Citation: 8C_220/2016 E. 3

En ce qui concerne les troubles cervicaux, la cour cantonale a retenu que le recourant avait été victime d'un accident de type "coup du lapin". Les seuls constats objectifs consistaient en la discrète protrusion discale C3/C4 mise en évidence par les IRM des 1 er novembre 2011 et 2012. On ignorait cependant si celle-ci était antérieure ou postérieure à l'accident. Dans tous les cas, les premiers juges ont relevé qu'aucun médecin n'expliquait la persistance des douleurs par cette atteinte. Faute de lésion organique objectivable établie au degré de la vraisemblance prépondérante, ils ont examiné l'existence d'un lien de causalité adéquate entre l'accident et les troubles cervicaux à l'aune de la jurisprudence applicable en cas de traumatisme de type "coup du lapin" à la colonne cervicale, de traumatisme analogue à la colonne cervicale ou de traumatisme cranio-cérébral (ATF 134 V 109 consid. 10.3 p. 130; 117 V 359 consid. 6a p. 367 et 369 consid. 4b p. 383). Ils ont qualifié l'événement du 16 juillet 2011 d'accident de gravité moyenne au sens strict et ont considéré qu'un seul des critères objectifs fixés par la jurisprudence pourrait être réalisé, à savoir celui de l'intensité des douleurs, ce qui semblait toutefois douteux. En tout état de cause, les douleurs ne revêtait pas une intensité suffisante pour justifier à elles seules l'existence d'un lien de causalité adéquate.