Citation: 4C.148/2006 05.07.2006 E. 1

1.1 Le présent recours a trait à une contestation civile (ATF 130 III 102 consid. 1.1; 129 III 415 consid. 2.1; 128 III 250 consid. 1a et les références). Le défendeur, comme associé autorisé à représenter la société en commandite, a une prétention déduite de l'art. 583 al. 1 CO à procéder à la liquidation. Les juges précédents, à la requête du demandeur, ont révoqué, pour de justes motifs au sens de l'art. 583 al. 2 CO, les pouvoirs du défendeur d'opérer la liquidation de X.________. L'objet du différend porte sur un droit social du recourant et, partant, un droit privé subjectif (ATF 69 II 33 consid. 2 confirmé à l'ATF 119 II 119 consid. 3a p. 123). 1.2 Quand bien même la prétention de l'associé gérant à effectuer la liquidation, à l'égale de celle d'un associé non gérant à révoquer le premier et à nommer un autre liquidateur, ne sont pas en tant que telles de nature pécuniaire, elles poursuivent chacune l'intérêt patrimonial à ce que soit fixée la part de l'associé au résultat de liquidation, ce qui signifie qu'elles entrent dans la catégorie des contestations civiles à caractère pécuniaire (cf. ATF 120 II 393 consid. 2 p. 395). A considérer les parts de liquidation en jeu, la valeur litigieuse de l'art. 46 OJ est atteinte dans tous les cas de figure (cf., à propos de la valeur litigieuse dans un partage successoral, ATF 127 III 396 consid. 1b). 1.3 Interjeté contre un arrêt final rendu en dernière instance cantonale par un tribunal supérieur (art. 48 al. 1 OJ), le recours en réforme est en principe recevable, puisqu'il a été déposé en temps utile (art. 54 al. 1 OJ). 1.4 L'art. 55 al. 1 let. b in principio OJ prescrit que l'acte de recours doit contenir l'indication exacte des points attaqués de la décision et des modifications demandées. Le Tribunal fédéral ne saurait aller au-delà des conclusions des parties, qui ne peuvent en prendre de nouvelles (ATF 118 II 93 consid. 1a p. 94; 113 II 450 consid. 3d p. 458; 94 II 209 consid. 4 p. 211). Devant la cour cantonale, le défendeur avait conclu à l'annulation du jugement de première instance et à ce que le demandeur soit renvoyé à faire valoir ses droits dans le cadre de l'art. 580 CO. Il apparaît donc que la conclusion que le recourant prend dans la présente instance tendant à ce que X.________ ne soit pas dissoute est bien nouvelle, d'où son irrecevabilité.