Citation: 2P.202/2000 22.01.2001 E. 2

2.- a) L'intéressé soutient que le directeur de l'école de D.________ lui aurait assuré qu'il n'était pas concerné par le non-renouvellement des rapports de service annoncéle 27 avril 1999. En outre, il aurait entrepris une formation de formateur d'adultes avec le soutien dudit directeur (E.________) et l'approbation du directeur de F.________ (G.________), de sorte que l'école aurait en quelque sorte "investi" en lui et qu'il lui paraissait clair qu'elle n'entendait pas le licencier. b) Le principe de la bonne foi entre administration et administré, déduit de la Constitution fédérale (cf. art. 4 aCst. et 5 al. 3 et 9 Cst. , dont la portée est similaire, cf. Message du Conseil fédéral du 20 novembre 1996 relatifà une nouvelle Constitution fédérale, in FF 1997 I p. 1 ss, p. 147), exige que l'une et l'autre se comportent réciproquement de manière loyale. En particulier, l'administration doit s'abstenir de tout comportement propre à tromper l'administré et elle ne saurait tirer aucun avantage des conséquences d'une incorrection ou insuffisance de sa part (ATF 124 II 265 consid. 2a p. 269/270). Ainsi, à certaines conditions, le citoyen a le droit d'exiger de l'autorité qu'elle se conforme aux promesses ou assurances précises qu'elle lui a faites et ne trompe pas la confiance qu'à juste titre il a placée dans ces promesses et assurances (ATF 118 Ib 580 consid. 5a p. 582/583). Les conditions auxquelles un administré peut invoquer le principe de la bonne foi sont notamment que l'autorité ait agi ou soit censée avoir agi dans les limites de sa compétence, que le particulier ait eu de sérieuses raisons de croire à la validité de l'acte suivant lequelil a réglé sa conduite et qu'il ait pris sur cette base des dispositions qu'il ne pourrait modifier sans subir un préjudice (ATF 118 Ia 245 consid. 4b p. 254; 117 Ia 285 consid. 2b p. 287). c) La question de savoir si le recourant était fondé à croire à la validité de l'assurance qu'il aurait reçue du directeur de l'école de D.________ peut rester ouverte. En effet, le grief soulevé doit de toute façon être écarté dès lors que l'intéressé ne prétend pas avoir pris des dispositions qu'il ne pouvait modifier sans subir de préjudice, soit avoir renoncé à un autre emploi en croyant que son engagement serait renouvelé compte tenu du renseignement donné par ledit directeur. Le recourant soutient uniquement qu'il n'en aurait pas cherché, ce qui aurait encore été possible au mois de mai - époque où il aurait reçu ledit renseignement -, mais plus au mois de juin, tous les postes d'enseignant ayant alors été repourvus. Le non-renouvellement des rapports de service lui a toutefois été signifié le 27 mai 1999 pour la fin de l'année scolaire 1998/1999 (le 31 août 1999), soit dans le délai de préavis réglementaire (cf. art. 20 al. 2 RCE). Ainsi, la possibilité de chercher un nouvel emploi lui a été garantie dans la mesure prévue par les dispositions qui lui étaient applicables, même si la situation pour la recherche d'un poste pouvait entre-temps être moins favorable. Le moyen soulevé doit dès lors être écarté. S'agissant de la formation que l'intéressé a entreprise avec le soutien de l'école, elle ne lui confère pas non plus de droit au renouvellement de ses rapports de service. Celui-ci ne disposait en effet pas d'une assurance directe de reconduction dans son poste - ce qu'il ne prétend au demeurant pas -, de sorte que son grief doit être rejeté.