Citation: 4A_463/2015 E. 3

Le recourant se plaint d'une transgression de l'art. 58 CO. Il prétend que la cour cantonale n'a pas tenu compte de la chronologie ni des circonstances concrètes de l'espèce pour apprécier les mesures de sécurité adoptées par l'intimée, se bornant à les évaluer in abstracto. A l'en croire, le salage manuel qui a été effectué n'était pas adéquat pour prévenir les risques normaux liés à l'utilisation du parking public en hiver et rendre celui-ci accessible à des usagers entre 6 h.35 et 8 h. du matin un jour de marché. Se référant à l'arrêt 4C.150/2003 du 1er octobre 2003, il soutient que le risque de plaques de verglas sur le parking était prévisible, de sorte que l'intimée devait y parer, en apposant un panneau indicateur, en épandant du sable ou en procédant immédiatement à un salage mécanique. Les exigences de sécurité sont accrues pour les installations publiques, à l'exemple d'un parking communal payant qui n'est pas réservé à un cercle restreint de personnes.