Citation: I 440/05 30.10.2006 E. A

C.________, née en 1951, a souffert d'un gliome du nerf optique droit qui a motivé une énucléation. L'assurance-invalidité a pris en charge un moyen auxiliaire sous la forme d'une prothèse oculaire en résine de synthèse, en 1991 et en 1995. Le 1er juillet 2002 est entrée en vigueur une nouvelle convention entre les différents assureurs sociaux et les fournisseurs de prestations concernant la remise de prothèses oculaires. Aux termes de l'annexe 2 à cette convention, un montant maximum de 2'000 fr. la pièce est alloué par l'assureur pour une prothèse en matière synthétique. D.________, oculariste à Z.________, n'a pas adhéré à cette convention. A la fin de l'année 2003, C.________ lui a confié la confection d'une nouvelle prothèse en résine de synthèse avec empreinte tridimensionnelle du globe oculaire et forme anatomique. Le 4 février 2004, elle a demandé à l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du canton de Genève de prendre en charge ce moyen auxiliaire dont le coût était de 5'000 fr. Par décision du 28 avril 2004, confirmée par décision sur opposition du 28 mai suivant, l'office AI a pris en charge la prothèse jusqu'à concurrence d'un montant de 2'000 fr., ainsi que les frais de transport. Il a considéré que l'assurée n'avait pas droit à la différence entre le coût total de la prothèse et le montant maximum fixé par la convention, motif pris que celui-ci était aussi opposable aux fournisseurs de prestations qui n'avaient pas adhéré à la convention.