Citation: 8C_358/2022 E. A

A.a. Le 23 mai 2020, A.________, née en 1970, a été victime d'un accident de vélo, à la suite duquel elle a présenté une paraplégie complète (niveau D8). AXA Assurances SA (ci-après: AXA), auprès de laquelle la prénommée était assurée obligatoirement contre le risque d'accident, a pris en charge les suites de l'accident. A.b. A compter du 4 juin 2020, le dossier de l'assurée auprès d'AXA a été géré par B.________, experte technique prestations accidents. A.c. Par lettre du 20 décembre 2021, adressée au conseil de l'assurée, B.________ et C.________, responsable technique prestations accidents, lui ont notamment rappelé que le 10 août 2021, il avait été décidé d'un commun accord de fixer un large délai au 31 décembre 2021 pour clore l'ensemble des mesures permettant une parfaite adaptation des moyens auxiliaires et des aménagements au domicile, nécessaires à l'assurée; force était de constater que le terme du délai imparti arrivait et que malgré les efforts déployés par B.________ pour obtenir des bribes d'information, les engagements pris n'avaient pas été respectés; le conseil de l'assurée n'avait pas répondu aux sollicitations ni avisé AXA du retard pris; par son silence, il semblait vouloir se soustraire à son devoir de collaboration; aussi, un délai lui était imparti au 15 janvier 2022 pour faire parvenir à AXA un relevé des mesures effectivement prises par les différents intervenants ainsi que pour préciser le résultat desdites mesures et les prochaines étapes; à défaut d'une réaction au 15 janvier 2022, AXA effectuerait l'examen du droit de l'assurée à une allocation pour impotent et limiterait les prestations découlant de l'OPAS, en application de la jurisprudence, selon laquelle les assurés devaient tout mettre en oeuvre pour réduire les conséquences du dommage; l'examen se ferait en partant du principe que les mesures exigibles étaient acquises. A.d. Le mandataire de l'assurée a répondu par lettre du 14 janvier 2022. Après avoir donné certaines indications (en relation avec l'aménagement de l'appartement et du véhicule, le fauteuil roulant et le permis de conduire), il a demandé la récusation de B.________ et la transmission du dossier à un autre gestionnaire, invoquant une opinion préconçue de la part de l'intéressée. La demande se fondait, en résumé, sur les reproches suivants: la gestionnaire outrepassait ses compétences, notamment en fixant à l'assurée des délais en matière de réadaptation, et mettait une pression intolérable sur celle-ci, impactant sa santé et ralentissant sa progression; elle ne respectait pas la maxime d'office en requérant de la part de l'assurée des relevés des mesures prises avec leurs résultats plutôt qu'en s'adressant aux intervenants; elle avait évoqué l'éventualité de réduire les indemnités journalières, voire de demander ultérieurement une restitution, en cas de capacité résiduelle de travail; elle avait mis la mandante dans une situation humiliante en posant, lors d'une réunion entre tous les intervenants, de nombreuses questions d'ordre médical et touchant à son intimité; elle avait, également à cette occasion, posé des questions superflues, puisque les réponses se trouvaient toutes dans les rapports médicaux en sa possession, comme l'avait fait remarquer une doctoresse; elle demandait, aux dires des intervenants, qui auraient confirmé "n'avoir jamais vu ça", des rapports de manière incessante, parfois le jour même de la consultation; elle envoyait des courriels "fleuves" et chronophages pour les prestataires et les soignants; elle n'avait pas payé les infirmières en charge des soins pendant plusieurs mois; elle adoptait un comportement chicanier, comme le montraient les comptes-rendus des entretiens téléphoniques figurant au dossier. A.e. Par lettre du 14 février 2022, AXA a rejeté la demande de récusation.