Citation: 6B_41/2007 19.04.2007 E. A

Le 27 décembre 2002, A.________ a déposé une plainte pénale. Elle a exposé, en bref, que, le 21 décembre 2002 vers 5h., elle s'était rendue dans l'établissement l'Exotico, où elle avait rencontré B.________, qui s'était approché d'elle, l'avait insultée et lui avait asséné plusieurs coups de poing et des gifles au visage. Une des amies du mis en cause lui avait aussi tiré les cheveux. Sur ce, B.________ avait demandé au responsable de l'établissement, C.________, de l'aider à faire sortir A.________ du bar afin de la tabasser. Ce dernier l'avait prise par l'épaule et jetée à l'extérieur du bar, où le premier nommé lui avait porté un fort coup de pied au niveau de son pied droit. A la suite de ce dernier coup, A.________ souffrait beaucoup et ne pouvait plus marcher. Des clients l'avaient ramenée chez elle, avant qu'elle ne se rende à l'hôpital. A.a Selon le constat médical établi le 23 décembre 2002, A.________ présentait une fracture bimalléolaire à la jambe droite ainsi que plusieurs hématomes au niveau de la cuisse, de la fesse gauche, des épaules, du genou droit et du cou. Ce certificat indiquait également que les lésions étaient d'origine traumatique et pouvaient avoir été causées par les sévices qu'elle disait avoir subis. Il n'était fait mention d'aucune trace de coup ou d'hématome au visage. Ultérieurement, soit dès juillet 2004, A.________ a consulté un médecin, qui a diagnostiqué un état de stress post-traumatique. A.b Interrogé par la police, B.________ a contesté avoir frappé, voire même touché la plaignante. C.________ a affirmé que personne n'avait touché A.________ et qu'il n'avait jamais entendu B.________ parler de la tabasser.