Citation: 8C_562/2019 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a constaté que l'assuré avait fondé sa demande de révision sur un nouveau diagnostic mis en évidence par une arthro-IRM réalisée le 23 janvier 2018, soit après l'entrée en force de la décision du 1er juin 2017 et dans le délai légal de trois mois dès la découverte du motif de révision (art. 55 al. 1 LPGA et art. 67 al. 1 PA). Elle a considéré que l'arthro-IRM permettait de révéler que l'assuré souffrait d'une lésion du tendon du sus-épineux et qu'elle constituait un moyen de preuve réalisé postérieurement à la décision du 27 mars 2017 qui ne pouvait pas être produit auparavant, puisque c'était en raison de la persistance des douleurs que le médecin de l'assuré avait procédé à de telles investigations. Se référant au rapport du docteur B.________, spécialiste FMH en médecine physique et réadaptation, du 10 septembre 2018, lequel a été produit en cours de procédure, elle a précisé que ce diagnostic portait sur un fait antérieur à ladite décision, soit sur une déchirure du tendon ne pouvant pas être décelée par une échographie. Enfin, la cour cantonale a conclu que ledit diagnostic constituait un fait nouveau important au sens de l'art. 53 al. 1 LPGA puisqu'il concernait la nature de l'atteinte subie par l'assuré, soit une lésion du tendon du sus-épineux, laquelle pouvait être assimilée à un accident au sens de l'art. 6 al. 2 let. f LAA.