Citation: 2C_444/2023 E. 6.3

6.3. Concernant la pesée des intérêts, il convient de souligner que la détention administrative du recourant fait suite à une condamnation pénale pour brigandage et au prononcé de son expulsion de Suisse pour une durée de cinq ans. Le recourant représente une menace pour la sécurité de sorte qu'il existe un intérêt public évident à ce que les autorités suisses s'assurent que son renvoi sera bien exécuté (cf. arrêts 2C_387/2023 du 7 août 2023 consid. 6.2; 2C_1132/2018 du 21 janvier 2019 consid. 6.2). En outre, comme déjà mentionné, le recourant s'est déjà opposé à son renvoi en refusant de monter dans le vol organisé en avril 2023 et le but du dépôt de sa demande d'asile était vraisemblablement de faire obstacle à son expulsion. L'Office cantonal relève à cet égard, à juste titre, que l'éloignement du recourant de Suisse a été organisé et n'a échoué qu'en raison du comportement d'obstruction adopté par celui-ci. Sur le vu de ces éléments, l'autorité précédente ne prête pas le flanc à la critique lorsqu'elle retient qu'il existe un risque que le recourant se soustraie à son renvoi et qu'il est partant justifié de ne pas donner suite à sa requête tendant à être assigné à résidence. Par ailleurs, la prolongation de la détention de trois mois paraît apte, nécessaire et proportionnée au sens étroit pour atteindre l'objectif visé qui est d'assurer le renvoi du recourant dans son pays d'origine. La réduction de la prolongation à une semaine, telle que requise par le recourant, ne saurait suffire à atteindre le but visé, en particulier, au regard de la procédure d'asile qui était alors pendante. Le principe de la proportionnalité a ainsi été respecté. Enfin, on relèvera que le recourant peut mettre fin à la mesure privative de liberté qu'il conteste en acceptant de monter dans un vol à destination de son pays d'origine.