Citation: H 50/00 28.08.2000 E. 5

5.- Selon la jurisprudence, s'il existe une pluralité de responsables, la caisse de compensation jouit d'un concours d'actions et le rapport interne entre les coresponsables ne la concerne pas; elle ne peut prétendre qu'une seule fois à la réparation du dommage, chacun des débiteurs répondant solidairement envers elle de l'intégralité du dommage et il lui est loisible de rechercher tous les débiteurs, quelques-uns ou un seul d'entre eux, à son choix (ATF 119 V 87 consid. 5a). Le moyen tiré du nouvel art. 759 al. 1 CO que fait valoir le recourant doit également être écarté. En effet, cette disposition ne saurait trouver application dans le cadre de la responsabilité de l'art. 52 LAVS, pour justifier une réduction de l'étendue de la réparation en relation avec la gravité de la faute du responsable (VSI 1996 p. 309 consid. 6). Le fait que le recourant a été libéré des chefs d'accusation pénaux retenus contre lui, alors que B.________ et N.________ ont été reconnus coupables de gestion déloyale, de gestion fautive et de violations de la LAVS, n'y change rien. En effet, l'examen de la responsabilité sous l'angle de l'art. 52 LAVS ne répond pas aux mêmes critères que celui de la culpabilité au sens du droit pénal (ATF 111 V 177 sv. consid. 5a et les références). Il n'est par conséquent pas déterminant en l'espèce que le recourant n'ait fait l'objet d'aucune condamnation pénale. Le juge pénal opérait d'ailleurs lui-même cette distinction dans son jugement du 15 septembre 1999 (cf. état de fait A/b).