Citation: 9C_77/2020 E. 1

La caisse recourante conclut en l'occurrence seulement à l'annulation du jugement entrepris et au renvoi de la cause à l'autorité précédente pour qu'elle rende un nouveau jugement au sens des considérants, c'est-à-dire pour qu'elle qualifie de salaire les montants prélevés par l'associé gérant sur son compte courant auprès de la société intimée. Il s'agit d'une conclusion cassatoire. Dès lors que l'art. 107 al. 2 LTF permet au Tribunal fédéral de statuer lui-même à nouveau sur le fond (ou, autrement dit, de réformer l'acte attaqué) ou de renvoyer l'affaire à l'autorité précédente pour qu'elle rende une nouvelle décision, le recourant ne peut en principe pas priver le Tribunal fédéral de son pouvoir de statuer en réforme en ne prenant que des conclusions de nature cassatoire (au-delà desquelles le Tribunal fédéral ne peut pas aller selon l'art. 107 al. 2 LTF) mais doit sous peine d'irrecevabilité prendre des conclusions sur le fond (cf. ATF 137 II 313 consid. 1.3 p. 317; arrêt 8C_784/2019 du 25 février 2020 consid. 1.2). Selon une ancienne pratique applicable en cas de recours de droit administratif (dont l'entrée en vigueur de la LTF ne justifiait pas de s'écarter [cf. arrêt 8C_39/2010 du 7 septembre 2010 consid. 1]), le Tribunal fédéral peut néanmoins renoncer à exiger une conclusion au fond en plus du renvoi de la cause à l'autorité précédente pour nouveau jugement lorsqu'une telle conclusion ressort clairement de la motivation (ATF 133 II 409 consid. 1.4.1 p. 415 s.). Or tel est bien le cas en l'occurrence. En requérant du tribunal cantonal qu'il qualifie de salaire les montants prélevés par l'associé gérant sur son compte courant auprès de la société intimée, la caisse recourante demande implicitement la confirmation de sa décision du 13 mai 2019 de sorte que, contrairement à ce que conclut principalement la société intimée, son recours est recevable.