Citation: 5A_817/2014 E. 4.2

4.2. S'agissant de l'exception de non-reconnaissance prévue à l'art. 34 para. 4 CL, elle doit d'emblée être exclue dans le cas présent, dès lors qu'elle vise l'inconciliabilité de jugements rendus dans des Etats parties à la Convention autres que dans l'Etat requis ( ANDREA BUCHER, Commentaire romand de la loi sur le droit international privé et la Convention de Lugano, Bâle, 2011, n° 50 ad art. 34 CL; JAN KROPHOLLER/ JAN VON HEIN, Europäisches Zivilprozessrecht, Kommentar zu EuGVO, Lugano-Übereinkommen 2007, EuVTVO, EuMVVO und EuGFVO, 9 ème éd., 2011, n° 56 ad art. 34 CL). Cette exception ne s'applique par conséquent pas au cas d'espèce, dès lors que la reconnaissance et l'exécution de la décision française s'opposerait en Suisse à un arrêt rendu par les tribunaux suisses, à savoir à une décision rendue par l'Etat requis. Il s'ensuit que seule l'exception prévue à l'art. 34 para. 3 CL entre en considération.