Citation: I 286/06 05.07.2006 E. A

Né en 1960, B.________ travaillait en qualité d'opérateur en chimie au service de l'entreprise C.________ SA. Souffrant de douleurs au thorax et au dos ainsi que d'un état dépressif, l'assuré a interrompu son activité le 13 octobre 2003. Depuis lors, il n'a plus repris d'activité lucrative; son employeur a mis fin aux rapports de travail au 31 décembre 2004. Le 18 octobre 2004, il a présenté à l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du Valais (ci après : l'office AI), une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi de mesures d'ordre professionnel (reclassement dans une nouvelle profession et rééducation dans la même profession). Procédant à l'instruction du dossier, l'office AI a recueilli divers avis médicaux, dont une expertise pluridisciplinaire pratiquée au Centre d'Expertises médicales de l'Hôpital X.________. Selon les experts, l'assuré souffrait d'un syndrome dorso-vertébral dans le cadre d'un trouble dissociatif (de conversion) mixte nécessitant une psychothérapie avec anxiolyse ponctuelle et une physiothérapie. Il présentait aussi un éthylo-tabagisme important. Ces médecins ont estimé qu'une reprise rapide à 50 % puis progressive de son ancienne profession était essentielle (rapport du docteur L.________ du 28 juillet 2004, incluant un consilium psychiatrique de son confrère A.________ du 22 juillet 2004 et un consilium rhumatologique du docteur V.________ du 20 juillet 2004). Dans son rapport du 26 novembre 2004, la doctoresse D.________, psychiatre-traitant, a diagnostiqué un trouble réactionnel avec symptomatologie anxio-dépressive moyenne évoluant favorablement et n'affectant pas sa capacité de travail. Elle a mis fin au traitement le 15 octobre 2004. Par décisions des 20 et 21 janvier 2005, confirmées sur opposition le 4 août 2005, l'Office AI a nié à l'assuré le droit à une rente et à un reclassement professionnel. Il a retenu que la capacité de travail de ce dernier était nulle du 13 octobre 2003 au 31 juillet 2004 et de 50 % d'un temps complet du 1er au 31 août 2004. A partir du 1er septembre suivant, l'assuré était totalement capable de reprendre son ancienne activité d'opérateur en chimie. B. Saisi d'un recours contre la décision sur opposition du 4 août 2005, le Tribunal cantonal des assurances du canton du Valais l'a rejeté par jugement du 17 février 2006.