Citation: 4P.281/2003 25.03.2004 E. 3

La recourante reproche en dernier lieu à la cour cantonale de lui avoir arbitrairement imposé, en relation avec la facture n° 704, des exigences de preuves plus sévères qu'à sa partie adverse et de ne pas avoir tenu compte du témoignage de Monsieur A.________, qui aurait certifié avoir livré des pièces commandées. 3.1 La cour cantonale a retenu que les bulletins de livraison se rapportant à la facture n° 704 ont été dressés par la recourante. Faute pour celle-ci d'en avoir demandé quittance, ce serait à tort que le premier juge aurait considéré qu'elle avait rapporté la preuve des livraisons litigieuses. Elle a donc jugé l'appel bien fondé sur ce point. 3.2 La recourante ne s'en prend pas à cette motivation. Elle ne démontre pas en quoi la cour cantonale serait tombée dans l'arbitraire en retenant qu'à défaut d'avoir demandé quittance de la livraison de la marchandise faisant l'objet de la facture n° 704, la recourante a échoué dans sa preuve. Elle n'explique pas non plus en quoi l'autorité cantonale aurait imposé des exigences de preuve différentes pour chacune des parties. Son grief ne satisfait ainsi pas aux conditions de motivation posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ et est, de ce fait, irrecevable (consid. 2.1). Elle n'allègue au demeurant pas que les livraisons prétendument effectuées par Monsieur A.________ se rapporteraient à la marchandise décrite dans la facture n° 704. Ce témoin a d'ailleurs déclaré ne pas être en charge des livraisons qu'il ne pouvait donc confirmer (PV d'enquêtes p. 21).