Citation: 2C_449/2020 E. 5.2

5.2. Pour le surplus, le Tribunal cantonal a correctement rappelé les bases légales applicables et la jurisprudence relative notamment à la réintégration sociale dans le pays d'origine (cf. ATF 138 II 229 consid. 3.1 p. 231 s. les références) et aux violences conjugales (cf. arrêt 2C_777/2015 du 26 mai 2016 consid. 3.3 et les références, non publié in ATF 142 I 152). Il en a fait une application correcte, si bien qu'il peut y être renvoyé (art. 109 al. 3 LTF). En relation avec les violences conjugales, l'autorité précédente a rappelé que des affirmations d'ordre général ou des indices faisant état de tensions ponctuelles sont insuffisants (cf. arrêt 2C_777/2015 du 26 mai 2016 consid. 3.3 et les références, non publié in ATF 142 I 152). A ce propos, la recourante invoque certes l'arbitraire dans l'appréciation des faits et des moyens de preuve par le Tribunal cantonal. Il est cependant douteux que sa motivation soit suffisante sur ce point (cf. art. 106 al. 2 LTF; consid. 4 ci-dessus), dans la mesure où elle ne fait en réalité que substituer ses propres vision et appréciation des faits à celles de l'autorité précédente. Quand bien même il faudrait reconnaître une motivation suffisante, force serait d'admettre qu'il n'est nullement question d'arbitraire en l'espèce. Il est en effet pleinement soutenable de retenir une absence de preuves suffisantes attestant de violences conjugales. Le Tribunal cantonal a ainsi constaté sans arbitraire que la recourante avait certes été empoignée à une reprise durant quelques secondes au niveau du col, mais, pour le surplus, que rien au dossier ne faisait état d'autres maltraitances. La recourante n'a pas produit de certificat médical attestant de blessures, de constat de police ou de condamnation pénale de son époux. Elle a au contraire expliqué que la procédure pénale ouverte contre celui-ci avait été classée, faute de preuves suffisantes. Partant, il n'est aucunement contraire à l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI de considérer, comme l'a fait l'autorité précédente, que la recourante ne pouvait pas se prévaloir de raisons personnelles majeures, sous la forme de violences conjugales, pour prétendre demeurer en Suisse. Le Tribunal cantonal a également apprécié sans arbitraire les faits en relation avec la formation de la recourante et l'activité associative de celle-ci, pour arriver à la conclusion que la réintégration dans le pays d'origine n'était pas fortement compromise et que la révocation de l'autorisation de séjour était une mesure proportionnée. Il est en effet pleinement soutenable de retenir que la recourante pourra continuer sa formation à distance depuis son pays d'origine, dans la mesure où cette formation s'effectue, selon l'arrêt attaqué auquel la recourante ne s'oppose que de manière très générale sans motivation suffisante (art. 106 al. 2 LTF), auprès d'une université anglaise. Quant à l'activité associative, si celle-ci est louable, elle ne saurait faire obstacle à la mesure en cause. On relèvera en outre que la procédure de divorce pendante ne s'oppose pas à la révocation de l'autorisation de séjour de la recourante. En définitive, le Tribunal cantonal a procédé à une correcte pesée des intérêts en présence, prenant notamment en compte le fait que la famille de la recourante vit dans son pays d'origine, que celle-ci est jeune, en bonne santé et qu'elle bénéficie d'une formation qui lui permettra de se réinsérer en République démocratique du Congo, ce d'autant plus que, lors de son départ, deux entreprises étaient désireuses de l'embaucher.