Citation: 6B_117/2017 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a retenu que le recourant avait été interpellé par la police le 4 février 2015 à B.________, au volant de sa voiture, dans laquelle se trouvaient les passagers C.________ et D.________. Lors de la fouille du véhicule, la police avait découvert 35 g bruts d'héroïne, que les intéressés s'étaient procurés à Genève plus tôt dans la journée. Le recourant avait avoué que, depuis environ un mois, il se rendait chaque semaine à Genève afin d'acheter 5 g d'héroïne, qu'il consommait à hauteur de 2 g et revendait pour le reste. Par la suite, il avait avoué avoir vendu et acheté pour la vente 20 g d'héroïne. Un relevé rétroactif des appels téléphoniques du recourant avait toutefois permis d'identifier plusieurs personnes qui avaient ensuite avoué lui avoir acheté de la drogue. Dix-sept personnes avaient ainsi déclaré que le recourant leur avait vendu de l'héroïne. L'une d'elles avait en outre indiqué avoir acheté à l'intéressé de la marijuana et de l'ecstasy. Les différentes déclarations de ces consommateurs concordaient notamment s'agissant du mode opératoire du recourant, du lieu où il s'adonnait à son commerce ou de la qualité de la drogue vendue. Par ailleurs, C.________ avait, dans le cadre de la procédure pénale dont il avait fait l'objet, déclaré qu'il s'était rendu à plusieurs reprises à Genève en compagnie du recourant et qu'il avait acheté pour le compte de celui-ci une quantité minimale de 100 g d'héroïne, drogue qu'il lui remettait immédiatement. Cette quantité correspondait plus ou moins à celle que le recourant avait vendue entre mai 2014 et février 2015. La théorie de la "vengeance ou du complot" avancée par le recourant ne s'avérait quant à elle pas crédible, dès lors que toutes les personnes identifiées sur la base du contrôle téléphonique rétroactif ne l'avaient pas incriminé, et qu'il était invraisemblable que les autres aient faussement mis en cause l'intéressé.