Citation: 4C.190/2003 28.11.2003 E. 12

12. L'impôt foncier communal, la prime d'assurance incendie, ainsi que toutes les autres contributions foncières seront supportés par la venderesse jusqu'au 30 novembre 1989.» Le transfert de l'immeuble au Registre foncier a été exécuté le 19 septembre 1989. En date du 3 novembre 1989, X.________ SA a adressé à A.________ et à B.________ le courrier suivant: «Par la présente, nous vous informons, qu'en ce qui concerne le drainage, étanchéité des sous-sols et installations sanitaires, nous nous voyons contraints de formuler des RESERVES, dictées par le peu de sérieux constaté dans la manière d'entreprendre ces différents travaux, de la part des adjudicataires. Nous vous prions de bien vouloir faire le nécessaire, afin de remédier rapidement à cet état de fait. Les RESERVES formulées ci-dessus restant d'actualité, quelles que soient les suites données à notre requête.» Le 20 novembre 1989, X.________ SA a réitéré ses réserves à B.________. Le 5 décembre 1989, une séance a réuni B.________, A.________ et son époux, trois administrateurs de X.________ SA ainsi que C.________, notaire. Le procès-verbal dressé par le notaire constate l'avancement des travaux par rapport au descriptif de construction joint à l'acte du 14 septembre 1989. Il y est noté également que la pose du tableau électrique principal est retardée pour cause de fissures dans le béton armé du sous-sol et que X.________ fera des réserves concernant les canalisations. Le 5 mars 1990, une réunion entre les mêmes personnes a eu lieu. Dans le procès-verbal tenu par le notaire, il est constaté que le tableau électrique n'est toujours pas posé pour cause d'infiltration d'eau dans le sous-sol. Il y est également indiqué que X.________ SA émet toutes réserves quant à l'infiltration d'eau dans les sous-sols et à l'ensemble de l'étanchéité du toit, jusqu'à réception des garanties respectives des maisons V.________ et W.________; X.________ SA a confirmé en outre qu'elle fera des réserves concernant les canalisations. Par ailleurs, il est noté dans le procès-verbal qu'un décompte final sera établi par l'architecte à la fin des travaux et que le solde éventuellement dû par X.________ SA à A.________ sera fixé à ce moment-là. Un décompte était annexé au procès-verbal. Selon l'expert judiciaire, les travaux de gros oeuvre se sont terminés en avril 1990. Lors d'une nouvelle séance tenue le 24 septembre 1990, l'administrateur délégué de X.________ SA a établi une note à l'adresse notamment de B.________, qui se termine ainsi: «Il est bien entendu que tous les dégâts causés aux tapisseries, aux murs, ainsi que l'infiltration d'eau en général dans le bâtiment, sont sous la responsabilité de la Direction des travaux, soit le bureau d'Architecture B.________, et par conséquent la venderesse Madame A.________, responsable du premier oeuvre.» En date du 17 octobre 1990, B.________ a dressé un constat en présence du mari et représentant de A.________. Les points suivants figurent sous la rubrique «Liste des retouches»: «1. Des remontées d'eau par le radier et les murs et par les sauts-de-loup.