Citation: 6B_392/2013 E. 2.4

2.4. Le ministère public invoque les tarifs cantonaux en question, en particulier ceux de Zoug, St-Gall et Bâle-Ville, ainsi que le règlement du Tribunal pénal fédéral sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale fédérale du 31 août 2010 (RFPPF; RS 173.713.162) pour justifier le taux horaire de 270 fr. dans le cas d'espèce. Toutefois, ces réglementations cantonales et la réglementation fédérale, indépendamment du fait qu'elles ne présentent pas une solution uniforme, sont sans portée pour une procédure menée dans le canton de Vaud, où aucun tarif spécifique n'a été adopté pour la fixation des honoraires entre l'avocat et son client en matière pénale. Il existe uniquement une norme de droit public qui détermine les critères permettant d'apprécier l'admissibilité des honoraires. Il s'agit de l'art. 45 al. 1 de la loi vaudoise sur la profession d'avocat du 24 septembre 2002 (LPav/VD; RS/VD 177.11), qui prévoit que l'avocat a droit à des honoraires fixés en tenant compte du temps consacré à l'exécution du mandat, des difficultés et des délais d'exécution de celui-ci, de l'importance des intérêts en cause, du résultat obtenu et de son expérience (cf. BOHNET/MARTENET, op. cit., n. 2948 p. 1164). C'est sur la base de cette norme que le tarif usuel dans le canton de Vaud doit être apprécié.