Citation: 1C_243/2020 E. 7.3

7.3. A l'examen de son mémoire, il apparaît que le grief de la recourante porte exclusivement sur la nappe de la Champagne, respectivement sur les résurgences de celle-ci sur la réserve naturelle du Moulin-de-Vert. La recourante soutient que le remplacement du volume de gravier extrait de la nappe de la Champagne par des matériaux de remblai peu perméables ne permettrait pas de garantir que les eaux de surfaces s'infiltrent et rechargent la nappe, en dépit de la réalisation de bandes graveleuses et de l'obligation de réaliser une étude hydrologique complémentaire dans le cadre de la délivrance de l'autorisation d'exploiter. Le "plan d'extraction litigieux aura un impact certain sur les résurgences de la réserve naturelle du Moulin-de-Vert, dont le maintien du débit ne [serait] pas garanti". Comme le reconnaît d'ailleurs la recourante, à tout le moins implicitement, l'art. 44 al. 3 LEaux ne s'applique pas à la nappe de la Champagne, celle-ci n'étant, selon le canton, pas exploitable (cf. observations de l'OFEV du 18 novembre 2020, ch. 4.1 p. 4 s.; sur cette question, voir ZUFFEREY/EGGS, Commentaire de la loi sur la protection des eaux et de la loi sur l'aménagement des cours d'eaux, n. 29 ss ad art. 44 LEaux). On peine dans ces conditions à comprendre la portée de son grief, d'ailleurs pour l'essentiel limité à des considérations d'ordre général livrées sur un mode strictement appellatoire. La recourante ne discute pas les considérants de l'arrêt attaqué et ne tente pas de démontrer que le RIE 2013 renfermerait des contradictions ou des erreurs éveillant des doutes quant aux conclusions prises par ses auteurs en matière de protection des eaux (cf. RIE 2013, ch. 5.4 p. 26 ss). C'est également sans aucune motivation qu'elle invoque - en passant - une violation du droit cantonal, singulièrement de l'art. 2 al. 2 LGEA. Rien ne commande par conséquent de s'écarter des études conduites par des bureaux spécialisés au sujet des nappes phréatiques - validées par les autorités cantonales compétentes -, qui concluent à une incidence négligeable des effets de l'exploitation des gravières sur la circulation de l'eau, et notamment les résurgences du Moulin-de-Vert (cf. RIE 2013, ch. 5.4.2 p. 39 s.); l'OFEV le confirme du reste, qualifiant également de négligeable l'impact du projet sur les eaux souterraines, aux termes de ses observations circonstanciées du 18 novembre 2020, sur lesquelles la recourante ne revient d'ailleurs pas. En définitive, faute de répondre aux exigences de motivation du recours fédéral (cf. consid. 3 ci-dessus), le grief doit être déclaré irrecevable.