Citation: 7B_451/2024 E. 6.2

6.2. Une procédure ne se limite toutefois pas uniquement à la rédaction de l'arrêt entrepris, lequel doit au demeurant tenir compte des développements de la procédure, ce que n'ignore d'ailleurs pas le recourant (cf. p. 2 de ses déterminations du 6 mai 2024). Dès lors, au regard notamment de l'échange d'écritures intervenu dans la procédure cantonale de recours, le montant retenu en application de l'art. 13 al. 1 let. c du Règlement genevois du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale (RTFMP; RS/GE E 4 10.03), soit 1'000 fr. pour les émoluments, ne prête pas le flanc à la critique, puisqu'il se situe manifestement dans la tranche inférieure du cadre légal prévoyant un émolument de 100 à 20'000 fr. (cf. arrêt 7B_361/2024 du 15 avril 2024 consid. 3.2). Cette appréciation s'impose d'autant plus que l'autorité cantonale dispose d'un large pouvoir d'appréciation en matière de frais de justice et que le Tribunal fédéral examine en conséquence avec retenue une telle problématique (ATF 146 IV 196 consid. 2.2.1). Il importe donc peu que le Ministère public - qui agit en tout état de cause en tant que partie dans le cadre d'une procédure de recours (cf. art. 104 al. 1 let. c CPP; JOSITSCH/SCHMID, Praxiskommentar, Schweizerische Strafprozessordnung, 4e éd. 2023, n° 5 ad art. 104 CPP; YASMINA BENDANI, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2e éd. 2019, n° 24 ad art. 104 CPP) - ne se soit pas remis à justice sur cette question (cf. p. 3 des observations du 6 mai 2024).