Citation: 6B_91/2024 E. 1.2

1.2. La cour cantonale, dans son jugement auquel on renvoie dans son intégralité pour le surplus, a énoncé les divers éléments qui ont fondé la conviction du tribunal de police quant au déroulement des événements et a considéré qu'ils ne prêtaient pas le flanc à la critique. Elle a encore examiné les griefs du recourant à l'encontre du premier jugement et les a réfutés point par point. Elle a conclu que les éléments retenus constituaient un faisceau d'indices suffisant pour se convaincre, sans l'ombre d'un doute, de l'implication du recourant dans l'accident, partant, de sa culpabilité. La cour cantonale a ainsi écarté la version du recourant selon laquelle son véhicule, qui se trouvait dans son garage souterrain, aurait été subtilisé par un tiers qui aurait commis l'accident, pendant que le recourant passait la soirée chez des amis, la qualifiant de totalement invraisemblable. Elle a souligné les variations des déclarations du recourant sur les circonstances dans lesquelles son véhicule aurait été soustrait, lequel avait d'abord incriminé ses amis - en particulier l'un d'eux -, qui auraient dérobé la clé du véhicule dans la poche de sa veste qui était restée dans le hall d'entrée de l'appartement où il se trouvait, puis confronté au fait qu'aucun de ses amis n'avait quitté la fête, il avait ensuite soutenu qu'un tiers aurait pénétré dans le garage et se serait emparé du véhicule, sa veste étant restée avec la clé dans le véhicule, qui n'était pas verrouillé. La cour cantonale a en particulier relevé que l'on n'imaginait pas qu'un individu ramène un véhicule après l'avoir dérobé et prenne le risque de se faire arrêter, encore moins après avoir causé un accident et avoir endommagé ledit véhicule.