Citation: 6S.435/2005 16.02.2006 E. 1

2.1 Pour fixer la peine, le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation. Un pourvoi en nullité portant sur la quotité de la peine ne peut donc être admis que si la sanction a été fixée en dehors du cadre légal, si elle est fondée sur des critères étrangers à l'art. 63 CP, si les éléments d'appréciation prévus par cette disposition n'ont pas été pris en compte ou enfin si la peine apparaît exagérément sévère ou clémente au point que l'on doive parler d'un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 129 IV 6 consid. 6.1 p. 21; 127 IV 101 consid. 2c p. 104; 124 IV 286 consid. 4a p. 295 et les arrêts cités). La gravité de la faute est le critère essentiel à prendre en considération dans la fixation de la peine et le juge doit l'évaluer en fonction de tous les éléments pertinents, notamment ceux qui ont trait à l'acte lui-même, à savoir le résultat de l'activité illicite, le mode d'exécution, l'intensité de la volonté délictuelle et les mobiles, et ceux qui concernent l'auteur, soit les antécédents, la situation personnelle et le comportement après l'acte et au cours de la procédure pénale (ATF 129 IV 6 consid. 6.1 p. 20; 127 IV 101 consid. 2a p. 103; 122 IV 241 consid. 1a p. 243; 118 IV 21 consid. 2b p. 24 s.; 117 IV 112 consid. 1; 116 IV 288 consid. 2a). Concernant la situation personnelle de l'auteur, le juge doit prendre en compte sa vulnérabilité face à la peine, soit son état de santé et son âge, ses obligations familiales, sa situation professionnelle, les risques de récidive, etc. (ATF 102 IV 231 consid. 3 p. 233; 96 IV 155 consid. 3 p. 179). 2.2 Outre l'assassinat, le recourant a également été reconnu coupable de menaces - pour avoir, le 8 juillet 2002, déclaré à sa victime qu'il allait la tuer alors qu'il lui avait asséné un coup sur la tête et était en train de lui serrer le cou - ainsi que d'atteinte à la paix des morts - pour les lésions génitales qu'il lui a infligées après son décès. Sa culpabilité est très lourde. Elle apparaît encore aggravée par le fait qu'il a commis l'assassinat et l'atteinte à la paix des morts alors qu'il faisait l'objet d'une enquête suite à la plainte déposée par la victime pour les menaces dont elle avait fait l'objet. Dès lors, compte tenu des antécédents du recourant, il n'apparaît pas que l'autorité cantonale aurait abusé du large pouvoir d'appréciation dont elle disposait en infligeant au recourant une peine de 16 ans de réclusion, même eu égard aux éléments retenus en sa faveur, savoir une légère diminution de responsabilité, sa collaboration à l'enquête et les regrets exprimés à l'audience ainsi que les bons renseignements fournis par ses anciens employeurs. Le pourvoi doit dès lors être rejeté.