Citation: 4A_86/2017 E. 3.1

3.1. Il n'est pas contesté que l'employé et la société employeuse étaient liés par un plan d'intéressement (Mitarbeiterbeteiligung, stock option plan), qui avait pour but d'aligner les intérêts du directeur général sur ceux de l'entreprise et de son actionnaire unique pendant une certaine période, et que l'employé a reçu à ce titre (gratuitement) 21 options lui permettant d'acquérir autant d'actions de la société employeuse et de participer ainsi à l'augmentation de valeur de celle-ci entre son acquisition par C.________ en juin 2008 et sa revente ultérieure. La rétribution que l'employé doit percevoir par le biais de ce plan d'intéressement est un salaire variable, car elle se rapproche d'une participation au résultat de l'exploitation de l'entreprise (application par analogie de l'art. 322a al. 1 CO) et elle ne pouvait pas être modifiée unilatéralement par l'employeuse. A la suite de l'exercice de son option put et conformément à l'accord de cession de ses 21 options du 20 décembre 2013, l'employé a déjà perçu le montant de 375'000 fr., qui a été considéré comme un " bonus ". C'est le complément du prix de rachat de ces 21 options devant être versé à l'employé selon l'accord de cession d'options du 20 décembre 2013, qui demeure litigieux.