Citation: 5C.282/2006 02.07.2007 E. 1

1.1 La décision attaquée ayant été rendue avant l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2007, de la loi fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110), l'ancienne loi d'organisation judiciaire (OJ) est applicable à la présente cause (art. 132 al. 1 LTF). 1.2 La valeur litigieuse n'est pas formellement constatée (art. 51 al. 1 let. a OJ). Toutefois, la succession en cause comprenant plusieurs immeubles et de nombreux biens mobiliers, ceux-ci étant à eux seuls estimés à 10'000 fr., l'exigence posée par l'art. 46 OJ est manifestement respectée. 1.3 En vertu de l'art. 55 al. 1 let. c OJ, l'acte de recours doit indiquer quelles sont les règles de droit fédéral violées et en quoi consiste cette violation. Une motivation limitée à un simple renvoi aux écritures produites devant les instances cantonales est insuffisante, partant irrecevable; le recourant doit formuler ses griefs à nouveau (ATF 110 II 74 consid. 1 p. 78; J.-F. Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. II, Berne 1990, n. 1.5.2.4. ad art. 55 OJ). Le renvoi que les recourants font au mémoire de leur conseil déposé le 14 juillet 2005 est donc inadmissible. 1.4 Le Tribunal fédéral est en principe lié par les faits constatés dans la décision attaquée (art. 63 al. 2 OJ). Sont dès lors irrecevables, parce que ne faisant pas l'objet de telles constatations, les allégués concernant les qualités professionnelles du notaire attestées par son associé Q.________. Il en va de même des circonstances du déplacement du testateur en Hollande aux fins de modification de son testament, en particulier de l'état d'esprit dans lequel il a effectué ce voyage. Le Tribunal fédéral s'en tient, sur ce point, à la constatation du jugement attaqué (p. 12, let. c) selon laquelle les déplacements en Hollande exigeaient une aide substantielle de la demanderesse X.________, qui accompagnait l'intéressé jusqu'à Bâle en train pour le confier à des voyageurs hollandais jusqu'à Z.________ où la famille A.________ l'accueillait. Est tout aussi irrecevable l'allégation selon laquelle le testateur n'était pas sous l'influence des intimés à l'époque décisive, quand bien même la Cour cantonale n'a pas non plus prétendu le contraire. 1.5 En considérant qu'au jour de la signature du testament litigieux, à savoir le 23 août 1994, le testateur était âgé de 84 ans (consid. IVb, p. 24), alors qu'elle avait préalablement retenu en fait qu'il était né le 16 mai 1912 (ch. 1, p. 2) et qu'à la date précitée il était âgé de plus de 82 ans (ch. 5, p. 5), la Cour cantonale a commis une inadvertance manifeste qu'il y a lieu, conformément à l'art. 63 al. 2 OJ, de rectifier d'office en ce sens que le testateur était, au moment déterminant, âgé de plus de 82 ans.