Citation: 1C_96/2022 E. 6.2

6.2. En l'occurrence, la Direction cantonale générale de l'environnement, Division Biodiversité et paysage (ci-après: DGE/BIODI) a constaté que la parcelle était comprise dans un territoire d'intérêt biologique prioritaire (ci-après: TIBP) du réseau écologique cantonal (ci-après: REC-VD) et se situait dans l'inventaire cantonal des réserves de faune. Dans un premier temps, la DGE/BIODI a ainsi exigé d'étudier la possibilité de déplacer plus au sud la villa individuelle (villa A) afin de préserver le bosquet sis au nord de la parcelle. La constructrice ayant fait valoir l'impossibilité de procéder à ce déplacement en raison notamment de la configuration de la parcelle et de contraintes en matière de distance aux limites, et la commune invoquant des objectifs de densification, la DGE/BIODI a finalement délivré un préavis favorable. Elle n'a par ailleurs pas retenu l'existence d'un biotope au sens des art. 18 ss LPN. Faisant sienne cette appréciation, la cour cantonale n'a ainsi examiné l'abattage des arbres qu'à la lumière du droit cantonal et a jugé que le projet n'y contrevenait pas.