Citation: 5A_47/2020 E. 5.1.2

5.1.2. La majorité de la doctrine a pris acte de cette jurisprudence (DALLÈVES, in Commentaire romand, Poursuite et faillite, 2005, n° 11 ad art. 12 LP; GILLIÉRON, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dette et la faillite, Art. 1-88, 1999, n° 26 ad art. 12 LP; KREN KOSTKIEWICZ, SchKG Kommentar, 19ème éd., 2016, n° 5 ad art. 12 LP et n° 12 ad art. 144 LP; MÖCKLI, in Kurzkommentar SchKG, 2ème éd. 2014, n° 11 ad art. 12 LP; REY-MERMET, in Commentaire romand, Poursuite et faillite, 2005, n° 35 ad art. 144 LP; SCHMID, i n Kommentar zum Bundesgesetz über Schuldbetreibung und Konkurs SchKG, 4ème éd., 2017, n° 54 ad art. 144 LP; WEINGART, in Kommentar zum Bundesgesetz über Schuldbetreibung und Konkurs SchKG, 4ème éd., 2017, n° 15 ad art. 12 LP). Certains auteurs la critiquent en revanche. Ils avancent que, de même que le paiement du prix en cas de vente partielle n'arrête pas le cours des intérêts à hauteur du montant payé, le paiement par un tiers à l'office ne peut pas produire cet effet. Ils en déduisent que le cours des intérêts cesse au moment où le créancier perçoit la somme mise en poursuite (EMMEL, in Basler Kommentar, SchKG I, 2ème éd., 2010, n° 16 ad art. 12 LP; SCHÖNIGER, in Basler Kommentar, SchKG I, 2ème éd., 2010, n° 76 ad art. 144 LP). Un autre critique avant tout la charge de travail que représente cette méthode pour les offices des poursuites (VONDER MÜHLL, remarque ad ATF 116 précité, in BlSchK 1991 p. 172).