Citation: 4A_362/2016 E. A

Ensuite d'un litige en droit du travail entre Z.________ (ci-après : le demandeur) et X.________ SA (ci-après: la défenderesse), le premier a ouvert action, par demande du 16 octobre 2014, devant le Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne. Le 19 mars 2015, la défenderesse a déposé une réponse. Le 23 mars 2015, le Président du Tribunal civil a imparti un délai à la défenderesse pour qu'elle dépose une nouvelle réponse conforme aux exigences des art. 221 s. CPC, notamment pour que son écriture comprenne une détermination sur chaque allégué du demandeur précisant les faits allégués reconnus ou contestés, des allégués détaillés relatifs à chaque fait pertinent allégué par la défenderesse avec indication des offres de preuve, et pour que les faits soient présentés sous des allégués distincts, exempts d'appréciations. Le 30 mars 2015, la défenderesse a indiqué que sa réponse correspondait à la pratique des avocats jurassiens et bernois et qu'une reformulation selon le principe " un fait, un allégué " nécessiterait de nombreuses heures de travail supplémentaires. Le délai imparti à la défenderesse ayant été suspendu pour résoudre une question incidente (requête en fourniture de sûretés), ce n'est finalement que le 29 février 2016 que la défenderesse a déposé un nouveau mémoire de réponse. Dans une ordonnance d'instruction du 15 mars 2016, le Président du Tribunal civil a constaté que cette seconde écriture ne satisfaisait toujours pas aux prescriptions légales. Il a invité la défenderesse à se déterminer tout d'abord, et de manière séparée, sur chaque allégué du demandeur en indiquant si l'allégué était " admis " ou " contesté ", cas échéant avec un bref commentaire et une offre de preuve contradictoire. Il lui a enjoint d'alléguer ensuite chaque fait pertinent à l'appui de ses propres conclusions et de préciser les preuves offertes pour chacun des faits en suivant la numérotation de la demande et d'articuler les faits en allégués distincts. En application de l'art. 132 CPC, il lui a imparti un délai au 29 mars 2016 pour se conformer à ces exigences. Par courrier du 22 mars 2016, la défenderesse a informé le premier juge qu'elle considérait que sa deuxième réponse était conforme aux exigences de forme de l'art. 222 CPC, qu'elle avait sollicité un avis de droit et qu'elle allait recourir contre la décision du 15 mars 2016. Le 29 mars 2016, le juge de première instance a accordé une prolongation du délai (pour la mise en conformité) jusqu'au 4 avril 2016.