Citation: 5A_910/2014 E. 9

Le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir violé les art. 398 CO, 128 CPC, 29 Cst., ainsi que l'art. 9 Cst., contestant que son conseil ait fait preuve de témérité en demandant l'apport de la procédure pénale dans le dossier de la présente cause, vu les obligations incombant à un mandataire professionnel, particulièrement le devoir d'information. Il soutient qu'en déclarant l'appel irrecevable en tant qu'il est formé dans l'intérêt de son conseil - solidairement condamné à une amende de procédure - la cour cantonale n'a pas pu réparer la violation grave du droit d'être entendu de l'avocat par la Justice de paix, qu'elle a pourtant constatée. Le recourant soutient en outre que la décision du 4 février 2014 du Ministère public faisant interdiction à l'avocat de dévoiler le contenu du dossier pénal à son client n'était pas exécutoire, ni définitive le jour de la requête, le 6 février 2014. Le recourant ajoute que la cour cantonale a enfin arbitrairement appliqué l'art. 40 let. b et c aLPC, dès lors qu'elle devait appliquer le nouvel art. 128 CPC. Le recourant se plaint également de la violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.), d'abus du pouvoir d'appréciation et de la violation de l'art. 128 CPC, eu égard à l'amende qui lui a été infligée. Évoquant les mêmes dispositions de la procédure genevoise (art. 40 et 42 aLPC) que précédemment, le recourant présente en substance la même motivation qu'en ce qui concerne son avocat, à savoir en particulier que l'autorité précédente ne connaissait pas le contenu exact de la procédure pénale et que l'interdiction du 4 février 2014 du Ministère public n'était pas exécutoire lors de la requête d'apport du 6 février 2014. La critique est d'emblée irrecevable en ce qui concerne l'avocat, dès lors que, comme il a été exposé ci-avant ( cf. supra consid. 1.2), le présent recours en matière civile n'est pas ouvert pour contester la sanction infligée au conseil du recourant. De surcroît, l'ensemble des griefs soulevé, tant pour le compte du recourant lui-même que pour le compte de l'avocat, est insuffisamment motivé (art. 106 al. 2 et 42 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2). Le recourant n'explicite pas en quoi l'autorité précédente aurait violé le droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.), pas plus qu'il ne développe l'argument d'une application arbitraire (art. 9 Cst.) des art. 40 et 42 aLPC, en lieu et place de l'art. 128 CPC qu'il se limite à énoncer et dont la teneur est au demeurant en substance similaire. Ainsi, le recourant se contente de contester la motivation de l'autorité cantonale qui a jugé que la violation du droit d'être entendu avait été réparée au stade de l'appel, sans exposer en quoi ce raisonnement violerait les droits constitutionnels précités et en présentant sa propre appréciation. La critique est en définitive irrecevable.