Citation: 5A_831/2015 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a constaté que la recourante se fondait sur les voyages vécus et partagés avec l'intimé au cours des années 2011 et 2013 pour alléguer une reprise de la vie commune pendant cette période. Or, si les pièces produites en première instance permettaient de retenir que les parties avaient effectué des séjours ou voyages ensemble à l'étranger, desquels l'on pourrait déduire un rapprochement relationnel, elles ne permettaient pas pour autant de retenir que les parties avaient repris la vie commune. Non seulement l'intimé le contestait mais la recourante mentionnait elle-même dans son appel que les voyages avaient été effectués " dans l'espoir d'une reprise de vie commune ". Au demeurant, la recourante n'avait pas allégué de cohabitation avec celui-ci sous un même toit ni produit de pièces attestant de sa prise en charge financière par son époux. Le soutien financier ponctuel de la part de l'intimé ne saurait constituer un entretien régulier de la recourante et cette dernière ne remettait pas en cause le fait qu'aucune contribution d'entretien ne lui avait été versée depuis leur séparation le 15 février 2007, conformément au chiffre 5 de la convention que les parties avaient conclue. Il s'ensuivait notamment, selon la cour cantonale, que la recourante n'avait pas rendu vraisemblable la reprise de vie commune au cours des années 2011 et 2013. Il n'existait dès lors aucune circonstance nouvelle susceptible de rendre caduque la convention passée par les parties le 28 janvier 2008.