Citation: 4P.45/2002 10.06.2002 E. 1

1.- a) Le recours de droit public doit en principe être examiné en premier lieu (art. 57 al. 5 OJ). b) Hormis certaines exceptions - qui ne sont pas réalisées en l'espèce -, il revêt un caractère purement cassatoire et ne peut tendre qu'à l'annulation de la décision attaquée (ATF 127 II 1 consid. 2c; 127 III 279 consid. 1b; 126 III 534 consid. 1c; 124 I 327 consid. 4). Les conclusions prises par la partie recourante sont donc irrecevables, sauf dans la mesure où elles tendent à la mise à néant de l'arrêt attaqué. c) Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (ATF 127 I 38 consid. 3c; 127 III 279 consid. 1c; 126 III 524 consid. 1c, 534 consid. 1b; 125 I 492 consid. 1b). En se fondant sur la décision attaquée, la partie recourante doit indiquer quel principe de rang constitutionnel aurait été violé et expliquer en quoi consiste la violation; ce n'est qu'à ces conditions qu'il est possible d'entrer en matière (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 110 Ia 1 consid. 2a). Dans son écriture prolixe et confuse, la recourante perd largement de vue ces principes. Selon l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit contenir un exposé des faits essentiels. Sans que l'on puisse en comprendre les raisons, la recourante a estimé nécessaire de présenter une longue narration de faits (23 pages), qui est parsemée de critiques diverses et qui s'écarte sensiblement des constatations contenues dans l'arrêt attaqué. Comme l'art. 90 al. 1 let. b OJ exige que l'acte de recours contienne de manière distincte l'exposé des faits et l'exposé des droits constitutionnels invoqués, il n'y a pas à rechercher si la recourante aurait dissimulé un grief dans la partie de son écriture qui est intitulée "faits". Une telle manière de procéder serait d'ailleurs contraire au principe selon lequel les griefs doivent être clairement invoqués. Lorsque la recourante cite des dispositions ou principes de rang constitutionnel, sans indiquer pour chacun d'eux en quoi il serait violé par la décision attaquée, elle ne satisfait pas aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, si bien que ces mentions doivent être ignorées. La juxtaposition de décisions judiciaires ne constitue pas non plus une motivation répondant aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. d) Le recours de droit public revêt un caractère subsidiaire (art. 84 al. 2 OJ). La recourante ne peut donc pas soumettre par cette voie un grief qui touche à la bonne application du droit fédéral et qui aurait pu donner lieu à un recours en réforme (art. 43 al. 1 OJ), ouvert en l'espèce. Dans ses deux mémoires, la recourante présente d'ailleurs pêle-mêle des moyens relevant tantôt du recours en réforme, tantôt du recours de droit public; cette situation pourrait justifier l'irrecevabilité des deux actes (cf. ATF 116 II 745 consid. 2). Il n'est pas nécessaire d'approfondir la question sous cet angle, car les griefs invoqués sont manifestement dépourvus de fondement. e) En définitive, l'examen des critiques formulées par la recourante sera limité aux griefs qui sont motivés d'une manière répondant aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ.