Citation: U 149/04 06.09.2004 E. 5

5.1 En tant que le recourant met en cause l'impartialité du docteur M.________, il convient de rappeler que selon la jurisprudence, le juge peut accorder valeur probante aux rapports et expertises établis par les médecins de la CNA aussi longtemps que ceux-ci aboutissent à des résultats convaincants, que leurs conclusions sont sérieusement motivées, que ces avis ne contiennent pas de contradictions et qu'aucun indice concret ne permet de mettre en cause leur bien-fondé. Le simple fait que le médecin consulté est lié à l'assureur par un rapport de travail ne permet pas encore de douter de l'objectivité de son appréciation ni de soupçonner une prévention à l'égard de l'assuré. Ce n'est qu'en présence de circonstances particulières que les doutes au sujet de l'impartialité d'une appréciation peuvent être considérés comme objectivement fondés. Etant donné l'importance conférée aux rapports médicaux dans le droit des assurances sociales, il y a lieu toutefois de poser des exigences sévères quant à l'impartialité de l'expert (ATF 125 V 353 sv. consid. 3b/ee). En l'occurrence, hormis l'appartenance du docteur M.________ à l'équipe médicale de la CNA - laquelle n'est pas à elle seule déterminante selon la jurisprudence rappelée ci-dessus - le recourant ne met en évidence aucun élément concret susceptible de mettre en doute l'impartialité de ce médecin ou l'objectivité de son appréciation. 5.2 Par ailleurs, les conclusions ressortant du rapport du 31 mai 2002 de ce médecin ne sauraient être mises en doute. Les points litigieux ont fait l'objet d'une étude circonstanciée. Le rapport se fonde sur des examens complets et prend en considération les plaintes exprimées par le recourant. Il a été établi en pleine connaissance de l'anamnèse et du dossier médical. La description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale sont claires et les conclusions sont dûment motivées. Dans ces circonstances, le rapport précité remplit toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). En particulier, il n'y a pas lieu de s'en écarter en regard de l'avis du docteur F.________. Ainsi que l'intimée le relève à juste titre, il n'est pas contradictoire d'admettre l'existence d'un lien de causalité entre un accident et des troubles post-traumatiques s'inscrivant dans un contexte d'affections dégénératives préexistantes, puis de considérer qu'ultérieurement, ce lien s'est résolu à la faveur d'une rémission des troubles post-traumatiques et que l'état de santé de l'intéressé est par conséquent similaire à celui qui existait immédiatement avant l'accident (statu quo ante) ou à celui qui serait survenu tôt ou tard même sans l'accident par suite d'un développement ordinaire (statu quo sine). S'agissant de l'avis du docteur P.________, en tant que celui-ci considère qu'il est impossible, sauf à requérir l'avis d'un spécialiste indépendant, de déterminer si la symptomatologie en cause résulte des accidents litigieux ou de lésions dégénératives préexistantes (cf. son rapport du 11 février 2003), puis qu'au cours d'une séance de comparution personnelle devant les premiers juges, il affirme que ces événements constituent la cause des troubles du recourant, son avis s'avère contradictoire et ne permet pas de contester le bien-fondé du rapport du 31 mai 2002 du docteur M.________.