Citation: 6B_135/2019 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a retenu qu'aucun élément ne permettait de retenir l'hypothèse selon laquelle les organes de C.________ SA avaient fait des promesses fallacieuses au recourant dans le dessein de lui soutirer indûment de l'argent. Il était ainsi constant qu'au moment où les négociations avaient été entamées en vue de l'acquisition d'une participation dans le capital de la société C.________ SA, soit à la fin de l'année 2006, le recourant et B.________ s'entendaient bien et avaient réellement pour objectif de parvenir à un accord sur la participation de l'intéressé au capital de C.________ SA. Il n'apparaissait pas que, dans ce contexte, l'intimé soit intervenu pour tromper le recourant en exploitant le lien qui l'unissait à B.________ et l'inciter à injecter des fonds dans la société. De surcroît, la cour cantonale a constaté, en référence aux auditions et aux témoignages recueillis en cours d'enquête, que c'était à des fins d'optimisation fiscale - et non pour tromper le recourant - que la structure de C.________ SA avait été modifiée par l'intimé au début de l'année 2007, moyennant la création de la fondation liechtensteinoise E.________ et de la société autrichienne D.________ GmbH ainsi que le transfert de la marque C.________ à la société chypriote G.________ Ltd. Or, il ressortait des propres déclarations du recourant que celui-ci avait été informé de la modification de la structure, dès mars 2007, si bien que les négociations portaient depuis lors sur l'acquisition de parts dans la société D.________ GmbH et non plus dans C.________ SA. Malgré cela, il avait poursuivi les pourparlers tout en continuant à allouer des fonds, non plus seulement au crédit de C.________ SA, mais également à celui de E.________. C'était dès lors en toute connaissance de cause qu'il avait poursuivi ses investissements, de sorte que l'on ne pouvait pas retenir qu'il se soit trouvé dans l'erreur par l'effet d'une tromperie astucieuse orchestrée par l'intimé.