Citation: 6B_372/2022 E. 3.4

3.4. La cour cantonale a considéré que le recourant avait faussement dénoncé les époux N.________ pour la soustraction d'oeuvres d'art, infraction qui n'était manifestement pas réalisée, ce que le recourant savait, puisqu'il avait lui-même proposé aux époux N.________ de prendre les oeuvres d'art en question. Elle s'est en outre demandée si la plainte ne pouvait pas aussi être calomnieuse en tant qu'elle concernait l'infraction d'usure, mais elle a laissé la question ouverte (jugement attaqué p. 68). Le recourant expose qu'il a explicitement dénoncé dans sa plainte les époux N.________ pour usure. Il avait pour le surplus relaté que ceux-ci avaient pris des oeuvres d'art lui appartenant en déduction de sa dette, à savoir sur la base d'une dation en paiement. Pour le recourant, compte tenu des faits dénoncés, l'ouverture d'une procédure pénale pour soustraction contre les époux N.________ ne se justifiait pas. Selon lui, il ne serait pas possible, sur le plan de l'intention, de retenir qu'il aurait cherché, avec conscience et volonté, à provoquer l'ouverture d'une procédure pénale contre les époux N.________ pour une infraction relative à une soustraction.