Citation: 5A_104/2021 E. 6.1

6.1. La juridiction précédente a préalablement constaté que la plainte, déposée le 17 septembre 2020, était tardive, puisque la commination de faillite litigieuse avait été notifiée le 27 août 2020. Elle est toutefois entrée en matière, dès lors que l'admission du grief pris de l'existence d'une opposition formée en temps utile, n'ayant été ni levée ni retirée, aurait pour conséquence la nullité de l'acte attaqué. L'autorité précédente a tenu pour constant que le commandement de payer a été notifié le 11 juillet 2020, de sorte que le délai pour former opposition - prolongé en vertu de l'art. 63 LP - a expiré le (mercredi) 5 août 2020. Le poursuivi n'a cependant pas prouvé avoir remis son opposition à la Poste, au plus tard le 5 août 2020 à minuit, à l'adresse de l'Office. Quoi qu'il en pense, le courriel reçu le 5 novembre 2020 de la Poste n'établit pas qu'il aurait bien déposé le 18 juillet 2020 - ou à une autre date antérieure au 6 août 2020 - dans une boîte aux lettres un pli recommandé à l'adresse de l'Office. Il en résulte uniquement que, malgré les recherches effectuées, un tel pli n'a pas été retrouvé, ce qui n'exclut pas l'éventualité qu'il n'ait jamais été déposé ou l'ait été après le 5 août 2020. Sur ce point, il ressort des documents produits par le recourant et des informations (notoires) figurant sur le site internet de la Poste que, lorsque l'envoi expédié selon le mode recommandé-prepaidest déposé dans une boîte aux lettres, la date de dépôt est celle de la première saisie du code-barres par la Poste, qui peut intervenir un ou plusieurs jours après; ce n'est que si l'envoi est déposé au guichet ou à un automate Mypost que la date de dépôt effectif correspond à celle de la première saisie et qu'une attestation de dépôt peut être obtenue. En l'occurrence, l'envoi aurait été déposé dans une boîte aux lettres et rien ne permet d'admettre qu'un code-barres correspondant à l'étiquette que le recourant prétend avoir collée sur l'enveloppe aurait été saisie par la Poste. En définitive, aucune conclusion probante ne peut être tirée de son échange de courriels avec la Poste, de sorte que c'est à juste titre que l'Office a consigné sur l'exemplaire " créancier " du commandement de payer qu'aucune opposition n'avait été formée et ensuite procédé à l'établissement puis à la notification d'une commination de faillite.