Citation: 9C_18/2022 E. 3.3

3.3. En l'espèce, il ressort du tableau T 18 "Salaire mensuel brut (valeur centrale) selon le taux d'occupation, la position professionnelle et le sexe" de l'ESS 2016, auquel se réfère le recourant, que les travailleurs occupés entre 25 % et 49 %, sans fonction de cadre, perçoivent un salaire mensuel de 5'285 fr. (calculé sur la base d'un taux d'occupation de 100 %), soit un salaire moins élevé que celui versé en cas d'emploi à temps plein (taux d'occupation de 90 % ou plus), lequel se monte à 6'130 fr. Dans la mesure où les statistiques démontrent que les travailleurs occupés entre 25 % et 49 % reçoivent un salaire mensuel inférieur de 13,78 % à celui versé aux hommes travaillant à temps plein (taux d'occupation de 90 % ou plus), il se justifie de procéder à un abattement pour ce motif (cf. arrêts 9C_10/2019 précité consid. 5.2.2; 8C_49/2018 précité consid. 6.2.2.2). Par conséquence, dans la mesure où les premiers juges ont nié que le désavantage salarial induit par le taux d'activité réduit du recourant à 45% pût justifier de procéder à un abattement supplémentaire à celui de 10 % opéré par l'office intimé, ils n'ont pas tenu compte d'un critère approprié et ont excédé leur pouvoir d'appréciation (consid. 3.2 supra). Partant, l'argumentation de l'assuré selon laquelle un abattement d'au moins 15 % devait être appliqué au revenu d'invalide est bien fondée. Une réduction plus importante - le recourant invoque 25 % - ne modifierait pas l'étendue du droit à la rente, comme il ressort de ce qui suit.