Citation: 6B_210/2020 E. A

Le 22 février 2017, A.________ a déposé une plainte pénale contre C.________ pour vol (art. 139 CP), soustraction d'énergie (art. 142 CP), dénonciation calomnieuse (art. 303 CP) et induction de la justice en erreur (art. 304 CP). B.________ a déposé une plainte le même jour, se référant à la plainte de A.________. A.________ et B.________ étaient copropriétaires de l'immeuble sis rue D.________, à E.________ - qu'ils avaient acheté, le 24 juillet 2015, à F.________ -, dans lequel C.________ exploitait un salon de coiffure. Les parties étaient en conflit depuis de nombreuses années tant devant les juridictions civiles que pénales. Plusieurs procédures pénales les avaient opposés et les opposaient encore. A l'appui de sa plainte, A.________ exposait que les accusations formulées contre lui par C.________ dans sa plainte du 19 septembre 2016 étaient fausses et fantaisistes, dès lors qu'il n'avait jamais pénétré dans le salon de coiffure de cette dernière depuis l'acquisition de l'immeuble (art. 303 et 304 CP). Il portait plainte, en outre, contre C.________ pour vol (art. 139 CP) et soustraction d'énergie sous sa forme aggravée (art. 142 al. 1 et 2 CP) au motif que, depuis le mois de septembre 2015, la locataire abusait de l'utilisation de l'eau du bâtiment, prélevée sans autorisation sur les parties communes, en persistant à laver du linge extérieur à l'immeuble. Il rappelait que le ministère public était déjà en charge d'une procédure initiée par l'ancienne propriétaire qui avait déposé une plainte pénale pour les mêmes faits.