Citation: 2C_92/2023 E. 6.1

6.1. L'art. 50 al. 1 let. a LEI prévoit qu'un conjoint étranger, même séparé, a droit à l'octroi d'une autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de validité lorsque l'union conjugale a duré au moins trois ans et que les critères d'intégration définis à l'art. 58a LEI sont remplis. Il s'agit de deux conditions cumulatives (ATF 140 II 289 consid. 3.5.3; 136 II 113 consid. 3.3.3). Pour le surplus, le Tribunal cantonal a correctement exposé la jurisprudence relative à cette disposition. En particulier, il relève à juste titre que l'union conjugale au sens de l'art. 50 al. 1 let. a LEI implique une vie conjugale effective, sous réserve des exceptions mentionnées à l'art. 49 LEI (cf. ATF 137 II 345 consid. 3.1.2), et qu'une période de cohabitation sans volonté matrimoniale commune des époux ne peut être prise en compte dans le calcul de trois ans de l'art. 50 al. 1 let. a LEI (cf. arrêts 2C_30/2016 du 1 er juin 2016 consid. 3.1; 2C_1258/2012 du 2 août 2013 consid. 4.1 et la référence). Il peut être renvoyé à l'arrêt attaqué sur ce point (art. 109 al. 3 LTF).