Citation: 1C_252/2013 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le Tribunal cantonal a rejeté la proposition d'inspecter les lieux, au motif que, siégeant dans la même composition, il s'était déjà rendu sur place le 28 avril 2008. Les recourants se contentent d'avancer qu'une visite des lieux aurait permis de mettre en évidence que les locaux ne sont pas toujours utilisés à des fins de stockage et qu'ils pourraient être utilisés pour des activités de réparations; elle aurait aussi eu le mérite de renseigner clairement les recourants quant à la mise aux normes du hangar et de faire le constat du nombre de véhicules agricoles stationnés dans le hangar. Les intéressés n'étayent cependant leur allégation par aucune pièce et n'expliquent pas en quoi le refus de la cour cantonale serait constitutif d'arbitraire. Il apparaît en particulier qu'il y a eu une inspection locale en première instance en présence du Service du développement territorial et d'un municipal et qu'un constat figure dans la synthèse CAMAC du 18 janvier 2011 avec une description des lieux et une constatation que l'intimé a procédé aux travaux de remise en état prescrits. On ne voit pas quels faits pertinents pour juger de la conformité du permis de changement d'affectation délivré le 7 février 2011 n'auraient pu être établis qu'à l'occasion d'une inspection locale. Le Tribunal cantonal pouvait donc, sans violer le droit d'être entendu des intéressés, procéder à une appréciation anticipée des preuves et renoncer à une inspection locale. Quant à la production de documents en mains de l'intimé, elle servirait à instruire non pas sur le permis délivré, mais sur le respect des conditions posées par ledit permis. Or, l'objet de la présente contestation n'est pas la manière dont le hangar est exploité, mais le changement d'affectation tel qu'il est autorisé par la décision attaquée. Dès lors, faute de se rapporter à l'objet de la contestation, ce grief est irrecevable.