Citation: 2C_791/2018 E. 6.4

6.4. Au demeurant, ni la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme ( Boultif contre Suisse du 2 août 2001, n° 54273/00), ni la Convention relative aux droits de l'enfant (CDE; RS 0.107), citées par le recourant, ne conduisent à un autre résultat. La première n'énonce en effet aucun principe nouveau qui n'aurait pas été pris en compte par le Tribunal cantonal dans la pesée des intérêts en présence et ne traite au demeurant pas d'une situation comparable, étant question d'un étranger résidant légalement en Suisse, pays où il disposait d'une profession et où il vivait avec sa femme, ressortissante suisse dont on ne pouvait exiger, même à terme, qu'elle aille vivre en Algérie. La seconde ne saurait de toute façon pas fonder une prétention directe à l'octroi ou au maintien d'une autorisation (ATF 144 I 91 consid. 5.2 p. 98 et les références citées). On ajoutera pour terminer qu'au vu des rapports que le recourant a entretenu avec sa femme et au moins deux de ses enfants, ayant abouti à une condamnation pour viol et lésions corporelles simples, il est des plus surprenant que celui-ci invoque l'art. 8 CEDH et le droit au respect de la vie familiale pour prétendre à demeurer en Suisse. Dans tous les cas, sur le vu de la pesée des intérêts qui précède et ne pouvant en particulier ni se targuer d'un comportement irréprochable, ni de liens économiques suffisamment forts avec les derniers enfants encore mineurs, le recourant ne peut pas prétendre au maintien de son autorisation d'établissement.