Citation: 6S.66/2005 14.04.2005 E. 4

Le recourant formule un bref grief quant à la peine, dont il soutient qu'elle est "arbitrairement élevée". A l'appui, il fait valoir qu'il a agi parce qu'il était "profondément blessé par son licenciement abusif et par l'humiliation qui en découlait" et qu'il devait donc être mis au bénéfice d'une "douleur violente, produite par une offense imméritée", au sens de l'art. 64 CP, ce que la cour cantonale aurait omis de faire sans même justifier son point de vue. Ce grief est dépourvu de tout fondement. Comme l'a relevé la cour cantonale, qui a donc dûment motivé sa décision sur ce point, le recourant a commencé son activité coupable avant son licenciement et non en réaction à ce dernier, à supposer encore qu'il eût été immérité. Le licenciement du recourant lui a en effet été signifié le 2 août 1998 et confirmé par écrit le 5 août 1998. Or, le 31 juillet 1998, il avait déjà prélevé, au total, 12'100 francs sur le compte, soit plus du double de ce qu'il a finalement pu justifier. Le grief, qui confine à la témérité, ne peut être que rejeté.