Citation: 5A_917/2023 E. 5

Le recourant se plaint d'une violation du droit de l'enfant d'entretenir des relations avec ses deux parents (art. 7 et 9 al. 3 de la Convention relative aux droits de l'enfant (CDE; RS 0.107)). En premier lieu, il convient de rappeler que, tels que formulés, les moyens tirés des art. 7 et 9 al. 3 CDE n'ont pas de portée propre par rapport à ceux fondés sur les art. 9 Cst. et 301a CC (cf. arrêt 5A_468/2023 du 29 janvier 2024 consid. 3). Au demeurant, si le recourant relève à juste titre que le Tribunal de céans a retenu que, s'agissant d'enfants en bas âge, l'absence de contact physique ne pouvait être suffisamment compensé par d'autres canaux de communication, tel que Skype, et que des intervalles courts et fréquents entre des visites sans nuitées devaient être privilégiés (ATF 142 III 481 consid. 2.8), il s'agit toutefois là d'une configuration idéale qui ne peut à l'évidence pas toujours être assurée quand les lieux de vie des parents se trouvent à des distances conséquentes et qui ne peut donc faire obstacle à la liberté d'établissement de chaque parent. C'est d'ailleurs dans cette perspective que la jurisprudence retient que la question du déménagement ne peut être dissociée de l'examen de l'adaptation des modalités de la prise en charge, des relations personnelles et de l'entretien et qu'en cas de modification du lieu de résidence de l'enfant, il appartient aux tribunaux de trouver une nouvelle solution relative à la garde et à l'exercice du droit aux relations personnelles qui soit conforme à l'art. 9 al. 3 CDE (cf. supra consid 4.1.3 et ATF 142 III 481 consid. 2.8). En l'occurrence, le Tribunal a bien organisé les modalités d'exercice du droit aux relations personnelles du recourant en tenant compte d'un déménagement en Australie et lui a réservé un droit de visite devant s'exercer, d'entente entre les parties ou, à défaut, à raison de deux fois deux semaines de vacances en été, à Pâques ou à Noël à S.________, ainsi que de deux semaines supplémentaires de vacances à U.________ en été, à Pâques ou à Noël, l'intimée effectuant à cette occasion les déplacements entre l'Australie et la Suisse. Elle a également donné acte à l'intimée de ce qu'elle permettrait au recourant de contacter sa fille chaque jour par téléphone, Zoom ou tout autre moyen de télécommunication. A cet égard, le fait allégué par le recourant qu'il n'aurait pas les moyens d'exercer son droit de visite en Australie est nouveau et ne repose sur aucune preuve, étant par ailleurs rappelé une fois encore que les parties ont été enjointes à faire lever la mesure empêchant une partie de l'exercice du droit aux relations personnelles en Suisse. Compte tenu de ce qui précède et contrairement à ce qu'affirme le recourant, le droit de l'enfant d'entretenir des relations avec ses deux parents n'a pas été violé.