Citation: 6P.124/2005 23.01.2006 E. 1

Dans l'arrêt attaqué, la Cour de cassation genevoise n'a pas tranché définitivement des questions de droit fédéral s'agissant du recourant. Elle a renvoyé la cause à la Cour correctionnelle pour que celle-ci examine si le recourant pouvait envisager et accepter que le contrat et la quittance en cause pourraient venir à être utilisées dans une procédure et qu'elle se détermine, compte tenu de cet élément, sur la condamnation du recourant pour faux dans les titres. Concernant le blanchiment, la Cour de cassation a chargé la Cour correctionnelle de se déterminer sur tous les faits retenus dans les réquisitions à l'encontre du recourant et de se prononcer, au vu de cette nouvelle appréciation des faits, sur la culpabilité du recourant selon l'art. 305 bis CP. La Cour de cassation genevoise ne s'étant pas prononcée définitivement sur les condamnations du recourant pour blanchiment d'argent et pour faux dans les titres, l'arrêt attaqué ne peut faire, sur ces points, l'objet d'un pourvoi en nullité. Il n'y a dès lors pas lieu d'entrer en matière sur le recours de droit public, en dérogation à l'art. 87 al. 2 OJ, pour pouvoir traiter ce pourvoi.