Citation: 2C_521/2020 E. 4.1

4.1. La première question invoquée est en lien avec le respect du volet pénal de l'art. 6 CEDH, dont le recourant soutient qu'il aurait été violé par le refus de l'instance précédente de tenir une audience publique. Tout en admettant que le Tribunal fédéral a déjà nié l'application de cette disposition s'agissant de l'assistance administrative internationale en matière fiscale (ATF 139 II 404 consid. 6 p. 419 s.), il soutient qu'un arrêt rendu par la CourEDH le 7 juillet 2015 (arrêt M.N. et autres c. Saint-Marin, req. no 28005/12, arrêt rendu par la 3e Section) implique de revenir sur cette jurisprudence, qui serait dépassée. Le recourant perd de vue que les passages de l'arrêt de Strasbourg qu'il cite ne concernent pas l'art. 6 CEDH, mais la question de l'atteinte à la vie privée découlant de l'art. 8 CEDH que peut constituer la remise de données bancaires (cf. arrêt 28005/12 par. 51-55; cf. aussi, concernant spécifiquement la Suisse en lien avec une demande d'assistance administrative, l'arrêt de la CourEDH G.S.B. c. Suisse, req. no 28601/11 du 22 décembre 2015). Or, le Tribunal fédéral ne le nie pas (cf. ATF 139 II 404 consid. 7.1; arrêt 2C_1044/2016 du 6 août 2018 consid. 5.2). S'agissant de l'art. 6 par. 1 CEDH en revanche, l'arrêt 28005/12 ne permet nullement d'en déduire que le volet pénal de cette disposition devrait s'appliquer à une requête d'assistance administrative internationale en matière fiscale, qui plus est lorsque, comme en l'espèce, rien n'indique qu'une procédure pénale contre le recourant aurait été initiée (cf. arrêt précité, par. 96-98). Cet arrêt ne soulève donc pas une question juridique de principe qui justifierait d'entrer en matière, afin de revenir sur l'ATF 139 II 404 consid. 6.