Citation: 9C_74/2008 17.07.2008 E. 3

Le Tribunal cantonal des assurances sociales a constaté que l'office AI s'était rangé à l'opinion défendue à l'époque par les médecins traitants de l'assuré, les docteurs K.________ (rapports des 17 novembre 1998 et 11 janvier 1999) et C.________ (rapport du 26 avril 1999), ainsi que par le docteur S.________, médecin de l'AI (avis médical du 1er février 1999), selon laquelle l'assuré pouvait exercer une activité de serveur de machines à 50 %. S'il est vrai que cette appréciation pouvait paraître généreuse dans la mesure où les experts du Centre X.________ avaient conclu à une capacité de travail complète (rapport du 6 mai 1996) et le docteur L.________, médecin-conseil de l'AI, à une baisse de rendement de 25 % (avis médical du 25 juin 1996), cette appréciation ne pouvait néanmoins être qualifiée de manifestement erronée. Dans sa décision du 23 novembre 2006, l'office AI a procédé en réalité à une nouvelle appréciation de la situation après un examen plus approfondi des faits, ce qui ne constituait pas un motif valable de reconsidération. Quant au calcul du degré d'invalidité auquel s'était livré l'office AI à l'époque de la décision initiale d'octroi de la rente, il n'était pas critiquable. Bien qu'il n'existât aucun motif de révision ou de reconsidération de la décision initiale d'octroi de la rente, la rente entière d'invalidité accordée à l'assuré devait néanmoins être remplacée par un trois-quarts de rente, compte tenu de la modification de l'échelonnement des rentes résultant de l'entrée en vigueur le 1er janvier 2004 des dispositions de la novelle du 21 mars 2003 modifiant la LAI (4ème révision).