Citation: U 323/03 20.08.2004 E. A

C.________, né en 1954, a travaillé en qualité de maçon au service de l'entreprise L.________ SA. A ce titre, il était assuré contre les accidents professionnels et non professionnels par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Lors de l'éclatement d'un tuyau d'une pompe à béton, le 16 décembre 1998, l'assuré a été atteint par une projection de béton sur le côté droit de la tête et de la face. La CNA a pris le cas en charge et alloué des indemnités journalières sur la base d'une incapacité totale de travail. Dans un rapport du 7 avril 2000, le docteur K.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a fait état, notamment, de la persistance de céphalées subjectives importantes. A son avis, une reprise de l'ancienne activité de maçon est exigible à 50 % à partir du 10 avril 2000. Le docteur H.________, médecin traitant, a attesté le 1er mai suivant que la capacité de travail de son patient s'élève à 25 %. Quant à l'employeur, il a déclaré que ce taux correspond au rendement de l'assuré, qui ne peut travailler en hauteur du fait de ses vertiges et qui ne supporte plus le bruit engendré par le coulage du béton en raison de ses maux de tête. La CNA a ordonné une expertise neuro-otologique et en a confié l'exécution à l'Unité d'Otoneurologie de la Clinique O.________ de U.________ Dans son rapport du 22 novembre 2001, le docteur M.________, médecin associé, a relevé que l'examen otoneurologique est normal sans évidence d'atteinte des voies vestibulaires périphériques ou centrales alors que l'examen posturographique révèle une désorganisation sensorielle de l'équilibre pouvant expliquer la symptomatologie du patient. Il a attesté une discrète altération de l'oculo-motricité après opération ophtalmologique. Selon l'expert, l'assuré présente un syndrome post-traumatique incluant de multiples plaintes fonctionnelles dans un terrain de déficit neuro-psychologique modéré. Sur le plan professionnel, il a ajouté que les vertiges sont peu handicapants, mais que l'instabilité posturale empêche une activité sur une échelle ou un échafaudage. L'acouphène est bien toléré. A son avis, d'un point de vue ORL, il n'existe pas de pertes post-traumatiques justifiant une incapacité de travail, pour autant que l'assuré reste au sol. De son côté, le docteur H.________ a attesté, par certificat du 27 novembre 2001, que la capacité de travail de son patient est désormais nulle dans les professions du bâtiment à dater du 17 novembre 2001. Par décision du 1er mars 2002, la CNA a reconnu une incapacité de travail de 50 % dès le 10 avril 2000, correspondant à une diminution du rendement de moitié durant la journée. L'assuré s'est opposé à cette décision, en concluant à ce que son incapacité de travail soit arrêtée à 50 % sur la demi-journée du 10 avril 2000 au 16 novembre 2001, puis à 0 % dès le 17 novembre 2001, les indemnités journalières lui étant versées en conséquence. Il a produit un rapport de l'Institut R.________, du 17 mai 2002. Par décision du 22 juillet 2002, la CNA a rejeté l'opposition.