Citation: 1C_8/2022 E. 1

Quant au grief du recourant selon lequel le Tribunal cantonal n'aurait pas tenu compte des preuves qu'il lui aurait demandé d'administrer, en particulier le permis de construire relatif à la bergerie, il doit être écarté. En effet, comme déjà évoqué, dans la mesure où la Commune a indiqué le 29 septembre 2020 à la DAEC qu'elle n'avait pas retrouvé d'autorisation concernant la bergerie, on ne voit pas ce qui aurait justifié de faire droit à sa requête. Le recourant soutient enfin que la question de la limite des parcelles nos 530 et 26 devrait encore être éclaircie, notamment en retrouvant auprès de la Commune " les plans et le parcellaire de l'époque, soit en 2010/2011 ", de sorte qu'il y aurait " tout un dossier de pièces à consulter et à requérir de la Commune ". Le recourant n'allègue toutefois pas avoir mentionné ces plans, respectivement évoqué la nécessité qu'ils soient produits devant l'autorité précédente. Il ne peut dès lors pas reprocher à celle-ci d'avoir refusé un moyen de preuve qu'il n'a pas clairement demandé et partant, violé son droit d'être entendu. Par ailleurs, même si la procédure administrative est régie essentiellement par la maxime inquisitoire, les parties ont le devoir de collaborer à l'établissement des faits (ATF 128 II 139 consid. 2b; arrêt 1C_588/2020 du 25 novembre 2021 consid. 3.1) et l'autorité peut mettre un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de former sa conviction (cf. ATF 145 I 167 consid. 4.1). En l'espèce, le recourant avait un devoir de collaboration spécialement élevé puisqu'il s'agissait de faits dont il est censé avoir connaissance; il a en effet lui-même construit la bergerie en cause. Au demeurant, la maxime inquisitoire n'imposait pas à l'autorité précédente d'ordonner d'office la production de telles pièces, dès lors qu'elle disposait d'un extrait du cadastre des restrictions de droit public à la propriété foncière produit le 19 février 2021 par le recourant, duquel il ressort que la bergerie empiète sur les parcelles nos 530 et 26.