Citation: 7B_366/2023 E. 1.2

1.2. Le séquestre pénal étant une décision à caractère incident, le recours n'est recevable que si l'acte attaqué est susceptible de causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF; ATF 140 IV 57 consid. 2.3). En matière de séquestre de valeurs patrimoniales, un tel préjudice est généralement reconnu au détenteur qui se trouve privé temporairement de la libre disposition de l'objet et/ou des valeurs saisis (ATF 128 I 129 consid. 1; arrêts 7B_383/2023 du 14 décembre 2023 consid. 2.1; 7B_161/2022 du 5 octobre 2023 consid. 1). Tel est le cas des recourants, titulaires des comptes bancaires séquestrés. Pour ce même motif, ils disposent d'un intérêt juridique à obtenir l'annulation ou la modification de l'arrêt entrepris (cf. art. 81 al. 1 let. a et b LTF).