Citation: 1B_350/2015 E. 3.2

3.2. Avec raison, le recourant ne prétend pas que l'assistance judiciaire devrait lui être accordée en application de l'art. 132 al. 3 CPP; les agissements poursuivis et les sommes en jeu ont d'ailleurs donné lieu à une condamnation, par ordonnance pénale, ne dépassant pas la limite posée par cette disposition. Il est reproché au recourant d'avoir induit la plaignante à lui remettre des sommes d'argent destinées à être investies dans une société, respectivement prêtées à une autre, sommes qui ont été utilisées par le recourant à des fins personnelles, les deux sociétés ayant été par la suite mises en faillite. Contrairement à ce que prétend le recourant, la cause ne présente de difficultés ni en fait ni en droit, y compris en ce qui concerne le dessein d'enrichissement illégitime. Le risque de révocation du sursis en raison d'une autre procédure pendante ne saurait justifier l'octroi de l'assistance judiciaire pour la procédure actuelle. C'est dès lors à juste titre que l'assistance d'un défenseur d'office a été refusée au prévenu.