Citation: 6B_136/2024 E. 3.2.1

3.2.1. En l'espèce, concernant la valeur probante du rapport du Dr E.________, le recourant se contente de souligner qu'il s'agit d'une expertise privée et qu'il n'a, partant, pas pu participer aux actes menant à ce rapport sans apporter d'élément objectif qui justifierait de ne pas en tenir compte. Il ne présente pas non plus de raison de s'écarter des rapports de Microsoft Corporation et de l'informaticien F.________, lorsqu'ils indiquent que la boîte mail en cause n'a plus été utilisée depuis mars 2017. En particulier, la seule existence d'incertitudes concernant le dernier lieu d'utilisation de cette boîte mail, voire concernant la présence ou non de l'intimé en Grèce au moment déterminant, n'invalide pas leurs conclusions sur ce point. En lien avec cette prétendue contradiction, le recourant n'a d'ailleurs pas non plus remis en question les explications des juges cantonaux relatives à l'objet différent de l'adresse "IP" et de celle du "PUID" (arrêt attaqué consid. 4.3.2.1). Il n'indique pas non plus en quoi l'appréciation que les juges cantonaux ont fait du rapport " K.________ association of interest users " du 18 janvier 2022 qu'il mentionne serait insoutenable, ni en quoi ce rapport établirait le caractère erroné des deux rapports susmentionnés. En particulier, le recourant perd de vue que le rapport de Microsoft Corporation a été obtenu par le biais d'une commission rogatoire et que la cessation de l'activité de la boîte mail en question est attestée par d'autres biais, notamment par le rapport de F.________ et l'absence de traces du courriel du 18 octobre 2017 sur l'ordinateur de l'intimé en Grèce. Enfin, le Tribunal cantonal n'a pas négligé le caractère privé des expertises en cause et, contrairement à ce que soutient le recourant, il pouvait parfaitement se fonder sur celles-ci en l'absence d'une expertise judiciaire. À cet égard, le recourant n'établit pas que des connaissances scientifiques auraient fait défaut (cf. art. 182 CPP). Sur ce point, il perd de vue que lorsque le Tribunal cantonal indique qu'il " ne comprend pas comment les deux documents auraient pu contenir une signature identique ", celui-ci se réfère aux différentes allégations du recourant (cf. arrêt attaqué consid. 4.3.2.2 second par.) et non à une énigme scientifique que seul un expert aurait pu résoudre.