Citation: 9C_104/2009 31.12.2009 E. 4

4.1 Les parties ne remettent pas en cause les constatations de fait du jugement attaqué, dans la mesure où celui-ci retient que le diagnostic psychatrique n'a pas évolué depuis la décision initiale d'octroi de la rente. Leurs avis divergent en revanche sur la modification de l'état de santé psychique et de la capacité de travail. Ces deux derniers points constituent des questions de fait qui lient en principe le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), à moins que les faits en cause aient été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 (art. 105 al. 2 LTF). 4.2 Dans le rapport qu'elle avait rédigé le 7 avril 1989, la doctoresse B.________ avait fixé le degré de l'incapacité de travail de sa patiente dans son activité d'employée de commerce à 50 % depuis le 1er octobre 1988, en raison d'affections psychiques. Le 27 octobre 2005, elle a attesté que l'état de santé psychique s'était amélioré, bien que le diagnostic psychiatrique fût resté identique; la doctoresse B.________ ne s'est toutefois pas déterminée sur l'étendue de la capacité résiduelle de travail, mais elle a recommandé à l'AI de mettre en oeuvre une expertise médicale. Cet examen a été confié à la clinique X.________. D'après la doctoresse D.________, l'intimée est apte à exercer son activité de secrétaire de réception à 100 %, d'un point de vue rhumatologique (consilium de rhumatologie du 8 juin 2006). Quant à la doctoresse U.________, elle a confirmé le diagnostic psychiatrique posé par sa consoeur B.________ (épisode dépressif moyen; agoraphobie et troubles paniques anxieux) et attesté une capacité de travail de 70 % dans l'ancienne profession, en raison des affections psychiques; d'un point de vue médico-théorique, un rendement de 100 % serait toutefois possible six mois après la mise en oeuvre de mesures thérapeutiques (consilium de psychiatrie du 8 juin 2006). L'exigibilité d'une capacité de travail de 70 % dans son activité de secrétaire de réception ou tout autre emploi adapté a finalement été retenue de manière consensuelle par les experts dans leur rapport d'expertise interdisciplinaire du 15 novembre 2006, puis confirmée ce à compter de l'automne 2004 (rapport du docteur A.________ du 21 janvier 2008). 4.3 La juridiction cantonale a procédé à une lecture sélective du rapport d'expertise interdisciplinaire du COMAI du 15 novembre 2006, en mettant en exergue le fait que la doctoresse U.________ ne s'était pas exprimée sur la question de l'évolution de l'état de santé psychique de l'intimée. Par ailleurs, les premiers juges ont fait abstraction du rapport de la doctoresse B.________ du 27 octobre 2005 qui avait clairement pris position sur la question de la modification de l'état de santé psychique de sa patiente. Enfin, la manière dont les constatations de fait du tribunal cantonal ont été établies prête le flanc à la critique, sous l'angle de l'art. 61 let. c LPGA, car l'avis médical du COMAI (qui - sauf exception non remplie en l'espèce - a force probante : ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352, 123 V 175) était justement destiné à compléter celui de la psychiatre B.________, singulièrement sur la question de l'étendue de la capacité de travail résiduelle, que la prénommée n'avait pas abordée. A l'examen des griefs du recourant, des rapports de la doctoresse B.________ des 7 avril 1989 et 27 octobre 2005, ainsi que du rapport d'expertise interdisciplinaire du COMAI du 15 novembre 2006 (ch. 2.2 p. 11), qui a donné lieu à une précision du docteur A.________, le 21 janvier 2008, on doit admettre que l'office recourant avait admis à juste titre que l'état de santé psychique de l'intimée s'est amélioré et que sa capacité de travail s'élevait désormais à 70 % dans l'ancienne profession de réceptionniste auprès d'une banque. En le niant, les premiers juges ont procédé à une constatation manifestement inexacte des faits pertinents, si bien que le Tribunal fédéral rectifiera ces constats (art. 105 al. 2 LTF).