Citation: U 461/04 18.05.2005 E. 2

Dans un premier grief de nature formelle, le recourant reproche aux premiers juges d'avoir violé son droit d'être entendu en n'ordonnant pas la mise en oeuvre d'investigations médicales complémentaires qu'il a requises. Ce grief, susceptible d'amener le Tribunal fédéral des assurances à accueillir le recours sur ce point et à renvoyer la cause à l'autorité cantonale sans examen du litige sur le fond, doit être examiné en premier lieu (ATF 127 V 437 consid. 3d/aa, 126 V 132 consid. 2b et les arrêts cités). 2.1 La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu, en particulier, le droit pour le justiciable de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son détriment, celui de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort de la décision, celui d'avoir accès au dossier, celui de participer à l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leur propos (ATF 126 I 16 consid. 2a/aa, 124 V 181 consid. 1a, 375 consid. 3b et les références). Selon la jurisprudence, le juge peut renoncer à un complément d'instruction sans que cela entraîne une violation du droit d'être entendu au sens de l'art. 29 al. 2 Cst. (SVR 2001 IV n° 10 p. 28 consid. 4b), s'il est convaincu, en se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves fournies par les investigations auxquelles il doit procéder d'office, que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation (appréciation anticipée des preuves; Kieser, Das Verwaltungsverfahren in der Sozialversicherung, p. 212 n. 450; Kölz/Häner, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 2ème éd., p. 39, n. 111 et p. 117, n. 320; Gygi, Bundesverwaltungsrechtspflege, 2ème éd., p. 274; cf. aussi ATF 122 II 469 consid. 4a, 122 III 223 consid. 3c, 120 Ib 229 consid. 2b, 119 V 344 consid. 3c et la référence). 2.2 En l'espèce, le recourant a été examiné par de nombreux médecins, dont plusieurs spécialistes, notamment en chirurgie orthopédique, en neurologie et en radiologie. Il n'a jamais mis en doute la valeur probante des rapports établis par ces médecins. D'autre part, il a produit des nouveaux rapports médicaux à tous les stades de la procédure. Les premiers juges ont également entendu le docteur L.________ en audience de jugement. Dans ces conditions, ces derniers ne sauraient être critiqués pour avoir considéré le dossier médical comme complet et ne pas avoir procédé à des investigations médicales complémentaires. Les documents médicaux ne doivent pas être complétés au seul motif qu'un examen supplémentaire pourrait éventuellement aboutir à une appréciation différente, à moins qu'ils présentent des lacunes ou qu'ils soient contestés sur des points précis, ce qui n'est pas le cas en l'espèce. Dès lors, la juridiction cantonale n'a pas violé le droit d'être entendu du recourant, en refusant de procéder au complément d'instruction requis.