Citation: 6B_87/2022 E. B

Par jugement du 4 octobre 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis l'appel formé par A.________ et a réformé le jugement de première instance en ce sens qu'il est libéré des infractions de recel et de faux dans les certificats et condamné à une peine privative de liberté de 22 mois, sous déduction de 77 jours de détention provisoire, peine entièrement complémentaire à la peine prononcée le 30 juin 2017 par le Tribunal correctionnel de la Broye et du Nord vaudois. Elle a confirmé le jugement entrepris pour le surplus. Les faits pertinents suivants ressortent du dossier: B.a. A.________ est né à U.________ en 1995. Il a suivi son école obligatoire en Suisse. Il a commencé un apprentissage de mécanicien sur motos qu'il n'a pas terminé. Ensuite, il a exercé divers métiers dans le domaine de la construction, avant de travailler comme livreur chez un confiseur, puis en tant que réceptionniste pendant une année. Par la suite, il a effectué des livraisons en qualité de salarié auprès de E.________ et puis en tant que livreur auprès de F.________ au bénéfice d'un contrat de durée indéterminée. Lors de l'audience du 4 octobre 2021, il a indiqué travailler pour G.________ depuis le 1er juin 2021 en qualité de technicien sur machines à café professionnelles. Il réalise un salaire de 4'600 fr. bruts par mois, versé douze fois par an. Son loyer, qu'il partage avec sa compagne, est de 2'300 fr. par mois pour un appartement de 3.5 pièces. Il a un fils âgé de 6 ans dont il n'a pas la garde. Il ne paie pas de pension fixe, mais a déclaré donner tous les mois un montant à la mère de son fils correspondant à une moyenne de 250 francs. A.________ n'a pas d'autres personnes à charge. Sa compagne travaille à 100 % à H.________. Il n'a ni dette ni fortune. B.b. L'extrait du casier judiciaire de A.________ comporte deux inscriptions: - 2 décembre 2013, Ministère public de l'arrondissement de La Côte, vol, 45 jours-amende, sursis à l'exécution de la peine, délai d'épreuve deux ans, amende 500 francs; - 30 juin 2017, Tribunal correctionnel de la Broye et du Nord vaudois, dommages à la propriété, incendie intentionnel, escroquerie (complicité de tentative), peine privative de liberté de 20 mois, détention préventive 262 jours. B.c. L'extrait du fichier SIAC (anciennement ADMAS) de A.________ fait état de sept mesures dès 2007, dont quatre pour conduites sans permis. B.d. Dans le courant de l'année 2014, dans la région de X.________, A.________ s'est rendu coupable de vols (11 cas), dont 5 en bande, en commettant également des dommages à la propriété (6 cas) et des violations de domicile (3 cas). En substance, il a pénétré, seul ou en compagnie de ses comparses, sans droit, dans des lieux, tels que des parkings ou des garages privés, et y a dérobé des accessoires automobiles, tels que des jantes, des pneumatiques, des haut-parleurs, des appuies têtes, des tapis, des caches moyeux, des plaquettes de frein et d'autres objets, qui se trouvaient sur les véhicules situés sur les lieux, causant aussi des dommages matériels à la carrosserie des véhicules braqués, ainsi qu'aux lieux pénétrés sans droit. B.e. A X.________, entre le 16 et le 17 octobre 2014, A.________ a pénétré sans droit sur la place privée de I.________, dont le véhicule J.________ a été dérobé. I.________ a déposé plainte pénale et s'est constitué partie civile le 18 octobre 2014. B.f. A V.________, jusqu'au 19 mars 2014, date de la perquisition, A.________ a possédé sans droit un bâton tactique télescopique, un poing américain noir et un taser "K.________". B.g. Dans différents lieux du canton de Vaud, entre mai et novembre 2014, A.________ a, à plusieurs reprises, donné des gifles et des coups de poing au visage de B.________, soit notamment le 20 septembre 2014, laquelle a souffert d'hématomes sous son oeil droit et sur son nez, ainsi qu'un gonflement de sa lèvre. Il l'a aussi saisie d'une main au cou pendant qu'il la soumettait à la question. A.________ l'a également régulièrement injuriée en la traitant notamment de "sale pute" et "salope". Au cours d'une dispute, A.________ l'a rattrapée, alors qu'elle avait quitté le domicile, l'a giflée et l'a tirée de force dans son véhicule afin de l'emmener dans une forêt à proximité en menaçant de la frapper. Le 13 novembre 2014, A.________ a adressé une vingtaine de messages à B.________ dans lesquels il l'insultait et menaçait de la frapper le lendemain lorsqu'elle partirait à son travail si elle ne descendait pas immédiatement. A une reprise, il l'a également enfermée dans la salle de bain de son appartement et a menacé de lui raser la tête. B.________ a déposé plainte pénale et s'est constituée partie civile le 15 novembre 2017. B.h. A W.________, le 20 septembre 2014, A.________, au volant du véhicule immatriculé au nom du père de sa petite-amie de l'époque, a circulé à une vitesse inadaptée à la configuration des lieux. Il a perdu la maîtrise de son véhicule, lequel a dévié sur la droite et a roulé dans la bande herbeuse, avant de heurter un poteau de signalisation, puis une borne en béton. Il a ensuite demandé à B.________ de prendre le volant pour éviter qu'on lui reproche d'être le conducteur fautif. Lors de son audition en lien avec cet accident, il a faussement dénoncé cette dernière comme étant la conductrice du véhicule, alors qu'il la savait innocente. B.i. A X.________, le 3 décembre 2014, au volant du véhicule L.________ immatriculé VD xxx xxx, A.________ a circulé à une vitesse d'un homme au pas, puis par deux fois a fortement accéléré de façon à créer un surrégime et un bruit assourdissant et a roulé à une vitesse de 88 km/h, marge de sécurité déduite, alors qu'elle était limitée à l'endroit concerné à 50 km/h. Il a ainsi dépassé la vitesse prescrite de 38 km/h. B.j. A trois reprises, les 15 et 21 décembre 2014 ainsi que le 15 mars 2015, A.________ a circulé au volant d'un véhicule automobile appartenant à sa mère alors qu'il faisait l'objet d'une mesure de retrait du permis de conduire depuis le 3 décembre 2014. B.k. A Y.________, à des dates indéterminées entre 2014 et 2015, A.________ a falsifié, à plusieurs reprises, des fiches de salaire ainsi que des relevés bancaires de tiers pour leur permettre d'obtenir des prêts de plusieurs milliers de francs auprès d'établissements bancaires. Il a aussi demandé à une connaissance de falsifier en sa faveur ses relevés bancaires afin d'obtenir un prêt bancaire. Il a rémunéré cette connaissance par la remise de 5'000 francs. B.l. A V.________, le 4 septembre 2015, A.________ a menacé C.________ selon les termes suivants: "je vais te casser la gueule, mec", "t'as de la chance que ce soit pas toi, mec, sinon je t'aurais cassé la gueule". B.m. A Y.________, le 4 décembre 2019, A.________ a porté atteinte à l'honneur de D.________ en le traitant d'"escroc", de "connard", de "salopard", de "trou du cul", et l'a menacé de s'en prendre à lui et de le frapper selon les termes suivants: "je vais te démolir". Pour accroître la crédibilité de ses menaces, A.________ a encore précisé qu'il avait déjà passé deux ans en prison et qu'il n'avait donc "rien à foutre de ce qu'il pouvait advenir s'il [le] frappait".