Citation: 8C_639/2023 E. 4.4.2

4.4.2. S'agissant du critère des douleurs physiques persistantes, il faut que des douleurs importantes aient existé sans interruption notable durant tout le temps écoulé entre l'accident et la clôture du cas (cf. art. 19 al. 1 LAA). L'intensité des douleurs est examinée au regard de leur crédibilité ainsi que de l'empêchement qu'elles entraînent dans la vie quotidienne (ATF 134 V 109 consid. 10.2.4; arrêt 8C_565/2022 du 23 mai 2023 consid. 4.2.7 et l'arrêt cité). En l'occurrence, il n'est pas contesté que l'intimée souffre d'un SDRC en lien de causalité naturelle avec l'accident. Or l'un des critères (dits de Budapest) pour admettre l'existence d'un SDRC est la présence d'une douleur persistante disproportionnée par rapport à l'événement initial (cf. arrêt 8C_416/2019 du 15 juillet 2020 consid. 5.1). L'expertise atteste par ailleurs des douleurs physiques persistantes dues à l'allodynie et à l'arthrose du genou gauche. Les différents médecins, y compris le docteur C.________, médecin d'arrondissement de la recourante, rapportent d'intenses douleurs et le taux de travail de l'intimée a précisément dû être revu à la baisse en raison notamment de ses douleurs, ce qui illustre leur impact sur sa vie quotidienne. Les critiques de la recourante à cet égard sont manifestement mal fondées et doivent être écartées.