Citation: U 9/00 28.08.2001 E. 1

c) Le juge doit examiner de manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu'en soit la provenance, puis décider si les documents mis à disposition permettent de porter un jugement valable sur le droit litigieux. Au terme de l'unique examen personnel de la recourante auquel il a procédé, le docteur N.________ a relevé un certain nombre de signes (phénomènes de flash back, anesthésie psychique, comportements d'évitement) qui l'ont conduit à diagnostiquer un état de stress post-traumatique; expressément interrogé par la Vaudoise sur le point savoir si "la réaction dépressive et ses conséquences étaient dues exclusivement ou de manière prépondérante à une personnalité morbide antérieure de l'assurée", il a clairement répondu négativement (expertise du 11 novembre 1996 p. 14). On comprend mal, dès lors, comment ce même médecin a pu (à peine sept mois plus tard) aboutir à la conclusion contraire, tout en réitérant le diagnostic qu'il avait posé et alors même qu'il n'avait auparavant ni retenu, ni évoqué l'existence de facteurs étrangers à l'accident. Un tel revirement d'opinion aurait dû à tout le moins être étayé par une analyse approfondie du profil psychologique de l'assurée, ce qui n'a pas été le cas en l'espèce. En ce sens, on doit convenir avec la recourante que la dernière appréciation médicale du docteur N.________ sur la question de la causalité naturelle n'emporte pas la conviction. Il n'y a toutefois pas lieu d'administrer d'autres preuves car même s'il fallait tenir compte de facteurs liés à la personnalité de l'assurée, les rapports du docteur N.________ renferment assez d'éléments de nature à démontrer, au degré de la vraisemblance prépondérante, que les agressions des 7 et 8 janvier 1995 constituent la condition sine qua non des troubles psychiques constatés. Sur ce point, on peut donc se rallier à la solution du jugement entrepris.