Citation: 7B_29/2023 E. 3.3

3.3. Le recourant invoque encore à cet égard une violation de son droit d'être entendu (cf., sur cette notion, consid. 2.2.1 supra), parce que la juridiction cantonale n'aurait pas examiné la question de la validité de l'analyse des feuilles de buvard interceptées le 20 septembre 2019. Quoi qu'en dise l'intéressé, cette autorité a statué sur son moyen visant à constater l'incompétence de l'Administration des douanes pour ordonner, le cas échéant procéder à, l'analyse de la marchandise saisie (cf. jugement querellé, pp. 13-14). Elle a en particulier relevé que l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières devait pouvoir déterminer si elle autorisait l'importation de marchandise en Suisse et qu'il pouvait être nécessaire, pour ce faire, d'analyser le contenu de la marchandise importée en cas de substance douteuse afin d'y déceler la présence d'un éventuel produit prohibé. Elle a dès lors considéré qu'on ne se trouvait pas face à une preuve illicite. Si cette motivation est succincte et ne fait référence à aucune base légale, elle se recoupe néanmoins avec ce qui a été constaté ci-dessus (cf. consid. 3.2 supra). On peut préciser que s'il appartient certes en principe aux autorités cantonales de vérifier la validité des mesures d'instruction mises en oeuvre, comme le relève le recourant, celui-ci ne saurait simplement s'en prévaloir pour exiger de ces autorités qu'elles lui démontrent la validité de l'ensemble des moyens de preuve au dossier et leur reprocher un tel manquement lorsqu'il n'existe, comme dans le cas présent, aucun indice sérieux permettant de supposer que les preuves auraient été recueillies de manière illicite. Il s'ensuit qu'on ne saurait reprocher à l'autorité cantonale d'avoir méconnu le droit d'être entendu du recourant sur ce point.