Citation: 1P.235/2006 15.06.2006 E. A

Dans le cadre d'une instruction pénale ouverte le 17 juin 2002 contre C.________ pour de prétendus actes d'ordre sexuel commis sur D.________, né le 6 mai 1998, le Juge d'instruction pénale en charge du dossier a rejeté, en date du 3 décembre 2002, une requête des époux F.________ tendant à la récusation de l'experte mandatée pour procéder à l'expertise de crédibilité de leur fils. Par décision du 14 janvier 2003, la Chambre pénale du Tribunal cantonal valaisan (ci-après: la Chambre pénale) a rejeté le recours formé contre cette décision. Le 22 janvier 2003, D.________, agissant par ses parents, a déposé un pourvoi en nullité et un recours de droit public contre cette décision auprès du Tribunal fédéral. Le conseil de D.________, Me G.________, s'est adressé le 25 avril 2003 au Tribunal fédéral afin d'obtenir la notification des motifs du jugement de manière à ce que l'enfant puisse être entendu rapidement par un spécialiste. Le conseil de C.________, Me A.________, a écrit le 14 mai 2003 au Président de la cour de cassation pénale du Tribunal fédéral pour lui faire part de l'absence de crédit qu'il accordait à cette écriture. Il précisait notamment ce qui suit: "Cela dit, la question posée est aujourd'hui encore différente: le Tribunal fédéral peut-il admettre que l'une des parties, représentée par l'avocat signataire de la lettre du 25 avril 2003, soit à ce point incohérente dans ses requêtes et à ce point sans foi ni loi?".