Citation: 8C_693/2020 E. 4.2

4.2. En l'espèce, les rapports médicaux produits au cours de l'instruction n'ont pas mis en évidence l'existence d'un besoin de l'aide d'autrui pour accomplir les actes ordinaires de la vie, en particulier celui consistant à se nourrir. En effet, les docteurs C.________, D.________ et E.________ de la CRR, au sein de laquelle le recourant a séjourné à deux reprises, n'ont pas fait état, dans leur rapport du 28 septembre 2016, d'éléments susceptibles de rendre plausible l'existence d'un besoin de soins non médicaux à domicile. Ils ont bien plutôt indiqué que le recourant était autonome dans toutes ses activités de la vie quotidienne. Si la doctoresse I.________ a certes préconisé un régime "protégé" en raison des troubles de la déglutition, elle n'a en revanche pas laissé entendre un besoin d'aide d'autrui pour se nourrir. La doctoresse F.________ a pour sa part fait état de douleurs quotidiennes entravant les activités du recourant mais n'a pas évoqué un besoin d'aide d'autrui à domicile. Quant au rapport du docteur J.________ mentionnant que le recourant avait besoin d'aide pour bon nombre d'activités de la vie quotidienne, il ne détaille pas pour quelles activités de la vie quotidienne le recourant aurait besoin de l'aide d'autrui et ne distingue pas non plus les séquelles somatiques des séquelles psychiques, comme l'a relevé la juridiction cantonale. En se bornant à soutenir que les avis médicaux des docteurs I.________, F.________ et J.________ fourniraient "des indices clairs quant au besoin de soins non médicaux", le recourant ne démontre pas, par une argumentation répondant aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. consid. 2.3 supra), que les premiers juges auraient fait une appréciation anticipée arbitraire de ces moyens de preuve, de sorte que la cour cantonale ne peut pas se voir reprocher d'avoir violé la maxime inquisitoire (cf. consid. 4.1 supra). Mal fondé, le recours doit être rejeté.