Citation: 5A_141/2019 E. 6.1

6.1. En appel, les recourants invoquaient ne pas avoir produit ces pièces plus tôt car le codicille du de cujus de 1983 n'avait pas vocation à être divulgué et qu'aucun élément de la procédure ne permettait de penser que la répartition du mobilier aurait été contestée par les intimés. Les juges cantonaux ont objecté à cela que ces éléments litigieux étaient connus des recourants depuis le début de la procédure. Ils constituaient d'ailleurs une partie importante de leur argumentation et avaient été évoqués dès les premières écritures. En effet, déjà dans leur mémoire réponse du 7 décembre 2015, les recourants avaient conclu à l'attribution des meubles de la maison de X.________ et des bijoux selon les souhaits de leurs défunts parents. L'en-tête du codicille indiquait certes " inutile de remettre ces feuilles au notaire en cas d'accord entre les héritiers ". Toutefois, le dépôt d'une action par-devant des autorités judiciaires démontrait précisément l'absence d'accord sur ce point. Qui plus est, il ressortait de la procédure que d'importants différends concernant le partage de la succession opposaient les parties avant même l'introduction de l'action en partage par les intimés. Pour le surplus, et comme l'avait relevé à juste titre le premier juge, le testament amendé par ledit codicille n'avait pas été produit, si bien que l'on ignorait de quelle manière ces deux dispositions s'articulaient. Quant à la disparition du mobilier, qui a fait l'objet du dépôt d'une plainte pénale en novembre 2015, elle était antérieure à la date de dépôt du mémoire réponse en première instance du 7 décembre 2015, de sorte que les recourants auraient pu établir et produire un tableau comparatif entre les biens meubles attribués selon le codicille et ceux disparus à ce stade déjà. La Cour de justice en a conclu que la diligence requise commandait de produire le codicille du de cujus de 1983 ainsi que le tableau comparatif avant l'ouverture des débats principaux de première instance. C'était donc à bon droit que le Tribunal avait écarté ces pièces du dossier.