Citation: I 517/06 07.05.2007 E. 5

5.1 Se fondant principalement sur le rapport du docteur R.________ auquel elle conférait pleine valeur probante et qui n'était, selon elle, pas mis en doute par ceux des docteurs F.________ et C.________, la juridiction cantonale a retenu que les lombalgies, gonalgies, obésité et hypertension dont souffrait l'intéressée ne l'empêchaient pas d'exercer à plein temps une activité adaptée telle que déjà décrite. La recourante a contesté cette conclusion, mais n'a pas avancé d'arguments susceptibles de démontrer le contraire. Elle s'est effectivement contentée de renvoyer aux différents rapports émanant de ses médecins traitants. 5.2 On remarquera au préalable que tous les praticiens consultés, y compris l'expert, s'accordent sur une partie des troubles dont souffre la recourante (lombalgies et obésité morbide). Les avis divergent toutefois quant à leur répercussion sur la capacité de travail. Pour le surplus, il apparaît que les gonalgies ont évolué de manière positive puisque le docteur C.________, dont le traitement a débuté en avril 2004 seulement, n'y fait plus allusion. Il en va de même de l'hypertension artérielle, mentionnée sans plus amples commentaires par le premier médecin intervenu, traitée par «Logorton» selon le deuxième et expressément exclue des facteurs de risque cardiovasculaire par le troisième. 5.3 En complète contradiction avec l'avis du docteur R.________, le docteur F.________ a attesté une incapacité de longue durée (100 % du 1er au 30 avril 2001, 80 % du 1er mai 2001 au 30 juin 2003), mais n'a nullement motivé son point de vue. En effet, ladite incapacité ressort exclusivement de certificats médicaux associant seulement un taux à une période déterminée. Il a par contre rapporté les dires de sa patiente selon lesquels elle ne s'estimait pas apte à travailler à un taux supérieur à 20 % et qui semblent être le seul fondement à ses conclusions; d'après lui, les raisons médicales pour une telle diminution d'activité étaient faibles. Le docteur C.________, qui attestait également une incapacité totale sans la justifier médicalement, a pourtant rapporté un status clinique (cardiovasculaire, facteurs de risque cardiovasculaire, respiratoire, digestif, urogénital et locomoteur) positif si l'on excepte l'obésité morbide pour laquelle il constatait néanmoins une amélioration (perte de poids en raison du suivi par un nutritionniste). Les seuls éléments négatifs ressortant de ses rapports sont les doléances de sa patiente. 5.4 Il apparaît dès lors que les plaintes de l'intéressée n'ont pas de véritables échos sur le plan clinique, ce qui correspond aux observations du docteur R.________, de sorte que les conclusions des médecins traitants à propos de la capacité de travail ne sont pas de nature à remettre en question celles de l'expert. On ajoutera que les premiers juges ont justement écarté l'obésité dans la mesure où cette affection ne constitue pas une invalidité en soi. Le recours est donc mal fondé sur ce point.