Citation: 1C_268/2013 E. B

Le 7 décembre 2011, A.________ a requis de la municipalité d'Aigle la modification de la limite de la zone viticole instituée en 1985 sur sa parcelle 1668, selon une ligne rouge qu'il a tracée sur un croquis annexé, reliant de manière rectiligne (sans le décrochement), les limites de la zone viticole figurant sur les parcelles adjacentes, de part et d'autre de son bien-fonds. Il s'agissait ainsi de repousser vers l'amont, soit plus haut encore que le prévoit le plan général au 1:5000, la limite de la zone viticole tracée sur sa parcelle, de manière à y étendre la portion de zone à bâtir. Celle-ci engloberait dès lors la première raisse de vigne, ainsi qu'une partie non négligeable de la seconde. A.________ affirmait que sa parcelle était la seule où la zone viticole avait été abaissée jusque tout en bas du coteau, à la limite du terrain naturel plat. L'égalité de traitement exigeait de réparer, après trente ans, cette anomalie. Interpellé par la municipalité, le Service cantonal du développement territorial (ci-après: le SDT) a rendu un préavis négatif le 25 janvier 2012. Il relevait que la limite de la zone viticole, définie dans le plan des zones, se calait sur un mur figurant sur le plan détaillé à l'échelle 1:2000. Il ne constatait pas d'anomalie dans la délimitation de la zone viticole sur la parcelle 1668. Le tracé des zones se basait sur des éléments du site qui avaient été jugés cohérents en 1985 et qui avaient mené à l'approbation du plan à cette époque. Par décision du 27 mars 2012, la municipalité a refusé la requête de A.________. Se référant au préavis du SDT, ainsi qu'à une visite sur place qu'elle avait elle-même effectuée, elle a relevé que la topographie des lieux confirmait l'appréciation portée en 1985, notamment la présence des murs de vignes et la déclivité. Elle répétait, à l'instar du SDT, qu'il n'y avait pas de nouvelles justifications qui nécessitaient une modification de cette limite aux dépens de la zone viticole. A.________ a porté sa cause devant la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal), qui, par arrêt du 11 février 2013, a rejeté son recours et confirmé la décision de la municipalité du 27 mars 2012. Le Tribunal cantonal a considéré en substance que le choix de la municipalité d'interpréter le plan d'affectation adopté en 1985 en privilégiant le plan détaillé, plutôt que le plan général, ne prêtait pas le flanc à la critique. Par ailleurs, l'instruction n'avait pas permis de déceler un changement décisif de circonstances, qui justifierait non seulement d'étendre la zone à bâtir du PEP de 1985, mais encore de procéder à cet agrandissement, hors de toute révision globale, sur la parcelle 1668.