Citation: 4A_209/2009 03.06.2009 E. 1

1.1 Le jugement attaqué a été rendu en matière civile dans une affaire pécuniaire relative au droit du bail à loyer portant sur une valeur supérieure au seuil de 15'000 fr. fixé à l'art. 74 al. 1 let. a LTF pour la recevabilité du recours en matière civile. Emanant de la partie qui a succombé dans ses conclusions au fond et dirigé contre une décision finale rendue en dernière instance cantonale par un tribunal supérieur (art. 90 LTF), le recours en matière civile est en principe recevable, puisqu'il a été interjeté en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et dans la forme requise (art. 42 LTF). Les recourants, il est vrai, indiquent avoir quitté les lieux le jour même du dépôt du présent recours. Force est toutefois d'admettre, avec eux, qu'ils conservent un intérêt actuel et juridique à faire constater les violations alléguées, puisqu'aussi bien la solution au fond adoptée par les juges bernois a nécessairement eu une incidence sur le sort des frais et dépens de la procédure cantonale, point également remis en cause par les recourants (cf. art. 76 al. 1 let. b LTF). Cependant, il n'y a pas lieu d'examiner plus avant cette question car le recours doit de toute façon être rejeté, en tant qu'il est recevable, pour les motifs indiqués ci-après. 1.2 Le recours peut être interjeté pour violation du droit, tel qu'il est délimité par les art. 95 et 96 LTF. Le Tribunal fédéral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Cependant, eu égard à l'exigence de motivation contenue à l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, il n'examine en principe que les griefs invoqués. Il ne peut pas entrer en matière sur la violation d'un droit constitutionnel si le grief n'a pas été invoqué et motivé de manière précise par la partie recourante (art. 106 al. 2 LTF). Le Tribunal fédéral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en écarter que si les faits ont été établis de façon manifestement inexacte - ce qui correspond à la notion d'arbitraire (ATF 134 V 53 consid. 4.3) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF).