Citation: 5A_294/2014 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, les recourants se méprennent lorsqu'ils soutiennent que les éléments qu'ils énoncent ont été établis. Ils affirment que feu H.B.________ n'a pas pu se constituer une telle fortune en onze ans, par simples suppositions, sans démontrer aucun de ces éléments de fait. Or, comme l'a relevé la cour cantonale ( cf. supra consid. 4.1), de nombreux éléments sur la situation financière de feu H.B.________ entre 1995 et 2006 demeurent indéterminés, à l'exception des derniers mois. Singulièrement, il ressort de l'état de fait qu'aucun des témoins n'a pu déterminer en quelle année feu H.B.________ a vendu son commerce, puis a perçu l'argent de la vente, de même qu'aucun d'entre eux n'a pu formuler le montant de dite transaction. Il apparaît en outre que le recourant A.A.________, qui a soutenu en procédure que feu H.B.________ avait caché au fisc une partie des actifs des époux, n'est pas parvenu à démonter que de tels actifs auraient été volontairement oubliés, ni n'a été en mesure de chiffrer, a fortiori d'établir, le montant total des actifs écartés de l'inventaire du notaire Y.________. Bien que le fait que feu H.B.________ ait prétendument hérité de sa compagne ne peut être retenu, il ne saurait être exclu que celui-là ait perçu d'autres revenus au cours des onze années suivant le décès de son épouse. A défaut d'éléments factuels indiscutables et probants permettant d'établir plus clairement la situation financière des époux B.________ au décès de l'épouse, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire (art. 9 Cst.) en se basant sur l'inventaire du notaire Y.________ - d'ailleurs initialement ordonné précisément en raison de la clause de substitution fidéicommissaire avec le dessein d'établir l'étendue de l'héritage (art. 490 al. 1 CC, supra consid. 4.2.2), puis certes remis aux autorités fiscales, auquel tous les héritiers ont été invité à participer et qu'ils ont tous approuvé - pour fixer la fortune des époux et l'actif successoral de feu G.B.________. A cet égard, l'inventaire querellé constitue une preuve de l'étendue de la masse successorale de feu G.B.________ (voir consid. 4.2.2 ci-dessus), ce qui correspond à son but, et ne déploie en l'espèce nullement des effets de droit matériel. Faute de preuve infirmant le contenu de l'inventaire querellé, il n'était pas arbitraire de se fonder uniquement sur cette pièce et l'application du droit qui en découle ne viole aucune des dispositions légales mentionnées par les recourants, à tout le moins ceux-ci - qui se contentent de formuler le grief de manière générale et de présenter leur propre calcul sur la base de leur raisonnement - ne démontrent pas que tel serait le cas. Autant qu'ils sont suffisamment motivés ( cf. supra consid. 2 et 4.2.1), les griefs d'appréciation arbitraire (art. 9 Cst.) des faits et des preuves, ainsi que de mauvaise application du droit (art. 207 ss et 474 ss CC) sont mal fondés.