Citation: 6F_5/2007 07.06.2007 E. 2

Aux termes de l'art. 121 let. d LTF, un arrêt du Tribunal fédéral peut être révisé si, par inadvertance, le tribunal n'a pas pris en considération des faits pertinents qui ressortent du dossier. L'inadvertance concernée par cette disposition légale est la même que celle visée à l'art. 136 let. d de la loi fédérale d'organisation judiciaire du 16 décembre 1943. Elle suppose que le juge ait omis de prendre en considération une pièce déterminée, versée au dossier, ou qu'il l'ait mal lue, s'écartant par mégarde de sa teneur exacte. Le Tribunal fédéral commet une inadvertance s'il ignore ou déforme involontairement une constatation de fait qui le lie ou s'il transcrit inexactement ou incomplètement une pièce du dossier et se met en contradiction avec celle-ci, mais non s'il apprécie mal une preuve administrée devant lui (cf., pour l'art. 136 OJ, Jean-François Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. V, n. 5.4 ad art. 136 OJ p. 18 s.). Le Tribunal fédéral ne commet dès lors pas une inadvertance au sens de l'art. 121 let. d LTF si, ayant correctement vu la teneur d'une pièce, il en tire une déduction de fait erronée. En l'espèce, le président de la cour de céans a fondé la constatation de fait litigieuse sur la présence au dossier d'un accusé de réception qui portait, d'une part, une signature semblable à celle qui figurait au bas de l'acte de recours et qui était, d'autre part, daté du 6 février 2007. À l'appui de sa demande de révision, le demandeur - qui a reçu copie de l'accusé de réception dans un courrier que le président de la cour de céans lui avait fait adresser le 24 avril 2007 - ne conteste pas être l'auteur de la signature; il fait valoir que, n'ayant pas mis ses lunettes au moment où il a signé, il n'aurait pas remarqué que la date n'était, selon ses dires, "pas la bonne". On ne saurait donc considérer que le président ait commis une inadvertance en attribuant au demandeur la signature apposée sur l'accusé de réception. Par ailleurs, il est exact que celui-ci porte la date du 6 février 2007. Ce n'est dès lors pas par inadvertance que le président de la cour de céans a constaté que l'ordonnance attaquée avait été notifiée au demandeur le 6 février 2007. Les pièces nouvelles jointes à la demande - dont la valeur probante est de toute façon assez faible - sont sans pertinence, puisqu'elles ne figuraient pas au dossier au moment où le président a statué (cf. texte de l'art. 121 let. d LTF). Mal fondée, la demande de révision doit ainsi être rejetée.