Citation: 9C_187/2023 E. 10.2

10.2. Au vu des dispositions légales pertinentes (art. 75 en lien avec l'art. 69 LD et les art. 56 al. 1 et 4 LTVA; cf. aussi l'art. 12 al. 4 DPA en lien avec l'art. 105 al. 3 LTVA), ce grief est mal fondé. En premier lieu, il résulte de ce qui précède (consid. 6 à 8 supra) que l'affirmation des recourants sur l'absence de violation des dispositions douanières entrant en considération est dénuée de fondement. Ensuite, selon l'art. 75 al. 1 LD (auquel renvoie l'art. 56 al. 4 LTVA), la dette douanière se prescrit par cinq ans à compter de la fin de l'année civile durant laquelle elle est échue; elle est interrompue par tout acte tendant au recouvrement et par toute rectification de la part de l'autorité compétente (art. 75 al. 2 LD). Compte tenu du moment de la naissance de la dette douanière (cf. art. 69 al. 1 LD) et des constatations du Tribunal administratif fédéral, qui lient la Cour de céans (consid. 2.2 supra), sur l'entrée du bien litigieux en Suisse le 28 janvier 2015, et la demande de régime de l'admission temporaire requise à ce moment (selon des formalités de taxation sollicitées et obtenues indûment sur la base d'informations incorrectes), la créance douanière en cause ne pouvait se prescrire avant fin décembre 2020. Or l'autorité douanière est intervenue bien avant en mettant en oeuvre différents actes interrompant la prescription. Depuis le 30 novembre 2020, la dette en cause a par ailleurs fait l'objet de procédures de recours (cf. art. 75 al. 2 LD). La prescription n'est dès lors pas intervenue à ce jour, quoi qu'en disent les recourants en alléguant en vain que la prise en considération de "tous les passages de frontière subséquents" créerait une "insécurité juridique notable". Il n'est dès lors pas nécessaire de se prononcer plus avant sur la prescription découlant de l'art. 12 DPA (à ce sujet, et sur le concours alternatif de prétentions, arrêt 9C_716/2022 du 15 décembre 2023 consid. 5.3 et les références destiné à la publication).