Citation: 5P.7/2003 22.04.2003 E. 2

La recourante soutient, dans un premier grief, que l'autorité cantonale a arbitrairement écarté l'application de la méthode dite du minimum vital et nié tout droit de l'épouse à une contribution d'entretien. La présomption de l'existence d'un partenariat - impliquant le partage par moitié du solde disponible - n'aurait, en effet, pas été renversée en l'espèce. La méthode du minimum vital n'est qu'une des manières de calculer la contribution d'entretien, et non un modèle obligatoire. Une décision qui ne l'applique pas n'est donc pas, de ce seul fait, arbitraire, spécialement lorsque, comme en l'espèce, les circonstances sont particulières. La question de l'application de la méthode du minimum vital ne peut d'ailleurs se poser que si le principe d'une contribution est acquis, ce qui n'est pas le cas ici. Sans pertinence, le grief est par conséquent irrecevable. La recourante invoque subsidiairement une violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.), car le raisonnement de l'autorité cantonale serait incompréhensible. Ce grief peut se comprendre comme celui de motivation insuffisante. Selon la jurisprudence relative à l'art. 29 al. 2 Cst. (4 aCst.), la décision doit être motivée de façon telle que le justiciable puisse l'attaquer en connaissance de cause (ATF 125 II 369 consid. 2 c. p. 372). Tel est bien le cas en l'espèce, ainsi que cela résulte du recours lui-même. Le grief n'est donc pas fondé.