Citation: 5A_76/2024 E. 5.2

5.2. En l'espèce, et indépendamment du point de savoir si l'art. 53 CPC s'applique comme tel à la présente cause rendue en matière de protection de l'enfant, la décision querellée est suffisamment motivée au regard des exigences de l'art. 29 Cst., qui a la même portée que la disposition précitée. En particulier, elle permet de comprendre pour quelle raison la Cour de justice a retenu l'existence d'une parentalité d'intention et considéré qu'il était dans l'intérêt des enfants d'entretenir des relations personnelles avec l'intimée. Il faut au surplus rappeler que le juge n'a pas l'obligation de discuter tous les faits et moyens de preuve invoqués par les parties et qu'une argumentation succincte est suffisante pour respecter le devoir de motivation (cf. supra consid. 5.1). Autre est la question de savoir si cette décision est erronée, ou si elle repose sur des faits établis de manière arbitraire, notamment en ce qui concerne l'établissement et la prise en considération des circonstances dans lesquelles le partenariat enregistré a été conclu, ainsi que l'appréciation des indices permettant de déterminer l'existence d'une parentalité d'intention. Il s'agit là d'une question qui a trait à l'établissement des faits, que le Tribunal fédéral ne revoit que sous l'angle de l'arbitraire et pour autant qu'un grief soit soulevé et motivé de manière claire et détaillée (cf. en particulier sur ce point infra consid. 7; cf. aussi supra consid. 2.2). En outre, on ne discerne pas en quoi le fait de "passer sous silence" certains allégués de la recourante serait constitutif d'un déni de justice, et la recourante ne le précise pas plus avant.