Citation: 9C_17/2022 E. 5.2

5.2. Le recourant ne saurait davantage être suivi lorsqu'il se réfère, pour se plaindre d'une appréciation arbitraire des faits quant à l'absence d'une aggravation de ses troubles psychiques, voire pour justifier une nouvelle expertise psychiatrique, au rapport de la doctoresse D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, ainsi que psychiatre traitante depuis février 2020, du 12 septembre 2020. Selon ce médecin, son état de santé s'était en effet péjoré. En présentant certains éléments de ce rapport, le recourant ne démontre pas que le raisonnement et les constatations y relatives des premiers juges, qui ont exposé les raisons pour lesquelles l'avis de la doctoresse D.________ devait être écarté, seraient arbitraire. En particulier, ceux-ci ont expliqué de manière convaincante que cette praticienne manquait en l'espèce d'objectivité. Ainsi, certaines plaintes de l'assuré relatées par celle-ci dans le cadre de son suivi actuel (vomissements les matins) concernaient en réalité une période bien antérieure, soit lorsqu'il se trouvait en burn-out lié à son dernier emploi (en 2008). Au demeurant, la psychiatre traitante a fait état d'une capacité de travail nulle depuis dix ans, de sorte que l'aggravation plus récente n'apparaît pas suffisamment motivée, au regard également de son indication selon laquelle la démarche de traitement de son patient s'orientait "sur des démarches factuelles à effectuer pour compléter son dossier et modifier les exigences" de l'office AI.