Citation: 6P.219/2006 20.03.2007 E. 6

Le recourant se plaint d'une violation de l'art. 63 CP. 6.1 Pour fixer la peine, le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation. Un pourvoi en nullité portant sur la quotité de la peine ne peut donc être admis que si la sanction a été fixée en dehors du cadre légal, si elle est fondée sur des critères étrangers à l'art. 63 CP, si les éléments d'appréciation prévus par cette disposition n'ont pas été pris en compte ou enfin si la peine apparaît exagérément sévère ou clémente au point que l'on doive parler d'un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 129 IV 6 consid. 6.1 p. 20 s. et les arrêts cités). Les éléments pertinents pour la fixation de la peine ont été exposés de manière détaillée dans les ATF 117 IV 112 consid. 1 et 116 IV 288 consid. 2a et rappelés récemment dans l'ATF 129 IV 6 consid. 6.1, auxquels on peut donc se référer. 6.2 Le recourant reproche à la Cour de cassation d'avoir omis différents éléments à décharge. L'autorité cantonale n'aurait tout d'abord pas pris en considération ses mobiles. Cet argument est infondé. En effet, il ressort de l'arrêt attaqué, qui se réfère au jugement de première instance, que l'intéressé a voulu se venger, régler son affaire seul à l'extérieur de l'établissement, mais qu'il n'a finalement rien fait pour dissuader ses nombreux supporters de lui prêter main forte, au point de commencer la bagarre à trois contre un (jugement p. 14; arrêt p. 11 s.). Dans la mesure où le recourant s'écarte de ces constatations, sa critique est irrecevable (cf. supra consid. 5). Pour le reste, les mobiles décrits ne sont pas particulièrement favorables et ne peuvent en tout cas être retenus à décharge de l'intéressé. L'autorité cantonale aurait également omis de tenir compte des éléments importants ayant trait à la situation personnelle, familiale et professionnelle du recourant. Ce grief n'est pas non plus pertinent. En effet, le jugement de première instance, auquel se réfère l'arrêt attaqué, retient que l'intéressé, né en 1984, est désormais marié et en attente d'un heureux événement (jugement p. 9), qu'il semble avoir changé de fréquentation et qu'il travaille (jugement p. 17). On ne saurait par conséquent conclure que ces éléments ont été omis, étant encore précisé qu'un jugement forme un tout et que le juge n'a pas à reprendre dans le détail, au moment de fixer la peine, tout ce qu'il a dit plus avant de la situation personnelle de l'accusé et des circonstances dans lesquelles il a agi. Enfin, le recourant reproche à la Cour de cassation d'avoir retenu, à charge, la prise de conscience et les regrets des coaccusés. Cette critique est vaine. En effet, l'autorité cantonale n'a pas mis ces éléments à la charge des accusés, mais en a simplement relativisé la portée, estimant que les premiers juges leur avaient accordé trop de poids et les avaient par conséquent interprétés de manière trop favorables aux intéressés. Elle a ainsi jugé qu'il s'agissait d'une prise de conscience et de regrets dits de circonstances, les coaccusés n'ayant que très tardivement compris et grâce à leurs avocats qu'il fallait faire un geste pour dédommager B.________. Pour le reste, il s'agit là d'une constatation de fait que le recourant est irrecevable à contester dans un pourvoi (cf. supra consid. 5). 6.3 Selon le recourant, l'arrêt attaqué ne contient pas de motivation suffisante pour justifier l'augmentation de la peine.