Citation: U 16/05 21.09.2005 E. A

M.________, né en 1949, travaillait en qualité de plâtrier-peintre pour le compte de l'entreprise X.________ SA. A ce titre, il était assuré contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 31 juillet 2000, le prénommé a heurté du coude droit un élément en fer d'un échafaudage, alors qu'il travaillait sur un chantier. Consulté le 19 septembre 2000, le docteur F.________ a diagnostiqué une épicondylite droite post-traumatique (rapport du 27 novembre 2000). Déclaré incapable de travailler jusqu'au 19 novembre 2000, l'assuré a repris son emploi, à temps partiel d'abord, puis à temps complet. Le 26 avril 2001, le docteur F.________ a attesté une nouvelle incapacité totale de travailler en raison de douleurs dans la région épicondylienne droite. L'assuré a séjourné du 10 juillet au 8 août 2001 à la Clinique Y.________. Selon le rapport du 7 septembre 2001 établi à l'issue de ce séjour, l'assuré souffrait d'une épicondylite chronique, d'une neuropathie d'enclavement du nerf radial à l'arcade de Frohse et du nerf cubital à la gouttière épitrochléenne droite, ainsi que d'un trouble de l'adaptation avec humeur dépressive. En raison de l'origine multifactorielle des douleurs, l'évolution naturelle espérée n'était que partiellement favorable et des mesures d'orientation professionnelle apparaissaient indiquées. Le 3 octobre 2001, l'assuré a subi une cure d'épicondylite par ténotomie de l'extenseur commun des doigts et du deuxième radial et neurolyse du nerf interosseux postérieur. Dans un rapport du 15 juillet 2002, lequel reprenait pour l'essentiel les conclusions d'un premier rapport daté du 22 janvier 2002, le docteur C.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a indiqué qu'il n'existait plus de traitement susceptible d'améliorer notablement la situation, de sorte que le dossier pouvait être clos. L'assuré disposait d'une pleine capacité de travail dans une activité qui ne nécessitait pas de manutentions à deux mains ni de sollicitations du membre supérieur droit, par exemple pour la préhension d'outils ou le serrage, ni le port de charges dépassant dix kilos. Saisi d'une demande de prestations, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office AI) a mis en oeuvre une mesure d'observation professionnelle qui s'est déroulée du 27 janvier au 21 février 2003 au Centre d'observation professionnelle de l'assurance-invalidité (COPAI) d'Yverdon. Selon le rapport du 18 mars 2003 établi au terme de la mesure, l'assuré disposait d'une capacité résiduelle de travail de 50 % dans une activité de type chargeur de machine automatique ou conducteur de machine-outil (fraiseuse). Après avoir soumis le cas pour appréciation au Service médical régional AI (SMR), l'office AI a conclu que la reprise de toute activité professionnelle, quelle qu'elle fût, était impossible et que la capacité de gain de l'assuré était nulle (rapport du 6 mai 2003). A la suite de ce dernier rapport, le docteur L.________, remplaçant du médecin d'arrondissement de la CNA, a examiné l'assuré. Selon ce médecin, l'assuré était théoriquement en mesure d'exercer, probablement à 100 %, un travail tout à fait sédentaire, qui ne nécessitait ni port de charge, ni usage de la force au niveau des deux membres supérieurs, ni mobilisation restreinte des deux épaules, ni force de préhension dans les deux mains. Toutefois, l'instruction menée par l'office AI avait démontré l'impossibilité d'une réinsertion dans une activité lucrative, de sorte que l'incapacité de travail devait être considérée comme totale et définitive dans toute activité professionnelle (rapport du 20 juin 2003). Par décision du 25 août 2003, confirmée sur opposition le 22 septembre 2003, la CNA a octroyé à M.________, pour les séquelles organiques de l'accident du 31 juillet 2000, une rente d'invalidité dès le 1er septembre 2003 fondée sur une incapacité de gain de 31 %. Elle n'a en revanche pas tenu compte des troubles psychogènes affectant l'assuré, considérant qu'ils n'étaient pas en relation de causalité adéquate avec l'accident.