Citation: 4A_578/2017 E. 3.2.2

3.2.2. Dans sa réponse, l'intimé expose, en premier lieu, que les parties ont eu tout loisir, au cours de la procédure d'arbitrage, d'exposer leurs arguments respectifs sur l'ensemble des questions déterminantes pour la solution du litige, à savoir la demeure du club, le chèque litigieux, le refus du recourant d'accepter ce chèque, respectivement d'en contrôler la couverture, le déroulement des événements qui se sont produits les 8 et 10 décembre 2016, la bonne ou mauvaise foi du recourant et la volonté du club de payer son dû. L'intimé cherche ensuite à démontrer que la critique du recourant porte sur des éléments accessoires ne revêtant pas un caractère déterminant pour la solution du litige. Pour ce faire, il conteste d'emblée l'importance que le recourant attache aux deux circonstances factuelles traitées dans le recours, i.e. le montant du chèque et l'origine des quatre versements opérés le 10 novembre 2016. Selon lui, l'arbitre aurait fondé sa décision relative aux conditions de la résiliation du contrat de travail sur plusieurs autres motifs encore, tels que la durée qui s'était écoulée entre l'échéance fixée au club pour s'exécuter et le moment effectif où la dette avait été soldée (deux jours seulement) ou encore le refus du créancier d'accepter le chèque et de tenter de l'encaisser bien qu'il disposât de suffisamment de temps pour entreprendre pareille démarche. A suivre l'intimé, l'arbitre n'aurait évoqué qu'incidemment la question du montant du chèque et celle de la provenance des virements du 10 novembre 2016, l'essentiel pour lui résidant dans le refus du joueur d'examiner le papier-valeur, en violation des règles de la bonne foi, et dans le fait qu'en versant à l'intéressé, à la date précitée, un montant sensiblement supérieur à celui réclamé par le joueur, le club avait démontré de manière concluante qu'il était disposé à s'acquitter de sa dette envers le joueur. Quant à l'erreur de conversion des 585'699 NIS en euros, commise par l'arbitre, l'intimé souligne que le recourant n'a pas démontré, dans son mémoire, en quoi elle aurait eu une incidence décisive sur le sort de la cause ni pourquoi elle constituerait une violation de son droit d'être entendu. Pour le surplus, l'intimé estime que l'arbitre n'a pas ignoré les allégations des parties concernant le montant du chèque et la provenance des 585'699 NIS, mais qu'il les a tout au plus mal comprises, état de choses qui constituerait dans le pire des cas une appréciation arbitraire des preuves, laquelle échappe cependant à l'examen du Tribunal fédéral lorsqu'il statue sur un recours en matière d'arbitrage international. Enfin, si l'on en croit l'intimé, le recourant serait forclos à dénoncer une violation de son droit d'être entendu pour avoir confirmé plusieurs fois, au cours de la procédure d'arbitrage, que son droit d'être entendu avait été respecté par l'arbitre.