Citation: 5C.269/1999 12.02.2001 E. 2

2.- a) Le recourant soutient qu'il ne pouvait être reconnu sujet passif de la dette de 36'756 fr. - représentant la différence entre la part des frais de construction du chemin supportée par l'intimée, fixée à 28'244 fr. par l'autorité cantonale, et l'acompte de 65'000 fr. qu'elle avait déjà payé à ce titre -, que pour autant qu'il fût établi qu'il était bien le récipiendaire de cet acompte et l'entrepreneur chargé des travaux pour lesquels il avait été réclamé et versé. Il allègue que l'intimée n'a ni établi, ni même allégué qu'il y eût identité juridique entre lui et l'entreprise P.________. La cour cantonale ne pouvait dès lors, sans violer l'art. 8 CC, affirmer qu'il avait repris en tant qu'entrepreneur les obligations du propriétaire de la parcelle n° 1912 et qu'il y avait ainsi confusion de ces deux qualités. b) La qualité pour défendre dans un procès civil relève du fondement matériel de l'action. C'est une question que le Tribunal fédéral, en instance de réforme, doit examiner d'office (ATF 126 III 59 consid. 1 et les arrêts cités), même si elle n'est pas discutée dans l'arrêt déféré (ATF 83 II 507). En l'occurrence, l'exception soulevée par le recourant doit toutefois être rejetée comme abusive. En effet, dans sa demande reconventionelle, le défendeur lui-même, et non l'entreprise P.________, a réclamé le paiement du solde de sa facture, reconnaissant ainsi - et même alléguant - que les travaux lui ont été adjugés, qu'il les a effectués et que l'acompte de 65'000 fr. lui a été versé par la demanderesse.