Citation: 8C_247/2018 E. 5.3

5.3. Dans le cas d'espèce, sur la base des rapports médicaux recevables dans la présente procédure, on doit constater que les médecins traitants de l'unité d'orthopédie de l'hôpital C.________ considéraient, à l'été 2016, après le refus du recourant de subir une arthrodèse de la cheville redressante, qu'il n'y avait plus d'autres traitements indiqués dans son cas, qu'on arrivait à une stabilisation de la situation du point de vue orthopédique et qu'il s'agissait dès lors de procéder à une évaluation professionnelle (voir le rapport de la doctoresse D.________ du 9 août 2016). C'est en tenant compte de ces explications que le médecin d'arrondissement de la CNA a conclu à un état stabilisé au plan orthopédique. On ne voit pas de motif de mettre en cause cette conclusion. Il ressort en effet du dossier que la plaie ouverte et les douleurs dont souffre l'assuré ont un caractère chronique. Une telle situation ne s'oppose pas à la constatation d'une stabilisation médicale du cas et à l'examen du droit éventuel à une rente (RAMA 2005 n° U 557 p. 388, U 244/04 consid. 3.1; arrêt 8C_734/2014 du 23 novembre 2015 consid. 4.2). Quant au docteur G.________, il n'a nullement fait mention, dans son rapport du 2 mai 2017, de mesures thérapeutiques susceptibles d'améliorer la situation. Sa proposition de procéder à une réévaluation de la cheville, vu le contexte dans laquelle elle a été formulée, est à mettre en relation avec ses critiques sur la manière dont le médecin d'arrondissement de la CNA a apprécié la capacité de travail du recourant. Dans ces conditions, le jugement attaqué n'est pas critiquable en tant qu'il confirme que l'intimée était fondée à clore le cas au 28 février 2017.