Citation: 6B_1045/2017 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a indiqué qu'elle avait maintenu dans son principe l'ancienne pratique selon laquelle l'activité consacrée aux conférences, audiences et autres actes de la procédure était forfaitairement majorée de 20% jusqu'à 30 heures de travail décomptées depuis l'ouverture de la procédure, et de 10% lorsque l'état de frais portait sur plus de 30 heures. De jurisprudence constante, cette majoration forfaitaire couvrait les démarches diverses tels la rédaction de courriers ou notes, les entretiens téléphoniques et la lecture de communications, pièces et décisions, sous réserve d'exceptions possibles pour des documents particulièrement volumineux ou nécessitant un examen poussé, charge à l'avocat de justifier l'ampleur des opérations dont la couverture ne serait pas assurée par le forfait (arrêt attaqué consid. 5.1.5 - 5.1.6). La cour cantonale a constaté que le listing produit par le recourant ne faisait qu'énumérer la correspondance téléphonique et écrite, principalement avec le client et le ministère public, activité inhérente à toute procédure, pour laquelle le recourant ne développait ni ne démontrait en quoi celle-ci aurait été plus intense dans le cas d'espèce que pour d'autres dossiers similaires, pour la défense d'une partie plaignante. Le dossier n'était ni particulièrement complexe ni volumineux pour qu'il se justifie d'admettre que des opérations n'auraient pas été couvertes par le forfait, et le recourant avait par ailleurs été indemnisé, hors forfait, pour six entretiens clients en 2013 et 2014, conformément à sa note d'honoraire du 1er septembre 2016 (arrêt attaqué consid. 5.2.3).