Citation: 1B_22/2017 E. B

Le 21 décembre 2016, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté ces recours. En particulier, cette autorité a relevé que le prévenu avait reconnu avoir commis des malversations, par le biais d'un sous-compte de H.________ LTD ("xxx"), au détriment de celle-ci, ainsi que de F.________ (transferts de fonds/titres à une valeur sur- ou sous-évaluée afin de combler des pertes ou détournements d'argent à des fins personnelles). Dans ce cadre, la juridiction précédente a retenu que le prévenu avait notamment prélevé de manière indue 21'826'768 fr. des comptes de F.________; cette somme avait été virée, directement ou par le biais de I.________ LTD, à H.________ LTD, puis à B.________ Limited; le compte de cette dernière avait été ensuite débité au profit d'autres entités dont A.________ était l'ayant droit économique. La cour cantonale a donc considéré que B.________ Limited avait bel et bien été la récipiendaire de fonds provenant directement des avoirs détournés par le prévenu. Les juges cantonaux ont estimé que, vu les transits opérés entre les différents comptes concernés, les fonds avaient été mélangés à d'autres et que, dès lors, le montant en cause pouvait être séquestré en garantie d'une créance compensatrice. Ils ont enfin relevé que l'ordonnance litigieuse ne concernait pas le séquestre portant sur les avoirs de H.________ LTD, n'ayant ainsi pas à examiner dans quelle mesure cette société aurait été de bonne foi au moment des versements litigieux, respectivement aurait fourni une contre-prestation adéquate.