Citation: 2C_233/2024 E. 1.2.2

1.2.2. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué que l'union conjugale du recourant avec son ex-épouse, de nationalité roumaine, a duré moins de trois ans, puisque le couple s'est marié en 2017 avant de divorcer en 2019. Un potentiel droit au maintien de l'autorisation de séjour au sens de l'art. 50 al. 1 let. a LEI - du reste non invoqué par le recourant - n'entre dès lors manifestement pas en ligne de compte en l'espèce, ce indépendamment du point de savoir si l'ex-épouse de ce dernier, poursuivie pénalement pour des crimes graves en 2018, dispose encore d'un quelconque titre de séjour lui permettant de demeurer dans le pays, aspect non éclairci dans l'arrêt attaqué. Le Tribunal cantonal a pour le reste constaté d'une manière qui lie l'autorité de céans (cf. art. 105 al. 1 LTF) que le recourant, ressortissant marocain de 32 ans, en bonne santé et plurilingue, vivait en Suisse depuis 2018 seulement, qu'il était au bénéfice d'une formation universitaire et qu'il travaillait depuis plusieurs années en tant que Cabin Crew au service d'une compagnie aérienne. On peut ainsi exclure d'emblée que sa réintégration au Maroc soit fortement compromise et que la prolongation de son autorisation de séjour puisse s'imposer pour des raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI. Le recourant ne soutient d'ailleurs pas le contraire dans ses écritures. Il s'attache avant tout à expliquer qu'il a été obligé de divorcer d'avec son ex-épouse, pour laquelle il aurait pourtant éprouvé de réels sentiments amoureux, après avoir découvert son activité criminelle, ainsi que le fait qu'elle s'était jouée de lui. Une telle déconvenue conjugale, exempte de toute violence, ne constitue cependant manifestement pas une raison personnelle majeure fondant plausiblement un droit potentiel à rester en Suisse au sens de l'art. 50 al. 1 let. b et 2 LEI, quoi que l'intéressé prétende.