Citation: 6B_943/2021 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a jugé que la culpabilité du recourant était lourde. Il s'en était pris au patrimoine, à l'honneur et à la liberté d'autrui à de multiples reprises sur une période pénale de plusieurs années et à des intervalles très rapprochés. Sa volonté délictueuse était d'autant plus intense que ni sa précédente condamnation, ni la première période de détention préventive subie dans le cadre de la présente procédure de l'avaient dissuadé de poursuivre ses activités délictueuses dès sa remise en liberté. A charge, elle a retenu son mobile, soit l'appât du gain facile; sa mauvaise collaboration, dans la mesure où il avait admis la plupart des faits, mais seulement après avoir été confronté aux éléments de preuve, avait refusé de fournir des informations utiles à la poursuite de l'enquête, avait minimisé ses actes et avait reporté la responsabilité de ceux-ci sur autrui pour exclure le caractère pénal des défauts de paiements; sa prise de conscience inexistante, attendu qu'il n'avait, à aucun moment, manifesté de regrets ou présenté des excuses aux intimées; sa situation personnelle, dès lors qu'il était parfaitement en mesure de gagner sa vie légalement; enfin, le concours d'infractions. A sa décharge, l'instance cantonale a constaté que le recourant s'était employé à désintéresser certaines des sociétés lésées, mais dans une moindre mesure dès lors qu'il ne s'était exécuté qu'alors que la menace d'une sanction pénale avait commencé à devenir concrète. Au vu de ses antécédents, majoritairement spécifiques, seule une peine de prison ferme pouvait être envisagée pour détourner le recourant de commettre de nouvelles infractions et garantir la sécurité publique, le précédent sursis n'ayant pas eu cet effet. Ainsi, l'escroquerie par métier, infraction objectivement la plus grave, commandait à elle seule une peine privative de liberté de 36 mois. Cette peine devait être étendue de six mois pour la contrainte, de trois mois pour l'infraction de faux dans les titres, de deux mois pour la calomnie aggravée, d'un mois pour la calomnie et de deux mois pour l'infraction de menaces, soit au total une peine privative de liberté de quatre ans et deux mois. En outre, au vu du profil du recourant, de ses antécédents et de la récidive dans le délai d'épreuve, celle-ci ne pouvant être considérée comme de peu de gravité, il apparaissait justifié de révoquer la libération conditionnelle qui avait été accordée le 12 octobre 2016. Le solde de peine d'un an, trois mois et 29 jours devenu exécutoire à la suite de la révocation entrait en concours avec la peine de quatre ans et deux mois. La cour cantonale a conclu que la peine d'ensemble de cinq ans prononcée par les premiers juges s'avérait adéquate et conforme aux éléments du dossier, voire clémente, nonobstant les acquittements ou la déqualification retenus, de sorte qu'elle était confirmée.