Citation: 6B_439/2024 E. 1.3.2

1.3.2. En l'espèce, le recourant a caressé, sur et sous ses vêtements l'intimée 1, au niveau du sexe, passant outre son refus et persistant alors qu'elle le repoussait (cf. arrêt attaqué, p. 34). C'est seulement lorsque cette dernière s'est déplacée en se couchant de l'autre côté de l'intimée 2 dans le lit que le recourant a mis un terme à ses agissements (cf. arrêt attaqué, p. 15). Comme l'a justement relevé la cour cantonale, si l'intimée 1 n'a pas opposé de résistance - au-delà de son injonction d'arrêter et sa tentative de se soustraire à ses agissements - c'est en raison du climat de violence et de menaces instauré par le recourant qui a fait usage à plusieurs reprises à la violence physique (coups) et verbale (menaces) à son encontre. À cet égard, il sied de relever que le recourant a admis avoir menacé l'intimée 1 de la planter avec tous les couteaux de boucher [qu'il] allait trouver, l'avoir insultée, l'avoir bousculée lors de disputes, l'avoir saisie aux poignets pour lui prendre son téléphone portable, lui avoir craché dessus, l'avoir saisie par les épaules et lui avoir interdit certaines activités (cf. arrêt attaqué, pp. 13-14). Pour le reste, lorsque le recourant affirme qu'il n'a jamais dissocié l'épisode du piment sur son sexe, de la soirée pendant laquelle se sont déroulés les faits litigieux, qu'il y a eu promiscuité, voire ambiguïté le soir en question ou que l'intimée 1 ne se trouvait pas dans une situation sans espoir propre à faire céder sa résistance, il se borne, dans une démarche appellatoire et, partant, irrecevable dans le recours en matière pénale, à opposer son appréciation des faits à celle opérée par la cour cantonale. C'est dès lors à raison que la cour cantonale a admis la réalisation de l'élément de contrainte et c'est sans violer le droit fédéral qu'elle a fait application de l'art. 189 CP. Le grief du recourant doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.