Citation: 6B_1096/2018 E. 2.3

2.3. En l'espèce, il ressort du dossier que le recourant a adressé sa plainte au ministère public, en y exposant les faits de façon circonstanciée et en y détaillant les éléments fondant sa démarche. Il a également requis, dans sa plainte, diverses mesures d'instruction, dont l'audition de B.________ et de C.________ en qualité de témoins. Le ministère public a transmis sa plainte à la police pour complément d'enquête en application de l'art. 309 al. 2 CPP, ce qui a donné lieu aux auditions des deux prénommés en qualité de personnes appelées à donner des renseignements, puis à celle de l'intimé en qualité de prévenu. Il n'y a pas lieu d'examiner si, au vu de la teneur de la plainte du recourant, le ministère public était fondé à requérir un complément d'enquête sur la base de l'art. 309 al. 2 CPP. Le recourant ne conteste d'ailleurs pas l'application de cette disposition en tant que telle. Il n'est pas non plus nécessaire de déterminer si, comme le soutient le recourant, les mesures d'investigation mises en oeuvre en l'espèce excluaient en soi une décision de non-entrée en matière. En tout état, les auditions menées par la police mettaient en exergue, ainsi que le relève à juste titre le recourant, des déclarations contradictoires sur la teneur des propos imputés à l'intimé. Ainsi, au vu de l'avancement des investigations et des éléments récoltés par la police, une appréciation en fait et en droit de la cause ne pouvait plus se concevoir sans ménager au plaignant la faculté de se déterminer sur ces mêmes éléments. La transmission des procès-verbaux d'auditions au plaignant s'imposait, ce d'autant plus qu'il avait lui-même requis l'audition de B.________ et de C.________. A l'issue des investigations policières diligentées en l'espèce, les conditions du prononcé d'une ordonnance de non-entrée en matière n'étaient par conséquent plus réalisées. Dans ces circonstances, la cour cantonale ne pouvait confirmer le procédé du ministère public après avoir elle-même rejeté les mesures d'instruction requises devant elle par le recourant sans violer à son tour son droit d'être entendu. Les griefs du recourant s'avèrent par conséquent fondés.