Citation: 5A_413/2022 E. A

A.a. A.________, née en 1965 à U.________ (Colombie), de nationalité suisse, et B.________, né en 1977 à V.________ (Cuba), ressortissant cubain, se rencontrés lors d'un voyage à Cuba effectué par la prénommée en octobre 2015. Après le retour en Suisse de A.________, la relation du couple s'est déroulée essentiellement à distance, sous réserve d'un second voyage de celle-ci à Cuba du 2 octobre au 3 novembre 2017. En 2016, les intéressés ont toutefois cherché à se revoir et ont déposé, dans ce but, une demande de visa touristique en faveur de B.________ auprès des autorités suisses compétentes, mais ont essuyé un refus. A compter de cette décision, ils ont projeté de se marier. A.b. Dans le courant de juin 2016 et au cours des mois suivants, alors qu'ils constituaient un dossier en vue de demander un visa pour B.________, cette fois-ci, afin de pouvoir célébrer leur mariage en suisse, le couple a échangé divers courriels portant notamment sur l'état civil du futur époux, alors marié à une tierce personne, C.________. Lors de ces échanges, B.________ a entretenu un certain flou sur le moment de l'introduction, ainsi que sur l'état d'avancement de la procédure de divorce qu'il indiquait avoir intentée à l'encontre de cette dernière, une ressortissante espagnole selon ses dires.