Citation: 2C_596/2022 E. 7.3

7.3. Il n'y a pas lieu d'adopter une autre solution lorsque la première décision finale (définitive) a été notifiée à l'ayant droit économique d'un compte bancaire et la seconde à la personne morale qui en était titulaire, mais qui est désormais liquidée. Certes, la jurisprudence rendue en matière d'entraide judiciaire internationale en matière pénale reconnaît à certaines conditions à l'ayant droit économique d'un compte bancaire la qualité pour recourir dans le cas où le compte bancaire visé par la demande était ouvert au nom d'une personne morale qui a été liquidée (cf. ATF 134 IV 134 consid. 5.2.1). Il s'agit toutefois là d'une exception à la règle selon laquelle l'ayant droit économique d'un compte bancaire n'a pas qualité de partie dans une procédure d'entraide judiciaire internationale en matière pénale (ATF 134 IV 134 consid. 5.2.1; cf. aussi ATF 139 II 404 consid. 2.1.1). Dans le domaine de l'assistance administrative en matière fiscale en revanche, la situation est différente, car la qualité de partie et la possibilité de recourir des ayants droit économiques d'un compte bancaire est d'emblée reconnue lorsque ceux-ci sont visés par une demande d'assistance administrative (cf. ATF 139 II 404 consid. 2.1.1 à 2.1.3). Dans ce contexte, la jurisprudence rendue dans le domaine de l'entraide judiciaire internationale en matière pénale n'a pas vocation à s'appliquer à l'assistance administrative, comme l'a aussi déjà relevé le Tribunal fédéral (cf. ATF 139 II 404 eo loco).