Citation: 5A_599/2015 E. 1

Le 21 juillet 2014, le juge du district de Monthey (ci-après: le juge de première instance) a, à la requête de B.A.________, ordonné le séquestre, à concurrence de xxxx fr. avec intérêts à 5% dès le 1er mai 2014, de la parcelle n° xxx sise sur la commune de X.________, propriété de la société C.________ SA. Le 4 août 2014, A.A.________ a formé opposition à l'ordonnance de séquestre, concluant à son annulation. Le même jour, la société C.________ SA a également formé opposition, sollicitant, principalement, l'annulation de l'ordonnance de séquestre et, subsidiairement, la fourniture de sûretés par B.A.________. Les deux causes ont été jointes en une seule procédure devant le juge de première instance. Par décision du 10 octobre 2014, le juge de première instance a très partiellement admis les oppositions et a, en conséquence, maintenu le séquestre à concurrence de xxxx fr. avec intérêts à 5% dès le 1er mai 2014. Par écriture du 30 octobre 2014, A.A.________ a recouru contre la décision du 10 octobre 2014. Par décision du 30 juin 2015, expédiée le 1er juillet 2015, le Tribunal cantonal du canton du Valais, Autorité de recours en matière de poursuite et faillite, a très partiellement admis le recours, dans la mesure de sa recevabilité, et a en conséquence maintenu le séquestre à concurrence de xxxx fr., avec intérêts à 5% dès le 1er mai 2014. La cour cantonale a considéré que la critique du recourant relative au cas de séquestre, soit celui fondé sur l'absence de domicile fixe (art. 271 al. 1 ch. 1 LP), ne satisfaisait pas aux " exigences en matière de recours " et l'a, partant, déclarée irrecevable. A titre subsidiaire, elle a toutefois exposé les motifs qui auraient conduit à son rejet si elle avait été recevable: ainsi, comme l'avait retenu le juge de première instance, les documents produits n'étaient pas à même de prouver que le recourant résidait actuellement à Y.________ en Lettonie ni qu'il avait l'intention de s'y établir durablement. S'agissant de la condition de l'appartenance au débiteur des biens à séquestrer (art. 271 al. 1 ch. 3 LP), la décision querellée repose également sur une double motivation. A titre principal, l'autorité précédente a considéré que la motivation du recourant était de type appellatoire et, ne satisfaisant dès lors pas aux " exigences de l'art. 320 CPC ", était irrecevable. Subsidiairement, la cour cantonale a jugé que, même recevable, le grief du recourant aurait dû être rejeté. Appliquant le principe de la transparence (levée du voile social, Durchgriff ), elle a en effet considéré, sous l'angle de la vraisemblance, qu'il y avait identité de personnes entre la société inscrite comme propriétaire au registre foncier et le recourant et que, en conséquence, l'immeuble séquestré appartenait à ce dernier. Par ailleurs, toujours sous l'angle de la vraisemblance, elle a retenu que le recourant agissait en l'espèce de manière abusive aux fins de se soustraire à la procédure d'exécution forcée. L'autorité précédente est en revanche entrée en matière et a suivi le recourant s'agissant de son argument selon lequel les rentes AVS pour enfants, directement versées à l'intimée par la Caisse de compensation, devaient être déduites de la créance d'entretien non échue jusqu'à la date de la majorité des enfants concernés. Une fois dites rentes déduites jusqu'à cette date, le montant de la créance pour laquelle le séquestre avait été requis s'élevait à xxxx fr. Par acte posté le 3 août 2015, A.A.________ exerce un recours en matière civile au Tribunal fédéral contre la décision du 30 juin 2015. Il conclut principalement à sa réforme en ce sens que le séquestre ordonné le 21 juillet 2014 est révoqué. Subsidiairement, il conclut au renvoi de la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision au sens des considérants. Le recourant se plaint d'une violation arbitraire des art. 271 al. 1 et 272 al. 1 ch. 3 LP. Par ordonnance du 5 août 2015, la demande d'effet suspensif assortissant le recours a été rejetée. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.