Citation: 5D_13/2024 E. 4.1.2

4.1.2. Partant, il est entièrement renvoyé aux arrêts 5D_5/2024 et 5D_10/2024 pour déclarer irrecevable le recours dans la mesure où il ne répond manifestement pas aux réquisits du principe d'allégation (art. 42 al. 2 et 106 LTF) ainsi qu'à l'exigence de l'épuisement des instances (art. 75 LTF) et méconnaît que l'objet de l'arrêt attaqué est la seule fixation du montant de l'amende d'ordre pour la période d'inexécution du 29 mars 2023 au 28 avril 2023, amende dont la recourante a été dans un premier temps menacée par ordonnance du 28 décembre 2022 qui en fixait également le montant journalier à 750 fr. En tant que la recourante a soulevé devant elle des questions relevant de la décision au fond (notamment la nature des biens en sa possession) ou de la décision d'exécution (notamment la caractère exécutoire de la décision prononçant des mesures de sûretés et l'identité des prétentions), l'autorité cantonale n'a pas violé l'art. 9 Cst. en déclarant son recours irrecevable, d'autant que la recourante n'a présenté aucun fait nouveau à l'appui de ses arguments. Dans le présent recours également, la recourante s'emploie en effet à revenir sur la vraisemblance de la nature successorale des actifs qu'elle a été sommée de remettre, sur la capacité de postuler de l' (ancien) administrateur officiel de la succession, sur la nature de son obligation, sur le compte où elle doit s'exécuter et sur le caractère exécutoire de l'ordonnance du 25 août 2021 prononçant des mesures de sûretés. Il est relevé à cet égard que l'argument principal soulevé par la recourante est que " les injonctions sont inexécutables parce qu'elle ne détient pas des 'biens de la succession de Mme B.________' " (cf. recours p. 24), soit manifestement des éléments exorbitants du caractère exécutoire de l'ordonnance prononçant les mesures de sûretés. S'agissant de la précision suffisante de l'obligation à exécuter, la recourante fait d'ailleurs elle-même mention des actifs qu'elle est sommée de remettre (cf. recours p. 36: " Les avoirs de la recourante convoités par la Juge de paix et des personnes soi-disant apparentées à la de cujus, sont des biens appartenant à la recourante et provenant pour l'essentiel d'une part de loyers comptés dès fin 2012 et d'une part du produit de la vente, en 2016, du (...) à (...) "). En conséquence, même à supposer que cette question soit examinée à ce stade la procédure, il faudrait retenir que cette argumentation contradictoire - où elle décrit elle-même l'objet de l'obligation tout en contestant la clarté de la décision qui la prononce - ne démontre pas l'arbitraire (art. 9 Cst.) de la décision attaquée. Invoquant la violation de la garantie de la propriété (art. 26 Cst.), la recourante relève que les montants totaux des amendes d'ordre infligées atteindraient près de 300'000 fr. Or, c'est le propre du caractère journalier de l'amende d'ordre de conduire à un tel cumul, le CPC ne prévoyant pas, contrairement au droit pénal (cf. art. 106 CP), de limite supérieure à cette sanction (HUBER, op. cit., n° 403). Au demeurant, comme l'a relevé l'autorité cantonale, il appartient à la recourante de se conformer à l'injonction qui lui a été signifiée pour éviter cette situation.