Citation: 9C_424/2022 E. 4.1

4.1. Mise à part la référence à la divergence d'opinions entre les médecins qu'il a consultés, d'une part, et les experts du BEM, d'autre part, le recourant ne fait en l'espèce pas état d'éléments cliniques ou diagnostiques concrets et objectifs susceptibles d'établir le caractère arbitraire de l'appréciation des premiers juges. Il ne suffit en particulier pas d'affirmer qu'il apparaît "impensable" que deux psychiatres apprécient la même situation de manière "aussi profondément divergente" ou de substituer sa propre appréciation de ses ressources mobilisables à celle de l'expert rhumatologue pour remettre en cause les conclusions médicales suivies par la juridiction cantonale. En ce qui concerne plus particulièrement l'avis des médecins de l'hôpital H.________, les docteurs F.________ et G.________ se sont fondés sur la manière dont l'assuré lui-même ressentait et assumait ses facultés de travail (selon l'échelle de dépression de Montgomery et Asberg [MADRS]), alors que les organes de l'assurance-invalidité sont tenus d'établir la mesure de ce qui est raisonnablement exigible de lui le plus objectivement possible. Dans ces circonstances, l'avis des médecins précités n'apporte aucun élément concret et objectif susceptible de remettre en cause les conclusions de la doctoresse B.________, qui a pris soin d'énumérer dans le rapport d'expertise les plaintes (subjectives) du recourant puis d'exposer et de discuter ses constatations objectives. La circonstance que l'experte n'a pas produit le détail des réponses apportées par le recourant à son évaluation selon l'échelle de dépression Hamilton et qu'elle a omis dans les informations sur les diagnostics les indications sur les antécédents familiaux ne change rien au fait qu'elle a dûment motivé ses constatations et que celles-ci ne permettent pas de retenir une diminution de la capacité de travail du recourant sur le plan psychique. Enfin, les hypothèses diagnostiques du docteur I.________ reposent également sur les indications subjectives du recourant et ne sauraient, pour ce motif, remettre en cause les constatations de l'experte psychiatre.