Citation: 9C_414/2018 E. 4.1

4.1. Le tribunal cantonal a considéré que l'office recourant avait méconnu la réalité sociale en refusant d'admettre une modification de statut lors du dépôt de la demande de révision au seul motif que l'intimée aurait manifesté tardivement sa volonté de reprendre une activité lucrative. Il a soutenu en substance qu'il n'était ni extraordinaire ni inhabituel que, dans l'hypothèse où elle ne présenterait pas d'atteinte à la santé, une mère âgée de cinquante-quatre ans comme en l'occurrence décide d'augmenter son taux d'activité au moment où ses enfants quittent définitivement le domicile familial, d'autant plus si elle est au bénéfice d'une formation supérieure. Il a constaté que l'assurée avait travaillé à temps complet jusqu'à la naissance de son premier enfant, cessé toute activité lucrative à cette occasion, recommencé à travailler à 60 % lorsque ses enfants étaient âgés de quatorze et douze ans et conservé le même taux d'occupation aussi longtemps que les multiples symptômes limitatifs de sa maladie le permettaient. La juridiction cantonale a également ajouté "par surabondance" que le choix de la méthode mixte d'évaluation de l'invalidité était discriminatoire dans la mesure où, à l'origine, l'assurée n'avait pas décidé de cesser son activité pour des motifs de commodité personnelle mais à cause de sa nouvelle situation familiale.