Citation: 1C_268/2021 E. 2.4

2.4. Il s'ensuit qu'il n'est pas critiquable d'avoir considéré qu'il eût appartenu à la recourante d'agir auprès de la municipalité, dans le courant du mois de juin 2018. Aussi, son intervention du 25 janvier 2019 auprès de la municipalité apparaît-elle tardive et ne saurait constituer le point de départ du délai de recours contre la décision du 1er juin 2018; a fortiori en va-t-il de même de la date de consultation du dossier, le 26 novembre 2019. Il n'est dès lors pas nécessaire de déterminer si la recourante bénéficiait effectivement de la qualité de partie ou encore si sa signature devait figurer sur la demande d'autorisation (cf. art. 13 al. 1 let. a à d LPA-VD et art. 108 LATC); ces aspects ne sont au demeurant pas réellement litigieux, sa légitimation n'apparaissant en tant que telle pas remise en cause par l'arrêt attaqué. Il n'y a pas non plus lieu d'examiner plus avant son grief de violation de l'art. 26 al. 1 Cst., la garantie de la propriété ne jouant en l'espèce pas de rôle quand à la recevabilité du recours contre la décision du 1er juin 2018. Il en va de même, en lien avec le présent grief, de la question de la consultation du dossier, dont la recourante prétend avoir été privée en violation de l'art. 29 al. 2 Cst., sa demande de consultation étant intervenue bien au-delà du mois de juin 2018. En définitive, l'irrecevabilité du recours devant l'instance précédente, dans la mesure où il concerne l'autorisation du 1er juin 2018, doit être confirmée.