Citation: 8C_554/2022 E. 4.3

4.3. La recourante soutient que ce serait à tort que les premiers juges se sont fondés sur l'appréciation du docteur D.________, dès lors que celui-ci était déjà intervenu dans le dossier, en particulier avec le docteur C.________, ce qui ébranlerait la confiance qu'on devrait avoir dans son travail. Par ailleurs, le médecin-conseil aurait changé d'avis et se serait contredit, puisque dans son premier rapport du 24 mai 2020, il aurait admis la probabilité d'une rupture du LCA avant l'apparition de l'arthrose, alors que selon son rapport du 23 avril 2021, ce serait l'arthrose qui aurait causé la rupture du LCA. En tout état de cause, le médecin-conseil n'aurait pas établi que les troubles existants étaient dus à des facteurs étrangers à l'accident. Selon la recourante, le processus dégénératif et la gonarthrose ne pourraient être que la suite de l'accident de 2007 et de l'absence de prise en charge adéquate de ses troubles, preuve en étant que le genou gauche a dû être opéré, tandis que le genou droit ne présente aucune rupture du LCA.