Citation: C 151/03 03.10.2003 E. 2

2.1 Les premiers juges ont exposé correctement et complètement les règles de droit et la jurisprudence applicable en l'espèce, notamment en cas de concours de motifs de suspension (DTA 1999 33 193), de recherche de travail et de participation à des mesures de marché du travail (art. 17 al. 1 et 59ss LACI) . On peut sur ce point renvoyer à leurs considérants. 2.2 Pour le mois de mai 2001, le recourant a fait état de trois offres d'emploi sans être en mesure au demeurant d'en donner les justificatifs requis tels que copies d'offres d'emploi ou réponses négatives. Certes, il n'existe pas de règle fixant le nombre minimum d'offres d'emploi qu'un chômeur doit effectuer. Cette question s'apprécie selon les circonstances concrètes au regard de l'obligation qui lui est faite de diminuer le dommage (Thomas Nussbaumer, Arbeitslosenversiche- rung, in : Schweizerisches Bundesverwaltungsrecht (SBVR), n° 701 et la note 1330). Dans le cas d'espèce, le nombre d'offres d'emploi doit toutefois, à l'instar des premiers juges, être qualifié d'insuffisant d'autant que le recourant ne paraît pas avoir réellement effectué l'une de ces trois offres. Qualitativement, elles doivent aussi être considérées comme insuffisantes dès lors qu'invité à étendre le champ de ses recherches, l'assuré s'est contenté de faire des offres correspondant à sa profession. Dans ces conditions, la qualification de faute légère de ce comportement n'apparaît pas critiquable et la sanction de dix jours de suspension du droit à l'indemnité demeure dans le cadre du pouvoir d'appréciation de l'administration, d'autant que le recourant n'invoque aucun argument pour justifier sa passivité.