Citation: 1B_413/2015 E. 3.2

3.2. A titre liminaire, il convient de relever que le recourant ne conteste pas l'existence d'un risque élevé de récidive s'il ne fait pas l'objet d'un traitement ambulatoire contraint, de type psychiatrique intégré, auprès de thérapeutes spécialisés dans le champ des infractions sexuelles. Contrairement à ce que soutient le recourant, le risque de réitération porte également sur des agissements susceptibles de mettre en danger l'intégrité sexuelle de la victime, comme l'a confirmé à deux reprises le Tribunal de céans (arrêts 1B_61/2015 du 19 mars 2015 consid. 4 et 1B_266/2015 du 28 août 2015 consid. 2.3). L'intéressé perd en effet de vue qu'il a incité des tiers à enlever la victime et à l'agresser sexuellement, en utilisant au besoin des armes, et que ces incitations ont été suivies d'un début d'exécution. En affirmant que l'accusation ne porterait "que sur des actes virtuels sur internet", le recourant paraît d'ailleurs ne toujours pas avoir pris conscience de la gravité des charges portées à son encontre.