Citation: 4A_188/2018 E. 2

La question litigieuse centrale est de savoir si l'aggravation de l'état de santé de l'employé a été causée par un manquement de l'employeuse. La cour cantonale a considéré que tel n'était pas le cas, que l'employeuse n'avait donc pas violé le devoir de protection qui lui incombait vis-à-vis de son employé (art. 328 CO) et que le congé, motivé par l'incapacité de l'employé d'exercer son activité, n'était pas abusif (art. 336 CO). Les juges précédents constatent que l'état de santé de l'employé (douleurs au dos) s'est aggravé au cours de la période 2007 - 2013. Ils considèrent toutefois que cette aggravation ne peut pas être imputée à l'employeuse, plusieurs éléments factuels, conjugués entre eux, permettant de constater qu'aucun manquement ne peut être reproché à celle-ci. Ils retiennent en particulier que l'employeuse ne disposait pas des informations utiles qui lui auraient permis de conclure à la nécessité de prendre des mesures de protection et qu'elle avait déjà pris des dispositions suffisantes, notamment la dispense d'une formation - destinée aux employés concernés - sur les postures ménageant le dos.