Citation: 1B_214/2019 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, il ressort du dossier que l'instance précédente a, par courrier du 26 mars 2019, adressé au recourant une copie des déterminations - circonstanciées en fait et en droit - de la Procureure intimée et qu'elle a, par décision du même jour, rejeté la demande de récusation. L'instance précédente a ainsi statué sans que le recourant n'ait eu l'opportunité de répliquer. Il importe peu que la décision du 26 mars 2019 ait été expédiée aux parties le 8 avril 2019, soit plus de dix jours après que le recourant a pris connaissance des déterminations de la Procureure, puisque la Chambre des recours pénale n'aurait pas pu tenir compte d'une prise de position spontanée déposée après le 26 mars 2019. Pour le surplus, nul ne prétend que la cause présentait une urgence telle qu'il se justifiait de priver le recourant de son droit de prendre position sur les déterminations de la Procureure visée par la demande de récusation. Dans ces circonstances, la Chambre des recours pénale a violé le droit d'être entendu du recourant. La violation du droit d'être entendu ne peut pas être réparée devant le Tribunal fédéral dans la présente cause (cf. ATF 137 I 195 consid. 2.7 p. 199; arrêts 1B_502/2017 du 7 février 2018 consid. 2.2; 1B_233/2016 du 27 juillet 2016 consid. 2.3). Partant, le recours doit être admis et la décision attaquée annulée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres griefs soulevés. La cause sera renvoyée à la Chambre des recours pénale pour nouvelle décision, après avoir octroyé au recourant la possibilité d'exercer son droit à la réplique.