Citation: 9C_137/2018 E. 4.2

4.2. L'assuré se réfère ensuite en vain au diagnostic mentionné par la doctoresse C.________ (syndrome douloureux régional complexe; demande du 30 janvier 2017) et au rapport des médecins de l'hôpital G.________ pour alléguer des éléments rendant plausible une détérioration significative de la situation. Comme l'a retenu de manière circonstanciée la juridiction cantonale, en indiquant que l'état de santé de son patient ne s'était pas amélioré, le médecin traitant n'a pas mis en évidence d'éléments dont on pourrait inférer des indices d'une modification des atteintes à la santé ou de leurs répercussions sur la capacité de travail. La mention d'un syndrome douloureux sans plus de précision n'implique pas non plus une aggravation des douleurs par rapport à la situation qui prévalait au moment où le docteur B.________ a retenu, à l'époque de la décision du 8 juillet 2016, que l'assuré disposait d'une capacité résiduelle de travail dans une activité adaptée malgré les douleurs. Par ailleurs, la juridiction cantonale n'avait pas à tenir compte du rapport établi par les médecins de l'hôpital G.________, dans la mesure où il n'avait pas été déposé devant l'administration. La jurisprudence en matière de nouvelle demande considère en effet que le principe inquisitoire, selon lequel les faits pertinents de la cause doivent être constatés d'office par l'autorité (cf. art. 43 al. 1 LPGA), ne s'applique pas à cette procédure dans la mesure où l'assuré a eu l'occasion de présenter des pièces médicales pour rendre plausible une modification de la situation. Dans ce cas, le juge est en droit d'apprécier le caractère plausible des faits allégués par le requérant au regard des seules pièces déposées devant l'administration et n'a pas à prendre en compte les rapports médicaux déposés ultérieurement ni à ordonner une expertise complémentaire (ATF 130 V 64 consid. 5.2.5 p. 68; arrêts 9C_265/2017 du 14 juin 2017 consid. 5.2; 8C_308/2015 du 8 octobre 2015 consid. 3.2; 9C_789/2012 du 27 juillet 2013 consid. 2.3). Le recourant ne peut rien déduire non plus en sa faveur du fait qu'il lui est impossible, de l'avis de son médecin traitant, de maintenir une position debout en raison des douleurs, ce qui constituerait une nouvelle limitation fonctionnelle. En effet, une telle limitation a déjà été prise en compte par l'intimé dans la mesure où, pour rendre sa décision du 8 juillet 2016, il s'est fondé sur l'avis du docteur B.________. Or ce médecin avait circonscrit les conditions d'une activité adaptée et retenu la possibilité de travailler de manière sédentaire ou semi-sédentaire. Dans ce contexte, le recourant évoque encore en vain l'impossibilité d'exercer les activités adaptées retenues lors de la décision du 8 juillet 2016 en raison de nouvelles limitations fonctionnelles mentionnées par le docteur D.________. Contrairement à ce qu'il affirme, ces limitations ne diffèrent nullement de celles prises en compte par l'office AI et ne sauraient par conséquent justifier une autre incidence sur l'exercice des activités adaptées que celle déjà envisagée. Au demeurant, le docteur D.________ a indiqué qu'une activité adaptée était envisageable à 100 % "à terme", la limitation d'une activité d'abord à 50 % pendant deux mois étant liée exclusivement à l'éloignement de l'assuré du marché du travail depuis quelques années. Enfin, la circonstance que l'état de santé de l'assuré faisait l'objet d'investigations médicales en particulier auprès du Service d'antalgie de l'hôpital G.________ n'a été évoqué par le recourant qu'en instance cantonale, de sorte que l'intimé n'avait pas à en tenir compte pour juger de la plausibilité d'une modification de l'invalidité. Au demeurant, le fait de se soumettre à des examens complémentaires ne permet pas en soi de rendre plausible une modification de l'état de santé.