Citation: 1A.169/2000 10.10.2000 E. 6

6.- Les recourants critiquent l'absence d'avis personnel à tous les intéressés après le dépôt des demandes d'autorisations de construire ainsi que la renonciation à une enquête publique complémentaire pour les éléments du projet Tridel modifiés après la première enquête publique (tracé du tunnel, suppression de la déchetterie, modification de la cheminée, etc.). Ils se plaignent à ce propos d'une violation du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.), d'une violation des principes de l'art. 33 LAT et d'une application abusive ou arbitraire des art. 111 et 117 LATC. L'art. 33 al. 1 LAT prévoit la mise à l'enquête publique des plans d'affectation; il est sans pertinence dans une procédure ouverte en vue de l'octroi d'une autorisation de construire. Quant aux autres alinéas de l'art. 33 LAT, ils concernent la procédure cantonale de recours. Les demandes d'autorisation pour le projet Tridel ont été mises à l'enquête publique, ce qui a permis aux recourants d'exercer leur droit d'être entendus et de participer d'emblée à la procédure d'opposition, puis à la procédure de recours. On ne voit pas en quoi un avis personnel leur aurait permis de faire valoir leurs droits de manière plus efficace. Les recourants évoquent la défense des intérêts de tiers, qui n'auraient pas été informés en temps utile; or ils ne peuvent de toute manière, par la voie du recours de droit public, qu'invoquer leurs intérêts personnels ou propres (art. 88 OJ; cf. ATF 126 I 81 consid. 3 p. 85 et les arrêts cités), de sorte que l'atteinte éventuelle aux intérêts de tiers n'a pas à être examinée. A propos de l'absence d'une enquête publique complémentaire pour les modifications apportées au projet initial, qui ont été approuvées par les municipalités de Lausanne et du Mont-sur-Lausanne, les recourants n'expliquent pas en quoi cela les aurait empêchés d'exercer leur droit d'être entendus. Ils se prévalent des art. 111 et 117 LATC, mais sans critiquer l'argumentation détaillée du Tribunal administratif à propos des exigences du droit cantonal en pareil cas. Il n'y a en conséquence pas lieu d'entrer en matière sur ce grief, le recours de droit public n'étant pas, à cet égard, motivé conformément aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495 et les arrêts cités).