Citation: 5A_596/2018 E. 4.3

4.3. En premier lieu, il faut relever que le recourant ne fait pas valoir que le refus de la cour cantonale de procéder à l'audition de l'huissier par une appréciation anticipée des preuves relèverait de l'arbitraire (sur cette notion, voir ATF 140 I 285 consid. 6.3.1), de sorte que sa critique est irrecevable sur ce point. En second lieu, le recourant se plaint de ne pas avoir pu s'exprimer sur la photographie de sa voiture, à savoir une pièce qui figurait déjà dans le dossier au stade de la procédure devant la Présidente du Tribunal d'arrondissement, et dont il affirme avoir ignoré l'existence jusqu'à ce que l'arrêt cantonal soit rendu. On relèvera toutefois que, si le premier jugement ne mentionne pas expressément la présence au dossier de cette photographie, il en ressort cependant clairement que l'huissier de l'Office s'est rendu [adresse] à U.________, où il a pu constater la présence d'une voiture de marque D.________ portant le numéro de plaques yy yyyyyy, propriété de A.________ (cf. jugement du 7 mai 2018 p. 3 et p. 5). Dans ce contexte, il est douteux que le droit d'être entendu du recourant ait été violé, dès lors que ce droit ne confère pas aux parties le droit de se voir notifier les pièces du dossier, et que le recourant pouvait sans autre requérir la consultation du dossier au cours de la procédure de deuxième instance (cf. supra consid. 4.2). Ce nonobstant, la présence dudit véhicule à l'adresse de U.________ ne constitue que l'un des nombreux indices ayant conduit l'autorité à retenir que son domicile s'y trouvait. En effet, confirmant les considérations de l'autorité inférieure de surveillance, la cour cantonale a également fondé sa décision sur de nombreux autres éléments, à savoir: le fait que le recourant est régulièrement inscrit en résidence principale à U.________; le fait que lors d'une audience du 5 décembre 2017 devant le Tribunal des baux, son conseil a indiqué qu'il habitait effectivement la maison sise [adresse] à U.________, ce qui a été protocolé au procès-verbal; le fait qu'il est administrateur d'une société anonyme toujours active et dont le siège se trouve en Suisse; le fait que dans un courrier du 2 novembre 2017 adressé au conseil de la poursuivante, il indique [adresse] à U.________ comme adresse d'expédition; enfin, le fait qu'il n'a produit aucune pièce (contrat de bail, facture d'électricité, attestation d'établissement, etc.) qui prouverait qu'il serait effectivement domicilié à V.________. En affirmant que l'autorité cantonale aurait considéré la présence de son véhicule comme un élément prépondérant, le recourant n'étaye aucunement ses propos, en particulier, ne démontre pas que sans cet élément de fait, la décision entreprise aurait pu connaître une autre issue (sur cette exigence, cf. notamment arrêt 4A_112/2018 du 20 juin 2018 consid. 3.2).