Citation: 4A_445/2013 E. 2.2

2.2. En l'espèce, il n'est pas contesté que les venderesses n'ont pas informé l'acheteuse de l'expertise menée par F.________ dans le cadre d'une procédure antérieure les concernant. Ce constat n'est toutefois pas déterminant. Il résulte des constatations cantonales que l'acheteuse connaissait les différences de niveaux du chalet et l'existence de fissures et qu'elle savait qu'il s'agissait de la manifestation visible d'une inadéquation des fondations du chalet. La recourante ne remet d'ailleurs pas en cause que les deux premiers défauts (secondaires) sont la manifestation visible du défaut (primaire) portant sur les fondations (sur ces notions: SCHUMACHER/RÜEGG, Der Grundstückkauf, 2001, p. 252 n. 234). Elle savait également que les réparations entreprises après les deux sinistres évoqués plus haut n'avaient pas visé à redresser l'habitation (par des ancrages permanents) et que, depuis la vente, il n'y a pas eu d'aggravation. Lors de la conclusion du contrat (cf. ATF 131 III 145 consid. 6.1), l'acheteuse connaissait donc le défaut (primaire), y compris sa gravité, les manifestations visibles (défauts secondaires) permettant d'en faire le constat (cf. arrêt entrepris consid. 4.2.4 p. 15). Elle pouvait ainsi en saisir la portée (cf. ATF 66 II 132 consid. 5; CARRON/FÉROLLES, Le dommage consécutif au défaut, in Le dommage dans tous ses états, 2013, p. 114 et les références). Comme elle a accepté d'acquérir le chalet en connaissance du défaut, elle ne peut se prévaloir de la garantie (cf. art. 200 al. 1 CO). Il n'y a en effet pas à proprement parler de défaut, dans la mesure où l'acheteuse le connaît et l'accepte sans réserve (arrêt 4A_619/2013 du 20 mai 2014 consid. 4.1 et les auteurs cités). Cela étant, elle ne peut ensuite reprocher aux venderesses, après avoir constaté de nouvelles fissures (causées par le même défaut), de ne pas lui avoir indiqué que l'expertise F.________ faisait état de ce défaut et que l'expert évaluait le coût des travaux à 320'000 fr. L'acheteuse connaissant le défaut, l'hypothèse visée par l'art. 200 al. 2 CO n'entre ici pas en considération (cf. SCHUMACHER/RÜEGG, op. cit., p. 253 n. 237). Elle ne pouvait se prévaloir de la garantie et il n'y a donc pas lieu de réfléchir sous l'angle de la clause d'exclusion de la garantie (cf. art. 199 CO; arrêt 4A_619/2013 déjà cité consid. 4.1 et 5.2). Quant aux reproches adressés par l'acheteuse à l'ingénieur-géomètre E.________ (qui, selon elle, ne l'a pas informée d'un défaut qu'il devait pourtant connaître), ils ne sauraient être opposés aux venderesses, l'expert E.________ ayant été mandaté par l'acheteuse. Enfin, il est également superflu d'examiner la troisième motivation de la cour cantonale (portant sur la preuve du montant de la moins-value).