Citation: 5A_738/2015 E. B

B.a. Par acte du 11 septembre 2000, A.________ a ouvert action en partage contre ses deux frères, réclamant le partage de la succession de leur mère " compte tenu du montant des parts et des lots que dira[it] le Juge ". Par jugement du 27 octobre 2006, le Tribunal cantonal du canton du Valais a ordonné le partage de la succession, étant précisé que C.________ et B.________ étaient défaillants. La demande de relief de B.________ a été admise le 24 avril 2007, entraînant la reprise de l'instruction; C.________ est toutefois resté défaillant. Dans ses dernières écritures devant le Tribunal du district de Sion, datées du 21 juin 2012, A.________ a conclu en substance à l'admission de l'action en partage et de l'action tendant au partage (1), à ce que la composition de la masse successorale fût arrêtée comme suit: a) Immeubles (précisément décrits par l'intéressé) pour un total de 5'250'000 fr. dont à déduire les dettes et intérêts calculés à la date du partage; b) Valeurs mobilières : le solde de tous les comptes bancaires au nom de D.________ (précisément décrits par l'intéressé) (2), à ce que différents rapports fussent ordonnés, à savoir pour B._______: 3'008'882 fr. 05; pour C._______: 562'720; pour A.________: 25'000 fr. (3) et à ce que la succession fût partagée à parts égales entre B.________, C.________ et A.________, les lots de chacun et les éventuelles soultes compensatoires étant fixés par le Tribunal (4). B.________ a quant à lui conclu à ce qu'il fût constaté que tous les immeubles cédés par la société E.________ SA à feue D.________ par acte de vente du 13 décembre 1986 étaient en réalité sa propriété exclusive, étant resté l'ayant droit économique de ces biens (1), à ce que ces immeubles, qu'il liste sous lettres A à I, lui fussent rétrocédés dès l'entrée en vigueur du présent jugement, avec les dettes y relatives (2), à ce que l'action en partage fût rejetée dans la mesure où elle portait sur les biens mentionnés sous ch. 2. (3), à ce qu'elle fût en revanche admise dans la mesure où elle portait sur tous les autres biens et en particulier sur les biens inscrits au nom de C.________, étant précisé que ces biens étaient rapportables et devaient être partagés équitablement entre les trois frères (4). Par jugement du 17 septembre 2013, le juge de district de Sion a fait droit aux conclusions de B.________ en constatant qu'il était l'unique propriétaire des immeubles précisément désignés par celui-ci et cédés par la société E.________ SA à feue D.________ par acte de vente du 13 décembre 1986 (1). Le Tribunal a dès lors jugé que B.________ pourrait requérir du registre foncier le transfert de propriété desdits immeubles moyennant présentation du jugement muni d'une attestation d'entrée en force et reprise des dettes y relatives (2), constaté que le mobilier actuellement entreposé dans un garage de l'immeuble H.________ à V.________ ainsi que les comptes xxxxx et yyyyy ouverts auprès de la Banque Z.________ appartenaient à B.________ (3), ordonné le partage de la succession (4), attribué le compte épargne zzzzz auprès de la Banque Z.________ à A.________ (5), condamné C.________ à verser des soultes s'élevant à 54'363 fr. 30 en faveur de B.________ et à 118'013 fr. 30 en faveur de A.________ (6), ordonné la radiation des restrictions d'aliéner ordonnées par décision du 17décembre 1999 en faveur de A.________ sur différents immeubles cédés par D.________ à C.________ les 23 mai et 5 juin 1991 (7). B.b. L'appel formé par A.________ et l'appel joint déposé par B.________ ont été rejetés par la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais le 20 août 2015.