Citation: 4A_379/2021 E. 5.1

5.1. En l'espèce, la cour cantonale a retenu que le licenciement immédiat était fondé sur de justes motifs. L'activité d'élevage exercée par l'employé était de nature professionnelle. Il avait consacré à cette activité accessoire un temps où il était réputé incapable de travailler. Il ne s'agissait pas d'un cas de figure où l'employé exerçait une activité accessoire admissible durant son temps libre. La cour cantonale a implicitement confirmé l'appréciation des premiers juges, selon laquelle l'exercice de cette activité accessoire et l'organisation des voyages en lien avec celle-ci induisaient immanquablement un certain stress et une fatigue, lors d'une période durant laquelle l'employé devait se reposer, puisqu'il n'était pas en état de travailler. La cour cantonale a retenu une violation grave du devoir de fidélité. Elle a ajouté qu'à partir du 10 mai 2016, l'employé avait utilisé son forfait de téléphone professionnel dans un cadre commercial privé, ce qui était interdit par la directive de l'employeuse. L'autorité précédente a considéré que l'employeuse n'avait pas tardé à agir en signifiant le licenciement immédiat le 7 juin 2016. Elle a expliqué que le courriel du 7 février 2016 de l'employé, envoyé à tous les collaborateurs de l'entreprise et faisant état d'un élevage de chats dans le cadre d'une activité familiale, ne pouvait être considéré comme une annonce d'activité lucrative accessoire à l'employeuse au sens du ch. 2.10.2 CCT. L'employé n'ayant déjà pas eu conscience lui-même, de bonne ou de mauvaise foi, qu'il exerçait une activité accessoire, il ne pouvait a fortiori pas respecter les obligations qui lui incombaient s'agissant du devoir d'information à l'employeuse. Dès lors, on ne pouvait reprocher à C.________ de ne pas avoir consulté le site Internet de l'employé le 7 février 2016, ce d'autant plus qu'elle considérait, à la lecture de ce courriel, qu'il s'agissait d'un hobby familial. Ce n'était que le 23 mai 2016 que l'ampleur de l'activité accessoire avait été découverte, lorsque C.________ s'était rendue sur ce site Internet après avoir entendu des plaintes de collaborateurs. Le délai écoulé entre le 23 mai 2016 et le licenciement signifié le 7 juin 2016 n'était pas trop long, au vu de la vérification que l'employeuse devait entreprendre et du manque de collaboration de l'employé quant aux rendez-vous fixés.