Citation: 6B_574/2019 E. 2

Dans un deuxième grief, le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu, tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. On comprend qu'il reproche à la cour cantonale de ne pas avoir donné suite à sa requête tendant à l'audition de D.________, formulée dans le cadre de sa demande de révision. Il soutient qu'en refusant ses offres de preuves, la cour cantonale aurait "laissé subsister une ombre" sur ces droits fondamentaux, notamment son droit au procès équitable aux sens des art. 6 CEDH et 14 Pacte ONU II. Tel qu'articulé, le grief du recourant ne satisfait pas aux réquisits découlant de l'art. 106 al. 2 LTF. Au demeurant, l'art. 6 CEDH n'est pas applicable à la procédure de révision en tant que telle (ATF 113 Ia 62 consid. 3b p. 64; 104 Ia 179 consid. 3 p. 180; arrêts 6B_596/2017 du 5 octobre 2017 consid. 2; 6B_658/2012 du 2 mai 2013 consid. 2; MARIANNE HEER, in Basler Kommentar, Schweizerische Strafprozessordnung, 2e éd. 2014, n° 7 ad art. 410 CPP et n° 14 ad art. 412 CPP). Il n'existe pas, dans ce contexte, de droit à des débats publics (arrêts 6B_596/2017 précité consid. 2; 6B_662/2012 du 1er février 2013 consid. 3; MARIANNE HEER, op. cit. n° 14 ad art. 412 CPP). La procédure de révision est en principe écrite (cf. art. 412 al. 1 et 3 CPP; arrêt 6B_596/2017 précité consid. 2). Dans le cadre de l'examen préalable de la recevabilité qu'elle doit conduire (art. 412 al. 1 et 2 CPP; cf. supra consid. 1.2.1), la juridiction d'appel doit prendre en compte la pertinence des moyens de preuves dont le requérant sollicite l'administration (cf. arrêt 6B_596/2017 précité consid. 2; 6B_1203/2014 du 9 juin 2015 consid. 2.3.2). Toutefois, ceux-ci ne sont en principe administrés que si elle entre en matière (art. 412 al. 4 CPP a contrario). Lorsque la juridiction d'appel est fondée à considérer les motifs de révision invoqués comme d'emblée non vraisemblables ou mal fondés, elle peut, sans violer le droit d'être entendu du requérant, refuser d'administrer les preuves requises. En l'espèce, la cour cantonale était fondée à déclarer d'emblée non vraisemblables les motifs de révision invoqués par le recourant, sur la base des déclarations écrites de D.________ (cf. supra consid. 1.3). Elle a considéré à bon droit que ces dernières étaient impropres à ébranler les constatations de fait de la précédente procédure. Elle pouvait donc, après avoir pris connaissance de ses déclarations écrites, refuser de procéder à l'audition du prénommé sans violer le droit d'être entendu du recourant. Le grief est donc en tout état de cause mal fondé.