Citation: 9C_210/2020 E. 2.2

2.2. La recourante reproche avant tout à la juridiction cantonale de n'avoir pas examiné la question de l'application de la CCT du secteur principal de la construction et de son adhésion à l'intimée, ni traité ses différentes réquisitions de preuves formulées à ce sujet. Elle affirme qu'elle n'avait pas voulu adhérer à l'intimée, mais qu'elle avait exclusivement entendu remplir ses obligations fondées sur les art. 20 LSE et 48c de l'ordonnance sur le service de l'emploi et la location de services (OSE; RS 823.111). Selon la recourante, il lui était impossible de s'affilier à l'intimée car, en sa qualité de société de location de personnel, elle n'entre pas dans le champ d'application de la CCT Retabat, de telles entreprises ne figurant pas dans la liste de l'art. 2 CCT Retabat. A son avis, les entreprises de locations de services ne sont pas membres d'une association signataire de la CCT Retabat et ne tombent pas dans le champ d'application de cette convention. S'il existe bien une obligation de cotiser pour certaines catégories d'employés en vertu du droit fédéral (art. 20 al. 3 LSE et 48c OSE), il n'y aurait toutefois pas d'obligation d'affiliation. Se référant à un avis du Secrétariat d'État à l'Economie du 16 juin 2015, la recourante soutient que le taux de cotisation nouvellement fixé à 6 % n'est pas applicable aux entreprises de travail temporaire, le taux de 5,3 % étant maintenu pour la période en cause. En effet, le taux de 6 % qui a fait l'objet d'un arrêté d'extension de la CCT Retabat n'aurait jamais déployé d'effet juridique, puisque la décision y relative du Conseil d'Etat valaisan a été annulée par le Tribunal fédéral (arrêt 2C_850/2016 du 13 novembre 2017).