Citation: 9C_98/2019 E. 4.1.2

4.1.2. Cette argumentation n'est pas fondée. Selon l'art. 97 al. 1 LTF, le recourant peut se plaindre d'un établissement inexact des faits. La correction de ce vice doit toutefois être susceptible d'influer sur le sort de la cause. Or tel n'est pas le cas en l'occurrence. Il est effectivement erroné de prétendre que les premiers juges ont constaté les faits d'une manière manifestement incomplète. S'il est exact que les motifs de la résiliation du bail des locaux de l'établissement exploité par la société, l'absence d'honoraires facturés pour le travail effectué ou le mandat d'administrateur et le contenu des offres de reprise du fonds de commerce ne ressortent pas véritablement du jugement entrepris, il n'en demeure pas moins que la résiliation du bail en soi et la procédure contentieuse qui s'en est suivi ainsi que les tentatives de remettre le fonds de commerce avant le prononcé de la faillite sont des faits qui ont été dûment constatés. Ceux-ci ont non seulement été évoqués dans la première partie "En fait" de l'acte attaqué, mais ont aussi été retenus et appréciés par la juridiction cantonale pour justifier la responsabilité de A.________. Cette autorité a considéré que la procédure contentieuse concernant la résiliation du bail et la volonté du bailleur de récupérer les locaux ainsi que l'espoir de revendre le fonds de commerce rendaient la situation trop aléatoire pour admettre qu'il existait des raisons sérieuses et objectives de penser que les cotisations sociales pourraient être payées dans un délai raisonnable. Les motifs précis ayant conduit à la résiliation du bail ou le montant des offres de rachat du fonds de commerce ne sont donc pas des faits pertinents. Au contraire, le caractère contentieux de la résiliation du bail et la durée de la procédure y relative ainsi que la volonté exprimée du bailleur de récupérer les locaux suffisaient déjà à exclure la probabilité d'une amélioration (à tout le moins rapide) des circonstances financières et le caractère raisonnable du délai dans lequel la situation vis-à-vis de la caisse intimée aurait pu être amendée. On relèvera en outre que le caractère aléatoire de la reprise du fonds de commerce était accentué par le fait que plusieurs offres de reprise étaient liées à la condition de la signature par la société d'un nouveau bail ou à l'approbation de cette reprise par le bailleur contrairement à ce que soutient le recourant. Quant à la prétendue absence d'intérêt à la fonction d'administrateur-président de la société alléguée par le recourant, elle ne joue aucun rôle déterminant par rapport à la responsabilité en cause. Compte tenu de ce qui précède, les faits dont la constatation est réclamée ne sont pas susceptibles d'influencer le sort du litige.