Citation: 5A_905/2015 E. 3.2.2

3.2.2. Dans son raisonnement, la cour cantonale a commencé par rappeler - fait non contesté - que C.________ n'avait actuellement plus de capacité de discernement, puis a plus concrètement examiné si le mandat établi en faveur du recourant a été constitué librement, soit s'il reflète la volonté réelle de son auteure. Dès lors, sur la base des rapports médicaux des Dr D.________ et F.________, elle a retenu que C.________ souffrait, déjà au début de l'année 2013, d'une maladie neurodégénérative dont l'aggravation était progressive. Les tests effectués en avril 2013 faisaient état d'une atteinte très importante au niveau de l'efficience globale, les résultats du test MMS étant très faibles. Par ailleurs, le Dr D.________ avait confirmé, lors de son audition, que l'état confusionnel de sa patiente était, à cette époque, important, nécessitant un séjour de plusieurs semaines en clinique, et qu'à son avis, en février 2014, elle n'était pas en mesure de comprendre le sens global du mandat pour cause d'inaptitude qu'elle avait recopié. La cour cantonale a dès lors considéré qu'au moment de recopieret de signer le mandat pour cause d'inaptitude, le 2 février 2014, C.________ ne disposait pas de la capacité de discernement appropriée. Partant, ce dernier n'avait pas été constitué valablement.