Citation: 9C_524/2023 E. 8.2

8.2. Se fondant principalement sur les rapports d'enquête à domicile de l'office intimé et de B.________ SA, le tribunal cantonal a en l'espèce nié le besoin d'accompagnement pour faire face aux nécessités de la vie. Il a en particulier constaté (plus ou moins explicitement) que l'assurée pouvait faire sa cuisine et son ménage dans la mesure de ses possibilités, qu'elle bénéficiait de l'aide de sa fille (qui était exigible de la part d'un parent proche) ainsi que de l'Institution genevoise de maintien à domicile (Imad) pour les tâches les plus lourdes et qu'elle pouvait se déplacer seule à l'intérieur et à l'extérieur sur de courtes distances ou faire ses courses par internet, de sorte qu'elle conservait son indépendance. Ils ont aussi relevé qu'elle était capable d'organiser et de structurer sa vie, de s'occuper des formalités administratives, de se rendre chez le médecin sans accompagnement ou d'aller au travail deux fois par semaine. Ils ont ajouté qu'une fois ses cours de conduite finalisés, elle bénéficierait d'une autonomie plus étendue pour se déplacer à l'extérieur et établir des contacts sociaux. Ils ont encore nié le risque d'isolement durable, même s'ils ont admis qu'elle sortait peu, dès lors que sa fille était présente tous les jours (du moins pour quelques heures), que sa tante s'était installée chez elle pour l'aider et lui tenir compagnie et qu'elle avait des contacts téléphoniques avec sa mère, ses neveux et une amie d'enfance qui venaient aussi lui rendre visite régulièrement. La recourante se limite en l'occurrence à contredire de manière péremptoire les conclusions auxquelles est parvenue la juridiction cantonale. Elle n'avance aucun élément qui démontrerait que les faits auraient été constatés de façon manifestement inexacte ou que leur appréciation serait arbitraire. On précisera encore que, contrairement à ce que prétend l'assurée, les premiers juges n'ont nullement évalué l'aide apportée par des tiers dans l'accomplissement du ménage à 1h50 par semaine. Seule l'enquêtrice de l'office intimé a fait allusion à ce chiffre en relation avec la durée de l'aide généralement accordée par l'Imad pour le genre de tâches lourdes réalisées par la tante et la fille de la recourante, en plus des tâches que celle-ci conservait la possibilité d'effectuer. Son grief est dès lors mal fondé.