Citation: 8C_82/2022 E. 5.2.4

5.2.4. Par ailleurs, même si on appliquait par analogie la jurisprudence pour les chômeurs qui participent à un cours de formation (cf. consid. 4.4 supra), l'aptitude au placement devrait néanmoins être niée. En effet, on ne saurait suivre la thèse du recourant selon laquelle il suffirait, pour être considéré apte au placement, d'être prêt à commencer une nouvelle activité au plus tôt le premier jour du mois suivant l'entretien d'embauche, surtout en période de pandémie. On rappellera à cet égard que dans le contexte de la pandémie du COVID-19 et des restrictions ordonnées le 16 mars 2020, il n'y a eu aucune dérogation aux art. 8 al. 1 let. f et 15 al. 1 LACI quant aux exigences de l'aptitude au placement (cf. consid. 4.6 supra). Autrement dit, il ne justifie pas de déroger au principe de la disponibilité suffisante dans le sens de la disposition et de la capacité à commencer une activité professionnelle du jour au lendemain si elle se présente. Dans la mesure où, de manière non contestée, le recourant n'était objectivement pas en mesure de remplir cette exigence pendant la période concernée, c'est à bon droit qu'il a été considéré comme inapte au placement.