Citation: 5A_779/2023 E. 4.4

4.4. En l'espèce, il n'y a pas lieu de présumer que les contributions d'entretien auraient été fixées en tenant compte de revenus de l'intimée, qui étaient nuls au moment de l'homologation de la convention du 1er octobre 2020. En effet, une telle présomption ne devrait valoir qu'en présence de modifications prévisibles, soit celles qui, bien que futures, sont déjà certaines ou fort probables. Or, il n'apparaît pas que la capacité contributive de l'intimée était certaine ou fort probable, tant dans son principe que dans son montant. Cela étant, dès lors que la capacité contributive de l'intimée n'a pas été prise en compte dans la convention signée par les parties, elle est susceptible de constituer un fait nouveau permettant, le cas échéant, d'entrer en matière sur la requête du recourant du 30 septembre 2022. Quoi qu'en dise celui-ci, on ne voit cependant pas que l'imputation d'un revenu hypothétique à l'intimée puisse, en l'état, constituer un fait nouveau important justifiant une telle entrée en matière, dès lors que, comme l'a retenu le juge cantonal, le moment déterminant pour apprécier si des circonstances nouvelles se sont produites est la date du dépôt de la demande de modification. Par sa propre appréciation de la portée des certificats médicaux concernant l'éventuelle capacité de travail future de l'épouse, le recourant ne démontre pas en quoi le constat du juge cantonal selon lequel, à la date déterminante, l'état de santé de l'intimée ne permettait pas d'exiger d'elle qu'elle reprenne une activité lucrative régulière serait arbitraire. En conséquence, force est de constater que dit magistrat n'a pas outrepassé son pouvoir d'appréciation en considérant que la capacité contributive de l'intimée ne s'était pas modifiée, depuis la signature de la convention, dans une mesure qui justifierait l'adaptation des contributions d'entretien. Il suit de là qu'infondé, le grief doit être rejeté.