Citation: 1C_243/2020 E. 6.2.2

6.2.2. Quoi qu'il en soit, à les supposer recevables, on ne discerne pas dans les explications de la recourante d'éléments commandant de s'écarter de l'appréciation des autorités cantonales spécialisées, que le Tribunal fédéral n'examine d'ailleurs qu'avec retenue (cf. ATF 139 II 185 consid. 9.3 p. 199; arrêts 1C_124/2018 du 4 juin 2019 consid. 3.2; 1C_72/2017 du 14 septembre 2017 consid. 3.2; voir également THIERRY TANQUEREL, Manuel de droit administratif, 2e éd. 2018, n. 508 p. 176 et les références). L'OFEV, dont la recourante a expressément sollicité l'avis, confirme de surcroît les conclusions du RIE. S'agissant des émissions de NOx (oxyde d'azote) des machines nécessaires au fonctionnement de la gravière, l'office fédéral considère que les chiffres retenus pour 2013 sont réalistes. Il rappelle qu'avec les machines modernes (cf. règlement UE 2016/1628, disponible à l'adresse https://eur-lex-europa.eu; pour une chronologie de l'évolution des prescriptions sur les gaz d'échappement, cf. OFEV, Evolution de la législation suisse relative aux gaz d'échappement des véhicules à moteur et des machines, 2019, Annexe A1 p. 30 ss, en particulier p. 33) les facteurs d'émission sont plus faibles, "en moyenne environ un tiers des émissions spécifiques de 2011", pouvant expliquer la différence de 1,6 tonnes de NOx entre le RIE 2010 et le RIE 2013.