Citation: 6B_859/2022 E. 3.4

3.4. La cour cantonale a considéré qu'en déclarant, d'une part, lors de son audition du 12 mars 2018 et dans sa plainte pénale du 11 mars 2018, que l'intimée 2 lui avait caressé le visage, l'avait enlacé et avait voulu lui toucher les parties intimes le soir du 3 mars 2018 et, d'autre part, en maintenant ses accusations lors des auditions suivantes, le recourant avait accusé l'intimée 2 d'avoir commis plusieurs infractions à caractère sexuel, alors que celle-ci était innocente en ce qui concerne ces faits. La cour cantonale a également considéré qu'en déposant plainte contre l'intimée 2 pour dénonciation calomnieuse alors qu'il avait été reconnu coupable lui-même de contrainte sexuelle, il avait également dénoncé une personne qu'il savait innocente. Il en allait de même s'agissant du reproche de complicité de tentative d'assassinat dès lors qu'elle n'était pas impliquée dans l'altercation qui s'était déroulée entre lui-même et l'intimé 3. De plus, le recourant savait que ses affirmations et accusations étaient fausses. Partant, il s'était rendu coupable de dénonciation calomnieuse envers l'intimée 2. S'agissant de la dénonciation pénale déposée contre l'intimé 3, la cour cantonale a considéré que l'on ne saurait lui reprocher la qualification de lésions corporelles plutôt que de voies de fait. Il en allait de même, en l'état, pour les autres infractions pour lesquelles une ordonnance de suspension a été prononcée. En revanche, la dénonciation pénale pour tentative d'assassinat devait être considérée comme une dénonciation calomnieuse vu la disproportion flagrante, abusive et injustifiée entre le déroulement réel des faits, les lésions subies d'une part, et la dénonciation d'autre part. On ne discernait en effet aucun élément permettant au recourant de croire que l'intimé 3 voulait attenter à sa vie. La cour cantonale a ainsi confirmé la condamnation du recourant s'agissant de ce volet.