Citation: U 119/06 23.05.2007 E. 4

Les premiers juges ont admis une incapacité de travail totale de l'assurée, postérieurement au 31 juillet 2003, en raison de troubles neuropsychologiques attestés notamment par le docteur V.________. Ils ont considéré que ces troubles étaient la conséquence d'un traumatisme cranio-cérébral survenu lors de l'accident du 23 août 2000. La recourante conteste que l'assurée souffre de troubles consécutifs à un traumatisme cranio-cérébral et soutient qu'elle présente plutôt une atteinte à la santé psychique, sans rapport de causalité avec l'accident du 23 août 2000. La recourante conteste par ailleurs la gravité de ces atteintes à la santé et leur influence sur la capacité de travail de l'assurée, compte tenu en particulier des constatations effectuées par le détective privé mandaté par O.________. Pendant la procédure cantonale, la discussion a également porté sur le point de savoir si l'assurée souffrait des suites d'un traumatisme cervical de type «coup du lapin». Les premiers juges l'ont nié et les parties ne remettent pas en cause cet aspect du jugement entrepris, à juste titre au regard des rapports médicaux figurant au dossier. Il n'y a pas lieu de revenir sur ce point, ni sur la question de la causalité naturelle entre l'accident et les symptômes présentés par l'intimée. Au regard des rapports des docteurs R.________ et M.________, notamment, on peut en effet tenir pour probable l'existence d'un rapport de causalité naturelle entre l'accident du 23 août 2000 et les troubles décrits par ces médecins, ce que les parties ne contestent pas. Cela étant, il convient d'examiner la question du rapport de causalité adéquate entre ces troubles et l'accident assuré.