Citation: 6B_545/2015 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a retenu, de manière à lier le Tribunal fédéral, que les objets retrouvés lors de la perquisition chez le recourant avaient été obtenus au moyen d'infractions contre le patrimoine, soit des vols (cf. consid. 1.2 et 1.3 ci-dessus). Il importe peu que ces objets n'ont pas pu être reliés à un vol particulier et que personne n'a réclamé les bijoux, comme le mentionne le recourant. C'est par ailleurs en vain que ce dernier soutient ne pas avoir eu de comportement actif, ayant seulement toléré de manière passive que des objets appartenant à des compatriotes soient déposés chez lui. Il ressort en effet de l'arrêt attaqué qu'il a remis lui-même la clé donnant accès à son grenier et, quant aux bijoux retrouvés dans son appartement, il les avait lui-même dissimulés après qu'ils lui avaient été remis, collaborant ainsi de manière déterminante à la commission de l'infraction. Enfin, le recourant savait ou s'est à tout le moins accommodé du fait que les objets cachés au grenier et dans son appartement provenaient de vols. Les conditions objectives et subjectives du recel sont dès lors réalisées. Le recourant se prévaut sans succès de l'art. 172 ter CP puisque, comme il a été constaté au consid. 1.3.2 ci-dessus, la valeur des biens recelés est supérieure au seuil de 300 fr. fixé par la jurisprudence. Il en est de même pour l'art. 17 CP, dans la mesure où l'existence de menaces n'a pas été établie (cf. consid. 1.4 ci-dessus). Il résulte de ce qui précède que la cour cantonale n'a pas méconnu le droit fédéral en reconnaissant le recourant coupable de recel.