Citation: 6B_620/2009 29.10.2009 E. B

Les faits à l'origine de cette condamnation sont en substance les suivants. En janvier 2005, C.X.________ s'est plainte auprès de l'infirmière scolaire d'être régulièrement confrontée à des violences conjugales que son père, A.X.________, infligeait à sa mère, B.X.________. Cette situation a été signalée au Service de protection des mineurs (SPMi), qui en a informé le Procureur général en avril 2005. La famille X.________ a depuis cette date fait l'objet d'un suivi régulier dont F.________, éducatrice spécialisée, était chargée. En octobre 2005, la garde de C.X.________ a été retirée à ses parents et l'enfant a été placée en institution. Dans ce contexte, plusieurs plaintes pénales ont été déposées contre A.X.________ par B.X.________, F.________ et D.________, intervenante auprès de l'institution au sein de laquelle avaient lieu, dès décembre 2006, les rencontres entre C.X.________ et son père. B.a B.X.________ a dénoncé plusieurs épisodes de violence dont elle avait fait l'objet de la part de son mari ainsi que de nombreuses menaces et injures proférées par celui-ci à la suite de leur séparation, intervenue en novembre 2005. Lors de sa première audition par la police, le 28 avril 2005, B.X.________ a qualifié sa situation conjugale de tendue, minimisant les violences dont elle faisait l'objet. Elle a par la suite expliqué cette attitude par la crainte que lui inspirait son mari et par son souci de sauver son couple. B.b C.X.________ a affirmé que ses parents se disputaient fréquemment et que, sous l'emprise de la colère, son père frappait sa mère, la menaçait, par exemple avec une barre en fer, et jetait des objets à travers l'appartement. Au dire de l'experte chargée de les examiner, ces déclarations sont crédibles. Celle-ci a en outre précisé que la fillette, à propos de laquelle son père tenait parfois des propos très dévalorisants et qui avait été exposée dès son plus jeune âge à des scènes de violence, avait développé un trouble de la personnalité. Par ailleurs, selon un rapport, c'est par crainte de représailles contre sa mère et elle-même qu'elle acceptait de rencontrer son père, dont elle avait peur. Cette angoisse de représailles physiques et psychiques est confirmée par les art-thérapeutes qui ont suivi la jeune fille de 2005 à 2008. Enfin, un certificat médical de janvier 2009 atteste que cette dernière souffre de problèmes psychologiques à l'origine de nombreuses absences scolaires et qui ont nécessité la mise en place d'un suivi psychologique et d'un appui scolaire. B.c F.________ a déposé plainte pénale contre A.X.________ en exposant qu'elle avait à deux reprises fait l'objet de menaces de la part de celui-ci, menaces qui l'ont effrayée et fortement affectée. B.d D.________, intervenante-psychologue, a également déposé plainte pénale contre A.X.________ pour menaces. B.e A.X.________ a contesté les faits qui lui étaient reprochés en expliquant qu'il était victime d'un coup monté car son épouse, sous l'emprise du SPMi., avait manipulé leur fille dans le but de pouvoir divorcer plus facilement. A.X.________ a toutefois admis avoir, le 20 octobre 2005, asséné un petit coup de poing sur l'épaule de sa femme car il avait été provoqué. Il a également reconnu avoir "bousculé" son épouse à l'épaule droite en 2004 à la suite de la découverte à son domicile de la photographie d'un homme inconnu. Après avoir dans un premier temps nié s'être rendu, le 9 janvier 2007, dans le restaurant où B.X.________ lui reprochait de l'avoir importunée et après avoir traité les témoins de menteurs, il a reconnu s'y être trouvé, affirmant que son attitude à l'égard de son épouse à cette occasion avait été colérique mais pas agressive.