Citation: 1P.747/2001 24.01.2002 E. 1

Que la recourante a été invitée à verser le montant de 3'000 fr. en garantie des frais judiciaires présumés, avant le 3 janvier 2002 au plus tard; Que le versement n'est pas intervenu; Que la recourante a présenté, le 9 janvier 2002, une demande de restitution du délai et d'assistance judiciaire; Qu'elle mentionne essentiellement, pour expliquer l'inobservation du délai, des difficultés de communication entre elle et son avocat, en raison d'un voyage à l'étranger à l'occasion des fêtes de fin d'année; Que l'invitation à verser une avance de frais était pourtant prévisible dès le dépôt du recours; Que la recourante a encore présenté, le 17 janvier 2002, une demande de prolongation du délai; Que l'avocat était en mesure de demander cette prolongation en temps utile, c'est-à-dire avant l'expiration du délai, conformément à l'art. 33 al. 2 OJ; Que la recourante n'invoque donc aucun empêchement non fautif, apte à justifier une restitution du délai selon l'art. 35 al. 1 OJ; Que le recours de droit public est donc irrecevable au regard de l'art. 150 al. 4 OJ; Que la demande d'assistance judiciaire, ainsi présentée alors que le sort du recours est déjà scellé, ne répond pas aux exigences de l'art. 152 OJ et doit donc être rejetée; Que l'intimé a déposé une réponse avec l'assistance de son propre avocat; Que la recourante doit acquitter, outre l'émolument judiciaire, les dépens à allouer à cette partie.