Citation: 6B_120/2017 E. 1.2

1.2. S'agissant des faits survenus le 7 avril 2013, la cour cantonale a considéré que les déclarations de l'intimée avaient été constantes. En outre, il ne paraissait pas logique que le recourant se soit contenté de menacer son épouse après avoir pris connaissance de l'ordonnance du 3 avril 2013 - dont il avait d'ailleurs reconnu qu'elle l'avait "énervé" - mais bien plus qu'il ait cherché, par ce biais, à pousser celle-ci à agir sur le plan procédural pour faire rapporter la décision en question. Concernant les événements du 30 août 2013, l'autorité précédente a considéré que l'intimée avait, de manière crédible, indiqué que son époux s'était énervé durant le trajet et l'avait giflée. Ensuite, au terme de la suspension de l'audience de la Cour d'appel civile, l'avocat de l'intimée avait immédiatement rapporté au magistrat instructeur qu'il ne se ralliait pas à la transaction proposée. La version des faits présentée par le recourant, selon laquelle il n'aurait exercé aucune pression sur son épouse, était quant à elle contredite par l'arrêt sur révision rendu le 7 avril 2014 par le Juge délégué de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal ainsi que par les constatations du Service de protection de la jeunesse (ci-après : SPJ) concernant l'attitude de l'intéressé. Cette présentation des événements n'était ainsi pas crédible. La convention passée lors de l'audience d'appel du 30 août 2013 était en outre léonine pour l'intimée. Alors que cette dernière souhaitait obtenir en appel une pension de 3'700 fr. pour elle-même et ses enfants au lieu des 2'300 fr. qui lui avaient été alloués par le premier juge civil, elle avait finalement accepté le versement d'une contribution d'entretien de 1'350 fr., soit presque deux fois inférieure à ce qu'elle avait obtenu en première instance. Cette attitude révélait l'ampleur des pressions dont elle avait fait l'objet lors de la suspension d'audience. A propos des faits survenus le 11 septembre 2013, la cour cantonale s'est intégralement référée à la motivation du Tribunal de police, qu'elle a reprise à son compte. L'autorité de première instance avait considéré que le recourant avait profité de l'absence de son épouse pour pénétrer dans son logement et le saccager. Sa version des faits, selon laquelle il se serait rendu sur les lieux car son fils se serait blessé et, après avoir été accueilli par ses enfants, aurait pris des photographies de l'appartement afin d'en constater le désordre et de signaler la situation aux services sociaux, n'était pas crédible. L'appartement de l'intimée avait en effet été inspecté à trois reprises par le SPJ sans qu'aucun désordre ni saleté n'y fût constaté. Les enfants étaient quant à eux toujours propres et correctement habillés. Il était dès lors inconcevable que l'intimée ait pu vivre dans le désordre constaté par photographies le jour des faits sans que personne ne s'en soit aperçu auparavant.