Citation: 7B_150/2022 E. 6.3.3

6.3.3. Le recourant soutient que l'Office du tourisme ne serait pas propriétaire des indicateurs, respectivement n'aurait aucune responsabilité dans le balisage des randonnées. Il fonde cependant son raisonnement sur une version tronquée des déclarations de la directrice de l'Office du tourisme à l'audience de première instance. Celle-ci a bien admis que la personne effectuant la pose des indicateurs jaunes de sentier pédestres le faisait sur mandat de l'Union fribourgeoise de tourisme; elle a cependant ajouté au sujet des deux indicateurs jaunes que l'Office du tourisme payait le matériel, à savoir les indicateurs; quant aux sept indicateurs "J.________", il s'agissait d'une promotion mise en place par le seul Office du tourisme de W.________ qui en assumait tant la pose que l'achat (cf. dossier cantonal, procès-verbal de la séance du 31 août 2021 devant le Tribunal pénal, lignes 371 à 384). À cet égard, c'est en vain que le recourant se réfère à la loi fribourgeoise sur le tourisme du 13 octobre 2005 (dans sa version en vigueur du 31 décembre 2021; RS/FR 951.1) dont il ne démontre pas - pour autant qu'elle soit pertinente en l'espèce - qu'il en aurait été fait une application arbitraire (cf. sur cette question ATF 143 I 321 consid. 6.1). Le recourant soutient ensuite qu'il était arbitraire de retenir la qualité de propriétaire des indicateurs de l'Office du tourisme en se fondant sur une facture "datée du 31 août 2021". Cependant, contrairement à ce qu'affirme le recourant, la facture dont il est question n'est pas "datée du 31 août 2021", mais a été produite à l'occasion de l'audience de première instance qui a eu lieu ce jour-là, de sorte qu'on ne saurait y voir comme le recourant une "pièce créée pour les besoins du litige et dénuée de valeur probante". Au demeurant, la cour cantonale a également tenu compte des explications du conseil de l'Office du tourisme qui confirment les déclarations de la directrice dont il est question ci-dessus. Enfin, le fait que les premiers juges aient renvoyé la partie plaignante à faire valoir ses conclusions civiles devant le juge civil n'est pas pertinent. En effet, ce renvoi repose notamment sur des incertitudes subsistant quant au nombre d'indicateurs rapportés par le recourant (cf. jugement de première instance ch. V.2). Au vu de ces éléments, c'est sans arbitraire ni violer le droit fédéral que la cour cantonale a retenu que l'Office du tourisme était ayant droit et propriétaire d'une partie des indicateurs en cause et qu'il avait dès lors qualité pour déposer plainte.