Citation: 2C_239/2024 E. 5.2

5.2. Conformément à l'art. 29 al. 3 Cst., le droit à l'assistance gratuite d'un avocat en cas d'indigence n'est pas inconditionnel: il n'est reconnu que pour des causes non dénuées de chances de succès et que pour autant que la complexité de celles-ci nécessite l'aide d'un mandataire professionnel (cf. arrêt 2C_48/2023 du 8 septembre 2023 consid. 6.3). Selon la jurisprudence, il se justifie en principe de désigner un avocat d'office à la personne indigente lorsque la situation juridique de celle-ci est susceptible d'être affectée de manière particulièrement grave (ATF 144 IV 299 consid. 2.1; arrêt 2C_625/2020 du 19 août 2020 consid. 3.1). Lorsque, sans être d'une portée aussi capitale, la procédure en question met sérieusement en cause les intérêts du requérant, il faut en plus que l'affaire présente des difficultés en fait et en droit que celui-ci ne peut surmonter seul (ATF 144 IV 299 consid. 2.1; arrêt 2C_610/2020 du 19 novembre 2020 consid. 5.3 et les arrêts cités). Le point décisif est de savoir si la désignation d'un avocat d'office est objectivement nécessaire dans le cas d'espèce. À cet égard, il faut tenir compte des circonstances concrètes de l'affaire, de la complexité des questions de fait et de droit, des particularités que présentent les règles de procédure applicables, des connaissances juridiques du requérant et de la portée qu'a pour le requérant la décision à prendre, avec une certaine réserve lorsque sont en cause principalement ses intérêts financiers (arrêts 2C_277/2023 précité consid. 4.2; 2C_610/2020 précité consid. 5.3 et les arrêts cités).