Citation: C 11/05 16.08.2005 E. A

P.________ a déposé une demande de prestations auprès de la caisse de chômage du syndicat industrie & bâtiment, section X.________ (ci-après : la caisse) et a bénéficié d'indemnités journalières dès le 6 mai 2003. Dans le même temps, elle aurait informé l'Office régional de placement de Y.________ (ci-après : l'ORP) que son mari et elle s'installeraient en France à partir du 1er septembre de l'année en cours et qu'elle souhaitait travailler à temps partiel (80 %) jusqu'à cette date. En possession des recherches d'emploi de l'assurée pour les mois de mai et juin, l'administration a constaté que celle-ci limitait sa disponibilité dans le temps à la date du 15 août 2003, afin de pouvoir préparer son déménagement à l'étranger (lettre du 30 mai 2003 adressée à l'Agence Z.________). Par lettre du 15 août 2003, l'ORP a invité l'intéressée à fournir des explications sur cet état de fait, afin qu'il puisse statuer sur son aptitude au placement. P.________ a répondu à cette interpellation, par écrit, quatre jours plus tard. Le 2 septembre suivant, informée de la procédure engagée par l'ORP et des justifications apportées par l'assurée, la caisse a sans autre procédé au paiement des indemnités de chômage pour le mois d'août dans son entier. Le 19 septembre 2003, l'ORP a déclaré l'intéressée inapte au placement pour la période allant du 15 au 31 août 2003, en raison des restrictions posées par celle-ci dans ses offres d'emploi. Cette décision n'a fait l'objet d'aucun recours. Le 2 décembre 2003, la caisse a exigé de l'assurée la restitution d'un montant de 1'805 fr. 95, représentant les indemnités de chômage indûment perçues durant la période concernée. Elle a écarté l'opposition de l'intéressée dans une décision du 9 mars 2004.