Citation: 5A_692/2023 E. 3.3.1

3.3.1. La recourante met en doute les capacités parentales de son ex-époux, élément qu'il convient d'examiner en premier lieu dès lors qu'il constitue un préalable nécessaire à l'instauration d'une garde partagée. La recourante fonde sa critique en se référant à l'appartenance de l'intimé au mouvement des témoins de Jéhovah ainsi qu'à un jugement pénal rendu le 9 février 2023 par le Juge de police de la Veveyse le reconnaissant coupable de lésions corporelles simples qualifiées à son préjudice et à celui de leur fille aînée. D'emblée, l'on relèvera que ce dernier élément ne ressort pas de l'arrêt attaqué, sans que la recourante se prévale de la violation de son droit d'être entendue sur ce point. Il faut en conclure qu'il s'agit d'un élément de fait nouveau (art. 99 al. 1 LTF), qui ne peut être ici pris en considération. L'on soulignera au demeurant, ainsi que l'indique la recourante elle-même, que ce jugement a fait l'objet d'un appel: il n'est donc ni définitif ni exécutoire. Que la religion de l'intimé puisse porter atteinte aux intérêts des enfants n'est pas précisément étayé par la recourante. Elle se réfère certes aux inquiétudes formulées dans le rapport du SEJ daté du 5 septembre 2019. Celles-ci sont toutefois principalement exprimées en lien avec la célébration ou non de certaines fêtes et ont été écartées par la cour cantonale, dite autorité estimant que celles-là pouvaient être célébrées avec l'autre parent, cas échéant à un autre moment. La recourante ne démontre ensuite nullement que les préceptes suivis par son époux auraient eu des conséquences sur la socialisation des enfants, inquiétude également relayée par le rapport précité. Seule l'obligation des filles d'accompagner leur père à des réunions religieuses est invoquée, argument qui ne suffit manifestement pas à conclure que ses compétences parentales seraient mis à mal en raison de son appartenance aux témoins de Jéhovah. La recourante ne conteste enfin aucunement le comportement répréhensible qui lui a été opposé quant à l'éducation religieuse qu'elle-même propose et qui peut être questionné (baptême catholique et suivi religieux à l'insu du père, contraignant l'aînée à mentir à celui-ci). Il lui est au demeurant rappelé que la question de l'éducation religieuse relève de l'autorité parentale (ATF 129 III 689 consid. 1.2; arrêt 5A_389/2022 du 29 novembre 2022 consid. 8.2), ici conjointe; il ne s'agit donc pas d'un argument déterminant pour arrêter les modalités de garde des enfants.