Citation: 9C_77/2024 E. 5.3.3

5.3.3. À l'inverse de ce qu'allègue A.________, les pièces figurant au dossier permettent de déterminer le montant des avoirs accumulés par B.________ durant son mariage avec elle et celui des intérêts sur le montant des avoirs de prévoyance dont disposait le prénommé à la date du mariage (le 23 décembre 2006), jusqu'à l'introduction de la requête de divorce (le 17 juillet 2018). Pour arrêter le montant des avoirs de prévoyance de B.________ à 198'078 fr. à la date de son mariage avec la recourante et à 189'447 fr. 20 au jour de l'introduction de la procédure de divorce (consid. 5.3.2 supra), la juridiction cantonale s'est fondée sur les décomptes établis par Copré. L'institution de prévoyance auprès de laquelle le prénommé avait été affilié du 1er juin 2014 au 31 mars 2020 avait en effet fait état d'une prestation de libre passage à l'introduction de la procédure de divorce (le 17 juillet 2018) de 189'447 fr. 20 et d'une prestation de sortie à la conclusion du mariage (le 23 décembre 2006) de 198'078 fr., en précisant que ce dernier montant correspondait à une prestation de sortie de 164'243 fr. 40, majorée des intérêts composés au taux minimum LPP jusqu'à l'introduction de la demande en divorce (correspondances de Copré du 25 octobre 2021, ainsi que des 19 janvier et 21 août 2023). Or il n'était pas arbitraire pour la juridiction cantonale de se fonder sur ces chiffres pour établir le montant des avoirs de prévoyance de B.________; ces chiffres résultaient en effet des attestations de Copré et les juges précédents s'étaient assurés des montants attestés par celle-ci en lui demandant de lever une incertitude liée à un courrier du 19 janvier 2023. A.________ conteste certes ces montants. Cela étant, en présentant une addition des cotisations que son ex-époux aurait effectuées avec son employeur pendant la période déterminante, la recourante ne met pas en évidence que Copré n'aurait pas correctement pris en compte les cotisations au cours des années d'assurance de B.________ dans les certificats de prévoyance que l'institution de prévoyance a établis pour chaque année d'affiliation. Par ailleurs, aucun document ne met en évidence que les intérêts selon l'art. 22a al. 1 LFLP n'auraient pas été pris en compte. En ce qu'elle se limite à affirmer que la question du calcul des intérêts demeure à ce jour "totalement opaque", A.________ n'établit pas que les deux retraits effectués par son ex-époux en 2008 et 2009 (retrait anticipé pour l'accession à la propriété de 124'000 fr., puis retrait d'un montant de 43'753 fr. destiné à la première épouse de l'intimé au titre du partage des avoirs de prévoyance professionnelle accumulés durant leur mariage) n'auraient pas été assortis d'intérêts équivalents ou auraient porté à tort des intérêts, vu la prise en considération des déductions au moment du divorce. Elle n'établit pas non plus que les intérêts sur ces deux montants - l'un déduit, l'autre ajouté - n'auraient pas été à peu près équivalents. La recourante n'allègue du reste pas que les documents produits par son ex-mari ne confirmeraient pas les attestations de Copré. À cet égard, B.________ avait joint à son écriture du 13 mars 2023 en instance cantonale, un document intitulé "Calcul prestation de divorce", qui faisait état d'intérêts comptabilisés sur sa prestation de sortie au jour du mariage (de 164'243 fr. 40) jusqu'au divorce. Le recours est mal fondé sur ce point.