Citation: 9C_482/2008 18.05.2009 E. 3

Il est constant que depuis 1998, les diagnostics de fibromyalgie ou de trouble somatoforme douloureux étaient présents chez l'assurée selon tous les médecins consultés et les experts de l'Hôpital Y.________ et qu'ils ont principalement motivé les incapacités de travail fluctuantes qui ont été les siennes. 3.1 La recourante a pris des conclusions tendant à l'allocation d'une demi-rente d'invalidité avec effet rétroactif dès le 26 octobre 1999, date apposée en page 7 de la formule de demande initiale mais qui n'est pas celle du dépôt de la demande, laquelle a été présentée le 2 novembre 1999, ainsi que cela est attesté par le tampon de l'intimé figurant en page 1. En ce qui concerne la naissance éventuelle du droit à la rente selon l'art. 29 LAI, est seule déterminante la date du 1er novembre 1999. Le litige porte ainsi sur le point de savoir si le droit de la recourante à une demi-rente d'invalidité remonte au 1er novembre 1999, singulièrement a trait en ce qui concerne la période de novembre 1998 à août 2004 aux incidences sur sa capacité de travail et de gain des atteintes à la santé qu'elle a présentées et au calcul de la rente. 3.2 Les principes relatifs au pouvoir d'examen développés dans l'ATF 132 V 393 consid. 3 p. 397 s. (en relation avec l'art. 132 OJ dans sa version en vigueur du 1er juillet au 31 décembre 2006) continuent à s'appliquer pour distinguer les constatations de fait de l'autorité précédente (qui lient en principe le Tribunal fédéral) de l'application qu'elle fait du droit (question qui peut être examinée librement en instance fédérale). Conformément à ces principes, les constatations de l'autorité cantonale de recours sur l'atteinte à la santé (diagnostic, etc.), la capacité de travail de l'assuré et l'exigibilité relèvent d'une question de fait et ne peuvent être contrôlées que sous un angle restreint (ATF 132 V 393 consid. 3.2 p. 398). 3.3 Le jugement attaqué expose correctement les dispositions légales et les principes jurisprudentiels relatifs aux notions d'incapacité de gain (art. 7 LPGA) et d'invalidité (art. 4 LAI et art. 8 al. 1 LPGA), notamment en cas de troubles somatoformes douloureux persistants (ATF 131 V 49, 130 V 352) et en cas de fibromyalgie (ATF 132 V 65). On peut ainsi y renvoyer. On ajoutera qu'en cas de divergence d'opinion entre experts et médecins traitants, il n'est pas, de manière générale, nécessaire de mettre en oeuvre une nouvelle expertise. La valeur probante des rapports médicaux des uns et des autres doit bien plutôt s'apprécier au regard des critères jurisprudentiels (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352) qui permettent de leur reconnaître pleine valeur probante. A cet égard, il convient de rappeler qu'au vu de la divergence consacrée par la jurisprudence entre un mandat thérapeutique et un mandat d'expertise (ATF 124 I 170 consid. 4 p. 175; arrêt I 514/06 du 25 mai 2007 consid. 2.2.1, in SVR 2008 IV Nr. 15 p. 43), on ne saurait remettre en cause une expertise ordonnée par l'administration ou le juge et procéder à de nouvelles investigations du seul fait qu'un ou plusieurs médecins traitants ont une opinion contradictoire. Il n'en va différemment que si ces médecins traitants font état d'éléments objectivement vérifiables ayant été ignorés dans le cadre de l'expertise et qui sont suffisamment pertinents pour remettre en cause les conclusions de l'expert.