Citation: 2C_571/2021 E. 6

Dans l'arrêt attaqué, le Tribunal cantonal a estimé que la naissance d'un nouvel enfant ne pouvait constituer une raison familiale majeure au sens de l'art. 47 al. 4 LEI, car au moment de la conception, les parents étaient parfaitement conscients que la demande de regroupement familial en faveur de la mère et du fils aîné avait d'ores et déjà été rejetée. La famille ayant volontairement choisi de vivre séparée depuis 2011, tant la naissance que la venue en Suisse du recourant 2 résultaient d'un choix de vie opéré en toute connaissance de cause, de sorte que le refus de regroupement familial ne faisait que maintenir le statu quo résultant dudit choix. De surcroît, l'impossibilité de maintenir des contacts ou de poursuivre la relation familiale de la même manière que celle prévalant jusqu'alors n'était pas démontrée, et le recourant 1, malgré sa bonne intégration en Suisse, n'était pas empêché de retourner dans son pays d'origine. En outre, l'intérêt supérieur du recourant 2 était respecté dans la mesure où la décision de l'envoyer en Suisse auprès de son père avait été prise en toute connaissance de cause par ses parents. La naissance, puis la venue en Suisse du recourant 2, ne saurait dès lors être utilisée comme moyen de pression à l'encontre des autorités, afin de contourner les dispositions légales sur le regroupement familial différé.