Citation: C 53/06 20.03.2007 E. 4

Selon les premiers juges, on ne peut déduire de l'attitude de l'assuré une volonté manifeste de ne pas retrouver du travail dans l'entre-saison, si bien que la décision d'inaptitude au placement ne se justifie pas. En revanche, une décision de suspension du droit aux indemnités de chômage, pour insuffisance de recherches durant les mois de janvier et février 2005, serait mieux appropriée. Pour le recourant, au contraire, l'intimé n'a pas démontré avoir fourni un effort continu et sérieux de trouver un emploi durable. Selon le SPE, il est capital d'examiner en premier lieu les efforts que l'assuré a fournis avant de retomber au chômage. Or, ce dernier n'a pas été en mesure d'apporter la preuve d'une seule recherche d'emploi durant son activité saisonnière. Ce faisant, il se retrouvait contraint de prétendre à nouveau des indemnités de chômage, faute d'avoir trouvé un emploi dans l'entre-saison ou un autre emploi durable. La décision d'inaptitude au placement est donc motivée par le comportement général de l'assuré compte tenu de ses précédentes inscriptions, alors que la juridiction cantonale n'a envisagé que les manquements de janvier et février 2005.