Citation: 9C_347/2022 E. 3.1

3.1. La juridiction cantonale a constaté que la recourante disposait d'un statut d'active à 80 % et de ménagère à 20 %. En se fondant sur les conclusions de l'expertise pluridisciplinaire du 9 décembre 2020, elle a retenu que l'assurée présentait une capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles décrites à compter du 31 décembre 2018, avec une baisse de rendement de 30 %. Ensuite, elle a laissé ouverte la question de savoir s'il était justifié de retenir un abattement de 10 % (au maximum) sur le revenu avec invalidité. Un tel abattement conduisait en effet à un degré d'invalidité de 29,6 % (37 %, pour une part active de 80 %), de sorte qu'il n'aurait aucune influence sur le droit de l'assurée à une rente. En ce qui concerne la part ménagère, la juridiction cantonale a également renoncé à fixer précisément les différents empêchements. Elle a retenu que l'assurée restait en effet capable d'effectuer toute une partie des activités ménagères et qu'elle pouvait compter sur l'aide - raisonnablement exigible - de son conjoint pour les activités les plus lourdes. Le degré d'invalidité de la recourante dans ses activités ménagères était par conséquent faible, inférieur à 10,4 % (52 %, pour une part ménagère de 20 %). Le degré d'invalidité de la recourante était dès lors inférieur au seuil de 40 % ouvrant le droit à une rente de l'assurance-invalidité. L'office AI était par conséquent en droit de mettre fin à la rente de l'assurance-invalidité au 31 mars 2019, soit trois mois après l'amélioration de l'état de santé de la recourante.