Citation: 5A_692/2018 E. B

B.a. Le 17 décembre 2015, après l'échec de la tentative de conciliation, A.A.________ a déposé devant le Tribunal une demande en partage fondée sur les art. 650 ss CC à l'encontre de B.________ SA. Elle a conclu à ce que le Tribunal ordonne le partage de la parcelle no 10318, dise que ce partage se fera en nature, lui attribue les deux tiers de la parcelle, un tiers étant attribué à B.________ SA, commette un géomètre officiel pour établir un tableau de mutation puis impartisse un délai aux parties pour saisir la Commission foncière agricole d'une requête en autorisation de diviser la parcelle, ordonne au registre foncier d'inscrire à son nom la sous-parcelle correspondant à sa part de copropriété et au nom de B.________ SA la sous-parcelle correspondant à la sienne et dise enfin que les frais de mutation, de la procédure devant la Commission foncière agricole et d'inscription au registre foncier seront à sa charge et à celle de B.________ SA à raison de la moitié chacun. B.________ SA a conclu au rejet de la demande et a formé par ailleurs une demande reconventionnelle concluant préalablement à ce que le Tribunal ordonne à la Commission foncière agricole de procéder à une estimation de la valeur de rendement de la parcelle no 10318 et, au fond, à ce qu'il constate qu'elle dispose d'un droit à l'attribution de ladite parcelle conformément à l'art. 36 LDFR, qu'il lui en attribue par conséquent l'intégralité de la propriété, qu'il ordonne au conservateur du registre foncier de lui transférer la quote-part de propriété de A.A.________ dès l'entrée en force du jugement, les frais d'estimation de la Commission foncière agricole et d'inscription au registre foncier devant être répartis par moitié entre les parties. B.________ SA a par ailleurs conclu à ce qu'il lui soit donné acte de son engagement à payer à A.A.________ le double de la valeur de rendement relative à sa quote-part de la parcelle no 10318 telle que retenue par la nouvelle estimation de la Commission foncière agricole, A.A.________ devant être condamnée à lui verser la somme de 57'200 fr. à titre de paiement pour sa part relative au prêt hypothécaire concernant la parcelle no 10318 et à ce que les créances respectives des parties soient compensées. Dans sa réponse du 29 avril 2016 à la demande reconventionnelle, A.A.________ s'en est notamment rapportée à justice s'agissant de la recevabilité de celle-ci. Une première expertise a été administrée en vue de déterminer la valeur de rendement de la parcelle; une seconde a été ordonnée aux fins de déterminer la valeur actuelle des travaux de drainage effectués sur la parcelle no 10318 ainsi que la valeur actuelle de son capital plantes. Dans sa réplique du 25 août 2017, tout en indiquant persister intégralement dans ses écritures des 26 octobre 2015 et 29 avril 2017 ainsi que dans ses plaidoiries finales écrites du 10 juillet 2017, A.A.________ a soulevé l'irrecevabilité de la demande reconventionnelle. Par jugement du 25 septembre 2017, le Tribunal a constaté que B.________ SA disposait d'un droit à l'attribution de l'intégralité de la propriété de la parcelle no 10318 (ch. 1), ordonné qu'elle lui soit ainsi attribuée (ch. 2) et que le conservateur du registre foncier de Genève transfère la quote-part de propriété de A.A.________ sur la parcelle no 10138 dès l'entrée en force du jugement (ch. 3) dit que les frais de mutation, de procédure devant la Commission foncière agricole et d'inscription au registre foncier seraient à la charge des parties à raison de la moitié chacun (ch. 4), condamné B.________ SA à verser à A.A.________ la somme de 169'426 fr. 70 en contrepartie du transfert de sa quote-part de propriété (ch. 5), réglé les fais et dépens (ch. 6 et 7) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 8). B.b. Statuant le 1er juin 2018 sur l'appel formé par A.A.________, la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) l'a rejeté et confirmé la décision de première instance.