Citation: 7B_624/2024 E. 3.3.2

3.3.2. Le recourant considère que l'autorité précédente aurait admis à tort l'existence de graves soupçons laissant présumer une infraction visée à l'art. 269 al. 2 CPP. Il estime que les soupçons de la commission d'une infraction au sens de l'art. 191 CP au préjudice d'autres personnes que la plaignante devaient être qualifiés de "vagues", ne se fondaient "sur aucun motif objectif" ou ne dépassaient pas le stade de "suppositions existantes". Il ne conteste pas qu'il existait, au moment où le TMC a ordonné la mise en oeuvre de la surveillance secrète, certains soupçons de la commission d'une infraction pénale au préjudice de la plaignante. Il estime toutefois que la mesure ne visait pas à déterminer la situation en lien avec la plaignante, mais bien plutôt s'il avait commis d'autres infractions contre d'autres personnes. Or, à cet égard, il soutient que sa condamnation en 2016 et les faits dénoncés par la plaignante ne seraient, à eux seuls, pas suffisants pour établir l'existence de graves soupçons au sens de l'art. 269 al. 1 let. a CPP, dès lors qu'au moment de la mise en oeuvre de la mesure de surveillance litigieuse, il n'aurait existé aucun élément objectivement fondé et vérifiable. Il estime par conséquent que la mesure aurait été ordonnée de manière illicite et devrait être qualifiée de fishing expedition.