Citation: 4A_564/2020 E. 6.1

6.1. A titre préalable, il sied de souligner que la question de savoir si les parties ont renoncé ou non à la juridiction étatique n'est pas litigieuse en l'espèce dès lors que nul ne soutient que le différend intranational divisant les parties aurait dû être soumis aux tribunaux étatiques compétents colombiens. Au contraire, le recourant précise lui-même que lorsqu'il a assigné l'intimé devant la CSJ DIMAYOR, ce dernier a accepté tacitement " ce choix d'arbitrage ". Seul importe donc ici de savoir, pour reprendre la première hypothèse formulée à l'art. R47 al. 1 du Code, si les statuts ou règlements de la FCF prévoient un appel au TAS contre une décision rendue sur appel par la CSJ FCF dans un litige à caractère national. La seconde hypothèse énoncée à l'art. R47 al. 1 du Code n'entre pas en ligne de compte dès lors que le recourant n'a pas agi sur la base de l'art. 13 du contrat de transfert mais a décidé de saisir les autorités de règlement des différends internes à la FCF. Contrairement à l'avis du TAS, point n'est en revanche besoin de résoudre la question de savoir quelle autorité serait compétente pour connaître du présent litige dans l'hypothèse où il n'existerait en l'occurrence pas de voie d'appel au TAS. De même, la circonstance alléguée par le club intimé selon laquelle les organes juridictionnels d'associations sportives ne peuvent être assimilés à de véritables tribunaux arbitraux n'est pas décisive pour résoudre la question litigieuse.