Citation: 8C_93/2024 E. 5.3.2

5.3.2. En revanche, le recourant doit être suivi lorsqu'il affirme que son état de santé ne s'est pas amélioré par rapport à 2010. La doctoresse G.________ a décrit une atteinte à la cheville droite inchangée "par rapport aux décisions antérieures". Elle a repris les limitations fonctionnelles posées en 2010 (pas d'activité sur escabeaux, échelles et marchepieds; pas d'activité accroupie, à genoux et sur terrain instable; pas de port répétitif de charges de plus de 5 kg) et en a ajouté d'autres (pas de marche de plus de cinq minutes et, en raison de la prise d'opiacés, pas de conduite de véhicule professionnel et pas d'activité nécessitant une concentration soutenue de plus de deux heures). La contre-indication à la proximité immédiate de camions en marche a par contre été levée. Ces seules différences par rapport aux limitations fonctionnelles admises à l'époque ne traduisent pas une modification notable de l'état de santé du recourant, qui justifierait une révision du droit à la rente, en l'absence par ailleurs d'un changement de sa situation professionnelle qui serait intervenu pour des raisons indépendantes de son état de santé (cf. arrêts 9C_33/2016 du 16 août 2016 consid. 8.1; 9C_530/2012 du 21 septembre 2012 consid. 3). L'intimée et la juridiction cantonale ont donc violé le droit fédéral en révisant et supprimant la rente. Le recours doit ainsi être partiellement admis, en ce sens que la rente fondée sur un taux d'invalidité de 13 % doit être maintenue.