Citation: 6B_1297/2021 E. 3.3.2

3.3.2. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a pas retenu que les faits postérieurs à l'acte sexuel s'étaient déroulés à un moment où les effets de l'alcool et du cannabis s'étaient dissipés; elle a, au contraire, exposé que l'on ne pouvait rien déduire de ces faits postérieurs, rien n'indiquant qu'il s'était passé suffisamment de temps pour que l'intimée ait recouvré ses esprits. Cette appréciation est en adéquation avec les déclarations de l'intimée, qui a indiqué que lors du baiser et de la fellation, elle ne se sentait plus "déconnectée", mais encore sous l'emprise des stupéfiants. Il n'apparaît pas insoutenable de considérer que l'intimée ait été dans un état d'incapacité de résistance au moment de l'acte sexuel, puis qu'elle ait adopté un comportement actif après un laps de temps qui reste indéterminé, alors qu'elle était encore sous l'influence des produits - dont les effets ne disparaissent pas d'un instant à l'autre - consommés avant le rapport sexuel. Or le seul fait que l'intimée ait été incapable de résistance lors de l'acte sexuel sur le canapé est suffisant pour que l'infraction d'actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance soit réalisée. Le grief du recourant s'avère ainsi mal fondé.