Citation: 6B_797/2018 E. 5.1

5.1. La cour cantonale a qualifié la culpabilité de la recourante de grave, ce que celle-ci ne conteste pas. Elle avait commis les deux brigandages par appât du gain. Son mobile était ainsi purement égoïste, ce d'autant plus qu'au moment des faits, elle n'avait aucune difficulté financière. Bien qu'elle ne soit pas entrée dans les banques, elle s'était associée à la décision dont sont issues les brigandages ainsi qu'à leur réalisation, au même titre que Y.________ et D.________. En participant à ces brigandages, qualifiés de particulièrement dangereux, la recourante, à l'instar de ses comparses, avait fait subir aux victimes des souffrances tant physiques que psychiques (flash, insomnie, angoisses, etc.). Bien qu'elle ait commencé de dédommager les lésés, le premier versement n'avait eu lieu qu'en mars de cette année. A ce jour, elle n'avait remboursé que 2'000 fr. sur 39'915 francs. Les infractions sont en concours, ce qui constitue une circonstance aggravante, étant précisé que les deux brigandages ont été commis à moins de deux mois d'intervalle. En outre, un butin important a été dérobé (70'000 fr. pour le cas de A.________ et 9'750 fr. pour le cas de B.________). La recourante avait persisté dans le déni durant toute la procédure, changeant de version au fur et à mesure de l'avancement de celle-ci. Devant le Tribunal pénal, elle avait fini par reconnaître avoir été au courant des projets délictueux de ses comparses et avoir participé auxdits brigandages, tout en continuant toutefois, contrairement à Y.________ et D.________, à minimiser ses actes, alléguant avoir agi sous la menace de Y.________ et de ses amis. En audience devant la cour cantonale, elle était, de manière totalement inattendue, revenue sur ses déclarations, niant catégoriquement toute implication de sa part dans les infractions en cause. L'attitude de la recourante durant toute la procédure démontrait ainsi qu'elle n'avait manifestement pas pris conscience de la gravité de ses actes. Sa responsabilité pénale était par ailleurs pleine et entière. Son absence d'antécédent judiciaire avait un effet neutre sur la peine. La cour cantonale a pris en considération les peines infligées aux coauteurs, retenant qu'une peine privative de liberté de cinq ans n'était pas excessive en comparaison des deux autres prévenus (Y.________: huit ans pour les deux brigandages qualifiés; D.________: 36 mois dont 23 mois avec sursis pour un brigandage qualifié). Au vu de ces éléments, la condamnation de la recourante à une peine privative de liberté de cinq ans, qui se situe dans le cadre légal (art. 140 al. 1 et 3 cum 49 al. 1 CP: deux ans au moins et quinze ans au plus), n'apparaît pas exagérément sévère au point de constituer un abus du pouvoir d'appréciation dont disposait l'autorité précédente.