Citation: 1B_581/2022 E. 2.2

2.2. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu de façon arbitraire qu'il aurait menacé en date du 16 septembre 2022 de s'en prendre à son ex-épouse et plus particulièrement à son ex-belle-mère. Il affirme n'avoir jamais évoqué son ex-épouse auprès de la collaboratrice de son avocat, mais admet avoir tenu certains propos à l'encontre de son ex-belle-mère; il précise cependant que les propos qui lui sont reprochés - dont le contenu ne serait pas clairement établi - ne pouvaient pas être compris comme une menace grave et invoque l'absence de lien de causalité entre les prétendues menaces et l'état de frayeur de son ex-belle-mère. Les propos tenus à la collaboratrice de son avocat devaient, selon le recourant, être considérés comme des paroles délirantes et non pas comme des menaces. Ce faisant, le recourant conteste l'appréciation des faits à laquelle la cour cantonale a procédé. En l'espèce, il ressort de l'arrêt cantonal que la collaboratrice de l'avocat du recourant a déclaré que ce dernier avait menacé de s'en prendre à son ex-épouse et plus particulièrement à son ex-belle-mère et qu'il avait précisé que les obsèques de cette dernière auraient lieu la semaine suivante. Il ressort en outre du rapport de police du 17 octobre 2022 que ladite collaboratrice avait avisé la police que le prévenu avait menacé d'aller s'en prendre à son ex-femme (art. 105 al. 2 LTF). La cour cantonale n'a pas ignoré les dénégations du recourant. Elle pouvait cependant, sans verser dans l'arbitraire, considérer que les menaces étaient dirigées à l'encontre de son ex-belle-mère, mais également de son ex-épouse. Les charges pesant sur le recourant du chef de menaces à l'encontre de son ex-épouse et de son ex-belle-mère étaient en effet fondées sur les déclarations précitées de la collaboratrice de l'avocat du recourant, ainsi que sur le rapport de police du 17 octobre 2022, et apparaissaient suffisantes. De plus, comme relevé par la cour cantonale, le recourant a clairement fait part à la police, et dans des termes souvent inconvenants, des reproches qu'il nourrissait à l'égard de son ex-belle-mère, ce qui tend à démontrer qu'il estimait avoir des raisons de proférer les menaces qui lui sont attribuées. Le fait que le recourant a déjà été condamné à plusieurs reprises pour des menaces plaide également en sa défaveur. Enfin, quoi qu'en pense le recourant, le dépôt rapide d'une plainte pénale par son ex-femme et son ex-belle-mère, une fois informées des propos qu'il aurait tenus, démontrent que celles-ci se sont senties effrayées. Le fait que les menaces n'ont pas été proférées directement devant celles-ci n'est pas déterminant.