Citation: 7B_139/2024 E. 2.3.3

2.3.3. Au reste, en tant que le recourant fonde la recevabilité de son recours sur son intérêt juridiquement protégé à obtenir le constat immédiat du caractère inexploitable des enregistrements et des données provenant du téléphone mobile et de la carte SIM séquestrés, son argumentation ne saurait être suivie. L'exploitabilité des moyens de preuve en question dépend en effet de l'issue de la procédure de levée des scellés encore pendante, au terme de laquelle le TMC statuera sur leur sort, conformément à l'art. 248 CPP notamment. On ne se trouve dès lors pas dans la configuration, décrite dans la jurisprudence, dans laquelle un justiciable serait renvoyé à invoquer devant le juge du fond des griefs susceptibles de démontrer l'inexploitabilité manifeste de moyens de preuve (cf. consid. 2.1.2 supra). Aussi, le recourant doit attendre toute éventuelle décision de levée de scellés pour déférer la cause au Tribunal fédéral qui, en tant que cour suprême, ne connaît en principe qu'une seule fois de la même affaire (cf. art. 93 al. 3 LTF; ATF 133 III 629 consid. 2.1).