Citation: 1B_318/2019 E. 2.2

2.2. En l'espèce, l'appréciation des déclarations des différents protagonistes, qu'ils soient prévenu, partie plaignante ou témoin, sera vraisemblablement décisive au moment de déterminer les circonstances exactes de l'implication du recourant dans les faits qui sont reprochés à lui et à son frère. Dans ce contexte, pour permettre au juge du fond d'avoir une connaissance directe et non altérée des moyens de preuve en cause, dont l'administration sera probablement réitérée lors des débats (cf. art. 343 al. 3 CPP), il est primordial que les intéressés - et en particulier les plaignants B.________ et E.________, mais également les témoins F.________ et G.________, qui ont assisté à des phases de l'agression - puissent s'exprimer sans avoir été préalablement influencés d'une quelconque manière par des pressions extérieures. Cela étant, des éléments concrets laissent craindre en l'espèce que, s'il venait à être libéré avant les audiences de jugement - prévues apparemment dès le 23 septembre 2019 (cf. observations du ministère public, p. 2) -, le recourant interférerait auprès des témoins et des plaignants en exerçant des pressions, voire en les intimidant, pour qu'ils modifient leur version présentée lors de l'instruction. Ainsi, le recourant, qui s'estime victime d'une erreur judiciaire, s'est montré particulièrement virulent et agressif lors des audiences d'instruction, notamment à l'égard des plaignants, l'intéressé ayant dû parfois être maîtrisé par les agents de police en charge de la sécurité dans la salle d'audience. Il apparaît du reste que le recourant présente, selon l'expertise psychiatrique réalisée en cours d'instruction, une immaturité le rendant particulièrement influençable, notamment à l'égard de ses proches, ainsi qu'une tendance à prendre fait et cause pour son frère. Ces éléments ne présagent pas un contrôle de soi exemplaire, ni par conséquent l'assurance qu'il s'abstienne en toute circonstance de contacter les différents protagonistes. A cela s'ajoute le fait que la compagne du témoin G.________ aurait déjà été contactée, chez elle, par des individus vraisemblablement d'origine balkanique, qui cherchaient son compagnon. Il en va de même d'une voisine de B.________, qui aurait été approchée à deux reprises par des membres de la famille du recourant (cf. arrêt entrepris, consid. 4.2 p. 10). Dans ces circonstances, le risque de prises de contact avec les plaignants et témoins semble d'autant plus concret.