Citation: 1B_198/2014 E. 1

Le 26 avril 2013, F.________ et G.________ ont adressé au Ministère public de la République et canton de Genève une dénonciation pénale contre les organes dirigeants de la société HA.________ SA et HB.________ SA, dont le siège est à Genève. Elles alléguaient être les bénéficiaires d'un trust de droit néozélandais dénommé I.________, dont les avoirs, censés leur revenir au décès du constituant à hauteur de 15%, avaient été dévolus à d'autres entités par les dénoncés. Le 10 mai 2013, J.________ et K.________ ont déposé une dénonciation pénale contre les deux sociétés à raison des mêmes faits et pour les mêmes motifs. Le 29 avril 2013, le Ministère public a procédé, auprès de la banque X.________ et de HA.________ SA, aux séquestres des avoirs et des documents relatifs au I.________, ainsi que de ceux des entités ayant reçu des fonds de celui-ci, soit A.________, B.________ et deux trusts néo-zélandais, C.________ et D.________. Il a en outre été fait interdiction à HA.________ SA de disposer des avoirs des entités susmentionnées. Le 10 octobre 2013, A.________, B.________, C.________ et D.________ ont requis l'accès au dossier de la procédure pénale. Ils ont réitéré leur demande en date du 12 novembre 2013 et sollicité six jours plus tard la levée intégrale des séquestres sur leurs avoirs ordonnés le 29 avril 2013. Le 10 décembre 2013, ils ont saisi la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève d'un recours pour déni de justice et retard injustifié. Ils se plaignaient du fait que, malgré l'avancement de l'instruction et leurs demandes visant à obtenir l'accès au dossier, cet accès leur était toujours refusé en violation de leur droit d'être entendus. Le 16 décembre 2013, le Ministère public a informé le conseil de A.________, B.________, C.________ et D.________ qu'il maintenait les séquestres conservatoires en vigueur et qu'après un dernier acte d'instruction préparatoire déjà agendé, il envisageait de convoquer l'administratrice présidente de HA.________ et de HB.________ SA, L.________, comme prévenue. Le conseil des recourants a requis le lendemain l'accès immédiat au dossier en vue de recourir contre cette décision. Par décision du 18 décembre 2013, le Ministère public a rappelé la teneur de son courrier du 16 décembre 2013 et précisé que les parties pourront consulter le dossier et formuler leurs requêtes de preuves une fois qu'il aurait entendu L.________ en qualité de prévenue, mais qu'en l'état, la consultation du dossier était refusée à l'ensemble des personnes concernées. Le 27 décembre 2013, A.________, B.________, C.________ et D.________ ont déposé un recours contre cette décision auprès de la Chambre pénale de recours que cette juridiction a joint au recours pour déni de justice pendant devant elle. Le Ministère public s'est déterminé les 7 et 13 février 2014 sur le recours en considérant qu'il était sans objet depuis qu'il avait prévenu L.________ de gestion déloyale qualifiée en date du 29 janvier 2014. J.________, K.________, G.________ et F.________ (ci-après : F.________ et consorts) ont présenté des observations le 21 février 2014 par l'intermédiaire de leur conseil. Les recourants ont répliqué le 18 mars 2014 en concluant à ce qu'il soit constaté que J.________ et K.________ n'avaient pas la capacité d'être parties et d'ester en justice ni d'être représentés par un avocat, que l'accès au dossier soit refusé à leur conseil et que leurs observations soient déclarées irrecevables. Par arrêt du 30 avril 2014, la Chambre pénale de recours a dit que le recours était devenu sans objet à compter du 29 janvier 2014 et l'a rejeté pour le surplus. Agissant par la voie du recours en matière pénale, A.________, B.________, C.________ et D.________ demandent au Tribunal fédéral principalement d'annuler cet arrêt et de renvoyer la cause à la Chambre pénale de recours pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Ils ont pris diverses conclusions subsidiaires. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.