Citation: 6B_659/2022 E. 3.4

3.4. Le recourant soutient que la cour cantonale n'a pas répondu à son grief relatif à une violation de l'art. 48 let. a ch. 1 CP. Selon lui, en omettant de discuter ce grief et de motiver sa conclusion la cour cantonale aurait violé son droit d'être entendu. En l'espèce, la cour cantonale qui mentionne, dans la partie en fait de l'arrêt, le grief du recourant relatif à une application erronée de l'art. 48 let. a ch. 1 CP, ne l'examine nullement dans la partie en droit. La cour cantonale fait application de l'atténuante de l'art. 100 ch. 4 dernière phrase LCR sans mentionner, ni analyser, la problématique du mobile honorable (art. 48 let. a ch. 1 CP). Cependant, l'art. 48 let. a ch. 1 CP est mentionné dans le dispositif qui reprend intégralement le dispositif du jugement de première instance. Au regard du courrier du 27 avril 2022 de la cour cantonale qui semble admettre "une motivation déficiente" et exclure une substitution de circonstances atténuantes, on ne peut avoir la certitude que la cour cantonale a écarté implicitement l'application du mobile honorable ou si, au contraire, elle entendait l'appliquer conformément au dispositif de l'arrêt attaqué en omettant toute motivation. Ainsi, on ne comprend pas de la motivation de l'arrêt ce que la cour cantonale a retenu s'agissant d'un éventuel mobile honorable. Il n'est ainsi pas possible de savoir si la peine a été fixée en considération de la seule atténuation prévue à l'art. 100 ch. 4 LCR ou d'un cumul d'atténuation des art. 100 ch. 4 LCR et 48 CP. Il s'ensuit que le grief du recourant s'avère fondé et que le recours doit être admis sans qu'il y ait lieu d'examiner plus avant les autres griefs soulevés. L'arrêt attaqué doit être annulé et la cause renvoyée à la cour cantonale afin qu'elle traite le grief - dûment motivé - soulevé par le recourant concernant le mobile honorable.