Citation: 4A_248/2007 30.10.2007 E. 3

Le recourant dénonce tout d'abord, sous le couvert d'une violation du droit à un procès équitable au sens de l'art. 29 al. 1 Cst., le procédé utilisé par la Chambre des recours, consistant à renvoyer aux faits retenus par le premier juge sans plus se donner la peine de décrire dans son arrêt les faits pertinents. A l'appui de son grief, il se réfère à un arrêt rendu le 26 avril 2007 (arrêt 4P.343/2006 non publié), dans lequel le Tribunal fédéral a enjoint la Chambre des recours à revenir à son ancienne pratique et à relater désormais dans ses arrêts les éléments de fait pertinents pour la cause à juger. Le recourant précise que dans le cas d'espèce le procédé litigieux est particulièrement problématique, vu que le jugement de première instance ne permet pas de déterminer précisément les faits qui ont été retenus par le Tribunal. Même s'il ne peut être nié que le jugement du Tribunal d'arrondissement, auquel la Chambre des recours renvoie s'agissant des faits, a mêlé l'établissement des faits à des discussions juridiques en complétant l'état de fait dans la partie « en droit », ce jugement est néanmoins compréhensible, ce qui permet à la Cour de céans de statuer sur le litige. Dans la mesure où l'arrêt cantonal entrepris, daté du 20 mars 2007, est antérieur à l'arrêt du Tribunal fédéral cité par le recourant et où la motivation du premier arrêt n'a été expédiée que quelques jours après celle de l'arrêt du Tribunal fédéral - soit le 29 mai 2007 pour le premier et le 21 mai 2007 pour le second -, le procédé propre à créer une insécurité juridique utilisé par la Chambre des recours est encore admis, à titre transitoire. L'injonction faite par le Tribunal fédéral dans l'arrêt du 26 avril 2007 demeure néanmoins valable.