Citation: 4F_12/2021 E. 2.2

2.2. Le requérant affirme également avoir découvert après coup un moyen de preuve concluant qu'il n'avait pas pu invoquer dans la procédure précédente. Il s'agit des photographies qu'il avait produites dans ladite procédure en y apposant de manière manuscrite la date de prise de vue. A l'en croire, il aurait découvert, en mai 2021, qu'il était possible d'y inscrire la date en question à l'aide d'un procédé informatique. Sans désemparer, il entend faire réviser le jugement du Tribunal fédéral sur la base de ces pièces dont la date de prise de vue - désormais indiscutable - démontrerait, selon lui, aussi bien l'évolution des fissures, la vitesse de démolition du bâtiment voisin, les dégâts causés à la clôture, l'absence de bâches de protection du chantier, le noircissement des murs et des sols de sa villa, etc. Au chapitre de l'explication de cette démonstration tardive, le requérant fait valoir que " le photographe où (il) s'est rendu n'a acquis une machine permettant de dater les photographies que récemment ". Quand bien même: le requérant ne pouvait-il pas se rendre chez un autre photographe? Il n'a pas le front de l'affirmer. Et d'ailleurs cette date enregistrée sur un support numérique a-t-elle une valeur probante supérieure à celle que le requérant a pu apposer de manière manuscrite sur les clichés? Cette question peut demeurer ouverte. En tout état de cause, en effet, ce motif ne donne pas non plus droit à révision.