Citation: 1B_384/2020 E. 2.1

2.1. Le recours en matière pénale (art. 78 al. 1 LTF) est ouvert contre une décision relative aux mesures de substitution à la détention provisoire au sens de l'art. 237 CPP (arrêt 1B_211/2017 du 27 juin 2017 consid. 1). Selon l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 1 LTF, le prévenu, contre qui sont ordonnées les mesures de substitution en cause, a qualité pour recourir. Le mémoire de recours doit contenir les conclusions et les motifs à l'appui de celles-ci (art. 42 al. 1 LTF). Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 91). La motivation doit être développée dans le mémoire de sorte qu'un renvoi aux actes cantonaux ou à de précédentes écritures ne suffit pas au regard de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF (ATF 138 I 171 consid. 1.4 p. 176; 134 II 244 consid. 2.1-2.3). En outre, les griefs de violation des droits fondamentaux sont soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF). Le recourant doit alors mentionner les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 143 IV 500 consid. 1.1 p. 503). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 141 IV 249 consid. 1.3.1 p. 253). Dans son arrêt du 18 juin 2020 (ACPR/423/2020), la Cour de justice a considéré qu'il existait des charges suffisantes à l'encontre du recourant, relevant notamment qu'à l'audience de confrontation du 28 janvier 2020, la plaignante avait maintenu ses déclarations, ajoutant avoir eu très peur de mourir lorsque le prévenu l'avait étranglée. Selon la cour cantonale, la levée des mesures de substitution était prématurée vu l'expertise psychiatrique ordonnée. Ces mesures étaient toujours en adéquation avec le but poursuivi, à savoir pallier les risques de collusion et de réitération mis en évidence. Par ailleurs, s'agissant de la demande d'indemnité pour tort moral sollicitée par le recourant, la Cour de justice a retenu que les bases légales citées par l'intéressé (art. 429 al. 1 et 431 al. 1 CPP) n'entraient pas en ligne de compte, faute pour le recourant d'avoir bénéficié d'un acquittement ou d'une décision de classement, la procédure n'étant pas terminée; la Cour de justice ne voyait pas quelles mesures de contrainte illicites auraient été ordonnées contre le prévenu, les inconvénients que celui-ci citaient n'en étant pas. En l'occurrence, le recours ne répond manifestement pas aux exigences de motivation requises de tout mémoire déposé auprès du Tribunal fédéral et rappelées ci-dessus. En effet, on cherche en vain dans le mémoire de recours une argumentation en lien avec la motivation développée par l'instance précédente pour confirmer le refus de lever les mesures de substitution ordonnées. De plus, eu égard aux exigences de motivation précitées, la reprise intégrale ou partielle du texte de recours antérieurs et de divers courriers - qui constitue l'essentiel de la présente écriture déposée devant le Tribunal de céans - est inadmissible (cf. ATF 134 II 244 consid. 2.1-2.3; arrêt 2C_528/2010 du 6 novembre 2010 consid. 2.2, publié in SJ 2011 I 107). Le recourant ne s'en prend pas davantage aux motifs exposés par la Cour de justice pour écarter sa demande d'indemnité pour tort moral. Son recours est également irrecevable sur ce point. En l'occurrence, tous les griefs soulevés par le recourant contre l'arrêt ACPR/423/2020 du 18 juin 2020 de la Cour de justice sont irrecevables, faute de motivation suffisante. Par ailleurs, les conclusions nouvelles du recourant tendant à ce que le Tribunal de céans annule l'ordre d'effectuer une expertise psychiatrique à son encontre et ordonne toutes les mesures nécessaires au déroulement impartial de la présente procédure pénale sont irrecevables (art. 99 al. 2 LTF). Les griefs y relatifs sont, à ce titre, également irrecevables. Le recours formé contre l'arrêt du 18 juin 2020 de la Cour de justice (cause ACPR/423/2020) est donc irrecevable.