Citation: 6B_292/2008 30.05.2008 E. 3

L'art. 81 LTF prévoit la qualité pour former un recours en matière pénale. Le lésé qui n'est pas une victime au sens de l'art. 2 al. 1 LAVI n'a en principe pas cette qualité pour recourir (ATF 133 IV 228 consid. 2.3.3 p. 234). Celui qui n'est ni une victime ni un accusateur privé a une légitimation active très restreinte en matière pénale car l'action publique n'appartient qu'à l'Etat. Ainsi, le simple lésé n'est pas habilité à recourir sur le fond ni à contester l'état de fait. En revanche, il peut faire valoir la violation de ses droits de partie à la procédure pénale équivalant à un déni de justice formel (ATF 120 Ia 157 consid. 2a/bb et la jurisprudence citée). En l'espèce, le recourant n'est pas une victime au sens de la LAVI, faute d'une atteinte directe à son intégrité corporelle, sexuelle ou psychique qui résulterait de la diffamation et de la calomnie alléguées. D'ailleurs les atteintes à l'honneur ne confèrent en principe pas la qualité de victime à celui qui les subit. Il n'est pas non plus un accusateur privé, institution étrangère au droit de procédure genevois (ATF 128 IV 37 consid. 3). Il n'a donc pas la qualité pour recourir dans la mesure où il s'en prend à l'appréciation des preuves et aux constatations de fait de l'autorité précédente. Or, c'est l'essentiel de son argumentation. Le recours est dès lors manifestement irrecevable à cet égard.