Citation: 4A_208/2023 E. A

A.a. B.________ (ci-après: le directeur, l'assuré, le demandeur ou l'intimé), né en 1964 et peintre de profession, est directeur et associé gérant président de la société C.________ Sàrl (ci-après: la société), active notamment dans le domaine de la peinture. A.b. Selon la proposition d'assurance du 15 décembre 2015 et la police d'assurance du 11 janvier 2016, la société a conclu avec A.________ SA (ci-après: la société d'assurance, la défenderesse ou la recourante) un contrat d'assurance-accidents complémentaire pour le directeur. Ce contrat était initialement conclu pour une durée de trois ans, soit du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2018, puis a été prolongé pour une nouvelle durée de trois ans, soit du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2021. A.c. Selon la proposition d'assurance des 27 et 30 novembre 2020 et la police d'assurance du 3 décembre 2020, la société d'assurance s'est engagée à couvrir également le risque maladie du personnel de la société, y compris celui du directeur, sous la forme d'une assurance collective d'indemnités journalières en cas de maladie. Dite police est entrée en vigueur le 1er janvier 2021. A.d. Le 2 juillet 2021, le directeur assuré a adressé à la société d'assurance une déclaration de maladie, faisant valoir une incapacité de travail à 100 % à compter du 22 juin 2021 en lien avec une atteinte aux " muscles/tissu conjonctif/articulations ". Le salaire annuel déclaré dans l'annonce était de 126'000 fr. Le médecin traitant de l'assuré a notamment attesté que le traitement médical avait débuté le 21 juin 2021, que l'assuré souffrait de douleurs au genou et qu'il n'avait pas été soigné auparavant par un médecin en raison de cette affection. A.e. À compter de novembre 2021, la société d'assurance a obtenu divers renseignements médicaux relatifs à l'assuré. Elle en a déduit que l'assuré n'avait pas communiqué, dans la proposition d'assurance du 15 décembre 2015 et la " proposition de modification " du 27 novembre 2020, que son genou droit était déjà atteint en 2013 et qu'il avait subi des traitements. Selon elle, il en allait de même de problèmes à l'épaule droite remontant à 2019. Sur cette base, la société d'assurance a reproché à l'assuré d'avoir commis une réticence et l'a exclu du cercle des assurés avec effet au 30 novembre 2021. Invoquant le lien direct entre les traitements et les affections non déclarés et la pathologie entraînant l'incapacité de travail annoncée en juillet 2021, elle a refusé de verser des indemnités journalières pour ce sinistre.