Citation: 1C_776/2021 E. 1

Le 15 novembre 2012, A.________, ressortissant égyptien, a épousé B.________ dont il avait fait la connaissance durant l'été 2008, lors d'un séjour en Egypte. Deux filles sont issues de cette union, en 2013 et en 2017. Le 11 septembre 2017, A.________ a introduit une demande de naturalisation facilitée. Le 15 avril 2019, les époux ont certifié vivre à la même adresse, sous la forme d'une communauté conjugale effective et stable et n'avoir aucune intention de se séparer ou de divorcer. Par décision du 16 mai 2019, entrée en force le 17 juin 2019, A.________ a été mis au bénéfice d'une naturalisation facilitée. Le 23 juillet 2019, A.________ a quitté le domicile conjugal à la demande de son épouse qui a déposé une requête de mesures protectrices de l'union conjugale le 10 octobre 2019. Par décision du 15 novembre 2021, le Secrétariat d'Etat aux migrations a annulé la naturalisation facilitée octroyée à A.________. Le Tribunal administratif fédéral a rejeté le recours formé par A.________ contre cette décision au terme d'un arrêt rendu le 15 novembre 2021 que l'intéressé a déféré auprès du Tribunal fédéral en date du 21 décembre 2021 en concluant à son annulation. Invités à se déterminer, le Tribunal administratif fédéral propose de déclarer le recours irrecevable tandis que le Secrétariat d'Etat aux migrations observe que le recours ne contient aucun élément propre à remettre en cause l'arrêt attaqué. Le recourant n'a pas déposé d'autres écritures.