Citation: 5A_428/2020 E. 5.3

5.3. En l'espèce, le grief de la recourante est dénué de tout fondement et ne peut qu'être rejeté. La motivation de l'autorité cantonale, qui a correctement tenu compte de la jurisprudence susrappelée, doit être confirmée et il peut entièrement y être renvoyé (art. 109 al. 3 LTF) : à l'évidence, l'irrecevabilité de l'action en libération de dette n'est pas pertinente pour calculer le délai de péremption de l'art. 88 al. 2 LP, notamment si la procédure au terme de laquelle cette décision a été rendue suspend ce délai. Seule est déterminante l'existence d'une décision exécutoire mettant un terme à la procédure en libération de dette introduite par la recourante, quelle que soit la nature de cette décision, permettant à l'intimé de requérir la continuation de la poursuite.