Citation: 6B_177/2024 E. 3.7.2

3.7.2. Le recourant soutient en substance qu'une analyse exempte d'arbitraire ne devrait pas permettre à l'autorité cantonale de retenir d'autres conclusions que celles formées dans le rapport, soit qu'au minimum trois actions dynamiques expliquant les traces de sang dans la salle de bain de l'intimée 1 auraient été identifiées. Le rapport ne permettrait pas de déterminer la nature exacte de l'action à l'origine du seul mécanisme impactant évocateur d'un choc ni de déterminer si les projections relevées sur les surfaces ont été produites par un ou plusieurs "impacts". Le fait qu'il n'ait pas été possible d'expliquer les origines de toutes les autres gouttes de sang sur les lieux n'exclurait, à aucun moment, l'hypothèse d'une chute. La version qu'il a donnée serait ainsi compatible avec les conclusions du rapport. En l'espèce, en ce qu'il relève que la version des faits qu'il a présentée s'accorde avec les conclusions du rapport, la démonstration du recourant consiste uniquement à opposer sa propre appréciation du moyen de preuve à celle de la cour cantonale et est donc purement appellatoire. Le recourant semble ensuite reprocher à la cour cantonale d'avoir retenu, sur la base du rapport de morphoanalyse, que plusieurs traces de sang étaient dues à des projections résultant de plusieurs actions sur le corps de l'intimée 1. Par son argumentation, il échoue à démontrer l'arbitraire de cette affirmation. En effet, ledit rapport retient dans ses conclusions que des trois actions dynamiques qu'il était au minimum possible de distinguer, figuraient deux mécanismes impactants (défini comme l'ensemble des modèles de traces résultant de l'application d'une force externe sur la source de sang) ainsi qu'un mécanisme projetant (défini comme l'ensemble des modèles de traces résultant de l'action d'une force liée au mouvement d'un élément ensanglanté). La cour cantonale était ainsi fondée à retenir que les blessures de l'intimée 1 ne pouvaient être rattachées à une seule sollicitation mécanique découlant d'une chute accidentelle. Il n'apparaît dès lors pas que la cour cantonale se soit manifestement trompée sur le sens et la portée du rapport de morphoanalyse, ou encore qu'elle en ait tiré des constatations insoutenables. Au demeurant, le recourant perd de vue que la cour cantonale ne s'est pas contentée de prendre en considération les seules conclusions du rapport du 8 juin 2020 mais qu'elle s'est fondée sur un faisceau d'indices convergents pour asseoir son verdict de culpabilité. En ce sens, il ressort du jugement entrepris qu'elle a forgé sa conviction notamment en évaluant la crédibilité des déclarations des parties, et a à cet égard pris en compte l'existence de nombreuses contradictions entre les déclarations du recourant et celles de différents témoins entendus durant l'instruction. Elle s'est également appuyée sur les déclarations divergentes du recourant concernant une possible perte de conscience de l'intimée après son accident, puis a relevé l'existence de contradictions entre la version des faits offerte par celui-ci et les conclusions de la morphoanalyse des traces de sang. La cour cantonale a également pris en considération que plusieurs ex-compagnes du recourant ont rapporté avoir été serrées au cou lors de disputes durant leur vie de couple. Mal fondé, le grief doit, partant, être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.