Citation: 1P.612/1999 13.03.2000 E. 1

1.- a) La voie du recours de droit public pour violation de droits constitutionnels des citoyens (art. 84 ss OJ) est ouverte. La commission cantonale a rejeté le recours dont elle était saisie (ch. 1 du dispositif), tout en donnant des instructions à un organe du syndicat afin qu'il propose à la recourante une attribution différente dans le nouvel état (ch. 2 du dispositif). Il ne s'agit pas à proprement parler d'une décision de renvoi de la juridiction cantonale à l'autorité de première instance, puisque le rejet du recours met formellement fin à la procédure cantonale, la commission de classification étant uniquement tenue de faire une proposition, et non pas de statuer à nouveau. Dans ce cadre, elle ne pourrait au demeurant pas proposer une remise en cause fondamentale du nouvel état de propriété - conformément à ce que demande la recourante - car seule la forme et la surface de la parcelle n° 111-01 NE pourraient être revues. Aussi la décision attaquée doit-elle être considérée comme une décision finale au sens des art. 86 al. 1 et 87 OJ, contre laquelle le recours de droit public est en principe recevable (cf. ATF 122 I 39 consid. 1a p. 41 et la jurisprudence citée). Propriétaire de terrains inclus dans le périmètre d'un remaniement parcellaire dont elle conteste le résultat, B.________ a manifestement qualité pour recourir au sens de l'art. 88 OJ. L'acte de recours a en outre été déposé en temps utile (art. 89 al. 1 OJ). Il y a lieu d'entrer en matière. b) Il ne se justifie pas de procéder à l'inspection locale requise par la recourante, ses griefs pouvant être examinés sur la base du dossier.