Citation: U 490/05 22.11.2006 E. 3

Dans la décision litigieuse, l'assureur recourant s'est référé aux conclusions du docteur R.________ considérant que les séquelles de l'accident du 18 décembre 2001 n'entraînaient pas d'incapacité de travail dans une activité légère ne sollicitant pas le membre supérieur droit et n'exigeant pas de manutention supérieure à 10 kg. Les autres médecins, qui retenaient également une incapacité de travail, se contentaient de la qualifier de totale sans plus ample motivation ou se référaient uniquement à l'ancien métier de manoeuvre. Dans le recours formé devant la juridiction cantonale, l'intimé a contesté la position de la CNA en lui reprochant d'avoir omis de prendre en considération la formation de machiniste, presque achevée au moment de l'accident, et le salaire supérieur qui en aurait résulté pour déterminer son gain annuel assuré. Il s'interrogeait également sur le fait que les docteurs R.________ et J.________ semblaient douter de la réalité des douleurs malgré des diagnostics qui, antérieurement, leur paraissaient indiscutables. Il remettait enfin en question la méthode d'évaluation de l'invalidité dans la mesure où il n'était pas capable d'écrire, de porter des charges ou de conduire, et par conséquent d'exercer quatre des cinq DPT sur lesquelles s'était fondé l'assureur recourant pour déterminer son taux d'incapacité de gain.