Citation: 6B_1202/2022 E. 3.6

3.6. Le recourant conteste que sa version des faits serait infirmée par l'expertise technique mise en oeuvre par le ministère public et le rapport de la psychologue. En l'espèce, l'expert a estimé que la version avancée par le recourant, ainsi que son passager ne semblait pas très plausible, au vu du laps de temps important qui aurait normalement dû suffire au conducteur pour se rendre compte de son erreur. Il a certes mentionné le peu d'expérience du recourant et qu'il était au final difficile de dire si, dans le laps de temps nécessaire pour accélérer jusqu'à 111 km/h, le conducteur aurait pu réagir de façon correcte et donc ralentir, voire freiner. L'expert a ainsi observé qu'"une expertise psychologique serait plus à même de trancher si le temps était suffisant ou pas" (cf. dossier cantonal, pièce 28, rapport du 18 février 2021, p. 9-10; art. 105 al. 2 LTF). Or, cette seule réserve concernant le manque d'expérience du recourant ne permet pas de conclure qu'il était arbitraire de retenir, comme l'a fait la cour cantonale, que la version du recourant était infirmée par l'expertise technique. Il en va de même s'agissant du rapport de la psychologue. Le fait que l'expertise ne visait pas à déterminer la responsabilité du recourant au moment des faits, mais à établir son aptitude à conduire en vue de l'examen de la levée du retrait préventif du permis d'élève conducteur, ne rend pas moins pertinentes les remarques relatives à ses bonnes capacités de réaction pour des tâches demandant un haut niveau de concentration et d'attention et plus globalement sa précision ainsi que sa rapidité dans l'exécution des tâches. A cet égard, il n'était pas arbitraire de mettre en lien ces constatations sur la capacité de réaction du recourant avec la question laissée ouverte par l'expert technique. En outre, c'est à tort que le recourant affirme que la cour cantonale n'a pas motivé les raisons pour lesquelles elle avait considéré que l'expertise psychologique contredisait sa version. En effet, la cour cantonale a expliqué que les conclusions de l'experte mettaient en évidence une maîtrise de soi qui tranchait avec l'état décrit par le recourant. La cour cantonale a relevé en particulier que l'experte avait observé chez le recourant une gestion des situations et des risques encore lacunaires, une surévaluation de ses propres compétences et une disposition élevée à prendre des risques dans la circulation routière. Les critiques du recourant sont rejetées dans la mesure où elles sont recevables.