Citation: 5A_257/2019 E. B

B.a. Le 13 juillet 2004, C.A.________ et sa mère ont ouvert " action tendant au partage en attribution d'une entreprise agricole " contre A.A.________ et B.A.________, concluant au partage de la succession de feu D.A.________, à l'attribution de l'entreprise agricole à C.A.________ à la valeur de rendement moyenne de 383'863 fr. ainsi qu'à la condamnation de A.A.________ et B.A.________ au paiement de la somme de 15'000 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 12 juillet 2004, solidairement entre elles. A.A.________ et B.A.________ ont quant à elles conclu à titre préalable à la réalisation d'une nouvelle expertise pour déterminer notamment, sur la base des nouvelles dispositions légales applicables, si l'exploitation de feu D.A.________ pouvait être considérée comme une entreprise agricole au sens de la LDFR. A titre principal, les soeurs A.________ ont conclu au partage de la succession, à l'attribution à leur frère de la maison construite sur la parcelle no 1364 de la commune de X.________ à sa valeur vénale, subsidiairement à une valeur médiane entre la valeur vénale et la valeur de rendement; dans tous les cas, E.A.________ et C.A.________ devaient être condamnés à leur verser solidairement la somme de 15'000 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 2 novembre 2014. Une expertise ainsi qu'un complément ont été réalisés par la société F.________ Sàrl. Le 7 décembre 2010, E.A.________ et C.A.________ ont indiqué à leurs parties adverses qu'ils circonscrivaient le litige à l'attribution de l'entreprise agricole au second nommé à la valeur de rendement moyenne de 383'863 fr. A.A.________ et B.A.________ n'ont pas réagi dans le délai imparti pour ce faire. Dans leurs dernières conclusions prises à l'issue de la clôture de l'instruction, E.A.________ et C.A.________ ont repris les conclusions de leur demande principale, renonçant néanmoins à la conclusion en paiement prise à l'encontre de A.A.________ et B.A.________. Celles-ci ont en revanche articulé de nouvelles conclusions tendant préalablement à ce que C.A.________ fût astreint à rapporter à la succession la somme totale de 897'437 fr. 15; à titre principal, au partage de la succession ainsi qu'à la commission d'un expert dans le but de liquider le régime matrimonial des époux feu D.A.________ et E.A.________, d'établir la valeur nette de la succession, les parts de tous les héritiers et la soulte leur revenant compte tenu de la valeur à laquelle le domaine agricole était attribué à leur frère; à titre subsidiaire, au partage de la succession et à l'attribution du domaine agricole à leur frère à la valeur de rendement de 1'459'672 fr.; en tout état de cause, à la condamnation de E.A.________ et C.A.________ au versement en leur faveur de la somme de 19'400 fr. à titre de dommages-intérêts. Statuant le 10 avril 2014, le juge du tribunal de district de Monthey (ci-après: la/le juge de district) a constaté que les parties avaient le droit au partage immédiat de la succession de feu D.A.________ (1), attribué l'entreprise agricole de celui-ci à C.A.________, lequelentendait l'exploiter lui-même et en paraissait capable (2). L'entreprise agricole était attribuée à la valeur de rendement de 390'362 fr., montant imputé sur la part de l'attributaire (3), toutes autres ou plus amples prétentions étant rejetées dans la mesure de leur recevabilité (4). Les frais judiciaires, arrêtés à 50'000 fr., ont été répartis à raison de 1/20ème à la charge de E.A.________ et C.A.________ et à raison de 19/20ème à la charge des soeurs A.________, solidairement entre elles (5), celles-ci se voyant par ailleurs également condamnées à verser des dépens de 50'400 fr., solidairement entre elles (6). B.b. A.A.________ et B.A.