Citation: 1P.778/2003 26.01.2004 E. 5

Le recourant conteste le rôle qui lui est imputé dans le brigandage perpétré le 28 novembre 2002 mais il admet néanmoins, en précisant que cela ne doit pas être retenu comme un aveu, l'existence d'indices de culpabilité suffisamment graves pour justifier la détention préventive. Il encourt une lourde peine de réclusion, de durée supérieure à cinq ans, selon l'art. 140 ch. 4 CP. En effet, d'après les constatations médicales recueillies dans l'enquête, la vie de la victime a été mise en danger par l'agression subie. En outre, selon le récit de cet employé du casino, les agresseurs lui ont tiré une balle dans la jambe alors que, après l'avoir frappé et maîtrisé, ils le traînaient sur le sol; on ne saurait exclure que cette violence puisse être considérée comme un traitement cruel selon la disposition précitée.