Citation: 6P.46/2003 11.06.2003 E. A

Le 12 octobre 2001, Z.________ a déposé plainte pénale contre son demi-frère, X.________, né en 1980, pour abus sexuels commis au préjudice de sa fille, Y.________, née en 1986. Entendue le même jour par la police, Y.________ a exposé qu'entre 1996 et 1998 son oncle avait abusé d'elle à de nombreuses reprises, en l'embrassant, la léchant et la caressant sur tout le corps, en la pénétrant avec ses doigts et en la contraignant à subir l'acte sexuel à 5 ou 6 reprises. Elle a expliqué avoir toujours dit non lorsqu'il commençait à la déshabiller et lui avoir souvent demandé d'arrêter, mais qu'il ne l'avait jamais écoutée. Elle n'avait parlé pour la première fois de ces abus à sa mère que le 9 octobre 2001, sur les conseils d'un ami, B.________, qu'elle avait connu à la Fête des Vendanges de la même année. Lors d'un contrôle gynécologique effectué le 10 octobre 2001, le médecin a constaté que Y.________ n'était plus vierge. Celle-ci a affirmé n'avoir jamais eu de rapports sexuels avec les petits amis qu'elle avait eus. X.________ a été entendu pour la première fois par la police le 24 octobre 2001. Il a immédiatement avoué avoir commencé à abuser de sa nièce alors qu'elle avait 8 ou 9 ans et avoir poursuivi ses agissements jusqu'à ses 16 ou 17 ans. Il a admis l'avoir caressée sur tout le corps, avoir frotté son sexe contre le sien et l'avoir pénétrée avec ses doigts, mais a nié l'acte sexuel complet. Lors de son audition du même jour par le juge d'instruction, il a confirmé la période de ses agissements et a spontanément admis avoir pénétré sa nièce. Réentendu par la police le 27 octobre 2001, il a confirmé toutes ses déclarations précédentes, en particulier avoir pénétré la victime à trois reprises; il a admis que cette dernière avait parfois refusé les attouchements; elle se laissait toutefois faire lorsqu'il insistait; les derniers temps, elle lui disait même que ses caresses lui faisaient du bien. A l'audience d'instruction du 29 octobre 2001, X.________, assisté de son mandataire, a confirmé ses déclarations antérieures. Le 6 décembre 2001, lors de la récapitulation des faits et de la mise en prévention, il a toutefois nié avoir commencé ses agissements alors qu'il était âgé de 8 ou 9 ans, affirmant qu'ils avaient eu lieu depuis Pâques 1996 jusqu'en août 1997; il a en outre contesté avoir entretenu des rapports sexuels complets avec sa nièce. A la suite des premiers interrogatoires de X.________, Y.________ a été réentendue. Elle a précisé que les faits avaient dû cesser avant la rentrée des classes 1997, ajoutant qu'elle ne se souvenait pas que les agissements avaient débuté alors qu'elle était si jeune.