Citation: 6S.115/2001 15.06.2001 E. D

D.- Statuant à nouveau le 15 janvier 2001, la Chambre pénale a derechef confirmé le jugement rendu le 7 janvier 2000 par le Tribunal de police. S'agissant des faits, l'autorité cantonale a retenu les éléments supplémentaires suivants: Le 1er février 1983, N.________ a requis de l'Office cantonal des personnes âgées l'octroi de prestations complémentaires, en indiquant expressément ne posséder aucune fortune. Par décision du 8 mars 1983, l'autorité lui a accordé une rente mensuelle avec effet rétroactif au 1er septembre 1980, versée sur son livret d'épargnen° xxx, compte ouvert le 31 janvier 1983 auprès de la Banque Z.________. Le 2 mars 1987, l'Office cantonal a procédé au réexamen périodique de la situation économique de l'intéressé et lui a soumis un questionnaire à remplir. Le 12 août 1987, N.________ a répondu n'avoir aucun élément de fortune, à l'exception d'un solde en compte auprès de la Banque Z.________ de 19.65 fr. au 31 décembre 1986. Le 3 juillet 1992, l'Office cantonal a de nouveau réexaminé la situation de N.________ et lui a demandé de lui transmettre un extrait de son livret d'épargne n° xxx, mentionnant le capital et les intérêts inscrits au 31 décembre 1991. N.________ s'est exécuté le 21 août 1992 en adressant une attestation indiquant un solde de 11.90 fr. Le 6 juin 1997, le Ministère public du canton de Genève a ouvert contre l'intéressé une information supplémentaire pour escroquerie au préjudice des services sociaux genevois, notamment de l'Office cantonal des personnes âgées. Le 27 juin 1997, N.________ a été inculpé de ce chef. En droit, la Chambre pénale a considéré que l'intéressé avait commis des escroqueries envers l'Office cantonal des personnes âgées en requérant et obtenant des prestations sans révéler sa fortune, non seulement lors de sa demande initiale le 1er février 1983, mais également le 12 août 1987 et le 21 août 1992. Enfin, la Chambre pénale a refusé de mettre l'intéressé au bénéfice de la circonstance atténuante du temps relativement long (art. 64 CP), retenant à cet égard que N.________ avait commis des infractions à la loi sur les stupéfiants entre 1995 et 1997.