Citation: 8C_509/2024 E. 7.2.1

7.2.1. La doctoresse D.________ a posé le diagnostic, avec répercussion sur la capacité de travail, de status après TCC léger avec syndrome post-commotionnel et hypermétropie prédominant à droite décompensée par une atteinte traumatique de l'oeil droit lors de l'accident, responsable du développement retardé d'une cataracte de cet oeil. Elle a précisé que le diagnostic de TCC léger reposait sur un traumatisme avec perte de connaissance de courte durée et un trouble de l'état de conscience avec amnésie partielle d'une durée inférieure à 24 heures, ainsi que sur l'absence de lésion visible au niveau radiologique (CT et IRM) et d'altérations neurologiques ou cognitives focales. Les troubles présentés dans les 24 heures suivant l'accident pouvaient être attribués au TCC léger et ceux dus au syndrome post-commotionnel, apparus rapidement après l'accident, étaient également attribuables à celui-ci. La persistance sur une longue durée des troubles était toutefois en rapport avec des facteurs psycho-sociaux surajoutés à l'impact physique du traumatisme. Constatant une IRM cérébrale normale en décembre 2015, l'experte judiciaire a écarté les diagnostics de contusion cérébrale - en particulier fronto-pariétale gauche - et de lésions axonales diffuses posés par le docteur E.________. Un TCC léger, sans lésion visible radiologiquement, n'entraînait pas de lésions axonales suffisantes pouvant être responsables d'une atteinte neurologique ou cognitive significative perdurant au-delà de quelques jours à quelques semaines. En se basant notamment sur l'examen neuropsychologique pratiqué par un spécialiste en la matière, la doctoresse D.________ a également exclu, au terme d'une analyse détaillée, tout diagnostic neuropsychologique et, par conséquent, toute diminution de la capacité de travail sur ce plan, en faisant état de plaintes largement majorées, voire sans fondement, et d'un échec flagrant à deux tâches de validation de performances.