Citation: 6B_1006/2023 E. 3.9

3.9. Le recourant considère que la cour cantonale n'aurait pas retenu qu'il bénéficiait toujours du statut de réfugié. En l'espèce, la cour cantonale a bien examiné la situation du recourant en sa qualité de réfugié. Elle a rappelé toutefois, à juste titre, que cette qualité lui avait été octroyée sur la base de la situation au moment de son départ de Turquie, il y a plus de 15 ans et qu'il n'avait plus d'activité politique depuis la Suisse. Le recourant souligne d'ailleurs lui-même qu'il n'était jamais retourné en Turquie depuis son arrivée en Suisse en 2006 et n'avait jamais eu le moindre contact avec les autorités de ce pays depuis lors. En tout état de cause, la cour cantonale a estimé, que son statut de réfugié ne pouvait constituer un obstacle au prononcé de son expulsion, dès lors que le recourant représentait en Suisse une menace grave pour la sécurité et l'ordre public (cf. art. 66d al. 1 let. a CP). A cet égard, le recourant se limite à rediscuter le risque de récidive, dans une démarche purement appellatoire, en alléguant qu'il serait atténué par ses démarches en matière de réinsertion et son traitement psychothérapeutique. Au demeurant, au vu de la gravité de l'infraction commise, du risque de récidive d'actes de même nature - même de niveau modéré - selon l'expertise psychiatrique, de son ancrage dans la délinquance et de son absence de prise de conscience, la cour cantonale était fondée à retenir une menace réelle pour la sécurité publique et à conclure que dans ces circonstances le statut de réfugié du recourant n'empêchait pas son refoulement.