Citation: 5A_451/2024 E. 3.2

3.2. Le recourant relève que la Cour de justice avait correctement retenu que la somme de 45'000 euros reçue de ses parents était un bien propre et qu'elle s'était mélangée à ses acquêts au moment de son versement sur son compte en mars 2010. Il lui reproche toutefois de ne pas avoir qualifié l'achat et la vente de titres comme de la " gestion courante ". Il fait valoir qu'au vu de son activité professionnelle de gestionnaire de portefeuille, il ne pouvait pas être exclu que l'achat et la vente de titres entraient dans la gestion courante, de sorte qu'il fallait reconnaître que l'achat du bien immobilier constituait une dépense extraordinaire dans laquelle il avait investi l'argent reçu par ses parents. Dans tous les cas, faute d'élément concret dans le dossier, la Cour de justice ne pouvait pas simplement exclure totalement la somme de 45'000 euros de l'achat du bien immobilier, en considérant qu'elle avait été entièrement investie dans les titres. Elle ne pouvait pas non plus exclure cette somme au motif que le bien immobilier avait été majoritairement acquis au moyen d'acquêts et que les parties détenaient " des acquêts en suffisance ". Il ressortait en effet de la procédure qu'il avait investi à tout le moins 302'521 fr. de biens propres dans ce bien et qu'ainsi celui-ci n'aurait pas pu être acquis sans ses biens propres. Le recourant ajoute que ce n'est pas parce que les parties avaient des acquêts en suffisance qu'il existe une présomption que le bien immobilier soit acquis au moyen de cette masse, une telle analyse étant contraire à la jurisprudence.