Citation: I 1009/06 14.11.2007 E. 6

6.1 Les premiers juges ont ensuite confirmé le gain sans invalidité arrêté à 66'517 fr. par l'administration à l'issue d'une enquête auprès de trois entreprises employant des automaticiens (profession se rapprochant le plus de celle de mécanicien-électronicien qui n'existe plus). Ils ont considéré que les conditions jurisprudentielles mises à la prise en compte d'une possibilité théorique d'avancement n'étaient très vraisemblablement pas remplies compte tenu des informations figurant dans le rapport du CIP (manque de responsabilité, absences et retards injustifiés, lacunes en grammaire et en orthographe). Ils ont encore écarté les pièces sur lesquelles s'appuyait l'intéressé pour contester le gain sans invalidité retenu et en justifier un plus élevé (salaires d'usage issus de l'Enquête suisse sur la structure des salaires, synthétisés par l'Union syndicale suisse selon les calculs de l'Observatoire universitaire genevois de l'emploi, offres d'emploi recueillies sur Internet en fonction des informations fournies, données salariales concrètes obtenues auprès d'amis ayant la même formation ou auprès d'ex-collègues) dans la mesure où ce dernier était moins vraisemblable que celui arrêté par l'office intimé. 6.2 Le recourant fait grief à la juridiction cantonale d'avoir considéré que la formation de mécanicien-électronicien correspondait désormais à celle d'automaticien et non à celle d'électronicien. Il n'en tire cependant aucun argument autre que celui d'un gain sans invalidité potentiellement supérieur à celui retenu. On notera à ce propos que même si la nouvelle qualification du métier était erronée, les motifs avancés, ainsi que le dépôt des règlement d'apprentissage d'électronicien et d'automaticien ne changent rien aux constatations des premiers juges. Ils ne permettent en tout cas pas d'envisager un revenu plus élevé. Il en va de même des considérations relatives au niveau de qualification, sous-estimé selon l'intéressé, ou à l'ancienneté. En effet, celui-ci ne fait qu'opposer sa propre appréciation de ces critères à celle de la juridiction cantonale qui, comme on l'a déjà vu, s'est notamment fondée sur des rapports d'observation réalisés en situation concrète de travail. Ces critères ont du reste été pris en compte par l'administration et figurent dans son enquête auprès des diverses entreprises consultées. Une quelconque irrégularité significative quant à la détermination du revenu sans invalidité ne résulte donc pas de ce qui précède.