Citation: 9C_727/2007 16.06.2008 E. 1

4.2 Conformément à la jurisprudence que cite la recourante (cf. ATF 130 V 352; 132 V 65), une expertise psychiatrique est en principe nécessaire quand il s'agit de se prononcer sur l'incapacité de travail que des troubles somatoformes douloureux ou une fibromyalgie sont susceptibles d'entraîner. Le rapport psychiatriaque sert alors de fondement à l'administration ou, en cas de conflit, au juge pour établir de manière objective si l'assuré présente un état douloureux d'une gravité telle que la mise en valeur de sa capacité de travail sur le marché ne peut plus du tout ou seulement partiellement être exigée de sa part. L'expert mandaté par l'administration ou le juge est invité à se prononcer en prenant en considération les critères dégagés par la jurisprudence pour se prononcer sur les répercussions du syndrome douloureux sur la capacité de travail de l'assuré. Toutefois, un examen psychiatrique au regard de ces critères ne s'impose que si des troubles somatoformes douloureux ou une fibromyalgie sont effectivement diagnostiqués. En l'espèce, les médecins du SMR ont conclu à l'absence d'une pathologie psychiatrique invalidante. En particulier, ils ont expressément indiqué qu'ils n'avaient "objectivé" aucun symptôme en faveur d'un diagnostic de syndrome douloureux somatoforme persistant (dont le docteur U.________ avait évoqué l'éventualité dans son rapport du 24 mai 2005). Ils ont également expliqué qu'ils ne retenaient pas le diagnostic de probable état dépressif réactionnel mentionné par le médecin traitant, parce que leur examen n'avait pas mis en évidence un tel trouble. Dès lors que les médecins du SMR n'ont diagnostiqué aucune atteinte psychique, singulièrement un syndrome douloureux somatoforme douloureux ou une fibromyalgie, ils n'avaient pas à se prononcer plus avant sur ces atteintes spécifiques au regard des principes jurisprudentiels y relatifs. Comme l'a retenu la juridiction cantonale, les conclusions du SMR apparaissent par ailleurs convaincantes, sans qu'elles soient remises en cause par l'avis du docteur E.________, faute de motivation suffisante. La recourante se limite du reste à alléguer souffrir de troubles somatoformes douloureux sans se référer à un avis médical. En conséquence, le rapport du SMR ne saurait être qualifié d'incomplet et la juridiction cantonale était en droit de se fonder sur cette évaluation pour apprécier la situation médicale de la recourante. 4.3 Pour le surplus, il n'y a pas lieu de s'écarter des faits retenus par l'autorité cantonale de recours, ni de l'appréciation qu'elle en a faite. Mal fondé, le recours doit être rejeté.