Citation: 9C_628/2017 E. 3.2.1

3.2.1. C'est en vain tout d'abord que la recourante reproche au Tribunal administratif fédéral de n'avoir pas tenu compte de son premier passage à l'OAIE, le 17 juin 2015. S'il est vrai que le jugement entrepris ne comprend que l'indication de l'annonce faite ce jour-là à l'OAIE de la reprise de domicile en Suisse, il n'est cependant pas établi, au degré de la vraisemblance prépondérante, que l'assurée aurait à cette date-là non seulement annoncé son retour en Suisse, mais également son intention de recourir contre la décision de l'OAIE. Lorsqu'elle affirme avoir demandé à la collaboratrice de la Caisse de compensation, B.________, l'adresse et le tribunal compétent en matière de recours et avoir reçu la réponse selon laquelle son dossier devait être transmis à l'Office AI cantonal compétent et qu'elle en serait avertie par écrit par l'OAIE et l'Office cantonal en question, la recourante donne aux déclarations de la collaboratrice prénommée une portée qu'elles n'ont pas. Il ne ressort en effet pas des propos de B.________ qu'elle avait été informée de l'intention de l'assurée de recourir contre une décision rendue peu avant, alors que le délai de recours était encore en cours. La prénommée a déclaré ne pas se souvenir que A.________ lui avait fait part de sa volonté de recourir. Elle a par ailleurs expliqué que l'indication figurant dans sa note établie le 17 juin 2015 - selon laquelle l'assurée "attend une réponse de notre part" - avait trait à l'information à venir des services de l'OAIE quant à la transmission du dossier à l'office AI compétent en raison du domicile en Suisse (procès-verbal du 9 mai 2016). Cette indication ne saurait donc être interprétée comme la preuve qu'un "conseil erroné ou pas clair" avait été donné à la recourante, qui l'aurait empêchée de recourir en temps voulu. La recourante n'expose ensuite pas ce qu'elle entend tirer de la circonstance que la collaboratrice de la Caisse de compensation n'avait pas contacté le gestionnaire de son dossier à l'OAIE "comme le veut la procédure". Dès lors qu'il n'est pas établi que B.________ avait été informée du délai de recours en cours et de l'intention de la recourante de contester la décision de l'OAIE, ce prétendu manquement n'est pas susceptible de rendre vraisemblable un comportement de l'administration contraire à la bonne foi.