Citation: 6B_1081/2016 E. 6

Le recourant soutient qu'au moment de l'accident, son apparence et son attitude ne justifiaient pas de soupçonner un état d'ébriété, de sorte qu'il ne devait pas supposer qu'il serait soumis à un examen de sa capacité de conduire. Il fait grief au Tribunal de police et à la Cour de justice d'avoir refusé de recueillir un témoignage qu'il offrait à ce sujet. L'art. 55 al. 1 LCR prévoit que les conducteurs impliqués dans un accident peuvent être soumis à un alcootest. Selon la jurisprudence, le conducteur impliqué doit toujours s'attendre à un contrôle de son alcoolémie, hormis lorsque l'événement est indubitablement imputable à une cause totalement indépendante de lui, et ce contrôle n'est pas subordonné à des indices d'ébriété (ATF 142 IV 324 consid. 1.1 p. 325). En conséquence, la preuve offerte par le recourant ne portait pas sur un fait pertinent au regard de l'art. 91a al. 1 LCR, et le refus d'administrer cette preuve était exactement conforme à l'art. 139 al. 2 CPP relatif aux faits dont la preuve n'est ni nécessaire ni utile. Aussi parce que le fait n'était pas pertinent, ce refus est compatible avec le droit à la preuve garanti en procédure judiciaire ou administrative par l'art. 29 al. 2 Cst. (cf. ATF 141 I 60 consid. 3.3 p. 64; 136 I 229 consid. 5.3 p. 236/237).