Citation: U 35/05 12.01.2006 E. A

F.________, ressortissante portugaise née en 1964, a exercé différents emplois en Suisse à partir de 1995, notamment dans la restauration (cuisine, service et nettoyage). Au cours de ces activités, elle a présenté un eczéma de contact allergique qui l'a momentanément empêchée de travailler et amenée à se soumettre, en septembre 1999 et mai 2000, à des tests dermato-allergologiques au Service de dermato-vénéréologie du Centre hospitalier X.________. Ces examens ont mis en évidence une polysensibilisation de contact à différentes substances, notamment nickel, cobalt, divers agents conservateurs utilisés dans des produits de soins cosmétiques et médicaux, ainsi que de désinfection (rapports des 6 septembre 1999 et 17 mai 2000 [du docteur P.________], du 11 avril 2000 [des doctoresses D.________ et G.________]). Dès le 22 juillet 2002, F.________ a travaillé pour la division hygiène hospitalière de la société Y.________ SA comme employée d'entretien dans un établissement médico-social. Le 19 décembre suivant, la société Y.________ a annoncé une maladie professionnelle à la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) qui assurait ses employés contre le risque d'accidents professionnels et non professionnels, ainsi que de maladie professionnelle. Selon les rapports (des 11 novembre 2002 et 4 mars 2003) de la doctoresse C.________, spécialiste FMH en dermatologie et vénéréologie et médecin traitant, l'assurée était atteinte d'un eczéma palmo-plantaire chronique fissuraire invalidant en voie d'extension, affection d'origine probablement multifactorielle; toute activité professionnelle impliquant un contact direct avec l'un des produits contenant les allergènes auxquels la patiente était sensibilisée était formellement contre-indiquée. En arrêt de travail depuis le 24 octobre 2002, F.________ a été licenciée avec effet au 31 janvier 2003. Chargé par la CNA d'examiner l'assurée, le docteur T.________, de sa division de médecine du travail, a conclu que l'affection en question ne constituait très certainement pas une maladie professionnelle au sens de la loi fédérale sur l'assurance-accidents (rapport du 21 mars 2003). Se fondant sur l'appréciation de ce médecin (cf. aussi les avis des 7 et 24 avril 2003), la CNA a refusé toute prestation à l'assurée, au motif qu'elle présentait des troubles de la santé qui n'avaient pas été induits, ni aggravés par le travail exercé pour le compte de la société Y.________ (décision du 5 mai 2003). Sur opposition formée par F.________, l'assureur-accidents a maintenu sa position par décision sur opposition du 18 septembre 2003.