Citation: 5A_46/2020 E. 3.1

3.1. L'autorité cantonale a jugé que l'appel, déposé contre une décision de rejet d'une requête d'interprétation, était irrecevable en vertu de l'art. 334 al. 3 CPC. Elle a refusé de convertir l'acte d'appel en recours au motif que le recourant avait agi par l'intermédiaire d'un avocat qui pouvait se rendre compte, à la simple lecture des art. 319 let. b ch. 1 et 334 al. 3 CPC, que la voie du recours était ouverte. Elle a ajouté que, en constatant la contradiction entre la voie de droit indiquée au bas de la décision querellée et celle indiquée à l'art. 334 al. 3 CPC, l'avocat, qui bénéficie de connaissances juridiques spécifiques, était en mesure de contrôler de manière sommaire laquelle des deux voies de droit était ouverte, cela d'autant plus que la jurisprudence topique à cet égard était citée dans le jugement querellé. Elle a encore précisé que, dans le doute, il pouvait déposer une écriture auprès de chaque cour dans le délai légal de contestation, de sorte qu'il ne pouvait être protégé dans sa bonne foi.