Citation: 4A_87/2021 E. 6.1

6.1. La cour cantonale a constaté que des travaux supplémentaires avaient été effectués par rapport à ceux prévus dans les contrats du 18 juin 2013. Entre le 22 juillet 2013 et le 16 août 2013, le défendeur avait signé quatre bons de régie pour ces travaux. Il avait également reçu de l'entrepreneur, le 30 juillet 2013, un courrier «concernant la régie en cours» par lequel il l'informait avoir décidé de lui envoyer tous les jours un rapport concernant les travaux de régie, ceci pour son information et le suivi des travaux. Le défendeur n'avait pas réagi à ces envois. En sa qualité d'architecte, il organisait les séances de chantier sur site programmées à intervalles réguliers et y assistait personnellement. Il exerçait une pression sur les différents corps de métier en rediscutant systématiquement les prix, en posant des exigences élevées et en retenant le paiement de soldes de factures. Des travaux urgents avaient régulièrement été évoqués et demandés par le défendeur. Ce dernier avait nécessairement connaissance des travaux supplémentaires querellés, soit via les rapports journaliers de la régie en cours envoyés par l'entrepreneur en temps réel, soit sur place lors des séances de chantier. A quoi s'ajoutait qu'il ne contestait pas la qualité des travaux exécutés, qualité que l'expert ne remettait pas non plus en cause. La cour cantonale en a conclu qu'au regard du principe de la bonne foi, et si tant est qu'aucun accord oral ou écrit (signature des bons de régie) n'avait été conclu, le défendeur avait tacitement accepté ces travaux supplémentaires; s'il en avait été autrement, il s'y serait immédiatement opposé. Certes, la facturation avait été effectuée en régie et non selon la méthode des prix unitaires. Cela étant, le défendeur avait signé les bons de régie et n'avait pas manifesté de désaccord quant à cette façon de faire.