Citation: 4P.86/2000 27.10.2000 E. A

A.- a) Me X.________, avocate à Genève, a négocié une remise de dette pour le compte de A.Y.________ avec la banque Spär qui était créancière du premier nommé pour un montant de 3 700 000 fr. Elle a obtenu une remise de dette à concurrence de 3 600 000 fr. et a réclamé pour ses prestations 73 000 fr. d'honoraires, soit un peu plus de 2% de la remise de dette. Le montant des honoraires a fait l'objet d'une reconnaissance de dette. Aussi l'avocate n'a-t-elle pas sollicité la taxation de sa note d'honoraires. b) Par la suite, Me X.________ a encore négocié un assainissement de la situation financière de son client auprès de l'UBS, créancière hypothécaire de A.Y.________ et de B.Y.________, l'épouse de celui-ci, pour la villa familiale du couple. Ultérieurement, l'avocate a été mandatée par B.Y.________. Les négociations ont abouti à un accord théorique, mais elles ne furent pas concrétisées pour des raisons relevant de la sphère privée de B.Y.________. Pour ses services couvrant la période du 14 juin 1996 au 24 novembre 1997, l'avocate a comptabilisé 99 heures de travail au tarif horaire de 800 fr. en lieu et place des 1600 fr. correspondant, selon elle, au tarif horaire admis par l'Ordre des avocats genevois (ci-après: ODA) pour une valeur litigieuse de plus de 2 000 000 fr. Trente de ces heures ont été mises à la charge de B.Y.________ qui s'est acquittée du montant de la facture y relative. Me X.________ réclame à A.Y.________ un solde de frais et honoraires de 54 500 fr. après déduction de 6493 fr.75 de provisions. L'examen du "time-sheet" de l'avocate révèle que l'essentiel de l'activité notée concerne des téléphones et des conférences avec les clients et les représentants de la banque créancière.