Citation: 6B_848/2022 E. 2.3.1

2.3.1. Ce faisant, le recourant se borne essentiellement, dans une démarche appellatoire, et partant irrecevable dans le recours en matière pénale, à opposer son appréciation des preuves à celle opérée par la cour cantonale, qui est en l'occurrence particulièrement détaillée et convaincante, nonobstant les quelques incertitudes qui subsistent, en particulier quant aux circonstances temporelles et spatiales exactes des actes commis, comme cela est d'ailleurs souvent le cas dans ce type d'affaires. 2.3.1.1. Dans une motivation dépourvue d'arbitraire, la cour cantonale a souligné, concernant la version présentée par l'intimée, que celle-ci avait présenté un discours cohérent et constant que ce soit lors de ses auditions, lors des confidences faites à ses proches ou lors d'entretiens médicaux, discours qui correspondait pleinement à celui d'une victime d'abus sexuels, amenée à devoir se confronter à nouveau aux sévices qui lui avaient été infligées. Elle avait ainsi donné des détails sur les actes subis et s'était sentie extrêmement gênée au moment de les révéler, s'interrompant en raison de l'émotion et n'expliquant notamment l'existence d'une pénétration qu'après une heure d'audition, alors qu'avant cela, elle n'avait été capable de décrire que certaines étapes (par exemple, "il est monté sur moi"). Au moment de décrire les faits, elle a utilisé ses propres mots d'enfant ("sa partie privée"), fournissant des détails particulièrement éloquents, qui ne s'inventaient pas, en tant qu'ils émanaient d'une jeune fille ("j'ai senti quelque chose qui rentrait dans mon vagin"; "c'était sa partie privée"; "ensuite il s'est relevé et le liquide il est sorti"; "je ne sais pas ce que c'était, un truc liquide et blanc"; "après, ben il est vite parti dans toilettes"). Les précisions données concernaient également les circonstances de temps et de lieux des faits dénoncés ("depuis l'âge de 9 ans", "durant les vacances", "Avant, il était dans une ancienne maison à une seule chambre et c'est là que ça a commencé. Après, il a déménagé dans une maison où il y avait deux chambres"). Il en allait de même pour les photographies puisqu'elle expliquait qu'il en avait pris de certaines parties de son corps (seins, parties intimes), avant d'en prendre d'autres, cette évolution ne pouvant avoir été le fruit de son imagination. Mis à part les actes proprement dits, elle avait également été capable de rapporter ce que le recourant lui disait à ce moment-là (comme par exemple: "tu sais bien ce qu'il va se passer") et de décrire son propre ressenti ("elle est dégoûtée que son beau-frère lui fasse ça"), ce qui renforçait, une nouvelle fois, la crédibilité de son récit. Un sentiment de culpabilité pouvait en outre être déduit des déclarations de l'intimée, sentiment qui pouvait être habituellement observé chez les victimes d'abus sexuels. Aussi, si sa dénonciation était dépourvue de sincérité, l'intimée ne se serait pas accablée pareillement ("c'est aussi peut-être de ma faute"), celle-ci s'étant d'ailleurs fréquemment justifiée au cours de son récit en déplorant qu'à force de dire "non" sans effet, elle avait fini par dire "oui" parce qu'elle en "avait marre". Le échanges verbaux entre les parties durant les actes relatés, en lien avec l'opposition exprimée par l'intimée, correspondait à ce qui ressortait des messages électroniques produits au dossier, ce qui renforçait d'autant sa crédibilité lorsqu'il affirmait que le recourant l'avait forcée et que celui-ci, conscient de son refus, était passé outre. Ce même sentiment de culpabilité se manifestait toutes les fois où elle s'était sentie obligée de se justifier en précisant qu'elle n'avait que 9 ans et qu'elle "ne comprenait pas" ou encore qu'elle "n'avait pas la force" pour le repousser. Cela étant, une enfant qui n'avait pas subi ce genre de sévices