Citation: 5A_263/2024 E. 4.1.3

4.1.3. En l'occurrence, le Tribunal s'était limité à relever que les revenus des parents n'avaient pas changé de manière importante depuis 2019, mais que comme il n'avait pas été tenu compte du mariage du père lors de la transaction du 10 octobre 2019, il fallait déterminer si cet élément avait amené à un déséquilibre de la situation financière des parents et du mineur. Il n'avait ainsi pas examiné si le mariage du père constituait un fait nouveau au sens de l'art. 286 al. 2 CC nécessaire à la modification de la contribution d'entretien. En appel, le père a contesté que son mariage constituât un fait nouveau, soutenant en particulier que sa situation était connue de son fils. Dans ces conditions, l'on peut difficilement suivre le recourant lorsqu'il prétend que la Cour de justice s'était basée sur un argument nouveau, qui n'avait jamais été abordé dans la procédure. Quoi qu'il en soit, c'est en vain qu'il indique n'avoir pas pu supputer la pertinence de ce motif, dès lors que la survenance d'un fait nouveau - important et durable - est une condition indispensable pour entrer en matière sur une modification ou suppression d'une contributions d'entretien, dont il appartient à la partie requérante de démontrer qu'elle est satisfaite (cf. infra consid. 5.1.1). Il n'apparaît donc pas que l'on puisse reprocher à la Cour de justice d'avoir violé le droit d'être entendu du recourant en ne l'interpellant pas sur cette question avant de rendre sa décision, compte tenu du devoir d'interpellation restreint des juridictions cantonales sur des questions juridiques (cf. supra consid. 4.1.1). Au demeurant, le recourant ne précise de toute manière pas quels arguments il aurait fait valoir devant la Cour de justice si cette possibilité lui avait été offerte et qui nécessiteraient un renvoi de la cause à cette instance (cf. supra consid. 4.1.2). Partant, le grief est infondé.