Citation: 1B_118/2014 E. 2

La décision attaquée, qui déclare irrecevable le recours formé par A.________ contre l'ordonnance du Tribunal des mesures de contrainte qui autorise partiellement la mesure de surveillance prise par le Ministère public, ne met pas fin à la procédure pénale ouverte contre la recourante et revêt un caractère incident (arrêt 1B_425/2010 du 22 juin 2011 consid. 1.1). Le recours en matière pénale n'est recevable contre une telle décision qu'aux conditions de l'art. 93 LTF dès lors qu'elle n'entre pas dans le champ d'application de l'art. 92 LTF. Vu l'issue du recours, la question de savoir ce qu'il en est dans le cas particulier peut rester indécise. En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Selon l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient à la partie recourante de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 134 II 244 consid. 2.1 p. 245). Lorsque celle-ci repose sur une double motivation, il doit, sous peine d'irrecevabilité, démontrer que chacune d'elles est contraire au droit en se conformant aux exigences de motivation requises (ATF 138 I 97 consid. 4.1.4 p. 100 et les arrêts cités). La Chambre pénale de recours a considéré que la voie du recours n'était pas ouverte contre une ordonnance d'approbation d'une mesure de surveillance secrète prise par le Ministère public. Elle a en outre retenu que la recourante n'avait pas d'intérêt actuel, juridiquement protégé, à obtenir l'annulation ou la modification de la décision attaquée car les données recueillies en exécution de la mesure se trouvaient sous scellés, en possession du Tribunal des mesures de contrainte, de sorte que dans l'ignorance du sort qui leur sera réservé, le recours était prématuré. Elle a déclaré en conséquence le recours irrecevable. L'arrêt attaqué repose ainsi sur deux motivations indépendantes et suffisantes pour sceller le sort de la cause, qu'il appartenait à la recourante de critiquer selon les formes requises. A.________ conteste que son recours soit prématuré. Elle soutient que la personne surveillée, si elle a connaissance d'une mesure de surveillance qui a cessé, doit pouvoir immédiatement en faire contrôler le bien-fondé sans attendre la communication formelle de cette mesure par le Ministère public prévue à l'art. 279 CPP. On peut ainsi admettre ce faisant qu'elle s'en prend conformément aux exigences déduites de l'art. 42 al. 2 LTF à la première motivation retenue pour déclarer son recours irrecevable. En revanche, on cherche en vain dans son mémoire de recours une argumentation qui permettrait de tenir la seconde motivation pour arbitraire ou d'une autre manière contraire au droit. Le recours doit par conséquent être déclaré irrecevable pour ce motif.