Citation: 2C_675/2023 E. 4.3

4.3. Selon la jurisprudence relative au droit au respect de la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH, un étranger peut bénéficier de la présomption selon laquelle, après un séjour légal en Suisse de plus de dix ans, les liens sociaux qu'il a développés avec ce pays sont à ce point étroits qu'un refus de renouvellement d'autorisation de séjour ne pourrait être prononcé que pour des motifs sérieux (cf. ATF 144 I 266 consid. 3). En l'occurrence, toutefois, les recourants ont vécu légalement en Suisse moins de dix ans. En outre, il ne ressort pas des faits retenus dans l'arrêt attaqué, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), qu'ils puissent se prévaloir d'une intégration particulièrement réussie qui justifierait, exceptionnellement, un droit de séjour issu de l'art. 8 CEDH (ATF 149 I 207 consid. 5.3.4). En effet, l'arrêt attaqué a constaté que les sociétés qu'ils ont tous les deux créées sont tombées en faillite et que A.________ a été condamnée pour détournement de valeurs patrimoniales. On ne peut donc pas considérer qu'ils puissent invoquer de manière défendable un droit de séjour fondé sur l'art. 8 CEDH sous l'angle de la vie privée.