Citation: 5D_154/2021 E. 3

Dans son mémoire, la recourante reproche à l'autorité précédente - de manière confuse et décousue - d'avoir jugé son recours tardif et dénonce une contradiction avec la constatation selon laquelle le recours pour déni de justice n'est soumis à aucun délai. Elle invoque les art. 29 al. 1 et 2 Cst. et 18 al. 2 LP, qu'elle cite in extenso. La recourante en conclut que la Cour suprême du canton de Berne a faussement refusé d'entrer en matière sur son mémoire de recours au motif que le délai de recours était échu et requiert par conséquent que son recours du 11 juin 2021 soit pris en considération par l'autorité précédente, nonobstant sa tardiveté, faisant valoir son droit d'être entendue. Le grief tiré de la violation de l'art. 18 al. 2 LP est, dans le cadre d'un recours constitutionnel subsidiaire, d'emblée irrecevable (art. 116 LTF). Pour le surplus, le grief est mal fondé. La recourante se méprend manifestement sur la motivation de l'autorité précédente. Seul le recours au fond, soumis à un délai de recours de dix jours (art. 319 al. 1 et 2 CPC, en lien avec l'art. 251 let. a CPC) a été déclaré irrecevable pour cause de tardiveté. La cour cantonale est en revanche entrée en matière sur le recours pour déni de justice, mais l'a rejeté, estimant qu'en l'espèce, aucun déni de justice ne pouvait être reproché à l'autorité de première instance compte tenu de la reddition d'une décision de mainlevée et du délai raisonnable dans laquelle celle-ci a été rendue. La recourante, ayant ignoré la véritable motivation de l'autorité précédente, ne discute pas, ni a fortiori ne démontre, que cette argumentation serait contraire à la Constitution ou à l'un de ses droits fondamentaux. Autant que son grief est suffisamment motivé au regard des exigences minimales de motivation d'un tel grief (cf. supra consid. 2.1), la recourante se prévaut ainsi vainement des garanties fondamentales de procédure (art. 29 Cst.). En définitive, le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.