Citation: 1C_598/2017 E. B

Dans le cadre de la reprise de la cause par l'autorité préfectorale, la Ville de Fribourg a produit une note technique exposant la manière dont les besoins en stationnement avaient été déterminés. Le 22 janvier 2016, le Service cantonal de la mobilité (ci-après: SMo) s'est également prononcé, précisant que, selon lui, le nombre de places était limité à quatre, si l'on s'en tenait à la politique de stationnement de la Ville; un maximum de 10 emplacements était en revanche admissible en application de la norme, de 2013, de l'Union suisse des professionnels de la route concernant l'offre en cases de stationnement pour les voitures de tourisme (VSS 640 281), voire 11 places, selon la norme antérieure de 1993 (VSS 649 290). Par décision du 17 août 2016, le Préfet du district de la Sarine a autorisé le projet, limitant cependant le nombre de places de stationnement à neuf, dont trois emplacements visiteurs. Le 16 novembre 2016, A.________ SA a recouru contre cette décision à la II e Cour administrative du Tribunal cantonal. Par arrêt du 18 septembre 2017, la cour cantonale a rejeté le recours. Le Tribunal cantonal a en substance retenu que le préfet s'était valablement fondé sur le règlement communal relatif au plan d'affectation des zones et à la police des constructions adopté le 4 juillet 1989 et approuvé le 23 décembre 1991 par le Conseil d'Etat du canton de Fribourg (ci-après: RCU), ainsi que sur une pratique constante de la Ville de Fribourg, pour arrêter à neuf le nombre d'emplacements. L'instance précédente a estimé que la pondération opérée sur cette base par le préfet répondait aux exigences de la réglementation cantonale. L'instance précédente a encore considéré que le résultat auquel était parvenu l'autorité préfectorale se situait dans la fourchette découlant de l'application de la norme VSS 640 281, de 2013.