Citation: 1B_268/2013 E. 4.3

4.3. Le recourant reproche enfin au Tribunal cantonal d'avoir violé le principe de la proportionnalité en n'examinant pas si d'autres mesures que son maintien en détention provisoire pouvaient être ordonnées, telles que l'interdiction provisoire d'exercer son métier avec transmission de cette interdiction à son employeur, le Dr. D.________ en Valais. Il se plaint à cet égard également d'une violation de son droit d'être entendu dès lors que l'instance précédente aurait ignoré sa critique pourtant expressément invoquée en procédure cantonale. Le Tribunal cantonal ne s'est certes pas expressément prononcé sur la mesure de substitution préconisée par le recourant. Cependant, en confirmant la décision du Tmc qui a estimé qu'aucune mesure de substitution ne présentait les garanties suffisantes, le Tribunal cantonal a implicitement considéré que la mesure proposée était insuffisante. La mesure de substitution préconisée par le recourant pour parer au risque de récidive apparaît en l'occurrence manifestement insuffisante, au regard de l'intensité dudit risque (cf. supra consid. 4.2). Elle n'est en effet pas en mesure de garantir qu'il n'exercera pas de nouveau une activité illégale de médecin-dentiste. Enfin, il ne ressort pas du dossier qu'un traitement médical serait à même de diminuer le risque de réitération lié aux troubles dont souffre le recourant. L'expert psychiatre a en particulier formulé des doutes sérieux concernant l'impact d'un traitement psychiatrique sur le risque de récidive présenté par l'expertisé, compte tenu notamment du fait que celui-ci n'avait jamais sollicité le dispositif médical pour aborder cette problématique. Ce moyen doit dès lors également être rejeté