Citation: 8C_657/2017 E. 5.2.1

5.2.1. En l'occurrence il n'y a toutefois pas lieu d'examiner plus avant le mérite de ce grief. Il apparaît en effet que l'expert E.________ a limité ses investigations au point de savoir s'il existe un lien de causalité entre la chute survenue le 23 février 1996 et l'affection au poignet droit constatée immédiatement après cet événement. Or, ce point a déjà été tranché - du moins implicitement - à plusieurs reprises par les autorités judiciaires appelées à se prononcer sur le cas. En particulier le Tribunal fédéral des assurances, saisi d'un recours contre un jugement cantonal qui confirmait une décision de suppression des prestations d'assurance à compter du 31 mars 1997, a renvoyé la cause à l'assureur-accidents pour complément d'instruction sur le point de savoir notamment quand le statu quo sine vel ante avait été atteint (arrêt U 270/00 du 31 janvier 2001). En outre, par jugement du 30 juillet 2008, entré en force à la suite de l'arrêt d'irrecevabilité du Tribunal fédéral (arrêt 8C_738/2008 du 14 octobre 2008), le tribunal cantonal a reconnu le droit de l'assuré à une indemnité journalière pour la période du 1 er avril au 31 décembre 1997. Enfin, saisi d'un recours de l'assuré qui contestait le taux de 10 % de l'indemnité pour atteinte à l'intégrité allouée par Allianz par décision sur opposition du 30 mai 2011, le Tribunal fédéral a renvoyé la cause à l'assureur-accidents pour nouvelle décision sur le droit éventuel de l'intéressé à une telle indemnité une fois le traitement médical mené à terme (arrêt 8C_221/2012 du 4 avril 2013).