Citation: 2C_44/2009 30.01.2009 E. 1

4.2 En l'espèce, le recourant a fait l'objet d'une décision de non entrée en matière au sens de l'art. 32 al. 2 lettre a LAsi. Il a en outre recouru devant le Tribunal fédéral sous un faux nom où il déclare vouloir redemander l'asile, alors que sa véritable identité est établie. Les conditions de l'art. 76 al. 1 let. b ch. 2 LEtr sont remplies. En outre, son comportement tombe également sous le coup de l'art. 76 al. 1 let. b ch. 4 LEtr (cf. ATF 130 II 377 consid. 3.2.2 p. 382/383). Le recourant prétend qu'il n'a pas reçu la décision de non entrée en matière. Il ne peut s'en prendre qu'à lui-même puisqu'il s'est mis en situation illégale en quittant le foyer qui l'hébergeait en Valais et en commettant des infractions pénales dans d'autres cantons. Il prétend également être venu en Suisse, car sa vie et sa sécurité ne seraient pas assurées dans son pays d'origine. Le juge de la détention et, à sa suite le Tribunal fédéral comme autorité de recours, sont toutefois en principe liés par une décision de renvoi prise dans le cadre d'une procédure d'asile (cf. art. 83 let. c ch. 4 LTF), à moins que celle-ci ne soit manifestement contraire au droit ou clairement insoutenable au point d'apparaître nulle (cf. ATF 128 II 193 consid. 2.2.2 p. 198 et les arrêts cités). Tel n'est pas le cas en l'occurrence, les vagues allégués du recourant concernant les prétendus périls auxquels l'exposerait un retour dans son pays d'origine n'étant pas de nature à remettre en question la décision de refus d'asile et de renvoi prononcée à son encontre. Pour le surplus, il apparaît que la véritable identité du recourant est établie sur la base des renseignements fournis par les autorités géorgiennes, de sorte que la détention du recourant en vue de son refoulement le 4 février 2009 est conforme au droit.