Citation: 1C_243/2020 E. 1

En tant qu'il demande l'annulation de l'arrêt de la Cour de justice du 10 mars 2020, le recours est dirigé contre une décision finale (art. 90 LTF) rendue en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 let. d LTF) dans une contestation portant sur l'application du droit de l'aménagement du territoire et de la protection de l'environnement; il est en principe recevable comme recours en matière de droit public (art. 82 ss LTF), aucune des exceptions prévues à l'art. 83 LTF n'étant réalisée. Dans la mesure où il s'en prend aux arrêtés du Conseil d'Etat du 13 mars 2019, le recours est en revanche irrecevable en raison de l'effet dévolutif complet du recours au Tribunal cantonal (cf. ATF 136 II 101 consid. 1.2; arrêt 1C_611/2020 du 10 mai 2021 consid. 1.2). En vertu de l'art. 89 al. 2 let. d LTF, ont qualité pour recourir les autorités auxquelles une autre loi fédérale accorde un droit de recours. Aux termes de l'art. 57 de la loi fédérale du 7 octobre 1983 sur la protection de l'environnement (LPE; RS 814.01), les communes sont habilitées à user des moyens de recours prévus par le droit fédéral et le droit cantonal contre les décisions des autorités fédérales ou cantonales fondées sur la LPE et ses dispositions d'exécution, en tant qu'elles sont concernées par lesdites décisions et qu'elles ont un intérêt digne de protection à ce que celles-ci soient annulées ou modifiées. En l'espèce, la gravière litigieuse est prévue sur le territoire de la Commune de Cartigny. Celle-ci se plaint des effets négatifs - spécialement sous l'angle environnemental - de cette installation sur son territoire. Elle est ainsi concernée au sens de l'art. 57 LPE et jouit, à ce titre, de la qualité pour recourir. Savoir si elle peut également déduire sa légitimité à agir de sa qualité de propriétaire peut ainsi demeurer indécis. Les autres conditions de recevabilité étant au surplus réunies, il convient en principe d'entrer en matière.