Citation: C 45/03 21.07.2003 E. A

A.a La société anonyme S.________ SA a été inscrite au registre du commerce le 9 mai 1989. Elle a pour but l'exécution d'opérations afférentes à la construction d'immeubles, la surveillance en matière de bâtiments et la réalisation de mandats dans ces domaines. Elle a perçu des indemnités en cas de réduction de l'horaire de travail pour les périodes du 1er novembre 1991 au 29 février 1992, du 1er septembre 1992 au 28 février 1993 et du 2 janvier 1995 au 30 avril 1995. Le montant total des indemnités versées à ce titre s'est élevé à 157'314 fr. 40. Sur la base d'un rapport établi le 18 juin 1997, à la suite d'un contrôle, par l'Office cantonal genevois de l'emploi (ci-après : OCE), la Caisse cantonale genevoise de chômage (ci-après : la caisse) a exigé de S.________ SA la restitution du montant précité de 157'314 fr. 40. Cette décision était motivée par le fait que la réduction de l'horaire de travail dans l'entreprise n'avait pas été suffisamment contrôlée et que les plans de chômage de l'entreprise n'avaient pas été respectés. La société anonyme a déféré la cause au Groupe réclamations de l'OCE, qui a partiellement admis le recours et réduit le montant soumis à restitution par décision du 25 janvier 2001. Le groupe réclamations a considéré que seule pouvait être exigée la restitution des indemnités versées entre le 1er septembre 1992 et le 30 avril 1995, ce qui représentait un montant de 101'843 fr. 50, compte tenu du délai quinquennal de péremption instauré par la loi. A.b Le recours interjeté par S.________ SA contre cette décision a été rejeté par la Commission cantonale genevoise de recours en matière d'assurance-chômage, dont le jugement a fait l'objet d'un recours au Tribunal fédéral des assurances. Celui-ci a rejeté les conclusions de la société recourante, par arrêt du 12 juin 2001. A.c A réception de cet arrêt, S.________ SA a demandé la remise de l'obligation de restituer les indemnités indûment perçues, en alléguant sa bonne foi ainsi que sa situation financière précaire. Sa demande a été rejetée par la Section assurance-chômage de l'OCE, par décision du 16 novembre 2001, confirmée le 3 mai 2002 par le Groupe réclamations de l'OCE.