Citation: 7B_1148/2024 E. 5

Pour contester la prétendue absence de notification des avis d'audience concernés à leur adresse en Suisse, les recourantes auraient en réalité dû recourir auprès du Tribunal fédéral contre la décision contenue dans le courrier qui leur a été adressé le 24 septembre 2024 par la Cour d'appel. Si elles citent ce courrier dans les annexes à leur recours, les recourantes ne l'ont toutefois pas produit avec celui-ci. Il y a lieu d'ajouter qu'il n'y avait en l'occurrence pas lieu de procéder selon l'art. 42 al. 5 LTF et de les inviter à produire la décision précitée. La décision du 24 septembre 2024 ne met en effet pas fin à la procédure pénale et revêt donc un caractère incident. Si elles avaient voulu recourir contre cette décision, il aurait dès lors incombé aux recourantes d'alléguer et d'établir le risque que celle-ci puisse leur causer un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, à savoir un dommage de nature juridique qui ne puisse pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision favorable (cf. ATF 149 II 170 consid. 1.3; 147 III 159 consid. 4.1; 144 IV 127 consid. 1.3.1; arrêt 7B_986/2024 du 27 décembre 2024 consid. 1.1). Or le recours est muet sur ce point, de sorte que quand bien même il aurait été déposé dans le délai de recours contre la décision du 24 septembre 2024, il aurait dû être déclaré irrecevable, faute d'un recours immédiat ouvert au Tribunal fédéral. On peut préciser qu'on ne saurait affirmer qu'une décision refusant de notifier des avis d'audience à des parties à une adresse de notification différente de celles où ces parties ont leur siège soit en soi de nature à causer d'emblée un préjudice irréparable. En tout état de cause, les recourantes n'exposent pas dans quelle mesure l'autorité précédente aurait violé le droit fédéral lors de la notification des convocations aux débats prévus dès le 4 novembre 2024.