Citation: 2A.413/1999 05.01.2000 E. B

B.- Par décision du 14 octobre 1997, l'Office cantonal de la population a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de B.________. Le 14 novembre 1997, l'intéressée a recouru contre cette décision. La procédure de divorce a été suspendue le 27 novembre 1997 à la requête des parties. Entendue le 20 avril 1999, B.________ a déclaré devant la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève que son mari vivait à nouveau avec elle depuis mai-juin 1998. Quant à son époux, il a indiqué qu'il s'était réconcilié avec sa femme en automne 1998, mais qu'il ne faisait pas ménage commun avec elle car son psychiatre lui avait conseillé de garder son propre domicile. Il a toutefois précisé qu'il espérait pouvoir vivre plus tard avec sa femme et son enfant. Il ajoutait qu'il voyait sa femme cinq jours sur sept et qu'il dormait parfois chez elle. Statuant le 20 avril 1999, la Commission cantonale de recours de police des étrangers a confirmé la décision attaquée. Elle a retenu en substance qu'il n'était pas nécessaire de trancher la question de savoir si B.________ avait conclu un mariage fictif en dépit de sérieux doutes à ce sujet, du moment que l'intéressée ne pouvait de toute façon pas invoquer son mariage pour obtenir le renouvellement de son autorisation de séjour, sans commettre un abus de droit manifeste.