Citation: 8D_7/2022 E. 1

Concernant le cas sous revue, l'instance précédente a relevé qu'en cours de procédure, il avait été établi que B.________ avait été mise au bénéfice d'un rente de l'assurance-invalidité, notamment pour atteinte psychique, et ne faisait plus partie du personnel de l'OCAS depuis le 24 septembre 2021. Ainsi, aucune des deux personnes concernées par la procédure d'investigation ouverte le 28 janvier 2021 ne travaillait à l'OCAS, de sorte que, même dans l'hypothèse où l'état de santé de B.________ aurait permis de mener à terme la procédure d'investigation et de constater une éventuelle atteinte à la personnalité de la recourante, l'OCAS n'aurait pas été en mesure de prendre une quelconque sanction ou mesure disciplinaire. Partant, bien qu'il eût été possible de considérer que la recourante avait un intérêt actuel au moment du dépôt de son recours, alors que B.________ faisait partie du personnel de l'OCAS, tel n'était plus le cas depuis le 24 septembre 2021. A titre superfétatoire, les juges cantonaux ont indiqué que la réouverture de la procédure d'investigation par le GdC ne paraissait pas envisageable, car les médecins avaient attesté que B.________ était incapable d'intervenir dans la procédure de manière définitive pour des raisons médicales, et le fait qu'elle soit au bénéfice de l'assurance-invalidité poussait à croire qu'il y avait de très faibles chances qu'elle réintègre un poste à l'Etat. En conséquence, le recours avait perdu son objet en cours de procédure et la cause devait être rayée du rôle.