Citation: 2C_225/2018 E. 6.5

6.5. S'agissant de l'application arbitraire de l'art. 118 al. 1 LF/VS, qui, il faut le rappeler, dispose que l'impôt est dû par le bénéficiaire de l'attribution imposable, la Commission de recours laisse l'impression de ne pas appliquer cette disposition et de considérer la Communauté héréditaire comme débitrice. Elle confirme en effet l'imposition de la masse successorale, sans même déterminer qui sont les héritiers, légataires ou autres bénéficiaires d'attributions ensuite de la succession, ni d'ailleurs mentionner le montant total de l'impôt perçu auprès de la communauté héréditaire. Même si l'art. 147 al. 1 LF/VS prévoit que l'impôt sur les successions est perçu globalement auprès de la masse successorale pour tous les héritiers et légataires, cela ne permet pas de renoncer à déterminer qui sont les héritiers et légataires et ce que ceux-ci doivent personnellement comme impôt, en fonction de leur lien de parenté avec le défunt (cf. art. 116 LF/VS). Cependant, s'il faut reconnaître que les motifs de la décision entreprise ne sont que peu soutenables et confinent à l'arbitraire, il n'en demeure pas moins que, du point de vue des recourants, le résultat ne l'est nullement. Seuls les parents en ligne direct étant exemptés de l'impôt sur les successions dans le canton du Valais (cf. art. 112 let. a LF/VS), le taux de 10% est le taux le plus bas applicable pour les autres parents (en l'occurrence la parentèle des pères et mères; art. 116 al. 1 let. a LF/VS]). Dès lors qu'il ne ressort pas de l'arrêt entrepris, ni du dossier (art. 105 al. 2 LTF), que feu B.X.________ ait eu des enfants, tous ses héritiers, quels qu'ils soient, doivent au moins être imposés à un taux de 10%. Ainsi, en imposant l'entier de la succession à ce taux, les recourants ne sauraient être défavorisés. Lors du partage, leur part sera franche d'impôt. Cette solution profite d'ailleurs à une grande partie des recourants qui, sur le vu du certificat d'héritiers du 14 mai 2008 (art. 105 al. 2 LTF), ne semblent pas être issus de la parentèle du père et de la mère de feu B.X.________, mais de celle de feu A.X.________. La décision entreprise ne permet cependant pas de déterminer pourquoi feu B.X.________ a hérité de l'entier de la succession à la mort de son mari, n'y étant en particulier question d'aucune disposition pour cause de mort de la part de feu A.X.________. En application de l'art. 116 LF/VS, les descendants de celui-ci auraient, selon toute vraisemblance, dû être imposés au taux maximum de 25%. Toutefois, cette question n'a pas à être examinée plus avant, le Tribunal fédéral ne pouvant réformer la décision entreprise au détriment des recourants (cf. art. 107 al. 1 LTF; ATF 142 II 197 consid. 5.5.1 p. 202; arrêt 2C_729/2016 du 7 avril 2017 consid. 5.2).