Citation: 9C_715/2017 E. 3

La juridiction cantonale a constaté d'une part que la décision de refus de prestations du 19 février 2008 se fondait essentiellement sur l'avis des experts du COMAI, qui avaient retenu un syndrome somatoforme douloureux sans impact sur la capacité de travail. Elle a relevé d'autre part que, sur le plan somatique à l'époque de la décision litigieuse, les rapports du SMR, qui concluait à une pleine capacité de travail dans une activité adaptée aux différentes affections observées (lésion de la coiffe des rotateurs, lombosciatalgies, douleurs fronto-pariétales, exérèse d'un neurome, etc.) n'étaient pas valablement remis en question par les médecins traitants consultés. Il en allait de même sur le plan psychique dans la mesure où l'absence de pathologie incapacitante attestée par les médecins du SMR ne pouvait être mise en doute par l'avis non étayé du docteur K.________; celui-ci se bornait à attester l'existence d'un état dépressif sévère, qui plus est en lien avec des événements survenus en l'an 2000. Elle en a déduit une aggravation de l'état de santé somatique dès lors que la capacité totale de travail, initialement dans toute activité, ne valait désormais que pour une activité adaptée mais que cette aggravation n'influençait pas le taux d'invalidité (désormais de 10 %) au point d'ouvrir le droit à des prestations.