Citation: 1C_87/2024 E. 4.2

4.2. Contrairement à ce que semblent soutenir les recourants, la Cour de justice ne retient pas que ces derniers auraient eu connaissance, avant la signature de leur convention de formation le 19 décembre 2017, des informations relatives à l'accord trouvé entre les syndicats de police et le Conseil d'État. La cour cantonale se contente en effet, sans arbitraire, de retenir qu'aucune assurance s'agissant d'un futur engagement dans la police n'était donnée par l'État au moment de la signature de la convention de formation et, partant, qu'aucune assurance s'agissant des conditions d'un tel engagement n'était donnée (cf. également à ce sujet arrêt 8C_682/2019 du 2 septembre 2020 consid. 6.3). Au surplus, la Cour de justice retient que les recourants disposaient de l'ensemble des informations pertinentes au moment de leur engagement subséquent dans la police. Les recourants reprochent également à la cour cantonale de ne pas avoir retenu qu'ils avaient pris des dispositions particulières en lien avec l'indemnité. À cet égard, ils se contentent toutefois de renvoyer aux déclarations d'un des recourants, qui affirme avoir dû se serrer la ceinture et s'être senti obligé de s'engager dans la police. Les recourants n'indiquent pas non plus que l'absence de l'indemnité litigieuse les aurait fait renoncer à s'engager dans la police une fois leur formation effectuée. On peine ainsi à comprendre en quoi l'autorité précédente aurait fait preuve d'arbitraire en retenant que les recourants n'alléguaient pas des dispositions particulières qu'ils auraient prises. Au vu de ce qui précède, il n'y a pas lieu de s'écarter des constatations de fait établies par l'instance précédente. Le grief d'établissement arbitraire des faits est rejeté.