Citation: 6B_515/2007 04.12.2007 E. 3

La recourante soutient que sa condamnation à raison des infractions retenues repose sur un état de fait établi arbitrairement. 3.1 De jurisprudence constante, une décision n'est pas arbitraire du seul fait qu'elle apparaît discutable ou même critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable, et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (ATF 131 I 57 consid. 2 p. 61; 129 I 8 consid. 2.1 p. 9, 173 consid. 3.1 p. 178; 128 I 177 consid. 2.1 p. 182, 273 consid. 2.1 p. 275). L'arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst., doit par ailleurs, sous peine d'irrecevabilité, être démontré conformément aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra, consid. 1). 3.2 En l'espèce, il apparaît d'emblée que la motivation du grief ne satisfait pas à ces exigences. Dans ce qui s'apparente à une plaidoirie appellatoire, la recourante se borne à opposer sa propre version des faits à celle de l'autorité cantonale, sans démonstration à l'appui. Sur plus d'un point, elle mêle de manière quasi inextricable des critiques de fait et de droit, non sans avancer des arguments privés de pertinence. Son exposé se réduit au mieux à une rediscussion des faits, voire à de simples allégations contraires aux constatations de fait cantonales, dont l'arbitraire, au sens défini ci-dessus, n'est en tout cas pas démontré conformément aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF. En particulier, la recourante ne démontre aucunement qu'il était manifestement insoutenable de retenir qu'elle savait que H.________ n'avait pas été constituée, qu'elle a néanmoins contribué à créer l'apparence de l'existence de cette société et qu'elle a ainsi participé à la tromperie qui a amené P.________ SA à livrer, pour près de 15'000 fr., du matériel qui ne pourrait lui être payé. Il n'est dès lors nullement établi que l'état de fait sur lequel repose sa condamnation pour complicité d'escroquerie serait arbitraire. La recourante ne démontre pas plus qu'il était absolument inadmissible de retenir qu'elle connaissait parfaitement la situation financière désastreuse de G.________ SA et qu'elle a, au moins par une omission caractérisée, contribué à l'aggravation de cette situation et, finalement, à la faillite de la société, ni, par conséquent, qu'elle aurait été condamnée pour complicité de gestion fautive sur la base d'un état de fait établi arbitrairement. Enfin, la recourante ne démontre nullement qu'il était manifestement insoutenable de retenir qu'elle n'ignorait pas qu'une société anonyme a l'obligation de tenir une comptabilité, qu'elle a néanmoins omis de le faire et qu'elle savait que le simple journal de caisse qu'elle tenait ne permettait pas de connaître la situation de la société, ni qu'il aurait été retenu arbitrairement que le véhicule qu'elle déclarait apporter lors de la constitution de la société n'était pas sa propriété, mais celle de son père, et qu'elle a ainsi trompé le notaire, l'amenant à constater un fait faux. Subséquemment, il n'est aucunement établi que sa condamnation pour violation de l'obligation de tenir une comptabilité et pour obtention frauduleuse d'une constatation fausse reposerait sur des constatations de fait arbitraires. 3.3 Au vu de ce qui précède, le grief est irrecevable, faute de motivation suffisante au regard des exigences de l'art. 106 al. 2 LTF.