Citation: 4A_610/2017 E. 6.1

6.1. Aux termes de l'art. 530 al. 1 CO, la société simple est un contrat par lequel deux ou plusieurs personnes conviennent d'unir leurs efforts ou leurs ressources en vue d'atteindre un but commun. La société simple se présente ainsi comme un contrat de durée dont les éléments sont, d'une part, le but commun qui rassemble les efforts des associés et, d'autre part, l'existence d'un apport, c'est-à-dire une prestation que chaque associé doit faire au profit de la société (ATF 137 III 455 consid. 3.1). En vertu de l'art. 538 al. 2 CO, chaque associé est tenu envers les autres associés du dommage qu'il leur a causé par sa faute, sans pouvoir compenser avec ce dommage les profits qu'il a procurés à la société dans d'autres affaires. Il s'agit là d'une norme de responsabilité contractuelle ordinaire, soumise aux conditions générales de la violation d'une obligation contractuelle, d'un dommage, d'un rapport de causalité et d'une faute. Le fardeau de la preuve de l'absence de faute incombe au débiteur, comme à l'art. 97 CO (arrêt 4C.22/2006 du 5 mai 2006 consid. 7.3.2 in fine; Tercier/Bieri/Carron, op. cit., n. 6961; François Chaix, in Commentaire romand, Code des obligations II, 2e éd. 2017, n. 2 et 6 ad art. 538 CO).