Citation: 1C_114/2018 E. A

B.________ est propriétaire de la parcelle n o 2214 du cadastre de la Commune de Chalais, au lieu-dit "Coujon", à Vercorin. Au cours de l'hiver 2005-2006, un couvert à bois ouvert sur trois côtés et occupant la partie est de cette parcelle s'est écroulé sous le poids de la neige. Le 28 avril 2006, A.________, époux de B.________, a demandé à la Commune de Chalais l'autorisation de reconstruire ledit couvert; des plans ont été déposés le 10 mai 2006. Le Conseil communal de Chalais a donné son aval le 20 mai 2006, soulignant que le couvert devait "absolument" être refait "dans le gabarit de l'ancien". Lors d'un contrôle du 7 août 2006, il a été constaté que la nouvelle construction présentait des dimensions différentes de l'ouvrage antérieur. La commune a en conséquence ordonné sa remise en état. A.________ a sollicité la reconsidération de cette décision. L'administration communale a en conséquence publié la demande de reconstruction au Bulletin officiel du canton du Valais (BO) du 8 septembre 2006, en signalant une dérogation à la distance à la limite; celle-ci concernait la limite avec le fonds n o 2211, voisin à l'est. Dans le cadre de cette enquête, les époux C.________, propriétaires de la parcelle n o 2211 ont formé opposition. Le 16 novembre 2006, le conseil communal est revenu sur l'ordre de remise en état et a autorisé a posteriori l'ouvrage tel que reconstruit; il a également rejeté l'opposition des voisins. Les décisions rendues par la commune ont suscité différentes procédures judiciaires. A ainsi notamment fait l'objet d'un recours au Conseil d'Etat du canton du Valais l'autorisation de construire délivrée le 16 novembre 2006, lequel a été admis le 4 mai 2011; le permis de construire a été annulé et la cause renvoyée à l'administration communale pour nouvelle décision. Par arrêt du 21 octobre 2011, le Tribunal cantonal a confirmé la décision du Conseil d'Etat. La cour cantonale retenait notamment que les droits acquis de A.________ et B.________ liés à la construction de longue date d'un abri en bois sur la parcelle n o 2214, reconnus par le Conseil d'Etat, n'avaient pas été remis en question. Elle a par ailleurs jugé que le nouvel ouvrage pouvait dépasser les dimensions de l'ancien abri dans une certaine mesure: pour des motifs tirés du principe de la bonne foi, seules demeuraient encore en cause les dimensions de la nouvelle construction excédant celles figurant sur les plans déposés le 10 mai 2006 et validés par la commune; une hauteur du couvert de 2,84 m était ainsi protégée; faute d'indication, la largeur était régie par les droits acquis découlant des dimensions de l'ancien couvert (3,82 m selon les estimations du Conseil d'Etat, dans sa décision du 4 mai 2011).