Citation: 6B_437/2009 28.09.2009 E. B

Statuant le 17 avril 2009, la Cour de cassation genevoise a rejeté le pourvoi formé par X.________. En substance, cet arrêt retient les faits suivants: B.a Le 12 février 2008, en fin de matinée, Z.________, âgé de près de 80 ans, est allé retirer au guichet de l'UBS à Genève, une somme de 4'300 fr., qu'il a mise dans son porte-monnaie. A.________ et X.________ qui avaient observé la transaction dans les locaux de la banque ont résolu - à l'instigation de ce dernier sur les dires du premier - de détrousser le client avec la participation de Y.________, qu'ils ont rejoint à l'extérieur. Le trio a pris en filature Z.________ à sa sortie de la banque et est monté à sa suite dans le bus de la ligne TPG n° 20. Quand Z.________ s'est levé pour quitter le véhicule, A.________ et Y.________ l'ont devancé d'un arrêt. Le vieil homme est descendu à l'arrêt suivant. X.________ lui a emboîté le pas pour aller faire le guet route de Malagnou, tandis que Y.________ s'est posté avenue Théodore-Weber. Z.________ s'est engagé dans cette artère pour rejoindre son domicile, cheminant sur le trottoir en tenant son sac à la main. C'est alors que A.________ a surgi par derrière et l'a frappé à la nuque et sur les flancs, l'a précipité à terre, lui a asséné des coups de poing et de pied et arraché le sac auquel la victime se cramponnait. Il a dérobé à l'intérieur le porte-monnaie qui renfermait 5'000 fr., une carte bancaire, un passeport et une paire de lunettes. Ensuite, A.________ a passé le sac vide à Y.________ qui l'a jeté pendant que les agresseurs s'enfuyaient. Peu de temps après, les trois comparses se sont partagés le butin. Z.________ a notamment été blessé au genou gauche, ce qui a entraîné son hospitalisation du 12 au 19 février 2008, puis du 3 mars au 7 avril 2008 pour une intervention chirurgicale. Outre les séquelles physiques, la victime a également subi un choc émotionnel profond qui l'handicape encore dans sa vie quotidienne. B.b X.________ a conclu avec Dipl. Ing. Fust AG deux contrats de bail portant sur des téléviseurs: l'un le 17 janvier 2008 concernant un appareil valant 7'175 fr., et l'autre le 22 janvier 2008 portant sur un appareil valant 5'975 fr. Lors de la conclusion des contrats, il a menti en spécifiant qu'il n'avait ni poursuite, ni acte de défaut de bien, ni saisie sur salaire. En réalité, il avait d'emblée décidé de ne pas payer les loyers et de s'approprier les objets loués pour les aliéner en vue de se procurer un enrichissement. Il a revendu les deux téléviseurs à un nommé "B.________" pour 2'000 fr., respectivement 2'500 fr.