Citation: 4A_563/2023 E. 1.2

1.2. En tant que cet arrêt tranche la question de la recevabilité de l'action initiale en constatation de droit (art. 88 CPC), qui a été modifiée ultérieurement, après la dénonciation du prêt, en une action condamnatoire, le recours doit satisfaire aux exigences de l'art. 93 al. 1 LTF. Selon cette disposition, les décisions préjudicielles et incidentes notifiées séparément peuvent faire l'objet d'un recours si elles peuvent causer un préjudice irréparable (let. a) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (let. b). Cette réglementation est fondée sur des motifs d'économie de procédure, le Tribunal fédéral ne devant en principe s'occuper d'une affaire qu'une seule fois, lorsqu'il est certain que la partie recourante subit effectivement un dommage définitif (ATF 134 III 188 consid. 2.2). En l'occurrence, la question de la recevabilité de l'action en constatation de droit est une question préjudicielle au sens de l'art. 93 al. 1 let. b LTF, la let. a de cette disposition n'entrant pas en ligne de compte. Contrairement au régime de l'art. 237 al. 1-2 CPC, qui prévoit que la décision incidente doit être attaquée immédiatement, l'art. 93 al. 1 LTF prévoit qu'une telle décision ne peut l'être qu'à des conditions, qu'il appartient au recourant de démontrer (ATF 142 III 798 consid. 2.2; 141 III 80 consid. 1.2; 137 III 324 consid. 1.1). En l'espèce, le mémoire des recourants ne contient pas la moindre motivation à cet égard et il n'apparaît pas non plus manifeste que la procédure probatoire, par sa durée et son coût, s'écarterait notablement des procès habituels (ATF 144 III 253 consid. 1.3). Il s'ensuit que, sur cet objet, le recours est irrecevable.