Citation: 6B_104/2018 E. 2

Le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) ainsi que du droit à un procès équitable (art. 29 al. 1 Cst. et 6 par. 1 CEDH), dès lors que l'arrêt attaqué aborde la question de la réalisation d'une infraction à l'art. 111 CP sans qu'il n'eût été invité à s'exprimer sur ce point. Dans les recours adressés à l'autorité précédente, le recourant a notamment conclu à la mise en accusation de B.________ et de X.________ SA pour tentative de meurtre par omission et par dol éventuel "concernant les faits décrits dans l'ordonnance de classement partiel du 28 juillet 2017". La cour cantonale a exposé, dans l'arrêt attaqué, les motifs pour lesquels une telle infraction ne pouvait être reprochée à B.________ et X.________ SA. Cette argumentation était cependant superflue. En effet, B.________ et X.________ SA ont été renvoyés en jugement pour lésions corporelles graves par négligence. Si le recourant estime que ceux-ci ont, sur la base des faits qui leur sont reprochés, également commis une infraction à l'art. 111 CP, il peut tout au plus le plaider devant l'autorité de jugement, laquelle n'est pas liée par l'appréciation juridique du ministère public (cf. art. 350 al. 1 CPP). L'autorité précédente, saisie d'un recours dirigé contre des ordonnances de classement partiel concernant une omission de prêter secours, ne pouvait quant à elle se prononcer sur la qualification juridique des faits pour lesquels les intéressés ont été renvoyés en jugement. Partant, une éventuelle violation du droit d'être entendu du recourant serait, à cet égard, sans conséquence.