Citation: 6B_816/2023 E. 1.2

1.2. Il ressort du jugement attaqué que le Tribunal cantonal a ordonné la production du dossier de la procédure pénale instruite à la suite de la plainte pénale déposée par B.A.________ contre D.________ et a joint au dossier cantonal des photocopies de certaines pièces de ce dossier, ainsi qu'un enregistrement d'un appel téléphonique qui a été écouté à l'audience. Il a considéré pour le surplus qu'il n'y avait pas matière à aller au-delà des moyens de preuve déjà administrés, ainsi que des auditions de la recourante et des parties intimées. En effet, il a jugé que les menaces proférées à l'encontre de l'intimé par D.________ ne permettaient en aucun cas d'écarter la culpabilité de la recourante. A cet égard, il a précise que D.________, rentier AI souffrant de graves problèmes d'alcool, a proféré des menaces verbales à diverses personnes dans une période bien délimitée qui n'est pas celle des dommages causés à la voiture; les menaces faites par téléphone à l'intimé n'ayant été proférées que plusieurs mois après l'incident des freins. La recourante soutient que, comme D.________ s'en était pris verbalement à l'intimé durant la procédure, son audition permettrait de déterminer qu'il pouvait potentiellement être à l'origine des dégâts causés aux freins du véhicule de l'intimé, ne serait-ce que par passion amoureuse, puisqu'elle aurait entretenu avec lui une relation sentimentale compliquée. En l'espèce, l'argumentation de la recourante n'est pas propre à démontrer en quoi l'appréciation anticipée de la pertinence du moyen de preuve serait manifestement insoutenable. La recourante se contentant d'affirmer que l'audition sollicitée serait pertinente en ce sens que, au vu du profil psychologique de D.________ et de l'état de leur relation, cela pourrait faire douter de son implication dans les faits qui lui sont reprochés. Ce faisant, elle ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale dans une démarche purement appellatoire, partant irrecevable.