Citation: 5A_809/2023 E. 3.2.2

3.2.2. La recourante expose avoir expliqué dans son recours cantonal s'être adressée à un psychothérapeute, reconnu au niveau fédéral et vice-président de la Société J.________, afin d'obtenir des renseignements sur les qualifications nécessaires à établir des expertises familiales. Celui-ci lui avait notamment indiqué les prérequis pour obtenir un Master en psychologie légale et figurer sur la liste des experts de la Société J.________. Selon la recourante, en affirmant qu'il n'est pas nécessaire d'avoir un Master en psychologie pour être reconnu en qualité d'expert, sans même examiner ses sources concernant la formation académique dont les experts doivent disposer ou sa critique en lien avec le manque d'expérience des personnes désignées en matière de psychologie de l'enfant souffrant d'un TSA, la cour cantonale a apprécié les preuves de manière arbitraire. À cet égard, il importait peu qu'elle n'ait pas contesté la nomination des expertes, dans la mesure où, à ce moment-là, ni elle ni l'enfant n'avait été diagnostiqué comme souffrant d'un TSA, qu'elle n'avait pas encore obtenu les renseignements sur les prérequis pour être expert et qu'il était à l'évidence peu envisageable de critiquer les compétences d'experts qui auraient peut-être été amenés à juger de sa situation. Les considérations de la recourante relatives à la nécessité pour un expert d'être titulaire d'un Master en psychologie prennent uniquement appui sur des propos qu'elle aurait recueillis du vice-président de J.________ et qu'elle a retranscrits dans son recours cantonal sans se référer à des pièces ni fournir d'explications sur le contexte dans lequel ils ont été recueillis. Elles constituent ainsi de simples allégations de partie impropres à démontrer un quelconque arbitraire dans l'appréciation de la cour cantonale. Par ailleurs, ses explications en lien avec l'opportunité de remettre en cause les compétences des experts au moment de leur nomination et sur le fait qu'elle n'avait pas encore requis les renseignements utiles sont purement appellatoires (art. 106 al. 2 LTF) et reposent sur des faits irrecevables car non constatés dans l'arrêt entrepris (art. 105 al. 1 LTF), la recourante n'exposant de surcroît pas pour quelle raison elle n'aurait pas pu obtenir ces informations avant le prononcé du jugement de première instance. Quant à sa critique selon laquelle les expertes ne disposaient pas des qualifications requises pour examiner des personnes souffrant de TSA, elle doit, elle aussi, être écartée, dans la mesure où la recourante ne fait que répéter le point de vue exprimé devant l'autorité précédente sans exposer en quoi de telles qualifications seraient nécessaires pour se prononcer sur ses capacités éducatives et émettre des recommandations concernant la prise en charge de l'enfant. Il s'ensuit qu'autant que recevables, ces critiques doivent être rejetées.