Citation: 9C_499/2009 16.12.2009 E. B

L'assuré a recouru contre la décision sur opposition au Tribunal cantonal genevois des assurances sociales; il concluait implicitement à l'octroi d'une rente entière d'invalidité. Sollicitée par le juge instructeur sur le point de savoir si les circonstances ne justifiaient pas de reconnaître le droit de l'intéressé à une rente pour la période limitée courant du 1er novembre 2003 au 31 décembre 2004, la doctoresse S.________, médecin-conseil SMR, s'est aussi distanciée des conclusions de l'expertise psychiatrique, en y relevant des lacunes (absence d'élément permettant de qualifier le trouble dépressif récurrent d'épisode actuel moyen, d'explication quant aux motifs ayant conduit à la prise d'une retraite anticipée) qu'elle n'était pas en mesure de combler (rapport du 28 mars 2008). Le docteur G.________ a produit un document résumant la situation médicale de son patient (rapport du 23 avril 2008). Suite aux auditions des parties et du généraliste traitant qui ont permis d'établir que la retraite anticipée prise par D.________ en février 2005 était motivée par la situation financière précaire vers laquelle son état de santé le conduisait (audiences des 29 avril et 10 juin 2008), un complément d'expertise a été requis du docteur R.________. Le praticien a maintenu les diagnostics posés antérieurement, estimant toutefois que l'assuré aurait pu reprendre son métier - avec de moindres responsabilités, à un taux d'occupation 50 % et un rendement diminué de moitié - et qu'une mesure d'accompagnement dans un milieu structuré et cadrant ainsi qu'une prise en charge psychiatrique lui auraient permis de se réhabituer à un rythme de travail, à s'intégrer dans le tissu social et à créer les ressources nécessaires à une réorientation professionnelle (rapport du 2 décembre 2008). Par le truchement de son service médical (rapport de la doctoresse S.________ du 27 janvier 2009), l'administration a constaté que le complément d'expertise ne répondait pas aux interrogations qui l'avaient dicté et n'expliquait pas les contradictions entachant le rapport de base mais qu'il en soulevait d'autres. L'intéressé a considéré que ce document confortait ses revendications et justifiait l'octroi d'une rente entière d'invalidité à compter de juillet 2003 jusqu'à l'âge légal de la retraite en lieu et place de la pré-retraite qu'il avait été contraint d'accepter afin d'éviter les conséquences financières engendrées par son état de santé. Il a également produit un rapport établi le 16 janvier 2009 par le docteur U.________, urologue, qui faisait état d'une hypertrophie prostatique sévère qui se compliquait d'une symptomatologie difficilement contrôlable par un traitement médical et de lithiases récidivantes au niveau du rein gauche. La juridiction cantonale a admis le recours, annulé les décisions administratives, constaté le droit de D.________ à une rente entière dès novembre 2003 et renvoyé la cause à l'office AI pour nouvelle décision au sens des considérants (jugement du 28 avril 2009). Suivant l'avis des experts, elle a estimé que le trouble dépressif récurrent était à lui seul la cause d'une incapacité totale de travail dès le 18 novembre 2002.