Citation: 4P.55/2006 03.07.2006 E. A

A.a A.________ est une association régie par les art. 60 ss CC, dont le siège est à Genève. Elle est présidée par X.________ qui est domiciliée à Paris. C.________ Sàrl est une société française, dont le siège est à Boulogne-Billancourt. Elle exploite une imprimerie spécialisée dans la création, la conception et la réalisation de dépliants publicitaires. Au début de l'année 1999, X.________, agissant en qualité de présidente de A.________, a sollicité de C.________ un devis pour l'élaboration et l'impression de 1000 cartes de visites, 1000 chemises et 1000 dépliants publicitaires pour cette association. Le 16 février 1999, C.________ a faxé à X.________ un devis portant notamment sur 1000 exemplaires de cartes de visite et de correspondance pour un prix total de 1'580 FF hors taxes. X.________ l'a retourné signé pour accord, en précisant que la facture devait être adressée à A.________ à son adresse à Genève. Le 16 mars 1999, sous la plume de Y.________, gérante, C.________ a, par ailleurs, faxé à A.________, à son adresse genevoise et à l'attention de M. W.________, un devis relatif à la création et l'impression de 1000 chemises et de 1000 dépliants publicitaires (journal de 6 pages), en deux versions, pour un prix total de 48'000 FF hors taxes. Ce devis lui a également été retourné signé "X.________n" pour accord. C.________ a envoyé les épreuves réalisées pour approbation à X.________, à son adresse à Paris. Par fax des 29 et 30 mars 1999, X.________ a signalé à C.________ quelques corrections à apporter aux projets qui lui avaient été soumis, en donnant son accord pour l'impression. Par un fax à l'en-tête de A.________, daté du 22 avril 1999, mais émis par un appareil d'une société D.________ sise près de Paris, Z.________, assistante de la présidente de A.________, a encore envoyé à C.________ le "sommaire" en français et en anglais à insérer dans les dépliants. Le 2 avril 1999, A.________ a fait parvenir à C.________ un chèque UBS de 10'000 FF, à titre d'acompte; ce chèque, établi à Genève, porte la signature de X.________. A.b Entre le 23 avril et le 24 juin 1999, C.________ a livré en quatre fois du matériel imprimé à X.________ à son adresse à Paris, soit 48 chemises le 23 avril 1999, 6 cartons avec le journal, des chemises avec documentation, des chemises sans documentation ainsi que 12 à 14 paquets environ de documentation le 3 mai 1999, 1'600 exemplaires "présentation des lauréats" et 1'600 exemplaires "sommaire" version française le 5 mai 1999, enfin 1'650 chemises "A.________" "version anglaise" contenues dans 14 paquets le 24 juin 1999. Les bons de livraison accompagnant ces colis ont été établis au nom de "SCI Mme X.________". Les trois premiers sont signés, le quatrième porte uniquement une mention manuscrite attestant de la réception. Les deux premières signatures proviennent de la main même de X.________. C'est à la demande de X.________ que C.________ a livré la marchandise au domicile privé de cette dernière. Toujours à la demande de X.________, C.________ a, le 30 avril 1999, livré 15 kg de marchandises à D.________, à son intention. A.c A l'époque de ces faits, X.________ était également à la tête de E.________, association de droit français qui a son siège au domicile parisien de la prénommée. En octobre et décembre 1998, février et mars 1999, E.________, sous la plume de sa présidente, a sollicité de C.________ l'établissement d'un devis pour la création et l'impression de chemises et dépliants publicitaires. Aucun des devis adressés à E.________, envoyés par courriers des 22 octobre et 28 décembre 1998, 26 février et 12 mars 1999, n'a toutefois été suivi d'une commande et de livraison de marchandises. A.d Le 30 avril 1999, C.________ a adressé à A.________, à Genève, deux factures relatives aux commandes précitées, l'une de 1'580 FF hors taxes et l'autre de 38'173,38 FF hors taxes, incluant le colis envoyé à D.________ pour 173, 38 FF, le montant de 10'000 FF versé par chèque étant porté en déduction de la facture totale. Ces deux factures mentionnent, par erreur, comme adresse de livraison, le siège de A.________ à Genève. Ni A.________ ni sa présidente X.________ n'ont fait parvenir à C.________ un avis faisant état de défauts, d'un retard ou d'une absence de livraison de la marchandise commandée. A.________ n'a pas réglé les factures susmentionnées et n'a pas réagi aux rappels que lui a envoyés C.________ les 5 juillet, 24 août et 10 septembre 1999. Par courrier du 21 septembre 1999, sous la plume de V.________, chargé de coordination, elle a informé C.________ que les mises en demeure provenaient certainement d'une erreur puisqu'elles concernaient des marchandises qui n'avaient jamais été reçues. Face au refus de A.________ d'acquitter les factures qui lui avaient été adressées et après lui avoir fait adresser une première mise en demeure par une société française, C.________ a mandaté la société lausannoise B.________ SA, en août 2000, aux fins de recouvrer sa créance. A cet effet, elle lui a cédé sa créance à l'encontre de A.________ par acte signé le 3 janvier 2001. A une date qui ne résulte pas du dossier, mais qui est en tous les cas antérieure au 2 janvier 2001, B.________ SA, agissant en son nom propre, a fait notifier à A.________ un commandement de payer portant sur la somme de CHF 10'669,30 avec intérêts à 6% dès le 26 juin 1999 (soit le montant correspond aux factures du 30 avril 1999, majorées de "frais forfaitaires transactionnels", et CHF 1'000 de frais d'intervention). Opposition totale a été formée à cet acte de poursuite le 10 janvier 2001.