Citation: 2C_930/2018 E. 5.3

5.3. Ils se plaignent également à tort de ce que l'instance précédente n'a pas tenu compte de la déclaration fiscale 2011 qu'ils ont déposée auprès d'elle. Ils perdent de vue que, lorsque l'autorité de taxation n'est pas entrée en matière sur la réclamation dirigée contre une taxation d'office, la Commission cantonale de recours - qui a les mêmes compétences que l'autorité de taxation (art. 142 al. 4 LIFD) - doit d'abord examiner si les conditions formelles de recevabilité de la réclamation (forme écrite, délai, motivation, moyen de preuve, etc.) étaient, ou non, remplies. A cet égard, elle doit uniquement examiner si l'autorité de réclamation a admis à bon droit que le réclamant n'avait pas établi le caractère manifestement inexact de la taxation. Si tel est le cas, la Commission cantonale de recours, au sens de l'art. 142 al. 4 LIFD, doit rejeter le recours déposé devant elle sans examiner elle-même le détail de la taxation. Il s'ensuit qu'en ne tenant pas compte de la déclaration d'impôt 2011 déposée tardivement, l'instance précédente s'est conformée à la jurisprudence rendue en matière de voies de droit dirigées contre une taxation d'office, citant à juste titre l'arrêt 2C_435/2018 du 24 mai 2018 ainsi que l'ATF 123 II 552 (cf. également arrêts 2C_710/2007 du 20 février 2008 consid. 2.1; 2A.442/2001 du 19 juin 2002 consid. 2.2 et 2A.155/2002 du 13 août 2002 consid. 3.2 et les références citées). Cette solution permet d'éviter qu'un contribuable qui a omis d'accomplir ses devoirs de collaboration et qui a été taxé d'office puisse entraver notablement le travail de l'administration en présentant une réclamation dénuée de toute motivation pour se défendre par la suite en produisant les documents requis au stade du recours (ATF 123 II 552 consid. 4e p. 558 s.)