Citation: 1B_538/2017 E. 4

En l'occurrence, la cour cantonale a retenu que les indices de culpabilité étaient suffisants. Elle a estimé que les parents du recourant étaient crédibles dans leur description des lésions corporelles commises au préjudice du père. Celles-ci étaient en outre corroborées par les constatations de la police. Les juges cantonaux ont relevé que les parents sont dans une dynamique d'aide envers le recourant et non d'accablement. Ils ont ainsi considéré que les faits présumés du 31 août 2017, cumulés aux faits présumés - et non contestés par le recourant - de la procédure à laquelle celle-ci a été jointe, étaient suffisamment graves pour justifier la détention, indépendamment des autres événements qui avaient fait l'objet de plaintes par la suite retirées. Le recourant expose de façon appellatoire quantité de faits qui sont sans rapport avec ces éléments, principalement en lien avec ses difficultés à trouver logement et emploi. Le recourant n'exposant pas en quoi les constatations de fait de la cour cantonale seraient manifestement inexactes ni en quoi les faits dont il tente de se prévaloir seraient susceptibles d'influer sur le sort de la cause, le Tribunal fédéral ne sauraient prendre ceux-ci en considération (cf. art. 97 al. 1 LTF). Au surplus, que le recourant ait parfois des contacts avec sa mère et d'autres membres de sa famille n'exclut en rien que les événements du 31 août 2017 se soient déroulés de la façon dont le retient l'arrêt attaqué. A cet égard, de façon appellatoire encore et en contradiction avec les constatations de la police lors de l'interpellation du 31 août 2017, le recourant fait valoir qu'il n'a jamais rencontré (ni même cherché à rencontrer) son père depuis septembre 2016. Il ne peut être suivi sur ce point. Il se contente d'expliquer sa présence au domicile de ses parents lors de son interpellation par le fait qu'il a choisi de dormir sous le figuier du jardin pour éviter d'être confronté à son père. Cette explication est peu crédible, dès lors qu'on ne voit pas pourquoi le recourant aurait choisi de s'installer dans le jardin, donc sur la parcelle même de ses parents, s'il souhaitait véritablement éviter son père. Aussi y a-t-il lieu de confirmer l'appréciation des instances précédentes qui ont donné crédit aux déclarations des parents plutôt qu'à celles du prévenu. Les indices de culpabilité sont ainsi suffisants pour la mise en détention provisoire.