Citation: 6B_1082/2020 E. 1.4.4

1.4.4. Le recourant se prévaut également des doutes du ministère public quant à son implication dans le brigandage en cause, exprimés dans le courrier du 4 février 2016 au Tribunal des mesures de contrainte, dont il ressortirait que D.________ aurait pu le mettre en cause uniquement parce qu'il lui en voulait de l'avoir dénoncé. D'après le recourant, l'instruction n'aurait, depuis lors, rien dévoilé de plus, de sorte qu'en faisant fi des doutes émanant de l'accusation, la cour cantonale aurait démontré une volonté aveugle de le condamner pour les deux cas. Le recourant ne saurait être suivi. Les juges cantonaux ont précisément indiqué que, comme l'avait relevé le ministère public lorsqu'il avait saisi le Tribunal des mesures de contrainte d'une demande de surveillance téléphonique, il était possible de concevoir que D.________ eût impliqué le recourant dans le cas de l'intimé uniquement pour lui faire payer ses aveux dans le cas de C.________ et protéger le véritable complice. Ils ont toutefois indiqué les raisons pour lesquelles cette hypothèse devait être écartée. Ainsi, une fois les premières dénégations passées, D.________ n'avait pas seulement mis en cause le recourant mais s'était aussi entièrement expliqué sur sa propre participation, ce qui dénotait une volonté manifeste d'en finir avec les mensonges. Sa version du déroulement de la soirée était en outre parfaitement logique et cohérente, notamment lorsqu'il avait évoqué la nécessité de se déplacer à chaque fois avec le recourant qui disposait d'un permis et d'une voiture tandis qu'il était pour sa part sous le coup d'une mesure de retrait de permis, ou encore lorsqu'il avait expliqué qu'il avait commis le deuxième racket après avoir perdu tout le butin du premier en jouant en poker en ligne. De plus, D.________ n'avait pas cherché à accabler le recourant en précisant par exemple qu'il ne pouvait pas affirmer que ce dernier avait frappé C.________. Enfin, il avait confirmé que le recourant était bien impliqué dans le cas concernant l'intimé lors de l'audience de première instance qui s'était déroulée près de quatre ans après les faits, soit à un moment où une éventuelle rancoeur n'avait plus aucune raison d'être et où l'intéressé avait par ailleurs démontré qu'il était rentré définitivement dans le droit chemin. Aussi, la cour cantonale a-t-elle considéré que D.________ était parfaitement crédible lorsqu'il mettait en cause le recourant. Celui-ci ne démontre pas en quoi cette appréciation serait insoutenable, se contentant d'affirmer qu'il n'était pas étonnant que D.________ ait campé sur ses positions quatre ans après les faits puisqu'en changeant de version il serait passé pour quelqu'un de peu fiable, pas crédible, de mauvaise foi, incapable de dire la vérité et risquait ainsi une peine plus importante. Un tel procédé, purement appellatoire, est inadmissible. Pour le surplus, en tant qu'il soutient que depuis les doutes émis par le ministère public, l'instruction n'aurait rien dévoilé de plus, il se borne à substituer, une fois encore de façon appellatoire, sa propre appréciation des preuves à celle de l'autorité précédente. Le moyen est irrecevable.