Citation: 5D_100/2013 E. 4.1

4.1. La Cour des poursuites et faillites a approuvé le refus du premier juge de prolonger le délai qui avait été imparti au poursuivi pour répondre à la requête de mainlevée définitive. Faute de motivation ou de conclusion, même implicite, tendant à la réforme, elle n'a pas examiné le bien-fondé de la décision de mainlevée qu'elle a dès lors confirmée. S'agissant plus particulièrement du refus de prolongation, se référant à l'art. 144 al. 2 CPC, elle a exposé en substance que cette disposition laisse une grande marge d'appréciation au juge, que, compte tenu de ce large pouvoir, l'autorité de recours ne devrait, selon la doctrine, s'écarter que rarement de la décision prise à cet égard, que la prolongation de délai n'est pas un droit et que, selon sa propre jurisprudence (CPF, 1er février 2012/98), le requérant peut s'attendre à l'obtenir s'il fait valoir des motifs suffisants, si l'avis de fixation du délai de détermination n'indique pas qu'il s'agit d'un délai " non prolongeable " et s'il s'agit d'une première prolongation. Cela étant, relevant que le recourant s'était contenté d'invoquer " diverses raisons, entre autres, de santé ", elle a jugé qu'il n'avait pas rendu vraisemblable l'existence de ces motifs, ni expliqué en quoi ceux-ci auraient constitué un empêchement de procéder dans le délai fixé.