Citation: 5A_725/2022 E. 5.1

5.1. Il convient de rappeler d'emblée que l'art. 112 al. 1 LTF dont se prévaut la recourante s'adresse à l'autorité cantonale qui statue immédiatement avant le recours au Tribunal fédéral et ne peut donc être invoquée comme tel par la partie recourante, laquelle doit faire valoir la violation de son droit à une motivation suffisante avec lequel l'art. 112 al. 1 LTF se recoupe (cf. arrêts 4A_63/2022 du 5 août 2022 consid. 3.1; 4A_110/2021 du 28 février 2022 consid. 3.1; 5A_266/2020 du 26 mai 2020 consid. 4.1). Cela étant, sous l'angle de l'arbitraire, la recourante relève que la Cour d'appel a affirmé utiliser le simulateur fiscal de l'administration fédérale des contributions (https://swisstaxcalculator.estv.admin.ch) et mentionné un revenu annuel de 140'400 fr. pour l'intimé. On comprenait implicitement qu'elle avait déduit 23'400 fr. de ce montant en vertu de l'art. 33 al. 1 let. c LIFD. Toutefois, pour le reste des paramètres, il était impossible de déterminer comment la Cour d'appel avait finalement obtenu une charge fiscale de 25'911 fr. puisque l'arrêt attaqué n'indiquait pas les données qui avaient été insérées dans les autres champs du simulateur, notamment s'agissant de l'âge, du lieu de domicile ou encore de la religion des parties. La cour cantonale avait par ailleurs indiqué faire abstraction des déductions à l'exception des déductions automatiques sans que l'on sache à quoi elle faisait référence par "déductions automatiques". Au demeurant, la cour cantonale avait arbitrairement pris en compte des contributions mensuelles d'entretien de 1'950 fr., respectivement 1'250 fr. dès le 1 er janvier 2023, pour calculer le revenu imposable entré dans le simulateur fiscal alors que les contributions d'entretien finalement retenues dans le dispositif de l'arrêt querellé étaient de 1'750 fr., respectivement 1'000 fr. dès le 1 er janvier 2023.