Citation: 1A.184/2001 19.03.2002 E. 6

Les recourants présentent encore, dans le cadre du recours de droit public, des griefs contre l'ordre de démolition, conséquence du refus de l'autorisation destinée à régulariser leur ouvrage. Ils invoquent, en relation avec le principe de la proportionnalité, le principe de la bonne foi, en prétendant que la Municipalité aurait eu un comportement contradictoire en imposant cette démolition après s'être déclarée favorable, en 1989, à la création d'une nouvelle véranda pour leur restaurant. Ce moyen est manifestement mal fondé, car il ressort clairement de l'arrêt attaqué et du dossier que le projet de véranda présenté en 1989, et abandonné par la suite, aurait dû être réalisé le long de la façade ouest du bâtiment principal, à 6 m de la limite sud de la parcelle, et non pas à l'emplacement de la terrasse litigieuse. Les recourants ne pouvaient donc en aucun cas déduire de la position de l'autorité communale sur le projet de 1989 que celle-ci renoncerait à ordonner la démolition d'une autre véranda ou extension du restaurant réalisée sans autorisation. L'ordre de démolition n'est pour le surplus pas contesté.