Citation: 5P.140/2002 01.04.2003 E. 3

3.1 Dans un autre moyen, la recourante se plaint d'une violation de l'art. 10 al. 2 Cst. Elle reproche au Tribunal de première instance d'avoir annulé l'ordonnance du 23 octobre 2000 autorisant la présence des avocats des parties lors de l'expertise, décision qui serait de nature à porter atteinte à son intégrité psychique. Faisant fi de l'avis de ses médecins traitants, cette juridiction se serait à tort déchargée de sa responsabilité sur les experts, leur laissant le soin de tenir compte de son état de santé fragile. Selon la recourante, ce revirement de l'autorité cantonale, qui ne repose sur aucun motif compréhensible, doit en outre être qualifié d'arbitraire.