Citation: 5A_662/2024 E. 3.2.3

3.2.3. La recourante soutient qu'elle ne serait pas empêchée d'assurer elle-même la sauvegarde de ses intérêts. Elle allègue avoir désigné des représentants qui assureraient la gestion de ses affaires en cas d'incapacité passagère ou durable de discernement. Elle affirme au surplus ne pas avoir particulièrement besoin d'aide. Concernant le domaine médical, elle indique avoir rédigé des directives anticipées et se réfère au système efficace de protection de l'art. 378 CC en cas d'incapacité de discernement. Par ailleurs, en cas de placement à des fins d'assistance, le traitement de ses troubles psychiques serait assuré par un médecin traitant. De son point de vue, le raisonnement de l'autorité précédente serait insoutenable, en tant que l'on ne saurait instituer de curateur s'il y a déjà un représentant thérapeutique. De plus un " curateur de portée générale" ne peut selon elle imposer un traitement psychique à une personne incapable de discernement. S'agissant de la gestion du patrimoine, la recourante, se référant à l'art. 389 CC qui impose qu'une mesure n'est ordonnée que si elle est nécessaire et appropriée, allègue avoir mis en place un réseau de professionnel (dont elle expose le détail) par le biais de dispositions connues depuis 2023, et soutient que ces mesures et mandats de différents types auraient toujours permis d'apporter le soutien nécessaire dans son quotidien, qu'elle soit ou non capable de discernement. Au surplus, la recourante signale qu'un système de protection aurait été mis en place en cas d'incapacité de discernement (mandat pour cause d'inaptitude). Dès lors, elle considère avoir mis en place un réseau en mesure de gérer ses biens même en cas d'incapacité passagère de discernement, précisant encore que pendant la phase de décompensation du mois de décembre 2023, elle n'aurait pas mis en péril ses intérêts financiers. Une curatelle de portée générale n'aurait ainsi pas lieu d'être selon elle. Par surabondance, la recourante considère que même si une mesure de curatelle devait être prononcée, elle devrait alors prendre la forme d'une curatelle de représentation et de gestion du patrimoine, moins incisive et plus proportionnée que celle la privant entièrement de l'exercice de ses droits civils.