Citation: 9C_17/2018 E. 4.3

4.3. En l'espèce, en retenant comme facteur d'abattement supplémentaire à ceux pris en considération par l'office recourant le fait que l'intimé "n'a pas travaillé depuis 2008", la juridiction cantonale a pris en compte un critère inapproprié. L'absence prolongée du marché du travail n'est en effet pas déterminante dans le contexte d'une activité adaptée relevant de tâches manuelles simples, comme prise en considération dans le jugement entrepris en référence à l'ESS 2014, niveau 1 (arrêts 9C_777/2015 du 12 mai 2016 c. 5.3; 8C_351/2014 du 14 août 2014 consid. 5.2.4.2 et 8C_594/2011 du 20 octobre 2011 consid. 5). Au demeurant, il n'apparaît pas que l'éloignement du marché du travail serait lié aux atteintes à la santé dont souffre l'assuré; ses affirmations relatives à une cause pathologique (dépression lente [cf. recours cantonal]) ne sont étayées par aucune pièce du dossier, tandis que l'indication donnée par le docteur C.________ de limitations (dorso-lombalgies, fatigabilité et douleurs depuis l'année 2000 [rapport inclus au dossier le 4 février 2015]) n'est pas déterminante au regard du fait que l'assuré a travaillé jusqu'à fin juin 2008. Par conséquent, la juridiction cantonale n'avait pas à substituer sa propre appréciation à celle de l'office recourant en augmentant de 5 % l'abattement fixé initialement. Compte tenu du revenu d'invalide déterminé en fonction d'un abattement de 10 % (59'969 fr.), comparé au revenu sans invalidité de 71'259 fr. 65 - non contesté par les parties -, le degré d'invalidité doit être fixé à 16 %. Ce taux est insuffisant pour ouvrir le droit à la mesure de reclassement reconnue par les premiers juges (consid. 2.2 supra). Leur jugement doit dès lors être annulé, sans qu'il soit nécessaire d'examiner plus avant le grief de l'office recourant selon lequel les premiers juges ont omis d'examiner l'ensemble des conditions du droit à la prestation accordée. On ajoutera que dans sa décision du 17 janvier 2017, l'office recourant a reconnu le droit de l'intimé à une aide au placement. Il appartiendra ainsi le cas échéant à l'assuré de s'adresser à l'administration afin de solliciter cette aide s'il souhaite en bénéficier.