Citation: 2C_713/2020 E. 5.2

5.2. Les recourants exposent sur ce point qu'ils avaient produit, déjà lors de la procédure de recours (ayant conduit à l'arrêt dont la révision est demandée), des documents démontrant l'existence d'un partenariat entre le canton et les CFF relatifs au développement économiques des parcelles situées aux alentours de la gare des Eaux-Vives et que ces éléments auraient dû conduire l'instance précédente à instruire la question complexe de la nature du marché concerné. Il serait insoutenable de la part de l'instance précédente de leur opposer a posteriori le libre accès des documents sur internet, alors qu'elle a refusé toute entrée en matière sur leurs réquisitions de preuves en violation crasse de son devoir d'établir les faits d'office. Ce grief équivaut à reprocher à l'instance précédente son appréciation des preuves produites à l'époque. Un tel grief, qui devait être soulevé par la voie du recours contre l'arrêt du 28 mai 2019, ne s'en prend pas à l'argumentation de l'instance précédente affirmant que les documents figuraient sur les sites internet officiels du canton et qu'en faisant preuve de la diligence requise, les recourants auraient pu et dû produire ces éléments dans leur recours. Il doit être rejeté si tant est qu'il réponde aux exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF en matière de formulation d'un grief de violation de l'interdiction de l'arbitraire. En jugeant que les conditions de l'art. 80 let. b LPA/GE n'étaient pas réunies, l'instance précédente n'est pas tombée dans l'arbitraire.