Citation: 1P.292/2005 11.07.2005 E. 1

2.1 Il y a arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst., lorsque la décision attaquée viole gravement une règle ou un principe juridique clair et indiscuté, lorsqu'elle contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice ou de l'équité, ou lorsqu'elle se trouve en contradiction flagrante avec la situation de fait telle qu'elle ressort du dossier. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si elle est insoutenable ou en contradiction évidente avec la situation de fait, si elle a été adoptée sans motif objectif ou en violation d'un droit certain. Par ailleurs, il ne suffit pas que les motifs de la décision attaquée soient insoutenables, encore faut-il que celle-ci soit arbitraire dans son résultat (ATF 131 I 57 consid. 2 p. 61 et la jurisprudence citée). 2.2 En dépit des affirmations de la recourante, les considérations de la cour cantonale ne sont en rien arbitraires. En effet, l'extrait du registre du commerce genevois, produit notamment par le juge d'instruction à l'appui de ses observations cantonales, concerne la succursale de Genève, et fait une simple mention à l'établissement principal, sans attester de son existence ni de la qualité d'administrateur de B.________. Par ailleurs la décision de saisie concerne le produit de la vente d'une automobile qui, selon une convention passée avec le garage en juillet 2004, était censée appartenir à A.________ Genève. La Chambre d'accusation pouvait dès lors considérer, à défaut de précision contraire dans l'acte de recours, que celui-ci émanait de la succursale genevoise, ce d'autant que d'autres recours émanant également de succursales administrées par B.________ avaient été formés dans le cadre de la même procédure. Le grief doit par conséquent être écarté, ce qui conduit au rejet de l'ensemble du recours, sans autre examen des griefs de forme et de fond.