Citation: 6B_1396/2022 E. 3

Invoquant, à titre subsidiaire, une erreur sur l'illicéité, les recourants soutiennent qu'ils étaient fondés à croire que leur domicile se trouvait à U._________ compte tenu des mandats politiques que E.C._________ avait endossés au sein de cette commune sans que personne n'y trouve rien à redire. Les certificats d'origine délivrés par le préposé du Contrôle des habitants u._________ étaient également propres à les conforter dans cette erreur. De plus, il était pertinent de considérer que le recourant avait décidé de retirer sa candidature aux élections communales du 25 novembre 2018 après qu'un citoyen u._________ avait émis un doute sur sa domiciliation à U._________ et donc sa qualité pour être élu, car cela confirmait qu'il avait de toute bonne foi considéré jusqu'alors qu'il pouvait prendre part aux votations, aux élections, et recourir contre un scrutin (il avait pris part au recours contre le résultat du vote du 18 juin 2017). Enfin, ce n'était pas parce que la votation du 18 juin 2017 était particulièrement importante et sensible que les recourants auraient subitement dû se poser de manière plus intense une éventuelle question s'agissant de leur légitimité à participer au vote. C'était précisément le contraire, soit le fait d'avoir participé sans que cela ne pose le moindre problème à quiconque à des votations et des élections sur une très longue période de 7 ans dans la ville de U._________ qui avait rendu leur erreur sur leur domiciliation politique inévitable.