Citation: 6B_372/2014 E. 2

En résumé, pour fixer la peine infligée au recourant, la cour cantonale est partie du crime d'assassinat. Elle a, tout d'abord, rappelé les éléments qui avaient fondé cette qualification dans le jugement de la cour criminelle (consid. 4.3.1). Elle a ensuite relevé le cumul de plusieurs des hypothèses permettant, chacune isolément, de retenir l'absence particulière de scrupules caractéristique de l'assassinat (consid. 4.3.2). Elle a exposé en quoi chacune de ces circonstances revêtait, en elle-même, une intensité particulière qui justifiait qu'il en soit tenu compte au stade de la fixation de la peine (mobile particulièrement futile: consid. 4.3.4; degré de cruauté « dépassant l'entendement »: consid. 4.3.5; manière d'agir dénotant une volonté criminelle d'une rare intensité: consid. 4.3.6; caractère particulièrement odieux de l'acte, commis avec une froideur extrême et une abominable brutalité, égoïsme primaire: consid. 4.3.7; volonté de faire souffrir la partie plaignante et de la détruire psychologiquement: consid. 4.3.8). La cour cantonale a aussi relevé qu'il eût été facile pour le recourant (à qui la décision de tuer son fils n'était pas venue subitement) de ne pas commettre l'acte fatal et de trouver une solution légale et moralement acceptable à ses problèmes puisqu'il disposait de l'assistance des services tutélaires, respectivement de la curatrice qui avait essayé d'instaurer progressivement un climat de confiance entre le recourant et son fils (consid. 4.3.9). Après avoir exclu la préméditation, la cour cantonale a retenu que le recourant n'avait, néanmoins, pas agi de manière imprévisible ou impulsive puisqu'il avait déjà envisagé la possibilité de tuer son fils et que cette possibilité s'était concrétisée compte tenu de la tournure des événements, ce qui alourdissait considérablement sa culpabilité (consid. 4.3.10). Le recourant n'avait pas réellement pris conscience de ses actes et son comportement en procédure n'avait pas été particulièrement exemplaire (consid. 4.3.11), ce qui ne permettait pas de prendre en considération des remords sincères (consid. 4.3.16). Sa responsabilité au moment des faits était pleine et entière (consid. 4.3.12). Ni son casier judiciaire vierge, ni son bon comportement en détention n'avaient d'effet atténuant (consid. 4.3.1.3). Sa bonne réputation avant les faits ne pouvait avoir qu'un effet atténuant infime au regard de la gravité de sa faute (consid. 4.3.14). Il n'y avait pas lieu de tenir compte de l'impact de la peine sur sa famille vu l'âge de ses enfants (consid. 4.3.15). Enfin, la dangerosité du recourant ne constituait pas un facteur pertinent dans ce contexte (consid. 4.3.18). La cour cantonale a conclu de l'ensemble de ces éléments que la culpabilité du recourant en relation avec le seul assassinat est d'une rare gravité que seule une privation de liberté à vie permet de sanctionner équitablement, indépendamment du concours d'infractions (consid. 4.4).