Citation: 6B_1035/2015 E. 2.2

2.2. Il ressort toutefois de la décision querellée que la Chambre administrative de la Cour de justice admet sa compétence pour connaître de recours dirigés contre des décisions du DSÉ rendues en matière de conditions de détention au stade de l'exécution de peine (v. aussi arrêt de la Chambre administrative de la Cour de justice, du 27 octobre 2015, ATA/1145/2015, consid. 2b). On comprend ainsi qu'aux yeux de la cour cantonale, la procédure administrative, puis judiciaire, considérée globalement, offre au recourant des garanties répondant aux exigences de l'art. 13 CEDH. Faute de toute discussion sur ce point dans son mémoire (art. 106 al. 2 LTF), le recourant, qui a obtenu une décision susceptible de recours sur le constat de ses conditions de détention, ne démontre pas que la décision entreprise méconnaîtrait l'art. 13 CEDH. En particulier, il ne prétend pas que la compétence du DSÉ l'empêcherait d'obtenir une amélioration de ses conditions de détention, ni que les remèdes préventifs et compensatoires n'existeraient pas de façon complémentaire, ni encore qu'un recours préventif auprès du DSÉ ne constituerait pas un mécanisme effectif permettant de mettre rapidement un terme à tout traitement contraire à l'art. 3 CEDH. En tant qu'il affirme que le DSÉ a décliné sa compétence par courrier du 1er juillet 2015, le recourant s'écarte de manière inadmissible des faits retenus par la cour cantonale (art. 105 al. 1 et 97 al. 1 LTF). Au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.