Citation: 5A_659/2024 E. 5.1

5.1. Selon l'arrêt entrepris, le recourant alléguait que sa soeur avait bénéficié de l'aide de ses parents en lien avec sa société, sous prétexte que deux montants de respectivement 25'000 fr. et 40'000 fr. avaient été retirés des comptes du de cujus en février 2015 et qu'il ressortait de l'analyse de la comptabilité de la société que plus de 100'000 fr. avaient été investis dans celle-ci entre 2013 et 2014, "sans qu'aucune explication claire et qu'aucune pièce ne soit fournie". La cour cantonale a constaté que l'intimée no 2 avait produit des pièces bancaires lorsque cela lui avait été ordonné. Afin de contester les allégations du recourant, celle-ci avait établi que sa société avait été constituée en 2013, admettant dans la foulée avoir bénéficié dans ce contexte d'un montant de 20'000 fr. de la part de ses parents. Le recourant s'égarait entièrement lorsqu'il entendait décortiquer les comptes de la société de sa soeur lors de sa formation en 2013 puisque la prétention qu'il réclamait en justice se rapportait à l'année 2015. Il était évident que l'origine des fonds investis dans la société en 2013 ne pouvait se trouver dans des retraits effectués par ses parents en 2015. En se plaignant que la juge civile avait violé l'art. 164 CPC, respectivement que l'intimée n° 2 n'avait pas satisfait à son devoir de collaborer, afin de connaître l'origine des fonds investis dans sa société, il apparaissait que la requête du recourant ne s'apparentait qu'à un prétexte à une recherche indéterminée de moyens de preuve ( fishing expedition), prohibée de manière générale en droit suisse. Indépendamment du bien ou du mal fondé de ses soupçons, le recourant ne pouvait pas exiger de la juge civile qu'elle entreprenne une vaine fishing expedition dans l'espoir de découvrir des preuves qu'il n'avait jusqu'ici jamais débusquées. |I tentait vainement de faire valoir de prétendues violations de son droit d'être entendu pour masquer les failles entachant ses allégations. Ces considérations valaient également pour le grief de violation du droit de la preuve selon l'art. 152 CPC, vu que le recourant requérait la production par les banques concernées d'extraits de comptes de ses parents pour 2013 et 2014.