Citation: 2C_537/2023 E. 3.3

3.3. A cet égard, il ressort des constatations de fait non arbitraires de l'arrêt attaqué qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF; cf. supra consid. 2), que la recourante percevait en 2019 une pension de retraite mensuelle de 11'848 denars macédoniens, soit un montant supérieur au minimum net mensuel de la pension de vieillesse de 9'345 denars macédoniens alloué aux femmes ayant moins de vingt ans d'annuités. Elle affirmait que ses enfants lui remettaient chaque mois, en espèces, un montant de 300 fr. pour l'aider à couvrir ses besoins, mais n'avait produit aucun document à l'appui de cette allégation. Au demeurant, il ressortait de ses propres déclarations que ses enfants ne venaient lui rendre visite en Macédoine du Nord que trois à quatre fois par année, ce qui contredisait dès lors l'affirmation d'un versement mensuel, en espèces, de la somme précitée par ceux-ci. Quant au bien immobilier dont elle était propriétaire mais qu'elle soutenait avoir cédé par voie de donation à sa fille, elle n'avait également pas produit de pièces démontrant un tel transfert. Enfin, elle n'avait pas communiqué d'extraits bancaires ou de copies de ses déclarations fiscales susceptibles d'établir son niveau de fortune et de revenus. Même si elle avait soutenu que sa banque ne fournissait des informations que sur demande en personne au guichet, cette allégation n'était, une fois encore, étayée par aucun élément de preuve, et elle n'avait également pas expliqué pourquoi un mandataire dûment autorisé n'aurait pas pu agir à sa place.