Citation: 1C_98/2019 E. 3.4

3.4. Dans son mémoire, le recourant n'avance aucun élément extraordinaire qui aurait précipité la fin de son mariage. Pour l'essentiel, il affirme qu'au moment de la signature de la déclaration commune, l'union conjugale qu'il formait avec son ex-épouse était stable ou, à tout le moins, qu'il n'avait pas conscience de la détérioration du lien conjugal. Il reproche dans ce contexte à l'instance précédente d'avoir retenu des éléments dénués de pertinence et de n'avoir tenu compte que d'une partie des déclarations de son ex-épouse. Sur ce point, l'instance précédente a relevé que l'ex-épouse avait admis lors de son audition qu'ils n'avaient pas la même conception de la vie de famille, qu'elle se sentait parfois délaissée par son ex-mari et qu'il y avait eu " plusieurs petites gouttes qui ont fait déborder le vase ". Pour l'instance précédente, ces déclarations - qui n'avaient pas été contestées par le recourant - démontraient que le couple était déjà confronté à des problèmes conjugaux, du même genre que l'incident de Noël 2009, bien avant la signature de la déclaration de vie commune et que le recourant ne pouvait l'ignorer. Selon le Tribunal administratif fédéral, l'absence de toute tentative concrète de sauver son mariage ainsi que la nouvelle relation - entreprise par le recourant à peine quelques mois après la séparation - avec une compatriote qui lui a rapidement donné un enfant, confirmaient que l'union entre les ex-époux ne présentait pas la stabilité requise au moment déterminant et qu'il était peu plausible que le recourant l'ignorait. Le recourant n'apporte en l'espèce aucun élément susceptible de contredire cette appréciation, et en particulier de démontrer qu'il n'avait pas conscience de la détérioration de la relation conjugale. Compte tenu de l'ensemble des circonstances, le fait que son ex-épouse ait également déclaré qu'avant Noël 2009 " tout allait bien " ne permet pas, quoi qu'en pense le recourant, une autre appréciation. Quant aux arguments du recourant liés à la relation privilégiée qu'il entretient avec sa fille, issue de son premier mariage, et à son intégration en Suisse, ils ne sont pas pertinents pour l'examen de la question de savoir s'il y a eu, ou non, obtention frauduleuse de la naturalisation (cf. arrêts 1C_362/2017 du 12 octobre 2017 consid. 2.4; 1C_503/2015 du 21 janvier 2016 consid. 3.3).