Citation: 5C.112/2002 27.11.2002 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 128 II 311 consid. 1 p. 315, 46 consid. 2a et les arrêts cités). 1.1 Interjeté en temps utile, compte tenu de la suspension des délais prévue par l'art. 34 al. 1 let. a OJ, contre une décision finale rendue en dernière instance par le tribunal suprême du canton de Genève, dans une contestation civile portant sur des droits de nature pécuniaire (ATF 116 II 493 consid. 2a p. 495; 95 II 68 consid. 2d), dont la valeur dépasse 8'000 fr., le recours est recevable au regard des art. 46, 48 al. 1 et 54 al. 1 OJ. 1.2 La décision de supprimer la pension de l'enfant B.________ n'ayant pas été remise en cause en appel, elle est entrée en force de chose jugée (art. 148 al. 1 CC). En tant qu'il est dirigé contre la prénommée, le recours en réforme est donc irrecevable. 1.3 L'enfant mineur n'a pas l'exercice des droits civils (art. 13 et 17 CC) et, partant, ne dispose pas, sauf cas exceptionnels, de la capacité d'ester en justice (Prozessfähigkeit); il doit donc faire valoir ses droits par l'intermédiaire de son représentant légal (ATF 116 II 385 consid. 4). Le Tribunal fédéral doit vérifier d'office, et avec une pleine cognition, la capacité de procéder des parties (ATF 116 II 385 consid. 2 et 4). Si elle fait défaut, il ne peut entrer en matière sur le recours, à moins qu'il puisse être remédié à ce vice (Messmer/Imboden, Die eidgenössischen Rechtsmittel in Zivilsachen, n. 11 p. 14). En l'espèce, le recours en réforme dirigé contre l'enfant mineure C.________ porte la seule mention que celle-ci est domiciliée chez sa mère, D.________, et comparaît par son avocat. L'arrêt attaqué désigne C.________ dans les mêmes termes. En revanche, le jugement de première instance, de même que la demande et l'acte de recours en appel, précisent que C.________ est représentée par sa mère, détentrice de l'autorité parentale. Dans ces conditions, malgré le défaut d'indication à ce sujet dans l'acte de recours en réforme et la décision entreprise, il faut admettre que l'enfant C.________ a été, et est toujours, valablement représentée en procédure.