Citation: I 518/04 25.11.2005 E. A

A.________, née en 1947, est l'épouse d'un pasteur itinérant. L'activité missionnaire de l'époux amène le couple à voyager dans différents pays tout au long de l'année; A.________ collabore à titre bénévole à cette activité dont elle assure le secrétariat, la comptabilité, les traductions et les visites aux particuliers. Parallèlement, elle s'occupe de son ménage. Les ressources du couple sont constituées de dons de coreligionnaires. Invoquant une atteinte à la santé d'origine maladive, elle a sollicité le versement d'une rente d'invalidité le 22 janvier 2001. L'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (l'office AI) a recueilli l'avis du docteur C.________, médecin-assistant au Centre pluridisciplinaire d'oncologie de l'Hôpital X.________. Dans un rapport du 26 février 2001, ce médecin a posé le diagnostic de carcinome de l'ovaire gauche et attesté que la patiente avait subi une hysterectomie ainsi qu'une chimiothérapie, notamment. Selon le docteur C.________, l'assurée a été entièrement incapable d'exercer son travail de secrétaire de février à août 2000 en raison du carcinome ainsi que du traitement chirurgical et de la chimiothérapie; depuis le mois d'août 2000, elle a recouvré une capacité de travail réduite à 50 %. Il a ajouté que l'état de santé était stationnaire et que des mesures professionnelles n'étaient pas indiquées. Par ailleurs, l'office AI a diligenté une enquête économique sur le ménage qui a été conduite le 31 janvier 2002. Dans son rapport du 3 février 2002, l'enquêtrice a constaté que l'assurée ne subissait aucun empêchement dû à son invalidité dans l'accomplissement des tâches ménagères; elle a précisé que le couple s'entraidait mutuellement. D'un complément d'enquête, dont les résultats ont été consignés dans un rapport du 17 avril 2002, il ressort notamment que les travaux de secrétariat occupaient l'assurée durant 30 heures par semaine environ et qu'elle a réduit son temps de travail de moitié depuis le début de l'année 2001. L'enquêtrice a ajouté que l'assurée souffre d'une paresthésie aux mains qui ne l'entrave que de façon insignifiante dans ses tâches ménagères (1-2 %) dès janvier 2001. L'office AI s'est fondé sur les conclusions du rapport d'enquête économique et a estimé que l'assurée consacrait 70 % de son temps à ses tâches de collaboratrice de son époux, la part restante, 30 %, étant dévolue aux tâches ménagères. L'administration a fixé le taux d'invalidité de l'assurée à 35 % (0 % d'incapacité dans l'activité ménagère exercée à 30 %, et 50 % d'incapacité dans ses tâches de collaboratrice accomplies à 70 %). En conséquence, l'office AI a rejeté la demande de rente par décision du 29 juillet 2002.