Citation: 7B_121/2022 E. 6.1

6.1. En l'espèce, il n'est pas contesté que le recourant a été "dûment cité", au sens de l'art. 368 al. 3 CPP, à l'audience du 6 décembre 2021, dès lors que le mandat de comparution y relatif, précisant les conséquences d'un éventuel défaut, lui avait été notifié le 17 novembre 2021 au plus tard. Certes, comme le relève le recourant, il semble par ailleurs devoir être déduit de l'arrêt attaqué que le jugement par défaut, rendu le 4 mars 2022 par le Tribunal de police, ne lui a pas été notifié personnellement, mais uniquement à son défenseur, alors que l'art. 368 al. 1 CPP fixe comme condition une notification personnelle au condamné du jugement rendu par défaut. Il n'en demeure pas moins qu'assisté de son défenseur, le recourant a pu valablement former une demande de nouveau jugement en saisissant le Tribunal de police dans le délai légal de 10 jours, puis qu'il a pu, dans le cadre de l'instruction de cette demande, s'expliquer sur les motifs de son défaut à l'audience du 6 décembre 2021. Le recourant n'explique ainsi pas en quoi il aurait subi un quelconque préjudice en raison d'une notification éventuellement irrégulière du jugement par défaut, par exemple sous l'angle d'une violation de son droit d'être entendu, de sorte que le grief qu'il soulève à cet égard doit être écarté.