Citation: 8C_42/2023 E. 7.4.2

7.4.2. Par ailleurs, il n'est pas contesté que le loyer mensuel des recourants (2'450 fr.) dépassait largement le montant de 1'750 fr., correspondant au maximum admis par les normes sociales pour un couple et trois enfants habitant en ville de Fribourg. Dans ces circonstances, l'autorité intimée devait fixer un délai raisonnable aux recourants pour déménager. Ce n'est que si, au terme dudit délai, les recourants refusaient de déménager dans un appartement moins onéreux que les frais de logement pris en charge par les autorités de l'aide sociale pouvaient être réduits à concurrence d'un loyer raisonnable ou de la différence entre le loyer du logement occupé trop onéreux et le loyer du logement moins cher refusé (MÖSCH PAYOT, op. cit., n° 39.62, p. 1431). Dans un arrêt 2P.127/2000 du 13 octobre 2000, le Tribunal fédéral a constaté que l'autorité d'assistance avait fixé au recourant un délai de six mois pour chercher un logement plus avantageux correspondant aux normes sociales applicables dans le cas d'espèce ou pour déménager dans le logement d'urgence de la commune. Le Tribunal fédéral a considéré qu'il ne s'agissait pas d'une mesure de contrainte, comme le prétendait le recourant, mais d'une charge, laquelle se distinguait d'une mesure de contrainte par le fait que son non-respect ne pouvait pas être imposé au bénéficiaire de l'aide sociale par la force, mais qu'il avait pour conséquence que les loyers excessifs ne devaient plus être pris en compte dans le calcul des besoins de base.