Citation: 5A_469/2023 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a considéré que le recourant faisait vainement valoir que les parties avaient convenu durant la vie commune qu'il s'occuperait de leurs filles et que l'intimée se chargerait de subvenir aux besoins de la famille. En effet, dès la séparation des parties en septembre 2016, l'intimée s'était vu confier la garde de D.A.________ et de E.A.________, de sorte que la répartition des tâches durant la vie commune n'était pas un argument pertinent, le recourant ne pouvant plus prétendre devoir s'occuper des enfants depuis plus de six mois. S'agissant des recherches d'emploi du recourant, la cour cantonale a constaté qu'il ressortait des documents produits en appel que de janvier à septembre 2022, il avait fait douze recherches d'emploi par mois pour des postes d'aide de cuisine, plongeur, magasinier, vendeur-caissier, nettoyeur, assistant de vente, casserolier, collaborateur de mise en rayon, manutentionnaire, portier d'étage et employé de production. Il n'avait toutefois produit aucun document exposant les raisons pour lesquelles il n'aurait obtenu aucun de ces postes. On ne connaissait dès lors pas les motifs de l'échec de ses recherches d'emploi. Il figurait au dossier de première instance quelques réponses négatives, mais qui dataient de 2021. Le recourant n'avait produit aucun document récent. De plus, lors de l'audience d'appel, il avait déclaré avoir obtenu deux postes temporaires en 2022, qui s'étaient bien déroulés. Il était donc tout à fait en mesure de travailler et de trouver des postes qui lui conviennent. Partant, le recourant avait échoué à démontrer qu'il avait entrepris des recherches soutenues, qu'il n'était pas en mesure de trouver un travail et que sa situation actuelle n'était pas de son fait. La cour cantonale en a déduit qu'il pouvait être raisonnablement exigé de lui qu'il intensifie ses recherches et qu'il s'investisse davantage, ce d'autant plus que la situation financière des parties est modeste et que l'entretien des deux enfants mineurs doit être couvert. Concernant la possibilité effective de trouver un emploi, les postes occupés en 2022 démontraient que le recourant avait la possibilité effective d'exercer une activité, de même que les pièces relatives aux postulations du recourant; il existait en effet des emplois correspondant à son profil. De plus, il était notoire que de nombreux postes sont disponibles aujourd'hui dans le domaine de la restauration, qui manque cruellement de bras. Les juges cantonaux ont ainsi confirmé l'appréciation de l'autorité de première instance concernant le principe du revenu hypothétique imposé au recourant, celui-ci n'ayant pas entrepris tous les efforts que l'on pouvait raisonnablement attendre de lui pour retrouver un emploi, afin de subvenir aux besoins de ses filles mineures. Pour ce qui est du montant retenu par les premiers juges (3'600 fr. net par mois), la cour cantonale a rappelé que ceux-ci s'étaient référés à l'enquête suisse sur la structure des salaires (ESS), publiée par l'Office fédéral de la statistique pour un homme de quarante-quatre ans, dans la région lémanique, au bénéfice d'un permis de séjour, sans formation ni qualification professionnelle, actif à temps complet dans les métiers de la restauration, ce salaire étant en outre conforme aux normes de la convention collective de travail. La cour cantonale a constaté que le recourant ne critiquait pas ce raisonnement et qu'il se référait uniquement au montant de 1'850 fr. qu'il aurait perçu auparavant. On ne savait toutefois pas pour quelle activité, quel taux et quelle durée un tel revenu moyen avait été obtenu. L'autorité de première instance avait en effet retenu que le recourant avait exercé une activité d'aide de cuisine à un taux d'activité de 50%, pour un salaire mensuel moyen de 1'800 fr. de septembre 2018 à décembre 2020, ce qui revenait à 3'600 fr. pour un taux d'activité de 100%. Rien ne justifiait de retenir un taux d'activité inférieur à 100%, le recourant ne faisant valoir aucun grief à cet égard en appel et rien dans sa situation personnelle - ni la prise en charge des enfants - ne justifiant un taux d'activité professionnelle partiel. Le montant du revenu hypothétique imputé au recourant par les premiers juges pouvait par conséquent être confirmé.