Citation: 7B_856/2023 E. 2.2.2

2.2.2. La cour cantonale a rappelé la situation personnelle du recourant. A cet égard, elle a relevé que celui-ci était un ressortissant U.________ au bénéfice d'un permis G/FG (autorisation frontalière), qu'il avait vécu en Suisse à partir de l'âge de 12 ans, à savoir depuis l'année 2005, que ses parents y habitaient encore, au lieu de sa scolarisation, et qu'il y avait, après avoir interrompu un pré-apprentissage et enchaîné des périodes de chômage et d'emplois temporaires, été engagé auprès d'une entreprise comme manoeuvre payé à l'heure. Elle a précisé qu'il avait connu son épouse en 2015, avec laquelle il s'était marié l'année suivante, qu'il avait eu une fille et qu'il habitait en W.________. L'autorité cantonale a relevé que s'il ne pouvait certes pas, au regard de leur annulation faisant suite à l'arrêt rendu le 16 août 2023 par le Tribunal fédéral, simplement être renvoyé aux peines prononcées par le Tribunal pénal le 25 mai 2022 et par la Cour pénale le 2 décembre 2022, la motivation et la conclusion auxquelles étaient parvenues les deux autorités cantonales - connues du recourant - constituaient cependant une circonstance susceptible de peser lourd dans la détermination du recourant à demeurer en Suisse, cela malgré ses liens avec ce pays (parents proches, précédent travail). Elle a ajouté que la tentation de se soustraire au jugement à venir devait être considérée comme forte, d'autant plus chez une personne très jeune, pour laquelle la perspective de devoir passer plusieurs années en prison apparaissait désormais plus concrète qu'avant les premiers débats devant l'autorité de première instance. Selon la juridiction cantonale, le fait que le recourant ait librement comparu devant cette autorité jusqu'au prononcé du jugement du 25 mai 2022 n'était pas déterminant, dès lors que ce fait n'avait pas pour conséquence que l'autorité pénale ne puisse plus, par la suite, apprécier différemment la situation de l'intéressé au gré de l'évolution de la procédure pénale. Ainsi, au regard de la gravité de l'accusation et, partant, de l'importance de la peine à laquelle il s'exposait, la cour cantonale a considéré qu'il existait une probabilité élevée que le recourant soit naturellement enclin à tenter de se soustraire à la procédure pénale pendante contre lui et de se réfugier à l'étranger, en particulier au U.________, pays dans lequel il reconnaissait lui-même entretenir des liens et où il n'aurait aucun mal à refaire sa vie. L'autorité cantonale a indiqué que cette conclusion s'imposait d'autant plus que le recourant ne disposait actuellement pas de travail et qu'il avait également des liens étroits avec la W.________, malgré la possible procédure de divorce pendante, puisqu'il y avait vécu et que ses enfants y séjournaient. Elle a ainsi considéré qu'il y avait des indices concrets établissant l'existence d'un risque de fuite hautement probable justifiant le maintien du recourant en détention pour des motifs de sureté (arrêt querellé, pp. 6-7).