Citation: 4A_453/2024 E. 4.3.2

4.3.2. La cour cantonale a retenu que les parties avaient visité des maisons dans l'idée d'en acquérir une afin de "peut-être s'y installer ensemble", à tout le moins lorsque le couple se trouvait en Australie. Elle a mentionné que du propre aveu du recourant, l'intimée et lui résidaient ensemble en 2009 à Bruxelles, puis dès 2010 à Monaco, sans qu'une intention durable de poser leurs valises dans le pays d'origine de l'intimée n'ait été évoquée. Dans ces circonstances, la seule nationalité australienne commune de la défenderesse, bénéficiaire de la promesse de donner et de ses deux amies intervenues en qualité de témoin, n'apparaissait nullement comme un critère pertinent pour juger de l'existence de liens étroits avec l'Australie. Au contraire, d'autres éléments renforçaient les liens avec la Belgique: le contrat avait été rédigé en français, soit l'une des langues officielles de la Belgique, dont le recourant, seule partie obligée en vertu de la reconnaissance de dette est ressortissant, et mentionne l'adresse précise de l'intéressé à..., commune de la région de Bruxelles; la créance de 4 millions était libellée en euros, devise ayant cours légal en Belgique, où le recourant avait sa résidence habituelle. Le montant en question n'était pas destiné en premier lieu à l'entretien de la maison dont l'acquisition était projetée en Australie pour 6 millions de dollars australiens, mais à assurer les besoins de l'intimée ("[afin] de vivre décemment et payer les frais de la maison"), qui résidait alors en Belgique avec le recourant. La cour cantonale a ainsi déduit que les liens les plus étroits existaient avec la Belgique, ce qui correspondait au lieu de la résidence habituelle du recourant et de l'intimée en 2009. Le droit belge était dès lors applicable.