Citation: 6B_54/2021 E. 3.2

3.2. En l'espèce, en se référant à l'arrêt 8C_260/2019 précité, la cour cantonale a retenu que la partie intimée pouvait s'attendre à ce qu'en s'adressant à nouveau au recourant ce dernier réagisse avec un nouvel acte de violence, étant donné qu'il lui avait donné un " coup de boule " environ dix minutes auparavant. Rappelant ensuite que c'était bien ce coup de tête qui avait provoqué l'hémorragie cérébrale nécessitant l'hospitalisation et l'opération d'urgence de la victime, la cour cantonale a considéré qu'il fallait retenir que la faute concomitante ne concernait que l'aggravation du dommage résultant du deuxième coup donné par le recourant. De plus, la faute concomitante devait être relativisée dans la mesure où l'altercation avait eu lieu durant la Fête des vendanges et qu'il était malheureusement notoire que, lors de cette manifestation, des personnes plus ou moins alcoolisées s'interpellaient en termes peu amènes. La cour cantonale en a conclu que celui qui se rendait dans une telle fête devait donc s'attendre à ce genre d'incident mineur, qui ne justifiait pas le recours à la violence. La réaction du recourant aux propos tenus par la partie intimée avait été particulièrement brutale, sans aucune proportion avec les propos que la victime avait pu tenir. Au vu notamment de ce contexte, la faute de cette dernière devait être qualifiée de légère. Dans la suite, la cour cantonale est parvenue à la conclusion que l'indemnité de 25'000 fr. allouée par l'autorité de première instance était adéquate même en tenant compte de la légère faute concomitante de la victime.