Citation: 2C_182/2017 E. 6.2

6.2. Il ressort de l'arrêt entrepris que le recourant est en Suisse depuis plus de 30 ans. Sur une période de 19 ans, il a été condamné à douze reprises, totalisant 60 mois et dix jours de peine privative de liberté, ainsi que 130 jours-amende. Trois de ses condamnations sont équivalentes ou supérieures à douze mois. Six condamnations concernent des infractions contre le patrimoine (recels, vol, vols en bande et par métier, tentatives de vols en bande et par métier, dommages à la propriété, escroqueries, utilisation frauduleuse d'un ordinateur, abus de confiance et tentative de vol), cinq se rapportent à des infractions à la LCR (conduite sans être titulaire du permis de conduire nécessaire, violations graves des règles de la circulation, conduite d'un véhicule non couvert par l'assurance responsabilité civile, usage abusif de permis ou de plaques et circulation sans permis de conduire, vols d'usage), deux ont trait à des infractions contre la vie et l'intégrité corporelle (lésions corporelles simples et lésions corporelles par négligence) et deux relèvent de crimes ou délits contre la famille (violations d'une obligation d'entretien). On mentionnera en premier lieu que le recourant, contrairement à ce qu'il semble penser, a commis des infractions envers lesquelles le Tribunal fédéral se montre particulièrement rigoureux (cf. ATF 139 II 121 consid. 5.3 p. 125 s.), s'en étant pris à l'intégrité physique de tiers (une condamnation pour avoir donné un coup de poing et une autre parce que son chien a mordu un enfant à la joue). Par ailleurs, même si elle est relativement ancienne, on ne saurait passer sous silence la condamnation du 21 janvier 1997 à quatre mois d'emprisonnement pour violations graves de la LCR et la mise en danger d'un grand nombre d'utilisateurs de la route qu'elle implique. Si les autres infractions sont certes des infractions contre le patrimoine, il ne faut pas perdre de vue que le critère de la gravité peut également être réalisé par des actes qui présentent un degré de gravité comparativement moins élevé, mais qui, par leur répétition, démontrent chez l'étranger une incapacité à se conformer à l'ordre établi (cf. arrêt 2C_862/2012 du 12 mars 2013 consid. 3.2). Or, le recourant a été systématiquement condamné, entre 1996 et 2015, sans jamais réduire un tant soit peu l'intensité de son activité délictuelle. Les circonstances aggravantes de la bande et du métier ont en outre été retenues pour plusieurs des infractions. Sur le vu de ces éléments, il ne saurait être question de relativiser à ce point ses actes et ne pas admettre un risque de récidive concret. S'il faut reconnaître qu'il n'a plus commis d'infractions depuis le début de l'année 2013, cela ne suffit pas à exclure un tel risque.