Citation: 6B_894/2024 E. 1.2

1.2. Le recourant 2 a été désigné défenseur d'office du recourant 1 par ordonnance du 7 septembre 2021. Le jugement de première instance a fixé l'indemnité d'office pour la procédure de première instance à 21'943 fr. 40. Ce jugement a été rendu le 1er septembre 2023, de sorte que les voies de recours étaient encore régies par l'ancien droit. Il appartenait donc au recourant 2, en tant que défenseur d'office, de déposer un recours s'il estimait que l'indemnité qui lui avait été allouée était trop basse. Il ne peut maintenant contester celle-ci devant le Tribunal fédéral, faute d'épuisement des instances cantonales. Pour sa part, le recourant 1, en tant que prévenu, n'a pas la qualité pour recourir en vue d'augmenter une indemnité jugée trop basse, que ce soit sur le plan cantonal (cf. art. 382 al. 1 CPP) ou sur le plan fédéral (art. 81 al. 1 let. b LTF), à défaut d'intérêt juridique. La conclusion prise dans sa déclaration d'appel tendant à « condamner l'État de Genève à verser à son conseil les honoraires fixés selon les critères de l'assistance juridique, sur la base des états de frais déposés, mais au tarif usuel pour un avocat chef d'Étude à Genève (450 fr.) - sous déduction de l'indemnité de 21'943 fr. 40 d'ores et déjà versée par l'assistance juridique » était irrecevable. Dans la mesure où le recourant 1 conteste dans son recours en matière pénale le montant de l'indemnité d'office fixée par le jugement de première instance, son recours est irrecevable. Comme vu ci-dessus, le prévenu qui est au bénéfice d'un défenseur d'office n'a pas droit à une indemnité pour les dépenses occasionnées par l'exercice raisonnable de ses frais de procédure (art. 429 CPP). La cour cantonale n'a donc pas omis d'aborder dans son arrêt la question de l'indemnisation en première instance au sens de l'art. 429 al. 1 let. a CPP; l'art. 429 al. 2 CPP, évoqué dans le mémoire de recours, ne s'appliquait pas et une conclusion en ce sens prise par le recourant 1 dans sa déclaration d'appel ne pouvait être que rejetée. En tant que les recourants se plaignent d'une violation de l'art. 429 CPP, leur recours est donc également infondé. Enfin, contrairement à ce que soutiennent les recourants, la cour cantonale n'a pas annulé la décision relative à l'indemnisation du défenseur d'office lorsqu'elle a admis l'appel du recourant 1 et annulé le jugement de première instance le concernant. En effet, l'admission de l'appel formé par le recourant 1 et l'annulation du jugement attaqué qui s'ensuivait ne portait que sur les points contestés par le recourant 1; l'indemnité d'office - dont le montant était seul contestable par le recourant 2 - était entrée en force à défaut de recours et ne pouvait pas être revue par la cour cantonale, qui s'est ainsi bornée à prendre acte de l'indemnisation de 21'943 fr. 40 pour l'activité du recourant 2, conseil juridique gratuit du recourant 1 (cf. arrêt attaqué p. 45).