Citation: 9C_644/2017 E. 5.2.1

5.2.1. En l'espèce, la juridiction cantonale a constaté que même si la situation qui se présentait au curateur à la suite de l'incarcération de son pupille le 25 août 2015 ne lui était pas véritablement nouvelle, il ne pouvait pas avoir conscience du caractère indu de la continuation du versement de la rente de l'assurance-invalidité en dépit de l'annonce de la nouvelle détention. Cette constatation du manque de conscience de la part du curateur d'agir contrairement au droit n'est pas remise en question par l'office recourant qui indique ne pas contester les faits relatifs au premier aspect de la bonne foi - même s'il se réfère sans autre précision à la "conscience de l'illicéité" -, de sorte qu'elle lie le Tribunal fédéral (supra consid. 1.1 et 5.1).