Citation: 1C_645/2017 E. 2

A l'appui de leur recours, les constructeurs produisent deux correspondances échangées postérieurement à l'arrêt attaqué entre leur avocat et le mandataire de la municipalité. Ils déposent également trois courriers de la commune de 2014; cette dernière y confirme, en résumé, son accord avec le plan du géomètre J.________ du 27 novembre 2013 ("à savoir celui sur lequel le périmètre de construction [C] est centré"), sur lequel se sont fondés les recourants pour l'élaboration du projet litigieux. Ces documents sont présentés céans à l'appui du grief de violation du principe de la bonne foi. Les recourants ne prennent cependant pas réellement la peine, dans leur mémoire de recours, de démontrer en quoi une exception à l'interdiction de principe des preuves nouvelles (art. 99 al. 1 i.i LTF) serait ici réalisée, comme l'exige pourtant la jurisprudence (cf. arrêt 5A_904/2015 du 29 septembre 2016 consid. 2.3 non publié in ATF 142 III 617); à la lecture d'observations ultérieures, on comprend néanmoins, dès lors que le permis de construire a été accordé par la municipalité, puis annulé par le Tribunal cantonal, que, de l'avis des recourants, ces preuves nouvelles résulteraient de l'arrêt attaqué au sens de l'art. 99 al. 1 i.f LTF; elles ne seraient devenues pertinentes qu'au stade du recours fédéral. La recevabilité de ces documents peut quoi qu'il en soit souffrir de demeurer indécise, le grief de violation du principe de la bonne foi devant en l'occurrence être écarté pour les motifs développés ci-après (cf. consid. 5). Il n'y a par ailleurs pas lieu, contrairement à ce que soutiennent les recourants, de discuter la recevabilité des schémas produits par l'intimée à l'appui de ses observations du 18 avril 2018; ceux-ci figurent en effet déjà au dossier cantonal (référencés, pièce R 78) et n'ont été déposés, devant le Tribunal fédéral, que pour mémoire.