Citation: 6B_1081/2020 E. 1.4.3

1.4.3. Il n'est enfin pas établi que l'intimé roulait à l'extrémité gauche de sa voie de circulation au moment de la collision, le point d'impact entre les deux véhicules, tel que représenté dans le dossier photographique réalisé par la police, ne se situant pas à proximité immédiate de la ligne de démarcation entre les deux voies, mais bien, comme pouvait le relever la cour cantonale sans arbitraire, pratiquement au milieu de la voie empruntée par l'intimé. Avec l'autorité précédente, on ne voit pas ce qu'une expertise aurait pu apporter de plus, ce d'autant qu'il n'apparaissait pas nécessaire de déterminer plus précisément la trajectoire des véhicules. En effet, à supposer que l'intimé roulait au milieu de la voie, sans tenir suffisamment sa droite, ni ainsi contribuer à faciliter la manoeuvre de dépassement, un tel comportement, par hypothèse fautif, n'étant quoi qu'il en soit pas en mesure de reléguer à l'arrière-plan la violation commise par le recourant, qui, roulant à une vitesse excessive, n'avait pas suffisamment prêté attention à la présence de véhicules arrivant sur la voie opposée, alors qu'il n'avait par ailleurs aucune raison d'entreprendre un dépassement, dès lors que le véhicule le précédant circulait déjà à la vitesse maximale. La cour cantonale pouvait à cet égard valablement considérer que le recourant n'avait pas pris les mesures de précaution commandées par les circonstances, en violation des art. 34 al. 3 et 35 al. 2 et 3 LCR, en particulier dans la mesure où il avait de surcroît été établi que l'éclairage public était déficient, plusieurs lampadaires ayant été hors de fonction sur le tronçon en question (cf. arrêt attaqué, ad " En fait ", let. B.a.a p. 2).