Citation: 6B_397/2024 E. 2.2.12

2.2.12. L'instance précédente a refusé de rembourser certains débours. Elle a réduit les frais des photocopies, dans la même proportion que l'indemnité pour l'étude du dossier. Elle avait considéré que le recourant avait consacré 30 pour cent du temps facturé pour l'étude du dossier à la procédure pénale, le reste concernant une procédure annexe. Elle a donc réduit le montant de 1'278 fr. 80 facturé par le recourant pour les photocopies à 383 fr. 46 (décision attaquée p. 24). Ce raisonnement n'est pas critiquable (cf. consid. 2.2.3. ci-dessus). Le grief soulevé est infondé. L'autorité précédente n'a retenu aucun débours pour les courriels et les activités de secrétariat (décision attaquée p. 24). Pour le recourant, les débours concernent l'impression des courriels pour le dossier physique, ceux-ci devant être pris en compte au même titre que les photocopies. Le prix d'impression des courriels peut être inclus dans le forfait des photocopies. Le grief soulevé est infondé. Pour les vacations relatives aux auditions du prévenu des 18 décembre 2020 et 25 novembre 2021, l'instance précédente a retenu le prix du billet de chemin de fer de première classe V.________-U.________, à savoir un montant de 69 fr. 57 (cf. art. 13 al. 2 let. a du règlement du 31 août 2010 du Tribunal pénal fédéral sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale fédérale [RFPPF; RS 173.713.162]) (cf. décision attaquée p. 24). Le recourant requiert, en lieu et place du remboursement des frais du voyage en train, une indemnité pour l'usage d'un véhicule automobile privé au motif que cela lui permettait de gagner une heure au minimum. Selon l'art. 13 al. 3 RFPPF, une indemnité peut en effet exceptionnellement être accordée pour l'usage d'un véhicule automobile privé, notamment s'il permet un gain de temps considérable. Cette condition n'est toutefois manifestement pas réalisée s'agissant du trajet V.________-U.________. Le grief du recourant doit être rejeté.