Citation: 4A_547/2008 05.02.2009 E. A

Y.________ SA est propriétaire d'un édifice sis sur les parcelles nos ... de la commune de Genève, section Cité. Le 19 décembre 2003, désireuse de rénover ce bâtiment, elle a conclu un contrat d'entreprise avec Z.________ Sàrl qui était active dans la réalisation et l'entretien des installations de climatisation et de ventilation. Celle-ci se chargeait d'exécuter des travaux pour un montant total de 1'621'074 fr.30, TVA en sus; le contrat faisait notamment référence au devis présenté par elle, daté du 2 décembre 2003, contenant le descriptif détaillé des prestations convenues. Le 10 juin 2004, alors que l'exécution avait commencé, Z.________ Sàrl a elle-même conclut un contrat d'entreprise avec X.________ SA afin de lui sous-traiter une partie des travaux. Les prestations convenues étaient laconiquement désignées par l'expression « CFC 24 chauffage »; le prix était fixé à 868'544 fr., TVA en sus. X.________ SA a établi une facture finale le 31 mai 2005, au montant de 934'553 fr.35; après déductions des acomptes reçus, sa prétention résiduelle s'élevait à 240'750 fr.35. La facture indique que tous les travaux ont été exécutés, mais elle n'en précise pas la nature et elle n'indique pas non plus les matériaux livrés. Z.________ Sàrl a introduit une demande de sursis concordataire le 28 juillet 2005; sa faillite est survenue le 12 juin 2006 et la liquidation a été suspendue, faute d'actifs, le 12 mars 2007. Le 5 août 2005, X.________ SA a obtenu du Tribunal de première instance du canton de Genève, par mesure d'urgence et sur demande de mesures provisionnelles, l'autorisation de faire inscrire provisoirement une hypothèque légale d'entrepreneur au registre foncier, sur les trois immeubles de Y.________ SA dont l'édifice est partie intégrante. Ces immeubles devaient garantir la prétention résiduelle au montant de 240'750 fr.35. L'inscription provisoire fut opérée le 9 août 2005. Après débat contradictoire et appel à la Cour de justice, l'autorisation fut confirmée le 12 janvier 2006; afin de faire reconnaître définitivement son droit de gage immobilier, X.________ SA devait agir contre la propriétaire dans un délai de deux mois.