Citation: 5F_10/2023 E. 4.2

4.2. L'argumentation du requérant est confuse. Elle comporte des griefs étrangers à la procédure de révision - et qui paraissent d'ailleurs viser essentiellement les magistrats cantonaux (p. ex. " appréciation inexacte et arbitraire des faits pertinents ") - et des considérations dénuées de pertinence quant à la nécessité d'une mesure de protection. Sur le fond, la requête est téméraire. Le requérant admet expressément n'avoir " aucune copie de ce recours (du " 8.08.2022 ") sous la main " et il sollicite, en conséquence, l'administration de plusieurs preuves afin de pallier cette carence (p. ex. la saisie de la " vidéo de surveillance de la poste d'yverdon-les bains "; l'ouverture d'une " enquête au sein du greffe " de la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal, notamment auprès des " opérateurs téléphoniques "); cette argumentation trahit l'absence de la moindre " inadvertance manifeste ", ces mesures probatoires étant précisément destinées à remédier à l'échec de la preuve d'un fait - le dépôt d'un acte cantonal le " 8.08.2022 " - qu'il incombait à l'intéressé de rapporter. Enfin, le motif réfutant une valeur probante au numéro de " Track&Trace " ressortit à l'appréciation des preuves, laquelle ne saurait être revue en instance de révision (ATF 96 I 279 consid. 3; cf. parmi plusieurs: arrêt 9F_4/2022 du 18 mai 2022 consid. 3.3); la requête du requérant tendant à son " audition " à ce sujet est donc vaine. Pour le surplus, le mémoire ne comporte aucun autre motif de révision, exposé d'une manière intelligible (art. 42 al. 2 LTF; cf. ATF 147 III 238 consid. 1.2.1; arrêt 4F_17/2022 du 13 avril 2023 consid. 1.2.1).