Citation: 1B_564/2018 E. 2

Au cours de la procédure devant l'autorité précédente, le recourant a demandé la production des notes manuscrites de l'intimée en lien avec la conversation téléphonique litigieuse, requête sur laquelle l'autorité précédente n'aurait pas statué (cf. en particulier ad 15 p. 5 du mémoire de recours). Il sied toutefois de prendre en considération que cette réquisition de preuve découle des déterminations spontanées du Procureur du 28 août 2018. Ces écritures ont été déclarées irrecevables par la cour cantonale (cf. consid. 3 p. 5 de l'arrêt attaqué), appréciation que le recourant ne conteste pas. Il ne prétend pas non plus que les éléments alors invoqués auraient été pris en considération par l'autorité précédente pour rejeter sa requête de récusation. On peut certes se demander s'il ne s'agirait pas d'un fait nouveau, que l'autorité de recours, eu égard à son large pouvoir d'examen (ATF 141 IV 396 consid. 4.4 p. 405), aurait dû prendre en considération. Cela étant, le but de cette demande était de démontrer que le contenu de la note figurant au dossier n'était pas conforme à la vérité (cf. ad 28 p. 7 du mémoire de recours). Or, une telle éventualité n'a pas été ignorée par l'autorité précédente. Ainsi, après avoir rappelé le contenu de la note litigieuse et les propos du comptable, elle a considéré que l'intimée pouvait avoir "omis de préciser qu'elle s'était renseignée sur la signification du compte courant actionnaire" (cf. consid. 4.4 p. 7 de l'arrêt attaqué). La cour cantonale pouvait ainsi, sans violer le droit fédéral, rejeter - certes implicitement - cette requête, faute de pertinence.