Citation: 2C_548/2014 E. 5.3

5.3. En page 7 de son mémoire, la recourante allègue encore que "la lettre du service social régional de A.________ par Y.________ prouve que les autorités étaient au courant (et donc informées) du départ de la recourante, puisque dans les deux lettres du 29 août 2012 et 7 juin 2013, il apparaît que les autorités étaient au courant". Elle affirme également avoir reçu les déclarations d'impôt 2009 et 2010 et avoir maintenu son assurance maladie en Suisse. Elle n'expose toutefois pas avoir dûment offert comme preuve ces éléments devant l'instance précédente, ce qui au demeurant est douteux. L'instance précédente affirme en effet (arrêt attaqué consid. 3.3.2) que l'autorité intimée avait attiré l'attention de la recourante, qui était représentée par un avocat, sur le fait qu'elle n'avait pas respecté son devoir de collaboration et n'étayait en aucune façon ses allégations. A cela s'ajoute qu'elle n'expose pas non plus de manière vraisemblable en quoi ces éléments de fait seraient susceptibles de modifier le sort de la cause dès lors qu'il lui appartenait de prouver qu'elle avait demandé et obtenu que son autorisation d'établissement soit maintenue pendant quatre ans conformément à l'art. 61 al. 2 LEtr. Ce grief est par conséquent irrecevable. Dans la mesure où il est recevable, le grief d'établissement inexact des faits est rejeté.