Citation: 9C_411/2015 E. 5.3

5.3. Le cas particulier concerne une situation en tous points identique à celle dont traite l'arrêt 9C_530/2010. Il s'agit également d'un assuré né avec une infirmité congénitale affectant son coeur pour laquelle la prescription de Synagis® est indiquée afin d'éviter les risques découlant d'une infection respiratoire par un VRS. Il n'y a donc pas lieu de le traiter de façon différente. Les considérations générales de l'office recourant sur la nature du Synagis® et du VRS ainsi que sur l'assureur (invalidité ou maladie) auquel incombent en principe les coûts d'une vaccination ne lui sont donc d'aucune utilité. Il en va de même de ses réflexions sur le rapport de causalité entre la nature du Synagis® et le traitement de l'infirmité, qui ne saurait de toute manière être qualifié d'inadéquat dès lors que de la protection apportée par cette préparation antivirale peut dépendre le succès dudit traitement. Les difficultés organisationnelles que la répartition des frais pourrait représenter ne jouent pas de rôles en l'occurrence. En l'absence de motifs pertinents justifiant de revenir sur l'arrêt 9C_530/2010 du 31 mai 2011, il convient donc de rejeter le recours.