Citation: I 794/01 11.09.2003 E. 1

A cet égard, le recourant reproche aux premiers juges d'avoir mal apprécié les preuves figurant au dossier. Il leur fait grief d'avoir préféré les conclusions de l'expert commis par l'intimée, le docteur C.________, au détriment des avis exprimés par ses deux médecins traitants, les docteurs A.________ et E.________, et tout particulièrement par le docteur D.________. 3.2 En ce qui concerne la valeur probante d'un rapport médical, ce qui est déterminant c'est que les points litigieux aient fait l'objet d'une étude circonstanciée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées par la personne examinée, qu'il ait été établi en pleine connaissance de l'anamnèse, que la description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale soient claires et enfin que les conclusions de l'expert soient dûment motivées. Au demeurant, l'élément déterminant pour la valeur probante n'est ni l'origine du moyen de preuve ni sa désignation comme rapport ou comme expertise, mais bel et bien son contenu (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). Pour pouvoir calculer le degré d'invalidité, l'administration (ou le juge, s'il y a eu un recours) a besoin de documents que le médecin, éventuellement aussi d'autres spécialistes, doivent lui fournir. La tâche du médecin consiste à porter un jugement sur l'état de santé et à indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités l'assuré est incapable de travailler. En outre, les données médicales constituent un élément utile pour déterminer quels travaux on peut encore, raisonnablement, exiger de l'assuré (ATF 125 V 261 consid. 4, 115 V 134 consid. 2, 114 V 314 consid. 3c, 105 V 158 consid. 1). 3.3 En l'occurrence, le docteur C.________ a diagnostiqué des lombalgies chroniques de type charnière, dues principalement à une arthrose inter-facettaire L5-S1, à quoi s'ajoute une amplification du syndrome douloureux. A son avis, le recourant subissait une forte diminution de sa capacité de travail dans des tâches qualifiées de moyennement lourdes. Cependant, son incapacité de travail ne dépasserait pas 20 % dans «toute activité plus légère non spécialisée», en évitant le maintien prolongé de positions fixes. Le docteur D.________ a également posé le diagnostic de lombalgies, en précisant que l'aggravation des douleurs basses à caractère mécanique avait entraîné l'interruption de l'activité professionnelle. Ce médecin s'est toutefois exprimé essentiellement sur la possibilité, pour son patient, de travailler comme fraiseur ou dans un atelier de mécanique, en attestant que ces activités-là étaient exclues, de même que les travaux requérant le port de charges de plus de 10 kg et ceux qui impliquaient des flexions ou des rotations du tronc. En revanche, le docteur D.________ ne s'est pas prononcé sur l'exigibilité d'une activité adaptée. Le docteur D.________ n'a pas remis en cause la pertinence des conclusions de son confrère, dont il a eu connaissance. En effet, il n'a pas contredit l'avis du docteur C.________ quant à la nature des activités qui sont encore exigibles de la part du recourant, mais il a uniquement précisé les tâches qui ne le sont plus. Or pareille appréciation n'est d'aucune utilité pour statuer sur le droit d'un assuré aux prestations de l'AI, car l'administration et le juge ne peuvent rien en inférer pour déterminer quels travaux sont encore, raisonnablement, exigibles de la part de l'assuré, ni fixer son gain d'invalide. A cela, il faut ajouter que le docteur D.________ ne saurait être suivi lorsqu'il atteste que le recourant ne peut plus assurer d'activité (économiquement) rentable, car son opinion est, à cet égard, dépourvue de motivation; d'ailleurs, une telle appréciation n'incombe pas au médecin mais à l'administration. Dans ces conditions, l'appréciation du docteur C.________ - qui a estimé que l'incapacité de travail ne dépassait pas 20 % dans une activité adaptée - ne prête pas le flanc à la critique. Le prénommé s'est exprimé sur les points essentiels pour lesquels son avis était requis (l'étendue de la capacité de travail de l'assuré dans une activité adaptée), certes de façon assez générale mais néanmoins suffisamment claire pour que l'administration de l'AI puisse statuer en connaissance de cause. Son rapport remplit les réquisits jurisprudentiels précités (consid. 3.2 ci-dessus) et a donc pleine valeur probante, comme les premiers juges l'ont admis à juste titre. Quant au docteur A.________, médecin traitant, il a exprimé un avis extrêmement succinct dans son rapport du 30 mai 2000, si bien qu'il est impossible d'en tirer des conclusions permettant de mettre en doute l'appréciation du docteur C.________. Pour le surplus, le dossier médical est suffisamment documenté pour statuer, si bien qu'il est superflu d'ordonner de plus amples investigations.