Citation: 4A_242/2024 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a constaté que le poursuivant semblait implicitement reprocher à la première juge d'avoir considéré comme tardive son écriture du 22 avril 2023. Elle a considéré que la non-prise en considération de ladite écriture par la première juge ne prêtait pas le flanc à la critique, dans la mesure où, d'une part, elle était postérieure à l'audience de mainlevée et où elle était donc manifestement tardivement, et où, d'autre part, il n'y a pas un droit, en procédure sommaire, à se prononcer deux fois, à moins que le juge n'ordonne, de manière exceptionnelle, un second échange d'écriture, ce qui n'était pas le cas en l'espèce. Elle a relevé que le " volumineux dossier de 48 pages " invoqué par le poursuivant ne comportait en réalité que trois pages, outre des décisions précédemment rendues dans des causes opposant les parties et la preuve de l'ordre de paiement effectué en faveur du poursuivant. S'agissant de la critique du poursuivant à teneur de laquelle celui-ci reprochait à la première juge de ne pas avoir constaté l'existence d'une reconnaissance de dette valable, la cour cantonale a retenu que le poursuivant se contentait de donner sa propre version des faits et que de tels griefs étaient irrecevables, dans la mesure où ils ne satisfaisaient pas aux exigences de motivation applicables. Elle a jugé qu'en tout état de cause, la requête de mainlevée ne pouvait qu'être rejetée, étant donné que la poursuivie avait reconnu devoir rembourser au poursuivant un prêt d'un montant de 20'000 fr., intérêts en sus, qu'elle contestait toutefois devoir rembourser au poursuivant un quelconque autre montant, qu'il incombait au poursuivant de prouver la réception par la poursuivie du montant faisant l'objet du contrat de prêt (arrêt 5A_326/2011 du 6 septembre 2001 consid. 3.2 et 3.3) et que le poursuivant n'avait pas déposé de pièce propre à prouver la remise du montant du prêt.