Citation: 5A_567/2015 E. 1

Par jugement de mesures protectrices de l'union conjugale du 19 janvier 2015, le Tribunal de première instance du canton de Genève a notamment condamné A.A.______ à verser en mains de son épouse B.A.________, par mois et d'avance, à titre de contribution à son entretien, la somme de 970 fr. à compter du 18 août 2014 et jusqu'au 30 juin 2015, respectivement jusqu'au déménagement de celle-ci de l'appartement conjugal, puis la somme de 1'570 fr. à compter du 1 er juillet 2015, respectivement à compter du déménagement de B.A.________ (ch. 6 et 7 du dispositif). Statuant par arrêt du 19 juin 2015 sur le recours interjeté le 30 janvier 2015 par A.A.________ contre cette décision, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a annulé le chiffre 7 de son dispositif et l'a réformé en ce sens qu'elle a condamné A.A.________ à verser en mains de B.A.________, par mois et d'avance, à titre de contribution à son entretien, la somme de 1'400 fr. à compter du 1 er juillet 2015, respectivement à compter du déménagement effectif de B.A.________ de l'appartement conjugal, et ce jusqu'au 30 octobre 2015, et a confirmé la décision querellée pour le surplus. Dans sa motivation, la Cour de justice a en particulier retenu que c'était à raison que le premier juge avait fixé un délai au 30 juin 2015 à l'intimée pour quitter le domicile conjugal dont la jouissance a été attribuée au recourant et que ce dernier pouvait résider chez sa fille jusqu'au départ de son épouse. Elle a également considéré qu'autant le principe que le montant des aliments arrêtés étaient justifiés et qu'il en allait de même de la durée pour laquelle le recourant a été condamné à les verser. Elle a toutefois considéré que l'épouse pouvait reprendre une activité lucrative, raison pour laquelle elle a limité le paiement de la contribution d'entretien au 30 octobre 2015.