Citation: 5A_7/2024 E. 3

Statuant sur la base du dossier de l'APEA, l'autorité cantonale a considéré qu'il était manifeste que les parties avaient convenu de déplacer le domicile des enfants d'Espagne en Suisse, subsidiairement le recourant y avait consenti, en sorte que tant le déplacement que le non-retour des enfants en Espagne n'étaient pas intervenus en violation des droits parentaux du père et n'étaient en conséquence pas illicites. La demande apparaissait même abusive dès lors que l'intéressé avait expressément accepté la compétence des autorités suisses au regard de la Convention concernant la compétence, la loi applicable, la reconnaissance, l'exécution et la coopération en matière de responsabilité parentale et de mesures de protection des enfants (CLaH96; RS 0.211.231.011) et n'avait pas recouru contre la décision du 14 novembre 2023 de l'APEA ( supra let. B.e). L'autorité cantonale en a ainsi conclu que la demande de retour devait être rejetée sans autres mesures d'instruction, appliquant par analogie l'art. 27 CLaH80.