Citation: 8C_56/2016 E. A

A.________ travaillait en qualité d'ouvrière au service de l'entreprise B.________ SA, à C.________, à un taux de 77 %. A ce titre, elle était assurée obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 11 juin 2007, alors qu'elle traversait une route sur un passage pour piétons, elle a été renversée par une voiture. Transportée aux urgences de l'hôpital de C.________, le diagnostic de contusions multiples ainsi que de lésion au genou droit a été posé. Une IRM réalisée le lendemain a révélé une rupture partielle du ligament collatéral interne du genou droit. La CNA a pris en charge le cas. Dans un rapport du 11 septembre 2008, le docteur D.________, spécialiste FMH en neurologie, a fait état de céphalalgies paroxystiques à bascule et des articulations temporo-mandibulaires très douloureuses. Le 5 février 2009, par l'intermédiaire de son mandataire, l'assurée a produit un rapport du professeur E.________, du Centre hospitalier F.________ à G.________ (France), faisant état de diverses lésions neuro-anatomiques post-traumatiques séquellaires à l'issue d'une IRM cérébrale. Du 18 mai au 16 juin 2010, l'assurée a séjourné à la Clinique romande de réadaptation (CRR), où l'on a posé le diagnostic principal de réadaptation neurologique pour contusions multiples, traumatisme crânien simple et rupture partielle du ligament latéral interne du genou droit, micro-fractures du condyle fémoral externe droit ainsi que les diagnostics supplémentaires d'antécédent de troubles anxieux mixtes et d'antécédent de syndrome fibromyalgique (rapport du 25 juin 2010). En raison de crises épileptiques, l'assurée a séjourné du 17 au 22 juin 2011 à l'Hôpital H.________, puis du 24 juin au 15 juillet 2011 dans la Clinique I.________, à J.________. Le diagnostic de soupçon de crises non-épileptiformes d'origine psychogène a été posé. L'assurée a été examinée par le docteur K.________, spécialiste FMH en neurologie ainsi qu'en psychiatrie et psychothérapie au service de compétence de médecine des assurances de la CNA. Dans son rapport du 25 octobre 2011, ce médecin a exclu toute atteinte organique d'origine accidentelle permettant d'expliquer les maux de tête de l'assurée, ses troubles épileptiques d'origine psychogène ou ses troubles psychiques ou psychiatriques. Il a en outre rappelé les atteintes préexistantes à l'accident, à savoir une fibromyalgie et des migraines cataméniales. Une IRM de la tête a été réalisée le 16 janvier 2012 à l'hôpital L.________, à M.________, en raison de soupçons de crises d'épilepsie. Les médecins ont relevé d'anciens et menus micro-saignements dans le gyrus frontal supérieur gauche, ainsi que de petites lésions médullaires subcorticales dans le gyrus frontal supérieur droit conciliables avec une genèse post-traumatique. Dans une nouvelle appréciation du 16 avril 2012, le docteur K.________ a considéré qu'il n'y avait aucune atteinte relevante et durable du système nerveux central ou périphérique découlant de l'accident du 11 juin 2007. D'un point de vue neurologique, il n'existait aucun signe perceptible d'une atteinte à l'intégrité découlant de l'accident. Par ailleurs, même s'il fallait considérer les constats minimes cérébraux détectés lors de l'IRM du 16 janvier 2012 comme des suites de l'accident, ils n'étaient pas à même d'expliquer les problèmes de santé allégués. Ce médecin a ainsi confirmé qu'il n'existait aucune base organique (d'origine maladive ou accidentelle) permettant d'expliquer les troubles épileptiques ou atteintes psychiques ou psychiatriques de l'assurée. Par décision du 20 août 2012, la CNA a mis un terme à ses prestations au 31 août suivant. Elle a considéré que les troubles n'étaient pas suffisamment démontrables d'un point de vue organique, et nié l'existence d'un rapport de causalité adéquate entre lesdits troubles et l'accident. Tant l'assurée que son assureur-maladie Helsana Assurances SA ont formé opposition à cette décision. Le 14 avril 2014, la CNA a rendu une nouvelle décision par laquelle elle a écarté l'opposition de la caisse-maladie et partiellement admis celle de l'assurée en ce qui concerne les troubles au niveau du genou, la rejetant pour le surplus.