Citation: 1P.282/2005 07.07.2005 E. A

Les parcelles nos xxx et xxx du Registre foncier de la commune de Genève sont classées dans la quatrième zone (urbaine) à bâtir (4ème zone A), destinée principalement aux maisons d'habitation, au sens de l'art. 19 al. 2 de la loi cantonale d'application de la LAT, du 4 juin 1987 (LALAT), ainsi que dans la zone de développement au sens de l'art. 12 al. 4 LALAT. Ces biens-fonds sont englobés, avec les parcelles voisines n°s xxx, xxx, xxx, xxx, xxx et xxx, dans le plan localisé de quartier du long de l'Arve et de l'avenue de la Roseraie (ci-après: le plan de quartier), adopté par le Conseil d'Etat du canton de Genève le 3 avril 1996. Ce plan, régi par la loi cantonale sur l'extension des voies de communication et l'aménagement des quartiers ou localités, du 9 mars 1929 (LExt.) et la loi générale sur les zones de développement, du 29 juin 1957 (LZD), définit l'implantation et l'affectation des bâtiments à édifier. Il prévoit l'aménagement de places de stationnement, à raison d'une place pour 108 m2 de surface brute de plancher s'agissant des logements, d'une place pour 150 m2 de surface brute de plancher s'agissant des locaux réservés aux activités et une place destinée aux visiteurs, par lot de huit logements. Le 20 mai 1998, BZ.________, propriétaire de la parcelle n° xxx, a déposé une demande d'autorisation de construire portant sur la démolition de la maison d'habitation, du dépôt et du garage existants, et la création en lieu et place d'une maison d'habitation comprenant cinq logements sur rez-de-chaussée et cinq niveaux, ainsi que dix-neuf places de stationnement. AZ.________ a succédé à son époux BZ.________, après le décès de celui-ci. Le 17 septembre 2003, le Conseil d'Etat a autorisé l'application au projet des normes de la 3ème zone de développement. Le 22 septembre 2003, le Département cantonal de l'aménagement, de l'équipement et du logement (ci-après: le Département cantonal) a délivré les autorisations de démolir et de construire requises. Contre cette décision, la société X.________ S.A. (ci-après: X.________), propriétaire de la parcelle n° xxx, a recouru auprès de la Commission cantonale de recours en matière de construction, qui l'a déboutée le 18 octobre 2004. Le 23 décembre 2004, X.________ a vendu sa parcelle à Y.________. Par arrêt du 8 mars 2005, le Tribunal administratif du canton de Genève a rejeté le recours formé par X.________ contre cette décision.