Citation: 5A_836/2023 E. 3.3

3.3. Le recourant expose que, conformément à l'art. 119 al. 5 CPC, il a renouvelé sa demande d'assistance judiciaire en appel, en précisant que sa situation n'avait pas changé. Il explique avoir procédé de la sorte pensant de bonne foi que le juge cantonal lui fixerait un délai s'il estimait que les pièces attestant de sa situation financière actuelle étaient nécessaires. Selon lui, tel n'était pas le cas " eu égard aux particularités du cas d'espèce ". Sa situation était en effet différente des cas où il avait ordinairement été exigé des requérants qu'ils actualisent les données financières. Dans son cas, d'une part, la procédure n'avait à ce stade pour objet que des questions préjudicielles de prescription et d'intérêt à agir et ne portait pas sur une remise en question complète de tout le litige. D'autre part, son indigence ressortait du dossier au fond lequel était en mains de l'autorité cantonale. Il n'avait ainsi pas à la démontrer à l'occasion de sa requête d'assistance judiciaire. A tout le moins, le juge cantonal aurait dû lui demander des précisions complémentaires s'il l'estimait nécessaire. Le cas contraire relèverait selon lui d'un formalisme excessif, dès lors que les considérations du juge cantonal n'aurait trait qu'à la forme, sans égard à sa situation matérielle. Dans son cas, cela tombait sous le sens qu'il n'était pas en mesure d'assumer des émoluments judiciaires et des honoraires d'avocat totalisant plusieurs dizaines de milliers de francs comme le prévoit la loi cantonale lorsque la valeur litigieuse est de 600'000 francs. Se référant ensuite à la décision du 16 octobre 2023 par laquelle le juge cantonal a déclaré irrecevable sa nouvelle requête d'assistance judiciaire, il expose que la décision entreprise serait d'autant plus choquante que le renouvellement de sa requête serait subordonné à l'existence de nova.