Citation: I 593/05 08.11.2006 E. A

P.________, né en 1959, travaillait comme aide-serrurier. Il s'est légèrement blessé au majeur de la main droite (coupure) et au mollet gauche (choc contre une caisse) le 25 juin 2002 en déchargeant une camionnette; si les conséquences de la coupure se sont rapidement estompées, le traumatisme anodin de la jambe a dégénéré en syndrome de loges et en neuropathies responsables d'une incapacité totale de travail. Son cas a d'abord été pris en charge par la CNA. N'ayant toujours pas repris d'activité lucrative le 13 mai 2003, il a requis des prestations auprès de l'Office cantonal AI du Valais (ci-après: l'Office AI) qui s'est abondamment référé au dossier de l'assureur-accidents dont il s'est procuré une copie. Il apparaît que l'assuré a souffert d'un syndrome de loge postérieure et antéro-externe de la jambe, traité par fasciotomie (rapport et protocoles opératoires des docteurs M.________, E.________ et G.________, département de chirurgie de l'Hôpital X.________, Y.________, Z.________, des 30 juin, 5 et 10 juillet 2002), d'un déficit sensitif et moteur dans le territoire du nerf sciatique poplité externe et interne (rapports des docteurs A.________ et N.________, Clinique W.________, des 9 et 21 octobre 2002), de gonarthrose bilatérale (rapport des docteurs L.________ et H.________, W.________, du 28 novembre 2002), d'algoneurodystrophie (rapports des docteurs B.________, W.________, et S.________, département d'imagerie diagnostique et interventionnelle de l'Hôpital X.________, des 13 et 23 janvier 2003), d'une sévère neuropathie cubitale et d'un syndrome du canal carpien gauche (rapports des docteurs R.________, neurologue, et U.________, Service de chirurgie plastique et reconstructive de l'Hôpital X.________, des 24 avril et 20 juin 2002). En dépit d'une évolution favorable (rapports des docteurs O.________, chirurgien orthopédique et médecin traitant, et U.________ des 21 février, 21 mars et 21 août 2003), les docteurs K.________, médecin d'arrondissement de la CNA, B.________ et R.________ ont fait état d'une boiterie démonstrative, exagérée, qualifiée de caricaturale voire de grotesque, de plaintes qui ne rencontraient aucun écho sur le plan somatique et neurologique justifiant une quelconque incapacité de travail et d'une surcharge psychogène (rapports des 21 novembre et 5 décembre 2003, 10 et 11 février 2004). L'assureur-accidents a mis fin au versement de toute prestation à partir du 18 février 2004 (décision du 16 février 2004 confirmé sur opposition le 13 avril suivant). L'administration a aussi sollicité des informations complémentaires du docteur O.________ pour qui seule la mobilité limitée de la cheville avait désormais une influence sur la capacité de travail (rapports du 1er août 2003 et du 2 février 2004), du docteur I.________, service d'orthopédie de l'Hôpital X.________, qui mentionnait l'inutilité de toute intervention chirurgicale (rapport du 2 mars 2004) et de la doctoresse D.________, généraliste et nouveau médecin traitant, qui attestait une incapacité totale de travail et préconisait la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique compte tenu du peu de corrélation entre les doléances et les résultats des nombreux examens pratiqués (rapport du 8 avril 2004). L'Office AI a enfin confié la réalisation d'une expertise pluridisciplinaire aux docteurs M.________, chirurgien orthopédique, et T.________, psychiatre. Ce dernier a retenu un syndrome douloureux somatoforme persistant, sans comorbidité psychiatrique significative, n'ayant aucune influence sur la capacité de travail (rapport du 15 juin 2004). Outre les status post-opératoires connus, le docteur M.________ a également diagnostiqué un syndrome douloureux somatoforme persistant avec syndrome d'exclusion partielle du membre supérieur gauche et conclu à l'absence d'incapacité de travail ou de limitations fonctionnelles en relation avec ces troubles; il a noté une discordance majeure entre plaintes et constatations objectives, puis a décrit le comportement de l'intéressé lors de ses examens comme typique avec une inauthenticité et une inadéquation complète (rapport du 22 juin 2004). Par décision du 6 septembre 2004 confirmée sur opposition le 22 avril 2005, l'administration a octroyé à P.________ une rente entière d'invalidité pour la période limitée courant du 1er juin 2003 au 31 mai 2004; elle estimait que celui-ci aurait pu reprendre son activité d'aide-serrurier, à plein temps et sans limitation, dès le 19 février 2004.