Citation: 6B_1468/2021 E. 2.3

2.3. Le recourant conteste sa condamnation pour actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance dans les cas de E.________ (jugement attaqué p. 101 ss), B.________ (jugement attaqué p. 110 ss), X.________ (jugement attaqué p. 115 ss), P.________ (jugement attaqué p. 117 ss), D.________ (jugement attaqué p. 118 ss), L.________ (jugement attaqué p.121 ss), F.________ (jugement attaqué p. 123 ss), C.________ (jugement attaqué p. 126 ss), Y.________ (jugement attaqué p.131 ss), Z.________ (jugement attaqué p.131 ss), A1.________ (jugement attaqué p. 132 ss), J.________ (jugement attaqué p. 133), B1.________ (jugement attaqué p.136 ss), O.________ (jugement attaqué p. 137 ss), G.________ (jugement attaqué p.147 ss), H.________ (jugement attaqué p. 148 ss), K.________ (jugement attaqué p. 153 ss) et C1._________ (jugement attaqué p. 155 ss). Le recourant soutient qu'il a voulu soigner ses patientes en utilisant des méthodes dont il avait eu connaissance (même s'il n'était pas habilité à les pratiquer). Il reprend chaque cas, en expliquant les pathologies dont souffraient les patientes (notamment des problèmes de libido) et le bienfondé du geste thérapeutique qu'il a pratiqué. Il soutient qu'il n'en a retiré aucune excitation sexuelle et qu'en conséquence, le geste thérapeutique était dépourvu de toute composante sexuelle. La cour cantonale a condamné le recourant pour avoir introduit ses doigts dans le vagin de ses patientes sans les prévenir. Elle a exclu tout but thérapeutique, dès lors que le recourant n'avait pas suivi le protocole en la matière. Ainsi, s'agissant de B.________, de P.________ et de Z.________, elle a relevé que le recourant ne s'était pas contenté d'un seul contact manuel, mais avait introduit son doigt dans le vagin des jeunes femmes et avait effectué des mouvements de va-et-vient (jugement attaqué p. 111, 117, 131). Dans le cas de F.________, le recourant avait introduit ses doigts dans le vagin de la jeune fille simultanément à la stimulation du clitoris (jugement attaqué p. 126). Dans celui de C.________, il avait refusé de retirer ses doigts tant qu'elle n'aurait pas joui (jugement attaqué p. 126). Dans celui de J.________, il avait touché le clitoris (jugement attaqué p. 135). Dans celui d'O.________, il avait introduit ses doigts dans le vagin en demandant à sa patiente de faire des mouvements analogues à l'acte sexuel avec son bassin (jugement attaqué p. 137). Dans celui de H.________, il avait introduit un doigt non ganté dans le vagin et caressé les seins de la victime par des mouvements circulaires autour des tétons (jugement attaqué p. 148). En outre, la cour cantonale a retenu que le recourant avait caressé ou touché les seins de certaines de ses patientes sans les prévenir. Elle a constaté qu'il ne s'agissait pas de gestes thérapeutiques, mais connotés sexuellement, dès lors que ceux-ci ne correspondaient pas à la technique du massage du péricarde. Ainsi, dans le cas de L.________, elle a relevé que le recourant lui avait « caressé » le sein (jugement attaqué 122). Dans celui d'Y.________, le recourant avait également touché les seins et non seulement le plexus solaire (jugement attaqué p. 130). Dans celui d'A1.________, il avait saisi le sein gauche, en passant sa main dans le pull, sous son soutien-gorge (jugement attaqué p. 132). Dans celui de B1.________, il avait caressé par surprise la poitrine par dessous les habits (jugement attaqué p. 136). Compte tenu de la nature des gestes reprochés au recourant, il n'est pas arbitraire de retenir que ceux-ci étaient dépourvus de toute finalité thérapeutique, mais étaient connotés sexuellement. Comme l'a relevé la cour cantonale, il n'est pas pertinent que le recourant n'ait pas montré son excitation (jugement attaqué p. 118). Dans son argumentation, le recourant se borne à présenter sa propre vision des faits, affirmant que ces gestes avaient une vertu thérapeutique. Purement appellatoire, son argumentation est irrecevable.