Citation: 6B_906/2019 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a exposé que la faute de la recourante était lourde et devait être sanctionnée par une peine privative de liberté de trois ans, assortie du sursis partiel à l'exécution. A cet égard, si le pronostic n'était pas défavorable, il n'apparaissait pas non plus particulièrement favorable. L'intéressée avait gravement porté atteinte au patrimoine de ses victimes et n'avait manifesté qu'une ébauche de prise de conscience. Il avait déjà été tenu compte, dans la fixation de la peine, des problèmes de santé de la recourante. En effet, la cour cantonale avait renoncé à aggraver la sanction malgré l'infraction supplémentaire d'abus de confiance qui avait été retenue à la charge de cette dernière, cela afin de lui garantir le bénéfice du sursis partiel à l'exécution. Selon l'autorité précédente, la santé de la recourante était certes fragile, mais celle-ci n'avait produit aucun document attestant d'une incapacité à supporter un régime de détention. Au demeurant, il appartenait au Service d'application des peines et mesures d'aménager, le cas échéant, la détention de l'intéressée afin de rendre celle-ci compatible avec son état de santé. Compte tenu également de la prise de conscience encore imparfaite de la recourante, une quotité ferme de 18 mois était appropriée et nécessaire pour favoriser un effet dissuasif.