Citation: 1C_265/2021 E. 4.4.2

4.4.2. En tant que le recourant appuie également sa demande de récusation sur le tout-ménage que le Conseil communal a.i. avait adressé aux habitants de Corserey en novembre 2018 - qui n'est pas reproduit dans l'arrêt attaqué et que l'on cherche en vain dans le dossier cantonal -, il lui est donné acte que certains termes qu'il en rapporte dans son recours ne sont guère appropriés. Il en va en particulier ainsi lorsque le Conseil communal a.i. aurait reproché à " certains citoyens " de " harceler " ses membres, en ne " cess[ant] pas de [leur] poser des questions, voire de formuler des exigences ". Pour autant, il peut encore être déduit de cette démarche une volonté du Conseil communal a.i., certes maladroitement formulée, de retrouver une forme de sérénité dans la conduite des affaires communales et ainsi de préserver les intérêts de la commune dans un contexte particulièrement difficile où celle-ci venait de faire face à la démission de plusieurs membres de son exécutif, avant que des conseillers communaux intérimaires, non domiciliés sur le territoire communal, avaient été nommés par le Préfet. C'est ainsi en ce sens que peut être interprété le passage par lequel le Conseil communal a.i. aurait souligné la nécessité de " pouvoir continuer son travail dans des conditions normales, sans devoir faire face à d'incessantes contestations ". Du reste, quoi qu'en dise le recourant, on ne distingue pas dans les propos qu'il rapporte, qui ne le visent pas nommément, lui ou un autre administré, l'expression claire d'une défiance ou d'un parti pris de ses membres, ni encore d'une opinion déjà figée, quant à des litiges spécifiquement désignés.