Citation: 2A.127/2001 25.06.2001 E. A

A.- Ressortissante marocaine née en 1969, SS.________ est entrée en Suisse pour la première fois le 1erjanvier 1995. Elle y a fait la connaissance de T.________, ressortissant suisse alors sous tutelle, qu'elle n'a pu épouser que le 17 octobre 1997, après levée de l'opposition du tuteur. Elle a ainsi obtenu une autorisation annuelle de séjour qui lui a été renouvelée jusqu'au 16 octobre 1999. Les époux ont vécu séparés depuis le 12 janvier 1999, à la suite d'une procédure de mesures protectrices de l'union conjugale engagée à la requête de l'épouse, qui se plaignait notamment d'un problème d'alcoolisme de son mari. Entendu le 1er juin 1999 par les autorités communales de X.________, T.________ a fait état d'une "séparation momentanée début décembre 1998, prolongée au 23 décembre 1998". Il précisait que "les choses étaient en train de s'arranger" et que les époux feraient bientôt domicile commun à Sion, au domicile de son épouse. Entendue le 12 juillet 1999 par le Contrôle des habitants de la Ville de Sion, ST.________ a indiqué qu'elle et son mari étaient sur le point de reprendre la vie commune dans l'appartement qu'elle avait loué à Sion; elle avait en effet l'intention de tenter une reprise de la vie commune, car son mari avait cessé de boire. Elle a aussi ajouté qu'elle n'avait jamais voulu se séparer de son mari, mais que c'était lui qui l'avait mise à la rue le 23 décembre 1998. Encore entendu le 15 juillet 1999 par cette même autorité, T.________ a déclaré qu'il vivait toujours dans sa maison de X.________ et n'avait aucune intention de la quitter, qu'il rendait effectivement visite à sa femme à Sion sans pour autant s'installer chez elle, et qu'il était disposé à reprendre la vie commune si sa femme acceptait de regagner le domicile conjugal à X.________. Par décision du 17 mars 2000, le Service de l'état civil et des étrangers du canton du Valais a refusé de prolonger l'autorisation de séjour de ST.________.