Citation: 9C_498/2018 E. 4.1

4.1. Les griefs du recourant consistent principalement en une critique générale dirigée contre la structure de l'intimée et de Groupe Mutuel. Or, au regard de la relative autonomie accordée aux assureurs, la Cour de céans a déjà eu l'occasion de dire que la LAMal ne leur interdit pas, en soi, de se regrouper pour confier la gestion de certaines tâches administratives à un tiers ou à une structure qu'elles auraient créée à cette fin. Il importe peu, à cet égard, que l'assureur s'acquitte des frais liés à ces prestations en payant les factures dressées par le prestataire ou en versant à celui-ci une cotisation annuelle, dès lors que cette façon de faire n'aboutit pas à contourner la loi (arrêt 9C_601/2008 du 6 avril 2009 consid. 4). De telles circonstances ne sont toutefois pas mises en évidence (infra consid. 4.3). On ajoutera que pour la situation prévalant dès le 1er janvier 2016 (sous réserve du délai de cinq ans prévu par l'art. 59 al. 2 let. a LSAMal), le législateur a expressément autorisé les caisses-maladie à déléguer des tâches à une autre entité de leur groupe d'assurance, à une fédération d'assureurs ou à des tiers (art. 6 al. 1 LSAMal). A l'inverse de ce que prétend le recourant, dans une telle situation, la surveillance sur les tâches de l'assurance-maladie obligatoire déléguées est prévue; l'assureur-maladie doit en effet garantir que cette surveillance puisse être exercée sans restriction (cf. art. 6 al. 3 LSAMal). Dans ce contexte, le tribunal ne saurait se substituer aux organes chargés de la surveillance de l'assurance obligatoire des soins (art. 34 ss LSAMal), auxquels l'assuré est libre de dénoncer les faits qui appellent selon lui une intervention de l'autorité de surveillance dans l'intérêt public (art. 71 PA; RS 172.021).