Citation: 6B_291/2018 E. 3

3. Le 19 juin 2014, X.________ s'est entretenue avec F._________ et G._________, collaboratrices auprès du Service de protection des mineurs de la République et canton de Genève. A cette occasion, X.________ a faussement déclaré que son ex-mari se livrait à des violences physiques et psychologiques sur la personne de son fils B.________. Elle a notamment expliqué que celui-ci recevait des coups de pied et de genoux dans les fesses, ainsi que des coups sur la tête de la part de son père. Elle a également évoqué le fait que son père l'obligeait à dormir avec lui dans son lit et qu'il avait pris sa copine en photo nue en sa présence. Elle a ajouté que son mari avait adopté des conduites sexuelles inadéquates avec elle sur le plan sexuel du temps de la vie commune, comme par exemple lorsqu'il voulait qu'elle le masturbe en présence de l'enfant, alors qu'elle savait que ces faits n'avaient pas été commis. Par courrier du 20 juin 2014, le Service de protection des mineurs de la République et canton de Genève a dénoncé A.________ auprès de la Cheffe de la police. Le 29 juillet 2014, X.________ a été entendue en qualité de personne appelée à donner des renseignements par la police judiciaire de la République et canton de Genève à la suites des éléments qu'elle avait rapportés au Service de protection des mineurs. A cette occasion, X.________ a en substance confirmé la teneur du signalement en disant qu'elle n'avait fait que rapporter les propos de son fils. Le 13 janvier 2015, X.________ a confirmé ses propos auprès du Ministère public de la république et canton de Genève, réitérant ainsi les accusations de maltraitance de A.________ envers son fils. Le 3 mars 2015, le Ministère public de la République et canton de Genève a rendu une ordonnance de non-entrée en matière en relation avec les faits dénoncés par le Service de protection des mineurs. Il a relevé que la dénonciation, basée sur des faits tels qu'ils ont été relatés à des intervenants du Service de protection des mineurs par la mère, s'inscrivait dans un contexte d'un très important conflit de nature familiale entre celle-ci et A.________. L'audition de B.________ n'a pas confirmé les faits relatés par X.________ au Service de protection des mineurs. Le 19 juin 2014, par requête de mesures provisionnelles avec mesures superprovisionnelles adressée au Tribunal de première instance de la République et canton de Genève, Y.________, agissant en qualité de mandataire professionnel de X.________, a allégué que A.________ s'était livré à des actes de violence sur son enfant, B.________. Elle a notamment fait état d'événements survenus le lundi 16 juin 2014 dans la cour d'école de l'enfant en indiquant que A.________ aurait empoigné son fils et qu'il l'aurait maintenu de force alors que celui-ci tentait de s'en défaire et fuir. Or, ces allégations ont été infirmées par les collaborateurs de l'école.