Citation: 9C_33/2021 E. 3.2.4

3.2.4. En conséquence de ce qui précède, les premiers juges ont constaté les faits de manière arbitraire en admettant que l'assurée avait manqué à son obligation de renseigner l'office intimé sur sa situation professionnelle et que ces manquements relevaient à tout le moins de la négligence. La juridiction cantonale ne pouvait pas confirmer la réduction du droit de la recourante à une demi-rente dès le 1er avril 2014, en application de l'art. 88bis al. 2 let. b RAI. Il y a lieu en revanche de se référer à l'art. 88bis al. 2 let. a RAI, selon lequel la diminution ou la suppression de la rente prend effet au plus tôt le premier jour du deuxième mois qui suit la notification de la décision. Compte tenu de la date de la décision administrative (5 novembre 2019) et de l'art. 107 al. 1 LTF, qui interdit au Tribunal fédéral d'aller au-delà des conclusions des parties, la recourante a droit à une rente entière jusqu'au 30 septembre 2019, puis à une demi-rente dès le 1er octobre 2019. Il s'ensuit que la compensation prévue par l'office intimé de la somme de 17'580 fr. avec les prestations qui sont dues à l'assurée est contraire au droit. Le recours est bien fondé.