Citation: 2A.401/2005 13.09.2005 E. A

Ressortissant yougoslave (du Kosovo) né en 1944, Y.________ a eu, avec sa femme, huit enfants dont X.________, née le 22 septembre 1978. Il a séjourné à diverses reprises en Suisse durant les années septante, puis travaillé dans ce pays comme saisonnier entre 1982 et 1988 et obtenu en février 1989 une autorisation de séjour à l'année de la part des autorités vaudoises compétentes. Deux de ses huit enfants sont alors venus vivre avec lui en Suisse. Puis, sa femme et d'autres de leurs enfants, dont X.________, ont effectué des séjours plus ou moins longs en Suisse. Présentée en 1991, une demande de régularisation des conditions de résidence de la femme de Y.________ et de plusieurs de leurs enfants, dont X.________, a échoué pour des motifs financiers; en effet, Y.________, reconnu invalide à 100% par l'assurance-invalidité (AI) à la suite d'un accident professionnel, ne disposait pas de ressources suffisantes pour assurer l'entretien de sa famille. Titulaire depuis janvier 1992 d'une autorisation de séjour pour motif médical, Y.________ a été mis au bénéfice d'une autorisation d'établissement en mars 1997. Une demande de regroupement familial en faveur de sa femme et de trois de leurs fils a été rejetée, le 24 octobre 1997, pour des raisons financières. En raison du conflit qui sévissait au Kosovo, la femme de Y.________ et cinq de leurs enfants, dont X.________, se sont vu octroyer des visas d'entrée à des conditions facilitées et sont arrivés en Suisse au mois de juin 1999. Le 19 novembre 1999, une nouvelle demande de regroupement familial formée par Y.________ a été rejetée pour des motifs financiers. Mais, le 21 février 2000, le Service de la population du canton de Vaud (ci-après: le Service cantonal) est revenu partiellement sur cette décision et s'est déclaré disposé à délivrer des autorisations de séjour au titre du regroupement familial à la femme de Y.________ et à trois de leurs fils. Il a en revanche constaté que X.________ et une de ses soeurs, Z.________, ne pouvaient pas être mises au bénéfice de telles autorisations de séjour, puisqu'elles étaient majeures lors du dépôt de la demande. Ce refus a été confirmé par un arrêt du Tribunal administratif du canton de Vaud du 9 mai 2000.