Citation: 6B_695/2014 E. 10.4

10.4. Se fondant sur deux courriers des 26 mai 2010 et 27 décembre 2010 du Ministère public tchèque aux autorités suisses, le recourant soutient que le TPF aurait mal appliqué le droit étranger. S'agissant des passages du premier courrier cités par le recourant, ils concernent l'acquisition de la part de 46,29% des actions MUS par PP.________ auprès de l'Etat tchèque. On ne distingue dès lors pas en quoi ils seraient propres à établir que le TPF aurait appliqué arbitrairement le droit tchèque s'agissant du complexe de faits en relation avec le contrat du 2 janvier 1997. Il en va de même des passages du second courrier cités qui concernent soit l'acquisition des 46,29% des actions MUS, soit le détournement de 150 mio USD au travers de DDD.________. Le seul passage cité par le recourant qui concerne le contrat du 2 janvier 1997 constate qu'une infraction ne pourrait pas être réalisée aussi longtemps qu'aucun dommage n'aurait été subi par MUS. En outre, le recourant relève que l'auteur du courrier a conclu que " L'affirmation que les inculpés auraient pu violer par leurs actes, en raison desquels ils sont poursuivis par les autorités judiciaires suisses, des dispositions de la Loi pénale tchèque ou du nouveau Code pénal n'est donc pas conforme à l'appréciation juridique des circonstances de faits jusqu'à présent connues par les autorités pénales tchèques ". Il en ressort déjà que l'appréciation du magistrat qui a rédigé ce document se fonde sur les circonstances connues par les autorités tchèques. A cet égard, le recourant n'explique pas en quoi ces circonstances seraient identiques à celles sur lesquelles l'appréciation du TPF se fonde. En particulier le recourant ne démontre pas que l'auteur du courrier aurait eu connaissance du fait que le " prêt " du 2 janvier 1997 a été remboursé par le détournement au préjudice de MUS de 150 mio USD et cela ne ressort pas des passages qu'il cite. Insuffisamment motivé, son grief est irrecevable.