Citation: 1C_756/2013 E. 3.2

3.2. Dans le cadre de l'application de l'art. 92 al. 1 LATC, le Tribunal cantonal a examiné les avis établis les 27 octobre et 17 décembre 2012 par le Bureau d'ingénieurs D.________ & E.________ SA, l'avis du Bureau F.________ et G.________ SA ainsi que les rapports établis par l'inspectorat des chantiers du district de Vevey. Il est arrivé à la conclusion que la Municipalité était restée dans les limites de l'art. 92 LATC en ordonnant la réalisation du garage litigieux comme mesure de précaution et de protection conformément aux obligations qui lui sont assignées en pareille circonstance par cette disposition. Il a justifié son appréciation principalement au regard de la durée de vie des tirants d'ancrage sans traitement anti-corrosion, qui selon la norme SIA 118/267 est de deux ans, durée de vie en l'espèce largement dépassée; de plus, la construction du garage était propre à éviter tout danger lié au maintien du volume d'excavation. Face à ce raisonnement, le recourant fait valoir que la parcelle n° 12593 n'est pas habitée, de sorte que l'analyse du danger doit se faire uniquement par rapport au risque que des personnes qui cheminent sur l'avenue de Naye puissent être menacées par la prétendue instabilité du talus. Il soutient encore que la commune n'a produit aucun rapport d'expertise propre à établir l'existence d'un danger pour la sécurité publique alors qu'il a fourni le rapport du bureau d'ingénieur D.________ & E.________ confirmant la solidité des ouvrages de protection et précisant qu'aucune fissure n'était décelée. Il prétend aussi que la question de la durée de vie des ancrages actifs est sans pertinence dans la mesure où l'ouvrage a fait l'objet de plusieurs systèmes de stabilisations additionnels. Le Tribunal cantonal a fait certes une application large du principe de précaution. Une telle application n'est toutefois pas insoutenable au sens de la jurisprudence susmentionnée, même si la solution défendue par le recourant est concevable. Le grief d'application arbitraire de l'art. 92 LATC tombe donc à faux.