Citation: I 613/05 08.01.2007 E. B

B.________ a déféré cette décision au Tribunal des assurances du canton de Vaud en concluant principalement au versement d'un quart de rente d'invalidité au moins; subsidiairement, il a requis la mise en oeuvre d'une expertise judiciaire. L'office AI a conclu au rejet du recours. L'assuré a répliqué en produisant un rapport du docteur J.________, spécialiste en médecine interne et en rhumatologie (du 18 mai 2004). Ce médecin a fait état d'arthrose radio-carpienne bilatérale accentuée après une maladie de Kienböck (nécrose aseptique du semi-lunaire), de stade III, d'une tendinite du tenseur du facia-lata et péritrochantérienne de la hanche droite, de gonalgies droites secondaires à une chondropathie rotulienne, status après résection méniscale interne et plica para-patellaire externe, de lombalgies communes, d'un tunnel carpien bilatéral, discret, d'une possible neuropathie cubitale au coude droit, de douleurs à l'épaule droite, secondaires à une arthrose acromio-claviculaire, ainsi que d'un état anxiodépressif. Selon le docteur J.________, l'assuré présentait un stade avancé de la maladie de Kienböck et la situation (flexion-extension du carpe ainsi que les mouvements de pronation-supination) s'était péjorée depuis 2002. A son avis, on ne saurait admettre une capacité de travail complète dans les activités retenues par ses confrères du SMR (travaux de manutention légère, de conciergerie, de chauffeur-livreur ou de rangement de chariots), en raison des douleurs engendrées par la mobilisation radio-carpienne. Tout au plus, un emploi de surveillant serait exigible, à la condition qu'il n'implique pas l'usage fréquent des poignets ou le port de charges, voire la conduite d'un véhicule. L'assuré a également produit un rapport du docteur E.________ (du 1er avril 2004), chef de clinique à l'Hôpital X.________, Secteur psychiatrique, qui a diagnostiqué un état dépressif sévère sans symptômes somatiques ainsi que des troubles anxieux; ce médecin ne s'est pas exprimé sur la capacité de travail. Avec sa duplique, l'office AI a produit un rapport du SMR Léman, émanant des docteurs P.________, rhumatologue, et M.________, prénommé (du 8 juillet 2004). Ces médecins ont discuté les conclusions de leurs confrères J.________ et E.________, en comparant les situations existant en 2002 et 2004. Selon les médecins du SMR, les éléments ressortant de l'expertise du docteur J.________ ne permettaient pas de retenir une modification significative de la situation par rapport aux observations de la doctoresse G.________. Quant au volet psychiatrique, les docteurs M.________ et A.________ ont estimé que les conclusions de l'examen pratiqué au SMR en 2002 n'étaient pas non plus remises en cause par le rapport du docteur E.________. Le Tribunal des assurances a communiqué la duplique de l'office AI à l'assuré, pour information (cf. lettre du 19 août 2004). Par jugement du 28 décembre 2004, la juridiction cantonale a rejeté la demande d'expertise ainsi que le recours. Elle a arrêté le taux d'invalidité à 27,65 %.