Citation: 1B_248/2014 E. 2

Le recourant estime que l'état de fait retenu dans l'ordonnance attaquée ne prête pas foncièrement le flanc à la critique mais mérite d'être complété. Il évoque notamment la lettre d'excuse adressée à la victime et celle relatant sa vie, qu'il a envoyée à la magistrate en charge de l'instruction et dans laquelle il mentionne avoir été victime d'un abus sexuel; le recourant précise que, lors d'une audition par la police en mai 2014, l'auteur de cet abus a reconnu les faits. L'intéressé fait encore référence aux auditions de ses filles, de son ex-épouse et de son amie. Le Tribunal fédéral statue en principe sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF), sous réserve des cas prévus à l'art. 105 al. 2 LTF. Le recourant ne peut critiquer la constatation de faits qui importent pour le jugement de la cause que si ceux-ci ont été établis en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF ou de manière manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-à-dire arbitraire, ce qu'il lui appartient de démontrer par une argumentation répondant aux exigences de l'art. 42 al. 2 LTF, respectivement de l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62). En l'espèce, le recours ne comporte aucune démonstration du caractère arbitraire de l'état de fait de la décision attaquée. Par ailleurs, les éléments invoqués (prise de conscience de ses actes; lettre d'excuse; abus sexuel dont il aurait été victime) ne sont pas, pour les motifs exposés ci-dessous (cf. consid. 4.3), susceptibles d'influer sur le sort de la cause. Il n'y a dès lors pas lieu de compléter les faits établis dans l'ordonnance attaquée.