Citation: 1C_622/2023 E. 5.1

5.1. L'art. 19 RCATC prévoit que la hauteur des constructions est mesurée depuis le niveau moyen du terrain naturel, calculé en prenant la moyenne des cotes d'altitude aux quatre angles du plus petit rectangle dans lequel le bâtiment peut s'inscrire. Pour les garages, la hauteur est limitée à 3 m. Elle est calculée à partir de l'aire d'accès (al. 1). Dans le cas où le niveau moyen du terrain naturel induit une mauvaise intégration dans le site, la Municipalité fixe ce niveau (al. 2). Un terrain aménagé depuis au moins 20 ans est considéré comme terrain naturel (al. 3). L'art. 39 al. 2 RCATC prévoit quant à lui que pour la zone de villas, la hauteur au faîte, mesurée conformément à l'article 19 RCATC, est limitée à 10 m. La cour cantonale a clairement expliqué, en se référant à son précédent arrêt et en tenant compte des éléments produits après celui- ci, pourquoi le point de référence situé au nord-est du bâtiment A projeté, situé au sous-sol de la maison existante, ne pouvait être retenu comme niveau du terrain naturel; il s'agissait en effet non pas d'un terrain aménagé de manière générale aux conditions fixées par l'art. 19 al. 3 RCATC, mais d'un aménagement spécifique lié à la construction existante. Dès lors, et conformément à un arrêt rendu en 2013 concernant également la commune de Pully, elle a admis une détermination du niveau par interpolation à partir du terrain extérieur. La cour cantonale a par ailleurs écarté une expertise d'un bureau de géomètres du 2 novembre 2021 en confirmant l'approche qui consiste à considérer que le point de référence situé dans la cave du bâtiment existant ne peut être considéré comme faisant partie du "terrain aménagé". Cette approche, dûment motivée et conforme à une pratique antérieure, ne saurait être considérée comme arbitraire, ce qui conduit au rejet du grief.