Citation: 6B_58/2016 E. 1.2

1.2. Le recourant invoque par ailleurs l'art. 404 al. 1 CPP et soutient que la cour cantonale a examiné des points du jugement de première instance qui n'avaient pas été attaqués de manière compatible avec l'énumération de l'art. 399 al. 4 CPP. L'art. 399 CPP, qui régit la déclaration d'appel, prévoit à son al. 3 que celle-ci doit indiquer si le jugement est attaqué dans son ensemble ou seulement sur certaines parties. Quiconque attaque seulement certaines parties du jugement est tenu d'indiquer dans la déclaration d'appel, de manière définitive, sur quelles parties porte l'appel (art. 399 al. 4 CPP). Conformément à l'art. 404 al. 1 CPP la juridiction d'appel n'examine que les points attaqués du jugement de première instance. Elle jouit en revanche d'un plein pouvoir d'examen sur tous les points attaqués du jugement, qu'elle revoit librement. Il ressort clairement du jugement attaqué que l'appel du ministère public concluait à la condamnation du recourant pour assassinat. Le recourant ne revient pas sur cet aspect. La cour pouvait dès lors examiner librement la question de savoir si celui-ci s'était ou non rendu coupable d'homicide. L'argumentation par laquelle le recourant s'en prend à la motivation de l'appel formé par le ministère public devant la cour cantonale évoque le pouvoir de cognition du Tribunal fédéral saisi d'un grief de violation d'un droit fondamental; il n'est pas transposable à celui d'une autorité de dernière instance cantonale saisie d'un appel. Mal fondé, ce grief doit être rejeté.