Citation: 1B_321/2018 E. 3.2

3.2. La récusation ne constitue ainsi pas le moyen idoine pour s'opposer à la communication d'un avis de prochaine clôture de l'instruction que le prévenu tient pour prématuré ou erroné (cf., en dernier lieu, arrêt 1B_170/2018 du 14 mai 2018 consid. 2). Le recourant ne saurait contourner l'absence de voie de recours contre une telle décision (cf. art. 318 al. 3 CPP) par ce biais. Il pourra en effet recourir contre un éventuel classement de la procédure si le Procureur devait finalement statuer en ce sens en faisant valoir que ce magistrat aurait fait une mauvaise application du principe in dubio pro duriore ou apprécié de manière arbitraire les moyens de preuves disponibles. L'argumentation développée en lien avec la violation de l'art. 319 CPP et de l'inapplicabilité de l'art. 318 al. 3 CPP est à ce titre prématurée. Le fait que l'intimé ait rendu deux ordonnances de non-entrée en matière, dont l'une a été confirmée sur recours par la Chambre des recours pénale, à la suite de la dénonciation du recourant du 10 février 2018 ne suffit pas à démontrer qu'il nourrirait une inimitié personnelle à l'endroit du recourant en l'absence d'autres éléments concrets propres à étayer objectivement ce sentiment (cf. ATF 138 IV 142 consid. 2.3 p. 146). En tant qu'il vise le Procureur Bernard Dénéréaz, le recours est mal fondé.