Citation: U 19/03 07.06.2004 E. 3.1

3.1.1 Dans leurs rapports des 11 juillet 2000 et 26 juin 2001, les docteurs L.________ et A.________ font état de plusieurs atteintes à la santé pouvant expliquer partiellement les douleurs exprimées par le recourant (tendinopathie de l'épaule droite, chondropathie et status après méniscectomie, en ce qui concerne les genoux, et atteintes dégénératives aux chevilles). Aucune de ces affections, pour la plupart d'origine maladive, ne peut toutefois être mise en relation de causalité, de manière probable, avec l'accident survenu le 9 avril 1999, comme l'ont précisé les docteurs L.________ et A.________ dans leur rapport du 26 juin 2001 et comme l'on notamment admis les docteurs M.________ (rapports des 28 septembre 1999 et 10 février 2000) et P.________ (médecin-conseil de la CNA; rapports des 9 novembre et 7 décembre 2000). Dans un premier temps, certes, les docteurs L.________ et A.________ ont admis un rapport de causalité entre les douleurs à la cheville droite et l'accident, en raison de l'absence de plaintes avant cet événement (rapport du 11 juillet 2000). Mais ils ont par la suite précisé que les atteintes dégénératives étaient préexistantes à cet événement, qui avait toutefois pu déclencher les symptômes douloureux (rapport du 26 juin 2001). Cette simple possibilité ne permet pas de tenir pour établi le rapport de causalité litigieux. 3.1.2 En ce qui concerne les affections décrites ci-dessus, les rapports des docteurs L.________ et A.________ ne sont pas sérieusement contredits par d'autres avis médicaux figurant au dossier, contrairement ce que soutient le recourant. Par ailleurs, que celui-ci ait rencontré ou non le docteur L.________ - il conteste avoir jamais été examiné par ce praticien - ne revêt pas l'importance déterminante qu'il lui attribue : l'expertise ne porte pas la seule signature du docteur L.________, mais également celle du docteur A.________; à défaut d'avoir examiné personnellement l'assuré, le premier nommé a fort bien pu laisser à son collègue le soin de procéder aux examens requis pour en discuter ensuite le résultat. Ce procédé ne permet pas de nier la valeur probante de l'expertise, dont les conclusions sont au demeurant corroborées par d'autres avis médicaux, comme on l'a vu (consid. 3.1.1 supra). Un complément d'instruction relatif à l'origine des lésions physiques mises en évidence à l'épaule, aux genoux et aux chevilles n'est donc pas nécessaire, le lien de causalité naturel avec l'accident du 9 avril 1999 devant être nié sur la base des pièces médicales figurant au dossier. 3.2 A l'appui de son recours, E.________ produit un rapport établi le 6 février 2001 par les docteurs T.________, D.________ et Z.________. Ces praticiens semblent attribuer - partiellement - les douleurs dorsales de l'assuré à une dégénérescence discale sans discopathie, avec protrusion discale pluriétagée sans hernie discale. Ni ce rapport, ni un autre document médical figurant au dossier, ne permet cependant d'attribuer ces lésions à l'accident du 9 avril 1999. On voit mal, par ailleurs, qu'un nouvel examen médical soit susceptible de démontrer, au-delà de la simple possibilité, un tel rapport de causalité, de sorte qu'un complément d'instruction sur ce point n'est pas nécessaire.