Citation: 8C_490/2021 E. A

A.________ a été engagé en qualité de monteur en échafaudages par B.________ SA à compter du 1 er janvier 2010. A ce titre, il était assuré obligatoirement contre le risque d'accidents auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 16 juillet 2015, alors qu'il était occupé à protéger les échafaudages en fixant des attaches autour des barres, l'assuré a subi une entorse du ligament collatéral cubital de l'articulation métacarpo-phalangienne de l'index droit. L'accident n'a pas entraîné d'interruption de travail et la CNA a pris en charge les frais de traitement. Le 24 avril 2017, l'employeur a annoncé une rechute depuis le mois de février précédent - moment de la reprise des consultations médicales - indiquant que l'employé avait toujours des douleurs depuis sa blessure. Une IRM, pratiquée le 28 février 2017, a conclu à une déchirure partielle subtotale de l'enthèse proximale sur la face ulnaire de la tête du deuxième métacarpien. En l'absence d'incapacité de travail, la CNA a de nouveau pris en charge le traitement médical. En raison de la persistance des douleurs malgré un traitement antiphlogistique et une infiltration, le médecin traitant de l'assuré, le docteur C.________, spécialiste en chirurgie de la main, a préconisé une intervention chirurgicale exploratoire (arthrotomie et révision de l'articulation métacarpo-phalangienne), à laquelle l'assuré s'est soumis le 20 décembre 2017. L'intervention n'a pas permis de mettre en évidence de lésion à suturer, de tissu inflammatoire, cicatriciel ou d'autre élément permettant d'expliquer la symptomatologie (cf. rapport opératoire du 20 décembre 2017 et rapport du praticien du 8 février 2018). L'assuré a été en incapacité de reprendre le travail depuis l'opération. L'assuré a bénéficié de nouvelles infiltrations et s'est soumis à une seconde IRM de la main droite, pratiquée le 14 août 2018, laquelle n'a pas mis en évidence de lésions particulières, si ce n'est un "placard tissulo-fibreux rétractile discrètement inflammatoire". Sur indication du médecin d'arrondissement de la CNA, l'assuré a séjourné à la clinique romande de réadaptation (CRR) du 29 octobre au 1 er novembre 2018 pour une évaluation interdisciplinaire. Dans leur rapport du 2 novembre 2018, les médecins de la CRR ont conclu à un bon pronostic de retour dans le monde du travail, rappelant qu'aucun médecin consulté n'avait trouvé de lésion anatomique susceptible d'expliquer les douleurs et que la médecine n'avait plus de traitement spécifique à proposer. Par décision du 20 novembre 2018, la CNA a mis fin aux prestations d'assurance avec effet au 1 er décembre 2018, motif pris que la situation était stabilisée sur le plan médical, que l'accident du 16 juillet 2015 n'avait plus d'influence sur la persistance des douleurs et que l'assuré disposait d'une pleine capacité de travail dans son activité professionnelle habituelle. Saisie d'une opposition, elle l'a rejetée par décision du 4 février 2019, considérant que les plaintes ne pouvaient pas s'expliquer sur le plan organique et qu'un lien de causalité adéquate avec l'accident du 16 juillet 2015 faisait défaut.