Citation: 4A_621/2021 E. B

Après une première demande de décembre 2013, qui n'a pas abouti notamment parce qu'elle était formulée en francs suisses au lieu d'euros, B.________, qui s'est substitué à F.________, a ouvert une nouvelle action par requête de conciliation du 23 mai 2017 et, après échec de celle-ci, a déposé sa demande le 24 octobre 2017 devant le Tribunal de première instance de Genève. Il a conclu à la condamnation de A.________ AG à lui payer le montant de 1'020'140 euros avec intérêts à 5% l'an dès le 1er août 2001, faisant valoir la créance de E.________ Inc contre A.________ AG, qui lui avait été cédée le 21 novembre 1996. Cette créance d'un montant supérieur devait couvrir le montant que F.________ avait dû payer en raison du non-remboursement du prêt à la banque par D.________ SA, soit le montant précité. La défenderesse a conclu à l'irrecevabilité, subsidiairement au rejet de la demande et, plus subsidiairement, à ce qu'il soit dit que la créance est prescrite. Par jugement incident du 2 août 2018, la demande a été jugée recevable. Puis, par jugement final du 25 mars 2021, le Tribunal a condamné la défenderesse à payer au demandeur le montant de 1'020'140 euros avec intérêts à 5% l'an dès le 19 septembre 2007. En bref, le tribunal a considéré que la créance de E.________ Inc contre A.________ AG existait, que E.________ Inc en était la titulaire, que la créance était déterminable et que E.________ Inc avait bien cédé à F.________ sa créance contre A.________ AG (garantie par hypothèque), afin de garantir F.________ de son nantissement fourni à l'égard de la banque pour le prêt accordé par celle-ci à D.________ SA qui n'avait pas été remboursé. La créance de F.________ correspondait au montant débité de son compte par la banque, à la suite du défaut de remboursement du prêt par D.________ SA. Statuant le 2 novembre 2021, la Chambre civile de la Cour de justice de Genève a déclaré irrecevable l'appel de la défenderesse, la motivation de celui-ci n'étant pas conforme à l'art. 311 al. 1 CPC et à la jurisprudence y relative.