Citation: 1C_304/2022 E. 3

Dans un premier moyen de fond, les recourants estiment que le plan de quartier devrait faire l'objet d'un contrôle préjudiciel. Ils relèvent que ce plan a été adopté il y a près de trente ans et que la zone à bâtir de la commune de Montreux est largement surdimensionnée, comme l'a constaté le Tribunal fédéral dans l'ATF 146 II 289. Le quartier ne serait pas suffisamment équipé puisque le chemin d'accès est trop étroit et qu'il n'y a pas de raccordement suffisant aux transports publics. La parcelle n° 3747 est très éloignée du centre et jouxte un "espace de localisation potentielle de la liaison" à un territoire d'intérêt biologique supérieur (TIBS) du réseau écologique cantonal (REC-VD), ce que la cour cantonale aurait ignoré. Compte tenu des projets déjà autorisés, le taux de croissance maximum fixé dans le plan directeur cantonal (mesure A11) pour le périmètre d'agglomération et le centre cantonal Rivelac (soit 21%) serait largement dépassé. Le taux de croissance démographique ne serait d'ailleurs pas un instrument satisfaisant aux exigences de l'art. 8a LAT puisqu'il ne permet pas de déterminer la surface totale affectée à l'urbanisation.