Citation: 9C_484/2021 E. 6.2.1

6.2.1. Contrairement à ce que soutient d'abord la recourante, le Tribunal administratif fédéral n'a pas violé l'art. 61 LPGA en ne sollicitant pas des renseignements auprès de ses médecins traitants quant à l'incidence de son affection psychique, ainsi que de l'intervention chirurgicale et du traitement de chimiothérapie, sur sa capacité ménagère, après la réalisation de l'enquête économique sur le ménage en novembre 2018. En ce qui concerne l'incapacité d'accomplir les travaux habituels en raison d'une atteinte à la santé, on rappellera, à la suite de la juridiction de première instance, qu'une enquête économique sur le ménage effectuée au domicile de l'assuré (cf. art. 69 al. 2 RAI) constitue en règle générale une base appropriée et suffisante pour évaluer les empêchements dans ce domaine. Même si, compte tenu de sa nature, l'enquête économique sur le ménage est en premier lieu un moyen approprié pour évaluer l'étendue d'empêchements dus à des limitations physiques, elle garde cependant valeur probante lorsqu'il s'agit d'estimer les empêchements que l'assuré rencontre dans ses activités habituelles en raison de troubles d'ordre psychique. Toutefois, en présence de tels troubles, et en cas de divergences entre les résultats de l'enquête économique sur le ménage et les constatations d'ordre médical relatives à la capacité d'accomplir les travaux habituels, celles-ci ont, en règle générale, plus de poids que l'enquête à domicile. Une telle priorité de principe est justifiée par le fait qu'il est souvent difficile pour la personne chargée de l'enquête à domicile de reconnaître et d'apprécier l'ampleur de l'atteinte psychique et les empêchements en résultant (arrêt 9C_39/2021 du 6 décembre 2021 consid. 3.2 et les références). Or les premiers juges ont dûment exposé les raisons pour lesquelles ils ont considéré que la question de la nécessité d'avoir l'avis d'un médecin psychiatre en plus de l'enquête ménagère pouvait en l'occurrence demeurer ouverte. Ils ont en effet constaté que la recourante avait sollicité et obtenu la possibilité de produire des pièces à cet égard au cours de la procédure judiciaire (cf. notamment l'ordonnance du 5 décembre 2019, par laquelle le Tribunal administratif fédéral a invité la recourante à produire les déterminations qu'elle avait requises auprès de ses médecins traitants sur la question de sa capacité à effectuer les tâches ménagères entre 2014 et 2018), ce que l'intéressée ne conteste pas. Ils ont également apprécié de manière convaincante les rapports des médecins traitants que l'assurée avait alors versés à la procédure et considéré qu'ils ne faisaient pas état d'éléments médicaux objectivables différents de ceux retenus par le Service médical régional de l'assurance-invalidité (SMR) ou l'enquêtrice ou qu'ils ne remplissaient pas les réquisits jurisprudentiels en la matière pour se voir accorder pleine valeur probante. A cet égard, selon les propres déclarations de l'assurée - réitérées en instance fédérale -, il s'agissait en effet essentiellement d'un questionnaire qu'elle avait rempli et soumis à son psychiatre traitant, qui avait contresigné le document.