Citation: 9C_751/2018 E. A

A.________ perçoit une rente de vieillesse de l'AVS depuis le 1er juin 2012. Il a sollicité le 24 septembre 2012, et obtenu dès le 1er janvier 2013, des prestations complémentaires de la Caisse cantonale vaudoise de compensation AVS (ci après: la caisse). La caisse a appris le 18 juillet 2015 que l'assuré avait omis de déclarer les biens mobiliers et immobiliers qu'il détenait en Tunisie ainsi que les revenus qu'il en tirait. Par conséquent, le 17 septembre 2015, elle a requis la production de diverses pièces justificatives pour qu'elle puisse procéder à la révision du droit aux prestations complémentaires. Entre autres documents, elle a obtenu de l'intéressé sa décision de taxation 2014, des relevés de clôtures de son compte bancaire suisse pour les années 2012-2015, des certificats de copropriété relatifs à des terres agricoles, un contrat portant sur la vente d'un appartement sis à B.________, un acte constatant le partage d'un bien immobilier sis à C.________, un rapport d'expertise relatif à l'évaluation de la valeur d'une habitation de deux appartements sise à C.________ ainsi que des relevés de comptes bancaires tunisiens. Sur la base de ces éléments, l'administration a recalculé le montant du droit aux prestations complémentaires puis réclamé le remboursement de 43'229 fr. payés indûment entre les 1er juin 2012 et 31 octobre 2016 (décisions corrigeant le montant de la prestation mensuelle et décision de restitution rendues le 31 octobre 2016). A.________ s'y est opposé. Il contestait en particulier la prise en considération dans le calcul des prestations complémentaires de ses biens tunisiens dans la mesure où il ne pouvait ni les réaliser ni transférer des dinars tunisiens en Suisse. La caisse a rejeté l'opposition. Elle a confirmé les décisions contestées (décision du 16 décembre 2016).