Citation: 2P.232/2004 28.04.2005 E. 4.2

4.2.1 Le premier moyen du recourant se confond, en fait, avec ceux liés à l'appréciation des preuves. Comme on l'a vu ci-dessus (cf. consid. 3.7.2), le Tribunal administratif n'a pas écarté l'hypothèse de la perte non fautive des deux pages dont le recourant a produit un double. Il s'est seulement abstenu de trancher entre les versions des parties, dès lors que la perte invoquée était sans influence sur le résultat de l'épreuve. Il n'était donc pas indispensable qu'il se penche plus avant sur la force probante de la pièce en cause. 4.2.2 Le second moyen du recourant, de nature formelle, ne résiste pas non plus à l'examen. Le règlement d'application de la loi genevoise sur la profession d'avocat du 26 avril 2002 ne contient aucune disposition sur les modalités de représentation de la Commission d'examens dans le cadre des procédures de recours dont ses décisions font l'objet. La Commission a ainsi délégué cette compétence à son président, ce que le recourant ne critique pas. Le président en titre de la Commission d'examens, Me Z.________, s'étant récusé lors de la session de novembre 2003 du fait que son fils se présentait à ces examens, il a désigné l'un des membres de la Commission, Me Y.________, pour le remplacer. Comme le relève la Commission d'examens dans sa réponse au présent recours, cela correspond à la logique de son organisation interne, l'art. 18 al. 1 RLPAv prévoyant qu'elle est "présidée par son président ou un membre désigné par lui". Dans ces conditions, il était normal que Me Y.________ assume cette suppléance, non seulement pendant la session d'examens proprement dite, mais également pour le suivi des procédures qu'elle avait entraînées, y compris devant le Tribunal fédéral. On ne voit ainsi pas en quoi le principe de la bonne foi serait violé sur ce point. Le recourant ne l'explique d'ailleurs pas, de sorte que ce moyen doit être rejeté.