Citation: 6B_670/2013 E. 2

Le recourant reproche, en substance, à la cour cantonale d'avoir établi sa vitesse en se fondant sur le résultat de la mesure radar. En bref, il soutient qu'une modification minime de l'angle de mesure de l'appareil par rapport à l'axe de circulation du véhicule contrôlé, soit par rapport au bord de la route, aurait une influence notable sur le résultat de la mesure, potentiellement en défaveur du conducteur. Son droit d'être entendu aurait ainsi été violé par le refus des autorités cantonales de citer comme témoins un responsable de la firme produisant l'appareil ainsi que l'agent qui a procédé au contrôle afin de déterminer précisément comment était positionné le véhicule de service, respectivement pourquoi l'agent n'avait pas utilisé un ruban métrique pour s'assurer du parfait parallélisme de son véhicule avec la route. Un tel instrument n'ayant pas été utilisé pour positionner le véhicule sur lequel se trouvait le radar, le recourant soutient, sous l'angle de l'arbitraire, qu'une marge d'erreur de 7,8% devrait être déduite de la vitesse nette (79 km/h), respectivement une marge d'erreur de 10,8% (7,8% + 3% correspondant à la tolérance admise par le fabriquant) de la vitesse mesurée (84 km/h), ce qui conduirait, au bénéfice du doute tout au moins, à la qualification d'infraction simple à la loi sur la circulation routière (art. 90 ch. 1 LCR). La cour cantonale aurait arbitrairement écarté tout doute sur sa culpabilité en raisonnant sur la base d'un positionnement correct du véhicule de service, respectivement en refusant d'administrer les preuves requises sur ce point.