Citation: 5A_838/2023 E. 4

En l'espèce - contrairement à ce que soutient la recourante -, l'arrêt entrepris, qui rejette l'exception de prescription, n'est pas une décision finale au sens de l'art. 90 LTF, mais une décision incidente qui n'est susceptible d'un recours immédiat qu'aux conditions posées à l'art. 93 al. 1 LTF (arrêt 4A_101/2021 du 25 février 2021 consid. 3 et les arrêts mentionnés). Or, s'étant manifestement méprise sur la qualification de la décision attaquée, l'intéressée n'expose pas en quoi celle-ci pourrait lui causer un préjudice juridique irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF; sur cette notion, parmi plusieurs: ATF 142 III 798 consid. 2.2). Certes, si le Tribunal fédéral devait accueillir l'exception de prescription, il pourrait rendre immédiatement une décision finale (art. 93 al. 1 let. b LTF) en rejetant la demande sur le fond ( cf. ATF 118 II 447 consid. 1b/bb et les citations). La recourante - s'exprimant à l'appui de sa requête d'effet suspensif - évoque les " diverses mesures d'instruction " que le premier juge devra entreprendre pour déterminer notamment le " montant exact de l'éventuel dommage ", opération qui sera " conséquente, coûteuse et chronophage "; or, même en faisant preuve de mansuétude, une telle argumentation toute générale ne répondrait pas aux exigences strictes que le Tribunal fédéral a fixées quant à l'économie d'une " procédure probatoire longue et coûteuse " (arrêt 4A_316/2023 du 9 octobre 2023 consid. 1.3.1 et la jurisprudence citée).