Citation: 4A_457/2014 E. A

A.a. En 1989, C.________, relieur indépendant, a fondé la société D.________ SA (ci-après : D.________ SA ou la société), avec siège à X.________. Il en a été l'administrateur à partir des années nonante. B.________, consultant indépendant, a également été administrateur de la société durant les années 1990 et il a fourni son aide à celle-ci dès 1995. A.________ (ci-après également désigné par: " l'employé ") a été employé par la société en qualité d'aide-relieur du 3 janvier 1992 au 31 octobre 1994. A.b. Au début des années 1990, D.________ SA a fait d'importants investissements pour poursuivre ses activités, en particulier acheter de nouvelles machines. Cette période a coïncidé avec la grave crise qui a touché le secteur de l'imprimerie. Dans ce contexte, l'employé a fourni de l'aide à la société. Le 6 mars 1992, il a consenti à lui accorder un prêt d'un montant de 20'000 fr., remboursable en deux fois (soit 10'000 fr. à la fin du mois de mars 1992 et le solde le 15 avril 1992, avec intérêts à 10%); le 24 novembre 1992, il a encore prêté à la société la somme de 20'000 fr. (remboursable le 4 décembre suivant). Les prêts n'ont pas été remboursés et l'employé a mis la société en poursuite. Des conventions ont ensuite été conclues avec A.________. Dans la première, signée le 11 août 1999, la société indiquait que le montant dû à l'employé s'élevait (en capital et intérêts) à 54'447 fr. et que D.________ SA se reconnaissait débitrice de la somme de 27'247 fr. sur le montant total; dans la deuxième convention, signée par l'employé et C.________, celui-ci se reconnaissait débiteur de celui-là de la somme de 27'200 fr. sur le montant total de 54'447 fr. D.________ SA et C.________ ont respectivement remboursé à l'employé les sommes totales de 12'000 fr. et 9'000 fr. En 1994, la société a entrepris différentes démarches pour obtenir des postpositions de créances, afin d'éviter l'avis au juge, et elle a procédé à une augmentation de son capital-actions. Pour ce faire, l'un des administrateurs de la société a utilisé le montant de 100'000 fr. qui garantissait une dette de la société vis-à-vis de sa banque (E.________). A.________ s'est alors laissé convaincre par C.________ de déposer un carnet d'épargne, qu'il détenait auprès de la banque F.________, en nantissement auprès de E.________. A.________ a ensuite entrepris diverses démarches judiciaires pour récupérer son carnet d'épargne. Celui-ci lui a finalement été restitué, suite à une décision sur recours de la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois, le 8 mai 2007. A.c. Par jugement du 29 août 1999, notamment en lien avec le carnet d'épargne déposé en nantissement, le Tribunal correctionnel du district de Lausanne a condamné C.________ pour escroquerie, faux dans les titres et infraction à la loi fédérale sur l'assurance-chômage.