Citation: 9F_12/2022 E. 4

La requérante n'a pas versé l'avance de frais dans le délai supplémentaire qui lui a été imparti dans l'ordonnance du 13 septembre 2022. Comme elle a indiqué les motifs de son inaction dans sa lettre du 3 octobre 2022 (un séjour à l'étranger ainsi que sa situation financière précaire) et manifesté implicitement sa volonté de poursuivre la procédure (en effectuant le même jour un versement de 150 fr. et en demandant l'assistance judiciaire, respectivement la possibilité de verser l'avance de frais par tranches), il convient d'admettre que la requérante entend ainsi obtenir la restitution du délai de paiement de l'avance, au sens de l'art. 50 al. 1 LTF. Selon cette disposition légale, si, pour un autre motif qu'une notification irrégulière, la partie ou son mandataire a été empêché d'agir dans le délai fixé sans avoir commis de faute, le délai est restitué pour autant que la partie en fasse la demande, avec indication du motif, dans les 30 jours à compter de celui où l'empêchement a cessé; l'acte omis doit être exécuté dans ce délai. Un séjour à l'étranger ou l'absence de ressources suffisantes ne constituent toutefois pas un empêchement non fautif au sens de l'art. 50 LTF (sur cette notion, voir l'arrêt 8C_743/2019 du 20 décembre 2019 consid. 4.3; JEAN-MAURICE FRÉSARD, Commentaire de la LTF, 3e éd., n. 9ss ad art. 50). Comme cette condition n'est pas réalisée, la restitution du délai ne saurait être accordée, indépendamment du fait que la requérante a accompli partiellement l'acte omis (le dépôt de 150 fr.).