Citation: 9C_88/2013 E. 4.1.3

4.1.3. A la lecture du jugement entrepris, on constate qu'à l'inverse de ce que prétend la recourante, la juridiction cantonale a procédé à une appréciation complète et rigoureuse des preuves et fait une application du principe inquisitoire tout à fait conforme au droit. Les premiers juges ont en effet exposé de manière circonstanciée les raisons pour lesquelles ils n'ont pas retenu une péjoration de l'état de santé affectant la capacité de travail de l'intéressée dans une activité adaptée postérieurement à l'examen pratiqué en 2008 par le docteur G.________. Ils ont en effet expliqué que les diagnostics posés par le docteur D.________ dans son rapport de janvier (recte: février) 2009 étaient identiques à ceux établis précédemment et que les problèmes d'ordre cardiaque alors mis en évidence par ce médecin s'étaient avérés, après la réalisation d'une coronarographie par le docteur S.________, sans incidences sur la capacité de travail. La comparaison des résultats des examens pratiqués en 2004 et 2010 révélait en outre que l'ostéoporose dont souffrait la recourante ne s'était pas aggravée, le docteur K.________ ayant du reste précisé qu'il n'y avait pas à cet égard de variation significative sur le segment lombaire. Ainsi que l'avait relevé le docteur E.________, cette atteinte n'était pas en soi invalidante; tout au plus engendrait-elle des limitations fonctionnelles, comme l'avait retenu le docteur G.________. Enfin, à l'issue d'un examen densiométrique, le docteur K.________ ne s'était pas montré affirmatif s'agissant de l'existence de fractures vertébrales. Quoi qu'en dise la recourante, l'avis des docteurs K.________ et D.________ n'est pas propre à jeter sur l'appréciation de la capacité de travail par le médecin interne à l'assureur social un doute suffisant pour justifier la mise en oeuvre d'une expertise judiciaire. Le premier ne s'est effectivement pas exprimé sur cette question, tandis que le second a considéré que l'activité professionnelle exigible ne dépassait pas 50 % en raison des douleurs vertébrales ressenties et objectivées et des gonalgies surajoutées. Ces médecins n'ont donc pas exposé de manière convaincante en quoi la recourante serait entravée dans l'exercice d'une activité légère adaptée à ses limitations fonctionnelles, étant précisé que selon le docteur E.________ l'ostéoporose n'explique pas en soi les douleurs dont a fait état l'intéressée.