Citation: 8C_877/2018 E. 7.2

7.2. Les arguments sont mal fondés. En effet, l'expertise pluridisciplinaire a été mise en oeuvre justement pour combler le manque d'instruction - quant à l'étiologie des douleurs persistantes - reproché par les juges cantonaux dans leur premier arrêt du 19 février 2015. En outre, la recourante n'explique pas en quoi le traitement indiqué par la doctoresse E.________ serait susceptible de mettre en cause les conclusions du rapport d'expertise en particulier sur la question de sa capacité de travail résiduelle. On notera d'ailleurs que les médecins de la PMU ont reconnu le caractère incapacitant des douleurs chroniques du pouce et du poignet droit. Par ailleurs, selon les constatations de la cour cantonale, l'existence d'un CRPS a bel et bien été examinée par les experts, lesquels ont reconnu la survenance de deux épisodes. Ils ont relevé en particulier qu'après une consultation du 7 octobre 2013, le docteur H.________ (spécialiste en chirurgie de la main) avait rappelé qu'après sa reprise chirurgicale du pouce en novembre 2010, la recourante avait développé un CRPS mais qu'il n'avait toutefois pas décrit de manifestations de CRPS lors de la consultation du 7 octobre 2013. Toujours selon les constatations de la cour cantonale, lors de leur examen, hormis l'hyperesthésie diffuse décrite du membre supérieur droit, les experts n'ont pas relevé d'argument pour la poursuite d'un CRPS, si bien qu'ils concluent que le second épisode a débuté au plus tôt en juin 2012 et a pris fin au plus tard le 7 octobre 2013. La recourante ne se prévaut d'aucune pièce médicale permettant de mettre en doute ces constatations. En définitive, par ses arguments, la recourante ne démontre pas en quoi la juridiction cantonale aurait établi les faits de façon manifestement inexacte ou en violation du droit. Il s'ensuit que le recours se révèle mal fondé et doit être rejeté.