Citation: 5A_817/2014 E. 4.3

4.3. Pour admettre le caractère inconciliable de deux décisions au sens de l'art. 34 para. 3 CL, il faut qu'une question soit tranchée, avec autorité de la chose jugée, d'une manière différente dans la décision rendue en Suisse et dans la décision étrangère. L'incompatibilité doit apparaître dans les effets des décisions (ATF 138 III 261 consid. 1.1 p. 263), à savoir, dans leurs conséquences juridiques. Il n'est cependant pas nécessaire que les décisions en conflit portent sur le même objet, il suffit qu'elles soient contradictoires ( KROPHOLLER/ VON HEIN, op. cit., n° 49 ad art. 34 CL). En revanche, il ne doit pas simplement exister un risque de contrariété des solutions, l'inconciliabilité doit être constatée ( BUCHER, op. cit. n° 48 ad art. 34 CL). L'exception de l'art. 34 para. 3 CL suppose en outre que les décisions litigieuses aient été rendues entre les mêmes parties ( BUCHER, op. cit. n° 49 ad art. 34 CL; KROPHOLLER/ VON HEIN, op. cit., n° 52 ad art. 34 CL).