Citation: 5A_88/2023 E. 3.4.2

3.4.2. S'agissant du taux de travail de 50% arrêté par la cour cantonale, force est de constater que la recourante ne discute pas les critères énoncés dans l'arrêt attaqué pour le justifier (éloignement du marché du travail durant de très nombreuses années, répartition des tâches durant le mariage et âge). Or il lui appartenait de démontrer en quoi ces critères seraient dénués de pertinence, respectivement ne permettraient pas de retenir un taux d'activité à 50%, ce qu'elle ne fait pas. La critique n'a donc pas à être examinée plus avant. Pour ce qui est du type d'activité considéré, il n'y a pas lieu de s'attarder sur les développements que la recourante consacre à l'hypothèse d'une augmentation de son activité de conciergerie puisqu'elle se contente pour l'essentiel de répéter son allégation selon laquelle cette activité serait en réalité exercée par son fils cadet, alors que la Cour de justice a précisément retenu qu'elle n'était pas parvenue à démontrer ce fait, puis d'affirmer qu'un emploi communal dans d'autres bâtiments apparaît hautement improbable, sans que l'on sache sur quoi elle se fonde pour en tirer une telle conclusion. Une telle motivation, insuffisante, est partant irrecevable. S'agissant de l'activité de caissière également envisagée par l'autorité précédente, la recourante se plaint de ce que la cour cantonale s'est basée sur la décision de l'OCAS de 2011, qui serait dépassée et dépourvue de pertinence. Force est toutefois de constater que cette décision n'a été prise en compte dans le raisonnement de la cour cantonale que pour exclure l'activité de vendeuse. Elle n'a donc pas le poids que la recourante croit y voir et n'apparaît nullement décisive dans l'examen de l'adéquation de l'activité de caissière finalement retenue. S'agissant des chances concrètes de retrouver un emploi, la recourante n'oppose aucun argument qui ferait apparaître arbitraire le constat qu'elle est en mesure de retrouver du travail dans une activité qui ne nécessite pas de formation professionnelle, comme l'activité de caissière. La recourante se borne en effet à affirmer qu'il serait notoire que son profil et son âge l'empêcheraient de trouver facilement un emploi à temps partiel en qualité de caissière. Ce faisant, elle ne démontre pas en quoi la cour cantonale aurait omis de tenir compte de circonstances pertinentes, ou mal apprécié celles-ci, pour juger de la possibilité effective qu'elle a de trouver un emploi dans ce domaine. L'allégation que des recherches d'emploi ne donneraient aucun résultat ne permet pas de pallier leur absence, dans la mesure où il n'est pas établi à satisfaction que les problèmes de santé invoqués réduisent à néant sa capacité de travail et que l'état du marché du travail dans le domaine d'activité litigieux n'est, contrairement à ce que la recourante prétend, pas un fait notoire (sur cette notion, cf. notamment ATF 143 IV 380 consid. 1-1.2 et les références).