Citation: 9C_1/2020 E. 5.1.2

5.1.2. Le grief de prévention n'est pas fondé. En l'espèce, il n'est pas possible d'établir de façon certaine le déroulement des examens en cause, singulièrement la réalité des critiques exprimées par l'assurée quant au ton méprisant adopté par l'expert. En effet, selon les explications fournies par le directeur médical de la CRR, aucune difficulté particulière n'avait été relevée au cours de l'examen, la compétence professionnelle du docteur E.________ ne faisant aucun doute. Dans ces circonstances, le prétendu manque d'objectivité de l'expert doit être examiné à la lumière du rapport d'expertise et des autres pièces au dossier relatives à celle-ci (ATF 120 V 357 consid. 3b p. 365). Comme l'a mis en évidence la juridiction cantonale, le rapport d'expertise, rédigé sur un ton neutre et modéré à tous égards, ne contient aucun indice suggérant la prévention ou la partialité du docteur E.________, ce que la recourante ne remet pas en cause. Le fait qu'elle maintient ses déclarations, met en avant la réaction compatissante du directeur de l'office intimé ou affirme que l'expert avait eu le temps de modérer ses propos n'y change rien. On rappellera sur ce point que l'appréciation des circonstances propres à faire naître un doute sur l'impartialité de l'expert ne peut reposer sur les seules impressions de la personne expertisée mais doit se fonder sur des éléments objectifs (cf. ATF 143 IV 69 consid. 3.2 p. 74; 132 V 93 consid. 7.1 p. 109 s.). De plus, en ce qui concerne en particulier les circonstances dans lesquelles s'est déroulé le test d'effort, la recourante ne saurait rien en tirer. En effet, après s'être plainte du déroulement de ce test, par courrier du 8 août 2016 et avoir reçu une réponse y relative de la part du directeur médical de la CRR, elle n'a pas soulevé de grief de prévention contre le docteur E.________ lors de la suite de la procédure administrative (cf. opposition au projet de décision du 7 novembre 2016, complété le 27 janvier 2017). Les critiques formulées à ce sujet dans son recours cantonal sont tardives (cf. ATF 138 I 1 consid. 2.2 in fine p. 4 et les références).