Citation: 6B_236/2013 E. 1.3.2

1.3.2. La recourante ne fournit pas davantage d'explication quant à un éventuel dommage en relation avec l'effacement de données informatiques par l'intimé, ce qui ne permet pas de retenir qu'elle aurait des prétentions civiles à faire valoir contre lui ou que la décision de classement pourrait avoir une influence négative sur celles-ci. La recourante a fait appel à la société C.________ SA, qui s'occupait à l'époque de la maintenance informatique de X.________, pour faire redémarrer l'ordinateur de l'intimé. Elle n'indique toutefois pas que cette prestation - qui a pu être effectuée dans le cadre d'un contrat d'assistance, par exemple - lui a été facturée, ce qu'elle aurait facilement pu faire si cela avait été le cas. Elle n'indique pas davantage que l'ordinateur utilisé par l'intimé aurait été rendu inutilisable de manière définitive du fait de l'effacement des fichiers de démarrage. Au surplus, les données effacées par l'intimé, le jour de son départ, ont été récupérées par un employé de la recourante, sans investissement financier particulier selon ce que la cour cantonale a indiqué, ce qui ne permet pas de retenir que la recourante, qui n'indique pas avoir dû reconstituer des données qui manquaient, a subi un dommage à cet égard. Au demeurant, la cour cantonale n'a pas nié que l'intimé avait commis une infraction à l'art. 144 bis CP pour avoir effacé certains de ses fichiers, mais uniquement qu'elle était de peu de gravité au sens de l'art. 52 CP, auquel renvoie l'art. 8 CPP qui autorise le Ministère public, dans une telle hypothèse, à renoncer à toute poursuite pénale. En effet, les données effacées par l'intimé, qui étaient archivées sur un disque dur au sein même de la société, avaient pu être récupérées. La décision de classement attaquée, qui admet qu'une infraction à l'art. 144bis CP a été commise, n'est dès lors, en tout état de cause, pas susceptible d'influencer négativement sur le jugement des prétentions civiles de la recourante en réparation du dommage qu'elle aurait, par hypothèse, subi. Le recours est également irrecevable, sur le fond, en tant qu'il porte sur la violation invoquée de l'art. 144bis CP.