Citation: 8C_269/2014 E. A

A.________, né en 1954, a travaillé en qualité de chauffeur pour B.________ et était, à ce titre, assuré contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Victime, le 20 juin 2012, d'une chute alors qu'il circulait au guidon de son motocycle, il a été blessé à la cheville droite. Il a été opéré le 23 juin 2012 d'une fracture de la malléole interne de cette cheville, par ostéosynthèse de deux vis. (rapport du 9 juillet 2012 des médecins du département de chirurgie de l'Hôpital C.________). D'après un rapport du 12 février 2013 du docteur D.________, médecin d'arrondissement de la CNA et spécialiste en chirurgie orthopédique, la reprise du travail était exigible s'agissant des seules suites accidentelles: la fracture avait été traitée dans les règles de l'art et la consolidation osseuse était acquise. Ce médecin a précisé qu'il partageait ainsi l'avis du chirurgien traitant, le docteur E.________ (chef de clinique au service de chirurgie orthopédique de l'Hôpital C.________), selon lequel la reprise du travail était possible dès le 1 er décembre 2012, soit six mois après l'intervention chirurgicale. A la demande de A.________, des investigations complémentaires ont été pratiquées par le docteur E.________, lequel a conclu à l'absence d'explications somatiques aux troubles douloureux affichés par l'assuré (rapport du 2 mai 2013). De son coté, dans son appréciation du 16 juillet 2013, le docteur F.________, médecin d'arrondissement et spécialiste en chirurgie orthopédique, a considéré que les conclusions du docteur D.________, selon lesquelles une pleine capacité de travail était exigible dès le 1 er décembre 2012, gardaient toute leur actualité. Par décision du 19 juillet 2013, confirmée sur opposition le 28 octobre 2013, la CNA a considéré que A.________ était apte à travailler dès le 22 juillet 2013, ce qui impliquait la fin du droit au traitement médical et aux indemnités journalières.