Citation: 5A_302/2024 E. 3.3

3.3. En l'espèce, la recourante ne conteste pas que, comme l'a retenu l'autorité cantonale, elle n'ignorait pas, avant l'échéance du délai d'appel courant contre l'ordonnance du 16 août 2022, que les enfants seraient scolarisés en France et qu'elle aurait de ce fait à supporter des frais relatifs à l'exercice de son droit de visite à F.________. Elle ne conteste pas davantage que ces dépenses consisteraient en des frais de transport, de logement et de nourriture. Or, dès lors que de telles charges peuvent raisonnablement être estimées sur la base de données librement accessibles (par exemple coût moyen du billet de train, de frais d'hôtel ou de location d'un bien immobilier et de frais de nourriture), l'autorité cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en considérant qu'elles n'avaient pas à être éprouvées pour que l'on puisse exiger de la recourante qu'elle les estime et les chiffre dès que possible, à savoir au plus tard durant le délai d'appel courant contre l'ordonnance du 16 août 2022. Le raisonnement de la juridiction précédente est d'autant moins insoutenable que ce n'est pas parce que la recourante produirait des pièces relatives à ses dépenses effectives que cela signifierait pour autant que ces dernières devraient être admises; elles pourraient en effet être revues à la baisse par l'autorité compétente en raison de leur caractère excessif et ramenées à un niveau raisonnable. L'argumentation de la recourante ne tient ainsi pas. Il suit de ce qui précède que la recourante ne parvient pas à faire apparaître comme choquante la motivation cantonale concernant le caractère prévisible, tant sur le principe que sur le montant, des frais du droit de visite préalablement à l'exercice effectif de ce droit. Il s'ensuit que les griefs, celui relatif à l'accès au juge compris, dès lors que les art. 29a Cst. et 6 § 1 CEDH n'ont pas de portée propre dans le présent contexte, doivent être rejetés dans la mesure de leur recevabilité.