Citation: 6B_612/2018 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a considéré que le cambriolage du 1er novembre 2016 avait été commis postérieurement à l'entrée en vigueur de l'art. 66a CP, cette disposition étant dès lors applicable. Le recourant s'était, s'agissant de cet épisode, rendu coupable de vol - sous la forme d'une tentative - en lien avec une violation de domicile, de sorte que son expulsion de Suisse pour une durée de cinq ans était obligatoire. Selon l'autorité précédente, les conditions d'une renonciation exceptionnelle à une telle expulsion n'étaient pas remplies, dans la mesure où le retour de l'intéressé au Kosovo ne le mettrait pas dans une situation personnelle grave. Rien n'indiquait qu'il ne pourrait continuer à y être suivi médicalement, le cas échéant y être opéré, en relation avec les problèmes de dos résultant encore de son accident du 12 octobre 2016. Concernant les procédures civile et pénale auxquelles il était partie, celui-ci pouvait s'y faire représenter sans mettre en péril leur issue. Pour le reste, le recourant n'était pas né en Suisse ni n'avait grandi dans ce pays. A propos de son droit au respect de sa vie familiale, la cour cantonale a indiqué que le recourant ne résidait en Suisse que depuis près de trois ans et demi, seule une année et demie s'étant écoulée depuis le cambriolage du 18 novembre 2016. L'intéressé n'avait qu'un frère à A.________ selon ses déclarations, le reste de sa famille vivant au Kosovo. Il s'était certes fiancé à une ressortissante roumaine en Suisse, mais ne connaissait cette dernière que depuis deux ans et le projet de mariage à A.________ était compromis par sa situation irrégulière, en particulier par la décision de renvoi dont il faisait l'objet. Le recourant ne travaillait plus en Suisse depuis l'accident précité. Ses antécédents témoignaient de son manque d'égard pour la propriété d'autrui ainsi que pour la législation en vigueur en matière de séjour des étrangers. Ainsi, même si le cambriolage du 18 novembre 2016 avait été d'une gravité relative, l'expulsion du recourant ne violait pas son droit à la protection de la vie familiale, compte tenu des faibles liens tissés avec la Suisse durant son séjour et, par ailleurs, de ses attaches avec le Kosovo.