Citation: 6B_5/2021 E. 1.2

1.2. Le recourant formule différentes critiques concernant la décision de suspension de la procédure rendue par le ministère public le 15 février 2019 et la décision du 11 septembre 2019 par laquelle la Chambre pénale des recours du Tribunal cantonal jurassien a rejeté le recours, dans la mesure où il était recevable, formé par le recourant contre la décision de suspension précitée. Dans la mesure où ces griefs portent sur la décision du ministère public, ils ne concernent pas une décision de dernière instance et sont, partant, irrecevables (cf. art. 80 al. 1 LTF). Quant à la décision du 11 septembre 2019, qui a confirmé la suspension de l'instruction, elle revêt un caractère incident (cf. arrêt 1B_359/2019 du 18 juillet 2019 consid. 2). Le recourant n'ayant pas recouru contre la décision précitée (cf. arrêt 1B_515/2019 du 26 novembre 2019), il conserve, sur le principe, la possibilité de la contester dans le cadre de son recours contre la décision finale, objet du présent recours. Toutefois, il incombait au recourant de démontrer en quoi la décision de suspension influait sur le contenu de la décision finale, soit la décision du 15 décembre 2020. Or le recourant n'expose pas en quoi tel serait le cas et on ne distingue pas que la décision de suspension déploie encore un quelconque effet. Ses critiques portant sur la suspension de la procédure sont donc irrecevables.