Citation: 5A_643/2020 E. 1

B.b. Par requête urgente de mesures organisationnelles du 2 juillet 2020, A.A.________ a conclu à pouvoir bénéficier d'un droit de visite quotidien sur son enfant, de 13h à 17h, s'engageant à ne pas quitter le territoire cantonal. Cette requête a été rejetée par décision de la Juge déléguée du 3 juillet 2020. B.c. Par courriel du 3 juillet 2020 adressé à la requérante, O.________, agent de police dans le comté de Hertfordshire (Angleterre), l'a informée que la police ne prendrait aucune autre mesure contre elle en ce qui concernait les allégations d'agression sur ses enfants I.________ et J.________ à la suite des circoncisions dont ils avaient fait l'objet (ndlr: traduction libre; cf. let. A.d supra), précisant que " Mr H.________ has the right to review the case director's decision in this matter " ( sic). B.d. Selon décision judiciaire du même jour, la Haute Cour de justice, division affaires familiales, a considéré que le déplacement de l'enfant s'était fait en violation de l'art. 3 CLaH80. Toujours à la même date, le Dr P.________, psychiatre au Psymplicity Healthcare à Londres, a attesté qu'il n'y avait pas de preuve de maladie mentale chez A.A.________. B.e. L'assistance judiciaire a été accordée à A.A.________ le 9 juillet 2020. Une audience s'est tenue le 10 juillet 2020 devant la Chambre des curatelles, en présence des parties et de leurs conseils, de la curatrice de l'enfant et des représentants du SPJ. Les comparants ont tous été entendus. B.f. Par jugement du 10 juillet 2020, la Chambre des curatelles a rejeté la requête en retour de A.A.________ (I), levé les mesures de protection prononcées les 22 juin et 3 juillet 2020 (II), réglé le sort des indemnités dues au conseil d'office de la requérante et à la curatrice de représentation de l'enfant ainsi que celui des dépens (III à VI) et déclaré sa décision exécutoire.