Citation: 6B_750/2008 11.10.2008 E. 1

Selon la Cour cantonale, le juge d'instruction n'était pas tenu d'auditionner le plaignant dès lors que celui-ci avait expressément indiqué dans sa plainte du 21 novembre 2007 ne pas souhaiter être entendu par ce magistrat et que depuis lors, il n'était aucunement revenu sur ses premières déclarations. L'autorité cantonale a ajouté que, même si le plaignant n'avait pas renoncé à son droit d'être entendu, le juge d'instruction pouvait se dispenser de l'entendre attendu que d'autres investigations lui étaient d'emblée apparues nécessaires (cf. SJ 1986 p. 473 n. 3.5). En effet, il avait dûment fait verser au dossier l'inventaire - dressé par l'Office des faillites et communiqué le 12 juillet 2007, soit la veille de la période incriminée dans la plainte du 12 novembre 2007 (13 et 27 juillet 2007) - des biens répertoriés dans la villa. Or, il n'en ressortait l'existence ni d'une icône, ni de pneus montés sur jantes. Il n'apparaissait pas non plus que certains effets personnels eussent été laissés à la disposition du père du recourant; à tout le moins, rien ne permettait de croire que le passeport grec du père du recourant ainsi que cent-vingt classeurs de contrats et archives commerciales eussent figuré au nombre de ces objets. La cour cantonale a ajouté que la production au dossier des procès-verbaux dressés lors des transports sur place n'aurait rien changé à ces constatations, dès lors que le but de ces actes d'investigation pénale n'étaient pas de recenser les biens se trouvant dans la villa, mais d'identifier et de saisir ceux susceptibles d'établir la vérité. Il apparaît ainsi que, sur ce point, la décision attaquée comporte plusieurs motivations indépendantes et suffisantes pour sceller le sort de la cause. Cela étant, il incombait au recourant, sous peine d'irrecevabilité, de démontrer que chacune d'entre elles était contraire au droit (ATF 133 IV 119), ce qu'il n'a pas fait. Dépourvu en effet de toute argumentation au sujet de l'application faite par la Chambre d'accusation de l'art. 132 CPP/GE, le recours est insuffisamment motivé. 3.3 Sur le vu de ce qui précède, ce dernier doit être déclaré irrecevable en application de l'art. 108 al. 1 let. a LTF.