Citation: 2A.482/2004 10.09.2004 E. 3

L'autorité intimée a constaté que le recourant avait caché l'existence de ses enfants, notamment de ceux nés en 1992 et 1994, ce qui n'est pas contesté. Elle a considéré que le recourant avait tenté par là de dissimuler un fait essentiel au sens de l'art. 9 al. 4 lettre a LSEE, soit la relation quasi conjugale qu'il continuait d'entretenir avec son ex-épouse turque. Le recourant s'efforce de minimiser l'importance de cette relation durant la période où il était marié avec Y.________. Il ne conteste toutefois pas vraiment les faits, qui ne sont ni mani- festement inexacts ou incomplets, ni établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 105 al. 2 OJ), de sorte qu'ils lient le Tribunal fédéral. Les autres arguments qu'il invoque ne suffisent pas non plus à remettre en cause les conclusions auxquelles parvient la décision attaquée, à laquelle il peut être renvoyé (art. 36a al. 3 OJ). Il y a en particulier lieu d'admettre que la relation du recourant avec son ex-épouse a présenté un caractère quasi conjugal déjà avant l'échéance du délai de cinq ans de l'art. 7 al. 1 LSEE. Le recourant se prévaut encore d'un courrier que le Service des étrangers lui a adressé le 7 novembre 2001, en faisant valoir que l'autorité administrative aurait évoqué seulement l'éventualité du rejet de la demande de regroupement familial, mais non celle de la révocation de l'autorisation d'établissement, et l'aurait ainsi "en quelque sorte trompé". Le recourant affirme toutefois lui-même que ce courrier "rappelait la teneur" de l'art. 9 al. 4 lettre a LSEE, de sorte que son argumentation ne lui est d'aucun secours. Au vu de ce qui précède, l'autorité administrative était fondée à révoquer l'autorisation d'établissement du recourant. Partant, le recours doit être rejeté.