Citation: 6B_1175/2022 E. 2.3

2.3. Le recourant rediscute l'ensemble des éléments de preuve pris en considération par la cour cantonale et y oppose, pour l'essentiel, sa propre appréciation. Une telle démarche est appellatoire. Elle n'est pas admissible dans le recours en matière pénale (consid. 1.1). On peut, dès lors, se limiter à relever ce qui suit. Quoi qu'il en dise, le recourant n'a pas présenté une version des faits constante puisque, dans un premier temps, il avait déclaré qu'il était probablement à la maison au moment des faits, un dimanche soir, et qu'il ignorait pour quelle raison son neveu avait circulé avec son véhicule ce jour-là, tout en évoquant la possibilité que d'autres personnes aient également conduit son Audi Q8. Ce n'est que confronté au rétroactif de son téléphone portable, qui le plaçait à proximité du radar au moment de l'excès de vitesse, qu'il avait alors déclaré qu'il était possible qu'il soit allé jouer aux échecs ce dimanche-là, et qu'il était passager du véhicule que son neveu conduisait alors. Le fait d'avoir été entendu un an après la commission de l'acte reproché n'explique pas ce revirement, intervenu juste après avoir été informé du moyen de preuve en possession de l'autorité. La cour cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire en retenant que le recourant avait adapté son récit au moyen de preuve qui lui avait été présenté et en en tirant des conclusions défavorables dans l'appréciation de sa crédibilité. Il n'était pas insoutenable de retenir que l'appel reçu par le recourant à 18h07 à Y._________, lieu de son domicile, était incompatible avec sa thèse selon laquelle son neveu conduisait le véhicule qui les amenaient au café D._________, à X._________, pour y disputer une partie d'échecs quand l'excès de vitesse avait été commis, à 17h47. Dans cette mesure, les témoignages indiquant que le recourant venait souvent jouer aux échecs au café D._________ le dimanche soir sont sans pertinence. C'est en vain que le recourant expose que son Audi Q8 était conduite par un nombre indéterminé de personnes, puisqu'il soutient qu'au moment des faits, c'était son neveu qui conduisait le véhicule en question. Le recourant ne saurait rien déduire non plus de ses développements relatifs à la photographie du radar, dès lors que la cour cantonale n'a pas fondé la condamnation sur celle-ci. Par ailleurs, le grief que le recourant veut tirer d'une violation du principe d'égalité de traitement est insuffisamment motivé (art. 106 al. 2 LTF), partant irrecevable. Au demeurant, c'est sans fondement aucun que l'intéressé prétend que la cour cantonale a écarté ses déclarations, celles des témoins ainsi que les aveux de B._________ parce que ces personnes appartiennent à la même ethnie. Il suffit ici de constater que la cour cantonale a expliqué de manière détaillée pourquoi elle concluait que les déclarations du recourant et de son neveu n'étaient pas conformes à la vérité et que les témoignages versés à la procédure ne permettaient pas d'exculper le premier cité (cf. consid. 2.2 supra). Le recourant ne saurait rien déduire non plus du fait qu'il n'a pas été condamné pour dénonciation calomnieuse et B._________ pour induction de la justice en erreur, faux témoignage et faux dans les titres. Enfin, quoi qu'en pense le recourant, il n'était pas arbitraire de relever, dans l'appréciation de ses déclarations et de celles de B._________, que le fait d'échapper à la condamnation pénale en désignant le prénommé revêtait une importance certaine pour le recourant, lui qui avait besoin de son permis de conduire pour travailler et avait déjà subi sept retraits, tandis que B._________ subirait peu de conséquences de se voir désigné comme l'auteur de l'infraction. En définitive, la cour cantonale a retenu que le recourant était au volant de son Audi Q8 au moment de l'excès de vitesse constaté sur la base d'un ensemble d'indices concordants. Ces éléments permettaient, sans arbitraire, de retenir que le recourant conduisait le véhicule immatriculé au nom de sa société.