Citation: 4P.314/1999 15.03.2000 E. 2

2.- a) La recourante soutient d'abord que la cour cantonale a retenu arbitrairement qu'elle n'a pas contesté les explications de la défenderesse, laquelle a affirmé que ce n'était pas à elle mais bien à ses clients - studios de production ou autres producteurs - de faire les demandes d'utilisation des illustrations musicales. Déterminer, en l'occurrence, qui est obligé, en vertu du droit d'auteur, de verser des redevances à la demanderesse et de lui communiquer des informations relève clairement de l'application du droit fédéral. Au vu de ce qui précède, ce point ne saurait donc être débattu dans la présente instance. Et la recourante, à bon droit, ne prétend pas que les faits allégués par sa partie adverse ont été considérés comme admis selon les règles de la procédure cantonale, ce qui exclurait l'examen de la question dans le procès de réforme. Le moyen est irrecevable dans toute son étendue. b) La recourante reproche ensuite à la Cour de justice d'avoir retenu que la défenderesse effectuait des copies pouvant contenir de la musique, sans indiquer que les droits sur cette musique étaient gérés par Suisa. On ne voit cependant pas l'incidence que cette constatation de fait aurait sur l'application du droit. La recourante ne formule d'ailleurs aucun développement à ce sujet. Faute de motivation, le moyen est irrecevable. c) La recourante fait grief aux juges cantonaux de n'avoir procédé à aucune constatation sur le contenu de ses tarifs, alors que de telles constatations auraient été indispensables pour décider si les renseignements qu'elle a exigés de la défenderesse étaient nécessaires à l'application desdits tarifs. A nouveau, on cherche vainement l'impact que la constatation incriminée aurait exercé sur l'issue du litige. Un tel grief ne saurait mériter plus ample examen.