Citation: 6B_247/2020 E. 1

Le recourant ne conteste pas la licéité de la mesure d'investigation secrète mise en oeuvre durant l'instruction, mais soutient en substance que, dans le cadre de sa mission, l'agent infiltré n'aurait pas respecté le but qui lui avait été assigné - soit essentiellement permettre la découverte du corps de C.________ -, en l'interrogeant à propos des circonstances de la mort de cette dernière. Il critique en particulier les questions qui lui ont été posées par l'agent infiltré le 30 janvier 2017, lesquelles l'ont amené à évoquer une mise à mort avec ses mains. Le recourant en conclut que ces éléments seraient inexploitables, puisqu'ils auraient été recueillis en violation des droits de la défense. En l'occurrence, la question posée par le recourant concernant l'exploitabilité des éléments recueillis par l'agent infiltré - à l'exception de ceux ayant permis la découverte du corps de C.________ - peut souffrir d'être laissée ouverte. En effet, le recourant soutient que, sans les informations litigieuses, il n'aurait pas pu être condamné pour assassinat, essentiellement car la cour cantonale n'aurait pas, selon lui, pu établir une mise à mort de C.________ par strangulation. Il prétend par ailleurs que son internement n'aurait pas pu être ordonné si les experts ne s'étaient pas fondés sur les éléments litigieux recueillis par l'agent infiltré. Or, sur ces deux points, le recourant développe un grief portant sur l'établissement des faits et l'application du droit fédéral. Le Tribunal fédéral peut en l'espèce examiner si et dans quelle mesure le recourant pouvait tout de même être condamné pour assassinat, respectivement faire l'objet d'une mesure d'internement, même en l'absence des éléments dont l'intéressé conteste le caractère exploitable (cf. consid. 2 et 3 infra).