Citation: 9C_572/2014 E. 4.2

4.2. Faisant grief à la juridiction cantonale d'avoir procédé à une appréciation arbitraire des preuves au dossier, la recourante soutient, en se référant au jugement cantonal du 3 octobre 2011, qu'elle était totalement invalide à partir de la fin de l'année 2008. Selon elle, il résulterait de cet arrêt que l'aggravation de son état de santé s'inscrivait dans le cadre de multiples pathologies invalidantes sur le plan somatique et psychique, et non pas seulement des seules atteintes aux genoux. La recourante reproche aussi à l'autorité judiciaire de première instance de s'être fondée sur le rapport du docteur I.________, alors que dans son jugement du 3 octobre 2011, celle-ci avait nié la valeur probante de cette évaluation médicale. Selon la recourante, l'ensemble des affections mises en évidence par les médecins depuis la fin de l'année 2003 existaient déjà au moment de son affiliation à la CIP et portaient déjà atteinte à sa capacité de travail. En particulier, les problèmes aux genoux diagnostiqués par le docteur G.________ (rapport du 20 juin 2007), la problématique psychiatrique (rapport de la doctoresse H.________ du 31 janvier 2008), ou encore la récidive de cervico-dorso-lombalgies avec troubles du sommeil et état dépressivo-anxieux chronique (rapport du docteur C.________ du 7 septembre 2009) s'inscrivaient dans le cadre des affections invalidantes qui s'étaient "révélées" alors que la recourante était affiliée à la CIP. Aussi, le taux d'invalidité à prendre en considération à partir du 1er décembre 2007 correspondait-il, selon la recourante, à 100 %.