Citation: 2D_19/2023 E. 3.2

3.2. Les juges précédents ont examiné si les conditions posées à l'obtention de l'aide financière requise par la recourante étaient remplies. A cet effet, ils ont procédé à l'interprétation des art. 12 al. 2ter de la loi Covid-19 ("Si les activités d'une entreprise sont clairement délimitées, différentes aides doivent pouvoir être versées, pour autant que ces aides ne se recoupent pas"), applicable par renvoi du droit cantonal, et 2a OMCR 20, afin de déterminer si les activités de la E.________ relevaient d'un secteur d'activités clairement délimité, au sens de ces dispositions. Ils en ont conclu que le seul critère déterminant à cet égard était la nature de l'activité exercée ou des prestations offertes: pour admettre l'existence d'un "secteur" au sens de la réglementation, il fallait une diversité des activités économiques exercées; or, la E.________ était une clinique privée qui exerçait une activité comparable aux autres cliniques du groupe de la recourante; à la suite de la fusion, la situation tant juridique qu'économique avait changé: la E.________ était devenue une des multiples cliniques appartenant à la recourante et elle avait perdu son indépendance et, par conséquent, la possibilité d'obtenir une aide financière pour son activité; son chiffre d'affaires et son résultat, seuls déterminants pour établir son droit à une aide financière, s'étaient fondus dans ceux de la recourante. On déduit de cette motivation que les juges précédents, prenant en compte la fusion en cause, ont estimé que l'argument de la recourante résumé ci-dessus n'était pas pertinent, seule l'étant la notion de "secteur" d'activités clairement délimité. Le Tribunal cantonal a donc traité le grief soulevé par la recourante et n'a pas commis de déni de justice. S'il n'a pas pris en compte tous les arguments avancés dans ce cadre, ce point ne saurait constituer une violation de l'obligation de motiver.