Citation: 8C_452/2020 E. 3.1

3.1. Après avoir rappelé les principes applicables à la récusation d'un expert (cf. consid. 2.3 supra), la cour cantonale a exposé que le recourant reprochait au docteur D.________ d'éprouver une inimitié marquée à l'encontre de son mandataire, l'avocat Maugué, comme cela ressortirait de la procédure ayant abouti à l'arrêt ATAS/818/2017 du 25 septembre 2017 (cf. let. A.c supra), dans laquelle ce médecin aurait déclaré à la personne qu'il devait expertiser que son avocat " lui avait fait du mal, car il l'avait critiqué (...). Lorsque la consultation [avait] repris, il [était] à nouveau revenu sur le problème avec [son] avocat qui avait, selon lui, écrit de mauvaises choses sur lui. A la fin, il [avait] également dit la même chose à [la fille de l'expertisée]. (...) il [était] revenu sur le sujet, en disant que ce que M e Maugué affirmait était de la diffamation. (...). Il [avait dit à la fille de l'expertisée] qu'il allait le faire en attaquant certainement M e Maugué en diffamation". Comme cela ressortait de la doctrine et de la jurisprudence, il fallait un désaccord particulier ou une tension prononcée entre le docteur D.________ et l'avocat Maugué, suggérant une inimitié, pour que le motif de récusation prévu par l'art. 34 al. 1 let. e LTF pût être retenu. Or force était de constater que les propos reprochés au médecin précité, pour autant qu'ils eussent été effectivement tenus, l'avaient été dans le cadre de l'expertise d'une autre assurée. Le comportement reproché au docteur D.________ ne semblait pas avoir fait l'objet d'une dénonciation à l'autorité de surveillance des médecins. De même, le comportement reproché à l'avocat Maugué n'avait pas été porté à la connaissance du Bâtonnier ou de la commission du barreau. Il ne ressortait pas non plus de l'arrêt du 25 septembre 2017 invoqué par le recourant (cf. let. A.c supra) que le comportement du docteur D.________ aurait eu des répercussions sur l'appréciation faite par ce médecin, la valeur probante de son rapport n'ayant en particulier été remise en question ni par l'assurée ni par la Chambre des assurances sociales. Enfin, le recourant ne prétendait pas non plus que lesdites dissensions, pour autant qu'elles eussent existé, auraient perduré au-delà de la procédure ayant conduit à l'arrêt du 25 septembre 2017 précité. En réalité, les commentaires du docteur D.________, pour autant qu'ils eussent effectivement été tenus, l'avaient été dans une procédure particulière, à laquelle les prétendues dissensions entre l'expert et l'avocat susmentionné semblaient se limiter. Dans ces circonstances, on ne pouvait pas parler d'inimitié entre les deux intéressés, de sorte que c'était à juste titre que l'intimée avait refusé de récuser le docteur D.________.