Citation: I 151/03 10.06.2003 E. 5

Dans un deuxième moyen, la recourante conteste le degré d'invalidité que l'office et les premiers juges lui reconnaissent dans l'accomplissement de ses tâches ménagères. 5.1 D'une part, elle critique le fait que dans ce calcul, il n'est tenu aucun compte de l'interférence des activités ménagères et lucrative. En particulier, elle fait valoir que si l'on admet qu'elle conserve une capacité de travail résiduelle de 50 % dans le secteur professionnel, elle épuise une grande partie de ses forces en la mettant à profit, de sorte que le temps à sa disposition pour l'accomplissement de ses travaux ménagers est inférieur à 50 %, compte tenu d'une phase de repos nécessaire. Le système critiqué découle toutefois de l'application de l'art. 27bis RAI, dont le Tribunal fédéral des assurances a jugé qu'il était conforme à la loi, après s'être exprimé sur une argumentation semblable à celle développée ici par la recourante (ATF 125 V 146). 5.2 D'autre part, la recourante met en cause la pondération de ses activités ménagères et en particulier celle du poste «Divers» évalué à 4 % de l'ensemble de ses autres travaux habituels. Pour évaluer l'invalidité des assurés travaillant dans le ménage, l'administration procède à une enquête sur les activités ménagères et fixe l'empêchement dans chacune des activités habituelles conformément au supplément 1 aux directives concernant l'invalidité et l'impotence de l'Office fédéral des assurances sociales (DII; spécialement ch. 2122), en vigueur du 1er janvier 1993 au 31 décembre 2000 (dès le 1er janvier 2001, ch. 3095 de la circulaire concernant l'invalidité et l'impotence de l'assurance-invalidité [CIIAI]). La Cour de céans a déjà eu l'occasion d'admettre la conformité aux art. 5 al. 1 LAI et 27 al. 1 et 2 RAI de cette pratique administrative (arrêt du 9 avril 2001 dans la cause G., I 654/00, et arrêts du 22 août 2000 dans la cause C., I 102/00 et du 15 novembre 1999 dans la cause H., I 331/99). Aux conditions posées par la jurisprudence (ATF 128 V 93), une telle enquête a valeur probante. En l'occurrence, l'invalidité de la recourante dans l'accomplissement de ses activités ménagères a été estimée sur la base d'une enquête effectuée à son domicile et conformément aux principes précités. Le rapport du 21 novembre 2000 établit une description détaillée des conditions de vie de l'assurée et de ses activités. Il analyse, de manière circonstanciée, les tâches qu'elle peut et ne peut plus accomplir. En particulier, ces dernières sont déterminées en regard des conclusions médicales selon lesquelles l'intéressée ne peut plus effectuer les travaux lourds de nettoyage (avis des docteurs A.________ et C.________). Les constatations de l'enquêteur sont ainsi dûment motivées et fondées sur un examen attentif et précis de la situation familiale concrète de l'assurée, de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'en écarter. Cela étant, l'administration et les premiers juges étaient fondés à considérer que l'invalidité de l'assurée dans l'accomplissement des activités ménagères exercées à 50 % s'élève à 14 %.