Citation: 1C_551/2023 E. 2.4

2.4. Le recourant avance que seuls deux rapports d'expertise figurent au dossier: celui de C.________ SA de janvier 2020 (qui se rapporterait uniquement à une visite qui a eu lieu en novembre 2019 avant l'effondrement) et celui de D.________ SA de février 2021 (qui n'indiquerait pas le motif de sa conclusion). Il fait valoir qu'aucun rapport au dossier n'indique que le simple déblaiement du terrain ne serait pas apte et adéquat pour répondre à un éventuel intérêt public de sécurité. Il reproche à l'instance précédente d'arriver à des conclusions techniques (nécessité de reconstruire le mur pour des raisons de sécurité et de salubrité), sans se baser sur une expertise établie par un spécialiste. Ces affirmations ne peuvent être suivies. En effet, le recourant perd de vue qu'en plus des rapports des bureaux C.________ SA et D.________ SA, il y a encore les rapports de B.________ SA datés des 3 juin 2019 et 9 février 2021. En conclusion du rapport du 9 février 2021, le bureau B.________ SA relève notamment que les mesures effectuées montrent la poursuite des mouvements observés et confirment les analyses et conclusions faites dans son rapport technique du 3 juin 2019, à savoir que pour éviter un développement dangereux des désordres observés, il y a lieu de prévoir des mesures de stabilisation des deux parties du mur inférieur et ce à relativement court terme du côté sud. Le recourant oublie aussi que le rapport d'C.________ SA de janvier 2020 est postérieur à l'effondrement du mur et mentionne explicitement cet effondrement; ce rapport a d'ailleurs été complété par le procès-verbal de la séance du 8 mai 2020 lors de laquelle l'ingénieur d'C.________ SA s'est déterminé. Dans ces circonstances, procédant à une appréciation anticipée des preuves, l'instance précédente pouvait, sans arbitraire et sans violer le droit d'être entendu du recourant, renoncer à une inspection locale et à une expertise judiciaire, ce d'autant plus que le recourant n'a jamais produit aucune étude ou aucune preuve qui aurait permis de retenir comme il le soutient qu'aucun risque de salubrité et de sécurité imposerait la reconstruction du mur. Entièrement mal fondé, ce grief doit être écarté.