Citation: 4A_8/2017 E. 3.2.4

3.2.4. Dans un ultime grief, la recourante s'en prend aux considérations relatives à la prescription quinquennale (art. 128 ch. 3 CO), lesquelles ont conduit le Tribunal des prud'hommes à rejeter ses prétentions dont l'exigibilité était antérieure au 1er juillet 2009. Selon elle, le délai de prescription aurait été suspendu pendant qu'elle vivait au domicile de son employeur (art. 134 al. 1 ch. 4 CO), soit à tout le moins entre février 2010 et février 2011, période durant laquelle il faudrait retenir une communauté domestique. Le tribunal prud'homal aurait omis de s'exprimer spécifiquement sur cette période distincte de celle allant du 1 er décembre 2013 à la fin des rapports de travail. L'autorité précédente a constaté que de février 2010 à février 2011, la recourante versait également un loyer et semblait disposer de son indépendance. L a recourante oppose d'autres éléments (elle aurait logé chez son employeur à la demande de ce dernier, et sa chambre n'aurait comporté aucun accès indépendant) qui ne ressortent de nulle source référencée, et en particulier pas de la décision entreprise, alors même qu'elle enjoint la cour de céans de s'y référer. Faute d'arbitraire dûment allégué et démontré, on ne saurait les prendre en considération. Au vu des considérations qui précèdent, en particulier quant à l'indépendance de l'employée, il n'apparaît pas crucial de déterminer si le versement d'un loyer - que la recourante ne conteste pas - exclut ou non l'existence d'un ménage commun au sens de l'art. 134 al. 1 ch. 4 CO. Les chances que la recourante puisse obtenir, en appel, le paiement de ses prétentions antérieures au 1 er juillet 2009 ne paraissent guère sérieuses. Le grief de violation de l'art. 117 CPC est infondé.