Citation: 4A_434/2022 E. 7.2

7.2. Pour étayer leur moyen fondé sur l'art. 190 al. 2 let. d LDIP, les recourants reprochent tout d'abord à l'arbitre de n'avoir pas pris en compte l'argumentation qu'ils avaient développée aux fins de démontrer qu'une restitution de délai pour verser une avance de frais supplémentaire n'était pas possible en l'espèce. Les intéressés font également grief à l'arbitre de n'avoir pas examiné les arguments qu'ils avaient présentés aux fins de démontrer que celui-ci n'était pas habilité à rendre une sentence d'accord parties. Ils lui reprochent notamment de n'avoir pas examiné leur moyen selon lequel les parties à la procédure arbitrale devaient être considérées comme des consorts simples, raison pour laquelle l'accord de toutes les parties était nécessaire afin que l'arbitre puisse rendre une sentence d'accord parties. Ils se plaignent aussi de ce que l'arbitre a ignoré le fait que le CNOSC n'était pas partie à ladite convention. Si l'arbitre avait effectivement tenu compte de ces éléments, il aurait ainsi abouti à la conclusion que les recourants n'avaient consenti ni à un désistement procédural ni au prononcé d'une sentence d'accord parties. Les recourants reprochent, par ailleurs, à l'arbitre d'avoir omis de vérifier la bonne foi de l'accord transactionnel, alors même que l'art. R56 al. 2 du Code exigerait un tel contrôle. A les en croire, l'issue du litige aurait été différente si l'arbitre avait respecté son devoir de contrôle.