Citation: U 279/03 26.01.2005 E. A

Né en 1953, P.________, domicilié à V.________, travaillait à titre indépendant en qualité d'ingénieur-géomètre ETS et guide de montagne; il était assuré auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après : CNA) contre le risque d'accident professionnel et non professionnel. Le 18 avril 2001, il a été victime d'un accident dans la région de A.________ (Italie) où il se trouvait pour pratiquer l'escalade. Alors qu'il était en train de lacer ses chaussures, il a reçu une pièce de bois mort sur le milieu du dos. De retour en Suisse, il s'est rendu à l'Hôpital E.________, le 26 avril 2001, où le diagnostic de contusion dorso-lombaire a été posé (rapport médical du 9 mai 2001). Consulté par P.________, le docteur H.________ a, dans un courrier du 21 mai suivant au médecin d'arrondissement de la CNA, le docteur R.________, fait état d'un status après contusion lombaire (18.04.01), status après tassement de D12 (1988), status après entorse cervicale (1997) et status après cure de hernie discale lombaire (1998); il a par ailleurs indiqué que l'assuré présentait une très nette exacerbation des lombalgies chroniques et consécutives au traumatisme de 1988 et préconisait une consultation, voire un séjour, à la Clinique O.________. Après abord omis de se rendre à un premier rendez-vous fixé par le docteur I.________, chef du service de réadaptation générale de la Clinique O.________, et de répondre aux convocations de la CNA, l'assuré s'est finalement soumis à différents examens à la Clinique O.________ (cf. rapport du 12 octobre 2001 du docteur I.________), dont une évaluation psychiatrique effectuée par le docteur F.________. Ce spécialiste a diagnostiqué des troubles de l'adaptation avec anxiété et dépression (consilium psychiatrique du 8 octobre 2001). Sur proposition du docteur I.________, P.________ a encore séjourné à la Clinique O.________ du 31 octobre au 5 décembre 2001 pour permettre une adaptation du traitement médicamenteux, introduire une physiothérapie, ainsi qu'une prise en charge psychiatrique. A cette occasion, un CT-scan de la jonction dorso-lombaire a été réalisé le 5 novembre 2001; ont été notamment mises en évidence une petite image de hernie discale paramédiane gauche au niveau de D10-D11, ainsi qu'une ancienne fracture de D12 avec enfoncement du plateau supérieur et cunéiformisation responsable d'une cyphose centrée sur D12. Ces constatations ont été confirmées par une IRM du rachis dorsal du 21 novembre 2001. Un ultrason abdominal effectué le 8 novembre précédent, en rapport avec les plaintes de l'assuré quant à une importante perte de poids et des vomissements, n'a montré aucune anomalie décelable, alors que des tests électrolytiques, hépatiques, pancréatiques et rénaux n'ont révélé aucune perturbation. Dans un rapport du 2 janvier 2002, les docteurs I.________ et S.________ ont indiqué que le status répété plusieurs fois avait mis en évidence un point douloureux dans la région D10-D11 G auquel correspondait la localisation d'une petite hernie discale D10-D11 para-médiane G; selon eux, il paraissait raisonnable d'admettre une corrélation radio-clinique, même en l'absence de syndrome radiculaire D10 G. Sur le plan psychique, les médecins ont fait état d'un possible trouble affectif dit mixte et préconisé une prise en charge thérapeutique. Ils ont conclu que si les problèmes psycho-sociaux (notamment problèmes financiers) étaient très importants et modulaient fortement les plaintes liées à l'affection somatique, ils pouvaient toutefois admettre l'existence d'une douleur D10-D11 G susceptible d'être expliquée par la hernie discale objectivée; ils attestaient d'une incapacité de travail entière dans la profession d'ingénieur.