Citation: 6S.80/2003 05.05.2003 E. 1

- Après avoir relevé que X.________ était intelligent, vivait en harmonie avec son entourage et n'avait jamais manqué de rien, elle a souligné qu'il n'avait pas seulement menti lors de l'instruction - ce qu'il était en droit de faire -, mais qu'il avait nié l'évidence, cherchant à tromper les juges et même à rejeter la faute sur autrui, comportement qui devait être qualifié de détestable et qui montrait un défaut de conscience de l'illicéité de l'acte. - La Cour de cassation cantonale reproche en outre à X.________ d'être sans activité lucrative depuis le 27 novembre 2001, de dépendre des Services sociaux et de ne pouvoir se prévaloir que d'une modeste recherche d'emploi, alors qu'il aurait dû tout mettre en oeuvre pour se présenter devant ses juges sous un jour favorable en ayant par exemple retrouvé un emploi et en citant comme témoins de moralité ses parents ou son amie afin d'établir qu'il avait changé du tout au tout et qu'il était prêt à faire face à ses obligations. - Admettant partiellement le recours en nullité, la Cour de cassation cantonale a complété l'état de fait du jugement de première instance en y intégrant le certificat médical, produit à l'audience de jugement, du médecin traitant de X.________, qui attestait que celui-ci avait stopper sa consommation de Dormicum, recherchait activement du travail à 100 % et présentait une évolution favorable sur le plan personnel avec prise de conscience de ses responsabilités et resocialisation. Les juges cantonaux ont cependant considéré que ces éléments ne devaient pas conduire à remettre en cause l'appréciation menée par les juges de première instance, notamment pour le motif que, s'agissant du vol et du recel, "on ne saurait dire que le fait d'être dépendant ou non d'un somnifère va changer grand chose dans l'émission du pronostic". - Enfin, les juges cantonaux relèvent à propos de l'effet choc produit par la révocation du sursis antérieur, que c'est "sans arbitraire que le Tribunal a implicitement estimé que seule l'exécution de deux peines fermes était adéquate en l'espèce. Aucun élément ne permet en effet de considérer que l'exécution d'une seule peine privative de liberté aurait l'effet de choc et d'avertissement dont, selon la jurisprudence, il faut tenir compte avant de prononcer une peine ferme ou de révoquer un sursis".