Citation: 8C_3/2022 E. 5.3.3

5.3.3. Concernant les répercussions des troubles de l'équilibre retenus sur la capacité de travail de la recourante dans une activité adaptée à partir de 2004, il est vrai qu'on peut observer une certaine incohérence entre la première et la seconde appréciation des docteurs L.________ et M.________, ce que les juges cantonaux ont omis de relever. En effet, ces experts avaient précédemment, et chacun de son côté, attesté à ce titre une diminution de rendement de l'ordre de 20 à 25 %, et cela même dans une activité sédentaire adaptée telle qu'un travail de bureau qui, à n'en pas douter, respecte les limitations fonctionnelles qu'ils ont fixées (voir leurs réponses aux questions 8.4 et 8.5; rapports des 28 février et 1er avril 2014). Cela dit, on peut raisonnablement admettre, en raison justement de leur avis concordant à ce sujet à l'issue de leur première évaluation, que l'absence d'une réduction similaire dans leurs rapports subséquents des 4 septembre et 4 octobre 2020 n'est pas le résultat d'une prise en compte d'éléments nouveaux négligés ou ignorés jusque-là, mais bien plutôt le fruit d'une inadvertance de leur part. Une telle conclusion s'impose d'autant plus que le docteur M.________ a bien indiqué que la capacité de travail dans une activité adaptée était la même depuis toujours et qu'elle n'avait pas évolué (rapport du 4 octobre 2020 chiffres 6.2 et 6.3). Dans la mesure où la neuropathie et l'atteinte vestibulaires participent à parts égales dans la diminution de la capacité de travail globale de la recourante, il convient de retenir que, s'agissant des seules conséquences de l'accident assuré, celle-ci présente une diminution de rendement de 12,5 % (50 % de 25 %) dans toute activité adaptée à ses limitations.