Citation: 4A_293/2017 E. 2.1

2.1. Les maîtres de l'ouvrage reprochent à l'autorité précédente d'avoir violé l'art. 370 CO en n'interprétant pas correctement leur courrier du 15 avril 2011, qui constituerait selon eux un avis des défauts en bonne et due forme. Cette missive contiendrait l'allégation ferme et précise d'un défaut de stabilisation du talus à l'occasion de la construction de ce dernier, défaut qui serait présenté comme une certitude pour les maîtres («nach unserer Meinung») tant que les entrepreneurs ne leur fourniraient pas la preuve du contraire. En précisant qu'ils n'accepteraient aucune responsabilité en cas de nouveau glissement et de dommage au bâtiment, ils manifestaient l'intention de rendre les entrepreneurs responsables de ce défaut. Rien ne les empêchait de donner l'avis des défauts avant d'avoir la certitude absolue de l'existence du défaut incriminé.