Citation: 5A_905/2015 E. 3.1.2

3.1.2. Remettant en cause l'établissement des faits sur la question de la capacité de discernement de C.________, le recourant critique le rejet de ses réquisitions de preuve, motivé par une appréciation anticipée des preuves. Il conteste l'inutilité d'une expertise, estimant celle-ci au contraire indispensable au motif que les rapports médicaux sur lesquels s'est fondée la cour cantonale ont été établis près d'un an avant la conclusion du mandat pour cause d'inaptitude et qu'ils sont de surcroît lacunaires; citant deux extraits de ces rapports, il relève que le diagnostic restait largement ouvert au moment de leur établissement. Par ailleurs, il estime que l'autorité précédente aurait dû éprouver des doutes sur l'incapacité de discernement de Mme C.________, se référant à cet égard aux déclarations, passées sous silence, de G.________, lequel n'a noté des troubles cognitifs chez l'intéressée qu'au dernier trimestre 2014 alors que le mandat avait été établi le 2 février 2014. Le recourant relève par ailleurs avoir lui-même exprimé, devant le TPAE, son impression selon laquelle C.________ aurait compris la portée du document qu'elle avait recopié. Il reproche enfin à la cour cantonale d'avoir refusé d'entendre l'employée juriste de la banque, qui a assisté aux explications données en temps et lieu à l'intéressée; il déplore de même ne pas avoir été réentendu, alors qu'il avait lui aussi assisté à l'établissement du mandat. Il en conclut en définitive que les preuves requises seraient de nature à reconnaître la capacité de discernement au moment des faits. Par ses critiques - essentiellement appellatoires -, le recourant tend à substituer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, par exemple sur la portée à donner aux déclarations de G.________, dont l'arrêt querellé fait état et qui ne sont pas ignorées comme le prétend le recourant, ainsi que sur le sort réservé à ses propres allégations, mais également s'agissant de la pertinence des preuves supplémentaires à administrer. De surcroît, il s'écarte dans ce contexte des constatations de fait de celle-ci en lui reprochant, par exemple, de prendre en définitive en considération des rapports médicaux antérieurs d'une année à l'établissement du mandat pour cause d'inaptitude, alors que la cour cantonale s'est également basée, dans son appréciation de la capacité de discernement, sur des éléments postérieurs, comme un certificat médical, ainsi que les déclarations du Dr D.________ en audience. Par ailleurs, le recourant ne s'en prend pas non plus à l'argumentation de la cour cantonale remettant en cause la force probante de déclarations de l'employée de banque qui ne dispose pas de connaissances médicales pour s'exprimer sur la question litigieuse, ni la prise en considération du fait que le TPAE pouvait bénéficier de telles connaissances, un médecin-psychiatre siégeant dans sa composition. Enfin, le recourant se contente de déplorer ne pas avoir été réentendu en exposant qu'il aurait pu faire part de ses propres constatations lors de l'établissement de l'acte, en occultant le fait qu'il ne s'agirait là que d'allégués sans force probante particulière, de surcroît sur des questions médicales que le recourant ne prétend pas non plus maîtriser plus particulièrement. Dans de telles circonstances, faute de doutes sur la question à trancher, on ne saurait dès lors d'emblée considérer qu'il est, à tout le moins dans le résultat, insoutenable de renoncer à ordonner une expertise. En définitive, la cour cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire en niant que C.________ était en mesure d'apprécier le sens et les effets du mandat pour cause d'inaptitude au moment de l'établir, ce d'autant plus que le Dr D.________ relève également - ce qui n'est pas contesté - que les troubles psychiques, déjà importants en 2013, connaissaient une évolution assez rapide, respectivement que l'état de l'intéressée s'était progressivement péjoré avec le temps. Autant que recevable, le grief est dès lors infondé.