Citation: 8C_144/2024 E. 3.2

3.2. En l'espèce, il ressort des pièces produites à l'appui de la demande d'assistance judiciaire du recourant qu'un délai-cadre d'indemnisation lui a été ouvert du 1er juin 2022 au 31 mai 2024 et qu'il a épuisé son droit aux indemnités journalières le 30 septembre 2023 (cf. lettre de la caisse de chômage du 26 septembre 2023). Dans son écriture du 4 octobre 2024, le recourant expose que la caisse de chômage lui a réclamé, par décision du 13 octobre 2021, la restitution de 1'863 fr. 30, correspondant aux indemnités versées à tort juste après son inscription au chômage et qu'une procédure est actuellement pendante à ce sujet devant la cour cantonale vaudoise et suspendue jusqu'à droit connu sur l'issue du présent recours. Aussi, en cas de gain de cause dans la présente procédure, ne serait-il pas tenu de rembourser les prestations en question. Cela dit, dans l'hypothèse où l'aptitude au placement devait lui être reconnue dès son inscription au chômage, cela ne change rien au fait qu'au moment du dépôt de son recours devant le Tribunal fédéral, le recourant avait déjà perçu l'intégralité des 260 indemnités journalières auxquelles il pouvait prétendre (cf. art. 27 al. 2 let. a LACI), conformément aux indications figurant dans la lettre de la caisse de chômage du 26 septembre 2023. Or il n'apparaît pas que la reconnaissance de son aptitude au placement pourrait conduire à verser des indemnités au-delà du seuil maximum légal qui lui est applicable. Une restitution d'éventuelles prestations versées en sus entrerait dans tous les cas en ligne de compte. Enfin, le recourant ne soutient pas qu'il remplirait les conditions d'un nouveau délai-cadre d'indemnisation. Il échoue ainsi à démontrer un intérêt digne de protection à faire constater son aptitude au placement à partir du 3 septembre 2021.