Citation: 5A_28/2016 E. 4.1

4.1. Les recourants font valoir la violation de l'art. 34 en lien avec les art. 64 à 66 LP. Ils exposent que les exceptions dégagées des art. 64 à 66 LP, plus particulièrement celle relative à l'existence d'un conflit d'intérêts, devraient s'appliquer par analogie aux communications au sens de l'art. 34 LP. De surcroît, bien que l'avis au tiers débiteur ne soit pas formellement un acte de poursuite sujet à notification au sens des art. 64 à 66 LP, son défaut de communication engendrerait des conséquences importantes pour le tiers débiteur, puisque si celui-ci s'acquitte de sa dette en mains du poursuivi, il court le risque de devoir payer deux fois sa créance. Ainsi en l'espèce, si les recourants ne contestent pas que leur employée était autorisée à réceptionner le courrier de l'Office, ils affirment qu'elle se trouvait en conflit d'intérêts par rapport à ses employeurs - qui n'avaient pour leur part aucun intérêt à ne pas se conformer aux avis de l'Office -, ce qui ne pouvait échapper à l'Office, de sorte que la communication ne serait pas valable et devrait être annulée, subsidiairement sa nullité devrait être constatée. Les recourants ajoutent que l'Office a violé les obligations qui lui incombent en vertu de l'art. 99 LP, ne respectant pas, en particulier, sa propre directive interne prévue en cas de non versement de retenue de salaire, comme l'a d'ailleurs constaté l'autorité cantonale. Selon eux, l'Office ne pouvait se contenter d'adresser l'avis de saisie aux employeurs, mais devait s'assurer, par tous les moyens commandés par les circonstances, que l'avis de saisie ait bien été reçu par le tiers débiteur et que la mesure soit suivie d'effets. Il aurait dû non seulement s'assurer de l'effectivité du premier versement, mais aussi vérifier qui avait procédé audit versement. Par la suite, constatant un défaut de paiement, il aurait dû interpeller les employeurs par téléphone, non pas se contenter de leur envoyer des rappels par courrier.