Citation: 1P.224/2001 25.06.2001 E. 6

6.- En relation avec le grief précédent, les recourants soutiennent que le Tribunal administratif aurait violé les art. 14 LCI et 13 al. 4 du règlement d'application de celle-ci, du 27 février 1978 (RALCI), en ne demandant pas des calculs complémentaires au sujet de la statique des bâtiments en question. a) A teneur de l'art. 14 let. c LCI, le département peut refuser l'autorisation de construire lorsque la construction ou l'installation projetée ne remplit pas des conditions de sécurité et de salubrité suffisantes à l'égard des voisins ou du public. Quant à l'art. 13 al. 4 RALCI, il prévoit que le département peut demander des renseignements ou des plans complémentaires, la modification de plans, la constitution de servitudes ou des calculs statiques. b) Se fondant sur la contre-expertise Geos, les recourants ont défendu le point de vue que le projet des intimés menacerait la stabilité de la maison des intimés et celle des époux C.________. Ils ont partant réclamé des mesures complémentaires sur ce point, en application de l'art. 13 al. 4RALCI. Le Tribunal administratif, se référant à sa jurisprudence, a considéré que l'art. 14 LCI n'a pas pour but de protéger l'intérêt des voisins. On peut hésiter sur ce point, s'agissant, pour ce qui est de l'art. 14 let. c LCI, d'une disposition qui évoque expressément les voisins. Cela étant, même s'il fallait admettre que les recourants sont habilités à se prévaloir de cette norme, il n'en demeure pas moins que le Tribunal administratif pouvait sans arbitraire considérer que l'ouvrage projeté ne comportait pas un risque de sécurité pour la maison des époux A.________. En outre, les art. 14 let. c LCI et 13 al. 4 RALCI sont des normes potestatives, laissant au département une liberté d'appréciation dans laquelle le Tribunal administratif, selon sa pratique, n'intervient qu'avec retenue. Les recourants ne peuvent en tirer une quelconque obligation d'agir, opposable aux autorités cantonales.