Citation: 6B_749/2022 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a relevé que la police avait procédé à l'audition de L.________ le 19 juillet 2018 en présence d'une interprète français-portugais, du défenseur du recourant et des conseils des parties plaignantes. À la fin du procès-verbal d'audition, il était indiqué que L.________ avait refusé de continuer la relecture du procès-verbal au-delà de la page 6, alors qu'il en compte 12, et que, compte tenu de la situation, ce dernier avait été autorisé à s'en aller et à revenir le même jour à 17h00 pour procéder à sa signature. Il était également indiqué qu'il avait été relu et signé par les autres personnes présentes, qui avaient attesté de ce qu'il avait été protocolé de manière conforme aux déclarations de L.________. Il ne s'était finalement pas présenté le 19 juillet 2018 à 17h00 pour signer le procès-verbal, de sorte qu'il avait à nouveau été auditionné le 22 septembre 2020. À cette occasion, il avait expliqué avoir refusé de poursuivre la relecture du procès-verbal du 19 juillet 2018 car " tout était faux " et qu'il ne se sentait pas bien. En définitive, la cour cantonale a jugé que le refus de signer du témoin ainsi que les motifs de ce refus étaient exposés dans le procès-verbal conformément aux exigences de l'art. 78 al. 5 CPP, de sorte que l'audition de L.________ était exploitable.