Citation: 8C_719/2017 E. 3.2

3.2. Invoquant une violation de la maxime inquisitoire consacrée à l'art. 43 al. 1 LPGA (RS 830.1), ainsi qu'une constatation arbitraire des faits (art. 9 Cst.), le recourant reproche à la juridiction cantonale de s'être fondée sur l'avis du docteur E.________ pour retenir qu'il disposait d'une capacité de travail totale dans une activité adaptée. Il fait tout d'abord valoir que rien au dossier ne permettait d'établir que l'algodystrophie diagnostiquée par les médecins de la clinique D.________ avait disparu et soutient que cette affection, qui provoque des douleurs chroniques, l'empêche d'exercer une activité lucrative. S'agissant des douleurs aux épaules et au dos, il fait ensuite grief à la juridiction cantonale d'avoir violé le droit fédéral en mettant un terme à l'instruction concernant l'examen du lien de causalité entre ces troubles et l'accident. Selon lui, plusieurs rapports médicaux étaient de nature à remettre en cause les conclusions du docteur E.________, dès lors qu'ils établissaient clairement que ces troubles étaient apparus à la suite de l'accident ou s'étaient aggravés depuis celui-ci, au point de devenir incapacitants. Enfin, l'assuré se plaint que la juridiction cantonale n'a pas retenu de lien de causalité naturelle entre ses troubles psychiques et l'accident alors que ceux-ci seraient liés, selon toute vraisemblance, au traitement de Tramal administré depuis cet événement; ce médicament est selon lui connu pour engendrer des troubles du comportement.