Citation: 4A_668/2016 E. B

B.a. Le 9 décembre 2015, Z.________ a déposé une requête d'arbitrage auprès du TAS en vue d'obtenir le paiement de la seconde tranche de 37'500 euros, intérêts en sus, et de 3'750 euros au titre de la peine conventionnelle. En date du 20 janvier 2016, un arbitre unique (ci-après: l'arbitre) a été désigné en la personne d'un avocat lausannois. Dans sa réponse du 11 mars 2016, le joueur, représenté par Me D.________, avocat à..., a conclu au rejet intégral de la demande. Le 1er avril 2016, le secrétariat du TAS a informé les parties que l'arbitre avait décidé de tenir une audience dans cette affaire. Le joueur, qui avait déjà indiqué, le 18 mars 2016, qu'il était contre la tenue d'une audience, l'a informé qu'il n'y participerait pas pour des raisons financières. Le 13 avril 2016, le secrétariat du TAS, qui avait informé les parties, deux jours plus tôt, que la séance se déroulerait le 15 avril 2016, a précisé, à l'intention du joueur, qu'il pourrait y prendre part via une conférence téléphonique ou l'application skype. Le même jour, l'avocat du joueur a informé le secrétariat du TAS que son mandant serait représenté à ladite audience par B.________; il lui a communiqué une procuration signée la veille par le joueur en faveur de son agent exclusif. L'audience s'est déroulée comme prévu le 15 avril 2016 au siège du TAS, à Lausanne. Y ont participé le demandeur, assisté de son conseil, ainsi que B.________, en qualité de représentant du défendeur. Au début de la séance, les mandataires des parties ont signé un ordre de procédure rectifié sans formuler aucune remarque ni objection. A l'issue de l'audience, ils ont expressément confirmé que l'égalité des parties et leur droit d'être entendues avaient été respectés pleinement tout au long de l'instruction de la cause arbitrale. B.b. Par sentence finale du 13 octobre 2016, l'arbitre a condamné le joueur à payer à Z.________ la somme de 37'500 euros avec intérêts à 5% l'an dès le 16 avril 2015 et le montant de 3'750 euros avec intérêts à 5% l'an dès le 30 avril 2015. Les motifs qui l'ont conduit à ce résultat peuvent être résumés comme il suit. Ratione temporis, la présente cause sera jugée au regard du Règlement des Agents de Joueurs, approuvé le 29 octobre 2007 par le Comité exécutif de la Fédération International de Football Association (FIFA) et entré en vigueur le 1er janvier 2008 (ci-après: le RAJ). Le Règlement sur la collaboration avec les intermédiaires du 21 mars 2014, entré en vigueur le 1er avril 2015 (ci-après: le RCI), n'est donc pas applicable en l'espèce. Pour combler d'éventuelles lacunes de cette réglementation sportive, il conviendra de se tourner vers le droit suisse. La principale question à résoudre est celle de la validité du contrat de commission, signé le 22 janvier 2015, et de la compatibilité de ce contrat avec le contrat de médiation du 24 décembre 2014. Faute de prescriptions spécifiques émanant de la FIFA, la réponse à cette question doit être recherchée dans le droit suisse. Celui-ci soumet les relations contractuelles au principe de la liberté des contrats (art. 19 CO). En vertu de ce principe, les parties, après avoir fixé dans le contrat de médiation les conditions de l'intervention de l'agent et les modalités du calcul de la commission à lui verser, étaient libres de préciser dans un second accord, comme elles l'ont fait en signant le contrat de commission, le montant dû à l'agent pour tous les services rendus au joueur. Quant à savoir si le fait de conclure ce second contrat violait ou non le contrat de médiation initial relativement à la commission à payer au représentant exclusif du joueur, point n'est besoin d'en décider ici. En effet, le contrat de commission, qui se bornait à compléter la relation contractuelle existant entre l'agent et le joueur, n'avait aucun impact sur celle qui unissait ce dernier et B.________. Du reste, l'agent exclusif a reçu le montant auquel il pouvait prétendre sur la base du contrat de médiation du 24 décembre 2014. Conformément aux stipulations du contrat de commission, le joueur s'est engagé à payer à Z.________ un total de 75'000 euros en deux tranches successives de 37'500 euros chacune. Selon lui, un tel montant serait excessif au regard des règles topiques de la FIFA. Cependant, force est de rappeler que le RCI, qui fixe certes des limites à cet égard, n'est pas applicable in casu du point de vue intertemporel. Pour le surplus, le joueur, à qui incombait la charge de la preuve de cette allégation (art. 8 CC), n'a fourni aucun élément probatoire à l'appui de celle-ci, alors qu'il lui aurait été possible, par exemple, de produire le contrat de travail conclu avec le club de C.________. Aussi l'arbitre est-il lié par la rémunération que le joueur a accepté de payer à l'intermédiaire en signant le contrat de commission. Pour exclure toute obligation contractuelle de sa part vis-à-vis de Z.________, le joueur fait encore valoir que la première tranche de la rémunération de cet agent a été payée directement par C.________ en son nom à lui, si bien qu'il devrait en aller de même pour la seconde tranche. Z.________ admet certes que le club... lui a versé les premiers 37'500 euros pour le compte du joueur, mais il affirme avoir été convaincu que les 37'500 euros restants lui seraient versés par le joueur, comme indiqué dans le contrat de commission. Il sied d'observer, à cet égard, que cette modalité de paiement est prévue par le RAJ, dont l'art. 19 al. 4 énonce ce qui suit: "... après la conclusion de la transaction, le joueur peut autoriser le club, par consentement écrit, à rémunérer son agent pour son compte. Le paiement effectué pour le compte du joueur doit se faire selon les modalités convenues entre le joueur et son agent". En l'espèce, aucune des deux conditions cumulatives que contient cette disposition réglementaire n'est réalisée: s'agissant de la première, le joueur n'a fourni aucune preuve susceptible d'attester qu'il aurait donné au club de C.________ l'autorisation écrite de verser directement à Z.________, pour son compte, la tranche restante de 37'500 euros; quant à la seconde condition, l'agent a démontré, en se fondant sur le texte du contrat de commission, que le joueur serait directement responsable du paiement des 37'500 euros en souffrance. Par conséquent, l'arbitre retient que le contrat de commission est valable et que le joueur est directement responsable du paiement de la seconde tranche de 37'500 euros à verser à Z.________.