Citation: 2C_1048/2020 E. 3.2

3.2. Certes, en étant légalement en Suisse depuis plus de dix ans, le recourant peut prétendre à l'application de l'art. 8 CEDH (cf. ATF 144 I 266 consid. 3.9). Ainsi, le seul point litigieux constitue la proportionnalité de la décision de refus d'octroi d'une autorisation de séjour (art. 8 par. 2 CEDH). A ce propos, le recourant fait valoir que ses quatre condamnations ne sont pas graves, qu'il se trouve en Suisse depuis de très nombreuses années, qu'un important laps de temps s'est écoulé depuis la dernière infraction, qu'il s'est conduit correctement durant cette période, qu'il a tissé des liens sociaux forts en Suisse et qu'il présente des problèmes de santé, notamment ophtalmologiques. Il affirme également que sa réintégration dans son pays d'origine l'exposerait à des difficultés importantes. Or, comme l'a relevé le Tribunal cantonal, tous ces éléments, mais également les liens existants entre le recourant et le deuxième enfant de celui-ci avaient été pris en considération dans la précédente procédure ayant abouti à l'arrêt cantonal du 25 février 2019. De plus, contrairement à ce qu'allègue le recourant, dans cet arrêt, l'autorité précédente avait d'ores et déjà traité la question de la proportionnalité sous l'ange de l'art. 8 CEDH, puisqu'elle avait expressément et justement relevé que l'examen de la proportionnalité de l'art. 8 par. 2 CEDH se confondait avec celui effectué en application de l'art. 96 al. 1 LEI (cf. ATF 139 I 31 consid. 2.3.2; arrêt 2C_1072/2019 du 25 mars 2020 consid. 8.1 et les références). Elle avait ensuite procédé à cet examen en tenant compte de l'ensemble des éléments avancés par le recourant dans la présente procédure. Dans l'arrêt entrepris, le Tribunal cantonal a d'ailleurs une nouvelle fois expliqué au recourant que sa situation financière, et en particulier sa dette d'aide sociale de plus de 160'000 fr., avait constitué un élément déterminant sur le refus de prolonger son autorisation de séjour. Le Tribunal cantonal a en outre ajouté que rien n'indiquait que la situation financière du recourant avait changé. On doit encore relever que le recourant a été averti à deux reprises que sa situation financière pouvait conduire à un refus de prolongation de son autorisation de séjour, ce qui ne l'a pourtant jamais déterminé à s'affranchir de l'aide sociale.