Citation: 5A_302/2024 E. 3.1.2

3.1.2. S'agissant du lieu de scolarisation des enfants, l'autorité précédente a en outre relevé que l'époux, comme la décision de mesures superprovisionnelles du 5 mai 2022 l'y autorisait, avait inscrit les enfants C.A.________ et D.A.________ dans un internat de I.________ où ils séjournaient la semaine et E.A.________ dans une école à F.________, dont elle rentrait tous les soirs chez son père. Elle a indiqué qu'un tel changement était entré en vigueur avec la rentrée scolaire d'août 2022 et qu'elle voyait mal que, fin août 2022 - alors que l'épouse avait des contacts réguliers avec ses enfants et qu'elle les voyait ne serait-ce qu'un week-end sur deux -, soit avant l'échéance du délai d'appel le 29 août 2022, celle-ci ait ignoré cette organisation et avec elle les frais de droit de visite qu'elle impliquait pour elle. Cela était d'autant plus improbable que l'intéressée écrivait dans son fax du 29 août 2022 qu'elle était alors en vacances avec ses enfants. Selon l'autorité précédente, l'épouse aurait ainsi dû faire valoir ces éléments à tout le moins dans un appel déposé en temps utile à l'encontre de l'ordonnance du 16 août 2022 pour obtenir une augmentation du montant qu'elle était autorisée à débiter pour son entretien, qui comprenait les frais de droit de visite du parent qui n'avait pas la garde de l'enfant, ce qu'elle admettait par ailleurs clairement dans son appel. La cour cantonale a encore ajouté à l'appui de son appréciation que l'ordonnance du 16 août 2022, à la page 27, mentionnait déjà que l'épouse invoquait que son mari entendait placer "les enfants", sans précision desquels, en internat en I.________, alléguant qu'ils auraient au moins quatre logements, soit, par déduction, outre le logement de leur père, de leur mère et l'internat, également un lieu où elle exercerait son droit de visite. Par ailleurs, l'intéressée avait également soulevé cet argument dans son appel du 29 août 2022. Le 13 juillet 2022, l'épouse avait en outre produit, sous pièce 11, une attestation d'admission de D.A.________ et C.A.________ à l'école J.________ en I.________ pour l'année 2021-2022. Elle avait donc alors déjà très bien compris que si l'époux obtenait - comme il l'avait requis et comme il l'avait obtenu - le droit de déterminer le lieu de résidence des enfants mineurs, il les placerait en internat - à tout le moins D.A.________ et C.A.________ - durant la semaine et qu'elle devrait exercer son droit de visite en tenant compte de cet élément. La juridiction cantonale a ainsi considéré que les frais de droit de visite, tels qu'ils découlaient d'une telle décision, étaient prévisibles déjà durant la précédente procédure de mesures provisionnelles terminée en première instance par l'ordonnance du 16 août 2022. La cour cantonale a également relevé que, dans son appel adressé par e-fax, soit de manière irrecevable, le 29 août 2022 à 23h25, puis le 30 août 2022 à 0h24, puis par recommandé le 30 août 2022, l'épouse écrivait que, dans la perspective où l'autorité parentale exclusive serait confiée à l'époux, "les enfants" allaient être inscrits dans un internat privé se trouvant en I.________. Elle alléguait également que, pour exercer son droit de visite, alors que les enfants étaient en internat durant la semaine, elle devrait se rendre à F.________ et y louer un logement, ce qu'elle répétait à plusieurs reprises dans son appel des 29 et 30 août 2023. La juridiction précédente a ainsi considéré que l'épouse savait alors déjà parfaitement que si la décision du 16 août 2022 était confirmée, elle aurait à supporter des frais de droit de visite du fait que les enfants mineurs, domiciliés chez leur père, seraient en internat en I.________ et ne pourraient donc voyager un week-end sur deux jusqu'au domicile de leur mère en Suisse. Elle a en outre estimé que, à ce moment déjà, l'épouse savait que les frais de visite impliqueraient, comme elle le disait elle-même dans son appel des 29 et 30 août 2022, le trajet de son domicile en Suisse à F.________ et la location d'un logement à F.________ pour y accueillir ses enfants mineurs, ainsi que les frais de bouche en découlant. A ceux-ci s'ajoutaient par ailleurs les frais de trajet des enfants entre l'internat et K.________ à F.________, l'épouse ayant noté dans son appel des 29 et 30 août 2022 déjà que cela pouvait se faire en bus et qu'elle n'avait donc pas besoin d'engager des frais de véhicule, plus onéreux pour aller les chercher.