Citation: 5A_729/2024 E. 5.3.1

5.3.1. 5.3.1.1. A ce dernier égard, elle se plaint d'abord que le jugement ne ferait aucune mention de l'infraction de "violence avec usage ou menace d'une arme sans incapacité" imputée en 2018 à l'intimé, ni du fait que l'information préoccupante dont celui-ci avait fait l'objet en 2022 avait été suivie d'une instruction pénale. Il ressort de la pièce à laquelle se rapporte la recourante que l'infraction précitée figure dans le fichier de "Traitement d'Antécédents judiciaires" de l'intimé. Dans la mesure où aucune autre information complémentaire plus précise n'est apportée quant à cette infraction et à ses éventuelles conséquences judiciaires, elle n'apparaît dès lors pas pertinente pour l'issue de la présente procédure. Au sujet de l'information préoccupante dont l'intimé a fait l'objet en 2022, les pièces auxquelles se réfère la recourante n'indiquent rien de plus que le concours de la gendarmerie, qui a procédé à l'audition des intéressés (enfants et père), ce qui ressort de la décision entreprise, laquelle indique l'intervention du Parquet de Y.________ et précise également le classement, par le Ministère de la justice, des faits rapportés dans l'information préoccupante (let. A.d supra). 5.3.1.2. La recourante reprend ensuite l'intégralité de l'audition des enfants devant la gendarmerie dans le contexte de l'information préoccupante. Elle soutient que la cour cantonale en aurait arbitrairement fait abstraction alors que cette audition démontrait que l'intimé exposait les enfants à un risque grave et concret pour leur intégrité physique et psychique. Il ne ressort toutefois rien d'autre de ces auditions que la synthèse qui en est faite par la cour cantonale quant aux punitions inadaptées infligées par l'intimé à ses filles (singulièrement: suppression du goûter et mise à genoux), y compris les coups de ceinture. La cour cantonale a retenu à ce dernier égard que le père avait reconnu y avoir eu recours à une reprise, de manière involontaire; elle ne s'est certes pas arrêtée sur les déclarations des enfants devant la gendarmerie, lesquelles laissaient en effet entendre que ces coups auraient pu être plus réguliers; dans la mesure toutefois où les propos tenus par les mineures apparaissent particulièrement flous sur ce point, l'on ne saurait reprocher à l'autorité cantonale de ne pas s'y être arrêtée et d'avoir rapporté la version du recourant ainsi que la conclusion de la police, à savoir que les enfants n'avaient pas de traces de coups et se portaient bien. 5.3.1.3. La recourante affirme le suivi incomplet et insuffisant intervenu après le signalement du comportement du père aux autorités. Elle se réfère à ce sujet au bilan d'intervention TISF rendu le 12 janvier 2024 et soutient que la cour cantonale l'aurait apprécié de manière partielle et partiale. La prétendue insuffisance du suivi n'est cependant aucunement étayée par la recourante, si ce n'est en indiquant que seules dix séances de suivi auraient été effectuées en lieu et place des 23 prévues; cette affirmation n'est toutefois aucunement établie à la lecture du bilan auquel l'intéressée se réfère. Celui-ci, plutôt positif (cf. lit. A.g.a supra), n'est pas critiqué et la partialité reprochée aux juges cantonaux n'est nullement développée par la recourante, ce qui rend sa critique irrecevable (consid. 3.2 supra). 5.3.1.4. La recourante se prévaut également d'un parti pris des intervenants français en faveur de l'intimé. Elle se réfère à cet égard au courriel rédigé le 3 septembre 2024 par l'assistant social ayant suivi le père à la suite de l'information préoccupante le concernant ( supra let. A.g.a), courriel qu'elle qualifie de "véritable plaidoyer" en sa faveur et dont elle déduit la probabilité de l'absence de mise en oeuvre de mesures de protection au retour des enfants en France. Les critiques développées par la recourante sur ce point sont toutefois essentiellement appellatoires. Certains éléments factuels relatés dans ce courriel lui sont certes défavorables (notamment son apparent manque d'implication dans la vie des enfants). Cette circonstance se révèle cependant à elle seule insuffisante pour établir un éventuel parti pris de l'intéressé, voire plus largement des services sociaux français, et leur défaut de volonté de protéger les mineures à leur retour; les conclusions du courriel tendent même à démontrer le contraire dès lors que l'assistant social propose la mise en place d'une mesure éducative une fois les enfants revenues en France (soutien à la parentalité/gestion du conflit parental). 5.3.1.5. Dans un dernier grief d'appréciation arbitraire des preuves, la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir écarté les attestations du psychologue G.________ (let. A.g.b supra). La Chambre des curatelles a motivé sa décision à ce sujet en indiquant que certains éléments ressortant de ces attestations laissaient penser à de possibles manipulations et en jugeant inadéquats la méthode (vidéo) et le comportement de l'intervenant vis-à-vis de l'enfant C.________, reçue en consultation (questions fermées et suggestives; insistances pesantes sur certains comportements du père). Or la recourante se limite à reprocher à nouveau à l'autorité cantonale sa reprise partielle et partiale de ces attestations, sans aucunement remettre en cause son appréciation. Dépourvue de motivation idoine (consid. 3.2 supra), cette critique est irrecevable.