Citation: 4C.234/2004 05.10.2004 E. A

A.a En 1993, AX.________, qui avait déposé un brevet pour un procédé de recyclage de piles usagées, recherchait des capitaux pour créer, avec son frère BX.________, une société qui exploiterait ce procédé. Les frères XX.________ ont alors contacté leur cousin, X.________, afin qu'il intercède auprès d'un prince de ses amis (ci-après: le Prince) qui était en mesure de financer le projet . La société à créer serait une société anonyme de droit français, dénommée A.________, dont le quart du capital, soit 1'250'000 fr. fr., devait être libéré lors de la fondation. Le Prince a souscrit 50% du capital de A.________, par le truchement de la société néerlandaise B.________ B.V., et il a fait constituer la société C.________ N.V. (ci-après: C.________), laquelle devait prêter à X.________ les fonds que celui-ci mettrait à la disposition de D.________ SA, une holding créée en 1975 par les frères XX.________, pour lui permettre d'acquérir le 20% du capital de A.________. Par fax du 16 juin 1993, BX.________ a indiqué à Nicolas Killen, conseil de C.________, qu'il aurait à verser à D.________ SA la somme de 250'000 fr. fr., représentant le quart de 20% du capital de A.________, et qu'il recevrait en nantissement les actions de X.________ jusqu'au remboursement du prêt. L'auteur du fax ajoutait qu'il allait demander à X.________ d'envoyer des instructions à Me Killen. Le 21 juin 1993, X.________ a adressé à Me Killen un fax l'autorisant à verser à D.________ SA la susdite somme de 250'000 fr. fr. ainsi qu'un montant supplémentaire de 111'250 fr. fr. à titre de commissions. Deux jours plus tard, soit le 23 juin 1993, X.________, qui était de passage à Genève, a signé un contrat de prêt rédigé sur la base des pourparlers conduits antérieurement. Selon ce contrat, C.________ acceptait de prêter à X.________ la somme de 1'111'250 fr. fr. destinée à financer la souscription de 20% du capital de A.________. Cette somme devait parvenir en quatre versements à l'emprunteur, soit une première tranche de 361'250 fr. fr., pour couvrir le premier quart de la souscription (250'000 fr. fr.) et les commissions (111'250 fr. fr.), et trois tranches successives de 250'000 fr. chacune à la demande de l'emprunteur. Le remboursement du capital et des intérêts devait s'effectuer exclusivement au moyen des dividendes versés par A.________ ou grâce au produit de la vente des actions de cette société détenues par l'emprunteur. Ce dernier n'était autorisé à vendre ses actions qu'à d'autres actionnaires de A.________, un droit de préemption étant réservé à la société B.________ B.V. Il devait en outre nantir ses actions en faveur du prêteur jusqu'à remboursement du prêt et des intérêts. Le contrat, soumis au droit suisse, instituait la compétence ratione loci des tribunaux genevois. Le 7 septembre 1993, C.________ a versé 361'250 fr. fr. à D.________ SA avec la référence "C.________ prêt à X.________". Le 15 octobre 1993, elle a encore versé à la même société la somme de 250'000 fr. fr., avec une référence identique. Les 28 avril 1994 et 23 mars 1995, C.________ a versé deux fois 250'000 fr. fr. à D.________ SA, toujours avec la même référence. A.b D.________ SA détenait 17'142 actions de A.________, à titre fiduciaire, pour ses actionnaires AX.________ et BX.________. Le 15 décembre 2000, elle a cédé ses actions de A.________ à la société E.________ SA. X.________, qui n'était pas encore actionnaire ou organe de D.________ SA - il en est devenu l'actionnaire unique en 2001 - avait donné procuration à son cousin BX.________ pour y procéder. La vente a été faite à titre fiduciaire. Le prix a été payé par un chèque, établi à l'ordre de D.________ SA, que l'administrateur de cette société a endossé en faveur de X.________ sur instructions des frères XX.________. Ayant appris l'existence de cette vente d'actions, C.________ a considéré que le remboursement du prêt était devenu exigible. C'est pourquoi, le 7 février 2001, elle a fait séquestrer un appartement de X.________. Elle a également fait notifier à l'emprunteur une poursuite en validation de séquestre à laquelle il a fait opposition.