Citation: 4D_44/2022 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a relevé, s'agissant d'un grief lié au montant forfaitaire des honoraires de l'architecte, que le contrat du 30 janvier 2008 était opposable aux parties. Sous le grief lié à la surveillance du chantier, la cour cantonale a indiqué que ce contrat prévoyait que la direction des travaux était assumée par l'architecte. Elle a ajouté qu'il ressortait cependant de l'expertise que l'époux, par courrier du 13 mars 2013, avait confirmé à l'entreprise D.________ SA l'adjudication des travaux de démolition, en précisant " en qualité de maître d'oeuvre, je serai votre seul interlocuteur ". Ce courrier, de même que celui établi le 15 novembre 2012 par l'épouse, ne comportaient pas d'indication sur un éventuel envoi en copie à l'architecte. Ils démontraient que l'époux avait décidé d'assumer seul la direction du chantier pour tous les travaux confiés à l'entreprise D.________ SA; cela expliquait pourquoi la démolition du bâtiment avait débuté alors que l'architecte était en vacances, étant rappelé que la date du début des travaux avait été fixée par l'époux dans sa lettre du 13 mars 2013. L'expert arrivait ainsi à la conclusion que l'architecte avait exécuté son mandat dans les règles de l'art, puisqu'il avait remis à l'entreprise D.________ SA les plans qu'il avait établis et sur lesquels figuraient les instructions nécessaires à la démolition du bâtiment moyennant respect des contraintes imposées par le permis de construire. La cour cantonale s'est ralliée à cette appréciation, en considérant que les époux avaient voulu assumer la direction des travaux de démolition, de sorte qu'aucune responsabilité ne pouvait être reportée sur l'architecte quant aux décisions prises dans ce cadre. Elle a ensuite réfuté plusieurs arguments des époux, notamment en soulignant que l'époux avait décidé seul de la date d'ouverture du chantier, sans s'assurer de la disponibilité de son architecte, et a écarté les déclarations de certains témoins, dont F.________, pour différents motifs. Elle a également relevé que les époux n'avaient pas respecté l'exigence fixée dans le permis de construire selon laquelle les travaux devaient être conduits par un professionnel qualifié.