Citation: 1C_570/2020 E. 2.2

2.2. Ils invoquent une violation de leur droit d'être entendus en prétendant que la Cour des plaintes n'aurait pas tenu compte d'une décision de la Cour de district d'Amsterdam considérant qu'il n'existerait aucune preuve contre le prévenu. La Cour des plaintes a toutefois fait état de cette décision suspendant la détention provisoire faute de preuves (consid. 2.5), mais a considéré que l'autorité requérante n'en avait pas pour autant retiré sa demande d'entraide. Cela est conforme à la jurisprudence constante qui veut que seul un retrait formel de la demande d'entraide peut permettre à l'autorité suisse de renoncer à son exécution, en dehors des cas prévus aux art. 5 EIMP (arrêts 1A.149/2003 du 27 octobre 2003, consid. 4 non publié in ATF 129 II 544; 1C_645/2013 du 4 septembre 2013 consid. 2.1; 1C_284/2011 du 18 juillet 2011 consid. 1 et les arrêts cités). En l'occurrence, un tel retrait n'est pas intervenu; l'enquête pénale est toujours en cours et l'autorité requérante conserve un intérêt évident à obtenir les preuves qui lui font actuellement défaut. Il n'y a pas de violation du droit d'être entendu, ni aucune question de principe sur ce point.