Citation: 5A_431/2024 E. 4.3

4.3. Les mesures protectrices de l'union conjugale sont ordonnées à la suite d'une procédure sommaire (art. 271 let. a CPC), avec administration restreinte des moyens de preuve et limitation du degré de la preuve à la simple vraisemblance (ATF 138 III 97 consid. 3.4.2; 127 III 474 consid. 2b/bb et les références; parmi plusieurs: arrêts 5A_143/2024 du 11 septembre 2024 consid. 6 et les arrêts cités; 5A_768/2022 du 21 juin 2023 consid. 4 et les arrêts cités). Il suffit donc que les faits soient rendus plausibles. Le point de savoir si le degré de vraisemblance requis par le droit fédéral est atteint dans le cas particulier ressortit à l'appréciation des preuves (ATF 130 III 321 consid. 5; arrêts 5A_788/2022 du 18 janvier 2024 consid. 5.3.2 et les arrêts cités; 5A_768/2022 précité loc. cit. et les arrêts cités). Dans ce domaine, le Tribunal fédéral reconnaît une ample latitude aux autorités cantonales (ATF 120 Ia 31 consid. 4b; arrêts 5A_788/2022 du 18 janvier 2024 consid. 5.3.2 et les arrêts cités; 5A_768/2022 précité loc. cit. et les arrêts cités). Il n'intervient, du chef de l'art. 9 Cst., que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, a omis sans raisons objectives de tenir compte de preuves pertinentes ou a opéré, sur la base des éléments recueillis, des déductions insoutenables (cf. supra consid. 2.2).