Citation: B 29/02 20.09.2002 E. 1

Le moyen soulevé ici se confond avec celui de la violation du droit d'être entendu, qui implique également pour l'autorité l'obligation de motiver sa décision (ATF 126 I 102 consid. 2b). La motivation d'une décision est suffisante lorsque l'intéressé est mis en mesure d'en apprécier la portée et de la déférer à une instance supérieure en pleine connaissance de cause (ATF 122 IV 14 consid. 2c). Il suffit que l'autorité mentionne au moins brièvement les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a fondé son prononcé, sans qu'elle soit tenue de répondre à tous les arguments avancés (SJ 1994 p. 163 consid. 1b). L'étendue de l'obligation de motiver dépend de la complexité de la cause à juger (ATF 111 Ia 4 consid. 4b). Dans la partie "En fait", les premiers juges ont mentionné l'argument du recourant selon lequel c'est à tort qu'il aurait bénéficié des indemnités de l'assurance-chômage, sans toutefois le discuter dans la partie "En droit". Cependant, si l'on devait considérer que, pour ce motif, l'autorité cantonale a violé le droit d'être entendu du recourant, ce vice n'apparaît pas d'une gravité telle qu'il ne puisse pas être réparé devant le Tribunal fédéral des assurances, qui jouit en l'occurrence d'un plein pouvoir d'examen (art. 132 OJ; cf. ATF 124 V 183 consid. 4a, 392 consid. 5a et les références).