Citation: 1A.222/2006 08.05.2007 E. A

La Fondation R.________ est propriétaire des parcelles nos 146, 444, 590, 591, 1409, 1411 et 1476 de la commune d'Onex. La Caisse de prévoyance T.________ est propriétaire de la parcelle n° 443. Ces terrains, principalement occupés par des villas, sont situés dans un triangle délimité par la rue des Bossons, le chemin de la Caroline et le chemin de la Pralée. Ils sont classés en 3e zone de développement. Plusieurs études d'aménagement ont été engagées dans ce secteur. Elles ont abouti à l'élaboration d'un projet de plan localisé de quartier n° 29220-527, qui inclut notamment les parcelles précitées, sur une surface de quelque 8'000 mètres carrés. Dans sa version définitive, ce plan prévoit la construction de trois bâtiments de cinq niveaux, comportant une vingtaine de logements chacun avec des activités commerciales et administratives possibles dans les deux bâtiments situés le long de la rue des Bossons, un périmètre d'implantation pour un bâtiment de deux niveaux destiné à un équipement public le long de la rue des Bossons, avec un indice d'utilisation du sol de 1,16, ainsi que l'aménagement de deux parkings en sous-sol totalisant 80 places, accessibles depuis la rue des Bossons. Un degré de sensibilité II au bruit a été attribué aux parcelles comprises dans le périmètre du plan. Soumis à l'enquête publique du 4 septembre au 3 octobre 2002, ce projet a suscité trois observations ainsi qu'une pétition émanant de l'Association de quartier "Q.________" et munie de 617 signatures. Ceux-ci se plaignaient du gabarit excessif des immeubles projetés, des problèmes de circulation (accroissement du trafic, nuisances sonores et pollution, parcage sauvage, insécurité), et d'une perte de qualité de vie dans ce quartier de villas. Le Conseil municipal de la Ville d'Onex a émis un préavis défavorable dans sa séance du 11 mars 2003, estimant que le projet ne tenait pas compte d'une répartition équitable des logements sociaux sur l'ensemble du territoire cantonal et qu'il risquait de mettre en péril les finances communales. La procédure d'opposition ouverte du 16 juin au 16 juillet 2003 a suscité les oppositions d'un groupe d'habitants du quartier et de la Ville d'Onex. Le 22 avril 2005, le Grand Conseil de la République et canton de Genève a invité le Conseil d'Etat à rejeter l'opposition communale au plan localisé de quartier dans la mesure où celui-là s'est engagé à favoriser la mixité sociale dans la ville d'Onex, à faire acquérir par la Fondation R.________ au moins 40 logements en ville d'Onex en vue de leur réhabilitation et à fixer le nombre de logements d'utilité publique dans la proportion strictement nécessaire à la mise en oeuvre de l'art. 6 de la loi générale sur les zones de développement (LGZD), Par arrêtés du 29 juin 2005, le Conseil d'Etat de la République et canton de Genève a adopté le plan localisé de quartier et rejeté les oppositions dans la mesure où elles étaient recevables. La Ville d'Onex a recouru le 22 juillet 2005 contre cette décision auprès du Tribunal administratif de la République et canton de Genève (ci-après: le Tribunal administratif ou la cour cantonale). Les opposants au projet de plan en ont fait de même le 29 juillet 2005. Statuant par arrêt du 31 août 2006, le Tribunal administratif a déclaré irrecevable le recours interjeté par l'Association de quartier "Q.________". Il a rejeté le recours de la Ville d'Onex et des opposants.