Citation: 2C_300/2024 E. 6.4.3

6.4.3. La limite d'âge prévue à l'art. 13 al. 9 let. c LTVTC/GE vise enfin à préserver la santé des chauffeurs de taxi eux-même (pénibilité de la profession de chauffeur, charges importantes à soulever) (PL 12'649, p. 27; cf. aussi PL 12'649-A, p. 33). C'est encore en vain que le recourant tente de tirer argument du fait que la LTVTC/GE, qui règle également la profession des chauffeurs de voiture de transport avec chauffeur (ci-après: VTC), ne fixe pour ces derniers aucune limite d'âge, de sorte que celle-ci ne pourrait pas être destinée à préserver la santé des chauffeurs. ll perd en effet de vue que si le service des taxis représente un quasi-service public (cf. supra consid. 6.4.2), tel n'est en revanche pas le cas du service des VTC, dont les chauffeurs ne bénéficient pas de l'usage accru du domaine public et ne peuvent effectuer des courses que sur commande ou réservation préalable (cf. art. 24 al. 2 LTVTC/GE; cf. ATF 150 I 120 consid. 8.4). La jurisprudence reconnaît que le statut de ces deux catégories de transporteurs professionnels de personnes, tel que prévu par la LTVTC/GE précédemment et actuellement en vigueur, et les droits et obligations en dérivant sont suffisamment différents pour justifier de leur appliquer certaines règles ou restrictions distinctes (cf. arrêts 2C_79/2023 du 23 février 2024 consid. 9.2 non publié in ATF 150 I 120; 2C_772/2017 du 13 mai 2019 consid. 3.1.5 et les références citées). En pareilles circonstances, il convient d'admettre, en lien avec les conducteurs de taxi, le caractère légitime de l'objectif de protection de la santé des chauffeurs titulaires d'une autorisation d'usage accru du domaine public.