Citation: 4C.361/2002 14.01.2003 E. 1

1.1 B.________ exploite une agence d'assurances à Genève. A.________ a travaillé dans cette agence, dès la fin novembre 1995, en qualité de conseiller en assurances. Sa rémunération consistait essentiellement en des commissions sur les contrats d'assurance conclus avec des tiers. A certaines conditions, le travailleur pouvait être invité à restituer une partie des commissions versées par l'employeur. Aussi, pour garantir le remboursement de ces commissions en cas de résiliation du contrat de travail, les parties avaient-elles institué un "compte de sûreté". A la fin des rapports de travail, ce compte présentait un solde de 16'142 fr. 65. Par lettre recommandée du 14 avril 2000, B.________ a résilié avec effet immédiat le contrat de travail. A.________, qui se trouvait alors dans l'incapacité totale de travailler, a contesté la pertinence des motifs allégués pour justifier son renvoi abrupt. Le 15 août 2000, A.________ a ouvert action contre B.________ en vue d'obtenir le paiement de 190'317 fr. 44, plus intérêts, à différents titres. Les principaux chefs de sa demande tendaient au paiement du salaire jusqu'à la fin du délai de congé, à l'octroi d'une indemnité pour résiliation immédiate injustifiée du contrat et à la réparation du tort moral consécutif à un prétendu mobbing. Le défendeur a conclu au rejet de la demande; il a invoqué, en tout état de cause, une créance compensatoire ayant pour objet le remboursement de commissions versées.