Citation: 5A_474/2024 E. A

A.________ et B.________ se sont mariés le 22 décembre 2014. Ils ont eu un fils, C.________, né en 2014. Après leur séparation en 2021, plusieurs ordonnances de mesures protectrices de l'union conjugale ont réglé leur vie séparée. En substance, l'autorité parentale sur C.________ est demeurée conjointe, sa garde a été attribuée à sa mère et un droit de visite a été fixé en faveur de son père, qui a en outre été astreint à contribuer à son entretien. A.a. Dans un rapport du 20 février 2023, la Direction générale de l'enfance et de la jeunesse (DGEJ) a relevé que l'exercice conjoint de l'autorité parentale était rendu difficile par la communication complexe et le manque de confiance réciproque des parents. Dans un rapport du 7 février 2024, elle a constaté que le conflit parental s'était à nouveau envenimé. Les professionnels entourant C.________ avaient relevé une détérioration de son état psychique, notamment en raison du fait qu'il se trouvait pris dans un immense conflit de loyauté. A.b. Dans un rapport du 30 mai 2023, l'experte D.________ a observé de bonnes compétences parentales de part et d'autre, et relevé qu'il était frappant que la situation de l'enfant évoluait défavorablement malgré l'importance du réseau de professionnels autour de la situation. L'enfant présentait des symptômes dépressifs réactionnels à la séparation de ses parents et un trouble dépressif modéré à sévère. L'experte concluait que l'enfant devait être placé de façon urgente en foyer ou en famille d'accueil, le temps qu'il se pose, se reconstruise ou se stabilise. Dans son rapport complémentaire du 23 janvier 2024, l'experte a indiqué que le placement en foyer " n'était pas la panacée " et qu'il n'offrait pas non plus une stabilité durable. Une famille d'accueil était plus indiquée, mais il en existait trop peu. Au vu des derniers événements, la solution pour C.________ était d'aller vivre chez son père, tout en bénéficiant d'un encadrement conséquent, alors que le père continuerait son propre suivi et des analyses de sang en prévention d'une éventuelle rechute (abstinence par rapport à l'alcool et aux stupéfiants). De l'avis de l'experte, il était important que le parent gardien se stabilise, ce qui n'était pas le cas de la mère, celle-ci ayant changé de travail, vivant sur deux lieux et envisageant de déménager. La garde alternée aurait été la meilleure solution pour C.________, mais les parties n'étaient pas prêtes à faire un pas dans une direction commune afin de permettre à leur fils de bénéficier du meilleur de chacun d'eux. La situation du père avait évolué favorablement depuis le dépôt du rapport, de sorte qu'il était possible d'envisager qu'il se voie attribuer la garde avec un cadre serré.