Citation: 2C_188/2020 E. 6.2

6.2. Le droit à l'assistance judiciaire découle toutefois également de l'art. 29 al. 3 Cst., et, en cas de privation de liberté, de l'art. 31 al. 2, 2e phrase Cst. (ATF 139 I 206 consid. 3.3 p. 214; 134 I 92 consid. 3.2.3 p. 100). L'art. 29 al. 3 Cst. confère au justiciable une garantie minimale, dont le Tribunal fédéral examine librement le respect (ATF 134 I 92 consid. 3.2.1 p. 99). Cette disposition conditionne notamment l'octroi de l'assistance judiciaire gratuite à l'existence de chances de succès dans la cause de celui qui réclame cette assistance (cf. ATF 139 III 396 consid. 1.2 p. 397; 138 III 217 consid. 2.2.4 p. 218). Cette condition vaut également, sur le principe, en matière de détention administrative (ATF 139 I 206 consid. 3.3.1 p. 214), excepté dans le cas particulier, non pertinent en l'espèce, des détentions Dublin (cf. ATF 143 II 361). L'exigence selon laquelle la cause ne doit pas être dépourvue de chances de succès doit toutefois, en présence d'une privation de liberté d'une certaine intensité, respectivement d'une certaine durée, être relativisée. La jurisprudence admet ainsi que, lorsque la détention administrative dépasse trois mois, il faut en principe accorder au détenu qui le requiert un défenseur d'office (cf. ATF 134 I 92 consid.3.2.3 p. 100 s.; arrêt 2C_675/2011 du 20 septembre 2011 consid. 3.2). Par ailleurs, lorsque une détention pour insoumission fait suite à une détention en vue du renvoi ou de l'expulsion atteignant déjà une durée de trois mois, il y a lieu, au vu des particularités de cette forme de détention, d'accorder l'assistance demandée par l'intéressé, déjà lors du premier examen - avec audition orale - de la détention. Par la suite, l'assistance sera accordée seulement si le cas soulève des questions de droit ou de fait d'une difficulté particulière (ATF 134 I 92 consid. 3 et 4).