Citation: 4A_286/2018 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, l'erreur porte sur l'obtention future d'un permis de construire. Pour obtenir l'autorisation, il fallait soit prendre des mesures quant à la disposition des locaux ou quant à la construction et faire en sorte de respecter les valeurs requises (art. 31 al. 1 let. a et b OPB), soit obtenir une dérogation justifiée par un intérêt prépondérant (art. 31 al. 2 OPB), décision qui implique de procéder à une pesée d'intérêts (cf. par ex. arrêt 1C_429/2016 du 16 août 2017 consid. 5.1.3) et dépend de l'appréciation portée par l'autorité sur les circonstances concrètes. L'administratrice de l'acheteuse a dit ne pas s'être préoccupée des restrictions au bruit parce que des dérogations étaient toujours accordées dans le secteur. Elle n'établit toutefois pas les circonstances qui l'auraient objectivement autorisée à tenir pour certain l'octroi du permis de construire (cf. SCHMIDLIN, op. cit., p. 1389, en lien avec l'ATF 98 II 15, dont il critique la motivation). Les éléments invoqués en appel sont inopérants à cet égard. Il ne suffit pas de faire valoir (sans autres précisions et sans éléments de preuves) qu'une construction récente a été possible dans un secteur encore plus proche de l'aéroport; de même, le seul fait qu'une autre parcelle dans le même quartier ait pu recevoir une autorisation de construire en 2002 n'est d'aucun secours.