Citation: 8C_600/2020 E. 5.2

5.2. Pour dénier le droit du recourant à des indemnités journalières et à la prise en charge de ses traitements médicaux au-delà du 30 avril 2018, l'instance précédente s'est référée à juste titre à un arrêt récent du Tribunal fédéral, qui rappelle que la jurisprudence développée en relation avec l'obligation de diminuer le dommage en cas d'atteinte à la santé (exprimé à l'art. 6, deuxième phrase, LPGA [RS 830.1] par l'exigibilité d'une activité de substitution en cas d'incapacité de travail durable), ne concerne que l'indemnité journalière et n'est pas transposable au domaine des rentes, pour lesquelles le droit prend naissance selon d'autres conditions prévues par les lois spéciales, soit en assurance-accidents l'art. 19 LAA (arrêt 8C_310/2019 du 14 avril 2020 consid. 6.1.2 et les références). Le recourant - qui ne conteste pas que la stabilisation de son état de santé a été fixée en vertu de l'art. 19 al. 1 LAA - ne fournit pas d'arguments convaincants susceptibles de remettre en cause la jurisprudence du Tribunal fédéral encore récemment confirmée. En particulier, contrairement à ce qu'il avance, ladite jurisprudence n'entre pas en contradiction avec d'autres arrêts qu'il cite (8C_876/2013 et 8C_251/2012), lesquels ne concernaient pas le domaine des rentes, mais portaient uniquement sur le versement des indemnités journalières. Par ailleurs, il n'est pas contesté, contrairement à ce que semble croire le recourant, que l'art. 6, deuxième phrase, LPGA est applicable à l'assurance-accidents. Son grief tombe ainsi à faux.