Citation: 6P.118/2005 10.11.2005 E. 2

2.1 Se fondant sur l'art. 9 Cst., la recourante fait valoir que l'autorité cantonale aurait arbitrairement fondé le refus du sursis à l'expulsion sur le fait que "l'appelante n'avait pas d'emploi en Suisse bien avant son interpellation". Selon elle, ce fait - dont elle ne conteste pas l'exactitude - ne serait pas pertinent pour établir un pronostic quant au comportement futur. L'argumentation présentée par la recourante revient en réalité à se plaindre de l'application de l'art. 41 ch. 1 al. 1 CP, soit d'une norme de droit pénal fédéral. Un tel grief est irrecevable dans un recours de droit public. 2.2 La recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir arbitrairement fondé son refus du sursis à l'expulsion sur le fait qu'elle "avait plutôt tendance à voyager sans se soucier de son intégration". Elle estime que ce fait - qu'elle ne conteste pas - ne saurait justifier un pronostic défavorable. Ce faisant, la recourante s'en prend de nouveau à l'application de l'art. 41 ch. 1 al. 1 CP, de sorte que son grief est irrecevable. 2.3 La recourante se plaint que l'autorité cantonale aurait appliqué, de manière arbitraire, le droit fédéral, en particulier l'art. 41 ch. 1 al. 1 CP. Savoir si le droit fédéral a ou non été violé est une question de droit fédéral. Il ne suffit pas de dire que le droit fédéral a été arbitrairement violé pour transformer la question en un grief d'ordre constitutionnel. Le grief soulevé est donc irrecevable.