Citation: U 352/99 08.02.2001 E. 3

3.- a) En procédure cantonale, la doctoresse G.________, lors de l'audition du 12 mai 1999, a déclaré que l'on se trouve en face d'une incapacité de travail constatée par les praticiens qui se sont occupés du recourant, en particulier par le physiothérapeute W.________, lequel a posé le diagnostic d'un blocage de la charnière cranio-cervicale. Les ostéopathes avaient retenu l'hypothèse, avec laquelle elle est d'accord, que le coup reçu par l'assuré a pu causer de petites lésions ligamentaires ne pouvant être objectivées mais qui, lorsqu'elles ne sont pas traitées à temps, cicatrisent et créent un blocage de l'articulation en question. b) Selon les premiers juges, l'opinion divergente de la doctoresse G.________ et du physiothérapeute W.________, pour intéressante qu'elle soit, ne permet pas de s'écarter des conclusions convergentes des autres médecins et professionnels consultés. Ils ont retenu que les troubles de l'équilibre - qu'ils soient qualifiés de maladie de Ménière ou non - n'empêchent pas le recourant d'exercer une activité simple, à plein temps et à plein rendement, avec les restrictions apportées par le docteur R.________ dans sa prise de position du 12 novembre 1997. c) La Cour de céans n'a aucune raison de s'écarter du point de vue des premiers juges. En effet, lors de l'examen par le médecin d'arrondissement de l'intimée du 27 septembre 1996, le statu quo sine était atteint en ce qui concerne d'éventuelles cervicalgies. L'appréciation du docteur R.________ prenait en compte les troubles du recourant aussi bien sur le plan otoneurologique que neuropsychologique, lesquels ont fait l'objet d'expertises. La doctoresse G.________ a chargé les médecins de la Clinique des Grangettes, à Chêne-Bougeries, d'effectuer des examens de la colonne lombaire et une scanographie lombosacrée, lesquels ont eu lieu les 22 et 29 avril 1997. Il en ressort notamment que l'assuré présente une attitude scoliotique éventuellement antalgique de la charnière dorsolombaire, une importante perte de hauteur de L4-L5 traduisant une discopathie à intégrer dans le contexte clinique, et que le léger pincement intersomatique L4-L5 signale l'atteinte plus marquée de ce disque par rapport aux autres. Le docteur R.________, dans sa prise de position du 12 novembre 1997, n'ayant pas modifié ses conclusions du 27 septembre 1996 en ce qui concerne l'accident du 27 octobre 1987, il est ainsi établi que le statu quo sine est atteint en ce qui concerne d'éventuelles cervicalgies. De l'avis du docteur G.________, le recourant, d'un point de vue purement ORL, est capable de travailler à 100 %, à l'exception des travaux comportant un risque élevé de chute et des travaux sur des échafaudages ne disposant pas de protection. Cela ressort de l'examen otoneurologique du 4 juillet 1995 - qui n'a pas confirmé la maladie de Ménière -, ainsi que de l'examen médical spécial du 13 août 1996. Enfin, l'assuré s'est soustrait à l'expertise psychosomatique que l'intimée avait confiée au docteur O.________, médecin répondant du Centre Multidisciplinaire de la Douleur à G.________. Dès lors, le fait que la doctoresse G.________ constate une sinistrose (déclaration du 12 mai 1999) et qu'elle retienne le diagnostic d'un blocage de la charnière cranio-cervicale posé par un ostéopathe, ne permet pas de conclure que le recourant présentait au moment déterminant, soit lors de la décision sur opposition du 31 juillet 1998, une incapacité de travail en relation de causalité avec l'accident du 27 octobre 1987.