Citation: 5A_762/2015 E. 1

Le recourant reproche également à la Cour d'appel d'avoir mal apprécié la nouvelle situation financière de l'intimée et d'avoir, ce faisant, violé l'art. 129 CC. En considérant que les charges de l'intimée ont été soulagées d'un montant de 2'000 fr. par mois depuis que la garde de sa fille lui a été transférée, qu'il est admis qu'elle perçoit 600 fr. par mois grâce à des sous-locations et que son train de vie a été arrêté à 10'000 fr. par mois au moment du divorce, il fait valoir que la situation globale de l'intimée s'est améliorée de 26% depuis le jugement de divorce, ce qui justifierait déjà en soi une réduction proportionnelle de la contribution due, à savoir une réduction de 1'560 fr. (26% de 6'000 fr.). S'agissant de la possibilité pour l'intimée d'exercer une activité lucrative à plein temps, il reproche à la cour cantonale d'avoir considéré à tort qu'il ne s'agissait pas d'une circonstance imprévisible. Il soutient que, selon la jurisprudence du Tribunal de céans, ce n'est pas le caractère prévisible ou non des circonstances en tant que telles qui est déterminant, mais bien le fait que les conséquences concrètes de la modification des circonstances ne pouvaient être prises en compte dans le calcul de la rente au moment de la fixation de celle-ci, ce qui serait le cas en l'espèce. Dès lors que les conditions de l'art. 129 CC étaient réunies, il soutient que la Cour d'appel aurait dû fixer à nouveau la contribution d'entretien sur la base de l'art. 125 CC après avoir actualisé tous les éléments et en particulier en imputant un revenu hypothétique plus élevé à l'intimée. Sur ce dernier point, il fait valoir qu'elle disposerait d'une flexibilité et d'une disponibilité accrues depuis le transfert de la garde et qu'elle aurait en outre obtenu un brevet fédéral de formatrice d'adultes ainsi qu'un certificat pour l'enseignement du français pour les professions pédagogiques postérieurement au prononcé du jugement de divorce. Sa situation professionnelle s'était donc améliorée de manière non négligeable, de sorte qu'il soutient que la cour cantonale aurait dû lui imputer un revenu hypothétique de 6'000 fr. pour une activité à plein temps, le revenu arrêté pour son activité à mi-temps s'élevant à 3'000 fr. Au final, le recourant considère que la contribution due à l'entretien de son ex-épouse devrait être ramenée à 1'440 fr. (6'000 fr. - 3'000 fr. [revenu hypothétique supplémentaire] - 1'560 fr. [réduction de 26% de la contribution]).