Citation: 1A.165/2005 07.07.2005 E. 2

2.1 La décision de l'Office fédéral de la justice accordant l'extradition peut faire l'objet d'un recours de droit administratif au Tribunal fédéral en vertu de l'art. 55 al. 3 EIMP mis en relation avec l'art. 25 de la même loi (ATF 130 II 337 consid. 1.2 p. 340; 122 II 373 consid. 1b p. 375). Le recourant peut manifestement se prévaloir d'un intérêt digne de protection à obtenir l'annulation ou la modification de la décision attaquée; il a qualité pour agir au sens de l'art. 21 al. 3 EIMP (ATF 122 II 373 consid. 1b p. 375; 118 Ib 269 consid. 2d p. 275 et les arrêts cités). 2.2 Il n'y a pas lieu de prolonger le délai imparti au recourant pour présenter ses observations, dans la mesure où le motif invoqué est dénué de pertinence. En effet, le recourant requiert une prolongation dans le but de "prouver son innocence". Or, en dehors du cas prévu par l'art. 53 EIMP, la procédure d'extradition ne permet pas et n'a pas pour objet de vérifier le bien-fondé d'une accusation, et moins encore d'une condamnation exécutoire, dont la personne requise fait, comme en l'espèce, l'objet. Du reste, cette disposition est interprétée de manière très restrictive dans le cadre d'une extradition régie par la CEExtr (cf. ATF 123 II 279 consid. 2b p. 282; ATF 113 Ib 276 consid. 3b p. 281). En outre, dès lors que le recourant admet avoir été interpellé sur les lieux au moment de la commission des infractions pour lesquelles il a été condamné, il ne saurait être question d'alibi au sens de l'art. 53 EIMP.