Citation: U 338/02 21.08.2003 E. 4

En l'occurrence, c'est en vain que C.________ tente d'opposer les considérations émises par les médecins de la Clinique Y.________ à celles du docteur B.________. D'une part, les premiers nommés ont procédé à une évaluation globale de la situation médicale du recourant sans examiner le problème de la causalité naturelle entre ses plaintes douloureuses et les accidents assurés - on constatera que le seul avis circonstancié figurant au dossier à ce sujet est le fait du médecin d'arrondissement de l'intimée. D'autre part, leur estimation de la capacité de travail du recourant est antérieure de plusieurs mois à celle du docteur B.________. Eu égard au type de lésion subie par l'assuré (fracture non déplacée des apophyses transverses de L3 et L4 et contusions), on ne saurait y voir une contradiction intrinsèque entre deux appréciations médicales qui rendrait nécessaire une instruction complémentaire. D'ailleurs, à la fin de leur rapport (p. 3 et 4), les médecins de la Clinique Y.________ ont expressément laissé ouverte la question du taux de rendement exigible de l'assuré dans les mois à venir. Quant au docteur A.________, il se borne à attester une incapacité de travail encore plus importante sans toutefois expliquer les raisons qui l'amènent à cette conclusion. Au terme de son dernier examen clinique de l'assuré (soit plus d'une année après la survenance du premier accident), le docteur B.________ a constaté une mobilité générale bien conservée tant au niveau du dos que des épaules. Il n'a observé aucune limitation fonctionnelle notable excepté de légères douleurs en fin de mouvement, ni signes d'atteinte radiculaire ou de déficit neurologique. Il en a conclu que les effets des atteintes - somme toute peu graves - que C.________ avait subies ensuite de ses chutes s'étaient résorbés à ce jour (status quo ante), et que le prénommé avait récupéré sa capacité de travail antérieure. Compte tenu de l'expérience médicale acquise dans des cas similaires et de l'état objectif de l'assuré, il n'existe pas de motif sérieux de mettre en doute la fiabilité de cette conclusion, même si le recourant se plaint encore parfois de blocages et de lombalgies d'effort. Le recours se révèle mal fondé.