Citation: 5P.214/1999 06.07.2000 E. 6

6.- Dans un autre grief, les recourantes prétendent que la Cour de justice a arbitrairement violé l'art. 324 al. 2 let. b LPC gen. en admettant que la qualité d'héritière de l'intimée était évidente, comme le requiert cette disposition. A l'appui de ce moyen, elles se contentent d'affirmer, sans rien démontrer, qu'aux termes du testament du 21 juillet 1992, dont la recourante a reconnu la validité selon la convention du 1er décembre 1995, le défunt aurait entièrement déshérité sa fille. Toutefois, elles n'expliquent aucunement dans quelle mesure cette prétendue exhérédation ressortirait clairement du testament, de sorte que l'autorité cantonale pourrait se voir reprocher d'avoir arbitrairement omis d'en tenir compte. Sur ce point également, le recours apparaît irrecevable, faute de remplir les exigences de motivation déduites de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. notamment ATF 125 I 71 consid. 1c p. 76, 166 consid. 2a p. 168; 125 II 10 consid. 3a p. 15; 124 I 247 consid. 5 p. 250).