Citation: 5A_955/2021 E. 2.1

2.1. Le recours en matière civile peut être formé pour violation du droit, tel qu'il est délimité par les art. 95 s. LTF. Le Tribunal fédéral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF), sans être lié ni par les motifs de l'autorité précédente, ni par les moyens des parties; il peut donc admettre le recours en se fondant sur d'autres motifs que ceux invoqués par le recourant, comme il peut le rejeter en opérant une substitution de motifs (ATF 146 IV 88 consid. 1.3.2; 145 IV 228 consid. 2.1 et la référence). Cela étant, eu égard à l'exigence de motivation contenue à l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, il n'examine en principe que les griefs soulevés (ATF 142 III 364 consid. 2.4 et les références). Le recourant doit par conséquent discuter les motifs de la décision entreprise et indiquer précisément en quoi il estime que l'autorité précédente a méconnu le droit (ATF 146 IV 297 consid. 1.2; 142 I 99 consid. 1.7.1; 142 III 364 consid. 2.4 et la référence). Il doit exister un lien entre la motivation du recours et la décision attaquée. Le recourant doit se déterminer par rapport aux considérants de l'arrêt entrepris; il ne peut se contenter de reprendre presque mot pour mot l'argumentation formée devant l'autorité cantonale (ATF 134 II 244 consid. 2.1; arrêts 5A_380/2015 du 1er juillet 2015 consid. 2; 5A_756/2014 du 23 juin 2015 consid. 1.2). Le Tribunal fédéral ne connaît par ailleurs de la violation de droits fondamentaux que si un tel grief a été expressément invoqué et motivé de façon claire et détaillée par le recourant (" principe d'allégation ", art. 106 al. 2 LTF; ATF 146 IV 114 consid. 2.1; 144 II 313 consid. 5.1). En l'espèce, force est d'emblée de constater qu'aux chapitres du recours intitulés " Violation de l'art. 82 LP et l'appréciation des preuves ", " De la prescription de la dette principale ", et " De la péremption du cautionnement solidaire ", les recourants se contentent d'exposer une argumentation identique à celle contenue dans leur mémoire de recours cantonal, reprenant pour l'essentiel mot pour mot les développements présentés devant le juge précédent. Un tel procédé ne répond pas aux exigences de motivation rappelées ci-dessus et il ne sera pas entré en matière sur les griefs y relatifs. Le seul ajout consistant à affirmer, au chapitre intitulé " De la péremption du cautionnement solidaire " que " [l]e Juge de deuxième instance n'a pas tranché sur (sic) cette question " est insuffisant, ce d'autant que les recourants ne soulèvent à cet égard aucune violation de leur droit d'être entendus (art. 29 al. 2 Cst.) et que la décision querellée traite de toute façon expressément de la question (cf. consid. 6.4).