Citation: 6B_1082/2017 E. 3.4.2

3.4.2. Par son comportement, le recourant a rendu tout suivi ambulatoire obligatoire impossible. Le traitement ambulatoire est un échec. Les règles de conduite et l'assistance de probation ne servent plus l'intérêt du recourant ni celle de la collectivité publique. De l'avis de l'experte et du Dr A.________, il existe un risque de récidive concret tant que le recourant n'accepte pas de compenser sa maladie par une médication adaptée. La situation et le comportement du recourant ne peuvent donc plus apporter les garanties suffisantes pour maintenir un pronostic positif, de sorte que la révocation du sursis apparaît comme la seule solution. L'experte qualifie de moyen le risque de récidive, tout en précisant qu'il est difficile d'estimer l'imminence du risque de récidive qui est avant tout lié à l'imprévisibilité de ses idées délirantes. L'art. 95 al. 5 CP exige qu'il soit " sérieusement à craindre que le condamné ne commette de nouvelles infractions ", à savoir qu'un pronostic défavorable soit clairement lié à la soustraction à l'assistance de probation ou à la violation des règles de conduite (cf. arrêts 6B_772/2009 du 16 février 2010 consid. 2b; 6B_881/2013 du 19 juin 2014 consid. 2). Or, tel est le cas en l'espèce. L'autorité précédente n'a pas révoqué le sursis à la légère uniquement pour sanctionner une règle de conduite. Elle a considéré qu'au vu de l'ensemble des circonstances, la révocation du sursis et, partant, l'exécution de la peine privative de liberté de 15 mois apparaissait être la seule solution pour éviter que le recourant ne commette de nouvelles infractions. De la sorte, elle n'a pas violé le droit fédéral.