Citation: 9C_298/2013 E. 3.3

3.3. On pourrait d'abord douter de la recevabilité de l'argumentation de l'épouse de l'assuré sur ce point. Si celle-ci fait concrètement grief aux premiers juges de ne pas avoir analysé ni critiqué son raisonnement ni même de l'avoir énoncé, elle semble toutefois se borner à rappeler les deux thèses qui s'opposaient en première instance, puis à réfuter l'opinion de la CAP et à promouvoir la sienne en reprenant les explications déjà données auparavant. Un tel procédé ne saurait en aucun cas être considéré comme une critique jetant valablement le doute sur l'acte attaqué. Cette question peut cependant rester indécise en l'espèce dans la mesure où le recours est manifestement mal fondé sur ce point. Peu importent effectivement les considérations de T.________ ou de la juridiction cantonale dès lors que l'interprétation systématique des art. 44 let. a et 49 al. 1 des statuts conduit déjà clairement à la négation du droit l'épouse de l'assuré à une rente statutaire pour conjoint survivant. En effet, aux termes de l'art. 44 let. a, le conjoint survivant peut bénéficier d'une pension de conjoint survivant s'il a au moins un enfant à charge au sens de l'art. 49. L'art. 49 détermine les personnes qui ont droit à une rente d'orphelin. Il s'agit des enfants - au sens du droit civil - d'un assuré décédé ou d'un pensionné décédé. Personne ne conteste que la référence au droit civil renvoie à l'art. 252 CC, selon lequel la filiation à l'égard du père est établie par son mariage avec la mère, par reconnaissance, par jugement ou par adoption. Il résulte donc des dispositions statutaires pertinentes - lues ensemble - que seul le conjoint survivant qui a la charge d'au moins un enfant biologique ou adopté du défunt remplissant les conditions pour bénéficier d'une rente d'orphelin peut percevoir une rente statutaire pour conjoint survivant. Or, T.________ assume en l'occurrence la charge de deux filles nées de l'un de ses précédents mariages et ne tombant pas sous le coup de l'art. 252 CC. Il apparaît ainsi que le tribunal cantonal n'a violé aucune disposition légale.