Citation: 1B_264/2016 E. 2.2

2.2. L'art. 50 al. 1 LTF dispose que si, pour un autre motif qu'une notification irrégulière, la partie ou son mandataire a été empêché d'agir dans le délai fixé sans avoir commis de faute, le délai est restitué pour autant que la partie en fasse la demande, avec indication du motif, dans les 30 jours à compter de celui où l'empêchement a cessé; l'acte omis doit être exécuté dans ce délai. La maladie peut, selon le moment où elle survient et selon sa gravité, représenter un motif légitime de restitution, à condition qu'elle ait pour conséquence d'empêcher la partie ou son représentant d'agir dans le délai ou de se faire représenter à cette fin (ATF 119 II 86 consid. 2a p. 87). En l'occurrence, le recourant affirme avoir été malade, sans présenter de certificats médicaux à l'appui. Il ne démontre pas avoir été empêché de charger son avocate ou un autre avocat de déposer un recours en temps utile. Le fait que l'avocate commise d'office a estimé qu'un recours au Tribunal fédéral était dénué de chances de succès et a refusé d'entreprendre une telle démarche ne l'empêchait pas de s'adresser à un autre mandataire professionnel. De même, l'intéressé ne peut se contenter d'attendre que la procédure en cours tendant au changement d'avocat d'office soit terminée et qu'un nouvel avocat d'office soit formellement désigné, sans entreprendre une quelconque démarche durant le délai de recours. Les arguments invoqués par le recourant sont par conséquent insuffisants pour établir un empêchement non fautif d'agir dans le délai imparti par la loi.