Citation: 6B_1407/2022 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a relevé que le rapport médical de l'Institut de médecine légale de l'Université de Berne ne constatait aucune lésion gynécologique, ce qui n'excluait pas pour autant que de telles violences eussent eu lieu. Elle a retenu que le rapport forensique du Service d'identité judiciaire de la police cantonale bernoise, selon lequel certaines correspondances avaient pu être constatées lors de la comparaison directe d'un prélèvement ADN à l'intérieur du préservatif avec celui du recourant, constituait un indice mais pas une preuve certaine. La cour cantonale a considéré que ces deux rapports n'infirmaient pas, comme l'avait soutenu le recourant, les propos tenus par l'intimée; l'absence de preuve n'excluait pas la présence d'indices (telles les traces ADN) et l'absence de marques sur l'intimée ne confirmait ni n'infirmait ses déclarations. La cour cantonale a en outre estimé que la déclaration du recourant, selon laquelle "on ne peut pas violer quelqu'un à qui on a donné CHF 1'000.00 pour faire l'amour", démontrait une mécompréhension totale du respect de l'intégrité physique et sexuelle d'autrui. Elle a jugé que le recourant avait refusé de porter un préservatif et imposé à l'intimée, par la contrainte, un acte sexuel sans préservatif, lequel était non consenti dès le début dans ces modalités. Elle a confirmé la condamnation du recourant pour viol.