Citation: 6B_944/2019 E. A

Par acte d'accusation du 15 janvier 2018, il a été reproché à A.________, outre la consommation d'une quantité indéterminée de haschich entre le 1er janvier et le 1er septembre 2016, d'avoir - le 27 mai 2016 vers 16h00, dans l'établissement public C.________, alors que D.________, née en 2011, s'était retrouvée dans les toilettes en sa présence -, actionné le verrou pour ne pas être surpris par des tiers, puis d'avoir embrassé l'enfant sur la bouche et l'avoir forcée à lui prodiguer une fellation jusqu'à finir par éjaculer dans sa bouche. Il avait tiré la chasse d'eau et demandé à la fillette de ne rien dire à sa mère sur ce qui venait de se produire, avant de sortir des toilettes avec elle, sous les yeux de B.________, celle-ci s'étant inquiétée dans l'intervalle de ne pas voir sa fille revenir sur la terrasse. Toujours à teneur de l'acte d'accusation, A.________ avait agi ainsi en profitant de son ascendant, de sa force et de la différence d'âge pour briser toute éventuelle résistance de la part de la fillette, laquelle n'était assurément pas de taille à s'opposer aux actes analogues à l'acte sexuel (fellation) ou aux autres actes d'ordre sexuel (baiser lingual) imposés. Par son comportement, il avait donc exercé des pressions d'ordre psychique sur cette enfant et exploité son infériorité cognitive. Par jugement du 30 avril 2018, le Tribunal de police du canton de Genève a acquitté A.________ des chefs d'accusation d'actes d'ordre sexuel avec des enfants et de contrainte sexuelle mais l'a reconnu coupable de contravention à la loi sur les stupéfiants.