Citation: 2C_759/2022 E. A

A.________ a consulté à trois reprises, soit les 21 et 29 juin ainsi que le 16 août 2021, la Doctoresse B.________ après avoir dû changer de médecin traitant. Cette dernière exerce en qualité de spécialiste en médecine interne générale au sein du Centre C.________ à U.________, en tant qu'indépendante (art. 105 al. 2 LTF). Lors de ces rendez-vous, A.________ a en particulier parlé à la Doctoresse B.________ du stress vécu suite à des événements dont elle se disait victime, à savoir l'enlèvement de ses deux filles par leur père en 1973, des cambriolages intrusifs quotidiens à son domicile, parfois plusieurs fois par jour, qui avaient débuté en 1973, ainsi qu'une tentative d'empoisonnement à l'arsenic sur sa personne. Les récits de l'intéressée faisaient état de multiples et répétitifs préjudices, persécutions et injustices dont elle aurait été victime, ayant donné lieu à de nombreuses plaintes pénales sur plusieurs décennies qui n'avaient jamais abouti. A cet égard, A.________ a précisé à la Doctoresse B.________ que ses précédents médecins semblaient penser, sans l'avoir toutefois formulé à haute voix, qu'elle souffrait d'hallucinations. Lors de la troisième consultation qui a eu lieu le 16 août 2021, A.________ a notamment indiqué à la Doctoresse B.________ que les intrusions criminelles chez elle perduraient. A la suite de cette séance, au cours de laquelle il a été convenu que l'intéressée nécessitait des examens cardiologiques, la praticienne a rédigé un courrier à l'attention du Docteur D.________, cardiologue, dans lequel elle a notamment mentionné, s'agissant des antécédents de sa patiente, "stress sur histoire criminelle vs trouble hallucinatoire mentionné par patiente".