Citation: 5A_90/2018 E. 5.2

5.2. La Juge déléguée a retenu en fait que l'épouse travaillait auprès de G.________ à V.________ à temps partiel. Elle avait réalisé un salaire net mensualisé de l'ordre de 1'350 fr., selon certificats de salaire 2014, 2015 et 2016. Elle avait ensuite trouvé un deuxième emploi, également à temps partiel (50%), dès le 7 novembre 2016, auprès de H.________, selon contrat de travail signé le 16 novembre 2016. Ce contrat prévoyait un salaire de 4'000 fr. brut par mois, versé treize fois l'an, soit, selon le décompte de salaire du mois de février 2017, 3'532 fr. net. Ainsi, son revenu mensuel net total était de 5'176 fr. (1'350 fr. + 3'826 fr.). Quant à l'époux, architecte et associé gérant de la société F.________ Sàrl, il avait réalisé un salaire annuel net de 173'188 fr. en 2014, 183'718 fr. en 2015 et de 146'922 fr. en 2016, montants auxquels s'ajoutaient des frais de représentation de 6'000 fr. Ainsi, au titre de son activité d'architecte, l'époux avait réalisé un revenu mensuel net moyen de 14'495 fr. ([521'828 fr. : 3] : 12). Il réalisait en sus un revenu mensuel immobilier de 6'597 fr. Cela étant, la Juge déléguée a constaté que l'intimé n'avait pas allégué, et encore moins rendu vraisemblable, la réalisation d'une part d'épargne durant la vie commune. Il avait au contraire allégué que le couple avait vécu au-dessus de ses moyens et que ses revenus ne lui permettaient pas d'assurer ses charges. Ces allégations allaient clairement contre l'admission d'une part d'épargne. Dans ces circonstances, bien que les époux aient des revenus relativement élevés, il ne se justifiait pas de s'écarter de la méthode du minimum vital avec répartition de l'excédent.