Citation: 1A.276/2006 25.04.2007 E. A

B.________ et C.________ sont copropriétaires de la parcelle n° 734 du cadastre de la commune de Genolier, qui supporte une villa. Dans son prolongement, se trouvent les parcelles nos 216 et 687, appartenant à A.________, qui sont bâties chacune d'une maison d'habitation. Ces parcelles sont classées en zone villas. A.________ a acquis en juillet 2006 la parcelle n° 332, sise en zone agricole, qu'il louait précédemment à D.________. Cette parcelle, formée à l'origine des parcelles nos 331, 332 et 333, s'étend sur une surface de 8'672 mètres carrés au sud des parcelles nos 216 et 734 et à l'ouest de la parcelle no 687. Lors d'une inspection locale tenue le 5 novembre 2004, le Service cantonal de l'aménagement du territoire a notamment constaté que diverses plantations avaient été effectuées sur la parcelle no 332, dont en particulier une plantation d'arbres fruitiers en espalier, sur une rangée unique, qui avait pour effet de clôturer une portion de la zone agricole, en violation des art. 16 et 16a de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LAT; RS 700). En conséquence, il a requis du propriétaire des lieux la production d'un plan des plantations et des aménagements actuels et futurs, avec la mention des essences utilisées et leur hauteur, ainsi que l'usage prévu du terrain. A.________ a donné suite à cette injonction le 30 mai 2005. Selon le descriptif remis, les aménagements entrepris sur la parcelle n° 332 consistent en la plantation de 37 arbres fruitiers en espalier le long des limites sud et ouest, qui prennent appui sur une clôture en fils de fer, et de deux vergers de 5 arbres, respectivement de 15 arbres, sis à l'angle sud-est et à l'ouest du bien-fonds, ainsi qu'en un jardin potager de 750 mètres carrés au droit de la parcelle n° 734. En relation avec ce jardin, A.________ a également aménagé un compost et une installation d'arrosage permanente, qui comprend une petite chambre enterrée où sont branchés plusieurs tuyaux de petit diamètre. Enfin, il a installé une clôture électrique en limite de propriété. Le 12 août 2005, les époux B.________ et C.________ ont déposé un recours pour déni de justice formel auprès du Tribunal administratif du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal administratif ou la cour cantonale). Ils se plaignaient en substance du refus, respectivement du retard à statuer de la Commune de Genolier en relation avec les travaux exécutés sans droit par leur voisin sur la parcelle n° 332. Considérant que les aménagements réalisés sur cette parcelle n'étaient pas conformes à l'affectation agricole de la zone, le Service cantonal de l'aménagement du territoire a, en date du 8 septembre 2005, invité la commune à notifier à l'intéressé la remise en état des lieux.