Citation: 2C_603/2019 E. 6.1

6.1. La protection de la vie familiale garantie par l'art. 8 CEDH suppose une relation étroite et effective entre l'étranger et une personne de sa famille ayant le droit de résider durablement en Suisse (cf. ATF 137 I 284 consid. 1.3 p. 287; 131 II 265 consid. 5 p. 269; arrêt 2C_593/2011 du 19 mars 2012 consid. 3.2). Cette condition n'est à l'évidence pas réalisée en l'espèce, dans la mesure où la recourante ne peut se prévaloir d'aucune communauté conjugale ni de réelle vie commune entre elle et son époux (cf. supra consid. 4). Le Tribunal fédéral admet aussi qu'un étranger puisse, exceptionnellement et à des conditions restrictives, déduire un droit à une autorisation de séjour de l'art. 8 par. 1 CEDH, s'il existe un rapport de dépendance particulier entre lui et un proche parent (hors famille nucléaire) au bénéfice d'un droit de présence assuré en Suisse (nationalité suisse ou autorisation d'établissement), par exemple en raison d'une maladie ou d'un handicap (ATF 137 I 154 consid. 3.4.2 p. 159; 129 II 11 consid. 2 p. 13 s.; 120 Ib 257 consid. 1d p. 260 s.). La recourante ne démontre pas qu'il existe un rapport de dépendance particulier entre sa fille majeure et elle. Dès lors, elle ne peut pas s'opposer au refus de prolonger son autorisation de séjour sur la base du droit au respect de la vie familiale consacré par l'art. 8 CEDH.