Citation: 6B_1177/2018 E. 1

Le divorce des époux a été prononcé par jugement du 18 juin 2015. Il a été ordonné à la caisse de pension de X.________ de verser un montant de 69'608 fr. 35 sur le compte de prévoyance professionnelle de B.________. Quant à la mesure d'éloignement prononcée, elle a été confirmée. L'appel formé par X.________ contre ce jugement a été rejeté, le jugement de divorce étant devenu définitif et exécutoire en décembre 2015. B.b. Le 7 avril 2016, vers 15 heures 45, X.________ a fait irruption dans le salon de coiffure où travaillait B.________, à F.________, malgré l'interdiction de périmètre et de contact à laquelle il était soumis. Il s'était muni d'une massette, qui devait lui servir à ouvrir la porte de l'établissement, dans l'hypothèse où celle-ci était fermée, ce qui n'était toutefois pas le cas. Une fois à l'intérieur, tout en sachant que B.________ n'était pas disposée à discuter et qu'elle avait très peur de lui, il lui a ordonné de se rendre dans le local de stockage qui se trouvait derrière le salon. Constatant que son ex-épouse voulait fuir, il l'a saisie par les cheveux et le bras. Elle a alors tenté de se dégager, mais X.________ lui a violemment cogné la tête contre un miroir, puis contre une tablette en marbre. Une cliente, G.________, née en 1940, a alors essayé de s'interposer. X.________ l'a toutefois repoussée avec ses mains, la déséquilibrant. Profitant de ces quelques secondes de répit, B.________ a cherché à s'échapper par une porte donnant sur le couloir de l'immeuble. X.________ l'a cependant rattrapée, l'a frappée avec ses poings, dans le dos et sur les bras, l'a projetée au sol, l'y a maintenue en appuyant son genou dans son dos et en continuant à exercer des violences physiques sur elle en lui tirant les cheveux, tout en lui déclarant qu'elle l'avait volé et qu'il allait la tuer. Alerté par les appels au secours de la victime, A.________, qui habitait dans l'immeuble, est arrivé et a tenté de repousser X.________. Enervé par cette intervention, ce dernier lui a asséné un premier coup en lui demandant s'il voulait mourir avec son ex-épouse. Malgré cela, A.________ a essayé d'extirper B.________ des mains de son agresseur. Celui-ci a alors asséné un violent second coup de poing à A.________, au point de le faire reculer. Alerté par le bruit, un autre voisin est intervenu, permettant à B.________ de quitter les lieux. X.________ a pu être maîtrisé avec l'aide d'ouvriers qui travaillaient sur un chantier à proximité. B.________ a souffert de diverses dermabrasions au niveau des membres supérieurs et d'une contracture du trapèze. A.________ a souffert d'une fracture de la deuxième molaire supérieure ainsi que de douleurs à l'articulation temporo-mandibulaire gauche ainsi que d'une plaie à la face interne de la joue. B.c. En cours d'instruction, un mandat d'expertise psychiatrique a été confié au Dr H.________, médecin agréé au sein du Département de psychiatrie du CHUV. Dans son rapport du 22 décembre 2016, l'expert a expliqué que X.________ présentait un trouble mixte de la personnalité de type narcissique, paranoïaque et impulsive ainsi qu'un trouble cognitif moyen. S'agissant de sa responsabilité pénale au moment des faits, l'expert a considéré que les troubles présentés par l'intéressé n'étaient pas de nature à empêcher celui-ci d'apprécier le caractère illicite de ses actes. Toutefois, les composantes pathologiques de la personnalité avaient pu entraver quelque peu la capacité de l'expertisé à se déterminer d'après cette appréciation, de sorte que la responsabilité de X.________ pouvait être considérée comme très légèrement diminuée. Par ailleurs, l'expert a estimé qu'il présentait un risque de récidive de niveau moyen, soulignant que l'intéressé n'avait pas exprimé de remords authentiques et qu'il avait surtout tenté de se dédouaner en mettant en exergue une souffrance intime et une incompréhension du comportement de la victime. Enfin, dès lors que les troubles présentés étaient accessibles aux soins, l'expert a proposé une prise en charge psychothérapeutique sur un mode ambulatoire, soulignant toutefois qu'il était peu confiant quant à l'efficacité du traitement sur l'expertisé au vu de l'absence de souffrance exprimée et de sa faible capacité de remise en question quant à son fonctionnement intime pathologique.