Citation: 9C_96/2020 E. 4.1.1

4.1.1. D'une part, l'instance précédente a expliqué qu'à la lecture de la correspondance de l'assurée de janvier 2011, l'administration pouvait légitimement penser qu'elle avait perçu un capital au lieu d'une rente. Il n'y avait en effet pas d'indices évidents laissant supposer que le montant de 119'784 fr. 70 mentionné dans le décompte de versement de SwissLife, que la recourante avait joint à son courrier du 12 janvier 2011, dans lequel elle indiquait avoir "reçu [s]a prévoyance professionnelle", n'était qu'un arriéré et que l'assurée perçût une rente depuis lors. A cet égard, c'est en vain que la recourante fait valoir que les échanges de courriers entre elle et le SPC avaient tous eu pour objet "l'obtention d'informations portant exclusivement sur la rente de prévoyance professionnelle" et que "tous comprenaient [...] parfaitement bien - sans ambiguïté et sans importance des termes peu formalistes utilisés tant par les uns que par les autres - que la rente LPP était au coeur des courriers échangés". Le SPC lui avait en effet demandé, dès le 29 septembre 2008, de lui transmettre la "copie de la décision de la rente de la prévoyance professionnelle", si bien que l'assurée devait elle aussi avoir compris qu'il attendait précisément cette information et qu'il lui appartenait donc de lui fournir les éléments attestant qu'elle percevait une rente, ainsi que son montant. Or, pour toute information, la recourante a transmis le décompte de SwissLife attestant du versement d'une somme d'argent de 119'784 fr. 70. Ce document ne faisait mention d'aucune prestation sous forme de rente ou d'un droit à une telle prestation. Dès lors que l'assurée l'informait de la réception de sa prévoyance professionnelle, le SPC n'avait pas à se douter que les renseignements étaient incomplets. Sur ce point, on constate, à la suite des premiers juges que le SPC a été renseigné de manière lacunaire par la recourante: celle-ci ne lui a transmis la correspondance du 23 décembre 2010, par laquelle SwissLife avait reconnu son droit à une rente LPP dès le 1 er janvier 2011, ainsi qu'à un rétroactif, seulement au moment où elle avait formé opposition aux décisions litigieuses de février et mars 2019. Par ailleurs, l'assurée aurait pu et dû se rendre compte, à la lecture des décisions comprenant le calcul de son droit aux prestations rendues par le SPC à la fin de chaque année, qu'il n'avait pas tenu compte de sa rente de la prévoyance professionnelle pour déterminer son droit à des prestations, en conséquence de quoi elle eût été tenue de l'en informer, conformément à son obligation de communiquer et de contrôler (art. 31 al. 1 LPGA). Chacune des décisions du SPC contenait d'ailleurs à cet égard la mention expresse selon laquelle il appartenait à l'intéressée de signaler sans délai tout changement survenant dans sa situation personnelle et/ou financière.