Citation: 9C_90/2022 E. 1

L'arrêt du 13 décembre 2019 constitue une décision incidente au sens de l'art. 93 LTF (cf. ATF 139 V 600), de sorte qu'il ne pouvait pas être déféré au Tribunal fédéral en vertu de l'art. 93 al. 3 LTF avant que la décision finale sur le droit aux prestations AI ne soit rendue (cf. arrêt 9C_463/2021 du 28 octobre 2021 consid. 3). En outre, le recours de l'administration contre une décision incidente portant sur l'assistance judiciaire doit être déposé dans les trente jours qui suivent la notification (et non pas l'entrée en force) de la décision qui met un point final à la procédure engagée devant le tribunal cantonal de dernière instance (arrêt 9C_361/2022 du 14 novembre 2022 consid. 1.3 et les références). En l'espèce, le recours de l'office AI du 10 février 2022 a été déposé dans les trente jours suivant l'expédition de l'arrêt du 24 janvier 2022 par la juridiction cantonale. Cet arrêt met un point final à la procédure engagée devant elle au sujet du droit de l'intéressé à des prestations de l'assurance-invalidité. Dès lors, le recours de l'administration est recevable. Il est vrai, comme le soulève l'intimé, que postérieurement à cet arrêt, l'office AI a enjoint la caisse de compensation de calculer la rente de l'assuré en fonction du degré d'invalidité qu'il avait reconnu en procédure cantonale (communication du 11 février 2022; produite valablement par l'intimé à l'appui de sa conclusion en irrecevabilité [art. 99 al. 1 LTF; ATF 136 III 123 consid. 4.4.3]). Compte tenu cependant du retrait du recours de l'assuré, qui a conduit à l'arrêt du 24 janvier 2022 - après lequel la décision du 22 juillet 2021 est en principe entrée en force -, l'office AI a agi correctement en recourant dans les trente jours dès la notification de cet arrêt. Contrairement à l'argumentation de l'assuré, il n'y a pas lieu de qualifier le recours de prématuré, puisqu'à la différence de la situation jugée par l'arrêt 9C_463/2021, l'arrêt cantonal du 24 janvier 2022 a un caractère final.