Citation: 9C_225/2007 11.03.2008 E. 3

3.1 Les premiers juges ont constaté que les pièces médicales au dossier antérieurement à la décision de rente du 24 août 1998 - soit les avis médicaux des docteurs L.________ et K.________, ainsi que les conclusions de la division de réadaptation professionnelle - attestaient d'importantes difficultés d'intégration scolaire ainsi que de troubles du comportement, d'une anxiété de fond et d'une fragilité de la personnalité de l'intimé antérieurement à la prise de toxiques. Ils ont retenu que la toxicomanie de l'assuré résultait d'une atteinte à la santé et constituait une maladie invalidante, ainsi que cela résultait de l'expertise du docteur J.________ du 26 septembre 2005 et de son rapport complémentaire du 24 janvier 2007. Dans la mesure où l'expertise du docteur J.________, faite dans le cadre de la procédure de révision, a admis que la prise de toxiques était utilisée comme automédication pour une maladie préexistante à la dépendance, l'autorité cantonale en a déduit que la décision initiale n'était pas manifestement erronée. 3.2 Cela est contesté par le recourant, qui fait valoir que la décision de rente du 24 août 1998 était manifestement erronée et que les conditions étaient ainsi remplies pour procéder à une reconsidération. 3.3 Contrairement à l'avis des premiers juges, la décision initiale de rente du 24 août 1998 pouvait être reconsidérée, attendu qu'elle était manifestement erronée d'un point de vue formel. En effet, la jurisprudence (ATF 114 V 281 consid. 1c déjà cité p. 283) considère qu'il n'est pas conforme à la loi de déterminer le taux d'invalidité sur une simple évaluation médico-théorique de la capacité de travail car, de ce fait, on ne tiendrait plus compte de l'incidence économique de l'atteinte à la santé. Au cas présent, le dossier sur lequel s'est fondé l'office AI pour rendre la décision initiale ne contient aucune évaluation de la capacité résiduelle de travail de l'assuré. De plus, les éléments médicaux qui y figurent sont ou bien très anciens (rapport du docteur L.________ du 13 octobre 1987), ou bien établis par un médecin (le docteur K.________) qui n'a jamais vu l'intimé et qui rédige en avril 1997 un rapport sur la base du dossier médical.