Citation: 1D_1/2023 E. 4.4

4.4. C'est ainsi conformément aux dispositions applicables que la Cour de justice a considéré que le séjour du recourant à l'étranger, durant près trois ans, ne pouvait être qualifié de temporaire; outre la durée de ce séjour, le recourant ne bénéficiait plus, entre le 12 février 2019 et le début de l'année 2022, de résidence en Suisse au sens de l'art. 36 al. 2 aLN. Il n'est pas non plus discutable d'avoir retenu que le recourant n'était pas au bénéfice d'une autorisation d'établissement en cours de validité pendant toute la durée de la procédure de naturalisation, contrairement aux exigences du droit cantonal. Au surplus, on ne discerne pas, faute en particulier de motifs répondant aux conditions de l'art. 106 al. 2 LTF, en quoi l'appréciation étayée de l'instance précédente consacrerait une violation du principe de l'égalité de traitement ou encore du principe de la proportionnalité, également invoqué par le recourant; les explications complémentaires développées à ce sujet en réplique sont pour leur part irrecevables (cf. ATF 143 II 283 consid. 1.2.3). En définitive, il n'est pas critiquable d'avoir classé la demande de naturalisation du recourant, les conditions n'en étant plus réunies; la décision de classement n'apparaît ainsi ni arbitraire ni inégalitaire. Le grief est rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.