Citation: 2C_787/2021 E. 3.4

3.4. En l'espèce, le Service cantonal a transmis au Tribunal fédéral une attestation de départ émise par la Commune de B.________ le 13 avril 2022 et selon laquelle le recourant a annoncé son départ de la Suisse pour la Macédoine du Nord le 27 février 2022. Le recourant n'a pas donné d'autre information au Tribunal fédéral. Du moment qu'il a quitté la Suisse, le recourant n'a plus d'intérêt à l'examen de son recours (cf. arrêts 2C_78/2021 du 26 janvier 2022 consid. 1.2; 2C_762/2021 du 9 juin 2021 consid. 1.3). L'annonce du départ de Suisse le 27 février 2022 a mis fin à son autorisation d'établissement (art. 61 al. 1 let. a LEI). Lorsqu'il a déposé son recours devant le Tribunal fédéral, le recourant avait en revanche encore un intérêt actuel. Contrairement à ce qu'a considéré le Service cantonal, l'autorisation d'établissement du recourant n'a en effet pas pris fin en raison de son incarcération en France entre le 16 février 2021 et le 24 septembre 2021, car, au cours de cette incarcération, le recourant a formé un recours contre la décision de révocation (recours du 18 mars 2021). On peut donc considérer qu'il a alors manifesté son intention de maintenir son autorisation, ce qui excluait le constat de caducité de l'autorisation (cf. art. 61 al. 2, 2e phrase LEI; cf. arrêt 2C_209/2020 du 20 août 2020 consid. 3.1 et 4.3).