Citation: 4P.225/2005 18.01.2006 E. 4

Au sujet des soins à domicile, le recourant prétend une nouvelle fois que l'autorité intimée a apprécié les preuves de manière arbitraire en considérant qu'il avait échoué complètement à faire la preuve du dommage allégué. A ses dires, la preuve en question ressort tant de la déposition de son épouse du 12 janvier 2004 que de sa propre déclaration du 9 février 2004, lesquelles font état des difficultés du recourant à mettre le pied par terre et de l'indispensable aide de son épouse compte tenu de cet handicap, qui a duré au mois trois mois. Selon le recourant, conformément à la jurisprudence, il incombait à l'autorité cantonale d'arrêter un nombre d'heures déterminantes pour une période déterminée afin de fixer le montant de l'indemnité due au recourant. Tout d'abord, le recourant ne démontre pas l'arbitraire, d'une manière conforme à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, ni dans l'appréciation des preuves, ni dans l'établissement des faits qui en découle. Le recourant ne tente même pas de soutenir que l'instance cantonale aurait considéré de façon insoutenable que le tarif horaire invoqué à concurrence de 30 fr. n'était pas établi. En effet, il ne discute que l'estimation du nombre d'heures que lui a consacrées son épouse. Au reste, lors même que, sur ce point, l'argumentation juridique du recourant est pour le moins confuse, dès lors qu'elle mélange la notion de dommage fondé sur les soins prodigués à domicile et celle de préjudice ménager, le recourant se contente d'avancer qu'il incombait à l'autorité "d'arrêter un nombre d'heures déterminantes sur une période déterminée pour arrêter le montant de l'indemnité due au recourant". Il omet toutefois de démontrer dans quelle mesure la constatation de la cour, selon laquelle le recourant n'a apporté aucun élément probant permettant d'estimer le temps que lui a consacré sa femme, est arbitraire. Enfin, bien que le recourant fasse état de la jurisprudence relative à la durée mensuelle de travail d'un homme aux tâches ménagères, il ne critique pas la constatation, selon laquelle aucune allégation régulière relative à l'accomplissement des tâches ménagères n'a été avancée. Partant, le grief soulevé ne peut qu'être déclaré irrecevable.