Citation: 6B_245/2017 E. 1

N'importe quelle atteinte légère à la réputation professionnelle, économique ou sociale d'une personne ne justifie pas une réparation (ATF 130 III 699 consid. 5.1 p. 704; 125 III 70 consid. 3a p. 75). L'allocation d'une indemnité pour tort moral fondée sur l'art. 49 al. 1 CO suppose que l'atteinte présente une certaine gravité objective et qu'elle ait été ressentie par la victime, subjectivement, comme une souffrance morale suffisamment forte pour qu'il apparaisse légitime qu'une personne dans ces circonstances s'adresse au juge pour obtenir réparation (cf. arrêt 6B_185/2013 du 22 janvier 2014 consid. 2.2 et la jurisprudence citée). En l'occurrence, les prétentions civiles invoquées par pli posté le 2 mars 2017 l'ont été après l'échéance du délai de recours. En effet, le recours contre une décision doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (cf. art. 100 al. 1 LTF). La recourante ayant reçu notification de l'arrêt attaqué le jeudi 26 janvier 2017, elle disposait d'un délai pour recourir expirant le samedi 25 février 2017, échéance reportée au lundi 27 février suivant. Tardive, cette écriture est irrecevable. En outre, la litispendance résultant de la saisine du Tribunal des Prud'hommes (cf. consid. 2 supra) ne permet pas de porter les mêmes prétentions devant un second juge (cf. JEANDIN/MATZ, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2011, n° 29 ad art. 122 CPP). A défaut d'explications suffisantes sur les prétentions civiles vu l'irrecevabilité de l'écriture du 2 mars 2017, respectivement à défaut de prétentions civiles recevables au plan pénal vu la litispendance, la recourante n'a pas qualité pour recourir sur le fond de la cause.