Citation: 5A_954/2021 E. 4.3

4.3. La recourante fait valoir que la décision querellée aurait retenu, à tort, que le droit de garde sur l'enfant serait conjoint et que l'accord des deux parents était nécessaire pour tout changement de résidence de l'enfant. Elle soutient en outre que le déplacement ne serait pas illicite dès lors que le père ne bénéficierait que d'un simple droit de visite sur l'enfant et non d'un droit de garde, dont elle seule serait bénéficiaire. Ce faisant, la recourante se limite toutefois à des considérations purement appellatoires, qui ne portent pas et qui trahissent une méconnaissance de la notion de droit de garde au sens de la CLaH 80. Ainsi, elle ne s'en prend pas - ou à tout le moins pas valablement à l'aune des exigences de motivation susexposées (cf. supra consid. 2.1 et 2.2.1) - à la constatation cantonale en vertu de laquelle, au regard de la convention des parties et du droit hondurien - et à l'instar de ce qui prévaut en droit suisse d'ailleurs (cf. art. 301a al. 1 CC; ATF 144 III 10 consid. 4) -, le droit de garde au sens de la CLaH 80 est rattaché à l'autorité parentale. La recourante ne conteste pas davantage le fait qu'en l'espèce, les deux parents bénéficient de l'autorité parentale, de sorte que chacun peut être reconnu titulaire d'un droit de garde au sens de la CLaH 80. Au demeurant, c'est en vain que l'intéressée se borne à se référer au droit de garde exclusif dont elle bénéficie ainsi qu'au droit de visite octroyé au père, ceux-ci n'étant pas déterminants pour trancher la question litigieuse (cf. supra consid. 4.1.2).