Citation: 6B_416/2019 E. 2

Le recourant se plaint d'une violation du principe de l'égalité des armes et du droit à un procès équitable. Le droit à un procès équitable est garanti par les art. 3 al. 2 let. c CPP, 29 al. 1 Cst. et 6 par. 1 CEDH. Le principe d'égalité des armes, tel qu'il découle du droit à un procès équitable, exige un juste équilibre entre les parties : chacune doit se voir offrir une possibilité raisonnable de présenter sa cause dans des conditions qui ne la placent pas dans une situation de net désavantage par rapport à son ou ses adversaires (cf. arrêts CourEDH Rivera Vazquez et Calleja Delsordo c. Suisse du 22 janvier 2019 [requête no 65048/13] § 43; Gabriela Kaiser c. Suisse du 9 janvier 2018 [requête no 35294/11] § 79). Au pénal, ce principe suppose un équilibre non seulement entre le prévenu et le ministère public soutenant l'accusation, mais également entre le prévenu et la partie civile. Cette égalité doit permettre d'assurer un débat contradictoire (arrêt 6B_259/2016 du 21 mars 2017 consid. 4.3.1; 6B_194/2009 du 13 juillet 2009 consid. 2.1). En l'espèce, l'autorité précédente n'a traité aucun grief de cet ordre, sans que le recourant se plaigne, à cet égard, d'un déni de justice. Le grief est ainsi irrecevable, à défaut d'épuisement des instances cantonales (cf. art. 80 al. 1 LTF). Au demeurant, on peut relever que le recourant a pu prendre part à l'instruction avec l'assistance d'un défenseur et qu'il a pu, à chaque stade de la procédure, faire valoir ses droits, ce qu'il ne conteste d'ailleurs pas. Bien que A.________ Ltd eût disposé des pièces qui se trouvaient dans les locaux occupés par le recourant à l'époque de son arrestation et eût pu sélectionner les documents produits à l'appui de sa plainte pénale, on ne voit pas qu'il aurait existé un déséquilibre, au cours de la procédure, entre l'intéressé et cette société. Le recourant a d'ailleurs pu produire des pièces dans le cadre de sa défense. Pour le reste, son argumentation se confond avec celle relative à la violation de son droit d'être entendu en matière de refus d'administration des preuves offertes (cf. consid. 1 supra). Le fait que les autorités pénales puis la cour cantonale eussent refusé d'administrer des preuves en procédant à une appréciation anticipée de celles-ci exempte d'arbitraire ne saurait conduire à admettre que le recourant n'a pu se défendre efficacement ou se serait trouvé dans une situation de déséquilibre face à A.________ Ltd. Enfin, dans la mesure où le recourant prétend qu'il aurait subi des "mesures privées de contrainte et autres irrégularités exercées par A.________ Ltd" - ainsi une "arrestation et garde à vue d'une journée par la sécurité de [A.________ Ltd], saisie de ses biens personnels, etc..." - il s'écarte de l'état de fait de la cour cantonale, par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF).