Citation: I 832/04 03.02.2006 E. 3

Compte tenu de la capacité résiduelle de travail décrite par l'expert dès le 31 décembre 2000, l'Office AI a considéré à juste titre que l'assurée ne présentait plus, dès le début de l'année 2001, un taux d'invalidité de 40 % ou plus. Il convient cependant de rectifier la date de modification du droit à la rente fixée dans la décision sur opposition litigieuse. En effet, un changement de circonstance entraînant une diminution du taux d'invalidité d'un assuré ne justifie de revoir son droit à la rente que s'il est prévisible d'emblée que l'amélioration constatée se maintiendra durant une assez longue période ou si un tel changement a duré trois mois déjà sans interruption notable et sans qu'une complication prochaine soit à craindre (cf. art. 88a al. 1 RAI, applicable, en l'espèce, dans sa teneur en vigueur jusqu'au 29 février 2004; cf. ATF 130 V 425 consid. 1, 127 V 467 consid. 1). En l'occurrence, il n'était pas d'emblée prévisible que l'amélioration de l'état de santé de l'assurée se maintiendrait durablement, l'expert s'étant montré réservé sur l'évolution de cet état de santé à l'avenir. La rente allouée avec effet dès le 1er septembre 2000 ne pouvait donc pas être supprimée avant l'écoulement d'un délai de trois mois courant depuis le 1er janvier 2001. Le jugement entrepris et la décision sur opposition litigieuse seront modifiés dans ce sens.