Citation: 2C_178/2024 E. 4.3

4.3. En l'espèce, il ressort des faits de l'arrêt attaqué, qui ne sont pas contestés par le recourant sous l'angle de l'arbitraire et qui lient par conséquent le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que la compagne de l'intéressé émarge à l'aide sociale depuis novembre 2012, soit depuis bientôt 12 ans, et a perçu pour la seule période 2018-2022 un montant total de 105'125 fr. de prestations d'aide sociale. Au moment de l'arrêt attaqué, elle était sans emploi. Enfin, si le recourant a déclaré aux juges cantonaux que sa compagne "envisageait" de faire une formation, il n'a produit aucun document permettant d'étayer cette affirmation. Au demeurant, selon la jurisprudence, la simple manifestation de volonté d'une personne de devenir autonome sur le plan financier ne permet pas d'en conclure que sa situation financière pourrait concrètement s'améliorer (cf. arrêt 2C_923/2017 du 3 juillet 2018 consid. 4.3). Quant au recourant, s'il a été actif comme aide de cuisine ou garçon de cuisine entre 2009 et 2019, il n'exerce depuis lors plus aucune activité lucrative. Quant à la promesse d'engagement du 2 novembre 2022 par une entreprise active dans l'achat et la vente de voitures d'occasion, elle a été considérée comme peu crédible par le Tribunal cantonal au vu de l'absence de qualifications de l'intéressé dans un tel domaine, sans que celui-ci ne conteste cette appréciation sous l'angle de l'arbitraire. Les juges précédents ont également relevé, sans que le recourant ne se plaigne d'arbitraire à ce sujet, qu'aucune démarche n'avait été entreprise par l'éventuel employeur auprès du Service cantonal pour appuyer le dossier du recourant et que, en tout état de cause, il ne s'agissait pas d'un contrat de travail, mais d'une simple promesse dont il était facilement possible de se défaire. Ces constatations lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF). Pour le reste, et attendu que la compagne du recourant émarge à l'aide sociale depuis de très nombreuses années, on relèvera que la simple possibilité pour celui-ci d'obtenir un emploi ne suffit pas à retenir que le couple ne dépendrait assurément plus de l'aide publique à l'avenir (cf., dans ce sens, arrêts 2C_154/2020 du 7 avril 2020 consid. 3.5; 2C_107/2018 du 19 septembre 2018 consid. 4.6). D'ailleurs, la promesse d'engagement du recourant ne porte que sur un salaire mensuel brut de 3'600 fr. à un taux de 100 %. Il n'est donc nullement certain, contrairement à ce qu'il affirme, qu'il s'agisse là d'un emploi suffisamment rémunéré lui permettant de subvenir à ses besoins, ainsi qu'à ceux du couple, sans avoir à recourir à l'aide sociale. Dans de telles circonstances, et compte tenu de l'ampleur temporelle et de l'importance financière des aides qui ont été déjà versées à la compagne du recourant et qui devraient probablement l'être encore même si ce dernier devait bénéficier d'une autorisation de séjour en Suisse, on ne peut reprocher aux juges cantonaux d'avoir retenu qu'il existe un risque concret de dépendance à l'aide sociale des intéressés au sens de l'art. 63 al. 1 let. c LEI et qu'il n'apparaissait ainsi pas clairement qu'une fois marié, le recourant pourrait bénéficier d'un droit de séjour en vertu de l'art. 42 LEI. En application de la jurisprudence fédérale, le recourant ne peut donc prétendre à l'octroi d'une autorisation de séjour de courte durée en vue d'un mariage en Suisse.