Citation: 1C_521/2018 E. 2.3.2

2.3.2. Pour le surplus, les recourants se limitent à faire valoir que les données retenues ne seraient pas représentatives de la fréquentation prévue de l'église, ni de la capacité d'accueil des salles annexes, ni encore des habitudes de déplacement des fidèles notamment en termes de mobilité douce. Ce faisant, ils présentent toutefois une argumentation essentiellement appellatoire, qui ne leur permet pas encore de démontrer en quoi l'application du droit communal, lequel renvoie à la norme VSS SN 640 281, serait empreint d'arbitraire. Le grief est dès lors irrecevable dans cette mesure. Au demeurant, la cour cantonale a retenu, sans que cela ne soit critiquable, que, si l'étude avait certes été établie à l'issue d'un seul jour de comptage, l'expert avait pris soin, pour effectuer ses calculs, de sélectionner une messe dominicale particulièrement fréquentée, en l'occurrence une célébration avec liturgie dédiée spécifiquement aux enfants, laquelle avait rassemblé 120 participants, soit davantage qu'une messe ordinaire, qui réunissait habituellement 70 à 90 fidèles. Il n'était pas non plus critiquable de considérer que les besoins de stationnement pour l'église et les salles annexes n'avaient pas à être cumulés, dès lors que leur utilisation simultanée relèverait d'une situation hypothétique et exceptionnelle. Il en va de même dans le fait que la capacité d'accueil des salles annexes devait être fixée à 169, le nombre de 260 personnes correspondant à la capacité maximale retenue dans le concept de protection incendie, mais non à une fréquentation effective. Il n'y a du reste rien d'insoutenable à considérer, dès lors que la grande majorité des fidèles - près de 90 % - provenait de la commune de Gland, que nombre de ceux-ci se rendraient à l'église à pied, en tout les cas dans une proportion supérieure à 25 %.