Citation: 6B_656/2022 E. B

Par arrêt du 14 mars 2022, la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal fribourgeois a rejeté l'appel formé par A._________ contre ce jugement, a réformé d'office le jugement en ce sens que le montant du jour-amende a été ramené à 230 fr. et l'amende réduite à 2'500 francs. La cour cantonale a retenu en substance les faits suivants. B.a. C._________ et B._________ ont formé un couple de l'été 2011 au 20 juillet 2015. Depuis la séparation, un lourd conflit les oppose quant à la garde, au droit de visite et à l'autorité parentale sur leur fille, née en 2015. Des procédures civiles et pénales ont été ouvertes de part et d'autre. B.b. Dans le cadre de ces procédures, A._________, en sa qualité de médecin-traitant de C._________ depuis la séparation à tout le moins, a rédigé des certificats médicaux ainsi que des témoignages en faveur de sa patiente. Le 7 décembre 2018, B._________ a déposé une plainte pénale contre celui-là pour faux certificat médical. A._________ a en particulier émis les trois certificats médicaux suivants: - Le 8 octobre 2018, il a établi une attestation médicale certifiant que la situation que vivait sa patiente "l'empêch[ait] de se présenter à toute convocation pour une durée de trois mois". Il a précisé que l'intéressée était en parfaite santé psychique et que, contrairement à ce qui était prétendu, elle s'occupait de sa fille de manière irréprochable. - Par acte du 8 mars 2019, A._________ a attesté que toute comparution de sa patiente était contre-indiquée jusqu'à nouvel avis. - Par attestation du 22 mai 2019, A._________ a certifié une nouvelle fois "en toute conscience et pour des motifs qui sont sous secret médical, [que] toute comparution de la personne susnommée [était] contre-indiquée jusqu'à nouvel avis". B.c. Le 18 février 2021 A._________ a écrit ce qui suit au Président de la cour cantonale: "Lors de ma comparution du 13 janvier 2021, me sentant sous pression en raison d'un conflit de loyauté, soit d'une part, le sentiment de me sentir obligé de me défendre oralement contre de fausses accusations et, d'autre part, mon obligation de préserver le secret médical et ne pas enfreindre l'art. 321 du code pénal suisse, je n'ai, sur le moment et conseillé par mon avocat, pas trouvé d'autre moyen que d'avancer l'argument du stress, seule raison qui me paraissait pouvoir être donnée. Or, je précise avec force et sur mon honneur, je n'ai absolument pas révélé le motif de mes certificats, qui est et reste sous secret médical".