Citation: 2C_516/2022 E. 6.2

6.2. En l'espèce, au moment de l'arrêt attaqué en mai 2022, le recourant séjournait en Suisse depuis sept ans, mais depuis 2018 uniquement à la faveur de l'effet suspensif attaché à ses recours successifs. Le séjour n'est donc pas très long. Par ailleurs, si l'intégration du recourant en Suisse a été qualifiée de réussie au sens de l'art. 50 al. 1 let. a LEI par le Tribunal administratif fédéral, rien dans les faits retenus ne permet de considérer que cette intégration serait exceptionnelle. Les éléments cités par le recourant, à savoir qu'il parle le français, travaille depuis de nombreuses années, n'émarge pas à l'aide sociale, n'a pas été condamné pénalement, ne ferait l'objet d'aucune poursuite et bénéficierait d'une moralité irréprochable, pour louables qu'ils soient, ne suffisent pas à retenir une intégration hors du commun (cf. arrêts 2C_72/2021 du 7 mai 2021 consid. 6.3; 2C_861/2019 du 18 novembre 2019 consid. 6). Il s'ensuit que le recourant ne peut pas invoquer de manière défendable la protection de la vie privée garantie par l'art. 8 CEDH, si bien que la révocation de son autorisation de séjour ne porte pas atteinte audit droit et que l'examen de la proportionnalité commandé par l'art. 8 par. 2 CEDH tombe (cf. arrêt 2C_72/2021 du 7 mai 2021 consid. 6.3).