Citation: U 190/03 10.11.2004 E. A

A.a D.________, né en 1967, a achevé une formation de mécanicien sur cycles et exercé ce métier pendant de nombreuses années au service de sa propre entreprise. A ce titre, il était assuré contre les accidents professionnels et non professionnels, ainsi que contre les maladies professionnelles auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: la CNA). Le 31 août 1996, D.________ a été victime d'une distorsion de l'épaule droite et d'une contusion au niveau de la colonne thoracique proximale à la suite d'un plongeon aquatique d'une hauteur de trois mètres. Il a subi une période d'incapacité entière puis partielle de travail jusqu'au 16 septembre 1996, date à partir de laquelle il a repris à plein temps l'exercice de son métier. La CNA a pris en charge le cas au titre de lésion corporelle assimilée à un accident. A.b A la suite d'un accident de la circulation routière survenu le 24 août 1999, D.________ a été victime d'une fracture ouverte bicondylienne du plateau tibial droit avec arrachement du ligament rotulien, ayant entraîné une nouvelle période d'incapacité totale de travail. La CNA - auprès de laquelle il était alors assuré en qualité de demandeur d'emploi - a également pris en charge le cas. Il a présenté une capacité résiduelle de travail de 50 % à compter du 1er mai 2000 et dès le 3 octobre suivant, il a repris, à ce taux, l'exercice d'une activité lucrative salariée. Le 16 janvier 2001, D.________ a fait état auprès de la CNA, de douleurs lancinantes ressenties au niveau des épaules depuis l'accident précité. A la suite de ces troubles, il a subi une période d'incapacité de travail totale à partir du 10 mars 2001, puis partielle (50 %) dès le 28 mars suivant et sollicité l'octroi des prestations corrélatives à charge de l'assurance-accidents. Par décision du 30 novembre 2001 confirmée sur opposition le 29 janvier 2002, la CNA a admis la prise en charge des suites économiques liées à l'affection scapulaire droite, considérant que celle-ci présentait un lien de causalité naturelle avec l'accident survenu en 1996. Par contre, elle a estimé qu'il ne lui incombait pas d'assumer les coûts afférents aux douleurs décrites à l'épaule gauche, retenant qu'elles étaient dépourvues de tout lien de causalité avec l'accident du 24 août 1999 et qu'elles ne constituaient pas une lésion corporelle assimilée à un accident.