Citation: 8C_639/2023 E. 4.1

4.1. Dans un second grief, la recourante remet en question l'existence d'un lien de causalité adéquate entre l'accident du 22 janvier 2018 et les troubles psychiques consécutifs de l'intimée. Elle considère que l'accident doit être qualifié de gravité moyenne à la limite de la catégorie inférieure, et non de gravité moyenne au sens strict, en particulier car il n'y a pas eu d'impact direct entre l'intimée et la voiture impliquée et que l'intéressée n'a pas été projetée, mais a glissé sur le côté. Quatre critères jurisprudentiels, et non trois, devraient donc être cumulés ou un critère se manifester avec une intensité particulière pour admettre un lien de causalité adéquate entre les troubles psychiques et l'accident, ce qui ne serait pas le cas. La recourante relève par ailleurs que la classification de la gravité d'un accident implique un certain pouvoir d'appréciation et que les premiers juges ne pouvaient pas s'écarter de sa classification sans raison valable.