Citation: 8C_720/2014 E. 4.2.2

4.2.2. En l'espèce, les recourantes ont fait l'objet d'une décision de non entrée en matière et de renvoi exécutoire. Certes, leur demande d'asile n'a pas été traitée sur le fond. Il n'en demeure pas moins qu'au regard des dispositions de la LAsi et des règles de droit cantonal (cf. art. 82 al. 1 et 2 LAsi et art. 49 de la loi [du canton de Vaud] du 7 mars 2006 sur l'aide aux requérants d'asile et à certaines catégories d'étrangers [LARA; RSV 142.21]), elles ont seulement droit à l'aide d'urgence garantie par l'art. 12 Cst. (cf. ATF 140 I 141 précité consid. 3; 135 I 119 consid. 5.3 p. 123; voir aussi arrêt 8C_706/2013 du 3 novembre 2014 consid. 5.1, in RDAF 2015 I p. 43). D'ailleurs, l'art. 82 al. 1 LAsi ne fait pas de distinction selon que le requérant a fait l'objet d'une décision de non entrée en matière pour un des motifs énumérés à l'art. 31a al. 1 LAsi ou d'une décision de rejet de la demande d'asile (cf. arrêt 8C_706/2013 précité du 3 novembre 2014 consid. 4.2 et les références, in RDAF 2015 I p. 43). On précisera que la situation ne serait pas différente sous le régime du droit en vigueur jusqu'au 31 janvier 2014 (cf. supra consid. 3; arrêt 8C_706/2013 précité).