Citation: 8C_244/2020 E. 7.2

7.2. La recourante considère que les propos tenus par le professeur B.________ à son égard en été 2016 et qui lui ont été rapportés par courriel du 29 septembre 2017 seraient constitutifs d'une atteinte illicite à sa personnalité et que l'intimée avait violé l'art. 328 CO en ne protégeant pas sa personnalité. Elle conteste le fait que le professeur B.________ s'était borné à émettre un jugement de valeur sur les relations de travail existant entre elle et lui et soutient que ses propos seraient attentatoires à l'honneur et auraient eu pour but de nuire à sa carrière. En outre, elle soutient que les dires du professeur B.________ avaient eu un impact négatif très important sur sa santé, sa motivation et sa productivité, à tel point qu'elle n'aurait plus pu postuler pour des offres d'emploi par crainte que ledit professeur décourage de potentiels futurs employeurs de l'engager. De même que les premiers juges ont nié que la remarque du professeur B.________ fût constitutive d'un acte de mobbing, au motif que cette remarque ne remplissait notamment pas le caractère répétitif qui définit le harcèlement psychologique, de même doit-on nier en l'espèce toute violation par l'intimée de son devoir de protéger la personnalité de la recourante, dès lors qu'au moment où le professeur B.________ a prononcé la phrase litigieuse à l'endroit de la recourante, celle-ci ne se trouvait plus dans un rapport de travail la liant à l'EPFL. Si la recourante entendait obtenir réparation en raison d'une violation de ses droits de la personnalité par le professeur B.________ à une époque où elle ne se trouvait plus dans un rapport de travail de droit public avec l'EPFL, elle devait ouvrir une action en réparation du tort moral selon le droit civil contre le professeur B.________.