Citation: 6B_976/2020 E. B

Statuant le 25 juin 2020, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a partiellement admis les appels formés par le ministère public et B.________ contre ce jugement et a rejeté celui de D.________. Elle a reconnu A.________ coupable d'actes d'ordre sexuel avec des enfants et de contrainte sexuelle en relation avec les chiffres B.I.1.1, B.I.1.2, B.I.1.3, B.II.2.[1], B.II.2.[2] et B.II.2.[3] de l'acte d'accusation, confirmé son acquittement des chefs de ces infractions en relation avec les chiffres B.I.1.4, B.I.1.5, B.II.2.[4], B.II.2.[5] ainsi que C.I.1 et C.II.2 de l'acte d'accusation, et l'a condamné à une peine privative de liberté de 18 mois, assortie du sursis et d'un délai d'épreuve de trois ans. Elle a rejeté les conclusions en indemnisation de A.________ et l'a condamné à verser à B.________ une indemnité de 3'000 fr. au titre de réparation du tort moral, avec intérêts à 5% dès le 1er février 2014, déboutant pour le surplus B.________ et D.________ de leurs conclusions civiles. Elle a condamné A.________ à la moitié des frais de la procédure de première instance et d'appel. Les faits à l'origine de cette condamnation sont les suivants. A.________ a débuté une relation intime avec E.________ en 2008 ou 2009 à U.________, alors qu'ils étaient voisins. A.________ était marié et travaillait à V.________. E.________ vivait avec sa fille B.________, née en 2004. De leur relation sont issus deux enfants, soit D.________, née en 2010, et F.________, né en 2014, diagnostiqué autiste. A.________ les a reconnus respectivement les 2 août 2011 et 13 mars 2014, étant précisé qu'il était également très proche de B.________, laquelle le considérait comme un père. A.________ a un autre fils, G.________, né en 2009, issu de son mariage avec une ressortissante suisse le 25 juin 2004, dissous par le divorce le 3 juillet 2013. En février 2014, E.________ s'est installée chez A.________ à V.________, mais les relations du couple se sont rapidement détériorées. Au vu des tensions conjugales, A.________ a vécu chez un ami pendant l'été suivant durant une certaine période. De l'été 2013 jusqu'au début de l'année 2015, la première fois à U.________, puis à V.________ au domicile conjugal, alors que B.________ était âgée entre 9 et 11 ans et D.________ entre 4 et 5 ans, A.________ a, à une date indéterminée durant l'été 2013, dans la chambre de B.________, alors qu'il jouait à des jeux sur l'iPad ou sur le téléphone de l'enfant, demandé à celle-ci de lui masser les cuisses pour le "supporter", puis lui a pris la main et l'a posée sur son sexe, par-dessous les habits, alors qu'elle ne le voulait pas, étant précisé que lorsqu'elle enlevait sa main, il la reprenait pour la replacer sur son sexe (ch. B.I.1.1 et B.II.2.[1] de l'acte d'accusation). A une date indéterminée en mai ou juin 2014, dans la chambre de B.________, alors que A.________ jouait à la Playstation avec l'enfant, assis par terre sous une couverture qui les couvrait jusqu'au bas-ventre, il lui a pris la main et l'a posée sur son sexe, par-dessous les habits, alors qu'elle ne le voulait pas, étant précisé que lorsqu'elle enlevait sa main, il la reprenait pour la replacer sur son sexe (ch. B.I.1.2 et B.II.2.[2]). Enfin, à une date indéterminée en décembre 2014, dans le salon, A.________ a commis les mêmes actes que ceux susdécrits, dans des circonstances identiques (ch. B.I.1.3 et B.II.2. [3]).