Citation: U 196/03 11.03.2004 E. A

R.________, né en 1953, travaillait en qualité d'électronicien dans le service de production de l'entreprise V.________ SA; son activité consistait essentiellement à contrôler, à étalonner et à monter des pièces (d'un poids de 30 à 40 kilos) sur un établi. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accidents auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 25 août 1998, occupé à des travaux de bétonnage à son domicile, il a ressenti des douleurs au dos en retenant des plaques en treillis, d'un poids total de 600 kg environ, qui allaient se renverser sur lui. Consulté trois jours plus tard, le docteur G.________, médecin traitant, a diagnostiqué une fracture-tassement des vertèbres D7 et D8 et attesté d'une incapacité totale de travail dès le jour de l'incident (rapport médical LAA du 16 septembre 1998). La CNA a pris en charge le cas. L'assuré a porté un corset durant trois mois et bénéficié de séances de physiothérapie, ce qui lui a permis de reprendre le travail à 50 % dès le 18 janvier 1999. Après avoir été examiné par le docteur B.________, médecin d'arrondissement de la CNA, l'assuré a augmenté son taux d'activité à 75 % le 4 octobre 1999. En dépit d'un aménagement de son poste de travail, il a dû réduire son activité à 50 % dès le 14 octobre suivant, en raison d'une recrudescence de ses douleurs. L'assuré a alors été adressé pour une rééducation fonctionnelle intensive à la Clinique X.________ (ci-après : la clinique de réhabilitation), où il a séjourné du 3 au 28 avril 2000. Dans leur rapport de sortie du 12 mai 2000, les médecins de cette clinique ont décrit une diminution des douleurs et un net progrès de la force et de l'endurance; ils ont fixé la capacité de travail de R.________ à 75 % à partir du 1er mai 2000. Le docteur G.________ a toutefois annoncé à la CNA une incapacité de travail de 50 % dès le 3 mai 2000. Interpellé par cette dernière, le médecin précité a répondu dans une lettre du 20 mai 2000 que son patient souffrait de lombosciatalgies droites qui, selon les dires de celui-ci, seraient apparues au cours des exercices de musculation pratiqués à la clinique de réhabilitation; il a également mentionné des dorsalgies D7-D8 sans modification notable, ainsi qu'une contracture sévère de la musculature para-lombaire avec des douleurs à la palpation au niveau L4-L5. Après un examen par IRM réalisé le 6 juin 2000, le docteur H.________, neurologue, a posé le diagnostic de canal lombaire étroit à la hauteur de L3-L4 et L4-L5, protrusion discale L4-L5 prédominante à gauche, et rétrolisthésis lombo-sacré avec hernie discale médiane L5-S1 (rapport du 23 juin 2000). Dans une appréciation médicale du 19 juillet 2000, le docteur B.________ a estimé que les troubles constatés par le docteur H.________ ne pouvaient pas être attribués à l'accident du 25 août 1998 vu le temps écoulé depuis lors (1 année et 10 mois) et la région dorsale lésée par cet accident (7ème et 8ème vertèbres); il a toutefois encore reconnu une incapacité de travail de 25 % jusqu'au 30 juin 2000, suivant en cela les conclusions des médecins de la clinique de réhabilitation. L'assuré a contesté ce point de vue et produit deux rapports (des docteurs O.________ et A.________), à teneur desquels son état se serait aggravé par le traitement qu'il avait suivi à Sion. La CNA a soumis les nouveaux documents pour avis à son médecin d'arrondissement, qui a nié le fait qu'une rééducation musculaire puisse être à l'origine d'une aggravation des lésions dégénératives observées chez l'assuré. Se fondant sur cet avis, la CNA a refusé d'allouer des prestations d'assurance (décision du 5 mars 2001). Saisie d'une opposition, elle l'a rejetée dans une nouvelle décision du 30 juillet 2001.