Citation: 1B_687/2021 E. 5

Le recourant se plaint enfin d'une violation de l'art. 226 al. 4 let. c CPP, respectivement du principe de la proportionnalité. En l'occurrence, la mesure de substitution à laquelle conclut le recourant apparaît insuffisante au regard de la nature du risque de collusion constaté. Le recourant méconnaît en particulier que le cercle des personnes appelées à témoigner est encore susceptible d'évoluer au gré de l'instruction. Quant aux éléments que le recourant invoque en lien avec sa situation familiale et financière, ils ne sont pas propres à écarter la réalisation du risque de collusion redouté. Quoi qu'en pense le recourant, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral (cf. art. 36 al. 3 Cst.; art. 237 al. 1 CPP), confirmer qu'aucune mesure de substitution ne permettait, en l'état, de pallier le risque de collusion à son encontre. Enfin, au regard des infractions qui sont reprochées au recourant, dont l'une d'entre elles est passible d'une peine privative de liberté de dix ans (art. 191 CP), le principe de la proportionnalité n'est à ce jour pas non plus violé par la durée de la détention déjà subie.