Citation: 6B_35/2018 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a indiqué que le recourant avait récidivé en cours d'enquête, ce qui lui avait valu de se retrouver une seconde fois en détention provisoire. Cette récidive était révélatrice de la perception des choses de l'intéressé, selon laquelle il lui appartenait de décider ce qui était légal ou non. Concernant sa collaboration, le recourant n'avait reconnu que ce qu'il considérait comme légal, peu grave, ou ce qui était évident. Les policiers avaient noté dans leur rapport final que les auditions avaient été peu productives en raison notamment du manque de collaboration et de l'arrogance du recourant à leur égard, l'une des auditions ayant par exemple dû être interrompue et l'intéressé reconduit dans son box de maintien tant il vociférait. Par ailleurs, les faits s'étaient déroulés sur des années, le recourant ayant poursuivi son activité malgré l'enquête ouverte à son encontre et une première période de détention provisoire. Sa repentance était nulle et le recourant pensait manifestement que son commerce ne constituait pas un problème pour la société. L'ensemble de ces éléments démontrait que, malgré un casier judiciaire vierge, le pronostic quant au comportement futur du recourant était défavorable, de sorte que le sursis partiel devait lui être refusé.