Citation: 6B_939/2021 E. 2.3

2.3. L'argumentation du recourant est sans objet dans la mesure où elle suppose la libération du chef d'accusation de viol, qu'il n'obtient pas (cf. consid. 1.3.5 supra). Pour le reste, le recourant soutient que, même à retenir l'infraction de viol, la cour cantonale aurait violé l'art. 47 CP en ne tenant pas suffisamment compte des facteurs liés à l'auteur lui-même et en retenant une culpabilité subjective lourde. C'est en vain que le recourant se prévaut de l'impact de la peine privative de liberté sur sa vie de famille, étant père de 2 enfants dont il subviendrait à l'entretien. En effet, il est inévitable que l'exécution d'une peine ferme d'une certaine durée ait des répercussions sur la vie professionnelle et familiale du condamné; la séparation du conjoint et de l'enfant est une conséquence imparable de l'exécution de la peine privative de liberté et des effets qui y sont liés (cf. arrêts 6B_694/2020 du 17 juin 2021 consid. 4.1.2; 6B_1235/2018 du 28 septembre 2020 consid. 5; 6B_243/2016 du 8 septembre 2016 consid. 3.4.2). Ces conséquences ne peuvent toutefois conduire à une réduction de la peine qu'en cas de circonstances extraordinaires (arrêts 6B_1446/2019 du 30 mars 2020 consid. 2.1; 6B_675/2019 du 17 juillet 2019 consid. 3.1; 6B_375/2019 du 12 juin 2019 consid. 3.2). En l'espèce, le recourant n'allègue aucune circonstance extraordinaire, au sens de la jurisprudence, susceptible de justifier une réduction de peine au regard de sa vie professionnelle et familiale; les circonstances décrites s'appliquent de manière comparable à un grand nombre de personnes (voir par exemple les arrêts 6B_694/2020 du 17 juin 2021 consid. 4.1.2 et 6B_1235/2018 du 28 septembre 2020 consid. 5). Concernant la culpabilité subjective, le recourant reproche aux juges cantonaux d'avoir omis de tenir compte du fait qu'il consommait de l'alcool et du cannabis avant les assauts nocturnes qui lui sont reprochés, ce qui impliquerait qu'il n'aurait pas été dans son état normal au moment de la commission des faits reprochés. Cet élément aurait dû conduire la cour cantonale à retenir une culpabilité moyenne à lourde. En l'espèce, la juridiction précédente a tenu compte du fait qu'après leur séparation, le recourant et l'intimée avaient pris l'habitude de s'enivrer et de consommer du cannabis avant d'entretenir des relations sexuelles (cf. arrêt attaqué, consid. 2.4.2 p. 14 et 2.4.3, 2e§ p. 15-16). Or le recourant se contente de livrer sa propre appréciation des conséquences liées à cette consommation dans une démarche purement appellatoire, partant irrecevable. Par surabondance, il ne prétend pas que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en considérant implicitement que ladite consommation d'alcool et de cannabis ne constituait pas un indice suffisant pour douter de sa responsabilité pénale au moment des faits, se fondant notamment sur les vidéos qu'il a lui-même prises à 11 occasions et sur les propos qu'il y tient. Si tant est qu'il faille comprendre que le recourant entend se plaindre de l'absence de mesures d'instruction à cet égard, il est, en tout état de cause, forclos à s'en plaindre devant le Tribunal fédéral (art. 80 al. 1 LTF). En définitive, la peine a été fixée sur la base de critères pertinents et on n'en discerne pas qui auraient été omis à tort. La sanction infligée ne viole donc pas l'art. 47 CP.