Citation: 6B_624/2015 E. 1.4.1

1.4.1. Il soutient en premier lieu que la victime était revenue sur sa première déclaration relative à sa virginité et avait admis avoir menti sur ce point, fragilisant ainsi l'ensemble de son témoignage. La juridiction cantonale a expliqué de façon convaincante que les indications fournies par la victime pour expliquer les raisons de son mensonge lors de son premier interrogatoire étaient crédibles. En effet, elle a souhaité revenir elle-même sur sa première déposition indiquant qu'elle était vierge alors que rien ne l'y obligeait. Par ailleurs, la constance et la cohérence des déclarations de l'intimée pouvaient emporter la conviction des juges. Le recourant indique également que la victime serait plus libérée qu'elle ne le prétend. A l'appui de son affirmation, il indique qu'elle a obtenu un diplôme d'anglais et d'enseignement de l'Université de Téhéran. Il n'explique cependant pas en quoi l'obtention d'un diplôme universitaire à Téhéran ou l'enseignement de l'anglais durant deux ans aurait fait d'elle une « aguicheuse calculatrice » permettant de mettre en doute la véracité de ses déclarations sur les abus dont elle a été victime. Le recourant ne parvient pas davantage à démontrer en quoi le fait qu'elle pouvait aller et venir dans le studio ou aurait pu se confier aux amis de son oncle et de sa tante, serait de nature à discréditer les déclarations de la victime. Ce d'autant plus que c'est précisément aux époux D.________, dont elle a fait connaissance grâce aux relations de son oncle avec la communauté X.________, que l'intimée a dénoncé pour la première fois les agissements dont elle était victime. En résumé, le recourant se contente, dans une argumentation purement appellatoire, d'opposer sa propre version des faits à celle retenue par la cour cantonale; il ne parvient pas à démontrer en quoi, l'autorité cantonale aurait, en se fondant sur les éléments recueillis, tiré des constatations insoutenables.