Citation: 6B_1098/2014 E. 1.2

1.2. Les recourants, qui sont respectivement la victime, mineure, ainsi que son père et sa mère, se contentent d'affirmer avoir le statut de victimes et parties plaignantes au pénal et au civil de sorte qu'ils auraient qualité pour recourir, sans exposer quelles prétentions civiles ils entendent faire valoir. Les infractions dénoncées dans le cas d'espèce, à savoir actes d'ordre sexuel avec des enfants (art. 187 CP) et contrainte sexuelle (art. 189 CP), constituent des infractions graves contre l'intégrité sexuelle. S'agissant de la recourante Z.________, il apparaît d'emblée que la décision de classement est de nature à influencer négativement le jugement des prétentions civiles en réparation du dommage et du tort moral qu'elle pourrait faire valoir contre l'intimé en raison des agressions prétendument subies. Elle remplit ainsi les exigences jurisprudentielles permettant de lui reconnaître la qualité pour recourir en matière pénale (art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF). En revanche, la qualité pour recourir de ses parents n'est pas évidente, en l'absence de toute explication de leur part à cet égard. En effet, à la différence du lésé ou de la victime, le droit du proche de la victime de se porter partie plaignante implique qu'il fasse valoir des prétentions civiles propres dans la procédure pénale (cf. ATF 139 IV 89 consid. 2.2 p. 91). Cette question souffre toutefois de demeurer indécise vu le sort du recours.