Citation: 5A_262/2021 E. 3

Le recours en matière civile peut être formé pour violation du droit, tel qu'il est délimité par les art. 95 s. LTF. Le Tribunal fédéral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF; ATF 143 V 19 consid. 2.3; 140 III 86 consid. 2). Cela étant, eu égard à l'exigence de motivation contenue à l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, il n'examine en principe que les griefs soulevés (ATF 142 III 364 consid. 2.4 et les références). Le recourant doit par conséquent discuter les motifs de la décision entreprise et indiquer précisément en quoi il estime que l'autorité précédente a méconnu le droit (ATF 142 I 99 consid. 1.7.1; 142 III 364 consid. 2.4 et la référence). Le Tribunal fédéral ne connaît par ailleurs de la violation de droits fondamentaux que si un tel grief a été expressément invoqué et motivé de façon claire et détaillée par le recourant ("principe d'allégation", art. 106 al. 2 LTF; ATF 142 II 369 consid. 2.1; 142 III 364 consid. 2.4). Dans son mémoire, la recourante dénonce la violation de sa santé, de son bien-être et de sa liberté, faisant valoir que les constatations de l'expertise médicale effectuée en avril 2020 sont obsolètes car elles ne tiennent pas compte de ses progrès permanents, que la situation sanitaire l'a restreinte dans sa liberté de sortir et d'organiser sa vie, singulièrement dans ses possibilités de se soigner, et que son fils est en mesure de l'aider sans besoin d'un intervenant externe. Elle expose qu'elle a déjà présenté ces arguments mais qu'ils n'ont pas été pris en considération par les autorités cantonales, qui les ont simplement écartés. La recourante conteste également la personne nommée en qualité de curateur, laquelle ne serait pas en mesure de traiter ses affaires à satisfaction. Elle souligne que son fils a préconisé en cours de procédure la nomination d'un curateur capable de comprendre l'italien, aussi pour la gestion courante, en raison de la complexité de sa situation. Elle se plaint en outre de sa prise en charge médico-sociale, notamment la tentative de placement dans une maison de repos où elle allègue avoir été " un peu maltraitée " et qu'elle a dû payer. La recourante explique enfin que son fils gère ses affaires, mais admet que la charge de travail que cela représente n'est guère gérable en sus de son travail. Il apparaît que la recourante présente sa propre appréciation de sa cause - parfois empreinte de contradictions, en particulier en ce qui concerne sa gestion de ses affaires par son fils -, qu'elle substitue à celle de la cour cantonale, invoquant de manière générale et abstraite des droits fondamentaux (santé et liberté), mais sans soulever aucun grief concret à l'encontre de la motivation de l'arrêt entrepris. Ce faisant, la recourante n'allègue pas, ni a fortiori ne démontre avec précision s'agissant des droits fondamentaux, que la motivation de l'arrêt déféré serait contraire au droit ou à la Constitution. Il s'ensuit que le présent recours ne correspond pas aux exigences minimales de motivation des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF, et doit en conséquence être déclaré d'emblée irrecevable.