Citation: 5D_170/2014 E. 5.2

5.2. Le grief confine à la témérité. Tant la présidente ( p. 6 let. a ) que la cour cantonale ( p. 7 let. a ) ont rappelé que le juge examine la situation à la « date de l'introduction de la nouvelle poursuite ». Certes, le premier juge a constaté que le salaire mensuel net de l'intéressée en 2013 était de 5'663 fr.40, payé treize fois l'an, c'est-à-dire un salaire annualisé de 6'135 fr.35 par mois, et qu'il avait été augmenté en 2014 à 5'778 fr.50, d'où un salaire annualisé de 6'260 fr.05 par mois ( p. 3 ch. 5a ); dans ses considérants, il a expressément retenu que, « compte tenu du fait que l'on doit se placer au moment de l'ouverture de la poursuite, le montant annualisé du salaire de la demanderesse [recourante] est de 6'135 fr.35 net par mois » ( p. 7). L'autorité précédente s'est fondée sur ces mêmes chiffres ( p. 4 ch. 5a ). Contrairement à ce qu'affirme la recourante, les juridictions cantonales ont ainsi fixé le retour à meilleure fortune sur la base du revenu réalisé en 2013, sans tenir compte de l'augmentation salariale à compter du 1er janvier 2014.