Citation: 9C_733/2017 E. 6.2

6.2. Ce reproche est mal fondé. En effet la juridiction cantonale a constaté, en se fondant sur l'ensemble des documents médicaux, qu'une incapacité de travail de 50 % avait perduré "depuis 2007". L'examen de l'instance précédente est dès lors complet. S'interroger sur les effets du traitement d'immunosuppresseur instauré en 2008, comme le fait la recourante, n'y change rien. Si le docteur K.________, spécialiste en neurologie, a fait état d'une amélioration des symptômes grâce au traitement, il a indiqué que la situation était fluctuante et attesté d'une incapacité de travail de "50 % de façon prolongée depuis 2007", précisant que celle-ci était "peu susceptible de changement prochainement" (rapport du 17 août 2011). La recourante ne peut rien non plus tirer en sa faveur en affirmant que l'intimée aurait "tardé [...] à se faire administrer le traitement le plus efficace pour sa maladie, traitement d'immunosuppresseur proposé en juillet 2007 mais accepté seulement dès 2008" et que les premiers juges auraient dû demander aux neurologues de J.________ leur "point de vue" sur l'impact de la non-acceptation par l'intimée dudit traitement. D'une part, on ne saurait reprocher à l'assurée d'avoir pris un temps de réflexion avant de commencer ce traitement, au vu des craintes suscitées par "le potentiel d'effets secondaires de ce type de médicament" mis en évidence par ses médecins traitants (rapport du docteur K.________ du 14 janvier 2008, notamment). D'autre part, il ressort des différentes pièces médicales versées au dossier que A.________ est atteinte d'une maladie auto-immune à l'évolution imprévisible et que le traitement en cause s'est effectivement accompagné de lourds effets secondaires, qui ont notamment nécessité une hospitalisation (rapports des docteurs K.________ du 7 janvier 2011, L.________, médecin au Service de Médecine interne de J.________ du 11 février 2011, G.________ du 17 juin 2011, E.________ du 26 septembre 2011, M.________ du 27 mai 2013 et F.________ du 20 août 2014, notamment). L'affirmation de la recourante est dès lors particulièrement peu pertinente pour tenter d'établir que l'incapacité de travail de l'assurée aurait pu être réduite à un taux inférieur à celui de 50 % retenu par la juridiction cantonale. Dans ces circonstances, le Tribunal fédéral n'a pas à s'écarter de la constatation de la juridiction cantonale selon laquelle l'incapacité de travail de l'assurée n'a jamais diminué en dessous de 50 % (supra consid. 1.1).