Citation: 6B_884/2019 E. 3.2

3.2. L'autorité précédente a exposé que le recourant n'avait pas contesté avoir consommé beaucoup d'alcool ainsi que des stupéfiants le jour des faits. L'intéressé avait soutenu qu'il n'aurait alors pas été en mesure de conduire, que, en raison de son état, il aurait prêté son véhicule à un inconnu puis aurait, le soir des faits, croisé D.________ près de chez lui. Le recourant avait indiqué avoir ensuite oublié sa rencontre avec le prénommé et ne s'en être souvenu que lorsque celui-ci avait évoqué l'épisode au cours d'une discussion. Il avait enfin prétendu avoir, à l'occasion de ses premières déclarations, répondu, par bravade, ne pas vouloir révéler l'identité de la personne ayant conduit son véhicule au moment de l'accident, avant de se raviser et d'évoquer le prêt de sa voiture à un inconnu. Selon la cour cantonale, il était invraisemblable que le recourant, même s'il se trouvait dans un "état second" le 5 juin 2017, eût pu prêter son véhicule à un inconnu qui l'aurait ramené chez lui avant d'emprunter sa voiture, sans posséder aucun détail sur l'identité de celui-ci ni aucun moyen de le joindre. En outre, le domicile du recourant était éloigné de tout transport public, de sorte que l'on voyait mal comment l'inconnu en question aurait pu ramener le véhicule accidenté à cet endroit puis rentrer chez lui. Le fait que le recourant eût tout d'abord déclaré qu'il n'entendait pas révéler l'identité du conducteur ayant commis l'accident en précisant qu'il n'était pas "une balance", avant de livrer, plus de deux semaines après les faits, son explication impliquant l'intervention d'un inconnu, discréditait encore sa version des événements. S'agissant du témoignage de D.________, même en admettant que sa découverte plus de quatre mois après les faits ne fût pas suspecte, celui-ci manquait de crédibilité. Ce témoignage émanait ainsi d'un ami du recourant. En outre, il était invraisemblable que le prénommé pût se souvenir avec autant de précision de l'heure à laquelle il avait - le 5 juin 2017 - pris une douche, croisé le recourant et remarqué la prétendue absence de son véhicule, cela après plusieurs mois. Il n'était pas davantage vraisemblable que D.________ se fût souvenu de tels détails, anodins mais décisifs, alors même qu'il avait oublié avoir eu un contact téléphonique avec le recourant vers 18 h le jour des faits, contact qui avait bien eu lieu selon l'analyse du téléphone de ce dernier. Enfin, le témoignage de D.________ ne concordait pas avec les déclarations du recourant, puisque le premier nommé avait indiqué avoir vu l'intéressé rentrer à pied alors que le second avait prétendu avoir été ramené en voiture par l'inconnu auquel il aurait par la suite prêté son véhicule. Ces éléments permettaient d'écarter le témoignage de D.________ et de retenir que le recourant était bien l'auteur des faits.