Citation: 2A.16/2001 23.01.2001 E. 1

Par ailleurs, ce dernier a été mis en contact téléphonique avec l'Ambassade de Guinée à Paris à trois reprises, les 4 et 29 septembre 2000 ainsi que le 14 novembre 2000. Les trois fois, le représentant de cette ambassade a déclaré qu'il n'était pas guinéen. En outre, lors de l'audition précitée du 4 septembre 2000, le recourant a donné le numéro de téléphone d'un oncle maternel à Conakry, mais il s'est avéré que ce numéro n'avait pas été attribué. Le 3 novembre 2000, l'intéressé a certes écrit au Directeur du lycée de l'"Enfant-Jésus" à Conakry pour lui demander d'envoyer un document en vue de son retour. Toutefois, cette démarche apparaît vouée à l'échec, puisque l'Ambassade de Suisse en Côte d'Ivoire a affirmé, dans son courrier du 6 octobre 2000, que ce lycée n'existait pas. On peut dès lors douter des affirmations du recourant sur son identité ainsi que de sa volonté de se soumettre à l'exécution de son renvoi et, par conséquent, de coopérer avec les autorités qui en sont chargées. Les conditions de l'art. 13b al. 1 lettre c LSEE sont donc remplies. Le recourant reproche à l'autorité intimée d'avoir violé le principe de la proportionnalité (art. 13c al. 2 LSEE), car une mesure plus légère que la détention aurait pu être ordonnée. On ne saurait le suivre. Compte tenu de son lourd passé, aucune des autres mesures envisageables - telle que la surveillance policière, l'assignation à domicile ou l'encadrement dans un foyer pour requérants d'asile - n'était suffisante.