Citation: I 310/04 11.08.2005 E. A

A.a T.________, ressortissant portugais né en 1954, a été mis au bénéfice d'une rente entière d'invalidité, assortie de rentes complémentaires pour épouse et pour enfants, à partir du 1er juillet 1993, fondée sur un taux d'invalidité de 68 % (décision de l'Office cantonal AI du Valais du 3 novembre 1995, remplacée par une décision du 22 juillet 1996). L'administration s'était notamment fondée sur l'avis de la doctoresse D.________, psychiatre, qui, diagnostiquant des troubles somatoformes douloureux accompagnés principalement d'un état régressif avec une composante dépressive chez une personnalité frustre à traits passifs et narcissiques, avait attesté d'abord d'une incapacité de travail de 50 %, puis mentionné un «taux d'invalidité réel» de 75 % (rapports des 31 août 1995 et 21 juin 1996). Une expertise orthopédique rendue par le docteur M.________, le 12 avril 1995, avait par ailleurs mis en évidence une gonarthrose fémoro-tibiale externe droite et des lésions statiques et dégénératives de la colonne dorsale; ces atteintes ne limitaient toutefois pas la capacité de travail de l'assuré dans une activité adaptée. T.________ est retourné dans son pays d'origine au cours de l'année 1996, sans avoir repris d'activité lucrative. Son dossier a été transmis à l'Office AI pour les assurés résidant à l'étranger (ci-après : l'office AI). A.b Dans le cadre d'une procédure de révision du droit à la rente, l'office AI a requis l'avis de médecins au Portugal, notamment, des docteurs L.________, orthopédiste, et P.________, neurologue. Ceux-ci ont fait état de troubles dégénératifs au genou droit et d'un blocage à la colonne dorsale. Leur confrère S.________, psychiatre, a indiqué que l'assuré ne présentait plus de signes pathologiques d'une affection psychiatrique (rapport du 28 mai 2002). Se fondant sur ces appréciations et après avoir soumis le dossier à son service médical, l'office AI a supprimé le droit à la rente d'invalidité avec effet au 1er octobre 2003, au motif que l'assuré subissait une perte de gain de moins de 40 %, insuffisante pour le maintien de son droit (décision du 14 août 2003). T.________ s'est opposé à cette décision. Après avoir soumis le dossier au docteur U.________, médecin de son service médical, selon lequel l'assuré présentait une incapacité de travail de 30 % dans une activité adaptée en raison de l'aggravation de l'atteinte orthopédique et des problèmes lombaires (avis du 3 octobre 2003), l'office AI a partiellement admis l'opposition de l'assuré et lui a accordé un quart de rente fondé sur un taux d'invalidité de 48 % à partir du 1er octobre 2003, en remplacement de la rente entière (décision sur opposition du 20 octobre 2003).