Citation: 7B_734/2024 E. 2.1.5

2.1.5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que, questionnés sur la possibilité d'effectuer une expertise sur dossier compte tenu du refus du prévenu de se soumettre à un examen personnel, les premiers experts se sont bornés à indiquer que "dans la situation de Monsieur A.________", l'examen de celui-ci "leur paraissait indispensable" pour répondre aux questions posées (cf. pièce 186 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). Il ressort ainsi sans ambiguïté de la formulation utilisée par les experts, en particulier du verbe "paraître", qu'ils exprimaient une impression. Il est également indubitable que celle-ci n'impliquait que leur propre opinion, laquelle n'était en outre pas développée et ne laissait donc nullement penser qu'aucune autre constatation n'était possible. Aussi le Ministère public pouvait-il raisonnablement retenir que les considérations des premiers experts n'étaient pas définitivement pertinentes et que des constatations psychiatriques légales plus étendues semblaient possibles. Partant, la direction de la procédure pouvait - voire devait au regard de la maxime de l'instruction - demander l'avis de nouveaux experts (cf. consid. 2.1.2 supra). Les explications (plus étendues) du Prof. F.________ sur son refus, dans un autre dossier, de procéder à un examen sans rencontrer l'expertisé, dont se prévaut le recourant sont dénuées de toute pertinence dès lors qu'elles ne concernent pas le cas d'espèce. Vu ce qui précède, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en confirmant, sur le principe, le mandat d'expertise du 2 avril 2024 confié à de nouveaux experts. Par ailleurs, en critiquant le bien-fondé de la motivation cantonale sur ce point, le recourant démontre l'avoir comprise, ce qui exclut toute violation de son droit d'être entendu (cf. consid 2.1.1 supra).