Citation: 5C.124/2004 03.09.2004 E. 3

Le demandeur considère que la cour cantonale a également violé l'art. 8 CC en retenant les allégués de la défenderesse quant au financement du chalet acquis en France. Cette dernière prétendait que les quatre augmentations du crédit hypothécaire grevant sa propriété avaient été investies dans l'achat de la parcelle et la construction du chalet du demandeur. Elle n'avait cependant fourni aucune pièce bancaire propre à prouver ces allégations. Le demandeur estime que dans ces circonstances, la cour cantonale a méconnu la règle du fardeau de la preuve en retenant les allégations de la défenderesse et en ignorant ainsi les preuves contraires qu'il avait apportées. Le demandeur semble en outre reprocher à la cour cantonale d'avoir considéré comme prouvés des faits qui ne lui paraissaient que vraisemblables. Comme cela a été rappelé ci-dessus (consid. 2.1), l'art. 8 CC ne prescrit pas quelles sont les mesures probatoires qui doivent être ordonnées ni ne dicte au juge comment il doit former sa conviction. Ainsi, lorsque le demandeur reproche à la cour cantonale d'avoir retenu les allégués de son ex-épouse malgré l'absence de toute pièce bancaire de sa part et malgré les preuves contraires qu'il aurait lui-même apportées, il s'en prend en réalité à l'appréciation des preuves, ce qui n'est pas admissible dans un recours en réforme. Enfin, rien ne permet de penser que la cour cantonale se serait contentée d'une simple vraisemblance pour retenir que les augmentations du crédit hypothécaire avaient été investies dans le chalet du demandeur.