Citation: I 356/06 27.04.2007 E. 4

4.1 A l'appui de sa demande de révision, le requérant invoque la découverte d'une preuve « nouvelle », soit le rapport d'expertise du docteur H.________, du 21 janvier 2005, laquelle tendrait à démontrer que les troubles psychiques dont il souffre seraient apparus antérieurement à la décision litigieuse du 27 mars 2002. 4.2 Le moyen invoqué par le requérant ne saurait constituer un motif de révision. Il n'est pas une preuve « nouvelle » au sens de l'art. 137 let. b OJ. L'expertise psychiatrique du docteur H.________ établie après la décision attaquée ne constitue en effet pas une preuve découverte subséquemment mais tend à une nouvelle administration des preuves (Jean-François Poudret / Suzette Sandoz-Monod, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. V, Berne 1992, note 2.3.1 ad art. 137, p. 31). Dans l'arrêt dont la révision est demandée, le Tribunal fédéral des assurances avait considéré, au vu des nombreuses pièces médicales versées au dossier, que les nouveaux troubles sur le plan psychique dont souffrait le demandeur étaient apparus postérieurement à la date de la décision litigieuse. Or, l'expertise du docteur H.________ ne permet nullement d'aboutir à une autre conclusion, puisque ce médecin conclut que l'état dépressif de l'assuré s'est aggravé au point qu'il est devenu incapable de travailler à 100 % à partir de juin 2003. Certes, le docteur H.________ mentionne, en page 7 de son expertise, que la psychopathologie diagnostiquée « semble avoir commencé à se manifester sur le mode invalidant dès 1998 ». Cette affirmation n'est toutefois pas déterminante dès lors qu'elle est incertaine et reposerait de surcroît sur les seules déclarations subjectives du demandeur au docteur S.________, reprises par le docteur H.________, selon lesquelles il souffrait de troubles de l'humeur depuis 1998, liés à ses douleurs chroniques (cf. page 4 de l'expertise).