Citation: 9C_738/2017 E. 7

La recourante reproche finalement à l'administration d'avoir adopté un comportement contradictoire à son égard. Affirmer une violation du principe de la bonne foi parce que l'office AI aurait supprimé sa rente après neuf ans relève d'une méconnaissance de la notion de révision au sens de l'art. 17 LPGA, qui permet comme on l'a vu, d'adapter le droit aux prestations à une modification des circonstances de fait intervenue depuis la décision initiale. Quant à l'affirmation selon laquelle l'office AI lui aurait "mis la pression [...] en lui supprimant sa rente AI, afin qu'elle consulte des médecins compétents, dans le cadre de la procédure de révision de la prestation AI", avant de se rétracter et de poursuivre le versement de la rente, elle est dénuée de fondement. La recourante méconnaît le fait que l'office AI peut, en lien avec l'obligation de l'assurée de diminuer le dommage, la soumettre aux mesures prévues par la loi (art. 7-7b LAI).