Citation: 6B_189/2022 E. 3.3

3.3. En l'espèce, la cour cantonale a considéré que l'expulsion de la recourante ne la mettrait pas dans une situation personnelle grave au sens de l'art. 66a al. 2 CP. Elle a ainsi constaté que, si la recourante, née en 1987, pouvait certes se prévaloir d'un long séjour en Suisse, y ayant vécu de façon continue depuis l'âge de 3 ans et demi, elle n'y avait pas développé de liens sociaux et professionnels spécialement intenses, ni ne s'y était d'une autre manière bien intégrée, de sorte qu'elle ne pouvait pas bénéficier de la protection de sa vie privée et familiale selon l'art. 8 par. 1 CEDH. Par ailleurs, la recourante n'était pas non plus exposée, en cas de renvoi en RDC, à une péjoration significative de son état de santé, la RDC ne se trouvant pas dans une situation de crise particulière ou de guerre qui ferait que toute personne renvoyée dans ce pays se trouverait dans une situation grave (cf. jugement attaqué, consid. 12.3 p. 40).