Citation: U 267/02 23.05.2003 E. 3

3.1 En matière de lésions du rachis cervical par accident de type "coup du lapin" (Schleudertrauma), sans preuve d'un déficit fonctionnel organique, l'existence d'un rapport de causalité naturelle doit, dans la règle, être reconnue lorsqu'un tel traumatisme est diagnostiqué et que l'assuré en présente le tableau clinique typique (cumul de plaintes telles que maux de tête diffus, vertiges, troubles de la concentration et de la mémoire, nausées, fatigabilité accrue, troubles de la vision, irritabilité, labilité émotionnelle, dépression, modification du caractère, etc.). Il faut cependant que, médicalement, les plaintes puissent de manière crédible être attribuées à une atteinte à la santé; celle-ci doit apparaître, avec un degré de vraisemblance prépondérant, comme la conséquence de l'accident (ATF 119 V 338 consid. 2, 117 V 360 consid. 4b). 3.2 Selon les avis médicaux précités, la recourante, dont le véhicule a été percuté par l'arrière, a subi un traumatisme cervical, sans toutefois que la preuve d'un déficit fonctionnel organique puisse être apportée. Mais, en présence d'un tableau clinique typique présentant de multiples plaintes (maux de tête, vertiges, nausées, dépression), dont l'existence n'est pas remise en cause par ces médecins, on peut admettre l'existence d'un lien de causalité naturelle, à tout le moins partiel, entre l'accident et l'atteinte à la santé.