Citation: 2C_740/2020 E. 5.3

5.3. Comme la recourante le souligne, le Tribunal cantonal ne lui a pas octroyé de délai, afin qu'elle puisse répliquer aux observations de l'Administration cantonale des impôts du 2 décembre 2019 sur la demande de suspension qu'elle avait elle-même déposée, rejetant celle-ci par ordonnance du 3 décembre 2019. Sur ce point, il est souligné que l'art. 29 al. 2 Cst. n'a, dans le cadre d'une procédure concernant des mesures provisoires, pas la même portée que s'agissant de la procédure au fond. L'autorité qui statue peut, sauf circonstances spécifiques, se dispenser d'entendre de manière détaillée les intéressés ou de procéder à un second échange d'écritures. Le droit d'être entendu de la partie requérante est en principe déjà garanti par le dépôt de sa demande (cf. ATF 139 I 189 consid. 3.3; arrêt 1B_2 67/2020 du 16 juin 2020 consid. 2). Il n'existe ainsi, en matière de mesures provisoires, pas un droit absolu à la réplique, sauf si la mesure considérée a une incidence sur la cause principale (ATF 144 I 340 consid. 3.3.8), ce qui n'est pas le cas en l'espèce. Ce constat suffit à considérer que le grief n'est pas fondé.