Citation: 8C_426/2020 E. A

A.a. Par contrat du 6 janvier 2017, A.________ a été engagée par les Transports publics genevois (ci-après : les TPG) en qualité d'assistante administrative du service juridique dès le 16 janvier 2017. Le contrat de travail prévoyait une période d'essai de trois mois et indiquait que le passage du salaire dans une nouvelle classe de fonction le 1 er janvier 2018 était conditionné à "des analyses des prestations professionnelles favorables". A.b. Par courrier du 22 janvier 2018 remis à A.________ le 26 janvier 2018, les TPG ont informé cette dernière qu'ils prolongeaient la période d'évaluation de ses prestations et reportaient sa progression salariale au 1 er juillet 2018, sous réserve de prestations professionnelles favorables. Le courrier faisait référence à différents échanges intervenus à l'automne 2017 avec cette dernière mettant en lumière un certain nombre de difficultés rencontrées notamment dans la régularité, la fiabilité et l'anticipation du travail, ainsi que dans le suivi des délais et le respect des horaires. Le 29 janvier 2018, A.________ a été conduite aux urgences psychiatrique des Hôpitaux Universitaires de Genève par des collègues. Elle a depuis lors, et jusqu'au 9 avril 2018, été en incapacité totale de travailler pour cause de maladie. Elle a ensuite repris son activité à 40%-50%. A.c. A la suite d'un entretien du 24 avril 2018, la conseillère aux ressources humaines des TPG a informé A.________ par courriel du 11 mai 2018 que le passage à la classe maximale de son poste, qui avait été reporté et conditionné à une amélioration de ses prestations, ne pourrait intervenir qu'après cinq mois d'activité à 100%. Elle réitérait également son invitation à transmettre par écrit tous les éléments pertinents au sujet de sa relation avec sa supérieure hiérarchique puisqu'il était apparu qu'elle estimait qu'il s'agissait du "noeud du problème". Cette invitation est demeurée sans suite. A.________ s'est à nouveau trouvée en incapacité totale de travailler entre le 11 et le 28 juin 2018 en raison d'une opération. Elle a ensuite repris son activité à 50%, puis à 80%. Par courrier du 20 juillet 2018 sous la plume de son conseil, A.________ a demandé aux TPG de procéder, immédiatement et rétroactivement au 1er janvier 2018, à l'augmentation de son salaire en classe 11, échelon 14. Le 8 août 2018, les TPG ont répondu que la problématique s'inscrivait dans un contexte plus global, lequel impliquait une remise en cause du rapport de travail lui-même, et ont convoqué A.________ à un entretien de service prévu le 16 août 2018. A.________ s'est à nouveau retrouvée en incapacité totale de travailler dès le 13 août 2018 pour cause de maladie. A.d. Après un entretien de service ayant eu lieu le 27 août 2018 en présence de la conseillère aux ressources humaines, de la responsable du service juridique et de A.________, accompagnée de son conseil, les TPG ont informé cette dernière par courrier du 30 août 2018 qu'ils envisageaient de mettre un terme aux rapports de travail. Sur invitation des TPG, A.________ a remis des observations écrites le 21 septembre 2018. A.e. Par décision du 30 octobre 2018 déclarée exécutoire nonobstant recours, les TPG ont résilié les rapports de travail de A.________ pour motif justifié à sa plus prochaine échéance contractuelle, soit le 31 janvier 2019. Référence était notamment faite à la dégradation de la qualité des prestations dès la fin de la période d'essai et à l'absence d'amélioration malgré les entretiens des 26 septembre 2017, 19 octobre 2017, 26 janvier 2018 et 12 avril 2018. L'engagement sélectif dont A.________ avait fait preuve dans les tâches confiées ainsi que les libertés prises par rapport aux instructions reçues étaient déplorés. Le respect des délais internes et judiciaires était également problématique. Des complications naissaient en outre de ses rapports avec ses collègues, sa hiérarchie ainsi que d'autres services. A.________ rejetait par ailleurs systématiquement les reproches qui lui étaient adressés, les reportant sur des tiers. Elle avait été dûment informée par courrier du 22 janvier 2018 que le passage à la classe maximale de son poste avait été reporté et était conditionné à une amélioration de ses prestations en exécution du contrat. Une analyse des prestations et objectifs professionnels (ci-après : APOP) annuelle avait été réalisée pour tous les employés du service juridique en début d'année mais elle n'avait pas pu avoir lieu en ce qui la concernait en raison de l'importance des absences accumulées depuis le début de l'année.