Citation: 2C_1083/2018 E. 4.3

4.3. En l'espèce, il ressort des faits de l'arrêt entrepris, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que depuis son acquisition par le recourant en 1998 et jusqu'en 2015, le bien en cause a exclusivement été utilisé par celui-ci en tant que cabinet médical pour l'exercice de son activité de psychiatre. Dès lors, si l'appartement en question doit effectivement être considéré comme un bien potentiellement alternatif, susceptible d'appartenir aussi bien à la fortune privée que commerciale, comme le relèvent le recourant et l'instance précédente, il ne s'agit en revanche pas d'un bien ayant fait l'objet d'un usage mixte durant la période considérée, soit en 2013. Jusqu'en 2015, celui-ci a exclusivement servi à des fins commerciales. Sur le plan objectif, la situation est donc claire et il n'y a pas lieu de recourir à la méthode de la prépondérance (cf. supra consid. 4.2). La fonction effective de ce bien, qui est le critère déterminant (cf. supra consid. 4.1), permet donc de l'attribuer à la fortune commerciale du recourant pour l'année en cause. Le financement par des fonds propres, le traitement comptable ou l'intention d'en faire un logement privé dans le futur ne sont pas propres à modifier cette appréciation, de même qu'un changement ultérieur d'utilisation ou d'affectation (cf. supra consid. 4.1). Par ailleurs, le recourant ne peut rien tirer de l'avis de doctrine qu'il cite concernant la mise à disposition de locaux par un entrepreneur pour son entreprise. En effet, à la différence du présent cas, cet exemple concerne un bien d'utilisation mixte, en l'occurrence celle d'un immeuble qui est propriété du contribuable et qui sert en même temps à des fins commerciales et à des fins privées (cf. MARKUS REICH, Die Abgrenzung von Geschäfts- und Privatvermögen im Einkomments-steuerrecht, in SJZ, 80/1984, p. 225). En outre, comme déjà mentionné, l'appartement en cause a permis à l'intéressé d'exercer son activité lucrative. Sur le plan économique, on ne peut donc pas prétendre, comme le fait le recourant, que ce bien n'aurait pas servi à l'exercice de ladite activité. Le paiement d'un loyer, au demeurant déductible en tant que charge justifiée par l'usage commercial, ne modifie en rien cette appréciation. Le Tribunal cantonal n'a ainsi pas violé le droit fédéral en confirmant que, pour la période fiscale 2013, l'immeuble en cause appartenait à la fortune commerciale. Le recours doit partant être rejeté pour ce qui concerne l'IFD 2013.