sexuels n'aurait jamais été amenée espérer, comme l'intimée, que la situation change après la naissance du fils du recourant, ni n'aurait certainement éprouvé de honte à dénoncer son beau-frère, ni encore n'aurait été en mesure de prendre le recul nécessaire pour se rendre compte que son comportement était agressif envers sa famille en raison de son mal-être, respectivement pour admettre qu'elle s'était sentie apaisée depuis qu'elle s'était confiée à son entourage. S'ajoutait encore à cela un langage corporel évocateur d'un vécu véritable et douloureux, dès lors que son visage se fermait et devenait sombre lorsque venait le moment de raconter ce qui s'était produit ou lorsqu'elle pleure par instants, la voix tremblante, notamment lorsqu'elle doit expliquer que le recourant avait pris des photos d'elle "à poil". Le discours de l'intimée ne comportait pas de contradictions. Bien que ses propos étaient plus décousus lors de sa seconde audition, cela pouvait s'expliquer aisément par le fait qu'entre les deux auditions, elle avait forcément dû revenir sur ces événements, avec différentes personnes (membres de sa famille, médecins, avocate). Elle avait néanmoins été capable de préciser spontanément à l'enquêtrice que la prise de photos ne s'était déroulée que dans le canton du Jura, quand bien même la quasi-totalité de cette seconde audition portait sur les faits qui s'étaient produits à Genève. Enfin, l'intimée n'avait pas cherché à accabler le recourant quant à savoir s'il avait fait subir les mêmes actes à d'autres jeunes filles, se contentant de raconter ce qu'elle avait vu, à savoir qu'il caressait les cuisses des petites filles qu'il prenait sur ses genoux lors de grandes réunions de famille (cf. jugement attaqué, consid. 3.2.2 p. 17 s.). 2.3.1.2. Comme déjà relevé, la cour cantonale a constaté que d'autres éléments de preuve corroboraient la version de l'intimée. Il en allait en particulier ainsi des messages électroniques échangés entre les parties, qui reflétaient dans leur substance les déclarations de l'intimée. Tant l'existence d'actes de nature sexuelle, la période de leur commission que l'opposition de l'intimée peuvent ainsi être déduites de ces messages (soit notamment: "Je veux fuck u"; "De dans"; "Pendant les vacanse"; "Less mettre dedans"). Les témoignages des membres de la famille de l'intimée, examinés de manière complète et précise par la cour cantonale, étaient tout aussi propres à renforcer la crédibilité de l'intimée, les faits relatés par ces témoins correspondant également au récit de celle-là. En particulier, G.D.________, l'une des soeurs de l'intimée, avait expliqué avoir découvert un message, envoyé par le recourant et destiné à l'intimée, indiquant "dans ta vulve", suivi d'un émoticône représentant une langue, et un autre demandant à l'intimée des renseignements au sujet de la période de ses règles, messages que le recourant avait par la suite admis avoir envoyés à l'intimée. Aussi, G.D.________ avait été directement témoin du comportement du recourant envers sa petite soeur la fois où, alors qu'elle s'inquiétait de l'absence de cette dernière, elle l'avait retrouvée à l'arrière d'une voiture avec le recourant, ce qui correspondait au récit de l'intimée quant aux faits qui s'étaient déroulés à Genève. Les médecins de l'intimée avaient également décrit, avec particulièrement de précision, les faits reprochés au recourant: la Dresse H.________, qui était d'ailleurs la première personne à avoir dénoncé les faits aux autorités pénales, avait fait état d'attouchements (seins et organes génitaux) et d'une relation abusive par le recourant depuis 3 ans. Bien que la Dresse J.