Citation: 4A_5/2021 E. 4.1

4.1. En l'espèce, la cour cantonale a jugé que le recourant ne disposait pas de justes motifs pour licencier l'intimée avec effet immédiat. La cour cantonale a constaté que l'intimée avait quitté l'Etude le 7 juin 2018 en milieu de journée pour des raisons médicales, en ayant averti le secrétaire. Quelques heures plus tard, elle avait envoyé un message à son maître de stage. Cela reflétait sa volonté de reprendre le travail ultérieurement et de permettre à l'Etude de pallier son absence. Certes, il n'avait pas pu être démontré que l'intimée avait téléphoné à l'autorité susceptible de confier un mandat d'office à C.________ pour s'assurer que tel ne serait pas le cas. Néanmoins, aucun mandat de permanence n'avait été attribué, de sorte que le prétendu préjudice causé était nul. Il apparaissait ainsi que c'était sans se donner le temps de la réflexion et sans même contacter sa stagiaire, que le recourant avait impulsivement résilié avec effet immédiat le contrat de travail d'une personne dont il devait assurer la formation et ce pour un motif futile. Le recourant ne pouvait raisonnablement considérer que celle-ci avait abandonné son emploi. La cour cantonale a ajouté que les prétendues violations de ses devoirs par l'intimée n'étaient pas établies et en tout état de cause sans rapport avec le motif allégué de licenciement. Les obligations particulières s'imposant aux avocats stagiaires avaient été considérées par le tribunal de première instance, lequel avait pris en compte le devoir de diligence et de fidélité de l'intimée. Aucune violation des obligations propres aux avocats stagiaires ne pouvait être retenue. Enfin, selon la cour cantonale, l'avertissement écrit portait essentiellement sur de prétendues déficiences rédactionnelles et juridiques, mais n'avait aucun rapport avec les faits invoqués à l'appui du licenciement. L'avertissement ne jouait dès lors pas de rôle dans l'examen des motifs du licenciement immédiat.