Citation: 6B_717/2018 E. 7

Le recourant conteste enfin la quotité de la peine qui lui a été infligée. Il se prévaut uniquement, à cet égard, de l'écoulement du temps entre la commission des infractions et sa condamnation, en soutenant que l'autorité précédente n'en aurait pas tenu compte à décharge. Le recourant admet que l'art. 48 let. e CP ne devait pas, au regard de la jurisprudence relative à l'écoulement du temps (cf. ATF 140 IV 145 consid. 3.1 p. 147 s.), trouver application. Pour le reste, on ne voit pas que l'autorité précédente aurait omis de tenir compte du temps écoulé entre la commission des infractions et le moment du jugement. Celle-ci a notamment indiqué que le recourant avait notablement ralenti ou entravé l'avancée de la procédure, de sorte qu'aucune violation du principe de célérité ne pouvait être envisagée. Elle a par ailleurs relevé les changements intervenus dans la vie de l'intéressé à la suite des événements de 2009. Ainsi, le recourant ne démontre pas que l'autorité précédente aurait dû accorder davantage de poids à l'écoulement du temps, ni que celle-ci aurait outrepassé le large pouvoir d'appréciation dont elle bénéficie en matière de fixation de la peine (cf. ATF 136 IV 55 consid. 5.6 p. 61). Le grief doit être rejeté.