Citation: 6B_1487/2022 E. 1

Par arrêt du 15 novembre 2022, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, le recours formé par A.________ contre les ordonnances du 12 avril 2022 par lesquelles le Ministère public genevois a, d'une part, classé la procédure ouverte à la suite de la plainte du prénommé contre la police et la procureure B.________ notamment pour abus d'autorité et, d'autre part, refusé d'accorder à A.________ le bénéfice de l'assistance judiciaire en qualité de partie plaignante. En résumé, il en ressort que, le 29 août 2018, des policiers se sont présentés au domicile de A.________, qu'il partage avec sa mère, deux de ses soeurs et deux de ses frères, afin d'interpeller l'un des frères du prénommé. Alors que les policiers étaient sur le palier, A.________, sa mère et l'une de ses soeurs, qui se trouvaient à l'intérieur, dans l'entrebâillement de la porte, leur ont exposé que leur fils et frère avait été arrêté la veille. Des discussions se sont ensuivies. A.________ et l'une de ses soeurs ont commencé à filmer la scène. À un moment donné, la police est entrée de force dans le logement. Des clés de bras ont été pratiquées sur l'une des soeurs ainsi que sur A.________ et ce dernier a été menotté. Les deux téléphones ont été saisis. À la suite de ces évènements, le prénommé a été arrêté et prévenu d'infraction de violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires (art. 285 CP), pour s'être physiquement opposé à l'intervention policière précitée, ainsi que de voies de fait (art. 126 CP), ayant blessé l'un des policiers - qui a porté plainte - à cette occasion. Lors de l'audition de A.________ par la procureure de permanence des arrestations, B.________, le 30 août 2018, celle-ci a obtenu de celui-là qu'il efface les vidéos enregistrées aussi bien dans son téléphone portable que dans celui de sa soeur. En substance, le recourant reproche à la procureure et à la police de l'avoir forcé, respectivement d'avoir profité de l'état dans lequel il se trouvait lors de son audition, pour lui soutirer son accord. En outre, la procureure aurait, de la sorte, à l'instigation des policiers, détruit des moyens de preuve qu'elle savait utiles à la défense de A.________, pour influencer sur le résultat de l'enquête. A.________ forme un recours en matière pénale au Tribunal fédéral contre l'arrêt du 15 novembre 2022. Il conclut, avec suite de frais et dépens, à son annulation et à celle de l'ordonnance de classement du 12 avril 2022, à ce que le ministère public soit invité à procéder aux mesures d'instruction requises et à l'annulation des refus d'assistance judiciaire de l'autorité précédente et du ministère public. Il requiert, par ailleurs, l'octroi de l'assistance judiciaire pour la procédure devant le Tribunal fédéral.