Citation: 8C_582/2018 E. 3.2

3.2. L'assuré fait d'abord grief au tribunal cantonal d'avoir contrevenu à l'art. 9 Cst. concernant la protection contre l'arbitraire, en relation avec l'établissement des faits. Il soutient qu'il a basé son appréciation sur le seul rapport du docteur F.________, en méconnaissant plusieurs éléments factuels ou pièces médicales qui remettraient en question ce rapport. Il invoque à ce sujet, notamment, l'absence de douleurs ayant interféré avec son métier et ses loisirs, l'absence d'examens médicaux à l'occasion du recrutement, l'interprétation erronée des rapports produits par l'hôpital C.________, le médecin de troupe ou l'hôpital B.________, ainsi que le fait que l'IRM réalisée le jour du second accident ne figure pas au dossier. Le recourant prétend en outre que l'établissement manifestement inexact des faits a amené les premiers juges à une solution insoutenable en niant un lien de causalité entre le second accident et les troubles du genou postérieurs au 13 septembre 2014. Le recourant invoque pour finir la violation de l'art. 5 LAM. Il fait valoir qu'étant donné la constatation manifestement inexacte des faits, l'autorité judiciaire précédente a retenu de façon indue que l'antériorité de l'atteinte à la santé par rapport à l'événement survenu durant la période de service avait été établie avec certitude.