Citation: 6P.1/2004 16.03.2004 E. 2

2.1 Conformément à l'art. 86 al. 1 OJ, le recours de droit public n'est recevable qu'à l'encontre des décisions prises en dernière instance cantonale. La jurisprudence admet toutefois que la décision de l'autorité inférieure puisse également être attaquée lorsque l'autorité cantonale de dernière instance ne pouvait examiner l'ensemble des griefs admissibles qui sont soulevés dans le recours de droit public ou lorsque le pouvoir d'examen dont elle jouissait quant à ces griefs est plus restreint que celui du Tribunal fédéral saisi d'un recours de droit public (ATF 126 II 377 consid. 8b p. 395 et les arrêts cités). Hormis ces hypothèses, le jugement de première instance ne peut être examiné qu'au travers de la décision cantonale de dernière instance et de sa motivation, c'est-à-dire en recherchant si l'atteinte au droit constitutionnel prétendument violé par le jugement de première instance a été niée à tort par la décision cantonale de dernière instance, ce qu'il appartient au recourant de démontrer (ATF 125 I 492 consid. 1a/cc et 1b p. 495; 111 Ia 353 consid. 1b in fine p. 355). 2.2 Le recourant demande, outre celle de l'arrêt cantonal, l'annulation du jugement de première instance, au motif que les premiers juges auraient violé le principe "in dubio pro reo", aussi bien en tant que règle sur le fardeau de la preuve qu'en tant que règle de l'appréciation des preuves. En réalité, son argumentation se réduit toutefois à reprocher aux premiers juges une appréciation arbitraire des preuves. Il ne démontre aucunement, du moins d'une manière qui satisfasse aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, que les juges cantonaux auraient renversé le fardeau de la preuve en sa défaveur. Le fait d'admettre que la version de la victime était plus crédible ou que celle du recourant, notamment en raison de ses variations, l'était moins ne revient pas à renverser le fardeau de la preuve, mais à procéder à une appréciation des preuves. Or, le pouvoir d'examen de la cour de cassation cantonale quant à ce dernier grief n'est pas moindre que celui du Tribunal fédéral, qui ne peut en connaître que sous l'angle restreint de l'arbitraire. Le recours de droit public est par conséquent irrecevable dans la mesure où il tend à l'annulation du jugement de première instance. 2.3 Le recourant dit reprendre à l'encontre de l'arrêt cantonal l'ensemble des griefs qu'il avait formulés contre le jugement de première instance. Comme, en l'espèce, la cognition de la cour de cassation cantonale quant aux griefs soulevés dans le recours de droit public n'était pas moindre que celle du Tribunal fédéral, il ne peut toutefois se borner à reprendre purement et simplement dans son recours de droit public les griefs qu'il avait formulés dans son recours cantonal. Il lui appartient de démontrer, conformément aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, en quoi l'arrêt cantonal écarte ces griefs en violation de ses droits constitutionnels (cf. supra, consid. 2.1 et les arrêts cités). Seuls seront donc examinés ci-après les griefs soulevés dans le recours cantonal qui satisfont à ces exigences.