Citation: 1B_383/2016 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a considéré que le recourant ne faisait pas valoir d'argument nouveau susceptible d'écarter les forts soupçons de commission d'infractions qui pesaient sur lui. Il admettait avoir fait venir en Suisse C.________ sous l'identité d'une enfant déclarée dans sa demande d'asile à la demande de I.________, pour lui assurer un meilleur avenir. Il admettait également avoir produit des documents relatifs à cette identité qui n'était pas exacte. La situation de fait n'avait pas changé depuis lors. Le recourant ne remet pas en cause ces éléments. Il conteste en revanche l'existence de forts soupçons de commission des infractions de séquestration et d'enlèvement au motif que les actes d'instruction accomplis depuis son arrestation auraient permis d'établir que les parents biologiques de la plaignante ont voulu qu'il accueille leur fille C.________ en Suisse. Il se fonde à cet égard sur les déclarations de la lésée, de sa soeur coprévenue et des époux J.________. La Chambre des recours pénale ne s'est pas prononcée sur ce point sans que l'on puisse le lui reprocher vu que le recourant, dans son recours cantonal du 22 août 2016, ne contestait pas avoir fait venir la plaignante en Suisse sous l'identité d'un enfant déclaré dans sa demande d'asile et reconnaissait que ces actes, notamment les fausses déclarations faites, suffisaient à ce stade à fonder des soupçons suffisants à son encontre. Quoi qu'il en soit, dans le cadre de l'examen du risque de collusion, la cour cantonale a jugé que ces déclarations devaient être appréciées avec prudence et devaient être confirmées par les parents biologiques de la lésée en Côte d'Ivoire et par la soeur du recourant domiciliée au Togo. Cette motivation à laquelle il peut être souscrit (cf. consid. 5.3) suffit en l'état pour conclure à l'existence de charges suffisantes également pour ces infractions. Cela étant, il n'y a pas lieu d'examiner ce qu'il en est des actes de maltraitance et préventions de voies de fait et/ou lésions corporelles simples, ainsi que des violations du devoir d'assistance et d'éducation.