Citation: 1C_120/2021 E. 10.2.2

10.2.2. La recourante estime qu'il serait arbitraire que la Cour de justice se soit estimée incompétente - au profit du juge civil - pour connaître de la problématique de la réalisation de renforcements en sous-oeuvre. L'instance précédente est parvenue à cette conclusion en application du droit cantonal, en particulier l'art. 3 al. 6 LCI, qui prévoit, en matière de procédure d'autorisation de construire, que restent réservées les dispositions légales et réglementaires édictées par la Confédération, le canton et les communes ainsi que les droits des tiers; aucune autorisation ne peut leur être opposée. Or, on cherche en vain dans les longues explications de la recourante la démonstration du caractère arbitraire de l'appréciation de la Cour de justice fondée sur cette disposition. Quant à son grief de violation de la garantie de la propriété, il n'est pas plus motivé: la recourante se borne pour l'essentiel à asséner des généralités sans expliquer, au mépris des exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, où résiderait la violation de son droit de propriété; elle persiste du reste à ne pas vouloir indiquer précisément l'intérêt qu'elle aurait à s'opposer à cette réalisation. Elle perd en outre de vue que si une atteinte à son droit de propriété devait être reconnue - ce qui peut demeurer indécis -, celle-ci serait tout au plus qualifiée de restriction légère, la propriété foncière n'étant, à teneur des éléments au dossier, ni enlevée de force ni son utilisation rendue impossible ou beaucoup plus difficile (cf. ATF 135 III 633 consid. 4.3; 131 I 333 consid. 4.2); sa critique se confond ainsi avec celle d'application arbitraire du droit cantonal. On cherche cependant - ici encore - vainement, la mention d'une norme cantonale qui interdirait les aménagements litigieux et il n'apparaît pas d'emblée que l'art. 24 LCI, qui autorise les constructions en limite de propriété, les exclurait, singulièrement pour des motifs de sécurité, dans un contexte urbain de bâtiments contigus. Insuffisamment motivé, le grief est irrecevable.