Citation: 9C_55/2015 E. 4.2.2

4.2.2. En ce qui concerne les raisons retenues par l'autorité judiciaire de première instance qui expliqueraient le fait que l'intimée n'avait pas cherché à augmenter son temps de travail entre 2006 et 2008, fondées sur les atteintes à la santé dont celle-ci souffrait vraisemblablement déjà alors, elles n'ont pas l'importance décisive que lui accorde l'office recourant. D'une part, dans leur rapport du 3 octobre 2013 ("Appréciation consensuelle du cas", p. 8), les médecins du SMR ont indiqué que "quelques années avant 2008", l'intimée avait développé des problèmes thyroïdiens, se sentait très fatiguée, n'arrivait pas à marcher en raison d'une dyspnée et de tuméfaction des deux genoux, et avait continué, après une opération du tunnel carpien en 2001, à souffrir de douleurs des deux mains. Ainsi, même s'ils ont attesté une incapacité de travail de 100 % pour des raisons somatiques et psychiatriques à partir du mois de juillet 2008 seulement, il ressort de leurs constatations que l'intimée souffrait déjà, d'un point de vue subjectif à tout le moins, de problèmes de santé susceptibles de l'empêcher de viser une augmentation de son temps de travail. D'autre part, la doctoresse F.________, spécialiste en médecine générale, a fait état d'une maladie psychique remontant à cinq ans environ avant la rédaction de son rapport transmis à l'administration le 26 avril 2011. Les constatations de la juridiction cantonale sur l'existence de problèmes de santé antérieure à 2008 n'apparaissent dès lors pas insoutenables. Par ailleurs, lors de son audition en instance cantonale, l'intimée a justifié son temps de travail réduit de 2006 à 2008 par le fait qu'elle devait élever sa fille. Ce motif suffit en soi à justifier l'absence de recherches de travail à un taux supérieur à celui qu'elle effectuait, puisque sa fille, alors âgée de onze ans, requérait certainement un soutien éducatif d'une certaine ampleur de la part de sa mère, que l'on ne saurait nier, comme le fait l'office recourant, en se référant à la scolarisation de l'enfant.