Citation: 4C.89/2007 10.07.2007 E. 4

4.1 Le montant alloué au demandeur du chef de son incapacité de travail n'est plus litigieux à ce stade de la procédure, sauf sur un point. La défenderesse conteste, en effet, devoir verser à l'intéressé son salaire pour les deux jours d'attente non couverts par l'assurance perte de gain. A l'en croire, les juges cantonaux auraient confondu le système applicable en cas d'accident (art. 324b al. 4 CO) avec le système réglant le cas de la maladie (art. 324a al. 4 CO). Les références doctrinales sur lesquelles ils ont fondé leur opinion ne seraient d'ailleurs nullement topiques. Il leur aurait enfin échappé que le non-paiement du salaire en cas d'incapacité de travail de brève durée s'inscrit tout à fait dans le système général de l'équivalence des prestations et vise à lutter contre les absences de courte durée dont les coûts sont notoirement élevés pour l'économie suisse. 4.2 Tel qu'il est présenté, le moyen est irrecevable faute d'une motivation suffisante (art. 55 al. 1 let. c OJ). La défenderesse cite l'art. 324b CO pour démontrer la prétendue confusion commise par les juges cantonaux. Or, on cherche en vain l'indication de cette disposition dans l'arrêt attaqué. Elle conteste ensuite la pertinence des références faites par ces magistrats à certains auteurs et en propose une autre qui a trait au problème général de l'absentéisme de courte durée auquel est confrontée l'économie suisse. Elle affirme aussi que "la loi ne dit pas qu'en cas de bref délai d'attente, l'employeur doit verser le salaire". A part ces considérations d'ordre général, il n'y a rien dans son mémoire de recours qui se puisse rattacher au problème concret traité par la cour cantonale. En particulier, la défenderesse ne tente même pas de démontrer pourquoi le régime dérogatoire appliqué par elle serait équivalent au régime légal (art. 324a al. 4 CO), nonobstant les deux jours de carence qu'il prévoit. Aussi n'y a-t-il pas lieu d'examiner cette question.