Citation: 6B_59/2010 17.08.2010 E. 2

Le recours consiste essentiellement en un exposé de la version des faits de la recourante. Elle y réaffirme la foi qu'elle accorde aux déclarations de sa fille. Elle se prévaut du refus de l'intimé de se soumettre à une observation psychologique ou à une expertise psychiatrique ainsi que des déclarations qu'il aurait faites devant les autorités judiciaires. La recourante ne conteste pas que les affirmations proférées à l'encontre de son mari, qu'elle a accusé d'avoir fait subir à sa fille des actes d'ordre sexuel, étaient attentatoires à l'honneur. Lorsque la victime a été accusée d'avoir commis une infraction, la preuve de la vérité ne peut, sauf exceptions qui ne sont pas réalisées en l'espèce, être apportée que par la condamnation de la personne visée (ATF 132 IV 118 consid. 4.2). Elle ne saurait donc être faite en l'espèce. Par ailleurs, la recourante a été admise à faire la preuve de sa bonne foi. Pour rapporter cette preuve, elle devait démontrer qu'elle avait accompli les actes que l'on pouvait exiger d'elle, selon les circonstances et sa situation personnelle, pour contrôler la véracité de ses allégations et la considérer comme établie. Elle devait donc prouver qu'elle avait cru à la véracité de ses allégations après avoir fait consciencieusement tout ce que l'on pouvait attendre d'elle pour s'assurer de leur exactitude. Pour dire si l'accusée avait des raisons sérieuses de tenir de bonne foi pour vrai ce qu'elle a dit, il faut se fonder exclusivement sur les éléments dont elle avait connaissance à l'époque de sa déclaration. Elle ne pouvait en particulier se fier aux déclarations d'un tiers. Par ailleurs, il n'est pas admissible de prendre en compte des moyens de preuve découverts ou des faits survenus postérieurement (ATF 124 IV 149 consid. 3b). L'argumentation de la recourante n'est pas recevable dans la mesure où celle-ci présente sa propre version des faits, le Tribunal fédéral étant, comme cela a été rappelé au considérant précédent, lié par ceux établis par l'autorité cantonale. Pour le surplus, les éléments de preuve avancés par la recourante sont sans pertinence car ils sont postérieurs au dépôt de sa plainte.