Citation: 9C_633/2023 E. A

A.________ SA (ci-après: la société), sise à U.________, est active notamment dans la création, la fabrication et la commercialisation de produits d'horlogerie, de bijouterie, d'orfèvrerie et de composants horlogers et industriels. Elle est affiliée en tant qu'employeur auprès de la Caisse interprofessionnelle AVS de la Fédération des Entreprises Romandes (FER CIAM 106.1; ci-après: la caisse de compensation). B.________, ressortissant suisse domicilié à Monaco depuis 2010, a été inscrit au registre du commerce en tant qu'administrateur de la société, avec signature collective à deux, du 31 janvier 2007 au 4 octobre 2017. À la suite d'un contrôle d'employeur portant sur les années 2012 à 2015, la caisse de compensation a réclamé à A.________ SA le paiement de la somme de 977'993 fr. 50, plus intérêts moratoires de 181'315 fr. 10, par décisions du 27 novembre 2017, confirmées sur opposition le 28 février 2022. Ce montant correspondait à la reprise des cotisations paritaires, frais d'administration compris, sur des rémunérations versées en 2012 (2'500'000 fr.), 2013 (2'500'000 fr.), 2014 (1'191'934 fr.) et 2015 (1'191'934 fr.) à B.________. En bref, la caisse de compensation a considéré que les rémunérations versées par la société au prénommé, conformément à la convention de consultant qu'ils avaient signée le 5 novembre 2012, constituaient un salaire déterminant d'une activité lucrative dépendante soumis aux cotisations sociales.