Citation: 4A_461/2022 E. 4.4

4.4. Contrairement à ce que soutient le recourant, la seule production d'une attestation de perception de prestations d'aide sociale n'est pas d'emblée suffisante pour apporter la preuve de son indigence au sens de l'art. 117 let. a CPC; cela dépend d'un examen des circonstances concrètes et des documents transmis (arrêt 4A_333/2022 du 9 novembre 2022 consid. 11.4.1, destiné à la publication, et les nombreuses références citées). En l'espèce, le recourant ne parvient pas à démontrer que la cour cantonale aurait dû retenir, sur la base de l'ensemble des éléments qu'il aurait fournis en temps utile, qu'il était indigent. Au contraire, le raisonnement de la cour cantonale n'est en aucun cas critiquable. B.________ a soulevé devant le tribunal de première instance certains éléments, notamment s'agissant de l'exercice d'une activité lucrative (non déclarée). Il appartenait ainsi au requérant, représenté par un avocat, à tout le moins de se déterminer spontanément à ce propos et de fournir au tribunal de première instance toutes les informations utiles, ce qu'il n'a pas fait. Il s'est expliqué uniquement dans le cadre de son recours auprès de la cour cantonale, puis devant le Tribunal fédéral, ce qui est de toute évidence tardif. Au demeurant, le recourant ne démontre pas que la cour cantonale aurait constaté de manière arbitraire que B.________ avait rendu vraisemblable l'exercice d'une telle activité; il n'invoque d'ailleurs même pas l'arbitraire à cet égard. En outre, il importe peu que l'autorité de conciliation lui ait accordé l'assistance judiciaire pour la procédure de conciliation. Cela n'est pas contraignant pour le tribunal de première instance (arrêt 4A_333/2022 précité consid. 11.4.2). Par ailleurs, lorsque le recourant semble reprocher à la cour cantonale elle-même de ne pas avoir prouvé qu'il n'était pas indigent, il perd de vue que c'est à lui que revient le devoir de justifier de sa situation financière et d'apporter les preuves nécessaires. Il concède d'ailleurs lui-même ne pas avoir été totalement transparent quant à sa situation financière. Enfin, le recourant, représenté par un avocat, ne fait à juste titre pas valoir qu'un délai supplémentaire aurait dû lui être imparti pour qu'il prenne position ou transmette des pièces (cf. consid. 4.1.3 supra). Ainsi, la cour cantonale était fondée à retenir que le requérant n'avait pas respecté, devant le tribunal de première instance, son obligation de fournir des renseignements exhaustifs et actuels sur sa situation et, partant, à confirmer le refus de l'assistance judiciaire.