Citation: I 848/05 29.11.2006 E. 1

4.1 Le recourant est principalement atteint d'une périarthrite scapulo-humérale et de troubles statiques et dégénératifs des segments cervicaux et lombaires associés à des sciatalgies gauches d'allure pseudo-radiculaire en lien avec une hypoplasie jambière (tibia et pied). Aussi bien le docteur T.________, médecin traitant du recourant (rapports des 29 novembre 1999 et 28 avril 2000; voir également le rapport du docteur P.________ du 14 mai 1998), que les responsables du COPAI (rapport de stage du 12 février 2002; voir également le rapport de la doctoresse O.________, médecin-conseil du COPAI, du 4 février 2002) ont expliqué que l'intéressé n'était plus en mesure d'exercer une activité lucrative en qualité d'ouvrier jardinier ou du bâtiment. Il disposait en revanche d'une capacité résiduelle de travail dans une activité adaptée ne comportant pas de port de charges, de déplacements prolongés ou de positions inadaptées. Pour le docteur T.________, cette capacité de travail s'élevait à 50 %, tandis que pour les responsables du COPAI, l'exercice d'une activité de type industriel simple et répétitive était exigible à 80 %, avec un rendement diminué de 25 %. Après avoir soumis le cas pour évaluation à son service médical, l'office AI a admis l'existence d'une capacité résiduelle de travail de 50 %, motif pris que ce taux était mieux exploitable sur le marché du travail et présentait l'avantage de permettre au recourant de disposer de suffisamment de temps pour se reposer. 4.2 Au regard de la documentation médicale versée au dossier, il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation - plutôt favorable au recourant - de la capacité de travail effectuée par l'office AI et confirmée par les premiers juges. En l'absence d'indice objectif attestant une aggravation de l'état de santé du recourant, on ne saurait en particulier leur reprocher de ne pas avoir entrepris, malgré la durée de la procédure, d'investigation médicale complémentaire. Si l'administration ou le juge, se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves fournies par les investigations auxquelles ils doivent procéder d'office, sont convaincus que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation, il est en effet superflu d'administrer d'autres preuves (appréciation anticipée des preuves; Ueli Kieser, Das Verwaltungsverfahren in der Sozialversicherung, p. 212, n° 450; Alfred Kölz/Isabelle Häner, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 2e éd., p. 39, n° 111 et p. 117, n° 320; Fritz Gygi, Bundesverwaltungsrechtspflege, 2e éd., p. 274; cf. aussi ATF 122 II 469 consid. 4a, 122 III 223 consid. 3c, 120 Ib 229 consid. 2b, 119 V 344 consid. 3c et la référence). Une telle manière de procéder ne viole pas le droit d'être entendu selon l'art. 29 al. 2 Cst. (SVR 2001 IV n° 10 p. 28 consid. 4b). On rappellera que le principe inquisitoire, qui régit la procédure notamment dans le domaine des assurances sociales, n'est pas absolu. Sa portée est restreinte par le devoir des parties de collaborer à l'instruction de l'affaire. Celui-ci comprend en particulier l'obligation des parties d'apporter, dans la mesure où cela peut être raisonnablement exigé d'elles, les preuves commandées par la nature du litige et des faits invoqués, faute de quoi elles risquent de devoir supporter les conséquences de l'absence de preuves (voir art. 28 al. 2 et 31 al. 1 LPGA; ATF 125 V 195 consid. 2 et les références; cf. ATF 130 I 183 consid. 3.2). Dans ce contexte, il ne suffit pas de prétendre qu'un assuré souffre d'une affection présentant un caractère dégénératif pour justifier la mise en oeuvre régulière par l'administration de mesures d'instruction visant à vérifier son évolution. Encore faut-il apporter la preuve concrète que l'état de santé de l'assuré s'est effectivement modifié jusqu'au moment déterminant de la décision litigieuse, ce que le recourant n'a en l'espèce pas démontré ou tenté de démontrer. 4.3 Le rapport du 11 juillet 2005 établi par le docteur T.________ et produit par le recourant devant l'office AI à l'appui d'une demande de révision de la rente n'est d'aucun secours pour le recourant dans la présente procédure. On ne perçoit pas dans les propos de ce médecin que la situation rachidienne se serait aggravée, celui-ci ayant simplement précisé qu'elle ne s'était pas améliorée. Certes a-t-il indiqué que son patient avait développé dans le courant de l'année 2004 un état dépressif accompagné d'une importante régression et d'un isolement social. Cela étant, cette décompensation psychique est survenue postérieurement à la décision litigieuse du 23 mars 2004, de sorte qu'il n'y a pas lieu de la prendre en considération pour apprécier la légalité de cette décision.