Citation: 9C_628/2015 E. 3

En l'occurrence, le tribunal cantonal s'est d'abord attaché à déterminer si l'assurée avait un besoin régulier d'accompagnement pour faire face aux nécessités de la vie. A cette fin, il s'est fondé sur le rapport d'enquête à domicile établi le 21 septembre 2009 ( recte : le 15 septembre 2009), le rapport d'expertise établi le 24 juin 2013 et les observations d'un détective privé dont le rapport ne figure pas au dossier et qui aurait signalé une présence régulière et active de la recourante dans un café-restaurant. Il a constaté qu'à l'issue de la procédure de révision, l'office intimé pouvait s'écarter des conclusions du rapport d'enquête à domicile - douteuses, dès lors qu'elles reposaient seulement sur les explications de l'assurée - sur la base des observations, complémentaires et probantes, des experts de la Clinique B.________ et du détective privé. Il a singulièrement exclu qu'une des situations prévues à l'art. 38 al. 1 RAI ne soit réalisée et considéré que ni les témoignages reçus ni l'avis du médecin traitant n'y changeaient quoi que ce soit. S'attachant ensuite à déterminer s'il existait un motif de réviser les droits de la recourante, il a estimé que la reprise de l'activité survenue au cours de l'année 2011 constituait assurément un fait nouveau important pouvant conduire à une révision procédurale au sens de l'art. 53 al. 1 LPGA ou une modification importante de l'état de fait propre à justifier une révision au sens de l'art. 17 LPGA. Par ailleurs, il a entériné la suppression de l'allocation pour impotent avec effet rétroactif compte tenu de la violation de l'obligation d'informer.