Citation: 8C_19/2020 E. 4.3

4.3. On ne saurait reprocher aux docteurs E.________ et F.________ de n'avoir pas pris en considération les plaintes de l'assuré dans la mesure où ces derniers ne contestent pas en tant que telle l'existence d'une symptomatologie incapacitante perdurant au-delà du 30 avril 2017 mais considèrent, au degré de la vraisemblance prépondérante, que celle-ci est d'origine dégénérative et non traumatique. S'il est vrai que les médecins-conseils n'ont pas examiné personnellement le recourant, on ne voit pas en quoi un tel examen aurait pu les conduire à émettre un avis différent sur l'origine des troubles mis évidence par l'IRM du 20 avril 2017. Ces spécialistes ont au contraire été en mesure de statuer sur la nature des lésions internes au niveau de l'épaule droite du recourant sur la base des pièces médicales. Quant au docteur D.________, s'il indique dans son rapport (succinct) du 5 décembre 2017 que, de son point de vue, il existe clairement un lien de causalité entre l'accident et l'opération de l'épaule, il n'en reste pas moins que son appréciation n'est nullement étayée. Le fait qu'il a suivi l'évolution de l'état de santé du recourant et pratiqué l'opération du 28 juin 2017 ne saurait pallier l'absence de toute motivation sur la nature des déchirures musculaires. Dans ces conditions, les premiers juges étaient fondés à privilégier l'avis motivé des médecins-conseils au rapport susmentionné du docteur D.________.