Citation: 7B_260/2023 E. B

B.a. Par requête du 2 décembre 2022 (cause PS/86/2022), A.________ a demandé la récusation du Procureur Frédéric Scheidegger (ci-après : le Procureur intimé). À l'appui de cette requête, il a invoqué la découverte lorsqu'il avait consulté le dossier le 25 novembre 2022 de la note du 7 juin 2022, les conditions de consultation du dossier le concernant (soit un déplacement et un paiement d'émoluments préalablement à l'obtention de copies) qui ne s'appliquaient pas à l'avocate de la partie adverse, la transmission par la greffière de l'arrêt ACPR_1 du 7 mars 2022 "en dehors de toute règle procédurale", ce que le Procureur intimé avait tenté de dissimuler, et le "nombre anormal d'anomalies" dans la procédure commis par le Procureur intimé en sa défaveur depuis six ans. Le 6 décembre 2022, le Procureur intimé s'est en substance opposé à cette requête, relevant notamment qu'elle était tardive, que l'intéressé avait obtenu des réponses à ses interrogations (cf. l'entretien téléphonique et le courrier du 7 juin 2022) et qu'à la suite d'une demande téléphonique, une copie non signée de l'arrêt ACPR_1 du 7 mars 2022 lui avait été proposée. Le 11 décembre 2022, A.________ a répliqué, soutenant notamment qu'eu égard au moment du dépôt de sa requête, l'autorité ne pouvait pas se montrer stricte en présence d'une accumulation de comportements fondant une apparence de prévention; il n'avait découvert que le 25 novembre 2022 l'existence d'une transmission d'une copie d'une pièce du dossier par courriel - lequel ne figurait pas au dossier - et sans facturation. Ces observations ont été transmises le 15 décembre 2022 au Procureur intimé, lequel n'a pas déposé d'autres déterminations. B.b. Les 19 décembre 2022, 11 et 13 janvier 2023, A.________ a déposé de nouvelles écritures devant la Chambre pénale de recours. B.c. Par arrêt du 18 janvier 2023 (ACPR/37/2023), la Chambre pénale de recours a déclaré irrecevable la requête de récusation du 2 décembre 2022.