Citation: 5P.146/1999 13.01.2000 E. 5

5.- Pour n'avoir pas administré les preuves requises, qui consistaient en une expertise médicale, en l'interrogatoire de l'assurée et en l'audition des Drs D.________ et A.________ ainsi que d'un chirurgien, l'autorité cantonale aurait violé le droit d'être entendu. a) Dans la mesure où la recourante fait grief aux juges intimés de n'avoir pas procédé à son interrogatoire, sa critique est mal fondée. Le droit d'être entendu ne confère pas celui de s'exprimer oralement (cf. ATF 122 II 464 consid. 4c p. 469 et les références). b) Si la recourante entendait invoquer la violation de son droit à la preuve, en ce sens que la cour cantonale, en refusant d'administrer les preuves requises, l'aurait privée du droit d'établir les faits pertinents (cf. Rouiller, La protection de l'individu contre l'arbitraire de l'Etat, in RDS 106/1987, II, p. 307 ss), elle aurait dû agir par la voie du recours en réforme. Lorsque ce dernier est ouvert contre l'arrêt déféré - ce qui est le cas en l'espèce s'agissant d'une contestation civile en matière d'assurance complémentaire à l'assurance-maladie obligatoire dont la valeur litigieuse atteint 8'000 fr. (ATF 124 III 44 consid. 1a/aa p. 46, art. 36 al. 2 et 46 OJ) -, le grief de violation du droit à la preuve n'est pas recevable dans le cadre du recours de droit public, vu la subsidiarité absolue de ce moyen (art. 84 al. 2 OJ; ATF 122 III 219 consid. 3c p. 223). Ce droit découle en effet en premier lieu de l'art. 8 CC, et subsidiairement de l'art. 4 Cst. , dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 1999 (ATF 108 Ia 293 consid. 4).