Citation: 1C_563/2023 E. 6.1

6.1. Selon l'art. 8 al. 2 Cst., nul ne doit subir de discrimination du fait notamment de son origine, de sa race, de son sexe, de son âge, de sa langue, de sa situation sociale, de son mode de vie, de ses convictions religieuses, philosophiques ou politiques ni du fait d'une déficience corporelle, mentale ou psychique. Dans l'optique de la naturalisation de personnes handicapées, il convient d'examiner si la législation ou sa mise en oeuvre concrète empêche durablement ces personnes, globalement ou pour un sous-groupe déterminable, en droit ou en fait, d'accéder à la naturalisation (ATF 139 I 169 consid. 7.2.4; 135 I 49 consid. 6.1). La jurisprudence a eu l'occasion de préciser qu'il convenait, lors de l'évaluation des critères d'intégration prévus par l'art. 14 aLN et par respect du principe de proportionnalité, de tenir compte des circonstances concrètes du cas d'espèce, notamment en cas de situations exceptionnelles dues à la maladie ou à d'autres obstacles non imputables à la personne concernée (cf. arrêt 1D_5/2022 du 25 octobre 2023 consid. 3.7.2 et références).