Citation: 5D_204/2023 E. 4.1

4.1. La recourante reproche d'abord à la cour cantonale de s'être fondée sur le préavis négatif du Conseil d'État, limité à des généralités, sans prise en compte de la particularité de sa situation (forêts et pâturages en bordure d'agglomération, objets d'une pression urbaine importante et croissante), et de ne pas avoir pris en considération ses arguments (intérêt privé à protéger son activité professionnelle et intérêt public à protéger le cheptel de maladies transmissibles au bétail et à l'homme), pourtant appuyés par la Chambre neuchâteloise d'agriculture et de viticulture (ci-après: CNAV). La recourante soutient par ailleurs dans ce contexte qu'il serait parfaitement erroné de soutenir que seuls les chiens de ferme seraient susceptibles de transmettre la néosporose. L'on ne saisit pas le grief d'ordre constitutionnel que la recourante entend soulever à l'appui de cette motivation ( supra consid. 2). A supposer qu'il s'agisse de l'arbitraire dans l'appréciation des preuves, l'on précisera que la cour cantonale a indiqué que l'avis de la CNAV ne concernait aucunement la situation particulière de la recourante, mais se limitait à relever que, d'une manière générale, la cohabitation entre les agriculteurs et certains promeneurs dans les zones périurbaines tendait à devenir de plus en plus conflictuelle et problématique à plusieurs égards. Les juges cantonaux ont également souligné qu'il ressortait de la prise de position du vétérinaire cantonal du 25 avril 2021 qu'il était extrêmement rare que la néosporose pût être transmise par un chien "non agricole". La recourante ne remet aucunement ces éléments en cause si ce n'est le fait, certes avéré, que l'avis de la CNAV lui était adressé personnellement et soutenait sa démarche. Cette circonstance n'ôte cependant rien au caractère très général de la position développée par cette association. Dans cette mesure, il n'y a donc pas lieu d'entrer en matière sur la - supposée - critique élevée par la recourante.