Citation: 4P.243/2005 28.04.2006 E. 3

La requérante fait valoir, en substance, que ses soupçons de partialité reposent sur des manquements graves et répétés, systématiquement à son détriment, à des principes fondamentaux de procédure commis lors de l'examen de ses deux recours. S'agissant du recours de droit public, elle reproche à la Ire Cour civile de ne pas s'être penchée sur le grief tiré d'une retranscription incomplète des aveux de B.________, qui aurait reconnu avoir agi sans mandat dès novembre 1994, et d'avoir retenu que le prénommé n'avait pas été licencié avec effet immédiat pour justes motifs, ni perpétré d'infraction pénale; en outre, la mauvaise foi et les procédés déloyaux dont la banque s'est rendue coupable, en particulier sous l'angle des art. 306 et 307 CP, n'ont pas suscité le moindre commentaire ou réprobation, ce qui suffirait déjà en soi à justifier une suspicion légitime de prévention; aucune ligne n'est, au surplus, consacrée aux preuves attestant que les pertes financières dont le remboursement est réclamé trouvent leur fondement dans des opérations passées au début décembre 1994 et comptabilisées quatre mois plus tard, non plus qu'à l'engagement verbal pris par B.________ d'extourner la totalité des transactions qui ont été exécutées entre décembre 1994 et juin 1995 pour résorber les pertes; enfin, la pièce confirmant la réclamation d'intérêt compensatoire de 6% par an (recte: 9%) n'a pas été examinée. Quant au recours en réforme, les magistrats récusés ont omis de reproduire l'état de fait déterminant qui figure dans la décision cantonale en relation avec les conclusions de l'expertise; il s'agit là d'une violation sérieuse de l'art. 63 al. 2 OJ, dès lors que le contenu d'une expertise est une constatation de fait qui eût dû guider le raisonnement juridique du Tribunal fédéral.