Citation: I 631/02 21.01.2003 E. 3

En l'espèce, l'administration et la juridiction cantonale ont considéré que la recourante avait droit à une demi-rente, motif pris qu'elle présentait une incapacité de travail et de gain de 50 %. A l'appui de leur point de vue, elles se sont fondées sur l'expertise psychiatrique du 3 octobre 2000 des docteurs B.________ et A.________. Aux termes de ce rapport, l'assurée souffre de trouble obsessionnel compulsif avec rituels obsessionnels au premier plan (F42.1), de trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen (F33.1) et de sclérose en plaques (Z87.7). Elle présente une incapacité de travail de 50 %, sur le plan psychiatrique. Selon le rapport médical du 28 mars 2000 du docteur C.________, médecin spécialisé en neurologie, les troubles neuropsychiques dont l'assurée est atteinte, entraînent une incapacité entière de travail de cette dernière dans son activité professionnelle habituelle. La reprise d'une activité lucrative lui paraît illusoire - indépendamment du métier exercé jusqu'à présent -, dès lors que l'assurée souffre d'une sclérose en plaques et d'un état dépressif probablement endogène. De son côté, le docteur D.________, médecin traitant de la recourante, considère que l'incapacité de travail résultant de ces affections s'élève à 80 % (cf. rapport du 24 janvier 2000 en relation avec son courrier du 8 décembre 2000). Il apparaît ainsi que l'évaluation de l'incapacité de travail exprimée dans l'expertise psychiatrique ne prend en considération que ces derniers troubles. Par ailleurs, les rapports des docteurs C.________ et D.________ ne précisent pas si le degré d'incapacité de travail - au demeurant divergent - qu'ils mentionnent, porte exclusivement sur les troubles neuropsychiques de l'assurée ou s'ils s'étendent à ses troubles psychiatriques. Par conséquent, les pièces versées au dossier ne déterminent pas avec précision, la capacité de travail dont la recourante dispose encore eu égard à l'atteinte à sa santé. Aussi, l'administration et les premiers juges n'étaient-ils pas fondés à admettre, comme ils l'ont fait, que la recourante présentait une capacité de travail de 50 %, sans procéder à une instruction complémentaire. Pour ce motif déjà, il convient d'admettre le recours et de renvoyer la cause à l'administration, pour ce faire.