Citation: 6P.118/2005 10.11.2005 E. B

L'arrêt cantonal repose notamment sur les faits suivants: X.________ a participé à un trafic de cocaïne entre la Suisse et la République Dominicaine. Le 29 novembre 2003, elle devait accueillir à l'aéroport de Genève un dénommé A.________, qui transportait un bagage contenant plus de cinq kilos de cocaïne d'une pureté de 84 % conditionnée dans des pots de crème cosmétique. Elle devait ensuite le conduire à Zurich, où les commanditaires de l'opération devaient réceptionner la marchandise. Née le 21 septembre 1973, X.________ est ressortissante de la République Dominicaine. Après avoir suivi sa scolarité primaire à Saint-Domingue, elle a exercé l'activité de couturière. Elle s'est mariée une première fois à dix-huit ans et a eu, de cette union, un fils dénommé B.________; elle a vécu en Suisse et en Italie avec ce premier époux jusqu'en 1995. Elle a rencontré son second époux à Zurich, avec lequel elle a eu, en 1996, un second enfant, nommé C.________. Elle s'est séparée de ce second époux en 2000 et est rentrée en 2001 en République Dominicaine avec ses deux enfants. Jusqu'en 2003, elle a vécu entre la Suisse et Saint-Domingue. Actuellement, ses enfants, B.________ et C.________, vivent avec leur père respectif, en Italie et en Suisse. Elle a encore deux autres enfants, nés de deux pères différents et âgés de quatre et deux ans, qui vivent avec sa mère à Saint-Domingue. La Chambre pénale a refusé le sursis à l'expulsion, car X.________ "n'avait pas d'emploi en Suisse bien avant son interpellation et qu'elle avait plutôt tendance à voyager sans se soucier de son intégration". Elle a considéré qu'une telle attitude ne permettait pas de faire un pronostic favorable à une resocialisation lors de sa sortie de prison et par conséquent d'assortir l'expulsion d'une mesure de sursis.