Citation: 4A_313/2024 E. 5.3

5.3. Dans ses écritures, la recourante critique l'interprétation de l'APG opérée par le Tribunal arbitral. A l'en croire, les arbitres ont enfreint l'art. 18 CO et la jurisprudence rendue sur la base de cette disposition. À cet égard, l'intéressée reproche au Tribunal arbitral d'avoir d'abord procédé à une interprétation objective de l'APG et de l'art. 55 du contrat EPC avant de rechercher la réelle et commune intention des parties, inversant ainsi l'ordre de priorité des méthodes d'interprétation prévues par le droit suisse. Elle s'attelle en outre à démontrer que le Tribunal arbitral a tiré, sur cette base, une conclusion qui était contraire au texte clair de l'APG. Deuxièmement, la recourante fait grief au Tribunal arbitral d'avoir confondu, à plusieurs reprises, les méthodes subjective et objective d'interprétation et d'avoir, notamment, interprété certains comportements des parties au regard du principe de la confiance dans le chapitre de sa sentence consacré à l'interprétation subjective. Troisièmement enfin, elle soutient que les arbitres ne pouvaient pas se baser exclusivement sur le silence des parties, respectivement sur leur inaction, postérieurement à la conclusion de l'APG, pour établir leur réelle et commune intention. L'intéressée considère ainsi que les conclusions tirées par le Tribunal arbitral au sujet de la réelle et commune intention des parties résultent d'une application erronée du droit suisse. La recourante s'en prend ensuite à l'interprétation objective des clauses topiques effectuée par le Tribunal arbitral. Sur ce point, elle s'emploie à démontrer que les arbitres se sont livrés à une interprétation manifestement erronée et qu'ils ont enfreint l'art. 2 du Code civil suisse du 10 décembre 1907 (CC; RS 210). Après avoir détaillé ses critiques au soutien du moyen pris de la violation de l'art. 190 al. 2 let. b LDIP sur plus de quarante pages de son mémoire de recours, l'intéressée conclut sa démonstration en soutenant que le Tribunal arbitral ne pouvait pas retenir, sur la base des faits constatés par lui, que la réelle et commune intention des parties n'était pas de soumettre préalablement au DRB un différend relatif à l'art. 3 de l'APG.