Citation: 6B_273/2020 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a exposé que la recourante était l'épouse de C.________, lequel avait été placé en détention provisoire à l'automne 2013 et avait proposé au ministère public une somme de 200'000 fr. à titre de sûretés pour sa libération. Une partie de cette somme - soit 64'329 fr. 75 - devait être versée par le frère de la recourante et une autre - soit 24'198 fr. 80 - par sa mère. Le solde devait être versé par la recourante, grâce aux fonds remis par l'intimée dans ce but. La recourante avait reçu 140'000 fr. afin de payer cette caution, mais n'avait remis que 120'000 fr. à l'avocat de son époux et s'était appropriée le solde de 20'000 fr., conjointement avec C.________. Dans le cadre de sa demande de révision, la recourante avait prétendu qu'il existait des faits et moyens de preuve nouveaux. Selon ses explications, elle avait, en octobre 2013, versé en réalité 165'000 fr. au conseil de son époux, dont 25'000 fr. issus de ses propres fonds. L'intéressée ne l'avait jamais allégué au cours de la procédure, car elle se serait alors trouvée en "porte-à-faux" avec la stratégie de défense de son époux. Elle avait eu accès aux documents la disculpant le 28 juillet 2017, alors que la cause était déjà gardée à juger par la cour cantonale, raison pour laquelle elle n'avait pas produit ceux-ci. La recourante prétendait ainsi ne pas s'être appropriée les 20'000 fr. litigieux.