Citation: 6B_1051/2018 E. 1.3.2

1.3.2. En l'espèce, les intimés ont été entendus le 8 septembre 2017 en qualité de témoins dans la procédure dirigée contre D.________ (procédure P/930/2013). Le 30 octobre 2017, leur conseil a adressé un courrier au ministère public dans lequel il rectifiait les déclarations de ses clients. Il expliquait que B.________ s'était trompé sur le prix de vente du tableau, qui était en fait de EUR 2'300'000, et que ce prix avait été payé en quatre tranches (cf. mémoire de recours p. 17). Dans la mesure où les déclarations litigieuses ont été rectifiées par le conseil des intimés, elles n'ont pas eu d'influence sur la poursuite pénale dirigée contre D.________ et, partant, sur d'éventuelles prétentions civiles à son égard ou envers d'autres participants. Les recourantes semblent du reste admettre que les fausses déclarations n'ont pas d'effet direct sur leurs prétentions civiles, mais considèrent que la garantie de leurs droits procéduraux a été directement touchée (mémoire de recours, p. 6 et 7). Elles n'expliquent toutefois pas concrètement en quoi consisterait leur dommage ni sous quel angle leurs droits procéduraux auraient été affectés. Dans ces conditions, la qualité pour recourir doit être déniée aux recourantes s'agissant de l'infraction de faux témoignage.