Citation: 9C_276/2022 E. 5.1

5.1. En ce qu'elle se contente d'abord d'affirmer, en se référant à l'avis de la doctoresse G.________, que la juridiction cantonale aurait dû lui "reconnaître une invalidité complète" et le droit à une rente entière d'invalidité, l'assurée ne fait pas état d'éléments cliniques ou diagnostiques concrets et objectifs susceptibles de mettre en cause les conclusions médicales suivies par la juridiction cantonale, ni de motifs susceptibles d'établir le caractère arbitraire de l'appréciation qu'elle en a faite. L'instance précédente a en effet examiné les conclusions de la doctoresse G.________, selon lesquelles sa patiente présentait une incapacité totale de travail dans toute activité (cf. rapport du 28 juin 2021), et dûment exposé les raisons pour lesquelles elle a considéré que l'appréciation du médecin traitant ne permettait pas de remettre en doute celle du docteur F.________, au regard également des critiques que la première avait formulées quant à l'expertise du second. A cet égard, les premiers juges ont en particulier retenu que dans son rapport du 28 juin 2021, la doctoresse G.________ avait motivé son point de vue en se référant au tableau douloureux, à l'imprévisibilité des crises algiques et aux comorbidités psychiatriques de sa patiente, sans détailler les limitations fonctionnelles, objectivement corrélées aux atteintes à la santé, et en fondant au demeurant son analyse sur une imagerie radiologique du 4 juin 2021, postérieure à la date de la décision litigieuse du 9 novembre 2020. On ajoutera que dans ses rapports des 28 janvier 2018 et 26 mars 2019, que la recourante reproche à la juridiction cantonale de ne pas avoir pris en compte, la doctoresse G.________ n'a pas davantage décrit les conséquences des atteintes à la santé qu'elle avait retenues sur la capacité de travail de l'intéressée (arrêt de travail à 100 % depuis juillet 2013 "[e]n raison de son tableau douloureux"; rapport du 28 janvier 2018). A l'inverse de ce qu'affirme l'assurée la doctoresse G.________ n'a pas "bel et bien détaillé les limitations fonctionnelles et les raisons pour lesquelles [elle] ne pouvait travailler" dans son rapport du 26 mars 2019. Ainsi, la "peine à se chausser" occasionnée notamment par des douleurs de la plante des pieds ayant contraint la recourante à changer de pointure de chaussures, tout comme le fait qu'elle ne peut pas se coucher en décubitus latéral sur la périhanche droite, décrits par la doctoresse G.________, ne sont pas des limitations fonctionnelles que le médecin met en lien avec l'exercice d'une activité lucrative.