Citation: 6B_707/2019 E. C

Par arrêt du 7 mai 2019, la Chambre pénale du Tribunal cantonal fribourgeois a rejeté le recours formé par A.B.________ contre cette ordonnance. En bref, il en ressort les faits suivants: C.a. En cours d'instruction, le 8 avril 2016, le ministère public a ordonné une expertise médico-légale auprès du Centre universitaire romand de médecine légale (ci-après: CURML). Il a également sollicité l'avis de nombreux médecins consultés par A.B.________ sur le caractère approprié des injections de Kenacort. Il ressort de l'expertise judiciaire que la recourante présentait des céphalées récurrentes qui ont justifié que C.________ procède, en juin et juillet 2012, à deux injections sous-cutanées de Kenacort dans la région pariétale droite. Suite aux injections de Kenacort, A.B.________ a notamment souffert de douleurs d'allure neuropathique, d'une lipoatrophie et d'une alopécie et a dû consulter de nombreux spécialistes. C.b. Il ressort de l'expertise judiciaire que A.B.________ a un passé médical plutôt important et qu'elle a connu de fortes douleurs même avant les injections litigieuses et les premières consultations auprès de C.________. Elle s'est notamment rendue aux urgences de l'hôpital D.________ en 2008 pour des " céphalées non progressives depuis quatre semaines, occipitales avec une pré-syncope, des fourmillements dans les mains des deux côtés " (arrêt attaqué, consid. 3.4, p. 8). Elle a également consulté le Professeur E.________ en 2008 et en 2009, qui a rapporté qu'elle avait déjà eu des céphalées avant 2008. En 2008 et 2009, l'intéressée a subi divers examens radiologiques et neuropsychologiques. Les experts ont dès lors conclu qu'il était fort probable que les douleurs présentées par A.B.________ après les injections litigieuses étaient liées à une péjoration de l'état de santé déjà fragile de l'intéressée. Les experts ont retenu ce qui suit (rapport d'expertise, p. 18-19; arrêt attaqué, consid. 3.4, p. 9) : En ce qui concerne les douleurs neuropathiques, un lien de causalité avec l'injection de Kenacort est possible mais discutable: Premièrement, ces manifestations ne sont pas des complications classiques de l'injection locale de ce type de substance, deuxièmement, l'historique des événements suggère la préexistence d'anomalies responsables des douleurs antérieurement rapportées par A.B.________ ayant amené à la réalisation des injections de Kenacort en un point précis du scalp. Nous ne pouvons donc pas exclure que l'aggravation des douleurs en ce point et leur caractère neuropathique apparus suite à l'injection de Kenacort soient une évolution naturelle de la pathologie dont souffre A.B.________. Les symptômes généraux de type respiratoire ou articulaire, situés à distance de la zone d'injection, ne peuvent pas non plus être mis directement en rapport avec les injections, mais sont susceptibles de représenter la conséquence indirecte du tableau douloureux chronique.