Citation: 9C_612/2018 E. 5

Comme on l'a vu, le jugement attaqué procède d'une double motivation (consid. 3 du présent arrêt, supra). En ce qui concerne le premier volet, dans lequel l'instance précédente a jugé que l'écriture de l'intimée du 14 mars 2018 ne pouvait pas être considérée comme une décision (consid. 6 p. 5-6 du jugement attaqué), l'argumentation développée par le recourante est suffisante. En revanche, dans la mesure où elle concerne le second motif retenu par la juridiction cantonale (consid. 8 du jugement attaqué), la motivation du recours ne satisfait pas aux réquisits légaux (cf. art. 42 al. 2 LTF). En effet, en page 11 et 12 de son mémoire (ch. 35 à 48), la recourante ne s'oppose pas au raisonnement de l'instance précédente, mais se contente de soutenir que la procédure de révision doit être déclenchée d'office et que la décision du 30 août 2016 n'a pas de force jugée. Ce faisant, elle n'expose pas, même succinctement, en quoi le jugement attaqué du 10 juillet 2018 serait contraire au droit fédéral dans la mesure où la Cour de justice avait retenu qu'elle avait déjà examiné la question de la révision au sens de l'art. 53 al. 1 LGPA dans son jugement du 30 août 2016, qu'elle y avait admis que les conditions d'une révision n'étaient pas réalisées, et qu'il n'était pas question de revenir sur ce jugement entré en force (suite à l'arrêt du Tribunal fédéral du 23 novembre 2016). L'absence de motivation sur le second volet entraîne l'irrecevabilité du recours (consid. 1 supra).