Citation: I 428/03 18.11.2003 E. A

A.________, née en 1965, sans formation professionnelle, n'a pas exercé à ce jour d'activité lucrative. Le 28 août 1998, elle a déposé une demande de rente d'invalidité dans laquelle elle alléguait notamment souffrir de dépression et être, de ce fait, totalement incapable de travailler depuis le 29 septembre 1997. Suivant ses dires, sans l'atteinte à la santé, elle aurait travaillé à plein temps comme femme de ménage. Procédant à l'instruction du cas, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (l'office) a réuni divers avis médicaux. Selon la doctoresse B.________, médecin-traitant, l'assurée souffre notamment de grave dépression et l'incapacité de travail est totale depuis 1997 (rapport du 22 septembre 1998). Le docteur C.________, chef de clinique auprès du Département universitaire de psychiatrie adulte du CHUV à Lausanne (DUPA), a reçu à deux reprises en consultation l'assurée les 19 et 27 mai 1998. Il a diagnostiqué un épisode dépressif sévère sans symptôme psychotique et ordonné son hospitalisation à l'Hôpital X.________ en raison d'un risque de passage à l'acte suicidaire (rapport du 10 décembre 1998). La doctoresse E.________, de l'association Y.________, a également diagnostiqué une dépression sévère sans symptôme psychotique, attestant de consultations suivies du 11 juin 1998 au 28 septembre 1999 et de début 2000 au 3 mai 2000 (certificat du 13 décembre 2000). L'office a confié une expertise psychiatrique au docteur D.________. Dans son rapport du 13 février 2001, il pose les diagnostics d'état dépressif majeur d'intensité légère à moyenne (diagnostic différentiel : trouble de l'adaptation avec humeur anxio-dépressive chronique), de non-observance du traitement, de personnalité à traits passifs-agressifs, de lombalgies banales et de difficultés socio-économiques - inadaptation socio-culturelle. Il en a conclu que l'intéressée était capable de mettre à profit une capacité de travail de 70 %, tant dans une activité de ménagère que de femme de ménage. Se fondant sur les conclusions de l'expert psychiatre, l'office a rejeté la demande de rente de l'assurée au motif que sa capacité résiduelle de travail était de 70 % par décision du 16 juillet 2001.