Citation: 5A_200/2021 E. 4.2

4.2. Les recourants perdent de vue que l'art. 404 CC n'est directement pertinent (par analogie) que pour autant que la représentation de l'enfant ait été ordonnée dans le cadre d'une curatelle selon les art. 306 al. 2 ou 308 al. 2 CC (AFFOLTER-FRINGELI/VOGEL, in Berner Kommentar, 2016, n° 58 ad art. 314a bis CC; REUSSER, in Basler Kommentar, ZGB I, 6ème éd. 2018, n° 7 ad art. 404 CC). En revanche, lorsque, comme en l'espèce, le curateur de représentation du mineur a été nommé sur la base de l'art. 314a bis CC, les coûts y relatifs relèvent du droit cantonal, subsidiairement du CPC (COTTIER, in Kurzkommentar, ZGB, 2ème éd. 2018, n° 15 ad art. 314a bis CC; COTTIER, in CommFam, Protection de l'adulte, 2013, n° 16 ad art. 314a bis CC; AFFOLTER-FRINGELI/VOGEL, op. cit., n° 54 ad art. 314a bis CC; FOUNTOULAKIS/AFFOLTER-FRINGELI/BIDERBOST/STECK, Kindes- und Erwachsenenschutz-recht, 2016, N. 18.179 p. 772; LEUTHOLD/SCHWEIGHAUSER, Beistandschaft und Kindesvertretung, RMA 2016 p. 463 ss, 480). En droit vaudois, l'art. 48 al. 1 de la loi du 29 mai 2012 d'application du droit fédéral de la protection de l'adulte et de l'enfant (LVPAE; BLV 211.255) prévoit notamment que lors de l'approbation des comptes, l'État alloue au curateur une indemnité équitable, eu égard au travail accompli pour la période comptable écoulée (2ème phr.). Par ailleurs, selon l'alinéa 2 de cette disposition, le tribunal cantonal fixe, par voie réglementaire, le tarif de rémunération du curateur, ce qui a été fait par l'adoption du Règlement sur la rémunération des curateurs du 18 décembre 2012 (RCur; BLV 211.255.2). Or, force est de constater que les recourants ne soulèvent aucun grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'application de la LVPAE ou du RCur. Pour le reste, ils ne font que réitérer en instance fédérale leur propre vision de la qualité du travail fourni par la curatrice. Un tel procédé, purement appellatoire, est inadmissible (cf. supra consid. 2.2). Il s'ensuit que la critique est irrecevable.