Citation: I 418/03 23.09.2003 E. 5

Sur ce point, les premiers juges ont considéré que dans la mesure où le recourant n'avait plus exercé d'activité lucrative depuis plusieurs années, il convenait d'évaluer son degré d'invalidité sur la base des seules données médicales. Ce faisant, ils ont procédé à une évaluation médico-théorique du droit à la rente. La détermination du taux d'invalidité ne saurait reposer sur une telle évaluation de la capacité de travail, car cela revient à déduire le degré d'invalidité de l'incapacité de travail de manière abstraite, sans tenir compte de l'incidence économique de l'atteinte à la santé, ce qui n'est pas admissible (ATF 114 V 283 consid. 1c, 314 consid. 3c; RAMA 1996 n° U 237 p. 36 consid. 3b; 1991 n° U 130 p. 272 consid. 3b). Ainsi que le recourant le relève à juste titre, l'instance cantonale de recours aurait dû procéder selon la méthode générale de comparaison des revenus (cf. art. 28 al. 2 LAI dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002).