Citation: 1B_176/2015 E. 2.2.2

2.2.2. Le recourant conteste le profil psychologique que la cour cantonale a dressé de lui. Il critique tout d'abord les éléments retenus sur la base de l'audition de sa compagne actuelle. La cour cantonale aurait sorti certains propos de leur contexte et aurait omis d'en retenir d'autres, qui nuanceraient ces propos. Par cette critique, le recourant méconnaît que les déclarations de sa compagne actuelle ne sont qu'un élément d'appréciation parmi d'autres. Qu'elle n'ait jamais pu constater d'accès de violence ne démontre pas l'inexistence de telles humeurs. Quant aux déclarations selon lesquelles la plaignante pourrait être responsable "d'un coup monté", elles n'ont pas à être retenues dans la mesure où il ne s'agit que de pures spéculations. Comme le relève le recourant, sa compagne n'est pas en mesure de poser un diagnostic psychologique. Les juges cantonaux n'ont au demeurant jamais utilisé ses déclarations en ce sens. En résumé, ceux-ci ont simplement retenu les constatations de la compagne, à l'exclusion des jugements de valeur et spéculations émis par celle-ci. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, tenir compte du fait qu'il ait occupé le service de police après avoir consommé de l'alcool et des médicaments est bien un élément objectif permettant de constater son instabilité. Pour le reste, l'absence de tout document médical confirmant un profil psychologique inquiétant ne saurait être critiquée vu l'expertise psychiatrique ordonnée par le Ministère public.