Citation: 6B_127/2023 E. 2.3.4

2.3.4. Concernant le comportement de l'intimé, l'autorité précédente a retenu qu'il avait certainement dû être entreprenant, mais qu'il n'avait pas usé de violence pour entretenir une relation sexuelle avec la recourante. La recourante avait été en mesure de se dégager et de quitter l'appartement sans que l'intimé, qui était en train de la pénétrer et n'avait pas encore éjaculé, ne s'y soit opposé ou ait tenté de la retenir. La cour cantonale a relevé que la recourante avait déclaré: "Cela s'est arrêté parce que je l'ai repoussé. Je l'ai repoussé avec mes mains. Je l'ai engueulé et je lui ai dit "Don't fucking touch me". Il avait l'air choqué. Il s'est tout de suite arrêté, comme s'il savait pas que je ne voulais pas". La cour cantonale a considéré que le départ précipité et les réactions ultérieures de la recourante témoignaient de son ressenti, mais ne permettaient pas d'établir qu'il y avait eu viol. Lors de son audition-plainte, la recourante avait déclaré à la police: "Le truc qui me dérange c'est que je ne l'ai pas poussé directement. Que j'ai juste essayé de me couvrir". Selon la cour cantonale, l'usage de la force physique par l'intimé n'était donc pas établi. L'intimé n'avait pas verrouillé la porte de l'appartement, de sorte que la recourante aurait pu partir à tout moment et que l'intimé ne craignait pas d'être surpris par la locataire des lieux. Enfin, selon l'autorité précédente, l'intimé n'avait pas cherché à dissimuler quoi que ce soit, comme l'attestait la culotte de la recourante retrouvée plus tard par la locataire dans son appartement.