Citation: 1C_524/2023 E. C

Agissant par la voie du recours en matière de droit public, A.________ demande au Tribunal fédéral de réformer l'arrêt cantonal du 26 août 2023, d'annuler la décision du 5 mai 2022 et de rejeter la modification du plan de zones et du règlement communal. Elle conclut subsidiairement à ce que la décision du 5 mai 2022 soit annulée et la cause renvoyée à l'autorité précédente pour nouvelle décision au sens des considérants. Le Tribunal cantonal et le SDT concluent au rejet du recours et à la confirmation de l'arrêt attaqué. La commune renvoie à l'arrêt attaqué et conclut au rejet du recours. Consulté, l'Office fédéral du développement territorial (ci-après: ARE) conclut à l'admission du recours et à l'annulation de la décision du 5 mai 2022. En substance, il conteste la pesée des intérêts effectuée par le Tribunal cantonal. Il rappelle que le site choisi pour y relocaliser l'entreprise B.________ SA est entouré par de la surface agricole sur trois côtés et estime partant que le projet aurait pour incidence de renforcer le morcellement de la zone agricole en y créant une enclave. Il considère également que le projet aurait un impact paysager manifeste et incontestable, dans la mesure où les bâtiments d'habitation situés devant ce projet sont de faible volume et où le site choisi est entouré principalement de zone agricole; la construction contrasterait ainsi de manière choquante avec l'environnement bâti l'entourant. L'ARE relève encore que, dès lors que le plan d'affectation litigieux prévoit le classement du périmètre concerné en zone mixte, et non en zone industrielle, l'autorité ne pouvait se contenter de procéder à la pesée des intérêts en mettant en balance les seuls besoins de l'entreprise B.________ SA, mais aurait également dû examiner les intérêts de la commune à disposer de davantage de zone mixte pouvant accueillir de l'habitation. Il estime aussi qu'un examen des variantes possibles aurait dû être mené à une échelle régionale et non pas uniquement locale. Finalement, l'ARE considère qu'il ne saurait être retenu que la commune des Genevez connaît un sous-dimensionnement de sa zone mixte d'environ 2.7 hectares. Les parties ont maintenu leurs conclusions respectives lors des échanges d'écritures ultérieurs.