Citation: 1C_416/2020 E. 3.1

3.1. Selon la jurisprudence, le permis de circulation collectif ne donne aucun droit subjectif à son titulaire, même s'il a été utilisé pendant une certaine durée par l'entreprise qui en bénéficie (cf. ATF 120 Ib 317 consid. 3a; 106 Ib 252 consid. 2b; arrêts 1C_26/2015 du 23 juin 2015 consid. 2.6; 2A.63/1997 du 13 juin 1997 consid. 2a). A cet égard, l'intérêt public à l'application uniforme et sans entorses du droit positif prime l'intérêt du titulaire à pouvoir poursuivre ses activités (cf. ATF 120 Ib 317 consid. 3a; arrêt 2A.63/1997 précité, ibidem). Dès lors, les violations de la garantie de la propriété (art. 26 Cst.) et de la liberté économique (art. 27 Cst.) alléguées par la recourante, respectivement les conséquences graves qu'aurait le retrait litigieux sur son activité économique, outre qu'elles ne sont aucunement établies en l'espèce (cf. art. 97 al. 1 et 106 al. 2 LTF), ne permettent pas de remettre en cause la décision attaquée; celle-ci repose au demeurant sur des intérêts publics particulièrement importants (cf. ATF 144 III 285 consid. 3.5; 137 I 69 consid. 2.3), tels que la sécurité routière, la protection de l'environnement et l'égalité de traitement (cf. décision entreprise consid 4c, p. 7), que la recourante ne remet pas valablement en cause. C'est ainsi à tort que la recourante prétend que l'arrêt entrepris ne citerait aucun intérêt public prépondérant justifiant la décision de révocation, étant au surplus relevé que la seule évocation du principe de proportionnalité ne remplit pas les exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF. Cela vaut également en ce qui concerne son argumentation relative au principe de la bonne foi, qui aurait été violé selon elle. On ne discerne au demeurant pas la promesse ou l'assurance qui lui aurait été faite par le SAN. En définitive, la question de savoir si les conditions du retrait litigieux sont remplies est une question de droit, qui se détermine selon les critères contenus à l'art. 23 de l'ordonnance du 20 novembre 1959 sur l'assurance des véhicules (OAV; RS 741.31), lesquels laissent un certain pouvoir d'appréciation aux autorités cantonales (arrêts 2A.608/2002 du 1 er avril 2003 consid. 2.1; 2A.63/1997 précité, ibidem).