Citation: 1C_642/2022 E. 4.5.3

4.5.3. Quoi qu'en dise le recourant, la cour cantonale n'a pas retenu que le bâtiment en cause était de faible hauteur mais a simplement relevé que les explications fournies par le représentant de l'instance spécialisée et le Département à cet égard emportaient conviction. De plus, les recourants ne démontrent pas en quoi les dimensions de la plateforme pompier seraient insuffisantes, alors que le dernier étage est atteignable avec des échelles portatives. Il y a ainsi lieu de considérer que les services compétents ont implicitement approuvé une dérogation à la Directive CSSP. Par conséquent, avec la retenue dont fait preuve le Tribunal fédéral s'agissant de l'examen de circonstances locales, l'interprétation qui a été faite par la cour cantonale en lien avec la plateforme pompiers est défendable, même si une autre solution paraît aussi concevable, voire préférable. Concernant ensuite la déclivité de la pente de la rampe, les recourants émettent des craintes quant à la capacité des engins du service du feu à empiéter sur la rampe menant au parking. L'instance précédente a cependant relevé que le représentant de la police du feu avait indiqué que l'accès par le virage ne posait pas de problème, même si le camion devait emprunter la rampe qui a une déclivité de 5 %. Les recourants ne démontrent nullement en quoi ces engins ne pourraient pas atteindre la plateforme en empruntant la rampe. Ils ne font en réalité que substituer leur appréciation à celle de l'autorité technique. Ils ne parviennent ainsi pas à établir que la Cour de justice aurait appliqué arbitrairement l'art. 96 al. 1 RCI. S'agissant enfin de la largeur du virage, la Cour de justice a considéré qu'elle n'apparaissait pas inférieure à 4,5 m pour un rayon de courbure de 9 m (en se fondant sur le plan de masse n° 189_00_01 du 17 novembre 2020), ce qui était conforme à l'art. 7.4 let. b de la Directive n° 7 du RPSSP. Les recourants tentent de créer une confusion en se référant à une ébauche de plan produite antérieurement (qui présente un autre calcul de la largeur de la chaussée). Ils ne peuvent être suivis puisque l'on ne voit pas en quoi le fait de ne pas avoir indiqué que d'autres plans que celui cité par la Cour de justice pour retenir que cette largeur n'était pas inférieure à 4,5 m rendrait cette affirmation arbitraire. Dans la mesure où les juges cantonaux ont constaté que ce plan faisait partie intégrante de l'autorisation de construire et qu'il était déterminant, ils n'ont pas fait preuve d'arbitraire en s'y référant. Le grief doit par conséquent être rejeté.