Citation: 1C_69/2023 E. 4.2

4.2. Le PACom prévoit l'affectation des parcelles n os 115, 116, 117 et 490, actuellement en zone artisanale, à la zone d'activités économiques. La cour cantonale a constaté que ces parcelles étaient également déjà toutes partiellement bâties. Dans la mesure où leurs propriétaires respectifs n'avaient cependant que peu développé leurs projets artisanaux, un délai de dix ans leur est imparti pour le faire, sous peine de voir leur droit au développement s'éteindre (art. 52 de la loi cantonale sur l'aménagement du territoire et les constructions du 4 décembre 1985 [LATC; RS/VD 700.11]). Selon la cour cantonale, pour ce motif déjà, la situation de ces parcelles n'était pas comparable à celle du recourant: ce dernier avait en effet déjà largement développé son activité sur sa parcelle n o 493, sans avoir eu besoin d'y être encouragé. Le recourant le conteste, affirmant au contraire que ce développement démontrerait l'existence d'un besoin réel justifiant l'affectation de l'entier de son fond à la zone d'activités plutôt que celle des parcelles précitées. Ce faisant, au mépris des exigences de motivation, le recourant se borne à délivrer sa propre appréciation de la situation, sans que l'on ne décèle en quoi ces choix de planification seraient insoutenables; ce d'autant moins que la parcelle n o 493 est la seule plantée de vignes, dont la préservation relève de l'intérêt public (cf. consid. 3.2.1 ci-dessus), et que le recourant bénéficie de possibilités d'extension sur les parcelles n os 491 et 492, dont il est également propriétaire (cf. consid. 3.2.2 ci-dessous). Au surplus, le recourant fait état de ses suspicions s'agissant de l'intérêt prétendu de la Conseillère municipale en charge de l'urbanisme à la mesure de planification litigieuse ainsi que de ses doutes quant à savoir si cette mesure n'aurait pas pour but de favoriser d'autres agriculteurs. Livré dans un mode strictement appellatoire et relevant de la pure conjecture, cet argumentaire doit d'emblée être déclaré irrecevable (cf. art. 106 al. 2 LTF et consid. 3.1.1 ci-dessus); le recourant ne prétend au demeurant pas s'être prévalu d'éventuels motifs de récusation devant l'instance précédente, pas plus qu'il ne le fait devant le Tribunal fédéral. Sont également irrecevables, les questions qu'il se pose quant à la mise à disposition d'agriculteurs, qui en feraient la demande, d'une parcelle en mains publiques - au demeurant non désignée dans le recours: faute de motivation suffisante, on ne décèle pas en quoi cette mesure témoignerait d'une inégalité de traitement au détriment du recourant, encore moins qu'elle serait de nature à influencer l'affectation de sa parcelle. Le grief est écarté.