Citation: 6B_1285/2023 E. 2.2

2.2. En l'espèce, il ressort du dossier que par ordonnance du 13 avril 2023, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a révoqué l'ordonnance du 14 février 2022 accordant au recourant le bénéfice de la défense d'office au motif qu'il ne s'agissait plus d'un cas de défense d'office (art. 132 et 134 CPP). En effet, par jugement du 2 février 2023, le recourant avait été condamné à une peine pécuniaire de 100 jours-amende, compte tenu d'un acquittement partiel, étant précisé que le ministère public avait initialement requis 180 jours-amende. En outre, par courrier du 5 avril 2023, le recourant avait sollicité un changement de défenseur d'office faisant valoir que la relation de confiance avec sa défenseure d'office était "gravement perturbée" (art. 105 al. 2 LTF; cf. pièce 7). Le recourant semble vouloir contester, à ce stade, l'ordonnance de révocation. De manière générale, la décision de révocation du mandat d'office prise par la direction de la procédure déploie ses effets juridiques avec sa notification (cf. arrêt 6B_1237/2019 du 3 juillet 2020 consid. 4.3). Alors qu'il ne se plaint aucunement d'un quelconque problème de notification, le recourant n'a pas utilisé la voie de recours idoine contre cette décision, il est désormais forclos de le faire. En outre, pour peu qu'on le comprenne, il semble estimer qu'il devait bénéficier d'un avocat devant la cour cantonale en raison de son état de santé et d'un statut de protection qui lui serait reconnu en Australie. Toutefois, il se fonde sur des faits non constatés dans l'arrêt attaqué sans qu'il ne démontre, par une critique répondant aux exigences de motivation accrue de l'art. 106 al. 2 LTF, qu'ils auraient été arbitrairement omis. Partant, ses critiques sont irrecevables.