Citation: 5A_322/2022 E. 3.3.2

3.3.2. 3.3.2.1. Le recourant reproche à l'autorité précédente de ne pas avoir traité les différentes offres de preuve, notamment l'audition des parties et des témoins, ni pour les administrer, ni pour les rejeter, même implicitement. Le recourant relève notamment que la procédure ordinaire était applicable (art. 219 ss CC), que le fait que la procédure relative à la question du respect du délai de séparation de deux ans soit une procédure incidente ne changeait rien au fait que la décision prise en première instance bénéficiait de la pleine autorité de la chose jugée, et que les règles de forme applicables devaient être les mêmes que celles de la procédure " non simplifiée ". Il ajoute encore que le refus d'entendre la nounou des enfants lui paraît des plus critiquables, son audition ayant pour but d'établir que l'organisation de la famille relative aux enfants n'avait pas évolué en 2018. 3.3.2.2. On ne saurait suivre le recourant, dès lors qu'en statuant directement sur le principe du divorce après le dépôt des conclusions motivées des parties, le Tribunal a - comme la Cour de justice l'a relevé - implicitement rejeté les offres de preuve, ce par appréciation anticipée, considérant que celles-ci n'étaient pas pertinentes. En d'autres termes, il a estimé avoir acquis la certitude que les moyens de preuve encore proposés ne pourraient pas l'amener à modifier son opinion. Par ailleurs, le recourant n'expose pas en quoi l'application de la procédure ordinaire empêcherait l'appréciation anticipée de la pertinence des moyens de preuve offerts. Se contentant de qualifier le refus de critiquable, il échoue à démontrer le caractère arbitraire de la décision sur ce point.