Citation: 8C_334/2022 E. 4.3.1

4.3.1. En tant que la recourante se réfère au rapport de la CRR du 30 novembre 2018 pour démontrer que "les douleurs sont source d'un important handicap", elle semble perdre de vue qu'il s'agit d'un rapport intermédiaire ensuite de son troisième séjour en clinique, établi à un moment où la situation médicale n'était pas encore complètement stabilisée. À juste titre, la cour cantonale a fondé son appréciation sur les conclusions contenues dans le rapport final de la CRR du 20 décembre 2019, dans lequel les spécialistes ont indiqué que la situation était désormais stabilisée du point de vue médical. Il ressort en outre de ce rapport que les plaintes et les limitations fonctionnelles ne s'expliquent que partiellement par les lésions objectives constatées pendant le séjour, et ce malgré les nombreuses investigations médicales réalisées au cours de ces dernières années. Lors de son quatrième séjour à la CRR du 29 octobre au 27 novembre 2019, la recourante a en effet bénéficié d'un examen complet et d'une prise en charge étendue, notamment par le service de psychosomatique, qui n'a retenu aucune psychopathologie. S'agissant des douleurs, les spécialistes de la CRR ont relevé que le nouveau séjour de la recourante avait été marqué par des douleurs d'intensité fluctuante, variables d'un jour à l'autre, pouvant la limiter dans ses activités et l'amener à rester au lit une journée entière; la recourante restait centrée sur les douleurs et dans l'attente des décisions assécurologiques; la question de la place que prenait la douleur dans sa vie, rythmée uniquement par ses différents rendez-vous thérapeutiques, avait par ailleurs été évoquée lors des entretiens psychologiques. Avec les premiers juges, il y a lieu de constater que c'est en pleine connaissance de cause que les médecins ont conclu que la recourante était apte à travailler à plein temps et avec un plein rendement dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles. Le grief tiré d'une prise en compte insuffisante des douleurs dans l'évaluation de la capacité de travail résiduelle de la recourante s'avère donc mal fondé.