Citation: 8C_220/2024 E. 6.3.2

6.3.2. Dans son rapport du 29 mars 2021, le docteur F.________, seul neurologue consulté par le recourant, a posé le diagnostic de syndrome myofascial douloureux associé à une neuropathie pudendale droite post-traumatique. Il n'a toutefois pas motivé le lien de causalité entre les troubles du recourant et l'accident du 11 octobre 2019, ce qu'admet du reste le recourant. Il en va de même du docteur H.________, qui a constaté le 3 mars 2021 une "atteinte du tronc pudendal traumatique" sans autre précision. Comme relevé par la cour cantonale ainsi que par le recourant lui-même, le docteur E.________ s'est limité à suspecter, fin novembre 2019, une atteinte en lien avec l'accident, sans autre développement. Seule la doctoresse G.________, dans son rapport du 8 mars 2021, s'est exprimée plus avant à ce propos. Posant le diagnostic de douleurs lombo-pelviennes chroniques avec lésion traumatique du tronc pudendal à droite, elle s'est toutefois contentée d'observer que ces douleurs étaient "clairement post-traumatiques avec un lien de cause à effet établi, ceci d'autant plus que le docteur F.________ sembl[ait] avoir mis en évidence une lésion traumatique du nerf pudendal à droite". Elle a ensuite précisé n'avoir aucun argument pour une maladie rhumatologique. Cette appréciation, émanant de surcroît d'une praticienne non-spécialisée en neurologie, s'avère insuffisante pour remettre en cause la fiabilité et la pertinence de l'analyse du docteur C.________. Eu égard à celle-ci, la doctoresse G.________ n'a pas exposé en quoi le mécanisme de l'accident - quel qu'ait été son déroulement précis - avait pu causer une lésion du nerf pudendal, pour quelle raison les symptômes propres à cette atteinte n'étaient apparus qu'en mars 2020, soit cinq mois après l'accident, ni en quoi la lésion expliquait l'ensemble de la symptomatologie polymorphe du recourant. S'agissant du moment à partir duquel le recourant s'est plaint de douleurs abdominales avec symptômes neurovégétatifs, rien n'indique que tel aurait été le cas avant mars 2020. L'expert D.________ n'a pas fait état de l'apparition de ces troubles en janvier 2020; les extraits du rapport d'expertise, auxquels se réfère le recourant (cf. p. 21 de l'expertise), se rapportent aux déclarations de ce dernier, et non aux constatations de l'expert, qui a pour la première fois rapporté des douleurs au niveau abdominal, accompagnées de nausées, en renvoyant à un rapport du 26 juin 2020 (cf. p. 7 de l'expertise). Au vu de ce qui précède, les juges cantonaux n'ont pas versé dans l'arbitraire en confirmant, sur la base de l'évaluation du docteur C.________, l'absence d'un lien de causalité entre l'accident du 11 octobre 2019 et les troubles du recourant à l'origine de sa première demande de révision du 14 juin 2021. Ils n'ont pas non plus violé l'art. 43 LPGA en n'ordonnant pas de mesure d'instruction complémentaire. L'arrêt entrepris ne prête pas non plus le flanc à la critique en tant qu'il confirme le rejet de la seconde demande de révision du 22 décembre 2021, le docteur D.________ ne s'étant pas prononcé sur la causalité naturelle entre l'accident et les atteintes à la santé dont il a fait état. L'arrêt cantonal n'emporte pas violation de l'art. 53 al. 1 LPGA. Les griefs du recourant s'avèrent ainsi mal fondés.