Citation: 1C_160/2009 14.05.2009 E. 1

Les objections du recourant à cet égard ne sont pas de nature à renverser cette présomption. Son ex-épouse a certes affirmé avoir elle-même évoqué la question du mariage après avoir vécu plusieurs années seule depuis son divorce et qu'elle envisageait sérieusement la poursuite de la vie conjugale lorsqu'elle a signé la déclaration de vie commune. Elle a toutefois admis que leur couple avait connu des difficultés durant l'année 2000, liées notamment à la venue en Suisse des enfants de son conjoint et de la mère de ces derniers, mais que ce dernier était plus disponible depuis leur retour au Kosovo. Elle a précisé que son ex-mari lui avait caché se trouver en situation illégale en Suisse lorsqu'ils se sont rencontrés, qu'il passait les week-ends avec des compatriotes, qu'il ne lui a jamais présenté ses enfants, qu'il se rendait seul au Kosovo durant ses vacances et qu'ils n'avaient aucune activité commune. Il s'agit autant d'éléments que le recourant passe sous silence dans son recours et qui étaient de nature à démontrer que la relation de couple n'était que superficielle lorsqu'ils ont signé la déclaration de vie commune. Le fait qu'il ait quitté le domicile conjugal pour s'installer avec ses enfants dès leur retour en Suisse quelques mois seulement après avoir acquis la nationalité suisse tend à confirmer la fragilité des attaches qui liaient le couple. Il ne ressort au demeurant pas du dossier que le recourant aurait cherché sans succès à mener une vie commune avec sa femme et ses enfants avant de s'installer avec eux. La constitution par le recourant d'un domicile séparé pour vivre avec ses enfants ne repose donc pas sur des circonstances extraordinaires indépendantes de la volonté du couple qui permettraient exceptionnellement d'admettre l'existence d'une communauté conjugale encore intacte au sens de la jurisprudence (cf. ATF 121 II 49 consid. 2b p. 51). Les considérations sur le caractère inopportun de l'annulation de la naturalisation facilitée pour lui-même et sa famille sont sans pertinence pour déterminer si les conditions d'application de l'art. 41 al. 1 LN sont réunies, comme le reconnaît d'ailleurs le recourant.