Citation: 6P.71/2005 06.09.2005 E. 2

Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir commis un déni de justice en déduisant 819 jours de détention préventive, sans tenir compte qu'il se trouvait en réalité en exécution de peine anticipée depuis le 19 octobre 2004. Selon le recourant, cette constatation erronée des faits pourrait jouer un rôle important en matière de libération conditionnelle. Il est exact que l'arrêt attaqué ne mentionne pas formellement que le recourant a commencé à purger sa peine par anticipation en date du 19 octobre 2004. Le recourant méconnaît cependant la jurisprudence constante du Tribunal fédéral, selon laquelle la détention préventive imputée doit être prise en compte lors du calcul des deux tiers de la peine subie (art. 38 ch. 1 al. 1 CP; ATF 110 IV 65 consid. 4a p. 67). Partant, l'imprécision soulevée - corrigée au demeurant par la cour cantonale par décision du 7 juillet 2005 - est sans pertinence. Le grief soulevé doit donc être écarté.