Citation: 4C.86/2007 22.06.2007 E. 1

Sauf si la décision incidente ou préjudicielle tranche des questions de compétence, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, le recours en réforme interjeté directement contre une telle décision sans attendre la décision finale n'est recevable qu'à titre exceptionnel (art. 50 al. 1 OJ). Il faut, d'une part, qu'une décision finale puisse ainsi être provoquée immédiatement et, d'autre part, que la durée et les frais de la procédure probatoire apparaissent si considérables qu'il convient de les éviter en autorisant le recours immédiat. Les deux conditions sont cumulatives. La première d'entre elles est réalisée si le Tribunal fédéral peut mettre fin une fois pour toutes à la procédure en jugeant différemment la question tranchée dans la décision préjudicielle ou incidente (ATF 132 III 785 consid. 4.1 p. 791 s.). Cette condition n'est pas remplie en l'espèce. Même si le recours en réforme était admis, la procédure divisant les parties ne prendrait pas fin. Dans toutes les hypothèses, la conclusion reconventionnelle en paiement de 173'611 fr. 20, indépendante de l'action en garantie des défauts, resterait ouverte. Contrairement à ce que suggère la recourante, le Tribunal fédéral ne saurait en outre, en l'état, se prononcer sur ses conclusions en paiement de 197'092 fr. 37, dès lors que la procédure est restreinte à la question de la prescription de l'action en garantie de l'intimée. La recourante ne conclut d'ailleurs pas à ce que le Tribunal fédéral rende un jugement au fond mettant définitivement fin aux procès la divisant de l'intimée. La première condition de recevabilité du recours n'étant pas réalisée, il n'est pas nécessaire d'examiner la seconde, étant toutefois relevé que contrairement à ce qu'exige la jurisprudence, la recourante n'indique pas de manière détaillée quelles sont les preuves longues et coûteuses qui devraient être le cas échéant administrées (cf. ATF 118 II 91 consid. 1a p. 92).