Citation: 1C_519/2024 E. 2.3

2.3. La recourante soutient ensuite que l'annexe à la lettre du 22 février 2024 (acte de fondation) ne pouvait, tout comme la lettre elle-même, pas être remise à l'autorité requérante dès lors qu'elle se trouvait en main de la recourante au Liechtenstein et que sa production n'aurait dès lors pas pu être obtenue par l'autorité suisse d'exécution. Avec raison, la Cour des plaintes a refusé la remise des déterminations de la recourante, considérant celles-ci comme un acte de procédure ne devant pas être porté à connaissance de l'autorité requérante, laquelle n'avait pas qualité de partie à la procédure d'entraide judiciaire. En revanche, l'acte de fondation annexé à cette détermination n'a pas la même nature et, dès lors qu'il a été spontanément remis en Suisse par la recourante, le Ministère public pouvait le transmettre à titre de moyen de preuve entré en sa possession (arrêt 1C_25/2023 du 17 janvier 2023 consid. 1). Il n'y a à ce sujet ni question de principe, ni violation des droits élémentaires de procédure.