Citation: 8C_244/2020 E. 6.1

6.1. En tant qu'elle soutient que les actes de harcèlement prétendument survenus entre 2010 et 2014 et la remarque prononcée en 2016 formeraient une seule unité temporelle comprenant plusieurs actes de harcèlement psychologique, la recourante ne saurait être suivie. En effet, selon la jurisprudence, le harcèlement psychologique se définit comme un enchaînement de propos et/ou d'agissements hostiles, répétés fréquemment pendant une période assez longue, par lesquels un ou plusieurs individus cherchent à isoler, à marginaliser, voire à exclure une personne sur son lieu de travail (arrêts 8C_74/2019 du 21 octobre 2020 consid. 5.1; 8C_398/2016 du 17 mai 2017 consid. 4.1.1). Or, si la recourante a bel et bien été employée par l'EPFL entre 2010 et 2014, tel n'était plus le cas en 2016, de sorte que les actes de mobbing prétendument survenus entre 2010 et 2014 avaient pris fin au plus tard lors de la fin de ses rapports de travail avec l'EPFL le 31 octobre 2014. S'il n'est certes pas exclu que le professeur B.________ ait recommencé à harceler la recourante ou à porter atteinte à sa personnalité au-delà du 31 octobre 2014, un tel comportement survenu en dehors des rapports de travail liant la recourante à l'EPFL ne saurait constituer une unité temporelle avec ceux survenus pendant les rapports de travail. Dès lors, concernant les actes de mobbing allégués par la recourante pour la période de 2010 à 2014, il convient de déterminer le dies a quo du délai relatif de péremption d'une année, c'est-à-dire d'examiner à partir de quand la recourante avait connaissance des circonstances propres à motiver sa demande en réparation de son tort moral.