Citation: 5A_768/2014 E. 5.3

5.3. Le recourant fait également valoir - argument qu'il reprend au titre de la violation de l'art. 149 LP - que la désignation des " créanciers solidaires " dans le commandement de payer ( i.e. Me X.________ et B.________) ne correspond pas à la désignation des " créanciers communs " dans l'acte de défaut de biens. La prémisse de cette argumentation est fausse: Me X.________ n'est pas " créancier ", mais bien les deux héritières de la succession de feu C.C.________ ( cf. supra, consid. 1.2.1). Ce point étant précisé, le grief doit être écarté. Il est vrai que le commandement de payer établi dans la poursuite en cause indique " Succession de feu C.C.________ [...], agissant conjointement et solidairement avec B.________ ", alors que l'acte de défaut de biens litigieux (corrigé par l'Office) mentionne uniquement " agissant conjointement ". Toutefois, comme on l'a vu ( cf. supra, consid. 1.2.2), l'acte de défaut de biens n'est qu'une attestation officielle de la perte éprouvée par les poursuivants; il ne saurait, en particulier, avoir d'effet matériel sur la titularité de la créance, en substituant des " créanciers conjoints " à des " créanciers solidaires " (sur ces distinctions: ATF 140 III 150). Dénuée d'incidence sous l'angle du droit matériel, l'omission dénoncée n'est dès lors pas de nature à porter atteinte aux intérêts du recourant, du moins celui-ci n'expose-t-il pas en quoi ce prétendu vice lui porterait préjudice (art. 42 al. 2 et 76 al. 1 let. b LTF; cf. sur cette exigence: ATF 139 III 384 consid. 2.1; 138 III 219 consid. 2.3).