Citation: 5A_550/2020 E. 3

Le recours est dirigé contre une décision de mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133 III 393 consid. 5), en sorte que seule la violation de droits constitutionnels peut être invoquée. Le Tribunal fédéral n'examine de tels griefs que s'ils ont été invoqués et motivés ("principe d'allégation", art. 106 al. 2 LTF), à savoir expressément soulevés et exposés de manière claire et détaillée par le recourant (ATF 142 II 369 consid. 2.1, 364 consid. 2.4; 139 I 229 consid. 2.2). En l'espèce, la recourante a manifestement méconnu la nature de la décision entreprise, de sorte qu'elle se limite à déclarer, en introduction à sa motivation, que l'arrêt déféré " viole le droit par défaut de motivation / déni de justice ", " par un refus arbitraire et non motivé de prendre en considération les directives de l'OFJ en matière de prévention des enlèvements internationaux ", " par une lourde négligence du principe de précaution ", " par la violation de la révision du CC " et " par un excès du pouvoir d'appréciation ". Elle présente ensuite, sur vingt pages, sa propre appréciation de la cause, qu'elle tente de substituer à la motivation de l'arrêt querellé. Ce faisant, la recourante, qui cite certes en partie des droits fondamentaux, ne les explicite pas plus avant, a fortiorielle ne démontre pas de manière claire et précise que le raisonnement de la décision cantonale querellée serait contraire à l'un de ses droits fondamentaux ou à la Constitution. La simple énonciation d'un droit de nature constitutionnelle n'est à cet égard pas suffisante. Il s'ensuit que le recours ne satisfait pas aux exigences accrues de motivation posées par les art. 106 al. 2 LTF, par renvoi de l'art. 116 LTF.