Citation: 6B_362/2020 E. 3

Le recours est dirigé contre le courrier de la cour cantonale du 17 mars 2020. Pour autant que l'on doive considérer que ce courrier est une décision - ce qui apparaît douteux - celle-ci constituerait une décision incidente qui ne pourrait être soumise au Tribunal fédéral qu'aux conditions des art. 92 ou 93 LTF. Sous réserve des cas visés par l'art. 92 LTF, non réalisés ici, le recours en matière pénale est recevable, conformément à l'art. 93 al. 1 LTF, contre les décisions préjudicielles et incidentes notifiées séparément si elles peuvent causer un préjudice irréparable (let. a) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (let. b). En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, il incombe au recourant d'alléguer les faits qu'il considère comme propres à fonder sa qualité pour recourir et ceux permettant de démontrer l'existence d'un préjudice irréparable lorsque celui-ci n'est pas d'emblée évident (ATF 141 IV 284 consid. 2.3 p. 287). En l'occurrence, invoquant l'art. 6 CEDH, le droit à un procès équitable, l'égalité des armes, son droit d'être entendu, le recourant soutient que la cour cantonale aurait commis un déni de justice et ferait preuve de formalisme excessif dès lors qu'elle aurait refusé qu'il se fasse représenter par son mandataire, B.________. Ce faisant, il ne démontre pas en quoi il subirait un préjudice irréparable. A cet égard, il suffit de relever que le recourant a été invité à signer lui-même sa requête du 12 mars 2020, pour que celle-ci soit valablement déposée. Par conséquent, on ne distingue pas en quoi le recourant aurait subi un préjudice irréparable si bien que sa qualité pour recourir n'est pas établie. Au demeurant, à supposer que tel soit le cas, il ne prétend, ni ne démontre que B.________ soit un avocat habilité à représenter les parties en justice, étant précisé que l'art. 127 al. 5 CPP réserve la défense des prévenus aux seuls avocats qui, en vertu de la loi du 23 juin 2000 sur les avocats (LLCA; RS 935.61), sont habilités à représenter les parties devant les tribunaux. La même règle est, par ailleurs, également prévue s'agissant de la représentation devant le Tribunal fédéral dans les causes pénales (cf. art. 40 al. 1 LTF). Au vu de ce qui précède, le recours, en tant qu'il est dirigé contre le courrier du 17 mars 2020, est irrecevable.