Citation: 4A_628/2017 E. B

B.a. Le 23 mars 2016, M.________ a ouvert action devant le Tribunal de première instance de Genève, concluant à ce que celui-ci interdise à X.________, sous menace de la peine prévue à l'art. 292 CP, de transmettre, de communiquer ou de porter à la connaissance de tiers, notamment le DoJ, des données la concernant ou pouvant l'identifier. La banque défenderesse s'est opposée à la demande, exposant que la demanderesse était concernée par un seul compte, qui avait déjà fait l'objet d'une procédure de voluntary disclosure auprès des autorités fiscales américaines, de sorte que le nom de celle-ci avait d'ores et déjà été communiqué. Elle a pris une conclusion subsidiaire tendant à ce que l'interdiction ne déploie d'effet qu'en relation avec le programme du DoJ et non en relation avec la transmission de données de manière générale, en particulier si elle était requise par une autorité judiciaire ou administrative suisse, notamment l'Administration fédérale des contributions (AFC). Par jugement du 27 mars 2017, le Tribunal de première instance a fait interdiction à X.________ de transmettre, de communiquer ou de porter à la connaissance de tiers ou d'Etats tiers, de quelque manière que ce soit et sur quelque support que ce soit, dans le cadre du programme du DoJ visant au règlement du différend fiscal entre les banques suisses et les USA, des données, informations ou des documents comportant le nom et/ou des données ou informations relatives à la demanderesse ou qui permettraient de l'identifier, sous la menace de la peine prévue par l'art. 292 CP. B.b. Par arrêt du 25 octobre 2017, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève, sur appel de la défenderesse, a confirmé le jugement entrepris.