Citation: 7B_84/2023 E. A

A.a. Le 18 novembre 2020, l'Office cantonal de la population et des migrations du canton de Genève a dénoncé A.________, ressortissant du Kosovo, pour avoir, dans le cadre de sa demande de régularisation, fourni des informations et des pièces fausses. Il a été entendu en qualité de prévenu par le police le 6 avril 2022, en présence d'un interprète. A.b. Le 6 avril 2022, A.________ a déposé plainte contre B.________ - selon lui patron du restaurant U.________, à V.________ - pour l'avoir, en substance, employé entre le 1 er novembre 2009 et le mois de février 2013 à des conditions usuraires. Il a été entendu une seconde fois le 26 juillet 2022, en présence d'un interprète. Dans le cadre de ses auditions, A.________ a tout d'abord admis qu'il était en situation illégale en Suisse et qu'il avait travaillé sans autorisation. Il a ajouté qu'il était venu demander l'asile en Suisse une première fois en 2003, avant d'être expulsé, et qu'il était revenu en 2008, ayant alors trouvé plusieurs petits emplois "là où il pouvait". Il a également déclaré qu'au mois de février 2013, il avait été arrêté et renvoyé au Kosovo, puis qu'il était revenu chercher du travail à Genève deux semaines après son expulsion, malgré une interdiction d'entrée sur le territoire. Il a en outre indiqué que ses "anciens patrons" - sans préciser lesquels - avaient refusé de lui fournir des attestations dans le but de régulariser son séjour. A.________ a ensuite affirmé que, durant la période du 1 er novembre 2009 au mois de février 2013, il avait travaillé au sein du restaurant U.________, d'abord à temps partiel, puis à plein temps. Il a précisé qu'il commençait son travail à 14h00 jusqu'à 16h00 pour les nettoyages, qu'il faisait ensuite les courses durant une heure ou une heure et demie, qu'il rentrait chez lui à "17h30 ou 18h00 jusqu'à 20h30" et qu'il finissait son travail aux alentours de 02h30 ou 03h00 du matin. Il a encore indiqué que cet emploi du temps se répétait tous les jours, sauf les dimanches, "mais que cela dépendait des besoins", et qu'il n'avait aucun jour férié ni de vacances. Il a enfin indiqué que, les deux premiers mois, il avait perçu une rémunération mensuelle, en espèces, de 1'300 fr., puis de 2'000 fr. durant dix mois et enfin de 2'300 francs. Au cours de ses auditions, A.________ a également fait part de sa volonté de porter plainte contre C.________, une connaissance qui lui aurait proposé de le déclarer à l'AVS par l'intermédiaire de sa société contre la somme de 3'000 fr., ainsi que contre D.________, un autre ancien employeur. A.c. Le 10 mai 2022, A.________ a demandé l'assistance judiciaire gratuite au Ministère public de la République et du canton de Genève (ci-après: le Ministère public) en lien avec ses plaintes. A.d. Le 10 octobre 2022, le Ministère public a ordonné une défense d'office à A.________, alors prévenu de faux dans les titres et comportement frauduleux à l'égard des autorités. A.e. Le 24 octobre 2022, la police a procédé à l'audition de B.________ en qualité de prévenu. Celui-ci a déclaré qu'il avait travaillé pour le restaurant U.________ entre 2010 et la fin de l'année 2011 ou 2012, qu'il s'occupait de la musique, des artistes et de "la bonne marche des soirées en général". Il a précisé qu'il avait été engagé par une personne dénommée "E.________", que F.________ était le gérant du restaurant, qu'il n'avait pas lui-même engagé A.________ et que ce dernier travaillait déjà auprès de l'établissement lorsqu'il était arrivé.