Citation: 6B_146/2016 E. 1.2

1.2. L'autorité précédente a exposé de manière suffisante les éléments qui l'ont amenée à retenir la culpabilité de la recourante. En particulier, cette dernière avait d'abord indiqué être propriétaire de la marchandise pour ensuite se rétracter et soutenir qu'elle l'avait « bêtement » prise des mains des deux toxicomanes avec qui elle discutait et qui avaient fui à l'approche de la police. Or, comme l'a souligné la cour d'appel, la recourante n'apporte pas le début d'un indice que sa version serait crédible. Le rapport de police ne fait état d'aucune fuite ni de la présence de tiers à son arrivée. L'autorité précédente souligne également que la simple détention de stupéfiants étant punissable, la condamnation est justifiée sans qu'il soit nécessaire de discuter de la question de la propriété des stupéfiants. La motivation permet de comprendre le raisonnement suivi pour retenir la culpabilité de la recourante. Elle a été comprise par la recourante qui a été en mesure de la critiquer comme l'en atteste son recours. Quant à l'argumentation supposée insuffisante de la simple détention de stupéfiants par rapport à la propriété de stupéfiants, elle n'est pas convaincante. Il n'était pas nécessaire que l'autorité précédente développe plus avant la notion de détention de stupéfiants dans la mesure où la recourante, également dans son recours au Tribunal fédéral, ne conteste pas les faits, à savoir qu'au moment de l'intervention de la police, elle détenait sans droit des stupéfiants. Elle en est donc détentrice au sens de l'art. 19 al. 1 let. d LStup, qui lui est applicable. La réalisation de l'élément subjectif de l'infraction ne fait pas non plus de doute. Partant le grief de violation du droit d'être entendu est infondé, tout comme celui d'une violation de l'art. 19 al. 1 let. d LStup.