Citation: 1B_179/2015 E. 2

En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Selon l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 134 II 244 consid. 2.1 p. 245). En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par l'arrêt attaqué (ATF 133 IV 119 consid. 6.4 p. 121). Les griefs de violation des droits fondamentaux et des dispositions de droit cantonal ou communal sont en outre soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF). Le recourant doit alors mentionner les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés; de même, il doit citer les dispositions du droit cantonal ou communal dont il se prévaut et démontrer en quoi ces dispositions auraient été appliquées arbitrairement ou d'une autre manière contraire au droit (ATF 136 II 489 consid. 2.8 p. 494). Les critiques appellatoires sont irrecevables (ATF 140 V 213 consid. 2 p. 215). La Chambre pénale n'est pas entrée en matière sur le recours pour déni de justice et retard injustifié formé par A.________ car celui-ci se plaignait, pêle-mêle et dans un même acte, de manquements relatifs à diverses procédures ouvertes par le Ministère public, d'absence de décisions relatives à des requêtes sur récusation, d'attestations d'entrée en force prétendument délivrées à tort ou encore de décisions de disjonction de causes critiquables. Elle a invité le recourant, s'il entendait persister à se plaindre d'être victime de dénis de justice, à lui soumettre un mémoire compréhensible dans lequel il indiquera dans quelles procédures précises le Ministère public tarderait à agir. Le recourant ne cherche pas à démontrer en quoi la Chambre pénale aurait fait preuve d'arbitraire en considérant son écriture du 24 janvier 2015 comme incompréhensible compte tenu des multiples procédures pendantes et en refusant d'entrer en matière sur son recours pour ce motif. A.________ ne démontre pas davantage sur quelle base il pourrait prétendre à ce que le Ministère public soit invité à rendre sans délai un rapport détaillé à propos des procédures en cours et à démontrer que les dispositions figurant dans l'arrêt du 1 er mai 2014 ainsi que celles pertinentes du Code de procédure pénale ont toujours été respectées, comme il le demandait au terme de son mémoire de recours. Le présent recours ne répond ainsi manifestement pas aux exigences de motivation requises. On peut au surplus se demander s'il n'est pas abusif au sens de l'art. 42 al. 7 LTF puisqu'il suffit au recourant, s'il entend persister à se plaindre d'être victime de dénis de justice de la part du Ministère public, de déposer auprès de la Chambre pénale une nouvelle requête dans laquelle il indiquera dans quelles procédures précises cette autorité tarderait à agir. Vu l'issue du recours, cette question peut demeurer indécise.