Citation: 1B_155/2017 E. A

A.________, ressortissant du Libéria, se trouve en détention provisoire depuis le 29 novembre 2015, sous la prévention d'infraction grave à la loi fédérale du 3 octobre 1951 sur les stupéfiants et les substances psychotropes (LStup; RS 812.121). Il a été interpellé, dans le cadre d'une opération policière destinée à démanteler un réseau de trafiquants de cocaïne, alors qu'il était en possession de 46,5 grammes de cocaïne pure, dissimulés dans son organisme. Il lui est en outre reproché d'avoir transporté et entreposé dans un appartement lausannois 10,07 grammes de cocaïne pure et d'avoir été actif dans la vente de produits stupéfiants. Par ordonnance du 2 décembre 2015, le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Vaud (Tmc) a ordonné la détention provisoire de l'intéressé pour une durée de trois mois. Par la suite, la détention provisoire a été régulièrement prolongée à plusieurs reprises. Le 25 avril 2016, A.________ a déposé une demande de disjonction de cause et un traitement de son cas en procédure simplifiée. Le 8 juin 2016, le Procureur a répondu oralement vouloir attendre la reddition du rapport final d'enquête avant de se déterminer à ce sujet. Par ordonnance du 16 février 2017, le Tmc a rejeté la demande de libération formée par A.________ le 10 février 2017. Le recours formé par l'intéressé contre cette décision a été écarté par arrêt du 16 mars 2017 de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal). En substance, la cour cantonale a considéré que les charges étaient suffisantes, que le risque de fuite existait et que les principe de la proportionnalité et de la célérité étaient respectés. Le 27 février 2017, le Ministère public a autorisé le prénommé à bénéficier du régime de l'exécution anticipée de peine.