Citation: 1B_180/2009 10.07.2009 E. 4

Le recourant conteste l'existence d'un risque de récidive. Il fait valoir que les mauvais antécédents retenus par la Chambre d'accusation ne s'apparentent pas aux faits de la cause, puisqu'il s'agissait, pour la plupart des cas, de petits larcins. Selon la jurisprudence, le maintien en détention préventive n'est admissible que si le pronostic de récidive est très défavorable et si les délits à craindre sont de nature grave. La simple possibilité, hypothétique, de commission de nouvelles infractions de même nature, ou la vraisemblance que soient commises des infractions mineures, sont des motifs insuffisants (ATF 133 I 270 consid. 2.2 p. 276; 125 I 60 consid. 3a p. 62). En l'occurrence, la Chambre d'accusation se contente de relever que le recourant a été condamné à six reprises depuis 2006, sans indiquer de quelles infractions il s'agissait. Ceci est manifestement insuffisant pour fonder un risque de récidive, surtout si, comme l'affirme le recourant et comme cela semble ressortir du dossier, les condamnations précédentes concernaient des infractions d'ordre mineur contre le patrimoine. Dans ces conditions, la Chambre d'accusation a mésusé de son pouvoir d'appréciation en admettant qu'il existait un risque concret de récidive. Le recours doit ainsi être admis sur ce point.