Citation: 1C_419/2024 E. 2.4

2.4. La Cour de céans ne pourrait donc entrer en matière sur le recours que si les conditions alternatives de l'art. 93 al. 1 let. a et b LTF étaient réalisées, s'agissant d'une décision qui n'entre pas dans le champ d'application de l'art. 92 LTF. Les recourants ne s'expriment pas sur cette question, comme il leur incombait de le faire (ATF 149 II 170 consid. 1.3), partant à tort du fait que la décision attaquée devait être qualifiée de finale au sens de l'art. 90 LTF. Le renvoi de la cause ne leur cause de prime abord pas de préjudice irréparable au regard de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, par quoi l'on entend un préjudice de nature juridique qui ne peut pas être réparé ultérieurement par une décision finale qui serait favorable à la partie recourante (cf. ATF 149 II 170 consid. 1.3; voir aussi, ATF 145 III 42 consid. 2.2.1; 117 Ia 251 consid. 1b). Quant à la seconde condition de l'art. 93 al. 1 let. b LTF, elle n'entre pas en considération, vu qu'une admission du recours ne conduirait pas à une décision finale. Par ailleurs, rien n'indique que la nouvelle décision du Conseil administratif de la Ville de Genève ne pourra intervenir dans un délai raisonnable et nécessitera des mesures d'instruction longues et coûteuses.