Citation: I 700/01 09.04.2002 E. 2

2.- La recourante fait valoir que les douleurs ressenties l'empêchent d'avoir une activité normale et l'obligent à se reposer plusieurs fois dans la journée afin de soulager son dos. Elle en déduit un droit à une rente d'invalidité, ou à tout le moins à des mesures d'ordre professionnel de l'assurance-invalidité. a) Les médecins du COMAI, de même que la doctoresse B.________, sont d'avis qu'une reprise du travail à 50 %, voire à 100 % après un temps d'adaptation, est exigible de l'assurée, dans une activité lui permettant de respecter les limites fonctionnelles qu'ils ont décrites. Sur ce point, il n'y a pas lieu de s'écarter des constatations de ces praticiens, dont les rapports répondent aux exigences posées par la jurisprudence en la matière (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a et les références) et concordent dans une large mesure. La proposition du docteur A.________ de retenir un taux d'invalidité de 100 % n'est en revanche que sommairement motivée et n'emporte pas la conviction, dans la mesure où celui-ci fait largement référence à des circonstances étrangères à la notion d'invalidité. b) Selon le rapport du COMAI, un changement d'activité professionnelle serait judicieux, au regard des atteintes à la santé présentées par l'assurée (rapport du 14 juillet 2000, p. 18). Pour sa part, la doctoresse B.________ avait déjà conseillé à sa patiente, avant l'exacerbation de ses douleurs en novembre 1997, de trouver un emploi mieux adapté à son état de santé (rapport du 22 novembre 1997 de la doctoresse B.________); elle a par la suite renouvelé cette recommandation (rapport du 21 juin 1999). Il convient de suivre les conseils de ces praticiens et de ne pas imposer la reprise de son ancienne profession à la recourante. Néanmoins, celle-ci ne présente pas d'invalidité pour la part de son emploi du temps réservée à l'exercice d'une activité lucrative, sans que l'octroi de mesures de reclassement professionnel au sens de l'art. 17 LAI soit nécessaire, comme l'ont retenu à juste titre les premiers juges. En effet, compte tenu de sa capacité de travail résiduelle, la recourante peut encore réaliser un salaire identique à celui qu'elle obtiendrait dans son ancien emploi en l'absence d'atteinte à la santé. A cet égard, un salaire de l'ordre de 15 fr. par heure - telle était la rémunération que lui versait son ancien employeur -, est exigible sans formation particulière, y compris dans des activités adaptées à son état de santé. J.________ ne travaillerait par ailleurs pas à plus de 50 % si elle n'était pas invalide, comme cela ressort de ses déclarations depuis le dépôt de la demande de prestations. c) Les premiers juges pouvaient également retenir à bon droit un taux d'invalidité de 34,6 % dans les tâches ménagères, sur la base du rapport d'enquête économique du 16 novembre 1998. La recourante ne soulève du reste aucune critique sur cet aspect du jugement entrepris. Dans ces conditions, il convient, d'une part, de nier le droit de l'assurée à des mesures de reclassement au sens de l'art. 17 LAI, et d'autre part, de constater que son taux d'invalidité était globalement inférieur à 40 %, ce qui exclut le droit à une rente d'invalidité (cf. art. 28 al. 1 LAI).