Citation: 6B_1215/2022 E. 2.3

2.3. En l'espèce, la cour cantonale a estimé que la thèse du recourant, selon laquelle il s'était livré à un commerce légal de produits contenant du cannabidiol (ci-après: le "CBD"), n'était pas crédible. Ses propos manquaient en effet de cohérence et apparaissaient parfois fluctuants, en particulier lorsqu'il avait indiqué ne pas pouvoir différencier la marijuana de l'origan alors qu'il était un consommateur de cannabis, lorsqu'il avait contesté connaître "B._________", avant de revenir sur ses déclarations en expliquant qu'il s'agissait de son cousin ou, encore, lorsqu'il avait évoqué se livrer à un commerce légal de CBD, alors qu'il avait initialement dit ne pas faire de trafic puisqu'il ne faisait pas de profit. Il était par ailleurs équivoque pour le recourant de déclarer faussement qu'il n'était pas le seul à utiliser son téléphone portable, afin de ne pas être compromis par certaines conversations susceptibles de l'impliquer dans un trafic de stupéfiants. Il ressortait en outre du dossier pénal des éléments écartant la thèse selon laquelle le recourant se livrait à un commerce légal de CBD. Ainsi, le vocabulaire utilisé dans les conversations téléphoniques entre le recourant et des tiers faisait manifestement référence à un trafic de marijuana. En utilisant les termes "haze", "beuh", "blue cheese", "chocolope" ou "OG kush afghan", voire lorsqu'il surnommait un de ses comparses "Escobar" ou "grand narco", le recourant faisait forcément référence à un trafic de marijuana comportant un taux plus élevé de THC que le CBD, lors même qu'il n'avait utilisé le terme "CBD" à aucun moment. Enfin, les circonstances entourant le transport de la marchandise, ainsi que les prix pratiqués par le recourant et ses comparses, ne correspondaient pas à un commerce légal de CBD (cf. jugement attaqué, consid. 3.3 p. 16 s.).