Citation: 8C_380/2023 E. 4.5

4.5. En l'occurrence, il est constant que les activités politiques exercées par l'intimée avant son chômage ne l'ont pas été en sus d'un emploi à plein temps (ce qui était le cas dans l'affaire 8C_504/2022 citée par la cour cantonale) et que son taux d'activité global était inférieur à 100 %. Dès lors, les revenus qu'elle en a tirés ne peuvent pas être qualifiés de gain accessoire et doivent être compris dans le gain assuré conformément à l'art. 23 al. 1, première phrase, LACI, ainsi que l'a retenu à juste titre la recourante. On ne voit pas de motif de faire une exception du fait qu'il s'agit ici d'activités de nature politique ainsi que le voudrait l'intimée. Le Tribunal fédéral a déjà eu l'occasion de juger que même si l'exercice d'un mandat parlementaire n'a en principe pas pour objectif principal de générer un revenu, il n'en reste pas moins que cette activité politique implique une prestation de travail complète et constitue une activité lucrative dont il y a lieu de tenir compte comme telle dans les différents domaines des assurances sociales (ATF 148 V 253 précité). Il s'ensuit que c'est également à juste titre que la recourante a considéré que les revenus obtenus en cours de chômage par l'intimée en exerçant ses activités de députée et de conseillère générale représentaient un gain intermédiaire au sens de l'art. 24 al. 1, première phrase, LACI. Les conditions d'une reconsidération des décomptes initiaux d'indemnités journalières étaient donc bien réunies. Le calcul effectué par la recourante pour établir le montant à restituer n'est pas en soi contesté par l'intimée, de sorte qu'on renoncera à examiner ce point plus avant. Partant, le recours doit être admis.