Citation: 4A_265/2019 E. 1

qu'on ne saurait voir dans la démission de l'arbitre l'aveu de sa partialité et/ou de son manque d'indépendance, que la lettre de démission du 28 juin 2019, qui a été produite par le recourant, prive une telle interprétation de toute assise, qu'il ressort des explications données par l'arbitre qu'il espère par son acte favoriser une résolution rapide du litige, qu'il fait état d'une importante audience agendée le 4 septembre 2019, et du risque que le Tribunal fédéral soit saisi d'un nouveau recours alors que la Commission de récusation du CIAS doit statuer sur une seconde demande de récusation à son encontre, qu'il ajoute que ces circonstances très spéciales l'ont conduit à faire primer l'intérêt du sport concerné, dans cette année pré-olympique, sur le principe commandant de ne pas se récuser spontanément en présence d'une requête de récusation dépourvue de fondement (« a meritless challenge »); Considérant que, dans sa détermination du 5 juillet 2019 sur les frais du procès, l'athlète fait fi de la question de la recevabilité de son recours, qu'il avait traitée dans son mémoire de recours, que, de jurisprudence constante, la décision prise par un organisme privé, telle la Cour d'arbitrage de la Chambre de Commerce Internationale (CCI), au sujet d'une demande de récusation d'un arbitre, ne peut pas faire l'objet d'un recours direct au Tribunal fédéral, cette décision pouvant cependant être revue dans le cadre d'un recours dirigé contre la (première) sentence attaquable rendue par le tribunal arbitral, motif pris de la composition irrégulière de celui-ci (ATF 118 II 359 consid. 3b; 138 III 270 consid. 2.2.1 p. 271; arrêt 4A_546/2016 du 27 janvier 2017 consid. 1.2.3), qu'un recours direct est ainsi exclu à l'encontre de décisions de récusation émanant du Conseil International de l'Arbitrage en matière de Sport (CIAS), ou du Bureau (Board) dudit CIAS (ATF 138 III 270 consid. 2.2.1 p. 271; arrêt 4A_644/2009 du 13 avril 2010 consid. 1), que la cour de céans a encore confirmé cette position après un arrêt de 2013 (4A_282/2013 du 13 novembre 2013 consid. 5.3.2), dans lequel certains auteurs, ainsi que le recourant, voyaient une possible amorce de changement, respectivement une source d'incertitude, que cette confirmation est antérieure au dépôt du mémoire de recours (arrêt 4A_586/2014 du 25 novembre 2014, cité par KAUFMANN-KOHLER/RIGOZZI, International Arbitration, 2015, p. 428 sous-note 44, et arrêt précité 4A_546/2016 consid. 1.2.3 et 1.3; cf. en outre arrêt 4A_146/2019 du 6 juin 2019 consid. 2), qu'à juste titre, le recourant ne se hasarde pas à arguer du fait que la décision contestée, contrairement aux précédents cités, n'émane pas du CIAS ou de son Bureau, mais de la Commission de récusation du CIAS, commission permanente instituée par le Code de l'arbitrage en matière de sport dans sa teneur au 1 er janvier 2019 (cf. article S7 ch. 2c du Code précité); Considérant qu'au vu de ce qui précède, le pronostic sur l'issue probable du recours est au contraire défavorable au recourant, de sorte qu'il incombe à celui-ci de supporter les frais de cette procédure devenue sans objet, frais qui seront toutefois réduits pour tenir compte des opérations moindres que la cour de céans a finalement dû effectuer, que les deux intimées, représentées par des avocats, ont requis des dépens, que, dans le contexte exposé ci-dessus, elles ont déposé des déterminations après l'annonce de la démission de l'arbitre et la demande du recourant de rayer la cause du rôle, qu'au regard de toutes les circonstances du cas concret, il sied d'allouer une indemnité de 1'500 fr. à chacune des deux intimées, à la charge du recourant;