Citation: 1C_407/2020 E. 13.2

13.2. Il n'est pas contesté que les éoliennes seront équipées d'un système automatique de chauffage préventif des pales en cas de conditions atmosphériques conduisant à la formation de givre et d'arrêt automatique si de la glace se formait néanmoins sur les pales (cf. décision finale, réponse aux opposition, p. 127). La cour cantonale a retenu que le système de chauffage empêchait de manière efficace la formation d'une couche de givre sur les pales. A cela s'ajoute, selon les constatations cantonales, que le système d'arrêt ne mettra les éoliennes hors service que lors de conditions météorologiques fortement verglaçantes, qui ne sont observées sur ce site que durant un à deux jours par an et pour des durées très limitées (de l'ordre de quelques heures), constatations sur lesquelles les assertions strictement appellatoires des recourantes - invoquant une durée de 40 jours - ne commandent pas de revenir (art. 105 al. 1 et 106 al. 2 LTF; cf. ATF 145 V 188 consid. 2). On peut ainsi raisonnablement admettre, avec la cour cantonale, que les conditions pour une accumulation de glace ne sont pas réunies. Par ailleurs, comme le souligne à juste titre l'instance précédente, si les directives cantonales éoliennes règlent les conditions d'implantation aux abords des voies de communication, en fonction du risque de chute de glace en extrémité de pale (éolienne à l'arrêt) et du risque d'éjection de glace (éolienne en mouvement) (cf. directives éoliennes, ch. 4.6.3.1, p. 20 ss), rien de tel n'est en revanche prévu en ce qui concerne les abords des chemin pédestres (cf. directives éoliennes, ch. 4.6.3.2, p. 22 s.). Les recourantes prétendent certes que ces directives seraient dépassées scientifiquement. Elles se prévalent à cet égard d'un document intitulé " IEA Wind TSP Task 19: International Recommandations for Ice Fail and Ice Throw Risk Assessments ", qui n'est pas mentionné dans l'arrêt attaqué; elles n'expliquent cependant pas en quoi celui-ci devrait, comme elles le prétendent péremptoirement, supplanter les directives cantonales en la matière. Cela étant, la problématique des jets de glace a fait l'objet d'une étude concluant à un niveau de risque admissible (cf. TÜV-SÜD, Unabhängige Analyse für den Standort Mollendruz, Eisfall-Risikobewertung-Ertragsausfall, 22 juillet 2011, ch. 10.4 p. 72 ss). Il est en outre prévu, s'agissant du chemin de randonnée pédestre reliant le col du Mollendruz au village de Juriens passant à proximité directe des aires d'implantation des éoliennes nos 1, 3, 4, 5, 6 et 7, que durant la saison hivernale, le balisage d'un itinéraire saisonnier passant à distance suffisante des éoliennes sera entrepris en concertation avec Vaud Rando (association vaudoise du tourisme pédestre) si cela est nécessaire pour garantir la sécurité des randonneurs vis-à-vis du risque de chute de glace (cf. directives éolienne, ch. 4.6.3.2, p. 23).