Citation: 6B_1373/2021 E. 4.3

4.3. En l'espèce, quoi qu'en dise le recourant, la cour cantonale a clairement établi qu'il avait usé de violence contre C.________. Il a sciemment ciblé une dame d'un certain âge à un endroit où elle serait aisément déstabilisée (des escaliers). En tirant violemment sur la sangle du sac vers l'arrière, le recourant savait que la victime devrait choisir entre défendre la possession de son sac (en s'accrochant à celui-ci) et défendre son intégrité corporelle (en s'accrochant à la rampe de l'escalier). A la différence du voleur, qui saisit brièvement un bras ou bouscule une victime pour la distraire (ATF 133 IV 207 consid. 4.3.2), il a donc choisi un mode de contrainte violent et ordinairement suffisant pour rendre impossible ou significativement plus difficile une opposition efficace, compte tenu des lieux. Aussi, au regard de la force utilisée pour arracher le sac d'une dame d'un certain âge qui montait des escaliers, il a en l'espèce clairement choisi un moyen d'action destiné à briser la résistance de la victime (cf. ATF 133 IV 207 consid. 4.5). Le recourant ne conteste pour le reste pas avoir eu le dessein de s'approprier le sac et son contenu. Il s'est donc rendu coupable d'une tentative de brigandage, dès lors qu'il a lâché sa prise sur le sac après que la victime a crié et alerté les personnes alentours. Le grief ne résiste pas à l'examen.