Citation: 1P.595/2006 07.11.2006 E. 2

A.________ voit dans le retard pris par le Tribunal administratif pour statuer sur son recours une violation du principe de la célérité ancré à l'art. 29 al. 1 Cst. La cour cantonale ayant définitivement statué sur le recours dont elle était saisie, le grief n'a plus d'objet (cf. ATF 104 Ib 307 consid. 2c p. 314). La recourante ne peut se prévaloir d'aucun intérêt actuel et pratique à faire constater un éventuel retard à statuer (ATF 123 II 285 consid. 4a p. 287). Au demeurant, elle n'est pas intervenue après l'échéance du délai d'une année imparti au Tribunal administratif pour trancher son recours, selon l'art. 57 al. 1 de la loi vaudoise sur la juridiction et la procédure administratives; elle n'a pas non plus réagi lorsqu'elle a constaté que l'arrêt n'avait pas été rendu dans les mois suivant l'audience de jugement du 28 novembre 2002 malgré les assurances en ce sens du président. Dans ces conditions, elle ne saurait de bonne foi se plaindre d'un déni de justice (ATF 125 V 373 consid. 2b/aa p. 375; 107 Ib 155 consid. 2b et 2c p. 158). On ne voit d'ailleurs pas quel préjudice elle aurait subi de la violation alléguée du principe de la célérité. Pour le surplus, la question de savoir si et dans quelle mesure il y a lieu de tenir compte du temps pris par la cour cantonale pour statuer dans l'application du principe de la proportionnalité sera examinée plus loin. Le recours est donc mal fondé, dans la mesure où il n'est pas sans objet, en tant qu'il porte sur une violation du principe de la célérité.