Citation: 5A_667/2020 E. 3.2

3.2. La recourante fait valoir que la valeur de 573'150 fr. bruts, soit 543'858 fr. nets, des options exerçables au 31 décembre 2013 aurait été retenue de manière arbitraire. Relevant que l'exposé des faits de l'arrêt cantonal n'indique pas quelle preuve permettrait de retenir cette valeur mais qu'à la lecture des considérants en droit de l'arrêt elle comprenait que celle-ci découlerait de la pièce 109 produite par l'intimé, elle expose avoir contesté en première instance ce document dans sa duplique. Selon la recourante, ce document serait l'impression d'un tableau en format Excel dont l'auteur ne peut pas être identifié, de sorte qu'il aurait pu être établi par l'intimé lui-même. Or, celui-ci n'avait pas produit de document tel qu'une lettre de l'auteur de ce tableau qui en confirmerait sont exactitude, précisant que, quand bien même il l'aurait fait, il ne se serait agi que d'un affidavit, sans aucune force probante. La recourante poursuit en relevant que l'intimé aurait ainsi dû offrir de prouver le contenu de ce tableau à tout le moins par l'audition d'un témoin. Dès lors que la pièce 109 n'avait aucune valeur probante, il était impossible que la cour cantonale ait acquis une conviction quant à l'exactitude des chiffres y contenus. En cela, celle-ci avait apprécié cette preuve de manière arbitraire, ce raisonnement valant également pour les titres 105 à 108 produits par l'intimé. Partant, il n'était pas possible de prendre en compte dans la liquidation du régime matrimonial la valeur de 543'858 fr. pour les options exerçables au 31 décembre 2013, ce d'autant plus qu'elle avait allégué et prouvé l'existence du compte UBS qui enregistrait l'exercice des options de son mari. Or, ce compte bancaire, dont la cour cantonale omettait de manière arbitraire de tenir compte, aurait permis de prouver sans discussion possible la valeur des options si l'intimé en avait produit des extraits. En s'abstenant de le faire, l'intimé avait ainsi empêché le tribunal de connaître la vraie valeur des options. À défaut de preuve de la baisse de valeur des options par rapport à la valeur initiale de 1'089'947 fr. estimée en 2013, seule cette dernière valeur devait être retenue. S'agissant des options exerçables après le 31 décembre 2013, la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir réduit le montant de 724'663 fr. de 5,5 % pour tenir compte des charges sociales, alors qu'il n'existait aucune preuve permettant de réduire ce montant de la sorte. Cette absence de preuve imposait pour ces options de prendre en compte une valeur de 724'663 fr. dans la liquidation du régime matrimonial, et non de 684'806 fr. comme cela a été retenu dans l'arrêt cantonal. Ainsi, au total, la valeur des options à ajouter aux acquêts du mari était de 1'814'610 fr. (1'089'947 fr. + 724'633 fr.), la recourante relevant par ailleurs que, par gain de paix, elle avait accepté en instance cantonale de réduire ce montant de 10 % pour tenir compte d'éventuelles charges et d'impôts à venir.