Citation: 4A_524/2023 E. 6.2

6.2. En ce qui concerne leur second compte, les recourants soutiennent que la cour cantonale n'aurait pas traité séparément ce second compte et que le dommage en serait bien plus important que ce qu'a établi l'expert judiciaire. En tant qu'ils reprennent ici également mot pour mot de larges passages de leur appel, leur recours est irrecevable. Le solde de leur critique s'épuise en réalité dans des considérations générales, à savoir que le contrat avait une nature différente, que la gestion par la banque était problématique et bien plus dommageable, que la banque savait que leur objectif était de préserver leur capital (le montant du prêt de 9'000'000 fr.), que la cour ne devait pas suivre aveuglément l'expertise puisque la banque a non seulement commis des erreurs de jugement, mais adopté des politiques d'investissement contraires à ce qui était compris et voulu par eux et que les mauvaises opérations ne sont pas le fruit de la crise financière de 2008. Ces quelques affirmations ne satisfont pas aux exigences de motivation des art. 42 al. 2 LTF, pour ce qui relèverait du droit matériel, ni aux exigences d'allégation de l'art. 106 al. 2 LTF, pour ce qui a trait aux critiques de fait. S'agissant de ces dernières, ils ne démontrent nullement que la cour cantonale aurait arbitrairement retenu que les pertes sur ce compte - dont le montant de départ était de 1'000'000 fr. et dont le solde de 895'000 fr. a été transféré sur le premier compte une année plus tard - avaient été causées par la crise financière mondiale de 2008. Pour démontrer l'arbitraire, il ne suffit en effet pas d'affirmer que la banque "a violé ses obligations et engagements contractuels dès le début du contrat" et que "les pertes observées, les mauvaises opérations ne sont pas le fruit de la crise financière de 2008, mais bien de l'absence de diligence de la part de la banque", contrairement à ce qu'a retenu l'expert judiciaire.