Citation: 1B_332/2008 21.01.2009 E. 5

Le recourant reproche également à la cour cantonale d'avoir statué sans qu'il ait pu expliquer personnellement sa situation au cours de débats. Il n'indique pas sur quelle base légale ou constitutionnelle une telle audition s'imposerait comme le requiert l'art. 42 al. 2 LTF. Peu importe en définitive, car le grief est de toute manière infondé. Le recourant était assisté d'un avocat d'office qui assurait la défense de ses intérêts devant la cour cantonale. Ce dernier a sollicité et obtenu le droit de compléter ses écritures en application de l'art. 65 al. 3 de la loi genevoise sur la procédure administrative (LPA/GE). En revanche, il n'a jamais demandé à être entendu oralement lors d'une audience publique alors même qu'il ne pouvait ignorer que la procédure devant le Tribunal administratif est en principe écrite selon l'art. 18 LPA/GE. Cela étant, on doit admettre qu'il a renoncé à la possibilité de se faire entendre oralement au cours d'une audience publique (ATF 127 I 44 consid. 2e/aa p. 48). Enfin, étant donné que le recourant était assisté d'un avocat, la cour cantonale n'avait aucune obligation de rendre ce dernier attentif au fait qu'il devait solliciter la tenue d'une audience s'il en souhaitait une (ATF 134 I 229 consid. 4.4 p. 237). Dans ces conditions, le grief tiré d'une violation du droit à la tenue d'une audience publique est mal fondé.