Citation: 6B_914/2015 E. 1.4

1.4. Le recourant soutient que ce serait de façon arbitraire que la cour cantonale aurait retenu qu'il était resté évasif dans ses réponses, que ses déclarations n'avaient pas été constantes et qu'elles étaient contradictoires. A l'appui de son argumentation, il soutient que la cour cantonale n'aurait pas pris en considération le fait qu'il avait affirmé ne pas être l'auteur de l'excès de vitesse commis le 30 juin 2013, qu'il avait déclaré à trois reprises que sa moto était garée dans un local non fermé et que les clés se trouvaient en permanence sur son véhicule et qu'il avait, dès le départ, toujours expliqué qu'il n'était pas le seul à utiliser sa moto. Il serait en outre insoutenable de déduire une contradiction de ses déclarations faites devant la Présidente du tribunal de première instance dès lors qu'il n'aurait fait qu'indiquer l'éventualité que quelqu'un ait pris sa moto le jour des faits. Enfin, il fait valoir que même s'il avait expliqué, lors de sa première audition, ne pas se souvenir avoir conduit sa moto le 30 juin 2013, il aurait par la suite indiqué, d'abord implicitement le 8 avril 2014, qu'il n'était pas au guidon de sa moto le jour en question, puis affirmé, après avoir vu la photographie radar, que ce n'était pas lui qui avait commis l'excès de vitesse le 30 juin 2013, l'équipement ne correspondant pas au sien. Par son argumentation, le recourant n'apporte aucun élément d'appréciation nouveau que la cour cantonale aurait ignoré. Il se contente de rediscuter l'appréciation des preuves effectuée par cette autorité et passe sous silence certains éléments qui ne vont pas dans son sens, sans démontrer d'arbitraire. S'agissant plus particulièrement de l'absence de correspondance entre la photographie de la veste de la combinaison produite par le recourant et la veste portée par le conducteur lorsque l'excès a été commis, la cour cantonale n'a, certes, pas mentionné les déclarations de l'intéressé effectuées lors de sa première audition, selon lesquelles il ne possédait qu'un seul équipement spécifique pour faire de la moto (cf. dossier cantonal, p. 7). Le recourant omet toutefois le fait que la cour cantonale a considéré qu'il avait aussi très bien pu envoyer la photographie d'une combinaison appartenant à un autre motard, de sorte que cet élément ne permettait ni d'infirmer ni de confirmer que le recourant était le conducteur de la moto qui avait commis un excès de vitesse. Le recourant ne discute d'aucune manière cette appréciation et ne démontre pas en quoi elle serait insoutenable. Il ne développe ainsi aucune argumentation recevable susceptible de démontrer l'arbitraire des constatations cantonales. Une telle démarche, essentiellement appellatoire, ne répond pas aux exigences de motivation déduites de l'art. 106 al. 2 LTF et elle est irrecevable.