Citation: 8C_704/2019 E. A

A.a. A.________, né en 1961, a été engagé dès le 1 er avril 2004 en qualité de sertisseur responsable par B.________ SARL, dont il avait été l'unique associé gérant. En sa qualité de salarié, il était assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 5 janvier 2014, l'assuré a été victime d'un accident, pour les suites duquel il a perçu des prestations d'assurance. La CNA lui a alloué en particulier des indemnités journalières pour des périodes d'incapacité totale et partielle de travail allant du 8 janvier 2014 au 10 janvier 2016, date au-delà de laquelle il a recouvré une capacité de travail entière. Le 1 er juillet 2016, l'employeur a annoncé une rechute de l'accident du 5 janvier 2014. La CNA lui a alloué des indemnités journalières, compte tenu d'une incapacité totale de travail du 10 juin 2016 au 25 octobre 2017. A.b. En début d'année 2018, la CNA a procédé à une révision des comptes de B.________ SARL, au cours de laquelle elle s'est aperçue que les salaires pris en compte pour le calcul des indemnités journalières versées à A.________ à la suite de l'accident, d'une part, et de la rechute, d'autre part, étaient tous deux erronés. Aussi a-t-elle rendu une décision le 13 avril 2018, confirmée sur opposition le 27 juillet suivant, par laquelle elle a réclamé à l'assuré la restitution d'un montant global de 202'189 fr. 90 qu'elle estimait avoir versé à tort selon ses décomptes de prestations rectifiés.