Citation: 9C_428/2017 E. 5.2

5.2. Le recourant ne saurait par ailleurs, contrairement à ce qu'il soutient, pallier la non réalisation des conditions de l'art. 14 al. 2 CCT RA en rachetant les années de cotisations manquantes. S'il est vrai que l'art. 17 al. 2, première phrase, CCT RA prévoit que "[c]elui qui ne remplit pas le délai de sept ans pour cause de chômage (art. 14 al. 2 let. b CCT RA) peut rattraper le temps perdu [...]", cette clause ne concerne, selon la lettre claire de l'art. 17 al. 1 CCT RA, que les travailleurs qui remplissent les conditions pour faire valoir un droit à une rente transitoire réduite. Il résulte en particulier sans équivoque du renvoi de l'art. 17 al. 2 CCT RA à l'art. 14 al. 2 let. b CCT RA que "celui qui ne remplit pas le délai de sept ans pour cause de chômage" ne peut être que l'assuré qui "a été chômeur pendant deux ans au maximum au cours des sept années précédant la retraite anticipée" (art. 14 al. 2 let. b CCT RA). En d'autres termes, l'art. 17 al. 2, première phrase, CCT RA permet uniquement au travailleur qui a été chômeur - pendant deux ans au maximum au cours des sept années précédant la retraite anticipée - de rattraper le temps perdu. S'il continue à travailler ou s'il paie ultérieurement la totalité des cotisations (de l'employeur et du travailleur) dues pour le temps manquant, le travailleur pourra ainsi bénéficier de la même prestation que celui qui aura travaillé de manière ininterrompue au cours des sept années précédant la retraite anticipée. Si ce n'est pas le cas, la rente est réduite de 1 /15 par année manquante (art. 17 al. 2, deuxième phrase, CCT RA), soit une réduction supplémentaire de deux quinzième au plus (STEFAN KELLER, Der flexible Altersrücktritt im Bauhauptgewerbe, 2008, p. 542). Aussi, quoi qu'en dise le recourant, le but de la convention collective n'est nullement d'accorder un droit inconditionnel à une rente transitoire réduite dès l'âge de 60 ans révolus. Mal fondé, le grief doit être rejeté.