Citation: 6B_177/2023 E. 2.4.3

2.4.3. La recourante prétend avoir déjà mangé au restaurant avec la Présidente de la Chambre des recours, B.________ - qui a statué dans sa cause - dans le cadre d'un repas de l'"instance LAVI", entité au sein de laquelle celle-ci aurait officié de nombreuses années comme présidente et celle-là comme greffière-juriste, même si elles n'auraient jamais travaillé ensemble. La recourante soutient qu'elle n'aurait eu connaissance de la composition de la cour qu'au moment de recevoir l'arrêt attaqué. On peut se demander si son grief est recevable au regard de l'épuisement des instances cantonales (cf. art. 80 al. 1 LTF et 60 al. 3 CPP). Quoi qu'il en soit et pour autant que les faits invoqués par la recourante soient recevables sous l'angle de l'art. 99 LTF et que son grief ne soit pas tardif - points qui peuvent rester indécis -, ils ne permettent aucunement d'établir en quoi les conditions de l'art. 56 let. f CPP seraient réalisées. En effet, la recourante n'expose pas en quoi le fait d'avoir partagé un repas, à une occasion, dans un cadre professionnel, tout en admettant n'avoir jamais travaillé directement avec la magistrate concernée, aurait pu engendrer un rapport d'inimitié à son égard créant une apparence de partialité. Elle ne prétend d'ailleurs pas qu'un tel rapport ait existé avec la magistrate concernée, se contentant de relever que le repas partagé dans les circonstances sus-décrites lui "semble" constituer une cause de récusation. Tel que formulé, le grief de la recourante ne permet pas de comprendre en quoi la magistrate concernée aurait violé le droit en ne se récusant pas, si bien qu'il ne répond pas aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF et, partant, est irrecevable.