Citation: 1C_489/2013 E. 4

Les recourants critiquent l'arrêt attaqué pour avoir autorisé la création d'une nouvelle lucarne dans les combles sur le pan est de la toiture. Sur ce point, la cour cantonale a constaté que la pièce susceptible d'être éclairée par la lucarne litigieuse a une surface de 18,70 m2, ce qui - en application de l'art. 28 al. 1 du règlement du 19 septembre 1986 d'application de la LATC (RLATC; RS/VD 700.11.1) et de l'art. 58 al. 2 2ème phrase du règlement du plan partiel d'affectation du village de D.________ (RPPA) - nécessitait un éclairage par une ou plusieurs baies d'une surface totale de 2,34 m2 (1/8ème de 18,70 m2). Or, compte tenu d'une fenêtre à créer (1,21 m2), d'une lucarne à modifier (0,83 m2) et de la taille prévue pour la lucarne litigieuse (0,59 m2), la surface totale des ouvertures s'élevait à 2,63 m2, excédant de 0,29 m2 la surface réglementaire. La cour cantonale a cependant estimé qu'un tel dépassement était insignifiant et ne devait pas entraîner l'annulation du permis de construire. A l'appui de cette conclusion, elle a mentionné que la lucarne en question avait pour but d'assurer l'éclairage de la partie presque aveugle des combles ainsi que de la cage d'escalier; par ailleurs, les autres conditions posées à l'art. 58 al. 3 RPPA étaient réalisées; en outre, elle s'est référée au large pouvoir d'appréciation de l'autorité communale qui pouvait estimer - en raison du caractère insignifiant du dépassement - que les conditions de l'art. 58 al. 2 2ème phrase RPPA étaient encore réalisées (consid. 3); enfin, elle a indiqué que, dans de telles circonstances, les conditions d'octroi d'une dérogation étaient de toute manière réalisées, examen auquel elle a procédé à titre superfétatoire (consid. 4). Par rapport à cette ample motivation, les recourants se limitent à affirmer péremptoirement que le dépassement de la surface autorisée des baies vitrées devait nécessairement entraîner l'annulation de la décision entreprise. Ils ne démontrent cependant pas en quoi celle-ci serait manifestement insoutenable, en quoi elle se trouverait en contradiction claire avec la situation de fait, violerait gravement une norme ou un principe juridique indiscuté, ou encore heurterait de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité (cf. ATF 132 I 13 consid. 5.1 p. 17). Un refus de l'autorisation fondé sur une application stricte des règles communales aurait certes été soutenable. Cela ne signifie pas pour autant que la solution inverse, prenant en compte les spécificités de la construction, consacre une violation arbitraire du droit communal. Dans la mesure où, de toute manière, les recourants - qui en avaient la charge (cf. art. 106 al. 2 LTF) - n'entreprennent pas cette démonstration, le grief est irrecevable.