Citation: 4A_549/2009 26.02.2010 E. 4

Pour le surplus, le recourant se plaint d'une violation de l'interdiction constitutionnelle de l'arbitraire dans la constatation des faits, concernant singulièrement les heures supplémentaires prétendument effectuées et les résultats de l'intimée en 2000 et 2001. Le Tribunal fédéral n'examine que les griefs constitutionnels expressément invoqués et motivés (art. 106 al. 2 LTF). L'acte de recours doit, sous peine d'irrecevabilité, contenir un exposé succinct des droits ou principes constitutionnels violés et préciser en quoi consiste la violation; le recourant doit discuter les attendus de la décision attaquée et exposer de manière claire et circonstanciée en quoi consiste la violation du droit constitutionnel (cf. ATF 134 I 83 consid. 3.2; 134 II 244 consid. 2.2; 134 V 138 consid. 2.1). Selon la jurisprudence, une décision est arbitraire, au sens de l'art. 9 Cst., lorsqu'elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité; il ne suffit pas qu'une autre solution paraisse concevable, voire préférable; pour que cette décision soit annulée, encore faut-il qu'elle se révèle arbitraire, non seulement dans ses motifs, mais aussi dans son résultat, ce qu'il appartient au recourant de démontrer (cf. art. 106 al. 2 LTF; ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4 s.; 134 I 263 consid. 3.1 p. 265 s.). Dans la mesure où l'arbitraire est invoqué en relation avec l'établissement des faits, il convient de rappeler que le juge dispose d'un large pouvoir lorsqu'il apprécie les preuves (ATF 120 Ia 31 consid. 4b). La partie recourante doit ainsi expliquer dans quelle mesure le juge a abusé de son pouvoir d'appréciation et, plus particulièrement, montrer qu'il a omis, sans aucune raison sérieuse, de prendre en compte un élément de preuve propre à modifier la décision attaquée, qu'il s'est manifestement trompé sur son sens et sa portée ou encore que, en se fondant sur les éléments recueillis, il en a tiré des constatations insoutenables (ATF 134 V 53 consid. 4.3; 129 I 8 consid. 2.1). En l'espèce, dans la partie "faits" de son écriture, le recourant soulève des questions, donne son interprétation des faits et affirme en particulier que de nombreuses pièces auraient été ignorées, que des témoignages auraient été appréciés de manière partiale, que de prétendues contradictions entre les deux expertises au dossier n'auraient pas été relevées et que des pièces produites seraient inexactes, mais sans en démontrer le caractère insoutenable, ni la pertinence. Dans la partie "motifs" de son recours, il se limite à soutenir que la cour cantonale n'aurait pas tenu compte de toutes les pièces déposées et se serait contentée d'en retenir quelques-unes, alors que les cent nonante-cinq faits allégués dans son mémoire de demande et les deux cent quarante-trois pièces déposées seraient "pertinents, complets et probants"; il ajoute qu'il y aurait "manière à interprétation des deux expertises". Semblable argumentation ne satisfait pas aux exigences applicables en la matière. En effet, le recourant ne fait qu'exposer son propre point de vue, comme s'il plaidait devant une cour d'appel; impropre à démontrer en quoi l'appréciation des preuves à laquelle la cour cantonale a procédé serait arbitraire, ce procédé n'est pas admissible. Il s'ensuit l'irrecevabilité du grief et, partant, du recours.