Citation: B 46/99 20.04.2000 E. A

A.- Le 12 novembre 1988, X.________ a rempli une déclaration de santé à l'intention de la Caisse de pensions Migros, institution de prévoyance de son employeur. Elle a notamment indiqué qu'elle était en bonne santé et capable de travailler pleinement et sans incommodités, qu'elle n'était pas fortement handicapée du point de vue physique, qu'elle n'avait pas subi, au cours des cinq dernières années, une maladie grave, un accident grave ou une intervention chirurgicale, et qu'elle n'avait pas séjourné, durant le même laps de temps, dans un hôpital, dans une maison de repos ou de santé. Elle a été admise sans réserve par l'institution de prévoyance pour la couverture sur-obligatoire dès le 1er octobre 1988. Par décision du 29 janvier 1996, l'Office AI du canton de Vaud a mis X.________ au bénéfice d'un quart de rente de l'assurance-invalidité dès le 1er juin 1994, en fonction d'un taux d'invalidité de 42 %, puis au bénéfice d'une rente entière dès le 1er septembre 1994, à raison d'un taux de 100 %. La prénommée a demandé une pension d'invalidité de la prévoyance professionnelle à la Caisse de pensions Migros. Par lettre du 15 août 1996, cette institution de prévoyance a reproché à son assurée d'avoir rempli la déclaration de santé du 12 novembre 1988 de manière incomplète et inexacte. Dans ces conditions, elle ne lui reconnaissait que le droit, dès le 1er mai 1996, à une rente d'invalidité totale, correspondant au minimum légal et s'élevant à 87 fr. par mois, assortie d'une rente complémentaire pour son enfant, de 18 fr., à l'exclusion de toute prestation résultant de la prévoyance plus étendue. L'institution de prévoyance a par ailleurs dénoncé le contrat de prévoyance avec effet immédiat, dans la mesure où il portait sur des prestations surobligatoires.