Citation: 2C_760/2021 E. 7.2

7.2. Le Tribunal cantonal a en outre procédé à une analyse détaillée et convaincante de la situation d'espèce. Les juges cantonaux ont en effet considéré à bon droit que l'intéressé ne pouvait se prévaloir de son mariage (que ce soit sous l'angle de la LEI ou des art. 8 CEDH et 13 Cst. [protection de la vie familiale]) pour obtenir le renouvellement de son autorisation de séjour, puisqu'il s'était séparé de sa femme en avril 2019. Il n'est en outre pas contesté que, tel que l'a retenu l'autorité précédente, la cohabitation effective des époux en Suisse (cf. ATF 140 II 345 consid. 4.1) a duré moins de trois ans et que le recourant ne peut donc rien déduire de l'art. 50 al. 1 let. a LEI. Sous l'angle de l'art. 50 al. 1 let. b LEI, le Tribunal cantonal a retenu à juste titre que l'intéressé ne pouvait pas invoquer des raisons personnelles majeures pour en déduire un droit de séjour en Suisse et que cette norme ne lui était donc d'aucun secours. S'agissant en particulier de la réintégration sociale dans son pays de provenance, les juges cantonaux ont relevé à bon droit que le simple fait que le recourant doive retrouver des conditions de vie qui sont usuelles au Kosovo ne constitue pas une raison personnelle majeure au sens de l'art. 50 LEI, même si ces conditions de vie sont moins avantageuses que celles dont il bénéficie en Suisse. L'intéressé, qui est encore relativement jeune, en bonne santé et sans enfant, a vécu jusqu'à l'âge de 35 ans au Kosovo, pays dont il maîtrise la langue et où résident actuellement ses parents. Il ne fait ainsi pas de doute qu'il y a conservé des attaches culturelles et sociales. Enfin, l'application des art. 8 CEDH et 13 Cst. effectuée par le Tribunal cantonal sous l'angle de la protection de la vie privée du recourant ne prête pas le flanc à la critique. L'intéressé, qui réside (légalement) en Suisse depuis 2018 et a été condamné pénalement à trois reprises, ne peut rien déduire de ces dispositions sous cet angle. Il convient pour le reste de se référer à l'argumentation détaillée figurant dans l'arrêt attaqué (art. 109 al. 3 LTF).