Citation: 4P.27/2001 17.04.2001 E. 2

2.- a) La Cour de cassation civile a examiné les perspectives de succès de l'action en libération de dette introduite par le recourant. Elle a retenu que le contrat conclu par les parties s'apparentait à un contrat d'agence avec droit de représentation exclusive (cf. art. 418a à 418v CO). Elle a considéré tout d'abord que S.________ fondait son action sur une prétendue indemnité pour la clientèle au sens de l'art. 418u CO dont l'intimée lui devrait paiement du fait que celle-ci va continuer à bénéficier de la clientèle apportée par l'agent après l'extinction du "contrat de collaboration". La cour cantonale a jugé que S.________, auquel incombait le fardeau de la preuve, n'avait pas allégué ni offert de prouver le profit effectif que retirerait la défenderesse de cette augmentation du nombre de clients. De toute manière si l'on admettait que les commissions perçues de mars 1997 au 23 mai 2000 représentaient un montant annuel brut d'environ 25 000 fr., l'indemnité maximale à laquelle le recourant pourrait prétendre in casu, soit le gain annuel net réalisé par l'agent d'après la moyenne de la durée entière du contrat (art. 418u al. 2 CO), apparaissait largement inférieure à sa prétention en paiement de 100 000 fr., de sorte que les magistrats valaisans se sont ralliés au point de vue du Juge de district qui avait considéré l'action sur ce point d'entrée de jeu vouée à l'échec. S'agissant des conclusions du recourant tendant au versement de 100 000 fr. au titre du gain qu'il aurait manqué en raison d'un comportement fautif de la défenderesse, l'autorité cantonale a admis que le demandeur n'avait pas offert de démontrer son dommage en application des art. 418g CO, voire 418m al. 1 CO, à défaut, notamment, d'avoir donné des indications sur les affaires prétendument conclues par l'intimée sans l'aide du recourant avec des clients procurés par les soins de celui-ci dans son rayon d'activité. Enfin, la demande ne contenait aucune preuve ou offre de preuve susceptible de permettre ou de faciliter l'estimation du préjudice invoqué (art. 42 al. 2 CO). La cour cantonale en a déduit que ce chef de conclusions semblait également destiné à échouer.