Citation: 4A_26/2014 E. 4.5

4.5. La recourante conteste la prétendue erreur du juge, soulignant que celui-ci n'a fait que donner suite à la réquisition formulée par la partie adverse à l'audience du 13 septembre 2011. La lecture du procès-verbal d'audience confirme cette assertion. Le conseil de l'intimée a déclaré "réclamer la production de la facturation qui concerne A.A.________ et A.B.________"; l'ordonnance rendue à l'issue de l'audience reprend cette formulation, en précisant la période concernée (1er janvier 2008 au 31 juillet 2010). Il apparaît toutefois que par courrier du 29 juillet 2011, l'intimée avait déjà requis le juge d'ordonner à la recourante de produire "ses relevés de facturation complets à l'égard de D.________ et de C.________ pour la période du 1er janvier 2008 au 31 juillet 2010, comprenant les montants facturés par A.A.________ ainsi que A.B.________" (cf. arrêt attaqué, p. 8). L'on rappelle que le contrat prévoyait la production de relevés de facturation récapitulant les commandes passées par les constructeurs (supra, consid. Aa). La recourante a reçu le courrier en question, puisqu'elle s'y réfère dans une correspondance du 17 août 2011 figurant au dossier; elle explique en substance qu'elle s'oppose à cette production et en discutera à l'audience du 13 septembre 2011. Dans ces circonstances, il n'était pas insoutenable de considérer que la réquisition formulée dans le courrier précité était moins contraignante, et que la recourante aurait pu signaler au juge qu'il n'y avait pas de motif d'aller au-delà de celle-ci. Pour le surplus, la recourante ne plaide pas que la réquisition, dans sa teneur du 29 juillet 2011, aurait exigé de sa part des frais particuliers. L'on ne saurait examiner ce point d'office. Au vu de ce qui précède, il n'était pas arbitraire de renoncer à faire supporter à l'intimée une part des frais subis par la recourante. L'arbitraire ne résulte pas du seul fait qu'une autre solution serait défendable, voire même préférable (ATF 137 I 1 consid. 2.4 ).