Citation: 6B_533/2023 E. 3.3

3.3. Le recourant expose qu'il avait décidé de faire une très courte accélération en appuyant sur la pédale des gaz quelques dixièmes de secondes. Il admet avoir été conscient d'être en excès de vitesse, mais, ne fixant pas son compteur, affirme avoir eu l'impression de circuler à 120 km/h. Il était faux de retenir qu'il connaissait les caractéristiques du véhicule et en particulier sa puissance, cette assertion ne reposant sur aucun moyen de preuve. En réalité, il avait été surpris par les performances insoupçonnées et hors normes de son nouveau véhicule, une Audi RS6 qu'il venait d'acquérir. A cet égard, la cour cantonale avait omis de constater les capacités d'accélération du véhicule utilisé et le temps de réaction moyen selon le Bureau de prévention des accidents (BPA), qui est de 2 secondes. Or, compte tenu des capacités du véhicule, il lui aurait fallu entre 1.71 et 3.36 secondes pour atteindre une vitesse entre 120 km/h et 140 km/h et, compte tenu du temps de réaction de 2 secondes évoqué, potentiellement encore allongé en raison de sa surprise, il aurait atteint la vitesse saisie par le radar avant d'avoir eu le temps de décélérer. Il reconnaissait donc uniquement une négligence grossière. Du reste, la motivation de la cour cantonale était propre à établir une négligence, et non un comportement intentionnel. Enfin, le recourant soutient que l'autorité précédente a apprécié sa personnalité de manière arbitraire. En particulier, il ignorait que la personne au bord de la route, qui lui demandait de s'arrêter, était un policier.