Citation: 5A_505/2014 E. 3.2

3.2. En l'espèce, force est de constater que le recours ne satisfait pas aux exigences de motivation rappelées ci-dessus. Ignorant la nature de la décision querellée, le recours se fonde principalement sur la violation des art. 450c et 274 al. 2 CC, la critique tirée de l'établissement inexact des faits (art. 97 al. 1 LTF) se confondant à l'évidence avec la violation alléguée de cette dernière disposition. Pour le surplus, le recours ne fait état d'aucun grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) et, sous couvert notamment d'une violation des art. 3 ch. 1, 6 ch. 2 et 9 ch. 1 et 3 de la Convention de New York du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant (RS 0.107), consiste en une critique purement appellatoire, qui se limite à présenter une appréciation de l'intérêt de l'enfant différente de celle retenue par l'autorité cantonale en reprenant très largement la motivation du recours cantonal. En plus de ne pas être motivée de manière conforme au principe d'allégation, une telle critique ne s'en prend pas utilement à la double motivation de la juge précédente, ce qui la rend irrecevable. Quant au grief fondé sur le prétendu déni de justice (art. 94 LTF) qu'aurait commis la cour cantonale en ne statuant pas "explicitement " sur la requête de mesures superprovisionnelles tendant à la suspension provisoire du droit de visite de l'intimé, outre qu'il n'est pas non plus motivé de manière conforme aux règles susrappelées, il est inconsistant et frise la témérité. Il va de soi que le refus de l'effet suspensif implique nécessairement, sans qu'il soit besoin de le formuler expressément, le rejet de la requête en suspension provisoire du droit de visite.