Citation: 1C_350/2021 E. 3.1

3.1. Dans le cas d'espèce, le Tribunal cantonal a considéré que le grief soulevé en instance cantonale par le recourant en lien avec l'ISOS était purement appellatoire et donc irrecevable. Il a ensuite néanmoins exposé, sur le fond, les raisons pour lesquelles il considérait que l'inventaire ISOS ne s'opposait pas au projet de construction litigieux et en particulier que l'intégration de ce projet dans son environnement n'était pas susceptible de poser un quelconque problème. Dans ces conditions, le recourant devait à tout le moins présenter des éléments concrets contredisant clairement l'appréciation de l'autorité précitée. Or, il se borne à affirmer brièvement que, au moment de délivrer l'autorisation de construire, la Commune de Sion devait tenir compte du fait que le quartier de Gravelone était classé en PE XI dans l'inventaire ISOS et qu'il est mentionné comme étant problématique au niveau paysage. Il ne développe pas davantage son grief et ne cherche pas à discuter l'argumentation présentée par l'instance précédente. La critique du recourant apparaît ainsi largement appellatoire et ne satisfait pas aux exigences générales de motivation du recours fédéral de l'art. 42 al. 2 LTF (cf. ATF 142 I 99 consid. 1.7.1). Cela étant, comme l'ont relevé les juges précédents, lorsque se pose, dans le cadre de l'exécution d'une tâche cantonale, respectivement communale - comme en l'espèce - une question en lien avec l'inventaire ISOS, ce dernier ne déploie pas d'effet directement contraignant. Dans un tel contexte, l'ISOS n'intervient qu'en tant qu'expression d'un intérêt fédéral de protection du patrimoine et doit à ce titre être pris en compte dans la pesée des intérêts exigée en matière de préservation des sites (cf. arrêts 1C_55/2019 du 16 mars 2020 consid. 6.1; 1C_452/2016 du 7 juin 2017 consid. 3.3 et la référence citée). C'est précisément ainsi qu'a procédé la cour cantonale, quoi que semble en penser le recourant. Certes, l'inventaire ISOS de 1998 retient que l'urbanisation du quartier de Gravelone représente un problème paysager majeur. Toutefois, au terme d'un examen des circonstances concrètes, la cour cantonale a considéré que l'intégration du projet en cause dans son environnement actuel n'était pas problématique. La cour cantonale a ainsi exposé que, durant les 30 ans qui s'étaient écoulés depuis l'homologation du PAZ, de nombreux bâtiments modernes, dont des villas contiguës et des immeubles à plusieurs logements, avaient été érigés soit en remplacement d'anciennes habitations, soit sur des terrains nus, tout particulièrement dans les environs immédiats de la maison que l'intimé entendait démolir afin de réaliser son projet. A l'exception de deux villas, dont celle du recourant, aucune construction existante dans le secteur de l'Agasse ne figurait dans un inventaire, respectivement dans un projet d'inventaire d'objets bâtis à conserver, ni n'avait fait l'objet d'interventions visant à sa sauvegarde. L'instance précédente a en particulier fait siennes les constatations du Conseil d'Etat selon lesquelles le quartier n'avait pas d'unité architecturale et les bâtiments litigieux ne risquaient ni d'entraver ni d'enlaidir la vue sur le centre historique, dont il n'était pas proche. Sur la base de ces constatations, l'instance précédente a considéré que le recourant avait à tort laissé entendre que, d'un point de vue esthétique et paysager, la Ville de Sion aurait dû refuser de délivrer l'autorisation de construire. Comme exposé ci-dessus, le recourant ne discute pas les considérations précitées de l'instance précédente et ne démontre a fortiori pas en quoi celles-ci violeraient le droit. Si le recourant affirme que le quartier est problématique au niveau paysager, il n'indique pas quels éléments caractéristiques seraient concrètement mis en péril par le projet litigieux. Il ne ressort par ailleurs pas des constatations de l'arrêt entrepris que la guérite située sur la parcelle ferait l'objet d'une protection spécifique. En définitive, au vu des éléments exposés ci-dessus et compte tenu de la retenue que s'impose le Tribunal fédéral en matière d'appréciation des circonstances locales (cf. ATF 142 I 162 consid. 3.2.2; 132 II 408 consid. 4.3), il n'y a pas lieu de s'écarter de l'évaluation des autorités cantonales qui n'apparaît pas déraisonnable. Le grief du recourant doit par conséquent être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.