Citation: 5A_193/2017 E. 3.3

3.3. En l'occurrence, la recourante a ouvert action à l'encontre de son mari, B.A.________, et de l'État de Genève. Le premier défendeur a été écarté de la procédure par les premiers juges, au motif qu'il est dépourvu de la légitimation passive, ayant cédé tous ses droits relatifs aux contributions d'entretien au SCARPA ( cf. supra consid. 1). Les juges d'appel n'ont pas modifié ce point. L'époux n'est donc pas le créancier ayant requis des poursuites à l'encontre de la recourante ( cf. supra consid. 3.1), partant il n'a pas la qualité pour défendre dans l'action en constatation négative de droit, au contraire de l'État de Genève, créancier poursuivant. Or, il ressort de la page de titre du mémoire de recours que la recourante ne dirige son recours qu'à l'encontre de B.A.________. Elle n'a pas fait mention de l'État de Genève - ou du SCARPA qui le représente -, ni comme intimé, ni comme participant à la procédure. Elle ne l'a pas non plus mentionné en l'une ou l'autre de ces qualités ni dans les conclusions, ni dans les motifs du recours, et son argumentation ne contient aucune critique relative à la partie intimée qui devrait être corrigée. Dans de telles circonstances, la correction d'une inadvertance manifeste ne saurait entrer en ligne de compte, partant, ne permet pas à la cour de céans de corriger les intimés mis en cause par le recours en substituant l'État de Genève à B.A.________, savoir de pallier une erreur de droit matériel concernant la qualité pour défendre. La recourante n'ayant pas assigné l'État de Genève, représenté par le SCARPA, comme intimé devant le Tribunal fédéral, mais assigné à sa place une partie mise hors de cause, il s'ensuit que le recours doit d'emblée être rejeté.