Citation: 8C_637/2022 E. 5

En l'espèce, la cour cantonale a constaté que l'intimée, après avoir signifié à la recourante son licenciement pour le 31 août 2016, lui avait, dans le même temps, proposé, sans mise au concours extérieure, le nouveau poste de secrétaire à 30 % créé auprès du cycle d'orientation de C.________, en lui impartissant un délai au 30 juin 2016 pour se décider. Elle a considéré qu'il s'agissait là d'une résiliation du contrat de travail pour sa prochaine échéance contractuelle, assortie d'une offre de poursuivre les rapports de travail à des conditions modifiées, soit la définition même du congé-modification au sens étroit. La modification proposée portait sur le taux d'activité, puisque le poste de travail de la recourante passait d'un taux de 90 % à un taux de 30 %, et sur le salaire, puisque le traitement de base qui lui était proposé était celui de la classe 19 de l'échelle salariale de la ville de Sion au lieu de la classe 18. Concernant le caractère abusif ou non du congé-modification, la cour cantonale a retenu que si la résiliation avait bien été utilisée pour imposer à la recourante des clauses contractuelles moins favorables, c'étaient des raisons économiques qui avaient motivé cette façon de faire, de sorte que le congé-modification n'était pas d'abusif, à tout le moins dans ses motifs. Il ne l'était pas davantage dans ses modalités, qui devaient s'apprécier au moment où le congé-modification était signifié, soit en l'occurrence au plus tard jusqu'à réception de la lettre du 24 mai 2016. Quant aux trois courriers successifs des 27, 28 et 30 juin 2016, il s'agissait de lettres réglant les effets du congé-modification consécutifs à la réaction de la recourante qui n'avait pas accepté la modification des rapports de travail proposée.