Citation: 9C_803/2013 E. 3.2.2

3.2.2. En ce qui concerne ensuite les critiques du recourant à l'encontre de l'évaluation psychiatrique du docteur B.________ - avant tout, l'absence des critères diagnostics du trouble dépressif selon la CIM-10 dans les constatations objectives de l'expertise du 25 janvier 2010 -, elles tombent également à faux. S'il est vrai que la partie du rapport d'expertise consacrée au status psychiatrique de l'assurée est relativement succincte et comprend davantage une énumération de symptômes absents chez l'assurée ("pas de ralentissement psychomoteur", ni "symptômes de la lignée psychotique") que celle d'éléments constatés lors de l'examen, le psychiatre a cependant complété ses conclusions par écrit le 13 août 2012 et par oral le 8 mars 2013. Il a alors indiqué qu'à l'époque de son investigation clinique, l'assurée souffrait d'un état dépressif et mentionné l'ensemble des symptômes sur lesquels reposait son diagnostic. Il a par ailleurs expliqué que les données subjectives rapportées par l'intimée constituaient un tableau clinique cohérent, sans qu'il eût relevé de discordance entre les plaintes et le comportement observé. Il résulte dès lors des remarques complémentaires de l'expert psychiatre que son examen clinique de l'assurée comportait les aspects déterminants dans le domaine psychiatrique que sont l'anamnèse, la description des symptômes et l'observation du comportement de l'assuré (cf. arrêt I 391/06 du 9 août 2006 consid. 3.2.2). Ses conclusions (complétées) reposaient donc sur ses observations cliniques (attitude, comportement et propos de l'intimée pendant les entretiens) en sus des plaintes et données subjectives exprimées. Pour le reste, en se limitant à soutenir que les arguments soulevés par le SMR étaient susceptibles d'éveiller des doutes raisonnables sur les conclusions des experts, le recourant ne démontre pas le caractère arbitraire de l'appréciation de la juridiction cantonale. Par ailleurs, en reprochant aussi aux premiers juges d'avoir écarté à tort les rapports d'examen des docteurs L.________ et G.________ (des 28 janvier 2008 et 21 avril 2008), il n'expose pas en quoi ceux-ci auraient été propres à établir le caractère arbitraire des constatations de l'autorité cantonale de recours relatives à la capacité de travail de l'assurée, fondées sur les expertises judiciaires postérieures aux examens effectués au sein du SMR. En conséquence, le Tribunal fédéral n'a pas à s'écarter de l'appréciation de la juridiction cantonale, selon laquelle l'assurée présentait une incapacité de travail de 50 % dans toute activité. Les griefs y relatifs du recourant sont mal fondés.