Citation: 1C_631/2022 E. 2.3

2.3. La Cour des plaintes s'en est tenue à la jurisprudence constante qui considère qu'un élargissement du cadre de l'entraide requise est possible lorsqu'il apparaît que cela correspond à la volonté de l'autorité requérante et permet de prévenir une éventuelle demande complémentaire (ATF 121 II 241 consid. 3a in fine), en particulier lorsqu'il s'agit de comptes qui présentent une connexité (mouvements de fonds, identité du titulaire ou de l'ayant droit) avec les transactions suspectes (arrêt 1A.70/2002 du 3 mai 2002). Sous l'angle du principe d'utilité potentielle également, la jurisprudence admet une extension de la période d'investigation, notamment lorsque cela peut permettre de déceler des agissements antérieurs ou postérieurs à ceux qui sont décrits dans la demande ou lorsqu'il s'agit de déterminer l'origine ou la destination de fonds suspects (ATF 121 II 241 consid. 3c). Tel est le cas en l'occurrence, pour les motifs exposés dans l'arrêt attaqué: l'autorité requérante a identifié divers versements suspects opérés en 2012 sur les trois comptes visés, dont l'ayant droit est expressément soupçonné dans l'enquête américaine. Dans ces conditions, la légère extension de l'entraide requise pour un compte (documents remontant à 2010 au lieu de 2012) ne viole nullement le principe de la proportionnalité.