Citation: 5A_174/2023 E. 3.2.1

3.2.1. Selon l'arrêt querellé, le montant de 47'550 fr. (soit 3'170 fr. par mois), dont le premier juge avait constaté qu'il provenait probablement de la vente d'actifs, en particulier d'obligations que le mari détenait auprès de E.________, résultait de la réalisation des éléments de la fortune et non du revenu de la fortune. Ainsi, le montant de 3'170 fr. par mois devait en principe être soustrait de ses revenus mensuels. Toutefois, compte tenu de la nature de la fortune en question et de la situation financière des parties, il y avait lieu de suivre le premier juge sur ce point. En effet, sans la prise en compte de ce montant de 3'170 fr., le minimum vital élargi de tous les membres de la famille ne serait pas couvert. En outre, au vu des pièces produites, le montant de 47'550 fr. était constitué de la vente régulière des titres, ce qui établissait qu'il s'agissait d'une fortune facilement réalisable. Par ailleurs, la situation financière du mari était beaucoup plus favorable que celle de l'épouse: hormis les titres de E.________ susmentionnés et les revenus provenant des activités lucratives exercées auprès de F.________ GmbH et G.________, celui-ci détenait la moitié des actions de la société H.________ S.A.S, était propriétaire de deux biens immobiliers à U.________ et travaillait vraisemblablement pour le compte d'une troisième société, I.________ LPP, basée à V.________. Si l'instruction n'avait pas permis de rendre vraisemblable la quotité du revenu qu'il réalisait auprès de cette dernière société, il était peu vraisemblable que sa rémunération en qualité de manager et/ou consultant se limitait à la prise en charge de ses frais de téléphone. Dans ces conditions, même si l'épouse avait de son côté une fortune personnelle d'environ 62'000 fr., il pouvait être exigé du mari qu'il mette à contribution la vente d'une partie de ses titres pour assurer le minimum vital élargi aux impôts de sa famille.