Citation: 4A_439/2022 E. B

B.a. Le 30 octobre 2017, l'employée a assigné l'employeuse devant l'autorité de conciliation et, face à l'échec de cette procédure, elle a porté son action devant le Tribunal du travail du canton du Valais. A titre principal, elle a conclu au paiement de 15'525 fr. 95 brut avec intérêt pour les salaires de mai à octobre 2017, au paiement des charges sociales sur ce montant et sur le montant de 5'400 fr. Faisant valoir à titre subsidiaire qu'elle avait été victime d'une résiliation immédiate injustifiée, elle demandait le versement de son salaire pendant la période de protection de l'art. 336c let. c CO, soit 39'784 fr. 50, et une indemnité pour licenciement injustifié de 25'200 fr. Elle a sollicité parallèlement l'assistance judiciaire, qui lui a été octroyée. Par jugement du 3 mars 2020, le Tribunal du travail a condamné l'employeuse à verser à l'employée 12'994 fr. 95 brut représentant les salaires de mai à octobre 2017, intérêts et charges sociales en sus. Il a rejeté pour le surplus les conclusions principales et déclaré irrecevables celles, subsidiaires, de l'employée. Le tribunal a considéré que les parties avaient convenu, le 2 mai 2017, de mettre fin au rapport de travail. Cet accord n'avait pas été conclu sous l'empire d'une crainte fondée (art. 29 CO), mais il consacrait une lésion (art. 21 CO) et avait été valablement invalidé par l'employée. En effet, D.________ avait mis beaucoup de pression sur son employée durant les rapports de travail par des remarques sur sa vie privée. L'employée était enceinte au moment de l'entretien du 2 mai 2017 et craignait la réaction de l'employeuse lorsqu'elle l'apprendrait. Elle n'avait pas réalisé les conséquences financières d'une résiliation immédiate. Finalement, D.________ avait profité de la situation de faiblesse de la jeune femme pour la pousser à signer un accord de résiliation. B.b. Tant l'employée que l'employeuse ont fait appel. Par arrêt du 24 août 2022, la Ière Cour civile du Tribunal cantonal du canton du Valais a annulé ce jugement et rejeté la demande de l'employée, dans la mesure de sa recevabilité. Ses motifs seront évoqués ci-après dans les considérants en droit du présent arrêt.