Citation: 2C_225/2018 E. 5.3

5.3. En l'occurrence, par décision du Tribunal civil compétent rendue le 3 avril 2009, D.________ a été désigné en qualité de représentant de la communauté héréditaire de feu B.X.________, avec des compétences générales de gestion conservatoire et d'administration des successions. En outre, le 14 juillet 2009, D.________ a indiqué au Service cantonal que l'adresse de communication de tout document ou correspondance était celle de la société C.________ SA. Ainsi, sur le vu de ces éléments, il n'est à tout le moins pas arbitraire de considérer que la notification de la décision de taxation du 9 juin 2015 adressée à la société C.________ SA était valable. Il n'est en outre pas pertinent de savoir si les compétences de D.________ s'étendaient également à la liquidation et au partage de la succession, dès lors qu'en raison de la décision du Tribunal civil, il représentait valablement la communauté héréditaire, également devant l'autorité fiscale. Comme le relèvent d'ailleurs les recourants, l'art. 147 LF/VS traite de la procédure de perception de l'impôt. Or, selon l'art. 147 al. 1 LF/VS, cet impôt est prélevé globalement auprès de la masse pour tous les héritiers et légataires, qui étaient représentés par D.________. Celui-ci devant gérer et préserver le patrimoine de la succession jusqu'au partage, il est pleinement soutenable de considérer que s'acquitter d'une dette fiscale fait partie de ses attributions. L'arrêt entrepris échappe par conséquent à l'arbitraire sur ce point, à tout le moins dans son résultat. En tout état de cause, il n'est nullement exclu que le droit cantonal puisse prévoir des cas de représentation qui se distinguent de l'art. 32 CO, comme le fait d'ailleurs également le droit fédéral en matière de taxe sur la valeur ajoutée par exemple (cf. arrêts 2C_319/2014 du 9 septembre 2014 consid. 5.4; 2C_480/2008 du 13 octobre 2008 consid. 2.1 et les références citées). Finalement, compte tenu de l'ouverture de la succession le 5 juillet 2007, à la mort de feu B.X.________ (cf. art. 537 al. 1 CC), et du fait que, le 14 juillet 2009, D.________, après avoir reçu le courrier de l'avocat auquel s'était initialement adressé le Service cantonal, ait signalé à cette autorité qu'il représentait la succession, il n'est pas arbitraire de considérer, comme l'a fait la Commission de recours, que le délai de prescription de cinq ans de l'art. 117 al. 3 LF/VS a été respecté.