Citation: 6B_632/2019 E. 1.2.1

1.2.1. Pour établir le taux de pureté de la cocaïne vendue par la recourante, il paraît que la cour cantonale s'est fondée sur l'analyse réalisée le 27 juillet 2016 par l'Institut de médecine légale de l'Université de Berne (IML) à partir de la drogue séquestrée dans le cadre de l'affaire dite " C.________ ", dont la recourante serait l'une des protagonistes (cf. dossier cantonal, pièce n° 4000-4001; jugement de première instance, p. 3 et 13; arrêt entrepris, consid. 2.8 p. 13). Cette analyse, réalisée selon la méthode " CLHP " (" chromatographie en phase liquide haute performance "), mentionne des taux de pureté de " 35% ", si l'on tient compte de la cocaïne sous sa forme de chlorydrate (" Cocain Hydrochlorid "), et de " 31% (± 3.5%) ", sous sa forme de base (" Cocain Base "). Cela étant, malgré le caractère équivoque de l'analyse réalisée par l'IML quant au taux à prendre en considération, la cour cantonale n'explique pas les raisons pour lesquelles elle n'a pas déduit du taux de 31% finalement retenu, la fraction de 3.5% sus-évoquée, qui par la mention du signe " ± " semble définir une marge d'erreur ou à tout le moins la possibilité d'une variation, alors que la prise en considération d'un taux de pureté de 27.5% (31% - 3.5%) constitue en l'espèce l'hypothèse la plus favorable à la recourante (cf. art. 10 al. 3 CPP).