Citation: 6B_154/2017 E. 2.6

2.6. Le recourant fait encore grief à la cour cantonale d'avoir considéré que son attitude oppositionnelle était l'une des causes de l'échec de son traitement. Selon lui, cette appréciation révélerait une incompréhension de la nature de son affection mentale. La cour cantonale aurait ainsi considéré à tort qu'il avait renoncé au respect de ses droits fondamentaux. L'argument du recourant tombe cependant à faux. En effet, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que la direction de la prison de C.________ ou toute autre autorité aurait considéré que les droits fondamentaux du recourant n'avaient pas à être respectés. Au contraire, les médecins et psychiatres de l'établissement ont régulièrement tenté d'instaurer une prise en charge thérapeutique, ce qui n'a pas été possible en raison du refus de l'intéressé. On ne voit pas que les autorités d'exécution des peines et mesures auraient renoncé à traiter le recourant ou auraient abandonné celui-ci à son sort. Au contraire, il apparaît que le TAPEM a examiné, dans son jugement du 24 avril 2009, dans quelles conditions le traitement évoqué par les médecins - en l'occurrence des injections de neuroleptiques - pouvait être envisagé contre la volonté de l'intéressé. Or, le tribunal a renoncé à ordonner un tel traitement précisément afin de préserver les droits fondamentaux du recourant. Le recourant ne saurait reprocher aux autorités de ne pas l'avoir contraint, contre l'avis des médecins et experts en la matière, à recevoir un traitement qui pouvait s'avérer dangereux pour sa santé. Enfin, dans son jugement du 24 avril 2009, le TAPEM n'a nullement ordonné le transfert du recourant hors du milieu carcéral, mais a indiqué que ce dernier pouvait demeurer à la prison de C.________, notamment à l'UCP, "dans l'attente d'un établissement de type E.________", ledit établissement ayant ouvert ses portes postérieurement à l'entrée de l'intéressé à la clinique I.________. Le grief doit être rejeté.