Citation: 6B_1285/2017 E. 3.3

3.3. Le recourant soutient que les suivis entamés auprès du Service d'alcoologie de l'hôpital C.________ et du Centre B.________ dénoteraient sa prise de conscience et son amendement. Ces éléments n'ont nullement été ignorés par la cour cantonale, sans que le recourant ne démontre que celle-ci aurait dû leur accorder plus de poids. Au demeurant, même si le recourant souffre d'un problème en matière de consommation d'alcool, il ne ressort nullement de l'état de fait de l'autorité précédente, par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF), qu'il serait incapable de maîtriser toute consommation ou d'éviter les circonstances dans lesquelles il sait avoir tendance à se montrer violent. Le recourant conteste l'appréciation selon laquelle il avait été condamné "à plusieurs reprises pour des faits de même nature" - soit des violences commises sur sa compagne - au moment du jugement de première instance. Il admet pourtant avoir, par le passé, fait l'objet de deux condamnations pour de tels faits, de sorte qu'on ne voit pas en quoi la constatation en question serait critiquable. Le recourant conteste en outre que ses actes fussent "de plus en plus violents". Il a pourtant violenté l'intimée de manière à commettre à son encontre des voies de fait les 1er juin et 10 juillet 2016, puis des lésions corporelles simples les 14 juillet et 9 septembre 2016. On constate ainsi bien un accroissement de la violence employée, le recourant ayant - au cours de la dernière altercation - molesté l'intéressée en acceptant le risque que celle-ci se blesse en heurtant un meuble dans sa chute. Le recourant conteste enfin l'appréciation relative à sa faible prise de conscience, en se prévalant des suivis entamés auprès du Service d'alcoologie de l'hôpital C.________ et du Centre B.________. Ceux-ci ont cependant à l'origine été imposés au recourant par le Tribunal des mesures de contrainte, à titre de mesures de substitution, de sorte qu'ils ne dénotent pas une prise de conscience spontanée des problèmes de consommation d'alcool et de violence. En outre, le fait que le recourant reconnaisse souffrir d'un problème de boisson est une chose, la prise de conscience liée aux infractions en est une autre. Or, il ressort de l'argumentation du recourant que, loin d'admettre pleinement sa culpabilité à cet égard, il s'abrite derrière sa consommation d'alcool pour expliquer des comportements violents répétés à l'encontre de sa compagne de l'époque. Au vu de ce qui précède, il n'apparaît pas que la cour cantonale aurait violé le droit fédéral en infligeant au recourant une peine privative de liberté de 12 mois. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.