Citation: 1C_634/2020 E. 5.4

5.4. L'essentiel de l'argumentation du recourant porte en réalité sur le principe de prévention. Selon lui, ce principe commanderait de placer l'aire de jeux au centre de la parcelle no 15483, dans son angle nord-ouest, ouest ou sud-ouest, l'éloignant ainsi de sa propre parcelle. A cet égard, il faut toutefois concéder à l'OFEV qu'un déplacement de la place de jeux se ferait au détriment d'un autre voisin compte tenu de sa situation d'équidistance par rapport aux bâtiments voisins; il n'aurait d'ailleurs aucun effet sur les émissions produites par cette installation (sur ces questions, cf. ATF 141 II 476 consid. 3.2). Les calculs fournis par le recourant en réplique, selon lesquels la place de jeux serait plus près de la limite de sa parcelle que de celle de toute autre parcelle, ne change d'ailleurs rien à la pertinence de l'approche de l'OFEV. L'office fédéral a en effet pris en compte les bâtiments d'habitation voisins, dans lesquels se situent les locaux destinés au séjour prolongé de personnes qu'il convient de protéger en particulier, et non les limites de parcelles. Enfin, au regard de l'ensemble de la situation, le principe de prévention ne commande pas non plus l'édification d'un mur anti-bruit: une telle mesure apparaîtrait disproportionnée au regard du caractère non significatif des nuisances en cause, savoir les cris sporadiques d'un nombre limité d'enfants, durant la journée.