Citation: 9C_896/2009 21.04.2010 E. 2

La recourante reproche à la juridiction cantonale d'avoir procédé à une appréciation manifestement inexacte des faits. 2.1 Elle soutient que celle-ci ne pouvait ignorer l'avis du docteur B.________, qui avait constaté l'existence de nombreuses limitations neurologiques, au motif que cela ne relevait pas de son domaine de compétence, d'autant moins que le docteur F.________ abondait dans son sens, qu'elle n'aurait pas dû se référer à la seule opinion du docteur O.________ dans le sens où le rapport de cet expert était incomplet puisqu'il n'avait pas analysé l'impact des troubles neurologiques allégués (troubles de l'équilibre et mnésiques, fatigabilité, difficultés à lire et à écrire, céphalées) et qu'aucun examen neuropsychologique n'avait été réalisé, qu'elle n'aurait pas dû écarter l'avis des docteurs N.________ et I.________ au profit de celui du docteur O.________ sur le plan psychiatrique alors que le premier médecin cité avait énoncé de nombreuses limitations justifiant une capacité résiduelle partielle de travail dans une activité adaptée et que le psycho-syndrome organique invoqué par le deuxième, dont les manifestations ont aussi été décrites par le docteur M.________ notamment, n'avait jamais été investigué et que l'appréciation de la capacité de travail (100 % dans l'activité antérieure) était finalement irréaliste. 2.2 L'appréciation de la situation médicale par les premiers juges n'est pas remise en question par l'argumentation de l'assurée. Il ressort effectivement du dossier médical que, en tout cas au plus tard au moment de la réalisation de l'examen clinique psychiatrique, la capacité de travail de cette dernière était entière tant sur le plan somatique que sur le plan psychiatrique. A cet égard, on précisera que la constitution du dossier par l'office intimé répond à une logique induite par le contenu même des rapports médicaux successifs. Ainsi, les documents fournis par les médecins traitants, bien que succincts et peu motivés, montrent une évolution post-opératoire favorable avec la rémanence de certains symptômes, dont surtout la diplopie verticale, puis seulement les céphalées, les troubles de la concentration et la fatigabilité. L'administration a donc mandaté un neuro-ophtalmologue qui a exclu l'influence actuelle sur la capacité de travail de toutes les affections relevant de son domaine de compétence observées durant la phase post-opératoire. Celui-ci a certes mentionné une incapacité de travail qu'il rattachait désormais aux céphalées et aux troubles neurologiques allégués. Sur ce point particulier, il n'a cependant procédé à aucune investigation précise et s'est seulement référé à des données anamnestiques subjectives qui ne sauraient revêtir la valeur probante que la recourante voudrait leur conférer. La même remarque peut s'appliquer à l'avis des médecins traitants. Pour lever le doute que faisaient planer les remarques du docteur B.________, l'office intimé a alors mis en oeuvre une expertise neurologique. L'examen clinique réalisé par le docteur O.________ n'a relevé aucune anomalie significative. Sur la base d'une longue discussion du contenu du dossier médical, cet expert a en revanche noté l'existence de nombreuses contradictions qu'il a détaillées et pour lesquelles il a fourni des explications convaincantes, notamment en ce qui concerne les prémisses erronées sur lesquelles reposent le raisonnement du neuropsychologue C.________. Si cela ne ressortait pas suffisamment des conclusions du docteur O.________, ce qui n'est pas le cas, il serait néanmoins évident que l'absence d'anomalie significative ne saurait nécessiter une analyse de l'impact sur la capacité de travail. Le document critiqué ne peut donc être qualifié d'incomplet. Cet expert a encore suggéré que la constellation psychique dans laquelle se trouvait l'assurée pouvait expliquer la situation. L'administration a par conséquent sollicité le psychiatre traitant et fait examiner la recourante par son service médical. Elle est également entrée en possession d'un rapport d'expertise privée. La juridiction cantonale ne s'est pas fondée sur le rapport du docteur O.________ pour forger son opinion sur le plan psychiatrique contrairement à ce qu'affirme l'assurée. Elle a constaté que les docteurs N.________ et G.________ partageaient la même appréciation quant à l'absence d'incapacité de travail engendrée par le dysthymie mais a écarté l'avis du premier, tout comme celui du docteur I.________, dans la mesure où les conclusions de ces deux praticiens relatives à l'incapacité de travail reposaient sur des éléments neurologiques, qu'on retrouve d'ailleurs quasi à l'identique dans le rapport du psychologue C.________, déjà discutés et écartés comme incapacitant par le docteur O.________. Les manifestations des troubles mentaux dus à une lésion cérébrale (trouble cognitif léger) ou du psycho-syndrome organique invoqués relèvent de cette problématique. L'appréciation des faits par les premiers juges n'apparaît donc pas manifestement inexacte. On ajoutera encore que les autres arguments développés ne sont pas pertinents, ni même suffisamment motivés. Si les éléments médicaux jugés valablement probants n'attestent pas d'incapacité de travail, il est effectivement logique d'en déduire la possibilité d'exercer toute activité, y compris la dernière concrètement exercée. Dans ce sens, il n'est pas nécessaire d'envisager l'hypothèse d'un employeur disposé à prendre en compte les problèmes de santé de l'assurée puisque ceux-ci n'influencent en rien sa capacité de travail. Le recours est donc entièrement mal fondé.