Citation: 6B_630/2021 E. 1.3.4

1.3.4. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement omis des circonstances factuelles pertinentes permettant d'apprécier sa collaboration. A ce titre, il fait valoir qu'il aurait dès sa première audition à la police reconnu avoir commis de nombreux cambriolages, s'était expliqué de manière détaillée sur le fonctionnement adopté avec ses comparses et la manière d'écouler le butin et avait dénoncé spontanément un autre protagoniste. Le recourant ne démontre pas, conformément aux exigences de motivation accrue (cf. art. 106 al. 2 LTF), en quoi ces faits auraient fait l'objet d'une omission arbitraire, étant rappelé que l'autorité n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties (cf. ATF 146 II 335 p. 341; 142 II 154 consid. 4.2 p. 157; 141 V 557 consid. 3.2.1 p. 565). Quoi qu'il en soit, la cour cantonale n'a pas nié que le recourant avait admis certain s faits, mais elle a considéré que sa collaboration avait été médiocre, dans la mesure où il s'était limité à des déclarations répétitives niant tout souvenir et avait contesté jusqu'en appel de nombreux cas finalement retenus à son encontre. A cet égard, il ressort bien de l'arrêt attaqué qu'à l'ouverture des débats d'appel, le recourant a retiré son appel concernant un certain nombre de cas (cf. arrêt entrepris, p. 3) et que celui-ci a reconnu une cinquantaine de cambriolages ou tentatives et a donné des détails sur le mode opératoire notamment (cf. arrêt attaqué, p. 5 s.). La cour cantonale n'avait pas à répéter tous ces éléments dans la fixation de la peine (cf. supra consid. 1.3.1). Quoi qu'il en soit, il reste, comme cela ressort de l'arrêt cantonal, que le recourant a nié toute participation dans d'autres cas, pour lesquels un verdict de culpabilité a été prononcé (cf. arrêt entrepris p. 17 s.). Dès lors, le recourant échoue à démontrer en quoi l'appréciation de la cour cantonale, selon laquelle sa c ollaboration avait été médiocre, serait arbitraire. C'est en vain que le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir qualifié sa collaboration de médiocre alors que les premiers juges l'avaient qualifiée de moyenne. En effet, la cour cantonale disposait d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit (cf. art. 398 al. 2 et 408 CPP) sur les points attaqués (ATF 141 IV 244 consid. 1.3.3 p. 248), a ussi pour ce qui concerne les pures questions d'appréciation comme la fixation de la peine (arrêts 6B_690/2021 du 28 mars 2022 consid. 3.3.2; 6B_880/2021 du 7 février 2022 consid. 3.4). Pour le reste, l'exposé du recourant est appellatoire, partant irrecevable. Il en va notamment ainsi lorsqu'il affirme qu'il avait reconnu des faits auxquels aucun élément technique ne le rattachait, que de manière générale ses déclarations s'étaient avérées globalement fiables ou qu'en mettant en cause un tiers il était allé au-delà d'une défense consistant à ne reconnaître que l'évidence. Les griefs sont rejetés, dans la mesure de leur recevabilité. En tant qu'il affirme avoir renoncé au principe de spécialité s'agissant de son extradition, il se base sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt entrepris, si bien qu'ils sont irrecevables (105 al. 1 LTF).