Citation: 8C_511/2023 E. 6.5

6.5. Finalement, le recourant considère que la cour cantonale a arbitrairement retenu une limitation uniforme du niveau des activités dans tous les domaines de la vie de l'intimée justifiant une incapacité de travail totale. S'appuyant sur les conclusions finales des docteurs G.________ et H.________, il relève que les répercussions des atteintes psychiques sur les activités que l'intimée avait l'habitude de faire ne se sont pas modifiées depuis la première décision. La description de la journée type de l'intimée était identique. Le recourant semble perdre de vue qu'à l'époque de la première décision, l'intimée travaillait encore à 50 %. En tout état de cause, il ne démontre pas le caractère inexact de la description d'une journée-type faite par la cour cantonale sur la base des informations contenues dans l'expertise des docteurs G.________ et H.________. L'arrêt attaqué retient à cet égard que les journées de l'intimée sont uniquement rythmées par ses rendez-vous médicaux et quelques courses occasionnelles; celle-ci ne peut plus assumer la plupart des tâches ménagères et est limitée à de petits travaux; sa vie sociale est quasiment inexistante à l'exception de quelques visites. Ici également, on ne voit pas que la cour cantonale en aurait arbitrairement déduit que les troubles psychiques ont une répercussion importante dans la vie privée de l'intimée, ce que, du reste, le docteur H.________ a également reconnu (voir la page 42 du rapport d'expertise). L'admission du critère de la consistance des troubles n'est donc pas critiquable.