Citation: 6B_1410/2019 E. A

B.________, née en 2001, et son père C.________, ont déposé plainte pénale le 22 août 2016 contre D.________, l'ami intime d'alors de la jeune femme, et A.________ (né en 2000), ami de ce dernier. En cours de procédure, le Juge des mineurs a ordonné une médiation, qui n'a abouti qu'avec D.________, lequel a bénéficié d'une ordonnance de classement, le 12 juin 2018. Par acte d'accusation du 10 septembre 2018, il a notamment été reproché à A.________ d'avoir, le 24 juillet 2016 dans le courant de l'après-midi, de concert avec D.________, contraint B.________ à subir l'acte sexuel, en usant de violence et en profitant de leur supériorité numérique ainsi que de leur force physique. Après avoir attiré par supercherie B.________ à son domicile, alors que ses parents et sa soeur aînée étaient absents, A.________ avait fermé la porte du salon dans lequel il se trouvait avec elle et son ami. B.________ avait expressément dit à A.________ ainsi qu'à D.________ qu'elle voulait partir puis avait refusé à réitérées reprises, tant par la parole que par les gestes, qu'ils la touchent. Durant les faits, elle pleurait et leur répétait « non » et qu' « ils devaient [la] laisser partir ». Toujours à teneur de l'acte d'accusation, A.________ avait maintenu par la force B.________ pendant que D.________ lui enlevait ses vêtements, tout en lui disant « T'aimes ça salope, hein tu l'veux salope, t'es qu'une pétasse, j'sais qu't'aime ça » ou encore qu'elle était « une grosse cochonne mouillée ». B.________ tentait de se débattre et D.________ lui avait alors asséné à tout le moins une gifle. A un moment donné, la tête de B.________ avait heurté le sol. A.________ et D.________ avaient successivement, toujours en faisant usage de la force, pénétré vaginalement B.________; alors que A.________ pénétrait la jeune fille, D.________ avait contraint cette dernière à lui prodiguer une fellation, qu'il avait filmée. Par jugement du 4 décembre 2018, le Tribunal des mineurs du canton de Genève a acquitté A.________ des accusations de contrainte sexuelle, de voies de fait et d'injures mais l'a reconnu coupable de viol et l'a condamné à 7 mois de privation de liberté (sous déduction de 6 jours de détention avant jugement) avec sursis pendant 1 an. Une mesure de substitution a été levée et l'intéressé exempté des frais de procédure.