Citation: 5A_48/2025 E. 3

Le recourant reproche à l'autorité de première instance un déni de justice au motif qu'elle n'a pas (encore) statué dans la cause concernant ses enfants, empêchant ainsi l'exercice de son droit aux relations personnelles. La Chambre des curatelles a considéré qu'à la lecture du procès-verbal des opérations, l'on ne pouvait pas reprocher à la justice de paix une violation du principe de célérité dans ce dossier complexe et volumineux. En effet, l'instruction de la cause avait été poursuivie en 2024, dès lors qu'un complément d'expertise avait notamment été requis, que le rapport complémentaire avait été déposé le 3 juin 2024, qu'une audience avait été tenue le 5 juin 2024 et que les parties avaient été invitées à se déterminer le 25 juin suivant. Par ailleurs, le recourant avait déposé, le 13 novembre 2023, une demande tendant au changement de la curatrice de représentation des enfants, rejetée par décision de la justice de paix (après déterminations des parties), qui a fait elle-même l'objet d'un recours de l'intéressé. Ce dernier avait également requis, le 23 janvier 2024, la récusation de la juge de paix en charge du dossier, requête rejetée par décision du 10 juillet 2024 contre laquelle il avait également interjeté un recours, lui-même rejeté le 2 octobre 2024. Dans ces circonstances, la Chambre des curatelles a constaté que l'instruction de la cause s'était poursuivie malgré ces procédures, lesquelles étaient de nature à ralentir son traitement, du fait que le dossier de la cause devait notamment circuler devant les différentes autorités saisies. Enfin, elle a relevé que la justice de paix avait ordonné une contre-expertise le 31 octobre 2024, au motif que l'expert ne se prononçait pas vraiment sur la fixation des relations personnelles, de sorte que la justice de paix, après plus de deux ans d'instruction, n'était toujours pas en mesure de statuer sur le droit de visite du père.