Citation: 5A_466/2019 E. 5.1

5.1. Selon l'arrêt querellé, l'épouse avait invoqué un fait nouveau, à savoir que le mari ne résidait pas à U.________ mais à V.________, au domicile de sa nouvelle compagne, de sorte que son revenu se trouvait augmenté de la différence entre le revenu locatif auquel il renonçait volontairement et le coût effectif dudit logement, que ses charges mensuelles s'avéraient réduites et que, partant, la contribution qu'elle réclamait devait être augmentée, à tout le moins depuis le 1er octobre 2018. Pour les juges précédents, outre que le rapport du détective privé mandaté par l'intéressée, s'il pouvait attester du fait que le mari avait séjourné quelque temps à V.________ - que cela fût ou non en lien avec son activité professionnelle, comme le soutenait celui-ci -, n'emportait pas élection de domicile légal au sens de l'art. 23 CC à cette adresse, il n'était nullement établi que le mari, qui assumait les charges liées à la villa de U.________, eût l'intention de vivre ailleurs ou émis le souhait de louer ce bien à ses parents ou à un tiers. Ce constat suffisait à rejeter, au stade des mesures protectrices de l'union conjugale, les réquisitions de preuve formulées par l'épouse. Quant aux allégués respectifs des conjoints concernant le libellé de l'adresse figurant sur un bon de commande, de même que les pièces y relatives, ils n'étaient d'aucune utilité à la résolution de cette question, pas plus que le fait que le chien des parties ait séjourné dans une pension ou que le mari n'ait pas débarrassé certains objets et déchets à l'extérieur de la propriété de U.________.