Citation: U 212/02 19.04.2004 E. 4

4.1 Enfin, la recourante demande la prise en charge par l'intimée de ses frais médicaux, notamment des séances de physiothérapie nécessités par son état de santé. 4.2 Selon l'art. 10 al. 1 LAA, l'assuré a droit au traitement médical approprié des lésions résultant de l'accident. Cependant le droit au traitement médical cesse dès la naissance du droit à la rente (art. 19 al. 1, 2ème phrase, LAA). Lorsque la rente a été fixée, les prestations pour soins et remboursement de frais (art. 10 à 13 LAA) sont accordées à son bénéficiaire aux conditions énumérées à l'art. 21 al. 1 LAA (à savoir : let. a lorsqu'il souffre d'une maladie professionnelle; let. b lorsqu'il souffre d'une rechute; let. c lorsqu'il a besoin de manière durable d'un traitement et de soins pour conserver sa capacité résiduelle de gain; let. d lorsqu'il présente une incapacité de gain et que des mesures médicales amélioreraient notablement son état de santé ou empêcheraient que celui-ci ne subisse une notable détérioration). Ainsi, les conditions du droit à la prise en charge des frais de traitement médical diffèrent selon que l'assuré est ou n'est pas au bénéfice d'une rente (ATF 116 V 45 consid. 3b). 4.3 Au vu des pièces médicales au dossier, il n'est pas contestable - ni, du reste, contesté par la recourante - que les conditions de l'art. 19 LAA sont réunies en ce sens qu'il n'y a plus lieu d'attendre de la continuation du traitement médical une amélioration sensible de l'état de santé de l'assurée. La question de la prise en charge des frais médicaux se pose dès lors uniquement sous l'angle de l'art. 21 LAA. Comme l'intimée ne s'est pas prononcé sur ce point dans sa décision initiale du 6 octobre 2000, c'est à juste titre que la juridiction cantonale a déclaré irrecevables les conclusions de la recourante sur ce point (cf. ATF 125 V 414 consid. 1a, 119 Ib 36 consid. 1b et les références citées). Il reste que cette dernière a réitéré sa demande de prise en charge des frais médicaux tout au long de la procédure, de sorte que le dossier doit être transmis à la CNA pour qu'elle statue sur son droit éventuel à un traitement médical.