Citation: 6B_866/2022 E. 3.2.2

3.2.2. Le recourant remet en cause l'appréciation cantonale au sujet de la vengeance et de la jalousie de l'intimée. Selon lui, la possibilité que l'intimée ait pu exagérer un élément constitutif objectif de l'infraction (la contrainte) dans le but de nuire au recourant susciterait un doute suffisamment sérieux qui devrait lui bénéficier. Les circonstances que le recourant tente de mettre en avant ne contrebalancent guère l'appréciation cantonale, qui n'est pas insoutenable en tant qu'elle se fonde sur plusieurs éléments, par ailleurs exposés de manière circonstanciée (cf. arrêt entrepris, p. 27 ss). A ce titre, la cour cantonale a bien pris en compte le fait que l'intimée en avait beaucoup voulu au recourant (épisode des graffitis). Elle a toutefois exposé que le dépôt de plainte ne pouvait être imputé à une colère née de ce que le recourant aurait mis fin à leur relation vu le temps qui s'était écoulé avant qu'elle y procède. Les éléments énumérés par le recourant échouent à démontrer l'arbitraire de cette appréciation. Le recourant ne démontre pas plus en quoi l'appréciation cantonale serait insoutenable s'agissant de la supposée jalousie. A cet égard, la cour cantonale n'a pas omis de relever que l'intimée avait admis avoir déposé plainte parce qu'elle avait appris que le recourant s'en était pris à d'autres élèves, ce qui à ses yeux était un gage de sincérité. La cour cantonale a du reste bien considéré la possibilité d'un bénéfice secondaire pour l'intimée, en l'occurrence pour un aspect de ses déclarations consistant en l'hypothèse d'en rajouter en évoquant un unique épisode de rapport sexuel poursuivi malgré son refus. Elle a toutefois dûment exposé les motifs pour lesquels elle a retenu que l'intimée avait forgé sa conviction (selon laquelle le recourant avait exploité son statut avec d'autres clientes du club) de bonne foi à la suite des échanges avec les témoins précités, et non pas qu'elle lui en avait voulu de s'être intéressé à d'autres filles qu'elle, admettant qu'elle avait tout au plus exagéré en évoquant une vingtaine de femmes. Le recourant ne démontre pas en quoi la cour cantonale aurait arbitrairement conclu, à l'aune des éléments examinés, que l'hypothèse envisagée était dès lors ténue et revêtait peu de poids au regard de la crédibilité globale de l'intimée, laquelle était forte y compris pour le viol. En affirmant que la cour cantonale se serait basée sur des éléments circonstanciels n'ayant aucun lien avec le viol allégué, citant notamment à l'appui de son grief des extraits de l'arrêt cantonal qui n'ont pas trait à sa condamnation pour viol, le recourant procède de manière appellatoire. Le recourant ne démontre pas plus, eu égard aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, en quoi la cour cantonale aurait violé le principe in dubio pro reo en qualifiant le doute qui pouvait subsister de théorique. Ses critiques sont rejetées dans la mesure de leur recevabilité.