Citation: 1P.866/2005 09.03.2006 E. 2

La recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir exclu que l'annonce litigieuse ait mis concrètement en danger le développement de ses filles sans avoir entendu leur thérapeute, la doctoresse C.________. Il n'y a pas lieu d'examiner ce qu'il en est, car le Tribunal d'accusation a estimé que même si l'élément objectif de l'infraction devait finalement être retenu, l'élément subjectif ferait défaut, aucune imprévoyance coupable ou intention délictueuse ne pouvant être reprochée à l'intimé. Cette appréciation échappe au grief d'arbitraire au regard des pièces versées au dossier. L'annonce parue dans la Tribune de Genève des 2 et 3 octobre 2004 émane non pas uniquement de l'intimé, mais également des membres de sa famille et, en particulier, de ses parents qui ont déclaré n'avoir pas trouvé d'autres moyens pour exprimer leur amour à leurs petites-filles et le fait qu'elles leur manquent, dans la mesure où les lettres qui leur ont été adressées et les invitations à prendre contact avec eux sont restées sans réponse. Le Juge d'instruction, puis le Tribunal d'accusation pouvaient ainsi de manière parfaitement soutenable considérer l'annonce incriminée comme un cri du coeur et non comme un signe de malveillance destiné à nuire ou à porter atteinte au développement des enfants.