Citation: I 286/04 24.05.2005 E. 4.1

4.1.1 Selon l'art. 152 OJ, applicable, en vertu de l'art. 135 OJ, pour les procédures devant le Tribunal fédéral des assurances, la partie qui est dans le besoin et dont les conclusions ne paraissent pas vouées à l'échec est dispensée de payer les frais judiciaires et de fournir des sûretés pour les dépens de la parties adverse (al. 1). Au besoin, le tribunal peut faire assister cette partie d'un avocat; si elle n'obtient pas gain de cause ou que les dépens ne puissent être recouvrés, les honoraires de l'avocat sont fixés par le tribunal et supportés par la caisse du tribunal (al. 2), sous réserve d'un remboursement ultérieur par la partie revenue à meilleure fortune (al. 3). 4.1.2 D'après la jurisprudence, est dans le besoin la partie qui n'est pas en état de supporter les frais de procédure et, le cas échéant, ses propres frais de défense, sans entamer les moyens nécessaires à son entretien et à celui de sa famille (cf. ATF 127 I 205 consid. 3b et les références). Lorsque la partie qui demande l'assistance judiciaire est mariée, il faut, pour apprécier si elle est dans le besoin, prendre en considération également les ressources de son conjoint (ATF 115 Ia 195 consid. 3a, 108 Ia 10 consid. 3). Le minimum vital du droit des poursuites constitue par ailleurs un point de départ généralement admis pour le calcul des charges du requérant, même si les conditions d'octroi de l'assistance judiciaire sont en principe moins strictes que celles de l'insaisissabilité au sens des art. 92 ss LP (ATF 124 I 2, 106 Ia 82).