Citation: I 225/04 06.03.2006 E. A

M.________, né en 1961, souffre depuis de nombreuses années de douleurs rachidiennes. Exception faite des années 1990 à 1994 où il a exercé le métier de concierge, le prénommé a toujours travaillé comme chauffeur de poids lourds. A la suite d'une chute sur le dos survenue 19 février 1999, il a été déclaré en incapacité de travail totale. Son dernier employeur, la société X.________ SA, l'a licencié avec effet au 30 juin 1999. Le 27 septembre suivant, M.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Dans un rapport établi à l'intention de l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (ci-après : l'office AI), le docteur J.________ a posé les diagnostics de fibromyalgie, de cervicalgies sur scoliose, de lombalgies sur discopathie L4-L5, sur prolapsus disco-ligamentaire L5-S1 ainsi que sur ostéophytose D12-L1, de méralgie paresthésique du membre supérieur gauche, et enfin d'un état anxio-dépressif. Au vu des atteintes retenues par le médecin traitant, l'office AI a mandaté le professeur C.________, spécialiste FMH en maladies rhumatismales et en médecine physique, pour une expertise. Celui-ci a confirmé le diagnostic de fibromyalgie (16 points douloureux) et estimé, au regard du bilan objectif discret, que l'assuré devrait être capable d'exercer une activité à mi-temps permettant une alternance des positions et des pauses fréquentes. Afin d'exclure toute problématique psychique invalidante, une expertise a également été confiée au docteur R.________, psychiatre, qui a diagnostiqué un léger état dépressif réactionnel. A la question de savoir si M.________ souffrait d'un trouble somatoforme douloureux, le psychiatre a répondu par la négative, soulignant que les critères diagnostiques de cette atteinte à la santé psychique n'étaient pas remplis; selon lui, les symptômes présentés par l'intéressé avaient une «base somatique» et ne «relev(ai)ent pas d'un état névrotique» (rapport du 30 décembre 2001). Après avoir requis un complément d'instruction auprès du professeur C.________, l'office AI a rendu, le 6 et 7 juin 2002, deux décisions par lesquelles il a refusé le droit de l'assuré respectivement à des mesures professionnelles et à une rente d'invalidité.