Citation: 7B_29/2023 E. 4.3.1

4.3.1. On relève tout d'abord que le rapport de l'Institut forensique de Y.________ du 18 octobre 2019 ( Kurzbericht) figure au dossier. Celui-ci constate la présence de LSD, ainsi que de 1cP-LSD. Le recourant a donc eu la possibilité de s'exprimer à son sujet et de le contester s'il l'estimait nécessaire, ce qu'il a d'ailleurs fait à de nombreuses reprises au cours de la procédure. Son droit d'être entendu a dès lors été respecté par l'autorité cantonale. Un tel droit ne saurait pour le surplus permettre à une partie de participer au processus d'élaboration d'un moyen de preuve, comme l'analyse de produits stupéfiants. Ensuite, il est vrai que les feuilles de buvard saisies ont été détruites et qu'il n'a donc pas été possible de procéder à une nouvelle analyse de ces substances. Cela étant, l'autorité cantonale ne l'a pas ignoré, mais a néanmoins considéré, dans le cadre de son appréciation des preuves, que le dossier contenait suffisamment d'éléments pertinents pour considérer que le comportement du recourant tombait sous le coup de l'art. 19 al. 1 LStup. Il conviendra dès lors d'examiner, selon la jurisprudence et au regard du pouvoir d'examen du Tribunal fédéral, si la juridiction cantonale a correctement apprécié les preuves pour parvenir à une telle conclusion (cf. consid. 4.3.2 et 5 infra).