Citation: H 247/00 05.03.2001 E. 1

1.- a) Selon un principe général du droit administratif (art. 38 PA et 107 al. 3 OJ), une notification irrégulière ne peut entraîner aucun préjudice pour les parties, de sorte que la décision affectée d'un tel vice doit en principe être considérée comme nulle. b) Aux termes de l'art. 32 al. 4 de la Convention de sécurité sociale entre la Confédération suisse et la République française du 3 juillet 1975, pour l'application de cette dernière, les autorités administratives et les institutions compétentes de chacun des Etats contractants communiquent directement entre elles ainsi qu'avec les personnes intéressées ou leurs mandataires. Il en découle que le Tribunal cantonal des assurances du canton du Valais, autorité judiciaire, n'était pas habilité à communiquer directement avec le recourant, mais qu'il aurait dû faire acheminer son ordonnance du 4 janvier 2000 à son destinataire par la voie diplomatique, à l'instar du jugement du 13 mars 2000. Par ailleurs, il est douteux que le recourant ait pu prendre connaissance de l'ordonnance du 4 janvier 2000, puisque l'office postal de Y.________ a attesté, le 26 janvier 2001, que le pli recommandé qui contenait cet acte ne lui était pas parvenu. c) La notification de l'ordonnance du 4 janvier 2000 était donc irrégulière, si bien qu'elle ne peut entraîner aucun préjudice pour le recourant. Comme ce dernier n'a pas eu l'occasion de défendre ses droits et de produire ses moyens de preuve en temps utile, le jugement attaqué doit être annulé et la cause renvoyée aux premiers juges afin qu'ils invitent le recourant à répondre à la demande en réparation du dommage du 17 décembre 1999, puis statuent à nouveau sur celle-ci.