Citation: 9C_288/2017 E. 4.1

4.1. Comme le relève la recourante, le neuropsychologue du CEMed a effectivement comparé les atteintes neuropsychologiques présentes en 2015 avec celles prévalant en 2006. Cependant, contrairement à ce qu'elle soutient, celui-ci n'a pas passé sous silence les atteintes présentes en 2003. Il a notamment pris en compte l'IRM pratiquée en novembre 2003, dont les résultats mettaient en évidence "3 micro-foyers en hypersignal sur les séquences FLAIR et T2 de la substance frontale antérieure droite et pariétale gauche, aspécifique" (expertise pluridisciplinaire du 5 mai 2015, p.19). Il s'est ensuite référé aux examens neuropsychologiques des 4 et 7 août 2006, effectués par le neuropsychologue I.________ et la psychologue spécialiste en neuropsychologie FSP, J.________, lesquels ont conclu à une "importante fluctuation attentionnelle" et à de "sévères troubles mnésiques antérogrades affectant l'apprentissage, la reconnaissance et le rappel différé d'un matériel verbal ainsi qu'un discret fléchissement exécutif". Ainsi, le neuropsychologue du CEMed n'a pas omis de prendre en compte la situation de l'assurée en 2003, il a néanmoins fondé son analyse sur l'évaluation neuropsychologique la plus récente au dossier, ce qu'il était en droit de faire pour examiner étape par étape la situation de l'intéressée en fonction des tests effectués par le passé, et, partant, pouvoir expliquer de manière cohérente l'évolution de la situation. Cette manière de faire n'est pas critiquable au regard des exigences en matière de preuve pour une évaluation médicale dans le cadre d'une révision au sens de l'art. 17 LPGA (voir p. ex arrêt 9C_418/2010 du 29 août 2011 consid. 4.2 in SVR 2012 IV n° 18 p. 81).