Citation: I 540/04 28.07.2005 E. 1

1.1 Invoquant une violation du droit d'être entendu, la recourante constate que le jugement attaqué est muet sur le document de la doctoresse O.________ du 27 août 2003 et reproche aux premiers juges de n'avoir donné aucune suite à son offre de preuve pertinente. D'ordre formel, ce grief doit être examiné en premier lieu, car son admission pourrait amener le tribunal à renvoyer la cause sans en examiner le fond (ATF 127 V 437 consid. 3d/aa, 126 V 132 consid. 2b et les arrêts cités). 1.2 La jurisprudence, rendue sous l'empire de l'art. 4 aCst. et qui s'applique également à l'art. 29 al. 2 Cst. (ATF 129 II 504 consid. 2.2, 127 I 56 consid. 2b, 127 III 578 consid. 2c, 126 V 130 consid. 2a), a déduit du droit d'être entendu, en particulier, le droit pour le justiciable de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son détriment, celui de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort de la décision, celui d'avoir accès au dossier, celui de participer à l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leur propos (ATF 126 I 16 consid. 2a/aa, 124 V 181 consid. 1a, 375 consid. 3b et les références). 1.3 Selon la jurisprudence, la violation du droit d'être entendu - pour autant qu'elle ne soit pas d'une gravité particulière - est réparée lorsque la partie lésée a la possibilité de s'exprimer devant une autorité de recours jouissant d'un plein pouvoir d'examen. Au demeurant, la réparation d'un vice éventuel ne doit avoir lieu qu'exceptionnellement (ATF 127 V 437 consid. 3d/aa, 126 I 72, 126 V 132 consid. 2b et les références). Dans le cas particulier, les premiers juges ont constaté que la doctoresse O.________ excluait expressément l'existence de troubles du comportement et de troubles des pulsions. Manifestement, ils ont ignoré l'existence du document établi par ce médecin le 27 août 2003, pourtant produit parmi les pièces en annexes au recours cantonal, dont il ressort que la recourante a présenté des troubles du comportement et des troubles des pulsions qui actuellement ne sont pas au premier plan. Toutefois, la violation du droit d'être entendu n'est pas d'une gravité particulière et elle doit être considérée comme réparée. En effet, la recourante a eu la possibilité de s'exprimer sur la présence d'un syndrome psycho-organique telle qu'attestée par la doctoresse O.________ dans le document mentionné ci-dessus et sur les troubles précités devant le Tribunal fédéral des assurances, lequel jouit en l'espèce d'un plein pouvoir d'examen (ATF 125 V 371 consid. 4c/bb; voir aussi RAMA 2000 n° KV 134 p. 337 consid. 3a).