Citation: 1A.174/2001 26.02.2002 E. A

La Municipalité de Chavannes-près-Renens a mis à l'enquête, du 19 février au 22 mars 1999, un plan de quartier « Les Oches » comprenant le périmètre situé entre la route de la Maladière (au sud), la bretelle Lausanne-Sud de l'autoroute A1 (au nord-est) et l'avenue de la Gare (à l'ouest). De forme triangulaire et traversé par la Mèbre, le périmètre comprend une zone de verdure inconstructible, à l'est de la rivière, et une zone de faible densité à l'ouest, sur laquelle le plan de quartier prévoit l'implantation de onze nouveaux bâtiments: deux bâtiments administratifs, au nord (jouxtant l'autoroute) et au sud (parallèlement à l'avenue de la Maladière), et un ensemble de neuf immeubles d'habitation dans l'axe nord-sud, soit quatre bâtiments le long de l'avenue de la Gare et cinq bâtiments situés perpendiculairement à ceux-ci. Le plan prévoit le maintien, à l'angle sud-ouest du périmètre, des bâtiments de l'Ancienne Ferme et du Vieux Collège. Ce plan participe, avec deux autres plans de quartier « les Cèdres » et « Les Tilleuls », d'une politique d'accroissement rapide de la capacité d'accueil de la commune visant à long terme une population de 13000 à 14000 habitants. Ce plan a suscité l'opposition notamment de six propriétaires voisins, soit Annelyse et Giovanni Senape, Denise et Raphaël Galley, Pierre Praz et Nicole Pletscher Praz (ci-après: les opposants). Ceux-ci soutenaient pour l'essentiel que l'étude d'impact était insuffisante s'agissant de la protection contre le bruit, et que l'augmentation du trafic sur l'avenue de la Gare n'avait pas été prise en compte. Le 9 septembre 1999, le Conseil communal a rejeté les oppositions. Les bâtiments situé à l'ouest de l'avenue de la Gare étaient classés en degré de sensibilité III, de sorte que l'augmentation prévue du trafic, de 25 à 30 % sur le tronçon le plus chargé, n'entraînerait pas un dépassement des valeurs limites d'immission. La charge de 6400 véhicules par jour n'était pas excessive. Par décision du 25 août 2000, le Département des infrastructures du canton de Vaud (ci-après: le département) a rejeté le recours formé par les opposants, en substance pour les mêmes motifs. La qualité de l'habitat prévu était suffisante; le site de la Mèbre était préservé. Le plan de quartier permettait de déroger à la faible densité prévue dans cette zone, et cela était justifié par les objectifs fixés dans le plan directeur.