Citation: 6B_1033/2022 E. 2.5

2.5. En l'espèce, il ressort de l'arrêt attaqué que l'intervention chirurgicale litigieuse a eu lieu le 20 juillet 2007, date du début de la prescription pénale. Elle est au vu de ce qui précède atteinte à ce jour s'agissant des infractions en cause, étant précisé que la prescription de l'action pénale n'a pas été interrompue par l'ordonnance de non-entrée en matière du 16 mars 2022, qui n'est pas un "jugement de première instance" au sens de l'art. 97 al. 3 CP (inchangé; cf. arrêts 6B_1097/2022 précité consid. 3; 6B_967/2022 précité consid. 1; 6B_565/2019 du 12 juin 2019 consid. 3.2 et 6B_614/2015 du 14 mars 2016 consid. 2.2). Ainsi, en cas de renvoi de la cause à l'instance précédente, celle-ci ne pourrait que constater que la prescription est acquise. Il découle de ce qui précède que la recourante ne dispose pas d'un intérêt juridique actuel à la contestation de l'arrêt attaqué, une condamnation du Dr B.________ pour lésions corporelles graves ou lésions corporelles par négligence étant exclue en raison de la prescription de l'action pénale. Il n'y a par conséquent pas lieu d'entrer en matière sur le recours dans la mesure où la recourante demande l'annulation de la décision de l'instance précédente et le renvoi de la procédure à l'autorité de première instance.