Citation: 9C_482/2007 16.04.2008 E. A

A.a D.________, née en 1963, travaillait en qualité de secrétaire pour la société X.________. Peu après la naissance, en mars 1997, de son premier enfant a été diagnostiquée chez elle une thyroïdite silencieuse avec hypothyroïdie; elle s'est également plainte d'une exacerbation de douleurs lombaires et cervicales ainsi que d'un important état de fatigue. Elle a repris son activité durant quelques jours avant de cesser définitivement de travailler. Son employeur l'a licenciée pour la fin du mois de septembre 1997. Le 21 juillet 1998, la prénommée a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. L'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (ci-après: l'office AI) a recueilli les avis des médecins consultés par l'assurée, les docteurs S.________, B.________ et P.________, et requis du Centre d'observation médicale de l'assurance-invalidité (COMAI) sis à l'Hôpital Z.________ la réalisation d'une expertise. Dans leur rapport du 1er novembre 2001, les experts ont retenu, entre autres diagnostics, ceux de fibromyalgie, de forte suspicion de syndrome de fatigue chronique et de trouble de l'adaptation avec composantes dépressives et sociales dans le cadre d'une maladie somatique chronique. Si la présence d'une fibromyalgie ou d'un syndrome de fatigue chronique pouvait justifier en temps normal la reconnaissance d'une capacité de travail de 50 %, celle-ci était complètement anéantie dans le cas particulier par l'existence de troubles de l'adaptation surajoutés; dans l'accomplissement de ses tâches ménagères, l'assurée disposait en revanche d'une capacité oscillant entre 25 et 33 %. Après avoir sollicité du COMAI des informations complémentaires, l'office AI a, par décision du 30 mai 2002, rejeté la demande de prestations de l'assurée, motif pris que les troubles douloureux dont souffrait l'assurée ne présentaient pas de caractère invalidant au sens de la loi. Le 31 mars 2004, le Tribunal cantonal des assurances sociales de la République et canton de Genève a admis le recours formé par l'assurée et lui a alloué une demi-rente d'invalidité à compter du 1er octobre 1998. Saisi d'un recours interjeté par l'office AI, le Tribunal fédéral des assurances l'a admis le 29 mars 2006 et a renvoyé la cause à l'administration pour qu'elle ordonne une nouvelle expertise interdisciplinaire comprenant un examen rhumatologique et un examen psychiatrique (arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 278/04). A.b En exécution de l'arrêt du Tribunal fédéral des assurances, l'office AI a confié la réalisation d'une expertise à la Clinique Y.________. Dans leur rapport du 25 septembre 2006, les experts n'ont pas retenu l'existence d'une maladie physique ou psychique retentissant de façon significative sur la capacité de travail dans l'activité exercée avant l'interruption de 1997; le comportement d'invalide adopté par l'assurée était à leur avis très largement conditionné par des facteurs sortant du champ médical proprement dit. Se fondant sur les conclusions de cette expertise, l'office AI a, par décision du 4 décembre 2006, rejeté la demande de prestations de l'assurée.