Citation: 4C.380/2005 28.11.2005 E. 1

Banque X.________ SA (ci-après: la Banque) est un établissement bancaire genevois. Par contrats du 4 septembre 2000, elle a engagé cinq personnes provenant d'un autre établissement bancaire, au nombre desquelles figuraient G.________ et S.________. Ces deux personnes sont entrées en fonction le 1er janvier 2001. Leurs rapports de travail ne pouvaient s'éteindre que le 30 juin 2003 au plus tôt, sauf résiliation immédiate justifiée. 1.1 En février 2002, le directeur général de la Banque a signifié leur congé immédiat à G.________ et à S.________. Le 14 mars 2002, G.________ a assigné la Banque devant la juridiction prud'homale genevoise. Du chef de son licenciement immédiat, qu'il estimait injustifié, il a réclamé le paiement de 379'165 fr. brut, à titre de salaire et d'indemnité de vacances jusqu'à l'expiration de la durée contractuelle des rapports de travail, de 100'000 fr. brut à titre de bonus pour l'année 2002 et de 130'000 fr. net, à titre d'indemnité au sens de l'art. 337c al. 3 CO, le tout avec intérêts à 5% l'an dès le 11 février 2002. Le demandeur a, en outre, requis la délivrance d'un certificat de travail. 1.2 La Caisse Z.________ est intervenue au procès pour faire valoir la subrogation à concurrence des indemnités versées par elle au demandeur. S.________ a également ouvert action contre la défenderesse. Les deux procédures, bien qu'elles n'aient pas été formellement jointes, ont fait l'objet d'une instruction commune. 1.3 Par jugement du 17 décembre 2002, le Tribunal des prud'hommes du canton de Genève a condamné la défenderesse à payer au demandeur la somme brute de 379'165 fr., sous déduction de la somme nette de 43'125 fr. 90 à verser à l'intervenante, ainsi qu'une indemnité de 43'333 fr. 35 net, les montants alloués au demandeur portant intérêts à 5% l'an dès le 11 février 2002. 1.4 Saisie d'un appel principal de la défenderesse et d'un appel incident du demandeur, la Cour d'appel des prud'hommes, statuant par arrêt du 1er mars 2004, a confirmé le jugement de première instance, en tenant compte du montant actualisé des prétentions récursoires de l'intervenante, sauf en ce qui concerne l'indemnité pour licenciement injustifié qu'elle a augmentée pour la fixer à 80'000 fr., soit l'équivalent de quatre mois de salaire. 1.5 Par arrêt du 24 août 2004, le Tribunal fédéral a rejeté, dans la mesure où il était recevable, le recours en réforme interjeté par la défenderesse contre l'arrêt de la Cour d'appel (cause 4C.208/2004).