Citation: 5A_898/2016 E. 4.2

4.2. Sous l'aspect du droit à une décision motivée, la critique de la recourante tombe à faux. A la lecture de la décision entreprise, force est de constater que la Chambre de surveillance a examiné le moyen de la recourante tiré de l'insaisissabilité alléguée des avoirs litigieux. En effet, après avoir exposé les principes juridiques applicables, elle a considéré que les montants versés par le père de la recourante étaient saisissables. La motivation de l'autorité cantonale apparaît ainsi suffisante et permettait manifestement à la recourante de recourir en connaissance de cause, ce qu'elle a d'ailleurs fait. La recourante confond apparemment le défaut de motivation qui relève du droit d'être entendu avec le désaccord que la motivation présentée a suscité chez elle et qui relève du fond. Pour le reste, si tant est qu'elle entende également s'en plaindre sous cet angle, on ne voit pas que la recourante ait été privée de prouver les faits qu'elle a allégué à l'appui de sa plainte. Elle a en effet expressément été invitée par la Chambre de surveillance à produire les extraits de compte pertinents. On ne voit donc pas en quoi son droit d'être entendue aurait été violé. Autre est la question de savoir si la Chambre de surveillance a correctement qualifié de saisissables les avoirs litigieux (cf. infra consid. 5). Au vu de ce qui précède, le grief de violation du droit d'être entendu doit être rejeté.