Citation: 5P.45/2002 31.05.2002 E. 3

3.- La recourante soutient, en premier lieu, avoir rendu vraisemblable que les époux D.________ avaient l'intention de se soustraire à leurs obligations et qu'ils avaient, dans ce but, entrepris des démarches concrètes pour céler leurs biens; en refusant de tenir pour réalisé le cas de séquestre de l'art. 271 al. 1 ch. 2 LP, l'autorité cantonale est ainsi tombée dans l'arbitraire. a) Selon la jurisprudence constante, une décision est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, viole une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou encore contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité (ATF 128 I 19 consid. 3b p. 26/27 et les arrêts cités), non seulement dans ses motifs, mais aussi dans son résultat (ATF 125 II 129 consid. 5b p. 134); il incombe au recourant d'en faire la démonstration par une argumentation précise (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495 et les nombreux arrêts cités), sous peine d'irrecevabilité - totale ou partielle - du recours (ATF 123 II 552 consid. 4d p. 558).