Citation: 4C.420/2006 03.08.2007 E. B

B.a Le 3 juin 1999, Y.________ SA et Z.________ SA ont saisi le Tribunal cantonal vaudois d'une demande dirigée contre X.________ tendant au paiement des sommes de 165'082 fr.55 avec intérêts à 5% dès le 28 novembre 1997 et de 75'000 fr. avec intérêts à 5% dès le 1er janvier 1997. Ils ont également requis la mainlevée de l'opposition formée au commandement de payer notifié le 28 novembre 1997. Par jugement incident du 31 janvier 2000, la Cour civile du Tribunal cantonal a décliné sa compétence pour la conclusion portant sur la somme de 75'000 fr. et reporté la cause devant le Tribunal de district d'Orbe. Dans sa réponse du 24 novembre 2000, X.________ a conclu au déboutement de Y.________ SA et Z.________ SA des fins de leur demande avec suite de dépens et a pris des conclusions reconventionnelles tendant au paiement de leur part de la somme de 159'200 fr. avec intérêts à 5% dès le 15 novembre 2000. Il a également appelé en cause C.________ SA et D.________ SA, lesquels ont cependant été mis hors de cause et de procès les 28 juin et 1er novembre 2002 à la suite de leur faillite respective. B.b En cours d'instance, une expertise judiciaire a été confiée par la Cour civile à un architecte, qui a rendu son rapport le 17 novembre 2004. L'expert a confirmé que le coût des travaux prévus à l'origine avait été dépassé. Les coûts supplémentaires découlaient notamment des travaux supplémentaires commandés par les propriétaires. L'expert a constaté que toutes les factures des entreprises avaient été établies sur la base de la soumission, des devis complémentaires et des métrés contradictoires, qu'elles avaient en outre été contrôlées, apurées et négociées et que, finalement, les bons de paiement avaient été signés par les propriétaires intéressés. Il a ajouté que les coûts supplémentaires avaient été devisés, avaient fait l'objet de métrés contradictoires, avaient été contrôlés, apurés et négociés. Sur la base de ces observations, l'expert en a conclu que les décomptes finaux établis par l'architecte le 28 mai 1998 étaient exacts, à savoir qu'une somme totale de 7'518'697 fr.80 était due aux entreprises, dont un solde de 165'082 fr.55 restait à la charge de X.________. En ce qui concernait la répartition des coûts entre les propriétaires, l'expert a indiqué que celle-ci avait été faite pour tous les propriétaires sur la base de clefs acceptées par ceux-ci dans l'équité la plus absolue. La répartition des pourcentages entre propriétaires était ainsi correcte. S'agissant plus particulièrement des postes supplémentaires relatifs à la modification de l'installation de chantier (80'000 fr.) et à la construction d'un chemin d'accès aux bâtiments C et D (40'320 fr.), l'expert a constaté que le premier poste avait fait l'objet d'une offre complémentaire des entreprises le 6 juillet 1994; cette offre avait été contrôlée et approuvée le 30 octobre 1994; la clef de répartition entre les propriétaires avait été acceptée par ceux-ci. Pour le deuxième poste, l'expert a également relevé qu'il avait fait l'objet d'une offre des entreprises le 6 juillet 1994 et que les travaux avaient été effectués sur cette base avec l'accord de X.________. Aux dires de l'expert, le contrôle des paiements a été rigoureusement respecté par l'architecte D.________ SA. Celui-ci a également appliqué de façon identique pour tous les propriétaires toutes les clefs de répartition successives. Par le biais des bons de paiement que signait l'architecte, il était loisible à chaque propriétaire de suivre l'évolution du projet. L'expert a enfin constaté que X.________ a entièrement payé les honoraires de l'architecte. B.c Par jugement du 30 août 2006, la Cour civile du Tribunal cantonal vaudois a condamné X.________ à verser à Y.________ SA et Z.________ SA, solidairement entre elles, le montant de 165'082 fr.55 avec intérêts à 5% dès le 29 novembre 1997 sur le montant de 164'994 fr. 55 et dès le 18 juin 1999 sur le solde. L'opposition formée au commandement de payer notifié le 28 novembre 1997 a été définitivement levée. Enfin, les frais de justice et dépens ont été mis à la charge de X.________. En substance, la cour cantonale a entièrement fait siennes les conclusions de l'expert relatives au prix final de l'ouvrage de 7'518'697 fr.80 et aux clefs de répartition entre les propriétaires, posant que celles-ci avaient été acceptées par tous les intéressés, ce qui conduisait à établir un solde de 165'082 fr.55 à charge du défendeur en faveur des demanderesses. La cour cantonale a encore expliqué pour quels motifs les conclusions de l'expert n'étaient pas contredites par d'autres pièces du dossier, en particulier par la convention du 26 juin 1998 que n'avait pas signée le défendeur. Enfin, les juges cantonaux sont arrivés à la conclusion que l'architecte n'avait pas la compétence pour accepter, au nom du défendeur, les travaux supplémentaires visés par l'offre du 6 juillet 1994 (installation de chantier et chemin d'accès); toutefois, dans la mesure où ces travaux avaient été exécutés sans que le défendeur ne réagît à leur propos, il y avait eu ratification par celui-ci. Pour le surplus, les conclusions reconventionnelles du défendeur ont été entièrement rejetées.