Citation: 2C_90/2023 E. 1.1

1.1. L'art. 83 let. c ch. 2 LTF prévoit que le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Cela signifie a contrario que cette voie de recours est ouverte lorsque la partie recourante peut se prévaloir d'un droit au maintien ou à l'obtention de l'autorisation sollicitée. Selon la jurisprudence, il suffit à cet égard qu'il existe un droit potentiel à l'autorisation, étayé par une motivation soutenable, pour que l'art. 83 let. c ch. 2 LTF ne s'applique pas et, partant, qu'un recours en matière de droit public soit envisageable (ATF 147 I 89 consid. 1.1.1; 139 I 330 consid. 1.1). Tel est le cas en l'espèce. Le recourant, arrivé en Suisse à l'âge de 3 ans et qui vivait légalement dans ce pays depuis plus de 25 ans au moment de l'arrêt entrepris, invoque de manière défendable le respect de son droit à la protection de la vie privée, tel que garanti par l'art. 8 CEDH, pour s'opposer au refus de renouvellement de son autorisation de séjour (cf. arrêt 2C_734/2022 du 3 mai 2023 destiné à la publication, consid. 1.2 non publié). Son recours échappe ainsi à la clause d'irrecevabilité de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF.