Citation: 7B_849/2023 E. 2.3.3

2.3.3. Le recourant ne prétend ensuite pas obtenir la destruction de ces moyens de preuve en raison d'une violation de son droit de ne pas s'auto-incriminer (cf. l'hypothèse évoquée par l'autorité précédente au consid. 4.2 p. 6 de son arrêt; voir également ATF 148 IV 205 consid. 2.8.8). Il ne soutient pas non plus que ces éléments auraient été obtenus par le biais d'une méthode d'administration des preuves prohibée par l'art. 140 CPP (cf. consid. 2.2.3 in fine supra). En effet, pour obtenir la destruction des pièces, le recourant se prévaut uniquement d'un éventuel dépassement par l'agent infiltré du cadre de sa mission, problématique qui relève cependant du juge du fond (cf. art. 293 al. 4 CPP; cf. consid. 2.2.3 supra); il paraît au demeurant être à même de développer devant cette autorité ses critiques en lien avec l'éventuelle insuffisance de la compensation prévue par le droit suisse dans une telle configuration eu égard à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme (cf. p. 17 du recours; sur ces questions, voir MYRIAM LUSTENBERGER, Die Strafzumessungslösung bei der verdeckten Ermittlung, in Jusletter du 16 janvier 2023). En l'absence de toute argumentation, il n'est ainsi pas démontré à ce stade que les moyens de preuve résultant de l'investigation secrète auraient été récoltés en violation d'une disposition qui imposerait immédiatement leur retrait du dossier ou leur destruction (cf., par exemple, les art. 140 et 141 CPP). Saisie d'un recours fondé sur l'art. 298 al. 3 CPP, la cour cantonale pouvait donc sans violer le droit fédéral se limiter en l'espèce à examiner si l'investigation secrète avait été prolongée de manière régulière et ne pas examiner en l'état les questions liées à l'exploitabilité des moyens de preuve en découlant (cf. consid. 4.2 p. 6 de l'arrêt attaqué). Cette issue suffit d'ailleurs également pour écarter toute omission arbitraire de sa part lors de l'établissement des faits.