Citation: 8C_696/2017 E. A

B.________ a été engagé par l'Office cantonal des assurances sociales du canton de Genève (ci-après: l'OCAS) dès le 1 er janvier 1997 au sein du service C.________. Il a été nommé fonctionnaire à compter du 1 er janvier 2004. Après avoir obtenu plusieurs promotions, il est devenu responsable de ce service dès le 1 er mai 2010 et, à ce titre, le responsable hiérarchique direct de six collaboratrices. Les entretiens d'évaluation annuelle et de fixation des objectifs des années 2011, 2012 et 2013 lui furent très favorables. Sur décision du responsable des ressources humaines de l'OCAS, D.________, une employée du service E.________ depuis 2004, a été déplacée au service C.________ pour une période d'évaluation de trois mois dès le 18 novembre 2014, parce qu'elle rencontrait des difficultés relationnelles. B.________, qui devait se charger de sa formation, s'est montré réticent à accueillir cette employée dans son service, craignant d'être accusé de harcèlement par cette dernière. En janvier 2015, D.________ s'est plainte auprès du service des ressources humaines de l'OCAS d'avoir fait l'objet de harcèlement sexuel de la part de B.________. Par décision du 27 janvier 2015, le Conseil d'administration de l'OCAS a ordonné l'ouverture d'une enquête administrative à l'encontre du prénommé et suspendu ce dernier de ses fonctions jusqu'à la fin de cette enquête, sans privation du salaire. L'enquête a été confiée à Sylvie Droin, juge à la Cour de justice de la République et canton de Genève, laquelle a déposé son rapport le 3 septembre 2015. Se basant sur ce rapport, l'OCAS a communiqué à B.________, le 3 novembre 2015, un projet de décision de licenciement pour motif fondé, invoquant le comportement de l'intéressé tant à l'endroit de D.________ que de ses autres collaboratrices ainsi qu'une position non transparente avec sa hiérarchie. Un nouveau projet dans ce sens, énonçant les faits reprochés, lui a encore été adressé par son employeur le 26 avril 2016.