________, médecin ayant procédé à l'examen gynécologique de l'intimée, n'en avait tiré aucune conclusion, elle avait tout de même constaté que l'hymen était souple et permettait l'introduction d'un spéculum à l'examen, malgré le jeune âge de sa patiente. Elle avait du reste décrit précisément les faits tels qu'ils lui avaient été rapportés par l'intimée, "avec ses propres mots", à savoir qu'elle avait eu l'impression que quelque chose rentrait à l'intérieur de son corps et que l'acte en question, commis à plusieurs reprises par son beau-frère, lui produisait de grandes douleurs au niveau de la vulve et du vagin (cf. jugement attaqué, consid. 3.2.3.2 p. 18 ss). 2.3.1.3. Les déclarations de l'intimée coïncidaient en outre pleinement avec le contenu de la lettre qu'elle avait écrite en 2019, puis produite à l'occasion de sa première audition, laquelle devait indéniablement être considérée comme un appel au secours en lien avec les sévices sexuels qui lui avaient été infligés par le recourant contre sa volonté. En témoignait son contenu accablant ("mon beau frère quand je suis chez lui presque tous les jours il me dit de venir avec lui je vais il me rammeine dans la cave il veux me faire du sexe j'aime pas aller avec lui ça ce fait pas de faire ça en plus j'ai 12 ans je m'appele D.D.________ c'est passer à moi [...] sûrtout ça se fait pas de toucher quel'qun sont sa permission [...] Je c'est pas dire à qui"), qui illustrait son mal de vivre et son désespoir, l'ayant notamment amenée à se scarifier le poignet (cf. jugement attaqué, consid. 3.2.3.4 p. 20). Le comportement de l'intimé était du reste évocateur à bien des égards. Les membres de sa famille et l'intimée elle-même s'accordaient à dire qu'elle était devenue agressive envers sa famille, claquant les portes ou en les insultant, attitude qui s'était modifiée depuis qu'elle avait pu s'exprimer. S'ajoutait à cela le fait qu'elle avait cherché à plusieurs reprises et par plusieurs moyens à raconter ce qu'elle subissait, ce qui ressortait de son audition, mais également du signalement de la Dresse H.________ ou de la lettre évoquée ci-avant, qu'elle avait écrite en espérant qu'elle serait découverte par un membre de sa famille. Il fallait encore relever que l'emprise du recourant sur l'intimée, respectivement la peur de représailles, ressortait des différents éléments au dossier, soit notamment des auditions de l'intimée, de sa soeur F.D.________ et de sa mère, en plus des constatations de l'expert. Le recourant lui avait ainsi répété qu'il ne fallait qu'elle "le dise à d'autres personnes", au point qu'elle s'était sentie menacée d'être "tapée" ou "morte". Sur le moment, le recourant empêchait en outre toute tentative de l'intimée de se livrer à sa soeur qui l'accueillait en vacances. Le côté malsain de cette domination avait été poussé à l'extrême dès lors que le recourant était même allé jusqu'à utiliser les photos qu'il avait prises de l'intimée nue comme moyen de pression pour l'empêcher de parler ou lui faire croire que c'était elle qui aurait honte si les faits étaient dévoilés. Il n'avait par ailleurs pas hésité à exercer une pression supplémentaire sur elle en lui adressant un nombre considérable de messages ("peut-être 100 à 150") afin de demeurer omniprésent dans sa vie. Il finira d'ailleurs du reste par admettre que c'était "devenu une habitude", qu'il ne pensait qu'à lui, qu'il se rendait bien compte qu'il communiquait avec une petite fille, qu'il la forçait à lui répondre et qu'il était excité à l'idée d'avoir une relation sexuelle avec elle (cf. jugement attaqué, consid. 3.2.3.5 p. 20 s.). 