Citation: 6B_491/2021 E. 2.2.1

2.2.1. La cour cantonale a retenu que l'intimé 2 avait procédé à la dévitalisation des dents 24 et 25. Selon les spécialistes, ce geste était susceptible de les fragiliser. Aucun n'avait toutefois contesté l'absence de lien de causalité avec leur extraction. Tant le Dr G.________ que l'expert avaient par ailleurs nié que ces traitements aient pu avoir été la source des douleurs dont se plaignait la recourante, le premier soupçonnant déjà une origine parafonctionnelle, le second précisant que des douleurs réactionnelles étaient possibles en présence d'un traitement radiculaire, mais ne persistaient en principe que quelques jours, des douleurs plus durables pouvant résulter d'un traitement très gravement inadéquat, ce qui n'était pas le cas en l'occurrence. La pose du pont sur la dent 27 sans l'avoir traitée au préalable avait eu pour seule conséquence, selon l'expert, qu'il avait fallu enlever le dispositif pour procéder au traitement. Le fait que la Dresse F.________ eût ensuite dû extraire cette dent - ce qui était adéquat en cas d'échec du traitement - était quant à lui assez courant et ne posait aucun problème, qu'il soit esthétique, fonctionnel ou mécanique. Ce geste n'avait en outre rien à voir avec les actes reprochés aux intimés et devait sans doute être mis en lien avec un très ancien traitement. L'inclusion de la dent 24 dans le pont avait eu, toujours selon l'expert, pour seule conséquence qu'en cas de problème, il fallait démonter tout le pont, ce qui exigeait davantage de travail. Deux praticiens avaient certes évoqué le fait que la longueur du pont pouvait provoquer des douleurs par les tensions entraînées; l'intimé 2 avait lui aussi admis que ces tensions pouvaient être une explication. Le Dr G.________ avait toutefois écarté cette hypothèse, ajoutant que les douleurs dont se plaignait encore la recourante n'avaient pas d'explication somatique évidente. Dans ses expertises, le Dr H.________ s'était limité à indiquer que les données scientifiques et cliniques préféraient la construction de ponts limitant le nombre de dents piliers, leur survie étant statistiquement supérieure, et que la conjonction d'une dévitalisation, suivie de la pose d'un pont, puis d'un pont provisoire, pouvait provoquer les douleurs, sans toutefois qu'il puisse se prononcer sur ce point, lui aussi ayant relevé que les douleurs dont se plaignait la recourante étaient difficiles à objectiver, sans signe radiologique permettant de formuler un diagnostic précis, et qu'une cause extra-dentaire devait être investiguée. Il en résultait que la seule atteinte à l'intégrité physique de la recourante qui pouvait être objectivée était la dévitalisation de deux dents, ce qui ne pouvait constituer une lésion grave. L'inclusion dans le pont des dents 24 et 27, sans traiter cette dernière au préalable, n'avait, elle, occasionné aucune atteinte particulière, si ce n'était éventuellement la nécessité d'une dépose, puis d'une repose du pont. Quant aux douleurs ressenties par la recourante, le lien de causalité, tant naturelle qu'adéquate, avec le traitement prodigué par l'intimé 2, n'était pas établi (cf. arrêt attaqué, consid. 4.2.1 p. 25 s.).