Citation: 1B_148/2023 E. B

B.a. Au cours de l'enquête, le Ministère public a notamment entendu C.________ le 4 mai 2021. Celle-ci avait travaillé de 2007 à 2016 pour le compte de B.________, en tant qu'administratrice inscrite au Registre du commerce de plusieurs entreprises de son groupe, dont A.________ SA; son travail consistait à constituer et à gérer les sociétés filiales du groupe, à entretenir les relations avec les différents avocats, notaires et fiduciaires, ainsi qu'à suivre les projets immobiliers. Lors de son audition, elle a en substance donné son accord pour remettre volontairement au Ministère public un ordinateur portable qu'elle avait utilisé lors de son activité professionnelle au sein de A.________ SA; la restitution de celui-ci ne lui avait jamais été demandée. A la suite d'échanges avec l'avocat de la précitée, l'ordinateur en question (un Apple MacBook Air) a été remis le 8 décembre 2021 au Ministère public. Une ordonnance de séquestre de ce support a été notifiée à C.________, ainsi que, par la voie postale, à son conseil, à B.________ et à la Masse en faillite de A.________ SA. B.b. Par courrier recommandé électronique du 9 décembre 2021 adressé au Ministère public (16h52), le prévenu, par le biais de son défenseur, a requis la mise sous scellés de l'ordinateur. Il soutenait en substance qu'au vu du travail effectué par C.________, l'ordinateur contenait des documents couverts par le secret professionnel de l'avocat; sur ce support se trouvaient également des documents personnels. Par requête du 23 décembre 2021, le Ministère public a demandé au Tribunal des mesures de contrainte de la République et canton de Genève (ci-après : Tmc) de lever les scellés apposés sur cet ordinateur. Au cours de cette procédure et après avoir effectué une copie forensique des données, le Tmc a procédé à un premier tri, écartant les éléments couverts par le secret professionnel de l'avocat (38'047 données en lien avec les dix-huit avocats et études indiqués par B.________ dans son courrier du 4 janvier 2022, ainsi qu'avec trois autres mandataires). Les données restantes (303'298 éléments) ont été transmises au prévenu sur une clé USB pour déterminations. Ce dernier a complété la liste des avocats/notaires déjà donnée par vingt-cinq noms, a indiqué les éléments relevant de sa sphère privée ou de celle de C.________ et a contesté l'utilité potentielle de certaines données liées à des sociétés filiales de son groupe; B.________ a également renoncé au maintien des scellés sur 291'397 éléments. A près suppression des derniers éléments couverts par le secret professionnel de l'avocat, le Tmc a transmis, le 7 décembre 2022, une clé USB au Ministère public contenant les données pour lesquelles le prévenu ne s'opposait pas à la levée des scellés (276'863 éléments). Par ordonnance du 9 janvier 2023, le Tmc a ordonné le maintien des scellés sur 55'580 éléments couverts par le secret de l'avocat (ch. 1.1) et sur 341 éléments relevant de la sphère privée de B.________ (ch. 1.2). Il a levé les scellés sur 8'561 éléments parmi les 11'901 éléments pour lesquels B.________ avait requis le maintien de cette mesure (ch. 2). Les éléments visés sous chiffre 2 seraient remis au Ministère public, en l'absence de recours, à l'issue du délai pour recourir au Tribunal fédéral (ch. 3). Une copie forensique des données saisies serait conservée par le Tmc jusqu'à la fin de la procédure (ch. 4) et les frais de procédure, s'élevant à 2'847 fr., suivraient le sort de la cause (ch. 5). Cette décision était définitive (ch. 6).