Citation: 9C_320/2024 E. 6

Les recourants soutiennent encore que la Cour de justice aurait violé l'art. 13 LIFD et appliqué arbitrairement l'art. 12 LIPP. En se limitant toutefois à affirmer qu'une "comptabilisation de salaire à double constituait un vice si grave" que la nullité des bordereaux de rappel d'impôt aurait d'emblée dû être constatée, de sorte que "les décisions de scission litigieuses étaient nécessairement erronées", les recourants ne mettent pas en évidence en quoi l'arrêt entrepris aurait méconnu les dispositions légales invoquées. Comme l'a considéré à juste titre la Cour de justice, considérations auxquelles il peut être renvoyé (cf. art. 109 al. 3 LTF), les recourants invoquent la nullité pour tenter de provoquer un examen judiciaire des bordereaux de rappel, alors que le vice invoqué constitue un vice de fond qui n'est pas susceptible d'entraîner cette conséquence. Les juges précédents ont également retenu à juste titre que la responsabilité solidaire des recourants au sens des art. 13 LIFD et 12 LIPP portait (aussi) sur les impôts ayant fait l'objet des décisions de rappel, puisque celles-ci avaient été rendues avant leur séparation en 2017. Les recourants ne peuvent être suivis lorsqu'ils affirment le contraire, en faisant valoir que seul le contribuable avait causé les éléments ayant justifié le rappel d'impôts, de sorte que les revenus de son épouse "ne pouvaient en aucun cas être concernés par la mesure".