Citation: U 16/05 21.09.2005 E. 2

2.1 S'agissant des séquelles physiques de l'accident, les premiers juges ont retenu que, bien que le recourant ne soit plus en mesure d'exercer la profession de plâtrier-peintre, celui-ci disposait d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée qui tenait compte de ses limitations fonctionnelles. 2.2 Le recourant conteste l'estimation de la capacité résiduelle de travail retenue par l'intimée et les premiers juges. Il estime qu'au regard des rapports médicaux produits au dossier, son taux d'invalidité est supérieur à 31 %. 2.3 Il ressort du dossier que le traumatisme causé au coude droit par l'accident du 31 juillet 2000 a connu une évolution défavorable. Malgré un séjour à la Clinique Y.________, à Sion, et une intervention chirurgicale réalisée le 3 octobre 2001, la symptomatologie douloureuse a évolué sur un mode chronique. Dans son rapport du 15 juillet 2002, le docteur C.________ a relevé à cet égard une discordance entre les plaintes subjectives du recourant et un examen clinique qui ne révélait, en particulier, aucune amyotrophie d'épargne du membre supérieur droit. Le recourant présentait un faible seuil de tolérance à la douleur, lequel pouvait être mis en relation avec les troubles de l'adaptation et l'humeur dépressive mis en évidence lors de son séjour à la Clinique Y.________. En ce qui concernait les suites exclusives de l'accident, le docteur C.________ proposait, en l'absence de solution thérapeutique envisageable, de clore l'instruction du dossier. A son avis, le recourant disposait d'une pleine capacité de travail dans une activité qui ne nécessitait pas de manutention à deux mains ni de sollicitation du membre supérieur droit. Compte tenu exclusivement des lésions physiques en rapport de causalité avec l'accident, les différents moyens de preuve allégués par le recourant ne sont pas de nature à remettre en question cette appréciation. Les avis exprimés par les docteurs F.________ et T.________ dans leurs rapports respectifs des 14 juin 2002 et 4 septembre 2003 correspondent pour l'essentiel à l'opinion du docteur C.________, puisque ces médecins ont estimé que le recourant n'était plus en mesure d'exercer une activité requérant des efforts physiques avec le membre supérieur droit. Certes, le docteur T.________ a-t-il fait état, dans un rapport daté du 5 novembre 2003, d'une capacité résiduelle de travail de 50 %. Il n'a toutefois pas fait de distinction claire entre les atteintes d'origine accidentelle et celles d'origine maladive ou dégénérative, précisant au contraire que son opinion était le fruit d'une appréciation globale de la situation, réunissant autant les pathologies locomotrices que psychologiques. Le recourant ne saurait non plus tirer avantage des conclusions du docteur L.________ (rapport du 20 juin 2003). En effet, le point de vue de ce médecin - incapacité de travail totale et définitive dans toute activité professionnelle - repose sur des considérations essentiellement subjectives, fondées sur le résultat de la mesure d'observation professionnelle et l'appréciation de la situation par l'office AI. Il n'en demeure pas moins que sur le plan médico-théorique, celui-ci a attesté, à l'instar du docteur C.________, une pleine capacité de travail dans une activité adaptée, et souligné le rôle non négligeable joué par la forte surcharge psychogène affectant le recourant. 2.4 L'assureur-accidents ne saurait être lié par l'évaluation de l'invalidité à laquelle l'assurance-invalidité a procédé de son côté (à propos de la coordination de l'invalidité entre ces deux assurances-sociales, voir ATF 126 V 288). L'office AI a alloué une rente entière d'invalidité en se fondant sur les informations médicales qu'il a recueillies, ainsi que sur le résultat de la mesure d'observation professionnelle qu'il a mise en oeuvre. Il a en particulier retenu les conclusions émises par le Service médical régional AI (SMR) qui, dans un rapport du 14 avril 2003, a attesté que la reprise d'une activité légère était certes envisageable compte tenu des limitations fonctionnelles du membre supérieur droit, mais que les incidences de l'atteinte à l'épaule gauche - tendinopathie symptomatique apparue lors du stage effectué au COPAI (certificat médical du docteur T.________ du 4 mars 2003; voir également le rapport médical de la doctoresse O.________, médecin-conseil du COPAI, du 24 février 2003) - influençaient négativement la reprise d'une activité professionnelle. Or, dans un rapport du 31 mars 2003 établi à l'intention de la CNA, le docteur T.________ a précisé que cette affection n'était pas la conséquence d'un accident ou d'un traumatisme, mais était vraisemblablement d'origine dégénérative. L'évaluation de l'invalidité qui a conduit l'office AI à octroyer une rente entière d'invalidité est par conséquent fondée partiellement sur une atteinte à la santé sans rapport de causalité avec l'accident du 31 juillet 2000, dont l'intimé n'a pas à répondre. 2.5 Partant, il convient de tenir pour établi la capacité de travail décrite par le docteur C.________ et confirmée par le docteur L.________, laquelle est totale dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles du recourant. De nouvelles mesures d'instruction sont en l'espèce superflues.