Citation: 8C_664/2023 E. A

A.a. A.________, née en 1982, séparée et mère de trois enfants dont elle a la garde, est au bénéfice de prestations complémentaires familiales depuis le 1 er mai 2013. Par courrier du 31 juillet 2013, le service cantonal genevois d'avance et de recouvrement des pensions alimentaires (ci-après: SCARPA) a informé A.________ qu'à compter du 1 er septembre 2013, il entreprendrait les démarches nécessaires en vue de recouvrer la pension alimentaire mensuelle de 1'290 fr. due par le conjoint et, parallèlement, lui accorderait chaque mois le même montant à titre d'avance de cette pension. Par lettre du 4 juillet 2016, le SCARPA a fait savoir à A.________ qu'il cesserait de lui verser les avances de pension dès le 1 er septembre 2016; dès lors que le mandat de recouvrement se poursuivait au-delà de cette date, elle n'était pas habilitée à recevoir directement en ses mains les paiements effectués par le conjoint. En pratique, le SCARPA a continué à percevoir les pensions alimentaires et à les reverser à A.________, mais plus à titre d'avances. Par décision du 13 décembre 2016, le Service des prestations complémentaires de la République et canton de Genève (ci-après: SPC) a néanmoins recalculé le droit aux prestations complémentaires familiales, en tenant compte du fait que depuis le 1 er septembre 2016, l'intéressée ne percevait plus du SCARPA la pension alimentaire de 15'480 fr. par an (12 x 1'290 fr.). Dans une attestation du 20 janvier 2017, transmise au SPC le 19 juillet 2017, le SCARPA a mentionné qu'au cours de l'année 2016, A.________ avait reçu la somme de 15'480 fr. à titre de pension alimentaire et/ou d'arriérés pour elle-même et ses trois enfants. Par la suite, le SPC a rendu plusieurs décisions sans prendre en compte de pensions alimentaires ou d'avances de celles-ci. A.b. Par décision du 1 er octobre 2021, le SPC a réclamé à A.________ la restitution d'un montant de 18'616 fr., correspondant aux prestations complémentaires versées en trop pour la période du 1 er juillet 2020 au 31 octobre 2021, après prise en compte des pensions alimentaires reçues à hauteur de 15'480 fr. par an. Par décision du 26 novembre 2021, le SPC a recalculé le droit aux prestations du 1 er septembre 2016 au 30 juin 2020 en tenant compte des pensions alimentaires perçues et demandé la restitution d'un montant de 49'298 francs. Le 25 février 2022, le SPC a rejeté les oppositions formées contre ces deux décisions. A.c. Le 11 avril 2022, A.________ a déposé une demande de remise de l'obligation de restituer la somme de 67'914 francs. Par décision du 26 avril 2022, confirmée sur opposition le 15 juin 2022, le SPC a rejeté cette demande, au motif que la condition relative à la bonne foi n'était pas réalisée.