Citation: 1B_145/2019 E. 3.2

3.2. L'argumentation du recourant relative aux charges pesant à son encontre n'est pas convaincante. Il ne formule à cet égard que des suppositions pour expliquer qu'il ne serait pas le propriétaire du sac contenant les produits stupéfiants, sans parvenir à démontrer en quoi l'autorité précédente aurait de manière insoutenable considéré qu'il existait à ce stade de forts soupçons que tel soit le cas. Certes, l'éventualité qu'un tiers en soit le propriétaire peut être envisagée, mais elle ne peut être retenue en l'état, compte tenu des éléments dont disposait la cour cantonale. En effet, le fait que le sac en question soit demeuré dans le train après la sortie des passagers dans le wagon dans lequel se trouvaient les intéressés lors de leur contrôle et qu'il se soit trouvé à proximité de ceux-ci est un indice sérieux de culpabilité à l'encontre du recourant. Dans la mesure où les autres passagers n'ont pas été inquiétés par la police, qui les a priés de sortir, on ne voit pas ce qui aurait poussé le propriétaire supposé du sac, qui devait, selon le recourant, figurer parmi ces passagers, à l'abandonner avant de sortir du train, comme ce dernier l'allègue. Quant à l'hypothèse selon laquelle le propriétaire du sac en cause n'aurait pas pris le risque de le quitter, même temporairement, au vu de son contenu - le recourant faisant référence à cet égard au fait qu'il serait sorti fumer une cigarette avant d'être contrôlé -, elle ne permet pas de remettre en cause les forts soupçons émis par la cour cantonale à son encontre. Peu importe les raisons alléguées par le recourant pour justifier le fait qu'il aurait été démuni de "véritable bagage". De plus, et quoi qu'en dise le recourant, la cour cantonale pouvait nourrir des doutes fondés sur la crédibilité des prévenus au vu de leurs déclarations contradictoires au sujet de leur rencontre avant de prendre le train, respectivement ne pas tenir compte des allégations de B.________, de surcroît prévenu également, selon lesquelles il n'aurait pas vu le recourant avec un sac. Enfin, dans l'examen des soupçons suffisants, entre également en considération le stade de l'enquête qui n'en est en l'occurrence qu'à ses débuts. Vu ces éléments, et sachant que le recourant a également un antécédent pour avoir enfreint la LStup, on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir considéré que les indices de culpabilités à l'égard de ce dernier (présence du sac dans le wagon à proximité des intéressés, après la sortie de tous les passagers, versions contradictoires des prévenus au sujet de leur rencontre, antécédent LStup), étaient suffisants. Au regard de ces considérations, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en retenant, à ce stade, l'existence de charges suffisantes à l'égard du recourant et ce grief peut être écarté.