Citation: 9C_739/2018 E. A

A.a. La Caisse de compensation des entrepreneurs (Agence vaudoise 66.1; ci-après: la caisse de compensation ou l'administration) a réalisé un contrôle d'employeur de A.________ Sàrl (ci-après: la société) le 13 avril 2016. Son contrôle a révélé une différence entre les salaires versés et déclarés de 2012 à 2015 de 147'003 francs. Cette différence correspondait aux rémunérations versées à B.________ de 2012 à 2014 et à C.________ en 2015. L'administration a réclamé à la société 55'226 fr. 75 équivalant à l'arriéré de cotisations dues sur les salaires non-déclarés ainsi qu'aux intérêts moratoires en découlant (décision du 25 mai 2016). La société a fait opposition à la décision. Elle contestait être redevable des 54'216 fr. 85 en relation avec le travail de B.________ dans la mesure où celui-ci revêtait alors la qualité d'indépendant. La caisse de compensation a rejeté l'opposition (décision du 10 juin 2016). Sa décision est entrée en force. A.b. Le 30 août 2016, la société a requis la révision/reconsidération de la décision du 10 juin précédent. Elle a complété sa requête le 23 septembre 2016. Dans ses écritures, elle invoquait en substance la découverte d'éléments nouveaux établissant la qualité de travailleur indépendant de B.________ de 2012 à 2014 ainsi que le caractère erroné du calcul des arriérés de cotisations. Elle proposait des mesures d'instruction pour le prouver. L'administration a rejeté la requête de révision/reconsidération dans la mesure où elle était recevable (décision du 15 mai 2017). La société a formé opposition contre la décision, exposant les mêmes arguments qu'auparavant. Pour la première fois, elle évoquait une restitution de délai qu'elle a plus précisément requise dans une écriture ampliative du 16 août 2017. A cet égard, elle invoquait une faute grossière de son précédent mandataire qui avait laissé s'écouler le délai de recours sans réagir ni l'avertir. La caisse de compensation a rejeté les demandes de restitution de délai, révision et reconsidération dans la mesure de leur recevabilité. Elle a en outre confirmé sa décision du 10 juin 2016 et le montant de l'arriéré de cotisations dû (décision sur opposition du 28 août 2017).