Citation: 5A_274/2021 E. 3

Le recourant soutient tout d'abord que la cour cantonale aurait constaté les faits de manière arbitraire en arrêtant le revenu hypothétique de l'intimée à 1'450 fr. du 1er avril 2020 au 31 août 2023, puis à 2'320 fr. dès le 1er septembre 2023. En tant qu'il soutient que l'intimée aurait admis pouvoir exercer une activité lucrative lui rapportant mensuellement un revenu net de 2'000 fr., le recourant perd de vue que, lorsque les contributions d'entretien litigieuses dues aux enfants sont en jeu, la maxime inquisitoire illimitée s'applique (art. 296 al. 1 CPC; ATF 147 III 301 consid. 2.2; 144 III 349 consid. 4.2.1), de sorte que le tribunal, qui établit les faits d'office, n'est lié ni par les faits allégués, ni par les faits admis par les parties (ATF 128 III 411 consid. 3.2.1; arrêt 5A_826/2020 du 30 mars 2022 consid. 6.3.1). Par ailleurs, la critique selon laquelle l'autorité cantonale aurait dû tenir compte de la fiche de salaire du mois de septembre 2017 pour calculer le montant du revenu hypothétique de l'intimée est irreceva ble, faute d'épuisement matériel des instances (art. 75 al. 1 LTF; cf. supra consid. 2.4). En effet, il ressort de l'arrêt querellé (art. 105 al. 1 LTF; cf. supra consid. 2.2) qu'en première instance, le revenu hypothétique de l'intimée avait déjà été calculé à partir du salaire minimum neuchâtel ois et que le père n'a pas critiqué ce point en deuxième instance, puisqu'il a renoncé à se déterminer sur l'appel de la mère. Compte tenu de ce qui précède, il n'y a pas lieu d'examiner plus avant les calculs effectués par le recourant, qui tiennent compte d'un revenu hypothétique de 2'000 fr. jusqu'au 31 août 2023, puis de 3'200 fr.