Citation: U 381/01 20.03.2003 E. A

V.________ a travaillé depuis le mois de septembre 1994 comme auxiliaire de reliure auprès de la société X.________ SA. A ce titre, elle était assurée auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) contre les accidents professionnels et non professionnels. A la suite de douleurs au coude droit, V.________ a consulté successivement le docteur A.________ qui l'a traitée en janvier 1997 par immobilisation de l'articulation, le docteur B.________ et le docteur C.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique. Ce dernier a pratiqué d'abord des infiltrations locales de stéroïdes puis a procédé, le 11 septembre 1997, à une intervention chirurgicale. Par la suite, V.________ a été suivie au service de rhumatologie, médecine physique et réhabilitation du Centre hospitalier Y.________, par la doctoresse D.________. Celle-ci a posé le diagnostic d'épicondylite droite d'origine professionnelle, status après cure chirurgicale et douleurs résiduelles post-opératoires, épitrochléite droite et dérangement inter-vertébral mineur C4-C5 droit, dysfonction de la 1ère côte droite et dysbalance musculaire scapulo-humérale. Ce diagnostic se fondait en partie sur le rapport d'examen de l'Institut universitaire romand de Santé au Travail (IST) dont elle avait sollicité l'avis. Selon les docteurs E.________ et F.________ de cet institut, le poste occupé partiellement par l'intéressée, soit le travail au carrousel d'encollage pour la couverture des livres, présente manifestement un risque élevé sur le plan ergonomique en terme de répétition de gestes et de manipulation de charges avec les mains. V.________ a interrompu son travail le 19 février 1998 et n'a plus retravaillé depuis lors. Son employeur a annoncé, le 15 janvier 1999, le cas à la CNA qui a réuni les renseignements médicaux. Selon le docteur G.________, de l'équipe médicale de médecine des accidents de la CNA, les causes de l'épicondylite sont multifactorielles, la sursollicitation des muscles extenseurs du coude ne constituant qu'une facette de l'étiologie. La maladie correspond à un processus dégénératif que certaines activités peuvent révéler. Dans le cas de l'assurée, l'activité professionnelle n'est pas exclusivement ou de manière nettement prépondérante responsable de sa pathologie du coude. Se fondant sur cet avis médical, la CNA a, par décision du 25 janvier 2000, signifié son refus de prester. A la suite de l'opposition de l'assurée, la CNA a confirmé son refus par décision sur opposition du 11 avril 2000.