Citation: 6B_637/2022 E. 2.3.2

2.3.2. Pour ce qui est des procès-verbaux d'audition des intimés du 8 février 2017, dont l'absence au dossier est critiquée par la recourante, il convient de relever qu'il s'agit d'auditions qui se sont déroulées dans le cadre d'une autre procédure opposant les mêmes parties, mais que les intimés s'y sont référés en partie lors de leur audition dans le cadre de la présente cause. Hormis les motifs relevés supra, la cour cantonale n'a pas justifié son refus. Pour sa part, la recourante n'explique pas en quoi l'absence de ces pièces serait constitutive d'une violation de ses droits. Son grief est irrecevable puisqu'il n'est pas suffisamment motivé eu égard aux exigences accrues découlant des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Quoi qu'il en soit, il est vrai que lorsque les autorités pénales se fondent sur des déclarations ressortant d'une procédure conduite séparément, il faut tenir compte du droit de confrontation. Dites déclarations ne peuvent être utilisées que si le prévenu a eu au moins une fois la possibilité de manière appropriée et suffisante de mettre en doute les déclarations à sa charge et de poser des questions (ATF 140 IV 172 consid. 1.3, in JdT 2015 IV p. 72 s.; 133 I 33 c. 2.2, in JdT 2008 IV p. 6 s.). Pour autant, dans le cas d'espèce, les questions posées aux intimés auxquelles ils ont répondu en référence à leur précédente audition sont de nature très générale (par exemple : " quelle est votre situation professionnelle "). Elles n'ont pas été utilisées par les autorités précédentes pour fonder leur jugement. Partant, on ne décèle aucune violation du droit fédéral ou des garanties constitutionnelles et conventionnelles.