Citation: 9C_690/2018 E. 4

La juridiction cantonale a retenu que le recourant possédait une pleine et entière capacité de travail dans une activité adaptée à son état de santé en septembre 2016. Le médecin traitant n'avait d'ailleurs attesté de nouvelles incapacités de travail qu'à partir du 1 er avril 2018 sans exposer les atteintes liées à ces incapacités. En se fondant sur la décision de l'office AI du 30 mars 2017, les premiers juges ont considéré que le recourant ne devait par ailleurs pas s'attendre à l'octroi imminent de mesures de réadaptation. Il n'était donc pas empêché de satisfaire à son obligation de diminuer le dommage et en particulier de rechercher une activité adaptée ou de s'inscrire à l'assurance-chômage. Qui plus est, le recourant n'avait pas apporté la preuve qu'il avait entrepris tout ce qui était raisonnablement exigible de sa part pour réduire le dommage. Dès lors, le délai d'adaptation de trois mois dès fin septembre 2016 fixé par la caisse-maladie était correct. Procédant à la comparaison des revenus pour déterminer l'éventuelle perte de gain, les premiers juges se sont ensuite référés pour fixer le revenu d'invalide aux salaires statistiques ressortant de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS). Ils ont retenu un montant de 60'769 fr. 65 correspondant au salaire réalisé par un homme exerçant à 100 % des tâches physiques ou manuelles simples dans le secteur privé en 2017 (ESS 2014, tableau TA 1, niveau 1, horaire usuel de travail de 41,7 heures, puis adaptation à l'évolution des salaires jusqu'en 2017), avec un taux d'abattement de 10 %. La comparaison de ce montant avec le revenu sans invalidité de 78'471 fr. 35, fondé sur les déclarations de l'employeur, mettait en évidence un degré d'invalidité de 23 %. Le recourant n'avait dès lors pas droit aux prestations de l'intimée au-delà du 31 décembre 2016.