Citation: 5C.247/2002 22.04.2003 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours dont il est saisi (ATF 128 II 311 consid. 1 p. 315 et les arrêts cités). 1.1 Le demandeur sollicite préalablement la suspension de la présente procédure jusqu'à droit jugé sur le recours de droit public connexe, et déclare retirer le recours en réforme si celui-là devait être accueilli. Il appartient au Tribunal fédéral, non aux parties, de déterminer l'ordre de priorité des recours selon les critères posés par la jurisprudence (à ce sujet: ATF 117 II 630). La cour de céans ayant déjà statué sur le recours de droit public, la requête du demandeur - qui n'est d'ailleurs qu'un rappel du principe posé par l'art. 57 al. 5 OJ - n'a plus d'objet. Il en va de même de la déclaration de retrait du recours, sans qu'il y ait lieu de discuter l'admissibilité de la condition dont elle est assortie (sur ce point: Poudret, COJ II, n. 1.4.1.1 ad art. 55; Messmer/Imboden, Die eidgenössischen Rechtsmittel in Zivilsachen, n° 44). 1.2 Interjeté en temps utile contre une décision finale rendue dans une contestation civile (arrêt 5C.5/1998 du 12 février 1998, consid. 1a) par le tribunal suprême du canton, le recours est recevable sous l'angle des art. 48 al. 1 et 54 al. 1 OJ. La valeur litigieuse (cf. ATF 109 II 245 consid. 1 p. 248/249) étant clairement atteinte, il l'est aussi au regard de l'art. 46 OJ. 1.3 Le Tribunal cantonal a rejeté l'action pour deux motifs (art. 42 al. 1 ch. 1 LDFR): d'une part, le domaine litigieux ne constitue pas une «entreprise agricole» au sens de l'art. 7 LDFR; d'autre part, l'intéressé ne remplit pas la condition de l'«exploitant à titre personnel» au sens de l'art. 9 LDFR. Le demandeur s'en prend à chacun de ces motifs, de sorte que le recours est également recevable de ce chef (ATF 117 II 630 consid. 1b p. 631 et les arrêts cités).