Citation: 6B_1061/2021 E. 1.2.2

1.2.2. Contrairement à ce que laisse entendre le recourant, il ne ressort pas des faits constatés par la juridiction cantonale qu'il aurait fait partie des manifestants qui ont bloqué la circulation sur la rue Centrale le 14 décembre 2019. Il n'a d'ailleurs pas été condamné pour des infractions en lien avec le blocage des voies de circulation en ce qui concerne les événements du jour en question, mais uniquement pour les faits - constitutifs selon les juges cantonaux d'empêchement d'accomplir un acte officiel (art. 286 CP) et d'entrave à l'action d'un fonctionnaire au sens de l'art. 29 du Règlement général de police de la commune de Lausanne (ci-après: RGP/Lausanne) - liés à sa confrontation avec des policiers ensuite de son intervention pour défendre le comportement d'un journaliste. Le point de savoir si d'autres personnes ont demandé à la police de laisser la presse faire son travail n'est pas non plus pertinent, dès lors que le recourant - qui ne conteste pas avoir agi lui-même en ce sens - n'a pas été condamné pour avoir parlé à la police, mais pour les faits qui s'en sont suivis. Par ailleurs, on ne voit pas que la cour cantonale ait versé dans l'arbitraire en retenant que le recourant avait crié ou hurlé sur la police, dès lors qu'il admet avoir "protesté à haute et intelligible voix", ce qui implique qu'il a fait part de son mécontentement en haussant la voix. Le recourant joue également sur les mots et ne démontre aucunement une constatation arbitraire des faits lorsqu'il soutient ne pas avoir fait quelques pas en emportant la rubalise, mais l'avoir déplacée provisoirement. Enfin, il ne résulte pas des faits constatés dans le jugement attaqué que le recourant aurait reçu un coup de la part d'un représentant des forces de l'ordre lors de son interpellation et l'intéressé n'explique pas précisément quelle preuve aurait été appréciée de manière arbitraire à cet égard.