Citation: 1C_576/2022 E. C

Le 5 août 2021, A.________ a contesté, auprès du Conseil d'Etat, le refus de la Commune de révoquer le permis de construire et a requis l'arrêt immédiat des travaux, en produisant notamment des photographies du chantier prises le 30 juillet 2021. Le 24 août 2021, B.________ a également formé recours contre la décision communale du 27 juillet 2021 en tant qu'elle constatait l'illicéité du permis. Le 25 août 2021, le Conseil d'Etat a ordonné à titre superprovisionnel l'arrêt des travaux jusqu'à droit connu sur le sort du recours. Par décision du 22 septembre 2021, le Conseil d'Etat a rejeté le recours de B.________, mais a admis celui de A.________. Il a réformé la décision communale en prononçant la révocation de l'autorisation de construire du 16 février 2012 (ch. 4 de ce prononcé) et renvoyé l'affaire à la Commune pour nouvelle décision au sens des considérants, à savoir que celle-ci devra décider si une procédure de régularisation était envisageable (ch. 6 de ce prononcé). Le Conseil d'Etat a également ordonné l'arrêt immédiat des travaux, en précisant que cet ordre était immédiatement exécutoire et qu'un recours n'aurait pas d'effet suspensif (ch. 5 de ce prononcé). Il a notamment considéré que l'intérêt public à l'application de la législation sur les résidences secondaires primait la protection de la bonne foi et les intérêts financiers de la constructrice.