Citation: 6B_766/2016 E. 2.3.1

2.3.1. Le recourant, citant l'expertise du 27 janvier 2015 et le courrier du 9 décembre 2015 de ses psychiatre et psychologue traitants, soutient que la mesure thérapeutique n'aurait pu débuter qu'à partir de la mi-mai 2014, partant qu'il serait trop tôt pour se prononcer sur son efficacité. Il fait en outre valoir que l'autorité précédente n'aurait que partiellement tenu compte des progrès constatés par ses thérapeutes, respectivement passé sous silence leur prise de position sur la nécessité du maintien de la thérapie bifocale - permettant la construction d'un lien thérapeutique et l'entrée dans un processus de soins - et d'un suivi thérapeutique soutenu afin de l'amener à terme à avoir un regard plus introspectif. La cour cantonale n'a pas ignoré ces éléments (cf. arrêt entrepris p. 10). Elle a toutefois observé qu'en janvier 2015, mais également en décembre 2015, le traitement instauré ne visait toujours pas à détourner l'intéressé de nouvelles infractions en relation avec le trouble dont il était atteint. Elle a ainsi jugé que les objectifs actuels et les résultats constatés après plus de 18 mois de traitement, à tout le moins, ne visaient toujours qu'au maintien d'un certain équilibre chez le recourant et à la gestion de sa souffrance et de ses colères. Ses thérapeutes n'avaient qu'un vague espoir de pouvoir un jour tout au plus « favoriser à terme un travail plus introspectif ». Or aucun délai n'était invoqué. Surtout, la problématique délictuelle n'avait toujours pas été ne serait-ce qu'abordée, pas même en décembre 2015. La cour cantonale a déduit de ces éléments, mis en parallèle avec les conclusions de l'expertise, que la mesure litigieuse avait, tout au plus, un effet palliatif sur le recourant, lui permettant une adaptation un peu meilleure dans le contexte carcéral mais sans réelles perspectives de progrès. Le recourant ne démontre pas que ce raisonnement, qui tient compte des éléments qu'il invoque, serait insoutenable, ce qui n'apparaît au demeurant pas être le cas. Son grief doit en conséquence être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.