Citation: 9C_65/2020 E. 5.2

5.2. Dans la mesure où la recourante se limite à invoquer l'état de santé de son époux, sans mettre en évidence d'éléments objectifs qui auraient été ignorés par les premiers juges, son argumentation ne permet pas de remettre en cause leur appréciation. En effet, contrairement à ce que soutient l'assurée, ils ont apprécié l'avis du docteur B.________, auquel elle se réfère pour tenter d'établir qu'aucune aide n'était exigible de son époux. Ils ont constaté que le médecin traitant avait seulement mentionné que les lombalgies et gonalgies sur troubles dégénératifs chroniques sévères documentés par IRM dont souffrait son patient pouvaient limiter significativement ses aptitudes physiques au quotidien, sans indiquer que tel était le cas en l'espèce. Aussi, faut-il admettre, à la suite de la juridiction cantonale, que l'attestation du docteur B.________ ne suffisait pas pour retenir qu'aucune aide n'était exigible de l'époux de la recourante. En conséquence, en ce qu'elles ont trait exclusivement au fait que l'enquêtrice n'aurait pas eu connaissance des problèmes de santé de son époux, les critiques de la recourante quant à la valeur probante du rapport d'enquête économique sur le ménage se révèlent mal fondées. Par ailleurs, en se contentant d'indiquer qu'aucune aide n'était exigible de son époux, la recourante ne fait que substituer sa propre appréciation à celle des premiers juges, fondée sur les conclusions de l'enquêtrice, ce qui ne suffit pas pour qualifier leur appréciation d'arbitraire. Contrairement à ce que soutient ensuite la recourante, la juridiction cantonale n'a pas dit que pour renoncer à l'exigibilité d'une aide de son époux, il eût été nécessaire que l'état de santé de celui-ci justifiât l'octroi de prestations de l'assurance-invalidité. Les premiers juges ont seulement relevé que le cas d'espèce se distinguait de celui jugé dans l'arrêt I 794/04 du 1er mai 2006 consid. 6.4 auquel se référait l'assurée, par le fait que son époux ne bénéficiait pas de prestations de l'assurance-invalidité, constatant qu'il n'avait au demeurant pas présenté de demande en ce sens. Quant à l'argument de la recourante selon lequel les premiers juges auraient tenu compte de "manière tronquée et orientée" des déclarations de son époux, il ne résiste pas non plus à l'examen. A la lecture du jugement entrepris, on constate en effet que la juridiction cantonale a fidèlement retranscrit les propos de l'époux lors de l'audience de comparution personnelle du 13 mai 2019. On ne voit en particulier pas en quoi la constatation des premiers juges selon laquelle l'époux de la recourante, qui exerce une activité de mécanicien à titre indépendant, "a manifestement plus de goût à s'occuper de mécanique qu'à accomplir les tâches ménagères", procéderait d'un "jugement de valeur [...] indigne et insultant à l'égard de son époux". Lors de l'audience de comparution personnelle du 13 mai 2019, l'intéressé a en effet notamment déclaré qu'il "préfère [...] que la chambre soit en désordre, plutôt que de la faire".