Citation: I 319/05 14.08.2006 E. A

Le 31 janvier 2002, B.________, ressortissant turc, né en 1956, a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Après avoir requis des renseignements d'ordre médical, l'Office de l'assurance-invalidité du canton du Jura a rendu une décision, le 10 novembre 2003, par laquelle il a accordé à l'assuré une orientation professionnelle et un soutien dans ses recherches d'emploi. L'intéressé ayant indiqué par courrier du 25 novembre suivant que son état de santé s'était péjoré au point d'empêcher tout placement, l'office AI a fixé la perte de gain. Par décision du 13 août 2004, il a alloué à l'assuré, à partir du 1er février 2002, une demi-rente d'invalidité fondée sur une incapacité de gain de 57 %. Par ministère de Me Voirol, avocat à Delémont, B.________ a fait opposition à cette décision, en concluant à l'octroi d'une rente d'un taux plus élevé. Par un courrier ultérieur, il a sollicité le bénéfice de l'assistance juridique dans la procédure d'opposition et la désignation de son mandataire en qualité d'avocat d'office. Statuant en la voie incidente le 13 janvier 2005, l'office AI a rejeté la demande d'assistance gratuite d'un conseil juridique, motif pris que la complexité du cas n'était pas telle que l'assistance d'un avocat apparût nécessaire, d'autres personnes (assistants sociaux, spécialistes oeuvrant au sein d'institutions sociales) pouvant assister utilement l'intéressé.