Citation: 7B_939/2023 E. 2.3

2.3. La Chambre des recours pénale a considéré que les motifs invoqués par le recourant à l'appui de sa demande de jonction ne tendaient pas à démontrer que la situation aurait changé depuis l'ordonnance de disjonction du 17 mai 2023, mais à justifier le fait qu'il n'avait pas recouru en temps voulu; sur ce dernier point, le recourant s'était en substance plaint du volume du dossier, ne requérant à juste titre pas de restitution du délai, dont les conditions n'étaient pas remplies. Les motifs invoqués par le recourant à l'appui de sa demande de jonction n'étaient dès lors pas propres à justifier une nouvelle décision du Ministère public. Or tout en reconnaissant que la situation n'avait pas changé et en concédant n'avoir pas "immédiatement" recouru contre l'ordonnance de disjonction, le recourant avait néanmoins requis la jonction des causes. Au vu de ces éléments, la requête de jonction était manifestement abusive en tant qu'elle tendait uniquement à pallier l'absence de recours contre l'ordonnance de disjonction; elle consacrait un comportement contradictoire du recourant qui s'était accommodé d'une décision en ne recourant pas dans le délai prévu à cet effet, puis en en requérant de fait l'annulation malgré l'absence de nouveau motif.