Citation: 8C_627/2023 E. 5

Se fondant sur les conclusions du rapport d'expertise du SMEX, dont elle s'est toutefois écartée sur la question du périmètre de marche (150-200 mètres au lieu de 50 mètres), la juridiction cantonale a constaté que le recourant était en mesure, nonobstant les limitations fonctionnelles certes contraignantes, de reprendre à 80% (taux horaire de 100% avec une diminution de rendement de 20%) une activité professionnelle strictement adaptée à celles-ci. La cour cantonale a estimé, en substance, que l'argumentation avancée par le recourant - axée sur le cumul de limitations fonctionnelles le mettant concrètement dans l'impossibilité de trouver une activité lucrative - procédait d'une conviction toute personnelle et n'était relayée par aucun avis médical. Singulièrement, elle a retenu que si le recourant n'avait pas mis un terme à sa réinsertion professionnelle en 2008 (refus d'une offre de formation en tant que gestionnaire de commerce de détail au terme de son stage de réinsertion), celle-ci aurait probablement abouti et les limitations mises en évidence par l'expertise n'auraient, à l'heure actuelle, qu'une moindre influence sur ses chances de trouver un emploi. Par ailleurs, les limitations fonctionnelles en tant que telles (pas de marche de plus de 150-200 mètres, pas de marche en terrain irrégulier, pas de travail sur échelle/échafaudage, activité sédentaire assise avec possibilité de changer de position, pas de position à genoux/accroupie, port de charge axial limité à 10 kg, pas de travail avec des mouvements au-dessus de l'horizontal et en hyper-extension du tronc, pas d'activité qui demande une posture en position non ergonomique qui surchargerait le rachis dans sa totalité, alternance entre position assise et debout) ne constituaient pas un obstacle insurmontable à l'exercice d'une activité professionnelle adaptée. Enfin, la juridiction cantonale a relevé qu'étant donné l'histoire professionnelle et médicale du recourant, les motifs de l'âge avancé et du manque de formation représentaient des facteurs extra-médicaux qui ne sauraient entrer en ligne de compte pour la détermination du taux d'invalidité, en particulier pour justifier un abattement de 25% sur le salaire standard selon les données publiées par l'Office fédéral de la statistique.