Citation: U 233/02 14.06.2004 E. A

C.________, né en 1958, était employé auprès de la société G.________ SA en qualité d'ouvrier non qualifié. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accidents auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents ( ci-après: CNA). Le 9 mars 2000, alors qu'il chargeait un fût dans un camion, C.________ est tombé en arrière et a heurté une bordure en ciment avec le bas du dos. Le lendemain, il a été examiné par le docteur R.________ de la Permanence médico-chirurgicale V.________, qui a indiqué des douleurs L5-S1 et des lombalgies gauches et diagnostiqué des contusions lombaires, après avoir effectué des radiographies de la colonne lombaire. Le médecin a ordonné un arrêt de travail à 100% du 10 au 13 mars 2000. A cette date, C.________ a repris son activité normalement. A la demande du docteur R.________, un scanner de la colonne lombaire a été effectué le 1er mai 2000 par le docteur K.________, radiologue FMH. Le scanner a révélé une «malformation de la lame dans sa partie postéro-latérale droite à tous les niveaux, entraînant une nette diminution du calibre du trou de conjugaison droit qui est encore péjoré par une protrusion discale de L5-S1, pouvant faire office de hernie discale dans ce cas» (rapport du docteur K.________ du 2 mai 2000). Aucune lésion osseuse n'était visible. En raison de la recrudescence des douleurs lombaires, C.________ a interrompu son travail le 11 août 2000; le docteur R.________ a attesté d'une incapacité de travail à 100% dès cette date, pour une durée indéterminée, en confirmant son diagnostic de contusions lombaires, avec un statu quo dans l'évolution (rapport du 22 septembre 2000). Le 18 octobre 2000, le docteur O.________, spécialiste FMH en chirurgie-orthopédie et médecin d'arrondissement de la CNA, a examiné l'assuré. Avant d'établir son rapport, il a demandé au docteur A.________, radiologue, une interprétation du scanner de la colonne lombaire et de deux radiographies. Ce dernier est d'avis que d'après les données du scanner, il n'y a pas d'argument en faveur d'une lésion post-traumatique; il existe chez C.________ un rétrécissement canalaire en L3-L4 et L4-L5 prédominant du côté droit avec une absence de conflit disco-radiculaire objectivable. Se fondant sur cette appréciation et sur l'ensemble de dossier médical, ainsi que sur son propre examen, le docteur O.________ a conclu qu'il n'existait aucun rapport de causalité certain ou probable entre l'accident du 9 mars 2000 et une incapacité de travail dès le 11 août 2000 (rapport du 7 novembre 2000). Par la suite, il a examiné des radiographies (du 15 novembre 2000) envoyées à la CNA par l'assuré et considéré qu'elles n'apportaient aucun élément nouveau. Le 28 novembre 2000, la CNA a décidé de ne pas allouer de prestations à l'assuré, considérant qu'il n'y avait ni suites d'un accident couvert, ni lésions corporelles assimilées à un accident au sens de la loi. A la suite de l'opposition formée par C.________ le 2 décembre 2000, le docteur M.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et membre de l'équipe médicale de médecine des accidents à la CNA, a examiné le dossier de l'assuré. Dans son rapport du 6 février 2001, il a considéré que l'appréciation du docteur O.________ était correcte et que l'événement du 9 mars 2000 ne pouvait pas être une explication probable de la symptomatologie douloureuse actuelle. Par décision du 20 mars 2001, la CNA a écarté l'opposition de C.________.