Citation: 6B_206/2022 E. B

B.a. Lors de l'audience des débats d'appel du 22 décembre 2021, les parties ont été informées que la cause serait également examinée sous l'angle d'une infraction au sens de l'art. 19 al. 1 LStup et d'une tentative de comportement frauduleux à l'égard des autorités. Elles ont eu l'opportunité de se déterminer à ce propos. B.b. Par jugement du 22 décembre 2021, la 2ème Chambre pénale de la Cour suprême du canton de Berne a constaté que le jugement de première instance était entré en force de chose jugée dans la mesure où A.________ a été libéré des chefs d'accusation d'infraction grave à la LStup (art. 19 al. 2 let. b), lésions corporelles simples ou voies de fait et faux dans les titres et dans la mesure où il a été reconnu coupable de dénonciation calomnieuse, représentation de la violence et infraction à la LDAI. Pour le surplus, elle a reconnu A.________ coupable d'infraction grave à la LStup (art. 19 al. 2 let. c) et de tentative de comportement frauduleux à l'égard des autorités. Elle l'a condamné à une peine privative de liberté de 18 mois avec sursis partiel de 12 mois pour une durée de 4 ans et à une amende de 500 fr., la peine privative de liberté de substitution en cas de non-paiement fautif de l'amende étant de 5 jours. En outre, elle a prononcé son expulsion du territoire suisse pour une durée de 5 ans. En résumé, elle a retenu les faits suivants: B.b.a. Entre le 2 août 2016 et le 17 mai 2018, A.________ a acquis une quantité totale d'au moins 6'955.5 grammes de cannabis et d'au moins 2'271 grammes de haschich. Durant cette même période, il a vendu une quantité totale d'au moins 5'680.5 grammes de cannabis et d'au moins 2'271 grammes de haschich. Ce faisant, il a réalisé un bénéfice de plus de 13'135 fr. 65 sur une période de 22 mois. B.b.b. Entre le 17 août et le 4 septembre 2018, A.________ a fourni de fausses indications aux autorités. Le 17 août 2018, il a signé un formulaire intitulé "Prolongation du délai de contrôle de l'autorisation d'établissement", dans lequel il a indiqué disposer d'un emploi rémunéré, alors que ce n'était pas le cas. Par la suite, à une date inconnue avant le 4 septembre 2018, faisant suite à la demande du Service des migrations, il a produit de fausses fiches de salaire.