Citation: 6B_243/2014 E. 3.1

3.1. Pour la juridiction cantonale, le recourant avait agi avec astuce dans la mesure où il avait tu à A.________ que le camion qu'il lui échangeait contre un autre appartenait en réalité à C.________, profitant ce que A.________ lui faisait confiance en raison de relations d'affaires préexistantes et présumant que celui-ci n'irait pas vérifier l'appartenance du camion en cause. Le camion n'étant à l'époque pas immatriculé, il était impossible pour A.________ de savoir qui était le légitime propriétaire du véhicule. Le recourant avait par ailleurs indiqué qu'il avait pensé que l'ONG utiliserait le camion sous forme de pièces détachées, sans imaginer qu'elle irait l'immatriculer. Ce point de vue n'était d'ailleurs pas dénué de fondement puisque la tentative d'immatriculation n'avait eu lieu que six ans après l'acquisition du camion. Si l'ONG avait effectivement désarticulé le véhicule pour en utiliser les pièces, l'auteur du vol aurait pu ne jamais être découvert. Le recourant escomptait bel et bien que l'origine délictueuse du camion passerait inaperçue, si bien qu'il était malvenu de reprocher à l'ONG de n'avoir pas immédiatement demandé le permis de circulation au Service des automobiles.