Citation: 2C_135/2020 E. 6.3

6.3. En l'espèce, il résulte de l'arrêt entrepris que, jusqu'à 2005, la recourante n'a fait que de l'achat-vente de textiles. A partir de 2006, elle a commencé à procéder à des impressions, des travaux de gaufrage et de couture sur certaines petites séries. Depuis cette période, la recourante exerce donc deux activités. D'une part, elle vend des textiles. D'autre part, elle vend des textiles sur lesquels des travaux de gaufrage et de sérigraphie ont été effectués. Il a été retenu que le taux relatif à l'ennoblissement de textiles s'appliquait à cette activité (cf. supra consid. 5). Selon l'arrêt entrepris, les chiffres d'affaires résultant de la vente de textiles et les chiffres d'affaires résultant de la vente de textiles ennoblis dépassent chacun 10 % du chiffre d'affaires global de la recourante. Plus particulièrement, selon les indications de l'Administration fédérale, reprises par le Tribunal administratif fédéral, l'activité de vente de produits sur lesquels des travaux de gaufrage et de sérigraphie ont été réalisés représente entre 60 % et 75 % du chiffre d'affaires pour les années sous contrôle. Comme il est possible d'établir avec précision les parts de chaque activité, l'Administration fédérale a retenu que l'on pouvait appliquer concurremment à la situation de la recourante deux taux de la dette fiscale nette. Cette position, confirmée par le Tribunal administratif fédéral, ne prête pas le flanc à la critique. Certes, la recourante reproche aux précédents juges de s'être fondés sur des faux calculs et des déductions erronées de l'Administration fédérale. Elle ne démontre toutefois pas en quoi ces données auraient été arbitrairement retenues. Sa critique, appellatoire, ne peut donc qu'être écartée.