Citation: 8C_39/2019 E. 5

En l'occurrence, la juridiction cantonale a retenu que durant les années 2014 et 2015, l'intimée avait droit en tant que personne sans activité lucrative à des allocations familiales pour son fils B.________ domicilié en France. Elle a toutefois constaté que C.________, le père de B.________, avait reçu des prestations familiales de l'Etat français en 2014 et 2015 sous la forme d'une ARS, laquelle était exportable. Aussi bien, la cour cantonale a-t-elle considéré qu'en cas de cumul de droit aux allocations familiales tant en vertu du droit suisse (en faveur de la mère) qu'en vertu du droit français (en faveur du père), les allocations familiales étaient prioritairement dues par l'Etat français en vertu des règles de coordination européennes. Cependant, les prestations dues par la Suisse au cours de la même période étant plus élevées, l'intimée avait droit, à la charge de la recourante, au versement du complément différentiel.