Citation: 6B_1499/2021 E. 3.3

3.3. Le recourant expose qu'il a au contraire clairement et de manière spontanée présenté des excuses dans ses premières déclarations, qu'il est sincèrement conscient du mal causé à l'intimée, que c'est lui qui a annoncé ses méfaits à son épouse et qu'il a réitéré ses excuses lors des débats en première instance. Il précise encore qu'il a accepté de payer immédiatement l'indemnité pour tort moral qui s'élève à 50'000 francs. Il souligne enfin qu'il aide l'intimée dans ses démarches administratives et professionnelles, notamment en faisant avec elle un business plan pour son projet de pose de cils, et qu'il restait un soutien important pour elle. L'appréciation émise par la cour cantonale se fonde sur diverses constatations de faits, qui ne sont pas contestées par le recourant. Ce dernier se fonde au contraire pour l'essentiel sur des éléments qui n'ont pas été retenus par les juges cantonaux, sans que l'arbitraire de leur omission ne soit soulevé. Le fait que le recourant ait exprimé des regrets ne suffit pas à justifier l'application de l'art. 48 let. d CP, qui suppose, au-delà d'aveux et de remords, un comportement méritoire empreint d'un esprit de sacrifice (cf. supra consid. 3.1), lequel fait défaut en l'espèce. Le fait d'avoir aidé sa fille adoptive à préparer son curriculum vitae ou un business plan pour un projet professionnel ne saurait consacrer un repentir sincère, pas plus que l'acceptation d'une proposition d'indemnisation résultant de l'action adhésive de l'intimée, étant rappelé qu'il conteste encore à ce stade la contrainte et certains actes d'ordre sexuel. Partant, c'est à juste titre que l'autorité précédente a considéré que les regrets formulés lors des débats de première instance et l'indemnisation de l'intimée étaient insuffisants pour retenir la circonstance atténuante du repentir sincère au sens de l'art. 48 let. d CP. Pour le surplus, le recourant n'invoque aucun élément important propre à modifier la peine, qui aurait été omis ou pris en considération à tort par la cour cantonale. Au vu des circonstances, la peine infligée n'apparaît pas sévère au point de constituer un abus du pouvoir d'appréciation, ce d'autant plus qu'elle a déjà été réduite de manière sensible en raison d'éléments relatifs à l'auteur (en particulier les aveux, la sensibilité à la sanction, ainsi que le paiement intervenu sur le plan civil) et que la cour cantonale a renoncé à fixer la quotité de la peine privative de liberté à 8 ans en vertu de l'interdiction de la reformatio in pejus (cf. jugement cantonal consid. 24.7 s.).