Citation: U 65/04 01.02.2005 E. A

D.________, née le 1er mars 1967, est arrivée en Suisse en 1988. Elle a travaillé, en dernier lieu, en qualité d'aide de cuisine à l'hôpital de R.________, dès le 1er décembre 1998. A ce titre, elle était assurée contre le risque d'accidents professionnels et non professionnels par Allianz Suisse, anciennement Elvia Assurances, (ci-après: Allianz). Le 25 juin 1999, elle a été victime d'un accident de la circulation. Alors qu'elle se trouvait au volant d'une voiture, occupée également par sa fille de deux ans et demi et sa soeur, elle a perdu la maîtrise de son véhicule. Tandis que les deux passagères sont sorties presque indemnes de l'accident, l'assurée a subi diverses fractures et une perte de connaissance. Elle a été hospitalisée au Centre hospitalier V.________ jusqu'au 1er juillet suivant, puis à l'hôpital de R.________ du 2 juillet au 8 juillet 1999. Suite à une évolution favorable, elle a repris le travail à 100 % dès le 4 octobre 1999. A partir du 22 avril 2000, D.________ a subi diverses incapacités de travail attribuables à la maladie, selon les attestations de deux médecins traitants successifs. Le 2 février 2001, le docteur F.________, troisième médecin traitant, a annoncé à Allianz une rechute de l'accident du 25 juin 1999 et fait remonter l'incapacité de travail en résultant au 7 octobre 2000. Le 12 mars 2001, l'assurée a été opérée d'un polype angiomateux de la corde vocale gauche et subi une incapacité de travail jusqu'au 21 mars suivant, date à laquelle elle a repris son activité à 50 %. Dans un rapport du 22 mai 2001, le docteur F.________ a mentionné, au titre de séquelles du 25 juin 1999, des douleurs sternales chroniques, des douleurs thoraciques droites chroniques, des céphalées chroniques, un état dépressif chronique, une lésion de la corde vocale gauche consécutive à l'intubation subie lors de l'ablation du polype angiomateux. Pour sa part, le docteur L.________, spécialiste en oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale, a exclu que le polype soit une lésion liée à l'intubation, mais en a attribué la présence à un malmenage vocal (avec comme facteur de risque le fait que l'assurée a longtemps fumé). D.________ a présenté une nouvelle incapacité de travail totale pour cause de maladie depuis le 30 juin 2001 et a été licenciée par son employeur pour le 31 octobre 2001. Allianz a confié une expertise au docteur R.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie. Selon ce médecin, il ne persistait qu'une irritation des racines des nerfs intercostaux de D3 à D8; un CT-scan du 13 mai 2002 révélait la présence d'une modification arthrosique modérée au niveau des disques intervertébraux étagés et d'une hernie intra-spongieuse au niveau des plateaux inférieurs des vertèbres D6 et D7, avec remaniement sclérotique de ces plateaux (sans tassement vertébral ni fracture). La symptomatologie douloureuse n'affectait pas la capacité de travail de l'assurée. Une relation de causalité entre ces plaintes et l'accident assuré était tout au plus possible, mais improbable. Quant l'hypothèse d'une chute en août 2000, elle n'a pu entraîner qu'une contusion dorsale, le statu quo ante étant rétabli après environ trois semaines (rapport du 17 mai 2002). Par décision du 6 juin 2002, confirmée sur opposition le 25 octobre 2002, Allianz a mis un terme à ses prestations avec effet au 7 octobre 2000.