Citation: 1B_365/2013 E. 3

Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir statué sans avoir instruit la cause et sans lui avoir accordé la possibilité de clarifier ses griefs et ses reproches quant aux échanges qui se sont déroulés lors de l'audience du 10 juillet 2013. La motivation de l'arrêt attaqué ferait apparaître un parti pris défavorable à son égard par la sélection de faits qui portent sur le déroulement d'autres audiences et qui dressent un portrait très négatif de sa personne, renforçant ainsi son impression qu'il ne bénéficiera pas d'un procès équitable. L'arrêt attaqué devrait être annulé pour ce motif. Le recourant ne prétend pas que les faits auxquels la cour cantonale se réfère pour retenir qu'il a déjà perturbé le déroulement d'audiences seraient erronés ou inexacts. Il n'indique pas davantage les éléments objectifs dont il aurait fait état et que la cour cantonale aurait omis de prendre en considération. On ne voit pas ce qu'il y a d'insoutenable à relater des faits qui ressortent du dossier même s'ils font apparaître le prévenu sous un jour peu favorable. Quoi qu'il en soit, à supposer que la Chambre pénale de recours ait retenu à tort qu'il était coutumier de ce genre de comportement, cela ne rendrait pas pour autant arbitraire l'appréciation de la cour selon laquelle le Président du Tribunal de police était en droit de faire appel aux gendarmes du palais pour rétablir l'ordre lors de l'audience du 10 juillet 2013 sans que cette attitude ne trahisse une prévention de ce magistrat à l'égard du recourant. Il ne saurait pas davantage être fait grief à la cour cantonale de ne pas avoir instruit la cause sur le déroulement de l'audience du 10 juillet 2013 dès lors qu'elle a donné l'occasion au recourant de s'exprimer sur la prise de position du juge incriminé au sujet de la demande de récusation et que le conseil qui l'assistait alors n'a pas jugé utile de le faire. Au demeurant, il incombe à l'auteur d'une telle demande de rendre plausible les faits sur lesquels elle fonde sa récusation en vertu de l'art. 58 al. 1 in fine CPP. Sur ces différents points, le recours est infondé.