Citation: 9C_820/2013 E. 5.2

5.2. Par ses critiques, le recourant ne parvient pas à susciter un doute sur la validité de l'expertise du COMAI de Z.________, ni à remettre en cause l'appréciation des preuves opérée par l'autorité cantonale de recours. Les premiers juges ont expliqué de manière circonstanciée les raisons pour lesquelles il était erroné de prétendre que les experts genevois n'avaient pas tenu compte de la maladie hématologique, ces derniers ayant placé le syndrome myéloprolifératif au titre des diagnostics incapacitants mais ne lui ayant attribué aucune influence prépondérante sur la capacité de travail résiduelle. Contrairement à ce que soutient le recourant, les experts n'ont pas examiné sa situation uniquement sous un angle psychologique et psychiatrique; outre les évaluations psychiatrique et neuropsychologique, leur expertise comporte également un examen en médecine interne et l'appréciation d'un expert hématologue. C'est d'ailleurs à l'issue de l'évaluation en médecine interne que les experts ont eu des doutes quant à la provenance (somatique) de la symptomatologie alléguée (cf. complément d'expertise du 17 août 2011 p. 2 et 4). Ils ont finalement retenu que le recourant présentait un tableau mixte de fatigue d'origine psychique et organique, avec une influence prépondérante de l'atteinte psychique. Les observations de la doctoresse V.________, chargée de l'évaluation psychiatrique, selon lesquelles on ne pouvait exclure l'impact de la maladie hématologique sur l'état de santé général de l'assuré, et celles du psychiatre traitant, le docteur B.________, relevant que la maladie avait déjà pu se développer insidieusement depuis plusieurs années, ne contredisent pas les conclusions des experts. Par son argumentation, le recourant tente en définitive de juxtaposer le point de vue de son médecin traitant, le docteur I.________, à celui des experts, quant à l'origine somatique de ses plaintes et à leurs effets sur sa capacité de travail. En procédant ainsi, le recourant ne démontre toutefois pas que l'expertise du 13 janvier 2011 comporterait des contradictions manifestes ou ignorerait des éléments cliniques ou diagnostiques essentiels, ni n'explique en quoi le point de vue de son médecin traitant serait objectivement mieux fondé que celui des experts ou justifierait - au travers des éléments qu'il mettrait en évidence - la mise en oeuvre d'un complément d'instruction sous la forme d'une surexpertise. Comme l'ont retenu les premiers juges, le seul fait que le docteur I.________ semble traiter - ou avoir traité - plusieurs cas similaires à celui du recourant ne constitue pas un élément suffisant pour remettre en cause les conclusions des experts, lesquels ont apprécié la situation médicale dans son ensemble en tenant compte des aspects psychiques et somatiques. On ajoutera qu'il n'appartient pas au juge de se livrer à des conjectures qui relèvent strictement de la science médicale en se prononçant à la place des médecins sur les conséquences d'une atteinte à la santé (voir arrêt 9C_573/2009 du 16 décembre 2009 consid. 2.3).