Citation: 8C_640/2024 E. 6.2

6.2. Contrairement à ce que prétend le recourant, la doctoresse C.________ a procédé à un examen complet de ses épaules le 7 novembre 2022. Elle a notamment recherché des signes de rougeur, de tuméfaction, de différence de chaleur et de douleurs à la palpation, contrôlé la mobilité des épaules et effectué un examen dynamométrique. Elle a en outre interrogé le recourant en détail sur ses douleurs et les a prises en considération, en posant le diagnostic de "douleurs constantes de l'épaule droite avec limitations fonctionnelles variables dans les suites d'une entorse acromio-claviculaire [...] qui a entraîné une entorse acromio-claviculaire de grade III". Elle a tenu compte de ces douleurs, dont elle a admis la chronicité, pour définir de manière concrète les limitations fonctionnelles du recourant. Pour le reste, son évaluation repose sur un examen complet du dossier médical et son appréciation - qu'elle a renouvelée en mars et avril 2023 - est motivée et convaincante. Dans son rapport non daté produit par le recourant en procédure cantonale, le docteur G.________ a relevé que la capacité de travail de celui-ci était réduite en raison de son incapacité à solliciter ses épaules de manière répétitive ou à porter des charges. Il a ajouté qu'une activité impliquant un travail physique intensif n'était pas envisageable, en précisant que les limitations fonctionnelles causées par l'accident rendaient difficile une reprise complète du travail, même dans une activité adaptée, car toute sollicitation répétée des bras ou des épaules risquait d'aggraver les symptômes. Cette appréciation, qui revient à dire qu'une activité sollicitant peu les bras et les épaules et proscrivant les lourdes charges est exigible, rejoint celle de la doctoresse C.________, qui a retenu une pleine capacité de travail dans une activité sans port prolongé ou répété de charges supérieures à 5-10 kg et sans maintien prolongé ou répété des membres supérieurs au-dessus du plan des épaules ou en porte-à-faux. Pour sa part, le docteur D.________ a fait état de restrictions fonctionnelles similaires à celles posées par la doctoresse C.________, en prescrivant une activité sans efforts ni mobilisation répétitive de l'épaule au-dessus du buste, et a constaté que la mobilisation de l'épaule droite était complète et symétrique. Comme souligné à juste titre par la juridiction cantonale, les rapports des médecins de la CRR corroborent également l'analyse de la médecin d'arrondissement. Il est renvoyé à ce titre aux considérants de l'arrêt attaqué (cf. consid. 6d). En l'absence du moindre avis médical mettant en doute l'appréciation de la doctoresse C.________, les juges cantonaux n'avaient pas à mettre en oeuvre une expertise et pouvaient se fonder sur cette évaluation pour rendre leur décision.