Citation: 9C_428/2014 E. A

A.________, née en 1950, a travaillé comme ouvrière et employée de maison jusqu'en 1992. Avec son époux, elle a géré une boutique de vêtements d'août 1996 à août 1997. A la suite d'un accident survenu en octobre 1997 qui a entraîné des fractures du plateau tibial externe gauche, du péroné et un état anxieux, l'assurée a présenté en 1998 une demande de prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (l'office AI). Par décision sur opposition du 8 avril 2003, ce dernier a rejeté la demande, après avoir fixé le taux d'invalidité à 11 %. En 2007 et 2008, l'assurée a déposé deux nouvelles demandes de prestations, sur lesquelles l'office AI a refusé d'entrer en matière (décisions des 1 er novembre 2007 et 29 février 2008). A.________ a introduit une nouvelle demande le 1 er décembre 2010, invoquant une aggravation de son état de santé. Dans le cadre de l'instruction de la demande, l'office AI a recueilli les avis des docteurs B.________, spécialiste en médecine interne, oncologie et hématologie (rapport du 8 février 2011), C.________, spécialiste en chirurgie (rapport du 30 mars 2011), et D.________, spécialiste en psychiatrie, et de la psychologue E.________, de la clinique F.________ (rapport du 17 juin 2011). Compte tenu de l'incertitude qui planait quant à l'exigibilité de l'accomplissement des travaux habituels et singulièrement de la capacité de travail de A.________ en tant que femme de ménage et de vendeuse, l'office AI l'a informée qu'il entendait confier un mandat d'expertise au docteur G.________, spécialiste en médecine interne; dans sa communication du 8 juillet 2011, l'office AI a rappelé à l'assurée qu'elle pouvait récuser l'expert. Dans son rapport du 1 er février 2012, le docteur G.________ a attesté que la capacité de travail était entière dans l'activité de femme de ménage, sans diminution de rendement. A la suite d'un projet de refus de rente du 20 août 2012, la doctoresse B.________ a confirmé que sa patiente était totalement incapable de travailler (lettre du 4 septembre 2012). De son côté, le docteur H.________, spécialiste en médecine interne, a diagnostiqué plusieurs affections somatiques, ainsi qu'un état dépressif avec parfois des idées suicidaires (lettre du 10 septembre 2012). Dans un complément d'expertise, le docteur G.________ a maintenu son point de vue initial (rapport du 17 juin 2013). Par décision du 22 août 2013, l'office AI a rejeté la demande.