Citation: 4A_493/2022 E. 5.1

5.1. Ceci étant clarifié, la cour cantonale en a tiré les conséquences utiles s'agissant des prétentions pécuniaires de l'employée. Elle a retenu que le temps d'essai s'était déroulé du 2 janvier au 2 février 2019, soit avant la résiliation avec effet immédiat par l'employeuse qui était intervenue le 6 février 2019. Cette résiliation avait été motivée par les plaintes de l'employée tenant à l'absence de contrat et de salaire. Elle était dès lors injustifiée. Ceci déclenchait deux créances de l'employée: l'une en paiement du salaire jusqu'au terme du délai de congé que l'employeuse aurait dû respecter (jusqu'à fin mars 2019), soit 10'000 fr. bruts (art. 337c al. 1 CO); l'autre en paiement d'une indemnité pour résiliation immédiate injustifiée (art. 337c al. 3 CO) que la cour cantonale a fixée à un mois de salaire ou 4'000 fr. bruts.