Citation: 6B_109/2009 09.04.2009 E. 3

Le recourant fait en outre valoir une violation des art. 47 et 48a CP, motif pris que, lors de la fixation de la peine, les autorités cantonales n'auraient pas suffisamment tenu compte du comportement provocateur de la victime qui l'a insulté et agressé aussi bien physiquement que verbalement. Si cette dernière n'avait pas ainsi cherché la confrontation, il aurait très probablement quitté les lieux. Outre le fait que le recourant se prévaut ainsi d'un élément de fait non établi, l'appréciation des juges cantonaux quant aux rôles respectivement tenus par les protagonistes à l'altercation n'est en outre pas critiquable. En effet, ceux-ci ont retenu de manière non arbitraire que le condamné avait interpellé et importuné A.________, que ses menaces étaient à peine voilées et son attitude provocatrice au contraire de celle de la victime qui avait été évitante voire fuyante. Ils ont précisé que si des insultes réciproques avaient été proférées dans la grande salle lors de la seconde partie des événements, il n'en demeurait pas moins que c'était le recourant qui avait voulu en découdre avec A.________ et qu'il ne s'était aucunement trouvé en position défensive. En outre, le fait que A.________ avait répondu à la provocation par d'autres insultes et tenté de se défendre avec un bâton ne diminuait en rien la volonté d'en découdre du recourant, laquelle avait précédé cette seconde phase des événements et s'était concrètement manifestée par une violente gifle infligée à la victime et son refus de quitter les lieux immédiatement après.