Citation: 6B_888/2015 E. 3.2

3.2. S'agissant de la culpabilité, les juges de première instance ont retenu que celle-ci était lourde. L'attitude du recourant depuis les faits était profondément détestable. Il avait traité sa victime plus bas que terre, passé outre tous ses signes de refus, l'avait menacée de diffuser un film sur Internet alors qu'il savait les conséquences d'un tel acte pour les personnes de leur culture, il lui avait asséné des gifles et tiré les cheveux, et accompli son méfait sans préservatif. Il avait ensuite rudoyé la victime et menacé celle-ci avec un couteau. Le concours d'infractions était réalisé. S'agissant du pronostic, relevant que le prévenu n'avait émis aucun regret, aveu, retour sur lui ou prise de conscience et qu'il avait devant lieu un individu retors, brutal, sans scrupules et qui n'assumait rien, les premiers juges ont considéré qu'il était entièrement défavorable. Ils ont conclu qu'il y avait donc lieu de punir le prévenu sévèrement et d'une peine ferme. Devant l'autorité précédente, le recourant n'a contesté ni la peine ni le sursis. La cour a statué d'office sur ces questions. Faute de toute critique, elle s'est principalement référée à la décision des premiers magistrats et aux critères que ceux-ci avait retenus. Elle a alors jugé que la peine privative de liberté de trois ans, réprimant un viol, des menaces et une tentative de séquestration et enlèvement, avait été fixée en application de critères adéquats, à charge et à décharge, et conformément à la culpabilité du recourant. Elle devait dès lors être confirmée. Il en allait de même de l'appréciation selon laquelle le pronostic quant au comportement futur du recourant était défavorable, de sorte que la peine privative de liberté devait être ferme.