Citation: 4A_32/2020 E. 6

Selon l'art. 128 ch. 3 CO, les actions des artisans en paiement du prix de leur travail se prescrivent par cinq ans. Selon le jugement de la Chambre patrimoniale, la livraison de chacun des ouvrages réalisés par le demandeur a rendu exigible le prix correspondant et déclenché l'écoulement de ce délai de prescription de cinq ans. Par accord écrit du 7 avril 2009, les parties ont convenu de renoncer à invoquer la prescription pour autant que celle-ci ne fût pas déjà acquise; la renonciation avait effet jusqu'au 31 décembre 2010. Aucun des ouvrages n'était livré, même partiellement, au 7 avril 2004, de sorte que la renonciation est opposable au défendeur. Le commandement de payer a ensuite interrompu la prescription dans le délai de la renonciation. Devant la Cour d'appel, le défendeur a soutenu que les livraisons des ouvrages se sont accomplies avant le 7 avril 2004, contrairement aux constatations des premiers juges, et que pour ce motif la renonciation du 7 avril 2009 ne lui est pas opposable. La Cour a discuté ce grief et elle l'a rejeté. Devant le Tribunal fédéral, le défendeur persiste à affirmer que les travaux étaient « terminés » au 7 avril 2004 et que le contraire ne ressort « ni de la pièce n° 33 produite par le demandeur ni des autres éléments du dossier ». Cette argumentation n'est pas une critique suffisamment motivée au regard des exigences de l'art. 97 al. 1 LTF qui concerne le recours pour constatation manifestement inexacte des faits; elle est par conséquent irrecevable (ATF 133 II 249 consid. 1.4.3 p. 254; voir aussi ATF 141 IV 249 consid. 1.3.1 p. 253). Le défendeur fait de surcroît valoir qu'il n'a pas signé en son propre nom l'accord de renonciation du 7 avril 2009 mais seulement au nom de la société X.________ architecture SA. Pour ce motif aussi, l'accord ne lui est prétendument pas opposable. Selon la jurisprudence relative à l'art. 75 al. 1 LTF, les moyens soumis au Tribunal fédéral doivent avoir été autant que possible déjà soulevés devant l'autorité précédente; à défaut, ils sont irrecevables (ATF 143 III 290 consid. 1.1 p. 293; 134 III 524 consid. 1.3 p. 527). Devant la Cour d'appel, le défendeur n'a pas mis en doute qu'il fût personnellement lié par l'accord, de sorte que cette exigence n'est pas satisfaite au sujet de ce moyen. Le défendeur discute aussi inutilement un autre docu ment exprimant une renonciation à invoquer la prescription, document que les autorités précédentes n'ont pas pris en considération et qui n'a aucune influence dans le raisonnement critiqué.