Citation: 6B_1120/2023 E. 1.3.4

1.3.4. Pour ce qui est du contenu du post en question, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu que celui-ci dénotait d'un profond mépris pour les personnes de couleur et faisait passer l'intimé pour une personne raciste. De l'avis du recourant, le tweet litigieux apparaissait plutôt comme une forme d'humour par l'absurde et n'était pas propre à assimiler l'intimé à une personne adepte d'une idéologie prônant la hiérarchie des races, mais plutôt à quelqu'un qui témoignait d'une hostilité en faveur d'une certaine partie de la population, attitude communément admise dans l'esprit commun lorsqu'il s'agissait de qualifier les différentes initiatives du parti C.________. En tant que le recourant oppose sa propre interprétation du post en question, il procède de manière purement appellatoire, partant irrecevable. Au demeurant, comme relevé à juste titre par la cour cantonale et sans que le recourant en démontre l'arbitraire, ce post présentait le recourant - selon la signification qu'un destinataire non prévenu aurait pu attribuer à son texte - comme une personne qui vouait un profond mépris aux personnes de couleur noire, en les déclarant seules capables de commettre des crimes. Le tweet litigieux ne touchait par ailleurs pas uniquement à la réputation dont l'intimé jouissait en tant que politicien, ni se bornait à critiquer ses opinions politiques. Au contraire, l'assertion contenue dans le post le discréditait et le rabaissait en tant qu'être humain et simple citoyen, en le faisant passer pour un homme méprisable, adoptant un comportement moralement reprouvé, soit celui d'un homme qui tient publiquement des propos à connotation raciste. Par conséquent, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire et sans violer le droit fédéral, considérer que, en rédigeant le tweet litigieux sous l'identité de l'intimé, laissant ainsi croire que celui-ci était l'auteur de tels propos, le recourant l'avait exposé au mépris en sa qualité d'homme et avait jeté sur lui le soupçon de tenir une conduite contraire à l'honneur au sens de l'art. 173 ch. 1 CP.