Citation: 6B_372/2014 E. 3.2

3.2. Le recourant fait aussi grief à la cour cantonale d'avoir mêlé, dans son appréciation, les circonstances du viol à celles de l'assassinat. Pour décrire la manière d'agir du recourant, la cour cantonale a exposé longuement comment il avait, bien avant les faits, instauré un climat de terreur pour garder la maîtrise sur la partie plaignante puis, le jour des faits, comment il avait préparé ses actes en ne laissant rien au hasard pour s'introduire dans l'immeuble jusqu'au moment où il a entrepris de violer la partie plaignante dans son sommeil. La cour cantonale a, simultanément, écarté la préméditation de l'homicide en constatant que l'intention du recourant, en entrant dans la maison, portait sur le viol mais non sur un homicide, la mise à exécution de ses menaces n'étant intervenue qu'après avoir constaté qu'il n'avait plus la maîtrise sur son ex-compagne qui venait de lui échapper. La cour cantonale en a conclu que le recourant n'avait néanmoins pas agi de manière imprévisible ou impulsive puisqu'il avait déjà envisagé cette possibilité qu'il avait concrétisée compte tenu de la tournure des événements (fuite de la partie plaignante) et que cela alourdissait considérablement sa culpabilité (jugement entrepris, consid. 4.3.10). On comprend ainsi que, tout en écartant la préméditation de l'homicide, la cour cantonale a entendu mettre en évidence le comportement du recourant avant cet acte. Même s'ils se rapportent principalement au viol, ces éléments apparaissent pertinents pour apprécier la manière d'agir du recourant au moment de supprimer son fils au moyen d'un cutter qu'il portait sur lui et la motivation de la décision cantonale, dans son ensemble, démontre sans ambiguïté que la peine privative de liberté à vie sanctionne l'assassinat indépendamment du concours avec quelqu'autre infraction que ce soit, le viol en particulier. Cette motivation apparaît ainsi conforme aux exigences de l'arrêt de renvoi. Au demeurant, à supposer même qu'il faille faire abstraction de ces éléments comportementaux en relation avec l'assassinat, la cour cantonale pouvait considérer, sans abus de son pouvoir d'appréciation, que les autres circonstances relatives à ce crime, par leur cumul et l'intensité atteinte par chacune d'elles (v. supra consid. 2), justifiaient la peine prononcée. Le grief est infondé.