Citation: 1C_459/2013 E. 3

Les recourants ne contestent pas que l'utilisation faite de leur bien-fonds pour la pratique du motocross et de quads n'est pas conforme à l'affectation agricole de la zone dans laquelle il s'inscrit. Ils reprochent à la cour cantonale de ne pas avoir suspendu la décision de cessation immédiate de ces activités jusqu'à droit connu sur la procédure de planification en cours visant à affecter le périmètre dans une zone spéciale destinée aux loisirs et à l'initiation aux sports motorisés. Ils considèrent par ailleurs que les conditions posées pour une cessation immédiate de leurs activités ne seraient pas réunies. Ils contestent exploiter sans autorisation une piste de motocross et de quads, comme le retient l'arrêt attaqué. Ils auraient obtenu une autorisation municipale en mai 1995, dont ils n'avaient aucune raison de mettre en doute la validité. Cette inexactitude aurait eu une influence négative sur l'appréciation de leur bonne foi et de la proportionnalité de la mesure litigieuse. Ils invoquent un risque inexistant de pollution des eaux souterraines et du ruisseau de Seigneux sur la base de l'étude effectuée par la société X.________, qui n'aurait pas été remise en cause et dont l'arrêt attaqué ne souffle mot. Les véhicules sont munis d'un bypass qui empêche l'écoulement de liquides en cas d'accident. Il n'y aurait aucune activité de lavage ou d'entretien des véhicules. Ils font enfin valoir que l'exploitation de la piste de motocross et de quads constitue la principale source de leurs revenus et que sa cessation immédiate leur causerait un lourd préjudice financier.