Citation: 1C_497/2022 E. 2.5

2.5. La recourante fait d'abord valoir un défaut de motivation des préavis négatifs de la Commission d'architecture. Bien que succinct, le premier préavis permet toutefois de comprendre les raisons fondant l'avis défavorable exprimé par la CA, laquelle indiquait que la mitoyenneté était anecdotique, que l'implantation des villas ne tenait pas compte du cordon boisé et que le langage architectural était indigent; la recourante était au surplus priée de se référer au guide pour une densification de qualité en 5 ème zone de construction. La recourante n'explique pas en quoi elle n'était pas en mesure de comprendre ce préavis. Comme l'a retenu la cour cantonale, la recourante s'est contentée de modifier très légèrement l'implantation du projet pour l'éloigner du cordon boisé dans la seconde version du projet, mais elle n'a pas tenu compte des problèmes liés au langage architectural et à la mitoyenneté. Au contraire, ce dernier point a même été péjoré dans la seconde version puisque le couvert à voitures s'est transformé en une simple dalle surplombant un espace intitulé "couvert: LIAISON Abri vélo accès jardin B/C". La nouvelle version du projet n'ayant pas évolué, la CA pouvait rendre un second préavis défavorable, qui renvoyait à son premier préavis. La recourante ne prétend d'ailleurs pas avoir proposé des modifications sur ces deux points dans la nouvelle version du projet. De plus, l'audition du président de la CA par le TAPI a permis de compléter le préavis (voir supra consid. 2.4). Par conséquent, la Cour de justice n'a pas fait preuve d'arbitraire en retenant que les préavis étaient suffisamment motivés pour fonder le refus de l'octroi de la dérogation au sens de l'art. 59 al. 4 let. a aLCI.