Citation: 9C_438/2008 27.02.2009 E. 4

4.1 Les considérations du recourant au sujet de l'évaluation de sa capacité de travail et du caractère invalidant des troubles somatoformes douloureux diagnostiqués ne mettent en évidence ni violation des principes régissant l'appréciation des preuves, ni constatations manifestement inexactes des faits. 4.2 Contrairement à ce que soutient l'intéressé, il ne suffit pas qu'une preuve documentaire comporte une simple erreur factuelle pour fonder son éloignement, il faut encore que cette erreur influe sur le sort de la cause (cf. art. 97 al. 1 in fine LTF). Par conséquent, il n'y avait pas lieu d'écarter le rapport du SMR - sur lequel repose la décision litigieuse - au seul motif qu'il faisait allusion à l'exercice d'une activité professionnelle entre les mois de janvier et mars 2003 puisque cet élément n'a pas influencé les médecins du SMR dans la détermination de la date à partir de laquelle le recourant était apte à reprendre une activité adaptée (cf. consid. 3). Ce motif est donc mal fondé. On ajoutera que la juxtaposition de descriptions apparemment contradictoires de l'état de santé psychique de l'intéressé et la mention du nombre d'examens respectifs réalisés par les médecins du SMR et le docteur B.________ (un examen par rapport à de nombreux examens s'étalant sur une période allant du 3 juillet 2006 au 14 mars 2007) ne démontrent rien en soi et ne suffisent en tout cas pas à mettre en doute l'appréciation par laquelle la juridiction cantonale conférait pleine valeur probante à l'avis des docteurs I.________ et T.________. Cette conclusion se justifie d'autant plus que le nombre d'examens n'entre pas dans les critères retenus par la jurisprudence pour juger de la valeur probante d'un document médical (cf. ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352), qu'il convient généralement d'aborder avec précaution l'avis d'un médecin traitant (cf. ATF 125 V 351 consid. 3b/cc p. 353) - qualité que revêt indubitablement le docteur B.________ compte tenu du mandat de soin (cf. arrêt du Tribunal fédéral I 701/05 du 5 janvier 2007 consid. 2 in fine et les références) qui transparaît dans les termes de son rapport (patient, traitement, suivi) et des actes accomplis qui sont éloignés du rôle dévolu aux experts médicaux (cf. arrêt du Tribunal fédéral 9C_382/2008 du 22 juillet 2008 consid. 2) - et que la comparaison des pièces mentionnées ne révèle rien dans la seconde, succincte et essentiellement fondée sur des données subjectives, qui vienne fondamentalement contredire la première. Au contraire, si l'on considère que les symptômes dépressifs relevés par les médecins du SMR n'étaient pas suffisants pour retenir le diagnostic de dépression dans la mesure où ils étaient inhérents à ce type de situation, seule l'analyse de la répercussion des troubles observés sur la capacité de travail diffère réellement. Or, cette appréciation différente par le psychiatre traitant n'est de loin pas convaincante dès lors qu'elle repose essentiellement sur l'anamnèse faite par les docteurs T.________ et I.________, les plaintes de l'intéressé, liées aux difficultés financières suscitées par la situation assécurologique confuse et un conflit conjugal important qui ne sont pas du ressort de l'AI (sur la portée des facteurs psychosociaux et socioculturels, cf. ATF 127 V 294 consid. 5a p. 299), et un pronostic défavorable partagé de longue date par la plupart des médecins consultés. Ce motif doit donc également être écarté. On ajoutera enfin que les considérations émises au sujet du caractère invalidant du trouble somatoforme douloureux, en tout point identiques à celles développées devant les premiers juges, ne démontrent pas en quoi le jugement entrepris violerait le droit fédéral, contrairement aux exigences de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF qui requiert une argumentation topique répondant à la motivation de l'acte attaqué (cf. ATF 123 V 335 consid. 1a p. 336). Ce motif est donc irrecevable.