Citation: 6B_290/2021 E. 2

Le recourant soutient encore que rien ne démontrait que la dupe n'aurait pas contracté de leasing si elle avait su que le recourant avait produit une fausse pièce d'identité. L'intimée avait admis, dans sa plainte pénale, avoir été informée dès le 2 mars 2018 de la réelle identité du recourant ainsi que de sa réelle adresse (pièce n° 37 du dossier cantonal). Cette société n'avait pas réagi à cette découverte et n'avait entrepris aucune démarche pour résilier le contrat, démontrant que la connaissance de la réelle identité du recourant lui importait peu, aussi longtemps que les mensualités étaient remboursées. Ce n'était qu'un an plus tard, soit le 11 avril 2019, que l'intimée avait réclamé le remboursement des trois mensualités échues, adressant d'ailleurs son courrier de mise en demeure à l'adresse du recourant qu'elle savait fausse depuis que la police l'en avait informée un an plus tôt.