Citation: 2C_328/2021 E. 5.5

5.5. Dans une argumentation quelque peu confuse, les recourants se plaignent ensuite d'un "abus de délégation". Ils soutiennent à cet égard que l'art. 221a LR/VS limiterait expressément la possibilité faite aux communes de percevoir une taxe de remplacement au seul cas où le maître d'oeuvre n'a pas eu la possibilité d'aménager les places dues "en nombre suffisant". Or, selon eux, une telle locution impliquerait que l'aménagement desdites places serait dans l'absolu encore possible, et non pas matériellement impossible. En d'autres termes, le législateur cantonal n'aurait pas prévu la faculté, pour les communes, de percevoir une taxe en cas d'impossibilité matérielle d'aménager les places dues; seul le fait de ne les avoir pas aménagées en nombre suffisant permettrait une telle perception. Les recourants affirment ainsi que, dans la mesure où les autorités précédentes "sembl[ai]ent retenir" que l'aménagement des places de stationnement requises était matériellement impossible sur terrain privé ou sur fonds d'autrui, ils auraient été assujettis au paiement de la taxe litigieuse de manière contraire à la clause de délégation contenue à l'art. 221a LR/VS et, implicitement, au principe de la légalité.