Citation: 1C_430/2023 E. 1.2

1.2. S'agissant de la violation du droit à une défense effective (art. 6 CEDH), l'OFJ a interpellé l'autorité requérante; celle-ci a fait savoir que lors des audiences, le recourant avait été assisté de son avocate de choix, puis du remplaçant désigné par celle-ci; son avocate ayant ensuite renoncé au mandat, le recourant n'avait pas constitué d'autre avocat dans le délai fixé, de sorte qu'un défenseur d'office lui avait été désigné. Le recourant se contente de prétendre à ce propos que son avocat de choix "serait intervenu pour la défense d'un autre prévenu", ce dont il aurait résulté un conflit d'intérêts que le juge aurait dû identifier et sanctionner d'office. Le recourant perd toutefois de vue que, même si elle était avérée, une représentation simultanée est en soi possible (cf. art. 127 al. 3 CPP), pour autant que les parties représentées n'aient pas d'intérêts opposés (arrêt 1B_602/2019 du 5 février 2020 consid. 2.1 et la jurisprudence citée). Or, le recourant ne fournit aucune explication à ce propos. Les considérations de la Cour des plaintes, de même que le refus d'instruire à ce propos, ne prêtent dès lors pas le flanc à la critique et l'existence d'un grave vice affectant la procédure étrangère n'est pas rendu vraisemblable.