Citation: 5A_685/2007 26.02.2008 E. 6

6.1 L'autorité précédente a constaté que le juge du divorce, au moment de fixer la contribution indexée de 2'100 fr. par mois allouée à l'intimée pour perte du droit à l'entretien (art. 151 aCC), s'était fondé sur un revenu mensuel du recourant de 15'000 fr. brut (13'472 fr. net); ce revenu aurait correspondu à quelque 16'082 fr. en janvier 2005, moment du dépôt de la demande en modification du jugement de divorce, s'il avait suivi l'évolution de l'indice suisse des prix à la consommation. Les juges cantonaux ont constaté que «[s]elon le dossier du divorce, une location effective de la villa Z.________ n'a[vait] pas été prise en considération: dame Y.________ a[vait] fait interroger la partie X.________ uniquement sur l'affectation de l'immeuble à la villégiature familiale et, dans son mémoire-conclusions, X.________ a[vait] fait valoir que son seul revenu était constitué par son salaire, ce qui a[vait] été retenu par le juge eu égard au montant des contributions allouées». 6.2 La question est donc de savoir si la situation financière du recourant s'est péjorée de manière importante et à vues humaines durable (cf. consid. 2.2 supra) depuis le prononcé du divorce en 1995, époque à laquelle il réalisait un revenu mensuel brut de 15'000 fr. Il ressort de l'état de fait du jugement attaqué que le recourant, qui a été déclaré en faillite le 23 mai 1995 et qui a perdu son emploi auprès de J.________ SA le 27 février 2004, bénéficie avec effet rétroactif à début 2006 d'une rente annuelle de 35'255 fr. 20, représentant 2'935 fr. 50 par mois, en vertu de la police Swiss Life n0 bbb. Le recourant n'a pas perçu d'indemnités de chômage à la suite de la perte de son emploi. La question de savoir s'il est arbitraire de retenir que le recourant aurait la possibilité effective de retrouver un emploi qui lui permettrait de réaliser un revenu (hypothétique) de 7'000 fr. brut par mois peut rester indécise (cf. consid. 3.2.2 supra), au vu des autres revenus que le recourant a la possibilité effective de percevoir en sus de la rente annuelle versée par Swiss Life. En effet, les juges cantonaux ont retenu, d'une manière qui échappe au grief d'arbitraire, que le recourant a la possibilité effective de bénéficier de l'intégralité du rendement de la villa Z.________, qui se monte à 200'000 fr. par année (cf. consid. 4.2.9 supra). Cela étant, c'est un revenu annuel de 235'555 fr. 20 (35'255 fr. 20 + 200'000 fr.), ou mensuel de 19'602 fr. (2'935 fr. 50 + 16'666 fr. 50), qui peut être imputé au recourant. Si l'on admet avec le recourant que son minimum vital, compte tenu des besoins des deux enfants mineurs, s'élève à 5'095 fr. par mois (cf. consid. 5.1 supra), il lui reste ainsi un disponible de 14'507 fr. par mois sur le revenu qui peut lui être imputé. Dans ces circonstances, il n'apparaît pas que la situation financière du recourant se soit péjorée depuis le prononcé du divorce, si bien qu'il n'y a pas lieu à modification du jugement de divorce.