Citation: 2C_807/2022 E. 1

A.________, né en 1985, est originaire du Mali. Il est au bénéfice d'un passeport pour réfugié délivré par les autorités italiennes valable jusqu'au 16 octobre 2024. Il est entré en Suisse à une date inconnue. Par ordonnance pénale du 11 novembre 2020, A.________ a été reconnu coupable, notamment, de trafic de cocaïne et a été condamné à une peine privative de liberté de nonante jours par le Ministère public genevois pour infractions aux art. 19 al. 1 et 19a LStup (RS 812.121) et à l'art. 115 al. 1 let. a et b LEI (RS 142.20). Le même jour, il s'est vu notifier, par le Commissaire de police de la République et canton de Genève (ci-après: le Commissaire de police) et en application de l'art. 74 al. 1 let. a LEI, une interdiction de pénétrer dans le canton de Genève pour une durée de douze mois. Nonobstant cette interdiction, A.________ a été interpellé à Genève les 14 mars, 12 mai et 25 mai 2021. Le 19 septembre 2022, dépourvu de tout document de voyage, A.________ a été interpellé à Genève pour s'être adonné au trafic de crack et de cocaïne, activité qu'il a niée malgré les mises en cause de deux de ses clients. Lors de son audition par la police genevoise, il a également exposé avoir perdu son passeport, dormir dans la rue et n'avoir aucun lien particulier avec la Suisse, ni adresse de notification dans ce pays. Les démarches en vue de l'organisation de la réadmission en Italie de A.________ ont été immédiatement entreprises par les services de la police genevoise. Le 21 septembre 2022, A.________ a été libéré par les autorités pénales et mis à disposition du Commissaire de police.