Citation: 6B_361/2018 E. 7.2

7.2. La cour cantonale a admis que la procédure pénale avait eu de graves conséquences sur la famille du recourant et que la procédure avait connu des lenteurs inadmissibles, contraires au principe de la célérité (art. 5 al. 1 CPP et art. 29 Cst.). Compte tenu des souffrances psychiques que le recourant a dû subir en raison de ces atteintes, elle a fixé à 5'000 fr. l'indemnité pour la réparation du tort moral. En revanche, elle a considéré que l'exposition du recourant dans les médias n'était pas suffisamment importante pour justifier une réparation morale. Il n'y avait eu en effet que deux articles de presse, le premier publié dans le journal F.________ du 11 août 2007 annonçant l'ouverture d'une instruction contre le recourant pour gestion déloyale, diminution effective de l'actif au préjudice des créanciers, gestion fautive, faux dans les titres et obtention frauduleuse d'une constatation fausse, le second publié dans le journal F.________ du 13 décembre 2015 faisant quant à lui était de la disculpation, début 2015, des anciens responsables du Club I.________ et leur libération du paiement des frais de justice, par décision du Tribunal cantonal du 30 novembre 2015.