Citation: 8C_493/2017 E. 5.2

5.2. A défaut de motifs impératifs (cf. consid. 2.3 supra), la juridiction cantonale n'avait pas de raison de s'écarter de l'expertise judiciaire de la doctoresse F.________. En réalité, la recourante tente de se substituer à l'experte prénommée, en contestant aussi bien le diagnostic de dépression qui a été posé, que son incidence sur la capacité de travail pour des motifs d'ordre psychiatrique. Par de simples affirmations, la recourante oppose en définitive son avis personnel à celui de l'experte F.________, et s'en prend dans une certaine mesure aux constatations du jugement attaqué relatives à l'intensité des douleurs. Compte tenu de l'obligation de motiver un recours, cela ne suffit toutefois pas à démontrer que les faits auraient été constatés de manière erronée. En conclusion, on retiendra que l'incapacité de travail de l'intimée était totale sur le plan psychiatrique et qu'elle résultait des séquelles de l'agression dont elle avait été victime le 24 novembre 2013. Par conséquent, c'est à tort que la recourante nie l'existence du lien de causalité naturelle.