Citation: 5A_164/2022 E. 1

B.f. Par décision du 2 octobre 2020, l'APEA a institué une curatelle éducative au sens de l'art. 308 al. 1 CC, avec notamment comme mandat pour le curateur de mettre en oeuvre une mesure d'action éducative en milieu ouvert (ci-après: mesure AEMO) afin de soutenir la mère et de permettre le maintien à domicile de l'enfant dans de bonnes conditions. L'APEA a également exhorté la mère à mettre en place, dans la durée, un suivi psychologique de l'enfant, son propre suivi psychiatrique ainsi qu'à organiser la prise en charge du mineur par une crèche durant deux demi-journées par semaine (art. 307 al. 3 CC). L'effet suspensif à un éventuel recours a été retiré. B.g. Par décision urgente du 20 septembre 2021, la Présidente de l'APEA a notamment retiré le droit de déterminer le lieu de résidence de l'enfant à sa mère, confié le mineur à l'OPE, qui l'a placé dans un foyer éducatif, et ordonné que les relations personnelles entre l'enfant et sa mère s'exercent par le biais de visites accompagnées. La curatelle éducative a été confirmée et une curatelle de surveillance des relations personnelles a été instituée. B.h. Dans son rapport du 8 octobre 2021, l'OPE a préconisé le maintien du placement de l'enfant B.________ dans un foyer éducatif jusqu'à droit connu sur l'expertise des compétences parentales ainsi que le maintien de la curatelle éducative et de la curatelle de surveillance des relations personnelles, avec notamment comme objectifs de mettre en place des visites libres à hauteur de deux heures et des visites par le biais de D.________, à raison d'une semaine sur deux en alternance. B.i. Le 12 octobre 2021, l'APEA a tenu une audience et ordonné la mise en oeuvre d'une expertise des capacités parentales. B.j. Par décision provisoire du 12 octobre 2021, l'APEA a confirmé le retrait du droit de déterminer le lieu de résidence de B.________ à sa mère, l'enfant étant placé à la Fondation E.________, à U.________, et précisé que le retrait devrait être réévalué à réception du rapport d'expertise (ch. 1). L'autorité de protection a fixé les relations personnelles entre la mère et l'enfant à raison d'une visite chaque semaine, d'une durée de 2 heures, et a prévu que certaines de ces visites seraient accompagnées par D.________, idéalement à hauteur d'une visite chaque deux semaines, selon durée et horaire à fixer entre le curateur et l'Association, la durée des visites pouvant être étendue par le curateur à l'issue des quatre premières visites et sous réserve d'un retour positif des éducateurs et des intervenants de D.________ (ch. 2). L'autorité a également prévu l'exercice de relations personnelles sous la forme d'appels téléphoniques selon une fréquence et des horaires définis par le curateur (ch. 3) et a confirmé la curatelle éducative et de surveillance des relations personnelles instituée en faveur du mineur (ch. 4) ainsi que le mandat confié à l'OPE (ch. 5). L'effet suspensif à un éventuel recours a été retiré (ch. 7). B.k. Par décision urgente du 21 décembre 2021, la Présidente de l'APEA a suspendu les relations personnelles entre l'enfant et la mère avec effet immédiat. B.l. Par jugement du 3 février 2022, l'Autorité de recours en matière de protection de l'enfant et de l'adulte du Tribunal cantonal du Valais a notamment dit que le recours déposé le 5 novembre 2021 par la mère contre les chiffres 2 et 3 de la décision du 12 octobre 2021 de l'APEA (cf. supra let. B.j) était sans objet (ch. 1 du dispositif), rejeté le recours pour le surplus et confirmé en conséquence les chiffres 1, 4 et 5 de la décision du 12 octobre 2021 (ch. 2).