Citation: 5A_674/2022 E. 4.2

4.2. Le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il soutient que le courrier de l'office du 10 juin 2022 ne constituait qu'une requête faite à son endroit de justifier dans un délai de dix jours son éventuelle contestation de la compensation, pièces à l'appui. A l'instar de l'autorité cantonale, il y a lieu de constater que le courrier de l'office du 13 juillet 2022 constitue une décision de confirmation au sens de la jurisprudence susrappelée. Il convient en effet de retenir que ledit courrier ne fait que maintenir la décision, déjà communiquée le 10 juin 2022, de compenser, en application de l'art. 213 LP, le dividende de 483'963 fr. 50 revenant au recourant et de réclamer en conséquence à celui-ci le versement, dans les dix jours, d'une somme de 761'224 fr. Au demeurant, cette décision du 10 juin 2022 était en réalité aussi une décision de confirmation, dès lors que la décision de compensation selon l'art. 213 LP avait déjà été communiquée au recourant par un avis spécial, figurant au dossier, concernant le dépôt du tableau de distribution des deniers adressé le 30 juillet 2018, tableau de distribution qui, selon les faits de l'arrêt attaqué, non contesté sur ce point, n'a pas fait l'objet d'une plainte en temps utile. Le délai que l'office a imparti au recourant au pied de son courrier du 10 juin 2022 pour lui faire part, dans les dix jours, de son éventuelle contestation ne faisait donc aucun sens; il est, quoi qu'il en soit, impropre à changer la nature de l'acte attaqué par la plainte du 25 juillet 2022. En tant que le recourant fait valoir qu'il aurait agi en conformité de la demande de l'office, on peut inférer de ses allégations qu'il entend arguer de sa bonne foi. Dès lors toutefois qu'il est constant que la décision de compensation n'a pas été remise en cause par le recourant lors du dépôt du tableau de distribution des deniers et que le courrier du 10 juin 2022 ne fait en définitive que refléter cet état de fait, le délai imparti par l'office ne saurait encore fonder une confiance digne de protection dans le fait que l'office reviendrait sur sa décision de compenser. Il suit de là que c'est sans violer le droit fédéral que l'autorité cantonale a considéré que la plainte déposée le 25 juillet 2022, en tant qu'elle visait à contester le refus de l'office de revenir sur sa décision du 10 juin 2022, était irrecevable. On parviendrait à la même conclusion si le courrier du 13 juillet 2022 était qualifié non pas de simple confirmation mais de nouvelle décision, dans la mesure où il n'apparaît pas - et le recourant ne le soutient du reste pas - que des faits nouveaux, de nature à modifier la décision antérieure, seraient intervenus dans l'intervalle. Le moyen dirigé contre le constat de la tardiveté de la plainte, partant son irrecevabilité, est donc infondé. La tardiveté de la plainte n'est certes pas opposable au plaignant lorsque la décision attaquée est nulle au sens de l'art. 22 LP (arrêt 5A_934/2012 du 12 mars 2013 consid. 3.3). A juste titre, le recourant ne prétend toutefois pas que tel serait le cas en l'espèce. Le prononcé d'irrecevabilité ne prêtant pas le flanc à la critique, le présent recours doit être rejeté, sans qu'il y ait lieu d'examiner les griefs que le recourant développe sur le fond en lien avec la motivation subsidiaire de l'autorité cantonale, en particulier ceux consistant à se plaindre d'une constatation manifestement inexacte des faits, dans la mesure où le courrier que lui a adressé l'office le 28 mai 2021, qui aurait modifié le tableau de distribution du 30 juillet 2018 s'agissant de la compensation de sa créance, n'aurait pas été pris en considération.