Citation: I 539/05 21.08.2006 E. 3

3.1 La Commission fédérale est d'avis que le syndrome de fibromyalgie dont souffre la recourante n'a pas le caractère d'une atteinte à la santé ouvrant le droit aux prestations de l'assurance-invalidité, dès lors que les critères posés par la jurisprudence permettant de retenir que la reprise d'une activité n'était pas exigible faisaient défaut. Ils se sont fondés pour cela sur l'ensemble du dossier médical, dont en particulier les conclusions du médecin du Service médical de l'Institut national de la sécurité sociale espagnole, confirmées par le docteur O.________, selon lesquelles la recourante ne souffrait d'aucune atteinte fonctionnelle ou d'une pathologie psychiatrique qui limitait sa capacité de travail, le syndrome fibromyalgique n'entraînant aucune restriction sur ce plan. 3.2 Sans contester l'appréciation des premiers juges, la recourante soutient qu'elle souffre d'une maladie - la fibromyalgie - qui l'empêche de réaliser une journée complète de travail; elle en veut pour preuve le rapport du docteur A.________ (du 15 octobre 2003), selon lequel les douleurs dont elle souffre sont incompatibles avec l'exercice d'une activité lucrative. Cet avis médical n'est toutefois pas de nature à remettre en cause le point de vue de l'autorité de recours de première instance: l'affirmation selon laquelle la recourante présentait une incapacité de travail totale n'est nullement motivée et ne repose sur aucune constatation ou observation médicales. Le praticien est du reste arrivé à la conclusion que les résultats des examens effectués excluaient l'existence d'une pathologie sur le plan ostéo-moteur, hormonal et psychique et s'est limité, pour le surplus, à rappeler de façon générale et théorique les critères médicaux permettant de poser le diagnostic de fibromyalgie. Cela étant, les circonstances exceptionnelles permettant d'admettre que l'assurée ne dispose pas des ressources nécessaires pour vaincre ses douleurs n'apparaissent pas réunies dans le cas particulier. Il y a dès lors lieu de présumer que les troubles de la recourante ou leurs effets peuvent être surmontés par un effort de volonté raisonnablement exigible. 3.3 En conséquence de ce qui précède, l'office intimé était fondé à nier le droit de l'intéressée à une rente. Partant, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: