Citation: 6B_138/2019 E. 3.1.2

3.1.2. Le recourant se plaint de ce que sa peine de base pour l'infraction d'escroquerie n'a pas été réduite, respectivement que sa peine pour les actes de blanchiment n'a été réduite que de deux mois, par rapport à celle prononcée dans le jugement de 2013 alors que cinq ans se sont écoulés depuis sa condamnation. A cet égard, le recourant perd de vue que, selon la jurisprudence, pour déterminer si le temps écoulé est suffisamment long au sens de l'art. 48 let. e CP (en particulier si les deux tiers du délai de prescription sont écoulés), le juge doit se référer à la date à laquelle les faits ont été souverainement établis (ATF 140 IV 145 consid. 3.1 p. 147 s. et les références citées). Or, en l'espèce, les faits ont été souverainement établis par le jugement du 10 octobre et complément du 29 novembre 2013. C'est donc à juste titre que le TPF s'est placé à ce moment pour l'examen de l'écoulement des deux tiers du délai de prescription. En outre, dans son jugement de 2013, le TPF avait déjà tenu compte de la circonstance atténuante du long temps écoulé s'agissant de la fixation de la peine de base relative à l'infraction d'escroquerie. A cet égard, contrairement à ce que soutient le recourant, l'arrêt de renvoi n'imposait pas au TPF qu'il tienne davantage compte de cette circonstance et qu'il fixe une peine plus clémente s'agissant de la peine de base relative à l'escroquerie. Le Tribunal fédéral a retenu qu'il ne ressortait pas de la motivation du TPF qu'il aurait tenu compte de l'écoulement du temps en tant que circonstance atténuante dans la fixation de la peine privative de liberté relative aux actes de blanchiment. Il a donc enjoint le TPF, dans le cadre de la nouvelle fixation de la peine, à examiner si cette circonstance était pertinente s'agissant des actes de blanchiment et à exposer ses motifs à cet égard (arrêt 6B_688/2014 précité consid. 27.3, plus particulièrement 27.3.3). Le recourant se plaint également d'une inégalité de traitement avec V.________. Celui-ci aurait, en effet, bénéficié d'une réduction de la peine de base relative à l'escroquerie de 5 mois par rapport au jugement de 2013. Ce faisant, le recourant ignore que la réduction en question fait notamment suite à l'annulation du jugement de 2013 et au renvoi de la cause par le Tribunal fédéral qui imposait au TPF de tenir compte du fait que le prénommé avait agi en qualité de complice.