Citation: 2A.544/1999 30.05.2000 E. 5

5.- Au surplus, on précisera que, si l'autorité de céans était entrée en matière sur le présent recours de droit administratif, elle aurait dû le rejeter. L'argument tiré de l'art. 6 CEDH n'est pas fondé. En effet, le Tribunal fédéral a déjà nié le caractère civil d'un litige relatif à des prestations de sûretés en matière d'asile (arrêt précité du 7 janvier 1999, consid. 1; cf. aussi le message du Conseil fédéral du 25 avril 1990 à l'appui notamment d'un arrêté fédéral sur la procédure d'asile [APA], in FF 1990 II 537 ss, p. 615, qui parle de "prélèvement des créances de droit public" à propos de l'affectation des sûretés prévues à l'art. 21a aLAsi). De même, les moyens tirés de la violation de la législation sur l'asile et de celle du principe de la bonne foi ne sont pas pertinents. En effet, le recourant, qui a employé illégalement un travailleur étranger, n'a pas rempli toutes ses obligations, ce qui a entravé le bon fonctionnement de l'administration. Il ne saurait de bonne foi le reprocher aux autorités compétentes.