Citation: 7B_510/2023 E. B

Par arrêt du 25 avril 2023, la Chambre d'appel et de révision de la Cour de Justice de la République et canton de Genève a rejeté l'appel formé par le prévenu. Elle a en outre mis les frais de la procédure d'appel, par 2'155 fr., à sa charge et l'a condamné à verser à la plaignante une indemnité de 4'800 fr. pour les dépenses occasionnées par la procédure d'appel. L'autorité cantonale a en particulier retenu les faits suivants: B.a. Déjà antérieurement, mais à tout le moins depuis le mois de janvier 2014 et jusqu'au 23 octobre 2017, le prévenu, médecin de profession, a infligé, à réitérées reprises, des violences psychologiques à la plaignante - avec laquelle il était marié depuis l'année 2004 et il est désormais divorcé -, lui causant des atteintes à sa santé psychique. À de multiples reprises, il l'a traitée, y compris devant leur fille née en 2006, de "merde", de "pute", de "salope" et de "monstre", en employant de manière systématique des termes dénigrants à son égard. À tout le moins depuis le début de l'année 2014, la plaignante a présenté des symptômes psychosomatiques attestés médicalement, à savoir notamment une tension artérielle élevée, malgré un traitement médicamenteux précédemment efficace, un état d'épuisement général, ainsi que des difficultés de sommeil et de concentration. B.b. Le 11 avril 2018, la Dre C.________, spécialiste en médecine interne, en charge du suivi de la plaignante depuis le mois de septembre 2016, a établi un rapport médical. Dans ce rapport, elle a constaté que la patiente présentait une tension artérielle inhabituellement élevée en 2018, malgré un traitement médicamenteux régulier de longue date, et que cette hypertension artérielle s'était installée. Le rapport fait également état de symptômes aggravés d'un état de stress réactionnel chronique à une situation conjugale, qui, d'après les évènements décrits et certains éléments observés, semblait harcelante, avec notamment des violences verbales, psychologiques et physiques croissantes. Le dossier médical de ce médecin fait aussi mention d'un stress familial. Également entendu comme témoin durant la procédure, le médecin a indiqué que la plaignante était épuisée et présentait des vertiges et des nausées. B.c. Par témoignage écrit du 30 juillet 2018, D.________, psychologue du Centre de consultation Couple et Famille, qui a rencontré la plaignante au mois de janvier 2014 dans le cadre d'une thérapie de couple et qui a continué à la suivre seule, a indiqué que celle-ci lui avait confié qu'elle subissait notamment des violences psychiques et qu'elle avait décrit un état d'épuisement et des troubles somatiques liés à cette situation. La psychologue a ajouté qu'elle avait, à l'époque, constaté que sa patiente avait des difficultés à se concentrer et à structurer ses idées, liées à un état d'épuisement nerveux et à un grand état d'angoisse.