Citation: 1B_46/2023 E. 2.3

2.3. La recourante fait également valoir que l'allongement de la procédure consécutif au renvoi serait susceptible de conduire à une violation du principe de la célérité, respectivement lui causerait un préjudice irréparable. La cour cantonale a toutefois examiné dans le détail le déroulement de la procédure: la recourante a demandé en septembre 2021 la mise en oeuvre d'une procédure simplifiée, mais la durée de cette procédure était imputable essentiellement "aux louvoiements de la recourante" et au changement de défenseur; après l'avis de prochaine clôture du 30 mars 2022, la recourante a demandé une confrontation qui a été refusée le 26 avril 2022; l'acte d'accusation a été rendu le 4 mai 2022; le 6 juillet 2022, le Président du Tribunal a cité les parties pour les audiences des 14 et 21 novembre 2022; un nouveau changement de défenseur a été annoncé le 19 juillet 2022. Il n'apparaît ainsi pas que la procédure ait connu des longueurs ou des arrêts injustifiés. Les mesures d'instruction complémentaires ordonnées par le tribunal sont clairement définies et ne présentent pas de difficultés de mise en oeuvre; rien n'empêchera le Ministère public de les exécuter sans retard (comme l'exige d'ailleurs la cour cantonale en relevant que la recourante est détenue), et les débats pourront être réappointés dans les meilleurs délais, de sorte que le risque d'une violation du principe de célérité n'est pas démontré. Le refus d'entrer en matière opposé par la cour cantonale ne viole dès lors pas l'art. 393 CPP. Dans la mesure où le recours était irrecevable, c'est également à juste titre que la cour cantonale a refusé d'examiner le grief de violation du droit d'être entendu soulevé en rapport avec la motivation de la décision du tribunal.