Citation: I 93/05 14.02.2006 E. 6

Il reste à examiner le taux de l'indemnité pour atteinte à l'intégrité fixé par l'assureur-accidents. Après avoir, dans un premier temps, estimé l'atteinte à l'intégrité du recourant à 20 % (ce qui correspond à des douleurs intenses permanentes; échelle +++ de la table 7 relative aux atteintes à l'intégrité dans les affections de la colonne vertébrale), et procédé à une réduction de ce taux à hauteur de 50 % en raison de l'existence de troubles statiques préexistants (rapport du 31 mars 1999), le docteur O.________ est revenu sur sa position à l'issue de son examen final du 20 septembre 2000. Il n'a plus opéré de réduction et retenu comme séquelles de l'accident des «douleurs minimes permanentes même au repos, accentués par les efforts dans le cadre d'un status après fracture-tassement de D12 ayant consolidé avec une cunéiformisation de 10°, sans signe d'instabilité» (échelle ++ de la table 7); le taux restait le même à 10 %. Cette estimation doit être confirmée. Au vu des constatations faites par le docteur M.________, une réduction pour troubles préexistants majeurs ne se justifie pas. En ce qui concerne l'importance des limitations fonctionnelles, le docteur O.________ a pu observer une certaine amélioration de la situation (en particulier une meilleure mobilité) entre son examen du 31 mars 1999 et celui du 20 septembre 2000. L'application de l'échelle ++ à la place de l'échelle +++ n'est donc pas critiquable.