Citation: 6B_1501/2022 E. 1.2

1.2. Le recourant reproche en premier lieu à la cour cantonale d'avoir arbitrairement écarté l'hypothèse d'un geste auto-agressif de la victime, soit d'avoir retenu, en en soulignant la rareté statistique, qu'un tel geste aussi violent et déterminé était absolument incompatible avec la personnalité, certes tourmentée, sans doute inquiète, mais néanmoins enjouée et optimiste de la victime, respectivement d'avoir retenu que si le coup fatal n'avait pas nécessité beaucoup de puissance, il avait fallu une certaine force et surtout une grande détermination pour pénétrer profondément dans la chair. La cour cantonale en aurait conclu de manière insoutenable qu'il était impossible que la victime, qui avait tout juste éraflé sa peau lors de sa scarification quelques jours plus tôt, eût enfoncé une lame aussi profondément dans son propre corps sans s'interrompre. Le recourant objecte que rien ne permettrait de retenir que la victime avait une personnalité " enjouée et optimiste ". Selon lui, tel n'aurait en tout cas pas été le cas de 2017 au décès de la jeune femme. Le recourant souligne à ce propos le grave accident subi par le père de cette dernière, qui l'avait laissé handicapé et la relation très fusionnelle existant entre le père et sa fille, le rejet dont cette dernière avait fait l'objet par sa famille, en lien avec son départ pour la Suisse et sa relation avec le recourant, les problèmes de santé dont elle était affectée (dépression), ses manifestations d'intentions suicidaires et les scarifications qu'elle s'était infligées.