Citation: 6B_206/2022 E. 1.2

1.2. La démarche du recourant consistant à critiquer l'appréciation de la cour cantonale relativement à certaines transactions est appellatoire. Pour cause, il se contente d'exposer sa propre analyse des faits sans discuter, même brièvement, en quoi la solution retenue serait manifestement insoutenable. Il invoque les mêmes arguments que ceux qu'il a fait valoir en instance d'appel et ne revient pas sur les explications données par la cour cantonale. En particulier, il n'explique pas en quoi elle aurait versé dans l'arbitraire en retenant que B.________ payait la marchandise grâce aux bénéfices réalisés par sa revente, que les aveux du précité étaient crédibles, qu'un déplacement de 240 km n'était pas incompatible avec une vente de 600 fr., ou encore que les échanges entre le recourant et le dénommé C.________ démontraient la réalisation des transactions des 20 septembre et 2 octobre 2017. Se contenter de prétendre le contraire n'est pas suffisant. S'agissant des transactions avec D.________, la cour cantonale a retenu la vente de 300 grammes de cannabis et de 100 grammes de haschich, soit 100 grammes de cannabis de plus que ce qu'avait retenu l'autorité de première instance. Elle justifie cette différence par le fait que le recourant a admis avoir vendu un minimum de 300 grammes de cannabis au précité (jugement attaqué consid. 10.2.13), ce qu'il ne conteste pas sous l'angle de l'arbitraire. Il ne s'agit ainsi pas d'une erreur comme le soutient le recourant. Quoi qu'il en soit, cette distinction est sans conséquence sur la qualification de l'infraction, puisque même s'il en était fait abstraction, les bénéfices totaux réalisés par le recourant ascendraient toujours à 13'035 fr. 65 (13'135 fr. 65 - 100 grammes x 1 fr. 50; cf. jugement attaqué consid. 10.2.25).