Citation: 4A_639/2015 E. B

B.a. Une première demande déposée en vue de conciliation le 21 janvier 2011 par X.________ Inc. contre les trois clients, tendant au paiement de 335'054 fr.80 avec intérêts à 5% l'an dès le 1er juillet 2010, correspondant à la contre-valeur à cette date du solde du prêt (de 500'000 USD), sous déduction des soldes de leurs avoirs de 17'533 USD et 150'000 USD, a été rejetée selon un jugement rendu le 3 juin 2013 par le Tribunal de première instance de Genève, au motif qu'elle était libellée en francs suisses et non en USD; le tribunal a toutefois admis la légitimation active de X.________ Inc., car la dénomination de X.________ SA dans la convention relevait d'une erreur de désignation, qui demeurait sans influence sur l'identité des parties. Les trois clients ont déposé plainte pénale le 25 juin 2012 contre X.________ SA, X.________ Inc., W.________ et M.________. Cette cause est toujours pendante. B.b. Le 18 juin 2013, X.________ Inc. a ouvert devant le Tribunal de première instance de Genève une nouvelle action en paiement contre les trois clients, concluant au paiement de 332'467 USD avec intérêts à 5% l'an dès le 1er juillet 2010. Les défendeurs ont conclu principalement à l'irrecevabilité de la demande, subsidiairement à son rejet et, encore plus subsidiairement, à la suspension de la cause jusqu'à l'issue de la procédure pénale. En bref, les défendeurs soutiennent avoir cru s'engager avec une société de droit suisse et s'être fiés au gage de sérieux émanant, pour eux, de la signature de la convention par un avocat suisse, dont l'étude était désignée comme siège de X.________ SA. Ils affirment qu'ils n'auraient pas conclu le même contrat avec une société aux Îles Caïmans, de surcroît dirigée par ou liée à M.________ et/ou W.________. Ils soutiennent n'avoir pas eu connaissance de l'existence d'une société X.________ Inc., avec siège aux Îles Caïmans, avant la remise du projet de convention, non signé, de fin juin 2010. De son côté, la demanderesse prétend que les défendeurs voulaient seulement obtenir un prêt et que l'identité du prêteur n'avait aucune importance pour eux. Ils ont accepté les fonds de X.________ Inc. en exécution de la convention de prêt et ne sauraient prétendre avoir voulu se lier avec une société inexistante. Après avoir limité la procédure notamment aux questions de compétence et de légitimation active, le Tribunal de première instance a statué sur ces questions par jugement du 27 mars 2015. Il a constaté que la société demanderesse avait la légitimation active pour agir à l'encontre des trois défendeurs et il s'est déclaré compétent pour connaître du litige. La suspension de la cause dans l'attente de l'issue de la procédure pénale a été rejetée définitivement par arrêt de la Cour de justice du 28 août 2015. B.c. Par arrêt du 16 octobre 2015, statuant sur appel des défendeurs, la Cour de justice a annulé le jugement de première instance et débouté la société demanderesse " de toutes ses conclusions ".