Citation: 1B_370/2022 E. 2.3

2.3. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique et le recourant, médecin indépendant toujours en exercice et de langue française, ne développe aucune argumentation propre à le remettre en cause. En particulier, il ne conteste pas que la problématique porte principalement sur la démonstration de sa situation financière, ainsi que de ses éventuels empêchements de travailler, soit des questions similaires à celles examinées dans la procédure ayant abouti à l'ordonnance du 5 mai 2020. Le recourant ne prétend d'ailleurs pas que sa situation personnelle - notamment en raison de problèmes liés à sa santé - serait fondamentalement différente de celle qui prévalait au moment de cette décision. Il ne fait pas non plus état de difficultés particulières pour obtenir les pièces produites - certes transmises physiquement par le biais de son mandataire - le 30 août 2021 et ne soutient pas qu'il aurait été, sans un avocat, dans l'incapacité d'expliquer le système d'avances sur honoraires mis en place avec la Caisse des médecins (cf. au demeurant les colonnes de débit et de crédit figurant sur les relevés de cet organisme). Au vu de ces considérations, il ne saurait donc être reproché à l'autorité précédente de n'avoir pas examiné plus spécifiquement les explications données sur ces pièces; cela vaut d'autant plus que ces informations étaient contenues dans une autre écriture, invoquée uniquement par renvoi dans le cadre du recours cantonal contre le refus d'accorder une défense d'office. La participation du SCARPA à la procédure pénale en tant que partie plaignante ne saurait pas non plus constituer en soi une violation du principe de l'égalité des armes. Le recourant peut certes ne pas disposer du même niveau de connaissances que ce service qui agit dans son domaine de compétences (cf. notamment l'ordonnance fédérale du 6 décembre 2019 sur l'aide au recouvrement des créances d'entretien du droit de la famille [OAiR; RS 211.214.32] et les missions confiées au SCARPA par la loi genevoise du 22 avril 1977 sur l'avance et le recouvrement des pensions alimentaires [LARPA; RS/GE E 1 25], ainsi que dans son règlement d'application du 30 mars 2022 [RARPA; RS/GE E 1 25.01]). Cela ne saurait toutefois suffire à justifier l'intervention d'un avocat d'office, sauf à considérer qu'une telle défense devrait être mise en oeuvre à chaque fois que ce service agit, conformément à ses obligations légales (cf. en particulier art. 12 al. 2 OAiR), devant les autorités pénales. Il appartenait en conséquence au recourant d'expliquer en quoi l'intervention de cet organisme étatique créait eu égard aux circonstances d'espèce un déséquilibre manifeste en sa défaveur. Or, une telle démonstration n'a pas été apportée. En effet, le recourant ne prétend pas que la présence de ce service compliquerait l'examen des faits reprochés, notamment quant à l'établissement de sa situation personnelle (cf. les considérations précédentes); il ne soutient pas non plus que cette intervention serait à l'origine de son défaut de réaction dans les deux procédures précédentes le concernant (cf. les raisons personnelles et médicales invoquées [ad let. B.e.a p. 3 de l'arrêt attaqué et ad ch. 69 de son écriture du 30 août 2021 renvoyant aux ch. 64 ss précédents]).