Citation: 2C_280/2018 E. 6

Dans un grief d'ordre formel, le recourant reproche à l'instance précédente d'avoir violé son droit à une décision motivée, parce qu'elle n'a pas envisagé l'hypothèse d'une séparation provisoire du couple pour des raisons majeures, laquelle aurait justifié, au sens de l'art. 49 LEtr, une exception à l'exigence du ménage commun prévue par l'art. 43 LEtr. Un tel grief est cependant manifestement mal fondé. Selon la jurisprudence, le juge n'est pas tenu d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties. Il n'y a violation du droit d'être entendu consacré par l'art. 29 al. 2 Cst. que si l'autorité ne satisfait pas à son devoir minimum d'examiner et de traiter les problèmes objectivement pertinents (ATF 139 IV 179 consid. 2.2 p. 183; 134 I 83 consid. 4.1 p. 88 s.; 133 III 439 consid. 3.3 p. 445 s.; arrêt 1C_70/2012 du 2 avril 2012 consid. 3.3). En l'occurrence, comme cela ressort du texte de l'art. 49 LEtr, l'exception au ménage commun suppose le maintien de la communauté conjugale. Or, il ressort de l'arrêt attaqué, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que le couple s'est séparé au 1er novembre 2016, qu'il vivait toujours séparé au moment de l'arrêt attaqué au 21 février 2018 et qu'il n'existait aucun indice de reprise de la vie commune. En outre, comme l'a retenu pertinemment l'instance précédente, la communauté conjugale est présumée rompue après plus d'un an de séparation (cf. notamment arrêt 2C_88/2017 du 30 janvier 2017 consid. 6.1). En pareilles circonstances, on ne voit manifestement pas que l'on puisse reprocher au Tribunal cantonal d'avoir violé l'art. 29 Cst. en n'examinant pas la cause sous l'angle de l'art. 49 LEtr.