Citation: 6B_1191/2019 E. 4.2

4.2. Le recourant soutient tout d'abord avoir été victime de "violences policières", soit avoir notamment subi "des coups au niveau costal gauche ainsi qu'une manoeuvre d'étranglement". A supposer même que celui-ci eût bien - comme il l'allègue - présenté, après les événements survenus dans l'avion le 2 mars 2019, des traces sur l'omoplate, les côtes et le cou, il ne démontre aucunement - au moyen d'une motivation répondant aux exigences découlant de l'art. 42 al. 2 LTF - que l'art. 15 CP aurait pu être appliqué, mais se contente d'affirmer que l'infraction à l'art. 285 CP aurait été commise en état de légitime défense. Au demeurant, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant a dû, en raison de son agitation violente et de son attitude rebelle, être maîtrisé par les policiers. Dans ces conditions, il ne suffit pas que le recourant eût subi une prise ou un acte d'entrave pour conclure à l'existence de violences illicites de la part des policiers. En outre, le recourant ne prétend nullement que l'intimé - auquel il a infligé une lésion - l'aurait d'une quelconque manière attaqué. Il ressort au contraire de l'arrêt attaqué que celui-ci ne se trouvait pas derrière le recourant pour lui tenir la tête, mais qu'il lui maintenait un bras et une jambe. S'agissant de l'application des art. 17 ou 18 CP, le recourant développe une argumentation appellatoire, partant irrecevable, par laquelle il prétend que sa vie et sa santé auraient été menacées en Algérie. On ne voit pas, en l'occurrence, comment celui-ci pourrait se prévaloir des dispositions précitées, puisque si le recourant entendait s'opposer à son renvoi dans son pays d'origine, il lui incombait de le faire par le biais des voies de droit utiles, non en s'en prenant physiquement aux policiers qui ne faisaient qu'exécuter une décision de justice entrée en force. De surcroît, aucun danger imminent et impossible à détourner autrement ne permettait au recourant de blesser l'intimé, qui tentait en définitive uniquement de le maintenir sur son siège.