Citation: 9C_237/2021 E. 7

Manifestement fondé, le recours doit être admis selon la procédure simplifiée de l'art. 109 al. 2 let. b LTF. En effet, en fixant le début du droit à la rente au 1er décembre 2015, les premiers juges ont procédé à des suppositions reposant sur le caractère évolutif des troubles dégénératifs affectant l'intimée sans tenir compte de l'ensemble des rapports médicaux figurant au dossier. Or comme l'allègue le recourant, les troubles évoqués ont été objectivés pour la première fois à l'occasion des IRM effectuées en mai et juin 2015 (dont les rapports ont du reste motivé la nouvelle demande de prestations) et c'est leur évolution significative ("changement manifeste de la présentation clinique") entre cette époque et septembre 2015 qui a incité le docteur D.________ à requérir un avis neurochirurgical. Dans ces circonstances, il était parfaitement légitime pour le recourant de faire remonter la détérioration de la situation médicale au mois de mai et, par conséquent, de fixer le début du droit à la rente en mai 2016. En adoptant un point de vue contraire à la situation de fait, sans avancer d'éléments objectifs pour confirmer l'existence de douleurs six mois avant les examens IRM, la juridiction cantonale a donc fait preuve d'arbitraire (sur cette notion, cf. notamment ATF 139 III 334 consid. 3.2.5; 137 I 1 consid. 2.4 et les références). L'argumentation de l'intimée fondée sur une aggravation progressive de son état de santé depuis 2008 ne repose pas davantage sur des éléments objectifs mis en évidence notamment par le docteur C.________. Elle ne saurait être suivie. Il convient dès lors d'annuler l'arrêt attaqué et de confirmer la décision administrative litigieuse: l'intimée a droit à une rente entière à partir du 1er mai 2016 seulement.