Citation: 1C_552/2023 E. 3.3

3.3. L'appréciation de la cour cantonale, selon laquelle le fait pour l'ingénieur géomètre d'avoir été mandaté par la constructrice intimée pour établir un plan de situation pour le projet litigieux n'était pas constitutif d'une apparence de prévention, peut être suivie. C'est sans arbitraire qu'elle a considéré que le rôle officiel de l'ingénieur géomètre était marginal, puisqu'il ne faisait qu'authentifier les mesures en les levant et en les reportant sur le plan cadastral et qu'il n'avait ainsi aucune marge de manoeuvre par rapport à la décision de la DGE fixant les limites de la forêt (cf. art 24 al. 2 LVLFo). La CDAP a également constaté à juste titre que l'ingénieur géomètre n'avait de toute manière eu aucune influence sur le déroulement de la procédure, puisqu'aucun relevé n'avait finalement été fait sur la parcelle n° 3047. Cet élément scelle le sort du grief, l'intéressé n'étant pas intervenu en tant qu'expert. Les recourantes ne contestent pas ce dernier point, si bien qu'il est sans pertinence de savoir si l'ingénieur géomètre était intervenu également sur d'autres aspects du projet. Infondé, ce grief est rejeté.