Citation: 4A_559/2008 12.03.2009 E. 3.2

3.2.1 A propos de la rencontre avec le biochimiste B.________ survenue en novembre 2005 dans un hôtel de Zurich, la cour cantonale a retenu qu'elle était restée sans effet, car le prénommé n'avait pas parlé de l'intimée à ses clients, dont aucun n'avait du reste rencontré plus tard le recourant. Quant à l'entretien avec C.________ obtenu le même mois, il n'entrait pas dans l'activité du demandeur. Pour le recourant, ces constatations sont arbitraires à considérer la déposition de B.________ et le courriel qu'il a envoyé le 25 janvier 2006 à A.________. En ce qui concerne la déposition de C.________, elle aurait dû être écartée, car il s'agissait d'un témoignage écrit prohibé en droit cantonal genevois. 3.2.2 Dans un courriel du 25 janvier 2006 destiné à A.________, le demandeur a expliqué que s'il avait été peu productif entre le 1er novembre et le 10 décembre 2005, il avait tout de même effectué pendant cette période deux voyages d'affaires prometteurs en Suisse lui ayant permis de rencontrer B.________ et C.________. Entendu le 8 mai 2007 par le Tribunal des prud'hommes, B.________ a exposé avoir été contacté, en raison de sa notoriété dans le monde universitaire, par le recourant dont il avait fait la connaissance alors que le témoin était membre de la direction de l'EPFZ. Ce dernier a rencontré le demandeur une première fois en novembre 2005, où ils ont discuté plusieurs heures de personnalités connues de B.________, spécialement en Suisse, en Allemagne et en Autriche, auxquelles le demandeur devait parler de Y.________. Le demandeur est venu à cet entretien avec « toute la documentation » et la conversation n'a eu pour objet que Y.________. Si le témoin n'a pas contacté immédiatement des clients, c'est parce qu'il lui fallait comprendre l'important dossier qui lui avait été remis. Le témoin a ajouté qu'il connaissait beaucoup d'institutions qui auraient été intéressées à utiliser les services de l'intimée. Louant le professionnalisme du recourant et sa parfaite connaissance de l'Europe, B.________ a assuré qu'il aurait collaboré avec lui sur le projet Y.________ si le demandeur n'avait pas été licencié en avril 2006. 3.2.3 Il résulte de la déclaration du témoin précité qu'en novembre 2005 le recourant a eu un entretien de plusieurs heures avec une personne renommée dans le milieu universitaire ayant occupé de hautes fonctions à l'EPFZ et possédant ainsi un important carnet d'adresses. Informé par le demandeur du projet Y.________ au moyen de la remise de nombreux documents, B.________ a certifié que des institutions qu'il connaissait pouvaient avoir de l'intérêt à traiter avec la défenderesse et que, pour sa part, il n'aurait pas hésité à collaborer avec le demandeur si celui-ci avait continué à travailler pour l'intimée. Il n'est pas possible de tirer de ces éléments que l'entrevue avec B.________ allait permettre à la défenderesse d'obtenir de nouveaux clients. Le prénommé, tout en disant tout le bien qu'il pense du demandeur, n'a fait part que de simples conjectures à ce propos; il a d'ailleurs révélé n'avoir pris langue avec aucune de ses relations après la rencontre avec le demandeur pour présenter les services qu'était susceptible d'offrir la défenderesse. Il n'était ainsi pas arbitraire de nier que cet entretien constituât une prestation utile du travailleur. En ce qui concerne C.________, le demandeur a admis que le précité lui avait remis une liste d'institutions et de personnes pouvant être intéressées à recourir aux prestations de l'intimée. On cherche alors vainement en quoi il était insoutenable de déclarer non décisive une déclaration, qui montre que le recourant, pour dénicher de nouveaux clients en faveur de son employeur, cherchait à bénéficier du réseau de relations d'un tiers, et non à utiliser son propre carnet d'adresses comme il s'était engagé à le faire.