Citation: I 671/99 11.02.2000 E. 2

2.- a) Selon le rapport d'expertise du docteur G.________ du 14 octobre 1997, le recourant souffre principalement de fibromyalgie, de lombalgies dans le cadre de troubles dégénératifs, statiques et par insuffisance discale, de cervicalgies sur troubles statiques et dégénératifs discrets et de gonarthrose interne à gauche. L'expert a considéré que, sur le plan locomoteur, l'assuré présentait «tous diagnostiques confondus» une incapacité de travail de 50 pour cent dans sa profession de chef d'équipe dans le secteur de la menuiserie. La capacité de travail pourrait probablement atteindre 60 à 70 pour cent, dans une activité mieux adaptée, mais l'intéressé, au dire de l'expert, ne paraît pas disposé à entreprendre une réadaptation. Quant au docteur A.________, il n'a pas constaté la présence d'une affection psychique qui soit susceptible de diminuer la capacité de travail du recourant. Les renseignements anamnestiques et le résultat des examens cliniques du professeur B.________ sont pratiquement identiques à ceux du docteur G.________. D'un rapport médical à l'autre, il n'y a pas non plus de divergences en ce qui concerne le diagnostique posé. Le professeur B.________ estime néanmoins que l'état de santé de l'assuré s'est modifié dans une mesure entraînant une incapacité de travail de 100 pour cent, cela «dans le contexte de la chronification de la fibromyalgie, des lombalgies, et des cervicalgies». b) Comme l'ont retenu avec raison les premiers juges, l'appréciation du professeur B.________ ne suffit pas à rendre plausible une modification de l'invalidité justifiant une révision du droit à la rente. Le caractère chronique des troubles en question a été dûment pris en considération par le docteur G.________ quand il a estimé à 50 pour cent le taux de l'incapacité de travail de l'assuré. Une aggravation apparaît d'autant moins plausible en l'occurrence qu'il s'est écoulé à peine dix mois entre la décision de rente et la demande de révision. Le seul fait que le professeur B.________ émette une appréciation différente de celle du docteur G.________, au sujet de la capacité de travail du recourant, ne permet pas encore de conclure à l'existence d'un motif de révision selon l'art. 41 LAI (Meyer-Blaser, Bundesgesetz über die Invalidenversicherung, Zurich 1997, p. 259). On remarque d'ailleurs que, selon le rapport du professeur B.________, la personnalité même de l'assuré, avec tendance à la revendication, constitue un obstacle important à la reprise par ce dernier d'une activité professionnelle adaptée. Sur la base de l'avis du docteur A.________, il y a lieu de considérer, toutefois, que cet élément de la personnalité du recourant ne peut pas être assimilé à une affection psychique invalidante. c) En procédure fédérale, le recourant produit un rapport du docteur V.________, spécialiste FMH en maladies rhumatismales, du 15 décembre 1999. Selon ce praticien, la capacité de travail est «actuellement» inférieure à 50 pour cent et devrait se situer aux environs de 30 pour cent. Ce document n'apporte toutefois rien de vraiment nouveau par rapport aux constatations médicales antérieures.