Citation: 5P.55/2003 16.05.2003 E. 1

2.2 La juridiction inférieure a considéré, en l'espèce, que la nouvelle argumentation de la requérante au sujet de la compétence territoriale de l'autorité de séquestre genevoise n'était pas de nature à modifier la solution retenue dans sa précédente ordonnance; comme il «n'existe manifestement aucun bien à Genève» - les fonds étant déposés en mains d'une banque à Zurich -, elle a confirmé son incompétence pour autoriser la mesure sollicitée. Quoi qu'en dise la recourante, la décision attaquée est suffisamment motivée: le président a refusé de donner suite à la réquisition parce que les avoirs à appréhender n'étaient pas localisés à Genève - for du séquestre (art. 272 al. 1 LP) -, mais à Zurich. Il ressort, par ailleurs, de son moyen tiré d'une «violation de l'art. 272 LP» (cf. consid. 3) que l'intéressée a parfaitement compris le motif d'irrecevabilité affectant sa requête.