Citation: 1C_666/2021 E. 2.2.1

2.2.1. Les recourants critiquent cette appréciation. Ils remettent en doute le plan de protection incendie du 24 avril 2020 établi par O.________. Ils reprochent à ce rapport de figurer une représentation idéale de la situation et non la dimension concrète de la route; ils n'expliquent toutefois pas en quoi cela commanderait de s'écarter des conclusions de l'autorité intimée quant à la conformité de l'accès pour les services de sécurité, en particulier s'agissant de la non-nécessité d'employer des béquilles latérales, compte tenu de la proximité entre la chaussée et les bâtiments à protéger. Le rapport complémentaire de O.________ du 23 mars 2021, produit en cours d'instance, confirme du reste que l'accès est suffisant pour permettre l'intervention des services du feu, "aucune des maisons de ce quartier, ni celle projetée, ne sont péjorées par la largeur du chemin". De surcroît, comme le souligne la commune, l'auteur du plan et de son complément revêt la qualité d'expert/spécialiste AEAI, comme l'exige la directive AEAI Méthodes de preuves en protection incendie (01.01.2015/27-15fr) à son ch. 6 ("personnes spécialisées justifiant de qualités définies dans la directive sur l'assurance qualité en protection incendie"). Or, les recourants ne contestent pas cette qualité à l'auteur du plan de protection (cf. Répertoire des personnes spécialisées AEAI, disponible sur le site Internet www.vkfausbildung.ch, consulté le 11 juillet 2022), si bien que celui-ci ne se trouve pas - contrairement à ce qu'ils sous-entendent - dans la même position qu'un mandataire ordinaire du maître de l'ouvrage; le cadre de son travail est défini notamment par la directives AEAI Méthodes de preuves en protection incendie (cf. ch. 2 al. 1 directive Méthodes de preuves en protection incendie; art. 3 let. b norme AEAI), également déclarée de force obligatoire (ch. I let. s et d du dispositif de la décision du 18 septembre 2014; cf. arrêt 1A.123/1999 du 1er mai 2000 consid. 2c); ses résultats font en outre l'objet d'une évaluation par l'autorité (cf. ch. 2 al. 4 directive Méthodes de preuves en protection incendie; arrêt 1A.123/1999 du 1er mai 2000 consid. 2c).