Citation: 8C_692/2019 E. 4

Les premiers juges ont retenu que le recourant n'avait pas respecté ses obligations de collaborer et de renseigner prévues aux art. 32 et 33 LIASI, et ce pendant une durée d'environ deux ans; il n'avait pas déclaré à l'Hospice général avoir poursuivi ses études entre 2015 et 2018, alors même qu'il avait eu plusieurs entretiens avec sa conseillère pendant cette période; plus précisément, lors d'un entretien du 17 novembre 2015, il avait informé sa conseillère qu'il allait passer des examens de Bachelor, ce dont cette dernière n'était visiblement pas au courant et s'était étonnée, avant d'en référer à un responsable; par la suite, lors d'une rencontre du 20 février 2018, il avait commencé par mentir à sa conseillère avant de lui avouer qu'il avait poursuivi ses études. Sur cette base, la cour cantonale a retenu que les allégations du recourant selon lesquelles il avait informé sa conseillère n'étaient pas crédibles. Compte tenu du caractère relativement grave de ces manquements, elle a considéré que l'Hospice général n'avait pas abusé de son pouvoir d'appréciation en réduisant de 15 % le forfait d'entretien alloué au prénommé pour une durée de trois mois à compter du 1er avril 2018. Constatant par ailleurs que le recourant avait régulièrement et de manière répétée déclaré à l'intimé que les informations qu'il lui avait données par rapport à la poursuite de sa formation étaient complètes et correctes, alors que tel n'était pas le cas, les juges cantonaux ont conclu que les circonstances du cas d'espèce ne permettaient pas de retenir sa bonne foi et que l'Hospice général était dès lors fondé à lui réclamer l'ensemble des sommes indûment versées entre le 1er août 2016 et le 30 avril 2018, soit un montant total de 58'065 fr. 20.