Citation: 1P.880/2005 17.05.2006 E. 3

Le recourant allègue que ni le juge d'instruction ni le procureur général n'ont évoqué l'absence d'explications que lui oppose l'autorité cantonale à la page 6 al. 2 de sa décision et qu'il ne pouvait donc s'attendre à ce que cette dernière en tire argument. Il y voit une violation du principe de la bonne foi découlant des art. 5 al. 3 et 9 Cst. Le principe invoqué protège la confiance placée légitimement dans les promesses ou assurances de l'autorité ou dans tout autre comportement de celle-ci propre à éveiller une attente ou espérance légitime. La protection ainsi accordée implique toutefois que l'autorité soit intervenue dans une situation concrète et que l'intéressé ait pris, en se fondant sur les promesses ou le comportement de l'autorité, des dispositions qu'il ne saurait modifier sans préjudice (ATF 129 II 361 consid. 7.1 p. 381 et les références citées). En l'occurrence, une violation de ce principe n'est aucunement établie. Le recourant ne le démontre en tout cas pas conformément aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. supra, consid. 1.3). Il va de soi que ce n'est pas parce que l'autorité cantonale, sur la base d'éléments de fait ressortant du dossier et donc connus du recourant, a développé des arguments qui lui étaient propres pour statuer sur l'octroi d'une mesure relevant de sa compétence exclusive qu'elle aurait violé le principe invoqué. Dans la mesure où le recourant fait valoir que ses passeports avaient été saisis par la police et qu'il ne pouvait lui être reproché de n'avoir produit qu'un seul visa, valable du 6 septembre au 5 décembre 2005, il ne démontre pas pour autant qu'il était contraire au principe de la bonne foi de lui opposer qu'il n'avait, pour le surplus, fourni aucune précision ou explication quant aux charges retenues contre lui. En définitive, l'argumentation du recourant se réduit à reprendre une critique à laquelle il a déjà été répondu ci-dessus (cf. supra, consid. 2.2), de sorte qu'il n'y a pas lieu d'y revenir. Le grief, autant qu'il est recevable, est ainsi dépourvu de fondement.