Citation: 4A_10/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la cour cantonale a considéré, à l'instar de l'autorité de première instance, que les meubles litigieux appartenaient à B.A.________, lequel les avait reçus en héritage de sa mère, étant précisé qu'il était son unique héritier selon le certificat d'héritiers établi dans le cadre de la succession de celle-ci. Poursuivant le fil de son raisonnement sous l'angle des règles de la représentation civile (art. 32 ss CO), la juridiction cantonale a observé que les enfants B.________ n'avaient ni octroyé de procuration à leur père pour les représenter ni ratifié le contrat conclu par ce dernier avec le recourant pour la restauration des meubles anciens. Examinant ensuite si l'art. 33 al. 3 CO pouvait trouver application, elle a considéré que le recourant ne pouvait pas inférer du comportement adopté par les enfants B.________ que leur père bénéficiait du pouvoir de les représenter et de les engager valablement. A cet égard, la cour cantonale a relevé que les enfants B.________ ne pouvaient se voir reprocher de n'avoir pas réagi lorsqu'ils s'étaient vu notifier des commandements de payer en juillet 2004, puisque leur père leur avait assuré que ces poursuites n'étaient pas valables et qu'il effectuerait le nécessaire pour les faire annuler, ce qu'il avait du reste fait avec succès. Il n'était par ailleurs pas établi que les enfants B.________ auraient mandaté l'avocat C.________ aux côtés de leur père. La cour cantonale a enfin relevé que la représentation des enfants B.________ par leur père avait été expressément niée dans le courrier du 7 juillet 2004 émanant de l'avocat D.________.