Citation: 5A_861/2022 E. 3.2

3.2. Il ressort de l'arrêt attaqué que, sur la base d'un extrait de la décision de répartition intercantonale du fisc vaudois du 10 novembre 2021, l'autorité de première instance avait retenu que la fortune de l'époux s'élevait à 8'682'190 fr., que son revenu de l'activité principale salariée était de 310'261 fr. par an et que le revenu de sa fortune se montait à 84'612 fr. par an. La cour cantonale a précisé que l'autorité cantonale de première instance avait considéré qu'il n'était pas possible de déterminer le montant de l'excédent à répartir entre époux, faute d'éléments suffisants sur les revenus de l'époux. Elle a relevé que l'époux n'avait fourni que peu d'éléments sur sa situation financière, en particulier sur les honoraires perçus en lien avec ses nombreux mandats d'administrateur, et qu'il alléguait une charge fiscale peu compatible avec des revenus prétendument limités à une rente AVS et un revenu locatif. Il avait cependant admis disposer d'une fortune importante et allégué assumer des charges mensuelles de l'ordre de 26'000 fr. La juridiction précédente a jugé que c'était ainsi à bon droit, à tout le moins sous l'angle de la vraisemblance, que l'autorité de première instance avait retenu que l'époux était en mesure d'assurer le maintien du train de vie des deux parties, en dépit de la séparation, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer de manière détaillée sur ses revenus et charges effectifs. Elle a en outre relevé qu'il n'était pas contesté que, durant la vie commune, l'époux assurait à l'épouse un train de vie très confortable.