Citation: 4C.128/2003 30.07.2003 E. 5

5.1 Le défendeur discerne une violation de l'art. 8 CC et de l'art. 42 CO, en ce que la cour cantonale s'est fondée sur les relevés personnels du travailleur pour établir le nombre d'heures de travail et d'heures de travail supplémentaires effectuées. Le recourant fait valoir que ces documents n'ont pas été soumis à l'employeur, et n'ont, de ce fait, "aucune valeur probante au regard de l'art. 8 CC". 5.2 Cette dernière disposition ne dicte pas sur quelles bases et comment le juge doit former sa conviction (ATF 128 III 22 consid. 2d p. 25; 127 III 248 consid. 3a). Ainsi, lorsque l'appréciation des preuves le convainc qu'une allégation de fait a été établie ou réfutée, la répartition du fardeau de la preuve devient sans objet (ATF 128 III 271 consid. 2b/aa in fine et les références). L'art. 8 CC ne permet en effet pas de corriger l'appréciation des preuves, moyen irrecevable en instance de réforme. Le défendeur en était d'ailleurs parfaitement conscient, puisqu'il a soulevé ce grief dans le recours de droit public connexe, qui a été rejeté par arrêt séparé de ce jour. Et, comme l'autorité cantonale s'est basée sur les décomptes horaires du travailleur, et non pas sur l'art. 42 CO, pour établir le montant des rémunérations dues par le défendeur au salarié, elle ne saurait avoir enfreint la norme en question.