Citation: 9C_165/2023 E. 4.1

4.1. Il convient d'abord, à l'instar de la juridiction cantonale, de rappeler que le droit d'être entendu prévu par l'art. 29 al. 2 Cst. ne donne pas le droit à la partie qui l'invoque d'être entendue oralement dans une procédure administrative de nature fiscale (cf. ATF 140 I 68 consid. 9.6.1 et les références). Toutefois, il y a lieu de distinguer la situation où l'une des parties requiert la tenue d'une audience pour être entendue de celle où c'est le tribunal qui fixe une telle audience, comme en l'espèce. Selon ses constatations, la juridiction cantonale a décidé d'inviter les parties et l'AFC à une audience parce qu'elle entendait clarifier "des questions d'articulation entre les services militaire et civil, et la protection civile". A cet égard, le procès-verbal de comparution personnelle du 17 novembre 2022 comprend les explications de l'AFC notamment sur la procédure d'examen de l'aptitude au service, le service militaire avec restrictions médicales particulières, l'admission au service civil et la démarche qu'aurait dû entreprendre le recourant pour avoir accès au service civil. Or, comme l'a reconnu la juridiction cantonale, rien ne permet de mettre en doute l'allégation du recourant selon laquelle il n'a pas reçu la convocation à l'audience du 17 novembre 2022 (sur le fardeau de la preuve de la notification d'un acte judiciaire arrêt 2C_761/2021 du 14 juillet 2022 consid. 2.2 et les références), de sorte que son absence à l'audience ne saurait lui être imputée. Sous cet angle, il apparaît contradictoire que la juridiction cantonale admette la nécessité d'une comparution des parties et le défaut du recourant sans sa faute, tout en niant le besoin de reconvoquer les parties, au motif que l'une d'entre elles devrait se déplacer à nouveau depuis Berne pour développer strictement les mêmes questions que celles déjà abordées. A ce sujet, il ressort du procès-verbal d'audience que la situation concrète du recourant a été abordée, en plus de la procédure d'inaptitude au service en tant que telle, si bien qu'on ne saurait exclure que le recourant aurait réagi spontanément aux propos du représentant de l'AFC en demandant à la Cour de justice de poser des questions complémentaires à celui-ci.