Citation: 6B_558/2023 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a retenu que la culpabilité de la recourante était lourde. Elle avait de manière acharnée, durant plusieurs mois, utilisé les autorités pénales pour nuire à son mari et, partant, améliorer sa situation au plan civil et administratif. Pour ce faire, elle n'avait pas hésité à bouter le feu à son appartement, faisant fi des risques pour autrui engendrés par un tel comportement. Les accusations portées à l'encontre de l'intimé étaient particulièrement graves et avaient conduit à sa mise en détention. Encore en appel, la recourante avait rejeté toute la faute sur son ex-mari et se positionnait en victime, démontrant son absence totale de remise en question. À charge, la cour cantonale avait également tenu compte du concours d'infractions. Elle a estimé que la prise en compte à décharge par les premiers juges de la situation personnelle, financière et émotionnelle difficile de la recourante était généreuse. L'absence d'antécédents était un élément neutre. Au vu de la gravité des infractions, les crimes et délits devaient être punis d'une peine privative de liberté. L'infraction la plus grave était celle d'incendie intentionnel qualifié, dont la peine minimale était de 3 ans de privation de liberté. Vu les éléments mentionnés, elle était sanctionnée par une peine privative de liberté de 3 ans et demi, soit 42 mois. Par l'effet du concours, cette peine était augmentée de 4 mois pour la dénonciation calomnieuse (cas 2.1 du jugement attaqué), de 5 mois pour celle en lien avec le cas 2.2, de 1 mois pour celle en lien avec les faits en lien avec le cas 2.4 et de 1 mois pour celle en lien avec le cas 2.5. La peine était encore augmentée de 1 mois pour l'infraction de tentative de lésions corporelles simples.