Citation: 5A_400/2021 E. 3

La cour cantonale a relevé que les quatre contrats dont se prévalait la recourante remplissaient les conditions posées quant à l'existence d'une reconnaissance de dette par l'intimée, dès lors qu'ils contenaient l'engagement de celle-ci de payer à la recourante un intérêt rémunératoire, qu'ils permettaient de déterminer facilement le montant de cet intérêt et définissaient clairement le point de départ et le terme du calcul. Par ailleurs, la recourante avait établi à satisfaction de droit le contenu du droit applicable au contrat, permettant ainsi d'établir l'admissibilité du taux d'intérêt, le mode de calcul de celui-ci, en particulier le mode de computation des délais et le dénominateur du calcul pro rata temporis. La cour cantonale a toutefois considéré qu'au vu des pièces produites, il n'était pas possible d'établir un lien entre les contrats signés et les connaissements et autres pièces produites par la recourante pour établir la date de livraison de la marchandise, point qu'il revenait au juge d'examiner d'office. Ces documents ne comportaient en effet aucune référence auxdits contrats ni aucun autre élément permettant le rattachement. Les dates de délivrance de la marchandise, telles que prévues contractuellement, ne correspondaient pas à celles ressortant des documents précités ni à celles alléguées par la recourante. L'absence de caractère probant des titres produits quant à la date de livraison de la marchandise visée par les contrats conduisait ainsi au rejet de la requête, faute de reconnaissance de dette suffisante.