Citation: 6B_1093/2018 E. 6.2

6.2. La cour cantonale a repris à son compte l'appréciation des premiers juges relative à la formulation d'un pronostic défavorable en raison de l'absence de repentir chez le recourant. Il en ressortait que la condition objective de l'octroi du sursis était réalisée, mais que, vu la persistance de l'intéressé à rejeter sa faute sur A.________, le pronostic semblait "mis à mal", puisque - selon la jurisprudence - seul le prévenu se repentant de son acte méritait de bénéficier du sursis. Les premiers juges ont donc estimé "nécessaire en l'espèce de renforcer la prise de conscience, actuellement défaillante", du recourant, en lui imposant une règle de conduite, soit le versement d'acomptes mensuels de 2'000 fr. au moins à A.________. Après avoir relevé que le recourant devait être condamné pour une infraction supplémentaire - soit une escroquerie -, la cour cantonale a estimé que la règle de conduite au sens de l'art. 44 al. 2 CP ne pouvait lui être imposée - compte tenu de sa situation financière - et que le pronostic défavorable ne pouvait dès lors être amélioré par celle-ci, de sorte que la peine privative de liberté devait être ferme.