Citation: 8C_175/2014 E. 4.1

4.1. En l'espèce, la juridiction cantonale a constaté, d'une part, que la lecture du rapport d'arthro-IRM du 26 (recte: 27) mars 2013 ne permettait pas de retenir une déchirure du tendon du sus-épineux de l'épaule gauche et, d'autre part, que le docteur H.________ avait certifié que les lésions mises en évidence par ledit rapport radiologique étaient de nature exclusivement dégénératives. Les premiers juges ont relevé que l'assuré ne s'était rendu chez le médecin que le 29 janvier 2007, soit trois jours après le premier accident et qu'aucun document au dossier ne faisait mention de douleurs au niveau de l'épaule gauche avant le rapport du docteur C.________, consulté le 12 avril 2007. Si l'on en croyait le recourant, il avait dû attendre un mois avant de pouvoir être ausculté par ledit médecin. Les premiers juges en ont conclu que c'était au plus tôt au début du mois de mars 2007 qu'il avait commencé à ressentir des douleurs dans la région scapulaire et non déjà le 27 janvier 2007. Cette version correspondait du reste aux déclarations faites par le recourant le 19 décembre 2007. Toujours selon les premiers juges, c'était dès lors de manière parfaitement fondée que le docteur H.________ avait retenu l'absence d'éléments parlant en faveur d'une traumatisation de l'épaule gauche lors de l'accident du 26 janvier 2007. Par ailleurs, comme l'avait relevé le docteur H.________, l'arthro-IRM réalisée en mars 2013 n'avait révélé aucune réelle rupture tendineuse évocatrice d'une situation post-traumatique. Le docteur H.________ avait observé une coiffe des rotateurs étanche et expliqué que la petite quantité de liquide au niveau de la bourse n'était pas due à une migration de contraste à travers une déchirure de la coiffe mais à une bursite banale de conflit sous-acromial. A cet égard, le radiologue avait d'ailleurs clairement indiqué qu'il n'y avait pas de déchirure transfixiante de l'ensemble des tendons de la coiffe des rotateurs, mais avait uniquement évoqué un aspect légèrement effiloché du tendon, ce qui ne correspondait pas à une rupture tendineuse, comme on en retrouvait dans un cadre traumatique. Au vu de ce qui précède, les premiers juges ont conclu que l'argumentation du recourant en lien avec l'existence d'une lésion assimilée à un accident au sens de l'art. 9 al. 2 OLAA tombait à faux.