Citation: 6B_1417/2019 E. 1.3

1.3. Il est vrai, comme le recourant le soutient, que la visite consulaire qu'il a reçue en tant que national détenu dans un pays étranger ne signifie pas nécessairement qu'il aurait effectué des démarches pour renouveler son passeport turc. Par ailleurs, le résumé que fait la cour cantonale des déclarations du recourant en audience d'appel ne reprend pas chacune des raisons invoquées par lui pour ne pas vouloir retourner en Turquie. Cela étant, les inexactitudes que comporte l'état de fait cantonal concernent uniquement l'absence de volonté du recourant de retourner en Turquie en raison des difficultés qu'il y rencontrerait. Or, dans son examen de la clause de rigueur, la cour cantonale n'a pas manqué de relever que le recourant n'avait qu'une maîtrise rudimentaire de la langue turque et n'entretenait aucune relation avec son pays d'origine, de sorte que sa resocialisation dans son pays d'origine serait difficile et l'exposerait vraisemblablement à un cas de rigueur. Elle a considéré que l'expulsion pouvait néanmoins être ordonnée car elle ne violait pas le principe de proportionnalité, au regard de la faible intégration du recourant en Suisse et des intérêts publics présidant à son expulsion (cf. consid. 2 infra). Ainsi la correction de l'état de fait que sollicite le recourant ne porte pas sur les aspects qui ont fondé la décision d'expulsion de l'autorité précédente. Par conséquent, son grief serait ainsi sans influence sur l'issue du litige, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'y donner suite (cf. art. 97 al. 1 LTF).