Citation: 4A_409/2021 E. 4.1

4.1. La cour cantonale aurait "arbitrairement" retenu l'existence d'une société simple: le couple n'aurait formé qu'un simple "concubinage de ménage". Les premiers juges, suivis par l'autorité d'appel, ont rappelé à bon escient les traits principaux caractérisant la société simple (art. 530 ss CO), soit la volonté des associés d'unir leurs efforts ou leurs ressources en vue d'atteindre un but commun. Ils ont bien noté que le demandeur n'avait pas souhaité devenir propriétaire, n'était pas inscrit comme tel au registre foncier et n'avait pas signé les prêts hypothécaires permettant d'obtenir les fonds nécessaires. Ils ont toutefois estimé que cet élément n'influait pas sur la volonté commune d'acquérir un immeuble, ni sur les différents apports effectués (cf. arrêt 4A_485/2013 du 4 mars 2014 consid. 2.2). En l'occurrence, le demandeur avait fourni des apports en industrie et financiers (consid. 4.2.2 infra). Sur le vu de ces éléments, le grief doit être rejeté en tant qu'il se rapporte à la qualification juridique retenue: les juges vaudois n'ont clairement pas enfreint le droit fédéral de ce point de vue.