Citation: 1C_768/2021 E. 5.2

5.2. En l'espèce, comme déjà exposé, les conditions de l'art. 16cbis LCR étant réalisées, c'est le droit suisse qui s'applique à la présente procédure de retrait du permis de conduire diligentée par les autorités cantonales (cf. supra consid. 3.3). Dans cette mesure, il n'appartenait pas à l'autorité compétente allemande d'examiner l'élément subjectif de l'infraction de "délit de chauffard" au sens de l'art. 90 al. 3 et 4, respectivement de l'art. 16c al. 2 let. abis LCR. Cela étant, le recourant ne conteste pas le dépassement de la vitesse autorisée de 108 km/h constaté par le "Regierungspräsidium" de Karlsruhe. Dans ces circonstances, les autorités précédentes pouvaient considérer que ce dernier avait commis un excès de vitesse qualifié au sens de l'art. 90 al. 4 LCR et, partant, violé une règle fondamentale de la circulation routière. Le recourant n'allègue pour le surplus aucun élément laissant suggérer l'existence de circonstances exceptionnelles permettant de retenir que l'excès de vitesse en cause n'aurait pas engendré de danger abstrait qualifié. Les conditions objectives de l'art. 90 al. 3 LCR et partant de l'art. 16c al. 2 let. abis LCR sont dès lors réalisées. Quant à l'aspect subjectif, le recourant ne se prévaut d'aucune circonstance particulière excluant le caractère intentionnel de l'infraction. Ce grief du recourant doit dès lors être rejeté.