Citation: 9C_279/2018 E. 3.2

3.2. Invoquant une violation du droit fédéral et une constatation arbitraire des faits, le recourant soutient que l'intimée, eût-elle été en bonne santé, aurait travaillé à temps partiel à raison de 50 %. Dès lors que la séparation entre l'assurée et son époux ne s'était pas concrétisée par un divorce, que l'intimée avait réintégré le domicile conjugal en octobre 2013 et avait indiqué à l'enquêtrice qu'elle aurait exercé une activité à mi-temps sans atteinte à la santé, soit à une date antérieure (recte postérieure) à la reprise de la vie commune, c'est ce taux d'activité qui aurait dû être retenu. En ne tenant pas compte de ces faits dans leur appréciation, les premiers juges avaient fait preuve d'arbitraire. Toujours selon le recourant, leur argumentation fondée sur le stage d'entraînement était également insoutenable. Ce type de mesure n'avait pas pour but d'atteindre le taux d'occupation souhaité par les assurés, mais de les entraîner à l'endurance jusqu'au maximum de ce qui était exigible de leur part, de sorte qu'il ne pouvait constituer un élément déterminant pour arrêter "la méthode de calcul de l'invalidité". De son côté, l'intimée fait valoir que le recourant ne fait que proposer une autre version des faits que celle retenue par le Tribunal cantonal, de sorte que les griefs du recours constitueraient une critique appellatoire. Elle se réfère par ailleurs au jugement cantonal, dont elle cite un large extrait.