Citation: 5A_616/2022 E. 5.2

5.2. Cette critique ne démontre en rien que l'autorité supérieure de surveillance aurait versé dans l'arbitraire dans l'établissement des faits (art. 9 Cst.; sur cette notion, cf. entre autres: ATF 136 III 552 consid. 4.2). Le recourant confond l'établissement du déroulement de la procédure, dont la production des pièces suite à la réquisition du juge, et l'appréciation de ces pièces conduisant à la constatation des faits. Or, lorsque l'autorité supérieure de surveillance constate que le recourant a donné suite à l'invitation de produire des pièces, elle ne dit encore rien sur le contenu de celles-ci et ne procède à aucune appréciation des preuves. Sur le reproche selon lequel il aurait dû être interpellé sur le contenu insuffisant de son décompte, sa critique ne relève pas de l'arbitraire dans l'établissement des faits et elle a déjà été rejetée sous l'angle de la violation de l'art. 29 al. 2 Cst. (cf. supra consid. 4). Enfin, le fait que les montants réclamés figuraient déjà dans la première version du rapport final n'est pas pertinent pour le présent litige visant à fixer la rémunération due, étant précisé que l'absence de réaction de l'autorité inférieure de surveillance ne vaut nullement acquiescement de ce montant sur lequel elle n'avait pas encore statué. Il suit de là que le grief d'arbitraire dans l'établissement des faits doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.