Citation: C 96/00 25.09.2000 E. 3

3.- a) La juridiction cantonale a nié l'existence d'une période de cotisation de douze mois au moins au sens de l'art. 13 al. 1, seconde phrase, LACI, motif pris, en résumé, qu'il n'était pas établi que l'assuré avait exercé une activité soumise à cotisation au service de l'entreprise X.________. Elle a constaté, en se fondant sur les déclarations de Y. S.________ à la caisse, que les attestations de gains intermédiaires n'étaient pas signées par le responsable de ladite entreprise - et frère de l'assuré - mais par une tierce personne oeuvrant occasionnellement et sans rémunération pour le compte de Y. S.________, ou encore par le père de ce dernier. En outre, l'assuré n'avait pas été en mesure de produire des fiches de salaire, parce que celui-ci était simplement versé de main à main ou prélevé directement dans la caisse par l'intéressé. b) Le recourant reproche essentiellement à la juridiction cantonale une violation du droit d'être entendu, motif pris qu'elle ne lui a jamais demandé des pièces pour compléter son dossier. A défaut d'information à ce sujet, il ne pouvait donc pas savoir quelles preuves invoquer. Ce grief est mal fondé. En effet, le recourant ne conteste pas avoir eu accès au dossier constitué par la juridiction cantonale. Rien ne l'empêchait, par conséquent, d'exposer ses motifs et de fournir les preuves à l'appui de ses allégations. En particulier, il lui était loisible de proposer aux premiers juges certains témoignages, ce qu'il a d'ailleurs fait en instance fédérale, en produisant les déclarations de cinq témoins. c) Par ailleurs, les allégations du recourant et les faits ressortant du dossier ne permettent pas de s'écarter des conclusions des premiers juges. Certes, par lettre du 13 septembre 1998, Y. S.________ a demandé à la Caisse cantonale valaisanne de compensation d'affilier l'entreprise X.________. A cette occasion, il a indiqué avoir versé des rémunérations à S.________ durant la période du mois d'octobre 1997 au mois de septembre 1998. Toutefois, cette circonstance n'apparaît pas suffisante pour emporter la conviction. Étant donné les faits - incontestés - constatés par la juridiction cantonale - attestations de gains intermédiaires signées par des personnes étrangères à l'entreprise, salaire prétendument versé de main à main ou prélevé directement dans la caisse par le recourant -, il n'apparaît pas, au degré de vraisemblance requis par la jurisprudence (ATF 125 V 195 consid. 2, 121 V 47 consid. 2a, 208 consid. 6b et la référence), que le recourant a exercé une activité soumise à cotisation au service de l'entreprise X.________ durant la période litigieuse. En instance fédérale, le prénommé s'appuie sur les déclarations de cinq témoins qui affirment que celui-ci a travaillé dans l'entreprise précitée en 1997 et 1998. Ces témoignages ne sont toutefois pas déterminants pour l'issue du présent litige. Même s'il a travaillé dans l'entreprise X.________, cela ne signifie pas encore que le recourant a effectivement exercé une activité soumise àcotisation : il est constant, en effet, que certaines personnes oeuvraient occasionnellement et sans rémunération dans ladite entreprise. Cela étant, il n'apparaît pas que le recourant a exercé une activité soumise à cotisation au service de l'entreprise X.________ durant la période litigieuse. Par ailleurs, si l'on considère les activités qu'il a effectivement exercées durant le délai-cadre applicable à la période de cotisation (16 septembre 1996 - 15 septembre 1998), l'assuré ne peut se prévaloir d'une période de cotisation minimale de douze mois au sens de l'art. 13 al. 1, seconde phrase, LACI. Aussi, la caisse intimée était-elle fondée, par sa décision du 15 décembre 1998, à lui dénier le droit à une indemnité de chômage dès le 16 septembre 1998. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé. Par ailleurs, la Cour de céans prend acte du fait que la caisse intimée s'est engagée à rectifier le montant des indemnités de chômage allouées au recourant, lequel a été calculé - à tort - compte tenu des gains intermédiaires annoncés comme réalisés au service de l'entreprise X.________.