Citation: 5A_327/2018 E. 7.2.1

7.2.1. Il apparaît ainsi en l'espèce que la méthode dite du minimum vital avec répartition de l'excédent ( zweistufige Methode) a été appliquée pour fixer la contribution d'entretien destinée à l'épouse. La juge déléguée a en revanche fixé les contributions en faveur des enfants préalablement à celle de leur mère, en tenant compte de leurs besoins concrets respectifs, qui ont été arrêtés de manière relativement large (méthode du calcul concret; einstufige Methode) : le montant des charges retenu tient compte en effet de leurs différents loisirs et avoisine ceux fixés par les tabelles zurichoises pour leurs catégories d'âge. Dans ces conditions, une répartition du solde disponible entre les enfants d'une part et l'épouse d'autre part (cf. ATF 140 III 337 consid. 4.2.2; 137 III 59 consid. 4.2.3) ne se justifiait donc pas, a priori. Le recourant admet toutefois qu'il n'exerce pas son droit de visite. Si les raisons expliquant cette situation, fondées sur des appréciations divergentes des parties, ne sont pas déterminantes, il n'en demeure pas moins que l'épouse a la charge complète des enfants, et ainsi leur charge financière lorsque leur père devrait exercer son droit de visite (i.e. la moitié des week-ends et vacances à tout le moins pour un droit de visite ordinaire). Cette situation particulière ne leur permet donc pas de bénéficier - du moins indirectement - du disponible de leur père, dont la situation financière est au demeurant plus confortable que celle de leur mère. Dans ces circonstances, il n'apparaît donc pas arbitraire de n'octroyer que 35% du disponible au recourant comme l'a décidé la cour cantonale.