Citation: 5D_90/2022 E. 6

6. Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir violé les art. 48 al. 1 et 61 al. 1 de l'Ordonnance du 23 septembre 1996 sur les émoluments perçus en application de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite (OELP; RS 281.35) en arrêtant à 600 fr. l'émolument judiciaire de seconde instance. Il soutient en substance que, pour chacune des deux procédures menées séparément en première instance, la valeur litigieuse ne dépassait pas 1'000 fr., que l'art. 48 al. 1 OELP dispose que, dans un tel cas, l'émolument judiciaire est compris entre 40 fr. et 150 fr., que l'émolument judiciaire maximal de première instance était dès lors de 300 fr. pour les deux procédures de mainlevée et que, partant, en vertu de l'art. 61 al. 1 OELP, l'émolument judiciaire de seconde instance ne pouvait excéder une fois et demie ce montant, soit 450 fr. Il dénonce par ailleurs une violation de la primauté du droit fédéral (art. 49 al. 1 Cst.) pour le cas où l'émolument de seconde instance aurait été fixé en application de la Loi cantonale neuchâteloise du 6 novembre 2019 fixant le tarif des frais, des émoluments de chancellerie et des dépens en matière civile, pénale et administrative (LTFrais; RSN 164.1).