Citation: I 396/03 29.08.2005 E. 4

4.1 Lorsque la dernière activité pleinement exercée par l'assuré remonte à plus de deux ans, il y a lieu de se fonder sur le revenu que l'assuré aurait tiré de la même activité, immédiatement avant la réadaptation, s'il n'était pas devenu invalide (art. 21 al. 2 RAI). Dans son dernier emploi le recourant travaillait à 75 % comme éducateur non formé; il aurait perçu en 2002 pour la même activité un revenu de 3'799 fr. 40. 4.2 Ainsi que l'ont relevé les premiers juges, il ne peut être établi, au degré de la vraisemblance prépondérante, que sans la survenance de l'invalidité, le recourant aurait perçu un revenu équivalant à celui d'un éducateur spécialisé travaillant à plein temps. S.________ a travaillé à « X.________ » du 16 août 1995 au 31 août 1996 comme stagiaire; il a été nommé ensuite, provisoirement et à titre d'essai dès le 1er septembre 1996, au poste d'éducateur non formé à 75 %. En parallèle, il a suivi une formation d'éducateur spécialisé auprès du Centre de formation pédagogique et sociale de Z.________, qu'il a suspendu de son propre chef le 1er décembre 1998. A l'examen de son dossier, il n'apparaît pas que sans la survenance de l'invalidité, il aurait obtenu ce titre et exercé cette activité à plein temps dans un établissement médico-éducatif. Pour l'année 1997, l'évaluation professionnelle du recourant était moyenne, celui-ci ne remplissant que partiellement les exigences de sa fonction, et son comportement social laissait à désirer. Durant l'année 1998, la situation n'avait pas connu d'évolution notable; à plusieurs reprises, le comportement du recourant avait donné lieu à des interpellations et nécessité des entretiens avec la direction de « X.________ ». Ainsi, depuis de nombreux mois déjà, le lien de confiance entre le recourant et son employeur était ébranlé, ce qui a abouti en définitive à la rupture des relations de travail. A cet égard, la reprise de la consommation de stupéfiants et la recrudescence des troubles psychiatriques survenues à la fin de 1998 n'ont eu qu'une influence indirecte sur les événements, puisque le comportement du recourant faisait déjà l'objet de reproches en 1997. Par ailleurs, avant de débuter une formation d'éducateur spécialisé, le recourant avait connu un parcours professionnel plutôt chaotique: il avait entrepris diverses formations, qu'il avait abandonnées ou qu'il n'avait pas mises en pratique, et exercé différents emplois sans suite. Au vu de ces éléments, on ne saurait faire grief à l'office intimé et aux premiers juges de ne pas avoir retenu que le recourant aurait, sans la survenance de l'invalidité, terminé la formation qu'il avait entamée, et de s'être fondés sur un revenu de 3'799 fr. 40 par mois comme base de calcul de l'indemnité journalière. Au demeurant, même s'il avait achevé avec succès sa formation, rien n'indique qu'il aurait été nommé à un poste d'éducateur spécialisé à plein temps par l'État du Valais. Une telle hypothèse suppose en effet qu'un poste à repourvoir soit mis au concours et que l'employé ait donné pendant la période probatoire satisfaction par son travail et son comportement.