Citation: 6B_1120/2017 E. B

Par arrêt du 25 août 2017, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de Genève a rejeté le recours. En bref, elle a retenu les faits suivants. B.a. Le 9 octobre 2013, X.________ a crevé les pneus d'une voiture garée dans le chemin où il se promenait. Il a été identifié par deux gendarmes et a été interpellé sur place pour répondre des faits qui lui étaient reprochés. Il a soudainement bondi sur A.________, l'un des deux gendarmes. Le second gendarme, B.________, est intervenu pour le maîtriser. Selon les déclarations non contestées des deux policiers venus en renfort, à leur arrivée, X.________ était à terre, allongé sur le ventre et en passe d'être menotté. X.________ a été conduit au poste de police pour être auditionné sur les faits qui lui étaient reprochés. Au vu de l'état de son genou, les policiers avaient appelé une ambulance. Selon une attestation médicale établie le 9 octobre 2013 par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), les lésions suivantes ont été constatées: hématome et tuméfaction temporale droite, saignement du conduit auditif droit, dermabrasion temporale gauche, tuméfaction fluctuante importante du genou droit, avec déformation de l'articulation, fracture transversale complète de la rotule droite. B.b. Répondant aux questions du mandat d'expertise, ordonnée par le ministère public le 20 novembre 2015, l'expert a exposé qu'un coup de pied ou une pression forte sur l'arrière du genou, suivie d'une chute au sol avec impact violent sur le genou pouvait expliquer la fracture du genou constatée. La rotule de X.________ n'avait pas pu être brisée avant son empoignade avec A.________, puisqu'il avait été en mesure de bondir sur le gendarme. Le coup de pied avait donc été infligé par l'un des deux agents mis en cause, entre l'empoignade et le contrôle au sol sus-décrits. Bien qu'aucun témoin n'avait vu l'un ou l'autre des agents porter, à un quelconque moment, un coup derrière le genou du recourant et que les deux gendarmes mis en cause ont nié avoir eu ce geste, seul B.________ s'était trouvé en position d'effectuer une clef de bras et d'infliger, dans le même temps, avec son pied, une forte pression sur la face antérieure du genou de X.________ pour le contraindre à se coucher sur le ventre, le faisant lourdement chuter en avant, la concomitance entre ces deux éléments étant à l'origine de la fracture de la rotule constatée.