Citation: 6B_933/2013 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a en substance mentionné que les déclarations de la recourante étaient en contradiction avec celles de l'intimé, celui-ci admettant avoir entretenu uniquement des relations sexuelles consentantes. Les témoins entendus ne permettaient pas de fonder un soupçon suffisant sur le fait que l'intimé l'aurait violée et contrainte. L'ancienne patronne de la recourante ne connaissait pas les raisons précises qui avaient conduit celle-ci à résilier son contrat de travail. Ce témoin n'avait par ailleurs pas constaté un comportement étrange de la part de l'intimé à l'égard de la recourante quand il venait prendre un café au restaurant. L'épouse de l'intimé avait contesté avoir été mise dans la confidence par la recourante. Celle-ci n'avait pas fait établir de constat médical après les violences qu'elle aurait subies qu'il s'agisse des viols ou des coups qui auraient été portés par l'intimé. Les faits s'étaient produits à huis clos. Les versions données par la recourante et l'intimé étaient irrémédiablement contradictoires. S'agissant des lettres anonymes produites, des pneus crevés et des menaces, si tant est que l'intimé en soit l'auteur ou le commanditaire, ce qui n'était pas prouvé, ces comportements ne permettraient pas de démontrer les viols qu'il aurait commis quelques années auparavant ou la contrainte exercée sur la recourante. Tout au plus, attesteraient-ils de la jalousie et de la possessivité de l'intimé, ce qui pouvait aussi bien résulter d'une ancienne relation consentie. Les troubles affectant la recourante, dont un stress post-traumatique, étaient certes attestés par un certificat médical daté du 15 octobre 2012, mais qui avait été établi plus de dix ans après les faits dont se plaignait celle-ci. Ils ne démontraient par conséquent pas la réalité des accusations dès lors qu'ils pouvaient avoir leur origine dans d'autres traumatismes intervenus dans l'intervalle. La cour cantonale a ainsi conclu qu'un acquittement du prévenu apparaissait nettement plus vraisemblable qu'une condamnation, ce qui justifiait le classement.