Citation: 5P.444/2005 20.04.2006 E. 1

Comme le recourant ne désigne pas de façon précise les pièces dont l'appréciation serait arbitraire, son recours paraît irrecevable sur ce point faute d'être suffisamment motivé (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 130 I 26 consid. 2.1 p. 31). Au demeurant, la situation professionnelle et les revenus de l'intimée en 1986 ne constituent pas des éléments importants propre à modifier la décision attaquée. En effet, selon l'art. 153 al. 2 aCC (applicable vu l'art. 7a al. 3 Tit. fin. CC), le critère déterminant pour la suppression de la pension allouée à titre de secours est celui de la disparition du dénuement ou de la diminution sensible de la gêne du crédirentier au moment où la modification est requise, sous réserve de la capacité contributive du débirentier. Est dès lors décisive, en l'occurrence, la situation financière actuelle de l'intimée. Le grief est donc infondé, à supposer qu'il soit recevable. 3.2 Le recourant expose en second lieu que la cour cantonale a arbitrairement inclus un montant de 360 fr., correspondant à des frais d'aide de ménage, dans les charges incompressibles de l'intimée. La point de savoir si cette charge peut être prise en considération dans le calcul du minimum vital ne relève toutefois pas de l'appréciation des preuves, ni de l'établissement des faits. La teneur des charges incompressibles découlant de l'appréciation juridique des faits dans le cadre de la fixation du minimum vital des parties, il s'agit d'une question de droit, qui peut donc être soumise au Tribunal fédéral par la voie du recours en réforme. Compte tenu de la subsidiarité absolue du recours de droit public, le grief est par conséquent irrecevable (art. 84 al. 2 OJ).