Citation: 1C_450/2014 E. D

Par arrêt du 5 septembre 2014, la Cour des plaintes a refusé de suspendre la procédure, déclaré irrecevable le recours de B.________ (radiée et dont A.________ ne démontrait pas bénéficier de la liquidation) et rejeté celui formé par A.________. La demande d'entraide du 20 avril 2009 et ses compléments de décembre 2012 étaient suffisamment motivés. L'évocation d'une soustraction fiscale ne permettait pas de refuser l'entraide dès lors qu'il était également fait mention de délits de gestion déloyale et d'exploitation de faits confidentiels. Il était sans pertinence que l'entraide soit demandée sur la base de renseignements fournis par la Suisse. L'escroquerie au détriment de l'Etat tchèque suffisait à satisfaire à la condition de la double incrimination; l'art. 322ter CP pouvait aussi s'appliquer, même s'il n'était pas en vigueur au moment des faits. Compte tenu du domicile à l'étranger du recourant, et du fait que le jugement de la Cour des affaires pénales avait fait l'objet d'un recours, le principe "ne bis in idem" ne pouvait être invoqué. Le principe de la proportionnalité était respecté et, au regard de l'exigence de célérité, il n'y avait pas lieu de suspendre la procédure d'entraide.