Citation: 4C.58/2005 03.05.2005 E. 2

Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit mener son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents, régulièrement allégués et clairement établis (art. 64 OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c et l'arrêt cité). Dans la mesure où une partie recourante présente un état de fait qui s'écarte de celui contenu dans la décision attaquée, sans se prévaloir avec précision de l'une des exceptions qui viennent d'être rappelées, il n'est pas possible d'en tenir compte (ATF 130 III 353 consid. 2.2.3 ; 127 III 248 consid. 2c). Il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). En application de ces principes, la juridiction fédérale de réforme ne tiendra pas compte, en l'espèce, des remarques formulées par les demandeurs, sur un mode appellatoire, dans un "préambule" ni des circonstances, à leurs yeux pertinentes, qu'ils présentent, sur le même mode, sous le titre "En fait" en se prévalant à tort, dans ce contexte, d'inadvertances manifestes qu'ils n'explicitent nullement. Elle se bornera, bien plutôt, à rechercher si les seuls griefs articulés aux pages 8 ss de l'acte de recours sont recevables et, dans l'affirmative, s'ils sont fondés.