Citation: 7B_1027/2023 E. 2.6.2

2.6.2. Le Ministère public a annoncé devoir réentendre I.________. La recourante ne réfute pas que ce témoin dirige le service juridique et compliance de G.________ et qu'en l'état, il n'est pas exclu que des agissements répréhensibles aient été commis en son sein, tout comme en celui de cette société. Or, il est établi que la recourante et G.________ sont toutes deux représentées par le même conseil juridique et qu'une première demande d'accès au dossier par la dernière nommée a été refusée. Aussi, les liens de la société G.________ avec la recourante sont propres à favoriser la divulgation d'éléments de l'enquête qui sont pour l'instant refusées à la première, partant à faire redouter un risque de collusion. La recourante ne peut pas être suivie lorsqu'elle soutient qu'on ne voit pas quel intérêt elle, tout comme I.________, pourraient avoir à divulguer des informations de la procédure pénale à laquelle ils ne sont pas parties. Bien au contraire, un tel intérêt existe du fait de la possible implication des employés de G.________, voire de la recourante, dans les faits litigieux, ce que l'audition de I.________ a précisément pour but de déterminer. De plus, la cour cantonale a reconnu que ce témoin avait connaissance des pièces qui étaient sous scellés mais non des autres éléments de l'enquête, ce que la recourante ne conteste pas. Enfin, comme l'a rappelé à juste titre cette autorité, il ne faut pas sous-estimer les obligations de I.________ découlant de son statut d'employé de G.________, en particulier son devoir de fidélité impliquant la sauvegarde des intérêts légitimes de cette dernière (cf. art. 321a al. 1 CO). Dans ces circonstances, la cour cantonale était fondée à retenir que le risque que la recourante transmette des éléments de l'enquête à des personnes potentiellement impliquées dans les faits de la cause existait toujours au moment de l'arrêt attaqué, respectivement qu'il perdurait tant que I.________ n'aurait pas été réauditionné.