Citation: 9C_123/2022 E. A

A la suite d'une dysphorie de genre due à son identité transgenre, A.________, née de sexe masculin, a entrepris une procédure de changement de sexe. Son acte de naissance a été modifié en janvier 2020 en ce sens qu'elle est de sexe féminin. Elle est assurée auprès de CONCORDIA Assurance suisse de maladie et accidents SA (ci-après: Concordia ou la caisse-maladie) pour l'assurance obligatoire des soins. Le 18 octobre 2019, l'assurée a requis, par l'intermédiaire du docteur B.________, spécialiste en chirurgie plastique, reconstructive et esthétique, la prise en charge d'une chirurgie faciale consistant en un rabotage de l'arcade sourcilière, afin de féminiser le front. Elle a subi cette intervention sans attendre la garantie de paiement de Concordia qui, par décision du 3 juillet 2020, confirmée sur opposition le 7 décembre suivant, a refusé la prise en charge des coûts y afférents. En bref, Concordia a considéré que les arcades sourcilières ne faisaient pas partie des caractères sexuels secondaires et que les arcades sourcilières de l'assurée n'étaient pas particulièrement saillantes. Leur rabotage ne permettait pas d'obtenir un bénéfice thérapeutique clair et de diminuer les souffrances de l'intéressée, si bien que l'opération ne remplissait pas les critères d'efficacité et d'adéquation