Citation: I 437/02 13.05.2003 E. 3

3.1 La décision du 15 février 1993 était motivée tant par les suites de la transplantation rénale pratiquée sur le recourant en 1985 que par l'apparition de troubles psychiques, ces derniers étant devenus la cause prépondérante de son incapacité de travail. Selon un rapport du 15 novembre 1992 établi par le docteur E.________, psychiatre, à l'intention de l'Office AI du canton de Bâle, A.________ avait en effet développé, au fil des traitements liés à ses problèmes rénaux, un état dépressif sérieux; stressé, souffrant d'un état d'épuisement avancé, ainsi que de douleurs diffuses, il a été reconnu incapable de travailler à 100 %. 3.2 La décision de révision litigieuse prend appui sur l'appréciation de la doctoresse C.________. Pour rendre ses conclusions, cette dernière s'est fondée sur les bilans de santé effectués les 17 juillet 1999 et 12 mars 2001 par l'INESS, sur un rapport de l'Hôpital X.________ (du 15 septembre 1999), ainsi que sur le compte-rendu d'une évaluation psychique par la psychiatre F.________ daté du 27 février 2001. De ces pièces, la doctoresse C.________ a retenu les diagnostics suivants: hépatopathie chronique, hypercholestérolémie, cataracte bilatérale débutante, hernie inguinale, hallux valgus bilatéral; relevant que le médecin psychiatre avait nié l'existence d'une atteinte psychique particulière et qu'aucune dysfonction des reins n'avait été observée, elle a conclu que les troubles physiques constatés chez l'assuré ne constituaient pas un obstacle à l'exercice d'un travail léger (comme aide-magasinier, concierge ou surveillant), tandis que son état psychique s'était amélioré au point de lui permettre la reprise d'une telle activité (prises de position des 15 février et 8 novembre 2000, ainsi que celle du 7 juin 2001).