Citation: 6B_551/2010 09.11.2010 E. 2

Le recourant soutient par ailleurs que l'arrêt attaqué violerait l'interdiction de la reformatio in pejus. L'autorité cantonale a exposé les raisons qui l'ont conduite à retenir que le remplacement du traitement institutionnel ordonné en première instance par un traitement ambulatoire ne constitue pas une modification au détriment du condamné, même si l'on considère que la mise en oeuvre du traitement ambulatoire est compatible avec l'exécution de la peine privative de liberté. S'agissant, comme le relève le recourant lui-même, d'une règle de droit cantonal, le Tribunal fédéral n'en revoit l'interprétation que sous l'angle restreint de l'arbitraire. Il ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si celle-ci apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motifs objectifs et en violation d'un droit certain. En outre, l'annulation de la décision attaquée ne se justifie que si celle-ci est arbitraire dans son résultat, ce qu'il appartient au recourant de démontrer (ATF 131 I 217 consid. 2.1 p. 219 et les arrêts cités). Par ailleurs, le Tribunal fédéral ne sanctionne une violation de droits fondamentaux que si ce moyen est invoqué par le recourant (art. 106 al. 2 LTF). Les exigences de motivation de l'acte de recours correspondent à celles de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (FF 2001 p. 4142), ce qui suppose que les moyens soient expressément soulevés et exposés de manière claire et détaillée dans le mémoire de recours (voir ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261 s.). En l'espèce, le recourant se contente de soutenir que la suppression de la suspension de l'exécution de la peine privative de liberté est susceptible d'alourdir indirectement la sanction initiale, aggravant ainsi son sort et violant indirectement l'interdiction de la reformatio in pejus. Il n'expose en revanche pas en quoi les motifs de l'autorité cantonale seraient insoutenables. Faute d'une motivation répondant aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, le recours est donc irrecevable sur ce point.