Citation: 8F_2/2023 E. 5

A l'appui de sa requête de restitution de délai, la requérante se prévaut de la fragilité de son état de santé et fait valoir que celui-ci ne lui permettrait pas de défendre ses intérêts. Selon la jurisprudence, une maladie subite d'une certaine gravité qui empêche la personne intéressée de se présenter ou de prendre à temps les dispositions nécessaires peut justifier une restitution de délai. Le Tribunal fédéral a toutefois précisé que seule la maladie survenant à la fin d'un délai et l'empêchant de défendre elle-même ses intérêts ou de recourir à temps aux services d'un tiers constitue un tel empêchement (arrêts 6B_659/2021 du 24 février 2022 consid. 2.1; 5A_280/2020 du 8 juillet 2020 consid. 3.1.1 in SJ 2020 I p. 465; cf. ATF 112 V 255 consid. 2a). Il ressort du certificat médical du 26 juillet 2022 produit par la requérante que celle-ci avait été prise en charge dans le cabinet médical du 29 décembre 2021 au 8 juin 2022, afin de comprendre et de soigner son mal-être lié à sa situation professionnelle. Les diagnostics de syndrome d'épuisement professionnel (Z73.0) et d'état dépressif moyen (F32.1) ont été retenus. Cela étant, cette attestation ne met pas en évidence une maladie soudaine qui aurait empêché la requérante de prendre à temps les dispositions nécessaires pour déposer un recours motivé au Tribunal fédéral. Les conditions d'une restitution de délai au sens de l'art. 50 al. 1 LTF ne sont donc pas réalisées. La demande de restitution de délai doit par conséquent être rejetée selon la procédure de l'art. 108 al. 1 let. a LTF (cf. arrêts 6B_950/2022 du 17 janvier 2023; 4A_566/2022 du 19 décembre 2022; 5A_958/2021 du 29 novembre 2021).