Citation: 7B_10/2022 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la recourante entend notamment obtenir de D.B.________, E.B.________ et F.B.________, solidairement entre eux, le versement d'une indemnité pour tort moral, qu'elle chiffre en l'état à 5'000 francs. Elle explique qu'à la suite des accusations de maltraitance proférées par ces derniers, elle s'était sentie attaquée dans sa dignité au point d'avoir été profondément traumatisée par l'éventualité que l'autorité de protection de l'adulte et de l'enfant lui ordonne de vivre séparée de son époux et lui retire la garde de sa fille. Elle relève, certificat médical à l'appui, que ce traumatisme, lié aux procédures judiciaires la visant, a nécessité à la fin de l'année 2020 la consultation de son médecin traitant, qui lui assure depuis lors un suivi psychothérapeutique hebdomadaire destiné à soigner sa profonde dépression ainsi que les atteintes physiques subies (insomnies, migraines). Le certificat médical produit mentionne en outre la prescription à la recourante d'un traitement à base de plantes destiné à contenir ses affections. Dans la mesure où la recourante fait valoir qu'elle a été victime d'une atteinte suffisamment grave pour, le cas échant, justifier l'allocation d'une indemnité pour tort moral fondée sur l'art. 49 al. 1 CO, la qualité pour recourir doit lui être reconnue pour les infractions de diffamation et de calomnie dénoncées (cf. art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF).