Citation: 2C_129/2009 20.08.2009 E. 3

3.1 Sous réserve des droits fondamentaux qui doivent être spécialement invoqués et motivés par le recourant (cf. art. 106 al. 2 LTF), le Tribunal fédéral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Il fonde son raisonnement juridique sur la base des faits établis par l'autorité précédente (cf. art. 105 al. 1 LTF) qu'il ne peut rectifier ou compléter d'office que s'ils ont été constatés de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF). Le recourant qui entend invoquer que les faits ont été établis de manière manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-à-dire, pour l'essentiel, que les constatations de fait sont arbitraires au sens de l'art. 9 Cst., doit démontrer, conformément aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, par une argumentation précise en quoi consiste la violation. A défaut d'une telle motivation, il n'est pas possible de tenir compte d'un état de fait qui diverge de celui retenu dans la décision attaquée (ATF 134 I 65 consid. 1.5 p. 68; 133 IV 286 consid. 6.2 p. 288). 3.2 Contrairement à ce que soutient le recourant, le Tribunal fédéral n'a pas à se demander si les époux avaient la volonté de créer une véritable union conjugale, car les juges cantonaux n'ont pas retenu l'existence d'un mariage fictif, au sens de l'art. 7 al. 2 LSEE, c'est-à-dire d'un mariage contracté dans le but d'éluder les dispositions sur le séjour et l'établissement des étrangers. Ils ont uniquement constaté qu'au vu de la longue séparation des époux, devenue définitive à partir du 15 octobre 2005 et clairement confirmée par la police le 20 avril 2006, ainsi que par le recourant lui-même lors de son audition du 6 juillet 2006, l'abus de droit existait déjà avant l'écoulement du délai de cinq ans de l'art. 7 al. 1 LSEE. Dans ces conditions, la juridiction cantonale a estimé que la renonciation de l'épouse à la procédure de divorce, même si celle-ci s'était déterminée de son plein gré, ne suffisait pas pour admettre un espoir de réconciliation. 3.3 Le recourant ne remet pas en cause les constatations de fait de l'arrêt attaqué au sujet de la séparation, mais reproche aux juges cantonaux d'avoir omis de prendre en considération le fait qu'il a versé une contribution d'entretien à son épouse d'un montant de 500 fr. et qu'en mai 2008, le couple a renoncé au divorce. Il prétend qu'ils avaient alors décidé de se donner une nouvelle chance et entrepris des efforts afin de reprendre la vie commune. Il s'agit-là, en réalité, de constatations de fait (indices) permettant de déterminer l'existence d'un abus de droit au regard de l'art. 7 al. 1 LSEE, dont le Tribunal fédéral examine librement la portée juridique, à condition que ces éléments ressortent de l'arrêt attaqué (ATF 128 II 145 consid. 2.3 p. 152). Comme on l'a vu (supra consid. 3.2), les juge cantonaux ont bien tenu compte de la renonciation au divorce, mais sans en donner la même portée que le souhaiterait le recourant. Quant à la contribution d'entretien, l'arrêt attaqué ne la mentionne pas. On ne saurait cependant y voir une constatation manifestement inexacte (art. 97 LTF) ou arbitraire (art. 9 Cst.), dès lors que cet élément n'est pas de nature à modifier le résultat de la décision attaquée, comme il sera démontré ci-après.