Citation: 4C.326/2006 22.05.2007 E. 3

La recourante signale d'entrée de cause qu'elle s'en prend uniquement au caractère abusif du congé reconnu par l'autorité cantonale et à l'allocation d'une indemnité à l'intimé de ce chef. Elle prétend qu'en mettant à sa charge le fardeau de la démonstration du caractère absolument nécessaire du licenciement, la Cour civile a enfreint l'art. 8 CC ainsi que les art. 335 et 336 ss CO. Elle reproche à la cour cantonale de n'avoir mentionné aucun indice établissant qu'elle souhaitait se débarrasser du demandeur du fait de son âge proche de la retraite et du niveau élevé de son salaire. La défenderesse fait valoir à cet égard qu'elle avait accédé à la demande de l'intimé, lequel avait souhaité réduire progressivement son activité professionnelle et bénéficier d'une retraite anticipée dès janvier 2006, de sorte que les charges salariales et sociales en relation avec le poste de l'intimé auraient de toute manière été progressivement allégées avant de disparaître complètement le 1er janvier 2006. De toute manière, continue la défenderesse, le demandeur, auquel une augmentation de salaire avait été refusée en décembre 2002, voyait donc son salaire demeurer inchangé en 2003; la recourante en déduit qu'il n'y avait aucune raison économique pour l'employeur de mettre fin au contrat de travail de l'intéressé. Enfin, la défenderesse soutient qu'il n'y a rien d'abusif à licencier un cadre qui, au mépris de son devoir de fidélité, fait état de ses dissensions avec la direction auprès de ses subordonnés.