Citation: 9C_333/2020 E. 4.2.2

4.2.2. La recourante ne saurait ensuite être suivie lorsqu'elle indique que les questions figurant dans le questionnaire de santé avaient un caractère équivoque, et que les premiers juges ne pouvaient pas considérer que ses réponses étaient inexactes. A la suite des premiers juges, on constate que l'assurée a répondu par la négative aux questions de savoir, notamment, si elle présentait une incapacité totale ou partielle de travail à la date de sa première affiliation, percevait une rente, prenait des médicaments à intervalles réguliers ou avait dû arrêter partiellement ou totalement de travailler du fait d'une maladie ou d'un accident pendant plus de quatre semaines au cours des cinq dernières années. On ne voit pas en quoi, en particulier cette dernière question, ne serait pas précise ou présenterait un caractère équivoque. La question fait en effet référence à une incapacité totale ou partielle de travailler d'une durée de plus de quatre semaines au cours des cinq dernières années. A cet égard, on rappellera que l'assurée a bénéficié d'une rente entière de l'assurance invalidité du 1er mai 2000 au 30 avril 2015 et qu'elle a travaillé à temps partiel avant le 1er août 2014. Il ressort par ailleurs des constatations cantonales - que la recourante ne conteste pas - qu'elle avait indiqué à l'assurance-invalidité, en décembre 2009, que son activité professionnelle exercée alors à un taux de 25 % constituait le maximum qu'elle pouvait faire pour garder le fragile équilibre qui était le sien (rapport d'enquête économique sur le ménage du 4 décembre 2009) et qu'elle n'avait par la suite pas augmenté le taux d'activité avant août 2014. La recourante ne pouvait ainsi ignorer, au moment où elle a rempli le questionnaire de santé en été 2015, que sa capacité de travail n'avait pas été entière durant les cinq dernières années ou qu'elle avait perçu une rente (en relation avec les questions 2 et 7 du questionnaire). Partant, quoi qu'en dise l'assurée, c'est sans arbitraire que les premiers juges ont considéré qu'en répondant par la négative à cette question, elle avait donné de faux renseignements, avec pour conséquence que CoOpera était en droit de résilier l'assurance surobligatoire et de limiter ses prestations à la prévoyance obligatoire. Le recours est mal fondé sur ce point.