Citation: 5P.348/2004 02.12.2004 E. A

En janvier 2000, X.________, divorcée, s'est installée avec ses deux enfants chez son ami, Y.________. Elle a quitté son emploi pour s'occuper du ménage. Le 2 mars 2000, les concubins ont acquis une villa en copropriété, à raison d'un tiers pour X.________ et de deux tiers pour Y.________. Sur le prix d'achat, de 843'000 fr., X.________ a payé 60'000 fr., provenant de son deuxième pilier. Y.________ a réglé le solde, de 783'000 fr., au moyen de 38'000 fr. de fonds propres et d'un emprunt hypothécaire de 745'000 fr., dont il était seul débiteur. En novembre 2001, en raison d'une profonde mésentente, les parties ont cessé de faire ménage commun et chacune d'elles a pris possession d'un étage de la villa. Diverses procédures - mesures provisionnelles, action possessoire - les ont ensuite opposées. Par convention du 14 juin 2002, elles ont soumis leur litige à l'arbitrage, notamment aux fins de déterminer le sort de leur immeuble.