Citation: 6P.9/2004 22.04.2004 E. 2

Le recourant se plaint d'arbitraire dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits. 2.1 Une décision est arbitraire selon la jurisprudence lorsqu'elle viole gravement une règle de droit ou un principe juridique clair et indiscuté ou lorsqu'elle contredit de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue que si celle-ci est insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, si elle a été adoptée sans motif objectif ou en violation d'un droit certain. Il ne suffit pas que sa motivation soit insoutenable, encore faut-il qu'elle soit arbitraire dans son résultat (ATF 124 V 137 consid. 2b p. 139). 2.2 En ce qui concerne l'incendie de Monthey, le recourant soutient que l'autorité cantonale est tombée dans l'arbitraire en retenant que G.________ "lui a remis l'enveloppe contenant l'argent, un plan de situation et une photographie de l'immeuble. Comme il insistait, D.________ lui a donné Fr. 5'000 sur les Fr. 20'000 que contenait l'enveloppe". Selon le recourant, G.________ lui aurait versé le montant lui revenant en deux temps; N.________ aurait du reste reconnu avoir versé deux fois 20'000 fr. à G.________. On ne voit pas en quoi le fait d'avoir versé le montant en deux fois peut avoir une influence sur la condamnation du recourant. Contrairement à ce que le recourant soutient, le fait qu'il a été instigué par G.________ et qu'il est en conséquence un exécutant ressort déjà clairement de l'arrêt attaqué, qui précise notamment : "G.________ a consenti à trouver un exécutant.... et a pris contact avec D.________" (arrêt attaqué, p. 28). Faute de répondre aux exigences de motivation posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ, le moyen du recourant est dès lors irrecevable. 2.3 Le recourant fait valoir que l'autorité cantonale a fait preuve d'arbitraire en prétendant qu'il n'a pas eu une attitude particulièrement coopérative lors de l'enquête. En particulier, il lui reproche de ne pas avoir retenu qu'il avait grandement facilité l'enquête sur l'incendie du Sépey. Le Tribunal d'arrondissement de l'est vaudois aurait déclaré à cet égard dans son jugement du 21 décembre 2001: "D.________ s'est lourdement incriminé en exposant clairement son rôle dans une version immuable". Le recourant fait en outre valoir son rôle déterminant dans l'enquête sur le brigandage à la BCV de Sierre. Interrogé par les autorités pénales, le recourant a cependant commencé par nier sa participation à l'incendie du Sépey. S'agissant du braquage des deux convoyeurs de fonds, il convient aussi de relativiser la spontanéité des aveux du recourant, dès lors que ce dernier était incarcéré depuis 23 jours lorsqu'il a été interrogé. Vu ces circonstances, l'autorité cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire en constatant que le recourant n'a pas fait preuve d'une attitude particulièrement coopérative lors de l'enquête. Mal fondé, le grief du recourant doit être rejeté.