Citation: 8C_220/2015 E. 4.1.1

4.1.1. En l'occurrence, la cour cantonale a retenu que l'intimé, assujetti au régime genevois en sa qualité de salarié de l'Etat de Genève, était l'ayant droit prioritaire des allocations familiales en faveur de sa fille F.________ et de sa belle-fille E.________ durant la période du 1er au 14 mai 2014 et à nouveau depuis le 11 août 2014, en tant qu'il était le seul des époux à exercer une activité lucrative (art. 7 al. 1 let. a LAFam). Pendant la période du 15 mai au 31 juillet 2014 (date de l'établissement de la famille dans le canton de Genève), c'est l'épouse de l'intimé qui était l'ayant droit prioritaire des allocations familiales en faveur de ses deux enfants en tant que personne exerçant une activité lucrative, détenant l'autorité parentale sur les prénommés, lesquels vivaient chez elle (art. 7 al. 1 let. a à c LAFam), et du fait du domicile de ceux-ci dans le canton au régime d'allocations familiales duquel elle était assujettie, à savoir le canton de Vaud (art. 7 al. 1 let. d LAFam). Durant la période du 1er au 10 août 2014 (date de la cessation de l'activité lucrative de l'épouse), la qualité d'ayant droit prioritaire est revenue à l'intimé en faveur de sa fille F.________ en vertu du cumul des quatre premiers critères (art. 7 al. 1 let. a à d LAFam), mais pas pour sa belle-fille E.________, étant donné que l'autorité parentale sur cet enfant était détenue par sa mère qui était donc ayant droit prioritaire (art. 7 al. 1 let. a à b LAFam). Dès le 11 août 2014, l'intimé est redevenu ayant droit prioritaire des allocations familiales pour les deux enfants. Par ailleurs, la cour cantonale a retenu que lorsqu'il n'était pas ayant droit prioritaire, l'intimé avait droit, à la charge de la recourante, au versement de la différence de 70 fr. en vertu de l'art. 7 al. 2 LAFam, à savoir du 15 mai au 31 juillet 2014 pour sa fille F.________ et du 15 mai au 10 août 2014 pour sa belle-fille E.________.