Citation: 9C_187/2023 E. 6.2.1

6.2.1. En ce qui concerne tout d'abord la force probante de l'attestation du 6 avril 2014 établie par C.________, le Tribunal administratif fédéral a exposé de manière circonstanciée, en se fondant sur des éléments concrets, pour quelles raisons cette attestation, tout comme les trois lettres rédigées entre 1968 et 1981, n'emportait pas sa conviction. En expliquant les motifs pour lesquels cette attestation ne comporterait pas la référence n° xxx, les recourants ne contredisent pas la constatation de la juridiction de première instance selon laquelle l'attestation ne comportait aucune indication précisant qu'elle se rapportait au bien qui a été identifié par la suite sous le n° xxx. De plus, en mentionnant la lettre rédigée par I.________, les recourants omettent que les juges précédents ont mis en évidence qu'elle avait mentionné l'arrivée d'une statuette en juin 1968, ce qui contredisait les déclarations de C.________ quant à l'acquisition de la statue par son père plus de six ans auparavant (en 1961). Ils font également fi des déclarations de E.________ pour le motif non pertinent en l'occurrence que l'OFDF n'aurait pas instruit la question de l'existence d'une exposition au mois d'avril 1981. Or le Tribunal administratif fédéral a constaté que les déclarations de F.________ et de E.________ ne coïncidaient pas avec le contenu des lettres qu'ils auraient rédigées, E.________ ayant même indiqué ne pas être l'auteur de la lettre, qu'il a qualifiée de "montage". Or les recourants ne s'expriment pas sur ces contradictions et ne les infirment dès lors pas. En opposant encore les déclarations de C.________ à celles de sa soeur, ils ne démontrent pas l'arbitraire du choix des premiers juges d'avoir suivi celles de D.________ et non celles de son frère. Il suffit de rappeler à cet égard que le Tribunal administratif fédéral a retenu que le témoignage de C.________ devait être largement relativisé puisqu'il s'était exprimé alors qu'il devait faire face aux reproches de l'autorité douanière quant à l'établissement de factures de complaisance et à son rôle de prête-nom pour l'obtention frauduleuse des régimes d'exportation et d'importation temporaire d'un objet non régulièrement mis en libre pratique en Suisse. Tel n'était au contraire pas le cas des déclarations de la soeur du prénommé qui n'était pas impliquée dans la procédure.