Citation: 5A_952/2020 E. 3

Dans un grief qu'il convient d'examiner en premier lieu (ATF 141 V 557 consid. 3), la recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.), sous l'aspect du droit à une décision motivée. Ainsi, l'argumentation des juges cantonaux serait, selon elle, lacunaire en tant qu'elle ne permettrait pas de comprendre les motifs pour lesquels ceux-ci ont admis la bonne foi de l'intimé, respectivement que sa possession de la cédule hypothécaire n'est pas équivoque. Alors qu'elle a allégué de nombreux faits pour rendre sa libération vraisemblable, la cour cantonale les a ignorés, omettant ainsi d'examiner et de traiter un point objectivement pertinent.