Citation: 6B_1243/2017 E. 1.7

1.7. Le recourant reproche à la cour cantonale de s'être écartée du "point de vue" des experts psychiatres. Selon lui, l'autorité précédente aurait dû considérer qu'un placement en milieu psychiatrique ouvert était approprié. Il soutient par ailleurs qu'une mesure exécutée dans un établissement fermé serait inefficace. Dans leur rapport du 15 juillet 2016, les experts ont certes indiqué que le lieu paraissant adapté pour un traitement institutionnel consistait dans un foyer psychiatrique ouvert. Cependant, ceux-ci ont relevé que, pour voir le risque de récidive "sensiblement atténué", il convenait d'instaurer un cadre "clair, solide et soutenant". A cet égard, ils n'ont nullement considéré, comme le soutient le recourant, qu'un séjour en milieu carcéral lui porterait préjudice ou ferait échec à la mesure, mais ont précisé que s'il avait par le passé montré "un excellent comportement dans le milieu carcéral, qui représente le cadre le plus contenant", celui-ci ne le "confront [ait] pas à la réalité extérieure et ne [pouvait] permettre d'en retirer les compétences nécessaires pour palier à ses difficultés fondamentales" (rapport d'expertise du 15 juillet 2016, p. 16 s.). On ne voit pas, partant, que les experts se seraient exprimés en défaveur d'un séjour carcéral provisoire. Ceux-ci n'ont pas davantage évoqué un besoin pressant de placer le recourant en milieu psychiatrique ouvert, à propos duquel ils ont d'ailleurs indiqué qu'il serait "difficile" à maintenir de manière prolongée, en ajoutant qu'il existait un "risque avéré" de répétition du cycle de récidive et qu'un "pronostic évolutif favorable rest[ait] réservé" (rapport d'expertise du 15 juillet 2016, p. 17).