Citation: 4A_277/2021 E. 4.3.4

4.3.4. En l'occurrence, la recourante soulève une thématique qui n'est pas nouvelle, mais appelle une clarification: il faut s'en tenir à la ligne exprimée dans la jurisprudence 4A_424/2011, qui correspond aussi à un avis doctrinal répandu, selon laquelle les prescriptions sur les dépens se distinguent d'autres règles procédurales en ceci qu'elles confèrent des prétentions directes; cette particularité justifie d'admettre la possibilité de soulever le grief d'arbitraire au sens de l'art. 393 let. e CPC. Le lecteur ne doit cependant pas se méprendre: il ne saurait être question d'ouvrir une boîte de Pandore. Les réserves déjà exprimées par la jurisprudence restent de mise (cf., mutatis mutandis, arrêt précité 4A_156/2020 consid. 6.1 et les précédents référencés), et les cautèles qui entourent le contrôle du droit matériel ne sauraient être moindres lorsque l'examen porte sur une indemnité de dépens. Bien au contraire, le large pouvoir d'appréciation dont dispose l'arbitre en la matière ne permettra de retenir un arbitraire qu'en de très rares occasions. En revanche, le recourant ne saurait à l'avenir courir le risque d'être éconduit sous prétexte qu'il a omis de se plaindre d'une contradiction avec l'ordre public.