Citation: 9C_72/2015 E. 2

En bref, les juges cantonaux ont considéré que la nouvelle demande avait été motivée principalement par une aggravation sur le plan psychique (état dépressif sévère), l'insuffisance motrice cérébrale étant déjà connue de l'assurance-invalidité. En ce qui concerne l'aggravation somatique, les premiers juges ont constaté que l'intimée n'avait trouvé aucun élément permettant de la corroborer. Rappelant que l'état physique avait fait l'objet de nombreuses investigations par le passé, les juges ont admis que si le médecin spécialisé en neurologie, rhumatologie ou orthopédie, objective de nouvelles limitations fonctionnelles qui n'existaient pas auparavant, il pourrait les expliquer brièvement tout en se positionnant par rapport à l'intérêt éventuel d'une expertise complémentaire. Cela n'avait pas été le cas en l'occurrence, car si le docteur C.________ avait certes fait état d'une aggravation des douleurs lombaires s'expliquant par l'apparition d'une scoliose, ce médecin n'avait à aucun moment affirmé que cela se traduirait par de nouvelles limitations venant s'ajouter à celles déjà connues. En l'absence d'éléments permettant de conclure que l'état du recourant se serait dégradé au plan physique, au point de modifier sa capacité de gain, la juridiction cantonale a estimé qu'on ne pouvait reprocher à l'intimé de ne pas avoir procédé à des investigations supplémentaires sur ce plan.