Citation: 8C_253/2019 E. 5

Se plaignant de la violation de son droit d'être entendue, garanti aux art. 29 al. 2 Cst. et 6 par. 1 CEDH, la recourante reproche à la juridiction cantonale d'avoir rejeté sa réquisition de preuve tendant à des investigations supplémentaires sur les effets de la prise d'opioïdes. Les effets addictifs des opioïdes étant connus, il serait en outre arbitraire de rejeter sa requête au motif que rien au dossier ne permettrait de lier d'éventuels troubles à la thérapie médicamenteuse. Il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur ce grief qui ne satisfait pas aux exigences de motivation du recours (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). En effet, la recourante se contente d'invoquer la nécessité d'investigations supplémentaires sans en apporter la moindre démonstration ni prendre position sur les considérations des premiers juges. En particulier, elle n'allègue pas, ni ne tente de démontrer, la consommation d'opioïdes à forte dose durant plusieurs années, pas plus que l'existence, ni même la suspicion, d'un trouble lié à une telle consommation.