Citation: 9C_359/2019 E. 3.3

3.3. En l'espèce, il ressort des constatations cantonales que le recourant a reconnu n'avoir jamais demandé de renseignements à C.________ au sujet du versement des cotisations sociales à la caisse de compensation, et qu'il s'est limité à poser à celui-ci des questions d'ordre général concernant la gestion des affaires de la société (cf. procès-verbaux de comparution personnelle des 7 mai et 19 novembre 2018). Une telle situation est précisément inadmissible au regard de l'obligation d'exercer la haute surveillance qui incombait au recourant. Le fait que C.________ lui eût confirmé, pour reprendre les termes du recourant, que "tout allait bien dans la société", ne suffit effectivement pas pour admettre qu'il avait accompli son devoir de surveillance avec diligence. C'est également en vain que le recourant invoque à cet égard notamment les "qualifications de l'administrateur délégataire", qui, en l'espèce, "était un architecte de profession avec beaucoup d'expérience dans ce domaine". Quoi qu'en dise l'intéressé, en effet, en vertu de son obligation de surveillance, il ne pouvait se contenter de se fier aux "confirmations de la bonne marche des affaires reçues de C.________", sans en vérifier l'exactitude, quand bien même, selon lui, il "n'avait aucune raison d['en] douter". Il lui incombait, à l'inverse, de s'assurer que les cotisations sociales avaient bien été acquittées, par exemple, en consultant les pièces comptables pertinentes (correspondances avec la caisse de compensation et relevés de salaires, notamment). Cette démarche aurait permis au recourant de constater que les acomptes de cotisations n'étaient qu'irrégulièrement, voire pas acquittés, avec pour conséquence qu'il eût pu prendre les mesures qui s'imposaient afin de régulariser la situation, et que sa passivité s'inscrit dès lors dans un rapport de causalité naturelle et adéquate avec le dommage subi par la caisse intimée.