Citation: 6B_1231/2023 E. 3

Le recourant invoque ensuite la violation du principe in dubio pro reo. Il reproche à la cour cantonale d'avoir dénié toute crédibilité à ses explications alors qu'il avait constamment contesté les faits. La cour cantonale ne se serait basée que sur les explications " scabreuses " des parties plaignantes, en faisant fi du conflit de loyauté " viciant totalement la réelle situation de la famille ". La nouvelle compagne du père des enfants avait évoqué que ses premières difficultés avec ceux-ci avaient eu trait au mensonge et qu'elle avait été choquée que l'intimée 2 s'abonne à des groupes de rencontre non adaptés à son âge sur les réseaux sociaux. Mettant encore une fois en exergue les motifs invoqués par le père des enfants pour justifier le retrait de sa plainte ainsi que les conclusions de l'expertise psychiatrique le concernant, le recourant relève également que selon les explications de la nouvelle compagne du père des enfants, ceux-ci auraient été victimes d'autres faits, encore plus graves que ceux retenus par les autorités cantonales. Il relève également que l'examen gynécologique du 31 mars 2021 de l'intimée 2 indique: " [...] rebords hyménaux réguliers et festonnés, continuité hyménale préservée, visualisation aisée d'un hymen perméable et de l'entrée du vagin, vagin proximal large " et oppose à l'appréciation de la cour cantonale que l'acte sexuel retenu à sa charge aurait nécessairement causé des lésions génitales importantes qui auraient été remarquées par les services de médecine légale. Il en conclut qu'il subsisterait un doute sérieux au sujet des faits qui lui sont reprochés.