Citation: I 571/04 09.01.2006 E. 4

4.1 Il reste à procéder à la comparaison des revenus (art. 28 al. 2 LAI, dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002). Celle-ci doit se faire au regard de la situation qui existait en septembre 1998, soit une année après le début de l'incapacité de travail dans la profession de maçon (ATF 129 V 223-224 consid. 4.2). 4.1.1 Suivant le questionnaire pour l'employeur du 5 mars 1998, le recourant aurait réalisé un gain annuel de 60'177 fr. en 1998 (4'629 fr. par mois, 13 fois l'an), sans l'atteinte à la santé. Il ne bénéficiait pas de gratification. Ce revenu annuel n'est pas contesté en tant que tel et doit ainsi être pris en considération comme revenu sans invalidité. 4.1.2 D'après la jurisprudence (ATF 124 V 321), le revenu avec invalidité doit être arrêté à la lumière des statistiques salariales ressortant de l'enquête suisse sur la structure des salaires publiée par l'Office fédéral de la statistique. Selon la table TA1 relative à l'année 1998 (p. 25), il faut ainsi partir d'un gain déterminant, toutes activités confondues dans le secteur privé (au lieu du seul secteur des services, comme le recourant le demande à tort), de 4'268 fr. par mois (valeur standardisée) pour des travaux simples et répétitifs (niveau 4) exercés par un homme. Ce salaire mensuel hypothétique de 4'268 fr. se base sur une durée hebdomadaire de travail de 40 heures, inférieure à la moyenne usuelle dans les entreprises, si bien qu'il y a lieu de l'ajuster à 41,9 heures par semaine (valeur 1998; Annuaire statistique 2002, p. 207, T3.2.3.5), ce qui donne un salaire mensuel de 4'470 fr. 73, ou annuel de 53'648 fr. 76. En adaptant ce revenu à la capacité résiduelle de travail du recourant, son gain hypothétique s'élève ainsi à 42'919 fr. (80 % de 53'648 fr. 76). Il convient ensuite d'appliquer un facteur de réduction au gain annuel statistique de 42'919 fr., conformément à la jurisprudence (cf. ATF 126 V 75). Compte tenu des circonstances personnelles et professionnelles du cas particulier, l'abattement de 10 % retenu par les premiers juges apparaît approprié, si bien que le gain d'invalide se monte à 38'627 fr. La comparaison des revenus aboutit à un degré d'invalidité arrondi (cf. ATF 130 V 121) à 36 %, soit à un taux inférieur à la limite de 40 % ouvrant droit au quart de rente (cf. art. 28 al. 1 LAI). Que le revenu d'invalide ainsi déterminé repose sur le salaire mensuel brut (valeur centrale) pour des activités simples et répétitives du secteur privé, toutes branches économiques confondues, ne permet pas de conclure que la situation effective du recourant n'a pas été convenablement appréciée, contrairement à ce qu'il prétend. Dans la mesure où le montant de 4'268 fr. retenu comme base pour la détermination du revenu d'invalide représente le salaire mensuel brut (valeur centrale) pour des postes de travail qui ne requièrent pas de qualifications professionnelles particulières, force est d'admettre que la plupart de ces emplois sont, abstraction faite des limitations physiques éprouvées par le recourant conformes aux aptitudes de celui-ci. Par ailleurs, au regard du large éventail d'activités simples et répétitives que recouvrent les secteurs de la production et des services, on doit également convenir qu'un nombre significatif de ces activités sont légères et permettent l'alternance des positions et sont donc adaptées au handicap du recourant (cf. rapport du CIP du 4 décembre 2002). 4.2 Il s'ensuit que le recours est mal fondé.