Citation: 1C_658/2023 E. 5.3

5.3. L'instance précédente a estimé que l'affaire dont se prévalent les recourants différait de leur situation sur plusieurs points; en effet, dans le cas d'espèce, le recourant n'avait pas spontanément informé son épouse de sa relation extraconjugale, mais avait fini par céder à ses questions insistantes à ce sujet et par lui avouer son infidélité, ce qui avait causé des problèmes conjugaux en 2012; malgré l'infidélité du recourant et la perte de la confiance que son épouse avait envers lui, elle avait signé les déclarations communes dans le cadre de la procédure de naturalisation; or, les aveux du recourant n'étaient pas complets, puisqu'il avait omis de dire à son épouse qu'un enfant né en avril 2012 était issu de cette relation et qu'il avait reconnu cet enfant un mois avant sa naissance, auprès des autorités d'état civil françaises; dès lors, l'épouse du recourant se trouvait dans l'erreur au moment de la signature des déclarations; de surcroît, le recourant avait également dissimulé sa paternité aux autorités compétentes pour traiter sa demande de naturalisation; finalement, dans la mesure où dès son divorce, le recourant avait renoué avec la mère de son enfant et avait eu avec elle un deuxième enfant né en 2018, il contredisait son allégué selon lequel il n'avait pas donné d'importance à sa relation avec son amante.