Citation: 1B_527/2020 E. 2.1

2.1. La cour de céans a rappelé dans son précédent arrêt qu'il n'appartient pas au juge de la détention de procéder à une pesée complète des éléments à charge et à décharge et d'apprécier la crédibilité des personnes qui mettent en cause le prévenu. Elle a constaté que les déclarations de la plaignante constituaient des éléments à charge importants concernant les faits du 14 novembre 2017, corroborés par les constatations médicales faites quelques heures après les faits. Il existait en outre au dossier plusieurs déclarations selon lesquelles le recourant aurait menacé et violenté la plaignante. Les accusations d'attouchements (désormais prescrits) et de viol de la seconde plaignante reposaient également sur les déclarations de celle-ci, mais on ne voyait pour quelles raisons elle aurait menti, se mettant ainsi en opposition avec son père et sa soeur. Il faut en outre admettre que les fichiers retrouvés dans le téléphone portable du prévenu, montrant des actes sexuels violents ou des actes d'ordre sexuel avec des enfants, ainsi qu'un enregistrement intégral de faits survenus en octobre 2017 et qui ont donné lieu à l'ouverture d'une instruction complémentaire, viennent renforcer ces soupçons. Ces différents éléments permettent, alors que l'enquête est à son terme, de confirmer l'existence de charges suffisantes à l'égard du recourant.