Citation: 6B_364/2024 E. 2.3

2.3. La recourante considère en substance qu'elle a été condamnée sans que l'accusation ait établi les éléments essentiels à ces fins sur la propriété de la palissade et sur la valeur de celle-ci, alors qu'elle a contesté que l'intimée soit propriétaire de la palissade car celle-ci se situe en réalité sur son propre terrain et qu'elle a allégué que l'intimée et son compagnon se sont dans tous les cas désintéressés de cette palissade, devenue une épave sans valeur, et en ont fait déréliction. La recourante soutient ensuite que la prétendue violation de domicile dont on l'accuse ne repose que sur la version du compagnon de l'intimée avec qui les relations de voisinage sont tendues et qui a un intérêt évident à l'issue de la cause, notamment de lui faire supporter les coûts liés à la palissade. Elle affirme aussi dans ce prolongement que c'est de façon arbitraire que l'autorité cantonale a privilégié la version de l'intimée et de son compagnon, alors qu'elle a relevé d'importantes contradictions dans leurs déclarations sur le moment où l'intimée est revenue sur place après l'incident de l'arrêt de bus. Son argument sur ce point est que celui qui ment sur un fait cardinal peut mentir sur bien d'autres. Par ailleurs, la recourante prétend que les juges précédents ont ignoré l'accord des parties conclu le 15 juin 2021 qui mentionne le " Remplacement et prolongement de la palissade " et nullement le déplacement de celle-ci. Elle en déduit que l'intimée aurait donc de toute façon dû supporter les frais de remplacement. Elle soutient aussi que les juges précédents ont ignoré les courriers des 10 et 20 mai 2021 échangés entre les protagonistes, d'où il ressort que l'intimée et son compagnon ont cherché à lui faire supporter le coût de remplacement de la palissade qu'ils s'étaient pourtant engagés à prendre en charge. Elle prétend enfin que les insultes ne sont pas non plus démontrées car il s'agit de sa parole contre une autre, ce qui est insuffisant sans enregistrement sonore.