Citation: I 310/06 16.04.2007 E. 4

La juridiction cantonale a retenu que les experts du COMAI n'étaient pas convaincants dès lors que, d'une part, ils relevaient des discordances assez manifestes et une attitude très démonstrative chez le recourant et que, d'autre part, ces mêmes experts se disaient convaincus de l'authenticité du vécu douloureux et de l'importance des conséquences fonctionnelles négatives dans la vie quotidienne du recourant. Quant à l'expertise du docteur S.________, elle comportait une anamnèse très détaillée, prenait en compte les plaintes du recourant, les constatations objectives résultant de l'examen clinique et posait un diagnostic dans le cadre d'une classification reconnue. En outre, l'expert S.________ expliquait pourquoi il s'écartait des conclusions de l'expertise du COMAI. Il soulignait que le consultant en psychiatrie, le docteur C.________, semblait s'appuyer sur des données anamnestiques lacunaires, que l'examen clinique paraissait simplement dresser la liste des plaintes subjectives du recourant et qu'il n'avait pas participé au colloque de synthèse multidisciplinaire mais avait été remplacé par un collègue n'ayant pas examiné l'assuré. Pour les premiers juges, l'expertise du docteur S.________ jetait ainsi un doute sur la valeur probante de celle du COMAI, raison pour laquelle ils ont donné la préférence à la première, qui concluait à une capacité de travail supérieure à 80 % dans une activité adaptée aux compétences du recourant. Dès lors que ce dernier était opposé à toute mesure de reclassement, ils ont confirmé le refus de l'office AI d'octroyer des mesures de réadaptation professionnelles. Ils ont également refusé tout droit à une rente, le degré d'invalidité du recourant étant inférieur à 40 %. Le recourant soutient que c'est à tort que la juridiction cantonale a préféré l'expertise du docteur S.________ à celle du COMAI car la seconde serait plus complète et reposerait sur plus d'entretiens que la première. Les deux expertises ayant pleine valeur probante mais étant par ailleurs contradictoires, seule une nouvelle expertise aurait permis de déterminer sa réelle capacité de travail.