Citation: 6B_901/2022 E. 4.7

4.7. C'est également en vain que le recourant se réfère à l'ATF 124 IV 193 consid. 3 et 4d, qui prévoit que la libération conditionnelle doit être considérée comme la règle, ou aux ATF 119 IV 5 et 98 Ib 107, selon lesquels un risque de récidive est inhérent à toute libération, conditionnelle (cf. mémoire de recours, p. 4-5). En effet, la jurisprudence citée concerne la libération conditionnelle de la peine privative de liberté et non celle de l'internement, qui est régie par l'art. 64a CP dont la teneur a été reproduite supra (cf. consid. 4.1). Le recourant ne saurait dès lors être suivi lorsqu'il suggère que les objectifs du législateur seraient de viser la libération conditionnelle de la mesure d'internement "même si l'autorité n'est pas intimement convaincue de la future bonne conduite de l'intéressé" (cf. mémoire de recours, p. 5).