Citation: 7B_778/2023 E. 2.4

2.4. En l'espèce, il peut tout d'abord être rappelé que la saisie de documents d'identité émis par un Etat étranger n'offre aucune garantie quant au risque de fuite (cf. arrêt 1B_431/2022 du 2 septembre 2022 consid. 2.3 et l'arrêt cité), étant relevé qu'il est aisé de quitter la Suisse sans de telles pièces (cf. arrêt 1B_61/2020 du 24 février 2020 consid. 3.3 et les arrêts cités). Le recourant se limite d'ailleurs uniquement à proposer cette mesure sans expliquer en quoi la situation le concernant serait différente. Quant aux sûretés proposées, la cour cantonale a considéré qu'en dépit des liens étroits entre le recourant et les personnes disposées à les verser - soit ses parents -, le montant proposé (10'000 fr.), certes peut-être important pour ces derniers (maçon et ouvrière en horlogerie), n'apparaissait pas propre à prévenir le risque élevé de fuite existant dans le cas d'espèce (cf. p. 8 de la décision entreprise). Cette appréciation peut être confirmée, dès lors que le recourant ne démontre pas que la cour cantonale aurait mal apprécié la situation financière de ses parents. Il rappelle au contraire que ceux-ci sont propriétaires de leur logement (cf. p. 6 du recours). A cela s'ajoutent encore la gravité des charges pesant sur le recourant et la perspective concrète d'une condamnation à une longue peine privative de liberté vu la proximité des nouveaux débats de première instance. Dans de telles circonstances, les sûretés proposées - assurées par des tiers, certes proches du recourant - n'apparaissent pas suffisantes pour garantir la présence en Suisse du recourant. La décision attaquée échappe ainsi à la critique sur ce point également.