Citation: 7B_851/2024 E. 3.3

3.3. En l'espèce, la Chambre pénale a relevé que le mandat d'amener n'avait pas été exécuté et avait été révoqué; le recourant n'avait dès lors pas fait concrètement l'objet d'une quelconque mesure de contrainte. Certes, comme le relève le recourant, la révocation du mandat a été prononcée après que la police ne l'avait pas trouvé à son domicile. Il n'en demeure pas moins que la mesure de contrainte n'a pas été exécutée. En effet, il ne résulte pas de l'arrêt querellé que le recourant aurait été conduit par la police devant la direction de la procédure (cf. art. 209 al. 2 CPP); l'intéressé ne le prétend d'ailleurs pas. Dans ces circonstances particulières - non-exécution, puis révocation du mandat d'amener -, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en retenant qu'on ne percevait pas, à première vue, que les droits fondamentaux du recourant auraient été touchés. Dès lors que l'intérêt au recours n'était pas d'emblée évident, il appartenait au recourant d'en entreprendre la démonstration, en particulier par un exposé des atteintes subies à la liberté personnelle, voire au respect de la vie privée et familiale. Or comme l'a relevé l'autorité précédente, le recourant s'est contenté d'invoquer la violation de ses droits fondamentaux, dispositions légales à l'appui. Dans son recours fédéral, le recourant admet d'ailleurs que faute d'avoir été appréhendé, ses droits n'ont pas été concrètement touchés, mais soutient qu'ils auraient été mis en danger; il ne résulte toutefois pas de l'arrêt querellé que le recourant aurait tenté la démonstration d'une quelconque mise en danger et celui-ci ne le prétend pas. En définitive, la Chambre pénale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que le recourant n'avait pas établi disposer d'un intérêt suffisant au recours. Elle était par conséquent fondée à déclarer son recours irrecevable pour ce motif.