Citation: 6B_403/2017 E. 1.3.1

1.3.1. L'autorité précédente a retenu, sur la base de l'expertise en question, que l'état du recourant n'avait pas changé depuis la précédente expertise et que le risque de récidive demeurait élevé. La consommation récurrente de substances psychoactives et l'évasion de la Fondation A.________ dénotaient la propension de l'intéressé à la transgression des règles. Outre ladite consommation de substances psychoactives, l'état du recourant trouvait son origine dans ses troubles de la personnalité, présents de longue date, lesquels ne pouvaient être que difficilement traités et devaient ainsi être tenus pour chroniques. L'intéressé ne présentait par ailleurs aucune évolution dans l'expression de sa culpabilité, des remords et des moyens à mettre en oeuvre pour éviter une récidive. Il ne cherchait aucun changement dans son fonctionnement et la psychothérapie qu'il suivait relevait davantage du soutien que du traitement psychothérapeutique. L'expert avait en conséquence estimé qu'une mesure thérapeutique institutionnelle ne permettrait pas de diminuer de manière significative le risque de récidive.