Citation: 2C_289/2019 E. 1

A.X.________, ressortissante camerounaise née en 1973, est entrée en Suisse le 23 septembre 2008. Le 24 octobre 2008, elle a été mise au bénéfice d'une autorisation de séjour, régulièrement renouvelée depuis lors. Le 27 novembre 2013, C.X.________ (né en 1996) et B.X.________ (né en 2006) ont déposé auprès de l'Ambassade de Suisse au Cameroun des demandes de visa pour un séjour de longue durée en vue du regroupement familial avec leur mère A.X.________. Ces demandes ont été transmises le 26 février 2014 au Service des migrations de l'Office de la population et des migrations du canton de Berne (ci-après: le Service cantonal). Le 16 décembre 2014, cette autorité a suspendu la procédure jusqu'à droit connu sur une procédure pénale dirigée contre A.X.________. Ladite procédure ayant été classée le 23 novembre 2016 par le Ministère public du canton de Berne, le Service cantonal a repris la procédure de regroupement familial. Par décision du 21 juin 2017, il a rejeté les requêtes des intéressés. Le 24 juillet 2017, A.X.________ a recouru auprès de la Direction de la police et des affaires militaires du canton de Berne (ci-après: la Direction) contre la décision du Service cantonal. Le 27 septembre 2018, après avoir désigné C.X.________ et B.X.________ comme parties nécessaires à la procédure, la Direction a confirmé la décision entreprise. Le 31 octobre 2018, A.X.________ et ses deux fils ont formé un recours contre la décision de la Direction auprès du Tribunal administratif du canton de Berne (ci-après: le Tribunal administratif), qui l'a rejeté par jugement du 7 février 2019. Les juges cantonaux ont considéré, en substance, que la demande de regroupement familial était tardive et qu'aucune raison familiale majeure ne justifiait un regroupement familial différé.