Citation: 6B_840/2017 E. 4.2

4.2. Le recourant se prévaut de sa bonne collaboration et notamment du fait qu'il s'est lui-même rendu au poste de police par ses propres moyens. Cet élément n'a pas été méconnu par la cour cantonale, qui l'a expressément relevé à deux reprises dans l'arrêt attaqué (p. 5, let. g.c et et p. 25, avant-dernier paragraphe). Il en va de même des circonstances atténuantes du repentir sincère et du repentir actif, qui ont toutes deux été admises et dûment prises en considération. C'est en revanche à juste titre que la cour cantonale n'a pas retenu l'émotion violente au sens de l'art. 48 let. c CP (cf. consid. 2 ci-dessus) et le recourant ne saurait lui faire grief de n'en avoir pas tenu compte pour fixer la peine. C'est également en vain qu'il cherche à se prévaloir du fait qu'il n'a pas d'antécédent judiciaire. La cour cantonale, qui a évoqué cette circonstance (arrêt attaqué, p. 26 consid. 3.5), a relevé avec raison qu'elle avait un effet neutre sur la fixation de la peine puisque, conformément à la jurisprudence, elle n'a en principe pas à être prise en considération dans un sens atténuant (ATF 136 IV 1 consid. 2.6.4 p. 3). Enfin, dans la mesure où le recourant invoque le fait qu'il aurait un travail à sa sortie de prison et qu'il entendrait commencer un suivi psychothérapeutique, il fait valoir des éléments qui ne ressortent pas des constatations de l'arrêt attaqué et ne peuvent par conséquent pas être pris en considération (art. 105 al. 1 LTF). Il n'apparaît dès lors pas que la cour cantonale a omis de prendre en considération des éléments pertinents; elle n'est en outre pas sortie du cadre légal et la peine prononcée n'apparaît pas exagérément sévère au point de constituer un abus du large pouvoir d'appréciation dont dispose le juge. Au surplus, la peine infligée au recourant n'apparaît pas excessive eu égard à la faute très lourde qui lui est imputable, compte tenu de la gravité des lésions causées à la victime, de l'absence totale de raison d'en vouloir à celle-ci et de l'extrême violence de l'agression. Le grief de violation de l'art. 47 CP doit donc être rejeté dans la mesure de sa recevabilité. Enfin, la motivation de l'arrêt attaqué est suffisante pour permettre au recourant de comprendre la décision et de l'attaquer et le Tribunal fédéral dispose des éléments nécessaires pour exercer son contrôle, auquel il a pu procéder normalement. C'est donc également en vain que le recourant soutient que le peine prononcée a été insuffisamment motivée.