Citation: 6B_1030/2014 E. 2.2

2.2. Selon le recourant, la cour cantonale aurait négligé l'influence exercée sur lui par son comparse A.________, plus expérimenté dans la commission de brigandages. Lui-même n'aurait agi de la sorte que pour la première fois sur un coup de tête, nécessairement influencé par son comparse qui s'était procuré l'arme factice bien avant qu'ils ne décident d'agir de concert. Le fait que le recourant n'aurait pas entrepris la moindre démarche préparatoire aurait dû être mis à sa décharge. Il ressort du jugement entrepris que selon les déclarations du recourant, celui-ci et A.________ avaient évoqué ensemble le moyen de se faire rapidement de l'argent quelques jours auparavant. Le recourant avait acquiescé à la proposition de son comparse de se procurer une arme, ce que ce dernier avait fait en allant voler un pistolet à billes dans un centre commercial (jugement entrepris, consid. e.b p. 10). Ces explications du recourant démontrent suffisamment qu'il n'a pas agi sur un coup de tête, mais que les intéressés se sont concertés au moins sur le moyen de se « faire rapidement de l'argent ». Pour le surplus, l'arme étant factice, se la procurer ne posait pas de difficulté majeure. On ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir jugé que le fait que le recourant n'avait pas hésité à se servir de l'arme au moment des faits faisait même apparaître sa culpabilité comme légèrement supérieure à celle de son comparse. Le grief est infondé.