Citation: 4C.301/2000 12.02.2001 E. 3

3.- a) En ce qui concerne la durée de la prolongation de bail qui lui a été accordée, le demandeur reprend, dans le grief y afférent, le moyen tiré de la violation de la maxime inquisitoire sociale en rapport avec les conditions juridiques et techniques d'aménagement du parking. Ce moyen a été examiné et rejeté plus haut (consid. 2b/dd), si bien qu'il n'est pas nécessaire d'y revenir. b) aa) Selon l'art. 272b al. 1 CO, le bail de locaux commerciaux peut être prolongé de six ans au maximum. Cette disposition ne précise cependant pas sur quelles bases le juge doit se fonder pour fixer la durée de la prolongation du bail. La doctrine unanime admet qu'il doit procéder à une pesée des intérêts en présence (Lachat, op. cit. , p. 507 n. 4.4; Anita Thanei, Die Erstreckung des Mietverhältnisses, Fachreihe Mietrecht no 2, Zurich 1990, p. 18; Bruno Giger, Die Erstreckung des Mietverhältnisses [art. 272-272d OR], thèse Zurich 1995, p. 80 s.). Ainsi, la pesée des intérêts, prescrite par l'art. 272 al. 1 et 2 CO pour décider d'octroyer ou non une prolongation du bail, sert également pour déterminer la durée de celle-ci (arrêt non publié du 10 juillet 2000, dans la cause 4C.139/2000, consid. 2a). Le juge doit garder à l'esprit que la prolongation a pour but de donner du temps au locataire pour trouver une solution de remplacement (ATF 125 III 226 consid. 4b) ou, à tout le moins, qu'elle tend à adoucir les conséquences pénibles résultant d'une extinction du contrat selon les règles ordinaires (ATF 116 II 446 consid. 3b).