Citation: 7B_19/2022 E. 3

3.1 Les recourants reprochent à la cour cantonale ne pas avoir prononcé la récusation du Procureur général (recours, p. 3). A cet égard, ils indiquent que le CPP "prévoit [...] qu'un magistrat se retire en cas de proximité avec l'affaire, ce que n'a pas fait Monsieur I.________". Ils précisent que leur plainte du 21 janvier 2022 révélerait que l'ordonnance de non-entrée en matière rendue par le Procureur G.________ concernant la première plainte (du 3 janvier 2019) aurait "permis un abus de pouvoir, voir un abus de personne en situation de faiblesse". Ils ajoutent "qu'il" - comprend-on I.________ - aurait "donc un intérêt direct à cette non-entrée en matière". Enfin, les recourants relèvent encore que même si la présente plainte "est dirigée contre son suppléant direct", à savoir G.________, ce serait "bien la responsabilité du Ministère public neuchâtelois qui serait en cause". 3.2 Cela étant, les recourants ne s'en prennent pas, à tout le moins de manière compréhensible, à la motivation de l'autorité cantonale. Celle-ci a retenu qu'aucun motif de récusation au sens de l'art. 56 CPP n'existait contre le Procureur général. Elle a précisé que la seule circonstance qui pouvait donner lieu à discussion était le fait que la plainte était notamment déposée contre G.________, suppléant du Procureur général, mais que cette plainte était dénuée de tout fondement juridique en tant qu'elle était dirigée contre ce dernier. Elle a ainsi considéré qu'il n'était pas nécessaire de désigner un procureur extraordinaire pour la traiter. Tout au plus, on peut admettre que les recourants discutent maladroitement ce point, mais sans chercher à démontrer en quoi l'appréciation de la cour cantonale serait arbitraire ou contraire au droit fédéral. En outre, les recourants n'expliquent pas de manière précise et compréhensible dans quelle mesure la situation du cas d'espèce pourrait remplir les conditions prévues aux art. 56 al. 1 let. a et f CPP. Ils ne formulent ainsi pas leur grief conformément aux exigences de motivation prévues par l'art. 42 al. 2 LTF, voire le fond, au mieux, dans le cadre d'une argumentation appellatoire. Le recours se révèle dès lors irrecevable sur ce point. 3.3 Au demeurant, on rappelle que, selon la jurisprudence constante, le seul dépôt d'une plainte pénale contre un juge ou un procureur ne suffit pas pour provoquer un motif de récusation (cf. arrêt 1B_302/2022 du 7 septembre 2022 consid. 2.1 et les références citées). En outre, de manière générale, un procureur ne saurait systématiquement être récusé lorsqu'il a déjà rendu, dans la même cause, une ordonnance de non-entrée en matière annulée par l'autorité de recours (cf. arrêt 1B_320/2021 du 12 août 2021 consid. 3.2 et les arrêts cités), de sorte qu'on ne saurait a fortiori admettre, sans autre motif, la récusation d'un autre procureur statuant dans le cadre d'une affaire traitée initialement par un de ses collègues. En tout état, le recourant n'a pas recouru contre l'ordonnance de non-entrée en matière rendue le 8 janvier 2019 au sujet de sa plainte du 3 janvier 2019 et n'a donc plus aujourd'hui la possibilité de contester son bien-fondé. Au surplus, selon les faits retenus par la cour cantonale, on constate que le Procureur général avait, par courrier du 7 mars 2022, demandé au recourant de préciser si oui ou non il demandait la récusation de tous les magistrats du Ministère public, en précisant qu'à défaut de réponse, il partirait du principe que tel n'était pas le cas. Le recourant n'avait à cette époque pas réagi, de sorte qu'il ne saurait aujourd'hui se plaindre de la non-récusation d'un membre du Ministère public.