Citation: 1C_321/2020 E. 3

Les recourants se plaignent ensuite d'un établissement incomplet et inexact des faits (art. 97 al. 1 LTF). Le Tribunal fédéral statue en principe sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF), sous réserve des cas prévus à l'art. 105 al. 2 LTF (ATF 142 I 155 consid. 4.4.3 p. 156). La recourante ne peut critiquer les constatations de fait ressortant de la décision attaquée que si celles-ci ont été effectuées en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF ou de manière manifestement inexacte, c'est-à-dire arbitraire, et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF; ATF 142 II 355 consid. 6 p. 358). En l'espèce, les recourants reprochent au Tribunal cantonal de ne pas avoir pris en compte le courrier du 17 avril 2019 de la commission financière ainsi que les déclarations du syndic, du vice-syndic et de trois conseillers communaux, interrogés lors de la procédure devant le Préfet. Ils font aussi grief à l'instance précédente de ne pas avoir retenu certains passages du procès-verbal de l'assemblée communale du 20 mars 2019, permettant de replacer la réponse erronée du syndic dans son contexte et de préciser que celle-ci se situait peu de temps avant le vote. Ces différents éléments n'ont cependant aucune incidence sur l'issue du litige (voir infra consid. 4.3 et 4.4). Le grief de la constatation inexacte des faits doit donc être rejeté.