Citation: 7B_207/2023 E. 2.4.2

2.4.2. En l'occurrence, il est incontesté que le recourant et son co-prévenu n'ont pas encore été entendus sur les trois nouvelles plaintes déposées contre eux (cf. notamment ch. 2.2 p. 21 du recours), motif qui a permis, à juste titre au regard des considérations qui précèdent (cf. consid. 2.4.1), à la cour cantonale de considérer que l'art. 101 al. 1 CPP était applicable aux causes jointes pour en refuser l'accès (cf. consid. 3.4 p. 13 de l'arrêt attaqué). Cette appréciation paraît au demeurant partagée par le recourant lui-même, puisqu'il ne conclut pas, à titre principal, à l'accès aux trois dossiers litigieux, mais à une restriction de celui accordé aux parties plaignantes intimées. S'il semble, brièvement, soutenir le contraire au cours de la procédure fédérale (cf., dans la mesure de sa recevabilité, ch. 1.4 p. 4 s. de ses écritures spontanées du 20 avril 2023), il n'étaie cependant pas, par des références précises aux procès-verbaux des auditions des 12 et 17 juin 2022, les questions alors posées qui correspondraient aux procédures PE_54, PE_25 et PE_39; le Tribunal fédéral est donc lié par les faits constatés dans l'arrêt attaqué (cf. art. 105 al. 1 LTF), à savoir en particulier que l'audition du 17 juin 2022 ne portait pas sur les faits dénoncés par les trois banques intimées (cf. let. A/ea p. 6 de l'arrêt attaqué et let. A.f ci-dessus). Certes, on ne saurait ignorer que ces trois nouvelles plaintes portent a priori sur des faits ou des infractions similaires à ceux déjà examinés dans la cause principale PE21.009955. Cela étant, elles ont été déposées par trois nouvelles parties plaignantes, à savoir les trois banques intimées. La portée à donner à cette - a priori unique - nouvelle circonstance relève du pouvoir d'appréciation dont dispose le Ministère public pour faire avancer l'instruction. Il suffit en l'état de constater qu'il ne saurait être d'emblée exclu que les trois nouvelles plaintes pénales des banques intimées puissent contenir des éléments qui n'ont pas encore été soumis au recourant dans le cadre de la cause principale PE21.009955 relative aux actes éventuellement commis au préjudice des sociétés et non des trois banques intimées. Il ne saurait donc être reproché à l'autorité précédente d'avoir confirmé, à ce stade, le refus d'accès aux dossiers des causes PE_54, PE_25 et PE_39 opposé au recourant, prévenu. La conclusion subsidiaire du recours, tendant à obtenir le droit de consulter les trois dossiers précités, doit par conséquent être rejetée.