Citation: 6B_44/2014 E. 3.3

3.3. Le recourant reporte toutefois vainement le débat sur sa bisexualité dont il a fait état en procédure d'appel. Sa tentative de justifier ses aveux tardifs (au demeurant partiels) quant à sa rencontre avec l'intimé, le 11 mai 2012, ne lui est d'aucun secours, à l'instar des reproches qu'il adresse aux juges d'appel de n'avoir pas tenu compte de la réelle prise de conscience de son comportement. L'appréciation de l'autorité précédente ne prête nullement le flanc à la critique. Elle a considéré que la stratégie de défense du recourant dénote son incapacité à assumer ses actes, les nombreux antécédents démontrant que le recourant n'a pas pris conscience du caractère illicite de ses comportements et qu'il est de surcroît peu sensible à la sanction. Contrairement à ce que soutient le recourant, les juges d'appel ont tenu compte des critères de l'art. 47 CP de façon conforme au droit fédéral. En particulier, le recourant a profité du contexte particulier dans lequel il avait rencontré l'intimé pour lui extorquer sa carte bancaire et le code PIN, alors qu'il n'était absolument pas dans le besoin, ce qui atteste d'une absence totale de scrupules (consid. 5.2 de l'arrêt attaqué). Compte tenu des infractions commises et de leur gravité, soit l'extorsion (art. 156 ch. 3 CP), l'utilisation frauduleuse d'un ordinateur (art. 147 ch. 1 CP), le vol au préjudice de B.________ (art. 139 ch. 1 CP), l'empêchement d'accomplir un acte officiel (art. 286 CP) et les multiples infractions à la Loi fédérale sur la circulation routière (art. 90 ch. 1 et 2, 91a, 95 ch. 1 aLCR), ainsi que des lourds antécédents judiciaires du recourant (de nombreuses peines d'emprisonnement figurent sur son casier judiciaire français), la cour cantonale n'est pas sortie du cadre légal et n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation en fixant une peine privative de liberté de 4 ans.