Citation: 5A_1038/2018 E. 3.3

3.3. Se conformant aux exigences de cet arrêt, l'autorité cantonale s'est limitée à réexaminer le budget de l'épouse en tenant compte de l'erreur de calcul commise relativement aux frais de logement de celle-ci. Après rectification de ce poste, elle est parvenue à un total de charges mensuelles de 5'160 fr. 65 (au lieu de 6'628 fr. 10) pour l'année 2016, et de 5'648 fr. 50 (au lieu de 7'085 fr. 75) pour la période du 1er janvier au 31 mai 2017. Procédant à nouveau au calcul de la contribution d'entretien sur la base de ces chiffres, la Cour civile a arrêté des pensions mensuelles de 1'186 fr. 25 (au lieu de 2'356 fr. 75) pour 2016 et de 1'784 fr. 50 (au lieu de 3'221 fr. 75) du 1er janvier au 31 mai 2017, les sommes dues pour les deux périodes suivantes restant inchangées. Considérant toutefois que seul le mari avait interjeté appel, que les contributions d'entretien ne pouvaient être plus élevées que celles fixées dans le jugement de première instance (interdiction de la reformatio in pejus) et que les montants accordés pour chacune des quatre périodes fixées ne pouvaient être compensés, la Cour civile a en définitive alloué à l'épouse une contribution d'entretien de 1'186 fr. 25 par mois pour l'année 2016, de 1'770 fr. du 1er janvier au 31 juillet 2017 et de 1'565 fr. à compter du 1er août 2017. Pour le surplus, l'autorité cantonale a considéré que, comme les pensions dues pour les différentes périodes ne pouvaient être compensées, il en allait naturellement de même pour certains postes de charges. Par conséquent, le montant retenu pour les frais d'avocat en 2017 ne pouvait être intégré au budget 2016. Le grief formulé à cet égard par l'épouse devait donc être rejeté.