Citation: 1B_185/2020 E. 4

Le recourant estime ensuite que l'application des conditions de l'art. 212 al. 3 CPP effectuée en dernière instance cantonale est arbitraire et aboutit à un résultat choquant. Vu l'absence d'antécédents judiciaires et de démêlés avec la justice depuis son arrivée en Suisse il y a plus de 15 ans, la peine prévisible à laquelle il pourrait être condamné serait une peine pécuniaire ou une courte peine privative de liberté de 6 à 12 mois au maximum, dans le cas où toutes les infractions qui lui sont reprochées étaient retenues; elle excéderait dès lors la détention provisoire subie à ce jour, si bien que cette mesure n'est plus proportionnée et ne se justifie plus. Les conditions d'octroi du sursis seraient en outre manifestement remplies puisqu'il n'existe aucun pronostic défavorable à son encontre. Il se réfère à deux cas ayant été portés devant le Tribunal fédéral dans lesquels l'un des prévenus soupçonné de faits quasiment similaires à ceux dont il est accusé avait été condamné en appel à 180 jours-amende avec sursis sans avoir été détenu avant jugement (arrêt 6B_788/2018 du 17 octobre 2018) et l'autre prévenu, accusé de faits autrement plus graves de même nature, s'était vu infliger une peine privative de liberté de 12 mois, dont 6 avec sursis, et n'avait effectué que quatre jours de détention provisoire (arrêt 6B_610/2018 du 2 décembre 2018).