Citation: 9C_534/2012 E. 5.3

5.3. Les premiers juges ont exposé de manière détaillée et convaincante les motifs qui les ont poussés, au terme d'une analyse minutieuse des documents établis par les experts et les médecins traitants de la recourante, à retenir l'opinion des premiers et à écarter celle des seconds. La recourante ne cherche pas à démontrer par une argumentation précise et étayée que le rapport des médecins de X.________ ne répondrait pas aux exigences auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante de ce type de documents. Elle se limite à prétendre que la conclusion des docteurs O.________, U.________ et J.________ sur sa capacité de travail à partir du 1er janvier 2010, rendue en octobre 2009, a été infirmée postérieurement à la date précitée. A l'appui de cette affirmation, elle se réfère expressément à l'opinion du docteur K.________ (laquelle ne peut pas être prise en considération dans le cadre de la présente procédure [cf. consid. 2]) et implicitement à celle de ses autres médecins traitants. Elle ne prétend pas que ceux-ci auraient mis en évidence des éléments cliniques ou diagnostiques essentiels que les experts auraient ignorés et n'explique pas en quoi leur point de vue serait objectivement mieux fondé que celui des docteurs O.________, U.________ et J.________ ou justifierait, à tout le moins, la mise en oeuvre d'une mesure d'instruction complémentaire. L'argumentation de la recourante contre le jugement cantonal ne révèle dès lors ni violation du droit fédéral ni appréciation arbitraire des preuves, étant précisé qu'au vu de la divergence consacrée par la jurisprudence entre un mandat thérapeutique et un mandat d'expertise (ATF 124 I 170 consid. 4 p. 175; arrêt I 514/06 du 25 mai 2007 consid. 2.2.1, in SVR 2008 IV Nr. 15 p. 43), on ne saurait remettre en cause une expertise ordonnée par l'administration ou le juge et procéder à de nouvelles investigations du seul fait qu'un ou plusieurs médecins traitants ont une opinion contradictoire.