Citation: 4C.384/2004 06.01.2005 E. D

Le 23 juin 2003, A.________ a ouvert action contre X.________ SA devant la juridiction des prud'hommes du canton de Genève. Sa demande tendait au paiement de 31'937 fr.60 à titre d'indemnité de départ et de 4'790 fr. 65 pour paiement de dix-huit jours de vacances non prises, soit 36'728 fr.25 en tout. La défenderesse, contestant toute obligation, a conclu au rejet de la demande. Statuant par un jugement du 23 octobre 2003, le Tribunal des prud'hommes l'a condamnée à payer à la demanderesse un montant brut de 2'936 fr.80 pour huit jours de vacances non prises. Le tribunal a retenu que les parties n'étaient plus liées par l'accord du 30 avril 2002, de sorte que l'indemnité de départ n'était pas due. Quant aux vacances, compte tenu des démarches nécessaires à la recherche d'un nouvel emploi, la défenderesse ne pouvait pas exiger de la demanderesse qu'elle prît dix-huit jours de vacances, soit presque quatre semaines, durant son délai de congé de deux mois. Les vacances que cette dernière pouvait raisonnablement prendre étaient estimées à dix jours seulement, de sorte qu'il subsistait un solde de huit jours à indemniser en argent. La demanderesse ayant appelé du jugement, celui-ci fut confirmé par la Cour d'appel le 23 août 2004.