Citation: 2C_516/2022 E. 5.2

5.2. En l'espèce, le recourant relève qu'il vit en Suisse depuis plus de huit ans, qu'il y est bien intégré, qu'il jouit d'une moralité irréprochable et qu'un retour dans son pays d'origine constituerait pour lui un déracinement. Ces éléments ne démontrent pas que sa réintégration sociale dans son pays d'origine serait fortement compromise. A teneur de l'arrêt attaqué, le recourant est arrivé en Suisse à l'âge de 47 ans. Il a passé dans son pays d'origine son enfance, son adolescence et la majeure partie de sa vie d'adulte. Ses racines socio-culturelles se trouvent en Tunisie, où vivent ses trois enfants issus d'une précédente union. Selon le Tribunal administratif fédéral, il a certainement également conservé, dans son pays d'origine, un cercle d'amis et de connaissances qui seraient susceptibles de favoriser son retour. Il sera donc en mesure de se réintégrer à la société tunisienne. Rien ne permet ainsi de retenir que la réintégration sociale du recourant en Tunisie serait fortement compromise. Par ailleurs, on ne voit pas qu'un autre motif de poursuite de séjour au sens de l'art. 50 al. 1 let. b LEI soit réalisé et le recourant ne le prétend d'ailleurs pas.