Citation: 5A_174/2023 E. 5.2

5.2. Le recourant rappelle d'abord que l'existence d'un revenu effectif ne préjuge en rien de la possibilité d'imputer un revenu hypothétique. Il relève ensuite que, par son raisonnement, la cour cantonale n'aurait pas traité son grief relatif à la " capacité contributive " de son épouse et qu'elle aurait renoncé à constater cette capacité, respectivement l'aurait constatée de façon arbitraire, en se limitant à reprendre simplement sa comptabilité, alors que d'autres pièces au dossier auraient dû l'amener à une conclusion différente. Tel était le cas des pièces 51 et 52bis, résumées en page 11 de son mémoire d'appel et qui démontraient que les montants versés sur le compte de son épouse s'élevaient en moyenne entre 5'294 fr. 83 et 7'821 fr. 41 par mois. La cour cantonale avait toutefois choisi d'ignorer ces éléments factuels et de se fier aveuglément à la comptabilité. Elle avait ainsi versé dans l'arbitraire, dans mesure où elle avait écarté des pièces au bénéfice d'autres, sans justification, alors qu'elles disposaient d'une valeur probante semblable, voire une portée probatoire accrue vu qu'il s'agissait de relevés bancaires. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale a indiqué pour quel motif il fallait se baser sur la comptabilité de son épouse. Par sa critique, celui-ci perd de vue que le fait que la cour cantonale ait fondé sa conviction de l'existence d'un fait après avoir soupesé le résultat des différents moyens de preuve est le propre de l'appréciation des preuves. Il ne peut donc se borner à qualifier d'arbitraire la constatation d'un fait au seul motif qu'il est établi sur la base d'une pièce plutôt qu'une autre; mais il doit démontrer que l'autorité n'a pas pris en compte, sans raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle s'est trompée manifestement sur son sens et sa portée, ou encore lorsque, en se fondant sur les éléments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables (cf. supra consid. 2.2). Faute notamment d'exposer pour quelle raison les documents comptables produits par son épouse seraient erronés, respectivement que l'absence de prise en compte des relevés bancaires conduirait à établir de manière arbitraire le revenu effectif de l'épouse, sa critique est irrecevable.