Citation: C 276/99 11.06.2001 E. 2

2.- a) Le recourant reproche aux premiers juges d'avoir violé son droit d'être entendu en refusant d'entendre les témoins dont il avait requis l'audition. Selon lui, ces témoignages étaient de nature à apporter la preuve qu'il eût été risqué de maintenir ses prétentions contre B.________ : ses chances de succès étaient aléatoires, les frais de procédure élevés et l'affaire d'autant plus complexe que la qualité d'employeur du prénommé n'était pas certaine. Ces témoignages auraient ainsi permis aux premiers juges de constater qu'il n'avait pas renoncé fautivement à faire valoir des prétentions de salaire contre son dernier employeur, au détriment de l'assurance. b) Le droit d'être entendu - qui comprend notamment le droit pour le justiciable de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort de la décision (ATF 124 I 51 consid. 3a, 242 consid. 2, 124 II 137 consid. 2b, 124 V 181 consid. 1a, 375 consid. 3b et les références) - est une garantie constitutionnelle de caractère formel (art. 29 al. 2 Cst. ), dont la violation doit entraîner l'annulation de la décision attaquée, indépendamment des chances de succès du recourant sur le fond (ATF 124 V 183 consid. 4a, 122 II 469 consid. 4a et les arrêts cités). En l'occurrence, il n'est toutefois pas nécessaire d'examiner plus avant le bien-fondé du grief soulevé par le recourant. En effet, les témoignages requis par le recourant n'étaient pas de nature à influer sur l'issue de la présente cause, comme cela ressort des considérants suivants.