Citation: 2C_244/2023 E. 4.5

4.5. Dans l'arrêt attaqué, la cour cantonale a tout d'abord retenu que les recourants n'établissaient d'aucune manière en quoi la situation de fait prévalant à la base de la décision de la Police du commerce du 3 mars 2021 s'était modifiée d'une manière notable depuis lors, si bien que le motif de réexamen de l'art. 64 al. 2 let. a LPA/VD ne pouvait pas être retenu. Quant au motif prévu à l'art. 64 al. 2 let. b LPA/VD, la cour cantonale a retenu que les recourants - dont l'argumentation consistait à se plaindre d'une constatation insuffisante des faits par la Police du commerce - perdaient de vue que les faits retenus par la décision pénale du 31 mai 2020 et par la décision sur reconsidération du 3 mars 2021 étaient identiques s'agissant des événements survenus le 20 juin 2020. Quant aux événements du 3 novembre 2021, si les faits retenus par l'autorité pénale et la Police du commerce divergeaient en ce qui concernait les mesures de précaution prises par les recourants, il n'en demeurait pas moins que de tels faits étaient connus de ces derniers si bien qu'ils auraient pu s'en prévaloir dans la procédure administrative. Or, les intéressés ne démontraient pas qu'ils avaient été empêchés de le faire, respectivement qu'ils n'avaient pas saisi l'importance desdits faits. Les conditions de l'art. 64 al. 2 let. b LPA/VD n'étaient ainsi pas réalisées. Enfin, s'agissant de la décision pénale du 11 juin 2021, qui selon les recourants concernait les incidents du 3 octobre 2020, non seulement le fait que l'existence d'une infraction pénale y était niée ne suffisait pas à réaliser les conditions de l'art. 64 al. 2 let. b LPA/VD, mais le délai pour invoquer un tel moyen selon l'art. 65 al. 1 LPA/VD était depuis longtemps dépassé.