Citation: 1A.18/2000 27.06.2000 E. C

C.- Agissant par les voies du recours de droit public (1P. 52/2000) et du recours de droit administratif (1A. 18/2000) - leurs argumentation et conclusions étant toutefois présentées dans un seul acte -, le WWF Suisse et le WWF Genève, qui avaient été parties à la procédure devant le Tribunal administratif, demandent au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt du Tribunal administratif du 7 décembre 1999. En se plaignant d'une application arbitraire des règles cantonales de procédure ainsi que d'une violation de l'art. 58 de la loi fédérale sur la procédure administrative (PA; RS 172. 021), les deux organisations soutiennent que cette autorité judiciaire n'aurait pas dû entrer en matière, la loi 7846-I ne pouvant pas être assimilée à une loi d'approbation d'un plan de zone, seule susceptible d'un recours au niveau cantonal. Elles prétendent que cette loi 7846-I, ayant simplement pour effet l'abrogation d'une mesure d'aménagement du territoire faisant encore l'objet de recours - ceux formés devant le Tribunal fédéral dans les causes 1P.350/1998 et 1A.140/1998 -, aurait dû le cas échéant être interprétée comme un acte de retrait en cours d'instance, par l'autorité inférieure, de la décision attaquée (soit la loi 7471); dès lors, les prescriptions sur la procédure d'adoption ou de révision des plans d'affectation ne s'appliqueraient pas. Le Grand Conseil pouvait donc valablement, selon les recourantes, adopter la loi litigieuse. La commune de Veyrier, la Nouvelle Société des Tennis de Champel S.A. et le Tennis-Club de Genève-Champel concluent à l'irrecevabilité, subsidiairement au rejet des recours de droit public et de droit administratif. Le Grand Conseil adhère pour sa part aux conclusions des organisations recourantes.