Citation: 2C_839/2017 E. 4.3

4.3. L'intérêt public à éloigner le recourant a déjà été mis en évidence (supra consid. 3.3.4). Sous l'angle de l'intérêt privé du recourant à rester en Suisse, force est de constater que celui-ci est relativement faible. Certes, et comme les juges précédents l'ont aussi souligné, le recourant vit en Suisse depuis plus de douze ans. Il a toutefois vécu la majorité de sa vie en France, n'étant arrivé en Suisse qu'à l'âge de 28 ans. Le fait que le recourant soit né à Genève n'est pas constaté par l'arrêt attaqué et ne remet pas en cause ces faits. Le recourant ne peut par ailleurs pas être considéré comme intégré professionnellement en Suisse. L'arrêt attaqué constate en effet qu'il n'y a jamais travaillé, s'étant livré à des activités délictuelles durant une partie importante de son séjour. Si le contrat de travail qu'il a signé constitue un élément en sa faveur, il n'est pas suffisant pour infirmer ce constat car cet élément est trop récent. Sous l'angle des relations familiales du recourant en Suisse, il faut constater que non seulement son renvoi en France n'aura pas de conséquence négative sur ses relations avec son enfant, mais qu'il pourrait bien plus avoir des conséquences positives à cet égard, puisque cet enfant réside déjà dans ce pays avec sa mère. Le renvoi du recourant en France ne l'empêchera pas non plus de rendre visite aux proches qu'il dit avoir à Genève, dès lors qu'en l'état, il ne fait pas l'objet d'une interdiction d'entrée en Suisse. Finalement, la réintégration du recourant dans son pays d'origine ne posera pas de difficultés particulières, étant donné qu'il est jeune, en bonne santé et apte à travailler. On ne perçoit donc pas en quoi le renvoi en France aurait objectivement sur le recourant les conséquences désastreuses qu'il prédit. Compte tenu de l'ensemble des circonstances, il n'apparaît pas qu'en faisant primer l'intérêt public à éloigner le recourant sur l'intérêt privé de celui-ci à pouvoir vivre en Suisse, le Tribunal cantonal ait méconnu l'art. 96 LEtr. Le grief y relatif est partant rejeté.