Citation: 5A_379/2022 E. 1.3.2

1.3.2. En l'espèce, il résulte des faits constatés par l'arrêt entrepris que A.A.________ a, le 14 juin 2021, informé l'autorité cantonale que des échanges de vues avaient eu lieu entre lui et la Justice de paix, dont l'issue pouvait avoir une influence sur la suite de la procédure. Il ressortait de ces échanges que le Président du Tribunal civil de la Gruyère avait délivré à A.A.________ l'autorisation de procéder pour ouvrir action au fond. Par courrier du 4 août 2021, le juge cantonal délégué, sur le vu du contenu des échanges d'écritures entre B.A.________ et la Justice de paix, a imparti à celui-ci un délai pour lui indiquer s'il maintenait le recours, question à laquelle il a répondu positivement le 19 août 2021. Par courrier du 25 août 2021, la Justice de paix a indiqué ne pas reconsidérer sa décision du 12 octobre 2020. B.A.________ a par ailleurs adressé à l'autorité cantonale, le 31 août 2021, une copie du mémoire au fond relatif à l'action en reconnaissance de dette déposée devant le Tribunal civil de la Gruyère, procédure dans laquelle une audience a eu lieu le 11 février 2022. Dans ces circonstances, on ne discerne pas l'intérêt actuel et pratique que le recourant pourrait encore avoir à l'annulation ou la modification de l'arrêt entrepris, la juridiction civile étant entrée en matière sur l'action en reconnaissance de dette intentée par le recourant à l'encontre de la fondation indépendamment de l'octroi d'une éventuelle autorisation de plaider au sens de l'art. 416 al. 1 ch. 9 CC. Le recourant ne semble dès lors pas pouvoir se prévaloir d'un intérêt digne de protection - au sens de l'art. 76 al. 1 let. b LTF - à ce qu'il soit statué sur son recours, comme il l'évoque du reste lui-même. Le recours paraît ainsi irrecevable, étant relevé que les conditions auxquelles le Tribunal fédéral entre exceptionnellement en matière sur le fond d'une affaire malgré le défaut d'intérêt pratique et actuel (cf. supra consid. 1.3.1) ne sont en l'occurrence pas réunies, en tout cas s'agissant de la demande d'autorisation de plaider. A supposer qu'il faille entrer en matière, la décision attaquée devrait de toute manière être confirmée sur le fond, pour les motifs suivants.