Citation: 4A_262/2007 13.02.2008 E. A

A.a X.________ SA exploite depuis 1998, à Genève, un restaurant à l'enseigne « X.________ ». Par contrat de travail conclu à une date indéterminée, X.________ SA a engagé Y.________ comme plongeur dès septembre 1999. Il n'est pas contesté que ce dernier a travaillé dans le restaurant jusqu'à la fin 2000, puis de mars 2003 au 20 mai 2005, date à laquelle l'employé a donné son congé avec effet immédiat en raison du paiement tardif de son salaire. Le dernier salaire mensuel brut de Y.________ se montait à 3'500 fr. Y.________ a fait valoir qu'il avait également travaillé pour X.________ SA durant les années 2001 et 2002. L'employeur a soutenu que le prénommé n'avait pas été à son service pendant ces deux années, hormis quelques jours en 2002, à l'occasion des Fêtes de Genève. A.b Par demande du 26 janvier 2006, Y.________ a ouvert action contre X.________ SA devant l'autorité prud'homale genevoise. Il a requis de la défenderesse le versement de la somme brute de 260'923 fr.60 plus intérêts à 5 % l'an dès le 1er juin 2005 à titre de différence de rémunération, de salaire durant le délai de congé, d'indemnités pour vacances, jours fériés et jours de congé non pris, ainsi qu'au titre de paiement d'heures supplémentaires. Le demandeur a également réclamé que lui soient remis des fiches de salaire et un certificat de travail. La défenderesse a reconnu devoir au travailleur une indemnité pour 32,89 jours de congé, sous déduction de 9 jours payés en trop. Elle a conclu pour le surplus à sa libération. Le Tribunal des prud'hommes a entendu six témoins. Il s'agit de trois anciens employés de la défenderesse, à savoir A.________, B.________ et C.________, de deux employés actuel de X.________ SA, soit D.________, responsable du fonctionnement de la cuisine, et E.________, directeur des salaires, auxquels s'ajoute F.________, qui est un client régulier de l'établissement. Par jugement du 12 septembre 2006, le Tribunal des prud'hommes a condamné la défenderesse, d'une part, à payer au demandeur le montant de 4'376 fr.45, avec intérêts à 5% l'an dès le 1er juin 2005, pour indemniser les jours fériés et les congés non pris durant les années 2003 à 2005, d'autre part à remettre à l'employé un certificat de travail.