Citation: 7B_938/2024 E. 2.3

2.3. La Chambre des recours pénale a relevé que le recourant était poursuivi notamment pour avoir demandé et contraint la plaignante, âgée de moins de dix ans à l'époque des faits, à lui prodiguer des fellations, des masturbations et lui avoir fait subir une pénétration anale avec les doigts. Les faits avaient eu lieu durant une période de 6 mois, voire 1 an et demi; ils étaient extrêmement graves et excédaient largement ceux retenus dans l'arrêt du Tribunal fédéral 1B_274/2017 du 6 mars 2018, où le prévenu n'avait eu aucun contact physique avec ses victimes, s'agissant de conversations téléphoniques à caractère sexuel avec une adolescente et de la proposition d'un rapport sexuel, respectivement de l'exposition des parties génitales du prévenu à une autre femme. Si les actes reprochés dans le cas d'espèce au recourant devaient être avérés, ils démontreraient une absence de toute limite de sa part en matière sexuelle. L'autorité précédente a ainsi retenu que la gravité des accusations contre le recourant, qui concernaient des faits répétés, constituait en elle-même un indice concret de la commission d'autres crimes ou délits par le recourant, nonobstant l'absence d'antécédents en matière d'infractions contre l'intégrité sexuelle.