Citation: 1C_595/2023 E. A

A.________, né en 1964, a travaillé dès le 1 er mai 1997 en qualité d'instructeur auprès de l'Armée suisse. Il a notamment été engagé par le Centre de compétences des systèmes et de conduite des Forces terrestres, centre subordonné au Commandement des Opérations, du 1 er juillet 2018 au 30 juin 2020. A compter du 1 er juillet 2020, il a exercé une fonction au sein de l'Etat-major du Commandement de l'instruction (ci-après: l'employeur), poste qu'il avait précédemment occupé. Il a atteint en dernier lieu le grade de lieutenant-colonel. Le 19 janvier 2021, A.________ a indiqué à son employeur qu'il exerçait une activité accessoire en tant que membre du comité directeur de l'Association de soutien, de gestion et de promotion de la Patrouille des Glaciers (ASPdG). Sur demande de son employeur, il a présenté un aperçu de cette activité le 9 mars 2021. Lors d'un entretien le 19 mars 2021, le Chef du Commandement de l'instruction a informé A.________ qu'il ne pouvait pas accepter la demande d'exercer cette activité accessoire: un conflit d'intérêts avec sa fonction actuelle d'officier de carrière ne pouvait être exclu; les indemnités liées à cette activité étaient susceptibles de nuire à l'image de l'Armée suisse; l'investissement de temps pouvait avoir une influence négative sur sa capacité à remplir son cahier des charges. A la demande de l'employeur, A.________ a démissionné du comité directeur de l'ASPdG avec effet au 30 avril 2021. Constatant que A.________ avait commenté la composition du personnel de la Patrouille des glaciers sur la plateforme de réseau social Linkedln, son employeur l'a instamment prié de s'abstenir de tout autre commentaire public sur ces questions, le 8 juin 2021. Lors d'un entretien le 1 er septembre 2021, le Chef du Commandement de l'instruction a annoncé à A.________ qu'il envisageait de mettre fin au contrat de travail dans le délai de résiliation ordinaire, soit au 31 mars 2022, et de le suspendre avec effet immédiat: les informations erronées ou incomplètes fournies en lien avec l'activité accessoire en tant que membre du comité directeur de l'ASPdG ainsi que d'autres manquements avaient entraîné une détérioration irrémédiable de la relation de confiance. Selon des certificats médicaux établis dès le 25 août 2021, A.________ s'est trouvé en incapacité de travail, d'abord à 50% puis à 100% dès le 2 septembre 2021. Cette incapacité de travail est toujours actuelle.