Citation: 6B_456/2015 E. 2.4.5

2.4.5. Au vu de ce qui précède, la période de 140 jours visée par les conclusions du recourant n'apparaît pas conforme aux exigences de l'art. 3 CEDH. Durant ce laps de temps, il ressort du document " parcours cellulaire " figurant au dossier que la cellule en question n'a été occupée que par 5 détenus les 3 juin, 3 juillet, 21 juillet et 1er septembre 2014, soit durant 4 nuits. Il y a lieu de préciser d'office (art. 105 al. 2 LTF) en ce sens la constatation selon laquelle sur les 265 nuits de détention prises en considération par la cour cantonale, l'occupation de la cellule avait été réduite durant 21 nuits, souvent non consécutives (supra consid. B). Il convient donc de constater que le recourant a subi 136 jours de détention dans des conditions illicites et de renvoyer la cause à la cour cantonale afin qu'elle détermine les conséquences de cette violation, cas échéant, sur la peine infligée au recourant (ATF 140 I 125 consid. 2.1 p. 128).