Citation: 1B_176/2015 E. 3.2

3.2. La cour cantonale s'est référée à son précédent arrêt par lequel elle avait une première fois refusé, en substitution à la détention provisoire, l'assignation du prévenu au domicile de sa mère avec surveillance par bracelet électronique, conjuguée à une interdiction de prendre contact avec la plaignante, sa famille et leur fille. Les juges cantonaux avaient alors considéré que, vu le profil instable du recourant et la gradation de ses actes de violence, la mesure n'était pas suffisante pour prévenir efficacement les risques de réitération. L'arrêt précisait que l'expertise psychiatrique permettrait de déterminer les éventuelles mesures adéquates. L'arrêt attaqué en l'espèce se réfère par ailleurs aux déclarations de l'actuelle compagne du recourant, selon lesquelles celui-ci est parfois obnubilé par le conflit l'opposant à la plaignante. S'il est vrai que ces motifs n'exposent pas concrètement en quoi l'assignation à domicile avec surveillance par bracelet électronique ne peut être ordonnée, on comprend toutefois implicitement que les juges cantonaux craignent que le comportement instable du recourant l'amène à agir de manière impulsive et cas échéant de récidiver, ce en dépit d'une mesure de surveillance électronique. Les considérants de l'arrêt attaqué, suffisamment compréhensibles, ne violent par conséquent pas le droit d'être entendu.