Citation: 4A_206/2018 E. 8.1

8.1. La Cour d'appel retient en droit que la capacité de discernement se présume et que la preuve de l'incapacité doit être apportée par quiconque s'en prévaut. Cela n'est pas contesté. A l'issue d'une discussion des rapports et autres documents médicaux produits par le demandeur, la Cour parvient à la conclusion que cette preuve n'est en l'espèce pas apportée. Devant le Tribunal fédéral, le demandeur développe sa propre discussion de ces rapports et documents, et il oppose sa propre appréciation à celle de la Cour d'appel. Cette approche est inapte à mettre en évidence une erreur certaine dans l'appréciation des juges du fait, de sorte que l'argumentation ainsi présentée est irrecevable au regard de l'art. 97 al. 1 LTF. Devant la Chambre patrimoniale et dans le but de prouver l'incapacité de discernement, le demandeur a proposé une expertise. Le juge instructeur a d'abord ordonné cette mesure probatoire, puis il y a renoncé. Le demandeur semble n'avoir pas persisté dans son offre de preuve car ni la Chambre patrimoniale ni la Cour d'appel n'en ont discuté la pertinence; ainsi, le demandeur s'en est implicitement désisté et il est par conséquent forclos, en instance fédérale, à se plaindre de violation de son droit d'être entendu.