Citation: 5A_197/2022 E. 3.4.4

3.4.4. Point n'est besoin d'examiner plus avant la question de l'éventuelle renaissance des mesures superprovisionnelles ordonnées en première instance en cas d'effet suspensif octroyé à un appel interjeté contre une décision négative rendue sur mesures provisionnelles. En effet, contrairement à ce que prétend le recourant, le principe selon lequel le droit d'être entendu doit être garanti avant qu'une décision sur effet suspensif ne soit rendue résulte clairement de la jurisprudence du Tribunal de céans. Sauf à démontrer que la Cour suprême aurait pu, dans les circonstances particulières du cas d'espèce, octroyer l'effet suspensif à titre superprovisionnel au sens de l'art. 265 al. 1 CPC, ce que le recourant ne fait pas de manière claire et détaillée, force est d'admettre avec les juges précédents que le mémoire préventif était inutile puisque l'intéressé aurait nécessairement été invité à se déterminer avant qu'il ne soit, le cas échéant, fait droit à la requête d'effet suspensif assortissant l'appel. En tirer, pour ce motif en soi suffisant, la conclusion que le mémoire préventif était dénué de chances de succès ne prête dès lors pas le flanc à la critique. Un tel résultat rend superflu l'examen des autres critiques du recourant. Infondé, le grief doit être rejeté.