Citation: 6B_688/2014 E. 12.2

12.2. Le recourant soutient que l'infraction de gestion déloyale tchèque ne serait réalisée dans le cadre d'un contrat de crédit que si le prêt était accordé à long terme et à un taux d'intérêt excessivement bas. Le contrat litigieux prévoyant un taux d'intérêt de 9%, l'infraction ne serait pas réalisée. En outre, la disposition sur un bien d'autrui ne constituerait pas un détournement au sens du § 206 CPCZ, si l'auteur ne dispose du bien d'autrui que de manière passagère et à court terme avec l'intention de le restituer. Ce faisant, le recourant ne fait qu'opposer sa propre interprétation du droit tchèque à celle du TPF dans une démarche purement appellatoire, partant irrecevable. En outre, même à considérer que l'interprétation du recourant soit exacte et que le taux d'intérêt avait été fixé dans le contrat à 9%, il ne prétend, ni ne démontre que les intérêts ont effectivement été entièrement payés par D.________. De plus, celle-ci a remboursé le crédit grâce à un autre détournement commis au préjudice de MUS, disposant ainsi définitivement du bien d'autrui. Le grief du recourant doit être rejeté dans la mesure où il est recevable. Le recourant prétend ensuite que le droit tchèque considérerait comme un détournement au sens du § 206 CPCZ l'appropriation d'une chose d'autrui par un acte de disposition visant à durablement éliminer de la disposition le propriétaire existant. Son argumentation repose toutefois non sur les faits retenus par le TPF - dont il n'a pas démontré l'arbitraire (cf. supra consid. 10.2) - mais sur sa propre interprétation du contrat du 2 janvier 1997. Il en va de même lorsqu'il affirme que le conseil d'administration de MUS aurait donné un mandat à ses représentants pour conclure le contrat de crédit. Purement appellatoire, le grief du recourant est irrecevable.