Citation: 8C_251/2016 E. 5.3.3

5.3.3. Par ailleurs, la cour cantonale a retenu le critère du degré et de la durée de l'incapacité de travail due aux lésions physiques en se référant à l'énumération des diverses périodes d'incapacité subies, d'un taux variable (100 % et 50 %) et interrompues par des périodes de pleine capacité, attestées jusqu'au 18 octobre 2005, date de la cessation définitive de l'activité. Elle a relevé, en outre, que l'intimé avait tenté, dans toute la mesure du possible, de reprendre son travail. En l'occurrence, la liste des périodes d'incapacité de travail établie par la cour cantonale mentionne toutefois plusieurs intervalles assez longs durant lesquels l'intimé était apte à travailler, en particulier les périodes du 21 février 2000 au 2 mars 2001 (plus de douze mois), du 30 avril au 15 décembre 2001 (plus de sept mois) et du 31 mars 2003 au 2 février 2004 (dix mois). En outre, l'incapacité de travail est largement liée à la surcharge psychique pesant sur le tableau algique. En effet le docteur I.________ a préconisé la reprise du travail à 100 % à partir du 1 er janvier 2000, au motif qu'il n'y avait pas d'explication objective à la persistance des douleurs (rapport du 17 février 2000). De son côté, le docteur J.________ a accepté d'attester une incapacité de travail de 50 % durant la période du 25 janvier au 20 février 2000, au motif que l'assuré alléguait ne pas pouvoir travailler toute la journée, mais il a ordonné la reprise du travail à 100 % après cette période (rapport du 29 février 2000). Quant au docteur K.________, il a refusé de prescrire l'interruption de l'activité en dépit des plaintes de l'intéressé (rapports des 24 novembre 2000 et 8 février 2001). Cela étant, l'incapacité de travail entière conduisant à la cessation totale et définitive de l'activité est due pour une large part à des facteurs psychiques, de sorte que l'existence du critère du degré et la durée de l'incapacité de travail liés aux seules lésions physiques doit être niée.