Citation: 5A_350/2024 E. 5.3.2

5.3.2. S'agissant de la possibilité d'instaurer un droit de visite médiatisé en faveur de la recourante, on relèvera que le SPMi a indiqué qu'il convenait de prendre le temps d'évaluer dans quelle structure une reprise du lien serait possible et à quelle fréquence, et que l'apport d'un regard médical psychiatrique et pédopsychiatrique était à cet égard nécessaire. Or, force est de constater qu'aucune expertise n'avait encore été rendue sur ce point au moment où la juridiction cantonale a statué. Celle-ci ne disposait ainsi pas d'éléments sur lesquels elle pouvait se fonder pour prononcer une reprise des relations personnelles, même médiatisée, le seul écoulement du temps ou le fait que les enfants souffriraient de l'éloignement n'étant à cet égard pas prépondérants. Il sied au demeurant de souligner que, tant en première qu'en deuxième instance, la curatrice s'est également dite défavorable à une reprise des contacts entre les enfants et les parents.