Citation: 8C_349/2024 E. 5.1

5.1. Se plaignant d'une constatation manifestement inexacte des faits et d'une violation de l'art. 49 al. 1 LPGA, la recourante reproche aux juges précédents d'avoir considéré que le courriel du 24 mars 2022 s'apparentait à une décision formelle irrégulièrement notifiée, et non à une communication dans le cadre d'une procédure simplifiée. Une telle communication pouvant être contestée dans un délai d'une année, elle aurait agi en temps utile et l'intimée aurait été tenue de rendre une décision formelle, et non une décision sur opposition. La recourante expose que le courriel du 24 mars 2022 constituerait un simple extrait de décision ne contenant ni motivation ni indication des voies de droit. La communication du simple dispositif de la décision, par courrier électronique, devrait être interprétée comme une volonté de l'intimée de procéder - à tort - par la voie de la procédure simplifiée. La recourante soutient qu'à défaut d'avoir pu prendre connaissance de la motivation de la décision, elle n'aurait pas été en mesure de motiver une éventuelle opposition. Elle ajoute ne pas être dotée d'un service juridique, de sorte qu'elle n'aurait pas été apte à identifier l'irrégularité de l'intimée. En signifiant son désaccord le 24 mai 2022, elle aurait respecté le délai d'une année fixé par la jurisprudence pour contester le refus de prestations.