Citation: 1P.455/2001 01.03.2002 E. 3

Le recourant se plaint d'une inégalité de traitement, par rapport à l'intimé, d'abord parce que ce dernier a été entendu par la Présidente du Tribunal de district lors de deux audiences (les 21 mars et 26 septembre 2000), lui-même n'ayant été entendu qu'à l'occasion des débats du 26 septembre 2000, et ensuite parce qu'on lui aurait reproché de modifier ses déclarations en cours de procédure, ce même reproche n'ayant pas été fait à l'intimé. A l'appui de ces griefs, il invoque les art. 8, 9 et 29 al. 1 Cst. 3.1 S'agissant des auditions du recourant et de l'intimé par le juge de première instance, il est manifeste que le principe de l'égalité de traitement (art. 8 al. 1 Cst.) et la garantie du procès équitable (art. 29 al. 1 Cst.) ne confèrent pas aux parties un droit à un nombre identique de comparutions, lorsqu'elles peuvent toutes participer aux débats et à l'audience de jugement. Les opérations d'instruction et l'audience doivent cependant être organisées de manière à garantir le droit d'être entendu des parties (art. 29 al. 2 Cst.). Or le recourant, qui ne se plaint pas d'une violation du droit cantonal de procédure, n'explique pas en quoi il aurait été empêché de s'exprimer ou d'offrir des preuves pertinentes (cf. ATF 126 I 19 consid. 2a p. 21; 122 I 53 consid. 4a p. 55; 119 Ia 136 consid. 2d p. 139), soit à l'audience du 26 septembre 2000 soit auparavant par écrit, dans les délais fixés par le juge de première instance. 3.2 Le recourant soutient par ailleurs qu'il était contraire à l'égalité de traitement de retenir, au sujet de la vitesse du véhicule de l'intimé lors du dépassement, les nouvelles déclarations de ce dernier aux débats, en contradiction avec celles faites à la police, tandis qu'un complément qu'il avait apporté à ses propres déclarations aux gendarmes, concernant un véhicule qu'il aurait croisé peu avant l'accident, n'a pas été pris en considération. Cette question ne doit pas être résolue sous l'angle de l'égalité de traitement: le seul grief admissible est celui d'arbitraire dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves (cf. supra, consid. 2). Or, par son argumentation, le recourant ne parvient nullement à démontrer que les constatations de fait du juge de première instance seraient arbitraires sur ce point.