Citation: 4A_329/2007 27.11.2007 E. 2

Le recourant se plaint du fait que l'autorité cantonale aurait établi de façon manifestement inexacte les faits en relation avec l'existence d'un défaut sur l'ouvrage. Il fait valoir qu'un défaut d'étanchéité du toit serait toujours présent aujourd'hui et que divers imperfections et manquements passés mettent en évidence la mauvaise qualité des travaux réalisés par l'intimée. Ce faisant le recourant entend remettre en cause l'état de fait établi souverainement par la cour cantonale. Or, celle-ci a retenu, d'une part, que les parties - dont le recourant assisté par un professionnel de la construction - étaient tombées d'accord pour renoncer à la sous-couverture de type Tyvec prévue à l'origine et, d'autre part, que le recourant n'avait pas mis la priorité sur une étanchéité absolue de la sous-couverture finalement choisie. A propos de ces deux points, pourtant essentiels à la solution du litige, le recourant n'explique pas en quoi l'appréciation de la Cour civile serait manifestement insoutenable, se trouverait en contradiction évidente avec la situation de fait, reposerait sur une inadvertance manifeste ou heurterait de façon choquante le sentiment de la justice et de l'équité; il ne démontre pas davantage que la décision cantonale serait arbitraire dans son résultat (cf. sur la notion d'arbitraire: ATF 132 I 13 consid. 5.1). S'agissant plus précisément du degré d'imperméabilité de la toiture, il était loisible aux plaideurs de choisir une solution destinée à assurer une étanchéité absolue ou de se contenter - que ce soit pour des motifs de coûts, de respect du patrimoine bâti ou pour tout autre motif de convenance personnelle - d'un type de sous-couverture présentant des risques réduits d'infiltration d'eau, imputables à des événements météorologiques isolés ou à une atteinte de la structure du toit par un phénomène extérieur. Dans cette mesure, et bien que le recourant n'invoque pas de violation des art. 367 et 368 CO, il faut rappeler que l'ouvrage doit d'abord répondre aux exigences techniques et à la destination que lui réserve le maître. Lorsque l'utilisation prévue est usuelle, l'ouvrage doit correspondre au minimum aux règles de l'art reconnues ou à un standard équivalant (Peter Gauch, Le contrat d'entreprise, adaptation française par Benoît Carron, n. 1422 p. 411). Or, sur tous ces éléments, la cour, se ralliant aux conclusions de l'expert judiciaire, a constaté que la sous-couverture litigieuse ne présentait pas de défaut d'exécution et que le degré d'étanchéité convenu par les parties était conforme aux règles de l'art. Les autres griefs de fait soulevés par le recourant sont de nature essentiellement appellatoires, dès l'instant où il se contente d'opposer certaines déclarations de témoins au résultat des mesures probatoires auquel est parvenue l'autorité cantonale. Une telle argumentation est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF).