Citation: 6B_7/2020 E. 3.3

3.3. La recourante ne peut davantage être suivie lorsqu'elle prétend que le dispositif du jugement attaqué entrerait en contradiction avec le jugement rendu à son encontre le 3 octobre 2007 par le Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne. Dans cette décision, le tribunal avait retenu que l'intimé avait confié 75'000 fr. à la recourante en vue de l'achat d'un immeuble au Maroc et que, sur ce montant, 30'000 fr. avaient été utilisés à son profit et contrairement à ce qui avait été convenu, l'intéressée ayant de la sorte commis un abus de confiance. La cour cantonale ne s'est pour sa part, dans le jugement attaqué, aucunement prononcée sur le sort des 45'000 fr. restants, mais a uniquement constaté que les documents produits le 30 octobre 2003 dans le cadre de la procédure de divorce de la recourante ne reflétaient pas la réalité s'agissant de l'immeuble qui y était évoqué. La recourante ne peut tirer argument des considérations comprises dans l'arrêt de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois, auquel elle se réfère, seul le jugement attaqué faisant l'objet du présent recours au Tribunal fédéral (cf. art. 80 al. 1 LTF). La coexistence du jugement attaqué et du jugement du 3 octobre 2007 n'entraîne aucune violation de la présomption d'innocence de la recourante, si bien que le dispositif de la cour cantonale n'a pas à être modifié.