Citation: C 79/05 28.09.2005 E. 4

4.1 La juridiction cantonale a constaté que le recourant n'a pas annoncé aux autorités de chômage compétentes qu'il était co-fondateur et administrateur de la société X.________ SA, dont il détenait 49 actions quand bien même il les a informés de l'existence d'un gain intermédiaire de 500 fr. par mois, représentant 20 heures de travail mensuel au service de cette société. Elle a également constaté qu'aucune pièce du dossier prouvait que des collaborateurs des autorités de chômage auraient connu le statut de l'intéressé au sein de la société précitée et que G.________ a perçu une somme de 40'000 fr. pour l'activité qu'il a exercée durant l'année 1998 (neuf mois d'activité). Les premiers juges ont dès lors inféré qu'il avait caché aux autorités compétentes en matière de chômage sa véritable fonction et minimisé son rôle au sein de la société X.________ SA; partant, ils ont conclu à l'absence de sa bonne foi. Comme en procédure cantonale, G.________ fait valoir pour l'essentiel que deux collaborateurs des autorités de chômage connaissaient son statut au sein de la société X.________ SA. Il allègue en outre qu'il ne détenait les actions qu'à titre fiduciaire. Quant à la somme de 40'000 fr. qui lui a été versée par cette société, il soutient qu'elle représente une participation au résultat et pas un salaire. Il se plaint également du fait que les instances inférieures n'ont pas examiné si la restitution le mettrait dans une situation financière difficile. 4.2 Il n'y a pas lieu de tenir compte des allégations du recourant selon lesquelles il aurait informé deux collaborateurs des autorités de chômage compétentes de son rôle au sein de la société X.________ SA; pas plus d'ailleurs que celles visant à minimiser son engagement personnel au sein de cette société. En effet, le Tribunal fédéral des assurances est lié par les faits contraires constatés par les premiers juges à mesure qu'ils n'apparaissent pas manifestement inexacts ou incomplets sur le vu du dossier (cf. consid. 2). Par ailleurs, G.________ n'apporte aucun élément nouveau susceptible d'étayer sa thèse. Dès lors, en omettant de signaler aux autorités de chômage compétentes sa qualité de co-fondateur et d'administrateur de la société X.________ SA ainsi que l'ampleur réelle de son activité, il a fait preuve d'une négligence grave (cf. arrêts non publiés D. du 2 juillet 2003, C.70/03; B. du 12 mars 2001, C 232/00) Il pouvait et devait se rendre compte que ces informations constituaient des éléments essentiels dans la détermination de son droit au chômage. Aussi, doit-on admettre avec les premiers juges et l'administration que le recourant n'était pas de bonne foi, ce qui exclut la remise de l'obligation de restituer la somme réclamée. 4.3 De plus, le refus de l'office du chômage de libérer l'intéressé de son obligation de restitution, sans qu'il examine si, par ailleurs, cela devait entraîner des rigueurs particulières (art. 95 al. 2 LACI) est conforme à la loi. En effet, les deux conditions auxquelles la remise est subordonnée sont cumulatives.