Citation: 6B_1417/2019 E. 2.3

2.3. Le recourant expose sa situation personnelle. Il n'élève toutefois aucun grief d'arbitraire dans l'établissement des faits, d'où il s'ensuit que ses allégués sont irrecevables sous la réserve qu'ils ne ressortent pas déjà de l'état de fait cantonal. ll n'y a pas non plus lieu de prendre en considération la présentation que le recourant livre de la situation en Turquie, aux abords de la frontière syrienne, en tant qu'elle s'écarte des faits constatés dans le jugement cantonal (cf. art. 105 al. 1 LTF). Au demeurant, le recourant ne se réfère à aucune pièce du dossier et demeure très vague sur les dangers concrets qu'il encourrait en s'installant dans la région d'origine de son père, qui ne sont pas notoires en soi, de sorte qu'il ne démontre aucunement le caractère arbitraire de l'état de fait du jugement attaqué (cf. art. 106 al. 2 LTF). En l'occurrence, la cour cantonale a relevé que le recourant était né et avait grandi en Suisse, n'avait jamais vécu dans son pays d'origine et sa maîtrise de la langue turque paraissait des plus rudimentaires, celui-ci ayant précisé qu'il n'était allé en Turquie qu'une seule fois, en 2009, dans la famille de son père. De toute évidence, comme l'autorité précédente l'a retenu, sa resocialisation dans ce pays serait difficile. En Suisse, le recourant dispose d'attaches familiales, à savoir son frère et sa mère, avec laquelle il vit et dont il dépend financièrement. Il pratique le football dans un club local mais pour le reste, son intégration est mauvaise. En effet, après avoir obtenu son certificat de fin d'école obligatoire, il n'a achevé aucune formation professionnelle et ses projets futurs sont très vagues. Au moment de son arrestation, il n'avait aucun emploi. Sa situation financière est obérée, le recourant ayant fait l'objet de nombreuses poursuites et de plusieurs actes de défaut de biens. La prolongation de son permis B a été suspendue et est actuellement en cours de réexamen. Ses perspectives de réinsertion en Suisse ne sont donc pas bonnes. Les intérêts présidant à l'expulsion du recourant sont importants, compte tenu en premier lieu de la gravité des faits qui ont conduit à la présente condamnation. La cour cantonale a constaté que le recourant avait infligé à sa victime un traitement dégradant d'une cruauté qui choque. Le recourant a ainsi fait subir à G.________ maints sévices et humiliations pendant des heures, et ce de manière purement gratuite. Par ailleurs, la peine privative de liberté à laquelle il a été condamné dépasse largement une année, ce qui aurait, cas échéant, pu permettre une révocation de l'autorisation de séjour ou d'établissement sur la base de l'art. 62 al. 1 let. b LEI, respectivement de l'art. 63 al. 1 let. a LEI (cf. ATF 139 I 145 consid. 2.1 p. 147, selon lequel constitue une "peine privative de liberté de longue durée" au sens de l'art. 62 al. 1 let. b LEtr [depuis le 1er janvier 2019: LEI] toute peine dépassant un an d'emprisonnement). En outre, l'autorité précédente a retenu l'existence d'un risque de réitération en raison d'une importante propension à la violence, attendu qu'il avait gravement récidivé après une condamnation à une peine privative de liberté infligée par le Tribunal des mineurs. Cette précédente condamnation portait notamment sur une infraction figurant dans le catalogue de l'art. 66a al. 1 CP (tentative d'incendie intentionnel), toutefois commise alors qu'il était mineur. Le recourant se prévaut du suivi infirmier régulier dont il bénéficie en prison et dont il affirme qu'il lui permet de procéder à une introspection importante de ses comportements passés. Si cet effort est louable, le recourant n'établit toutefois pas qu'il permettrait d'entraîner une diminution sérieuse du risque de récidive d'actes violents.