Citation: 2C_1047/2021 E. 7.2

7.2. Le recourant conteste l'examen de la proportionnalité à laquelle s'est livrée l'autorité précédente. Dans son argumentation, il ne tient que partiellement compte des constatations cantonales et insiste sur des éléments en sa faveur, qui ressortent certes de l'arrêt attaqué, mais en passant sous silence les circonstances en sa défaveur. Ce faisant, il perd de vue que le Tribunal cantonal a notamment constaté qu'il avait participé à l'enlèvement et à la séquestration de sa nièce pour qu'elle cesse sa relation avec son compagnon, adhérant ainsi à des valeurs patriarcales et dominatrices contraires aux valeurs démocratiques et de liberté garanties par l'ordre juridique suisse, et ce malgré le fait qu'il séjournait alors depuis environ 11 ans dans le pays. Ainsi, l'instance précédente a constaté qu'on ne saurait exclure un risque de récidive dans des cas où les valeurs qui paraissent être celles du recourant devaient être mises en question. S'agissant des relations entre le recourant et son épouse, le Tribunal cantonal a relevé que cette dernière avait été condamnée en qualité de complice pour sa participation à l'enlèvement de la nièce du recourant, démontrant ainsi un mépris certain de l'intéressée pour les valeurs de l'ordre public suisse. Quant aux relations personnelles entre le recourant et ses fils, cette autorité n'a pas négligé l'importance d'une figure paternelle pour le développement de ces derniers, tout en soulignant que le maintien de relations étroites entre les intéressés n'était pas impossible. Enfin, eu égard aux difficultés insurmontables que le recourant prétend rencontrer en cas de retour au Kosovo, elles sont contredites par le fait qu'il a vécu dans ce pays jusqu'à l'âge de 21 ans, qu'il y a effectué sa scolarité obligatoire, qu'il y dispose de relations familiales et qu'au vu de la motivation l'ayant poussé à participer à l'enlèvement de sa nièce, il dispose d'un enracinement important dans cette culture et cette communauté.