Citation: 6B_1501/2022 E. 3.6

3.6. Dans cette perspective, la cour cantonale a souligné que les faits établis procédaient d'une grande lâcheté et d'un acte égoïste du recourant qui avait préféré entraîner sa victime avec lui dans la mort, plutôt que de la laisser vivre sa vie sans lui (arrêt entrepris consid. 2.6.3.2 p. 27). On comprend ainsi que si d'autres circonstances de l'acte ont conduit à écarter la qualification d'assassinat, celles que l'on vient d'évoquer conféraient une gravité particulière au meurtre (arrêt entrepris consid. 3.5.2 p. 30). Par ailleurs, le comportement du recourant après l'homicide a été imputé au fait qu'il avait alors réalisé le caractère irréversible de son geste et de ses conséquences, qu'il n'avait pas mesurées avant de mettre en oeuvre l'idée noire qui s'était emparée de lui (arrêt entrepris consid. 2.6.3.2 p. 27) et ce sans parvenir à mener à terme le projet de sa propre mort. On comprend ainsi également que son attitude après les faits, qui manifeste qu'il n'avait pas envisagé la situation dans laquelle il s'est retrouvé, vivant, après avoir tué sa compagne (respectivement dépassé par la réalisation de la portée de son geste irréversible et de ses conséquences; arrêt entrepris p. 26 s.) ne saurait revêtir une importance particulière en comparaison du caractère lâche et égoïste de l'homicide, qualifié d'ignoble par la cour cantonale. On ne saurait dès lors reprocher à cette dernière de n'avoir pas pris encore une fois en considération les éléments avancés par le recourant au stade de la fixation de la peine infligée pour le meurtre.