Citation: 2C_178/2022 E. 5.3

5.3. L'exigence de l'avance de frais et les conséquences juridiques en cas de non-paiement de celle-ci relèvent du droit de procédure. La procédure administrative devant les autorités cantonales n'étant pas unifiée, les cantons restent donc libres, dans le respect des garanties constitutionnelles, d'organiser cette matière à leur guise. Ils ne sont en particulier pas tenus d'adopter une solution semblable à celle figurant à l'art. 62 al. 3 LTF, qui prescrit d'accorder un délai supplémentaire pour le paiement de l'avance de frais en cas de non-paiement dans le premier délai (cf. arrêt 2C_985/2019 du 26 mai 2020 consid. 6.1 et l'arrêt cité). Au demeurant, l'art. 63 al. 4 PA (RS 172.021) applicable en procédure administrative fédérale n'instaure pas un tel délai (arrêt 1C_339/2020 du 20 octobre 2020 consid. 2.1 et l'arrêt cité). Dans le canton de Genève, l'art. 86 al. 1 de la loi genevoise du 12 septembre 1985 sur la procédure administrative (LPA/GE; RS/GE E 5 10), prévoit que la juridiction invite le recourant à faire une avance ou à fournir des sûretés destinées à couvrir les frais de procédure et les émoluments présumables; elle fixe à cet effet un délai suffisant. Si l'avance n'est pas faite dans le délai imparti, le recours est irrecevable (cf. art. 86 al. 2 LPA/GE). Le texte de cette disposition ne prévoit ainsi pas de délai supplémentaire.