Citation: 1C_10/2024 E. 1

Le recourant reproche aux juges précédents d'avoir contrevenu aux art. 19 al. 5 [recte: al. 4] de la loi genevoise sur l'organisation judiciaire (LOJ; rsGE E 2 05), 107 CPP et 29 al. 2 Cst. en statuant sans qu'il ait été entendu et pu exposer ses arguments. La jurisprudence reconnaît certes aux justiciables le droit de se plaindre de la violation de leurs droits de partie à la procédure équivalant à un déni de justice formel, indépendamment de leur vocation pour agir au fond (ATF 146 IV 76 consid. 2; 133 I 185 consid. 6.2). Pour que cette jurisprudence trouve à s'appliquer, encore faut-il qu'ils disposent de la qualité de parties dans la procédure cantonale (cf. arrêt 1C_324/2023 du 4 juillet 2023 consid. 2.3), ce qui n'est pas le cas en l'occurrence. Le recourant n'est dès lors pas davantage habilité à se plaindre d'une violation de son droit d'être entendu. Au demeurant, le grief est manifestement mal fondé. Selon l'art. 139 al. 1 LOJ, la procédure devant la Cour d'appel du Pouvoir judiciaire est régie par la LPA. La référence à l'art. 107 CPP est dès lors inopérante tout comme celle faite à l'art. 19 al. 4 LOJ. Cette disposition n'oblige le Conseil de la magistrature à entendre le magistrat et le plaignant que s'il entend prononcer une sanction disciplinaire, ce qui n'est pas le cas. Les juges précédents ont fait usage de la possibilité que l'art. 72 LPA confère à l'autorité de recours d'écarter, sans instruction préalable et par une décision sommairement motivée, un recours manifestement irrecevable.