Citation: 1C_339/2009 26.08.2009 E. A

Par décision du 24 juillet 2008, le Conseil municipal de Sion a octroyé à X.________ une autorisation de construire un immeuble d'habitation de 58 logements avec parking souterrain sur la parcelle n° 820 du registre foncier de la commune de Sion et a écarté l'opposition formée par A.________, propriétaire d'un appartement dans une propriété par étage contiguë. Cette décision précisait qu'un recours à son encontre n'avait pas d'effet suspensif, qu'une éventuelle demande d'effet suspensif devait être déposée dans les dix jours et que les travaux ne pouvaient débuter avant l'entrée en force de la décision relative à l'effet suspensif. A.________ n'a pas requis l'octroi de l'effet suspensif dans les dix jours, mais a assorti le recours qu'il a adressé au Conseil d'Etat du canton du Valais (ci-après: le Conseil d'Etat) d'une demande d'effet suspensif, laquelle a été rejetée par décision incidente du 10 décembre 2008. Le Conseil d'Etat a en outre indiqué que les travaux de constructions pouvaient débuter aux risques et périls du constructeur. A.________ n'a pas recouru contre cette décision de rejet de l'effet suspensif, mais a déposé, le 13 janvier 2009, une requête de mesures provisionnelles tendant à interdire à X.________ de lancer les travaux irréversibles relatifs notamment à l'implantation du futur bâtiment sur le côté nord. En janvier 2009, X.________ a transféré la parcelle n° 820 à la société anonyme B.________ dont il est l'administrateur unique. Il a lancé les travaux de construction le 29 janvier 2009.