Citation: 4A_254/2023 E. 6

En second lieu, la recourante, invoquant l'art. 190 al. 2 let. e LDIP, reproche au TAS d'avoir enfreint le principe de la bonne foi et d'avoir, partant, rendu une décision contraire à l'ordre public matériel. A cet égard, elle rappelle que le TAS, dans son courrier du 2 mars 2023, avait indiqué, au moyen de caractères soulignés, que le délai pour introduire son mémoire d'appel n'était pas suspendu. L'intéressée soutient que le TAS aurait ainsi laissé entendre qu'il allait poursuivre la procédure. En refusant d'honorer la confiance légitime que son attitude avait générée chez la recourante, le TAS aurait dès lors violé le principe de la bonne foi. Semblable argumentation n'emporte nullement la conviction de la Cour de céans. Si le TAS a mis en exergue l'information selon laquelle le délai pour le dépôt du mémoire d'appel n'était pas suspendu, c'est sans aucun doute pour attirer l'attention de la recourante sur le fait qu'elle ne bénéficierait pas d'un délai plus long pour transmettre au TAS son mémoire d'appel, dans l'hypothèse où sa déclaration d'appel serait considérée comme ayant été transmise en temps utile. On ne saurait en revanche voir dans cette indication une quelconque forme de signe selon lequel le TAS entendait poursuivre la procédure. Il sied du reste de souligner que le TAS avait d'ores et déjà fait savoir à la recourante, le 1er mars 2023, que sa déclaration d'appel paraissait avoir été téléchargée tardivement sur la plateforme de dépôt en ligne. Dans ces circonstances, c'est à tort que la recourante fait grief au TAS d'avoir agi de manière incompatible avec les règles de la bonne foi.