Citation: K 88/05 01.09.2006 E. 4

Le litige porte également sur les prestations dont la recourante demande le remboursement à l'intimée. 4.1 S'agissant de l'orthèse lombaire, la recourante, qui se réfère à la feuille de prescription de matériel orthopédique datée de décembre 2002, fait valoir que celle-ci a été achetée en 2002 et qu'il y a lieu de la porter en déduction de sa franchise pour l'année 2002. Selon l'art. 103 al. 3 OAMal, la date du traitement est déterminante pour la perception de la franchise et de la quote-part. Est ainsi déterminant, ainsi que le relève avec raison le premier juge en se référant à la doctrine (Gebhard Eugster, Krankenversicherung, in: Schweizerisches Bundesverwaltungsrecht [SBVR], Soziale Sicherheit, p. 187 ch. 324 et la note de bas de page n° 842), le moment effectif de la prestation, respectivement le moment de la remise du moyen ou de l'appareil. En l'espèce, il n'est pas contesté que la livraison de l'orthèse lombaire est intervenue le 16 janvier 2003. C'est dès lors à juste titre que l'intimée a imputé cette prestation sur l'année 2003. 4.2 En ce qui concerne les lunettes médicales prescrites par le docteur M.________, spécialiste FMH en maladies-chirurgie des yeux, l'intimée a pris en charge un montant de 200 fr. au titre de l'assurance obligatoire des soins, moins la participation de 20 fr. Le ch. 25.01.02.00.1 de la Liste des moyens et appareils (LiMA) prévoit un montant de 200 fr. tous les cinq ans pour les verres de lunettes/lentilles de contact, dès la 19e année. La recourante est d'avis que SUPRA pourrait faire un geste. Toutefois, s'agissant du montant de 200 fr. dû au titre de l'assurance obligatoire des soins, la caisse est liée par le ch. 25.01.02.00.1 LiMA, qui institue une limitation tous les cinq ans. Autre est la question des prestations dues au titre de l'assurance complémentaire Natura, pour laquelle la Cour de céans n'est pas compétente. 4.3 En ce qui concerne la question de la prise en charge des supports plantaires, la recourante laisse au Tribunal fédéral des assurances le soin d'apprécier. La Cour de céans n'a pas de raison de s'écarter sur ce point du jugement attaqué. Il en ressort que les supports plantaires, qui ne figurent pas dans la LiMA, ne sont pas à la charge de l'assurance obligatoire des soins. 4.4 Enfin, s'agissant des soins dentaires, l'intimée relève avec raison que la recourante n'apporte aucun élément justifiant la prise en charge du traitement par l'assurance obligatoire des soins. Dans la mesure où l'assurée fait remarquer qu'elle est au bénéfice d'une assurance complémentaire Dentis depuis de nombreuses années, cela sort du pouvoir d'examen de la Cour de céans.