Citation: 1C_12/2015 E. A

La parcelle n° 1511 de la commune de Chexbres, propriété de D.________, a fait l'objet d'un fractionnement autorisé le 17 août 2012 par l'autorité compétente. Entièrement située en zone à bâtir, cette parcelle de 2'658 m2 comprenait, dans son ancien état, 1'446 m2 de vignes, 731 m2 de jardin, 287 m2 d'accès et place privée, et 261 m2 de bâtiments (à savoir une habitation de 194 m2et un bâtiment souterrain de 67 m2 ). Le fractionnement a consisté à détacher une surface de 1'351 m2, sans bâtiments, pour créer la parcelle n° 1696. Par décision préalable du 13 juillet 2012, la Commission foncière rurale du canton de Vaud avait constaté que la nouvelle parcelle ne serait pas soumise au champ d'application de la loi fédérale du 4 octobre 1991 sur le droit foncier rural (LDFR; RS 211.412.11). Cette décision de non-assujettissement à la LDFR est entrée en force en dépit des recours de A.________, époux de D.________ - les époux étant alors en instance de séparation -, auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal vaudois (CDAP) puis du Tribunal fédéral (arrêt 2C_626/2014 du 30 juin 2015). Le 21 octobre 2013, un droit d'emption a été constitué sur la nouvelle parcelle n° 1696 en faveur de C.________. Par courrier du 29 octobre 2013, A.________ a adressé au notaire ayant instrumenté le fractionnement une résiliation du bail à ferme relatif à la parcelle n° 1696 pour le 1er novembre 2013. Le 29 novembre 2013, la promettante-acquéreuse C.________ a déposé une demande de permis de construire une villa individuelle sur la parcelle n° 1696. Le projet a suscité les oppositions de A.________ et de B.________, fille des époux A.________ et D.________, qui contestaient la vente du terrain et le projet de construction en alléguant qu'ils bénéficiaient de droits de préemption fondés sur la LDFR.