Citation: 6B_255/2007 11.10.2007 E. 1

Aux termes de l'art. 81 let. b ch. 5 LTF, la victime a qualité pour former un recours en matière pénale si la décision attaquée peut avoir des effets sur le jugement de ses prétentions civiles. Selon l'art. 2 al. 1 LAVI, est une victime toute personne qui a subi, du fait d'une infraction, une atteinte directe à son intégrité corporelle, sexuelle ou psychique. D'après la jurisprudence, tant que les faits ne sont pas définitivement établis, il faut se fonder sur les allégués de celui qui se prétend victime pour déterminer s'il l'est ou non (ATF 126 IV 147 consid. 1; Cédric Mizel, La qualité de victime LAVI et la mesure actuelle des droits qui en découlent, JdT 2003 p. 51 ch. 17a). En l'espèce, le recourant soutient qu'il a subi des voies de fait et des lésions corporelles simples (lésions diverses relevées dans un certificat médical) et qu'il a été suivi par un thérapeute victimologue. On peut lui reconnaître la qualité de victime dans le cadre du présent recours et admettre qu'à ce stade de l'action pénale il pouvait s'abstenir de préciser ses conclusions civiles et d'indiquer quels effets la décision attaquée aurait sur le jugement de celles-ci (ATF 127 IV 185 consid. 1a p. 187 et la jurisprudence citée).