Citation: 1B_584/2021 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, il ressort de la décision entreprise que divers actes d'enquête doivent encore être menés, notamment la confrontation de deux prévenus mis en cause dernièrement situés à l'arrière du véhicule conduit lors des faits, une extraction téléphonique sur l'appareil de l'un d'eux, une ultime audition des prévenus, ainsi qu'éventuellement une reconstitution. Le recourant indique lui-même que l'un des deux prévenus précités, inculpé en août 2021, a pu bénéficier d'une remise en liberté sous conditions. Il convient dès lors, ainsi que l'a retenu le Tribunal cantonal, d'éviter que le recourant ne le contacte en cas de libération; il y a également lieu de s'assurer, comme l'a indiqué l'autorité précédente, que le recourant ne détruise pas ni ne dissimule des moyens de preuve qui n'auraient pas été découverts, étant précisé à cet égard que l'arme utilisée n'a pas été retrouvée. De plus, une expertise psychiatrique est actuellement en cours notamment dans le but d'évaluer le risque de récidive présenté par le recourant, étant pour le surplus relevé que le mandat d'expertise n'a pu être mis en oeuvre immédiatement en raison du recours déposé par le recourant à son encontre. En outre, la décision entreprise met en avant le caractère intercantonal dont revêt la procédure, les explications peu claires données par les prévenus, dont certains refusent de s'expliquer, ainsi que le nombre de parties que l'instruction concerne, soit quatre parties plaignantes et quatre prévenus, dont l'un d'entre eux est mineur. Dans ces circonstances, il n'était pas contraire au droit fédéral de considérer comme prévisible que les mesures d'instruction devant encore être réalisées ne pourront l'être dans le délai ordinaire de prolongation de la détention et que les motifs de détention - que le recourant ne remet pas en cause - persisteront durant cette période de six mois.