Citation: 8C_743/2016 E. 4.1

4.1. La juridiction cantonale s'est référée en particulier à l'avis des docteurs E.________, spécialiste en médecine physique et réhabilitation ainsi qu'en rhumatologie, et F.________, médecins à la Clinique romande de réadaptation. Dans leur rapport du 13 janvier 2014 relatif à un séjour effectué du 11 décembre 2013 au 8 janvier 2014, ces derniers avaient attesté que la symptomatologie dépressive présente en 2012 avait laissé place à un trouble somatoforme sans lien avec l'accident. Ils avaient ajouté que la situation était stabilisée au plan médical, les douleurs rapportées étant des douleurs musculaires tensionnelles, sans qu'il y ait en tout cas d'explications par les troubles dégénératifs ou une autre atteinte, en particulier neurologique. Il n'y avait pas d'atteinte lésionnelle identifiable ou de comorbidité psychiatrique pouvant justifier le maintien de l'incapacité de travail. Les juges cantonaux ont aussi mentionné les avis des docteurs G.________, médecin-chef du service ORL et chirurgie cervico-faciale de l'hôpital H.________ (rapport du 20 octobre 2014), et D.________ (rapport du 5 décembre 2014). Ils ont rappelé que le premier nommé avait relevé le caractère dégénératif des troubles à la colonne vertébrale, tandis que le second avait estimé que le statu quo était déjà atteint depuis un certain temps et que la prise en charge de la problématique douloureuse relevait de l'assurance-maladie. Quant au lien de causalité entre l'accident et les douleurs subsistantes, la juridiction cantonale ne l'a pas retenu. Se référant à la jurisprudence applicable en la matière (jugement, consid. 3 p. 10), elle a considéré que le fait que les douleurs se sont manifestées et ont persisté après l'accident ne suffisait pas pour admettre l'existence de ce lien. Elle a jugé que l'état de santé était fortement influencé par des facteurs sans lien avec l'accident, lequel ne saurait être qualifié de particulièrement grave, que cela soit au regard des circonstances dans lesquelles il s'est produit ou des séquelles qu'il a pu directement causer pendant un certain temps. De plus, les séquelles n'ont pas nécessité un traitement médical contraignant. Le tribunal cantonal a dès lors confirmé la décision administrative et admis que les affections n'étaient plus en lien de causalité avec l'accident, à tout le moins à partir de décembre 2014.