Citation: 6B_1015/2021 E. 1

Cet arrêt se fonde en substance sur les faits suivants: B.a. A.________ est de nationalité syrienne, pays dans lequel il est né et où il a effectué sa scolarité. Il a quitté son pays d'origine et est arrivé en Suisse en 2010 à l'âge de 23 ans, accompagné de son épouse. Il a eu trois enfants, âgés de 11, 7 et 5 ans, avec son épouse, dont il est aujourd'hui séparé. Il vit actuellement avec une citoyenne suisse, avec laquelle il a eu une fille en janvier 2019, dont il s'occupe lorsque sa compagne travaille. Il exerce par ailleurs un droit de visite régulier sur ses trois premiers enfants. Par décision du 17 septembre 2012, l'Office fédéral des migrations lui a accordé la qualité de réfugié au sens de l'art. 3 al. 1 et 2 de la loi sur l'asile du 26 juin 1998 (LAsi; RS 142.31), mais a rejeté sa demande d'asile et l'a renvoyé de Suisse. Dans la mesure où le renvoi ne pouvait être exécuté, il a été remplacé par une admission provisoire. A.________ n'a effectué aucune formation en Suisse et n'y a jamais exercé d'activité lucrative avant 2019. Il a été à la charge de l'aide sociale et actuellement son ménage est financé par son revenu et celui de sa compagne. Il ne verse en revanche aucune contribution d'entretien pour les trois enfants qu'il a eus avec son épouse, alors qu'il en aurait les moyens, en expliquant qu'il ignore à qui et combien il doit verser. Il a débuté en octobre 2019 une activité indépendante d'export de voitures d'occasion qui, selon la comptabilité produite en appel, semble dégager un revenu de l'ordre de 4'000 fr. par mois. B.b. Du mois de mars 2017 au 4 mars 2019, A.________ a fait commerce de cocaïne. Son trafic a porté sur une quantité nette arrêtée par la cour cantonale à 153.25 grammes.