Citation: C 151/05 20.07.2006 E. A

A.a T.________ a émargé à l'assurance-chômage à différentes reprises depuis le 1er janvier 1993. Le 26 juin 1997, il a requis des indemnités à partir du 1er juillet 1997; dans sa demande, il indiquait qu'il était disposé et capable de travailler à plein temps. Celui-ci a fait contrôler son chômage et a été réinscrit à l'Office régional de placement (ORP) en qualité de demandeur d'emploi. Un délai-cadre d'indemnisation allant du 1er octobre 1997 au 30 septembre 1999 a été ouvert. Jusqu'à la fin de l'année 1998, les entretiens de conseil avec l'ORP ont eu lieu l'après-midi. La conseillère ORP a indiqué que T.________ lui avait fait part de sa volonté d'être convoqué les après-midi pour des raisons d'insomnies chroniques, qu'elle avait convoqué délibérément celui-ci les après-midi de façon à ne pas le contrarier et ainsi se protéger de tout comportement disproportionné de sa part, et que c'est l'attitude agressive et combative de l'assuré face à la société en général qui avait dicté sa façon de gérer le dossier (déclaration du 18 janvier 2000). A partir de 1999, un différend s'est élevé entre l'assuré et l'ORP à propos des heures auxquelles étaient fixés ses entretiens de conseil. T.________ ne s'est pas présenté à plusieurs entretiens auxquels il avait été convoqué. Pour ce motif, l'ORP a suspendu le droit de l'intéressé à l'indemnité de chômage pour une période de 3 jours dès le 16 avril 1999 (décision n° 204059176 du 23 avril 1999), pour une période de 6 jours dès le 6 mai 1999 (décision n° 204090061 du 10 mai 1999), pour une période de 16 jours dès le 29 avril 1999 (décision n° 204106682 du 19 mai 1999), et durant une période de 31 jours dès le 20 mai 1999 (décision n° 204117317 du 25 mai 1999). Par décision du 24 novembre 1999, le Service de l'emploi du canton de Vaud a rejeté le recours formé par T.________ contre les décisions des 23 avril 1999 et 10 mai 1999. Par une autre décision rendue le même jour, il a rejeté le recours formé par celui-ci contre la décision du 19 mai 1999. Le 10 février 2000, le Service de l'emploi a rendu une décision par laquelle il a déclaré irrecevable le recours formé par l'assuré contre la décision du 25 mai 1999. Par jugement du 31 janvier 2003, le Tribunal administratif du canton de Vaud a annulé la décision de l'ORP du 23 avril 1999 suspendant le droit de l'assuré à l'indemnité pendant une durée de 3 jours. En revanche, il a rejeté le recours formé par T.________ contre la décision d'irrecevabilité rendue le 10 février 2000 par le Service de l'emploi. Par arrêt du 27 janvier 2004 (cause C 44/03), le Tribunal fédéral des assurances a rejeté, dans la mesure où il était recevable, le recours formé par T.________ contre ce jugement. A.b Le 2 juillet 1999, T.________ s'est présenté à un entretien de conseil. Par lettre du 12 juillet 1999, l'ORP a informé T.________ qu'il était amené à procéder à l'examen de son aptitude au placement. Il l'invitait à lui indiquer quelle était sa disposition et sa disponibilité à exercer une activité salariée et quels étaient ses objectifs professionnels. Constatant que l'assuré avait été sanctionné à plusieurs reprises en raison de rendez-vous manqués et qu'il ne s'était pas présenté à des entretiens de conseil fixés le matin, pour le motif qu'il souffrait d'insomnie, l'ORP l'invitait également à produire un certificat médical. Dans sa réponse du 15 juillet 1999, T.________ a déclaré qu'il présentait une disponibilité totale à l'exercice d'une activité salariée. Il n'a donné aucune suite à la requête de l'ORP tendant à la production d'un certificat médical. Par décision du 30 septembre 1999, l'ORP a déclaré T.________ inapte au placement depuis le 12 juillet 1999. Par décision du 30 mars 2004, le Service de l'emploi de l'Etat de Vaud a confirmé cette décision.