Citation: 1B_99/2016 E. 2.3

2.3. Il l'est aussi en ce qui concerne la récusation. La cour cantonale a en effet considéré que la demande était tardive, car le recourant connaissait l'identité de la Procureure dès la réception de la citation à comparaître du 21 septembre 2015; il aurait encore attendu après l'audience du 14 décembre 2015 pour agir. Le recourant affirme avoir requis la récusation lors de cette audience, mais une telle démarche était de toute façon tardive au regard des exigences de l'art. 58 CPP qui impose de réagir "sans délai", soit dans les jours qui suivent la connaissance de la cause de récusation. La demande étant tardive, les différents reproches formulés (de manière générale et sans être étayés d'aucune manière) à l'encontre de la magistrate n'ont pas à être examinés.