Citation: 5A_876/2015 E. 3.4

3.4. En l'espèce, on comprend de la motivation du recourant qu'il reproche à la cour cantonale son refus d'administrer les preuves qu'il a offertes. Il ne démontre toutefois pas en quoi la cour cantonale aurait considéré de manière arbitraire que l'audition de témoins et l'apport de la procédure bâloise n'étaient pas susceptibles de nier l'existence d'une identité économique entre lui-même et C.________. Devant la Cour de céans, le recourant se contente en effet pour l'essentiel d'énumérer les différents points qu'il entendait démontrer par le biais des mesures d'instruction qui lui ont été refusées. Une telle motivation n'est manifestement pas conforme aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF dans la mesure où elle ne permet pas de saisir en quoi lesdites mesures d'instruction auraient effectivement été de nature à démontrer les allégués du recourant et, par conséquent, en quoi la cour cantonale les aurait écartées de manière injustifiée. En outre, comme l'ont relevé à juste titre les juges précédents, il ressort des écritures d'appel du recourant que les questions qu'il entendait poser aux témoins portaient sur l'existence d'investissements personnels dans le projet d'hôpital à L.________, la cause des transferts effectués par C.________ en sa faveur et le fait que l'intimé était dès l'origine parfaitement informé de ces transferts, à savoir uniquement sur des éléments tendant à démontrer que C.________ et lui-même n'avaient pas manqué à leurs obligations contractuelles. Il résulte donc du mémoire d'appel du recourant que celui-ci n'a pas fait valoir que les mesures probatoires requises tendaient également à démontrer l'absence d'identité économique entre lui-même et la société dont il est l'actionnaire principal et majoritaire. Il ne saurait dès lors affirmer le contraire devant la Cour de céans. Enfin, la cour cantonale a retenu que, quand bien même les différents éléments allégués auraient été démontrés, ils ne permettraient pas de nier l'existence d'une identité économique entre le recourant et C.________, de sorte que leur administration n'était pas utile à la solution du litige. En affirmant lapidairement le contraire, le recourant ne satisfait une fois de plus pas aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF. En définitive, le grief de violation du droit à la preuve, pour autant que recevable, doit être rejeté.