Citation: U 65/01 07.11.2001 E. 1

1.- Les premiers juges ont rejeté le recours formé par l'assuré contre la décision sur opposition de l'intimée sous l'angle de la causalité. En substance, ils ont retenu que l'aggravation de l'état de santé du recourant, ainsi que son incapacité de gain, étaient dues non pas tant à la lésion qu'il avait subie - l'accident assuré n'ayant provoqué, somme toute, qu'une simple distorsion du pouce -, mais essentiellement à un comportement inadéquat de sa part (manque de collaboration, refus de bouger le pouce), de sorte que la CNA n'avait pas à en répondre. En effet, les docteurs B.________ et D.________ ont clairement mis en évidence qu'il n'y a aucun motif objectif au fait que le recourant exclut le pouce gauche de son schéma corporel, tandis que les organes de l'AI ont, de leur côté, noté chez lui un manque certain d'intérêt pour le travail. Les juges cantonaux ont ainsi écarté les conclusions de la doctoresse E.________ au profit de celles du docteur D.________ et considéré que A.________ jouissait d'une capacité de travail entière dans son ancienne profession et qu'il ne pouvait prétendre une indemnité pour atteinte à l'intégrité du même taux que celui alloué en cas d'amputation du pouce. Le recourant conteste l'interprétation des pièces médicales par les premiers juges, singulièrement les considérations émises sur son comportement prétendument négatif. Il fait valoir que la doctoresse E.________ a déclaré à son sujet qu'"on ne (peut) plus parler de mauvaise volonté ou de mauvaise collaboration ou d'éventuelle simulation" et qu'elle a attesté d'une capacité de travail sensiblement réduite. Il reproche également à la juridiction cantonale de s'être forgé son opinion sur la base de documents de l'AI dont il n'a pas eu connaissance, et de n'avoir pas ordonné d'expertise psychiatrique, tout en laissant entendre qu'il souffrirait de troubles psychiques.