Citation: 9C_472/2023 E. 5.3

5.3. En l'occurrence, la juridiction de première instance a constaté que le diabète, la maladie thyroïdienne, les problèmes visuels (diplopie) et le trouble de l'humeur (symptômes dépressifs) n'avaient, sous l'angle de la connexité matérielle, à tout le moins en juillet 2018 et ensuite, pas entraîné d'effets incapacitants propres et distinguables de ceux de la sclérose en plaques, qui constitue l'affection principale et centrale. En ce qu'il se limite à affirmer que l'aggravation de son invalidité en 2018 est "au moins pour partie due à une nouvelle cause d'invalidité, qui n'avait pas causé d'incapacité de travail significative et durable jusqu'à maintenant" et à en déduire que la Caisse de pensions doit lui verser des prestations d'invalidité, le recourant ne démontre pas que et en quoi les constatations de l'instance précédente seraient arbitraires ou autrement contraires au droit. Or les premiers juges ont expliqué de manière circonstanciée, en se référant aux avis médicaux versés au dossier (cf. rapports des docteurs E.________, spécialiste en médecine interne générale et en endocrinologie-diabétologie, du 2 avril 2022, et F.________, expert auprès de la Cour d'Appel de U.________, du 18 mars 2020), que le diabète, la maladie thyroïdienne, la sclérose en plaques (y compris la diplopie) et le trouble de l'humeur forment ensemble un tableau - clinique - polypathologique et que même si chaque maladie a un retentissement particulier, leurs conséquences s'additionnent et s'entremêlent entre elles. En particulier, le diabète du recourant s'était décompensé et aggravé en été 2018, non pas de manière autonome, mais dans le sillage et comme conséquence d'une poussée de la sclérose en plaques. A cet égard, il ressort effectivement du rapport du docteur E.________, que l'assuré est atteint d'un diabète de type 1 depuis 2002, très instable, qui s'est décompensé à la suite de la poussée de sclérose en plaques survenue en été 2018 (rapport du 24 octobre 2018). Dans ces circonstances, le recourant ne saurait rien tirer en sa faveur de l'absence d'incapacité de travail "significative et durable" occasionnée par son diabète avant l'été 2018. Pour le surplus, il ne conteste pas les constatations cantonales, selon lesquelles son trouble de l'humeur n'a pas fait l'objet d'un diagnostic précis et selon lesquelles le dossier ne contenait pas d'éléments qui auraient mis en évidence une nature et une intensité des symptômes dépressifs éventuellement susceptibles d'entraîner une incapacité de travail propre. Le recours est mal fondé sur ce point également.