Citation: 1B_301/2018 E. 3

Sur le fond, les juges cantonaux ont considéré que la requête pouvait être rejetée dès lors que l'arrêt civil auquel avaient participé les deux Juges intimés dans la présente cause et le Juge Delabays - dont l'éventuelle récusation devait être examinée par les deux premiers - ne préjugeait pas de la procédure pénale pendante; dans le cadre de la procédure civile, seule était en effet examinée la problématique du droit de visite du père, y étant notamment relevé qu' "outre les allégations sans fondement sérieux de la mère, rien n'attest[ait] au dossier de la prétendue dangerosité de B.________" et que "quand bien même une procédure pénale pour actes d'ordre sexuel avec des enfants a[vait] été introduite par la recourante à l'encontre du père de sa fille, celle-ci [était] encore actuellement pendante devant le Ministère public et il ne ressort[ait] pas du dossier de la présente cause d'éléments sérieux qui permettraient de craindre pour le bien-être" de la fillette. Selon la cour cantonale, une cause de prévention ne découlait dans ces conditions ni de l'arrêt civil - au demeurant non contesté par la recourante -, ni du fait que les deux Juges intimés avaient siégé avec un Juge concerné par une demande de récusation qui leur était soumise dans un cas déterminé (cf. consid. 2.3 du jugement entrepris).