Citation: 5A_808/2022 E. 5.3.1

5.3.1. Le recourant fait enfin valoir que l'arrêt querellé heurterait de manière choquante le sentiment de justice, dès lors qu'il attribuerait la garde exclusive à l'intimée malgré ses agissements graves. Elle aurait ainsi unilatéralement décidé d'éloigner les enfants de leur environnement habituel, coupé leur accès au père, mis un terme à la médiation parentale, interrompu leur suivi thérapeutique, fait opposition à la mise en place d'une curatelle d'organisation et de surveillance du droit de visite et amené les enfants en retard à l'école à de nombreuses reprises. Or, selon lui, aucune de ces actions n'a pu être expliquée, justifiée ou comprise par la cour cantonale. A cela s'ajouterait divers autres éléments factuels figurant dans le rapport du SEASP arbitrairement omis, à savoir notamment le fait que l'intimée aurait prétendument diffamé le recourant, refusé un travail de coparentalité, menti aux thérapeutes de ses enfants, et enfreint son engagement pris en audience consistant à permettre une reprise graduelle des contacts père-filles. Il expose en outre que l'arrêt querellé n'expliquerait pas pourquoi les éléments qui précèdent ne seraient pas pertinents et qualifie cette omission d'arbitraire.