Citation: 2C_391/2024 E. 3.3

3.3. On peut douter que la motivation adoptée par le recourant devant la Cour de justice soit suffisante au sens de la jurisprudence précitée (cf. supra consid. 3.1). Quoi qu'il en soit, on ne voit pas, et le recourant ne le démontre pas non plus, que les griefs dont il s'est prévalu dans son recours cantonal auraient été pertinents pour l'issue du litige. S'agissant ainsi de la violation du droit d'être entendu par le Service cantonal, qui ne lui aurait pas permis de se prononcer sur la caducité de l'autorisation d'usage accru liée aux plaques GE xxx, dès lors que le recourant a eu la possibilité de se prononcer à ce propos devant la Cour de justice, qui jouit d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit, une telle violation a en tout état de cause été guérie (cf. ATF 145 I 167 consid. 4.4; 142 II 218 consid. 2.8.1). Au surplus, le grief frisait la témérité, dès lors qu'il ressort des faits de l'arrêt attaqué, non remis en cause sous l'angle de l'arbitraire et qui lient ainsi le Tribunal fédéral (cf. supra consid. 2.2; art. 105 al. 1 LTF), que le Service cantonal a, le 15 novembre 2022, avisé l'intéressé de son intention de lui adresser une décision prononçant la caducité des plaques GE xxx et, partant, de l'autorisation d'usage accru correspondante. Contrairement à ce qu'il affirme, le recourant a donc bien été averti de la décision de caducité à intervenir. Pour le reste, en tant que le recourant se plaint que le constat de caducité des plaques GE xxx ne lui permettrait plus d'exercer sa profession de chauffeur de taxi et violerait ainsi sa liberté économique et le principe de la proportionnalité, on relèvera qu'il est constant que l'intéressé est toujours, selon les constatations cantonales qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), au bénéfice d'une autorisation d'usage accru pour les plaques GE yyy valable jusqu'à décembre 2029 et qu'il peut donc exercer sa profession de chauffeur de taxi avec ces plaques jusqu'à cette date. A cet égard, le recourant ne démontre pas, et on ne le voit pas non plus, en quoi il serait davantage atteint dans sa liberté économique par le fait de ne plus pouvoir rouler avec les plaques GE xxx. La Cour de justice n'avait, dans ces circonstances, pas à se prononcer sur ce grief ni, a fortiori, sur celui de la proportionnalité de la mesure contestée.