Citation: 4A_23/2020 E. 3.2

3.2. S'agissant du prétendu changement de zone, l'autorité précédente a retenu que la demanderesse ne pouvait de bonne foi s'attendre à ce que la parcelle soit déclassée en zone de développement industriel et artisanal. Il résulte des constatations cantonales, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) que la demanderesse était consciente de l'incertitude s'agissant de l'affectation future de la parcelle et qu'elle ne pouvait de bonne foi compter, lors de la conclusion du contrat de vente, ni sur le maintien de la parcelle en zone 5 villas, ni sur sa réaffectation en zone industrielle ou artisanale. C'est de manière appellatoire que la recourante affirme que les parties n'ont jamais envisagé que le déclassement serait abandonné et qu'il était " manifestement une qualité attendue de la parcelle, voire même une qualité promise ". La Cour de céans ne saurait dès lors entrer en matière sur ce point (cf. supra consid. 2.1). La recourante allègue également que, lors de l'acte de vente du 4 juillet 2012, la réelle et commune intention des parties était de vendre la parcelle " au juste prix, soit au prix correspondant à la valeur du terrain en zone de développement industriel et artisanal. Pour faire valoir sa critique, elle ne se plie toutefois pas aux exigences de motivation strictes posées par les art. 97 al. 1 et 106 al. 2 LTF, de sorte que son moyen est irrecevable.