Citation: 6B_219/2017 E. B

Par ordonnance du 6 juin 2016, le Juge d'application des peines, donnant suite à une proposition de l'Office d'exécution des peines (OEP) du 14 avril 2016, a libéré conditionnellement X.________ de la mesure thérapeutique institutionnelle ordonnée par jugement du Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne du 28 mai 2008, a fixé le délai d'épreuve à deux ans et a ordonné, à titre de règle de conduite, que X.________ poursuive une prise en charge thérapeutique comprenant une prise régulière de la médication prescrite, pendant la durée du délai d'épreuve, qu'il continue à résider en appartements protégés pour une durée de six mois - ensuite de quoi son placement pourrait avoir lieu sur un mode volontaire en concertation avec la Direction des appartements protégés où il aurait résidé - et qu'il respecte les directives de ses thérapeutes et de sa curatrice, également pendant le délai d'épreuve. Par décision d'application du 9 août 2016, l'OEP a confié les mandats médico-légaux liés à l'ordonnance du Juge d'application des peines du 6 juin 2016 à la Fondation E.________, à Z.________, concernant le maintien du lieu de vie de X.________, ainsi qu'à la Dresse B.________, médecin psychiatre, s'agissant du suivi ambulatoire. Dans leur rapport du 3 octobre 2016, la Dresse B.________ et C.________, Directeur de la Fondation E.________, ont relevé que X.________, même s'il avait montré sa volonté de progresser, n'avait que très peu conscience de sa maladie, avait des capacités d'élaboration très restreintes qui le freinaient dans sa possibilité d'apprentissage de mesures préventives et que ses capacités à prévenir la rechute existaient actuellement grâce au traitement intégré qui était ordonné, où médecin psychiatre, équipe éducative, infirmière et curatrice le soutenaient et l'encadraient. Ils ont estimé que ce suivi, pour donner une chance à l'intéressé de s'insérer sans rechute ni risque de récidive, devait être fait par paliers, en garantissant ainsi une certaine sécurité par une vérification régulière et une consolidation des acquis. Ainsi, compte tenu des capacités d'adaptation limitées de X.________, les étapes nécessaires avant l'élargissement du cadre en milieu non-protégé devaient, selon les prénommés, se succéder progressivement et couvrir les deux ans de mise à l'épreuve. En conséquence, ils ont proposé d'étendre l'ordonnance de suivi en appartements protégés à l'EMS E.________ jusqu'à la fin de la mesure. Le 17 octobre 2016, l'OEP a saisi le Juge d'application des peines d'une proposition tendant à la modification de la règle de conduite assortissant la libération conditionnelle accordée à X.________, dans le sens d'une poursuite de l'obligation faite à ce dernier de résider en appartements protégés ou dans tout autre logement agréé par l'OEP jusqu'au terme du délai d'épreuve. L'OEP a relevé que l'ensemble des intervenants avaient souligné la nécessité pour le condamné de maintenir son lieu de vie à l'EMS E.________ durant toute la durée du délai d'épreuve. Il s'est également référé au rapport établi le 3 octobre 2016 par la Dresse B.________ et C.________.