Citation: 4A_493/2022 E. 4.1

4.1. S'agissant du contenu du contrat de travail oral de décembre 2018, la cour cantonale a considéré ce qui suit. L'employée avait été engagée à une fonction à responsabilité, qui impliquait un travail correspondant. En tant qu'assistante de D.________, elle devait avoir des horaires plus ou moins similaires à celui-ci. Comme D.________ était occupé à 70 %, le taux de travail de l'employée devait être au moins équivalent. A cela s'ajoute qu'elle avait été chargée de mettre en place un call center. Un taux de 30 % ne paraissait pas excessif pour une telle activité. Partant, le taux d'activité de l'employée correspondait à 100 %, ce qui était équivalent au taux auquel elle était occupée chez son précédent employeur. La cour cantonale a relevé au surplus que l'employeuse était incapable de dire quel était l'horaire de l'employée et n'avait pas mis en place un système de contrôle. Quant au salaire convenu en décembre 2018, l'employeuse admettait qu'un taux d'activité de 50 % était rémunéré 2'000 fr. par mois. Un travail à temps complet devait donc logiquement être rémunéré le double. Ceci n'était pas excessif pour un poste d'assistante de direction. Ce salaire de 4'000 fr. par mois était d'ailleurs cohérent par rapport à celui de E.________ qui, en qualité de secrétaire, recevait 2'000 fr. nets à 50-60 % et à celui de D.________ qui, en qualité de directeur, était rémunéré 4'000 fr. par mois à 70 % (sans tenir compte d'éventuels participation au chiffre d'affaires ou bonus).