Citation: 5A_551/2024 E. 6

Le recourant se plaint d'une violation des art. 10 al. 3, 12 al. 2, 27 al. 2 et 42 de la Constitution vaudoise, des art. 13, 24 al. 1 et 29 al. 2 Cst. ainsi que de l'art. 8 CEDH. S'agissant de la violation alléguée du droit cantonal, il y a lieu de rappeler que le Tribunal fédéral ne revoit l'application de la législation cantonale que sous l'angle de la violation des droits constitutionnels (arrêt 5A_442/2019 du 31 mai 20219 consid. 2). Or le recourant ne soulève pas le moindre grief pris, notamment, d'une application arbitraire du droit cantonal (art. 106 al. 2 LTF). Pour ce qui est des violations des art. 13 et 24 al. 1 Cst. et 8 CEDH, le recourant se plaint de manière toute générale de la violation de sa liberté d'établissement et de son droit au respect de sa vie privée et familiale et reproche aux autorités cantonales de ne pas avoir déployé des efforts adéquats et suffisants pour faciliter le maintien du lien familial. Ce faisant, le recourant ne s'en prend pas valablement à la motivation du juge unique qui n'a précisément pas examiné ces questions faute pour le recourant de disposer d'une voie de droit contre les ordonnances litigieuses. Au surplus, le recourant n'expose pas pour quel motif la jurisprudence sur laquelle s'est fondé le juge unique ne devrait pas trouver application dans le cas d'espèce. Il suit de ce qui précède que le recourant ne soulève pas le moindre grief à l'encontre du motif (principal) de l'autorité précédente pris de l'irrecevabilité de ses conclusions en annulation de toutes les mesures superprovisionnelles ordonnées depuis le 13 octobre 2023. Le recourant se plaint de la violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) en raison d'un défaut de motivation. Cette critique étant toutefois dirigée uniquement à l'encontre de la présidente, à savoir de la juge de première instance, elle est irrecevable faute de satisfaire à l'art. 75 al. 1 LTF. A toutes fins utiles, en tant que le recourant se plaint d'être privé de son droit de faire réexaminer les décisions de la présidente par les autorités supérieures, on rappellera que, si les mesures superprovisionnelles ne sont pas susceptibles de recours, ni auprès de l'autorité cantonale supérieure ni auprès du Tribunal fédéral, c'est précisément parce que la procédure provisionnelle doit être poursuivie devant l'autorité saisie afin d'obtenir le remplacement des mesures superprovisionnelles par des mesures provisionnelles qui, elles, sont sujettes à recours. Partant, même s'il avait été recevable, ce grief du recourant était de toute façon infondé.