Citation: 1B_361/2019 E. 2.3

2.3. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. En particulier, une appréciation différente des moyens de preuve à disposition - soit en particulier celle effectuée eu égard au rapport d'expertise de H.________ SA - que celle à laquelle aspire le recourant ne constitue pas une violation de son droit d'être entendu. Eu égard à la jurisprudence constante il n'apparaît de plus pas arbitraire de considérer qu'une expertise privée constitue un simple allégué de partie (ATF 142 II 355 consid. 6 p. 359; 141 IV 369 consid. 6 p. 372 ss), soit un élément qui, sous l'angle de la vraisemblance qui prévaut en matière de séquestre (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 p. 364), ne suffit pas à lui seul pour écarter les soupçons pesant sur le recourant, respectivement dès lors pour ordonner en l'occurrence la levée des séquestres portant sur ses biens. Cette dernière conclusion s'impose d'autant plus qu'il n'appartient pas à l'autorité en matière de séquestre de résoudre les questions - incontestablement - complexes soulevées par la présente cause (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 p. 64), notamment s'agissant de la réalisation des conditions objectives et subjectives des infractions dénoncées dans le cas d'espèce. Dès lors que rien ne permet de considérer que les soupçons ayant permis le prononcé des séquestres en janvier 2017 (cf. en particulier les engagements manifestement supérieurs à ses moyens pris par la société faillie) auraient disparu, il subsiste donc toujours une possibilité importante qu'une créance compensatrice puisse être prononcée à l'encontre du recourant et la mesure conservatoire doit être maintenue (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 p. 64). Les séquestres - portant sur des biens immobiliers par le biais de restrictions du droit d'aliéner - ont été ordonnés il y a bientôt trois ans sans que l'instruction ne semble effectivement avoir avancé afin d'étayer ou d'infirmer les soupçons pesant sur le recourant. Cela étant, vu l'importance du dommage allégué par l'intimée, ainsi que la dénonciation parallèle de l'Office des poursuites et faillites, on ne saurait considérer que la durée de la procédure suffirait à ce jour pour retenir une violation du principe de proportionnalité à cet égard (ATF 132 I 229 consid. 11.6 p. 247). Au regard toutefois du principe susmentionné, ainsi que de celui de célérité, cette situation ne saurait perdurer. Par conséquent, il incombe au Ministère public d'instruire cette cause sans délai à réception du présent arrêt.