Citation: 6B_1070/2023 E. 1.3.2

1.3.2. Le recourant soutient qu'une nouvelle audition de la gérante en qualité de témoin serait essentielle puisque la cour cantonale se serait "presque uniquement" reposée sur les déclarations - pourtant contradictoires - de celle-ci pour fonder la tromperie astucieuse. Le recourant énumère ce qu'il estime être de multiples contradictions dans les déclarations de celle-ci (cf. recours, p. 25 s.). La gérante n'avait pas été astreinte à dire la vérité; les dispositions en matière de preuves avaient été enfreintes puisqu'elle aurait dû être entendue comme témoin. À la police, elle avait été entendue comme partie plaignante, alors qu'elle était, selon le recourant, dépourvue de cette qualité ab initio, ce que la police aurait aisément pu vérifier. Au ministère public, elle avait encore été entendue en qualité de personne appelée à donner des renseignements alors que sa qualité de partie plaignante lui avait été "définitivement déniée". En l'espèce, point n'est besoin de déterminer si la gérante aurait dû être entendue dans une autre qualité que celle de personne appelée à donner des renseignements, puisque même si tel était le cas, le recourant, prévenu, ne pourrait rien en tirer sous l'angle de l'exploitabilité des moyens de preuves. Dans l'appréciation des preuves, la cour cantonale a bien relevé que les déclarations de la gérante devaient être appréciées en tenant compte du fait qu'elle n'avait pas été exhortée à dire la vérité et qu'elle n'avait pas déposé sous la menace du faux témoignage, celle-ci ayant cependant été avertie des conséquences pénales liées aux art. 303 à 305 CP. À l'issue de l'appréciation de l'ensemble des moyens de preuve, la cour cantonale a considéré qu'il n'y avait pas lieu de douter des déclarations de la gérante, celles-ci étant cohérentes et compatibles avec les déclarations du recourant et les autres éléments du dossier. Le recourant, qui ne demande pas que les déclarations soient écartées du dossier, mais seulement que la gérante soit réentendue comme témoin, n'établit pas en quoi l'audition de celle-ci comme personne appelée à donner des renseignements aurait porté atteinte à ses propres intérêts. En se contentant d'affirmer que les dispositions en matière de preuves auraient été enfreintes, le grief du recourant est insuffisamment motivé. En conséquence, la cour cantonale pouvait rejeter la requête du recourant sans violer son droit d'être entend u, ni tomber dans l'arbitraire. Pour le surplus, le recourant ne présente aucun grief motivé à satisfaction de droit (art. 106 al. 1 LTF) tendant à démontrer que la décision de la cour cantonale procéderait d'une appréciation anticipée arbitraire de la pertinence du moyen de preuve offert. Dans la mesure où le recourant s'en prend à l'appréciation des preuves, sa critique se confond avec le grief d'arbitraire (cf. infra, consid. 2).