Citation: 4A_157/2017 E. 3.3.5

3.3.5. En tout état de cause, la recourante ne fait pas le lien entre la définition de la violation de l'ordre public matériel à l'aune de laquelle le grief correspondant, fondé sur l'art. 190 al. 2 let. e LDIP, doit être examiné et les reproches qu'elle adresse au Tribunal arbitral à ce titre, si bien que l'on ne discerne pas en quoi ces derniers, fussent-ils fondés, impliqueraient nécessairement que la sentence affectée des vices dénoncés violerait des principes fondamentaux du droit de fond au point de ne plus être conciliable avec l'ordre juridique et le système de valeurs déterminants. Sa compréhension de la nature très restrictive de cette notion d'ordre public, propre à l'arbitrage international, est du reste sujette à caution si l'on en juge par le fait qu'elle reprend à son compte la définition des plus larges de l'ordre public, telle qu'elle apparaît dans le passage suivant d'un ouvrage de doctrine de droit privé (PIERRE ENGEL, Traité des obligations en droit suisse, 2e éd. 1997, p. 113) : "l'ordre public est la somme des prescriptions légales édictées dans l'intérêt de la communauté" (réplique, n° 22). Il suit de là que le présent recours, qui ne satisfait pas à l'exigence de motivation découlant de l'art. 77 al. 3 LTF en liaison avec l'art. 42 al. 2 LTF, ne peut qu'être déclaré irrecevable.