Citation: 6S.159/2006 29.06.2006 E. B

Le 29 novembre 2004, X.________, par l'intermédiaire de Me Gruber, déposa plainte pénale contre Me Y.________, pour violation du secret professionnel dès lors qu'il avait transmis son dossier civil au Bâtonnier sans qu'elle l'ait délié du secret professionnel. Le même jour, elle demanda le retour de son dossier à Me Morard, en précisant qu'elle partait de l'idée que celui-ci ne l'avait pas consulté en raison du secret. Par ordonnance du 18 août 2005, considérant que l'infraction n'était pas consommée, que Me Y.________ pouvait invoquer des faits justificatifs et que la plainte, qui épargnait le Bâtonnier, n'était pas valable faute de respecter le principe de l'indivisibilité (art. 30 CP), le juge d'instruction prononça un non-lieu en faveur de Me Y.________. Sur recours de X.________, la Chambre pénale du Tribunal cantonal fribourgeois confirma ce non-lieu par arrêt du 27 février 2006, retenant que la plainte n'était pas conforme au principe de l'indivisibilité de la plainte, mais rejetant les autres motifs du juge d'instruction.