Citation: 4A_99/2022 E. 3.4

3.4. L'argumentation de la recourante est en grande partie appellatoire et se base sur des faits qui n'ont pas été constatés par la cour cantonale et dont elle n'a pas valablement sollicité le complètement. Il en va notamment ainsi du contenu du site internet de l'intimée, du refus de confirmation par l'intimée de certains éléments relatifs à son organe de révision, de l'interdiction de contacter celui-ci, et du fait que l'intimée n'aurait pas nommé de nouveau réviseur et n'aurait pas fait réviser ses derniers comptes annuels. Il ressort par ailleurs des constatations factuelles que la recourante a elle-même indiqué que l'intimée avait fait appel du jugement autorisant la recourante à consulter ses comptes. L'appel étant en principe pourvu d'un effet suspensif (art. 315 al. 1 CPC) et la recourante ne prétendant pas que dit effet suspensif aurait en l'espèce été retiré et que l'art. 315 al. 3 CPC ne serait pas applicable, elle ne saurait se prévaloir de ce jugement pour prétendre que l'intimée tenterait de lui cacher sa situation financière. Par ailleurs, la recourante ne saurait être suivie dans ses conjectures quand elle se base sur les liens prétendument erronés figurant sur le site internet de l'intimée, sur le profil LinkedIn de l'administrateur de celle-ci et sur la faillite de l'organe de révision de l'intimée pour en déduire au sujet de l'intimée une absence de toute activité économique et de tout revenu. Les explications de la recourante relèvent ainsi de la spéculation et ne satisfont pas aux conditions de l'art. 99 al. 1 let. b et d CPC. Partant, la cour cantonale n'a pas violé le droit en refusant de condamner l'intimée au versement de sûretés. Le grief doit être rejeté.