Citation: 4D_58/2016 E. 4

Le recours se révèle irrecevable pour un autre motif aussi. La défenderesse n'invoque aucun droit constitutionnel, sinon - de manière seulement implicite - la protection contre l'arbitraire conférée par l'art. 9 Cst. Or, selon la jurisprudence relative aux recours formés pour violation de droits constitutionnels (art. 106 al. 2 ou 116 LTF), celui qui se plaint d'arbitraire doit indiquer de façon précise en quoi la décision qu'il attaque est entachée d'un vice grave et indiscutable; à défaut, le grief est irrecevable (ATF 133 II 249 consid. 1.4.3 p. 254; 133 II 396 consid. 3.2 p. 400; voir aussi ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266). La défenderesse développe une discussion des missions qu'elle a confiées à l'avocat demandeur et de l'exécution prétendument défectueuse qu'elle lui impute. Elle ne tente aucune réfutation sérieuse des motifs de fait et de droit à raison desquels la Cour de justice s'est jugée hors d'état d'évaluer l'activité du demandeur et de constater d'éventuels manquements. Elle dénonce un jugement censément arbitraire mais le Tribunal fédéral ne discerne guère sur quels points elle reproche réellement aux précédents juges, sinon par de simples protestations ou dénégations, d'avoir commis une erreur certaine ou de s'être livrés à une appréciation absolument insoutenable. L'argumentation présentée tend seulement à substituer une appréciation différente de celle de l'autorité précédente; le recours est par conséquent irrecevable également au regard de la jurisprudence précitée relative aux art. 106 al. 2 ou 116 LTF.