Citation: 4P.245/2002 03.02.2003 E. A

La société X.________ SA (ci-après: la société), qui est active dans les transports en tous genres, a pour administrateurs B.________, président, C.________, secrétaire, D.________ et E.________; elle a connu des difficultés économiques dès 1995 en raison d'une baisse du volume des affaires. A.________ a été engagé par la société le 5 avril 1988 comme chauffeur poids lourds. Son salaire mensuel net, versé treize fois l'an, se montait en 1997 à 3715 fr. pour 46 heures de travail par semaine. Les heures supplémentaires que le travailleur accomplissait étaient en principe compensées par les périodes de congé dont il bénéficiait par manque de travail. Jusqu'en 1993, les relations entre les parties étaient bonnes. Le climat s'est détérioré lorsque la société a remis en 1994 un camion neuf à un ancien chauffeur, et non pas à A.________, qui s'est alors fâché. Le travailleur a réagi de la même façon quand un véhicule neuf a été remis en 1996 à un autre chauffeur. En février 1997, A.________ s'est adressé à un syndicat pour traiter des problèmes qu'il rencontrait avec son employeur et a invité les autres chauffeurs à faire de même, ce qui apparemment a déplu à B.________. L'après-midi du vendredi 21 mars 1997, A.________ a été convoqué par B.________ et C.________, qui lui ont reproché de semer la zizanie au sein de la société et d'avoir pris contact avec un syndicat. Selon B.________, le travailleur se serait moqué de lui, en lui disant qu'il "n'en avait rien à foutre" et qu'il "en avait marre de travailler pour l'entreprise". X.________ SA a signifié son congé au travailleur pour le 31 mai 1997, par lettre du 21 mars 1997. A.________, par l'entremise de son syndicat, a contesté le congé le 21 avril 1997.