Citation: 8C_783/2018 E. 6.4.1

6.4.1. Concernant l'expertise pharmacologique du 30 mai 2017 ainsi que ses compléments du 9 novembre 2017 et du 4 mai 2018, il y a lieu de se rallier à l'opinion de la juridiction cantonale et de leur reconnaître pleine valeur probante. En effet, la doctoresse K.________ se fonde non seulement sur la littérature médicale mais aussi sur le tableau clinique de l'assuré. Ses conclusions, partagées par l'expert psychiatre, sont claires et motivées. L'experte a également pris position sur les avis médicaux exprimés antérieurement sur la question litigieuse par d'autres médecins, notamment sur les conclusions de la doctoresse I.________, qu'elle a réfutées de manière convaincante. Il n'était pas nécessaire de soumettre à celle-ci les conclusions des experts. Ni l'arrêt du Tribunal fédéral du 20 juillet 2016 ni le mandat d'expertise bidisciplinaire ne le demandait. Bien au contraire, dans cet arrêt, le Tribunal fédéral a constaté que les éléments invoqués par la doctoresse I.________ ne suffisaient pas à qualifier de probable le rapport causal entre la prise de Paroxétine et le suicide de l'assuré (consid. 3.2). On retiendra donc que l'origine médicamenteuse du décès est certes possible mais qu'elle ne peut pas être établie au degré de vraisemblance prépondérante requis (cf. ATF 137 V 334 consid. 3.2 p. 338; 117 V 194 consid. 3b p. 194).