Citation: 8C_778/2021 E. 4.2.1

4.2.1. La cour cantonale a noté en outre que, le recourant présentant une déchirure du ménisque, il y avait présomption que l'on était en présence d'une lésion semblable aux conséquences d'un accident, qui devait être prise en charge pas l'assureur-accidents (cf. art. 6 al. 2 let. c LAA). Ce dernier ne pouvait se libérer de son obligation que s'il apportait la preuve que la lésion était manifestement due à l'usure ou à une maladie, ce qui ne semblait pas être le cas en l'espèce. Si le médecin d'arrondissement avait évoqué un lien de causalité "au mieux possible", il n'avait à aucun moment parlé d'usure manifeste. Dès lors, la question du bien-fondé de la décision du 3 janvier 2018 pouvait légitimement se poser. Toutefois, il fallait rappeler que si le juge pouvait, le cas échéant, confirmer une décision de révision rendue à tort pour le motif substitué que la décision de rente initiale était sans nul doute erronée et que sa rectification revêtait une importance notable (ATF 125 V 369 consid. 2 et les références), il ne saurait imposer à un assureur social de reconsidérer sa décision si celui-ci s'y refuse, un refus d'entrer en matière sur une demande de reconsidération n'étant pas susceptible de faire l'objet d'un recours devant le juge des assurances sociales (cf. ATF 133 V 50 consid. 4; 119 V 475 consid. 1b/cc; 117 V 8 consid. 2a).