Citation: 1B_232/2015 E. 1

Par ordonnance du 3 mars 2015, la Chambre pénale d'appel et de révision a rejeté la demande de mise en liberté formée par le prénommé, au motif qu'il existait un risque concret de fuite. Le 9 juin 2015, A.________ a à nouveau requis sa mise en liberté immédiate, accompagnée de dix mesures de substitution, dont la fourniture d'une caution de 300'000 francs provenant du compte bancaire de son fils C.________ à la suite d'une donation en sa faveur du même montant intervenue le 13 mai 2015, la fourniture de sûretés du solde des fonds séquestrés en main de l'Etude de Me E.________, la remise de tous ses documents d'identité, l'obligation de résider chez sa mère à Genève, l'obligation du port d'un bracelet électronique, l'interdiction de quitter le territoire genevois, l'obligation de se présenter quotidiennement à un poste de police, l'interdiction de tout contact avec les intervenants à la procédure, l'interdiction de se rendre dans les lieux en lien avec les faits reprochés et l'obligation de se présenter à toute convocation du pouvoir judiciaire. La Chambre pénale d'appel et de révision, en tant que direction de la procédure de la juridiction d'appel, a rejeté la demande de libération, par ordonnance du 23 juin 2015. Elle a considéré en substance que l'existence de charges suffisantes ne faisait aucun doute, qu'il existait un risque concret de fuite et que la caution ne suffisait pas à contrebalancer l'intensité du risque de fuite, aucun document n'étant fourni quant à l'utilisation de la donation de la mère du prénommé de 4 millions de francs en 2007.