Citation: 6A.79/2000 20.11.2000 E. C

C.- Le 9 juin 2000, l'employeur du condamné a informé le Service pénitentiaire que le contrat de travail de celui-ci était résilié avec effet immédiat. Cette décision était due au fait que le détenu n'avait jamais respecté les horaires fixés, cela dès le début de son activité, et qu'il avait manifesté un manque de collaboration évident. L'arrestation du condamné a été ordonnée. Il s'est avéré qu'il avait pris la fuite (ce qu'il conteste) dès 11 heures 55, mais qu'il avait réintégré de son plein gré la prison à 22 heures 45. Invité à se déterminer sur son comportement, le détenu a écrit le 15 juin 2000 au Service pénitentiaire. En bref, il invoque un malentendu au sujet de son absence l'après-midi du 9 juin 2000; selon lui, un congé lui était dû et il en aurait profité ce jour-là, en raison de violents maux de tête.