Citation: 2A.120/2006 02.03.2006 E. 3

Selon les faits établis par le Tribunal administratif, la recourante est venue en Suisse comme amie de Y.________. A.________ a accepté de l'épouser pour rendre service à Y.________ dans l'attente d'un divorce de ce dernier, lui permettant cas échéant d'épouser la recourante. Ces faits lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 2 OJ), car ils ne sont pas manifestement inexacts ou incomplets, la recourante se bornant à opposer sa propre version de la situation à celle constatée par le Tribunal administratif. Il y a donc tout lieu de penser, comme l'a retenu l'arrêt attaqué, qu'il s'agit d'un mariage fictif, contracté dans le seul but d'éluder les dispositions sur le séjour et l'établissement des étrangers (art. 7 al. 2 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers [LSEE; RS 142.20]). Quoi qu'il en soit, il n'existe de toute façon à l'heure actuelle aucune communauté conjugale entre X.________ et A.________. Même la recourante ne le prétend pas dans son écriture adressée au Tribunal fédéral. Par ailleurs, on ne voit aucun indice concret permettant de penser qu'une telle communauté conjugale puisse se constituer à l'avenir. Dans ces conditions, la recourante commet un abus de droit en invoquant un mariage n'existant que formellement pour obtenir une prolongation de son autorisation de séjour. Enfin, il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur le grief de violation du droit d'être entendu dans la mesure où la recourante n'indique pas avec précision quelles sont les offres de preuves expressément formulées qui aurait été rejetées par le Tribunal administratif.