Citation: 2C_366/2020 E. 4.4

4.4. Les constatations de fait de l'autorité précédente retenant, d'une part, la réalité d'une relation parallèle entre le recourant et son épouse coutumière pendant le mariage civil avec l'ex-épouse suisse et, d'autre part, l'absence de volonté de l'intéressé, dès le départ, de fonder une communauté conjugale avec celle-ci, constatations qui ne sauraient être considérées comme arbitraires, ne permettent que de conclure à l'existence d'un mariage fictif. S'ajoutent à ces éléments, l'absence de photo du mariage civil, la divergence des intéressés quant aux participants à ce mariage (selon l'ex-épouse, les seules personnes présentes étaient son beau-frère et deux amis du recourant, le père du recourant se trouvant alors en Suisse et sa mère à la maison; selon le recourant, tous les membres de sa famille y auraient pris part); la différence d'âge entre les ex-conjoints, à savoir 22 ans; la naissance du troisième enfant du couple coutumier en 2009 et le fait que le recourant ne l'ait pas déclaré aux autorités suisses qui n'en ont eu connaissance que grâce à un courrier que l'ex-épouse leur a fait parvenir; l'indifférence du recourant à la visite de celle-ci en Macédoine du Nord auprès de sa famille. Cela étant, il faut admettre avec le recourant que l'on ne peut rien déduire du fait que l'ex-couple n'ait pas eu d'enfant, puisque B.________ est née en 1955 et qu'elle a rencontré le recourant en 2003. Cet élément ne change pas pour autant la conclusion selon laquelle le mariage civil du recourant, qui, au regard des faits, n'a jamais mis un terme à son union coutumière en Macédoine du Nord, avec son ex-épouse suisse doit être qualifié de mariage fictif.