Citation: 5A_911/2022 E. 1.1

1.1. En tant que l'arrêt entrepris confirme la décision du Président, prise alors qu'une procédure de partage était déjà pendante, de nommer Me J.________ en qualité de représentant de l'autorité intervenant au partage en lieu et place de A.________, au sens de l'art. 609 al. 1 CC, il s'agit d'une décision de nature incidente, qui ne porte ni sur la compétence ni sur une demande de récusation (cf. art. 92 LTF), et qui tombe ainsi sous le coup de l'art. 93 LTF. A cet égard, il n'est donc susceptible d'un recours immédiat au Tribunal fédéral que s'il peut causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF), l'hypothèse prévue par l'art. 93 al. 1 let. b LTF étant d'emblée exclue en l'espèce, dès lors que l'admission du présent recours ne mettrait pas fin à la procédure de partage. Le préjudice irréparable, au sens de cette disposition, est un préjudice de nature juridique qu'une décision finale, même favorable à la partie recourante, ne ferait pas disparaître entièrement; un dommage économique ou de pur fait, tel que l'accroissement des frais de la procédure ou la prolongation de celle-ci, n'est pas considéré comme un préjudice irréparable de ce point de vue. Il appartient à la partie recourante d'établir la réalisation de cette condition, à moins qu'elle ne soit manifeste (ATF 147 III 159 consid. 4.1; 142 III 798 consid. 2.2 et les références). En l'espèce, le recourant fait valoir à cet égard que la décision entreprise a pour conséquence de le priver "de sa qualité de partie, et donc de tous les droits fondamentaux qui y sont rattachés, dans le cadre du procès en partage de la succession de son père". Il faut admettre que dans la mesure où l'autorité désignée en vertu de l'art. 609 al. 1 CC intervient au partage à la place de l'héritier-débiteur (en l'occurrence par l'intermédiaire d'un représentant qu'elle a nommé) et où elle est indépendante, dans ses décisions, de la volonté de celui-ci - ayant notamment la possibilité de signer une convention de partage et de prendre des conclusions dans le procès en partage (cf. parmi plusieurs arrêt 5A_748/2021 du 5 avril 2022 consid. 5.1) -, la décision entreprise risque de causer un préjudice irréparable au recourant. Elle est en effet susceptible d'influer sur le déroulement du procès en partage et sur son résultat, le représentant de l'autorité devant certes tenir compte des intérêts de l'héritier-débiteur, mais aussi et en premier lieu, défendre les intérêts des créanciers de celui-ci, de manière à ce qu'ils puissent être désintéressés (arrêt 5A_748/2021 du 5 avril 2022 consid. 5.1 in fine). Le fait que l'héritier concerné ait la possibilité de se plaindre devant l'autorité de surveillance de la violation des devoirs de l'autorité (ou de son représentant), notamment si celle-ci l'informe insuffisamment (cf. arrêt 5A_387/2014 du 18 septembre 2014 consid. 4.2 et les références), ne saurait suffire à remédier à ce risque. Le recours contre une décision incidente est soumis à la même voie de droit que celle qui est ouverte contre la décision principale (ATF 147 III 451 consid. 1.3; 137 III 380 consid. 1.1). En l'espèce, il s'agit d'une cause en matière successorale, partant, sujette au recours en matière civile (art. 72 al. 1 LTF), de nature pécuniaire, dont la valeur litigieuse est supérieure à 30'000 fr. (art. 74 al. 1 let. b LTF). En conséquence, le point de savoir si la présente cause soulève des questions juridiques de principe, comme l'affirme le recourant, est dénué de pertinence (cf. sur ce point art. 74 al. 2 let. a LTF).