Citation: 4A_610/2017 E. A

A.a. Z.________ (ci-après: le demandeur) est un courtier indépendant en valeurs mobilières, domicilié à St-Julians (Malte). Z.________ est au bénéfice d'une convention du 17 juillet 2012 ( clearing agreement) avec A.________ N.V. (ci-après: A.________; société étrangère active dans le négoce de valeurs mobilières, dont le siège est à Amsterdam et qui a une représentation à Genève) qui lui permet d'utiliser l'accès de A.________ à la plateforme U.________ pour l'achat et la vente de valeurs mobilières auprès de contreparties de A.________. A.________ a pour contrepartie la banque B.________, à laquelle elle est liée par un customer agreement (art. 105 al. 2 LTF). La plateforme informatique U.________ permet aux professionnels financiers de surveiller et analyser les transferts de données en temps réel des marchés financiers et des places financières. Elle permet d'acheter et de vendre des titres. Le système " Voice confirmation blotter " (ci-après: VCON) permet de confirmer une transaction en réduisant les risques et les erreurs qui pourraient survenir au travers d'une conversation téléphonique. Le VCON fournit également une plateforme informatique pour acheter et vendre des titres permettant d'exécuter des transactions avec précision. Pour chaque transaction que Z.________ effectue en utilisant l'accès de A.________ à la plateforme U.________, il perçoit un pourcentage du revenu engendré. Selon l'art. 1.9 de cette convention, il est en revanche uniquement et exclusivement responsable pour toutes les pertes, dettes, dommages, coûts ou dépenses subis ou encourus par A.________, qui découlent ou résultent des transactions effectuées par lui auprès des contreparties ( counterparties) par le biais de l'accès à la plateforme U.________. A.b. A la fin de l'année 2012, Z.________ et X.________, domicilié à Freienbach (Schwyz), qui est gérant de fortune et qui est devenu directeur de la société C.________ SA (société active dans la gestion de fortune, sise à...) le 1er avril 2013, ont convenu de collaborer, sans conclure de contrat écrit: le second devait effectuer des transactions pour le premier au travers de l'accès de celui-ci à la plateforme U.________. Il a été retenu que le premier a mis à disposition du second son compte clearing et son login auprès de la plateforme U.________, qu'il détenait en vertu de la convention ( clearing agreement) conclue avec A.________. Il a été retenu que X.________ devait demander à Z.________ son autorisation avant de passer toute transaction, ce que celui-là conteste en procédure. A.c. Le 23 juillet 2013, X.________ a pris une position (engagement d'acheter un titre) auprès de la banque B.________ (contrepartie de A.________) (ci-après: la banque) pour un montant de 10'000'000 euros en utilisant l'accès à la plateforme U.________ appartenant à Z.________, sans requérir préalablement d'autorisation, ni de ce dernier, ni de A.________. Le trader de la banque avec lequel il a traité l'a invité à accepter son VCON à la fin de la discussion. Selon X.________, le 23 juillet 2013, Z.________ n'était pas atteignable et celui-ci lui aurait donné oralement un accord préalable lui permettant d'effectuer toutes les opérations qu'il souhaitait, ce qui est contesté. X.________ n'a pas confirmé l'opération du 23 juillet 2013. Par courriel du 26 juillet 2013, le trader de la banque a demandé à X.________ de confirmer qu'il ne confirmait pas (" confirm you don't confirm ") l'ordre passé et d'en expliquer les raisons. Ce courriel a été envoyé en copie à diverses personnes auprès de A.________, ainsi qu'à Z.________. X.________ n'a pas répondu à ce courriel. Par courriel du même jour, envoyé à plusieurs personnes auprès de A.________, ainsi qu'à X.________ et Z.________, le trader de la banque a indiqué que A.________ n'avait pas donné d'instructions quant à la position prise le 23 juillet 2013 par X.________ et les invitait à répondre le plus rapidement possible. Par courrier du 30 juillet 2013, la banque a informé A.________ de ce que la transaction litigieuse n'avait pas été dénoncée dans le délai imparti au 26 juillet 2013 et que la renonciation à celle-ci constituait un cas de violation de l'art. 9.1 du customer agreemen t liant A.________ et la banque. Ayant dû procéder elle-même à la transaction le 26 juillet 2013, la banque se réservait le droit de lui réclamer les dommages-intérêts qu'elle avait subis. Elle a chiffré son dommage à 100'459,60 euros (différence entre le prix d'achat accepté par le défendeur et le prix du marché au jour de la transaction par la banque) et a imparti à A.________ un délai de sept jours pour lui verser ce montant. A.________ a versé le montant réclamé par la banque. Z.________, auquel A.________ a réclamé le remboursement de ce montant, s'est exécuté, ne voulant pas perdre son accès à la plateforme U.________. Il a été retenu, sur la base de sms échangés entre le 27 juillet et le 2 octobre 2013, que X.________ a passé trois transactions avec la banque, dont deux qu'il avait confirmées, la troisième étant la transaction litigieuse non acceptée. X.________ a essayé de trouver une solution pour réunir la somme que lui réclamait Z.________. A.d. Le 31 octobre 2013, sur réquisition de Z.________, un commandement de payer le montant de 124'081 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 12 septembre 2013 a été notifié à X.________. Celui-ci a formé opposition.