Citation: 6B_691/2021 E. 1.2

1.2. A l'appui de son recours devant l'autorité précédente, le recourant avait fait grief au ministère public d'avoir violé son droit d'être entendu ainsi que l'art. 318 al. 2 CPP en ne se prononçant pas sur les réquisitions de preuve qu'il avait formulées, soit la mise en oeuvre d'une expertise financière et l'audition d'employés de H.________ SA. Dans la décision entreprise, la cour cantonale a exposé qu'il " n'y a pas en l'espèce de violation du droit d'être entendu, le Ministère public ayant suffisamment exposé les motifs pour lesquels le dommage économique devait être écarté, sans recours à une expertise " (arrêt attaqué, consid. 2). Ainsi, selon la cour cantonale, il ressortait suffisamment de l'ordonnance de classement que le recours à une expertise n'était pas nécessaire pour statuer sur les prétentions alléguées par le recourant. L'arrêt entrepris relève également (cf. En Fait, C. p. 10, dernier para.) que le ministère public a considéré que le lien de causalité entre la procédure pénale et les pertes alléguées par le recourant n'était pas établi. Dans cette mesure, on comprend qu'il n'était pas utile, du point de vue du ministère public, de déterminer le montant du dommage grâce à une expertise financière puisqu'une autre condition de la responsabilité, soit celle de la causalité, n'était pas remplie. Quoique succincte, cette motivation est suffisante. Il est vrai que la cour cantonale ne se prononce pas sur la partie du grief soulevé par le recourant ayant trait à l'audition d'employés de H.________ SA. Il apparaît toutefois avec suffisamment d'évidence que même si les réquisitions d'auditions ne sont pas explicitement mentionnées, la motivation de la cour cantonale vaut également pour celles-ci, en ce sens qu'il ressortait des motifs de l'ordonnance querellée que le ministère public s'estimait suffisamment renseigné pour écarter le dommage économique allégué sans recourir à l'administration de moyens de preuve supplémentaires. Du reste, le recourant ne prétend pas que la motivation insuffisante de la cour cantonale l'aurait empêché d'attaquer efficacement le rejet de ses réquisitions de preuves dans le cadre de son recours en matière pénale, de sorte qu'on ne perçoit pas quelle influence l'éventuelle violation du droit d'être entendu a pu avoir sur la procédure. Cela exclut d'annuler l'arrêt attaqué pour ce motif.