Citation: 5A_2/2023 E. B

B.a. Par acte du 29 mars 2022, fondé sur l'art. 271 al. 1 ch. 4 LP, A.________ SA a requis du tribunal le séquestre à concurrence de 2'343'000 fr., avec intérêts à 5 % dès le 8 juillet 2021, de tous les avoirs ou titres détenus par B.________ auprès de la banque J.________ SA, notamment sur les comptes IBAN xxx, IBAN yyy et IBAN zzz, ainsi que de cinq immeubles sis à U.________, propriété de ce dernier. Par ordonnance du 30 mars 2022, le tribunal a ordonné le séquestre requis. B.b. Par jugement du 26 juillet 2022, le tribunal a admis l'opposition du séquestré contre l'ordonnance de séquestre du 30 mars 2022 et révoqué celle-ci. B.c. Par arrêt du 17 novembre 2022, expédié le 28 suivant, la cour de justice a rejeté le recours de A.________ SA contre ce jugement. B.d. Parallèlement à cette procédure de séquestre, une assemblée générale de A.________ SA s'est tenue le 20 septembre 2022. En vue de cette assemblée, I.________ SA a établi un rapport le 25 août 2022 réaffirmant que les versements effectués en mains de B.________ en 2017 constituaient des distributions indues, qui devaient être restituées. Les états financiers clos le 31 décembre 2020, validant cette créance en restitution, dépendaient toutefois de l'issue de la procédure en annulation des décisions de l'assemblée générale du 17 décembre 2020. Il ressort du procès-verbal de cette assemblée générale que I.________ SA a précisé que les appréciations contenues dans son rapport correspondaient à sa propre position, fondée sur des informations strictement internes. I.________ SA a également indiqué que A.________ SA n'avait plus de dettes envers ses filiales.