, le 9 juillet 1999, d'un accident de chantier, au cours duquel il a subi une fracture des clavicules bilatérale, des fractures des troisième et quatrième côtes droites ainsi qu'un pneumothorax bilatéral, avec contusion pulmonaire à gauche. Ayant développé un empyème pleural et un foyer pulmonaire basal à gauche, l'intéressé a été opéré le 16 juillet 1999 par thoracoscopie pour drainage de l'empyème, pleurectomie du sommet et talcage à gauche. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) a pris le cas en charge. Consulté pour avis médical, le docteur B.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, a indiqué le 25 octobre 1999 que le pronostic médical était objectivement favorable. Dans la mesure où l'assuré souffrait de douleurs diffuses et qu'il persistait un syndrome vertébral dorso-lombaire important, il a néanmoins suggéré qu'il effectue un séjour de rééducation intensive à la Clinique X.________. Ledit séjour s'est déroulé du 10 janvier au 2 février 2000. A son terme, les spécialistes de X.________ ont considéré que la situation était stabilisée, que les constatations objectives, abstraction faite des plaintes, étaient peu nombreuses et qu'il n'y avait pas d'élément en faveur d'une limitation de la capacité de travail, tout en précisant qu'au regard des plaintes multiples et d'une autolimitation importante, une reprise d'activité sur un chantier ne semblait pas possible (rapport du 22 mars 2000). Malgré la présence d'un ralentissement psychomoteur modéré, il n'existait par ailleurs pas de trouble psycho-pathologique aigu, ni d'élément en faveur d'une comorbidité psychiatrique significative ou d'une détresse psychologique (rapport du docteur M.________ du 13 janvier 2000). Après que l'assuré eut été examiné une dernière fois par le docteur H.________, médecin-conseil de la CNA (rapport du 10 avril 2000), la caisse a, par décision du 19 octobre 2000, confirmée sur opposition le 1er février 2001, mis un terme à l'octroi de ses prestations. Par jugement du 13 mai 2003, le Tribunal des assurances du canton de Vaud a confirmé cette décision sur opposition. A.b Le 22 novembre 2001, A.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente. Interpellés par l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI), les docteur J.________ et P.________, médecins traitants de l'assuré, ont souligné que l'état de santé de leur patient ne lui permettait pas de travailler dans son ancienne profession, mais que l'exercice d'une activité adaptée demeurait exigible, moyennant une diminution de rendement (rapports des 24 mai 2002 et 5 novembre 2003). Se fondant sur les données recueillies par la CNA et les conclusions de son service médical régional (SMR) du 12 mai 2004, l'office AI a, par décision du 17 mai 2004, confirmée sur opposition le 2 février 2005, rejeté la demande de prestations, motif pris que le capacité de travail de l'intéressé était entière dans toute profession.