Citation: 9C_101/2023 E. 6

L'argumentation du recourant est mal fondée. Une décision est en effet arbitraire si elle est manifestement insoutenable, si elle se trouve en contradiction claire avec la situation de fait, si elle viole gravement une disposition légale ou un principe juridique indiscuté ou si elle heurte de façon choquante le sentiment de la justice ou de l'équité. La motivation et le résultat de la décision doivent être arbitraires. L'existence d'une autre solution, même préférable à celle retenue, ne saurait suffire (ATF 140 III 264 consid. 2.3). Le jugement cantonal ne peut pas être qualifié d'arbitraire en l'espèce. Les premiers juges ont effectivement expliqué d'une manière circonstanciée pourquoi il y avait lieu de suivre les conclusions du docteur D.________ en tant qu'il fixait la survenance de l'incapacité de travail au 5 septembre 2018. A ce sujet, ils ont constaté que le médecin avait admis avoir commis une erreur d'appréciation en arrêtant la survenance de l'incapacité de travail au 16 juillet 2018 dans la mesure où aucun médecin n'évoquait cette date et qu'il avait corrigé son erreur en établissant que la doctoresse C.________ elle-même avait mentionné seulement la date de l'hospitalisation à la CRR. Ils ont eux-mêmes constaté que la médecin traitant avait indiqué la date du 5 septembre 2018. Ils ont en outre relevé que, contrairement à ce qu'avait indiqué le docteur D.________, le docteur E.________ avait attesté une incapacité de travail antérieure à l'hospitalisation à la CRR, à partir du mois d'avril 2018. Ils ont toutefois écarté son rapport du 19 novembre 2018 (incluant cette appréciation) dès lors qu'il n'était pas motivé et en contradiction avec son rapport du 30 octobre précédent. Le recourant ne conteste pas ces éléments. Il se limite à arguer que, selon le cours ordinaire de la vie, une incapacité de travail peut remonter à une date antérieure à celle à laquelle elle a été fixée artificiellement, ainsi qu'à reprendre et à donner sa propre interprétation des rapports du docteur E.________ et de la doctoresse C.________. Il n'avance ainsi aucun argument, qui n'ait déjà été analysé par l'autorité précédente, susceptible d'établir que l'appréciation de cette autorité serait arbitraire. On ajoutera que le résultat des précédentes demandes présentées par l'assuré n'ont pas influencé la présente procédure. Sa cause a bien été instruite sur le plan médical, ainsi que sur le plan professionnel. Il a en outre obtenu des décisions administrative et judiciaire motivées sur son droit aux prestations et a eu la possibilité d'en contester les éléments qui lui semblaient critiquables en conformité avec les dispositions applicables en la matière. La situation familiale du recourant n'a pas eu davantage d'effets sur l'appréciation des autorités précédentes (même si elles ont relevé que le motif de démission mentionné initialement était un congé éducatif) dès lors que le début de l'incapacité de travail a été fixé sur la base d'une analyse des documents médicaux recueillis au cours de la procédure. Enfin, le soupçon, selon lequel la détermination du début de l'incapacité de travail aurait été guidée par son incidence potentielle sur le droit aux prestations de la prévoyance professionnelle, ne trouve aucun fondement objectif dans l'argumentation générale de l'assuré, ni du reste dans l'appréciation du dossier médical à laquelle a procédé le tribunal cantonal. Le recours doit donc être rejeté.