Citation: P 9/06 02.02.2007 E. 4

4.1 Les premiers juges ont condamné la caisse à prendre en charge une partie seulement des frais de traitement facturés par le docteur B.________ le 28 mai 2001. Ils ont déduit de cette facture certains postes concernant un traitement de racine, une radiographie, un amalgame et une dent provisoire (dent 16), ainsi qu'une dent provisoire (dent 15). Le docteur P.________ avait en effet considéré que la dent 16 aurait dû être extraite et la dent 15 reconstituée en composite sur vis radiculaire, sans recourir à une couronne provisoire. La recourante conteste ces déductions et demande que la caisse soit condamnée à prendre en charge la totalité des frais de traitement facturés le 28 mai 2001 par le docteur B.________. Elle fonde son argumentation, pour l'essentiel, sur le fait qu'elle ne pouvait pas connaître le plan de traitement de l'expert lorsqu'elle a suivi le traitement litigieux. 4.2 A la demande de la caisse, mais après avoir réalisé une partie des restaurations dentaires litigieuses, le docteur B.________ a proposé deux variantes de plan de traitement pour plus de 3'000 fr. Il ressort par ailleurs des constatations du docteur P.________ que de nombreuses dents nécessitaient des soins et qu'une planification globale était nécessaire. Dans ces conditions, l'établissement d'un plan de traitement comprenant un devis, à soumettre à l'intimée, était une mesure opportune, indépendamment des conditions posées par l'art. 8 al. 3 OMPC. A défaut, la recourante s'exposait à suivre des traitements dont le caractère simple, économique et adéquat serait par la suite contesté et à devoir, en fin de compte, assumer seule tout ou partie des frais occasionnés. Elle ne saurait aujourd'hui tirer argument de l'absence d'un plan de traitement approuvé par la caisse pour exiger le remboursement des frais encourus, bien que toutes les conditions légales ne soient pas remplies, alors même qu'elle a tout au long de la procédure contesté son obligation de soumettre des devis pour les soins prodigués par le docteur B.________. Ses conclusions sont donc mal fondées, en tant qu'elles portent sur le remboursement des frais de traitement facturés le 28 mai 2001 par son médecin traitant.