Citation: 2P.19/2000 30.10.2000 E. 5

5.- a) Le recourant fait valoir que la loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LAT; RS 700) mise à sa disposition pour l'examen oral n'était pas à jour. L'art. 25a LAT, qui aurait directement trouvé application dans le cas à résoudre, n'aurait pas figuré dans l'exemplaire de cette loi. S'étant engagée dans les directives à fournir des textes de lois à jour, la Commission aurait trompé la confiance qu'il lui avait faite sur ce point et violé dès lors le principe de la bonne foi; elle aurait également appliqué de manière arbitraire l'art. 35 du règlement d'application. Déjà déstabilisé par le premier incident, cette irrégularité lui aurait fait perdre encore dix minutes de préparation. Au surplus, les deux problèmes ayant affecté son examen oral lui auraient en tous cas fait perdre vingt-cinq minutes de préparation. b) Le principe de la bonne foi (cf. les art. 4 aCst. et 9 Cst. dont la portée est similaire, cf. Message p. 146 s.; sur cette notion cf. ATF 124 II 265 consid. 2a p. 269/270) - qui exige notamment que l'administration et l'administré se comportent réciproquement de manière loyale - se confond en l'espèce avec le grief du déroulement non correct de l'examen. c) Sous le titre "Matériel", les directives disposent que si la solution des questions posées implique le recours à des dispositions légales autres que celles figurant dans les codes annotés (CC, CO, CP et LP) dont les candidats doivent se munir, ou qui ont été modifiées depuis la dernière édition de ces ouvrages, les textes utiles leur seront remis au moment de l'examen. d) L'autorité intimée conteste que l'exemplaire de la LAT remis à l'intéressé n'ait pas été à jour. Celui-ci soutient que l'exemplaire produit par la Commission n'est pas similaire à celui mis à sa disposition et que d'autres candidats auraient remarqué que le texte qui leur avait été remis n'était pas à jour. Le recourant reconnaît cependant que la question réglée par l'art. 25a LAT ne donnait aucun point. Dès lors que cette disposition n'était pas déterminante pour résoudre le cas d'examen, l'intéressé a ainsi disposé de tous les "textes utiles" - même si l'art. 25a LAT avait fait défaut - au sens des directives. Ces dernières ont par conséquent été correctement appliquées, de même d'ailleurs que l'art. 35 du règlement d'application. Enfin, du moment que le candidat a disposé des textes utiles, il ne saurait se plaindre d'une perte de temps pour reconstituer de mémoire une disposition qui n'était pas déterminante pour la résolution du cas d'examen. Mal fondés, les griefs soulevés doivent être rejetés.