Citation: 4A_479/2020 E. 7

7. Finalement, le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir rejeté sans motif sa prétention liée à l'indemnisation de ses frais de défense. Il suppute un lien avec le refus de retenir une atteinte à sa personnalité, mais soutient que l'art. 327a CO pourrait lui servir de fondement. Le recourant cerne bien la problématique mais se refuse à en tirer les conséquences logiques: le travailleur peut certes s'appuyer sur l'art. 327a al. 1 CO pour obtenir le remboursement des frais d'avocat qu'il a dû engager pour parer à des accusations portées contre lui. Mais encore faut-il qu'ils aient été "imposés par l'exécution du travail" (art. 327a al. 1 CO) et que l'activité ait été conforme au contrat (cf. arrêt précité 4A_610/2018 consid. 6.2; WYLER/HEINZER, Droit du travail, 4e éd. 2019, p. 374 s.: l'employé doit avoir respecté ses obligations contractuelles et l'activité doit être licite au regard du droit suisse). Que la banque ait accepté d'assumer une partie de ces frais ne l'obligeait pas à couvrir le solde. Au surplus, le recourant n'invoque pas d'autre base juridique telle la convention du 29 mai 2013 liant notamment l'Association suisse des banquiers (ASB) et l'entité représentant les employés de banque (accord qui impose aux banques de prendre en charge, sauf faute grave, les frais d'avocat engagés par leurs collaborateurs poursuivis pénalement aux Etats-Unis en raison de l'activité professionnelle déployée pour leur employeuse). A défaut de grief, la cour de céans est dispensée d'entamer une discussion. Cet ultime moyen se révèle lui aussi privé de fondement.