Citation: I 454/04 04.10.2005 E. 1

C.________ a contesté le prononcé de l'office AI. Elle produisait copie d'une expertise du 12 mai 1999 de la doctoresse F.________, spécialiste FMH en médecine interne au sein du Département de médecine psychosomatique de l'Hôpital V.________, effectuée pour le compte de la Bernoise Assurances, dans laquelle ce médecin indiquait que la patiente n'était actuellement pas capable de travailler. L'assurée produisait également copie d'un rapport du 21 mai 1999 du docteur E.________, spécialiste FMH en rhumatologie, qui avait été adressé par ce médecin à la Bernoise Assurances et dans lequel celui-ci partageait l'avis de la doctoresse F.________. Par décision du 5 juillet 1999, l'office AI a rejeté la demande. Sur recours de C.________ contre cette décision, le Tribunal administratif de la République et canton de Neuchâtel, par jugement du 23 mai 2000, a annulé celle-ci et renvoyé la cause à l'office AI pour complément d'instruction et nouvelle décision selon les considérants. Il a considéré qu'une expertise médicale était nécessaire pour déterminer si et dans quelle mesure le trouble psychique présenté par l'assurée avait valeur de maladie, en d'autres termes si l'on pouvait raisonnablement exiger de sa part qu'elle surmonte son handicap et reprenne le travail, dans son activité antérieure ou une autre activité adaptée. A la suite du jugement du Tribunal administratif du 23 mai 2000, l'office AI a repris l'instruction de la demande de prestations du 15 avril 1998. Il a chargé le docteur N.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie et médecin-adjoint du Centre psycho-social T.________, de procéder à une expertise psychiatrique. Dans un rapport du 6 novembre 2000, l'expert a retenu un trouble somatoforme. Il indiquait que l'atteinte à la santé de l'assurée semblait correspondre à une incapacité de travail à 50 %. Dans un projet de décision du 8 décembre 2000, l'office AI a informé C.________ qu'elle présentait un trouble somatoforme, à l'exclusion de toute autre affection psychique ou psychiatrique, et que ce diagnostic ne permettait pas de retenir une incapacité de travail significative au sens de la loi. Par décision du 29 décembre 2000, il a rejeté la demande. A.c Le 21 mai 2001, C.________ a présenté une nouvelle demande de prestations de l'assurance-invalidité. Dans un projet de décision du 1er février 2002, l'office AI a avisé C.________ qu'il n'entrerait pas en matière sur sa nouvelle demande. Par lettre du 12 mars 2002, le docteur R.________, spécialiste FMH en médecine interne et médecin traitant de l'assurée, a invité l'office AI à reconsidérer sa position, compte tenu d'une aggravation de l'état de santé de la patiente depuis l'automne 2001. Il déposait copie d'un rapport du 30 janvier 2002 du docteur L.________, spécialiste FMH en anesthésiologie et médecin-chef du Service d'anesthésiologie-antalgie de la Consultation de la douleur de l'hôpital U.________, et d'un rapport du 21 février 2002 du docteur D.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, qui concluait à une incapacité totale de travail. Par décision du 28 mars 2002, l'office AI a refusé d'entrer en matière sur la demande du 21 mai 2001.