Citation: 4A_63/2024 E. 5.4

5.4. Dans l'arrêt attaqué, la cour cantonale observe que l'immeuble concerné a été acquis il y a moins de trente ans par le recourant, raison pour laquelle le critère du rendement net de la chose louée l'emporte en principe sur celui des loyers du quartier. Elle estime qu'un tel calcul aurait été possible, mais que l'intéressé n'a pas produit les documents nécessaires à cette fin, nonobstant les injonctions en ce sens du tribunal. La juridiction cantonale souligne, par ailleurs, que le recourant a invoqué les loyers du quartier pour fonder le motif économique du congé. Or, il n'a produit que quatre exemples comparatifs, dont trois relatifs à des surfaces commerciales situées dans le même immeuble et appartenant au même bailleur, ce qui n'est pas conforme aux prescriptions de l'art. 11 OBLF. La cour cantonale estime également que les autres éléments produits par l'intéressé, à savoir essentiellement des sondages de prix et des études de marché émanant de régies et d'autres professionnels de l'immobilier ne permettent de faire aucune différenciation quant à l'emplacement, la dimension, l'équipement, l'état et l'année de construction des biens pris en compte, le recourant n'ayant au demeurant pas démontré que de tels documents répondraient aux exigences de l'art. 11 OBLF. Elle observe que le recourant soutient, pour la première fois au stade de l'appel, que la preuve de l'admissibilité d'un loyer supérieur serait impossible à apporter, compte tenu des caractéristiques singulières des locaux remis à bail, tout en affirmant, dans le même temps, que les exemples comparatifs portent sur des surfaces commerciales similaires aux locaux concernés. S'il est vrai que les locaux remis à bail présentent des spécificités, il n'en demeure pas moins que les quatre objets de comparaison présentés par le recourant sont situés dans des bâtiments construits en 1920, respectivement en 1930, alors que l'immeuble litigieux a été construit vers le milieu du 19ème siècle, raison pour laquelle les éléments comparatifs ne peuvent pas être pris en compte de l'avis des juges cantonaux.