Citation: 4A_139/2018 E. 3.1

3.1. En ce qui concerne le premier de ces motifs, la cour cantonale a exposé que le document du 11 novembre 2013 n'était pas une offre de contrat de travail parce qu'il n'était pas signé et ne comprenait pas l'adresse de la candidate, qu'il faisait suite au courriel du 31 octobre 2013 de la directrice de la société qui indiquait qu'il s'agissait d'un projet et que la demanderesse elle-même a allégué en procédure que la société lui avait adressé un " projet de contrat de travail ". Le document fourni avait pour vocation de servir de base de discussion dans le cadre des pourparlers menés en vue de la conclusion éventuelle d'un contrat de travail. S'agissant du deuxième motif relatif à des faits postérieurs, la cour cantonale a relevé que la demanderesse a elle-même indiqué dans son business plan du 5 mars 2014 un montant de 150'000 fr. à titre de rémunération pour ses propres services sous l'indication " current offer ", montant correspondant justement au montant du salaire figurant dans le projet de contrat de travail; la demanderesse a également précisé le 7 mars 2014 avoir commandé un extrait de son casier judiciaire qu'elle transmettrait à la société avec un tirage du registre de l'Office des poursuites, documents à la production desquels le projet du 11 novembre 2013 subordonnait la conclusion d'un contrat de travail. Enfin, quant au troisième motif, la cour cantonale a considéré, avec les premiers juges, que le business plan remis par la demanderesse n'allait pas au-delà du descriptif requis de tout candidat, qu'aucun élément du dossier ne permettait d'aller dans le sens de la demanderesse et de considérer que la défenderesse aurait en réalité sollicité de sa part deux documents distincts.