Citation: 5P.458/1999 29.02.2000 E. 3

3.- La Cour de cassation civile a considéré que la quotité des dépens en procédure de mainlevée ressortit au seul droit fédéral, en l'occurrence l'art. 62 al. 1 OELP, et non à la loi valaisanne fixant le tarif des frais et dépens devant les autorités judiciaires et administratives (LTar); comme le recourant se plaignait exclusivement d'une violation de dispositions cantonales, son pourvoi en nullité - examiné sous l'angle de l'arbitraire - était d'emblée manifestement infondé et, partant, devait "être rejeté dans la mesure de sa recevabilité". Nonobstant l'argumentation du recourant, il n'est nullement arbitraire d'admettre que l'allocation des dépens dans la procédure sommaire de mainlevée d'opposition (art. 25 ch. 2 let. a LP) est régie par l'ordonnance - fédérale - sur les émoluments perçus en application de la LP, et non par les tarifs cantonaux (ATF 123 III 271 consid. 4b p. 272; 119 III 68 consid. 3b p. 69; Fritzsche/Walder, Schuldbetreibung und Konkurs, t. I, 3e éd., § 15 N. 6 p. 180/181; Panchaud/Caprez, La mainlevée d'opposition, 2e éd., § 164 ch. 26); que le juge de la mainlevée puisse s'inspirer de ces derniers pour fixer les dépens n'y change rien, car sa décision sur ce point n'en demeure pas moins fondée sur le droit fédéral.