Citation: 6S.335/2006 26.09.2006 E. 1

Le grief est infondé. 2.4 Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale, en relation avec l'art. 11 CP, de n'avoir pas tenu compte du fait qu'il était sous l'influence de l'alcool lors d'un cambriolage au moins. La cour cantonale a déduit du fait que le recourant avait commis d'autres vols sans qu'il prétende avoir été sous l'influence de l'alcool, que cette circonstance n'était pas de nature à avoir favorisé la commission du cambriolage en question. Dans la mesure où le grief soulevé tend à remettre en cause cette constatation de fait, il est irrecevable (art. 273 al. 1 let. b et 277bis al. 1 2e phr. PPF). La concentration d'alcool constatée chez le recourant au moment des faits, de 1.21 g ‰ (arrêt entrepris, consid. B.2.g, p. 9), n'est, en outre, pas telle qu'il faille partir de la présomption réfragable, que sa responsabilité était diminuée (ATF 122 IV 49). En l'absence de tout indice contraire, c'est donc à juste titre que la cour cantonale n'a pas tenu compte de cette circonstance au moment de fixer la peine. Dans la mesure où il est recevable, le grief est infondé. 2.5 Le recourant reproche enfin à la cour cantonale de n'avoir pas retenu que sa situation personnelle et professionnelle au moment du jugement fût de nature à le détourner de la délinquance. La cour cantonale s'est cependant bornée à relever qu'il n'était pas arbitraire de douter que la situation personnelle du recourant puisse le détourner de la délinquance, dès lors que son premier mariage et un précédent emploi ne l'avaient pas empêché de commettre des infractions (arrêt entrepris, consid. 2.1.c p. 20). Ce faisant, elle n'a fait que répondre à l'argumentation du recourant, qui entendait tirer parti en sa faveur de sa nouvelle situation. Il ne ressort en revanche ni du jugement de première instance, ni de l'arrêt cantonal que les situations familiales et professionnelles antérieures et actuelles du recourant auraient conduit à une aggravation quantifiable de la peine. Inversement, on ne saurait reprocher à la cour cantonale de ne pas avoir justifié un allégement de la peine par ces circonstances. Ces dernières, qui ne jouent qu'un rôle limité dans la fixation de la peine, interviennent en effet essentiellement sur le plan de la sensibilité à la sanction (sur la situation professionnelle: ATF 118 IV 21 consid. 1b p. 25; Stratenwerth, Schweizerisches Strafrecht, Allgemeiner Teil II, Berne 1989, § 7, n. 45; sur la situation familiale: Wiprächtiger, Basler Kommentar, Strafgesetzbuch I, 2003, art. 63, n. 96). Or, le caractère temporaire de l'activité professionnelle du recourant ne permet pas d'en déduire une sensibilité particulière à la peine. Le juge ne doit, par ailleurs, tenir compte de la situation familiale du condamné comme circonstance atténuante qu'en cas de circonstances exceptionnelles (Wiprächtiger, Basler Kommentar, Strafgesetzbuch I, 2003, art. 63, n. 96). De telles circonstances ne sont pas réunies en l'espèce. Ce grief est infondé. 2.6 En conclusion, la peine de douze mois d'emprisonnement n'apparaît pas, au vu des circonstances - et même en tenant compte de l'importance limitée du butin réalisé et du fait que l'un des cambriolages en est resté au stade de la tentative -, sévère à un point tel qu'il faille conclure à un abus du large pouvoir d'appréciation accordé à la cour cantonale. Cette dernière a motivé de manière détaillée et complète la peine, et le recourant ne parvient à démontrer aucun élément, propre à la modifier, qu'elle aurait omis ou pris en considération à tort. Le grief de violation de l'art. 63 CP doit ainsi être rejeté.