Citation: BGE 150 I 50 E. 2020

À cet égard, il doit être relevé que le recourant ne donne pas davantage de précisions et n'indique en particulier pas avoir vécu ou séjourné avec son amie, alors même que celle-ci vit à l'étranger et que les activités criminelles pour lesquelles il a été condamné ont été commises en Suisse entre le 31 juillet 2019 et le jour de sa mise en détention. Quant à leurs contacts depuis lors, la cour cantonale n'a pas ignoré qu'ils s'étaient appelés BGE 150 I 50 S. 66 via Skype le 2 août 2022, soit dans le même mois que la demande du recourant à pouvoir bénéficier de parloirs intimes. Elle a toutefois constaté que leurs échanges préalables et postérieurs à ladite requête étaient pour le moins "peu fréquents", nonobstant les courriels adressés par l'amie du recourant à son avocat. Au vu de la teneur de cette correspondance - soit en bref que des sanctions étaient imposées aux ressortissants russes au début de la guerre en Ukraine et que l'amie du recourant avait souffert d'une profonde dépression à la suite de la mort de son père -, la cour cantonale pouvait considérer sans arbitraire que ces éléments ne permettaient pas de justifier l'absence de contacts réguliers avec le recourant durant son incarcération. En outre, si, comme le soutient le recourant, le fait de ne pas avoir déposé de demande de parloir ordinaire avec son amie n'est effectivement pas un critère en tant que tel pour lui refuser des rencontres intimes avec cette dernière, il n'est toutefois pas insoutenable de considérer qu'il s'agit d'un fait pertinent pour apprécier la force des liens qu'ils entretiennent. À cela s'ajoute que le recourant ne justifie d'aucune circonstance pertinente permettant de démontrer qu'il entretiendrait effectivement avec son amie une relation stable et continue ou qui commanderait, dans le cas particulier, de les considérer comme suffisamment proches pour leur permettre de bénéficier de rencontres privées. En outre, au vu du courriel adressé par l'amie du recourant au mandataire de ce dernier, c'est également sans faire preuve d'arbitraire que l'autorité précédente a retenu que celle-ci n'avait donné son accord à une rencontre privée que le 6 avril 2023, soit plusieurs mois après les demandes du recourant à cette fin. Au vu de la teneur de l'art. 82 al. 5 RSPC/VD (cf. consid. 3.2.6 supra), le recourant ne saurait par ailleurs être suivi lorsqu'il affirme que l'exigence que le visiteur donne son accord à une telle rencontre ne ressortirait que d'un règlement interne à l'administration pénitentiaire. Sur la base des éléments qui précèdent, la cour cantonale n'a donc pas versé dans l'arbitraire en retenant que les contacts entre le recourant et son amie étaient peu fréquents, respectivement que la stabilité et la durée de sa relation avec cette dernière n'étaient pas établies. Partant, il n'était pas insoutenable d'en déduire qu'ils ne formaient pas un couple au sens de l'art. 82 al. 1 RSPC/VD, respectivement que les conditions imposées par l'art. 82 al. 5 RSPC/VD n'étaient pas remplies. BGE 150 I 50 S. 67