Citation: 9C_479/2024 E. 6.3.2

6.3.2. En se limitant à alléguer que "ce n'est pas parce que le contrat définit le taux horaire et le nombre maximal [...] de jours par mois qu'il faut déduire que Monsieur E.________ serait libre de fixer ses congés et vacances", que celui-ci aurait travaillé en moyenne 22,5 jours en 2015, 20 jours en 2016 et 25 jours en 2017 ou encore qu'il aurait été difficile pour le prénommé de travailler avec d'autres "mandants (...) compte tenu de l'importance de l'activité exercée pour A.________ durant les années 2015 à 2017", la recourante ne met pas en évidence que les constatations des premiers juges seraient arbitraires. Elle ne démontre pas davantage que l'instance précédente aurait méconnu la notion d'activité indépendante, lorsqu'elle a retenu de manière convaincante une "accumulation prépondérante d'indices relatifs à l'existence" d'une telle activité. La conclusion à laquelle le Tribunal administratif fédéral est parvenue est par ailleurs corroborée par le fait que la convention de service signée le 1er décembre 2015 entre E.________ et la recourante prévoit qu'en tant que "consultant indépendant, [celui-ci] assumera la totalité de la responsabilité opérationnelle de la mission" (cf. art. 2). De plus, cette convention prévoit que le prénommé "certifie être dûment affilié à l'étranger à une institution de prévoyance et à remplir toutes les obligations légales, sociales et fiscales liées à l'exercice d'une activité indépendante dans ce pays. En particulier, il confirme être assuré de façon adéquate contre les conséquences d'une maladie ou d'un accident" (cf. art. 9). Compte tenu du libellé clair de l'art. 9 de la convention, la recourante ne saurait être suivie lorsqu'elle prétend que le fait que E.________ soit considéré comme indépendant à l'étranger ne serait pas "pertinent", et "ce d'autant plus que l'on ignore sur quelle base les autorités étrangères ont reconnu" ce statut; elle a en effet elle-même convenu d'une clause selon laquelle E.________ devait s'affilier en tant qu'indépendant auprès des autorités étrangères. En définitive, c'est à bon droit que les premiers juges ont considéré que E.________ exerçait une activité lucrative indépendante et que ses prestations de services facturées à la recourante devaient être soumises à l'impôt sur les acquisitions.