Citation: 9C_428/2022 E. 5

C'est en vain que la recourante affirme ensuite, à titre subsidiaire, que l'incapacité de travail dont la cause à l'origine de l'invalidité serait déjà survenue en mars 2001. L'intimé a en effet été en mesure de travailler à l'école B.________ à 100 % de mars 2003 à septembre 2005, voire décembre 2005, sans arrêt de travail significatif ou baisse de rendement avant l'épisode hypomaniaque ayant conduit à la démission de l'assuré et à la dégradation de son état de santé. Devant la juridiction cantonale, de même que devant la Cour de céans, la recourante a ainsi relevé que l'intimé n'avait pas été absent une seule fois pour cause de maladie, durant son affiliation du 1 er mars 2003 au 31 décembre 2005; que l'école B.________ n'avait jamais constaté une baisse de rendement ni octroyé un avertissement en raison d'un comportement qui aurait été lié à une atteinte à la santé; et que l'école B.________ n'avait pas non plus constaté, durant les rapports de travail, une diminution des prestations de travail ou une baisse de productivité (écriture du 2 mars 2020, p. 14 ch. 74-75). L'assuré a donc disposé d'une capacité de travail de plus de 80 % dans une activité professionnelle adaptée pendant plus de trois mois et cette activité lui a permis de réaliser un revenu excluant le droit à une rente. L'activité déployée du 1 er mars 2003 au 31 décembre 2005 a par conséquent interrompu le lien de connexité temporelle entre une éventuelle incapacité de travail pour troubles psychiques qui aurait existé avant le 1er mars 2003 et celle qui est survenue en janvier 2006 au plus tard (cf. ATF 144 V 58 consid. 4.4 et consid. 4.5), elle-même à l'origine de l'invalidité durable.