Citation: 1C_622/2023 E. 4.2

4.2. Selon les constatations du concept d'aménagements extérieurs produit par les recourants et confirmées lors de l'inspection locale, les sept arbres destinés à être abattus (soit un épicéa, un bouleau, deux pins sylvestres, deux fruitiers et un pommier), s'ils bénéficient d'une protection générale en vertu de la réglementation communale, ne présentent pas de caractéristiques particulières tant du point de vue esthétique ou paysager que du point de vue biologique; selon la direction générale de l'environnement du canton de Vaud, ils ne représentent pas un biotope protégé. Il n'est pas non plus contesté que le maintien des arbres en question limiterait de manière significative le potentiel constructible; quatre d'entre eux empiètent sur la surface des bâtiments, à l'ouest du bâtiment A et au sud-est du bâtiment B. Les trois autres se trouvent sur les surfaces d'accès et de stationnement prévues. Il apparaît ainsi que le maintien des arbres en question nécessiterait une refonte complète du projet et une réduction importante de la densification prévue. Après le premier arrêt de la CDAP, la constructrice a diminué l'emprise de la terrasse au sud du bâtiment B afin de permettre le maintien de trois arbres supplémentaires. La compensation consiste dans le replantage de trois arbres majeurs d'essence indigène au sud de la parcelle ainsi que d'une trentaine d'arbustes multi-troncs répartis sur le pourtour de celle-ci. Sur le vu de ce qui précède, la pesée d'intérêts effectuée par la cour cantonale doit être confirmée et les critiques d'ordre général soulevées par les recourants ne sont pas propres à faire apparaître arbitraire l'arrêt attaqué.