Citation: 6B_284/2022 E. 4.3

4.3. Le recourant soutient que sa participation personnelle et directe dans la commission du dommage causé aux bâtiments du Service de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires de l'Université de Fribourg n'est pas établie par le dossier (cas n° 18). La cour cantonale a fondé sa conviction que le recourant avait participé à cette infraction sur plusieurs éléments de preuve (arrêt attaqué p. 20 et 54). Il ressortait ainsi de la surveillance téléphonique mise en place que le recourant et BB.________ avaient programmé de se rencontrer le soir du 23 septembre 2018, à la sortie de l'autoroute de Vernier. En vue de ce rendez-vous, le recourant avait demandé à LL.________ de lui préparer un pantalon à poches noir et des t-shirts, avec la précaution que ceux-ci soient " sans rapport avec la cause animale ". Le recourant avait indiqué à LL.________ qu'il avait un truc important à faire le 23 septembre 2018 et que, pour cette raison, il ne serait joignable que jusque vers 20h et rentrerait très tard ou très tôt le 24 septembre 2018. La localisation du téléphone portable de BB.________ montrait que celui-ci n'avait plus émis de signal entre 21h57 et le lendemain 03h07, ce laps de temps étant suffisant pour se rendre à Y.________ et y commettre les forfaits. Le téléphone du recourant avait été vraisemblablement coupé dans la soirée du 23 au 24 septembre 2018. Les images de vidéosurveillance de la RTS montraient une personne qui arrivait devant les locaux, entièrement vêtue de noir, portant un pantalon " cargo ", une veste et un sac à dos. De la comparaison avec les images de la vidéosurveillance recueillies à proximité de la gare Cornavin (montrant la voiture de MM.________ déposer deux personnes identifiées comme étant le recourant et BB.________, qui traversaient ensuite le hall de la gare pour prendre le train en direction de Lausanne) et compte tenu des écoutes téléphoniques (le recourant avait demandé à LL.________ de lui fournir un tel vêtement), on pouvait déduire que le recourant était la personne qui avait déposé la lettre de revendication antispéciste devant la RTS. Contrairement à ce que soutient le recourant, ces faits, qui constituent un moyen de preuve et non les éléments constitutifs de l'infraction reprochée, n'avaient pas besoin d'être mentionnés dans l'acte d'accusation (arrêts 6B_1180/2020 du 10 juin 2021 consid. 1.1; 6B_1452/2020 du 18 mars 2021 consid. 2.1; 6B_1023/2017 du 25 avril 2018 consid. 1.1 non publié aux ATF 144 IV 189 consid. 1.1). Le recourant fait valoir qu'il existe d'autres images vidéo montrant une personne pouvant lui ressembler à U.________ vers 4h20, qu'aucun élément au dossier ne le situerait à Y.________ la nuit en question (le seul lieu de bornage de son téléphone était à U.________), qu'il n'a pas pu déposer la seconde lettre de revendication devant NN.________ à Z.________ et que la peinture rouge retrouvée sur ses vêtements n'était pas celle utilisée à Y.________. La cour cantonale a examiné l'ensemble de ces éléments, mais a considéré que ceux-ci ne permettaient pas d'exclure l'implication du recourant au vu des éléments développés ci-dessus. Le raisonnement de la cour cantonale est détaillé et pertinent. Celle-ci a expliqué les éléments sur lesquels elle s'était fondée pour retenir la culpabilité du recourant. Elle n'a pas méconnu les arguments du recourant, qu'elle a écartés par un raisonnement convaincant. Le grief tiré de l'établissement arbitraire des faits est en conséquence infondé.