Citation: 4A_4/2018 E. 5

Sur le prix de mouvements de montres réclamé par la demanderesse, la défenderesse prétend imputer 295'912 fr.10 à titre de dommages-intérêts consécutifs aux malfaçons de la marchandise. Ce montant correspond au total de quatre factures établies par W.________ SA. Sur la base des preuves prises en considération, la Cour de justice constate sans plus de détails que « certaines pièces » livrées à la défenderesse étaient défectueuses. Sur la base de l'art. 368 al. 2 CO relatif au contrat d'entreprise, elle discute le droit de cette partie à une réduction du prix ou à des dommages-intérêts. Selon son approche, la moins-value de la marchandise et le dommage subi par la défenderesse sont l'une et l'autre, sur le plan juridique, susceptibles d'une estimation selon l'art. 42 al. 2 CO; l'administration des preuves valablement introduites n'apporte cependant pas, du point de vue des faits, d'éléments suffisant à permettre cette estimation. En conséquence, selon la Cour, la défenderesse échoue à prouver une moins-value de la marchandise ou un dommage résultant des malfaçons. Devant le Tribunal fédéral, cette partie affirme que les juges d'appel « n'ont procédé à aucune démarche tendant à déterminer équitablement et selon le cours ordinaire des choses le montant du dommage », et que « l'analyse du tableau produit sous chiffre 23 fournit suffisamment d'informations pour comprendre que les factures [de W.________ SA] sont injustifiées ». Excessivement sommaire, cette argumentation ne parvient pas à mettre en évidence une constatation manifestement inexacte des faits, aux termes des art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF, ni une application éventuellement incorrecte de l'art. 42 al. 2 CO.