Citation: 9C_78/2020 E. 6

En ce qui concerne le grief tiré d'une violation du principe de l'égalité de traitement, il est mal fondé car la recourante compare deux situations qui ne sont pas semblables au sens de l'art. 8 al. 2 Cst. En effet, le cas de l'enseignant qui aurait choisi de poursuivre une activité professionnelle dans le secteur privé au-delà de l'âge terme de 63 ans n'est pas comparable au sien. Il s'agirait en effet d'une personne qui ne serait plus affiliée à la CPEV (art. 8 al. 1 let. a RCPEV) mais assimilée à un retraité de cette dernière (art. 52 al. 1 RCPEV), alors qu'elle-même est restée affiliée à la CPEV en tant que personne active. A l'inverse de ce qu'elle prétend, l'enseignant auquel elle se compare ne ferait plus partie d'un collectif des affiliés de la CPEV. Sa situation est dès lors différente puisque les rapports de prévoyance ont continué au-delà de l'âge de 63 ans, de sorte que l'invocation de l'art. 1f OPP 2 ne lui est d'aucun secours. Dans ce contexte, le grief de violation du droit d'être entendue de la recourante en raison d'une motivation insuffisante du jugement entrepris n'est pas davantage fondé. Même si c'est de manière succincte, les premiers juges ont traité de ce grief et nié une telle violation en indiquant que la garantie de l'art. 8 al. 2 Cst. ne permettait pas d'introduire une charge de prestations nouvelles qui n'est pas prévue par le règlement de prévoyance.