Citation: 6B_110/2024 E. B

Par arrêt du 28 novembre 2023, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise, statuant notamment sur appel de A.________, l'a rejeté, a confirmé le jugement du 10 mai 2023, et a statué sur les frais et dépens de la procédure d'appel. En substance, la cour cantonale s'est fondée sur les faits suivants. B.a. E.________, grand-mère maternelle de l'enfant F.________, était au bénéfice d'une autorisation d'accueil, délivrée par le service d'autorisation et de surveillance des lieux de placement (SASLP), depuis le 30 juin 2014, et renouvelée le 22 janvier 2018. C.________ et B.________ avaient été désignés tuteurs de l'enfant. B.b. Un conflit était apparu entre les tuteurs du garçon et E.________ à partir de 2018, à la suite de la séparation de celle-ci d'avec son compagnon. Le conflit s'était accentué en 2019, notamment autour du choix de l'école de l'enfant, pour aboutir à une rupture de communication et du lien de confiance. La principale raison du retrait de l'autorisation de garde était une résistance de E.________ à suivre les recommandations du service de protection des mineurs (SPMi), à honorer correctement son devoir d'information et à effectuer les démarches conformément à son statut de famille d'accueil. B.c. La situation avait abouti, le 14 mai 2020, à un entretien téléphonique entre E.________ et le SASLP, lors duquel celle-ci avait été informée du projet de lui retirer l'autorisation d'accueil. Le même jour, le tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (TPAE) avait rendu une décision par laquelle ce tribunal, sur mesures superprovisionnelles, prenait acte de la décision du SASLP de retirer à E.________ l'autorisation d'accueillir le mineur chez elle, autorisait son placement en foyer d'accueil et chargeait les tuteurs de mettre en place les relations personnelles entre la grand-mère et l'enfant, sa décision étant immédiatement exécutoire. Tout de suite après (ou déjà pendant) l'entretien téléphonique précité, F.________ avait été pris en charge à son école par le SPMi, soit pour lui son tuteur, B.________, et placé dans un foyer d'accueil. E.________ avait pris le chemin de l'école de F.________ tout de suite après l'entretien téléphonique et constaté, en arrivant, que celui-ci se trouvait déjà avec son tuteur. Le 15 mai 2020, le SASLP avait rendu une décision de retrait de l'autorisation d'accueil. B.d. E.________ s'était entourée notamment de D.________ et de A.________ pour l'aider dans ses démarches médiatiques et administratives dans le but de dénoncer le SPMi et le retrait, selon elle abusif, de son autorisation d'accueil. Lors d'un déchaînement haineux sur les réseaux sociaux contre le SPMi en général, mais aussi de manière ciblée à l'encontre de certains de ses collaborateurs, consécutif à la modification de la garde de l'enfant F.________, la chaîne G.________ avait, le 15 mai 2020, publié, notamment sur YouTube, une vidéo intitulée " Enlèvement de F.________ à son école à U.________ - Témoignages chocs ", dans laquelle E.________ déclarait en substance que l'enfant avait été enlevé par le SPMi, que ledit service avait agi à l'insu des autorités, que le garçon était manipulé et que les tuteurs ne respectaient pas les droits de l'enfant. D.________ et A.________ s'étaient également exprimés dans cette vidéo. Un internaute avait posé en ces termes une question en commentaire de la vidéo précitée: " Donné nous le nom du tuteur! Svp Le reste ont s'en charge! ". A.________ avait immédiatement répondu en publiant " B.________ ", avant de préciser " et il y en a d'autre qui nuisent à F.________, notamment C.________ ". Dans ce même contexte, A.________ avait lancé une pétition intitulée " séquestration et enlèvement de l'enfant F.________ sur le lieu de son école ". Dans le texte de la pétition, il était écrit " l'enfant F.________ âgé de 7 ans avait été séquestré dans une pièce de son école par Monsieur B.________ [sic] du SPMi ". Le 22 juillet 2020, sur Facebook, via son profil personnel, A.________ avait écrit: " si M. C.________ ne peut pas se maîtriser de son incompétence, que le SPMi mandate un médiateur indépendant à leurs frais ". B.e. Par ordonnance du 4 octobre 2021, le ministère public avait refusé d'entrer en matière sur la plainte pénale déposée par E.________ des chefs notamment d'enlèvement de mineur et de séquestration à l'encontre de C.________ et de B.________.