Citation: 7B_810/2024 E. 3.4.2

3.4.2. La recourante critique l'analyse du risque de récidive opérée par l'autorité précédente, laquelle aurait versé dans l'arbitraire en se fondant sur le rapport d'expertise. En particulier, le fait que les experts aient omis des facteurs externes ayant contribué à la survenance de l'événement litigieux (cf. consid. 2.1 supra) porterait atteinte à la crédibilité de l'expertise. À cet égard, il résulte du dossier que déjà dans son ordonnance du 18 juin 2024 rejetant la requête de complément d'expertise psychiatrique, subsidiairement de contre-expertise psychiatrique, le Ministère public a à juste titre relevé que l'expertise psychiatrique ordonnée en l'espèce n'avait pas pour objet d'établir le déroulement des faits litigieux. C'est donc en vain que la recourante, qui n'a d'ailleurs pas recouru contre cette ordonnance, revient sur les faits tels qu'exposés par les experts. Au demeurant, à la lecture du rapport d'expertise (pp. 3 ss), il ressort que les experts ont relaté la version des faits de l'expertisée de manière conforme au dossier en faisant clairement référence à divers comportements (parmi d'autres) que la recourante reproche au concierge de l'immeuble (et à sa fille) d'avoir adoptés contre elle peu avant l'épisode du coup de couteau et au fait que la victime aurait - toujours selon la version de la recourante - pénétré dans son appartement au moment de l'événement litigieux (cf. consid. 2.1 supra). Quoi qu'il en soit, en insistant sur ces éléments de fait, la recourante se limite à opposer, dans une démarche appellatoire, sa propre appréciation à celle de la juridiction cantonale, sans parvenir à démontrer le caractère arbitraire des constatations de cette dernière à cet égard. Au vu de ce qui précède, le fait que la Juge unique ait estimé que les experts avaient décrit "de manière complète les faits selon le dossier d'instruction et selon l'expertisée (...) " échappe à la critique; il en va, dès lors, de même du fait d'avoir accordé au rapport d'expertise pleine valeur probante. Pour le surplus, on relèvera qu'en retenant, en page 11 de l'arrêt attaqué, que la recourante "s'était munie d'un couteau pour sortir de son appartement ou à tout le moins l'avait préparé sur une valise proche de l'entrée avant de sortir puis de poignarder le concierge de l'immeuble alors que celui-ci tentait simplement de l'empêcher de verser de l'eau en pleine nuit dans les corridors de l'immeuble", la Juge cantonale a uniquement rappelé ce qui ressortait de son précédent arrêt du 9 janvier 2024. La recourante, qui n'a pas recouru contre cet arrêt, est malvenue de s'en plaindre ici, d'autant plus qu'elle ne conteste pas - à juste titre - être fortement soupçonnée d'avoir commis les faits pour lesquels elle est mise en cause.