Citation: B 27/05 26.07.2006 E. A

A.a Z.________, née en 1963, a travaillé comme ouvrière au service de la société X.________ SA depuis le 2 août 1988. A ce titre, elle était affiliée pour la prévoyance professionnelle à la Caisse de retraite et fonds de prévoyance en faveur du personnel de X.________ SA (devenue par la suite la Fondation de prévoyance en faveur du personnel de X.________ SA; ci-après : la fondation). Subissant plusieurs périodes d'incapacité de travail (alternativement de 50 % et 100 %) à partir du mois de juillet 1994, elle a cessé de travailler le 31 octobre 1996 et n'a plus repris d'activité lucrative depuis lors. Le 25 septembre 1995, l'intéressée a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité auprès de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office AI), qui l'a rejetée. Saisi d'un recours de l'assurée contre la décision de refus, le Tribunal des assurances du canton de Vaud l'a admis et ordonné à l'administration de faire procéder à une expertise pluridisciplinaire (jugement du 27 mars 1998). En conséquence, celle-ci a chargé les médecins du Centre d'observation médicale de l'AI (COMAI) d'examiner l'assurée. Se fondant sur leurs conclusions, selon lesquelles Z.________ présentait une incapacité de travail de 50 % dans une activité adaptée (rapport du 17 décembre 1998, signé par les docteurs D.________, P.________ et L.________), l'office AI a accordé à l'intéressée une demi-rente d'invalidité à partir du 1er juillet 1995, assortie de demi-rentes pour enfant (décisions des 22 octobre et 17 novembre 1999). Dans le cadre d'une procédure de révision, l'office AI a maintenu le droit à une demi-rente par décision du 10 février 2004, à laquelle se sont opposées tant l'assurée que la fondation (qui en avait également reçu copie). Par décisions (sur opposition) du 22 novembre 2002, l'office AI a rejeté l'opposition de Z.________, tandis qu'il n'est pas entré en matière sur celle de la fondation. A.b Entre-temps, le 8 novembre 1999, l'assurée a requis l'octroi d'une rente d'invalidité de la fondation, en lui transmettant une copie des décisions de l'office AI. Par courriers du 14 décembre 1999, la fondation l'a informée avoir établi un calcul de surassurance pour les années 1995 à 2000 (cf. «contrôle prévisionnel de sur-assurance selon Art. 23.2 du règlement»), dont il ressortait qu'elle n'avait droit à aucune prestation durant ces années en raison d'une surassurance, à l'exception de l'année 1998, pour laquelle un montant de 913 fr. 50 lui serait versé. Les décomptes envoyés faisaient état des prestations allouées à l'intéressée par l'assurance-invalidité et l'assurance Y.________ (en perte de gain), ainsi que du salaire versé par l'employeur (pour 1995), dont le total dépassait - pour l'ensemble de la période hormis l'année 1998 - la limite de surassurance selon le règlement de prévoyance; dans le calcul relatif à l'année 1998, la «rente caisse de retraite X.________ SA en fav. Mme Z.________» a en revanche été fixée à 913 fr. 50. Au cours d'un échange de correspondance avec l'assurée qui contestait le montant du salaire présumé pris en compte dans les calculs, la fondation lui a indiqué que les rentes octroyées par l'assurance-invalidité dépassaient la limite de surindemnisation pour les années 2002 et 2003, de sorte qu'aucune prestation ne lui serait versée de sa part (courriers des 1er novembre 2002 et 3 février 2003). L'intéressée a contesté à nouveau les calculs effectués par la fondation, en faisant valoir que celle-ci aurait dû tenir compte du revenu dont on peut présumer que l'assuré est privé en cas d'incapacité totale de gain, et l'a requise de recalculer les rentes d'invalidité pour l'ensemble de la période concernée (courrier du 11 septembre 2003). La fondation a refusé de donner suite à cette demande (lettre du 3 mars 2004).