Citation: 8C_532/2023 E. 6.1

6.1. La recourante soutient que les décisions de mise en quarantaine ou d'isolement doivent être considérées comme des circonstances extraordinaires et que les pertes de travail qui en découlent entrent dans la réglementation spéciale des art. 32 al. 3 LACI et 51 OACI. Or, les autorités précédentes imposeraient qu'elle eût été mise préalablement au bénéfice des indemnités en cas de RHT. Une telle condition ne ressortirait pas de la loi et cette position ne saurait être suivie puisqu'il n'existerait aucun motif d'octroi des indemnités en cas de RHT avant la quarantaine ou l'isolement. De plus, ces situations ne pourraient être anticipées. Par ailleurs, dès lors que la recourante avait informé le SDE de la situation le 6 janvier 2022, on ne pourrait pas considérer qu'aucune mesure sanitaire ne l'avait contrainte à fermer son établissement. Finalement, les quarantaines et les mesures d'isolement constitueraient bien des mesures sanitaires qui, au vu de leur ampleur dans le cas d'espèce, l'avaient obligé à fermer.