Citation: 5P.121/2000 25.07.2000 E. 4

4.- Le recourant reproche ensuite à l'autorité cantonale d'être tombée dans l'arbitraire en confiant le droit de garde à la mère. Selon la jurisprudence constante, une décision n'est pas arbitraire parce qu'une autre solution est concevable, voire préférable, mais lorsqu'elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et incontesté, ou contredit de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité (ATF 125 II 10 consid. 3a p. 15; 124 IV 86 consid. 2a p. 88 et les arrêts cités). Tel n'est pas le cas en l'espèce. L'attribution de la garde provisoire d'une fillette de cinq ans à sa mère, dont les capacités éducatives - dans l'attente des résultats de l'expertise psychologique ordonnée à cette fin - ne sont pas remises en cause à ce stade de la procédure, ne saurait être qualifiée d'arbitraire, d'autant que l'enfant vit depuis plus d'un an avec elle. En outre, la cour cantonale a relevé que, même si les parents ont une aptitude égale à prendre soin de l'enfant, il n'est pas judicieux que celle-ci soit subitement et sans préparation adéquate confiée à son père, avec lequel elle n'a entretenu que des relations épisodiques, compte tenu du climat conflictuel entre les parents. Or, le recourant ne s'en prend pas à cet argument, si ce n'est en lui opposant sa propre opinion, ce qui ne répond pas aux exigences posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ (ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495 et les arrêts cités).