Citation: 5A_378/2023 E. B

B.a. B.a.a. Le 31 janvier 2022, B.________ a requis du Tribunal de première instance de Genève (ci-après: tribunal ou juge du séquestre) le séquestre des avoirs de A.________ sur le compte bancaire 13388589 EUR (1338588) auprès de la banque BNP Paribas de siège social à Genève à hauteur des montants, selon taux de change (1 euro = 1.04 fr.) de: 4'000 euros, soit 4'126 fr. 80 selon jugement du 6 décembre 2018, avec intérêts à 5%; 1'000 euros, soit 1'031 fr. 70, selon le même jugement; 2'000 euros, soit 2'063 fr. 40 selon arrêt du 16 octobre 2019, avec intérêts à 5%; 2'500'000 euros, soit 2'579'264 fr. 90 selon arrêt du 24 novembre 2020, avec intérêts à 5%; 15'000 euros, soit 15'475 fr. 60, selon arrêt du 24 novembre 2020, avec intérêts à 5%; 3'000 euros, soit 3'095 fr. 10, et 800 euros, soit 825 fr. 35, avec intérêts à 5% selon jugement du 7 janvier 2021; 31'183 euros, soit 32'171 fr. 70, au titre d'arriéré de pension alimentaire. Par ordonnance du 11 mars 2022, le juge du séquestre a ordonné la mesure requise à hauteur de 2'638'054 fr. 55, avec intérêts à 5% dès le 28 janvier 2022, sur la base des jugements correctionnels français des 6 décembre 2018 et 7 janvier 2021 et des arrêts de la Cour d'appel française des 16 octobre 2019 et 24 novembre 2020. B.a.b. B.a.b.a. Le 5 avril 2022, A.________ a formé opposition au séquestre précité, concluant au rejet de la requête de séquestre. II a fait valoir en substance que la requête aurait dû être rejetée faute de contenir des conclusions tendant à la reconnaissance des décisions étrangères produites à l'appui de celle-ci. De plus, il n'y aurait pas de cas de séquestre. En effet, il serait domicilié en Suisse, et la créance n'aurait pas de lien suffisant avec la Suisse. Enfin, l'arrêt de la Cour d'appel d'Aix-en-Provence du 24 novembre 2020 ne serait pas exécutoire, un pourvoi en cassation ayant été déposé. B.a.b.b. Le 22 avril 2022, A.________ a également formé recours contre l'ordonnance de séquestre du 11 mars 2022. Il a conclu à ce que la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: cour de justice) constate que le juge du séquestre n'avait pas statué sur l' exequatur des décisions invoquées dans son ordonnance et annule l'ordonnance précitée en tant qu'elle reconnaîtrait implicitement les décisions qui y sont mentionnées, la cause devant être renvoyée au tribunal pour statuer sur la reconnaissance des décisions étrangères. Subsidiairement, il a conclu à ce qu'il soit constaté que l'arrêt de la Cour d'appel d'Aix-en-Provence du 24 novembre 2020 n'était pas exécutoire en Suisse, de même que les trois autres décisions à l'appui de l'ordonnance de séquestre, qui devait en conséquence être annulée. B.a.c. Les 2 et 7 juin 2022, B.________ a transmis au tribunal, saisi de l'opposition à séquestre, un rapport rédigé par le rapporteur de la Cour de cassation à l'attention des juges saisis, aux termes duquel celui-ci retient que les moyens présentés par A.________ sont irrecevables ou ne sont manifestement pas de nature à entraîner la cassation, ainsi qu'un courriel du conseil français de B.________ l'informant qu'une audience était appointée le 6 septembre 2022 et que la Cour de cassation rendrait sa décision quatre à cinq semaines après cette date. B.b. B.b.a. Par arrêt du 5 octobre 2022, statuant sur le recours formé par A.________ le 22 avril 2022, la cour de justice a renvoyé la cause au tribunal pour qu'il rende une décision sur exequatur. Le 13 octobre 2022, B.________ a transmis au tribunal la décision rendue par la Cour de cassation française, rejetant le pourvoi de A.________ et confirmant la décision du 24 novembre 2020 condamnant ce dernier à une prestation compensatoire de 2'500'000 euros, ainsi qu'à 15'000 euros à titre de dépens. B.b.b. Lors de l'audience devant le tribunal du 17 octobre 2022 dans le cadre de l'opposition à séquestre, B.________ a sollicité un délai pour produire une copie conforme de l'arrêt de la Cour de cassation ainsi qu'une annexe V de la CL. Le tribunal lui a imparti un délai au 30 novembre 2022 pour ce faire et a informé les parties de ce qu'il convoquerait une nouvelle audience. Dans le délai imparti, B.________ a transmis au tribunal une copie certifiée conforme de l'arrêt de la Cour de cassation du 12 octobre 2022, ainsi qu'une copie du certificat de reconnaissance établi par les autorités françaises. Lors de l'audience du 16 janvier 2023, dans le cadre de l'opposition à séquestre, les parties ont plaidé et le tribunal a gardé la cause à juger. B.c. Par ordonnance du 21 octobre 2022, le tribunal a déclaré exécutoires en Suisse: - l'arrêt rendu par la Cour d'appel d'Aix-en-Provence le 24 novembre 2020 dans la cause opposant les parties; - le jugement rendu par le Tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence le 6 décembre 2018 à l'encontre de A.________, condamnant notamment ce dernier à payer à B.________ la somme de 4'000 euros à titre de réparation morale et 1'000 euros à titre de dépens; - l'arrêt rendu le 16 octobre 2019 par la Chambre des appels correctionnels de la Cour d'appel d'Aix-en-Provence à l'encontre de A.________, confirmant les dispositions civiles et pénales du jugement du Tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence du 6 décembre 2018; - le jugement rendu le 7 janvier 2021 par le Tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence à l'encontre de A.________ (ch. 1 du dispositif), et a dit que le chiffre 1 de l'ordonnance déployait ses effets à compter du 11 mars 2022 (ch. 2). B.d. B.d.a. Par acte expédié le 24 novembre 2022 à la cour de justice, A.________ a formé recours contre cette ordonnance. Il en a sollicité l'annulation, et cela fait, conclu à ce que le jugement rendu par le Tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence le 6 décembre 2018, l'arrêt rendu le 16 octobre 2019 par la Chambre des appels correctionnels de la Cour d'appel d'Aix-en-Provence, l'arrêt rendu par la Cour d'appel d'Aix-en-Provence (France) le 24 novembre 2020 et le jugement rendu le 7 janvier 2021 par le Tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence ne soient pas reconnus en Suisse et à ce qu'il soit dit qu'ils n'ont pas force exécutoire en Suisse. B.d.b. Par ordonnance du 17 janvier 2023, le juge du séquestre a ordonné la suspension de la procédure d'opposition à séquestre jusqu'à droit jugé sur le recours formé contre l'ordonnance d' exequatur rendue le 21 octobre 2022. B.d.c. Par arrêt du 29 mars 2023, la cour de justice a rejeté le recours du 24 novembre 2022 contre l'ordonnance du 21 octobre 2022.