Citation: 8C_605/2020 E. A

A.a. A.________, née en 1968, travaille depuis le 1er septembre 2012 en qualité d'auxiliaire de santé auprès de l'Association B.________ du C.________. A ce titre, elle est assurée contre le risque d'accidents auprès de la Vaudoise Générale, Compagnie d'Assurances SA (ci-après: la Vaudoise). Selon la déclaration de sinistre LAA du 23 mars 2018 remplie par son employeur, l'assurée avait subi une contusion à l'épaule gauche le 11 janvier 2018 "lors du transfert d'un client de sa chaise roulante à son lit". L'intéressée a été reconnue incapable de travailler du 19 mars 2018 - jour où les premiers soins avaient été dispensés - au 1er avril 2018. Les investigations médicales ont révélé qu'elle souffrait d'une minime bursite sous-acromio-deltoïdienne et d'une tendinopathie focale du tendon du long chef du biceps dans la poulie bicipitale, sans évidence d'une autre lésion significative associée (rapport d'arthro-IRM de l'épaule gauche du 23 mars 2018). Sur demande de la Vaudoise, l'assurée a rempli un questionnaire sur les circonstances de l'événement du 11 janvier 2018. Elle a répondu affirmativement aux questions de savoir s'il s'agissait d'une activité habituelle et si cette activité s'était déroulée dans des conditions normales (question n° 5), précisant que le patient avait perdu l'équilibre et qu'elle l'avait retenu pour l'empêcher de chuter, ce qui avait provoqué le craquement de son épaule. Elle a encore précisé que le patient, paraplégique, pesait environ 90 kilos (question n° 4). A.b. Par décision du 17 avril 2018, la Vaudoise a refusé d'allouer des prestations au motif que l'atteinte à la santé n'était pas survenue à la suite d'un accident et ne pouvait pas non plus être assimilée à un accident. L'assurée a fait opposition à cette décision, en indiquant que son bras était en porte-à-faux lorsque le patient avait perdu l'équilibre, ce qui avait provoqué la lésion de son épaule. Dans ses observations du 3 septembre 2018, l'assurée, assistée par un mandataire, a précisé que pour rattraper le patient ayant perdu l'équilibre lors du transfert, elle avait eu le mouvement réflexe de le retenir avec son bras; son épaule avait été atteinte et avait émis un craquement. Elle a encore précisé que la lésion n'avait pas été causée par l'effort fourni pour transférer le patient mais par la chute de celui-ci sur son bras. L'opposition a été rejetée le 27 mars 2019.