Citation: 7B_865/2023 E. 1.3.3

1.3.3. En l'espèce, contrairement à ce que soutient le recourant, le caractère inexploitable des moyens de preuve litigieux ne s'impose pas d'emblée. Invoquant à cet égard une violation de l'art. 77 CPP en lien avec un défaut de documentation de l'apposition des scellés, le recourant n'établit pas - et on ne voit d'emblée pas - quelle règle de validité aurait été violée. Comme l'a relevé l'autorité précédente, il ne ressort en effet pas des dispositions du CPP, ni de la jurisprudence du Tribunal fédéral, que les autorités pénales seraient tenues de mentionner la date, l'heure et l'identité de la personne ayant procédé à la mise sous scellés, au risque de rendre les moyens de preuve concernés inexploitables. Le recourant affirme en outre que plusieurs indices laisseraient penser que les autorités de poursuite pénale auraient eu accès aux données contenues dans les supports informatiques mis sous scellés. Il se limite toutefois à alléguer qu'au vu de la notification reçue le 22 juillet 2023 sur son "Cloud" concernant un des IPhones séquestrés et du fait que deux des quatre baies du support NAS synology étaient en position ouverte lorsqu'il avait été sorti du carton par l'autorité précédente, il serait établi que la police aurait accédé aux données sur les supports en question. Ce faisant, le recourant ne tente pas de démontrer que la constatation des faits cantonale - selon laquelle la police n'avait pas accédé aux données sur les supports informatiques précités (cf. ordonnance attaquée, p. 2) - serait arbitraire. Il ne fait qu'opposer sa propre appréciation des preuves à celle de l'autorité précédente, dans une démarche appellatoire et partant irrecevable dans le recours en matière pénale.