Citation: 2C_551/2023 E. 4.1

4.1. En l'occurrence, l'autorité précédente a constaté, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que le recourant avait choisi de retirer son recours pendant devant la Direction de la sécurité dans le but de déposer, dans un second temps et selon l'avis de son conseil, une demande de reconsidération. L'intéressé connaissait ainsi la portée d'un tel retrait et ses conséquences, mais avait par la suite regretté son acte. Rien ne permettait par ailleurs de retenir que son conseil avait, par tromperie, cherché à lui faire retirer son recours. Sur cette base, le juge précédent a considéré que le recourant - dont le courrier de retrait du 2 mars 2023 était rédigé à la première personne du singulier et était signé par lui - avait, à l'exclusion de son épouse, retiré le recours du 14 février 2023 en toute connaissance de cause en ce qui le concernait, ce d'autant plus qu'il avait joint au courrier litigieux une copie de sa carte bancaire et requis le remboursement de l'avance de frais qu'il avait précédemment effectuée. Or, en l'absence de vices du consentement, le retrait du recours était définitif et irrévocable. C'était partant à bon droit que la Direction de la sécurité avait rayé la cause du rôle, qui était devenue sans objet.