Citation: 4A_688/2012 E. 5.2

5.2. Dans leurs réponses aux demandes nos 1 et 2, les intimés contestent principalement la recevabilité du motif de révision susmentionné pour la raison qu'il aurait été invoqué hors délai. Ils allèguent, à ce propos, que les défenderesses ont eu connaissance bien avant le début de la procédure arbitrale introduite contre elles de l'existence de la société M.________, ce qui expliquerait d'ailleurs pourquoi elles n'ont pas contesté la légitimation active des demandeurs dans le cadre de ladite procédure. Sur le fond, les intimés nient avoir transmis à M.________ les droits issus du contrat du 28 octobre 2005, même s'ils concèdent que les machines ont été importées sous le nom de la société jordanienne pour des raisons fiscales. A leur avis, M.________ n'est jamais devenue propriétaire des machines, faute de réalisation des conditions d'un transfert de contrat. Il n'y a donc jamais eu libération en nature d'une partie du capital social de cette société par l'apport de ces machines. En réalité, il a été retenu, dans la sentence arbitrale, que le demandeur V.________ avait payé de ses propres deniers le prix de celles-ci. Dès lors, une fois le contrat valablement résolu, cette personne était légitimée, en vertu de l'art. 109 CO, à répéter ce qu'elle avait déjà payé en exécution du contrat.