Citation: U 168/06 02.03.2007 E. 4

4.1 La CNA et la juridiction cantonale ont nié l'existence d'une relation de causalité naturelle entre les lombalgies dont souffrait encore l'assuré après le 30 octobre 2002 et les accidents survenus le 19 décembre 2001 et au mois de janvier 2002. Pour cela, elles se sont fondées essentiellement sur le rapport du docteur K.________, du 23 janvier 2003, selon lequel, en l'absence de lésions imputables aux accidents, le statu quo sine était certainement atteint neuf mois après les événements en question. Le recourant conteste la valeur probante de ce rapport médical, en faisant valoir que l'appréciation du docteur K.________ contient des contradictions. D'une part, en effet, ce médecin affirme qu'un accident, même violent, ne joue pas de rôle dans l'évolution du trouble chronique ultérieur, à moins qu'une fracture ait pu être identifiée. D'autre part, dans un rapport complémentaire (du 24 novembre 2004) produit à l'appui des déterminations de la CNA en instance cantonale, il indique que l'assuré a subi une fracture du plateau tibial externe droit. Dès lors, le recourant soutient que, du moment qu'une fracture est avérée, le docteur K.________ ne peut plus s'en tenir à son appréciation selon laquelle les accidents ne jouent pas de rôle dans l'évolution du trouble chronique ultérieur. Ce grief est mal fondé. S'il est vrai que l'assuré a subi une fracture du plateau tibial externe droit, il est toutefois constant qu'il n'y a pas de séquelles de cette lésion, comme l'atteste d'ailleurs le docteur Z.________, spécialiste en chirurgie orthopédique (rapport du 18 septembre 2003), dont l'avis a été produit par l'assuré à l'appui de son recours devant le tribunal cantonal. L'intéressé souffre exclusivement de lombalgies et, à cet égard, aucun avis médical versé au dossier ne vient mettre en doute l'avis du docteur K.________, selon lequel l'assuré n'a pas subi de fractures au rachis. Le recourant invoque en outre un rapport de son médecin traitant, le docteur B.________ (du 28 octobre 2002), selon lequel il aurait pu encore, sans l'accident du 19 décembre 2001, exercer durant deux ans environ sa profession, en dépit de quelques arrêts de travail dus à ses problèmes articulaires. Ce praticien infère de cela que c'est cet événement qui a mis un point final à son activité professionnelle. Cette conclusion n'est toutefois d'aucun secours pour le recourant, du moment qu'elle repose uniquement sur l'adage post hoc, ergo propter hoc (ATF 119 V 335 consid. 2b/bb p. 341 s.). Il en va de même de l'appréciation du docteur Z.________ qui affirme, tout en niant l'existence de lésions osseuses ou disco-ligamentaires et indépendamment du résultat d'une nouvelle IRM qu'il préconise, qu'il existe un lien de causalité, tout au moins temporel, entre la symptomatologie et l'accident du mois de janvier 2002. Vu ce qui précède, l'intimée était en droit, en se référant aux conclusions du docteur K.________, de nier l'existence d'une relation de causalité naturelle entre les lombalgies dont souffre encore le recourant après le 30 octobre 2002 et les accidents du 19 décembre 2001 et du mois de janvier 2002. Par ailleurs, il n'y a pas de motif de revenir sur le point de vue de la juridiction cantonale - au demeurant non contesté par le recourant - , selon lequel les troubles en cause ne sont pas dus à une maladie professionnelle. Cela étant, la CNA était fondée, par sa décision sur opposition du 28 janvier 2003, à supprimer le droit du recourant à des prestations après le 30 octobre 2002. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.