Citation: 1C_622/2021 E. 3.3

3.3. Les recourants reprochent à la cour cantonale, s'agissant de la mezzanine, d'avoir omis de prendre en considération qu'elle consistait en la suppression partielle de l'ancien plafond du local principal, au-dessus duquel se trouvait déjà un espace vide sous le toit. Cette suppression partielle s'est faite pour des raisons évidentes lors de la création de la baie vitrée aménagée sur la façade pignon du chalet conformément au permis de construire du 17 juillet 2014. Il serait contradictoire de faire enlever le plafond au-dessus de la cuisine parce que celui-ci modifierait sensiblement l'identité du chalet alors même que ce plafond a toujours existé. Cet argument ne permet pas d'en autoriser le maintien dans le cadre du principe de la proportionnalité. La mezzanine n'existait pas lorsque les recourants ont acquis le droit de superficie, les combles étant occupés par un galetas inhabitable, accessible par une trappe depuis l'extérieur; elle ne figurait pas sur les plans modifiés dressés le 23 juin 2014 qui prévoyaient la suppression intégrale du plafond sur lequel elle repose. Il s'agit ainsi d'un nouvel espace habitable, aménagé sans autorisation, quand bien même il résulterait de la consolidation du plafond existant au-dessus de la cuisine qui devait être démoli. Par ailleurs, même si la hauteur qui la sépare de la toiture ne permet pas de se tenir debout, elle est aisément accessible grâce à une échelle et permet à une personne d'y dormir, comme l'atteste la présence d'un matelas dans la mezzanine lors de l'inspection locale tenue le 23 août 2017. En ce sens, elle n'est pas admissible au regard de l'art. 42 al. 3 let. c OAT. La suppression de la mezzanine doit être confirmée par la démolition du plafond qui en sert de support au-dessus de la cuisine, conformément à ce qui était prévu dans les plans autorisés le 23 juin 2014.