Citation: 5A_338/2014 E. 3.1

3.1. Le recourant conteste en premier lieu le montant des frais de véhicule arrêté par la cour cantonale à 772 fr. 40 au lieu des 1'440 fr. allégués. Pour parvenir au montant précité, la cour cantonale a appliqué la méthode exposée par Collaud (Le minimum vital élargi du droit de la famille, in RFJ 2005 p. 313 ss [319 s.]) sur la base d'arrêts du Tribunal cantonal fribourgeois (arrêt du 17 septembre 2003, publié in RFJ 2003 p. 230 consid. 2e et arrêt non publié A1 2005-35 du 5 décembre 2005 consid. 2c) - et consacrée par sa propre jurisprudence (arrêt du Tribunal cantonal valaisan C1 07 69 du 30 juin 2008). Selon cette méthode, il convient de calculer le nombre de kilomètres effectués en moyenne chaque mois, multiplié par le prix de l'essence pour une consommation de 10 l. pour 100 km, puis d'y ajouter un montant forfaitaire de 100 fr. à 300 fr. correspondant à l'entretien, à l'assurance et aux impôts du véhicule. Le recourant soutient que le nombre de kilomètres retenu par la cour cantonale - soit quelque 1'300 km par mois en moyenne - serait manifestement faux et contraire aux pièces du dossier. Le décompte produit en première instance sur lequel les juges précédents s'étaient fondés concerne en effet les mois d'avril à juin 2013, lesquels ne seraient pas représentatifs des trajets effectués sur l'ensemble de l'année. Il conviendrait plutôt de se baser sur un décompte " plus représentatif " établi sur dix mois. Le recourant estime, par ailleurs, que le calcul opéré par les juges précédents sur la base d'un " ouvrage de doctrine " devrait être écarté, dès lors notamment que son épouse a admis le montant allégué de 80 ct. par kilomètre parcouru. Ce faisant, en plus d'invoquer des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt cantonal, le recourant se borne à opposer sa propre opinion à celle de la cour cantonale, sans en démontrer le caractère arbitraire. En particulier, il n'explique pas en quoi il serait insoutenable d'appliquer la méthode consacrée non pas par la doctrine, mais par la jurisprudence fribourgeoise et valaisanne. En outre, s'il déclare contester les bases de calcul sur lesquelles se sont fondés les juges cantonaux pour aboutir au montant de 772 fr. 40 par mois, il n'explique pas en quoi il est arbitraire de se baser sur un décompte qu'il a lui-même produit en procédure cantonale ou d'avoir, par exemple, fixé les frais d'essence à 231 fr. 40 et ceux d'entretien à 100 fr. Au demeurant, le fait qu'une autre solution apparaisse concevable, voire préférable, n'est pas suffisant (cf. supra consid. 2.2). Dès lors et autant que recevable (art. 106 al. 2 LTF), le grief d'arbitraire dans l'appréciation des frais de véhicule doit être rejeté.