Citation: 7B_260/2023 E. A

A.a. Le 19 octobre 2016, B.________ a déposé plainte pénale contre son compagnon, A.________, pour violence conjugale. À la suite d'une ordonnance de disjonction du 7 mai 2018, cette procédure est instruite sous le numéro P/ggg. A.b. Les 29 décembre 2016, 28 mars 2017, 21 septembre 2017 et 6 avril 2021, B.________ a déposé d'autres plaintes pénales contre A.________ en particulier pour vol, pour violation d'une obligation d'entretien en lien avec leur fille ainsi que pour calomnie et menace en raison d'un courriel envoyé le 11 janvier 2021; elle lui reprochait en outre d'avoir notamment détourné des allocations familiales et d'avoir publié sur Facebook un message dans lequel il l'accusait d'avoir "kidnappé" leur fille à l'étranger. Ces faits sont instruits par le Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après : le Ministère public), représenté par le Procureur Frédéric Scheidegger, sous le numéro P/hhh, notamment à la suite de jonction de causes. A.c. Par courrier daté du 1er février 2018, reçu le 5 février 2018 par le Ministère public, A.________ a déposé plainte pénale contre son ex-compagne pour dénonciation calomnieuse, induction de la justice en erreur et faux dans les titres; cet acte était en lien avec la plainte pénale pour vol déposée contre lui le 29 décembre 2016. Cette plainte, enregistrée sous le numéro P/iii, a été jointe à la procédure P/hhh. A.d. Par requête du 20 août 2021, A.________ a sollicité une défense d'office. Le Ministère public a rejeté cette requête par ordonnance du 11 janvier 2022, considérant en substance que l'intéressé n'était pas indigent et que la cause ne présentait pas de difficultés particulières en fait et en droit. Cette décision a été confirmée par arrêt rendu le 7 mars 2022 par la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après : la Chambre pénale de recours; ACPR_1). A.________ a interjeté un recours au Tribunal fédéral contre cet arrêt et la direction de la procédure de la Chambre pénale de recours a transmis, le 7 avril 2022, le dossier de la cause au Tribunal fédéral. Par arrêt du 18 juillet 2022 (cause 1B_172/2022), le Tribunal fédéral a rejeté le recours de A.________. A.e. Le 29 octobre 2021, A.________ a déposé plainte pénale contre le Procureur Frédéric Scheidegger pour abus d'autorité (art. 312 CP), lui reprochant de l'avoir convoqué à une audition le 28 octobre 2021 alors qu'il n'était pas assisté d'un avocat et qu'il n'avait pas obtenu de décision sur sa demande de défense d'office. Par ordonnance du 10 août 2022, le Procureur général de la République et canton de Genève a refusé d'entrer en matière sur cette plainte. Il a notamment retenu qu' "il n'aurait certes pas été inutile qu[e le Procureur Frédéric Scheidegger] réponde [au] courrier du 20 août 2021 [de A.________], ne serait-ce que pour [lui] indiquer que les maigres indications qu'il contenait ne lui permettaient pas de statuer et [l']inviter à fournir dans un délai déterminé toutes les indications et pièces nécessaires à la détermination de [sa] situation financière, ce qui a[vait] été fait par la suite"; "Il n'en demeur[ait] pas moins que les demandes d'assistance judiciaire n'[avaient] pas d'effet suspensif et rien n'obligeait le magistrat, une fois le forfait de [son] avocat connu, à annuler [son] audience"; quant à "l'erreur affectant le mandat de perquisition et de séquestre [, elle] ne [lui] a[vait] pas causé le moindre préjudice, étant relevé qu'il s'agi[ssait] selon toute vraisemblance d'une erreur de plume, affectant de surcroît la seule motivation de l'ordonnance, contre laquelle [il] n'a[vait] pas recouru". A.f. Le 10 mai 2022, le prévenu a sollicité la consultation du dossier auprès du Ministère public pour la date du 25 mai 2022 à 14h00. Par courrier du 1er juin 2022, il a réitéré cette demande pour la date du 15 juin 2022 à 14h00. Le 3 juin 2022, le Ministère public a indiqué à A.________ que le dossier se trouvait au Tribunal fédéral et qu'à son retour, il serait convenu d'une nouvelle date de consultation. A.g. Selon une note de la greffière du 7 juin 2022, le prévenu avait sollicité par téléphone, le jour même, une copie de l'arrêt ACPR_1 du 7 mars 2022; dès lors que le dossier ne se trouvait pas au Ministère public, le système informatique ne permettait l'accès qu'à une version non signée dudit arrêt; A.________ avait indiqué que cet arrêt avait été produit dans une autre procédure par l'avocate de la partie adverse alors même qu'elle n'était pas concernée. Dans cette note figuraient la mention par la greffière d'une vérification de ses courriels et son constat qu'elle avait adressé à l'avocate en cause, à la demande de celle-ci, une copie non signée de l'arrêt litigieux le 6 mai 2022. La greffière avait rappelé A.________ pour l'en informer et celui-ci avait déclaré voir une différence de traitement entre la réponse donnée à l'avocate et l'absence de suite à sa propre demande de consultation du dossier du 10 mai 2022. Par pli du même jour se référant à l'entretien téléphonique susmentionné, A.________ a requis du Ministère public des précisions sur les circonstances entourant l'obtention par l'avocate de B.________ d'une copie de l'arrêt ACPR_1 du 7 mars 2022. Il a notamment expliqué que, lors de sa dernière consultation du dossier le 6 avril 2022, il avait constaté que l'avocate ayant eu accès au dossier pour la dernière fois en février 2022 avait donc dû prendre connaissance de l'arrêt ACPR_1 du 7 mars 2022 entre le 7 avril et le 31 mai 2022, alors que le dossier se trouvait auprès du Tribunal fédéral; cependant, tant la Chambre pénale de recours que le Tribunal fédéral lui avaient confirmé n'avoir reçu aucune demande de consultation durant cette période. Par courrier du 7 juin 2022, le Ministère public a expliqué à A.________ que l'arrêt ACPR_1 du 7 mars 2022, versé au dossier, avait été transmis à l'avocate de B.________ dès lors que celle-ci était partie à la procédure; le dossier de la procédure étant au Tribunal fédéral, il n'était pas possible de donner suite à sa demande de consultation, mais il se tenait à disposition pour lui faire parvenir des copies des pièces qui pouvaient être en sa possession. A.h. Par requête du 22 novembre 2022, A.________ a sollicité la consultation du dossier pour le 25 novembre 2022 à 14h00, ce qui lui a été accordé. Le jour de la consultation, l'intéressé a rempli un formulaire de demande de photocopies. Le 29 novembre 2022, le Ministère public lui a adressé la facture relative aux émoluments de copie et l'a informé que les copies lui seraient transmises à la réception du paiement.