Citation: 7B_466/2024 E. 3.2.2

3.2.2. Selon la jurisprudence, le droit de répliquer n'impose pas à l'autorité judiciaire de fixer un délai à la partie pour déposer d'éventuelles observations, mais uniquement de lui laisser un laps de temps suffisant entre la remise des documents et le prononcé de sa décision pour qu'elle ait la possibilité de déposer des observations si elle l'estime nécessaire (ATF 146 III 97 consid. 3.4.1; 142 III 48 consid. 4.1.1). À cet égard, le Tribunal fédéral considère qu'un délai inférieur à dix jours ne suffit pas à garantir l'exercice du droit de répliquer, tandis qu'un délai supérieur à vingt jours permet, en l'absence de réaction, d'inférer qu'il a été renoncé à celui-ci. Le délai en question ne correspond pas à celui dans lequel l'intéressé doit répliquer, mais bien celui à l'issue duquel l'autorité peut rendre sa décision en l'absence de réaction (arrêt 7B_177/2023 du 7 mai 2024 consid. 2.2 et les arrêts cités). Dans la mesure où le recourant paraît avoir pu se déterminer, au demeurant par deux fois, à la suite du courrier de la Chambre pénale d'appel et de révision du 16 février 2024 (cf. ses écritures du 20 et du 24 février 2024 [let. B.e.d p. 4 s. de l'arrêt attaqué]) et que celle-ci n'a rendu son arrêt dans la présente cause que le 22 mars 2024, on peine à comprendre à quel moment le droit d'être entendu du recourant aurait été violé au cours de la procédure relative à ses requêtes de récusation du 20 janvier 2024. Vu les griefs soulevés en lien avec les délais impartis par la Chambre pénale de recours dans les causes connexes 7B_260/2023 (cf. notamment p. 60 du recours du 7 février 2023 y relatif) et 7B_259/2023 (cf. en particulier p. 62 du recours du 17 mars 2023), le recourant, certes non assisté par un mandataire professionnel, frise au demeurant la témérité lorsqu'il soutient, en avril 2024, avoir ignoré la jurisprudence précitée (cf. notamment p. 38 s. du recours). Dénué de toute pertinence, ce grief doit être écarté.