Citation: I 178/05 02.09.2005 E. 1

1.1 En tant que les premiers juges n'ont pas procédé à l'audition de son médecin traitant, ni ordonné une expertise médicale, la recourante se prévaut d'une violation de l'interdiction de l'arbitraire et de son droit d'être entendue. D'ordre formel, ce grief doit être examiné en premier lieu, car son admission pourrait amener le tribunal à renvoyer la cause sans en examiner le fond (ATF 127 V 437 consid. 3d/aa et les références). 1.2 Le droit d'être entendu découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. ne comprend pas le droit d'être entendu oralement (cf. ATF 130 II 429 consid. 2.1, 125 I 219 consid. 9b, 122 II 469 consid. 4c), ni celui d'obtenir l'audition de témoins ou la mise en oeuvre d'une expertise médicale. En effet, l'autorité peut mettre un terme à l'instruction si, se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves fournies par les investigations auxquelles elle doit procéder d'office, elle est convaincue que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation (appréciation anticipée des preuves; Kieser, Das Verwaltungsverfahren in der Sozialversicherung, p. 212, n° 450; Kölz/Häner, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 2e éd., p. 39, n° 111 et p. 117, n° 320; Gygi, Bundesverwaltungsrechtspflege, 2e éd., p. 274; cf. aussi ATF 122 II 469 consid. 4a, 122 III 223 consid. 3c, 120 Ib 229 consid. 2b, 119 V 344 consid. 3c et la référence). Une telle manière de procéder ne viole le droit d'être entendu des parties que si l'appréciation anticipée de la pertinence des moyens de preuve offerts, à laquelle le juge a ainsi procédé, est entachée d'arbitraire (ATF 125 I 135 consid. 6/cc, 124 I 211 consid. 4a).