Citation: 9C_658/2020 E. 4.2

4.2. S'agissant d'abord des critiques de la recourante en relation avec l'incidence de son obésité morbide sur sa santé physique et psychique et sur ses aptitudes en tant que ménagère, elles ne sont pas fondées. Il ressort des constatations cantonales que les experts du Cemedex ont fait état d'une relation de cause à effet entre l'excès massif de poids de l'assurée et certaines de ses atteintes à la santé, et indiqué que l'obésité morbide l'entravait dans ses déplacements en ce sens que même les mouvements les plus simples (faire la cuisine, p. ex.) étaient ralentis, que les mouvements du tronc étaient ressentis comme très pénibles et que le moindre effort physique déclenchait une dyspnée. A ce propos, la juridiction cantonale a dûment expliqué que c'était à juste titre que les experts du Cemedex n'avaient prêté aucun caractère intrinsèquement incapacitant à l'obésité de l'assurée, dès lors que l'obésité ne peut être constitutive d'invalidité que si l'excédent de poids a provoqué une atteinte à la santé ou s'il est lui-même la conséquence d'un trouble de la santé et qu'ainsi, la capacité de gain est sensiblement réduite et ne peut être augmentée de façon importante par des mesures raisonnablement exigibles (arrêt 9C_48/2009 du 1er octobre 2009 consid. 2.3), ce qui n'est pas le cas en l'espèce. Quoi qu'en dise la recourante, si les experts ont certes constaté que son obésité constitue une gêne dans sa vie quotidienne et peut être mise en relation avec le syndrome métabolique (hypertension et diabète, notamment), ils ont exclu que ces éléments puissent permettre de conclure à une incapacité de travail. Les médecins, comme l'ont exposé les premiers juges, ont néanmoins reconnu que les troubles des genoux pouvaient justifier des limitations fonctionnelles. C'est en outre en vain que l'assurée se réfère au rapport d'enquête économique sur le ménage du 21 janvier 2019 pour affirmer que l'expertise du Cemedex présenterait de "nombreuses contradictions". Contrairement à ce qu'elle soutient, l'enquêtrice n'a pas fait état d'"éléments invalidants". On ne saurait en effet déduire de tels éléments de ses constatations selon lesquelles l'assurée était restée assise à table durant l'enquête économique sur le ménage, s'endormant par moment, et ne pouvait pas répondre aux questions, même simples, attendant la traduction de sa fille. L'enquêtrice n'a pas non plus mis en évidence des éléments invalidants lorsqu'elle a évoqué des empêchements en relation avec des douleurs, une respiration qui se coupe lors de l'accomplissement de certains mouvements, des vertiges ou le "psychisme [de la recourante] surtout depuis l'expulsion de son fils", dès lors qu'elle n'a fait que relater les plaintes de l'assurée.