Citation: 8C_640/2024 E. 5.2.2

5.2.2. Au vu de cette chronologie, les griefs de violation du droit d'être entendu et du droit à un procès équitable sont infondés et à la limite de la témérité. Le recourant a disposé de près d'une année pour produire l'expertise souhaitée. Il n'a pas établi avoir fait diligence pour obtenir l'expertise proposée dans un délai raisonnable. Il n'a jamais allégué ni établi la date à laquelle l'expert avait été mandaté et n'a pas donné de renseignement concret sur l'état d'avancement de cette expertise, hormis la date du premier examen médical par l'expert, quand bien même le juge instructeur avait souligné cette lacune dans sa décision incidente du 6 mars 2024. Le seul document produit en vue de démontrer les démarches effectuées date de la veille et du jour de l'audience du 26 septembre 2024, ce qui est manifestement tardif. Il ressort par ailleurs uniquement de ce document que le professeur H.________ ne pourrait "pas rendre ses conclusions dans le délai imparti". Enfin, le recourant ne démontre aucunement que la juridiction cantonale aurait une pratique différente concernant l'octroi de délais pour produire des documents médicaux, selon qu'ils seraient requis par l'autorité intimée ou la partie recourante. Au contraire, une pratique plus sévère vis-à-vis de la partie recourante paraît contredite par les délais successivement accordés dans la présente procédure.