Citation: 4C.116/2006 29.09.2006 E. 3

La Cour de justice a expressément rejeté qu'il existât une divergence entre la volonté intime du demandeur et celle que ce cocontractant a exprimée en acceptant la proposition du 26 mai 2003 et en faisant exécuter, ensuite, le virement. Elle n'a pas non plus constaté que d'après la volonté commune des parties, l'acquisition définitive du montant viré, par la défenderesse, fût dépendante d'un événement futur et incertain. Le demandeur se réfère donc aussi vainement aux art. 24 al. 1 ch. 3 et 151 al. 2 CO concernant respectivement l'erreur essentielle et l'obligation conditionnelle. Enfin, ce plaideur n'a pas versé le montant litigieux à titre d'intérêts anticipés mais d'indemnité pour obtenir sa libération d'un contrat qui n'était pas encore résiliable. Ainsi, la jurisprudence concernant l'action pour cause d'enrichissement illégitime, régie par l'art. 62 CO, n'est pas non plus pertinente.