Citation: 6B_1087/2013 E. 1.4

1.4. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir retenu, lors de la qualification de l'infraction, qu'il présentait des capacités d'empathie qui excluaient de pouvoir le considérer comme un assassin. En effet, il explique qu'il s'était excusé et avait admis son implication dans l'agression, éléments qui devraient démontrer qu'il n'avait pas fait preuve d'une absence particulière de scrupules. Il convient d'abord de relever que le fait que le recourant s'est excusé et a admis son implication dans la bagarre ne signifie pas encore qu'il présente des capacités d'empathie. Savoir si les excuses excluent la qualification d'assassin est une question de droit. Dans la mesure où l'absence particulière de scrupules, caractéristique de l'assassinat, doit résulter de l'acte lui-même (ou des circonstances qui l'entourent directement), c'est à juste titre que la cour cantonale n'a pas tenu compte des excuses au stade de la qualification de l'infraction, mais de la fixation de la peine (cf. consid. 3.1.1). Le grief soulevé est donc infondé.