Citation: 5A_112/2022 E. 13.2

13.2. Outre que leur grief tiré de la constatation arbitraire des faits et de la violation des art. 6 CEDH et 29 Cst. ne répond pas aux exigences posées en la matière (cf. supra, consid. 2), les recourants ne sauraient être suivis dans leur critique. Dans le cadre d'une action en reddition de compte, les documents doivent, au regard de l'art. 221 al. 1 let. b CPC, être assez déterminables pour que le mandataire puisse reconnaître lesquels pourraient lui être demandés dans le cadre de la maxime de disposition et pour que le tribunal chargé de l'exécution puisse déterminer si le mandataire a respecté son obligation de délivrance (cf. arrêt 4A_686/2014 du 3 juin 2015 consid. 4.3.2). S'il n'est pas nécessaire que les conclusions désignent concrètement les différents documents requis, il n'en demeure pas moins qu'ils doivent être décrits de manière à ce que le mandataire sache quels documents lui sont réclamés, ce d'autant plus lorsque ce dernier peut se prévaloir, comme en l'espèce, de son secret professionnel. Une requête tendant à la remise de l'ensemble des pièces en possession de l'intimée n'atteint pas ce but. Les recourants oublient par ailleurs que seuls les documents qui apparaissent comme nécessaires à la vérification de la bonne et fidèle exécution du mandat peuvent être requis (cf. supra, consid. 5.1), élément que la cour cantonale a estimé non établi en l'espèce.