Citation: 7B_25/2024 E. 1.4.2

1.4.2. Au reste, le recourant ne parvient pas à démontrer que le constat du caractère illicite des moyens de preuve visés s'imposerait d'emblée à ce stade de la procédure. Il n'y a en effet rien d'évident à considérer que des déclarations spontanément faites à un agent de police, ou plus largement des discussions informelles avec les autorités pénales, seraient en tout état inexploitables. Comme l'a relevé la cour cantonale, la question fait ainsi l'objet de débats doctrinaux selon les différents cas de figure envisageables (cf. les références citées dans l'arrêt attaqué [consid. 3.3 p. 6 s.]). À tout le moins, en tant que le recourant axe son argumentation principalement sur l'absence de droits à lui signifiés en vertu de l'art. 158 CPP, on observera que la police est néanmoins habilitée, lors de ses investigations (cf. art. 306 CPP), à entamer des discussions informelles avec les personnes dans le but de clarifier les faits et de déterminer les infractions qui ont été commises (cf. arrêt 6B_284/2022 du 16 novembre 2022 consid. 3.1.2 et les références citées; cf. également ATF 143 IV 397 consid. 3.4.2). Cela étant relevé, il demeurera loisible au recourant de soulever devant le juge du fond la question de la légalité des moyens de preuve dont il demande le retranchement.