Citation: 8C_573/2023 E. 3

En ce qui concerne la question litigieuse de l'existence d'une cohabitation entre la recourante et sa fille proche aidante, le tribunal cantonal a tout d'abord constaté qu'il ressortait expressément d'une attestation de la Commission du district concerné pour l'aide et les soins à domicile du 4 mai 2022 que les intéressées vivaient en ménage commun ("dans leur propre ménage"). Il a ensuite relevé que rien au dossier ne permettait de douter du contenu de cette attestation. En effet, le tribunal cantonal a considéré pour diverses raisons - éléments importants manquants ou indications incohérentes - que les contrats de bail de la fille produits en cours d'instance par la recourante n'avaient pas de valeur probante, si bien que cette dernière n'avait pas établi l'existence d'un logement séparé de sa fille. Par exemple: la date de conclusion des contrats de bail (d'une durée d'un mois chacun) faisait défaut; ou encore, il était mentionné sur ces documents que la locataire pouvait exceptionnellement utiliser une cafétéria située à un autre endroit alors qu'il était peu vraisemblable qu'un logement de vacances - désigné comme objet de la location - ne disposât pas d'un coin où cuisiner. En outre, les déclarations de la recourante au sujet de la configuration des lieux ne correspondaient ni à ce que le bailleur avait indiqué dans une "confirmation" du 1er décembre 2022, ni d'ailleurs à la description de l'immeuble au registre foncier. Enfin, le seul numéro apparaissant dans l'annuaire téléphonique local.ch à l'adresse de cet immeuble qui, à suivre la recourante, comportait plusieurs logements, studios et bureaux commerciaux était celui de son ex-époux. Dans ces conditions, le tribunal cantonal a jugé que c'était à bon droit que la caisse avait retenu que la fille et la mère vivaient ensemble et, par conséquent, avait tenu compte d'une déduction de la moitié du loyer à titre de participation de la fille dans le calcul des prestations complémentaires de la mère en application de l'art. 16c de l'ordonnance du 15 janvier 1971 sur les prestations complémentaires à l'AVS/AI (OPC-AVS/AI; RS 831.301).