Citation: 6B_865/2015 E. 3.2

3.2. Les recourants reprochent à l'autorité précédente de n'avoir pas examiné la licéité des agissement du conseil de l'intimée, conseil à l'encontre duquel ils avaient également déposé plainte pénale. En vertu de l'art. 396 al. 1 CPP, le recours au plan cantonal doit être motivé. Le recourant doit ainsi indiquer précisément les points de la décision qu'il attaque, les motifs qui commandent une autre décision et les moyens de preuves qu'il invoque (art. 385 al. 1 CPP). C'est en indiquant les motifs de recours et, surtout, en désignant les parties de la décision qu'il vise, que le recourant définit, précise et délimite l'objet de son action. L'autorité de recours n'a en principe à connaître que ce qui lui est soumis (arrêt 6B_207/2014 du 2 février 2015 consid. 5.2; RICHARD CALAME, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2011, n° 5 ad art. 385 CPP). Les recourants n'exposent pas de manière intelligible quel grief pertinent, allégué devant l'autorité précédente, aurait été ignoré par elle. Insuffisamment motivé, le grief de violation du droit d'être entendu est irrecevable. Au demeurant, l'arrêt entrepris retient que les recourants n'ont soulevé aucun grief dans leur recours cantonal en lien avec les faits initialement reprochés au conseil de l'intimée (arrêt attaqué, p. 9 let. D a). Les recourants ne contestent pas ce constat. Que cette autorité n'ait pas examiné des griefs non formulés par devant elle ne viole pas leur droit d'être entendus. Dans ces conditions, on ne saurait non plus reprocher à l'autorité précédente de ne pas avoir motivé le bien-fondé d'un classement qui n'avait pas été dûment attaqué devant elle.