Citation: 4D_41/2021 E. 5.5.2

5.5.2. La recourante demeure très vague sur la procédure probatoire qui devra être entreprise. Les éléments qu'elle invoque ne permettent pas de retenir que cette procédure probatoire, par sa durée et son coût, s'écarterait notablement des procès habituels. En tout état de cause, la simple production et administration de pièces, même nombreuses, n'est pas suffisante à cet égard (arrêt 4A_525/2020 du 29 décembre 2020 consid. 1.6). La recourante ne prétend pas qu'il faudrait envisager, par exemple, une expertise complexe ou l'audition de très nombreux témoins. Il n'est pas non plus démontré que les frais occasionnés par l'administration des preuves s'écarteraient notablement de ceux d'un procès ordinaire. Au demeurant, les rapports de travail entre les parties ne se sont pas étendus sur deux ans, mais sur moins d'une année. Par ailleurs, même si l'arrêt attaqué a pour effet que l'autorité de première instance doit rendre une nouvelle décision, avec une possibilité pour les parties de la contester, cas échéant jusque devant le Tribunal fédéral, ceci n'est pas déterminant dans le cadre de l'art. 93 al. 1 let. b LTF. En effet, cette disposition ne vise que la procédure probatoire. Enfin, l'existence de trois autres procédures opposant la recourante à d'anciens employés ne permet pas de remettre en cause ce qui précède. Ainsi, force est de constater que la seconde condition posée par l'art. 93 al. 1 let. b LTF, lequel doit être appliqué de façon stricte, n'est pas réalisée.