Citation: 9C_408/2016 E. 4.2

4.2. Cette argumentation est infondée, d'abord, parce que les premiers juges n'ont jamais écarté de documents médicaux pour la seule raison qu'ils auraient été établis après la date à laquelle la décision de l'office intimé avait été rendue. En revanche, le tribunal cantonal a bien écarté des avis médicaux au motif que la modification de l'état de santé qu'ils décrivaient et que les répercussions potentiellement incapacitantes qui en résultaient étaient apparues après la décision litigieuse. Tel est le cas de la récidive de douleurs sciatiques survenue en décembre 2013 et de l'opération de décembre 2014. La juridiction cantonale a également écarté d'autres documents médicaux (tels que le rapport du docteur M.________) dans la mesure où il leur avait été préféré les avis des experts mandatés par l'administration. Par conséquent, la première partie de l'argumentation de la recourante tombe à faux. Cette argumentation n'est pas fondée, ensuite, parce qu'il ne suffit pas d'affirmer péremptoirement que les rapports médicaux écartés l'ont été de manière plus que sommaire ou qu'ils se rapportaient à l'état de santé préexistant à la décision litigieuse. Cette façon de raisonner ne démontre aucunement le caractère arbitraire de l'appréciation même sommaire des premiers juges. Ceux-ci pouvaient légitimement se borner à indiquer la date à laquelle s'étaient produites la récidive des douleurs évoquées par le docteur J.________ ou l'opération décrite par la doctoresse O.________ pour les exclure de leur analyse dès lors que leur influence incapacitante ne pouvait de toute évidence être survenues qu'après la période litigieuse.