Citation: 1B_361/2014 E. 3.2

3.2. B.________ a été conduite le 28 mars 2014 au Service des urgences des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) à la suite d'un malaise survenu alors qu'elle se trouvait au volant de son véhicule à la rue Louis-Favre, à Genève. Elle est restée dans cet établissement jusqu'au 8 avril 2014 avant d'être transférée à la Clinique Sainte-Claire, à Sierre, où elle a séjourné une vingtaine de jours. A son arrivée à l'hôpital, elle présentait un "manque de mot et une déviation labiale droite avec des troubles de la vigilance". Le diagnostic principal retenu était "une intoxication médicamenteuse aux benzodiazépines au vu d'une toxicologie large positive pour le citalopram, l'irbesartan, le nordazepam et l'oxazepam". B.________ a expliqué que A.________ était venu la voir dans la nuit du 27 au 28 mars 2014 pour récupérer des affaires. Les images de la caméra de vidéo-surveillance du hall d'entrée de l'immeuble de B.________ ont établi la présence du recourant, le matin du 28 mars 2014, portant un sac à dos noir et deux cabas à roulettes qui ont été retrouvés dans le véhicule de la plaignante. A l'intérieur de ces sacs, se trouvaient notamment des médicaments ainsi qu'une bouteille d'eau minérale en plastique, entamée, contenant des résidus de citalopram et de nordazepam. Des traces ADN correspondant à ceux du recourant et de B.________ ont été retrouvées sur cette bouteille. Deux témoins ont par ailleurs reconnu A.________ comme étant la personne qui se trouvait à proximité du véhicule de la plaignante. Au vu de ces circonstances, la cour cantonale pouvait sans faire preuve d'arbitraire et sans violer l'art. 221 CPP retenir, à ce stade, l'existence d'un lien suffisant entre la présence du recourant, le 28 mars 2014, auprès de B.________ et les substances médicamenteuses à l'origine de son intoxication. Le recourant ne paraît d'ailleurs pas le contester. Il soutient que la condition de la mise en danger de la vie d'autrui ne serait pas réunie au regard de l'examen clinique de la victime, de sorte que la cour cantonale ne pouvait pas retenir des soupçons suffisants de la commission des infractions visées aux art. 122 et 129 CP.