Citation: 6B_10/2022 E. 5

En l'espèce, on ne discerne pas précisément de conclusions civiles dans les quelque vingt pages de recours. Si la recourante y articule de nombreux chiffres, elle n'indique pas précisément quelle somme elle voudrait obtenir, de qui et à quel titre. De surcroît, l'existence, l'étendue et la nature de ces prétentions ne sauraient être déduites sans ambiguïté de la nature de l'affaire. La recourante reproche en effet une part substantielle des comportements objet de sa plainte à des juges et procureurs. Or, la responsabilité des employés et magistrats (juges et procureurs) du canton du Jura est régie par la loi jurassienne du 22 septembre 2010 sur le personnel de l'État (art. 2 al. 1 en corrélation avec l'art. 4 al. 1 let. a LPer/JU; RS/JU 173.11) et conformément à l'art. 63 al. 1 et 2 de la même loi, l'État répond du dommage causé sans droit à un tiers par un employé dans l'exercice de sa charge, cependant que le lésé n'a aucune action contre l'employé. Pour le surplus, en tant que la recourante revient sur une transaction judiciaire et des décisions relatives à l'application de la loi sur le chômage, il est douteux que ces questions puissent, comme telles faire l'objet de prétentions civiles par voie de jonction au pénal. A tout le moins, la motivation du recours est-elle manifestement insuffisante sur ces différents points, si bien que la recourante ne démontre pas à satisfaction de droit avoir qualité pour recourir en matière pénale en application de l'art. 85 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF.