Citation: 5A_513/2023 E. 5.3.2

5.3.2. En application par analogie des règles sur la poursuite pour dettes et la faillite (cf. ATF 129 III 526 consid. 2 et les références [en matière de saisie de salaire]), la jurisprudence retient en principe, pour le calcul des contributions d'entretien en droit de la famille, que la réduction des frais de logement du débirentier au montant correspondant à la situation familiale ou aux loyers usuels du lieu doit être opérée à l'échéance d'un délai convenable, à savoir généralement le plus prochain terme de résiliation (arrêts 5A_648/2020 du 12 juillet 2021 consid. 5.2; 5A_1029/2015 du 1er juin 2016 consid. 4.3.1; 5A_671/2013 du 29 juillet 2014 consid. 6.3.2). Le Tribunal fédéral a toutefois jugé qu'il n'était pas insoutenable de ne pas accorder un délai pour résilier son bail à un débirentier, qui bénéficiait d'une solution transitoire au moment où il a pris le bail d'un appartement dont le loyer correspondait à près de la moitié de son revenu mensuel (arrêt 5A_388/2020 du 10 septembre 2020 consid. 3.3). En l'occurrence, le recourant n'expose pas, de manière claire et détaillée, en quoi le refus de la Cour de justice d'appliquer le principe précité devrait être taxé d'arbitraire au vu des circonstances de l'espèce, en particulier compte tenu de sa situation financière et de l'absence d'urgence à trouver un nouveau logement constatée dans l'arrêt entrepris (cf. supra consid. 5.2.2). Il s'ensuit que, faute de satisfaire aux exigences de motivation requises (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1), la critique est irrecevable.