Citation: 5A_75/2019 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, il n'apparaît pas que le courrier du recourant du 20 décembre 2018 dût être considéré comme un appel par le juge précédent, dès lors que cet écrit, adressé au tribunal de première instance et transmis à la cour cantonale comme objet de sa compétence, se limitait à annoncer un appel et à requérir une prolongation de délai à cet effet, sans autre précision. Même à considérer que la lettre du 20 décembre 2018 consistait en un appel formellement irrecevable, le juge cantonal devait attendre l'échéance du délai d'appel de 30 jours avant de statuer et de refuser d'entrer en matière, dès lors que l'appelant demeure libre de compléter son écriture jusqu'à cette échéance (cf. supra consid. 3.1). Il ressort de l'arrêt déféré que A.________ a retiré le pli recommandé contenant le jugement de première instance le 10 décembre 2018, en sorte que, compte tenu des féries judiciaires, le délai légal d'appel arrivait à échéance le vendredi 25 janvier 2019 (art. 142 al. 1, 145 al. 1 let. c et 311 al. 1 CPC; supra consid. 3.1). En statuant le quinzième jour du délai d'appel, même s'il lui semblait peu vraisemblable que l'appelant complète son écriture dans le délai légal, le juge précédent a manifestement violé l'art. 311 al. 1 CPC, versant ce faisant dans l'arbitraire (art. 9 Cst.).