Citation: 1C_538/2015 E. 5

La Chambre administrative a retenu que le délai de recours contre l'autorisation de construire délivrée à l'intimée était de trente jours s'agissant d'une décision finale au sens de l'art. 62 al. 1 let. a de la loi genevoise sur la procédure administrative (LPA; RS/GE E 5 10) et que ce délai courait le lendemain de la publication de dite autorisation dans la Feuille d'avis officielle et non pas lors de la pose de la plaque indiquant le numéro de l'autorisation de construire comme l'affirmait le recourant. Déposé auprès du Tribunal administratif de première instance plus de trente jours après la publication de l'autorisation de construire dans la Feuille d'avis officielle, sans qu'un cas de force majeure ne soit invoqué, le recours était tardif. Le recourant conteste avoir critiqué le projet comme le retient l'arrêt attaqué. Il ne démontre pas en quoi cette constatation prétendument erronée des faits aurait eu une influence sur l'issue de la cause comme il lui appartenait de le faire en vertu de l'art. 97 al. 1 LTF. Sur ce point, le recours est irrecevable. Sur le fond, et pour autant qu'on le comprenne, le recourant soutient que le délai de recours n'aurait pas encore commencé à courir dans la mesure où l'autorisation de construire serait une décision provisoire et non une décision finale car elle a été délivrée sous conditions. Il est douteux qu'ainsi motivé, le recours soit recevable au regard de l'art. 42 al. 2 LTF. Peu importe car l'autorisation de construire délivrée à l'intimée est une décision finale quand bien même elle a été octroyée aux conditions fixées par les services de l'Etat dans leurs préavis. Au demeurant, même s'il fallait la qualifier de provisoire, le recourant ne pourrait rien en tirer en sa faveur puisque le délai pour la contester serait alors de 10 jours en vertu de l'art. 62 al. 1 let. b LPA. Pour le surplus, il se borne à affirmer que le cas de force majeure serait réalisé sans chercher à le démontrer.