Citation: 5A_645/2022 E. 5.2

5.2. Le recourant s'en prend également au montant que la cour cantonale a retenu pour son revenu. Selon l'arrêt cantonal, le recourant travaille à 100% auprès de F.________. L'autorité cantonale a écarté le montant du revenu arrêté par la première instance (soit: 10'593 fr. 40 nets par mois), qui se fondait sur les fiches de salaire de l'intéressé afférentes aux mois de février à mai 2020 et une attestation de son employeur; elle lui a préféré le montant du revenu perçu en 2019, plus élevé (11'214 fr. 90 nets par mois), dans la mesure où les raisons de la perte de salaire ressortant des pièces de 2020 étaient inexpliquées, que ce soit par un allègement des responsabilités du recourant ou par un changement de fonction. Il ressort de la décision querellée qu'entre 2018 et 2019, les revenus du recourant ont augmenté. Son salaire aurait en revanche diminué en 2020 selon ses fiches de salaire des mois de février à mai 2020 et une attestation du Service G.________. Les fiches de salaire ne concernent que les premiers mois de l'année, en sorte qu'elles ne sont pas forcément déterminantes pour arrêter le revenu annuel du recourant; l'employeur n'explique pas non plus la baisse de revenu qui ressort de son attestation, surprenante dès lors que le recourant paraît toujours disposer d'un statut de cadre supérieur dans la fonction publique, pour un taux d'activité identique. Dans cette mesure, la cour cantonale pouvait sans arbitraire se baser sur le salaire afférent à l'année 2019, à défaut d'explications justifiant la perte de salaire alléguée en 2020. Une moyenne des salaires 2018 à 2020, comme sollicité subsidiairement par le recourant, ne se justifie aucunement, vu l'absence de caractère fluctuant de ce salaire, au contraire de celui de l'intimée.