Citation: 1C_6/2019 E. 2.2

2.2. En l'espèce, six des employés - dont deux détenant un permis de conduire de la catégorie B - du recourant ont été engagés pour une durée déterminée; celle-ci est d'ailleurs arrivée à échéance au plus tard le 31 octobre 2018 (cf. le récapitulatif des employés 2018 [pièce 5] et les contrats de travail produits devant l'instance précédente [pièce 6]). Sous cet angle, il ne semble pas arbitraire de considérer que le recourant serait donc en mesure de recruter des travailleurs bénéficiant du permis de conduire adéquat, respectivement d'expériences en matière de conduite de véhicules agricoles. Si le recourant prétend ensuite n'avoir pas les moyens d'engager ce type de personnel eu égard à la perte résultant de l'exercice 2017, il n'expose pas, chiffres à l'appui, en quoi l'expérience demandée entraînerait une augmentation - notamment dans une telle proportion - des salaires qu'il peut offrir, par exemple en application d'une convention collective. En tout état de cause, la détention du permis de la catégorie B autorise notamment à conduire des véhicules de la catégorie G dont la vitesse maximale n'excède pas 30 km/h (cf. art. 4 al. 1 en lien avec l'art. 3 al. 3 de l'ordonnance du 27 octobre 1976 réglant l'admission des personnes et des véhicules à la circulation routière [OAC; RS 741.51]), le défaut d'expérience préalable n'apparaissant ainsi pas déterminant pour exclure toute conduite future de ce type de véhicule par les détenteurs d'un permis de cette catégorie. Le recourant ne prétend enfin pas ne disposer que de véhicules limités à 40 km/h, soit ceux requérant un cours de conduite (cf. art. 4 al. 3 OAC). Partant, l'autorité précédente n'a pas procédé de manière arbitraire en retenant l'hypothèse que le recourant pourrait organiser différemment la gestion de son exploitation, notamment lors de l'engagement des travailleurs saisonniers, et ce grief peut être écarté.