Citation: 9C_514/2009 03.11.2009 E. 4

La recourante reproche à la juridiction cantonale d'avoir suivi sans autre les conclusions du rapport d'expertise de la doctoresse V.________, malgré l'avis contradictoire de la doctoresse R.________. Ce grief, par lequel l'assurée méconnaît le fait qu'il n'appartient pas au médecin traitant de juger de la capacité ou de l'incapacité de travail de son patient dans le cadre d'un litige, ne suffit toutefois pas à faire apparaître les faits constatés par les premiers juges comme manifestement inexacts ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF. La juridiction cantonale a expliqué de façon circonstanciée les raisons pour lesquelles elle estimait que le rapport de la doctoresse R.________ du 16 août 2007 n'était pas de nature à remettre en cause les conclusions motivées de l'expertise psychiatrique de la doctoresse V.________. En outre, il y a lieu d'ajouter qu'au vu de la divergence consacrée par la jurisprudence entre un mandat de soins et un mandat d'expertise (ATF 124 I 170 consid. 4 p. 175), on ne saurait remettre en cause une expertise ordonnée par l'administration ou le juge et procéder à de nouvelles investigations du seul fait qu'un ou plusieurs médecins traitants ont une opinion contradictoire. Il n'en va différemment que si ces médecins traitants font état d'éléments objectifs ayant été ignorés dans le cadre de l'expertise et qui sont suffisamment pertinents pour remettre en cause les conclusions de l'expertise. Cette hypothèse n'étant toutefois pas démontrée dans le cas d'espèce, c'est à juste titre que les premiers juges se sont fondés, sans violer le droit fédéral, sur les conclusions de l'expert V.________ et qu'ils ont confirmé la décision attaquée. Vu ce qui précède, le recours est mal fondé.