Citation: I 655/04 19.04.2005 E. 4

4.1 A l'appui de leur point de vue, les premiers juges se sont fondés sur les conclusions du rapport d'expertise du 16 juillet 2003 du docteur E.________. 4.2 Ce rapport se fonde sur des examens complets et prend en considération les plaintes exprimées par l'intéressé. Il a été établi en pleine connaissance de l'anamnèse et du dossier médical. Les points litigieux ont fait l'objet d'une étude circonstanciée. La description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale sont claires. Dûment motivées, les conclusions de l'expert sont pleinement convaincantes. En particulier, elles ne sont infirmées par aucun des avis médicaux figurant au dossier (voir notamment rapports du 30 avril 2003 du docteur R.________ [neurologue] et du 11 juillet 2002 du docteur U.________ [spécialiste en chirurgie orthopédique]), exception faite de celui exprimé par le médecin traitant du recourant (rapport du 6 juillet 2002 du docteur K.________, spécialiste FMH en médecine générale). Au contraire, en tant qu'elles fixent à 50 % l'incapacité de travail de l'assuré dans l'exercice de son métier de terrassier, elles sont corroborées par l'avis de la doctoresse D.________ (rapport du 19 juillet 2000). De même le sont-elles par le rapport du 19 février 2003 du docteur O.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, en tant qu'elles attestent une capacité totale de travail de l'intéressé dans une activité adaptée à son état de santé. Sur ce point, l'incapacité de travail de 80 % constatée dès le 17 juin 2002 par le docteur K.________ (rapport du 6 juillet 2002), ne saurait prévaloir sur l'avis de l'expert, au motif non seulement que ce point de vue n'est corroboré par aucune des autres pièces médicales versées au dossier, mais qu'en outre, le médecin traitant est généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). Au demeurant, que l'expert estime difficile de chiffrer l'incapacité de travail du recourant dans l'exercice de son métier de terrassier n'est pas décisif pour les motifs exposés au considérant 5 ci-après. Aussi, le rapport du 16 juillet 2003 du docteur E.________ remplit-il toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références), de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'en écarter et que c'est à juste titre que les premiers juges n'ont pas requis de nouvelle expertise.