Citation: 4F_2/2009 04.05.2009 E. A

Par arrêt du 16 mai 2008, la Cour de justice du canton de Genève a condamné Y.________, solidairement avec deux autres personnes, à verser à X.________ Inc. (ci-après: X.________) la somme de 5'900'000 USD avec intérêts à 18 % dès le 20 avril 1993. Contre cette décision, Y.________ a interjeté un recours en matière civile auprès du Tribunal fédéral (cause 4A_302/2008), lequel a, par arrêt du 20 novembre 2008, admis le recours dans la mesure où il était recevable et rejeté l'action en paiement introduite par X.________ contre Y.________. La cour de céans a tout d'abord relevé que la cause portait uniquement sur l'exécution du sale agreement et de son addendum conclus les 14 et 16 avril 1993 entre X.________, d'une part, et Y.________ et deux autres personnes, d'autre part. Contrairement à l'autorité cantonale, le Tribunal fédéral a jugé ensuite qu'interprétée à la lumière du principe de la confiance, la convention des 14/16 avril 1993 ne constituait pas un contrat de prêt assorti d'une cession d'actions à titre de garantie, mais bien une vente d'actions, combinée avec un droit de réméré de durée limitée, pour le vendeur Y.________ et ses partenaires, et avec une option de revente illimitée dans le temps, pour l'acheteuse X.________. Selon la convention des parties, X.________ se trouvait ainsi, depuis la mi-juillet 1993, devant l'option consistant soit à conserver les actions W.________ acquises en avril 1993 et non rachetées par les vendeurs, soit à revendre à ces derniers lesdites actions pour le prix prédéterminé de 9'500'000 USD. Le choix de revendre supposait toutefois que X.________ puisse disposer des actions en tout temps et ait la possibilité de les retransférer aux vendeurs simultanément au paiement du prix de revente. Or, tel n'était pas le cas lorsque X.________ avait exercé à quatre reprises son droit d'option entre le 29 mai 1996 et le 27 juin 1997. Par la suite, les actions en cause avaient été frappées d'incessibilité pour dix ans au moins à la suite d'une décision judiciaire, de sorte que toute restitution se révélait impossible pour une longue durée, à l'échéance imprévisible. Dans ces conditions, X.________ ne disposait contre Y.________ d'aucune prétention fondée sur le contrat des 14/16 avril 1993. L'arrêt du Tribunal fédéral a été notifié à X.________ le 29 janvier 2009.