Citation: 2P.256/2005 10.03.2006 E. B

Par courrier du 4 novembre 2003 adressé au Directeur des HUG, X.________ a sollicité une entrevue. Elle joignait notamment un certificat médical de son médecin traitant, E.________, daté du 31 octobre 2003, par lequel ce médecin disait suivre sa patiente depuis 1980 et affirmait que celle-ci avait souffert de harcèlement et de pression psychologique de plus en plus intolérables pendant ses années de travail à la clinique d'ophtalmologie, que fragilisée par cette situation, elle s'était vue obligée de signer la lettre de démission contre son gré et sous la menace de sanctions administratives, de sorte que cette lettre ne pouvait qu'être invalidée. E.________ ajoutait que l'état de sa patiente nécessitait des soins urgents afin qu'elle puisse retrouver la santé et son équilibre psychologique. Le 19 novembre 2003, X.________ a été reçue, en présence de Z.________, son compagnon, par la Direction des HUG. Il lui a été confirmé qu'il n'était pas question de la réengager. Par lettre du 11 février 2004 à la Direction des HUG, suivie d'un rappel du 12 mars 2004, X.________, par l'entremise de son mandataire, a déclaré invalider la déclaration de démission signée le 8 juillet 2003, laquelle aurait été obtenue sous une pression inadmissible. Elle a sollicité sa réintégration au sein des HUG. Par lettre du 31 mars 2004, le Directeur général des HUG a observé que X.________ avait démissionné de son plein gré. Il a contesté l'ensemble des allégués de l'intéressée.