Citation: 6B_1086/2013 E. 1.3.1

1.3.1. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir versé dans l'arbitraire en retenant qu'il se trouvait sur les lieux de l'agression et qu'il a participé à celle-ci. En effet, il a activé à 23h25 la borne rue Général Dufour 24 située à 500 mètres (à vol d'oiseau) du lieu de l'agression, puis, à 23h35, la borne rue de l'Hôtel de Ville 11 située à 700 mètres (à vol d'oiseau) de l'agression, la personne de contact ayant été identifiée comme étant I.________. Dans ces conditions, il n'a pas pu participer à l'agression à 23h29 à la sortie de la galerie marchande du côté de l'avenue Henri-Dunant, avec le groupe des agresseurs de I.________, car c'est alors la borne de la rue Dancet installée à 50 mètres qu'il aurait dû activer par ses conversations avec I.________ à 23h25 et à 23h35. Il ressort effectivement du rapport de police qu'à 23h25 et à 23h35, à savoir quelques minutes avant et après la tentative d'homicide, le téléphone portable du recourant a activé les bornes rue du Général Dufour 24 et rue de l'Hôtel de Ville 11, lesquelles se trouvent respectivement à 500 et 700 mètres, à vol d'oiseau, du lieu de l'agression. Cela n'implique toutefois pas que le recourant ne pouvait pas être sur place au moment de l'agression qui a eu lieu à 23h29. En effet, un homme parcourt facilement 500 mètres en quatre minutes. En outre, une borne plus éloignée que celle se trouvant à proximité du lieu où un raccordement téléphonique est actionné peut être activée, notamment en cas de surcharge de la borne la plus proche. Au vu des déclarations de la victime, de B.________ et de C.________, qui ont tous déclaré l'avoir vu sur les lieux lors de l'agression, il n'est pas arbitraire de retenir que le recourant a participé à celle-ci.