Citation: 6B_1311/2017 E. B

Statuant sur appel de X.________ et sur appel joint du Ministère public, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a, par jugement du 22 août 2017, réformé le jugement de première instance et constaté que la prénommée s'était rendue coupable d'escroquerie par métier, l'a condamnée à une peine privative de liberté de 12 mois, dont six avec sursis, avec un délai d'épreuve fixé à cinq ans, le jugement querellé étant confirmé pour le surplus. Le jugement de la Cour d'appel pénale du 22 août 2017 se fonde en substance sur les faits suivants. B.a. Née en 1975, X.________ est une ressortissante bosniaque qui a obtenu l'asile en Suisse en 1996 et qui est désormais titulaire d'un permis d'établissement C. Elle est mariée mais séparée et mère de deux fils majeurs. Depuis 2001, elle ne travaille plus en raison de problèmes de santé. La Consultation psychothérapeutique pour migrants a posé un diagnostic de " modification durable de la personnalité après une expérience de catastrophe, état dépressif récurrent avec syndrome somatique et anxiété généralisée ". A la date du jugement d'appel, elle effectuait deux heures de ménage par semaine chez un tiers. Elle était, pour le surplus, entretenue par les services sociaux. Son casier judiciaire mentionne une condamnation par le Tribunal correctionnel de la Broye et du Nord vaudois du 24 novembre 2011 pour vol à une peine de 60 jours-amende à 10 fr. le jour, sous déduction de 44 jours de détention avant jugement, avec sursis pendant 2 ans. B.b. En 2007, X.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Quatre ans plus tard, le 8 décembre 2011, l'Office de l'assurance A.________ (ci-après: A.________) l'a informée qu'elle lui reconnaissait une incapacité de travail à 50% et qu'une demi-rente lui serait accordée à condition qu'elle suive un traitement psychiatrique. X.________ a accepté cette exigence en date du 16 janvier 2012, indiquant comme médecin traitant le Dr B.________, psychiatre et psychothérapeute à C.________. Le 13 février 2012, A.________ lui a confirmé qu'elle lui accordait une demi-rente AI avec effet rétroactif au 1er avril 2006. B.c. Le 19 juin 2012, les psychiatre et psychologue traitants ont informé A.________ d'une aggravation de l'état de santé de X.________ depuis plusieurs mois et demandé une réévaluation de la situation. En marge de ces éléments, A.________ a, en date du 23 juillet 2012, informé X.________ qu'elle pouvait, si elle en réalisait les conditions, prétendre à une allocation supplémentaire pour impotent, en remplissant une demande dans un délai de 30 jours. Le 21 août 2012, la prénommée a rempli ce formulaire. Une enquête a été ordonnée. Une enquêtrice lui a rendu visite à son domicile, sur rendez-vous, en mars 2013, et a confirmé ses allégations. Le 11 juin 2013, A.________ a informé X.________ qu'il lui reconnaissait une incapacité de travail totale depuis janvier 2012 et le droit à une rente entière depuis le 1er juin 2012. Il l'a aussi informée de son obligation d'annoncer toute modification de sa situation susceptible de se répercuter sur le droit aux prestations. Le 25 février 2014, X.________ a rempli une nouvelle demande d'allocation pour impotent. Une assistante sociale du Centre D.________ de C.________ l'a aidée dans cette démarche, notant tous ses problèmes. B.d. Le service de la lutte contre la fraude de l'assurance-invalidité (service E.________) de A.________ a mis en place une observation qui s'est déroulée entre le 25 août et le 11 septembre 2014. Il s'est avéré que la réalité ne correspondait pas aux allégations de X.________. A.________ a dès lors confié un mandat de surveillance à un détective privé, qui a mené à son tour une " surveillance " du 23 au 26 septembre 2014 et durant plusieurs jours en novembre et décembre 2014. Le rapport du détective privé a confirmé le résultat des premières observations. Il en ressortait que X.________ était non seulement autonome, mais qu'elle effectuait en plus des ménages. L'enquête pénale a révélé, à la suite des auditions des employeurs, que cette activité durait depuis 2011 en tout cas et que X.________ travaillait chez deux personnes en se faisant appeler " F.________ ". A aucun moment elle n'a informé A.________ du fait qu'elle travaillait en qualité de femme de ménage et qu'elle en tirait un revenu.