Citation: 1C_850/2013 E. 4.2

4.2. En l'espèce, les intimés ont allégué dans leur réponse au recours, du 21 novembre 2012, qu'ils entendaient réaliser une résidence principale; ils produisaient des documents en relation avec la transmission de propriété. Cette prise de position a été transmise à la recourante par la cour cantonale, qui n'y voyait pas d'éléments nouveaux et estimait que faute de réaction de la recourante dans les dix jours, elle statuerait sur la base du dossier. La recourante n'a pas réagi à cet envoi. La procédure a ensuite été laissée en suspens dans l'attente des arrêts de principe que le Tribunal fédéral a rendus le 22 mai 2013. Le 31 mai suivant, les intimés ont apporté des explications supplémentaires sur leur résidence dans la commune. La recourante a été invitée par la cour, le 20 juin 2013, à faire savoir si elle désirait retirer son recours et quels éléments lui manquaient pour admettre que le projet constituait bien une résidence principale. La recourante n'a pas non plus répondu à cet envoi. Des pièces complémentaires ont été produites le 9 octobre 2013, soit une réquisition de mention "résidence principale" et une communication du Registre foncier de Sierre à l'avocat de la recourante expliquant que la réquisition émanait des propriétaires et portait le sceau de la commune concernée. L'arrêt attaqué a été rendu une semaine plus tard, sans que la dernière prise de position des intimés n'ait été officiellement communiquée à la recourante. Il apparaît que si la procédure a été considérée en l'état d'être jugée le 27 novembre 2012 déjà, l'instruction a été, de facto, reprise et poursuivie de sorte que l'on ne saurait reprocher à la recourante de ne pas avoir réagi à ce moment-là. La recourante n'a pas non plus répondu à la lettre du 20 juin 2013 lui demandant quels éléments étaient encore nécessaires pour constater que le projet portait sur une résidence principale. Toutefois, les intimés ont encore produit des pièces supplémentaires le 9 octobre 2013, sur lesquelles la cour cantonale s'est fondée pour rendre sa décision. La recourante avait certes précédemment reçu de la part des intimés diverses pièces, notamment l'annexe provenant du Registre foncier. Toutefois, la communication entre parties ne saurait remplacer une invitation formelle à se déterminer de la part de la cour cantonale. Le droit d'être entendu de la recourante a donc été violé.