Citation: 5A_27/2016 E. B

B.a. B.a.a. Par courrier du 17 juin 2015, A.________ a déclaré produire dans la faillite de B.________ dix-neuf créances pour un montant total de 1'721'233 fr. 94. Elle a fait valoir qu'elle était titulaire de ces créances en vertu des conventions de cession de créances des 6 février 2009, 5 août 2008 et 2 octobre 2006 conclues avec C.________. Elle a indiqué que, bien que tardive, cette production devait être admise dans la mesure où elle se fondait sur le fait nouveau que constituait le jugement de première instance du 20 mai 2015 dont il ressortait qu'elle, et non la masse en faillite de C.________, était titulaire des créances. Par courrier du 26 juin 2015 adressé à l'office, A.________ a exposé que les créances produites le 17 juin 2015 résultaient des mêmes factures que celles qui avaient fait l'objet des productions de la masse en faillite de C.________ les 16 avril 2010 et 25 septembre 2012. Toutefois, la masse et elle-même avaient considéré qu'il appartenait à la première de les faire valoir. Elle a précisé que la convention de rétrocession n'avait été conclue qu'en vue de formaliser leur position commune. B.a.b. Par décision du 20 juillet 2015, l'office a refusé d'entrer en matière sur cette production au motif que A.________ avait déjà produit les mêmes créances, dont elle était seule titulaire, à deux reprises, par l'intermédiaire de la masse en faillite de C.________ agissant en tant que représentante et que ces productions avaient été définitivement rejetées. Il a ajouté que la banque commettait un abus de droit en attendant plus de 5 ans avant de produire ses prétendues créances. B.b. Par décision du 17 décembre 2015, notifiée le 4 janvier 2016, la Chambre de surveillance des offices des poursuites et faillites de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: Chambre de surveillance), a rejeté la plainte formée le 3 août 2015 par A.________ contre cette décision.