Citation: 4C.326/2004 19.04.2005 E. 1

3.1 La recevabilité du moyen est plus que douteuse, du moment que le recourant n'indique pas quel principe de droit fédéral aurait été enfreint par l'autorité cantonale et en quoi il l'aurait été. Il n'importe, car, comme on le verra, la critique est de toute manière dénuée de tout fondement. 3.2 L'autorité cantonale a considéré, à bon droit, que le montant dont le défendeur s'est reconnu explicitement débiteur du demandeur dans le décompte du 9 juillet 1993 constituait une reconnaissance de dette. 3.2.1 La reconnaissance de dette faisant l'objet de l'art. 17 CO est un acte juridique unilatéral, valant promesse d'exécuter l'obligation (Tevini Du Pasquier, Commentaire romand, n. 3 et n. 4 ad art. 17 CO). Pouvant être causale ou abstraite selon qu'elle énonce ou non la cause de l'obligation, elle n'est soumise à aucune exigence de forme (Schwenzer, Commentaire bâlois, 2e éd., n. 3 et n. 5 ad art. 17 CO). L'art. 17 CO n'a pas d'incidence sur l'existence matérielle de l'obligation du débiteur. L'effet d'une reconnaissance de dette est celui de renverser le fardeau de la preuve. Le créancier n'a pas à prouver la cause de sa créance, ni la réalisation d'autres conditions que celles qui sont indiquées dans l'acte. Il appartient au débiteur qui conteste la dette d'établir quelle est la cause de l'obligation et de démontrer que cette cause n'est pas valable, par exemple parce que le rapport juridique à la base de la reconnaissance est inexistant, nul (art. 19 et 20 CO), invalidé ou simulé (art. 18 al. 1 CO; ATF 4C.367/2004 du 22 mars 2005, consid. 3.2). 3.2.2 In casu, dans le décompte du 9 juillet 1993, le défendeur, après déduction de différentes créances compensatoires, a uniquement reconnu devoir au recourant un solde de 750'800 US$ 65. Dès l'instant où le demandeur n'est pas parvenu à prouver l'existence des autres créances qu'il invoque, son argumentation s'écroule d'un seul tenant. Les critiques du recourant sont essentiellement dirigées contre l'appréciation des preuves, laquelle ne peut être revue en instance de réforme. On ne voit donc pas en quoi le raisonnement de la cour cantonale prêterait le flanc à la critique.