Citation: 9C_899/2013 E. 4.2

4.2. Le jugement entrepris est toutefois arbitraire dans son résultat, en tant qu'il met l'accent sur la symptomatologie psychotique pour nier toute amélioration de l'état de santé de l'intimé pendant la période déterminante. Même si, comme les médecins du SMR dans leur rapport du 2 novembre 2006, la doctoresse L.________ a posé le diagnostic ([CIM-10] F25.1) de troubles schizo-affectifs, type dépressif, à la différence de ceux-ci elle a retenu dans son expertise du 15 février 2010 (en page 19) que depuis plusieurs mois, les troubles schizo-affectifs type dépressif étaient en rémission sous antidépresseur et neuroleptique. Contrairement à ce qu'indique le jugement entrepris, l'expert parle dans son rapport non pas de la symptomatologie dépressive en rémission, mais de la rémission des épisodes schizo-affectifs, type dépressif. Sur ce point, la description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale sont claires et les conclusions de la doctoresse L.________ sont dûment motivées. L'examen clinique du 28 janvier 2010, où elle a noté qu'il persistait une idée délirante à thématique d'un mauvais esprit (djinn) susceptible de vouloir du mal à l'assuré et que, sous neuroleptique à petite dose, les hallucinations auditives (il s'entendait appeler par son nom) et les cénesthésies (sentiment d'avoir des épines dans son corps) avaient disparu, l'a conduite à parler des épisodes schizo-affectifs, type dépressif, et de leur rémission sous antidépresseur et neuroleptique. S'agissant du diagnostic retenu par ce médecin, singulièrement de la rémission des épisodes schizo-affectifs, type dépressif, l'expertise du 15 février 2010 remplit les critères jurisprudentiels qui permettent de reconnaître à un rapport médical pleine valeur probante (ATF 134 V 231 consid. 5.1 p. 232, 133 V 450 consid. 11.1.3 p. 469, 125 V 351 consid. 3a p. 352). Le grief de violation du droit d'être entendu invoqué par le recourant n'a ainsi plus d'objet.