Citation: 1C_645/2017 E. 4.3.2

4.3.2. La cour cantonale a rappelé que l'art. 20 RPGA régit la distance aux limites entre une construction et la limite de propriété voisine. Selon les juges cantonaux, cette notion est traditionnellement définie comme la mesure de la distance horizontale la plus courte entre un point extrême de la paroi extérieur d'un ouvrage et la limite du bien-fonds qui la supporte. Ainsi, pour déterminer l'emplacement du secteur de construction C sur la parcelle n° 339, il convient de mesurer la distance par rapport à la parcelle voisine (n o 340) en se plaçant au milieu du segment ouest du périmètre dessiné en bleu sur le PGA. Le Tribunal cantonal a en outre relevé que cette interprétation correspondait à celle retenue par la municipalité pour les secteurs de construction A et B; elle concordait manifestement avec le PGA, plus particulièrement avec les trois périmètres bleus illustrés sur celui-ci; même si ce plan ne comportait pas d'échelle permettant de délimiter avec précision l'emplacement des secteurs, il apparaissait à l'oeil nu que le secteur C était implanté à l'est de la parcelle n o 339, de manière à garder un plus grand espace non construit sur sa partie ouest. Enfin, la précision des distances aux limites définies par l'art. 20 RPGA pouvait se comprendre comme une volonté de préserver la vue depuis ces parcelles au moyen d'échappées sur le village (inscrit à l'ISOS); à ce sujet, l'instance précédente, se référant à un arrêt cantonal rendu au sujet de la zone individuelle B (arrêt cantonal AC.2016.0122 du 12 avril 2017, consid. 3), a souligné que celle-ci méritait protection tant en raison de son caractère viticole que de la vue sur et depuis le village de Bougy-Villars.