Citation: 6B_533/2023 E. 3.4.2

3.4.2. Au demeurant, la cour cantonale a constaté que la vitesse de 161 km/h était atteinte après quelques secondes, ce qui semble être admis par le recourant au regard des divers calculs qu'il formule. Or, en prenant en compte le temps de réaction allégué par le recourant pour réagir et relâcher la pédale des gaz, soit 2 secondes, il n'était pas insoutenable de conclure qu'au cours de son accélération, le recourant avait le temps de réaliser qu'il circulait à une allure très excessive et d'actionner les freins. Dans ce contexte, contrairement à ce qu'avance le recourant, la cour cantonale n'a pas omis de constater les faits pertinents en lien avec "l'accélération fulgurante du véhicule et le temps de réaction du recourant" (recours, p. 9). Par ailleurs, ce n'était pas la première fois que le recourant circulait avec sa nouvelle voiture, et il avait même déjà effectué "un grand tour". Même à admettre qu'il n'avait, jusqu'alors, pas testé ses capacités d'accélération de cette manière, la cour cantonale pouvait retenir sans arbitraire qu'il avait néanmoins dû se rendre compte de la puissance de son véhicule, ne serait-ce qu'en démarrant après un arrêt par exemple. Sur le vu de ce qui précède, le grief d'arbitraire dans l'établissement des faits et l'appréciation des moyens de preuve, respectivement de violation du principe in dudio pro reo est infondé, dans la mesure de sa recevabilité.