Citation: I 562/04 25.04.2005 E. 4.3

4.3.1 Pour déterminer le revenu d'invalide de la recourante, qu'ils ont fixé à 19'052 fr., compte tenu d'une capacité résiduelle de travail de 80 % et d'un taux d'activité de 50 %, les premiers juges se sont fondés sur les salaires résultant de cinq descriptions de poste de travail (DPT). Or, en l'espèce, les conditions posées par la jurisprudence pour que les données salariales issues des DPT puissent servir au calcul du revenu d'invalide ne sont pas remplies (ATF 129 V 480 consid. 4.2.2), de sorte qu'il y a lieu de les écarter. 4.3.2 Aussi, convient-il, en l'absence d'un revenu effectivement réalisé, de se référer aux données salariales, telles qu'elles résultent des enquêtes sur la structure des salaires de l'Office fédéral de la statistique (ATF 126 V 76 consid. 3b/aa et bb). En l'espèce, compte tenu de l'activité adaptée de substitution que pourrait exercer la recourante, le salaire de référence est celui auquel peuvent prétendre les femmes effectuant des activités simples et répétitives (niveau de qualification 4) dans le secteur privé, soit en 2000, 3'658 fr. par mois ou annuellement 43'896 fr. (Enquête suisse sur la structure des salaires 2000, [ESS], p. 31, TA1). Comme les salaires bruts standardisés tiennent compte d'un horaire de travail de quarante heures, soit une durée hebdomadaire inférieure à la moyenne usuelle dans les entreprises en 1998 (41,8 heures; La Vie économique, 10/2004, p. 90, B 9.2), ce montant doit être porté à 45'871 fr. Compte tenu d'une capacité résiduelle de travail exigible de 80 % dans le cadre d'une activité adaptée, le revenu hypothétique que la recourante pourrait effectivement réaliser en tant que personne invalide s'élève à 36'697 fr. (voir ATF 125 V 153 consid. 5; arrêt non publié B. du 19 mai 1993, I 417/92). Or, même en procédant à un abattement maximum de 25 % sur ce salaire statistique (ATF 126 V 78 consid. 5) - une déduction moins importante apparaîtrait cependant mieux appropriée -, on obtient un revenu d'invalide de 27'523 fr. La comparaison de ce montant avec le revenu sans invalidité conduit à la constatation que la recourante ne subit pas d'invalidité dans l'exercice d'une activité lucrative.