Citation: U 399/00 21.06.2001 E. 1

Certes, on relèvera que, dans le rapport de sortie du 15 juin 1998, les médecins de la Clinique de réadaptation parlent d'un status consécutif à un "tassement axial traumatique" du rachis lombaire à l'occasion de la chute du 30 septembre 1996. Que cet accident ait pu aggraver l'atteinte dégénérative du dos en entraînant un tassement du rachis lombaire ne saurait, toutefois, remettre en cause les conclusions de la juridiction cantonale, selon lesquelles il ne subsiste plus, au-delà du 7 mars 1999, de lien de causalité naturelle entre les événements des 30 septembre 1996 et 27 février 1998 et cette affection. En effet, il n'y a aucune raison de s'écarter sur ce point de l'appréciation du docteur R.________ en ce qui concerne le statu quo sine. d) Il est constant que le recourant est atteint de troubles statiques. Lors de l'examen du 13 août 1998, le docteur R.________ notait l'absence de déficit périphérique à l'examen neurologique succinct, notamment pas de déficit moteur aux membres inférieurs; pas de véritable limitation fonctionnelle. Il retrouvait un discret effacement de la lordose physiologique lombaire, ce qui, dans le cadre de troubles statiques, pourrait expliquer en partie la longue évolution de la symptomatologie douloureuse après deux chutes qui ne se sont pas soldées par des lésions objectivables sur le plan neurologique et radiologique. Lors de l'examen par le médecin d'arrondissement du 25 janvier 1999, l'assuré présentait sur un plan strictement médical un syndrome lombo-vertébral chronique, avec effacement partiel de la lordose lombaire. Lors de l'examen du 26 février 1999, le docteur R.________ retrouvait à l'examen clinique du rachis des troubles statiques sous la forme d'un effacement partiel de la lordose lombaire ainsi qu'un syndrome lombo-vertébral sans limitation fonctionnelle et sans déficit périphérique à l'examen neurologique succinct. Contrairement à ce que semble croire le recourant, cela ne nécessite pas une instruction complémentaire sur le plan neurologique. En effet, le docteur A.________, dans son rapport du 11 décembre 1996, a constaté que le status neurologique était normal. En outre, l'assuré ne présentait aucun problème neurologique, que ce soit lors de son séjour du 24 février au 4 avril 1997 à la Clinique de réadaptation ou lors d'un examen du 7 octobre 1997 (rapport de la clinique de réadaptation du 17 octobre 1997). Enfin, dans le rapport de sortie du 15 juin 1998, les médecins de la clinique de réadaptation ont posé le diagnostic de myoténopériostoses localisées au niveau de la ceinture pelvienne, sans déficits neurologiques, ce qu'ils ont confirmé dans le rapport du 3 décembre 1998. Se référant à la littérature médicale, le docteur R.________, lors de l'examen du 26 février 1999, a considéré que les troubles statiques étaient un facteur, indépendant des accidents incriminés, qui jouait désormais un rôle prépondérant. En ce qui concerne les troubles dorsaux, le statu quo sine était donc atteint à ce moment-là. Avec les premiers juges, la Cour de céans n'a aucune raison de s'écarter de cette appréciation. Tant que le statu quo sine n'était pas atteint, l'intimée n'avait aucune raison de mettre un terme au versement de ses prestations. e) S'agissant du syndrome fibromyalgique, évoqué par le docteur R.________ lors de l'examen du 26 février 1999 comme constituant l'une des causes, indépendante des deux accidents assurés, de l'incapacité de travail du recourant, les premiers juges se sont ralliés à l'avis de ce praticien. Ils ont constaté qu'il s'agit d'une affection dont l'origine est notoirement multifactorielle et que l'existence d'un rapport de cause à effet entre les accidents incriminés et le syndrome fibromyalgique ne saurait être qualifiée de probable dans le cas particulier. Cette constatation n'est pas critiquable. La requête d'expertise médicale multidisciplinaire est mal fondée.