Citation: 6B_670/2016 E. B

Par jugement du 11 mai 2016, la Cour pénale II du Tribunal cantonal du Valais a rejeté l'appel de X.________. Elle a mis les frais de la procédure d'appel et laissé les frais d'intervention de cette dernière pour l'ensemble de la procédure à sa charge. En bref, il en ressort les éléments suivants. X.________ est propriétaire d'un appartement en propriété par étages dans l'immeuble « Z.________ », à Crans-Montana, où elle réside de manière permanente. B.A.________ en est l'administrateur. Le fils de ce dernier, A.A.________, utilise un studio dans ce même immeuble, dont sa mère est propriétaire, lors de ses séjours dans la station. Depuis plusieurs années, X.________ est en conflit non seulement avec l'administrateur, mais avec tous les membres de la famille A.________. Elle a en outre connu des différends avec d'autres copropriétaires. Le 21 février 2013, une procédure pénale portant sur le vol d'une paire de skis a été initiée par A.A.________ et dirigée contre X.________. Elle a été close par une ordonnance de classement le 4 décembre 2015. Le classement est intervenu au motif qu'un acquittement était plus vraisemblable qu'une mise en accusation, compte tenu des déclarations contradictoires des parties. Le lendemain de la disparition des skis, soit le 22 février 2013, les deux protagonistes se sont retrouvés par hasard sur le palier. Selon X.________, A.A.________, l'accusant d'avoir volé un ski appartenant à l'un de ses enfants, l'a attrapée par le cou durant un moment suffisamment long pour entraver sa respiration. A.A.________ a relâché son étreinte lorsque sa compagne est sortie du studio. Cette dernière l'a traitée de folle, puis est retournée dans le studio. X.________ s'est mise à hurler, le plus fort possible, en appelant au secours. A ce moment-là, A.A.________ a, une nouvelle fois, serré son cou, plus fortement, tout en la menaçant de mort, puis l'a lâchée. Après avoir pris son téléphone portable et fermé son appartement, elle s'est rendue à l'étude de Me C.________. Accompagnée de cette dernière, elle a consulté le Dr D.________ afin qu'il procède à un constat, puis s'est rendue au poste de police pour déposer plainte contre son voisin. A.A.________ conteste cette version des faits et soutient que, alors qu'il l'interpellait sur le vol des skis, elle s'est mise à hurler en le repoussant, en lui donnant des coups avec le sac qu'elle tenait en main, et en proférant des menaces à son encontre et en insultant son amie qui, dans l'intervalle, avait effectivement ouvert la porte du studio et assisté à une partie de la scène. Procédant à une appréciation des preuves, la cour cantonale est arrivée à la conclusion que les éléments mis en évidence par X.________ ainsi que les actes de la cause ne suffisaient pas à la convaincre que les faits s'étaient déroulés tels que l'intéressée les avait allégués.