Citation: 6B_76/2017 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a jugé que A.________ avait de manière constante donné une version précise de l'épisode du 11 mars 2010. Ses déclarations étaient crédibles. Son audition LAVI plaidait également en faveur de sa sincérité. En outre, lorsqu'elle évoquait l'agression sexuelle, plusieurs témoins avaient vu des signes manifestes d'émotion sous forme de tremblements et de pleurs, ce qui confirmait l'existence d'un épisode traumatisant. Tel était le cas du SPMi, qui avait retrouvé la jeune fille effondrée et en larmes. Tel était également le cas de son assistante sociale, à qui l'intéressée avait décrit l'impression de se sentir sale et d'avoir honte. C'est en vain que le recourant reproche à l'instance précédente d'avoir fait un parallèle entre le déroulement des actes subis par les deux jeunes filles. En effet, la cour cantonale a constaté, à juste titre, que, dans un intervalle d'un mois, les deux victimes, encore très jeunes, avaient reproché au recourant un comportement similaire, quant à la manière dont il est parvenu à briser leur résistance et le déroulement de l'acte sexuel. Si le contexte était différent, le déroulement des actes subis par les deux jeunes filles révèle de fortes similitudes, tels que la consommation d'alcool, le désir subit de passer à l'acte malgré le refus de la jeune fille manifesté par un " non " et des supplications incessantes d'arrêter. A l'instar de B.________, A.________ a cherché en vain à se dégager, mais le recourant la maintenait bloquée, plaquée contre le lit, parvenant ainsi à la pénétrer vaginalement, sans préservatif.