Citation: I 63/05 14.11.2005 E. A

A la suite d'un accident de la circulation survenu en 1997, T.________ a bénéficié d'une demi-rente d'invalidité depuis le 1er septembre 1998, puis d'une rente entière à compter du 1er avril 1999. Dans le cadre d'une révision du droit à cette prestation, l'assurée a suivi un stage d'observation professionnelle auprès du Centre d'intégration (CIP) du 4 mars au 28 avril 2002, à l'issue duquel le directeur de cet institut a indiqué, dans son rapport de synthèse du 3 juin 2002, que l'assurée avait une capacité résiduelle de travail de 60 % (rendement de 60 % sur un plein temps) dans un emploi simple et léger, en précisant que ce rendement de 60 % était exigible après une période d'adaptation. L'assurée a perçu des indemnités journalières durant le stage, puis à nouveau une rente entière à partir du 1er juin 2002. Par lettre du 6 juin 2002, l'office AI a communiqué à l'assurée qu'il allait prendre en charge un stage d'observation professionnelle auprès des ateliers APAIL du CIP, du 12 août au 12 décembre 2002. Le 19 juin 2002, l'assurée s'est opposée à ce stage, alléguant qu'il était prématuré. Elle a requis la mise en oeuvre d'une expertise médicale, voire l'avis d'un COMAI. Par décision du 28 juin 2002, l'office AI a pris en charge ledit stage d'observation professionnelle, conformément aux modalités prévues dans sa communication du 6 juin 2002. L'assurée a recouru contre cette décision devant le Tribunal cantonal des assurances sociales du canton de Genève, qui par jugement du 30 juin 2004 a rejeté le recours. Par arrêt de ce jour dans la cause opposant les mêmes parties (I 508/04), le Tribunal fédéral des assurances a réformé ce jugement en ce sens que le recours formé contre la décision du 28 juin 2002 a été déclaré irrecevable. Par lettre du 5 août 2002, l'office AI a informé l'assurée que son invalidité serait évaluée à la lumière des conclusions du rapport du COPAI du 3 juin 2002, si elle ne se soumettait pas à la mesure ordonnée le 28 juin 2002. L'assurée n'a pas obtempéré. Par décision du 2 septembre 2004, l'office AI a fixé le taux d'invalidité de l'assurée à 41 % et réduit la rente entière à un quart de rente, en précisant que la réduction de la rente serait effective dès le premier jour du deuxième mois qui suivrait la notification de la décision. L'office AI a également fait savoir à l'assurée qu'une opposition dirigée contre cette décision n'aurait pas d'effet suspensif. Le 4 octobre 2004, l'assurée s'est opposée à cette décision, en demandant que l'effet suspensif soit restitué. Par décision incidente sur opposition du 17 novembre 2004, l'office AI a rejeté la requête en rétablissement de l'effet suspensif et réservé le fond.