Citation: I 672/99 11.05.2000 E. 4

4.- a) En l'occurrence, l'intimé a appliqué la méthode extraordinaire d'évaluation de l'invalidité, eu égard aux difficultés qu'il a rencontrées pour déterminer précisément les revenus du recourant avant et après l'atteinte à la santé en octobre 1995. Ce faisant, l'administration n'a tenu compte que des tâches que le recourant effectue personnellement à la vigne, dans lesquelles il subit une diminution de sa ca- pacité de travail de l'ordre de 54 %. Or, cette manière de procéder fait totalement abstraction des autres éléments qui composent le compte d'exploitation de l'entreprise du recourant, ce qui fausse l'évaluation du taux d'invalidité, vers le haut ou vers le bas. A la lecture de la décision litigieuse et du jugement attaqué, on ignore notamment si le recourant a dû trouver de l'aide pour effectuer les travaux qu'il ne peut plus accomplir lui-même et si des coûts supplémentaires en sont résultés ou s'il a simplement renoncé à faire exécuter certaines tâches. En bref, on ne connaît pas suffisamment les réper- cussions de l'atteinte à la santé du recourant sur le ré- sultat de l'exploitation de son entreprise et donc sur sa capacité de gain, si bien qu'il n'est pas possible, en l'état, d'évaluer son invalidité. b) Dès lors, la cause sera renvoyée à l'intimé afin qu'il complète l'instruction et statue à nouveau. Il n'est donc pas nécessaire, à ce stade, d'examiner la pertinence du rapport que le service de l'agriculture de l'Etat du Valais a établi le 19 octobre 1999, à la demande du recourant.