Citation: 9C_264/2010 01.10.2010 E. A

Titulaire d'un certificat fédéral de capacité de cuisinier, B.________, né en 1956, a sporadiquement exercé ce métier jusqu'au 30 juin 2004. Arguant être incapable de travailler à cause de pertes de mémoire, de crampes dans les mains, d'insomnies, de séquelles d'hépatites B et C, ainsi que de troubles de l'équilibre, il s'est annoncé à l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (ci-après: l'office AI) le 3 avril 2006. Questionnée par l'office AI, la doctoresse A.________, interniste traitant, a fait état d'une incapacité totale de travail dans l'activité habituelle de cuisinier engendrée par un épisode dépressif sévère, une personnalité dépendante, des troubles mentaux liés à l'utilisation d'opiacés, une cure de maintenance à la méthadone, des difficultés attentionnelles et un ralentissement psychomoteur; la possibilité d'exercer une autre activité devait être évaluée (rapport du 18 mai 2006 basé sur ceux des docteurs P.________et M.________, respectivement neurologue et psychiatre, et de la psychologue N.________ des 4 juin 2003, 28 avril et 10 septembre 2005). L'administration a aussi confié la réalisation de deux expertises aux docteurs E.________, psychiatre, et V.________, interniste. Le premier a signalé l'existence d'un fond dysthymique, d'une dépendance aux opiacés (en rémission sous traitement de substitution à la méthadone) et à l'alcool, d'une personnalité décompensée, ainsi que d'une inadaptation socio-professionnelle, d'un isolement affectif et d'une marginalisation à l'origine d'une incapacité de travail de moins de 30 % dans toute activité, y compris habituelle, adaptée aux compétences, à la motivation et à la personnalité de l'assuré (rapport du 14 mars 2008). Estimant que l'hépatite, la bursite péritrochantérienne, l'incontinence d'urgence mictionnelle et la dyshidrose palmaire observées en plus de la dépendance déjà mentionnée n'entraînaient qu'une légère baisse de rendement, le second a conclu au même taux d'incapacité de travail que son confrère (rapport du 4 juin 2008). Se fondant sur l'avis de son service médical régional (SMR), qui entérinait les conclusions des expertises, constatait la prise en compte des toxicomanies même si celles-ci ne relevaient pas de l'assurance-invalidité et estimait exigible un sevrage de l'alcool (avis du docteur O.________ du 3 juillet 2008), l'office AI a fixé le taux d'invalidité de l'assuré à 32 % et lui a annoncé son intention de rejeter sa demande (projet de décision du 17 juillet 2008). Malgré les nombreuses pièces médicales, dont l'avis du docteur U.________, rhumatologue (attestant l'existence d'une tendinobursite trochantérienne; rapport du 27 juin 2008), déposées par l'intéressé à l'appui de ses observations, l'administration a confirmé sa première intention (décision du 30 septembre 2008).