Citation: 8C_588/2023 E. 4.3

4.3. Ce faisant, le recourant ne démontre pas d'une manière conforme aux exigences de motivation posées par la loi (art. 42 al. 2 et art. 106 al. 2 LTF) en quoi la juge cantonale aurait constaté les faits pertinents de façon manifestement inexacte, ni en quoi elle aurait violé le droit en considérant, à la lumière de la jurisprudence en matière d'assurance-chômage, que les conditions pouvant justifier un abandon d'emploi n'étaient pas réalisées. A ce dernier propos, l'abandon d'emploi, au sens de l'assurance-chômage (cf. art. 30 al. 1 let. a LACI et 45 al. 4 let. a OACI [RS 837.02]), a une signification différente qu'en droit du travail. En l'occurrence, le recourant ne conteste pas qu'il a démissionné de son emploi sans l'assurance d'un nouvel engagement. Quant au point de savoir si son état de santé permettait ou non la continuation de l'activité, il se limite à opposer son avis à celui de l'autorité précédente, ce qui ne suffit pas à établir l'arbitraire dans l'établissement des faits ou l'appréciation des preuves, grief au demeurant non soulevé par le recourant. Enfin, la grande majorité des critiques soulevées par celui-ci n'ont aucune portée sur le fond de l'affaire et ne sauraient être vues comme un manque d'impartialité de la juge. On se limitera à signaler de manière générale qu'une décision défavorable à la partie recourante ou même matériellement erronée ne suffit pas à fonder l'apparence de prévention d'un tribunal.