Citation: 2C_655/2020 E. 1.2

1.2. Le 16 novembre 2018, l'intéressée a été entendue par des collaborateurs du Service de la population du canton de Vaud (ci-après: le Service de la population). Elle a déclaré à cette occasion qu'elle et son mari vivaient séparés depuis le 8 août 2018. Elle a précisé que c'était son mari qui avait demandé la séparation, mais qu'il s'agissait d'une séparation provisoire et qu'ils envisageaient de faire à nouveau ménage commun dès que celui-ci reviendrait de l'armée autour du 12 décembre 2018. Elle a ajouté qu'ils s'aimaient toujours, se parlaient tous les jours et qu'elle avait besoin d'être avec lui. Elle a déclaré n'avoir jamais été victime de violence conjugale, son mari n'étant pas violent. Se déterminant sur le soupçon de mariage de complaisance émis par le Service de la population, l'intéressée a souligné qu'elle avait une situation stable dans son pays d'origine et qu'elle vivait dans une famille aisée.