Citation: I 488/04 31.01.2006 E. 4

En ce qui concerne l'évaluation du taux d'invalidité, l'argument de la recourante selon lequel le revenu d'invalide fixé par les premiers juges à 46'656 fr. devrait être réduit de moitié en raison d'une incapacité de travail de 50% se révèle infondé au vu de ce qui précède. Par ailleurs, contrairement à ce qu'elle invoque, une réduction de ce salaire à raison de 25% ne se justifie pas. Ce taux constitue en effet la limite supérieure de l'abattement prévu par la jurisprudence lorsque le revenu d'invalide est, comme en l'occurrence, évalué sur la base de statistiques sur les salaires moyens; son application suppose la prise en compte d'un ensemble de critères (difficultés liées au handicap, âge, années de service, nationalité/catégorie d'autorisation de séjour, taux d'occupation; ATF 126 V 78 consid. 5), dont seuls certains jouent un rôle chez la recourante. Si on peut certes admettre une limitation liée aux atteintes à la santé dont elle souffre, ni son âge, ni le taux d'occupation envisageable ne constituent des éléments susceptibles d'influencer de manière négative l'étendue de son revenu hypothétique. Tout au plus conviendrait-il de tenir compte d'un abattement de 10%, ce qui conduirait à un degré d'invalidité de 28% ([58'400-41'990] x 100/58'400), en reprenant les montants déterminés par la juridiction cantonale que la recourante ne conteste pas en tant que tels. Ce taux est insuffisant pour ouvrir le droit à une rente d'invalidité. Il en irait de même, du reste, si on se fondait sur une comparaison des revenus sans et avec invalidité en prenant en considération les circonstances qui prévalaient au moment de la naissance éventuelle du droit à une rente, conformément à la jurisprudence (ATF 129 V 222 consid. 4, 128 V 174 consid. 4a).