Citation: 6B_327/2024 E. 4.5

4.5. La cour cantonale a jugé que le recourant ne se trouvait pas dans une situation personnelle grave, notamment parce qu'il ne résidait en Suisse que depuis 2015, qu'il était le père d'une petite fille née à U.________ en 2016 qui n'était venue en Suisse avec sa mère, avec laquelle il n'entretient aucune relation amoureuse, qu'en 2018 et qu'il n'est pas particulièrement impliqué dans la vie sociale suisse. À cet égard, bien qu'il ait un emploi stable, la cour indique qu'il ne se prévaut d'ailleurs pas d'une intégration particulièrement réussie. S'agissant de sa relation avec sa fille, dont il n'a pas la garde, la cour cantonale a relevé que depuis son incarcération, il ne faisait plus ménage commun avec elle et la mère de celle-ci. La cour cantonale a en outre estimé que, lorsque le recourant aura purgé sa peine, l'enfant, âgée à ce jour de sept ans, pourra continuer d'entretenir avec lui des contacts grâce aux moyens de télécommunications actuels. Elle sera en outre en mesure de voyager seule grâce au dispositif mis en place par les compagnies aériennes pour les enfants non accompagnés, étant précisé que la barrière de la langue ne sera pas un problème dès lors qu'elle est de nationalité u.________, tout comme sa mère. Si la relation père-fille sera certes limitée durant une période de cinq ans, elle sera suffisamment sauvegardée pour que l'atteinte à la protection de la vie familiale puisse être tenue pour acceptable. La cour cantonale a ajouté que le recourant, qui a la nationalité espagnole, pourrait également s'installer dans un pays limitrophe.