Citation: 1C_619/2023 E. 2

Les recourants reprochent à la cour cantonale d'avoir commis un déni de justice (art. 29 al. 1 Cst.) en omettant d'élucider un fait décisif au regard de l'art. 37 al. 2 RCATC, soit la déclivité de la parcelle. Ils invoquent par ailleurs une constatation arbitraire des faits en tant qu'ils auraient démontré, calculs à l'appui, que la pente moyenne pertinente serait de 12.6 %, voire en réalité de 12.1 % si les erreurs constatées étaient corrigées et les points relevés sur les limites parcellaires. Subsidiairement, les recourants se plaignent d'une violation de leur droit d'être entendus (art. 29 al. 2 Cst.) en tant que la cour cantonale se serait fondée sur l'avis de l'assesseur spécialisé (ingénieur géomètre) selon lequel la pente présente des valeurs entre 13 % et 17 % suivant les points pris en considération; ils lui reprochent, d'une part, de ne pas avoir soumis préalablement ces points ou ces valeurs pour détermination et, d'autre part, de ne pas avoir fait figurer les points de mesures et calculs dans le jugement entrepris. Enfin, les recourants font grief à l'instance précédente d'avoir retenu de manière inattendue que ce bien-fonds s'inscrivait dans un secteur de la commune de Pully présentant notoirement une pente importante, alors même que ce secteur n'avait jamais été évoqué par l'autorité communale.