Citation: I 546/05 11.05.2006 E. A

Depuis son arrivée en Suisse en 1982, O.________, né en 1949, a principalement travaillé comme ouvrier temporaire dans le domaine de la construction ou en usines. En arrêt de travail dès le début avril 1999, il a requis des prestations de l'assurance-invalidité le 15 janvier 2001. En cours d'instruction, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: l'Office AI) a recueilli l'avis du médecin traitant, le docteur P.________. Celui-ci a diagnostiqué des rachialgies diffuses et a noté l'existence de poussées d'hypertension, d'une symptomatologie subjective de syndrome lombo-vertébral, ainsi que d'une insuffisance respiratoire causée par la surcharge pondérale observée; ces affections autorisaient toutefois l'exercice d'une activité adaptée limitant les efforts et le port de charges (rapport du 28 juin 2001). L'administration a également mandaté plusieurs experts. Ainsi, la doctoresse M.________, médecin interniste et rhumatologue FMH, a fait état de cervico-brachialgies dans le cadre d'une cervicarthrose modérée prédominant au segment inférieur sans évidence d'atteinte neurologique, de dorso-lombosciatalgies chroniques dans le cadre d'une altération dégénérative de même localisation avec discopathie L5-S1 sans évidence de syndrome radiculaire irritatif ou déficitaire et d'obésité; l'excès pondéral, associé au tabagisme chronique, étaient probablement responsables des difficultés respiratoires (dyspnée; rapport d'expertise du 8 décembre 2001). Constatant encore la grande discordance entre l'intensité des douleurs, leur étendue, l'absence de réponse aux traitements et la relative bénignité des atteintes organiques décelées, elle soupçonnait l'existence d'un syndrome douloureux somatoforme persistant, ce qui a été confirmé par les docteurs U.________ et A.________, psychiatres auprès du Centre psycho-social X.________ (rapport d'expertise du 19 août 2002). Au regard de ce qui précède, la doctoresse M.________ estimait que la capacité résiduelle de travail dans la profession antérieure, dont la reprise n'était pas souhaitable, s'élevait à 30 %, mais qu'une activité légère, évitant le port de charges lourdes, le port répété de charges moyennement lourdes, les mouvements de rotation et de flexion antérieure du tronc, ainsi que les positions statiques prolongées, pouvait être exercée à plein temps, avec des rendements normaux. Les docteurs U.________ et A.________ évaluaient ladite capacité, au moment de l'expertise, dans un environnement rassurant et calme, à 50 %. Le docteur S.________, pneumologue FMH, a mis en évidence un syndrome des apnées du sommeil, exclu l'origine asthmatique de la dyspnée et rapporté des plaintes afférentes au genou droit; l'incapacité de travail découlant des problèmes respiratoires, difficile à évaluer en raison du traitement en cours, ne devait en tout état de cause pas dépasser le 50 % (rapport du 10 septembre 2003). Outre un résumé de la situation médicale de son patient, le docteur R.________, médecin traitant, a signalé une cardiopathie hypertensive révélée par des investigations cardiologiques récentes; il concluait à l'incapacité totale de travail comme ouvrier du bâtiment et doutait même que O.________ possédât les ressources nécessaires pour exercer une activité légère (rapport du 16 mai 2003). Par décisions des 30 janvier et 23 mars 2004, confirmées sur opposition le 6 juillet 2004, l'Office AI a octroyé à l'assuré un quart de rente fondé sur un taux d'invalidité de 45 %.