Citation: 6B_369/2024 E. 1.3

1.3. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir modifié ses déclarations, qu'il qualifie de constantes, dans le but de les apprécier à charge. Les déclarations des intimées seraient incohérentes et recèleraient de nombreuses invraisemblances. La cour cantonale aurait utilisé l'expertise psychiatrique pour motiver la crédibilité des déclarations des intimées. Il s'agirait d'un cas de déclarations contre déclarations, non étayées par d'autres éléments probatoires. Il subsisterait un doute sérieux et insurmontable sur la culpabilité du recourant, lequel devait lui profiter. L'argumentation du recourant s'épuise toutefois en une vaste discussion des éléments du dossier, soit pour l'essentiel ses propres déclarations et celles des intimées. Ce faisant, il ne fait qu'offrir sa propre lecture des moyens de preuve dans une démarche purement appellatoire. Il échoue à démontrer le caractère insoutenable de l'appréciation cantonale selon laquelle, dans l'ensemble, les récits de chacune des intimées comportaient de nombreuses caractéristiques révélatrices de déclarations authentiques - outre que certains aspects de leurs déclarations ressortaient indirectement de plusieurs témoignages de tiers -, ce qui contrastait avec les affirmations succinctes du recourant qui souffraient d'imprécisions notables et d'incohérences avec d'autres éléments de preuves (cf. arrêt entrepris, p. 17 s.). Il est vrai qu'il s'agit, en l'occurrence, d'un contexte de "déclarations contre déclarations". Cela n'a toutefois rien d'inhabituel pour ce type d'infractions. On ne saurait ainsi faire grief à la cour cantonale d'avoir évalué la crédibilité des protagonistes, conformément au principe de la libre appréciation des preuves (cf. art. 10 al. 2 CPP). En particulier, la cour cantonale a apprécié les déclarations du recourant et des intimées à l'aune du rapport d'expertise psychiatrique. Elle a ainsi constaté que le fait que le recourant avait cessé spontanément ses agissements vers les 15 ans de l'intimée 3 était cohérent avec le trouble pédophile diagnostiqué par l'expert et les convictions du recourant selon lesquelles la virginité de l'intimée 3 devait être préservée pour son futur époux. Il ressort par ailleurs de l'arrêt entrepris que la cour cantonale s'est basée sur un faisceau d'indices convergents, soit les déclarations crédibles des intimées, opposées aux dénégations du recourant, mais également les témoignages de plusieurs tiers, la chronologie des événements, les circonstances de la dénonciation et les expertises de victimologie (selon lesquelles un trouble de stress post-traumatique chronique avait été diagnostiqué chez les intimées, sans que son étiologie révéla d'alternative crédible à celle des abus dénoncés, celle-ci ne ressortant pas non plus du dossier) pour procéder à l'établissement des faits (cf. arrêt entrepris, p. 18 s.). En définitive, les éléments mis en exergue par le recourant ne suffisent pas à remettre en cause les constatations qui fondent sa condamnation. Se contentant d'évoquer un doute, le recourant ne démontre pas plus, conformément aux exigences de motivation accrue (art. 106 al. 2 LTF), en quoi la cour cantonale aurait violé la présomption d'innocence. Les critiques sont, partant, irrecevables.