Citation: 4A_510/2015 E. A

Le 26 janvier 2010, Y.________, un club de football professionnel yyy, et X.________, un club de football professionnel xxx, ont conclu un contrat relatif au transfert par le premier au second de A.________ (ci-après: le contrat, resp. le joueur), un footballeur professionnel zzz, également signataire dudit contrat. En contrepartie, X.________ a versé à Y.________ la somme de 500'000 USD et s'est engagé à lui payer la moitié des revenus issus d'un futur transfert du joueur à un club tiers qui interviendrait avant le 31 décembre 2011 (art. 3 du contrat). L'art. 8 du contrat interdisait à X.________ de prêter ou de transférer le joueur avant cette date sans l'accord écrit de Y.________. En cas de violation de cette interdiction, X.________ devrait payer à Y.________ la somme de 2'000'000 USD à titre de pénalité. Selon l'art. 9 du contrat, le contrat de travail à conclure entre X.________ et le joueur devrait inclure une clause prévoyant qu'en cas de rupture de ce contrat sans juste cause par le joueur, ce dernier serait tenu de payer une indemnité de 2'000'000 USD qui serait répartie entre les deux clubs. Enfin, au cas où la rupture anticipée des rapports de travail lui serait imputable, X.________ verserait à Y.________ la somme de 1'500'000 USD pour compenser la perte de l'indemnité que Y.________ aurait pu espérer toucher dans l'hypothèse d'un futur transfert du joueur (art. 10 du contrat). Le 19 janvier 2011, X.________ a requis de Y.________ l'autorisation de mettre un terme anticipé au contrat de travail du joueur ou de transférer temporairement ce dernier à Z.________, club de football professionnel zzz, en raison de la situation personnelle du joueur. Le lendemain, Y.________ a rejeté catégoriquement cette requête et indiqué à X.________ qu'il ferait jouer la clause pénale en cas de transfert de l'intéressé. A la fin du mois de janvier 2011, X.________ a prêté le joueur à Z.________. Sur quoi, Y.________, après s'être enquis des motifs de cet acte auprès de X.________, a déposé une réclamation contre ce dernier devant la Commission du Statut du Joueur de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA). Par décision du 10 décembre 2013, le juge unique de la Commission, estimant que Y.________ n'avait pas prouvé avoir subi un quelconque préjudice concret nonobstant la violation du contrat imputable à X.________, a rejeté la demande.