Citation: U 147/99 15.10.2001 E. 7

7.- Le point de savoir si le recourant est atteint de troubles d'ordre psychique en relation de causalité naturelle avec l'accident du 11 juillet 1996 peut demeurer indécis. En effet, les conditions permettant de retenir la causalité adéquate ne sont pas réunies pour ce qui concerne les suites psychiques de cet accident de gravité moyenne (ATF 115 V 140 consid. 6c/aa et 409 consid. 5c/aa). Pour ce qui est de la chute, le recourant en a fait lui-même la description quelque temps après l'accident à la doctoresse B.________ (rapport du 6 septembre 1996). Elle a noté une glissade dans les escaliers d'un échafaudage d'une hauteur d'environ 3 mètres. L'accident, qui n'apparaît pas comme l'un des plus graves de la catégorie intermédiaire ni ne se trouve à la limite de la catégorie des accidents graves (comp. RAMA 1999 n° U 330 p. 123 sv. consid. 4b/bb et cc), n'avait pas un caractère particulièrement impressionnant. Il n'y a pas eu non plus de circonstances concomitantes particulièrement dramatiques. Le bilan osseux du 11 juillet 1996 n'a montré aucune fracture, fissure ou luxation. Selon l'attestation médicale du docteur D.________, du 21 avril 1999, le recourant se plaignait lors de la première consultation, qui a eu lieu le 26 août 1996, de douleurs dorsales et de fréquentes douleurs cervicales ainsi que d'une sensibilité diminuée sur la face latérale de la cuisse gauche. Celui-ci n'était donc pas atteint de lésions physiques particulièrement graves, propres selon l'expérience à entraîner des troubles psychiques. Le docteur C.________ a examiné le recourant le 6 décembre 1996, puis le 18 février 1997. Dans une communication au docteur D.________, du 21 février 1997, ce spécialiste en rhumatologie concluait à une reprise du travail à 50 % dès cette date-ci. Du 25 août au 19 septembre 1997, lors de son séjour à la Clinique thermale U.________, le recourant semblait avoir du mal à croire à une amélioration de ses troubles et, par conséquent, à la possibilité de recouvrer une capacité de travail. Selon le docteur F.________ (rapport de sortie du 19 septembre 1997), son attitude pessimiste et plutôt dépressive avait des conséquences négatives directes sur l'évolution de son cas. Cette situation semble certes avoir duré, mais cela est en grande partie imputable à cette attitude du recourant. Dans ces circonstances, les critères déterminants que sont la durée anormalement longue du traitement médical, les douleurs physiques persistantes, ainsi que le degré et la durée de l'incapacité de travail due aux lésions physiques, ne sont pas remplis. Mal fondé, le recours doit dès lors être rejeté.