Citation: 1B_296/2017 E. A

Le 17 décembre 2016 à 21h00, A.________ a signalé la disparition de sa mère, B.________. La voiture de cette dernière a été localisée le 20 décembre 2016 à E.________ et son corps, sans vie, a été retrouvé le 21 avril 2017 dans un ravin de M.________, enfermé dans un réservoir à eau sanglé. Les investigations entreprises ont permis l'interpellation, le 28 avril 2017, de C.________, mari de la victime et père de A.________. Celui-ci a admis avoir tué son épouse dans la soirée du vendredi 16 décembre 2016 lors d'une altercation, avoir caché le corps dans un container et l'avoir jeté où il avait été découvert. Lors de ses auditions, le prévenu a également affirmé avoir amené lui-même, dans la nuit du 16 au 17 décembre 2017, la voiture de sa femme à E.________ au bord du Rhône afin de faire croire à un suicide, puis être rentré chez lui avec un vélo électrique qu'il avait abandonné peu avant son domicile. A.________ a été entendue par la police le 9 mai 2017, contestant avoir su que son père était impliqué dans le décès de sa mère. Le 11 suivant, C.________ a cependant déclaré avoir informé sa fille de ses actes avant que le corps ne soit découvert. Cet élément a permis la mise sous contrôle direct, à savoir dès le 12 mai 2017, du raccordement téléphonique utilisé par A.________ (079 xxx). [...] Le 2 juin 2017, A.________ a été interpellée et entendue par le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne. [...]. A.________ a [...] contesté avoir participé à l'homicide de sa mère et en connaître le mobile. Sur requête du 3 juin 2017 du Ministère public, le Tribunal des mesures de contrainte (Tmc) a ordonné, le 4 juin 2017, la détention provisoire de A.________ pour une durée de trois mois. Cette autorité a retenu l'existence de soupçons suffisamment sérieux de la culpabilité de la prévenue (connaissance du décès avant la découverte du corps, participation au conditionnement et à la dissimulation du corps). Le Tmc a également constaté l'existence de risques de collusion et de fuite, qu'aucune mesure de substitution ne permettait de pallier.