Citation: 1P.7/2001 12.03.2001 E. 2

2.- a) Selon l'art. 87 OJ dans sa teneur du 8 octobre 1999, entrée en vigueur le 1er mars 2000 (RO 2000 p. 416-418), le recours de droit public est recevable contre les décisions préjudicielles et incidentes sur la compétence et sur les demandes de récusation, prises séparément; ces décisions ne peuvent être attaquées ultérieurement (al. 1); le recours de droit public est recevable contre d'autres décisions préjudicielles et incidentes prises séparément s'il peut en résulter un dommage irréparable (al. 2); lorsque le recours de droit public n'est pas recevable selon l'alinéa 2 ou qu'il n'a pas été utilisé, les décisions préjudicielles et incidentes peuvent être attaquées avec la décision finale (al. 3). La décision par laquelle l'autorité lève le séquestre est de nature incidente, puisqu'elle ne met pas fin à la procédure pénale (ATF 126 I 97 consid. 1b p. 100; cf. ATF 123 I 325 consid. 3b p. 327; 122 I 39 consid. 1a/aa p. 41; 120 Ia 369 consid. 1b p. 372, et les arrêts cités). Elle cause toutefois au plaignant qui a demandé le séquestre ou s'est opposé à la levée de celui-ci, un dommage irréparable au sens de l'art. 87 al. 2 OJ (ATF 126 I 97 consid. 1b p. 101; cf. ATF 126 I 207 consid. 2 p. 210; 122 I 39 consid. 1a/bb p. 42, et les arrêts cités). Le recours est recevable à cet égard. b) Le plaignant qui reproche à l'autorité cantonale de n'avoir pas ordonné le séquestre réclamé ou d'avoir levé, totalement ou partiellement, le séquestre ordonné en première instance, a qualité, au sens de l'art. 88 OJ, pour se plaindre d'une violation de son droit de propriété en relation avec une application arbitraire des normes régissant le séquestre (ATF 126 I 97 consid. 1a p. 99/100). Il y a lieu d'entrer en matière.