Citation: 6B_590/2020 E. 1.2

1.2. Dans son arrêt de renvoi du 17 décembre 2019, le Tribunal fédéral avait indiqué que plus de dix ans - durée correspondant aux deux tiers du délai de prescription de 15 ans applicable tant s'agissant de l'abus de confiance qualifié que des faux dans les titres - s'étaient écoulés entre la commission de certains actes imputés au recourant et le moment où l'arrêt du 6 septembre 2019 avait été rendu, puisque la cour cantonale avait retenu que l'intéressé avait commis 43 actes constitutifs d'abus de confiance qualifié entre le 23 décembre 2008 et le 28 septembre 2010, ainsi que six faux dans les titres, qui avaient été assortis de dates courant de février à avril 2009. Le Tribunal fédéral en avait déduit qu'une partie des actes constitutifs des infractions retenues aurait en principe dû donner lieu à une application de l'art. 48 let. e CP, mais que la motivation de la cour cantonale ne permettait pas de comprendre quelle date, respectivement quelles dates avaient été considérées comme points de départ des délais de prescription (consid. 4.3).