Citation: 2C_951/2019 E. 1.3.4

1.3.4. En l'occurrence, la question posée porte sur la composition de l'autorité adjudicatrice et sur le droit à en être informé. Ces deux points ne sont pas réglés de façon spécifique par le droit cantonal ou fédéral en matière de marchés publics. La question devra ainsi être tranchée en se référant au principe constitutionnel garantissant une composition correcte et impartiale de l'autorité administrative qui rend la décision initiale (l'art. 29 al. 1 Cst.; cf. ATF 142 I 172 consid. 3.2 p. 173 s.), lequel implique notamment de connaître la composition de l'autorité qui statue, afin de pouvoir faire valoir d'éventuels motifs de récusation (cf. ATF 114 Ia 278 consid. 3b p. 279 s.; arrêts 1C_10/2020 du 24 mars 2020 consid. 2.1; 1C_388/2009 du 17 février 2010 consid. 4.1; concernant les principes prévalant en matière de récusation, cf. ATF 140 I 271 consid. 8.4.3 p. 275; 139 III 120 consid. 3.2.1 p. 124; arrêts 1C_10/2020 du 24 mars 2020 consid. 2.1; 2C_983/2016 du 20 février 2017 consid. 1.2 et les références citées). Le présent litige devra également être examiné sous l'angle de la bonne foi (cf. ATF 139 III 120 consid. 3.2.1 p. 124). Par ailleurs, il est précisé que l'objet de la contestation portant uniquement sur l'effet suspensif, les questions précitées ne pourraient de toutes les façons pas être tranchées de manière définitive dans le présent jugement. En l'espèce, comme susmentionné (cf. supra consid. 1.3.2), lorsque le point soulevé concerne l'application de principes jurisprudentiels à un cas particulier, il n'y a pas de question fondamentale de droit. La résolution de la question posée dépend dans une large mesure de l'affaire en question et ne nécessite pas de clarification générale supplémentaire. L'arrêt attaqué ne soulève donc pas de question juridique de principe.