Citation: 4P.242/2000 22.01.2001 E. B

B.- Le 20 avril 2000, CSC a déposé une requête de mesures provisionnelles fondée sur l'art. 32 al. 2 ORC, concluant implicitement à ce qu'il soit fait interdiction au préposé du registre du commerce de St-Maurice de procéder à l'inscription de la décision prise lors de l'assemblée du 16 décembre 1999 jusqu'à droit connu sur le fond. Le 25 avril 2000, le juge II des districts de Martigny et St-Maurice a fait interdiction au préposé, à titre préprovisoire, de procéder à l'inscription litigieuse. Par décision du 6 juillet 2000, le juge a rejeté la requête de mesures provisionnelles. Le 17 juillet 2000, le préposé a procédé à l'inscription au registre du commerce de l'augmentation du capital-actions de Casino de Saxon S.A. Cette inscription a été publiée dans la FOSC du 26 juillet 2000 et dans le bulletin officiel n° 34 du 25 août 2000. Le 11 août 2000, CSC a interjeté un pourvoi en nullité contre le rejet des mesures provisionnelles. Par décision du 21 août 2000, l'effet suspensif a été accordé au recours. Par arrêt du 25 septembre 2000, la Cour de cassation civile du Tribunal cantonal valaisan a estimé que l'affaire était devenue sans objet puisque l'inscription avait été portée au registre du commerce. Elle a mis les frais de justice, par 1200 fr., à la charge de CSC, estimant que celle-ci n'avait pas rendu vraisemblable la menace d'un dommage irréparable exigé par l'art. 290 al. 1 du Code de procédure civile valaisan (ci-après: CPC/VS) pour l'obtention d'une mesure provisionnelle.