Citation: 2A.210/2005 17.11.2005 E. 1

2.3 Dès lors, en ce qui concerne notamment les décisions relatives au blâme infligé au demandeur, qui remontent largement à plus d'un an avant l'ouverture d'action, la prescription est acquise. Il en va de même pour d'autres actes prétendument illicites antérieurs au 8 avril 2004, tels qu'ils sont mentionnés dans l'état de fait ci-dessus (lettre A). Le demandeur soutient que la prescription n'est pas acquise, car il ne connaîtrait pas encore l'étendue de son dommage. En effet, il déclare avoir ouvert une action civile en réparation contre l'avocat Z.________, procès qui n'est pas encore terminé. Comme il entend apparemment déduire du montant de sa réclamation envers l'Etat le dédommagement qu'il espère toucher de Z.________, il ne connaîtrait pas encore le montant de ce qu'il peut réclamer au canton. En l'espèce, et comme on l'a vu plus haut, le demandeur connaissait l'étendue totale de son dommage, soit le préjudice découlant des actes qu'il impute à l'Etat largement plus d'un an avant l'ouverture d'action. Peu importe qu'il pense pouvoir en réclamer une partie à un tiers, étant entendu qu'il ne saurait être dédommagé deux fois pour le même préjudice. En effet, l'art. 8 al. 1 de la loi valaisanne sur la responsa- bilité (comme l'art. 60 al. 1 CO applicable par analogie selon l'art. 18 de dite loi) parle de "connaissance du dommage" et non de connaissance du dommage à réclamer en justice. Par dommage, il faut comprendre la totalité du dommage qu'a subi le lésé, y compris la partie couverte cas échéant par un tiers ou par les assurances sociales (arrêt 2C.1/1999 du 12 septembre 2000, consid. 3c). L'objection du demandeur doit donc être écartée.