Citation: 7B_785/2023 E. 1.3

1.3. En l'espèce, la Chambre pénale de recours a constaté que le motif invoqué par la recourante à l'appui de sa demande de récusation du 3 juillet 2023, visant la Première Procureure Olivia Dilonardo, se rapportait exclusivement au prétendu "dysfonctionnement" de la magistrate dans le cadre d'une précédente instruction pénale, ouverte sous référence P/13998/2016. Or il s'agissait là du même motif déjà invoqué par la recourante dans le cadre de cinq précédentes demandes de récusation, ayant donné lieu aux arrêts de la Chambre pénale de recours des 22 décembre 2022 et 17 mai 2023. La nouvelle demande du 3 juillet 2023 était dès lors largement tardive (cf. art. 58 al. 1 CPP), ce qui conduisait au constat de son irrecevabilité. Au surplus, en tant qu'Olivia Dilonardo avait omis de transmettre la demande du 3 juillet 2023 à la Chambre pénale de recours, il ne s'agissait pas d'un (nouveau) motif de récusation (cf. arrêt attaqué, p. 3).