Citation: 5A_596/2024 E. B

B.a. Par jugement du 15 février 2018, confirmé par arrêt de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: Cour de justice) du 4 septembre 2018, le Tribunal de première instance du canton de Genève (ci-après: Tribunal), statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale, a donné acte à l'époux de son engagement à prendre en charge "le service de la dette hypothécaire grevant le domicile conjugal, d'environ 2'850 fr. par mois, ainsi que de la dette hypothécaire contractée auprès de D.________", en l'y condamnant en tant que de besoin (chiffre 1 du dispositif), lui a également donné acte de son engagement à effectuer les démarches nécessaires auprès de son employeur aux fins d'obtenir de ce dernier le paiement partiel des frais d'écolage pour deux de ses enfants, en l'y condamnant en tant que de besoin (ch. 2), et l'a condamné à verser à son épouse 2'500 fr. (ch. 3) ainsi que 19'877 fr. à titre d'arriérés de contributions pour la période de septembre 2016 à août 2017 (ch. 5) et, à titre de contribution à l'entretien de l'enfant C.A.________, 1'700 fr. par mois à compter du 1er septembre 2017 (ch. 4). B.b. Le 2 mars 2022, l'époux a saisi le Tribunal d'une requête de modification des mesures protectrices de l'union conjugale. Dans sa réponse du 28 avril 2023, l'épouse a pris à la fois des conclusions en modification des mesures protectrices de l'union conjugale et des nouvelles conclusions en protection de l'union conjugale. B.c. Le Service d'évaluation et d'accompagnement de la séparation parentale (ci-après: SEASP) a rendu un rapport d'évaluation sociale le 14 décembre 2022 et a en substance préconisé d'attribuer la garde de fait sur l'enfant C.A.________ à la mère, avec la réserve en faveur du père d'un droit de visite à exercer d'entente entre les parents, mais au minimum deux jours par semaine, ainsi que la moitié des vacances scolaires. B.d. Par décision de mesures protectrices de l'union conjugale du 7 mars 2024, le Tribunal a autorisé les époux à vivre séparés (chiffre 1 du dispositif), attribué à l'épouse la jouissance exclusive du domicile conjugal, à charge pour elle de s'acquitter des charges y relatives (ch. 2), imparti à l'époux un délai au 30 juin 2024 pour quitter de ses biens et de sa personne ce domicile (ch. 3), attribué à l'épouse la garde sur l'enfant C.A.________ (ch. 4), réservé en faveur de l'époux un large droit de visite sur celui-ci, à exercer d'entente entre les parties, mais au minimum deux jours par semaine et la moitié des vacances scolaires, dit que dès que le père disposerait d'un logement, l'enfant pourrait passer les nuits chez lui (ch. 5), et condamné l'époux à verser en mains de l'épouse, par mois et d'avance, allocations familiales non comprises, la somme de 900 fr. avec effet rétroactif au 1er janvier 2020, sous déduction des sommes d'ores et déjà versées à ce titre (ch. 6). B.e. Statuant sur appel de l'époux, la Cour de justice a, par arrêt du 22 août 2024, annulé le chiffre 2 du dispositif de la décision du 7 mars 2024, qu'elle a réformée en ce sens qu'elle a attribué à l'épouse la jouissance exclusive du domicile conjugal, à charge pour elle de s'acquitter des charges y relatives, dont les primes de l'assurance ménage et les intérêts hypothécaires dus à la banque E.________ AG pour la période à compter de l'évacuation de ce logement par l'époux de ses biens et de sa personne, et dit que l'amortissement du prêt hypothécaire accordé par la banque E.________ AG et le remboursement du prêt au logement accordé par D.________ en lien avec le domicile conjugal étaient par le passé et demeuraient à la charge de l'époux. Elle a confirmé le jugement entrepris pour le surplus et a déclaré sans objet la requête d'effet suspensif formée par l'époux.