Citation: 6B_497/2022 E. 1

Pour retenir les agressions sexuelles, la cour cantonale s'est fondée sur les déclarations de l'intimée qu'elle a considérées comme crédibles, dès lors que les accusations étaient mesurées et que l'intimée avait manifesté des émotions authentiques en évoquant les violences verbales, physiques et sexuelles de son mari. Elle a rejeté les arguments du recourant pour contester ces agressions sexuelles. Ainsi, elle n'a pas méconnu les divergences dans les déclarations de l'intimée, mais a expliqué qu'il était courant, même en cas d'intervention de la police ou de la justice, que la victime de violences conjugales ne soit pas en mesure de dénoncer des atteintes sexuelles, correspondant aux actes les plus humiliants, alors qu'elle est capable d'évoquer des violences physiques. Elle a relevé que si l'intimée avait exprimé de la satisfaction à voir son époux revenir à la maison, c'était qu'elle croyait qu'il avait changé; les déclarations de l'intimée ne reflétaient que la difficulté habituelle des victimes de violences conjugales de se séparer définitivement du conjoint violent et leur ambivalence à son égard. La cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant la culpabilité du recourant sur la base des déclarations de l'intimée. Elle a expliqué les raisons qui l'avaient amenée à les considérer comme crédibles. Elle a ensuite examiné les objections du recourant et les a écartées de manière convaincante. Les griefs tirés de l'arbitraire sont infondés.