Citation: 6B_1215/2017 E. 2.2.1

2.2.1. La cour cantonale a fait sienne l'appréciation des preuves effectuée par le tribunal de première instance à cet égard. Il en ressortait que l'intimée avait, durant son audition du 1er septembre 2014, déclaré que G.________ s'était rendu au Kosovo auprès des parents de son nouveau compagnon et leur avait dit que le recourant était dangereux, qu'il fallait absolument que leur fils cesse sa relation avec l'intéressée et qu'il n'en avait pas fini avec cette dernière. Entendu par le ministère public, G.________ avait reconnu qu'il avait, entre mai et juin 2014, dans un bar de F.________, rencontré le recourant, qui lui avait confié n'être pas encore divorcé mais que I.H.________ entretenait une relation avec l'intimée, ce qui ne se faisait pas. Il avait reconnu être allé au Kosovo en discuter avec le père de I.H.________, H.H.________, qui était l'un de ses amis. Il avait rapporté à ce dernier les propos tenus par le recourant en lui indiquant qu'il fallait éviter que la situation ne dégénère et que "tout cela finisse dans un bain de sang". Il avait souligné qu'il avait ainsi convaincu H.H.________ d'en parler à son fils, ajoutant que lors de son retour en Suisse, il avait vu le recourant et lui avait confirmé avoir eu la discussion en question avec le prénommé. Il ressortait des témoignages de I.H.________ et de H.H.________ que G.________ s'était rendu au Kosovo afin de faire pression sur la famille H.________ et de convaincre celle-ci que I.H.________ devait s'éloigner de l'intimée sous peine de représailles. Dans sa déposition spontanée, H.H.________ avait expliqué que G.________ lui avait déclaré vouloir aller "jusqu'au bout dans cette affaire". Ces éléments corroboraient les déclarations de l'intimée. G.________ n'avait d'ailleurs aucune raison de menacer celle-ci, non plus que H.H.________, lequel était un ami d'enfance. La version de l'intimée était ainsi très crédible. Cette dernière avait en outre déduit de ces menaces que le recourant allait lui "pourrir la vie et ne pas la laisser tranquille".