Citation: 1B_296/2017 E. 3.3

3.3. A ce stade encore précoce de l'instruction, ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. Cela vaut d'ailleurs d'autant plus que les arguments développés par la recourante se limitent à soutenir qu'elle n'aurait pas participé à l'homicide de sa mère, que ce soit à titre de coauteur ou de complice. Elle omet toutefois de prendre en considération que, même si les chefs de prévention susmentionnés devaient être abandonnés à son encontre - ce qui n'est pas le cas en l'état -, l'assistance accordée à son père pour cacher le corps et effacer les traces du crime reste susceptible d'une qualification pénale, notamment en tant qu'actes d'entrave à l'action pénale (cf. art. 305 CP). Or, la recourante ne conteste plus avoir participé à ces opérations (cf. également les analyses rétroactives de son téléphone portable confirmant notamment des échanges avec son père durant la période litigieuse). Il existe ainsi des indices suffisants de la commission d'infractions par la recourante. Il appartiendra au juge du fond de qualifier définitivement les faits qui lui sont reprochés. Partant, ce grief peut être écarté.