Citation: 6A.85/2006 27.12.2006 E. 3

3.1 Le recourant ne conteste pas l'importance de l'excès de vitesse qui lui est reproché, ni qu'il constitue, selon le nouveau droit une infraction grave au sens de l'art. 16c al. 1 let. a LCR, dans sa teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2005. On peut se borner à renvoyer sur ces points aux considérants de la cour cantonale, qui a correctement appliqué l'al. 1 des dispositions transitoires de la modification de la loi fédérale sur la circulation routière, du 14 décembre 2001 (RO 2002 2781) pour justifier l'application du nouveau droit à la qualification de la gravité de l'infraction, ainsi qu'à la jurisprudence récente de la cour de céans (ATF 132 IV 234 consid. 3.2, p. 238), selon laquelle les principes développés sous l'ancien droit en matière de qualification des excès de vitesse demeurent applicables sous le nouveau régime. 3.2 La cour cantonale a, de même, appliqué à juste titre les sanctions prévues par l'ancien droit eu égard à l'existence d'un antécédent sanctionné selon l'ancien droit (al. 2 des dispositions transitoires de la modification de la LCR du 14 décembre 2001 [RO 2002 2781]). Il convient toutefois de préciser que l'application de l'ancien droit pour déterminer la sanction n'est pas justifiée en l'espèce, comme l'indique la cour cantonale, par le seul caractère plus favorable de ce régime en application du principe de la lex mitior. Il est en effet exclu en application de ce principe de combiner ancien et nouveau droit, par exemple en qualifiant l'infraction selon un régime et en la sanctionnant conformément à l'autre (ATF 114 IV 81 consid. 3c, 102 IV 196). Le régime spécifique applicable en l'espèce s'impose par le seul jeu des règles transitoires prévues par le législateur.