Citation: 5P.394/2001 11.01.2002 E. 2

2.- a) Devant la cour cantonale, le recourant a soutenu en substance que la décision du 19 juillet 2001 rejetant sa requête d'assistance judiciaire équivalait en réalité à une décision de retrait de l'assistance judiciaire avec effet "ex tunc", proscrite par la loi, puisque l'ordonnance du 12 juin 2001 précisait qu'il était "mis au bénéfice de l'assistance judiciaire provisoire"; selon lui, l'adjonction de cette phrase signifiait que le premier juge avait estimé qu'au jour du dépôt de la requête, les deux conditions cumulatives requises pour l'octroi de l'assistance judiciaire - indigence et chances de succès - étaient remplies (cf. arrêt attaqué, consid. 2 p. 3). Selon les juges cantonaux, le recourant se méprend sur le sens et la portée de la phrase, contenue dans l'ordonnance du 12 juin 2001, selon laquelle "[d]ans l'intervalle, le requérant est mis au bénéfice de l'assistance judiciaire provisoire". En effet, si le dépôt d'une requête d'assistance judiciaire ne suspend pas automatiquement la cause principale, le requérant ne peut être astreint à effectuer des avances ou verser des sûretés durant le traitement de cette requête. Pour la cour cantonale, ces considérations permettent de comprendre la raison pour laquelle le premier juge, dans un souci de clarté même si la formulation adoptée par ce magistrat paraît peu judicieuse, a inséré dans son ordonnance la phrase litigieuse: celle-ci ne peut avoir d'autre portée juridique que de signifier au requérant qu'il était dispensé d'effectuer toute avance de frais jusqu'au moment où une décision serait rendue sur la question de l'assistance judiciaire. Le recourant ne pouvait déduire de cette phrase que l'assistance judiciaire totale lui était accordée à compter du 12 juin 2001 pour être ensuite retirée avec effet rétroactif, puisque le juge a, pour la première fois, examiné les conditions requises pour l'octroi de l'assistance judiciaire le 19 juillet 2001: le recourant semble d'ailleurs avoir bien saisi la portée juridique exacte de l'ordonnance litigieuse, sans quoi l'on aurait de la peine à comprendre pourquoi il aurait demandé au juge, le 20 juin 2001, de lui confirmer l'octroi de l'assistance judiciaire totale (arrêt attaqué, consid. 2b p. 4/5).