Citation: 6P.242/2006 20.02.2007 E. 2

Le recourant se plaint d'arbitraire dans la constatation des faits (art. 9 Cst.). 2.1 Il reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement omis de prendre en compte des éléments déterminants relatifs à sa situation personnelle (échec de son mariage) et professionnelle ainsi que l'écoulement du temps depuis la dernière infraction. Ce faisant, le recourant fait grief à la cour cantonale de n'avoir pas tenu compte d'éléments pertinents pour l'octroi du sursis (art. 41 CP) et la fixation de la peine (art. 63 CP). Le grief, qui peut être soulevé dans le pourvoi en nullité, est irrecevable dans le recours de droit public à cause de son caractère subsidiaire (cf. art. 269 al. 2 PPF, art. 84 al. 2 OJ). 2.2 Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir arbitrairement écarté l'évolution positive de sa situation professionnelle et financière. La Cour cantonale n'a cependant nié ni que le recourant avait épongé ses dettes ni qu'il exploitait un garage, mais a refusé, en se référant aux autres éléments retenus par le Tribunal pénal de la Sarine, de déduire un pronostic positif de ces seuls éléments en relation avec le refus du sursis. Le grief se résume à la discussion de cette appréciation sur la base des éléments de fait constatés; il est, pour les mêmes motifs, irrecevable dans le recours de droit public. Pour le surplus, la démonstration du recourant relative à l'évolution de ses revenus - ceux tirés de l'exploitation de son garage en particulier - et de ses dettes repose exclusivement sur ses propres allégations en appel. Il ne soutient pas que la cour cantonale aurait violé son droit d'être entendu en refusant d'administrer des preuves sur ce point et ne démontre pas en quoi les constatations de fait de la cour cantonale seraient arbitraires. L'argumentation se révèle appellatoire, partant irrecevable. 2.3 Le recourant reproche encore à la cour cantonale d'avoir arbitrairement omis toute constatation sur sa situation de père d'une enfant de 8 ans dont il est seul détenteur de l'autorité parentale. En l'absence de tout grief soulevé dans la procédure cantonale d'appel, ce moyen tiré de l'arbitraire est irrecevable dans le recours de droit public, faute d'épuisement des instances cantonales, indépendamment du pouvoir d'examen de la cour cantonale (ATF 119 Ia 88 consid. 1a p. 90 s.).