Citation: I 696/02 21.07.2003 E. 2

Les premiers juges ont fixé le degré d'invalidité de l'assurée à 5 % et dénié en conséquence le droit de celle-ci à une mesure de reclassement. En particulier, ils ont estimé que pour déterminer le revenu d'invalide de G.________, l'on ne pouvait se fonder sur le salaire que celle-ci réalisait auprès de l'entreprise W.________ SA. En effet, elle venait à peine d'être engagée au sein de cette entreprise, si bien qu'il ne s'agissait pas d'un rapport de travail suffisamment stable et durable pour être représentatif de sa capacité de gain en tant que personne invalide. Ils ont dès lors fait recours aux données salariales statistiques et arrêté son revenu d'invalide à 40'500 fr. ce qui, comparé au revenu sans invalidité de 42'900 fr. (montant que l'assurée aurait obtenu de son ancien employeur en 2001), donnait un taux d'invalidité nettement en dessous du seuil de 20 % à partir duquel la jurisprudence reconnaît le droit à un reclassement. La juridiction cantonale a également nié que les conditions d'une aide au placement fussent remplies dans le cas d'espèce, jugeant que l'assurée était en mesure, vu la nature de ses troubles, de retrouver par elle-même un emploi adapté à son état de santé.