Citation: 6B_858/2022 E. 4.3

4.3. En tant que, par ses développements, le recourant s'attache essentiellement à relativiser les séquelles physiques subies par l'intimée, de même que son état psychique, il ne démontre pas encore l'arbitraire des constatations de la cour cantonale quant à l'importance de la souffrance vécue par l'intimée qui a violemment été poignardée à plusieurs reprises au niveau du cou, du thorax et du dos. Les considérations sur lesquelles la cour cantonale s'est fondée pour fixer le tort moral ne sont pas critiquables. L'infraction commise au préjudice de l'intimée est très grave. On ne saurait minimiser son impact sur elle du seul fait que l'intimée ne bénéficiait pas d'un suivi et qu'elle serait restée vivre dans la même chambre d'hôtel après les événements. A cet égard, on rappellera qu'il n'est certainement pas aisé pour une personne sans domicile fixe de changer de logement lorsqu'elle s'en voit enfin attribuer un. Au vu de ce qui précède, il n'apparaît pas que la cour cantonale a violé les art. 47 et 49 CO en estimant que les souffrances de l'intimée avaient été suffisamment importantes pour justifier une indemnité à titre de réparation morale. Le montant de 15'000 fr. alloué n'est pas élevé au point de consacrer un abus du large pouvoir d'appréciation reconnu à la cour cantonale. Le grief, dans la mesure où il est recevable, est ainsi infondé.