Citation: 5A_782/2016 E. 7

Invoquant une violation des art. 9 et 12 Cst., le recourant soutient enfin que l'arrêt déféré porte atteinte à son minimum vital. En effet, la somme de 2'328 fr. (6'928 fr. - 4'600 fr.) qui lui reste après paiement de la contribution d'entretien ne lui permettait pas de payer ses charges incompressibles arrêtées à 3'823 fr. 90. Il était ainsi manifeste que la garantie de son minimum vital était violée et qu'il ne pourrait pas s'acquitter de la contribution d'entretien de 4'600 fr. compte tenu de son salaire actuel. La décision querellée était d'autant plus choquante que l'intimée couvrait pleinement son minimum vital avec le montant de 2'300 fr., respectivement de 2'000 fr. mis à sa charge par le premier juge. Dès lors que les griefs afférents au revenu hypothétique qui lui a été imputé ont été écartés (cf. supra consid. 5), la présente critique tombe à faux. Il s'agit en effet de prendre en compte le revenu hypothétique mensuel de 12'239 fr. tel qu'arrêté par l'autorité précédente et non son revenu effectif de 6'928 fr. pour déterminer le montant subsistant une fois la contribution d'entretien payée. Partant, c'est bien d'un montant mensuel de 7'639 fr. (12'239 fr. - 4'600 fr.) dont dispose le recourant pour couvrir ses charges incompressibles arrêtées à 3'823 fr. 90, mais qui doivent être portées à 4'933 fr. pour tenir compte de sa charge fiscale ajustée (3'823 fr. 90 [charges incompressibles du recourant] - 120 fr. 90 [charge fiscale calculée sur la base du revenu effectif du recourant] + 1'230 fr. [charge fiscale calculée sur la base de son revenu hypothétique]). Son minimum vital reste par conséquent couvert.