Citation: 1B_357/2018 E. 2.1

2.1. L'autorité précédente a en substance considéré que, faute d'appel, la recourante ne pourra plus, dans le cadre de la procédure pénale, prendre des conclusions portant sur des montants plus importants que ceux alloués en première instance. La Direction de la procédure a ensuite relevé que les deux sociétés intimées semblaient avoir obtenu de la justice civile française la saisie conservatoire des biens immobiliers des deux prévenus situés dans ce pays et que la recourante ne paraissait pas avoir agi dans ce sens sur le plan civil; de plus, les appartements de Paris faisaient, aux termes d'un jugement du Tribunal correctionnel de Paris du 30 juin 2016, l'objet d'une confiscation, en tout ou en partie, certes contestée par l'intimé prévenu, en faveur de l'État français. Le Président de la Chambre pénale d'appel et de révision en a conclu que, pour l'essentiel, la requête de la recourante tendait à la protection d'une importante créance qui ne découlait pas de l'abus de confiance commis, selon le tribunal de première instance, par l'intimé prévenu à son préjudice et ne pouvait ainsi être invoquée dans le cadre de la procédure pénale.