Citation: I 700/05 12.01.2007 E. 6

Au moment de l'octroi de sa rente entière d'invalidité, S.________ présentait des lombosciatalgies gauches persistantes après cure de hernie discale L5-S1 gauche (hémilaminectomie) en septembre 1991 et un état dépressif majeur. Si, eu égard aux avis médicaux de l'époque, l'ensemble de ces affections empêchait l'assuré d'exercer la profession de manoeuvre dans le secteur de la construction, seul le trouble psychique dont il souffrait, entraînait une incapacité totale de travail dans une activité plus légère, adaptée à ses limitations physiques. Selon les premiers juges, l'état de santé physique du recourant n'a subi aucune amélioration depuis lors, si bien qu'il lui est impossible de reprendre une activité lourde telle que celle qu'il exerçait avant son invalidité. En revanche, sur le plan psychique, une amélioration notable s'est produite en ce sens que l'intéressé ne souffre plus d'un état dépressif majeur, mais présente désormais un syndrome anxio-dépressif ne l'empêchant pas d'exercer à plein temps une activité lucrative adaptée à ses problèmes lombaires. Ils se fondent pour cela sur les rapports du docteur O.________ des 17 juin 2002 et 7 novembre 2003 ainsi que sur celui de son confrère I.________ du 24 mars 2004. De son côté, le recourant estime que son état de santé ne s'est pas amélioré. Il relève d'une part que selon le docteur O.________, des problèmes psychiques subsistent et nécessitent une thérapie psychiatrique approfondie. D'autre part, la Commission pour l'évaluation de l'aptitude au travail de Skopje a attesté du fait qu'il devait souvent consulter un psychiatre et que son état ne s'améliorait pas. En outre, toujours selon cette commission, son état de santé, de manière générale, s'aggravait malgré la thérapie physique ainsi que la prise régulière d'analgésiques et d'antirhumatismaux.