Citation: 1P.620/2004 12.11.2004 E. 2

Le recourant se plaint de ce que le Tribunal d'accusation n'aurait pas statué sur sa demande de libération immédiate. Il y voit une violation de son droit d'être entendu. 2.1 Les parties ont le droit d'être entendues (art. 29 al. 2 Cst.). Il en découle le devoir pour l'autorité d'indiquer dans son prononcé les motifs qui la conduisent à sa décision (ATF 129 I 232 consid. 3.2 p. 236; 123 I 31 consid 2c p. 34; 112 Ia 107 consid. 2b p. 109). Elle n'est pas tenue de discuter de manière détaillée tous les arguments soulevés par les parties; elle n'est pas davantage astreinte à statuer séparément sur chacune des conclusions qui lui sont présentées. Elle peut se limiter à l'examen des questions décisives pour l'issue du litige; il suffit que le justiciable puisse apprécier correctement la portée de la décision et l'attaquer à bon escient (ATF 126 I 15 consid. 2a/aa p. 17; 125 II 369 consid. 2c p. 372; 124 II 146 consid. 2a p. 149, et les arrêts cités). 2.2 Devant le Tribunal d'accusation, le recourant s'est plaint du retard à statuer du Juge d'instruction sur sa demande de mise en liberté du 9 septembre 2004. Il a conclu à sa libération immédiate. L'arrêt attaqué est muet sur ce point. Il en ressort toutefois, de manière implicite mais suffisante, que le Tribunal d'accusation a rejeté la demande de libération dès l'instant où il a considéré qu'aucun déni de justice formel ne pouvait être reproché au Juge d'instruction.