Citation: 8C_515/2022 E. 4.2

4.2. L'instance précédente a ensuite exposé que le comportement du recourant durant la procédure d'enquête administrative s'ajoutait aux éléments précités. Il avait en effet déposé une plainte pénale - pour violation du secret de fonction et diffamation, voire calomnie - contre la doyenne et la conseillère aux études de l'Université, ce qui pouvait être perçu comme une tentative d'intimidation des intéressées pour influer sur le cours de ladite enquête administrative. Il avait également déposé une plainte pénale - pour faux témoignage - contre E.________ quelques jours avant la troisième audition de celle-ci par l'enquêtrice. En outre, il n'avait pas satisfait à son obligation de collaborer au cours de l'enquête administrative, dès lors qu'il n'avait produit qu'une version caviardée des échanges avec E.________ et qu'il avait retranché l'ensemble des messages crus et à connotation sexuelle. C'était ainsi à juste titre que l'intimée avait considéré que l'attitude du recourant durant l'enquête administrative avait fini par rompre le lien de confiance avec son employeur. Par conséquent, l'intimée n'avait ni excédé ni abusé de son pouvoir d'appréciation en considérant, à l'issue de l'enquête administrative, que le mandat de professeur associé du recourant ne pouvait pas être renouvelé, les conditions de l'art. 119 al. 1 let. b et e RPers n'étant pas réunies.