Citation: 1C_233/2023 E. 3.3

3.3. En l'espèce, les recourantes se limitent pour l'essentiel à affirmer que si l'on suit le raisonnement de la cour cantonale, "la violation des règles du CUS, si elle est établie, entraînerait ipso facto l'absence d'esthétique du bâtiment projeté". Elles ajoutent que la cour cantonale a abusé de manière importante de son pouvoir d'appréciation en voyant dans le secteur où se trouve la parcelle propriété des recourantes une "structure bâtie uniforme, claire et bien conservée" puisqu'il suffirait, selon elles, de faire quelques pas, comme lors de la vision locale, pour constater le côté disparate des constructions réalisées. Tel qu'il est formulé, le grief des recourantes tiré d'une application arbitraire de l'art. 86 LATC ne satisfait manifestement pas aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF rappelées ci-dessus (consid. 2.1). Au demeurant, l'argumentation développée par les recourantes ne permet pas de tenir pour arbitraire l'appréciation des circonstances locales par l'instance précédente qui s'est rendue sur place. Il n'est en particulier pas insoutenable de considérer que le dépassement du CUS constitue un indice d'absence d'intégration. La cour cantonale ne s'est toutefois pas fondée sur ce seul élément (cf. consid. 3.2). En particulier, les recourantes ne donnent aucune indication sur les constructions auxquelles elles se réfèrent lorsqu'elles évoquent le "côté disparate des constructions réalisées" à quelques pas. En définitive, au vu des éléments exposés ci-dessus et compte tenu de la retenue que s'impose le Tribunal fédéral en matière d'appréciation des circonstances locales (cf. ATF 142 I 162 consid. 3.2.2; 132 II 408 consid. 4.3), il n'y a pas lieu de s'écarter de l'évaluation de la cour cantonale qui n'apparaît pas déraisonnable.