Citation: 5A_678/2023 E. 5.3.1

5.3.1. Suite à la séparation des parties, le recourant a pris en charge ses filles selon des modalités identiques à celles fixées jusqu'à présent, ce sans réduire le taux d'activité tel que pratiqué durant la vie commune, à savoir 100%. Cette constatation n'est pas discutée. Ainsi que l'a souligné la cour cantonale, l'on ne se situe donc pas ici dans l'hypothèse visée par la jurisprudence consistant à attendre d'un parent qui a réduit ou arrêté son activité professionnelle durant la vie commune qu'il la reprenne progressivement, selon les degrés de scolarité des enfants dont il a la charge (ATF 144 III 481 consid. 4.5). Déterminer si, lors de la séparation et vu les modalités de prise en charge des enfants telles que convenues entre les parties, le recourant aurait pu exercer son activité à un taux réduit peut être laissé indécis: dans la mesure où il a continué à travailler à temps plein, il ne peut actuellement prétendre à une réduction de son taux d'activité en se référant à la prise en charge conséquente de ses filles, singulièrement au fait qu'il se chargerait désormais en sus des repas de midi de l'une d'elles un lundi sur deux et les vendredis. À supposer avérée, cette augmentation de prise en charge reste par ailleurs légère et ne permet pas d'occulter les autres éléments de pondération retenus par la cour cantonale dans son appréciation, que l'intéressé ne nie pas, à savoir la minorité des enfants, la situation financière serrée des parties et la capacité de gain temporairement entravée de l'intimée.