Citation: 4P.21/2001 21.05.2001 E. 2

2.- a) Le recours de droit public au Tribunal fédéral est ouvert contre une décision cantonale pour violation des droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ). Il n'est ouvert - sous réserve des hypothèses de l'art. 87 OJ - que contre une décision finale. En matière de recours de droit public, il faut considérer comme une décision finale celle qui met un point final à la procédure, qu'il s'agisse d'une décision sur le fond ou d'une décision qui clôt l'affaire pour un motif tiré des règles de procédure (ATF 123 I 325 consid. 3b et les arrêts cités). Il est manifeste en l'espèce que la décision attaquée ne met pas un terme à la procédure, puisque celle-ci va se poursuivre en première instance. Lorsque la décision attaquée n'est pas finale, le recours de droit public n'est ouvert que dans les hypothèses visées par l'art. 87 OJ. Comme la décision attaquée ne concerne pas la compétence ou une demande de récusation (cf. art. 87 al. 1 OJ), le recours n'est recevable que si la décision peut causer un préjudice irréparable (cf. art. 87 al. 2 OJ). L'allongement et le renchérissement de la procédure ne constituent pas un préjudice irréparable (ATF 122 I 39 consid. 1a/bb; 116 Ia 442 consid. 1c). Le recours n'apparaît donc pas recevable sous cet angle. En statuant sur les conclusions en constatation de droit et sur une partie des prétentions pécuniaires litigieuses, la cour cantonale a cependant rendu une décision partielle, qui ouvre la voie du recours en réforme déposé parallèlement (cf. ATF 124 III 406 consid. 1a; 123 III 140 consid. 2a; 117 II 349 consid. 2a). Dans une telle situation, il faut considérer que le recours de droit public est également ouvert par attraction, puisque ce recours doit en principe être examiné en premier lieu et qu'il faut éviter que le Tribunal fédéral n'ait à statuer sur le recours en réforme en se fondant sur des bases qui pourraient encore être remises en cause par la voie d'un recours de droit public (ATF 117 II 349 consid. 2b; 108 Ia 203 consid. 1). b) L'arrêt attaqué n'est susceptible d'aucun autre moyen de droit sur le plan cantonal ou fédéral dans la mesure où les recourants invoquent la violation directe d'un droit de rang constitutionnel, de sorte que la règle de la subsidiarité du recours de droit public est respectée (art. 84 al. 2 et 86 al. 1 OJ). Les recourants sont personnellement touchés par la décision attaquée, qui porte sur une condamnation pécuniaire à leur encontre, de sorte qu'ils ont un intérêt personnel, actuel et juridiquement protégé à ce que cette décision n'ait pas été prise en violation de leurs droits constitutionnels; en conséquence, ils ont qualité pour recourir (art. 88 OJ). Interjeté en temps utile (art. 89 al. 1 et 34 al. 1 let. c OJ), dans la forme prévue par la loi (art. 90 al. 1 OJ), le recours est en principe recevable. Sous réserve d'exceptions non réalisées en l'espèce, le recours de droit public n'est qu'une voie de cassation et ne peut tendre qu'à l'annulation de la décision attaquée (ATF 127 III 279 consid. 1b; 127 II 1 consid. 2c). c) Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 127 III 279 consid. 1c; 126 III 534 consid. 1b).