Citation: 6B_852/2021 E. 1.3

1.3. La recourante reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement retenu que la carte journalière n'était plus valable le 16 juin 2020. Selon elle, il ressortirait de la date d'expiration de la carte journalière et du code figurant au bas du document, que celui-ci a été vendu le 5 juin 2020. Il serait par conséquent objectivement impossible que quelqu'un ait pu utiliser ce titre de transport le 4 juin 2020; la modification de la date du 4 au 16 juin 2020 ne constituerait dès lors pas une falsification mais la correction légitime d'une erreur. Il en résulterait que la carte journalière était toujours valable lorsqu'elle l'a utilisée le 16 juin 2020. Ce faisant, la recourante présente sa propre interprétation de la pièce litigieuse dont elle tire des déductions de manière purement appellatoire. Il ressort des faits établis par la cour cantonale - qui lient le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF) et que la recourante ne conteste pas - que le 16 juin 2020, cette dernière a pris le train munie de la carte journalière en cause, sur laquelle elle avait creusé la date de sa propre main pour y inscrire celle du 16 juin 2020. La juridiction précédente pouvait donc retenir sans arbitraire que le titre de transport avec lequel la recourante voyageait ce jour-là, - dont elle invoque pour la première fois et de manière purement appellatoire qu'il comportait une correction -, n'était pas valable. Au demeurant, la recourante ne saurait rien déduire de la date de vente de la carte journalière dès lors qu'il ressort de la pièce 4/2 du dossier cantonal à laquelle se réfère la cour cantonale, que la date a été effacée et modifiée à plusieurs reprises sur le titre de transport. Le grief de la recourante est rejeté dans la mesure où il est recevable.