Citation: 4C.108/2000 07.07.2000 E. 1

1.- a) La cour cantonale constate qu'aucun des documents renfermant une clause de prorogation de for n'est signé, bien que des emplacements pour l'apposition des signatures et l'indication des lieux et places de celles-ci y soient prévus. Elle en déduit que les parties n'ont entendu se lier que par un contrat écrit, dont l'existence n'a pas été établie. b) La demanderesse reproche à la cour cantonale d'avoir violé l'art. 17 de la Convention de Lugano, du 16 septembre 1988, concernant la compétence judiciaire et l'exécution des décisions en matière civile et commerciale (RS 0.275. 11; ci-après: CL). Se prévalant notamment d'un document établi par ses soins (pièce n. 22) qui constituerait selon elle la version définitive du contrat, elle allègue que la clause de prorogation de for - mentionnée par la défenderesse dans un télécopie du 22 novembre 1995 (pièce n. 21) - n'a fait l'objet d'aucune dissension jusqu'à l'ouverture de l'instance. Elle soutient que les parties ont de la sorte manifesté, même sans signature, la concordance de leurs volontés de manière suffisante pour que se noue le contrat, d'ailleurs exécuté pendant trois ans. Elle invoque le principe de l'autonomie des clauses de prorogation de for et les exigences réduites posée par la CL en matière de forme.