Citation: 8C_454/2019 E. 4.1

4.1. Les juges cantonaux ont d'abord infirmé la nécessité de supprimer le poste de l'intimé. Au surplus, ils ont retenu que l'hésitation, formulée dans le courriel du 16 mars 2017 du préposé de l'OPF, entre plusieurs voies pour se séparer de A.________, après avoir rejeté sa candidature au poste de chef de service unique, soulignait le choix d'un moyen pour l'écarter de l'OP. Pour arriver à cette conclusion, ils ont retenu en premier lieu que le choix de n'avoir plus qu'un chef au lieu de deux pour le service des saisies résultait de l'avis du préposé de l'OPF et du consultant externe, opéré à l'encontre de tous les avis émis au sein du groupe de travail mis en place à l'occasion de la restructuration. Par ailleurs, le rôle du chef du service unique des saisies n'était pas fondamentalement différent de ce qu'il était lorsque l'intimé occupait l'un des deux postes de chef, sinon qu'il chapeautait désormais les treize secteurs et était considéré en classe 20 de l'échelle des traitements. Deuxièmement, la direction de l'OP avait décidé de nommer à ce poste F.________ alors même que celui-ci bénéficiait d'une formation et d'une expérience professionnelle moindres que l'intimé et ne disposait pas de connaissances informatiques étendues, au contraire de l'intimé. Troisièmement, le service des saisies comptait à nouveau deux responsables depuis le 1 er juin 2018.