Citation: 7B_968/2024 E. 1.2.4

1.2.4. La recourante reproche ensuite à l'autorité précédente de n'avoir pas examiné, en tant que mesure moins incisive qu'une restriction de son droit d'aliéner ses parts de copropriété, le dépôt de sûretés; elle produit à cet égard des extraits de comptes afin de démontrer sa situation financière (cf. ch. 2 p. 9 s. du recours). À nouveau, elle ne prétend pas qu'elle aurait déjà fait état de ces documents devant l'autorité précédente. Elle ne semble d'ailleurs pas contester leur caractère nouveau, puisqu'elle explique leur production devant le Tribunal fédéral par le fait qu'au vu du défaut de motivation - reconnu par la cour cantonale (cf. consid. 2.3 p. 4 s. de l'arrêt attaqué) - du Ministère public dans l'ordonnance quant à la nature du séquestre, elle ne pouvait pas "déceler la nécessité de produire de telles pièces dans le cadre de son recours de sorte qu'elle [devrait] être admise à invoquer ces éléments, qu'elle n'a[urait] pas pu faire valoir préalablement dans la procédure" (cf. ch. 2 p. 10 du recours). Cela étant, une simple lecture du recours cantonal suffit pour comprendre que la recourante, assistée par un mandataire professionnel, avait identifié cette problématique : elle y faisait ainsi grief au Ministère public d'avoir "préjug[é] [...] qu'elle n'aurait pas les moyens de couvrir lesdits frais" (ch. 15 p. 5 du recours cantonal) et de ne pas s'être renseigné "sur sa situation financière", notamment afin de solliciter, à titre de mesures moins incisives, le dépôt de sûretés (ch. 29 p. 8 de la même écriture). On ne voit dès lors pas ce qui aurait empêché la recourante de produire les pièces relatives à ses revenus devant l'autorité précédente, laquelle dispose d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit (cf. art. 393 al. 2 CPP; ATF 145 IV 65 consid. 2.9.2 in fine; 141 IV 396 consid. 4.4; arrêt 7B_1159/2024 du 3 février 2025 consid. 2.2.3). Dans la mesure où elle a choisi de ne pas le faire, en limitant ses griefs à un prétendu défaut d'instruction de la part du Ministère public sur sa situation financière, elle ne saurait pallier ce manquement devant le Tribunal fédéral, respectivement reprocher à l'autorité précédente de ne pas avoir examiné ces problématiques.