Citation: 2A.332/2000 24.08.2000 E. 2

2.- L'art. 7 al. 2 LSEE prévoit que le conjoint étranger d'un ressortissant suisse n'a pas droit à l'octroi ou à la prolongation de l'autorisation de séjour lorsque le mariage a été contracté dans le but d'éluder les dispositions sur le séjour et l'établissement des étrangers, notamment celles sur la limitation du nombre des étrangers. a) La preuve directe que les époux se sont mariés non pas pour fonder une véritable communauté conjugale, mais seulement dans le but d'éluder les dispositions de la législation sur le séjour et l'établissement des étrangers, ne peut, comme en matière de mariages dits de nationalité (ATF 98 II 1 ss), être aisément apportée; les autorités doivent donc se fonder sur des indices. De tels indices peuvent notamment résulter du fait que l'étranger serait menacé d'un renvoi de Suisse, s'il n'obtenait pas une autorisation de séjour en raison de son mariage; l'absence de vie commune ou le fait que la vie commune a été de courte durée signifient en principe également que les époux n'ont pas la volonté de créer une véritable union conjugale (ATF 121 II 1 consid. 2b p. 3, 97 consid. 3b p. 101; 119 Ib 417 consid. 4b p. 420). b) En l'espèce, selon les faits retenus par le Tribunal administratif, qui ne sont pas manifestement inexacts, les époux A.________ n'ont jamais vécu ensemble depuis leur mariage et n'ont pas davantage eu l'intention de former une véritable union conjugale. N'ayant aucun intérêt commun, l'époux a ainsi vécu depuis janvier 1998 avec son amie, dont il a eu un enfant au mois de juin 1999. Lui-même a d'ailleurs admis s'être marié par complaisance, en espérant y trouver un intérêt financier, notamment lorsque sa femme obtiendrait le permis d'établissement. Quant à la recourante, elle n'est pas parvenue à établir son attachement à son mari, alors qu'elle a elle-même cohabité avec un autre homme, avant et pendant son mariage. Il est dès lors sans pertinence de savoir si A.________ a ou non toujours l'intention de déposer une demande en divorce. Dans ces conditions, le Tribunal administratif pouvait retenir sans violer le droit fédéral, ni abuser de son pouvoir d'appréciation, que le couple s'était marié dans le seul but d'éluder les dispositions sur le séjour et l'établissement des étrangers au sens de l'art. 7 al. 2 LSEE. 3.- Le recours se révèle ainsi manifestement mal fondé et doit être rejeté selon la procédure simplifiée de l'art. 36a OJ, avec suite de frais à la charge de la recourante (art. 156 al. 1 OJ). Au vu de l'issue du recours, la demande d'effet suspensif présentée par la recourante devient sans objet.