Citation: 9C_364/2017 E. 4

Compte tenu de son pouvoir d'examen restreint en la matière (supra consid. 1), il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante d'établir en quoi celle opérée par l'autorité précédente serait manifestement inexacte ou incomplète, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. En l'occurrence, A.________ énonce des circonstances supposées faire apparaître comme nécessaire le traitement d'une parodontite infectieuse sans égard aux considérations de la juridiction cantonale. Ce faisant, elle ne prend nullement position sur les motifs qui ont conduit la juridiction cantonale à écarter les conclusions du médecin-dentiste D.________ et à constater qu'elle ne présentait pas de foyers infectieux bucco-dentaires en 2012. L'argumentation de la recourante se fonde ainsi sur des faits non constatés, dont elle cherche à démontrer le caractère manifestement incomplet uniquement en présentant des allégations non étayées. C'est en particulier en vain qu'elle entend tirer des constatations du docteur E.________ la preuve d'une aggravation de son état de santé bucco-dentaire pendant l'hospitalisation survenue en décembre 2012. Si le neurologue a fait état de manière générale d'un certain risque pour une parodontose en cas de maladie grave comme celle dont était atteinte l'assurée, il a néanmoins relevé que les plaintes étaient apparues avec un temps de latence important, un lien direct ne pouvant être établi sans expertise dentaire; or celle-ci a été effectuée par le docteur H.________, qui a nié un tel lien. Ensuite, les griefs présentés par la recourante sous couvert d'une violation du droit fédéral sont mal fondés. La liste des affections de nature à nécessiter des soins dentaires à la charge de l'assurance obligatoire des soins est exhaustive (ATF 130 V 464 consid. 2.3 p. 467 et les références; arrêt 9C_316/2013 du 25 février 2014 consid. 3, in RtiD 2014 II p. 371). Selon les art. 31 al. 1 let. c LAMal et 19 let. a OPAS, l'assurance obligatoire des soins prend en charge les soins dentaires nécessaires pour réaliser et garantir les traitements médicaux lors du remplacement des valves cardiaques, de l'implantation de prothèses de revascularisation ou de shunt crânien. Ces dispositions exigent que les gestes destinés à assainir la cavité buccale soient entrepris préalablement à l'apparition du risque infectieux supplémentaire (cf. ATF 127 V 391 consid. 1 p. 392; arrêt 9C_675/2007 du 6 février 2008 consid. 4.2). Aussi, le but de cette prise en charge est de préparer le patient à une intervention chirurgicale concrète (par exemple vasculaire cérébrale de type shunt crânien), non pas de mettre à la charge de l'assurance-maladie obligatoire des soins dentaires préventifs ou curatifs liés à des atteintes survenues seulement après les traitements médicaux mentionnés à l'art. 19 let. a OPAS (EUGSTER, Krankenversicherung, in Soziale Sicherheit, SBVR, 3 ème éd. 2016, p. 558 n° 489). Les frais afférents aux traitements dentaires envisagés - voire déjà réalisés - plusieurs années après la réalisation d'un shunt crânien ne sont par conséquent pas à la charge de l'assurance obligatoire des soins.