Citation: 1C_528/2024 E. 4

Invoquant une violation de son droit d'être entendu, le recourant fait grief au Tribunal cantonal de s'être borné à reprendre l'argumentaire de l'autorité précédente s'agissant de l'esthétique et de l'intégration de la villa projetée, en le confirmant avec exactement les mêmes motifs exposés dans la décision du Conseil d'État, sans aucunement prendre en compte les moyens soulevés dans son recours. La cour cantonale ne saurait se voir reprocher un déni de justice pour avoir confirmé l'appréciation faite par le Conseil d'État. Elle a procédé à sa propre appréciation de l'esthétique et de l'intégration du projet de construction en se fondant sur les photographies des lieux présentes au dossier qui montraient que des habitations de styles architecturaux très divers se côtoyaient dans le quartier où prendrait place la villa projetée. Elle a également relevé, à l'instar de l'autorité précédente, que l'art. 72 RCCZ, applicable aux zones d'habitation de faible densité A et B, ne prévoyait à la différence de l'ancien droit communal en vigueur jusqu'en 2016, aucune prescription spéciale en matière d'esthétique des constructions et que le recourant critiquait ainsi en vain l'absence de matériau en bois sur les façades de la villa projetée. Elle a donc clairement exposé les raisons pour lesquelles elle ne suivait pas l'avis du recourant selon lequel le projet de construction aurait dû être refusé ou à tout le moins revu parce qu'il ne répondait pas au style chalet ou n'avait pas de composante en bois. Cela étant, à la lecture de l'arrêt attaqué, on ne discerne aucune violation du droit d'être entendu sous l'angle du droit à une décision motivée.