Citation: I 527/06 29.06.2007 E. 7

Par ailleurs, la juridiction cantonale a constaté que si la recourante subissait certes un important repli social depuis la cessation de son activité professionnelle, elle avait maintenu des contacts avec son entourage; elle continuait de s'occuper de ses enfants; elle sortait se promener en leur compagnie; elle était à même d'effectuer par ses propres moyens des déplacements en voiture; elle s'était notamment rendue au Montenegro pour y suivre une cure thermale en 2003; par la suite, elle avait séjourné au Kosovo afin d'y rendre visite à sa famille; depuis lors, elle avait préféré ne plus s'y rendre par souci de ne pas inquiéter inutilement ses proches et non pas pour des motifs d'ordre médical. Les premiers juges ont en outre relevé que dans son rapport du 15 décembre 2005, le docteur B.________ avait observé une amélioration légère et partielle de la symptomatologie dépressive et anxieuse de la recourante. La Cour de céans se rallie à ces considérations auxquelles elle ajoute que l'assurée est jeune; qu'elle bénéficie d'une vie de couple et de famille harmonieuse; qu'elle fait l'objet d'une prise en charge thérapeutique régulière de la part de son médecin traitant et du docteur B.________; qu'elle bénéficie de séances de physiothérapie et de soins médicamenteux. Cela étant, il apparaît que la recourante n'a à l'évidence pas épuisé toutes ses ressources adaptatives, de même qu'elle ne subit pas de perte d'intégration sociale dans toutes les manifestations de la vie. En outre, aucun des rapports médicaux ne conclut à l'existence d'un état psychique cristallisé, sans évolution possible au plan thérapeutique ou à l'échec de traitements ambulatoires ou stationnaires conformes aux règles de l'art. Les troubles psychiques diagnostiqués ne se manifestent donc pas avec une sévérité telle que, d'un point de vue objectif, ils excluent toute mise en valeur de la capacité de travail de l'intéressée. En tant qu'elle s'écarte ainsi des conclusions des experts, la Cour de céans rappelle qu'en l'absence de comorbidité psychiatrique, l'incapacité de travail résultant de troubles somatoformes douloureux s'évalue à la lumière de critères jurisprudentiels et non plus en regard des seules conclusions médicales dont il est dès lors possible de s'écarter. Sur le vu de ce qui précède, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.