Citation: 1C_298/2007 07.03.2008 E. 5

Les recourants reprochent également au Tribunal administratif d'avoir refusé de procéder à l'audition des témoins sollicitée. Ils se plaignent d'une violation de l'art. 29 al. 2 Cst. 5.1 Le droit d'être entendu découlant de cette disposition comprend notamment celui de faire administrer les preuves pour autant que celles-ci soient requises dans les formes prévues par le droit cantonal et qu'elles apparaissent utiles à l'établissement des faits pertinents (ATF 129 II 497 consid. 2.2 p. 504; 127 I 54 consid. 2b p. 56; 126 I 97 consid. 2b p. 102). L'autorité de décision peut donc se livrer à une appréciation anticipée de la pertinence du fait à prouver et de l'utilité du moyen de preuve offert et, sur cette base, refuser de l'administrer. Ce refus ne viole le droit d'être entendu que si l'appréciation à laquelle l'autorité a ainsi procédé est entachée d'arbitraire (ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157 et les arrêts cités; sur la notion d'arbitraire, voir ATF 132 I 13 consid. 5.1 p. 17). 5.2 Le Tribunal administratif a écarté les preuves testimoniales requises, au motif, d'une part qu'il n'était pas indiqué sur quels allégués du recours certains témoins devraient être entendus et d'autre part, que l'audition des autres devait vraisemblablement concerner la protection du site du Pontet. Selon les recourants, les témoins auraient pu être interrogés sur la promesse qui avait été formulée lors d'une séance à laquelle il était indiqué qu'ils avaient pris part (cf. consid. 7.1.2). Ils auraient aussi pu être interpellés sur le problème de la circulation routière et des travaux de révision du plan de zone général. La simple référence à la participation des témoins à cette séance ne saurait être considérée comme suffisante. Quoi qu'il en soit, on ne peut pas reprocher au Tribunal administratif d'avoir présumé que leur audition devait porter sur la protection du Pontet, puisqu'il s'agissait précisément de l'objet de la réunion. Vu le sort réservé au grief de la bonne foi, une audition à ce sujet n'aurait pas non plus été utile (cf. consid. 7.1.2). Enfin, les recourants ne sauraient soutenir que la mention de la présence de ces personnes à la séance rendait évident que leur audition devait porter sur la circulation routière et la révision du plan de zone général. 5.3 Les recourants requièrent en outre un transport sur place du Tribunal fédéral. Ils ne contestent cependant pas son refus par l'autorité administrative. En l'absence de toute motivation sur ce point, il ne sera pas donné suite à la demande des recourants, étant précisé que les documents figurant au dossier sont suffisants pour trancher le litige.