Citation: 1B_54/2015 E. 4

Sur le fond, la Chambre des recours pénale a retenu que le recourant reprochait en substance au Procureur d'avoir suspendu la procédure pénale PE14.011995-AUP, respectivement de ne pas avoir instruit les faits qu'il reprochait à la Caisse cantonale de chômage, et de privilégier ainsi la dénonciation de cette dernière au détriment de sa plainte pénale. Elle a considéré que si le recourant entendait contester l'ordonnance de suspension, il aurait dû procéder par la voie du recours. Elle a cependant relevé que cette décision ne prêtait pas le flanc à la critique, car il était cohérent de suspendre la procédure PE14.011995-AUP, puisque son sort dépendait de l'issue de la procédure pénale principale, soit celle tendant à examiner s'il y a eu ou non infraction à la LACI. Autrement dit, pour déterminer si la dénonciation de la Caisse cantonale de chômage était sans fondement, il fallait d'abord instruire cette question en priorité, respectivement examiner cette dénonciation. Le Procureur avait donc agi correctement en se fondant sur l'art. 314 al. 1 let. b CPP, sans avantager une partie plutôt que l'autre.