Citation: 1P.737/2003 02.03.2004 E. B

Par arrêt du 8 septembre 2003, la cour d'appel pénal du Tribunal cantonal fribourgeois a confirmé ce jugement. K.________ demandait l'audition de la doctoresse W.________, qui avait été entendue comme experte par le tribunal. Toutefois, les questions qu'il désirait lui poser (disparition de l'hymen après cinquante rapports sexuels) étaient inutiles: les autres preuves étaient suffisantes et le nombre des rapports sexuels n'était pas forcément aussi élevé. Les éléments médicaux (persistance de l'hymen, absence d'infection et de grossesse) n'étaient pas propres à susciter un doute, la crédibilité de la victime était, selon l'expert, "d'un très haut niveau", voire "maximale", en comparaison de celle de l'accusé, qui avait tendance à fabuler. La thèse d'une manipulation familiale ou d'une vengeance avait été écartée pour des motifs pertinents. S'agissant de M.________, son attitude après le viol (retour le lendemain chez l'accusé; plainte pour les attouchements sur sa fille, mais dénonciation pour viol un mois plus tard seulement) était certes curieuse, mais pouvait s'expliquer par une certaine naïveté, par son désir d'obtenir la garde de sa fille et par la crainte que lui inspirait l'accusé. Les imprécisions quant à la date précise du viol n'étaient pas déterminantes. Les accusations de A.________ étaient elles aussi précises et crédibles.