Citation: 7B_33/2025 E. 6.3

6.3. Là aussi, et au contraire de ce que soutient le recourant, il n'apparaît pas que l'autorité précédente ait examiné le risque de collusion en lien avec d'autres infractions que celle d'infraction grave à la LStup. Cela étant, l'autorité précédente a relevé que le recourant avait certes admis certains faits (en lien avec le trafic de drogues dans lequel il est soupçonné d'être impliqué), mais que ses déclarations avaient fortement évolué lorsqu'il avait été confronté aux éléments de preuve recueillis. Le rôle du recourant dans le trafic, tout comme l'étendue exacte de celui-ci, devaient encore être éclaircis, notamment en déterminant ses éventuels complices, fournisseurs et acheteurs sur lesquels il n'avait pas voulu se prononcer. Ces personnes ne pourraient être déterminées qu'une fois les analyses - décrites à suffisance par le Ministère public dans sa demande (analyses des téléphones mobiles; analyses bancaires; mise en lien des données des téléphones mobiles avec les données de géolocalisation; audition du prévenu en vue de le confronter aux résultats de ces analyses [cf. demande de prolongation de la détention provisoire déposée le 8 novembre 2024 par le Ministère public, p. 3] - terminées, ce qui n'était pas le cas en l'espèce. L'autorité précédente a ajouté qu'il y avait fort à craindre que le recourant, s'il était remis en liberté, tente d'influencer les personnes liées à son trafic pour ne pas aggraver davantage ses agissements. En outre, le recourant avait caché son téléphone mobile lorsqu'il avait su qu'il allait être appréhendé par la police; il avait ainsi cherché à dissimuler des preuves qui pourraient l'accabler.