Citation: 5A_251/2020 E. 4

Dans son mémoire, la recourante se plaint du fait que les autorités auraient utilisé les faits relatifs au vol d'une de ses cartes bancaires pour la " spolier de [ses] rentes ", réclame la restitution de ces dernières faute de quoi elle menace de déposer une plainte, fait état des parcours de vie respectifs de sa soeur et elle-même, conteste qu'elles soient seules et isolées, justifie le salaire qu'elle verse à un tiers qui l'aide à faire ses paiements, soutient que son état de santé s'est dégradé depuis qu'elle se trouve à l'hôpital et qu'elle serait soumise avec sa soeur à d' " incessants harcèlements, remises dans le droit chemin, menaces " et se plaint du taux d'admission nul des recours qu'elle a formés contre les diverses décisions rendues à leur égard. Ce faisant, bien qu'elle conteste la mesure de protection prise en sa faveur, la recourante ne s'en prend pas valablement aux motifs retenus par la cour cantonale pour motiver la nécessité d'une telle mesure. Elle ne soulève ainsi aucun grief contre la motivation de la cour cantonale en tant qu'il a été retenu qu'elle refusait de prendre conscience de son état et de son incapacité à gérer seule son quotidien et celui de sa soeur, étant rappelé que cette dernière est dans l'incapacité de se lever, et qu'elle s'opposait en conséquence à rejoindre une structure médicalisée. Elle ne soulève pas davantage de grief quant au constat de sa vulnérabilité et de son besoin de protection étant rappelé qu'il ressort de l'état de fait cantonal que des inconnus ont utilisé une carte bancaire lui appartenant sur laquelle figurait le code d'accès et vidé le compte y relatif. Elle ne critique pas non plus le constat selon lequel plusieurs de ses factures sont demeurées impayées et que ses fréquentes et longues hospitalisations la mettent dans l'impossibilité de gérer efficacement ses affaires financières et administratives sans l'aide d'un tiers. Il suit de ce qui précède que le présent recours - y compris son complément -, qui ne correspond manifestement pas aux exigences minimales de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF, doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 let. b LTF.