Citation: 1B_255/2007 24.01.2008 E. B

Après communication de la procédure, le 17 février 2006, le Procureur général a sollicité le renvoi en jugement de F.________ pour défaut de vigilance en relation avec les investissements immobiliers à Cuba, et pour abus de confiance concernant les plaignants italiens. Le Procureur général ayant omis de mentionner dans ses réquisitions A.________ et ses représentants, de même que les consorts B.________, C.________ et E.________ ainsi que le groupe C.________ (ci-après: A.________ et consorts), ceux-ci demandèrent à y figurer en tant que parties civiles. Par lettre du 23 mai 2007, le Procureur fit savoir que, faute d'inculpation, la poursuite contre F.________ des chefs de gestion déloyale, abus de confiance et escroquerie était classée pour les actes en relation avec A.________ et consorts. L'infraction prévue à l'art. 305ter CP étant un délit de mise en danger abstraite, on ne pouvait mettre les agissements de F.________ en relation avec le dommage subi par A.________ et consorts. La qualité de partie civile pouvait être plaidée jusqu'à l'audience de jugement; toutefois dans la mesure où une décision formelle était requise du Procureur général, sa lettre pouvait être considérée comme une décision de refus. Par décision du 24 octobre 2007, la Chambre d'accusation a déclaré irrecevable le recours formé par A.________ et consorts. L'art. 190A du code de procédure pénale genevois (CPP/GE) énonçait quelles décisions du Procureur général étaient soumises à recours. Le refus de reconnaître une partie civile n'y figurait pas; il ne pouvait être assimilé à un classement quant aux faits dénoncés, ceux-ci ayant fait l'objet de réquisitions.