Citation: 6B_849/2022 E. 3.3.2

3.3.2. Le recourant nie l'existence d'une agression. Il reproche à la cour cantonale d'avoir retenu la commission d'une infraction uniquement sur la base des déclarations de l'intimée, alors que de nombreux éléments mettraient en doute sa version, points que la cour cantonale aurait omis de prendre en compte. A cet égard, il relève l'absence de marques sur les genoux de l'intimée, l'absence de traces ADN sur la ceinture retrouvée sur les lieux, ainsi qui l'absence de marques de pénétration, de lésion de la sphère génitale ou de liquide séminal à l'examen gynécologique. Il évoque également des incohérences au niveau de la temporalité des événements. Le recourant ne fait qu'offrir sa propre lecture des moyens de preuve dans une démarche appellatoire sans démontrer l'arbitraire de l'appréciation cantonale. Il n'établit pas, conformément aux exigences de motivation accrue (art. 106 al. 2 LTF), en quoi les divers faits qu'il énumère et qui seraient déterminants selon lui, auraient fait l'objet d'une omission arbitraire. Sa motivation est ainsi largement appellatoire. La cour cantonale est parvenue à la conviction que l'agression sexuelle avait bien eu lieu sur la base d'un faisceau d'indices convergents, dont le recourant ne démontre pas le caractère insoutenable (déclarations détaillées et constantes de l'intimée corroborées par des témoins, eux aussi crédibles, et traces ADN). Le recourant souligne à juste titre que la seule présence de la ceinture de l'intimée sur les lieux ne signifie pas encore qu'elle y aurait subi une agression. Cette considération n'est toutefois qu'un élément parmi ceux mis en exergue par la cour cantonale. Par ailleurs, l'absence de relevé de liquide séminal n'est pas déterminante puisqu'il n'est pas ici question d'une pénétration péno-vaginale, le ministère public ayant d'ailleurs renoncé au chef d'accusation de viol lors des débats de première instance (cf. jugement de première instance, p. 29 in fine).