Citation: 6B_459/2008 20.05.2009 E. 2

A titre préalable, les recourants font valoir que le décès du condamné a mis fin à l'action publique, respectivement à l'action civile adhésive à celle-ci, de sorte que les victimes doivent porter leurs prétentions devant le juge civil. Dès lors que le recours en matière pénale ne suspend pas l'entrée en force de chose jugée ("formelle Rechtskraft") de l'arrêt attaqué, même dans les cas où il suspend de plein droit l'exécution forcée de celui-ci (cf. Hauser et al., Schweizerisches Strafprozessrecht, 6ème éd., 2005, § 8 n° 4 ss, p. 422-423), le décès du condamné survenu après le dépôt du recours en matière pénale au Tribunal fédéral n'entraîne pas l'extinction de l'action publique.