Citation: I 442/05 13.04.2006 E. 3

Au regard de ce qui précède, on peut donc tenir pour établi, au degré de la vraisemblance prépondérante (cf. ATF 126 V 360 consid. 5b, 125 V 195 consid. 2 et les références), que les affections dont souffre l'intéressée ne sont pas d'une intensité telle qu'elles entraînent, globalement, une incapacité de travail - et de gain - de 40 % ou plus, ouvrant droit à une rente, un abattement approprié tenant suffisamment compte des limitations liées aux handicaps de l'intéressée étant déjà compris dans cette évaluation. On rappellera par ailleurs que la recourante était en mesure, par la prise d'un antidépresseur, de réduire son taux d'incapacité de travail et de diminuer ainsi son dommage par des moyens très raisonnables (sur ce principe général du droit des assurances sociales, cf. ATF 129 V 463 consid. 4.2, 123 V 233 consid. 3c, 117 V 278 consid. 2b, 400 consid. 4b et les arrêts cités; Riemer-Kafka, Die Pflicht zur Selbstverantwortung, Fribourg 1999, p. 57, 551 et 572; Landolt, Das Zumutbarkeitsprinzip im schweizerischen Sozialversicherungsrecht, thèse Zurich 1995, p. 61). Ce faisant, elle était susceptible de retrouver une pleine capacité de travail dans son ancienne profession. Il n'y a donc pas lieu d'entrer en matière sur un reclassement.