Citation: 6B_1242/2023 E. 5.4.1

5.4.1. Le recourant fait valoir qu'il est arrivé en Suisse en 2003 et qu'il séjourne donc dans notre pays depuis 20 ans. La durée de séjour est certes un élément important pour apprécier l'intégration de l'étranger. La jurisprudence a toutefois refusé tout schématisme lié à une durée de séjour à partir de laquelle le prévenu serait si intégré qu'une expulsion serait exclue. Il s'agit dans chaque cas d'apprécier l'intégration de l'étranger au regard de l'ensemble des critères usuels. En l'occurrence, la cour cantonale a retenu que son permis C était échu, que le recourant ne travaillait pas, que sa situation financière était clairement mauvaise et qu'il vivait grâce au soutien de tiers; pour le surplus, son intégration à la vie associative régionale n'était à l'heure actuelle pas bonne. Dans la mesure où le recourant affirme le contraire, notamment en faisant valoir qu'il est très bien intégré tant du point de vue social qu'économique et qu'il reprendra son activité d'informaticien indépendant dès que son état de santé, fortement affecté par les accusations des deux victimes, le lui permettra, il s'écarte de l'état de fait cantonal, sans en démontrer l'arbitraire (art. 97 al. 1 et 105 al. 1 LTF), de sorte que son argumentation est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF). En définitive, c'est à juste titre que la cour cantonale a retenu que la durée du séjour du recourant en Suisse ne suffisait pas, à elle seule, à contrebalancer son absence de réelle intégration.