Citation: 5A_407/2021 E. 5.1

5.1. La Cour de justice a relevé que l'ex-époux ne remettait à juste titre pas en cause en appel le fait que le mariage avait eu une influence concrète sur la situation de son ex-épouse, dès lors que la vie commune avait duré plus de quinze ans et que les parties avaient eu " un enfant commun ". Lors de la séparation en 2013, l'ex-épouse, qui n'avait pas travaillé durant le mariage, avait immédiatement entrepris une formation professionnelle devant aboutir à un diplôme HETS d'assistante sociale, dans le but de devenir financièrement autonome. Elle devait terminer sa formation en juillet 2021 puis se consacrer à la rédaction de son travail de Bachelor sur une période d'un à deux semestres supplémentaires. Parallèlement, elle avait pris dès 2016 un emploi à mi-temps auprès de F.________, pour un salaire de quelques 2'350 fr. nets par mois. On ne pouvait suivre l'ex-époux lorsqu'il faisait valoir qu'elle bénéficiait déjà d'une formation professionnelle, puisqu'elle aurait disposé, ce qui n'était en outre pas prouvé, d'un baccalauréat et d'une formation en langue ancienne et en chant. Il n'indiquait d'ailleurs pas quelle activité elle aurait pu effectuer avec une telle formation ni quel revenu elle aurait pu en tirer. Pour le surplus, l'autorité cantonale a relevé que l'ex-époux ne contestait pas en tant que tel le montant de la contribution d'entretien en faveur de son ex-épouse, fixé par le premier juge à 3'500 fr., permettant à celle-ci non seulement de couvrir ses charges (4'255 fr.) mais aussi de bénéficier d'un solde mensuel de quelques 1'595 fr. par mois afin de maintenir son train de vie. Il faisait toutefois valoir à juste titre que les charges de loyer de son ex-épouse allaient diminuer de 360 fr. par mois du fait de la réduction de son loyer dès le 1er janvier 2021. Par conséquent, il se justifiait de réduire le montant de la contribution dans la même proportion et ainsi de la fixer à 3'140 fr. (3'500 fr. - 360 fr.). Après déduction de ses impôts, estimés à 1'000 fr. par mois, et de ses charges, il resterait à l'ex-épouse un solde mensuel de 600 fr. Dès lors que l'ex-époux retrouverait sa capacité de gain antérieure d'ici la fin du mois d'avril 2021, le dies a quo a toutefois été fixé au 1er mai 2021. Enfin, la Cour de justice a considéré que le dies ad quem fixé par le premier juge - à savoir au plus tard fin décembre 2022 - n'était pas critiquable dès lors que l'ex-épouse achèverait sa formation entre janvier et juillet 2022, compte tenu de la rédaction de son mémoire de fin de formation. Il était approprié de lui laisser quelques mois pour trouver un emploi à plein temps.