Citation: 1C_407/2020 E. 10.6.3

10.6.3. S'agissant des mesures de protection prises dans le cadre de l'adoption du PPA, les recourantes se limitent à affirmer que l'absence de recensement des colonies avant la mise en fonction des machines rendrait "de facto inutiles toutes les mesures de minimisation des impacts [...]". Rien ne commande ainsi de douter de la pertinence de ces mesures. En ce qui concerne le risque de collision, la décision finale impose la mesure de limitation des impacts décrite dans les directives cantonales éoliennes (cf. directives, schéma, p. 36). Les éoliennes peuvent tourner sans restriction de novembre à février inclus (période d'hibernation). De mars à octobre, elles peuvent tourner sans restriction entre le lever et le coucher du soleil (périodes diurnes) ainsi que lors de précipitations continues. En revanche, un arrêt par défaut des éoliennes doit être prévu, la nuit, lorsque le vent est inférieur à 6.5 m/s et lorsque la température est supérieure à 5° (quand le vent est plus fort ou quand il fait plus froid, ce sont des périodes d'absence ou de très faible activité des chauves-souris) (cf. RIE, p. 67; art. 17 RPPA). Le rapport ECEJV, postérieur aux directives cantonales, qualifie également d'efficace ce schéma et propre à faire diminuer la mortalité attendue (cf. rapport ECEJV, p. 121, 141 et 147; voir également rapport ICFA, p. 51 et 53). Dans ces conditions, ces mesures de limitation étant de surcroît qualifiées de sévères par l'expert C.________ aux termes de sa note du 13 août 2019, il n'y a pas de motif, au stade de la planification d'affectation, d'imposer un schéma d'interruption plus conséquent. Cela est d'autant plus vrai que, dans le cadre de l'octroi du permis de construire (2e étape de l'EIE), où une nouvelle analyse et pesée s'imposeront, l'algorithme proposé devra être adapté aux caractéristiques des modèles d'éoliennes retenus et en fonction de l'évolution de la technique (cf. art. 17 RPPA); il devra, le cas échéant, être ajusté afin d'atteindre les objectifs visés et validés par la décision cantonale (cf. arrêts 1C_575/2019 du 1 er mars 2022 consid. 15.4, 1C_628/2019 du 22 décembre 2021 consid. 8.2; voir également observations de l'OFEV du 19 février 2021, p. 13).