Citation: 5A_706/2016 E. 2

L'autorité précédente a d'abord écarté divers faits nouveaux allégués par la requérante (possession d'une société en commun par les époux, immeuble en copropriété grevé d'emprunts, autre époux représenté par un avocat), dès lors qu'ils étaient nouveaux, partant irrecevables dans le cadre d'un recours (art. 326 al. 1 CPC). Le juge cantonal a ensuite retenu que, lorsqu'elle a déposé sa requête d'assistance judiciaire, l'intéressée s'est contentée de déclarer qu'elle entendait introduire une demande commune en divorce ou solliciter des mesures protectrices de l'union conjugale, sans apporter cependant de précisions quant à sa situation personnelle ou familiale. Compte tenu des éléments du dossier - à savoir que les époux sont séparés depuis 2015 et n'ont pas d'enfants -, le premier juge pouvait considérer, sans arbitraire, que la situation familiale de la requérante ne présentait pas de difficultés particulières et que l'assistance d'un avocat n'était donc pas nécessaire pour requérir des mesures protectrices. De surcroît, la requérante n'a pas contesté parler français et être en mesure d'écrire un courrier au tribunal pour lui exposer qu'elle désire vivre séparée de son mari et recevoir une contribution à son entretien; peu importe qu'il existe plusieurs méthodes pour fixer l'obligation d'entretien, puisque le juge applique le droit d'office.