Citation: 6B_451/2023 E. 2.3.1

2.3.1. L'argumentation du recourant repose sur de nombreuses assertions de fait sans que l'intéressé n'indique sur quels moyens de preuve celles-ci trouvent appui, mais qui semblent plutôt relever, pour la majeure partie d'entre elles, d'une pure spéculation. Il en va notamment ainsi lorsque le recourant attribue au véhicule mis en cause une vitesse constante de 120 km/h jusqu'à son interception par la police. Or, comme l'a observé la cour cantonale, il était impossible de déterminer pendant combien de temps le véhicule en infraction avait circulé à cette vitesse, puisque la mesure par le radar laser se faisait à un moment précis. Rien n'excluait dès lors que le conducteur dudit véhicule n'ait atteint cette vitesse que durant un court instant, circulant plus lentement avant et/ou après la mesure de vitesse excessive. Le recourant persiste dans de simples suppositions lorsqu'il affirme qu'il était impossible, pour l'agent C.________, de suivre le véhicule poursuivi des yeux tout en démarrant son propre véhicule, en franchissant deux cédez-le-passage et en traversant un rond-point, respectivement, s'agissant de l'agent B.________, en étant installé sur le siège arrière du véhicule. L'appréciation du recourant - puisque c'est bien de cela dont il s'agit, et non, comme il l'affirme, "des lois de la physique, qui sont inébranlables" - ne trouve ainsi aucun ancrage dans le dossier.