Citation: 1C_47/2023 E. 4

Le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir échoué dans son appréciation des preuves et dans l'application du droit lorsqu'elle a examiné le suivi dont il a fait l'objet de la part de l'intimé, l'admission du droit à une réparation morale ainsi qu'une proposition d'un poste de travailleur social ou à orientation administrative à temps plein à durée indéterminée au sein de l'Hospice général. La Chambre administrative n'a pas examiné ces différents points parce qu'ils étaient exorbitants à l'objet du litige, limité au refus de l'Hospice général d'ordonner la destruction du dossier personnel du recourant, respectivement parce qu'ils n'étaient pas pertinents pour en examiner le bien-fondé. Les arguments que le recourant développe aux chiffres 13 à 38 de son recours pour tenter de démontrer que son suivi a été défectueux et qu'il engageait la responsabilité financière de l'Hospice général, faute d'avoir été traités devant l'instance précédente, n'ont dès lors pas à être examinés en première instance par le Tribunal fédéral qui n'est pas une juridiction d'appel. Il incombait au contraire au recourant de tenter de démontrer par une argumentation répondant aux exigences de motivation requises en quoi l'autorité précédente aurait fait preuve d'arbitraire ou violé d'une autre manière le droit en n'entrant pas en matière sur ces questions, respectivement en considérant que l'objet du litige ne s'étendait pas aux critiques formulées à l'endroit de l'Hospice général quant à son suivi et aux questions d'indemnisation qui en découlaient et en déclarant irrecevables ses conclusions en indemnisation. L'argumentation développée aux chiffres 7 à 12 de son recours ne permet pas de retenir que la Chambre administrative aurait restreint indûment l'objet du litige devant elle à la question de la destruction de son dossier personnel auprès de l'Hospice général. Le recourant expose avoir demandé à la Chambre administrative de ne pas se focaliser uniquement sur la demande de destruction de son dossier social mais plus généralement sur les dysfonctionnements dont il aurait été la victime durant son suivi par le Service d'insertion professionnelle. L'Hospice général devait répondre, ce qu'il n'aurait pas fait se rendant coupable d'un déni de justice évident. Le recourant reproche à la Chambre administrative de ne pas l'avoir constaté et de ne pas avoir renvoyé la cause à l'Hospice général pour qu'il prenne position à ce sujet, comme l'art. 69 al. 3 de la loi genevoise sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA; RS/GE E 5 10) le lui permettait.