Citation: 4A_305/2022 E. A

A.a. Le 3 février 1987, D.________ a remis à bail à B.A.________ un appartement de quatre pièces au rez-de-chaussée d'un immeuble situé à Lausanne. Le bail a été conclu pour une durée initiale du 1er mars 1987 au 31 mars 1988 et était ensuite renouvelable tacitement d'année en année. Le loyer mensuel net convenu s'élevait à 1'200 fr. Le contrat n'indiquait aucune charge (chauffage et eau chaude) dans l'espace spécialement prévu à cet égard. A.________, déjà mariée avec B.A.________, ne figurait pas sur ce contrat, mais a occupé l'appartement avec son époux. Le 1er octobre 1993, C.________, avocate de formation, a acquis l'immeuble comprenant les locaux précités par voie successorale. Elle réside depuis plusieurs années dans l'appartement situé au premier étage de celui-ci. A.b. Le loyer mensuel net convenu a été porté, en dernier lieu, à 1'340 fr. avec effet au 1er avril 2008, les charges d'exploitation étant arrêtées au 31 décembre 2007. Ce loyer a été fixé par convention signée par les parties lors d'une audience devant la Commission de conciliation en matière de baux à loyers du district de Lausanne, valant jugement définitif et exécutoire. A.c. Diverses factures de maîtres d'état ont été établies pour le compte de la bailleresse, soit notamment une facture du 9 avril 2020 relative à l'entretien et la maintenance de la chaudière de l'appartement des locataires durant l'année 2020 pour un montant de 612 fr. 80. A.d. Le 2 juin 2020, les locataires ont sollicité une baisse de loyer auprès de la bailleresse, ce que cette dernière a contesté par courrier du 1er juillet 2020. Elle s'est prévalue de travaux qu'elle avait effectués depuis la dernière modification de loyer en 2008, ainsi que de frais accessoires et charges pris en compte lors de la fixation de ce loyer. A.e. Par formules officielles du 13 juillet 2020, la bailleresse a résilié le bail des locataires avec effet au 31 mars 2021.