Citation: 8C_450/2007 17.01.2008 E. 3

On rappellera en bref les considérations qui ont amené le Tribunal fédéral des assurances à renvoyer la cause à la recourante pour instruction complémentaire (cf. arrêt du 27 octobre 2005). Le tribunal a noté qu'au mois de mars 2002, le médecin d'arrondissement de la CNA avait encore retenu que l'assuré présentait les conséquences typiques d'un syndrome après traumatisme par accélération décélération. Or, ce médecin était parvenu à la conclusion inverse à peine quatre mois plus tard sans fournir d'explications satisfaisantes. Il y avait certes au dossier des indices susceptibles d'étayer une évolution psychique défavorable (risque de sinistrose). L'existence d'un trouble psychique n'était toutefois pas médicalement documenté. Il n'était dès lors pas possible de savoir si les plaintes qui subsistaient chez l'assuré au-delà du 31 juillet 2002 ressortaient spécifiquement au tableau clinique du traumatisme cervical du type coup du lapin ou constituaient une atteinte à la santé (secondaire) indépendante, ce qui était déterminant pour juger de son droit aux prestations ou non. La mise en oeuvre d'une instruction complémentaire, notamment sous la forme d'une expertise psychiatrique, était donc nécessaire.