Citation: 4A_111/2007 26.06.2007 E. 4

Au titre de la violation de l'art. 257d al. 1 et 2 CO, la recourante fait encore valoir qu'elle n'aurait jamais reçu l'avis de la poste l'invitant à venir retirer le pli recommandé contenant la sommation de payer les loyers échus. A l'en croire, le bien-fondé de cette assertion résulterait d'un faisceau d'indices: d'abord, à réception du congé, elle aurait payé immédiatement, non seulement l'arriéré de loyer, mais encore le loyer suivant; ensuite, elle se serait acquittée, avant l'expiration du délai comminatoire, d'un montant de 7'800 fr. représentant plus de la moitié de la somme réclamée; enfin, contrairement à l'usage, la régie du bailleur ne lui aurait pas adressé l'avis comminatoire sous pli simple, en sus du pli recommandé, ceci pour des raisons tactiques d'après ses propres déclarations. Tel qu'il est présenté, ce deuxième moyen n'est pas plus recevable que le premier. Il revêt, en effet, un caractère purement appellatoire, sans que l'on sache si son auteur entend se plaindre d'une appréciation arbitraire des preuves, d'une violation du fardeau de la preuve ou d'une violation de la disposition topique du code des obligations. Les indices énumérés par la recourante, considérés isolément ou dans leur ensemble, ne sont nullement de nature à étayer l'affirmation de celle-ci voulant qu'elle n'ait pas pu prendre connaissance de l'avis comminatoire, indépendamment de sa volonté. Quoi qu'il en soit, la cour cantonale retient, sans que l'intéressée lui en fasse grief, qu'il existe une présomption que la Poste a suivi la procédure réglementaire en l'espèce et que la recourante n'a fourni aucun élément de nature à renverser cette présomption.