Citation: U 408/06 10.08.2007 E. C

Par acte du 7 mai 2004, B.________ a déféré la cause au Tribunal des assurances du canton de Vaud, en concluant au versement d'indemnités journalières et/ou d'une rente d'invalidité dont la quotité serait fixée à dire de justice, ainsi qu'au remboursement de tous les frais de traitements en relation avec l'accident du 16 février 2001. Il faisait valoir, notamment, qu'avant cet événement accidentel, il n'avait jamais présenté une quelconque pathologie ayant motivé un arrêt de travail. A l'appui de ses allégations, il a produit un rapport du 25 février 2004 du docteur S.________, médecin généraliste, ainsi qu'un rapport du docteur A.________ du 14 avril 2004. Selon le premier de ces médecins, « prouver d'une manière circonstanciée la relation de causalité entre les troubles actuels et l'accident relève plus de la joute juridique que d'une certitude médicale »; néanmoins, il s'est produit une « cassure » dans l'historique médical du patient à la suite de l'accident. D'après le docteur A.________, « la causalité de la dégradation de [sa] la hanche droite est tout à fait réelle, mais [recte: même] si elle est difficile à prouver juridiquement ». Dans sa réplique du 24 septembre 2004, l'assuré a requis l'audition des docteurs S.________ et A.________, en qualité de témoins. Il y a renoncé par la suite à la demande de la Juge déléguée à l'instruction de la cause. Pour sa part, le docteur E.________, spécialiste en chirurgie et médecin-conseil de la Vaudoise Assurances, s'est déterminé dans un rapport du 10 janvier 2006. Selon ce médecin, la radiographie antéro-postérieure du bassin du 16 février 2001 ne montrait aucune lésion traumatique, mais des troubles statiques et des lésions dégénératives: une coxa vara bilatérale, des signes de coxarthrose à droite surtout où l'interligne articulaire en zone de charge était légèrement rétréci avec une sclérose sous-chondrale de l'acetabulum; la radiographie de profil du bassin (du 16 février 2001 également) ne montrait pas de lésion traumatique mais une ostéochondrose L3-L4 avec des formations spondylotiques L1-L2 (lésions dégénératives); la radiographie antéro-postérieure de la colonne lombaire ne mettait pas en évidence de lésion traumatique; sur la radiographie debout de la colonne lombaire, il y avait une bascule du bassin vers la droite d'environ un centimètre avec une scoliose de compensation (troubles statiques) ainsi que des formations spondylotiques L1-L2 latérales à gauche; la radiographie de profil de la colonne lombaire du 8 février 2002 (pratiquée par le docteur M.________) ne montrait pas de changement des lésions dégénératives visibles par comparaison avec la première radiographie du 16 février 2001; une nouvelle radiographie du bassin du 8 mai 2003 indiquait une légère progression de la coxarthrose à droite, sous forme d'un ostéophyte au pôle inférieur de la tête; en conclusion, les investigations radiologiques mettaient en évidence dès le premier examen une coxarthrose légèrement plus marquée à droite qu'à gauche et une très légère progression en quatorze mois, ce qui correspondait à l'évolution naturelle de toute coxarthrose. Par jugement du 18 avril 2006, la juridiction cantonale a rejeté le recours.