Citation: 6B_548/2015 E. 5.2

5.2. Le jugement attaqué a retenu - sans arbitraire et, donc, de manière à lier la cour de céans (art. 97 et 105 al. 1 LTF) - que les téléphones portables ont permis aux comparses de se coordonner dans leur activité criminelle. Ils ont donc servi à commettre des infractions à la LStup (instrumenta sceleris). Pour le surplus, il n'est pas exclu que ces téléphones et les données qu'ils contiennent puissent permettre de reprendre contact avec le réseau de trafiquants (cf. arrêt 6B_279/2011 du 20 juin 2011 consid. 4). Compte tenu du nombre de téléphones portables sans valeur particulière confisqués dans des procédures pénales, le tri systématique des données licites et illicites n'est pas envisageable pratiquement, de sorte que la destruction des appareils s'impose aussi sous l'angle de l'adéquation considérée globalement (arrêt 6B_279/2011 du 20 juin 2011 consid. 4). La valise avec son contenu odorant était destinée à couvrir l'odeur de la drogue et pourrait également à nouveau servir à la commission d'infractions à la LStup, de sorte que sa confiscation ne soulève pas non plus de critiques. Enfin, l'argent séquestré est le produit du trafic de cocaïne et doit être confisqué en application de l'art. 70 CP. Les griefs soulevés sont donc infondés.