Citation: 1C_501/2017 E. 2

Le recourant se plaint d'une violation de l'art. 732 CC selon lequel l'acte constitutif d'une servitude n'est valable que s'il a été passé en la forme authentique. Il affirme que la modification de la concession nécessiterait la constitution d'une nouvelle servitude dès lors que ses parcelles sont situées en zone à bâtir. Il ajoute notamment qu'en l'absence de servitude, il ne pourrait à l'évidence plus construire sur ses parcelles. Dans l'arrêt entrepris, l'instance précédente a considéré que, à supposer que la conduite forcée litigieuse traversant le fonds du recourant fût visée par l'une des servitudes mentionnées dans les actes de production de 1910 ou inscrites au registre foncier en 1912, il n'y aurait aucune aggravation de celle-ci par la réalisation du projet de l'intimée. Cette instance a au demeurant ajouté que, même si aucune de ces servitudes ne garantissait le passage des conduites, l'intimée, qui s'était vu octroyer une concession de force hydraulique en 1925, était au bénéfice d'un droit acquis au sens de l'art. 11 de la loi cantonale du 23 novembre 1997 sur l'utilisation des eaux [LUE, RS/BE 752.41]). Elle a par conséquent rejeté le moyen du recourant (cf. arrêt attaqué, consid. 5). En l'occurrence, la critique du recourant, pour le moins difficilement compréhensible, ne satisfait pas aux exigences de motivation découlant de l'art. 42 al. 2 LTF (cf. ATF 140 III 86 consid. 2 p. 89 s.). En effet, le recourant n'explique pas en quoi les motifs retenus par la cour cantonale sur ce point méconnaissent le droit. Il ne soulève en particulier aucune argumentation tendant à démontrer que la motivation subsidiaire développée par l'instance précédente - fondée sur le droit cantonal (cf. art. 106 al. 2 LTF) - serait erronée, comme le lui impose pourtant la jurisprudence (ATF 138 I 97 consid. 4.1.4 p. 100; 138 III 728 consid. 3.4 p. 735). Son moyen est dès lors irrecevable.