Citation: 5A_667/2022 E. 4.1

4.1. En ce qui concerne ces derniers, que l'appelante souhaiterait voir retenir à hauteur de 419 fr. au lieu de 382 fr. 10 par mois, la cour cantonale a constaté que, depuis la cessation de la vie commune, lesdits frais n'avaient cessé d'augmenter pour atteindre, selon la dernière facture d'acompte produite, près de 420 fr. par mois, soit une augmentation de près de 50% concernant l'électricité uniquement, les acomptes pour l'eau et l'épuration étant restés stables, voire ayant diminué. L'appelante ne fournissait aucune explication convaincante à cet égard, se contentant de se référer à cette dernière facture. Les frais d'électricité étaient en principe compris dans le montant de base mensuel du droit des poursuites, sauf en cas de preuve de dépenses courantes supérieures au montant forfaitaire LP. Comme les époux versaient déjà, du temps de la vie commune, des acomptes mensuels de plus de 330 fr. à titre de frais d'électricité, d'eau et d'épuration, il se justifiait cependant d'admettre des frais supplémentaires d'électricité arrêtés ex aequo et bono à 180 fr. par mois, plus 100 fr. pour l'eau et la taxe d'épuration, soit un montant mensuel total de 280 fr., celui de 419 fr. réclamé par l'appelante apparaissant excessif pour une villa de 143 m2, même avec piscine; le cas échéant, il lui appartiendrait de couvrir ses dépenses supplémentaires en matière d'électricité au moyen de son excédent. Quant aux autres montants retenus par le premier juge à titre de frais de logement de l'intéressée, ils n'étaient pas contestés et apparaissaient justifiés, hormis les primes d'assurances privées, qui n'avaient pas à être prises en compte dans les frais de logement, ceux-ci se composant des intérêts hypothécaires, des taxes de droit public, des coûts moyens d'entretien et de la prime d'assurance obligatoire du bâtiment. Les assurances écartées pourraient cas échéant être incluses dans le minimum vital élargi du droit de la famille par l'intermédiaire du forfait de 50 fr. admis pour les assurances privées. Il convenait ainsi de retenir dans les charges de l'épouse, en plus des intérêts hypothécaires, les frais des services industriels, de mazout, d'entretien de la piscine et de l'immeuble, ainsi que les taxes immobilières et l'assurance-bâtiment de l'ECA (établissement cantonal d'assurance).