Citation: 9C_109/2014 E. A

A.________ travaillait à 80 % comme assistante de direction et responsable des finances auprès de l'Entreprise B.________. Ayant obtenu un brevet de spécialiste en finance et comptabilité en 2003, elle a fondé en parallèle sa propre société fiduciaire en avril de cette année, sous la raison sociale C.________Sàrl. Le 11 novembre 2006, alors qu'elle pratiquait l'équitation, A.________ a été victime d'une chute au cours de laquelle son avant-bras gauche a été piétiné, ce qui a entraîné une fracture des radius et cubitus gauche, ainsi qu'une luxation ouverte du majeur gauche. Elle a subi plusieurs interventions chirurgicales et a été mise en arrêt de travail pendant une longue période. En mai 2008, elle a repris l'activité d'assistante de direction à environ 20 % jusqu'au 31 décembre 2010, date à laquelle elle a été licenciée. Elle a ensuite travaillé au sein de sa fiduciaire à raison de 20 %. Entre-temps, le 29 mai 2008, A.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité, en demandant tout d'abord l'allocation d'une rente, puis la prise en charge, à titre de mesure de réadaptation professionnelle, d'une formation d'experte fiscale. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: l'office AI) a recueilli différents rapports médicaux, dont ceux du docteur D.________, spécialiste FMH en chirurgie de la main et chirurgie orthopédique, qui a effectué deux expertises à la demande de l'assureur-accidents de l'intéressée (rapports des 23 juin 2009 et 9 juin 2010). Il a également soumis A.________ à une expertise pluridisciplinaire auprès du Centre d'expertise médicale à U.________, où elle a été examinée par les docteurs E.________, spécialiste FMH en médecine physique et réadaptation, F.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, G.________, spécialiste FMH en neurologie, et H.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie. Selon les conclusions du rapport de synthèse du 4 mai 2010 (précisées par le docteur I.________ le 28 mai 2010), A.________ présentait alors une capacité de travail de 30 % dans l'activité de gestionnaire et de secrétariat; ce taux devait pouvoir être augmenté progressivement jusqu'à 50 % "dans la mesure de la régression des douleurs et des progrès fonctionnels de la main gauche"; dans une activité adaptée aux limitations décrites (ralentissement et fatigabilité à la frappe, difficulté à soulever et transporter des charges, même légères, discrets troubles de la concentration et de la mémoire), la capacité de travail était de 75 % (présence de 100 %, mais diminution de rendement de 25 %). Par décision du 25 juillet 2012, l'office AI a mis A.________ au bénéfice d'une rente entière d'invalidité, fondée sur un degré d'invalidité de 80 %, du 1er novembre 2007 au 31 décembre 2010; il a nié le droit à la prestation au-delà de cette date, motif pris d'un taux d'invalidité (de 25,50 %) insuffisant pour son maintien. Il a également refusé le droit à un reclassement professionnel, l'assurée étant en mesure de maintenir sa capacité de gain sans formation professionnelle (complémentaire).