Citation: I 562/06 25.07.2007 E. 3

3.1 En l'espèce, les diagnostics posés par les divers médecins qui ont examiné A.________ ne diffèrent pas sensiblement les uns des autres. Il ressort du dossier médical que le recourant présente une symptomatologie douloureuse à caractère persistant se traduisant par des cervico-dorso-lombalgies et des douleurs thoraciques et à l'épaule gauche. En revanche, ces mêmes médecins divergent dans leur appréciation des conséquences de ces atteintes à la santé sur la capacité de travail du recourant. Alors que le docteur H.________ et les spécialistes de X.________ ont considéré que les éléments médicaux objectifs ne permettaient pas de retenir une limitation de la capacité de travail du recourant, les docteurs J.________ et P.________ ont conclu pour leur part que l'incapacité de travail était totale dans son ancienne profession et qu'il faudrait s'attendre à une diminution de rendement dans l'exercice d'une activité adaptée. Pour trancher parmi ces avis divergents, il convient de confronter les divers documents versés en procédure. Sur la base d'observations cliniques détaillées, le docteur H.________ ainsi que les médecins de X.________ ont émis des avis clairs et circonstanciés sur la question - déterminante en l'espèce - de la capacité résiduelle de travail du recourant et estimé qu'il n'existait pas d'atteintes à la santé susceptibles de l'entraver. Les observations des médecins traitants du recourant ne sont pas de nature à remettre en cause l'appréciation des praticiens ayant oeuvré pour le compte de la CNA. Dans leurs brefs rapports médicaux, les docteurs J.________ et P.________ se limitent à décrire les plaintes subjectives exprimées par le recourant, sans pouvoir leur attribuer un substrat organique fiable permettant d'expliquer objectivement l'ensemble des plaintes. De plus, ils n'ont pas motivé en quoi et dans quelle mesure les symptômes décrits exerçaient une influence sur la capacité de travail de leur patient. Or, compte tenu des difficultés, en matière de preuve, à établir l'existence de douleurs (en l'absence d'observation médicale concluante), les simples plaintes subjectives d'un assuré ne sauraient suffire pour justifier une invalidité entière ou partielle (ATF 130 V 352 consid. 2.2.2 p. 353; arrêt non publié I 382/00 du 9 octobre 2001, consid. 2b). Certes, le docteur P.________ a également indiqué que sur le plan psychique, son patient présentait un ralentissement psychomoteur modéré et qu'il se plaignait de troubles du sommeil et d'une perte d'élan vital (rapport du 14 juillet 2004). Ces éléments ne constituent toutefois pas de réels diagnostics psychiatriques qui auraient clairement valeur de maladie en tant que telle et devraient être reconnus comme comorbidité autonome à la symptomatologie douloureuse (cf. ATF 132 V 65, 131 V 49, 130 V 352 et 396). 3.2 C'est en vain que le recourant se prévaut du fait que les pièces médicales figurant dans le dossier de la CNA, datent, pour les plus récentes d'entre elles, de l'année 2000, et qu'il réclame à ce titre la réalisation d'une expertise complémentaire. Au regard de l'état de santé stationnaire qu'il présente depuis les examens réalisés pour le compte de la CNA - état de fait encore confirmé par le docteur P.________ dans un rapport du 2 mars 2005 -, la mise en oeuvre d'une telle mesure n'apporterait selon toute vraisemblance aucune constatation nouvelle, mais uniquement une appréciation médicale supplémentaire sur la base d'observations identiques à celle des médecins déjà consultés sur l'atteinte à la santé et les répercussions sur la capacité de travail. Il apparaît dès lors superflu d'administrer d'autres preuves et la conclusion subsidiaire du recourant doit être rejetée (sur l'appréciation anticipée des preuves; cf. ATF 122 II 469 consid. 4a, 122 III 223 consid. 3c, 120 Ib 229 consid. 2b, 119 V 344 consid. 3c et la référence). 3.3 Au vu de ce qui précède, c'est à juste titre que le tribunal cantonal des assurances a admis que le recourant ne subissait aucune limitation de sa capacité de travail. Le recours se révèle par conséquent mal fondé.