Citation: I 137/04 13.01.2005 E. 3

L'office AI a fondé la décision initiale d'allocation de rente sur le rapport établi par le docteur H.________ le 16 janvier 1998. Selon ce rapport, l'état de santé de l'assurée n'était pas encore stabilisé après l'intervention chirurgicale pratiquée le 21 novembre 1997. Le docteur H.________ a exposé qu'il ne pourrait se prononcer sur la consolidation de l'arthrodèse et entreprendre une rééducation qu'en février 1998. Il était beaucoup trop tôt pour évaluer le degré de capacité de travail et l'invalidité permanente de l'assurée; en l'état, et jusqu'en avril 1998, l'incapacité de travail était totale. Cinq ans plus tard, le rapport d'expertise du docteur Y.________, dont la recourante ne conteste pas la valeur probante, démontre que l'épaule gauche de l'assurée est désormais stable et que les atteintes à sa santé ne l'empêchent pas de travailler à mi-temps, dans une activité adaptée. On peut donc admettre que l'état de santé de l'assurée s'est notablement amélioré depuis la décision initiale d'allocation de rente, T.________ ayant, au plus tôt dès le mois d'avril 1998, recouvré progressivement une capacité de travail partielle. L'état de fait lors de la procédure de révision menée par l'office AI en 1999, ne revêt pas un caractère déterminant (cf. consid. 2.2 in fine), contrairement à l'avis de la recourante.