Citation: 4A_45/2008 23.04.2008 E. 3

La recourante reproche tout d'abord à l'autorité cantonale d'avoir constaté arbitrairement les faits à plusieurs égards. En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, l'autorité verse dans l'arbitraire lorsqu'elle ne prend pas en compte, sans raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa portée, ou encore lorsqu'elle tire des conclusions insoutenables à partir des éléments recueillis (ATF 129 I 8 consid. 2.1; 118 Ia 28 consid. 1b et les arrêts cités). 3.1 L'autorité cantonale aurait omis de prendre en compte qu'un questionnaire médical a été soumis à la demanderesse lors de la conclusion du contrat d'assurance. Au considérant 4 de la partie « En droit » de l'arrêt critiqué, à la page 16, la cour cantonale a fait état de l'existence de ce questionnaire, et singulièrement de ses questions n° 22 et 24.2. La critique n'a aucune consistance. 3.2 Les magistrats genevois n'auraient pas pris en considération les nombreux rapports médicaux mentionnant la présence chez l'intimée de crises d'épilepsie ainsi que les propres déclarations de l'intéressée à ce sujet. A lire l'arrêt critiqué, on y découvre, aux pages 6 à 13, un exposé minutieux des déclarations émises par les nombreux praticiens qui ont établi des rapports après avoir examiné la demanderesse. Les dires des médecins sur les troubles du système nerveux qui ont atteint cette dernière à certaines époques de sa vie y sont scrupuleusement relatés. Le moyen, dont le caractère appellatoire est prédominant, est dénué de tout fondement. 3.3 La recourante semble s'en prendre à la retranscription dans l'arrêt déféré de la déposition du Dr E.________, médecin conseil de la compagnie, lequel aurait émis des suppositions qui n'ont pas été constatées. Ce faisant, la recourante se borne à contredire l'état de fait de la décision cantonale par des allégations de son cru. Cette façon d'agir est impropre à établir l'arbitraire. 3.4 La recourante décrit la manière dont la cour cantonale aurait dû comprendre le rapport de la Policlinique de Gynécologie de l'Hôpital cantonal genevois, lequel a été dressé au moment de l'accouchement de l'intimée. On cherche vainement dans la critique une démonstration d'arbitraire. 3.5 La recourante revient à la charge en invoquant, à propos de l'existence de manifestations épileptiques chez l'intimée, l'appréciation arbitraire d'un ensemble de preuves éparses, soit des déclarations de deux médecins, du rapport précité de la Policlinique ainsi que des dires de la demanderesse. La recourante ne procède que par des assertions, sans même esquisser un raisonnement tendant à établir que les juges genevois ont posé des constatations indéfendables. Il n'est nul besoin de discuter plus avant un grief pareillement formulé.