Citation: 5A_769/2023 E. 5.1

5.1. La cour cantonale a retenu que, dans plusieurs requêtes tendant à l'introduction de nova, en particulier dans sa requête du 3 mai 2022, le recourant avait sollicité la prise en compte d'allégués relatifs à la valeur de l'immeuble situé à (...) à U.________, à savoir des offres d'achat pour différentes valeurs, oscillant environ entre 2'000'000 fr. et 2'600'000 fr. Le premier juge avait tenu compte de l'allégué 362 selon lequel " [l]a valeur vénale dudit bien ne saurait être inférieure à CHF 2'000'000.- ". A l'appui de son allégué, le recourant avait offert comme preuve le titre A1, soit une offre non contraignante formulée par H.________ SA, ainsi que l'expertise. Le titre A1 avait été admis en procédure par le premier juge, mais celui-ci avait rejeté la requête tendant à la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise. |l avait en outre rejeté les autres nova laissant apparaître une valeur de l'immeuble plus élevée, au motif que les offres ou les estimations n'étaient pas suffisamment sérieuses. Ce faisant, le premier juge avait procédé à une appréciation anticipée des preuves. Concernant l'allégué 362, il avait estimé que l'offre d'achat était indicative et impropre à remettre en cause les constatations faites par l'expert G.________ SA et qu'elle justifiait de refuser d'ordonner une nouvelle expertise. Pour les juges cantonaux, ce raisonnement n'était pas arbitraire et ne prêtait pas le flanc à la critique. L'expert précité avait en effet procédé à sa dernière évaluation de l'immeuble concerné, arrêtée à 980'000 fr., au mois de novembre 2019, alors que le premier juge avait refusé d'ordonner une nouvelle expertise au mois d'octobre 2021, à savoir moins de deux ans plus tard. Une telle durée n'étant pas suffisamment longue, il n'y avait pas lieu de procéder à une nouvelle évaluation de l'immeuble. Par ailleurs, dans son expertise, G.________ SA avait relevé une vétusté importante de l'immeuble, ce qui pouvait également expliquer que les montants figurant dans les offres produites ensuite par le recourant étaient plus élevés. Cela étant, la cour cantonale a admis, contrairement au premier juge, que les offres fournies par le recourant et datées des 25, 26 et 27 avril 2022 constituaient des nova recevables. Ainsi, s'il voulait ne pas en tenir compte, le premier juge aurait dû constater, à nouveau par appréciation anticipée des preuves, que ces offres ne permettaient pas à elles seules de remettre en cause le rapport d'expertise judiciaire et son complément, parce qu'entre le mois de novembre 2019 et le mois de mai 2022, seulement un peu plus de deux ans s'étaient écoulés. Cependant, cela importait peu, dès lors que, pour ce faire, le recourant aurait à tout le moins dû alléguer et prouver une évolution importante du marché de l'immobilier à la hausse, permettant d'établir une augmentation de la valeur de l'immeuble. En outre, au regard du bref laps de temps écoulé, il devait également démontrer que l'estimation d'origine était devenue, avec le temps, grossièrement erronée. Or, il n'avait pas procédé ainsi, de sorte qu'on ne pouvait retenir les nova formulés par l'intéressé dans ses requêtes des 17 mai 2021 et 3 mai 2022. A cet égard, la cour cantonale a encore relevé que le courriel auquel le recourant se référait dans ses déterminations spontanées du 23 juin 2023 date du 30 novembre 2022, à savoir d'avant le dépôt de l'appel, de sorte qu'il ne répondait pas aux exigences de l'art. 317 al. 1 CPC et que cette pièce devait être déclarée irrecevable.