Citation: 6B_449/2015 E. 3.2

3.2. Au plan subjectif, l'infraction réprimée par l'art. 292 CP suppose que l'auteur ait connaissance de l'injonction, de sa validité et de la sanction attachée au non-respect; le dol éventuel suffit (ATF 119 IV 238 consid. 2a p. 240). La recourante ne conteste pas avoir eu connaissance de ces différents éléments. Du reste, la cour cantonale a constaté que toutes les démarches de la recourante tendant à la suspension du droit de visite avaient été rejetées et qu'elle avait persisté dans son refus malgré plusieurs mesures prises tant par le TPI que le SPMi afin d'assurer l'exécution des ordonnances précitées. La recourante avait ainsi privé consciemment sa fille de la possibilité d'établir une relation filiale avec son père (arrêt entrepris, consid. 3.3 p. 13 s.). Ces éléments suffisent à établir l'élément subjectif de l'infraction. La recourante arguë ainsi en vain, pour contester l'application de l'art. 292 CP, n'avoir pas voulu passer outre l'injonction mais avoir voulu préserver sa fille. Ces développements confondent l'aspect subjectif de l'infraction avec les motifs qui ont poussé la recourante à l'insoumission. Cet aspect n'est pas pertinent à ce stade du raisonnement, mais, tout au plus, dans la perspective de l'état de nécessité invoqué.