Citation: 7B_868/2023 E. 6.2

6.2. En l'espèce, les mesures proposées ne sont pas propres à pallier le risque de fuite retenu. La saisie des documents d'identité n'est en effet pas suffisante pour parer au risque de fuite, dès lors qu'il est aisé de se rendre sans de telles pièces à V.________ (cf. arrêts 7B_856/2023 du 21 novembre 2023 consid. 2.3.1; 1B_61/2020 du 24 février 2020 consid. 3.3 et les arrêts cités), qui fait partie de l'espace Schengen. Quant à la surveillance électronique, elle ne permet pas, dans sa forme actuelle, de prévenir une fuite en temps réel, mais uniquement de la constater a posteriori (ATF 145 IV 503 consid. 3.3). Le recourant argue que les possibilités techniques d'un système de surveillance en temps réel existent et qu'il ne revient pas au justiciable de subir l'inaction des autorités chargées de sa mise en oeuvre. Or il méconnaît que même en cas de surveillance active avec possibilité d'intervention immédiate de la police, il n'est pas exclu que le porteur d'un tel dispositif puisse fuir et, notamment, passer une frontière avant que les forces de l'ordre parviennent à l'arrêter. A cela s'ajoute qu'en cas de retrait forcé du bracelet ou de sa mise hors d'usage, l'intéressé ne ferait plus l'objet d'aucune surveillance, sous réserve de l'alarme qui serait donnée par la mise hors service, et disposerait dès lors du temps nécessaire pour passer dans la clandestinité, voire pour quitter la Suisse (ATF 145 IV 503 consid. 3.3.2). En outre, il est évident qu'une interdiction d'approcher la plaignante n'est pas de nature à empêcher le risque de fuite existant. Partant, les mesures de substitution passées en revue, même cumulées, ne permettraient pas de faire obstacle au danger de fuite qui a été retenu. Aucune autre mesure n'apparaît par ailleurs sérieusement envisageable. Quant au suivi médical entrepris par le recourant et qu'il devrait interrompre du fait de son incarcération, rien ne permet d'exclure, à mesure de sa nécessité, qu'il puisse se poursuivre durant sa détention. Cet élément n'est quoi qu'il en soit pas propre à faire échec à la mise en détention du recourant. Le refus de mise en liberté moyennant des mesures de substitution est ainsi conforme au droit fédéral.