Citation: 1C_185/2017 E. 1.4

1.4. La Cour des plaintes a expressément reconnu que la notification des décisions à la banque, alors que la recourante avait son siège en Suisse, constituait une violation de son droit d'être entendue. Elle a toutefois considéré qu'il s'agissait d'une simple inadvertance de la part du Ministère public et non d'une violation systématique, de sorte qu'une réparation de l'irrégularité était possible en instance de recours. Cette appréciation est conforme à la jurisprudence selon laquelle la procédure de recours permet de réparer une violation du droit d'être entendu - y compris en ce qui concerne le droit de procéder au tri des pièces à transmettre - pour autant que l'autorité dispose d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit (ATF 124 II 132 consid. 2d p. 138-139), ce qui est le cas de la Cour des plaintes (cf. arrêt 1C_492/2012 du 9 octobre 2012 consid. 2.1). Sur ce point, l'arrêt attaqué est conforme à la pratique constante et il ne se pose aucune question de principe.