Citation: I 578/02 01.09.2003 E. 3.2.2

En mars 1995, M.________ décrivait au docteur A.________ des douleurs intenses irradiant dans l'avant-bras et jusque dans les pointes de l'index et du majeur gauches lorsqu'il tentait de fléchir ces deux doigts. Pour l'enroulement, l'index restait à une distance pulpe paume de 6,5 cm et le majeur de 4,5 cm; la flexion passive était presque complète, mais entraînait de très fortes douleurs. En février 1998, le docteur S.________ constatait, pour sa part, une distance de 3 cm pour l'index et de 1 cm pour le majeur, ainsi qu'une flexion passive complète, sans mentionner de douleur particulière lors de ce dernier exercice. Par ailleurs, sur un plan subjectif, l'assuré affirmait au service de réadaptation professionnelle de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud, en 1995, n'utiliser la main gauche que comme appui, sans pouvoir s'en servir pour soulever un objet, serait-ce un agenda d'un poids très léger (cf. également le rapport du 14 juin 1996 de l'ESP, p. 9). En février 1998, en revanche, l'assuré a déclaré pouvoir se servir de sa main gauche pour saisir des objets légers et peu encombrants. Il apparaît donc que la mobilité de cette main s'est améliorée depuis la décision du 6 septembre 1996, l'assuré ayant retrouvé avec le temps une certaine capacité à l'utiliser. Du reste, le rapport médical de révision d'invalidité, établi au Portugal sur la base des rapports des docteurs D.________ et B.________, indique que l'assuré pourrait exercer une activité rémunérée, quand bien même il présente une incapacité de travail totale dans son ancienne profession. Dans cette mesure, c'est à juste titre que l'office intimé a entrepris la révision de la décision d'allocation de rente du 5 septembre 1996.