Citation: 8C_565/2015 E. A

A.________ travaille en qualité d'aide-infirmière à un taux d'activité de 70 % pour l'établissement médico-social B.________. A ce titre, elle est assurée obligatoirement contre le risque d'accidents auprès de la compagnie d'assurances Mutuel Assurances SA (ci-après: Mutuel). Le 8 février 2013, elle a été victime d'un accident de la circulation. Elle roulait normalement au volant de son véhicule lorsque, parvenue à la hauteur d'une intersection de deux routes, un autre conducteur venant en sens inverse lui a coupé la route en obliquant à gauche; malgré un freinage d'urgence, elle n'a pas pu éviter la collision. Le même soir, elle s'est rendue aux urgences de l'Hôpital C.________ pour un contrôle. Selon le rapport de consultation y relatif, A.________ se plaignait de douleurs au niveau sternal à la suite du choc contre le volant; il a été constaté un hématome en formation au niveau du sein droit (contusion sternale). Aucune incapacité de travail n'a été prescrite. L'accident a été annoncé à Mutuel, qui a pris en charge le cas. Le 13 février 2013, l'assurée a consulté son médecin traitant, le docteur D.________, qui lui a prescrit des séances de physiothérapie pour des cervicalgies. Une IRM de l'épaule droite réalisée le 26 avril 2013 a mis en évidence une petite déchirure de la surface capsulaire du tendon supra-épineux à son insertion distale sur le trochiter sans rétraction, ainsi qu'une atteinte dégénérative de l'articulation acromio-claviculaire avec "Impingement" et bursite sous-acromiaux. Le docteur D.________ a attesté une incapacité de travail à partir du 7 mai 2013. Au cours d'un entretien avec un inspecteur de Mutuel le 22 mai suivant, l'assurée a expliqué qu'elle avait mal un peu partout après l'accident, surtout au niveau du sternum et des cervicales, et qu'elle avait ressenti une gêne de plus en plus marquée à l'épaule droite après quelques jours d'activité; elle avait néanmoins continué à travailler; puis les troubles étaient devenus trop importants, entraînant une impossibilité de lever le bras droit et de porter des charges. A partir de juillet 2013, le suivi médical a été assuré par le docteur E.________. Ce médecin a constaté une évolution favorable en ce qui concerne la cage thoracique, le sternum et le rachis, mais pas pour l'épaule droite dont les troubles persistaient nécessitant la poursuite du traitement médical. Ce dernier a consisté en des mesures conservatrices et fonctionnelles. Par décision du 27 septembre 2013, confirmée le 16 décembre 2013 Mutuel a mis un terme à ses prestations au 26 avril 2013 au motif que l'accident n'avait tout au plus que révélé un état préexistant, l'IRM permettant d'exclure la présence d'une lésion traumatique. L'assureur-accidents s'est référé à l'appréciation médicale de son médecin-conseil, le docteur F.________, du 14 octobre 2013.