Citation: 1B_580/2021 E. 2

Invoquant l'art. 29 CPP, les recourants se prévalent tout d'abord du principe de l'unité de la procédure. Ils soutiennent en substance qu'eu égard aux infractions reprochées en lien avec le même événement (manifestation non autorisée du 29 novembre 2019), d'une action en commun, d'une même motivation et de la défense commune adoptée, il n'y aurait aucun motif objectif de disjoindre les procédures d'appel. Selon les recourants, la disjonction ordonnée les désavantagerait en particulier pour trois motifs : (1) l'infraction de contrainte retenue contre les recourants 1 à 7 reposeraient sur des déclarations formulées par des recourants faisant partie du groupe 8 à 27, dont le recourant R16.________; (2) il existerait un grand risque de décisions contradictoires dès lors que l'ensemble des recourants est poursuivi pour contravention à la loi sur le domaine public en lien avec des faits strictement identiques, mais que seuls les recourants 1 à 7 pourraient librement critiquer l'établissement des faits en appel, les recourants 8 à 27 ne pouvant le faire que sous l'angle de l'arbitraire (cf. art. 398 al. 4 CPP); (3) la disjonction des causes entraînerait également un important risque de violation du principe de présomption d'innocence. En lien avec ce dernier motif, les recourants soutiennent en substance que leurs différents cas présenteraient entre eux une connexité étroite et objective, notamment vu les faits en cause; dès lors, une décision - notamment de culpabilité - rendue préalablement dans l'une des deux causes donnerait le sentiment que la seconde procédure serait préjugée.