Citation: 5A_383/2023 E. 1.2

1.2. En l'espèce, quoi qu'en dise le recourant, le simple fait que le juge instructeur n'ait pas répondu à son courrier du 19 juin 2023 ne suffit pas pour fonder une apparence objective de prévention dudit juge (cf. ATF 147 III 379 consid. 2.3.1; 144 I 159 consid. 4.3; 140 III 221 consid. 4.1 et les références). En effet, seules des erreurs particulièrement lourdes ou répétées, constitutives de violations graves des devoirs du magistrat, peuvent fonder une suspicion de partialité, pour autant que les circonstances dénotent que le juge est prévenu ou justifient à tout le moins objectivement l'apparence de prévention (ATF 143 IV 69 consid. 3.2; 141 IV 178 consid. 3.2.3; arrêts 5A_804/2022 du 24 février 2023 consid. 5.1; 5A_108/2022 du 7 juin 2022 consid. 3). Par sa critique, le recourant ne soulève dès lors aucun motif permettant de retenir un comportement propre à faire douter de l'impartialité du juge mis en cause. Manifestement mal fondée, la demande de récusation doit être rejetée. Au demeurant, à la date de ladite demande, la cause n'avait pas encore été attribuée à un juge instructeur (art. 32 al. 1 LTF). En tant qu'elle viserait dès lors le Président de la II e Cour de droit civil, la demande de récusation est sans objet, ce magistrat ne faisant pas partie du collège statuant dans la présente affaire.