Citation: U 355/04 01.03.2006 E. A

M.________, née en 1971, a travaillé en qualité de sommelière au café-restaurant X.________. A ce titre, elle était assurée contre le risque d'accidents professionnels et non professionnels par la Vaudoise générale, compagnie d'assurance (la Vaudoise). Le 11 juillet 1999, elle a perdu la maîtrise de sa voiture qui a effectué deux tonneaux et heurté un regard de source en ciment. Son passager est décédé sur place, tandis qu'elle a subi une fracture-tassement de la vertèbre D6 ainsi qu'un stress post-traumatique. L'assurée a repris son emploi à 50 % en janvier 2000. Son activité a pris fin en mars 2001, l'employeur ayant remis son commerce. La Vaudoise a pris le cas en charge. Dans un rapport du 9 octobre 2000 à la Vaudoise, le docteur P.________, spécialiste en médecine interne et rhumatologie, a signalé que le discret tassement du plateau supérieur de D6 avait guéri sans séquelles et qu'il n'existait plus d'incapacité de travail imputable à cette problématique. La Vaudoise a également confié un mandat d'expertise au docteur R.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Dans un premier rapport du 6 janvier 2000, ce médecin a indiqué que l'assurée souffrait d'un état de stress post-traumatique, que des facteurs étrangers à l'accident ne jouaient pas actuellement de rôle dans la genèse ou la persistance de ce trouble, que l'assurée était probablement incapable de travailler et qu'il était prématuré d'établir un pronostic. Le 11 novembre 2000, le docteur R.________ a attesté que la symptomatologie évoquait encore un état de stress post-traumatique qui semblait bien en voie de chronification, la relation de causalité entre l'accident et cette affection psychique étant entière. Quant aux douleurs dont son confrère P.________ avait fait état, le docteur R.________ a estimé qu'il s'agissait de somatisations dans le cadre d'un tableau dépressif. A son avis, l'incapacité de travail s'élevait à 50 %, mais le processus de guérison restait figé dans l'attente de l'issue de la procédure pénale. Dans un troisième rapport, du 28 novembre 2001, qu'il a signé avec le docteur O.________, rhumatologue, le docteur R.________ a attesté qu'il était devenu difficile d'admettre l'existence d'un état de stress post-traumatique. En revanche, le cas avait évolué et l'assurée présentait désormais des dorsalgies chroniques ainsi qu'un trouble somatoforme douloureux, dont la relation de causalité avec l'accident n'était que possible. La capacité de travail était objectivement totale, mais nulle subjectivement. Par ailleurs, il n'y avait pas d'atteinte importante et durable à l'intégrité. Le 12 décembre 2001, la Vaudoise a informé l'assurée que les troubles de santé n'étaient plus en relation de causalité avec l'accident du 11 juillet 1999 et qu'elle mettait un terme à ses prestations avec effet au 10 décembre 2001. Après avoir pris connaissance de l'avis des docteurs B.________, H.________ et R.________, la Vaudoise a confirmé sa position par une décision formelle du 18 juin 2002, confirmée sur opposition le 29 juillet 2003.