Citation: 1C_76/2020 E. 5.2

5.2. A l'instar de ce qu'affirment les recourants, il est probable que, si l'extension projetée devait être considérée comme un agrandissement et non comme une nouvelle construction, il serait difficile de rattacher ses dimensions et son affectation à la liste d'exemples des agrandissements admissibles, ce quand bien même cette liste n'est pas exhaustive. Par ailleurs, comme le relèvent les recourants, la cour cantonale, qui a pourtant exposé au considérant 6 de son arrêt que les recourants faisaient valoir que le nouveau bâtiment était un agrandissement et non une construction nouvelle en ordre contigu, n'a pas expressément exposé les motifs permettant de trancher cette question. Toutefois, vu la manière dont le considérant de l'arrêt attaqué est structuré, exposant la liste du type d'annexes que le règlement communal tient pour des agrandissement acceptables, on comprend que les premiers juges ont considéré qu' a contrario de cette liste, l'extension projetée, comprenant quatre logements dans leur entier et des locaux communaux, était loin de présenter les caractéristiques d'une annexe et qu'elle constituait par conséquent un nouveau bâtiment. Le grief de violation du droit d'être entendu peut ainsi être rejeté. Une telle appréciation ne choque en outre pas. En dépit des critères pertinents que les recourants exposent pour qualifier une construction d'agrandissement (absence de porte d'entrée séparée, absence d'escaliers propres permettant d'accéder aux étages), l'appréciation des premiers juges, fondée vraisemblablement sur la fonctionnalité de l'extension et non sur ses attributs, est également soutenable. Les recourants ne citent pas ni même n'exposent la jurisprudence cantonale dont ils disent se prévaloir pour étayer leur position. Ne faisant ainsi qu'opposer leur point de vue à la solution - pourtant soutenable - retenue dans l'arrêt attaqué, ils échouent ainsi à démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire.