Citation: 4A_393/2023 E. 3.2

3.2. Semblable argumentation n'emporte nullement la conviction de la Cour de céans. En l'occurrence, l'autorité précédente a correctement retenu que le Tribunal fédéral, dans son second arrêt de renvoi du 22 décembre 2022, avait annulé la décision cantonale du 24 mai 2022, en tant que celle-ci confirmait le chiffre 10 du dispositif du jugement de première instance, soit le rejet de toutes les prétentions élevées par les sociétés demanderesses à l'encontre du recourant. Elle a en outre souligné qu'elle était tenue, à teneur du second arrêt fédéral de renvoi, de fixer l'obligation de réparer incombant au recourant, de prononcer la mainlevée définitive de l'opposition formée par celui-ci et de revoir la répartition des frais judiciaires et dépens mis à la charge des sociétés demanderesses en faveur du recourant, soit le chiffre 7 du dispositif du jugement de première instance. Ainsi, contrairement à ce que soutient le recourant, les chiffres 7 et 10 du dispositif du jugement de première instance n'ont pas pu entrer en force. Le recourant ne peut pas davantage être suivi, lorsqu'il soutient que les sociétés demanderesses auraient réduit, respectivement retiré leurs conclusions. Il ressort, en effet, de l'arrêt querellé du 16 juin 2023, que les conclusions formulées par les sociétés demanderesses dans leurs déterminations du 10 mars 2023 correspondaient à celles qu'elles avaient prises auparavant dans le cadre de la procédure d'appel, puisque les intéressées ont conclu à ce que l'administrateur soit condamné au paiement des montants de 3'062'940 fr. 01 et 2'693'931 fr. 68, intérêts en sus, ainsi qu'au prononcé de la mainlevée définitive formée par le recourant aux commandements de payer, le tout sous suite de frais judiciaires et dépens de première et seconde instances. Confinant à la témérité, le moyen soulevé par le recourant doit dès lors être écarté.