Citation: 5C.4/2006 14.03.2006 E. 2

2.1 Lorsque le Tribunal fédéral admet ou rejette le recours en réforme, son arrêt se substitue à la décision (cantonale) attaquée, en sorte que la demande de révision doit être dirigée à l'encontre de l'arrêt fédéral, et pour les motifs énumérés par les art. 136 et 137 OJ (ATF 118 II 477 consid. 1 p. 478); la demande est ainsi recevable de ce chef. En outre, elle répond aux prescriptions formelles posées aux art. 140 et 141 al. 1 let. a OJ. Enfin, la requérante se prévaut d'un motif légal de révision; savoir s'il est ou non réalisé est une question qui relève, non pas de la recevabilité, mais du fond (ATF 81 II 475 consid. 1 p. 477/478). 2.2 En vertu de l'art. 136 let. d OJ, la demande de révision d'un arrêt du Tribunal fédéral est recevable lorsque, par inadvertance, le tribunal n'a pas apprécié des faits importants qui ressortent du dossier. L'«inadvertance» suppose que le Tribunal fédéral ait omis de prendre en considération une pièce déterminée, versée au dossier, ou l'ait mal lue, s'écartant par mégarde de sa teneur exacte, en particulier de son vrai sens littéral. Cette notion se rapporte au contenu même du fait, à sa perception par le tribunal, et non pas à son appréciation juridique; la révision est donc exclue lorsqu'il a sciemment refusé de tenir compte d'un certain fait, parce qu'il le tenait pour non décisif, car un tel refus ressortit au droit. Enfin, le motif de révision en cause ne peut aboutir à la rétractation de l'arrêt attaqué que si les faits qui n'ont pas été pris en considération sont «importants», à savoir de nature à influencer la décision dans un sens favorable au recourant (ATF 122 II 17 consid. 2 p. 18/19 et les nombreuses citations).