Citation: 7B_152/2023 E. 2.3

2.3. En conséquence de cette violation, l'inscription du profil d'ADN du recourant dans la banque de données nationale sur les profils d'ADN (CODIS) doit être effacée; vu la survenance d'une correspondance entre le profil d'ADN du recourant et une trace d'ADN H2 retrouvée sur le lieu d'un incendie, une telle inscription a dû en effet être effectuée (cf. arrêt 1B_285/2020 du 22 avril 2021 consid. 5, non publié in ATF 147 I 372). Quant au profil d'ADN du recourant, il doit être détruit seulement en tant qu'il concerne l'infraction de dommages à la propriété dans le cadre de laquelle il a été recueilli à titre préventif. Il résulte de l'arrêt querellé que le profil d'ADN du recourant s'est dans l'intervalle révélé correspondre à un profil d'ADN H2 retrouvé sur les lieux d'un incendie intentionnel; or l'instruction de cette infraction a été jointe à la procédure concernant les dommages à la propriété (cf. cause connexe jugée dans l'arrêt 7B_262/2023 du 2 juillet 2024, let. A.c). Dans la mesure où cette preuve a été recueillie dans les circonstances décrites au considérant précédent, il appartiendra, le cas échéant, au juge du fond de déterminer à la lumière des art. 139 ss CPP si le profil d'ADN du recourant est exploitable dans le cadre de l'enquête portant sur l'incendie intentionnel.