Citation: 6B_11/2018 E. 1.2.2

1.2.2. La majorité des intervenants ont préavisé négativement, considérant le risque de récidive comme étant élevé. Ainsi, à teneur du plan d'exécution de la sanction pénale validé le 28 mars 2017, le Service de l'application des peines et mesures genevois (ci-après: SAPEM) a considéré que le recourant n'avait reconnu que partiellement ses infractions et qu'il faisait preuve, par moment, de déresponsabilisation. Il a qualifié de moyen le risque de récidive en raison de la multiplicité des infractions commises par le recourant dans différents pays et sa tendance à nier et à minimiser la gravité de ses actes. Il a relevé que ses liens familiaux ne l'avaient pas détourné de commettre des infractions dans le passé. Au vu de l'ensemble de ces éléments, il a estimé qu'aucun élargissement du régime n'était possible. Par décision du 13 juillet 2017, il a refusé le passage en régime de travail externe et, le 3 octobre 2017, il a émis un préavis négatif à la libération conditionnelle du recourant. Par requête du 17 octobre 2017, le ministère public a conclu au refus de la libération conditionnelle du recourant, subsidiairement à ce que sa mise en liberté ne soit accordée qu'avec effet au jour où son renvoi de Suisse pourrait être exécuté. Seule la direction de l'établissement A.________ a émis un préavis favorable à la libération conditionnelle du recourant, relevant qu'il avait fait preuve d'un bon comportement avec le personnel et les codétenus.