Citation: 9C_87/2022 E. 6.2.2

6.2.2. Sur le plan psychiatrique, ensuite, c'est en vain que la recourante reproche aux premiers juges d'avoir considéré que les rapports d'expertise du docteur B.________ avaient une valeur probante "douteuse". Dès lors qu'elle admet que ce médecin a attesté une incapacité totale de travail depuis le 28 février 2008 déjà, l'assurée ne s'en prend en effet pas aux constatations cantonales selon lesquelles le volet psychiatrique de l'expertise judiciaire ne permettait pas de retenir que ses atteintes à la santé psychique se fussent notablement aggravées entre le 28 février 2008 et le 16 août 2018. L'assurée ne conteste pas non plus de manière convaincante ces constatations lorsqu'elle affirme que "de nombreux psychiatres ont mis en avant, au cours de la période considérée, le fait [qu'elle] était bel et bien en incapacité totale de travail". A cet égard, il ressort en effet de l'arrêt entrepris que les psychiatres traitants successifs de l'assurée avaient fait état de troubles dépressifs totalement incapacitants remontant à la période antérieure à la décision administrative du 28 février 2008 (rapports de la doctoresse D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, du 16 avril 2010, puis du docteur E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, du 17 avril 2012, notamment), ce que l'office AI n'avait précisément pas admis dans ladite décision.