Citation: 6B_1162/2023 E. 1.8.1

1.8.1. En l'espèce, sous l'angle du droit au respect de la vie privée, il ressort du jugement attaqué que le recourant est arrivé en Suisse à l'âge de 25 ans, soit à l'âge adulte, et vit depuis 14 ans dans ce pays. A l'instar de la cour cantonale, il y a lieu de relativiser cette durée, compte tenu des séjours du recourant en prison. En outre, malgré sa formation et les emplois qu'il a exercés, il n'apparaît pas que celui-ci dispose de liens sociaux et professionnels spécialement intenses avec la Suisse, dès lors qu'il émarge à l'aide sociale depuis 2014, que son autorisation d'établissement a été révoquée le 6 avril 2020 et son renvoi prononcé et qu'il a commis un très grand nombre d'infractions entre 2014 et 2021. En ce qui concerne l'atteinte à sa vie familiale, le recourant est père d'un enfant, sur lequel il a l'autorité parentale conjointe avec la mère; formellement, la garde est attribuée à la mère et le recourant dispose d'un droit de visite usuel, un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires. Il ressort toutefois des faits du jugement attaqué - qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) - que son fils a vécu avec lui pendant certaines périodes et qu'il vivrait chez lui, depuis le mois de mars 2023. En l'occurrence, la question de savoir si une expulsion placerait le recourant dans une situation personnelle grave, au regard de son droit au respect de sa vie familiale, peut être laissée ouverte, dès lors que la pesée des intérêts opérée par la cour cantonale est conforme au droit fédéral ( infra consid. 2).