Citation: 1C_372/2021 E.

Par arrêt du 27 avril 2021 (après avoir appelé en cause la Caisse de Prévoyance M.________ et procédé à une inspection locale), la Chambre administrative de la Cour de justice genevoise a rejeté le recours formé par les opposants à l'encontre du PLQ Beaux-Champs. Deux des recourants (MM. L.________ et O.________) étaient propriétaires de parcelles situées juste en face du PLQ et avaient ainsi qualité pour recourir; la question a été laissée indécise pour les autres recourants. Les diverses mesures d'instruction requises (audition des représentants de l'Etat de Genève et d'un membre du Conseil administratif de Veyrier, expertise du service cantonal d'archéologie, expertise immobilière, production des procès-verbaux des séances du Comité de pilotage - COPIL -, comparution personnelle des recourants, expertise en matière de protection contre le bruit) ont été écartées. Les recourants demandaient la récusation du Conseiller d'Etat en charge du DT, mais cette demande avait déjà été écartée dans le cadre du PLQ Maison de Vessy. Le grief de violation du principe de coordination a été écarté - comme il l'avait été pour le PLQ Maison de Vessy - dès lors qu'un examen global du GP des Grands-Esserts avait été opéré en amont. Le projet n'était pas soumis à EIE du point de vue du mode d'exploitation de la route de Veyrier (compte tenu des reports du trafic de transit, et en dépit de la suppression des liaisons routières L1 et L2 prévues précédemment), du nombre de places de stationnement (240 pour le PLQ Beaux-Champs, à défaut de lien fonctionnel avec les autres PLQ), et de l'absence d'installation de traitement des déchets ou des eaux usées. Les recourants n'avaient pas qualité pour se prévaloir de l'accord de 2012, passé entre le DT et la commune de Veyrier. Les mesures prévues dans le concept mobilité à l'échelle du GP ainsi que les conditions posées au niveau du PLQ permettaient, compte tenu de l'abandon des liaisons routières L1 et L2, d'exclure l'existence d'inconvénients graves ou de gêne durable au sens de l'art. 14 de la loi cantonale sur les constructions et installations diverses (LCI, RG/GE L 5 05). S'agissant de la protection contre le bruit, le service spécialisé avait préavisé favorablement à plusieurs reprises; les mesures de construction, de planification et de suivi étaient suffisantes, ce qui était confirmé dans le cadre du projet du PLQ Cirses voisin.