Citation: 1D_1/2023 E. B

Par décision du 15 juillet 2017, le SEM a refusé sa naturalisation en raison de "gros soupçons de blanchiment d'argent". Le Tribunal administratif fédéral (TAF) a admis les deux recours successifs interjetés par A.________ par arrêts des 20 décembre 2019 et 17 décembre 2021 et ordonné au SEM de délivrer l'autorisation demandée. Le SN a reçu l'autorisation fédérale de naturalisation le 7 février 2022. Constatant alors que A.________ ne disposait plus d'un titre de séjour, le SN l'a invité à lui en communiquer un. En réponse, A.________ a informé le SN qu'il avait déposé, le 14 février 2022, auprès de l'OCPM une demande d'autorisation de séjour pour regroupement familial pour vivre à nouveau avec son épouse et qu'il sollicitait la poursuite de la procédure de naturalisation. Dans ce cadre et sur demande du SN, A.________ a précisé qu'il avait quitté la Suisse pour des motifs professionnels, qu'il avait ensuite été victime du blocage des frontières et que le centre de ses intérêts familiaux, personnels et professionnels demeurait en Suisse. Par décision du 18 octobre 2022, le SN a classé la procédure de naturalisation de A.________, au motif qu'il ne disposait plus d'un titre de séjour, qu'il avait quitté la Suisse depuis trois ans et n'avait pas informé les autorités de naturalisation de son départ. Par acte expédié le 18 novembre 2022, A.________ a recouru contre cette décision à la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève. Par arrêt du 14 février 2023, la cour cantonale a rejeté le recours et confirmé la décision de classement de la procédure de naturalisation.