Citation: 7B_450/2024 E. 2.4.5

2.4.5. On peut ajouter que l'argumentation de l'autorité cantonale selon laquelle les recourants conservent la possibilité de soulever au moyen des voies de droit ordinaires d'éventuels vices de procédure de la part des intimés dont ils se plaignent - le cas échéant se plaindraient encore - ne prête pas le flanc à la critique, dès lors que les intéressés pourront effectivement le faire dans le cadre de la procédure au fond, à savoir dans le cadre de la procédure d'appel, puis le cas échéant devant le Tribunal fédéral. On rappelle en effet à cet égard que la procédure de récusation n'a pas pour objet de permettre aux parties de contester la manière dont est menée l'instruction et de remettre en cause les différentes décisions incidentes prises par la direction de la procédure et qu'il appartient aux juridictions de recours normalement compétentes de constater et de redresser les erreurs éventuellement commises dans ce cadre. Les recourants ne sauraient dès lors contester la validité de l'ordre de dépôt délivré le 18 janvier 2024 par la direction de la procédure (vexatoire, selon les impressions purement subjectives des recourants) au moyen de la présente demande de récusation, ni les ajournements successifs de l'audience entre le 15 et le 25 janvier 2024. C'est au surplus en vain que les recourants reprochent au tribunal une violation grave de l'art. 336 al. 5 CPP pour avoir refusé d'ajourner les débats avant et après l'audience du 15 janvier 2024, puisque celui-ci a finalement ajourné les débats après cette date, au 25 janvier 2024, que les avocats précédemment absents y étaient présents et qu'il n'en est dès lors résulté aucune violation éventuelle de cette disposition légale. À ce propos, on précise qu'on ne saurait reprocher au tribunal, au vu des multiples précédents reports d'audience, d'avoir voulu faire avancer son procès rapidement. On peut encore relever qu'il aurait en l'occurrence été conforme au principe de la bonne foi en procédure que le défenseur de la recourante se fasse remplacer par un des nombreux collaborateurs de son étude - qui n'avait alors pas besoin de connaître l'aspect matériel du dossier - pour l'ouverture des débats afin de confirmer sa demande d'ajournement. Celui-ci n'a toutefois pas jugé utile de le faire, de sorte qu'il ne saurait aujourd'hui se plaindre du fait que sa cliente se soit retrouvée seule lors de l'audience du 15 janvier 2024.