Citation: U 153/06 16.08.2006 E. A

W.________, né en 1967, a été danseur professionnel auprès de X.________. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accidents professionnels et non professionnels auprès de La Suisse Assurances (ci-après : La Suisse). Le 7 mai 1999, l'employeur a adressé à l'assureur-accidents une déclaration d'accident indiquant que la veille, W.________ «en faisant un porté accroupi s'est fait mal aux genoux en tournant». Dans un rapport non daté, le docteur M.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, a posé le diagnostic de tendinopathie d'insertion au pôle inférieur de la rotule et de micro-déchirures surajoutées à droite probables, et décrit l'incident de la manière suivante : «lors de son activité professionnelle, alors qu'il se trouvait en flexion profonde des deux genoux et en mouvement (il devait en même temps faire un porter d'une partenaire c'est-à-dire remettre ses genoux en extension), [W.________] a ressenti une brusque douleur dans la région antérieure du genou droit». Dans un certificat médical du 26 mai 1999 établi à l'intention de La Suisse, ce médecin a annoncé une déchirure partielle du tendon rotulien droit. Le diagnostic de rupture partielle du tendon patellaire a été confirmé, mais pour les deux genoux, par le docteur B.________, orthopédiste et neurochirurgien, qui a traité l'assuré à partir du 24 août 1999 (rapport du 27 avril 2001). Une opération du genou droit a été réalisée à New York le 24 avril 2001. Le docteur J.________, médecin du sport, a attesté qu'il avait soigné W.________ pour diverses affections des membres inférieurs en 1997 et au début de l'année 1998 sans avoir toutefois constaté de lésion aux tendons de la rotule (attestation médicale du 11 août 2003). Mandaté en qualité d'expert par La Suisse, le docteur C.________, spécialiste FMH en orthopédie et chirurgie, a conclu que les «lésions observées chez l'assuré suite à l'événement du 6 mai 1999 constituent une déchirure partielle des tendons rotuliens sur un état dégénératif» et que «la déchirure de ces tendons est essentiellement due à l'état dégénératif antérieur» (rapport d'expertise du 13 septembre 2003). Par décision du 10 octobre 2003, La Suisse a refusé d'allouer des prestations, au motif que la lésion ne résultait ni d'un accident, ni d'un événement assimilé à un accident faute d'un facteur soudain et extérieur. Saisie d'une opposition, elle a confirmé sa prise de position dans une nouvelle décision du 24 février 2004.