Citation: 5A_468/2016 E. 1

Par décision présidentielle du 18 mai 2016, la Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a déclaré irrecevable pour cause de tardiveté le recours interjeté le 6 mai 2016 par A.________ contre la décision du 11 avril 2016 de l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte rejetant sa requête tendant au remplacement de son conseil commis d'office. Dans sa motivation, la cour cantonale a relevé que A.________ avait été avisé par la Poste de la possibilité de retirer le pli contenant la décision du 11 avril 2016 en date du 12 avril 2016. Il n'avait toutefois pas retiré le pli qui avait été retourné à son expéditeur le 20 avril 2016. Selon l'art. 138 al. 3 CPC, l'acte non retiré est réputé notifié à l'expiration du délai de sept jours à compter de l'échec de la remise si le destinataire devait s'attendre à recevoir la notification. En l'occurrence, le délai de recours de dix jours (art. 450b al. 1 CC) était donc arrivé à échéance le 29 avril 2016, de sorte que le recours de A.________ déposé le 6 mai 2016 était tardif. Celui-ci n'avait au surplus fait valoir aucun motif de restitution de délai au sens de l'art. 148 CPC.