Citation: 1B_380/2013 E. 4.2

4.2. Le dépôt d'une caution est tout au plus apte à parer à un risque de fuite. Il n'est en revanche manifestement pas de nature à pallier à un risque de récidive. Il n'y a donc pas lieu d'examiner si le montant de 10'000 fr. proposé à ce titre était ou non suffisant pour écarter le risque de fuite, respectivement si l'arrêt attaqué ne contenait pas une motivation suffisante pour comprendre les raisons pour lesquelles la caution n'a pas été considérée comme une mesure suffisante pour remédier au risque de fuite. Quant à l'assignation à domicile avec la pose d'un bracelet électronique, elle n'est pas davantage propre à pallier le risque de réitération mis en évidence dans l'arrêt attaqué. Le recourant est renvoyé en jugement pour avoir commis des vols en bande et par métier contre des magasins ou des villas. Il avait déjà été condamné pour des infractions de même nature et il a récidivé sachant qu'une enquête pénale était ouverte à son encontre et qu'il avait été détenu provisoirement durant trois mois dans le cadre de la procédure. Il n'est dès lors pas inconcevable qu'il parvienne à commettre de nouvelles infractions, proches de son domicile, avant l'intervention de la police, malgré une surveillance électronique (cf. arrêts 1B_223/2013 du 16 juillet 2013 consid. 4.3 et 1B_64/2012 du 21 février 2012 consid. 4.2, qui concernaient des brigandages).