Citation: I 423/04 02.06.2005 E. 3.2

3.2.1 Selon l'art. 2 (applicable en l'occurrence - après l'éclatement de l'Etat yougoslave [Pra 1993 no 44 p. 148]) de la Convention de sécurité sociale entre la Suisse et la Yougoslavie, les ressortissants yougoslaves jouissent en principe de l'égalité de traitement par rapport aux ressortissants suisses quant aux droits découlant de la législation suisse sur l'assurance-invalidité. Un ressortissant de l'ex-Yougoslavie doit dès lors satisfaire aux mêmes conditions qu'un citoyen suisse pour avoir droit aux prestations de l'assurance-invalidité suisse. Il doit ainsi être invalide au sens de l'art. 4 al. 1 LAI et, en ce qui concerne le droit à une rente ordinaire d'invalidité, compter, lors de la survenance de l'invalidité, une année entière au moins de cotisations (art. 36 al. 1 LAI). En ce qui concerne le droit à une rente, l'invalidité est réputée survenue au moment où le droit prend naissance, conformément à l'art. 29 al. 1 LAI, soit dès que l'assuré présente une incapacité de gain durable de quarante pour cent au moins (variante I) ou dès qu'il a présenté, en moyenne, une incapacité de travail de quarante pour cent au moins pendant une année sans interruption notable (variante II), mais au plus tôt le premier jour du mois qui suit le dix-huitième anniversaire de l'assuré (art. 29 al. 2 LAI; RCC 1984 p. 464 s. consid. 1). 3.2.2 En l'espèce, il est constant que l'invalidité propre à ouvrir droit à une rente est survenue le 24 novembre 1993, soit au terme d'une période d'une année durant laquelle le recourant a subi une incapacité de travail de quarante pour cent au moins sans interruption notable (variante II de l'art. 29 al. 1 LAI). Par ailleurs, il n'est pas contesté que l'intéressé ne comptait pas, à cette date, une année entière au moins de cotisations.