Citation: 1C_452/2020 E. 5.2

5.2. Cette disposition appartient au chapitre 1 du règlement consacré au "programme de construction", et au sous-chapitre 1.1 relatif à la "planification générale et à la réservation des terrains". Elle fixe ainsi la valeur indicative de la surface à réserver en vue de la construction d'un établissement scolaire, en tenant compte des besoins prévisibles. Il s'agit d'une prescription de planification qui n'a notamment pas pour objet d'assurer une certaine quantité d'espace libre à disposition des écoliers, question qui est régie au chapitre 2.5 du règlement (art. 35). Dès lors que les deux bâtiments prévus et en particulier le bâtiment scolaire peuvent, comme on l'a vu moyennant les dérogations susmentionnées, venir s'implanter sur le terrain en question, la surface réservée peut être considérée comme suffisante et la disposition précitée n'a plus de portée au stade du permis de construire. Cela étant, contrairement à ce que soutient le recourant, c'est l'ensemble du terrain sur lequel le projet scolaire doit venir s'implanter (soit, selon les indications figurant dans la demande de permis de construire, 3847 m²) qui doit être pris en considération, y compris l'aire d'emprise des bâtiments de même que les autres espaces nécessaires. Dans la mesure où il fait également partie du complexe scolaire, le bâtiment existant (UAPE) pouvait également être pris en compte, de même que la surface de la salle de sport, construite en sous-sol et ne nécessitant pas de surface supplémentaire. Dans la mesure où elle peut aussi être affectée au complexe scolaire, l'aire de jeux située à proximité pouvait également être prise en considération dans le calcul purement arithmétique imposé par la disposition en question, indépendamment de toutes considérations liées à la sécurité. Dans son résultat, l'appréciation de la cour cantonale, qui tient compte à juste titre du caractère relativement souple de la disposition en question, n'a donc rien d'insoutenable.