Citation: 4A_120/2019 E. A

A.________, en qualité de locataire (demandeur), et B.________, en qualité de bailleur (défendeur), étaient opposés dans un procès de droit du bail devant le Tribunal des baux de Lausanne, " procès auquel participaient également, comme défenderesses, C.________ et D.________ ". Si la formulation employée par la cour précédente est entachée d'une certaine ambiguïté, il résulte clairement du dossier cantonal que l'objet du bail, l'immeuble loué par le locataire, est détenu en propriété commune par les trois défendeurs (en communauté héréditaire) (complètement d'office selon l'art. 105 al. 2 LTF). Une audience s'est tenue le 4 septembre 2018 devant le Tribunal des baux à laquelle ont comparu le demandeur et son avocat, d'une part, et le défendeur et son conseil, d'autre part. Bien que convoquées, les défenderesses étaient absentes et personne ne les a représentées (complètement d'office selon l'art. 105 al. 2 LTF). Au cours de l'audience, le défendeur a déposé une expertise graphologique privée de laquelle il ressortait qu'une pièce (ci-après : la pièce no 53) produite en procédure par le demandeur était un faux. Après le dépôt de l'expertise, l'audience a été suspendue une première fois pendant 1h25, puis une seconde fois pendant 20 minutes. Après la deuxième suspension, le demandeur et le défendeur ont conclu une transaction judiciaire aux termes de laquelle le premier a notamment renoncé à la plupart de ses prétentions, accepté de déconsigner des loyers en faveur du second et pris l'engagement de lui payer la somme de 20'000 fr. De son côté, le défendeur s'est en particulier engagé à ne pas porter plainte contre le demandeur (ou à le dénoncer) auprès des autorités de poursuite pénale pour le prétendu faux produit dans le procès de droit du bail les opposant.