Citation: 6B_555/2008 23.09.2008 E. 2.2

2.2.1 Sous l'égide de l'ancien droit, l'internement du recourant a été prononcé notamment après qu'il eût été reconnu coupable d'incendie (cf. jugement du 24 mai 2005 du Tribunal correctionnel de l'arrondissement de La Broye et du Nord vaudois), soit pour la commission d'une des infractions énumérées à l'art. 64 al. 1 CP. 2.2.2 En outre, selon le rapport du 23 février 2000, le mode de fonctionnement de l'expertisé se caractérise par une très faible tolérance à la frustration ainsi que de fréquentes décharges d'agressivité et de violence, d'autant plus dangereuses qu'elles s'expriment à l'encontre de l'intégrité des individus. Le recourant se montre indifférent vis-à-vis d'autrui et n'éprouve aucun remords à l'égard de ses victimes. Il se révèle insensible aux normes sociales et intolérant aux contraintes. Son état de santé mentale nécessite un suivi psychothérapeutique. Cependant, la mise en oeuvre d'un traitement ambulatoire ne permettra pas d'assurer le contrôle des troubles diagnostiqués, tandis qu'une éventuelle hospitalisation s'avérera insuffisante sous l'angle de la sécurité institutionnelle. L'internement de l'expertisé constitue la seule mesure adéquate à son état de santé mentale qui compromet gravement la sécurité publique, vu l'important risque de récidive. Dans un avis daté du 23 décembre 2005 et confirmé en décembre 2006, la CIC indique également que la réitération des troubles que le condamné est capable d'occasionner à son entourage justifie sa prise en charge en quartier de sécurité renforcée, qui constitue le seul régime de détention adapté à son état de santé actuel. Cette commission étant composée de spécialistes en psychiatrie (art. 15 du Règlement sur la Commission interdisciplinaire consultative concernant les délinquants nécessitant une prise en charge psychiatrique), la fiabilité de ses rapports ne saurait être remise en cause sans motivation précise. Le point de vue de la CIC est en outre corroboré par le Service pénitentiaire des Etablissements de la Plaine de l'Orbe (voir courrier du 20 novembre 2006). De surcroît, les responsables du pénitencier de Lenzbourg observent dans une lettre datée du 8 septembre que le condamné s'est correctement comporté dans le cadre strict de l'aile de sécurité de cet établissement où il a séjourné du 19 mars au 19 septembre 2007. Aux dires d'experts, le risque de récidive s'avère ainsi important. Il l'est d'autant plus au regard des antécédents judiciaires du recourant et du fait qu'il se rapporte à la commission d'actes graves, puisque touchant à l'intégrité physique et psychique d'un grand nombre de personnes. En effet, celui-ci a été condamné pour lésions corporelles qualifiées, vols en bande et par métier, brigandage en bande avec arme, recel, violation de domicile, aide à évasion de détenus, violation de la LCR et de la LStup. (jugements des 29 mars 1996 du Président du Tribunal des mineurs du canton de Vaud, 12 juin 1997 du Tribunal des mineurs du canton de Vaud et 5 août 1999 du Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne). Par ailleurs, le condamné exprime un déni absolu de la réalité, de même qu'il refuse totalement et de manière constante tout traitement psychothérapeutique. En l'état actuel des choses, l'internement constitue la seule mesure susceptible d'écarter le risque de récidive et la dangerosité que l'intéressé représente. L'atteinte aux droits de la personnalité en résultant n'est pas disproportionnée au regard de la vraisemblance qu'il commette de nouvelles infractions et de leur gravité. Sur le vu de ce qui précède, c'est à juste titre que les premiers juges, suivis en cela par l'autorité cantonale, ont ordonné la poursuite de l'internement de X.________ au sens de l'art. 64 CP.