Citation: 5P.236/2005 29.09.2005 E. 1

1.1 Les décisions rendues en matière de mesures protectrices de l'union conjugale (art. 172 ss CC) ne constituent pas des décisions finales au sens de l'art. 48 al. 1 OJ et ne peuvent par conséquent pas être entreprises par la voie du recours en réforme (ATF 127 III 474 consid. 2a et b et les références citées). En revanche, une telle décision peut faire l'objet d'un recours de droit public fondé sur l'art. 9 Cst., qu'on la qualifie de décision finale ou de décision incidente dont il peut résulter un préjudice irréparable selon l'art. 87 OJ (ATF 114 II 18 consid. 1 et les références citées; 116 II 21 consid. 1). Formé en temps utile contre un arrêt rendu en dernière instance cantonale par la Cour de justice, le recours est en outre recevable au regard des art. 86 al. 1 et 89 al. OJ. 1.2 Saisi d'un recours de droit public pour arbitraire, le Tribunal fédéral ne prend pas en considération les allégations, preuves ou faits qui n'ont pas été soumis à l'autorité cantonale; nouveaux, ils sont irrecevables (ATF 119 II 6 consid. 4a; 118 III 37 consid. 2a et les arrêts cités). Le Tribunal fédéral ne peut dès lors tenir compte des allégations de l'intimée, contenues dans ses déterminations sur la requête d'effet suspensif et dans sa réponse au recours de droit public, selon lesquelles sa situation financière a changé postérieurement à la date à laquelle l'arrêt attaqué a été rendu, du fait qu'elle habite depuis le 16 juin 2005 dans un logement autonome dont le loyer se monte à 567 fr. par mois.