Citation: U 11/05 22.06.2005 E. A

A.a M.________, né en 1959, travaillait depuis le 16 mai 2001 en qualité de manoeuvre de chantier au sein de l'entreprise X.________, pour le compte de la société Y.________ SA. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accidents auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après : la CNA). Le 7 novembre 2001, alors qu'il était en train de percer un trou avec une foreuse, cette dernière s'est bloquée et son bras s'est tordu, entraînant une blessure au bras et à l'épaule droite. Le même jour, l'assuré s'est rendu à la Permanence Z.________ où il a été pris en charge par le docteur F.________, lequel a diagnostiqué une entorse du poignet droit, de l'épaule droite et de la colonne dorsale. Cette atteinte a engendré une incapacité de travail totale (cf. rapport du docteur F.________ du 4 décembre 2001) prise en charge par la CNA. Le 28 mai 2002, le prénommé a été examiné par le docteur R.________, spécialiste FMH en orthopédie et chirurgie et médecin d'arrondissement de la CNA. Ce dernier a noté qu'un scanner avait été pratiqué le 2 avril 2002, révélant des lésions capsulaires antérieures avec rupture de la bandelette antérieure du ligament gléno-huméral inférieur dans sa substance. Pour sa part, le docteur R.________ a constaté une persistance des douleurs au niveau de l'articulation sterno-claviculaire droite et du moignon de l'épaule continuelle mais exacerbées par les changements de temps et les mouvements de l'épaule, dont la mobilité était quasiment symétrique et dans les normes. Il a ajouté que l'état de l'assuré allait en s'améliorant mais que ce dernier estimait ne pas être en mesure de reprendre le travail. Dans ces conditions, le docteur R.________ a proposé un séjour à la Clinique W.________ afin de procéder notamment à des investigations complémentaires ainsi qu'à une évaluation professionnelle. M.________ a refusé d'effectuer un séjour à la Clinique W.________ et a annoncé une reprise de son travail à 50 % à partir du 3 juin 2002. Dans un rapport du 21 juin 2002, le docteur F.________ a jugé l'évolution de l'état de santé de l'assuré lente mais favorable et a annoncé une reprise du travail à 100 % dès le 24 juin 2002. A.b Le 2 août 2002, M.________ s'est rendu d'urgence à la Permanence Z.________ en raison d'une recrudescence de ses douleurs à l'épaule droite. La CNA a pris en charge l'incapacité de travail totale que ces douleurs ont engendrée. Après avoir pratiqué une arthro-IRM de l'épaule droite le 5 août 2002 ainsi qu'une IRM sterno-claviculaire droite le 29 août 2002, le docteur P.________, spécialiste FMH en radiologie et neuro-radiologie, a conclu à un status après luxation de l'articulation sterno-claviculaire droite avec rupture capsulo-ligamentaire étendue et oedème médullaire de l'extrémité médiale de la clavicule et du manubrium sterni, témoignant vraisemblablement de contusions osseuses. Invité par la CNA à interpréter les radiographies faites par le docteur P.________, le docteur G.________, spécialiste FMH en radiologie, a conclu à une lésion de l'articulation sterno-claviculaire droite, probablement de type entorse, à l'absence de signe de luxation sterno-claviculaire et à une lésion osseuse de la tête humérale apparue récemment; il a posé le diagnostic différentiel d'une zone d'ostéonécrose (rapport du 2 décembre 2002). Dans un rapport du 10 décembre 2002, le docteur O.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et médecin d'arrondissement de la CNA, a relevé que le mécanisme traumatique invoqué n'était en principe pas propre à créer une entorse de l'articulation sterno-claviculaire. Il a d'emblée exclu une luxation, admettant tout au plus une entorse et précisant que les phénomènes constatés au niveau de l'articulation pouvaient être entièrement dégénératifs.