Citation: 6B_792/2022 E. 3.2

3.2. En l'espèce, il convient au préalable de relever que le recourant ne critique devant le Tribunal fédéral ni le genre de peine infligée (cf. art. 41 CP), ni la quotité de la peine en tant que telle (cf. art. 47 CP). Son grief se focalise sur la question du sursis. Il ressort du jugement querellé que le casier judiciaire du recourant comporte pas moins de huit inscriptions afférentes à des condamnations prononcées entre 2012 et 2018. S'agissant de l'octroi du sursis, la cour cantonale a retenu que, quand bien même le recourant n'était plus actif dans le monde de la nuit, ses nombreux antécédents, son absence totale de prise de conscience et le fait qu'il n'avait exprimé aucun regret ni aucune excuse conduisait à poser un pronostic résolument défavorable quant à son amendement, de sorte qu'il ne remplissait pas les conditions de l'octroi du sursis. Or, quoi qu'en dise le recourant, la mise en exergue des éléments précités, soit aussi bien les antécédents du recourant qu'une absence de prise de conscience de sa part, permet non seulement de considérer que la cour cantonale a suffisamment motivé sa décision, mais aussi qu'elle a retenu des éléments pertinents qui excluent de considérer qu'elle aurait abusé du large pouvoir d'appréciation dont elle disposait s'agissant de la question du sursis. L'écoulement du temps dont se prévaut le recourant ne saurait suffire à retenir le contraire. L'on ne voit pas, en définitive, que la cour cantonale aurait omis de tenir compte d'éléments qui auraient commandé un pronostic différent de celui qu'elle a posé, à juste titre. Le grief s'avère en conséquence mal fondé, lui aussi.