Citation: C 232/00 12.03.2001 E. 4

4.- a) Les premiers juges ont retenu que le recourant avait omis, lors de son inscription au chômage et encore ultérieurement, au moment de remplir ses cartes de contrôle, d'indiquer sa qualité d'associé-gérant de la société X.________ Sàrl. Ils ont également constaté que durant la période litigieuse, il accomplissait au service de cette société une activité d'une certaine ampleur, ayant loué à cette fin une surface de 467 m2 alors qu'il occupait précédemment un local de 35 m2 seulement. Aussi en ont-ils inféré que B.________ avait fait preuve d'une négligence grave, excluant sa bonne foi. Ce dernier pouvait et devait en effet se rendre compte que ces informations constituaient des éléments essentiels dans la détermination de son droit au chômage. D'ailleurs, à raison ces mêmes faits, le recourant avait été condamné à deux mois d'emprisonnement avec sursis par le Tribunal de police du district de Z.________, ce qui soulignait bien que son comportement dépassait le cadre d'une violation légère de son obligation de renseigner. b) Comme en procédure cantonale, le recourant prétend avoir toujours été convaincu qu'il n'avait pas à informer la caisse de l'exercice de son activité aussi longtemps qu'il ne tirait pas un revenu de celle-ci. En tout état de cause et se référant à l'arrêt du 6 juin 2000 [C 407/99] par lequel la Cour de céans l'a reconnu apte au placement pour une période antérieure à celle qui est ici déterminante, il fait valoir que sa participation dans la société - au demeurant accessoire - ne le rendait pas inapte au placement et qu'il était par conséquent d'autant plus fondé à croire qu'il n'existait pas d'obligation d'annoncer. c) La juridiction cantonale a considéré à juste titre que B.________ s'était rendu coupable d'une négligence grave, en omettant de signaler immédiatement aux autorités de chômage compétentes son activité d'associé-gérant de X.________ Sàrl. L'on doit par ailleurs nier qu'il était de bonne foi. En effet, compte tenu de la durée (presque deux ans) et de la nature de son activité auprès de cette société, le recourant ne pouvait se croire autorisé à l'exercer sans en aviser la caisse. A cet égard, il n'y a pas lieu de tenir compte de ses allégations visant à minimiser son engagement personnel au service de X.________ Sàrl, le Tribunal fédéral des assurances étant lié par les faits contraires constatés par les premiers juges (consid. 2); peu importe également qu'il n'a pas touché de revenu régulier durant cette période. Le recourant ne saurait pas davantage tirer argument du fait qu'il a été reconnu apte au placement du 1er octobre 1995 au 29 février 1996 pour démontrer sa bonne foi. Il appartient en effet à la caisse de chômage - et seulement à elle - d'apprécier si la condition de l'aptitude de placement est réalisée dans un cas concret, ce qu'elle ne peut valablement faire que si l'assuré lui a préalablement fourni tous les renseignements utiles, comme il en a l'obligation en vertu de l'art. 96 LACI. Or, le recourant n'a justement pas respecté cette obligation et c'est uniquement à l'aune de ce manquement qu'il convient d'apprécier sa bonne foi. Que celui-ci, après que la caisse eut découvert son activité, ait tout de même été reconnu apte au placement pour la période s'étendant du 1er octobre 1995 au 29 février 1996 ne lui est ainsi d'aucune utilité. Le recours se révèle donc mal fondé.