Citation: 5A_972/2021 E. 3

La recourante se plaint d'arbitraire dans l'établissement des faits. Elle soutient d'abord qu'il ressort manifestement du dossier de la procédure de première instance que ni elle, ni son mari ne sont propriétaires, ni ne détiennent un quelconque droit sur des biens-fonds à l'étranger, ce à propos de quoi elle a toujours été claire. Elle en veut pour preuve les documents fiscaux des époux, qui ne mentionnent pas de tels droits, de même que les extraits du registre foncier kosovar, selon lesquels les immeubles dont ils sont prétendument propriétaires appartiennent en réalité à des membres de leurs familles. Elle expose en outre qu'elle a fermement démenti avoir "envoyé de l'argent à sa famille pour payer une maison", ayant simplement dit que cet argent, soit 5'000 fr. seulement au total, avait "peut-être servi pour construire une maison", ce qui ne signifie nullement qu'elle en soit propriétaire. Elle relève aussi que l'aide de son mari mentionnée dans l'acte notarié du 3 août 2020 n'a pas été octroyée seulement pour elle, mais également en faveur de sa famille, et soutient que cette clause du contrat consiste en des déclarations du mari "dépourvues d'objectivité". Le reproche qui lui est adressé par l'autorité cantonale de ne pas s'être prononcée sur le manque de clarté de ses droits éventuels sur les immeubles concernés reviendrait de surcroît à exiger d'elle la preuve d'un fait négatif, ce qui est parfaitement insoutenable, étant relevé que la Juge civile ne l'a jamais invitée expressément à lui transmettre des informations et/ou des pièces justificatives supplémentaires à propos de sa prétendue fortune. Enfin, même en admettant - ce qui est totalement contesté - que son mari dispose d'une "propriété commune" sur la maison appartenant à son frère, à la construction de laquelle il a seulement participé, il ne pourrait en disposer sans l'accord de ce dernier, compte tenu de l'art. 653 al. 2 CC.