Citation: 6B_316/2021 E. 2.8.2

2.8.2. Arguant qu'il ne représenterait plus un danger actuel pour l'ordre public, le recourant soutient que son expulsion ne pouvait pas être prononcée sans violer l'art. 5 al. 1 annexe I ALCP. A cet égard, il se contente d'affirmer qu'ayant suivi une cure de désintoxication, suivant actuellement une thérapie ambulatoire en vue d'un sevrage, et n'ayant plus commis d'infractions significatives depuis 2018, il ne représenterait plus un danger. Purement appellatoire son argumentation est irrecevable. En outre, c'est à tort que le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir appliqué "tel quel" l'arrêt 6B_378/2018 du 22 mai 2019 (publié sous la référence: ATF 145 IV 364), sans avoir examiné plus spécifiquement in casu "les critères développés par le Tribunal fédéral sous l'angle de l'art. 5 al. 1 annexe I ALCP". En l'espèce, la cour cantonale a procédé à une analyse détaillée du cas d'espèce, afin de déterminer si l'ALCP pouvait empêcher l'expulsion pénale. La cour cantonale s'est certes référée à l'arrêt cité par le recourant, mais uniquement pour constater que le recourant avait, comme dans cet arrêt, pris consciemment le risque de perdre son droit de séjour en envisageant le commerce de drogue. Pour le reste, au regard des éléments retenus par la cour cantonale, il ressort que l'expulsion était proportionnée au but de protection de l'ordre public et de la santé publique. Partant, le grief du recourant est rejeté.