Citation: 6S.18/2007 02.03.2007 E. B

B.a A la fin de l'année 1999, X.________ a loué un appartement dont le loyer s'élevait à 1'200 francs par mois, à Sion. Il percevait alors des rentes mensuelles de 2'406 francs. Il n'avait pas de fortune et faisait l'objet de poursuites. Au printemps 2000, il a sympathisé avec les époux Y.________. Il leur a menti sur sa situation professionnelle et financière et leur a manifesté sa volonté d'acquérir un objet immobilier, spécifiant que la villa "B.________", sise dans le voisinage, lui plaisait. Grâce aux relations de ses amis, il a pu acheter cette maison, par acte authentique du 11 décembre 2000, et s'est engagé à en payer le prix de 950'000 francs au 31 janvier 2001. Le 4 avril 2001, un acte de rétrocession a été instrumenté, l'acquéreur se trouvant dans l'incapacité totale de faire face à ses obligations. B.b Dès la conclusion du contrat de vente de la villa "B.________", X.________ a confié la direction des travaux de rénovation à l'architecte A.________, qui a préparé le dossier relatif aux autorisations et estimé le coût des transformations projetées à 337'700 francs. Il a également commandé des matériaux de qualité, en sachant qu'il ne disposait pas des moyens lui permettant de s'acquitter du prix. Différents entrepreneurs ont ainsi subi un dommage, à tout le moins passager, les hoirs B.________ les ayant par la suite dédommagés. B.b.a Au début du mois de janvier 2001, X.________ a invité l'entreprise C.________ Sàrl à lui faire parvenir une estimation du coût de remplacement des fenêtres et volets. Il a rencontré le représentant de la société sur les lieux, puis accepté son offre. L'entreprise a effectué les travaux et finalement adressé la facture de 55'000 francs aux hoirs B.________, qui l'ont payée. B.b.b Le 12 janvier 2001, X.________, accompagné des époux Y.________, s'est rendu dans les locaux de l'entreprise de D.________, où il a commandé des cuisines pour un montant total de 79'400 francs. Le propriétaire a expliqué, en substance, qu'il avait acheté l'immeuble de trois appartements des B.________, qu'il entendait le transformer et l'équiper et qu'il souhaitait acquérir des matériaux de qualité, lui-même et les époux Y.________ voulant chacun emménager dans un appartement de la villa. Par la suite, l'entrepreneur a obtenu du fabriquant l'annulation d'une partie de l'ouvrage et 8'900 francs des hoirs B.________. B.b.c Après l'établissement d'un devis et une séance tendant à l'adjudication de travaux, à laquelle participaient également X.________ et dame Y.________, l'architecte A.________ a confié à l'entreprise E.________ SA certains travaux de maçonnerie et à F.________, monteur électricien auprès de l'entreprise G.________, différents travaux tendant à garantir la sécurité de l'installation électrique après le démontage de la cuisine. Au cours des travaux, X.________ a déclaré à l'apprenti de F.________ qu'il avait acquis l'immeuble pour un prix de 950'000 francs et que le coût des rénovations devait s'élever à quelque 250'000 à 300'000 francs. E.________ s'est entretenu, pour l'essentiel, avec l'architecte, qui semblait faire confiance à son mandant. Il connaissait également les relations privilégiées entretenues par le propriétaire et les époux Y.________. Le prix des travaux de maçonnerie de 12'310 francs et d'électricité de 1'812 francs a été payé par les hoirs B.________. B.b.d Au mois de mars 2001, l'architecte A.________ a invité H.________ à établir une offre pour la fabrication et la pose d'une clôture avec portails autour de la villa "B.________". Sur les lieux, l'entrepreneur a fait la connaissance du propriétaire, qui lui a indiqué le prix de vente de l'habitation ainsi que le coût des transformations. H.________ a effectué les travaux et adressé sa facture d'un montant de 10'980 francs à l'hoirie B.________, qui lui a finalement versé 5'500 francs pour solde de tout compte. B.b.e Le 20 mars 2001, I.________, paysagiste, a présenté à X.________ une offre pour les travaux de plantation et d'entretien d'un montant de 5'349 fr. 85. Il s'est rendu, au préalable, dans l'immeuble "B.________", a assisté à une discussion entre le propriétaire et un des locataires, qui était peu enclin à la coupe d'un arbre et a enfin reçu l'ordre d'abattre l'arbre en question. Ce contexte de faits et le prix de l'ouvrage ont dissuadé I.________ de procéder à des mesures d'investigation tendant à déterminer la situation financière du propriétaire. Le 9 avril 2001, le paysagiste a envoyé à X.________ sa facture d'un montant de 6'544 francs 25. Après discussion, les hoirs B.________ lui ont versé 4'500 francs.