Citation: 7B_59/2022 E. 2.3.3

2.3.3. Autre est en revanche la situation de la recourante en ce qui concerne l'infraction de gestion déloyale. On observera à ce propos que, dans son recours cantonal, la recourante a indiqué qu'au vu de sa position de confiance au sein de l'entreprise, ainsi que de l'indépendance et de la latitude dont il disposait, l'intimé 2 était en charge de veiller aux intérêts patrimoniaux de son employeur (cf. arrêt attaqué, partie "En fait" let. D.a p. 4). Autrement dit, elle lui reprochait d'avoir, malgré son devoir de fidélité, porté atteinte à ses intérêts. Il apparaît dès lors que, sous l'angle de l'infraction de gestion déloyale, la recourante est la détentrice du bien juridique que l'art. 158 CP protège directement d'une atteinte. Aussi, la cour cantonale ne pouvait pas, sans violer le droit fédéral, nier à la recourante sa qualité de lésée en considérant que son patrimoine n'avait jamais été mis en péril par le comportement de l'intimé 2; quoi qu'en dise ce dernier, l'existence d'un dommage n'est pas nécessaire pour être lésé au sens de l'art. 115 CPP (cf. consid. 2.1.2 supra) et partant pour fonder la qualité pour recourir au sens de l'art. 382 CPP (cf. ATF 139 IV 78 consid. 3.3.3).