Citation: 8C_199/2009 26.06.2009 E. A

F.________, née en 1953, est au bénéfice depuis 1972 d'un diplôme de maîtresse de travaux manuels. Elle a exercé cette activité par intermittence durant ses années de mariage. A la suite de sa séparation, en 1995, elle a occupé un poste fixe auprès de X.________ avec un horaire de 19 heures hebdomadaires. Depuis septembre 2001, son salaire était de 46'245 fr. par an, auxquels s'ajoutait une allocation de formation de 3'528 fr. par an. F.________ souffre d'une hypoacousie bilatérale depuis 1993. Elle a bénéficié de moyens auxiliaires de l'assurance-invalidité (remise en prêt d'appareils acoustiques, cours de lecture labiale). Le 24 septembre 2001, F.________ a déposé une demande de prestations auprès l'Office cantonal AI du Valais (ci-après: OCAI), tendant à la prise en charge d'un reclassement en raison d'une intolérance aux bruits courants d'une classe. Dans le cadre de l'instruction médicale, l'assurée a été examinée par plusieurs médecins. Dans une expertise du 10 juillet 2006, complétée par un rapport du 28 février 2007, le docteur B.________, spécialiste ORL et en chirurgie cervico-faciale, a estimé que l'on pouvait attendre de la part de l'assurée qu'elle mette en oeuvre une pleine capacité de travail (83%) dans « une occupation similaire dans un environnement sonore adéquat avec des élèves ' gérables ' ». Sur le plan rhumatologique, le docteur M.________ a fait état d'un syndrome lombaire chronique sur discopathie L3-L4 et L4-L5, sans influence sur la capacité de travail (rapport du 3 octobre 2001). Le 6 septembre 2005, ce médecin a diagnostiqué en outre des épicondylalgies et des épitrochléalgies droites. Dans un rapport du 9 janvier 2006, le docteur A.________ du SMR Y.________ a précisé que ces affections se soignaient tout à fait bien. Il a indiqué que ces pathologies rhumatologiques contre-indiquaient les travaux lourds et les positions statiques. Sous l'angle psychiatrique, après avoir examiné l'assurée et pris connaissance de l'ensemble du dossier médical, la doctoresse R.________ du SMR Y.________ a conclu à l'absence d'un trouble psychique. Selon ce médecin, malgré le fait que l'assurée déclare n'être plus comme avant au niveau de sa vie sociale et de ses activités, elle continue ses loisirs, le sport, ses fréquentations avec la famille, assumant une vie de couple harmonieuse. Elle ne présente pas d'élément de la lignée dépressive majeure; son sentiment d'insuffisance congruent à la situation ne peut s'attribuer qu'à l'idéation de dévalorisation dans le sens psychiatrique du terme. Elle n'a pas d'idée de culpabilité dans ce sens non plus. Elle présente une gêne au niveau social d'une façon générale mais tout de même la confronte courageusement et quotidiennement. Etant donné qu'il s'agit d'une gêne qui est très liée à son problème d'ouïe, on ne peut pas l'attribuer à une phobie sociale. Il est évident que pour une personne perfectionniste comme elle donne l'impression de l'être, une hypoacousie avec intolérance au bruit est un handicap certain pour l'enseignement. L'assurée pourrait fonctionner parfaitement bien dans un travail adapté à ses compétences, tel l'enseignement individuel (rapport du 29 mai 2006). Par projet de décision du 14 novembre 2007, l'OCAI a octroyé à l'assurée un quart de rente limitée à la période du 1er mai 2006 au 30 septembre 2006. Pour la période subséquente, l'office a fixé le degré d'invalidité de l'intéressée à 29 % après avoir retenu que celle-ci partagerait son temps entre son activité lucrative (83 %) et ses occupations ménagères où elle ne présentait pas d'invalidité (17%). Il a fixé le revenu d'invalide (à 33'715 fr.), en se fondant sur les statistiques salariales. L'OCAI a considéré, qu'hormis les suites passagères d'une atteinte à l'épaule (dues à un accident de ski de décembre 2005), l'assurée avait toujours conservé une pleine capacité de travail dans des activités adaptées (notamment légères et non exposées au bruit ainsi qu'aux échanges verbaux multiples et simultanés). Le 15 novembre 2007, l'OCAI a notifié à F.________ un projet de décision lui annonçant qu'un reclassement ne lui serait pas accordé, mais qu'elle serait mise au bénéfice d'une aide au placement. Le 4 janvier 2008, l'OCAI a confirmé son projet afférent aux mesures d'ordre professionnel. Par écriture du 18 janvier 2008, la prénommée a interjeté recours contre cette décision devant le Tribunal cantonal du canton du Valais, lequel a été retiré le 16 avril 2008, si bien que la cause a été radiée du rôle (décision présidentielle du 17 avril 2008). Par décision du 21 février 2008, l'OCAI a confirmé son projet de rente limitée dans le temps.