Citation: U 385/05 05.10.2006 E. 4

L'accident dont l'assurée a été victime le 7 mai 2000 entre dans la catégorie des accidents de moyenne gravité. L'examen du lien de causalité adéquate entre les affections psychiques présentées par la recourante au-delà du 31 mars 2003 et l'accident subi le 7 mai 2000 doit se faire, on l'a vu, à la lumière des critères énumérés aux ATF 115 V 140 consid. 6c/aa et 409 consid. 5c/aa. En l'espèce, il n'y a pas lieu de revenir sur l'appréciation de la juridiction cantonale de la situation de la recourante à l'aune de ces différents critères. Singulièrement, en ce qui concerne le premier (les circonstances concomitantes particulièrement dramatiques ou le caractère particulièrement impressionnant de l'accident, il ne ressort pas du dossier constitué à l'époque où l'accident s'est produit, le caractère si impressionnant que la recourante y voit aujourd'hui. Le fait que l'assurée a été renversée par une voiture qu'elle n'a pas vu arriver, à proximité d'un feu rouge et à l'intérieur d'une localité, ne suffit pas à conférer à l'accident un caractère particulièrement impressionnant. Quant au dernier critère (le degré et la durée de l'incapacité de travail due aux lésions physiques), il n'est pas réalisé dès lors que l'état de santé de la recourante a été très vite influencé par l'affection psychique. Pour ce qui est des autres critères, on peut renvoyer aux considérants du jugement attaqué. A l'examen global, l'accident du 7 mai 2000 ne peut être reconnu comme la cause adéquate des troubles psychiques présentés par la recourante, de sorte que l'intimée était fondée à mettre fin à ses prestations.