Citation: 1C_94/2023 E. 6

Les recourants se plaignent ensuite de "non-respect du principe de transparence" et de l'obligation d'informer, en lien avec la législation cantonale sur l'information (LInfo, RS/VD 170.21) et le droit d'être entendu. Ils reprochent à l'autorité communale de ne pas avoir suffisamment donné d'informations sur la planification du réseau, les sites alternatifs et la stratégie adoptée dans ce domaine, alors que ces questions relèvent de l'intérêt général. La loi vaudoise sur l'information (LInfo, RS/VD 170.21) a pour but de garantir la transparence des activités des autorités afin de favoriser la libre formation de l'opinion publique (art. 1 al. 1). A cette fin, elle fixe les principes, les règles et les procédures liées à l'information du public et des médias sur l'activité des autorités, s'agissant notamment de l'information transmise d'office par les autorités et de l'information transmise sur demande (al. 2). S'agissant des informations remises sur demande, la loi prévoit une procédure et des voies de recours spécifiques (chapitres III et VI de la loi) qui ne font pas l'objet du présent litige. S'agissant de la politique générale d'information (chapitre II de la loi), elle apparaît sans rapport avec les informations dont doit disposer le public (ainsi que le conseil communal) dans le cadre d'un projet concret, et qui doivent être fournies à l'occasion de la mise à l'enquête. Les recourants n'expliquent pas en vertu de quelle règle ou principe juridique le manque de transparence dont ils se plaignent et les reproches généraux qu'ils formulent à l'égard de la municipalité devraient avoir une incidence sur la procédure d'octroi du permis de construire. Dans la mesure où il est suffisamment motivé, le grief doit lui aussi être écarté.