Citation: 2A.563/2004 01.10.2004 E. 1

1.1 Les décisions incidentes fondées sur le droit public fédéral sont séparément susceptibles d'être attaquées par la voie du recours de droit administratif (art. 97 OJ en relation avec les art. 5 al. 1 et 2 et 45 al. 1 et 2 PA) à condition, notamment, que la voie du recours de droit administratif soit ouverte contre la décision finale (art. 101 lettre a OJ a contrario). En l'espèce, il convient d'examiner si le refus d'approuver la prolongation de l'autorisation de séjour du recourant peut faire l'objet d'un recours de droit administratif. 1.2 D'après l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, le recours de droit administratif est irrecevable en matière de police des étrangers contre le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas un droit. En l'occurrence, le recourant ne peut tirer un tel droit de la protection de la vie familiale garantie par l'art. 8 par. 1 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH; RS 0.101). Le Tribunal fédéral considère comme relations familiales, au sens de l'art. 8 CEDH, propres à conférer le droit à l'octroi d'une autorisation de séjour, avant tout les relations entre époux, ainsi que les relations entre parents et enfants mineurs vivant en ménage commun. Si celui qui requiert une autorisation de séjour ne fait pas partie de ce noyau, la relation familiale ne peut être protégée que si le requérant est dépendant de la personne ayant le droit de présence en Suisse, par exemple en cas de handicap ou de maladies graves (ATF 120 Ib 257 consid. 1d/e; 115 Ib 1 consid. 2). En l'espèce, le recourant est âgé de plus de dix-huit ans et, s'il affirme vivre chez ses parents qui l'entretiennent, une telle dépendance économique ne lui permet pas de prétendre à une autorisation de séjour. Le recourant ne peut davantage se prévaloir de la protection de la vie privée découlant également de l'art. 8 par. 1 CEDH pour obtenir un permis de séjour. Une telle garantie n'entre en ligne de compte que dans l'hypothèse - très exceptionnelle - où l'étranger a réussi à établir des relations particulièrement intenses avec la Suisse, allant bien au-delà des contacts noués normalement après un séjour de plusieurs années dans ce pays (ATF 130 II 281 consid. 3.2). Or, le recourant ne se trouve pas dans une situation de cette sorte. Enfin, le recourant ne peut déduire un tel droit de l'art. 13 Cst., dont la portée équivaut à celle de l'art. 8 CEDH (ATF 129 II 215 consid. 4.2; 126 II 377 consid. 7), ni des art. 12 et 13 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques conclu le 16 décembre 1966 (Pacte ONU II; RS 0.103.2) (ATF 122 II 433 consid. 3c p. 442 ss). Aucune autre disposition de droit fédéral susceptible de conférer un tel droit n'entre ici en ligne de compte. Force est ainsi de conclure que le recours de droit administratif n'est pas ouvert contre la décision finale à rendre par le Département fédéral. Le présent recours ne respecte donc pas les exigences de l'art. 101 lettre a OJ, de sorte qu'il est manifestement irrecevable.