Citation: 1B_260/2015 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a considéré que ce risque était réalisé dès lors que l'enquête était encore à ses débuts, qu'il s'agissait d'établir l'ampleur de l'activité délictueuse du recourant, de rechercher d'éventuels autres comparses et de déterminer ce qu'il était advenu du butin. Certes, l'enquête - notamment par rapport aux faits de mai 2015 - n'est pas encore terminée et il ne peut être exclu que de nouveaux éléments - à charge ou à décharge - puissent encore être découverts. Cependant, les premières infractions reprochées au recourant ont été réalisées antérieurement, soit jusqu'en février 2015 (cf. le rapport de police du 5 mars 2015). Il ressort de ce même document que les éventuels comparses du recourant - qui paraissent avoir des versions différentes - étaient identifiés à ce moment-là. Pourtant, après l'ouverture formelle de l'instruction le 16 mars 2015, le Ministère public n'a pas requis de placement en détention. Il n'est pas non plus établi qu'un mandat d'amener à l'encontre du recourant ou des prévenus aurait été émis sans succès. Il en résulte qu'à ce moment-là, aucun risque de collusion n'était avéré. Or, ce danger ne paraît pas résulter des possibles nouvelles infractions perpétrées ultérieurement par le recourant; le rapport de police y relatif du 30 juin 2015 ne fait en effet pas état de la participation de tiers. Le Ministère public ne donne pas non plus d'indication sur les investigations en cours ou à venir qui nécessiteraient le maintien du recourant en détention afin d'éviter qu'il n'altère ou fasse disparaître des moyens de preuve. Partant, la cour cantonale viole le droit fédéral en retenant l'existence d'un risque de collusion au sens de l'art. 221 al. 1 let. b CPP.