Citation: 4A_2/2022 E. 3.1

3.1. La cour cantonale a constaté, en procédant à une interprétation subjective des manifestations de volonté des parties, que celles-ci n'étaient pas convenues d'un forfait, contrairement à la thèse défendue par le recourant qui soutenait qu'un montant annuel de 10'000 fr. avait été arrêté à ce titre, cette somme ayant été articulée par la demanderesse de manière purement indicative. Puis, la Cour de justice a observé que la distinction entre les deux mandats (le « premier » qui englobait les tâches confiées initialement, lesquelles recouvraient la gestion des affaires de C.________ ainsi que la continuation et la liquidation de ces mêmes affaires courantes après son décès, et le « deuxième » qui englobait les tâches réalisées dans le cadre de la succession de la défunte) revêtait peu d'importance, puisque le défendeur était seul héritier. L'autorité précédente a constaté ensuite que les parties n'avaient pas prévu de tarif horaire ou d'autre méthode de rémunération au début du mandat. Le tarif d'une association professionnelle ne s'appliquait pas non plus. Deux éléments permettaient toutefois de calculer les honoraires encore dus. En effet, le défendeur avait payé les deux premières factures qui lui avaient été adressées pour l'année 2014. Il avait donc, à tout le moins par actes concluants, admis que le montant des honoraires correspondait aux prestations fournies, énumérées assez précisément dans ces deux documents. Et la demanderesse tenait des timesheet précis des heures consacrées au mandat, dont seuls quelques postes - représentant 6'965 fr. HT - avaient été contestés valablement par le défendeur dans sa réponse. Partant, la cour cantonale a considéré que les prestations déployées en 2015 devaient être rémunérées au même tarif horaire qu'en 2014. Elle a également estimé que la demanderesse n'avait fourni aucune explication ou justification s'agissant des postes critiqués par le défendeur, dont la facture devait donc être expurgée. Le défendeur restait ainsi devoir 24'421 fr.50 TTC à la demanderesse. Finalement, les juges genevois ont estimé que ce montant n'apparaissait pas disproportionné par rapport aux services rendus. D'une part, pour près de deux ans d'activité, il était proche de la fourchette haute facturée par le précédent mandataire consulté par le défendeur. D'autre part, le décès de la parente du défendeur quelques mois après le début du mandat avait profondément changé le rapport contractuel et engendré un travail supplémentaire. Le fait qu'un exécuteur testamentaire ait été parallèlement chargé de la succession n'était pas déterminant puisque le défendeur n'était pas parvenu à désigner concrètement quelles prestations auraient été inutilement fournies par la demanderesse.