Citation: 5A_1000/2017 E. 5

La recourante se plaint encore d'une violation des art. 13 al. 1 Cst. et 8 CEDH en tant que la décision de communiquer au SPJ les conclusions de l'expertise psychiatrique violerait son droit à la vie privée et familiale. Ce droit lui garantirait la possibilité de communiquer elle-même, c'est-à-dire sans intervention directe de l'Etat, les informations sur sa santé. Compte tenu du contexte familial relativement bon, il conviendrait de lui laisser le soin de répondre elle-même aux interrogations de sa fille, à son rythme et au bon moment pour la famille, ce d'autant plus qu'il n'y avait aucun élément permettant de penser qu'elle refuserait de lui communiquer les informations qu'elle souhaiterait. En outre, en voulant poursuivre son mandat au-delà de la majorité de sa protégée, l'autorité s'immisçait trop loin dans les relations familiales en violation des dispositions susmentionnées. Le Tribunal fédéral n'est tenu d'examiner le moyen tiré de la violation des droits fondamentaux que si le grief a été invoqué et motivé de manière précise (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1). Or, en l'espèce, la recourante n'explique pas en quoi les dispositions qu'elle invoque auraient, dans ce contexte, une portée propre par rapport au moyen tiré d'une mauvaise pesée des intérêts opérée dans le cadre de l'application de l'art. 449b CC, dont elle invoque expressément la violation (cf. supra consid. 4). Le grief est partant irrecevable.