Citation: 1B_503/2018 E. 4

Le recourant ne remet pas en cause certains des éléments retenus par la cour cantonale afin de démontrer l'existence d'un risque de fuite (sur cette notion, ATF 143 IV 160 consid. 4.3 p. 167 s.), à savoir sa nationalité algérienne et son statut de requérant d'asile qui n'exclut pas, au regard de la gravité des faits examinés et/ou de la peine encourue, qu'il puisse fuir à l'étranger ou entrer dans la clandestinité. Le recourant reproche en revanche à l'autorité précédente d'avoir estimé qu'il n'aurait aucune attache en Suisse. Il se prévaut à cet égard de l'existence d'une amie et de l'enfant que celle-ci attendrait de lui, tel que constaté dans le rapport de police du 22 août 2018. Si cet élément figure effectivement dans ce document - qui relate des propos tenus par ladite amie le 29 juin 2018 (cf. p. 18 du rapport) -, le recourant n'en a pourtant pas fait état dans sa requête de mise en liberté du 29 août 2018, dans ses déterminations du 6 septembre 2018, lors de son audition par le Tmc le 11 septembre 2018 ou dans son recours cantonal. Invoquer cet argument pour la première fois devant le Tribunal fédéral démontre la fragilité de ces liens et il ne peut donc être retenu qu'ils auraient une telle importance pour le recourant qu'un risque de vouloir se soustraire à la procédure pénale ne pourrait plus être retenu à son encontre. Cet élément ne permet pas non plus de considérer que des mesures de substitution au sens de l'art. 237 CPP pourraient dès lors être envisagées. Le recourant n'en propose d'ailleurs aucune; en particulier, il ne prétend pas que le danger retenu pourrait être réduit par une assignation de résidence au domicile de son amie. Par conséquence, la cour cantonale pouvait, à juste titre, retenir l'existence d'un risque de fuite qu'aucune mesure de substitution ne permet de pallier.