Citation: 4A_35/2019 E. 10

La demanderesse conteste qu'elle eût cessé d'habiter personnellement l'appartement et elle conteste également que ce logement fût affecté de manière prépondérante à la pratique de la prostitution. Sur ces points de fait, elle développe sa propre discussion des preuves soumises à la Cour de justice, dont elle dénonce une appréciation à son avis arbitraire. Le Tribunal fédéral ne discerne guère sur quels points elle reproche réellement à la Cour, sinon par de simples protestations ou dénégations, d'avoir commis une erreur certaine ou de s'être livrée à une appréciation absolument insoutenable. Cette argumentation tend seulement à substituer une appréciation différente de celle de l'autorité précédente; elle est par conséquent irrecevable au regard de la jurisprudence ci-mentionnée relative à l'art. 97 LTF. Pour le surplus, le bailleur peut légitimement s'opposer à la sous-location lorsque le locataire n'a aucune intention d'y mettre ultérieurement un terme et de réintégrer personnellement les locaux, et que l'opération a pour but d'empêcher le bailleur de conclure un nouveau bail avec un locataire et aux conditions de son choix (ATF 134 III 446 consid. 2.4 et 2.5 p. 449). Le bailleur peut aussi résilier le bail en application de l'art. 257f al. 1 et 3 CO lorsque le locataire viole de manière persistante les clauses convenues relatives à l'affectation des locaux loués (ATF 132 III 109 consid. 5 p. 113). Rien de cela n'est sérieusement contesté par la demanderesse.