Citation: 7B_9/2023 E. A

A.a. En 2018, D.A.________, né en 1997, est décédé à U.________ après s'être jeté du toit d'un bâtiment. Il résidait de manière volontaire, depuis 2016, au foyer V.________ à U.________, qui offre notamment aux jeunes adultes atteints de troubles psychiatriques un lieu de vie temporaire, en milieu ouvert. A.b. Une procédure pénale a été ouverte par le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne (ci-après: le Ministère public) le jour du décès, afin d'en établir les circonstances. A.c. Les 27 et 30 août 2018, A.A., B.A. et C.A.________, soit respectivement la mère, la soeur et le père de D.A.________, ont déposé plainte pénale contre inconnu, soupçonnant les dirigeants et le personnel du foyer V.________ d'avoir, par omission fautive, provoqué le suicide de celui-ci. A.d. Le 16 février 2022, A.A., B.A. et C.A.________ ont déposé une nouvelle plainte pénale contre cinq personnes, à savoir la directrice du foyer V.________, l'éducatrice référente de D.A.________, l'assistante sociale en charge du dossier de la famille A.________ auprès de l'Etablissement Vaudois d'Accueil des Migrants (ci-après: l'EVAM), le chef des assistants sociaux de l'EVAM et une employée de l'EVAM. A.A., B.A. et C.A.________ leur ont notamment reproché d'avoir, probablement en vue de s'enrichir, abusé des pouvoirs de leur charge pour contourner les règles applicables à l'admission de D.A.________ au foyer V.________, notamment sur le plan financier, ainsi que de l'avoir contraint à intégrer ladite institution puis à y rester. A.e. Par ordonnances distinctes du 18 août 2022, le Ministère public a classé la procédure ouverte à la suite du décès de D.A.________ et a refusé d'entrer en matière sur la plainte pénale déposée le 16 février 2022 par A.A., B.A. et C.A.________.