Citation: 4A_587/2010 21.01.2011 E. 3

Dans les mémoires des parties, en particulier aux emplacements désignés par la demanderesse, on ne trouve aucune énumération de modèles de montres avec l'indication de leurs prix « détaillant ». Ainsi qu'elle l'affirme, la demanderesse a certes allégué, et l'autre partie a acquiescé, que le prix « détaillant » correspondait à la moitié du prix conseillé pour la vente au public. Les prix « public » n'ont cependant pas non plus été allégués. La demanderesse fait état d'un document « extraits de catalogues et listes de prix ..., 23 pages au total » qu'elle a produit à titre de moyen de preuve. Les prix « public » peuvent y être trouvés, mais la recherche à partir des numéros de modèles, en utilisant ceux mentionnés dans le jugement du 29 juillet 2009, est laborieuse et le résultat demeure parfois incertain. Dans ces conditions, la Cour civile peut juger sans arbitraire que les prix « détaillant » n'étaient pas allégués. Alternativement, la demanderesse propose un calcul fondé sur les prix « export » constatés dans ce jugement, calcul qu'elle utilise pour chiffrer ses conclusions. Toutefois, cet expédient ne remédie pas à l'allégation insuffisante des prix « détaillant ». Pour le surplus, la demanderesse ne prétend pas que le droit cantonal l'autorisât à introduire de nouveaux allégués et, au besoin, de nouveaux moyens de preuve. Le jugement résiste donc au grief tiré de l'art. 9 Cst.