Citation: 8C_582/2009 18.12.2009 E. 4

4.1 La juridiction cantonale a considéré que si le recourant n'avait pas subi l'accident assuré, il aurait réalisé en 2007 un revenu de 42'331 fr. au maximum en qualité d'ouvrier sur verre dans l'entreprise X.________. A cet égard, elle s'est fondée, d'une part, sur une attestation de Y.________ et, d'autre part, sur le salaire réalisé en 2000 par l'assuré, indexé à l'évolution des salaires nominaux jusqu'en 2007. 4.2 Le recourant conteste la valeur probante de l'attestation de Y.________, au motif qu'il s'agit d'une entreprise de placement de personnel sans aucune compétence dans l'industrie du verre. Il allègue que, sans handicap et dans son ancienne profession d'ouvrier sur verre, il réaliserait, en 2007, un salaire annuel équivalent à celui versé par Z.________, compte tenu « du renchérissement et des autres éléments liés au salaire ». On voit toutefois mal, à supposer que ces allégations soient établies, en quoi elle justifieraient de maintenir inchangé le droit à la rente du recourant, alors même qu'il ne subirait plus, dans cette hypothèse, de diminution de sa capacité de gain. L'argumentation du recourant sur ce point est donc mal fondée. 4.3 Dans un deuxième argument, le recourant soutient qu'en réalité, sans son accident, il n'aurait pas poursuivi son activité au sein de X.________ et aurait pu réaliser un salaire mensuel de l'ordre de 6'500 fr. à 7'000 fr. en travaillant dans une entreprise de décolletage mécanique ou d'horlogerie. Sur ce point le recours ne se réfère à aucun indice concret au dossier, mais repose sur de simples allégations du recourant. Dès lors qu'elles ont déjà été réfutées par les premiers juges, il convient de renvoyer le recourant au jugement entrepris. 4.4 Enfin, le recourant allègue une perte de l'ordre de 30 % sur son salaire au sein de Z.________ en raison de l'atteinte accidentelle à son bras gauche. Selon lui, son employeur actuel lui aurait refusé des augmentations salariales qu'il aurait admises en l'absence d'atteinte à la santé. Sur ce point également, les allégations du recourant ne sont pas étayées. Elles sont même contredites par les déclarations de l'employeur lors d'un entretien avec un inspecteur de l'intimée le 18 juin 2007. L'employeur avait à l'époque exposé que l'assuré ne subissait pas de diminution de rendement en raison de l'atteinte à son bras gauche, qui par ailleurs ne l'empêcherait pas de progresser au niveau salarial. L'assuré était employé au rectifiage, activité la plus pointue au sein de l'entreprise et dans laquelle il excellait. S'il venait à travailler en équipe, il pourrait continuer à exercer cette activité de rectifiage contrairement aux craintes qu'il avait exprimées.