Citation: 9C_62/2010 29.07.2010 E. B

Le recours formé par l'assuré à l'encontre de la décision sur opposition a été rejeté, une première fois, par le Tribunal des assurances du canton de Vaud (jugement du 22 mars 2007). Le Tribunal fédéral a cependant annulé l'acte entrepris dès lors que celui-ci reposait sur une constatation incomplète des faits et la cause a été renvoyée à la juridiction cantonale pour nouveau jugement, au besoin après complément d'instruction, dans la mesure où le rapport du SMR utilisé était contresigné par la doctoresse N.________ qui se prévalait d'un titre qu'elle ne possédait pas (arrêt 9C_266/2007 du 27 mai 2008). Les premiers juges ont alors décidé la mise en oeuvre d'une expertise. Le docteur A.________, psychiatre, a conclu à l'absence de trouble psychique atteignant le seuil diagnostique des ouvrages de référence tout en reconnaissant l'influence exercée par les pathologies mentionnées auparavant par ses confrères jusqu'au 31 octobre 2002 (rapport du 27 novembre 2008). Le docteur M.________, chirurgien orthopédique, a relativisé l'influence sur la capacité de travail - qu'il estimait entière dans une activité adaptée telle que décrite par le SMR - des diagnostics énoncés par le docteur W.________ (rapport du 26 novembre 2008). Invités à s'exprimer sur ces documents, l'administration en a admis les conclusions (détermination du 6 février 2009) tandis que l'intéressé, ne se prononçant que sur le volet somatique, a dénié toute valeur à l'avis du docteur M.________ par rapport à celui du docteur W.________ (détermination du 5 mars 2009). L.________ a également produit l'opinion du docteur I.________, Clinique de chirurgie orthopédique de l'Hôpital X.________, qui attestait une capacité résiduelle de travail de 50 % dans une activité permettant l'alternance des positions, s'exerçant sans pression et laissant à l'assuré la possibilité de gérer lui-même son temps de travail (rapport du 30 juin 2009). La juridiction cantonale a, une seconde fois, rejeté le recours de l'intéressé et confirmé la décision sur opposition du 15 février 2006. Notant que l'intéressé ne contestait plus que le volet somatique de la décision litigieuse, elle a constaté que le rapport du docteur A.________ suppléait valablement celui de la doctoresse N.________ et que l'opinion du docteur M.________, rejoignant celle des médecins du COMAI et du SMR, contrait de manière convaincante les objections du docteur W.________. Elle relevait en outre que les indications lacunaires et non motivées fournies par le docteur I.________ n'étaient pas de nature à mettre en doute les conclusions de l'expertise judiciaire.