Citation: 7B_462/2023 E. 2.3.2

2.3.2. En tout état, on relèvera que, selon la cour fédérale, les explications et les pièces transmises par le recourant, qui n'avait guère coopéré, ne permettaient pas d'attester de son incapacité à payer ses primes d'assurance-maladie obligatoire, alors que le montant exact des primes était incertain dans la mesure où un courrier produit au dossier faisait état de subsides à l'assurance-maladie dont le recourant bénéficierait (cf. décision attaquée, p. 10). Il fallait de surcroît prendre en considération que, dans l'hypothèse où l'assuré ne s'acquittait pas de ses primes ou de la participation aux coûts des prestations, le canton prenait en charge la majorité des créances qui en découlaient, alors que, contrairement à ce que soutenait le recourant, l'absence de paiement ou de participation n'avait pas pour conséquence la suspension des traitements médicaux pris en charge par l'assurance-maladie obligatoire, la cour fédérale ayant fait à cet égard référence à l'art. 64a de la loi fédérale sur l'assurance-maladie (LAMal; RS 832.10). Du reste, en cas d'incapacité à payer les soins médicaux de base, des démarches pouvaient être entreprises auprès des organismes d'aide sociale du canton de domicile pour bénéficier d'un soutien financier, ce que n'était pas sans savoir le recourant, sa requête en ce sens auprès de sa précédente commune ayant été rejetée faute pour lui d'avoir prouvé son indigence malgré plusieurs sollicitations (cf. décision attaquée, p. 11).