Citation: 5A_26/2014 E. 9.3

9.3. En l'espèce, le mariage a certes duré un peu moins que dix ans, à savoir neuf ans et six mois; cependant, la naissance de l'enfant commun et le fait que l'ex-épouse n'ait effectivement pas eu d'activité lucrative durant près de six ans - bien qu'il soit admis qu'elle ait constamment poursuivi l'objectif de reprendre une activité lucrative -, période pendant laquelle elle a effectivement voué son temps à s'occuper de sa famille et a parachevé sa formation professionnelle, a placé l'intimée dans une position de confiance justifiant que ce mariage soit considéré comme ayant eu une influence concrète sur sa vie. L'autorité précédente n'a ce faisant ni fait preuve d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'établissement des faits, ni violé l'art. 125 CC, dès lors qu'elle a pris en considération l'ensemble des circonstances pour qualifier ce mariage comme ayant eu une influence sur la situation financière de l'ex-épouse, puisqu'elle s'est occupée de l'enfant commun durant près de six ans, quand bien même elle aurait souhaité faire autrement. Le grief de violation de l'art. 125 CC étant mal fondé à cet égard, il sied d'examiner si l'ex-épouse est ou non en mesure de pourvoir elle-même à son entretien convenable ( cf. supra consid. 9), étant précisé que la question de l'augmentation de l'activité lucrative indépendante n'est pas contestée par les parties.