Citation: 6B_581/2022 E. 2.4.7

2.4.7. Le recourant critique la cohérence du raisonnement de la cour cantonale selon lequel, suite au choc, B.________ se serait retrouvée à l'avant du véhicule alors que, assis sur le siège conducteur, il se serait retrouvé à l'arrière de ce même véhicule. Selon lui, il est très peu probable que deux corps, dont le sien, pourtant de grande taille, aient pu se croiser lors du choc et ainsi en venir à cette permutation des places qu'ils occupaient initialement. Il est vrai que la cour cantonale, si elle donne des indications précises quant aux raisons qui expliquent que B.________ ait été retrouvée à l'avant du véhicule, est plus vague sur les raisons qui auraient poussé le recourant à sortir à l'arrière gauche du véhicule, alors qu'il occupait le siège conducteur. Néanmoins, on ne décèle pas qu'elle aurait fait preuve d'arbitraire en faisant état de cet élément dans la liste des indices convergents lui ayant permis de forger sa conviction. Pour cause, le recourant lui-même soutenait dans un précédent grief que, malgré le fait qu'il occupait la place arrière gauche, son sang avait très bien pu se retrouver sur l'airbag et le siège conducteur, dans la mesure où les passagers pouvaient très bien bouger (cf. supra consid. 2.4.5). Autrement dit, après avoir affirmé que, initialement assis à l'arrière gauche du véhicule, il se serait déplacé à l'avant de celui-ci pour y répandre son sang avant de retourner à l'arrière pour en sortir par la gauche, le recourant ne saurait soutenir que la version cantonale, impliquant pourtant moins de déplacements entre les corps, est arbitraire.