Citation: 8C_148/2023 E. 6.2

6.2. Le recourant demande "la rectification et [le] complètement de l'état de fait" et reproche aux premiers juges d'avoir passé sous silence que le témoin C.________ confirmerait la frustration de son subordonné [du recourant] envers des collègues qui, au lieu de fournir les ressources et informations nécessaires à l'avancée d'un projet, ne le faisaient pas rapidement et communiquaient de manière malhabile. Il fait en outre valoir que la cour cantonale n'aurait pas dit un mot sur la nature et les causes de son incapacité de travail. Cette incapacité de travail se serait traduite par des multiples appels à l'aide de l'employé. La cour cantonale aurait également omis de constater que l'employé serait progressivement devenu "hors contrôle", qu'aucune mesure d'amélioration ne lui aurait été imposée et qu'il n'avait pas eu la possibilité concrète de saisir le groupe de confiance, vu le très court délai jusqu'à la décision de licenciement et la coupure de ses accès intranet. Par cette argumentation le recourant ne parvient pas à démontrer que la cour cantonale aurait constaté de manière manifestement inexacte les faits et que la correction de ce vice serait susceptible d'influer sur le sort de la cause. En particulier, on ne comprend pas en quoi la frustration du recourant à l'égard de ses collègues justifieraient le comportement hautement inapproprié qu'il a eu de manière répétées face à sa hiérarchie. S'agissant de l'incapacité de travail pour cause de maladie, les premiers juges ont constaté que le recourant avait été en arrêt de travail pour cause de maladie du 17 septembre 2021 au 31 mars 2022. Contrairement aux affirmations du recourant, il n'est pas nécessaire pour l'issue du litige de connaître les détails quant à son état de santé, dès lors que le licenciement avec effet immédiat avait été considéré comme étant conforme au droit et qu'il pouvait donc être donné en tout temps, ce qui ne s'avère pas contraire au droit fédéral (cf. art. 74 al. 1 SP, cf. ég. consid. 7 infra). Selon les constatations non arbitraires de la cour cantonale, tant C.________, que les ressources humaines avaient abordé à de nombreuses reprises la question d'un suivi psychologique, tout en laissant au recourant la possibilité, s'agissant de problèmes personnels, d'entreprendre lui-même un tel suivi. Puis, le 16 novembre 2021, I.________ l'a informé par écrit de la possibilité de s'adresser au groupe de confiance s'il s'estimait victime de harcèlement psychologique et lui a rappelé les coordonnées de celui-ci. Force est dès lors de constater que le recourant a eu suffisamment de temps pour faire les démarches nécessaires jusqu'à la décision de résiliation des rapports de service du 10 décembre 2021, sans qu'il ait eu besoin d'un accès intranet.