Citation: 1B_497/2022 E. 1

Les motifs de récusation invoqués par le recourant en lien avec son audition par l'inspecteur B.________ du 7 février 2021 étaient couverts par l'irrecevabilité de la requête fondée sur l'art. 58 al. 1 CPP. Le Ministère public n'a ainsi pas violé son devoir de motiver ses décisions en ne les examinant pas. Il s'est prononcé sur les motifs de récusation tirés des appréciations personnelles et des conclusions de l'inspecteur dans le rapport d'investigation du 1er décembre 2021, estimant que les termes choisis manquaient certes, pour certains, de modération et de finesse mais ne dénotaient pas pour autant une prévention de sa part. Cette motivation était suffisante au regard des exigences découlant des art. 29 al. 2 Cst. et 112 al. 1 let. b LTF, même si le Ministère public n'a pas détaillé les appréciations et les conclusions que le recourant estimait contraires au principe de la présomption d'innocence, mais les a évaluées globalement. Au surplus, les déterminations de l'inspecteur B.________ ne contenaient pas d'éléments nouveaux décisifs, non couverts par l'irrecevabilité de la demande de récusation et qui auraient justifié une motivation spécifique. Le fait qu'il ne se soit pas déterminé sur l'ensemble des griefs qui lui étaient adressés ne signifie pas qu'il les admettait. Le Ministère public n'a pas failli à son devoir de motivation en ne se prononçant pas expressément à ce sujet ni sur le fait que l'inspecteur B.________ serait revenu, dans ses déterminations, sur la conclusion de son rapport d'investigation suivant laquelle le prévenu avait sans nul doute versé du GHB dans le café de la plaignante, qu'il pouvait juger impropre à fonder une éventuelle prévention de l'inspecteur et dénué de pertinence sans le dire expressément.