Citation: 4A_230/2023 E. 4.2

4.2. La cour cantonale est parvenue à déterminer la réelle et commune intention des parties, à savoir qu'elles n'étaient pas convenues d'un tel contrat. Ce faisant, elle a constaté un fait, soit la volonté subjective des parties (ATF 144 III 93 consid. 5.2.2 et les références). Il appartenait ainsi aux recourants de démontrer l'arbitraire de cette constatation. Or, bien qu'ils invoquent à juste titre l'arbitraire, les recourants ne parviennent pas à en faire la démonstration, puisqu'ils se contentent, dans une très large mesure, d'opposer leur propre appréciation à celle de la cour cantonale. Il en va notamment ainsi lorsqu'ils se fondent sur le terme de " résiliation " employé par les intimés dans leur courrier du 27 janvier 2020. L'appréciation de la cour cantonale en lien avec cette lettre, et en particulier ce terme, n'est pas insoutenable. D'ailleurs, même si ce mot ressort également du langage courant, on ne saurait en déduire qu'il était clair pour les intimés qu'un contrat de bail avait été conclu préalablement. Pour le surplus, à plusieurs reprises, les recourants ne discutent pas valablement l'appréciation de la cour cantonale. En particulier, lorsqu'ils allèguent que A.a.________ a encouragé son fils à entreprendre un apprentissage d'agriculteur car il pensait qu'un contrat de bail à ferme avait été conclu et que la ferme pouvait toujours être exploitée par la société - les interdictions d'exploiter ne concernant que A.a.________ -, ils ne disent mot sur l'argumentation de la cour cantonale selon laquelle les intimés avaient constamment affirmé vouloir exploiter eux-mêmes le domaine agricole, ce que les appelants (recourants) avaient d'ailleurs reconnu. Il en va de même concernant les arguments des recourants liés au versement des deux montants de 10'000 fr. aux mains des intimés. Les recourants se contentent d'ailleurs de reprendre, presque mot pour mot, la motivation figurant dans leur appel, alors qu'il leur appartenait de critiquer les développements détaillés opérés par la cour cantonale à cet égard. Les recourants soutiennent encore qu'A.c.________ aurait, à tout le moins par actes concluants, accepté le contrat de bail à ferme agricole, ce qu'ils auraient prouvé. Cependant, la cour cantonale a précisément retenu qu'une telle ratification n'avait été ni alléguée, ni démontrée en première instance. L'argument des recourants, qui tient en quelques lignes, est largement insuffisant pour remettre en cause cette motivation, et ne s'en prend du reste pas au défaut d'allégation retenu par la cour cantonale. Enfin, les recourants se fondent sur plusieurs déclarations qu'aurait formulées B.c.________ en audience de première instance. Or, ces faits n'ont pas été constatés par la cour cantonale, et les recourants ne démontrent pas les avoir allégués valablement précédemment. Il n'en sera ainsi pas tenu compte. Il en va de même s'agissant d'une prétendue facture d'électricité payée par les recourants. En définitive, l'argumentation des recourants ne permet pas de mettre en évidence un quelconque arbitraire dans l'appréciation convaincante de la cour cantonale, prenant en compte l'ensemble des éléments pertinents, à l'issue de laquelle elle a retenu que les parties n'avaient pas conclu de contrat de bail à ferme agricole.