Citation: I 619/03 26.08.2004 E. 3

3.1 Pour justifier le complément d'instruction qu'elle a ordonné, la juridiction cantonale a considéré que le docteur M.________ avait surtout examiné les conséquences de l'accident du 10 avril 1997, sans s'attarder sur celles de l'accident du 26 septembre 1997. Selon la commission de recours, les observations du médecin de la CNA, qui avait retenu la guérison de la fracture de côté et l'extinction de l'effet délétère ne concordaient pas avec celles de son confrère B.________. En effet, ce dernier avait relevé que son patient se plaignait de douleurs presque permanentes du bassin et de la région lombaire qui ne lui permettaient pas de rester longtemps dans la même position, et qu'il souffrait d'une nuque raide et de vertiges arthrostatiques. 3.2 En l'occurrence, il ne ressort nullement des rapports du docteur B.________ que l'état de santé de l'intimé aurait été affecté par d'autres causes que les deux accidents pris en charge par la CNA. Dans son rapport du 19 septembre 2000, ce médecin a d'ailleurs imputé les troubles de santé de son patient uniquement à ces deux événements accidentels. Quant à l'appréciation du docteur B.________, elle ne saurait remettre en cause le point de vue bien motivé du docteur M.________, spécialiste en chirurgie, aussi bien dans la mesure où elle concerne la nature des troubles de santé de l'intimé que leur incidence sur sa capacité de travail. Au demeurant, le docteur B.________, qui ne fait état que des plaintes de son patient et non de constatations objectives, précise que le problème principal de l'intimé réside dans son illettrisme et sa mauvaise connaissance de la langue française. Or il s'agit là de facteurs dont l'AI ne répond pas, à l'instar du sentiment qu'il éprouve d'être bafoué par les assurances à deux mois de la retraite (cf. rapport du 5 juin 2000).