Citation: 4C.397/1999 18.07.2000 E. 2

2.- Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fé- déral doit mener son raisonnement sur la base des faits con- tenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents régulière- ment allégués (art. 64 OJ; ATF 126 III 59 consid. 2a et les arrêts cités). Celui qui s'en prend à une constatation de fait, dans le cadre d'un recours en réforme, doit établir les conditions de l'une de ces exceptions (ATF 115 II 399 consid. 2a p. 400). Sous réserve de ces cas, il ne peut pas être pré- senté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ; ATF 126 III 59 consid. 2a; 120 II 280 consid. 6c). Le défendeur perd de vue ces principes. En effet, à l'appui de la plupart des violations du droit fédéral invo- quées, il confond le recours en réforme avec un appel et re- met en cause les faits tels qu'ils ont été constatés, en se prévalant d'éléments ou de déclarations qui n'ont pas été retenus dans l'arrêt déféré, sans se prévaloir de l'une des exceptions permettant de s'en écarter. Un tel procédé n'est pas admissible. La Cour de céans se limitera donc à examiner, en fonction des faits tels qu'ils ressortent de l'arrêt atta- qué, si la cour cantonale a respecté le droit fédéral.