Citation: 6B_912/2023 E. 2.4.4

2.4.4. Pour l'essentiel, le recourant procède à sa propre appréciation des preuves dans une démarche qui est appellatoire et, partant, irrecevable. Ainsi en va-t-il de ses développements selon lesquels il serait évident que les dénommés "I.________" et "J.________" étaient la même personne puisque ces noms se prononçaient phonétiquement de manière identique. Le recourant soutient que ses déclarations à la police tessinoise seraient sujettes à caution dans la mesure où l'audition s'était déroulée en italien alors qu'il ne ressortait d'aucun élément du dossier qu'il maîtrisait suffisamment cette langue pour répondre à des questions dans un cadre judiciaire. Lors des auditions subséquentes il aurait d'ailleurs été assisté d'un interprète de langue anglaise et non italienne. Il ne saurait donc lui être reproché de s'être exprimé de manière plus cohérente en audition de police vaudoise. En l'espèce, le recourant oppose son appréciation des éléments probatoire à celle de la cour cantonale sans en démontrer l'arbitraire. Affirmer que ses déclarations auprès des autorités vaudoises étaient demeurées constantes relève d'un procédé purement appellatoire. Au demeurant, il ressort du dossier qu'à la question de savoir s'il avait besoin d'un traducteur ou d'un interprète, le recourant a répondu que tel n'était pas le cas, comprenant suffisamment bien l'italien (cf. pièce 18, p. 1). Partant, le grief est infondé, dans la mesure de sa recevabilité. Le recourant ajoute que la même observation pourrait être faite quant à l'absence d'un avocat à ses côtés lors de l'audition au Tessin. De la sorte, il ne formule aucun grief recevable (art. 42 al. 2 LTF). En définitive, le recourant échoue à démontrer l'arbitraire de l'appréciation cantonale selon laquelle ses explications s'agissant des circonstances de l'achat du téléphone étaient dénuées de toute crédibilité. Sous l'angle subjectif, le recourant soutient qu'il recherchait un téléphone d'occasion et qu'un prix de 200 fr. n'était pas de nature à éveiller ses soupçons, même par dol éventuel. A cet égard, il souligne la similarité des prix pratiqués sur internet pour des Samsung d'occasion (entre 160 fr. et 200 fr. selon ce qu'il allègue). Affirmant qu'il n'avait aucune raison de penser que l'appareil était le fruit d'une infraction contre le patrimoine, le recourant procède à sa propre appréciation des preuves dans une démarche appellatoire. Au demeurant, en achetant un téléphone dans la rue à une personne quasiment inconnue, le recourant devait se douter qu'il s'agissait d'un appareil volé ou en a à tout le moins accepté l'éventualité. Ces circonstances suggéraient déjà le soupçon de la provenance délictueuse indépendamment du prix qui n'était en l'occurrence, sur la base des faits retenus, pas particulièrement bas. La cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en reconnaissant le recourant coupable du chef d'infraction de recel au sens de l'art. 160 ch. 1 al. 1 CP. Les griefs sont rejetés, dans la mesure de leur recevabilité.