Citation: 1A.83/2001 18.03.2002 E. 1

Le recours de droit administratif est ouvert contre les décisions cantonales de dernière instance fondées sur le droit public fédéral (art. 97, 98 let. g OJ), ou qui auraient dû être fondées sur ce droit, à condition qu'aucune des exceptions légales ne soit réalisée. Le recours de droit administratif est également recevable contre des décisions fondées à la fois sur le droit cantonal ou communal et sur le droit fédéral, dans la mesure où la violation de dispositions de droit fédéral directement applicables est en jeu. Le Tribunal fédéral examine aussi, dans le cadre de cette procédure, les mesures prises en vertu de dispositions cantonales d'exécution du droit fédéral dépourvues de portée indépendante; il examine en outre les mesures prises sur la base d'autres dispositions cantonales, lorsque celles-ci présentent un rapport de connexité suffisamment étroit avec les questions de droit fédéral à élucider (ATF 124 II 409 consid. 1d/dd p. 414; voir aussi ATF 125 II 10 consid. 2a p. 13, 123 II 231 consid. 2 p. 233, 122 II 274 consid. 1a p. 277). Le recours est en principe irrecevable contre les décisions relatives à l'approbation de plans d'affectation (art. 34 al. 3 de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire, ci-après LAT), sauf si le plan comporte des mesures régies par des prescriptions fédérales spéciales, concernant notamment la protection de l'environnement, et qu'il présente, à cet égard, les caractéristiques d'une décision susceptible de recours (ATF 125 II 18 consid. 4c/cc in fine p. 25, 123 II 231 consid. 2 p. 233, avec références). Le recours de droit administratif est également recevable pour faire valoir que le plan élude, le cas échéant, les art. 24 à 24d LAT concernant les autorisations exceptionnelles de construire hors de la zone à bâtir (ATF 123 II 289 consid. 1b et 1c p. 291, 117 Ib 9 consid. 2b p. 12). Les art. 24 à 24d LAT n'entrent en considération que si une construction ou installation est prévue dans une zone non affectée à la construction et qu'elle n'est pas conforme à l'affectation de cette zone; cette dernière condition résulte de l'art. 22 al. 2 let. a LAT. Il est toutefois possible de faire valoir à titre préjudiciel, par la voie du recours de droit administratif pour violation de ces dispositions, prévu par l'art. 34 al. 1 LAT, que la conformité du projet à la destination de la zone agricole a été admise ou, au contraire, déniée à tort; le Tribunal fédéral examine alors si les principes de droit fédéral relatifs à la zone agricole, actuellement fixés aux art. 16 et 16a LAT, ont été respectés (ATF 114 Ib 131 consid. 2 p. 132; voir aussi ATF 120 Ib 48 consid. 1a p. 50, 118 Ib 49 consid. 1a p. 51, 118 Ib 335 consid. 1a p. 337). En l'espèce, les griefs soulevés par le recourant s'inscrivent dans ce cadre, de sorte que le Tribunal fédéral doit entrer en matière.