Citation: 8C_340/2018 E. A

A.a. Le 25 août 2011, A.________, né en 1977, a été victime d'un accident de la circulation alors qu'il rentrait à son domicile. A l'époque, il était employé en qualité de monteur en chauffage au service de la société B.________ SA et assuré, à ce titre, contre le risque d'accidents auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). La CNA a pris en charge le traitement médical lié aux atteintes accidentelles et alloué à A.________ une indemnité journalière partielle de 59 fr. 15 dans l'attente du résultat de ses investigations. Le prénommé s'est plaint à plusieurs reprises du fait que le montant versé était trop bas. Dans une communication du 20 juillet 2012, l'assureur-accidents l'a informé qu'il avait droit à une indemnité journalière s'élevant à 118 fr. 30 par jour calendaire dès le 28 août 2011. Le 31 août 2012, la CNA a rendu une décision par laquelle elle a mis fin aux prestations d'assurance à compter du même jour. L'assuré a formé opposition contre cette décision, en critiquant entre autres le montant de l'indemnité journalière reconnu dans la communication du 20 juillet 2012. Il estimait avoir droit à un montant de 120 fr. 80. La CNA a écarté l'opposition le 5 février 2013. Au considérant 2 de sa décision, elle a déclaré ne pas entrer en matière sur le calcul de l'indemnité journalière car la conclusion y relative sortait de l'objet de la contestation, ajoutant ce qui suit: "La Suva Lausanne est priée de se pencher sur cette question et de répondre à l'avocate [de l'assuré]." Cette décision sur opposition a été confirmée par la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal vaudois (jugement du 17 juillet 2015), puis par le Tribunal fédéral (arrêt du 11 juillet 2016; cause 8C_763/2015). A.b. Par lettre du 23 septembre 2014, A.________ a demandé à la CNA de réexaminer le montant de l'indemnité journalière qu'elle lui avait versé du 28 août 2011 au 31 août 2012, se référant au contrat de mission qu'il avait signé le 12 septembre 2011 avec B.________ SA. Par décision du 15 décembre 2014, la CNA, agence de Lausanne, a rejeté les arguments présentés et confirmé le bien-fondé du calcul effectué à l'époque. Saisie d'une opposition du prénommé, la CNA l'a écartée dans une nouvelle décision du 6 février 2015. En bref, elle a retenu que la communication du 20 juillet 2012 fixant le montant de l'indemnité journalière due était entrée en force de chose décidée, l'assuré ayant laissé s'écouler 26 mois avant de s'en plaindre, et que ce dernier ne pouvait par ailleurs se prévaloir d'aucun motif de révision de celle-ci.