Citation: 6B_853/2021 E. 3.3.2

3.3.2. Concernant les accusations de gestion déloyale dans le cadre de la détention de terrains à U.________ pour le compte de B.B.________ SA, la cour cantonale a retenu que le recourant affirmait n'avoir jamais détenu de terrains en Afrique pour le compte de B.B.________ SA et que les droits de cette société sur lesdits terrains avaient d'ailleurs été vendus à Genève le 14 mai 2019 à l'occasion d'enchères organisées par l'office des faillites. L'accusation de E.________ était néanmoins étayée par l'inventaire établi dans le cadre de la faillite de B.B.________ SA et avait été confirmée par un témoin. Il y était par ailleurs fait état d'une procédure pendante à U.________ en vue de faire transférer la propriété de ce terrain - d'une valeur estimée à 719'956 fr. en 2016 - à B.B.________ SA et la cour cantonale ignorait si cette société avait pu recouvrer un quelconque montant dans ce cadre. Ces éléments étaient de nature à susciter des soupçons de gestion déloyale. Quand bien même ils n'avaient été avérés, l'on pouvait à tout le moins déduire des dénégations du recourant qu'il n'avait entrepris aucune démarche pour aider B.B.________ SA à recouvrer son bien, en violation des obligations contractuelles qui le liaient à celle-ci, à tout le moins jusqu'en juin 2014. Selon la cour cantonale, la très faible proportion des frais induits par l'instruction concernant les terrains de B.B.________ SA à U.________ permettait toutefois de considérer que ce point n'avait pas eu d'incidence sur les frais, de sorte qu'il n'y avait pas lieu de faire application de l'art. 426 al. 2 CPP à ce complexe de fait (cf. arrêt attaqué, consid. 4.4 p. 19 s.).