Citation: 6B_589/2024 E. 4.3

4.3. C'est en vain que le recourant soutient qu'aucun élément du dossier ne permet de retenir que l'intimé aurait été alarmé ou effrayé. En effet, lorsque cet élément constitutif de l'infraction fait défaut, comme c'est le cas en espèce, celle-ci ne peut certes pas être réalisée, mais une condamnation pour tentative reste néanmoins envisageable (cf. arrêts 6B_386/2023 du 28 mars 2024 consid. 2.2; 6B_555/2021 du 29 juin 2022 consid. 3.3). Le recourant ne saurait ainsi se prévaloir de l'absence d'alarme ou d'effroi de l'intimé pour prétendre à son acquittement, puisqu'il a précisément été condamné pour avoir tenté de menacer l'intimé. Pour le reste, le recourant ne conteste nullement que ses propos étaient objectivement de nature à alarmer une personne raisonnable placée dans la même situation que l'intimé. Il s'ensuit que la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en condamnant le recourant pour tentative de menaces.