Citation: 1C_2/2021 E. 2.2

2.2. La contestation porte sur un arrêt qui confirme en dernière instance cantonale le refus municipal de soumettre le garage-dépôt et le garage enterré aménagés sur la parcelle n° 738 à une nouvelle enquête publique en raison d'un changement d'affectation, qui impose aux intimés, propriétaires de cette parcelle, de déposer une demande de permis de construire complémentaire pour la station de lavage réalisée sans autorisation et qui renvoie au surplus les recourants à agir auprès de la Direction générale de l'environnement s'ils estiment que les nuisances sonores induites par la construction litigieuse ne respectent pas les valeurs limites fixées par l'ordonnance sur la protection contre le bruit. Cet arrêt s'analyse comme une décision de renvoi par nature incidente. Les recourants prétendent à tort être en présence d'une décision finale au motif que la Municipalité de Château d'Oex n'aurait plus aucune latitude de décision en ce qui concerne la station de lavage (cf. ATF 144 IV 377 consid. 1). Cette installation, non couverte par les permis de construire antérieurs, nécessite en effet une autorisation spéciale de l'autorité cantonale compétente en matière de protection de l'environnement, qui pourrait ne pas l'accorder, et l'autorisation de la Municipalité qui pourrait aussi la refuser au motif que la station de lavage ne serait pas conforme à l'affectation de la zone de chalets ou qu'elle contreviendrait à d'autres dispositions du règlement communal sur le plan d'extension et la police des constructions. L'arrêt attaqué ne revêt pas davantage les caractéristiques d'une décision partielle au sens de l'art. 91 let. a LTF dès lors que la station de lavage ne peut être matériellement séparée des autres installations édifiées sur la parcelle n° 738 (cf. ATF 141 III 395 consid. 2.4; arrêts 1C_636/2019 du 17 décembre 2019 consid. 3 et 1C_394/2012 du 31 janvier 2013 consid. 2; voir aussi considérant 3.4 ci-dessous). En revanche, les recourants continueraient à subir les nuisances inhérentes aux activités déployées sur la parcelle des intimés qu'ils considèrent comme excessives au regard de ce qui est toléré dans la zone de chalets s'ils devaient attendre la décision finale que prendra la Municipalité de Château-d'O ex au terme de la procédure d'autorisation de construire complémentaire concernant la station de lavage, respectivement l'arrêt de la Cour de droit administratif et public en cas de recours contre cette décision, pour recourir contre l'arrêt cantonal incident (cf. art. 93 al. 3 LTF). On peut ainsi admettre qu'ils subissent un préjudice qui ne pourrait pas être réparé ultérieurement par un jugement final favorable et que l'arrêt incident de la Cour de droit administratif et public du 18 novembre 2020 puisse être contesté immédiatement.