Citation: 6B_807/2019 E. B

Saisie d'appels par A.________, B.B.________ et C.________, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois les a rejetés tous les trois, par jugement sur appel du 6 mai 2019. En bref, la cour cantonale, confirmant la décision de première instance, a jugé " adéquate " l'appréciation de cette dernière, selon laquelle A.________ n'avait pas été trompé, d'abord parce que la plaquette de présentation ne constituait pas un document contractuel. Selon la version la plus favorable aux accusés, A.________ avait été informé qu'il y avait un problème avec le permis d'habiter, même si c'était un gendarme qui occupait le logement dépourvu d'autorisation. Il était aussi apparu durant les négociations que l'acheteur entendait faire du rez son bureau, de sorte qu'il ne pouvait pas apparaître comme important pour les vendeurs que ce niveau constituât pour l'acheteur un logement séparé. Certains passages de la plaquette de présentation mentionnaient deux logements alors que d'autres en citaient trois, si bien qu'il appartenait au plaignant de clarifier la question. Enfin, ayant visité le logement, il ne pouvait lui échapper qu'il était exclu d'en tirer un rendement locatif. Il apparaissait en définitive que les relations entre les parties s'étaient détériorées ensuite de la construction de la piscine postérieurement à la vente, ce qui pouvait expliquer que la plainte n'avait été déposée que deux ans et demi plus tard. La cour cantonale a souligné à l'appui de ces développements de l'autorité de première instance, que le contenu de la plaquette, dont certains éléments n'étaient certes pas conformes à la vérité, n'était pas à lui seul déterminant puisque le plaignant avait visité l'immeuble à plusieurs reprises avant son achat et qu'il était en mesure de procéder par lui-même à certaines vérifications. B.B.________ ne fournissait aucun élément probatoire qui aurait permis de remettre en question la constatation de fait selon laquelle les parties avaient expressément abordé la question de l'habitabilité du rez, que B.B.________ avait précisé à cette occasion que le règlement communal ne permettait pas de créer plus de deux logements dans la maison et que le plaignant avait répondu que cela n'avait pas d'importance, car il comptait faire de cette partie de l'immeuble son bureau. En conséquence, les premiers juges avaient retenu à bon droit que le plaignant n'avait pas été trompé sur le nombre de logements susceptibles d'être loués. S'agissant de la surface brute du plancher, le plaignant pouvait vérifier aisément les dimensions cadastrales et rien ne permettait de considérer qu'il était en droit de se fier sans autre au contenu de la plaquette. Quant aux défauts d'humidité, d'électricité et des radiateurs allégués, ils relevaient manifestement d'une procédure civile d'ailleurs déjà pendante devant la Chambre patrimoniale cantonale. La Chambre des recours pénale avait par ailleurs indiqué, en avril 2015 déjà, qu'il appartenait à A.________ de faire examiner le cas échéant la maison par un homme de l'art avant d'en faire l'acquisition, d'autant que le contrat de vente ne prévoyait aucune garantie (jugement sur appel, consid. 3.3 p. 22 ss).