Citation: 4P.22/2006 06.04.2006 E. B

X.________ a sollicité une expertise et, par ordonnance du 7 octobre 2005, la juge instructeur du Tribunal cantonal neuchâtelois a désigné en qualité d'expert, sous réserve de récusation, la Dresse A.________, cheffe de clinique au service de chirurgie maxillo-faciale de l'Hôpital universitaire de M.________. Le 27 octobre 2005, X.________ a demandé la récusation de celle-ci, qui avait été l'assistante du professeur B.________, qu'elle avait consulté en 1995 et 1996. Elle fondait sa requête sur le fait que la Dresse A.________ lui avait téléphoné à la fin de l'année 1999, ce qui supposait qu'elle était parfaitement au courant de son dossier. De plus, elle proposait la nomination d'un expert étranger. Par ordonnance du 8 décembre 2005, la juge instructeur a rejeté la demande de récusation. Elle a en substance relevé que la Dresse A.________ travaillait à la clinique de chirurgie maxillo-faciale depuis 1998 et qu'elle avait eu un échange téléphonique le 29 novembre 1999 avec X.________, à la demande du professeur B.________, pour proposer à la cliente de fixer un rendez-vous si elle le désirait, sans émettre d'avis médical sur son cas. Il n'y avait pas lieu à récusation au sens de l'art. 67 let. c du Code de procédure civile neuchâtelois, du 30 septembre 1991 (ci-après: CPC/NE).