Citation: 6B_1466/2020 E. 3

Dans son courrier du 21 décembre 2020, la recourante argumente, tout d'abord, sur le fait que l'ordonnance de non-entrée en matière n'aurait pas été notifiée "selon les voies légales" à son avocat nonobstant la procuration produite et la demande d'assistance judiciaire formulée le 26 août 2020. La recourante ne conteste ni avoir reçu la décision cantonale, ni avoir été en mesure de recourir et il est constant qu'une décision a été rendue. On ne perçoit donc pas ce que la recourante entend déduire en sa faveur du fait que l'ordonnance du 9 octobre 2020 lui a été notifiée personnellement. Par ailleurs, ni cette ordonnance, ni la décision entreprise ne portent sur la question de l'assistance judiciaire et l'on recherche en vain dans l'écriture du 21 décembre 2020 toute argumentation tendant à démontrer, dans la perspective d'un déni de justice, qu'un grief sur ce point précis aurait été ignoré par la cour cantonale. Cette question n'est, dès lors, pas l'objet du recours en matière pénale (art. 80 al. 1 LTF), même dans la perspective d'une éventuelle violation du droit d'être entendue de la recourante, que celle-ci n'invoque pas expressément (art. 106 al. 2 LTF). Cela étant, on peut se limiter à relever que, dans la mesure où la recourante explique également qu'ayant, à réception de cette ordonnance, pris contact avec son avocat et que celui-ci lui a répondu n'être pas en mesure de donner suite à la plainte pénale dirigée contre "le policier", on comprend aisément que ce mandataire n'a été constitué que dans une autre procédure pénale (plainte dirigée contre un garagiste [dossier cantonal F205246]) et qu'il n'a donc pas requis l'assistance judiciaire dans le cadre du dossier cantonal F205677, dans lequel ont été rendus l'ordonnance du 9 octobre et l'arrêt du 11 novembre 2020, raison pour laquelle aucune de ces décisions ne porte sur une demande d'assistance judiciaire. Une telle demande d'assistance aurait, de toute manière, été d'autant plus improbable que la plainte était dirigée contre un agent de l'État et qu'en conséquence, l'existence de prétentions civiles de la partie plaignante, partant l'octroi de l'assistance judiciaire, apparaissaient en principe exclus d'emblée (cf. art. 136 al. 1 CPP en corrélation l'art. 6 de la loi fribourgeoise sur la responsabilité civile des collectivités publiques et de leurs agents [RS/FR 16.1], qui institue une responsabilité de droit public exclusive des collectivités publiques pour le préjudice que leurs agents causent d'une manière illicite à autrui dans l'exercice de leurs fonctions). Pour le surplus, dans la suite de son écriture, la recourante discute exclusivement les circonstances qui l'ont conduite à déposer plainte. On recherche ainsi en vain, dans l'écriture de recours, toute argumentation topique en relation avec l'objet et la motivation de la décision cantonale.