Citation: 2C_604/2019 E. 4.2

4.2. Dans le cas présent, l'autorité précédente a pris en considération tous les éléments imposés par la jurisprudence du Tribunal fédéral pour procéder à la pesée des intérêts. Du point de vue de l'intérêt public à l'éloignement du recourant, il a tout d'abord relevé la gravité des actes pénaux, la durée de la condamnation, ainsi que l'existence d'un risque actuel et réel de récidive. Comme déjà mentionné, la longue durée et le bon comportement du recourant depuis la condamnation de 1994 doivent être relativisés (cf. supra consid. 3.7). Le Tribunal cantonal a ainsi conclu à juste titre qu'il existait un intérêt public très important à ne pas délivrer de titre de séjour au recourant, respectivement à le renvoyer de Suisse. Sous l'angle de l'intérêt privé à pouvoir vivre en Suisse auprès de son épouse, le Tribunal cantonal a, à raison, relevé que la durée du séjour en Suisse du recourant de 2002 à 2009 devait être relativisée du fait que celle-ci n'avait été rendue possible que par son évasion et la dissimulation de faits essentiels (cf. arrêt 2C_754/2018 du 28 janvier 2019 consid. 6.2 et les références citées) et que le second séjour depuis octobre 2017 ne pouvait être considéré comme étant particulièrement long. En outre, les juges cantonaux relèvent que le recourant ne fait pas valoir qu'il serait intégré en Suisse, notamment professionnellement, et qu'un retour dans son pays d'origine, dans lequel il a vécu de nombreuses années, y compris à l'âge adulte, et dans lequel vit sa fille, est exigible. De plus, ils retiennent que le recourant et son épouse ont déjà vécu séparé pendant dix ans, lorsque celui-ci était en détention, que celle-ci n'est pas retournée vivre au Portugal pour voir plus fréquemment son mari et que la relation entretenue entre ceux-ci n'apparaît pas particulièrement intense. Ces faits, que le recourant n'a pas remis en question sous l'angle de l'arbitraire, lient le Tribunal fédéral (cf. supra consid. 2). Enfin, il faut relever que si l'épouse du recourant séjourne en Suisse depuis une longue période, soit depuis 2003, un retour au Portugal qui est son pays d'origine et où vit sa fille, ne paraît pas non plus déraisonnable.