Citation: 1C_466/2014 E. 3

En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Selon l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 134 II 244 consid. 2.1 p. 245). Les griefs de violation des droits fondamentaux et des dispositions de droit cantonal ou communal sont en outre soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF). Le recourant doit alors mentionner les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés; de même, il doit citer les dispositions du droit cantonal ou communal dont il se prévaut et démontrer en quoi ces dispositions auraient été appliquées arbitrairement ou d'une autre manière contraire au droit (ATF 136 II 489 consid. 2.8 p. 494). Lorsque la décision attaquée repose sur une double motivation, il doit, sous peine d'irrecevabilité, démontrer que chacune d'elles est contraire au droit en se conformant aux exigences de motivation requises (ATF 138 I 97 consid. 4.1.4 p. 100). La cour cantonale a considéré que le recourant n'était pas touché dans un intérêt personnel se distinguant de l'intérêt général des autres habitants de la commune et qu'il n'avait pas qualité pour recourir contre l'octroi du permis de construire aux intimées. Elle a déclaré le recours irrecevable pour ce motif. Par surabondance, elle a précisé que même s'il était recevable, il aurait dû être rejeté puisque la réglementation du plan partiel d'affectation dans le périmètre duquel prendraient place les constructions litigieuses permettait de s'écarter de l'art. 104 al. 1 du règlement communal général d'affectation (RGA), qui régit les places de stationnement. L'arrêt attaqué se fonde ainsi sur une double motivation qu'il appartenait au recourant de contester selon les exigences requises. Le recourant estime que l'irrecevabilité de son recours serait contraire aux art. 34 et 35 CEDH dans la mesure où elle permettrait à l'autorité de recours de ne pas entrer en matière sur ses griefs d'ordre matériel. Cette argumentation est essentiellement appellatoire. Elle méconnaît de surcroît que les garanties d'accès à la justice ancrées aux art. 29, 29a, 30 Cst. et à l'art. 6 CEDH ne s'opposent pas aux conditions de recevabilité habituelles des recours et à ce que l'autorité saisie d'un recours refuse d'entrer en matière sur celui-ci, lorsqu'il ne satisfait pas à ces conditions (cf. ATF 137 II 409 consid. 4.2 p. 411; 136 I 323 consid. 4.3 p. 328). Sur le fond, le recourant se borne à réaffirmer que la disposition générale de l'art. 104 RGA s'applique à toutes les zones et qu'une dérogation n'est pas possible sans chercher à démontrer en quoi la solution retenue dans l'arrêt attaqué qui privilégie une application de la réglementation spéciale du plan partiel d'affectation serait arbitraire. Le recours ne satisfait ainsi manifestement pas les exigences de motivation requises en tant qu'il est dirigé contre l'arrêt du 28 août 2014.