Citation: 4A_333/2021 E. 4.3

4.3. Les juges genevois ont respecté les préceptes rappelés ci-dessus (consid. 4.1) en faisant primer la date de l'envoi postal de la réquisition de poursuite et en n'attachant aucune importance à l'erreur commise quant à l'office de poursuite compétent ratione loci. Les recourants contestent que le cambriolage soit survenu le 9 avril 2007: ils le situent au 11 avril 2007. Comme l'a souligné la Cour de justice, cette divergence n'influe pas sur le sort de la cause, puisqu'il faudrait encore établir que l'assuré a posté l'acte avant l'expiration de la prescription censée intervenue le 11 avril 2009 à 23 h 59 selon les recourants. Le noeud du litige se situe bien au niveau de la date d'envoi de la réquisition de poursuite. L'autorité précédente aurait versé dans l'arbitraire en refusant de retenir une remise de l'acte à la Poste Suisse le 8 avril 2009.