Citation: 5A_592/2024 E. 4

Dans un second grief, les recourants reprochent à la Cour d'appel d'avoir considéré à tort que leur grief de violation des art. 602, 604 al. 1, 607 et 612 CC était également insuffisamment motivé et d'avoir partant violé l'art. 311 al. 1 CPC. A cet égard, ils se plaignent également d'une constatation arbitraire des faits. Cela étant, il sera d'emblée constaté que les recourants invoquent pour la première fois devant le Tribunal de céans une violation des art. 457 à 459 CC. Ce grief doit être déclaré irrecevable, faute de satisfaire au principe de l'épuisement matériel des instances (cf. art. 75 al. 1 LTF; ATF 143 III 290 consid. 1.1). Les recourants affirment que les pièces 11 et 12 du dossier cantonal montrent que l'intimé avait reçu pour mission d'ordonner la liquidation de la communauté héréditaire de feu F.A.________, fils de feu D.A.________. Ce fait n'avait arbitrairement pas été pris en compte et l'état de fait devait être complété en conséquence. Ils soutiennent par ailleurs derechef que la liquidation de la succession de feu F.A.________ devait intervenir en premier, puisqu'il était l'héritier légal de D.A.________ et qu'ils succéderaient eux-mêmes à F.A.________ et non à D.A.________, et que la "juridiction de Lausanne" devait procéder dans cet ordre "comme le dictaient les pièces 11 et 12 du dossier cantonal ". Par une telle argumentation, les recourants ne s'en prennent toutefois aucunement à la motivation justifiant l'irrecevabilité de leur grief devant la Cour d'appel. Ils ne contestent en effet pas le constat selon lequel leur grief soulevé en appel ne se fonde sur aucun développement juridique. Il ne suffit pas à cet égard de reproduire la teneur des art. 602, 604 al. 1, 607 et 612 CC dont ils invoquent la violation ainsi que de rappeler l'argumentation développée devant la Cour d'appel. Il leur incombait bien plutôt de discuter la motivation des juges précédents, qui leur ont reproché de ne pas avoir exposé de quelle manière la liquidation de la succession de feu F.A.________ ne pourrait pas intervenir durant c elle de son père, ni pour quelle raison cette première succession ne pouvait pas rester indivise, ce qu'ils ne font pas. Ils ne disent pas non plus mot sur le constat des juges cantonaux selon lequel rien n'indiquerait que feu F.A.________ ait été copropriétaire de l'immeuble de V.________, lequel paraît constituer l'essentiel de la succession de feu D.A.________. Ainsi, faute de s'en prendre aux motifs qui ont conduit la Cour d'appel à déclarer l'appel irrecevable, le recours ne satisfait pas aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.1), ce qui conduit à son irrecevabilité sur ce point.