Citation: 5A_898/2020 E. 5.3

5.3. Enfin, c'est à tort que le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir déclaré son appel irrecevable, alors qu'il avait formé un recours au Tribunal fédéral pour se plaindre de la décision qui lui avait dénié le bénéfice de l'assistance judiciaire pour interjeter appel du jugement de divorce ( cf. supra, consid. 1.1). Il est vrai que, selon la jurisprudence, le juge ne peut exiger d'avance de frais et déclarer à ce défaut l'appel ( cantonal) irrecevable tant que la requête d'assistance judiciaire n'a pas été rejetée (ATF 138 III 163 consid. 4.2 et 672 consid. 4.2.1). Quoi qu'en dise l'intéressé - autant que son argumentation est par ailleurs intelligible -, la cour cantonale n'était pas tenue de lui impartir un nouveau délai après le rejet de son recours par le Tribunal fédéral. Certes, l'arrêt lui fixant un ultime délai pour s'acquitter de l'avance de frais a été rendu le 16 juin 2020, alors que le Tribunal fédéral ne s'était pas encore prononcé sur le refus de l'assistance judiciaire ( 5 août 2020). Comme l'a retenu récemment le Tribunal fédéral (arrêt 4A_84/2024 du 18 septembre 2014 consid. 2.2), ce procédé est toutefois régulier; le recours au Tribunal fédéral n'étant pas revêtu ex lege de l'effet suspensif (art. 103 al. 1 LTF), la décision du 11 mars 2020 était exécutoire dès sa communication et l'est restée pendant toute la procédure 5A_458/2020, dès lors que l'effet suspensif n'avait pas été attribué au recours (art. 103 al. 3 LTF).