Citation: 5A_421/2015 E. 4

Dans un grief de nature formelle qu'il convient d'examiner en premier lieu (ATF 138 I 232 consid. 5.1 p. 237), la recourante se plaint de la violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.) et de son droit à un procès équitable (art. 29 al. 1 Cst.). Elle soutient que la cour cantonale a considérées comme vraisemblables les allégations de son époux, sans qu'il n'ait eu besoin de produire des pièces permettant de les établir; à l'inverse, s'agissant de ses propres allégations, l'autorité précédente les aurait écartées, faute de preuve, alors que toutes les pièces financières pertinentes se trouvaient en mains de son époux. Par son argumentation, la recourante n'explique pas en quoi les dispositions qu'elle cite auraient été violées, contrevenant ainsi aux exigences de motivation requises (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1). Partant, le grief est irrecevable. En réalité, elle tente de faire valoir l'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves, critique qui sera examinée plus loin (cf. infra consid. 6 et 7).