Citation: 4P.329/2006 28.02.2007 E. 5

En dernier lieu, le recourant conteste le montant de l'indemnité pour immissions excessives fixé par les précédents juges. 5.1 Sur ce point, la cour cantonale a considéré que, dans ses conclusions en cause, le recourant faisait pour la première fois état d'une valeur locative de sa villa de 2'500 fr. à 3'000 fr., chiffres qui n'avaient fait l'objet d'aucun allégué dans les mémoires introductifs d'instance ni d'aucune preuve, et il estimait le dommage consécutif aux nuisances en provenance du chantier environ au tiers de cette valeur, soit 1'000 fr. par mois. En admettant un tel montant pour la durée des inconvénients importants relevés par l'expert, soit seize mois, on obtenait un montant de 16'000 fr. Sur la base d'un montant mensuel de 500 fr. pour la durée totale des travaux, faute d'indications chiffrées établies, et en partant de l'idée qu'il s'agirait là d'une moyenne, certains mois (comme les seize retenus par l'expert) justifiant une indemnité nettement plus élevée que d'autres durant lesquels les immissions en provenance du chantier auraient été plus contenues, on parvenait à un montant du même ordre. Il paraissait dès lors équitable d'arrêter à 16'000 fr. le montant de la créance compensante du recourant. 5.2 En bref, le recourant se borne à reprendre l'argumentation qu'il avait fait valoir devant les précédents juges, sans indiquer en quoi ceux-ci auraient violé le droit fédéral, mode de faire qui n'est pas recevable dans un recours en réforme (cf. consid. 2.3). Pour le surplus, l'on ne voit pas que le raisonnement de la cour cantonale prête le flanc à la critique. Le moyen ne peut ainsi qu'être écarté.