Citation: 6B_1088/2016 E. 8

Au stade du jugement d'appel, d'après les conclusions articulées à l'audience de la Cour suprême, la contestation ne portait que sur le comportement adopté par le prévenu lors de la saisie opérée le 18 août 2006 à Moutier, à l'exclusion de tous autres faits. La partie plaignante persistait à tenir ce comportement pour punissable au regard des art. 163 ch. 1 et 164 ch. 1 CP. La répression prévue par ces dispositions suppose que l'auteur ait agi intentionnellement, c'est-à-dire avec conscience et volonté (art. 12 al. 1 et 2 CP). Elucider ce que le prévenu savait ou voulait, ou ce dont il s'accommodait au moment d'agir, relève de la constatation des faits (ATF 135 IV 152 consid. 2.3.2 p. 156; 125 IV 242 consid. 3c p. 252 i.i.). Le jugement du Tribunal régional contient une discussion détaillée des preuves, indices et autres éléments d'appréciation sur la base desquels ce tribunal est parvenu à la conclusion que la présomption d'innocence n'était pas renversée, et qu'en considération de cette présomption, il s'imposait de retenir que le prévenu, lors de l'exécution de la saisie, n'avait pas eu conscience d'adopter le comportement réprimé par ces dispositions légales. Dans la motivation additionnelle de son propre jugement, la Cour suprême a confirmé cette approche du premier juge. Devant le Tribunal fédéral, la recourante reprend méthodiquement cette discussion, dans tous ses éléments, et elle développe son propre point de vue; elle parvient à la conclusion que le Tribunal régional et la Cour suprême ont apprécié les preuves de manière arbitraire. Or, le Tribunal fédéral ne discerne guère sur quels points la recourante reproche réellement aux précédents juges, sinon par de simples protestations ou dénégations, d'avoir commis une erreur certaine ou de s'être livrés à une appréciation absolument insoutenable des preuves disponibles. L'argumentation présentée tend seulement à substituer une appréciation différente de celle de l'autorité précédente; elle est par conséquent irrecevable au regard de la jurisprudence ci-mentionnée relative à l'art. 97 al. 1 LTF. La motivation additionnelle du jugement d'appel n'est donc pas valablement attaquée. Elle suffit à sceller le sort de la cause. En conséquence, au regard de la jurisprudence ci-mentionnée relative à l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, le recours en matière pénale se révèle entièrement irrecevable et il n'est pas nécessaire d'examiner les griefs développés contre la motivation principale de ce jugement.