Citation: 5A_713/2023 E. 4.2.2

4.2.2. Le recourant expose ensuite qu'en retenant qu'il pouvait attaquer la décision de la société de ne pas verser de dividendes, la cour cantonale perdait de vue qu'il s'agissait d'une société familiale. Il était donc totalement illusoire d'attendre d'un enfant actionnaire qu'il attaque en justice une telle décision, ce d'autant que son père disposait du pouvoir décisionnel. Une telle démarche de sa part aurait risqué de compromettre ses relations avec son père. Ces considérations sont purement appellatoires; elles laissent intact le raisonnement de la cour cantonale sur le devoir du recourant de réagir à une décision qui lui était défavorable, celui-ci ne prétendant même pas avoir essayé d'influer sur la décision de l'assemblée générale de sa société. Il y a lieu de relever de surcroît que le recourant ne conteste pas les constats selon lesquels cette décision avait été prise la veille de l'audience de mesures protectrices de l'union conjugale, avant même la clôture des exercices comptables 2022, que les raisons qu'il avait invoquées pour la justifier avaient changé en cours de procédure et que les motifs d'ordre fiscal dont il se prévalait étaient inconsistants. Ce faisant, il ne démontre pas que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en admettant que la décision de ne pas octroyer aux actionnaires de dividendes en 2022 n'était qu'un prétexte, dicté par les besoins de la présente procédure.