Citation: 6B_183/2020 E. 1.2.2

1.2.2. La recourante reproche à la cour cantonale de ne pas avoir relevé certains éléments figurant dans le rapport de police du 6 novembre 2018, à savoir que lorsqu'elle a appelé la centrale de police, elle « hurlait », affirmant qu'il fallait venir immédiatement car elle avait tué sa fille, puis qu'elle était « paniquée » lorsqu'elle sortait de l'appartement, à l'arrivée de la police. Cela étant, la recourante passe sous silence la section du rapport de police qui traite spécifiquement de l'attitude de l'intéressée, et dont il ressort, comme l'a retranscrit la cour cantonale dans son jugement, que la recourante a adopté à l'endroit des policiers une attitude hautaine, froide et désagréable, ne semblant pas perturbée ou bouleversée par les événements, ne versant aucune larme et ne montrant aucune émotion. Ils précisaient: « vu la gravité des faits, son détachement émotionnel était saisissant et choquant. Cette froideur affective nous a laissé un sentiment de malaise » (pièce 212, p. 22; jugement entrepris, consid. 4.3.3. p. 24). Aussi, qu'il soit mentionné, dans la narration du déroulement des faits, que la recourante a hurlé au téléphone et a eu l'air paniquée au moment où la police est intervenue - sans qu'aucun élément ne permette d'ailleurs d'affirmer que cette panique était liée à l'état de sa fille, plutôt qu'à l'arrivée des forces de l'ordre - n'est certainement pas déterminant au regard du rapport détaillé que les policiers ont dressé de l'attitude de la recourante. L'établissement des faits de la cour cantonale, dont il ressort que la recourante a fait preuve d'une attitude froide et détachée peu après les faits, n'est ainsi pas insoutenable. Le grief d'arbitraire est infondé, dans la mesure de sa recevabilité.