Citation: 6F_16/2019 E. 1.3

1.3. En l'espèce, le requérant reproche au Président de la Cour de droit pénal Christian Denys de ne pas avoir indiqué, dans l'arrêt du 22 mars 2019, son parti politique et le "montant de la redevance" qui serait versée annuellement à celui-ci, ce qui dénoterait un "manque de transparence évident". On ne voit pas quel motif de récusation au sens de l'art. 34 al. 1 LTF pourrait entrer en ligne de compte à cet égard. Le requérant ne prétend pas que le Président de la Cour de droit pénal Christian Denys aurait pu faire montre d'une quelconque prévention à son encontre, seul un manque de "transparence" étant en l'occurrence évoqué. Pour le reste, les informations auxquelles se réfère le requérant - qui sont d'ailleurs pour partie publiques et accessibles - n'ont pas à figurer dans un arrêt du Tribunal fédéral, l'intéressé ne précisant au demeurant nullement en quoi ces éléments pourraient se révéler pertinents dans la présente cause. Le requérant n'établit donc pas que la cause 6B_367/2019 aurait été tranchée au mépris d'un motif de récusation. La demande de révision se révèle mal fondée sur ce point. Il est rappelé que les membres d'un collège ayant rendu un arrêt peuvent valablement statuer sur la demande de révision de celui-ci (cf. arrêts 6F_2/2019 du 12 mars 2019; 6F_41/2018 du 21 décembre 2018 consid. 1.3; 9C_248/2018 du 19 septembre 2018 consid. 1 et les références citées). Compte tenu de l'inconsistance de l'argumentation du requérant concernant les motifs qui auraient dû, selon lui, conduire à la récusation du Président de la Cour de droit pénal Christian Denys, ce dernier peut prendre part au présent arrêt.