Citation: 4A_519/2022 E. B

B.a. Le 2 juin 2020, le gérant, au bénéfice d'une autorisation de procéder, a saisi le Tribunal des prud'hommes de Genève d'une demande par laquelle il a conclu principalement à ce que la banque soit condamnée à lui verser la somme totale de 1'212'000 fr. à titre de salaire variable pour 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017 avec intérêts. A titre subsidiaire, il a réservé son droit de modifier ses conclusions dès la production des pièces requises pour déterminer ledit salaire variable. Le Tribunal a partiellement fait droit à sa demande préalable en production de pièces et admis les témoins dont il requérait l'audition. Au cours de l'audience du 21 avril 2021, sur la base des pièces produites par la banque le 15 mars précédent, l'employé a augmenté ses conclusions en paiement à 2'421'151 fr. 80. Le Tribunal a procédé à l'interrogatoire des parties et à l'audition de plusieurs témoins. A l'audience de débats principaux du 30 septembre 2021, le gérant a remis un document dans lequel il détaillait ses conclusions comme suit : 523'922 fr. 80 à titre de bonus 2013; 541'458 fr. 20 à titre de bonus 2014; 504'736 fr. à titre de bonus 2015; 478'013 fr. à titre de bonus 2016 et 375'184 fr. à titre de bonus 2017, le tout avec intérêts moratoires, sous déduction de 10'808 fr. déjà perçus. Par jugement du 10 janvier 2022, le Tribunal des prud'hommes de Genève a débouté le demandeur des fins de sa demande. B.b. Par arrêt du 4 octobre 2022, la Chambre des prud'hommes de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté l'appel du gérant et confirmé le premier jugement. Les motifs en seront évoqués dans les considérants en droit du présent arrêt.