Citation: 9C_729/2013 E. A

H.________, née en 1957, a travaillé en qualité d'ouvrière-nettoyeuse. Le 26 février 2007, elle s'est annoncée à l'assurance-invalidité. Dans un rapport du 10 avril 2007, le docteur K.________, spécialiste en médecine interne et rhumatologue, médecin traitant, a attesté une incapacité totale de travail dès le 27 octobre 2000, en raison de lombo-sciatalgies gauches chroniques L5-S1 sur discarthrose sévère L5-S1 avec arthrose facettaire bilatérale, discopathies protrusives marquées L3-L4 et L4-L5, cervico-brachialgies bilatérales nettement plus accentuées à gauche sur hernie discale C5-C6 gauche et protrusion discale C6-C7 avec sténose dégénérative du canal radiculaire gauche. Le docteur K.________ a confirmé son avis à plusieurs reprises, notamment les 6 février et 8 juillet 2009, 11 février et 20 octobre 2010, 4 mai 2011 et 8 juin 2012. Dans un rapport d'expertise interdisciplinaire rhumatologique et psychiatrique du 29 mai 2008, complété le 8 juillet 2008, les docteurs B.________, médecin-chef adjoint, A.________, médecin-chef et E.________, spécialiste en rhumatologie, médecine physique et réadaptation, du Centre d'expertise médicale (CEMed), ont attesté que les troubles dégénératifs engendraient des limitations dans les mouvements répétitifs d'élévation et d'abduction du membre supérieur gauche au-delà de 90°, l'utilisation soutenue des membres supérieurs avec contrainte de rendement et gestuelle rapide. L'assurée devait éviter le port de charges répétitifs au-delà de 2 à 3kg et jusqu'à 5kg de manière occasionnelle, ainsi que la position maintenue en porte-à-faux du buste. Elle présentait des limitations dans les mouvements répétitifs de flexion-extension du rachis. Selon le CEMed, l'assurée pouvait travailler en alternant les positions assises et debout. Aucune limitation d'ordre psychique n'a été mise en évidence. Une expertise bidisciplinaire neurologique et psychiatrique a été pratiquée par le Bureau romand d'expertises médicales (BREM). Dans leur rapport du 7 juillet 2010, les docteurs M.________, neurologue, L.________, spécialiste en psychiatre et psychothérapie, et U.________, spécialiste en médecine interne et en rhumatologie, n'ont retenu aucun diagnostic psychique ou neurologique ayant une répercussion sur la capacité de travail. Ils ont précisé que les limitations étaient d'ordre rhumatologique. Dans un rapport du 27 juillet 2011, les Etablissements publics pour l'intégration (EPI), fonctionnant comme COPAI, ont attesté que l'assurée ne pouvait ni travailler ni être réadaptée dans le circuit économique normal. Le docteur D.________ a précisé, dans son rapport du 20 juillet 2011, que l'assurée n'exercait plus d'activité professionnelle depuis une dizaine d'années. Le déroulement du stage aux EPI avait été dominé par un comportement démonstratif d'évitement et la mise en évidence de son handicap du bras gauche dont elle ne s'était systématiquement pas servie. Selon le docteur D.________, le comportement démonstratif restait une donnée réelle et prépondérante dans l'incapacité de travailler. Par décision du 15 mai 2012, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève l'office AI a évalué l'invalidité de l'assurée selon la méthode générale de comparaison des revenus. Il a fixé le taux d'invalidité à 15% et rejeté la demande de prestations (rente et mesures d'ordre professionnel).