Citation: 1E.17/2002 22.07.2003 E. 1

La décision du DETEC du 22 juin 1998 mentionne des calculs effectués par l'Inspection fédérale des installations à courant fort (IFICF) dont il résulte que, dans les locaux habitables de la maison des expropriés, l'intensité du champ électrique de la nouvelle ligne serait de l'ordre de 135 V/m, tandis que l'induction du champ magnétique serait de 0.870 . Un rapport de l'IFICF du 16 avril 1999, intitulé "Mesures in situ des champs électromagnétiques produits par la ligne 380/132 kV St-Triphon - Chamoson dans la propriété X.________ parcelle n° 2515, commune de St-Maurice", donne les résultats de mesures effectuées sur place le 17 février 1999, à trois endroits au niveau du sol (à l'extérieur devant l'entrée, dans la cuisine, dans le salon - la ligne électrique était alors déjà construite et en exploitation, après une décision d'envoi en possession anticipé - cf. arrêt 1E.17/1998 du 22 octobre 1998). Les valeurs mesurées sont comprises entre 0.19 et 0.31  (dans ce dernier cas, la mesure a été effectuée alors qu'une machine à café était enclenchée dans la même pièce). La charge de la ligne 380/132 kV était au moment des mesures de 471 A. La présence à proximité directe d'une autre ligne électrique est mentionnée (ligne 200 kV Riddes-Morgins, dont le tracé est parallèle, quelques mètres à l'ouest); le jour des mesures, la charge de cette dernière ligne était de 284 A. Le degré de précision des mesures est de +/- 10 %. Le rapport de l'IFICF indique encore le résultat de calculs du champ magnétique de la nouvelle ligne 380/132 kV dans le bâtiment des expropriés. En prenant en considération la charge au moment des mesures, la densité de flux magnétique est de 0.23 ; avec une charge maximale de 2000 A, cette densité serait de 0.78 . Une note établie par l'expropriante le 11 juin 1999, intitulée "Enregistrement des valeurs électriques - Période du 9 décembre 1998 au 30 mai 1999", indique qu'en pratique on ne devrait pas dépasser sur de longues périodes la moitié de la puissance ou charge thermique de la ligne, soit en l'occurrence 1120 A (ou 785 MW). Le rapport de l'IFICF du 16 avril 1999 en déduit que la valeur réelle des immissions dans cette zone d'habitation devrait la plupart du temps être inférieure à 0.5 .