Citation: 5A_478/2022 E. 5.1

5.1. En l'espèce, l'autorité cantonale a retenu que l'entretien à prendre en compte dans le minimum vital du débiteur se rapporte en principe à l'enfant mineur; une telle charge doit cependant être admise après la majorité si l'enfant ne réalise aucun revenu et n'a pas encore achevé sa première formation, par quoi il faut entendre l'obtention de la maturité fédérale ou d'un diplôme de fin d'écolage. En revanche, tel n'est plus le cas si l'enfant majeur vivant dans le ménage commun du débiteur poursuit des études universitaires ou une formation supérieure, car le devoir d'entretien est subordonné à la capacité financière des parents, de sorte que, lorsque celle-ci fait défaut - ce qui est le cas si le parent en question fait l'objet d'une saisie de salaire -, un tel devoir n'existe pas; au demeurant, il ne se justifie pas de privilégier l'enfant majeur qui poursuit des études au détriment des créanciers. En l'occurrence, l'enfant B.A.________ est majeure depuis le 27 juillet 2019 et, selon les explications fournies par le débiteur, a obtenu sa maturité fédérale en juin 2020; elle a dès lors achevé la première formation. Une obligation d'entretien à son égard, reposant sur l'art. 277 al. 2 CC, ne peut en outre être retenue au vu de la situation financière actuelle du débiteur. C'est donc à juste titre que l'Office a refusé de tenir compte des dépenses liées à l'entretien de cet enfant. Il convient néanmoins d'octroyer un délai d'adaptation de six mois dès la communication du procès-verbal de saisie (modifié), si bien que les charges afférentes à son entretien (937 fr. 55) doivent être prises en considération jusqu'au 31 juillet 2022.