Citation: 9C_553/2018 E. A

A.a. A.________ est médecin spécialiste en dermatologie et vénéréologie et en médecine interne. Elle a travaillé dans le service de médecine interne de l'hôpital B.________ depuis 2008 en qualité de cheffe de clinique à 80 %, puis à 100 % dès novembre 2010. Le 22 mars 2011, elle a été heurtée par une voiture dans un rond-point alors qu'elle circulait à bicyclette. L'accident a entraîné une contusion du genou gauche et du genou droit, une contusion thoracique gauche, ainsi qu'un traumatisme crânio-cérébral (TCC). L'assureur-accidents a pris le cas en charge. En mars 2012, A.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité, en indiquant avoir repris son activité professionnelle à mi-temps dès le 11 avril 2011. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a rejeté la demande, par décision du 12 octobre 2012. Statuant le 19 août 2013 sur le recours formé par l'assurée contre cette décision, la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal du canton de Vaud l'a admis; annulant la décision, elle a renvoyé la cause à l'office AI pour complément d'instruction au sens des considérants (selon lesquels il convenait notamment de mettre en oeuvre une expertise neurologique et psychiatrique, avec un volet neuropsychologique). A.b. Avec l'accord de l'assurée, qui s'était entre-temps installée comme dermatologue indépendante à temps partiel, et de concert avec l'assureur-accidents, l'office AI a confié une expertise au docteur C.________, spécialiste en neurologie, en l'invitant à en organiser les volets psychiatrique et neuropsychologique. Mandaté à cette fin, le docteur D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, n'a retenu aucun diagnostic psychiatrique avec ou sans effet sur la capacité de travail, celle-ci étant entière (rapport du 19 décembre 2015). De son côté, en se fondant notamment sur l'examen neuropsychologique effectué par la neuropsychologue E.________, le 13 novembre 2014, le docteur C.________ a conclu que la capacité de travail de l'assurée dans son activité habituelle de dermatologue était de 50 % depuis 2011 en raison de troubles de la lignée attentionnelle et de la gestion de tâches multiples, très nettement modulés par le stress et la fatigue (rapport du 19 décembre 2014). A la demande de son confrère F.________, médecin auprès du Service médical régional de l'assurance-invalidité (SMR), le docteur C.________ a précisé ses conclusions (cf. avis des 14 avril 2015 et 3 février 2017). L'office AI a encore réalisé une enquête économique pour les indépendants (rapport du 4 juillet 2016). Par décision du 6 juillet 2017, l'office AI a nié le droit de l'assurée à des prestations de l'assurance-invalidité, motif pris de l'absence d'atteinte à la santé objectivement insurmontable et propre à se répercuter sur la capacité de gain.