Citation: 4A_252/2024 E. B

B.a. Le 10 juin 2021, le lésé (le demandeur) a assigné la société d'assurances (la défenderesse) en paiement de la somme de 200'900 fr. à titre de dommages-intérêts. Non conciliée, la cause n'a pas été introduite devant le Tribunal de première instance. Le 5 septembre 2022, le lésé a saisi à nouveau l'autorité de conciliation et, devant l'échec de cette procédure, a porté sa demande devant le Tribunal de première instance du canton de Genève, en concluant au paiement par la société défenderesse de 198'900 fr., dont 3'800 fr. correspondant à la valeur de la moto détruite lors de l'accident, 100 fr. pour ses habits déchirés à cette occasion, 5'000 fr. de frais médicaux, 100'000 fr. de perte de gain, 50'000 fr. de dommage domestique et 40'000 fr. de tort moral. Dans ses écritures prolixes de première instance, le demandeur - qui comparaissait alors en personne - a évoqué à plusieurs reprises que le conducteur du véhicule à l'origine de l'accident se trouvait en état d'ébriété, sans toutefois fournir aucun moyen ou offre de preuve à l'appui de ses dires. La défenderesse a invoqué la prescription des prétentions formulées à son encontre et a sollicité, par pli du 23 mars 2023, la limitation de la procédure à cette question. Par ordonnance du 30 mars 2023, le tribunal a limité la procédure à la question de la prescription; il a imparti un délai aux parties pour se déterminer sur cette question, ce dont elles ont toutes deux fait usage. Par jugement du 13 juillet 2023, le Tribunal de première instance a constaté que les prétentions en dommages-intérêts élevées par le demandeur étaient prescrites et l'a débouté des fins de sa demande. B.b. Par arrêt du 26 mars 2024, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté l'appel du demandeur, et donc confirmé cette décision. Ses motifs seront évoqués dans les considérants en droit du présent arrêt, dans la mesure utile à la discussion des griefs soulevés à leur encontre.