Citation: 6B_712/2024 E. 2.5

2.5. Le recourant estime qu'il est arbitraire de retenir qu'il a livré du crystal meth aux trois clients neuchâtelois (cf. ch. A.g de l'acte d'accusation). La cour cantonale a indiqué que, lors de son audition par le ministère public le 9 novembre 2022, le recourant avait admis avoir livré plusieurs fois, respectivement trois à cinq fois, du crystal meth à K.________ ainsi qu'à L.________. La cour cantonale a retenu, sur la base du rapport de synthèse de la police du 30 juin 2022, que le recourant avait effectué, à tout le moins, huit déplacements à X.________ et à Y.________ les 15 et 25 février 2021, les 3, 18 et 26 mars 2021 et les 13, 16 et 20 avril 2021. Partant de ce constat, elle a considéré que, compte tenu du fait que B.________ avait reconnu que, lorsqu'il livrait ou faisait livrer de la marchandise à X.________, il s'agissait toujours d'une quantité minimale de 10 g, il n'était pas insoutenable de considérer que le recourant avait procuré, d'une manière ou d'une autre, aux trois clients neuchâtelois de B.________, une quantifié de crystal meth d'au moins 80 g. Elle a remarqué à cet égard que le recourant s'était d'ailleurs rallié à cette argumentation lors des débats d'appel. Le jugement de la cour cantonale est convaincant. Lorsque le recourant affirme qu'il s'est déplacé dans le canton de Neuchâtel, non pas pour des livraisons, mais pour aller ("par exemple") chercher de l'argent pour le compte de B.________ ou que la cour cantonale n'a pas procédé à une appréciation globale des preuves, il oppose à nouveau son appréciation à celle de la cour cantonale dans une démarche appellatoire, partant, irrecevable. Il en va de même lorsqu'il affirme qu'aucun élément au dossier ne permet de retenir qu'il vivait du trafic de stupéfiants ou que ses services ont été uniquement indemnisés par B.________ en raison des frais réels engagés (comme l'essence). À cet égard, on rappellera que le recourant, qui a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 340'000 fr. résultant du trafic de stupéfiants (cf. infra consid. 2.7), vivait chez sa mère, était endetté et sans emploi. S'agissant des critiques soulevées en lien avec le fait que K.________ et M.________ auraient du être entendus pour que la cour cantonale puisse être en mesure de lui imputer les faits, il ne ressort pas du jugement cantonal, sans que le recourant ne dénonce un déni de justice formel sur ce point (art. 106 al. 2 LTF), que le recourant aurait critiqué, en appel, l'absence de ces auditions. Par conséquent, faute d'épuisement des instances cantonales (art. 80 al. 1 LTF), ce grief est irrecevable.