Citation: 4C.71/2001 30.05.2001 E. 3

3.- La demanderesse critique tout d'abord le jugement entrepris dans la mesure où il laisse indécis le point de savoir si la défenderesse était un organe de fait de Y.________ S.A. Comme pour l'exercice de toute voie de droit, le recours en réforme suppose un intérêt au recours (cf. ATF 126 III 198 consid. 2b; 120 II 5 consid. 2a). Il ne peut donc être utilisé pour soulever des questions juridiques qui ne présentent aucun intérêt pratique. En l'occurrence, la cour cantonale s'est interrogée sur la qualification d'organe de fait de la commune en relation avec sa légitimation passive. Elle n'a cependant pas tranché cette question, considérant qu'en vertu de l'art. 762 al. 4 aCO, la société créancière pouvait de toute manière s'en prendre à la commune plutôt qu'aux administrateurs, puisque celle-ci avait usé de son droit de déléguer des administrateurs dans le conseil d'administration de Y.________ S.A. La demanderesse n'a par conséquent aucun intérêt à faire reconnaître la qualité d'organe de fait de la commune.