Citation: 6B_1077/2021 E. 6.2

6.2. La juridiction d'appel a exposé les motifs pour lesquels elle entre systématiquement en matière sur les demandes de prétentions civiles inférieures à 10'000 fr., cela afin de respecter le droit des parties d'être entendues et le but de l'art. 398 al. 5 CPP; elle a précisé que le pouvoir d'examen est alors limité à la violation du droit et à la constatation manifestement inexacte des faits. Pour la cour d'appel, rien ne permet de s'écarter de sa pratique constante, d'autant qu'un refus d'entrer en matière aurait pour inconvénient de dédoubler les procédures judiciaires dans une situation où la complexité des faits et du droit ne le justifie manifestement pas. L'instance précédente a aussi rappelé que l'appel est recevable contre un jugement qui renvoie la partie plaignante à agir par la voie civile, ce qui est le cas en l'espèce (cf. art. 398 al. 1 et 5 CPP, 308 al. 2 et 320 CPC; consid. 9.2 et 9.3 du jugement attaqué). Compte tenu de l'incidence des actes répréhensibles commis par le recourant à l'encontre de l'intimée 2 et de ses enfants, durant de nombreux mois et concernant des atteintes physiques et psychiques, les juges d'appel ont justifié le montant de l'indemnité en tort moral de 2'000 fr. qu'ils ont accordée, modifiant le jugement de première instance en ce sens (consid. 10.3 du jugement attaqué). Le recourant ne discute pas les motifs qui ont amené la cour d'appel à entrer en matière sur l'appel de l'intimée 2 (cf. consid. 9.2 et 9.3), dès lors qu'il borne à alléguer que la solution adoptée est contraire au droit. Il ne prend pas la peine de citer ou de rappeler le contenu des pièces qu'il juge irrecevables en appel, comme il devrait le faire, de sorte qu'il n'appartient pas au Tribunal fédéral d'y pallier et de compulser le dossier. La Cour de céans ne saurait dès lors entrer en matière sur ce grief, faute de motivation suffisante. Quant au montant de l'indemnité pour tort moral (2'000 fr.), le recourant n'indique pas non plus en quoi l'instance précédente aurait abusé de son pouvoir d'examen, compte tenu des actes répréhensibles dont il s'est rendu coupable. Par conséquent, dans la mesure où elle serait recevable, son argumentation ne serait pas propre à modifier le jugement d'appel en tant qu'il concerne le ch. VIII du dispositif du jugement de première instance (cf. art. 42 al. 2 LTF).