Citation: I 161/03 21.02.2005 E. 5

Le recourant reproche aux médecins du SAM de Bellinzone de n'avoir tenu aucun compte de l'avis de ses médecins espagnols et d'avoir admis que sa capacité de travail atteignait 85 % dans une activité adaptée. Ce grief ne résiste pas non plus à l'examen. Les médecins du SAM ont procédé à une anamnèse complète de la situation du recourant (médicale, familiale et socio-professionnelle). Ils ont analysé les pièces médicales au dossier (dont celles émanant des médecins espagnols du recourant), et procédé à de nombreux examens et bilans médicaux (neurologiques, rhumatologiques et cardiologiques). Ils ont entendu le recourant et exposé de manière circonstanciée l'incidence de ses problèmes de santé (en particulier cardiaques et lombaires) sur la capacité de travail, avant d'exposer les raisons pour lesquelles le recourant dispose d'une capacité de travail de 50 % dans une activité mi-lourde, et de 85 % dans un travail léger. Remplissant tous les réquisits jurisprudentiels (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références), le rapport de ces experts - dont la tâche est précisément de mettre leurs connaissances spéciales à la disposition de l'administration afin de l'éclairer sur les aspects médicaux d'un état de fait donné (cf. ATF 125 V 352 consid. 3b/aa et les références) - a pleine valeur probante. Au demeurant, l'évaluation de la capacité de travail du recourant par les experts du SAM n'a pas été remise en question par les médecins espagnols du recourant. Singulièrement, le docteur U.________, dont le recourant reproduit un extrait du rapport du 17 novembre 1999, n'a pas pris position sur le rapport d'expertise du SAM du 25 octobre 2000. En d'autres termes, les avis médicaux sur lesquels se fonde le recourant ne sont pas de nature à jeter le doute sur la pertinence des conclusions de l'expertise. Il faut donc admettre que le recourant peut exercer une activité légère, ménageant le rachis lombaire, dans laquelle sa capacité de travail s'élève à 85 %. Il s'agit-là d'une activité exigible de sa part, découlant de son obligation de réduire le dommage (cf. ATF 123 V 233 consid. 3c, 117 V 278 consid. 2b, 400 et les arrêts cités; Riemer-Kafka, Die Pflicht zur Selbstverantwortung, Fribourg 1999, p. 57, 551 et 572; Landolt, Das Zumutbarkeitsprinzip im schweizerischen Sozialversicherungsrecht, thèse Zurich 1995, p. 61).