Citation: 1C_474/2020 E. 1

S'agissant de l'approximation de la distance entre les deux véhicules, la cour cantonale a indiqué que les policiers se trouvaient dans un tunnel avec une bonne visibilité qui leur permettait d'évaluer la distance de sécurité entre les deux véhicules et que l'utilisation du terme "environ" avait pour seule fonction d'indiquer qu'une légère différence était possible. A cet égard, il est insuffisant d'affirmer péremptoirement que les constatations des agents de police ne seraient pas fiables au seul motif qu'aucun moyen technique ne les corroborerait; le recourant a d'ailleurs souligné que l'utilisation de tels moyens techniques pour mesurer la distance de sécurité n'était pas formellement exigée par le droit fédéral (cf. art. 9 al. 1 let. c de l'ordonnance sur le contrôle de la circulation routière du 28 mars 2007 [OCCR; RS 741.013]) (arrêt 1C_30/2017 du 21 avril 2017, consid. 3.3.). La portée de ce grief se trouve en outre relativisée dans la mesure où le Tribunal cantonal a procédé, bien qu'intervenant en tant que juge administratif, à un examen circonstancié des critiques du recourant portant sur l'établissement des faits; il a en particulier, pour calculer le temps de freinage, diminué la vitesse à 85 km/h, prenant en compte dans son calcul une marge de sécurité de 15 km/h, et augmenté la distance à 15 mètres en lieu et place des 10 mètres retenus dans le rapport de police, pour arriver à la conclusion que le recourant ne disposait que de 0,6 secondes pour s'arrêter. Ce faisant, la cour cantonale a pris en compte le fait que la distance et la vitesse retenues dans le rapport de police, admis par le recourant, résultaient de constatations faites par la police et que de légères variations étaient possibles. En tant qu'il remet en cause la vitesse et la distance entre les deux véhicules telles qu'elles résultent du rapport de police, le recours est donc mal fondé dans la mesure où il est recevable.