Citation: 2P.139/2006 31.10.2006 E. A

X.________, né en 1972, a été immatriculé à l'Université de Lausanne depuis le semestre d'hiver 1998/1999, d'abord à l'Ecole de français moderne où il a subi un échec définitif, puis, dès le semestre d'hiver 2000/2001 à l'Ecole des sciences criminelles, rattachée à la faculté de droit de l'Université de Lausanne (ESC; ci-après: l'Ecole) en vue d'obtenir un diplôme postgrade en criminologie. Il s'est présenté à la session d'examen d'octobre 2001 et a échoué à plus de deux examens, notamment en statistiques I et II, en psychologie de l'enfant et en psychologie légale. Il ne détenait en outre que 35 crédits sur les 120 crédits réglementaires. Le 20 avril 2004, l'Institut a adressé un courrier à X.________, selon lequel, malgré un nombre de crédits insuffisant, la possibilité d'obtenir son diplôme lui était offerte, à la condition que, jusqu'en automne 2004, il repasse les examens dans les quatre branches dans lesquelles il avait obtenu un résultat insuffisant et réussisse dans deux d'entre elles. Le 26 avril 2004, X.________ a en outre été informé que son mémoire final avait été jugé insuffisant. Selon le procès-verbal d'examen du 21 octobre 2004, X.________ ne s'est pas présenté aux examens de statistiques I et II et a échoué à l'épreuve de psychologie légale. En outre, en lieu et place de l'examen portant sur la psychologie de l'enfant, il s'est présenté à l'épreuve de psychologie sociale. X.________ s'est vu notifier le même jour une décision d'échec définitif. Le 18 février 2005, le Rectorat de l'Université a rejeté le recours de X.________ contre la décision du 21 octobre 2004. Le 28 novembre 2005, la Commission de recours de l'Université a également rejeté un recours déposé contre cette dernière décision; elle constatait que les conditions fixées le 20 avril 2004 constituaient un engagement liant l'Institut au regard des règles de la bonne foi. X.________ n'ayant toutefois pas rempli ces conditions, son exclusion était justifiée. X.________ a recouru auprès du Tribunal administratif contre la décision du 28 novembre rendue par la Commission de recours.