Citation: 1B_56/2019 E. B

B.a. Dans le cadre de cette enquête, le Ministère public a adressé un ordre de dépôt à A.________ SA le 29 mai 2017, dont copie a été adressée à B.________; le Procureur demandait la remise de l'intégralité des courriers électroniques (entrants, sortants, annexes) de la prévenue pour la période du 27 février 2013 au 31 décembre 2015, étant précisé que si la banque A.________ SA entendait solliciter la mise sous scellés, le Ministère public attendait que les données soient organisées en onze supports différents en fonction de diverses caractéristiques énumérées. Le 30 juin 2017, le conseil de la banque a adressé au Procureur les supports de données suivants : - un disque dur n° 1 contenant des éléments potentiellement utiles à l'enquête; - un disque dur n° 2 relatif à des données d'ordre privé de B.________; - un disque dur n° 3 contenant des communications avec des avocats, hormis celles avec Me N.________ qui figuraient dans le premier support; -et un disque dur n° 4 relatif à des éléments non pertinents pour l'enquête. Il était précisé que les disques nos 2, 3 et 4 devaient être mis sous scellés au motif qu'ils contiendraient des secrets de la banque, des données personnelles d'autres clients et employés - non visés par la procédure -, ainsi que des communications étrangères à la cause. L'avocat de B.________ s'est constitué le 2 juin 2017, apparemment sans solliciter la mise sous scellés des données faisant l'objet de l'ordre de dépôt susmentionné. Deux audiences d'instruction ont eu lieu les 11 et 13 juillet 2017. B.b. Par requête du 20 juillet 2017, le Ministère public a requis la levée des scellés auprès du Tribunal des mesures de contrainte (Tmc), concluant à la levée intégrale de cette mesure pour les trois supports remis (n os 2, 3 et 4). Il a également demandé à pouvoir s'exprimer sur les déterminations remises par A.________ SA ou par B.________. La banque a déposé des observations le 21 août suivant, concluant au rejet de cette requête; elle se prévalait en substance de la protection de la sphère privée (de l'employée et de ses clients), de secrets professionnels (de l'avocat, des affaires et de la banque), ainsi que du défaut de pertinence de certaines pièces pour l'enquête. Le Ministère public et la banque A.________ SA se sont encore déterminés, les 28 août et 10 septembre 2017 pour le premier, respectivement le 1er septembre 2017 pour la seconde. Le 31 octobre 2018, B.________, agissant par son mandataire, s'est opposée à la transmission intégrale des supports saisis, invoquant en substance notamment la protection de la sphère privée, le secret professionnel de l'avocat et le secret bancaire. B.c. Par ordonnance du 29 novembre 2018, le Tmc a relevé l'existence de soupçons suffisants de la commission d'infractions de la part de B.________ (employée de A.________ SA et supérieure hiérarchique de l'un des employés prévenus [cf. consid. 8 p. 9]), ainsi que l'utilité potentielle des pièces informatiques saisies qui permettaient, le cas échéant, de délimiter les infractions reprochées (cf. consid. 8 p. 10). Après consultation des supports nos 2 et 3, le Tmc a retenu que le premier ne contenait que des échanges de nature privée, pour lesquels la levée des scellés était refusée (ch. 1 et 2 du dispositif; consid. 8 p. 11); quant au second, il avait trait à des échanges relatifs à d'autres clients de A.________ SA que ceux impliqués dans la procédure pénale en cours, ainsi qu'avec des avocats mandatés par ces clients. Le tribunal avait cependant identifié une série d'échanges (43 courriers électroniques ou échanges de tels courriers avec leurs pièces jointes) en lien avec la procédure et pour lesquels les scellés seraient levés; il a été précisé que ces échanges mentionnaient des avocats s'étant trouvés en contact direct avec le Ministère public dans le cadre du déblocage de fonds un temps séquestrés et, cas échéant, serait donc caviardé ce qui était nécessaire à la protection des secrets garantis (ch. 3, 4, 5 et 6 du dispositif; cf. consid. 8 p. 11). Pour le surplus, le Tmc a rejeté la demande du Ministère public (ch. 7 du dispositif). B.d. Le 15 janvier 2019, le Tmc a transmis les documents pour lesquels la levée des scellés était ordonnée selon la décision susmentionnée (acte 3, pièce 3). Le 23 suivant, le Ministère public a demandé l'envoi de la pièce jointe, intitulée "xxx.pdf", au courrier électronique n° 18, document principal qui lui avait en revanche été adressé (acte 3, pièce 5). Dans sa réponse du 28 janvier 2019, le Tmc a expliqué qu'il s'agissait d'une pièce couverte par le secret professionnel de l'avocat et qu'elle avait donc été caviardée (acte 3, pièce 2b).