Citation: 8C_637/2022 E. 7.2

7.2. Les parties s'entendent à qualifier le congé, qui a été signifié à la recourante, d'abord oralement le 23 mai 2016, puis confirmé par écrit le 24 mai 2016, de congé-modification, dès lors que la résiliation des rapports de service avec effet au 31 août 2016 était assortie d'une offre d'emploi à des conditions modifiées et comportait un délai de réflexion jusqu'au 30 juin 2016. En revanche, il y a un désaccord entre les parties sur la qualification des événements qui se sont déroulés entre le moment de la notification du licenciement (24 mai 2016) et l'échéance du délai de réflexion (30 juin 2016). La recourante soutient que l'employeur aurait agi de manière abusive en retirant son offre d'emploi avant l'échéance du délai de réflexion, alors que l'intimée est d'avis que la recourante aurait renoncé à l'offre avant l'échéance du délai, si bien qu'elle n'était plus liée. Il convient donc d'examiner si l'employeur était lié par l'effet - en principe obligatoire - de son offre ou s'il existait au contraire des motifs qui lui permettaient d'y mettre fin de manière anticipée (cf. consid. 4.4 supra).