Citation: 5A_316/2024 E. 6.1

6.1. En bref, l'autorité précédente a retenu, sur la base du dossier, que l'enfant présentait un besoin de protection accru que sa mère, qui était " lourdement atteinte dans sa santé mentale ", ne pouvait pas garantir en l'état. L'expert a constaté, en janvier 2023, que la mère ne disposait pas des capacités nécessaires pour prendre soin d'un nouveau-né à long terme; rien ne permet de penser que cette appréciation ne serait plus actuelle. Après le placement de l'enfant, il est rapidement apparu que la mère ne se montrait pas toujours adéquate, que ce soit sur les plans affectif et émotionnel, que pour la gestion du quotidien; lors des visites, elle présentait des difficultés assez manifestes à comprendre les besoins de la fillette et à s'y adapter; enfin, elle s'est toujours montrée réticente à toute collaboration avec les divers intervenants. En l'état, le retour de l'enfant auprès de sa mère n'est pas envisageable, sans être pour autant exclu dans une perspective à long terme. Dans l'immédiat, une évolution favorable de la situation pourrait conduire à assouplir les modalités des visites dans le sens d'une augmentation progressive de leur durée et/ou de leur fréquence; dans cette optique, il appartiendra à la tutrice de l'enfant de fournir à l'APEA, tous les six mois, un rapport avec des recommandations quant aux modalités de la prise en charge de la fillette.