Citation: 1B_255/2015 E. 3.2

3.2. Compte tenu des principes rappelés ci-dessus, le risque de réitération ne saurait se limiter à des infractions au code de la route comme la conduite sans permis ou même sans assurance responsabilité civile. Il conviendrait de démontrer que l'attitude du recourant comporte un danger grave pour la vie ou l'intégrité corporelle d'autres personnes, par exemple en se livrant à nouveau à un comportement routier tel que celui qui a conduit à sa condamnation. Or, s'il résulte des antécédents du recourant que celui-ci pourrait reprendre le volant en dépit des mesures dont il fait l'objet, il n'est en revanche pas prétendu qu'il se montrerait systématiquement dangereux lorsqu'il conduit un véhicule automobile, même si le Ministère public relève qu'il ne semble pas avoir pris conscience des risques liés à la vitesse. Il n'est dès lors pas certain qu'un risque de récidive puisse être retenu dans le cas particulier. La question peut néanmoins demeurer indécise car le risque de fuite apparaît quant à lui indéniable.