Citation: 6B_1485/2021 E. 1.3

1.3. De manière générale, le recourant se base sur des faits qui ne résultent pas de la décision attaquée et pour lesquels il n'établit pas qu'ils auraient été arbitrairement omis. Il ne se réfère en particulier à aucune pièce numérotée du dossier cantonal lorsqu'il affirme que son frère a promis de l'engager dans sa carrosserie ou encore que son comportement en prison était irréprochable. Or, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de rechercher lui-même dans les pièces versées au dossier les éléments de fait pertinents à l'appui des manquements invoqués. En outre, le recourant s'écarte des constatations de la cour cantonale sans en démontrer le caractère arbitraire, notamment lorsqu'il se borne à affirmer que sa dernière maîtresse n'est venue lui rendre visite en prison que deux fois dans un intervalle d'un mois et était annoncée comme son " amie ", alors que la cour cantonale a constaté que depuis mai 2020, cette dernière était régulièrement venue lui rendre visite en détention - étant annoncée par le recourant comme étant " sa compagne ". De surcroît, il met en exergue les faits qui l'arrangent en omettant ceux qui ne vont pas dans son sens en alléguant que sa dernière relation extraconjugale n'avait duré que trois mois, sans rien dire des constatations cantonales selon lesquelles il n'était plus guère impliqué dans la vie familiale depuis plusieurs années, qu'en 2016, il avait entamé une relation amoureuse adultère avec sa coprévenue, F.________, avec qui il avait repris l'exploitation d'une boulangerie, cette dernière ayant précisé qu'elle passait alors tout son temps avec le recourant qui était séparé de son épouse et qu'il lui en voulait d'avoir avorté de leur enfant. Il ne discute pas non plus le fait que lors de la perquisition menée au domicile conjugal le 26 avril 2020, l'épouse du recourant a déclaré qu'elle n'avait pas vu son époux depuis près de trois semaines et que l'analyse de son téléphone portable avait également mis en évidence l'absence de contact entre les époux, révélant parallèlement que le recourant avait entamé une nouvelle relation extraconjugale à sa sortie de détention préventive (jugement entrepris, consid. 3.3). Enfin, il se livre à une appréciation personnelle des éléments qu'il invoque lorsqu'il affirme que son mariage était solide et qu'il sera désormais un père et époux dévoué menant une vie stable et sans histoire. Pour toutes ces raisons, l'argumentation du recourant apparaît largement appellatoire, partant irrecevable.