Citation: 6A.59/2005 11.01.2006 E. 3

Conformément à l'art. 42 ch. 4 al. 2 CP, "l'autorité compétente ordonnera la libération conditionnelle pour trois ans au moment où le délai minimum fixé pour cette libération est écoulé, si l'internement ne paraît pas nécessaire; elle astreindra le libéré au patronage". 3.1 Le recourant s'en prend essentiellement aux faits à l'origine de sa condamnation et expose sa version, selon laquelle il serait innocent des actes qui lui sont imputés et victime d'un complot dirigé contre lui. Dans le cadre de la présente procédure, la seule question soumise à l'autorité de céans est de déterminer si c'est à juste titre que l'autorité cantonale a considéré que le recourant ne remplissait pas les conditions permettant de bénéficier de la libération conditionnelle. Elle doit être tranchée sur la base des éléments de fait établis à l'issue d'une procédure dans le cadre de laquelle le recourant a eu l'occasion de faire valoir son point de vue et de défendre ses droits, faculté dont il a au demeurant pleinement fait usage puisqu'il a porté la cause devant le Tribunal fédéral. Dès lors, l'argumentation du recourant est irrecevable dans la mesure où il s'en prend aux constatations de fait qui ont été à l'origine de sa condamnation. Il en va de même de l'argument tiré par le recourant de prétendues pressions exercées par l'interprète sur la victime. 3.2 Le recourant se prévaut en outre d'une demande de grâce qui lui aurait été refusée au motif qu'il pourrait sous peu bénéficier d'un élargissement. Outre le fait que la décision en question était antérieure à la dernière condamnation du recourant, les conditions d'octroi de la grâce et de la liberté conditionnelle sont différentes, de même que les autorités compétentes pour traiter de ces deux sujets, de sorte qu'un tel argument est dénué de pertinence. 3.3 Enfin, pour le cas où il ne se verrait pas accorder la libération conditionnelle, le recourant souhaite bénéficier du régime de semi-liberté. L'autorité cantonale n'est pas entrée en matière sur ce grief au motif qu'il ne lui appartenait pas, saisie d'un recours portant sur la libération conditionnelle, d'examiner si la semi-liberté serait justifiée ou adéquate. Dès lors, il y a lieu de considérer qu'un tel grief ne peut pas être porté devant l'autorité de céans faute de jugement de dernière instance cantonale sur la question. Comme par ailleurs le recourant ne montre pas que l'autorité cantonale aurait violé une règle de droit en refusant d'entrer en matière à ce propos, ce grief est également irrecevable, de sorte que le recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.