Citation: 1B_105/2021 E. 1

La recourante conteste les reproches qui lui sont faits de ne pas avoir averti la Cour des affaires pénales qu'elle s'apprêtait à déposer un recours pour déni de justice afin de lui donner l'occasion de statuer rapidement avant de saisir la Cour des plaintes d'un tel recours. Elle soutient avoir invité à plusieurs reprises la Cour des affaires pénales à se prononcer sur sa requête et produit, pour étayer ses dires, deux lettres datées des 4 et 12 janvier 2021 adressées en recommandé aux présidents des deux cours du Tribunal pénal fédéral. La question de savoir si ces courriers valent mise en demeure de se prononcer à bref délai comme l'exige la jurisprudence citée dans la décision attaquée peut demeurer indécise étant donné que la motivation alternative retenue pour écarter tout retard à statuer résiste à la critique. Il est constant que le 5 octobre 2019, la recourante avait saisi la Cour des affaires pénales d'une demande analogue à celle présentée le 24 décembre 2020 à laquelle cette juridiction n'avait pas donné suite et que la décision de la Cour des plaintes confirmant ce refus avait été contestée devant le Tribunal fédéral. Il était ainsi compréhensible et admissible au regard des exigences découlant de l'art. 29 al. 1 Cst. que la Cour des affaires pénales ait entendu attendre de connaître l'issue du recours formé auprès du Tribunal fédéral avant de statuer sur la nouvelle requête de levée de séquestre et d'autorisation de réaliser l'immeuble de la recourante. Or, l'arrêt attendu a été rendu le 2 février 2021 et notifié aux parties le 10 février 2021. Cela étant, il était admissible que la Cour des affaires pénales ne se soit pas encore prononcée lorsque la Cour des plaintes a statué sur le recours pour déni de justice le 17 février 2021. Toutefois, pour se conformer aux exigences de célérité requises en matière de séquestre, il lui appartiendra de rendre à bref délai une décision motivée.