Citation: 1B_417/2019 E. 1

L'absence de garanties suffisantes s'impose d'autant plus vu le placement proposé, qui ne permet pas de contrôler la présence du recourant et/ou le suivi par celui-ci de la thérapie ambulatoire qu'il compte entreprendre. Il ressort ainsi du courrier électronique du responsable de l'institution G.________ que lui-même, en place depuis quatre ans, n'a aucune expérience d'accompagnement de personnes présentant la problématique du recourant; qu'entre 18h00 et 07h30, il n'y a pas de surveillance sur le site; et que durant ces mêmes horaires la semaine, ainsi que le vendredi soir dès 18h30 jusqu'au lundi matin 07h30, ce sont des moments de liberté. Il y est encore précisé que, même si le recourant ne devait pas se trouver seul, il est possible que celui-ci puisse rencontrer des enfants. Eu égard à ce courrier, il apparaît ainsi qu'on ne saurait reprocher, que ce soit à la cour cantonale ou à l'autorité de première instance, d'avoir écarté la réquisition de preuve tendant à l'audition de la psychologue. Cette mesure tendait en effet avant tout à démontrer l'adéquation du cadre proposé pour pallier le risque de récidive existant (cf. ad 2.2.3 p. 8 s. du mémoire). L'appréciation anticipée des preuves effectuée par les deux autorités précédentes ne prête ainsi pas le flanc à la critique puisque les éléments précités démontrent sans discussion que cette mesure de placement n'offre aucune garantie d'un accompagnement - faute de connaissance - et/ou de sécurité, vu les nombreuses plages horaires sans surveillance; peu importe donc que dans le passé un tel accueil ait pu peut-être avoir eu lieu (voir également au demeurant l'avis de l'expert psychiatre sur cette proposition de placement dans son rapport du 6 décembre 2018 qui relève en particulier la liberté de mouvement, ainsi que les facilités d'accès à Internet [p. 12 ss]). Quant au port d'un bracelet électronique et/ou l'obligation de se présenter à un poste de police, ces mesures sont insuffisantes pour garantir la sécurité publique, ainsi que la protection accrue qui s'impose eu égard au bien juridique en cause et au danger de réitération retenu. Partant, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que le risque de récidive existant ne pouvait être pallié par aucune mesure de substitution.