Citation: 5A_906/2017 E. 7.2

7.2. La recourante soutient que la juridiction précédente aurait arbitrairement refusé de prendre en compte les certificats médicaux qu'elle a produits, qui font état d'un épisode dépressif majeur et d'un syndrome post-traumatique constaté depuis octobre 2016. Le seul fait qu'elle ait travaillé à temps partiel, voire très partiel, ne suffirait pas pour considérer qu'elle peut désormais exercer une activité professionnelle à temps complet. Par ailleurs, depuis le 1 er novembre 2017, elle serait hospitalisée pour une durée indéterminée, de sorte que l'effort qui lui est demandé ne serait, à ce jour, plus possible. Subsidiairement, la recourante fait valoir que le délai d'adaptation devrait être de huit mois, un délai de deux mois étant " manifestement irréalisable " compte tenu de son état de santé, du temps nécessaire pour retrouver du travail et de ses nombreuses recherches infructueuses d'emploi. En effet, dans le délai de deux mois, la recourante ne pourrait augmenter son temps de travail auprès de son ancien employeur - qui lui a d'ailleurs signifié son licenciement au 30 novembre 2017 - ou trouver un nouvel emploi lui permettant de réaliser 3'900 fr., dans la mesure où il lui est nécessaire de déménager pour trouver du travail. Même si l'on ne devait pas tenir compte de son licenciement, il faudrait considérer qu'elle ne pourra pas augmenter son temps de travail auprès de cet employeur dans la mesure où elle n'a pas de permis de conduire. En lui octroyant un délai d'adaptation de deux mois seulement, la cour cantonale se serait " calquée " sur le délai de résiliation du logement conjugal et aurait ainsi anticipé le résultat de la procédure de divorce.