Citation: 6B_217/2019 E. 3.2

3.2. La cour cantonale s'étant écartée de l'état de fait retenu par le tribunal de première instance, il lui appartenait d'administrer directement les preuves décisives pour juger de la matérialité des faits. C'est ce qu'elle a fait en procédant lors des débats d'appel à l'audition du recourant et de l'intimée, qui avaient présenté des versions diamétralement opposées quant à la nature de la relation qu'ils avaient entretenue la nuit des faits (cf. jugement entrepris, consid. 4.2.1 p. 22). En revanche, dans la mesure où les déclarations des témoins B.________ et C.________ avaient essentiellement trait au déroulement antérieur de la soirée et à l'attitude adoptée par l'intimée après les faits sans qu'ils aient eu une perception directe de l'agression reprochée au recourant, ni entretenu de contact avec ce dernier, il n'apparaît pas que l'impression suscitée par la présentation de ces témoignages pouvait être décisive au moment d'établir les faits, de sorte que la cour cantonale pouvait estimer qu'ils ne constituaient pas des moyens de preuve dont l'administration devait être réitérée en procédure d'appel. Pour le surplus, en tant que le recourant conteste dans ses développements que les déclarations de l'intimée étaient corroborées par les témoignages de B.________ et C.________, en particulier quant à l'absence d'un flirt ou d'une " proximité suggestive " entre le recourant et l'intimée plus tôt dans la soirée, il s'en prend en réalité à l'appréciation des preuves par la cour cantonale, ce point faisant l'objet d'un grief séparé (cf. infra consid. 4). Le grief doit donc être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.