Citation: 1C_595/2024 E. 5

Le recourant se plaint enfin d'une violation des droits politiques (art. 34 Cst.) et du principe de la proportionnalité (art. 5 Cst.). Il relève que le rapport d'enquête a été déposé en novembre 2021, que la procédure de révocation n'a été ouverte que deux ans plus tard, la décision du Conseil d'État n'ayant été rendue que trois ans plus tard (soit quatre ans après les faits reprochés, alors que le poste est soumis à réélection). Les motifs retenus par la cour cantonale (transmission du dossier au Conseil communal et absence de délais prévu par le droit cantonal) ne sauraient justifier un tel retard.