Citation: I 830/06 25.09.2007 E. 4

L'intéressé reproche essentiellement aux premiers juges d'avoir fondé leur opinion sur le rapport d'expertise des docteurs H.________ et R.________ dont il conteste la valeur probante. Il soutient notamment que celui-ci n'est pas suffisamment étayé, ne prend pas en compte les efforts accomplis et est constitué d'arguments ou d'affirmations modestes, non détaillés ou ayant trait à des situations révolues. Il ne remet pas en question le diagnostic, sur lequel les médecins consultés sont fondamentalement d'accord dans la mesure où l'impact du syndrome somatoforme douloureux et de la fibromyalgie sur la capacité de travail est apprécié selon les mêmes critères, mais critique principalement les déductions issues de l'appréciation des preuves. Il s'agit par conséquent d'une question de fait que le Tribunal fédéral revoit avec un pouvoir d'examen restreint. En l'occurrence, le recourant reproche au docteur H.________ de mentionner l'appartenance à des commissions politiques communales, comme critère dénotant l'absence de perte d'intégration sociale dans toutes les manifestations de la vie, alors qu'il y a justement mis un terme en raison de son état de santé. On notera que l'expert a avancé cet élément à titre d'exemple et que le fait de renoncer à ses fonctions dans de telles commissions ou dans une société telle que la «Fête X.________» n'établit pas nécessairement la perte de tout contact avec les membres de ces entités. On ajoutera que de nombreux éléments du dossier démontrent une bonne intégration puisque l'intéressé continue à travailler à mi-temps - et a donc forcément des relations avec ses employeurs et ses collègues -, qu'il continue de fréquenter sa famille proche, qu'il suit des cures thermales ou des programmes spécifiques de gymnastique, qu'il pratique la natation ou qu'il participe à des études universitaires sur la fibromyalgie. La plupart de ces activités sont certes en relation avec le traitement de son affection, mais démontrent à satisfaction qu'on ne saurait parler de perte d'intégration sociale dans toutes les manifestations de la vie. Le recourant insiste également sur l'existence, attestée médicalement, de la fibromyalgie depuis plusieurs années, mais ne fait état d'aucune affection corporelle chronique. On notera à ce propos que les multiples investigations médicales effectuées n'ont révélé l'existence d'aucune anomalie significative sur le plan somatique. Seules de petites protrusions discales débutantes en L4/5 et L5/S1 ont été décelées. De plus, l'état anxio-dépressif cité sporadiquement n'a pas été confirmé par l'expert psychiatre qui n'a du reste relevé aucune comorbidité psychiatrique grave. Il ne saurait non plus être question de l'échec de tout traitement, sous prétexte que le seul médicament efficace a dû être retiré de la vente par les autorités sanitaires, dès lors que le docteur H.________ préconise la mise en oeuvre d'une psychothérapie, ce qui n'a encore jamais été entrepris. On notera enfin que le certificat médical établi par le docteur V.________ ne remet pas en question le rapport d'expertise dans la mesure où il se borne à attester une incapacité totale passagère due à une infection ponctuelle des voies aériennes supérieures maîtrisée en quatre jours et un retour à une capacité de 50 % sans plus de précision. L'argumentation de l'intéressé n'est donc pas susceptible de mettre en lumière une quelconque inexactitude dans la constatation des faits par la juridiction de première instance. Le recours est donc en tous points mal fondé.