Citation: 9C_111/2018 E. 4.3

4.3. En l'espèce, la nouvelle réglementation dont le recourant conteste l'application porte sur une question de coordination des prestations. Il s'agissait de ramener la limite de coordination entre les prestations d'invalidité de la prévoyance professionnelle et d'autres revenus de 100 % à 90 % du revenu déterminant. Comme l'ont constaté les premiers juges, les changements avaient ainsi uniquement trait aux paramètres de calcul de la surindemnisation, et non au droit à la rente. A cet égard, le recourant se prévaut cependant de la clause contenue au chiffre 9.2 du règlement de prévoyance de mars 2000, à teneur de laquelle les rentes en cours ne peuvent pas subir de diminution du fait de l'adoption de nouvelles dispositions réglementaires ("Für Änderungen oder Ergänzungen der Bestimmungen dieses Reglements ist der Stiftungsrat zuständig. Durch die Revision von Reglementsbestimmungen dürfen weder zweckgebundene Mittel ihrem Zweck entfremdet noch laufende Renten berührt werden"). Il se réfère également à l'arrêt 9C_404/2008 du 17 novembre 2008, dans lequel la Cour de céans a interprété une clause garantissant le droit aux prestations existantes ("bestehende Leistungen") en ce sens que l'institution de prévoyance n'est pas fondée à diminuer le montant d'une rente en vertu de nouvelles règles de calcul de la surindemnisation introduites par le biais d'une modification ultérieure des dispositions réglementaires applicables (arrêt 9C_404/2008 du 17 novembre 2008 consid. 6). Selon l'assuré, dans la mesure où les notions de prestations existantes ("bestehende Leistungen") et de rentes en cours ("laufende Renten") "visent [...] la même chose", la clause contenue au chiffre 9.2 du règlement de prévoyance de mars 2000 garantit un droit au maintien des prestations d'assurance fixées conformément aux dispositions réglementaires en vigueur au moment de la naissance du droit à celles-ci.