Citation: 1B_166/2019 E. 4.3

4.3. Conformément au principe de la proportionnalité (art. 36 al. 3 Cst.), il convient d'examiner les possibilités de mettre en oeuvre d'autres solutions moins dommageables que la détention (règle de la nécessité). Cette exigence est concrétisée par l'art. 237 al. 1 CPP, qui prévoit que le tribunal compétent ordonne une ou plusieurs mesures moins sévères en lieu et place de la détention provisoire ou de la détention pour des motifs de sûreté si ces mesures permettent d'atteindre le même but que la détention. Selon l'art. 237 al. 2 CPP, font notamment partie des mesures de substitution l'assignation à résidence ou l'interdiction de se rendre dans un certain lieu (let. c), l'obligation d'avoir un travail régulier (let. e) et l'interdiction d'entretenir des relations avec certaines personnes (let. g). En l'espèce, le recourant propose l'assignation à résidence avec la limitation de ses déplacements dans le Nord vaudois au strict minimum, à savoir uniquement en lien avec des déplacements nécessaires pour son déménagement à l'internat et pour les besoins de sa mesure AI ainsi que l'interdiction de se rendre en France, l'obligation de respecter les termes de sa mesure de réinsertion AI, l'interdiction d'entretenir des relations avec les personnes en lien avec les faits survenus les 21 juillet et 1er août 2018. Les mesures de substitution proposées paraissant cependant insuffisantes au regard de l'intensité du risque de récidive. L'interdiction de contact et la limitation des déplacements sont en effet difficiles à contrôler. Mal fondé, le grief doit être écarté. Enfin, du point de vue temporel, vu la gravité des infractions pour lesquelles le recourant a été mis en prévention et la durée de la détention provisoire déjà subie, le principe de la proportionnalité est aussi respecté.