Citation: 2P.269/1999 12.01.2000 E. 2

2.- a) Selon l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, le recours de droit administratif n'est pas recevable en matière de police des étrangers contre l'octroi ou le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas un droit. b) aa) L'intéressée s'est prévalue de l'art. 7 aLAsi, traitant du regroupement familial, qui a été remplacé par l'art. 51 de la loi sur l'asile du 26 juin 1998 (LAsi; RS 142. 31) depuis le 1er octobre 1999. Cette nouvelle disposition - comme l'ancienne, d'ailleurs - se rapporte à la question de l'asile et non pas à l'octroi d'une autorisation en matière de police des étrangers. Son application relève des autorités compétentes en matière d'asile et non pas des autorités de police des étrangers. La recourante ne peut donc pas en déduire un droit au sens de l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ (cf. ATF 122 II 1 consid. 1c p. 4). bb) L'intéressée ne peut pas se réclamer de l'art. 8 par. 1 CEDH, qui garantit le droit au respect de la vie privée et familiale, car elle n'entretient pas de relation étroite et effective avec une personne ayant un droit de présence assuré en Suisse, ses parents étant requérants d'asile. En outre, la recourante est actuellement majeure - ce qui était déjà le cas lorsque l'arrêt entrepris est tombé - et ne souffre pas d'un handicap ou d'une maladie grave, qui la rendrait dépendante; elle a d'ailleurs vécu séparée de ses parents pendant environ quatre ans et quatre mois, avant son entrée en Suisse. Peu importe que l'intéressée ait été mineure quand elle a déposé sa demande de regroupement familial, car le Tribunal fédéral se fonde sur les faits existant au moment où il statue, lorsqu'il examine la recevabilité d'un recours dans le cadre d'une procédure d'autorisation de séjour basée sur l'art. 8 par. 1 CEDH (cf. arrêts non publiés du 18 mai 1998 en la cause Rocha, consid. 1d/bb, et du 10 juin 1996 en la cause M'papa, consid. 1d). cc) En ce qui concerne l'art. 4 LSEE, dont la recourante invoque la violation, il ne confère aucun droit à une autorisation de séjour au titre du regroupement familial, de sorte qu'elle ne peut pas s'en prévaloir. dd) Au surplus, les dispositions de l'ordonnance limitant le nombre des étrangers - notamment les art. 13 lettre f, 32 et 36 OLE - ne créent aucun droit à l'obtention d'une autorisation de séjour. Sinon, ladite ordonnance ne serait pas compatible avec l'art. 4 LSEE, qui accorde à l'autorité cantonale compétente un pouvoir de libre appréciation, le refus d'autorisation étant définitif (art. 18 al. 1 LSEE). c) On ne voit pas quelle autre disposition légale ou conventionnelle la recourante pourrait invoquer pour revendiquer le droit à une autorisation de séjour. Par conséquent, la voie du recours de droit administratif n'est pas ouverte en l'espèce.