Citation: 5A_85/2015 E. 3.2.2

3.2.2. Vu ce qui précède, sont irrecevables les faits qui ne ressortent pas de l'arrêt entrepris et dont la recourante ne démontre pas que l'autorité cantonale les aurait arbitrairement ignorés. Il en va ainsi notamment lorsque, de façon appellatoire, elle prétend que les ordonnances de séquestre ne lui ont pas été notifiées et que la juge d'instruction ne l'a pas informée de la pose des scellés ou qu'elle se réfère au lourd handicap de sa fille, née en 2005, ou encore qu'elle invoque l'absence de compte commun pour les paiements courants du ménage et les déclarations de deux avocats sur la pérennité du poste de son époux en tant qu'administrateur spécial de la faillite. Pour le surplus, la recourante reproche à la Cour d'appel civile d'avoir considéré qu'elle n'a pas allégué ni même prouvé l'existence de sa demande de prêt personnel déposée auprès de la Banque B.________, créancière de son mari, élément qui était propre à démontrer qu'elle ne connaissait pas les difficultés financières de ce dernier. Quand bien même admettrait-on que, sur ce point, l'autorité cantonale aurait constaté arbitrairement les faits, la correction de ce vice n'influerait pas sur le sort de la cause pour les motifs qui suivent.