Citation: 7B_38/2024 E. 4.3.1

4.3.1. La cour cantonale a considéré que le recourant présentait un risque de récidive, qu'elle jugeait sérieux, en se fondant sur différents éléments pertinents. Elle a rappelé en particulier qu'après sa remise en liberté le 22 mai 2023, le recourant ne s'était pas investi dans son suivi thérapeutique, qu'à de nombreuses reprises, il avait repris contact avec C.________ malgré l'interdiction qui lui avait été signifiée et qu'il avait réitéré des infractions du même genre que celles pour lesquelles il avait été maintes fois condamné. Il ressort ainsi des faits retenus par l'autorité précédente, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que le recourant s'est adressé, par courriels du 14 juillet 2023, à sa thérapeute en ces termes: "je te conseil de vite revoir ton rapport à deux balles ma grande t es une taree et j ai le bras longts croi moi", "je ne suis pas violent mais quand on me cherche on me trouve et moi je trouverais toutes les failles de vos familles apres on m.accuse de diffamation mais bon ce que je sais et trouve c est la verite et je paye pour ça". Le 22 septembre 2023, il a envoyé à l'OSAMA différents courriels dont la teneur était la suivante: "[...] et maintenant une procureure Vous croyez que si ça continue ca risque pas mais vraiment de peter Moi je pense que la ca va trop loin [...]", "[...] Je ne viendrai pas su rdv du que la justice m attaque et qu il n on rien a faire d autre. Donc je me renferme et aucun lien va se créer. [...] Ps si ma mere en meurs la je vais montrer mon vrai visage que ce soit bien clair et aucune menace mais la verite de cette suite...". Toujours le 22 septembre 2023, il s'en est encore pris à C.________ en lui écrivant ce qui suit par courriels: "Si ma tete mon honneur ma fierte me lache... je ne peux rien garantir et ni des murs pourrons m arrete... Mais je ne veux pas en arrive la". Au mois d'octobre 2023, il a par ailleurs tenu des propos insultants et menaçants en s'adressant à l'ex-époux de C.________ et à l'apprenti de l'entreprise où ce dernier travaillait (cf. arrêt attaqué, p. 4 ss).