Citation: 5A_998/2020 E. 4.2.3

4.2.3. En l'espèce, à titre préliminaire, il faut relever que, malgré l'existence d'un testament où elle figure, la recourante ne remet pas en cause sa qualité d'héritière légale, déterminante pour calculer le délai sur lequel l'autorité cantonale s'est fondée. Faute d'éléments et de griefs, il n'y a pas lieu de procéder à une quelconque interprétation du testament pour éclaircir ce point. Pour le reste, la recourante ne démontre aucun excès du pouvoir d'appréciation de l'autorité cantonale dans l'application de l'art. 576 CC. Elle ne fait que lui opposer sa propre appréciation des circonstances entourant la succession, de plus en se fondant principalement sur un fait qui ne ressort pas de l'arrêt attaqué et dont elle ne démontre pas l'omission arbitraire, à savoir que l'exécutrice testamentaire refusait de lui communiquer des informations sur la succession. En outre, la recourante n'expose pas les motifs qui autoriseraient l'application analogique de l'art. 576 CC à la restitution de délai pour demander le bénéfice d'inventaire. Il suit de là que le grief de violation des art. 576 et 580 CC doit être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité. Cette première partie de la double motivation de l'arrêt attaqué étant suffisante à sceller le sort du recours dirigé contre l'annulation des décisions DJP/414/2019 du 7 août 2019 et DJP/451/2019 du 11 septembre 2019, il n'y a pas lieu d'examiner les griefs soulevés contre la seconde partie de cette motivation. En effet, quel que soit le sort qu'il conviendrait de réserver à la question de la compétence, le recours devrait être rejeté sur celle de la restitution du délai.