Citation: 4C.381/2000 26.03.2001 E. 2

2.- Le demandeur affirme avoir été licencié avec effet immédiat par R.________ le 20 février 1999, lorsque celui-ci a signé la déclaration préparée par l'un des gardes. Il soutient que cette déclaration n'a pas été signée sous l'effet de la contrainte et lie donc R.________. Selon cette déclaration, R.________ confirme seulement qu'il renonce avec effet immédiat à l'emploi ("employment") des gardes du corps. On ne saurait interpréter le texte, rédigé par l'un des gardes, comme signifiant que les contrats ont été résiliés avec effet immédiat. On le peut d'autant moins que, selon les constatations cantonales, R.________ a commencé par refuser de signer la déclaration; or, acculé à signer un document à tout le moins ambigu présenté par ses employés, il ne pouvait pas comprendre, d'après les règles de la bonne foi, que ceux-ci lui demandaient de les licencier avec effet immédiat sans juste motif. Comme le texte du 20 février 1999 ne comporte pas une déclaration de licenciement immédiat, mais seulement une dispense de l'obligation de travailler, non contestée par R.________, il est inutile de se demander si ce dernier l'a signé sous l'effet de la contrainte et s'il a, par la suite, invalidé sa déclaration (art. 29 et 31 CO). Les griefs présentés par le demandeur à ce propos sont sans pertinence pour le sort du litige et, partant, irrecevables. Il faut donc retenir, avec les juges précédents, que le licenciement du demandeur est intervenu lors de la notification de son congé, par lettre de X.________ S.A., en date du 22 février 1999.