Citation: 5A_755/2023 E. 10.4

10.4. Le recourant soutient que les enfants n'auraient pas d'autre lien avec les États-Unis que le fait d'y être nés, d'en posséder la nationalité et d'y avoir vécu leurs deux premières années pour C.________, respectivement quatre semaines pour D.________, tandis qu'ils vivent à X.________ depuis huit ans et qu'ils y sont scolarisés. Il reproche également à la juridiction précédente d'avoir omis de constater que les parties n'avaient jamais renouvelé les passeports américains des enfants alors que ceux-ci étaient échus depuis plus de quatre, respectivement six ans, qu'aucun membre de la famille proche ou éloignée des enfants ne résiderait à V.________, ni même aux États-Unis, et que le domicile des grands-parents maternels des enfants serait situé à une heure d'avion de V.________. Il fait aussi grief à la cour cantonale d'avoir constaté de manière arbitraire que l'intimée aurait conservé un réseau d'amis à V.________. Contrairement à ce que fait valoir le recourant, les éléments invoqués, quand bien même ils seraient établis, ne sont pas déterminants pour l'issue de la cause. Ils ne permettent en particulier pas de démontrer un quelconque arbitraire dans la décision cantonale en tant que celle-ci retient que l'affirmation du recourant selon laquelle X.________ constituerait désormais son centre de vie et celui de ses enfants, nonobstant leurs attaches en Amérique du Nord, semblait avoir été formulée pour les seuls besoins de la cause et que, au demeurant, la question à trancher dans le cas d'espèce n'était pas celle de savoir à quel endroit les enfants étaient le mieux intégrés ou auquel ils étaient le plus attachés, mais de déterminer quel projet de vie correspondait, tout bien pesé, le plus à leurs intérêts (cf. supra consid. 5.2). Il s'ensuit que le grief doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.