Citation: 6B_754/2023 E. 2.5.2

2.5.2. Selon la cour cantonale, les déclarations des époux concordaient sur le fait que, le 20 août 2019, une dispute avait éclaté entre eux, le recourant la qualifiant tantôt de petite, voire de normale, tantôt de forte. La première version du recourant ne convainquait pas vu le sentiment de désespoir constaté chez son épouse. En tout état, D.A.________ n'avait pas quitté l'appartement avec le sourire aux lèvres, comme l'affirmait avec mauvaise foi le recourant. D.A.________ s'était montrée constante quant au fait qu'elle avait reçu plusieurs coups de poing au niveau de la tête ainsi qu'un coup de pied dans le dos. Au-delà de quelques divergences avec les explications fournies par les témoins G.________ et H.________, intendant social, il devait être tenu compte du fait qu'elle s'était exprimée en français, langue qu'elle ne maîtrisait pas, de surcroît dans un état de choc. Cela étant, selon les déclarations des assistants sociaux, D.A.________ avait utilisé les gestes pour expliciter ses propos, ce qui avait pu leur permettre de comprendre aisément qu'elle avait été frappée au niveau de la tête, ce qui corroborait les déclarations de cette dernière, qui s'était plainte de coups répétés au niveau de la tête. Le coup de pied dans le dos évoqué par D.A.________ n'avait certes pas été mentionné par les assistants sociaux. Cependant, D.A.________ pouvait difficilement mimer sur elle-même un tel coup. En tout état, aucun élément au dossier ne permettait de douter de la véracité de ses déclarations à la police et au ministère public, étant relevé qu'il s'agissait d'un élément de cette dispute parmi d'autres, qu'elle avait pu omettre d'évoquer vu l'état dans lequel elle se trouvait. On l'imaginait mal inventer tel geste, très spécifique, aux côtés de plusieurs coups de poing dans l'hypothèse d'un récit fallacieux visant à accuser le recourant à tort. Les déclarations de la victime étaient donc crédibles, contrairement aux dénégations fluctuantes et inconsistantes du recourant. La cour cantonale en a ainsi conclu qu'il serait retenu que le recourant avait bien donné des coups de poing au niveau de la tête de son épouse ainsi qu'un coup de pied dans le dos, comportements constitutifs de voies de fait au sens de l'art. 126 CP.