Citation: 5A_329/2019 E. 3.3.2

3.3.2. 3.3.2.1. Il n'est pas contesté que l'intimée ne dispose d'aucune formation professionnelle. Il ressort des faits établis par la cour cantonale, qu'elle a travaillé en qualité d'assistante coiffeuse à plein temps entre juin 2011 et, à tout le moins, janvier 2013; ainsi que l'allègue le recourant, elle a certes continué à travailler après la naissance de leur fille, mais, comme l'a souligné la cour cantonale, de manière épisodique, à savoir à 100 % entre avril et juin 2014 ainsi qu'entre juillet et novembre 2015, ces deux périodes étant entrecoupées d'un stage de six mois, et enfin pendant une période et à un taux indéterminés dans une station-service; elle n'a finalement pas suivi la formation en onglerie qu'elle projetait d'effectuer au Portugal et n'a apparemment entrepris aucune démarche pour retrouver un emploi, même à temps partiel, alléguant dans ses déterminations devant le Tribunal de céans " a[voir] souffert d'un accident qui la rend[ait] encore à ce jour incapable d'exercer une activité lucrative " et produisant, pour l'attester, un certificat médical daté du 15 août 2019, dont l'irrecevabilité est évidente (art. 99 al. 1 LTF; supra consid. 2.3.1). Nullement démontrée, l'atteinte à la santé de l'intéressée ne peut dès lors qu'être écartée. Vu son jeune âge - 26 ans -, l'exercice d'une activité lucrative, même ponctuelle, après la naissance de l'enfant, et l'absence de toute initiative pour trouver un emploi, c'est à juste titre que la cour cantonale lui a imputé un revenu hypothétique. L'on ne saurait toutefois considérer que la cour cantonale aurait abusé de son pouvoir d'appréciation en ne retenant qu'un taux d'activité de 50 %, malgré les critiques formulées à cet égard par le recourant: l'activité salariée à plein temps de l'intimée depuis la naissance de leur fille, comme il le reconnaît lui-même, n'a pas été régulière et l'enfant n'était âgée que de quatre ans au moment de la séparation des parties. La cour cantonale a octroyé à l'intimée un délai de réadaptation de neuf mois, coïncidant avec l'entrée à l'école de C.________. L'on peut déduire de l'activité professionnelle que l'intimée a déployée, même ponctuellement, depuis la naissance de sa fille, que l'organisation familiale prévalant lorsque les parties faisaient ménage commun ne se fondait manifestement pas sur le seul salaire effectif du recourant; vu de surcroît la situation financière serrée des parties, il apparaît ainsi que l'octroi à l'intimée d'un délai de neuf mois pour retrouver un emploi à 50 % se révèle généreux. L'on ne saurait toutefois considérer qu'il excède le large pouvoir d'appréciation dont dispose la cour cantonale sur ce point, étant souligné que l'intimée est sans aucune formation professionnelle et absente du marché du travail depuis de nombreux mois. Le salaire qui a servi de base au calcul du revenu hypothétique de la recourante, à savoir le dernier salaire connu réalisé en Suisse, n'est quant à lui pas critiqué par le recourant, en sorte que le montant de 2'150 fr. retenu par la cour cantonale à ce titre peut être confirmé. 3.3.2.2. Il n'y a pas lieu de s'arrêter sur les considérations formulées par le recourant quant au caractère déraisonnable, voire abusif du comportement adopté par l'intimée. Il s'agit en effet d'appréciations personnelles, qui ne trouvent pas d'appui dans les faits constatés par l'autorité cantonale; l'abus de droit (art. 2 al. 2 CC) ne peut par ailleurs en tant que tel être invoqué dans le cadre d'un recours dirigé contre des mesures provisionnelles (art. 98 LTF; consid. 2.1 supra).