Citation: 6B_884/2015 E. 1.3

1.3. Pour imputer au recourant la commission du vol litigieux, la cour cantonale a constaté que celui-ci n'avait produit aucune pièce à l'appui de ses allégations, selon lesquelles il se serait trouvé en France au moment des faits. Par contre, il avait été formellement identifié par son colocataire, la partie plaignante et le personnel de la réception de l'hôtel sur la base des images de vidéosurveillance prises sur les lieux. Le fait que la partie plaignante avait dénoncé un homme de couleur s'expliquait par le teint basané du suspect, tel qu'il apparaissait visiblement sur ces clichés. En tout état de cause, cette imprécision du signalement était sans portée décisive, dès lors que la partie plaignante avait reconnu le recourant sans la moindre hésitation, tant sur la base de la photo qui lui avait été présentée, qu'à l'audience de première instance. Sa crédibilité était accrue par le fait qu'elle avait décrit la tenue vestimentaire du suspect avec précision dans sa plainte, alors que les enregistrements de vidéosurveillance ne lui avaient pas encore été soumis. Les magistrats cantonaux avaient d'ailleurs pu constater par eux-mêmes aux débats d'appel, que le recourant portait une montre et présentait une corpulence, une physionomie générale, une implantation capillaire et un teint identiques à ceux de l'individu figurant sur les photographies versées au dossier. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, il était sans pertinence que l'ordinateur volé n'ait été retrouvé ni au domicile, ni dans la voiture du recourant.