Citation: K 59/99 31.01.2000 E. 3

3.- a) Selon l'expertise du docteur M.________ du 12 mai 1997, l'assuré souffre d'un trouble de l'adaptation avec perturbation mixte des émotions et des conduites chez une personnalité dépendante; il existe aussi un trouble dysthymique de l'humeur. Ces affections ne justifient pas une incapacité de travail de deux ans. Certes, l'assuré est incapable d'assumer des responsabilités. Après avoir subi le choc consécutif au suicide de son amie (en janvier 1995), il aurait pu reprendre son emploi de vendeur au service de X.________; mais cet emploi ne lui plaisait pas et il a présenté une demande de l'assurance-invalidité en vue d'obtenir des mesures médicales d'ordre professionnel. En conclusion, si l'assuré a bien été dans l'incapacité totale de travailler, d'ailleurs avec un état dépressif et une tentative de suicide depuis janvier 1995, cet état n'avait pas de raison de se prolonger au-delà de six mois. b) On ne voit pas de motifs de s'écarter des conclusions de cette expertise. Les arguments avancés par le recourant ne le justifient pas. Ainsi en est-il du fait que l'expert n'aurait vu l'assuré que pendant un laps de temps relativement bref. En ce qui concerne la valeur probante d'un rapport d'expertise, ce qui est déterminant c'est que les points litigieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la description du contexte médical et l'analyse de la situation médicale soient claires et, enfin, que les conclusions de l'expert soient motivées (ATF 122 V 160 consid. 1c et les références citées). En l'occurrence, le rapport d'expertise répond à ces exigences. Le recourant produit par ailleurs un rapport médical du docteur G.________, du 31 mai 1999. Mais ce rapport n'apporte pas d'élément décisif pour la solution du litige. Ce praticien fait surtout état de circonstances qui ont contribué au prolongement de "l'arrêt de travail", notamment le temps qui s'est écoulé (deux ans) avant que l'assurance-invalidité ne statue sur la demande de prestations du recourant. De semblables circonstances ne sont pas de nature, comme telles, à justifier une incapacité de travail au sens de la jurisprudence ni à remettre en cause les conclusions de l'expert, qui avait connaissance de tous les éléments du dossier. En conséquence, dans la mesure où il y a lieu de s'en tenir à ces conclusions, on doit admettre que le recourant ne présentait plus d'incapacité de travail pour la période durant laquelle il conclut au versement de l'indemnité. Le recours de droit administratif se révèle mal fondé.