Citation: 1C_122/2016 E. 4.2

4.2. En l'espèce, les décisions municipales tendent à la suppression d'aménagements voués à l'habitation réalisés dans les surcombles au motif que ces derniers ne respectent pas la hauteur minimale exigée par l'art. 27 al. 2 RLATC pour des locaux habitables (cf. consid. 5.1.2). En confirmant, indirectement, la diminution de la surface susceptible d'être utilisée pour l'habitation, les ordres de remise en état lèsent certes la propriété des recourants, sans toutefois atteindre le seuil de gravité envisagé par la jurisprudence précitée: l'étage inférieur (dont la surface oscille entre 103,3 et 104,2 m 2 selon le tableau de répartition de la PPE produit par les recourants) demeure utilisable conformément à la réglementation de la zone et on ne saurait voir une atteinte grave dans l'interdiction d'aménager des salles d'eau supplémentaires, un dressing ou encore des locaux techniques dans les surcombles. L'argumentation des recourants, particulièrement lacunaire à ce propos, ne présente du reste aucun élément justifiant de s'écarter de cette appréciation. Par conséquent, le Tribunal fédéral n'examinera que sous l'angle de l'arbitraire la question de la base légale ainsi que l'interprétation et l'application du droit cantonal (ATF 130 I 360 consid. 1.2 p. 362; 129 I 173 consid. 2.2 p. 177; 126 I 213 consid. 3a p. 218).