Citation: 5A_667/2022 E. 4.2

4.2. La recourante soutient que l'autorité cantonale a arbitrairement apprécié les preuves en refusant de retenir, s'agissant des frais d'électricité, d'eau et d'épuration, le montant de 419 fr. figurant sur la facture d'acompte qu'elle a produite. Elle ne critique cependant pas le raisonnement de la juge précédente, qui a estimé, d'une part, qu'une partie des frais d'électricité était déjà comprise dans le montant de base du droit des poursuites et, d'autre part, que des coûts supplémentaires ne pouvaient être admis, en équité, qu'à concurrence de 280 fr. En tant qu'elle reproche à l'autorité cantonale de s'être écartée, soi-disant sans raison, de ses frais effectifs, elle ne démontre ainsi nullement l'arbitraire. Il en va de même s'agissant de l'assurance-bâtiment privée qu'elle voudrait voir figurer dans ses frais de logement, dès lors qu'elle ne remet pas en cause l'opinion de l'autorité cantonale, selon laquelle les assurances privées ne font pas partie desdits frais et ne conteste pas non plus qu'un forfait de 50 fr. a été ajouté pour celles-ci à son minimum vital du droit de la famille. Contrairement à ce qu'avance la recourante, de manière téméraire, il est sans pertinence qu'après avoir constaté que les assurances privées retenues par le premier juge étaient au nombre de trois, l'autorité cantonale ait, dans la partie en droit de son arrêt, omis de reprendre l'assurance-bâtiment litigieuse dans son énumération des primes qu'il ne se justifiait pas, selon elle, d'inclure dans les frais de logement. A supposer qu'il soit suffisamment motivé (art. 106 al. 2 LTF), le grief est par conséquent totalement infondé.