Citation: 5A_166/2022 E. 6.2

6.2. Bien que la Cour d'appel considère comme vraisemblable que le recourant gagne plus que ce qu'il a allégué, elle a toutefois relevé au considérant 4.3.3 de l'arrêt querellé que le revenu mensuel de 3'895 fr. 60 retenu par les premiers juges n'avait pas été contesté par l'intimée. Partant, la Cour d'appel ne pouvait sans violer la maxime des débats arrêter son revenu mensuel à 3'977 fr. 30 sur la base du revenu qu'il avait réalisé en 2020 et y ajouter la prime de 50 fr. (600 fr. / 12) qu'il avait perçu cette même année. Certes, les premiers juges s'étaient fondés sur les revenus réalisés par le recourant en 2018 alors que la Cour d'appel disposait de pièces plus récentes. Il appartenait toutefois à tout le moins à l'intimée - appelante en deuxième instance - de solliciter que les revenus du recourant soient actualisés pour le calcul d'une éventuelle contribution d'entretien en sa faveur, ce qu'elle n'a pas fait. Il suit de ce qui précède que le grief doit être admis et que c'est bien d'un revenu mensuel de 3'895 fr. 60 dont il doit être tenu compte s'agissant du recourant. En conséquence, le disponible du recourant arrêté au consid. 4.6 de l'arrêt querellé s'élève en réalité à 405 fr. 80 (3'895 fr. 60 - 3'489 fr. 80) puis à 796 fr. 60 (3'895 fr. 60 - 3'099 fr. 80) dès le 1 er juin 2022.