Citation: 9C_122/2024 E. 10.3.3

10.3.3. Ensuite, la Cour de justice a constaté sans arbitraire que, durant les périodes fiscales sous examen, le recourant n'avait passé que 17,5 jours en moyenne par année à Singapour et qu'il avait passé, de manière générale, environ trois fois plus de journées par année à Genève qu'à Singapour. C'est donc en vain qu'il se réfère aux spacieuses maisons qu'il détenait dans ce pays en tant qu'élément objectif de rattachement à Singapour, puisqu'il n'y passait que très peu de temps. La même conclusion s'impose lorsque le recourant affirme que "c'est à Singapour qu'il entretenait ses relations sociales avec ses amis". On rappellera à cet égard que s'agissant des activités de loisirs effectuées à Singapour avec ces derniers et qui ont pu être prouvées par le contribuable, elles sont extrêmement peu nombreuses et ne sauraient constituer des éléments objectifs suffisants permettant de démontrer un lien particulier avec Singapour, et ce contrairement à ce que le contribuable prétend. Pour le surplus et ainsi que la cour cantonale l'a retenu à bon droit, le contribuable n'a pas démontré de lien particulier avec l'enfant dont il est le parrain à Singapour. S'agissant du "sondage d'opinion réalisé sur le centre des intérêts du recourant entre 2009 et 2015" effectué auprès de cent personnes qu'il a pu côtoyer, il n'est d'aucun secours puisqu'il ne représente pas un élément pertinent au regard des aspects objectifs du domicile fiscal du contribuable; il s'agit en effet de perceptions subjectives de tiers. En définitive, il n'apparaît pas que les liens tissés avec un nouveau lieu (Singapour) apparaissent plus importants que ceux qu'il a continué d'entretenir à Genève (et avec la Suisse) dans une perspective globale et au regard de l'ensemble des circonstances. À cet égard, on précisera encore que les "indices de rattachement" avec la France ne sont pas déterminants dans le cadre de la question de savoir si le recourant s'est constitué un nouveau domicile à Singapour.