Citation: 6B_170/2018 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a exposé de manière précise et convaincante les motifs pour lesquels elle a accordé foi à la version des faits donnée par la victime. Elle a notamment indiqué que la jeune fille s'était confiée à plusieurs personnes dans les heures et les jours suivant les faits et qu'elle a immédiatement parlé de viol (jugement attaqué, p. 23 ch. 4.3). La cour a aussi relevé que le temps qu'elle a mis pour se confier à sa mère puis pour porter plainte s'explique aisément par la honte ressentie d'une part et par la crainte que lui inspiraient ses agresseurs d'autre part. Par ailleurs, la victime a fait un récit cohérent, a fourni de nombreux détails et les éléments qui étaient vérifiables ont été confirmés par des témoins. Enfin, la cour cantonale a noté que la jeune fille avait relaté les faits le plus objectivement possible, sans chercher à se victimiser davantage ni à charger excessivement les prévenus, admettant s'être laissée faire et avoir fait semblant d'aimer de peur d'être frappée. L'argumentation du recourant consiste pour l'essentiel à chercher à substituer sa propre version des faits à celle retenue par la cour cantonale sans toutefois montrer en quoi celle-ci serait insoutenable. Il se prévaut pour l'essentiel de l'attitude de la victime au cours de la soirée et du fait qu'elle a accepté de rentrer avec les trois prévenus. Selon lui, le fait qu'elle ait à un moment donné été dans les bras de D.D.________ constitue à n'en pas douter un élément permettant de soutenir qu'elle était disposée à entretenir des rapports intimes ce jour-là. Non seulement le recourant se fonde sur l'attitude de la victime envers une autre personne, mais de plus il part de la prémisse que le fait d'avoir passé une partie d'une soirée dans les bras d'un garçon implique l'accord d'entretenir à l'issue de celle-ci des relations sexuelles avec lui et deux de ses amis. Son argumentation est non seulement totalement déplacée et téméraire mais également dénuée de pertinence pour déterminer si la relation entretenue avec lui était librement consentie. Elle est en outre de nature largement appellatoire et, enfin, impropre à remettre en question l'appréciation des preuves à laquelle a procédé la cour cantonale.