Citation: 7B_1251/2024 E. 2.3.2

2.3.2. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. Cela vaut d'autant plus que, dans son recours, le recourant paraît limiter les reproches qui lui sont faits aux événements d'octobre 2023 ou de septembre 2024; or on rappellera que l'instruction le concernant porte également sur des infractions réalisées en octobre 2022, en mars, septembre, décembre 2023 et mai 2024 (cf. let. B.a, B.b, B.d p. 2 s. de l'arrêt attaqué). Une absence de soupçons suffisants ne saurait en outre se déduire du fait que le recourant conteste les événements d'octobre 2023 et de septembre 2024, respectivement procède à une autre appréciation des éléments figurant au dossier en lien avec ces faits que celle effectuée par l'autorité précédente, laquelle était au demeurant légitimée à faire produire le procès-verbal du 15 octobre 2024(cf. arrêts 7B_1011/2023 du 11 janvier 2024 consid. 3.4; 1B_56/2016 du 7 mars 2016 consid. 2.3 et les arrêts cités). Eu égard en particulier aux faits du 22 septembre 2024 - lesquels ont conduit au placement du recourant en détention provisoire -, on ajoutera que l'absence de reconnaissance du recourant par la partie plaignante résulte avant tout du fait que celle-ci a oublié sa sacoche et que le vol s'est donc déroulé hors de sa présence; ledit oubli ne saurait au demeurant constituer une circonstance atténuante s'agissant de son appropriation par un tiers, contrairement à ce que semble suggérer le recourant. Dans la mesure ensuite où la sacoche contenait pour le moins des espèces (200 fr.) et une carte bancaire qui a ensuite été utilisée - certes peut-être par un tiers (cf. let. B.e.b p. 3 de l'arrêt attaqué) -, on ne saurait d'emblée retenir une volonté d'appropriation uniquement de valeurs patrimoniales de faible importance. Il appartiendra au juge du fond d'examiner cette problématique et, le cas échéant, quel pourrait être le degré de participation de celui qui a dérobé la sacoche eu égard aux achats frauduleux éventuellement effectués par une autre personne (120 fr.). C'est également devant cette autorité que le recourant pourra faire valoir l'ensemble de ses moyens visant à contester le déroulement des événements d'octobre 2023.