Citation: 4D_54/2015 E. 3.3.2

3.3.2. Il ressort des deux décisions cantonales qu'à une occasion, le bailleur s'est rendu chez la locataire muni d'un seau, d'une brosse, d'un drap, d'une ramassoire et d'une balayette afin d'éliminer les défauts; la locataire ne l'a pas autorisé à intervenir. Les juges vaudois ont constaté que d'après les rapports rendus par les architectes en janvier 2013 et par la commission de salubrité en février 2014, les infiltrations d'eau provenaient de la toiture, dont la ferblanterie et la couverture étaient en mauvais état; le bailleur n'avait pas réparé la toiture lorsqu'il s'était rendu chez la locataire. Les juges vaudois en ont conclu que l'on ne saurait reprocher à la locataire d'avoir refusé l'accès aux locaux alors que le bailleur n'avait pas encore procédé à la réparation de la toiture. De surcroît, il n'avait pas avisé la locataire de son intervention, contrairement à ce que lui imposaient l'art. 257h CO et les règles et usages locatifs du canton de Vaud (art. 27 al. 3 RULV). Les juges ont de surcroît mis en doute la réelle intention du bailleur d'exécuter les travaux, vu le matériel dont il s'était muni. Confronté à cette argumentation circonstanciée, le recourant se contente d'exposer qu'il n'est pas un professionnel du bâtiment et ne pouvait de toute évidence pas savoir que la remise en état des appartements devait être précédée de la réfection du toit, sa tentative d'intervention en 2012 étant antérieure aux deux rapports précités. En réalité, dès le moment où il avait connaissance des défauts - soit le 6 juillet 2011 -, il incombait au bailleur de prendre toute mesure utile pour éliminer les défauts, ce qui impliquait en particulier - comme l'a souligné le Tribunal cantonal - de faire appel à des professionnels pour déterminer les causes des infiltrations et faire tous travaux nécessaires pour y remédier et remettre en état les appartements. Dans son avis du 6 juillet 2011, la locataire avait du reste elle-même émis l'hypothèse d'une infiltration depuis la toiture. Le bailleur a manifestement failli à ses devoirs en se rendant sans préavis dans l'appartement de la locataire muni d'un équipement dérisoire. Dénoncer dans ces circonstances un arbitraire confine à la témérité. Le grief ne peut être que rejeté dans la mesure où il est recevable.