Citation: 6B_731/2016 E. 2.2

2.2. En l'espèce, l'autorité précédente a considéré que la loi vaudoise du 4 juillet 2006 sur l'exécution des condamnations pénales (LEP; RS/VD 340.01) ne prévoyait pas de recours auprès de la Chambre des recours pénale contre une décision de la SJL fondée sur l'art. 35 al. 1 CP. Elle a ensuite considéré qu'une mesure prise en vertu du droit pénal, et notamment de l'art. 35 CP, par le SJL n'était pas une décision au sens de l'art. 3 al. 1 LPA/VD ou d'autres normes du droit public définissant la notion de décision, dès lors qu'elle n'était pas prise en vertu du droit public. L'absence de décision pouvait certes faire l'objet d'un recours de droit administratif, quant l'autorité agissait dans le cadre du droit public (art. 74 al. 2 LPA/VD par renvoi de l'art. 99 LPA/VD). Tel n'était toutefois pas le cas lorsqu'une autorité chargée d'appliquer le droit pénal omettait de statuer ou tardait à le faire. Le recours de droit administratif au Tribunal cantonal (art. 92 LPA/VD) était donc irrecevable. L'autorité précédente a finalement fait référence à l'art. 36 al. 3 CP et jugé que le recourant n'était pas dépourvu de toute possibilité effective d'obtenir une nouvelle décision de l'autorité de jugement fixant le paiement des acomptes sur une durée de 24 mois ou réduisant le montant du jour-amende.