Citation: 9C_572/2014 E. 4.1

4.1. Se prononçant sur une éventuelle modification de la rente d'invalidité pour la période courant à partir du 1er décembre 2007, la juridiction cantonale a tout d'abord nié l'existence d'un lien de connexité matérielle entre l'incapacité de travail survenue alors que la recourante travaillait pour la Commune de V.________ et l'incapacité de travail survenue à compter du mois de décembre 2007. Elle a constaté que la recourante avait été totalement incapable de travailler en raison de problèmes aux genoux entre décembre 2007 et la fin de l'année 2008. De tels problèmes n'avaient en revanche pas été signalés par le médecin traitant de l'assurée en 2004 (rapports du docteur C.________ des 16 février et 24 août 2004), alors que dans son expertise du 1er juin 2005, le docteur D.________ n'avait pas expliqué le diagnostic de syndrome fémoro-rotulien bilatéral prédominant à gauche, qui n'était pas fondé sur les plaintes rapportées et les limitations fonctionnelles décrites. Les premiers juges en ont déduit que l'incapacité de travail liée aux problèmes aux genoux n'était pas en relation de connexité matérielle avec celle présentée par la recourante au moment où elle travaillait pour la Commune de V.________. L'autorité judiciaire de première instance a ensuite constaté, au vu des rapports des docteurs C.________ et H.________, que la recourante présentait depuis le début de l'année 2009 une polysymptomatologie caractérisée par des cervico-dorso-lombalgies, des troubles du sommeil et un état anxio-dépressif, qui l'empêchait, selon ses médecins, d'exercer une activité lucrative. Les premiers juges ont repris à leur compte les conclusions du docteur I.________, selon lesquelles l'assurée présentait une incapacité de travail de 50 % dans son activité habituelle (parfaitement adaptée) en raison de multiples atteintes ostéomusculaires (rapport du 17 décembre 2009). Ils ont en revanche nié l'existence d'une affection d'origine psychique qui aurait diminué davantage la capacité de travail de l'assurée, faute de description clinique précise. En conclusion, ils ont constaté que la situation médicale de la recourante n'avait objectivement pas évolué par rapport à celle qui prévalait au moment où lui avaient été reconnues les prestations d'invalidité de la prévoyance professionnelle plus étendue: la recourante présentait toujours des troubles somatiques qui réduisaient sa capacité de travail de moitié.