Citation: 2C_974/2013 E. C

Le 2 septembre 2013, l'Office cantonal de la population a sollicité auprès du Tribunal administratif de première instance la prolongation de la détention administrative de X.________ jusqu'au 8 décembre 2013. A l'audience du 4 septembre 2013 devant le Tribunal administratif de première instance, durant laquelle l'intéressé était assisté de Me C.________, défenseur d'office, le Dr D.________ a été entendu en qualité de témoin. L'intéressé poursuivait son jeûne et n'était pas en mesure de voyager. Son état clinique déciderait d'une hospitalisation. Il était probable que l'unité carcérale des Hôpitaux universitaires de Genève ne garderait pas X.________ sur le long terme. A la connaissance du témoin, les Hôpitaux universitaires refusaient la nutrition forcée. Si l'intéressé décidait de s'alimenter, il faudrait quelques semaines, voire quelques mois, pour qu'il retrouve ses capacités. Par jugement du 4 septembre 2013, le Tribunal administratif de première instance a ordonné la mise en liberté de X.________ au 16 septembre 2013 à 12h00, pour tenir compte que l'état de santé de l'intéressé rendait inenvisageable un refoulement à brève échéance, de sa détermination affichée depuis plus de cinq semaines à poursuivre son jeûne et de la position du corps médical genevois s'agissant de la nutrition forcée. Selon un document signé par X.________ le 12 septembre 2013 et faxé le même jour par le centre de détention à l'Office cantonal de la population, celui-là avait cessé sa grève de la faim et de la soif le 4 septembre 2013. Par mail du 12 septembre 2013, l'Office fédéral des migrations a confirmé qu'un vol spécial était planifié fin novembre 2013 et que la date était déjà fixée.