Citation: 1C_110/2018 E. 3.3

3.3. Dans la mesure où le Tribunal cantonal a examiné l'hypothèse dans laquelle l'augmentation du nombre de logements de l'ancien bâtiment serait comprise dans l'objet de la contestation, les critiques développées sur ce point dans le recours sont sans objet ni pertinence. Reste en revanche à examiner si la cour cantonale pouvait retenir l'existence de deux projets distincts, ce que conteste la recourante. A cet égard, cette dernière soutient que les projets seraient manifestement liés matériellement l'un à l'autre. Selon elle, du moment où deux projets se trouvent sur la même parcelle, "ceux-ci se concurrencent l'un l'autre, en même temps qu'ils s'excluent mutuellement". Elle avance que les transformations du vieux bâtiment nécessiteraient l'ajout de places de stationnement sur la même parcelle. Or, selon elle, la réalisation du nouveau projet ne laisserait aucun terrain disponible pour la création de ces emplacements, empêchant de fait toute mise en conformité. A la suivre, il serait ainsi arbitraire d'avoir autorisé le nouveau projet avant que la régularisation des travaux effectués sur l'ancien bâtiment ne soit ordonnée. Par cette argumentation, le recourante oppose son appréciation de la situation à celle de l'instance précédente, sans toutefois en démontrer le caractère insoutenable. Tout d'abord, en affirmant que la réalisation du projet litigieux ne laisserait aucun espace disponible pour la régularisation des travaux effectués sans droit, la recourante livre péremptoirement et sans autre forme d'explication sa propre lecture des plans d'enquête, ce qui est insuffisant au regard des exigences de motivation auxquelles est soumis le présent grief (art. 106 al. 2 LTF). Il n'est par ailleurs pas non plus établi que la réalisation du nouveau projet entraînerait - de manière à créer un lien entre les deux objets - la suppression des stationnements du premier bâtiment (cf. consid. 2.3). Or, sous l'angle de l'arbitraire, la seule présence sur la même parcelle des deux immeubles, lesquels ne présentent, hormis cet aspect, aucun autre lien, n'exige pas nécessairement un examen parallèle et simultané des questions propres à chacun d'entre eux. On ne voit dès lors pas de motif commandant d'ordonner la remise en état préalablement à la réalisation du projet litigieux. La recourante ne fournit au demeurant - et pour le surplus - aucune autre motivation sérieuse. Elle ne prétend en particulier pas que cette solution l'empêcherait de faire valoir ses droits dans le cadre d'une procédure subséquente de régularisation ni ne soutient que cette manière de procéder serait contraire au droit cantonal. Il s'ensuit que, largement appellatoire et à la limite de la recevabilité, le grief doit être écarté.