Citation: 6B_96/2016 E. 2.2

2.2. Le recourant invoque d'autre part que l'auteur de l'excès de vitesse litigieux serait probablement un dénommé A.________, fait dont le recourant aurait informé le ministère public par courrier du 28 octobre 2014. Le recourant aurait tenté de retrouver l'adresse de ce A.________. N'ayant pas réussi, il aurait décidé de ne pas recourir contre l'ordonnance pénale, se réservant d'en demander la révision lorsqu'il aurait retrouvé l'adresse de la personne qui devait avoir conduit le véhicule le jour du contrôle. Il aurait retrouvé son adresse actuelle début août 2015. Il ressort de l'arrêt attaqué que lorsque le ministère public a rendu son ordonnance pénale le 13 août 2014, il avait connaissance des allégations du recourant, selon lesquelles un dénommé A.________ aurait été le conducteur du véhicule le jour de l'infraction. L'adresse de ce dernier, ainsi que son numéro de téléphone en Guinée Bissau lui avaient déjà été transmis. Le recourant n'invoque pas l'arbitraire de ces constatations, auxquelles le Tribunal fédéral est par conséquent lié conformément à l'art. 105 al. 1 LTF. Le seul élément nouveau est l'indication d'une nouvelle adresse où le dénommé A.________ pourrait être joint. Le ministère public disposait des coordonnées à l'époque du dénommé A.________. Il n'a pas jugé utile de procéder à l'audition de celui-ci, ce qui relève de l'appréciation des preuves. Le recourant ne peut dans la présente procédure critiquer cette décision: il aurait dû le faire dans la procédure ordinaire qui aurait pu prendre place s'il avait fait opposition en temps utile. Il ne saurait rattraper son omission en tentant de rouvrir la procédure par la communication d'une adresse actualisée. Dans ces circonstances, le refus de l'autorité précédente d'entrer en matière sur la demande de révision ne prête pas flanc à la critique.