Citation: 6B_165/2023 E. 1.2.4

1.2.4. Le recourant soutient encore que la cour cantonale ne pouvait se fonder sur le rapport de police du 10 mars 2020 pour conclure à sa culpabilité des différents chefs d'infractions retenus, dans la mesure où celui-ci contenait de graves incohérences. En effet, il ressortait de ce rapport que la bagarre concernait une dizaine de personnes, sept ayant été identifiées en qualité de prévenues, tandis que trois personnes l'étaient au titre de personnes appelées à donner des renseignements. Or, en définitive, seuls C.C._________, D.C._________ et le recourant avaient conservé le statut de prévenus, les quatre autres individus ayant bénéficié d'une ordonnance de non-entrée en matière. Le grief du recourant, qui se borne essentiellement à opposer son appréciation de la force probante d'un moyen de preuve à celle de la cour cantonale, apparaît d'ores et déjà irrecevable pour ce motif. Au demeurant, il sied de retenir que le rapport ne contient aucune incohérence intrinsèque, puisqu'il identifie toutes les personnes décrites comme étant en train de se bagarrer sur la chaussée à l'arrivée des forces de l'ordre. Le rapport précise encore que quatre d'entre eux affirmaient avoir adopté une attitude purement défensive, ceux-là mêmes qui bénéficieront par la suite d'une ordonnance de non-entrée en matière fondée sur le fait justificatif spécial de l'art. 133 al. 2 CP (cf. consid. 2 ci-après). Dans cette mesure, le grief du recourant, supposé recevable, est sans consistance.