Citation: 5A_620/2024 E. 5.2

5.2. Les conclusions formulées sous ch. II du mémoire se rapportent à la " plainte du 10 novembre 2023" et à la saisie de salaire ordonnée au préjudice du recourant. Sur ce point, le recours n'a donc pas pour objet un " déni de justice " qui permettrait au recourant, en vertu de l'art. 100 al. 7 LTF, de s'affranchir du respect du délai de recours. En l'espèce, ce délai - de dix jours (art. 100 al. 2 let. a LTF) - n'a pas été observé. D'après le suivi des envois de La Poste, le pli contenant l'arrêt déféré est parvenu à l'office postal le 21 août 2024; le recourant a été avisé pour retrait jusqu'au 28 août 2024, le délai de garde étant toutefois " prolongé par le destinataire " jusqu'au 18 septembre 2024. De jurisprudence constante, cet arrangement avec La Poste n'a pas pour effet de prolonger le délai de garde de sept jours (ATF 141 II 429, avec les références), de sorte que la décision attaquée est censée avoir été notifiée le dernier jour de ce délai (art. 44 al. 2 LTF), et non le jour du retrait effectif ( i.c. 7 septembre 2024). Déposé le 14 septembre 2024, le présent recours est ainsi tardif, partant irrecevable. C'est en vain que le recourant invoque la " nullité " (art. 22 al. 1 LP) de la poursuite introduite à son encontre. Indépendamment de l'évidente inconsistance de ce moyen devant l'autorité de surveillance en matière de poursuite pour dettes, le Tribunal fédéral ne saurait de toute façon en connaître; si la nullité de la poursuite peut être constatée dans un recours en matière civile fondé sur l'art. 72 al. 2 let. a LTF (ATF 140 III 651 consid. 3), encore faut-il que celui-ci soit par ailleurs recevable, dès lors que le Tribunal fédéral n'est plus autorité fédérale de surveillance depuis l'entrée en vigueur de la LTF (ATF 135 III 46 consid. 4.2).