Citation: 7B_13/2023 E. 2.3.2

2.3.2. Le recourant reproche ensuite à l'autorité cantonale d'avoir retenu de manière arbitraire que les modalités liées à des questions de sécurité, dans le cadre de sa détention, ont été mises en place uniquement pendant une période restreinte d'observation. Il prétend pour sa part avoir subi des restrictions particulières pendant plus d'une année. Dans son état de fait, la cour cantonale a indiqué que, dans son rapport du 7 septembre 2022, la Direction de la Prison B.________ avait mis en place des mesures particulières, à savoir un accès restreint aux activités socio-éducatives, depuis le début de son incarcération jusqu'au 24 août 2020 uniquement (jugement querellé, p. 16). Dans ses considérants, elle a effectivement relevé que les modalités particulières de détention liées à des questions de sécurité avaient été organisées pendant une période restreinte d'observation (cf. jugement querellé, p. 37). Le recourant fait valoir que le rapport établi le 7 septembre 2022 par la Direction de la Prison B.________ serait en flagrante contradiction avec les échanges de correspondances qui ont eu lieu entre le 21 janvier 2021 et le 28 septembre 2022 au sujet des "mesures particulières prises" et expose que celles-ci auraient duré à tout le moins jusqu'au mois de novembre 2021, à savoir pendant plus d'une année. Il estime dès lors qu'il n'y aurait pas lieu de retenir que ces mesures ne lui auraient été appliquées que pendant une période restreinte. Cependant, le recourant n'étaye pas suffisamment son grief conformément aux exigences de motivation accrues prévues par l'art. 106 al. 2 LTF. Il se limite en effet à faire état, sans plus de précisions, de restrictions en lien avec l'accès aux soins, les activités socio-récréatives, ses transferts, l'accès à son représentant religieux, ainsi qu'avec les visites, pendant plus d'une année, en renvoyant à de multiples courriers établis entre le 21 janvier 2021 et le 28 septembre 2022. Or, le simple renvoi, en note infrapaginale, à ces différentes correspondances ne permet pas de déterminer la durée des mesures d'observation litigieuses, ni si celles-ci concerneraient l'ensemble des restrictions mentionnées par le recourant ou seulement l'une ou l'autre d'entre elles. Le recourant se réfère en particulier à son courrier du 28 septembre 2022. Toutefois, ici encore, il ne mentionne pas, même de manière succincte, le contenu de cette correspondance pour étayer ses affirmations, ni sur quel élément objectif reposeraient ses critiques. Ainsi, sur cette base, on ne saurait retenir, comme il l'affirme, que son régime de détention particulier aurait duré jusqu'au mois de novembre 2021. Au regard de ces éléments, et indépendamment de la question de savoir si la période de régime spécial a duré plus longtemps que jusqu'au 24 août 2020, force est de constater que le recourant ne démontre pas que ce serait de manière insoutenable que l'autorité cantonale aurait qualifié de restreinte la période concernée, ni que cela serait arbitraire dans son résultat.