Citation: 4D_45/2022 E. 2

Le 23 mars 2020, le poursuivi a déposé devant le Tribunal de première instance genevois une action en annulation de la poursuite (art. 85a LP) introduite par la société précitée. En substance, il faisait valoir que le montant facturé était disproportionné par rapport aux prestations fournies par la défenderesse, les travaux réalisés ne nécessitant pas autant d'heures de travail. Pour étayer ses allégations, il a produit un rapport établi le 11 décembre 2020, à sa demande, par l'expert C.________ ainsi que deux devis réalisés en février 2020 par deux entreprises pour la taille et l'élagage des arbres de sa parcelle. Par réponse du 7 octobre 2020, la défenderesse a proposé le rejet de la demande. A titre reconventionnel, elle a conclu à ce que le demandeur soit condamné à lui verser la somme de 8'616 fr. 50, intérêts en sus, et à ce que l'opposition formée au commandement de payer soit définitivement levée. Statuant par jugement du 19 août 2021, le Tribunal de première instance genevois a rejeté la demande principale et fait entièrement droit aux conclusions reconventionnelles. Saisie d'un recours interjeté par le demandeur, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève l'a rejeté par arrêt du 14 juin 2022. En bref, la cour cantonale, se fondant sur les pièces produites et les déclarations du chef d'équipe de la défenderesse, a jugé que les travaux visés par la facture querellée du 13 décembre 2018 étaient différents des prestations usuelles d'entretien du jardin tant par leur nature que par leur ampleur. Sur la base des preuves à sa disposition, elle a en outre estimé que le nombre d'heures de travail articulé dans la facture litigieuse était compatible avec la nature et la durée des travaux effectués par l'équipe d'ouvriers mise en place par la défenderesse. Elle a enfin indiqué les raisons pour lesquelles elle n'accordait pas de force probante à l'expertise privée et aux deux devis produits par le demandeur.