Citation: 4P.29/2006 11.04.2006 E. A

Dès juin 1981, les époux Y.________ ont pris à bail un appartement de six pièces et demie existant au cinquième étage d'un bâtiment sis à Genève, dans le quartier de Champel. Avec l'accord de la bailleresse, ils firent d'emblée exécuter d'importants travaux de transformation. Des tubes renfermant des fils électriques furent alors installés à la surface de certains murs et plafonds, plutôt que d'y pratiquer des saignées, puis on recouvrit ces surfaces avec des tentures. Par la suite, le bâtiment a plusieurs fois changé de propriétaire. Dès son acquisition par X.________ SA, celle-ci est devenue partie au contrat de bail conclu en 1981. Dès février 2001, les locataires ont réclamé la réfection des boiseries, peintures et papiers peints qui dataient de près de vingt ans. Les pourparlers concernant ces travaux n'aboutirent pas, en particulier parce que la bailleresse refusait de prendre en charge l'enlèvement des tentures. Les locataires ont consigné le loyer et ouvert action devant les tribunaux genevois dès le mois de mai 2003. Des pourparlers se sont poursuivis et conformément à un accord des parties, le logement fut vidé et mis à disposition pour les travaux dès la première semaine de février 2004. Le commencement des opérations fut cependant entravé par divers incidents et contestations. La bailleresse fit enfin déposer les tentures, le 4 mars 2004; la découverte des conduits présents en surface provoqua un nouveau retard car la bailleresse exigeait que les locataires fissent encastrer ces conduits préalablement aux travaux de peinture.