Citation: 6B_185/2009 14.09.2009 E. B

Par arrêt du 30 janvier 2009, la Cour de cassation genevoise a rejeté le recours de X.________. Les faits à la base de cette décision sont les suivants: Alors que Y.________ et X.________ étaient mariés, des tensions se sont développées au sein du couple. En novembre 2005, Y.________ a demandé à son époux de quitter le domicile conjugal. A la suite de cette demande, une dispute a éclaté. Au cours de celle-ci, X.________ a brandi un couteau et l'a mis sous la gorge de son épouse. Il lui a dit que si elle ne se calmait pas, il la tuerait. Lors d'une nouvelle dispute à fin novembre 2005, X.________ a injurié Y.________, la traitant de « pute, chienne et malade mentale ». Les époux en venant aux mains, X.________ a jeté Y.________ à terre, l'a prise par les oreilles, lui a tapé la tête par terre, lui a marché sur la tête et l'a rouée de coups. Alors que Y.________ tentait de quitter les lieux et d'appeler au secours, X.________ lui a pris les clés et l'a empêchée de quitter l'appartement. Il l'a ensuite suivie dans sa chambre, l'a couchée sur le lit, l'a déshabillée et l'a contrainte à subir un acte sexuel. Le Dr A.________ a examiné Y.________ le lendemain. Il a constaté que celle-ci était bouleversée, que son visage était tuméfié et présentait des hématomes. Il a ajouté que sa patiente, qui se trouvait dans un stress post-traumatique, lui a indiqué avoir subi des relations sexuelles non consenties. Le gendarme B.________ qui a enregistré la plainte a déclaré que Y.________ était dans un état lamentable sur les plans physique et psychologique. Son visage, son cou et sa nuque étaient tuméfiés et Y.________ était en pleurs. S'agissant des viols dont il a été déclaré coupable, X.________ a confirmé avoir entretenu plusieurs relations sexuelles avec son épouse. Il a toutefois contesté tout élément de contrainte, prétendant qu'il s'était réconcilié avec son épouse dans leur chambre à coucher et que celle-ci avait librement consenti à des relations sexuelles.