Citation: 1P.404/2000 29.09.2000 E. 1

Toutefois, le Code de procédure pénale jurassien, qui prévoit la participation à la procédure de pourvoi en nullité en faveur de tiers qui ne sont pas parties à la procédure (art. 326 ch. 3 à 5 CPP jur.), ne définit pas les conditions dans lesquelles les personnes doivent être traitées sous l'angle des frais de justice. Cette question relève de l'appréciation des juges cantonaux que le Tribunal fédéral ne revoit que sous l'angle restreint de l'arbitraire, au même titre que la question de savoir si un particulier peut ou non bénéficier de la qualité de partie, en l'absence de disposition spécifique à cet égard (cf. arrêt du 31 octobre 1980 en la cause W. contre Tribunal administratif du canton de Genève, consid. 3 reproduit à la SJ 1981 p. 573). Dans le cas présent, soit en application de l'art. 326 ch. 4 ou 5 CPP jur. ou de l'art. 351 al. 2 CPP jur. , la Cour pénale avait des raisons suffisantes pour associer O.________ à la procédure de pourvoi en nullité, dès lors que sa prise de position pouvait apporter des éclaircissements utiles sur les faits reprochés au recourant et contestés par celui-ci. La position défendue par l'intimé ayant finalement été retenue par la Cour pénale, il n'était pas arbitraire de lui allouer des dépens à la charge du recourant en application de l'art. 356 al. 1 CPP jur. (cf. Felix Huber, Die Beiladung insbesondere im Zürcher Baubewilligungsverfahren, in ZBl 90/1989 p. 233 ss, notamment p. 260), et ceci même si la solution inverse était également soutenable.