Citation: 9C_789/2016 E. 5.2

5.2. En l'espèce, les circonstances ne sont pas comparables à celles de l'affaire citée par le recourant, qui doit par ailleurs être regardée comme un cas limite. Avant d'exploiter la société B.________ Sàrl, le recourant a exercé - selon les faits établis par l'autorité précédente - de nombreuses activités, tant comme salarié que comme indépendant. Il a donc déjà été confronté à des changements d'activité professionnelle par le passé. On ne saurait dès lors assimiler le cas d'espèce à la situation d'une personne qui a toujours travaillé dans une exploitation agricole et doit, malgré un âge relativement avancé, se réinsérer dans un domaine économique autre que celui dans lequel il a toujours oeuvré. Contrairement à l'affaire 9C_578/2009, les premiers juges ont de plus souligné leurs doutes sur le caractère adapté de l'activité indépendante actuellement exercée par le recourant dans le domaine de la rénovation (d'appartements ou de chalets). A ce sujet, comme le relève le recourant, on peut regretter que l'administration n'ait mentionné aucune activité raisonnablement exigible au cours de l'instruction. Cette omission ne permet toutefois pas de retenir que les premiers juges auraient apprécié les faits de façon arbitraire ou violé le droit fédéral. Vu le large éventail d'activités simples et répétitives (qui correspondent à un emploi léger et adapté à des contraintes mécaniques lombaires) que recouvre le marché du travail en général - et le marché du travail équilibré en particulier -, on ne saurait reprocher à l'autorité précédente d'avoir retenu qu'un nombre significatif d'entre elles, ne nécessitant aucune formation spécifique, sont adaptées aux limitations fonctionnelles du recourant. Au demeurant, âgé de 56 ans au moment où l'exigibilité de l'exercice d'une activité adaptée a été constatée (avis du SMR du 20 mars 2015, confirmé le 18 janvier 2016; à ce sujet, voir ATF 138 V 457 consid. 3.3 p. 461), le recourant se trouvait encore loin de l'âge à partir duquel la jurisprudence considère généralement qu'il n'existe plus de possibilité réaliste d'exploiter la capacité résiduelle de travail sur un marché du travail supposé équilibré (voir arrêt 9C_355/2011 du 8 novembre 2011 consid. 4.4 et les références). Pour le reste, le recourant ne remet pas en cause le fait que la liquidation de sa société n'occasionnerait aucune difficulté particulière, celle-ci n'ayant notamment que très peu d'actifs et aucun personnel.