Citation: 5A_80/2023 E. 2.3

2.3. Les faits et moyens de preuve nouveaux sont prohibés, sauf s'ils résultent de la décision de l'autorité précédente (art. 99 al. 1 LTF; ATF 143 V 19 consid. 1.2 et la référence). Il en va de même des faits et pièces postérieurs à l'arrêt entrepris (vrais nova; ATF 143 V 19 consid. 1.2 et les références; 139 III 120 consid. 2.1.3 et la référence), à moins qu'ils ne rendent sans objet le recours (ATF 137 III 614 consid. 3.2.1). Outre l'hypothèse précitée, l'exception vise par exemple les faits - postérieurs à la décision attaquée - qui déterminent la recevabilité du recours (ATF 136 II 497 consid. 3.3) ou ceux se rapportant à un vice de procédure que le recourant ne pouvait pas invoquer avant que ne soit rendue la décision attaquée, voire des faits rendus pertinents pour la première fois par la décision attaquée lorsque la décision de l'instance précédente a été fondée sur un nouvel argument juridique auquel les parties n'avaient pas été confrontées précédemment (ATF 136 III 123 consid. 4.4.3), étant toutefois précisé qu'il ne s'agit pas de permettre au plaideur négligent de se rattraper devant le Tribunal fédéral (arrêt 5A_320/2022 du 30 janvier 2023 consid. 3.1 et les références). L'issue de la procédure devant l'autorité précédente ne suffit pas à elle seule pour admettre la production de faux nova qui auraient déjà sans autre pu être produits en instance cantonale (ATF 143 V 19 consid. 1.2). Il appartient au recourant qui entend se prévaloir de l'admissibilité exceptionnelle de faits nouveaux de démontrer que les conditions en sont remplies (ATF 143 V 19 consid. 1.2 et la référence). En l'occurrence, les pièces 2 à 4 qu'il produit "à toutes fins utiles" à l'appui du présent recours sont manifestement irrecevables au regard des considérations qui précèdent. Contrairement à ce que semble penser le recourant, qui se borne à citer un extrait d'un arrêt du Tribunal de céans sans exposer en quoi le principe qu'il en tire devrait s'appliquer ici, elles n'ont nullement été rendues pertinentes pour la première fois par l'arrêt attaqué, celui-ci ne se fondant sur aucun argument juridique nouveau et inconnu des parties. Le recourant ne saurait dès lors pallier sa négligence à ce stade. Il ne sera dès lors pas tenu compte de l'acte notarié des 20 et 27 janvier 2004 d'augmentation de la cédule hypothécaire grevant en 1er rang la parcelle n° fff de la Commune de Z.________, ni du courrier du 23 janvier 2004 du notaire D.________, ni enfin de l'acte notarié des 26 et 29 avril 2004 étendant les effets de ladite cédule à la parcelle n° ggg de la Commune de V.________ et dégrevant simultanément la parcelle n° fff de la Commune de Z.________ desdits effets.