Citation: 2D_33/2022 E. 3.3

3.3. Du point de vue de l'intérêt privé, le recourant, qui est arrivé en Suisse le 27 octobre 1995 à l'âge de 19 ans, ne peut se prévaloir que de relations familiales notamment avec ses trois enfants de nationalité suisse, ainsi que de la protection de sa vie privée en raison d'un long séjour en Suisse. Ces deux points sont les seuls éléments qui plaident en faveur d'une prolongation de son autorisation d'établissement. Ils s'effacent toutefois devant la gravité des actes pénaux commis et le bien juridique lésé, ainsi que devant l'aide reçue de l'assistance sociale, à quoi s'ajoute l'accumulation des dettes et actes de défaut de bien dépassant le montant total de 195'000 fr. Il résulte d'un décompte établi le 19 mars 2021 que le recourant et son épouse ont en effet régulièrement bénéficié des prestations de l'aide sociale pour un montant total de 146'248 fr. pour la période d'avril 2008 à septembre 2018. Sur le plan professionnel et économique, le recourant a certes exercé différents emplois (magasinier-livreur; manutentionnaire; aide-monteur; aide-parqueteur; déménageur-livreur) auprès de divers employeurs de décembre 1999 à janvier 2015. Mais il s'agit toutefois d'engagements de durée réduite qui n'ont pas occupé l'ensemble du séjour en Suisse du recourant. Dans ces conditions, les intérêts privés du recourant ne revêtent pas un poids prépondérant qui l'emporte sur l'intérêt public à éloigner ce dernier de la Suisse.