Citation: 8C_96/2020 E. 7.1

7.1. Examinant les griefs du recourant en lien avec les violations alléguées de son droit d'être entendu par les intimés, la cour cantonale a d'abord considéré que le recourant ne pouvait pas se plaindre de n'avoir pas été "interpellé" avant le licenciement qui avait eu lieu près d'une année après qu'il avait eu l'occasion de se prononcer sur les divers reproches formulés à son encontre. En effet, dès lors qu'il admettait lui-même avoir eu l'occasion de déposer des observations circonstanciées après l'entretien de service lors duquel des manquements graves et répétés aux devoirs de service avaient été relevés, et que la décision de résiliation se fondait précisément sur ces manquements, son droit d'être entendu avait été respecté. Quant à "l'offre de preuve" faite par le recourant aux HUG, les juges cantonaux ont relevé qu'elle portait sur l'un des éléments qui lui étaient reprochés, soit le dépassement des heures supplémentaires faites par les collaborateurs de son secteur. Or, même à supposer que le recourant ait fourni la preuve recherchée, les autres manquements évoqués lors de l'entretien de service auraient été suffisants pour constituer un motif fondé. Enfin, la cour cantonale a considéré que la motivation de la décision était suffisante puisqu'elle renvoyait à l'entretien de service du 5 novembre 2015, lequel avait été suivi le 10 novembre 2015 d'un compte-rendu détaillant sur près de sept pages avec des pièces annexées les manquements reprochés ainsi que les articles du Statut auxquels ils se rapportaient. Pour le surplus, le recourant avait manifestement compris les motifs à l'origine de son licenciement, à propos desquels il avait pu prendre position à de nombreuses reprises, notamment dans sa détermination du 15 décembre 2015 détaillée sur vingt-quatre pages, avant le prononcé du licenciement.