Citation: 5A_445/2021 E. 3

La recourante reproche aux juges cantonaux de s'être écartés des rapports d'enquête sociale versés au dossier ainsi que de l'avis de l'enfant, lesquels plaident en faveur d'une attribution de la garde à la mère. Ne se fondant pas sur " une administration de[s] preuves conforme[s] aux exigences relevant des articles 150 ss CPC ", l'arrêt attaqué reposerait, selon la recourante, sur " une appréciation juridique erronée des faits pertinents " et, en tant qu'il attribue la garde au père, violerait l'art. 133 CC, notamment au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant. Force est toutefois de constater qu'à l'appui de sa critique, la recourante se borne à discuter l'appréciation des preuves opérée par la cour cantonale comme si elle se trouvait devant une autorité d'appel auprès de laquelle les faits pourraient être rediscutés librement: outre qu'elle ne soulève aucun grief d'arbitraire (art. 9 Cst.), elle se contente d'exposer son propre point de vue sans démontrer, conformément aux exigences de motivation susrappelées (cf. supra consid. 2.2), le caractère prétendument insoutenable de l'appréciation des preuves à laquelle l'autorité cantonale a procédé. La recourante perd par ailleurs de vue que, selon la jurisprudence, le juge peut s'écarter des conclusions d'un rapport d'évaluation sociale à des conditions moins strictes que celles applicables lorsqu'il s'agit d'une expertise judiciaire (parmi plusieurs: arrêt 5A_381/2020 du 1er septembre 2020 consid. 4.1 et les références) et ne démontre pas à satisfaction que ces conditions ne seraient pas réalisées en l'espèce. S'agissant de l'avis de l'enfant, sauf à contester péremptoirement l'existence d'un conflit de loyauté préexistant qui ne " repose[rait] pas sur l'administration de preuves ", on ne trouve dans le recours aucune discussion argumentée des motifs ayant conduit la cour cantonale à le relativiser. Au demeurant, dans la mesure où la recourante s'en prend au juge de première instance qui se serait, lui aussi, écarté à tort de l'avis de l'enfant, la recourante se trompe de cible: seul l'arrêt de la Cour d'appel civile est susceptible de recours (art. 75 al. 1 LTF).