Citation: 8C_95/2021 E. 4.2.2

4.2.2. Au moment où l'intimée a mis fin aux indemnités journalières, le 30 juin 2018, il ressortait des pièces médicales versées au dossier, en particulier du rapport du docteur D.________ du 2 mai 2018, qu'il n'y avait plus de traitement médical susceptible d'améliorer de manière notable l'état de santé de la recourante. On ne saurait ainsi suivre la recourante lorsqu'elle soutient que les autres médecins consultés avaient un avis divergent. Certes, le docteur F.________, spécialiste FMH en médecine interne générale, a relevé dans son rapport du 6 juillet 2018 que l'on pouvait avec le temps espérer encore une certaine amélioration; toutefois, il n'a pas pu indiquer une thérapie spécifique qui puisse améliorer de manière sensible l'état de sante de la recourante, dans la mesure où celle-ci connaissait les différents exercices à faire. Quant au rapport du 26 octobre 2018 de la doctoresse G.________, médecin associée au Département de l'appareil locomoteur du Service d'orthopédie et traumatologie de l'Hôpital H.________, il confirme qu'au moment de la clôture du cas, il n'existait pas d'indication à une réintervention chirurgicale. S'agissant en outre des traitements suggérés par la spécialiste (séances de piscine, drainages, amélioration de la marche par des chaussures appropriées), il y a lieu de constater qu'il s'agit de traitements dont la pratique considère qu'ils sont tout au plus aptes à augmenter le bien-être de la personne assurée, mais ne sont pas de nature à améliorer de manière considérable son état de santé. Il en va de même de la détermination du docteur E.________, dans laquelle il renvoie au rapport du 21 février 2019 de la doctoresse G.________, qui fait état d'une situation radiologique inchangée depuis octobre 2018 mais constate une légère amélioration grâce à la physiothérapie. Dans ces conditions, l'arrêt attaqué n'est pas critiquable en tant qu'il confirme que l'intimée était fondée à clore le cas avec effet au 30 juin 2018.