Citation: I 301/00 23.10.2000 E. 2

2.- a) En l'espèce, le recourant reproche à l'intimé et aux premiers juges de ne pas avoir examiné concrètement ses possibilités de reclassement. Ce grief est bien fondé. Dans le cas particulier, l'office intimé s'est en effet borné à considérer que le recourant pourrait exercer une activité lucrative adaptée à son handicap (telle que surveillant d'installations sportives ou gardien de parc), pour laquelle une aide au placement suffirait. Quant à la commission de recours, elle a confirmé la décision administrative, jugeant que le recourant subirait tout au plus un manque à gagner de 24,9 % dans ce genre d'emplois (p. 9 du jugement attaqué). b) Le taux de 24,9 % - respectivement de 21,38 % - (bien qu'il soit actuellement contesté) est pourtant supérieur à 20 %, seuil à partir duquel une perte de gain durable dans toute activité exigible et qui ne nécessite pas une formation professionnelle complémentaire ouvre droit, en principe, au reclassement dans une nouvelle profession (ATF 124 V 110-111 consid. 2b et les références). Or l'administration n'a pas élucidé d'office la question de la réintégration de l'assuré dans le circuit économique, comme elle aurait dû le faire (cf. consid. 1 ci-dessus), mais elle s'est bornée à énumérer une liste - au demeurant restreinte - d'activités exigibles de sa part. A défaut d'instruction suffisante, on ignore donc si le recourant pourrait ou non être effectivement reclassé dans une nouvelle profession, de manière à améliorer sa capacité de gain qui est indéniablement restreinte dans un emploi exigeant le port de charges lourdes. En effet, aucun élément du dossier n'établit que le recourant n'est pas à même de se plier aux exigences d'un reclassement professionnel et de le mener à chef. c) Il sied dès lors de renvoyer la cause à l'intimé afin qu'il examine concrètement les possibilités de reclassement professionnel du recourant, comme ce dernier l'a demandé le 30 septembre 1996, au besoin au cours d'un séjour dans un centre d'observation professionnel de l'AI, puis rende une nouvelle décision sur ce point. La conclusion subsidiaire du recours est bien fondée.