________ ont fait appel du jugement, réclamant à titre principal que l'entreprise agricole fût attribuée à leur frère à une valeur de rendement de 1'459'672 fr., subsidiairement 690'406 fr. ou à la valeur actuelle du domaine si celle-ci était supérieure; à titre subsidiaire, elles réclamaient le renvoi de la cause à l'autorité inférieure pour estimation de la valeur actuelle du domaine agricole. Le 10 février 2016, la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais a partiellement admis l'appel et annulé le point 3 du premier jugement, renvoyant la cause à l'autorité de première instance pour nouveau jugement après instruction complémentaire. Le sort des frais et dépens de la procédure d'appel, fixés à 10'000 fr., respectivement 12'000 fr., devait également être réglé par le premier juge. B.c. B.c.a. La juge de district a demandé à l'office de l'économie animale (ci-après: OEA) du service cantonal de l'agriculture d'estimer la valeur de rendement de l'entreprise litigieuse, en application de l'art. 87 LDFR. L'OEA a chiffré cette valeur à 490'874 fr. par décision du 15 juin 2016; celle-ci n'a pas été entreprise et est entrée en force. E.A.________ est décédée le 11 août 2016. C.A.________, en tant qu'unique héritier suite à l'exhérédation de ses soeurs, est devenu seul demandeur au procès après avoir accepté la succession. A.A.________ et B.A.________ ont relevé à l'adresse de la juge de district que leurs conclusions pouvaient être revues à la baisse à concurrence de la valeur retenue par l'OEA. Les pourparlers transactionnels entre les parties ont échoué. B.c.b. Par courrier du 12 janvier 2017, A.A.________ et B.A.________ ont soutenu avoir appris que, contrairement à ce qu'il aurait toujours prétendu, leur frère C.A.________ n'aurait jamais suivi de formation à l'Institut agricole de Grangeneuve. Elles ont donc exigé qu'il soit enjoint à l'intéressé de " déposer la preuve d'un titre justifiant de sa formation d'agriculteur et de sa capacité à exploiter le domaine ". Par ordonnance du 3 février 2017, la juge de district a refusé la requête, précisant que son examen se limitait à la valeur de rendement de l'entreprise agricole litigieuse, conformément à l'arrêt de renvoi. La magistrate a au surplus précisé que l'attribution de l'entreprise à C.A.________ n'avait jamais été contestée au cours des douze années de procédure. L'ordonnance n'a fait l'objet d'aucun recours. Dans leur mémoire-conclusions du 3 avril 2017, A.A.________ et B.A.________ ont demandé à ce que le droit au partage immédiat de la succession soit constaté, à ce que l'entreprise agricole soit attribuée en bloc à " l'héritier à même de l'exploiter lui-même et qui en para[issait] capable ", à ce qu'elle soit attribuée à la valeur de rendement totale de 490'874 fr., imputée sur la part de l'héritier à laquelle elle revenait et à ce que les frais de l'intégralité de la procédure soient mis à la charge de leur frère. C.A.________ a quant à lui souligné que seule la question de la valeur de rendement de l'entreprise agricole devait encore être réglée, à l'exclusion de toute autre question. B.c.c. Statuant le 8 mai 2017, le juge itinérant pour le district de Monthey a attribué l'entreprise agricole de feu D.A.________ à son fils C.A._______, à la valeur de rendement totale de 490'874 fr. à imputer sur la part de l'intéressé, toutes autres ou plus amples prétentions étant déclarées irrecevables. Les frais de la procédure de première instance, arrêtés à 53'812 fr. 20 ont été répartis à raison de 5'381 fr. 25 à la charge de C.A.________ et de 48'430 fr. 95 à celle de A.A.________ et B.A.________ solidairement entre elles; celles-ci ont été condamnées à verser à leur frère une indemnité de dépens de 47'100 fr. pour la procédure de première instance. Les frais judiciaires de la procédure d'appel, arrêtés à 10'000 fr., ont été répartis à raison de 1'000 fr. à la charge de C.A.________ et de 9'000 fr. à celle de A.A.________ et B.A.________ solidairement entre elles; celles-ci se sont également vu imposer une indemnité de dépens en faveur de leur frère de 9'600 fr. pour la procédure d'appel. B.d. La cour cantonale a rejeté l'appel formé par A.A.________ et B.A.________, dans la mesure où il était recevable.