Citation: 6B_721/2008 23.03.2009 E. 4

S'agissant de la tentative de brigandage commise au préjudice de I.________ (cf. supra consid. B.b; consid. C.1 à C.4 p. 17 ss de l'arrêt attaqué), le recourant affirme qu'aucun élément ne permet d'établir un lien entre les coaccusés et la victime. Il explique qu'à cette époque il sortait très souvent avec B.X.________, ce qui ne lui permettait pas d'exclure une présence commune avec son compère à différents endroits de Suisse allemande et surtout orientale, à toutes heures du jour ou de la nuit. S'agissant des contrôles rétroactifs des mobiles, il relève qu'aucune conversation entre lui-même et B.X.________ n'a été établie aux environs de 19 heures 30. Il reproche à l'autorité précédente de n'avoir pris en compte qu'une partie des repérages téléphoniques et constate que les relevés géographiques du 20 décembre 2002 entre 16 heures 35 et 22 heures peuvent également correspondre à une sortie de quelques heures entre Baden et St-Gall. 4.1 Selon les constatations cantonales, cette tentative de brigandage s'est déroulée le 20 décembre 2002, à Flawil, aux alentours de 19 heures 15. A 19 heures 14 et 19 heures 25, le natel de B.X.________ a actionné l'antenne de Gossau, respectivement celle de Teufen entre 19 heures 29 et 19 heures 30, toutes deux situées à proximité du lieu de l'infraction. Entre 18 heures 37 et 19 heures 45, les natels du recourant ont actionné l'antenne de Gossau, proche du lieu de l'infraction. Ils n'ont pas été activés au moins entre 18 heures 58 et 20 heures 12 et ceux de B.X.________ entre 18 heures 34 et 19 heures 14 et cette dernière activation provient d'un appel qu'a reçu ce dernier, numéro qu'il a rappelé à 19 heures 25. Les deux coaccusés n'ont par ailleurs eu aucun contact téléphonique entre eux par natel entre 16 heures 56 et 21 heures 55, le jour en question, alors qu'ils en ont eu plusieurs avant et après. 4.2 La Cour criminelle a admis que le recourant avait participé à cette tentative de brigandage, au motif que les données précitées relevaient non seulement sa présence sur les lieux de l'infraction, mais également le fait qu'il était en compagnie de B.X.________ au moment des événements, les comparses n'ayant d'ailleurs eu aucun échange téléphonique durant les heures autour de l'infraction. Par ailleurs, elle a constaté que l'intéressé n'avait rien pu dire quant à l'activation de son natel avant et pendant le brigandage, ni sur le fait qu'il se retrouvait pour la troisième fois avec B.X.________ sur les lieux d'un brigandage, après St-Margrethen et le Casino 138. Ainsi, l'autorité cantonale a fondé sa conviction sur des éléments objectifs qui suffisent à établir le lien entre les deux accusés et la victime. Contrairement à ce que semble penser le recourant, le fait que les comparses n'aient pas eu d'échanges téléphoniques au moment des faits constitue un élément à charge, dès lors qu'il démontre que les deux hommes étaient ensemble. Les explications données par l'intéressé au sujet de ses sorties en discothèques avec son comparse ou d'une sortie de quelques heures entre Gossau et St-Gall le jour de l'infraction sont purement appellatoires et d'ailleurs peu crédibles, compte tenu de la présence commune des comparses sur diverses scènes de brigandage, l'heure à laquelle a été commise l'infraction à Flawil, les explications divergentes des coaccusés quant au résultat des relevés téléphoniques et les affirmations variées du recourant sur son emploi du temps. Enfin, le recourant ne démontre pas en quoi les repérages géographiques durant les jours qui ont précédé ou succédé l'infraction et auxquels il se réfère seraient pertinents dans le cadre de l'appréciation des preuves faite par la Cour criminelle. Le grief est donc infondé.