Citation: 9C_761/2023 E. 5.1

5.1. La caisse recourante conteste l'appréciation de la juridiction cantonale en se prévalant d'un établissement (manifestement) incomplet des faits. Elle fait valoir que la combinaison de la fonction dirigeante (directeur avec signature individuelle) et de la qualité de propriétaire (actionnaire unique) avait concrètement permis à l'intimé d'exercer une mainmise complète sur la société. Elle soutient que le contrat d'agent commercial, l'attestation internationale d'employeur et le certificat de travail faisaient probablement partie d'une fiction devant permettre à l'intimé de prétendre des prestations de chômage. Elle avance trois points qui, selon elle, démontrent incontestablement que l'intimé influençait la gestion financière de la société au-delà du cadre habituellement réservé à un directeur commercial: le non-remboursement du prêt actionnaire, le prêt de 350'000 fr. consenti à la société pour l'acquisition d'un bien immobilier en Italie au nom de l'intimé et le transfert de véhicules de la société à une société italienne appartenant à l'intimé. Elle rappelle en outre que c'est bien en qualité de directeur (et non d'agent commercial) que l'intimé avait mis fin aux fonctions d'administrateur de B.________, en exécution d'une décision de l'Assemblée générale de la société, soit de l'intimé lui-même en tant qu'actionnaire unique.