Citation: 5A_790/2023 E. 5.3

5.3. En l'espèce, le procédé des recourantes consistant à reproduire l'état de fait présenté dans leur mémoire d'appel, sans formuler de critique précise, ne répond pas aux exigences de motivation posées à l'art. 42 al. 2 LTF. Dans tous les cas, même en se tenant aux quelques lignes résiduelles de leur critique qui échappent à ce procédé et à la sanction qui en découle, il faut noter d'emblée que les recourantes sont elles-mêmes peu au fait du grief qu'elles entendent soulever. Bien qu'elles énoncent se plaindre d'arbitraire dans l'établissement des faits (art. 9 Cst.), elles se plaignent en réalité de la violation de l'art. 311 CPC, en tant que l'autorité cantonale se serait trompée quant aux exigences de motivation posées par cette norme. Or, l'autorité cantonale a ici tenu rigueur aux recourantes de s'être contentées de présenter leur propre état de fait, de plus de manière confuse en tant qu'elles mêlaient faits et appréciation, et de n'avoir pas expliqué en quoi il y aurait lieu de compléter un état de fait supposément lacunaire. Exiger une motivation à ce sujet procède d'une application correcte de l'art. 311 al. 1 CPC (arrêt 4A_502/2021 précité et les références). Par surabondance, le grief des recourantes relatif à l'art. 311 CPC n'a aucune influence sur le sort du litige: si l'on s'en tient aux passages de leur appel où elles formulent la critique selon laquelle le premier juge aurait omis de tenir compte de certains faits démontrés par des offres de preuves, il ressort de l'arrêt attaqué que l'autorité cantonale a précisément examiné celles-ci, soit les pièces 20 à 32, comme elle l'a d'ailleurs signalé (cf. p. 19 in initio). Si les recourantes estimaient que l'autorité cantonale avait établi de manière arbitraire les faits sur la base de ces pièces, il leur appartenait de le faire en dénonçant la violation de l'art. 9 Cst. à l'appui d'une critique répondant aux exigences de précision et de clarté posées par le principe d'allégation (cf. art. 106 al. 2 LTF, supra consid. 2.2.). Or, elles ne le font pas. Il suit de là que le grief est irrecevable.