Citation: 6B_1265/2016 E. 2.2

2.2. Le recourant soutient que, dans la mesure où il n'a tenu la bâche que durant un temps très restreint - à savoir 8 secondes -, il n'a pas apporté de contribution causale à la réalisation de l'acte délictueux. On observe à cet égard que si le complice doit faciliter et encourager l'infraction par une contribution sans laquelle les événements auraient pris une tournure différente, son assistance ne constitue toutefois pas nécessairement une condition sine qua non à la réalisation de l'infraction (TRECHSEL/JEAN-RICHARD, in TRECHSEL/PIETH, Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 2 e éd., 2013, n° 6 ad art. 25 CP) et il suffit qu'elle accroisse les chances de succès de l'acte principal (ATF 129 IV 124 consid. 3.2 p. 126; 120 IV 265 consid. 2c/aa p. 271). La durée et l'intensité avec lesquelles le complice apporte sa contribution n'apparaissent à cet égard pas comme des éléments déterminants. Ainsi, outre le fait d'avoir porté la bâche durant quelques instants, la seule présence du recourant à proximité des auteurs du graffiti dans une zone interdite au public et délimitée par des grillages démontrait sa volonté de s'associer à la commission de l'acte délictueux. Sa participation, même limitée, était de nature à rendre plus difficile une éventuelle intervention du service de sécurité et l'identification des auteurs principaux. Le recourant fait encore valoir que l'installation de la bâche ne visait pas à dissimuler la commission d'une infraction, mais uniquement à garantir un effet de surprise à l'attention du public, comme l'avait retenu l'autorité précédente. Cette circonstance exclurait toute volonté délictueuse. La prise en considération par l'autorité précédente de l'effet de surprise recherché n'est toutefois pas de nature à exclure la volonté de dissimuler les auteurs du graffiti et à permettre par là la réalisation de l'infraction. Pour le surplus, le recourant objecte que la présence d'une grande bâche verte serait plus de nature à éveiller les soupçons du service de sécurité que la vision directe des supporteurs masqués, munis de bombes de peinture et affairés à la réalisation d'un graffiti. Cette hypothèse est réfutée par les propres explications du recourant, selon lesquelles la bâche en question pouvait aussi servir lors des "chorégraphies" des supporteurs ou de leur préparation, ces activités n'appelant pas, par elles-mêmes, d'interventions du service d'ordre. Mal fondé, le grief doit être rejeté.