Citation: 2C_12/2018 E. 3.3

3.3. En l'espèce, les précédents juges ont retenu que le dossier ne révélait pas d'acte de violence conjugale. A cet égard, les recourantes ne prétendent pas avoir apporté, d'une quelconque manière, la preuve de violences, ni établi leur gravité, leur durée ou leur impact sur elles-mêmes. Le Tribunal cantonal a en outre retenu à juste titre que l'allégation des recourantes selon laquelle leur époux, respectivement leur père, les aurait empêchées de réintégrer le domicile familial en Suisse à leur retour d'un séjour de trois mois en Macédoine, au début de l'année 2015, ne pouvait conduire à admettre l'existence de violence conjugale au sens de l'art. 50 al. 2 LEtr. Un tel épisode ne revêt en effet pas à lui seul le degré d'intensité suffisant à fonder un cas de rigueur (cf. supra consid. 3.1). Par ailleurs, le fait que l'époux, respectivement le père des recourantes ne veuille plus ni de mariage, ni de vie commune avec celles-ci n'a rien d'illégal et ne saurait constituer une raison personnelle majeure au sens de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr.