Citation: 4A_437/2009 11.11.2009 E. 4

4.1 Il n'est pas contesté que l'autorité cantonale n'a pas été en mesure d'établir la volonté réelle des parties quant au sens à donner à l'avenant litigieux. Aussi convient-il d'interpréter selon le principe de la confiance les manifestations de volonté des signataires de cet écrit. 4.2 La recourante dit avoir établi l'avenant en question en raison du départ de V.________ de B.________ Sàrl et des changements intervenus au sein de cette société et au registre du commerce. Elle entendait remplacer V.________, colocataire de B.________ Sàrl, par W.________ et l'intimée. Ainsi, la bailleresse aurait désormais deux nouveaux locataires qui exécuteraient conjointement et solidairement les obligations découlant du contrat de bail, aux côtés de ladite société, et lui procureraient de la sorte une garantie supplémentaire. Le but poursuivi par la recourante relève du for intérieur de cette partie. Or, la volonté interne d'un cocontractant n'est pas déterminante. Encore faut-il, pour que le juge puisse la prendre en considération, qu'elle se soit extériorisée et que le destinataire de la manifestation de volonté ait dû la comprendre de bonne foi de la même manière que l'auteur de celle-ci. Tel n'était pas le cas, en l'espèce, comme on le démontrera ci-après.