Citation: 8C_366/2022 E. 4.1.1

4.1.1. La juridiction cantonale a tout d'abord constaté que la décision du 27 février 2019, par laquelle la Caisse avait rectifié le montant des indemnités journalières auquel l'intimé avait droit (51'549 fr. 20 au lieu de 77'405 fr. 50) et réclamé la différence versée à tort (25'856 fr. 30), était manifestement erronée. En effet, en fixant à 260 (au lieu de 400) le nombre d'indemnités journalières auxquelles avait droit l'intimé, la Caisse n'avait pas tenu compte des dispositions légales du Règlement (CE) n° 883/2004, ni des directives émanant de la Circulaire IC 883 du SECO. En vertu du principe de l'interdiction du cumul de prestations du même type, la recourante aurait dû prendre en compte les prestations versées par les autorités de chômage allemandes, les convertir en indemnités journalières selon le droit suisse (210) avant de les déduire du nombre maximum d'indemnités journalières auxquelles l'assuré avait droit selon le droit suisse (260). C'était donc un nombre de 50 indemnités journalières qui auraient dû être allouées à l'intimé. En se voyant allouer 260 indemnités, l'intimé avait perçu 210 indemnités à tort. La réduction du nombre d'indemnités journalières de 260 à 50 représentait un montant de 41'441 fr. 50, soit un montant suffisamment important pour justifier une reconsidération. La décision manifestement erronée du 27 février 2019 avait en outre été reconsidérée par la décision de restitution du 6 février 2020.