Citation: 4A_307/2013 E. 2.3

2.3. Est tout d'abord examinée la question de savoir si l'autorité précédente était autorisée à exclure tout lien de causalité naturelle entre la gastroplastie et le syndrome de dumping. La lecture des décisions cantonales montre que les juges ont pu s'appuyer sur deux avis médicaux: le Dr D.________, qui avait assisté le chirurgien Z.________ lors de la gastroplastie en 2000, a précisé que le dumping syndromest une sorte d'effet secondaire du bypass, et que la gastroplastie n'engendre en tous les cas pas ce type de problèmes (arrêt attaqué, p. 9). En outre, le Dr C.________, qui a pratiqué le bypassen 2001, a expliqué que les symptômes de dumping ont lieu après une telle intervention, lorsque le patient mange rapidement, surtout s'agissant d'aliments sucrés. Ce syndrome n'existe pas après la pause d'un anneau gastrique (jgt de première instance, p. 11). Pour le surplus, la recourante n'a pas établi que des douleurs et vomissements étaient déjà survenus après la gastroplastie, ces affections étant liées au bypass selon les médecins de l'AI. La Cour de justice conclut que les atteintes physiques générées par le syndrome de dumpinget la dégradation de la qualité de vie qui s'en est suivie ne sont pas en rapport de causalité naturelle avec la gastroplastie litigieuse. Sur ce point, le droit à la preuve n'est pas en cause, puisque les juges se sont fondés sur les explications fournies par deux médecins qu'ils ont auditionnés. Il s'agit donc d'une question d'appréciation des preuves, dont la recourante ne tente pas de démontrer l'arbitraire. Le grief fondé sur l'art. 9 Cst. ne peut dès lors qu'être écarté.