Citation: I 665/04 29.11.2005 E. 5

5.1 Les premiers juges ont retenu qu'étaient présents les critères de la chronicité et de la durée des douleurs, un pronostic « très sombre », « l'extrême faiblesse » des ressources tant psychiques qu'intellectuelles, l'épuisement des moyens thérapeutiques, la cristallisation de l'état psychique (traitement sans effets) et une tentative de reprise de travail soldée par un échec et que les conclusions prises par les experts du COMAI à l'issue de leur séance de décision multidisciplinaire devaient dès lors être suivies et le trouble somatoforme douloureux considéré comme invalidant. Ils ont qualifié l'examen clinique pluridisciplinaire effectué par les médecins du SMR de partial et d'incomplet et lui ont dénié toute valeur probante. 5.2 Tel n'est pas l'avis du recourant. Selon lui, il n'y a aucune raison de s'écarter du rapport d'examen pluridisciplinaire effectué par les médecins du SMR, plus convaincant que l'expertise du COMAI. En effet, déclare-t-il, le rapport du SMR remplit les conditions posées par la jurisprudence pour lui reconnaître pleine valeur probante. Se fondant sur les seuls critères AI admissibles, ce rapport explique à satisfaction de droit les raisons pour lesquelles il faut reconnaître à l'intimé une capacité de travail importante et pourquoi il y a lieu d'admettre qu'une reprise du travail est exigible.