Citation: 6P.44/2005 27.05.2005 E. 1

Le recourant se plaint d'une application arbitraire de l'art. 246 CPP/GE. Se prévalant de l'interdiction de la reformatio in pejus, il explique que la Cour de justice l'a condamné pour violation de son obligation d'entretien de mars à octobre 2003, alors que, pour cette même période, le Tribunal de police l'avait acquitté de cette infraction en admettant la compensation. 1.1 L'interdiction de la reformatio in pejus n'est pas une garantie de rang constitutionnel et ce sont les règles cantonales de procédure qui peuvent l'admettre ou la rejeter et qui en déterminent la portée. Ce n'est que sous l'angle restreint de l'interdiction de l'arbitraire que le Tribunal fédéral revoit l'interprétation et l'application du droit cantonal de procédure (ATF 121 I 1 consid. 2 p. 3; arrêt non publié du Tribunal fédéral du 9 mars 2004, 6P.8/2004). Il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une autre interprétation de la loi est possible, voire préférable (ATF 124 I 247 consid. 5 p. 250; 120 Ia 369 consid. 3a p. 373). Selon la jurisprudence, est arbitraire une décision qui méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté ou qui heurte de manière choquante le sentiment de la justice ou de l'équité. En d'autres termes, il ne se justifie de l'annuler que si elle est insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, si elle a été adoptée sans motif objectif ou en violation d'un droit certain. Il ne suffit pas que la motivation de la décision soit insoutenable; encore faut-il qu'elle soit arbitraire dans son résultat (ATF 128 I 273 consid. 2.1 p. 275; 127 I 54 consid. 2b p. 56; 126 I 168 consid. 3 p. 170).