Citation: 2C_14/2018 E. 4.5

4.5. En outre, à l'instar du Tribunal administratif fédéral, on peut également nier l'existence d'un comportement irréprochable de la part du recourant, puisqu'on ne saurait parler d'un tel comportement lorsqu'il existe, à l'encontre de l'étranger, des motifs d'éloignement, en particulier si l'on peut lui reprocher un comportement répréhensible sur le plan pénal ou en regard de la législation sur les étrangers. A ce propos, il convient d'ajouter qu'en droit des étrangers, le respect de l'ordre et de la sécurité publics ne se recoupent pas nécessairement avec la violation de dispositions pénales, de sorte que l'appréciation émise par l'autorité de police des étrangers peut s'avérer plus rigoureuse que celle de l'autorité pénale (arrêt 2C_821/2016 du 2 février 2018 consid. 5.2.4 et les références citées, destiné à la publication). Or, en l'espèce, même si elles datent de 2012, les deux condamnations du recourant pour des voies de fait commises à l'encontre de la mère de l'enfant, ne permettent pas de retenir un comportement irréprochable. Il ne s'agit en effet pas de "simples délits" intervenant dans le cadre de conflits conjugaux, mais d'une infraction contre l'intégrité physique qui exclut toute exception à l'exigence du comportement irréprochable (cf. a contrario arrêt 2C_547/2014 du 5 janvier 2015 consid. 3.6.3).