Citation: 1P.329/2002 02.09.2002 E. 2

Dans un moyen d'ordre formel qu'il convient d'examiner en premier lieu, le recourant se plaint de la motivation insuffisante des décisions attaquées. Il reproche à la Chambre pénale de ne pas avoir discuté les arguments évoqués à cet égard en relation avec la motivation de la décision du Juge d'instruction et d'avoir tenu à tort le vice pour réparé. Il se réfère notamment à l'art. 11 al. 1 de l'ordonnance valaisanne concernant l'assistance judiciaire et administrative, du 7 octobre 1998 (OAJA), sans toutefois prétendre que celui-ci lui conférerait des garanties plus étendues que celles découlant de l'art. 29 al. 2 Cst., de sorte que le mérite de son grief doit être examiné à la lumière de cette dernière disposition (ATF 126 I 15 consid. 2a p. 16 et les arrêts cités). 2.1 Le droit d'être entendu, tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., impose au juge l'obligation de motiver ses décisions afin que le justiciable puisse les comprendre et exercer ses droits de recours à bon escient. Pour satisfaire cette exigence, il suffit que le juge mentionne au moins brièvement les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision. Il n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limiter à ceux qui, sans arbitraire, peuvent être tenus pour pertinents (ATF 126 I 97 consid. 2b p. 102).