Citation: I 751/04 22.02.2006 E. A

F.________, née en 1957, mariée et mère d'une fille, travaillait en qualité de femme de ménage à raison de huit heures par semaine. Simultanément, elle s'occupait à raison de quelques heures par jour, cinq jours par semaine, de la conciergerie de plusieurs immeubles. Le 9 février 1999, elle a présenté une demande tendant à l'octroi d'une rente de l'assurance-invalidité. L'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a recueilli des renseignements auprès des employeurs de l'assurée, ainsi que différents rapports médicaux, dont ceux du docteur C.________, médecin traitant. Celui-ci a posé les diagnostics de fibromyalgie, côlon irritable, hernie hiatale par glissement et ancienne borréliose et attesté d'une incapacité de travail de 70 % à partir du 5 janvier 1999 (rapport du 20 mars 1999). Chargé d'une expertise par l'office AI, le Professeur G.________, médecin-chef du Service de rhumatologie, médecine physique et réhabilitation de l'Hôpital X.________, a diagnostiqué notamment des troubles somatoformes douloureux. Selon lui, sur le plan purement somatique, l'assurée ne présentait aucune atteinte ou anomalie à la santé susceptible d'expliquer une incapacité de travail comme femme de ménage ou concierge; il convenait cependant d'admettre, vu la présence de nombreux troubles fonctionnels, une limitation dans les deux activités exercées, la capacité résiduelle de travail dans l'un ou l'autre travail étant de 70 % depuis le mois de janvier 1999 (rapport du 15 août 2000). Se fondant sur ces conclusions, l'office AI a rejeté la demande de prestations par décision du 30 novembre 2000, au motif que l'assurée ne présentait pas d'atteinte à la santé invalidante.