Citation: 5A_612/2013 E. 1.1

1.1. L'arrêt attaqué, rendu dans le cadre d'un litige successoral, déclare irrecevable le recours du requérant contre un refus de disjonction. L'autorité précédente a considéré que le refus du juge instructeur constituait une décision destinée à simplifier la procédure au sens de l'art. 125 CPC, partant, qu'elle devait être qualifiée d'«autre décision» au sens de l'art. 319 let. b CPC, laquelle ne peut être attaquée que si elle cause au recourant un préjudice - de nature juridique - difficilement réparable. A cet égard, la Chambre des recours a retenu que le fait d'être exposé « à la quérulence processive de son frère » si celui-ci disposait de l'expertise, était un inconvénient de fait et qu'il n'était pas établi que la prétendue quérulence de l'intimé se trouverait atténuée si l'expertise contestée ne lui était pas transmise. Elle a ainsi nié l'existence d'un dommage difficilement réparable causé au requérant (art. 319 let. b ch. 2 CPC). Il s'ensuit que la décision rendue par la Chambre des recours civile - qui ne porte ni sur la compétence, ni sur une demande de récusation (art. 92 LTF) - ne met pas fin à la procédure et doit être considérée comme étant une «autre décision incidente» au sens de l'art. 93 LTF (arrêt 1B_168/2013 du 30 avril 2013 consid. 2 concernant une décision de jonction contestée). Il convient dès lors de statuer sur la recevabilité du recours au regard des conditions fixées par la disposition précitée.