Citation: 5A_141/2019 E. 3.3

3.3. S'il apparaît en effet qu'une déclaration d'invalidation pour cause d'erreur essentielle entachant l'accord de 2014 est bien contenue dans le mémoire d'appel, force est toutefois de constater que l'argumentation des recourants fondée sur l'existence d'une telle erreur dépend nécessairement de l'admissibilité des nova dont ils se sont prévalus tant en première instance qu'en appel. Dès lors que la décision de la Cour de justice sur ce dernier point résiste à la critique (cf. infra consid. 5 et 6), un renvoi de la cause pour nouvelle décision ne constituerait qu'une vaine formalité, ce qui scelle le sort du grief. Le bien-fondé du moyen apparaît, quoi qu'il en soit, sujet à caution. Quand bien même l'acte d'appel évoque un vice du consentement en lien avec l'accord de 2014, il apparaît douteux que l'arrêt querellé souffre pour autant d'un défaut de motivation au sens susrappelé. On en déduit en effet que la Cour de justice a considéré que ladite écriture était insuffisamment motivée et qu'une telle carence ne pouvait être réparée au stade de la réplique. Les recourants étaient ainsi en mesure de contester en connaissance de cause la décision des juges précédents. La question de savoir si la motivation retenue est pertinente relève du fond et non du droit d'être entendu. Le grief est privé de tout fondement.