Citation: 5A_96/2017 E. 5.4

5.4. Ce faisant, le recourant expose sa propre appréciation de la situation et la substitue à celle de l'autorité précédente, sans mettre en évidence de violation du droit fédéral. On ne voit en effet pas en quoi la Cour civile aurait excédé ou abusé de son pouvoir d'appréciation (art. 4 CC; cf. supra consid. 4.1 et 5.1) en estimant, sur le vu des circonstances précédemment décrites, qu'une contribution pouvait être allouée à l'épouse pendant une durée limitée de cinq ans. S'agissant en particulier de la répartition des rôles entre les époux, le recourant ne critique pas la motivation des juges précédents fondée sur son départ du domicile conjugal à fin juin 2012, laissant l'épouse assumer seule la prise en charge des enfants et adapter son activité professionnelle en conséquence (art. 42 al. 2 LTF; ATF 140 III 86 consid. 2). De plus, en ce qui concerne l'imputation d'un revenu hypothétique - grief qui du reste n'apparaît pas avoir été soulevé en appel -, le recourant ne démontre pas que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire dans l'établissement des faits; il ne fournit pas non plus d'argument de nature à faire apparaître une violation du droit fédéral sur ce point. Quoi qu'il en soit, les juges précédents ne peuvent se voir reprocher d'avoir enfreint le droit fédéral, ni mésusé de leur pouvoir d'appréciation, en considérant (implicitement) qu'un délai de cinq ans pouvait, dans le cas particulier, être accordé à l'épouse sans que celle-ci ne soit contrainte d'augmenter son taux d'activité de 80% à 100%.