Citation: 5P.372/2000 22.01.2001 E. 4

4.- Le recourant reproche également à la cour cantonale d'avoir constaté arbitrairement les charges incompressibles de l'intimée et, partant, le solde disponible de celle-ci. a) Il soutient d'abord que la charge fiscale mensuelle de 843 fr.75 ainsi que l'impôt et la prime d'assurance relatifs à une voiture (15 fr.65 et 52 fr.85) auraient été comptabilisés de façon insoutenable, dès lors qu'aucune pièce n'établit ces dépenses et, en particulier, le paiement des impôts. En se contentant des seuls allégués de l'intimée, alors même qu'ils ont exigé de lui une preuve stricte de ses propres charges incompressibles, les juges cantonaux auraient en outre violé le principe de l'égalité de traitement. Cette critique est dénuée de pertinence. Le recourant semble oublier que l'autorité cantonale a retenu, sur la base d'une attestation des autorités fiscales, la quotité des impôts mensuels de l'intimée (10'125 fr. : 12) et qu'elle a tenu compte de ce que l'époux n'a pas démontré en supporter le paiement. Quant aux montants de la prime d'assurance et de l'impôt pour le véhicule, dont il n'est pas établi que le recourant en disposerait toujours (cf. supra, consid. 2b), ils sont attestés par les pièces 30b et 48b produites par le recourant lui-même. b) Le recourant affirme ensuite que la Chambre civile est tombée dans l'arbitraire en retenant la moitié de la base mensuelle pour couple prévue par les normes d'insaisissabilité du canton de Genève, alors que l'intimée vit à Chernex dans le canton de Vaud. Il ne prétend toutefois pas qu'il aurait déjà soulevé ce grief en instance cantonale et il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que tel aurait été le cas. Partant, le grief est nouveau et irrecevable dans un recours pour arbitraire (ATF 118 III 37 consid. 2 p. 39 et les références).