Citation: 9C_702/2009 01.10.2009 E. 5

5.1 En premier lieu, le recourant reproche à la juridiction cantonale d'avoir procédé à une constatation manifestement inexacte et incomplète des faits, en ne tenant pas compte de la syncope d'origine vasovagale survenue le 10 avril 2004 et de la fracture de la palette humérale droite survenue le 18 juillet 2004, lesquelles avaient à chaque fois conduit à son hospitalisation. Il estime que ce premier événement est à l'origine de son invalidité et que, partant, il convient de faire remonter à cette date la naissance de son droit à la rente. 5.2 La juridiction cantonale a considéré que l'incapacité de travail durable à l'origine de l'invalidité avait débuté au mois de décembre 2005. Elle a retenu que si le recourant souffrait de problèmes de santé depuis de nombreuses années et était, en particulier, suivi pour des problèmes psychiatriques depuis le mois de juillet 2002, aucune pièce médicale versée au dossier n'attestait qu'il aurait été durablement et notablement entravé dans sa capacité de travail avant la péjoration intervenue au mois de décembre 2005. Elle a notamment relevé que les contrats de travail du recourant n'avaient pas pris fin en raison de ses problèmes de santé et qu'il avait bénéficié à partir du mois de juillet 2005 de prestations de l'assurance-chômage, la question de l'aptitude au placement ne s'étant posée qu'au mois de décembre 2005. 5.3 Les critiques du recourant ne suffisent pas à démontrer que la juridiction cantonale se serait fondée sur des faits manifestement erronés. Pour graves qu'ils furent, les événements auxquels se réfère l'intéressé ne l'ont apparemment pas empêché de reprendre par la suite son activité habituelle de directeur de chorale. Or, selon un principe général du droit des assurances sociales, l'invalidité représente la diminution permanente ou de longue durée, résultant d'une atteinte à la santé assurée, des possibilités de gain de l'assuré sur un marché du travail équilibré (cf. art. 7 al. 1 et 8 al. 1 LPGA; ATF 130 V 343 consid. 3.3 p. 347). Faute pour le recourant d'établir de manière circonstanciée qu'il n'a plus été en mesure - contrairement à ce que laisse entendre la juridiction cantonale - d'exercer une quelconque activité lucrative en raison des séquelles des traumatismes subis durant l'année 2004, il n'y a pas lieu de s'écarter de l'état de fait sur lequel se sont fondés les premiers juges.