Citation: 6B_784/2018 E. B

Par arrêt du 4 juin 2018, la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre pénale d'appel et de révision, a rejeté les appels formés par X.X.________ et Y.X.________ contre le jugement de première instance. Elle les a condamnées, conjointement et solidairement, au paiement à A.A.________ et B.A.________ d'une indemnité de 2'419 fr. 20 pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure d'appel. X.X.________ et Y.X.________ ont été condamnées aux frais de la procédure d'appel. B.a. En substance, la condamnation repose sur les faits suivants. Y.X.________ a sous-loué son appartement à A.A.________ en septembre 2015. Celle-ci ainsi que son époux B.A.________ ont intégré l'appartement fin octobre et se sont acquittés, en sus d'une caution, du loyer des mois de novembre 2015 à janvier 2016 en mains de Y.X.________. Il s'est avéré plus tard que la soeur de cette dernière, X.X.________, était titulaire du bail. Informées du fait que la régie avait résilié le contrat de bail, les soeurs X.________ se sont rendues à l'appartement le 31 janvier 2016 en présence de la police et d'un serrurier. Elles ont alors constaté que B.A.________ occupait l'appartement. Cela étant, la police leur a expliqué qu'il n'était pas possible d'évacuer cet homme disant sous-louer l'appartement. Le 6 février 2016, constatant l'absence des époux A.________ dans l'appartement, X.X.________ et Y.X.________ ont fait changer les cylindres de la serrure de la porte d'entrée de ce logement par un serrurier. Elles ont pénétré dans le logement sans le consentement des sous-locataires. Elles ont ensuite fait appel à la police pour empêcher les époux A.________ de continuer à y habiter. L'agent de police a alors constaté que B.A.________ était " vraiment bien installé ". Par la suite, elles ont vidé l'appartement des meubles et effets personnels des époux. B.b. En cours de procédure, X.X.________ et Y.X.________ ont indiqué avoir agi ainsi sur conseils de la police et d'une avocate. Elles ont notamment produit une attestation de la permanence de l'Ordre des avocats, faisant état d'une consultation auprès de Me C.________ le 5 février 2016, portant sur le droit du bail. Elles ont également attesté avoir tenté d'obtenir des conseils auprès de l'Asloca, en vain, en raison d'un conflit d'intérêts. Par courrier du 13 septembre 2017, les soeurs X.________ ont refusé de libérer Me C.________ de son secret professionnel, estimant avoir déjà suffisamment prouvé les démarches entreprises avant de procéder au changement des cylindres de la serrure de l'appartement. Par lettre du 29 septembre 2017, elles ont contesté avoir demandé l'audition de l'avocate, contrairement à ce qui avait été consigné au procès-verbal d'audience devant le tribunal de police du 27 juillet 2017.