Citation: 2C_192/2018 E. 3.2

3.2. Les recourantes affirment que la présente cause constitue un cas particulièrement important au sens de l'art. 84 al. 2 LTF, dans la mesure où les informations requises par les autorités françaises ne sont pas pertinentes au sens de l'art. 28 de la Convention du 9 septembre 1966 entre la Suisse et la France en vue d'éliminer les doubles impositions en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune et de prévenir la fraude et l'évasion fiscales (RS 0.672.934.91), de sorte que la requête viole le principe, fondamental, de la proportionnalité protégé par l'art. 36 al. 2 Cst. Dans la partie en droit de leur mémoire, les recourantes contestent le lien entre les renseignements demandés et l'établissement des impôts éludés. Elles reprochent également aux autorités suisses de ne pas avoir suffisamment fait usage de leur pouvoir d'examen, en ne demandant pas des éclaircissements à la France, plutôt que de "s'accrocher au principe d'une bonne foi théorique". N'en déplaise aux recourantes, une telle motivation ne permet pas de retenir que la présente cause représenterait un cas particulièrement important tel que visé à l'art. 84 al. 2 LTF. Le Tribunal administratif fédéral, procédant à un examen du cas d'espèce, est parvenu à la conclusion que les informations requises étaient manifestement nécessaires pour déterminer les liens entre les deux entités et pour établir les montants d'impôts éventuellement éludés, de sorte que la condition de la pertinence vraisemblable était réputée réalisée. Les recourantes ne font en outre valoir aucun élément permettant de remettre en cause la présomption de bonne foi de l'Etat requérant, ce qui ne ressort nullement de l'arrêt attaqué. On ne discerne donc pas en quoi la procédure à l'étranger pourrait comporter un vice grave de procédure, en lien avec la proportionnalité ou une violation de la bonne foi. Il s'agit typiquement d'une critique qui concerne une appréciation des circonstances d'espèce, qui n'entre pas dans la définition du cas particulièrement important au sens de l'art. 84 al. 2 LTF. Pour le surplus, la pertinence vraisemblable a déjà été décrite dans la jurisprudence (cf. ATF 142 II 161 consid. 2.1.1 p. 165 s.; arrêt 2C_640/2016 du 18 décembre 2017 consid. 4.2.2 destiné à la publication et les arrêts cités), ainsi que la portée de la bonne foi en lien avec l'assistance administrative (cf. ATF 142 II 161 consid. 2.1.3 p. 167 s.; 218 consid. 3.3 p. 228 s.; arrêt 2C_1162/2016 du 4 octobre 2017 consid. 6.3, partiellement publié in Archives 86 332), de sorte que l'on ne voit pas davantage en quoi la cause pourrait soulever une question juridique de principe, ce que n'allèguent du reste pas expressément les recourantes. La voie du recours en matière de droit public n'est donc pas ouverte en vertu de l'art. 84a LTF.