Citation: 4A_32/2020 E. 9

Des infiltrations d'eau se sont produites dans un des logements de ce bâtiment. Les acquéreurs dudit logement ont élevé des prétentions contre le défendeur. Celui-ci a assumé des frais, en particulier des frais d'expertise et d'avocat, et il a versé une indemnité de 35'000 francs. Il estime que le demandeur lui doit le remboursement de ces frais et de cette indemnité par suite des défauts de l'ouvrage réalisé, et il prétend imputer cette créance sur les sommes qui lui sont encore réclamées. Il fait grief aux autorités précédentes d'avoir refusé d'ordonner l'expertise nécessaire à la constatation précise des frais à rembourser. La Cour d'appel juge qu'un lien de causalité entre les défauts de la toiture et les infiltrations survenues dans le logement n'est pas établi; que le demandeur n'est par conséquent pas responsable des frais ni de l'indemnité assumés par le défendeur, et que l'expertise réclamée ne porte donc pas sur des faits pertinents. La Cour fonde son appréciation sur un rapport d'expertise judiciaire hors procès déposé en 2009, d'après lequel les infiltrations avaient cessé et leur origine demeurait inconnue, ainsi que sur une hypothèse avancée par l'expert mis en oeuvre dans l'actuel procès: celui-ci suppose que les infiltrations soient venues de balcons situés aux étages supérieurs et qu'elles aient cessé après que l'écoulement de ces balcons avait été déplacé. Selon l'argumentation que le défendeur soumet au Tribunal fédéral, le demandeur a réalisé non seulement la toiture du bâtiment mais aussi l'étanchéité des balcons concernés; celle-ci était défectueuse et les défauts de cet ouvrage sont à l'origine des infiltrations; la responsabilité contractuelle du demandeur est donc engagée et une expertise supplémentaire est nécessaire pour chiffrer le dommage à réparer. En vertu des art. 99 al. 1 et 105 al. 1 LTF, le Tribunal fédéral doit statuer sur la base des faits constatés dans la décision attaquée et les allégations nouvelles ne sont en principe pas autorisées devant lui. Le défendeur allègue pour la première fois, dans la présente instance, que l'étanchéité des balcons a été réalisée par le demandeur et qu'elle était défectueuse. Ces allégations et l'argumentation correspondante sont irrecevables au regard de ces dispositions.