Citation: I 459/99 25.01.2000 E. 2

2.- En l'espèce, la juridiction cantonale a considéré que l'assurée subit une perte de gain durable de 30 %, soit une perte supérieure à 20 %, seuil à partir duquel une perte de gain durable dans toute activité exigible et qui ne nécessite pas une formation professionnelle complémen- taire est suffisante pour ouvrir droit au reclassement dans une nouvelle profession (RCC 1984 p. 95 consid. 1a; arrêts non publiés B. du 18 juin 1998, I 205/97, et P. du 15 mai 1997, I 124/96). Les premiers juges ont toutefois nié le droit de l'intéressée à une mesure de réadaptation sous la forme d'un reclassement dans une nouvelle profession, motif pris que la probabilité que l'assurée obtienne, grâce à une telle mesure, un gain à peu près équivalent à celui qu'elle percevait avant la survenance de l'atteinte à la santé est trop faible. A l'appui de ce point de vue, ils ont considé- ré que l'intéressée n'avait pas été à même, lors du stage effectué aux Ateliers Y.________, de mener à chef des tâches pourtant extrêmement légères, consistant dans le pli de cartes et de sous-vêtements : non seulement le rendement était très réduit mais l'assurée avait dû aussi interrompre cette activité après une heure ou deux et rentrer chez elle, afin de se reposer. Dans ces conditions, concluent les premiers juges, aucune mesure de reclassement n'est apte à améliorer sa capacité de gain résiduelle.