Citation: 8C_574/2017 E. A

Le 1 er septembre 2016, A.________, mariée et mère de deux enfants, s'est inscrite comme demandeuse d'emploi auprès de l'office cantonal genevois de l'emploi et a sollicité l'octroi d'une indemnité de chômage. Dans le formulaire de demande d'indemnité, elle indiquait avoir travaillé comme aide de cuisine au service de B.________ SA du 5 novembre 2011 au 31 janvier 2016. Elle a répondu par l'affirmative à la question "Avez-vous, vous, votre conjoint [...] une participation financière à l'entreprise de votre ancien employeur ou êtes-vous, votre conjoint [...] membre d'un organe supérieur de décision de l'entreprise [...] ?". Son contrat avait été résilié par lettre du 20 décembre 2015 en raison d'une réorganisation de l'effectif. En outre, avant le dépôt de sa demande, l'assurée avait subi une incapacité de travail du 20 décembre 2015 au 31 août 2016 pour laquelle elle avait perçu des indemnités journalières de l'assurance-accident. Par décision du 24 octobre 2016, la caisse cantonale genevoise de chômage (ci-après: la caisse) a refusé d'allouer des prestations à l'assurée au motif que son époux était propriétaire de la société l'ayant licenciée. A.________ s'est opposée à cette décision, invoquant en particulier une mesure d'éloignement prise à l'encontre de son époux et la rupture totale des liens avec celui-ci et la société en cause. Après avoir requis l'avis du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), la caisse a rejeté l'opposition par une nouvelle décision du 22 décembre 2016.