Citation: 6B_616/2015 E. 3.3

3.3. Comme déjà relevé, le recourant - en plus d'avoir commis des infractions en 2007, 2008 et 2012 - a été condamné en 2011 pour infractions à la LStup, de sorte qu'il ne peut prétendre avoir adopté un comportement conforme à notre ordre juridique depuis 2008. Au surplus et contrairement à ce qu'il laisse entendre, la cour cantonale a pris en considération le fait qu'il n'a pas commis de nouvelles infractions depuis juin 2012. Elle a cependant relativisé cet élément du moment que durant cette période, celui-ci a vécu plusieurs mois à l'étranger, et a jugé qu'il n'était pas suffisant pour admettre l'existence de circonstances particulièrement favorables. Quoi qu'il en soit, l'absence de récidive depuis les faits reprochés n'est d'aucune pertinence en l'espèce, dès lors qu'elle correspond à ce que l'on doit pouvoir attendre de tout un chacun (arrêts 6B_589/2015 du 7 septembre 2015 consid. 1.5; 6B_610/2015 du 7 septembre 2015 consid. 2.3). L'argument du recourant selon lequel le tribunal de première instance et la cour cantonale auraient fait fi des conclusions prises par l'accusation le 18 décembre 2013, qui avait requis que l'éventuelle peine prononcée soit assortie d'un sursis, n'a pas non plus de portée en l'espèce. Le recourant perd de vue que le tribunal de première instance, respectivement la cour cantonale, ne sont pas liés par les propositions de sanctions émanant du ministère public (cf. art. 344 et 391 al. 1 let. b CPP; cf. également PIERRE DE PREUX, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2011, no 5 ad art. 344 CPP). En définitive, et quoi qu'en dise le recourant, on ne peut que constater que sa récidive est spécifique, malgré les détentions subies, l'écoulement du temps et un suivi psychothérapeutique de 2005 à 2008. Il n'a pas fait en sorte de présenter lors de son jugement du 18 décembre 2013 des circonstances particulièrement favorables et n'en invoque d'ailleurs pas dans son recours. Il n'apparaît du reste pas, au vu de ses antécédents, qu'un traitement ambulatoire tendant à l'abstinence à l'alcool serait à lui seul suffisant pour le détourner de la récidive. Dans ces conditions, une peine ferme ne viole ni l'art. 42, ni l'art. 43 CP.