Citation: U 151/05 21.10.2005 E. 3

Dans un premier moyen, le recourant reproche à la juridiction cantonale d'avoir violé son droit d'être entendu en renonçant, malgré une demande expresse, à l'audition des docteurs R.________ et S.________, médecins traitants, ainsi que des docteurs O.________ et C.________, médecins avec lesquels il travaillait à l'hôpital X.________. De l'avis du recourant, l'audition des médecins précités était essentielle pour déterminer son état de santé psychique avant les accidents des 23 novembre et 24 décembre 2001 et infirmer les conclusions de la doctoresse B.________, sur lesquelles les premiers juges se sont fondés, et qui faisaient état d'une décompensation psychique préexistante. Bien que le refus implicite de la juridiction cantonale de procéder à l'audition, écrite ou orale, de ces médecins fût susceptible de constituer une violation du droit du recourant de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort de la décision (ATF 126 I 16 consid. 2a/aa, 124 V 181 consid. 1a, 375 consid. 3b et les références), le point de savoir si tel était effectivement le cas, peut cependant demeurer indécis, étant donné que la cause doit être renvoyée aux premiers juges pour les motifs qui suivent.