Citation: 1P.405/2006 17.07.2006 E. 4

Sur le fond, la recourante ne remet pas en cause la base légale sur laquelle repose la détention préventive et ne conteste pas l'existence de charges suffisantes à son encontre. Elle nie cependant l'existence d'un risque de collusion. Elle dénonce également une violation du principe de la célérité, le Juge d'instruction ayant attendu plus de quatre mois pour décerner la requête d'entraide internationale au Brésil. Lorsque la décision attaquée se fonde sur plusieurs motivations indépendantes, alternatives ou subsidiaires, toutes suffisantes, le recourant doit, à peine d'irrecevabilité, démontrer que chacune d'entre elles viole ses droits constitutionnels (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 132 I 13 consid. 3 p. 17; ATF 119 Ia 13 consid. 2 et l'arrêt cité). Or l'arrêt cantonal est fondé sur l'existence de risques de collusion et de fuite. La recourante ne contestant que le premier de ces risques, son recours devrait en principe être considéré comme irrecevable. Il rend en tout cas inutile l'examen de l'argumentation de la recourante relative à l'inexistence du risque de collusion.