Citation: 5A_8/2023 E. 4.2.5

4.2.5. Selon le recourant, l'épouse aurait uniquement contesté la diminution de loyer accordée à sa tante et n'aurait pas réagi s'agissant de la diminution engendrée par le décès de cette dernière, pourtant mentionné dans son appel. La maxime inquisitoire limitée (cf. art. 272 CPC) s'applique tant dans le cadre de mesures protectrices de l'union conjugale que de mesures provisionnelles de divorce (cf. renvoi de l'art. 276 al. 1 CPC) lorsque seule la contribution due à l'entretien du conjoint et non celle des enfants est litigieuse. La question de savoir si le juge est lié par les aveux des parties lorsqu'il doit éclaircir les faits d'office en application de cette maxime est controversée en doctrine et n'a jamais été tranchée par le Tribunal de céans (arrêts 5A_245/2019 du 1er juillet 2019 consid. 3.2.1; 5A_298/2015 du 30 septembre 2015 consid. 2.1.2, publié in RSPC 2016 p. 135). Or, le choix d'une solution opéré par l'autorité cantonale sur une question qui est controversée en doctrine ne peut pas être qualifié d'arbitraire (parmi plusieurs, cf. arrêts 5A_117/2021 du 9 mars 2022 consid. 2.1; 5A_503/2020 du 16 décembre 2020 consid. 2; 5A_20/2020 du 28 août 2020 consid. 4.2). Partant, on ne saurait considérer que l'autorité cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en s'écartant d'éléments qui auraient été implicitement admis par l'épouse. Il s'ensuit que le grief est infondé.