Citation: 7B_1209/2025 E. 2.3

2.3. L'autorité cantonale a relevé que le recourant avait reconnu que son centre de vie était en France, mais avait souligné que deux de ses enfants résidaient toujours en Suisse et qu'il bénéficiait à leur égard d'un droit de visite médiatisé (à V.________) de deux heures toutes les deux semaines. Elle a indiqué qu'il avait rappelé qu'il s'était battu pour obtenir ce droit de visite et qu'il serait erroné de penser qu'il y renoncerait au vu de l'énergie qu'il avait déployée pour le mettre en oeuvre. Elle a ajouté qu'il avait affirmé vouloir exercer ce droit, que cela l'obligerait à se rendre régulièrement en Suisse, que cela garantirait sa disponibilité pour les besoins de l'instruction et qu'il était d'ailleurs revenu en Suisse voir ses enfants deux semaines après les faits qui lui étaient reprochés. Elle a encore relevé que le recourant avait invoqué une situation personnelle stable et qu'il se prévalait d'un contrat de travail de durée indéterminée et d'une vie commune à U.________ avec la mère de son futur enfant. La juridiction cantonale a retenu que les considérations de son arrêt précédent du 7 juillet 2025 demeuraient pertinentes. Elle a rappelé qu'il était indéniable que le centre de vie (domicile, avec sa compagne, et activité professionnelle) du recourant se trouvait en France et qu'excepté deux enfants issus d'une relation antérieure, il n'avait aucune attache avec la Suisse. Elle a estimé que ses liens familiaux sur le territoire helvétique, qui consistaient au droit de visite médiatisé précité, étaient trop récents, limités et incertains pour atténuer de manière crédible le risque de fuite. Elle a ajouté que la gravité des faits, passibles, s'ils étaient avérés, d'une peine privative de liberté significative, renforçait le risque que le recourant tente de se soustraire à la procédure en retournant en France, puis y reste, en précisant que ce pays n'extradait pas ses ressortissants. La cour cantonale a également considéré qu'il restait à craindre que la volonté affichée par l'intéressé de vouloir conserver un lien avec ses enfants qui vivent en Suisse, dont il ne contestait pas qu'elle ne s'était traduite que depuis peu, ne résiste pas à la tentation de se soustraire aux conséquences pénibles que la procédure pénale pourrait impliquer pour lui. Elle a par ailleurs relevé qu'elle peinait à voir, dans la circonstance que le recourant était revenu en Suisse deux semaines après les faits, le gage de sa volonté de se mettre à disposition des autorités de poursuite pénale, dès lors qu'il ignorait, à ce moment-là, qu'il était sous le coup d'un mandat d'arrêt. Dans ces circonstances, elle a considéré qu'il y avait sérieusement lieu de craindre que le recourant se soustraie à la procédure pénale ou à la sanction prévisible en prenant la fuite (arrêt querellé, pp. 9-11).