Citation: 6B_54/2019 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a considéré qu'en réglant directement certaines factures, en faisant signer à la recourante un document à teneur duquel celle-ci lui transférait la propriété des bijoux dont il payait le dégagement auprès de la Caisse publique B.________ et en se faisant remettre une clé du coffre dans lequel ces objets allaient être déposés, A.________ avait manifesté sa volonté d'être propriétaire de tous les bijoux dont il avait financé l'acquisition ou le dégagement. Il s'agissait d'une manière de garantir son investissement. Bien que les bijoux eussent été remis à la recourante directement par les bijoutiers ou la Caisse publique B.________, ceux-ci avaient été confiés. L'autorité précédente a ajouté qu'on ignorait si la vente à un client qatari n'avait été qu'une mise en scène ou si elle avait simplement échoué. Cela ne changeait rien au fait que la recourante, au lieu de conserver les bijoux dans le coffre à la Banque F.________ jusqu'à la livraison à l'acheteur, conformément à l'accord passé avec A.________, en avait déplacé une partie dans deux nouveaux coffres, à l'insu du prénommé, et en avait mis en gage une autre partie. La recourante s'était donc appropriée ces objets et A.________ avait subi un dommage, correspondant à la perte des bijoux. S'agissant de l'attitude de A.________ lorsque la recourante avait proposé de lui remettre les bijoux, la cour cantonale a indiqué que le prénommé ignorait que la vente n'avait pas eu lieu, puisque celle-ci lui avait fait croire le contraire dès le mois de mars 2010 et jusqu'en en juillet 2010. La recourante avait également fait croire à la Banque F.________ que la vente avait eu lieu et qu'elle avait fait virer 23'000'000 USD sur son compte au Liban. Ces circonstances expliquaient que A.________ eût insisté pour recevoir sa part du bénéfice, ce qui ne l'avait pas empêché de réclamer que les bijoux fussent placés sous son contrôle, comme cela ressortait de la correspondance de ses avocats de juillet 2010. La volonté de la recourante de déposséder durablement le prénommé des bijoux s'était encore manifestée lors de son audition par la police, lorsque l'intéressée avait affirmé que ceux-ci se trouvaient dans un coffre au Liban, dissimulant ainsi l'existence des coffres à E.________.