Citation: 4P.14/2002 15.04.2002 E. 2

2.- Le recourant invoque le grief d'arbitraire dans l'appréciation des preuves. Il considère qu'il était arbitraire de retenir qu'il n'avait rien entrepris pour que l'intimée obtienne un permis de travail. a) Lorsqu'il invoque l'arbitraire dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits, le recourant doit, en partant de la décision attaquée et en se référant avec précision à des moyens de preuve indiscutables, montrer en quoi consiste l'arbitraire. Il y a arbitraire dans ce domaine lorsque l'autorité ne prend pas en compte, sans aucune raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa portée, ou encore, lorsque, en se fondant sur les éléments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables. Il ne suffit pas, pour taxer sa décision d'arbitraire, que le juge du fait apprécie telle preuve ou tel indice d'une autre manière que l'une des parties ou qu'il tire de son appréciation des conclusions qui auraient pu être différentes et tout aussi défendables (cf. ATF 124 I 170 consid. 4 p. 175; 122 IV 49 consid. 1c p. 51). b) A l'appui de son grief, le recourant cite les dépositions de Mes X.________ et Y.________ et les déclarations de l'intimée elle-même. Me X.________, ancien conseil du recourant, a déclaré s'être occupé du permis de séjour des époux B.________ lors de leur installation à Genève. Il n'a pas rédigé le contrat de travail entre les parties mais a été consulté sur la possibilité d'obtenir un permis de travail pour l'intimée. Il a déclaré que le mari de l'intimée savait, au moment où le contrat de son épouse a été finalisé, que cette dernière ne pourrait certainement pas obtenir un permis de travail. Selon le témoin, le recourant n'a pas mandaté quelqu'un directement pour traiter la question du permis de travail mais a dit au mari de l'intimée "allez voir l'avocat pour cette question de permis". Me Y.________, ancien conseil du recourant a rédigé un projet de contrat de travail entre les parties. Il a déclaré ne pas avoir fait de démarches pour l'obtention d'un permis de travail pour l'intimée, ne s'occupant pas de cette question dans l'étude d'avocat. Pour lui, il était évident que la question du permis de travail devait être réglée avant que le contrat n'entre en vigueur. Il lui semble avoir mis en garde oralement le mari de l'intimée sur le danger de commencer une activité lucrative sans permis. A son avis, le recourant a mis une réserve au contrat concernant le permis car il savait que l'intimée n'avait pas le droit de travailler en Suisse. L'intimée a déclaré à la Cour d'appel que le cabinet Z.________ s'était chargé de l'obtention de son permis de travail et qu'elle ignorait pourquoi elle ne l'avait pas obtenu. Le recourant cite encore un fax de Me X.________ à Me Didisheim du 25 juin 2001, dans lequel celui-là indique avoir expliqué au mari de l'intimée que son épouse bénéficiait d'un permis de séjour sans activité lucrative obtenu au titre de regroupement familial et qu'il lui paraissait impossible de modifier son statut, compte tenu du manque d'unités disponibles dans le canton de Genève pour une prise d'emploi. Me X.________ ajoutait que compte tenu des indications qu'il avait données au mari de l'intimée, l'Etude Z.________ n'avait pas été mandatée pour solliciter un permis de travail en faveur de l'intimée (pièce 21 défendeur). c) A la lecture de ces pièces et témoignages, il apparaît que les avocats du recourant ont certes examiné quelles étaient les chances d'obtenir un permis de travail pour l'intimée mais qu'ils n'ont pas été mandatés pour solliciter un tel permis auprès des autorités genevoises compétentes. Par conséquent, c'est sans arbitraire que la Cour d'appel a retenu que le recourant n'avait pas prouvé avoir fait des démarches pour que l'intimée obtienne un permis de travail.