Citation: 2P.183/2001 31.10.2001 E. 3

3.- Le recourant soutient que l'arrêt attaqué porte une atteinte disproportionnée à sa liberté économique telle que garantie par l'art. 27 Cst. Selon lui, le Tribunal administratif aurait pu concevoir de "délivrer une autorisation d'exploitation à titre d'essai" ou encore "de la soumettre à certaines conditions subordonnées au contrôle du Département". a) Selon l'art. 27 Cst. , la liberté économique est garantie (al. 1); elle comprend notamment le libre choix de la profession, le libre accès à une activité économique lucrative privée et son libre exercice (al. 2). Aux termes de l'art. 36 al. 3 Cst. , toute restriction d'un droit fondamental doit être proportionnée au but visé. Le principe de la proportionnalité exige notamment qu'entre plusieurs moyens adaptés, on choisisse celui qui porte l'atteinte la moins grave aux intérêts privés (cf. ATF 125 I 474 consid. 3 p. 482 et la jurisprudence citée). b) En l'espèce, il a été établi que le recourant exerce une activité diurne à plein temps qui l'empêche de bénéficier du temps nécessaire à l'exercice d'une gestion personnelle et effective de l'établissement. Dans ces circonstances, on ne voit pas, et le recourant ne l'expose pas non plus, quel sens pourrait revêtir une autorisation à l'essai ou assortie de conditions qui permettrait de concilier l'exercice d'une activité diurne à plein temps et le but visé dont l'intérêt public n'est par ailleurs pas contesté par le recourant. Par conséquent, en confirmant le refus d'octroyer l'autorisation d'exploiter, le Tribunal administratif n'a violé ni la liberté économique du recourant ni le principe de proportionnalité.