Citation: 5A_609/2023 E. 3.3

3.3. En l'espèce, force est de relever que le moyen tiré de la référence au simple fait qu'il n'était pas assisté d'un avocat est irrecevable, en tant que le recourant ne s'en prend nullement à la motivation de l'arrêt entrepris (cf. supra consid. 2.1; art. 106 al. 2 LTF), dont il ressort que l'exigence d'une motivation minimale imposée à un non-juriste qui rédige lui-même son acte ne saurait constituer une violation du droit d'être entendu ou de l'interdiction du formalisme excessif. Il en va de même du grief relatif au manque de motivation concernant l'absence de traitement de certains griefs en lien avec les procédures annexes (justice de paix et autorités pénales), faute de répondre aux réquisits légaux (cf. supra consid. 2.1; art. 106 al. 2 LTF). Le même sort doit être réservé aux critiques concernant ses conclusions jugées déficientes. Il appartenait au recourant, qui conteste le fait de ne pas avoir exposé ce qu'il souhaitait obtenir s'agissant en particulier de l'organisation de son droit de visite, d'indiquer de façon claire et détaillée, soit conformément aux exigences légales (cf. supra consid. 2.2), en quoi cette constatation était arbitraire (art. 9 Cst.). Au lieu de cela, il se contente de contredire ce qui précède par ses propres allégations - en expliquant avoir demandé à reprendre sa position qui était la sienne avant l'ordonnance de mesures provisionnelles - sans désigner l'acte ni les passages précis auxquels il se réfère. Pour le surplus, le recourant ne prétend pas que l'autorité cantonale aurait appliqué de manière insoutenable l'art. 311 al. 1 CPC (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF) Il n'y a pas non plus lieu d'entrer en matière sur les moyens portant sur le fond du litige (expertise et agissements de la curatrice) ni ordonner la mesure d'instruction requise (" expertise de crédibilité " à l'endroit notamment de l'intimée); en effet, lorsque la décision attaquée est une décision d'irrecevabilité, comme c'est le cas ici, les motifs développés dans le mémoire de recours doivent uniquement porter sur la question de la recevabilité traitée par l'autorité précédente (arrêts 4D_4/2024 du 21 février 2024 consid. 6.1 et les références; 5A_734/2023 du 18 décembre 2023 consid. 2.1 et les références). Enfin, les divers moyens soulevés en lien avec l'irrecevabilité de la requête de mesures superprovisionnelles - portant sur son droit de visite et la récusation de présidente du tribunal - prononcée par le juge cantonal dans l'arrêt querellé, sont irrecevables, dès lors qu'une telle décision n'est pas susceptible d'un recours en matière civile, sous réserve d'exceptions non pertinentes en l'espèce (ATF 140 III 289 consid. 1.1 et les références; 139 III 86 consid. 1.1.1; 137 III 417 consid. 1.2).