Citation: 9C_619/2020 E. 4

En l'espèce, la recourante relève elle-même que le chirurgien qui l'a opérée le 7 juin 2018 a constaté que sa situation s'était nettement améliorée sur le plan des douleurs après l'infiltration du 7 décembre 2018 (avis du docteur B.________ du 26 février 2019). La juridiction cantonale a donc constaté sans arbitraire que la situation de la recourante s'était améliorée à compter de décembre 2018. De même, elle a pris en considération la réapparition de douleurs et retenu, en se fondant sur l'avis du docteur B.________ du 23 mai 2019, que celles-ci étaient moins intenses qu'avant l'opération. En faisant valoir une aggravation de sa situation en lien avec ses douleurs et sa force musculaire de préhension, la recourante perd de vue que ces éléments ont déjà été examinés et évalués lors de l'expertise de 2017 sans qu'une modification notable ne puisse être retenue depuis. A cet égard, les médecins de la Policlinique médicale universitaire de Lausanne ont indiqué qu'il résultait de l'évaluation de sa force musculaire de préhension des valeurs quasi nulles des deux côtés (1 kg à gauche et 2 kg à droite), ce qui contrastait avec sa bonne musculature, l'absence manifeste de douleur lors de la manoeuvre au dynamomètre et l'absence d'anomalie clinique (rapport d'expertise du 7 février 2017, p. 28). En présence d'un examen clinique qui ne permettait pas d'expliquer les plaintes multiples et vécues comme fortement invalidantes par la recourante, les experts ont donc cherché à établir la mesure de ce qui était raisonnablement exigible de la part de l'intéressée le plus objectivement possible. Ils ne se sont donc pas fondés exclusivement sur le résultat du test au dynamomètre pour fixer à 5 kg les limitations concernant le port de charges. A l'inverse des experts, le docteur B.________ a décrit les plaintes de la recourante, notamment en ce qui concerne l'absence de bénéfice d'une seconde infiltration réalisée le 23 juillet 2019, et a communiqué le résultat de l'évaluation de la force musculaire de préhension (amélioration de 1 à 4 kg pour la main gauche et de 2 à 5 ou 6 kg pour la main droite; avis du 23 mai 2019). Il s'est donc essentiellement fondé sur la manière dont l'assurée elle-même ressentait et assumait ses douleurs, sans prendre en considération la problématique du syndrome somatoforme douloureux retenu par les experts. Une telle approche, fondée dans une très large mesure sur le ressenti de la personne assurée est insuffisante pour attester d'un point de vue objectif une aggravation de l'état de santé de la recourante (ATF 143 V 124 consid. 2.2.2). Dans ces circonstances, il n'y a pas lieu de s'écarter des constatations des premiers juges.