Citation: 6B_99/2022 E. B

Par jugement du 18 octobre 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel de A.________ et confirmé le jugement rendu le 16 juin 2021 par le tribunal de police. En substance, elle a retenu les faits suivants. B.a. Au cours de l'année 2016, A.________ a exposé à B.________, dont il avait fait la connaissance 2 ans auparavant dans le cadre professionnel, avoir fondé, avec un associé, une société à U.________, dont le but était l'extraction d'or et d'avoir, à ce jour, extrait entre 2 et 3 kg d'or. Afin d'accréditer ses dires, il lui a montré divers documents attestant de l'achat d'une mine à U.________ et des photographies le représentant avec de l'or. Il lui a en outre expliqué qu'il était nécessaire pour la société d'obtenir des fonds supplémentaires à hauteur de 20'000 fr. pour poursuivre son exploitation. Convaincu par les explications de A.________ - par le fait que celui-ci lui avait assuré qu'il allait rapatrier l'or en Suisse en vue de sa vente et que le produit réalisé devait être utilisé en premier lieu pour le désintéresser - B.________ a accepté de lui prêter cette somme. Ainsi, à Lausanne, le 1er juin 2016, B.________ s'est rendu à la banque D.________ de la place X.________, accompagné de A.________, et a retiré 20'000 fr. en espèces au guichet. Les deux se sont ensuite rendus au restaurant "C.________", où B.________ a remis à A.________ l'enveloppe contenant l'argent. La semaine suivante, A.________ s'est rendu à U.________. A son retour, il a expliqué à B.________ qu'il n'avait pas été en mesure de rapatrier l'or. Il a invoqué des problèmes d'ordre administratif relevant que l'or était séquestré en mains des autorités douanières u.________. Environ un mois plus tard, B.________ a demandé à A.________ de signer une reconnaissance de dette concernant le prêt de 20'000 fr., ce que ce dernier a refusé pour le motif que leur relation de confiance rendait cela superflu. Une année plus tard, A.________ a demandé à B.________ un prêt supplémentaire de 5'000 fr., expliquant qu'il devait se rendre à U.________, où son associé aurait été emprisonné, afin de pouvoir régler les choses et débloquer l'or toujours en mains des autorités locales. B.________ a accepté de lui prêter cette somme sous la forme de l'achat de billets d'avion, par 4'000 fr., et la remise de 1'000 fr. en espèces. A.________ préférant se voir remettre de l'argent liquide, les partenaires sont convenus d'un prêt de 4'000 fr. en liquide. A.________ ayant refusé de signer une reconnaissance de dette pour les mêmes motifs déjà invoqués, B.________ ne lui a finalement pas remis cet argent. A.________ s'est tout de même rendu à U.________. Une fois sur place, il a contacté B.________ en lui expliquant avoir pu récupérer l'or, mais avoir besoin de 1'000 fr. pour le rapatrier en Suisse. Le 30 mai 2017, B.________ a donc effectué un versement de 1'012 fr., dont 1'000 fr. en faveur de A.________. Ce dernier a par la suite appelé B.________ pour lui indiquer que l'or était toujours séquestré. Le 12 septembre 2017, B.________ a mis A.________ en demeure de lui rembourser l'argent prêté. Hormis une reconnaissance de dette pour un montant de 1'000 fr., celui-ci ne s'est pas exécuté et a contesté s'être vu remettre 20'000 fr. par B.________. Le 28 juin 2018, B.________ a déposé plainte pénale et s'est constitué partie plaignante, demandeur au pénal et au civil. B.b. Né en 1976, A.________ est un ressortissant de U.________. Il a effectué toute sa scolarité dans son pays d'origine avant d'accomplir une formation d'agent de sécurité. Il est arrivé en Suisse en 2006 laissant son épouse et ses 3 enfants à U.________. Depuis lors, il a alterné des périodes de travail, notamment au service de B.________ en qualité d'agent de sécurité de la discothèque que ce dernier exploitait à V.________, avec des périodes de chômage et pendant lesquelles il a perçu l'aide sociale. A.________ se rend à intervalles réguliers à U.________ pour rencontrer sa famille. Il dit contribuer à l'entretien des siens par le transfert régulier de sommes d'argent, qu'il évalue à une moyenne de 800 fr. par mois. Lors de son audition par le ministère public, il a déclaré avoir beaucoup de dettes, lesquelles atteignaient en 2018 un total de l'ordre de 50'000 francs.