Citation: 6B_391/2015 E. 3.2

3.2. Le recourant conteste le pronostic défavorable. Il soutient que sa bonne compliance au traitement pharmacologique et son abstinence aux stupéfiants et à l'alcool sont révélateurs de la prise de conscience de la nécessité de se soigner. Selon lui, le traitement prodigué et ses efforts conduisent à retenir une diminution durable de sa dangerosité. Ce faisant, il se borne dans une démarche appellatoire, partant irrecevable, à opposer sa propre appréciation de sa dangerosité à celle de l'autorité précédente sans la discuter. Il n'explique pas en quoi la cour cantonale, qui s'est fondée sur les avis convergents des différents intervenants, de son propre thérapeute ainsi que des experts, aurait arbitrairement retenu un défaut de conscience de sa pathologie. Il en va de même quand il fait valoir qu'en tout état la sous-estimation de sa pathologie ne constitue pas un facteur pertinent pour fonder un pronostic défavorable, et ce contrairement aux avis exprimés par les spécialistes tels que retenus par l'arrêt cantonal. Les experts ont relevé en particulier que cette conscience partielle de sa maladie ne permet pas de garantir, en cas de libération conditionnelle, qu'il continuera à prendre son traitement. Au demeurant, la cour cantonale a aussi retenu comme facteurs susceptibles de fonder un risque de récidive sa vulnérabilité au stress non encore suffisamment maîtrisée, ainsi que le risque, avéré, de reprise de consommation de stupéfiants de nature à favoriser un passage à l'acte. Au vu de ces éléments, tous pertinents pour apprécier le risque de récidive, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en retenant que le pronostic était défavorable.