Citation: 4F_9/2020 E. 2.4

2.4. Le requérant ne conteste pas, ou du moins pas suffisamment (cf. supra consid. 1.2.1), qu'il a failli à apporter la preuve de son dommage en présentant des allégués et des pièces qui auraient permis à l'intimée de se déterminer sur ses prétentions alléguées. En l'occurrence, les développements qui étaient contenus dans le recours du requérant et qu'il invoque dans sa demande de révision ne pouvaient être pris en considération, de sorte que la Cour de céans n'a pas fait preuve d'inadvertance en ne les examinant pas (cf. supra consid. 2.1). En effet, certaines des indemnités qu'invoque le requérant, et notamment celle s'élevant à 100'000 fr., ont été octroyées sur la base de l'art. 429 al. 1 let. a CPP. Or, de telles indemnités peuvent comprendre tant la rémunération de l'avocat de choix, pour autant que le recours à celui-ci ait été nécessaire, que d'éventuels débours (ATF 146 IV 332 consid. 1.3 p. 335; 144 IV 207 consid. 1.3.1 p. 209). Le raisonnement du requérant, soit l'application d'un pourcentage à l'ensemble des indemnités qu'il a perçues, est par trop schématique pour établir le dommage; il n'a pas prouvé les prétentions auxquelles il avait droit en alléguant et prouvant les activités de ses conseils avec la précision que les circonstances exigeaient de lui. Le motif de révision n'est pas établi.