Citation: 5A_337/2015 E. 5.1

5.1. Les magistrats cantonaux ont relevé à cet égard que les conclusions prises par l'intimé démontraient que celui-ci était prêt à prendre le risque d'une vente aux enchères publiques à un prix inférieur à celui proposé par son ancienne compagne et à perdre ainsi ses fonds propres si la première enchère échouait; dès lors que la recourante avait financé l'essentiel de l'acquisition du bien-fonds, une vente éventuellement supérieure à un montant de 980'000 fr. ne permettrait pas à l'intimé de percevoir un gain substantiel; enfin, le marché immobilier avait évolué défavorablement ces derniers mois. Se fondant sur ces constatations, la cour cantonale a admis que le refus de l'intimé de céder sa part à son ancienne compagne paraissait certes plus chicanier que lié à une volonté de valoriser sa part; elle a néanmoins conclu que l'on ne pouvait considérer que l'intimé n'avait pas d'intérêt à tenter d'obtenir plus que 980'000 fr. pour l'immeuble, même s'il prenait certes le risque que le prix soit finalement inférieur. La juridiction cantonale a enfin souligné qu'on ne pouvait par ailleurs soutenir que l'intimé souhaiterait priver la recourante d'un bien auquel elle serait attachée dans la mesure où elle pourrait participer elle-même aux enchères et racheter la part de copropriété de l'intimé. Le comportement de celui-ci ne constituait ainsi nullement un abus manifeste de droit.