Citation: 1P.80/2003 18.03.2003 E. 1

1. Demande de révision Aux termes de l'art. 136 let. d OJ, la demande de révision d'un arrêt du Tribunal fédéral est recevable lorsque, par inadvertance, le tribunal n'a pas apprécié des faits qui ressortent du dossier. Dans la présente affaire, les recourants se réfèrent à cette disposition et prétendent démontrer que par inadvertance, le Tribunal fédéral a omis de prendre en considération les inconvénients que la réalisation du centre commercial entraînera pour eux. Ils font notamment état d'inconvénients tels que les nuisances du trafic supplémentaire, ou l'aspect prétendument inesthétique de la construction, mais ces éléments apparaissent d'emblée hors de propos car le recours de droit public ne mettait en cause que l'insuffisance, alléguée, des voies d'accès au futur centre commercial. A ce sujet, bien que les recourants s'en défendent, l'argumentation présentée constitue surtout une critique de la jurisprudence déterminante relative à l'art. 88 OJ, selon laquelle seul le propriétaire menacé de gêne dans l'accès à son propre bien-fonds a qualité pour agir. Ils produisent un plan qui ne faisait pas partie du dossier et qui est donc, pour ce motif déjà, inapte à établir une inadvertance visée par l'art. 136 let. d OJ; au surplus, ce document confirme que les recourants ne sont menacés d'aucune gêne dans leurs propres allées et venues. Ils font aussi valoir que le Tribunal administratif est, lui, entré en matière sur leur recours; compte tenu que l'art. 88 OJ ne concerne pas la qualité pour agir devant la juridiction cantonale, ce moyen est également dépourvu de pertinence.