Citation: 6B_1463/2020 E. 1.3

1.3. En l'espèce, la recourante soutient qu'elle a été dupée par B.________ et qu'elle a subi un dommage s'élevant à 650'000 fr., qui correspond à la différence entre le prix initialement convenu avec la prénommée et le prix auquel a finalement été vendue la Villa C.________. Selon la recourante, la relation contractuelle entre elle et B.________ étant fondée sur un contrat de vente immobilière conditionnel, la responsabilité civile de Mme B.________ doit être analysée sur la base de l'empêchement frauduleux, au sens de l'art. 156 CO, et subsidiairement de la responsabilité pour acte illicite au sens des art. 41 ss CO. Selon elle toujours, l'empêchement frauduleux au sens de l'art. 156 CO et la responsabilité pour acte illicite au sens de l'art. 41 ss CO reposent sur la bonne foi de B.________, respectivement sur l'illicéité de son comportement, si bien que l'ordonnance de classement rendue en l'espèce affaiblit considérablement les chances de succès de l'action civile. La décision attaquée aurait par conséquent des effets sur le jugement des prétentions civiles de la recourante et la qualité pour agir de cette dernière devrait dès lors être admise. Telles qu'elles sont articulées, les prétentions de la recourante se rapportent à l'indemnisation d'un dommage qu'elle conçoit en référence à son intérêt à la correcte exécution du contrat (intérêt positif; Erfüllungsinteresse) qui la liait à B.________ (cf. sur la notion ATF 144 III 155 consid. 2.2 p. 158 et les références citées). La question de savoir si de telles prétentions, eu égard à la nature essentiellement contractuelle de leur fondement - nonobstant l'invocation par la recourante de l'art. 41 CO -, au type de dommage allégué, de même qu'au regard de la tentative envisagée, sont susceptibles de fonder sa qualité pour recourir au Tribunal fédéral souffre de rester indécise, compte tenu des développements qui suivent.