Citation: 5A_322/2022 E. 6.4.2

6.4.2. La Cour de justice s'est certes appuyée sur deux faits qui ont eu lieu moins de deux ans avant le début de la litispendance, mais ils ne constituent pas les seuls indices pris en compte pour considérer que les parties géraient leur vie de manière séparée sur le plan économique. Il est notamment fait référence au courriel de la fiduciaire des parties du 4 juin 2018, laquelle a en substance indiqué que, pour l'année 2017 et les années à venir, la situation de ces derniers était celle d'un divorce et qu'il convenait donc de procéder à une déclaration d'impôts séparée, avant d'ajouter que, pour éviter tout conflit d'intérêts, elle ne conseillerait à l'avenir qu'une seule partie, en l'occurrence l'époux. L'appréciation globale de la cour cantonale n'est ainsi pas critiquable, en sorte que le grief doit être rejeté.