Citation: 6B_945/2024 E. 2.5.1

2.5.1. S'agissant du droit au respect de sa vie privée et familiale, le recourant fait valoir qu'il est venu en Suisse et y réside de manière ininterrompue depuis 10 ans, qu'il est titulaire d'un permis B valable jusqu'au 31 octobre 2028, que ses périodes de chômage sont brèves et inhérentes à la nature de son emploi, qu'outre sa mère et son père, il n'a pas d'autres liens ou famille en Italie (pays où il ne se rend par ailleurs, selon ses dires, qu'en vacances), qu'à l'inverse, il est bien intégré en Suisse où il aurait entretenu des relations amoureuses, côtoie un grand nombre d'amis et pratique diverses activités, qu'il parle et comprend couramment le français et qu'il ne fait l'objet d'aucune poursuite. Il considère ainsi qu'il aurait développé des liens (tant sociaux que professionnels) plus intenses avec la Suisse, en comparaison des liens ténus qu'il persiste à avoir avec son pays d'origine. À titre liminaire, on relèvera que le recourant invoque quelques faits qui n'ont pas été constatés par la cour cantonale et dont il ne sollicite pas valablement le complètement (cf. supra consid. 2.1). Partant, la Cour de céans ne peut pas tenir compte de ces éléments. Pour le reste, par son argumentation, le recourant ne fait que substituer sa version des faits à celle de la cour cantonale, dans une démarche appellatoire et, donc, irrecevable. Au surplus, dans son recours, le recourant ne critique pas le raisonnement cantonal. Les éléments invoqués par la cour cantonale (cf. supra consid. 2.4 et arrêt entrepris consid. 5.2 pp. 7-8), auxquels il convient de renvoyer (art. 109 al. 3 LTF), permettent de constater que le recourant n'est pas particulièrement intégré à la vie sociale, associative ou culturelle suisse. On ne le sait pas avoir noué des relations particulièrement importantes, faire partie d'une association sportive, participer à une quelconque activité culturelle ni avoir de la famille ou une compagne en Suisse. Il a par ailleurs été plusieurs fois au chômage dans notre pays et sa venue en Suisse a été motivée principalement par des considérations professionnelles. À l'inverse, selon ses dires, dans son pays d'origine résident notamment ses parents et il est établi qu'il a des contacts réguliers avec sa mère. De même, il est né, a grandi et a passé la plus grande partie de sa vie en Italie, pays où il retourne fréquemment, notamment pour les vacances, et dont il parle la langue et connaît les coutumes. Finalement, il est constaté avec la cour cantonale que, dans la mesure où il a vécu les premiers 33 ans de sa vie dans son pays d'origine et qu'il dispose de sa famille dans ce pays, il n'aura pas plus de difficultés à s'y réintégrer qu'en Suisse.