Citation: 5A_110/2017 E. 1

Une audience s'est tenue le 12 septembre 2016, au cours de laquelle la requérante a fait la déclaration suivante: " Lorsque j'ai reçu le commandement de payer j'ai eu un choc. J'ai trouvé tellement injuste que l'on me réclame cette somme qui à mon avis n'est pas due que j'ai été incapable de réagir. J'ai fait un déni complet. J'ai alors augmenté ma médication contre la dépression. Mon fils s'est rendu compte de mon état et il m'a poussée à aller voir Me Rossel. Je ne me rappelle toutefois plus à quelle date c'était. C'est la première fois que je reçois un commandement de payer. Je vis actuellement avec l'AVS et je n'ai pas de problème pour payer mon loyer et ma caisse maladie. Ce commandement de payer m'a mise dans cet état car il me rappelle ma séparation qui est à l'origine de ma dépression depuis deux ans. Pour répondre à Me Rossel, lorsque mon fils m'a poussée à vous appeler, je crois que j'ai téléphoné le lendemain. " A.d. Par décision rendue sans frais à la suite de l'audience précitée et adressée le 26 septembre 2016 pour notification aux parties, la Présidente du Tribunal a rejeté la requête de restitution de délai. A.e. Par acte déposé le 7 octobre 2016, A.________ a recouru contre cette décision, concluant, avec suite de frais et dépens, à son annulation, à la restitution du délai d'opposition au commandement de payer en cause et au constat que dite opposition a été formée en temps utile. Outre la décision attaquée, elle a produit, à l'appui de son recours, un nouveau certificat médical du 5 octobre 2016, dont la teneur est notamment la suivante: " Cher Maître, Suite à votre demande, voici un complément d'information plus détaillée (sic) au sujet de Mme A.________ avec une chronologie plus précise des différents éléments de santé. É videment (sic) avant d'aller plus loin, je vous confirme la levée du secret médical confirmée par Mme A.________. Je suis depuis le mois de mai 2016, Mme A.________ en raison d'un état de stress important avec une tendance à un état anxio-dépressif. Mme A.________ est venue me consulter sur conseil de son entourage qui jugeait que Mme A.________ n'était plus apte à sortir de cette situation toute seul (sic). Le choix de venir me consulter fut décidé avec son entourage car j'ai suivi et soigné plusieurs personnes de son entourage pour différents problèmes psychiques avec succès. Son état psychique s'est aggravé progressivement de sorte qu'une médication a été nécessaire afin de la soutenir le temps que le travail de fond puisse faire effet. Durant cette période, la patiente a utilisé son entourage proche pour gérer son quotidien car elle était inapte à prendre des décisions et évaluer la situation de manière objective et rationnelle. Malheureusement, alors qu'elle était déjà très fragile, la réception du recommandé a complètement décompensée (sic) Mme A.________, qui a sombré dans un état mélancolique à domicile, résignation et d'évitement par rapport à tout stress extérieur. Lorsque Mme A.________ est revenue à ma consultation le 22 juillet, je me suis rendue (sic) compte de la sévérité du problème et ai proposé à Mme A.________ de se faire aider par une personne de confiance pour le quotidien administratif et de contacter un avocat de son choix pour le côté juridique, ce qu'elle m'a indiqué avoir fait quelques jours auparavant. La situation générale évolue lentement mais vers le mieux, bien que l'audience au tribunal ai (sic) entraîné une rechute globale de son état psychique. Actuellement, Mme A.________ n'est toujours pas apte à gérer avec fiabilité ses affaires administratives et financières. Recevez, Cher Maître, mes meilleures salutations. Dr C.________ [avec timbre humide et signature manuscrite] " A.f. Par décision du 10 octobre 2016, la Présidente de la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal vaudois, autorité cantonale supérieure de surveillance, a admis la requête d'effet suspensif contenue dans le recours. A.g. Par arrêt du 19 décembre 2016, expédié le 23 janvier 2017, la Cour des poursuites et faillites a rejeté le recours et confirmé le prononcé attaqué.