Citation: 9C_113/2018 E. 4

Le dispositif (ch. 1) du jugement entrepris renvoie la cause à la recourante pour nouvelle décision au sens des considérants. D'un point de vue formel, il s'agit d'une décision de renvoi, soit d'une décision incidente qui ne peut faire l'objet d'un recours au Tribunal fédéral qu'aux conditions de l'art. 93 LTF (ATF 133 V 477 consid. 4.2. et 4.3 p. 481 s.). En effet, à teneur du jugement de renvoi du 21 décembre 2017, la recourante devra reprendre l'instruction de la cause puis statuer à nouveau sur la demande du 8 juin 2015 qui n'a pas encore fait l'objet d'une décision passée en force. Si le jugement de renvoi contenait des instructions impératives destinées à l'autorité inférieure ne lui laissant plus aucune latitude de jugement pour la suite de la procédure, la recourante subirait un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, si bien qu'il y aurait lieu d'entrer en matière sur son recours (cf. ATF 133 V 477 consid. 5.2.4 p. 484 s.). Dans son mémoire, la recourante n'aborde pas la question de la recevabilité de ses conclusions aux conditions de l'art. 93 al. 1 LTF. En particulier, en affirmant que le renvoi est superflu, elle ne démontre pas en quoi il lui causerait un préjudice irréparable (let. a). Pareille éventualité ne fait d'ailleurs pas d'emblée aucun doute, comme la jurisprudence l'exige (cf. consid. 1 in fine, supra). En effet, en invitant la recourante à examiner la nécessité des traitements requis après la 20e année, c'est-à-dire déterminer s'il existe des raisons médicales à une intervention au-delà de cet âge, les premiers juges ont en même temps laissé ouverte la question de savoir s'il est admissible d'arrondir les valeurs angulaires, considérant que si le degré de gravité requis était atteint, la recourante devrait prendre le cas en charge au-delà du 30 novembre 2015, si cela était médicalement nécessaire. Ainsi, parallèlement à l'obligation qui lui est faite d'instruire la question des raisons médicales, il faut admettre que la recourante conserve toute latitude pour revoir les valeurs limites et la possibilité de les arrondir, point que la juridiction cantonale a laissé indécis. Dans ce contexte, on ajoutera que si les juges cantonaux ont constaté la présence d'un angle ANB de 8,6 degrés, ils n'ont pas constaté si l'éventualité prévue à l'art. 19a al. 2 ch. 20 OPAS (soit la présence d'un angle ANB d'au moins 7 degrés combiné à un angle maxillo-basal d'au moins 37 degrés) était ou non réalisée. Pour le surplus, la recourante n'établit pas non plus que l'admission du recours permettrait d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b LTF). Il s'ensuit que le recours est irrecevable et qu'il sera traité selon la procédure simplifiée prévue par l'art. 108 al. 1 let. b LTF.