Citation: 9C_619/2021 E. 5.2

5.2. A l'inverse de ce que soutient ensuite la recourante, les premiers juges ont exposé de manière circonstanciée les motifs pour lesquels ils ont considéré que l'expertise privée du docteur C.________ du 12 mai 2021 et son complément du 9 juillet 2021 ne permettaient pas de remettre en cause l'appréciation du docteur B.________. En premier lieu, la juridiction cantonale a constaté que le docteur C.________ avait fait état, notamment, d'un épisode dépressif moyen à sévère avec une perte d'élan vital et une fatigue chronique, ainsi que d'une modification durable de la personnalité après une expérience de catastrophe et attesté une incapacité totale de travail depuis le 2 décembre 2012, puis partielle. Or dans le cadre de l'instruction de la demande de prestations que l'assurée avait présentée en mars 2014, il n'avait pas été question d'une atteinte psychiatrique, ce qui était du reste corroboré par le fait que pour les années 2012 à 2016, aucun rapport d'un psychiatre ou d'un psychologue ne figurait au dossier de l'assurée, ce que celle-ci ne conteste pas. Quant au choc anaphylactique auquel se réfère le docteur C.________ pour fixer l'origine de la nouvelle incapacité totale de travail de l'assurée en 2015, la juridiction de première instance a expliqué que cet événement n'était pas documenté et qu'aucun médecin ne l'avait mentionné, ce que la recourante ne conteste pas non plus. Les premiers juges ont également dûment exposé les motifs pour lesquels ils ont considéré que le docteur C.________ n'amenait pas d'élément qui serait de nature à établir une aggravation de l'état de santé de la recourante sur le plan psychiatrique postérieurement à la décision du 10 juin 2016. A cet égard, on constate, à leur suite, que le médecin n'a en particulier pas indiqué les raisons pour lesquelles il a mentionné que l'état de santé de l'assurée s'était (à nouveau) aggravé le 1er mai 2018. On ajoutera du reste que dans son complément du 9 juillet 2021, le docteur C.________ a précisé que l'incapacité de travail à 100 % pouvait être fixée au moment du choc anaphylactique de 2015, soit antérieurement à la décision initiale d'octroi de rente. Quant au choc septique sur cholangite avec bactériémie à Klebselia, qui, selon la recourante, a nécessité son hospitalisation du 5 au 16 juillet 2018 et qu'elle reproche également au docteur B.________ de ne pas avoir pris en considération, il ne saurait constituer la cause de l'aggravation de l'état de santé attestée par le docteur C.________ à partir du 1er mai 2018, dès lors déjà qu'il est survenu postérieurement à cette date. Pour le surplus, en ce qu'elle se limite à affirmer que contrairement au docteur B.________, le docteur C.________ a exposé en détail son parcours médical "complet" et, en se référant à l'abus de médicaments "à but auto dommageable" d'août 2017, qu'il est indéniable que son état de santé psychiatrique s'est aggravé au moins depuis le mois d'août 2017, la recourante ne fait pas état d'éléments cliniques ou diagnostiques concrets et objectifs qui auraient été ignorés par la juridiction cantonale ou qui seraient susceptibles d'établir le caractère arbitraire de son appréciation. Elle n'établit en particulier pas que et en quoi les constatations des premiers juges, selon lesquelles l'expertise du docteur C.________ constitue une appréciation (rétroactive) différente d'un état de fait qui, pour l'essentiel, est demeuré inchangé, seraient arbitraires ou autrement contraires au droit. Partant, il n'y a pas lieu de s'écarter des considérations de la juridiction de première instance, selon lesquelles il n'existe pas de motif de révision au regard de l'art. 17 LPGA. Le recours est mal fondé sur ce point.