Citation: 1P.376/2003 02.09.2003 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité du recours de droit public (ATF 129 I 173 consid. 1 p. 174). 1.1 Selon l'art. 86 al. 1 OJ, le recours de droit public n'est recevable qu'à l'encontre des décisions prises en dernière instance cantonale. Il n'y a d'exception à cette règle que dans le cas particulier où l'annulation du jugement de première instance est nécessaire pour assurer une protection juridique complète, en particulier lorsque les griefs invoqués ne peuvent pas être soumis à la dernière instance cantonale, ou lorsque cette dernière ne les examine qu'avec un pouvoir d'examen plus limité que celui du Tribunal fédéral (ATF 125 I 492 consid. 1a/aa p. 493-494). Tel n'est pas le cas en matière d'appréciation des preuves dans le procès pénal, la cognition du Tribunal fédéral étant limitée, dans cette matière, à l'arbitraire (ATF 128 I 177 consid. 2.2 p. 182/183; 127 I 38 consid. 2 p. 40/41; 124 IV 86 consid. 2a p. 87/88; 120 Ia 31 consid. 2e p. 38 et 4b p. 40). 1.2 Par ailleurs, selon l'art. 90 al. 1 let. b OJ, le recourant doit exposer, de manière succincte mais précise, en quoi consiste la violation des droits et principes constitutionnels invoqués. Lorsqu'il invoque le principe de la présomption d'innocence en tant que règle relative à l'appréciation des preuves (art. 6 par. 2 CEDH et 32 al. 1 Cst.), il ne peut se contenter d'une critique appellatoire de l'arrêt attaqué, mais doit montrer dans le détail en quoi le tribunal supérieur aurait nié à tort que l'appréciation des preuves par le premier juge est insoutenable dans sa motivation et son résultat (ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495-496). 1.3 En l'espèce, le recours de droit public est dirigé contre l'arrêt de la Cour correctionnelle du 24 janvier 2003, et non contre celui de la Cour de cassation. Le recourant affirme certes que son recours est "également dirigé contre la seule décision finale, soit l'arrêt rendu par la Cour de cassation du canton de Genève en date du 16 mai 2003", mais la motivation du recours est exclusivement dirigée contre l'arrêt de première instance. Il apparaît d'ailleurs qu'à une phrase près (en bas de la page 13 du recours de droit public), la partie en droit du recours de droit public est une copie du pourvoi cantonal, le recourant n'apportant pas la moindre critique aux arguments retenus par la Cour de cassation.