Citation: 8C_542/2012 E. 7.2

7.2. Quoi qu'en dise le recourant, au regard des avis médicaux cités à l'appui de son argumentation, les premiers juges étaient fondés non seulement à s'en écarter en faveur de l'évaluation du docteur R.________ (du 23 janvier 2008), mais également à renoncer à mettre en oeuvre une expertise sur le taux de l'atteinte à l'intégrité. Comme le rappelle à juste titre le jugement entrepris, l'évaluation de l'atteinte à l'intégrité en cas d'implantation de prothèses ou d'endoprothèses doit reposer sur l'état de santé non corrigé, comme en cas de remise d'un moyen auxiliaire, à l'exception des moyens servant à la vision (cf. ch. 1 de l'annexe 3 à l'OLAA; arrêt U 56/05 du 18 juillet 2005, in RAMA 2005 n° U 562 p. 435). Or, dans son certificat du 13 août 2007, le docteur S.________ justifie le taux de 40 % retenu pour l'atteinte à l'intégrité par le fait que la prothèse de hanche reste douloureuse et non fonctionnelle. Son appréciation est dès lors fondée sur la situation prévalant après la pose de la prothèse et non pas antérieure à celle-ci. Elle paraît d'autant moins convaincante que le médecin attestait trois mois auparavant d'une évolution très positive de la hanche droite de son patient, avec disparition des douleurs (cf. rapport du 7 mai 2007). Quant au docteur G.________, il se limite à estimer à 30 % l'atteinte en cause en raison de "la hanche bloquée et douloureuse", sans motiver plus avant son évaluation, de sorte que celle-ci est loin d'être convaincante (avis du 22 septembre 2007). A l'inverse, lorsqu'il a fixé ce taux à 20 %, le docteur R.________ a expliqué tenir compte de l'état de santé de l'assuré antérieur à la mise en place de la prothèse totale de la hanche droite. Retenant une fracture du cotyle et ses séquelles (alors fortement) douloureuses, il s'est référé à la table 5 d'indemnisation des atteintes à l'intégrité selon la LAA (atteinte à l'intégrité résultant d'arthrose), établie par la CNA, selon laquelle une coxarthrose de degré moyen justifie un taux de 10 à 30 %. La juridiction cantonale n'avait aucun motif de s'écarter de cette appréciation étayée. La référence que fait le recourant à cet égard au diagnostic de nécrose fémorale ne lui est d'aucun secours. Le docteur E.________, qui soupçonnait une telle atteinte au début 2002 ("probable nécrose de la tête fémorale"; rapport du 20 novembre 2002) avant la pose de la prothèse de la hanche qu'il a effectuée le 26 avril 2002, a indiqué que ses soupçons étaient infondés, en précisant dans son rapport opératoire que "la tête [fémorale] ne présente pas de signe d'usure". Cette constatation rejoignait celle du docteur B.________, médecin-adjoint à l'Hôpital Z.________, qui avait conclu à l'absence de séquelle de lésion traumatique au niveau de la tête fémorale et d'ostéonécrose, dans son rapport relatif à une IRM effectuée en février 2002 (rapport du 19 février 2002). L'argumentation du recourant est dès lors également mal fondée sur ce point, une instruction complémentaire comme il le requiert n'apparaissant par ailleurs pas nécessaire.