Citation: 6B_305/2008 07.01.2009 E.

En substance, la cour cantonale a reproché à B.________ d'avoir, par son annonce au maître de l'ouvrage de la fin de tous les travaux de réparation du puits, donné son aval à la remise en eau de ce dernier, alors que les éléments à disposition n'avaient pas permis de d'identifier de manière sûre la cause de la fissuration du puits et que l'apparition de nouvelles fissures n'était pas exclue. La négligence ainsi commise avait été causale de la rupture du puits blindé. Cette rupture avait entraîné la mort de trois personnes se trouvant dans le chalet emporté par la coulée de boue. Elle avait en outre provoqué des inondations et un éboulement, qui avaient mis en danger la vie, l'intégrité corporelle et la propriété d'autrui. Elle avait encore eu pour effet d'obstruer une route ouverte à la circulation publique, mettant concrètement en danger la vie et l'intégrité corporelle des personnes qui auraient pu l'emprunter. Enfin, elle avait été à l'origine de l'arrêt de l'exploitation du complexe hydro-électrique. B.________ s'était ainsi rendu coupable des infractions retenues à sa charge en première instance, lesquelles devaient être retenues en concours.