Citation: 2P.187/2004 29.07.2004 E. 1

Il convient d'examiner en premier lieu si le présent recours peut être traité comme un recours de droit administratif. 1.1 Le recours de droit administratif est irrecevable contre le refus d'une autorisation de séjour, à moins que ne puisse être invoquée une disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité, accordant le droit à la délivrance d'une telle autorisation (art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ; ATF 128 II 145 consid. 1.1.1; 127 II 60 consid. 1a, 161 consid. 1a). La recourante ne peut se prévaloir d'une telle disposition. L'autorité intimée a certes examiné à titre préjudiciel la question d'une exemption des mesures de limitation selon l'art. 13 lettre f OLE, mais cela ne lui confère aucun droit à une autorisation de séjour (cf. ATF 126 II 335 consid. 1c/aa; 122 II 186 consid. 1). Majeure, la recourante ne peut davantage tirer un tel droit de l'art. 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH; RS 0.101), car elle n'allègue pas se trouver dans un état de dépendance - autre que financier - envers les membres de sa famille en Suisse (ATF 120 Ib 257 consid. 1e; 115 Ib 1 consid. 2; RDAT 1999 I n. 87 p. 349; aussi ATF 125 II 521 consid. 5).