Citation: 5A_192/2024 E. 7.1

7.1. La Chambre civile a rappelé que l'effet rétroactif n'est accordé que si l'entretien n'a pas été couvert. Or, cela n'était pas le cas en l'espèce puisque l'intimée avait couvert certaines charges du recourant depuis la séparation - soit notamment ses primes d'assurance-maladie, ses frais médicaux non remboursés et ses frais de téléphone - alors que le solde de son entretien avait été financé par sa famille, le recourant ayant admis que cette dernière l'avait soutenu financièrement depuis le début de la procédure pour assumer ses charges non couvertes. A cet égard, la cour cantonale a considéré que le recourant n'avait pas rendu vraisemblable que les montants perçus de sa famille étaient des prêts qu'il serait tenu de rembourser. En effet et bien que les transferts bancaires soient libellés "LOAN", le recourant avait déclaré que son beau-frère subvenait aux besoins de la famille élargie sans indiquer qu'il s'agirait de prêts. Au surplus, alors qu'il avait été en mesure de produire des attestations de sa mère et/ou de sa soeur et de son beau-frère indiquant leur montant ainsi qu'une obligation ferme de remboursement des prêts octroyés durant la vie commune notamment en lien avec la maison de V.________, il n'avait pas été en mesure de produire de pièces similaires pour les montants versés postérieurement à la séparation des parties. Dans ces conditions, le paiement d'une contribution d'entretien avec effet rétroactif reviendrait uniquement à l'enrichir, ce qui n'était pas justifié dans les circonstances du cas d'espèce.