Citation: 7B_519/2024 E. 2.4.3

2.4.3. Par ailleurs, dans la mesure où le recourant soutient avoir demandé, par son courrier du 16 février 2024, la récusation de "tous les membres de la Cour de justice n'appartenant pas à la CPAR ", donc y compris celle des juges R.________ et S.________, il n'apparaît pas pour autant qu'il se serait à cette occasion prévalu de l'existence d'un motif de récusation au sens de l'art. 56 CPP contre l'une ou l'autre des deux juges précitées; il s'était seulement attaché à dénoncer à cette occasion, en réaction à l'avis que le juge G.________ lui avait adressé le 13 février 2024, le caractère selon lui "grossièrement illégal" de l'application de l'art. 31 al. 4 RCJ pour la désignation des juges appelés à statuer sur la demande de récusation. Cela étant, contrairement à ce que le recourant persiste à soutenir, la désignation des juges R.________ et S.________ résulte d'une application, exempte d'arbitraire, des règles de suppléance prévues par le droit cantonal aux art. 33 al. 1 LOJ et 31 al. 4 RCJ, le recourant s'abstenant de démontrer en quoi, au sens du droit cantonal (cf. not. art. 1 let. h et 117 ss LOJ, tels que formulés), la Cour de justice ne pourrait pas être considérée comme constituant une seule et même juridiction, dont les magistrats doivent se suppléer entre eux (cf. art. 33 al. 1 LOJ), ni en quoi, au regard de l'art. 31 al. 4 RCJ, le rang ou l'ancienneté des deux juges précitées au sein de la Cour de justice s'opposerait à leur désignation.