Citation: 1P.698/2001 19.11.2001 E. B

B.- Par ordonnance du 16 octobre 2001, la Chambre d'accusation du canton de Genève (ci-après: la Chambre d'accusation) a prolongé la détention de D.________ pour une durée de deux mois. Elle a considéré que le risque de réitération restait d'actualité, bien que l'instruction fût terminée s'agissant du prévenu, compte tenu du fait que ce dernier n'avait aucune source légale et propre de revenu. Elle a tenu le risque de fuite pour établi, nonobstant les attaches de l'inculpé en Suisse du fait de son mariage et de l'obtention d'un permis B, car les liens sociaux affectifs noués avec des personnes domiciliées en Suisse étaient trop récents et trop ténus pour admettre qu'il ne se soustraira pas à la justice. Elle a en outre admis que le principe de la proportionnalité de la détention était respecté au regard de la peine encourue. Le 23 octobre 2001, D.________ a requis sa mise en liberté provisoire, le cas échéant moyennant le dépôt de son passeport et l'annonce à des intervalles réguliers au "Kreisbüro" de son domicile aussi longtemps qu'il resterait sans emploi. Il a produit divers documents attestant sa prise en charge financière par sa femme et sa belle-mère ainsi que des démarches entreprises pour assurer son intégration sociale et professionnelle. Le 25 octobre 2001, le Juge d'instruction en charge du dossier (ci-après: le Juge d'instruction) a rejeté cette requête en raison d'un risque de récidive et d'un danger de fuite. La Chambre d'accusation en a fait de même aux termes d'une ordonnance rendue le 26 octobre 2001. Se référant à sa précédente décision de prolongation de la détention du 16 octobre 2001, elle a estimé que le fait pour le prévenu de vivre entièrement à la charge et au domicile de sa belle-mère, dont les revenus étaient modestes, ne suffisait pas pour neutraliser le risque concret de réitération résultant de la nature des infractions reprochées et de l'absence de moyens de subsistance propres. Elle a également vu des circonstances supplémentaires permettant de redouter la fuite du prévenu dans le fait que ce dernier avait de la famille proche en Hollande et qu'il disposerait d'une maison en Guinée.