Citation: 1B_349/2015 E. 1.2

1.2. Les recourants soutiennent que le principe de célérité est violé en raison de la suspension de la procédure dirigée contre les complices et coauteurs de C.________ jusqu'à droit jugé dans la procédure principale dirigée contre celle-ci. A les suivre, cette suspension risquerait de différer le jugement final au-delà de ce qui est raisonnable. Ils affirment notamment que l'issue de la procédure pénale dirigée contre C.________ « prendra certainement encore des années »; ils évoquent un dommage matériel consécutif à la durée et aux frais de la procédure engendré par la suspension; ils mentionnent aussi, sans autre développement, un dommage de nature juridique. Ils énoncent par ailleurs un risque de collusion entre toutes les parties mises en cause, celles-ci ayant le temps de se concerter sur une stratégie commune, ainsi qu'un danger de perte de preuves. Enfin et en résumé, ils estiment que la mesure n'est pas opportune.