Citation: U 21/03 25.08.2003 E. 3

La recourante fait valoir qu'elle présente une incapacité de travail totale dans toute activité en raison, notamment, de l'obésité et de la claudication entraînées par l'accident de 1988, troubles dont la juridiction cantonale n'aurait à tort pas tenu compte. 3.1 Les premiers juges ont exposé de manière convaincante pour quels motifs, au vu des rapports médicaux des docteurs D.________ (du 22 novembre 1994) et G.________ (du 30 août 1999), un rapport de causalité naturelle entre la surcharge pondérale, les douleurs nucales et les lombalgies invoquées par la recourante ne pouvait pas être retenu, sans qu'elle fasse valoir d'argument nouveau à cet égard. On peut donc renvoyer à leurs considérants sur ce point. 3.2 Quant à la claudication présentée par la recourante, loin de l'«occulter totalement», comme l'affirme faussement cette dernière, le docteur G.________ en a fait état dans son expertise (p. 3) et l'a prise en compte en tant que conséquence de la fracture de la cheville gauche survenue le 5 février 1988 et des complications qui en ont résulté (arthrose et mise en place d'une prothèse), notamment dans l'évaluation de la capacité de travail. La juridiction cantonale de recours a par ailleurs retenu que l'intimée avait à répondre des conséquences de l'arthrose tibio-astragalienne entraînée par cet événement accidentel - ce que l'intimée n'a du reste jamais contesté -, de sorte que l'argumentation de la recourante est infondée. 3.3 Sur le vu du rapport d'expertise du docteur G.________ - auquel il y a lieu de reconnaître une pleine valeur probante, dès lors qu'il remplit les exigences posées par la jurisprudence à ce sujet (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références) -, on constate, avec les premiers juges, que la recourante présente une incapacité de travail totale dans son activité de vendeuse, dès lors qu'elle ne peut plus travailler en position debout, ni porter de charges, en raison de la prothèse de la cheville gauche; en revanche, elle est en mesure d'exercer une activité sédentaire à un taux de 50 %.