Citation: 9C_520/2023 E. 4.3

4.3. En l'espèce, la recourante ne critique pas directement l'arrêt cantonal mais procède à sa propre interprétation du règlement de prévoyance. Elle reprend concrètement celle qu'elle avait déjà faite en première instance. Ainsi, elle soutient que l'événement assuré au sens de l'art. 6.1.1 §1 du règlement de prévoyance est l'incapacité de gain temporaire de 3 mois au moins qui donne lieu à une libération du paiement des cotisations et que cet événement avait empêché sa sortie de l'institution de prévoyance. Ce faisant la recourante n'établit pas en quoi le tribunal cantonal aurait constaté de manière manifestement inexacte que l'affiliation à la prévoyance auprès de l'intimée avait cessé le 31 mars 2001, date à laquelle elle avait quitté le cercle des assurés. En opposant son interprétation du règlement à celle des premiers juges, la recourante ne met pas en évidence en quoi ceux-ci auraient retenu à tort que l'événement assuré était la survenance du cas de prévoyance invalidité qui coïncidait, du point de vue temporel, avec la naissance du droit à la rente. Elle ne critique par ailleurs pas davantage les considérations cantonales dans lesquelles les premiers juges ont expliqué de manière convaincante que, contrairement à ce qui était allégué, l'art. 3.5.1 du règlement de prévoyance ne prévoyait pas une libération du paiement des cotisations pendant 24 mois mais l'octroi d'une rente d'invalidité en cas d'incapacité de gain pendant plus de 24 mois et une libération des primes après 3 mois. La juridiction cantonale a également retenu à bon droit que la libération des primes avait pour but de maintenir la couverture de prévoyance de l'assuré dans la perspective d'une réinsertion dans la vie active et de permettre le calcul de la rente de vieillesse surobligatoire afférente à l'avoir de vieillesse maintenu, lorsque la rente d'invalidité étendue est à l'âge-terme convertie en rente de vieillesse. Au regard des griefs soulevés par la recourante, il n'y a pas lieu de s'écarter du résultat de l'interprétation effectuée par la juridiction cantonale, qui est arrivée à la conclusion que la recourante n'était plus assurée auprès de l'intimée lorsqu'est survenue l'incapacité de travail à l'origine de la nouvelle invalidité constatée par l'office AI. Le recours est dès lors mal fondé.