Citation: 6B_1214/2022 E. 1

En 1994, du fait de son appartenance à un parti politique (G.________), il aurait été considéré par la police et l'armée turques comme un possible membre du PKK, groupe terroriste selon l'État turc, et aurait été torturé de ce fait. Ayant fui son pays pour des raisons politiques, il avait vécu avec sa femme et ses enfants en Allemagne entre 2000 et 2003, pays dans lequel il avait de la famille. Il était arrivé en Suisse en 2003, en qualité de réfugié, et avait été mis au bénéfice d'une admission provisoire en Suisse (permis F, renouvelé en dernier lieu jusqu'au 15 décembre 2022). Il n'avait pas obtenu l'asile au titre de réfugié. Ses parents, ses quatre frères et ses cinq soeurs vivaient toujours à V.________, à proximité de la frontière syrienne. Sa fille E.A.________ résidait avec son époux à W.________, soit à environ 600 km de là. Depuis son arrivée en Suisse, il n'avait pas travaillé, hormis comme jardinier de 2009 à 2010, puis avait dû renoncer à toute activité professionnelle en raison de problèmes de santé. Il souffrait de problèmes cardiaques chroniques et sévères depuis de nombreuses années. Il n'avait jamais perçu de prestations de l'assurance-chômage. Il bénéficiait de l'aide de l'Hospice général, qui lui versait environ 1'100 fr. par mois et lui payait une chambre d'hôtel à X.________ dans l'attente de l'aboutissement de sa demande auprès de l'assurance-invalidité. Sa détention se déroulait bien. Il était occupé à la menuiserie et faisait des photos ainsi que des dessins que l'établissement vendait. Il avait commencé un cours de langue française, ne la maîtrisant pas totalement, et se disait ouvert à toute proposition professionnelle, dans les limites posées par son état de santé. Il avait été hospitalisé le 31 mai 2022 à la suite d'un accident ischémique transitoire. Demeurant fatigué, il n'avait pas pu reprendre ses activités depuis. Son suivi psychologique, débuté peu avant les débats d'appel, se déroulait à un rythme mensuel. Selon l'extrait de son casier judiciaire suisse, A.A.________ avait été condamné le 21 mars 2018, par le Ministère public genevois, à une peine pécuniaire de 60 jours-amende à 40 fr. le jour, avec sursis, le délai d'épreuve étant de trois ans, ainsi qu'à une amende de 500 fr., pour injure, menaces et voies de fait (conjoint durant le mariage ou dans l'année qui avait suivi le divorce).