Citation: C 206/04 18.01.2006 E. A

D.________, née en 1962, est ingénieur agronome de profession diplômée de l'Ecole X.________ et titulaire d'un doctorat en sciences naturelles. Elle a été engagée dès le 1er juin 1998 en qualité de déléguée médicale par la société Y.________ AG. Elle percevait à ce titre un salaire de 7'182 fr. 50 par mois. A la suite de la naissance de sa fille en 2000, elle a, par lettre du 1er novembre 2000, donné sa démission. Les rapports de travail avec son employeur ont pris fin le 4 février 2001. Au cours du mois d'avril 2001, D.________ s'est inscrite à l'assurance-chômage. La Caisse de chômage de l'Association des Commis de Genève lui a alloué du 2 avril au 31 juillet 2001 des indemnités journalières calculées sur la base d'un gain assuré de 5'746 fr. (7'183 x 80 %). A partir du 1er août 2001, D.________ est sortie de l'assurance-chômage. W.________ l'a engagée pendant la période du 1er août 2001 au 31 juillet 2002 en qualité de maître auprès de l'Ecole Z.________. Il s'agissait d'un emploi à temps partiel, selon un taux d'activité de 60 %. A ce titre, elle percevait un salaire mensuel de 5'972 fr. 30. Dès le 1er août 2002, D.________ s'est réinscrite à l'assurance-chômage. Jusqu'au 1er avril 2003, fin du délai-cadre d'indemnisation, la caisse lui a versé des indemnités journalières calculées comme précédemment sur un gain assuré de 5'746 fr. Dans les décomptes de prestations, elle a tenu compte du gain intermédiaire réalisé par l'assurée à partir du 1er septembre 2002 en qualité de professeur de biologie auprès de l'Institut V.________ qui l'avait engagée à temps partiel - soit à raison de 7 heures par semaine. Le 10 juin 2003, D.________ a présenté une demande d'indemnité de chômage, en sollicitant le versement de l'indemnité journalière à partir du 2 avril 2003. Elle indiquait qu'elle était disposée et capable de travailler à temps partiel, respectivement 60 % d'une activité à plein temps. Le 11 juin 2003, la caisse a procédé au calcul du nouveau gain assuré en se fondant sur le tableau du seco applicable lorsque le gain assuré est calculé dans un délai-cadre consécutif sur la base d'un gain intermédiaire (art. 37 al. 3ter OACI). Dans son calcul, il a fixé à 4'945 fr. le gain assuré dès le 2 avril 2003, date à partir de laquelle avait commencé à courir le nouveau délai-cadre d'indemnisation. Selon un décompte de la caisse du 12 juin 2003, relatif au droit de D.________ à l'indemnité dès le 2 avril 2003, le gain assuré effectif était de 4'121 fr., étant donné que le gain assuré de 4'945 fr. correspondait à un taux d'occupation de 72 % et que l'aptitude au placement de l'assurée était de 60 %. Le 7 juillet 2003, D.________ a contesté ce décompte, en demandant que le gain assuré soit fixé à 5'972 fr., avec effet dès sa réinscription au chômage le 1er août 2002, et qu'il ne soit pas tenu compte dans ce calcul des gains intermédiaires réalisés auprès de l'Institut V.________. Par décision sur opposition du 26 mars 2004, la caisse a confirmé son décompte du 12 juin 2003 relatif au droit à l'indemnité pendant le mois d'avril 2003. Dans une lettre séparée, datée également du 26 mars 2004, elle a avisé D.________ que le gain assuré aurait dû être adapté lors de sa réinscription au chômage en date du 1er août 2002, conformément à l'art. 37 al. 4 let. a OACI, et qu'elle allait effectuer les corrections nécessaires.