Citation: 5P.2/2004 12.02.2004 E. B

Par décision de mesures protectrices de l'union conjugale du 7 avril 2003, rendue à la requête de l'épouse, le juge II du district de Sion a notamment autorisé les époux à avoir un domicile séparé et astreint le mari à verser à son épouse une contribution d'entretien de 2'800 fr. par mois. Pour arrêter ce montant, il a retenu que le revenu mensuel net du mari s'élevait à 10'602 fr. et celui de l'épouse à 2'050 fr., ce dernier montant se décomposant en 750 fr. de revenu locatif pour un immeuble à Savièse et 1'300 fr. de revenu salarial hypothétique que l'on était en droit d'attendre de l'épouse, en mesure d'exercer une activité lucrative à 30% à dire de médecin (Dr Y.________). A ce propos, le juge a souligné que l'épouse n'avait pas établi que ses problèmes psychiques constituaient une atteinte persistante à son état de santé; selon les médecins qui l'avaient suivie, ces problèmes étaient essentiellement dus au conflit conjugal; s'ils devaient être réels, a conclu le juge, l'épouse devait pouvoir bénéficier de prestations des assurances sociales pour compenser son éventuelle incapacité de gain. Le pourvoi en nullité interjeté par le mari contre cette décision a été déclaré irrecevable, faute de motivation suffisante, par jugement de la Cour de cassation civile du Tribunal cantonal valaisan du 18 novembre 2003, notifié aux parties le 20 du même mois.