Citation: 5C.112/2002 27.11.2002 E. C

Par acte du 28 août 2000, A.________ a ouvert action en modification des contributions d'entretien à l'encontre de B.________, alors majeure, ainsi que de C.________, encore mineure, indiquant que cette dernière agissait par sa mère, D.________, détentrice de l'autorité parentale. Il a conclu à la suppression des pensions dues à ses filles dès cette date (dès le mois de juin 1999 dans ses dernières écritures concernant la pension de B.________). Le 27 septembre 2001, le Tribunal de première instance de Genève a libéré le demandeur du paiement de la contribution d'entretien en faveur de sa fille majeure B.________, avec effet dès le mois de juin 2001 (recte: 1999), et confirmé pour le surplus le dispositif du jugement de divorce, partant, la contribution d'entretien due à l'enfant C.________. Il a constaté que le demandeur réalisait un salaire mensuel net de 3'553 fr. 05 et que ses charges mensuelles incompressibles s'élevaient à 1'600 fr. 95, alors que la mère des enfants avait perçu pour l'année 2000 un salaire mensuel net de 6'366 fr., allocations familiales non comprises, qu'elle bénéficiait d'une contribution aux frais de logement et de nourriture de 1'500 fr. de la part de son compagnon, lequel gagnait quelque 11'250 fr. par mois, et que ses charges mensuelles incompressibles se montaient à 2'020 fr. 15. Les premiers juges ont considéré que le demandeur n'avait pas démontré quelle était sa situation financière au moment du prononcé du divorce, en particulier qu'il n'avait ni allégué ni prouvé ses revenus à ce moment-là, de sorte qu'il était impossible de déterminer si un changement s'était produit à cet égard. De surcroît, son remariage ne justifiait pas une modification de la pension de C.________ dès lors que sa nouvelle épouse était jeune et qu'on pouvait exiger d'elle qu'elle travaille, à tout le moins à temps partiel. Le 22 mars 2002, la Cour de justice du canton de Genève a rejeté l'appel formé par le demandeur.