Citation: 2A.421/2006 13.02.2007 E. 1

1.1 Selon l'art. 100 al. 1 let. b ch. 3 OJ, le recours de droit administratif n'est pas recevable en matière de police des étrangers contre l'octroi ou le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas un droit. Le recours de droit administratif n'est recevable que si l'étranger peut invoquer une disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité lui accordant le droit à la délivrance d'une telle autorisation (ATF 131 II 339 consid. 1 p. 342/343). La recourante ne peut déduire aucun droit à une autorisation de séjour de la LSEE, en particulier de son art. 17 al. 2, dans la mesure où elle ne fait plus ménage commun avec son mari et que les relations particulièrement conflictuelles entre les conjoints permettent d'exclure toute reprise de la vie commune. 1.2 La recourante se réclame de l'art. 8 CEDH à l'égard de son fils, titulaire d'une autorisation d'établissement, pour demeurer en Suisse. Un étranger peut, selon les circonstances, se prévaloir de cette disposition pour s'opposer à l'éventuelle séparation de sa famille. Encore faut-il, pour pouvoir l'invoquer, que la relation entre l'étranger et une personne de sa famille ayant le droit de résider en Suisse (c'est-à-dire au moins un droit certain à une autorisation: ATF 130 II 281 consid. 3.1 p. 285) soit étroite et effective (ATF 129 II 193 consid. 5.3.1 p. 211). L'art. 8 CEDH s'applique notamment lorsqu'un étranger peut faire valoir une relation intacte avec son enfant bénéficiant du droit de résider en Suisse, même si celui-ci n'est pas placé sous son autorité parentale ou sous sa garde du point de vue du droit de la famille; un contact régulier entre le parent et l'enfant, par exemple par l'exercice du droit de visite, peut cas échéant suffire (ATF 120 Ib 1 consid. 1d p. 3). 1.3 En l'espèce, nonobstant le retrait de son droit de garde, la recourante exerce sur son fils un droit de visite régulier ainsi que l'autorité parentale conjointement avec le père de celui-ci. Dans la mesure où l'arrêt attaqué a des incidences sur les relations personnelles de la mère avec son fils, elle peut se prévaloir de l'art. 8 CEDH. Le recours est donc recevable sous cet angle.