Citation: 9C_430/2020 E. 5.2

5.2. En l'espèce, l'existence d'affections d'ordre psychique n'a pas été mise en évidence au cours de l'instruction de la demande de prestations. Le professeur C.________ et le docteur B.________ n'ont pas fait état d'éléments susceptibles de rendre plausible l'existence d'une problématique psychique dans leurs rapports respectifs des 25 septembre 2018 et 17 juillet 2018. Le docteur B.________ s'est certes référé à une expertise psychiatrique (qui n'avait jamais été envisagée) dans le champ "constatations psychiatriques", mais n'a pas observé de signes relatifs à de telles affections. Il a par ailleurs conclu que le socle somatique ne permettait pas d'expliquer l'ampleur de la symptomatologie douloureuse et l'impotence fonctionnelle décrite par l'assurée, sans toutefois mentionner de composante d'ordre psychiatrique. Le seul fait, invoqué par la recourante, que l'expert a retenu comme diagnostic sans répercussion sur la capacité de travail une diminution du seuil de déclenchement à la douleur en lien avec un syndrome polyinsertionnel douloureux récurrent de type fibromyalgie, ne justifie pas des investigations sur le plan psychiatrique. De son côté, dans son rapport du 25 juillet 2019, la doctoresse D.________ a déploré la prise en compte, par l'intimé, de critères uniquement radiologiques et physiques pour évaluer la situation de santé de sa patiente, en mentionnant trois références jurisprudentielles relatives à la procédure probatoire structurée qui doit être conduite en présence d'affections psychiques (cf. ATF 143 V 409, 143 V 418 et 141 V 585). A l'instar de ses confrères C.________ et B.________, elle n'a toutefois pas non plus attesté de signes allant dans le sens d'une problématique psychique. Par ailleurs, la recourante n'a pas indiqué qu'elle aurait consulté un psychiatre ou que ses médecins lui auraient recommandé de le faire. Dans ces conditions, la renonciation à une instruction complémentaire sur le plan psychique n'apparaissait pas arbitraire. Il en va de même en ce qui concerne une éventuelle investigation sur le plan neurologique. A cet égard, la doctoresse D.________ a certes indiqué que des douleurs neuropathiques ne pouvaient être objectivées qu'avec une bonne anamnèse et des échelles d'évaluation de la douleur et d'autres tests supplémentaires. Les douleurs de type neuropathique dont elle fait état chez sa patiente ne reposent en définitive que sur les affirmations de cette dernière (cf. rapport du 25 juillet 2019). A l'inverse de ce que voudrait la recourante, l'hypothèse de telles douleurs dans sa situation ne peut être corroborée par une référence à la doctrine médicale qui traite de cette symptomatologie en général (BÉNÉDICTE VERDU / ISABELLE DECOSTERD, Douleurs neuropathiques: quelques pistes pour une évaluation structurée et une prise en charge spécifique et globale, Revue médicale suisse 2008 p. 1480 ss).