Citation: U 310/02 06.08.2003 E. 2

Au vu des pièces médicales au dossier, il n'est pas contestable - ni, du reste, contesté par la recourante - que les problèmes de santé liés aux lésions du genou droit ne sont pas dus à l'accident survenu le 20 janvier 1992, au cours duquel elle s'est tordue la cheville. Selon l'expertise du docteur E.________ du 20 juin 1997 - qui, convaincante et rédigée à la suite d'un examen de l'assurée et de l'étude du dossier médical et radiologique, répond à toutes les conditions posées par la jurisprudence pour lui reconnaître une pleine valeur probante (ATF 125 V 352 consid. 31, 122 V 160 consid. 1c et les références), - le lien de causalité entre l'événement assuré et les troubles dont la recourante est encore victime paraît seulement possible. Ces conclusions sont confirmées par le docteur G.________, selon lequel le rapport de causalité entre la chute du 20 janvier 1992 et la fracture chondrale visualisée durant l'arthroscopie du 16 juillet 1992 est tout au plus possible. Or, la seule possibilité d'un lien de causalité naturelle ne saurait suffire au regard des exigences de preuve posées par la jurisprudence (voir ATF 119 V 338 consid. 1), de sorte qu'à l'instar des premiers juges, on peut retenir que les troubles de la recourante ne sont pas dans un rapport de causalité naturelle avec l'accident du 20 janvier 1992.