Citation: 6B_955/2018 E. A

A.a. Par ordonnance pénale du 15 décembre 2015 rendue dans la procédure P/14547/2015, le Ministère public de la République et canton de Genève a condamné X.________ à une amende de 500 fr., la peine privative de liberté de substitution en cas de non-paiement fautif de l'amende étant de 5 jours. La prénommée a en outre été condamnée au paiement des frais judiciaires, arrêtés à 250 francs. Cette ordonnance pénale a été envoyée à l'adresse de X.________, soit c/o Association A.________, rue B.________, à C.________, mais le pli recommandé n'a pas été retiré. Le 11 décembre 2016, le Service des contraventions (ci-après : SdC) a adressé à la prénommée, à l'adresse précitée, un bordereau de paiement d'un montant de 750 fr., accompagné d'un bulletin de versement l'invitant à s'en acquitter dans les 30 jours. Ce bordereau faisait référence à l'ordonnance du ministère public du 15 décembre 2015 dans la procédure P/14547/2015. A.b. Par ordonnance pénale du 16 septembre 2016 rendue dans la procédure P/4577/2016, le ministère public a condamné X.________ à une peine pécuniaire de 60 jours-amende à 30 fr. le jour, sous déduction d'un jour de détention avant jugement. Cette ordonnance pénale a été envoyée par pli recommandé à l'adresse de la prénommée, soit c/o Association A.________, rue B.________, à C.________. Par courrier recommandé du 13 décembre 2016 adressé à X.________, le Service d'application des peines et mesures (ci-après : SAPEM) a, sur demande du SdC, imparti à cette dernière un délai au 16 janvier 2017 pour s'acquitter de la somme de 1'770 fr. - correspondant à 59 jours-amende à 30 fr. le jour - faute de quoi sa mise en détention serait ordonnée.