Citation: H 307/02 28.01.2004 E. 10

Pour terminer, A.________ estime que la gravité de sa faute doit être relativisée dans la mesure où chaque administrateur avait son domaine de compétence au sein de l'entreprise et que lui-même devait uniquement s'occuper du transport. Il faisait confiance à C.________ qui était le principal gestionnaire de la société. Les premiers juges ont amplement expliqué en quoi résidait la faute du recourant. En instance fédérale, ce dernier n'apporte pas d'éléments qui n'aient déjà été discutés par la juridiction cantonale, si bien qu'on peut renvoyer aux considérants topiques du jugement entrepris (surtout le consid. 7). On rappellera que ni le manque de compétence, ni le manque de curiosité ne constituent des motifs qui permettent d'atténuer la responsabilité des organes d'une personne morale en ce qui concerne le domaine des cotisations sociales; nonobstant le mode de répartition interne des tâches au sein du conseil d'administration, chaque administrateur a en effet le devoir de s'assurer du paiement effectif des cotisations paritaires aux caisses de compensation (ATF 114 V 219; SVR 2001 AHV n° 15 p. 51 et 2003 AHV n° 5 p. 13; sur ces questions voir également Thomas Nussbaumer, Die Haftung des Verwaltungsrates nach 52 AHVG, in PJA 1996, p. 1071 sv).