Citation: 6B_858/2022 E. 1.3

1.3. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir pris en compte la tentative (art. 22 al. 1 CP) dans le cadre de la fixation de la peine. Conformément à l'art. 22 CP, le juge peut atténuer la peine si l'exécution d'un crime ou d'un délit n'est pas poursuivie jusqu'à son terme ou que le résultat nécessaire à la consommation de l'infraction ne se produit pas ou ne pouvait pas se produire. Dans ce cas, ce sont des circonstances extérieures qui viennent faire échec à la consommation de l'infraction, de sorte que l'atténuation de la peine n'est que facultative. Toutefois, si le juge n'a pas l'obligation de sortir du cadre légal, il doit alors tenir compte de l'absence de résultat dommageable, comme élément à décharge, dans le cadre de l'application de l'art. 47 CP. La mesure de cette atténuation dépend notamment de la proximité du résultat, ainsi que des conséquences effectives des actes commis (ATF 127 IV 101 consid. 2b; 121 IV 49 consid. 1b). En d'autres termes, la réduction devra être d'autant plus faible que le résultat était proche et ses conséquences graves. Cette réduction peut en outre être compensée par une augmentation de la peine s'il existe des circonstances aggravantes, celles-ci pouvant de la sorte neutraliser les effets de circonstances atténuantes (ATF 127 IV 101 consid. 2b; arrêt 6B_240/2022 du 16 mars 2023 consid. 2.5.3). Quoi qu'en dise le recourant, la cour cantonale n'a pas ignoré la tentative (art. 22 al. 1 CP) qu'elle a prise en considération. Elle a en particulier observé que les conséquences de l'acte auraient pu être bien plus graves sans la réactivité de l'intimée. On comprend ainsi que le résultat de l'infraction était proche et qu'il n'a été évité que par l'attitude de la victime qui a réussi à se déplacer pieds nus, blessée, jusqu'au poste de police. En outre, la cour cantonale a jugé que la situation personnelle "chaotique" du recourant, même si difficile, ne saurait expliquer ni justifier son passage à l'acte violent à l'encontre de l'intimée qui n'a fait que de lui tendre la main. Une réduction en lien avec la tentative a donc été compensée par une augmentation de la peine au vu du nombre important de circonstances aggravantes. A l'aune de ce qui précède, on ne voit pas en quoi la cour cantonale aurait outrepassé le pouvoir d'appréciation offert par l'art. 22 al. 1 CP. Le grief soulevé doit donc être rejeté.