Citation: 5A_74/2024 E. 6.3

6.3. En l'espèce, pour apprécier la nature du lien unissant les deux intéressés, la Cour de justice s'est fondée tant sur les déclarations de l'enfant, âgée à l'époque de presque neuf ans et demi, que sur le rapport d'évaluation sociale du SEASP du 8 février 2023. S'agissant tout d'abord des déclarations de l'enfant recueillies par une intervenante du SEASP, elles sont sans équivoque en tant que la mineure a émis le souhait de revoir son beau-père et qu'elle a indiqué avoir un lien fort avec lui, l'avoir toujours appelé "papa", ne pas se souvenir de l'avoir appelé autrement et le considérait comme tel. Contrairement à ce que semble penser la recourante, l'implication de l'intimé dans la répartition des tâches parentales, qui n'était apparemment pas celle qu'elle souhaitait, son prétendu domicile distinct après le mariage et son argumentation reposant sur les "attestations" de proches, ne sont pas de nature à remettre en cause l'appréciation des preuves à laquelle la Cour de justice a procédé s'agissant de la nature du lien qui unissait les deux intéressés. Quant au rapport d'évaluation litigieux, s'il est vrai que le juge peut s'en écarter à des conditions moins strictes que celles valant pour une expertise, des motifs doivent toutefois exister. Or en l'occurrence, la recourante ne met pas en évidence d'éléments pertinents faisant impérativement apparaître des lacunes ou des contradictions s'agissant de cette question. Le fait pour les intervenants du SEASP de s'être principalement appuyés sur les entretiens effectués avec l'enfant et les parents pour apprécier le lien existant n'est en soi pas critiquable. La recourante n'indique au demeurant pas de manière précise à qui elle fait référence lorsqu'elle soutient qu'il aurait fallu prendre des renseignements auprès d'autres intervenants, étant au surplus relevé que les enseignantes de l'enfant avaient déjà été contactées. Au vu de ce qui précède, le grief doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.