Citation: 6B_603/2014 E. 3.2

3.2. Se fondant sur cette jurisprudence, l'autorité précédente a constaté que le recourant avait été prévenu d'une infraction mineure à la LCR, qui constituait une contravention. Celle-ci avait été sanctionnée d'une amende de 300 francs. Ce montant était à tout le moins ordinaire en matière de circulation routière, tout comme il était ordinaire qu'une personne soit confrontée, au moins une fois dans sa vie, à une procédure pénale pour un cas de peu de gravité comme celui-ci. En outre, l'acquittement du recourant, au bénéfice du doute, reposait sur des éléments purement factuels qu'une personne non-juriste pouvait faire valoir sans être assistée par un conseil. Le recourant avait par ailleurs lui-même fait état des motifs ayant conduit à son acquittement dans son opposition motivée. Selon l'autorité précédente, la cause ne présentait ainsi aucune difficulté particulière de droit pénal et l'autorité de première instance jugeait en instruisant d'office et avec plein pouvoir de cognition la cause. Aucune autre personne n'avait été impliquée, blessée ou mise en danger par l'incident et une éventuelle condamnation du recourant n'aurait eu aucune conséquence sur le plan civil. Le recourant ne se prévalait pas non plus de l'existence d'une procédure administrative. Au vu de ces éléments, l'autorité précédente a jugé que le recourant ne pouvait soutenir que l'enjeu individuel et subjectif présentait pour lui une certaine importance au point que l'assistance d'un avocat fût nécessaire pour défendre sa cause. Qu'il ait éprouvé un fort sentiment d'injustice lorsqu'il a été qualifié de "chauffard", terme certes inapproprié en l'espèce, ne lui était d'aucun secours, puisque ce sentiment n'était pas de nature à rendre nécessaire l'intervention d'un avocat. Selon l'autorité précédente, l'assistance d'un avocat n'entrait par conséquent pas dans la défense raisonnable des intérêts du recourant, qui n'avait ainsi pas à être dédommagé à ce titre (arrêt attaqué, p. 5 let. 2c).