Citation: 9C_300/2013 E. A

A.a. Par décision du 14 avril 2008, la Caisse cantonale genevoise de compensation (ci-après: la caisse) a fait valoir à l'encontre de A.________, en sa qualité d'ancien administrateur de la société X.________ SA, une créance en réparation du dommage pour un montant de 250'456 fr. 50 du fait du non-paiement des cotisations sociales paritaires selon décompte y relatif (solde 2004, solde janvier-août 2005, septembre-octobre 2005, novembre 2005 et janvier-mars 2006), y compris les frais et les intérêts moratoires. A.b. Après avoir essayé vainement d'encaisser la somme de 250'456 fr. 50, la caisse, par lettre du 22 décembre 2008, a informé A.________ qu'elle était en droit de compenser la créance en réparation du dommage avec la rente AVS qu'elle lui versait et l'a invité à remplir une formule d'examen du minimum vital. Celui-ci, contestant le montant invoqué et niant toute responsabilité dans cette affaire, a déclaré n'avoir aucun bien ni aucune activité professionnelle (lettre du 13 janvier 2009) et ne disposer d'aucune fortune (lettre du 26 février 2009). A défaut de collaboration de l'intéressé, la caisse, par décision du 5 mars 2009, a compensé la créance en réparation du dommage avec la rente de vieillesse versée à A.________, à hauteur de 1'745 fr. par mois à compter d'avril 2009. Suite à une entrevue du 19 mars 2009 et à un entretien par téléphone du 23 mars 2009 avec A.________, la caisse a rendu le 24 mars 2009 une nouvelle décision de compensation, en lieu et place de celle du 5 mars 2009. Sur la base des renseignements obtenus, elle retenait des charges par 2'120 fr. (570 fr. par mois de caisse-maladie pour les deux conjoints, minimum vital de 1'550 fr. pour couple) et des revenus par 3'420 fr. (rente AVS de A.________ de 1'745 fr. et de sa conjointe de 1'675 fr. par mois), ainsi qu'une fortune de 90'000 fr. environ (bien immobilier de Mme M.________). Compte tenu de ces éléments, elle ramenait la retenue sur la rente de vieillesse versée à A.________ à 100 fr. par mois. A.c. La consultation du site Internet des entreprises Y.________ SA et Z.________ SA a permis à la caisse de constater que A.________ figurait sous la rubrique "contacts", en qualité de directeur de Y.________ SA. S'étonnant que cela ne lui ait pas été signalé lors de l'entrevue du 19 mars 2009, elle l'a invité par lettre du 3 août 2009 à lui indiquer s'il percevait une rémunération à ce titre et à lui communiquer les dernières décisions de taxation fiscale (2007 et 2008). Dans sa réponse du 31 août 2009, A.________ a affirmé qu'il ne percevait aucune rémunération de la société Y.________ SA, à quel que titre que ce soit, et que le titre de directeur n'avait rien d'officiel et ne correspondait en fait à aucune réalité. La caisse est entrée en possession de documents, dont il résultait que la société Y.________ SA avait conclu le 30 août 2009 un contrat de vente de matériel pour la somme de 350'000 fr. avec M.________, épouse de A.________, et que dans une lettre du 15 mars 2010 adressée à l'Office des faillites du canton de Genève, relative à Y.________ SA, A.________ affirmait être propriétaire de la société V.________ Sàrl. Compte tenu des éléments mentionnés ci-dessus, la caisse, par lettre du 28 juin 2010, a informé A.________ qu'il y avait lieu de réexaminer la quotité retenue sur la rente de vieillesse qui lui était versée et l'a invité à remplir la formule d'examen du minimum vital. Dans une formule datée du 22 juillet 2010, A.________ a déclaré sa rente AVS de 1'745 fr. et celle de son épouse de 1'675 fr. par mois, tout en tirant un trait sous la rubrique relative aux revenus de l'activité de chacun des époux et sous celle ayant trait aux fortunes mobilière et immobilière; au bas de la formule, il indiquait qu'il était marié sous le régime de la séparation de biens depuis le 20 mai 1959. Le 26 juillet 2010, date à laquelle la formule est parvenue à la caisse, celle-ci a rendu une décision de compensation de sa créance en réparation du dommage avec la rente de vieillesse versée à A.________, à hauteur de 1'745 fr. par mois dès août 2010. Formant opposition contre cette décision, A.________ a déclaré que sa situation propre ne s'était pas modifiée depuis la décision du 24 mars 2009. La caisse, par lettres des 27 octobre et 26 novembre 2010, l'a invité à produire les documents fiscaux en ce qui concerne le couple, singulièrement tous documents sur leurs revenus et leur fortune (mobilière et immobilière). A.________ a répondu que les éléments sur lesquels se fondait la décision de compensation du 24 mars 2009 étaient parfaitement connus et qu'aucun fait nouveau n'était intervenu entre-temps, sa situation financière n'ayant pas changé. Par décision du 2 février 2011, la caisse a rejeté l'opposition et maintenu sa décision du 26 juillet 2010 de compensation de sa créance avec l'entier de la rente de vieillesse versée mensuellement à A.________.