Citation: 6A.10/2003 07.04.2003 E. D

Le 4 octobre 2002, le Service pénitentiaire a proposé de refuser la libération conditionnelle à X.________. Il rappelait d'abord que l'intéressé avait fait l'objet d'une expertise psychiatrique, établie le 6 novembre 2000, qui faisait état d'une personnalité émotionnellement labile, de type borderline, ainsi que de troubles mentaux et du comportement liés à la consommation de substances psychoactives multiples, dont l'héroïne. Il rappelait également que, selon cette expertise, l'intéressé consommait des drogues depuis l'adolescence, que, malgré des traitements de plusieurs années, il n'était pas parvenu à se passer de substances illicites et que le seul moyen de le stabiliser était de poursuivre la cure de substitution à la méthadone. Le Service pénitentiaire relevait ensuite que l'intéressé persistait à enfreindre la loi, notamment en matière de stupéfiants, qu'il n'avait pas su profiter des occasions offertes, tant au niveau thérapeutique que judiciaire, et qu'il paraissait ancré dans la toxicomanie et la délinquance depuis de nombreuses années. Il déplorait que l'intéressé n'ait proposé aucun projet concret de traitement ni entrepris aucune démarche pour se soigner ou développer ses projets professionnels, ajoutant que le traitement à la méthadone apparaissait inefficace, vu la récidive persistante de l'intéressé. Evoquant la consommation récente de cocaïne et l'évolution défavorable de l'intéressé, le Service pénitentiaire estimait que seul un cadre très strict lui permettrait d'évoluer positivement. Selon lui, s'il devait être libéré, l'intéressé se trouverait dans une situation identique à celle prévalant lors de la commission des infractions et le risque de récidive est plus élevé que celui inhérent à tout élargissement anticipé.