Citation: 2C_51/2007 28.09.2007 E. 3

En dépit du fait qu'il reconnaît lui-même que son mariage est depuis longtemps vidé de toute substance, le recourant continue à invoquer l'art. 7 LSEE. Il fait valoir qu'initialement ce mariage était réellement voulu et qu'il n'était pas fictif. Cette argumentation tombe à faux puisque l'arrêt attaqué ne repose pas sur une telle motivation. En réalité, dans la mesure où le mariage n'existait plus que formellement bien avant l'échéance du délai de cinq ans de l'art. 7 al. 1 LSEE, le recourant commet un abus de droit en l'invoquant uniquement pour obtenir une prolongation de son autorisation de séjour. Peu importe la cause de la désunion. Le recourant ne saurait non plus invoquer l'art. 7 LSEE pour rester en Suisse dans l'attente de son remariage avec une autre femme après la dissolution de son mariage actuel. En effet, l'art. 7 LSEE accorde un droit de séjour à l'époux étranger d'une Suissesse pour permettre la vie conjugale avec celle-ci et non pour entretenir une liaison avec une autre femme.