Citation: 1P.354/2001 10.09.2001 E. 1

Le fait que les autorités locales se soient prononcées en faveur du projet litigieux n'est pas plus déterminant. Comme le relèvent les intimés dans leurs observations, la Municipalité d'Ecublens, au terme de l'enquête publique complémentaire, n'a pas consulté la Commission communale d'urbanisme afin de savoir si les modifications apportées au projet initial du point de vue des aménagements extérieurs étaient de nature à répondre aux remarques qu'elle avait formulées à ce sujet. De plus, elle est partie à tort du principe qu'elle n'était pas en mesure de revoir la densité d'occupation de l'immeuble, alors que la clause d'esthétique peut remplir cette fonction lorsque les dispositions de la zone en cause ne fixent aucune règle à ce sujet ou fixent uniquement des règles indirectes par le biais des normes relatives à la hauteur des constructions. Le Tribunal administratif n'a donc pas substitué de manière arbitraire son appréciation à celle de la Municipalité d'Ecublens, mais a pris la décision qui respectait le mieux les intérêts en présence et le principe de la proportionnalité, dans le respect de la réglementation communale de la zone du village (art. 8 et 13 RPA) et du plan directeur communal. Enfin, c'est en vain que le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir précisé les mesures qu'il devait prendre pour rendre le projet acceptable du point de vue de l'esthétique. Il ressort en effet de manière suffisante de l'arrêt attaqué que seul serait admissible un projet revu de manière à éliminer les éléments de construction étrangers au village, tels que la rampe d'accès au parking souterrain ou l'entrée par un demi-niveau enterré, et à garantir une relation directe du bâtiment à la rue, dans le sens des propositions faites par la Commission cantonale consultative d'urbanisme et d'architecture. De ce point de vue également, le Tribunal administratif a respecté les exigences de motivation dégagées par la jurisprudence.