Citation: U 454/04 14.02.2006 E. 3

Les premiers juges ont admis au degré de la vraisemblance prépondérante que le 16 juillet 2001, alors que la recourante mangeait une petite pizza qu'elle avait décongelée, elle a mordu dans une olive non dénoyautée, fait ayant entraîné des lésions dentaires. Cela n'est pas remis en cause devant la Cour de céans. 3.1 La recourante fait grief à la juridiction cantonale de n'avoir pas ordonné la production des radiographies dentaires, lesquelles manquent au dossier. 3.2 Le fait que les premiers juges ont rendu le jugement attaqué sans que les radiographies dentaires aient été versées au dossier ne constitue pas une violation du droit fédéral. En effet, la recourante a invoqué ce moyen de preuve parce qu'elle conteste les conclusions du docteur E.________ dans son rapport du 16 avril 2002, lequel mentionne parmi les pièces consultées par le médecin-dentiste cinq radiographies apicales. Toutefois, le Tribunal cantonal des assurances sociales a admis la causalité naturelle, mais laissé indécise la causalité adéquate, laquelle est une question de droit et non de fait. D'autre part, l'examen de la condition de la cause extérieure extraordinaire auquel ont procédé les premiers juges ne nécessitait pas la production des radiographies dentaires.