Citation: 4A_313/2015 E. 2

A l'appui de sa demande, le recourant soutient que son père - dont il a acquis l'universalité de la succession (cf. art. 560 CC) - et l'intimé ont conclu un prêt de consommation au sens de l'art. 312 CO et que ce dernier lui doit remboursement de la somme de 140'000 fr. en capital qui lui a été versée le 30 mai 2000. Selon l'art. 312 CO, le prêt de consommation est un contrat par lequel le prêteur s'oblige à transférer la propriété d'une somme d'argent ou d'autres choses fongibles à l'emprunteur, à charge par ce dernier de lui en rendre autant de même espèce et qualité. Le prêt de consommation suppose donc notamment, à la charge de l'emprunteur, une obligation de restituer (ATF 131 III 268 consid. 4.2 p. 274). L'obligation de restituer une somme d'argent équivalente ou une chose fongible de même espèce et qualité constitue un élément essentiel du contrat, nécessaire pour retenir une telle qualification (Schärer/Maurenbrecher, Basler Kommentar, Obligationenrecht I, 6e éd. 2015, n° 11 ad art. 312 CO; Bovet/Richa, Commentaire romand, Code des obligations I, 2e éd. 2012, n° 4 ad art. 312 CO). Celui qui agit en restitution d'un prêt doit apporter la preuve qu'un contrat de prêt de consommation a été conclu, ce qui suppose un accord sur une obligation de restitution à la charge de l'emprunteur. Dire si une telle obligation a été prévue suppose une appréciation des preuves. Celui qui se dit prêteur n'est au bénéfice d'aucune présomption légale; il doit donc apporter la preuve que l'obligation de remboursement a été convenue (art. 8 CC; ATF 83 II 209 consid. 2 p. 210; arrêt 4A_12/2013 du 27 juin 2013 consid. 2.1; Schärer/Maurenbrecher, op. cit., n° 11b ad art. 312 CO).