Citation: I 200/01 10.09.2001 E. 3

3.- a) Le recourant reproche aux premiers juges de n'avoir pas instruit plus avant l'incidence de ses affections d'ordre psychique et somatique sur sa capacité de travail. A cet égard, il leur fait grief de s'être fondés sur les conclusions des médecins de la Policlinique Y.________ et de n'avoir pas suivi l'avis des médecins qu'il avait personnellement mandatés. Compte tenu des divergences de vues des médecins qui se sont exprimés à son sujet, il estime que des expertises judiciaires seraient seules de nature à établir que sa capacité de travail est réduite de moitié. b) Le rapport d'expertise du professeur A.________ et de la doctoresse B.________ du 11 juin 1998 répond pourtant en tous points aux exigences posées par la jurisprudence citée ci-dessus. Les experts de la Policlinique Y.________ ont au demeurant clairement indiqué qu'ils n'avaient pas eu besoin de recourir à des consultations spécialisées pour rédiger leur rapport (ch. 3.3), si bien qu'il est superflu d'ordonner de plus amples investigations médicales destinées à approfondir les aspects tant psychiatriques que somatiques du dossier, comme le recourant le voudrait. Quoi qu'en dise le recourant, le rapport des experts a donc pleine valeur probante et doit être préféré à l'avis du docteur C.________ (cf. rapport du 26 février 1999) auquel il fait implicitement référence. c) Du rapport d'expertise du 11 juin 1998, on retiendra en particulier que le recourant présente une constitution physique robuste et que l'examen clinique n'a pas mis en évidence de déficit fonctionnel ou de symptomatologie douloureuse. Compte tenu de sa capacité de travail résiduelle (au minimum 80 %) dans l'activité d'aide-étancheur qu'il exerçait jadis, les premiers juges ont nié à juste titre le droit du recourant à la rente d'invalidité qu'il souhaitait obtenir. Quant à l'aide au placement au sens de l'art. 18 al. 1 LAI (cf. VSI 2000 p. 234), elle est justifiée car le recourant s'est conforté dans l'idée de patient incapable de travailler, en raison de l'important investissement médical et surtout de l'arrêt de travail prolongé qu'il a subi, à tel point qu'il a besoin d'un réentraînement au travail. Le recours est mal fondé.