Citation: 1C_18/2022 E. 2

Les pièces nouvelles produites par la recourante sont irrecevables (art. 99 al. 1 LTF). De même, il ne sera pas tenu compte des écritures adressées directement par la recourante, respectivement par son président. Prolixes - ce que ne tolère pas l'art. 42 al. 6 LTF -, celles-ci contiennent essentiellement des faits, que le Tribunal fédéral ne revoit qu'à des conditions très strictes (art. 97 al. 1 LTF), non réunies en l'espèce. Le mandataire de la recourante s'étant déterminé à chacune des occasions qui lui ont été données pour ce faire, les écritures que celui-ci a produites sont considérées comme retranscrivant de façon suffisamment exhaustive la position de la recourante. S'agissant des faits, la recourante revenant de nombreuses fois sur la chronologie de l'agrandissement progressif de la sente devenue aujourd'hui le chemin litigieux longeant le sud de sa parcelle, le Tribunal fédéral prend tout de même connaissance des photographies aériennes disponibles sur le site officiel de Swisstopo. Il constate que le chemin litigieux est déjà existant sur la photographie de 1970 en la forme d'un sentier. Son emprise n'a que peu évolué jusqu'à l'image de 2003. Sur la photographie de 2004, l'emprise de la sente est désormais comparable à celle de la photographie actuelle (image renouvelée en 2019). Quant à la violation du droit d'être entendue brièvement mentionnée dans le recours en lien avec les clés USB que l'autorité précédente lui aurait retournées sans en tenir compte, elle ne sera pas retenue. La recourante a adressé ces clés directement à la cour cantonale qui les a transmises à son avocat en l'invitant à communiquer au tribunal, en version papier, les documents qu'il jugerait pertinents. Celui-ci a subséquemment déposé de nouvelles pièces que l'arrêt attaqué mentionne et qui ont été ainsi prises en considération. Le droit d'être entendue de la recourante a dès lors été respecté.