Citation: 1B_271/2022 E. 4.2

4.2. Le recourant part de la prémisse erronée que le risque de fuite serait purement abstrait; au vu de ses liens avec son pays d'origine, de la grave accusation élevée à son encontre et de la peine privative de liberté encourue, assortie d'une longue expulsion, tel n'est manifestement pas le cas. La cour cantonale a dès lors écarté à juste titre les mesures de substitution proposées par le recourant, lesquelles n'empêcheraient pas une personne de s'enfuir à l'étranger ou de passer dans la clandestinité. En particulier, la jurisprudence considère qu'une surveillance électronique ne permet qu'un contrôle a posteriori (ATF 145 IV 503 consid. 3.3); la saisie de documents d'identité émis par un Etat étranger n'offre en outre aucune garantie quant au risque de fuite (cf. arrêt 1B_383/2020 du 13 août 2020 consid. 5.2); tel est également le cas des mesures de contrôle proposées, lesquelles ne reposent que sur la seule volonté du recourant de s'y soumettre. Le recourant ne fait état d'aucun élément qui permettrait de remettre en cause le raisonnement de la cour cantonale sur ce point. Il invoque également à tort l'arrêt de la CourEDH précité, dès lors que celui-ci se rapporte au cas d'un prévenu qui, au contraire du recourant, a été acquitté en première instance.