Citation: 8C_660/2021 E. A

A.a. A.________, né en 1975, est administrateur de la société B.________ SA depuis 2008. A ce titre, il est assuré contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 21 janvier 2018, l'assuré a été victime de malaises, qui ont provoqué des chutes ayant elles-mêmes entrainé diverses lésions (traumatisme crânien simple, traumatisme du coccyx, plaie au coude). La CNA a pris en charge les séquelles de ces chutes. Se fondant sur l'appréciation de son médecin d'arrondissement du 21 août 2019, la CNA a rendu, le 22 août 2019, une décision par laquelle elle a mis fin aux prestations d'assurance au 21 avril 2018, tout en renonçant à réclamer le remboursement des prestations versées ultérieurement. A.b. Le 20 septembre 2019, agissant par le biais de C.________ SA, l'assuré a formé opposition contre la décision du 22 août 2019. Il contestait le point de vue du médecin d'arrondissement, en tant qu'il fixait le statu quo sine au plus tard trois mois après l'événement, et requérait l'octroi d'un délai complémentaire pour lui permettre de déposer des rapports médicaux de ses médecins traitants. Plusieurs délais successifs lui ont été accordés par la CNA. Le 3 décembre 2019, celle-ci lui a accordé une "dernière et ultime prolongation de délai de 30 jours à compter du 22 novembre 2019", soulignant qu'aucune autre demande de prolongation supplémentaire ne serait acceptée. L'assuré, toujours par le biais de sa protection juridique, a donné suite à ce courrier en priant la CNA de prendre en considération un rapport d'IRM du genou droit du 2 février 2018, qu'il a joint à son écriture du 19 décembre 2019, pour le cas où ce document n'était pas encore en la possession de l'assureur. A.c. Par courriel du 8 septembre 2020, l'assuré a demandé à la CNA de rendre une décision formelle avec indication des motifs détaillés en lien avec ses différents accidents, un second accident étant survenu le 22 février 2019. Lors d'un entretien téléphonique du 24 septembre 2020, la CNA a expliqué à la collaboratrice de C.________ qu'elle avait clos le dossier dès lors qu'elle n'avait rien reçu malgré les prolongations de délai accordées et que le rapport radiologique de 2018 figurait déjà au dossier. Par avis du 29 septembre 2020, elle a imparti à l'assuré un ultime délai au 13 octobre 2020 "pour motiver l'opposition du 20 septembre 2019, faute de quoi elle rendrait une décision de non-entrée en matière". Le 13 octobre 2020, la protection juridique a contacté la CNA. La note d'entretien téléphonique expose ce qui suit: "tél. de C.________ qui m'informe que Me D.________ est absente et a reçu un appel de Mr A.________ au sujet de son dossier. Il me dit que depuis le début de l'année, il est embêté à cause du COVID-19 et demande si nous pouvons prolonger le délai jusqu'à fin octobre ou novembre. Je lui dis que la décision date du mois d'août 2019 et que l'année passée, le COVID-19 n'était pas encore arrivé. Je lui explique que cela fait plus d'un an et que nous n'allons pas prolonger le délai et l'informe que j'ai envoyé le dossier au secteur juridique pour qu'ils fassent le nécessaire de leur côté. Il comprend tout à fait et imagine faire opposition dans les 30 jours à notre décision sur opposition en espérant avoir reçu les documents médicaux nécessaires". A.d. Par décision du 19 octobre 2020, la CNA a déclaré l'opposition irrecevable au motif qu'elle n'était pas motivée et que l'assuré n'avait pas remédié au vice constaté dans le délai imparti.