Citation: 8C_32/2024 E. 8.4.1

8.4.1. On relèvera tout d'abord qu'il n'est pas établi, contrairement à ce qu'affirme le recourant, que l'intimé était privé de sa capacité de discernement, que ce soit au moment de son arrivée en Suisse ou par après. Les premiers juges ont certes retenu que l'assuré ne disposait pas d'une capacité de jugement adéquat quant à son état de santé. Il n'ont cependant pas constaté que ce dernier était incapable de discernement au sens de l'art. 16 CC a contrario. Quoi qu'il en soit, on a vu que la capacité de discernement est une notion relative devant être appréciée concrètement par rapport à un acte déterminé, en fonction de sa nature et de son importance (cf. consid. 7.4 supra; voir aussi ATF 150 III 147 consid. 7.6.1). Elle ne doit en outre pas être appréciée de manière trop sévère lorsqu'elle l'est en lien avec l'intention de se fixer pour une certaine durée au lieu de sa résidence (cf. consid. 8.3.1 supra).