Citation: 1B_176/2017 E. B

Le 8 mars 2017, A.________ a demandé la récusation de la magistrate susmentionnée, requête à laquelle cette dernière s'est opposée le 15 mars 2017. Cette demande a été rejetée le 17 mars 2017 par la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois. Cette autorité a retenu qu'au moment de la réception du courrier du 31 janvier 2017 - adressé au Ministère public - par l'Hôtel B.________ déclarant retirer sa plainte, le dossier de la cause se trouvait en sa possession vu l'examen de la demande de récusation formée le 17 janvier 2017 par la requérante; cela expliquait vraisemblablement la citation à comparaître adressée le 14 février suivant à l'Hôtel B.________ par la Présidente intimée. Selon les juges cantonaux, cette magistrate n'avait ainsi pris connaissance du retrait de la plainte pénale qu'à la suite de l'envoi - au Tribunal d'arrondissement - par C.________, agissant pour l'Hôtel B.________, d'un second courrier le 27 février 2017. La cour cantonale a ensuite relevé que A.________ était mise en prévention pour deux volets distincts et que, si le retrait de la plainte en lien avec la filouterie d'auberge engendrerait probablement un classement, le second volet devrait tout de même être examiné (tentative d'escroquerie et faux dans les titres); il était d'ailleurs expédient qu'une seule décision soit rendue. La Chambre des recours pénale a enfin relevé que la citation à comparaître du 14 février 2017 ne comportait plus la mention relative à une indemnité selon l'art. 429 CPP, considérant cependant cette omission comme une maladresse. Elle a ainsi estimé qu'il n'existait aucune circonstance objective faisant redouter une activité partiale de la magistrate intimée.