Citation: 5A_28/2016 E. 5

Soulevant les griefs de violation des art. 9 et 112 LP ainsi que du principe de la bonne foi et de l'interdiction de l'abus de droit (art. 2 CC), les recourants exposent que, abusé par le stratagème de la poursuivie, l'Office a considéré que la saisie était tombée d'elle-même en juillet 2014, faute de revenu saisissable. Il a alors délivré deux actes de défaut de biens et en a informé les créanciers. Partant, il ne pouvait considérer que cette saisie reprenait effet a posteriori pour les mois de juillet 2014 à avril 2015, sous peine d'abus de droit. Cette critique se fonde sur des faits qui ne ressortent pas de la décision attaquée - à savoir que l'Office aurait considéré que la saisie était tombée, aurait délivré des actes de défaut de biens et en aurait informé les créanciers -, partant, irrecevables, faute pour les recourants de se plaindre du caractère arbitraire de cette omission (cf. supra consid. 2.2).