Citation: 4P.51/2005 04.04.2005 E. 3

Le recourant considère que la cour cantonale a fixé de manière arbitraire son salaire mensuel à 1'500 fr. brut pour les mois de mai et de juin 2001, soit durant la période allant de la fin de son activité pour D.________ au début de son engagement formel auprès de la société intimée. Il estime que cette constatation va à l'encontre du témoignage de D.________, qui avait déclaré que le salaire convenu de son employé se montait à 2'200 fr. voire plus par mois. Les déclarations de D.________ se rapportent à l'activité exercée par le recourant dans son propre commerce, avant qu'il ne cesse d'exploiter lui-même la boulangerie-pâtisserie, ce qui correspond à la période antérieure à la mi-avril 2001. Or, la cour cantonale a établi le salaire du recourant entre mai et juin 2001, de sorte que le témoignage de D.________ ne constitue pas un élément de preuve dont il était arbitraire de ne pas tenir compte. S'agissant d'établir le salaire se rapportant à l'activité déployée par le recourant alors que le commerce avait déjà été repris par l'intimée, il paraît soutenable de prendre en considération les conditions d'engagement figurant dans la lettre de la société au recourant du 1er mai 2001, confirmée le 9 mai 2001, qui mentionnait un salaire brut de 1'500 fr. En retenant ce montant, la cour cantonale n'est donc pas tombée dans l'arbitraire. Au demeurant, on peut se demander si une telle critique est recevable dans un recours de droit public. En effet, le recourant s'en prend avant tout à l'interprétation donnée par la cour cantonale des déclarations et de l'attitude des parties pour établir le salaire fixé pour les mois de mai et de juin 2001. Bien que l'arrêt attaqué soit très succinct sur ce point, il semble que les juges aient procédé à une interprétation relevant de la théorie de la confiance (cf. art. 18 al. 1 CO), ce qui constitue une une question de droit fédéral (ATF 130 III 417 consid. 3.2 p. 425). La voie du recours en réforme étant en l'occurrence ouverte (art. 43 al. 1 OJ), il est exclu qu'un tel point puisse être revu dans le cadre d'un recours de droit public, qui est subsidiaire (art. 84 al. 2 OJ; ATF 126 III 445 consid. 3b in fine).