Citation: 6B_1061/2021 E. 2.3

2.3. Le recourant soutient avoir agi non seulement pour attirer l'attention du public sur le dérèglement climatique, mais également pour protéger des biens juridiques particuliers, à savoir ses proches et plus spécifiquement ses grand-mères, lesquelles seraient en tant que personnes âgées plus impactées par les changements climatiques dont les dangers seraient imminents. Il défend par ailleurs le caractère nécessaire, adéquat et proportionné de ses actes et allègue avoir agi dans un contexte d'urgence absolue dont l'État n'aurait pas pris la mesure. Les manifestations des 20 et 27 septembre 2019 auraient notamment contribué à l'adoption d'une nouvelle loi sur le CO2 plus ambitieuse, quoique rejetée par le peuple, et à la "vague verte" lors des élections fédérales d'octobre 2019. En outre, le fait que d'autres moyens de lutte licites existent ne suffirait pas à écarter l'application de l'art. 17 CP, de sorte que la condition de la subsidiarité absolue serait satisfaite. Enfin, les actions du recourant lors des manifestations litigieuses n'auraient pas mis concrètement en danger la sécurité publique. Il ne serait notamment pas établi que des ambulances auraient été retardées ou que des personnes auraient été en danger.