Citation: 4C.85/2003 25.08.2003 E. 2

Après avoir admis sa compétence à raison du lieu tant en ce qui concerne la demande en paiement que pour la prétention en inscription définitive d'une hypothèque légale, l'autorité cantonale a retenu en substance que le défendeur et E.________ avaient conclu le 22 octobre 1994 un contrat d'architecte global. Ce dernier était ainsi investi du pouvoir de conclure les contrats d'entreprise au nom du maître de l'ouvrage, de sorte que le défendeur est lié contractuellement à la demanderesse en vertu de l'art. 32 CO. Considérant que les prix unitaires indiqués dans les devis sur la base desquels les travaux de ferblanterie et d'isolation avaient été adjugés à l'intimée étaient des prix approximatifs au sens de l'art. 375 CO, que le dépassement des devis restait dans une limite raisonnable (11,239 %), que l'augmentation du coût résultait pour partie des travaux supplémentaires commandés par le défendeur et que l'ouvrage livré était exempt de défaut, les magistrats valaisans ont suivi l'avis de l'expert judiciaire et arrêté la rémunération due à la demanderesse pour les travaux, conformes aux règles de l'art, qu'elle a réalisés dans le cadre de la construction du chalet Z.________ à la somme de 25 035 fr.55, sous déduction de 13 000 fr. représentant les montants déjà versés. La Cour civile a encore posé que la demanderesse, dont E.________ n'était pas l'auxiliaire, n'avait pas à répondre du dommage éventuellement causé au défendeur par le prénommé. Enfin, l'autorité cantonale a admis que les conditions prescrites par les art. 837 al. 1 ch. 3 et 839 CC pour l'inscription définitive d'une hypothèque légale des artisans et entrepreneurs étaient réalisées.