Citation: 5A_547/2024 E. 5.3

5.3. Le recourant se plaint derechef de la déduction de 30 % opérée par l'Office au titre des frais professionnels. Il relève que cette déduction est appliquée à des " charges relatives à un local [qu'il] ne paie même pas " et qu'" a minima, il aurait été judicieux de procéder à une comparaison des charges avec celles d'autres garagistes afin de rendre une décision en adéquation avec le droit fédéral, plutôt que d'appliquer une fourchette arbitraire sur un local mis à disposition gratuitement ". En effet, il aurait été " approprié ", selon le recourant, de " simplement prendre en compte les coûts moyens de revient du matériel utilisé par un garagiste et de les déduire ", ce que l'autorité cantonale n'avait " malheureusement " pas fait puisqu'elle avait ignoré ses explications " pourtant éclairées par la comparaison avec d'autres garagistes ". Le recourant déplore en outre que " malgré la connaissance de nouvelles circonstances ", l'Office des poursuites puis les autorités inférieure et supérieure de surveillance aient maintenu une décision fondée sur les chiffres de décembre 2023, " ce qui avait notablement prolongé la procédure ". S'agissant des pages manquantes des relevés de son compte bancaire B.________, le recourant fait grief à l'autorité cantonale d'avoir versé dans l'arbitraire. Alléguant être " sous une dose de morphine suffisante pour affecter sévèrement les facultés de n'importe quel individu ", être " aujourd'hui sous Fentanyl " et être " confronté à une situation financière désastreuse avérée ", il se dit victime d'une décision " profondément choquante ", respectivement " inhumaine ", qui, en " maintenant un avis de saisie qui défie toute logique ", viole grossièrement ses droits, à savoir son minimum vital. L'ensemble des documents qu'il avait produits témoignait de sa précarité extrême. Il était profondément choquant que l'autorité cantonale n'ait pas pris en compte ses explications au motif qu'il manquait seulement deux pages. Ces pages ne révélaient rien d'essentiel et auraient, quoi qu'il en soit, pu être produites si l'autorité cantonale n'avait pas choisi d'éviter de procéder à des actes d'instruction supplémentaires.