Citation: 7B_152/2023 E. 2.2.2

2.2.2. La cour cantonale a retenu en substance que les circonstances laissaient planer des indices sérieux et concrets de commission future d'autres infractions du même genre, voire plus graves. En effet, des soupçons suffisants pesaient sur le recourant quant à sa participation au "sprayage" d'un centre commercial. Il appartenait ainsi à la catégorie des personnes ayant passé à l'acte, de sorte qu'il ne pouvait pas prétendre faire partie des militants défendant leurs convictions pacifiquement et sans enfreindre la loi. Il était à cet égard constant que les auteurs de graffiti à tendance politique ne se limitent pas à l'apposition d'un seul graffiti à une seule occasion, mais tendent à répéter leur acte pour diffuser les messages qu'ils défendent. Il ne pouvait certes pas être retenu que l'appartenance à un mouvement d'extrême-gauche antifasciste signifie nécessairement une propension à commettre des infractions; cela étant, tant les graffiti apposés sur le centre commercial que ceux retrouvés sur le lieu de l'incendie démontraient que ces mouvements avaient recours à de tels moyens d'expression, ce qui constituait un indice concret de la possibilité de réitération. Le recourant était certes jeune et sans antécédents. Cependant, le type particulier de l'infraction qui lui était reprochée et les circonstances justifiaient l'établissement de son profil d'ADN.