Citation: 6B_162/2018 E. 2.5

2.5. Selon le recourant, la cour cantonale n'a pas pris en compte l'écoulement du temps, puisqu'elle avait considéré dans son arrêt du 2 août 2016 que la peine devait être fixée à 120 jours-amende sans tenir compte de l'écoulement du temps, puis, dans son nouvel arrêt, elle parvenait au même résultat en prétendant avoir appliqué en sus l'art. 48 let. e CP. Il ressort de l'arrêt attaqué que la cour cantonale a déclaré tenir compte de la circonstance atténuante de l'écoulement du temps (art. 48 let. e CP), en plus de deux autres causes d'atténuation (le repentir sincère et la tentative). Cet élément, qui ressort également du dispositif du jugement attaqué, n'a donc pas été omis. Il n'en va pas autrement au motif que l'autorité précédente a retenu en définitive la même peine théorique (120 jours-amende) que dans son précédent arrêt qui ne mentionnait pas l'art. 48 let. e CP; en effet, dans les limites posées par le principe de l'autorité de l'arrêt de renvoi (cf. consid. 1), dont le recourant n'invoque pas la violation, la cour cantonale pouvait fixer librement une nouvelle peine conformément aux art. 47 et ss CP. On précisera encore que l'interdiction de la reformatio in pejus n'entre pas en ligne de compte ici, dans la mesure où la cour cantonale a statué sur recours du ministère public. La question de savoir si la cour cantonale a suffisamment tenu compte de la circonstance atténuante de l'écoulement du temps dans la fixation de la peine sera examinée ci-après (consid. 2.7 infra).