Citation: 7B_8/2024 E. 3

3.1 La décision attaquée - rendue par une autorité statuant en tant qu'instance cantonale unique (cf. art. 80 al. 2 LTF) - constitue une décision incidente notifiée séparément. Elle porte sur une demande de récusation déposée dans le cadre d'une procédure pénale. Elle peut donc en principe faire l'objet d'un recours immédiat en matière pénale au Tribunal fédéral (cf. art. 78 ss et 92 LTF). 3.2 À l'appui du rejet, dans la mesure de sa recevabilité, de la demande de récusation déposée par le recourant le 27 juillet 2024, la cour cantonale a retenu que celui-ci faisait exclusivement grief à la Procureure Jasmine Wiget (ci-après: l'intimée) d'avoir instruit de manière insatisfaisante des causes précédentes ouvertes sur plainte de sa part. La demande de récusation ne comportait cependant aucune indication précise à cet égard. On pouvait donc sérieusement douter que les exigences de motivation déduites de l'art. 58 al. 1 in fine CPP fussent remplies. De toute manière, aucun des faits invoqués, pour autant qu'ils le fussent de manière intelligible, ne permettait de retenir la moindre apparence de prévention de l'intimée au sens de l'art. 56 let. f CPP. En particulier, une telle apparence ne saurait découler du fait que la magistrate avait tranché en défaveur du recourant dans une procédure antérieure. À cet égard, c'était contrairement aux faits que le recourant soutenait que sa plainte ayant fait l'objet de l'ordonnance de non-entrée en matière rendue le 15 août 2023 sous la signature de l'intimée était "dirigée contre un magistrat", dès lors que cette plainte visait un (e) employé (e) de la chancellerie du Tribunal fédéral, du reste non désigné (e) nommément. Qui plus est, cette ordonnance de non-entrée en matière avait été confirmée par l'autorité de recours, la cause étant pendante devant le Tribunal fédéral.