Citation: 4D_44/2022 E. 4.3

4.3. La cour cantonale a pris en compte le contenu du contrat précité, avant d'expliquer les raisons pour lesquelles elle s'en est éloignée. Le fait qu'elle a retenu, sous l'angle du montant des honoraires, que ce contrat était opposable aux parties, ne rend pas son raisonnement en lien avec la surveillance contradictoire. Par ailleurs, les recourants se limitent à opposer leur propre appréciation à celle de l'autorité cantonale, sans parvenir à démontrer qu'elle aurait sombré dans l'arbitraire en retenant qu'ils avaient voulu assumer la direction des travaux de démolition. Il en va notamment ainsi lorsqu'ils soutiennent que la phrase précitée tirée du courrier du 13 mars 2013 ne concernait que les aspects financiers, ce qu'avaient confirmé les déclarations crédibles de F.________, destinataire de ce courrier, ou que les éléments de l'instruction avaient confirmé que l'intimé était bien chargé de la surveillance du chantier. Pour le surplus, le seul fait que la cour cantonale n'a pas expliqué pourquoi les époux ont décidé de se charger de cette tâche de surveillance ne rend pas son appréciation arbitraire. Lorsqu'ils affirment qu'ils n'avaient aucune raison de retirer à l'architecte une partie de ses prestations, tout en continuant à le rémunérer intégralement, ou qu'ils n'avaient pas écrit à l'architecte pour lui retirer cette part de prestations et demander une réduction des honoraires, les recourants ne parviennent pas non plus à démontrer que le raisonnement de la cour cantonale serait insoutenable. Il en va de même lorsqu'ils se limitent à soutenir que s'ils avaient retiré à l'architecte une partie de ses prestations, ce dernier aurait dû leur rappeler l'exigence selon laquelle la direction des travaux devait être assumée par un architecte, ou alors en aviser l'autorité, ce qu'il n'avait pas fait. Les recourants reprochent encore à la cour cantonale d'avoir écarté les déclarations du témoin F.________ sans en indiquer les raisons, voire sans justification objective. Or, la cour cantonale a précisément détaillé ces raisons, en expliquant notamment que ces déclarations devaient être appréciées avec la plus grande réserve dès lors que le témoin était impliqué dans la destruction des murs. Elle a également développé en quoi l'interprétation qu'il avait faite du courrier du 13 mars 2013 était insoutenable, ce que les recourants ne discutent d'ailleurs pas. En outre, ils allèguent, en quelques phrases, que la cour cantonale se serait fondée sur des pièces qui n'avaient pas été produites formellement en procédure par l'intimé, et que la cour cantonale ne pouvait pas retenir d'office des éléments ressortant du rapport d'expertise. Ce faisant, ils formulent un grief qui ne satisfait pas aux exigences strictes prévalant en matière de recours constitutionnel subsidiaire; il ne permet quoi qu'il en soit pas de déceler un quelconque arbitraire dans le raisonnement de la cour cantonale. Enfin, les arguments qu'ils soulèvent dans leur réplique sont tardifs et n'ont pas à être pris en considération. Ainsi, force est de constater que la cour cantonale a retenu, sans arbitraire, que seuls les époux assumaient la direction des travaux lors de la phase de démolition du bâtiment, à l'exclusion de l'intimé.