Citation: 2A.483/2004 13.09.2004 E. A

X.________, ressortissant serbe né en 1982, est arrivé en Suisse en 1999. Après le rejet de sa demande d'asile, un délai lui a été imparti au 31 mai 2000 pour quitter le territoire suisse. Le 4 août 2000, X.________ a épousé la ressortissante suisse Y.________, née en 1978. A la suite de cette union, une autorisation de séjour lui a été délivrée. Les époux se sont séparés en octobre 2001. Y.________ a déposé une demande en divorce unilatérale, à laquelle X.________ s'est opposé; celui-ci a en revanche déclaré consentir à une séparation de quatre ans sous l'empire de mesures protectrices de l'union conjugale. Après avoir fait procéder à une enquête relative à la situation familiale des conjoints, le Service de la population du canton de Vaud a, par décision du 6 avril 2004, révoqué l'autorisation de séjour de X.________. X.________ a contesté cette décision auprès du Tribunal administratif du canton de Vaud, qui a rejeté le recours par arrêt du 28 juillet 2004. Après avoir procédé à l'audition du recourant, la Cour cantonale a considéré que l'union conjugale n'existait plus que formellement, de sorte que le recourant, qui s'en prévalait dans le seul but d'obtenir le renouvellement de son autorisation de séjour, commettait par là un abus de droit.