Citation: 4A_80/2024 E. 3.3

3.3. Le grief tiré de la violation de l'art. 8 CC manque à l'évidence sa cible. Le droit à la preuve, découlant de l'art. 8 CC, ne permet en effet pas de remettre en question l'appréciation des preuves effectuée par le juge (ATF 130 III 591 consid. 5.4), ni de critiquer son appréciation quant à l'aptitude d'un moyen de preuve à démontrer un fait pertinent (ATF 122 III 219 consid. 3c). En l'occurrence, la cour cantonale s'est forgée une conviction quant à l'existence et au montant de la créance alléguée par l'intimée à l'encontre du recourant, raison pour laquelle il n'y a plus de place pour une violation de l'art. 8 CC. Sous le couvert du moyen fondé sur l'art. 8 CC, le recourant critique en réalité l'appréciation des preuves opérée par la juridiction cantonale. Or, l'intéressé ne soulève pas ni ne motive le grief d'arbitraire dans l'appréciation des preuves (art. 9 Cst.), puisqu'il se contente d'affirmer que les preuves administrées ne suffisaient pas à justifier la somme réclamée par l'intimée. Son argumentation est dès lors irrecevable. C'est également en pure perte que le recourant se plaint d'une violation des art. 227 et 317 CPC. La cour cantonale a en effet souligné à juste titre que l'intéressé n'avait pas exposé les raisons pour lesquelles il n'aurait pas été en mesure de produire les pièces 24 à 35 avant le stade de l'appel. Le recourant fait aussi fausse route lorsqu'il affirme que la juridiction cantonale aurait dû tenir compte desdites pièces sur la base de l'art. 227 al. 3 CPC, dès lors que la partie demanderesse n'a jamais restreint sa demande.