Citation: 2C_492/2023 E. 3.1.2

3.1.2. Dans son mémoire, le recourant argue qu'il a droit à une autorisation de séjour en vertu de l'art. 8 CEDH sous l'angle de la protection de la vie privée. Il relève à cette fin la durée de son séjour en Suisse et son intégration. Il perd de vue qu'il a séjourné légalement en Suisse pendant moins de dix ans, soit du 18 janvier 2008 au 17 janvier 2010 et du 4 juin 2018 au 17 août 2020, et qu'il ne peut donc pas bénéficier de la présomption selon laquelle après un séjour légal en Suisse de plus de dix ans, les liens sociaux que l'étranger a développés avec ce pays sont à ce point étroits qu'un refus de renouvellement d'autorisation de séjour ne pourrait être prononcé que pour des motifs sérieux (cf. ATF 144 I 266 consid. 3). Enfin, il ne ressort pas des faits retenus dans l'arrêt attaqué, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que le recourant puisse se prévaloir d'une intégration particulièrement réussie justifiant un droit de séjour issu de l'art. 8 CEDH (ATF 149 I 207 consid. 5.3.4). On ne peut donc pas considérer qu'il invoque de manière défendable un droit de séjour fondé sur l'art. 8 CEDH sous l'angle de la vie privée.