Citation: 7B_355/2023 E. 2.3.2

2.3.2. La cour cantonale a estimé que le recourant n'invoquait, dans son recours cantonal, aucune norme qui aurait été violée (ni conventionnelle, ni constitutionnelle, ni légale, ni réglementaire), ni ne mentionnait aucune constatation de fait du Procureur ad hoc qu'il estimerait incomplète ou erronée. Décortiquant le recours partie par partie, elle a conclu que le recourant ne développait aucun moyen concret et spécifique à l'endroit de la motivation du Procureur ad hoc, qu'il laissait intacte, se limitant à invoquer des arguments pêle-mêle dont on ne comprenait pas toujours ce qu'il voulait en tirer; en outre, son argumentation était à certains égards contradictoire. Partant, le recours devait être déclaré irrecevable pour défaut de motivation, sans procédure de régularisation. Par ailleurs, la cour cantonale a exposé que le recourant n'avait pas entrepris la "deuxième motivation indépendante" du Procureur ad hoc, par laquelle celui-ci avait remis en cause que les renseignements litigieux aient été couverts par le secret de fonction, de sorte que l'absence de toute motivation à ce sujet suffisait à elle seule à entraîner l'irrecevabilité du recours. Elle a encore précisé que même à considérer qu'il ne s'agissait pas véritablement d'une deuxième motivation, le fait que le recourant n'ait "dit mot" à ce sujet contribuait dans tous les cas au même résultat (cf. pp. 7-12 de l'arrêt entrepris).