Citation: 6B_417/2017 E. A

Le 1 er décembre 2016, X.________ SA a déposé plainte contre A.________ et les organes de B.________ SA pour violation de la loi fédérale contre la concurrence déloyale (LCD; RS 241), gestion déloyale (art. 158 ch. 1 al. 3 CP) et violation du secret commercial (art. 162 CP). X.________ SA expliquait dans sa plainte être une régie immobilière se voyant, notamment, confier des mandats d'administrateurs ou de gérants de copropriétés. A.________, gestionnaire au sein de son département copropriétés, avait résilié son contrat de travail le 25 octobre 2016, pour le 31 janvier 2017. X.________ SA avait appris par la suite qu'il avait été engagé par la régie B.________SA. Avant son départ, A.________ avait annoncé à plusieurs copropriétés qu'il quittait X.________ SA pour rejoindre B.________ SA, alors qu'il lui avait été demandé de ne pas le faire. Ayant appris que la PPE C.________ prévoyait d'organiser une assemblée générale extraordinaire dans le but de résilier son mandat de gestion pour nommer B.________ SA à sa place, X.________ SA avait mis fin au contrat de travail de A.________ avec effet immédiat et lui avait fait interdiction de prendre contact avec toute personne liée à son activité en son sein. En prenant connaissance quelques jours plus tard du contenu d'un courrier du Conseil de copropriété de la PPE C.________, adressé à ses membres le 7 novembre 2016 en accompagnement de la convocation à l'assemblée générale susmentionnée, X.________ SA avait découvert qu'afin de détourner sa clientèle vers le nouvel employeur, A.________ avait annoncé, lors des séances qu'il avait eues avec les divers représentants des copropriétés, de manière fallacieuse, que son département copropriétés avait connu des démissions en masse et que les quelques employés restant étaient incompétents. Ces dénigrements avaient débuté avant même qu'il ne démissionne de son poste. A ce jour, seule la PPE C.________ avait résilié le mandat de gestion de X.________ SA. Cette dernière craignait toutefois que d'autres ne suivent. Par ordonnance du 8 décembre 2016, le Ministère public de la République et canton de Genève a refusé d'entrer en matière sur la plainte de X.________ SA.