Citation: 4A_158/2019 E. 5.1

5.1. La cour cantonale a raisonné en deux temps. En premier lieu, elle s'est attachée à déterminer si les "commissions" en question représentaient un élément du salaire ou une gratification. Constatant que ni le principe du versement de cette rétribution, ni sa quotité ne dépendait du bon vouloir de l'employeur, elle en a déduit qu'il s'agissait d'un élément du salaire. Partant, la clause de remboursement dont était assorti le versement de cette rétribution - pour le cas où l'employé mettrait un terme au contrat de travail avant l'échéance du 31 décembre 2015 - était nulle et non avenue (art. 20 CO). Le but qu'avaient poursuivi les parties par le biais de cette clause, à savoir fidéliser l'employé jusqu'au terme du contrat, n'y changeait rien. En second lieu, elle a procédé aux déductions qui s'imposaient quant aux montants dont l'employé réclamait le paiement au titre des "commissions" prévues dans cet avenant. Elle a, pour ce faire, distingué deux périodes, celle précédant et celle suivant le terme du contrat de travail. Le contrat de travail avait duré du 1 er avril 2011 au 30 juin 2014. Les "commissions" relatives à cette période, qui totalisaient 325'000 fr. (75'000 fr. en 2011, 100'000 fr. en 2012, 100'000 fr. en 2013, 50'000 fr. en 2014), étaient dues à l'employé puisqu'il s'agissait d'un élément du salaire. La cour cantonale a relevé que l'employé réclamait également des "commissions" de 150'000 fr. pour la période du 1 er juillet 2014 au 31 décembre 2015, ce alors même que ce contrat avait pris fin le 30 juin 2014. Une telle prétention pouvait théoriquement se concevoir sur la base des art. 337 et 337b al. 1 CO. Cela étant, l'employé ne pouvait se prévaloir de l'inobservation par l'employeuse des termes du contrat pour justifier sa résiliation prématurée. La véritable raison qui l'avait poussé à se départir du contrat tenait dans la promesse qu'il avait obtenue d'un tiers de l'engager à des conditions financières extrêmement intéressantes. Il ne pouvait dès lors prétendre au paiement des "commissions" durant la période ayant suivi la fin des rapports de travail.