Citation: 5A_359/2023 E. C

Le 24 avril 2018, l'ex-époux a déposé une demande en modification du jugement auprès de la Juge des districts de Martigny et St-Maurice. Par demande motivée du 25 septembre 2018, il a notamment conclu à la modification des chiffres 2/E et 2/F du jugement de divorce précité en ce sens qu'il contribue à l'entretien de B.A.________ par le versement d'avance le premier de chaque mois d'un montant de 650 fr. jusqu'au 31 décembre 2018 (2/E) et que la contribution arrêtée ci-dessus se fonde sur les revenus mensuels nets, hors allocations familiales, de 6'545 fr. pour lui et 4'500 fr. pour B.A.________ (2/F). Parallèlement, le 28 juin 2018, l'ex-époux avait sollicité la révision du jugement de divorce, au motif que l'ex-épouse avait tu, lors de la signature de la convention, exercer une activité professionnelle et vivre en concubinage. Lors de l'audience du 23 octobre 2018, les parties sont convenues que B.A.________ se reconnaissait débitrice envers son ex-époux d'un montant de 11'000 fr., à verser d'ici au 31 janvier 2019, que A.A.________ retirait sa requête de révision et que moyennant exécution de ce qui précédait, les parties se donnaient quittance pour solde de tout compte pour l'entretien de l'ex-épouse (et celui des enfants) pour la période comprise entre l'entrée en force du jugement de divorce et ce jour. Cette convention a été ratifiée par décision du lendemain de la Juge du district de Monthey et la cause a été rayée du rôle. Par jugement du 5 janvier 2021, la Juge des districts de Martigny et St-Maurice (ci-après : la juge de première instance) a notamment homologué une convention des parties du 1er juillet 2020 concernant l'entretien des trois enfants et le droit de visite de l'ex-époux et a rejeté toutes autres ou plus amples conclusions, dont celle concernant la contribution d'entretien en faveur de l'ex-épouse. Le 8 février 2021, l'ex-époux a interjeté appel contre le jugement précité, en concluant à la réforme "du chiffre 2E du jugement de divorce du 28 septembre 2016" en ce sens qu'aucune contribution d'entretien ne soit due à son ex-épouse. Le 26 mai 2021, l'ex-époux a allégué, à titre de fait nouveau, le concubinage de son ex-femme avec F.________, ce que celle-ci a confirmé par écriture du 17 juin 2021, précisant avoir informé son ex-mari le 22 janvier 2021 déjà. Par jugement du 31 mars 2023, la Cour civile II du Tribunal cantonal valaisan (ci-après : l'autorité cantonale ou précédente) a rejeté les conclusions prises par l'ex-époux s'agissant de l'entretien de son ex-épouse et statué sur les frais de deuxième instance.