Citation: 9C_701/2017 E. A

A.a. Les 28 septembre 2000 et 18 décembre 2001, l'Association valaisanne des entrepreneurs (AVE) et l'Association valaisanne des entrepreneurs de carrelage (AVEC), d'une part, et les Syndicats Chrétiens Interprofessionnels du Valais (SCIV-SYNA), le Syndicat Industrie et Bâtiment, sections du Valais (SIB) et le Syndicat interprofessionnel, Section du Haut-Valais (SYNA), d'autre part, ont conclu une convention collective portant sur la retraite anticipée des travailleurs du secteur principal de la construction et du carrelage du canton du Valais (ci-après: CCT Retabat). Cette convention a pour but d'accorder des prestations avant l'âge légal de la retraite, déterminé dans la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et survivants (LAVS). Afin d'assurer l'application de cette convention, une fondation dénommée "Caisse de retraite anticipée du secteur principal de la construction et du carrelage du canton du Valais" (ci-après: la Caisse Retabat) a été créée par acte authentique du 31 octobre 2000. Par arrêté du 30 juin 2004, le Conseil d'Etat du canton du Valais a étendu le champ d'application de la CCT Retabat à tous les contrats de travail passés entre les entreprises, respectivement parties d'entreprises, qui avaient leur siège ou un établissement durable dans le canton du Valais et dont l'activité était exercée dans les secteurs suivants: bâtiment, génie civil, travaux souterrains, construction de routes, terrassement, démolition, décharges, exploitation de carrières, pavages, construction de façades, montage d'échafaudages, la taille de la pierre, travaux de béton, chapes, d'étanchéité et d'isolation pour des travaux effectués sur l'enveloppe des bâtiments au sens large du terme et des travaux analogues dans le domaine du génie civil et des travaux souterrains, matériaux stockables, extraction de sables et graviers et commerce avec ces matériaux, y compris le transport du et aux chantiers. La CCT Retabat a encore été modifiée par arrêtés du Conseil d'Etat valaisan du 14 octobre 2009, puis du 13 avril 2011, par lequel le champ d'application de la convention a également été étendu à raison du territoire et du genre d'entreprise de la convention aux secteurs du recyclage, de l'injection et de l'assainissement de béton, au sciage et forage, à l'asphaltage ainsi qu'à la construction et entretien de voies ferrées. A.b. La société A.________ SA avait pour but social le commerce, l'extraction, le débitage et la pose de granit, de marbre et de pierres. Une modification des statuts, le 7 mai 2014 (registre journalier du 13 mai 2014, publication le 16 mai 2014), a précisé le but social qui est devenu le commerce, le découpage numérique de marbre, de granit et de composites de quartz et la pose de plateaux de cuisines et de salles de bains en marbre, granit et composites de quartz. Le 10 avril 2001, la société A.________ SA a déclaré adhérer dès le 1er mars 2001 à la Caisse Retabat et s'est engagée à assumer toutes obligations découlant des conditions générales d'assurance mentionnées dans la circulaire de l'AVE du 17 juillet 2000, dont celle relative au paiement de cotisations. La société a choisi d'assujettir son "Personnel soumis à la CN" auprès de la fondation. A la suite d'un changement d'adresse, elle a fait une nouvelle déclaration d'adhésion dès le 1er janvier 2009, le 21 janvier suivant, pour l'assujettissement du "personnel salarié soumis à la CC Retabat". En décembre 2013, le Conseil de fondation de la Caisse Retabat a décidé d'augmenter le taux de cotisation de 5,3 % à 6 % dès le 1er janvier 2014, dans le cadre de mesures d'assainissement. Dès le début de l'année 2014, la société A.________ SA a refusé de s'acquitter des cotisations en faveur de la Caisse Retabat. Le 28 mai 2015, celle-ci lui a fait notifier un commandement de payer de 57'027 fr. 30 avec intérêts à 5 % dès le 9 mai 2015 (poursuite n° xxx, Office des poursuites et faillites du district de Sierre). Cet acte a été frappé d'opposition.