Citation: 6B_616/2021 E. 3

La recourante expose que la cour cantonale aurait dû tenir compte du fait qu'elle n'était pas avocate, qu'elle avait fait recours avec ses connaissances en toute bonne foi et que son écriture devait être interprétée " conformément aux intentions du plus faible ". Elle soutient que le dossier qu'elle a transmis au Tribunal cantonal contenait des éléments de preuve pertinents permettant de contester le port du masque. La recourante poursuit en exposant que B.________ s'était rendu coupable, en cherchant à lui imposer le port du masque dans le magasin, non seulement de pratique illégale de la médecine - l'obligation faite à autrui de porter le masque constituant un acte médical entraînant des effets nocifs pour la santé -, mais également de multiples infractions réprimées par le Code pénal, " de crimes contre l'humanité ", ainsi que de diverses violations de ses droits fondamentaux garantis par la Constitution, " des droits de l'homme et des lois universelles ", de l'art. 7 let. e et k du Statut de Rome de la Cour pénale internationale et du Code de Nuremberg. S'attachant ensuite à démontrer l'inutilité des mesures sanitaires ordonnées par les autorités, elle produit divers extraits de publications censées établir l'inexistence de la pandémie de Covid-19, respectivement la faible dangerosité de cette maladie. Elle conclut qu'en déclarant son recours irrecevable, les juges de la cour cantonale " validaient la fausse pandémie " et " appliquaient arbitrairement des lois liberticides ". Les mêmes infractions que celles reprochées à B.________ pouvaient dès lors leur être imputées, ainsi qu'aux autres fonctionnaires intervenus dans cette affaire. Ce faisant, la recourante se borne essentiellement à réaffirmer que les faits qu'elle a dénoncés constitueraient, à ses yeux, des infractions justifiant des poursuites pénales. Cette démarche est toutefois vaine. En effet, la cour cantonale a jugé que le recours ne répondait pas aux exigences de forme de l'art. 385 al. 1 CPP et elle a refusé d'entrer en matière sur le recours. Seuls ces points (forme du recours à l'aune des exigences de l'art. 385 al. 1 CPP et sanction de l'insuffisance de la motivation) étaient l'objet de la décision de dernière instance cantonale et peuvent, dès lors, faire l'objet du recours en matière pénale au Tribunal fédéral (art. 80 al. 1 LTF), à l'exclusion du fond, soit de la question de l'ouverture ou non d'une procédure pénale en relation avec les faits dénoncés au ministère public. Il incombait ainsi à la recourante, non pas de tenter de rendre vraisemblable l'existence d'infractions (ce qui aurait supposé que la décision cantonale se prononçât sur le refus d'entrer en matière du ministère public), mais de démontrer, dans la perspective de l'invocation d'un déni de justice formel ou d'une violation de son droit d'être entendue, que la cour cantonale avait, à tort, ignoré que ces infractions avaient été décrites de manière reconnaissable dans son écriture adressée à l'autorité cantonale. Or, la recourante se cantonne à exposer que le dossier qu'elle a transmis au Tribunal cantonal contenait des éléments de preuves pertinents permettant de contester le bien-fondé du port du masque, éléments qu'elle présente à nouveau devant le Tribunal fédéral. En cela, la recourante ne démontre pas avoir fourni, dans son écriture cantonale, une argumentation - même interprétée de la manière qui lui soit la plus favorable - à l'encontre de l'ordonnance de non-entrée en matière qui tendait à démontrer que des infractions pénales ont été commises. Par ailleurs, elle estime que la cour cantonale aurait dû lui accorder la possibilité de suppléer au défaut de motivation, mais elle n'élève aucune critique à l'encontre de la motivation du jugement entrepris selon laquelle l'art. 385 al. 2 CPP ne doit pas permettre à la partie de compléter un acte dépourvu de motivation. La prénommée ne fait donc pas valoir, avec la clarté et la précision requises à l'art. 106 al. 2 LTF, un grief de nature formel tel que l'interdiction du formalisme excessif. En l'absence de critique topique des considérants de la décision entreprise, les développements de la recourante sont dénués de toute pertinence. Le recours ne répond donc pas aux exigences de forme rappelées ci-dessus et apparaît irrecevable dans cette mesure.