Citation: 1C_546/2018 E. 2.2

2.2. Pour ce qui est de l'inspection locale, les recourants expliquent que les pièces au dossier ne traduiraient pas entièrement la réalité du terrain. Ils n'exposent toutefois aucun élément qu'ils souhaiteraient voir pris en considération qui ne se déduirait pas de la lecture des plans. Ils se contentent d'alléguer des généralités sur la nécessité d'une visite sur place pour apprécier la situation, sans expliquer quelles spécificités en la cause justifieraient cette mesure d'instruction. Ainsi, on ne saurait voir une violation de leur droit d'être entendus du fait de l'absence de visite des lieux par la cour cantonale. Pour les mêmes motifs - et parce qu'ils ne font valoir aucune contestation de l'état de fait retenu par la cour cantonale en lien avec la configuration des lieux -, il n'y a pas lieu de donner suite à leur requête d'inspection locale par le Tribunal fédéral. S'agissant de la production de documents, on peut certes s'attendre à ce que la commune transmette l'ensemble de son dossier concernant la parcelle en cause dans une procédure judiciaire. La commune affirme toutefois que certains des documents que les recourants estiment être manquants n'existeraient pas. A cela s'ajoute qu'il est admissible que la commune retranche du dossier ce que l'on pourrait considérer comme des notes de travail. Il n'y a quoi qu'il en soit pas lieu de déterminer si les documents requis relèvent d'une telle catégorie. En effet, comme on l'exposera ci-dessous, les recourants ne peuvent se prévaloir d'aucune éventuelle garantie donnée - il n'est pas démontré que tel aurait été le cas - quant au sort de leur parcelle dans le cadre des procédures administratives et judiciaires ayant précédé les arrêts cantonaux de 2007 et 2015. Ils ne démon trent ainsi pas que d'éventuels documents manquants y afférents pourraient avoir une incidence sur l'issue de la présente cause.