Citation: 6B_730/2021 E. A

A.a. Par ordonnance pénale du 3 juillet 2018, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a condamné A.________ pour séjour illégal à une peine pécuniaire de 90 jours-amende, à 20 fr. l'unité, avec sursis pendant deux ans et à une amende de 360 francs. L'ordonnance en question a été envoyée à A.________ le même jour par lettre signature avec accusé de réception, à l'adresse qu'elle avait indiquée à la Police cantonale vaudoise lors de son audition du 20 avril 2018, soit chez son père, rue X.________ à Y.________. Selon le suivi des envois de la Poste suisse, ce pli a été retiré le 6 juillet 2018. A.b. Par courrier du 12 novembre 2020 adressé au ministère public par son défenseur de choix, A.________ a exposé ne jamais avoir eu connaissance de l'ordonnance pénale précitée. Elle a sollicité que celle-ci soit notifiée à l'étude de son conseil, pour qu'elle puisse, le cas échéant, former opposition. Par lettre du 18 novembre 2020, le ministère public a fait parvenir à A.________ une copie conforme de l'ordonnance pénale, observant que la décision était définitive et exécutoire. Par missive du 20 novembre 2020 au ministère public, A.________, agissant par son défenseur de choix, a formé opposition à l'ordonnance pénale du 3 juillet 2018, soutenant que la notification aux personnes mentionnées au pied de l'ordonnance n'était pas régulière. Le 23 novembre 2020, le ministère public a transmis le dossier au Tribunal de police de l'arrondissement de l'Est vaudois (recte: de Lausanne), concluant à l'irrecevabilité de l'opposition, pour tardiveté, frais à la charge de l'opposante.