2.3.1.4. Le recourant s'était pour sa part borné à nier les accusations portées à son encontre, son discours ayant été entaché de diverses imprécisions, contradictions et incohérences qui en affaiblissaient la crédibilité. A plusieurs reprises, le recourant avait ainsi varié dans ses déclarations. S'il avait commencé par expliquer, en référence aux messages envoyés à "la petite", qu'il ne comprenait pas ce qu'on lui reprochait, il avait ensuite affirmé qu'il les avait envoyés à toute la famille, avant de changer encore de version en indiquant que la destinataire était la grande soeur, âgée de 22 ou 23 ans, adaptant ainsi son discours à la teneur et à la tournure que prenait l'audition, dès lors qu'il était question de messages à caractère sexuel. L'adaptation de ses déclarations au cours de son audition était flagrante ("Je ne sais pas quoi dire pour le téléphone. Faudra voir ce que l'autre partie dira."). Ainsi, lorsque la conversation entretenue avec l'intimée lui avait été présentée, il avait bien dû reconnaître, après avoir tenté de nier et feint de ne pas comprendre, qu'il était l'auteur des messages en cause, respectivement que l'intimée en était la destinataire (en commentant de la sorte: "C'était pour jouer, pour faire des blagues. [...] Je faisais cela après 22h, quand j'étais seul, et j'oubliais que c'était une petite fille derrière l'écran. Pour vous répondre, je dois reconnaître que d'envoyer ces messages m'excitait sexuellement. [...] Quand j'envoyais des messages, je ne voyais pas la petite fille qu'elle était mais quand je me retrouvais à côté d'elle, je m'en rendais compte"). Il avait justifié ces messages par sa consommation d'alcool et avait minimisé leur gravité en faisant valoir que la distance l'aurait dans tous les cas empêché de passer à l'acte, puis en admettant, finalement, qu'il éprouvait certes une attirance sexuelle pour l'intimée, mais que la peur d'être pris en flagrant délit l'avait empêché de passer à l'acte. S'agissant des photos, la réponse du recourant ne manquait pas d'interpeller: lorsqu'il lui avait été demandé s'il possédait des photos de l'intimée, il avait répondu par la négative, tout en précisant néanmoins qu'il disposait de selfies et de photos de famille. Alors qu'au vu de sa réponse ambiguë, la question lui avait été répétée, il avait répondu: "Oui, mais d'abord j'ai pensé que vous parliez de mauvaises photos. Je parle de photos pornographiques". Cette réponse, pour le moins singulière, renforçait assurément la crédibilité des déclarations de l'intimée, selon lesquelles le recourant avait pris des photos d'elle nue. Si tel n'avait pas été le cas, le recourant n'aurait en effet pas ressenti le besoin de se justifier ainsi dès lors qu'il était pour le moins étrange de concevoir d'emblée qu'il était question de "photos pornographiques". Le recourant avait également tenu des propos flous lorsqu'il avait été interrogé par l'expert. Aussi, l'expert n'avait pas pu se faire une idée totalement claire du rapport que le recourant entretenait avec la famille D.________, celui-là lui ayant rapporté qu'il se voyait comme l'homme qui soutenait la famille et avoir été comme un père pour ces enfants privés du leur, resté au Sri Lanka. Toutefois, le recourant avait reconnu que ce n'était pas seulement sa future femme, B.A.________, qu'il avait courtisée: certaines de ses soeurs (surtout F.D.________, comme il le laissait entendre) avaient en effet aussi été objets de flirts, de messages sexualisés, semble-t-il même après son mariage, comme en témoignaient les échanges via la messagerie instantanée du téléphone de l'intimée, qu'il pensait avoir été lus par ses soeurs. Confronté à la question de savoir s'il n'était pas paradoxal de vouloir jouer le rôle d'un père tout en étant en quête d'opportunités sexuelles, le recourant avait admis qu'il y avait là de quoi se questionner sur une confusion des rôles. Rien de particulier ne pouvait par ailleurs être déduit des déclarations de l'épouse du recourant, tant elle s'était montrée ambivalente, notamment quant aux motifs et aux circonstances des visites de son mari dans la chambre de l'intimée durant la nuit, déclarations qui avaient évolué au fur et à mesure que les éléments de l'affaire lui avaient été livrés par la police. Si une volonté de couvrir le recourant