Citation: 8C_267/2024 E. A

A.a. Le 19 novembre 2014, A.B.________, née en 1977, a été percutée par une voiture alors qu'elle traversait un passage piéton, avec pour conséquences un traumatisme crânio-cérébral sévère, une fracture du condyle occipital gauche et une dissection de la carotide gauche. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), qui a pris en charge le cas, a notamment reconnu le droit de la prénommée à une rente fondée sur un taux d'invalidité de 100 %, à une indemnité pour atteinte à l'intégrité (IPAI) de 100 %, à une allocation pour impotent de degré grave ainsi qu'à une participation aux frais d'aide et de soins à domicile. Le 19 décembre 2021, A.B.________ est décédée d'un syndrome de détresse respiratoire aiguë sévère sur pneumonie à SARS-CoV-2 (Covid-19). A.b. Le 20 octobre 2022, A.A.________ (ci-après aussi: l'assuré), né en 1965 et A.C.________, né le 10 juin 2003, respectivement mari et fils de A.B.________, ont fait valoir auprès de la CNA leur droit à des rentes de survivants. Par décision du 27 mars 2023, confirmée sur opposition le 5 juin 2023, la CNA a octroyé à A.C.________ une rente d'orphelin fondée sur un taux de 15 % dès le 1 er septembre 2022, dès lors que celui-ci avait commencé une formation le 22 août 2022; elle a en revanche nié le droit de A.A.________ à une rente de veuf, au motif qu'au jour du décès de A.B.________, A.C.________ n'avait pas droit à une rente puisqu'il était alors âgé de plus de 18 ans et ne suivait pas de formation, en précisant qu'en vertu de l'art. 190 Cst., elle était tenue d'appliquer l'art. 29 al. 3 LAA, quand bien même cette disposition opérait une distinction claire entre les conditions d'octroi d'une rente à un veuf et celles d'octroi d'une rente à une veuve.