Citation: 2C_516/2022 E. 2.3

2.3. En l'espèce, le Tribunal administratif fédéral a retenu que le mariage du recourant avec son épouse avait été arrangé et que le couple avait connu des problèmes dès le départ, car le recourant voulait faire venir ses enfants issus d'une précédente union. Il résultait en outre de leurs déclarations que le couple ne partageait rien à part le logement. Depuis décembre 2016, ils dormaient séparément. Le Tribunal administratif fédéral a aussi noté que l'épouse du recourant avait expliqué que la situation conjugale n'avait cessé de se dégrader depuis le mois de mars 2015, mais qu'elle avait attendu pour demander des mesures protectrices de l'union conjugale, car le mariage avait été arrangé par sa tante et elle avait espéré un changement. Selon elle, le recourant lui aurait dit qu'il ne s'était marié que pour un permis de séjour. Les précédents juges ont constaté que le recourant et son épouse avaient déménagé en décembre 2016 dans un appartement de deux pièces et demi, alors qu'ils vivaient avant dans un studio. Ils ont toutefois également souligné qu'une requête de mesures protectrices de l'union conjugale avait été déposée en janvier 2017. Enfin, selon eux, le dépôt de mesures superprovisionnelles en octobre 2017 et de plaintes pénales en 2017 et 2018 attestaient que la relation des époux avait été émaillée de tensions. Sur le vu de l'ensemble de ces éléments, le Tribunal administratif fédéral a retenu que si le recourant et son épouse avaient certes continué à faire ménage commun après le déménagement en décembre 2016, le mariage avait néanmoins perdu de sa substance vers la fin de l'année 2016.