Citation: 1C_265/2021 E. C

C.a. Le 25 mars 2019, A.________, ainsi que, par acte séparé, H.________, un autre opposant au PAL également représenté par l'avocat B.________, ont requis du Conseil communal a.i. sa récusation dans le cadre des dossiers relatifs à leurs oppositions. A cet égard, ils se sont prévalus d'un courrier que G.________ avait adressé le 8 février 2019 à Didier Castella, Conseiller d'État en charge de la Direction des institutions, de l'agriculture et forêts (DIAF). Dans cette missive, intitulée " Déontologie d'un avocat fribourgeois envers les institutions ", G.________ évoquait les potentiels conflits d'intérêts et " de loyauté " de l'avocat B.________, qui, outre la défense des intérêts de citoyens de Corserey dans le cadre d'oppositions à la révision du PAL, était chargé de divers mandats pour le compte de l'État de Fribourg. Il y relevait en outre avoir été déçu du " manque de respect [de B.________] à l'égard du Conseil communal de Corserey ", de " [son] attitude hautaine durant les séances de conciliation ", attitude qui, selon G.________, " n'[était] pas digne d'un représentant du droit ". Le courrier était signé par G.________, qui précisait ses qualités de " Député et Conseiller communal intérimaire à Corserey ". A.________ et H.________ ont également invoqué, à l'appui de leurs requêtes de récusation, l'envoi par le Conseil communal a.i. d'un tout-ménage le 20 novembre 2018, destiné aux citoyens de la commune de Corserey. Ce document mentionnait en particulier que les opposants au PAL " harcelaient " le Conseil communal ad interim. C.b. Le 9 avril 2019, le Conseil communal a.i., qui s'opposait aux requêtes de récusation, les a transmises au Préfet, comme objets de sa compétence. A cette occasion, il l'a informé que G.________ s'était spontanément récusé s'agissant des procédures d'opposition au PAL concernant A.________ et H.________. C.c. Le 20 mai 2019, A.________ et la succession de H.________, lequel était décédé dans l'intervalle, ont requis la récusation du Préfet, au motif que celui-ci se trouvait lui-même dans une situation de partialité, dans la mesure où il avait personnellement nommé le Conseil communal a.i., alors que sa compétence pour ce faire était contestée. Par décision du 23 août 2019, la DIAF a rejeté cette demande de récusation. C.d. Par décision du 8 novembre 2019, le Préfet a rejeté les demandes de récusation dirigées contre le Conseil communal a.i.