Citation: 8C_275/2023 E. 3.2.2

3.2.2. Par la suite, le Tribunal fédéral des assurances a appliqué par analogie la jurisprudence précitée aux affections causées par le froid. Il avait à juger le cas d'une personne qui, lors d'une randonné à ski entre 3'500 et 3'600 mètres d'altitude, avait subi des gelures aux mains. Niant l'existence d'un facteur extérieur extraordinaire, les juges fédéraux ont considéré que les conditions météorologiques décrites par l'intéressé (à savoir des températures très froides et un fort vent) se situaient dans le cadre de ce à quoi l'on pouvait s'attendre lors d'une randonnée en haute montagne, au mois de mars et à une altitude de plus de 3'500 mètres. Rien n'indiquait non plus que les gelures étaient dues à un événement extérieur significatif (comme par exemple une jambe cassée ou une chute dans une crevasse suivie d'une hypothermie). En l'absence de circonstances particulières faisant apparaître l'exposition au froid comme un événement inhabituel, il ne s'agissait pas d'un accident (arrêt U 109/86 du 21 avril 1987 consid. 3, in RAMA 1987 n° U 25 p. 373).