Citation: 2C_746/2019 E. 5.4

5.4. En l'occurrence, comme exposé plusieurs fois, le recourant a été condamné en 2017 à une peine privative de liberté de cinq ans en raison de diverses et nombreuses infractions, après avoir déjà fait l'objet d'autres condamnations - correspondant au total à 130 jours-amende - en 2007 et 2011 pour diffamation et délit contre la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et survivants. Il a notamment été reconnu coupable d'abus de confiance, d'escroquerie par métier, d'infractions à la loi fédérale sur les stupéfiants et de brigandage. On relèvera d'emblée qu'il s'agit en partie de crimes et de délits graves pour lesquelles la jurisprudence se montre spécialement rigoureuse, comme cela a été mentionné dans le considérant précédent. Certaines infractions dénotent par ailleurs une volonté criminelle importante de la part du recourant. En 2013, celui-ci a notamment amené de nombreuses personnes, disposant généralement de revenus modestes, à signer des propositions d'assurances-vie sur la base d'informations mensongères. Il a ainsi encaissé, par l'intermédiaire de l'une des sociétés qu'il avait fondées, d'importantes commissions de plusieurs dizaines de milliers de francs de la part des assureurs concernés pour des contrats dont il savait qu'ils ne correspondaient pas à la volonté réelle des preneurs d'assurance et qu'ils ne pourraient pas être honorés par ceux-ci. Durant la même année 2013, au nom de sa société, il a également acheté différents biens pour plus de 90'000 fr. sans avoir jamais l'intention de s'acquitter des prix de vente facturés. Comme l'a relaté le Tribunal cantonal, l'intéressé s'est ensuite lancé, entre 2015 et 2016, dans le trafic de marijuana, alors même qu'il savait qu'une enquête était ouverte à son encontre pour les délits précédemment commis, écoulant entre 4 et 5 kg de ce stupéfiant, pour 24'000 à 30'000 fr. environ, en six mois seulement. Enfin, en mai 2016, il n'a pas hésité une seule seconde à participer à un brigandage, dans le cadre duquel il s'est révélé sans scrupules. Il a choisi lui-même une station-service qu'il connaissait pour la braquer, tout en sachant qu'une arme, certes était factice, allait être utilisée. Il ressort encore de l'arrêt attaqué que le recourant, attiré par l'argent, n'a pas freiné ses complices, mais les a encouragés dans la voie criminelle, se chargeant pour sa part de faire le guet dans une voiture, tout en laissant ses jeunes comparses, de plus de vingt ans ses cadets, prendre les risques. Ce faisant, il a laissé transparaître que ses précédentes condamnations, de même que l'enquête dont il faisait alors l'objet, n'avaient aucune sorte d'influence sur sa conduite. D'après l'arrêt attaqué, le recourant s'est même positionné en victime lors de son procès en 2017, durant lequel il a affiché un demi-sourire.