Citation: 8D_2/2014 E. 7.2

7.2. Les premiers juges considèrent à ce propos que la manière dont la situation des époux a été traitée par l'autorité est pour le moins choquante. Il n'était pas compréhensible, en effet, que lors de l'examen de leur candidature et de leur situation financière en février 2012, l'OLO ait confirmé leur droit à une subvention personnalisée correspondant à plus d'un tiers de leur loyer sans les informer de sa suppression programmée, découlant de l'entrée en vigueur de l'art. 23B al. 4 LGL. Celle-ci avait pourtant été fixée au 1 er avril 2013 par arrêté du Conseil d'Etat du 16 mars 2010 et publiée dans la feuille officielle du 24 mars 2012. Ce changement de législation, poursuivent les premiers juges, était connu de l'OLO et a pesé dans la décision des recourants de prendre un nouveau logement. La juridiction cantonale a toutefois estimé que l'attitude de l'administration ne pouvait fonder le droit à la subvention litigieuse. En effet, la décision de l'OLO du 28 mars 2013 constituait certes une promesse concrète de sa part. Toutefois, entre le 28 mars 2013 et le 10 avril 2013, date de la révocation de cette décision, les époux n'avaient pas pris, sur la base de cette promesse, des dispositions sur lesquelles ils ne pouvaient revenir sans subir de préjudice.