Citation: 1P.196/2006 10.08.2006 E. 1

3.2 Les griefs présentés par les recourants ne satisfont pas à ces exigences minimales de motivation. En effet, s'agissant de la violation du principe de célérité, les recourants n'exposent pas de manière suffisante les circonstances qui permettraient de constater un retard injustifié à statuer. Ils se bornent du reste à alléguer que "l'affaire est simple à instruire", alors que les faits exposés sur une dizaine de pages dans la plainte pénale du 13 août 2005 ont également fait l'objet d'une procédure civile qui a donné lieu à deux arrêts du Tribunal fédéral (arrêts 5C.305/2005 et 5P.449/2005 du 18 avril 2006). Quant aux griefs tirés d'une violation des art. 9 Cst. et 6 par. 1 CEDH, dont on suppose qu'ils se réfèrent à "l'attitude" du Procureur général, ils ne précisent pas en quoi celui-ci aurait fait preuve d'arbitraire ou aurait empêché que la cause soit entendue dans un délai raisonnable.