Citation: 8C_174/2015 E. 4.2

4.2. La recourante invoque un arrêt ATF 112 V 237 qui concernait un assuré travaillant à raison de 50 % d'une activité à plein temps et consacrant le reste de son temps disponible à une formation universitaire. Ayant mis un terme à ses études et n'étant pas parvenu à reprendre un emploi à plein temps, il avait demandé à bénéficier d'une indemnité journalière pour chômage partiel. Selon l'ancien Tribunal fédéral des assurances, il y avait lieu, dans ce cas, de distinguer clairement - au terme des études - les deux temps partiels et, pour la partie " chômée ", de considérer l'intéressé comme un chômeur complet; c'était par rapport à une telle situation qu'il convenait d'examiner si les conditions alternatives des art. 13 et 14 LACI étaient réalisées (consid. 2c p. 240 s.). Constatant que l'assuré, dans le cas particulier, ne satisfaisait pas à l'exigence de l'art. 13 LACI en ce qui concerne le temps partiel " chômé ", le Tribunal fédéral des assurances a considéré, en revanche, que l'intéressé satisfaisait à la condition de l'art. 14 al. 1 let. a LACI pour le temps consacré à ses études et qu'il était ainsi libéré des conditions relatives à la période de cotisation (consid. 3 p. 241). Se référant à cette jurisprudence, la recourante fait valoir que durant sa seconde année de formation, elle était empêchée de travailler à tout le moins à 30 %, raison pour laquelle, au demeurant, elle a requis une indemnité de chômage en indiquant qu'elle recherchait un emploi à 70 %. Aussi fait-elle valoir que si elle ne satisfait pas à l'exigence de l'art. 13 al. 1 LACI pour le temps partiel " chômé " (70 %) en raison du défaut d'une activité soumise à cotisation durant douze mois au moins, en revanche les conditions de l'art. 14 al. 1 let. a LACI sont réalisées pour le temps partiel (30 %) qu'elle a consacré à ses études, dès lors qu'elle était en formation à temps complet du 18 septembre 2012 au 16 septembre 2013, puis à temps partiel du 17 septembre 2013 au 14 septembre 2014. La recourante infère de cela qu'elle justifie de la libération des conditions relatives à la période de cotisation pour la part consacrée à ses études.