Citation: 6S.298/2004 20.09.2004 E. B

En résumé, les faits à la base de la condamnation de X.________ sont les suivants: X.________ a commencé à travailler au début des années 1990 en qualité de chef d'équipe au sein de la société A.________ SA, à Neuchâtel, dont B.________ est l'administrateur président. D'un certificat médical rédigé le 9 mai 2001 par la Dresse C.________, du Centre psycho-social neuchâtelois, il ressort que X.________ était suivi audit centre depuis le 13 mars 2000 et était en incapacité de travail à 50 % depuis le 1er juillet 2000, cela pour une durée indéterminée. Du 1er juillet 2000 au 30 avril 2001, ce dernier a de ce fait perçu une partie de son salaire sous la forme d'indemnités journalières versées par la société D.________, assurance-maladie collective de la société A.________ SA. D'avril-mai 2000 à fin août 2001, X.________ a cependant travaillé à plein temps pour son employeur, avec un rendement si ce n'est complet, du moins très proche de l'être. Le 30 mars 2001, X.________ a déposé une demande de prestations AI qui a été accueillie favorablement, puisqu'il s'est vu notifier le 9 octobre suivant un projet d'acceptation de rente, lui octroyant une demi-rente avec effet au 1er octobre 2000. Par la suite, cette procédure AI a toutefois été suspendue et la situation reconsidérée, l'Office de l'assurance-invalidité ayant été informé qu'une instruction pénale, dont le résultat pouvait influencer le sort de sa demande de prestations, était ouverte contre X.________.