Citation: 6B_425/2024 E. 3.4.4

3.4.4. En se référant à l'expertise pédopsychiatrique du 13 octobre 2021 ordonnée dans le cadre de la procédure civile qui opposait l'intimée 2 au recourant, celui-ci soutient qu'il avait de bonnes raisons de penser que son ex-compagne manipulait leurs enfants. En réalité, par son argumentation, il propose sa propre interprétation de ladite expertise sans démontrer en quoi l'appréciation de la cour cantonale serait arbitraire. En effet, le recourant se contente de ne citer qu'un extrait de l'expertise dans lequel son fils, lors de l'entretien avec l'expert, avait dépeint une image très négative de sa mère. Une fois remis dans son contexte, cet extrait ne permet cependant pas d'établir que l'intimée 2 aurait manipulé et déstabilisé "de manière grave et irréversible" leur fils et aurait entre autres instauré la "terreur" auprès de leurs enfants. En outre, le recourant omet les passages dans lesquels ledit extrait est apprécié par l'expert. Or, l'expertise établit en réalité que l'enfant est engagé dans un sévère conflit de loyauté (cf. rapport d'expertise du 13 octobre 2021, p. 23; pièce 32 du dossier cantonal, art. 105 al. 2 LTF); après avoir initialement tenu des propos qui mettaient son père en cause, il multipliait désormais les griefs envers sa mère, si bien que l'expert a estimé que son discours semblait dorénavant être le résultat de l'influence de son père (cf. rapport d'expertise précité, p. 42-44, pièce 32 du dossier cantonal, art. 105 al. 2 LTF). Ainsi, contrairement à ce que prétend le recourant, la cour cantonale n'a pas fait preuve d'arbitraire en ne retenant pas que l'expertise apportait la preuve que l'intimée 2 avait manipulé et déstabilisé de manière grave et irréversible leur fils. Il s'ensuit que le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.