Citation: 4P.322/2005 27.03.2006 E. 2

L'autorité cantonale a considéré que le consortium qu'avaient constitué les plaideurs avec cinq tiers avait pris fin, si ce n'est par la volonté unanime des associés, en tout cas lors de la vente forcée de l'immeuble intervenue le 10 juillet 2001, de sorte que la demande introduite par B.________ n'était pas prématurée. Elle a admis que le demandeur, lequel avait versé à Y.________ SA un montant de 2'600'000 fr., avait éteint la créance en capital de celle-ci, que ce paiement avait eu un effet libératoire à l'encontre du défendeur et que B.________ disposait donc d'une créance récursoire contre A.________. La Cour civile a calculé le montant de cette créance en prenant en compte le prix payé par le demandeur pour acquérir l'immeuble aux enchères (i.e. 2'600'000 fr.) plus les frais versés à l'Etat (i.e.15'977 fr.), soit 2'615'977 fr., somme qu'elle a divisée par deux, d'où un quotient de 1'307'988 fr., dont elle a déduit 937'500 fr., c'est-à-dire la moitié de la valeur du bien-fonds déterminée par expertise (i.e. 1'875'000 fr. / 2), pour obtenir en fin de compte le montant de 370'488 fr. (1'307'988 fr. - 937'500 fr.); elle a jugé, en se référant à la pièce 3 (cotée D 8/3) des lots de documents produits par le défendeur, que cette créance devait porter intérêts à 5 % dès le 31 juillet 2001, échéance de la mise en demeure. Les magistrats neuchâtelois ont encore jugé que le défendeur, sur la base du certificat d'insuffisance de gages obtenu par Y.________ SA, avait de son côté versé à cette banque 167'079 fr.80 jusqu'à la clôture des débats, laquelle était intervenue à fin janvier 2005 puisque les deux parties avaient renoncé à plaider. A.________ disposait ainsi d'une créance récursoire de la moitié de ce montant contre B.________, soit de 83'540 fr. (après arrondissement au franc supérieur), plus intérêts à 5 % dès le 1er mars 2004, date moyenne des remboursements effectués.