Citation: I 612/05 22.09.2006 E. 5

5.1 Dans le cas particulier, l'assuré est confiseur de métier. Il s'agit là d'une activité sédentaire. Ainsi que cela ressort d'un rapport d'entretien du 26 juillet 2002, celui-ci travaille depuis cinq mois dans son laboratoire nouvellement aménagé et se dit très content du résultat. Il a gagné en confort et peut à nouveau travailler avec une rentabilité de 50 %. Il travaille quatre heures par jour, soit de 2 h. à 5 h. du matin et encore une heure en fin d'après-midi. On peut dès lors en conclure qu'il est toujours à même d'exercer l'activité de confiseur. 5.2 Le recourant déclare qu'il a créé le concept d'un service de livraison à l'extérieur dans le seul but de maintenir son activité professionnelle et que sans invalidité, ce service à domicile n'aurait pas vu le jour. 5.3 Toutefois, l'ensemble des circonstances du cas particulier obligerait également une personne non invalide à utiliser un véhicule automobile. En effet, la nécessité d'un véhicule à moteur est due avant tout à des motifs d'ordre professionnel. Le besoin du véhicule découle principalement de la nouvelle répartition des tâches dans la confiserie. En admettant que le recourant ne soit pas atteint dans sa santé, il ne lui serait pas possible d'assurer un service de livraison à l'extérieur sans utiliser un véhicule à moteur. L'utilisation d'une voiture automobile dans ce cadre-là n'est donc pas nécessitée par l'invalidité. On ne saurait dès lors assimiler le recourant à un assuré qui ne peut se passer d'un véhicule à moteur personnel pour se rendre à son travail (ch. 10 phrase introductive de l'annexe à l'OMAI). Cela suffit pour nier tout droit du recourant à des contributions d'amortissement pour son véhicule automobile, sans qu'il y ait lieu d'examiner encore si, comme s'interrogent les premiers juges, les conditions financières à l'octroi de la contribution d'amortissement faisaient d'emblée défaut.