Citation: 5A_472/2016 E. 5.4

5.4. En l'occurrence, la recourante ne conteste ni la valeur litigieuse prise en considération pour calculer l'émolument sur la base de l'art. 18 al. 1 TFJC/VD, ni la réduction de trois quarts opérée en application de l'art. 22 al. 1 TFJC/VD au vu de la transaction conclue par les parties. Sa critique ne porte en définitive que sur le fait que l'autorité précédente ne lui a pas accordé de réduction plus importante que celle prévue par cette dernière disposition. En tant que la recourante soutient - en se basant notamment sur des éléments qui ne ressortent pas de la décision attaquée (cf. supra consid. 2.2 et 4) - que l'activité déployée par le premier juge ne justifierait pas le montant des frais judiciaires auxquels elle a été condamnée, elle se contente d'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, qui a retenu que le Juge délégué avait examiné de nombreux courriers et tranché diverses requêtes pendant les deux ans de la procédure. Il en va de même lorsqu'elle affirme que presque toutes les opérations ont été de pure routine de greffe, à l'exception de la décision d'ordonner un second échange d'écritures dont on pourrait admettre qu'elle a " quelque peu porté sur le fond ". La recourante se borne également à présenter, de manière appellatoire, sa propre vision de la cause, lorsqu'elle soutient que l'émolument est injustifié dès lors qu'il dépasse les salaires mensuels cumulés d'un magistrat, d'un greffier et d'un gestionnaire de dossiers. Faute de remplir les exigences de motivation susmentionnées (cf. supra consid. 2.1 et 2.2), les griefs sont irrecevables. Pour le surplus, la critique de la recourante concernant un éventuel excès négatif du pouvoir d'appréciation apparaît d'emblée dénuée de fondement, dès lors qu'elle s'appuie sur des faits qui n'ont pas été valablement critiqués (cf. supra consid. 2.2 et 4).