Citation: 4A_86/2017 E. 4.2.2

4.2.2. Selon elle, les parties ont convenu d'un EBITDA normalisé, ce qui implique que celui-ci doit être retraité afin d'exclure l'impact de la revalorisation des stocks de matières précieuses, qu'elle soit positive ou négative (art. 9.2 et 10.4 du contrat du 3 février 2011). Les EBITDA ressortant des rapports d'activité et de gestion des comptes de la société approuvés par l'assemblée générale, de 7'905'000 fr., pour 2011 et de 10'354'000 fr. pour 2012 ne sont pas normalisés, de sorte qu'il faut en retrancher la revalorisation des matières précieuses, pour obtenir l'EBITDA normalisé moyen. Pour l'estimation de cette revalorisation, la cour cantonale s'est basée sur les rapports E.________ SA, qui a repris les EBITDA des rapports d'activité et de gestion et qui les a réévalués selon la méthode FIFO. La part relative à la variation de la valeur des matières précieuses (" Margin deferral ") s'élève à 2'356'000 fr. pour 2011 et 3'065'000 fr. pour 2012. Elle a donc retenu des EBITDA normalisés de 5'549'000 fr. pour 2011 (7'905'000 fr. - 2'356'000 fr.) et de 7'289'000 fr. pour 2012 (10'354'000 fr. - 3'065'000 fr.), ce qui donne un EBITDA normalisé moyen de 6'419'000 fr. La cour cantonale a considéré que le courriel de D.________ du 19 novembre 2013 ne permet pas de retenir un EBITDA normalisé moyen de 7'870'000 fr., car si ce montant a été articulé dans les discussions entre C.________, l'employeuse et l'employé à la fin de l'année 2013, il n'a pas été confirmé par les rapports établis par E.________ SA en vue de la vente de la société en septembre 2014. Pour le surplus, la cour reproche à l'employé de ne pas avoir démontré que si E.________ SA avait utilisé, en lieu et place de la méthode FIFO, la méthode PUMP, l'EBITDA normalisé moyen des années 2011-2012 aurait nécessairement été de 7'870'000 fr.