Citation: 6B_599/2015 E. 2.3.7

2.3.7. En relation avec l'art. 21 CP (erreur sur l'illicéité), la décision cantonale ne constate pas que le recourant se serait trompé sur la licéité de sa démarche. Bien au contraire, la cour cantonale a retenu qu'il avait agi " au complet mépris de la législation en vigueur et n'avait respecté aucune des voies prévues légalement pour tenter de solutionner des éventuels dysfonctionnements " (arrêt entrepris, consid. 3.5.1 p. 13). On comprend ainsi, notamment de l'utilisation du terme " mépris ", que la cour cantonale a retenu que le recourant, en connaissant ses obligations et les voies institutionnelles dont il disposait (dès lors qu'il avait aussi adressé informellement ses échanges de correspondance électronique au Conseil d'Etat et à la Cour des comptes), avait opté délibérément pour une solution qu'il savait illicite. Ce point relatif au contenu de la pensée relève du fait (ATF 135 IV 152 consid. 2.3.2 p. 156). Pour les motifs déjà exposés, il n'y a pas de raison de statuer sur un état de fait différent de celui constaté par la cour cantonale, ce qui exclut l'erreur sur l'illicéité invoquée.