Citation: 9C_477/2018 E. 4.3

4.3. Le recourant ne saurait non plus tirer un avantage de la circonstance qu'il aurait "toujours averti dans les délais autant l'office intimé que le centre CEMEDEX du fait qu'il ne pouvait se pr[é]senter pour des sérieux motifs de santé" et qu'il aurait "toujours fait ce que l'Office AI a ordonné". On constate en effet que l'assuré n'a pas réagi à la convocation du 26 septembre 2016, qu'il ne s'est pas présenté à la première expertise qui devait avoir lieu le 4 octobre 2016, et qu'il s'est limité à avertir le centre d'expertise par téléphone, le jour même de l'expertise, qu'il ne souhaitait plus être examiné (cf. courriel du CEMEDEX à l'office intimé du 5 octobre 2016). Ce n'est que le 6 octobre 2016 que l'assuré a, pour la première fois et par l'intermédiaire de son conseil, invoqué des raisons médicales pour justifier son refus, sans toutefois préciser celles-ci, ni indiquer qu'elles rendaient impossible un déplacement à Fribourg (cf. courriel de l'office intimé au CEMEDEX du 6 octobre 2016). Le recourant a fait état de difficultés de déplacement seulement trois jours avant la seconde expertise. Il a en effet informé l'administration que son état de santé ne lui permettait pas de se rendre à Fribourg par un courrier daté du 10 décembre 2016, qui est parvenu à son destinataire le 13 décembre suivant, soit le jour de l'expertise, alors même qu'il avait été convoqué par le centre d'expertise par un courrier portant la date du 14 octobre 2016. A la suite de la juridiction cantonale, il faut ainsi admettre qu'il aurait été loisible à l'assuré de prendre contact avec l'office intimé suffisamment tôt afin, à tout le moins, de lui faire part des difficultés que représentait pour lui le transport de son domicile au centre d'expertise. En se limitant à informer l'administration, plus que tardivement, qu'il ne se rendrait pas au centre d'expertise ("Je dois vous informer que je ne pourrais pas me rendre à l'examen supplémentaire chez Cemedex à Fribourg qui se trouve à 10 heures de train"), le recourant a donc mis celle-ci devant le fait accompli. Dans ces circonstances, vu l'absence de collaboration de l'assuré, on ne saurait reprocher à l'office intimé une violation du "principe de la maxime officielle", en ce qu'il n'a pas proposé au recourant "une aide (par exemple un service de taxi pour personnes handicapées) pour organiser son transport à Fribourg".