Citation: 5A_715/2018 E. 5

Les recourants se prévalent d'une violation de l'art. 68 CPC. En particulier, ils exposent que le droit de se faire assister par le mandataire professionnel de son choix est un droit fondamental, ajoutant que dans l'arrêt 1B_324/2016 du 12 septembre 2016, le Tribunal fédéral a reconnu qu'un refus de report d'audience cause un préjudice irréparable au justiciable qui n'a pas pu se faire assister par le mandataire professionnel qu'il avait choisi. Ils affirment qu'en l'occurrence, on ne saurait retenir qu'ils auraient accepté d'être représentés à l'audience par un collaborateur de leur mandataire, celui-ci ayant d'ailleurs spécifié dans son fax du 14 décembre 2017 que sa présence était un droit fondamental de ses mandants. Si le mandataire avait également indiqué ne pas avoir eu le temps d'instruire un collaborateur, c'était selon eux uniquement face au premier refus de l'autorité de première instance de reporter l'audience. A l'évidence, l'arrêt cité par les recourants ne leur est d'aucun secours, celui-ci - rendu en matière pénale et concernant plus précisément la notion de préjudice irréparable, au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF - se rapportant à une situation très différente du cas d'espèce, puisqu'il résultait clairement de la cause que le mandataire avait été convoqué le même jour dans des causes pénales différentes, que l'existence du mandat était largement antérieure à la fixation de l'audience litigieuse, que le conflit de dates résultait de décisions unilatérales de la même juridiction, enfin, que l'avocat avait entrepris rapidement des démarches pour remédier à cette situation, et choisi, à juste titre, de demander le report dans la procédure impliquant le moins de parties et portant sur un seul jour d'audience. A cela s'ajoute que, lorsque les recourants prétendent qu'il était erroné de retenir qu'ils n'avaient pas exclu qu'un collaborateur ou un stagiaire de leur avocat les représente, si celui-ci avait eu la possibilité de les instruire, ils opposent de manière appellatoire leur propre version des faits à celle de l'autorité cantonale qui, sur ce point, a constaté que rien de tel ne ressortait de leurs correspondances des 13 et 14 décembre 2017.