Citation: 5P.53/2006 14.03.2006 E. 3

L'autorité cantonale a jugé irrecevable l'appel du recourant en tant qu'il portait sur le refus de dénoncer (d'office) l'infraction. Elle a considéré que, à supposer que le délit soit réalisé et que le Tribunal refuse de le dénoncer, il ne s'agit pas d'un incident ressortant à la procédure civile, mais à un autre domaine qui échappe fonctionnellement à la conduite du procès civil. Au surplus («surérogatoirement»), le recourant n'a pas établi quel est son intérêt juridique à l'appel, étant souligné qu'il a tout loisir de dénoncer lui-même l'infraction s'il s'y estime fondé. Le recourant ne critique pas d'une manière conforme aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ les deux motifs de la cour cantonale (sur cette exigence: ATF 129 I 185 consid. 1.6 p. 189; 119 Ia 13 consid. 2 p. 16 et la jurisprudence citée). D'abord, il ne démontre aucunement que la question litigieuse relevait de la procédure civile, partant de la voie de l'appel à la Cour de justice. Ensuite, il n'explique pas pourquoi il ne pourrait pas dénoncer lui-même l'infraction, se bornant à soutenir qu'il ne lui appartient pas d'«investir quelque somme que ce soit dans une dénonciation». Son grief est donc entièrement irrecevable.