Citation: 4A_360/2022 E. 1.2

1.2. À juste titre, la recourante ne conteste pas le fait que la présente cause constitue une affaire pécuniaire et que la valeur litigieuse minimale applicable de 30'000 fr. n'est pas atteinte, dès lors que le montant de la peine conventionnelle qu'elle conteste s'élève à 1'300 fr. La recourante soutient toutefois que son recours soulèverait deux questions juridiques de principe, soit, d'une part, celle de savoir si une commission paritaire professionnelle constituée en association dispose de la légitimation active et peut être habilitée à agir au sens de l'art. 357b CO par ses statuts en l'absence de base conventionnelle dans la CCT et, d'autre part, celle de savoir si le Tribunal des prud'hommes du canton de Genève est compétent pour trancher un litige opposant une association au sens des art. 60 ss CC qui n'est pas partie à une CCT à une société qui n'est pas non plus partie à une CCT. Elle considère que ces questions méritent une clarification de la part du Tribunal fédéral, " tellement ce type de situations semble récurrent et intéresse tous les secteurs professionnels touchés par l'extension des CCT ". En se contentant d'invoquer que " ce type de situations semble récurrent ", la recourante n'établit en rien que les questions juridiques qu'elle mentionne donneraient lieu à une incertitude caractérisée et que les instances inférieures seraient appelées à trancher de nombreux cas similaires. De plus, il n'est pas improbable que la valeur litigieuse minimale requise soit atteinte dans une autre cause, ce que la recourante ne conteste pas. La Cour de céans ne saurait donc retenir l'existence d'une question juridique de principe.