Citation: 5A_950/2015 E. 5.2

5.2. En l'espèce, la recourante se borne à soutenir que l'avis de l'organe de révision ne constate pas de surendettement alors qu'il est incontesté que cet organe a agi en application des art. 725 al. 2 et 729c CO. Pour fonder ensuite son absence de surendettement, la recourante s'appuie sur ses propres déclarations, sans détailler les prétendues créances ou liquidités dont elle disposerait pour attester sa solvabilité, ou se limite à renvoyer, de manière imprécise, sans citer le numéro ou la référence de la pièce, à un courrier de l'organe de révision pour démontrer qu'elle se serait fait rembourser 200'000 fr. en août 2014 mais que cet organe aurait refusé d'établir des comptes intermédiaires. Dans tous les cas, elle n'expose pas, de manière détaillée, les conséquences qu'aurait eu ce dernier versement sur sa situation financière. Il convient au demeurant de préciser qu'il est établi, sans que la recourante ne le conteste, qu'elle a cessé toute activité, circonstance permettant de douter de la réalité de ses allégations quant à sa situation financière. Le fait ensuite que la recourante se soit opposée au sursis provisoire en première instance ou en ait demandé la révocation n'est pas pertinent, l'autorité cantonale ayant considéré que c'est au motif qu'elle n'a pas attaqué devant elle les chiffres du dispositif du jugement de première instance révoquant ce sursis et refusant le sursis définitif qu'elle se prive du droit de contester la faillite. Enfin, des pièces que la recourante mentionne à l'appui de sa dernière critique de fait, il ne ressort pas qu'une quelconque facture serait en souffrance envers l'organe de révision, ni aucune autre explication sur le défaut de production d'un bilan révisé accompagné d'un rapport de l'organe de révision. Par ailleurs et surtout, dès lors qu'un commissaire provisoire avait été nommé, si la recourante n'avait pas manqué de collaborer avec lui, reproche qu'elle ne conteste pas, celui-ci aurait pu présenter sa situation financière, cette mesure entrant dans ses tâches (cf. art. 293b LP; infra consid. 8.2.2). Le chiffre 5 let. a du dispositif du jugement de première instance du 17 décembre 2014 énonce d'ailleurs expressément que le commissaire fera établir aux frais de la débitrice des comptes audités pour 2014. Il s'ensuit que, par son argumentation, la recourante ne démontre pas en quoi les faits auraient été arbitrairement établis par la cour cantonale. Son grief de la violation de l'art. 9 Cst. doit donc être rejeté, dans la mesure où il est recevable.