Citation: 5A.15/2004 23.07.2004 E. 1

A.b Le 23 mars 1998, A.________ a déposé une demande de naturalisation facilitée. Dans le cadre de cette procédure, les époux A.________-B.________ ont confirmé, par déclaration écrite du 7 septembre 1999, vivre en communauté conjugale effective et stable et résider à la même adresse. Le 22 novembre 1999, la naturalisation facilitée a été accordée à A.________. A.c Le 14 février 2001, les époux A.________-B.________ ont signé une convention sur les effets accessoires du divorce. Le 20 février 2001, ils ont déposé une requête commune de divorce. Par jugement du 25 juin 2001, le Tribunal de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a prononcé le divorce du couple. Le 1er août 2001, A.________ s'est marié avec C.________, une de ses compatriotes, née en 1971. A.d Le 23 juillet, respectivement le 5 août 2002, l'Office fédéral de l'immigration, de l'intégration et de l'émigration (ci-après: IMES) a signalé à A.________, qu'au vu du très bref laps de temps entre sa naturalisation, sa séparation et son remariage, il envisageait éventuellement d'annuler la naturalisation facilitée. A.e Le 5 octobre 2002, la police cantonale vaudoise a, sur réquisition de l'IMES, entendu B.________ qui a précisé avoir rencontré son futur mari en mars 1994, que celui-ci était alors au bénéfice d'une autorisation de courte durée, qu'elle ne l'a pas épousé en raison du rejet de sa demande d'asile, tout en admettant qu'elle se faisait du souci pour son avenir et qu'elle savait qu'en l'épousant il n'aurait plus de problèmes. B.________ a en outre indiqué que les problèmes conjugaux avaient commencé à la fin de l'année 2000, lorsque son mari lui avait fait part de son envie d'avoir des enfants, qu'elle s'était alors rendue compte qu'il ne voulait plus continuer à vivre avec elle et que le couple avait décidé de se séparer et de divorcer en février-mars 2001. Elle a également expliqué que son mari se rendait environ deux fois par an dans son pays d'origine, qu'elle ne l'avait jamais accompagné, qu'au moment où le couple avait signé la déclaration du 7 septembre 1999, rien ne laissait penser que son mari allait la quitter et qu'elle n'avait pas le sentiment qu'il avait abusé du mariage pour obtenir la nationalité suisse, mais que beaucoup de personnes dans son entourage le pensaient. Par lettres des 16 août, 15 et 22 octobre 2002 adressées à l'IMES, B.________ a demandé que la nationalité suisse de son mari ne soit pas annulée relevant que c'était l'envie d'avoir des enfants qui avait causé la séparation du couple. Revenant sur son audition du 5 octobre 2002, elle a encore déclaré que ceux qui avaient bien connu son mari avaient remarqué qu'il ne l'avait pas épousée pour les papiers et que c'était l'entourage éloigné qui pensait le contraire. Elle a en outre soutenu ne pas avoir été menacée par son ex-mari pour signer la déclaration concernant la communauté conjugale. A.f Le 22 juillet 2003, l'IMES a informé A.________ qu'il envisageait d'annuler la naturalisation facilitée tout en l'invitant à lui faire part de ses observations. Dans sa réponse, celui-ci a soutenu que, jusqu'à l'expiration de la procédure de naturalisation facilitée, les conjoints vivaient heureux en ménage et que ce n'était que depuis le printemps 2001 que la volonté de mener une vie conjugale s'était éteinte. Le 20 août 2003, le Service de l'état civil et des naturalisations du canton de Fribourg a donné son assentiment à l'annulation de la naturalisation facilitée d'A.________.