Citation: I 588/06 06.10.2006 E. 4

Les premiers juges, du reste, ne prétendent pas que ces traitements sont à considérer comme scientifiquement reconnus. Leur jugement fait référence à l'arrêt Z. du 4 juillet 2002 (I 462/01). Cette affaire concernait l'hippothérapie, qui figure à l'art. 5 al. 1 let. h ch. 7 OPAS, en vue du traitement de la sclérose en plaques (pratiquée sur prescription médicale par un physiothérapeute formé spécialement dans cette thérapie). Dans cette affaire, la pratique administrative relative à l'art. 13 LAI admettait la prise en charge de l'hippothérapie à titre de mesure médicale pour le traitement de paralysies cérébrales congénitales au sens du ch. 390 de l'annexe à l'OIC (Circulaire de l'OFAS concernant les mesures médicales de réadaptation de l'AI, ch. 390.5). On pouvait donc admettre que le caractère scientifiquement reconnu de l'hippothérapie ne se limitait pas à l'indication de la sclérose en plaques, mais couvrait éventuellement d'autres atteintes du système nerveux. Il s'agissait, dans cette affaire, de deux assurées atteintes d'ataxie de Friedreich. En l'absence d'éléments précis quant aux effets de l'hippothérapie sur l'évolution de cette maladie, le tribunal a ordonné une expertise, qu'il a confiée à la juridiction cantonale.