Citation: 6B_1263/2019 E. 1.2

1.2. Selon l'autorité précédente, le recourant n'avait jamais contesté l'importance du dépassement de vitesse enregistré le 17 octobre 2017, mais avait nié avoir alors conduit le motocycle concerné, dont il était le détenteur. Après avoir pris connaissance de la photographie prise par le radar, le recourant avait prétendu savoir qui conduisait son motocycle au moment des faits, mais avait refusé de révéler l'identité de cette personne. Entendus par la police, le père et la mère du recourant avaient exclu avoir conduit le motocycle au moment des faits, tandis que ses deux frères n'avaient pas souhaité s'exprimer à ce sujet ou avaient indiqué ne pas s'en souvenir. Le père et la mère du recourant, qui seuls avec ce dernier étaient titulaires du permis de conduire nécessaire, avaient déclaré emprunter très rarement le motocycle concerné. Aucun membre de la famille n'avait fourni son emploi du temps pour la soirée en question ni ne disposait alors du double de la clé du motocycle. Le recourant avait quant à lui concédé n'avoir qu'une clé pour cet engin. Ce dernier s'était contredit ou avait donné une explication peu convaincante concernant un domicile ou une résidence - à C.________ - différente de son adresse officielle à B.________. Or, ladite adresse se trouvait à cinq minutes, par la route, du lieu de l'infraction, et le conducteur avait, au moment des faits, circulé dans sa direction, à une heure de la soirée où l'on est, en semaine, susceptible de regagner son foyer. Selon la cour cantonale, le recourant avait refusé sans raison valable de donner l'identité du tiers avec lequel il aurait vécu à C.________, ce qui permettait de douter de la réalité d'un domicile en ce lieu. L'intéressé avait d'ailleurs également indiqué qu'à l'époque des faits l'appartement en question était habité par un membre de sa famille, en refusant de révéler son identité. Ainsi, il apparaissait peu probable qu'un proche, ne disposant pas de l'unique clé du motocycle, résidant à D.________ ou à proximité de E.________, eût emprunté cette machine afin de circuler en direction du domicile du recourant, un jour de semaine et à une heure avancée de la soirée. Le recourant, qui avait déjà été condamné pour des infractions aux règles de la circulation routière en 2011 et 2012, connaissait pour sa part les conséquences de telles infractions. Il convenait ainsi de retenir que celui-ci avait bien commis l'excès de vitesse en question.