Citation: 5A_562/2013 E. 4

Dénonçant une application arbitraire (art. 9 Cst.) des art. 179, 276 al. 1 et 2, et 285 al. 1 CC, ainsi que la violation de son droit d'être entendu (art. 29 Cst.), le recourant se plaint d'avoir été condamné, sans explication à ce sujet dans la motivation de l'arrêt cantonal entrepris, à contribuer à l'entier des besoins pécuniaires de sa fille mineure, tels que calculés par la cour cantonale et non couverts par les allocations familiales, alors que la mère perçoit un salaire équivalent au sien. Le recourant soutient d'abord que seule une pension pour l'entretien de sa fille mineure devrait être fixée, puis s'en prend à sa condamnation à payer une contribution de 1'100 fr., correspondant à la totalité du coût de l'entretien de son enfant cadette, hors allocations familiales, alors que la mère - qui perçoit pourtant un salaire d'un montant équivalent au sien - est entièrement exonérée. Le recourant soutient que la solution retenue est choquante parce qu'elle viole l'art. 276 CC, qui prévoit que les deux parents sont solidairement responsables de l'entretien de l'enfant, et l'art. 285 CC, qui expose que l'entretien de l'enfant doit correspondre aux ressources des père et mère. Rappelant que l'autorité précédente a fixé le salaire perçu par le père et la mère respectivement à 5'727 fr. et 5'470 fr., le recourant critique le fait qu'il soit seul à couvrir les besoins d'entretien de sa fille, alors que l'arrêt entrepris ne contient aucune motivation expliquant le choix des juges cantonaux de mettre l'entier des besoins pécuniaires de l'enfant mineure à la charge du père et qu'il est impossible de déterminer les motifs qui ont conduit la cour cantonale à statuer en ce sens.