Citation: 4P.285/2001 29.08.2002 E. 4

4.1 Selon la recourante, la Chambre d'appel a violé de manière flagrante l'art. 163 de la loi de procédure civile genevoise (ci-après: LPC/GE), qui institue un délai de deux mois dès la découverte de la pièce nouvelle pour se pourvoir en revision. D'une part, elle ne pouvait entrer en matière sur une demande en revision d'une décision qu'elle n'avait pas rendue, car le recours en revision ne serait recevable que s'il est formé devant l'autorité compétente. D'autre part, l'intimée aurait demandé la revision de l'arrêt cantonal pour la première fois le 5 juin 1998, soit bien plus de deux mois après avoir pris connaissance de la lettre de C.________ à D.________; la transmission du Tribunal fédéral demeurerait sans portée à cet égard. Par ailleurs, l'application par analogie de l'art. 448 LPC/GE serait insoutenable en l'occurrence. Il s'agirait là d'une règle spécifique aux juridictions des baux et loyers. Au surplus, cette disposition ne s'appliquerait qu'à la transmission d'un acte mal adressé, et non à la transformation d'un recours dirigé contre un arrêt fédéral en un recours formé contre un arrêt cantonal.