Citation: 8C_128/2014 E. 5

En l'occurrence, les premiers juges ont écarté l'avis du docteur C.________ parce qu'il reposait davantage sur des suppositions que sur des éléments médicaux objectifs, alors que celui du docteur G.________ trouvait appui tant dans les comptes-rendus d'imagerie figurant au dossier (de 2005 et de 2011) que dans les premières constatations faites par le docteur C.________, selon lesquelles le genou droit de l'assuré ne présentait pas de signe d'entorse en date du 19 septembre 2011 (voir le rapport du médecin traitant du 12 octobre 2012). On peut observer que contrairement à ce que prétend le recourant, les juges cantonaux n'ont pas accordé à l'opinion du médecin traitant une valeur probante équivalente à celle du docteur G.________. Cela étant, leur appréciation des preuves n'est pas critiquable. En effet, les seuls arguments que le docteur C.________ met en avant pour justifier la prise en charge du cas par l'intimée est le fait que le LCA avait assuré la stabilité du genou droit de l'assuré jusqu'à l'événement du 2 août 2011 et que ce dernier était adéquat pour entraîner une rupture totale du LCA même si ce ligament avait été intact. On ne saurait toutefois retenir l'existence d'un lien de causalité du seul fait qu'avant l'événement du 2 août 2011, l'assuré pouvait mener à bien ses activités sans problèmes. Cela revient en effet à se fonder sur l'adage post hoc ergo propter hoc lequel ne permet pas, selon la jurisprudence d'établir l'existence d'un tel lien (ATF 119 V 335 consid. 2b/bb p. 341 s.). Par ailleurs, la deuxième affirmation du médecin traitant est hypothétique et invérifiable, puisqu'il est constant que l'assuré ne présentait pas un LCA intact. Il s'ensuit que son avis n'est pas susceptible de fonder un doute quant à la fiabilité des conclusions du médecin-conseil. Dans ces conditions, la juridiction cantonale n'était pas tenue d'ordonner d'office une expertise pour sauvegarder l'égalité des armes entre les parties et pouvait donc renoncer à demander une expertise avant de statuer. Le recours doit être rejeté.