Citation: 7B_859/2023 E. 1.4.3

1.4.3. Enfin, il reste à déterminer si le risque d'influence que le maintien des déclarations litigieuses au dossier pourrait avoir sur l'expertise psychiatrique ordonnée - laquelle risquerait d'être viciée si l'expert se basait sur des moyens de preuves inexploitables - peut fonder l'existence d'un préjudice irréparable. Si le recourant devait être renvoyé en jugement, on ne voit pas ce qui l'empêcherait de solliciter du juge du fond que cette expertise soit écartée du dossier, le cas échéant au profit d'une nouvelle expertise, car établie sur la base d'éléments qu'il tient pour inexploitables et/ou viciés (cf. art. 189, 331 al. 2, 339 al. 2 let. d CPP). Dans ces conditions, l'existence d'un préjudice irréparable doit être nié.