Citation: 4A_10/2008 30.04.2008 E. 3

Il est constant que la demanderesse a payé des effets personnels et des meubles destinés au défendeur. La Cour de justice, appréciant strictement les preuves administrées, n'a admis une volonté concordante de conclure un contrat de prêt de consommation, entre les parties, que dans les cas où celles-ci étaient accompagnées d'un antiquaire, celui-ci ayant décrit les transactions auxquelles il a assisté. La Cour a ainsi constaté la volonté commune des parties et le Tribunal fédéral se trouve lié par cette constatation. On ne discerne pas en quoi les déclarations de l'antiquaire seraient dépourvues de force probante. Pour le surplus, si le juge parvient à constater les faits déterminants pour l'application du droit, il est dispensé de rechercher à quelle partie il incombait de prouver quels faits (ATF 131 III 646 consid. 2.1 p. 649; 128 III 271 consid. 2b/aa in fine p. 277); par conséquent, le défendeur se plaint à tort d'une violation de l'art. 8 CC relatif à la répartition du fardeau de la preuve.