Citation: 8C_612/2021 E. 4.2.1

4.2.1. S'agissant du premier motif, les juges cantonaux ont constaté que le recourant ne s'était pas présenté à son travail le 12 mars 2020 en raison de sa mise en détention provisoire, ce dont il n'avait pas informé son employeur. Le conseil du recourant n'avait pris contact avec le supérieur hiérarchique de ce dernier qu'en date du 6 avril 2020, l'informant que son client n'était pas en mesure de le contacter mais que des nouvelles seraient données avant le 10 avril 2020. Or, lors de son audition par le Ministère public le 12 mars 2020, le recourant était déjà assisté de son conseil. Il pouvait ainsi lui demander de prévenir son employeur de son absence, conformément à ce qu'il avait déclaré à l'issue de ladite audience, déclinant ce faisant l'invitation du Ministère public qui lui avait proposé de s'en charger. Le fait que les parloirs au sein de la prison aient été suspendus en raison des mesures sanitaires ne privait du reste pas le recourant de toute possibilité de communication avec l'extérieur et notamment avec son conseil. Finalement, l'employeur n'avait été informé de la détention provisoire qu'en date du 30 avril 2020. Or le fait, pour celui-ci, de ne pas être au courant de la situation avait engendré des problèmes de planification et mis le service en difficulté. C'était dès lors à juste titre que l'intimé avait considéré qu'en n'informant pas immédiatement sa hiérarchie de son absence et du motif de celle-ci, le recourant avait contrevenu aux devoirs du personnel, tels que prévus aux art. 21 let. a et 24 al. 1 RPAC.