Citation: H 156/00 29.11.2000 E. 2

2.- a) Selon la jurisprudence, le droit d'être entendu des salariés concernés par une décision relative à des cotisations paritaires et, par conséquent, celui d'obtenir la notification d'une telle décision, doit, sous réserve d'exceptions admises pour des raisons pratiques, être respecté tant lorsque la qualification de l'activité des travailleurs est en cause que lorsque c'est la nature de certains versements qui est litigieuse; d'une manière générale, cette procédure doit être appliquée chaque fois que l'on est en présence d'une reprise de salaires déterminants (ATF 113 V 4 sv. consid. 3). Lorsqu'il apparaît que le salarié doit être mis en mesure de recourir lui-même contre la décision de cotisations paritaires, c'est d'abord à la caisse de compensation qu'il incombe de lui notifier cette dernière. L'autorité de recours qui s'aperçoit de l'omission peut, mais ne doit pas nécessairement y remédier elle-même, en invitant le salarié intéressé à intervenir dans la procédure de recours (ATF 113 V 5 sv. consid. 4). b) Les factures litigieuses du 12 novembre 1996 se présentent comme des décomptes de cotisations. En réalité, la caisse, dont il ressort de son mémoire de réponse cantonal du 28 janvier 1997 qu'elle continue d'affilier les revendeurs autorisés Tupperware comme personnes de condition indépendante, a entendu non seulement percevoir des cotisations paritaires, mais également taxer les concessionnaires Tupperware comme employeurs des revendeurs autorisés. Ce faisant, bien que la caisse n'ait pas rendu de décisions de taxation, il aurait fallu qu'elle sépare la taxation de la perception des cotisations paritaires (RCC 1978 p. 468 consid. 2b). Or, les assurées, auxquelles les factures de cotisations paritaires du 12 novembre 1996 n'ont pas été communiquées, sont également concernées par la taxation des concessionnaires Tupperware. Ces assurées n'ayant pas pu participer à la procédure, la violation de leur droit d'être entendu est ainsi manifeste. Cela étant, il y a lieu d'annuler le jugement attaqué et de renvoyer la cause non pas à la caisse mais à la juridiction cantonale, afin qu'elle donne aux assurées concernées - soit P.________, W.________ et S.________ - la possibilité de participer à la procédure.