Citation: 4A_297/2017 E. 3.1.2

3.1.2. En l'espèce, la cour cantonale retient en fait que l'employée a déclaré avoir appris sa grossesse le 13 avril 2015, alors que la recourante admettait - on ne sait trop par quel biais - avoir connu cette circonstance quelques jours auparavant. Il est en tout cas constant que l'intimée 1 n'avait pas connaissance de son état lorsqu'elle a conclu le contrat de mission du 31 mars 2015 et intégré l'entreprise B.________ le 1 er avril 2015. La recourante est d'ailleurs la première à affirmer - certes à l'appui de son grief relatif à l'art. 341 CO dont il sera question ci-après - que l'employée ignorait sa grossesse à ce moment-là. L'employeuse ne prétend ainsi pas qu'il existât une volonté de la part de l'intimée 1 de renoncer à la protection que lui confère l'art. 336c CO. L'attitude de l'employée ne saurait davantage avoir été comprise de bonne foi comme telle par l'employeuse. Celle-ci concède elle-même qu'elle n'avait pas connaissance de la grossesse avant le 10 avril 2015. Elle ne pouvait dès lors raisonnablement percevoir le comportement consistant pour l'employée à accepter une nouvelle mission et intégrer le nouveau poste qui lui était assigné auprès de B.________ comme la volonté affichée de renoncer aux droits découlant de sa grossesse, alors ignorée par tous les protagonistes. L'employeuse ne prétend d'ailleurs pas le contraire.