Citation: 6B_716/2022 E. 3.4

3.4. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir procédé à une appréciation arbitraire du certificat de suivi thérapeutique du 28 janvier 2022. Il soutient que celle-ci aurait procédé à une sélection des observations de l'intervenant médical, dont elle tirerait pour certaines des constatations erronées. Tout d'abord, contrairement à ce que semble soutenir le recourant, si la cour cantonale a bien relevé - à juste titre - que la psychologue s'était explicitement référée au rapport d'expertise du 28 octobre 2021, elle n'a pas retenu que celle-ci aurait expressément adhéré aux conclusions de celui-ci. Le grief du recourant est donc rejeté. C'est ensuite en vain que le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir mentionné que la psychologue attestait que le suivi entrepris s'en trouvait à ses prémices et préconisait la poursuite dudit suivi "idéalement avec sa psychothérapeutique actuelle ou dans un établissement destiné aux mesures institutionnelles". En effet, la cour cantonale n'a pas omis ces éléments (cf. arrêt attaqué, consid. D. a.b et supra consid. C.k), qui ressortent du jugement attaqué, lequel doit être appréhendé dans son entier. Comme susmentionné, le jugement forme un tout et on admet que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent (cf. arrêts 6B_38/2021 du 14 février 2022 consid. 5.3.1; 6B_94/2021 du 29 septembre 2021 consid. 6.3; 6B_687/2020 du 21 janvier 2021 consid. 5.4). Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a donc pas non plus omis de mentionner que la psychologue encourageait la poursuite du suivi thérapeutique. Pour le surplus, contrairement à ce que soutient le recourant, il était exact de retenir que si la psychologue encourageait certes la poursuite d'un suivi psychologique, elle ne se prononçait pas expressément sur les chances de succès de celui-ci.