Citation: 8C_220/2015 E. A

A.________, né en 1964, a une fille, B.________, née en 1998, issue de son mariage contracté en 1996 avec C.________ et dissous par divorce en 2003. B.________ vit avec sa mère depuis lors. Le 9 mai 2008, A.________ a épousé D.________, mère de l'enfant E.________, née en 1999. De ce mariage est issue une fille, F.________, née le 5 avril 2010. En sa qualité de salarié de l'Etat de Genève, A.________ a bénéficié d'allocations familiales de la Caisse d'allocations familiales des administrations et institutions cantonales du canton de Genève (ci-après : la CAFAC) pour sa belle-fille E.________ dès le 1 er juillet 2009 - sa mère n'exerçant pas d'activité lucrative - et pour sa fille F.________ à compter du 1er avril 2010. Le 1er juillet 2010, la famille s'est établie dans le canton de Vaud. Comme aucune activité lucrative n'était exercée dans ce canton, la CAFAC a poursuivi le paiement des allocations familiales. Dès le mois de juin 2011, A.________ est devenu l'ayant droit prioritaire des allocations familiales pour sa fille B.________, lesquelles ont été payées en mains de la mère. Par courrier du 12 juin 2014, A.________ a informé la CAFAC que son épouse avait entrepris une activité salariée le 15 mai précédent dans le canton de Vaud et que son employeur allait lui verser les allocations familiales pour E.________ et F.________. Par décision du 8 juillet 2014, la CAFAC a supprimé le droit de l'intéressé aux allocations familiales à partir du 1er mai précédent et lui a réclamé la restitution d'un montant de 1'200 fr., correspondant aux prestations perçues à tort pour les mois de mai et juin 2014. A.________ a fait opposition à cette décision en faisant valoir que la CAFAC devait lui verser les allocations familiales pour tout le mois de mai 2014, subsidiairement jusqu'au milieu de ce mois. Par ailleurs, il alléguait que le taux de l'allocation dans le canton de Vaud était moins élevé qu'à Genève et il demandait le versement de la différence par la CAFAC dès le mois de juin 2014, voire le mois de mai précédent s'il était tenu à restitution des allocations pour ce mois. La famille a repris domicile dans le canton de Genève à dater du 1er août 2014. D.________ a cessé d'exercer un emploi le 10 août suivant. Par décision du 3 septembre 2014, le Service des allocations familiales de G.________ (ci-après: le SAF) a reconnu le droit de D.________ à des allocations familiales de 230 fr. par mois pour chacun des enfants E.________ et F.________ dès le 15 mai 2014, soit au total 245 fr. 60 pour 16 jours (du 15 au 31 mai 2014 [16 x 15 fr. 35]). Le même jour, le SAF a établi un certificat de radiation pour salariés, aux termes duquel il a supprimé le droit aux allocations familiales des enfants prénommés à compter du 1er août 2014 en raison du changement de canton de résidence. Par décision du 13 octobre 2014, la CAFAC a " rejeté partiellement " l'opposition dont elle était saisie en ce sens que A.________ avait droit à un complément différentiel pour la période du mois de mai au mois de juillet 2014 en faveur des deux enfants du couple et que, dès le mois d'août suivant, il était l'ayant droit des prestations pour sa fille F.________ mais ne pouvait prétendre qu'à un complément différentiel en faveur de sa belle-fille. Les prestations échues ayant été compensées avec la dette en restitution (1'200 fr.), la CAFAC a ajouté qu'elle n'avait plus de prétentions contre l'intéressé.