Citation: 6B_528/2021 E. 3.1

3.1. Après avoir écarté les preuves requises par le recourant au motif que le dossier du ministère public renseignait suffisamment sur les faits utiles pour statuer sur le recours et qu'il n'y avait pas lieu de procéder auxdites auditions en raison du caractère écrit de la procédure de recours et dès lors que les interrogatoires requis n'étaient pas nécessaires à son traitement (ordonnance querellée, p. 8), la cour cantonale a relevé que la détention injustifiée avait duré 278 jours et jugé que le montant de 100 fr. par jour avait été correctement fixé eu égard à ce premier critère. Elle a ensuite considéré que le ministère public avait omis d'examiner d'autres éléments d'appréciation. Elle a souligné, à ce sujet, que le recourant avait été arrêté le 7 février 2016 à U.________, avant d'être extradé vers la Suisse et remis en liberté le 11 novembre 2016. La procédure avait eu des conséquences familiales pour le recourant qui avait été séparé plusieurs mois de sa femme et de leurs enfants, ainsi que des suites professionnelles engendrées par la perte de l'emploi qu'il exerçait avant sa mise en détention. Des souffrances psychiques avaient été attestées par la Dresse D.________ le 23 mars 2017 sous la forme modérée de trouble de stress post-traumatique. L'affaire n'avait toutefois pas eu une exposition importante dans les médias, de sorte que la réputation du recourant n'avait pas été mise en cause publiquement. Aucune assertion n'avait été diffusée par les autorités pénales en cours d'enquête. La procédure n'avait pas été particulièrement longue et il ne ressortait pas du dossier une carence choquante. La cour cantonale en a déduit que l'indemnité accordée par le ministère public devait être augmentée de 2'200 fr., soit portée à 30'000 fr. (ordonnance querellée, p. 21 s.).