Citation: 8C_7/2018 E. 4.3

4.3. En l'occurrence et quoi qu'en dise la recourante, il ressort explicitement de l'expertise de la PMU que l'état de santé de l'intimée ne s'est pas sensiblement modifié aussi bien au plan neurologique (voir le consilium du docteur F.________, neurologue) que neuropsychologique (les résultats étaient dans les normes en 2005 et en 2015). Dans les deux expertises (du CEMed et de la PMU), le syndrome post-commotionnel est le diagnostic principal qui fonde une limitation de la capacité de travail de l'assurée. A ce titre, les médecins du CEMed ont retenu une diminution de rendement de 40 % alors que les médecins de la PMU l'ont estimée entre 20 et 30 %. Certes, les médecins du CEMed avaient précisé qu'on pouvait espérer une augmentation ultérieure de la capacité de travail, probablement jusqu'à un taux d'activité de 70 à 80 %, grâce à l'accoutumance et une amélioration spontanée de l'état neurologique de l'assurée (voir la page 29 de leur rapport). Il n'en reste pas moins que cette dernière a présenté un état d'épuisement en 2007 et qu'à l'issue de leurs examens, les médecins de la PMU n'ont pas fait état d'une diminution des symptômes associés au syndrome post-commotionnel (fatigabilité accrue, irritabilité), mais ont au contraire mentionné qu'ils étaient toujours présents et susceptibles d'entraîner une baisse de rendement dans toute activité professionnelle (voir la page 25 de leur rapport). En définitive, les experts de la PMU n'ont fait qu'apprécier différemment les répercussions du diagnostic précité comme cela ressort d'ailleurs de leur remarque, selon laquelle la reconnaissance d'une incapacité de travail de 40 % leur semblait "généreuse" compte tenu de l'absence d'anomalie objective déjà constatée à l'époque. Cela ne suffit pas pour justifier une révision au sens de l'art. 17 LPGA. On ne saurait non plus voir un élément significatif à cet égard dans le fait que l'assurée peut conduire une voiture ou qu'elle a participé une fois à une course à pied.