Citation: 6B_1493/2021 E. 1.3.2

1.3.2. Au vu de ce qui précède, on ne peut que constater que la cour cantonale a tenu compte du fait que le recourant n'avait pas participé à l'audition de C.________ du 28 mars 2019 et n'a pas pu l'interroger lors d'une audition publique. Elle a abordé les déclarations du témoin avec beaucoup de prudence. Elle s'est référée à toute une série de preuves qui venaient confirmer ses déclarations. Les constatations relatives aux neuf livraisons effectuées au recourant reposent ainsi sur des relevés téléphoniques, des perquisitions, des déclarations de F.________, ainsi que sur le rapport de police. Il apparaît donc que, bien que la déposition du 28 mars 2019 de C.________ ait constitué un élément de preuve à charge important, elle n'a pas été la preuve unique ou déterminante de la culpabilité du recourant. On peut relever, à titre d'élément venant contrebalancer l'inconvénient causé au recourant de ne pas avoir pu interroger C.________ lors d'une audience publique, que son défenseur a pu participer au stade de l'enquête aux deux premières auditions de C.________. Au vu de ces éléments, il faut admettre que la procédure a été équitable dans son ensemble. Le grief tiré de la violation de l'art. 6 ch. 3 let. d CEDH doit donc être rejeté.