Citation: 2C_545/2023 E. 5.2

5.2. La jurisprudence admet que la partie recourante qui n'a pas qualité pour agir au fond peut se plaindre par la voie du recours constitutionnel subsidiaire de la violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel. Elle interdit toutefois de soulever des moyens qui ne peuvent pas être séparés du fond ("Star-Praxis"; cf. notamment ATF 141 IV 1 consid. 1.1; 137 II 305 consid. 2), ce qui revient à exclure les griefs qui reviennent de facto à critiquer l'arrêt attaqué sur le plan matériel (cf. ATF 137 I 128 consid. 3.1.1; 135 II 430 consid. 3.2). Cela signifie notamment que la partie recourante ne saurait, au titre de la violation de son droit d'être entendue, remettre en cause l'appréciation des preuves de l'autorité précédente ou se plaindre d'un refus d'administrer une preuve sur la base d'une appréciation anticipée de celle-ci, car de tels griefs supposent nécessairement d'examiner, au moins dans une certaine mesure, le fond du litige lui-même (cf. ATF 136 I 323 consid. 1.2; 120 Ia 157 consid. 2a/bb; aussi arrêts 2C_107/2023 du 25 septembre 2023 consid. 1.3.1 et 2C_1014/2015 du 21 juillet 2016 consid. 3). En l'occurrence, la recourante considère que l'autorité précédente aurait violé son droit d'être entendue garantit à l'art. 29 al. 1 Cst. en ne prenant arbitrairement pas en considération l'allégation selon laquelle elle aurait été victime de violences domestiques dans son pays, ce au motif qu'elle ne l'aurait pas suffisamment étayée. L'intéressée reproche en particulier à la juridiction cantonale de n'avoir pas donné suite à sa demande d'audition, laquelle lui aurait prétendument permis d'apporter tous les détails sur les violences subies au Sri Lanka et sur ses craintes de représailles en cas de retour au pays. Ce faisant, par le biais de son grief, la recourante se plaint en réalité de l'établissement des faits opéré par la Cour de justice dans l'arrêt attaqué, de même que de l'appréciation anticipée des preuves à laquelle cette autorité a procédé pour rejeter sa demande d'audition, en estimant en l'occurrence qu'une telle audition ne permettrait de toute manière pas d'apporter d'autres éléments au dossier que ceux déjà allégués par écrit en cours de procédure. Sous cet angle, le grief de violation du droit d'être entendue fondé par la recourante n'est pas indépendant du fond, avec lequel il entretient au contraire un lien étroit, de sorte qu'il n'est pas admissible dans le cadre du présent recours constitutionnel subsidiaire.