Citation: 4C.135/2000 01.09.2000 E. 5

5.- Dans un dernier moyen, le demandeur reproche tout d'abord à la Chambre d'appel d'avoir violé le fardeau de la preuve en lui imposant la preuve de l'existence d'un contrat de travail, alors que, selon le droit genevois, il incombait à cette autorité d'établir d'office les faits. Dans la mesure où il invoque la violation d'une disposition de droit cantonal, le demandeur formule un grief qui n'est pas recevable en instance de réforme (art. 55 al. 1 let. c OJ). Pour le surplus, les juges précédents n'ont pas méconnu l'art. 8 CC en faisant supporter au demandeur, qui fondait ses prétentions sur le contrat de travail, l'échec de la preuve de l'existence d'un tel contrat (cf. , plus haut, consid. 3a in fine). Toujours dans le cadre du même grief, le demandeur soutient que la cour cantonale a violé l'art. 8 CC en ne tenant pas compte des déclarations, favorables à sa thèse, faites sous la foi du serment par des collaborateurs de la défenderesse. Il oublie, ce faisant, que cette disposition ne dicte pas au juge comment il doit former sa conviction et qu'elle ne saurait être invoquée pour faire corriger l'appréciation des preuves, qui ressortit au juge du fait (ATF 122 III 219 consid. 3c p. 223 et les arrêts cités). Sur ce point, son recours en réforme est ainsi irrecevable.