Citation: 6B_716/2009 15.12.2009 E. 1

La recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir violé son droit d'être entendue. Le droit d'être entendu, garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., comporte notamment le droit d'obtenir l'administration de preuves de nature à influer sur le sort de la décision à rendre. Il a pour corollaire que l'autorité doit en principe donner suite aux offres de preuve présentées en temps utile et dans les formes prescrites. Il n'y a toutefois pas violation du droit à l'administration de preuves lorsque la mesure probatoire refusée est inapte à établir le fait à prouver, lorsque ce fait est sans pertinence ou lorsque, sur la base d'une appréciation non arbitraire des preuves dont elle dispose déjà, l'autorité parvient à la conclusion que les faits pertinents sont établis et que le résultat, même favorable au requérant, de la mesure probatoire sollicitée ne pourrait pas modifier sa conviction (ATF 134 I 140 consid. 5.3 p. 148). La recourante soutient que l'autorité cantonale ne pouvait refuser l'audition de trois témoins qu'elle avait sollicitée. Les témoignages en question sont ceux de deux médecins-psychiatres et d'une psychologue. Deux des intéressés ont déposé des rapports écrits dans le cadre de la procédure. Si elle se plaint de ce que ses réquisitions de preuve n'ont été analysées que dans la perspective de l'accusation de meurtre, la recourante n'expose pas quels éléments de preuve ces témoins auraient pu apporter ni quels faits déterminants leur audition aurait permis d'établir. Il n'est donc pas possible d'entrer en matière sur ce grief faute d'une motivation répondant aux exigences déduites par la jurisprudence de l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 134 I 83 consid. 3.2 p. 88).