Citation: 4A_147/2019 E. B

Le 24 décembre 2013, X.________ a annoncé la prochaine vente du bâtiment et il a déclaré résilier le contrat avec effet au 30 juin 2014. Les locataires ont contesté la validité de cette résiliation au motif que son auteur n'avait pas usé de la formule officielle légalement prescrite. Le bailleur a reconnu la nullité de la résiliation et il en a signifié une autre le 8 février 2014, cette fois sur formule officielle, avec effet au 31 août 2014. Cette nouvelle résiliation n'a pas été contestée. Au printemps de 2014, la clientèle de la discothèque s'était amenuisée et les affaires des locataires étaient insatisfaisantes. Ceux-ci, X.________ et U.________ sont entrés en pourparlers afin que ce dernier reprît l'exploitation de la discothèque et le bail des locaux. X.________ s'est déclaré disposé à louer les locaux à U.________ après la fin du bail en cours, au prix de 5'000 fr. par mois. Il a en revanche refusé de faire débuter ce nouveau bail déjà le 1er mai 2014 et de libérer Z.________ et ses deux colocataires dès cette date. U.________ a néanmoins repris l'exploitation, avec l'assentiment de X.________. Le 5 août 2014, celui-ci a signifié aux locataires que le contrat prendrait fin le 31 de ce mois et qu'il exigeait la restitution des locaux avec les appareils de sonorisation nécessaires à la poursuite de l'exploitation. Un état des lieux de sortie a été établi le 1er septembre.