Citation: 6B_849/2022 E. 6.3

6.3. Le recourant soutient qu'il serait difficile d'établir la gravité de la souffrance de l'intimée. Des déclarations de l'intimée on ne saurait selon lui admettre que celle-ci avait été particulièrement traumatisée. Le service de toxicologie forensique de l'HVS avait relevé dans son rapport la présence d'antidépresseurs dans le sang de l'intimée ce qui indiquait que certaines de ses émotions ne pouvaient pas être imputées aux faits reprochés au recourant. En tant que, par ses développements, le recourant s'attache essentiellement à relativiser le traumatisme subi par l'intimée, dont les diverses manifestations ressortent des certificats médicaux, il échoue à démontrer l'arbitraire des constatations cantonales. Au demeurant, il ne ressort pas du jugement entrepris que les rapports précités auraient fait l'objet d'une quelconque contestation du recourant durant la procédure cantonale. Pour le reste, il se contente d'offrir sa propre appréciation des faits et des moyens de preuve dans une démarche appellatoire, partant, irrecevable. Au vu de ce qui précède, il n'apparaît pas que la cour cantonale a violé les art. 47 et 49 CO en estimant que les souffrances de l'intimée avaient été suffisamment importantes pour justifier une indemnité à titre de réparation morale. Au regard de l'ensemble des circonstances, le montant de 8'000 fr. fixé par la cour cantonale ne consacre pas un abus du large pouvoir d'appréciation reconnu à celle-ci. Le grief, dans la mesure où il est recevable, est ainsi infondé.