Citation: 6B_716/2018 E. B

Par jugement du 29 juin 2017, le Tribunal de police a reconnu X.________ coupable de violations simples des règles de la circulation routière. Il l'a toutefois acquitté s'agissant d'une partie des faits commis le 29 décembre 2015. X.________ a été condamné à une amende de 250 fr., la peine privative de liberté de substitution en cas de non-paiement étant de 2 jours. Il a en outre été astreint à s'acquitter d'une partie des frais de procédure. Par arrêt du 4 juin 2018, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève a admis l'appel formé par X.________ contre le jugement du 29 juin 2017 et l'a acquitté s'agissant des faits commis le 28 janvier 2016. X.________ a néanmoins été condamné à une amende d'ordre de 60 fr. pour avoir emprunté les voies du tram en franchissant la ligne jaune continue la délimitant. Les frais de procédure de première instance et d'appel ont été laissés à la charge de l'Etat et une indemnité de 500 fr. a été allouée à X.________ à titre de dépenses occasionnées pour l'exercice raisonnable de ses droits de procédure. S'agissant des faits du 28 janvier 2016, la cour cantonale a estimé que X.________ avait agi sous l'emprise d'une erreur sur l'illicéité inévitable (cf. art. 21 CP). Dès lors qu'au moment des faits, il existait en ville de Genève une tolérance quant au stationnement des motocycles sur le trottoir, qui n'avait pas fait l'objet de contestations d'autres autorités, en particulier du Ministère public, X.________ pouvait en effet croire de bonne foi qu'un tel comportement était autorisé. L'existence de directives officielles d'une autorité compétente en la matière pouvait au demeurant induire en erreur toute personne consciencieuse.