Citation: I 700/04 17.01.2006 E. 4.3

4.3.1 Lorsque le revenu d'invalide est évalué sur la base des statistiques salariales, la mesure dans laquelle les salaires ressortant des statistiques doivent être réduits dépend de l'ensemble des circonstances personnelles et professionnelles du cas particulier (limitations liées au handicap, âge, années de service, nationalité/catégorie d'autorisation de séjour et taux d'occupation) et résulte d'une évaluation dans les limites du pouvoir d'appréciation. Une déduction globale maximum de 25 % sur le salaire statistique permet de tenir compte des différents éléments qui peuvent influencer le revenu d'une activité lucrative (ATF 126 V 75; consid. 3b publié à la RAMA 2002 U 467 p. 513 de l'arrêt ATF 128 V 174). Dans le cas particulier, la juridiction cantonale a réduit le salaire statistique de 25 % « afin de tenir compte du rendement global dans le cas d'espèce », sans exposer les motifs qui l'ont appelée à opérer une déduction globale maximum. 4.3.2 Selon la jurisprudence, une déduction ne doit pas être opérée automatiquement mais seulement lorsqu'il existe, dans un cas particulier, des indices qui montrent que l'assuré n'est en mesure, en raison de l'un ou l'autre de ces éléments, de mettre en valeur sa capacité de travail résiduelle qu'avec des perspectives de gain inférieures à la moyenne (ATF 126 V 79 s. consid. 5b/aa). D'une manière tout à fait générale, il convient d'évaluer globalement l'influence de tous les facteurs (limitations liées au handicap, âge, années de service, nationalité/catégorie d'autorisation de séjour et taux d'occupation) sur le revenu d'invalide, en tenant compte des circonstances du cas particulier dans les limites du pouvoir d'appréciation (ATF 126 V 80 consid. 5b/bb et les références). 4.3.3 Dans son rapport du 10 août 2000, le docteur T.________ a indiqué diverses limitations liées au handicap. En particulier, il a relevé l'impossibilité pour l'assuré de garder la même position pendant une longue durée, d'incliner le buste, de se baisser ou encore de se mettre à genou ou accroupi. Ces limitations justifient une déduction du salaire statistique. En revanche, la nationalité du recourant n'apparaît pas ici comme un facteur de déduction, du moment qu'il est au bénéfice d'une autorisation d'établissement (permis C) et que les salaires statistiques sont établis en fonction de la population résidante aussi bien suisse qu'étrangère (arrêt S. du 16 avril 2002, I 640/00, consid. 4d/bb [résumé in : REAS 2002 p. 308]). Par ailleurs, l'assuré, né en 1967, ne travaillait au service de la société X.________ SA que depuis 1994, de sorte qu'il n'y a pas lieu non plus d'opérer des déductions aux titres de l'âge et des années de service. En résumé, le salaire statistique doit être réduit seulement en raison des limitations liées au handicap, de sorte que la réduction de 25 % effectuée par les premiers juges est excessive. Compte tenu de cette circonstance, une déduction de 15 % apparaît indiquée. 4.4 Si l'on prend en considération une déduction de 15 % sur le salaire statistique, le revenu d'invalide doit être fixé à 34'200 fr. (40'236 - [40'236 x 0,15]). Compte tenu d'un revenu sans invalidité (non contesté) de 59'820 fr., on obtient un taux d'invalidité (arrondi : cf. ATF 130 V 121) de 43 % ([59'820 - 34'200] x 100 : 59'820 = 42,82 %). Ce taux ouvre droit à un quart de rente, de sorte que le jugement attaqué n'est pas critiquable dans son résultat et que le recours se révèle mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: