Citation: 1C_200/2019 E. 1

Le 28 juin 2013, A.________ s'est remariée avec D.________, ressortissant ivoirien né en 1978, qui est le père de son fils, B.________; le 7 juillet 2013, ils ont eu une fille. Par courrier du 10 juillet 2014, le SEM a informé A.________ qu'il était contraint d'examiner s'il y avait lieu d'annuler sa naturalisation facilitée, ayant appris que C.________ avait quitté le domicile commun le 19 décembre 2011 et qu'ils avaient divorcé le 3 octobre 2012. Invitée à se déterminée, la prénommée a pris position, omettant cependant de mentionner son mariage avec le père de son fils et la naissance de leur fille. Elle a également produit différentes pièces justificatives, dont la fiche de renseignements établie le 19 août 2014 par la Cheffe de la police genevoise. Selon ce document, A.________s'était rendue au poste de police le 5 février 2011 pour déposer une main courante, indiquant que son mari avait, sous l'effet de l'alcool, cassé une porte vitrée et qu'elle avait eu très peur de ce comportement; il était également précisé que l'intéressée n'avait été ni menacée ni frappée. Dans le cadre de cette procédure, l'ex-époux a été auditionné en date du 13 septembre 2016. Le procès-verbal de cette audition a été communiqué à A.________, laquelle s'est déterminée, le 15 novembre 2016, sur les déclarations de son ex-époux. Par décision du 11 janvier 2017, le SEM a prononcé, avec l'assentiment des autorités genevoises compétentes, l'annulation de la naturalisation facilitée accordée à A.________, faisant aussi perdre la nationalité suisse aux membres de sa famille qui l'auraient acquise en vertu de la décision annulée.