Citation: 9C_575/2015 E. 6

C'est en vain finalement que la recourante se plaint d'une instruction insuffisante sur le plan psychiatrique. Le docteur C.________ a évoqué que sa patiente souffrait d'un "épuisement professionnel" (rapport du 5 novembre 2012) et bénéficiait d'un suivi psychiatrique (avis du 25 juin 2013). Le trouble mentionné par le médecin n'est cependant pas considéré, en droit de l'assurance-invalidité, comme une atteinte invalidante, notamment en raison de sa nature réactionnelle (arrêt 9C_468/2015 du 29 janvier 2016 consid. 4.2 et les références). De son côté, le docteur E.________, qui a proposé la psychologie de soutien, n'a pas non plus diagnostiqué une atteinte à la santé psychique (rapport du 11 octobre 2012). Or la reconnaissance d'une invalidité ouvrant le droit à une rente suppose, également selon la jurisprudence à laquelle se réfère la recourante (arrêt 9C_492/2015 du 3 juin 2015, publié in ATF 141 V 281), qu'un diagnostic psychiatre ait été posé selon les règles de l'art (ATF 141 V 281 consid. 2 p. 285 ss). A cet égard, l'attestation établie par la psychologue I.________ le 29 octobre 2014, selon laquelle l'assurée lui avait été adressée par le docteur E.________ et présentait un très grave état dépressif et un épuisement lié à son contexte professionnel, ne répond pas aux exigences jurisprudentielles. Par conséquent, la juridiction cantonale n'a pas violé le droit fédéral en niant l'existence d'une atteinte psychiatrique invalidante et en renonçant à des investigations sur cet aspect de l'état de santé de la recourante.