Citation: 9C_13/2023 E. 4.2

4.2. La recourante semble tout d'abord contester l'obligation d'assurance des époux C.C.________ et D.C.________ entre le 1er juin 2016 au 31 mars 2017, en se référant aux considérations de la juridiction cantonale sur l'ATF 119 V 65. Elle affirme à cet égard qu'ils n'avaient pas une influence déterminante sur son activité. L'argumentation de la société tombe à faux au regard de la jurisprudence constante du Tribunal fédéral, dûment rappelée et appliquée par les premiers juges. Selon l'ATF 119 V 65 consid. 3b, est considéré comme exerçant une activité lucrative en Suisse (au sens de l'art. 1a al. 1 let. b LAVS) et doit payer des cotisations sur les revenus en découlant celui qui est inscrit au registre du commerce comme administrateur, comme directeur ou au titre d'une autre fonction dirigeante d'une personne morale ayant son siège en Suisse et se trouve en mesure d'exercer une influence déterminante sur l'activité de la société suisse, même s'il a son domicile à l'étranger; peu importe qu'il n'use pas effectivement de ses compétences et que la gestion effective de la société soit déléguée à d'autres personnes (cf. aussi arrêt 9C_105/2011 du 12 octobre 2011 consid. 4.2). Or à cet égard, la société ne conteste pas que du 26 octobre 2015 au 28 septembre 2020, les époux C.C.________ et D.C.________ étaient inscrits au registre du commerce, en tant qu'associé gérant président de la recourante, avec signature individuelle, s'agissant de D.C.________, respectivement en tant qu'associée gérante, avec signature individuelle, concernant C.C.________. Le fait qu'ils n'auraient pas exercé une influence déterminante sur l'activité de la société comme ils le prétendent n'est pas déterminant puisqu'il suffit qu'ils en eussent eu la possibilité conformément à leur position d'organes formels de la Sàrl. Dans la mesure où F.________ - où est domicilié le couple C.C.________ et D.C.________ depuis le mois d'avril 2016 - n'est pas partie à l'Accord du 21 juin 1999 entre la Confédération suisse, d'une part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d'autre part, sur la libre circulation des personnes (ALCP; RS 0.142.112.681), ni à l'Association européenne de libre-échange (AELE) ni à une autre convention bilatérale avec la Suisse, la législation suisse - notamment l'art. 1a al. 1 let. b LAVS - est applicable, comme l'a dûment exposé la juridiction cantonale.