Citation: I 606/06 07.09.2007 E. A

A.a T.________, née en 1966, a travaillé en qualité de vendeuse pour le compte de l'entreprise X.________ à P.________ du 1er octobre 2000 au 30 avril 2001, date de son licenciement pour des motifs économiques. Le 25 mars 2003, l'intéressée a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité auprès de l'office de l'assurance-invalidité du Jura (ci-après: l'OAI). Elle invoquait souffrir d'une atteinte à l'épaule et à la clavicule droites à la suite d'un accident survenu en 1995. Dans un rapport du 23 avril 2003, le docteur B.________, médecin-chef au service d'orthopédie de l'hôpital régional de P.________, a indiqué avoir procédé à une stabilisation chirurgicale selon Bankart de l'épaule droite de l'assurée le 23 avril 2001. Au mois de mars 2002, l'assurée avait subi une nouvelle intervention à l'épaule droite, pratiquée par le professeur H.________, médecin-chef de service à la Clinique et policlinique de chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil moteur, à l'Hôpital Y.________. Le docteur B.________ précisait qu'au vu de l'activité professionnelle de l'assurée, une légère limitation de la mobilité d'une épaule ne devait pas avoir de conséquences graves. Le 19 décembre 2003, le docteur M.________, généraliste et médecin traitant de l'assurée, a posé le diagnostic - ayant des répercussions sur la capacité de travail - de luxation récidivante de l'épaule droite (six épisodes depuis 1995), status après réinsertion de la glène complétée par une raphie de la capsule articulaire antérieure de l'épaule droite en avril 2001, allongement sous-scapulaire droit et plicature de la capsule (5 mars 2002). Comme diagnostic sans répercussion sur la capacité de travail, le médecin a signalé un status après fracture de l'avant-bras droit en 1992. L'assurée se plaignait de douleurs et d'une immobilisation de l'épaule tant active que passive. Elle pouvait encore faire son ménage mais pas de travaux lourds et présentait en outre des difficultés pour conduire sa voiture. Au-delà d'une heure, la conduite devenait impossible. Le docteur M.________ notait que l'assurée avait repris un emploi léger à 20 %, effectuant des photocopies dans une imprimerie. Selon l'assurée, c'était le maximum que l'on pouvait exiger d'elle. Dans un rapport du 13 janvier 2004, le docteur H.________ précisait que la raideur douloureuse de l'épaule droite empêchait l'assurée de faire tout mouvement répétitif avec son membre supérieur droit. L'activité exercée jusqu'à maintenant n'était plus exigible à plein temps mais seulement à 50 ou 60 %. En revanche, elle pouvait travailler en qualité de réceptionniste à raison de 8 heures par jour, à condition d'éviter l'utilisation en force et de manière répétitive de son membre supérieur droit. A.b Du 17 au 19 janvier 2005, T.________ a séjourné à la Clinique R.________, à S.________, afin d'y être soumise à des examens pluridisciplinaires. Dans un rapport du 8 février 2005, les médecins de cet établissement ont fait état d'une épaule droite gelée sur status après luxation récidivante et interventions stabilisatrices itératives. Sur le plan psychiatrique, aucune pathologie susceptible d'entraîner une quelconque incapacité de travail n'a été diagnostiquée. Les médecins consultés ont conclu que sur le plan professionnel l'incapacité de travail totale dans l'activité antérieure de vendeuse semblait médicalement justifiée, dès lors que tous les mouvements de force ou se faisant au-dessus de l'horizontale n'étaient plus exigibles, ce d'autant moins que l'affection intéressait le côté dominant. En revanche, dans une activité adaptée, ne nécessitant pas de travail lourd et répétitif au niveau du membre supérieur droit, ni de mouvement au-dessus de l'horizontale, une capacité de travail entière, avec un horaire normal, était médicalement exigible.