Citation: 6B_127/2015 E. 1

En ce qui concerne la crédibilité du témoignage, il ressort des débats de première instance du 31 mars 2014 que si A.________ n'a pas, à cette occasion, désigné une nouvelle fois le recourant comme faisant partie du groupe des émeutiers, il ne s'est pas non plus rétracté. Il a indiqué, au contraire, qu'il n'avait pas de raison de mentir lors de son témoignage de février 2009 mais qu'à ce jour, il ne se souvenait plus des évènements de janvier 2009, ce qui paraît compréhensible au vu du temps écoulé. Même à admettre que le témoin aurait cherché à relativiser la portée de sa première déclaration, notamment en rappelant sa consommation d'alcool le soir en question, cela ne signifie pas encore que la cour cantonale serait tombée dans l'arbitraire en privilégiant son témoignage initial, livré peu de temps après les faits. Comme celle-ci l'a constaté, A.________ connaissait le recourant, ce que ce dernier admet, de sorte qu'il y avait d'autant moins de raison de craindre une erreur lorsqu'il l'a identifié sur la planche photographique. Le recourant n'a pas non plus prétendu que A.________ aurait délibérément menti. Enfin, comme souligné ci-dessus, A.________ n'a jamais déclaré, par la suite, s'être trompé en identifiant le recourant. Il s'ensuit que le recourant ne démontre pas que la cour cantonale aurait apprécié les preuves de manière manifestement erronée en retenant que la mise en cause du recourant par A.________ n'était pas dépourvue de toute valeur probante.