Citation: U 432/00 17.08.2001 E. A

A.- A.________ a travaillé à partir du 1er août 1985 en qualité de chef de service auprès du restaurant X.________ SA. A ce titre, il était assuré par la VAUDOISE Assurances pour les accidents professionnels et non professionnels. Le 23 décembre 1991, un client du restaurant qui avait cassé trois cendriers et que A.________ avait retenu parce qu'il voulait sortir de l'établissement, a sorti une arme et tiré un coup de feu en cherchant à toucher ce dernier, puis s'est rapproché du bar alors que A.________ se trouvait au téléphone, tirant un deuxième coup de feu dans sa direction. Ces coups de feu ne l'ont pas atteint. En revanche, il a présenté par la suite des troubles du sommeil, des cauchemars, un état de tension et d'angoisse intense, raison pour laquelle il a consulté à plusieurs reprises le Centre Z.________ dès le 30 décembre 1991. Le cas n'a pas été annoncé à la VAUDOISE. En traitement depuis janvier 1995 auprès du Centre Z.________ pour un état dépressif, A.________ a présenté dès janvier 1996 une incapacité totale puis partielle de travail. A partir de mars 1996, le docteur B.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, a été son médecin traitant. Le 8 avril 1996, alors que A.________ sortait de X.________ à l'heure de la fermeture, il a été victime d'une agression de la part d'un inconnu, qui l'a frappé au visage et l'a légèrement blessé au ventre par un objet pointu. Le lendemain, le docteur C.________, chef de clinique à l'Hôpital Y.________, a diagnostiqué une contusion de la face et une plaie abdominale superficielle par arme blanche (rapport médical initial LAA, du 23 avril 1996). A la suite d'une tentative de suicide, l'assuré a séjourné à la clinique D.________ du 25 avril au 24 mai 1996. Le docteur E.________, chef de clinique, a posé le diagnostic d'état de stress post-traumatique. Dans un rapport médical intermédiaire du 3 juin 1996, le docteur B.________ a retenu les diagnostics de syndrome de stress post-traumatique chronique et d'état dépressif chronique. Le docteur F.________, spécialiste FMH en neurologie, a procédé à un examen le 3 septembre 1996, lequel n'a montré aucun signe d'une affection neurologique sousjacente. Il a conclu à des troubles psychogènes dus aux deux traumatismes des 23 décembre 1991 et 8 avril 1996 (communications au docteur B.________ du 4 septembre 1996 et au médecin-conseil de la VAUDOISE du 2 octobre 1996). Selon un rapport d'examen psychologique du 7 octobre 1996, établi par la psychologue G.________, A.________ présente une organisation psychotique de la personnalité d'allure schizophrénique. La VAUDOISE a confié une expertise au docteur H.________, spécialiste FMH en psychiatrie-psychothérapie et médecin répondant du Centre I.________. Dans un rapport du 30 juin 1997, le docteur H.________ et la psychologue J.________ ont posé le diagnostic de personnalité psychotique décompensée sur un mode dépressif. Ils indiquaient que l'assuré était atteint d'un trouble psychiatrique, dont l'évolution devait être considérée comme indépendante de l'agression, et qu'il n'y avait plus de relation de causalité naturelle avec les événements des 23 décembre 1991 et 8 avril 1996. Pour ce motif, la VAUDOISE, par décision du 15 juillet 1997, a informé A.________ qu'il n'avait droit aux prestations de l'assurance-accidents que jusqu'au 31 mai 1996, date à partir de laquelle son cas relevait de l'assurance-maladie. L'assuré a formé opposition contre cette décision, en demandant qu'une nouvelle expertise soit mise en oeuvre, afin que le choix de l'expert et le questionnaire à poser soient établis d'entente entre toutes les parties. Par décision du 17 octobre 1997, la VAUDOISE a rejeté l'opposition.