Citation: 6S.154/2003 12.08.2003 E. 1

1.2 Contrairement à ce qu'estime le recourant, il ne saurait fonder sa qualité pour se pourvoir en nullité sur l'art. 270 let. f PPF, dès lors que le droit de plainte n'est pas litigieux en l'espèce. Pour les motifs exposés dans l'arrêt rendu ce jour sur le recours de droit public qu'il a déposé parallèlement, il revêt toutefois la qualité de victime au sens de l'art. 2 LAVI (cf. arrêt 6P.54/2003 consid. 1.2). Il peut donc fonder sa qualité pour se pourvoir en nullité sur l'art. 270 let. e PPF, aux conditions prévues par cette disposition. Celles-ci sont réalisées en l'espèce, puisque le recourant, qui ne fait pas valoir d'atteinte aux droits découlant pour lui de la LAVI (cf. art. 270 let. e ch. 2 PPF), remplit les conditions de l'art. 8 al. 1 let. c LAVI (cf. arrêt 6P.54/2003 consid. 1.2), qui correspondent à celles de l'art. 270 let. e ch. 1 PPF. Le recourant a donc qualité pour se pourvoir en nullité sur la base de cette dernière disposition. 1.3 Saisie d'un pourvoi en nullité, qui ne peut être formé que pour violation du droit fédéral (art. 269 PPF), la Cour de cassation contrôle l'application de ce droit sur la base d'un état de fait définitivement arrêté par l'autorité cantonale (cf. art.277bis et 273 al. 1 let. b PPF). Le raisonnement juridique doit donc être mené sur la base des faits retenus dans la décision attaquée, dont le recourant est irrecevable à s'écarter (ATF 126 IV 65 consid. 1 p. 66/67; 124 IV 53 consid. 1 p. 55, 81 consid. 2a p. 83 et les arrêts cités).