Citation: 4A_103/2021 E. 3.4

3.4. À bien le comprendre, le recourant s'en prend en réalité à l'interprétation objective que la cour cantonale aurait effectuée. Pour autant qu'il faille retenir que la cour cantonale n'ait pas déjà écarté la libération du recourant sur la base de l'interprétation subjective des parties, le grief du recourant devrait de toute façon être rejeté pour les raisons suivantes. Le recourant ne pouvait, de bonne foi, déduire de la remise de nouvelles offres de crédit non signées dans lesquelles il n'apparaissait plus comme caution que ces documents seraient signés par la caution no 2 et, partant, qu'il serait libéré de ses obligations envers la banque. Il ne pouvait pas non plus inférer, du fait que la banque n'aurait jamais discuté de sa libération, de sa réponse après l'échéance des offres de crédit et de son absence aux négociations relatives auxdites offres, que la banque entendait le libérer par actes concluants. De plus, le recourant ne saurait fonder sa libération sur celle consentie par une autre banque cantonale. La bonne foi du recourant paraît par ailleurs discutable du fait (1) qu'il a sollicité de la banque la confirmation de sa libération et qu'il n'a jamais reçu une telle confirmation, (2) qu'il recevait en copie les courriers de la banque relatifs aux dettes de la société et (3) qu'il a confirmé en audience qu'il n'avait pas été libéré de ses obligations par la banque, ce point pouvant toutefois souffrir de rester indécis. Enfin, contrairement à ce qu'il affirme, le recourant a été convoqué par la banque en vue de la rencontre avec la caution no 2 et la banque au sujet des dettes de la société (cf. supra consid. A.e), de sorte qu'il ne saurait se prévaloir de la violation, par la banque, de ses obligations. Dès lors, le recourant ne pourrait comprendre de bonne foi que la banque l'aurait libéré de ses obligations. En outre, et pour autant que l'on puisse déduire des écritures du recourant qu'il se plaindrait également de la violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst. et art. 53 CPC; cf. ATF 142 I 135 consid. 2.1; 142 II 154 consid. 4.2) en ce que la cour cantonale aurait " essuyé d'un revers de main la question de sa libération ", ce grief doit également être rejeté, dans la mesure où la cour cantonale a, au consid. 5.3 de son arrêt - dont les principaux points ont été résumés ci-dessus (cf. supra consid. 3.2) -, dûment motivé les motifs pour lesquels elle a retenu que la banque ne l'avait pas libéré de ses obligations.