Citation: 1C_372/2021 E. 2.2

2.2. Pour les recourants, l'audition des représentants de l'Etat de Genève et des conseils administratifs de Veyrier et de Carouge aurait permis d'évaluer l'état des procédures d'acquisition de terrains en vue de créer ou d'élargir les axes routiers pour la desserte en transports publics des Grands-Esserts. Les recourants relèvent que cette question n'était pas seulement en rapport avec l'accord de 2012 (qu'ils n'avaient pas qualité pour invoquer), mais aussi avec les documents à l'appui du PLQ lui-même, qui prévoient l'entrée en fonction des lignes de bus. La cour cantonale a relevé que la question de la desserte des transports publics avait été abordée lors de l'inspection locale; pour les recourants, l'échange survenu à cette occasion serait insuffisant, dans la mesure où les pièces réclamées à l'Etat en complément n'auraient pas été produites, la conférence de presse censée fournir des explications n'ayant jamais eu lieu. Selon l'art. 3 al. 3 de la loi générale sur les zones de développement (LGZD, RS/GE L 1 35), le PLQ prévoit les éléments de base du programme d'équipement, soit notamment (let. a) le tracé des voies de communication projetées et les modifications à apporter aux voies existantes, ainsi que les alignements le long ou en retrait de ces voies, en distinguant les voies publiques cantonales, communales ou privées. La loi n'exige donc nullement, au stade de l'adoption du PLQ (respectivement de son examen par les instances judiciaires), que les aménagements routiers soient déjà achevés, voire même en cours de réalisation. Compte tenu des exigences légales, les renseignements fournis à ce stade dans les documents à l'appui du PLQ, puis par l'Etat dans ses observations et lors de l'inspection locale, pouvaient être considérés d'un point de vue formel comme suffisants.