Citation: 8C_146/2023 E. 6.2

6.2. A l'appui de son argumentation sur la nature des contrats (de durée déterminée) des années 2016 à 2020, le recourant produit les contrats afférents à cette période en annexe à son acte de recours. L'exception prévue à l'art. 99 al. 1 LTF (cf. consid. 2 supra) n'étant pas réalisée - ce que le recourant ne prétend d'ailleurs pas -, il y a lieu d'écarter d'emblée les pièces y relatives, dans la mesure où elles n'ont pas été produites devant la juridiction cantonale. En tout état de cause, le point de savoir si les contrats successifs des années 2016 à 2020 étaient de durée déterminée ou indéterminée n'apparaît pas décisif. En effet, il est constant que depuis 2016, le recourant exerce une activité saisonnière comme serveur pendant la saison d'ouverture de la buvette B.________. Autrement dit, le caractère temporaire de cette activité ne résulte pas de la nature indéterminée ou déterminée des contrats signés entre le recourant et son employeur régulier. En outre, on ne voit pas ce que le recourant entend tirer en sa faveur du fait que depuis 2019, il serait moins disponible à l'emploi que durant les années précédentes. Le fait d'être disponible sur le marché de l'emploi pour une plus courte période tend plutôt à confirmer son inaptitude au placement. Ensuite, en tant que le recourant soutient qu'on ne pourrait à l'évidence pas considérer qu'il n'était pas disponible à l'emploi lorsqu'il travaillait pour la buvette B.________ entre quatre et six mois de 2016 à 2018, son argumentation n'est pas pertinente. En effet, l'objet du litige ne porte pas sur ces années-là et il ressort de l'arrêt attaqué qu'avant la présente procédure, le recourant a régulièrement bénéficié des indemnités de chômage, et donc été déclaré apte au placement. Enfin, les juges cantonaux n'ont pas imputé au recourant un manque de recherches d'emploi sérieuses, relevant au contraire que l'inaptitude ne résultait pas de manquements répétés. A ce sujet, il lui ont uniquement reproché d'avoir limité sa période de recherche d'emploi aux trois mois précédant la fin de son contrat, en dépit des exigences formulées par l'intimé. Pour le reste, le recourant discute librement les faits constatés et oppose sa propre appréciation de la situation aux considérations des premiers juges. En particulier, si l'arrêt attaqué ne dit rien sur la qualité des recherches accomplies, le recourant ne démontre pas en quoi un examen plus approfondi sur ce point permettrait de retenir qu'il ne se satisfaisait pas de son activité auprès de la buvette B.________ et qu'il cherchait sérieusement à quitter son statut de saisonnier. Or, à la vue des tableaux de recherches figurant au dossier, il n'apparaît pas que le recourant aurait répondu par exemple à des offres d'emploi concrètes mais il semble plutôt s'être limité à offrir ses services spontanément et en personne à des établissements qui ne cherchaient pas à recruter. Quoi qu'il en fût, l'argumentation n'est pas de nature à démontrer que les faits auraient été établis de manière arbitraire. Le grief est dès lors mal fondé.