Citation: 1C_74/2017 E. A

Par ordonnance de clôture du 2 juin 2016, le Ministère public du canton de Genève a ordonné la transmission, à un procureur de Rome, des pièces relatives au compte bancaire détenu par la société A.________ Ltd auprès de la banque B.________ de Genève. Cette transmission intervient en exécution d'une demande d'entraide judiciaire formée pour les besoins d'une enquête pénale ouverte contre C.________ et D.________, notamment pour blanchiment d'argent, trafic de stupéfiants et usure. Par arrêt du 25 janvier 2017, la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral a rejeté le recours formé par A.________. Rien ne permettait d'affirmer que les infractions mentionnées dans la demande d'entraide seraient des prétextes à la répression d'infractions fiscales. Même si l'enquête était également ouverte pour de telles infractions, le rappel de la spécialité permettait d'exclure une utilisation des renseignements pour la répression d'une simple soustraction fiscale. Le principe de la proportionnalité était respecté, les documents transmis correspondant à l'entraide requise. Le fait que l'autorité requérante avait appris l'existence du compte de la recourante au moyen de la "liste Falciani" - ce qui n'était pas démontré - ne permettait pas de refuser l'entraide judiciaire. Le séquestre du compte bancaire devait être maintenu jusqu'à ce que l'autorité requérante se soit déterminée sur le sort des fonds.