Citation: 1P.153/2003 25.04.2003 E. 4

Les recourants prétendent que la cabane de jardin se trouverait à plus de trente mètres de la lisière de la forêt, contrairement à ce que le Tribunal administratif a retenu; ils se réfèrent à cet égard à un extrait du plan cadastral du secteur en cause, daté du 11 février 2000, sur lequel ils ont reporté à la main la construction litigieuse, et à un plan d'ensemble du même jour; la lisière de la forêt indiquée dans ces documents ne correspond pas à celle constatée sur l'état des lieux établi le 26 mai 2000 par le géomètre officiel dans le cadre de la présente procédure et qui est déterminante pour s'assurer qu'une installation est implantée à moins de trente mètres de la lisière (cf. art. 4 al. 3 let. a LForêts en relation avec l'art. 11 al. 1 in fine LForêts). Même si elle n'est pas mentionnée sur cette pièce, la cabane de jardin s'inscrit clairement dans la bande de terrain en principe soustraite à toute construction. Elle contrevient ainsi à l'art. 11 al. 1 LForêts et ne peut être autorisée pour ce motif à son emplacement actuel, quand bien même elle entrerait dans la catégorie des constructions de peu d'importance tolérées en limite de propriété en vertu de l'art. 68 LCI. Pour le surplus, les recourants ne prétendent pas que l'octroi d'une dérogation fondée sur l'art. 11 al. 2 LForêts serait envisageable ou qu'une solution moins grave, tel que le déplacement de l'installation, pourrait se concevoir. En l'absence de tout grief à ce sujet, il n'y a pas lieu d'examiner d'office ces questions (cf. ATF 128 III 50 consid. 1c précité). Sur ce point également, le recours est mal fondé.