Citation: 2C_584/2022 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, le recourant affirme qu'il aurait rencontré sa compagne, ressortissante suisse, en 2017 et qu'ils vivraient ensemble la semaine, sans toutefois indiquer précisément le début de cette cohabitation. Par ailleurs, il ressort des faits établis par l'autorité inférieure, non contestés par le recourant, que le couple n'a pas d'enfant commun, que sa compagne est toujours domiciliée à Berne et qu'elle y retourne le week-end pour voir son fils âgé de six ans. Il s'ensuit que la relation du recourant avec sa compagne n'atteint pas le degré de stabilité et d'intensité requis par la jurisprudence pour bénéficier de la protection de l'art. 8 CEDH. Enfin, selon les propres dires du recourant, sa compagne serait toujours mariée avec le père de son enfant, lequel s'opposerait au divorce. Dans ces conditions, on ne peut pas considérer qu'il existe des perspectives concrètes de mariage à court terme. Force est donc de constater que les circonstances du cas d'espèce ne permettent pas d'assimiler la relation entre l'intéressé et sa compagne à une véritable union conjugale, compte tenu de la jurisprudence précitée (cf. supra consid. 3.1). Le recourant ne peut par conséquent en tirer de manière défendable un droit conféré par l'art. 8 CEDH lui permettant de rester en Suisse.