Citation: 4C.408/2005 01.06.2006 E. 8

Dans son dernier grief, la demanderesse reproche à la cour cantonale de ne pas avoir examiné la question de l'application de l'art. 305bis CP, en relation avec l'existence d'une escroquerie (art. 146 CP) et/ou d'un abus de confiance (art. 138 CP). Cette critique tombe à faux, dès lors que l'on vient de voir que c'est à juste titre que la cour cantonale n'a pas retenu l'existence de ces deux infractions. Or, le blanchiment d'argent au sens de l'art. 305bis CP suppose une valeur patrimoniale provenant d'un crime au sens de l'art. 9 CP (ATF 122 IV 211 consid. 2). Celui-ci faisant en l'occurrence défaut, l'application de l'art. 305bis CP est exclue. Dans ces circonstances, le recours ne peut qu'être rejeté.