Citation: 5A_654/2015 E. 4.2

4.2. La recourante fait en substance grief à la cour cantonale d'avoir violé les art. 101 al. 3 et 144 al. 2 CPC. Faisant référence à sa demande de prolongation de délai du 22 juin 2015 et à la décision de la Cour de justice du 24 juin 2015, elle reproche aux juges précédents de ne pas avoir " estimé nécessaire, au regard des motifs invoqués (...), notamment en ce qui concernait ses difficultés provisoires sur le plan financier, d'accorder un délai plus large, voire cas échéant de prolonger celui-ci une nouvelle fois ". La recourante allègue en outre que l'ordre de virement de l'avance de frais a été donné par son conseil le 7 juillet 2015, soit dans le délai prolongé le 24 juin 2015. Malgré cet ordre, le transfert n'avait pas été exécuté, ce dont son avocat s'était aperçu " par le plus grand des hasards " lors d'un contrôle de sa comptabilité le 22 juillet 2015. La non-exécution de cet ordre ou son " inexécution imparfaite " ne lui était toutefois pas imputable à faute " et/ou seulement en raison d'une faute légère due à une confusion, vraisemblablement lors de la saisine, entre le compte clients de l'Etude et le compte courant de celle-ci ". Aussitôt l'erreur constatée et avant même la notification de l'arrêt attaqué, elle avait donné l'ordre de virer le montant de l'avance litigieuse.