Citation: 2P.304/2004 15.12.2004 E. 3

La recourante invoque la liberté économique. Selon elle, le refus de déduire l'entier des charges liées à son activité l'empêche d'exercer sa profession comme elle l'entend et le peut compte tenu de son âge. Il est douteux que le grief de la recourante soit recevable car celle-ci se borne à émettre des affirmations toutes générales sur la liberté économique - qui au demeurant ne protège pas contre les impôts généraux (ATF 125 II 326 consid. 10c p. 347; 125 I 182 consid. 5b p. 198; 99 Ia 638 consid. 6 p. 647) - sans étayer ses propos au moyen d'une argumentation et de faits précis (art. 90 al. 1 lit. b OJ). Quoiqu'il en soit ce grief doit être rejeté sur le fond. Le refus de la déduction de la totalité des charges n'empêche pas la recourante de pratiquer en tant que psychologue. Elle a de toute façon exercé sa profession presque dix ans sans en retirer le moindre bénéfice. Or, la liberté économique protège toute activité économique privée, exercée à titre professionnel et tendant à la production d'un gain ou d'un revenu (ATF 128 I 19 consid. 4c/aa p. 29; 125 I 267 consid. 2b p. 269 et les arrêts cités). Ce sont d'ailleurs les pertes de toutes ces années qui font considérer que cette activité n'est pas maintenue pour des raisons économiques. En outre, il paraît douteux que la situation s'améliore puisque la recourante évoque son âge, entre autres raisons, pour justifier le peu de jours travaillés par année.