Citation: 1A.63/2002 09.04.2002 E. 3

Si les conditions de l'extradition sont remplies, doivent être remis à l'Etat requérant les objets ou valeurs trouvés en possession de la personne à extrader, qui peuvent servir de moyens de preuve ou sont le produit de l'infraction (art. 20 CEExtr. et 59 al. 1 EIMP.). Une requête expresse n'est pas nécessaire (art. 22 OEIMP, moins exigeant sur ce point que l'art. 20 al. 1 CEExtr.). 3.1 Dans un premier moyen, le recourant allègue que les documents séquestrés lors de son arrestation auraient été remis prématurément aux autorités de l'Etat requérant. Lors de l'arrestation du recourant le 20 novembre 2001, la police valaisanne a séquestré les objets et documents trouvés en possession de celui-ci, selon un inventaire dressé le jour même. Le rapport établi le 28 novembre 2001 par la police au Juge d'instruction du Bas-Valais indique que conformément aux demandes d'entraide du 30 octobre 2001 et aux instructions reçues, une copie des documents séquestrés lors de l'arrestation du recourant et des déclarations des témoins avait été remise aux agents luxembourgeois ayant assisté aux auditions. Ces faits suscitent la perplexité. Depuis le 16 novembre 2001, le Juge d'instruction du Bas-Valais n'était plus en charge de l'exécution des demandes d'entraide du 30 octobre 2001, cette tâche ayant été confiée aux autorités du canton de Genève désigné comme canton directeur au sens de l'art. 79 al. 1 EIMP, selon une décision portée à la connaissance du Tribunal cantonal du canton du Valais. Il semble toutefois que le Juge d'instruction du Bas-Valais n'ait pas été informé de ce dessaisissement. En outre, l'admission de fonctionnaires étrangers à la procédure selon ce que permet l'art. 65a EIMP et la transmission d'objets ou de documents nécessitaient le prononcé de décisions formelles. A supposer que tel n'ait pas été le cas (ce que le dossier de la procédure extraditionnelle ne permet pas de déterminer), il faudrait admettre que la remise des documents et procès-verbaux visés dans le rapport du 28 novembre 2001 s'est faite de manière irrégulière. Quoi qu'il en soit, on peut se dispenser d'éclaircir ce point, car le dommage lié à une transmission intempestive aurait de toute manière été guéri dans le cadre de la remise extraditionnelle. 3.2 Dans un deuxième moyen, le recourant reproche à l'Office fédéral d'avoir ordonné la transmission de deux documents sur lesquels n'aurait pas porté le séquestre du 20 novembre 2001. Il se réfère à ce propos à une lettre dactylographiée constituant une demande de rançon adressée à X.________, ainsi que les documents d'ouverture d'un compte par C.________. Or, contrairement à ce qu'allègue le recourant, ces documents se trouvaient parmi ceux séquestrés le 20 novembre 2001, comme le montre l'examen des pièces transmises le 25 janvier 2002 par le Juge d'instruction pénale du Bas-Valais à l'Office fédéral. Le grief doit être écarté. Pour le surplus, le recourant ne conteste pas l'utilité des pièces litigieuses pour la procédure ouverte dans l'Etat requérant.