Citation: 5A_304/2023 E. 1

A.c. En 2016, après avoir annoncé au père que les enfants ne désiraient plus le voir, la mère a sollicité du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant de Genève (ci-après: Tribunal de protection) la suspension du droit de visite de celui-ci. Par ordonnance du 25 janvier 2017, confirmée par arrêt de la Chambre de surveillance de la Cour de justice du canton de Genève du 21 juillet 2017, le Tribunal de protection a considéré que les relations entre les mineurs et leur père n'étaient pas compromettantes pour leur développement, contrairement à ce qu'alléguait la mère, et qu'il était urgent qu'elles soient restaurées mais de manière progressive, au vu du laps de temps passé sans que les enfants aient vu leur père. A.d. L'ex-épouse s'opposant toujours à l'exercice du droit de visite de l'ex-époux, le Tribunal de protection a ordonné la réalisation d'une expertise familiale. Dans leur rapport du 13 novembre 2019, les experts ont notamment relevé que l'ex-épouse, de par son trouble de la personnalité, ne permettait pas aux enfants de s'ouvrir au monde et à leur père. C.________ avait mis en place ses défenses, comme l'idéalisation de sa mère et son rapport avec elle, et une dépréciation importante de son père. D.________ se trouvait également dans l'impossibilité d'évoluer car sa mère renforçait ses angoisses du monde extérieur en lui transmettant sa méfiance et en dénigrant son père. Si les enfants restaient auprès de leur mère, ils ne pouvaient pas s'autoriser à aimer leur père parce qu'ils se sentiraient coupables de la faire souffrir, en la trahissant. Les experts ont ainsi préconisé que la garde des enfants soit retirée à leur mère et que ceux-ci soient placés dans un foyer.