Citation: 4C.344/2000 14.05.2001 E. 2

2.- a) Le recourant fait valoir une absence de légitimation active de la Banque X.________ pour le motif que les accords litigieux intéressaient en qualité de créancier la Banque Y.________. Il soutient qu'il n'y a pas identité entre la banque qui a accordé le crédit et celle envers qui il a été condamné à paiement. Par ailleurs, la prétendue notoriété de la reprise des actifs et passifs de la Banque Y.________ par la Banque X.________ ne serait ni alléguée ni établie. Ainsi, les juges cantonaux auraient violé le droit fédéral en reconnaissant l'intimée comme étant créancière du recourant. b) L'autorité cantonale, après avoir constaté que la Banque X.________ avait repris les actifs et passifs de la Banque Y.________ le 3 décembre 1993, a considéré à juste titre que cette situation entraînait de plein droit une substitution de partie. En effet, s'agissant, selon toute vraisemblance, d'une fusion par absorption entre deux sociétés anonymes (cf. ATF 106 II 346 consid. 1), une telle fusion confère précisément à la société reprenante une succession universelle sur tous les droits et obligations de la société absorbée (cf. Forstmoser/Meier-Hayoz/Nobel, Schweizerisches Aktienrecht, § 57 n. 181, p. 898/899). Ainsi, le jugement déféré n'est entaché d'aucune violation du droit fédéral dans la mesure où il a admis que la Banque X.________ avait qualité pour agir, dès lors qu'elle était devenue créancière du recourant en lieu et place de la Banque Y.________ (cf. ATF 125 III 82 consid. 1a). Pour le surplus, la question de savoir si une telle circonstance était ou non notoire relève de l'établissement des faits et de l'application de l'art. 4 al. 2 CPC vaud. (cf. Poudret/Würzburger/Haldy, Procédure civile vaudoise, 2ème édition, n. 7 ad art. 4 CPC vaud.), questions qui échappent au Tribunal fédéral saisi d'un recours en réforme.