Citation: 4P.18/2004 16.06.2004 E. 2.1

2.1.1 Le droit d'être entendu comprend notamment le droit pour l'intéressé d'offrir des preuves pertinentes et d'obtenir qu'il soit donné suite à ces offres de preuves (ATF 126 I 15 consid. 2a/aa p. 16 et les arrêts cités). En revanche et contrairement à ce que soutient le recourant, le droit d'être entendu n'inclut pas le droit de s'exprimer oralement (ATF 117 II 346 consid. 1b p. 348; 115 II 129 consid. 6a p. 133). L'autorité peut renoncer à faire administrer certaines preuves lorsque, au vu des éléments déjà en sa possession, elle est convaincue de l'inutilité du moyen proposé (ATF 124 I 208 consid. 4a p. 211). L'appréciation anticipée des preuves, qui ne constitue pas une atteinte au droit d'être entendu (ATF 125 I 127 consid. 6c/cc in fine p. 135), est soumise à l'interdiction de l'arbitraire au même titre que toute autre appréciation des preuves (ATF 124 I 274 consid. 5b p. 285). 2.1.2 Une décision est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, qu'elle se trouve en contradiction évidente avec la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique indiscuté ou encore lorsqu'elle heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Pour qu'une décision soit annulée pour cause d'arbitraire, il ne suffit pas que la motivation formulée soit insoutenable, il faut encore que la décision apparaisse arbitraire dans son résultat (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; 128 I 81 consid. 2 p. 86, 177 consid. 2.1 p. 182). Le recourant doit, sous peine d'irrecevabilité, démontrer par une argumentation précise que l'appréciation des preuves dont il se plaint est manifestement insoutenable (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 129 I 113 consid. 2.1 p. 120; 120 Ia 369 consid. 3a p. 373 et les arrêts cités). 2.2 La Chambre d'appel a considéré que le recourant ne pourrait d'aucune manière prouver qu'il était fondé à croire au renouvellement automatique de son bail en raison de l'attitude de l'intimée. Il n'aurait nullement démontré en quoi l'ouverture d'enquêtes lui aurait permis de prouver que l'intimée aurait poursuivi des négociations de manière fictive. Lui-même aurait d'ailleurs déclaré qu'une reconduction de son contrat aux mêmes conditions n'était pas envisageable. Il aurait été parfaitement conscient du fait que la bailleresse n'avait pris en février 2001 aucune décision s'agissant de l'exécution d'éventuels travaux; la bailleresse n'aurait d'ailleurs jamais donné d'assurances à cet égard. Il aurait en outre accusé du retard dans le paiement du loyer. Dans ces circonstances, il ne pouvait être fondé à croire que le contrat de bail serait automatiquement reconduit. 2.3 Le recourant ne s'en prend pas aux raisons invoquées par l'autorité cantonale pour refuser d'administrer des preuves. Il se borne à affirmer que l'autorité cantonale aurait statué arbitrairement en s'estimant suffisamment renseignée et en confirmant que la bailleresse n'avait donné aucune assurances quant à l'exécution des travaux sollicités. Il ne démontre cependant pas en quoi ces appréciations seraient arbitraires. Ne répondant ainsi pas aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, le grief est irrecevable.