Citation: 6B_582/2023 E. B

Par arrêt du 10 mars 2023, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a rejeté l'appel formé par A.A.________ et confirmé le jugement du 23 décembre 2021. En substance, la cour cantonale a retenu ce qui suit: A.A.________ et D.________ se sont mariés en 2007 à U.________, en Syrie, avant de venir s'installer en Suisse. Deux enfants sont issus de cette union, une fille née en 2009 et un fils né en 2012. A.A.________ et D.________ se sont séparés le 6 février 2012. A la suite de leur séparation et jusqu'au 27 août 2020, à V.________, voire dans le canton de Vaud, A.A.________ a exposé ses enfants mineurs au conflit relatif au droit de garde qui l'oppose à son épouse, en refusant de prendre les dispositions que les intervenants sociaux et éducatifs proposaient afin de les préserver et en les impliquant directement dans le conflit, les amenant, à maintes reprises, à devoir être entendus par les différents intervenants sociaux et judiciaires, ce qui a eu pour conséquence de mettre concrètement en danger leur développement psychique. Entre le mois d'avril 2015 et le mois de juin 2016, A.A.________ a exposé ses enfants mineurs à ses violentes disputes, physiques et/ou verbales avec D.________ et/ou E.________, notamment les 11 avril et 4 septembre 2015, et mêlé sa fille à ces conflits, en lui demandant de témoigner à l'encontre de sa mère, mettant ainsi concrètement en péril le bon développement psychique des enfants.