Citation: 6B_464/2014 E. 2

Indépendamment des conditions posées par l'art. 81 al. 1 LTF, la partie plaignante est aussi habilitée à se plaindre d'une violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel, sans toutefois pouvoir faire valoir par ce biais, même indirectement, des moyens qui ne peuvent être séparés du fond (ATF 138 IV 78 consid. 1.3 p. 79 s.; 136 IV 29 consid. 1.9 p. 40). Le recourant voit une violation de son droit d'être entendu dans l'absence de motivation de la décision rendue par la Présidente du Tribunal d'arrondissement du Nord vaudois. Il invoque une violation des art. 9, 29 al. 2 Cst., 6 par. 1 et 15 CEDH et allègue que, faute de motivation, la décision d'interdiction d'accès à la salle d'audience n'a pas pu être comprise par son destinataire qui a été empêché de la contester utilement devant l'autorité de recours, de sorte que celle-ci ne pouvait exercer un contrôle effectif. Ce faisant, il n'invoque pas une violation de ses droits de partie à la procédure pénale ouverte à la suite de sa plainte pour abus d'autorité, mais s'en prend à la décision l'ayant empêché d'assister à une audience en tant que membre du public dans un procès auquel il n'était pas partie (cf. arrêt 1C_332/2008 du 15 décembre 2008 consid. 1.2, sur la qualification d'une décision relative à la police de l'audience). Si pareilles critiques auraient pu intervenir dans le cadre d'un éventuel recours contre la décision d'expulsion en tant que telle, elles ne sont pas recevables dans le cadre d'un recours contre la confirmation de non-entrée en matière de sa propre plainte, puisqu'il n'est pas allégué que le Ministère public, respectivement la cour cantonale, auraient violé ses droits de partie en sa qualité de plaignant.