Citation: 6S.123/2004 18.06.2004 E. 2

Le recourant se plaint d'une violation des art. 11 et 13 CP. Il prétend que l'expertise psychiatrique le concernant était insuffisante et aurait dû être complétée, voire que les conclusions de celle-ci permettaient de prendre en compte une responsabilité restreinte. En l'espèce, la Chambre pénale, après avoir apprécié l'expertise psychiatrique, a conclu à une pleine responsabilité du recourant. L'état du recourant au moment d'agir tel qu'il a été déterminé par l'autorité cantonale est une constatation de fait, qui ne peut être remise en cause par la voie d'un pourvoi en nullité (art. 277bis al. 1 PPF; ATF 123 IV 49 consid. 2c p. 51). Ainsi, le pourvoi du recourant est irrecevable dans la mesure où celui-ci soutient en relation avec l'art. 11 CP que sa responsabilité était diminuée. L'art. 13 CP, dont le recourant invoque aussi la violation, impose en particulier d'ordonner une expertise quant à la responsabilité de l'inculpé en cas de doute sur son état mental. En l'espèce, une expertise psychiatrique a été menée dans le cadre de la procédure pénale. Il ne saurait donc être question d'une violation du droit fédéral à ce propos. L'argumentation du recourant porte en réalité sur le contenu de l'expertise psychiatrique. Or, les griefs sur la valeur d'une expertise psychiatrique, sur les déductions ou l'interprétation qu'en tire l'autorité cantonale sont de pures questions d'appréciation des preuves, lesquelles sont irrecevables dans un pourvoi en nullité (ATF 106 IV 236 consid. 2a p. 238, 97 consid. 2a p. 99; 105 IV 161 consid. 2 p. 163). L'argumentation développée par le recourant est irrecevable.