Citation: C 325/01 21.01.2003 E. 5

5.1 La durée de la suspension est proportionnelle à la gravité de la faute (art. 30 al. 3 LACI). Elle est de 1 à 15 jours en cas de faute légère, 16 à 30 jours en cas de faute d'une gravité moyenne, et 31 à 60 jours en cas de faute grave (art. 45 al. 2 OACI). Par ailleurs, selon la jurisprudence, si l'assuré a réalisé plusieurs fois les motifs de suspension et que ses manquements particuliers constituent un comportement continuellement contraire à ses devoirs, de sorte qu'ils apparaissent comme une action unique, il convient de ne prononcer qu'une seule sanction qui prend effet le jour suivant le dernier comportement sanctionné (DTA 1993/1994 no 3 p. 25 consid. 5b). 5.2 En l'espèce, intervenus à quelques jours d'intervalle et procédant d'une motivation identique, les actes de l'assuré ne doivent faire l'objet que d'une seule sanction. Appréciée à l'aune de l'art. 45 al. 3 OACI en corrélation avec l'art. 30 al. 1 let. d LACI, qui s'applique également à l'hypothèse d'un emploi temporaire subventionné au sens de l'art. 72 LACI tel celui proposé à l'assuré par la Fondation V.________ (ATF 125 V 360 consid. 2a), la faute doit être considérée comme grave. Si, bien qu'illicite, la mesure provisoire prise par l'ORP ne permet pas de relever l'assuré de toute faute, cette circonstance justifie toutefois que la sanction d'ensemble demeure au seuil minimal prévu par l'ordonnance dans un tel cas, soit trente-et-un jours (art. 45 al. 2 let. c OACI), à compter jour suivant celui où l'assuré a donné une réponse négative à la Fondation V.________ - le 17 juillet 2000 (art. 45 al. 1 let. d OACI). Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: