Citation: I 405/03 29.07.2003 E. 3

Pour calculer le taux d'invalidité du recourant, les premiers juges ont considéré que, malgré les affections dont il souffre, celui-ci présente une capacité entière de travail dans une activité sédentaire n'exigeant pas le port de charges excédant cinq à sept kilos. Se fondant sur l'arrêt du 16 janvier 2002 rendu en la cause par la Cour de céans, ils ont en outre constaté que le recourant dispose non seulement d'une formation de quincaillier et d'opérateur programmateur, mais également d'un diplôme d'administration, de l'expérience acquise durant plus de vingt années passées auprès des services X.________ et des connaissances lui permettant de maîtriser la plupart des outils informatiques usuels. Le recourant n'exerçant plus d'activité lucrative, ils ont déterminé le revenu d'invalide en se référant au salaire auquel peuvent prétendre les hommes effectuant des activités requérant des connaissances professionnelles spécialisées dans le secteur privé, à savoir 5'307 fr. par mois (cf. Enquête suisse sur la structure des salaires [ESS] de l'Office fédéral de la statistique 2000, TA 1, p. 31, niveau de qualification 3), correspondant à un revenu annuel de 66'549 fr. 80 compte tenu de l'horaire habituel de 41,8 heures dans les entreprises en 2000 ([5'307 : 40] x 41,8), respectivement 68'213 fr. 55 en 2001 (en regard d'une évolution nominale des salaires de 2,5 %). Admettant 25 % d'abattement, ils ont obtenu un revenu d'invalide de 51'160 fr. (68'213 fr. 55 - [68'213 fr. 55 x 25 % = 17'053 fr. 40]). Au titre de revenu hypothétique, ils ont retenu le gain de 54'000 fr. correspondant au double du salaire de 27'000 fr. perçu par le recourant pour l'exercice à mi-temps de l'activité de concierge. Après avoir comparé les revenus avec et sans invalidité, ils ont obtenu un degré d'invalidité de 5,26 % et nié le droit du recourant à une rente.