Citation: 6B_574/2020 E. 2.3.1

2.3.1. Après avoir examiné les pièces du dossier - à défaut de témoignages ou autres preuves -, la cour cantonale a retenu que celles-ci ne permettaient pas, à elles seules, de départager les versions des parties et d'établir que l'intimé avait commis les faits qui lui étaient reprochés. Elle a considéré que ces éléments de preuve, qui étaient souvent confus, peu lisibles, voire incompréhensibles, ne revêtaient aucune force probante. Elle a également souligné que l'enquête n'avait pas tenté de comparer les bons litigieux avec les fiches qui auraient été hypothétiquement conservées par les clients et que le recourant aurait pu les falsifier sans risque du côté de ses clients, qui n'en auraient pas été informés. Enfin, elle a notamment relevé qu'il était difficile d'imaginer qu'en recevant des fiches de transport, le recourant n'avait pas contrôlé que l'argent qu'il recevait correspondait à ce qu'il devait recevoir. Par ailleurs, si le recourant était aussi négligent qu'il le prétendait, on ne pouvait pas exclure des erreurs de sa part dans le cadre de la gestion de son entreprise ou dans la tenue de sa comptabilité. Elle a dès lors conclu que, compte tenu des moyens de preuve au dossier et des éléments susmentionnés, il était impossible d'établir les circonstances exactes de cette affaire.