Citation: 2C_328/2008 23.09.2008 E. A

A.X.________ et B.X.________ sont domiciliés en France depuis 1970 et enseignent dans le canton de Genève. Ils ont été imposés à la source jusqu'en 1984. Après avoir acquis un bien immobilier à Y.________, ils ont choisi d'être assujettis à l'impôt cantonal et communal (ICC) ainsi qu'à l'impôt fédéral direct (IFD) en qualité de personnes physiques avec domicile hors du canton. Le 28 mars 2003, l'Administration fiscale cantonale genevoise (ci-après: l'Administration fiscale) a notifié aux époux X.________ un bordereau ICC 2001 et un bordereau IFD 2001, pour la période d'im- position allant du 1er janvier au 31 décembre 2001. L'ICC était de 37'229 fr. pour un revenu imposable de 183'764 fr. et l'IFD de 11'262 fr. pour un revenu imposable de 177'600 fr. Le 21 juillet 2003, l'Administration fiscale a informé par écrit les époux X.________ qu'il avait été procédé à la rectification de l'impôt sur leur revenu, qui serait perçu à la source pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2001, en vertu de la législation sur l'impôt à la source. Le revenu imposable était de 231'500 fr. et l'impôt dû se montait à 56'254,50 fr. Ce courrier attirait l'attention des contribuables sur les voie et délai de réclamation, ainsi que sur la forme et le contenu de cette dernière. Le 30 octobre 2003, l'Administration fiscale a notifié aux intéressés un bordereau rectificatif ICC 2001 ne portant plus que sur l'imposition de la fortune et s'élevant à 143,50 fr. Le 13 juillet 2004, l'Administration fiscale a invité A.X.________ à une entrevue destinée à éclaircir sa situation fiscale. L'intéressé n'y a pas donné suite. Le 28 juillet 2004, l'Administration fiscale a confirmé au couple X.________ que, dès l'exercice fiscal 2001, il avait été imposé à la source pour ses revenus de l'activité professionnelle. Le 20 septembre 2005, dans un courrier concernant la production de pièces, A.X.________ a réitéré son étonnement et son désaccord quant à l'effet rétroactif de son imposition à la source pour les exercices 2001 à 2003 et demandé une entrevue pour éclaircir sa situation. Il précisait qu'il n'avait pu se rendre à l'entretien du 21 juillet 2004 ni excuser son absence, car il était en voyage à cette période. Le 12 octobre 2005, l'Administration fiscale a indiqué qu'elle considérait le courrier du 20 septembre 2005 comme une réclamation contre la rectification d'imposition pour l'année 2001. Le 14 novembre 2005, elle a maintenu sa décision du 21 juillet 2003, considérant la requête comme tardive.