Citation: 4A_506/2015 E. 5

Les recourants se plaignent d'une application prétendument arbitraire, donc contraire à l'art. 9 Cst., de l'art. 331 al. 2 CPC qui habilite le juge à donner effet suspensif à une demande de révision. D'après la jurisprudence relative à l'art. 106 al. 2 LTF, lequel concerne la motivation du recours pour violation de droits constitutionnels, celui qui se plaint d'arbitraire n'est pas autorisé à simplement contredire la décision attaquée par l'exposé de ses propres allégations et opinions. Ce plaideur doit plutôt indiquer de façon précise en quoi la décision est entachée d'un vice grave et indiscutable; à défaut, le grief d'arbitraire est irrecevable (ATF 133 II 249 consid. 1.4.1 p. 254; 133 III 393 consid. 6 p. 397; voir aussi ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266). En l'occurrence, les recourants contestent que leur demande de révision soit dépourvue de chances de succès. Ils exposent que leur adverse partie n'a pas, ou n'a que mal exécuté les prestations auxquelles elle s'est engagée dans la transaction judiciaire, et que cette convention se révèle par là entachée de dol et de lésion. Dans la discussion qu'ils développent longuement, le Tribunal fédéral ne discerne guère sur quels points ils reprochent réellement à la Cour d'appel, sinon par de simples protestations ou dénégations, d'avoir commis une erreur certaine ou de s'être livrée à une appréciation absolument insoutenable de la situation juridique. L'argumentation présentée tend seulement à substituer une appréciation différente de celle de l'autorité précédente; elle est par conséquent irrecevable au regard de la jurisprudence précitée relative à l'art. 106 al. 2 LTF.