Citation: 5A_955/2021 E. 2.2

2.2. Le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF); le recourant ne peut critiquer les constatations de fait que si elles ont été établies de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF, et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Le recourant qui entend se plaindre d'un établissement manifestement inexact - c'est-à-dire arbitraire (art. 9 Cst.; ATF 147 I 73 consid. 2.2; 144 II 246 consid. 6.7; 143 I 310 consid. 2.2 et la référence) - des faits doit se conformer au principe d'allégation sus-indiqué (cf. supra consid. 2.1), étant rappelé que l'appréciation des preuves ne se révèle arbitraire que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raison sérieuse, de tenir compte d'une preuve propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a effectué des déductions insoutenables (ATF 147 V 35 consid. 4.2; 143 IV 500 consid. 1.1 et la référence); les critiques appellatoires sont irrecevables (ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2; 145 IV 154 consid. 1.1; 141 IV 249 consid. 1.3.1). En l'espèce, la partie du recours intitulée " Faits des recourants " sera ignorée en tant que les éléments qui y sont exposés ne sont pas expressément visés par un grief d'arbitraire dans l'établissement des faits, s'écartent de ceux contenus dans l'arrêt attaqué et que la recourante n'invoque, ni a fortiori ne démontre, qu'ils auraient été arbitrairement établis et que leur correction influerait sur le sort de la cause. Quant au grief de constatation manifestement inexacte des faits et d'appréciation arbitraire des preuves que les recourants soulèvent en lien avec le constat des juges précédents que la créance en poursuite (3'079'733 fr. 33) résulte des jugements des 21 avril 2015 et 22 mai 2017 rejetant l'action en libération de dette, la motivation proposée à cet égard dans le présent recours consiste en un " copié-collé " de l'acte de recours cantonal. Or, les recourants - qui affirment au demeurant péremptoirement que les montants ressortant desdits jugements ne se recouperaient " aucunement " avec le montant poursuivi - perdent à nouveau de vue qu'il n'est pas admissible, sous l'angle des exigences de motivation du recours fédéral, de répéter ainsi mot pour mot l'argumentation développée devant l'instance précédente.