Citation: 2C_1039/2022 E. 1

A.A.________, ressortissant argentin né en 1966, a contracté mariage devant l'Officier de l'état civil de l'arrondissement de Zurich en 2010 avec B.A.________, née en 1964 à Lima (Pérou), qui possède la double nationalité suisse et péruvienne. Cette dernière est mère d'un garçon majeur né d'un précédent mariage. A.A.________ a été mis au bénéfice d'une autorisation de séjour le 10 novembre 2010, prolongée la dernière fois jusqu'au 18 janvier 2022, au titre de regroupement familial. Dès novembre 2010, les époux A.________ ont émargé à l'aide sociale. Les montants alloués à ce titre au couple ont évolué de la manière suivante: 109'776 fr. au 20 janvier 2016, 198'260 fr. 35 au 21 octobre 2019, 236'024 fr. 70 au 31 décembre 2020 et 266'410 fr. 75 au 30 juin 2022. Par décision du 15 avril 2016, le Service de la population et des migrations du canton du Valais (SPM) a rejeté une demande d'autorisation d'établissement formulée par l'intéressé, au motif notamment qu'il émargeait avec son épouse à l'aide sociale. Par décision du 30 octobre 2019, le SPM a décidé de ne pas prolonger l'autorisation de séjour accordée à A.A.________ et de le renvoyer de Suisse parce que celui-ci ne travaillait pas et émargeait à l'aide sociale depuis 2011 de manière continue. Par décision du 19 mai 2021, le Conseil d'Etat du canton du Valais a rejeté le recours que les époux avaient interjeté contre la décision rendue le 30 octobre 2019 par le SPM.