Citation: 6B_1371/2017 E. B

Par arrêt du 18 octobre 2017, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté l'appel formé par X.________ à l'encontre du jugement précité. Cet arrêt repose en substance sur les faits suivants. X.________ a effectué son école de recrues du xx.xxx.xxxx au yy.yyy.yyyy dans l'infanterie, en tant que fantassin. Après son service militaire, il a conservé son arme, soit un FASS 90, qu'il a accroché au mur de sa chambre, avec sa tenue militaire. Le 2 août 2015, C.________ est arrivé à D.________ pour y passer des vacances. En compagnie de ses amis Y.________ et E.________, il est allé chercher un repas à l'emporter et les trois prénommés se sont ensuite rendus, vers 22h, au domicile de E.________. Ce dernier habitait en colocation dans un appartement de quatre pièces, sis avenue F.________, avec X.________ et le frère de celui-ci, qui partageaient la même chambre et se trouvaient alors en vacances en Croatie. Y.________ a souhaité montrer à son ami C.________ comment manier une arme. Pour ce faire, il est allé se saisir du fusil d'assaut de X.________, qui était suspendu dans la chambre de celui-ci. Il a fait soupeser l'arme à C.________ avant de lui montrer la position de déplacement avec le canon dirigé vers le bas. Il a ensuite effectué un mouvement de charge, pointant l'arme vers le bas, en direction de C.________, avant de légèrement relever le canon et d'appuyer sur la détente. Un coup de feu est alors inopinément parti et la balle a mortellement atteint C.________ qui est décédé des suites d'un coup de feu trans-thoracique. Au moment où Y.________ est allé chercher le FASS 90 de X.________, l'arme était munie de sa culasse, avec son magasin engagé et munitionné de sept cartouches GP 90. X.________ s'était illégalement procuré ces munitions en les ramassant sur le sol parmi des douilles après un exercice de tir.