Citation: 6B_157/2017 E. 2.5

2.5. La recourante fait grief à la cour cantonale de ne pas avoir retenu l'âge de C.________. Selon elle, le fait que ce dernier soit né en 1947 aurait dû lui interdire de considérer qu'elle avait "choisi de tuer sa rivale pour épouser son mari par un moyen dont l'effet homicide n'interviendrait pas avant un délai de 15 à 20 ans", car "dans ce délai C.________ serait devenu nonagénaire". La cour cantonale a certes retenu que la recourante avait développé un mode opératoire "fondé sur la durée" - vu la répétition des transmissions de bouteilles - et que son entreprise aurait pu, sur le long terme, déboucher sur le décès de l'intimée. On comprend cependant du jugement attaqué que si la recourante a limité les doses d'acide chlorhydrique utilisées afin de ne pas provoquer un décès trop subit, elle entendait parvenir à ses fins dans un délai plus court que celui évoqué par les experts du CURML concernant l'apparition de cancers ensuite de l'ingestion du toxique et dont rien n'indique qu'il aurait été pris en compte par l'intéressée. Il n'apparaît pas, dès lors, que la correction d'un éventuel vice concernant l'âge de C.________ serait susceptible d'influer sur le sort de la cause (cf. art. 97 al. 1 LTF).