Citation: 6B_48/2016 E. 2.2

2.2. Le recourant se prévaut d'une violation de l'art. 286 CP ainsi que d'un établissement inexact des faits en violation du droit. Singulièrement, il rappelle qu'il existe des différences importantes entre l'état de faits rapporté par la police et ses propres déclarations, alléguant qu'elles ont été entièrement ignorées par les autorités appelées à statuer. Il soutient que l'opinion des juges d'appel, qui n'ont pas tenu compte des déclarations à sa décharge, ne peut être maintenue, car le rapport de police relatant les événements du 11 février 2014 ne constitue pas une vérité absolue, mais une appréciation des faits par des personnes qui peuvent avoir des sentiments négatifs à son encontre. Afin de prouver la véracité de ses déclarations ainsi que l'inexactitude du rapport de police, le recourant rappelle qu'il avait requis, devant les instances judiciaires précédentes, la production du journal d'engagement de la police du 11 février 2014, en soutenant que ce document aurait permis de vérifier la chronologie des faits, démontrant ainsi - entre autres - que l'intervention de la police s'était effectivement déroulée beaucoup plus vite que ce qui est indiqué dans le rapport de police. Contrairement à un tel rapport, un journal d'engagement est un document de l'administration courante qui est établi tous les jours. A son avis, ce moyen de preuve aurait permis d'examiner la crédibilité de ses déclarations et la véracité du rapport de police d'une manière neutre et impartiale. Dans la mesure où les deux instances judiciaires précédentes ont refusé cette requête de preuve, le recourant estime que le principe " in dubio pro reo " a été contourné. A son avis, cela constitue une grave violation de son droit d'être entendu, car ce refus a permis de qualifier le rapport de police et l'intégralité des déclarations des agents de la police de véridiques, tandis que l'intégralité de ses déclarations ont été qualifiées de fausses.