Citation: 2D_1/2023 E. 4

Le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF), sous réserve des cas prévus à l'art. 105 al. 2 LTF (ATF 142 I 155 consid. 4.4.3). La partie recourante ne peut critiquer les constatations de fait ressortant de la décision attaquée que si celles-ci ont été effectuées en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF ou de manière manifestement inexacte, c'est-à-dire arbitraire, et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF; ATF 145 V 188 consid. 2). La partie recourante doit expliquer de manière circonstanciée en quoi ces conditions seraient réalisées (art. 106 al. 2 LTF). En l'occurrence, le recourant semble s'en prendre à la constatation des faits lorsqu'il fait valoir que l'autorité précédente n'aurait pas pris en compte le fait qu'une plainte pénale a été déposée par ses soins, qu'une aide au sens de la LAVI lui a été prodiguée et qu'un suivi psychologique lui aurait été recommandé. Le recourant n'explique toutefois pas en quoi ces éléments de fait auraient été susceptibles de modifier l'issue du litige. En cela déjà, son grief ne respecte pas les obligations de motivation accrue de l'art. 106 al. 2 LTF. Par ailleurs, il ressort des faits de l'arrêt attaqué, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que le mariage était déjà vidé de sa substance lorsque l'altercation du 17 décembre 2017 a eu lieu. On ne peut partant pas retenir que cet évènement serait en lien de causalité avec la fin de l'union conjugale. Au surplus, le Tribunal cantonal a pris en compte l'existence d'une plainte pénale, puisqu'il s'est fondé sur le contenu de l'ordonnance pénale du 22 novembre 2021 qui portait sur celle-ci. Il ne s'est en outre pas limité à cette ordonnance pour nier l'existence de violences conjugales au sens de l'art. 50 al. 2 LEtr. Il est arrivé à cette conclusion après avoir pris en considération l'ensemble du dossier, dont le rapport de constat de coups du 17 décembre 2017 et les déclarations du recourant et de son ex-épouse, lequel avait notamment déclaré à la police, le 19 décembre 2017, qu'il n'y avait pas d'antécédents de violence physiques au sein du couple. L'autorité précédente n'a enfin pas non plus ignoré les violences psychologiques invoquées par le recourant, mais constaté sur ce point que celui-ci n'avait déposé aucun élément probant relatif à celles-ci. Le recourant n'explique pas en quoi les constatations qui précèdent seraient insoutenables. Le grief d'arbitraire dans l'établissement des faits doit partant être écarté. Savoir si le Tribunal cantonal a, à juste titre, considéré que les violences alléguées ne constituaient pas un cas de rigueur au sens de l'art. 50 al. al. 1 let b et 2 LEtr relève du droit et non de l'établissement des faits et sera examiné ci-après.