Citation: 2C_257/2020 E. 6.3

6.3. Les arguments avancés par la recourante ne permettent pas d'arriver à une autre conclusion. Tout d'abord, dans le cadre de l'examen de la proportionnalité de la mesure (cf. art. 8 par. 2 CEDH), s'il faut tenir compte de l'intérêt fondamental de l'enfant (art. 3 de la Convention relative aux droits de l'enfant [CDE; RS 0.107]) à pouvoir grandir en jouissant d'un contact étroit avec ses deux parents, il faut néanmoins préciser que, sous l'angle du droit des étrangers, cet élément n'est pas prépondérant par rapport aux autres et que l'art. 3 CDE ne saurait fonder une prétention directe à l'octroi ou au maintien d'une autorisation (ATF 144 I 91 consid. 5.2 p. 98 et les références). Ainsi, au cas d'espèce, la Cour de justice a démontré à satisfaction que la proportionnalité de la mesure commandait à B.________ de suivre sa mère dans son pays d'origine, où elle retrouvera sa demi-soeur. De plus, la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme (ci-après: CourEDH) citée par la recourante ne lui est d'aucun secours, dans la mesure où elle concernait une demande de regroupement familial présentée par un binational suisse et égyptien en faveur de son fils, initialement âgé de quinze ans, mais devenu majeur pendant la procédure de recours (arrêt de la CourEDH El Ghatet contre Suisse du 8 novembre 2016, requête n° 56971/10). Cette situation n'est en rien comparable à celle de la recourante.