Citation: I 255/99 27.01.2000 E. 4

4.- Ces arguments ne sont pas pertinents. On doit les rejeter, pour les mêmes motifs que dans l'arrêt G. du 9 juillet 1999 (I 272/98), où la Cour de céans, prenant po- sition sur les critiques de l'OFAS contre la jurisprudence précitée, a confirmé qu'il existe un droit à des verres de contact après une kératoplastie effectuée en raison d'un astigmatisme irrégulier préexistant et/ou d'un kératocône, quand bien même la nécessité de porter des verres de con- tact soit antérieure à la kératoplastie. Dans le cas particulier, le fait que l'intimé avait besoin de verres de contact avant la kératoplastie perfo- rante bilatérale ne saurait donc être déterminant. Il est établi que les opérations des 2 novembre 1990 et 2 décembre 1992 constituaient le seul traitement possible pour lui donner une acuité visuelle utile, du fait de l'intolérance totale aux lentilles de contact (rapport d'observation ophtalmologique du docteur G.________, spécialiste FMH en ophtalmologie, du 26 août 1998). Dès lors que des lunettes sont dorénavant nécessaires et qu'elles sont donc le com- plément important de mesures médicales de réadaptation (ch. 7.01* de l'annexe à l'OMAI), leur renouvellement est à la charge de l'assurance-invalidité, aussi longtemps qu'el- les permettent d'atteindre le but de la réadaptation (arrêt M. du 4 février 1999, I 390/98). C'est dans ce sens qu'il faut confirmer le jugement attaqué. Il s'ensuit que le recours doit être rejeté.