Citation: 6B_127/2023 E. 2.4

2.4. La recourante fait valoir que l'autorité précédente s'est appuyée de manière arbitraire sur certaines de ses déclarations lors de sa première audition. Selon elle, cette audition était entachée de plusieurs vices. Elle invoque son état de choc suite aux événements et en déduit avoir été dans l'impossibilité de rapporter ce qu'elle avait vécu. Au vu du contenu et du niveau de détails des déclarations faites lors de cette audition, il ne peut pas être retenu que la recourante était dans l'impossibilité de rapporter ce qu'elle avait vécu. En outre, la recourante fait valoir qu'elle n'a pas été assistée par un avocat au moment de son audition, sans expliquer en quoi l'absence d'un avocat permettrait de remettre en question ses déclarations. Par rapport à l'absence d'un interprète, la recourante ne fait pas valoir qu'elle aurait eu des difficultés de compréhension linguistique lors de l'audition, même si dans la suite de la procédure un interprète a été convoqué. Finalement, il convient de rappeler qu'il peut s'avérer arbitraire d'écarter des déclarations faites lors des auditions ultérieures pour la seule raison qu'elles n'avaient pas été faites au moment de la première audition (cf. arrêt 6B_803/2021 du 22 mars 2023 consid. 6.2.3). Or, l'autorité précédente n'a pas écarté des éléments de fait parce que la recourante ne les a pas mentionnés lors de sa première audition. En l'espèce, la recourante a explicitement déclaré, lors de sa première audition, qu'elle n'avait pas verbalisé son refus et qu'elle n'avait pas poussé l'intimé. En outre, contrairement à ce que fait valoir la recourante, l'autorité précédente n'a pas ignoré les auditions ultérieures, mais s'est basée par rapport à certains éléments de fait sur les déclarations faites par la recourante lors de sa première audition. Au vu de ces éléments, il ne paraît pas insoutenable de déduire de la proximité temporelle entre les faits proprement dits et les déclarations faites par la recourante lors de sa première audition un argument en faveur de la première version de la recourante, comme l'a fait l'autorité précédente. Contrairement à ce que fait valoir la recourante, il ne peut pas être retenu que l'autorité précédente s'est livrée à une appréciation arbitraire de la force probante des déclarations faites par la recourante lors de sa première audition.