Citation: 8C_233/2022 E. 4.2

4.2. Il résulte du dossier qu'en date du 13 août 2020, l'intimé a reçu un message électronique confirmant l'envoi d'un courriel au recourant le même jour. Dès lors que la décision de suspension de l'indemnité de chômage est bien datée du 13 août 2020, il y a tout lieu de penser que ledit courriel concernait bien cette décision. La cour cantonale n'a donc pas versé dans l'arbitraire en retenant que la décision en question avait été établie et envoyée par courriel au recourant le 13 août 2020. Par ailleurs, contrairement à ce que semble penser le recourant, les juges cantonaux n'en ont pas pour autant conclu que celui-ci avait pris connaissance dudit courriel. Se fiant à ses déclarations, ils ont au contraire considéré que la décision du 13 août 2020 ne lui avait été notifiée que le 9 octobre 2020, lorsqu'il en avait pris connaissance pour la première fois. Il n'y a donc pas lieu de s'écarter des faits constatés par l'autorité précédente, selon lesquels l'intimé a envoyé au recourant, par courriel du 13 août 2020, une décision du même jour suspendant son droit à l'indemnité de chômage, mais que le recourant n'a pris connaissance de la décision que le 9 octobre 2020, ensuite de son envoi régulier par pli recommandé le 5 octobre 2020.