Citation: 8C_683/2008 03.08.2009 E. 6

6.1 En l'espèce, la jurisprudence relative au rapport de causalité entre des troubles psychiques et un accident assuré est applicable indépendamment du point de savoir si le recourant souffre encore directement de séquelles du traumatisme cranio-cérébral, sans preuve de déficit organique, ou s'il souffre exclusivement d'affections psychiques. Quoi qu'il en soit, en effet, des troubles psychiques importants et distincts d'affections psycho-organiques après un traumatisme cranio-cérébral ont rapidement dominé le tableau clinique. 6.2 La juridiction cantonale a nié l'existence d'un rapport de causalité adéquate entre l'accident assuré et les atteintes à la santé psychique dont souffre le recourant. Elle a considéré que la chute dans un escalier, le 24 décembre 2001, était de gravité moyenne au sens de la jurisprudence. Il convient toutefois de préciser qu'au regard de la violence du choc, qui a provoqué un coma de quatre à six heures, cet accident se situe au moins à la limite de la catégorie des accidents graves. Par ailleurs, le recourant s'est réveillé, plusieurs heures après sa perte de connaissance, dans une chambre d'hôpital, en ayant perdu l'usage et la sensibilité de ses membres. Ces symptômes ont rapidement régressé, mais le recourant a été maintenu au lit strict jusqu'à deux jours avant son transfert pour l'Hôpital Z.________ le 9 janvier 2002. Il a alors été mis en position assise, puis debout, ce qu'il a difficilement supporté au départ en raison de vertiges, ainsi que d'un sentiment d'insécurité et de forte faiblesse dans les mains et les jambes. Les symptômes initiaux ont pu lui faire craindre qu'il perdrait l'usage de ses quatre membres et provoquer un choc important. Ils entrent en considération, pour l'examen du rapport de causalité adéquate, soit au titre de circonstances particulièrement impressionnantes de l'accident, soit au titre de lésions physiques propres à entraîner des troubles psychiques. Une durée de quatre à six heures les sépare de l'accident, certes, mais pas dans la perception qu'a pu en avoir l'assuré immédiatement à son réveil; par ailleurs, à ce stade, la perte de l'usage et de la sensibilité des quatre membres ne résultait pas, selon toute vraisemblance, d'atteintes à la santé psychique. Dans la mesure où l'accident subi le 24 décembre 2001 est au moins à la limite d'un accident grave, ces seules circonstances suffisent à admettre le lien de causalité adéquate litigieux (cf. arrêt U 2/07 du 19 novembre 2007 consid. 5.3.3, in SVR 2008 UV no 8 p. 26).