Citation: 4A_244/2024 E. 3.4

3.4. La cour cantonale a considéré qu'il n'était pas établi que l'intimé ait disposé d'une procuration interne de la part de son père. En revanche, elle a retenu qu'à la signature du contrat, C.________, qui avait évoqué que l'intimé et son père étaient ensemble, partait du principe que celui-là pouvait valablement engager celui-ci, nonobstant l'absence de signature dans l'extrait du registre du commerce. La thèse d'une procuration apparente devait être retenue. Ce n'est qu'ultérieurement, à partir de 2008, et alors que E.________ avait été radiée du registre du commerce, que la recourante et C.________ s'étaient adressés à l'intimé et non à son père pour réclamer le remboursement du prêt. La cour s'est également penchée sur le but du prêt en relevant que E.________ avait besoin de liquidités et non l'intimé. Celui-ci avait reversé au minimum les 2/3 du prêt à son père. De surcroît les comptes de E.________ en 2006 laissaient apparaître que son titulaire (i.e. le père) avait assumé l'annuité de 40'920 fr. correspondant à l'amortissement annuel (30'000 fr.) et aux intérêts (10'920 fr.) prévus par le contrat de prêt sur l'intégralité de la somme prêtée de 300'000 fr. Selon la cour cantonale, ces éléments achevaient de convaincre que le prêt avait été conclu entre la recourante et le père de l'intimé pour les besoins de l'entreprise (E.________) du père.