Citation: 6B_637/2019 E. B

Statuant sur recours de A.X.________, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois l'a, par arrêt du 26 mars 2019, rejeté et a confirmé l'ordonnance de non-entrée en matière attaquée. En substance, A.X.________ reprochait à son épouse deux messages électroniques adressés par WhatsApp les 17 et 27 octobre 2019. Le premier avait la teneur suivante, traduite de l'anglais, "Oui je sais que, dans ta culture (& famille), les enfants sont privés de tout jusqu'à 21 ans puis on leur lègue des millions tandis que les parents se dirigent vers leur tombe... Dans ma culture, les enfants profitent des biens de leurs parents tout au long de leur vie et, en grandissant, travaillent afin d'acquérir les leurs". Le second mentionnait ce qui suit: "Rappelle-toi d'un proverbe... Si tu es nourri de merde... seulement de la merde ressortira... de la merde entre... de la merde ressort...! Puisque tu es celui qui nourrit... je ne peux pas vraiment blâmer cette pauvre femme [...]". La cour cantonale a retenu, en bref, que s'agissant du premier message, la comparaison entre deux cultures dont il était question ne pouvait être considérée comme étant de nature à jeter, sur une personne particulière, le soupçon de tenir une conduite contraire à l'honneur. Le message évoquait un mode d'éducation consistant, pour des parents économiquement favorisés, à confiner leur enfants dans une relative frugalité avant de les faire bénéficier des richesses familiales à l'âge de 21 ans seulement. Pour les juges précédents, cela ne faisait en rien passer les parents décédés de A.X.________ pour des personnes méprisables. Il n'y avait donc pas d'atteinte à l'honneur, tel qu'il est pénalement protégé. En ce qui concerne le second message, il n'y était à l'évidence pas question d'allégations de fait. L'évidente vulgarité et la virulence de la critique contenue dans le message ne suffisaient pas à constituer une atteinte à l'honneur pénalement protégé de son destinataire. L'expression correspondait bien plutôt au cas de figure de la critique de l'oeuvre d'un artiste assimilé à "de la merde". La cour cantonale a dès lors considéré que l'appréciation mise en cause par A.X.________ ne dépassait pas les limites fixées par le droit pénal.