Citation: 4A_512/2008 19.01.2009 E. 1

1.1 Contrairement à l'indication qui lui était donnée par la cour cantonale (art. 112 al. 1 let. d LTF), le recourant a choisi d'interjeter un recours constitutionnel subsidiaire. Selon l'art. 113 LTF, cette voie de droit n'est ouverte que si la décision attaquée ne peut pas faire l'objet de l'un des recours prévus aux art. 72 à 89 LTF. En matière civile, un recours constitutionnel subsidiaire n'est possible que si les exigences de l'art. 74 LTF (valeur litigieuse minimale) ne sont pas remplies. La valeur litigieuse est déterminée, en cas de recours contre une décision finale, par les conclusions restées litigieuses devant l'autorité précédente (art. 51 al. 1 let. a LTF). En l'espèce, la cour cantonale a constaté que la valeur litigieuse, selon les dernières conclusions prises devant elle, s'élevait à 20'094 fr., soit la réduction de loyer de 591 fr. par mois contestée pour une période de 34 mois comprise entre le 30 avril 2005 et le 29 février 2008 (date pour laquelle les locataires ont résilié le bail en vertu d'une faculté qui leur était accordée et qui n'est pas contestée). Ainsi, le seuil de 15'000 fr., prescrit en matière de droit du bail à loyer par l'art. 74 al. 1 let. a LTF, est atteint. Le recourant l'admet d'ailleurs expressément. En conséquence, le recours en matière civile est ouvert, ce qui exclut le recours constitutionnel qui lui est subsidiaire (art. 113 LTF). Le recours constitutionnel subsidiaire doit donc être déclaré irrecevable. L'intitulé inexact de la voie du recours ne nuit cependant pas au recourant, dès lors que son acte remplit les conditions de recevabilité d'un recours en matière civile et peut être traité comme tel (ATF 134 III 379 consid. 1.2 p. 382). 1.2 Interjeté par la partie qui a succombé dans ses conclusions libératoires (art. 76 al. 1 LTF) et dirigé contre un jugement final (art. 90 LTF) rendu en matière civile (art. 72 al. 1 LTF) par une autorité cantonale de dernière instance (art. 75 LTF) dans une affaire pécuniaire dont la valeur litigieuse atteint le seuil de 15'000 fr. requis en matière de bail (art. 74 al. 1 let. a LTF), le recours en matière civile est en principe recevable, puisqu'il a été déposé dans le délai (art. 100 al. 1 LTF) et la forme (art. 42 LTF) prévus par la loi. 1.3 Le recours peut être interjeté pour violation du droit, tel qu'il est délimité par les art. 95 et 96 LTF. Le Tribunal fédéral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Il n'est donc limité ni par les arguments soulevés dans le recours, ni par la motivation retenue par l'autorité précédente; il peut admettre un recours pour un autre motif que ceux qui ont été invoqués et il peut rejeter un recours en adoptant une argumentation différente de celle de l'autorité précédente (ATF 134 III 102 consid. 1.1 p. 104). Compte tenu de l'exigence de motivation contenue à l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, sous peine d'irrecevabilité (art. 108 al. 1 let. b LTF), le Tribunal fédéral n'examine en principe que les griefs invoqués; il n'est pas tenu de traiter, comme le ferait une autorité de première instance, toutes les questions juridiques qui se posent, lorsque celles-ci ne sont plus discutées devant lui (ATF 134 III 102 consid. 1.1 p. 105). Il ne peut entrer en matière sur la violation d'un droit constitutionnel ou sur une question relevant du droit cantonal ou intercantonal que si le grief a été invoqué et motivé de manière précise par le recourant (art. 106 al. 2 LTF). 1.4 Le Tribunal fédéral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en écarter que si les faits ont été établis de façon manifestement inexacte - ce qui correspond à la notion d'arbitraire: ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62 - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF). La partie recourante qui entend s'écarter des constatations de l'autorité précédente doit expliquer de manière circonstanciée en quoi les conditions d'une exception prévue par l'art. 105 al. 2 LTF seraient réalisées, faute de quoi il n'est pas possible de tenir compte d'un état de fait qui diverge de celui contenu dans la décision attaquée (cf. ATF 130 III 138 consid. 1.4 p. 140). Aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente (art. 99 al. 1 LTF). 1.5 Le Tribunal fédéral ne peut aller au-delà des conclusions des parties (art. 107 al. 1 LTF). Toute conclusion nouvelle est irrecevable (art. 99 al. 2 LTF).