Citation: 2C_205/2024 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, la formulation de l'arrêt attaqué pourrait certes laisser penser qu'il est fait référence à des échanges de messages électroniques (messages "WhatsApp") entre le recourant et différentes locataires. Toutefois, si l'instance précédente se réfère à cette conversation électronique, c'est pour constater qu'il est y fait mention à plusieurs reprises d'autres "filles", en sus de la seule personne partie à la conversation en cause. En retenant que cette correspondance démontrait une intense activité d'organisation et de répartition des studios entre différentes candidates, soit entre les "filles", l'instance précédente n'a procédé à aucun constat en contradiction avec la pièce figurant au dossier. En outre, au vu du contenu des autres pièces exposé dans l'arrêt entrepris, notamment celui des rapports de police, on ne voit pas en quoi la Cour de justice aurait établi arbitrairement les faits de la cause en retenant que le recourant louait des locaux à la semaine à des travailleuses du sexe afin qu'elles y exercent la prostitution. L'arrêt attaqué détaille notamment que le rapport de police du 28 mars 2023 précisait que les locaux en cause avaient été identifiés, outre ceux mentionnés dans la correspondance électronique de l'intéressé, au moyen de l'indication des lieux de travail figurant sur les autorisations de courte durée des travailleuses du sexe, ainsi qu'à l'occasion des contrôles effectués à la suite de publications de petites annonces érotiques postées sur internet. De plus, le recourant avait lui même expliqué poster des offres de location dans la partie destinée aux professionnels de la prostitution du site internet "Anibis". Dans ce contexte, le grief doit donc être rejeté.