Citation: 5A_907/2022 E. 4.1

4.1. La juridiction précédente a exposé préalablement que la personne concernée avait été entendue par la juge de paix, mais ne s'était pas présentée à l'audience de la cour cantonale du 13 octobre 2022. Elle a en outre constaté que la décision entreprise se fondait sur un rapport d'expertise dressé le 24 septembre 2022, contenant des informations actuelles et pertinentes sur la personne concernée et émanant d'une spécialiste en mesure d'apprécier l'état de santé de l'intéressée et les risques encourus si le placement litigieux n'était pas instauré. Sur le fond, l'autorité précédente a retenu que la personne concernée présente des " troubles psychiques " (schizophrénie paranoïde continue) ainsi qu'un " tableau clinique somatique " avec des éléments lourdement invalidants et inquiétants d'origine en l'état inconnue. Sur les plans tant psychiatrique que somatique, la prise en charge s'avère très difficile et contradictoire; la capacité de discernement de la personne concernée quant à sa santé et aux soins dont elle a besoin est altérée, la mise en place d'un suivi médical et social étant ainsi très compliquée. Compte tenu de son comportement difficilement intelligible, de ses difficultés physiques et psychiques, de son anosognosie et de son opposition à toute aide médicale, force est d'admettre que l'intéressée a besoin de la protection que lui offre son placement, une mesure moins incisive n'étant en l'état pas à même de répondre à ce besoin. Enfin, le Service de médecine interne du CHUV est une institution appropriée permettant d'apporter l'aide nécessaire. En définitive, la mesure de placement se justifie pleinement, à tout le moins pendant le temps nécessaire pour effectuer des investigations et trouver un éventuel traitement, ainsi que pour mettre en place un suivi concret et davantage contraignant lors de la sortie de l'établissement.