Citation: 6B_1037/2022 E. 2.4.1

2.4.1. La cour cantonale a constaté que le recourant avait désormais entamé un suivi thérapeutique il y a quelques mois mais, dans son avis du 20 décembre 2021, la CIC avait précisé que ce suivi venait d'être amorcé et qu'une observation suffisamment prolongée devait être menée avant que d'éventuels bénéfices puissent être constatés; de même, la qualité de l'engagement devait faire l'objet d'une observation du recourant suffisamment prolongée. Ainsi, selon les professionnels, un travail important de prise de conscience par le recourant demeurait à réaliser et les huit mois de suivi ne sauraient largement suffire, étant précisé que l'alliance thérapeutique était encore en construction. Le recourant se méprenait quant au but de ce suivi, en soutenant que son traitement se limitait à un soutien dans la vie carcérale et à l'exécution de la peine, alors même qu'il ressortait des rapports du SMPP qu'il s'agissait aussi et surtout d'entreprendre une réflexion quant à son fonctionnement psychique et ses modalités relationnelles. Dans cette mesure, il était évident qu'un travail d'introspection authentique sur ses problématiques relationnelles et familiales était susceptible d'amener une prise de conscience et potentiellement influer sur le risque de récidive pour, le cas échéant, permettre d'envisager un élargissement (arrêt entrepris, consid. 2.3 p. 18-19).