Citation: U 149/04 06.09.2004 E. 3

3.1 Se fondant sur les conclusions d'un rapport du 31 mai 2002 du docteur M.________, médecin d'arrondissement de la CNA, les premiers juges ont nié l'existence d'un lien de causalité entre les troubles cervicaux, ainsi que l'incapacité de travail présentés par le recourant au-delà du 30 juin 2002 et les accidents des 3 février 2000 et 27 août 2001, considérant, en bref, qu'à cette date, l'effet délétère de ces accidents avait disparu avec retour au statu quo sine. 3.2 Le recourant conteste ce point de vue. En substance, il fait valoir que les lésions cervicales dont il souffre et en particulier la hernie discale diagnostiquée au lendemain de l'accident du 3 février 2000 ne résultent pas tant de celui-ci que d'un autre accident de la circulation routière survenu le 5 février 1999, à la suite duquel il avait déjà souffert de cervicalgies. Il ajoute qu'il est notoire que des chocs occasionnés à la colonne cervicale ne provoquent pas systématiquement des lésions immédiates, mais qu'ils peuvent par contre déclencher ultérieurement le développement d'arthrose susceptible d'entraîner des hernies discales. Le recourant se prévaut des avis des docteurs P.________, médecin généraliste spécialisé en acupuncture, et F.________, spécialiste en rhumatologie. Selon le premier, le lien de causalité entre les accidents litigieux et les troubles cervicaux de l'assuré est établi par le fait qu'auparavant, celui-ci ne souffrait pas de cervicalgies et disposait d'une capacité entière de travail dans toute activité lucrative. Selon le second, l'avis du docteur M.________ s'avère contradictoire en ce sens que dans un premier temps il a admis l'existence d'un lien de causalité naturelle qu'il a finalement nié dans son rapport du 31 mai 2002. Enfin, le recourant requiert la mise en oeuvre d'une expertise à confier à un médecin indépendant de la CNA, l'impartialité des praticiens que celle-ci mandate, s'avérant, selon lui, discutable.