Citation: 7B_216/2022 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, les juges cantonaux ont estimé que la faute de la recourante n'était pas négligeable. Ils ont rappelé à cet égard que celle-ci avait employé, dans son salon de prostitution non déclaré, plusieurs femmes, soit notamment C.________ et B.________, sans autorisation d'exercer une activité lucrative en Suisse durant sept mois au moins; elle avait également facilité le séjour illégal de certaines de celles-ci, soit à tout le moins de C.________. Ils ont encore relevé que la recourante avait délibérément menti aux autorités afin d'obtenir un permis de séjour en déclarant être domiciliée au lieu où elle menait en réalité une activité de prostitution non déclarée. Les juges cantonaux ont ainsi considéré que celle-ci avait agi dans son pur intérêt, au mépris de la législation en vigueur, et avait employé des personnes sans titre de séjour dans le but d'en tirer un avantage financier, alors que sa situation personnelle favorable n'expliquait en rien ses agissements. Ils ont encore constaté que la recourante n'avait pas d'antécédent, ce qui avait un effet neutre sur la fixation de la peine, et que sa collaboration pouvait être qualifiée de correcte dans la mesure où elle avait admis des faits difficilement contestables (arrêt attaqué, consid. 4.2 p. 16). Après avoir déterminé que seule une peine pécuniaire pouvait être envisagée, les juges cantonaux ont constaté qu'il y avait concours d'infractions et ont prononcé une peine d'ensemble de 120 jours-amende pour les infractions de facilitation du séjour illégal, d'emploi d'étrangers sans autorisation et de comportement frauduleux à l'égard des autorités (anciens art. 116 al. 1 let. a, 117 al. 1 et 118 al. 1 LEI; cf. arrêt attaqué, consid. 4.2 p. 15 s.).