Citation: 2C_1034/2019 E. A

A.a. D.D.________ est propriétaire des parcelles nos *****1 et *****2 de la commune de F.________, ainsi que de celles nos ****3, *****4 et *****5 de la commune de G.________. Les deux premières, d'une surface respective de 8'321 m2 et 10'028 m2, ainsi que les deux dernières, qui s'étendent sur 55'188 m2 et 102'537 m2, sont plantées en vignes. La parcelle no ****3 est sise dans le village de H.________; elle comporte des logements, un rural et des hangars. Le 19 octobre 2006, feu E.D.________, d'une part, ainsi que C.A.________ et ses enfants A.A.________ et B.A.________, d'autre part, ont conclu un contrat de bail à ferme portant sur les parcelles susmentionnées. Ces fermiers possèdent en outre leur propre exploitation. C.A.________ a saisi, en date du 28 octobre 2013, l'autorité compétente d'une demande de calcul du fermage licite. Il s'agissait, dans ce cadre, de déterminer si le domaine agricole en cause devait être qualifié d'entreprise agricole; si tel devait être le cas, l'approbation du fermage par l'autorité compétente était obligatoire, conformément au droit sur le bail à ferme agricole. La Commission d'affermage agricole de la République et canton de Genève (ci-après : la Commission d'affermage) a, par décision incidente du 7 avril 2014, constaté que les parcelles en cause formaient une entreprise agricole; la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après : la Cour de justice) a annulé, le 29 juillet 2014, cette décision pour violation du droit d'être entendu de D.D.________. L'instruction de la cause a alors repris auprès de ladite commission. Dans ce cadre, le Tribunal fédéral a rejeté, par arrêt du 21 juillet 2017, le recours de D.D.________ tendant à la récusation des trois membres de ladite commission (cause 2C_341/2017). A.b. Le 16 décembre 2016, la Chambre civile de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rendu un arrêt portant sur la résiliation du bail du 19 octobre 2006 : elle a admis la prolongation de ce contrat s'agissant des vignes, à savoir des parcelles nos *****1 et *****2 de la commune de F.________ et nos *****4 et *****5 de la commune de G.________, jusqu'au 31 octobre 2021; en revanche, elle a refusé de prolonger le bail de la parcelle no ****3 de la commune de G.________ qui, en conséquence, arriverait à échéance le 31 octobre 2018. A.c. Après avoir procédé à une inspection locale, la Commission d'affermage a, par décision incidente du 24 avril 2018, constaté que l'ensemble des terres et bâtiments de D.D.________ affermés à C.A.________ et ses enfants constituaient une entreprise agricole au sens du droit foncier rural, ce qui avait pour conséquence que le fermage licite de l'entreprise devait être approuvé. Le domaine viticole générait 4,933 unités de main d'oeuvre standard (ci-après : UMOS); les bâtiments agricoles et les immeubles représentaient une unité de production; les volumes des bâtiments étaient suffisants pour abriter l'ensemble du parc machines et du matériel nécessaires pour assurer l'exploitation de la totalité du domaine en cause; en outre, l'entreprise viticole pouvait fonctionner sans transformer sa production de raisin en vin, mais en valorisant sa vendange par d'autres biais.