Citation: U 429/04 12.08.2005 E. A

A.a Le 12 janvier 2002, H.________, né en 1952, a chuté d'une hauteur de trois mètres; occupé dans son jardin à retirer des décorations de Noël, les branches de l'arbre sur lesquelles reposait son échelle ont cédé. Consulté deux jours plus tard, le docteur D.________, médecin traitant, a constaté une tendomyose au niveau du trapèze droit ainsi qu'une impotence au niveau de la nuque. Il a diagnostiqué des cervicalgies post-traumatiques (rapport du 23 janvier 2002). H.________ était assuré contre les accidents par Helsana Assurances SA (ci-après : Helsana) qui a pris en charge le cas. Une imagerie par résonance magnétique (IRM) a permis de mettre en évidence deux débords discaux de taille modérée (C3-C4 et C6-C7), une hernie de taille moyenne (C5-C6), un canal cervical à la limite de la normalité, ainsi qu'une malformation mineure de Chiari, type I (rapport du 28 janvier 2002 des docteurs O.________ et C.________). Pour sa part, le docteur G.________, spécialiste FMH en rhumatologie, a confirmé les diagnostics déjà posés. Il a également constaté la présence de cervico-scapulalgies ainsi que l'apparition de paresthésies chez l'assuré et a attesté une incapacité totale de travail du 12 janvier au 21 avril 2002, puis de 50 % du 22 avril au 23 juin 2002 (rapports des 1er février, 22 avril, 24 juin et 28 septembre 2002). H.________ a repris son travail à plein temps dès le 24 juin 2002. A.b Le 19 septembre suivant, il a une nouvelle fois consulté le docteur D.________, en raison d'une récidive de la symptomatologie douloureuse. Le médecin a organisé un électromyogramme (EMG) auprès du docteur E.________, spécialiste FMH en neurologie. Ce praticien a constaté l'existence d'une contracture du sus-épineux. Il a exclu l'influence de facteurs étrangers à l'accident du 12 janvier 2002 et estimé que cet événement était très vraisemblablement la cause de l'atteinte à la santé; il a cependant précisé que le statu quo ante était acquis du point de vue neurologique (rapport du 14 octobre 2002). Au regard de ce qui précède, le docteur D.________ a prescrit à son patient une cure thermale (du 21 octobre au 1er novembre 2002), considérant que les frais engendrés par celle-ci devaient être pris en charge par l'assurance-accidents (rapports des 10, 12 octobre et 18 novembre 2002). Il a par ailleurs attesté une nouvelle incapacité totale de travail dès le 5 novembre 2002. Au début du mois de novembre, Helsana a requis l'avis du docteur Z.________, neurochirurgien, au sujet notamment du lien de causalité entre l'accident du 12 janvier 2002 et les cervicalgies ayant entraîné la prescription d'une cure thermale. Pour l'établissement de son rapport daté du 23 décembre 2002, l'expert n'a pas jugé nécessaire de rencontrer H.________, les pièces figurant au dossier de l'assurance étant, selon lui, suffisamment complètes pour répondre aux questions posées. En l'absence de lésions durables, le docteur Z.________ a fixé le retour au statu quo ante ou au statu quo sine au 24 juin 2002, date à laquelle l'assuré avait repris son travail à plein temps et à laquelle il ne ressentait plus de douleurs dans le bras et l'épaule. Il a nié l'existence du lien de causalité, concluant à la présence d'un état maladif de la colonne vertébrale antérieur à l'accident et révélé par celui-ci. Par décision du 28 février 2003, Helsana a mis un terme à la prise en charge du cas, avec effet au 25 juin 2002. Elle considérait qu'à partir de cette date, les douleurs cervicales n'étaient plus en relation de causalité avec les événements du mois de janvier 2002. Elle a rejeté l'opposition de l'assuré pour les mêmes motifs (décision sur opposition du 18 novembre 2003).