Citation: 1B_59/2020 E. 5.2

5.2. Dans le cadre d'une procédure de levée des scellés, ces explications sont suffisantes. En particulier, il apparaît que parallèlement à la procédure administrative de surveillance concernant la recourante, les autorités pénales étaient déjà saisies de faits proches de ceux examinés par la FINMA, cela pour le moins dès l'ordonnance de disjonction du 7 juin 2017 s'agissant d'examiner une éventuelle responsabilité de la recourante. Dans la mesure où cette dernière ne prétend pas que la FINMA l'ignorait, on ne saurait donc déduire de la seule absence de mention d'une dénonciation pénale dans le communiqué de presse du 17 septembre 2018 de la FINMA - ultérieur - l'absence de soupçons suffisants de la commission d'infractions (cf. ad 4.2.2 p. 13 du recours). Eu égard ensuite au principe de célérité qui prévaut en matière de levée des scellés, on ne saurait exiger du Tmc une motivation détaillée des éventuels actes/virements pouvant entrer en considération à titre de blanchiment d'argent et/ou un examen précis des modes opératoires utilisés par l'employé de la recourante lors de la commission de ses infractions; la recourante reconnaît d'ailleurs que, dans ce cadre, des montants ont été transférés sur des "comptes bancaires appartenant aux clients de la Banque", renvoyant pour le surplus à d'autres prononcés. Il suffit en l'occurrence de considérer, ainsi que le relève d'ailleurs la recourante (cf. ad 4.4.2 p. 22 s. de son mémoire), qu'au vu des infractions commises en son sein, des fonds illicites ont pu parvenir sur un compte, être mélangés à d'autres avoirs licites, puis être redistribués - peu importe au demeurant que ces éventuelles transactions n'aient pu concerner qu'un même ayant droit -, opérations propres, le cas échéant, à constituer des actes de blanchiment. Cela vaut d'autant plus qu'en l'état, la recourante ne prétend pas que son employé n'aurait pas eu les pouvoirs/moyens de procéder à de tels virements, notamment internes : elle expose au contraire qu'il entrait dans ses tâches d' "opérer des transactions sur les comptes bancaires de ses clients, lesquelles intervenaient d'ailleurs sur instruction ou avec accord de ces derniers" (cf. ad. 4.4.2 p. 23 du recours), affirmation que la procédure parallèle contre son employé semble toutefois avoir mis à mal. La recourante ne remet pas en cause l'éventuelle application de l'art. 102 al. 2 CP qui pourrait en découler. Le statut d'employé de la recourante du prévenu dans la cause pénale parallèle, la commission par celui-ci à ce titre des infractions examinées à son encontre et l'absence de traçabilité des fonds suffisent par conséquent à ce stade pour retenir l'hypothèse que des actes de blanchiment pourraient avoir été commis au sein de la banque recourante à la suite des actes de son employé, cela en raison d'un éventuel défaut d'organisation ou de carences de sa part (art. 102 al. 2 CP). Partant, le Tmc pouvait, sans violer le droit fédéral, confirmer l'existence de soupçons suffisants de la commission d'infractions.