Citation: 6P.176/2004 11.01.2005 E. B

En résumé, l'arrêt cantonal repose sur les faits suivants: Au mois d'août 1990, B.________ a proposé à X.________ de faire disparaître le véhicule Mercedes 560 SEC que ce dernier avait acquis le 16 novembre 1989 au prix de 85'000 francs, de le livrer à Naples et de faire passer cette disparition pour un vol afin de se faire indemniser par l'assurance. Acceptant la proposition, X.________ lui a remis une des quatre clés du véhicule le 16 août 1990 et lui a indiqué l'emplacement de son stationnement à Crissier. Le même jour, B.________ s'est rendu à Crissier en compagnie de C.________ et a pris possession de la Mercedes. Il a conduit le véhicule jusqu'à Naples et s'est fait ramener en Suisse par C.________, qui l'avait suivi au volant de son propre véhicule. X.________ a annoncé le "vol" de son véhicule à la police le jour même. Le 17 août 1990, il a adressé une déclaration de sinistre mensongère à la Zurich Assurances. Ultérieurement, il a remis à son assureur une quittance datée du 16 novembre 1989, rédigée par ses soins, attestant d'un prix d'achat erroné de 115'000 francs et comportant la signature du vendeur D.________. X.________ a également communiqué à l'assurance une liste d'objets se trouvant dans le véhicule ainsi que d'équipements en option, dont un autoradio qui avait été en réalité démonté avant le "vol" et revendu par X.________ à F.________ au prix de 500 francs. Sur requête de l'assurance, le recourant a encore produit une "confirmation" du 9 novembre 1990, par laquelle le même D.________ attestait avoir remis trois clés à l'acquéreur, alors que le nombre exact était quatre clés. Le 4 décembre 1990, la Zurich Assurances a indemnisé X.________ à concurrence de 124'480 francs. F.________ a dénoncé les faits à l'assurance en mars 2000. Il n'a pas caché qu'il voulait se venger de X.________, qui, selon ses dires, lui devait de l'argent.