Citation: 4A_126/2014 E. 1.2.2

1.2.2. La recourante oppose l'argumentation suivante: la commune avait conservé une certaine maîtrise de fait, en ce sens qu'elle lui avait imposé un "paquet ficelé", en particulier l'architecte et le nombre d'immeubles et d'appartements à construire. La commune avait en outre approuvé les plans de construction et s'était réservé le droit de contrôler l'entretien des immeubles. Un droit de retour anticipé était prévu en cas de faillite ou de mise en péril de la recourante. Enfin, la commune avait imposé un de ses hauts fonctionnaires au conseil d'administration de la constructrice. La recourante se prévaut aussi d'une critique doctrinale portée contre l'ATF 132 III 689, selon laquelle le propriétaire du fonds engagerait aussi sa responsabilité lorsqu'il octroie un droit de superficie dans un but comportant des risques d'immissions pour le voisinage; en l'occurrence, la commune de Lausanne aurait dû attirer explicitement l'attention du superficiaire sur l'existence du rapport géotechnique et exiger de son cocontractant qu'il mette en oeuvre les mesures nécessaires pour que les travaux de construction ne nuisent pas au propriétaire voisin ( PAUL-HENRI STEINAUER, note in DC 2007 64).