Citation: 9C_648/2023 E. 5

Ainsi que l'instance précédente l'a rappelé à juste titre, dans l'éventualité où une personne exerce simultanément plusieurs activités lucratives, indépendantes ou salariées, il faut examiner pour chacune d'elles si le revenu en découlant provient d'une activité indépendante ou salariée, même si les travaux sont exécutés pour une seule et même entreprise (cf. ATF 122 V 169 consid. 3b). Cela étant, contrairement à l'opinion de la société recourante, il importe peu de savoir si B.________ exerçait plusieurs activités lucratives à l'époque des faits, car seule la nature des relations entre la prénommée et la recourante est ici décisive. Sans violer le droit d'être entendue de la recourante, la juridiction cantonale pouvait renoncer à faire éditer les déclarations d'impôts de l'appelée en cause, pareille mesure étant inutile. En effet, ella a constaté d'une part que la demande d'affiliation de B.________ en tant qu'indépendante auprès d'une caisse de compensation avait été rejetée en juillet 2012, et d'autre part que C.________ Sàrl avait été inscrite au Registre du commerce en septembre 2013 et n'avait déclaré des salaires qu'à partir d'octobre 2014. À la suite de l'instance précédente, on peut admettre que de telles circonstances plaidaient en faveur d'une activité dépendante de B.________ dans ses rapports avec la recourante pour la période antérieure à octobre 2014 quoiqu'en dise celle-ci. Pour l'essentiel, la recourante se contente d'opposer sa propre conception de la situation à celle retenue par la juridiction cantonale, sans parvenir à démontrer que l'appréciation des juges précédents reposerait sur des motifs manifestement déraisonnables. En particulier, la recourante n'a pas établi que la juridiction cantonale aurait mal apprécié les critères pertinents en pareilles circonstances, tels que l'absence de risque économique important, d'investissement de capitaux, de charges de personnel ou de risque de pertes résultant de l'insolvabilité de clients. Si l'on tient compte en outre de la durée et de la régularité des rapports de service, ainsi que du fait que B.________ prenait des instructions auprès de la recourante, l'appréciation des premiers juges n'est pas critiquable et il n'y a pas lieu de s'en écarter. Le recours est infondé.