Citation: 6B_1493/2021 E. 1.2.2

1.2.2. Le recourant conteste que C.________ ait eu peur de représailles. Selon lui, la cour cantonale aurait dû entreprendre toutes les démarches utiles pour que l'intéressée réponde aux questions de la défense, en particulier elle aurait dû l'exhorter à répondre sous la menace de la peine prévue à l'art. 292 CP (cf. art. 176 al. 2 CPP). La constatation, selon laquelle le témoin avait peur de représailles, est une question de fait, qui lie la cour de céans, à moins que le recourant n'en démontre le caractère arbitraire (art. 97 al. 1 LTF). En l'occurrence, C.________ a déclaré lors de la première audience d'appel du 13 mai 2020 qu'elle pouvait éventuellement avoir peur. Au demeurant, on ne peut pas ignorer que le recourant faisait partie d'une organisation criminelle qui se livrait au trafic international de grandes quantités de cocaïne, ce qui rendait l'existence de menaces vraisemblable. La constatation, selon laquelle le témoin avait peur de représailles, n'est donc pas arbitraire et lie la cour de céans. Dans ces circonstances, on ne peut qu'admettre que les efforts déployés par la cour cantonale pour amener C.________ à témoigner ont été suffisants (cf. arrêt de la CourEDH Breijer c. Pays-Bas du 3 juillet 2018, § 32-33). Le grief tiré de la violation de l'art. 176 al. 2 CPP est donc infondé. Au vu de ce qui précède, on peut admettre qu'il existait un motif sérieux pour que le recourant ne puisse pas interroger C.________, de sorte que c'est à juste titre que la cour cantonale a considéré que les déclarations faites par C.________ le 28 mars 2019 étaient exploitables.