Citation: 5A_288/2020 E. 1

Ensuite, l'autorité cantonale a retenu qu'il n'était pas établi que la recourante disposait de liquidités suffisantes pour payer les créances relatives aux poursuites considérées. De l'extrait de ses comptes bancaires, il ressortait, au 10 septembre 2019, un solde total de 2'735 fr. 60. En outre, si la valeur vénale de la parcelle zzz de la commune de X.________, dont la recourante était propriétaire et qui aurait dû être réalisée aux enchères publiques le 16 octobre 2019, avait été estimée à 15 millions de francs, il était selon la cour douteux que cet immeuble soit adjugé à cette valeur; en effet, l'estimation reposait sur le postulat que le complexe hôtelier et thermal était composé de plusieurs biens-fonds indissociables et ce postulat ne serait pas réalisé en cas de vente à un tiers de la seule parcelle précitée. Il ressortait aussi de l'état des charges que la somme des créances de la commune et du canton garanties par un droit de gage légal ne s'élevait qu'à 219'529 fr. 70 et qu'il suffirait donc que l'offre soit supérieure à ce montant pour que l'objet puisse être valablement adjugé, ce qui constituait un indice supplémentaire qu'il risquait d'être vendu à vil prix. L'autorité cantonale a dès lors jugé que la recourante paraissait également insolvable. Enfin, l'autorité cantonale a jugé que le critère de mise en danger des prétentions du créancier avancé par la recourante n'était pas pertinent en cas de faillite sans poursuite préalable prononcée pour cause de suspension des paiements et que, dans ces conditions, il n'y avait pas besoin d'examiner les mérites des autres moyens soulevés par la recourante.