Citation: 4C.182/2004 23.08.2004 E. 1

La cour cantonale a considéré par ailleurs que le demandeur a connu l'ampleur du dommage ainsi que son auteur le 13 mai 1994, lors de sa visite à la succursale de X.________ à .... A ce moment-là, le lésé a su que les chèques avaient été encaissés par la banque pour un tiers, client de la banque, et que celle-ci n'entendait pas lui restituer les fonds. Selon le jugement attaqué, ces éléments étaient suffisants et propres à fonder une action en justice contre la défenderesse, de sorte que la prescription d'un an de l'art. 60 al. 1 CO était largement atteinte lors de la renonciation à la prescription du 12 novembre 1998, soumise à réserve, et, a fortiori, lors de l'introduction de l'action le 24 mars 1999.