Citation: 1B_482/2018 E. 2.3

2.3. Le recourant a déposé sa demande de libération le 25 août 2018, soit une semaine après sa mise en détention. A une telle échéance, on ne peut considérer que le risque de collusion avait diminué. Le recourant ne s'en prend, à juste titre, pas à la pertinence des opérations que le Ministère public a indiqué être encore nécessaires à l'enquête. Or il ne s'agit pas seulement d'entendre mais, au préalable, d'identifier les personnes impliquées qui, selon ce qu'a retenu le Tmc, sont vraisemblablement nombreuses. Vu le caractère moyen de difficulté de l'affaire, on ne peut, en l'état, faire grief aux enquêteurs de ne pas encore avoir procédé aux auditions nécessaires. Cela justifie la durée de la détention intervenue jusqu'ici. Au demeurant, rien ne permet de supposer que le Ministère public ne mènera pas ces opérations avec la diligence requise dans une cause où le prévenu est détenu (art. 5 al. 2 CPP). En outre, les seules explications que le recourant a données quant à la présence de stupéfiants à son domicile ne sauraient réduire à néant le risque qu'il veuille intervenir dans les déclarations des autres personnes impliquées. En effet, déterminer la fiabilité des déclarations du recourant sera précisément l'un des buts de ces autres mesures d'instruction. Il est donc justifié que, l'enquête se poursuivant pour permettre de préciser l'activité délictueuse du recourant, celui-ci soit maintenu à l'écart des autres personnes concernées. Le risque de collusion retenu par la cour cantonale doit par conséquent être confirmé.