Citation: 8C_303/2024 E. 3.1

3.1. Après avoir exposé les bases légales, les principes jurisprudentiels et les directives applicables en l'espèce, le juge unique de la cour cantonale a relevé en particulier que le Chapitre IX du Référentiel des Prestations Dentaires admises pour le paiement des frais du Médecin-dentiste conseil de l'administration cantonale vaudoise, dans sa version du 2017 (ci-après: le Référentiel) soumettait l'acceptation de la réalisation d'une prothèse aux directives de l'association suisse des médecins-dentistes cantonaux (AMDCS) : "Principe fonctionnel: moins de 10 paires de dents antagonistes; Principe esthétique: perte de dents antérieures, y compris les dents 14 et 24". La médecin-dentiste conseil de la Caisse, la doctoresse B.________, avait refusé d'entrer en matière pour l'implant et la couronne sur la dent 46 (laquelle avait déjà été extraite) au motif que le remplacement d'une unité molaire n'était pas accepté, conformément au Référentiel. En l'occurrence, l'indication fonctionnelle ne pouvait pas être retenue, dès lors que le coefficient masticatoire était suffisant au sens de la définition donnée par l'AMDCS, à savoir que l'intéressé possédait au minimum dix paires de dents antagonistes en occlusion. L'indication esthétique n'était pas davantage posée, en l'absence de perte de dents antérieures (y compris les dents 14 et 24). La capacité masticatoire du recourant devait donc être considérée comme acceptable au vu de l'occlusion et de l'édentation, et le traitement implantaire ne pouvait pas être accordé. Selon le juge cantonal, il convenait d'accorder une pleine valeur probante aux appréciations de la doctoresse B.________, qui, par ailleurs n'étaient remises en doute par aucun élément au dossier. Par conséquent, il n'y avait pas lieu d'examiner plus avant l'hypothèse d'une altération de l'occlusion par suite de la perte de la dent 46.