Citation: 7B_1284/2024 E. 3.2.2

3.2.2. De surcroît, il est rappelé que, de jurisprudence constante, le placement d'un détenu atteint de troubles mentaux dans un établissement pénitentiaire fermé est possible, indépendamment de l'exigence posée par l'art. 58 al. 2 CP, dans la mesure où l'art. 59 al. 3 CP constitue une lex specialis (ATF 142 IV 1 consid. 2.4.3; arrêt 7B_883/2023 précité consid. 3.4 et les références citées). En affirmant qu'on ne voit pas pourquoi il n'aurait pas été possible d'aménager un secteur d'exécution des mesures au sein des Établissements de U.________, comme ce serait le cas à la prison de X.________ par exemple, le recourant ne soulève pas un grief recevable (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). Il ne saurait par ailleurs être suivi lorsqu'il affirme qu'il n'y aurait pas de place pour une lex specialis (cf. arrêt 7B_883/2023 précité consid. 3.4, où un argument semblable a été rejeté). Il en va de même lorsqu'il prétend qu'un éventuel passage à la Colonie ouverte prévu pour la fin de l'année 2024 (cf. arrêt attaqué, p. 8) impliquerait qu'il doive "nécessairement être placé dans un établissement d'exécution de mesures au sens de l'art. 59 al. 2 CP, donc en aucun cas dans un établissement pénitentiaire quel qu'il soit".