Citation: 6B_749/2022 E. 7.3.8

7.3.8. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir fait fi de l'existence d'un incident de tir. Il expose qu'une cartouche pleine, marquée sur la tête de son ogive, a été retrouvée sur les lieux des faits, de quoi la police a déduit qu'un mouvement de charge incomplet avait eu lieu, a priori lors de la lutte pour l'arme qui a eu lieu entre F.________ et son père. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale a bien fait état de ce dérangement simple de l'arme (" À un moment donné, au cours de cette altercation, l'arme a été soumise à un mouvement de charge incomplet, lequel a entraîné un dérangement de celle-ci. "; jugement attaqué consid. 2.3, p. 30). Pour le surplus, il est vrai qu'elle n'a pas expressément expliqué comment il s'était produit, vraisemblablement parce qu'il a été impossible de le déterminer. Comme c'était le cas pour les traces d'ADN, on comprend néanmoins que cela s'est passé au cours de l'altercation (jugement attaqué consid. 2.3, p. 30), alors que F.________ tentait d'empêcher son père de passer à l'acte, " en essayant de le désarmer " (jugement attaqué consid. 6.3.2, p. 55). Pour le surplus, il est fait référence au consid. 7.3.7 supra. S'agissant encore des explications du recourant en lien avec la mention par la cour cantonale de ce qu'il aurait dû effectuer au moins deux mouvements de charge, on ne saurait lui prêter le sens qu'il lui donne. Jamais la cour cantonale n'a soutenu que l'un de ces mouvements de charge était intervenu pour résoudre l'incident de tir. Il appert plutôt qu'il est intervenu entre le moment où le recourant a exhibé son arme devant son épouse et son fils (puisqu'il ressort de l'état de fait cantonal que le recourant est parvenu sur le palier de l'appartement de son épouse avec son arme munitionnée, et non chargée; jugement attaqué consid. 2.3, p. 30) et le moment de la survenance du dérangement de l'arme.