Citation: 6B_644/2021 E. 1.5

1.5. Le recourant soutient que la cour cantonale aurait omis arbitrairement des éléments de preuve ayant une influence sur le sort de la décision. La cour cantonale n'aurait pas pris en compte la motivation du Ministère public de l'arrondissement de Lausanne en lien avec la demande d'autorisation d'une surveillance de la correspondance par poste et télécommunication du 26 juillet 2017, à savoir que le contrôle téléphonique sollicité constituerait "le seul moyen d'obtenir des éléments utiles à l'enquête". Il lui reproche également d'avoir arbitrairement omis le fait que le rapport d'investigation établi par la Police de sûreté à Lausanne, le 8 janvier 2018, indiquerait que consécutivement à l'analyse de l'ensemble des conversations téléphoniques auxquelles le recourant a pris part, aucun élément factuel ne se trouverait en relation directe avec le viol de sa nièce. En l'espèce, la cour cantonale n'est aucunement liée par l'avis du Ministère public quant à la nécessité d'une surveillance des télécommunications pour récolter des preuves en cours d'investigation. De plus, contrairement à ce que semble penser le recourant, le fait que les conversations téléphoniques surveillées n'ont pas fait mention du viol, ne signifie aucunement que ce viol n'aurait pas pu avoir lieu. Ainsi, le recourant ne démontre pas en quoi - pour autant que ces éléments soient avérés - la décision serait arbitraire dans son résultat. En outre, le recourant soutient que la déclaration de J.________ indiquant qu'il n'avait "aucune certitude quant à savoir si c'était vrai" aurait été omise dans le jugement entrepris. Or, le jugement retranscrit précisément cette déclaration. En effet, la cour cantonale retient que lors de son audition du 12 avril 2014, J.________ avait relaté ce qui suit: "hier matin, vers 11h 20, B.________ a de nouveau pu m'appeler. Elle pleurait. Elle m'a dit qu'il s'était passé quelque chose de grave. Je lui ai posé plein de questions et à un moment donné je lui ai demandé si elle avait été violée. Elle m'a répondu en pleurs que oui. J'ajoute que c'est elle qui me l'a dit et je n'ai aucune certitude quant à savoir si c'est vrai". Cette déclaration replacée dans son contexte, montre que le témoin indique, par précaution, qu'il répète les dires de son amie, sans pouvoir certifier qu'ils sont vrais. Contrairement à ce que semble suggérer le recourant, le témoin ne remet pas en cause les dires de son amie. Dès lors, outre que la déclaration mentionnée ressort précisément du jugement attaqué, il n'était nullement arbitraire de retenir, comme la cour cantonale l'a fait, que le fait que l'intimée ait téléphoné à son ami en pleurs très rapidement après les faits pour indiquer qu'il s'était passé quelque chose de grave et qu'elle ait confirmé avoir été violée atteste encore de sa crédibilité.