Citation: 8C_911/2014 E. A

B.________ a requis l'octroi d'une indemnité de chômage et un délai-cadre d'indemnisation a été ouvert du 17 novembre 1993 au 16 novembre 1995. Elle a perçu des indemnités calculées en fonction d'un gain assuré fixé initialement à 2'451 fr. Par la suite, le montant du gain assuré a été augmenté plusieurs fois entre le 2 novembre 1999 et le 21 mars 2006 (5'451 fr., 6'825 fr., 7'625 fr., 7'825 fr., 8'050 fr. et 8'100 fr.). Quatre autres délais-cadre d'indemnisation ont été ouverts en faveur de l'assurée, à savoir du 1 er août 1996 au 31 juillet 1998, du 3 juillet 2000 au 2 juillet 2002, du 3 juillet 2002 au 2 juillet 2004 et du 25 juillet 2005 au 24 juillet 2007. Pour chacune de ces périodes, le montant du gain assuré fixé initialement a été augmenté par la suite. Par ailleurs, durant le délai-cadre d'indemnisation du 3 juillet 2000 au 2 juillet 2002, un autre enfant a été saisi dans le compte informatique, sous le même nom que l'enfant déclaré initialement mais sous une année de naissance différente, de sorte que le montant des allocations familiales a été multiplié par deux pour toutes les périodes calculées depuis 1993 ou payées après cette date. Toutes ces modifications ont été effectuées par un collaborateur de la Caisse cantonale genevoise de chômage (ci-après: la caisse) et ont conduit au paiement d'indemnités de chômage indues. Le jour même où ces prestations étaient versées sur le compte de l'assurée, le collaborateur en question avait coutume d'informer celle-ci qu'une erreur de calcul du montant dû à titre rétroactif s'était produite et l'intéressée lui remettait de la main à la main tout ou partie des montants perçus en trop. Par décision du 17 juillet 2008, confirmée sur opposition le 30 juin 2009, la caisse a réclamé à l'assurée le remboursement d'un montant de 259'020 fr. 45, somme correspondant aux indemnités de chômage indûment perçues à la suite des modifications susmentionnées.