Citation: 6B_340/2019 E. 5

Dans son écriture du 12 mars 2019, la recourante affirme que toutes les infractions seraient " manifestement cachées et reconnaissables " [eindeutig ausgeblendet und erkennbar]. Elle reproche à la cour cantonale d'avoir méconnu les actes commis par divers auteurs, constitutifs de sérieuses infractions. Indépendamment de la forme de ses écritures, qui correspondrait à ses facultés [Die Form ist so wie es der Klägerin möglich ist es zu verfassen entsprechend deren Fähigkeiten], les infractions auraient été clairement nommées et seraient reconnaissables [klar benannt und somit ersichtlich]. Dans la suite, la recourante indique le nom de diverses personnes et institutions (notaire, juge, office des faillites, une société, une banque, la police neuchâteloise, l'employée d'une gérance, notamment), les infractions qu'elle leur reproche (notamment: corruption, suppression de titres, faux dans les titres, voire soutien à une organisation criminelle, violation du secret bancaire, abus d'autorité, favorisation des autorités fiscales [Steuerbehördenbegünstigung], vol et mauvaise gestion d'éléments patrimoniaux [Missmanagement von Vermögensteile]). Ce faisant, la recourante se borne à réaffirmer, en les présentant de manière plus systématique, complète et détaillée, que les faits qu'elle a dénoncés constitueraient, à ses yeux, des infractions pour lesquelles les personnes mentionnées devraient être poursuivies. Cette démarche est toutefois vaine. En effet, la cour cantonale a jugé que le recours ne répondait pas aux exigences de forme de l'art. 385 al. 1 CPP et a imparti un délai à la recourante en application de l'art. 385 al. 2 CPP pour pallier ces carences. Constatant qu'il n'y avait pas été remédié, elle a refusé d'entrer en matière sur le recours. Seuls ces points (forme du recours à l'aune des exigences de l'art. 385 al. 1 CPP, recevabilité du recours et sanction de l'insuffisance de la correction apportée aux écritures) étaient l'objet de la décision de dernière instance cantonale et peuvent, dès lors, faire l'objet du recours en matière pénale au Tribunal fédéral (art. 80 al. 1 LTF), à l'exclusion du fond soit de la question de l'ouverture ou non d'une procédure pénale en relation avec les faits dénoncés au Ministère public. Il aurait ainsi incombé à la recourante non pas de tenter de rendre vraisemblable l'existence d'infractions (ce qui aurait supposé que la décision cantonale se prononçât sur le refus d'entrer en matière du Ministère public) en en fournissant une présentation augmentée, mais de démontrer, dans la perspective de l'invocation d'un déni de justice formel ou d'une violation de son droit d'être entendue, que la cour cantonale avait, à tort, ignoré que ces infractions avaient été décrites de manière reconnaissable dans les écritures, originales puis corrigées, adressées aux autorités cantonales. Faute de tout début d'une démonstration de cet ordre, les développements de la recourante sont dénués de toute pertinence. Confondant recevabilité et examen au fond, ils ne sont pas topiques. Le recours ne répond donc pas aux exigences de forme rappelées ci-dessus. L'irrecevabilité est manifeste. Elle doit être constatée dans la procédure prévue par l'art. 108 al. 1 let. b LTF.