Citation: 6B_430/2016 E. 2.2.3

2.2.3. Le recourant conteste en premier lieu le fait que sa culpabilité a été qualifiée d'extrêmement lourde en référence, notamment, à l'importance du bien juridique lésé, soit l'intégrité corporelle de l'intimée. Certes, la valeur intrinsèque d'un bien juridique n'a guère de portée propre au stade de la fixation de la peine, puisque l'appréciation y relative est déjà opérée par le législateur, lorsqu'il définit le cadre légal de la peine encourue (cf. WIPRÄCHTIGER/KELLER, in Basler Kommentar, Strafrecht, 3e éd. 2013, n° 87 ad art. 47 CP). Pour le juge, la question déterminante n'est donc pas tant la valeur du bien juridique en soi, mais l'importance et les circonstances de sa lésion ou de sa mise en danger (cf. art. 47 al. 2 CP; arrêt 6B_200/2013 du 26 septembre 2013 consid. 12.4). Toutefois, la valeur du bien juridique n'en constitue pas pour autant un élément dénué de pertinence, comme semble le croire le recourant, puisqu'il s'agit malgré tout du point de départ du raisonnement à poser dans ce contexte (WIPRÄCHTIGER/KELLER, loc. cit.; cf. aussi: QUELOZ/HUMBERT, in Commentaire romand, Code pénal I, 2009, n° 14 ad art. 47 CP). Au demeurant, cet élément ne constitue pas, en l'espèce, le seul élément d'appréciation retenu pour qualifier la faute du recourant. La cour cantonale a en effet souligné, dans ce contexte, la répétition des agissements du recourant dans la durée, la futilité de ses mobiles, l'extrême violence des coups, ainsi que, notamment, le fait que certaines de ces atteintes à l'intégrité de l'intimée aient été causées alors que cette dernière était enceinte. L'argument qu'il développe à cet égard tombe dès lors à faux.