Citation: 5A_351/2012 E. 3.4.2

3.4.2. Lorsque la recourante prétend que la part du débiteur est de 10'474 fr., selon l'inventaire fiscal établi par le notaire et signé par tous les membres de la communauté, et que le partage a eu lieu, elle méconnaît que la signature de cet inventaire ne vaut pas acte de partage, et qu'en le signant, les héritiers n'ont pas partagé la succession. De plus, la signature de cet acte par le débiteur ne signifie nullement qu'il accepte que la valeur de sa part soit celle arrêtée à l'inventaire fiscal; d'ailleurs, lors des pourparlers, il a expressément refusé la proposition de la recourante pour le motif qu'elle était fondée sur la valeur fiscale et non la valeur vénale. Il s'ensuit que la cour cantonale n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation lorsqu'elle a jugé que, en raison de l'incertitude liée à la valeur des biens de la masse successorale et des dissensions au sein de la communauté, la dissolution avec liquidation de la communauté était plus apte à protéger les intérêts des créanciers et du débiteur que la vente aux enchères.