Citation: 1C_421/2022 E. 3

En l'espèce, le recourant a pris des conclusions principales en renvoi tendant à l'audition de deux témoins que la cour cantonale avait refusé d'entendre. Sous l'angle de la violation du droit d'être entendu, de telles conclusions sont recevables si seules les mesures probatoires sollicitées sont de nature à permettre de chiffrer les prétentions réclamées (arrêt 1C_399/2012 du 28 novembre 2012 consid. 4.2.1; cf. ATF 116 II 215 consid. 4a; 148 III 322 consid. 3.3). Or le présent litige porte sur le remboursement du solde d'honoraires dus à l'ancien avocat du recourant. De telles prétentions doivent être connues du recourant qui les a acquittées. En outre, comme l'a relevé à juste titre la cour cantonale, de telles prétentions ne peuvent ressortir que de pièces, en particulier des demandes écrites formées par le recourant (arrêt attaqué consid. 3b). L'audition de témoins n'était à cet égard pas nécessaire pour établir le montant des prétentions réclamées: des lors, le refus d'administrer de telles mesures probatoires ne violait pas le droit d'être entendu, ni ne consacrait un déni de justice proscrit par la loi. Il appartenait par conséquent au recourant de prendre devant le Tribunal fédéral des conclusions chiffrées, ce qu'il a omis de faire. Une telle manière de faire n'est donc ici pas admissible. Le recourant a également conclu à ce que le Tribunal fédéral condamne le Centre LAVI du canton de Genève à lui verser d'ores et déjà un montant de 6'250 fr., à titre d'aide à plus long terme, pour ses frais d'avocat. Le recourant n'expose cependant pas clairement à quelles prestations d'avocat correspond ce montant. La motivation du recours ne permet pas non plus d'identifier les prestations de son ancien conseil concernées par ce montant. Il appartenait en l'occurrence au recourant qui disposait notamment des notes d'honoraires finales du 2 novembre 2018 détaillant les activités de son précédent avocat de formuler des conclusions précises. Le recourant n'explique à cet égard pas, de façon suffisamment compréhensible et crédible, pour quelle raison il ne pourrait pas à ce stade de la procédure, plus de 15 ans après l'agression du 4 février 2007 et plusieurs années après la fin du mandat attribué à Me B.________, formuler des conclusions chiffrées précises concernant l'activité déployée par son précédent avocat. L'absence de précision sur ce point est d'autant moins justifiée que le recourant a précisément cherché un accord avec son ancien conseil quant aux prestations facturées et a conclu avec celui-ci une transaction pour solde de tout compte, devant la Commission en matière d'honoraires le 28 novembre 2019. En définitive, faute de conclusions chiffrées claires et précises et en l'absence d'une situation exceptionnelle autorisant des conclusions non chiffrées, le recours est irrecevable.