Citation: 9C_672/2020 E. A

A.a. A.________, née en 1958, a travaillé en qualité d'employée d'administration pour le compte de B.________ depuis 1990, d'abord à temps partiel, puis à plein temps dès juillet 1994. A ce titre, elle a été assurée pour la prévoyance professionnelle auprès de la Caisse de prévoyance du personnel de l'Etat de Fribourg (ci-après: la Caisse de pensions ou la CPPEF) depuis le 1er juillet 1990. A la suite d'un accident de la circulation survenu en mars 2007, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: l'office AI) a reconnu le droit de A.________ à une demi-rente d'invalidité depuis le 1er mars 2008 par décisions des 30 novembre 2009 et 14 janvier 2010 (taux d'invalidité de 50 %). Dans l'intervalle, à partir de mai 2009, l'assurée a diminué son taux de travail à 50 %, puis à 30 % dès le 1er novembre 2010. Le droit de l'assurée à une demi-rente de l'assurance-invalidité a ensuite été supprimé par décision du 13 septembre 2012, confirmée par arrêt du Tribunal cantonal du canton de Fribourg, Ie Cour des assurances sociales, du 31 mars 2014, dès le premier jour du deuxième mois suivant la notification de la décision administrative. Par décisions des 3 et 24 octobre 2018, faisant suite à une nouvelle demande de prestations déposée par l'assurée en mars 2016, l'office AI lui a accordé une rente entière d'invalidité dès le 1er janvier 2017 fondée sur un taux d'invalidité de 100 %. Entre autres éléments de calcul pour déterminer le taux d'invalidité, l'office AI a fixé un revenu sans invalidité de 88'660 fr. 60. A.b. Entre-temps, en septembre 2016, A.________ s'est adressée à la Caisse de pensions afin de solliciter des prestations de préretraite à partir du 1er janvier 2017. La Caisse de pensions lui a accordé une pension mensuelle de retraite de la prévoyance professionnelle de 632 fr. 70 et une avance AVS de 924 fr. 35 dès cette date (correspondance du 10 janvier 2017). Après que la première décision de l'office AI du 3 octobre 2018 lui a été notifiée, la CPPEF a informé l'assurée notamment qu'elle mettait fin au versement de la pension de retraite au 30 septembre 2018 et qu'elle allait désormais lui allouer des prestations d'invalidité (correspondance du 4 octobre 2018). Le 12 mars 2019, la CPPEF a ensuite fixé le montant de la rente d'invalidité à 698 fr. 40, tout en précisant qu'aucune pension ne serait versée, étant donné que le 90 % du revenu sans invalidité de l'assurée (qu'elle a fixé à 25'998 fr. 70 en se fondant sur le salaire perçu par l'intéressée en dernier lieu pour son activité à 30 %) était déjà couvert par la rente de l'assurance-invalidité (qui s'élevait à 24'558 fr. par année). Après que l'assurée a contesté le calcul de surindemnisation, puis requis le versement d'une rente mensuelle d'invalidité de 698 fr. 40 (correspondances des 29 mai et 3 juillet 2019), la Caisse de pensions a maintenu sa position, en invoquant notamment ne pas être liée par "les chiffres de l'Office AI" pour la surindemnisation (correspondance du 19 août 2019).