Citation: H 38/01 17.01.2002 E. 4

4.- a) En ce qui concerne le principe de leur responsabilité, les recourants contestent avoir commis une négligence grave, voire une faute qualifiée au sens de l'art. 52 LAVS. Ils rappellent qu'ils n'exerçaient aucune fonction opérationnelle, qu'ils n'assumaient pas la gestion effective de la société, et que leur point de vue n'était jamais requis du troisième administrateur, notamment quand il s'agissait d'affecter les liquidités. A ce propos, ils font également grief aux premiers juges de ne pas avoir administré les preuves, les privant ainsi de la possibilité de démontrer qu'ils n'avaient joué aucun rôle dans la direction et la gestion de la société X.________ SA. b) En leur qualité d'administrateurs de la société faillie, les recourants devaient s'assurer que les cotisations paritaires afférentes aux salaires versés fussent effectivement payées à la caisse de compensation, conformément aux obligations légales de la société (art. 14 al. 1 LAVS en corrélation avec les art. 34 ss RAVS), nonobstant le mode de répartition interne des tâches au sein de l'administration de la société X.________ SA. Un administrateur ne peut en effet se libérer de cette responsabilité en se bornant à soutenir qu'il faisait confiance à ses collègues chargés de gérer les finances de l'entreprise et de régler lesdites cotisations à la caisse intimée, ou à affirmer qu'il n'avait qu'un rôle subalterne, car cela constitue déjà en soi un cas de négligence grave. On rappellera d'ailleurs que la jurisprudence s'est toujours montrée sévère, lorsqu'il s'est agi d'apprécier la responsabilité d'administrateurs qui alléguaient avoir été exclus de la gestion d'une société et qui s'étaient accommodés de ce fait sans autre forme de procès (cf. notamment RCC 1992 pp. 268-269 consid. 7b, 1989 pp. 115-116 consid. 4). La passivité des recourants est de surcroît en relation de causalité naturelle et adéquate avec le dommage subi par la caisse de compensation. En effet, si A.________ avait correctement exécuté son mandat d'administrateur, il aurait pu veiller au paiement des cotisations aux assurances sociales, d'autant plus que la structure simple de l'entreprise était propice à ce genre de surveillance. Quant à B.________, elle a reconnu avoir su que la société éprouvait des retards dans le versement des cotisations paritaires et que les fournisseurs de l'entreprise étaient désintéressés en priorité, tout en ajoutant qu'elle s'était néanmoins satisfaite des explications de C.________ (réponse du 9 juin 1999, p. 3). Si la recourante s'était trouvée dans l'incapacité d'exercer sa tâche d'administratrice, en raison de l'opposition de C.________, elle aurait alors dû démissionner de ses fonctions. Pareil comportement tombe sous le coup de l'art. 52 LAVS.