Citation: 5A_1035/2021 E. 6.2

6.2. En l'occurrence, il apparaît que le recourant n'a pas fait état du déménagement de son fils aîné dans sa réponse à l'appel de l'intimée alors qu'il lui appartenait de le faire. Il soutenait en effet alors uniquement que la cessation des études de celui-ci, qui travaillait et était désormais indépendant financièrement, constituait un fait nouveau intervenu depuis le prononcé de mesures protectrices de l'union conjugale. Or, ce fait a bien été pris en compte par la Cour de justice puisqu'elle a libéré le recourant de son obligation d'entretien envers son fils aîné de décembre 2020 à fin mai 2021 au motif qu'il avait effectué une mission temporaire durant cette période et réalisé un revenu mensuel net de 3'500 fr. lui permettant de couvrir ses propres charges. Partant, faute d'avoir soutenu que le déménagement du jeune homme constituait à lui seul un fait nouveau justifiant sur le principe d'entrer en matière sur la demande de modification des mesures protectrices de l'union conjugale dans sa réponse à l'appel, le recourant est forclos à s'en prévaloir devant la Cour de céans (cf. supra consid. 2.4). Sans l'invoquer à titre de fait nouveau, le recourant fait certes état du déménagement du jeune homme dans sa duplique du 3 mai 2021. Au même titre que la réplique, la duplique n'est toutefois pas vouée à compléter une motivation insuffisante (cf. ATF 142 III 413 consid. 2.2.4). Compte tenu de ce qui précède, il n'y a pas lieu d'examiner si la charge financière du fils aîné des parties devrait être répartie différemment entre elles, étant précisé que cette argumentation du recourant se fonde de toute façon sur un revenu de l'intimée de 11'000 fr. qui ne résulte pas de l'arrêt querellé ainsi que sur le revenu qu'il a allégué percevoir dans son argumentation devant la Cour de céans et sur laquelle il n'a précisément pas été suivi (cf. supra consid. 4).