Citation: 4A_45/2018 E. 7.1

7.1. Le 29 mars 2009, alors qu'il était engagé en qualité de collaborateur au taux de 50%, le défendeur a adressé au demandeur une lettre dont la teneur est constatée dans le jugement de la Chambre patrimoniale; on en extrait les passages ci-après: -..] Je rappelle votre tentative odieuse et infondée de licenciement de la fin de l'année écoulée, les violations répétées des engagements que vous aviez pris à mon endroit, votre manque de respect et de manière plus générale, les conditions inacceptables dans lesquelles je dois accomplir mon travail au sein de votre bureau. [...] Vous avez pris la liberté de réduire le montant que vous vous étiez engagé à me verser mensuellement [...]. Vos agissements sont non seulement illégaux mais indignes, lorsque l'on sait que vous vous y étiez engagé pour tenir compte de ma situation personnelle [difficile]. Vos agissements sont tout simplement inacceptables. [...] Vous n'avez pas été en mesure d'assumer votre réel rôle de maître de stage, mais plus encore, vous mettez en péril les conditions minimales aux examens (sic) que vous avez vous-même mises en place dans la perspective d'une reprise de votre bureau. Copie à mon conseil avec l'ordre de transmettre le double de la présente à l'Association des notaires vaudois, voire à la Chambre des notaires [...]. Cet écrit était accompagné d'un certificat médical attestant d'une incapacité de travail par suite de maladie, totale dès le mercredi 25 mars 2009 et de 50% dès le lundi 30 mars; le travail pouvait être repris normalement dès le lundi 6 avril. Par écrit, le demandeur a invité le défendeur à reprendre son travail dès le mercredi 1er avril l'après-midi. Le vendredi 3 avril, le demandeur a résilié le contrat avec effet immédiat au motif que le défendeur n'avait pas repris son travail.