Citation: 7B_933/2023 E. 1

Le tribunal de première instance a ordonné le maintien en détention pour des motifs de sûreté du prévenu afin de garantir l'exécution de la peine et de l'expulsion. A.b. Par arrêt du 10 novembre 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois (ci-après : la Cour d'appel pénale) a admis l'appel formé par la partie plaignante, a partiellement admis celui déposé par le Ministère public et a rejeté celui interjeté par le prévenu. La Cour d'appel pénale a réformé le jugement de première instance en ce sens qu'elle a reconnu A.________ coupable - en sus de ce qui avait déjà été retenu - de tentative de contrainte, de violation de domicile et de viol. Elle l'a condamné à une peine privative de liberté de cinq ans, ainsi qu'au paiement d'une amende de 100 fr., la peine privative de liberté de substitution en cas de non-paiement fautif étant fixée à deux jours. Elle a prononcé l'expulsion de A.________ du territoire suisse pour une durée de cinq ans. Elle a augmenté à 8'000 fr. le montant de l'indemnité pour tort moral allouée à la partie plaignante et a confirmé pour le surplus le jugement de première instance. A.c. Par arrêt du 4 mai 2023 (cause 6B_490/2022), le Tribunal fédéral a admis le recours en matière pénale formé contre cet arrêt par A.________ et a renvoyé la cause à l'autorité précédente pour qu'elle mette en oeuvre une expertise de crédibilité de la partie plaignante. Selon le Tribunal fédéral, cette mesure apparaissait justifiée par les circonstances particulières de l'espèce où la crédibilité de la partie plaignante ne reposait que sur des indices; la Cour d'appel pénale n'avait en particulier pas tenu compte de l'éventuelle influence sur sa crédibilité de la dépendance de la victime, respectivement de sa consommation, de puissants médicaments (cf. les rapports du Centre hospitalier universitaire vaudois [ci-après : le CHUV] des 7 janvier et 18 février 2019); l'expertise préconisée permettrait d'apporter un éclairage sur la crédibilité de la partie plaignante de manière générale, mais aussi au regard de chaque infraction reprochée au prévenu (cf. en particulier consid. 1.4 de l'arrêt). A.d. Le 26 mai 2023, le Président de la Cour d'appel pénale a informé les parties qu'une expertise de crédibilité de la partie plaignante allait être ordonnée et que le mandat serait confié au Centre d'expertises - unité adultes - du CHUV (ci-après : le Centre d'expertises), à charge pour celui-ci de désigner un expert qui devrait se prononcer compte tenu notamment de la médication répertoriée dans les rapports du CHUV des 7 janvier et 18 février 2019, ainsi que des pathologies qui y étaient mentionnées. Le prévenu s'est déterminé sur le mandat d'expertise le 19 juin 2023 et, le 30 juin 2023, le Président de la Cour d'appel pénale a accordé un délai de trois mois au Centre d'expertises pour déposer son rapport. Par courrier du 18 juillet 2023, le Professeur B.________ a notamment indiqué que le rapport d'expertise serait déposé le 15 novembre 2023. Le 20 octobre 2023, l'Institut de psychiatrie légale du département de psychiatrie du CHUV a convoqué la partie plaignante les 26 octobre, 2 et 10 novembre 2023. A.e. Le casier judiciaire suisse de A.________ ne comporte aucune inscription. Selon les informations transmises par le Ministère de la justice du pays d'origine du prévenu de la justice, son casier judiciaire fait état d'une condamnation du 13 novembre 2013 dans ce pays pour trafic de stupéfiants à une peine d'emprisonnement de cinq ans, deux mois et quinze jours. Selon A.________, il aurait été détenu durant neuf mois dans ce pays, dans le cadre de cette affaire et devrait encore effectuer un solde de peine d'environ trois ans et demi.