Citation: 6B_209/2017 E. 1.3

1.3. C'est également en vain que le recourant soutient que l'intimé a porté plainte contre lui pour pouvoir rester en Suisse. En effet, il ressort des faits constatés par l'instance précédente que ce n'est pas l'intimé qui a dénoncé les faits; ceux-ci ont en réalité été révélés fortuitement par C.________, l'ancien bailleur de D.________, l'ex-compagne de A.________, dont le témoignage avait été sollicité par D.________, dans le cadre d'une procédure pénale parallèle. Invité à se déterminer sur les faits, l'intimé, alors entendu comme témoin, a intégralement confirmé les faits dénoncés, à savoir qu'il faisait des faveurs sexuelles au recourant. En outre, ce n'est qu'à la suite de plusieurs courriers du Procureur général dans lesquels il demandait quelle suite A.________ entendait donner à la procédure que celui-ci lui a indiqué, par courrier du 27 janvier 2012, qu'il ne souhaitait plus s'exprimer sur les faits qu'il avait subis, préférant tourner la page et oublier ces éléments. Ce n'est finalement que le 3 mai 2012, soit près de neuf mois après les faits et sur insistance de son conseil, lequel l'a informé qu'il serait de toute façon appelé à témoigner, qu'il a accepté de se porter partie plaignante. On relèvera également, à l'instar de l'autorité précédente, que l'intimé n'a jamais fait état des faits dénoncés à son référant au SPoMi, au cours des nombreux entretiens hebdomadaires.