Citation: 2P.178/2004 13.09.2004 E. 4

Soulignant avoir réussi l'examen général de français prévu par l'art. 15 al. 4 RU, la recourante reproche à l'Université d'adopter un comportement contraire aux règles de la bonne foi en lui refusant l'accès à la Faculté de droit en raison de ses prétendues lacunes en cette même langue. De son point de vue, les exigences accrues en français des études de droit ne suffisent pas à autoriser un tel refus, puisque les candidats étrangers disposant d'une maturité ou d'un titre équivalent sont soumis uniquement à l'examen général de français. Les épreuves fondées sur l'art. 15 al. 4 RU visent exclusivement la maîtrise du français proprement dit. Les examens auxquels la recourante a échoué, qui relèvent de l'art. 15 al. 3 lettre d RU et 12 Ri/UNI/GE, ne se désintéressent certes pas de ces connaissances linguistiques, mais concernent au premier chef les aptitudes spécifi- quement nécessaires au bon suivi des études de droit, à savoir les capacités de synthèse, de compréhension, de raisonnement et d'analyse (cf. art. 12 lettres a à c Ri/UNI/GE, ainsi que les directives précitées). Preuve en est du reste que les candidats francophones sans maturité ou titre équivalent ne sont eux-mêmes pas dispensés de ces examens (art. 15 al. 3 lettre d RU a contrario). Il est par ailleurs pleinement cohérent d'en exempter à l'inverse les candidats étrangers disposant d'une maturité ou d'un titre équivalent (partant soustraits aux exigences de l'art. 15 al. 3 RU), car l'on peut considérer sans arbitraire qu'un tel diplôme - associé à la réussite de l'examen général de français de l'art. 15 al. 4 RU - établit à suffisance les aptitudes spécifiques précitées.