Citation: 4A_494/2019 E. B

Par acte déposé le 14 avril 2014, B.________ a saisi le Tribunal de première instance du canton de Genève d'une demande tendant, principalement, à ce que A.________ et H.________ soient condamnées solidairement à lui payer 252'405 fr.60 avec intérêts, subsidiairement, à ce que A.________ soit condamnée à lui payer cette somme et, plus subsidiairement, à ce que H.________ soit condamnée à lui payer cette somme. Cette prétention correspond au dommage que la fondation estimait avoir subi du fait que les prestations qu'elle devait verser à G.________ n'étaient pas couvertes par le réassureur. Par jugement du 27 mai 2015, le tribunal a pris acte, d'une part, du retrait par B.________ de la demande en paiement, sans désistement, à l'encontre de H.________ et, d'autre part, de l'acceptation du retrait par cette défenderesse. Par jugement du 13 juin 2016, le tribunal a dit que B.________ disposait de la légitimation active. Selon le rapport d'expertise judiciaire du 24 mai 2017, le dommage subi par la fondation en lien avec les prestations dues à G.________ s'élève à un total de 246'513 fr.50, soit: Libération des primes du 01.11.2009 au 30.06.2011 4'620 fr. Rentes versées du 01.11.2009 au 30.06.2011 (8'931 fr.75) Réserve mathématique pour les libérations des primes futures 55'202 fr.15 Réserve mathématique pour les rentes futures 183'234 fr.85 Provision pour longévité 12'517 fr.95 Intérêts de 4% sur les libérations de primes et les rentes (129 fr.70) Par jugement du 19 octobre 2018, le tribunal a débouté B.________ de ses conclusions en paiement à l'encontre de A.________. Statuant le 29 août 2019 sur appel de B.________, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a annulé le jugement de première instance, puis condamné A.________ à verser à B.________ le montant de 246'513 fr.50 avec intérêts à 5% l'an dès le 1er novembre 2009. Contrairement au premier juge, la cour cantonale a considéré comme démontré que la stratégie de D.________ était de couvrir entièrement ses risques par un contrat de réassurance et que cette volonté avait été communiquée à A.________. Elle a jugé ensuite que A.________ - peu importe qu'elle soit mandataire ou courtière - avait violé ses obligations contractuelles en omettant de vérifier la congruence complète entre le contrat de réassurance et le règlement de prévoyance de la fondation tout en assurant à la fondation que tel était le cas. Ce comportement présumé fautif avait conduit à l'absence de couverture par le réassureur des montants à verser en faveur de G.________, lesquels devaient être couverts par la fondation, de sorte que le lien de causalité naturelle et adéquate entre la violation du contrat et la survenance du dommage était donné. Enfin, l'éventuelle violation subséquente de ses devoirs par l'experte en prévoyance n'était pas de nature à interrompre ce lien de causalité.