Citation: 4A_349/2022 E. B

B.a. Le 28 août 2019, au bénéfice d'une autorisation de procéder, A.A.________ a saisi le Tribunal civil d'une demande tendant au paiement par B.________ d'un montant de 50'000 fr. à titre de dommage subi, ainsi que d'un montant de 50'000 fr. à titre d'honoraires d'avocats, d'intérêts et de tort moral subis. Le 7 février 2020, avec l'accord du Tribunal civil, B.________ a déposé une réponse limitée aux questions de consorité. Il a d'abord allégué qu'il y avait une consorité active nécessaire des époux A.________, alors qu'A.A.________ avait agi seul, tout comme dans la procédure ouverte en 2012. Par ailleurs, dans cette dernière, A.A.________ n'avait pas agi contre E.________, lequel était pourtant consort passif nécessaire des deux sociétés actionnées. Par décision du 15 septembre 2021, rendue sous forme de dispositif, le Tribunal civil a rejeté les conclusions de la réponse limitée aux questions de consorité du 7 février 2020 et a accordé à B.________ un délai de 20 jours pour déposer un mémoire de réponse. La motivation écrite a été adressée aux parties le 24 mars 2022. B.b. Par arrêt du 28 juin 2022, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a admis l'appel interjeté par B.________ à l'encontre de cette décision. Elle l'a annulée et a rejeté la demande en paiement déposée le 28 août 2019 par A.A.________. La cour cantonale a nié une consorité passive nécessaire dans le cadre de l'action introduite en 2012. S'agissant de la prétendue consorité active nécessaire des époux A.________ dans la procédure ouverte en 2019, elle a retenu que les éléments figurant au dossier allaient dans le sens que seul A.A.________ (à l'exclusion de l'épouse) avait confié un mandat à B.________ pour défendre ses intérêts s'agissant du montant de 50'000 fr. La cour cantonale a toutefois expliqué que, quoi qu'il en soit, l'appel devait être admis pour un autre motif. En effet, elle a considéré que même si B.________ avait agi avec diligence et avait interrompu la prescription, A.A.________ n'aurait pas pu obtenir gain de cause dans le procès initié en 2012 contre les copropriétaires, à défaut de qualité pour agir. Partant, B.________ avait démontré que la demande déposée par A.A.________ aurait de toute manière été rejetée. B.________ échappait donc à sa responsabilité. La cour cantonale s'est référée à l'ATF 87 II 364 et l'arrêt 4C.284/2002 du 18 mars 2003 consid. 1, en expliquant que dans ce dernier cas, l'avocat ayant manqué un délai avait échappé à sa responsabilité en prouvant que la demande aurait quoi qu'il en soit été rejetée.