Citation: 1C_9/2023 E. 3.3

3.3. En l'espèce, la cour cantonale a relevé que les autorités de planification, aux niveaux communal et cantonal, admettaient que la zone à bâtir de la commune de Savièse était surdimensionnée et qu'une révision du plan d'affectation communal devait intervenir. Celle-ci était précisément en cours. La cour cantonale a ensuite constaté que si des parcelles longeant la route de la Magine et celle de Zambotte d'en bas étaient bâties, celles appartenant au recourant (n os 5350, 5353, 5354, 5355 et 5356) demeuraient vierges de construction, tout comme de nombreuses parcelles voisines à l'est, au nord et à l'ouest, formant ainsi une surface non bâtie relativement étendue à l'intérieur du milieu bâti. Selon la cour cantonale, il était donc hâtif et approximatif d'affirmer que ces parcelles ne pourraient pas faire l'objet d'une modification de leur affectation à l'occasion du redimensionnement de la zone à bâtir. Leur intégration à la zone réservée n'était donc pas d'emblée ou manifestement contraire à la loi ou à la planification directrice. Le recourant ne conteste pas que la zone à bâtir communale est surdimensionnée. On se trouve dès lors dans une situation où une adaptation de la planification s'impose au sens de l'art. 27 al. 1 LAT. Le recourant soutient toutefois, dans une argumentation purement appellatoire, que ses parcelles ne devraient pas être comprises dans la zone réservée. En l'occurrence, le recourant n'explique pas de manière claire et précise, conformément aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, en quoi le principe de la garantie de la propriété, et en particulier celui de la proportionnalité seraient violés. En effet, il se contente pour l'essentiel d'invoquer l'existence du plan de quartier approuvé 2015, tout en relevant que celui-ci a été élaboré en étroite collaboration avec la Municipalité et a été préavisé positivement par les services de l'Etat; le recourant souligne le sérieux du travail réalisé alors et relève en particulier la qualité de l'équipement du plan de quartier. Il met encore en avant l'indépendance du plan de quartier vis-à-vis de l'ensemble de la zone. Il estime ainsi que ces parcelles devraient, pour tous ces motifs, être exclus de la zone réservée cantonale.