Citation: 5A_712/2015 E. 1.3.2

1.3.2. En l'occurrence, la recourante allègue qu'elle ne pourra plus faire valoir ultérieurement le grief de déchéance du droit de répondre, ce qui l'expose à subir un dommage de 79'396 fr. 22 correspondant à la part successorale de l'intimée n° 1, au motif que si celle-ci devait être " déchue de son droit de réponse, elle ne pourra plus faire valoir de créance juridiquement fondée dans la procédure en délivrance de legs et en partage ". Indépendamment de la pertinence de cette dernière affirmation, force est de constater que la recourante n'allègue, sans autre précision, qu'un dommage purement patrimonial qui, de jurisprudence constante, n'est pas de nature à l'exposer à un préjudice irréparable (cf. supra consid. 1.3.1). De surcroît, on précisera que le préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF doit découler de la décision incidente elle-même, non pas de la décision au fond. D'ailleurs, si la décision incidente devait influer le contenu de la décision finale, elle pourrait alors faire l'objet d'un examen dans le recours contre celle-ci (art. 93 al. 3 LTF). Il en découle que le recours en matière civile est irrecevable, y compris s'agissant de la question des frais et dépens cantonaux (ATF 133 V 645 consid. 2.1 p. 647).