Citation: 6B_866/2022 E. 3.3.2

3.3.2. Le recourant conteste l'élément subjectif de l'infraction. Il relève que l'intimée a consenti à l'acte. La cour cantonale ne dit pas autre chose. En effet, il n'est pas reproché au recourant d'avoir initié l'acte sexuel malgré l'absence de consentement de l'intimée, mais d'avoir transformé cet acte en un rapport non consenti et de lui en avoir sciemment imposé la continuation. Pour le reste, le recourant se borne à interpréter certaines de ses déclarations ou celles de l'intimée, dont il conteste la crédibilité, sans critiquer l'appréciation de la cour cantonale. Dans la mesure où il livre une interprétation personnelle des faits et des éléments probatoires, ses développements relèvent d'un procédé appellatoire. Il en va notamment ainsi lorsqu'il affirme qu'il ignorait totalement avoir fait quoi que ce soit d'illégal. Au demeurant, il ne saurait soutenir n'avoir pas compris les demandes clairement exprimées par l'intimée d'arrêter ("please stop"). Dans ces conditions, le recourant n'a pu que se rendre compte qu'il passait outre le refus de l'intimée. L'argument selon lequel lors d'un précédent rapport il aurait cessé de filmer aussitôt que l'intimée le lui aurait demandé n'est à cet égard pas pertinent. L'appréciation de la cour cantonale selon laquelle le recourant a agi avec conscience et volonté ne prête pas le flanc à la critique. Le grief est rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.