Citation: 6S.226/2006 02.06.2006 E. 1

Le premier juge a pris en considération le fait que le recourant est atteint d'un cancer de l'intestin diagnostiqué en août 2005. Il a discuté l'incidence de ce fait nouveau sur la quotité de la peine et retenu qu'il ne justifiait en l'espèce qu'une diminution légère de la peine à prononcer. Dans la mesure où le recourant fonde sa critique sur un état de fait différent de celui retenu par le premier juge, elle est irrecevable (art. 33 al. 3 let. b LTPF; art. 277bis al. 1 phr. 2 PPF). Sur le fond, l'appréciation restrictive du premier juge est conforme à la jurisprudence et à la doctrine (Hans Wiprächtiger, Commentaire bâlois, n. 95 ad art. 63 CP). Pour le surplus, le premier juge a correctement énoncé les principes applicables en matière de fixation de la peine. Il a réfuté les critiques que le recourant avait soulevées dans son premier pourvoi et motivé de manière convaincante la peine fixée. Compte tenu de la gravité des infractions commises et de la situation personnelle du recourant, on ne discerne dans la peine de trois ans et trois mois aucun abus du large pouvoir d'appréciation dont jouit en la matière le juge du fait, cantonal ou fédéral. Il peut ainsi être renvoyé aux considérants pertinents du jugement querellé. Partant, le pourvoi doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.