Citation: 6B_1075/2015 E. 1

Par arrêt du 1er septembre 2015, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a rejeté l'appel de X.________ et confirmé le jugement du 18 novembre 2014 par lequel le Tribunal de police genevois a condamné ce dernier à 120 jours-amende à 30 fr. le jour avec sursis pendant trois ans et 700 fr. d'amende pour tentative de lésions corporelles simples et dommages à la propriété au détriment de A.________. En bref et pour l'essentiel, elle a retenu que le 12 août 2013 à Genève, après qu'un conflit eut éclaté entre X.________ et le cycliste A.________, le premier avait poursuivi le second au volant de sa voiture, puis, après s'être porté à sa hauteur dans la Voie-de-Moëns, avait donné un coup de volant à droite et heurté le cycliste, entraînant sa chute. A l'appui de sa condamnation, elle s'est fondée sur les déclarations concordantes de A.________ et du témoin B.________, laquelle n'avait aucun intérêt à mentir, ne présentant aucun lien avec les faits ni avec les parties. La version des faits défendue par A.________ était d'autant plus crédible qu'il avait d'emblée admis avoir, au cours de l'altercation l'ayant opposé à X.________ peu avant les faits incriminés, volontairement endommagé le rétroviseur gauche du véhicule du prénommé, faits pour lesquels il avait été condamné. A l'inverse, les dires de X.________ selon lesquels il n'y aurait eu aucun heurt, lui-même ayant stoppé sa voiture quelques mètres après le cycliste qui l'aurait rejoint à pied après s'être arrêté au début de la Voie-de-Moëns pour s'entretenir avec d'autres personnes, n'apparaissaient pas crédibles. X.________ avait délibérément heurté avec sa voiture le vélo conduit par A.________, provoquant sa chute. Il ne pouvait pas ignorer qu'une telle manoeuvre dangereuse était susceptible de causer des lésions corporelles, à tout le moins simples. Il avait agi sciemment, son but ayant été d'intercepter le cycliste qui avait pris la fuite après avoir endommagé son rétroviseur.