Citation: 6B_101/2021 E. 3.4.5

3.4.5. Selon le recourant, que le chiffre d'affaires finalement retenu soit fixé à 93'800 fr. ou 110'800 fr., la cour cantonale aurait négligé de prendre en considération, s'agissant du mobile du recourant, le fait que le chiffre d'affaires - voire un éventuel bénéfice - dégagé par le trafic était immédiatement réabsorbé dans la consommation de cocaïne du recourant. Bien que sa consommation ne ressorte pas de l'arrêt entrepris, il conviendrait dans tous les cas d'en tenir compte dans la fixation de la peine. Par ailleurs, il serait faux d'affirmer que le recourant serait mû par l'appât d'un gain rapide et conséquent, à tout le moins de manière prépondérante, alors même qu'il dégageait un chiffre d'affaires de l'ordre de 1'115 fr. à 1'320 fr. par mois et ne recevait que 1'000 fr. par mois de sa femme jusqu'en 2015. Le recourant, père au foyer, ne disposait donc pas de suffisamment de moyens pour couvrir son minimum vital. En tant qu'il s'écarte des faits tels qu'établis par la cour cantonale et qui lient le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF), l'argumentation du recourant quant à l'utilisation du chiffre d'affaires pour sa propre consommation est appellatoire. Au demeurant, comme le recourant l'admet lui-même, il ne disposait, comme autre source de revenus, que des mensualités versées par son épouse, de sorte que même en vivant très modestement, il ne pouvait guère renoncer aux profits générés par son trafic, lequel lui permettait de doubler ses revenus mensuels. En outre, comme l'a retenu la cour cantonale, le recourant n'était pas toxicodépendant. Par conséquent, la cour cantonale n'a pas abusé de son large pouvoir d'appréciation en retenant un tel mobile à charge du recourant.