Citation: 6P.19/2005 06.04.2005 E. 4

Dans la seconde partie de son recours, le recourant s'en prend à deux éléments, sur lesquels l'autorité cantonale s'est fondée pour fixer la peine. 4.1 Dans un premier moyen, le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir retenu que sa collaboration à l'enquête avait été mauvaise. A l'appui de son grief, il fait valoir qu'il a renseigné très rapidement les auditeurs sur l'identité des victimes et les montants investis, qu'il s'est spontanément mis à la disposition des autorités suisses et qu'il a collaboré avec les inspecteurs qui ont souligné l'excellente qualité de la relation qui s'est nouée entre eux. Les éléments présentés par le recourant figurent certes dans le dossier, mais ils ne permettent pas d'établir l'arbitraire dans l'établissement des faits. En effet, il ressort du dossier et notamment de l'arrêt de la Cour correctionnelle que le recourant a d'abord nié les faits, expliquant que les fonds déposés sur son compte bancaire provenaient de sa belle-mère et correspondaient à une commission sur la vente d'un bien immobilier et qu'il a tenté par tous les moyens de minimiser sa faute, en reportant la responsabilité des opérations financières délictueuses sur Y.________. Dans ces conditions, on ne saurait reprocher à l'autorité cantonale d'être tombée dans l'arbitraire en parvenant à la conclusion que la collaboration du recourant à l'enquête était mauvaise. Mal fondé, le grief soulevé doit être rejeté. 4.2 Dans un second moyen, le recourant se plaint que l'autorité cantonale a retenu à son encontre qu'il n'avait manifesté aucune compassion pour ses victimes, alors qu'il ressortirait du dossier qu'il a présenté des excuses tout au long de l'instruction à l'adresse de toutes les victimes de manière indistincte. A cet égard, le recourant soutient que le procès-verbal d'audience est lacunaire dans la mesure où il ne constate pas qu'il a présenté ses excuses. Le recourant omet cependant de mentionner ses propos tels qu'ils sont restitués dans l'arrêt de la Cour correctionnelle. C'est ainsi qu'il a déclaré devant la Cour qu'"il avait l'intention d'indemniser quelques personnes, notamment M. Z.________", précisant qu'"il ne pouvait rembourser tout le monde" (p. 16). Compte tenu de ces déclarations, on ne saurait qualifier d'arbitraire la déclaration de l'autorité cantonale, selon laquelle le recourant n'a pas manifesté un sentiment de compassion à l'égard de l'ensemble des victimes. Infondé, le grief du recourant doit être rejeté.