Citation: 9C_725/2016 E. 4.2

4.2. Ce grief est mal fondé. On relèvera d'abord que le moment auquel l'indemnité pour les vacances non prises a été versée n'est pas le seul élément avancé par la juridiction cantonale pour écarter l'indemnité en question du calcul de la rente. Cette autorité a aussi examiné la nature de ladite indemnité. Elle a considéré que celle-ci était seulement destinée à compenser le fait que le but des vacances (possibilité de se reposer) n'avait pas pu être atteint, de sorte qu'elle ne pouvait pas être qualifiée de rémunération d'une prestation de travail. Le fait que des prestations ne sont fournies que postérieurement à la dissolution des rapports de travail - et par conséquent des rapports de prévoyance - constitue un indice du fait qu'elles ne sont plus assurées dans la prévoyance professionnelle (JÜRG BRECHBÜHL, in: Commentaire LPP et LFLP, 2010, n° 28 ad art. 7 LPP). Cet indice n'est toutefois pas décisif (cf. arrêt B 67/06 du 9 mai 2007 consid. 4.7, in SVR 2007 BVG n° 43 p. 154). Le lien de causalité entre travail et revenu qui en résulte est en revanche crucial pour qualifier ce revenu de salaire déterminant de l'AVS (BRECHBÜHL, op. cit, n° 22 ad art. 7 LPP). On précisera que ce qui vaut pour le salaire déterminant au sens de l'AVS vaut, en principe aussi, pour le salaire assuré selon la LPP (art. 7 al. 2 LPP; BRECHBÜHL, op. cit., n° 16 ad art. 7 LPP). Ce principe n'est toutefois pas absolu. Si l'indemnité litigieuse semble ainsi faire partie du salaire déterminant au sens de l'AVS (cf., p. ex., arrêt H 263/94 du 20 janvier 1995 consid. 2b/bb; cf. ch. 2083 des Directives de l'OFAS sur le salaire déterminant dans l'AVS, AI et APG), il n'en n'est pas tenu compte dans le calcul du gain assuré selon la LACI (ATF 123 V 70), bien que l'art. 23 al. 1 LACI renvoie expressément au salaire déterminant selon la LAVS. Il en va de même en matière d'assurance-accidents, où la prestation versée pour rémunérer les vacances qui n'ont pas été prises ne fait pas partie du gain assuré (arrêts U 155/94 du 18 mars 1996 consid. 7, in RAMA 1996 n° U 245 p. 156; U 469/05 du 2 février 2006 consid. 4.3, in RAMA 2006 n° U 584 p. 247). On ne saurait donc - a priori - reprocher au tribunal cantonal de s'être indûment distancier de la définition du salaire déterminant selon l'AVS. Il convient cependant encore d'examiner si les raisons qui l'ont conduit à le faire sont contraires au droit fédéral.