Citation: 6B_609/2014 E. 4.2

4.2. En l'espèce, la cour cantonale a considéré qu'une non-entrée en matière se justifiait dès lors que la culpabilité des auteurs et les conséquences de leurs actes étaient peu graves. Elle a fait application de l'art. 310 al. 1 let. c CPP, selon lequel le ministère public rend immédiatement une ordonnance de non-entrée en matière s'il ressort de la dénonciation que les conditions mentionnées à l'art. 8 CPP imposent de renoncer à l'ouverture d'une poursuite pénale, à savoir lorsque les conditions visées aux art. 52, 53 et 54 CP sont remplies. La cour cantonale n'a dès lors pas exclu que les intimés avaient commis une infraction. Partant, la décision de non-entrée en matière attaquée n'est pas susceptible d'influencer négativement sur le jugement des prétentions civiles de la recourante. Au demeurant, la recourante n'expose pas en quoi elle était titulaire du droit au domicile tel que protégé par l'art. 186 CP. En particulier, elle n'établit pas qu'elle avait le pouvoir de disposer des lieux, que ce soit en vertu d'un droit réel ou personnel ou encore d'un rapport de droit public (cf. ATF 128 IV 81 consid. 3a p. 84; 118 IV 167 consid. 1c p. 170). Par ailleurs, se contentant d'indiquer qu'elle prévoit de prendre des conclusions chiffrées en réparation du tort moral, elle n'explique nullement en quoi consiste son préjudice moral en relation avec la violation de domicile dénoncée, pas plus que son importance. Quant à la prétention relative à la participation des frais de procédure qu'elle allègue, celle-ci ne constitue pas une prétention civile au sens de l'art. 85 al. 1 ch. 5 LTF, car elle ne découle pas directement de la commission même de l'infraction alléguée (cf. ATF 127 IV 185 consid. 1a p. 188). En effet, admettre un droit de recours à raison d'une telle prétention permettrait de contourner systématiquement la règle de l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF indépendamment des prétentions de fond que la partie plaignante entend élever (arrêt 6B_768/2013 du 12 novembre 2013 consid. 1.3). Enfin, en regard de la jurisprudence précitée (cf. supra consid. 4.1.2 i.f.), la recourante ne saurait prétendre que recouvrer son tort moral et son dommage autrement que dans le cadre d'un jugement pénal au fond serait illusoire. Au vu de ce qui précède, on ne voit pas d'emblée et sans ambiguïté les prétentions civiles susceptibles d'être invoquées. Pour le surplus, la recourante n'invoque pas de violation de son droit de porter plainte (cf. art. 81 al. 1 let. b ch. 6 LTF) ou de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel (cf. arrêt 6B_261/2014 précité, consid. 1.1, destiné à la publication).