Citation: 6B_119/2017 E. 5.2

5.2. Le recourant reconnait que le montant de la peine accessoire, correspondant à près de 20% de la peine principale, demeure dans le cadre admis par la jurisprudence. Pour le reste, la peine accessoire ne doit pas être examinée pour elle seule; c'est la peine combinée (soit la peine pécuniaire de 90 jours-amende et l'amende de 3500 fr.) qui, dans sa totalité, doit être adaptée à la faute, ce que le recourant ne paraît pas remettre en cause. Même à considérer qu'il estime que la peine d'ensemble est excessive en raison du caractère disproportionné de la peine accessoire, il y a lieu de constater ce qui suit: En tant que le recourant nie avoir agi de manière égoïste et affirme que même les lecteurs lambdas ne prendraient pas au sérieux les comparaisons faites dans le billet litigieux, il s'écarte de l'état de fait attaqué sans en démontrer l'arbitraire (cf. art. 105 al. 1 LTF). En outre, la cour cantonale n'a pas omis de tenir compte du contexte électoral que le recourant mentionne; elle a retenu à cet égard que l'intéressé avait agi dans son propre intérêt, puisqu'il avait profité de ce qu'il croyait être une fraude pour dénigrer allégrement son principal adversaire politique. Par ailleurs, conformément à ce qui précède (consid. 4.2 supra), le recourant ne pouvait légitimement croire que son texte ne contenait aucun élément à caractère pénal. Le recourant n'invoque ainsi aucun élément susceptible de démontrer un abus ou un excès du large pouvoir d'appréciation dont dispose la cour cantonale dans la fixation de la quotité de la peine (cf. ATF 136 IV 55 consid. 5.6 p. 61 et les références citées). Il y a lieu, dès lors, d'écarter son grief.