Citation: C 195/03 19.08.2004 E. A

T.________ a travaillé du 1er novembre 1999 au 31 mars 2001 en qualité de conseillère en personnel au service de la société E.________ SA. Le contrat de travail conclu le 15 octobre 1999 stipulait que le salaire offert et les obligations de la collaboratrice étaient déterminés dans un avenant faisant partie intégrante du contrat et pouvant être renégocié chaque année. L'avenant valable dès le 1er novembre 1999 fixait à 5'000 fr. le salaire mensuel brut de base. Il comprenait en outre la mention suivante : En fin d'année 1999, le/la collaborateur/ice touchera un (bonus 1) discuté et fixé avec la direction en fonction du comportement professionnel et de la marge bénéficiaire de travail ainsi que des pertes sur débiteurs. Ce bonus ne fait pas partie intégrante du salaire proposé. Selon un nouvel avenant valable dès le 1er mars 2000, le salaire mensuel brut restait fixé à 5'000 fr. En ce qui concerne le bonus, l'avenant contenait la rubrique suivante : En fin d'année, la collaboratrice touchera un bonus discuté et fixé avec la direction en fonction du comportement professionnel, du chiffre d'affaire, de la marge et des éventuelles pertes sur débiteurs. Ce bonus ne fait pas partie intégrante du salaire proposé. T.________ ayant été licenciée avec effet au 31 mars 2001, elle a requis l'octroi d'une indemnité de chômage à partir du 1er avril suivant. Par décision du 20 juin 2001, la Caisse de chômage CVCI (ci-après : la caisse) a fixé à 5'000 fr. le montant du gain assuré, motif pris qu'aucun avenant au contrat n'avait été conclu pour l'année 2001 et que, partant, aucun bonus n'avait été alloué à l'assurée. Saisi d'un recours de l'intéressée qui concluait à ce que le montant du gain assuré fût fixé à 5'416 fr., le Service de l'emploi l'a rejeté par décision du 12 décembre 2001.