Citation: 6B_949/2019 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a exposé que le recourant avait fourni des explications peu plausibles, voire fantaisistes, concernant le déroulement des événements. Il avait admis avoir passé la soirée avec l'intimée. Selon lui, alors que tous deux étaient nus, celle-ci se serait endormie et il aurait entrepris de se masturber. L'intimée se serait ensuite éveillée et lui aurait demandé ce qu'il faisait, ce à quoi l'intéressé aurait répondu qu'il agissait comme il le souhaitait chez lui. Le recourant aurait ensuite administré une fessée à l'intimée, avant de mettre celle-ci à la porte, nue, en la tenant par le cou. En fait de fessée, le recourant avait déclaré qu'il avait frappé son sexe contre le postérieur de l'intimée, alors qu'elle se trouvait à quatre pattes. Lors d'une audition ultérieure, le recourant n'avait plus évoqué le contact de son sexe avec les fesses de l'intimée, mais avait expliqué qu'auprès le réveil de l'intéressée et ses récriminations concernant son onanisme, il l'aurait saisie par le cou pour la sortir de son appartement. Enfin, au cours des débats de première instance, le recourant avait déclaré qu'il s'était "collé" derrière l'intimée durant deux secondes, sans avoir l'intention de la pénétrer. Selon l'autorité précédente, le recourant avait donc admis que l'intimée avait été confrontée à ses sollicitations sexuelles avant d'être jetée à la porte sans vêtements. Celui-ci n'avait ainsi pas été dénoncé à tort, comme il l'avait soutenu, parce que l'intimée aurait souhaité se venger, mais bien en raison de son comportement. Pour la cour cantonale, les déclarations de l'intimée avaient varié concernant des points de détail, soit sur l'existence d'un contact téléphonique préalable, d'une rencontre au bas de l'immeuble, sur la tenue vestimentaire du recourant, ou encore à propos de la manière dont l'intéressée avait quitté les lieux. Pour le reste, qu'il y eût ou non pénétration vaginale apparaissait secondaire au regard de la violente tentative de sodomie qui avait été décrite par l'intimée. Les variations dans les déclarations de celle-ci étaient donc compréhensibles. Le fait que l'intimée ne se fût pas rendue immédiatement chez un médecin après les faits n'était pas exceptionnel, puisque de nombreuses victimes réagissaient de cette manière, en tentant tout d'abord d'oublier l'événement. Cela expliquait que l'intimée eût déposé plainte près de deux ans après les faits et n'eût pas pris des photographies des ecchymoses qu'elle avait indiqué avoir présentées au bas du dos et sur les fesses durant plusieurs jours. L'autorité précédente a encore indiqué que la témoin C.________ n'avait certes pas mis en cause le recourant concernant des agissements similaires, contrairement à ce qu'avait déclaré l'intimée au cours d'une audition. C.________ avait cependant confirmé que l'intimée s'était confiée à elle, lui avait indiqué avoir subi "quelque chose de grave", avoir été touchée sexuellement par le recourant puis avoir quitté son logement à demi nue après la dispute. Par ailleurs, le recourant avait admis que l'une de ses collègues de travail l'avait accusé de l'avoir harcelée. Les déclarations du compagnon de l'intimée avaient quant à elles été prises en compte essentiellement s'agissant des constats faits par celui-ci durant leurs rapports intimes, selon lesquels l'intéressée "se crispait". Ce témoin avait en outre expliqué pourquoi, après une rencontre inopinée entre le recourant et l'intimée, cette dernière avait déposé plainte pénale. L'autorité précédente a donc, sur la base de ces éléments, prêté foi à la version des événements présentée par l'intimée.