Citation: U 144/05 27.12.2005 E. 5

Il ressort de la documentation médicale versée au dossier que la symptomatologie présentée par le recourant à la suite de l'accident dont il a été la victime trouve autant son origine dans une lésion organique que dans une affection psychique. S'il ne fait à cet égard aucun doute que les séquelles physiques soient en rapport de cause à effet avec l'accident du 23 janvier 1996, on ne saurait pas non plus nier que les troubles psychiques diagnostiqués par le docteur E.________ s'inscrivent également dans un rapport de causalité naturelle avec cet accident. Si ce psychiatre a certes souligné l'existence de facteurs étrangers à l'événement assuré dans l'évolution de l'état de santé psychique de P.________, il n'en a pas moins considéré que les troubles psychiatriques actuels étaient bien une conséquence de l'accident. A l'aune de la jurisprudence (ATF 119 V 337 consid. 1, 118 V 289 consid. 1b et les références), ce constat suffit pour admettre en l'espèce l'existence d'un rapport de causalité naturelle.