Citation: 2C_869/2022 E. 6.2

6.2. Le Tribunal cantonal a en outre procédé à une analyse détaillée et convaincante de la situation d'espèce. En premier lieu, c'est à juste titre que les précédents juges ont retenu que le recourant ne pouvait rien déduire de l'art. 50 al. 1 let. a LEI, dès lors que l'union conjugale a duré moins de trois ans. Le recourant ne prétend du reste pas le contraire. En second lieu, sous l'angle de l'art. 50 al. 1 let. b LEI, le Tribunal cantonal a constaté qu'il n'y avait pas de situation de violence conjugale et qu'il n'y avait pas d'autres circonstances justifiant la poursuite du séjour. En particulier, le Tribunal cantonal a retenu à bon droit que le fait que le recourant ait un emploi fixe en Suisse et ait tissé des liens dans ce pays ne constituait pas une circonstance personnelle majeure et ne suffisait pas à retenir que sa réintégration sociale dans son pays d'origine serait fortement compromise (cf. arrêt 2C_96/2022 du 16 août 2022 consid. 3.8). Il a aussi relevé à juste titre que la situation sociale et économique générale de la Tunisie ne justifiait pas la poursuite du séjour en vertu de l'art. 50 al. 1 let. b LEI, même si les conditions de vie sont moins favorables que celles dont le recourant bénéfice en Suisse. Le recourant, qui est jeune (26 ans au moment de l'arrêt attaqué) et en bonne santé, est né en Tunisie et y a vécu jusqu'à sa venue en Suisse en 2019. Sa famille, en particulier ses parents, ainsi qu'un oncle dans l'entreprise duquel il a travaillé, y vivent. Dans ces conditions, l'appréciation du Tribunal cantonal selon laquelle le recourant sera en mesure de se réintégrer dans son pays d'origine sans rencontrer de difficultés insurmontables ne prête pas le flanc à la critique. En tant que le recourant reproche aux précédents juges de ne pas avoir tenu compte de son état d'anxiété et d'angoisse, il se fonde sur des faits qui ne sont pas établis dans l'arrêt attaqué et qui ne peuvent pas être pris en compte, dès lors qu'il n'est pas allégué, ni a fortiori démontré, que le Tribunal cantonal aurait établi les faits de manière arbitraire (cf. supra consid. 5). Il convient pour le reste de se référer à l'argumentation détaillée figurant dans l'arrêt attaqué (art. 109 al. 3 LTF).