Citation: 6B_943/2021 E. 2.3

2.3. Le recourant voit une aggravation de sa situation dans le fait que la peine est demeurée inchangée nonobstant la libération de trois chefs d'accusation. Or, ni la seule modification des considérants (sans aggravation de la sanction prononcée), ni le refus d'une réduction de peine en cas d'acquittement partiel, ne constituent, en eux-mêmes, une réformation en défaveur prohibée (consid. 2.1). Il découle de ce qui précède (cf. consid. 2.2) que la cour cantonale ne s'est pas bornée à confirmer l'appréciation des premiers juges concernant la fixation de la peine mais a usé de son plein pouvoir dévolutif (cf. art. 398 al. 2 CPP) et procédé à sa propre évaluation de la culpabilité du recourant et des circonstances devant influencer la mesure de sa sanction. La motivation de la cour cantonale suffit à justifier que la peine prononcée en première instance demeure inchangée malgré qu'elle ait renoncé à retenir l'escroquerie par métier pour trois chefs d'inculpation, soit les cas concernant la conclusion du contrat de bail avec la société B.________ Sàrl, la conclusion du contrat de sous-location et de reprise des meubles avec C.________, ainsi que pour les transports de vins effectués par la société D.________, en référence aux chiffres B.I.3, B.I.9 et B.I.17 de l'acte d'accusation. Les comportements en question ne concernent d'ailleurs qu'une petite partie des faits, les escroqueries ayant été perpétrées dans de nombreux autres cas. Le grief tiré d'une violation de l'interdiction de la reformatio in pejus est par conséquent infondé. Pour le surplus, le recourant se limite à décrier la sanction fixée comme trop sévère, sans démontrer que l'autorité précédente aurait pu violer le droit fédéral sur ce point. C'est, en particulier, sans fondement que le prénommé soutient que la cour cantonale n'aurait pas pris en compte le fait que plusieurs sociétés avaient retiré leur plainte après les remboursements qu'il avait effectués, alors même que celle-ci a expliqué retenir cet élément à décharge dans une moindre mesure (consid. 2.2). Il n'apparaît pas que la cour cantonale ait méconnu des éléments déterminants, pas plus qu'elle en ait négligé certains ou ait accordé une importance excessive à d'autres. En prononçant une peine privative de liberté de 5 ans sanctionnant les actes reprochés au recourant, la cour cantonale n'a pas abusé du large pouvoir d'appréciation qui était le sien. Ce qui précède conduit au rejet des griefs formulés par le recourant à l'encontre de la peine, y compris la révocation de la libération conditionnelle, à l'encontre de laquelle il ne formule aucune critique spécifique.