Citation: 1B_110/2019 E. 1

Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. Le recourant ne développe d'ailleurs aucune argumentation propre à le remettre en cause, notamment en démontrant d'éventuels liens avec la Suisse. Il se limite en effet à invoquer le sursis accordé en première instance pour démontrer l'absence de risque de fuite (cf. p. 9 de son mémoire). Il apparaît toutefois, au regard de la peine requise par le Ministère public devant le Tribunal correctionnel (4 ans), que le sursis pourrait ne plus entrer en considération ou que ses modalités pourraient être différentes (cf. art. 42 et 43 CP). Partant, cet élément - dans la mesure d'ailleurs où il serait pertinent dans le cadre de l'examen de la détention avant jugement - ne permet pas en l'occurrence d'exclure le risque de fuite retenu par l'autorité précédente.