Citation: 5A_29/2022 E. A

A.a. A.________, né en 1968 et B.________ née en 1979, se sont mariés le 14 février 2003. Quatre enfants sont issus de leur union: C.________, né en 2004, D.________, né en 2006, E.________, né en 2008 et F.________, née le 3 novembre 2012. Les parties vivent séparées depuis le 1er juillet 2014. A.b. Le 4 juin 2014, les parties ont conclu une convention de mesures protectrices de l'union conjugale prévoyant en substance que le mari contribue à l'entretien des siens par le versement d'une contribution mensuelle de 2'000 fr. et que la garde des enfants est attribuée exclusivement à l'épouse. Par nouvelle convention de mesures protectrices du 1er février 2016, les parties sont convenues que le mari aurait ses enfants auprès de lui un weekend sur deux et du mercredi midi au jeudi matin; il continuerait par ailleurs à contribuer à l'entretien des siens par le versement de 2'000 fr. par mois. A.c. Entre 2015 et 2016, le mari s'est vu allouer des rentes d'invalidité AI et LPP, y compris des rentes complémentaires de 897 fr., respectivement de 649 fr., en faveur de ses enfants, soit au total 1'546 fr. par mois et par enfant. A.d. Par requête du 4 mars 2021, le mari a demandé, à titre de mesures protectrices de l'union conjugale, que les rentes AI complémentaires en faveur des enfants soient versées en ses mains et que l'épouse lui rembourse les rentes qu'elle avait directement perçues depuis le 1er février 2021. Par écriture du 10 mars 2021, l'épouse a conclu à ce que le mari contribue à l'entretien de ses enfants, dès le 1er mars 2020, par le versement de 1'488 fr. par mois pour C.________, de 1'504 fr. 80 pour D.________, de 1'504 fr. 80 pour E.________ et de 1'276 fr. 80 pour F.________, ainsi qu'à son propre entretien par le versement de 462 fr. 15 par mois.