Citation: 2A.255/2005 02.05.2005 E. 2

Lorsque le recours de droit administratif est dirigé, comme en l'espèce, contre la décision d'une autorité judiciaire, le Tribunal fédéral est lié par les faits constatés dans cette décision, sauf s'ils sont manifestement inexacts ou incomplets ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure, (art. 105 al. 2 OJ). La possibilité de faire valoir des faits nouveaux ou de nouveaux moyens de preuve est dès lors très restreinte. Seules sont admissibles les preuves que l'instance inférieure aurait dû retenir d'office et dont le défaut d'administration constitue une violation de règles essentielles de procédure. En particulier, on ne saurait tenir compte, en principe, de modifications ultérieures de l'état de fait, car on ne peut reprocher à une autorité d'avoir constaté les faits de manière imparfaite si ceux-ci ont changé après sa décision (ATF 125 Il 217 consid. 3a p. 221 et la jurisprudence citée). Les recourantes invoquent des faits nouveaux et produisent des pièces nouvelles. Elles n'expliquent d'ailleurs pas pourquoi elles ont fait établir, après l'arrêt attaqué, les différentes attestations qu'elles produisent. Vu ce qui précède ces faits nouveaux et ces pièces nouvelles ne peuvent pas être pris en considération.