Citation: 4A_2/2022 E. 1.2

1.2. S'agissant d'une affaire pécuniaire qui ne relève ni du droit du travail ni du droit du bail à loyer (art. 74 al. 1 let. a LTF), le recours en matière civile est recevable si la valeur litigieuse se monte au moins à 30'000 fr. (art. 74 al. 1 let. b LTF) ou, à défaut, si la contestation soulève une question juridique de principe (art. 74 al. 2 let. a LTF). La valeur litigieuse se détermine selon les dernières conclusions prises par les parties devant la dernière instance cantonale (art. 51 al. 1 let. a LTF). Par ailleurs, l'autorité précédente doit la mentionner dans sa décision, avec l'indication des voies de droit (art. 112 al. 1 let. d LTF). En l'espèce, la valeur litigieuse est manifestement inférieure à 30'000 fr., comme le recourant et la cour cantonale l'indiquent du reste. La jurisprudence n'admet que restrictivement l'existence d'une question juridique de principe, qui permet de déroger à l'exigence de la valeur litigieuse. Pour qu'une telle condition soit réalisée, il ne suffit pas que la question juridique n'ait jamais été tranchée par le Tribunal fédéral. Encore faut-il que la résolution du cas d'espèce implique de résoudre une question juridique donnant lieu à une incertitude caractérisée, appelant de manière pressante un éclaircissement de la part du Tribunal fédéral en tant qu'autorité judiciaire suprême chargée de dégager une interprétation uniforme du droit fédéral (ATF 141 II 113 consid. 1.4.1; 141 III 159 consid. 1.2 et les arrêts cités). Si le point soulevé ne concerne que l'application de principes jurisprudentiels à un cas particulier, il ne saurait être qualifié de question juridique de principe (ATF 141 II 113 consid. 1.4.1). La partie recourante doit démontrer, sous peine d'irrecevabilité du recours en matière civile, que la décision attaquée soulève une telle question, à moins que celle-ci s'impose de façon évidente (art. 42 al. 2 2ème phrase LTF; ATF 141 II 353 consid. 1.2; 140 III 501 consid. 1.3). Selon la recourante, la contestation implique de « trancher la question de la marge de tolérance admise en cas de dépassement d'honoraires d'une fiduciaire » et plus largement d'un mandataire, ainsi que celle de « savoir s'il appartient au mandataire de fournir au mandant l'information relative à l'exécution du mandat ou au mandant de solliciter le mandataire pour obtenir de l'information ». Manifestement, il ne s'agit pas là de questions juridiques de principe au sens décrit plus haut. Le recours en matière civile est irrecevable. Seul le recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 ss LTF) est ouvert.