Citation: 1P.503/1999 10.01.2000 E. 3

3.- Le recourant se plaint d'un déni de justice formel car la plupart de ses griefs, concernant le fond de l'affaire ou la procédure suivie par les autorités compétentes aux différents stades, n'ont pas été examinés dans l'arrêt attaqué. Il fait valoir que son mémoire, à l'appui de sa "demande en annulation", remplissait les conditions formelles énoncées aux art. 57 ss de la loi cantonale genevoise sur la procédure administrative (LPA) pour la recevabilité des recours au Tribunal administratif. Dans l'arrêt attaqué, le Tribunal administratif, saisi d'une "demande en annulation" - notion inconnue de la législation cantonale sur la juridiction administrative - a examiné la recevabilité de cet acte au regard des dispositions régissant la révision (art. 80 ss LPA). Il a donc considéré, implicitement, qu'il n'y avait pas d'autre voie ouverte devant lui - a fortiori celle du recours, recevable contre une décision d'une autorité administrative inférieure - pour remettre en cause un arrêt définitif rendu précédemment dans la même affaire. Cette conclusion est manifestement juste. Le refus de traiter la "demande en annulation" comme un nouveau recours ne constitue donc pas un déni de justice formel. Le recourant ne prétend par ailleurs pas, au sujet de ses griefs non évoqués dans la décision attaquée, qu'ils rempliraient les exigences spéciales de recevabilité prévues pour la procédure de révision (art. 80 et 81 LPA; cf. consid. 1 de l'arrêt du Tribunal administratif du 2 février 1999).