Citation: 2C_1068/2013 E. B

Par décision du 19 janvier 2011, le Service de l'emploi a sommé A.________ Sàrl de respecter les procédures applicables en cas d'engagement de main d'oeuvre étrangère, dit que toute demande d'admission de travailleurs étrangers par elle formulée serait rejetée pour une durée de trois mois, mis à sa charge un émolument administratif de 500 fr. et a indiqué la dénoncer aux autorités pénales. Par décision du 19 janvier 2011 également, le Service de l'emploi a mis à la charge de A.________ Sàrl les frais du contrôle s'élevant à 1'375 fr., correspondant au temps consacré au contrôle (13 h 45 à 100 fr. l'heure). Il ressort de la décision que, lors de l'instruction du dossier, des infractions au droit des étrangers ainsi qu'au droit des assurances sociales ont été constatées. Sur recours de la société, les décisions précitées ont été confirmées, par la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud, dans des arrêts du 14 juin 2012. A.________ Sàrl, dans un acte unique, a contesté ces arrêts devant le Tribunal fédéral, lequel a, par arrêt du 19 novembre 2012 (causes 2C_778/2012 et 2C_779/2012), admis les recours, dans la mesure de leur recevabilité, annulé les arrêts cantonaux entrepris et renvoyé les causes au Tribunal cantonal pour nouvelles décisions au sens des considérants. Le Tribunal fédéral a, en résumé, jugé que l'instance précédente avait violé le droit d'être entendu de la société, le Tribunal cantonal ne pouvant pas tout à la fois retenir une présomption de fait contre A.________ Sàrl, mettre à la charge de celle-ci la preuve du fait négatif consistant à établir qu'elle n'était pas l'employeur de D.________ et la priver de tout moyen de preuve pour établir sa situation réelle.