Citation: 9C_596/2021 E. 4.4

4.4. L'assurée affirme ensuite que les rapports du docteur B.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et de la doctoresse C.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie, qu'elle a versés au dossier à l'appui de sa nouvelle demande "suffisaient en soi à démontrer la plausibilité d'une aggravation de [son] état de santé". Les éléments dont elle se prévaut ne sont cependant pas suffisants pour remettre en cause l'appréciation qu'ont faite les premiers juges des avis de ces médecins, ni pour en établir le caractère arbitraire. Ainsi, contrairement à ce que soutient la recourante, la juridiction cantonale a dûment exposé les raisons pour lesquelles elle a considéré que l'indication posée par la doctoresse C.________ pour des investigations chez un neurologue en relation avec un éventuel tunnel carpien irritatif bilatéral (rapport du 30 août 2019) ne permettait pas de rendre plausible une aggravation de son état de santé. Des paresthésies pouvant être mises en lien notamment avec un tunnel carpien avaient en effet été constatées en 2016 par la doctoresse D.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie, qui avait au demeurant également préconisé qu'un bilan neurologique fût réalisé (rapport du 8 mars 2016). Le tableau de syndrome du tunnel carpien décrit par la doctoresse C.________ en 2019 était dès lors déjà connu de l'intimé au moment de la décision du 8 juin 2018. Il en va de même du diagnostic de trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen avec syndrome somatique (F31.11) retenu par le docteur B.________ dans ses rapports des 10 octobre et 12 décembre 2019, quoi qu'en dise la recourante à cet égard. Comme l'a dûment constaté la juridiction cantonale, ce diagnostic avait déjà été posé par le docteur B.________ en 2018 (rapport du 26 mars 2018) et pris en compte dans l'évaluation de la doctoresse E.________, médecin auprès du Service médical régional de l'AI. Dans son rapport du 8 mai 2018, celle-ci avait exposé les raisons pour lesquelles l'avis divergent du psychiatre traitant ne permettait pas de remettre en cause les conclusions du volet psychiatrique de l'expertise diligentée par l'office intimé (rapport d'expertise du 24 janvier 2018). Quant aux problèmes au niveau du genou droit mentionnés par le docteur B.________ à l'appui d'une aggravation de l'état de santé psychique de sa patiente (rapports des 10 octobre et 12 décembre 2019), c'est également en vain que la recourante s'y réfère. Le psychiatre traitant n'a pas fait état d'éléments suffisants pour rendre plausible une aggravation de l'état de santé qui serait survenue après la dernière décision déterminante de l'intimé. S'il mentionne comme cause d'une telle aggravation un trouble physique, il ne donne aucune précision sur ce point en renvoyant à l'avis du médecin traitant pour "les diagnostics des troubles somatiques". Il n'explique pas non plus concrètement l'incidence de l'atteinte somatique sur la capacité de travail de sa patiente lorsqu'il indique une "importante répercussion sur la sphère psychique", avec angoisses massives et importante baisse de l'humeur ainsi que "de ses capacités à travailler".