Citation: I 558/01 22.11.2002 E. 3.1

Le recourant relève que lors du contrôle du 26 octobre 2000, l'acuité visuelle de l'oeil droit (recte: gauche [cf. rapport du 30 novembre 2000, let. D. ch. 4]) était mesurée à 0,8-1,0 et il en infère qu'à ce moment-là, une acuité visuelle pratiquement normale avait déjà été atteinte. Se référant au rapport médical du 2 (recte: 12) décembre 1999 qui indique une acuité visuelle sans corrections, il fait valoir que si l'acuité visuelle de l'oeil droit (recte: gauche) avait été indiquée après correction du vice de réfraction, elle aurait très probablement dépassé largement la valeur de 0,2. D'autant plus qu'une acuité visuelle corrigée de 0,1 - voire de 0,15 - n'aurait jamais pu être augmentée en si peu de temps jusqu'à une valeur de 0,8-1,0 par une thérapie qui a commencé relativement tard par rapport à l'âge de l'enfant. On devait plutôt s'attendre à une déficience visuelle définitive. Le rapport médical du 12 décembre 1999 mentionne une «amblyopie relative» et ne fait pas valoir, sous let. B., la présence d'une infirmité congénitale. Ceci indique clairement qu'à ce moment-là, l'acuité visuelle corrigée était supérieure à 0,2 et que les conditions du ch. 425 OIC annexe n'étaient pas réunies. 3.2 De leur côté, les premiers juges ont retenu que l'acuité visuelle de l'intimée, lors de l'examen médical du 30 novembre 2000, était de 0,6 sans correction à l'oeil droit et de 0,8 à 1,0 avec correction à l'oeil gauche, et que l'astigmatisme hypermétropique unilatéral avec amblyopie dont elle est atteinte à l'oeil gauche s'est ainsi amélioré de manière importante depuis la décision du 10 mars 2000. Ils se réfèrent au rapport médical du 30 novembre 2000, dans lequel la doctoresse B.________ a indiqué que l'anomalie de l'oeil gauche est en voie de récupération. Cette praticienne pronostique que l'acuité visuelle à l'oeil gauche atteigne 1,0 environ. 3.3 Il importe de comparer l'acuité visuelle de l'oeil gauche au moment de la décision initiale du 10 mars 2000 et lors de la décision administrative litigieuse du 8 février 2001, puisque c'est cet oeil qui est concerné par l'astigmatisme hypermétropique unilatéral avec amblyopie relative. Force est de constater, toutefois, que l'on ne dispose pas de valeurs comparables. Dans le rapport médical du 12 décembre 1999, la doctoresse B.________ a indiqué que, sans correction du vice de réfraction, l'acuité visuelle était de 0,15 (de loin) et de 0,1 (de près) à l'oeil gauche. Dans son rapport médical du 30 novembre 2000, cette spécialiste a indiqué que, après correction du vice de réfraction, l'acuité visuelle était de 0,8 - 1,0 à l'oeil gauche. Attendu que le status oculaire du 14 octobre 1999 sur lequel se fonde la doctoresse B.________ dans son rapport du 12 décembre 1999 ne donne aucune indication sur l'acuité visuelle après correction du vice de réfraction, il n'est pas possible d'apprécier l'amélioration de l'oeil gauche dont ce médecin fait état aussi bien dans son rapport du 12 décembre 1999 que dans son rapport du 30 novembre 2000. Dès lors, contrairement à l'avis des premiers juges, on ne saurait conclure à une amélioration importante, depuis la décision du 10 mars 2000, de l'astigmatisme hypermétropique unilatéral avec amblyopie dont l'intimée est atteinte à l'oeil gauche. Il s'ensuit que les conditions prévues à l'art. 41 LAI font défaut.