Citation: 9C_451/2007 22.04.2008 E. 5

Il n'est enfin pas insoutenable de conclure, comme l'a fait la juridiction cantonale, à l'absence de modifications significatives de l'état de santé du recourant justifiant l'octroi de prestations dès lors que cette conclusion n'exclut pas l'existence de certains changements mais en nie uniquement la répercussion sur l'ouverture éventuelle d'un droit au sens de la LAI. La mention d'un nouveau diagnostic ne signifie en outre pas à elle-seule que celui-ci ait un caractère invalidant. Dans ce sens, on remarquera que les praticiens admettent la stabilité somatique du cas et que le docteur S.________, dont l'avis l'emporte sur celui des experts du COMAI (cf. consid. 4), a diagnostiqué une dysthymie ne justifiant à ses yeux qu'une incapacité temporaire de 30%. Il ne ressort certes pas clairement de l'acte attaqué ce qu'il est advenu du taux d'invalidité de 20% lié aux troubles physiques retenu en 1998. Il ne saurait toutefois être question de simplement additionner les deux taux mentionnés puisqu'ils ne sont pas de même nature (incapacité de travail pour le premier, incapacité de gain pour le second) et que les influences d'un handicap physique et d'un handicap psychique s'exercent simultanément sur la capacité de travail et non successivement (cf. par exemple, arrêt I 904/05 du 30 juin 2006, consid. 3.4 et les références). On ajoutera que, dans les circonstances concrètes du cas, l'affection psychique de l'intéressé n'est pas un obstacle à la reprise d'une activité professionnelle. Au contraire, elle peut raisonnablement être exigée de lui (cf. arrêt I 244/06 du 20 juin 2007, consid. 6.1 et les références) dans la mesure où, selon l'expert psychiatre, elle lui permettra de recouvrer une capacité totale (incapacité de 30%, dégressive une fois le processus d'intégration dans un nouveau travail initié). Le recours est donc entièrement mal fondé.