Citation: 4A_318/2018 E. 4.4.2

4.4.2. De son côté, l'intimée no 2 objecte, en se référant au considérant 5.2.2 de l'ATF 144 III 404, que les critiques formulées par le recourant à l'encontre de la sanction prononcée seraient irrecevables, en affirmant que " le Tribunal fédéral ne revoit pas la mesure d'une sanction dans le cadre du recours contre une sentence arbitrale ". Elle expose ensuite que la comparaison faite avec l'affaire Matuzalem n'est pas pertinente, car les circonstances du cas d'espèce et celles de la cause précitée sont incomparables. Et l'intimée no 2 souligne que l'atteinte aux droits de la personnalité du recourant se justifie au nom de la lutte contre le dopage et de la nécessité d'appliquer de façon homogène et stricte les règles édictées par le mouvement sportif et les gouvernements. Aussi, serait-il extrêmement préjudiciable à la prévisibilité de la réglementation antidopage d'admettre la possibilité de s'écarter des minima et maxima prévus par le Règlement et le CMA. Enfin, l'intimée no 2 relève que la Formation n'a pas infligé la sanction minimale de douze mois au recourant, mais l'a suspendu durant quatorze mois, tenant ainsi compte de la faute commise par le footballeur. La durée de la suspension n'aurait en l'occurrence rien d'extraordinaire et se situerait même dans la fourchette basse de l'arsenal des sanctions.