Citation: 4A_63/2021 E. B

B.a. Le 1er décembre 2016, les demandeurs ont ouvert action contre la défenderesse par-devant le Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois. Ils ont ultérieurement déposé une demande concluant au paiement de 21'006 fr. 55 plus intérêts. Le 26 mars 2018, le Président du Tribunal a désigné un expert judiciaire en l'invitant à déterminer si, au regard des pièces, notamment des factures et photographies fournies à D.________, la majeure partie des travaux entrepris pour 130'813 fr. 90 relevait de l'entretien de l'immeuble, à tout le moins à hauteur de 90'000 fr. L'expert a déposé son rapport le 20 décembre 2018. Il a expliqué que si la valeur fiscale de l'immeuble avait passé de 225'000 fr. à 511'000 fr. en 2014, ce dernier montant correspondait au 80 % du prix de vente (645'000 fr.), avec un ajustement de 5'000 fr. La commission d'estimation n'avait pas pris en compte les frais de rénovation dans l'estimation fiscale, montrant ainsi qu'elle ne les avait pas considérés comme des travaux à plus-value. Sur la base des vérifications effectuées, un montant d'au moins 90'000 fr. sur les travaux entrepris aurait effectivement pu être admis en déduction au titre de frais d'entretien d'immeuble. Les parties n'ont pas posé de questions complémentaires à l'expert. Trois témoins ont été entendus lors de deux audiences successives. Par jugement du 30 janvier 2020, le Président du Tribunal civil a rejeté les conclusions prises par les demandeurs. Il a retenu que les demandeurs avaient confié à la défenderesse le mandat (art. 394 ss CO) de compléter leur déclaration d'impôt 2014 et que celle-ci avait failli fautivement à ses obligations (art. 398 al. 2 CO) en omettant de déduire une partie des frais d'entretien d'immeuble. S'agissant de l'évaluation du dommage, il a repris les constatations de l'expert selon lesquels les frais déductibles s'élevaient au moins à 90'000 fr. Il a néanmoins conclu qu'aucun élément du dossier n'établissait le montant exact des sommes qui auraient pu être déduites; il n'était en outre pas démontré que ce montant aurait été effectivement pris en compte par l'administration fiscale, ni précisé le montant de l'impôt éventuellement dû. Le magistrat en a conclu que le dommage n'était pas établi. B.b. Les demandeurs ont déféré ce jugement à la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal vaudois. Par arrêt du 2 décembre 2020, cette autorité a réformé le jugement entrepris et admis la demande, condamnant ainsi la défenderesse à payer aux demandeurs, créanciers solidaires, la somme de 21'006 fr. 55 plus intérêts. En substance, la Cour d'appel a confirmé que la défenderesse avait commis une faute dans l'exécution de son mandat en omettant de déduire les frais d'entretien d'immeuble dans la déclaration fiscale 2014 des demandeurs. Quant au montant du dommage, il était établi par l'attestation de D.________ et l'expertise judiciaire, dont il ressortait que les frais déductibles au titre d'entretien de l'immeuble s'élevaient au moins à 90'000 fr., et que leur prise en compte aurait conduit au constat qu'aucun impôt n'était dû. La défenderesse elle-même l'avait affirmé lorsqu'elle avait établi une déclaration d'impôt rectifiée.