Citation: 6B_376/2020 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a exposé que le recourant était l'administrateur secrétaire, avec signature individuelle, de B.________ SA, depuis l'inscription de la société au Registre du commerce le 14 février 2011. Le recourant avait expliqué qu'il était en charge du traitement du courrier de la société. En lien avec B.________ SA, le recourant avait tantôt expliqué avoir effectivement reçu des formulaires à remplir de l'OCAS, tantôt qu'il ne s'en souvenait plus, ou encore qu'il n'avait rien trouvé dans le dossier de cette société et que le facteur ne trouvait pas son nom sur la boîte à lettres qui portait encore la raison sociale d'une douzaine de sociétés. Selon l'autorité précédente, ces explications n'étaient pas convaincantes car elles avaient manqué de constance. L'OCAS avait envoyé pas moins de 15 courriers entre février 2011 et septembre 2017, systématiquement à l'adresse de la raison sociale de B.________ SA depuis le 18 février 2011, dont une amende d'ordre notifiée par un pli recommandé du 31 mars 2014. S'il pouvait subsister un doute concernant la réception par la société du courrier de l'OCAS du 18 février 2011, adressé à B.________ SA à une adresse qui n'était pas encore le siège social inscrit au Registre du commerce, le recourant ne pouvait soutenir ne pas avoir reçu les 14 courriers subséquents, lesquels n'avaient d'ailleurs pas été retournés à l'OCAS par la poste. Les envois en question étaient donc bien parvenus dans la sphère de connaissance de B.________ SA. Il n'était donc pas douteux que le recourant eût connaissance des demandes de l'OCAS et des conséquences pénales auxquelles il s'exposait en cas de refus de renseigner. Le recourant ne pouvait soutenir qu'il ne devait pas s'attendre à recevoir un courrier de l'OCAS au motif que la société concernée n'avait pas d'activité. Il exerçait une activité d'expert-comptable depuis 1990 et ne se cachait pas de gérer plus d'une dizaine de sociétés. En s'abstenant de donner la suite requise aux termes des courriers de l'OCAS des 7 mars, 9 juin et 1er septembre 2017, l'intéressé avait sciemment violé l'art. 88 al. 1 LAVS.