Citation: 5A_521/2020 E. 3.1

3.1. Dans l'arrêt entrepris, la juridiction précédente a retenu que l'époux, âgé de 41 ans, était en bonne santé. Il avait suivi une formation de coiffure et un apprentissage de soudeur et bénéficiait de plusieurs années d'expérience dans le domaine de la restauration. Sans emploi depuis le retour de la famille à Genève, il ne réalisait aucun revenu et n'avait perçu aucune indemnité de l'assurance-chômage. Cela étant, contrairement à ce qu'il soutenait, il n'avait pas entrepris toutes les démarches que l'on pouvait attendre de lui pour trouver un emploi. Il n'avait produit aucune pièce pour démontrer qu'il recherchait activement et de manière régulière un emploi à temps complet afin de mettre à profit sa capacité contributive et de lui permettre de faire face à ses charges ainsi qu'à celles de ses enfants. Il n'alléguait pour le surplus pas avoir entrepris des formations ou des démarches au sein de l'Office cantonal de l'emploi, comme suggéré par le Tribunal, pour maximiser ses chances de retrouver un travail. Il ne prouvait enfin pas avoir postulé auprès de divers employeurs de manière informelle, notamment auprès de restaurateurs. Pour la cour cantonale, l'ensemble de ces circonstances permettait de retenir que l'époux était effectivement en mesure de retrouver un emploi. Il lui incombait par conséquent de fournir les efforts nécessaires pour reprendre une activité professionnelle et faire face à ses obligations d'entretien, ce d'autant plus que son épouse avait perdu son emploi à la fin du mois d'octobre 2019. Toujours selon les juges cantonaux, bien qu'il ne soit titulaire d'aucune formation professionnelle dans le domaine de la restauration, rien n'empêchait l'époux de rechercher du travail dans ce même domaine, compte tenu de l'expérience acquise, voire dans d'autres domaines ne nécessitant pas de formation professionnelle particulière, par exemple en tant qu'aide-cuisine ou nettoyeur. Selon le calculateur national de salaires, le salaire médian mensuel pour un aide-cuisine ou un nettoyeur dans le domaine de l'hébergement et de la restauration, à temps complet et sans qualification, était d'environ 3'960 fr. bruts à Genève, soit environ 3'360 fr. nets, montant qui correspondait d'ailleurs à peu près au revenu que l'époux avait allégué percevoir lorsqu'il travaillait dans la restauration. La cour cantonale a au final estimé qu'il se justifiait d'imputer à l'époux un revenu hypothétique de 3'360 fr. à compter du 1er décembre 2019, dès lors qu'il avait volontairement renoncé à exercer une activité lucrative et qu'il savait que son épouse avait perdu son emploi en tous les cas depuis que l'acte d'appel de cette dernière lui avait été notifié le 2 décembre 2019. Compte tenu de charges à hauteur de 2'591 fr. par mois, l'époux bénéficiait ainsi, depuis le 1er décembre 2019, d'un solde disponible d'environ 770 fr. par mois.