Citation: 2C_109/2018 E. B

Le 1er juin 2015, la Direction des sports, de l'intégration et de la protection de la population de la ville de Lausanne (devenue entretemps la Direction de la sécurité et de l'économie; ci-après: la Direction) a retiré à A.________ son autorisation d'amarrage et lui a attribué une place à terre dans le port d'Ouchy. Elle a relevé que, depuis 2009, le bateau de l'intéressé était négligé et que son aspect nuisait à l'esthétique du port. En outre, ce défaut d'entretien récurrent démontrait que A.________ ne naviguait pas et ne faisait ainsi pas un usage conforme de sa place d'amarrage, la pratique personnelle et constante de la navigation étant une condition essentielle pour justifier le maintien de celle-ci. Le 8 décembre 2016, la Municipalité de la ville de Lausanne (ci-après: la Municipalité) a rejeté le recours formé par A.________ à l'encontre de cette décision. Saisie d'un recours contre la décision de la Municipalité, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal) a tenu une audience le 5 septembre 2017 et a procédé à une vision locale. Le 18 décembre 2017, cette autorité a rejeté le recours. Les juges cantonaux ont considéré, en substance, que la décision entreprise reposait sur une base légale suffisante, que A.________ n'avait pas pu démontrer une pratique constante de la navigation avec son bateau entre 2011 et 2015 et que l'embarcation n'était pas entretenue et nuisait à l'esthétique du port. Le Tribunal cantonal a également rejeté toute violation des principes de la bonne foi, de la confiance, de la proportionnalité et de l'égalité de traitement.