Citation: I 107/07 28.02.2008 E. 4

4.1 Sur le plan psychique, les premiers juges ont retenu que la capacité de travail du recourant était entière. Ils se sont ralliés aux conclusions des médecins du SMR, auxquelles ils ont accordé pleine valeur probante. 4.2 La doctoresse L.________ a participé à l'examen clinique du 7 novembre 2003 en ce qui concerne l'aspect psychiatrique. Dans le rapport médical du 3 décembre 2003, signé par les docteurs A.________, L.________ et E.________, les médecins du SMR ont posé notamment le diagnostic de dysthymie (F34.1), de syndrome douloureux somatoforme persistant (F45.4) et de structure de personnalité psychotique. Procédant à une appréciation consensuelle du cas, ils ont retenu que l'assuré ne présentait pas de maladie psychiatrique justifiant une incapacité de travail et que les limitations fonctionnelles psychiatriques étaient inexistantes. Cela a été confirmé par la doctoresse L.________ dans l'avis médical du 30 juin 2006. 4.3 Dans un arrêt du 31 août 2007 en la cause M. (I 65/07), le Tribunal fédéral a considéré qu'un rapport médical, élaboré dans le cadre d'un diagnostic de troubles somatoformes douloureux, signé par la doctoresse L.________ avec l'indication «Psychiatre FMH» ne pouvait se voir attribuer pleine valeur probante, en raison d'une irrégularité d'ordre formel liée à l'utilisation d'un titre auquel le médecin ne pouvait prétendre. La Cour de céans a retenu qu'il n'était en conséquence pas possible de tirer d'un tel rapport des conclusions définitives sur l'état de santé d'un assuré, ni de fonder son appréciation uniquement sur cette pièce médicale. 4.4 En l'espèce, le tribunal des assurances a fait siennes les conclusions sur le plan psychique des médecins du SMR, dès lors qu'elles revêtaient pleine valeur probante. L'appréciation de la juridiction cantonale repose uniquement sur le rapport SMR du 3 décembre 2003, fondé sur l'examen clinique du 7 novembre 2003 effectué par la doctoresse L.________ en ce qui concerne l'aspect psychiatrique. L'avis médical SMR du 30 juin 2006, confirmant ce rapport, a été approuvé par la doctoresse L.________. Ainsi, sur le plan psychique, l'appréciation des premiers juges n'est pas conforme au droit. Elle ne peut être suivie. En outre, l'incidence d'éventuels troubles d'ordre psychique ne saurait non plus être évaluée sur la base du rapport médical du docteur G.________ du 6 juin 2006, d'autant que ce spécialiste en rhumatologie a proposé la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique dans la langue du patient.