Citation: 5A_127/2025 E. 6.1

6.1. Au sujet du danger physique ou psychique auquel C.________ serait exposé en cas de retour en Suède, la cour cantonale a d'abord relevé que la question des violences alléguées par la recourante était délicate, mais qu'il était impossible à ce stade de déterminer la véracité, voire même la vraisemblance des événements qu'elle relatait au sujet des actes de violence auxquels l'aurait soumise l'intimé. À tout le moins pouvait-il être constaté, sur la base des déclarations en audience et des observations des spécialistes, que la recourante semblait particulièrement atteinte, voire traumatisée, par les années passées auprès de l'intimé ou à sa proximité. Cet aspect n'était pas cependant déterminant en tant que seul importait le caractère tolérable du retour pour l'enfant. Or aucun élément n'indiquait que ce dernier serait en danger auprès de son père. La recourante avait initialement fait valoir principalement des problèmes de communication entre les parties et des divergences sur la prise en charge de l'enfant (heures du coucher, sur-stimulation, vêtements adaptés). Elle avait certes récemment déclaré s'inquiéter d'éventuels actes commis par l'intimé sur son fils, mais ses allégations n'étaient appuyées par aucun élément au dossier et étaient postérieures au déplacement illicite de l'enfant, ce qui interpellait. Il ressortait ensuite des décisions judiciaires suédoises que les deux parents disposaient des capacités parentales suffisantes pour s'occuper de leur enfant (décisions des 13 janvier 2024, 7 octobre 2024, 17 janvier 2025), la recourante s'étant par ailleurs opposée dans ce contexte à une enquête sur la question de la garde au motif qu'aucun des parents ne remettait en question les capacités parentales de l'autre. La cour cantonale a également relevé qu'aucun soupçon de maltraitances n'avait été rapporté en Suède alors que l'enfant y fréquentait l'école maternelle, appartenait à un club de hockey et y était régulièrement suivi par des professionnels de la santé. La pédiatre consultée en Suisse était pour sa part revenue sur son positionnement initial et avait déclaré estimer désormais que, moyennant une garantie de suivi en Suède et des contacts réguliers avec la recourante, un retour de l'enfant pouvait y être envisagé, sans qu'elle constatât l'existence d'un danger imminent pour C.________.