Citation: 4A_531/2020 E. 5.3.1

5.3.1. L'autorité précédente a refusé d'entrer en matière sur ce moyen - comme sur celui tiré de l'évolution inexpliquée de certains postes entre les deux devis - dès lors qu'il n'avait fait l'objet d'aucune motivation. Le recourant ne dénonce pas formellement une violation de l'art. 311 al. 1 CPC qui prescrit de motiver l'appel (cf. par ex. ATF 141 III 569 consid. 2.3.3; 138 III 374 consid. 4.3.1 p. 375; arrêt 4A_290/2014 du 1er septembre 2014 consid. 3.1), mais fait observer qu'il avait soulevé ce point au chapitre C de son appel et reproche à la cour cantonale d'avoir fait "l'économie de cette vérification". Il faut concéder au recourant que dans son mémoire d'appel, il a tout d'abord énoncé une série de faits qui auraient dû selon lui être retenus, parmi lesquels (section IV let. C) des erreurs dans l'établissement des devis, consistant en particulier en un report erroné des adjudications. L'autorité précédente semble avoir ignoré cette partie du mémoire, s'appuyant tout au plus sur le récapitulatif non motivé présenté en pages 15 s. Même si l'on admet que le recourant a critiqué de façon suffisamment motivée le refus d'entrer en matière, subsiste la question de savoir si ce refus contrevient à l'art. 311 al. 1 CPC. Le mémoire d'appel renvoie à des pièces sans les relier à des allégués. On apprend dans le présent recours qu'il s'agissait de l'allégué 13 de la demande, recensant 15 postes prétendument entachés d'une erreur. Or, dans l'appel comme dans le recours en matière civile, le mandant n'évoque que quelques-uns de ces postes, en proposant de surcroît une explication (chiffrée) divergente de celle articulée dans la demande. L'interrogation précitée souffre de rester indécise, vu les considérations exposées ci-dessous.