Citation: I 401/05 17.07.2006 E. A

Le 30 septembre 1995, S.________, née en 1971, ressortissante portugaise, a été victime d'un accident de la circulation. Souffrant depuis lors de cervico-scapulalgies chroniques, de céphalées et de troubles anxio-dépressifs, elle a présenté le 2 juillet 1997 une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Elle y déclarait notamment avoir travaillé comme employée de cuisine au Restaurant X.________ des mois de janvier 1994 à mars 1995 pour un salaire mensuel de 1'100 fr. Après avoir recueilli diverses informations d'ordre médical et économi-que, l'Office AI de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après : l'office AI) a rendu le 7 septembre 1998 un projet de décision, par lequel il fixait, en application de la méthode spécifique d'évaluation de l'invalidité, le degré d'invalidité de la requérante à 25 % et rejetait la demande de prestations. S.________ a manifesté son désaccord par rapport à la méthode d'évaluation appliquée, en faisant valoir qu'elle aurait repris une activité lucrative si elle n'avait pas été atteinte dans sa santé. Dans une nouvelle communication (du 22 décembre 2000), l'office AI lui a reconnu un degré d'invalidité de 40 % dès le 1er septembre 1996 (selon la méthode mixte), et de 50 % à partir du 1er septembre 1997 (selon la méthode ordinaire de compa-raison des revenus). Par décision du 28 mars 2001, il a toutefois informé l'intéressée qu'elle ne pouvait être mise au bénéfice d'une rente d'invalidité, faute pour elle d'avoir payé des cotisations pendant une année entière au moins; l'extrait de son compte individuel n'indiquait que six mois de cotisations (d'octobre 1994 à mars 1995).