Citation: 6P.61/2007 12.10.2007 E. 5

Invoquant l'arbitraire, le recourant conteste la quantité de cocaïne vendue à E.________, compte tenu des différentes déclarations et des périodes de détention subies par ce témoin. 5.1 Selon le Tribunal correctionnel, les coaccusés ont vendu à E.________, entre 1996 et août 2003, un total de 600 g de cocaïne, correspondant à 210 g de drogue pure. Durant cette période et compte tenu des diverses absences du recourant, l'autorité ne lui a toutefois imputé que la vente pendant six mois en 1996, soit 120 g, équivalent à 79,2 g de cocaïne pure, et 100 g en 2003, équivalent à 55 g de drogue pure. Elle a fondé sa conviction sur les déclarations faites en cours d'enquête par l'acheteur et écarté les rétractations partielles de ce témoin lors de l'audience de jugement (jugement p. 44 à 46). 5.2 Lors de sa première audition, E.________ a affirmé connaître les coaccusés depuis 1996, s'être plus spécialement lié avec B.________ et le recourant, s'être fourni à raison d'environ 20 g par mois, principalement auprès de B.________, mais aussi auprès de l'intéressé, et avoir ainsi acquis de ces trafiquants quelques 240 g (pièce n° 1). Par la suite, il a admis avoir en réalité acheté dès 1996 auprès de B.________ ou par l'intermédiaire des trois autres coaccusés un total supérieur à 600 g au prix moyen de 150 fr./g (pièces n° 9, 25 et 37). Au regard de ces déclarations, le Tribunal pouvait sans arbitraire admettre que le recourant était impliqué dans les ventes de stupéfiants à E.________. Certes, à l'audience de jugement, ce dernier a minimisé ses achats. Les juges ont toutefois admis, en se basant sur des éléments convaincants, que ces rétractations partielles avaient été dictées par la peur. A cet égard, ils ont tout d'abord relevé l'attitude du témoin, celui-ci ayant confirmé ses déclarations à plusieurs reprises avant de refuser toute nouvelle confrontation et de demander même une dispense de comparaître à l'audience. Ils ont également pris en considération les pressions exercées sur les témoins aussi bien dans la présente procédure que dans une précédente affaire concernant l'un des coaccusés. Enfin, la pièce n° 109 à laquelle se réfère le recourant et qui détaille les périodes de détention subies par E.________ ne modifie en rien l'appréciation cantonale. Certes, il ressort de ce document que ce témoin, s'il n'a pas été détenu en 1996, a en revanche passé la quasi totalité de l'année 2003 en prison. Toutefois, selon les constatations cantonales (jugement p. 44), qui ne sont d'ailleurs pas contestées par l'intéressé, E.________ a obtenu 20 jours de congé durant le 1er trimestre 2003 et a bénéficié de la semi-liberté à partir du 24 mars 2003. Par conséquent, la pièce précitée ne permet pas d'exclure les ventes de stupéfiants au témoin durant les années 1996 et 2003 et la critique est infondée.