Citation: 2C_558/2021 E. 3.1

3.1. En l'occurrence, les filles du recourant sont majeures et il ne fait valoir aucun rapport de dépendance particulier avec elles. Le recourant ne peut ainsi pas déduire de droit de l'art. 8 CEDH en lien avec sa vie familiale, ni d'ailleurs de l'art. 13 Cst. qu'il invoque également dans ce cadre (cf. ATF 145 I 227 consid. 3.1; 144 II 1 consid. 6.1; arrêts 2C_279/2021 du 16 novembre 2021 consid. 4.2; 2C_433/2021 du 21 octobre 2021 consid. 6.1 et autres références citées). En outre, comme le relève à juste titre l'autorité précédente, la durée de la procédure de réexamen, dont le point de départ peut être fixé au 21 août 2017, ne peut être qualifiée d'exagérément longue et les enfants concernés étaient déjà majeurs avant le dépôt du recours devant le Tribunal fédéral. La pratique retenant comme déterminant l'âge atteint par l'enfant au moment où le Tribunal fédéral statue n'a partant pas à être remise en question (cf. ATF 145 I 227 consid. 6.7 s.; arrêt 2C_326/2019 du 3 février 2020 consid. 2.2.4). Ce qui précède est toutefois sans incidence dans le présent cas. En effet, l'intéressé, qui réside en Suisse depuis plus de dix ans, peut se prévaloir d'un droit à séjourner dans ce pays fondé sur la protection de la vie privée garantie par l'art. 8 CEDH (cf. ATF 144 I 266 consid. 3; arrêt 2C_668/2021 du 20 décembre 2021 consid. 6.1 et références). Les arrêts de la CourEDH qu'il cite en lien avec la protection de la vie familiale pour justifier l'application de cette disposition sont dès lors sans pertinence.