Citation: 8C_20/2022 E. 5.3

5.3. Les spécialistes du service de réadaptation de la CRR ont effectivement indiqué que le recourant devait recharger son neuromodulateur durant au moins une heure toutes les quatre heures environ, en maintenant une même position, en précisant qu'il profitait de la pause de midi pour ce faire. Faisant un constat similaire, le docteur C.________ a mentionné dans son rapport final du 21 janvier 2020 que l'intéressé avait déclaré devoir s'interrompre une à deux fois par jour, au cours d'une journée de travail, pour recharger la batterie de son stimulateur médullaire; le médecin d'arrondissement de l'intimée a, dans son évaluation, tenu compte des désagréments causés par la recharge de cet appareil sur le lieu de travail, en estimant que malgré une pleine capacité de travail dans une activité adaptée, il fallait compter avec une baisse de rendement de 20 %. S'agissant de la capacité de travail, l'évaluation des spécialistes en réadaptation - qui ont constaté une perte de rendement et ont préconisé un "travail à temps partiel à la réception-accueil d'une entreprise avec des positions variées", sans autre précision - ne diverge pas sensiblement de l'appréciation du docteur C.________. La doctoresse F.________ a pour sa part conclu à une incapacité de travail de 50 % dans une activité adaptée, sans motiver son appréciation. Les avis de ce médecin et des spécialistes du service de réadaptation de la CRR ne remettent ainsi pas en cause l'évaluation motivée et convaincante du docteur C.________. On ajoutera que le docteur C.________ s'est rallié à l'appréciation des médecins de la CRR s'agissant des limitations fonctionnelles et qu'à l'instar de ceux-ci, il a fait état d'une nette amélioration de l'état général du recourant - notamment d'une régression de la symptomatologie douloureuse et d'importants progrès dans ses déplacements et le maintien des positions assise et debout - ensuite de l'implantation du stimulateur médullaire. Par ailleurs, le docteur C.________ a relevé que le handicap subjectif était majeur malgré des constatations objectives minces, rejoignant également sur ce point l'avis des médecins de la CRR, qui ont exposé que des facteurs contextuels pouvaient influencer négativement les aptitudes fonctionnelles du recourant, celui-ci sous-estimant ses propres capacités fonctionnelles et ayant une cotation élevée de la douleur ainsi qu'une perception élevée du handicap fonctionnel. La doctoresse F.________ a elle-même fait état d'"éléments faisant évoquer une sensibilisation centrale de la douleur, faisant intervenir des facteurs somatiques et psychiques". Au vu de ce qui précède, la juridiction cantonale n'avait pas de raison de s'écarter de l'appréciation du docteur C.________, qui a conclu à une capacité de travail totale dans une activité adaptée, avec une baisse de rendement de 20 %. Le grief du recourant s'avère ainsi mal fondé.