Citation: 6B_800/2022 E. 12.3

12.3. Se fondant sur les photographies du shooting et la vidéo des actes sexuels, la cour cantonale a retenu qu'il s'agissait d'une relation sexuelle normale entre deux adultes consentants; on ne percevait aucune tension entre les protagonistes, aucune retenue, aucune gêne, aucune peur qui sous-entendraient qu'il s'agissait d'une relation sexuelle forcée. Elle s'est également référée aux messages échangés sur WhatsApp et Facebook jusqu'au 24 janvier 2016, dans lesquels la jeune femme n'a pas hésité à communiquer à l'intimé des éléments privés et relevant de son intimité. Elle a qualifié de non crédibles les déclarations de B1.________ lorsqu'elle a déclaré qu'elle avait eu peur que l'intimé s'en prenne à elle si elle se refusait à lui (DO 21549, l. 67) ou encore qu'elle s'est laissée faire pour que cela passe plus vite et le mieux possible (DO 3006, l. 91). Dans tous les cas, la cour cantonale a retenu que quand bien même B1.________ n'avait pas voulu entretenir une relation sexuelle, qu'elle se serait retrouvée impuissante ou encore en état de dissociation avec anesthésie psychique et physique, l'intimé n'a pas pu se douter qu'elle n'était pas consentante, compte tenu de son comportement lors de la relation sexuelle.