Citation: 5A_8/2023 E. 4.2.2

4.2.2. De l'avis du recourant, l'autorité cantonale aurait passé sous silence le fait que l'épouse aurait été pleinement consciente que le revenu locatif diminuerait si l'une des deux locataires, déjà âgées, venait à décéder. Il indique que, lorsque les parties vivaient encore ensemble, sa mère et sa tante habitaient déjà dans cet immeuble. Il se serait ainsi agi d'une décision commune du couple de permettre à sa mère et à sa tante de continuer à loger dans la maison contre versement d'un loyer, qui aurait été voué à diminuer avec le décès de l'une ou l'autre des deux dames. En l'espèce, il ressort de l'arrêt querellé que le moment de la séparation des parties est contesté et qu'il a eu lieu entre 2014 et 2015. Il en ressort également que, depuis le mois d'octobre 2014, les revenus de l'époux sont constitués uniquement des rentes en lien avec son invalidité et des loyers perçus pour la location de l'immeuble litigieux. Cela étant, le montant des loyers versés n'est mentionné dans l'arrêt entrepris que depuis le 1er décembre 2017 - soit bien après la séparation des parties -, de sorte que l'on ignore le montant des loyers précédemment versés. Compte tenu de ces éléments, on ne peut ainsi pas affirmer que, d'une part, les loyers auraient été initialement fixés d'entente avec l'intimée et que, d'autre part, ils n'auraient pas été modifiés par le recourant après la séparation des parties. Dans ces circonstances, le grief ne tient pas.