Citation: 1C_2/2017 E. 1.1

1.1. Le recourant relève que les décisions du MPC ont eu pour effet la transmission immédiate à l'étranger de renseignements résultant d'écoutes téléphoniques. Il estime qu'une telle remise prématurée pourrait avoir les mêmes effets qu'une décision finale. Au contraire de l'affaire précitée concernant d'autres recourants (arrêt 1C_602/2015), des enregistrements d'écoutes téléphoniques auraient bien été remis de manière anticipée à l'autorité requérante. Ces enregistrements ayant été réalisés aux mois de novembre et décembre 2014, le MPC aurait pu rendre directement une ordonnance de clôture. Le recourant estime par ailleurs que la condition d'un préjudice irréparable serait réalisée compte tenu des réserves insuffisantes posées à l'utilisation des renseignements. En outre, le principe de la spécialité n'a pas été rappelé lors de la transmission, ce qui permettrait notamment une utilisation à des fins fiscales. Le recourant estime que la question de la transmission anticipée au regard de l'art. 18a EIMP et des directives de l'OFJ en la matière, ainsi que l'utilisation des renseignements avant une décision de clôture constitueraient des questions de principe.