Citation: U 278/00 05.03.2001 E. 3

3.- Le recourant allègue que ses troubles actuels et l'incapacité de travail qui en résulte sont dus à l'accident du 19 août 1996. Il se fonde pour cela sur un rapport du docteur A.________, spécialiste en neurochirurgie (du 12 mars 1999), selon lequel la symptomatologie est en relation avec une hernie discale, laquelle est due très vraisemblablement à l'accident. Cet avis médical, qui n'est pas motivé, n'est pas de nature à remettre en cause le point de vue du docteur B.________ (rapport du 11 novembre 1997), sur lequel l'intimée s'est fondée pour supprimer le droit aux prestations dès le 16 novembre 1997. Ce médecin a fait état d'un léger syndrome vertébral avec une discrète limitation fonctionnelle, sans trouble neurologique; la symptomatologie déclenchée par le traumatisme rachidien indirect n'est que passagère et doit se résorber après six ou neuf mois au plus. Selon ce praticien, le statu quo sine a été atteint au plus tard au mois de novembre 1997, soit quinze mois après l'accident. Ni l'avis du docteur A.________ ni les nombreuses constatations médicales effectuées dans le cas particulier ne contiennent un indice concret permettant de mettre en cause le bien-fondé du rapport du docteur B.________. Ainsi, on doit nier l'existence, en l'espèce, d'un accident d'une importance particulière, de nature à entraîner une lésion du disque intervertébral. Selon la description qu'en a fait personnellement l'assuré au médecin prénommé, l'intéressé était sur un tas de palettes d'une hauteur de 1,50 m, lorsque celles-ci ont basculé, l'obligeant à sauter et se réceptionner sur ses deux jambes. Par ailleurs, les symptômes d'une hernie discale ne sont apparus que plus d'un mois après l'accident (rapport des médecins de Y.________ du 27 septembre 1996). Cela étant, la hernie discale n'apparaît pas avoir été provoquée, mais seulement déclenchée par l'événement du 19 août 1996. Aussi, en prenant en charge jusqu'au 16 novembre 1997 le syndrome douloureux lié à cet événement, l'intimée a-t-elle satisfait à ses obligations légales. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.