Citation: 9C_302/2016 E. 5.2

5.2. La juridiction cantonale a ensuite décrit de manière convaincante les motifs qui l'ont conduite à retenir que l'activité de sous-traitant de B.________ constituait en réalité une activité dépendante. La relation de subordination découlait en particulier des directives reçues sur les modalités d'exécution du travail fourni, du contrôle exercé par la recourante sur l'exécution des travaux et de la fixation d'une rémunération horaire (dont seul le montant est contesté). B.________ n'assumait aucun risque d'entrepreneur, si ce n'est celui éventuel de ne pas être payé en cas d'insolvabilité de la recourante, et n'avait pratiquement pas d'investissement personnel à réaliser (moins de 15'000 fr. selon la juridiction cantonale, dont 5'800 fr. d'actifs immobilisés) car les produits étaient mis - sous réserve du petit matériel d'outillage - à sa disposition. Quoi qu'en dise la recourante, le fait qu'elle ait pu en tout temps décider de suspendre leur collaboration ne suffit par ailleurs pas à faire admettre l'existence d'un risque économique propre. En cas de cessation de la relation de travail, B.________ se serait en effet trouvé dans la situation semblable à celle d'un salarié qui perd son emploi (cf. ATF 119 V 163 consid. 3b p. 163). On ajoutera encore que les rapports de droit civil ou sur le plan fiscal ne sont pas décisifs pour savoir si l'on a affaire, dans un cas donné, à une activité indépendante ou salariée, mais bien plutôt les circonstances économiques (ATF 140 V 241 consid. 4.2 p. 245 et les références). Il n'y pas lieu de s'écarter de l'appréciation des preuves opérée par la juridiction cantonale.