Citation: 1P.133/2001 23.03.2001 E. 1

1.- Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 127 III 41 consid. 2a p. 42; 126 I 257 consid. 1a p. 258; 126 II 506 consid. 1 p. 507). a) Le pourvoi en nullité à la Cour de cassation pénale du Tribunal fédéral n'est pas ouvert pour se plaindre d'une appréciation arbitraire des preuves et des constatations de fait qui en découlent (ATF 124 IV 81 consid. 2a p. 83 et les arrêts cités) ou pour invoquer la violation directe d'un droit constitutionnel, tel que le principe de la présomption d'innocence (ATF 120 IV 113 consid. 1a p. 114). Au vu des arguments soulevés, seul le recours de droit public est ouvert en l'occurrence. b) Le recourant est directement touché par l'arrêt attaqué qui confirme un jugement le condamnant à une peine de cinq mois d'emprisonnement avec sursis pendant trois ans et à l'expulsion du territoire de la Confédération pour une durée de cinq ans, avec sursis pendant cinq ans; il a un intérêt personnel, actuel et juridiquement protégé à ce que cette décision soit annulée, et a, partant, qualité pour recourir selon l'art. 88 OJ. c) Selon l'art. 90 al. 1 let. b OJ, le recours de droit public doit contenir l'énoncé des faits essentiels et un bref exposé démontrant quels droits constitutionnels ou quels principes juridiques ont été violés par la décision attaquée, et dans quelle mesure. Le Tribunal fédéral n'examine que les motifs soulevés de manière claire et détaillée. Il n'entre pas en matière sur les griefs développés de manière insuffisante et sur de pures critiques appellatoires. Le recourant ne peut en particulier pas se limiter à une critique globale de l'arrêt attaqué en prétendant que ce dernier est arbitraire. Il doit bien davantage démontrerque l'appréciation des preuves à laquelle a procédé la cour cantonale est manifestement insoutenable, se trouve en contradiction grossière avec la situation de fait, qu'elle lèse une règle ou un principe juridique incontestés ou qu'elle heurte de façon choquante le sentiment de la justice. Dans la mesure où le recourant invoque la maxime "in dubio pro reo" en tant que règle d'appréciation des preuves, il doit également démontrer que la cour cantonale a versé dans l'arbitraire en le condamnant, bien qu'il subsistât, selon une appréciation objective du résultat de l'administration des preuves, des doutes manifestement sérieux et irréductibles quant à sa culpabilité (ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495/496 et les arrêts cités). Dans le cas particulier, le recourant reprend très largement l'examen de l'ensemble des faits et développe ses moyens sur un mode appellatoire (ATF 117 Ia 10 consid. 4bp. 12) difficilement compatible avec les exigences de recevabilité du recours de droit public (cf. ATF 126 III 534 consid. 1b p. 536 et les références citées). Toutefois, il invoque expressément la violation du principe de la présomption d'innocence, dont la cour cantonale serait devenue l'auteur en ne constatant pas le doute sérieux et insurmontable qui subsistait à la suite d'une appréciation objective de l'ensemble des éléments de preuve, tout en cherchant à démontrer en quoi l'appréciation de la cour cantonale était contraire à ses droits constitutionnels; dans cette mesure, le recours est recevable. d) Interjeté en temps utile contre une décision finale prise en dernière instance cantonale, il répond également aux réquisits des art. 86 al. 1, 87 et 89 al. 1 OJ.