Citation: 6B_252/2024 E. 3.2

3.2. Le recourant admet avoir commis des infractions graves à la LCR par le passé, mais relève qu'il n'a jamais été inquiété pour des cas d'abus sexuels et que, depuis cette affaire, il n'a plus occupé les services de police. ll estime en conséquence qu'une peine avec sursis devrait suffire à le détourner d'une éventuelle récidive. Au surplus, il fait valoir qu'il avait le droit de nier les faits en application de l'art. 113 CPP (droit de se taire). La cour cantonale a retenu un pronostic défavorable au motif que le recourant n'avait pas pris conscience de sa faute. Elle a notamment relevé qu'il ne s'était pas soucié des victimes ni après ni en cours de procédure, ni même encore aux débats, se disant par contre lui-même très affecté (jugement attaqué p. 21, 22). Savoir si le prévenu a ou non pris conscience de sa faute relève de l'établissement des faits, qui lie la cour de céans, à moins que le recourant n'en démontre l'arbitraire, ce qu'il ne fait pas. Liée par l'état de fait cantonal, la cour de céans ne peut que constater que le recourant n'a pas pris conscience de sa faute, ce qui justifie le refus du sursis. Le grief soulevé par le recourant doit donc être rejeté dans la mesure de sa recevabiltié.