Citation: 5A_472/2016 E. 5.3

5.3. Selon la recourante, le nombre d'opérations inscrites au procès-verbal n'est à lui seul pas déterminant. Outre les opérations liées à la suspension qu'il conviendrait d'écarter, le premier juge n'a eu pratiquement en mains que des requêtes de pure procédure et n'a pas eu à examiner le litige sur le fond. Même si un certain équilibrage entre les causes est possible, en ce sens que les causes " importantes " peuvent financer quelque peu les causes " moins importantes ", rien ne justifierait un émolument " qui correspond à davantage que le salaire d'un juge, d'un greffier et d'un gestionnaire de dossiers travaillant tous trois à plein temps durant un mois ". Etant donné que la réduction de trois quarts prévue par le droit cantonal en cas de transaction a lieu même lorsque le juge a dû préparer et tenir la première audience, la réduction devrait être encore plus élevée lorsque l'audience en question n'a non seulement pas eu lieu, mais n'a même pas été fixée. Au vu du travail effectué en l'espèce par le premier juge, il serait dès lors arbitraire de ne pas faire usage de la marge d'appréciation prévue à l'art. 22 al. 8 TFJC/VD pour réduire l'émolument de manière plus importante.