Citation: 9C_628/2015 E. 5.3

5.3. L'art. 53 al. 2 LPGA nécessite que la décision initiale formellement passée en force soit manifestement erronée. La décision, rendue le 26 février 2010 et reconnaissant le droit à une allocation pour impotent de degré faible depuis le mois de janvier 2008, se fondait essentiellement sur l'enquête que l'administration a diligentée au domicile de l'assurée. Or, selon la jurisprudence, le rapport qui détaille les conclusions d'une telle enquête est un moyen approprié pour évaluer l'impotence lorsque la réalisation de cette enquête remplit certaines conditions formelles et ne laisse subsister aucun doute quant aux conséquences des troubles diagnostiqués et au besoin d'aide et d'accompagnement indispensable pour accomplir certains actes et faire face aux nécessités de la vie. En revanche, en cas de doute, le recours aux évaluations médicales peut se révéler nécessaire (cf. ATF 130 V 61 consid. 6.1 et 6.2 p. 61 ss; cf. aussi ATF 140 V 543 consid. 3.2.1 p. 546 s.). Contrairement à ce qu'a laissé entendre la juridiction cantonale (1 consid. 4.3 p. 31), le rapport d'enquête à domicile a été réalisé par une personne qualifiée, en toute connaissance de la situation personnelle et médicale de la recourante, et a été entériné sans aucune réserve par le SMR. Il ne saurait être écarté au seul motif qu'il reposerait seulement sur les déclarations subjectives de l'assurée ni valablement remis en question par le rapport d'expertise des médecins de la Clinique B.________, déposé près de quatre ans plus tard, même si l'expert psychiatre a brièvement indiqué qu'il n'avait pas d'indication psychiatrique pour une impotence. Partant, les premiers juges ont violé le droit fédéral dans la mesure où ils auraient pu admettre que le rapport d'expertise faisait apparaître la décision du 26 février 2010 comme étant manifestement erronée.