Citation: 1P.312/2003 14.07.2003 E. 1

Par arrêt du 21 mars 2003, le Tribunal administratif a rejeté le recours formé contre cette décision par les membres de l'hoirie de feu A.________, après avoir vainement requis la production du rapport du charpentier professionnel auquel ces derniers disaient s'être adressés pour contester la nécessité d'une démolition. Il a estimé en substance que compte tenu du refus obstiné des propriétaires d'entreprendre des travaux aussi longtemps que leur terrain ne serait pas classé dans une zone à bâtir, la démolition totale du bâtiment était la seule solution raisonnable, conformément aux conclusions de l'expertise. Il a retenu qu'en raison du risque sérieux, imminent et concret d'effondrement de la toiture, les autorités communales pouvaient admettre la présence d'un péril en la demeure, au sens de l'art. 75 al. 2 CPJA, propre à justifier de renoncer à l'octroi d'un délai convenable d'exécution, selon l'art. 197 al. 1 LATeC; au demeurant, il a admis que la mise en oeuvre d'une exécution par équivalent sans sommation respectait pleinement cette disposition dans la mesure où les membres de l'hoirie de feu A.________ ont d'emblée annoncer ne pas vouloir exécuter l'ordre de démolition qui leur a été signifié. Il a écarté les autres griefs invoqués à l'encontre de la décision attaquée.