Citation: 4A_508/2023 E. 3.4.1

3.4.1. Dès lors que la société ne comporte que deux actionnaires, les statuts ici litigieux doivent être interprétés au moyen de la méthode d'interprétation subjective. C'est du reste ce qu'invoque le recourant, certes dans des considérations générales, lorsqu'il indique que " [l]e juge doit commencer par rechercher la réelle et commune intention des parties (interprétation subjective) ". Or, le recourant ne prétend ni n'établit que l'interprétation effectuée par la cour cantonale serait arbitraire. En tout état de cause, force est de constater que les statuts de la société prévoient que les membres du conseil d'administration sont nommés par l'assemblée générale " pour la période s'écoulant jusqu'à la prochaine assemblée générale ordinaire ". Dès lors que la tenue de l'assemblée générale ordinaire dans les six mois qui suivent la clôture de l'exercice n'est qu'un délai d'ordre et que les statuts ne fixent ici pas en mois la durée des mandats desdits membres, dits statuts ne semblent pas déroger à l'art. 710 al. 1 aCO. Partant, on ne saurait taxer d'arbitraire l'interprétation effectuée par la cour cantonale, à teneur de laquelle les statuts ne limitent pas la durée des mandats des membres du conseil d'administration de la société à un an. Pour autant qu'il soit recevable, le premier grief du recourant doit donc être rejeté.