Citation: 1P.728/2005 15.02.2006 E. 7

Sous l'intitulé "omission", le recourant soulève deux griefs, l'un pris d'un déni arbitraire de la véracité des propos qui lui sont reprochés et l'autre d'une violation de son droit d'être entendu à raison de la non production d'une pièce à la procédure. 7.1 Pour ce qui est du grief d'arbitraire, la motivation du recourant se réduit à une critique purement appellatoire consistant à reprocher aux juges cantonaux de n'avoir pas vu dans la surfacturation qu'il dénonçait un indice de "corruption". Contrairement à ce qu'il donne pour acquis, la surfacturation alléguée n'a toutefois pas été tenue pour établie, comme cela résulte notamment du chiffre 8 lettre a du jugement de première instance et de la page 6 let. c de l'arrêt attaqué. Au demeurant et comme déjà relevé (cf. supra, consid. 6.1), le serait-elle que le versement de pots-de-vin ne serait pas pour autant démontré. La motivation du recourant est ainsi manifestement insuffisante à faire admettre que la véracité des propos qui lui sont reprochés aurait été déniée arbitrairement. 7.2 Le recourant voit dans le fait qu'une des pièces de la comptabilité, soit le grand livre 1995, n'ait pas été produite à la procédure une violation de son droit d'être entendu. Il se borne toutefois à se plaindre de ce que cette pièce n'ait pas été produite, sans démontrer ni même indiquer ce qui eût justifier sa production à la procédure, notamment en quoi elle eût permis d'établir un fait pertinent pour l'issue du litige. Le grief, faute de motivation suffisante, est par conséquent irrecevable.