Citation: 1B_417/2019 E. 2

Le recourant ne conteste pas la gravité des charges pesant à son encontre (art. 221 al. 1 CPP) - reconnaissant au demeurant une partie des faits dénoncés (cf. consid. 3.1 p. 8 de l'arrêt entrepris) -, ni la proportionnalité de la durée de la détention avant jugement (art. 212 al. 3 CPP). Il ne remet pas non plus en cause l'existence en soi d'un risque de réitération (cf. art. 221 al. 1 let. c CPP). Il soutient en revanche en substance que ce danger pourrait être écarté par la mise en oeuvre de mesures de substitution, dont son placement auprès de l'institution G.________ et le suivi d'un traitement ambulatoire. A suivre le raisonnement du recourant, le risque de récidive moyen - voire accru en cas de contact avec les enfants - retenu par l'expert, ainsi qu'en conséquence la nécessité d'une mesure thérapeutique institutionnelle - tout d'abord en milieu fermé - n'entreraient en considération qu'une fois le jugement au fond rendu; préalablement, ce danger serait de moindre importance puisque le recourant aurait un intérêt accru, en vue de l'audience de jugement, à démontrer sa capacité à se soumettre avec succès à un traitement ambulatoire.