Citation: 4A_464/2022 E. 7.2

7.2. A l'encontre du raisonnement tenu par les juges précédents, la recourante se borne essentiellement à soutenir que le Tribunal administratif fédéral n'aurait pas suffisamment tenu compte de ce que son modèle d'affaires implique que l'usage de la marque attaquée intervient dans un contexte business-to-business. Si l'intéressée concède certes que son modèle commercial ne la décharge pas du fardeau de la preuve qui est le sien, elle estime que la vraisemblance de l'usage de la marque concernée peut reposer sur un faisceau d'indices. La recourante se plaint également de ce que l'autorité précédente n'a pas tenu compte du partenariat qu'elle a conclu en 2021 avec une banque genevoise. A son avis, les moyens de preuve qu'elle a produits sont autant d'indices qui, mis bout à bout, constituent un faisceau d'indices à même d'établir la vraisemblance de l'usage de la marque attaquée. Il saute aux yeux que la recourante, par une motivation essentiellement appellatoire, ne fait rien d'autre que d'opposer sa propre appréciation des preuves, singulièrement des contrats qu'elle a conclus avec divers établissements bancaires et de certaines déclarations écrites qu'elle a produites, à celle du Tribunal administratif fédéral, sans nullement soutenir ni a fortiori démontrer que les juges précédents auraient sombré dans l'arbitraire au moment d'apprécier la portée des moyens de preuve fournis par l'intéressée. Contrairement à ce que sous-entend la recourante, l'autorité précédente n'a jamais exigé que l'usage de la marque attaquée en Suisse soit démontré par une preuve directe. Le Tribunal administratif fédéral n'a pas davantage laissé entendre qu'un faisceau d'indices ne pourrait pas suffire à rendre vraisemblable l'usage de la marque concernée. Pour le reste, c'est en vain que la recourante reproche à l'autorité précédente de n'avoir pas suffisamment tenu compte des caractéristiques particulières inhérentes à son modèle d'affaires. Le Tribunal administratif fédéral n'a en effet pas négligé cette circonstance. Il a simplement jugé que l'intéressée n'avait fourni que de maigres indices de l'utilisation de la marque concernée et des moyens de preuve extrêmement vagues, ce qui s'avérait insuffisant. En définitive, il appert que l'arrêt querellé, qui prend en compte de manière détaillée l'ensemble des éléments pertinents et répond aux arguments avancés par la recourante, résiste aux critiques dont il est la cible de la part de l'intéressée.