Citation: I 41/00 23.03.2000 E. 2

2.- Plusieurs rapports médicaux ont été versés au dos- sier de la procédure cantonale, à la demande de la commis- sion de recours. Tout d'abord, dans son rapport du 2 juillet 1998, le docteur S.________ déclare que l'assuré ne peut plus soulever des sacs de ciment. Mais le patient, titulaire d'un permis de poids lourds, pourrait travailler dans une activité légère, n'impliquant pas le port de char- ges (conduite de bus, de minibus ou de taxis, par exemple, ou encore un travail assis, une activité de gardiennage). Quant au docteur E.________, il qualifie de grave la situa- tion "bio-psycho-sociale" de l'assuré : dans le contexte de la pathologie présentée depuis dix ans par l'intéressé et d'un très long arrêt de travail, une réinsertion profes- sionnelle paraît impossible (rapport du 7 septembre 1998). Ultérieurement, dans son rapport du 20 janvier 1999, ce mé- decin précise que l'incapacité de travail, totale, résulte d'un problème psychosomatique dans le cadre d'un trouble somatoforme douloureux ou syndrome douloureux chronique. Dans sa note du 29 mars 1999, le médecin de l'office de l'assurance-invalidité estime que le docteur d'Espine n'apporte pas d'élément nouveau qui permettrait d'admettre que l'état de santé de l'assuré s'est modifié depuis le moment où l'expertise du docteur X.________ a été établie. L'assuré souffre d'une névrose de revendication qui n'a pas valeur de maladie invalidante et l'incapacité de travail alléguée résulte de considérations médicales générales, d'ordre "bio-psycho-social", et non d'une maladie au sens de la loi. Les premiers juges se sont ralliés à cette dernière appréciation : d'une part, sur le plan somatique, l'assuré peut exercer une activité ne demandant pas de gros efforts physiques et, d'autre part, aucune atteinte à sa santé psy- chique ne l'empêche d'exercer une semblable activité, compte tenu des conclusions du docteur Rosatti. a) En l'espèce, on peut admettre que, sur un plan strictement somatique, le recourant serait apte à exercer une activité de chauffeur ou une autre activité légère. Ce point n'est pas contesté médicalement. En ce qui concerne d'autre part l'éventualité d'une affection psychique, on ne saurait sans plus s'en tenir aux conclusions de l'expertise du docteur X.________. Le doc- teur E.________ signale l'existence de troubles somatofor- mes douloureux sur lesquels le docteur Rosatti n'a pas - en tout cas pas explicitement - émis d'appréciation. Du reste, le rapport de cet expert (établi en septembre 1994) appa- raît trop ancien pour autoriser un jugement en toute connaissance de cause sur la situation qui existait au moment - déterminant en l'espèce (cf. ATF 121 V 366 consid. 1b) - où la décision litigieuse a été rendue (4 septembre 1997). b) Dans un arrêt non publié K. du 19 janvier 2000 (I 554/98), le Tribunal fédéral des assurances, se fondant principalement sur une étude de Mosimann (Somatoforme Stö- rungen: Gerichte und (psychiatrische) Gutachten, RSAS 1999, p. 1 ss et 105 ss) a défini la tâche du médecin ou de l'ex-