Citation: 6B_788/2018 E. 1.6

1.6. Le recourant conteste encore sa condamnation pour tentative de contrainte pour avoir enjoint l'intimée à retirer la plainte pénale qu'elle avait déposée contre lui, à défaut de quoi il enverrait au père de celle-ci une vidéo d'elle, prise à son insu, et dans laquelle on la voyait, en pleine rue, en train de discuter avec un autre homme que lui. Il soutient qu'aucune pièce du dossier pénal ne ferait état qu'il allait envoyer cette vidéo au père de l'intimée. Il se réfère à un SMS qu'il a envoyé le 6 juin 2015 à l'intimée et prétend qu'il lui aurait uniquement écrit qu'il enverrait à son père " des factures de médecin, les messages d'amour et les demandes de travail ". Or, comme l'a retenu à juste titre la cour cantonale, le recourant omet de mentionner que, dans ledit message, il a également déclaré à l'intimée: " Et ton père va tout recevoir ". Le recourant invoque également le fait qu'il n'a pas mentionné la vidéo dans les messages qu'il a envoyés à l'intimée entre le 5 et le 7 juin 2015. Il ne démontre cependant pas en quoi cet élément serait pertinent, étant relevé qu'il ressort du jugement attaqué et du dossier que, par SMS du 4 juin 2015, il a informé l'intimée qu'il l'avait filmée alors qu'elle était dans la rue avec un autre homme qu'il considérait être son amant et que celle-ci " le regretterait " (dossier cantonal, pièce 20). Enfin, la cour cantonale a jugé de manière convaincante qu'il n'y avait aucune raison de douter des déclarations de l'intimée selon lesquelles le recourant l'avait également menacée par téléphone d'envoyer la vidéo à son père si elle ne retirait pas sa plainte pénale. Il s'ensuit que, même si les messages du recourant ne mentionnaient pas expressément qu'il allait envoyer ladite vidéo au père de l'intimée, la cour cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire en retenant que, compte tenu de l'ensemble des éléments précités, le recourant avait tenté de contraindre celle-ci à retirer sa plainte pénale en la menaçant d'envoyer ladite vidéo à son père. Le grief du recourant est rejeté dans la mesure où il est recevable.