Citation: 5P.78/2005 18.03.2005 E. 3

En vertu de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit, sous peine d'irrecevabilité (ATF 123 II 552 consid. 4d p. 558 et les arrêts cités), contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés et préciser en quoi consiste la violation invoquée. Il en résulte que, lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs suffisamment motivés dans l'acte de recours (ATF 130 I 26 consid. 2.1 p. 31; 125 I 71 consid. 1c p. 76, 492 consid. 1b p. 495 et les arrêts cités). En l'espèce, le recourant se borne essentiellement à contester les accusations que l'enfant aurait portées contre lui. A l'endroit où il s'en prend spécifiquement à la décision attaquée (p. 43 s. de l'acte de recours), il n'indique pas lesquels de ses droits constitutionnels auraient été violés ni en quoi consisterait cette violation. Tout au plus y qualifie-t-il l'ordonnance de nouvelles mesures immédiates du 14 janvier 2005 et la décision attaquée du 28 janvier 2005 d'arbitraires, dans la mesure où elles ne rejettent pas les allégations d'abus sexuels, mais il le fait en se fondant sur de simples affirmations de sa part, et non en cherchant à démontrer par une argumentation précise et concrète que la position du président de la cour cantonale serait manifestement mal fondée. Dès lors, faute de répondre aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, ses moyens sont irrecevables.