Citation: 1D_1/2023 E. 4.3.3

4.3.3. Le recourant évoque encore la durée de la procédure de naturalisation, procédure qu'il qualifie d'exagérément fouillée, et se réfère au délai raisonnable de l'art. 29 al. 1 Cst. Au stade du recours, il ne développe cependant aucune motivation répondant aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, se contentant d'affirmer qu'un délai raisonnable ne devrait pas excéder trois ans; quant aux longs développements présentés à ce sujet en réplique, ils sont irrecevables, le droit de répliquer n'ayant pas pour finalité de permettre au plaideur de remédier à une motivation défaillante ou compléter les motifs de son recours (cf. ATF 143 II 283 consid. 1.2.3). Le Tribunal relève quoi qu'il en soit que la longueur de la procédure en général est essentiellement due à la procédure de naturalisation fédérale, au cours de laquelle sont apparus de "gros soupçons de blanchiment d'argent" - suscitant notamment une enquête de Fedpol (cf. not. arrêt du TAF du 20 décembre 2019 versé au dossier) - et qui a en outre donné lieu à deux arrêts du Tribunal administratif fédéral des 20 décembre 2019 et 17 décembre 2021. Or, à l'examen, on n'y décèle pas de retard fautif; le recourant n'en décrit d'ailleurs pas.