Citation: 4A_437/2017 E. 5.2

5.2. Toujours sous l'angle procédural, la recourante reproche également à l'autorité cantonale d'avoir retenu un autre chiffre - 1'190 heures qui représentent les heures que le demandeur aurait lui-même consacrées, si l'accident n'était pas survenu, pour moderniser ses constructions agricoles - qui n'aurait pas été valablement allégué par le lésé. Sur ce point, la cour cantonale a relevé que le demandeur n'avait pas allégué les travaux qu'il aurait accomplis, ni qu'il aurait dû être remplacé par un tiers ou un proche pour que ces travaux soient réalisés ni, à cet égard, le tarif auquel aurait été soumis le tiers (ou le proche). Force est également de constater (complètement d'office selon l'art. 105 al. 2 LTF) que le lésé n'a pas allégué le nombre d'heures réalisées par un tiers ou un proche, ni même les années durant lesquelles ces travaux ont été effectués. Cela étant, aucun élément ne permet de retenir que le demandeur a allégué le nombre d'heures relatif aux travaux de modernisation de sa construction agricole. On ne saurait ici, comme précédemment, inférer du comportement de la défenderesse en procédure un argument en faveur du demandeur, puisqu'il ne résulte pas de l'arrêt cantonal que la défenderesse se serait prononcée sur ce point dans ses écritures, ce que le demandeur ne prétend d'ailleurs pas. C'est à tort que la cour cantonale a retenu ce poste.