Citation: I 671/02 26.06.2003 E. 3

3.1 La juridiction cantonale a repris à son compte les conclusions du docteur E.________, expert judiciaire, et retenu que S.________ souffrait d'une atteinte à la santé psychique qui la rendait incapable de mettre en valeur une quelconque capacité de gain sur le marché du travail depuis le 20 mai 1997. En conséquence, elle a jugé que la prénommée avait droit à une rente d'invalidité entière avec effet au 1er mai 1998. 3.2 L'office critique la valeur probante de l'expertise judiciaire du docteur E.________ auquel il reproche un manque d'objectivité; ce dernier aurait pris fait et cause pour l'assurée sans véritablement discuter les différents éléments, consacrés par la jurisprudence, qui ont une influence sur le caractère invalidant ou non de troubles somatoformes douloureux. A cet égard, l'office se réfère à l'analyse du rapport d'expertise faite par son médecin-conseil psychiatre, le docteur F.________, d'après lequel les éléments anamnestiques rapportés par l'expert judiciaire ne mettent en évidence aucun trouble dépressif récurrent ou d'autres pathologies psychiatriques graves pouvant constituer une comorbidité suffisante pour engendrer une invalidité, mais tout au plus un trouble de l'adaptation (avis médical du 21 octobre 2001). Quant à l'OFAS, il est également d'avis que l'expertise du docteur E.________ ne répond pas aux exigences auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un rapport médical, et que la situation médicale de l'intimée a fait l'objet d'une appréciation purement subjective de la part de l'expert, si bien que ses conclusions ne sauraient emporter la conviction.