Citation: 1C_525/2012 E. 2.3

2.3. Dans son arrêt, la Cour de justice a retenu que le recourant circulait à une vitesse inadaptée aux circonstances et aux conditions de la route (pluie, chaussée mouillée, virage) puisqu'il était parti en embardée et avait effectué un tête-à-queue, pour s'arrêter contre un arbre à droite de la bande d'arrêt d'urgence; elle relevait en outre que son véhicule avait laissé sur la chaussée des traces de ripage sur une distance d'environ 25 m. L'instance précédente a dès lors considéré que l'intéressé avait créé une mise en danger abstraite pour les autres usagers de la route, cette bretelle de l'autoroute étant particulièrement fréquentée, même s'il n'en est résulté aucun risque pour d'éventuels piétons. Par ailleurs, à ses yeux, la présente cause différait des deux affaires invoquées par le recourant dans lesquels une faute de gravité moyenne avait été admise (arrêts du Tribunal fédéral 6A.67/2005 et 6A.35/2005). La faute commise par le recourant était grave selon la cour cantonale. Le recourant conteste cette appréciation. Il maintient que son cas correspond exactement à celui tranché par le Tribunal fédéral dans l'arrêt 6A.67/2005 (perte de maîtrise du véhicule sur une portion d'autoroute limitée à 80 km/h et dont la chaussée était mouillée). Selon lui, ni la faute qu'il avait commise, ni la mise en danger créée par son comportement ne pouvait être qualifiée de grave.