Citation: 1C_666/2021 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a considéré que la décision de la municipalité, qui retient un nombre de huit places après travaux, était manifestement entachée d'une erreur; on voyait en effet mal où sur la parcelle pourraient se trouver les prétendues sept places existantes. Se fondant notamment sur la demande d'autorisation de construire, le Tribunal cantonal a retenu que la parcelle no 742 comportait en réalité déjà cinq places et que, dans le cadre du projet litigieux, il était question d'en ajouter une. Il a toutefois jugé cette dernière contraire à la loi cantonale sur les routes du 10 décembre 1991 (LRou; RS/VD 725.01). Nonobstant la suppression de cette place, le projet demeurait conforme à l'art. 116 RPGA. Les recourants affirment qu'il régnerait une certaine confusion s'agissant des places de stationnement. Ils rappellent avoir fourni devant le Tribunal cantonal un document représentant les places de parc existantes dont il ressortirait qu'il n'existerait que quatre places; aucun document au dossier ne contredirait leur affirmation. Ce faisant, ils perdent toutefois de vue qu'en vertu du principe d'invocation (art. 106 al. 2 LTF) applicable aux griefs portant sur l'établissement des faits, c'est à la partie recourante de démontrer l'arbitraire dans les constatations cantonales. Or, se référer sans autre explication à un plan annoté de leur main est à cet égard insuffisant. Devant le Tribunal fédéral, la municipalité a d'ailleurs reconnu que le plan initial était entaché d'une erreur, l'architecte ayant indiqué sept places existantes en comptant deux places devant le garage, alors qu'elle avait bien précisé que ces deux emplacements ne pouvaient constituer l'existant; en l'état actuel, il demeurait deux places au nord-est, deux dans le garage et une le long de la route d'accès, ce dont rien ne commande ainsi de douter. On relèvera enfin que les recourants ne soulèvent aucun grief recevable (cf. art. 106 al. 2 LTF) d'application arbitraire de l'art. 116 RPGA. Insuffisamment motivé, le grief est irrecevable.