Citation: K 124/01 24.05.2002 E. 1

qu'en outre, par analogie avec la révision des décisions rendues par les autorités judiciaires, l'administration est tenue de procéder à la révision d'une décision entrée en force formelle lorsque sont découverts des faits nouveaux ou de nouveaux moyens de preuve, susceptibles de conduire à une appréciation juridique différente (ATF 126 V 23 consid. 3a, 122 V 21 consid. 3a, 138 consid. 2c, 173 consid. 4a, 272 consid. 2); que ces principes sont aussi applicables lorsque des prestations ont été accordées sans avoir fait l'objet d'une décision formelle et que leur versement, néanmoins, a acquis force de chose décidée; qu'il y a force de chose décidée si l'assuré n'a pas, dans un délai d'examen et de réflexion convenable, manifesté son désaccord avec une certaine solution adoptée par l'administration et exprimé sa volonté de voir statuer sur ses droits dans un acte administratif susceptible de recours (ATF 126 V 123 consid. 3a, 122 V 369 consid. 3); qu'en l'espèce, le recourant a perçu des indemnités journalières depuis le mois de janvier 2000 sans en contester le principe ou les modalités, si bien qu'il faut admettre que le versement de ces prestations, qui n'a pas fait l'objet d'une décision formelle, a acquis force de chose décidée; que les renseignements fournis par le médecin traitant du recourant à l'intimée constituaient un nouveau moyen de preuve portant sur un fait nouveau qui, s'ils avaient été connus de l'assurance au moment de l'admission du recourant auraient justifié l'institution d'une réserve s'agissant de prestations en relation avec des lombosciatalgies et, partant, le refus de verser des indemnités journalières qui ont, en conséquence été indûment versées et doivent, dès lors, être restituées; que la décision du 19 mai 2000 n'a, pour le surplus, pas trait à la remise de cette obligation de restituer, dont il n'apparaît pas, au vu des pièces du dossier, qu'elle aurait déjà été sollicitée par le recourant ou que les conditions en seraient manifestement remplies (cf. art. 79 al. 3 RAVS); que cette question ne constitue dès lors pas l'objet de la présente contestation (ATF 125 V 414 consid. 1a, 119 Ib et les références citées), si bien qu'il n'y a pas lieu d'examiner au regard de l'art. 47 al. 1 deuxième phrase LAVS et des principes développés par la jurisprudence en relation avec cette disposition la question de la bonne foi du recourant, abordée en page 13 du jugement entrepris, ni d'une éventuelle situation difficile; que le litige se rapportant, en grande part, à des prestations d'assurance (restitution de prestations), le présent arrêt peut être rendu sans frais (art. 134 OJ), par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :