Citation: 4A_71/2024 E. A

A.a. A.________, né en 1968, a été victime d'un accident de voiture le 7 février 2017, causé par le chauffeur d'un bus appartenant à l'entreprise B.________. Sa tête a heurté le pare-brise de son véhicule, lui causant un traumatisme crânien et une entorse cervicale. A cette date, l'intéressé venait d'échouer pour la deuxième fois à l'examen théorique pour devenir chauffeur de taxi professionnel; sans emploi, il bénéficiait de l'aide sociale. Le chauffeur du bus a été reconnu coupable de lésions corporelles par négligence. L'assurance C.________, soit la compagnie d'assurances de l'entreprise B.________, a pris en charge les frais médicaux de A.________, lequel s'est avéré totalement incapable de travailler depuis l'accident. Le prénommé a alors déposé une demande pour perte de gain atteignant 100'000 fr. pour la période du 1 er mars 2017 au 31 décembre 2018, contre l'entreprise B.________ et sa compagnie d'assurances. Mis au bénéfice de l'assistance judiciaire, il a été débouté, d'abord par le Tribunal de première instance genevois (qui a rendu une première ordonnance de preuves le 23 septembre 2019), puis par la Cour de justice. Ces deux instances cantonales ont invoqué grosso modo un état maladif antérieur à l'accident, sous la forme d'une discopathie sévère et d'un état dépressif. Le 18 juillet 2022, le Tribunal fédéral a toutefois admis le recours de A.________ et annulé la décision rendue par la cour d'appel genevoise, au motif que la cause avait été limitée à "l'existence d'un cas de responsabilité civile", soit à la question - certes délicate - de la causalité entre l'accident et les atteintes à la santé invalidantes dont souffrait le prénommé, respectivement à l'incapacité de travail en découlant: les magistrats genevois ne pouvaient pas invoquer l'absence de preuve du dommage pour débouter le demandeur. À cette occasion, la cour de céans a constaté que "[l]es garanties d'un procès équitable", notamment le "droit au respect des règles de la bonne foi", avaient été enfreintes (arrêt 4A_319/2021 du 18 juillet 2022 spéc. consid. 2.2.2 et 2.3). En d'autres termes, la procédure aurait dû formellement être élargie et les parties, interpellées. A.b. Suite à cet arrêt, le Tribunal de première instance genevois a rendu une nouvelle ordonnance de preuves, le 26 septembre 2023. Il n'a pas donné suite aux réquisits de A.________, en tant que ce dernier préconisait de suspendre la procédure jusqu'à l'obtention d'un rapport AI, subsidiairement de mettre en oeuvre une expertise pluri- disciplinaire, tout en se réservant le droit de demander l'audition de témoins, plus spécialement de médecins, après lecture du rapport ou de l'expertise sollicitée. Ont en revanche été admis les moyens de preuve offerts par l'entreprise B.________ et sa compagnie d'assurances.