Citation: I 404/01 22.10.2001 E. 2

2.- En l'espèce, les avis des médecins suisses confirment que le recourant est atteint d'une maladie de Dupuytren et présente un déficit persistent à l'extension du cinquième doigt de la main gauche (rapport du docteur D.________ du 3 novembre 1992; avis du docteur B.________ du 22 février 1993). Toutefois, cela ne l'a pas empêché de continuer à exercer son activité lucrative jusqu'à la fin de ses rapports de travail en Suisse, le 30 juin 1996. Il ressort du dossier que les différentes interruptions de travail liées au traitement de la maladie ont été de courte durée et n'ont pas diminué de manière significative la capacité de travail du recourant en qualité de jardinier et tailleur de pierres (rapport du docteur D.________ du 3 novembre 1992, rapport du docteur C.________ du 8 janvier 2000). Les autres problèmes de santé du recourant, (traumatisme cranio-cérébral suite à une chute en état d'ébriété le 12 février 1994, contusion thoracique le 30 avril 1995 et abrasion cutanée de la main droite en janvier 1996) n'ont pas eu non plus d'influence sur sa capacité de travail, hormis les périodes d'arrêt de travail nécessaires à leur traitement et à la rémission du patient. Par ailleurs, la survenance d'une dermatite et l'apparition de lésions prurigineuses n'ont été signalées la première fois qu'après le retour en Espagne du recourant. Selon le rapport du 18 août 1998 du docteur E.________, le recourant souffre depuis 1998 d'un eczéma de la main gauche, ce qui l'empêche d'exercer une activité nécessitant l'usage des deux mains et de la force. Le diagnostic d'une dermatite est confirmé par le docteur F.________ (rapport des 23 et 24 février 2000) et par les doctoresses G.________ et H.________, qui indiquent une altération de la santé du recourant depuis septembre 1997, sans pouvoir donner d'indication quant à l'incapacité de travail en résultant (rapports du 2 février 2000 et du 15 juin 2000). Dès lors, on constate que si le recourant a connu plusieurs périodes d'incapacité de travail durant son activité en Suisse, aucune des affections présentées jusqu'en juin 1996 n'a cependant eu d'incidence durable sur sa capacité de travail de jardinier et tailleur de pierres. Une fois achevé le traitement de sa maladie de Dupuytren, il atravaillé sans interruption notable du mois de mars 1993 jusqu'à la fin des rapports de travail en juin 1996. Ce n'est donc pas en raison de sa maladie que le recourant a été contraint d'abandonner l'activité lucrative qu'il exerçait en Suisse. On notera à cet égard que selon les déclarations de son ancien employeur, le contrat de travail a été résilié pour des raisons qui n'étaient pas liées à l'état de santé du recourant. A cela s'ajoute que les troubles invalidants invoqués par le recourant ne sont apparus que bien après son retour en Espagne. Dès lors que l'une des conditions cumulatives de l'art. 7a de la convention précitée n'est pas remplie, il n'a pas été assuré au-delà du dernier mois où il a été domicilié en Suisse, soit le mois de juillet 1996 (art. 1 al. 1 let. a LAVS en relation avec l'art. 1 LAI). Par conséquent, le droit à une rente doit lui être dénié, sans qu'il soit nécessaire d'en examiner les autres conditions. Il suit de là que le recours est mal fondé.