Citation: 6B_880/2019 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a considéré que l'astuce, en tant qu'élément constitutif de l'infraction d'escroquerie, n'était manifestement pas réalisée, de sorte que la non-entrée en matière se justifiait sous l'angle de l'art. 310 al. 1 let. a CPP. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir violé son droit d'être entendu en restant muette dans sa décision sur les vérifications qu'il aurait pu et dû faire. Il soutient par ailleurs qu'il ne pouvait imaginer un instant que son épouse le quitterait dès qu'elle aurait obtenu la modification de son régime matrimonial et la donation d'un cinquième de son immeuble. A cet égard, il souligne que les mensonges de son épouse se sont étalés sur plusieurs années, ce dont la cour cantonale n'a arbitrairement pas tenu compte. Il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant soupçonnait son épouse de le tromper depuis novembre 2017 déjà et que des tensions étaient apparues dans le couple en 2015 déjà. Dans ces conditions, la cour cantonale pouvait conclure qu'il n'avait pas fait preuve de la prudence nécessaire, dès lors qu'il devait être sur ses gardes et que la tromperie était aisément reconnaissable par le recourant. Partant, la Chambre des recours pénale a retenu, à juste titre et sans violer le principe " in dubio pro duriore ", que la condition de l'astuce (art. 146 CP) n'était pas réalisée en l'espèce (art. 310 al. 1 let. a CPP).