Citation: 2C_355/2016 E. 6

Il reste donc à déterminer si le " Certificat de formation continue Migrations, relations interculturelles et pratiques professionnelles " de la Faculté des sciences sociales et politiques de l'Université de Lausanne en partenariat avec la Haute école de la Santé La Source appartient au domaine de la santé. Ce certificat a pour objectif de " comprendre les enjeux de migration comme des constructions culturelles et sociales, politiques et juridiques; redéfinir sa pratique professionnelle afin de mieux appréhender les défis liés à la pluralité de la société et questionner sa représentation de l'altérité, sa compréhension et reconnaissance de l'autre dans sa différence ". Il comprend trois modules principaux, à savoir " Migrations : perspectives historiques, juridiques et anthropologiques ", " Pratiques professionnelles, logiques institutionnelles et altérités " et " Altérité, perspectives communautaires et reconnaissance ". Il a pour public cible les professionnels des domaines de l'éducation, du social, de la santé, de l'administration et toute personne confrontée aux enjeux migratoires. Cette formation n'a ainsi pas trait au domaine de la santé, tel qu'il est défini de façon restrictive au sens de l'ordonnance sur l'obtention a posteriori du titre d'une HES, même si elle est proposée par la Haute école de santé La Source et qu'elle peut être mise à profit quotidiennement par la recourante. Partant, la condition de l'art. 1 al. 4 let. d OPT-HES n'est pas remplie. Il n'y a donc pas lieu d'examiner plus avant les compétences acquises dans le cadre de ce diplôme et de le comparer au " Plan d'études cadre, Bachelor 2012, Filière de formation en Soins infirmiers ", comme requis par la recourante. Il sied de rappeler ici que la recourante peut toujours exercer en tant qu' " infirmière diplômée ES " (art. 23 al. 4 et Annexe 5 ch. 4 al. 1 let. g OCM ES). Celle-ci dénonce encore un manque de connaissances de la part du Département fédéral en matière de formation dans le domaine de la santé, celui-ci n'exerçant que depuis peu de temps des compétences qui relevaient auparavant de la Croix-Rouge suisse; elle déplore par ailleurs que les avis émis par les associations professionnelles en soins infirmiers, lors de la procédure de consultation relative à l'ordonnance sur l'obtention a posteriori du titre d'une HES, n'aient pas été pris en considération. Il s'agit toutefois là d'un problème politique sur lequel le Tribunal fédéral n'a pas à se prononcer.