Citation: 7B_168/2024 E. 4.3

4.3. En l'espèce, la cour cantonale a retenu que le recourant présentait un risque élevé de commettre de nouveaux actes de violence, notamment sexuelle. Elle a pris en considération qu'il était déjà prévenu d'infractions graves commises au sein de sa famille et qu'il venait de bénéficier, le 26 avril 2023, d'une mise en liberté avec des mesures de substitution auxquelles il n'avait pas hésité à contrevenir le 6 juin 2023. Le recourant ne contestait en effet pas avoir entraîné sa femme à son domicile, même s'il en reportait l'initiative sur elle; cette dernière l'accusait d'avoir alors tenté de la contraindre à retirer sa plainte, ainsi que de l'avoir violée, ce jour-là et précédemment, faits pour lesquels il était désormais prévenu. La cour cantonale a relevé que sa prétendue prise de conscience de la situation et de la volonté de son épouse de se séparer de lui n'étaient pas convaincantes, vu la répétition des événements. Elle a conclu que le maintien du recourant en détention pour prévenir tout risque de récidive permettait de faire prévaloir l'intérêt à la sécurité publique, en l'occurrence celle de sa famille, sur sa liberté personnelle (cf. arrêt attaqué, p. 8).