Citation: 6B_770/2007 19.02.2008 E. 1

3.2 Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir retenu que son taux de THC était plus élevé que la limite de 1,5 µg/l en partant du taux mesuré de 1,4 µg/l et en se fondant sur la rapidité de résorption de cette substance. Il estime qu'il aurait dû être tenu compte de la marge d'erreur de ±30%, partant d'un taux 0.98 µg/l. Cet argument a déjà été examiné au consid. 2.4 ci-dessus. On peut y renvoyer. 3.3 Le recourant soutient enfin qu'en tenant pour acquis qu'il était sous l'influence de cannabis parce qu'il avait commis une erreur d'appréciation, la cour cantonale l'aurait puni deux fois pour le même fait. La cour cantonale n'a cependant pas déduit l'incapacité de conduire du recourant due à sa consommation de cannabis du seul fait qu'il a commis une simple erreur d'appréciation. Elle également relevé les circonstances particulières entourant cette erreur (dépassement imprudent, dans un virage à droite, d'une automobile précédée de cyclistes sans prendre en considération le comportement de l'automobiliste précédent lié à la survenue d'une moto en sens inverse), qui démontraient à ses yeux une diminution de son pouvoir d'apprécier l'espace et le temps. Elle a aussi retenu que les résultats des analyses et les conclusions de l'expertise toxicologique, qui soulignent que la diminution de la précision dans l'exécution des tâches, du contrôle de la position latérale, de l'habileté à suivre une voiture, de l'appréciation de l'espace et du temps, de l'attention, des performances de la mémoire à court terme et de la capacité de jugement notamment constituent autant d'effets de la consommation de cannabis sur la capacité de conduire observés dans un grand nombre de recherches expérimentales. On ne saurait du reste reprocher à la cour cantonale d'avoir considéré qu'en plus de l'inattention imputée à faute au recourant consistant à n'avoir pas vu le motard arriver, la cause de cette inattention, qui résidait dans la consommation de stupéfiants, constituait un facteur aggravant qui devait être pris en considération au moment de la fixation de la peine.