Citation: 8C_726/2023 E. A

A.a. A.________, né en 1960, travaillait en tant que chauffeur auprès de l'entreprise B.________ Sàrl. À ce titre, il était assuré contre le risque d'accidents auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 4 novembre 2012, il a été victime d'un accident sur une autoroute à l'étranger. Rapatrié en Suisse, l'assuré a séjourné du 8 novembre 2012 au 11 janvier 2013 à l'Hôpital C.________, d'abord aux soins intensifs, puis au service de chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil moteur. Selon la lettre de sortie de l'Hôpital C.________ du 18 janvier 2013, l'accident avait provoqué une fracture de la symphyse pubienne et des branches ilio-pubiennes des deux côtés, une fracture du pilier antérieur du cotyle droit, une fracture de l'aileron sacré droit, en regard de l'articulation sacro-iliaque et ouverture de la sacro-iliaque gauche, des fractures de l'arc postérieur des côtes 4 à 12 à gauche, déplacées pour la plupart, des contusions pulmonaires et atélectasie lobaire inférieure gauche avec épanchement pleural bilatéral prédominant à gauche et broncho-pneumonie post-opératoire, une rupture splénique avec splénectomie en urgence, une contusion de la tête du pancréas et rénale droite et gauche ainsi que des escarres des talons sur immobilisations. La CNA a pris en charge le cas. Le 13 mai 2013, l'assuré a déposé une demande de prestations auprès de l'office de l'assurance-invalidité (ci-après: l'OAI). L'assuré a séjourné du 29 octobre au 20 novembre 2013 à la Clinique romande de réadaptation (CRR). À sa sortie, outre les diagnostics connus, il présentait des douleurs chroniques du bassin, des douleurs chroniques thoraciques à gauche, une hernie inguinale droite et une presbyacousie bilatérale. L'assuré a subi plusieurs cures de hernie inguinale droite entre 2014 et 2017. Il a également fait l'objet d'un examen psychiatrique par le docteur D.________, lequel a diagnostiqué une dysthymie. Par décision du 2 février 2015, l'OAI a nié le droit de l'assuré à des prestations d'invalidité. Sur recours de l'assuré contre cette décision, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice de la République et canton de Genève l'a annulée et a renvoyé la cause à l'OAI pour instruction complémentaire sous la forme d'une expertise pluridisciplinaire et nouvelle décision. Dans leur rapport d'expertise du 9 mai 2017, les docteurs E.________ (spécialiste FMH en médecine interne et rhumatologie), F.________ (spécialiste FMH en médecine interne) et G.________ (spécialiste FMH en psychiatrie) de l'Hôpital H.________ ont conclu à une incapacité de travail totale de l'assuré dans son activité habituelle et à une capacité résiduelle de 80 % dans une activité adaptée, sans diminution de rendement et dans le respect de ses limitations fonctionnelles. A.b. Le 3 janvier 2018, la CNA a informé l'assuré qu'elle mettrait fin à la prise en charge des frais médicaux (à l'exception d'une consultation de suivi orthopédique et une consultation annuelle de la douleur ainsi qu'un contrôle final à une année du point de vue de la chirurgie digestive) et aux indemnités journalières avec effet au 30 avril 2018, date de la stabilisation de son état de santé.