Citation: 6B_1207/2014 E. B

Par jugement du 22 août 2014, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par X.________ contre ce jugement. En bref, il en ressort les éléments de faits suivants: B.a. Dans la nuit du 30 septembre au 1 er octobre 2011, vers minuit, X.________ et A.________, qui avaient bu et se trouvaient sous l'influence du cannabis, souhaitaient manger au restaurant McDonald's, qui était cependant fermé. X.________, mécontent et énervé, a tapé violemment sur la porte d'entrée. B.________, qui se trouvait à proximité du restaurant en compagnie notamment de deux amis, C.________ et D.________, a adressé une remarque aux prévenus, qui se sont alors approchés du groupe. X.________ a brandi un couteau de type papillon, arme qui était en sa possession, et a menacé ses interlocuteurs en demandant " qui voulait être planté en premier ". Les personnes ainsi interpellées ont cherché à éviter la confrontation en quittant les lieux, mais A.________, qui avait plié sa ceinture en deux pour l'utiliser comme arme, les a suivis et a donné un coup de tête à D.________, qui l'a alors empoigné. X.________ s'est rapidement dirigé vers D.________ et lui a donné un coup de couteau par derrière, l'atteignant au haut du dos, au niveau du trapèze. C.________ est intervenu pour défendre D.________. X.________ a alors donné à C.________ trois coups de couteau au niveau du thorax et un coup de couteau au niveau du cou, atteignant la veine jugulaire interne. Il y a ensuite eu un échange de coups de poing et de ceinture, avant que C.________ et D.________ ne quittent les lieux en courant. B.b. Entre le mois d'août 2010 et le 1 er octobre 2011, X.________ a occasionnellement consommé du cannabis. Le 1 er octobre 2011, avant son interpellation, il a consommé un joint de cannabis. B.c. X.________ a été soumis à une expertise psychiatrique. Il en est ressorti qu'il souffrait d'un trouble psychotique chronique et de probable schizophrénie simple ainsi que de syndrome de dépendance à l'alcool. Son abstinence était toutefois régulièrement contrôlée. Les experts ont également relevé une immaturité importante associée à un manque de confiance et à une influençabilité. Ils ont retenu que X.________ était vraisemblablement en mesure d'apprécier le caractère illicite de son acte, mais que sa capacité à se déterminer d'après cette appréciation était altérée en raison de la nature de ses troubles, probablement accentués par l'alcoolisation. Ils ont donc retenu une diminution moyenne de la responsabilité.