Citation: 5A_228/2020 E. 3.4

3.4. Autant qu'elle est suffisamment motivée (art. 42 al. 2, 106 al. 2 LTF), cette critique, qui consiste pour l'essentiel en une redite des arguments exposés en procédure cantonale, se révèle infondée. La recourante ne nie pas les difficultés qui ont été constatées dans la prise en charge de l'enfant. Elle reproche cependant à l'autorité cantonale d'avoir admis l'existence de faits nouveaux justifiant de transférer la garde de l'enfant au père alors que, selon elle, ces faits n'existaient pas lors de l'introduction de l'action en modification du jugement de divorce. Elle soutient qu'à ce moment-là, l'enfant allait très bien et qu'il n'avait pas de problèmes scolaires. De plus, elle n'aurait jamais démérité dans son rôle de mère, ni mis concrètement son fils en danger, en particulier du fait de son départ en République dominicaine, son absence n'ayant duré que trois mois. Cette argumentation, y compris celle relative à l'insuffisance de motivation de l'arrêt entrepris, ne saurait prospérer. Contrairement à ce qu'elle soutient, le fait qu'elle ait ramené l'enfant en Suisse avant le dépôt de la demande de modification - moment déterminant pour apprécier si des circonstances nouvelles se sont produites (ATF 137 III 604 consid. 4.1.1; arrêt 5A_230/2019 du 31 janvier 2020 et les références) - ne signifie pas que les difficultés importantes constatées dans la prise en charge de l'enfant eussent alors disparu, que ce retour ait eu lieu en raison d'un manque d'argent ou, comme elle le prétend, pour se soumettre à la décision de l'autorité de protection. En tant que la recourante soutient qu'il n'existerait pas de danger car elle demanderait toujours conseil à son avocat, cet argument tend par ailleurs à renforcer le sentiment de doute éprouvé par l'autorité précédente quant à sa capacité de juger de la portée de ses actions. Enfin, on ne saurait reprocher à la cour cantonale de s'être contredite puisque le fait que les mesures prises par la Justice de paix étaient limitées dans le temps justifiait précisément un réexamen du jugement de divorce au vu des circonstances. En définitive, le grief selon lequel aucun élément nouveau ne permettait d'entrer en matière sur la demande de l'intimé doit être rejeté, dans la mesure où il est recevable.