Citation: 4P.115/2003 16.10.2003 E. A

A la suite d'un appel d'offres, Z.________ Sàrl (ci-après: Z.________), société de droit libanais, a conclu, le 15 octobre 1997, avec les sociétés de droit libanais Y.________ S.A.L. (ci-après: Y.________) et X.________ S.A.L (ci-après: X.________), agissant respectivement en qualité de maître de l'ouvrage et de mandataire du maître de l'ouvrage, un contrat d'entreprise ayant pour objet la réalisation de travaux de construction dans le cadre de l'édification d'un grand complexe immobilier à U.________, au Liban. Le droit libanais était applicable à ce contrat. A l'art. 67.1 des conditions particulières dudit contrat, les parties ont inséré une clause arbitrale ainsi libellée: "Tous différends ou litiges qui pourraient survenir en relation avec l'interprétation, l'exécution ou la résiliation du présent Marché et qui n'auraient pas pu être résolus à l'amiable entre les parties dans un délai de 56 jours après l'envoi par l'une d'elle (sic) d'une notification de son intention de recourir à l'arbitrage seront finalement réglés selon le règlement de conciliation et d'arbitrage de la Chambre de Commerce Internationale par trois arbitres nommés conformément à ce règlement. Le siège de l'arbitrage sera à Genève (Suisse). La langue d'arbitrage sera le français. le droit applicable est le droit libanais." Par lettre du 27 octobre 2000, Z.________ a informé Y.________ et X.________ de son intention de résilier le contrat en raison du défaut de paiement d'une facture pour des travaux exécutés par elle. Il en est résulté un différend que les parties n'ont pas pu régler à l'amiable.