Citation: 2C_199/2024 E. 1.4.1

1.4.1. Selon la jurisprudence, lorsque la personne étrangère réside légalement en Suisse depuis plus de dix ans, il y a lieu de présumer que les liens sociaux développés avec notre pays sont spécialement étroits (cf. ATF 149 I 207 consid. 5.3.2; 144 I 266 consid. 3.9). Ce "séjour légal" n'inclut pas les années de clandestinité dans le pays. Ainsi, la présomption qu'il existe un droit de demeurer en Suisse après un séjour légal de dix ans ne s'applique pas dans le cas d'une première demande d'autorisation après un séjour illégal (cf. ATF 149 I 207 consid. 5.3.3; 149 I 72 consid. 2.1.3; arrêt 2C_604/2023 du 9 janvier 2024 consid. 1.3.1). Il convient de ne pas encourager les personnes étrangères à vivre dans notre pays sans titre de séjour et de ne pas valider indirectement des comportements tendant à mettre l'État devant le fait accompli (cf. ATF 149 I 207 consid. 5.6; arrêts 2C_245/2024 précité consid. 4.2.1; 2C_604/2023 précité consid. 1.3.1). Seules des circonstances exceptionnelles ont justifié de déroger à ce principe, notamment en présence de liens et d'une intégration hors du commun en Suisse (cf. ATF 149 I 207 consid. 5.3.1 et 5.3.4; arrêts 2C_245/2024 précité consid. 4.2.1; 2C_604/2023 précité consid. 1.3.1).