Citation: 5A_45/2023 E. 3.2

3.2. Celui qui requiert des mesures provisionnelles doit notamment rendre vraisemblable qu'une prétention dont il est titulaire est l'objet d'une atteinte - ou risque de l'être -, et qu'il s'expose de ce fait à un préjudice difficilement réparable (art. 261 al. 1 CPC), à savoir un préjudice qui serait difficile à réparer si la mesure n'était pas ordonnée immédiatement (HOHL, op. cit., n o 1762). Un fait est rendu vraisemblable si le juge, en se basant sur des éléments objectifs, a l'impression que le fait invoqué s'est produit, sans pour autant devoir exclure la possibilité qu'il ait pu se dérouler autrement (ATF 144 III 65 consid. 4.2.2; 142 II 49 consid. 6.2; 140 III 610 consid. 4.1; 132 III 715 consid. 3.1; ATF 130 III 321 consid. 3.3). Le juge peut en outre se limiter à un examen sommaire des questions de droit (ATF 131 III 473 consid. 2.3; ATF 108 II 69 consid. 2a). En tant que mesure conservatoire (HOHL, op. cit., n o 1737), la restriction du droit d'aliéner doit empêcher la survenance d'un préjudice difficilement réparable (HOHL, op. cit., n o 1762). Elle doit cependant notamment respecter le principe de la proportionnalité, en ce sens qu'elle doit être apte à atteindre le but visé, nécessaire pour l'atteindre - à savoir indispensable, toute autre mesure ou action judiciaire se révélant inapte à sauvegarder les intérêts du requérant - et proportionnée à ce but (HOHL, op. cit., n o 1766).