Citation: 5A_1059/2021 E. A

A.a. A.a.a. A.________ a été actif professionnellement dans le domaine bancaire, puis dans la gestion de fortune. Ensuite, il a continué à exercer une activité de gérant de fortune indépendant à partir du début des années 2000. Depuis lors, il a convaincu au moins une centaine de personnes de lui prêter d'importantes sommes d'argent en leur promettant de leur rembourser le montant prêté et de leur verser une plus-value sur le capital du prêt et des intérêts conventionnels substantiels. Il concluait avec des clients des contrats de prêt à durée limitée prévoyant la possibilité de renouveler et/ou de prolonger ledit prêt. Lorsqu'il s'est trouvé dans l'impossibilité de respecter les conditions prévues dans les différents contrats conclus, il a commencé à payer une partie des montants à rembourser, des plus-values et des intérêts à verser à ses anciens clients au moyen des montants empruntés à de nouveaux clients et/ou au moyen de nouveaux prêts conclus avec ses clients existants. A.a.b. Par jugement du 6 octobre 2017, A.________ a été condamné pour escroquerie par métier. Les recours du prévenu ont été rejeté tant par l'instance cantonale, le 9 avril 2018, que par le Tribunal fédéral, le 23 octobre 2018 (6B_817/2018). Il ressort de ce dernier arrêt que le prévenu s'était, en 2007, retrouvé à court de liquidités et qu' il ne pouvait plus répondre aux demandes de remboursement auxquelles il faisait face. L'impression volontairement laissée quant à sa bonne réputation et à son train de vie élevé était un élément propre à dissuader les plaignants de procéder à de plus amples vérifications sur la situation financière réelle de leur cocontractant et en particulier sur le montant de ses dettes à l'égard d'investisseurs tiers. Ainsi, le prévenu avait astucieusement trompé les plaignants sur sa volonté et ses capacités d'honorer le contrat. A.b. A.b.a. B.________ et A.________ ont fait connaissance dans le courant de l'année 2008 et ont entretenu une relation d'affaires. Entre 2008 et 2012, sur la base de contrats ne prévoyant aucune garantie immobilière en sa faveur, B.________ a remis à A.________ plusieurs centaines de milliers de francs au titre de prêt, soit d 'investissement. Ces montants étaient remboursables à différentes échéances, la première fois le 1 er mars 2009. A.b.b. A partir de 2009, B.________ a consulté la société C.________ Sàrl, dont le but était la gestion et la stratégie d'entreprises, ainsi que la gestion et la représentation dans le domaine du contentieux, de même que l'assistance juridique y relative. Le 21 octobre 2011, il l'a mandatée afin de régler son contentieux avec A.________ et de gérer ainsi que de lui donner un avis sur ses placements avec celui-ci. En procédant à l'analyse des contrats en question, C.________ Sàrl a attiré l'attention de B.________ sur le fait que l'engagement pris par A.________ de garantir les prêts n'avait pas encore été mis à exécution. En octobre 2012, B.________ a dès lors requis de son cocontractant qu'il fasse constituer auprès d'un notaire deux cédules hypothécaires afin de pouvoir les remettre en garantie des montants qu'il lui avait versés. A.b.c. Le 31 octobre 2012, A.________ a constitué deux cédules hypothécaires, à savoir une sur papier au porteur n° vvv d'un capital de 800'000 fr. et une autre sur papier au porteur n° www d'un capital de 400'000 fr., prévoyant un taux d'intérêt maximal de 10% et grevant, en troisième rang, la parcelle n° RF ttt de la Commune de U.________, dont il était propriétaire. Une fois les garanties constituées, A.________ les a remises à B.________ ou à son mandataire. La cédule hypothécaire de 800'000 fr. est inscrite au Registre foncier sous n° xxx et celle de 400'000 fr. sous no yyy. Le même jour, A.________ a conclu avec B.________ un acte de cession en propriété et à fin de garantie d'un titre hypothécaire portant sur la cédule hypothécaire de 800' 000 fr. en vue d'assurer le remboursement des prétentions que B.________ " a ou aura " contre lui. Il a également conclu avec la société C.________ Sàrl un acte de cession en propriété et à fin de garantie d'un titre hypothécaire portant sur la cédule hypothécaire de 400'000 fr. en vue d'assurer le remboursement des prétentions que C.________ Sàrl " a ou aura " contre lui. B.________ est le seul créancier de A.________ à avoir obtenu en garantie de ses créances des gages immobiliers. A.b.d. Par courrier du 18 décembre 2013, B.________ a résilié les divers contrats de prêt conclus avec A.________ et a dénoncé avec effet immédiat les deux cédules hypothécaires, avec un préavis de six mois pour la fin d'un mois. A.b.e. A.b.e.a. Entendu en qualité de partie devant le premier juge, B.________ a indiqué que A.________ s'était engagé à faire une garantie sur sa fortune et que, compte tenu de l'importance des prêts, son conseiller lui avait recommandé d'obtenir une garantie plus sûre. Il a précisé que, par manque d'expérience dans le domaine financier, il n'avait pas procédé à des vérifications, que la relation qu'il entretenait avec son cocontractant se basait sur la confiance et qu'à chaque fois qu'il obtenait un prêt, celui-ci lui indiquait que le prêt en question était garanti. B.________ a aussi déclaré qu'il ignorait si, lors de la constitution des cédules hypothécaire, la fortune de A.________ dépassait le montant de ses dettes. Il a indiqué qu'il n'avait pas constaté de surendettement, mais qu'il ignorait quelle était la situation financière de A.________. Il a ajouté qu'il ignorait également si celui-ci avait d'autres problèmes avec des clients et s'il avait emprunté de l'argent à d'autres personnes, si ce n'est à son amie. A.b.e.b. Lorsqu'il a été entendu par la police le 18 novembre 2014 en qualité de prévenu, A.________ a déclaré qu'il avait connu des problèmes depuis début 2013 pour assumer soit les paiements des intérêts, soit les remboursements des prêts, qu'il avait puisé dans les avoirs de ses clients pour ses besoins personnels à partir de mars 2013, que c'était à partir de cette époque que le déséquilibre en fonds propres avait été causé et qu'il avait inscrit une hypothèque en 3ème rang sur sa maison à la demande de B.________. En particulier, il a déclaré que, avant la fin 2012, il aurait pu satisfaire les échéances exigibles avec les avoirs qui étaient placés et que, le 31 octobre 2012, il avait inscrit une hypothèque en 3ème rang sur sa maison à la demande et en faveur de B.________, qui était au courant de sa situation financière à cette date précise. Devant le Ministère public, le 2 décembre 2015, A.________ a notamment déclaré que B.________ lui avait prêté de l'argent pour procéder à des placements privés et qu'il avait constitué les cédules hypothécaires du 31 octobre 2012 en faveur de ce dernier à la demande de l'avocat de celui-ci, qui avait fait pression sur lui, pour couvrir les montants prêtés. A.c. A.________ a fait l'objet d'une première poursuite au mois de septembre 2011, d'un montant de 10'197 fr. 40, à laquelle il a fait opposition. Fin novembre et début décembre 2012, il a fait l'objet de deux poursuites. Dès le 1 er janvier 2013, il était poursuivi par 41 créanciers. Au 3 mars 2014, il faisait l'objet de 54 poursuites, puis de 65 au 4 décembre 2014. A.d.