Citation: 4A_598/2008 25.02.2009 E. 2

2.1 La décision attaquée a été rendue dans le cadre d'une affaire pécuniaire en matière de droit du travail portant sur une valeur litigieuse dépassant le seuil de 15'000 fr. fixé à l'art. 74 al. 1 let. a LTF pour la recevabilité du recours en matière civile. Il est vrai que le recourant n'était pas lui-même partie à la relation de travail en cause. Quoi qu'il en soit, eu égard aux griefs soulevés par lui, la qualification du présent recours de recours en matière civile plutôt que de recours constitutionnel subsidiaire n'a pas d'importance en l'espèce. 2.2 En tant qu'elle vise X.________, la décision querellée, prise en dernière instance cantonale, est finale (art. 90 LTF) en ce sens qu'elle l'écarte définitivement de la procédure pendante dans laquelle il a assisté le demandeur. Le recours dont elle est l'objet a été déposé dans le délai (art. 100 al. 1 LTF en liaison avec l'art. 46 al. 1 let. c LTF) et la forme (art. 42 LTF) prévus par la loi. X.________, qui a pris part à la procédure antérieure, a un intérêt juridique à l'annulation de la décision attaquée, laquelle le prive de la faculté d'assister ou de représenter la partie qui l'a mandaté pour agir devant la juridiction prud'homale. Il a ainsi qualité pour recourir (art. 76 al. 1 LTF). Tel n'est pas le cas, en revanche, de Y.________. Il ressort, en effet, de l'arrêt présidentiel attaqué que la procédure d'appel a été introduite par le seul X.________, à l'exclusion de Y.________. En outre, même si ce dernier a signé, dans un second temps, l'acte de recours au Tribunal fédéral, force est de constater que les conclusions prises dans ce mémoire ne concernent que X.________. Il suit de là que le recours est irrecevable en tant qu'il émane de Y.________. 2.3 Conformément à l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs que doit contenir tout mémoire de recours doivent exposer succinctement en quoi l'arrêt attaqué viole le droit. Dans son recours, X.________ se borne, pour l'essentiel, à alléguer une série de faits sans se soucier des seules constatations figurant dans la décision attaquée, auxquelles la Cour de céans doit se tenir (art. 105 al. 1 LTF). Il y mélange les critiques relevant du fait et les arguments ressortissant au droit, en les formulant d'ailleurs de manière appellatoire. De surcroît, le recourant, bien qu'il cite un certain nombre de droits constitutionnels prétendument violés, se contente, en définitive, de soumettre au Tribunal fédéral sa propre version des faits litigieux et les conséquences qu'il y aurait lieu d'en tirer à son avis. Il oublie, en argumentant ainsi, que le Tribunal fédéral n'examine la violation de tels droits que si les griefs correspondants ont été, non seulement invoqués, mais encore motivés par le recourant (art. 106 al. 2 LTF). Dans ces conditions, le recours de X.________ apparaît en grande partie irrecevable. Pour le surplus, il appelle les remarques faites ci-après.