Citation: 4A_524/2023 E. 3.1.2

3.1.2. Deuxièmement, en ce qui concerne le manque de diligence que le client reprochait à la banque et les pertes alléguées de 9'000'000 fr. (selon ses conclusions principales), le tribunal a relevé qu'après le transfert des avoirs du compte de gestion de fortune sur le compte de conseil en placement en octobre 2008, toutes les opérations bancaires avaient été validées par le client. Se référant à l'expertise judiciaire, il a relevé que les pertes liées aux fluctuations du marché se sont élevées à 628'142 fr. au 31 décembre 2014, alors que les différences sur les avoirs en compte s'expliquent en grande partie par les retraits opérés par le client à des fins personnelles et par la chute des marchés boursiers intervenue en 2008, qui a impacté les marchés financiers du monde entier. A titre de comparaison, l'expert a indiqué que d'autres fonds de placement ont subi une baisse dans la même proportion. Le Tribunal en a donc conclu que la banque ne pouvait être tenue pour responsable des pertes dues à la crise financière mondiale de 2008. Quant aux pertes alléguées à titre subsidiaire de 5'326'409 fr. 84, le tribunal a constaté qu'elles dépassent largement le montant des capitaux investis au départ, au total de 3'750'600 fr., et ne tiennent pas compte des retraits effectués à des fins personnelles. Le tribunal a donc considéré que les défendeurs n'avaient pas allégué, ni expliqué comment ils chiffraient leur dommage, ni comment ils expliquaient le manque de diligence de la banque en relation avec les montants utilisés pour l'hypothèque, les travaux du chalet et les retraits à des fins personnelles.