Citation: 1B_446/2015 E. 1

En l'occurrence, les mesures de substitution préconisées par le recourant pour parer aux risques de récidive et de passage à l'acte apparaissent clairement insuffisantes. Comme relevé par l'instance précédente, les possibilités d'accès à Internet sont multiples puisqu'il suffit de posséder un smartphone, une tablette ou un ordinateur et que Internet est disponible dans de nombreux lieux publics. Il paraît ainsi très compliqué, pour des raisons technique et de moyen, de surveiller tous les supports informatiques pouvant être utilisés par le recourant. L'instance précédente pouvait également à juste titre retenir que l'intéressé - qui est ingénieur et exerce dans le domaine de l'informatique - pouvait exploiter ses connaissances en la matière pour contrecarrer les mesures de substitution proposées et ainsi accéder à des sites pédophiles. Il ressort de plus de l'expertise psychiatrique que l'intéressé a lui-même émis des doutes quant à sa capacité à résister à un écran d'ordinateur s'il avait la possibilité de se connecter (cf. rapport d'expertise p. 15). Le fait que le téléchargement des fichiers illégaux n'a été effectué, selon les dires du recourant, qu'au moyen de son ordinateur dans le cadre privé de son domicile n'apparaît pas décisif. De surcroît, l'expert psychiatre a préconisé un traitement institutionnel qui lui seul permet de fournir un cadre strict nécessaire pour garantir que le traitement s'inscrive dans un cadre cohérent et conséquent. Quoi qu'en dise le recourant, l'expert a clairement indiqué à plusieurs reprises qu'un traitement ambulatoire n'était pas suffisant pour diminuer le risque de récidive (cf. rapport d'expertise p. 17 et 20). Celui-ci a d'ailleurs corrigé dans son rapport complémentaire la réponse contradictoire donnée sur ce point dans son rapport d'expertise; le recourant ne saurait dès lors tirer argument de cette erreur de l'expert. Dans ces conditions, l'instance précédente n'a pas violé le droit fédéral en considérant que les mesures de substitution proposées par l'intéressé n'étaient pas propres à limiter de façon déterminante les risques retenus.