Citation: 6B_1084/2018 E. 2.3.3

2.3.3. Se prévalant tant d'un établissement arbitraire des faits que d'une violation de sa présomption d'innocence, la recourante reproche à la cour cantonale de ne pas avoir retenu qu'au moment des faits, elle venait de débuter une nouvelle activité professionnelle en Suisse et qu'elle avait alors également un pied en Allemagne, où elle avait résidé pendant plus de deux ans et où il serait " notoire que les limitations de vitesse ne sont pas impératives ". Ces faits, qu'elle a invoqués constamment lors de ses auditions, dénoteraient qu'elle a agi sous l'emprise d'un " réflexe conditionné " acquis outre-Rhin. Il s'agirait selon elle d'une circonstance particulière propre à exclure le caractère intentionnel de l'infraction. Un séjour prolongé à l'étranger et les habitudes prises à cette occasion ne suffisent toutefois nullement à justifier l'existence de circonstances particulières propres à exclure le caractère intentionnel de l'infraction réprimée à l'art. 90 al. 3 LCR. L'art. 27 al. 1 LCR prévoit ainsi que tout usager de la route doit se conformer aux signaux et aux marques ainsi qu'aux ordres de la police. Cette règle prévaut également à l'égard du conducteur étranger, à qui il appartient de connaître les signaux et les règles de circulation en vigueur en Suisse (cf. ATF 87 II 301 consid. 3 p. 310). On relève par ailleurs que, dans son argumentation, la recourante se passe de spécifier si l'absence de limitation de vitesse en vigueur généralement sur les autoroutes allemandes prévaut également s'agissant de tronçons traversant des tunnels d'une longueur telle que celui où l'excès de vitesse a été constaté - le tunnel " B.________ " étant long d'environ 2300 mètres -, ce qui paraît douteux. La cour cantonale n'a dès lors pas versé dans l'arbitraire et n'a pas violé la présomption d'innocence de la recourante en ne retenant pas qu'elle avait agi sous le coup d'un prétendu " réflexe conditionné " par ses habitudes de conduite en Allemagne.