Citation: I 97/02 21.10.2002 E. 1

2.2 L'argumentation du recourant ne saurait être suivie. En effet, ce dernier perd de vue que le revenu d'invalide au sens de l'art. 28 al. 2 LAI revêt un caractère théorique et abstrait (ATF 110 V 276 consid. 4b; Meyer-Blaser, Bundesgesetz über die Invalidenversicherung, p. 209). On doit certes en principe le déterminer, selon la disposition précitée, seulement après exécution éventuelle des mesures de réadaptation (principe dit de la priorité de la réadaptation sur la rente; cf. Meyer-Blaser, Die Tragweite des Grundsatzes «Eingliederung vor Rente» in : Rechtsfragen der Eingliederung Behinderter, St-Gall 2000, p. 10). Les activités dans lesquelles le recourant peut être réadapté ne requièrent toutefois pas de mesures de formation professionnelle ou de reclassement mais lui sont directement accessibles. Il s'agit en effet d'activités légères exercées principalement en position assise dont les secteurs de la production et des services offrent un large éventail. Comme l'ont retenu les premiers juges, si l'on aurait pu attendre de l'office intimé ou de son service de réadaptation qu'ils décrivent avec davantage de précision les activités adaptées exigibles du recourant, il n'en demeure pas moins que celui-ci est apte à exécuter un nombre important d'activités exercées en position assise et ne comportant pas de travaux lourds (cf. rapport de la Clinique de réadaptation du 7 mars 2001). L'autorité cantonale de recours cite, à titre d'exemple, les postes d'ouvrier d'usine, de monteur/assembleur/contrôleur de pièces ou d'opérateur de machines. Le recourant se trouve donc dans la même situation que l'assuré dont le revenu d'invalide ne peut être chiffré exactement, faute pour lui d'avoir, après la survenance de l'invalidité, mis à profit sa capacité de travail résiduelle. En pareil cas, ainsi que la jurisprudence l'a répété à réitérées reprises, le revenu (hypothétique) d'invalide doit s'évaluer en fonction des circonstances concrètes du cas, les salaires ressortant des tables statistiques pouvant, le cas échéant, être pris en considération (ATF 126 V 76 consid. 3b/bb et les références, 124 V 323 c. 3b/bb). Il s'en suit que l'office intimé était fondé à statuer à nouveau sur le droit du recourant à une rente, la mesure de placement ne visant pas comme telle à améliorer la capacité de gain de l'intéressé, mais simplement à lui apporter une aide à ses démarches en vue de trouver un emploi adapté à son état de santé. Par ailleurs, c'est en vain que le recourant se réfère à un arrêt de la Cour de céans du 10 décembre 2001, I 579/01, dans la mesure où le Tribunal fédéral des assurances s'est limité, dans ce cas, à reconnaître le droit au service de placement de l'assurée sans se prononcer - ne serait-ce qu'implicitement comme l'allègue C.________ - sur l'évaluation de l'invalidité au regard de l'exécution de cette mesure.