Citation: 6B_1364/2023 E. 8.3

8.3. À propos de l'internement, la cour cantonale a considéré que l'expertise psychiatrique n'était pas lacunaire et qu'elle ne souffrait d'aucune imprécision, les experts ayant clairement indiqué que si le recourant était reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés, on pouvait craindre la récidive d'actes de violence en raison de sa personnalité dysfonctionnelle, même si ce risque n'était pas formellement quantifiable. Pour le surplus, elle a souscrit aux considérations des premiers juges, relevant ce qui suit: " Le prévenu s'estimait injustement bridé par la mère de la victime. Il n'a pas supporté la fin de sa relation avec F.B.________, qu'il a intensément investie. Vu sa perception biaisée de ses relations aux autres, il est sérieusement à craindre qu'il ne se trouve dans des situations similaires. À titre d'exemple, on peut relever le harcèlement dont il était l'auteur à l'égard d'une autre jeune fille, alors qu'il estimait être, lui, harcelé [...]. Tant que le prévenu refusera de se remettre en question, de revoir son fonctionnement psychique, le risque qu'il commette d'autres infractions du même genre persistera pour toute personne «importante» à ses yeux. Or, vu la rigidité de son trouble, il est à craindre que cela dure. La mesure d'internement prononcée à son encontre doit ainsi être confirmée " (jugement attaqué consid. 9.4).