Citation: 4A_180/2007 06.09.2007 E. 5

La recourante fait grief à la cour cantonale d'avoir procédé à une « interprétation manifestement inexacte des faits » en considérant qu'elle « avait été informée du départ en congé de l'intimé en se fondant exclusivement sur » le courriel du 13 mai 2005, dont elle estime qu'il ne doit en aucun cas « s'interpréter comme étant une autorisation formelle de A.________ et de (la banque) d'une prise de vacances quelconques ». La recourante erre lorsqu'elle soutient que les juges cantonaux se sont uniquement appuyés sur le courriel invoqué, dès lors que ceux-ci ont en réalité fait référence à un échange de plusieurs courriels concernant l'autorisation donnée par le client, dont l'aval hiérarchique dépendait. Ils ont par ailleurs retenu que le responsable du projet sur place était également au fait de l'absence de l'intimé, puisqu'il lui avait souhaité de bonnes vacances et n'avait émis aucune réserve. Par ailleurs, le départ de l'intimé était également motivé par le fait que son visa arrivait à expiration, de sorte qu'il devait quitter le pays afin de le renouveler. Se limitant à présenter sa propre vision de la situation, soit à soutenir que la procédure interne de demande de congé n'a pas été correctement suivie, la recourante ne démontre pas en quoi la solution à laquelle la cour cantonale est parvenue à l'issue de l'appréciation des preuves serait insoutenable.