Citation: 4A_417/2014 E. 1.1

1.1. Il convient liminairement d'examiner si l'arrêt attaqué est une décision finale (art. 90 LTF) contre laquelle le recours en matière civile est recevable sans restriction, ou une décision incidente ne portant ni sur la compétence ni sur une demande de récusation (art. 93 LTF) qui ne peut être attaquée devant le Tribunal fédéral qu'aux conditions restrictives de l'art. 93 al. 1 LTF. Le recourant est d'avis que l'arrêt critiqué doit être considéré comme une décision finale. A juste titre. Le 7 juillet 2010, statuant par défaut du défendeur et recourant, le Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois a entièrement admis l'action en paiement de la demanderesse et intimée. Le dispositif de ce jugement a été notifié aux parties le 8 juillet 2010. Ce jugement est devenu définitif et exécutoire le 30 août 2010, car le défaillant n'a déposé aucun recours à son encontre ni formé de demande de relief dans les vingt jours dès la notification du dispositif (cf. art. 309 al. 1 et 2 CPC/VD, l'alinéa 2 renvoyant à l'art. 117a de loi vaudoise d'organisation judiciaire du 12 décembre 1979 (OJV/VD), disposition abrogée qui était en vigueur jusqu'au 31 décembre 2010 selon la loi du 16 décembre 2009 modifiant l'OJV/VD, RSV 173.01). Le 8 novembre 2010, le recourant a néanmoins requis le relief de ce jugement devant le Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois. L'intimée, qui a reçu notification de cette requête le 11 novembre 2010, ne s'est pas opposée au relief dans le délai de 10 jours de l'art. 311 al. 2 CPC/VD. Le 16 décembre 2010, cette dernière a déposé une requête de réforme afin d'obtenir restitution du délai de l'art. 311 al. 2 CPC/VD. Le Président du Tribunal d'arrondissement, après diverses péripéties procédurales, a autorisé l'intimée à se réformer à la veille du jour où la requête de relief déposée par sa partie adverse lui a été notifiée. Les recours formés par le recourant contre cette décision devant le Tribunal cantonal vaudois, puis le Tribunal fédéral, ont été tous deux déclarés irrecevables. En temps utile, l'intimée a contesté le droit au relief du recourant. Par jugement incident du 4 février 2014, le Président du Tribunal d'arrondissement a déclaré admissible l'opposition au relief de l'intimée et rejeté la requête de relief du recourant déposée le 8 novembre 2010. L'arrêt cantonal attaqué, statuant sur l'appel du recourant, a confirmé le jugement du 4 février 2014. Il résulte de ces faits de procédure que l'arrêt déféré a mis un terme à la procédure de relief que le recourant a intentée le 8 novembre 2010 contre le jugement au fond rendu le 7 juillet 2010 à la suite de son défaut à l'audience de jugement du 1er juillet 2010. Le rejet de la requête de relief entraîne la confirmation de la validité dudit jugement par défaut, qui a statué matériellement sur les prétentions de l'intimée. Or, selon la jurisprudence, la décision qui clôt l'affaire pour un motif déduit de la procédure doit être qualifiée de décision finale (cf. ATF 135 III 566 consid. 1.1 p. 568; 134 I 83 consid. 3.1 p. 86; sur la définition de la décision finale: ATF 139 V 600 consid. 2.1 p. 602). Par conséquent, l'arrêt attaqué est un jugement final au sens de l'art. 90 LTF.