Citation: 6B_37/2024 E. 4.4.1

4.4.1. Sous l'angle d'une interprétation à la fois littérale et historique de l'ensemble des dispositions topiques (art. 399 à 401 CPP), on doit en premier lieu souligner la teneur de l'art. 399 al. 4 CPP, qui précise que quiconque attaque seulement certaines parties du jugement est tenu d'indiquer dans la déclaration d'appel, et ce de manière définitive, sur quelles parties porte l'appel. Une telle précision, dénuée d'ambiguïté, tend à exclure une extension ultérieure de l'objet de l'appel principal par le truchement d'un appel joint qui viendrait à être interjeté en réaction à un appel joint de la partie intimée à l'appel principal. Les travaux préparatoires du CPP, tout comme la jurisprudence, insistent sur le fait qu'une fois l'objet de l'appel fixé dans la déclaration correspondante, la portée de l'appel ne peut plus être élargie (Message relatif à l'unification du droit de la procédure pénale du 21 décembre 2005, FF 2006 p. 1299; arrêt 6B_48/2020 précité consid. 2.1 et les références citées supra consid. 4.2 i.f.). À cet égard, la précision figurant à l'art. 399 al. 4 CPP quant au caractère définitif de la limitation de l'objet de l'appel serait largement vidée de sa substance si la faculté de l'élargir ensuite était reconnue à l'appelant principal en lui ménageant la possibilité de déposer à son tour un appel joint et de revenir par ce biais sur les choix effectués dans le cadre de son appel principal.