Citation: U 291/99 08.09.2000 E. 3

3.- a) Selon la jurisprudence, le juge peut accorder valeur probante aux rapports et expertises établis par les médecins de la CNA aussi longtemps que ceux-ci aboutissent à des résultats convaincants, que leurs conclusions sont sérieusement motivées, que ces avis ne contiennent pas de contradictions et qu'aucun indice concret ne permet de mettre en cause leur bien-fondé. b) En l'espèce, le rapport du docteur K.________ (du 10 mars 1998) répond aux exigences jurisprudentielles requises pour lui attribuer pleine force probante (ATF 125 V 352 ss consid. 3a et 3b/bb). Il démontre de manière convaincante que les troubles présentés par l'assuré ne sont pas en relation de causalité avec l'accident survenu le 2 novembre 1994, conformément à la règle du degré de vraisemblance prépondérante applicable en droit des assurances sociales (ATF 125 V 195 consid. 2). Outre le fait qu'on y apprend que C.________ souffre, depuis 1970, de divers troubles vertébraux dont notamment - selon une expertise établie en 1980 - de nucalgies permanentes accompagnées de douleurs à l'épaule gauche et de paresthésies au niveau des mains, il est en tous points corroboré par l'appréciation du docteur M.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et membre de la division médicale de la CNA (rapport du 2 septembre 1998). Il n'existe dès lors pas de raison de s'en écarter. c) C'est à tort que le recourant relève une apparente incohérence dans les observations du docteur K.________. Lorsque ce médecin mentionne que «(l'assuré a subi) une sorte de coup du lapin lorsque sa nuque arriva contre le sommet de la colonne» (p. 1), il se borne à reproduire les déclarations de l'assuré lui-même; cela n'est pas pour autant en contradiction avec l'affirmation que «le traumatisme ne correspond pas du tout à ce qu'on entend par coup du lapin» (p. 3), car il s'agit là d'une conclusion médicale tirée au terme de son examen. Enfin, les allégations du recourant, selon lesquelles ses douleurs cervicales sont apparues dès la disparition des troubles au thorax, elles ne trouvent guère d'appui au dossier - du moins en ce qui concerne le moment de leur apparition, leur type, leur intensité - et doivent bien plutôt être attribuées à des causes étrangères à l'accident du 2 novembre 1994. En conséquence, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances p r o n o n c e :