Citation: 2C_582/2017 E. 5.4.4

5.4.4. Par ailleurs, en admettant que le recours soit suffisamment motivé sur ce point (art. 106 al. 2 LTF; notamment quant à la motivation sur l'influence sur l'issue du litige), savoir si la remise des chèques par les recourants est passible d'une sanction pénale est sans incidence sur la présente procédure, de sorte que la présomption d'innocence n'est pas affectée dans ce contexte. Ce qui est déterminant et n'est pas contesté par les recourants est que lesdits chèques n'ont pas été encaissés et ne peuvent partant pas démontrer les versements en cause. Sur le vu de ce qui précède, la Cour de justice pouvait sans arbitraire retenir que les recourants n'avaient pas démontré l'existence des versements en cause et partant le soutien de quatre personnes à charge résidant au Pérou, ce d'autant plus que, selon la jurisprudence, les exigences relatives à la preuve de sommes versées à l'étranger sont particulièrement strictes (cf. supra consid. 4.2).