Citation: 1C_359/2022 E. 5.2

5.2. Dans un premier argument, la recourante soutient que la décision de l'autorité précédente se fonde sur l'art. 103 LCI en lieu et place de l'art. 94 LCI et serait ainsi dépourvue de base légale entraînant une violation de la garantie de la propriété. Cet argument tombe à faux. En effet, la décision de la Chambre administrative détaille l'art 94 LCI qui indique les modalités de la préservation de l'aménagement et du caractère architectural historique du Vieux-Carouge. Elle se réfère également aux art. 97 ss LCI qui prévoient des dispositions spéciales applicables à la zone du Vieux-Carouge, dont notamment l'art. 103 LCI intitulé "Aménagements et assainissement des îlots". L'autorité précédente a ainsi défini le cadre juridique applicable, dont l'art. 94 LCI. Elle a à cet égard exposé que la protection dont bénéficie le Vieux-Carouge portait notamment sur les volumes des constructions et les cours intérieures et a considéré que l'agrandissement projeté diminuait (même de façon relativement peu importante) la surface de la cour intérieure et nuisait au site protégé; la cour cantonale a en outre estimé que la construction créait une altération de la lecture du bâtiment principal. Contrairement à ce que soutient la recourante, la cour cantonale s'est notamment fondée sur l'art. 94 LCI pour refuser le permis de construire. Au demeurant, les deux dispositions citées par la recourante visent le même objectif, à savoir préserver l'aménagement et l'architecture historique du Vieux-Carouge (art. 94 LCI), notamment par l'assainissement des îlots et l'amélioration des cours et jardins (art. 103 let. b et c LCI).