Citation: 6B_1321/2017 E. 3.2

3.2. A propos des éléments relatifs aux actes eux-mêmes, l'autorité précédente a fait siennes les considérations du tribunal de première instance, selon lesquelles le recourant avait été mû par un mobile égoïste, en se laissant dominer par ses frustrations et sa colère, il avait agi avec une grande lâcheté en s'en prenant à autrui tandis qu'il se trouvait en position de force, le butin obtenu avait été maigre au regard des souffrances infligées aux victimes, la volonté délictueuse avait été importante compte tenu du nombre d'infractions commises en l'espace de 8 mois, l'intéressé avait agi sans scrupules, mais avait néanmoins par la suite présenté une modeste prise de conscience. Concernant les éléments relatifs au recourant, la cour cantonale a exposé que le parcours de vie de ce dernier avait été émaillé de nombreuses difficultés, notamment la mort de ses parents. Son comportement dans la procédure n'avait pas été bon, mais le recourant avait reconnu certains faits. Sa prise de conscience était modeste, même s'il avait probablement de la difficulté à exprimer sa prise de conscience ou son repentir. Le dernier rapport de détention concernant le recourant ne plaidait pas en sa faveur, puisque si ce dernier y était qualifié d'aimable et poli, il y était aussi dépeint comme un insoumis, très peu tolérant à la frustration. Trois sanctions disciplinaires avaient été prononcées à son encontre. Les récidives commises en cours de procédure parlaient fortement en défaveur du recourant. Une première détention, subie entre janvier et février 2015, aurait dû lui faire l'effet d'un "électrochoc", mais ne l'avait toutefois pas dissuadé de récidiver. Selon la cour cantonale, l'absence d'antécédents avait un effet neutre sur la fixation de la peine. Le recourant était encore très jeune et la peine prononcée à son encontre aurait une incidence importante sur son avenir. L'intéressé apparaissait ainsi particulièrement sensible à la sanction, eu égard à son âge. En définitive, l'autorité précédente a procédé à la fixation de la peine privative de liberté de la manière suivante : peine de base pour brigandage qualifié commis au préjudice de A.________ en tant que mineur : 16 mois; aggravation pour extorsion par brigandage commise au préjudice de F.________ en tant que mineur : +4 mois; aggravation pour tentative de brigandage commise au préjudice de G.________ en tant que mineur : +4 mois; aggravation pour tentative de brigandage commise au préjudice de H.________ en tant que mineur : +3 mois; aggravation pour infraction à la LArm commise en tant que mineur : +5 jours; aggravation pour lésions corporelles simples commises au préjudice de I.________ : +80 jours; aggravation pour mise en danger de la vie d'autrui commise au préjudice de B.________ : +10 mois; aggravation pour menaces commises au préjudice de E.________ : +35 jours; aggravation pour infraction à la LArm : +10 jours; aggravation pour agression et tentative de lésions corporelles graves commises au préjudice de J.________ : +13 mois; aggravation pour tentative de lésions corporelles graves commise au préjudice de C.________ : +10 mois; aggravation pour deux rixes : +140 jours; aggravation pour tentative de lésions corporelles graves commise au préjudice de K.________ : +20 mois. Le total de la peine privative de liberté devait ainsi s'élever, pour la cour cantonale, à 89 mois. La quotité globale de la peine concernant les infractions commises par le recourant en tant que mineur atteignait 27 mois et 5 jours.