Citation: 4C.145/1994 12.02.2002 E. A

A.- De nationalité espagnole, dame R.________ est née en 1960. Le 21 mars 1986, alors qu'elle séjournait à Lausanne avec son ami, A.________, dame R.________ a été arrêtée et placée en détention préventive, pour infraction grave à la loi fédérale sur les stupéfiants (ci-après: LStup). Elle a été détenue jusqu'à son jugement. Le 14 octobre 1986, le Tribunal correctionnel du district de Lausanne a condamné A.________ à deux ans et demi de réclusion pour infraction grave à la LStup; il a en revanche libéré dame R.________ du chef d'inculpation de trafic de stupéfiants et mis à sa charge une partie des frais de la cause, à concurrence de 4'567 fr., les juges lui reprochant d'avoir contribué à prolonger l'enquête. Sa libération immédiate a également été ordonnée. Par arrêt du 22 décembre 1986, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois a réformé le jugement rendu par le Tribunal correctionnel, en libérant dame R.________ de toute participation aux frais de justice, au motif que l'on ne pouvait lui faire grief d'avoir nié les faits qui lui étaient reprochés.