Citation: 9C_701/2017 E. 6.3

6.3. Comme le fait valoir à juste titre la recourante, la juridiction cantonale n'a pas examiné ni partant constaté si la société entrait en 2001 dans le champ d'application de la CCT Retabat au sens de l'art. 2 de la convention. Toutefois, contrairement à ce que prétend la recourante, le fait qu'elle ne faisait cas échéant pas partie des entreprises ayant une activité dans les secteurs énumérés à l'art. 2 de la CCT Retabat (en particulier, la taille de la pierre) ne s'opposait pas à la conclusion, à cette époque, d'une convention d'affiliation avec la Caisse Retabat. En dehors de l'affiliation obligatoire par les employeurs des travailleurs assujettis à la CCT Retabat à une institution accordant les prestations prévues par celle-ci (art. 5 de la convention), le règlement de la Caisse Retabat prévoyait en effet l'assurance des personnes exerçant une activité au service des entreprises membres des associations signataires des CCT (art. 1 al. 2 du règlement). Or - et il convient ici de compléter les constatations de la juridiction cantonale (consid. 2.1 supra) - il y a lieu de déduire des déclarations de la recourante en première instance ("l'entreprise était membre de l'AVE jusqu'en 2004"; demande du 2 novembre 2015, p. 10), qu'elle était membre de l'Association valaisanne des entrepreneurs, au moment de sa déclaration d'adhésion à la Caisse Retabat signée le 10 avril 2001 (cf. aussi la lettre du 22 février 2001 du conseil de l'époque de la recourante, selon laquelle elle paierait comme convenu à compter du 1 er mars 2001 les contributions "Carte patronale", "Contributions professionnelles" et "Adhésion RETABAT"). Selon un courrier adressé à l'AVE le 2 août 2004, la recourante a déclaré démissionner de cette association "pour la plus proche échéance légale", ce qui implique qu'elle se considérait comme membre de celle-ci pour la période précédente. En tant qu'association signataire de la CCT Retabat, l'AVE correspond à l'une des "associations signataires des CCT" au sens de l'art. 1 al. 2 du règlement. En 2001, la recourante faisait dès lors partie des entreprises qui pouvaient adhérer à la Caisse Retabat, en vertu de l'art. 1 al. 2 du règlement, ce qu'elle a au demeurant admis en instance cantonale ("Avant cette date [2004], elle [soit la société A.________ SA] devait certainement adhérer à la Caisse Retabat en sa qualité de membre de l'AVE" (demande du 2 novembre 2015, p. 10). Partant, le grief tiré d'une violation de l'art. 20 CO et d'une nullité ex tunc du contrat d'affiliation conclu entre les parties en avril 2001, telle qu'invoquée par la recourante, est mal fondé. Il en va de même, en conséquence, de son argumentation relative à la fin du contrat "ab initio" au motif que les conditions d'affiliation n'auraient jamais été remplies, ainsi que des conclusions en paiement de 700'000 fr. par l'intimée, que la recourante entend fonder sur "les règles sur la revendication et sur l'enrichissement illégitime" en raison de la nullité du contrat au sens de l'art. 20 CO.