Citation: 1C_594/2023 E. 4.2

4.2. A réception du premier rapport du GdC, le recourant a pris connaissance de l'ensemble des témoignages recueillis et en a requis trois supplémentaires, requête à laquelle il a été donné droit. Le rapport définitif a été produit le 9 mai 2022 et le recourant a été invité par la Conseillère d'État à présenter ses observations, ce qu'il a fait le 7 juin 2022 en contestant notamment l'appréciation des preuves, sans requérir de confrontation. Dans son premier recours cantonal, le recourant a certes sollicité l'audition du plaignant et de témoins, mais sans non plus se prévaloir de son droit à une confrontation. La cour cantonale a considéré que si le recourant n'avait pas pu être confronté aux témoins, il avait eu connaissance du contenu de leurs auditions, et avait également pu se prononcer à ce sujet. Dans son second recours cantonal, le recourant se plaignait certes de l'absence de confrontation, mais pour la procédure devant le GdC et le département. La cour cantonale a rappelé à ce sujet que les instances précédentes ne constituaient pas des autorités judiciaires devant lesquelles les garanties de l'art. 6 par. 1 CEDH s'appliquent pleinement. Force est de constater que le recourant - qui se contente de reprendre céans le grief présenté à la cour cantonale - n'a pas formellement demandé à être confronté aux témoins dans les deux recours cantonaux qu'il a interjetés. La cour cantonale pouvait dès lors, comme elle l'a fait, traiter la demande d'auditions comme une simple offre de preuves, et la rejeter par appréciation anticipée. Le grief doit lui aussi être rejeté.