Citation: 2C_228/2023 E. 3.3

3.3. La troisième et dernière question juridique de principe formulée par les recourantes est en lien avec le caviardage des noms de tiers. Elle porte sur le point de savoir si un tel caviardage est de nature à rendre vide de sens la demande lorsque l'Etat requérant " obtiendrait l'intégralité des renseignements demandés concernant la personne concernée et les personnes habilitées à recourir, et notamment dans le cas où, l'Etat requérant ayant déjà obtenu communication de relevés bancaires des personnes en question à l'occasion d'une procédure d'entraide administrative, avait déjà connaissance de l'identité des tiers potentiellement liés aux personnes concernées ". Comme déjà indiqué, le Tribunal fédéral a posé les règles consistant à déterminer dans quels cas les noms de tiers doivent être caviardés (cf. ATF 142 II 161 consid. 4.6.1; cf. aussi supra consid. 3.1.1). Ensuite, comme cela a du reste déjà été souligné en lien avec une question presque similaire posée dans le cadre de la première procédure initiée par l'Etat requérant le 9 avril 2020 et qui concernait les mêmes parties (cf. arrêt 2C_554/2021 du 26 juillet 2021 consid. 3.4; cf. supra consid. 1.1), le sens de cette question est peu clair, de sorte que l'on peut douter que le recours soit suffisamment motivé sur ce point (art. 42 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2). Cette question peut toutefois rester ouverte. En effet, les noms des tiers figurant dans les relevés bancaires ne sont pas destinés à être caviardés, puisque les recourantes ont requis en vain leur caviardage devant l'instance précédente (arrêt attaqué consid. 5.2.1 à 5.2.9). La problématique soulevée est ainsi purement théorique. Enfin, savoir si les informations devaient ou non être caviardées en l'espèce relèvent de l'appréciation des circonstances, et pas de la question juridique de principe au sens de l'art. 84a LTF.