Citation: 8C_737/2008 29.05.2009 E. A

En mars 2005, D.________, maçon, a été victime d'un accident de la circulation en tant que passager avant d'une automobile; sa femme et sa fille de 3 ans et demi étaient assises à l'arrière. Dans un virage, le conducteur a perdu la maîtrise de son véhicule, qui est allé percuter un arbre. Le prénommé a subi des fractures de l'os propre du nez (non déplacée), du bassin et des 4ième, 5ième et 10ième côtes droites, ainsi qu'un pneumothorax droit. Il a d'abord été hospitalisé à l'Hôpital X.________, puis a séjourné du 29 mars au 13 mai 2005 dans le service de réadaptation de l'Hôpital Y.________. Depuis le jour de l'accident, D.________ est en incapacité de travail totale. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), auprès de laquelle il était assuré, a pris en charge les suites de cet événement. Le docteur I.________, spécialiste en médecine interne et médecin traitant, a fait état d'une évolution défavorable (douleurs au niveau du thorax et du bassin; vertiges et céphalées; état dépressif réactionnel). L'assuré a été examiné le 31 octobre 2005 par le docteur O.________, médecin d'arrondissement de la CNA, qui a préconisé un séjour à la Clinique Z.________. Selon le bilan médical effectué dans cet établissement, les fractures ilio-ischio-pubiennes s'étaient bien consolidées avec cependant une irrégularité sur la surface de l'articulation sacro-iliaque. Le status neurologique était normal. Sur le plan psychiatrique, le docteur A.________ retenait un état de stress post-traumatique à mettre sur le compte des événements de guerre traumatisants vécus par l'intéressé avant son arrivée en Suisse et de l'accident du 12 mars 2005; cet état contribuait à faire perdurer l'incapacité de travail (rapport de sortie du 28 décembre 2005). Dans un rapport d'examen médical final du 9 mai 2006, le docteur O.________ a noté une amélioration, par rapport à son premier examen, sur le plan locomoteur (l'assuré s'auto-limitait moins). Seule séquelle accidentelle, "l'incongruence de la sacro-iliaque gauche" n'expliquait que très partiellement les douleurs ressenties et correspondait à un taux d'atteinte à l'intégrité de 5 %. D'un point de vue somatique, une activité légère en position alternée était exigible à plein temps. L'incapacité de travail actuelle procédait avant tout d'un trouble psychique. Sur cette base, la CNA a alloué à D.________ une rente fondée sur une incapacité de gain de 20 % dès le 1er octobre 2006, ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 5 % (décision du 20 octobre 2006). Saisie d'une opposition, elle l'a écartée dans une nouvelle décision du 26 avril 2007. Dans l'intervalle, D.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité (AI). Dans ce cadre, il a été soumis à une expertise psychiatrique auprès du docteur L.________. Par communication du 29 avril 2008, l'Office AI du canton de Vaud s'est déclaré prêt à allouer une rente d'invalidité entière à condition que l'assuré suive un traitement psychiatrique.