Citation: 1C_562/2022 E. 1.4

1.4. Les recourants invoquent l'art. 52 al. 2 PA, à teneur duquel un court délai peut être accordé lorsque les documents nécessaires font défaut au moment du dépôt du recours. Un tel délai a été accordé en l'espèce, par lettre du 27 juin 2022. En revanche, lorsque les documents produits à la demande de l'instance de recours se révèlent encore insuffisants à justifier la recevabilité du recours, ni la loi ni la Constitution n'imposent la fixation d'un délai supplémentaire pour y remédier, en particulier dans une cause d'entraide judiciaire régie par le principe de célérité (art. 17a EIMP) et lorsque la partie recourante agit par l'entremise d'un mandataire professionnel censé reconnaître d'emblée la portée juridique des documents produits (arrêts 1C_38/2022 du 27 janvier 2022 consid. 2.2; 1C_698/2020 du 8 février 2021 consid. 3.2). En l'occurrence, les recourants n'ont donné aucune suite à la lettre du 27 juin 2022 qui mentionnait clairement les conséquences d'un défaut de production, de sorte que la Cour des plaintes n'a commis aucun déni de justice en refusant d'entrer en matière.