Citation: C 404/99 22.05.2000 E. 5

5.- En l'espèce, le recourant est associé dans la so- ciété à responsabilité limitée qu'il a constituée avec son épouse et son fils, ces derniers étant de leur côté asso- ciés-gérants. Mais, ainsi que les premiers juges l'ont considéré à juste titre, il est hautement vraisemblable, au sens où la jurisprudence l'entend (ATF 125 V 195 con- sid. 2), que la mise sur pied et la viabilité de l'entre- prise repose - principalement du moins - sur la personne du recourant, plutôt que sur celles de son épouse ou de son fils. Celle-ci devait constituer désormais le cadre de son activité principale, si bien que l'on doit en déduire que, dans ces conditions, il n'avait plus réellement la volonté de retrouver son statut antérieur de salarié. Plusieurs indices plaident en effet dans ce sens. La Sàrl constituée a pour but l'exploitation d'une entreprise de nettoyage dont le siège est à X.________. Or, cette activité correspond exactement à celle exercée par l'assuré pendant plus de quinze ans au service d'une grande entreprise romande de nettoyage dont il était le chef responsable de la succursale lausannoise. Véritable professionnel de la branche, contrairement à son épouse et à son fils, l'assuré y a investi ses économies, comme il y a consacré son temps. Au début de son activité, en mars 1998, le recourant a occupé son temps à la recherche de machines d'occasion, ainsi qu'à la visite d'amis et de connaissances en vue de trouver des contrats commerciaux. Au mois d'avril, il a dédié la moitié de son temps à l'entreprise, s'efforçant d'acquérir des marchés et de la clientèle. Par la suite, le temps passé au service de la société s'est constamment accru. Par ailleurs, en février 1998, le recourant s'était inscrit à un cours portant sur le thème "devenir indépendant". On doit ainsi considérer que, dès la fondation de sa société au début mars 1998, le recourant avait choisi de prendre une activité d'indépendant qu'il n'était pas prêt à abandonner. Certes le recourant a dû éprouver des difficultés à ses débuts, dans la mesure où - comme cela se produit souvent dans de telles circonstances - il a d'abord dû se constituer une clientèle avant de percevoir les revenus de cette activité. Or, un tel risque d'entrepreneur n'est pas couvert pas l'assurance-chômage. Au demeurant, en raison de sa formation, du cours suivi, ainsi que de ses contacts avec les responsables de l'office de placement, il ne devait manifestement pas ignorer l'incidence que la créa- tion d'une Sàrl était susceptible d'avoir quant à ses droits aux prestations de l'assurance-chômage. Vu ce qui précède, l'intimée a admis à juste titre que du point de vue des exigences relatives à l'aptitude au placement, la situation du recourant est tout à fait compa- rable à celle d'un indépendant. En conséquence, elle a mis fin à bon droit au versement des indemnités de chômage à compter du mois de mars 1998. Le recours est mal fondé.