Citation: 5A_133/2024 E. 1.2.2

1.2.2. En l'espèce, le procès-verbal de la vente aux enchères du 27 février 2024 de la parcelle n° zzz de la commune de U.________ produit par les deux parties ainsi que les citations à comparaître devant l'autorité inférieure de surveillance ensuite de plaintes déposées notamment contre ladite vente sont recevables en tant que ces pièces permettent l'examen de l'intérêt actuel au présent recours. Pour le surplus, comme le recourant le soutient à juste titre, le recours n'a pas perdu son objet ensuite de l'adjudication intervenue après le dépôt, le 23 février 2024, du présent recours dès lors que celle-ci a été contestée par la voie de la plainte LP, qui, en vertu de l'art. 66 al. 1 ORFI, a un effet suspensif automatique (ATF 129 III 100 consid. 3; arrêts 5A_178/2023 du 4 avril 2023 et l'autre arrêt cité; 5A_203/2020 du 18 mai 2020 consid. 3; ROTH, in Basler Kommentar, SchKG I, 3ème éd. 2021, n° 36 ad art. 132a LP). Le transfert de propriété ne peut ainsi être inscrit au Registre foncier et les deniers ne peuvent pas être distribués tant qu'il n'a pas été statué définitivement sur les plaintes formées contre l'adjudication (cf. HÄBERLIN/WINKLER, in Kurzkommentar VZG, 2ème éd. 2023, n° 2 ad art. 60 ORFI; n° 1a s. et 2 ad art. 66 ORFI; SCHOBER/WENK, in Kurzkommentar VZG, 2ème éd. 2023, n° 5 ad art. 79 ORFI). Le recourant peut donc être suivi en tant qu'il fonde son intérêt actuel au recours sur le fait qu'au vu de ce qui précède, il y a lieu de considérer que les poursuites litigieuses sont toujours pendantes.