Citation: 6B_1297/2015 E. 5.3.1

5.3.1. Il résulte des considérants de la cour cantonale que la gravité de la faute du recourant découle en premier lieu du caractère particulièrement égoïste de son mobile. A cela s'ajoute la " duplicité intolérable " et la " bassesse de caractère " avec lesquelles le recourant s'est forgé un alibi, a exécuté son épouse, maquillé la scène de crime et s'est débarrassé du corps avant de jouer la surprise et l'inquiétude auprès de son entourage et des autorités. La cour cantonale n'a pas violé l'interdiction de la double prise en considération en prenant ainsi en compte l'intensité de ces éléments pour apprécier la gravité de la faute. En effet, le juge fixe la peine en fonction de la gravité de la faute qui doit être évaluée au regard des circonstances de l'infraction et de la personne de l'auteur. Or si les circonstances qui conduisent à élever ou à diminuer le cadre de la peine ne doivent pas être prises en considération une seconde fois comme éléments aggravants ou atténuants dans le cadre modifié de la peine, en revanche le juge peut tenir compte dans la fixation de la peine de l'intensité de cette circonstance (arrêt 6B_1196/2015 du 27 juin 2016 consid. 2.3.2; ATF 118 IV 342 consid. 2b p. 347 s.; voir également: ATF 141 IV 41 consid. 6.1.3 p. 68). Aussi le degré d'absence de scrupules dont a fait preuve l'intéressé est-il pertinent s'agissant de déterminer la peine à l'intérieur du cadre fixé par l'infraction d'assassinat.