Citation: 9C_708/2017 E. 6.2

6.2. Compte tenu de son pouvoir d'examen restreint (consid. 2.1 supra), il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante d'établir en quoi celle opérée par l'autorité précédente serait manifestement inexacte ou incomplète, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. En l'occurrence, l'argumentation développée par la recourante ne comporte tout d'abord aucune réfutation sérieuse des motifs qui ont conduit l'autorité précédente à dénier toute valeur probante aux conclusions du docteur D.________. Elle dénonce certes un jugement apparemment insoutenable mais le Tribunal fédéral ne discerne guère sur quels points, sinon par de simples protestations, elle reproche réellement aux premiers juges de s'être livrés à une appréciation arbitraire. En particulier, elle n'explique pas en quoi la juridiction cantonale aurait retenu de manière arbitraire que le docteur D.________ n'avait pas établi son expertise en pleine connaissance du dossier, qu'il n'avait pas expliqué de manière compréhensible l'étendue des limitations fonctionnelles, qu'il ne s'était pas déterminé sur l'évolution de la capacité de la travail dans le temps et qu'il n'avait nullement abordé la question de l'auto-limitation à laquelle s'était livrée - selon l'évaluation fonctionnelle en ergothérapie - la recourante. Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter de l'appréciation des conclusions de cette expertise opérée par la juridiction cantonale. S'agissant des conclusions de la doctoresse F.________, la recourante ne s'en prend également pas réellement aux considérations de l'autorité précédente. Elle relevait d'ailleurs encore en instance cantonale que "[l]a chambre des assurances sociales ne pourra que constater qu'il n'existe aucune raison de remettre en cause l'expertise de la Dresse F.________ dont elle a retenu la pertinence et la crédibilité et retiendra par conséquent que l'incapacité de travail de Madame A.________ dans son activité habituelle est bel et bien de 50 % (recours du 12 décembre 2016, p. 13 ch. 12) ". Quoi qu'il en soit, mise à part la référence à quelques imprécisions factuelles (p. ex. le fait que l'intervention du 17 janvier 1998 avait été effectuée à la Clinique V.________ et non pas à l'Hôpital W.________) de l'expertise qui ne portent pas sur des points essentiels, la recourante ne fait état d'aucun élément clinique ou diagnostique concret et objectif susceptible de mettre en cause l'expertise judiciaire suivie par les premiers juges. La recourante n'explique par ailleurs pas ce que l'audition de la doctoresse F.________ ou des autres médecins cités dans le recours, dont certains s'étaient exprimés sur sa capacité de travail dans les années 1990, aurait apporté de plus à la cause ni n'établit en quoi il était insoutenable d'y renoncer. Dans ces conditions, la juridiction cantonale pouvait retenir sans arbitraire que l'expertise du 20 mars 2014 établissait au degré de la vraisemblance prépondérante applicable en droit des assurances sociales une amélioration notable de l'état de santé de la recourante au sens de l'art. 17 LPGA et que celle-ci présentait une capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles dès 2003, avec une baisse de rendement de 20 %. Mal fondé, le grief de la recourante doit être rejeté.