Citation: 6B_144/2019 E. 2.2

2.2. Le recourant se limite essentiellement à opposer son appréciation des moyens de preuve à celle de l'autorité cantonale. Il en va ainsi lorsqu'il affirme que les déclarations de l'intimée ne sont pas constantes et que le rapport du Centre universitaire romand de médecine légale (CURML) du 13 février 2015 ne permet pas de tirer des conclusions certaines quant à l'origine des lésions constatées sur le cou de l'intimée. Cette démarche est appellatoire, partant irrecevable dans cette mesure (consid. 2.1 supra). Au demeurant, et quoi qu'en dise le recourant, il apparaît que le tribunal de première instance, puis la cour cantonale, qui ont entendu les parties, n'ont pas retenu de manière systématique la version de l'intimée, puisque celle-ci a été écartée en lien avec certaines infractions (viol et menaces qualifiées). En rapport avec l'infraction de mise en danger et sur la question précise de savoir si le recourant avait placé le couteau sous la gorge de l'intimée, la cour cantonale s'est référée à la décision des juges de première instance. Ceux-ci ont premièrement apprécié la crédibilité des déclarations des parties au regard de leur cohérence intrinsèque. Ils ont constaté que le recourant avait beaucoup varié dans ses explications, qui paraissaient en outre incongrues sur certains points, tandis que l'intimée, qui avait certes manqué de constance, avait néanmoins confirmé qu'elle avait eu peur pour sa vie, alors que l'objet était sur son cou, ou à une très proche proximité. Deuxièmement, ils ont mis les déclarations des protagonistes en perspective avec la personnalité dépendante et évitante de l'intimée, de l'amour qu'elle portait au recourant et du fait que la seule fois où, par le passé, elle avait fait usage d'un objet dangereux à son encontre, c'était pour se défendre. Ils ont enfin retenu que l'examen clinique de l'intimée corroborait ses déclarations, puisque les experts avaient constaté la présence de lésions sur le cou, notamment un érythème oblique, facilement explicables par une pression faite par un couteau (jugement de première instance, p. 43-45; jugement attaqué, p. 22). Cette appréciation, qui s'appuie sur plusieurs indices convergents, n'apparaît pas insoutenable. En particulier, les déductions tirées du rapport du CURML ne sont pas arbitraires, dès lors que les experts ont conclu que la dermabrasion sur le cou de l'intimée pouvait être la conséquence de l'application de la pointe d'un couteau contre la peau, même s'il n'était pas possible d'exclure un autre mécanisme à l'origine de la lésion, et que " le tableau lésionnel est pour l'essentiel compatible avec les déclarations de l'intéressée " (rapport du CURML du 13 février 2017, p. 7-8). Partant, le grief d'arbitraire dans l'établissement des faits est infondé dans la mesure où il est recevable.