Citation: 6B_158/2022 E. 1.3

1.3. Cela étant, on peine à comprendre l'argumentation du recourant sur la recevabilité de sa demande de révision. Comme l'a relevé la cour cantonale, dans la mesure où le recourant revient sur la première grossesse de son amie qui existait au moment du jugement du 14 septembre 2020, il ne se prévaut d'aucun fait ou moyen de preuve nouveau au sens de l'art. 410 al. 1 let. a CPP. Cet élément avait été consigné au procès-verbal de l'audience de jugement du 14 septembre 2020 lorsque le recourant avait déclaré refuser de quitter la Suisse car il allait devenir père, ce que son amie avait confirmé, en qualité de témoin, précisant qu'elle attendait un enfant dont il était le géniteur (art. 105 al. 2 LTF; cf. dossier cantonal, procès-verbal du 14 septembre 2020, p. 2 et 5). A ce propos, le recourant ne livre aucune démonstration propre à établir que la cour cantonale a versé dans l'arbitraire en retenant que le tribunal de police avait pris en considération sa future paternité. Il ne démontre du reste pas que le jugement de paternité du 14 octobre 2021 constitue un nouveau moyen de preuve propre à modifier la version des faits retenue par les premiers juges lors du prononcé de l'expulsion. En tout état, le recourant, qui a renoncé à annoncer l'appel contre le jugement du 14 septembre 2020, ne peut revenir librement sur l'appréciation faite par le tribunal de première instance, laquelle ne constitue pas l'objet de la présente procédure. Pour le surplus, dans la mesure où il entend tirer argument de la naissance d'un enfant dont la conception est postérieure au jugement du 14 septembre 2020, le recourant ne fait pas davantage valoir un fait nouveau admissible au sens de l'art. 410 al. 1 let. a CPP. En effet, cette disposition ne permet pas au juge de s'appuyer sur un fait qui n'existait pas lors du jugement dont la révision est demandée et qui est survenu postérieurement (cf. ATF 145 IV 383 consid. 2.3; arrêts 6B_863/2022 du 4 octobre 2022 consid. 1.1 et les réf. citées; 6B_813/2020 du 22 juillet 2020 consid. 1.4; 6B_731/2020 du 1er juillet 2020 consid. 2.3). La cour cantonale n'a dès lors pas violé le droit fédéral en déclarant irrecevable la demande de révision présentée par le recourant.