Citation: 6B_780/2022 E. 5.3

5.3. Le recourant fait en outre grief à la cour cantonale de lui avoir fait supporter les frais imputables à la traduction de documents de l'allemand au français. En tant que le recourant se prévaut de l'art. 426 al. 3 let. b CPP, il ne démontre pas en quoi, au regard de cette disposition, il devait être considéré comme un allophone, à savoir une personne dont la langue maternelle est différente de la langue officielle de la communauté dans laquelle elle se trouve (cf. JOËLLE FONTANA, Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2e éd., 2019, n° 5 ad art. 426 CPP), alors qu'il est établi que la langue maternelle du recourant est le français et que la procédure s'est déroulée dans cette langue. Il est en outre déduit du jugement de première instance que la traduction de documents depuis la langue allemande, à savoir en particulier celle des actes de procédure menés en Autriche, avait été demandée par le conseil du recourant pour sa bonne compréhension, le recourant maîtrisant pour sa part suffisamment l'allemand, langue dans laquelle il s'exprime couramment (cf. jugement du 9 décembre 2019, consid. 16.2 p. 40). Dès lors notamment que le recourant et l'intimée communiquaient bien dans cette langue dans les messages électroniques reproduits dans le jugement attaqué, c'est en vain que le recourant se prévaut d'arbitraire quant aux constatations cantonales en lien avec son niveau linguistique. Au surplus, le recourant ne prétend pas qu'il aurait dû être dispensé des frais de traduction au seul motif que son conseil ne maîtrisait pas suffisamment l'allemand, étant observé qu'il s'agit en l'occurrence d'une langue officielle tant sur le plan fédéral que cantonal.