Citation: 8C_513/2020 E. A

A.a. A.________ a travaillé dès le 1 er octobre 2009 en qualité de chef d'unité au sein du Service B.________ de la Ville de Genève, rattaché au Département de l'environnement urbain et de la sécurité, qui est devenu par la suite le Département de la sécurité et des sports (DSS). A compter du 1 er juillet 2014, il a été transféré avec son accord au Service C.________ (ci-après: le service), également rattaché au DSS, pour occuper le poste d'adjoint de direction "logistique et monitoring" à temps plein, aux côtés de trois autres adjoints de direction ("aménagement et organisation technique", "santé et sécurité" et "administration"). Les quatre adjoints dépendaient tous directement du chef du service. Au niveau organisationnel, la direction chapeautait trois unités opérationnelles, chacune dirigée par un chef d'unité. A.b. Ensuite de son arrivée à la tête du service en octobre 2017, la nouvelle cheffe du Service C.________ ad interim a mandaté une société externe afin d'effectuer un audit de la direction. Le 31 décembre 2017, cette société a rendu un rapport d'évaluation de la gouvernance du Service C.________ dont il ressortait notamment que les adjoints de direction étaient trop nombreux et qu'il convenait de réduire de manière significative les ressources à cet échelon afin de le rationaliser. Le 23 mai 2018, le Conseil administratif de la Ville de Genève (ci-après: le Conseil administratif) a validé une nouvelle organisation de la direction du Service C.________ impliquant en particulier la suppression des postes d'adjoints de direction "santé et sécurité" et "logistique et monitoring". Le 24 mai 2018, A.________ a été informé lors d'un entretien avec sa hiérarchie que son poste allait être supprimé, ce qui lui a été confirmé par courrier du Conseil administratif du 22 juin 2018. Ledit courrier mentionnait les motifs de la suppression de son poste et précisait que si à l'échéance de la période de reclassement, qui débutait le jour même et se terminait le 22 août 2018, aucune alternative d'emploi n'était trouvée, les rapports de service seraient résiliés. Sur requêtes de l'employé, la période de reclassement a été prolongée une première fois au 15 septembre 2018, puis une seconde fois au 30 septembre 2018 alors que l'employé requérait une prolongation au 31 octobre 2018. A.c. Dans le cadre de la procédure de reclassement, A.________ a eu trois entretiens avec une coordinatrice des ressources humaines (ci-après: la coordinatrice RH), les 26 juin, 6 juillet et 11 juillet 2018. Le 13 juillet 2018, la coordinatrice RH a adressé le CV de l'intéressé à l'ensemble des départements de l'administration de la Ville de Genève, afin de s'enquérir de l'existence éventuelle d'un poste pouvant correspondre à ses compétences. Seules des réponses négatives sont arrivées en retour dans le délai de réponse fixé au 20 août 2018. Le 1 er août 2018, l'employé a été libéré de son obligation de travailler. Un nouvel entretien avec la coordinatrice RH s'est tenu le 23 août 2018. En date du 10 septembre 2018, celle-ci a adressé une nouvelle fois le dossier de l'employé aux différents départements; à l'issue du délai fixé au 21 septembre 2018, seules des réponses négatives lui sont parvenues. Le 13 septembre 2018, le Conseil administratif a accordé à A.________ un mandat d'"outplacement" pour un montant maximum de 11'000 fr. Entre juin et novembre 2018, l'intéressé a postulé sans succès pour quatre différents postes au sein d'autres services de l'administration de la Ville de Genève. Le 17 octobre 2018, le Conseil administratif a informé l'employé de son intention de procéder à son licenciement, dès lors que les démarches en vue de son reclassement n'avaient pas abouti. Sur requête de l'intéressé qui se plaignait de ne pas bénéficier d'un soutien suffisamment actif de la part de la coordinatrice RH, une délégation du Conseil administratif l'a reçu le 28 novembre 2018. Le 14 janvier 2019, la Ville de Genève lui a remis un certificat de travail intermédiaire faisant état d'excellentes aptitudes professionnelles. A.d. Par décision du 16 janvier 2019, le Conseil administratif a résilié les rapports de travail de A.________ au 31 mai 2019 au motif de la suppression de son poste et l'a mis au bénéfice de l'indemnité statutairement prévue dans un tel cas.