Citation: 2C_210/2024 E. 6.7

6.7. Il est encore le lieu de préciser que le fait que le recourant 1 ait, comme il l'invoque, exercé une activité lucrative indépendante sur le territoire suisse durant la période litigieuse ne met pas à mal les conclusions qui précèdent, dans les présentes circonstances où il peut être retenu que le domicile en Suisse était fictif. D'ailleurs, le recourant 1 n'invoque pas clairement que cette activité lucrative indépendante était effectivement exercée depuis la Suisse, ni même en quoi consistait cette activité. Il se prévaut uniquement d'une pièce qu'il a produite en procédure cantonale, soit une attestation relative à son affiliation en tant qu'indépendant à une caisse de compensation sise à U.________, dès le 1er janvier 2018. C'est partant en vain que le recourant tente de se prévaloir de l'ATF 145 II 322, dans lequel le Tribunal fédéral avait considéré que l'autorisation de séjour du recourant, qui travaillait en tant que salarié durant la semaine à Bâle et y vivait, mais qui rejoignait durant les week-ends sa famille qui avait déménagé en France, n'était pas caduque. En effet, dans cette affaire et contrairement au cas d'espèce, rien n'indiquait que l'activité salariée exercée depuis plusieurs années et l'appartement à Bâle auraient été maintenus dans le seul but de conserver l'apparence d'une présence physique minimale sur le territoire suisse, de sorte que le séjour en Suisse n'était pas simplement temporaire nonobstant un transfert de son domicile à l'étranger, et avait donc été en mesure d'interrompre à chaque fois l'écoulement du délai de six mois de l'art. 62 al. 2 1ère phrase LEI (cf. art. 79 al. 1 e contrario OASA). Au vu des circonstances de l'espèce, le recourant ne peut donc rien tirer de cette jurisprudence.