Citation: I 636/02 15.04.2003 E. 3

Avant de procéder à l'examen du calcul de l'invalidité, il convient de déterminer le taux d'incapacité de travail de la recourante tant dans une activité salariée que dans celle de ménagère. 3.1 Dans son rapport du 3 décembre 2001, le docteur G.________ a posé le diagnostic de fibromyalgie, de dysfonction cervicale haute, de rachialgies et de maladie pluri-métabolique (diabète sucré, hypercholestérolémie et hypertension artérielle), notamment. Selon lui, ce sont surtout l'obésité et les douleurs diffuses compatibles avec une fibromyalgie qui gênent l'assurée; à l'issue d'un examen complet des limitations fonctionnelles de cette dernière, il a toutefois pu constater que ces affections n'entraînent pas de déficience physique importante. Il en a conclu que le taux de la capacité de travail dans les activités lucratives qu'elle avait exercées auparavant s'élève à 60 %, tout en précisant que celles-ci doivent être réparties sur l'ensemble de la journée. Rendues au terme d'une étude fouillée du dossier médical et tenant compte des plaintes de l'assurée, les conclusions du docteur G.________ sont convaincantes, de sorte qu'on peut leur accorder pleine valeur probante. C'est en vain que la recourante se réfère au rapport (du 27 novembre 2000) du docteur R.________ pour les remettre en cause, car ce médecin s'est uniquement prononcé sur la capacité de travail dans les tâches habituelles. 3.2 Quant à l'activité de ménagère de M.________, elle a fait l'objet d'une enquête économique (rapport du 27 février 2001) réalisée conformément au Supplément 1 à la Circulaire de l'OFAS concernant l'invalidité et l'impotence de l'assurance-invalidité [CIIAI] en vigueur depuis le 1er janvier 2001. Cette enquête contient une description détaillée des conditions de vie de la recourante et de ses activités (y compris la tenue d'un jardin potager de 400 à 500 m2), ainsi qu'une analyse circonstanciée des tâches qu'elle peut et ne peut plus réaliser, en tenant compte du diagnostic médical. Sur cette base, l'enquêteur a fixé l'incapacité dans l'exercice des tâches ménagères à 57,5 %, c'est-à-dire un taux équivalent à celui auquel a abouti le docteur R.________. Contrairement à l'avis des premiers juges, il n'y a pas de raison de s'en écarter. En effet, on ne saurait accorder une importance décisive à l'appréciation divergente du docteur G.________ relativement à l'incapacité de l'assurée dans les tâches ménagères. Ce dernier a procédé à une évaluation médico-théorique de la situation considérée globalement et abstraitement (voir p. 9 de son expertise : «[...] il me paraît justifié d'admettre une impossibilité pour Madame M.________ de réaliser tous les travaux lourds du ménage qui correspondent en général à 35 % de l'activité ménagère...») et n'a pas tenu compte d'une diminution de rendement qui a, en revanche, été observée lors de l'enquête économique. On ajoutera encore que M.________, dont le mari est atteint dans sa santé (voir rapport du docteur X.________, du 6 novembre 2001, p. 2 et 4), ne peut faire appel à l'aide de ce dernier dans une mesure plus importante qu'actuellement.