Citation: 4A_644/2020 E. 4.3.1

4.3.1. En l'occurrence, force est de relever d'emblée que la recourante a non seulement choisi elle-même de s'adresser au TAS mais n'a en outre jamais soutenu ni a fortiori démontré, au cours de la procédure arbitrale, que l'institution d'arbitrage en question ne présentait pas les garanties d'indépendance nécessaires. Comme le relève à bon droit l'intimé, la recourante tente, en vain, de parer au fait qu'elle n'a pas soulevé à temps ses arguments relatifs au prétendu manque d'indépendance structurelle du TAS en faisant valoir qu'elle ne connaissait pas, au moment où elle a saisi ce dernier, le contenu de l'arrêt Mutu et Pechstein, dès lors que celui-ci a été rendu en octobre 2018. Ce faisant, elle ne démontre nullement ce qui l'aurait empêchée de remettre en question d'entrée de cause l'indépendance structurelle du TAS. Par ailleurs, comme le souligne l'intimé, elle n'explique pas pourquoi elle n'aurait pas pu faire valoir ces mêmes arguments au cours de la procédure arbitrale, notamment lorsqu'elle a présenté sa demande de récusation visant le président de la Formation arbitrale en septembre 2019, soit bien après la publication de l'arrêt précité. Dans ces conditions, le premier moyen soulevé par la recourante est frappé de forclusion.