Citation: 2C_666/2023 E. 4.3

4.3. La recourante ne démontre pas se trouver dans une relation étroite et spéciale avec l'objet du litige. Elle allègue que les arrêts mentionnés dans l'arrêt attaqué ne sont pas pertinents car ils concerneraient des situations différentes de la sienne. On constate, néanmoins, que la jurisprudence constante nie la qualité pour recourir au plaignant dans le cadre d'une procédure disciplinaire dirigée contre un avocat (ou un notaire), au motif que le dénonciateur n'a pas un intérêt propre et digne de protection à demander une sanction disciplinaire à l'encontre de l'avocat pour une éventuelle violation des obligations professionnelles. En effet, la procédure de surveillance disciplinaire des avocats a pour but d'assurer l'exercice correct de la profession par ceux-ci et de préserver la confiance du public à leur égard, et non de défendre les intérêts privés des particuliers (ATF 135 II 145 consid. 6.1, 133 II 468; 132 II 250 consid. 4.4; cf. pour un arrêt concernant un avocat vaudois, arrêt 2C_439/2021 du 26 mai 2021). Il n'y a pas lieu de revenir sur cette jurisprudence. En conclusion, la qualité pour recourir, au sens de l'art. 89 al. 1 LTF, ne peut être reconnue à l'intéressée qui, en tant que dénonciatrice, n'est pas particulièrement atteinte par la décision du 16 août 2023 du Président de la Chambre des avocats et ne possède pas d'intérêt digne de protection à en obtenir l'annulation. Dès lors, l'arrêt cantonal lui niant cette qualité à l'encontre de ladite décision ne viole pas l'art. 111 al. 1 LTF.