Citation: 8C_531/2018 E. 4.3.3

4.3.3. Même si l'on considérait que la recourante se trouve dans une situation analogue à celle d'un employeur privé, la qualité pour former un recours constitutionnel subsidiaire devrait également lui être déniée. En effet, la recourante se plaint en l'espèce d'arbitraire dans l'application des art. 2 à 14 LTrait. Selon la jurisprudence, la prohibition de l'arbitraire ne confère pas, en tant que telle, un intérêt juridiquement protégé. Elle peut néanmoins être invoquée en relation avec l'application d'une norme qui accorde au recourant un droit ou sert à protéger ses intérêts prétendument lésés (ATF 138 I 305 consid. 1.3 p. 308; 133 I 185 consid. 6 p. 197 ss). Autrement dit, la partie recourante doit se trouver dans la sphère de protection de la disposition dont elle critique l'application arbitraire (DUBEY/ZUFFEREY, Droit administratif général, 2014, n. 711 p. 250; THIERRY TANQUEREL, Manuel de droit administratif, 2011, n. 1373 p. 451). Cela dit, dans le cas d'espèce, les dispositions de la LTrait invoquées par la recourante ne visent pas à lui accorder un droit ni à la protéger dans ses intérêts prétendument lésés. Par conséquent, la recourante, qui ne se trouve pas dans la sphère de protection des dispositions qu'elles invoquent, ne dispose au final que d'un intérêt de fait, de nature économique, à l'annulation ou à la modification du jugement attaqué, ce qui n'est pas suffisant au regard de l'art. 115 let. b LTF. Aussi, ne se justifie-t-il pas de reconnaître à la collectivité publique et à ses autorités, en raison de leur seul statut d'employeur, la qualité pour former un recours constitutionnel subsidiaire dans le domaine du droit de la fonction publique. C'est dans ce sens qu'il convient de trancher la question laissée ouverte en dernier lieu à l'ATF 142 II 259.