Citation: 2C_455/2023 E. 5.2

5.2. Au demeurant, le montant en cause, qui est versé à fonds perdu, représente une aide financière au sens de l'art. 3 al. 1 de la loi fédérale du 5 octobre 1990 sur les aides financières et les indemnités (loi sur les subventions ou LSu, RS 616.1) tombant dans le champ d'application de cette loi (cf. art. 2 al. 1 LSu). Le Tribunal administratif fédéral ne prête ainsi pas le flanc à la critique lorsqu'il retient que la LSu peut aussi trouver application dans le cas d'espèce, y compris s'il avait fallu examiner la question sous l'angle de la révocation (art. 30 al. 1 LSu). L'allégation de la recourante voulant qu'elle n'aurait pas demandé à bénéficier de l'aide financière en cause ne saurait la sortir du champ d'application de la LSu. L'absence d'une demande formelle ne modifie pas la qualification de l'aide en cause d'aide financière au sens de l'art. 3 al. 1 LSu. En outre, il ressort de l'arrêt attaqué que la recourante a demandé l'aide d'urgence litigieuse au Conseil fédéral par l'entremise de l'Association suisse des radios privées et des Radios Régionales Romandes. La recourante n'ayant pas remis en question la constatation de ces faits sous l'angle de l'arbitraire, ceux-ci lient le Tribunal fédéral (cf. supra consid. 2.2). Par ailleurs, la bonne foi imposait à la recourante de contester l'aide reçue si elle n'avait pas souhaité en bénéficier et l'intéressée ne saurait se réfugier derrière l'absence d'une demande formelle pour échapper aux exigences de la LSu, notamment de l'art. 15c LSu qui porte sur l'obligation de renseigner.