Citation: 5A_554/2021 E. 1

Les juges cantonaux ont retenu que, sur le principe, il était notoire que le secteur de la restauration avait fortement été impacté par l'épidémie de Covid-19 depuis le mois de mars 2020. Il apparaissait donc que, au moment du dépôt de la requête, l'activité professionnelle du recourant s'était bel et bien péjorée et qu'elle entraînait vraisemblablement une diminution de ses revenus, ce pour une durée indéterminée, liée à l'évolution de l'épidémie. Au stade du réexamen des revenus du recourant, la juridiction précédente a néanmoins considéré qu'il n'avait pas établi, même sous l'angle de la vraisemblance, l'ampleur de la diminution de ses revenus depuis le 16 mars 2020. A cela s'ajoutait que la pension litigieuse avait été arrêtée sur mesures protectrices et provisionnelles en fonction des revenus annuels nets moyens des parties sur plusieurs années, soit respectivement de 2007 à 2010 et de 2011 à 2015. Ainsi, la diminution vraisemblable des revenus du recourant en 2020, dont l'ampleur n'était pas déterminable, ne permettait pas en tant que telle de considérer qu'il se justifiait d'adapter la pension de l'intimée, ni que le recourant ne serait plus en mesure de s'acquitter de celle-ci.