Citation: 2P.106/2004 03.08.2004 E. 5

Sur le fond, la recourante dénonce une application arbitraire de l'art. 22 al. 3 RU en reprochant à l'autorité intimée d'avoir sous-estimé ses troubles de santé, les efforts fournis sans relâche pour trouver un traitement adéquat, ainsi que l'impact de ces difficultés sur ses études. Conformément au consid. 4.2 supra, les troubles passés ont été reconnus à suffisance et la récente évolution alléguée ne constitue pas un élément déterminant de la décision attaquée. Par ailleurs, l'intéressée ne s'attache pas à démontrer qu'il serait arbitraire de lui refuser une dérogation au sens de l'art. 22 al. 3 RU en raison des arrangements déjà accordés, de l'inobservation du premier délai octroyé et de l'omission d'en requérir une prolongation avant la décision d'élimination du 12 août 2002 (reçue le 3 septembre suivant selon la recourante). A cela s'ajoute, ainsi qu'il découle des observations de la Faculté, que la recourante a déjà essayé pendant huit ans (de 1994 à juillet 2002) d'obtenir sa licence en Suisse. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, il n'est dès lors pas insoutenable de poser un terme définitif à ses tentatives en dépit d'une certaine amélioration de sa santé.