Citation: 7B_624/2024 E. 3.2.3

3.2.3. En outre, une surveillance ne peut être autorisée que si elle respecte le principe de la subsidiarité (art. 269 al. 1 let. c CPP). Celui-ci présuppose notamment que l'autorité examine d'abord si une autre mesure moins incisive peut atteindre le résultat recherché ( ultima ratio; ATF 142 IV 289 consid. 2.3; 141 IV 459 consid. 4.1; arrêt 1B_282/2022 du 29 novembre 2022 consid. 4.2, non publié aux ATF 149 IV 35). À cet égard, il suffit que d'autres mesures ne puissent raisonnablement pas remplacer la mesure de surveillance en question. Il n'est donc pas nécessaire d'avoir utilisé toutes les autres mesures envisageables en l'espèce (cf. SYLVAIN MÉTILLE, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2e éd. 2019, n° 31 ad art. 269 CPP et la référence citée; DANIEL JOSITSCH/NIKLAUS SCHMID, Schweizerisches Strafprozessordnung, Praxiskommentar, 4e éd 2023, n° 11 ad art. 269 CPP). Il convient également de tenir compte de la temporalité dans laquelle s'inscrit la mesure. En effet, dans certains cas, des mesures moins incisives ne peuvent pas être envisagées car la personne concernée prendrait connaissance de la procédure pénale en cours et pourrait compromettre les investigations (DANIEL JOSITSCH/NIKLAUS SCHMID, op. cit., 4e éd 2023, n° 11 ad art. 269 CPP).