Citation: 9C_406/2020 E. 6.4.4

6.4.4. Dans ce contexte, l'argumentation de la recourante selon laquelle les premiers juges auraient "ignoré" qu'elle souffrait depuis de nombreuses années en raison d'une prothèse de hanche trop longue, ne lui est d'aucun secours. L'assurée affirme, en se référant en particulier aux avis des docteurs F.________ et J.________, que le changement de la prothèse de hanche effectué en septembre 2019 démontre qu'elle souffrait de douleurs invalidantes à la hanche gauche. Certes, si dans son rapport du 16 avril 2019, le docteur J.________ a mentionné que la prothèse de la hanche gauche n'avait pas eu l'effet escompté et provoquait des douleurs, il a cependant indiqué que celle-ci allait prochainement être changée par le docteur F.________, mais ne s'est pas prononcé sur la capacité de travail de l'assurée, comme l'a relevé la juridiction de première instance. Le docteur F.________ a pour sa part retenu le diagnostic de status après pose d'une prothèse totale de la hanche gauche entraînant un rallongement post-opération du membre inférieur gauche avec des douleurs séquellaires, en précisant cependant qu'il ne voyait pas d'indication chirurgicale à un changement de prothèse à l'heure actuelle (rapport du 12 octobre 2017). S'il a par la suite indiqué que la prothèse de la hanche gauche allait être changée prochainement, il a expliqué que cette intervention allait être effectuée à la demande de la patiente, qui souhaitait absolument envisager cette opération, comme l'ont expliqué les premiers juges (rapport du 19 mars 2019). Le docteur F.________ n'a par ailleurs pas attesté d'incapacité de travail, ni en 2017, ni en 2019. La recourante ne peut donc pas être suivie lorsqu'elle affirme de manière péremptoire que le docteur F.________ était convaincu, en 2017 déjà, de la nécessité d'une intervention chirurgicale pour changer la prothèse de la hanche. On ajoutera par ailleurs que dans son rapport d'expertise du 10 juin 2016, le docteur B.________ a tenu compte de limitations fonctionnelles en relation avec la pose de la prothèse de la hanche gauche effectuée en 2013 lors de l'évaluation de la capacité de travail de la recourante (limitations pour les marches prolongées, les marches en terrain irrégulier, les stations debout prolongées ainsi que les travaux accroupis ou à genoux). Il a cependant considéré que ces limitations n'étaient pas incompatibles avec l'activité de secrétariat exercée jusqu'alors à 40 %. Dans ses compléments d'expertise des 8 janvier et 14 mai 2018, le docteur B.________ a ensuite retenu une incapacité de travail de 20 % afin de tenir compte des douleurs chroniques, en précisant que l'activité habituelle exercée à un taux de 40 % était toujours exigible, mais que, extrapolée dans une activité de secrétariat exercée à plein temps, la capacité de travail de l'assurée s'élevait à 80 % (consid. 6.2 supra).