Citation: 6B_237/2021 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a considéré que les causes de l'incendie avaient été établies par le service forensique de la police. Dans ses conclusions reproduites dans le rapport de police final, l'inspectrice scientifique a relaté les constatations faites sur les lieux par les premiers intervenants, puis par elle-même, et a expliqué que l'origine du sinistre pouvait être située au niveau de l'angle nord-est de la maison, plus particulièrement sous le rebord du toit. Après avoir rappelé les principes en matière de déclenchement d'incendie, elle a précisé qu'aucune trace de dysfonctionnement électrique des deux alimentations électriques passant à l'intérieur de la maison n'avaient été mises en évidence de sorte qu'une cause technique devait être exclue, et qu'aucune source de chaleur n'était installée dans la zone d'origine, ce qui impliquait qu'elle avait dû être amenée. Elle a par ailleurs exposé que " M. B.________ a utilisé un chalumeau pour brûler le lierre qui se trouvait contre la façade dans l'angle nord-est. Pour ce faire, il est, selon ses dires, monté sur un échafaudage et a employé le chalumeau à environ 10-15 cm du mur et à 50 cm de la sous-pente. A un moment donné, il a entendu des crépitements et a vu de la fumée sortir du toit. La flamme produite par le chalumeau a vraisemblablement engendré une combustion de la planche en bois sous le toit ainsi que des chevrons. Le feu s'est alors propagé dans la toiture jusqu'à percer vers l'extérieur et l'intérieur ". Ainsi, les spécialistes du service forensique, ayant déjà déterminé les causes de l'incendie, lesquelles paraissaient au demeurant assez claires, il ne se justifiait pas de procéder à des investigations complémentaires pour vérifier ce point. Par ailleurs, eu égard aux faits visés par l'acte d'accusation, l'instance cantonale ne discernait pas non plus l'utilité de déterminer les raisons pour lesquelles le feu s'était propagé aussi rapidement et jusqu'à devenir non maîtrisable.