Citation: 5A_739/2013 E. B

B.a. Le 26 novembre 2012, A.________ a requis du Tribunal de première instance de Genève le séquestre à concurrence de 7'884'674 fr. 70 (contre-valeur de 8'442'739, 86 USD) et de 5'983'951 fr. 30 (contre-valeur de 4'965'110, 68 euros) plus intérêts, en mains de J.________ & Cie, à Genève, et de K.________ AG, à Zurich, de tous avoirs et biens, sous nom propre ou pseudonyme, désignation conventionnelle ou numérique, ou au nom de tiers, notamment de personnes morales, trusts, trustees, sociétés offshore ou autres entités similaires, mais appartenant en réalité à B.________. A l'appui de sa requête, A.________ a indiqué que B.________ avait commis un acte illicite à son encontre en transférant, par le biais de son employé H.________, des actions de G.________ à celui-ci dans le but de contrôler la société et d'empêcher tout remboursement des prêts qu'elle lui avait octroyés. Le transfert avait été effectué sans l'autorisation de D.________ et avec l'assistance de C.________. Par ordonnance du 27 novembre 2012, le tribunal a ordonné le séquestre requis à l'exception des biens désignés comme étant au nom " notamment de personnes morales, trusts, trustees, sociétés offshore ou autres entités similaires ". Il a par ailleurs astreint A.________ à fournir des sûretés à hauteur de 1'000'000 fr. B.b. Le 28 décembre 2012, B.________ a formé une opposition contre l'ordonnance de séquestre, en contestant la créance invoquée par A.________. Par jugement du 21 mai 2013, le tribunal a admis l'opposition et levé le séquestre du 27 novembre 2012. En substance, il a retenu que A.________ n'avait pas rendu vraisemblable l'acte illicite fondant sa créance, considérant qu'il ressortait des instructions données à C.________ et des explications fournies par H.________ que D.________ avait décidé de transférer les titres de G.________ à celui-ci afin d'éviter de communiquer certains renseignements aux autorités chypriotes et que les pièces du dossier indiquant que D.________ n'aurait pas été au courant de ce transfert paraissaient avoir été établies par A.________, de sorte que ces pièces ne rendaient pas vraisemblables les faits attestés. Dans tous les cas, même à supposer que le transfert ait eu lieu à l'insu de D.________, aucun élément au dossier ne permettait de retenir une quelconque implication de B.________ dans ces agissements. Si on devait retenir un acte illicite commis, H.________ aurait agi au détriment tant de D.________ que de B.________, étant précisé qu'une collusion entre celui-ci et H.________ n'avait pas été rendue vraisemblable. B.c. Par acte posté le 3 juin 2013, A.________ a recouru contre ce jugement devant la Cour de justice du canton de Genève, concluant en substance à la confirmation de l'ordonnance de séquestre. Par arrêt du 30 août 2013, la cour a rejeté le recours.