Citation: 5C.146/2003 23.09.2003 E. 2

2.1 Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral fonde son arrêt sur les faits tels qu'ils ont été constatés par l'autorité cantonale, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, que des constatations ne reposent manifestement sur une inadvertance (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il n'y ait lieu de compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents régulièrement allégués et prouvés (art. 64 al. 2 OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c p. 252 et l'arrêt cité). En dehors de ces exceptions, les griefs dirigés contre les constatations de fait - ou l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée l'autorité cantonale (ATF 127 III 543 consid. 2c p. 547) - et les faits nouveaux sont irrecevables (art. 55 al. 1 let. c OJ). 2.2 Dès lors que la recourante n'invoque aucun des motifs énumérés ci-dessus susceptibles de permettre au Tribunal fédéral de s'écarter de l'état de fait retenu par les premiers juges, la cour de céans fondera son arrêt sur les constatations figurant dans la décision entreprise. Ainsi, il ne sera notamment pas tenu compte des faits nouveaux ou en contradiction avec les constatations de l'autorité cantonale allégués par la recourante, à savoir qu'elle rencontrerait ses enfants deux fois par mois, que son frère et le fils de celui-ci leur rendraient également visite et que ses efforts pour recréer des liens avec ses deux garçons - qui font l'objet, comme elle, d'un suivi psychologique - seraient anéantis par les visites de l'intimée. Sont également irrecevables les allégations selon lesquelles l'autorité tutélaire aurait constaté, en 2001, qu'on ne parvenait pas à tenir les enfants à l'écart du conflit existant entre leur cousine et leur mère, que, dès lors, ceux-ci risqueraient de se trouver dans un conflit de loyauté et, enfin, qu'il résulterait du mémoire de l'intimée adressé à la Chambre des tutelles que les tensions seraient toujours extrêmement lourdes entre les intéressées. Pour les mêmes motifs, les dires de la recourante concernant la pratique des témoins de Jéhovah et ses affirmations relatives au processus de rétablissement d'un lien affectif avec ses enfants ne peuvent pas non plus être prises en considération.