Citation: 4A_278/2024 E. 1.3.2

1.3.2. En l'espèce, l'arrêt attaqué ne met pas un terme à la procédure. La cour cantonale a, en effet, décidé de statuer dans un premier temps sur les conclusions I et V de la demande. Elle a ainsi reconnu l'existence d'un comportement déloyal au sens de l'art. 3 al. 1 let. d LCD et a interdit à plusieurs défendeurs d'utiliser le signe " YATOO " en relation avec des services de divertissement en Suisse romande. On peut légitimement s'interroger sur le point de savoir si l'arrêt attaqué constitue une décision partielle, comme le soutiennent les recourants, sans étayer plus avant cette affirmation, ou s'il doit être assimilé à une décision incidente tombant sous le coup de l'art. 93 LTF. Il semble, en effet, que la cour cantonale, lorsqu'elle sera amenée à statuer sur la prétention encore en cause tendant à la remise du gain éventuellement réalisé par les recourants, ne pourra pas faire abstraction des conclusions déjà tranchées par elle dans la décision entreprise. Si l'arrêt querellé devait en revanche être qualifié de décision incidente, il faudrait encore se demander si celle-ci est de nature à causer aux recourants un préjudice irréparable. Point n'est toutefois besoin de pousser plus avant l'examen de la qualification de la décision déférée, dès lors que le recours, à le supposer recevable, doit de toute manière être rejeté pour les motifs exposés ci-après.