Citation: 6S.409/2003 08.03.2004 E. B

Par arrêt du 12 mai 2003, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours de X.________. Il en ressort, en bref, les éléments suivants. B.a Né en 1973, X.________ a un CFC d'électronicien en audiovideo. Après une période de chômage, il a oeuvré, entre les mois d'août 1995 à 1996, comme vendeur, puis gérant en articles informatiques auprès de l'entreprise Y.________ SA, à Yverdon. Il travaille actuellement comme mandataire commercial dans une fiduciaire. Un collègue de travail le décrit comme compétent, intelligent et sérieux. Les renseignements de police à son sujet sont favorables. Il n'a pas d'antécédents judiciaires. B.b En décembre 1996, X.________ a aidé son cousin, Z.________, à transporter des pneus que ce dernier avait démontés sur sa voiture, avant de porter plainte pour vol et d'annoncer le sinistre à l'assurance qui l'a indemnisé. B.c En octobre 1996, X.________ a porté plainte pour le vol de sa moto, alors qu'avec son cousin, ils avaient maquillé, puis abandonné le véhicule après que le moteur eut serré par manque d'entretien. Il a annoncé le vol fictif à son assurance et prêté le montant obtenu à Z.________. B.d Dans la nuit du 31 janvier au 1er février 1997, X.________, d'un commun accord avec son cousin, et sur la base d'un scénario préétabli, a intentionnellement bouté le feu à l'appartement loué par Z.________ et son épouse. Ce dernier, passionné de modèles réduits, avait préalablement confectionné un système de mise à feu à distance. Durant cette nuit, alors que les locataires étaient en vacances, X.________ a invité six amis pour fêter un anniversaire dans le logement de son cousin. Avant de quitter l'appartement, il a discrètement ouvert le robinet d'un estagnon de nitrométhane et invité ses convives à prendre le dessert dans son appartement, situé en dessous, et depuis lequel il a actionné la mise à feu du dispositif. Il a ensuite vérifié, au moyen d'un interphone, que l'incendie avait bien pris. Inquiétés par le bruit, les invités ont incité leur hôte à aller vérifier ce qui se passait dans l'appartement de Z.________. Le feu a alors été découvert. Les époux Z.________, qui avaient conclu, le 18 décembre 1996, une police d'assurance incendie auprès de l'ECA pour une valeur de 351'000 francs, ont établi après le sinistre l'inventaire des biens détruits dans l'incendie. Le 7 février 1997, ils ont perçu un acompte de 20'000 francs de l'assurance. X.________ devait recevoir le 10 % de l'indemnité versée par l'ECA.