Citation: 5C.92/2006 16.06.2006 E. 5

La défenderesse soutient également que "la référence subsidiaire aux règles de l'enrichissement illégitime, voire à la gestion d'affaire sans mandat, est tout aussi inacceptable" et, partant, viole le droit fédéral. Les "prestations" de la demanderesse seraient tout d'abord prescrites à teneur de l'art. 63 CO. Celle-ci ne pourrait en outre se prévaloir simultanément de l'existence d'un contrat et d'un éventuel enrichissement illégitime. Enfin, la gestion d'affaires ne saurait avoir eu lieu sans mandat puisqu'elle a été effectuée de mauvaise foi, la défenderesse ayant clairement signifié à la demanderesse qu'elle n'entendait pas lui conférer le mandat de gestion ordinaire de l'immeuble après la fin de la gérance légale. La défenderesse invoque là des faits non constatés (prescription, mauvaise foi), dont elle ne prétend pas, avec indication exacte des pièces du dossier, qu'elle les aurait allégués et qu'elle aurait offert de les prouver, régulièrement et en temps utile selon les règles de la procédure cantonale; nouveaux, ils sont donc irrecevables (art. 55 al. 1 let. c OJ; ATF 115 II 484 consid. 2a et les arrêts cités). Partant, sa critique, qui repose sur ces faits, est également irrecevable.