Citation: U 262/98 09.05.2000 E. 3

3.- a) Le recourant soutient que les mesures thérapeutiques antalgiques litigieuses sont susceptibles de le soulager psychologiquement. En outre, elles devraient, selon lui, être accompagnées d'un suivi psychothérapeutique ou psychiatrique. Il en conclut que de telles mesures empêcheraient sa santé psychique de se détériorer. b) Cet argument est dénué de pertinence puisque l'intimée n'a jamais admis la prise en charge de l'atteinte psychique du recourant. Au contraire, dans ses décisions des 10 août 1993 et 19 septembre 1994, la CNA a exclu le droit aux prestations concernant les troubles psychogènes, estimant que ceux-ci n'étaient pas en relation de causalité avec l'accident. c) Même si l'on admettait que l'intimée n'a pas totalement exclu la prise en charge des troubles psychiques en décidant d'augmenter la rente d'invalidité allouée au recourant conformément à la transaction du 31 août 1994, il faudrait néanmoins considérer, comme l'a fait l'intimée dans sa décision sur opposition du 11 juillet 1996, qu'il n'y a pas de lien de causalité adéquate entre l'accident du 5 septembre 1989 et les troubles psychiques constatés chez le recourant au cours du traitement. En effet, l'existence d'une telle relation des troubles doit être niée au regard des faits de la cause. D'un point de vue objectif, l'accident de la circulation dont a été victime le recourant peut être classé dans la catégorie des accidents de gravité moyenne. Or, l'analyse des critères objectifs posés par la jurisprudence en matière de troubles psychiques consécutifs à un accident de gravité moyenne (ATF 115 V 138 consid. 6, 407 consid. 5) ne permet pas de conclure en l'espèce à l'existence d'une relation de causalité adéquate entre cet accident et la symptomatologie psychique de type dépressif développée par le recourant. L'accident et ses circonstances concomitantes ne sauraient à l'évidence être qualifiés de particulièrement dramatiques ou de spécialement impressionnants. Les lésions subies par le recourant n'apparaissent pas particulièrement graves. S'agissant de la durée de l'incapacité de travail due aux lésions physiques, elle a été, selon toute vraisemblance, fortement influencée par l'état dépressif du recourant. Certes, le traitement médical a été relativement long et les difficultés assez importantes compte tenu de la nature des lésions somatiques subies par l'assuré. Toutefois, vu l'ensemble de ces circonstances et comme aucun de ces deux derniers critères ne revêt à lui seul une importance décisive, il faut nier l'existence d'un lien de causalité adéquate entre l'accident et les troubles psychiques développés par le recourant.