Citation: 8C_236/2023 E. 3.4.4

3.4.4. En ce qui concerne les critères n° 4, 6 et 7 (douleurs physiques persistantes; difficultés apparues au cours de la guérison; degré et durée de l'incapacité de travail causée par les lésions physiques) - dont il y a lieu d'admettre qu'ils sont pertinents avant tout pour l'événement du 14 février 2016 -, les juges cantonaux ont considéré ce qui suit. Il était douteux que le critère des douleurs physiques persistantes fût rempli; de toute façon, il ne s'était pas manifesté dans une mesure qualifiée puisque des périodes d'atténuation des douleurs étaient documentées au dossier. Dans ces conditions, il n'était pas nécessaire d'examiner les critères n° 6 et n° 7. Mais même si ces critères devaient être admis, aucun d'entre eux n'était suffisamment prégnant pour qu'un lien de causalité adéquate puisse être retenu. Soulignant que cette question devait être examinée en excluant les aspects psychiques, les juges cantonaux ont relevé que des facteurs psychogènes - notamment une fragilité psychique préexistante aux accidents liée à des violences et à des abus subis durant l'enfance et l'adolescence - avaient joué un rôle significatif dans l'évolution défavorable des troubles affectant le poignet droit de la recourante. Ces facteurs avaient contribué à une forme de chronicisation de son état et prolongé en conséquence la durée de l'incapacité de travail ainsi que le processus de guérison, comme cela pouvait être déduit des rapports versés au dossier, notamment ceux du docteur H.________ des 23 octobre 2019 et 7 octobre 2020.