Citation: 4A_101/2015 E. 3

Les recourants se prévalent d'une transgression de l'art. 378 CO. Ils font d'abord valoir que l'autorité cantonale a erronément appliqué par analogie cette norme au présent litige, alors que les dispositions topiques étaient les art. 97 et 119 CO relatifs à l'impossibilité subséquente. D'après eux, l'impossibilité de construire ne relevait pas d'un cas fortuit survenu chez les maîtres, mais provenait du seul comportement de l'entrepreneur. Celui-ci, qui était chargé de l'obtention du permis de construire, aurait violé son obligation de diligence envers les maîtres en n'obtenant pas ledit permis. Il aurait dû déposer une demande préalable d'autorisation de construire auprès de la Municipalité de X.________ et procéder ainsi à la vérification de la faisabilité de son projet. Il devait également prendre connaissance des informations mises à l'enquête publique. Ils en infèrent que la demande en paiement n'a aucun fondement. Les recourants requièrent enfin, à titre reconventionnel, réparation du préjudice de 2'750 fr.90 qu'ils ont subi en raison de l'impossibilité d'exécuter l'ouvrage, consistant en la liste de frais du notaire et l'émolument pour le recours administratif déposé auprès du gouvernement cantonal.