Citation: 6B_32/2022 E. 1.7

1.7. Dans la décision attaquée, le recourant soutenait que les propos du Procureur général à l'écrivain B.________ démontraient qu'il avait été condamné sur la base d' "images de flashes" et non sur la base de preuves. À cet égard, il se référait à certains passages figurant aux pages 106, 107 et 218 du livre intitulé "[...]", publié en 2012 par B.________. Les propos du Procureur général retranscrits par l'écrivain sont les suivants: En page 106: "Il est vrai que j'ai un point de départ certain: l'arrivée de A.A.________ à la maison. J'ai un point d'arrivée tout aussi certain: ce sont les deux vieilles dames mortes au pied de l'escalier. Et la disparition de C.A.________, dont je tiens aussi la mort pour absolument certaine. À partir de là, c'est vrai que, entre ce point A et ce point B, il n'y a que quelques minuscules "photos" partielles, des flashes. (...) Tout cela permet de visualiser un certain nombre de flashes qui attestent que les ciseaux ont été à un moment donné un lien physique entre D.A.________ et A.A.________. Elle les a en mains, lui est à l'autre bout, du côté des lames. Ça, c'est quand même une image assez déterminante. (...) La version que j'ai proposée au tribunal, c'est une version possible du déroulement des faits entre A et B." En page 107: "Jusqu'où est-il venu en voiture dans le quartier ? Est-ce qu'il est arrivé par le jardin, est-ce qu'il est arrivé par le chemin ? Je n'en sais franchement rien." En page 218: "Quand vous (ndr: les jurés) aurez acquis votre conviction qu'il a tué, vous pourriez vous arrêter là, sans besoin d'en savoir davantage, sans décrire des choses qui ne se sont pas passées exactement comme ça."