Citation: 9C_187/2024 E. 6.3

6.3. L'affirmation de la recourante selon laquelle "aucun élément médical" ne permettait d'admettre que le trouble de la personnalité dépendante retenu par les docteurs F.________ et G.________ en 2018 s'était amendé, ne peut pas non plus être suivie. À la lecture de l'expertise réalisée en 2022, on constate, à la suite des premiers juges, que la doctoresse B.________ a indiqué les raisons pour lesquelles elle n'a pas retenu de trouble de la personnalité incapacitant (la recourante avait pu se former, travailler de façon stable durant cinq ans et elle gérait seule son quotidien, sans décompensation de la personnalité, sans traitement pharmacologique, sans hospitalisation et sans suivi hebdomadaire; cf. rapport d'expertise, ch. 6.2.3 p. 31 s.). Dans ces circonstances, on peine à comprendre ce que l'assurée entend déduire en sa faveur de l'"appréciation totalement différente" faite par la doctoresse B.________ de l'état de fait médical ayant conduit à l'octroi de la rente initiale, "en tant qu'elle a nié l'existence d'un trouble de la personnalité dépendante pour la substituer par un autre diagnostic, soit un trouble de la personnalité émotionnellement labile, lequel n'était pas incapacitant". Si une simple appréciation différente d'un état de fait qui, pour l'essentiel, est demeuré inchangé ne justifie pas une révision au sens de l'art. 17 al. 1 LPGA (ATF 147 V 167 consid. 4.1 et les références), l'assurée n'établit cependant nullement en l'espèce que la juridiction cantonale aurait constaté les faits de manière manifestement inexacte ou arbitraire en retenant que sa situation médicale avait subi un changement (positif) depuis l'expertise réalisée en 2018.