Citation: 6B_481/2022 E. 2

Le recourant soutient que la cour cantonale a versé dans l'arbitraire en retenant qu'il a été transféré à la prison du Bois-Mermet parce qu'il avait agressé un gardien (ce fait s'étant passé une année avant). Il explique qu'il a été transféré dans cet établissement à la suite de la demande du Service médical qui ne pouvait plus le garder à l'Unité psychiatrique pour des raisons de manque de places; il était suffisamment stabilisé pour laisser sa place à des détenus plus gravement atteints. Il en déduit que la stabilisation de son état n'est pas due aux soins donnés en prison, mais à sa propre décision de se soumettre à un traitement neuroleptique à la suite du traitement suivi en unité psychiatrique et durant son séjour à Curabilis, seuls endroits où il aurait suivi un traitement psychiatrique adéquat. Selon l'art. 97 al. 1 LTF, le recours ne peut critiquer les constatations de fait que si les faits ont été établis de façon manifestement inexacte - notion qui correspond à celle d'arbitraire - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (ATF 147 I 73 consid. 2.2; 145 V 188 consid. 2; 142 II 355 consid. 6). Conformément aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, le recourant doit expliquer de manière circonstanciée en quoi ces conditions sont réalisées (cf. ATF 147 I 73 consid. 2.2; 140 III 264 consid. 2.3; 137 II 353 consid. 5.1). Par son argumentation, le recourant ne démontre pas en quoi l'état de fait retenu par la cour cantonale serait arbitraire. Le simple fait qu'il a été condamné par jugement du 30 juin 2021 pour avoir agressé un gardien le 10 août 2020 n'exclut pas une autre agression une année plus tard. En outre, la cour de céans peine à voir quelle influence la correction de ce vice pourrait avoir sur l'issue du jugement. Insuffisamment motivé, le grief soulevé est irrecevable.