Citation: 6B_73/2008 13.03.2008 E. 3

L'administration de la faillite représente la masse en justice (art. 240 LP). Elle n'a pas la personnalité juridique mais peut représenter la masse notamment devant les autorités pénales, en tant que partie civile (Bénédict Foëx/Nicolas Jeandin, Poursuite et faillite, Commentaire Romand, Bâle 2005 p. 1082 n. 9 et 10). Son but principal est de maximiser le dividende obtenu par les créanciers (op. cit. p. 1081 n. 4). En l'espèce, la recourante est la masse en faillite d'une SA qui a déposé plainte pénale pour des infractions dans la faillite. Il s'agirait donc d'atteintes à des droits économiques, ce qui exclut la qualité de victime au sens de l'art. 2 al. 1 LAVI (RS 312.5). Elle n'est pas non plus un accusateur privé, institution inconnue du droit de procédure pénale genevois (art. 81 al. 1 let. b ch. 4 LTF; ATF 128 IV 37 consid. 3). En tant que simple lésée, elle ne pourrait se plaindre que de la violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice. Or, on n'en discerne pas car elle a pu faire valoir ses arguments devant la Chambre d'accusation. Les violations des art. 9 et 29 Cst. qu'elle invoque ont trait à l'appréciation des preuves relatives aux éléments constitutifs des infractions dénoncées (art. 167 et 164 CP). Ce sont donc des griefs concernant le fond, qu'elle n'est pas recevable à soulever. En conséquence, le recours en matière pénale est irrecevable. Il en va de même du recours constitutionnel subsidiaire.