Citation: 1B_283/2014 E. 3.1

3.1. Elle soutient tout d'abord que la Chambre pénale de recours n'aurait pas statué sur sa conclusion préalable tendant à contester la participation de l'intimée à la procédure de restitution. Il en résulterait un défaut de motivation. Ce grief est toutefois infondé. En effet, la cour cantonale a expliqué, à son considérant 3, dans une motivation certes brève, la raison la dispensant d'examiner cette problématique, soit l'irrecevabilité du recours. Au demeurant, l'autorité précédente a également relevé que, selon son appréciation, l'intimée n'apparaissait pas prima facie dénuée de tout intérêt juridique digne de protection puisqu'elle pouvait, cas échéant, être susceptible de réclamer l'allocation des bijoux à titre de lésée ou leur restitution sur la base de la loi fédérale du 1 er octobre 2010 sur la restitution des valeurs patrimoniales d'origine illicite de personnes politiquement exposées (Loi sur la restitution des avoirs illicites, LRAI; RS 196.1).