Citation: 2C_337/2024 E. 5

La recourante affirme enfin qu'en refusant de lui octroyer une autorisation de séjour, l'arrêt attaqué violerait l'art. 3 CEDH, dans la mesure où elle pourrait chuter à son domicile en Russie, sans pouvoir être secourue à temps en raison de l'isolement social dont elle souffrirait dans son pays d'origine. Une telle conjecture, qui fait fi du fait que, selon les constatations de l'arrêt attaqué, la Russie dispose d'un système de soins couvrant assurément les soins essentiels nécessaires, ne permet toutefois pas de conclure que l'arrêt attaqué violerait l'interdiction de traitement inhumain ou dégradant prévue par cette disposition. Celle-ci suppose en effet un véritable risque d'être réellement exposé à un déclin grave, rapide et irréversible de son état de santé entraînant des souffrances intenses ou à une réduction significative de son espérance de vie (cf. arrêt de la CourEDH Paposhvili c. Belgique du 13 décembre 2016, [n° 41738/10], § 183; arrêt 2C_671/2021 du 15 février 2022 consid. 8.1 et les arrêts cités).