Citation: 6B_1160/2018 E. 3

Le recourant conteste sa condamnation pour escroquerie en relation avec les abonnements des CFF conclus. La cour cantonale a exposé que le recourant était l'administrateur des sociétés par le biais desquelles celui-ci avait commandé les abonnements des CFF. Les bons de commande comportaient à chaque fois ses coordonnées, celles de l'une de ses sociétés ainsi que sa signature. Les abonnements en question concernaient des années différentes et l'un avait été requis pour l'épouse du recourant. Ce dernier savait par ailleurs que les factures correspondantes ne seraient pas payées. L'autorité précédente a encore indiqué que, dans le registre débiteur des CFF apparaissait le nom des sociétés administrées par le recourant et non celui de ce dernier, de sorte que toute vérification concernant d'éventuels mauvais payeurs y aurait été vaine. A l'époque de la conclusion des contrats, les sociétés utilisées par le recourant existaient et n'étaient pas en faillite. Le recourant développe une argumentation purement appellatoire et, partant, irrecevable, par laquelle il oppose sa propre version des événements à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire (cf. art. 97 al. 1 LTF). Il introduit notamment diverses allégations, concernant l'existence de créances personnelles à l'encontre des CFF et une opération de compensation, qui ne ressortent aucunement de l'état de fait de l'autorité précédente, par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF). Le recourant présente ensuite des considérations relatives à la qualité de partie plaignante des CFF et à la possibilité, pour ceux-ci, de réclamer des prétentions civiles. Outre que cet aspect n'a pas été discuté devant l'autorité précédente (cf. art. 80 al. 1 LTF), on ne perçoit pas la pertinence de cette argumentation, dès lors que l'infraction à l'art. 146 al. 1 et 2 CP se poursuit d'office et que les CFF ont été renvoyés à agir devant le juge civil pour faire valoir d'éventuelles prétentions civiles. Pour le reste, le recourant ne présente aucune argumentation - fondée sur l'état de fait de la cour cantonale - répondant aux exigences de motivation découlant de l'art. 42 al. 2 LTF s'agissant de l'application de l'art. 146 CP.