Citation: 7B_43/2023 E. 2.3

2.3. En l'espèce, le TMC s'est prononcé sur l'existence de soupçons suffisants (cf. ch. 11, p. 11 de l'ordonnance querellée). On rappelle à cet égard que le juge de la levée des scellés doit uniquement examiner si, sur la base des actes d'instruction disponibles, il existe des indices suffisants et concrets de la commission d'une infraction; contrairement au juge du fond - qui applique en outre dans ce cadre le principe "in dubio pro reo" -, il ne lui appartient pas de procéder à une pesée minutieuse et complète des éléments à charge et à décharge (cf. notamment arrêt 1B_153/2020 du 24 juillet 2020 consid. 6.1). Dans cette mesure, la motivation de l'ordonnance querellée permet de comprendre le raisonnement du premier juge. Celui-ci n'a d'ailleurs pas échappé au recourant qui y a consacré plusieurs pages de son recours. En outre, le TMC a également traité la question du devoir de collaboration du recourant (cf. ch. 12 et 13, p. 12 s. de l'ordonnance querellée). L'autorité a en particulier relevé plusieurs points sur lesquels le recourant n'avait pas donné suite à cette obligation. Elle a également constaté que, malgré une demande de précision, la liste remise par le recourant comprenait nombre d'indications lacunaires, imprécises ou générales. On comprend clairement à la lecture de l'ordonnance entreprise qu'il a été considéré que le recourant ne s'était pas plié de manière satisfaisante à son obligation de collaborer, de sorte que, sur la base des explications du Ministère public, le TMC a considéré que la saisie des pièces respectait le principe de la proportionnalité. Le recourant a développé des griefs sur ce point également dans son recours, ce qui démontre qu'il a compris la motivation de l'ordonnance querellée. Partant, ce grief doit être rejeté.