Citation: 6B_987/2017 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a relevé que le recourant ne connaissait pas B.________ avant les événements du 13 novembre 2013. Elle a exposé que les intéressés s'étaient repérés dans le trafic, en raison des caractéristiques sportives de leur véhicule, et s'étaient provoqués mutuellement à coups de gaz. B.________ avait ainsi déclaré que le recourant avait donné des coups d'accélérateur à chaque feu rouge, depuis la gare, ce qui avait été confirmé par C.________. Le recourant avait quant à lui affirmé que le conducteur de la Subaru l'avait provoqué, tandis que D.________ avait remarqué que celui-ci "faisait le chaud". Au feu sis à l'angle des rues de Lyon et de Lamartine, les deux conducteurs avaient accéléré "en trombe" ou "à fond", selon les témoins E.________ et F.________. L'accélération de la BMW et de la Subaru avait été telle que ces voitures avaient pu passer à la phase verte le feu sis entre la rue de Lyon et l'avenue Wendt, contrairement aux véhicules suivants. G.________ avait alors noté une vitesse anormale des deux voitures, collées l'une à l'autre, de l'ordre de 100 km/h. E.________ avait quant à lui évoqué leur instabilité latérale du fait de leur vitesse, "comme quand ils font la course". Cette vitesse excessive avait encore été rapportée par les témoins H.________ et I.________, le premier ayant vu les voitures circuler "à grande vitesse" et "sans prendre de quelconques précautions", tandis que le second les avait vues rouler côte à côte, toujours "de manière agressive", la BMW ayant accéléré avant de se rabattre devant la Subaru sur la voie de droite, la Subaru ayant accéléré à son tour. Selon l'autorité précédente, la BMW et la Subaru avaient continué à accélérer après la place des Charmilles, roulant côte à côte, la BMW sur la voie de droite et la Subaru sur celle de gauche, jusqu'à ce que celle-ci freinât environ 180 m avant le choc du recourant avec les piétons. Ainsi, pour la cour cantonale, les deux conducteurs avaient, de manière concertée et volontaire, accéléré sur la distance d'environ 450 m, atteignant ainsi des vitesses phénoménales. Au vu du comportement des deux conducteurs, en particulier de leur tendance à se solliciter réciproquement et de leur état d'esprit - soit en sortie en ville, accompagnés chacun d'un ami -, le recourant ayant ignoré la demande de D.________ tendant à ce qu'il ralentisse, tout portait à croire que les intéressés auraient poursuivi leur parcours en se mesurant l'un à l'autre, en l'absence d'une collision.