Citation: I 523/00 02.05.2001 E. 2

2.- a) Le juge des assurances sociales doit examiner de manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu'en soit la provenance, puis décider si les documents à disposition permettent de porter un jugement valable sur le droit litigieux. Si les rapports médicaux sont contradictoires, il ne peut liquider l'affaire sans apprécier l'ensemble des preuves et sans indiquer les raisons pour lesquelles il se fonde sur une opinion médicale et non pas sur une autre. C'est ainsi qu'il importe, pour conférer pleine valeur probante à un rapport médical, que les points litigieux aient fait l'objet d'une étude circonstanciée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées par la personne examinée, qu'il ait été établi en pleine connaissance de l'anamnèse, que la description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale soient claires et enfin que les conclusions de l'expert soient dûment motivées. Au demeurant, l'élément déterminant pour la valeur probante n'est ni l'origine du moyen de preuve ni sa désignation comme rapport ou comme expertise, mais bel et bien son contenu (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références). Ces principes, développés à propos de l'assurance-accidents, sont applicables à l'instruction des faits d'ordre médical dans toutes les branches d'assurance sociale (Spira, La preuve en droit des assurances sociales, in Mélanges en l'honneur de Henri-Robert Schüpbach, Bâle 2000, p. 268). b) Le recourant allègue que l'état dépressif dont il est atteint, combiné aux problèmes de santé qui concernent le dos et les hanches, aggrave son état de santé général, de sorte qu'une incapacité de travail supérieure à 20 % aurait dû être constatée par les médecins. c) Il est constant que le recourant a subi le 1er octobre 1997 une opération de la hanche gauche et le 18 janvier 1999 un forage de la tête fémorale droite. Dans la lettre à l'intimé du 12 août 1999, le docteur B.________ a signalé des douleurs mécaniques au niveau de la hanche droite, douleurs faibles à la mobilisation, plus importantes à la marche, rendant le port d'une canne à droite nécessaire. Atteint de douleurs des deux hanches, ainsi que de douleurs du rachis cervical et lombaire, le patient présentait des douleurs en position debout prolongée, ainsi qu'en position assise prolongée, son périmètre de marche étant d'environ 15 à 30 minutes. Selon le chirurgien, le taux d'incapacité de travail de 20 % retenu par les experts de l'Hôpital Z.________ dans leur rapport du 25 mai 1999 était donc totalement injustifié et dénué d'arguments médicaux. Toutefois, le docteur F.________, sur la base de l'examen auquel il a procédé, n'a pas trouvé de substrat somatique justifiant une incapacité de travail et de gain significative dans la dernière activité du recourant auprès de son ancien employeur. Or, la Cour de céans n'a aucune raison de s'écarter de l'expertise du 25 novembre 1999. Il est établi que le recourant, en sa qualité d'employé d'atelier, a travaillé notamment au laminage, activité qui se pratique en position debout et n'était pas spécialement lourde. Dans sa dernière fonction, celui-ci s'occupait de la fonderie de lingots, ce qui nécessitait le soulèvement de charges légères, largement inférieures à 10 kg (4 à 5 kg à la fois). Constatant un hiatus manifeste entre l'intensité des plaintes de l'assuré et la base organique, le docteur F.________ a retenu le diagnostic de trouble somatoforme douloureux. Sur le plan psychiatrique, l'incapacité de travail liée à l'état dépressif ne dépasse pas 15 % (rapport du docteur H.________, du 24 novembre 1999). Au terme d'une évaluation globale de la capacité de travail du recourant, le docteur F.________ a nié qu'elle fût réduite de 25 % au moins sur une longue durée (rapport du 25 novembre 1999, page 7). Il déclare se rallier à l'avis des docteurs C.________, D.________ et E.________, selon lequel l'incapacité de travail peut atteindre 20 % mais ne doit pas dépasser ce taux (rapport du 25 mai 1999).