Citation: 1C_604/2022 E. 2.2.1

2.2.1. La recourante conteste cette appréciation et se prévaut de la décision de la DIME du 13 octobre 2021 qui lui a reconnu la qualité pour s'opposer au changement d'affectation dans le secteur d'Avry-Centre. Elle soutient que, dans ces circonstances, le Tribunal cantonal ne pouvait revenir sur ce point sans l'en informer préalablement pour lui permettre de motiver plus amplement sa qualité pour recourir. Elle affirme qu'il s'agirait d'une reformatio in peius prohibée par l'art. 95 al. 1 du code cantonal de procédure et de juridiction administrative du 23 mai 1991 (CPJA; RS/FR 150.1). Son recours ne démontre toutefois pas que cette disposition aurait été appliquée arbitrairement, singulièrement que le refus de statuer sur certains griefs au motif que les conditions de recevabilité n'étaient pas réunies constituerait un cas d'application de cette disposition cantonale. On ne discerne du reste pas au regard du texte de cette disposition, qui prévoit que le Tribunal cantonal ne peut aller au-delà des conclusions des parties, à l'avantage ou au détriment de celles-ci, que le juge perdrait la faculté d'examiner les conditions de recevabilité des recours qui lui sont soumis (cf. art. 76 ss CPJA). Au surplus, la formulation du grief s'apparentant à une critique portant sur une motivation insolite de l'arrêt attaqué (cf. p. ex arrêt 1C_125/2018 du 8 mai 2019 consid. 3 non publié in ATF 145 II 218), le Tribunal fédéral observe que, contrairement à ce qu'elle affirme, la recourante pouvait s'attendre aux motifs retenus par l'instance précédente, ceux-ci répondant aux critères habituels en matière de légitimation dans le domaine de l'aménagement du territoire. Cette critique doit partant être écartée.