Citation: 4A_431/2022 E. 6.4

6.4. Toutefois, les juges cantonaux ont déjà pris en considération la longue durée du bail, ainsi que le défaut d'urgence de l'intimée à récupérer l'appartement. La recourante ne parvient en aucun cas à démontrer qu'en accordant une prolongation unique de deux ans et demi à la recourante, soit jusqu'au 31 décembre 2021, l'autorité précédente aurait excédé les limites du large pouvoir d'appréciation dont elle dispose. Au demeurant, du fait de la procédure, l'échéance de la prolongation accordée est dépassée depuis plus d'une année. Par ailleurs, la motivation que fournit la recourante en lien avec une prétendue violation de la maxime inquisitoire simple, tenant en une phrase, n'est pas suffisante pour satisfaire aux exigences de motivation prévalant devant le Tribunal fédéral. On ne décèle quoi qu'il en soit aucune violation du droit fédéral. Enfin, la recourante n'explique pas en quoi son droit d'être entendue aurait été violé. Au vu de l'exigence de motivation accrue prévalant pour la violation des droits constitutionnels (cf. art. 106 al. 2 LTF), il n'y a même pas à entrer en matière sur ce point.