Citation: 5A_325/2017 E. 6.2.2

6.2.2. La cour cantonale a constaté que le notaire N1.________ et la tutrice I1.________ avaient certes tous deux estimé que J.Z.________ était capable de discernement en novembre 2008. La juridiction cantonale a néanmoins jugé que ces témoignages n'étaient pas déterminants à eux seuls, d'autres éléments contextuels importants devant être pris en compte. Ainsi, bien que la défunte parût encore alerte et vive d'esprit, il ressortait de l'entretien que I1.________ avait eu avec elle au début septembre 2008 qu'elle ne se souvenait d'aucune des démarches effectuées par C.________ que lui citait sa tutrice, indépendamment de leur ancienneté ou de leur portée, J.Z.________ se rendant compte qu'elle " oubliait tout " et que son témoignage ne " valait que moitié ". Celle-ci n'avait plus aucun souvenir tant de l'existence des pactes successoraux que des personnes y figurant, se sentant alors en colère et révoltée, ayant l'impression qu'on l'avait manipulée. Au moment de signer le testament authentique du 6 novembre 2008, J.Z.________ avait ainsi une vision faussée - puisque très incomplète - de la réalité de son passé et n'était, de ce fait, plus en mesure de déterminer si elle avait été réellement victime de malversations ou de mauvais traitements, lesquels étaient précisément à l'origine de ses dernières volontés. A cela s'ajoutait que la défunte avait manifesté une indifférence insolite quant à la dévolution finale de ses biens, elle qui avait pourtant montré un souci quasi obsessionnel de régler sa succession en rédigeant de très nombreuses et précises dispositions pour cause de mort. Sur la base de ses différents éléments contextuels, les juges cantonaux ont retenu comme établi, avec une vraisemblance prépondérante, que J.Z.________ ne disposait plus de la capacité de discernement pour tester valablement le 6 novembre 2008.