Citation: 5A_723/2022 E. 3.3

3.3. Selon les faits retenus dans l'arrêt entrepris, dans son recours à l'autorité cantonale, le recourant a indiqué que son adresse était à U.________. Par lettre au juge de paix du 21 juin 2022, il a expliqué que la commune n'avait pas gardé ses courriers, de sorte qu'il n'avait pas reçu la décision de première instance à cette adresse, mais que la situation était désormais rétablie ensuite de son intervention et qu'il était à nouveau possible de lui faire parvenir toute correspondance à dite adresse. Le recourant ne critique pas ces constatations. Il ne conteste pas non plus les considérations de l'autorité cantonale fondées sur les règles en matière de notification des communications (à ce sujet: cf. ATF 144 IV 64 consid. 2.3; 139 IV 228 consid. 1.2). Cela étant, l'autorité cantonale pouvait valablement notifier l'avis du 23 juin 2022 à l'adresse que le recourant avait lui-même indiquée aux autorités, tant il est vrai que si le destinataire communique une adresse à laquelle il ne peut pas être atteint, il se place lui-même dans la situation de ne pas pouvoir l'être et ne saurait dès lors s'en plaindre sans abuser de son droit. Le recourant soutient certes que, lorsque l'approbation de l'autorité de protection est requise pour un acte visé à l'art. 316 CC, celle-ci doit tenir compte des éventuels souhaits ou des autres manifestations de volonté de la personne concernée. Or, ni le curateur, ni le juge de paix ne l'ont consulté au sujet de la liquidation de ses biens personnels. Dans cette matière particulière, ces manquements constitueraient, selon lui, des vices particulièrement graves, qui ne pourraient être réparés. Le recourant ne peut cependant être suivi. L'omission du juge de paix de l'interpeller et de lui donner la possibilité de se déterminer sur la requête du curateur n'a pas eu pour effet de créer une situation irréversible qui l'aurait empêché de s'opposer efficacement, en procédure de recours, à la délivrance du consentement exigé par l'art. 416 al. 1 ch. 1 et 5 CC, étant relevé que la Chambre de surveillance disposait d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit (cf. art. 450a al. 1 CC). Le recourant ne précise d'ailleurs pas quels arguments ou moyens de preuve il aurait fait valoir devant le juge de paix, qui n'auraient pu l'être en instance cantonale. Le moyen tiré de la violation du droit d'être entendu est par conséquent mal fondé.