Citation: 6B_8/2024 E. 2.5

2.5. Le recourant se prévaut en outre de n'avoir jamais rien cherché à obtenir de l'intimée 2, et de n'avoir pas non plus cherché à lui faire adopter un certain comportement. Il indique en bref n'avoir concrètement pas eu d'autre but que celui de simplement assouvir ses pulsions pathologiques de contrôle, et n'avoir jamais rien exigé en retour de la précitée. Le recourant considère d'ailleurs qu'on ne saurait retenir qu'il aurait agi de manière intentionnelle. Il prétend n'avoir jamais eu l'intention de nuire à l'intimée 2; ce seraient son besoin pathologique de contrôle et sa paranoïa qui l'auraient poussé en de telles occasions à des comportements étranges ou répétitifs, voire même compulsifs. La critique est mal fondée en tant qu'elle concerne l'élément constitutif de l'induction d'un comportement par la contrainte. On rappellera que la cour cantonale a retenu que le recourant avait sciemment agi dans le dessein d'inquiéter l'intimée 2, et qu'il était parfaitement conscient que son comportement était propre à inciter celle-ci à prendre des dispositions pour échapper à son emprise. Or de telles mesures ont été prises, l'intimée 2 ayant entrepris différentes démarches pour tenter d'échapper aux agissements du recourant et d'y mettre un terme. À juste titre, la cour cantonale relève qu'elle s'est résignée à porter plainte, qu'elle a essayé d'expliquer la situation à son fils, qu'elle a changé de numéro de téléphone à plusieurs reprises et a déménagé. S'agissant de l'élément subjectif de l'infraction, le recourant conteste l'appréciation de la cour cantonale s'agissant de ce qu'il a voulu. Étant rappelé que le contenu de la pensée est un élément de fait (v. supra consid. 2.2), en prétendant n'avoir jamais eu l'intention de nuire à l'intimée 2 et en invoquant son besoin pathologique de contrôle et sa paranoïa pour expliquer les comportements qui lui sont reprochés, le recourant ne formule qu'une critique appellatoire qui est, dès lors, irrecevable ( supra consid. 1.1).