Citation: 1B_269/2009 14.10.2009 E. 1

3.2 En l'espèce, par renvoi à ses ordonnances du 26 juin et du 26 mai 2009, la Chambre d'accusation a relevé que l'inculpée avait détenu dans sa cave entre 150 et 160 kg de marijuana - amenés par son concubin B.________, impliqué dans un vaste trafic international de drogue et actuellement détenu - puis avait transporté ou fait transporter plusieurs dizaines de kilos de cette drogue dans une cachette située dans un bois, à laquelle avait eu accès son fils âgé de quinze ans, lequel avait pris la majorité de la drogue pour lui-même et des amis. Il ressort effectivement du dossier, notamment des déclarations de la recourante, qu'elle était au courant de la présence de drogue dans sa cave ainsi que des activités de son compagnon. Interrogée le 3 mars 2009, elle a en effet déclaré qu'elle savait qu'il y avait de la marijuana dans la cave mais qu'elle en ignorait la quantité (p. 2). Par ailleurs, elle était prête à témoigner concernant B.________ "et son activité, soit son trafic de marijuana" et ne s'était pas opposée aux activités de celui-ci, par peur pour ses enfants (p. 2 et 3). Elle pensait que c'était C.________, le frère de son concubin, qui avait caché la drogue dans la forêt lorsqu'il était venu chez elle à la mi-janvier (p. 7). Elle a confirmé ses déclarations le 4 mars 2009, précisant qu'elle avait eu des doutes sur les activités de son compagnon et que, si elle avait dit avoir peur, c'est parce qu'elle avait "un pressentiment" (cf. notamment le procès-verbal de l'audience du 4 mars 2009 devant le Juge d'instruction, p. 2). Interrogé le 3 mars 2009, le fils de la recourante a déclaré que deux ou trois semaines après l'arrestation de B.________, il était descendu à la cave avec sa mère; celle-ci lui avait montré 4 ou 5 sacs de sport, qui contenaient de la drogue, et lui avait dit: "Qu'est-ce qu'on va faire si la police découvre ça ?" Sa mère avait ensuite appelé C.________ pour lui demander de les aider à se débarrasser de la drogue. Celui-ci avait été seul cacher 4 ou 5 sacs dans la forêt et, en revenant, lui avait expliqué où se trouvait la cache car sa mère ne comprenait pas bien ses explications. Il a confirmé ses dires dans une 2ème déclaration du même jour ainsi que les 4 et 10 mars 2009. L'ensemble de ces éléments constitue un faisceau d'indices suffisant de la culpabilité de la recourante en relation avec la loi sur les stupéfiants. A ce stade, il importe peu de savoir à quel degré l'intéressée était impliquée dans le trafic de drogue de son concubin; c'est en effet au juge du fond et non à celui de la détention qu'il incombera d'apprécier sa culpabilité, cas échéant son degré de participation.