Citation: 8C_15/2010 23.12.2010 E. A

S.________ est entrée au service de l'association de communes Réseau X.________ le 1er septembre 2002, en qualité d'« aide soignante non qualifiée ». Dans un premier temps, elle a exercé cette activité à 80 %, au Home médicalisé de Y.________. Son cahier des charges comportait notamment la participation aux « activités de loisirs et autres occupations de la personne âgée ». Le 6 février 2006, elle a accepté la proposition de son employeur de réduire à 50 % son taux d'activité. Le Réseau X.________ avait proposé cette diminution du temps de travail après avoir constaté que l'employée était souvent absente pour cause de maladie. Il a par la suite rejeté ses demandes d'augmenter à nouveau son taux d'activité. Le 19 novembre 2007, S.________ a produit un certificat médical constatant que, de manière définitive, elle ne pouvait plus participer aux animations intérieures et extérieures dans le cadre de son travail. Le 7 janvier 2008, la Direction du Réseau X.________ a résilié son contrat de travail, avec effet dès le 31 mars 2008, au motif qu'elle ne répondait plus aux exigences du poste pour lequel elle avait été engagée, l'animation faisant partie intégrante de la prise en charge quotidienne des personnes âgées. Le même jour, S.________ a fait savoir qu'elle était en arrêt de travail pour cause de maladie. Elle a produit des certificats médicaux attestant une incapacité de travail totale jusqu'au 31 octobre 2008. Le 6 février 2008, S.________ a saisi le Comité de direction du Réseau X.________ d'un recours contre la décision de licenciement du 7 janvier 2008. Le Préfet de Y.________, président du Comité de direction du Réseau X.________, a tenté une conciliation le 14 juillet 2008, en vain. Le 29 juillet suivant, le Comité de direction du Réseau X.________ a rejeté une demande de récusation présentée par l'employée, qui estimait que les personnes présentes lors de la tentative de conciliation ne pouvaient pas statuer sur son recours. Par décision du 28 août 2008, le Comité de direction du Réseau X.________ a rejeté le recours de S.________ et maintenu la résiliation des rapports de travail. Il a notamment précisé que le certificat médical produit par la collaboratrice interdisait des tâches qui étaient légères, de sorte qu'il voyait mal quelle autre activité lui confier. Le 4 mars 2009, agissant comme suppléant extraordinaire du Préfet du district de Y.________, le préfet du district de Z.________ a rejeté le recours formé contre cette décision.