Citation: C 267/02 19.05.2003 E. 4

4.1 Par un second moyen, le recourant fait valoir que la caisse ne l'a pas informé personnellement de l'abandon de la pratique consistant à tenir compte des indemnités de vacances, exprimées en salaire horaire, dans le calcul de la durée minimale de cotisation, qui lui avaient permis de se voir reconnaître les précédentes périodes d'indemnisation. 4.2 Il est vrai que le Tribunal fédéral des assurances a précisé, avant la modification de l'art. 11 al. 4 LACI au 1er janvier 1992, que l'indemnité de vacances devait être prise en considération pour déterminer la perte de travail, la période de cotisation et le gain assuré (ATF 112 V 226 consid. 2d). Toutefois, au regard de la signification, pour la période de cotisation, de la notion de durée formelle du rapport de travail (ATF 125 V 45 consid. 3c et 122 V 252 consid. 3c), le champ d'application de cette jurisprudence se limite aux périodes qui n'atteignent pas un mois civil entier (art. 11 al. 2 OACI; cf ATF 125 V 47 et 121 V 175 consid. 4c/dd). Dans le cas d'espèce, même en tenant compte de l'indemnité de vacances exprimée dans le salaire horaire versé pour les activités réalisées pendant ces différentes périodes, les 90 jours civils ou trois mois de cotisation manquant ne seraient pas atteints, que l'on se base sur 74,2 jours (1,0833 x 74,2 = 80,3) ou sur 79,8 jours (1,0833 x 79,8 = 86,4). Aussi, à supposer que le recourant pût réellement se prévaloir de ne pas avoir été informé d'un changement de pratique, il ne pourrait en tirer aucun avantage.