Citation: 8C_108/2022 E. 4.2

4.2. A juste titre, la recourante ne conteste pas ce raisonnement de la cour cantonale, qui ne prête pas le flanc à la critique. En effet, le litige ayant donné lieu à l'arrêt du 10 décembre 2008 portait sur le point de savoir si la décision de réduction de la rente d'invalidité du 28 mars 2008 était bien fondée. Après avoir considéré qu'en l'absence d'un changement de l'état de santé de l'intimée, les conditions d'une révision (art. 17 LPGA) n'étaient pas remplies, le tribunal cantonal avait alors examiné si, par substitution de motifs, la décision du 23 octobre 1998 pouvait être reconsidérée (art. 53 al. 2 LPGA). A cet égard, le tribunal cantonal avait exposé que le fait que la recourante n'avait pas procédé à d'autres actes d'instruction ensuite de l'avis du docteur C.________ quant à la capacité de travail de l'intimée ne permettait pas sans autre de considérer la décision du 23 octobre 1998 comme manifestement erronée, dans la mesure où il s'agirait ni plus ni moins de procéder à une nouvelle appréciation de la situation après un examen plus approfondi des faits. Par conséquent, le tribunal cantonal avait admis le recours de l'intimée contre la décision du 28 mars 2008, qu'il avait annulée, perpétuant ainsi l'état de droit qui existait ensuite de la décision du 23 octobre 1998, soit le droit de l'intimée à une rente complémentaire d'invalidité de 50 %. Il appert ainsi que la question d'une éventuelle reconsidération de la décision du 23 octobre 1998 a bel et bien fait l'objet d'une procédure antérieure entre les mêmes parties et qu'elle a été tranchée par arrêt du 10 décembre 2008, entré en force, si bien que l'autorité de la chose jugée interdit de revenir là-dessus.