Citation: 2P.68/2003 23.05.2003 E. 4

Enfin, la mesure de retrait de l'autorisation de pratiquer la profession de physiothérapeute pour une durée de six mois apparaît comme proportionnée à l'ensemble des circonstances de l'affaire. La sanction incriminée constitue une mesure nécessaire et adéquate pour protéger le public d'un physiothérapeute qui a importuné des patients par des attouchements d'ordre sexuel. Une mesure moins incisive - telle une amende - ne permettrait pas d'atteindre le but d'intérêt public visé. D'autant moins que le recourant ne semble pas avoir pris conscience de la gravité de ses actes et des conséquences de ceux-ci sur l'intégrité psychique des victimes.