Citation: 7B_131/2023 E. B

B.a. Par ordonnance du 4 mai 2022 - rectifiée le 11 mai 2022 -, le Ministère public a classé la procédure pénale ouverte contre B.________ et C.________. Il a considéré en substance que les faits dénoncés avaient principalement été réalisés au siège de la société plaignante et au lieu de l'activité des prévenus, soit à Monaco; la compétence des autorités suisses ne résultait que de la réception du produit de l'infraction sur des comptes bancaires genevois. Selon le Ministère public, les faits visés par la plainte monégasque étaient les mêmes que ceux dénoncés en Suisse; en outre, les investigations des autorités monégasques - à un stade plus avancé - portaient aussi sur les actes dénoncés dans la plainte du 18 août 2020 et le blanchiment du produit de l'infraction. Le Ministère public a donc constaté qu'aucun intérêt de la partie plaignante ne s'opposait au classement et qu'il se justifiait, en opportunité, de ne pas poursuivre l'instruction de cette cause en parallèle (art. 8 al. 3 et 4 et 319 al. 1 let. e CPP). Relevant que les deux prévenus avaient violé leur devoir de fidélité envers leur employeur, il a mis les frais de la procédure à leur charge, chacun pour la moitié, et a rejeté leur requête d'indemnisation. B.b. Par arrêt du 12 décembre 2022, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après : la Chambre pénale de recours) a joint les recours formés par A.________ et par les deux prévenus contre cette ordonnance de classement, puis les a rejetés.