Citation: 2C_193/2017 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, un dossier de mariage concernant la recourante et son fiancé a été ouvert auprès de l'Office d'état civil au mois d'août 2016. Les fiancés ne se sont toutefois par la suite plus manifestés auprès dudit service. Quant aux documents requis en vue de la célébration du mariage en Suisse, ils n'ont pas été légalisés bien que cela eût été requis. La procédure préparatoire n'a en conséquence pas été poursuivie. Pour justifier ces atermoiements, la recourante fait valoir que l'Office d'état civil lui a indiqué que le mariage ne pourrait être célébré en Suisse à défaut de preuve relative à la légalité de son séjour. Cette information est exacte (cf. art. 98 al. 4 CC). L'absence d'une telle preuve ne saurait toutefois faire obstacle à l'exécution des autres actes de la procédure préparatoire (cf. à cet égard, Secrétariat d'Etat aux migrations, Directives et commentaires, Domaine des étrangers, version remaniée et unifiée, octobre 2013, actualisée le 3 juillet 2017, ch. 5.6.6 et 6.14.2.2). Un dossier de mariage a en l'espèce d'ailleurs pu être ouvert malgré cette absence. L'allégation de la recourante selon laquelle l'Office d'état civil aurait été "dans l'attente de l'attestation relative au séjour en vue du mariage afin de poursuivre la procédure de mariage proprement dite" tombe ainsi à faux, étant précisé que celle-ci pourrait de toute façon être écartée sans autre compte tenu de son caractère appellatoire. Quant aux motifs exposés par la recourante pour expliquer la non-légalisation des documents requis (coût de 500 à 1'000 fr. et grève des fonctionnaires du Palais de justice malgache), ils ne seraient pas pertinents (cf. arrêt 2C_702/2011 du 23 février 2012 consid. 4.4), ce même s'ils étaient démontrés, ce qui n'est pas le cas. Enfin, la recourante ne soutient pas que le mariage aurait pu avoir lieu dans un futur proche si un titre de séjour lui avait été délivré. Force est ainsi de constater que la condition de l'imminence du mariage fait défaut. La recourante - pas plus que son fiancé - ne peut partant se prévaloir des art. 13 Cst. et 8 CEDH. Il en irait ainsi même si la volonté "réelle et sincère" du couple de se marier était établie - ce que la juridiction cantonale s'est limitée à mettre en doute sans préjudice pour la recourante. Cela étant, la recourante ne peut rien déduire en sa faveur de la jurisprudence O'Donoghue qu'elle invoque (cf. arrêt de la CourEDH O'Donoghue et al. contre Royaume-Uni du 14 décembre 2010, req. 34848/07, Recueil CourEDH 2010-VI p. 433).