Citation: 7B_257/2024 E. 5.2

5.2. Il ressort cependant expressément de l'ordonnance attaquée que le TMC a considéré "afin de permettre à l'autorité pénale qui rendra la décision finale, qui ne pourra pas avoir accès à la [...] procédure [de levée des scellés], de statuer sur le sort des dépenses de [la recourante]", de "détermin[er] le montant desdites dépenses" (cf. consid. 23 p. 18 de l'ordonnance entreprise). L'autorité précédente s'est ainsi limitée à fixer le montant de l'éventuelle indemnité que pourrait faire valoir la recourante en lien avec la procédure de levée des scellés. Elle n'a en revanche pas examiné si la recourante disposait d'un tel droit. Vu le séquestre portant sur les avoirs de cette dernière (cf. let. I p. 3 de l'ordonnance attaquée), celle-ci continue en outre à participer à la procédure en tant que tiers touché par un acte de procédure. Or la problématique du séquestre peut, le cas échéant, relever du juge du fond, devant lequel la recourante pourra faire valoir l'ensemble de ses prétentions en indemnisation. La manière de procéder du TMC est ainsi conforme à l'art. 421 al. 2 CPP; cette disposition, qui permet à l'autorité pénale de fixer les frais et indemnités de manière anticipée, ne constitue en effet qu'une faculté (arrêts 6B_1401/2020 du 6 septembre 2021 consid. 3.1; 1B_105/2016 du 3 juin 2016 consid. 1.3; THOMAS DOMEISEN, in Basler Kommentar, Strafprozessordnung, 3e éd. 2023, n° 8 ad art. 421 CPP; JOSITSCH/SCHMID, Praxiskommentar, Schweizerische Strafprozessordnung, 4e éd. 2023, nos 1 et 5 ad art. 421 CPP; J. CREVOISIER/L. CREVOISIER, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2e éd. 2019, n° 2 ad art. 421 CPP).