Citation: I 657/04 20.10.2005 E. A

K.________, née le 15 février 1958, a travaillé en qualité d'opticienne. Le 27 novembre 2001, elle a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité, en requérant l'allocation d'une rente. Le 23 mai 2002, l'Office AI Berne, se fondant sur un rapport d'expertise du 4 mai 2002 de la doctoresse L.________, spécialiste FMH en neurochirurgie, a avisé l'assurée qu'elle était apte à exercer sa profession à 100 %, avec un rendement réduit de 40 % en raison des pauses qu'elle devait effectuer, et qu'elle présentait ainsi une invalidité de 40 %, ce que celle-ci a contesté. Le service médical de l'office AI a mis en oeuvre une expertise psychiatrique et neuro-psychologique, qu'il a confiée aux Services psychiatriques de X.________. Le 1er octobre 2002, les docteurs J.________, chef de clinique, et R.________, médecin assistant, ont avisé l'office AI qu'ils déclinaient le mandat, étant donné que la patiente s'exprimait en français et que la problématique était complexe, si bien qu'il était indiqué que l'expertise soit effectuée par une personne de langue maternelle française. D'autre part, les tests psychologiques disponibles dans le cadre des Services psychiatriques de X.________ n'existaient qu'en allemand. Par lettre du 11 octobre 2002, l'office AI a informé K.________ que l'expertise psychiatrique et neuro-psychologique devrait être effectuée par d'autres médecins. En raison d'une surcharge de travail des experts, c'est au début décembre 2002 qu'il pourrait mandater deux médecins de A.________ qui effectuaient des expertises pour des assurés de langue française. Le 2 décembre 2002, l'office AI a avisé K.________ qu'il avait confié une expertise au docteur M.________, spécialiste FMH en neurologie, et une autre expertise au docteur H.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie. L'examen médical de l'assurée a eu lieu le 22 janvier 2003. Le docteur M.________ a établi son rapport le 30 janvier 2003 en allemand. De son côté, le docteur H.________ a établi son rapport d'expertise le 5 février 2003, également en langue allemande. Le 18 mars 2003, l'office AI a fait parvenir à K.________ un exemplaire des expertises des docteurs M.________ et H.________. Le 25 mars 2003, celle-ci a communiqué à l'office AI copie de ses lettres du même jour au médecin de l'office AI et au docteur H.________. Par lettre du 9 avril 2003, elle a sollicité la traduction en français des rapports d'expertise des docteurs M.________ et H.________, afin qu'elle puisse vérifier leur contenu en fonction de la terminologie spécifique des spécialistes consultés. Elle s'étonnait que les expertises aient été rédigées en allemand, alors qu'elle n'est pas bilingue et que les entrevues avec les experts s'étaient déroulées en français. En outre, elle demandait que la possibilité lui soit offerte de poser, au besoin, des questions complémentaires aux experts. Le 5 mai 2003, l'office AI a avisé K.________ qu'il avait procédé aux mesures d'instruction médicale nécessaires, que des questions complémentaires à l'attention des experts ne se justifiaient pas et qu'elle n'avait pas droit à une traduction des pièces médicales. Par lettre du 8 juillet 2003, il a maintenu son refus de faire traduire en français les rapports étant donné que l'assurée n'avait formulé aucune objection quant au choix des experts. Par décision du 5 septembre 2003, l'office AI a informé K.________ que selon l'expertise interdisciplinaire effectuée, elle présentait une incapacité de travail de 60 %, et qu'on pouvait raisonnablement exiger de sa part qu'elle exerce son activité d'opticienne dans une mesure de 40 %. Son invalidité était de 60 % et elle avait droit à une demi-rente d'invalidité à partir du 1er novembre 2001. K.________ a formé opposition contre cette décision et invité l'office AI à constater qu'elle présentait un taux d'invalidité supérieur à 66 2/3 %. Affirmant qu'elle avait été trompée, en ce sens qu'on lui avait caché que les rapports d'expertise seraient rédigés en allemand, alors que celles-ci s'étaient déroulées en français, elle demandait la traduction en français de ces deux documents. Elle produisait un rapport médical du 28 mai 2003 du docteur B.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie. Par décision du 25 février 2004, l'office AI a rejeté l'opposition. K.________ avait droit à une demi-rente d'invalidité à partir du 1er novembre 2001 jusqu'au 31 décembre 2003; elle avait droit à un trois-quart de rente à partir du 1er janvier 2004, ce qui ferait l'objet d'une nouvelle décision.