Citation: 1P.261/2000 18.07.2000 E. 2

2.- Le jugement du Tribunal de police du canton de Genève du 22 novembre 1999 ne comporte, dans son dispositif, aucune indication sur le sort des sommes d'argent saisies en cours de procédure au préjudice du recourant. Le refus du Procureur général du 21 mars 2000 de procéder à leur restitution vient ainsi compléter, sur ce point, le dispositif du jugement et constitue dès lors une décision selon l'art. 84 al. 1 OJ. La législation genevoise ne prévoit aucune voie de droit destinée à l'interprétation des jugements pénaux dont le dispositif est, le cas échéant, incomplet ou équivoque. Le code pénal n'impose d'ailleurs pas aux cantons d'instituer une telle voie de droit, l'art. 397 CP portant uniquement sur la révision. La décision attaquée peut dès lors effectivement être considérée comme une mesure d'exécution du jugement de condamnation, ressortissant au Procureur général selon les art. 45 de la loi genevoise sur l'organisation judiciaire et 369 al. 1 du Code de procédure pénale genevois. Il n'existe dans ce domaine aucune voie de recours cantonale; par ailleurs, faute de constituer un jugement aux termes de l'art. 268 ch. 1 PPF, la décision ne peut pas être contestée par un pourvoi en nullité à la Cour de cassation pénale du Tribunal fédéral. Il convient dès lors d'entrer en matière sur le fond.