Citation: I 1034/06 06.12.2007 E. 3

3.1 Pour déterminer le degré d'invalidité du recourant, les premiers juges ont appliqué la méthode générale de la comparaison des revenus. Ils ont considéré que le salaire que percevait le recourant depuis 2000 auprès de son employeur ne correspondait à l'évidence pas à ce qu'il aurait été en mesure de réaliser en tant que personne valide. Il y avait dès lors lieu de considérer que le degré d'invalidité du recourant rejoignait son degré d'incapacité de travail, à savoir 25 %, taux qui ne donnait pas droit à l'octroi d'une rente d'invalidité. 3.2 Le recourant conteste le raisonnement de la juridiction cantonale. Il relève que c'est dans un contexte professionnel précaire depuis 1992 (chômage, programmes d'occupation et emplois précaires) qu'il a accepté un emploi à 50 % à la Fondation X.________ à compter du 1er janvier 2000. La juridiction cantonale ne pouvait soutenir que le salaire perçu ne correspondait manifestement pas à celui qu'il était en mesure de réaliser en tant que personne valide, partant lui reprocher implicitement de ne pas avoir exercé d'activité en relation avec sa formation initiale. Il convenait de se référer au salaire qu'il pouvait percevoir au sein de la Fondation avant la survenance de son accident, à savoir 91'000 fr. (45'500 fr. x 2). Ce montant devait être comparé au revenu qu'il réalisait actuellement, soit 39'200 fr., ce qui aboutissait à un taux d'invalidité de 57 % donnant droit à une demi-rente d'invalidité. 3.3 Dès lors que le recourant conteste implicitement l'application des règles légales et jurisprudentielles sur la manière d'effectuer la comparaison des revenus, il s'agit d'une question de droit soumise au libre examen de la Cour de céans (ATF 132 V 393 consid. 3.3 p. 399). 3.3.1 Chez les assurés actifs, le degré d'invalidité doit être déterminé sur la base d'une comparaison des revenus. Pour cela, le revenu du travail que l'invalide pourrait obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui, après exécution éventuelle de mesures de réadaptation et compte tenu d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide. La comparaison des revenus s'effectue, en règle ordinaire, en chiffrant aussi exactement que possible les montants de ces deux revenus et en les confrontant l'un avec l'autre, la différence permettant de calculer le taux d'invalidité (méthode générale de comparaison des revenus; ATF 128 V 29 consid. 1 p. 30, 104 V 135 consid. 2a et 2b p. 136).