Citation: 9C_401/2008 14.04.2009 E. 3

S'agissant de la survenance de l'invalidité dans le cas du droit du recourant à une rente, les premiers juges ont retenu qu'elle remontait au 1er février 1991, soit au premier jour du mois suivant son dix-huitième anniversaire (art. 29 al. 2 LAI, teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2007). 3.1 Cela est contesté par le recourant, qui fait valoir qu'il a occupé divers emplois dès 1996, sur de courtes mais fréquentes périodes, qu'il a présenté une incapacité totale de travail entre juillet 2000 et mai 2002 et que la survenance de l'invalidité remonte en réalité à juillet 2001. 3.2 Même si le recourant reproche à la juridiction cantonale d'avoir constaté les faits de manière arbitraire, il ne le démontre pas. Les premiers juges ont retenu que l'atteinte à la santé était présente depuis 1988, date à laquelle le patient avait présenté une première décompensation, et que depuis lors, toutes les tentatives pour suivre une formation ou exercer une activité lucrative plus de quelques semaines s'étaient soldées par des échecs, que les seuls postes que le recourant avait pu conserver quelques mois s'étaient "déroulés" en atelier protégé, que l'état du patient était décrit comme stationnaire et que les hospitalisations s'étaient succédées régulièrement. Ces faits sont attestés par le rapport du docteur O.________ du 3 novembre 1998. Les critères jurisprudentiels (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352), qui permettent de reconnaître aux rapports médicaux pleine valeur probante, sont réalisés dans le cas du rapport du docteur O.________ du 3 novembre 1998. De l'avis du recourant, ce rapport ne fixe pas «clairement» le moment de la survenance de l'invalidité, mais souligne qu'en général, une atteinte comme celle qui est la sienne débute dans l'enfance et entraîne une incapacité de travail totale. Toutefois, cet argument ne remet pas en cause la valeur probante de ce document au regard des critères jurisprudentiels mentionnés ci-dessus, ni la pertinence des faits depuis 1988 retenus par la juridiction cantonale au regard de l'art. 29 al. 1 LAI. 3.3 Le rapport médical intermédiaire du 30 juin 2003 du docteur N.________, médecin-assistant du Département de psychiatrie de l'Hôpital Y.________, auquel se réfère le recourant, ne lui est cependant d'aucun secours. Au regard de ce document, qui indique certes une capacité de travail nulle depuis novembre 1998, mais ne porte pas sur la période antérieure, les faits retenus depuis 1988 qui font remonter la survenance de l'invalidité au 1er février 1991 n'apparaissent pas manifestement inexacts. Le recours est mal fondé de ce chef.