Citation: C 74/04 04.05.2005 E. A

A.a M.________ a été engagé le 1er juin 1998 au poste de sous-directeur de la Société X.________ SA. Son contrat de travail était de durée indéterminée et prévoyait un salaire mensuel brut de 6000 fr. Par lettre du 30 mars 1999, la Société X._________ SA a résilié ce contrat de travail avec effet au 31 mai suivant. M.________ a toutefois continué a travailler pour cette entreprise jusqu'au 12 octobre 1999, date à partir de laquelle son médecin a attesté une incapacité de travail pendant plusieurs mois. Son salaire a été versé jusqu'à la fin du mois de septembre 1999. Le 9 décembre 1999, M.________ a saisi le Tribunal des Prud'hommes du canton de Genève (ci-après : Tribunal des Prud'hommes) d'une action contre la Société X._________ SA, en concluant notamment au paiement d'un salaire de 6000 fr. par mois pour la période courant depuis le 1er octobre 1999. La société défenderesse a conclu au rejet de l'action, au motif qu'elle avait licencié le demandeur avec effet au 31 mai 1999. Par jugement du 5 décembre 2000, le Tribunal des Prud'hommes a considéré que le contrat de travail n'avait pas pris fin le 31 mai 1999, mais le 31 mars 2000. Il a notamment condamné la Société X._________ SA au paiement d'un montant total de 8000 fr., à titre de salaire brut pendant un mois et onze jours, compte tenu de l'incapacité de travail de M.________ dès le 12 octobre 1999. Ce jugement a été confirmé, en ce qui concerne les prétentions salariales de l'employé, par la Cour d'appel des Prud'hommes du canton de Genève (ci-après : la Cour d'appel), par jugement du 7 février 2002. A.b Entre-temps, M.________ s'est annoncé à l'Office de l'emploi du canton de Genève (ci-après : Office de l'emploi), le 8 juin 2001. Un délai-cadre d'indemnisation a été ouvert en sa faveur dès le 1er juillet 2001, date à partir de laquelle il a rempli les obligations de contrôle imposées par l'assurance-chômage. Par ailleurs, la Caisse de chômage FTMH de Genève (ci-après : la Caisse) a invité la Cour d'appel à statuer sur le litige opposant l'assuré à la Société X._________ SA, afin de pouvoir déterminer son droit aux indemnités journalières de l'assurance-chômage. A réception du jugement du 7 février 2002 de la Cour d'appel, l'assuré a demandé à la Caisse de lui allouer des indemnités journalières de chômage pour la période courant dès la fin des rapports de travail le liant à la Société X._________ SA, soit dès le 1er avril 2000. Par décision du 14 juin 2002, la caisse a, en substance, rejeté cette demande. L'assuré a déféré la cause au Groupe réclamations de l'Office cantonal de l'emploi (ci-après : le Groupe réclamations), qui a rejeté le recours par décision du 19 juillet 2002. Le Groupe réclamations a considéré que l'assuré ne pouvait prétendre une indemnité journalière pour une période pendant laquelle il ne s'était pas soumis aux contrôles nécessaires; son aptitude au placement entre le 1er avril 2000 et le 30 juin 2001, en particulier, n'avait pu faire l'objet d'aucune vérification.