Citation: 6B_714/2015 E. 1.3

1.3. Après avoir rappelé les principes applicables en matière de fixation d'une courte peine privative de liberté, la cour cantonale a expliqué que les conditions du sursis n'étaient pas réalisées, faute de circonstances particulièrement favorables à l'intéressé (art. 42 al. 2 CP). Elle a indiqué prendre en compte les antécédents du recourant, dont un très sérieux, et observé que même si les faits retenus à l'appui de la condamnation pour tentative d'escroquerie n'étaient pas très graves, le recourant avait récidivé en matière de crimes contre le patrimoine un an après une précédente condamnation. Se référant à la jurisprudence du Tribunal fédéral rendue à ce sujet (arrêt 6B_196/2012 du 24 janvier 2013 consid. 3.3 et arrêt 6B_128/2011 du 14 juin 2011 consid. 3.4), elle a retenu que des motifs de prévention spéciale permettaient de considérer qu'une peine pécuniaire était exclue dès lors que l'intéressé ne prenait manifestement pas au sérieux les condamnations dont il avait fait l'objet. Seule une peine privative de liberté entrait par conséquent en considération.