Citation: 1B_12/2020 E. 3

Le recourant soutient que l'art. 6 CEDH n'impose aucune restriction au droit à l'assistance judiciaire gratuite d'un avocat d'office autre que l'absence de moyens de rémunérer un défenseur et que l'art. 132 CPP en tant qu'il subordonne l'octroi d'une telle assistance à la condition que la sauvegarde de ses intérêts le requiert serait contraire au droit conventionnel. Par ailleurs, le simple fait qu'une peine de privation de liberté a été ordonnée justifierait qu'un défenseur d'office lui soit octroyé. Enfin, l'assistance d'un avocat se justifierait pour garantir une égalité des armes avec le Ministère public.