Citation: 8C_180/2022 E. 3.3.2

3.3.2. Comme il ressort de la jurisprudence susmentionnée, l'absence d'autorisation de travailler peut commander aux organes de l'assurance-chômage de déterminer de manière prospective si l'assuré peut ou non compter sur l'obtention d'une autorisation de travail. Le seul fait de devoir procéder à un tel examen ne confère pas à l'affaire un degré de complexité sortant de l'ordinaire. Par ailleurs, le pouvoir d'examiner à titre préjudiciel la question de l'autorisation de travailler d'un assuré étranger suppose que les autorités compétentes en matière de droit des étrangers ne se soient pas encore prononcées. Or il n'est pas contesté en l'espèce que lorsque la recourante a été déclarée inapte au placement, une décision de refus d'autorisation de séjour était entrée en force et un délai échéant le 15 novembre 2020 lui avait été imparti pour quitter la Suisse. Le fait que la recourante ait déposé une demande de réexamen n'y change rien. Il n'y avait plus de place pour un examen prospectif par l'intimé du droit de la recourante à une autorisation de travailler. En outre et contrairement à ce que laisse entendre la recourante, le fait que celle-ci ait été ultérieurement autorisée à travailler de manière provisoire à la suite de sa demande de réexamen - procédure pendante auprès du SEM au moment de l'arrêt attaqué - ne signifie aucunement que la décision du 26 mars 2019 était manifestement erronée. Enfin, on ne voit pas que la procédure de réexamen aurait complexifié l'affaire sur le plan de l'assurance-chômage. L'intimé s'est simplement informé du statut de la recourante auprès de l'OCPM, qui l'a informé que la recourante était provisoirement autorisée à travailler. Cette circonstance a entraîné, de facto, la reconnaissance par l'intimé de l'aptitude au placement de l'intéressée. Sous cet angle, la situation factuelle et juridique ne comportait donc aucune difficulté particulière susceptible de nécessiter l'assistance d'un avocat.