Citation: 9C_635/2017 E. 3.1

3.1. La juridiction cantonale a constaté que la trisomie 21 était présente à la naissance de l'intimée, le 5 février 2003. Comme ni l'enfant, ni ses parents ne réalisaient alors les conditions d'assurance prévues aux art. 6 al. 2 et 9 al. 3 LAI, le droit à des mesures médicales pour cette atteinte à la santé devait être nié, nonobstant l'introduction du ch. 489 à l'annexe à l'OIC, la modification de l'ordonnance ne correspondant pas à un nouveau cas de survenance de l'affection en question. Toutefois, l'hypothyroïdie dont souffrait l'intimée entrait en considération en tant qu'infirmité congénitale figurant au ch. 463 de l'annexe à l'OIC; la jurisprudence avait en effet admis la prise en charge par l'assurance-invalidité des traitements de plusieurs affections liées à la trisomie 21 dans la mesure où elles constituaient des composantes traitables figurant sur la liste des infirmités congénitales de l'annexe à l'OIC. Or selon la juridiction cantonale, le moment déterminant pour savoir si des troubles associés à la trisomie 21, dont la plupart figuraient déjà à l'annexe à l'OIC, doivent être pris en charge par l'assurance-invalidité à titre de mesures médicales ne peut être celui de la naissance des personnes concernées. Dans le cas contraire, cela reviendrait à refuser systématiquement leur prise en charge pour le motif qu'ils seraient liés à la trisomie 21, à l'exception des cas de trisomie 21 survenus dès le 1er mars 2016 (donc les naissances à partir de cette date). En conséquence, dès lors que l'hypothyroïdie en question avait été diagnostiquée en décembre 2012 par le pédiatre endocrinologue G.________ et que la nécessité du traitement était apparue pour la première fois à cette date, l'affection devait être réputée survenue non pas en même temps que la trisomie 21 - ce qui exclurait sa prise en charge, à défaut de réalisation des conditions d'assurance - mais bien en décembre 2012. A ce moment-là, le père de l'enfant avait cotisé à l'assurance-vieillesse et survivants depuis plus d'une année et l'intimée résidait en Suisse sans interruption depuis une année au moins. Aussi, les conditions déterminantes de l'art. 9 al. 3 LAI étaient-elles réalisées et l'intimée avait droit à la prise en charge du traitement de l'hypothyroïdie, y compris des examens et des consultations en endocrinologie.