Citation: 9C_277/2021 E. 4.3

4.3. En l'espèce, il n'est pas contesté que la recourante souffre notamment de troubles moteurs dissociatifs. Ce diagnostic, posé par l'experte psychiatre, a été confirmé par la doctoresse D.________, qui a fait état d'un trouble fonctionnel moteur sous forme de myoclonie du voile du palais (avis du 8 avril 2020). Conformément à la jurisprudence précitée (cf. consid. 4.2 supra), la doctoresse C.________ avait - en sa qualité de spécialiste en psychiatrie et psychothérapie - toute légitimité pour établir le diagnostic en question et se prononcer sur la capacité de travail en lien avec cette pathologie. Elle a du reste mentionné ce diagnostic en lien avec celui de myoclonie vélopalatine d'origine neurologique et dûment expliqué pourquoi le diagnostic somatique pouvait être écarté, faute d'avoir été confirmé par les explorations neurologiques antérieures. Quoi qu'en dise la recourante, l'experte a dès lors bien tenu compte des troubles moteurs dissociatifs pour évaluer ladite capacité de travail, en retenant une diminution de rendement de 10 % en raison des troubles de la concentration et de l'attention en lien avec cette atteinte. Cette conclusion a été prise au terme d'une analyse circonstanciée qui ne prête pas le flanc à la critique. Pour le reste, la doctoresse D.________ a, dans son avis du 8 avril 2020 dont la recourante se prévaut, relevé qu'elle ne s'était jamais prononcée sur la capacité de travail de sa patiente, renvoyant sur ce point à d'autres avis médicaux. Son appréciation médicale ne remet donc nullement en cause celle de l'experte psychiatre en ce qui concerne la capacité de travail de la recourante. C'est dès lors à juste titre que la juridiction cantonale a suivi les conclusions de l'expertise du 2 octobre 2019, un complément d'instruction n'étant pas justifié. Il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation convaincante des premiers juges.