Citation: 6B_1078/2014 E. 1

En bref, cet arrêt repose sur l'état de fait suivant. A.a. Aux mois d'août et septembre 2003, B.________ a effectué deux versements de 200'000 euros sur un compte au nom de D.________, à destination de la société C.________, inscrite au registre du commerce du canton de Genève en 2003 et dont D.________ a été administrateur jusqu'à fin septembre 2004. Le premier montant de 200'000 euros a été versé le 20 août 2003. Le même jour, 80'000 euros ont été transférés à la société F.________ Sàrl, puis le surlendemain 14'445,17 euros l'ont été à la société G.________ SA. Le 25 août 2003, un chèque de 50'000 euros a été établi en faveur de la Caisse H.________. Durant le mois d'août 2003, des espèces ont également été retirées pour près de 40'000 euros. Le deuxième versement de 200'000 euros a été crédité le 18 septembre 2003 sur le même compte. Le même jour, 65'000 euros ont été virés en faveur de C.________ en vue de la libération du capital social, lequel a été ultérieurement absorbé par des prélèvements opérés par D.________ à concurrence de 83'000 fr., de sorte que début 2004, le solde actif était de moins de 10'000 francs. Le 23 septembre 2003, le solde de 135'000 euros a été transféré sur un compte personnel de D.________, lequel a, par la suite, fait l'objet de plusieurs retraits en liquide pour un montant total de l'ordre de 170'000 francs. La société E.________ a été constituée en 2003. Un compte en faveur de cette société a été ouvert auprès de la banque R.________, avec signature individuelle à A.________ et X.________, lesquels étaient également désignés en qualité d'ayants droit économiques des fonds. Le 2 octobre 2003, ce compte a été crédité de 600'000 euros par B.________. Comme les deux précédents virements, cette somme était destinée à être affectée à un investissement " à levier " mais ne l'avait pas été et aucun accord au sujet d'une destination différente n'avait été passé par la suite avec B.________. Le compte en question a été débité le 28 octobre 2003 de 180'000 euros par l'émission d'un chèque bancaire en faveur de la Caisse H.________, puis, le 19 novembre 2003, de 52'015 fr. virés à la société G.________, le 6 février 2004, de 80'000 euros virés auprès d'une banque en Thaïlande, ainsi que le 11 février 2004 de 60'000 euros par l'émission d'un chèque en faveur de " O.________ ". Entre le 29 octobre 2003 et le 19 août 2004, 26 retraits de caisse ont été effectués pour des montants totaux de 109'000 fr. et 138'200 euros par A.________. La cour cantonale a retenu qu'outre deux chèques bancaires destinés à l'usage de X.________ (pour un total de 240'000 euros, voire 280'000 euros selon les aveux de ce dernier), les opérations menées au débit du compte E.________ l'avaient nécessairement été avec son accord et même à sa demande puisqu'elles lui étaient destinées. Son implication, au titre de la coactivité avec A.________, était également démontrée pour le solde. L'utilisation des fonds permettait d'établir le dessein d'enrichissement illégitime. A.b. X.________ a été interpellé dans une chambre d'hôtel à U.________ le 7 avril 2005 aux environs de 15h00. Selon les mentions figurant sur le document, le mandat d'amener à son encontre a été délivré le même jour à 21h47 et lui a été notifié le lendemain à 2h24, alors que l'ordre de le conduire en prison pour le tenir à disposition du juge d'instruction a été donné à 17h58.