Citation: 4A_242/2019 E. 4

Le Juge de district a tenu audience le 23 février 2015. Le défendeur a alors produit une lettre que Me U.________ lui avait adressée le 16 janvier 2014 dans les termes suivants : Par la présente et selon votre demande, j'atteste que la parcelle mentionnée sous rubrique a été acquise par une personne morale, société anonyme dont le siège est à Genève, le 9 janvier 2013 et que la transaction n'a aucun lien juridique avec vous. Dès lors, j'imagine qu'aucune commission de courtage ne devrait vous être réclamée, vu que l'achat par vos soins n'a pas abouti. A l'appui du recours en matière civile, le défendeur fait grief au Tribunal cantonal d'avoir arbitrairement omis de prendre ce document en considération. Selon son argumentation, la force probante dudit document est indiscutable et elle excède manifestement celle des témoignages auxquels le Tribunal cantonal s'est référé, ces témoignages étant au contraire sujets à caution. Il n'est pas constaté que Me U.________ ait pris part à l'affaire davantage ou autrement qu'en donnant forme authentique à un contrat conclu le 10 octobre 2012 entre le défendeur et le vendeur de l'immeuble, contrat qui n'a pas été exécuté, puis au contrat conclu le 20 du même mois entre S.________ SA et ledit vendeur. Dans sa lettre adressée au défendeur, sollicitée par celui-ci, le notaire n'a pas expliqué comment il pouvait exprimer la certitude qu'il n'existait aucun lien entre ce dernier et cette personne morale. Le défendeur a produit cette lettre mais il n'a pas offert le témoignage du notaire. Il n'a donc pas estimé utile de lui faire donner cette explication oralement, devant le Juge de district et en présence de l'adverse partie. Dans ces conditions, le défendeur surestime la force probante de la lettre; au contraire, ce document est sibyllin et il ne peut guère convaincre. Pour le surplus, le défendeur critique sévèrement chacun des témoignages auxquels le Tribunal cantonal s'est référé. Au delà de simples protestations ou dénégations, l'argumentation qu'il développe tend seulement à substituer une appréciation différente de celle du Tribunal cantonal; elle est par conséquent irrecevable au regard de la jurisprudence ci-mentionnée relative à l'art. 97 LTF.