Citation: U 230/05 24.05.2006 E. A

R.________, né en 1947, travaille depuis 1974 en qualité d'employé d'exploitation pour le compte de l'entreprise X.________ SA. A ce titre, il est assuré contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 13 août 2001, le prénommé a subi une contusion de la main droite après avoir heurté une caisse. Les suites de cet accident, qui n'a pas provoqué d'incapacité de travail, ont été prises en charge par la CNA. Le 1er février 2002, l'employeur a annoncé une rechute de l'accident du 13 août 2001. Les examens pratiqués subséquemment ont révélé l'existence d'une instabilité carpo-métacarpienne de l'annulaire et un kyste articulaire de l'interphalangienne proximale du majeur droit. Le 4 février 2002, l'assuré a subi une intervention chirurgicale pratiquée par le docteur A.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, qui a consisté à exciser le kyste et à réviser la carpo-métacarpienne de l'annulaire avec synovectomie et reconstruction de l'appareil capsulo-ligamentaire. Malgré d'importantes douleurs résiduelles, l'assuré a repris le travail à 50 % dès le 22 avril 2002 et a été affecté par son employeur à un poste adapté à son état de santé. A l'issue de l'instruction médicale, le cas a été soumis pour appréciation au docteur D.________, médecin conseil de la CNA, qui a estimé, malgré une diminution de la force à la main droite, que l'activité professionnelle exercée par l'assuré depuis le mois d'avril 2002 était exigible en plein (rapport du 30 juillet 2003). Après avoir recueilli de nouveaux renseignements médicaux, la CNA a, par décision du 22 octobre 2003, mis un terme au versement de l'indemnité journalière au 31 décembre 2003, motif pris que pour les seules séquelles de son accident du 13 août 2001, l'assuré était apte à reprendre à plein temps une activité professionnelle auprès de son employeur, et nié par voie de conséquence le droit de l'assuré à une rente d'invalidité. Elle a également alloué une indemnité pour atteinte à l'intégrité fondée sur un taux de 10 %. Le recourant a contesté cette décision en alléguant ne pouvoir travailler dans une mesure supérieure à 50 % et sollicité la mise en oeuvre d'une expertise indépendante. L'opposition a été rejetée par décision du 22 décembre 2003.