Citation: 1A.140/1998 27.09.2000 E. 3

3.- Le Grand Conseil est, dans le canton de Genève, l'autorité supérieure de planification; il lui appartient d'approuver, dans une procédure de type législatif, toutes les modifications de limites de zones (art. 15 LALAT), sur proposition de différentes autorités (Conseil d'Etat, département cantonal, communes, etc. - art. 15A LALAT). En l'espèce, le Grand Conseil renonce à défendre une mesure de planification qu'il avait adoptée en 1997 - la loi 7471 - et il prend, devant le Tribunal fédéral, des conclusions tendant à l'admission totale d'un recours de droit administratif qui vise à l'annulation de cette mesure. A l'appui de ses conclusions, il expose que tous les griefs des organisations recourantes sont à son avis "pleinement" fondés, et qu'en adoptant la loi 7471, il n'avait "pas apprécié la situation en fonction de tous les critères applicables et de leur juste valeur, notamment ceux retenus par le droit fédéral". Lorsque l'autorité cantonale supérieure de planification prend de telles conclusions dans une contestation relative à la modification d'un plan d'affectation - domaine dans lequel les différentes lois fédérales applicables prévoient généralement une pesée globale des intérêts et un large pouvoir d'appréciation de l'autorité cantonale -, il appartient au Tribunal fédéral d'en prendre acte et d'admettre le recours, en se bornant à renvoyer aux motifs exposés dans la réponse (art. 36a al. 3 OJ). En conséquence, l'arrêt du Tribunal administratif doit être annulé. Statuant lui-même sur le fond, le Tribunal fédéral doit en outre annuler la loi 7471 (art. 114 al. 2 OJ).