Citation: 5A_790/2023 E. 7.2

7.2. En l'espèce, en lien avec le chiffre I, les recourantes ne s'en prennent pas à la motivation de l'arrêt attaqué selon laquelle, premièrement, elles ne s'étaient pas prises valablement à la motivation du premier juge, et, secondement, les affirmations de la recourante n° 1 sur l'inexistence d'autres comptes n'étaient pas établies. En lien avec le chiffre II, l'argument des recourantes n'est pas pertinent puisque la question est précisément de savoir si et, le cas échéant, sur quelle base le montant de 1'250'000 fr. a été effectivement remboursé au de cujus. S'agissant du chiffre III, l'argument des recourantes selon lequel la production de documents sur l'origine des fonds ayant permis l'acquisition du lot des PPE serait exorbitante du litige méconnaît que le but des renseignements est de savoir, comme l'a relevé le premier juge, si le de cujus avait contribué au financement de l'acquisition de ce bien ou au paiement des intérêts et charges. Il porte donc précisément sur la question de savoir si ces fonds provenaient de la fortune du de cujus. Pour le reste, comme dit à titre préliminaire, les recourantes ne s'attaquent pas à l'appréciation des preuves par l'autorité cantonale (arrêt attaqué p. 23). S'agissant du chiffre IV, les recourantes ne s'attaquent pas à l'appréciation de l'autorité cantonale qui, après avoir elle-même dû corriger les références aux pièces offertes devant elle, a constaté qu'aucune d'entre elles n'indiquaient la provenance des fonds. S'agissant de la pertinence de ce fait, il suffit de renvoyer à ce qui vient d'être exposé en lien avec le chiffre III. Pour ce qui est du chiffre VI, les recourantes ne s'attaquent pas aux constatations de l'autorité cantonale selon lesquelles, aux termes du contrat de vente, ce sont les époux, et non la recourante n° 1 comme elle l'affirme dans son recours sans présenter de critique démontrant l'arbitraire dans l'établissement des faits, qui ont acquis les actions pour le montant de 8'000'00 fr. et que les deux pièces disponibles à cet égard non seulement ne démontraient pas le contraire mais avaient dans tous les cas une valeur probante limitée. En lien avec le chiffre VII, les recourantes ne font qu'opposer leur propre appréciation du courrier du 12 juin 2013 que l'autorité cantonale a toutefois considéré insuffisant à démontrer le montant exact des travaux. Par ailleurs, l'argument selon lequel les intimés n'auraient pas contesté ce montant est inexact, ceux-ci ayant certes reconnu avoir reçu ce courrier mais considéré que celui-ci était insuffisant. Quant au reproche selon lequel les intimés auraient dû s'informer auprès du de cujus de son vivant, il est tout simplement inconsistant. C'est bien au moment du partage que les besoins de renseignements surviennent, en fonction des biens entrant dans la succession et des rapports entre les héritiers. Pour ce qui est des chiffres VIII et IX, les recourantes se bornent à affirmer que le de cujus n'a octroyé aucune libéralité ni prêt à la recourante n° 1. Quant à la référence au contrat de mariage, elles se méprennent sur la portée de celui-ci: ce n'est pas parce que les époux sont libres de déterminer à quelle masse un bien appartient que toute libéralité ou prêt à cet égard serait exclu entre eux. Enfin, s'agissant du chiffre XI, les recourantes ne s'attaquent pas aux constatations de l'autorité cantonale qui a retenu que les actifs au sujet desquels les renseignements sont demandés appartiennent soit à la recourante n° 1, soit à la succession. Elles ne remettent pas davantage en cause le principe du droit des héritiers d'obtenir des renseignements sur le patrimoine du défunt et sur l'évolution de ce patrimoine auprès des tiers qui détiennent celui-ci (cf. ATF 132 III 677 consid. 4.2.4). Par ailleurs, leur argument sur la nature interne des documents demandés va à l'encontre de l'essence même du droit aux renseignements envers le tiers qui vise à obtenir des pièces que celui-ci détient en raison des relations qu'il entretenait avec le défunt. Au demeurant, elles n'invoquent aucune règle protégeant la divulgation de ces documents. Pour le reste, les recourantes reprennent des critiques déjà tranchées en lien avec l'examen des autres injonctions. Il suit de là que le grief des recourantes, reposant principalement sur une appréciation des preuves s'écartant, de manière appellatoire, de celle de l'autorité cantonale, est irrecevable.