Citation: 8C_649/2019 E. 4.1

4.1. Relevant que la déchirure tendineuse mise en évidence par l'IRM du 5 septembre 2017 entrait dans la liste des lésions assimilées à un accident selon l'art. 6 al. 2 LAA, les premiers juges ont considéré en substance que la CNA n'avait pas apporté la preuve que cette lésion fût due de manière prépondérante à l'usure ou à une maladie au sens de l'art. 6 al. 2 LAA, respectivement que le contexte dégénératif " prépondérant " n'était manifestement pas établi en l'espèce, à tout le moins pas par l'IRM du 5 septembre 2017, qui se contentait d'évoquer de modestes signes dégénératifs. A l'appui de cette considération, la cour cantonale a retenu, premièrement, que la CNA avait par deux fois changé de position quant à la qualification de l'évènement du 18 juillet 2017 et à ses conséquences, ce qui prouverait qu'il existe un doute. Deuxièmement, la recourante avait mis fin à ses prestations sur la base d'un raisonnement de type " statu quo sine ", lequel ne saurait intervenir en présence d'une lésion assimilée au sens de l'art. 6 al. 2 LAA. Troisièmement, les atteintes d'ordre dégénératif que la doctoresse D.________, spécialiste FMH en chirurgie et médecin-conseil de la recourante, retenait à l'appui de son raisonnement dans l'appréciation chirurgicale du 30 août 2018 n'étaient pas confirmées, dans leur ampleur, par l'IRM du 5 septembre 2017. Enfin, la CNA s'était elle-même distancée de l'avis de son médecin d'arrondissement en fixant la fin de ses prestations au 31 janvier 2018 en lieu et place du délai de trois à quatre mois retenu par ce dernier.