Citation: 5A_127/2025 E. 7.2.2

7.2.2. Sous l'angle de l'appréciation arbitraire des preuves, la recourante relève que, bien que constatant qu'elle avait l'air traumatisée par son vécu auprès de son ex-compagnon, l'autorité cantonale ne retenait pas que C.________ était également lui aussi victime, en tant que spectateur des violences subies. Elle en déduit que c'était arbitrairement que la cour cantonale concluait que son fils n'était pas en danger auprès de l'intimé. Cette critique doit être rejetée. La cour cantonale a certes relevé que la recourante semblait particulièrement atteinte, voire traumatisée par les années passées auprès de l'intimé. Elle a toutefois souligné qu'il était à ce stade impossible de déterminer la véracité, ni même la vraisemblance des événements relatés par la recourante en lien avec les agressions que lui aurait fait subir son ex-compagnon. Cette observation laisse indécise l'existence des actes de violence allégués par la recourante; dans cette mesure, l'impact indirect que ceux-ci auraient pu avoir sur C.________ ne peut être indubitablement retenu. À cela s'ajoute que la recourante ne conteste pas les autres éléments pris en considération par la cour cantonale pour écarter une mise en danger de C.________ auprès de son père, à savoir: les décisions rendues jusqu'à présent par les autorités judiciaires suédoises, le refus de la recourante d'instaurer une enquête sur la garde au motif qu'aucun des parents ne remettait en question les capacités parentales de l'autre; le défaut de tout signalement de maltraitance en Suède, malgré les consultations médicales, la fréquentation de l'école maternelle et d'un club de hockey.