Citation: 6B_1082/2017 E. 1.2

1.2. Le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir omis, de manière arbitraire, d'établir une chronologie pertinente de ses antécédents pénaux pour apprécier le risque de récidive. En particulier, il lui fait grief de ne pas avoir exposé qu'il n'avait plus commis de délit ou de crime depuis le mois de juin 2012, seule une contravention pour consommation de stupéfiants lui ayant été reprochée pour la période courant jusqu'au 30 mars 2013. Pour apprécier le risque de récidive, le juge doit se fonder sur un ensemble d'éléments. En l'espèce, les éléments qui ont été pris en considération sont avant tout le trouble psychique décompensé depuis plusieurs années, le déni de cette psychose, la gestion pathologique de la pulsion agressive et les rapports à autrui empreints d'agressivité (expertise p. 12 s.; arrêt attaqué p. 8). Les antécédents n'ont joué qu'un rôle secondaire. Dans ces conditions, la chronologie de ceux-ci ne saurait influer sur l'issue du litige. Le grief soulevé est donc infondé.