Citation: 1C_601/2017 E. B

Le 10 février 2015, le Service de l'état civil et des naturalisations du canton de Berne a signalé au SEM que le mariage contracté par les époux avait été dissous par jugement de divorce entré en force le 7 septembre 2010. Il a précisé que le couple n'avait pas eu d'enfant, que la séparation effective des conjoints remontait, selon les renseignements recueillis, au 11 août 2009 et que, le 16 août 2014, l'intéressé s'était remarié en Tunisie avec une compatriote, née en 1987. Le 12 mars 2015, le SEM a informé A.________ qu'au regard de ces circonstances, il allait examiner s'il y avait lieu d'annuler sa naturalisation facilitée. Invité à se déterminer, l'intéressé a contesté avoir menti au sujet de l'effectivité et de la stabilité de son mariage au moment de la signature de la déclaration de vie commune. Il a précisé que leur couple avait connu une vie conjugale harmonieuse et épanouie jusqu'au mois de juin 2009 lorsque son épouse avait subitement décidé de reprendre des études; cette décision avait provoqué une très grave crise au sein du couple, puis la séparation; il a ajouté qu'il avait tenté avec son ex-épouse de reprendre la vie commune fin 2013. Auditionnée le 10 juin 2015, B.________ a, entre autres, déclaré que les problèmes conjugaux étaient apparus au sein du couple à la fin du printemps 2009 quant elle avait pris la décision de reprendre ses études par un Master en enseignement spécialisé; cette soudaine décision tenait au fait qu'un poste dans une classe d'enseignement spécialisé s'était libéré au sein de l'établissement où elle travaillait. Ce choix repoussait de trois ans la concrétisation de leur projet d'avoir des enfants, provoquant un bouleversement au sein du couple. Une période de tensions s'en était alors suivie et la question d'une séparation du couple avait été abordée au début du mois de juillet 2009. Son époux avait quitté le domicile conjugal le 1 er septembre 2009. A.________ s'est déterminé sur les déclarations de son ex-épouse.