Citation: 9C_554/2023 E. 5

Dans la mesure où l'office AI avait considéré que la recourante était incapable de travailler dans toute activité et n'avait dès lors pas procédé à une comparaison de revenus, la juridiction cantonale a d'abord admis que la Fondation ne pouvait pas se fonder sur le revenu sans invalidité retenu par celui-ci (à ce sujet, cf. ATF 144 V 166 consid. 3.2.2; 143 V 91 consid. 3.2 et les références), mais devait établir quel aurait été, en 2015 (soit au moment de la réduction des prestations), le gain présumé perdu de l'assurée, dans l'éventualité où le cas de prévoyance ne serait pas survenu. Elle a ensuite considéré que c'était à bon droit que la caisse de pensions s'était fondée sur le revenu que la recourante percevait lorsque son assurance auprès d'elle avait pris fin, au 31 octobre 2014, à savoir sur un montant de 24'362 fr., qu'elle avait indexé à l'indice suisse des prix à la consommation, pour établir le gain présumé perdu à 24'634 fr. En se référant aux comptes individuels de l'assurée, les juges précédents ont en effet constaté que depuis 2002, l'intéressée avait réalisé des revenus très modestes, au demeurant inférieurs au revenu retenu par la Fondation, si bien qu'en fixant le gain présumé perdu à 24'634 fr. pour un emploi à 50 % d'assistante administrative, l'intimée avait pris en compte un montant favorable à la recourante. En l'absence d'éléments tendant à démontrer que le dernier salaire perçu par l'assurée avant l'invalidité - l'atteinte à la santé déterminante étant survenue en octobre 2014 - ne correspondait manifestement pas à ce qu'elle aurait été en mesure de réaliser selon toute vraisemblance, l'instance précédente a considéré qu'il n'y avait pas lieu de s'écarter de ce montant. Les premiers juges ont ainsi en particulier rejeté l'argumentation de l'assurée, selon laquelle son gain présumé perdu devait être arrêté à 37'374 fr. (à un taux de 50 %), en se référant à l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS 2018, tableau TA1_skill_level, secteur privé, total femmes, niveau de compétence 3 [tâches pratiques complexes nécessitant un vaste ensemble de connaissances dans un domaine spécialisé]).