Citation: 8C_364/2019 E. 5.1

5.1. La cour cantonale a considéré que l'on pouvait aisément déduire de la convention de divorce du 26 mai 2015, d'une part, que le montant de la contribution d'entretien en faveur de B.________ avait été fixé en fonction de l'attribution des allocations familiales et, d'autre part, que ni la juge, ni les mandataires n'avaient prêté attention au fait que le changement de domicile de B.________ impliquait la fin du droit aux allocations familiales en sa faveur. Ainsi, on ne pouvait pas reprocher trop sévèrement à l'intimé d'avoir omis d'annoncer à la caisse les changements relatifs à sa situation familiale. En effet, bien que la caisse soit l'autorité compétente pour décider du droit aux allocations familiales, il n'en demeurait pas moins que l'intimé pouvait, de bonne foi, croire que celles-ci continueraient à lui être versées, dès lors que cette question avait été fixée par une convention de divorce homologuée par une juge. Partant, l'omission fautive ne constituait qu'une violation légère du devoir d'annoncer, et la bonne foi de l'intimé devait être admise.