Citation: 6B_1126/2023 E. 4.3

4.3. Le grief selon lequel la cour cantonale s'est écartée de l'expertise en génétique forensique du CURML est sans consistance. En effet, l'autorité précédente n'a pas manqué de relever que l'on ne pouvait établir scientifiquement comment de l'ADN avait été déposé à un endroit donné, la trace pouvant résulter d'un transfert direct ou indirect. Cela étant, la cour cantonale a constaté que l'ADN de la recourante se retrouvait sur presque toutes les peluches de l'enfant, retrouvées en désordre, et ce alors que la recourante ne se rendait jamais dans la chambre de D.________. De plus, lors de la découverte du corps, le bas du petit pull vert, enfilé à D.________ par sa grand-mère une fois dans sa chambre, était retourné et collé au visage de l'enfant, et l'ADN de la recourante a été retrouvé tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du vêtement (jugement de première instance, p. 127; cf. art. 105 al. 2 LTF), étant encore précisé que, selon ses dires, la recourante ne s'était pas approchée de l'enfant lors de la découverte de son corps. Enfin, l'ADN de la recourante avait également été retrouvé sur le reste de "Sugus" retrouvé collé sur le drap de son lit. Ces éléments tendaient à confirmer l'implication de la recourante dans le décès de l'enfant, la cour cantonale prenant soin de préciser qu'ils n'auraient cependant pas suffi, à eux seuls, à établir sa culpabilité (arrêt entrepris, consid. 3.6.6). Cette appréciation mesurée des moyens de preuve n'a rien d'arbitraire. Pour le surplus, la recourante ne démontre pas que, dans le déroulement des faits tel que retenu par la cour cantonale, l'auteur aurait nécessairement dû laisser son ADN sous les ongles de la victime ou sur son visage - les experts n'ont, du reste, rien affirmé de tel, que ce soit dans leur rapport ou lors de leur audition (cf. en particulier: jugement de première instance, p. 105).