Citation: 1P.880/2005 17.05.2006 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 I 312 consid. 1 p. 317; 130 II 249 consid. 2 p. 250, 302 consid. 3 p. 303/304, 306 consid. 1.1 p. 308 et les arrêts cités). 1.1 La décision attaquée est une décision finale, de dernière instance cantonale, rendue en application du droit cantonal de procédure; elle peut donc faire l'objet d'un recours de droit public. Le recourant a par ailleurs un intérêt personnel, juridique, actuel et pratique à obtenir que la décision attaquée, qui écarte son recours en lui refusant le droit à un non-lieu, n'ait pas été rendue en violation de ses droits de rang constitutionnel; partant, il a qualité pour recourir. Le recours est ainsi recevable au regard des art. 86 à 88 OJ (cf. arrêt 1P.737/1999 du 16 mai 2000, publié in SJ 2000 I 572, consid. 1a-c). 1.2 Le recours de droit public n'a en principe qu'un effet cassatoire et ne peut donc tendre qu'à l'annulation de la décision attaquée (ATF 129 I 129 consid. 1.2.1 p. 131/132, 173 consid. 1.5 p. 176 et les arrêts cités). Il n'est fait exception à ce principe que si l'annulation de la décision attaquée ne suffit pas à rétablir une situation conforme à la Constitution et qu'une mesure positive est nécessaire (ATF 129 I 129 consid. 1.2.1 p. 131/132 et les arrêts cités). Ainsi, le Tribunal fédéral peut notamment lever une détention préventive qui n'est pas ou plus justifiée, désigner lui-même le tribunal compétent au regard de la Constitution ou donner des injonctions à l'autorité intimée, telles que celle de statuer sans délai ou d'ordonner une mesure d'exécution forcée (cf. ATF 124 I 327 consid. 4b p. 332/333, qui cite encore d'autres exemples).