Citation: 1B_664/2021 E. 2

Le recours en matière pénale, au sens de l'art. 79 LTF, est en principe ouvert contre la décision de la Cour des plaintes qui déclare sans objet le recours pour déni de justice formé par A.________ dans la mesure où il porte au fond sur un déni de justice de la Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral sur des demandes de levée de séquestre (ATF 143 IV 357 consid. 1.1; 136 IV 92 consid. 2.2). Il l'est également sur la question accessoire des frais et dépens d'une telle décision, seule litigieuse en l'occurrence. En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Selon l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (ATF 142 I 99 consid. 1.7.1). Les griefs de violation des droits fondamentaux sont en outre soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF), le recourant devant alors citer les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 146 I 62 consid. 3). La Cour des plaintes a retenu, s'agissant des frais, que A.________ avait déposé un recours pour déni de justice en reprochant à la Cour des affaires pénales de ne pas statuer, alors qu'il ne renseignait pas cette dernière qui l'avait expressément invité, par courrier du 18 octobre 2021, à se déterminer et à produire les pièces justificatives topiques relatives à sa situation financière. Il incombait ainsi au recourant, qui avait adopté un comportement contraire à la bonne foi, de supporter les frais de la procédure de recours, fixés à 1'000 francs. Le recourant ne s'en prend pas à cette motivation. Il ne conteste pas que les frais de procédure d'un recours puisse être mis à la charge de son auteur en présence d'un comportement contraire à la bonne foi. Il ne cherche pas davantage à démontrer en quoi la Cour des plaintes aurait fait preuve d'arbitraire en retenant qu'il avait agi contrairement à la bonne foi en formant un recours pour déni de justice, vu le courrier de la Cour des affaires pénales du 18 octobre 2021, se bornant à faire valoir que les frais de procédure ne devraient pas être mis à sa charge car c'est la décision du 30 novembre 2021 de cette même autorité qui a rendu son recours sans objet. Faute de toute motivation topique en lien avec l'argumentation ayant conduit à mettre les frais à sa charge, le recours doit être écarté sans autre examen en tant qu'il porte sur le principe de la prise en charge des frais de procédure. Le recourant tient le montant de 1'000 francs mis à sa charge pour disproportionné au regard de sa situation financière et demande qu'il soit réduit à 100 francs. Le Tribunal fédéral examine avec retenue les décisions concernant les frais de justice. Il n'intervient que si le juge du fond a excédé le large pouvoir d'appréciation qui lui est accordé sur ce point (cf. ATF 146 IV 196 consid. 2.2.1; arrêt 1B_453/2017 du 30 octobre 2017 consid. 4). La Cour des plaintes a arrêté les frais de procédure en application des art. 73 al. 2 de la loi fédérale sur l'organisation des autorités pénales de la Confédération (LOAP; RS 173.71) et 5 du règlement du Tribunal pénal fédéral sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale fédérale (RFPPF; RS 173.731.162), à teneur desquels le montant de l'émolument est calculé en fonction de l'ampleur et de la difficulté de la cause, la façon de procéder des parties, de leur situation financière et de la charge de travail de la chancellerie. On ne saurait dire que la Cour des plaintes aurait fait une application insoutenable de ces dispositions et abusé du pouvoir d'appréciation qui lui est reconnu en la matière en fixant les frais de la procédure de recours à 1'000 francs; dans la mesure où elle tenait le comportement du recourant pour contraire à la bonne foi, elle pouvait s'écarter du montant minimum de 200 francs fixé aux art. 73 al. 3 let. c LOAP et 8 RFPPF.