Citation: 1C_496/2016 E. 1

Le recourant ne prétend pas que la limitation du champ d'application de la grâce aux peines à l'exclusion des mesures serait arbitraire ou d'une autre manière contraire au droit. Il ne s'attache pas davantage à démontrer en quoi le retrait du permis de conduire constituerait une peine dont l'exécution pourrait être remise en cause par l'octroi de la grâce et non pas simplement une mesure. Il se borne à affirmer que le retrait du permis de conduire revêtirait un caractère pénal et qu'il ne peut être prononcé que par un magistrat, ce qui ne serait pas le cas des employés du Service des automobiles et de la navigation. Il n'indique toutefois pas sur quel fondement juridique il entend étayer cette affirmation. Le recours revêt un caractère appellatoire qui n'est pas compatible avec les exigences de motivation déduites des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF et rappelées ci-dessus. Par ailleurs, la cour cantonale a répondu au grief tiré de la prétendue incompétence du Service des automobiles et de la navigation en précisant qu'il suffisait, au regard des garanties constitutionnelles de l'accès au juge, que la décision prise en première instance puisse être portée devant une autorité judiciaire pour satisfaire aux exigences déduites quant à l'accès au juge, ce qui était le cas en l'occurrence de la Cour de droit administratif et public. Or le recourant ne développe aucune argumentation à ce sujet qui permettrait de tenir l'arrêt attaqué pour non conforme au droit. Le recourant prétend également que l'obligation qui lui est faite de se soumettre à une expertise d'un psychologue du trafic serait contraire aux art. 16 al. 3 et 17 al. 4 LCR. Cette argumentation ne permet pas de démontrer en quoi la cour cantonale aurait méconnu le droit en considérant que le retrait du permis de conduire était une mesure et non une peine et ne se rapporte pas à l'objet du litige devant le Tribunal fédéral, limité à la recevabilité de la demande de grâce. Pour le surplus, le recourant rappelle qu'au moment des faits ayant abouti au retrait de sécurité de son permis de conduire, il se rendait sur son lieu de travail et n'était pas alcoolisé; il relève également qu'un permis de conduire lui est indispensable pour retrouver un emploi dans sa profession de cuisinier soumis à des horaires irréguliers et soutient que l'impossibilité de s'acquitter des frais d'expertise équivaut à un retrait définitif de son permis de conduire. Ces arguments se rapportent au fond de la demande de grâce que l'autorité cantonale n'a pas abordé et sont sans rapport avec l'objet du litige limité à l'irrecevabilité de cette demande.