Citation: 6B_1364/2021 E. 1.4.2

1.4.2. En l'espèce, nonobstant le libellé confus employé par le tribunal des mineurs - soit la nullité ab ovo des ordonnances précitées -, il convient de constater que cette autorité les a en réalité annulées, vu qu'elle a renvoyé la cause au ministère public pour nouvelle instruction et nouveau jugement en application de l'art. 413 al. 2 let. a CPP. Le recourant ne discute d'ailleurs pas le raisonnement suivi par le tribunal des mineurs mais ne fait que critiquer sous l'angle formel le moyen de preuve invoqué. En outre, la décision attaquée étant rendue au stade du rescindant, l'examen du tribunal des mineurs s'est limité à la vraisemblance du motif de révision invoqué (cf. supra consid. 1.2.3), en l'espèce, la date de naissance du recourant. Elle ne lie donc pas le ministère public à qui il incombera de conduire une nouvelle instruction des infractions faisant l'objet des ordonnances précitées au stade du rescisoire. C'est donc au cours de cette seconde étape que l'âge du recourant au moment de la commission des infractions visées par ces ordonnances devra être déterminé et que le recourant pourra faire valoir ses moyens pour, le cas échéant, contester le changement de sa date de naissance. Une telle décision ne saurait donc être qualifiée de décision incidente sur la compétence au sens de l'art. 92 al. 1 LTF.