Citation: 7B_979/2023 E. 3.2.2

3.2.2. L'art. 228 al. 2, 2e phrase, CPP prescrit au ministère public, lorsqu'il n'entend pas donner une suite favorable à une demande de mise en liberté dont il a été saisi, de la transmettre au TMC au plus tard dans les trois jours à compter de sa réception, en y joignant une prise de position motivée. Le Tribunal fédéral a déjà jugé que le délai de trois jours prévu par cette disposition se référait à des jours ouvrables ("Arbeitstage") et non pas à des jours calendaires. En effet, la loi n'exige pas que le ministère public organise un service de piquet pour réceptionner d'éventuelles demandes qui pourraient être déposées juste avant ou pendant le week-end (arrêt 1B_79/2022 du 26 janvier 2023 consid. 3.2 et les références citées; arrêt 1B_304/2013 du 27 septembre 2013 consid. 2.4).