Citation: 4A_239/2015 E. 2.5.3

2.5.3. Le recourant soutient également qu'un laps de temps de 7 à 10 secondes ne permet pas de réfléchir à toutes les conséquences de sa décision. Il estime que son cas est l'exemple typique de la situation dans laquelle il faut tenir compte des limites réflexives de l'" ordinateur humain " et qu'ainsi il convient de ne pas apprécier la faute commise avec une sévérité particulière. L'argument ne convainc pas. La situation du motocycliste recourant doit être distinguée d'une situation de brève cécité, due par exemple à un éblouissement soudain et inattendu (cf. déjà arrêt entrepris p. 9). Le laps de temps à disposition du conducteur à l'approche du passage pour piétons était, selon l'expérience générale de la vie, largement suffisant pour qu'il prenne conscience des risques potentiels, ce d'autant plus qu'il connaissait l'existence du passage qu'il allait devoir traverser.