Citation: 4D_10/2007 20.06.2007 E. A

Selon une police d'assurance émise par son agence générale de Genève, Y.________ SA a pris en charge le risque « collision » d'un véhicule Mercedes-Benz V 220 appartenant à X.________, lequel exerce la profession de chauffeur de taxi. Le 19 juillet 2005, ce dernier a ouvert action contre la compagnie devant le Tribunal de première instance du canton de Genève. Sa demande tendait au paiement de 6'391 fr.05 à titre de prestation d'assurance, avec intérêts au taux de 5% par an dès le 17 février 2003. Il alléguait que le véhicule assuré avait heurté une autre automobile qui le précédait et dont le conducteur avait freiné de façon imprévisible. L'accident était prétendument survenu le 5 janvier 2003. La défenderesse a conclu au rejet de l'action. Interrogés en qualité de témoins, trois experts mandatés par les assurances ont déclaré que les dégâts constatés ne pouvaient pas s'être produits dans les circonstances décrites par les deux conducteurs. Sur la base de ces déclarations et des photographies produites au dossier, le tribunal a retenu que l'accident ne pouvait pas être constaté. Il a écarté le témoignage d'une personne - un collègue de travail du demandeur - qui avait prétendument vu l'accident, au motif qu'elle s'était contredite au sujet du modèle du véhicule Mercedes-Benz concerné. Le tribunal a aussi écarté les témoignages d'autres collègues du demandeur qui disaient avoir vu auparavant ce véhicule sans dégâts, au motif qu'ils n'avaient pas assisté eux-mêmes à l'accident. Statuant le 12 septembre 2006, le tribunal a donc donné gain de cause à la défenderesse.