Citation: 5A_245/2019 E. 3

Le recourant se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans la détermination du revenu hypothétique de l'intimée. Il soutient qu'en violation des maximes de disposition et inquisitoire simple, la Cour de justice s'est écartée de l'appréciation du premier juge, qui avait pourtant été admise par l'intimée. Faisant passer le revenu hypothétique de cette dernière de 2'500 fr. par mois, tel que retenu en première instance, à 1'665 fr. par mois, elle en avait sensiblement réduit le montant, alors que l'intimée n'avait pas contesté le jugement de première instance sur ce point et que cette question échappe à un examen d'office en appel. La Cour de justice avait ainsi violé " de manière infondée " le principe indiscuté " ne eat iudex ultra petita partium " découlant de l'art. 58 CPC. En l'absence de contestation du revenu hypothétique par l'intimée, elle n'était pas en droit de réduire unilatéralement le montant retenu par le premier juge, ce d'autant que ce revenu n'avait aucune influence sur l'entretien courant de l'enfant mineur, lequel était, " en tout état de cause ", assumé par ses soins. Tout au plus, la Cour de justice aurait dû se limiter à rejeter ses prétentions sur cette question et à confirmer le jugement de première instance, comme le demandait d'ailleurs l'intimée. Dès lors, en statuant d'office sur une réduction du revenu hypothétique imputable à l'intimée, les juges précédents avaient outrepassé leur pouvoir de cognition et avait rendu une décision qui viole gravement une norme et un principe juridique indiscuté. Au surplus, le raisonnement mené par la Cour de justice était " mal fondé ". Elle s'était en effet écartée " injustement " de la motivation du premier juge pour calculer un salaire médian fondé sur des " activités répétitives dans le domaine du nettoyage ", ce qui contrevenait aux éléments incontestés versés au dossier s'agissant du parcours professionnel de l'intimée.