Citation: 2C_897/2017 E. 4.4

4.4. Dans le cas présent, le recourant a occupé divers emplois de 2012 à 2014, au bénéfice d'autorisations de courte durée. Du 1 er juillet 2013 au 30 juin 2015, le recourant a bénéficié d'un délai-cadre d'indemnisation par l'assurance-chômage durant lequel il a alterné des mois de chômage avec de brèves activités rémunérées. Le 1 er juillet 2014, il s'est vu délivrer une autorisation de séjour UE/AELE pour une durée de cinq ans. Le Tribunal cantonal a laissé ouverte la question de savoir si, au moment de la révocation de son autorisation de séjour, le 17 juin 2015, le recourant avait perdu son statut de travailleur. Contrairement à ce que prétend le recourant, cette question n'est pas pertinente en l'espèce: du 1 er avril au 30 septembre 2016, le recourant a travaillé en qualité d'aide de cuisine à plein temps auprès du restaurant " D.________ " pour un salaire mensuel net de 3'164 fr. 40. A ce moment-là, il y a lieu de retenir, comme l'ont fait les juges précédents, que le recourant devait être considéré comme un travailleur salarié au sens de l'art. 6 par. 1 Annexe I ALCP. La question se pose, en revanche, de savoir si le recourant a conservé le statut de travailleur entre le mois d'octobre 2016 et le moment de l'arrêt attaqué, soit le 14 septembre 2017. Le Tribunal cantonal a jugé que l'intéressé avait perdu le statut de travailleur au motif qu'en près d'une année, il n'avait pas retrouvé d'emploi stable et qu'il n'avait pas réussi à démontrer que les démarches menées pour trouver une activité étaient sur le point d'aboutir. L'instance précédente a en outre retenu que les perspectives de l'intéressé n'apparaissaient pas très favorables au regard de son évolution professionnelle limitée à des emplois irréguliers et de relativement courte durée depuis son arrivée en Suisse. Le recourant n'avait, au demeurant, pas réussi à démontrer que les contrats-cadre conclus en mai et en juillet 2017 lui avaient permis de travailler et de percevoir des revenus.