Citation: 7B_192/2023 E. 1.3.2

1.3.2. En l'espèce, la recourante reproche à l'intimé d'avoir, dans le cadre de son activité pour le compte de la banque au sein de laquelle elle avait ouvert une relation bancaire, participé, à la demande de G.________ - son gestionnaire de fortune aujourd'hui décédé -, au détournement de plusieurs sommes lui appartenant, à savoir 500'000 USD le 17 novembre 2005, 817'655,59 GBP au cours de l'année 2008 et 1'419'500 AED durant l'année 2014. La recourante expose que l'intimé aurait en substance procédé ainsi en falsifiant des documents bancaires, notamment le formulaire d'ouverture de la relation bancaire concernée, en validant, pour le compte de la banque, les ordres de transfert délivrés par G.________ et en lui dissimulant le fait que les fonds avaient été versés sur d'autres comptes dont elle n'était pas titulaire. Elle reproche en outre à C.________ d'avoir en particulier participé au détournement du montant de 817'655,59 GBP en raison de sa qualité d'administrateur de la structure pour laquelle oeuvrait G.________. Dans son recours au Tribunal fédéral, la recourante - pourtant assistée d'un mandataire professionnel - ne formule cependant aucun moyen propre en lien avec ses prétentions civiles (cf. recours, p. 3, chiffres 4-5). Elle n'expose pas concrètement quelles prétentions civiles elle entend déduire des infractions concernées par l'ordonnance de classement, respectivement de non-entrée en matière, à savoir la gestion déloyale, le faux dans les titres et le blanchiment d'argent, et ne s'exprime ni sur leur principe, ni sur leur quotité. Elle n'indique pas non plus qu'elle aurait déjà, à un moment donné au cours de la procédure, pris de telles prétentions civiles. On comprend certes des explications figurant dans le recours, en particulier au paragraphe relatif aux faits (cf. recours, pp. 6-7, chiffres 20, 22 et 23), que les montants litigieux (500'000 USD; 817'655,59 GBP; 1'419'500 AED), dont elle avait délégué la gestion à un tiers, lui auraient été soustraits entre 2005 et 2014 et qu'elle aurait alors, selon elle, subi une perte à concurrence des montants précités. Toutefois, elle ne consacre aucun développement plus étayé sur ce point. On peut au demeurant relever que, selon l'état de fait cantonal, une partie de la somme résultant du produit de la vente de l'immeuble londonien paraît avoir un temps été gérée, avec l'accord de l'intéressée, de manière plus risquée et que le produit de la vente de l'appartement de Dubaï était destiné à être, "comme convenu", investi dans les énergies renouvelables (arrêt querellé, p. 3). Par ailleurs et surtout, la recourante a dirigé sa plainte contre deux auteurs, dont aucun d'eux n'était le gestionnaire de ses avoirs, pour les infractions distinctes de gestion déloyale, de faux dans les titres et de blanchiment d'argent. Or, contrairement à ce qui lui appartenait de faire, elle n'a pas, dans son recours au Tribunal fédéral, mentionné - au moyen d'explications précises -, pour chacune de ces infractions et vis-à-vis de chacun des auteurs en quoi pouvait consister son dommage. Ainsi, faute de motivation suffisante à cet égard, la recourante n'établit pas sa qualité pour recourir sur le fond conformément à l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF.