Citation: 8C_295/2019 E. 5.2.1

5.2.1. En effet, les parties ont conclu un contrat de travail qui était expressément stipulé conclu "selon les bases légales du code des obligations". L'art. 42 al. 3 de l'ordonnance concernant les ecclésiastiques permet à une paroisse d'engager un collaborateur paroissial dont l'engagement se conclut selon le droit civil. Il s'agit là d'une base légale claire (cf. consid. 3.2 supra) - à l'instar de celle que connaît aussi le droit ecclésiastique fribourgeois (cf. consid. 3.3.3 supra) - permettant l'engagement de certains collaborateurs selon le droit privé. Il n'y a rien d'insoutenable à compter les concierges/sacristains, dont les tâches sont succinctement décrites à l'art. 145e du règlement ecclésiastique qui précède immédiatement l'art. 145f consacré aux "autres collaborateurs", comme des collaborateurs pouvant être engagés selon le droit privé, à la différence des personnes assumant un ministère pastoral ou diaconal (cf. art. 123 ss du règlement ecclésiastique), dont le statut est exhaustivement réglé par l'ordonnance concernant les ecclésiastiques. A l'instar de celle d'un responsable de déchetterie (cf. consid. 3.3.2 supra), la tâche d'un concierge/sacristain n'a pas une nature telle qu'elle ne pourrait être confiée qu'à une personne soumise à un statut de droit public.