Citation: 1C_382/2018 E. 3.7

3.7. On comprend enfin du mémoire des recourants qu'ils se plaignent du fait que leur droit de consulter le dossier et de participer à la procédure n'aurait pas été respecté. Sur ce point, les recourants se limitent à affirmer que la municipalité ne leur aurait pas communiqué certains éléments versés au dossier par les constructeurs après la mise à l'enquête (nouveaux plans et certificat Minergie) et par la CCU et la CCL, qu'ils n'auraient pas été conviés aux discussions postérieures à la mise à l'enquête et que certains éléments n'auraient pas été communiqués et ne figureraient pas au dossier communal transmis par l'entremise de la CDAP. Or, il ressort de la décision attaquée que les recourants ont eu accès au dossier durant et après l'enquête et qu'ils ont eu la possibilité de consulter toutes les pièces et de s'exprimer à leur sujet avant même de déposer leur recours voire ultérieurement, après la production du dossier par la municipalité. On peut également déduire des décisions des autorités précédentes que les modifications apportées au projet après la mise à l'enquête portaient essentiellement sur des points de minime importance ne nécessitant pas la mise en oeuvre d'une nouvelle enquête publique, ce que les recourants ne nient pas; dans cette mesure, on ne distingue pas - et ces derniers ne l'expliquent pas - quelles seraient les raisons qui auraient dû les amener à participer aux discussions à cet égard. De plus, les intéressés n'exposent pas quels éléments auxquels ils n'auraient pas eu accès seraient étroitement liés à leurs critiques relevant des circonstances locales, que la commune serait plus à même de connaître. En outre, les recourants n'allèguent pas quels nouveaux griefs auraient été irrecevables devant le Tribunal cantonal. Dans ces circonstances, force est de reconnaître que les irrégularités dont ils se prévalent - si elles sont avérées - n'étaient pas particulièrement graves au point d'empêcher une réparation devant l'autorité de recours. Dans ces conditions, renvoyer le dossier à l'autorité communale aurait été contraire au principe d'économie de procédure. C'est dès lors à bon droit que la cour cantonale a rejeté le grief de violation du droit d'être entendu soulevé par les recourants. Quant au grief d'impartialité des autorités administratives invoqué dans ce contexte, dont il est douteux qu'il satisfasse aux conditions de motivation (106 al. 2 LTF), force est de constater qu'aucune demande de récusation formelle des membres des autorités administratives n'a été déposée dans les procédures communales et cantonales. Le recours au Tribunal fédéral ne contient pas non plus de conclusions en ce sens, les recourants se bornant à évoquer une prétendue impartialité. Le Tribunal fédéral ne saurait s'en saisir d'office, en première instance, sans que les faits déterminants aient été établis sur le plan cantonal. Ce grief est dès lors manifestement irrecevable.