Citation: 7B.149/2001 20.07.2001 E. 2

2.- L'art. 65 al. 1 OAOF prévoit que pendant le délai d'opposition, l'administration de la faillite n'a le droit de modifier les décisions prises dans l'état de collocation qu'aussi longtemps qu'une action n'a pas été intentée à la masse ou à un autre créancier. a) L'autorité cantonale de surveillance a considéré, d'une part, que cette interdiction n'était valable que pour les créances directement concernées par les actions en contestation de l'état de collocation, ce qui était le cas en l'occurrence puisque, à part l'action de la recourante, celle du tiers visait la créance de celle-ci; elle a retenu, d'autre part, que ces actions coïncidaient dans le temps avec la décision d'annulation contestée, de sorte qu'elles devaient être considérées comme n'ayant pas encore été intentées à la masse au sens de l'art. 65 al. 1 OAOF; partant, les conditions formelles de cette disposition semblaient réalisées. b) L'autorité cantonale ayant finalement laissé indécise la question de la réalisation des conditions formelles de l'art. 65 OAOF et donc dénié à cette question un caractère décisif, la recourante se prévaut en vain de ce que les actions en contestation de l'état collocation auraient été intentées le 16 octobre 2000, soit la veille de la décision de modification prise par l'administration spéciale. De surcroît, sur ce point, la Chambre de céans doit s'en tenir aux constatations de fait de la décision attaquée (cf. supra, consid. 1), constatations selon lesquelles actions et décision sont intervenues en même temps.