Citation: 5P.384/2002 17.12.2002 E. 2.2

2.2.1 Au vu de ce qui précède, l'autorité cantonale ne saurait se voir reprocher d'avoir considéré qu'il n'était pas arbitraire de refuser de prendre en considération, dans les besoins financiers du recourant, les frais d'entretien et d'écolage de sa fille majeure, et cela quand bien même l'intimée ne serait pas réduite à son minimum vital - au sens large - augmenté de 20%. De toute manière, à supposer que l'opinion du recourant soit également concevable, voire même préférable, la décision du juge de première instance n'en serait pas pour autant arbitraire (ATF 127 I 54 consid. 2b p. 56, 60 consid. 5a p. 70 et les arrêts cités). Dans la mesure où le recourant s'en prend à la constatation de l'autorité cantonale selon laquelle, seule sa fille serait engagée par le prêt bancaire contracté pour financer ses études, et soutient qu'il en assume en réalité le remboursement, ses critiques sont dès lors sans pertinence. Il en va de même de ses allégations concernant les autres frais d'entretien de sa fille, dont il affirme qu'ils auraient dû être pris en compte. 2.2.2 La cour de cassation a par ailleurs déclaré irrecevable, faute de motivation suffisante, le grief du recourant visant la répartition par moitié entre les époux de l'excédent subsistant après couverture de leur minimum vital. Celui-ci se contente toutefois de reprendre les critiques formulées devant l'autorité cantonale, consistant pour l'essentiel à affirmer que cet excédent aurait dû être "partagé par trois" afin de maintenir le niveau de vie antérieur de sa fille majeure. Une telle argumentation est à l'évidence impropre à démontrer une violation de son droit d'être entendu (art. 90 al. 1 let. b OJ). On ne voit pas non plus en quoi le recourant aurait été victime d'arbitraire ou de formalisme excessif à ce sujet.