Citation: 8C_388/2023 E. 5.3

5.3. En l'espèce, l'enchaînement des décisions et décisions sur opposition de la recourante manque singulièrement de clarté. Quoi qu'il en soit, la décision sur opposition du 16 juin 2020, déterminant l'objet de la contestation devant les premiers juges, portait sur le droit à la rente et au traitement médical. Dès lors que les conclusions du recours devant les juges cantonaux concernaient ces deux rapports juridiques, ceux-ci constituaient également l'objet du litige devant la juridiction cantonale. Contrairement à ce que soutient la recourante, tous les aspects de ces deux rapports juridiques, y compris la question de la capacité résiduelle de travail, étaient compris dans cet objet, même en l'absence de grief à ce propos. La cour cantonale était fondée à constater d'office les faits pertinents et à examiner d'office l'ensemble des aspects des rapports juridiques litigieux, conformément à l'art. 61 let. c et d LPGA. Elle pouvait examiner des questions de fait ou de droit non soulevées par les parties en procédant le cas échéant elle-même à des investigations supplémentaires (ATF 125 V 413 consid. 2d; arrêt 9C_431/2018 du 16 novembre 2018 consid. 3.2). Par ailleurs, la jurisprudence a déjà précisé qu'une assurance-accidents ne peut pas statuer définitivement sur la fin du droit aux indemnités journalières et au traitement médical avant de statuer sur le droit à la rente, en raison du rapport étroit existant entre ces prestations (ATF 144 V 354 consid. 4). La recourante ne peut donc se prévaloir ni d'une violation de leur pouvoir d'examen par les premiers juges, ni de l'autorité de chose décidée de sa décision sur opposition du 11 mai 2020 relative aux indemnités journalières. Le recours sur ce point est manifestement infondé.