Citation: 1C_94/2022 E. 2

Les recourants critiquent la pesée des intérêts opérée par la cour cantonale, qu'ils jugent incomplète et arbitraire (art. 3 de l'ordonnance fédérale sur l'aménagement du territoire [OAT; RS 700.1]). Ils soutiennent qu'une expertise de la Commission fédérale des monuments historiques (CFMH) était indispensable, compte tenu de l'atteinte sensible au site du Château de Chillon. Ils font valoir à ce titre une violation des art. 5 à 7 et 25 de la loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage (LPN; RS 451). Ils reprochent en particulier à la cour cantonale d'avoir confirmé le projet litigieux, au détriment de la variante qu'ils ont proposée, à savoir déplacer l'antenne d'une trentaine de mètres sur un autre mât CFF. Les recourants ne soutiennent en revanche pas qu'une implantation de l'antenne en zone à bâtir aurait dû être retenue. Sur ce point, il peut être renvoyé aux considérants développés par l'instance précédente concernant la condition de l'art. 24 let. a LAT (cf. arrêt attaqué consid. 3b).