Citation: 6B_808/2022 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a retenu que l'intimée avait expliqué qu'à partir de l'épisode de la brûlure, elle avait eu peur du recourant et, dans un premier temps, souhaité quitter l'appartement, ce qu'il l'avait empêchée de faire en la retenant par les poignets et en l'emmenant de force dans la chambre, tout en la jetant sur le lit; il suivait chacun de ses déplacements; il lui avait pris son téléphone portable et l'avait surveillée les rares fois où il lui avait laissé la possibilité de le reprendre. La cour cantonale a souligné que le recourant se prévalait du comportement de l'intimée au cours du week-end, soit la sortie du samedi pour effectuer des achats à la Coop, le trajet en bus du dimanche pour aller récupérer la voiture, le fait de cuisiner pour eux deux, de monter dans la voiture, puis de payer le plein d'essence à la station service. La cour cantonale a estimé que l'intimée avait adopté ces comportements - qui pouvaient sembler irrationnels - à cause des menaces du recourant, réitérées à chaque nouvelle demande de sa part; elle avait agi sous son emprise et dans la crainte de le voir mettre ses menaces à exécution. La cour cantonale a renvoyé à cet égard au raisonnement qu'elle avait développé au sujet des pressions psychiques exercées en lien avec les actes d'ordre sexuel.