Citation: 5A_125/2019 E. 4

La recourante soulève également un grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) en lien avec le refus de l'autorité cantonale de donner suite à ses réquisitions de preuves. Elle fait valoir que, compte tenu de la gravité de sa situation et de la solidarité entre époux qui doit prévaloir sur le recours à l'aide sociale, la cour cantonale aurait arbitrairement refusé d'établir " avec certitude et exhaustivité " la situation patrimoniale du débirentier et de donner suite à ses réquisitions de preuves, pourtant légitimes dès lors que des indices sérieux (nombreux retraits et transferts bancaires opérés en l'espace de quelques années, succession ouverte en cours de procédure) permettraient de considérer que l'intimé dispose d'autres actifs. La recourante ne s'en prend toutefois pas de manière conforme au principe d'allégation (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1 et 2.2) aux motifs de rejet de ses réquisitions de preuves qui figurent dans la décision querellée (cf. supra consid. 3.1, 2ème paragraphe), de sorte que sa critique est irrecevable.