Citation: 6P.49/2006 06.04.2006 E. 2

Le recourant s'en prend à l'interprétation du mobile, qualifié de particulièrement odieux par la cour cantonale (art. 112 CP). Il reproche à cette dernière d'avoir apprécié les preuves de manière arbitraire (art. 9 Cst.) et d'avoir violé le principe in dubio pro reo (art. 32 Cst. et 6 § 2 CEDH) en ne retenant pas que la mort de l'armurier ne faisait pas partie du plan initial, en ne mentionnant pas que cette mort était inscrite dans un contexte de panique en raison de l'usage imminent d'une arme à feu par la victime et en omettant de dire qu'elle était intervenue après une lutte où chacun des protagonistes a tenté de se défendre. 2.1 Le Tribunal fédéral ne qualifie d'arbitraire (sur cette notion, cf. ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9 et la jurisprudence citée) l'appréciation des preuves que si l'autorité cantonale a admis ou nié un fait en se mettant en contradiction évidente avec les pièces et les éléments de son dossier. Une jurisprudence constante reconnaît au juge du fait un large pouvoir d'appréciation en ce domaine (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40 et les références citées). Le Tribunal fédéral n'intervient, pour violation de l'art. 9 Cst., que si le juge cantonal a abusé de ce pouvoir, en particulier lorsqu'il méconnaît des preuves pertinentes ou qu'il n'en tient arbitrairement pas compte (ATF 118 Ia 28 consid. 1b p. 30; 112 Ia 369 consid. 3 p. 371; 100 Ia 119 consid. 4 p. 127), lorsque des constatations de faits sont manifestement fausses (ATF 101 Ia 298 consid. 5 p. 306; 98 Ia 140 consid. 3a p. 142 et la jurisprudence citée), enfin lorsque l'appréciation des preuves est tout à fait insoutenable (ATF 118 Ia 28 consid. 1b p. 30; 116 Ia 85 consid. 2b p. 88). L'interprétation du mobile du recourant est une question de droit fédéral, que la cour de céans ne peut examiner que dans un pourvoi (cf. consid. 1.1). Les faits sur lesquels repose cette interprétation relèvent en revanche de l'appréciation des preuves, que la cour de céans peut revoir sous l'angle de l'arbitraire. En l'espèce, le recourant se contente de présenter les faits sous un angle qui lui est favorable, mais ne démontre pas en quoi la version de la cour cantonale serait arbitraire. Insuffisamment motivé, le grief soulevé est dès lors irrecevable.