Citation: 8C_906/2014 E. 6.1

6.1. Par un deuxième moyen, la recourante invoque une violation du principe de la bonne foi découlant de l'art. 9 Cst., en tant que la juridiction précédente a refusé de déduire du montant réclamé par l'intimée les sommes qu'elle allègue avoir restituées au collaborateur indélicat immédiatement après les avoir reçues. Elle allègue qu'à deux reprises, celui-ci l'a informée que les paiements rétroactifs versés sur son compte bancaire avaient été calculés de manière incorrecte et qu'une partie des montants versés devait être restituée. Aussi a-t-elle remis à l'intéressé, dans son bureau et de la main à la main, un montant de 10'000 fr. "entre 2002 et 2004". Durant la même période, elle a rapporté l'intégralité du versement perçu en dernier lieu et le collaborateur indélicat lui en a restitué une partie en indiquant que c'était la somme à laquelle elle avait droit. Dans les deux cas, l'intéressé lui a donné l'assurance, tant par ses propos que par son comportement, que les montants rapportés seraient restitués à la caisse. La recourante reproche à la cour cantonale une violation de l'art. 9 Cst. en tant qu'elle a examiné ce point non pas sous l'angle de la protection de la bonne foi du citoyen dans les assurances données par l'administration mais à l'aune de la condition de la bonne foi dont dépend la remise de l'obligation de restituer au sens de l'art. 25 al. 1, seconde phrase, LPGA. Selon l'intéressée, les considérations de la juridiction précédente ont pour effet de mettre à sa charge la mise en lumière du comportement "anormal" du collaborateur indélicat. En conclusion, la recourante est d'avis que les conditions de la protection de la bonne foi sont réalisées, de sorte que son obligation de restituer doit être limitée aux montants effectivement conservés, soit 30 % des prestations indûment perçues.