Citation: 2P.238/2000 15.05.2001 E. 1

Dans le cas particulier, l'arrêt rendu le 15 novembre 1999 est une décision incidente dans la mesure où il a renvoyé l'affaire au Département pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Il peut dès lors être attaqué avec la décision finale, à savoir l'arrêt rendu le 22 septembre 2000 par l'autorité intimée. c) Comme détenteur d'une autorisation d'établissement, le recourant est légitimé à invoquer la liberté économique (art. 88 OJ). Savoir si un étranger (à la différence d'un Suisse) peut être exclu de l'exercice d'une profession particulière sur la base du droit cantonal n'est pas une question de recevabilité mais de fond (ATF 116 Ia 237 consid. 2c/d p. 239 s. et la jurisprudence valable depuis lors, cf. ATF 123 I 19 consid. 2a p. 20 s.; 212 consid. 2b p. 214 s.). d) aa) Sous réserve d'exceptions non réalisées en l'espèce, le recours de droit public est de nature purement cassatoire (ATF 126 II 377 consid. 8c p. 395 et la jurisprudence citée). Dans la mesure où le recourant demande autre chose que l'annulation de l'arrêt attaqué, soit le renvoi de la cause à "l'instance cantonale" pour nouvelle décision dans le sens des considérants, ses conclusions sont dès lors irrecevables. L'intéressé conclut à l'annulation de l'arrêt du 22 septembre 2000 mais non à celle de l'arrêt rendu le 15 novembre 1999 par l'autorité intimée. Dans ce dernier arrêt (ainsi que dans celui rendu le 16 mai 1997 s'agissant de la mention "extraordinaire), auquel elle renvoie dans son arrêt du 22 septembre 2000, celle-ci s'était notamment prononcée sur la qualification d'"extraordinaire" et la limitation géographique de l'autorisation de pratiquer accordée au recourant. Vu l'issue du recours, la question de savoir si les griefs de l'intéressé sur ces deux points sont recevables peut rester indécise. bb) En vertu de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ, l'acte de recours doit, à peine d'irrecevabilité, contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés et préciser en quoi consiste la violation. Lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'a donc pas à vérifier de lui-même si l'arrêt entrepris est en tous points conforme au droit et à l'équité. Il n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours. Le recourant ne saurait se contenter de soulever de vagues griefs ou de renvoyer aux actes cantonaux (ATF 125 I 71 consid. 1c p. 76; 115 Ia 27 consid. 4a p. 30; 114 Ia 317 consid. 2b p. 318). En outre, dans un recours pour arbitraire fondé sur l'art. 9 Cst. (cf. art. 4 aCst.), l'intéressé ne peut se contenter de critiquer l'arrêt attaqué comme il le ferait dans une procédure d'appel où l'autorité de recours peut revoir librement l'application du droit. Il doit préciser en quoi cet arrêt serait arbitraire, ne reposerait sur aucun motif sérieux et objectif, apparaîtrait insoutenable ou heurterait gravement le sens de la justice (ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495 et la jurisprudence citée). C'est à la lumière de ces principes que doivent être appréciés les moyens soulevés par le recourant.