Citation: 6B_1006/2016 E. 2.3

2.3. En l'espèce, l'on peut admettre que le recourant s'est trouvé dans une situation nécessitant une manoeuvre urgente dès lors qu'une voiture arrivant en sens inverse, empiétait sur sa voie de circulation. Toutefois, le danger n'existait plus, une fois le croisement effectué. Ainsi, le recourant ne saurait se prévaloir des principes développés supra (consid. 2.1) pour justifier son comportement visant à se repositionner correctement sur la chaussée. En tout état, il y a lieu de retenir, à l'instar de la cour cantonale, que le coup de volant donné sur la gauche était trop brusque. Une légère manoeuvre sur la gauche aurait suffi pour se repositionner sur la chaussée et éviter la perte de maîtrise du véhicule. Cette dernière manoeuvre ayant été clairement préférable, le recourant était en faute dès lors qu'il ne l'a pas choisie.