Citation: K 82/00 22.09.2000 E. 1

1.- La LAMal régit l'assurance-maladie sociale, qui comprend l'assurance obligatoire des soins et une assurance facultative d'indemnités journalières (art. 1er al. 1 LAMal); la relation d'assurance est régie par le droit public fédéral. Les assurances complémentaires, que les caisses-maladie ont le droit de pratiquer, en plus de l'assurance-maladie sociale, sont soumises au droit privé et régies par la LCA (art. 12 al. 2 et 3 LAMal). Les litiges relatifs à de telles assurances sont du ressort du juge civil, et ne peuvent pas faire l'objet d'un recours de droit administratif au Tribunal fédéral des assurances (art. 47 al. 1 LSA; ATF 124 III 232 consid. 2b, 124 V 135 consid. 3, 123 V 328 consid. 3a). Certains cantons ont désigné, pour trancher les litiges relatifs aux assurances complémentaires, la même autorité que le tribunal des assurances qui est compétent pour connaître des contestations entre assurés et assureurs dans l'assurance sociale conformément à l'art. 86 LAMal. Cette attribution de compétence, au niveau cantonal, ne suffit pas à ouvrir la voie du recours de droit administratif au Tribunal fédéral des assurances, pour ce qui a trait aux assurances complémentaires (Spira, Le contentieux en matière d'assurance-maladie selon le nouveau droit, in : Revue jurassienne de Jurisprudence [RJJ] 1996 p. 200; Maurer, Das neue Krankenversicherungsrecht, Bâle 1996, p. 136). En l'espèce, dans la mesure où le recours porte sur la partie du jugement attaqué relative aux primes des assurances complémentaires, il est irrecevable.