Citation: 1C_145/2021 E. 4.2

4.2. En l'espèce, la Cour de justice a souligné que le DT, qui n'avait certes pas répondu au courrier du 3 juin 2019, avait toutefois attendu le terme du délai au 30 juin 2019, sollicité par les recourants, pour statuer. Au regard des six délais précédemment impartis, que les recourants avaient laissé échoir, le département n'était plus tenu de répondre avant de prendre une décision. Par ailleurs, la supposition des recourants selon laquelle, en l'absence de réponse, ils auraient bénéficié de temps au vu de l'intervalle entre la dernière demande au MPQ et la relance du 20 mars 2019 ne trouvait aucun fondement ni légal ni compatible avec le but de la procédure accélérée (à ce propos, cf. Mémorial du Grand Conseil genevois [MGC] 2012-2013/XII A 18010). Aucune base légale n'imposait au département d'accorder une prolongation de délai dans le cas d'une demande formulée plus de trois mois après le terme du délai de rappel imparti aux recourants. Ces derniers n'avaient de surcroît pas procédé à une mise en demeure du DT au sens de l'art. 4 al. 4 LPA/GE.