Citation: 6B_656/2022 E. 1.7

1.7. S'agissant du motif réel des certificats médicaux litigieux, le recourant soutient en substance qu'aucun élément - scientifique ou médical - ne viendrait infirmer son diagnostic et que la cour cantonale aurait dès lors considéré à tort qu'il se serait expliqué sur les motifs pour lesquels il les aurait rédigés. Le recourant fait valoir que les certificats médicaux n'auraient pas été remis en cause par un médecin ou un expert et qu'il n'aurait pas donné des explications à proprement parler sur les motifs pour lesquels les certificats médicaux auraient été rédigés, ses explications étant tout au plus des informations générales. Ce faisant, le recourant s'en prend à l'appréciation des preuves opérée par les juges cantonaux, sans démontrer en quoi elle serait manifestement insoutenable. Purement appellatoire, cette démarche est irrecevable. Au demeurant, la cour cantonale n'a pas fait preuve d'arbitraire en se fondant sur les autres écrits du recourant ainsi que sur ses propres déclarations en audience. Dans ce contexte, ces éléments, qui émanent du recourant lui-même, sont en effet suffisants pour se prononcer sur les certificats en cause. Selon ses propres écrits, le recourant a ainsi attesté à plusieurs reprises que sa patiente était saine de corps et d'esprit; il a en outre spontanément déclaré en audience, tout en s'y étant préparé et sur conseil de son avocat, que les certificats médicaux avaient été rédigés pour protéger sa patiente du stress de comparaître devant une autorité judiciaire et que le motif n'était pas couvert par le certificat médical. Au vu de ces éléments, la cour cantonale pouvait retenir, sans arbitraire, que les certificats médicaux litigieux avaient été dressés par le recourant pour protéger sa patiente en lui évitant un stress supplémentaire lié à une comparution devant une autorité judiciaire. En d'autres termes, le motif réel pour lequel le recourant a établi les certificats médicaux litigieux est le stress de comparaître en audience. Le recourant se prévaut également du certificat délivré le 26 mai 2019 par un deuxième médecin qui corroborerait ses propres certificats médicaux et dont l'arrêt querellé n'aurait pas tenu compte. Or la cour cantonale s'est référée à ce document (cf. également ci-dessus consid. 1.6). Elle a en particulier constaté qu'il était en tous points identiques au certificat litigieux établi par le recourant le 22 mai 2019. Selon la cour cantonale, le recourant avait attesté à plusieurs reprises de la bonne santé de sa patiente, mais avait quand même délivré les certificats médicaux en cause; le certificat établi par le deuxième médecin ne modifiait en rien la contradiction entre ces constatations et la rédaction des certificats. Le certificat du 26 mai 2019 n'est dès lors pas susceptible d'infirmer cette contradiction; à cet égard, le recourant n'a pas démonté, ni tenté de démontrer, que cette appréciation des preuves serait arbitraire. Le recourant entend au surplus tirer argument d'un document qu'il aurait écrit le 22 mai 2018. Il soutient qu'il ne s'y serait pas prononcé sur l'état de santé de sa patiente, mais sur celui de la fille de celle-ci, de sorte que l'on ne pourrait rien en tirer; dans la mesure cependant où la cour cantonale ne fonde pas son raisonnement sur cet écrit, ce grief est dénué de pertinence. Le recourant reproche encore à la cour cantonale d'avoir omis de prendre en compte un courrier du 27 mai 2017 émanant d'un troisième médecin; ce dernier y attesterait que la patiente en cause aurait refusé qu'il établisse un certificat qui lui était favorable, mais qui revenait à déformer la situation. Ce document n'est effectivement pas évoqué dans l'arrêt entrepris. Le recourant ne démontre cependant pas en quoi il aurait été arbitraire de ne pas le prendre en compte, ni qu'il aurait été susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF), de sorte que ce grief est irrecevable.