Citation: 2C_337/2024 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, la Cour de justice a reconnu dans son arrêt que la recourante pouvait se prévaloir de liens affectifs avec sa famille de nationalité helvétique et habitant en Suisse, soit avec sa fille, son gendre et sa petite-fille, avec lesquels elle vit depuis plus de quatre ans. Elle a également constaté que l'intéressée rencontrait des difficultés dans ses déplacements ainsi qu'un risque de chute accru, compte tenu de plusieurs problèmes de santé (coxarthrose, fracture du sacrum, claudication vasculaire, acuité de l'oeil droit suboptimale). Ces seuls constats ne suffisent toutefois pas à fonder un droit à demeurer en Suisse en application de l'art. 8 CEDH et de la jurisprudence y relative présentée ci-avant. D'après celle-ci, il faudrait que la recourante puisse se prévaloir d'un rapport de dépendance particulier avec sa famille en Suisse, lequel devrait consister dans le fait que les difficultés auxquelles elle est actuellement confrontée ne puissent être surmontées qu'avec l'aide quotidienne de cette dernière.