Citation: 7B_343/2023 E. A

A.a. Le 4 avril 2022, A.________ a déposé plainte pénale contre B.________ pour escroquerie, subsidiairement gestion déloyale et vol par métier. Il s'est constitué partie plaignante, demandeur au civil. Il reproche au prénommé divers comportements délictueux dans le cadre de leurs relations d'affaires datant des années 1990. En substance, B.________ aurait convaincu A.________ de lui accorder, le 16 août 1990, un premier prêt d'un montant de 5'500'000 NLG (florins hollandais), qu'il n'aurait pas remboursé malgré une échéance fixée au plus tard à décembre 2020. En 1992, B.________ aurait également persuadé A.________ de lui accorder un second prêt d'un montant de 500'000 NLG. En outre, en 1992, B.________ aurait transféré à la société C.________ SA (qu'il détenait majoritairement) des actions d'une valeur de 2'745'000 NLG de la société D.________ BV (détenue par A.________), sans pour autant respecter son engagement d'inscrire ce dernier comme actionnaire de C.________.SA. Enfin, en 1995, B.________ aurait dissous la société C.________ SA et transféré l'entier des actifs de celle-ci dans une autre de ses sociétés, E.________, sans tenir compte de la part d'actionnaire de A.________, qui se serait élevée à cette époque à 3'970'560 EUR. A.b. Par ordonnance du 11 novembre 2022, le Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois (ci-après: le Ministère public) a refusé d'entrer en matière sur la plainte de A.________ en application de l'art. 310 al. 1 let. a CPP et a laissé les frais à la charge de |'État. En substance, le Ministère public a considéré que la plainte de A.________ était tardive, vu le moment auquel il avait eu connaissance des faits litigieux. De plus, les relations d'affaires entre ce dernier et B.________ avaient déjà été examinées lors de deux procédures précédentes, qui avaient abouti à une décision de non-lieu; un nouvel examen de ces questions ne permettrait ainsi pas d'aboutir à un résultat différent. En outre, s'agissant du prêt accordé en août 1990 au dernier nommé, il s'agissait manifestement d'une question de droit civil pour laquelle le Ministère public n'était pas compétent.