Citation: 4A_431/2022 E. B

B.a. Par requêtes du 10 octobre 2018 auprès de la Commission de conciliation, déclarées non conciliées puis portées le 21 janvier 2019 auprès du Tribunal des baux et loyers du canton de Genève, la locataire, non représentée par un avocat, a contesté les résiliations de bail. Dans l'intervalle, par courriel du 21 octobre 2018, G.________, locataire de l'immeuble abritant D.________ et E.________, s'est plainte auprès de la bailleresse de nombreuses allées et venues autour de l'appartement situé au premier étage, suspectant un lieu de prostitution. Son mari et elle ont notamment envoyé un nouveau courriel le 10 février 2019, se plaignant d'être dérangés en particulier par une " sono à fond " jusqu'au petit matin. Par avis du 23 novembre 2018, la bailleresse a résilié le contrat de bail de l'appartement pour le 30 juin 2019. Le 16 décembre 2018, le conseil de la locataire a sollicité la communication des motifs de la résiliation du bail de l'appartement. La bailleresse a mandaté une agence de détectives privés aux fins de déterminer qui occupait réellement l'appartement litigieux. Dans son rapport, le détective, qui s'était rendu aux abords de l'appartement les 22, 28 et 29 décembre 2018, a indiqué qu'il était mis à disposition par F.________ Sàrl pour les hôtesses de boîte de nuit. B.b. Le 8 avril 2019, au bénéfice d'une autorisation de procéder, la locataire a également requis du Tribunal des baux et loyers l'annulation du congé donné pour l'appartement, subsidiairement l'octroi d'une prolongation de bail de quatre ans. Par ordonnance du 9 mai 2019, le tribunal a joint les différentes causes opposant les parties.