Citation: 1B_7/2015 E. 3

Invoquant la garantie de la propriété, la recourante affirme que le colis appartiendrait à B.________ AG, qu'elle n'aurait aucun pouvoir à l'égard du courrier qu'il contient et qu'il aurait suffi au Ministère public de scanner celui-ci. Se plaignant également d'arbitraire, elle conteste l'existence d'un soupçon de culpabilité en relevant que B.________ AG est active en France et que les clients adresseraient leurs réponses à une case postale en Belgique. La première plainte déposée par le SECO en 2005 n'aurait jusqu'ici pas abouti à des séquestres. Le colis ne présenterait aucun danger et la liste des clients pourrait être conservée. Le colis devrait donc être restitué à son propriétaire, éventuellement sous conditions. La recourante évoque aussi le préjudice résultant de l'impossibilité de traiter les données et de satisfaire les commandes.