Citation: 2C_25/2022 E. 2

La cause ne peut pas davantage être examinée sous l'angle du recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 ss LTF). En effet, la notion d'intérêt juridiquement protégé au sens de l'art. 115 let. b LTF est étroitement liée aux motifs de recours prévus par l'art. 116 LTF, en ce sens que la partie recourante doit être titulaire d'un droit constitutionnel dont elle invoque une violation (cf. ATF 146 I 195 consid. 1.2.1; 145 I 121 consid. 1.5.1; 142 II 259 consid. 4.2; 140 I 285 consid. 1.2). De tels droits ne sont reconnus en principe qu'aux citoyens, à l'exclusion des collectivités publiques qui, en tant que détentrices de la puissance publique, ne sont pas titulaires des droits constitutionnels et ne peuvent donc pas attaquer, par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, une décision qui les traite en tant qu'autorités. Font exception les cas dans lesquels les communes ou les autres collectivités publiques agissent sur le plan du droit privé ou sont atteintes dans leur sphère privée de façon identique ou analogue à un particulier, ou alors lorsqu'elles se plaignent d'une violation de leur autonomie, d'une atteinte à leur existence ou à l'intégrité de leur territoire (cf. ATF 146 I 195 consid. 1.2.1 et les arrêts cités). En outre, c'est uniquement dans la mesure où la garantie de leur autonomie ou de leur existence est directement mise en cause que les communes ou autres collectivités publiques peuvent invoquer une violation de leurs droits de partie équivalant à un déni de justice formel, en particulier de leur droit d'être entendu (cf. ATF 140 I 285 consid. 1.2 et les arrêts cités; 136 II 383 consid. 3.4 et la référence citée; arrêts 2C_843/2021 du 18 mai 2022 consid. 1.4; 2D_38/2020 du 25 février 2021 consid. 1.3 et 1.4.1, tous les deux avec les arrêts cités). En d'autres termes, en dehors de cas où sont en jeu des droits qui leur sont propres, les collectivités publiques ne peuvent bénéficier de la "Star Praxis" (cf. ibid.). Or, en l'espèce, en tant qu'elle invoque une violation de l'autonomie cantonale, l'autorité recourante ne dispose pas, comme on l'a déjà vu (cf. supra consid. 1.3.2), d'une position juridique protégée lui conférant la qualité pour agir par le biais du recours constitutionnel subsidiaire. Ne pouvant se prévaloir de droits qui lui seraient propres, elle ne peut par ailleurs pas non plus, dans ce contexte, se prévaloir d'une violation de son droit d'être entendue. Pour le surplus, la recourante ne démontre pas en quoi elle aurait agi comme un particulier ou qu'elle serait atteinte comme tel par l'arrêt attaqué dans sa sphère privée, de manière à lui conférer la légitimation à faire valoir des droits constitutionnels.