Citation: 5A_362/2024 E. 4

Invoquant les art. 29 al. 1 et 2 Cst. et 6 par. 1 CEDH ainsi que, " accessoirement " (sic), les art. 5 al. 3 et 9 Cst., le recourant se plaint d'une violation de l'interdiction du formalisme excessif ainsi que de son droit d'être entendu. En substance, il reproche à l'autorité cantonale de ne pas être entrée en matière sur son recours en tant qu'il visait une violation de l'art. 58 CPC. Dès lors que la portée de cette norme ne différait en rien de celle de l'art. 20a al. 2 ch. 3 LP, l'autorité cantonale aurait, selon lui, parfaitement pu examiner son grief de violation du principe de disposition, nonobstant la référence erronée à l'art. 58 CPC, ce d'autant que la procédure cantonale n'est pas soumise au principe d'allégation s'agissant des griefs de droit. En ne traitant pas son grief, alors qu'elle aurait pu le faire, l'autorité cantonale avait violé son droit d'être entendu. Cette violation avait une incidence sur le résultat de la cause. En effet, dès lors que la partie intimée ne s'était " étrangement " pas déterminée sur sa plainte, que cela soit par écrit ou oralement, ni n'avait donc pris de conclusions, elle devait être considérée comme partie succombante et l'autorité inférieure de surveillance ne pouvait que statuer dans le sens de la plainte conformément au principe de disposition applicable. Quoi qu'il en soit du point de savoir si la cour cantonale aurait dû entrer en matière sur le recours nonobstant l'absence de grief de violation de l'art. 20a al. 2 ch. 3 LP, force est de constater que l'incidence que pourrait avoir un tel grief sur le sort de la cause est inexistante. En effet, le recourant oublie que les conclusions de la partie intimée sont sans pertinence à l'aune de cette disposition (LORANDI, Betreibungsrechtliche Beschwerde und Nichtigkeit, 2000, n° 49 ad art. 20a LP), les autorités cantonales étant, quoi qu'il en soit desdites conclusions, tenues d'examiner le bien-fondé de la plainte ou du recours (GILLIÉRON, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, vol. I, 1999, n° 69 ad art. 20a LP). Infondé, le grief doit être rejeté.