Citation: I 95/05 24.06.2005 E. 4

Sur le plan économique, le recourant se prévaut du fait qu'il occupe un poste d'aide-cuisinier à 50 pour cent et qu'il ne pourrait pas travailler plus. En 2004, il réalisait un salaire mensuel brut de 1'655 fr. (cf. attestation de salaire de l'employeur du 7 avril 2004). Il estime dès lors que les bases de comparaison des gains auraient changé depuis l'octroi de sa rente. A cet égard, il convient de relever que le recourant a été jugé apte à exercer à 70 pour cent la profession d'animateur dans un home, activité dans laquelle il a d'ailleurs été réadapté par l'AI. Le fait qu'il n'exerce pas cette activité n'est pas déterminant. En effet, le gain d'invalide est une donnée théorique, servant à fixer le montant du gain que l'assuré pourrait obtenir, sur un marché équilibré du travail, en mettant pleinement à profit sa capacité résiduelle de travail, dans un emploi adapté à son handicap. Le recourant fait valoir qu'il ne pourrait pas travailler en qualité d'animateur de home, compte tenu du nombre très restreint de postes disponibles dans le Jura. Au vu des limitations fonctionnelles du recourant constatées par les experts du COMAI ainsi que du large éventail d'activités légères que recouvre le marché du travail en général, on doit cependant convenir qu'un nombre significatif d'entre elles sont adaptées aux problèmes de santé du recourant, de sorte que ce dernier n'est pas limité par la pénurie de places de travail dans le domaine dans lequel il a été réadapté. Vu ce qui précède, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.