Citation: 1A.223/2004 09.11.2004 E. 1

4.2 L'exposé des faits joint à la demande du 16 janvier 2004 doit être examiné au regard du complément du 19 mai suivant. B.________, directeur administratif du groupe X.________, aurait été chargé de l'acquisition de cadeaux publicitaires destinés aux clients du groupe. Avec le recourant, il dominerait des sociétés établies à Hong Kong et Taïwan, soit F.________, G.________, H.________ et I.________. B.________ et le recourant auraient placé à la tête de ces sociétés deux comparses, soit J.________ (pour F.________ et G.________) et K.________ (pour H.________ et I.________). B.________ serait convenu avec le recourant d'un prix pour les objets à fournir à X.________. Le recourant aurait ensuite communiqué ce prix à I.________ et à K.________, qui auraient fait à X.________ une proposition correspondante dans le cadre d'un appel d'offres ainsi biaisé. B.________ aurait fait attribuer le contrat aux sociétés en question. Une fois le prix payé, une partie du bénéfice aurait été répartie entre B.________ et le recourant. La part de ceux-ci aurait été acheminée sur leurs comptes bancaires pour être réinvestie dans des projets immobiliers à travers le monde. Le recourant tient cet exposé pour grossièrement inexact. Il conteste dominer, avec B.________, F.________, G.________, H.________ et I.________, qui se trouveraient entièrement entre les mains de tiers, et dont il ne serait que le client. Quant à J.________ et K.________, ils ne pourraient être assimilés à des hommes de paille, comme le fait le Juge Van Espen. Outre qu'il s'agit là d'éléments à décharge dont seul le juge du fond peut connaître, ils ne dissipent pas d'emblée le soupçon d'une entente, peut-être étendue à d'autres comparses que B.________ et le recourant. C'est ce que l'enquête en cours a précisément pour but de déterminer.