Citation: C 203/01 22.11.2001 E. 2

2.- a) Aux termes de l'art. 17 al. 3 let. a LACI, l'assuré a l'obligation, lorsque l'office du travail le lui enjoint, de suivre des cours appropriés de reconversion ou de perfectionnement professionnel qui améliorent son aptitude au placement. Lorsqu'il est établi que l'assuré n'observe pas les prescriptions de contrôle du chômage ou les instructions de l'office du travail, notamment en ne se rendant pas, sans motif valable, à un cours qu'il lui a été enjoint de suivre, son droit à l'indemnité est suspendu (art. 30 al. 1 let. d LACI). b) En l'espèce, il est constant que le recourant ne s'est pas présenté le 9 août 2000 au cours d'allemand auquel il a été assigné par l'ORP dans sa décision du même jour et contrairement à ce qui avait été prévu avec son conseiller. Comme motif de son absence, il a fait valoir qu'il ne voulait pas fréquenter un cours qui avait déjà débuté le 2 août 2000 - ce qu'il a appris en se rendant à l'école de langues, le 8 août 2001 (procès-verbal d'audition du 15 février 2001 devant le Tribunal administratif du canton de Fribourg). Or, cette excuse ne constitue pas un motif valable au sens de l'art. 30 al. 1 let. d LACI. En effet, le fait qu'un enseignement d'une durée de 20 jours a déjà commencé depuis 5 jours ne constitue pas un empêchement tel que l'on ne puisse essayer de s'y intégrer et en tirer un bénéfice, malgré le retard pris sur les autres participants. Le recourant n'était pas fondé à refuser d'emblée de prendre part au cours, en tout cas pas sans avoir au moins tenté de le suivre et de voir s'il était capable de rattraper les heures perdues. Au demeurant, on ne voit pas pourquoi le recourant n'a pas aussitôt informé son conseiller de ses réserves, au lieu de réagir seulement par la suite, sur injonction de celui-ci. Dès lors, c'est à juste titre que les premiers juges ont confirmé la suspension du droit de l'assuré à l'indemnité de chômage.