Citation: 6B_76/2024 E. 3.2.1

3.2.1. La cour cantonale a retenu que le recourant avait activement participé à l'élaboration des différents documents, y compris en formulant des demandes impliquant davantage de précision, avait été régulièrement tenu informé de toutes les démarches entreprises par B.________ Sàrl, avait discuté de toutes les options avec elle et s'était vu remettre non moins régulièrement le fruit de son travail. Le recourant, qui ne s'était jamais opposé à l'activité déployée et, en particulier, n'avait jamais rectifié un procès-verbal après ses discussions avec ses mandants, ne pouvait dès lors prétendre qu'elle l'avait été à son insu et sans son aval, exprès ou tacite. Le fait que les prestations fournies dépassaient le stade de l'avant-projet et, par conséquent, le montant forfaitaire alloué pour cette phase dans le contrat du 8 mars 2011, ne pouvait pas non plus échapper au recourant. De l'aveu même de ce dernier, un avant-projet ne devait en effet pas aller dans les détails, il n'y avait pas de dessins, pas de plans et il s'agissait uniquement de dire combien d'étages et de chambres pouvaient être construits pour cerner le budget et voir si le projet était faisable. De même, pour H.________, qui avait signé le contrat au nom de C1.________ SA, les architectes pouvaient se limiter à des croquis, des " dessins basiques ", afin d'établir un budget pour la construction. Or, ce caractère basique ne correspondait absolument pas au degré de détail exigé de B.________ Sàrl, tel qu'il ressortait tant des demandes du recourant formulées tout au long de leur collaboration, que des documents élaborés et remis à cette suite. Le dépassement devait être d'autant plus manifeste aux yeux du recourant qu'il avait d'ores et déjà reçu des avant-projets complets de la part d'autres bureaux d'architectes, de sorte qu'il ne pouvait manquer de constater que les documents fournis par B.________ Sàrl, notamment les plans et estimation des coûts, étaient plus détaillés et l'activité déployée notablement plus ample que ceux de ses prédécesseurs. Le recourant ne pouvait dès lors de bonne foi considérer que l'activité fournie était incluse dans le forfait de 86'000 fr. HT et que les architectes ne devraient pas être rémunérés en sus pour celle-ci. Le fait que B.________ Sàrl ait été informée, au départ, que C1.________ SA ne disposait que d'un budget de 100'000 fr. ou que le contrat signé ait expressément prévu un travail par étapes, le mandant se réservant le droit de revoir librement quelles prestations il entendait confier aux architectes une fois la phase de l'avant-projet terminée, n'était pas déterminant. Dans la mesure où elle savait que L.________ SA était intéressée à investir dans le projet et était en discussion avec C1.________ SA à ce sujet, B.________ Sàrl pouvait en effet légitimement déduire de l'absence d'opposition du recourant aux démarches entreprises et de ses demandes, en particulier portant sur un devis détaillé basé sur des offres concrètes, qu'un financement avait été trouvé pour la suite du projet et que sa mandante n'était plus limitée par le chiffre de 100'000 fr. articulé initialement. Les parties n'avaient par ailleurs pas expressément prévu qu'il pourrait être dérogé à la clause limitant le mandat donné à la phase de l'avant-projet que moyennant la forme écrite. Il était également courant, dans le monde des affaires, de déroger à ce type de clauses par oral, voire par actes concluants. À cet égard, le recourant ne pouvait être suivi lorsqu'il affirmait que le projet ne revêtait aucune urgence, la promesse de vente prévoyant une échéance en décembre 2012 seulement. En effet, le calendrier fixé dans le contrat du 8 mars 2011 était particulièrement serré, avec une réalisation de l'avant-projet pour le printemps 2011 et une échéance des phases de projet et d'autorisation de construire à la fin de l'été 2011. Le recourant ne prétendait pas qu'une modification de cet échéancier aurait été portée à la connaissance de B.________ Sàrl. C'était d'ailleurs bien l'impossibilité de respecter le délai du 10 décembre 2012 qui avait été avancée pour justifier l'annulation du contrat de vente à terme conclu par C1.________ SA le 9 décembre 2010.