Citation: 9C_264/2022 E. 6.1

6.1. Dans un premier grief, la recourante fait valoir que la cour cantonale a considéré de manière arbitraire que l'Etat de Genève disposait de la faculté de s'écarter de ses comptes audités. Elle soutient que le système voulu à l'art. 36A al. 2 LFPTPG/GE ne confère à l'Etat de Genève aucune compétence de contrôle de la légalité de ses comptes. De plus, un tel contrôle de l'Etat de Genève s'avérerait contraire au système pyramidal des contrôles institué par le droit fédéral (réviseur, actuaire et organe de surveillance). Ainsi, il reviendrait au réviseur - et à lui seul - de contrôler la régularité des comptes. Par ailleurs, elle affirme que l'expert agréé en matière de prévoyance professionnelle joue un rôle clé en matière de calcul et de constitution de provisions pour risques actuariels. Ce serait à lui, et seulement à lui, que reviendrait la tâche de déterminer quels sont les capitaux de prévoyance et les provisions techniques au sens actuariel dont la constitution est nécessaire, sur la base de la loi et du règlement.