Citation: 4A_384/2020 E. 6.3

6.3. Dans la seconde branche du moyen considéré, le recourant reproche au TAS de n'avoir pas examiné plusieurs questions essentielles et incontournables avant d'aboutir à la conclusion que le contrat passé avec le club xxx avait mis un terme au contrat précédemment conclu. Il fait notamment grief aux arbitres de n'avoir pas examiné quelle était l'intention des parties relativement à la coexistence des deux contrats, le fait que le contrat conclu avec le club xxx, présentant un caractère temporaire et visant à maintenir le niveau de jeu du recourant, l'avait été à l'initiative de l'intimé, et que les deux conventions n'ont jamais déployé leurs effets de façon concomitante. Aussi, selon lui, la simple présence de deux contrats ne permettait-elle pas à la Formation de conclure mécaniquement que le second contrat passé aurait entraîné automatiquement la fin du premier, indépendamment de la volonté des parties. Tel qu'il est présenté, le moyen ne saurait prospérer. En effet, le recourant, qui se lance dans une critique de type appellatoire, cherche en réalité, sous le couvert d'une prétendue violation de son droit d'être entendu, à remettre en cause l'interprétation faite par la Formation de l'art. 18 al. 5 RSTJ. Le Tribunal fédéral ne se laissera pas entraîner sur le terrain du bien-fondé de cette interprétation, où le recourant cherche indirectement à le conduire. Quoi qu'il en soit, il est clair, à la lecture de la sentence attaquée, que la Formation s'est ralliée à la thèse soutenue par l'intimé, et à l'interprétation préconisée par la FIFA dans le commentaire du RSTJ, en considérant que le recourant ne pouvait pas conclure deux contrats de travail couvrant la même période sans que cela n'entraîne de plein droit l'extinction du premier contrat. La Formation a aussi estimé qu'aucune preuve n'établissait que l'intimé aurait été impliqué dans la signature du second contrat. Elle a en outre considéré que la fin prématurée du contrat conclu avec le club xxx ne changeait rien au fait que le premier contrat avait d'ores et déjà pris fin. Aussi les moyens du recourant ont-ils été réfutés, ne serait-ce qu'implicitement, par les arbitres, ce qui conduit au rejet du moyen considéré, si tant est qu'il soit recevable.