Citation: 5A_121/2024 E. 3.3

3.3. L'arrêt entrepris constate que la détermination spontanée de l'Office et ses annexes n'ont, par inadvertance, pas été directement transmises à la recourante et qu'elles lui ont été communiquées par courrier du 16 janvier 2024. Il constate également que la plaignante a déposé le 18 janvier 2024 une détermination spontanée, en requérant de pouvoir consulter le dossier, ce qu'elle a pu faire. La recourante admet par ailleurs avoir déposé des déterminations le 18 décembre 2023, à l'appui desquelles elle a requis des mesures d'instruction, et le 18 janvier 2024, après que l'autorité cantonale lui a communiqué les documents qu'elle avait omis de lui transmettre. Il résulte de ces éléments que la recourante a pu se déterminer sur les écritures et les pièces produites par l'Office et s'exprimer sur le résultat de l'administration des preuves devant l'autorité précédente. Partant, l'on ne discerne pas en quoi les " manquements " de l'autorité cantonale en lien avec ces points violeraient le droit d'être entendu de la recourante, étant par ailleurs relevé que celle-ci ne remet pas en cause le rejet de sa requête tendant à la production de l'entier du dossier de l'Office. Cela étant, en tant que la recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir entrepris des mesures d'instruction insuffisantes et de n'avoir pas donné suite à ses réquisitions de preuve, son grief tombe à faux. En effet, comme elle le relève elle-même dans son recours, dite autorité a décidé, en vertu du pouvoir d'appréciation dont elle jouit en la matière, de ne pas faire suite à ses réquisitions de preuve, singulièrement de ne pas procéder à l'audition de plusieurs témoins qu'elle a offerte dans son écriture du 18 décembre 2023, en procédant à une appréciation anticipée des preuves. Or, une telle appréciation doit être contestée par le biais d'un grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) motivé selon les exigences strictes de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. parmi plusieurs: arrêt 5A_79/2023 précité consid. 3.4), grief que la recourante soulève également (cf. infra consid. 4). La référence à l'art. 20 al. 2 ch. 2 LP ne conduit pas à un autre résultat. En effet, la recourante n'expose pas en quoi cette disposition aurait une portée propre par rapport à l'art. 29 al. 2 Cst. ou, de manière plus générale, serait violée dans ce contexte (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF; supra consid. 2.1), étant de surcroît rappelé que la maxime inquisitoire n'exclut pas une appréciation anticipée des preuves (parmi plusieurs: arrêt 5A_79/2023 du 24 août 2023 consid. 3.3.3 et la référence).