Citation: 6B_323/2019 E. B

Statuant le 8 février 2019, la Cour pénale II du Tribunal cantonal du Valais a rejeté l'appel déposé par A.________ contre ce jugement, qu'elle a confirmé. Les faits à l'origine de la procédure sont en substance les suivants. X.________ et B.________, promoteurs de la propriété par étages C.________ à D.________ ont vendu à E.________ et A.________ le 20 mars 1990 un appartement de cet immeuble. X.________ a été l'administrateur de la communauté des propriétaires depuis sa constitution en 1990 jusqu'à ce qu'il renonce à cette fonction en 2016. Lors de la construction de l'immeuble, X.________, qui est par ailleurs propriétaire de plusieurs unités d'étages dudit immeuble, a profité des travaux pour raccorder sa villa, sise sur la parcelle voisine, au chauffage à distance qui dessert celui-ci. Dans le sous-sol de l'immeuble a été créée une chaufferie commune qui abrite deux compteurs distincts, l'un qui calcule la consommation globale relative à l'immeuble et à la villa et l'autre censé déterminer la part afférente à la villa. En juin 2007, en raison de divers problèmes liés au chauffage des appartements, X.________ a demandé à F.________, propriétaire depuis peu d'un appartement et qui disposait de connaissances en matière de chauffage, s'il pouvait examiner les causes d'un éventuel dysfonctionnement. Dans ce contexte, F.________ a constaté que si le premier compteur était en bon état le second ne fonctionnait pas car il était oxydé et n'avait pas été entretenu depuis des années, de sorte que les frais de chauffage de la villa, qui n'étaient pas enregistrés par ce dernier compteur, n'avaient pas été facturés à X.________ mais avaient été répartis entre les propriétaires d'étages. Informé de cette situation, X.________ a été très étonné et s'est engagé à s'acquitter du montant dû. Il a ainsi effectué un premier versement de 70'000 fr. avant l'assemblée générale de mai 2008 puis un versement complémentaire de 30'000 francs. Un décompte définitif a été présenté à l'assemblée des propriétaires de février 2010, arrêtant le dommage total à 199'374 fr., y compris l'intérêt moratoire, et X.________ s'est engagé à payer le solde dû à la copropriété. En raison de la difficulté de reconstituer l'historique de chaque lot et d'indemniser les différents propriétaires qui se sont succédés, la majorité des propriétaires a décidé que la somme due serait versée sur le compte du fonds de rénovation. A.________, qui avait manifesté sa volonté d'obtenir en espèces le montant qui lui était dû, n'a pas adhéré à cette décision, qu'elle n'a toutefois pas attaquée. Lors de la même assemblée, X.________ a été reconduit à l'unanimité dans sa fonction d'administrateur. Il s'est acquitté du solde de 99'374 fr. le 19 avril 2010. A.________ a mandaté une fiduciaire pour déterminer le montant qui lui revenait. Proportionnellement à la valeur des unités d'étages, il a été fixé à 17'000 fr., auxquels s'ajoutent 8'831 fr. d'intérêts.