Citation: 4A_188/2009 24.08.2009 E. 4

Le demandeur soutient que la défenderesse a violé son devoir de diligence en omettant toute démarche supplémentaire entre l'envoi du 15 février 2001 et la fin de son mandat, puis, à ce moment, en omettant de rendre son successeur attentif au capital d'invalidité qui se trouvait en attente. Selon les considérants de la Chambre des recours, la défenderesse n'est pas demeurée inactive dès le 15 février 2001 et jusqu'à la fin de son mandat; elle s'est au contraire efforcée d'obtenir des prestations d'assurance autres que le capital d'invalidité. Ensuite, il n'est pas établi qu'elle aurait omis de transmettre à Me D.________ sa correspondance avec Z.________ SA, et, cette transmission accomplie, il incombait au nouveau mandataire de prendre connaissance des documents et de demander, si nécessaire, des informations plus détaillées. Enfin, la chambre retient que même si une violation du devoir de diligence était effectivement imputable à la défenderesse, cette violation ne se trouverait pas en relation de causalité adéquate avec la perte du capital d'invalidité, parce que la plus grande partie du délai de prescription s'est écoulée après la fin du mandat, et que, selon le cours ordinaire des choses, on pouvait raisonnablement prévoir que le demandeur ou son nouveau mandataire s'inquiéterait du capital encore attendu. A l'appui du recours en matière civile, le demandeur discute et conteste l'appréciation de la Chambre des recours concernant l'étendue du devoir de diligence qui incombait à la défenderesse. En revanche, il ne conteste pas l'appréciation de la chambre concernant le lien de causalité adéquate, sinon en répétant ses arguments et opinions relatifs à ce que la défenderesse aurait dû faire. Or, aux termes de l'art. 42 al. 2 LTF, la motivation du recours doit indiquer succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit. Lorsque la décision repose sur plusieurs motivations indépendantes, alternatives ou subsidiaires, et que chacune d'elles suffit à sceller le sort de la cause, la partie recourante doit démontrer que chacune de ces motivations est contraire au droit; à défaut, la motivation du recours n'est pas suffisante (ATF 133 IV 119). En l'espèce, la motivation présentée est donc lacunaire au sujet des dommages-intérêts correspondant au capital d'invalidité. Au sujet des honoraires d'avocat relatifs aux opérations préalables à l'ouverture de l'action, le recours est totalement dépourvu de motivation. En conséquence, il est irrecevable au regard de l'art. 42 al. 2 LTF .