Citation: 8C_562/2020 E. 5.1

5.1. Les premiers juges ont considéré que la lésion intervalle et les lésions non transfixiantes de la partie articulaire à l'insertion du tendon du sus-épineux de l'épaule droite constituaient des lésions de tendons au sens de l'art. 6 al. 2 let f. LAA. Relevant que ces atteintes n'avaient pas été mises en évidence lors de l'examen IRM (imagerie par résonance magnétique) du 16 novembre 2017 et qu'elles avaient été constatées pour la première fois trois mois plus tard, lors de l'arthroscopie réalisée le 15 février 2018, la juridiction cantonale a conclu qu'il n'y avait pas d'élément objectif allant dans le sens que les lésions précitées existaient déjà lorsque la décision initiale avait été rendue le 20 octobre 2017, voire qu'elles seraient apparues lors de l'événement du 27 juillet 2017. Le seul fait que la recourante avait ressenti des douleurs à ce moment pouvait par ailleurs tout aussi bien être mis en lien avec l'arthrose et la tendinopathie qui avaient été identifiées lors de l'examen IRM en novembre 2017 et qui, vu leur développement progressif par nature, existaient déjà probablement durant l'été 2017. Quant à l'avis émis le 18 mai 2018 par le docteur B.________, selon lequel les lésions pourraient être mises en lien avec l'événement du 27 juillet 2017, sans qu'une cause dégénérative puisse être exclue, il n'était pas fondé sur des constatations médicales objectives et ne permettait pas de retenir qu'une hypothèse serait plus vraisemblable que l'autre. Sur la base des conclusions dans le rapport d'appréciation chirurgicale du 14 octobre 2019 de la doctoresse D.________, spécialiste FMH en chirurgie générale et traumatologie auprès du centre de compétences de la médecine des assurances de la CNA, les premiers juges ont retenu que l'ensemble des éléments médicaux accréditait la thèse d'une origine dégénérative des lésions.