Citation: 8C_509/2024 E. 6.2

6.2. Aux termes de l'art. 44 al. 6 LPGA - en vigueur depuis le 1 er janvier 2022 -, sauf avis contraire de l'assuré, les entretiens entre l'assuré et l'expert font l'objet d'enregistrements sonores, lesquels sont conservés dans le dossier de l'assureur. Comme retenu à juste titre par les premiers juges et contrairement à ce que défend la recourante, cette disposition ne s'applique qu'aux expertises ordonnées en vertu de l'art. 44 LPGA, à savoir celles mises en oeuvre par les assureurs (cf. arrêt 9C_452/2023 du 24 janvier 2024 consid. 5.2.2 in fine). D'une manière générale, l'art. 44 LPGA s'adresse uniquement aux assureurs, de sorte que les principes qui en découlent ne sont pas applicables aux expertises mises en oeuvre par les instances judiciaires cantonales (cf. JACQUES OLIVIER PIGUET, in Commentaire romand, Loi sur la partie générale des assurances sociales, 2018, n° 3 ad art. 44 LPGA; RENÉ WIEDERKEHR, in Kommentar zum Bundesgesetz über den Allgemeinen Teil des Sozialversicherungsrechts ATSG, 5 e éd. 2024, n° 29 ad art. 44 LPGA). Conformément à l'art. 61 LPGA, la procédure devant les tribunaux cantonaux des assurances est régie par le droit cantonal, le droit fédéral se limitant à fixer des exigences minimales, qui ne comprennent pas une quelconque obligation d'enregistrer les entretiens entre l'assuré et un expert judiciaire. L'arrêt vaudois cité par la recourante (AI 224/22 - 211/2023 du 8 août 2023), qui porte sur l'enregistrement sonore non exploitable d'une expertise ordonnée par l'assurance-invalidité sur la base de l'art. 44 LPGA, ne lui est d'aucun secours. On ajoutera que la recourante ne prétend pas que le droit cantonal genevois prévoirait une obligation d'enregistrement des entretiens entre les assurés et les experts mandatés par le tribunal cantonal. Son grief s'avère ainsi mal fondé.