pouvait être distinguée, il était néanmoins difficile d'être certain qu'elle ne le croyait pas coupable, puisqu'elle parlait de "faute" et paraissait avant tout se soucier de l'avenir de son jeune fils au vu de la situation de son mari, en séjour carcéral, et de la réputation de ce dernier en lien avec les faits qui lui étaient reprochés. Enfin, le recourant n'était absolument pas crédible lorsqu'il se présentait comme la victime d'un complot ourdi par l'intimée et les membres de sa famille ("J'avais envoyé cela à la grande et depuis qu'elle a un mari, ils ont transformé l'affaire en disant que j'avais envoyé cela à la petite"; "[Ses soeurs] ont forcé D.D.________ à expliquer la situation"; "Toute la famille s'est mise contre moi. Ils ont tous décidé de détruire ma vie"), ainsi que, selon ses explications en procédure d'appel, par le médecin de l'intimée ("Tout le monde nous en veut et nous déteste"). Il avait d'abord tenté d'expliquer cette haine contre lui par des problèmes financiers, sans en détailler le fondement, avant d'admettre que le ressentiment de la famille pouvait avoir pour origine les faits qui lui étaient reprochés ("La famille s'entendait bien avec moi. [...] Une fois que la famille a lu les messages sur le téléphone, les problèmes ont commencé."). Cela étant, la réaction de la famille était des plus compréhensibles, alors que les allégations du recourant, qui se bornait à inverser les rôles, apparaissaient insoutenables. Les membres de la famille interrogés avaient d'ailleurs exprimé leur sympathie envers le recourant avant qu'ils ne découvrent ce qu'il était accusé d'avoir infligé à l'intimée, ce qui ne les avait pas conduits, pour autant, à l'accabler. La plupart des explications données par le recourant pour tenter de se disculper dénotaient par ailleurs une propension certaine à minimiser sa faute et à la reporter sur autrui ("Il y a un a an, D.D.________ m'a dit que sa soeur G.D.________ lui faisait des choses bizarres la nuit [...]. S'il y a eu des problèmes entre elles, est-ce qu'elle ne cherche pas un autre coupable? [...] D.D.________ n'était déjà pas stable au niveau mental en ayant déjà vécu ça. Et c'est pour ça qu'elle m'accuserait."; "[s'agissant de la cause des problèmes de l'intimée] Peut-être de sa famille, des problèmes financiers qu'ils ont. [...]. C'est peut-être depuis l'arrivée du mari de la deuxième soeur"; "Je pense que vous devriez investiguer sur l'homme qui vit avec eux dans l'appartement"; "Peut-être que c'était sa mère qui la frappait"; "Quand je ne lui envoyais pas de messages, D.D.________ me forçait à lui en envoyer, voire à l'appeler"). Les explications du recourant n'étaient néanmoins corroborées par aucun élément au dossier, au contraire, et la "théorie du complot" qu'il soutenait n'apparaissait pas vraisemblable, ce d'autant moins au vu de ce qu'il avait finalement admis en lien avec les messages, respectivement au vu de son attirance pour l'intimée, qu'il avait admise ("J'avais une attirance envers D.D.________"; "Je savais que c'était D.D.________ de l'autre côté au téléphone et je pensais le faire avec elle"). Il avait au reste lui-même admis qu'il n'était pas satisfait dans son couple sur le plan sexuel et qu'il avait cherché à combler cette insatisfaction ailleurs, en l'occurrence auprès de l'intimée, qu'il entendait même exciter, alors qu'il était pleinement conscient qu'elle était une enfant (cf. jugement attaqué, consid. 3.3 p. 21 ss). 2.3.1.5. La cour cantonale a encore relevé que le diagnostic de "dysfonctionnement sexuel", formulé par l'expert à l'égard du recourant en lien avec des problèmes d'éjaculation précoce, n'était pas à mésestimer, l'expert ayant à cet égard observé que l'éjaculation précoce était classiquement source de honte, de frustration sexuelle et de faible estime de soi (cf. jugement attaqué, consid. 3.2.3.6 p. 21).