Citation: 9C_564/2017 E. 5.1

5.1. A l'inverse de ce que soutient d'abord le recourant, le docteur H.________ ne s'est pas limité à signaler les plaintes douloureuses de l'intimé. Il a procédé à un examen clinique et à ses propres constatations, selon lesquelles l'expertisé marchait avec une boiterie importante, la mobilité des chevilles était douloureuse à droite et le genou droit était déformé en baïonnette avec une saillie osseuse sur la face antérieure de la jambe. Il ressort également des réponses de l'expert qu'il attribue aux plaintes douloureuses de l'intimé un fondement objectif lié aux troubles statiques sévères du membre inférieur droit mais aussi à la symptomatique lombaire. Sur ce dernier point, le seul fait de mettre en doute la réalité des douleurs rachidiennes en constatant que l'expert a mentionné que l'intimé était en mesure de se pencher en avant et de poser les doigts sur le sol (distance doigt-sol de 0 cm) ne suffit pas en tant que tel pour conclure à l'absence de sévérité des atteintes. L'office AI omet en effet d'ajouter que le médecin a constaté que l'assuré n'était pas parvenu à se relever sans aide. Le recourant ne saurait non plus tirer argument de l'expertise psychiatrique du docteur G.________ pour déduire que l'assuré présentait une pleine capacité de travail sur le plan somatique, dans la mesure où il incombait à ce médecin d'établir la capacité de travail de l'intéressé sur le plan psychiatrique. Il ressort au demeurant des constatations cantonales que l'experte psychiatre a mis en évidence des éléments rejoignant les conclusions du docteur H.________ s'agissant des atteintes somatiques présentées par l'intimé (nécessité de changer fréquemment de posture au cours des entretiens, notamment).