Citation: 2A.165/2004 05.10.2004 E. 1

1.1 Les recourants ne précisent pas la nature du recours qu'ils entendent former, mais cette omission ne leur nuit pas, le Tribunal fédéral examinant d'office la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 II 65 consid. 1 p. 67, 249 consid. 2 p. 250). 1.2 Lorsque l'impôt fédéral direct et les impôts cantonal et communal sont en cause, deux décisions différentes sont attaquées. Il s'agit en effet d'impôts distincts qui reviennent à des collectivités différentes et qui font l'objet de taxations et de procédures séparées (art. 130 ss, 146 de la loi fédérale sur l'impôt fédéral direct (LIFD; RS 642.11) et, en l'espèce, la loi bernoise sur les impôts directs de l'Etat et des communes, en sa teneur au 7 décembre 1993). La juridiction cantonale est donc tenue de rendre deux décisions - qui peuvent toutefois figurer dans un seul acte -, une pour l'impôt fédéral direct et une pour les impôts cantonal et communal, avec des motivations séparées - ce qui n'exclut pas des renvois - et des dispositifs distincts ou du moins un dispositif qui distingue expressément les deux impôts (arrêt 2A.541/2003 du 24 août 2004, consid. 8.3, destiné à la publication). Dans le cas particulier, la Commission des recours s'est référée exclusivement aux dispositions du droit cantonal en matière de taxation par estimation, sans distinguer les deux impôts dans la motivation de sa décision. Le dispositif de cette décision sépare toutefois clairement l'impôt d'Etat de l'impôt fédéral direct, en indiquant la voie de droit ouverte pour chacun de ces deux impôts. Dans la mesure où le Tribunal fédéral revoit d'office l'application du droit fédéral, cette informalité de la décision attaquée quant à sa motivation demeure sans conséquences. 1.3 Déposé en temps utile contre une décision rendue en dernière instance cantonale en tant qu'elle concerne l'impôt fédéral direct, le présent recours est en principe recevable comme recours de droit administratif au regard des art. 97 ss OJ et de la règle particulière de l'art. 146 LIFD. Il y a donc lieu d'entrer en matière sur le recours.