Citation: 6B_818/2020 E. 2.2

2.2. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir refusé d'ordonner une expertise médico-légale pour déterminer si les actes de sodomie dénoncés pouvaient n'avoir pas occasionné de lésions chez la victime. Selon lui une telle relation non consentie cause inévitablement des lésions même si l'auteur utilise un lubrifiant. Il n'appert pas que la cour cantonale aurait procédé à une appréciation anticipée arbitraire des preuves en estimant qu'il n'était pas nécessaire de disposer d'une expertise pour apprécier l'existence ou non de lésions à la suite d'une sodomie avec usage d'un lubrifiant. C'est particulièrement vrai eu égard au climat dans lequel se sont déroulés les faits, qui était propre à permettre au recourant de parvenir à ses fins en brisant la résistance de sa victime sans avoir recours à la violence physique. D'éventuelles lésions chez la victime sont ainsi sans pertinence pour conclure à son absence de consentement.