Citation: 6B_989/2020 E. 1.4

1.4. Cette motivation est contradictoire et ne résiste pas à l'examen. Il est établi que les conditions de l'art. 19 al. 3 let. b LStup sont réalisées et que les juges précédents n'ont pas renoncé à atténuer la peine, malgré le caractère facultatif de la démarche. Or, alors qu'il ressort expressément du jugement cantonal du 27 janvier 2020 que la peine arrêtée à 30 mois pour infraction grave à la LStup (art. 19 al. 2 LStup), a été aggravée à plusieurs égards pour différents motifs, la cour cantonale n'a à aucun moment exposé que la peine était atténuée en raison de la circonstance atténuante prévue à l'art. 19 al. 3 let. b LStup. Dans la mesure où le Tribunal fédéral a annulé le jugement concernant la peine et renvoyé la cause à la cour cantonale au motif qu'elle n'avait pas réduit la peine privative de liberté de base, la cour cantonale ne pouvait faire l'économie d'une atténuation de peine et se contenter de prétendre " avoir à l'esprit " une circonstance atténuante comme facteur à décharge. L'arrêt de renvoi fixait le cadre de la nouvelle motivation juridique, laquelle devait porter sur une atténuation de peine et ne visait pas une justification a posteriori des circonstances à charge et à décharge qui auraient été retenues. Le recours doit être admis, le jugement cantonal annulé s'agissant de la peine et la cause renvoyée à la cour cantonale pour qu'elle atténue la peine prononcée pour infraction grave à la LStup, en tenant compte de la circonstance atténuante déduite de l'art. 19 al. 3 let. b LStup, disposition qui figure expressément dans le dispositif du jugement.