Citation: I 758/03 20.07.2004 E. 3.2

3.2.1 Selon les premiers juges, une modification notable de ces circonstances se serait produite en ce sens que l'intéressé aurait recouvré une capacité de travail de 50 pour cent dans une activité adaptée. A l'appui de leur point de vue, ils se fondent sur un rapport d'expertise établi en date du 25 juillet 2001 par les docteurs D.________, E.________ et A.________ du Centre d'observation médicale de l'assurance-invalidité (COMAI). Selon celui-ci, le recourant souffre, sur le plan psychique, d'un trouble somatoforme douloureux persistant ainsi que d'agoraphobie. Aucun trouble spécifique de la personnalité ou de l'humeur n'est mis en évidence. L'incapacité de travail corrélative est modérée. Au niveau somatique, l'intéressé présente un status post-cure d'une hernie discale L4-L5. L'examen des fonctions neurologiques ne laisse apparaître aucune incapacité de travail. Au niveau rhumatologique, l'assuré présente un état algique relatif au trouble somatoforme douloureux persistant mais, sous l'angle strictement rhumatologique, sa capacité de travail demeure entière dans un travail léger, sans ports répétitifs de charges lourdes ni station verticale prolongée au delà de deux heures. De manière globale, les experts en concluent que le recourant dispose d'une capacité résiduelle de travail de 50 pour cent dans une activité adaptée, c'est-à-dire sans ports répétitifs de charges excédant 15-20 kg et moyennant l'alternance des positions. L'activité que le recourant exerçait précédemment en qualité de préparateur en volailles et poissons demeure envisageable moyennant quelques aménagements, de même qu'une activité dans l'industrie légère. 3.2.2 Se fondant sur l'avis de son médecin traitant, le docteur Y.________ (cf. certificat du 27 mars 2002 et rapport du 7 juin 2002), le recourant conteste ce point de vue et fait valoir une incapacité entière de travail dans l'exercice de toute activité lucrative. 3.2.3 Le rapport d'expertise du 25 juillet 2001 se fonde sur des examens complets et prend en considération les plaintes exprimées par le recourant. Il a été établi en pleine connaissance de l'anamnèse et du dossier médical. Les points litigieux ont fait l'objet d'une étude circonstanciée. La description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale sont claires et les conclusions des experts sont dûment motivées. Au plan psychiatrique, ce rapport contient suffisamment d'éléments pour que l'on puisse se convaincre du fait que l'intéressé n'est pas en mesure de reprendre pleinement une activité lucrative (voir ATF 102 V 165; VSI 2001 p. 224 consid. 2b et les références; cf. aussi ATF 127 V 298 consid. 4c in fine). En particulier, les critères retenus par les experts et principalement fondés sur la situation médicale de l'assuré - trouble somatoforme douloureux persistant, lombosciatalgies résiduelles chroniques, status post-cure sur hernie discale - permettent, conformément à la jurisprudence (cf. VSI 2000 p. 154 ss consid. 2c), de poser un pronostic défavorable quant à une éventuelle reprise du travail à temps complet par l'assuré. Ledit rapport d'expertise remplit ainsi toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). Quoiqu'en dise le recourant, l'avis exprimé par le docteur Y.________ ne saurait prévaloir en regard du caractère contradictoire qu'il présente. En effet, sur la base des mêmes affections, ce médecin conclut à une incapacité entière de travail dans toute profession (cf. certificat du 27 mars 2002 et rapport du 7 juin 2002), puis à une capacité résiduelle de travail de 50 pour cent dans une activité exigible (cf. rapport du 5 décembre 2003, recevable dans la présente procédure, dans la mesure où il se réfère à des constatations médicales qui sont étroitement liées à l'objet du litige et de nature à en influencer l'appréciation au moment où la décision attaquée a été rendue [ATF 99 V 102 et les arrêts cités]). En tant que ces rapports émanent du médecin traitant de l'assuré, il y a lieu en outre de tenir compte du fait que selon l'expérience, le médecin traitant est généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). Sur le vu de ce qui précède, il n'y a pas lieu de s'écarter des conclusions du rapport d'expertise pluridisciplinaire du 25 juillet 2001 de sorte que la demande du recourant tendant à la mise en oeuvre une seconde fois d'une telle expertise n'est pas fondée. C'est ainsi à juste titre que les premiers juges ont déterminé le degré d'invalidité du recourant en regard d'une capacité résiduelle de travail de 50 pour cent dans une activité exigible.