Citation: I 576/01 27.06.2002 E. 4

4.- a) Il ressort du dossier constitué lors de l'instruction de la demande initiale de prestations que l'assuré était alors atteint, sur le plan physique, d'ostéoporose de l'homme jeune, d'une possible calciurie idiopathique, de rachialgies sur ostéoporose et de fibrosite dans le cadre d'un état anxio-dépressif (rapport des docteurs E.________ et F.________, de l'Hôpital X.________, du 25 avril 1989). Dans un rapport complémentaire, du 31 juillet 1989, le docteur E.________ précisait encore que l'intéressé serait apte à travailler à 100 % dans une activité légère à l'issue d'une période de 8 à 12 mois permettant au traitement mis en place de déployer ses effets. Dans un rapport établi le 23 janvier 1990, le docteur G.________ soulignait, par ailleurs, la survenue, quelque dix-huit mois auparavant, d'une périarthrite scapulo-humérale entraînant des difficultés à élever le bras droit au-delà de 90°. Une activité de surveillant, à 100 % était exigible selon ce médecin. Sur le plan psychique, la doctoresse H.________ évoquait une personnalité aux traits caractériels (traits paranoïaques non exclus) avec notion antérieure d'un alcoolisme actuellement en rémission, sans influence sur la capacité de travail de l'assuré (rapport du 19 avril 1990). Sur la base de ces différents avis médicaux et, en particulier de celui du docteur H.________, qu'elle a jugé en tous points convaincants, la cour de céans a, dans son arrêt du 28 juin 1991, retenu que le recourant était alors capable d'exercer une activité légère à plein temps et sans avoir à se soumettre au préalable à des mesures de réadaptation. Il n'y a pas lieu, dans le contexte de la présente procédure d'examiner à nouveau les critiques émises par le recourant à propos de cette évaluation psychiatrique, qui ont déjà été réfutées par la cour de céans. b) En comparaison de cette situation initiale, il ressort du rapport établi à la demande de l'assurance-invalidité par les docteurs A.________, B.________ et C.________ le 14 octobre 1999, que le recourant souffre actuellement d'un syndrome douloureux somatoforme persistant sous forme de lombalgies, de douleurs des épaules et des membres inférieurs, d'une tendinopathie de la coiffe des rotateurs avec rupture du sus-épineux bilatérale et conflit sous-acromial droit, d'un trouble anxieux et dépressif mixte, d'un trouble de personnalité paranoïaque, d'une ostéoporose traitée depuis 1989 ainsi que de troubles statiques et dégénératifs du rachis.