Citation: 7B_385/2023 E. 3.3

3.3. Selon les constatations cantonales qui lient la Cour de céans (cf. consid. 3.2 supra), le recourant a été informé, lors de son audition du 17 février 2022, qu'une instruction pénale (plus précisément: une procédure préliminaire au sens des art. 299 ss CPP) avait été ouverte contre lui pour faux dans les titres et tentative d'escroquerie, dans le cadre d'une enquête instruite par le Ministère public ensuite d'une plainte pénale déposée contre inconnu par B.________. La police a ensuite présenté au recourant le rappel litigieux, envoyé au domicile de B.________, ce qui a mené le recourant à admettre être à l'origine du document et à déclarer que, pour lui, ce rappel de facture ne constituait pas du tout un faux dans les titres ni une tentative d'escroquerie, puisqu'il avait agi de bonne foi. La cour cantonale en a déduit que le recourant avait, à partir du 17 février 2022, eu connaissance des éléments constitutifs objectifs et subjectifs des diverses infractions contre l'honneur qui, selon lui, avaient été commises par B.________, à savoir notamment les propos attentatoires à l'honneur, la communication à un tiers, le caractère erroné de l'allégation et la connaissance par l'auteur de la fausseté de son allégation. Elle en a conclu que le délai pour porter plainte avait expiré le 17 mai 2022, de sorte que la plainte pénale déposée par le recourant le 30 mai 2022 était tardive et que les conditions à l'ouverture de l'action pénale n'étaient pas remplies s'agissant des infractions de diffamation (art. 173 ch. 1 CP), de calomnie (art. 174 ch. 1 CP) et d'injure (art. 177 al. 1 CP).