Citation: 6P.63/2003 02.09.2003 E. B

Par arrêt du 24 mars 2003, la Chambre pénale de la Cour de justice genevoise a rejeté l'appel interjeté par X.________ et confirmé le jugement attaqué. En résumé, il en ressort les éléments suivants: B.a Y.________ et X.________ se sont mariés le 20 septembre 1983. Deux enfants, A.________, née en 1985 et B.________, né en 1987, sont issus de cette union. Le jugement de divorce des époux X.________ et Y.________ du 11 novembre 1993 a notamment condamné X.________ à verser, en faveur de chaque enfant, une contribution d'entretien mensuelle de 1'750 francs jusqu'à 12 ans et de 2'200 francs jusqu'à la majorité et, en faveur de son épouse, une contribution d'entretien mensuelle de 2'000 francs jusqu'au 31 mars 2003. Par jugement du 26 octobre 2000, le Tribunal de première instance du canton de Genève, statuant sur une demande de modification du jugement de divorce, a supprimé la pension due à l'épouse, avec l'accord de cette dernière, et réduit, dès le 30 avril 1999, la contribution alimentaire mensuelle due à chaque enfant à 1'100 francs. Par arrêt du 16 novembre 2001, la Chambre civile de la Cour de justice genevoise a confirmé le jugement précité. Au cours de cette procédure, le débirentier a offert de verser une pension mensuelle de 250 francs pour chacun de ses enfants. B.b Au moment du divorce, X.________, qui dispose d'une formation complète dans les domaine commercial et administratif, était employé en qualité de trésorier dans une importante entreprise et percevait un salaire mensuel net de plus de 16'000 francs, sans compter une prime annuelle plus élevée. Licencié en mars 1995, suite à une restructuration, il a touché son fonds de prévoyance à hauteur de 350'000 francs et s'est alors mis à son compte. Sa société n'a perçu des bénéfices qu'en 1996 et 1997 avant d'être radiée. Son fonds de pension lui a permis de subvenir aux besoins de sa nouvelle famille et à verser ses contributions alimentaires jusqu'en septembre 1998, à la suite de quoi il a cessé tout paiement. Ce n'est qu'en 1998 que X.________ a entrepris de rechercher un emploi rémunéré. En 2000, il a donné des cours dans divers instituts pour un revenu mensuel moyen d'environ 4'500 francs. Ce revenu se serait réduit à 2'900 francs par mois en 2001. X.________ s'est remarié en 1994 et a eu deux autres enfants en 1996 et 1998. Son épouse est invalide et perçoit des prestations sociales d'environ 5'200 francs. Le loyer de l'appartement familial s'élève à 2'850 francs et les primes d'assurance maladie à 840 francs.