Citation: 8C_689/2023 E. 4

La cour cantonale a considéré, en substance, que la recourante avait alloué ses prestations, dès février 2016, sur la base de l'expertise judiciaire du professeur F.________, conformément aux instructions figurant dans l'arrêt de renvoi du 27 janvier 2020. Par la suite, le professeur F.________ avait indiqué dans son rapport du 20 novembre 2019, et par une phrase exactement identique à celle figurant dans son rapport d'expertise, que l'intimé était apte à travailler à un taux de 100% dans une activité adaptée à la condition que les phénomènes douloureux soient maîtrisés. Or le professeur F.________ n'indiquait pas que tel était le cas au jour de son rapport. Par ailleurs, le SMR avait estimé que la capacité de travail de l'intimé dans son activité habituelle était de 70% également au-delà du 9 février 2020, se distançant des conclusions de l'expertise du CEMed. Selon les premiers juges, la recourante ne pouvait se fonder valablement sur l'expertise du docteur H.________, qui avait lui-même nié une amélioration de l'état de santé en précisant, sur demande du SMR, que son évaluation était une appréciation différente de celle retenue par le professeur F.________. Enfin, dans son rapport d'expertise du 2 février 2022, le docteur I.________ s'adonnait à critiquer l'expertise du professeur F.________ et concluait à un état de santé définitivement atteint au 19 février 2016, sans diminution permanente de la capacité de travail de l'intimé. Aussi, aucun élément médical ne permettait d'établir une amélioration de l'état de santé de l'intimé entre février 2016 (moment de la reconnaissance du droit à la rente) et mai 2022 (moment de la suppression du droit à la rente).