Citation: 9C_499/2009 16.12.2009 E. A

Au service de X.________ depuis 1971, D.________, né en 1945, y a exercé les fonctions de coordonnateur, puis d'assistant de production; il perçoit une retraite anticipée depuis février 2005. Suite à une première requête déposée le 10 mars 1998, l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (ci-après: l'office AI) a accordé à l'assuré une rente entière pour la période limitée courant du 27 janvier au 31 juillet 1998 (décision du 10 juillet 2000); il se fondait alors sur le seul avis du docteur G.________, généraliste traitant, qui attestait une incapacité totale de travail depuis le 27 janvier 1997 engendrée par un état dépressivo-anxieux et la reprise en date du 15 avril 1998 de l'activité exercée auparavant (rapport du 18 septembre 1999). Alléguant souffrir de lombalgies totalement incapacitantes depuis le 11 novembre 2002, l'intéressé s'est adressé à l'office AI une seconde fois le 30 juillet 2003. Entre autres mesures d'instruction, celui-ci a recueilli l'opinion des médecins traitants. Le docteur V.________, interniste et rhumatologue, a fait état de lombo-sciatalgies chroniques et confirmé leur influence sur la capacité de travail depuis la date indiquée; il a encore signalé la présence d'une colopathie et d'un état dépressif sans répercussion sur la capacité de travail (rapport du 18 septembre 2003). Des dorso-lombalgies, des sciatalgies, un état dépressif et une intolérance aux personnes alcooliques empêchaient l'exercice de toute activité depuis le 18 novembre 2002 selon le docteur G.________ (rapport du 29 septembre 2003). L'administration s'est encore procuré le dossier médical de l'assureur perte de gain, duquel ressortent les mêmes informations, et a confié la réalisation d'une expertise pluridisciplinaire aux docteurs P.________, interniste et rhumatologue, et R.________, psychiatre. Le premier a diagnostiqué un état dépressif, ainsi que des lombalgies mécaniques laissant subsister, sur le plan somatique, une pleine capacité de travail dans toute activité ne surchargeant pas le rachis (rapport du 24 janvier 2005). Le second a conclu à une incapacité de travail, totale et définitive depuis novembre 2002, générée par un trouble dépressif récurrent (épisode actuel moyen) et un syndrome douloureux somatoforme persistant (rapport du 2 décembre 2005). Se référant à l'avis de son service médical (SMR), qui écartait les conclusions de l'expert psychiatre (rapport de la doctoresse M.________ du 8 février 2006), l'office AI a nié le droit de D.________ à toute prestation (décision du 22 mars 2006 confirmée sur opposition le 30 janvier 2008).