Citation: 4A_170/2023 E. 6.2.1

6.2.1. En premier lieu, la recourante prétend, en substance, que l'impossibilité d'entendre des témoins protégés, et singulièrement la "victime C", par vidéoconférence moyennant un système de distorsion de la voix viole l'ordre public procédural visé par l'art. 190 al. 2 let. e LDIP, étant donné que les personnes concernées étaient tenues de se rendre en Suisse pour témoigner indépendamment du point de savoir si elles étaient en mesure de le faire. En argumentant de la sorte, l'intéressée se contente, en réalité, d'émettre, sous un autre angle, des critiques similaires formulées antérieurement à l'appui du moyen pris de la violation de son droit d'être entendue. Il n'y a dès lors pas lieu de s'arrêter ici sur les reproches formulés par la recourante au titre de la contrariété à l'ordre public procédural qui se recoupent avec ceux ayant déjà été écartés précédemment. En tout état de cause, on relèvera que l'impossibilité matérielle pour le TAS d'entendre des témoins protégés via un système de vidéoconférence ne contrevient ni à des principes fondamentaux et généralement reconnus ni ne conduit à une contradiction insupportable avec le sentiment de la justice, étant précisé que la possibilité même d'entendre des témoins par vidéoconférence n'existe légalement pas dans plusieurs États, et singulièrement en Suisse, raison pour laquelle le législateur fédéral a décidé récemment d'adopter une disposition en ce sens dont l'entrée en vigueur n'a toutefois pas encore été fixée (cf. l'art. 170a de la modification du 17 mars 2023 du Code de procédure civile, FF 2023 786 [délai référendaire échéant le 6 juillet 2023]).