Citation: 4A_546/2022 E. B

B.a. Le 13 décembre 2016, C.A.________, qui n'a jamais été employé par la banque, et B.A.________, qui y a travaillé dès 2001 et l'a quittée en 2010 sans avoir été nommé associé, ont initié une procédure d'arbitrage à l'encontre de 31 défendeurs. Se fondant sur la clause d'arbitrage insérée dans l'AA de 1982, - dont la teneur est identique à la clause compromissoire applicable par renvoi selon l'AA de 1988 -, ils ont conclu en substance à ce que les défendeurs soient condamnés solidairement à leur payer un montant en francs suisses, intérêts en sus, que devrait déterminer le tribunal arbitral, au titre de réparation du dommage résultant du non-respect de diverses clauses prévues par l'AA de 1982. Un Tribunal arbitral, composé de trois membres et siégeant à Genève, a été constitué. Les défendeurs ont excipé de l'incompétence du Tribunal arbitral. Par sentence sur la compétence du 30 septembre 2019, le Tribunal arbitral s'est déclaré incompétent à l'égard de 26 défendeurs. Il a en revanche admis sa compétence pour connaître des prétentions élevées à l'encontre de A.A.________, Y.________, Z.________ et des membres des hoiries de K.A.________ et de I.I.________. B.b. Les cinq défendeurs à l'égard desquels le Tribunal arbitral avait admis sa compétence ont interjeté un recours en matière civile au Tribunal fédéral le 30 octobre 2019. Statuant par arrêt du 7 décembre 2020 (cause 4A_528/2019), la Cour de céans a partiellement admis le recours et réformé la sentence attaquée en ce sens que le Tribunal arbitral était uniquement compétent à l'égard des défendeurs A.A.________, Y.________, Z.________ et des hoirs de feu I.I.________. En bref, le Tribunal fédéral a considéré que c'est l'AA de 1988 qui constituait le fondement juridique permettant aux demandeurs d'attraire les défendeurs devant un tribunal arbitral. L'art. 5 de l'AA de 1988 contenait, à l'instar des précédents AA, une stipulation pour autrui parfaite, révocable en vertu de l'art. 112 al. 3 CO, en faveur notamment de C.A.________ et B.A.________. Si quatre défendeurs avaient effectivement signé l'AA de 1988, tel n'était en revanche pas le cas de K.A.________ (représenté en procédure par ses héritiers), lequel avait quitté le collège des associés de la banque avant la conclusion dudit contrat. Le Tribunal arbitral n'était ainsi pas compétent à l'égard de ce dernier, puisque celui-ci n'était pas lié par l'AA de 1988.