Citation: 6B_1428/2016 E. B

Statuant le 6 septembre 2016, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a très partiellement admis l'appel interjeté par X.________ contre ce jugement et l'a réformé en ce sens que les montants dus par X.________ à B.________ Sàrl, à A.________ et à C.________ pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure pénale ont été arrêtés à respectivement 4'760 fr., 4'760 fr. et 11'510 francs. Elle a en revanche rejeté l'appel joint du ministère public contre le jugement du 9 mars 2016. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants, s'agissant en particulier des chefs d'accusation de menaces, de contrainte et de tentative de contrainte. X.________ est née en 1949 à Genève. Ancienne secrétaire de direction dans le domaine bancaire, elle a perçu en 2003 un héritage important qui l'a mise définitivement à l'abri du besoin. Dès l'année 2003 et jusqu'au mois de mai 2013, elle a entretenu une relation sentimentale avec E.________, pour qui elle avait travaillé comme secrétaire. Ayant rencontré des différends avec E.________ quant au remboursement de prêts qui lui auraient été octroyés durant leur relation, elle a adressé, entre les mois de mai 2013 et d'octobre 2015, de nombreux messages à caractère injurieux et diffamatoire, soit directement, soit par SMS, par messagerie électronique ou par appel téléphonique, non seulement à E.________, mais notamment aussi à A.________, fils du précité, ainsi qu'à C.________, employée de la société B.________ Sàrl, dont A.________ est l'associé-gérant. En particulier, le 10 novembre 2014, X.________ a laissé divers messages sur la boîte vocale du numéro de téléphone portable de C.________, en la traitant "d'espèce de saloperie" et en déclarant "qu'il fallait qu'elle crève", que "Dieu devait la punir", qu'elle "en avait rien à foutre d'elle" et que cela "allait mal se terminer". Du 24 décembre 2014 au 2 mars 2015, et plus particulièrement les 30 janvier et 1 er février 2015, X.________ a laissé des messages sur la boîte vocale de E.________ par lesquels elle a déclaré qu'elle "ne les laisserait pas en paix", lui et son fils, tant qu'elle "n'obtiendrait pas des excuses", qu'ils l'avaient "fait chier" et qu'elle les "ferait chier également", qu'ils n'étaient que "des escrocs, des malfaiteurs, des magouilleurs, des minables de lâcheté", que A.________ lui avait "pourri la vie", que C.________ était une "face de rat" et qu'ils allaient "payer pour le mal [qu'elle avait] subi". Du 7 mars au 10 mai 2015, X.________ a adressé à E.________ ainsi qu'à des tiers des courriels traitant ce dernier de "rat", indiquant qu'il allait "droit en prison", que "tout le monde savait qu'il l'avait spoliée", qu'elle l'avait "entretenu pendant quinze ans" et qu'il allait "payer pour tout le mal qu'il lui avait fait". Le 17 juin 2015, X.________ a laissé deux messages sur la boîte vocale du téléphone de A.________, laissant entendre qu'à défaut de pouvoir l'atteindre, elle voulait se mettre en contact avec le fils de ce dernier, âgé de 12 ans. Les 23 et 25 juin 2015, X.________ a laissé cinq messages sur le numéro de la société B.________ Sàrl et quatre sur celui de A.________, exigeant de ces derniers le paiement d'une somme d'argent (1'000 euros, puis 10'000 euros) pour cesser de les importuner. Le 31 juillet 2015, X.________ a composé à sept reprises le numéro de A.________ en lui disant qu'il était "à l'origine de tous [ses] maux", qu'ils "allaient se voir à Berne où il devrait verser 50'000 fr." et qu'il "allait payer ce qu'il lui a fait supporter". Le 2 août 2015, X.________ a composé à sept reprises le numéro de A.________ en affirmant qu'il "l'avait agressée sans raison", qu'il "l'avait traumatisée" et qu'elle allait "se défendre", lui indiquant en outre qu'elle allait "tout faire pour le mettre en taule". A.________ et C.________ ont déposé plainte pour les faits précités et se sont constitués parties plaignantes.