Citation: 6B_277/2020 E. 1.2.7

1.2.7. S'agissant des faits constitutifs de viol, le recourant substitue à nouveau sa propre appréciation des déclarations de l'intimée à celle de la cour cantonale pour en conclure qu'il n'y aurait eu aucune pénétration pénienne, sans se référer à la motivation cantonale sur cette question et exposer en quoi elle serait arbitraire. Les juges précédents ont considéré qu'il n'y avait pas lieu de se fonder sur l'audition de l'intimée effectuée dix-huit mois après les faits, au motif qu'il s'agissait d'une période longue et propre à altérer les souvenirs d'une victime dont la mémoire était déjà friable en raison de l'état dans lequel elle se trouvait le soir des faits et encore diminuée par la thérapie initiée pour effacer de ses souvenirs les événements traumatisants de cette nuit-là. En revanche, ils ont jugé crédibles les déclarations de l'intimée à la police et aux médecins du CURML, effectuées sur le vif, quelques heures après les faits et détaillant les circonstances de la pénétration pénienne. Faute de toute discussion de cette motivation, le grief est irrecevable.