Citation: 7B_29/2022 E. 2.2.2

2.2.2. Selon la cour cantonale, c'était en effet bien en raison de la procédure pénale en cours, dont le Service des migrations avait eu connaissance à réception du rapport de police du 11 septembre 2020, que cette autorité avait suspendu, le 11 janvier 2021, le traitement de la demande d'autorisation de séjour que le recourant avait déposée le 10 novembre 2020, estimant alors que la demande n'emportait en l'état qu'une simple tolérance de séjour, sans autorisation de travailler. Cela étant, la suspension ordonnée relevait d'une appréciation souveraine du Service des migrations, opérée en opportunité. Il aurait ainsi été possible pour cette autorité, si tel avait été son choix, de procéder différemment, en accordant au recourant une autorisation de séjour, par exemple à réception du rapport de police du 24 février 2021, moyennant éventuellement sa révocation ultérieure si les éléments ressortant la procédure pénale devaient tendre à démontrer que son mariage relevait d'une démarche abusive. Le recourant n'avait pour sa part pas allégué avoir tenté d'obtenir du Service des migrations qu'il lui accorde, sous une forme ou sous une autre, une autorisation provisoire de travailler (cf. arrêt attaqué, consid. 3d p. 15).