Citation: 6B_10/2021 E. 3.2

3.2. La recourante soutient que sa condamnation violerait sa liberté de réunion, d'une part faute d'une base légale suffisante, d'autre part au motif que le principe de proportionnalité n'est pas respecté et de surcroît parce qu'une procédure pénale comme celle menée à son encontre viderait de son sens la liberté de réunion. L'argumentation de la recourante à ce propos repose sur la prémisse que ce qui lui est reproché est de ne pas s'être tenue en tête de la manifestation à un moment donné du parcours, de ne pas avoir fait remonter certaines informations à la police, de ne pas être intervenue contre des participants faisant usage d'engins pyrotechniques et de ne pas avoir constitué un service d'ordre efficace. En réalité, la faute qui lui est imputée est de n'avoir pas rempli son devoir de collaboration avec la police (voir consid. 2.6 et 3.1 i.f.). Or il ressort de l'arrêt du Tribunal fédéral 1C_225/2012 du 10 juillet 2013, mentionné au demeurant par la recourante, que l'obligation d'organiser un service d'ordre propre à concrétiser le devoir de collaboration des organisateurs avec la police est conforme à la Constitution (arrêt cité, consid. 3.7). La recourante n'apporte aucun argument susceptible de remettre cette jurisprudence en question. Elle ne montre par ailleurs pas en quoi le devoir de collaborer avec la police, qu'il lui est reproché de n'avoir pas satisfait, aurait été excessif, étant rappelé qu'il a été relevé au consid. 2.6 ci-dessus qu'elle n'a même pas mis sur pied une organisation suffisante pour être en mesure d'informer la police des débordements qui se sont produits.