Citation: 4P.51/2005 04.04.2005 E. 4

Le recourant soutient, en second lieu, qu'en refusant de procéder à l'audition du témoin Z.________, la cour cantonale a procédé à une appréciation anticipée des preuves qu'il qualifie d'arbitraire. Selon le recourant, ce témoin, qui était son collègue de travail, aurait permis d'établir que, durant son activité dans la boulangerie-pâtisserie, soit de décembre 2000 au 19 septembre 2001, son horaire allait bien au-delà des 21 heures de travail hebdomadaire prévues contractuellement et qu'il effectuait de nombreuses heures supplémentaires. Dans l'arrêt entrepris, la cour cantonale n'a pas motivé les raisons pour lesquelles elle ne donnait pas suite à la demande d'audition de Z.________. Le recourant n'invoquant pas une violation du droit d'être entendu, il n'y a pas lieu de se demander si ce silence est conforme à l'art. 29 al. 2 Cst. (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 126 I 97 consid. 2b; 121 I 54 consid. 2c p. 57 et les arrêts cités). Il faut en revanche examiner si, en refusant d'entendre ce témoin sur la base d'une appréciation anticipée des preuves, la cour cantonale est tombée dans l'arbitraire (cf. ATF 124 I 208 consid. 4a et les arrêts cités).