Citation: 8C_532/2016 E. 5

En l'espèce, il est douteux que le recours contienne une motivation suffisante puisque celle-ci se résume pratiquement à qualifier d'absurde et d'arbitraire la solution adoptée par la CFC - et confirmée par les juges précédents - selon laquelle il y a lieu de prendre en compte non pas l'ensemble des enfants d'une personne, mais les enfants pour lesquels la personne a droit à des allocations familiales. Ce point n'a cependant pas à être examiné plus avant, car, de toute façon, le recours se révèle mal fondé. Avec raison, la cour cantonale s'est référée à l'arrêt 8C_601/2013 du 29 octobre 2014. Dans cet arrêt, le Tribunal fédéral a rappelé que le droit à l'allocation n'est pas lié à l'enfant pour lequel elle est versée, mais bien plutôt à la personne qui exerce une activité lucrative, respectivement à celle qui n'en a pas, et qui remplit les conditions requises. A propos du supplément d'allocation accordé aux familles nombreuses par le droit cantonal genevois, il a relevé que celui-ci est une composante de l'allocation familiale de base dont il est un accessoire et que par conséquent, sauf dérogation, le nombre d'enfants pris en considération pour l'octroi du supplément est celui des enfants donnant droit aux allocations pour un même ayant droit (arrêt précité, consid. 4.2.1). Dans ce même arrêt, le Tribunal fédéral a encore constaté que la LAFam ne contient pas de dispositions qui régleraient spécialement le versement d'un supplément pour famille nombreuse en fonction de la diversité des liens familiaux, plus particulièrement dans le cas de familles dites recomposées et que, sur ce point, une certaine marge d'appréciation doit donc être réservée aux cantons (consid. 4.2.2). Il en a conclu qu'il appartient au législateur cantonal, s'il entend tenir compte de la diversité des liens familiaux, de définir les exceptions aux règles générales sur la priorité des ayants droit (consid. 4.2.3). En l'occurrence, la solution adoptée par la cour cantonale, qui s'est fondée sur les normes fédérales et cantonales applicables interprétées à l'aune de ce qui a été dit ci-dessus, ne peut en rien apparaître comme arbitraire au sens rappelé plus haut (consid. 4.2).