Citation: 9C_698/2018 E. 4.3

4.3. En définitive, dans la mesure où la décision du 9 mars 2018 est une décision de non-entrée, les premiers juges auraient dû se contenter d'examiner si l'assurée avait rendu plausible, à la lumière des rapports qu'elle avait produits antérieurement à la décision querellée (cf. ATF 130 V 64 consid. 5.2.5 p. 68; arrêt 9C_959/2011 du 6 août 2012 consid. 1.3 et 4.3), que son état de santé s'était aggravé, ce qu'il convient en l'espèce de nier. Dès lors que la recourante n'a pas rendu plausible une aggravation de son état de santé, c'est à raison que l'office intimé a rendu une décision de non-entrée en matière. Aussi, la juridiction cantonale n'était-elle pas en droit de se prononcer matériellement sur le droit aux prestations de la recourante, avec pour conséquence que la violation du droit d'être entendu que l'assurée allègue est mal fondée, et que ses autres griefs deviennent sans objet. En tant qu'il a confirmé la décision querellée, le jugement cantonal est conforme au droit dans son résultat.