Citation: 7B_506/2023 E. B

Par jugement du 9 février 2023, la Cour pénale du Tribunal cantonal neuchâtelois a partiellement admis l'appel formé par A.________ contre le jugement du 21 mars 2022 et a rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, l'appel joint du Ministère public. Le jugement du 21 mars 2022 a été réformé en ce sens que A.________ était acquitté du chef d'accusation de menaces aggravés et qu'il était condamné, pour les autres infractions, à une peine privative de liberté de 40 mois; le jugement a été confirmé pour le surplus. En substance, la cour cantonale a retenu les faits pertinents suivants en lien avec les condamnations contestées en procédure fédérale. B.a. A.________, ressortissant de Bosnie-Herzégovine né en 1989, et B.________, née en 1993, ont noué une relation amoureuse dès 2016. Dès la fin de l'année 2018 et jusqu'au 25 juillet 2020, date de leur séparation, A.________ et B.________ ont vécu ensemble dans un appartement à U.________. B.b. A de multiples reprises entre le début de l'année 2019 et le mois de juillet 2020, dans leur appartement commun, A.________ s'en est pris physiquement à B.________ en lui assénant des coups de poing, des gifles sur le visage et le corps ainsi que des coups de pied sur les flancs et les membres inférieurs et en la saisissant au cou, lui occasionnant ainsi notamment des hématomes. En particulier, le 8 décembre 2019, A.________ a frappé B.________ au niveau des côtes et avec les mains, provoquant chez elle des contusions ainsi qu'une perforation du tympan gauche. De même, à une date indéterminée en 2020, A.________ a frappé B.________, l'a saisie par le cou et l'a conduite de force du salon à la salle de bain de l'appartement. B.c. B.c.a. Le 31 juillet 2020, entre 13 et 15 heures, A.________ a insulté B.________, alors qu'elle se trouvait assise sur le canapé du salon de leur appartement, en lui disant qu'elle était une "sale pute" et une "grosse merde". Il lui a également dit qu'elle ne méritait pas de vivre, qu'il allait la tuer et qu'elle avait de la chance d'être encore en vie, relevant à cet égard qu'il avait hésité plusieurs fois à l'étrangler durant la nuit tant elle était une "grosse merde" mais qu'il y avait néanmoins renoncé car il allait la faire souffrir encore. Il lui a dit qu'elle allait voir qui était le "vrai A.________", lui demandant en outre ce qui suit: "Tu veux que je te montre comment on baise une pute?". A.________ a ensuite pris le téléphone de B.________ des mains de cette dernière, alors effrayée par ses propos, la frappant et se frappant lui-même avec cet objet. B.c.b. Par la suite, A.________ a retiré ses propres vêtements et s'est placé sur B.________, puis, s'étant assis sur le canapé et ayant jeté la table basse du salon, l'a tirée par les cheveux pour la placer de force à genoux sur le tapis en lui disant: "A genoux, à genoux". Après avoir retiré la robe de B.________ en la tirant du bas vers le haut, il lui a ordonné de lui prodiguer une fellation, en la tenant toujours par les cheveux et en lui disant: "suce-moi". B.________ a refusé, expliquant qu'elle n'en avait pas envie et lui demandant de la laisser partir. A.________ lui a alors asséné plusieurs coups sur le côté des fesses, persistant à lui tirer les cheveux dès qu'elle essayait de se dégager de son emprise. B.c.c. Après s'être rendu dans la salle de bains, puis être revenu vers B.________, qui s'était entre-temps redressée et qui était en train d'appeler à l'aide son amie C.________ avec son téléphone, A.________ s'est saisi de cet objet et l'a utilisé pour la frapper au visage. La plaçant alors de force à quatre pattes sur le canapé, il lui a asséné des coups de poing sur les cuisses, a craché sur son vagin et lui a imposé une pénétration péno-vaginale durant plusieurs minutes, sans utiliser de préservatif. B.________, qui pleurait, lui a dit qu'elle ne voulait pas. B.c.d. Ensuite, B.________ essayant de s'enfuir, mais n'y parvenant pas, A.________ l'a plaquée en avant et l'a tenue par les hanches et les cheveux, puis a tenté de lui pénétrer l'anus avec son pénis. Après avoir saisi B.________ par la taille et l'avoir couchée de force sur le canapé, A.________ lui a imposé une nouvelle fois une pénétration vaginale avec son pénis, tout en continuant à la frapper et à la bloquer avec ses mains et ses bras, passant ainsi outre le refus qu'elle manifestait par la parole et par les gestes. B.________ est finalement parvenue à libérer une de ses jambes et ainsi à repousser A.________ avec son pied. B.c.e. Par ses divers coups, A.________ a occasionné des lésions à B.________ au niveau du visage, sur la joue et aux lèvres ainsi que des ecchymoses au niveau du dos, des fesses et des cuisses. B.c.f. Le jour des faits (31 juillet 2020), à 14 heures 30, C.________ a contacté la police, ensuite de l'appel reçu de B.________, pour signaler que cette dernière subissait des violences de la part de son ex-compagnon A.________. Les agents de police dépêchés à l'appartement des intéressés les a trouvés calmes. B.________ était toutefois choquée et en pleurs. Selon elle, A.________ s'était mis en colère car elle était sortie la veille avec un ami. Auditionnée le même jour par la police, B.________ a déposé plainte.