Citation: 6B_1005/2020 E. B

Par arrêt du 29 juin 2020, la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal du canton de Fribourg a partiellement admis l'appel formé par A.________ à l'encontre du jugement de première instance, considérant qu'en l'absence de plainte pénale valable, l'infraction de violation de domicile devait être classée et que l'établissement des faits survenus le 28 décembre 2017 devait être modifié, sans pour autant que cela n'influe sur leur qualification juridique. Cet arrêt se fonde en substance sur les faits suivants. B.a. A.________ et B.________ se sont mariés le 22 juillet 2014. Un enfant du nom de C.________ est né de cette union en 2016. Le couple vit séparé depuis le 19 mars 2017. Le 29 mars 2017, B.________ a déposé une requête de mesures protectrices de l'union conjugale auprès du Président du Tribunal civil de l'arrondissement de la Gruyère. B.b. A.________ a, et ce à un nombre indéterminé de reprises entre le 30 août 2015 et le 18 mars 2017, régulièrement injurié et menacé son épouse (menaces de mort, de la battre et de la priver de leur enfant). De plus, dans la même période, il l'a également serrée au cou et lui a asséné des coups de poing et de pied à un nombre indéterminé de reprises, lui causant notamment des hématomes aux jambes. En particulier, le 18 mars 2017, A.________ a injurié son épouse en la traitant notamment de "pute", l'a menacée en lui déclarant qu'il allait lui casser la tête et en brandissant un couteau de cuisine, lui a asséné plusieurs gifles et coups de poing à la tête et l'a frappée à deux reprises avec sa ceinture au niveau du dos. Entre le 24 et le 28 mars 2017, A.________ a dissimulé des effets personnels appartenant à son épouse, d'une valeur estimée entre 2'000 et 3'000 fr., au domicile conjugal. Les 14 et 16 avril 2017, il s'est rendu à l'appartement qui avait été mis à la disposition de son épouse par l'association Y.________ et y a pénétré sans l'accord de la prénommée. Le 24 septembre 2017, alors que B.________ se trouvait avec son fils et D.________ à X.________, A.________ est arrivé sur les lieux et une altercation s'en est suivie. A cette occasion, il a traité B.________ de "pute", a menacé de la tuer et de s'en prendre à son frère. De plus, B.________ a dû rester sur les lieux pendant deux à trois heures, contre son gré. Plus tard, A.________ lui a également envoyé des messages dans lesquels il a menacé de la détruire et de s'en prendre à son frère si elle ne remplissait pas certaines conditions. A une date indéterminée précédant le 30 octobre 2017, A.________ s'est emparé du téléphone portable de son épouse, l'a injuriée et l'a menacée. Le 12 décembre 2017, A.________ a saisi son épouse par le bras et l'a tirée en arrière, a émis des menaces contre elle tout en l'agrippant au niveau des cheveux et lui a dérobé son téléphone portable. De plus, le 5 décembre 2017, dans un parking à X._______, A.________ a menacé B.________ avec un couteau. Enfin, depuis la séparation et sa prise en charge par l'association Y.________, B.________ a été constamment suivie par A.________, ce qui a eu pour conséquence de lui faire changer ses habitudes par crainte d'être à nouveau injuriée, menacée ou brusquée par ce dernier. Le 3 décembre 2017, A.________ a saisi le bras de D.________ ainsi que l'écharpe qu'elle portait autour du cou, a proféré des injures et des menaces à son encontre, lui a par la suite téléphoné à de nombreuses reprises et envoyé de nombreux messages comportant des injures et des menaces. Le 28 décembre 2017, A.________ est arrivé tout d'un coup vers son épouse et D.________ et a immédiatement frappé cette dernière au visage. Il les a insultées et menacées, a craché sur D.________ et a assené deux coups de poing au visage de son épouse avant d'être repoussé par la sécurité et d'autres passants, puis a continué de proférer des menaces à leur encontre.