Citation: 6B_505/2019 E. 3.2.1

3.2.1. La cour cantonale a retenu que le recourant était bien l'auteur du cambriolage du 5 février 2017, sur la base notamment des traces de semelles identifiées sur les lieux, du fait que le butin a été filmé et photographié au moyen de son téléphone portable, de l'absence d'explications crédibles et de sa mise en cause par d'autres prévenus. La cour cantonale a relevé la correspondance entre les traces mises en évidence sur les lieux du cambriolage (devant le présentoir à cigarettes) et les chaussures saisies au domicile du recourant, que ce dernier détenait déjà lorsqu'il se trouvait dans un centre de requérants à Bâle. Le recourant les avait reconnues comme étant les siennes sur photographie. Les autres déclarations du recourant, à géométrie variable (chaussures achetées mais jamais essayées ou portées une seule fois sans sortir de chez lui) n'étaient pas convaincantes. En outre, la cour cantonale a tenu compte d'un film et de photographies (datant des 5, 7 et 8 février 2017), extraits du téléphone portable du recourant, montrant une grosse liasse de billets, respectivement, des billets étalés sur le clavier d'un ordinateur sur lequel apparaissait le recourant en fond d'écran, ainsi qu'un reçu pour un paiement de 5'007 fr. effectué le même jour. Si le recourant n'avait pas participé au cambriolage, il aurait été surprenant que les auteurs réels exhibent devant lui l'argent en question et le laissent le photographier et filmer.