Citation: 1B_83/2017 E. 1

Par jugement du 11 décembre 2015, le Tribunal de police de la République et canton de Genève a acquitté B.________ de l'accusation de gestion déloyale avec un dessein d'enrichissement illégitime et débouté A.________ de ses prétentions civiles après lui avoir dénié les qualités de lésé et de partie plaignante. Il a condamné l'Etat de Genève à verser au prévenu acquitté diverses sommes à titre d'indemnité. A.________ a appelé de ce jugement en concluant à ce que ses qualités de lésé et de partie plaignante et civile lui soient reconnues et que B.________ soit déclaré coupable d'escroquerie en concours avec la gestion déloyale qualifiée. Le Ministère public a également fait appel du jugement du Tribunal de police en tant qu'il porte sur l'indemnisation accordée au prévenu acquitté. Par courrier du 14 janvier 2016, la Chambre pénale d'appel et de révision de la République et canton de Genève a informé les parties qu'elle entendait en premier lieu trancher en procédure écrite la question du statut de A.________ et de sa capacité à appeler du jugement du 11 décembre 2015, avant d'aborder le fond du dossier en procédure orale. Le 19 janvier 2016, A.________ a manifesté son opposition aux modalités de traitement de la procédure d'appel, considérant que la question de la qualité de partie plaignante devait être examinée dans le cadre des débats au regard de toutes les infractions entrant en ligne de compte, y compris celle d'escroquerie. Le 4 février 2016, B.________ a conclu à la non-entrée en matière de l'appel interjeté par A.________. Statuant sur incident par arrêt du 25 janvier 2017, la Chambre pénale d'appel et de révision a débouté B.________ de sa demande de non-entrée en matière portant sur l'irrecevabilité de l'appel de A.________ pour cause de tardiveté. Statuant à titre préalable au terme du même arrêt, le Président de la Chambre pénale d'appel et de révision a ouvert un dernier échange d'écritures portant sur la qualité de lésé et de partie plaignante de A.________ et, partant, sur celle d'agir en appel, les faits relevants étant ceux constitutifs de gestion déloyale avec un dessein d'enrichissement illégitime tels que circonscrits dans l'acte d'accusation retenu par le Tribunal de police dans son jugement. Par actes séparés du 1 er mars 2017, A.________ a déposé un recours en matière pénale contre la décision rendue le 25 janvier 2017 par le Président de la Chambre pénale d'appel et de révision (cause 1B_83/2017) et contre la décision contenue dans l'arrêt de la Chambre pénale d'appel et de révision du 25 janvier 2017 par laquelle cette juridiction refuse implicitement d'examiner la qualification juridique d'escroquerie, respectivement de se réserver la possibilité de retenir une qualification juridique différente de celle retenue par le Ministère public, et limite sa saisine à une partie restreinte de l'acte d'accusation (cause 1B_84/2017). Il conclut à la réforme de ces décisions en ce sens que a) la qualité de partie sera examinée au terme des débats d'appel, subsidiairement au cours des débats d'appel, et sans limitation quant à l'état de fait ou aux qualifications juridiques pertinentes, aucun échange d'écritures n'étant en l'état ouvert à cet égard; b) ce n'est que lors des débats d'appel, subsidiairement à l'ouverture de ceux-ci, que la Chambre pénale d'appel et de révision décidera si elle entend s'écarter de l'appréciation juridique faite par le Ministère public dans l'acte d'accusation et s'il y a lieu de renvoyer la cause devant le Tribunal de police pour nouveau jugement, ce dernier étant enjoint de renvoyer le dossier au Ministère public afin qu'il complète son acte d'accusation et renvoie B.________ pour être jugé non seulement de gestion déloyale avec dessein d'enrichissement illégitime, mais également du chef d'accusation d'escroquerie; c) ce n'est qu'au terme des débats d'appel que la Chambre pénale d'appel et de révision statuera sur la question de savoir si B.________ s'est rendu coupable d'escroquerie. A titre subsidiaire, il conclut à l'annulation des décisions attaquées et au renvoi de la cause devant l'autorité inférieure pour nouvelle décision dans le sens des considérants du jugement à intervenir.