Citation: 5A.28/2004 21.01.2005 E. 1

A cette époque, B.________, qui était en train d'acheter l'immeuble à la Banque Y.________ et qui voulait le transformer dans les plus brefs délais pour en obtenir le rendement souhaité, est entré en contact avec l'office des faillites et lui a demandé les clés de la boutique, ne lui cachant pas son intention d'évacuer le contenu de celle-ci pour pouvoir disposer des locaux. Les clés lui ont été remises le 15 juin 1999 par C.________, collaborateur de l'office. L'office des faillites a également communiqué les coordonnées de B.________ à D.________, qui exploitait un commerce de vêtements de "seconde main" et qui s'était adressée à lui parce qu'elle cherchait à acquérir des objets provenant de faillites. B.________ a remis à la prénommée les clés de la boutique et lui a permis de prélever gratuitement tous les objets qui l'intéressaient, ce qu'elle a fait les 19 et 20 juin 1999. Les objets restants ont été évacués au moyen d'une benne. Le 19 ou le 20 juin 1999, X.________, qui passait devant sa boutique, a constaté qu'un camion et une voiture stationnaient à cet endroit et qu'une personne se trouvait à l'intérieur de la boutique. Elle n'a pas réagi sur l'instant, mais s'est adressée à son mandataire de l'époque pour qu'il obtienne des explications sur ce qui s'était passé, ce que celui-ci a fait par courrier à l'office des faillites du 7 juillet 1999.