Citation: 9C_46/2019 E. A

A.________est née en juin 1955. Elle a obtenu des diplômes de maître d'éducation physique en 1977, de physiothérapeute en 1980 et de maître praticienne en programmation neuro-linguistique (PNL) en 2015. Elle travaillait comme physiothérapeute (indépendante à 60 % et salariée à 40 %) lorsqu'elle a été successivement opérée du pouce, du poignet et de l'épaule gauches en 2014/2015. Invoquant les séquelles incapacitantes desdites interventions, elle a déposé une demande de prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: l'office AI) en janvier 2016. Dès lors que l'assurée venait d'achever sa formation en PNL et voulait développer ses activités dans ce domaine, même au-delà de l'âge de la retraite (rapport d'entretien du 17 février 2016), l'office AI a pris en charge une mesure d'orientation puis une mesure de soutien et développement d'entreprise pendant un an (communications des 14 juin et 22 septembre 2016 ainsi que 28 février 2017). Sur le plan médical, il a recueilli l'avis des médecins traitants. D'après le docteur B.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, le status post-opératoire autorisait l'intéressée à travailler comme physiothérapeute (pour des tâches ne nécessitant pas de force) à mi-temps et à exercer toute activité adaptée (comme la PNL) à plein temps depuis juin 2016 (rapports des 28 avril et 30 juin 2017; voir aussi rapport du docteur C.________ du 26 juillet 2017). Sur la base de ces éléments, l'administration a rejeté la demande de prestations. Elle a considéré que, grâce à sa formation de maître praticienne en PNL, l'intéressée pouvait travailler à plein temps, sans diminution de rendement, dans le domaine de la santé humaine et de l'action sociale. Elle a procédé à une comparaison des revenus et obtenu un taux d'invalidité de 3,63 % (décision du 26 mars 2018).