Citation: 5A_94/2016 E. A

A.a. B.A.________, né en 1960 à V.________ (Roumanie), originaire de W.________ (Genève), et A.A.________, née en 1961 à V.________, originaire de Y.________ (Vaud), se sont mariés à Z.________ (Royaume-Uni) le 19 octobre 1990, sans conclure de contrat de mariage. Ils sont les parents de C.________, née en 1994, et de D.________, né en 1996, aujourd'hui majeurs. A.b. Par acte déposé auprès du Tribunal de première instance du canton de Genève (ci-après: Tribunal) le 22 novembre 2012, A.A.________ a formé une demande unilatérale en divorce. Sur les effets accessoires du divorce, elle a conclu à ce que la pleine propriété du domicile conjugal lui soit attribuée, à ce que la garde des enfants C.________ et D.________ lui soit confiée, à ce qu'un droit de visite d'un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires soit réservé en faveur de B.A.________, ce dernier devant être condamné à verser des contributions mensuelles d'entretien de 2'000 fr. pour elle-même et de 1'500 fr. pour chacun des enfants, avec effet rétroactif au 22 novembre 2011. Elle a par ailleurs conclu à ce que lui soit réservée la possibilité de prendre de nouvelles conclusions quant à la liquidation du régime matrimonial s'agissant des biens et de la fortune de son époux acquis durant le mariage dès connaissance de leur étendue, et à ce qu'il soit renoncé au partage des avoirs de prévoyance professionnelle. Dans sa demande motivée du 30 avril 2013, A.A.________ a persisté dans ses conclusions. Dans le corps de son écriture, elle a notamment demandé que la propriété du domicile conjugal - copropriété des parties - lui soit attribuée sans le versement d'une soulte, en compensation de sa renonciation à sa part aux participations de B.A.________ dans plusieurs sociétés. Dans sa réponse du 28 juin 2013, B.A.________ s'est déclaré d'accord sur le principe du divorce. Il a conclu à ce que l'autorité parentale sur D.________ demeure conjointe - C.________ ayant entretemps accédé à la majorité -, que la garde de D.________ soit attribuée à la mère, qu'un libre droit de visite lui soit octroyé à exercer d'entente entre les parties, qu'il lui soit donné acte de ce qu'il contribuerait à l'entretien de D.________ par le versement régulier de ses primes d'assurance-maladie et de son argent de poche, et à ce que le partage de la copropriété sur la villa conjugale soit ordonné ainsi que le partage par moitié des prestations de libre passage acquises par chaque époux durant le mariage, le régime matrimonial étant dissous et liquidé " selon les précisions qui seront données en cours d'instance ". Il a notamment indiqué être titulaire d'une prévoyance liée G.________ d'un montant de xxxx fr. et a fait valoir que les sociétés dont il détenait des parts étaient en faillite, insolvables ou qu'elles avaient cessé leur activité ou encore qu'il détenait certaines parts à titre fiduciaire. A.c. Par ordonnance sur mesures provisionnelles du 14 novembre 2013, confirmée par arrêt de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: Cour de justice) du 30 mai 2014, le Tribunal a attribué à l'épouse la jouissance exclusive du domicile conjugal, à charge pour elle d'en assumer les intérêts hypothécaires, l'entretien courant, les assurances et les éventuels impôts fonciers, attribué la garde de l'enfant D.________ à sa mère, réservé au père un droit de visite devant s'exercer, à défaut d'accord contraire des parties, à raison d'un week-end sur deux et pendant la moitié des vacances scolaires, condamné le mari à verser en mains de son épouse, par mois et d'avance, allocations familiales ou d'études non comprises, la somme de 1'500 fr., au titre de contribution à l'entretien de D.________, avec effet dès le 1er septembre 2013. A.d. Lors de l'audience du 12 septembre 2013, B.A.________ a déclaré être prêt à remettre à A.A.________ la moitié des parts des sociétés qu'il détenait si elle le souhaitait, dès lors que ces sociétés ne lui procuraient aucun revenu. A.e. Lors de l'audience du 3 novembre 2014, les parties ont déclaré " qu'il ne demeure aujourd'hui que la question du bien immobilier concernant la liquidation du régime matrimonial " à juger. A l'issue de cette audience, le Tribunal a imparti aux parties un délai au 5 décembre 2014 pour déposer leurs plaidoiries finales écrites, sans pièces nouvelles. A.f. Dans ses plaidoiries finales écrites du 5 décembre 2014, A.A.________ a conclu à ce que B.A.________ soit condamné à lui verser, par mois et d'avance, une contribution de 1'500 fr. à son entretien, à verser à ses enfants, en ses mains, une contribution à leur entretien de 1'500 fr. chacun avec effet au 22 novembre 2011, à ce que les avoirs de prévoyance professionnelle ne soient pas partagés, à la liquidation du régime matrimonial et au partage par moitié du bénéfice résultant de la vente de l'immeuble dont les parties sont copropriétaires après déduction des frais de vente, du remboursement de la dette hypothécaire et du remboursement des avoirs LPP auprès des institutions d'assurance. Dans ses plaidoiries finales écrites du 5 décembre 2014, B.A.________ a persisté dans ses conclusions, à l'exception de celles portant sur les enfants, celles-ci étant devenues sans objet du fait de leur majorité faute pour A.A.________ d'avoir obtenu leur accord. S'agissant du régime matrimonial, sa liquidation était circonscrite à la question de la vente du bien immobilier à la suite de l'audience du 3 novembre 2014, et il a persisté dans sa conclusion tendant au partage de la copropriété des époux.