Citation: 1C_333/2023 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a dénié que la piste de motocross était imposée par sa destination en dehors de la zone à bâtir au sens de l'art. 24 LAT. Le recourant avait pu exploiter son école de motocross pendant plusieurs années dans une zone industrielle à Moudon et il n'était pas exclu qu'il puisse continuer à l'avenir à exercer son activité dans une zone à bâtir. Il n'avait pas procédé à une évaluation sérieuse de sites alternatifs en examinant au niveau régional s'il existait en zone à bâtir une zone d'affectation appropriée. Dans ce cadre, il aurait notamment pu s'adresser à la structure en charge de la stratégie régionale de gestion des zones d'activités prévue par la mesure D12 du plan directeur cantonal. Le fait qu'il ait pris contact avec X.________ pour y établir son activité n'apparaissait clairement pas suffisant. Il ne ressortait pas non plus du dossier qu'il y aurait eu, dans le cadre de l'élaboration du plan partiel d'affectation, une réflexion sur la coordination avec les pistes de motocross existantes dans la région, notamment avec celle de Combremont-le-Petit sur le territoire de la commune de Valbroye. Aussi, en l'absence d'une démonstration suffisante que l'activité exercée par le recourant ne pouvait pas être effectuée dans un autre site en zone à bâtir ou sur une piste de motocross existante dans la région et devait nécessairement s'exercer sur le bien-fonds, l'intérêt public majeur que constituent la préservation des zones non constructibles et la distinction fondamentale entre espace bâti et terrains sis en dehors de la zone à bâtir, devait conduire au refus de légaliser une nouvelle piste de motocross sur des terrains sis en dehors de la zone à bâtir.