Citation: 6B_321/2007 15.08.2007 E. 1

3.4.1 Les premiers juges avaient constaté que le recourant n'avait pas subi d'épisode convulsif majeur et avaient estimé qu'il était impossible qu'un épisode mineur ait pu lui échapper, dès lors que sa mémoire de la chronologie des faits était sans lacune, ajoutant que l'épilepsie ne conduit pas à l'hétéro agressivité. La cour cantonale a admis que ces considérations se situaient à l'extrême limite des connaissances qu'un non-praticien du domaine médical peut avoir au sujet des effets de l'épilepsie. Elle a néanmoins jugé qu'une nouvelle expertise ne se justifiait pas. A l'appui, elle a relevé qu'il ressortait du chapitre "anamnèse personnelle" de l'expertise que le recourant avait souffert de crises convulsives dès l'âge de 3 ans et qu'un diagnostic d'épilepsie avait été posé très tôt; quelques crises s'étaient encore produites jusqu'à l'âge de 18 ans et le recourant avait pris des anti-épileptiques jusqu'à cet âge; ultérieurement, il avait eu une crise de type "petit mal" en octobre 2004, sans toutefois qu'une médication soit réintroduite. Dans le chapitre consacré à la discussion, les experts avaient fait référence à une expertise antérieure, mentionnant "un trouble caractériel sur épilepsie, en régression". Ils n'avaient toutefois pas repris ce diagnostic. Or, compte tenu de l'attention qu'ils avaient apportée aux diverses pathologies dont souffrait ou avait souffert le recourant, rien ne permettait de supposer qu'ils auraient méconnu les troubles épileptiques de celui-ci. Il apparaissait au contraire que les experts, se fondant sur les déclarations du recourant lui-même, avaient considéré que l'affection en cause avait pu être soignée et qu'il n'y avait pas lieu d'en tenir compte dans l'analyse des facteurs ayant conduit à la commission de l'infraction ainsi qu'à l'évaluation de la responsabilité du recourant et du risque de récidive qu'il présentait. 3.4.2 Le recourant fait valoir que la cour cantonale s'est à son tour substituée aux experts, que l'expertise ne suffit pas à lever les doutes qui subsistent quant à l'influence de ses troubles épileptiques sur la commission de l'homicide et qu'un expert devait être chargé d'examiner cette question. De l'expertise réalisée, il ressort effectivement que les experts ont procédé à une analyse très détaillée du parcours et de la personnalité du recourant ainsi que des pathologies dont il souffre ou a souffert. En particulier, ils ont clairement fait état, dans le chapitre "anamnèse personnelle", des troubles épileptiques qu'il avait présenté dans sa jeunesse, tels qu'ils sont évoqués dans l'arrêt attaqué, et, dans le chapitre "discussion", ils ont expressément mentionné qu'une expertise antérieure avait notamment conclu à "un trouble caractériel sur épilepsie, en régression". Il est dès lors manifeste qu'il n'a pas échappé aux experts que le recourant avait présenté par le passé des troubles épileptiques. Ils n'ont toutefois pas repris cet élément dans leur diagnostic, notamment dans leur analyse des troubles du recourant au moment des faits et de leur lien avec les actes qui lui sont reprochés, ce qu'ils n'auraient pas manqué de faire s'ils avaient estimé qu'un tel lien existait. Il n'était dès lors pas arbitraire, au sens défini plus haut (cf. supra, consid. 3.1), de considérer qu'une nouvelle expertise, aux fins d'examiner une éventuelle influence des troubles épileptiques dont a souffert le recourant sur les actes qui lui sont reprochés, ne s'imposait pas. Le recourant ne démontre d'ailleurs pas que la cour cantonale aurait fait une appréciation manifestement insoutenable de l'expertise réalisée, mais se borne à affirmer qu'elle n'a fait qu'émettre des suppositions et que, sur le point litigieux, il subsiste des doutes justifiant d'ordonner une nouvelle expertise, ce qui ne suffit certes pas à faire admettre l'arbitraire allégué. Le grief doit par conséquent être rejeté dans la mesure où il est recevable.