Citation: 9C_788/2013 E. 4

Cette argumentation est pertinente. Dans son certificat du 23 juin 2009, le docteur A.________ a fait état d'une reprise de l'activité professionnelle devant survenir prochainement sans fournir la moindre indication sur l'état de santé de l'intimée. Des données succinctes figurant dans sa missive du 26 novembre 2009 (quatre des cinq rubriques la composant [traitement suivi, diagnostics, vaccins, rachialgies et sérologie de Lyme] comportent moins de deux lignes), ce médecin a conclu que la situation actuelle était satisfaisante mais pas parfaite; il a sollicité l'avis du professeur G.________ quant à l'existence d'un traitement biologique plus efficace et indiqué que l'intimée était dès le 6 juillet 2009 en interruption de travail avec une incapacité de 50 % de son temps de travail de 75 %. Le courrier rédigé le 30 novembre 2009 par le professeur en question consiste quant à lui en trois paragraphes se répartissant sur une page et demie. Le premier, qui se termine avec l'indication du taux auquel l'intimée travaillait depuis le 6 juillet 2009, est consacré à l'anamnèse, le deuxième aux résultats de l'examen clinique et le troisième aux différents traitements envisageables. Ainsi, à supposer que ces documents attestent de la capacité de travail de l'intéressée - et ne renseignent pas simplement sur le taux d'activité effectif -, force serait de constater qu'il ne s'agit pas là d'une conclusion bien motivée, prise à l'issue d'une étude circonstanciée du cas. Les rapports des docteurs A.________ du 19 janvier 2010 et M.________ - sur lesquels s'est basé le docteur L.________ (qui n'a pas examiné l'intimée) pour fixer la capacité de travail à partir du 6 juillet 2009 - ne répondent pas davantage aux réquisits jurisprudentiels en matière de valeur probante de documents médicaux. Ils ne contiennent en effet qu'une anamnèse sommaire, ne fournissent aucune indication quant aux plaintes subjectives de l'intimée, ne décrivent pas de limitations fonctionnelles et ne renseignent nullement sur les examens pratiqués par leurs auteurs. La juridiction cantonale n'était donc pas fondée à déterminer la capacité de travail de l'intimée pendant la période litigieuse sur la base des documents précités.