Citation: 8C_454/2023 E. 4.4

4.4. Cette critique est mal fondée. Comme exposé en détail et de manière convaincante par le docteur F.________, le docteur E.________ a établi les limitations fonctionnelles du recourant en prenant en considération un cumul d'atteintes à la santé, dont plusieurs sont sans lien de causalité naturelle avec les accidents de juin 2009 et de janvier 2020, qui n'ont touché que les chevilles. Il a ainsi diagnostiqué et tenu compte d'une coxarthrose bilatérale, sévère à gauche, qui requérait selon lui la pose d'une prothèse totale de hanche à court ou moyen terme. Il a également fait état d'une arthrose du Lisfranc. Or, selon le docteur F.________, une telle arthrose, qui du reste n'apparaît pas sur les imageries, ne correspond pas aux fractures consécutives aux accidents, l'interligne de Lisfranc ayant toujours été épargnée par les mécanismes (en tout cas) initiaux lors des deux événements accidentels. Le docteur E.________ a en outre inclus dans son analyse une obésité (de grade II) et une amaurose de l'oeil gauche, qui sont également sans rapport avec les accidents. Le recourant ne se prévaut d'aucun avis médical remettant en cause les constatations persuasives du docteur F.________. C'est donc à bon droit que la cour cantonale a conclu qu'il n'y avait pas lieu de s'écarter des limitations fonctionnelles retenues par l'intimée sur la base des évaluations concordantes des médecins de la CRR et de ses médecins d'arrondissement.