Citation: 1C_357/2023 E. 2

Les recourants reprochent à la cour cantonale d'avoir violé leur droit d'être entendus en écartant leur réquisition tendant à l'audition, en qualité de témoin, de leur voisine directe I.________, alors qu'elle était essentielle pour déterminer l'aspect visuel actuel de la parcelle n° 49, celui qu'elle présenterait en cas de suppression des constructions litigieuses et l'éventuelle atteinte aux intérêts dignes de protection des voisins quant à l'impact visuel des constructions litigieuses. La Cour de droit administratif et public a procédé à une inspection locale des parcelles n° 49 et 700 qui lui a permis de constater par elle-même l'impact des constructions litigieuses sur l'environnement bâti et sur le voisinage. Elle pouvait s'estimer ainsi suffisamment informée pour statuer en connaissance de cause sans procéder à l'audition de I.________ qui ne dispose au demeurant que d'une vue très partielle des réduits depuis sa maison. Le refus de procéder à cette mesure d'instruction ne procède pas d'une appréciation anticipée arbitraire des preuves. Il est d'autant moins critiquable que le motif invoqué par la Municipalité de Bassins pour refuser le permis de construire complémentaire et justifier la démolition des ouvrages litigieux ne tient pas à leur défaut d'intégration ou aux nuisances occasionnées aux voisins, mais à leur non conformité à l'affectation de la zone de verdure dans laquelle ils prendraient place dans le nouveau plan d'affectation communal. Le recours est ainsi mal fondé en tant qu'il porte sur le refus de procéder à l'audition de Tamara Martyn.