Citation: 5C.234/2000 22.02.2001 E. 1

1.- a) Déposé à temps contre une décision prise dans une contestation civile (ATF 125 III 149; Amonn/Gasser, Grundriss des Schuldbetreibungs- und Konkursrechts, 6e éd., §§ 4 N 49, 71 et 20 N 27) par le tribunal suprême du canton, le présent recours est recevable sous cet angle; il l'est également au regard de l'art. 46 OJ, la valeur litigieuse étant clairement atteinte. b) La décision attaquée, qui renvoie la cause au premier juge pour instruction sur le fond, n'est pas finale au sens de l'art. 48 al. 1 OJ (Poudret, COJ II, N 1.1.4.12 ad art. 48 et les références); elle constitue, en revanche, une décision préjudicielle ou incidente (arrêt de la Ie Cour civile du 9 septembre 1987, in: SJ 110/1988, p. 119 consid. 1; Poudret, op. cit. , N 2.1.3 ad art. 50) contre laquelle le recours en réforme est ouvert en vertu de l'art. 50 al. 1 OJ, dont les conditions - dûment exposées par la recourante (ATF 118 II 91 consid. 1a p. 92) - sont manifestement réalisées dans le cas particulier (cf. ATF 122 III 254 consid. 2a p. 255/256 et les arrêts cités). c) Le chef de conclusions tendant à la confirmation du jugement de première instance est recevable; on comprend, en effet, que la recourante demande la modification de l'arrêt attaqué en ce sens que l'action soit déclarée irrecevable. Il s'ensuit que les exigences de l'art. 55 al. 1 let. b OJ sont remplies.