Citation: 7B_418/2023 E. 3.3.1

3.3.1. Le recourant soutient que la mesure aurait échoué. Selon lui, le suivi thérapeutique se limiterait désormais à l'injection d'un traitement, sans suivi thérapeutique ni projet de réinsertion. Ce faisant, le recourant se fonde sur une appréciation personnelle de la situation, dans une démarche purement appellatoire et, partant, irrecevable (cf. consid. 2.1 supra). Au surplus, on ne voit pas - comme le recourant le soutient - de contradiction entre, d'une part, le fait de retenir que la situation avait "radicalement changé" de sorte qu'une libération conditionnelle n'était plus envisageable et, d'autre part, le fait de considérer qu'une modification de la mesure n'était pas nécessaire. Ce n'est en effet pas parce que les conditions présidant à une libération conditionnelle ne sont plus remplies au regard d'un changement de la situation (cf. consid. 4 infra) que cela implique l'échec de la mesure thérapeutique. En tout état, il ressort de l'ordonnance querellée que la mesure thérapeutique institutionnelle avait conduit à une évolution favorable du recourant au cours de l'automne 2022; à la suite de plusieurs événements survenus au début de l'année 2023, une libération conditionnelle n'était sur ces entrefaites plus envisageable selon les différents intervenants. Durant cette période, comme cela ressort notamment des constatations du 10 février 2023 du chef de l'OSAMA et des déclarations du 20 mars 2023 du recourant, ce dernier était rentré à plusieurs reprises avec retard, voire avait fugué, et avait articulé des menaces hétéro- et auto-agressives; cela avait conduit à faire bénéficier le recourant de mesures de protection - notamment par la mise en cellule de réflexion - afin de stabiliser la situation; une réévaluation de la médication avait également été entreprise, le recourant ne prenant plus sa médication régulièrement. Sur la base de ces événements, différents intervenants - en particulier la cheffe évaluation et suivi psycho-légal et le chef de l'OSAMA (cf. let. B.f supra) - avaient relevé que la mesure thérapeutique institutionnelle n'était pas en échec et avaient préconisé sa poursuite. Au vu de ces constatations - dont le recourant n'a pas cherché à démontrer l'arbitraire et qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) - et de la jurisprudence fédérale en la matière (cf. consid. 3.1.1 in fine supra), la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire ni violé le droit fédéral en considérant que la poursuite de la mesure thérapeutique institutionnelle ne paraissait pas vouée à l'échec au sens de l'art. 62c al. 1 let. c CP. Le grief du recourant doit être rejeté.