Citation: 6S.3/2006 16.03.2006 E. 5

Invoquant une violation de l'égalité des armes garantie par l'art. 6 CEDH, le recourant relève que le Ministère public, à l'audience des 20 et 21 juin 2005, a siégé à la même hauteur que les membres du Tribunal correctionnel, donnant l'impression qu'il partageait la tâche de ce dernier et viciant ainsi tous les débats de première instance. La Cour de cassation a jugé qu'il était notoire, en particulier de la part des magistrats du Tribunal, que le Ministère public était une partie au procès, dont le rôle était de veiller à l'application de la loi et au maintien de l'ordre public et que son emplacement ne pouvait modifier ce fait, ni influer sur le sort de la cause. Or, le recourant ne formule aucune critique à ce propos dans son recours de droit public. Il ne motive donc pas les violations conventionnelles et constitutionnelles qu'il invoque de manière à satisfaire aux exigences déduites de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Son grief est donc irrecevable.