Citation: 9C_43/2020 E. 5.3.2

5.3.2. Les moyens du recourant relatifs à sa bonne foi ne résistent pas à l'examen du dossier. En effet, pour apprécier le comportement qui lui est reproché, il faut tenir compte du fait que le recourant était assisté à l'époque par l'étude B.________ (M es C.________ et D.________). Ses précédents mandataires auraient dû s'apercevoir, à la lecture du dossier qui leur avait été communiqué à leur demande, et à qui l'intimé avait notifié le projet d'acceptation de rente du 22 mars 2013 et les décisions du 20 février 2014, que la caisse Swissmem allait verser à tort à leur client un montant qui devait revenir à la caisse de chômage. Connaissant le caractère indu des prestations de chômage (voir les décomptes rectificatifs du 4 avril 2013 que le recourant n'avait pas contestés), ils auraient dû se renseigner sur le bien-fondé du calcul auprès de la caisse Swissmem, car la décision du 20 février 2014 ne mentionnait qu'Helsana Assurance SA en qualité de tiers habilité à recevoir une partie du paiement et non la caisse de chômage, alors que cette dernière figurait parmi les destinataires du projet d'acceptation de rente d'invalidité du 22 mars 2013. On se trouve ainsi en présence d'une négligence grave qui exclut la bonne foi du recourant (cf. par ex. arrêt C 70/03 du 2 juillet 2003, in DTA 2005 p. 69), de sorte que l'une des conditions cumulatives pour autoriser la remise de l'obligation de restituer fait défaut (cf. art. 25 al. 1 LPGA). A cet égard, il faut rappeler que les actes et omissions d'un avocat sont imputables à son client (ATF 143 I 284 consid. 1.3 p. 288 et les arrêts cités) et que lorsque le recourant ou le mandataire fait usage des services d'un auxiliaire, il répond du comportement de celui-ci comme de ses propres actes (cf. ATF 107 Ia 168; arrêt 8C_743/2019 du 20 décembre 2019 consid. 4.3 et les références). Il s'ensuit que le recours est infondé.