Citation: U 197/03 16.12.2004 E. 5

La recourante fait valoir que l'assurance-invalidité avait initialement retenu un taux d'invalidité de 55 % en raison de la lésion de la coiffe des rotateurs de l'épaule droite. Selon elle, l'assurance-accidents n'aurait aucun motif de s'écarter de cette appréciation; en particulier, le calcul du taux d'invalidité, confirmé par la juridiction cantonale, reposerait sur des perspectives d'emploi irréalistes et une utilisation inappropriée des données salariales publiées par l'Office fédéral des statistiques. 5.1 Dans sa décision du 15 octobre 1997, l'office AI a effectivement retenu un taux d'invalidité de 55 % en raison des lésions de l'épaule droite de l'assurée et des limitations de la capacité de travail décrites par les docteurs M.________ et S.________. Toutefois, il a pris en considération une incapacité de travail de 50 % dans une activité adaptée à ces limitations, alors qu'une telle incapacité de travail n'était attestée par aucun des praticiens cités; elle ne l'est pas davantage par le docteur F.________. L'assurance-accidents avait donc des raisons suffisantes de s'écarter du taux d'invalidité initialement retenu par l'office AI, en dépit de l'uniformité de la notion d'invalidité dans les domaines de l'assurance-invalidité et de l'assurance-accidents (cf. ATF 126 V 288 consid. 2d et les références; VSI 2004 p. 182). L'intimée n'était pas davantage liée par la nouvelle évaluation de l'invalidité qui a conduit l'office AI a allouer une rente entière d'invalidité dès le 1er décembre 1998, compte tenu de nouvelles atteintes à la santé sans rapport de causalité avec l'accident du 29 octobre 1990.