Citation: 4P.244/2003 15.04.2004 E. 3

La recourante déplore que ses administrateurs - les époux AA.________ - n'aient pas été entendus en comparution personnelle dans un litige aussi important et complexe. Elle y voit une violation de l'art. 29 al. 2 Cst. Il n'est pas allégué par la recourante que le droit de procédure civile genevois permettrait d'exiger la comparution personnelle des parties. Quant au droit constitutionnel fédéral, il ne confère pas aux parties le droit de s'exprimer oralement (arrêt 4P.196/2003 du 7 janvier 2004, consid. 4.1; arrêt 2A.556/2002 du 26 septembre 2003, consid. 4.1; ATF 117 II 346 consid. 1b; 115 II 129 consid. 6a p. 133 et les arrêts cités). Force est de souligner, en outre, que sieur AA.________ a assisté aux audiences d'enquêtes de sorte qu'il aurait pu y faire valoir son point de vue oralement, s'il l'avait souhaité. Le moyen pris de la violation du droit d'être entendu tombe ainsi manifestement à faux.