Citation: 8C_368/2013 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a nié l'existence d'une modification notable du taux d'invalidité, propre à justifier la révision de la rente d'invalidité en vertu de l'art. 17 LPGA. D'une part, la péjoration de l'état de santé de l'assuré ne pouvait pas être prise en considération, du moment qu'elle n'était pas en relation de causalité avec l'accident du 7 novembre 2003. En effet, outre le syndrome douloureux au niveau du genou et de la jambe gauches déjà pris en compte par la CNA dans sa décision de rente du 2 mai 2007, les docteurs S.________ et T.________ ont fait état d'une pathologie hépatique et de douleurs lombaires. Or, l'affection hépatique n'a pas d'effet sur la capacité de travail de l'intéressé et, en tout état de cause, n'est pas due à l'accident. Quant aux troubles lombaires, ils sont de nature dégénérative et, partant, l'existence d'un lien de causalité entre ces troubles et l'accident doit être niée. D'autre part, en ce qui concerne les neuropathies indiquées par les docteurs S.________ et T.________, la juridiction cantonale est d'avis qu'elles ne constituent pas une aggravation de l'état de santé, puisque les douleurs neurogènes sont apparues très tôt et qu'elles ont été dûment prises en compte dans la décision de rente. L'affirmation des experts prénommés, selon laquelle ces douleurs ont été sous-estimées ne permet pas d'établir une péjoration de l'état de santé mais constitue seulement une nouvelle appréciation fondée sur le même état de fait.