Citation: 9C_596/2021 E. 4.2

4.2. C'est d'abord en vain que la recourante reproche à la juridiction cantonale d'avoir "écart[é] l'application du principe inquisitoire dans le cas d'espèce", en relation notamment avec "les allégations relatives aux troubles somatoformes, pourtant soulevé[e]s par [s]es médecins", et de ne pas avoir examiné si le syndrome douloureux somatoforme persistant (F45.4) dont elle souffre s'était aggravé à l'aune des indicateurs développés par la jurisprudence pour évaluer le caractère invalidant de ce type de troubles (ATF 141 V 181). Selon la jurisprudence relative à une nouvelle demande de prestations de l'assurance-invalidité, dûment rappelée par l'instance précédente, le principe inquisitoire, selon lequel les faits pertinents de la cause doivent être constatés d'office par l'autorité (art. 43 al. 1 LPGA), ne s'applique pas à cette procédure, dans la mesure où, comme en l'espèce, la personne assurée a eu l'occasion de présenter des pièces médicales pour rendre plausible une modification de la situation. Dans ce cas, la juridiction de première instance examine le bien-fondé de la décision de non-entrée en matière de l'office AI en fonction uniquement des documents produits jusqu'à la date de celle-ci et elle n'a pas à prendre en compte les rapports médicaux déposés ultérieurement ni à ordonner une expertise complémentaire (ATF 130 V 64 précité consid. 5.2.5; arrêts 9C_384/2021 du 25 avril 2022 consid. 5.2; 9C_576/2021 du 2 février 2022 consid. 3.2 et la référence citée). Elle n'a pas non plus à déterminer si un changement important des circonstances propre à influencer le taux d'invalidité est intervenu depuis la dernière décision reposant sur un examen matériel du droit aux prestations, comme l'a exposé de manière circonstanciée le Tribunal cantonal.