Citation: 4A_14/2018 E. 4.1.4

4.1.4. La recourante soutient qu'elle n'était pas débitrice de montants en souffrance au moment de la séance du 6 octobre 2006 ou qu'elle aurait encore effectué des livraisons à divers clients après cette réunion. Elle en infère que l'intimée n'avait aucun motif de résilier le contrat le 7 février 2007, ce qui démontrerait que la résiliation était nécessairement antérieure (i.e. notifiée le 6 octobre 2006). Cette argumentation, pour autant qu'on la comprenne bien, tombe à faux. D'autres éléments retenus par la cour précédente, déterminants, montrent que l'intimée a pris la décision de résilier le contrat avec effet immédiat le 7 février 2007 sur la base de motifs réels. La recourante ne revient pas sur ces éléments. En particulier, elle ne conteste pas avoir été mise en demeure de payer ses arriérés par courrier du 16 janvier 2017. Elle ne nie pas non plus ne pas avoir versé ceux-ci dans le délai imparti, ce qui a conduit à la résiliation du contrat. Cela étant, les critiques - par ailleurs essentiellement appellatoires - soulevées par la recourante sous l'angle de l'établissement manifestement inexact des faits sont impropres à démontrer une appréciation arbitraire des preuves par l'autorité cantonale (art. 9 Cst.). S'agissant de l'argument selon lequel la cour précédente aurait fait la " démonstration de son a priori " en ne réduisant pas le montant des intérêts réclamés par l'intimée bien qu'une montre avait encore été livrée à la fin de l'année 2006, il vise un point de fait " marginal " - comme l'admet elle-même la recourante -, impropre à établir un quelconque arbitraire. Quant au dernier point évoqué par la recourante, il traite indifféremment du refus d'octroyer une indemnité pour clientèle, du raisonnement de la Cour d'appel civile relatif au réseau des détaillants-revendeurs et il introduit la violation du droit, que la recourante traitera dans les paragraphes qui suivront de son recours. Cela étant, on peine à distinguer en quoi ces explications permettraient de démontrer que c'est en appréciant les preuves de manière arbitraire que la cour cantonale a exclu toute résiliation unilatérale du contrat lors de la réunion du 6 octobre 2006. La critique est irrecevable.