Citation: 5P.252/2004 13.10.2004 E. A

A.a X.________ est propriétaire de l'immeuble formant l'art. 729 du registre foncier de la commune de A.________. Y.________ est propriétaire de l'immeuble voisin constituant l'art. 358 du registre foncier de la même commune. Une servitude de passage en faveur de l'art. 729 sur l'art. 358 figure au registre cantonal des servitudes, mais n'est pas inscrite au registre foncier. Son existence n'est pas contestée. Elle donne droit au passage sur les places d'aisance, c'est-à-dire sur la place asphaltée située devant et à côté de la maison sise sur l'immeuble de Y.________. Depuis août 2003, le passage n'est plus possible à cet endroit. Y.________ l'a déplacé et "canalisé", par la pose de bacs à fleurs et de parois de bois, sur un chemin non goudronné à cause des fréquents passages des visiteurs des locataires de X.________. Ce nouveau tracé est moins aisé qu'auparavant. A.b Le 5 septembre 2003, X.________ a déposé des requêtes de mesures provisionnelles et de mesures urgentes contre Y.________, concluant à ce que celui-ci soit astreint à enlever les parois de bois et les bacs à fleurs de façon à permettre le passage sur la place asphaltée située devant sa maison. Le président du Tribunal de la Broye a rejeté la requête de mesures urgentes le 8 septembre 2003 et, après avoir entendu les parties, la requête de mesures provisionnelles le 31 octobre 2003, fixant à la demanderesse un délai de deux mois pour ouvrir action au fond. Le 11 février 2004, le Tribunal civil de la Broye a rejeté le recours interjeté par X.________. A.c Dans l'intervalle, en janvier 2004, les parois en bois ont été arrachées par des amis des locataires de X.________. Y.________ les a fait réinstaller par un paysagiste en mars 2004.