Citation: 2C_54/2022 E. 7.5

7.5. Il découle de ce qui précède que l'arrêt attaqué ne contient pas toutes les constatations de fait nécessaires pour que la Cour de céans puisse se prononcer sur les questions juridiquement pertinentes se posant dans le cas d'espèce sous l'angle non seulement de l'art. 8 CEDH, mais également de l'art. 3 CEDH. Dans ces conditions, il y a lieu de renvoyer la cause à l'autorité précédente pour qu'elle procède à une instruction complémentaire sur ces points et effectue, sur cette base, une nouvelle pesée des intérêts. Compte tenu des particularités de la cause, on peut au demeurant se demander si l'éventualité de l'octroi d'une autorisation de séjour au titre de cas individuel d'extrême gravité au sens de l'art. 30 al. 1 let. b LEtr, ne devrait pas être examinée d'office par le Tribunal administratif, ce que celui-ci n'a pas fait dans l'arrêt attaqué.