Citation: C 176/03 02.09.2004 E. 4

En l'occurrence, le recourant a travaillé à plein temps pendant plus d'une année en qualité de tournant de loge. Selon le certificat de travail corrélatif, il a été à même d'assumer les tâches inhérentes au domaine de la conciergerie à l'entière satisfaction de son employeur, qu'il s'agisse de ses compétences professionnelles aussi bien que sociales. Ce nonobstant, il a donné son congé de son plein gré avec l'intention de travailler comme "night auditor", afin de poursuivre pendant le jour des cours de formation au métier de réceptionniste d'hôtel. Aussi légitime que soit la volonté de l'assuré d'entreprendre un perfectionnement professionnel, il n'en demeure pas moins que son expérience professionnelle, ses connaissances linguistiques (en particulier en arabe, français, anglais, allemand) et informatiques lui offrent des chances non négligeables de trouver un emploi. Preuve en est d'ailleurs le fait que depuis le mois de juin 2001, il exerce à temps partiel sous forme de gain intermédiaire, une activité lucrative en qualité de "night auditor" remplaçant et que l'ORP lui a assigné plusieurs postes similaires. De l'avis même du recourant, la situation du marché de l'emploi dans le domaine d'activité envisagé n'est pas particulièrement tendue. Il existe nombre de postes de travail en qualité de réceptionniste d'hôtel ou de "night auditor" et tous ne requièrent pas la présentation d'un diplôme délivré par une haute école spécialisée. La formation en question n'est donc pas indispensable à l'assuré pour remédier à son chômage. Au plus, elle constitue un atout supplémentaire, mais pas une condition déterminante pour l'obtention d'un poste de travail. Elle est certes de nature à améliorer son niveau de formation et sa situation économique, mais tel n'est pas l'objectif principal des mesures de marché du travail. Les circonstances démontrent ainsi que le recourant n'a pas entendu suivre le cours litigieux parce qu'il se trouvait dans une situation de chômage provoquée par une situation économique défavorable mais par convenance personnelle. La mesure requise n'est donc pas directement commandée par la situation du marché du travail et l'on ne saurait admettre que le placement de l'assuré était impossible ou très difficile pour ce motif. Les conditions présidant à la prise en charge par l'assurance-chômage de la formation litigieuse n'étant pas remplies, il n'y a pas lieu d'admettre la demande d'assentiment de fréquentation à celle-ci, fût-ce contre remboursement, l'objectif assigné à l'assurance-chômage n'étant pas de promouvoir à crédit la formation professionnelle.