Citation: 8C_211/2023 E. 5.3

5.3. L'appréciation du docteur E.________ du 13 octobre 2021 est détaillée et convaincante et l'avis du docteur C.________ ne fait pas douter de son bien-fondé (cf. consid. 3.2 supra). Au terme de son examen, le premier nommé a considéré que les limitations fonctionnelles de l'épaule droite et des membres inférieurs étaient inchangées depuis l'évaluation du docteur D.________ de 2016. Or les limitations fonctionnelles dont fait état le docteur C.________ sont très similaires à celles retenues à cette époque. La seule différence concerne la limite du port de charges (5-10 kilos contre 15 kilos). Le docteur C.________ n'explique pas pour quel motif il s'écarte sur ce point de l'appréciation du docteur E.________, ni en quoi cette différence justifierait une diminution de la capacité de travail par rapport à la situation prévalant en 2016. En vérité, il ne motive nullement la capacité de travail partielle de 60-70 % qu'il atteste. Il n'expose pas pour quelle raison le recourant ne pourrait exercer qu'à temps partiel une activité adaptée à ses restrictions fonctionnelles. L'activité exigible du recourant étant identique à celle dont il a été tenu compte dans le cadre de la décision sur opposition du 24 mars 2017, la rente d'invalidité ne saurait être révisée en application de l'art. 17 al. 1 LPGA. Il est également exclu de retenir que par opposition à la situation prévalant au moment de cette décision, le recourant ne disposerait pas ou plus de certaines connaissances ou compétences, de telle manière à impacter sa capacité de gain. On rappellera qu'une simple appréciation différente d'un état de fait qui, pour l'essentiel, est demeuré inchangé ne justifie pas une révision au sens de l'art. 17 al. 1 LPGA (ATF 147 V 167 consid. 4.1; 144 I 103 consid. 2.1; 141 V 9 consid. 2.3). Le grief du recourant doit ainsi être écarté.