Citation: U 370/99 04.05.2000 E. 5

5.- a) Il ressort des constatations des médecins du service médico-chirurgical des entrées de l'hôpital cantonal de Genève que le recourant a été victime d'un traumatisme crânio-cérébral et d'une contusion cérébrale. A la suite de son accident, l'assuré a présenté de multiples plaintes telles des céphalées, des vertiges, des troubles du sommeil et une photophobie propres au tableau clinique typique des accidents de type «coup du lapin». Il ressort néanmoins des constatations du docteur P.________, que l'état psychiatrique du recourant a subi une nette dégradation depuis l'accident. De leur côté, les docteurs G.________ et M.________ ont confirmé que le recourant souffrait essentiellement de troubles psychiques. La question de l'existence d'un lien de causalité adéquate entre l'événement assuré et les troubles du recourant doit dès lors être tranchée à la lumière des principes applicables en cas de troubles du développement psychique consécutifs à un accident. b) L'accident du 23 juillet 1995 doit être qualifié de gravité moyenne, ainsi que l'admet le recourant. Cet événement n'a pas revêtu un caractère particulièrement impressionnant ou dramatique. Les atteintes subies, soit un traumatisme crânio-cérébral et une contusion cérébrale n'ont pas été tenues pour particulièrement graves. Aucune difficulté n'est apparue au cours du traitement qui n'a pas été excessivement long ni entaché d'erreurs. Quant à la durée de l'incapacité de travail résultant des atteintes précitées, elle n'apparaît pas non plus particulièrement longue. En effet, les plaintes du recourant ont persisté, bien que l'existence de tout signe objectif de lésion ait pu être niée assez tôt, ainsi qu'en témoignent les rapports du docteur B.________ du 22 août 1995 et du docteur H.________ du 8 septembre 1995. Il en résulte, d'une part, qu'aucun des critères retenus par la jurisprudence pour admettre l'existence d'un lien de causalité adéquate entre un accident et des troubles psychiques ne s'est manifesté de manière particulièrement marquante et, d'autre part, que les critères déterminants ne se trouvent ni cumulés ni réunis de façon frappante. Sur le vu de ce qui précède, la CNA était fondée à supprimer le droit du recourant à des prestations d'assurance dès le 15 juin 1997. Le recours est mal fondé.