Citation: 8C_655/2018 E. 8.2

8.2. La recourante reproche en outre aux premiers juges de s'être fondés sur l'avis des experts du CEMed, selon lequel elle est apte à exercer une activité de directrice de magasin à raison de 50 %, pour autant que la position debout ne soit pas "primordiale". Elle allègue que, contrairement à ce qu'a retenu la cour cantonale, une activité dans la vente impliquerait, de manière prépondérante, la station debout durant de nombreuses heures, sans que l'employée ait la possibilité d'alterner les positions debout/assis toutes les quarante-cinq minutes. En outre, son activité de responsable des ventes l'obligeait à effectuer des déplacements en train et en avion, ce qui l'empêchait également d'alterner les positions. La recourante infère de cela qu'il ne serait pas envisageable d'évaluer le revenu d'invalide en se fondant sur son activité antérieure, même compte tenu d'une diminution de la capacité de travail de 50 %, et elle soutient que ce revenu devrait être fixé au regard de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS), publiée par l'Office fédéral de la statistique (OFS). En l'occurrence, les experts du CEMed ont attesté que les limitations étaient principalement de nature orthopédique (positions assise et debout) et dermatologique (position assise) et ils ont indiqué qu'une activité non manuelle, sédentaire, telle que l'activité exercée avant l'atteinte à la santé, était possible à raison de 50 %, diminution de rendement incluse, à condition d'alterner les positions assise et debout toutes les quarante-cinq minutes. Les experts ont examiné la capacité résiduelle de travail de la recourante au regard de son ancienne activité qu'ils ont jugée compatible avec les séquelles de l'accident. D'ailleurs, il est fort douteux qu'une telle activité exigeait, de manière prépondérante, la station debout durant de nombreuses heures, sans que l'intéressée ait eu la possibilité d'alterner les positions debout/assis toutes les quarante-cinq minutes. De même, on ne voit pas que les déplacements professionnels en train et en avion ne laisseraient aucune possibilité d'alterner les positions. Le point de vue de la recourante apparaît ainsi mal fondé.