Citation: 6B_332/2020 E. 3.3

3.3. La cour cantonale a relevé que l'intimé avait constamment nié avoir séquestré la recourante, l'avoir menacée, frappée ou blessée. Elle a exposé que, si diverses constatations médicales provenant des thérapeutes de la recourante semblaient accréditer l'existence de violences conjugales de la part de l'intimé, il n'en demeurait pas moins que la recourante, au moment d'exposer les faits spécifiquement reprochés à son époux, avait livré des versions variables, incohérentes, voire même contraires aux éléments objectifs du dossier (jugement attaqué, p. 14). L'instance précédente a estimé que toutes ces contradictions ne pouvaient pas s'expliquer par des problèmes de traduction, ni par le faible degré d'instruction de la recourante. Elle a dès lors jugé que, compte tenu des incohérences contenues dans les déclarations de la recourante, et en l'absence d'autres preuves, une condamnation de l'intimé sur la base des seules déclarations de la recourante devait de manière générale être exclue et ne pourrait intervenir que si sa culpabilité était établie par d'autres éléments de preuve. La recourante reproche, de manière générale, à la cour cantonale d'avoir considéré que ses déclarations étaient incohérentes ou contradictoires, de ne pas avoir relevé les contradictions dans les déclarations de l'intimé et de ne pas avoir tenu compte de l'ensemble des circonstances (mémoire de recours, p. 25 ss); dans la mesure où elle développe également ces griefs en lien avec les infractions reprochées, ceux-ci seront examinés ci-après (cf. infra consid. 3.4-3.8). La recourante reproche en outre à la cour cantonale d'avoir omis de prendre en compte les certificats médicaux, les certificats LAVI et les déclarations de ses thérapeutes. La cour cantonale n'a pas omis ces éléments; elle a cependant considéré que les déclarations de la recourante relatives aux faits qu'elle reprochait à l'intimé étaient incohérentes, voire contraires aux éléments objectifs du dossier. La recourante ne démontre pas en quoi cette appréciation est arbitraire ni en quoi ces pièces permettraient d'établir la culpabilité de l'intimé, étant relevé que celles-ci se bornent essentiellement à rapporter les déclarations de l'intéressée et varient également quant aux faits qui sont reprochés à l'intimé (cf. jugement de première instance, p. 31). Son grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.