Citation: 1C_84/2015 E. 4.3.2

4.3.2. Le grief du recourant tombe à faux sur plusieurs points. Celui-ci perd tout d'abord de vue que l'autorisation accessoire prévue par cette disposition présuppose que l'activité non agricole soit exercée à proximité de l'exploitation (al. 1). L'art. 40 al. 1 OAT précise à cet égard qu'elle doit s'effectuer dans les bâtiments centraux de l'entreprise agricole. Cette condition n'est en l'espèce pas réalisée, le centre de l'exploitation familiale, en main du frère du recourant, étant situé sur la parcelle n° 318; il n'est par ailleurs pas établi que les installations et constructions transformées par le recourant sises sur la parcelle n° 944 noueraient avec le fonds n° 318 un lien fonctionnel (cf. consid. 2.2.1) permettant d'admettre son intégration dans cette entreprise agricole (art. 7 LDFR). Il n'est pas non plus établi - et le recourant ne le prétend pas - que l'exercice d'une activité artisanale accessoire serait nécessaire à la survie de l'exploitation, au sens de l'art. 24b al. 1 LAT (pour la preuve exigée dans ce cadre, cf. art. 40 al. 2 OAT). Le recourant se méprend ensuite sur la portée de l'alinéa 1bis. La délivrance d'une autorisation dérogatoire indépendante de la nécessité d'un revenu complémentaire exige que l'activité accessoire soit étroitement liée à l'activité agricole. Que l'atelier de ferblanterie soit utilisé par le frère du recourant dans le cadre de son exploitation - ce qui n'est au demeurant pas établi (cf. consid. 2.2.1) - n'est pas de nature - contrairement à ce que soutient implicitement le recourant - à créer un tel lien; celui-ci suppose en effet que l'activité accessoire envisagée ne puisse être fournie que par une entreprise agricole (cf. CHANTAL DUPRÉ, Commentaire LAT, 2010, n. 15 ad 24b LAT), ce qui n'est à l'évidence pas le cas de prestations de ferblanterie (pour une liste non exhaustive d'activités admises à ce titre, cf. art. 40 al. 3 OAT). Enfin, comme le souligne le SDT, l'activité accessoire ne peut être exercée que par l'exploitant de l'entreprise agricole ou la personne avec laquelle il vit en couple (art. 24b al. 2 1ère phrase LAT). Quoi qu'en dise le recourant dans le cadre de sa réplique, cette notion n'englobe pas la famille au sens large, mais correspond à celle de partenaire, à savoir la personne qui vit durablement en couple avec l'exploitant (Message relatif à la révision partielle de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire du 2 décembre 2005, in FF 2005 6629 p. 6644 i.fet la référence à l'art. 15 de l'ordonnance du DFAE du 13 décembre 2002 concernant l'ordonnance sur les documents d'identité des ressortissants suisses [OOLDI; RS 143.116]). En l'espèce, il ne fait aucun doute que cette condition n'est pas réalisée.