Citation: 6B_1183/2023 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a relevé que les premiers juges avaient considéré que les déclarations de E.________ permettaient bien de retenir que le recourant et F.________ voulaient récupérer par la force l'argent de la transaction de drogue conclue la veille, qu'ils avaient l'intention " de lui casser la gueule ", soit de frapper D.________, et que le début de la commission de ce brigandage avait été franchi lorsque le recourant avait sonné à la porte du plaignant dans ce but. Les premiers juges avaient également considéré l'analyse des téléphones des protagonistes, en particulier la menace envoyée au plaignant par le recourant lui-même le 11 novembre 2011, soit le même jour, à 14h, laquelle avait la teneur suivante: " prépare toi au pire ". S'agissant en particulier des événements du 11 novembre 2011, la cour cantonale a constaté que les déclarations de E.________ ne permettaient aucunement de retenir que le recourant et F.________ avaient renoncé à leur projet. Le recourant avait en effet sonné à la porte du plaignant, quelques minutes après avoir fait part à ses comparses de sa volonté d'en découdre physiquement avec ce dernier. Celui-ci n'avait toutefois pas répondu, et le recourant et F.________ avaient dû modifier leurs plans. Le fait que le recourant ne s'était ensuite pas rendu dans la cave dans laquelle s'était introduit le prénommé ne modifiait pas son implication dans l'expédition organisée. L'on ne pouvait évidemment pas non plus en déduire qu'il n'avait jamais eu l'intention d'user de violence, notamment si le plaignant avait répondu à la porte comme les deux comparses l'espéraient. Enfin, F.________ - qui avait été arrêté juste après les faits alors que le plaignant avait fait appel à la police - avait reconnu les faits aux débats de première instance et s'était dit prêt à payer le montant de 5'000 fr. correspondant aux conclusions civiles déposées par le plaignant. La version selon laquelle le recourant s'était rendu au domicile du plaignant pour y voler du cannabis et que c'était à tort que le tribunal de première instance avait retenu que le but de l'expédition avait été de récupérer l'argent, n'était pas crédible, dès lors que, si l'intention des comparses avait vraiment été de voler la drogue, l'on ne voyait pas pour quelle raison ils auraient commencé par sonner à la porte. Ce n'était en effet qu'en l'absence de réponse qu'ils avaient eu l'idée de s'introduire dans la cave où F.________ avait finalement trouvé le plaignant.