Citation: 6B_357/2022 E. 2.3.3

2.3.3. Pour le surplus, le recourant ne discute pas du raisonnement conduit par la cour cantonale à l'aune de l'art. 430 al. 1 let. a CPP. En l'espèce, il est vrai que les frais de la procédure n'ont pas été mis à la charge du recourant, ne serait-ce que partiellement, dans l'ordonnance de classement du 2 juin 2021. Toutefois, cela n'induit pas d'office l'octroi d'indemnités de procédure, conformément à la jurisprudence précitée. En effet, la cour cantonale s'est fondée notamment sur la décision du Conseil d'État prononçant la révocation du recourant, pour exposer les divers manquements commis par celui-ci sous l'angle du droit administratif. Cette décision administrative, non contestée par le recourant, est entrée en force. Lesdits manquements aux devoirs de fonction relevant du droit administratif, combinés aux signalements antérieurs dont avait fait l'objet le recourant, aux écoutes téléphoniques conduites dans une autre procédure et qui avaient permis, après investigation, de remonter jusqu'au recourant, à la découverte de documents, dont certains originaux, autorisaient la cour cantonale à conclure à la fois que le recourant avait fait preuve d'un comportement illicite et fautif au sens de l'art. 430 al. 1 let. a CPP et qu'un tel comportement avait justifié l'ouverture d'une procédure pénale pour des soupçons de corruption passive. Dans ces circonstances, c'est sans violer le droit fédéral que la cour cantonale a refusé toute indemnité au recourant, nonobstant le classement prononcé pour les faits potentiellement constitutifs de corruption passive.