Citation: 6B_143/2022 E. 3.2

3.2. Pour contester la répartition des frais de la procédure d'appel, la recourante se prévaut qu'en l'espèce, ces frais, par 15'500 fr. au total, étaient composés principalement des frais liés à l'expertise psychiatrique du Dr E.________ (11'100 fr.) qui avait été ordonnée par la direction de la procédure, après qu'elle (la recourante) avait formulé une réquisition en ce sens dans sa déclaration d'appel. Or, c'était précisément sur la base de cette expertise que la cour cantonale avait considéré finalement, d'une part, que le mobile financier de l'assassinat, tel que retenu par les premiers juges, devait être exclu et, d'autre part, que sa responsabilité était restreinte de manière importante, ce qui justifiait une atténuation de la peine. La recourante ne conteste néanmoins pas avoir conclu en appel à son acquittement du chef de tentative d'assassinat ainsi que, indépendamment de l'acquittement demandé, au prononcé d'une peine privative de liberté en adéquation avec sa responsabilité restreinte. Ainsi, dès lors que la recourante n'a finalement pas obtenu l'acquittement requis et qu'elle n'a vu sa peine réduite qu'à raison de 30 % environ, celle-ci passant de 13 ans à 9 ans, la cour cantonale pouvait valablement considérer que la recourante n'avait que partiellement obtenu gain de cause, ceci dans une mesure justifiant la mise à sa charge des deux tiers des frais de la procédure d'appel. Une telle approche n'est en effet pas contraire à l'art. 428 al. 1 et 2 CPP, qui impose de s'attacher aux conclusions formées par la partie recourante, sans devoir nécessairement prendre en considération le résultat des différentes mesures d'instruction mises en oeuvre. Le grief n'est dès lors pas fondé.