Citation: 8C_541/2014 E. A

A.________, née en 1966, travaille au service de B.________. Le 19 septembre 2007, elle a fait un faux pas en traversant une zone en travaux et s'est tordu la cheville. Mutuel Assurances SA, auprès de laquelle A.________ est obligatoirement assurée contre le risque d'accidents, a pris en charge le cas. Par lettre du 10 juin 2013, l'assureur-accidents a informé l'assurée qu'il acceptait de prendre encore en charge les frais de traitement à bien plaire jusqu'au 31 décembre 2012 mais pas au-delà, motif pris que le traitement prodigué n'était pas économique ni de nature à améliorer son état de santé. Après que l'assurée eut manifesté son désaccord, Mutuel Assurances lui a fait part de son intention de mettre en oeuvre une expertise. Elle proposait à cette fin trois noms d'experts, à savoir les docteurs C.________ (à X.________), D.________ (à X.________) et E.________ (à Y.________). A.________ a répondu que ses problèmes de santé ne lui permettaient pas de se déplacer à Y.________, qu'un litige l'opposait au docteur C.________ et, enfin, que le docteur D.________ lui avait été déconseillé au moment où elle avait dû choisir un médecin traitant. Elle a proposé le nom de trois autres médecins. Par décision incidente du 2 septembre 2013, Mutuel Assurances a estimé qu'il n'existait aucun motif de récusation valable contre le docteur D.________ et a désigné celui-ci en qualité d'expert.