Citation: 5C.74/2006 29.09.2006 E. 6

Le recourant prétend que les conditions de l'art. 165 al. 2 CC ne sont pas remplies. Toutefois, dans la mesure où il affirme que les époux ont tous deux consacré leurs revenus à l'entretien de la famille durant les années 1988 à 1999 et que l'intimée utilisait le compte privé sur lequel elle versait son salaire aussi pour ses dépenses personnelles, il se heurte, d'une part, à la constatation selon laquelle celle-là a assumé, en plus de l'entretien du ménage, l'essentiel des charges communes et s'en prend, d'autre part, à l'établissement des faits par l'autorité cantonale, ce qu'il ne saurait faire dans un recours en réforme (supra consid. 3). Pour le surplus, au vu des circonstances mentionnées ci-devant, la Chambre civile n'a pas violé le droit fédéral en considérant que l'intimée a contribué à l'entretien de la famille dans une mesure notablement supérieure à ce qu'elle devait en vertu de son devoir général d'assistance. Le recourant se prévaut à cet égard en vain d'un accord des conjoints. L'arrêt entrepris se borne à retenir que le mari s'est laissé convaincre des avantages que présentait à certains points de vue l'activité à plein temps de sa femme et que, selon son dire, il a limité en conséquence le volume de son activité professionnelle. Il ne constate nullement que le couple serait convenu que l'intimée assumerait, en plus de l'entretien du ménage, l'essentiel des charges communes.