Citation: 6B_100/2016 E. 2.4.2

2.4.2. Le recourant considère que la cour cantonale a confondu la gravité de la faute et le pronostic. Une faute grave n'empêche pas un pronostic favorable lorsqu'il existe des circonstances particulièrement favorables. Dans le même ordre d'idées, il fait valoir que la cour cantonale a versé dans l'arbitraire en tenant compte d'une mise en danger de la vie d'autrui irréfragablement présumée en matière d'infraction à l'art. 90 al. 4 LCR. De son point de vue, toute infraction de mise en danger de la vie d'autrui, à l'image de l'art. 127 CP, n'est pas incompatible avec l'octroi du sursis dans la mesure où la peine requise ne dépasse pas 24 mois. Le Tribunal fédéral s'est récemment prononcé sur la question de la présomption irréfragable de l'art. 90 al. 3 et 4 LCR (cf. ATF 142 IV 137). Il peut y être renvoyé dès lors que le recourant ne conteste pas l'excès de vitesse qui lui est reproché, ni d'ailleurs sa condamnation fondée sur l'art. 90 al. 3 et 4 LCR, en précisant toutefois que le Tribunal fédéral s'est écarté de la présomption légale irréfragable de l'arrêt 1C_397/2014 du 20 novembre 2014 consid. 2.4.1 cité par la cour cantonale (jugement p. 11). En ce qui concerne la mise en danger en tant qu'élément de l'évaluation du pronostic, il ressort du jugement cantonal que ce n'est pas uniquement la mise en danger qui a conduit à l'absence de pronostic particulièrement favorable, mais l'ensemble des circonstances évoquées ci-dessus, en particulier les antécédents du recourant en matière d'excès de vitesse (consid. 2.4.1 supra). Contrairement à ce que ce dernier prétend, on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir considéré, à titre de circonstance défavorable, qu'il avait sérieusement mis en danger les passagers de son véhicule ainsi que le conducteur de la voiture qu'il dépassait, compte tenu de l'importance de l'excès de vitesse (près de 70 km/h), sur un tronçon limité à 80 km/h. En effet, les circonstances concrètes de l'infraction sont des éléments dont il peut être tenu compte dans le cadre du sursis (cf. ATF 134 IV 1 consid. 5.2 p. 9).