Citation: 6B_490/2023 E. 2.4

2.4. Le recourant se contente en l'espèce d'opposer sa propre version des faits à celle retenue par la cour cantonale, par un procédé purement appellatoire, partant irrecevable. Il en va ainsi en tant qu'il affirme avoir simplement déplacé des objets dans le magasin sans avoir voulu se les approprier, version qui pouvait, sans arbitraire, être écartée par la cour cantonale, sur la base des éléments de preuve dont elle disposait. En outre, c'est en vain que le recourant s'interroge du fait qu'il n'aurait pas été contrôlé en dehors de la zone de caisses, dès lors que ce critère n'est pas pertinent pour qualifier l'infraction (cf. supra consid. 2.2). L'on ne voit pas ce qu'entend déduire le recourant du fait que le personnel du magasin n'aurait pas été auditionné sur la présence des objets en cause dans les rayons, dans la mesure où la cour cantonale a retenu que le recourant avait redisposé les articles dissimulés dans les rayons lors de l'occurrence du 26 mai 2020. Quoi qu'il en soit, le recourant échoue à démontrer l'arbitraire dans l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée la cour cantonale de manière circonstanciée pour chaque occurrence. Dans la configuration d'espèce, le recourant ne saurait rien déduire en sa faveur du principe in dubio pro reo. Sur la base des éléments de fait établis, la cour cantonale pouvait retenir que le recourant avait l'intention de soustraire les articles en cause dans le dessein de se les approprier et se procurer un enrichissement illégitime (cf. s'agissant d'une configuration similaire, arrêt 6B_409/2021 précité consid. 1.3.2; s'agissant de l'aspect cognitif et volitif: ATF 142 IV 137 consid. 12; 141 IV 369 consid. 6.3). Le recourant ne dit mot sur les éléments constitutifs de l'art. 139 ch. 1 CP et ne conteste pas leur réalisation de sorte qu'il n'y a pas lieu d'examiner ce point plus avant.