Citation: 5A_674/2021 E. 3.2

3.2. L'autorité cantonale a notamment rappelé que la réalisation ne pouvait être attaquée que par le biais d'une plainte contre l'adjudication. A l'instar de l'autorité inférieure de surveillance, elle a considéré que le délai de plainte de dix jours (art. 17 al. 2 LP) avait en l'espèce couru dès la connaissance, par la recourante, des déprédations commises sur les immeubles concernés, soit, au plus tard le 19 novembre 2020. Partant, dit délai était venu à échéance le (lundi) 30 novembre 2020, à minuit. Déposée le 14 décembre 2020, la plainte l'avait été manifestement tardivement. Contrairement à ce que soutenait la recourante, le courrier que son précédent mandataire avait envoyé le 27 novembre 2020 au préposé ne pouvait pas être interprété comme une plainte qui aurait dû être transmise d'office à l'autorité inférieure de surveillance, en application de l'art. 32 al. 2 LP. En effet, nonobstant l'invocation de la clausula rebus sic stantibus, dit mandataire ne concluait pas - ne fût-ce qu'implicitement - à l'annulation de l'adjudication du 10 septembre 2020, mais se bornait à enjoindre le préposé à " surs[e]oir aux démarches de réquisitions de transfert de propriété en maintenant le blocage des fonds " et à l'informer que sa cliente allait " prochainement " introduire une action (en annulation). L'autorité cantonale a ensuite confirmé l'avis du premier juge selon lequel l'invocation de la clausula rebus sic stantibus se révélait d'emblée impropre à faire invalider la vente aux enchères. Admettre le contraire reviendrait en effet à éluder le principe d'après lequel, dès l'adjudication, les profits et les risques passent à l'adjudicataire. De plus, la recourante, qui était devenue propriétaire des immeubles visés dès l'adjudication et qui en avait payé la totalité du prix, ne se trouvait pas dans une situation permettant d'envisager l'application de la clausula rebus sic stantibus, laquelle présupposait nécessairement l'existence d'un facteur temporel. Le cas d'espèce s'apparentait à une " Einmalschuldverhältnis ", qui excluait précisément l'intervention du juge (ou de l'autorité de surveillance) sur le fondement de ladite clausula. Le fait que le prix de vente n'avait pas encore été " libéré " et que le préposé n'avait pas encore requis l'inscription de la recourante au registre foncier ne modifiait pas la nature de cette relation. Cet état de choses résultait en effet uniquement de la contestation de l'adjudication par la recourante, dont la plainte et le recours avaient, de surcroît, été assortis de l'effet suspensif. L'autorité cantonale a enfin constaté que la recourante, à juste titre, n'arguait pas de la nullité de l'adjudication au sens de l'art. 22 LP.