Citation: U 114/02 28.07.2003 E. A

Né en 1946, B.________ a été employé en qualité de chef ouvrier à l'exploitation au service de X.________ et était assuré, à ce titre, contre le risque d'accidents professionnels et non professionnels par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 25 novembre 1990, un accident de deltaplane lui a causé une hyperextension de la colonne cervicale ainsi qu'un arrachement et une pseudoarthrose de l'apophyse épineuse de C7. Le 11 juin 1996, l'assuré a été victime d'une aggression, au cours de laquelle il a subi une plaie occipitale profonde, des céphalées post-traumatiques progressives avec suspicion d'un hématome cérébral. La CNA a pris les suites de ces deux accidents à sa charge. Au cours de l'année 2000, l'assuré a été suivi auprès de la Clinique Y.________ à B.________. Les investigations entreprises ont permis de constater qu'il présentait des troubles verbaux, moyennement graves, de l'apprentissage et de la mémoire, une prédisposition à l'interférence significativement accrue ainsi qu'un potentiel de concentration légèrement à moyennement limité. L'étiologie de ces troubles n'a pas pu être déterminée. Par ailleurs, un état dépressif léger à modéré a été mis en évidence. Quant à la capacité de travail, elle était limitée à 50 % (rapports de la doctoresse M.________ des 21 mars et 28 novembre 2000). Précédemment, une atrophie cérébrale globale avait été décelée à la suite d'examens pratiqués à la Clinique T.________ à Z.________ (rapport du docteur K.________ du 29 octobre 1999). Dans son appréciation finale du 13 mars 2001, le docteur A.________, spécialiste en chirurgie et médecin au service de la division médecine des accidents de la CNA, a indiqué que les traumatismes subis constituaient tout au plus une cause possible des troubles neuropsychologiques. En l'absence d'une étiologie précise, les troubles ne se trouvaient pas en relation de causalité naturelle avec les accidents. Par décision du 26 mars 2001, la CNA a mis fin à ses prestations avec effet immédiat. Elle a confirmé sa position, par décision sur opposition du 10 juillet 2001, au motif que l'assuré ne présentait plus de séquelles accidentelles organiques, mais que les troubles neuropsychologiques étaient plutôt la conséquence de facteurs psychiques dont elle ne répondait pas.