Citation: 9C_442/2013 E. 4.2

4.2. En revanche, la recourante reproche aux premiers juges d'avoir nié son droit à une allocation de maternité au regard de l'art. 29 let. b RAPG et de l'ATF 136 V 239, y relatif. Elle conteste que sa situation soit comparable à celle jugée par l'ATF 136 V 239, parce qu'elle aurait eu droit à une prestation de l'assurance-chômage en raison de la prolongation du délai-cadre de l'assurance-chômage. Elle fait valoir qu'il lui importait de pouvoir allaiter son premier enfant le plus longtemps possible et se consacrer à son éducation, mais qu'elle n'avait pas pu trouver un travail adapté à ces conditions. Même après la période d'allaitement d'environ treize mois, elle n'avait pas réussi à trouver un emploi, malgré ses nombreux efforts en ce sens. A ses yeux, l'ATF 136 V 239 serait par ailleurs contraire au droit, dans la mesure où cet arrêt exclut que la période de prolongation (de deux ans) du délai-cadre de l'assurance-chômage soit prise en considération dans l'application de l'art. 29 let. b RAPG. L'art. 16b al. 3 LAPG constituerait en effet une norme de délégation "ouverte", laissant une large marge de manoeuvre au Conseil fédéral. En fin de compte, toujours selon la recourante, l'interprétation des premiers juges et du Tribunal fédéral ne tiendrait pas compte de la ratio legis de l'art. 29 RAPG, dont l'objectif est la protection étendue des femmes au chômage, ni du fait que la LACI a prévu la prolongation du délai-cadre pour l'octroi des prestations afin de tenir compte des difficultés pour les mères d'enfants en bas d'âge de chercher un emploi.