Citation: 1C_385/2017 E. 2.3

2.3. En l'occurrence, le recours soulevait d'une part l'objection du délit politique et d'autre part la question de la conformité de la procédure étrangère en particulier avec l'art. 3 CEDH. Sur le premier point, le recours ne présentait guère de chances de succès (cf. l'arrêt 1C_423/2017 du 30 octobre 2017 relatif à une demande d'entraide judiciaire concernant la recourante). En revanche, la question de la conformité de la procédure étrangère aux exigences de l'art. 3 CEDH, en particulier le volet formel de cette disposition, apparaissait pour le moins délicate compte tenu des allégations crédibles de la recourante quant à des mauvais traitements subis lors de la garde à vue, et de la lenteur des autorités espagnoles à ouvrir puis à mener une enquête effective au sujet de ces allégations. En outre, dès lors que la demande d'extradition a été retirée par les autorités espagnoles parce que la peine (selon le jugement intervenu en février 2017) était déjà prescrite, la recourante aurait pu se prévaloir de l'art. 5 al. 1 let. b EIMP.