Citation: 9C_663/2020 E. 3.1

3.1. En se fondant sur les conclusions de l'expertise du CEMed, auxquelles elle a accordé pleine valeur probante, la juridiction cantonale a retenu que les troubles diagnostiqués n'avaient eu que des répercussions temporaires sur la capacité de travail de la recourante et qu'ils s'étaient amendés sous traitement. La recourante était par conséquent dotée d'une capacité de travail entière dans son activité habituelle d'employée de commerce à compter du 26 septembre 2018. La recourante ne remettait par ailleurs pas sérieusement en question l'adéquation de son activité habituelle, sédentaire et légère, à son état de santé. Les premiers juges ont considéré qu'il ne s'agissait dès lors pas de déterminer si elle avait des chances de retrouver un emploi adapté à son handicap, puisqu'elle bénéficiait d'une capacité de travail entière adaptée dans son activité habituelle. Dès lors, il n'y avait pas lieu d'examiner son cas à l'aune de la jurisprudence relative aux assurés proches de l'âge de la retraite. Au demeurant, les premiers juges ont relevé que la recourante était titulaire d'un CFC d'employée de commerce depuis 1975 et qu'elle avait été en mesure de décrocher un certificat d'assistante en gestion du personnel en 2010, ce qui démontrait assurément des ressources professionnelles et une faculté d'adaptation à de nouvelles exigences. Le domaine d'activités concerné était par ailleurs un secteur où les postes de travail étaient particulièrement nombreux, y compris sous contrats de durée déterminée, notamment par le biais d'agences de travail intérimaire, en vue par exemple de procéder à des remplacements de courte durée. Vu ce contexte, l'âge de la recourante ne l'empêchait pas de bénéficier des opportunités professionnelles qui s'offraient à elle jusqu'à l'âge légal de la retraite (64 ans).