Citation: 5D_127/2019 E. 9.2

9.2. Ce grief procède d'une interprétation manifestement erronée des règles sur la solidarité passive (cf. art. 144 ss CO). Il peut, sur ce point également, être intégralement renvoyé à la motivation de l'arrêt attaqué: lorsque plusieurs débiteurs sont tenus personnellement d'une dette, ils sont considérés comme des débiteurs solidaires passifs. Ils répondent ainsi chacun pour l'entier de la dette (cf. art. 143 al. 1 CO). En conséquence, le créancier peut, à son choix, exiger de tous, ou de l'un d'eux seulement, l'exécution intégrale ou partielle de l'obligation (art. 144 al. 1 CO). La règle du libre choix du codébiteur recherché tend précisément à protéger le créancier contre le risque de l'insolvabilité de l'un des codébiteurs (arrêt 4A_431/2009 du 18 novembre 2009 consid. 2.4). Les débiteurs ne restent toutefois obligés que jusqu'à l'extinction totale de la dette (cf. art. 144 al. 2 CO; arrêt 4C.446/2004 du 5 août 2005 consid. 3.1.2). Le créancier ne peut donc pas obtenir un montant supérieur à celle-ci et le débiteur qui paie au-delà de sa part sur le plan externe a, sur le plan interne, un droit de recours pour l'excédent (art. 148 al. 2 CO; arrêt 4A_582/2008 du 27 février 2009 consid. 4.3). Il suit de là que c'est sans arbitraire que l'autorité cantonale a jugé que la mainlevée définitive devait être accordée contre les deux époux, condamnés solidairement au paiement de l'émolument.