Citation: 9C_212/2009 04.12.2009 E. 3

Les premiers juges, procédant sur la base des rapports médicaux versés au dossier à une comparaison des faits existant à l'époque de la décision de rente du 22 février 2005, confirmée sur opposition le 30 juin 2005, et lors de la décision de suppression du droit à la rente du 24 juillet 2008, ont constaté que l'état de santé psychique de la recourante s'était amélioré par rapport à la situation qui était la sienne lors de l'expertise du docteur U.________ du 6 juillet 2004, date à laquelle elle avait présenté un épisode dépressif moyen avec syndrome somatique et trouble de l'anxiété généralisée. En effet, lors de l'expertise du Centre d'expertise médicale Y.________ des 21 novembre et 13 décembre 2007, l'épisode dépressif moyen s'était amendé et elle ne présentait plus qu'une dépression légère sous forme de dysthymie. Ils ont retenu que la capacité de travail de la recourante était entière tant sur le plan psychique que sur le plan somatique, que selon les experts les troubles physiques ne l'empêchaient pas d'exercer son activité habituelle de femme de chambre et, partant, que son invalidité était nulle au moment déterminant, de sorte que les conditions étaient réunies pour supprimer son droit à la rente. 3.1 Après avoir reconnu une pleine valeur probante à l'expertise du Centre d'expertise médicale Y.________ des 21 novembre et 13 décembre 2007, dont ils ont admis qu'elle comportait une anamnèse, énonçait des diagnostics précis, prenait en compte les plaintes de l'assurée, ne présentait pas de contradictions et formulait des conclusions claires, bien motivées et convaincantes, les premiers juges ont relevé que les arguments du docteur G.________ étaient déjà connus des experts et que ce médecin n'avait pas apporté d'arguments nouveaux dans son rapport du 17 juin 2008 par rapport à celui du 14 juin 2007. L'avis de ce médecin n'était ainsi pas de nature à remettre en cause les conclusions des experts, selon lesquelles la recourante ne souffrait sur le plan psychiatrique que d'une dysthymie sans répercussion sur la capacité de travail, ce qui correspondait à un état dépressif léger, compensé et traité par psychothérapie et médicaments, conclusions qui devaient dès lors être suivies. Cela n'est pas remis en cause devant la Cour de céans. 3.2 La recourante reproche à la juridiction cantonale de s'être essentiellement intéressée à la dimension psychiatrique de la symptomatologie qu'elle présente, en délaissant l'aspect rhumatologique. Dans la mesure où elle entend tirer argument du rapport du docteur D._______ du 7 juillet 2008, du rapport d'imagerie par résonance magnétique cervicale du 18 septembre 2008 et du certificat médical du docteur D._______ du 23 février 2009, ce moyen n'est toutefois pas admissible (supra, consid. 1.2). L'assurée laisse entendre que les premiers juges n'auraient fait à aucun moment allusion aux troubles du rachis cervical. Toutefois, sous ch. 15 de l'état de fait, ceux-ci ont relevé que sur le plan somatique, les experts du Centre d'expertise médicale Y.________ avaient trouvé que la situation était comparable à celle déjà décrite précédemment par les autres praticiens, à savoir la présence d'un tableau clinique de fibromyalgie. Comme souvent dans ces cas, on relevait des signes de surcharge avec quelques incohérences et discordances lorsque l'assurée se sentait observée ou non. L'ensemble de la pathologie somatique ne diminuait pas la capacité de travail de manière significative et durable. Ils ont également relevé que le docteur S.________, dans le rapport complémentaire du 2 avril 2008, avait indiqué qu'il n'y avait pas de symptôme ou de signe clinique clair d'irritation radiculaire ou de déficit neurologique, donc pas de corrélation clinique avec les deux hernies discales cervicales mises en évidence à l'imagerie et que l'on pouvait donc considérer que l'activité de femme de chambre était adaptée aux problèmes médicaux somatiques dans ce cas et que la capacité de travail dans l'activité habituelle était entière. Au regard de l'avis mentionné ci-dessus des experts du Centre d'expertise médicale Y.________, en particulier du rapport complémentaire du docteur S.________ du 2 avril 2008, il n'apparaît pas que la juridiction cantonale, en retenant que la capacité de travail de l'assurée était entière sur le plan somatique et que les troubles physiques ne l'empêchaient pas d'exercer son activité habituelle de femme de chambre, aient établi les faits de façon manifestement inexacte ou en violation du droit. La recourante ne le démontre pas, même si elle fait état de l'IRM cervicale pratiquée en 2006 et des cervicalgies sur hernies discales C4-C5 et C5-C6. Dans leur expertise des 21 novembre et 13 décembre 2007, les docteurs J.________, S.________ et C.________ ont indiqué en page 24 de leur rapport qu'une IRM effectuée en janvier 2006 avait mis en évidence des discopathies sous forme de deux hernies discales qui n'étaient pas décrites lors de l'examen en 2001. Ils ont relevé que deux mois après cet examen, le docteur D._______ avait répondu dans son rapport du 16 mars 2006 que l'état de santé était stationnaire, qu'il ne mentionnait pas d'atteinte radiculaire, de déficit neurologique et qu'il ne prévoyait pas d'investigation telle qu'électromyographie ou consultation de neurochirurgie, de sorte que l'on pouvait dire que la découverte radiologique de hernies discales n'avait pas de répercussion clinique. L'audition par la juridiction cantonale du docteur D._______, pas plus que celle du docteur G.________, ne se justifiait donc pas, ni l'ordonnance d'une nouvelle expertise. 3.3 Le jugement attaqué, qui retient que la recourante présentait une invalidité nulle au moment déterminant et que les conditions étaient réalisées pour supprimer son droit à la rente par la voie de la révision, est ainsi conforme au droit fédéral. Mal fondé, le recours doit dès lors être rejeté.