Citation: 9C_653/2020 E. 5.3

5.3. Le recourant reproche ensuite à l'intimé d'avoir violé les règles de la bonne foi à son égard, car la qualité d'impotent qui lui avait été reconnue durant de très nombreuses années ne l'a subitement plus été, quand bien même son état de santé s'était aggravé. Par ce grief, le recourant semble plutôt invoquer une violation de l'art. 17 al. 2 LGPA. L'argumentation qu'il développe à ce sujet en énumérant les atteintes à la santé dont il souffre ne lui est toutefois d'aucun secours. En effet, en ce qui concerne le besoin d'aide de la part de tiers pour accomplir les actes ordinaires de la vie, le besoin d'un accompagnement pour faire face aux nécessités de la vie, le besoin d'une surveillance personnelle et de soins continus (cf. art. 37 et 38 RAI), le recourant oppose sa propre appréciation de la situation pour évaluer l'impotence à celle des premiers juges, sans dire en quoi ceux-ci auraient administré et apprécié les preuves, puis établi les faits déterminants de manière arbitraire (cf. art. 97 al. 1 LTF). En particulier, il n'expose pas en quoi les constatations de l'instance précédente seraient manifestement erronées, en tant qu'elle a admis qu'il avait réussi à se passer de l'aide quotidienne de ses proches, vivant seul depuis février 2016. Du rapport d'enquête domiciliaire du 12 décembre 2017, il ressort en effet que le recourant est en mesure d'accomplir seul les actes ordinaires de la vie, certes parfois avec lenteur, mais en tout cas dans une mesure qui ne justifie plus le maintien de l'allocation pour impotent. Ces conclusions été corroborées par le rapport d'expertise neuropsychologique du 5 janvier 2019, selon lequel le recourant nécessitait seulement l'aide ponctuelle de sa soeur pour certains soins du corps et la préparation de repas élaborés. Quant aux difficultés observées dans la tenue du ménage, elles n'entrent pas en considération au titre des actes ordinaires de la vie dont il faut tenir compte pour évaluer l'impotence. De plus, en tant qu'il se limite à invoquer le "chaos total" régnant dans son habitat, le recourant ne remet pas sérieusement en cause les constatations de la juridiction cantonale sur l'absence de besoin d'un accompagnement pour faire face aux nécessités de la vie.