Citation: 8C_568/2013 E. 5

Dans un premier grief, la recourante reproche aux premiers juges d'avoir écarté les conclusions du docteur F.________ - selon lesquelles il existe une relation de causalité naturelle entre la symptomatologie (hernie discale et fracture vertébrale en C6) et l'accident du 25 janvier 2009 - sous prétexte qu'elle aurait elle-même banalisé le premier accident, ce qu'elle conteste. En l'occurrence, le grief de la recourante n'est pas fondé. Les premiers juges ont en effet expliqué les raisons pour lesquelles le rapport du docteur F.________, du 11 janvier 2012, ne remettait pas en question l'avis de l'expert E.________. Ils ont ainsi retenu que le docteur F.________ ne faisait aucunement mention de l'accident survenu le 24 juillet 2009. Par ailleurs, il paraissait douteux qu'il ait eu accès à l'ensemble du dossier radiologique de la recourante, voire à l'expertise du docteur E.________ dont il ne discutait pas l'argumentation. Le docteur F.________ ne se prononçait pas non plus sur les clichés du 12 août 2009 révélant une discopathie C6-C7 sans signe d'atteinte post-traumatique ni sur ceux du 14 janvier 2010 faisant état d'une discopathie dégénérative C6-C7 plus évoluée. Son raisonnement tenait compte de l'absence d'antécédents au niveau de la colonne cervicale (raisonnement "post hoc, ergo propter hoc"). Enfin, il s'attachait à démontrer la gravité de l'accident du 25 janvier 2009 au moyen de critères définis par la jurisprudence pour l'examen de la causalité adéquate en cas de blessure de type "coup du lapin". Les premiers juges ont relevé qu'en l'occurrence, il ne s'agissait pas d'une telle lésion mais d'une hernie discale. Quoi qu'il en soit, les critères examinés par le docteur F.________ servaient à l'examen de la causalité adéquate, laquelle était une notion juridique et non pas médicale. Le docteur F.________ insistait ensuite sur l'importance du traumatisme au sens biomécanique. Cependant, sa description de l'événement ne différait pas de celle reproduite dans l'anamnèse de l'expert E.________. Le premier en tirait des conséquences différentes du second, sans autre analyse hormis quelques considérations théoriques générales. Cette appréciation des preuves et cette motivation exhaustive est convaincante et le Tribunal fédéral s'y rallie. Aussi, en ce qui concerne la décompensation symptomatique de la hernie discale C6-C7 déclenchée par l'accident du 25 janvier 2009 et réaggravée par celui du 24 juillet 2009, il y a lieu de considérer que le statu quo sine était atteint le 31 janvier 2010. L'intimée était dès lors fondée à supprimer le droit de la recourante à des prestations d'assurance (traitement médical et indemnité journalière) à partir de cette date.