Citation: 4A_610/2023 E. 6.2

6.2. Dans le cas d'espèce, la fiction de la réception ne s'applique pas, dès lors que la cliente a effectivement reçu les avis de débits du compte. La recourante se réfère à tort au cas de la transmission des communications en banque restante. En outre, aucun abus de droit n'a été commis par la banque dans l'utilisation de la fiction de ratification de l'avis. Celle-ci a considéré que les avis notifiés étaient ratifiés, faute de contestation de ceux-ci par la cliente dans le délai contractuel de 30 jours, conformément au contrat. La recourante soutient que la banque a tenté de clarifier la situation immédiatement après avoir effectué les virements litigieux, ce qui devait démontrer, selon elle, qu'elle se doutait du fait qu'elle avait exécuté un ordre falsifié. Contrairement à ce que soutient la recourante, ce comportement de la banque ne démontre pas un abus de droit. Au contraire, en voulant s'assurer de la légitimité de l'ordre exécuté, elle a entrepris des démarches de nature à diminuer le dommage. Ces démarches auraient également pu alarmer la cliente et donc provoquer sa contestation des versements litigieux, à un moment où le délai n'était pas encore écoulé. Ce comportement n'est donc en aucun cas constitutif d'un abus de droit. La cour cantonale a écarté à juste titre le grief d'abus de droit. Le grief de la recourante doit par conséquent être rejeté.