Citation: 1B_583/2019 E. B

Le 5 mars 2019, B.________ a déposé plainte pénale contre A.________ pour violation d'une obligation d'entretien. Elle lui reproche en substance de ne pas procéder au versement des pensions alimentaires dues en sa faveur pour leur fils C.________. Le 10 avril 2019, la Procureure de l'arrondissement de Lausanne a ordonné l'ouverture d'une instruction pénale contre A.________ pour n'avoir versé que partiellement la pension due en faveur de son fils entre le 3 novembre 2003 et le 5 mars 2019. Le 26 septembre 2019, A.________ a été entendu par la Procureure en qualité de prévenu. Lors de cette audition, il a tout d'abord indiqué qu'il ne communiquerait aucune information en relation avec sa situation financière. Ensuite, par l'intermédiaire de son défenseur, il a demandé la récusation de la Procureure en charge, en raison "d'une indication de sa part qu'un Tribunal statuerait sur la question de la façon de calculer un élément lié au jugement du 1 er mars 2006". Le lendemain, la Procureure a transmis à la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois la demande de récusation susmentionnée. Elle a conclu à son rejet en exposant en substance qu'en indiquant "qu'un Tribunal statuerait sur la question de la façon de calculer un élément lié au jugement du 1 er mars 2006" lorsque le prévenu avait refusé de répondre à la question relative à ce calcul, signifiait que, si cette question n'était pas résolue dans le cadre de l'instruction, il appartiendrait nécessairement à un tribunal de trancher. La Procureure a en outre fait référence à la Directive n o 1.5 du Procureur général sur " la fixation des peines et harmonisation des sanctions ". Par décision du 2 octobre 2019, la Chambre des recours pénale a rejeté la demande de récusation à l'encontre de la Procureure.