Citation: 6B_255/2023 E. 1.5.1

1.5.1. Contrairement à ce que suggère la recourante, et à l'instar de ce qui prévaut lors de l'inscription de la date par une machine d'affranchissement privée (cf. supra consid. 1.2), la simple indication, sur l'enveloppe, que l'envoi sera effectué avant minuit le dernier jour du délai, n'est pas apte à prouver le dépôt en temps voulu. Pour le reste, il ressort des faits établis par la cour cantonale et admis par la recourante (cf. art. 105 al. 1 LTF; mémoire de recours p. 3), qu'aucun moyen de preuve relatif au dépôt en temps utile du mémoire d'appel n'a été désigné ni produit dans le délai d'appel. En cela, il importe peu qu'une vidéo prouvant l'envoi du pli aurait été " stockée sur un serveur avant minuit ", ainsi que le soulève la recourante. Sur la base des faits établis par la cour cantonale qui lient le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF), les exigences posées par la jurisprudence en matière de renversement de la présomption découlant du sceau postal ne sont pas réunies en l'espèce (cf. supra consid. 1.2.1). Contrairement à ce que prétend la recourante, pour remplir les exigences, il n'y avait pas nécessairement lieu de modifier le contenu de l'acte lors du constat de dysfonctionnement de la borne "My Post 24" allégué. Il convenait toutefois de désigner, voire présenter les moyens de preuve relatifs au respect du délai, en faisant mention du ou des témoins sur l'enveloppe contenant l'acte judiciaire ou en y désignant les images vidéos invoquées, puis en adressant ces dernières à l'autorité compétente, plutôt qu'à une tierce personne (cf. supra consid. 1.2.1). Aussi, la recourante ne saurait se prévaloir, à l'aune de l'interdiction de formalisme excessif, d'une impossibilité de modifier le contenu de l'acte " in extremis ".