Citation: 9C_333/2020 E. 5.3

5.3. Pour admettre que le lien de connexité temporelle entre les troubles psychiques en raison desquels la recourante a bénéficié d'une rente de l'assurance-invalidité dès le mois de mai 1999 et l'incapacité de travail ayant débuté dès le 18 août 2015 n'avait pas été interrompu pendant la période d'activité professionnelle à 100 % du 1er août 2014 ou 18 août 2015, les premiers juges ont d'abord considéré que cette période d'activité avait constitué une tentative de reprise du travail. Après avoir constaté que l'assurée avait travaillé à 100 % dès le 1er août 2014, sans présenter d'incapacité de travail médicalement attestée avant le 18 août 2015, la juridiction cantonale a admis que l'incapacité durable de travail médicalement attestée dès cette dernière date trouvait sa cause dans l'activité professionnelle exercée à 100 % dès le 1er août 2014, qui avait progressivement entraîné un épuisement des ressources de la recourante et une augmentation des symptômes. Dans le contexte d'un trouble schizo-affectif évoluant sous la forme de "poussées-rémissions", présent depuis de nombreuses années et ayant justifié l'octroi d'une rente entière de l'assurance-invalidité jusqu'au 30 avril 2015, soit pendant encore les neuf premiers mois de la période d'activité à 100 % de la recourante, les premiers juges ont considéré que le seul fait que cette atteinte à la santé n'ait pas entraîné de période d'arrêt de travail ou de diminution du taux d'activité pendant une année n'était pas suffisant pour interrompre le lien de connexité temporelle.