Citation: 4C.133/2004 14.07.2004 E. 2

La défenderesse semble reprocher à la Cour de justice de ne pas avoir appliqué le droit désigné par le droit international privé suisse et d'avoir refusé de considérer que le contenu du droit étranger avait été établi. L'autorité cantonale aurait dû examiner la question de savoir si l'omission de produire les prétentions litigieuses dans la procédure française de redressement judiciaire entraînait la forclusion de la procédure en Suisse. Ce grief est irrecevable à plusieurs titres. D'une part, il ne répond pas aux conditions minimales de motivation posées par l'art. 55 al. 1 let. c OJ; la défenderesse n'indique en effet pas quelles dispositions du droit fédéral n'auraient pas été respectées et en quoi elles auraient été violées (cf. consid. 1.2). D'autre part, la défenderesse s'est bornée en appel à critiquer la répartition des dépens; elle n'a pas contesté le principe d'une rémunération. Le moyen par lequel elle remet en cause ce principe en faisant valoir la forclusion des prétentions est ainsi irrecevable, faute d'épuisement préalable des instances cantonales (art. 48 al. 1 et 55 al. 1 let. b OJ). Enfin, en tant que la défenderesse cherche à discuter l'application du droit étranger, son grief est aussi irrecevable, cette question échappant à la connaissance du Tribunal fédéral lorsqu'il statue sur un recours en réforme (ATF 114 II 183 consid. 2c p. 188; 113 II 102 consid. 2b p. 103).