Citation: 8C_625/2008 26.02.2009 E. 3

Vu ce qui précède, il y a lieu d'examiner si la recourante a droit à une rente d'invalidité - en principe viagère (cf. art. 19 al. 2 LAA) - pour les séquelles de l'accident du 5 décembre 1996. 3.1 Dans sa décision sur opposition litigieuse du 2 octobre 2006, l'intimée a considéré que l'assurée n'avait pas droit à une rente en raison d'un taux d'invalidité insuffisant. Se fondant sur les conclusions du docteur M.________ (rapport du 6 avril 2000), elle a considéré que l'intéressée était pleinement en mesure d'exercer une activité requérant exclusivement ou partiellement la position assise, soit une profession ne nécessitant pas de fréquents déplacements, en parti-culier dans les escaliers, comme l'ancien emploi de réceptionniste-téléphoniste. Pour évaluer le revenu d'invalide, l'intimée a pris en compte trois salaires statistiques de référence, à savoir : 1° le salaire auquel pouvaient prétendre les femmes ayant des connaissances professionnelles spécialisées dans le secteur des services, soit, durant l'année 2000, 4'534 fr. par mois (Enquête suisse sur la structure des salaires 2000 [ESS], TA1, niveau de qualification 3); 2° le salaire auquel pouvaient prétendre les femmes exerçant des activités simples et répétitives dans le secteur des services, soit, durant l'année 2000, 3'663 fr. par mois (ESS 2000, TA1, niveau de qualification 4); 3° le salaire auquel pouvaient prétendre les femmes exerçant des activités simples et répétitives en moyenne, soit, en 2000, 3'658 fr. par mois (ESS 2000, TA1, niveau de qualification 4). Comparant ces revenus statistiques à un revenu annuel sans invalidité de 50'316 fr., l'intimée a considéré que le taux d'invalidité - 8,4 % dans l'éventualité la plus favorable à l'assurée - était insuffisant pour ouvrir droit à une rente de l'assurance-accidents. La juridiction cantonale a confirmé le refus de la rente au motif que l'assurée ne subissait pas d'incapacité de travail dans une activité adaptée. De son côté, la recourante ne remet pas sérieusement en cause le point de vue de l'intimée et de la juridiction cantonale, fondé sur les conclusions du docteur M.________, selon lequel la capacité de travail de l'intéressée était entière dans une activité requérant exclusivement ou partiellement la position assise, soit une profession ne nécessitant pas de fréquents déplacements. En revanche, elle reproche à l'intimée de n'avoir pas opéré de déduction sur le salaire ressortant des statistiques, sans toutefois invoquer des circonstances personnelles ou professionnelles qui justifieraient une telle déduction.