Citation: I 372/06 25.01.2007 E. 3

L'intéressé reproche également aux premiers juges d'avoir mal évalué son invalidité. 3.1 Il estime tout d'abord que son revenu de valide, tel que fourni par l'employeur et retenu par le Tribunal de première instance, ne correspond pas au salaire auquel il aurait droit selon l'Accord salarial genevois du 6 mai 2001 dans le secteur de l'hôtellerie-restauration, entré en vigueur le 1er juillet 2001, compte tenu de son expérience. On notera toutefois que durant sa période d'engagement, le recourant n'a jamais fait valoir une quelconque violation dudit accord salarial devant la juridiction des prud'hommes, ni devant son employeur; il n'en apporte du moins aucune preuve. Il n'étaie pas d'avantage ses allégations selon lesquelles il dirigeait dans son dernier emploi un nombre de personnes justifiant son placement dans une classe salariale supérieure. Le salaire de 60'000 fr. retenu n'est donc pas critiquable. 3.2 L'intéressé estime également que l'abattement de 10 % ne prend pas en considération le caractère socialement préjudiciable des affections en cause, particulièrement du psoriasis et de la dépression, ajouté aux autres limitations fonctionnelles constatées par le SMR, et la réduction considérable des possibilités d'emploi, raison pour laquelle il considère qu'un abattement de 25 % se justifie. Dès lors que les salaires statistiques doivent être réduits en fonction de l'ensemble des circonstances personnelles et professionnelles du cas particulier (limitations liées au handicap, âge, années de service, nationalité/catégorie d'autorisation de séjour et taux d'occupation), une déduction de 10 %, par rapport au maximum de 25 %, permet de tenir compte des limitations fonctionnelles retenues, au nombre desquelles n'en figure aucune en relation avec le psoriasis ou le trouble dépressif, et des autres critères mentionnés (ATF 126 V 79 s. consid. 5b/aa, bb et cc; VSI 2002 p. 70 s. consid. 4b), de sorte que ce point ne saurait non plus être critiqué. 3.3 Pour le surplus, le taux d'invalidité de 16 % retenu par les premiers juges peut être confirmé dans la mesure où le calcul dudit taux n'est en soi pas contesté et du reste pas critiquable. On ajoutera que le revenu d'invalide tient compte d'un large éventail d'activités compatibles avec les limitations fonctionnelles du recourant; un nombre suffisant d'entre elles peut être exercé sans nécessiter le soulèvement et le port régulier de charges supérieures à respectivement 10 et 18 kg ou les positions en porte-à-faux statiques prolongées du tronc. De plus, le degré d'invalidité obtenu après comparaison des revenus ne correspond pas à une perte de gain suffisante pour que des mesures d'ordre professionnel, sous forme de reclassement dans une nouvelle profession, soient octroyées (ATF 124 V 110 consid. 2b et les références). D'ailleurs, la majeure partie des activités envisagées n'exige pas de formation particulière autre qu'une mise au courant initiale. Le recours est donc en tout point mal fondé.