Citation: 6B_70/2021 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la recourante fait valoir un tort moral qu'elle estime à 1'000 fr. au moins, au motif notamment que le fait d'être l'objet de médisances la touche profondément et l'obsède, et la perspective concrète de faire l'objet d'une procédure pénale infondée atteint profondément la paix de l'esprit. Évoquant le sentiment d'insécurité et d'impuissance que représente une procédure pénale infondée en faisant référence à une précédente dénonciation, la recourante relève que les infractions qu'elle dénonce ont notamment engendré "une atteinte vive dans ce qui devrait être la tranquillité minimale à laquelle a droit tout membre de la société", un extrême désagrément et de l'inquiétude. Elle ne fournit toutefois aucun élément propre à objectiver ses allégations dans le cas concret. Ses développements ne permettent pas de saisir en quoi chacune des infractions dont elle se plaint - consistant en substance à l'avoir accusée auprès de deux personnes d'avoir déplacé des bornes de limite de propriété - auraient des effets dépassant clairement le niveau d'une préoccupation quotidienne (cf. arrêts 6B_736/2020 du 28 mai 2021 consid. 1.2; 6B_195/2021 du 21 avril 2021 consid. 3; 6B_495/2017 du 26 juillet 2017 consid. 1.2) et causé une atteinte d'une gravité telle qu'elle justifierait une réparation. C'est en vain qu'elle se prévaut de la profession de notaire qu'elle exerce depuis environ 40 ans, dès lors qu'elle échoue à démontrer dans quelle mesure les agissements dénoncés dépasseraient le seuil de gravité léger de l'éventuelle atteinte à sa réputation professionnelle, laquelle n'est nullement étayée. En définitive, la recourante n'établit pas à satisfaction de droit (art. 42 al. 2 LTF) en quoi les souffrances qu'elle allègue auraient atteint la gravité objective et subjective que la jurisprudence exige pour l'allocation d'une indemnité pour tort moral. Elle ne fait pas valoir d'autre dommage. Il s'ensuit que les conditions de l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF ne sont pas remplies en l'espèce. La recourante n'a dès lors pas qualité pour recourir sur le fond de la cause (cf. en ce sens notamment arrêts 6B_1145/2019 du 18 décembre 2019 consid. 1.2 et 1.3; 6B_448/2015 du 2 juillet 2015 consid. 3.1.2). Il en résulte qu'il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur les griefs d'arbitraire dans l'établissement des faits et dans l'administration de preuves ainsi que sur le grief déduit de l'adage in dubio pro durioreen lien avec les art. 309 et 310 CPP visant à établir le fondement de ses accusations.