Citation: 5A_396/2024 E. A

A.a. A.________, né en 1975, et B.________, née en 1981, se sont mariés à Paris en 2011. Ils ont quatre enfants, soit C.________, né en 2012, D.________, né en 2014, E.________, née en 2017, et F.________, née en 2019. A.b. Le Tribunal civil du Littoral et du Val-de-Travers (ci-après: le Tribunal civil) a été saisi de plusieurs requêtes urgentes dans le cadre de la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale opposant les parties. Par ordonnance provisionnelle du 22 décembre 2022, il a notamment attribué le domicile conjugal et la garde sur les enfants à l'épouse, fixé provisoirement le droit aux relations personnelles du mari limité à quelques heures le 24 décembre 2022 et à des appels téléphoniques ou par vidéo chaque mercredi et dimanche dès 18h00 jusqu'à l'audience fixée le 8 février 2023 et interdit au même de s'approcher à moins de 200 mètres du domicile conjugal et de prendre contact avec l'épouse, sous réserve de ce qui était nécessaire pour l'exécution du droit aux relations personnelles et des communications impératives liées aux enfants ou aux questions administratives. Par ordonnance du 21 février 2023, il a instauré une curatelle au sens de l'art. 308 al. 2 CC, au bénéfice des quatre enfants. Statuant à titre superprovisionnel par ordonnance du 14 mars 2023, il a ordonné la suspension de tout droit de visite du père jusqu'à la reddition du rapport d'enquête de l'Office de protection de l'enfant de Neuchâtel (OPE) et interdit au même de prendre tout contact avec l'épouse, de parler de celle-ci sur les réseaux sociaux et d'approcher à moins de 200 mètres de ses enfants et de divers lieux. Toujours par voie de mesures superprovisionnelles, il a, par ordonnance du 3 mai 2023, suspendu le droit de visite consenti par les parties en audience du 29 mars 2023 et ordonné en lieu et place un droit de visite hebdomadaire médiatisé, à organiser par l'OPE.