Citation: 7B_357/2024 E. 2.4.2

2.4.2. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. Le recourant se limite en effet à invoquer le caractère supposément notoire d'agressions - physiques ou psychologiques - en détention lorsque des infractions sexuelles sont reprochées à un prévenu, ce qui ne saurait suffire à établir l'existence de telles atteintes en ce qui le concerne. Cela vaut d'autant plus qu'il ne conteste pas n'avoir produit aucune pièce afin d'étayer ses dires, comme un constat médical ou une plainte pénale. Sa sécurité ne paraît en outre pas avoir été ignorée, puisque, dans le cadre de sa demande d'exécution anticipée de peine en juillet 2023 et sur la base a priori de ses seules allégations (cf. le contenu de l'ordonnance du 5 juillet 2023 rappelé ci-dessus), il a pu bénéficier d'un transfert rapide à G.________. Dans ces circonstances, le recourant n'apporte pas la démonstration de la gravité de l'atteinte, notamment psychologique, qu'il aurait personnellement subie au cours de sa détention avant jugement en raison de sa mise en prévention pour viol; ce chef de prévention ne saurait en soi établir ladite atteinte, notamment quant à sa gravité.