Citation: U 83/99 27.09.2000 E. 5

5.- a) Au regard des considérations médicales développées ci-dessus, l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les troubles psychiques du recourant et les accidents assurés peut être tenue pour établie. Il suffit en effet que ces derniers apparaissent comme l'une des causes de l'affection psychique, ce qui est le cas en l'occurrence. Il reste dès lors à examiner si, selon le cours ordinaire des choses et l'expérience de la vie, les événements accidentels survenus en 1992 sont propres à provoquer de tels troubles (causalité adéquate). A cet égard, le jugement entrepris expose correctement les principes jurisprudentiels applicables, de sorte qu'on peut y renvoyer. b) A l'instar de la juridiction cantonale, il y a lieu de qualifier le premier accident survenu le 20 février 1992 comme étant de peu de gravité. En effet, la hauteur de laquelle l'assuré a chuté a été faible, guère plus d'un mètre, et le choc s'est produit au sol et non par exemple contre un appareil sanitaire. En revanche, au regard de son déroulement - l'automobile de l'assuré a été percutée à l'arrière par une camionnette -, le second accident entre dans la limite inférieure des accidents de gravité moyenne. Toutefois, il n'existe aucune circonstance de nature à faire apparaître cet accident comme impressionnant ou particulièrement dramatique : il n'a pas été fait appel à la police, les conducteurs impliqués ont rempli eux-mêmes un constat d'accident et L.________ n'a subi aucun choc direct sur sa colonne vertébrale (cf. certificat médical du docteur K.________ du 30 novembre 1992). Quant à la nature ou la gravité particulière des lésions physiques, on a vu qu'elles sont, chez l'intéressé, peu objectivables, celuici ayant, par contre, immédiatement développé un syndrome subjectif important à la suite du premier événement accidentel. Dans ces conditions, le fait qu'il n'a jamais sérieusement repris une activité professionnelle, ne saurait pas non plus constituer un élément déterminant dans l'apparition de ses troubles psychiques. Il s'ensuit que le lien de causalité adéquate doit être nié en l'espèce, sans qu'il soit encore nécessaire de qualifier les troubles psychiques du recourant, ni d'envisager la désignation d'un nouvel expert psychiatre. Le recours se révèle ainsi mal fondé.