Citation: 1C_148/2021 E. 1.3

1.3. Les recourants estiment que la question de la compétence des autorités brésiliennes justifierait une entrée en matière. Le Ministère public de l'Etat de Paraná avait été dessaisi et celui de l'Etat de São Paulo avait repris la cause. Toutefois, le premier était incompétent pour requérir l'entraide à l'égard des recourants, et le second n'aurait pas démontré la validité de la délégation de compétence. La Cour des plaintes a relevé à cet égard que les recourants (l'un domicilié en Suisse et l'autre ayant son siège au Panama) n'avaient pas qualité pour se plaindre de tels vices de procédure dans l'Etat requérant, ce qui est conforme à la jurisprudence constante (ATF 125 II 356 consid. 8b p. 365; 130 II 217 consid. 8.2 p. 227 s.; 129 II 268 consid. 6.1 p. 271 et les arrêts cités) et empêche les recourants de remettre en cause la compétence de l'autorité requérante (arrêt 1C_625/2019 du 5 décembre 2019 consid. 1.3). En outre, le Parquet de la République de São Paolo avait confirmé la reprise de la procédure et son intérêt à la transmission des renseignements requis. Dans la mesure où, de surcroît, la demande d'entraide a été transmise par l'intermédiaire du Ministère brésilien de la Justice (soit l'autorité désignée par le traité d'entraide judiciaire entre le Brésil et la Suisse du 12 mai 2004, RS 0.351.919.81, art. 23), il n'y a pas d'incompétence manifeste permettant d'admettre l'existence d'un abus caractérisé (ATF 133 IV 140 consid. 4.2). La condition posée à l'art. 84 al. 2 LTF n'est dès lors pas réalisée sur ce point.