Citation: 9C_283/2022 E. 6

Cette argumentation n'est pas fondée. La juridiction cantonale a en effet procédé à une appréciation circonstanciée et soigneuse des preuves. Elle a apprécié l'ensemble du dossier constitué, principalement le dossier de l'office AI. Elle a ainsi notamment pris en considération l'avis des médecin et psychologue traitants (dont elle a déduit l'apparition de troubles incapacitants à la fin de l'année 2018 seulement), les raisons de la fin des rapports de travail (économiques et non médicales) ou la capacité de l'assuré à travailler à l'entière satisfaction de ses différents employeurs successifs durant une vingtaine d'années. Le recourant ne conteste pas ces points. Il se contente pour l'essentiel de faire grief aux premiers juges d'avoir ignoré l'avis du docteur F.________ et les conclusions du stage réalisé dans le cadre du chômage ou d'avoir mal interprété le rapport de la doctoresse E.________. Ce faisant, il ne critique pas l'ensemble des éléments d'appréciation analysés par le tribunal cantonal mais se limite à procéder à sa propre appréciation de quelques éléments particuliers, que l'autorité judiciaire n'a pas ignorés. Pour ce motif déjà, son argumentation n'est pas de nature à mettre en évidence une appréciation arbitraire des preuves. On ajoutera que, contrairement à ce que veut faire accroire l'assuré, le docteur F.________ n'a pas attesté l'épuisement des capacités adaptatives à la suite de la perte de l'emploi en 2016 mais a seulement fait état de l'hypothèse des conseillers en réadaptation de l'office AI, raison pour laquelle il a suggéré d'interroger le médecin traitant avant de proposer la réalisation d'une expertise psychiatrique (avis des 29 avril et 14 juillet 2020). Ensuite, le certificat de travail, délivré le 25 mai 2018 au terme du stage qui s'était déroulé du 26 février au 25 mai 2018, indique que le recourant, rapide et précis, avait donné entière satisfaction pour la quantité et la qualité des tâches confiées, qu'il avait atteint les objectifs fixés et que, bien que réservé, il avait entretenu des relations correctes avec ses collègues et ses supérieurs, ainsi que l'a constaté la juridiction cantonale. Enfin, quoi qu'en dise l'assuré de manière appellatoire, la doctoresse E.________ est bien restée floue quant au début exact de l'incapacité de travail qu'elle a fixée à "depuis 2018" et a clairement lié le début des ruminations anxieuses et des troubles du sommeil à la fin du mois d'avril 2018 "en fin de droit (chômage) " et à la perte de l'autonomie financière subséquente (rapport du 21 avril 2021 p. 6 et 17), ainsi que l'ont relevé les premiers juges. Dans ces circonstances, on ne peut valablement reprocher au tribunal cantonal d'avoir fait preuve d'arbitraire, en excluant que l'incapacité de travail, dont la cause est à l'origine de l'invalidité, soit survenue à une époque où le recourant était assuré auprès de l'une des institutions de prévoyance intimées.