Citation: 1B_44/2020 E. 4.3

4.3. En tant que les critiques du recourant sont dirigées contre la décision de première instance, il n'en sera pas tenu compte. En effet, seuls les griefs à l'encontre de la motivation de la décision querellée sont recevables (art. 80 al. 1 LTF). Quoi qu'il en soit, les mesures de substitution proposées par le recourant durant la procédure cantonale - sous la forme d'une interdiction de prendre contact avec quiconque en lien avec l'affaire, d'un dépôt de ses papiers d'identité et d'une interdiction de se rendre en France voire de quitter le territoire suisse - sont insuffisantes au regard de la nature du risque de collusion constaté. Une éventuelle interdiction de contact paraît particulièrement difficile à contrôler dès lors que tous les comparses n'ont pas encore pu être identifiés et ne permet ainsi pas, en l'état, de pallier le risque d'atteinte à la recherche de la vérité. Le simple engagement de l'intéressé de n'évoquer l'affaire avec personne, ne permet pas de modifier cette appréciation. On ne voit au demeurant pas quelle autre mesure de substitution serait propre à éviter le risque de collusion retenu. Pour ces mêmes motifs, la motivation de la cour cantonale à ce propos est suffisante du point de vue des exigences du droit d'être entendu. Enfin, du point de vue temporel, au vu de la gravité des infractions (brigandage qualifié, art. 140 ch. 2 et 3 CP) pour lesquelles le recourant a été mis en prévention et de la durée de la détention provisoire déjà subie, le principe de la proportionnalité demeure respecté.