Citation: 8C_746/2007 11.07.2008 E. 3

En substance, l'autorité cantonale a jugé plus crédible la version des faits présentée par A.________ de Z.________, selon laquelle G.________ avait émis, durant l'entrevue, des prétentions salariales surévaluées (entre 7'000 fr. et 7'300 fr. par mois) et refusé de poursuivre la discussion compte tenu du salaire inférieur offert. En effet, l'employeur avait toujours été constant dans ses déclarations et il n'y avait a priori aucune raison de le soupçonner d'avoir menti sur les circonstances dans lesquelles l'interview s'était déroulé. A l'inverse, les propos de l'assurée, qui affirmait que la question du salaire n'avait jamais été abordée entre eux, apparaissaient peu plausibles dès lors que c'était un sujet généralement abordé en entretien d'embauche. Quant au motif qu'elle invoquait pour expliquer pourquoi elle n'avait pas été retenue, il se trouvait en contradiction avec les précisions fournies par A.________ en cours de procédure cantonale dont il ressortait que ses lacunes dans la branche publicitaire n'avait pas constitué un obstacle à l'engagement vu qu'il s'agissait d'une position d'assistant et qu'il leur arrivait, à un tel poste, de former les gens au métier. A tout le moins l'assurée avait contribué à faire échouer son engagement par V.________ en concluant hâtivement à l'échec de sa démarche. Comme le travail proposé revêtait un caractère convenable, elle avait commis, ce faisant, une faute qui devait être qualifiée de grave.