Citation: 1C_63/2024 E. 3.2

3.2. Aux termes de l'art. 8 al. 1 RPGA, la distance entre un bâtiment et la limite de la propriété voisine est mesurée au mur de la façade sans tenir compte des terrasses non couvertes, des seuils, des perrons, des balcons en porte à faux et autres installations semblables, perpendiculairement à la limite. Lorsque la façade se présente obliquement par rapport à la limite de propriété, la distance réglementaire est mesurée au milieu de la façade, perpendiculairement à la limite. À l'angle le plus rapproché de la limite, la distance réglementaire ne pourra pas être diminuée de plus de 1 mètre (art. 8 al. 2 RPGA). En zone de villas, la distance entre la façade et la limite de propriété est de 4 mètres au moins (art. 87 al. 2 RPGA). Selon la jurisprudence canto nale, la réglementation sur la distance aux limites tend principalement à préserver un minimum de lumière, d'air et de soleil entre les constructions afin de garantir un aménagement sain et rationnel et éviter que les habitants de bien-fonds contigus n'aient l'impression que la construction voisine les écrase (cf. arrêt 1C_391/2023 du 8 août 2024 consid. 8.2). Le critère pour déterminer si un élément de construction doit être qualifié d'avant-corps et, par conséquent, être pris en compte dans le calcul de la distance aux limites, tient à son aspect extérieur et sa volumétrie. Un élément de construction peut ainsi être exclu du calcul de la distance aux limites s'il est de dimension réduite et s'il conserve un caractère accessoire par rapport au bâtiment principal s'agissant de ses fonctions et de sa destination, ainsi que de ses effets sur l'aspect et la volumétrie du bâtiment. En général, un élément en saillie dont la profondeur ne dépasse pas 1.5 mètres n'est pas pris en considération dans le calcul de la distance à respecter entre bâtiments et limites de propriété. Les murs de soutènement sont assimilés, toujours selon la jurisprudence cantonale, à des dépendances au sens de l'art. 39 du règlement d'application de la loi cantonale du 4 décembre 1985 sur l'aménagement du territoire et les constructions (RLTAC; BLV 700.11.1). Les municipalités peuvent autoriser la construction de dépendances de peu d'importance, dont l'utilisation est liée à l'occupation du bâtiment principal, dans les espaces réglementaires entre bâtiments ou entre bâtiments et limites de propriété (art. 39 al. 1 RLATC). Les terrasses constituent également des aménagements assimilés à des dépendances (art. 39 al. 3 RLATC). Ces constructions ne peuvent être autorisées que pour autant qu'elles n'entraînent aucun préjudice pour les voisins (art. 39 al. 4 RLATC).