Citation: I 694/99 23.05.2000 E. 3

3.- Il s'agit de déterminer si l'octroi au recourant d'une rente entière d'invalidité, en 1993, était manifes- tement erroné, comme le soutient l'intimé et comme l'a confirmé l'autorité inférieure de recours. a) Dans son rapport du 14 janvier 1993 à l'attention de la Commission de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après : CAI), l'Office régional AI de Genève avait constaté, en se référant aux avis des docteurs R.________ et O.________, tous deux spécialistes en chirurgie orthopédique, que l'assuré devait éviter de travailler en position agenouillée, qu'il ne devait pas non plus être exposé aux contusions des membres inférieurs, ni faire de marches prolongées, surtout en montée et en descente, qu'il ne pouvait plus monter et descendre des échelles, s'accroupir ou s'agenouiller fréquemment, porter des charges ou être en station debout statique. En consé- quence, poursuivait l'office régional, tout poste de travail où ces sollicitations ne seraient pas requises, où le patient pourrait être 2/3 du temps debout, 1/3 du temps assis, mais avec des changements de positions fréquents, pourrait lui convenir, ce à plein temps. L'office régional constatait par ailleurs que l'assuré avait une formation pratique de maçon et qu'il avait travaillé en qualité de coffreur, mais qu'il était analphabète et ne parlait que le portugais. L'office régional concluait son rapport en indiquant qu'il ne voyait pas quelle activité pourrait être exercée par l'assuré en raison de sa désinsertion sociale et de l'atteinte à la santé, si bien qu'il n'était pas en mesure de proposer une solution professionnelle. Cela étant, il recommandait à la CAI de lui reconnaître une incapacité de gain totale.