Citation: 1B_232/2015 E. 2.1

2.1. Il reproche d'abord à l'instance précédente d'avoir insuffisamment motivé en quoi le lien filial entre le prévenu et son fils issu d'un premier mariage n'était pas un frein suffisamment fort et tangible pour le dissuader de fuir. Le droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) implique notamment pour l'autorité l'obligation de motiver sa décision. Selon la jurisprudence, il suffit que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause. Il n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limiter à l'examen des questions décisives pour l'issue du litige (ATF 137 II 266 consid. 3.2 p. 270; 136 I 229 consid. 5.2 p. 236). En l'espèce, l'arrêt attaqué retient deux éléments, à savoir le fait que le fils du prévenu est issu d'un premier mariage et qu'il est majeur; il précise en outre que même si le lien filial devait être "intense comme allégué", il ne suffirait pas à annihiler tout risque de fuite. Cette motivation, certes brève, a permis néanmoins au recourant de comprendre les raisons de l'existence du risque de fuite retenues par l'instance précédente et d'attaquer cette décision en toute connaissance de cause. Cela est suffisant, sous l'angle du droit d'être entendu. Dans la mesure où le recourant critique la pertinence des motifs de l'instance précédente, il soulève une question de fond qui sera examinée ci-après.