Citation: 9C_366/2020 E. 5.3.2

5.3.2. Les médecins consultés par l'assuré avant l'expertise du CEMed ont également indiqué qu'une amélioration de l'état de santé de leur patient était possible et il convient, à cet égard, de compléter l'état de fait établi par la juridiction cantonale (art. 105 al. 2 LTF). Ainsi, si le docteur F.________, médecin adjoint à l'Unité d'antalgie du Service d'anesthésiologie et réanimation de l'Hôpital G.________, avait conclu à une incapacité de travail totale dès le 2 mai 2016 (rapport du 2 mai 2016), il avait par la suite précisé que la situation n'était pas stabilisée et fait état de ses doutes quant à la reprise du travail, tout en mentionnant la possibilité d'une éventuelle reprise d'une activité professionnelle adaptée à 50% en cas d'amélioration de l'état de santé (rapport du 29 septembre 2016). Quant à la doctoresse H.________, spécialiste en chirurgie plastique, reconstructive et esthétique, elle avait précisé, en février 2018, après avoir conclu à une incapacité totale de travail dès septembre 2015 (rapports des 1er mai et 3 octobre 2017), puis opéré à deux reprises l'assuré, les 3 février et 19 mai 2017 (neurolyse et excision de névromes sur le nerf sural latéral au niveau de la jambe droite), que si un changement vers une autre activité mieux adaptée aux limitations du recourant était "actuellement impossible", une reprise progressive d'une activité avec un cadre adapté était susceptible d'aider à la reprise de l'activité habituelle ou d'une activité adaptée (rapport du 18 février 2018). Si à cette occasion, la doctoresse H.________ avait indiqué que la nécessité d'une nouvelle intervention neuro-chirurgicale devrait être réévaluée à la suite du traitement conservateur mis en place par l'un de ses confrères, l'utilité d'une telle opération n'a ensuite pas été établie, comme l'a constaté la juridiction de première instance, qui a également relevé que cette intervention n'aurait pas d'effet sur la capacité de travail résiduelle de l'assuré.