Citation: 5P.425/2000 23.01.2001 E. A

A.- C.________, né le 16 janvier 1968, a été victime d'un grave accident de la circulation en avril 1982. Sur la base d'une convention passée entre la compagnie d'assurance La Bâloise et sa mère, alors représentante légale, il a reçu une indemnité de 500'000 fr. Par décision du 8 novembre 1987, la Chambre des tutelles de Genève lui a désigné, en application de l'art. 393 ch. 2 CC, Me X.________, avocat, en qualité de curateur chargé d'administrer et de gérer ses biens dès sa majorité, le 16 janvier 1988 (ci-après: le curateur de gestion). Le pupille a pris domicile à St-Cergue en 1990. Par décision du 20 août 1992, la Justice de paix du cercle de Gingins a maintenu la curatelle et confirmé le curateur dans ses fonctions. Parallèlement, ce dernier a poursuivi en sa qualité d'avocat une procédure qui opposait son pupille à l'assurance Secura et, à ce titre, il a obtenu le paiement de 275'000 fr. d'honoraires et de 63'208 fr. 95 de frais. Le 2 février 1999, la Justice de paix du cercle de Gingins s'étant récusée spontanément, la Cour administrative du Tribunal cantonal vaudois a délégué la mesure tutélaire à la Justice de paix du cercle de Coppet. Cette autorité, par décision des 17 février/2 mars 1999, confirmée par la Chambre des tutelles du Tribunal cantonal vaudois, puis par le Tribunal fédéral, a institué une curatelle de représentation au sens de l'art. 392 ch. 2 CC en faveur du pupille; elle a désigné Me Y.________, avocat, en qualité de curateur ad hoc avec mission d'examiner toute action utile à la sauvegarde des intérêts du pupille, notamment l'opportunité de demander la modération de la note d'honoraires et de débours du curateur de gestion et/ou d'ouvrir une action en répétition.