Citation: 4A_69/2024 E. 3.2

3.2. Le recourant soutient qu'il a allégué des éléments " largement suffisants à rendre crédible l'existence potentielle d'un contrat de travail ", soit le fait qu'il aurait exercé de nombreuses années en faveur de la société, travaillé exclusivement pour le groupe, perçu une rémunération fixe, bénéficié d'une adresse électronique et d'une ligne téléphonique de la société, travaillé dans les locaux de celle-ci et pris ses ordres de cadres de la société. En substance, il conteste l'existence d'un abus de droit et reproche à la cour cantonale (1) d'avoir prématurément examiné en détail la question de l'existence d'un contrat de travail et d'avoir choisi les éléments favorables à la thèse de la société, (2) d'avoir prématurément exigé des preuves quant à l'existence d'un contrat de travail et avant l'instruction des moyens de preuve, (3) d'avoir ignoré les développements de sa demande relatifs à la " qualification contractuelle des rapports de travail ", et (4) d'avoir pris en compte les arguments de la société intimée. Il soutient en outre qu'aucun élément ne permettrait de retenir que ses allégués seraient " faux " et qu'il n'avait pas tenté de déguiser la nature des rapports existant entre les parties.