Citation: 6B_1155/2022 E. 3.7

3.7. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir arbitrairement omis le témoignage de D.________, son colocataire au moment des faits, dont il ressortirait qu'il n'a entendu aucun cri le soir des faits, tout comme l'aurait également déclaré E.________, autre colocataire du recourant, dont le témoignage est mentionné dans l'arrêt attaqué. Toutefois, la cour cantonale a retenu que l'intimée avait ressenti une douleur telle, au moment de la pénétration, qu'elle s'était sentie "bloquée", selon ses déclarations, décrivant ainsi un état de saisissement comparable à celui d'une sidération, en plus de susciter chez elle de la peur, ce qui expliquait qu'elle n'avait pas été en mesure de crier. Le recourant ne conteste aucunement ces faits. Dans la mesure où la cour cantonale a retenu que l'intimée n'avait pas crié, on ne distingue pas - et le recourant ne l'expose pas - en quoi le témoignage d'un deuxième colocataire indiquant qu'il n'avait rien entendu aurait une influence sur le résultat. Le recourant ne démontre ainsi pas en quoi la cour cantonale aurait arbitrairement établi les faits en omettant de faire état du témoignage du deuxième colocataire du recourant et sa critique doit être écartée dans la mesure où elle est recevable.