Citation: U 331/04 31.10.2005 E. 1

De son côté, la recourante fait valoir que l'office AI n'avait pas l'intention de mettre en oeuvre des mesures de réadaptation. Elle se fonde pour cela sur un rapport de l'office AI du 22 juillet 2003, selon lequel des mesures professionnelles paraissaient difficilement envisageables compte tenu de la position de l'assuré. Au demeurant, il appartenait à la juridiction cantonale de compléter l'instruction quant au point de savoir si les organes de l'assurance-invalidité envisageaient de telles mesures. Quoi qu'il en soit, la rente d'invalidité allouée à partir du 1er juin 2002 devait être considérée comme une rente transitoire, du moment qu'il n'y avait plus lieu d'attendre de la continuation du traitement médical une sensible amélioration de l'état de l'assuré. Quant à l'intimé, il fait valoir que le présent litige doit être tranché en fonction de l'état de fait existant le 1er juin 2002, date à partir de laquelle la rente a été allouée, de sorte que le rapport de l'office AI du 22 juillet 2003 apparaît comme un fait postérieur dont il n'y a pas lieu de tenir compte. Au demeurant, l'intimé est d'avis que l'assureur-accidents ne peut allouer une rente transitoire tant que l'assurance-invalidité n'a pas rendu de décision sur la réadaptation. Enfin, on ne saurait considérer, en l'espèce, que la situation était stabilisée au point qu'il n'y avait plus lieu d'attendre de la continuation du traitement médical une sensible amélioration de l'état de l'assuré. 3.2 En l'occurrence, il n'y a pas lieu de s'écarter du point de vue de la juridiction cantonale, partagé par la recourante, selon lequel l'état de santé de l'intéressé était stabilisé dans la mesure exigée par les art. 19 al. 1 LAA et 30 al. 1 OLAA. Il ressort en effet des rapports des docteurs U.________ et C.________, médecins-conseils de la CNA (des 20 juin 2001 et 1er mars 2002), qu'aucun traitement - autre que des mesures symptomatiques de la douleur - n'était apte à améliorer sensiblement l'état de l'assuré. Au demeurant, l'intimé ne fait valoir aucun élément objectif dont on pourrait inférer qu'un traitement médical apporterait une amélioration sensible.