Citation: 4A_468/2022 E. 2.5

2.5. On relèvera d'emblée que la manière dont la recourante formule son unique grief laisse fortement à désirer du point de vue des exigences de motivation d'un recours en matière civile. C'est le lieu de rappeler, sur un plan plus général, que, pour satisfaire à son obligation de motiver, le recourant doit discuter les motifs de la décision entreprise et indiquer précisément en quoi il estime que l'autorité précédente a méconnu le droit (ATF 140 III 86 consid. 2). Or, l'intéressée se borne à opposer en quelques paragraphes sa propre vision des choses à l'analyse juridique de la situation opérée par la cour cantonale. Quoi qu'il en soit, les critiques formulées par la recourante tombent manifestement à faux. Le fait que le contrat de sous-location n'avait pas encore pris fin au moment de l'introduction de la requête en évacuation et la circonstance selon laquelle la propriétaire savait que le contrat de sous-location expirait le 30 juin 2022 n'ont aucune incidence sur le sort du litige. Il appert en effet que le contrat de sous-location n'est pas opposable au bailleur principal et que celui-ci peut exiger du sous-locataire la restitution de la chose louée, sans que cette démarche ne puisse être qualifiée d'abusive. C'est également en vain que la recourante soutient que la résiliation du bail principal serait nulle. En effet, la cour cantonale a retenu, en substance, que le représentant légal de la locataire principale avait manifesté, par courrier du 14 février 2022, son intention de résilier le bail principal pour le 31 mars 2022. Il a aussi constaté que la propriétaire de l'immeuble avait accepté ladite résiliation. Sur la base des constatations opérées par la juridiction cantonale, force est de souligner que celle-ci n'a pas méconnu le droit en considérant que les conditions du cas clair étaient en l'occurrence remplies.