Citation: 6B_348/2024 E. 4.4

4.4. En l'espèce, le recourant ne peut pas se prévaloir du respect à sa vie privée. On rappellera que sa relation avec sa fille qui vit en France n'est pas protégée par l'art. 8 par. 1 CEDH (ATF 144 II 1 consid. 6.1). Par ailleurs, son renvoi vers le Brésil ne peut pas être considéré comme difficile puisqu'il y a vécu une grande partie de sa vie et qu'il parle portugais. De plus, au vu de ses qualifications, notamment en gemmologie, sa réinsertion ne se heurte pas à des obstacles insurmontables, ce d'autant plus que sa famille vit sur place. À part en prison, il n'est pas intégré en Suisse. Au sujet du risque qu'il invoque en lien avec les graves menaces dont il ferait l'objet au Brésil, le recourant se contente de vagues affirmations et ne formule aucune description du danger encouru. Au vu de ce qui précède, le recourant, qui n'a aucun lien avec la Suisse, ne se trouve pas dans une situation personnelle grave. La première condition pour l'application de l'art. 66a al. 2 CP n'étant pas réalisée, le prononcé de l'expulsion du recourant ne viole pas le droit fédéral.