Citation: U 229/05 20.12.2006 E. 4

4.1 En ce qui concerne le droit à la rente, la juridiction cantonale a estimé que les arguments sommairement motivés du docteur M.________ n'étaient pas à même de mettre en doute les conclusions des docteurs J.________ et L.________ dont le rapport avait pleine valeur probante. Le recourant conteste ces conclusions dès lors qu'il existe des divergences dans les avis médicaux. Il s'agit donc d'examiner l'état de santé de l'intéressé à la fin de l'année 2002. 4.2 L'assureur intimé a fondé sa décision sur la seconde expertise réalisée par les docteurs J.________ et L.________; leur rapport établi en pleine connaissance de l'anamnèse, fait état d'un contexte médical clair dont l'appréciation amplement développée est limpide; leurs conclusions sont dûment motivées. Outre l'augmentation volontaire du taux d'activité à 70 %, les experts ont constaté une nette amélioration de l'état de santé depuis la dernière expertise (le patient marche pratiquement sans boiterie; la palpation de la cheville est quasi-indolore; la mobilité des chevilles est quasi-symétrique; une luxation des péroniers ne peut pas être provoquée; la montée sur la pointe du pied ainsi que le balancement dans cette position sont possibles; il n'y a pratiquement pas d'atrophie musculaire de la jambe droite; l'ostéopénie d'inactivité a nettement régressé) et n'avaient pas d'autres mesures médicales à proposer que le port de l'orthèse. Ce dernier devait d'ailleurs permettre au recourant de reprendre son métier à plein temps (dans les trois mois). Aucun dommage permanent n'était à craindre si ce n'est la persistance de légères douleurs et aucune indemnité pour atteinte à l'intégrité n'était due. Les seules limitations retenues étaient les longues marches et la station assise de longue durée (pouvant entraîner de légères douleurs); rien ne pouvait donc empêcher l'exercice du métier d'agent d'assurances tel que décrit par l'intéressé lui-même (traitement des dossiers à la maison ou au bureau [position assise durant trois heures avec alternance des positions possibles]; déplacement en voiture [une heure]; rencontre des clients [une à trois heures]). Le docteur M.________ n'a en rien contesté ces observations et conclusions. Il s'est contenté d'affirmer que les experts étaient optimistes quant à une reprise du travail à plein temps sans fournir le moindre argument pour étayer son opinion, de sorte que les premiers juges étaient fondés à refuser l'octroi d'une rente. 4.3 Pour le surplus, les seules séquelles mentionnées par les experts dans leur examen final consistant en d'occasionnelles enflures et de légères douleurs pouvant apparaître lors de certains mouvements, l'assureur intimé était également fondé à refuser l'octroi d'une indemnité pour atteinte à l'intégrité. Le dossier contenant en outre suffisamment d'indications médicales fiables, il ne se justifie pas de mettre en oeuvre une mesure d'instruction complémentaire telle que requise. On constatera pour le surplus que l'édition du dossier de l'assurance-invalidité a été requise par la juridiction cantonale, mais que celui-ci n'apporte rien de plus dans la mesure où il se fonde entièrement sur le dossier médical de l'assureur-accidents. On notera par ailleurs que la décision de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel (ci-après: l'Office AI) se borne à entériner, sans motivation, les certificats d'incapacité établis par le médecin traitant, sans même relever les différents subsistant à leur propos, et que cela ne saurait constituer un argument mettant en cause les décision de l'Allianz. Le recours est donc en tout point mal fondé.