Citation: 7B_103/2023 E. 6.3

6.3. En l'espèce, sur la base de nombreux éléments qu'elle a largement exposés aux pages 9 et suivantes de son arrêt, l'autorité précédente a procédé à un examen des propos du recourant et de ceux de l'intimée et a évalué leur crédibilité respective; elle a également analysé de manière approfondie l'ensemble des pièces versées au dossier et a fourni des explications circonstanciées sur les raisons qui l'ont conduite à écarter la version du recourant et à retenir celle de l'intimée. Elle a, en substance, relevé que les dénégations du recourant étaient contredites par un faisceau d'indices pertinents; ce dernier interprétait les dires de l'intimée à son avantage, les sortant de leur contexte de manière à construire des contradictions; en ce qui concerne les propos de l'intimée, ils étaient constants et cohérents; cette dernière avait exprimé avec beaucoup de détails et de précisions les faits qu'elle reprochait à son père (cf. arrêt entrepris, p. 18); elle avait en particulier livré un récit circonstancié des événements ayant eu lieu le 5 octobre 2018, lorsque le recourant lui avait imposé l'acte sexuel (cf. arrêt entrepris, p. 16); elle n'avait pas aggravé les faits ni modifié significativement ses déclarations (arrêt entrepris, p. 10); les informations périphériques rapportées par la victime étaient en outre corroborées aussi bien par le recourant que par sa compagne (cf. arrêt entrepris, p. 16); de plus, elle avait fait part des comportements de son père à des tiers, soit à sa mère, sa grand-mère, son frère, ses thérapeutes, la compagne de son père et la famille de ce dernier (cf. arrêt entrepris, p. 14 ss); compte tenu de son retard langagier et du manque d'affection dont la jeune fille avait souffert, il ne pouvait être retenu qu'elle avait inventé les faits et maintenu des accusations fallacieuses sur plusieurs années; au contraire, il ne faisait aucun doute que l'intimée avait dénoncé aux autorités des événements dont elle avait été victime à plusieurs reprises et pendant plusieurs années; compte tenu des difficultés relationnelles, les efforts particuliers que la jeune fille avait été contrainte de déployer pour faire entendre sa voix conféraient un accent de sincérité supplémentaire aux accusations portées (arrêt entrepris, p. 18 s.). En définitive, l'autorité précédente s'est dite convaincue que à H.________, entre le mois d'avril 2012 et le 5 octobre 2018, le recourant avait imposé à sa fille des caresses intimes et l'acte sexuel, avec et sans préservatif; elle a en particulier retenu qu'alors que la jeune fille souhaitait tisser des liens avec lui et apprendre à le connaître, le recourant avait profité des visites de cette dernière à son domicile pour donner libre cours à ses pulsions; elle a également relevé que, non content d'imposer à l'intimée des actes sexuels aussi souvent qu'il le souhaitait, aussi bien au sein de son logement qu'à la cave, le recourant avait également tenté de le faire en pleine forêt et n'avait pas hésité à caresser le sexe et les seins de la jeune fille alors qu'il se trouvait hospitalisé.