Citation: 9C_458/2024 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, selon les constatations cantonales, les médecins de Swiss Expertises Médicales Sàrl ont fait état d'une capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée, sans indiquer que la mise en valeur de la capacité (résiduelle) de travail était subordonnée à l'exécution préalable de mesures de réadaptation. Dans le rapport d'expertise du 31 mai 2023, le docteur E.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, a en effet exclu le besoin d'une rééducation préalable à une reprise du travail, en répondant par la négative à la question de savoir si des mesures médicales ou thérapies pouvaient encore améliorer de manière significative la capacité de travail de l'assuré; il a justifié son point de vue notamment par le fait que celui-ci disposait déjà d'une capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée. La juridiction précédente a par ailleurs dûment exposé les raisons pour lesquelles elle a considéré que le recourant ne pouvait rien déduire en sa faveur de l'avis des docteurs B.________ et C.________, qui avaient proposé de l'adresser auprès d'un médecin rééducateur afin de travailler sur la souplesse de son épaule et espérer une reprise de son travail à terme (rapport du 14 novembre 2023). Elle a en particulier expliqué que la proposition de rééducation émise par les docteurs B.________ et C.________ n'apparaissait pas aller au-delà d'une simple proposition pour une aide accompagnant une reprise professionnelle et ne visait pas à contester les conclusions des médecins de Swiss Expertises Médicales Sàrl, qui avaient nié la nécessité de mesures médicales comme éventuelle condition préalable à une reprise complète du travail dans une activité adaptée. En se limitant à affirmer que le rapport du 14 novembre 2023 a été établi par des "médecins d'un hôpital mondialement reconnus" qui ont préconisé des mesures médicales de rééducation, le recourant n'établit pas que les constatations et l'appréciation des premiers juges seraient arbitraires ou autrement contraires au droit (notamment à l'art. 8 al. 1 LAI). En particulier, la constatation que des mesures de réadaptation préalables n'étaient pas nécessaires du point de vue médical (cf. supra consid. 5.1) n'apparaît pas manifestement inexacte. On ajoutera que les docteurs B.________ et C.________ n'ont du reste évoqué une éventuelle réadaptation qu'en relation avec la reprise de l'activité habituelle; ils ont en effet proposé d'adresser leur patient auprès d'un médecin rééducateur concernant "une reprise de son travail en tant que peintre en bâtiment". Le recours est mal fondé sur ce point.