Citation: 4A_150/2022 E. 4.1

4.1. Selon le recourant, la venderesse a eu connaissance de l'ampleur de son dommage ainsi que de la personne qui en était responsable au plus tard dès l'intervention de l'arrêt de la Cour de justice du canton de Genève dans l'affaire entre l'acquéresse et la venderesse portant sur la nullité de l'acte de vente. Le recourant soutient que la question de la nullité de l'acte était débattue par les parties dès la première instance, et que dès lors, la venderesse disposait de toutes les informations relatives à son dommage ainsi qu'à la personne qui l'avait causé dès le début de cette procédure. Le Tribunal de première instance ainsi que la Cour de justice dans cette précédente procédure ayant tous deux admis la nullité de l'acte, le recourant soutient que la venderesse ne pouvait pas ignorer les éléments propres à fonder sa demande contre la venderesse, au motif que la question de la nullité était encore débattue devant le Tribunal fédéral. Le recourant soutient en outre que l'arrêt de la cour cantonale était exécutoire en vertu de l'art. 103 al. 1 LTF et que c'est pour cette raison que le délai de prescription pouvait commencer à courir dès la reddition de cet arrêt. Ainsi le recourant qui n'a signé sa renonciation à se prévaloir de la prescription que sous réserve que celle-ci ne s'était pas déjà écoulée, se prévaut de cette dernière condition, de sorte que l'action de la venderesse devait être considérée comme prescrite (selon le délai relatif d'un an en vertu de l'ancien art. 60 al. 1 CO).