Citation: 5D_43/2019 E. B

B.a. B.a.a. Le 22 mars 2018, le poursuivant a requis du Juge de paix du district de Lausanne (ci-après: juge de paix) qu'il prononce la mainlevée de l'opposition. Il a produit un procès-verbal d'audience du 28 avril 2017 du Tribunal régional des Montagnes et du Val-de-Ruz dans la cause de divorce, consignant l'arrangement passé par les parties à titre de convention sur les effets accessoires du divorce. Il a ensuite produit la copie certifiée conforme du dispositif du jugement de divorce rendu le 3 mai 2017, attesté définitif et exécutoire dès le 16 mai 2017. Par réponse déposée le 13 juillet 2018, la poursuivie a conclu au rejet de la requête de mainlevée de l'opposition. Elle a fait valoir qu'elle ne contestait pas le caractère exécutoire du jugement, ni la dette de 15'000 fr. en résultant en faveur de l'époux, mais soulevait l'exception d'extinction de la dette par compensation, postérieurement au jugement, avec des créances d'entretien cédées par C.________, étudiante et entièrement à la charge de sa mère. B.a.b. Par prononcé du 3 septembre 2018, le juge de paix a rejeté la requête de mainlevée en admettant la compensation de la créance mise en poursuite. Il a considéré que C.________ disposait contre son père d'une créance de contribution d'entretien de 13'750 fr. pour la période de décembre 2012 à mars 2015, de 5'500 fr. pour la période d'avril 2015 à février 2016, de 6'500 fr. pour la période de mars 2016 à mars 2017, de 2'000 fr. pour la période d'avril à juillet 2017 et de 6'000 fr. pour la période d'août 2017 à juillet 2018, soit un total de 33'750 fr., fondée sur la décision de mesures protectrices de l'union conjugale du 28 juillet 2014, créance qui avait été valablement cédée à la poursuivie et à laquelle il n'avait pas été renoncé dans le cadre de la convention de divorce. Il a relevé en outre que le poursuivant avait perçu un arriéré de rente complémentaire AVS pour enfants de 15'634 fr. qu'il n'avait pas reversé à sa fille, et que celle-ci disposait donc contre lui d'une créance de ce montant, qu'elle avait également cédée à la poursuivie. B.b. Par arrêt du 28 décembre 2018, la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis le recours interjeté par le poursuivant contre ce prononcé. Il a en conséquence réformé celui-ci en ce sens que l'opposition à la poursuite était définitivement levée à concurrence de 4'933 fr. 50 (15'000 fr. - 10'066 fr. 50) sans intérêt.