Citation: 7B_423/2023 E. 4.3.2

4.3.2. Le recourant ne saurait être suivi. Le tarif horaire de 250 fr. appliqué par l'autorité précédente pour la procédure de première instance se situe en effet dans la fourchette fixée par l'art. 26a al. 3 TFIP/VD, étant observé que, conformément à la pratique constante de l'autorité précédente, la fixation du tarif dépend de la complexité des questions de droit matériel et procédural soulevées dans le cas d'espèce (cf. arrêt 7B_35/2022 du 22 février 2024, consid. 5.3). À cet égard, on relèvera que les faits reprochés au recourant (cf. let. A.a supra) étaient incontestés dès le début de la procédure et que la question de fond devant le Tribunal de police était de déterminer si les éléments constitutifs de l'infraction prévue à l'art. 304 al. 1 CP ("quiconque s'accuse faussement auprès de l'autorité d'avoir commis une infraction") étaient réunis lorsqu'une personne se déclare elle-même coupable lors d'un interrogatoire de police, mais revenait sur ses déclarations avant la fin de cet interrogatoire et la signature du procès-verbal correspondant. Au vu de cette question limitée - qui, comme le relève la cour cantonale, apparaît abordée dans la doctrine (cf. DELNON/RÜDY, Basler Kommentar Strafrecht II, 2e éd., Bâle 2017, n. 8 ad art. 304 CP; jugement attaqué, consid. 3.3.1 p. 6) -, il n'était pas insoutenable de qualifier le cas d'espèce de "très simple" par rapport à d'autres affaires pénales. Les éléments évoqués par le recourant dans son recours ne sauraient, en tant que tels, faire apparaître la procédure de première instance comme étant complexe. On ne voit pas que la cause aurait présenté une difficulté particulière nécessitant la mise à profit de connaissances spéciales (y compris au niveau linguistique). S'agissant des intérêts en cause, il est en outre observé que l'affaire demeurait de peu de gravité. En conséquence, la cour cantonale a appliqué un tarif horaire de 250 fr. sans verser dans l'arbitraire et sans excéder son large pouvoir d'appréciation.