Citation: 4C.313/2001 19.04.2002 E. A

A.- a) Par acte authentique du 18 avril 1994, A.________ et B.________ ont vendu à X.________ et à son épouse Y.________, formant entre eux une société simple, trois parts de copropriété conférant aux acquéreurs un droit exclusif sur l'un des cinq logements aménagés dans une ferme rénovée sise sur le territoire de la commune de Z.________ et soumise au régime de la propriété par étages, ainsi que sur deux places de parc. Le prix convenu se montait à 477 000 fr. Il était payable par tranches: un premier acompte de 50 000 fr. résultait de la compensation avec la créance dont X.________, menuisier de profession, était titulaire envers les vendeurs du fait des travaux qu'il avait exécutés pour eux aussi bien dans son appartement que dans les parties communes; un deuxième acompte de 377 000 fr. devait être versé jusqu'au 1er juin 1994, date fixée dans l'acte de vente pour l'entrée en jouissance; quant aux 50 000 fr. restants, ils étaient payables dès la prise de possession des places de parc. Le transfert de propriété concernant le logement a été inscrit au registre foncier le 10 juin 1994. La réalisation des places de parc a été différée. Sur les 377 000 fr. payables jusqu'au 1er juin 1994, seuls 365 000 fr. ont été versés. Les acheteurs ont retenu le solde de 12 000 fr. en garantie des travaux demandés à A.________. b) Par lettre recommandée du 20 septembre 1994, les acquéreurs ont fixé à A.________ un ultime délai au 31 octobre de la même année pour achever une série de travaux énumérés par eux. Le 30 janvier 1996, les époux X.________ et Y.________ ont fait transmettre à l'avocat de A.________ une liste des travaux non effectués et de défauts, qu'ils avaient dressée le 28 du même mois. Ils ont fait valoir, de ce chef, en l'opposant en compensation, une créance de 12 000 fr. Le 3 avril 1996, A.________ a fait notifier à X.________ un commandement de payer, portant sur la somme de 12 000 fr., plus intérêts, qui a été frappé d'opposition. Le juge de district compétent a refusé de lever provisoirement cette opposition. Cependant, la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal vaudois, saisie par A.________, a accordé au créancier la mainlevée provisoire de l'opposition à concurrence du montant précité et des intérêts y afférents.