Citation: 6B_850/2017 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a considéré que, si les conditions objectives du sursis étaient remplies, tel n'était pas le cas des conditions subjectives. En effet, même si aucune inscription ne figurait sur le casier judiciaire suisse du recourant, le pronostic sur son amendement était défavorable compte tenu de son absence de prise de conscience et du fait de sa tendance à se poser en victime. L'autorité précédente a également relevé qu'il n'avait toujours pas indiqué s'il se protégeait lors de ses relations sexuelles, alors même que ses médecins lui avaient demandé de le faire en janvier 2017. L'octroi d'un sursis à l'exécution de la peine dans de telles circonstances était en conséquence exclu. Il fallait enfin constater que l'absence de sursis ne faisait pas obstacle à l'exercice d'un éventuel droit de visite, dès lors que l'intéressé, qui vivait en France, près de Paris, n'entretenait aucune relation avec ses enfants établis en Suisse et qu'il ne donnait pas l'impression d'avoir envie que cela change.