Citation: 6B_849/2022 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a considéré que les intérêts présidant à l'expulsion du recourant étaient importants et l'emportaient sur son intérêt privé à demeurer en Suisse. Elle a prononcé son expulsion du territoire suisse pour une durée de 5 ans, compte tenu de la gravité des faits et de la relative facilité avec laquelle le recourant pourra réintégrer le Portugal. Les faits étaient constitutifs d'une infraction de violence qui portait atteinte à l'intégrité sexuelle. Ils avaient eu un impact sérieux sur la vie de la victime, ce qui leur conférait une gravité non négligeable. Le recourant n'avait jamais présenté d'excuses à l'intimée et n'avait fait preuve d'aucun remords, persistant au contraire à nier les faits reprochés, ce qui révélait un défaut de prise de conscience. Il avait déjà été condamné à quatre reprises depuis 2015, la première fois pour agression, dommages à la propriété, menaces, puis pour diverses infractions à LCR, ce qui témoignait d'une réelle difficulté à respecter l'ordre juridique de son pays d'accueil. Le risque de récidive était élevé, d'autant plus que le recourant ne semblait pas avoir pris conscience de la gravité de ses actes. Les attaches et les responsabilités familiales du recourant en Suisse étaient réelles; elles ne l'avaient pas empêché de récidiver, de manière plus grave puisqu'il était condamné à une peine privative de liberté. La cour cantonale relevait qu'à défaut de "pronostic favorable", le recourant n'avait bénéficié que du sursis partiel. Le recourant parlait couramment et comprenait le portugais, sans savoir l'écrire. Il avait de la famille au Portugal, soit des cousins et des oncles à raison d'une trentaine. Ces relations et sa formation devraient lui permettre de trouver relativement aisément un emploi. Grâce aux moyens de communication modernes, il pourrait garder le contact avec ses enfants, comme il l'avait fait pendant la détention.