Citation: 2D_5/2020 E. 3.4

3.4. En l'occurrence, il n'est pas contesté que c'est la première fois que la recourante sollicite une décision des autorités neuchâteloises relatives à un droit de séjour en vue de suivre une formation dispensée par la Haute Ecole de Neuchâtel. On ne saurait par ailleurs considérer que la demande de la recourante adressée au Service cantonal neuchâtelois est une demande de reconsidération au motif de l'existence de la décision du 13 septembre 2017 rendue par le Service cantonal valaisan, puisque cette décision n'a pas été rendue par la même autorité et ne portait pas sur le même objet. Il s'agissait en effet d'une prolongation d'autorisation de séjour dans le canton du Valais demandée en vue de la poursuite d'une formation passerelle dispensée à la Haute Ecole du Valais, alors que la recourante demande aux autorités neuchâteloises une autorisation de séjour dans ce canton pour suivre une formation bachelor auprès de la Haute Ecole de Neuchâtel. C'est partant à tort que le Tribunal cantonal a confirmé le refus d'entrer en matière sur la demande d'autorisation de séjour de la recourante en se fondant sur les principes applicables à la reconsidération des décisions. Au reste, il est manifestement inexact (cf. art. 105 al. 2 LTF) d'indiquer, comme il l'a fait, que la recourante se trouvait en situation irrégulière en Suisse lorsqu'elle a déposé sa demande, dès lors que, selon la décision du Service cantonal valaisan du 13 septembre 2017, elle avait jusqu'au 20 octobre 2017 pour quitter la Suisse et qu'elle a déposé sa demande à Neuchâtel le 29 septembre 2017. Enfin, il est précisé que le fait que la décision des autorités valaisannes puisse avoir une incidence dans l'examen de la demande d'autorisation de séjour de la recourante dans le canton de Neuchâtel est une question qui relève du fond et qui n'est pas propre à justifier la non-entrée en matière.