Citation: 9C_836/2017 E. 4.3.2

4.3.2. En ce qui concerne la capacité d'accomplir les actes ordinaires de la vie, la Chambre des assurances sociales a apparemment examiné tous les rapports médicaux versés au dossier, puisqu'elle cite "d'autres médecins" concluant à un besoin d'aide. Elle s'est fondée en particulier sur l'avis du docteur B.________ qui a mieux détaillé ces actes ordinaires que ses confrères D.________, E.________ et F.________, mettant en évidence le fait que le recourant éprouve des difficultés momentanées pour tenir son ménage (rapport du 7 juillet 2016). Quoi qu'en dise le recourant, les avis médicaux versés au dossier ne font état d'aucune paralysie de sa volonté qui l'empêcherait d'effectuer les actes ordinaires de la vie. Certes, la doctoresse D.________ a mis en évidence des tremblements des membres et des mains (cf. rapport du 27 avril 2016), tandis que le docteur B.________ (cf. rapport précité) a relevé des tremblements des mains. Les deux médecins mettent cependant l'accent sur les troubles psychiques de l'assuré qui l'empêcheraient d'accomplir les actes qu'ils mentionnent. Or leurs affirmations peu étayées sont contredites par les indications de la psychiatre traitant. La doctoresse C.________ a ainsi précisé que le recourant peut sortir de son appartement, se déplacer notamment chez ses médecins, ne cuisine pas mais fait des courses, sans retenir aucun empêchement pour les actes de se nourrir, se vêtir, et faire sa toilette. Les certificats médicaux invoqués par le recourant ne sont dès lors pas suffisants pour retenir une impotence fonctionnelle sur le plan psychique, seules des difficultés momentanées apparaissant convaincantes (cf. rapport du docteur B.________ du 7 juillet 2016, selon lequel il existe "une difficulté à boutonner sa chemise, à ne pas pouvoir faire momentanément sa toilette ni prendre une douche"). En conséquent, les constatations de la juridiction cantonale selon lesquelles l'état de santé du recourant ne l'empêche pas d'accomplir les actes ordinaires de la vie mais nécessite des prestations d'aide permettant de vivre de manière indépendante et lui rappelant ponctuellement d'accomplir les gestes de la vie quotidienne et éviter de s'isoler du monde extérieur. Dès lors que seul le critère de l'accompagnement durable pour faire face aux nécessités de la vie (art. 37 al. 3 let. e, 38 RAI) est réalisé, singulièrement pour tenir le ménage (ch. 8050 de la Circulaire sur l'invalidité et l'impotence dans l'assurance-invalidité [CIIAI]), cela justifie l'octroi de l'allocation pour impotence faible qui lui a été accordée. Sur ce point, le recours est infondé.