Citation: 6B_196/2020 E. 2.2

2.2. En l'espèce, il est constant, sans qu'il y ait matière à envisager le complément d'état de fait (cf. art. 99 al. 1 LTF, respectivement art. 105 al. 2 LTF) que la recourante juge nécessaire, que l'ordonnance de non-entrée en matière du 2 avril 2019 contient un bref résumé de la teneur des accusations formulées par elle dans le cadre de sa plainte pénale, tout en mentionnant qu'elle a produit diverses pièces à l'appui de celle-ci, dont le contrat conclu le 19 septembre 2014. Il est également constant que la recourante n'a pas discuté ces brefs éléments de fait dans le cadre de son recours interjeté devant la cour cantonale, étant au demeurant relevé que cette dernière disposait, en tant qu'autorité de recours (art. 13 let. c CPP), d'une pleine cognition en fait et en droit (cf. art. 391 al. 1 et 393 al. 2 CPP; parmi d'autres: arrêt 6B_290/2020 du 17 juillet 2020 consid. 2.2 et les références citées). Cela étant, il est patent que l'ordonnance de non-entrée en matière du 2 avril 2019 renvoie, quoique succinctement, aux allégués de la recourante. Il est ainsi manifeste que le ministère public a conduit son raisonnement juridique sur cette base, avant de rendre son ordonnance de non-entrée en matière, en l'occurrence fondée sur les art. 310 al. 1 let. a, b et c CPP, en lien avec les art. 8 al. 3 et 4 CPP. Pour sa part, la cour cantonale n'a administré aucune preuve ni n'a procédé à aucune mesure d'instruction. Bien que la recourante lui reproche d'avoir établi les faits sans débat contradictoire, la cour cantonale s'est en réalité limitée, pour l'essentiel, à reprendre et à expliciter de manière synthétique la teneur de différentes pièces produites par la recourante à l'appui de la plainte pénale, en particulier le contrat du 19 septembre 2014, auquel l'ordonnance de non-entrée en matière faisait globalement référence. En ce sens, c'est à tort que la recourante invoque une extension du cadre des débats sur le plan factuel voire un état de fait différent et qu'elle prétend avoir été privée de la faculté de se déterminer sur ce point. Il n'en va pas différemment en ce qui concerne la discussion sur le plan juridique, puisque qu'elle a eu pour objet l'application de l'art. 310 CPP en lien avec les accusations portées par la recourante sous l'angle des art. 146 CP, 138 CP, ainsi que des art. 5 let. a et 23 LCD. Le cadre juridique considéré par la cour cantonale n'est donc pas différent de celui pris en compte par le ministère public. On ne peut dès lors pas retenir que la recourante se serait trouvée prise au dépourvu par la prise en compte d'éléments factuels ou juridiques nouveaux, ni que le litige aurait pris une tournure inattendue pour elle en raison d'un motif invoqué d'office. Le grief de violation du droit d'être entendu que soulève la recourante se révèle par conséquent mal fondé. Au surplus, son grief concernant l'existence d'un déni de justice, tel qu'articulé, n'a pas de portée propre et doit lui aussi être rejeté.