Citation: 5A_875/2015 E. 3.2.4

3.2.4. En l'espèce, le recourant ne soulève pas l'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'application de l'art. 272 CPC, de sorte que, faute de grief (cf. supra consid. 2.1), il n'y pas lieu de juger si l'autorité cantonale aurait dû l'interpeller au sujet de son domicile, d'autant plus qu'il était assisté d'un avocat durant la procédure cantonale. Pour le reste, le recourant n'allègue pas avoir offert d'autres preuves que la seule production de son contrat de bail pour démontrer son domicile. Or, étant donné qu'il n'est pas inscrit dans le registre officiel des habitants du canton de Genève, il apparaît certes sévère, mais pas arbitraire, de la part de l'autorité cantonale, de s'en être tenue à la présomption attachée à ce registre et d'avoir en conséquence jugé que le recourant n'était pas domicilié à Genève. Cela vaut d'autant plus que, dans les circonstances de la cause, soit la saisine d'autorités de différents cantons à trois mois d'intervalle, le recourant aurait dû faire preuve de prudence et de précision quant à ses allégués et offres de preuve permettant de fonder la compétence à raison du lieu des autorités genevoises. S'agissant pour le surplus de son dernier argument, contrairement à ce qu'il soutient, si l'autorité cantonale a certes mentionné qu'il s'était établi à Genève depuis novembre 2014, on ne peut déduire de cette constatation qu'elle aurait tranché la question de droit de l'art. 23 CC. Il en résulte que le grief d'arbitraire dans l'application des art. 23 al. 1 CPC et 23 al. 1 CC doit être rejeté. Le rejet de ce grief suffit à sceller le sort du litige. En effet, bien que subsidiaire, la motivation qui en est l'objet permet à elle seule de maintenir la décision attaquée. Il est donc superflu d'examiner les griefs du recourant dirigés contre la première motivation de la cour cantonale relative à l'autorité de chose jugée des mesures protectrices de l'union conjugale.