Citation: 1P.694/2003 29.01.2004 E. 2

Le recourant soutient que le texte clair de l'art. 239 al. 3 CPP/GE commandait à la Chambre pénale de la Cour de justice de déclarer son appel recevable. Il serait en outre conforme à la volonté du législateur cantonal d'interpréter cette disposition dans ce sens-là. Aussi la décision attaquée serait-elle arbitraire. 2.1 Il y a arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst., lorsque la décision attaquée viole gravement une règle ou un principe juridique clair et indiscuté ou lorsqu'elle contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice ou de l'équité. Saisi d'un recours de droit public pour arbitraire, le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si elle est insoutenable ou en contradiction évidente avec la situation de fait, si elle a été adoptée sans motifs objectifs ou en violation d'un droit certain. Par ailleurs, il ne suffit pas que les motifs de la décision attaquée soient insoutenables, encore faut-il que celle-ci soit arbitraire dans son résultat (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; 128 I 273 consid. 2.1 p. 275 et les cités).