Citation: 1F_3/2024 E. 3

Le requérant fonde sa demande de révision de cet arrêt sur l'art. 121 let. d LTF, seule disposition parmi celles évoquées étant susceptible d'entrer en considération. Selon l'art. 121 let. d LTF, la révision d'un arrêt du Tribunal fédéral peut être demandée si par inadvertance, le tribunal n'a pas pris en considération des faits pertinents qui ressortent du dossier. Conformément à l'art. 124 al. 1 let. b LTF, la demande de révision fondée sur un tel motif doit être déposée devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt. L'arrêt 1B_30/2022 a été notifié de manière complète au requérant le 5 mai 2022. Déposée le 5 janvier 2024 à l'attention du Tribunal fédéral, la demande de révision est tardive et doit être déclarée irrecevable pour ce motif (cf. arrêt 2F_16/2023 du 11 juillet 2023 consid. 2.2), le requérant n'exposant pas les raisons pour lesquelles il n'aurait pas été en mesure de la déposer dans le délai de 30 jours de l'art. 124 al. 1 let. b LTF. Au demeurant, dans l'arrêt 1B_30/2022 du 27 avril 2022, le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours du requérant dès lors qu'il ne répondait pas aux exigences accrues de motivation prévue à l'art. 106 al. 2 LTF et qu'il excédait l'objet du litige déterminé par la décision entreprise. La prétendue inadvertance devait ainsi porter sur des faits pertinents pour juger de la recevabilité de son recours (ATF 134 III 669 consid. 2.2; arrêt 9F_3/2023 du 27 mars 2023 consid. 5). Or, les faits ressortant du dossier que la Cour de céans n'aurait prétendument, selon le requérant, par inadvertance pas pris en considération ne portent pas sur un point pertinent pour apprécier la recevabilité du recours au regard des exigences de l'art. 106 al. 2 LTF. A supposer que la demande de révision ait été formée en temps utile, elle aurait dû être déclarée irrecevable pour ce motif également.