Citation: 4A_152/2024 E. 5.2.1

5.2.1. En premier lieu, la recourante reproche au Tribunal arbitral d'avoir refusé d'admettre les preuves régulièrement offertes par elle visant à démontrer qu'elle avait spontanément remis à l'intimée, postérieurement à l'audience tenue le 26 septembre 2023, les déclarations de calcul de l' earn out concernant les sociétés E.________ et F.________ pour la période comprise entre le 1er juillet 2022 et le 30 septembre 2023 (ci-après: les Documents pour Q3 2022 à Q3 2023). A cet égard, elle fait valoir que la production desdits documents avait été débattue au cours de l'audience du 26 septembre 2023. Selon la recourante, le Tribunal arbitral avait accepté qu'elle puisse produire ultérieurement les documents en question. Pourtant, de l'avis de la recourante, il a refusé après coup, à deux reprises et sans raison valable, d'admettre les preuves offertes par elle en vue de démontrer qu'elle avait remis à l'intimée les Documents pour Q3 2022 à Q3 2023. D'après la recourante, les preuves concernées étaient de nature à influer sur le sort du litige, puisque les arbitres, après avoir refusé leur production, l'ont condamnée, sous chiffres 4 à 7 du dispositif de leur sentence, à remettre à l'intimée les Documents pour Q3 2022 à Q3 2023 qui lui avaient déjà été transmis auparavant. La recourante estime qu'elle possède un intérêt digne de protection à l'annulation des chiffres 4 à 7 du dispositif de la sentence querellée, étant donné que ceux-ci créent une insécurité juridique et qu'ils ont occasionné des coûts inutiles qui ont été mis injustement à sa charge.