Citation: 2P.232/2004 28.04.2005 E. 2

Bien qu'il n'ait pas invoqué ce grief dans la motivation de son recours, le recourant, dans la partie "En fait" de son mémoire, laisse entendre qu'il aurait été victime d'une inégalité de traitement, à un double titre. En premier lieu, en raison du refus de représenter ses examens de procédure et de déontologie; en second lieu, du fait du refus de l'auto- rité intimée de tenir compte du stress inhérent à la position du candidat se présentant à ses examens pour la dernière tentative. 2.1 La protection de l'égalité (art. 8 Cst.) et celle contre l'arbitraire (art. 9 Cst.) sont étroitement liées. Une décision est arbitraire lorsqu'elle ne repose pas sur des motifs sérieux et objectifs ou n'a ni sens ni but. Elle viole le principe de l'égalité lorsqu'elle établit des distinctions juridiques qui ne se justifient par aucun motif raisonnable au regard de la situation de fait à réglementer ou lorsqu'elle omet de faire des distinctions qui s'imposent au vu des circonstances, c'est-à-dire lorsque ce qui est semblable n'est pas traité de manière identique et lorsque ce qui est dissemblable ne l'est pas de manière différente. Il faut que le traitement différent ou semblable injustifié se rapporte à une situation de fait importante. L'inégalité apparaît ainsi comme une forme particulière d'arbitraire, consistant à traiter de manière inégale ce qui devrait l'être de manière semble ou inversement (ATF 129 I 346 consid. 6 p. 357, 1 consid. 3 p. 3; 127 I 185 consid. 5 p. 192 et les arrêts cités).