Citation: 4A_170/2020 E. 4

Aux termes de l'art. 42 al. 2 LTF, la motivation d'un recours adressé au Tribunal fédéral doit indiquer succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit. Lorsque la décision repose sur plusieurs motivations indépendantes, alternatives ou subsidiaires, et que chacune d'elles suffit à sceller le sort de la cause, la partie recourante doit démontrer que chacune de ces motivations est contraire au droit; à défaut, la motivation du recours n'est pas suffisante (ATF 143 III 364 consid. 2.4 i.f. p. 368; 138 I 97 consid. 4.1.4 p. 100). Cette exigence n'est en l'espèce pas satisfaite. En effet, la Cour de justice refuse l'entrée en matière parce que le résultat des investigations nouvellement exécutées est « postérieur à la décision » aux termes de l'art. 328 al. 1 let. a CPC, parce que la défenderesse aurait pu, en agissant avec la diligence appropriée, faire exécuter ces investigations plus tôt, avant la clôture de la phase de l'allégation, et enfin parce que les prétentions fondées sur la garantie en raison des défauts ont été rejetées non seulement au motif que les défauts de l'ouvrage n'étaient pas établis, mais aussi au motif que la maîtresse de l'ouvrage avait tardé à en donner avis à l'entreprise. L'arrêt présentement attaqué repose ainsi sur trois motivations alternatives. La défenderesse conteste les deux premières de ces motivations mais elle omet totalement de discuter la troisième. Il s'ensuit que le recours formé contre ce même arrêt est irrecevable au regard de l'art. 42 al. 2 LTF.