Citation: 1B_204/2014 E. 1

Par jugement du 4 décembre 2012, le Tribunal de police de l'arrondissement de l'Est vaudois a notamment condamné A.________ pour escroquerie à une peine privative de liberté de quatre mois. Les juges ont retenu qu'en octobre 2005, l'intéressé avait passé commande, via Internet, de huit appareils téléphoniques auprès de B.________ SA et souscrit autant d'abonnements de téléphonie mobile au nom de la société D.________ SA, dont C.________ était l'administrateur, et qu'il avait utilisé ces appareils jusqu'au mois de mai 2006 sans payer les factures correspondantes, causant à la plaignante un dommage estimé à 9'741 fr. La Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel formé par A.________ contre ce jugement qu'elle a confirmé au terme d'un jugement rendu le 20 mars 2013. Le 8 janvier 2014, A.________ a requis la nomination d'un avocat d'office pour introduire une demande de révision. Le 15 janvier 2014, le Président de la Cour d'appel pénale n'est pas entré en matière sur cette requête parce qu'elle ne comportait aucune indication sur le jugement rendu et n'exposait pas quels seraient les motifs de révision allégués. Le 25 février 2014, A.________ a réitéré sa demande tendant à la nomination d'un avocat d'office en indiquant le jugement qu'il entendait voir révisé ainsi que les documents nouveaux et inconnus qui motivaient sa demande de révision. Le 4 mars 2014, le Président de la Cour d'appel pénale l'a informé qu'il ne revenait pas sur sa décision du 15 janvier 2014 qui lui avait été signifiée plus d'un mois auparavant et à laquelle l'intéressé réagissait tardivement. Le 7 mars 2014, A.________ est intervenu à nouveau auprès de ce magistrat pour qu'une décision officielle et motivée de refus d'octroi d'assistance judiciaire lui soit notifiée contre laquelle il pourra recourir car celle du 15 janvier 2014 ne satisfaisait pas les conditions formelles d'une décision. Le 12 mars 2014, le Président de la Cour d'appel pénale a répondu qu'il ne donnait aucune suite à cette lettre. Statuant le 8 mai 2014 sur recours de A.________, le Tribunal fédéral a annulé la décision du Président de la Cour d'appel pénale du 4 mars 2014 et renvoyé la cause à ce magistrat pour nouvelle décision dans le sens des considérants (cause 1B_128/2014). Par décision du 26 mai 2014, le Président de la Cour d'appel pénale a rejeté la demande de désignation d'un défenseur d'office présentée par A.________ au motif qu'une telle nomination ne se justifiait pas pour la sauvegarde de ses intérêts selon l'art. 132 al. 1 let. b CPP. A.________ a recouru le 2 juin 2014 contre cette décision auprès du Tribunal fédéral en sollicitant l'octroi d'un avocat d'office et la dispense des frais judiciaires. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures. Le Président de la Cour d'appel pénale a produit le dossier de la cause.