Citation: 4A_445/2022 E. 5

La recourante dénonce encore une violation des art. 97, 151 et 156 CO, ainsi que de l'art. 2 CC. De son argumentation, on comprend qu'elle reproche à l'intimée de ne pas avoir procédé aux travaux de décontamination; cela n'aurait pas permis à la recourante d'avancer dans le projet convenu et ainsi, de respecter les délais fixés pour la réalisation des conditions résolutoires de la promesse de vente. La recourante soutient ainsi que ces conditions résolutoires devraient être réputées réalisées et que la clause liée à la caducité de la promesse de vente ne trouverait pas application. La recourante en déduit que l'intimée a engagé sa responsabilité contractuelle à son égard. Dans un dernier grief, la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir écarté d'emblée l'application des principes de la responsabilité fondée sur la confiance, respectivement de la culpa in contrahendo, alors que l'intimée avait renoncé, de manière contraire à ses engagements, à procéder à des mesures d'assainissement; il ne faisait aucun doute que les conditions de vente n'auraient pas été les mêmes si la recourante avait su que les éventuelles mesures d'assainissement auraient été de son ressort. Or, comme on l'a vu, la cour cantonale a constaté, sans arbitraire, d'une part que la recourante n'avait pas prouvé une pollution des parcelles litigieuses, et d'autre part que les parties étaient convenues de ce que l'intimée s'engageait uniquement à prendre en charge financièrement les éventuelles mesures d'assainissement des parcelles, et non à procéder à de telles mesures. L'argumentation de la recourante ne se fonde pas sur ces prémisses. Il n'y a ainsi pas lieu de l'examiner. Au demeurant, par les quelques lignes que consacre la recourante à présenter sa propre interprétation de la clause " Frais " de la promesse de vente, elle ne discute pas valablement l'appréciation que la cour cantonale a exposée à cet égard. Il en va de même des quelques phrases formulées par la recourante en lien avec son prétendu dommage; d'ailleurs, il ne saurait reposer sur les fondements de responsabilité invoqués. Du reste, la recourante ne tente pas de faire valoir, à juste titre, que les parties seraient convenues que l'intimée devait prendre en charge financièrement les divers investissements consentis par la recourante - autres que ceux liés à d'éventuelles mesures d'assainissement - dans le cadre de leur projet.