Citation: 5A_406/2018 E. 3.4

3.4. Le recourant soulève par ailleurs le grief de violation des art. 301a al. 1 et 298d al. 2 CC, respectivement des " principes jurisprudentiels et légaux en relation avec l'instauration d'une garde alternée ". Il reproche à la cour cantonale de ne pas avoir " examiné " le cadre précisé par la jurisprudence, les critères d'une garde alternée étant remplis. Il relève qu'il ne s'agirait en réalité pas de " l'instauration " d'une telle garde, mais " de son maintien ou de sa reconnaissance judiciaire " eu égard aux larges relations personnelles entre lui et sa fille, assimilables dans les faits à une garde alternée. Il précise que le trajet entre les deux domiciles des parents est de faible durée, soit 16 minutes selon le site viamichelin.ch. Il relève disposer du temps nécessaire pour s'occuper de sa fille, dès lors qu'il travaille avec des horaires flexibles et peut compter sur le soutien de proches. La mésentente entre parents ne saurait ici faire obstacle à une garde alternée, ceux-ci disposant d'ailleurs de capacités éducatives semblables. En tant que le recourant fonde son argumentation sur des faits qui ne ressortiraient pas de l'arrêt querellé sans qu'il ne soulève de grief précis quant au caractère arbitraire de leur omission (cf. supra consid. 2.2), sa critique ne peut être prise en considération. La référence au temps de trajet entre les domiciles des parties, déterminé sur la base d'un site internet dans une approche optimale - par exemple sans la relativiser en fonction du trafic aux heures pertinentes - ne saurait, par une approche finalement appellatoire, relativiser la constatation de la cour cantonale selon laquelle l'école où est scolarisée actuellement l'enfant se trouve à plus de vingt kilomètres du domicile du recourant, ce qui représente un certain nombre d'heures de trajet par semaine, étant de surcroît précisé que le recourant ne s'en prend pas à la motivation de l'arrêt querellé relative au fait qu'il s'agit aussi ici d'éviter un changement d'école, accordant par ailleurs une importance déterminante au besoin de stabilité de l'enfant. Au demeurant, le rapport d'évaluation du SPJ constate que l'enfant est bien intégrée dans son environnement actuel, qu'elle a des camarades et se développe harmonieusement. Il convient encore de relever, quant à la prise en charge de l'enfant, que la solution actuelle est celle qui découle de l'accord du 5 janvier 2011, attribuant la garde à l'intimée; à cet égard, il ne saurait être question, comme le soutient le recourant, de " maintenir " dans les faits le modèle pratiqué actuellement : le recourant exige en réalité une modification de l'attribution de garde, raison pour laquelle il a initié la présente procédure, requérant d'ailleurs dans un premier temps la garde exclusive en sa faveur et concluant également au transfert du lieu de scolarisation. En l'occurrence, le maintien de la solution actuelle, soit la garde exclusive à l'intimée, a aussi été préconisé tant par le SPJ que par l'OPE, ce dernier service précisant certes que les conditions d'une prise en charge par le recourant seraient remplies, mais ceci " dans l'éventualité où le droit de garde [lui] serait exclusivement confié " et arrivant finalement à la conclusion qu'au vu des circonstances, il était inutile de remettre en question le droit de garde de l'intimée sur l'enfant. Il faut dès lors considérer que la critique du recourant, qui tend à substituer son appréciation à celle de la cour cantonale, n'est pas de nature à démontrer que celle-ci aurait, en l'occurrence, abusé de son pouvoir d'appréciation, dont le Tribunal fédéral ne revoit au demeurant l'exercice qu'avec réserve (cf. supra consid. 3.1 in fine). Cela scelle également le sort de sa conclusion - indépendamment de sa recevabilité (cf. supra consid. 1.2.2) - relative à la scolarisation de l'enfant à l'école de U.________. Autant que recevable, le grief de violation du droit fédéral est infondé.