Citation: 5A_197/2014 E. 2

Selon la jurisprudence, l'autorité de la chose jugée est un principe qui ressort du droit fédéral, pour autant que les prétentions déduites en justice se fondent sur ce droit (ATF 125 III 241 consid. 1 p. 242 ss). Il y a autorité de la chose jugée lorsque la prétention litigieuse est identique à celle qui a déjà fait l'objet d'un jugement passé en force (identité de l'objet du litige). Tel est le cas lorsque, dans l'un et l'autre procès, les mêmes parties ont soumis au juge la même prétention en se fondant sur la même cause juridique et sur les mêmes faits (ATF 125 III 241 consid. 1 p. 242 ss; arrêts 5A_922/2013 du 20 janvier 2014 consid. 2.3; 4A_545/2013 du 28 novembre 2013 consid. 2.2.1). L'autorité de la chose jugée ne s'attache qu'au dispositif du jugement, en sorte que le juge appelé à statuer dans un autre litige n'est pas lié par les constatations de fait du précédent jugement (arrêt 4A_209/2007 du 5 septembre 2007 consid. 2.2.2 et les arrêts cités). Vu l'autorité de la chose jugée sur les points du dispositif de l'arrêt de la IIe Cour civile du Tribunal cantonal du 20 mai 2008, les conclusions du recourant tendant à la réforme de l'arrêt entrepris en ce sens qu'il lui est attribué la moitié de l'actif net successoral, à titre de droits matrimoniaux ( sic ! ), qu'il est dit qu'il a droit à 3/8 de la masse successorale sont d'emblée irrecevables.