Citation: 6B_644/2021 E. 1.2.2

1.2.2. Le recourant s'attaque à la crédibilité de l'intimée, dès lors qu'elle aurait livré des versions divergentes et menti. Cependant, il ne fait que livrer sa propre lecture des déclarations de l'intimée, sans exposer en quoi l'appréciation opérée par la cour cantonale serait entachée d'arbitraire. Il en va ainsi lorsqu'il soutient que l'intimée ne serait pas crédible, car elle avait admis avoir menti en indiquant avoir été droguée avant l'agression, que dans un premier temps elle avait omis de mentionner une pénétration digitale, qu'elle ne se souvenait plus si, en sus de protestations verbales, elle avait entrepris quelque chose pour s'opposer à l'agression, qu'elle aurait déclaré avoir remis se culotte après l'acte pour ensuite indiquer ne pas avoir remis de sous-vêtement, qu'elle aurait indiqué avoir dormi plusieurs nuits avec le recourant pour ensuite indiquer ne plus s'en rappeler, qu'elle ne se souvenait pas de la date de l'agression. De même, le recourant se borne à opposer sa propre appréciation des déclarations de l'intimée et à présenter sa propre version des faits de manière purement appellatoire en soutenant que l'intimée aurait déclaré avoir été violée uniquement pour pouvoir être rapatriée en Suisse et rejoindre son ami et qu'une fois en Suisse elle aurait préféré maintenir sa version, pour éviter, d'une part, les conséquences pénales d'une dénonciation calomnieuse et, d'autre part, les répercussions familiales dévastatrices en raison notamment du lien fraternel entre sa mère et le recourant. Il en va de même lorsqu'il soutient qu'elle se serait rétractée sur le fait d'avoir été droguée avant l'agression uniquement, car il s'agirait du seul élément prouvable dans le cadre de l'instruction et qu'il serait totalement infondé de retenir qu'elle n'avait pas confiance en la police kosovare, car cette dernière aurait collaboré dans cette affaire. Au demeurant, dans son appréciation des déclarations de l'intimée, la cour cantonale a relevé certaines variations et son mensonge, qu'elle a discutés en détail et a conclu, à juste titre, que ceux-ci n'entachaient pas la crédibilité de son récit. Au vu de ce qui précède, le recourant ne démontre nullement qu'il était manifestement insoutenable de retenir, comme l'a fait la cour cantonale, que les déclarations de l'intimée étaient crédibles s'agissant du viol commis par son oncle, et ce, malgré son mensonge au sujet de la drogue et des quelques variations dans ses déclarations. Conformément à la jurisprudence (cf. supra consid. 1.1), le principe " in dubio pro reo " n'a ici pas de portée plus large que l'interdiction de l'arbitraire. Partant, le grief est rejeté, dans la mesure où il est recevable.