Citation: 8C_826/2017 E. A

A.________, ressortissant étranger a requis l'asile en Suisse en 2012. Il a été placé dès le 24 juillet 2012 au centre d'hébergement collectif (CHC) B.________ et a signé les 4 décembre 2012 et 17 juin 2013 une convention d'hébergement avec l'Hospice général de Genève. Par décision du 11 février 2014, l'Office fédéral des migrations, devenu entre-temps le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), a accordé l'asile au prénommé, lequel s'est vu reconnaître la qualité de réfugié. Depuis le 1 er novembre 1999, l'Hospice général, en qualité de locataire, et la société C.________ SA, en qualité de bailleresse, sont liés par un contrat de bail à loyer portant sur des habitats modulaires pour requérants d'asile, en cinq bâtiments, situés à D.________. Le 2 avril 2014, A.________ s'est vu mettre à sa disposition par l'Hospice général de Genève une chambre individuelle au sein du CHC D.________. Par décision du 19 mai 2015, l'Hospice général a informé A.________ que le CHC D.________ allait être détruit en raison des travaux de X.________ et qu'il était donc mis fin à son hébergement dans sa chambre individuelle dès le 4 janvier 2016. A.________ était en outre informé qu'un nouveau lieu d'hébergement lui serait attribué ultérieurement quand bien même il ne pouvait plus prétendre à un hébergement fourni par l'Hospice général au vu de son statut de réfugié avec permis "B3" (autorisation de séjour). Cette décision n'a pas été contestée. Par décision du 28 avril 2016, le service hébergement de l'Hospice général a enjoint A.________ de quitter le CHC D.________ et lui a attribué une place d'hébergement collectif située dans le Foyer E.________ avec déménagement prévu le 23 mai 2016. Saisi d'une opposition, l'Hospice général l'a rejetée par décision du 28 juin 2016, déclarée exécutoire nonobstant recours et a fixé la nouvelle date du déménagement au 30 juin 2016, date à laquelle était prévue la cessation de l'exploitation du CHC D.________.