Citation: 4A_149/2024 E. A

A.a. Le 5 septembre 2005, A.________ et son fils B.________ ont acquis en copropriété ordinaire, chacun pour une demie, un immeuble situé sur le territoire de la commune de U.________ pour un prix de 790'000 fr. Les parties étaient codébitrices solidaires d'une cédule hypothécaire d'un montant total de 560'000 fr. en lien avec cet immeuble. A.b. Par acte notarié du 16 novembre 2009, A.________ a vendu sa part de copropriété à B.________ pour le prix de 415'000 fr. Le contrat précisait que ledit montant avait été payé par la reprise de la part de la venderesse au prêt hypothécaire à concurrence de 276'298 fr. 80, d'une part, ainsi que par le règlement du solde de 138'701 fr. 20 hors la vue du notaire, dont quittance était confirmée dans l'acte de vente. A.c. Au cours de l'année 2015, B.________ a vendu l'immeuble sis à U.________ pour le prix de 1'230'000 fr. Après le remboursement du prêt hypothécaire et diverses déductions, un montant de 451'270 fr. subsistait en sa faveur. A.d. Par contrat de vente à terme conclu le 13 juillet 2015, B.________ a acquis la propriété exclusive d'une parcelle sise à V.________ (ci-après: la maison ou la villa de V.________) pour le prix de 1'435'000 fr. Pour financer cette acquisition, il a prélevé un montant de 151'000 fr. auprès de sa caisse de pension. A.________ et son fils ont en outre souscrit solidairement un prêt hypothécaire à hauteur de 850'000 fr. Après coup, B.________ et son épouse sont devenus les seuls débiteurs dudit prêt. A.e. A.________ réside dans la villa de V.________ depuis 2015. Son fils y a vécu avec elle durant plusieurs années, avant de se marier en juin 2020. Plusieurs devis et factures en lien avec cette maison ont été adressés à A.________. Le 29 janvier 2021, A.________ a fait changer la totalité des cylindres de la villa. Elle soutient avoir agi de la sorte en réaction à l'installation par son fils d'un système de vidéosurveillance dans la maison. A.f. Par courrier du 5 février 2021, B.________ a imparti un délai à sa mère pour quitter la maison de V.________. Le 19 avril 2021, B.________ a introduit une requête en cas clair aux fins d'obtenir l'expulsion de sa mère de la villa de V.________. Par jugement du 12 août 2021, la Chambre patrimoniale cantonale vaudoise a déclaré irrecevable ladite requête. En bref, elle a estimé qu'il n'était pas d'emblée exclu que les parties eussent été liées par un contrat de société simple, voire un contrat de bail. A.g. Le 22 avril 2021, B.________ a déposé une plainte pénale contre sa mère pour violation de domicile, contrainte et/ou dommages à la propriété, en soutenant que cette dernière occupait sans droit la maison de V.________. Entendue en qualité de prévenue le 12 mai 2022, l'intéressée a déclaré n'avoir jamais reçu le solde du prix de vente de la maison de U.________ mentionné dans l'acte notarié du 16 novembre 2009. Elle a ajouté que le prix d'achat de la villa de V.________ avait été réglé avec l'argent issu de la vente de la maison de U.________, tout en précisant que l'argent provenant de ladite vente avait été touché exclusivement par son fils. Elle a enfin mentionné qu'il était prévu que ce dernier rédige un testament lui permettant de demeurer dans la maison de son fils, mais qu'un tel document n'avait finalement jamais été signé. A.h. Le 7 avril 2022, B.________ a une nouvelle fois mis sa mère en demeure de quitter la villa de V.________. Il a déclaré résilier tout contrat de société simple qui pourrait lier les parties pour le 31 octobre 2022. Soulignant par ailleurs que celles-ci avaient peut-être conclu en 2015 un bail permettant à A.________ d'utiliser une chambre et les parties communes de la villa de V.________ et relevant que la prénommée avait cessé depuis le mois de novembre 2020 de lui payer le montant de 500 fr. qu'elle lui remettait auparavant mensuellement, B.________ a mis en demeure sa mère de lui payer le montant de 9'000 fr., à titre d'arriérés de loyer dans un délai de trente jours, faute de quoi le contrat de bail, pour autant qu'il existe, serait résilié. Le 25 mai 2022, B.________ a adressé à sa mère une notification de résiliation de bail pour le 30 juin 2022. Le 24 juin 2022, A.________ a saisi l'autorité de conciliation compétente afin de faire constater l'inefficacité de cette résiliation vu l'absence de bail. Le 19 juillet 2022, l'autorité de conciliation a confirmé aux parties que la cause était rayée du rôle, vu l'inexistence du bail. A.i. Le 24 août 2022, B.________ a prié sa mère de quitter la maison de V.________ au 31 octobre 2022 en emportant ses effets personnels et l'a informée que son épouse et lui emménageraient le 2 novembre suivant dans la villa.