Citation: 5A_368/2016 E. 3.4

3.4. Cette critique est mal fondée. Comme l'ont retenu avec raison les magistrats précédents, la recourante a eu l'occasion de s'exprimer sur l'intégralité de la procédure; quoi qu'elle en dise, l'ordonnance du 2 avril 2015 lui offrait aussi la possibilité de se prononcer sur les écritures des autres parties, ce qu'elle a fait au demeurant en concluant au déboutement sur le fond des intimées. Quant à la possibilité de participer à l'administration des preuves, la recourante part de l'idée erronée qu'il ne lui était plus possible de proposer de moyens de preuve ou de remettre en cause les preuves administrées; or, la juridiction cantonale a constaté que le premier juge avait expressément réservé la suite de la procédure, en sorte que la phase probatoire n'était pas encore (définitivement) close, ce que la recourante ne conteste d'ailleurs pas. L'avis de l'autorité précédente peut être confirmé, d'autant qu'une audience de plaidoiries finales, à laquelle l'intéressée a participé, a encore eu lieu postérieurement, à savoir le 17 septembre 2015. Dès lors que ni dans l'intervalle, ni à l'occasion de cette audience - lors de laquelle elle a pu discuter derechef la position des autres parties -, la recourante n'a sollicité d'autres mesures probatoires, elle ne saurait se plaindre d'une violation de son droit d'être entendue dans de telles circonstances. Au surplus, elle ne précise pas non plus, dans le présent recours, quelles preuves pertinentes auraient encore dû être administrées, ni à quels arguments elle n'a pas eu l'occasion de répondre. Le grief de violation de l'art. 29 al. 2 Cst. est infondé, ce qui scelle le sort du moyen pris de la violation de l'art. 53 CPC, puisque cette norme n'a pas de portée propre en l'espèce ( cf. supra, consid. 3.1).