Citation: 7B.54/2002 17.05.2002 E. B

B.- La tierce débitrice a déposé plainte contre cette décision, dont elle a demandé l'annulation. Selon elle, l'art. 98 al. 1 LP n'était pas applicable; seul l'était l'art. 99 LP, qui prévoyait comme unique mesure de sûreté l'avis au tiers débiteur, avis qui avait déjà été donné; par ailleurs, l'office ne pouvait se prévaloir de l'art. 100 LP pour procéder à l'encaissement de la créance séquestrée, dès lors que celle-ci n'était pas échue. a) L'office s'étant déclaré prêt à revoir sa position si l'inexigibilité de la créance était clairement établie, la plaignante lui a fait savoir ce qui suit: elle était chargée du suivi des ventes de la débitrice et de l'encaissement de celles-ci; aux termes de ce mandat, elle devait renseigner périodiquement la débitrice sur les montants ainsi encaissés, lesquels étaient utilisés, d'une part, pour effectuer certains versements pour le compte de la débitrice, sur demande de celle-ci, et, d'autre part, pour ses propres frais de fonctionnement; aussi longtemps que la débitrice ne requérait pas le versement des montants encaissés, elle n'était débitrice d'aucune créance échue en sa faveur; ainsi le montant séquestré de USD 735'968. 88 ne constituait pas une créance échue. Invitée à nouveau par l'office à établir clairement que la créance séquestrée n'était pas encore échue et à produire tout document permettant d'établir ce fait, ainsi que de connaître l'échéance exacte de ladite créance, la plaignante a répondu qu'en l'absence de toute réquisition de sa mandante, elle n'était débitrice d'aucune créance échue et que cela ne résultait d'aucun contrat écrit, mais de la pratique suivie depuis de nombreuses années par les deux sociétés. Sur quoi, l'office a maintenu son avis et proposé le rejet de la plainte.