Citation: 6B_443/2010 31.05.2010 E. 1

1.1 De jurisprudence constante, celui qui se sait partie à une procédure judiciaire, et qui doit dès lors s'attendre à recevoir notification d'actes du juge, est tenu de relever son courrier et de prendre des dispositions pour que celui-ci lui parvienne s'il s'absente de son domicile. À ce défaut, il est réputé avoir eu, à l'échéance du délai de garde, connaissance du contenu des plis recommandés que le juge lui adresse (ATF 130 III 396 consid. 1.2.3 p. 399; 119 V 89 consid. 4b/aa p. 94; 116 Ia 90 consid. 2a p. 92; 115 Ia 12 consid. 3a p. 15). Dans le cas présent, le recourant, qui avait lui-même saisi le Tribunal d'accusation d'un recours, devait s'attendre à recevoir un pli recommandé de cette autorité. Dès lors qu'il ne rend pas vraisemblable, et qu'il n'allègue du reste même pas avoir été empêché par une cause majeure d'aller chercher son courrier à la poste dans la semaine du 23 au 30 décembre 2009 ou de le faire suivre avant son éventuel départ en vacances, il est réputé avoir reçu notification de l'arrêt attaqué le 30 décembre 2009. 1.2 Aux termes de l'art. 100 al. 1 LTF, le recours contre une décision doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète. Ce délai est suspendu du 18 décembre au 2 janvier inclusivement (art. 46 al. 1 let. c LTF). En l'espèce, le recourant étant réputé avoir reçu notification de l'arrêt attaqué le 30 décembre 2009, le délai de recours a expiré le lundi 1er février 2010. Déposé postérieurement, le présent recours est tardif et, comme tel, irrecevable. Il convient dès lors de l'écarter en application de l'art. 108 al. 1 let. a LTF.