Citation: 4A_119/2009 09.06.2009 E. A

A partir de 1994, X.________, qui travaillait précédemment comme employé de A.________, s'est mis à son compte, sous l'enseigne U.________, tout en demeurant dans les locaux qu'il occupait à Genève. A.________ lui avait confié un mandat, intitulé V.________, qui constituait l'essentiel de son activité. Par contrat du 4 juillet 1996, A.________ a remis à bail à X.________, U.________, des locaux commerciaux avec des places de parc dans le même immeuble. Conclu initialement du 1er juillet 1996 au 30 juin 1999, le bail était ensuite renouvelable tacitement d'année en année, sauf dénonciation par l'une des parties six mois à l'avance. Dans la clause permettant au bailleur de résilier le bail de manière anticipée, X.________ a ajouté, à la main, qu'il fallait se référer aux conditions spéciales; à la fin du contrat, il a rédigé de sa main une clause qui contient notamment le passage suivant: "Le bail peut être résilié par le locataire au cas où A.________ termine ou ne reconduit pas le mandat V.________ à U.________ selon le document en copie signé par A.________ le 16 décembre 1994." Dans le contrat en possession de X.________, cet ajout comporte le paraphe de l'assistante du représentant de A.________. Il a été retenu qu'elle n'aurait pas apposé son paraphe sans l'accord de son supérieur, de sorte qu'il fallait admettre que A.________ avait accepté l'adjonction faite par X.________. Au 1er décembre 1999, A.________ a vendu ledit immeuble à la banque Y.________ (ci-après: Y.________). En 2001, B.________ Limited a repris l'actif et le passif de A.________, puis C.________ lui a succédé. Le 28 mars 2003, C.________ a informé X.________ que le projet W.________ prendrait fin au 30 juin 2003. Il a été retenu, à la suite de l'administration des preuves, que ce projet correspondait à celui précédemment intitulé V.________. Par courrier du 30 octobre 2003, X.________ a résilié le bail pour le 30 novembre 2003, au motif que C.________ avait décidé d'arrêter le programme W.________. Contestant que le locataire puisse se prévaloir de la clause additionnelle lui permettant de résilier le bail de façon anticipée, Y.________ a accepté le congé pour l'échéance ordinaire, soit le 30 juin 2004 en tenant compte du préavis conventionnel de six mois. X.________ a quitté les lieux le 30 novembre 2003. X.________ soutenant qu'il avait valablement résilié le bail de façon anticipée et Y.________ affirmant le contraire, les parties sont entrées en conflit, chacune se prétendant créancière de l'autre. Dans une poursuite ouverte sur réquisition de Y.________, la mainlevée provisoire de l'opposition a été refusée par arrêt du Président de la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal vaudois du 28 février 2005.