Citation: 9C_465/2021 E. 4.1

4.1. A l'inverse de ce que soutient le recourant, qui se réfère à la situation existant au moment de l'avis du docteur G.________ du 15 juin 2012, la base de comparaison déterminante dans le temps pour l'examen d'une modification du degré d'invalidité lors d'une révision de la rente est constituée par la dernière décision entrée en force qui repose sur un examen matériel du droit à la rente (supra consid. 2.2). Les communications de l'office intimé des 24 juin 2008 et 10 juin 2011 ne peuvent pas être prises comme base de comparaison puisqu'elles ne contiennent pas de constatation des faits pertinents, pas d'appréciation des preuves et pas de comparaison des revenus. La juridiction cantonale s'est par conséquent fondée à juste titre sur la situation prévalant au moment de la décision de l'office AI du 29 novembre 2007 pour déterminer la situation initiale. A cet égard, le recourant rappelle à juste titre que la juridiction cantonale a retenu dans le jugement du 26 mai 2015 que les diagnostics médicaux ayant conduit à la décision de l'office AI du 29 novembre 2007 ne s'imposaient pas de manière claire et indiscutable à la lecture du dossier. Depuis lors, déférant au jugement du 26 mai 2015, l'office intimé a mis en oeuvre plusieurs expertises médicales. Au terme de l'expertise du CEMed du 12 février 2016, la doctoresse D.________ a ainsi constaté que l'office AI avait accordé, le 29 novembre 2007, une rente entière de l'assurance-invalidité au recourant en raison d'une volumineuse hernie discale L4-L5 médio-latérale gauche comprimant la racine L5 et au niveau L5-S1 (traitée par microdiscectomie le 6 février 2006) et d'un conflit discoradiculaire au niveau du foramen L4-L5 gauche (d'origine disco-ostéophytaire), sans récidive de hernie discale ni d'autre pathologie intrarachidienne majeure (avec stabilisation postérieure de type PLIF de L4 à S1 le 12 octobre 2017). C'est dès lors sans arbitraire que la juridiction cantonale a retenu qu'en novembre 2007, le recourant présentait une incapacité de travail totale dans toute activité professionnelle en raison de dorsolombalgies, associées à des irradiations des membres inférieurs, et que la situation médicale du recourant, qui venait de subir une intervention chirurgicale, n'était en outre pas encore stabilisée.