Citation: 9C_161/2010 25.10.2010 E. 2

La juridiction cantonale a retenu que l'administrateur, conscient de ses obligations puisqu'il occupait cette fonction depuis de nombreuses années et affirmait avoir requis à plusieurs reprises du directeur le règlement des cotisations sociales, aurait dû prendre les mesures plus concluantes commandées, notamment, par le non-respect des instructions données. Elle a aussi estimé que le recourant ne pouvait pas s'exonérer de sa responsabilité en invoquant le manque de liquidités ou en arguant ne pas être présent physiquement dans les locaux de la société, dès lors que lesdites liquidités étaient suffisantes le 31 décembre 1994 pour s'acquitter de la dette litigieuse et que le fait pour l'administrateur de ne pas être présent ne faisait que mettre en évidence les carences dans le contrôle qu'il aurait dû exercer. A l'issue d'une appréciation anticipée des preuves, elle a encore considéré que les éléments produits pour attester l'amélioration qu'aurait pu apporter le contrat de collaboration avec la société «Y.________ SA», qui n'a en définitive pas été conclu et ne mentionnait pas le désintéressement de la caisse intimée, n'était d'aucun secours au recourant. Elle a enfin inféré de ce qui précède que la négligence dont avait fait preuve l'administrateur atteignait un taux suffisant pour lui imputer la responsabilité du dommage causé à la caisse intimée.