Citation: 8C_854/2018 E. 6.6

6.6. Enfin, la manière dont l'Hospice général a "appliqué le droit" pendant la période transitoire n'est d'aucun secours au recourant. Contrairement à ce qu'il prétend, l'Hospice général n'avait pas à lui indiquer qu'il percevait désormais "des prestations ordinaires de la LIASI susceptibles de remboursement" dès lors qu'il s'agissait bel et bien du revenu minimum cantonal d'aide sociale prévu par l'aLRMCAS. Le recourant avait en outre été rendu attentif au fait que la LIASI lui était désormais applicable. En effet, selon ses propres dires (cf. recours p. 10), il était tenu de signer chaque année un document intitulé "Mon engagement en demandant une aide financière à l'Hospice général", lequel indiquait aussi l'engagement de rembourser toute prestation exigible selon les art. 36 à 41 LIASI. Dans ce contexte, il ne saurait se prévaloir du principe de la bonne foi en soutenant qu'il aurait renoncé aux prestations s'il avait su qu'elles étaient susceptibles de remboursement, l'éventualité d'un remboursement lui étant, ou devant lui être, connue. Le recourant n'explique au demeurant pas que les conditions de la protection de la bonne foi (cf. ATF 137 II 182 consid. 3. 6 p. 193) seraient en l'espèce réalisées.