Citation: 1B_455/2016 E. 3

Le recourant invoque ensuite les art. 36 al. 3 Cst., 221 al. 1 let. c CPP et 237 CPP. Il ne conteste pas l'existence de charges suffisantes, mais relativise le risque de réitération; il ne serait pas démontré que le recourant serait, comme l'exige la jurisprudence, systématiquement dangereux au volant d'un véhicule. Lors de l'audience devant le Tmc, le recourant avait indiqué vouloir entreprendre non seulement un traitement pour son addiction à l'alcool, mais aussi un suivi psychiatrique afin de comprendre ses agissements. Il aurait déjà pris les contacts nécessaires avec la doctoresse qui s'est occupée de lui de janvier à juillet 2016 pour disposer d'un suivi contraignant dès sa sortie de prison. La prise d'Antabus aux conditions fixées par la thérapeute permettrait, compte tenu des caractéristiques du médicament, d'éviter une rechute soudaine et incontrôlée.