Citation: 4A_370/2021 E. 3.4

3.4. En tant qu'elle fait référence à des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué et qu'elle ne respecte pas les conditions requises de jurisprudence constante en matière de complètement de l'état de fait (cf. supra consid. 2.1), la critique de la recourante est pour partie appellatoire et irrecevable. Pour le reste, la recourante ne fait que substituer son appréciation à celle de la cour cantonale et n'établit pas en quoi la volonté réelle et commune des parties retenue par celle-ci serait arbitraire. Elle semble ignorer que, alors qu'elle ne conteste pas que C.________ était son administrateur et ne soutient pas que son conseil d'administration était irrégulièrement formé, le comportement de ceux-ci, qui sont ses représentants (art. 718 al. 1 CO), la lie, respectivement lui est imputable (ATF 146 III 37 consid. 5 et 6). Contrairement à ce qu'elle croit, la cour cantonale ne prétend pas que les comptes de la société ne pourraient pas être vérifiés ou remis en cause mais expose que, en vertu des normes comptables applicables, d'éventuelles corrections ne peuvent pas être effectuées rétroactivement sur les comptes audités, validés et publiés et que les erreurs éventuelles doivent être corrigées dans les états financiers suivant leur découverte. De plus, la recourante ne peut être suivie lorsqu'elle affirme que rien ne peut être déduit de son courrier du 14 janvier 2016. Il n'est pas arbitraire de considérer que, si elle avait considéré que l'intimé n'était plus son créancier, elle ne lui aurait pas fait parvenir un tel courrier. Enfin, la recourante ne saurait invoquer un prétendu manque de clarté et de précision du contrat de prêt litigieux, dans la mesure où les parties ont démontré, par leurs agissements postérieurs à la conclusion du contrat de prêt, leur volonté réelle et commune. Le préambule dudit contrat ne fait par ailleurs que référence au fait que l'intimé avait postposé son prêt afin d'éviter la faillite de la recourante; il ne peut en être déduit que les parties, et a fortiori l'intimé, ont exprimé la volonté de ménager la situation financière de la recourante en tout temps et au prix potentiel du capital faisant l'objet du prêt. Partant, le grief doit être rejeté, dans la mesure où il est recevable.