Citation: 8C_461/2023 E. 4.3.2

4.3.2. En l'occurrence, la CNA a dans un premier temps pris en charge les suites de l'accident du 14 janvier 2021 avant de revoir sa position en se fondant sur l'avis de son médecin-conseil, le docteur C.________. Or son appréciation ne convainc pas pour fonder l'arrêt des prestations au 11 juillet 2021. Dans un rapport du 5 janvier 2022, le docteur C.________ indique que l'événement du 14 janvier 2021 a très probablement provoqué une contusion au genou gauche, laquelle s'est possiblement répercutée sur la hanche gauche. En affirmant qu'une contusion ne provoque aucune lésion structurelle et guérit habituellement en quelques semaines sans séquelles, le docteur C.________ n'établit pas (encore) que l'accident n'aurait joué aucun rôle et qu'un état préexistant maladif en serait la cause exclusive. Pour sa part, le docteur D.________ a indiqué que le genou gauche évoluait favorablement. S'il a encore fait état de douleurs au niveau de cette articulation dans son rapport du 17 août 2021, il a mentionné la disparition complète de celles-ci dans son rapport du 23 novembre 2021. Le 22 février 2022, il a affirmé de manière certaine que l'assuré était asymptomatique au niveau de son genou et de sa hanche gauches avant l'accident et que le choc avait dû décompenser une lésion préalablement existante, confirmant en outre que l'état du genou gauche était revenu à celui antérieur à l'accident. S'agissant de la hanche gauche, l'évolution était moins favorable. La lésion labrale avait très probablement été décompensée par l'accident et c'était celle-ci qui dérangeait l'assuré pour la marche au quotidien. Le docteur D.________ a rappelé, confirmant en cela l'avis des docteurs J.________ et K.________, que les lésions labrales pouvaient survenir à la suite de microtraumatismes répétés, notamment en flexion et en rotation de la hanche ou lors de traumatismes violents (luxation) ou encore en cas de compression axiale très importante pouvant entraîner un traumatisme en hyperflexion de la hanche. En l'absence de traumatisme tel que celui qu'il avait subi le 14 janvier 2021, la hanche de l'assuré aurait évolué nettement plus favorablement et plus lentement, ne nécessitant vraisemblablement une prothèse que d'ici une dizaine d'années, alors que la question se posait désormais de manière aiguë. Il résulte de ce qui précède que l'avis des docteurs D.________, J.________ et K.________ étaient suffisants pour susciter des doutes sur la fiabilité et la validité des conclusions du docteur C.________ sur la question du retour à un statu quo sine vel ante. Il convient dès lors de renvoyer la cause à l'intimée afin qu'elle mette en oeuvre une expertise sur le plan somatique selon la procédure de l'art. 44 LPGA et rende une nouvelle décision. Dans cette mesure, le recours se révèle bien fondé.