Citation: 7B_1126/2024 E. 3.4.2

3.4.2. Ensuite, le recourant fait valoir qu'il serait vraisemblable que son téléphone mobile contienne des échanges entre lui et des avocats. À cet égard, il fait valoir que ses antécédents démontreraient qu'il est connu des services de police, qu'il ressortirait du dossier de la cause qu'il était en liberté conditionnelle depuis le 8 juillet 2023 et qu'il aurait été interpellé, puis placé en garde à vue au début du mois d'avril 2024, pour avoir conduit un véhicule sous l'emprise du cannabis. Ces faits ne ressortent toutefois pas de l'ordonnance querellée et le recourant n'invoque pas une omission arbitraire des faits sur ce point, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'en tenir compte (art. 42 al. 2 et 97 al. 1 LTF). En tout état de cause, on peut relever que l'existence d'antécédents et le fait que le recourant se trouvait en liberté conditionnelle n'impliquent pas l'assistance d'un avocat, ni que le recourant serait régulièrement en contact avec de tels mandataires. Il en va de même d'une simple garde à vue, qui ferait suite à une interpellation pour conduite sous l'emprise de cannabis. Pour le reste, il ne ressort ni des explications du recourant ni des faits retenus que le téléphone mobile litigieux pourrait contenir des informations protégées par le secret professionnel de l'avocat, étant rappelé qu'on ne saurait se contenter de vagues éventualités pour s'opposer à la levée des scellés sur des objets saisis nécessaires à l'avancée de l'instruction pénale. Enfin, dans son recours au Tribunal fédéral, le recourant ne discute pas de la question d'une atteinte à un intérêt privé prépondérant qui résulterait de la levée de scellés litigieuse, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'y revenir. Ainsi, le recourant ne démontre pas, ni ne rend vraisemblable, qu'il existerait des motifs excluant la levée des scellés apposés sur son téléphone mobile.