Citation: 4A_289/2017 E. 3.2

3.2. En ce qui concerne l'indemnité pour les vacances non prises, le recourant se plaint d'appréciation arbitraire des preuves. La cour cantonale a retenu que le droit aux vacances de l'employé totalisait 56 jours pour toute la période du 6 juin 2011 au 31 mars 2014, ce que l'employeur ne remettait pas en cause. Il fallait en déduire les vacances prises par l'employé durant la fermeture annuelle du garage, du 24 décembre au 2 janvier, ce qui correspondait à 6 jours de vacances en 2011 et 11 jours en 2012 et 2013. Par ailleurs, il résultait du témoignage B.________ que l'employé avait bénéficié de 5 jours de vacances durant l'été 2013. Le recourant prétend que c'est de manière arbitraire que la cour cantonale a omis de tenir compte de la fermeture du garage durant trois semaines l'été, ce qui représentait 15 jours tant en 2012 qu'en 2013 (et non seulement 5 jours durant cette dernière année). L'employé lui-même aurait confirmé cet état de fait lors de son audition du 1 er février 2016 devant le Tribunal de prud'hommes. A ce propos, la cour cantonale a constaté qu'il n'était pas contesté en appel que l'employeur ne fermait pas le garage lorsqu'il prenait ses vacances d'été. Il s'agit d'un fait procédural qui lie le Tribunal fédéral. C'est cette contestation qu'il appartenait au recourant de démontrer, s'il entendait se plaindre d'arbitraire, ce qu'il ne fait pas. La cour de céans ne saurait se plonger dans la lecture de toutes les écritures que le recourant a déposées en dernière instance cantonale pour déterminer s'il a effectivement contesté que le garage n'était pas fermé durant les vacances d'été. Faute de remplir les conditions posées par l'art. 106 al. 2 LTF, le grief se révèle irrecevable. Si son argumentation devait être écartée, le recourant fait encore valoir que la cour cantonale aurait dû prendre en compte le fait que l'employé se rendait au garage, durant les semaines en question, exclusivement pour la réparation de véhicules liée à sa propre activité professionnelle indépendante. Ce grief ne remplit pas davantage les exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, de sorte qu'il ne sera pas tenu compte non plus du fait invoqué. Dans une argumentation encore plus subsidiaire, le recourant prétend que l'employé ne serait intervenu au garage qu'à deux ou trois reprises durant les semaines en question, pour une durée maximale de trente minutes et en veut pour preuve les déclarations de l'employé lui-même, telles qu'elles ressortent du procès-verbal d'audience du 1 er février 2016 du Tribunal des prud'hommes. Il est vrai que l'employé avait alors affirmé que le cousin de l'employeur, à savoir B.________, avait dû l'appeler deux ou trois fois, pendant les trois semaines où l'employeur était absent en été, pour des urgences sur des véhicules amenés par le TCS ou des clients pressés et avoir évalué le temps nécessaire pour effectuer ces urgences à une demi-heure. L'employé a toutefois précisé dans son appel que ses déclarations concernaient des interventions au garage B.________, et non pas au garage de l'employeur. La cour cantonale ne saurait dès lors être tombée dans l'arbitraire en ne tenant pas compte de cet élément. En dernier lieu, le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir imputé, sur le droit aux vacances, le séjour de cinq jours de l'employé en Macédoine en mars 2013; l'intimé n'aurait jamais prouvé le décès de son père, pour lequel il avait déclaré s'absenter. Selon l'arrêt attaqué, le motif de cette absence est établi et l'employeur échoue à démontrer un quelconque arbitraire de la part de l'autorité précédente sur ce point. Les griefs du recourant doivent dès lors être écartés, dans la mesure où ils sont recevables.