Citation: 1C_132/2021 E. 2.3

2.3. L'arrêt de la Cour de droit administratif et public ne met pas un terme à la procédure de permis de construire initiée par la recourante puisqu'à la suite de l'annulation de la décision de la Municipalité de Montreux, le dossier de la cause est renvoyé à cette autorité pour qu'elle examine le projet litigieux à l'aune du règlement communal du 15 décembre 1972 sur le plan d'affectation et la police des constructions, le cas échéant sous l'angle de l'art. 135 LATC (cf. considérant 2e). Il s'analyse ainsi comme une décision de renvoi, même si son dispositif pouvait prêter à confusion, laquelle ne saurait être assimilée à une décision finale dans la mesure où elle laisse une pleine latitude de jugement à l'instance précédente sur les points non définitivement tranchés (ATF 140 V 282 consid. 4.2 p. 286). L'arrêt attaqué ne revêt pas davantage les caractéristiques d'une décision partielle au sens de l'art. 91 let. a LTF contre laquelle un recours en matière de droit public serait recevable dès lors que le grief définitivement tranché ne saurait être tenu pour indépendant des autres griefs invoqués par les intimés à l'encontre du projet de construction de la recourante et non examinés par la cour cantonale.