Citation: 5A_261/2023 E. 4.2

4.2. S'agissant des chances de succès du recours formé contre l'ordonnance d'expertise ADN, soit, en particulier, de la question de savoir si la condition du préjudice difficilement réparable (art. 319 let. b ch. 2 CPC) apparaît remplie, il y a lieu de relever que le recourant ne conteste pas devoir se soumettre à une telle expertise. Il se borne à prétendre que seul un changement de l'ordre des prélèvements prévu dans l'ordonnance - à savoir, en commençant par l'enfant et la mère - permettrait d'exclure toute possibilité de manipulation des résultats. Autant que cet argument est intelligible, l'existence d'un tel risque de manipulation ne repose toutefois sur aucun élément ou indice qui résulteraient de l'arrêt entrepris. Le recourant se plaint certes à cet égard d'établissement arbitraire des faits, sans toutefois formuler de grief qui satisfasse aux exigences de motivation déduites de l'art. 106 al. 2 LTF, de sorte que ses allégations ne peuvent être prises en considération. Il en va de même des soupçons qu'il nourrit à l'encontre des autorités genevoises, qui, en résumé, agiraient délibérément en faveur de la mère de l'enfant, et qui ne sont que pures conjectures. Fondées sur des faits qui ne sont pas établis, sans que le recourant ne démontre d'arbitraire sur ce point, ses considérations concernant le préjudice difficilement réparable qu'il pourrait subir si l'ordre des prélèvements n'était pas modifié ou si, à défaut, un autre laboratoire, situé à plus de 100 km de Genève, n'était pas désigné sont par conséquent irrecevables (cf. supra consid. 2.2). De toute manière, l'autorité cantonale a estimé, pour le reste, que le recours pour lequel l'assistance judiciaire était requise ne présentait que de très faibles chances de succès car le recourant ne rendait pas vraisemblable ni même n'alléguait la moindre circonstance susceptible de mettre en évidence l'existence d'un risque concret de falsification du rapport d'expertise ordonné. Or le recourant ne démontre pas non plus que cette constatation serait insoutenable (art. 106 al. 2 LTF). Force est ainsi de constater que la cour cantonale n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation en considérant que les chances de succès du recours paraissaient très faibles et, par conséquent, que l'autorité de première instance avait à juste titre refusé l'octroi de l'assistance judiciaire au recourant.