Citation: 8C_639/2023 E. 4.3

4.3. La cour cantonale a admis que l'intimée présentait des difficultés apparues au cours de la guérison, dès lors qu'elle souffrait encore d'un SDRC, ce que la recourante avait reconnu, étant relevé que la causalité entre le SDRC et l'accident n'était pas contestée. Elle a également admis que l'intimée présentait des douleurs physiques persistantes, attestées par l'expertise judiciaire. Le traitement subi par l'intimée pouvait en outre être qualifié d'invasif et plutôt pénible et d'une durée anormalement longue. Les juges cantonaux ont par ailleurs exclu des erreurs dans le traitement médical. Ils ont laissé ouverts les critères des circonstances particulières dramatiques ou du caractère particulièrement impressionnant de l'accident et de la gravité ou de la nature particulière des lésions physiques, compte tenu notamment du fait qu'elles sont propres, selon l'expérience, à entraîner des troubles psychiques. En présence de trois critères jurisprudentiels réalisés, soit les difficultés apparues au cours de la guérison, les douleurs physiques persistantes et la durée anormalement longue du traitement médical, la juridiction cantonale a admis le lien de causalité adéquate entre les troubles psychiques de l'intimée, entraînant une incapacité de travail de 50 %, et l'accident. L'incapacité de travail du point de vue psychique n'étant pas plus importante que celle du point de vue somatique, elle a retenu une capacité de travail de 50 % dans son activité habituelle dès le 1 er septembre 2021.