Citation: 1C_618/2023 E. B

Après des vérifications d'usage et le constat effectué sur place le 1 er juin 2022, le Département a, par décision du 9 septembre 2022, ordonné de rétablir une situation conforme au droit d'ici au 2 décembre 2022, en procédant à 31 actes décrits en détail dans son courrier. Les actes précités étaient numérotés. Ils consistaient en la suppression et/ou l'évacuation des éléments suivants, clairement identifiés dans le courrier: un chalet de week-end (cuisine), deux couverts, sept clôtures, des éléments décoratifs (puits, pressoir), une volière, un bâtiment en bois et un container (chèvrerie), un mobile home, une cabane et un container de chantier (paons), un chalet (chèvres, chevaux et ânes), un stockage de tuiles, un stockage d'échafaudages, un stationnement de véhicules (GEN Échafaudage), deux roulottes, un container en métal, deux cabanons de jardin, deux portails et un potager de 200 m 2. S'y ajoutait la remise en état du terrain naturel dans son intégralité. Dans le même délai, il était aussi ordonné de fournir un reportage photographique ou tout autre élément attestant de manière univoque de la suppression des éléments litigieux. Le Département a indiqué que la réalisation des éléments énumérés ci-dessus était soumise à l'obtention d'une autorisation de construire en vertu de l'art. 1 LCI; toutefois, compte tenu de la situation de la parcelle hors zone à bâtir et partiellement en zone d'assolement, le dépôt d'une telle requête serait inutile, de sorte que les éléments litigieux ne pouvaient être maintenus en l'état. Par jugement du 11 mai 2023, le TAPI a rejeté le recours formé par l'intéressée contre la décision du 9 septembre 2022. Par arrêt du 10 octobre 2023, la Chambre administrative de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) a rejeté le recours déposé contre le jugement du 11 mai 2023.