Citation: 4A_23/2019 E. 6

Consacrée par l'art. 30 al. 1 Cst., la garantie constitutionnelle d'un juge indépendant et impartial n'autorise pas le plaideur à choisir ou à récuser librement son juge. La garantie du droit d'être entendu conférée par l'art. 29 al. 2 Cst. ne l'autorise pas davantage à s'arroger la conduite du procès et à faire répéter ou reporter à son gré les opérations que celui-ci comporte. Selon l'art. 124 al. 1 et 2 CPC, la conduite du procès appartient exclusivement au tribunal ou au juge délégué. Lors de l'audience du 24 octobre 2018, le défendeur a sans équivoque, par son avocat, renoncé à plaider; il a par là renoncé, partiellement, à l'exercice de son droit d'être entendu et cette renonciation lui est opposable (ATF 132 I 42 consid. 3.3.1 p. 45; voir aussi ATF 137 IV 33 consid. 3.2 p. 49). La déclaration par laquelle il s'est réservé d'obtenir une nouvelle audience et de plaider à cette occasion est inopérante car elle comporte une immixtion inadmissible dans la conduite du procès. Le défendeur invoque donc vainement le droit d'être entendu pour réclamer soit une nouvelle audience avec plaidoiries, devant le Tribunal des baux, soit l'autorisation de déposer un mémoire.