Citation: 1C_642/2022 E. 3.2

3.2. En l'espèce, procédant par appréciation anticipée des preuves, la cour cantonale a considéré que le dossier était complet et en état d'être jugé: la procédure contenait d'ores et déjà le dossier du Département, dont de nombreux plans; les outils numériques permettaient de plus d'apprécier avec précision l'environnement, les caractéristiques architecturales du quartier, l'emplacement, les dimensions et le périmètre dans lequel le projet s'insérerait. Les recourants soutiennent que l'audition d'un membre de la CA serait nécessaire pour comprendre les différents préavis successifs de la CA qui seraient contradictoires et dont le dernier ne serait pas motivé. Les recourants perdent cependant de vue que le projet de construction a été adapté à plusieurs reprises en fonction des préavis de la CA pour finalement être accepté par la CA le 23 août 2016. La motivation du dernier préavis, conforme aux adaptations sollicitées, n'est pas indispensable (arrêt 1C_126/2020 du 15 février 2021 consid. 2.2). Ainsi, les intéressés ne démontrent pas que la Cour de justice aurait procédé à une appréciation anticipée des preuves entachée d'arbitraire en renonçant à administrer la preuve requise. Par conséquent, l'instance précédente pouvait, sans violer le droit d'être entendu des recourants, renoncer à procéder à une audition d'un représentant de la CA. Mal fondé, le grief doit être écarté.