Citation: I 700/04 17.01.2006 E. 4

4.1 Le recourant ne conteste pas le montant admis par les premiers juges au titre du revenu sans invalidité, mais leur reproche d'avoir fixé le revenu d'invalide en se fondant sur les statistiques salariales, plutôt que sur les salaires minimaux ressortant des conventions collectives de travail. Ce grief est mal fondé. La jurisprudence considère, en effet, qu'en l'absence d'un revenu effectivement réalisé, le revenu d'invalide peut être valablement évalué sur la base des données statistiques, telles qu'elles résultent des enquêtes sur la structure des salaires de l'Office fédéral de la statistique (cf. ATF 126 V 76 s. consid. 3b/aa et bb; VSI 2002 p. 68 consid. 3b). 4.2 Le salaire auquel peuvent prétendre les hommes effectuant des activités simples et répétitives dans le secteur privé s'élevait, en 1998 (année de la naissance du droit à la rente [cf. ATF 129 V 222, 128 V 174]), à 4'268 fr. mensuellement, part au treizième salaire comprise (Enquête suisse sur la structure des salaires 1998, TA 1; niveau de qualification 4), soit 51'216 fr. annuellement. Etant donné que les salaires bruts standardisés sont fondés sur un horaire de travail de quarante heures, soit une durée hebdomadaire inférieure à la moyenne usuelle dans les entreprises en 1998 (41,9 heures; La Vie économique, 10/2004 p. 90, tableau B 9.2), ce montant doit être porté à 53'648 fr. Il faut en outre prendre en considération le fait que la capacité de travail du recourant est réduite de 25 %, ce qui donne un revenu résiduel de 40'236 fr.