Citation: 1C_200/2023 E. 5.3.1

5.3.1. La limite que mentionne le recourant figure en réalité au ch. 21.2a de l'annexe à l'ordonnance relative à l'étude d'impact sur l'environnement du 19 octobre 1988 (OEIE; RS 814.011) et indique au-delà de quelle capacité de traitement l'installation est soumise à étude d'impact sur l'environnement (EIE), voire découle de la jurisprudence exigeant, à certaines conditions, qu'un projet, même conforme à la zone agricole, fasse préalablement l'objet d'une planification spéciale (cf. arrêt 1C_321/2019 du 27 octobre 2020 consid. 2.6); ces problématiques ne sont toutefois pas directement pertinentes pour l'issue du litige. On ne peut en revanche pas, contrairement à ce que semble soutenir le recourant, en déduire qu'un projet d'une capacité inférieure à 5'000 t ne devrait faire l'objet que d'un examen allégé. L'art. 34 al. 4 let. c OAT ne prévoit du reste pas une telle limite et la jurisprudence commande un examen concret et précis dans chaque cas particulier, en tenant compte de la structure et de l'importance de l'exploitation ainsi que des circonstances locales (arrêt 1C_535/2008 du 26 mars 2009 consid. 4.1 et les références), si possible par l'établissement d'un plan de gestion (ATF 133 II 370 consid. 5; arrêt 1C_157/2009 du 26 novembre 2009 consid. 3, in ZBl 112/2011, p. 217). Or, en l'espèce, le projet litigieux prévoit une installation d'engraissement de 5'000 m2 à laquelle sera jumelée une installation de méthanisation d'une capacité de 4'700 t (cf. NIE, p. 14 s.), devant prendre place hors de la zone constructible, de surcroît sur une parcelle figurant à l'inventaire des SDA; au regard de ces caractéristiques, il apparaît peu sérieux de prétendre que le projet serait de moindre importance et que la Cour de justice aurait appliqué "de manière inappropriée et arbitraire des critères d'appréciation erronés" en sanctionnant le défaut de contrats de vente d'électricité permettant de déterminer le rendement de l'installation au sens de l'art. 34 al. 4 let. c OAT.