Citation: K 62/04 07.04.2006 E. A

P.________ est affilié à la caisse-maladie KPT/CPT (ci-après : la caisse) notamment pour l'assurance obligatoire des soins. En 1992, il a souffert d'un cancer rétro-molaire et amygdalien, qui a nécessité une intervention chirurgicale ainsi qu'une radiothérapie. Depuis lors, il a été régulièrement suivi par la doctoresse K.________, médecin-dentiste, pour des soins conservateurs et des mesures d'hygiène dentaire. Celle-ci a procédé, dès le mois d'août 1999, à une réhabilitation totale du maxillaire inférieur de P.________ en raison d'une forte abrasion de ses dents. Elle a établi un devis, le 22 octobre 1999, pour un montant de 22'771 fr. 35. Le 28 décembre 1999, la caisse a informé l'assuré qu'elle refusait la prise en charge du traitement dentaire entrepris, au motif qu'il n'était pas prouvé que ce traitement était imputable aux suites de la radiothé-rapie pratiquée en 1992. P.________ a manifesté son désaccord. Après avoir effectué une instruction complémentaire auprès des docteurs B.________ (qui avait ordonné le traitement oncologique en 1992) et K.________, la caisse a, par lettre du 10 avril 2000, réitéré son refus de prendre en charge des frais selon devis, arguant que les soins prodigués depuis 1992 pour éviter les conséquences néfastes du traitement cancéreux sur la dentition avaient été insuffisants. L'assuré ayant derechef contesté cette prise de position, la caisse a soumis le cas à ses dentistes-conseil, les docteurs Z.________ et T.________, et rendu une décision formelle de refus le 7 février 2001. Par décision du 29 octobre 2001, elle a écarté l'opposition formée par l'assuré.