Citation: 4P.75/2004 14.07.2004 E. 3

La recourante se plaint de la violation de son droit d'être entendue du fait que l'autorité cantonale aurait fait application d'un tableau et de tarifs libyens qu'aucune des parties n'aurait invoqués. 3.1 Le droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) confère aux parties le droit de s'exprimer sur tous les points importants avant qu'une décision soit prise. Cette règle s'applique sans restriction pour les questions de fait; pour ce qui est de la qualification juridique de ceux-ci, elle vaut notamment lorsque l'autorité a l'intention de s'appuyer sur des arguments juridiques inconnus des parties et dont celles-ci ne pouvaient prévoir l'adoption (ATF 126 I 19 consid. 2c/aa p. 22). Les parties ne doivent pas être prises au dépourvu par le principe de l'application du droit étranger et ont le droit d'être renseignées et de prendre position sur le contenu de celui-ci (ATF 124 I 49 consid. 2c p. 52; 114 Ia 97 consid. 2a p. 99). 3.2 La Cour de justice a fondé son raisonnement, relatif au calcul des honoraires selon le droit libyen, sur l'avis de droit établi par l'Institut suisse de droit comparé (ci-après: ISDC). Dans la mesure où celui-là a été rédigé à la demande de la recourante, celle-ci ne peut manifestement pas prétendre avoir été surprise par son contenu. Le grief est donc mal fondé.