Citation: 5A_181/2014 E. 3.2

3.2. Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir déduit à tort le droit de son ex-épouse à une contribution d'entretien de la présomption selon laquelle il n'est pas possible d'exiger d'un époux qu'il reprenne un travail lorsqu'il a renoncé à exercer une activité lucrative pendant le mariage et qu'il a atteint l'âge de 45 ans au moment de la séparation. En effet, il soutient que le couple s'est séparé le 3 mars 2009, de sorte que l'épouse était âgée de 43 ans au moment de la séparation et non de 45 ans comme l'a retenu de manière erronée la cour cantonale. Il en déduit que le droit de son ex-épouse de percevoir une pension n'est pas présumé et que seule doit être déterminée la capacité de cette dernière à subvenir elle-même à son entretien sur la base d'un examen libre des critères de l'art. 125 CC puisque le principe de l'autonomie déduit dudit article prime le droit à l'entretien. Le recourant se livre ensuite à l'examen des différents éléments à prendre en compte selon l'art. 125 CC, estimant que l'autorité cantonale a omis de les examiner et de les motiver et a, ce faisant, fait preuve d'arbitraire et violé dite disposition légale. S'agissant plus particulièrement de la détermination du revenu hypothétique de son ex-épouse, il reproche à l'autorité cantonale de s'être fondée sur un programme d'activité à 80 % de l'Office régional de placement en tant que mesure d'intégration professionnelle et non sur les salaires réels dans le domaine d'activité qu'elle exerçait à l'époque. Il en déduit qu'un revenu hypothétique d'au moins 3'000 fr. par mois aurait dû être retenu. Il se plaint également du fait que l'autorité cantonale a considéré qu'il s'agissait d'un mariage de longue durée alors même qu'elle a admis en parallèle qu'une harmonie profonde ne régnait pas dans le couple. Il lui reproche enfin d'avoir retenu à tort qu'il ne contribuait plus à l'entretien de son fils majeur. En définitive, il estime qu'à l'examen des critères de l'art. 125 CC, aucune contribution d'entretien n'aurait dû être mise à sa charge en faveur de son ex-épouse, son minimum vital étant assuré.