Citation: 6B_632/2014 E. 1.5

1.5. Le recourant conteste avoir eu une position hiérarchique élevée dans le trafic de stupéfiants et en déduit que sa peine devrait être diminuée. Le rôle joué par un trafiquant au sein du réseau est une question de fait qui ne peut être revue que sous l'angle de l'arbitraire (cf. arrêt 6B_107/2013 du 15 mai 2013 consid. 2.5). A teneur du jugement cantonal, le recourant occupait un rôle de semi-grossiste que ses nombreuses relations en matière de trafic de stupéfiants tissées au fil du temps et des récidives lui ont permis d'assumer (cf. jugement entrepris, consid. 4.3 p. 16). Le simple fait, qu'à la demande du fournisseur, le recourant ait été accompagné lors d'une livraison de 100 grammes de cocaïne brute à un client en Valais ne suffit pas à démontrer l'arbitraire de la qualification de semi-grossiste. Il s'agit en effet de l'une des plus importantes transactions parmi celles retenues et c'est l'unique qui ait nécessité un accompagnement afin de surveiller la livraison. La restitution au fournisseur de la drogue refusée par le client ne permet pas davantage de démontrer l'arbitraire des constatations cantonales. En effet, la cour d'appel a qualifié le recourant de semi-grossiste sur la base des nombreuses transactions effectuées, en retenant notamment qu'il achetait la marchandise auprès d'un fournisseur principal et la revendait à des détaillants. Or si cette position n'implique certes pas une indépendance totale, elle lui laisse cependant une certaine liberté d'action correspondant à celle d'un intermédiaire. En tant que le recourant se contente d'affirmer qu'il n'avait aucun pouvoir décisionnel et qu'il n'a pas attiré de nouvelles personnes dans le trafic de stupéfiants, il procède de manière appellatoire, partant irrecevable (art. 106 al. 2 LTF). Si le profit dégagé par le trafiquant constitue un élément permettant de déterminer sa position dans l'organisation, il ne constitue pas le seul critère. Ainsi, l'impossibilité de déterminer le montant perçu par le recourant pour les transactions reprochées n'empêche pas de le qualifier de semi-grossiste sur la base notamment de l'organisation du réseau, du type de commandes, de la quantité de cocaïne vendue, de la valeur de cette dernière, des différentes relations entre les trafiquants et du nombre de transactions effectuées en une période donnée. Sous cet angle également, le recourant échoue à démontrer l'arbitraire de la constatation cantonale.