Citation: 8C_743/2020 E. 5.1

5.1. Dans un grief de nature formelle qu'il convient d'examiner en premier lieu, la recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendue en relation avec la violation de l'art. 9A LPAC ("Secret de fonction") et des art. 22 ("Coopération des parties"), 27 ("Renseignements écrits et production de pièces par des tiers") et 32 ("Personnes astreintes au secret") de la loi cantonale du 12 septembre 1985 sur la procédure administrative (LPA; RS/GE E 5 10). Elle reproche à la juridiction cantonale d'avoir omis d'ordonner la comparution personnelle des parties et d'avoir considéré comme recevables les témoignages écrits produits par l'intimée sans motiver sa décision. Selon la recourante, ces témoignages ne constitueraient pas un moyen de preuve selon la LPA, de sorte que la cour cantonale aurait dû les écarter. Il s'agirait de simples opinions de tiers dépourvues d'objectivité, orientées et tendancieuses qui ne pourraient pas être utilisées pour apprécier le comportement et les compétences professionnelles de l'intimée et qui n'auraient pas une valeur probante supérieure aux évaluations périodiques. Certains témoignages seraient en outre illicites car les collaborateurs n'auraient pas sollicité la levée du secret de fonction. La recourante se plaint également de n'avoir pas pu poser des questions à l'intimée, à ses témoins ou experts privés, cela en violation du principe du contradictoire. Enfin, elle reproche aux premiers juges d'avoir rejeté ses offres de preuve (témoignage des membres du bureau qualité et production du dossier pénal complet), alors que celles-ci seraient déterminantes pour qualifier la gravité du comportement de l'intimée et donc pour statuer sur la réintégration de celle-ci.