Citation: 5A_612/2019 E. 4.4

4.4. Les recourants reprochent encore à la Chambre civile d'avoir arbitrairement omis de mentionner la date (mai 2017) à laquelle F.________ a été choisi pour siéger dans la Fondation C1.________, présidée par D1.________, ancien ministre français de la culture, alors qu'elle ressort de leur pièce 35 dont la production a été admise par ordonnance de preuve complémentaire du Tribunal de première instance du 21 juin 2017 et qu'elle " atteste que, postérieurement à l'article de 2015, F.________ a été nommé à une fonction prestigieuse ". Ce faisant, ils échouent toutefois à démontrer le caractère insoutenable de l'établissement des faits. La pièce à laquelle ils renvoient est un article du 6 mai 2017 du quotidien E1.________ consistant en une interview de F.________. Or, si son intitulé indique que ce dernier a été " choisi pour siéger dans la Fondation C1.________ ", on ne trouve nulle trace dans son texte de la date à laquelle cette nomination a eu lieu. Au demeurant, du propre aveu des recourants, le fait déterminant à constater était que cet événement était intervenu postérieurement à la parution de l'article litigieux, ce que l'autorité cantonale n'a manifestement pas méconnu ainsi qu'il en ressort de ses considérations sur le caractère encore actuel de l'atteinte.