Citation: 1B_117/2022 E. 4.2

4.2. L'arrêt attaqué rappelle de manière circonstanciée les éléments ayant permis au Ministère public de considérer que la chienne ayant fait l'objet du séquestre serait D.________, soit notamment : - le séjour en France de la recourante entre le 18 décembre 2020 - deux jours après la disparition de la chienne D.________ - et le 9 janvier 2021; - les messages sur son téléphone portable, dont celui du 22 décembre 2020 relevant que "D.L.________ va de mieux en mieux", celui du 3 janvier 2021 d'une dénommée D.________ suggérant d' "enlever la puce, [de] la faire stériliser et [de] lui en remettre une" et celui du du 17 janvier 2021 remerciant la précitée "pour tout ce qu['elle avait] fait pour [s]on homonyme"; - les recherches relatives à une puce électronique effectuées par la recourante le 4 janvier 2021; - les locations d'appartement en Valais en janvier 2021 pour ne retourner au U.________ que de manière limitée; - le trait caractéristique sur le museau de la chienne F.________ correspondant à celui de la chienne D.________, la cicatrice et le poil rasé de la chienne F.________ à l'endroit de la puce électronique suisse; - la vidéo de la "confrontation" de la chienne placée sous séquestre avec l'intimée; et - la précision du biologiste quant à la difficulté de l'analyse ADN en raison de la présence de poils de plusieurs chiens, ce qui aurait visiblement contaminé l'échantillon et qui pouvait expliquer l'absence de concordance des échantillons ADN. La cour cantonale a dès lors considéré qu'il ne faisait aucun doute que la chienne en cause était D.________; celle-ci appartenant à l'intimée, sa restitution en sa faveur pouvait donc être confirmée.