Citation: 1C_471/2019 E. D

Le 7 mars 2016, la Municipalité de Vétroz (ci-après: la municipalité) a adressé à A.________ un courrier recommandé intitulé "construction illicite, parcelle 12752, folio 12, au lieu dit Les Plantys, zone résidentielle 0,3 / Mur en pierre en limite de propriété" dans lequel elle lui communiquait des "informations". Ce faisant, elle soulignait le caractère instable du muret construit par l'intéressé en raison de l'absence de toute fondation en béton à sa base, en violation de l'accord passé avec son voisin B.B.________. Se référant notamment à l'art. 144 de la loi [du canton du Valais] du 24 mars 1998 d'application du code civil suisse (LACC; RS/VS 211.1), le conseil communal ordonnait le démontage de cette construction et son remplacement par un talus. Un délai non prolongeable échéant au 30 juin 2016 était octroyé à A.________ pour exécuter ces travaux. Cette lettre ne comportait pas d'indication des voies de droit. Elle était signée par le président de Vétroz ainsi que par le secrétaire communal. Faute pour A.________ d'avoir utilisé le délai imparti, la municipalité lui a envoyé, le 15 juillet 2016, un nouveau courrier dans lequel elle lui octroyait un ultime délai au 31 août 2016 pour exécuter ces travaux, à défaut de quoi elle procéderait d'office à leur exécution par substitution, aux frais de l'intéressé. Dite missive mentionnait également que cette décision pouvait faire l'objet d'un recours dans les 30 jours auprès du Conseil d'Etat.