Citation: 1B_18/2017 E. 5

Le recourant conteste en revanche en vain l'existence d'un danger de fuite que la Chambre de recours pénale a justement fondé sur la relation amicale qu'il entretient avec une personne domiciliée en France et sur l'absence d'attaches familiales en Suisse à l'exception de sa soeur qui est aussi prévenue dans la procédure en cours. Le fait qu'il ne dispose d'aucun document d'identité ni d'argent, qu'il n'ait jamais manifesté la volonté de quitter la Suisse et qu'il entend assumer ses fautes ne suffisent pas pour écarter toute velléité de fuite à l'étranger ou de passage dans la clandestinité. L'incarcération du recourant se fonde ainsi sur un titre de détention valable.