Citation: 4A_426/2014 E. 5.1.2

5.1.2. Selon le recourant, la Formation aurait violé le principe de la fidélité contractuelle en admettant que l'intimé était lié par la clause 7 du contrat de transfert et qu'il avait usé d'un procédé qualifié par elle de "peu usuel ", tout en niant la violation des règles de la bonne foi imputée à l'intéressé et en laissant, de manière contradictoire, une partie des frais de l'arbitrage à la charge de ce dernier. En argumentant de la sorte, le recourant méconnaît totalement la notion spécifique de fidélité contractuelle, telle qu'elle a été précisée par la jurisprudence susmentionnée. Il l'utilise, en réalité, comme un biais pour tenter de détourner l'interdiction de critiquer l'application du droit matériel dans un recours en matière civile dirigé contre une sentence arbitrale internationale. Ce qui seul importe, en l'occurrence, et que l'intéressé feint d'ignorer, c'est de constater que la Formation a rejeté la demande après avoir nié que les conditions d'application de l'art. 156 CO, nécessaires à son admission, fussent réalisées dans le cas concret. Il n'importe, au demeurant, que la Formation ait laissé une partie, du reste faible, des frais de l'arbitrage à la charge de l'intimé, en dépit du fait que celui-ci avait obtenu entièrement gain de cause devant elle. Outre que le recourant n'a pas d'intérêt à ce que la Cour de céans annule la sentence attaquée et la renvoie à la Formation pour qu'elle lui fasse supporter l'intégralité des frais et dépens de la procédure arbitrale, il ne faut pas perdre de vue que le sort des frais et dépens de toute procédure, qu'elle soit étatique ou arbitrale, est une question qui obéit souvent à des règles propres faisant largement appel au pouvoir d'appréciation du juge ou de l'arbitre, voire à des motifs d'équité. Tel est le cas de l'art. R64.5 du Code qui invite la Formation à tenir compte, lors de la condamnation aux frais d'arbitrage et d'avocat, de la complexité et du résultat de la procédure, ainsi que du comportement et des ressources des parties. Aussi le recourant tente-t-il en vain de mettre en évidence une contradiction entre son déboutement et sa libération partielle des frais de l'arbitrage. D'ailleurs, s'il devait y avoir une incohérence intrinsèque entre les considérants de la sentence relatifs au fond et celui qui se rapporte aux frais et dépens de l'arbitrage, un tel vice n'entrerait pas dans la notion de l'ordre public matériel (arrêt 4A_ 150/2012 du 12 juillet 2012 consid. 5.2.1).