Citation: 1B_217/2016 E. 4.3

4.3. Par ailleurs, la recourante ne soutient pas, à juste titre, que des mesures de substitution (art. 237 CPP) permettraient de pallier le danger de récidive existant et elle ne conteste pas que la durée de la détention subie (environ 15 mois au jours de l'arrêt entrepris) respecte le principe de proportionnalité (art. 212 al. 3 CPP). Cela étant, il conviendra au Ministère public - qui a annoncé dans ses déterminations du 12 avril 2016 que l'instruction était désormais terminée - de clore le dossier et de renvoyer rapidement la recourante devant le tribunal compétent. Partant, la décision attaquée confirmant le maintien en détention provisoire de l'intéressée en raison d'un risque de récidive peut être confirmée.