Citation: 5A_359/2023 E. 3.4

3.4. Se fondant sur le contenu de la convention de divorce du 16 août 2016, l'autorité cantonale a déterminé la volonté réelle et commune des parties lors de la conclusion de l'accord, c'est-à-dire leur volonté subjective (cf. supra consid. 3.2.2) s'agissant du revenu de l'intimée. Elle a déduit des termes "revenu hypothétique" mentionnés dans la convention que les parties, dans l'ignorance du revenu futur de l'intéressée, l'avaient fixé de manière définitive. En d'autres termes, elle a estimé que les parties s'étaient mises d'accord sur un élément incertain. En tant que la détermination de la volonté réelle est une question de fait (cf. supra consid. 3.2.2), que le Tribunal de céans ne peut revoir que sous l'angle d'une violation de l'interdiction de l'arbitraire, il appartenait au recourant de soulever expressément ce grief (cf. supra consid. 2.2). Or, celui-ci ne prétend pas que les juges cantonaux se seraient arbitrairement référés au contenu de ladite convention, pas plus qu'il ne soutient que l'interprétation à laquelle l'autorité précédente est parvenue serait insoutenable (art. 106 al. 2 LTF). S'écartant des constatations cantonales qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), le recourant se contente de soutenir de manière péremptoire que les parties n'étaient pas dans l'ignorance du revenu futur de l'intimée, mais qu'il était tu par celle-ci. Force est de relever que les critiques de l'intéressé relatives au prétendu vice du consentement sont irrecevables sous l'angle de l'épuisement des griefs (art. 75 al. 1 LTF; supra consid. 2.3), dès lors que le jugement entrepris relève expressément qu'il n'a pas invoqué l'existence d'une erreur essentielle dans le cadre de l'appel. Au demeurant, elles devraient de toute manière être rejetées, en tant qu'une erreur sur le caput controversum est exclue (ATF 142 III 518 consid. 2.6.2). Ainsi, son argumentation, s'épuisant dans des considérations essentiellement appellatoires basées sur des faits non établis, n'est pas suffisante au regard des exigences de motivation (cf. supra consid. 2.2) et ne saurait démontrer le caractère arbitraire (art. 9 Cst.) des constatations de fait de l'arrêt cantonal sur ce point, à savoir que les parties avaient la volonté subjective de mettre un terme à une incertitude factuelle. Pour le surplus, le recourant ne tente pas de démontrer que le fait que l'ex-épouse puisse bénéficier d'un revenu supérieur à celui pris en compte dans la convention se situerait hors du champ de l'évolution future des évènements telle qu'envisagée par les parties. Partant, pour autant que recevable, son grief doit être rejeté.