Citation: 6B_416/2023 E. 2.4

2.4. La motivation cantonale n'est toutefois pas insoutenable et ne peut donc pas être qualifiée d'arbitraire. Comme relevé, la cour cantonale a expressément souligné que le recourant savait quelles obligations lui incombaient si des circonstances inattendues débouchaient sur des écarts entre les plans du projet autorisé le 19 septembre 2017. On comprend en outre, à la lecture de l'arrêt querellé, que la cour cantonale a, certes de manière implicite mais néanmoins claire, considéré que le recourant avait eu connaissance de telles circonstances inattendues, s'agissant de la nécessité d'avoir à effectuer un apport de chaille et de tout-venant pour pallier les conséquences d'un affleurement d'eau provenant de la nappe phréatique à la suite des travaux de terrassement. Sur cette base, il n'était pas insoutenable, respectivement arbitraire, de retenir qu'il incombait au recourant de s'assurer que ces circonstances, impliquant immanquablement une élévation du niveau du sol, ne conduisent pas à l'édification d'un bâtiment dont la conformité aux plans, respectivement aux cotes concernées, n'était plus assurée. Dès lors que les travaux se sont poursuivis jusqu'à ce que la situation soit dénoncée par un tiers, la cour cantonale était en outre fondée à reprocher au recourant de ne pas être intervenu et de s'être accommodé de la situation. Elle était par conséquent fondée, en d'autres termes, sur le plan objectif, de retenir que le recourant s'était abstenu d'intervenir pour s'assurer que les circonstances inattendues constatées et la façon d'y remédier ne donnent pas lieu aux irrégularités finalement constatées, avec à la clé une construction dont certaines cotes divergeaient de celles figurant sur les plans approuvés par le permis de construire. Il n'était pas non plus insoutenable de considérer, dans ces circonstances, sur le plan subjectif, que le recourant avait conscience de cette situation et qu'il s'en était accommodé, au point qu'un comportement - une omission - par dol éventuelle doit lui être imputé. Au vu de ce qui précède, la solution retenue par l'autorité cantonale ne s'avère pas déraisonnable ou manifestement contraire au sens et au but des art. 61 LC/VS et 12 al. 2 CP appliqué à titre de droit cantonal supplétif. C'est donc en vain que le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement retenu à son encontre un comportement intentionnel ou d'avoir violé la présomption d'innocence. Ses griefs, mal fondés, doivent par conséquent être rejetés.