Citation: 4D_32/2015 E. 3.1

3.1. La recourante commence par relever deux faits, tirés de témoignages, que l'autorité précédente n'aurait arbitrairement pas retenus. Ces faits constitueraient des éléments supplémentaires tendant à prouver la conclusion d'un contrat de vente portant sur l'ensemble du mobilier emporté par l'intimée. Or, un indice supplémentaire n'est pas propre à modifier le sort de la cause, en faisant apparaître comme arbitraires les doutes de l'instance précédente au sujet des intentions réelles des parties. Il n'y a donc pas à entrer en matière. Au demeurant, on ne discerne pas la pertinence des faits relevés. Premièrement, la recourante invoque le fait que les parties se seraient assises autour d'une table pour contrôler l'inventaire. Contrairement à l'avis de la recourante, il ne s'agit là nullement d'un indice supplémentaire en faveur de la thèse de la vente; la vérification prenait tout son sens également en cas de contrat de dépôt. Le second fait porte sur le défaut d'aide de la part de la recourante lors du déménagement du matériel. Cette absence de participation tendrait à renforcer les indices propres à démontrer que l'intimée avait bien la volonté d'acquérir tout le mobilier au prix figurant sur l'inventaire, car si l'intimée avait seulement pris le matériel en dépôt, la recourante aurait en tout cas apporté son aide lors du déménagement en août 2008. Tirée du comportement de la recourante, cette déduction à propos de l'intention de l'intimée est pour le moins sujette à caution.