Citation: 9C_560/2023 E. 5.2.2

5.2.2. L'assuré ne peut pas non plus être suivi lorsqu'il affirme que l'enquêtrice se serait fondée sur "une simple discussion dans [son] salon", en présence de son épouse et de l'avocat-stagiaire de son mandataire, pour rédiger son rapport, sans procéder à "aucune évaluation de l'impotence". Quoi qu'en dise l'intéressé, l'enquêtrice a examiné s'il présentait un besoin d'aide pour chaque acte ordinaire de la vie, au regard également des diagnostics posés et des limitations fonctionnelles décrites par les experts de la PMU (cf. rapport d'enquête du 8 juin 2020, p. 1-7). On ne voit dès lors pas en quoi les considérations cantonales, selon lesquelles le rapport d'enquête constitue un document reflétant objectivement les difficultés rencontrées par l'assuré dans ses activités quotidiennes seraient contraires au droit. Quant au fait que l'enquêtrice "n'est pas médecin, ni ergothérapeute", on peine à comprendre en quoi il serait de nature à rendre "peu probant" le rapport du 8 juin 2020. Selon la jurisprudence, une enquête à domicile doit en effet être réalisée par une personne qualifiée en toute connaissance de la situation personnelle et médicale de l'assurée (cf. ATF 140 V 543 consid. 3.2.1; 130 V 61 consid. 6.2), ce qui ne signifie pas que l'enquêtrice doit elle-même être médecin, voire ergothérapeute.