Citation: 1P.457/2004 29.12.2004 E. 2

Dans ce contexte, le recourant prétend encore que, dans la pesée des intérêts, le Tribunal administratif se serait fondé sur un fait non prouvé, en violant donc de manière arbitraire une règle essentielle de procédure, à savoir l'art. 46 de la loi cantonale vaudoise sur la juridiction et la procédure administratives (LJPA). Il relève que la juridiction cantonale a considéré qu'une variante de tracé qu'il proposait pour le chemin AF 3 ne pouvait pas être admise pour des motifs économiques ou financiers, car le surcoût n'était pas compatible avec le budget consacré à la réalisation de ce chemin. Or, d'après lui, il n'existerait aucune preuve de l'affectation de l'entier de ce budget. La question de la recevabilité de ce grief de nature formelle peut rester indécise. En effet, aux termes de l'art. 48 al. 1 let. b LJPA - disposition citée au demeurant de manière incomplète par le recourant -, un fait peut être prouvé non seulement par pièce, par témoin ou par expertise, mais également par l'audition des parties. Or, d'après l'arrêt attaqué, ces éléments financiers ou budgétaires ont été allégués par la commission de classification, organe de la partie intimée - et corporation de droit public (art. 6 al. 2 LAF) - lors de l'inspection locale à laquelle assistait également le recourant. Ce dernier ne prétend pas avoir été empêché de participer à l'administration des preuves sur ce point et il ne critique pas davantage, au fond, l'appréciation du Tribunal administratif. Le grief d'application arbitraire de la disposition du droit cantonal relative aux mesures probatoires est donc, à l'évidence, mal fondé (à propos de la notion d'arbitraire, cf. ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; 128 I 273 consid. 2.1 p. 275 et les arrêts cités).