Citation: 9C_6/2024 E. 4.2

4.2. Les griefs de l'assuré sont mal fondés. En effet, comme l'ont dûment exposé les juges précédents, le délai de 30 jours accordé aux parties par l'art. 57a al. 3 LAI pour faire part de leurs observations concernant les préavis rendus par les offices AI conformément à l'art. 57a al. 1 LAI est un délai légal non prolongeable (cf. ATF 143 V 71 consid. 4.3.4 sur l'art. 57a al. 3 Projet-LAI [FF 2011 5301, 5400 ch. 2]; cf. aussi arrêt 8C_557/2023 du 22 mai 2024 consid. 5.3.1), ce que l'assuré ne conteste du reste pas. À cet égard, l'argumentation du recourant selon laquelle il n'aurait pas sollicité une prolongation du délai légal de 30 jours, dès lors qu'il avait déposé des objections le 25 janvier 2022, ne peut pas être suivie, au regard déjà de la demande de prolongation y figurant ainsi que de ses courriers successifs des 31 mars et 29 avril 2022, dans lesquels il requiert expressément "une prolongation de délai". Il affirme à ce propos que dans la mesure où il avait respecté le délai légal, il devait pouvoir, dans un deuxième temps, disposer du temps nécessaire à l'obtention des rapports médicaux afin de "compléter ses objections, par la mise en oeuvre d'une contre-expertise", sous peine d'être "privé de la garantie du double degré de juridiction". Or ce point de vue n'est pas pertinent dès lors déjà que la démarche annoncée par l'assuré le 25 janvier 2022 ("nous allons produire des rapports médicaux") n'a apparemment pas été concrétisée plus avant au terme de la prolongation du délai accordée par l'intimé au 30 avril 2022. À ce moment-là, le recourant s'est limité à requérir un nouveau délai, sans alléguer ni partant démontrer qu'il avait effectivement entrepris des démarches pour produire le rapport médical annoncé dans ses objections du 25 janvier 2022.