Citation: I 708/04 07.02.2006 E. 1

A.b Le 18 février 1998, l'assuré a déposé une demande de révision, fondée sur un rapport de la doctoresse B.________, du 17 février 1998, lequel faisait état, en sus du diagnostic déjà connu, d'un trouble somatoforme douloureux. Pour la doctoresse, l'incapacité de travail était totale dans toute activité, même légère, depuis le 9 janvier 1998. Par décision formelle du 24 février 1999, l'OAI a alloué à A.________ une demi-rente d'invalidité avec effet au 1er juillet 1997. Cette décision n'a pas été attaquée. Dans le cadre de l'instruction de la demande de révision, l'OAI a recueilli une expertise du Département universitaire de psychiatrie adulte (DUPA), du 9 mars 1999. Il ressort de dite expertise que l'assuré souffre d'un trouble somatoforme douloureux persistant, d'un état dépressif d'épisode actuel moyen et d'une structure de personnalité de type prépsychotique. Après avoir constaté qu'aucune reprise du travail n'avait été possible depuis le 9 août 1996, les spécialistes ayant examiné l'assuré ont jugé difficile d'améliorer la capacité de travail d'un patient déjà bien installé dans ses douleurs et dénotant un état dépressif difficilement accessible à un traitement psychothérapeutique. Compte tenu par ailleurs de ressources psychiques très limitées, les médecins ont estimé qu'un reclassement professionnel paraissait voué à l'échec. A.c Par projet de décision du 1er septembre 1999, l'OAI a rejeté la demande de révision, au motif que dans une activité légère, l'assuré conservait une capacité de travail de 50 %. Après que l'assuré s'est opposé audit projet et a demandé la mise en oeuvre d'une expertise multidisciplinaire, l'OAI a confié une expertise à la Policlinique médicale universitaire, Centre médical d'observation de l'assurance-invalidité (COMAI), à Lausanne. Dans un rapport du 21 décembre 2000, les docteurs D.________, P.________, et U.________, tous trois au service de cet établissement, ont posé le diagnostic de trouble somatoforme douloureux persistant, épisode dépressif moyen avec syndrome somatique, anxiété généralisée, trouble de la personnalité non spécifique (personnalité prépsychotique), lombo-sciatalgies pseudo-radiculaires bilatérales avec status post cure de hernie dicale L5-S1 en 1990 et discopathie L4-L5 et L5-S1 et hypertriglycéridémie traitée. Ils ont estimé que l'assuré présentait une incapacité totale de travail comme maçon ou dans d'autres professions comportant des travaux lourds. En revanche, dans une activité légère adaptée, la capacité de travail était de l'ordre de 50 %. A.d Par décision du 5 avril 2001, l'OAI a maintenu le droit à la demi-rente et rejeté la demande de révision, après avoir arrêté le taux d'invalidité à 57,39 %.