Citation: 5C.222/2000 25.01.2001 E. 1

1.- a) Lorsque seule est encore litigieuse en instance de réforme la contribution d'entretien en faveur de l'épouse, il s'agit d'une contestation civile de nature pécuniaire (cf. ATF 116 II 493 consid. 2b p. 495/496 et les arrêts cités). En l'occurrence, les droits contestés dans la dernière instance cantonale atteignent manifestement 8'000 fr. (art. 46 OJ). Interjeté en temps utile contre une décision finale rendue par le tribunal suprême du canton, le recours est aussi recevable au regard des art. 48 al. 1 et 54 al. 1 OJ. b) Les frais et dépens des instances cantonales ne sont pas réglés par le droit civil fédéral. La défenderesse entend sans doute son chef de conclusions tendant à ce que ceux-là soient mis à la charge du demandeur comme une conséquence de l'admission de son recours (cf. art. 157 et 159 al. 6 OJ). c) Lorsqu'il est saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral fonde son arrêt sur les faits tels qu'ils ont été constatés par la dernière autorité cantonale, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées ou que des constatations ne reposent sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ). Il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait - ou l'appréciation des preuves à laquelle se sont livrés les juges cantonaux (ATF 126 III 59 consid. 2a p. 65; 125 III 368 consid. 3 p. 372; 122 III 26 consid. 4a/aa p. 32) - et les faits nouveaux sont irrecevables (art. 55 al. 1 let. c OJ). La cour de céans ne peut dès lors pas tenir compte des faits qui ne résultent pas de l'arrêt entrepris et auxquels la défenderesse se réfère sans démontrer la réalisation de l'une ou l'autre des exceptions susmentionnées. Tel est notamment le cas lorsque l'intéressée prétend que le couple est arrivé en Suisse en avril 1989 et que le demandeur a quitté volontairement son travail chez P.________. Il en va pareillement lorsqu'elle se plaint de ne pas savoir si le salaire de son conjoint est versé douze ou treize fois l'an. On ne saurait enfin la suivre lorsque, renvoyant à ses écritures cantonales, elle semble évaluer ses besoins à 5'340 fr. Sur ce point, la cour cantonale ne s'est pas écartée de l'arrêt de première instance, lequel fixait à environ 4'600 fr. le minimum vital de la défenderesse.