Citation: 6P.8/2005 07.04.2005 E. 4

Le pourvoi en nullité est ouvert aux victimes au sens de la LAVI (art. 270 let. e PPF), mais pas aux autres lésés (ATF 129 IV 206 consid. 1 p. 207). Ces derniers ont qualité pour recourir dans deux hypothèses uniquement: comme plaignants, pour autant qu'il s'agisse du droit de porter plainte (art. 270 let. f PPF) ou comme accusateurs privés, si, conformément au droit cantonal, ils ont soutenu l'accusation à eux seuls, sans intervention de l'accusateur public (art. 270 let. g PPF; ATF 128 IV 39 consid. 2 p. 40 s.). Cette dernière hypothèse n'étant manifestement pas remplie, il y a lieu d'examiner si les recourants ont, comme ils le soutiennent, la qualité pour se pourvoir en nullité en tant que plaignants. La notion de plaignant au sens de l'art. 270 let. f PPF découle du seul droit fédéral. Par plaignant, il faut entendre une personne qui a été lésée par une infraction se poursuivant uniquement sur plainte et qui a déposé plainte au sens du droit fédéral, c'est-à-dire des art. 28 ss CP; et le seul grief qu'elle peut soulever est la violation des art. 28 ss CP (ATF 127 IV 185 consid. 2 p. 188; 120 IV 38 consid. 2c in fine p. 42). En l'espèce, les infractions en question, soit la gestion déloyale (art. 158 CP) et l'abus de confiance (art. 138 CP), voire le faux dans les titres (art. 251 CP), se poursuivent d'office. Les recourants n'ont donc pas la qualité pour se pourvoir en nullité en tant que plaignants. Le pourvoi est donc irrecevable. Au demeurant, le grief soulevé se rapporte en réalité au droit de plainte du droit cantonal accordé à toute personne lésée par une infraction et ne concerne pas le droit fédéral.