Citation: 2C_223/2020 E. 5.3

5.3. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt entrepris que le recourant a été condamné à trois reprises durant son séjour en Suisse, soit notamment en 2006 à une peine privative de liberté de 30 mois, assortie d'une expulsion du territoire, avec sursis, pour viol, contrainte sexuelle et actes d'ordre sexuel avec une enfant, et en 2018 à une peine privative de liberté de 9 mois pour actes d'ordre sexuel avec une enfant notamment. Le recourant a ainsi, quoi qu'il en pense, porté atteinte à deux reprises à des intérêts juridiquement protégés d'une extrême importance, à savoir l'intégrité sexuelle de mineurs. Non seulement ces actes sont indéniablement très graves, mais le recourant a réitéré ceux-ci alors qu'il avait fait l'objet d'une menace d'expulsion et d'un avertissement formel en 2007, sa nouvelle condamnation en 2018 démontrant par là-même son incapacité à respecter l'ordre juridique suisse. Il ressort du reste de l'arrêt du 26 novembre 2018 de la Cour d'appel pénal que l'intéressé avait agi égoïstement, que ses actes traduisaient une tendance à ne pas respecter l'ordre juridique, en particulier l'intégrité sexuelle et que, compte tenu de l'attitude de déni adoptée, sa volonté de s'amender était faible. L'expertise psychiatrique mise en oeuvre dans ce contexte soulignait par ailleurs que le pronostic quant au comportement futur du recourant restait mitigé et paraissait inquiétant, le risque de réitération étant qualifié de modéré à faible.