Citation: 6B_1061/2021 E. 2.4

2.4. La juridiction cantonale n'a pas remis en cause la réalité scientifique du dérèglement climatique ni le caractère urgent des actions à entreprendre pour y remédier. Cela étant, elle a considéré à bon droit, en se référant à la jurisprudence publiée aux ATF 147 IV 297 (cf. consid. 2.1.2 supra), que les dangers globaux auxquels l'humanité était exposée en raison du dérèglement climatique et auxquels le recourant voulait sensibiliser l'opinion publique ne pouvaient pas être assimilés à un danger imminent au sens de l'art. 17 CP. Quoi qu'en dise le recourant, ses actes, qu'il a entrepris en compagnie d'autres activistes animés par les mêmes motivations, visaient bien à défendre l'intérêt collectif de la population dans son ensemble. Le fait qu'il ait voulu protéger avant tout ses proches, en particulier ses grand-mères, ne saurait conduire à une autre appréciation. Par ailleurs, comme l'ont relevé les juges cantonaux, le recourant disposait de nombreux moyens licites et démocratiques pour promouvoir sa cause, de sorte qu'il ne peut pas être mis au bénéfice de l'état de nécessité (cf. consid. 2.1.3 supra). Il ne peut pas non plus se prévaloir de ce motif justificatif au motif que les actes punissables qu'il a commis n'auraient pas mis concrètement des personnes en danger.