Citation: 4A_600/2020 E. 6

Le recourant dénonce une violation de son droit d'être entendu (art. 190 al. 2 let. d LDIP). A cet égard, il fait valoir qu'il a produit devant le TAS des enregistrements audio et vidéo visant à démontrer qu'il avait déjà utilisé le nom de D.________ dans le cadre du championnat xxx, ce que B.________ savait pertinemment et avait toléré. Or, la Formation, après avoir accepté l'administration de telles pièces, aurait décidé, sans raison, de ne diffuser que certains passages, et non l'intégralité, desdits enregistrements. Ce faisant, elle aurait porté atteinte au droit d'être entendu du recourant. Semblable argumentation tombe à faux. Il ressort en effet de l'historique de la procédure arbitrale figurant dans la sentence que le recourant a sollicité, au cours de l'audience du 9 janvier 2020, l'autorisation de présenter des enregistrements audio et vidéo établissant que celui-ci avait mené certaines activités sous le nom de D.________. Au début, la Formation n'était pas encline à accéder à une telle demande. Après avoir examiné plus avant la question, elle a toutefois décidé de permettre au recourant de diffuser les passages pertinents desdits enregistrements. À ce stade, le requérant a cependant refusé délibérément de présenter les enregistrements en question (" At that stage, the Appellant deliberately refuse to show the recordings any longer "; sentence, n. 56). Dans ces conditions, on ne discerne aucune violation du droit d'être entendu, dès lors que le recourant a lui-même renoncé à la diffusion des enregistrements.