Citation: 6B_507/2018 E. 2.3

2.3. Par cession de créance du 17 juin 2017, C.________ a cédé au recourant toutes ses créances contre X.________. Le recourant a entamé des poursuites. Le 6 novembre 2017, il s'est vu délivrer un acte de défaut de biens à raison des créances cédées et de deux indemnités pour occupation illicite de logement (juillet et août 2017). Dans sa plainte, il reproche à X.________ d'avoir, se sachant insolvable, aggravé son surendettement et sa situation en n'utilisant pas ses revenus pour éteindre ses dettes de loyers et d'occupation illicite. Une cession de créance ne confère en principe pas la qualité de lésé au cessionnaire (cf. arrêt 6B_549/2013 du 24 février 2014 consid. 3.2). Les faits litigieux concernent la période postérieure à la cession de créance. Il ne s'agit donc pas de créances qui reposeraient sur des actes prétendument illicites commis avant la cession, mais bien après celle-ci, de sorte que le recourant en est le seul titulaire. Dans la poursuite pour dettes, le recourant est un créancier et, partant, il est directement lésé par les prétendus actes de gestion fautive de la débitrice. Peu importe qu'il ne soit pas le créancier originaire, mais qu'il ait obtenu la créance par voie de cession. En outre, en tant que créancier ayant obtenu un acte défaut de biens (art. 165 ch. 2 al. 1 CP), il avait la qualité pour déposer une plainte pénale et doit, à ce titre également, être considéré comme lésé. En lui déniant la qualité pour recourir, la cour cantonale a donc violé l'art. 382 al. 1 CPP.