Citation: 7B_522/2024 E. 2.3

2.3. En l'espèce, la cour cantonale a tout d'abord rappelé que, dans le cadre pénal, un rapport d'expertise avait été déposé en août 2021 par le Dr E.________. Le Dr C.________ avait quant à lui été chargé d'une expertise par l'APEA, dans une procédure de privation de liberté à des fins d'assistance et non dans le cadre pénal. Après la reddition du rapport d'expertise du Dr C.________ en mars 2023, le suivi de la recourante avait passé de l'APEA aux autorités pénales, de sorte qu'il se justifiait, en automne 2023, que les autorités pénales obtiennent de nouveaux renseignements sur l'état psychique de l'intéressée et les perspectives d'un traitement. Cela devait se faire dans le cadre pénal et, puisque l'expertise du Dr E.________ datait d'août 2021 et que de nombreux événements s'étaient produits dans l'intervalle, il fallait mettre en oeuvre une nouvelle expertise, ce qui avait d'ailleurs été suggéré à l'OESP par l'autorité judiciaire. Un éventuel nouvel avis du Dr C.________ ne pouvait pas remplir cette fonction et il n'était pas opportun non plus de désigner ce médecin comme expert dans le cadre pénal, dans la mesure où il s'était déjà exprimé sur la recourante dans le cadre civil. L'autorité précédente a également relevé que dans la mesure où le Dr C.________ avait indiqué suivre la recourante depuis 2002, il n'était de toute manière pas envisageable de lui demander de se prononcer en qualité d'expert, que ce soit par un avis ou un nouveau rapport, puisqu'un médecin ne pouvait généralement pas intervenir en cette qualité au sujet d'une personne qui avait été sa patiente (risque de manque d'objectivité). L'OESP avait donc mis en oeuvre la nouvelle expertise en la confiant au Dr D.________, ce qui était parfaitement adéquat. Cet expert avait déjà rendu un rapport et devait encore répondre à des questions complémentaires. Dans un tel contexte, il n'y avait pas lieu de demander un nouvel avis au Dr C.________, ni d'ailleurs de nouveaux rapports au T.________ et à V.________ de W.________, qui ne s'occupaient plus de la recourante depuis que celle-ci avait été transférée à la prison de Z.________ le 25 juillet 2023, puis à X.________ le 31 du même mois, puis à nouveau à Z.________.