Citation: 8C_448/2023 E. 4

La juridiction cantonale a considéré que la recourante alléguait être arrivée en Suisse en 2005, mais qu'elle ne contestait pas avoir été au bénéfice d'une première autorisation de séjour du 20 septembre 2010 au 28 février 2012 seulement. Par la suite, elle avait séjourné en Suisse sans autorisation valable pendant près de deux ans, jusqu'à sa demande de renouvellement du 6 février 2014. Les premiers juges ont ainsi considéré que le délai de carence prévu par les art. 5 al. 1 LPC et 2 al. 3 LPCC (cf. consid. 3.2 supra) débutait le 6 février 2014 au plus tôt. Partant, la condition du séjour légal et ininterrompu de dix ans en Suisse n'était pas remplie au moment où la recourante a demandé les prestations complémentaires en octobre 2022.