Citation: U 496/00 08.06.2001 E. A

A.- A.________ a travaillé en qualité de téléphoniste au service d'une banque, du 19 janvier 1987 au 30 novembre 1993, date à partir de laquelle elle s'est trouvée au chômage. Le 4 février 1995, elle a chuté d'une chaise. Souffrant de "contusions des deux épaules, s. de la coiffe à droite" (rapport du docteur B.________ du 26 avril 1995), elle a été déclarée entièrement incapable de travailler. La Zurich Assurances (la Zurich), assureur-accidents, a pris le cas en charge. Le docteur C.________, médecin-chef au Service d'orthopédie et de traumatologie de l'appareil moteur de l'hôpital X.________, a diagnostiqué un status après déchirure partielle de la coiffe des rotateurs et conflit sous-acromial droit (rapport du 20 mai 1996). De son côté, la doctoresse D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, mandatée par la Zurich, a attesté une lésion de la coiffe des rotateurs avec petite rupture non transfixiante du sus-épineux et un schéma capsulaire irritatif surajouté (rapport du 11 décembre 1996). Quant au docteur E.________, également spécialiste en chirurgie orthopédique, il a fait état d'un conflit sous-acromial stade III sur lésion de la coiffe des rotateurs de l'épaule droite (rapport du 4 mars 1997). En ce qui concerne l'origine de ces troubles, le docteur C.________ a indiqué qu'ils sont consécutifs à l'accident (rapport du 20 mai 1996). La doctoresse D.________ a estimé qu'il est impossible de prouver que les douleurs actuelles sont la suite pure de l'accident. Elle a précisé que les lésions de coiffe avec petites calcifications peuvent être dues à des tendinites chroniques, mais aussi être décompensées à la suite d'un accident. Dans le cas d'espèce, la doctoresse D.________ a conclu que la chute, peu violente, constituait une cause "tout simplement possible, voire peu vraisemblable" des lésions de la coiffe (rapport du 11 décembre 1996). Le docteur E.________ ne s'est pas déterminé sur l'origine de cette affection. Par décision du 23 janvier 1997, la Zurich a mis "fin au versement de toutes prestations à compter du 1er janvier 1997", motifs pris que la relation de causalité naturelle entre l'accident du 4 février 1995 et les troubles encore ressentis par l'assurée était tout au plus possible. Saisie d'une opposition, la Zurich l'a rejetée, par décision du 20 mai 1997.