Citation: 6B_393/2016 E. 3.3

3.3. La cour cantonale a posé un pronostic défavorable, notamment pour les motifs suivants. Elle a relevé l'important passé judiciaire du recourant, précisant qu'à peine sorti de prison pour une condamnation de six ans pour brigandage, il a immédiatement été condamné à une peine privative de liberté de sept ans, notamment pour tentative de meurtre, agression et lésions corporelles simples. Elle s'est également fondée sur l'expertise psychiatrique qui faisait état d'un risque moyen à élevé de commettre de nouveaux passages à l'acte violents, hors du contexte institutionnel. Elle a considéré que les sanctions disciplinaires infligées au recourant pendant sa détention (le 14 août 2012 pour atteinte à l'intégrité physique; le 3 mars 2014 pour fraude et trafic; le 8 juillet 2015 pour atteinte à la liberté et atteinte à l'honneur et le 14 juillet 2015 pour atteinte à l'honneur) démontraient que ce dernier pouvait adopter un comportement violent même dans un cadre strict. S'agissant de ses projets futurs, le recourant n'avait présenté aucun plan concret, se bornant à expliquer qu'il souhaitait rentrer dans son pays d'origine et recommencer une nouvelle vie. Sur ce dernier point, la cour cantonale a retenu qu'il avait refusé de collaborer avec les autorités compétentes en vue de son éventuel refoulement. En outre, le recourant n'avait pas fait preuve de l'introspection et de l'amendement qu'on pouvait attendre de lui, dans la mesure où il avait déclaré en audience de première instance qu'il estimait sa peine un peu lourde et n'était pas totalement d'accord avec la version des faits retenue dans le jugement de condamnation. Il n'avait pas entrepris toutes les démarches possibles en vue du paiement des indemnités dues à ses victimes. La cour cantonale a pris en compte l'avis de la CIC qui parlait d'un état de dangerosité bien établi et visiblement préoccupant, à tel point qu'elle a préconisé le prononcé d'une mesure d'internement. Enfin, elle a retenu que tous les intervenants étaient unanimes pour dire que l'attitude actuelle du recourant faisait craindre un nouveau passage à l'acte.