Citation: 9C_603/2015 E. 2.1

2.1. Le jugement attaqué fait suite à l'arrêt 9C_512/2013 du 16 janvier 2014 par lequel le Tribunal fédéral a partiellement admis le recours que l'office AI avait formé contre la décision de la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales, du 4 juin 2013, annulé celui-ci en tant qu'il portait sur le droit de l'intimé à une rente entière de l'assurance-invalidité à partir du mois de juin 2010 et renvoyé la cause à l'autorité précédente pour instruction complémentaire et nouvelle décision dans le sens des considérants. Il s'agissait pour la cour cantonale de compléter l'instruction en ce qui concernait les divergences significatives entre les conclusions des médecins du CEMed et celles des maîtres socio-professionnels des Etablissements C.________ sur la capacité de travail de l'intimé et le type d'activité adaptée qu'il aurait été, le cas échéant, à même d'exécuter à compter du 9 juin 2010. A cet égard, le Tribunal fédéral a indiqué que l'exigence de maintenir une posture fixée de la colonne cervicale et l'absence de mobilité cervicale constituaient des limitations difficilement compatibles avec une activité à l'établi ou de surveillance/vérification/contrôle où la mobilité de la tête semblait, à première vue tout le moins, indispensable. Il appartenait donc aux premiers juges d'éclaircir ce point, avec la collaboration de l'office AI auquel il incombait de donner des exemples d'activités exigibles en se fondant sur des possibilités de travail réalistes.