Citation: 7B_376/2024 E. 3.2

3.2. À l'instar de ce qui était ressorti du précédent examen opéré en 2021, la cour cantonale a estimé, sur la base des conclusions de l'expertise réalisée en octobre 2020, qu'une mesure thérapeutique institutionnelle au titre de l'art. 59 CP était en l'état vouée à l'échec. Si les experts avait certes préconisé un traitement psychothérapeutique, ils n'avaient en revanche pas posé de pronostic favorable quant au fait qu'une mesure thérapeutique institutionnelle soit propre à entraîner, dans les cinq ans à venir, une réduction nette du risque que le recourant commette, en raison de son trouble mental, un crime prévu à l'art. 64 al. 1 CP. Aussi, même si le suivi d'un tel traitement s'avérait objectivement nécessaire pour éviter une péjoration de la santé psychique du recourant, rien ne permettait d'admettre qu'une mesure institutionnelle pourrait en l'état être couronnée de succès, même à moyen terme. Comme cela avait déjà été mis en évidence, le recourant se refusait à toute médication psychotrope, et il n'avait jamais entamé une quelconque démarche introspective, le suivi psychologique en place ne visant pas cela. En outre, il estimait toujours avoir été condamné à tort et l'existence d'un sentiment de persécution marqué avait même été relevée par l'Unité d'évaluation criminologique, qui l'avait mise en lien avec son trouble délirant de type psychose paranoïaque, ce qui compliquait probablement encore la problématique (cf. arrêt attaqué, p. 10).