Citation: 5A_873/2021 E. 4.3

4.3. Les critiques du recourant reviennent en définitive à considérer que la cour cantonale n'était pas en droit de vérifier in casu l'existence matérielle d'une reconnaissance de dette. Quoi qu'en dise le recourant, il ne s'agit pas là d'une question de fait mais de droit. Cela étant, selon la jurisprudence susrappelée, l'autorité de recours n'examine d'office cette question que dans le cadre fixé par les griefs soulevés dans le recours. Les critiques du recourant ne portent donc qu'en tant qu'il apparaîtrait que la motivation du recours cantonal est insuffisante sur ce point. Or tel n'est pas le cas. A la lecture de l'acte de recours cantonal, on constate que l'intimée a reproché au juge de première instance de ne pas avoir arrêté un état de fait clairement établi et qu'elle a énoncé les faits qu'elle juge pertinents, notamment ceux relatifs à la genèse et au contenu de la convention du 18 juin 2018, dont elle a reproduit le texte, notamment celui de l'art. II. On constate également que l'intimée a soutenu que ladite convention était claire, et que le montant de la dette du recourant à son égard ainsi que les modalités de paiement convenues l'étaient également et étaient établies par pièces. Ce faisant, l'autorité cantonale pouvait partir du principe que l'intimée critiquait le raisonnement du premier juge selon lequel la convention du 18 juin 2018, rapprochée des pièces produites à l'appui de la requête, ne constituait pas un titre à la mainlevée provisoire à concurrence de la créance mise en poursuite. La recevabilité du recours n'apparaissait ainsi nullement douteuse sous l'angle du devoir de motivation et la cour cantonale était en droit d'examiner la question de l'existence matérielle d'une reconnaissance de dette et, partant, d'interpréter, dans les limites admises par la jurisprudence (cf. infra consid. 5.3.3), la convention produite par l'intimée. Infondé, le grief doit être rejeté.