Citation: I 23/02 15.01.2003 E. 4

4.1 Le recourant soutient que l'intimé ne pouvait nier son droit à une rente d'invalidité sur la seule base de l'expertise réalisée par le docteur B.________ : d'abord, ce praticien n'aurait décrit que de manière sommaire les empêchements rencontrés dans l'exercice de son activité professionnelle; ensuite, l'office AI ne pouvait se dispenser de procéder à une enquête professionnelle afin de déterminer précisément les conséquences de ces empêchements sur sa capacité résiduelle de gain, conformément à la méthode extraordinaire de comparaison des revenus. 4.2 L'expertise réalisée par le docteur B.________ revêt cependant une valeur probante suffisante pour admettre la capacité de travail dans l'activité habituelle, décrite par ce praticien, comme l'ont retenu à juste titre les premiers juges. De manière convaincante, l'expert a constaté l'existence de modifications arthrosiques importantes du rachis cervical, sans atteinte radiculaire, entraînant un fond douloureux constant, mais supportable; si des douleurs aiguës pouvaient survenir lors d'un travail répétitif de longue durée, celles-ci s'estompaient après une pause d'une durée variant entre 15 mn. et 2 heures (en fonction du genre de travail ayant provoqué la crise douloureuse), sans prise d'antalgiques, ce qui permettait à l'assuré de continuer à exercer sa profession moyennant l'aménagement de pauses régulières. Contrairement à ce que soutient le recourant, il n'y a pas de motif de penser que le docteur B.________ aurait négligé de prendre en considération d'autres limitations de sa capacité de travail. L'expert a en effet dûment tenu compte de l'ensemble de ses plaintes, en particulier de ses difficulté à porter des charges, à effectuer des mouvements répétitifs avec le bras droit et à travailler par tous les temps à l'extérieur. Qu'il les ait nuancées, eu égard aux documents médicaux figurant au dossier et aux résultats de ses propres examens, avant de retenir une capacité de travail résiduelle de 75 %, ne permet pas de nier la valeur probante de l'expertise. Dans la mesure où le docteur A.________ ne motive pas, ou de manière très sommaire, le taux d'incapacité de travail de 80 % dont il fait état dans son rapport du 30 novembre 2000, ni les taux d'incapacité de 50 %, puis de 100 %, décrits dans ses rapports des 5 janvier et 4 novembre 1999, ces documents médicaux ne suffisent pas à mettre en doute les constatations du docteur B.________. 4.3 De manière exacte, le recourant souligne qu'une incapacité de travail attestée médicalement n'entraîne pas nécessairement une diminution de la capacité de gain de même importance. En l'espèce, toutefois, la capacité de travail de 75 % décrite par le docteur B.________ est suffisamment importante pour que l'on puisse exclure, sans qu'une enquête professionnelle détaillée soit nécessaire, une diminution de la capacité de gain du recourant supérieure ou égale à 40 %. Partant, ses conclusions tendant à l'octroi d'une rente d'invalidité sont mal fondées, étant précisé qu'une éventuelle péjoration de son état de santé postérieurement à la décision litigieuse - le recourant fait valoir une augmentation de ses douleurs depuis la fin du mois de juillet 2001 - est dénuée de pertinence dans le cadre de la présente procédure; le cas échéant, elle pourra donner lieu à une nouvelle demande de prestations (art. 87 al. 4 RAI; cf. ATF 121 V 366 consid. 1b et les arrêts cités)