Citation: 1B_668/2021 E. 1

Au regard des considérations précédentes, ainsi que de la nature des faits examinés, la mesure de substitution proposée par le recourant, sous la forme d'un engagement de sa part de ne pas contacter ou approcher la victime, assorti de l'obligation de porter un bracelet électronique, n'est pas s uffisante pour pallier le risque de récidive. Quoi qu'en pense le recourant, on ne voit pas qu'un bracelet électronique puisse l'empêcher efficacement de mettre à nouveau en danger la victime. Il se justifie en l'occurrence d'attendre l'avis des experts psychiatres sur le risque de réitération et sur les mesures et/ou traitements qui pourraient être entrepris afin de le diminuer (arrêt 1B_94/2014 du 21 mars 2014 consid. 3.2 et les arrêts cités, publié in SJ 2014 I 408). Il appartiendra le cas échéant au Ministère public d'interpeller les experts afin d'obtenir un premier avis sur ces questions (ATF 143 IV 9 consid. 2.8).