Citation: 1B_500/2019 E. 4.2

4.2. Dans l'arrêt 1B_325/2019 précité (cf. consid. 5.2), le Tribunal fédéral avait relevé, s'agissant de l'existence d'un risque de collusion, que des indices concrets laissaient craindre que le recourant pourrait, s'il était remis en liberté, être tenté de faire pression, en particulier sur les plaignants, afin de les inciter à modifier leurs déclarations en procédure. Ainsi, durant l'instruction, l'un des travailleurs s'était plaint d'avoir été menacé par le recourant et son cousin après avoir exigé d'être payé. Un témoin avait pour sa part refusé de déposer par crainte de représailles. Il apparaissait en outre que le recourant avait produit des attestations émanant d'ouvriers selon lesquelles ils avaient bénéficié de conditions de travail décentes, ce qui démontrait sa capacité à intervenir directement auprès des personnes potentiellement concernées par la procédure en cours, alors même que celles-ci n'ont pas encore été toutes identifiées. Ces aspects rendaient le risque de collusion d'autant plus sérieux et concret dans le contexte particulier de la présente procédure, laquelle implique des lésés qui se trouvent dans un rapport de dépendance à l'égard du prévenu.