Citation: 4A_436/2020 E. 7.4.1

7.4.1. La recourante soutient avoir le droit de connaître l'identité des collaborateurs de la banque dont le nom a été caviardé sur certaines pièces transmises par l'intimée. Même si, à son sens, elle n'avait pas à justifier d'un intérêt à l'obtention de cette information, elle fait valoir qu'elle disposait de toute manière d'un intérêt prépondérant à pouvoir déterminer le rôle de chaque employé chargé du contrôle du dossier, plus précisément la répartition interne ou au contraire le cumul des rôles des différents intervenants entre l'intimée sise en Suisse et l'entité libanaise lors de l'ouverture du compte, du placement dans le portefeuille des produits, de l'octroi/suivi de la ligne de crédit et des appels de marge. La recourante expose également que les données caviardées doivent lui permettre de faire citer des témoins, employés de la banque, et d'établir des faits pertinents. La cour cantonale a confirmé sur ce point le jugement de première instance, lequel retient que la recourante connaissait l'identité de ses interlocuteurs au sein de la banque, mais qu'elle ne disposait pas d'un intérêt légitime supérieur à pouvoir déterminer l'identité des intervenants de chacune des opérations bancaires effectuées. Pour sa part, la Cour de justice relève que les pièces en cause contiennent les informations permettant à la recourante de définir les obligations contractées par les parties ainsi que les transactions passées en vue de la liquidation des options en janvier 2015. Au surplus, la banque répond de l'activité de ses auxiliaires, de sorte que la recourante ne peut faire valoir un intérêt à connaître l'identité de tous les collaborateurs en cause qui serait prépondérant par rapport à celui de la banque à respecter ses obligations de protection envers ses employés. En effet, selon la cour cantonale, l'intérêt invoqué par la recourante - pouvoir déterminer le rôle des différents intervenants entre l'intimée sise en Suisse et la banque libanaise - porte sur une information qui n'est pas nécessaire pour vérifier si la banque a correctement exécuté les instructions que la cliente lui avait données et si elle a liquidé les options à la suite de l'appel de marge en conformité de ses obligations contractuelles.