Citation: 2C_361/2021 E. 4.2

4.2. En l'espèce, il ressort des faits constatés dans l'arrêt attaqué que la recourante a été dûment invitée, par pli recommandé du 5 janvier 2021 notifié le 13 janvier 2021, à procéder au paiement de l'avance de frais dans un délai de trente jours, sous peine d'irrecevabilité de son recours. Elle a donc été clairement et expressément avertie du montant à verser, du délai imparti et des conséquences de l'inobservation de ce délai, et prétendre l'inverse relève de la témérité. En ce que la recourante soutient avoir agi dans les temps en sollicitant du Tribunal cantonal, par courrier non daté réceptionné le 12 février 2021 - soit le dernier jour du délai - une "copie de la facture pour le financement du recours", elle perd de vue que le caractère tardif de sa demande rendait impossible pour ledit Tribunal de lui adresser une nouvelle facture dans un délai lui permettant de s'acquitter de l'avance de frais en temps utile. Or, il lui incombait de prendre les dispositions nécessaires pour que le paiement soit effectué dans le délai imparti (cf. 2C_107/2019 du 27 mai 2019 consid 6.3; 2C_734/2012 du 25 mars 2013 consid. 3.4.2), de sorte que les conséquences du caractère tardif de sa demande ne sauraient être imputées au Tribunal cantonal. C'est également en vain que la recourante allègue qu'il appartenait au Tribunal cantonal de lui dire clairement que sa demande ne serait pas prise en considération et que son recours serait déclaré irrecevable faute de paiement dans le délai. En effet, le courrier du 5 janvier 2021 était explicite sur ce point, y compris pour une personne ne jouissant pas de connaissances juridiques spécifiques et non représentée. Si la recourante entendait demander l'assistance judiciaire, il lui appartenait de le faire dès la réception de la demande d'avance de frais et non six jours après son expiration. En n'y donnant pas suite, le Tribunal cantonal ne saurait se voir reprocher d'être tombé dans le formalisme excessif ou d'avoir commis un déni de justice. Enfin, contrairement à ce que soutient la recourante, le fait que le délai pour s'acquitter de l'avance de frais soit un délai prétorien n'est pas non plus pertinent, la jurisprudence sur le formalisme excessif s'appliquant également aux délais fixés par les autorités (cf. ATF 133 V 402 consid. 3.3; arrêt 2C_54/2020 du 4 février 2020 consid. 8). Son grief est partant rejeté.