Citation: 1B_377/2018 E. 1

Le recourant reproche également à la Chambre pénale des recours d'avoir constaté les faits de manière inexacte en indiquant que la durée de la détention subie était de 12 mois alors qu'au jour où elle a rendu sa décision, elle s'élevait à 12 mois et 18 jours. Ce grief procède d'une lecture erronée de la décision attaquée où l'autorité précédente indique clairement que la durée de la détention subie à ce jour, soit plus de 12 mois, ne pouvait pas être considérée comme excessive au regard de la peine encourue. La seconde critique en lien avec une constatation erronée des faits n'est pas mieux fondée. Le recourant semble faire grief à la Chambre pénale des recours d'avoir évoqué une condamnation à une peine privative de liberté de 4 ans en 2013 pour des brigandages, alors que cette condamnation concernait aussi un vol et une tentative de vol. La Chambre pénale des recours a relevé que le prévenu avait déjà été condamné en 2013 dans le canton de Neuchâtel, notamment pour brigandage. L'emploi de cet adverbe montre que sa condamnation s'étendait à d'autres infractions que la cour cantonale n'a pas jugé utile de citer. Or, le recourant ne démontre pas que la mention de l'intégralité des infractions ayant donné lieu à cette condamnation s'imposait et que la correction de cette irrégularité dans le sens indiqué aurait pu conduire à une autre issue comme l'exige l'art. 97 al. 1 LTF pour se plaindre avec succès d'une constatation inexacte des faits. Le fait que le recourant conteste les infractions graves à la loi fédérale sur la circulation routière que le Ministère public lui impute n'empêchait pas davantage la Chambre pénale des recours d'en tenir compte dans l'appréciation du risque de fuite et de la proportionnalité de la détention. Sur ce point également, le recours est infondé. Enfin, il appartiendra au juge du fond d'examiner si le fait que le sergent C.________ ne se soit pas senti en danger lors du contrôle routier opéré le 8 juin 2017 a ou non une incidence sur le point de savoir si l'infraction aux règles de la circulation routière commise à cette occasion doit ou non être qualifiée de grave. Pour le surplus, le recourant ne conteste pas que les conditions de fond à un maintien en détention (soit notamment les charges suffisantes et le risque de fuite) sont remplies. En définitive, les griefs qu'il adresse à l'encontre de la décision attaquée ne sont pas de nature à conduire à son annulation.