Citation: U 324/06 22.08.2007 E. A

A.a Le 27 janvier 1999, S.________ a perdu le contrôle de son automobile et a percuté un mur de jardin ainsi qu'une glissière de sécurité. Légèrement blessé, il a fait état après l'accident de douleurs cervicales et lombaires. Un traitement médicamenteux et le port d'une collerette cervicale lui ont été prescrits, mais le médecin traitant, le docteur I.________, n'a décelé aucune fracture. L'événement a été annoncé à la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après : CNA). Dès le 3 mars 1999, S.________ a été engagé et a commencé à travailler au service de l'entreprise R.________ SA, comme monteur d'échafaudage. Le 4 mars 1999, il a heurté de la tête une barre métallique sur son lieu de travail. Il portait un casque et l'accident n'a pas laissé de marque ou de plaie au front. Selon ses déclarations, S.________ a senti sa tête repoussée en arrière sous l'effet du choc et s'est trouvé «groggy», avec une sorte de voile noir devant les yeux. Après être descendu avec l'aide d'un tiers de l'échafaudage sur lequel il travaillait, il a vomi. Une demi-heure plus tard, il s'est rendu à l'hôpital X.________, où le docteur M.________ a constaté qu'il présentait une certaine raideur de la nuque et de la colonne cervicale, sans fracture visible, avant de poser le diagnostic de traumatisme cranio-cérébral (rapport du 7 avril 1999). Ce second accident a également été annoncé à la CNA. Près d'un mois plus tard, l'assuré faisait toujours état de douleurs à la nuque, de nausées et de vertiges. Le docteur I.________ décrivait une perte de poids de huit kilos, ainsi que des limitations de la mobilité de la nuque, et posait le diagnostic de contusion frontale, de nucalgies post-traumatiques et d'état dépressif réactionnel larvé (rapport du 13 avril 1999); il a depuis lors régulièrement attesté une incapacité de travail totale de l'assuré. Pour sa part, le docteur G.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a examiné l'assuré le 21 mai 1999 et n'a pas constaté d'atteinte à la santé physique pouvant expliquer ses plaintes (rapport du 26 mai 1999). Sur la suggestion de son médecin d'arrondissement, la CNA a confié une expertise au docteur U.________, spécialiste en neurologie. Ce praticien a dressé un bilan neurologique sans anomalie significative, en dépit d'une limitation majeure et caricaturale de la mobilité du rachis cervico-dorso-lombaire, avant de nier l'existence d'une incapacité de travail de l'assuré en relation de causalité naturelle avec l'accident du 4 mars 1999 (rapports des 21 juin et 10 août 1999).