Citation: 7B_817/2024 E. 4.3

4.3. En l'espèce, l'autorité précédente a justifié le maintien en détention du recourant en raison d'un risque élevé de fuite. Elle a relevé à cet égard que le recourant, ressortissant français né en 1985, était menacé d'une peine privative de liberté de 24 mois sous déduction de la période de détention déjà subie. Durant la procédure préliminaire, le recourant, jusqu'alors domicilié au Locle (NE), s'était retrouvé sans domicile fixe et s'était ensuite rendu en Albanie, loin de la Suisse où résidaient ses enfants. Sans autorisation valable de séjour en Suisse et sans réelles attaches avec ce pays, le recourant était très mobile. Dans ces circonstances, il y avait lieu de craindre qu'il se soustraie à l'exécution du jugement en fuyant à l'étranger ou en disparaissant dans la clandestinité en Suisse (cf. ordonnance attaquée, consid. 6 p. 5).