Citation: 1C_316/2024 E. 3.4

3.4. La recourante ne critique pas l'exigence de disponibilité en tout temps posée par la loi et inhérente à la fonction de policier. Elle ne critique pas non plus les nécessités d'adapter les horaires - le cas échéant dans de courts délais - afin de répondre aux besoins du service. Ses objections portent uniquement sur la manière de notifier lesdites adaptations. S'agissant d'un événement important nécessitant l'engagement d'un grand nombre de personnes, le choix d'une communication par SMS (expressément prévu par la directive) n'apparaît ni arbitraire, ni critiquable. Comme cela a été relevé ci-dessus, le délai de communication a été respecté, s'agissant d'un événement qui ne pouvait être considéré comme récurrent. Contrairement à ce que soutient la recourante, l'obligation de consulter son téléphone professionnel une fois par jour, même en période de congé, n'apparaît nullement disproportionnée. Une telle obligation, limitée à la consultation d'éventuelles notifications, n'est pas comparable avec une obligation de répondre en tout temps aux sollicitations professionnelles ou de donner suite immédiatement à une injonction de l'employeur. Elle permet à l'employé de choisir le moment de la consultation et de prendre connaissance, le cas échéant, des changements d'horaires en contactant sa hiérarchie, sans avoir à se rendre dans les locaux de service. L'atteinte à la liberté de la recourante repose sur une base légale suffisante. Elle apparaît en outre minime et dans un rapport de proportionnalité avec les besoins du service.