Citation: I 531/04 11.07.2005 E. 3

3.1 Selon l'article 4 al. 1 LAI, l'invalidité est la diminution de la capacité de gain, présumée permanente ou de longue durée, qui résulte d'une atteinte à la santé physique, ou mentale provenant d'une infirmité congénitale, d'une maladie ou d'un accident. Le second alinéa de cette disposition prévoit que l'invalidité est réputée survenue dès qu'elle est, par sa nature et sa gravité, propre à ouvrir droit aux prestations entrant en considération. Aux termes de l'art. 28 al. 1 LAI, l'assuré a droit à une rente entière s'il est invalide à 66 2/3 % au moins, à une demi-rente s'il est invalide à 50 % au moins, ou à un quart de rente s'il est invalide à 40 % au moins. D'après l'art. 28 al. 2 LAI, pour l'évaluation de l'invalidité, le revenu du travail que l'invalide pourrait obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui, après exécution éventuelle de mesures de réadaptation et compte tenu d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide. 3.2 Pour pouvoir calculer le degré d'invalidité, l'administration (ou le juge, s'il y a eu un recours) a besoin de documents que le médecin, éventuellement aussi d'autres spécialistes, doivent lui fournir. La tâche du médecin consiste à porter un jugement sur l'état de santé et à indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités l'assuré est incapable de travailler. En outre, les données médicales constituent un élément utile pour déterminer quels travaux on peut encore, raisonnablement, exiger de l'assuré (ATF 125 V 261 consid. 4, 115 V 134 consid. 2, 114 V 314 consid. 3c, 105 V 158 consid. 1). 3.3 En l'occurrence, les rapports des docteurs P.________, I.________ et L.________ remplissent toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante de tels documents (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références citées). Recueillis par l'office AI, ces avis médicaux concordent quant au diagnostic. Les docteurs P.________, I.________ et L.________ considèrent par ailleurs que l'intimé est totalement incapable de travailler dans son ancienne activité de chauffeur poids lourd mais qu'il a pleine capacité de travail dans un emploi ne nécessitant pas le port de lourdes charges, une force accrue de serrage, l'exposition au froid ou de longs déplacements à pied (rapport des docteurs I.________ et L.________ du 26 septembre 2001). En outre, ce dernier peut également travailler en qualité de chauffeur de taxi à condition qu'il ne soit pas appelé à porter de bagages (rapport de la doctoresse P.________ du 8 juillet 1999; rapport des docteurs I.________ et L.________ du 24 septembre 2001, p. 3).