Citation: 1B_180/2020 E. 3

La Chambre pénale de recours a, dans un premier temps, rappelé que la procédure de récusation n'avait pas pour objet de permettre aux parties de remettre en cause les décisions prises par la direction de la procédure et que celles-ci devaient être contestées par les voies de recours ordinaire. Elle a ensuite retenu que, s'agissant de décisions sujettes à recours, la révocation du mandat d'office de Me C.________, sollicitée au demeurant par ce dernier, suivie de la nomination de Me H.________, ainsi que le refus du magistrat d'entrer en matière sur la demande de jonction des procédures, auraient pu être contestées par la recourante si elle s'y estimait fondée. Elle a en outre estimé que ces décisions ne sauraient quoi qu'il en soit étayer, même prises globalement, une apparence de prévention. Le grief de la recourante selon lequel le cité refuserait de lâcher le dossier par intérêt personnel n'était ni étayé ni rendu vraisemblable. Quant au reproche, formé pour la première fois le 13 janvier 2020, selon lequel le magistrat serait resté avec les plaignants dans la salle d'audience après les débats du 1er février 2019, il était tardif. Il ne reposait quoi qu'il en soit sur aucun élément concret, la recourante évoquant elle-même dans sa réplique la possibilité d'une porte dérobée destinée au Tribunal.