Citation: 9C_841/2018 E. 5

A l'examen des avis médicaux invoqués par la recourante, il apparaît que leurs auteurs n'ont pas fait état d'une incapacité de travail résultant de problèmes d'ordre psychique qui serait survenue durant son temps d'essai auprès de la société B.________ SA ou pendant le mois qui a suivi la fin des rapports de prévoyance avec l'institution intimée, c'est-à-dire du 1 er octobre au 6 décembre 2012. Les rapports des doctoresses G.________ (du 28 novembre 2013) et E.________ (du 18 janvier 2013), ainsi que celui des docteurs C.________ et D.________ (du 8 août 2016), ne disent rien à ce sujet. Certes, dans son rapport du 3 juillet 2013, le docteur F.________ avait relevé qu'on se trouvait à près de huit mois d'incapacité de travail; toutefois, à la lecture de son anamnèse et de ses références à l'avis de son confrère H.________, on doit admettre qu'il parlait de l'incapacité de travail liée aux atteintes somatiques consécutives à l'accident du 31 octobre 2012. Il convient de préciser que la recourante n'allègue pas qu'un médecin aurait constaté, à l'occasion d'observations effectuées entre le 1 er octobre et le 6 décembre 2012, que sa capacité de travail aurait été réduite en raison d'affections psychiques survenues durant cette période. Dans sa demande du 14 novembre 2017, la recourante avait d'ailleurs indiqué que l'incapacité de travail d'origine psychique avait débuté en mars 2013 et qu'elle avait perduré jusqu'en novembre 2013, pour resurgir dès le 4 juin 2014 de manière durable. La recourante échoue donc à établir que les constatations des premiers juges seraient manifestement inexactes à cet égard (art. 97 al. 1 LTF), si bien que le Tribunal fédéral doit statuer sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF).