Citation: 6B_793/2017 E. 2.1

2.1. Selon l'art. 34 al. 2 3ème phrase CP, le juge fixe le montant du jour-amende selon la situation personnelle et économique de l'auteur au moment du jugement, notamment en tenant compte de son revenu et de sa fortune, de son mode de vie, de ses obligations d'assistance, en particulier familiales, et du minimum vital. Cette disposition est applicable en l'espèce sans égard à la modification entrée en vigueur le 1er janvier 2018, qui n'est pas plus favorable à l'intéressé (cf. art. 2 al. 2 CP). Les critères pertinents pour déterminer le montant du jour-amende ont été rappelés dans l'arrêt publié aux ATF 142 IV 315, auquel on peut se référer. Le montant du jour-amende doit être fixé en partant du revenu que l'auteur réalise en moyenne quotidiennement, quelle qu'en soit la source, car c'est la capacité économique réelle de fournir une prestation qui est déterminante (ATF 142 IV 315 consid. 5.3.2 p. 320). La situation à prendre en compte est celle existant au moment où statue le juge du fait (ATF 142 IV 315 consid. 5.3.2 p. 321). La loi mentionne la fortune parmi les critères d'évaluation; toutefois, comme la peine pécuniaire tend avant tout à toucher l'auteur dans ses revenus et non dans les sources de ces derniers, elle ne doit être prise en compte qu'à titre subsidiaire, lorsque la situation patrimoniale, particulière, contraste avec un revenu comparativement faible. Ainsi, elle constitue un élément pertinent dans la mesure où l'auteur en tire sa subsistance quotidienne (ATF 142 IV 315 consid. 5.3.3 p. 321 s. et les arrêts cités). Enfin, il n'y a pas lieu de prendre en considération les obligations qui sont la conséquence directe ou indirecte des faits, tels que dommages-intérêts, tort moral, frais judiciaires, etc. (ATF 142 IV 315 consid. 5.3.4 p. 322). Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir tenu compte de sa fortune pour déterminer le montant du jour-amende. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a pas pris sa fortune en compte pour fixer ce montant. Elle a uniquement relevé que sa capacité financière était suffisante pour qu'il puisse acquitter les frais et indemnités sur sa fortune, répondant ainsi à l'argument du recourant selon lequel il serait incohérent de prétériter le lésé dans ses chances d'obtenir le paiement des sommes qui lui ont été allouées au titre des conséquences civiles de l'infraction en donnant la priorité à l'encaissement de la peine pécuniaire. Il en va de même du fait que la peine qui lui a été infligée est assortie du sursis, évoqué par la cour cantonale dans le même contexte, à savoir les perspectives de recouvrement des lésés. Le recourant soutient par ailleurs que le montant du jour-amende est excessif car il ne tient pas compte des frais et indemnités mis à sa charge. Contraire à la jurisprudence rappelée ci-dessus, selon laquelle de tels éléments ne sont pas à prendre en considération, cet argument est mal fondé.