Citation: I 337/05 23.12.2005 E. A

Né en 1946, M.________ a travaillé en qualité de conducteur typographe au service de l'imprimerie X.________. Son employeur ayant résilié le contrat de travail pour la fin du mois d'août 1999, l'assuré a présenté une incapacité totale de travail à partir du 21 juin 1999 pour cause de maladie. Le 19 juin 2000, il a déposé une demande de prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) tendant à l'octroi d'une rente. Procédant à l'instruction du dossier, l'office AI a recueilli divers avis médicaux. Appelé à examiner l'assuré, les docteurs F.________ et P.________, rhumatologue, du Service médical régional AI N.________, ont fait état de cervicalgies chroniques dans le cadre de troubles statiques et surtout dégénératifs étagés, de discrètes séquelles d'un syndrome radiculaire sensitivo-moteur C5-C6 à droite, de lombalgies communes, d'un syndrome rotulien bilatéral et d'un status post trouble anxieux et dépressif mixte réactionnel. Selon ces médecins, l'assuré ne pouvait plus exercer son ancienne profession de conducteur typographe. En revanche, dans une activité évitant tant les mouvements extrêmes, répétés et rapides que le maintien prolongé en position immobile de la tête et de la nuque, les travaux nécessitant de la force dans les membres supérieurs (notamment à droite) ou impliquant de les lever à l'horizontale, le port de charges égales ou supérieures à 5 kg ainsi que les déplacements réguliers sur des escabeaux, des échelles ou dans les escaliers, la capacité de travail était entière (rapport du 12 décembre 2001). Dans son rapport du 2 mai 2002, le docteur C.________, psychiatre, a attesté un trouble anxieux et dépressif mixte (F41.2), des troubles mixtes de la personnalité (F61.0) et des facteurs psychologiques associés à des maladies classées ailleurs (F54). A son avis, la capacité de travail de l'assuré n'excédait pas 20 %. En sa qualité de médecin-traitant, la doctoresse O.________ a retenu pour l'essentiel un diagnostic similaire à celui de ses confrères du SMR de N.________ et a fait état d'une totale incapacité de travail dans l'activité de conducteur typographe (rapport du 5 juillet 2002). Dans l'annexe au rapport médical précité, elle a précisé que son patient ne pouvait pas exercer une activité impliquant le port de charges, les mouvements répétitifs et les déplacements dans les escaliers. Ce médecin a en outre estimé, qu'en raison de ses problèmes psychiatriques, toute tentative de le faire travailler serait vouée à l'échec (annexe du 8 juillet 2002). M.________ a également été soumis à un examen psychiatrique auprès du SMR de N.________, qui a été confié aux docteurs V.________, psychiatre, et F.________. Selon ces médecins, l'assuré présentait des troubles dépressifs et anxieux mixtes (F41.2) chez une personnalité à traits dépendants et caractériels passifs entraînant une incapacité de travail de 50 % (rapport du 30 septembre 2002). Dans un projet de décision du 4 octobre 2002, l'office AI a informé l'assuré qu'il entendait lui allouer une demi-rente d'invalidité dès le 1er juin 2000, dès lors que le degré d'invalidité était de 50 %. Il a confirmé son projet par décision du 28 février 2003. Saisi d'une opposition contre cette décision, l'office AI l'a rejetée par décision sur opposition du 4 novembre 2003 au motif que le taux d'invalidité, après comparaison des revenus, était insuffisant pour ouvrir droit à une rente entière (56,60 %).