Citation: 6B_497/2022 E. 1.3

1.3. Le recourant critique l'établissement des faits en ce qui concerne l'événement du 25 mars 2020. Il soutient que l'intimée qui était alcoolisée est tombée soit en sortant du train soit sur la route, comme elle l'avait déclaré à deux médecins le 15 avril 2021, à savoir à une époque où le recourant était déjà détenu depuis de nombreux mois. Il se réfère également à un certificat du 3 juin 2021 du Centre C.________, qui établirait la dipsomanie de l'intimée. La cour cantonale n'a pas méconnu que l'intimée avait parlé à l'époque aux légistes d'une chute accidentelle. Elle a toutefois considéré que les lésions provenaient de coups donnés par le recourant sur la base de deux éléments. Elle s'est fondée d'abord sur le constat de l'Unité de médecine des violences, à laquelle l'infirmière de l'hôpital avait envoyé l'intimée, car elle doutait de la compatibilité des lésions avec une chute accidentelle. Elle s'est ensuite référée à l'audition du 10 décembre 2020 de l'intimée, lors de laquelle celle-ci a expliqué que le recourant l'avait poussée, qu'elle avait chuté et qu'elle s'était blessée pour ce motif. Le raisonnement de la cour cantonale est pertinent. Il repose sur les déclarations ultérieures de l'intimée, qui sont confirmées par le constat de l'Unité de médecine et des violences et par les constatations d'une infirmière. Dans ces conditions, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant la culpabilité du recourant. Les griefs soulevés doivent être rejetés.