Citation: 6B_434/2021 E. 1.6

1.6. Le recourant reproche la longueur globale de la procédure qui a duré plus de 10 ans. Certes, la durée d'ensemble de la procédure est relativement longue. Cette durée n'étant pas imputable à des carences des autorités pénales, la cour cantonale a retenu qu'elle s'expliquait par différents éléments rendant l'instruction complexe. Le recourant soutient que la cour cantonale aurait arbitrairement retenu que les commissions rogatoires et la mise sur place d'analyses financières longues et poussées justifiaient la longueur de la procédure. En substance, il soutient que les tableaux de l'analyste financier auraient déjà été déposés en 2014 et que les analyses financières auraient été grandement facilitées par son mode opératoire dénué de complexité et sa grande collaboration à l'établissement des faits. Le recourant se limite à des affirmations appellatoires reposant sur sa propre appréciation de la situation. Au demeurant, la cour cantonale a bien retenu qu'il avait donné quelques indications sur ses activités coupables. Cela étant, ces indications n'ont aucunement dispensé les autorités pénales d'un long travail pour déterminer de manière précise les actes reprochés. S'agissant des tableaux de l'analyste financier, il ressort du procès-verbal des opérations qu'une première version a été déposée en 2014. En date du 21 novembre 2018, il a encore été versé au dossier des tableaux avec un classement des détournements par date et un tableau de synthèse mis à jour (Procès-verbal des opérations, p. 34; art. 105 al. 2 LTF). Quoi qu'il en soit, le recourant perd de vue que la complexité du cas n'était pas liée uniquement aux deux éléments qu'il critique. En effet, outre les analyses financières longues et poussées et les commissions rogatoires à T.________, la cour cantonale a retenu qu'il avait fallu déterminer de manière précise les actes punissables, l'enrichissement obtenu et veiller dans la mesure du possible à la restitution après remploi, des valeurs patrimoniales détournées sans pour autant léser les intérêts des tiers. Il avait également fallu procéder au dépouillement de nombreux et volumineux documents bancaires, mettre des biens sous séquestre et gérer ceux-ci et entendre le recourant domicilié à T.________. Au total, le ministère public avait dû rendre trente et une décisions. Dès lors, on ne voit pas, compte tenu de la complexité de l'affaire, que la procédure - considérée globalement - aurait connu un déroulement particulièrement long. Au demeurant, le recourant n'expose pas l'éventuelle gravité de l'atteinte qu'il aurait subie du fait de la longueur de la procédure. Il se limite à dire, de manière générale, qu'il était resté dans l'incertitude quant à son sort pendant plus de 10 ans. Au vu de ce qui précède, le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.