Citation: 8C_234/2023 E. 4.1

4.1. Se fondant sur l'avis de la médecin d'arrondissement, des spécialistes de la CRR et des experts du Centre Unisanté, les juges cantonaux ont retenu que l'existence d'un CRPS n'était pas établi. Ils ont constaté que le diagnostic de CRPS avait été suspecté pour la première fois en juin 2014 par le neurologue traitant, puis confirmé notamment par le docteur C.________ dans le cadre de la première expertise mise en oeuvre par l'assurance-invalidité. Si cet expert avait retenu le diagnostic de CRPS, il l'avait fait sur les seuls constats de la persistance d'une douleur au genou, d'épisodes vaso-moteurs et troubles neurologiques non systématisés à l'examen clinique, de difficultés à la marche, d'une neuropathie mal systématisée à l'électro-myogramme et d'une atteinte articulaire modérée sans changement depuis 2014. Dans la mesure où son diagnostic ne se fondait pas sur une analyse systématique des critères de Budapest, il était sujet à caution. Aussi, en l'absence de tout substrat neurologique ou d'autre atteinte somatique, les douleurs persistantes ne pouvaient pas être attribuées à l'accident du 25 janvier 2013. Il en résultait que c'était à bon droit que l'intimée avait retenu qu'à partir du 1er juillet 2017, les séquelles organiques causées par l'accident au genou droit [recte: gauche] du recourant ne l'empêchaient pas d'exercer à plein temps et sans perte de rendement une activité adaptée à ses limitations dans différents secteurs de l'industrie.