Citation: 6B_633/2018 E. A

Le 30 juin 2010, X.________ a démissionné de sa fonction de directeur général de B.________ SA - société anonyme appartenant à C.________ SA (ci-après: C.________). Le 18 juin 2010, il avait fondé la société Y.________ Sàrl, qui déployait ses activités dans les locaux appartenant à B.________ SA, lesquels lui avaient été mis à disposition gratuitement et où cohabitaient des employés des deux sociétés. Les équipements sur place appartenaient en grande partie à B.________ SA. Les 21 et 22 décembre 2010, Y.________ Sàrl, en qualité de fournisseur, et B.________ SA, en qualité d'acquéreur, ont conclu un contrat cadre ayant " pour objet de définir les quantités, termes et conditions de vente/achat de la matière à injection (CIM) à base de zircone ". Le 20 novembre 2014, B.________ SA a ouvert action civile contre X.________, d'une part, et sa société, Y.________ Sàrl, d'autre part, en rapport avec des questions relatives à la propriété intellectuelle sur le procédé de fabrication de la matière à injection CIM. Dans ce cadre, A.________, ancien employé du service juridique de C.________, a été entendu en qualité de témoin le 8 février 2017. A cette occasion, il a notamment déclaré que le contrat cadre conclu les 21 et 22 décembre 2010 entre Y.________ Sàrl et B.________ SA lui était inconnu en 2010 et qu'il avait " instruit le litige entre B.________ SA et Y.________ Sàrl dès l'année 2013 ". Le 24 mai 2017, la société Y.________ Sàrl et X.________ ont déposé plainte et dénonciation pénale pour faux témoignage à l'encontre de A.________. Ils ont exposé que B.________ SA affirmait, dans le cadre de la procédure civile qu'elle avait initiée contre eux, que la matière à injection CIM avait été développée à l'interne par l'un de ses employés dès l'automne 2012, alors qu'en réalité Y.________ Sàrl livrait dès mi-2011 la matière en question à B.________ SA, sur la base du contrat de livraison conclu les 21 et 22 décembre 2010. A.________ avait affirmé à maintes reprises ne pas avoir connaissance de ce contrat avant 2013 et que c'était en novembre 2014 que ce contrat avait " fait surface comme pièce justificative " en annexe de l'action déposée par Y.________ Sàrl en paiement des dernières factures qui n'avaient pas été acquittées dans le cadre de ce contrat. Selon Y.________ Sàrl et X.________, il ressortait cependant de plusieurs pièces que A.________ avait déjà connaissance des contrats liant Y.________ Sàrl et B.________ SA en septembre 2012. Par ordonnance du 1er février 2018, le Ministère public du canton de Neuchâtel a refusé d'entrer en matière sur la plainte pénale pour faux témoignage déposée le 24 mai 2017 par Y.________ Sàrl et X.________ à l'encontre de A.________.