Citation: 8C_719/2021 E. 4.1

4.1. La recourante invoque une violation de l'art. 9 Cst. Elle soutient que la motivation de l'arrêt attaqué violerait le principe de l'interdiction de l'arbitraire pour plusieurs motifs. La recourante fait valoir que bien que la juridiction cantonale ait constaté un certain nombre d'irrégularités dans la procédure d'embauche, elle n'aurait pas tenu compte, sans aucune raison, d'éléments propres à modifier sa décision, se contentant de valider, en le considérant comme définitif et décisif, un motif de non-engagement - à savoir le rôle de la recourante dans le groupe de travail chargé de la révision de l'ordonnance sur la chasse entre 2015 et 2016 - ne ressortant pas du dossier mais apparu pour la première fois lors de l'audience du 19 mai 2021. Par ailleurs, la cour cantonale aurait totalement ignoré les arguments de la Commission cantonale de conciliation en matière d'égalité entre les sexes dans les rapports de travail (CCMES) rendant la discrimination à l'embauche plus que vraisemblable. En outre, la recourante fait valoir que le 14 juin 2021, la cour cantonale l'a rendue attentive au fait qu'au vu du résultat des enquêtes et considérant qu'elle avait ainsi obtenu une réponse à ses interrogations sur les motifs de son non-engagement, elle pouvait, le cas échéant, retirer sans frais son recours, dont les chances de succès paraissaient, selon le juge délégué, bien minces. Dès lors que la procédure en cause, fondée sur la LEg, était gratuite (art. 134a al. 2 CPJA), l'invitation de la cour cantonale à retirer son recours démontrerait, selon la recourante, que la cause aurait déjà été préjugée à ce moment-là.