Citation: 2A.18/2000 26.01.2000 E. B

B.- Le recours formé contre la décision du 31 mai 1999 a été rejeté par le Tribunal administratif du canton de Vaud par arrêt du 30 novembre 1999. En substance, le Tribunal administratif a émis des doutes sur la réelle volonté des époux G.________ de fonder une véritable union conjugale. Il s'est demandé ce qui pouvait rapprocher deux personnes ne se connaissant que depuis peu, n'ayant apparemment aucun intérêt commun et, surtout, séparées par une différence d'âge de 41 ans. Le Tribunal administratif a fait état d'une attestation du 29 mars 1999 produite par T.G.________, dans laquelle H.G.________ déclare que, se sentant très seul, il attendait de son mariage qu'il lui donne une compagne avec laquelle partager sa vie; après coup, il aurait réalisé que la profession d'artiste de cabaret comportait des engagements qui éloignaient sa femme du domicile conjugal, où elle ne pouvait revenir aussi souvent qu'il l'aurait voulu. Sans mettre en doute la déclaration de H.G.________, le Tribunal administratif a indiqué que de telles affirmations avaient de quoi surprendre de la part d'un homme qui, par deux fois, venait de déclarer à la police de la façon la plus catégorique que le mariage avait été arrangé, lui-même épousant une femme jeune et elle pouvant espérer obtenir une autorisation d'établissement. Le Tribunal administratif a ensuite admis en fait que la vie commune s'était résumée à des apparitions irrégulières de l'intéressée au domicile du mari et que, depuis de nombreux mois, ce dernier ne l'avait pratiquement plus revue; d'ailleurs il envisageait de divorcer. En conséquence, la Cour cantonale a admis l'existence d'un abus de droit, car l'intéressée invoquait un mariage qui ne subsistait plus que formellement.