Citation: 4A_73/2018 E. 8.2.2

8.2.2. Outre les griefs formulés par les recourants dont le sort a déjà été scellé ci-dessus (consid. 7.2.2), les recourants soutiennent encore que s'ils peuvent suivre le raisonnement de la cour cantonale pour la période antérieure à la reconnaissance de dette du 4 avril 2000, ils ne le peuvent pas pour la période postérieure à cette date, estimant qu'il est hautement probable que la banque n'ait pas comptabilisé tous les loyers versés (par des tiers) et que le prix de vente des parts d'étages a couvert la dette en capital, de sorte que la banque ne disposerait que d'une créance d'intérêts dont il est impossible de reconstituer comment elle a été calculée. Pour le surplus, leur argumentation n'est qu'une explication de leur état d'esprit: ils soutiennent qu'ils ont signé l'accord du 4 avril 2000 car ils n'avaient pas d'autre choix et qu'ils voulaient échapper à la réalisation forcée de leurs immeubles en espérant pouvoir les vendre de gré à gré dans les délais et qu'ils n'avaient pas conscience que la banque ne tenait pas une comptabilité sérieuse et ne prenait pas en compte tous les montants reçus, même de tiers et que ce n'est que lorsque la procédure judiciaire a été ouverte qu'ils se sont rendus compte des montants erronés allégués par la banque. En tant qu'ils soutiennent qu'il est hautement probable que la banque n'a pas comptabilisé les loyers versés par des tiers, les recourants reviennent sur un grief dont le sort a déjà été scellé ci-dessus (consid. 7). Pour le reste, leur critique s'épuise dans des considérations générales, qui ne remettent nullement en cause la liste des versements comptabilisés par la banque et repris par la cour cantonale en page 7, dont le total est de 4'813'549 fr., montants qui ont été repris dans son calcul des soldes dus au consid. 3.2.2 en pages 16 et 17.