Citation: 9C_701/2017 E. 5.1

5.1. Exposant la teneur de l'art. 3 du règlement de l'intimée (édition 2014) et des art. 2 et 7 de la CCT Retabat (version 2014-2023), la juridiction cantonale a retenu que l'affiliation d'un assuré à la Caisse Retabat suppose que son employeur fasse partie du secteur principal de la construction, une entreprise d'un autre secteur d'activité ne pouvant selon le règlement pas y adhérer. Elle a précisé que le règlement ne prévoit cependant pas de fin d'assurance en cas de changement d'activité d'une entreprise, seul le fait qu'un assuré atteigne le moment où il a droit à des prestations de retraite et la fin des rapports de travail pouvant mettre fin à l'affiliation. Elle a constaté que la société A.________ SA avait de plein gré adhéré à la Caisse Retabat, en 2001, puis en 2009, et payé ses cotisations sans procéder à des réserves, de sorte qu'elle ne pouvait pas être considérée comme ayant été dans l'erreur quant à son adhésion à la caisse. En prélevant par ailleurs les cotisations paritaires et en les reversant pendant plus de douze ans à l'intimée, la société avait implicitement admis qu'elle était soumise au règlement de la Caisse Retabat et donc "qu'elle en faisait pleinement partie". S'ajoutait à cela que l'un des employés de la recourante faisait désormais partie du cercle des rentiers de l'intimée, de sorte que la société ne pouvait prétendre le remboursement des cotisations versées. Les premiers juges ont ensuite constaté que la société A.________ SA n'avait pas résilié son affiliation à la Caisse Retabat en respectant les conditions prévues par l'art. 49 du règlement. Or la résiliation ne pouvait intervenir avant que l'employeur ne trouvât une institution de prévoyance assurant les mêmes prestations que celles dont disposaient ses employés auprès de la Caisse Retabat. Aussi était-il loisible à la société de rechercher une telle institution, au besoin dans le cadre d'un contrat sur mesure qu'elle pourrait conclure avec une fondation collective. A cet égard, la juridiction cantonale a rappelé que la société A.________ SA avait déjà changé d'institution de prévoyance pour le deuxième pilier et que rien ne l'empêchait de procéder de la même manière pour des prestations de retraite anticipée.