Citation: 9C_420/2023 E. 5.3

5.3. La recourante soutient ensuite que les juges précédents ont violé les règles sur la répartition du fardeau de la preuve, parce qu'ils n'ont pas tenu compte des preuves "irréfutables" qu'elle avait produites pour établir l'existence d'un contrat oral de fiducie avec son père, en particulier la déclaration écrite que son père avait faite sur l'honneur à ce sujet. Cette violation a eu pour conséquence que la Cour de justice lui a attribué les avantages appréciables en argent accordés par la Société en appliquant la théorie du triangle de manière automatique, alors qu'elle avait apporté la preuve "irréfutable" et qu'il était "évident" que la recourante avait agi en tant qu'associée "fictive" de la Société. La recourante semble ici confondre la question de la répartition du fardeau de la preuve, qui est une question de droit gouvernant l'établissement des faits, avec la question de l'établissement des faits et de l'appréciation des preuves (arrêt 2C_511/2013 du 27 août 2013 consid. 3.2 non publié dans ATF 139 II 451 consid. 3.2; 130 III 321 consid. 5). Au surplus, elle se limite à opposer de manière appellatoire sa propre appréciation des preuves produites avec celle de la Cour de justice, sans expliquer en quoi celle des juges précédents serait insoutenable. Le second grief d'arbitraire dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits est donc aussi rejeté.