Citation: 1A.11/2000 04.10.2000 E. 2.-

Les recourants ont agi par la voie du recours de droit administratif tout en évoquant, à propos de certains griefs, l'éventualité d'une conversion de leur recours en re- cours de droit public. Dans l'hypothèse d'une irrecevabilité du recours de droit administratif, le Tribunal fédéral pourrait en effet être amené à examiner la recevabilité du présent recours comme recours de droit public (cf. art. 84 al. 2 OJ), dans la mesure où sont dénoncées des violations du droit constitu- tionnel fédéral, notamment une violation du droit d'être en- tendu (art. 29 al. 2 Cst., art. 4 aCst.) et une application arbitraire des règles du droit cantonal autonome sur les constructions ou la gestion des déchets (art. 9 Cst., art. 4 aCst.). Cela étant, l'arrêt attaqué est une décision de ren- voi à une autorité inférieure qui conserve sa liberté de dé- cision; cet arrêt a donc un caractère incident et il n'en- traîne, pour les recourants, aucun dommage irréparable au sens de l'ancien art. 87 OJ, encore en vigueur au moment où a été déposé le présent recours, formé dans ce contexte pour violation de garanties constitutionnelles correspondant à celles de l'art. 4 aCst. (ATF 122 I 39 consid. 1a/aa p. 41; 117 Ia 396 consid. 1 p. 398). Il en résulte, conformément à l'ancien art. 87 OJ, l'irrecevabilité du recours de droit public. Ce recours ne serait du reste pas non plus recevable au regard du texte actuel de l'art. 87 OJ, selon la novelle du 8 octobre 1999 entrée en vigueur le 1er mars 2000 (RO 2000 p. 416) : la condition du risque d'un préjudice irréparable continue à s'appliquer - désormais quel que soit le droit constitutionnel invoqué - lorsque la décision attaquée est une décision de renvoi (art. 87 al. 2 OJ). Il en résulte que, quelle que soit la portée de l'arrêt attaqué pour les autorités qui auront à statuer à nouveau sur le projet de poste de collecte de déchets, le recours de droit public serait de toute manière irrecevable à cet égard. Une conversion du recours de droit administratif en recours de droit public n'entre donc pas en considération.