Citation: 6B_1021/2023 E. 1.4

1.4. Quant à l'aspect subjectif de l'infraction, il convient de souligner que celle-ci ressortit au droit cantonal. Or, si le Tribunal fédéral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF), la violation du droit cantonal ne constituant pas un motif pouvant être invoqué dans le recours en matière pénale (art. 95 LTF), il n'en examine l'application que sous l'angle de l'arbitraire (art. 9 Cst.). Cela suppose, comme pour tout grief relevant de la violation des droits fondamentaux, que le moyen soit expressément soulevé et exposé de manière claire et détaillée (art. 106 al. 2 LTF; ATF 148 IV 356 consid. 2.1). Ces exigences de motivation accrues valent tant pour les règles que le législateur cantonal a lui-même édictées, que s'il a opté pour la technique législative consistant à renvoyer, à titre supplétif, au droit fédéral (cf. ATF 148 I 145 consid. 4.1 et 6.1; cf. déjà: ATF 126 III 370 consid. 5; v. aussi, plus récemment et en matière pénale: arrêts 6B_951/2019 du 14 janvier 2020 consid. 2.2; 6B_728/2015 du 12 février 2016 consid. 4). Il n'est donc pas nécessaire de déterminer plus précisément, en l'espèce, si la notion de négligence de l'art. 77 al. 1 LFaune/VD est définie de manière autonome ou par renvoi du droit cantonal à l'art. 12 al. 3 CP. Il suffit de constater que la recourante n'invoque d'aucune manière dans son recours (art. 106 al. 2 LTF), que le droit cantonal aurait été appliqué arbitrairement sur ce point soit qu'une négligence lui aurait été imputée de manière insoutenable au regard des règles cantonales topiques. Il en va ainsi également en tant qu'elle argumente sur le plan de la causalité adéquate (notion de droit), sans même tenter de démontrer que l'infraction cantonale d'errance animale qui lui est reprochée pourrait supposer un quelconque résultat. Le seul fait de reprocher à la cour cantonale d'avoir violé sa présomption d'innocence en retenant à sa charge le contenu d'une plainte déposée par son mari et qui n'aurait pas été traitée, ne remplit manifestement pas non plus les exigences déduites de l'art. 106 al. 2 LTF. Il n'y a dès lors pas lieu d'examiner plus avant ces questions.