Citation: 6B_177/2017 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a considéré que le recourant avait subi des lésions corporelles graves ensuite de la chute survenue le 26 avril 2010. Elle a estimé que l'intimé 3 avait une position de garant à l'égard du recourant, en sa qualité de propriétaire et de directeur de l'entreprise Y.________ SA par laquelle celui-ci était employé. Elle a en revanche laissé la question ouverte s'agissant de l'intimé 2, en relevant que s'il assurait la fonction de chef d'équipe sur le chantier, il n'assumait aucune tâche spécifique en matière de sécurité au sein de la société et n'avait aucune instruction particulière à donner au recourant relativement à l'élagage. S'agissant d'une éventuelle violation par les intimés de leur devoir de prudence, la cour cantonale a examiné leur comportement à l'aune des prescriptions légales et règles analogues édictées afin de prévenir les accidents, notamment l'art. 82 de la loi sur l'assurance-accidents (LAA; RS 832.20), l'art. 5 de l'ordonnance sur la prévention des accidents et des maladies professionnelles (OPA; RS 832.30), la directive de la Commission fédérale de coordination pour la sécurité au travail (ci-après : CFST) no 6508 relative à l'appel à des médecins du travail et autres spécialistes de la sécurité au travail, ainsi que la directive CFST no 2134 relative aux travaux forestiers. En l'occurrence, l'autorité précédente a considéré que, compte tenu de la formation professionnelle et de l'expérience dont bénéficiait le recourant en matière d'élagage, ce dernier connaissait parfaitement les règles de sécurité applicables ainsi que les techniques permettant d'éviter les chutes, de sorte qu'aucune instruction supplémentaire émanant des intimés n'était propre à lui permettre d'éviter l'accident. En outre, ceux-ci n'étaient pas tenu de faire accompagner un ouvrier spécialisé en permanence afin de s'assurer qu'il respectait les mesures de précaution relevant de l'exercice de son activité. Ainsi, les intimés n'avaient pas violé leur devoir de prudence. Enfin, le recourant avait de toute manière rompu le lien de causalité qui aurait pu exister entre une violation du devoir de prudence des intimés et l'accident, en adoptant un comportement imprudent et imprévisible, soit en détachant volontairement les deux noeuds qui reliaient les mousquetons de son baudrier à la corde de travail alors qu'il se trouvait à 10 mètres du sol.