Citation: 6B_1336/2023 E. 2.7

2.7. En revanche, la question pertinente est celle de savoir si le recourant doit être considéré comme l'employeur de D.________ au sens du droit des étrangers (cf. ATF 99 IV 110 consid. 1). Pour retenir que tel était le cas, la cour cantonale a forgé sa conviction sur un ensemble d'éléments, notamment sur les déclarations de D.________ qui l'ont amenée à retenir que celui-ci avait été engagé pour une durée de trois semaines à un taux d'activité de 100 % et qu'il connaissait le directeur du restaurant, soit le recourant, pour lequel il travaillait depuis longtemps en effectuant pour son compte des petits travaux rémunérés en espèces ou par des repas. Quant aux déclarations du recourant, il avait reconnu avoir mandaté D.________ à titre amical pour des petits services, sans toutefois le rémunérer en dehors de quelques repas offerts ou de petites sommes d'argent. Par ailleurs, comme l'a retenu la cour cantonale, l'ordonnance de non-entrée en matière relative à des faits similaires perpétrés en 2016 aurait dû à tout le moins rendre le recourant attentif à la nécessité de contrôler que D.________ était autorisé à exercer une activité lucrative en Suisse. La cour cantonale s'est en outre appuyée sur un appel au Bureau de contrôle permettant d'aller dans le sens d'un engagement de D.________ pour la réalisation de travaux de rénovation à C.________, puisqu'un solde de salaire de 7'000 fr. avait été évoqué durant celui-ci. Enfin, les rapports de la Commission paritaire l'ont incontestablement conduit à retenir les faits tels qu'ils ressortent du jugement entrepris. Le recourant ne soulève aucune critique motivée contre les nombreux éléments présentés par la cour cantonale. En se fondant en partie sur des faits qui n'ont pas été retenus dans l'arrêt attaqué, et qui sont donc irrecevables, il tente sans succès de démontrer l'existence d'un contrat de mandat ou d'entreprise. Son grief est dès lors rejeté dans la mesure où il est recevable.