Citation: 6B_517/2020 E. 3.3

3.3. Le recourant soutient qu'il disposerait désormais d'un projet concret et réaliste pour son retour au Maroc, puisqu'il entend y ouvrir un atelier de couture avec l'aide, professionnelle ou financière, de ses proches. Il ne prétend toutefois, ni ne démontre, que les constatations de la cour cantonale seraient arbitraires à cet égard (cf. art. 97 al. 1 LTF). On ne voit donc pas en quoi l'appréciation de la cour cantonale - selon laquelle les projets du recourant au Maroc n'apparaissent pas suffisamment solides dès lors que celui-ci n'a pas démontré pouvoir bénéficier de l'aide qu'il prétendait obtenir - serait critiquable. Le recourant se borne, quant à lui, à rediscuter cet aspect, d'une manière purement appellatoire et, partant, irrecevable (cf. ATF 145 IV 154 consid. 1.1 p. 156). En outre, le recourant n'aborde aucunement la question du risque de récidive, lequel a été qualifié d'important par la cour cantonale - y compris pour des infractions violentes -, le pronostic ayant donc été jugé très défavorable. Le risque de récidive a notamment été fondé sur l'évaluation criminologique du 11 juin 2019, que l'intéressé ne remet pas en cause. On ne voit pas que les projets professionnels du recourant au Maroc - dont il n'apparaît pas qu'ils pourraient se réaliser dans les conditions imaginées par celui-ci et qui reposent ainsi essentiellement sur la promesse, de quelques proches, de le soutenir - pourraient à eux seuls relativiser le risque de réitération mis en évidence. Le recourant ne démontre donc nullement que la cour cantonale aurait pu excéder le large pouvoir d'appréciation dont elle disposait en formulant un pronostic très défavorable et, partant, en refusant de lui accorder la libération conditionnelle.