Citation: 6B_666/2023 E. 1.3.2

1.3.2. La cour cantonale a relevé que la société K.________ SA avait été recommandée auprès de O.________ par le consultant externe de C.________ SA, C1.________. O.________ n'avait cependant pas pu obtenir de plus amples informations sur K.________ SA auprès des intervenants de la branche pour des motifs de concurrence. L'autorité précédente a considéré qu'il ne pouvait lui être reproché de n'avoir entrepris aucune démarche pour tenter de garantir l'investissement de C.________ SA dès lors qu'à défaut d'autres possibilités, en particulier l'émission d'une garantie bancaire, elle n'avait eu d'autre choix que de se contenter de la seule garantie offerte par K.________ SA, à savoir la cession provisoire en sa faveur de 10 % du capital-actions de K.________ SA, représentant une valeur de l'ordre de son investissement selon les renseignements comptables fournis au sujet de la valeur de K.________ SA; du reste, il était aussi reconnu qu'une due diligence aurait été une démarche disproportionnée eu égard aux circonstances du cas d'espèce. Enfin, les informations données par le recourant notamment quant à la valeur de K.________ SA, respectivement des parts du capital-actions, étaient - volontairement - inexactes et donc trompeuses puisque fortement surévaluées par le recourant dans le seul but de parvenir à la conclusion du contrat-cadre du 20 mars 2008, et ainsi au versement d'acomptes par C.________ SA à K.________ SA. En effet, selon les estimations du comptable ainsi que les conclusions de l'expertise financière réalisée par B1.________ SA, les comptes 2007 étaient sciemment faux. A cela s'ajoutait le courriel du 9 octobre 2007, créé de toute pièce par le recourant dans le but de convaincre O.________ du bien-fondé de ses affirmations quant à la prétendue valeur de K.________ SA. O.________ n'avait aucune raison de remettre en cause les dires d'un comptable externe à l'entreprise et soumis à une obligation légale d'exactitude. Autrement dit, le recourant ne s'était pas contenté de donner des informations qu'il savait fausses à O.________, il avait encore falsifié les comptes de sa société et s'était fait passer pour le comptable afin que O.________ soit en pleine confiance au moment de recevoir ces indications mensongères. En définitive, la cour cantonale a considéré que le recourant était parvenu à installer le climat de confiance nécessaire à l'obtention de versements d'argent, à tout le moins s'agissant du premier acompte de 2'737'600 francs.