Citation: 1C_490/2020 E. 7.1.1

7.1.1. Les recourants reprochent au Tribunal cantonal d'avoir jugé que l'empêchement de faire paître le bétail en hiver devait être fortement relativisé, non seulement parce que le besoin de faire pâturer le bétail en hiver à plus de 1000 m d'altitude apparaissait incertain, en raison du manque de végétaux et aussi parce qu'à cet endroit la piste de ski n'utilisait qu'une portion restreinte de terrain laissant des prés libres pour sortir le bétail notamment sur les parcelles n° 524 et 1925. Les recourants contestent très partiellement cette appréciation en se contentant de relever que le bétail aurait pâturé jusqu'à la mi-décembre en 2017, 2018 et 2019. Cette simple affirmation, fût-elle démontrée et recevable (art. 99 LTF), n'est toutefois pas en mesure de remettre en cause l'appréciation du Tribunal cantonal. Les recourants font ensuite grief à l'instance précédente d'avoir retenu que les dommages causés par le ruissellement des eaux de fonte n'apparaissaient pas être importants, ni fréquents au point d'entraver notablement l'activité agricole (les recourants se référant d'ailleurs à un seul événement dommageable survenu en 1999 ou 2000). Les recourants ne contestent pas cet argument et se bornent à affirmer qu'il ne peut être exigé d'un exploitant agricole de tolérer un risque, même futur et incertain, causé par une installation sportive qui passe sur ses terrains, qui se situent en zone de danger naturel. Cette simple affirmation ne permet toutefois pas d'établir que le ruissellement des eaux de fonte serait un empêchement au passage de la piste litigieuse à cet endroit.