Citation: 5A_446/2018 E. 6

Le recourant affirme que les deux " reconnaissances de dette " portant sur un montant de 170'000 fr. sont nulles, pour le motif qu'elles contiendraient des garanties non valables en droit suisse: l'un des documents prévoit un intérêt prohibé de 5% par mois ainsi qu'un droit de préemption qui n'aurait aucune validité, faute de revêtir la forme authentique; un autre document mentionnerait une garantie sur des biens mobiliers sans nantissement, ce qui n'aurait aucune valeur juridique. Le recourant ajoute que ni l'autorité de première instance, ni la cour cantonale n'ont statué sur ces moyens, bien qu'il ait exposé, dans une prise de position du 6 octobre 2017, les raisons pour lesquelles les reconnaissances de dette signées le 30 mai 2016 étaient selon lui d'une part fictives, d'autre part juridiquement non valables. En définitive, il estime que le jugement querellé " contrevient totalement à la jurisprudence et à la doctrine ". Pour autant que, par sa critique, le recourant entende soulever le grief de violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.), force est de relever qu'il n'apparaît pas, à la lecture de l'arrêt querellé, qu'il aurait fait valoir les moyens qu'il invoque devant l'autorité cantonale (art. 105 al. 1 LTF; ATF 140 III 16 consid. 1.3.1). Le recourant fait d'ailleurs uniquement référence à une prise de position de son mandataire du 6 octobre 2017, à savoir antérieure à la date du jugement de première instance. Il ne peut ainsi pas prétendre qu'en omettant d'examiner ces moyens, la cour cantonale aurait violé son droit d'être entendu. Au surplus, comme le grief apparaît nouveau, la Cour de céans ne saurait l'examiner (art. 75 al. 1 LTF; ATF 143 III 290 consid. 1.1). Au demeurant, quand bien même certaines clauses figurant sur les documents litigieux ne seraient pas valables, il n'en demeure pas moins que ceux-ci contiennent tous les éléments d'une reconnaissance de dette au sens de l'art. 82 al. 1 LP (cf. supra consid. 5.1).