Citation: 6B_1385/2019 E. 5.3.1

5.3.1. La cour cantonale s'est écartée du point de vue des juges de première instance qui avaient estimé que l'instruction n'avait pratiquement pas progressé durant les années 2015, 2016 et en partie 2017. Elle a pris en considération, d'une part, le temps écoulé (soit huit mois) entre la réquisition de preuve formulée par le recourant à la " fin décembre 2016 " [recte: 2015] et la convocation d'une audience le 1er septembre 2016 et, d'autre part, le laps de temps (soit six mois) entre la renonciation du recourant à sa réquisition de preuve et l'avis de prochaine clôture de l'instruction. Ces délais ne sauraient selon elle emporter une violation du principe de célérité, car ils n'apparaissaient pas comme des carences choquantes, des temps morts étant inévitables dans une affaire mêlant plusieurs complexes de faits, lesquels s'étaient ajoutés en cours d'instruction, ce d'autant plus que le recourant avait oeuvré à la prolongation de la procédure, le ministère public ayant dû le convoquer à plusieurs reprises pour une audience de confrontation avec les plaignants. Les autorités pénales n'étaient pas non plus responsables de l'impossibilité du recourant de se déplacer à Genève pour une audience qu'il avait lui-même sollicitée. Ainsi, le temps pris avant le dépôt de l'acte d'accusation demeurait dans les limites de l'acceptable, le recourant n'étant alors pas détenu, et son conseil soulignant lui-même l'absence d'urgence de l'affaire (arrêt attaqué, consid. 3.8 p. 32).