Citation: 9C_67/2023 E. 3.2

3.2. Par ses arguments, la recourante ne parvient pas à démontrer en quoi les constatations des premiers juges sur le plan psychiatrique seraient manifestement inexactes ou auraient été établies en violation du droit. Après avoir constaté que le docteur F.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, qui avait été mandaté par l'office intimé en 2019 pour une expertise, n'avait pas retenu de trouble psychique incapacitant (rapport du 4 février 2019), la juridiction cantonale a dûment exposé les raisons pour lesquelles elle a considéré que les rapports de la doctoresse C.________ des 9 juillet et 26 octobre 2021 ne rendaient pas plausible une aggravation de l'état de santé de l'assurée. Elle a en particulier expliqué que pour retenir le diagnostic de trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen avec syndrome somatique, la psychiatre traitante s'était fondée sur les plaintes de sa patiente et non pas sur un examen objectif. A la lecture du rapport du 9 juillet 2021, on constate en effet que la doctoresse C.________ a indiqué que sa patiente "rapporte", notamment, une baisse de moral, des pleurs, des angoisses, des ruminations anxieuses ou encore des idées noires. A la question de savoir si son appréciation de l'état de santé de la recourante reposait exclusivement sur les allégations de celle-ci, la doctoresse C.________ s'est ensuite limitée à répondre qu'elle avait établi son rapport du 9 juillet 2021 "sur la base des éléments constitutifs, objectifs et subjectifs" (rapport du 26 octobre 2021), sans étayer davantage son propos. L'assurée ne peut donc pas être suivie lorsqu'elle affirme que la doctoresse C.________ "a attesté" qu'elle présentait les symptômes et critères de la CIM-10 permettant de retenir le diagnostic qu'elle a posé. Pour cette raison, le grief de la recourante tiré d'une violation de son droit d'être entendue, en ce que la juridiction cantonale aurait "passé sous silence les parties essentielles des rapports de la [doctoresse] C.________ attestant la présence des symptômes et critères de la CIM-10" est également mal fondé. Quant au suivi psychiatrique "régulier et intensif" auprès de la doctoresse C.________ depuis le 21 mai 2021, que la recourante reproche également aux premiers juges d'avoir "ignoré", il ne saurait suffire, à lui seul, pour rendre plausible une aggravation de l'état de santé psychique (cf. arrêt 9C_538/2016 du 15 novembre 2016 consid. 5.2.2).