Citation: 8C_961/2012 E. 2

La juridiction cantonale a accordé pleine valeur probante à l'expertise du docteur O.________. Elle a fait siennes les conclusions retenues par l'expert en admettant qu'au 17 décembre 2009, date de l'expertise, la recourante ne présentait plus d'incapacité de travail sur le plan somatique dans une activité respectant les limitations fonctionnelles décrites par l'expert. Elle a ensuite examiné l'influence du trouble somatoforme douloureux sur la capacité de travail. Après avoir admis que l'accident était de gravité moyenne, elle a examiné l'application des critères jurisprudentiels relatifs au caractère incapacitant de cette affection. Elle n'a pas retenu l'existence de douleurs intenses et d'erreurs ou de complications dans le traitement médical. Les lésions physiques n'étaient pas, selon l'expérience, de nature à entraîner des troubles psychiques. Les douleurs persistantes sur une longue durée ne pouvaient pas être rattachées à un substrat organique. Le traitement consistant essentiellement en des soins conservateurs (physiothérapie et médication antalgique) n'avait pas duré anormalement longtemps. Concernant la durée de l'incapacité de travail, la juridiction cantonale s'est fondée sur les certificats médicaux du docteur M.________ pour qui la capacité de travail de l'assurée était entière depuis le 1er août 2009. Sur la base de ces différents constats, elle a nié que les critères posés par la jurisprudence pour admettre un rapport de causalité adéquate étaient donnés. Elle a refusé la mise sur pied d'une expertise judiciaire estimant que le dossier était complet et permettait de statuer.