Citation: 1B_657/2021 E. 2.4

2.4. Le recourant voit également un motif de récusation dans le fait que l'expert écarterait systématiquement la qualification de "marina", préférant retenir celle de "piscine et fontaine", alors même que les tragiques événements se seraient déroulés au port de la Neuville. Le fait que l'expert ne soit pas du même avis que les prévenus et qu'il maintienne son point de vue ne constitue pas la marque d'une prévention à l'encontre des prévenus. Le recourant doit faire valoir ses arguments sur ce point dans le cadre de la procédure au fond. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient le recourant et comme relevé par l'instance précédente, l'expert cite les dispositions qu'il estime applicables; il se réfère ainsi notamment à la norme sur l'installation électrique à basse tension (NIBT), mais également à l'ordonnance sur les installations électriques à courant fort. De manière générale, on relèvera que le fait que l'expert formule, dans son rapport, des conclusions défavorables à l'une des parties ne constitue pas un motif de récusation (ATF 132 V 93 consid. 7.2.2; arrêt 1B_123/2013 du 26 avril 2013 consid. 3.2). Il sied en outre de rappeler qu'il appartient au juge du fond d'apprécier la valeur probante de l'expertise et que celui-ci n'est pas lié par les conclusions de l'expert. Il incombe en particulier au juge, et non à l'expert, de résoudre les questions juridiques qui se posent dans le complexe de faits faisant l'objet de l'expertise (cf. ATF 142 IV 49 consid. 2.1.3; 138 III 193 consid. 4.3; arrêt 1B_163/2020 du 20 juillet 2020 consid. 2.4). Ainsi, la question de savoir s'il convient ou non in casu d'appliquer les règles relatives aux marinas doit être examinée dans le cadre de la procédure au fond et non pas dans le cadre de la procédure de récusation.