Citation: 9C_103/2020 E. 3.2

3.2. Quoi qu'en dise le recourant, le Tribunal cantonal s'est déterminé sur le grief de prévention, apportant des réponses pertinentes et convaincantes aux critiques du recourant. Avec l'instance précédente, il convient ainsi d'admettre que les propos incriminés de l'expert relèvent de constatations qu'il a effectuées dans le cadre de l'accomplissement de son mandat d'expertise orthopédique, qu'il a ensuite consignées dans son rapport. Ses observations effectuées au cours de l'expertise concernant par exemple le port et le poids du sac de radiographies figurent au nombre des éléments que l'expert était en droit de mentionner pour que son rapport soit complet. Il s'agit en effet de constatations relatives au comportement de l'assuré quant à l'utilisation de ses membres supérieurs, en particulier le bras gauche. Ces constatations n'étaient pas de nature à douter de l'impartialité de l'expert ni, au demeurant, à fausser son appréciation de la situation orthopédique. En ce qui concerne ensuite l'épisode du rangement de la chaise, le docteur B.________ s'en est expliqué dans sa prise de position du 3 octobre 2015 sans qu'on puisse en déduire un comportement agressif ou vexatoire de sa part. Quant à la mention par l'expert de déclarations de l'assuré sur le refus de mesures de réadaptation et la nécessité financière d'une rente, la juridiction cantonale a expressément retenu qu'elles étaient contestées par le recourant, voire fondées sur d'autres pièces du dossier, et en a nié à juste titre l'influence sur les conclusions du médecin quant à la capacité de travail de l'assuré. En tout état de cause, l'expert a également fait état, dans la même rubrique "remarques de l'assuré", des plaintes du recourant quant aux douleurs à l'épaule gauche. On comprend dès lors bien que les démarches de l'assuré auprès de l'intimé étaient fondées sur l'aggravation de son état de santé. Dans leur ensemble, la transcription - contestée - des propos de l'assuré ne revêtait pas un caractère tendancieux. Le grief tiré de la partialité de l'expert n'est pas fondé. Pour le surplus, le recourant n'invoque aucun argument susceptible de remettre en cause les observations cliniques de l'expert concernant la situation orthopédique; il ne contredit pas non plus les conclusions de l'expertise relatives au diagnostic et aux limitations fonctionnelles. A défaut de grief sur ce point, il n'y a pas lieu de s'écarter des constatations de la juridiction cantonale fondées sur les conclusions du docteur B.________ ni de faire compléter l'instruction.