Citation: 8C_499/2014 E. 5.2

5.2. En l'espèce, le reclassement professionnel en qualité de technicien en bâtiment qui aurait dû se dérouler sur une période totale d'environ deux ans a été interrompu (du 26 juin jusqu'à l'automne 2008), puis abandonné définitivement au mois de mars 2009, soit après onze mois. Toutefois, comme l'a constaté la cour cantonale, les événements à l'origine de l'interruption puis de l'abandon définitif de ce reclassement ne sont pas en relation avec les suites des accidents (survenus en 1999, 2005 et 2006) dont la recourante doit répondre. Par conséquent, il y a lieu d'établir le niveau de qualification professionnelle déterminant pour fixer le taux d'invalidité de l'intimé en se fondant sur la situation qui eût été la sienne si la mesure professionnelle avait été menée à terme. A cet égard, on ne saurait partager le point de vue de l'intéressé, selon lequel la mesure en question avait seulement pour but de lui conférer une formation de base, totalement indépendante de sa formation initiale et de son expérience professionnelle. En effet, l'intimé, au bénéfice d'un CAP et d'un BEP en électromécanique obtenus en France, a travaillé en qualité de monteur en systèmes de ventilation, chauffage et climatisation de 1990 au 1 er mai 1998, date à partir de laquelle il a exercé une activité de monteur en piscines. Ainsi, il apparaît que sa formation et son expérience professionnelles lui conféraient dans le secteur administratif de la gestion d'immeubles des connaissances préalables, sur le vu desquelles on ne saurait considérer que l'intéressé, dans ce domaine, ne pourrait exercer que des tâches non qualifiées, n'impliquant pas de formation particulière (cf. arrêts 9C_444/2010 du 20 décembre 2010 consid. 2.3 et 9C_963/2008 du 27 mai 2009 consid. 3.5). Quant à l'argument de la juridiction précédente, selon lequel le programme de reclassement mis en oeuvre par l'OAI n'équivalait pas à une formation de technicien ES en technique des bâtiments, il n'est pas décisif, en l'occurrence, pour écarter le niveau de qualification 3, dès lors que celui-ci ne saurait être subordonné à l'obtention d'un diplôme d'une Ecole supérieure sanctionnant un plan d'études de plusieurs années. Vu ce qui précède, la recourante était fondée à tenir compte d'un niveau de qualification 3 (connaissances professionnelles spécialisées) pour fixer le revenu d'invalide déterminant pour la comparaison des revenus.