Citation: 9C_156/2017 E. 4

Le recourant conteste que sa capacité de travail médico-théorique atteigne 70 % dans une activité adaptée. Invoquant l'avis de ses médecins-traitants, singulièrement celui du docteur D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, il soutient qu'il souffre de troubles somatoformes douloureux et que son état de santé, qui s'est détérioré, ne lui permet pas de reprendre le travail, si bien que le jugement attaqué procède d'une violation de l'art. 28 LAI. A cet égard, le recourant se prévaut d'une appréciation arbitraire des preuves et d'une violation de son droit d'être entendu, reprochant aux premiers juges d'avoir écarté les avis de ses médecins-traitants au profit de ceux des docteurs B.________ et C.________, mandatés par l'intimé, dont les expertises lui semblent biaisées et subjectives. Le recourant fait également grief à la juridiction cantonale d'avoir omis sciemment la récente modification jurisprudentielle en matière de trouble somatoforme douloureux qu'il avait invoquée. Comme ce diagnostic a été écarté à tort, selon lui, sa cause devrait être jugée à la lumière de la nouvelle jurisprudence, à peine de violer le droit fédéral. Quant aux constatations relatives à l'étendue de sa capacité de travail, le recourant soutient qu'elles procèdent d'un manque d'objectivité du tribunal cantonal, qui s'est contenté de suivre la décision de l'intimé fondée sur des avis médicaux que celui-ci avait mandatés. A son avis, aucun employeur n'accepterait de l'engager compte tenu de son état de santé et de ses limitations fonctionnelles.