Citation: K 54/99 25.01.2000 E. A

A.- B.________ est affilié à la Caisse-maladie suisse pour les industries du bois et du bâtiment et branches annexes(CMBB), assurance-maladie et accidents(ci-après : la caisse) pour l'assurance obligatoire des soins en cas de maladie avec franchise annuelle de 150 fr. Il bénéficiait également auprès de la caisse de l'assurance d'une indemnité journalière de 105 fr. en cas de maladie et d'accident, avec un délai d'attente de 30 jours. Dès le 5 avril 1994, il présenta une incapacité totale de travail. La caisse lui versa l'indemnité journalière de 105 fr. jusqu'au 22 juin 1996. A partir du 1er avril 1995, B.________ fut mis au bénéfice d'une rente entière d'invalidité, assortie d'une rente complémentaire pour son épouse et d'une rente pour enfant (décision de l'Office cantonal AI du Valais du 25 février 1997). Le versement de la rente d'invalidité conduisant à une surindemnisation de l'assuré de 40 826 fr. 10 pour la période du 1er avril 1995 au 22 juin 1996, le montant de 40 826 fr. fut porté en déduction des arrérages échus et versé à la caisse, en compensation de sa créance en restitution. Selon un décompte de la caisse du 5 février 1997, B.________ avait droit, pour une incapacité totale de travail, à une indemnité journalière réduite à 13 fr. 90 dès le 23 juin 1996 et à 11 fr. 55 dès le 1er janvier 1997. Le 7 avril 1997, la Caisse de retraite paritaire de l'artisanat du bâtiment du canton du Valais a avisé B.________ qu'il avait droit dès le 1er avril 1996 à une rente d'invalidité de 100 % et à une rente d'enfant. Compte tenu d'une surindemnisation annuelle de 12 231 fr., la caisse a informé l'assuré le 18 décembre 1997 qu'il n'était plus possible de lui verser des indemnités journalières depuis le 1er avril 1996. De ce fait, elle lui réclamait le remboursement de 7680 fr. 20, soit du total des indemnités journalières réduites versées pour la période du 1er avril 1996 au 30 novembre 1997, et elle annulait sa couverture perte de gain au 30 novembre 1997. Dans une lettre du 9 janvier 1998, B.________ a invité la caisse à lui rembourser les cotisations de 147 fr. par mois de l'assurance d'une indemnité journalière, versées à tort pour la période du 1er avril 1996 au 30 novembre 1997. Par décision du 23 janvier 1998, la caisse a rejeté la demande de l'assuré et lui a réclamé le remboursement de 7680 fr. 20. Elle l'avisait que les cotisations de l'assurance d'une indemnité journalière encaissées jusqu'au 30 novembre 1997 lui restaient acquises, n'ayant eu connaissance du cas de surassurance que le 4 décembre 1997, date à laquelle elle avait appris que la caisse de retraite lui versait des prestations d'assurance. L'assuré a formé opposition contre cette décision, que la caisse a rejetée par décision du 8 mai 1998.