Citation: 4A_507/2020 E. A

A.a. En 2004, B.________ a acquis une parcelle sur la commune de... dans l'intention d'y construire une maison. Par contrat du 24 juillet 2004, il a chargé A.________, qui exerce la profession de concepteur/constructeur au même lieu, de réaliser les plans, la mise à l'enquête, la surveillance du chantier, les travaux de terrassement et de fouilles, de maçonnerie, de toiture et de plâtrerie. La rémunération de ce dernier était fixée au montant forfaitaire de 254'400 fr., TVA comprise. Une marge de 3 % au maximum pouvait cependant être demandée pour des imprévus, moyennant justification de son utilisation. Le contrat listait et chiffrait les autres travaux de construction qui relevaient de la responsabilité du maître de l'ouvrage, à savoir les sanitaires, la menuiserie, l'électricité, la peinture, les sols, les carrelages, la cuisine, les aménagements extérieurs, de même que les frais de taxes, raccordements et fouilles hors parcelle. Toutefois, l'entrepreneur s'engageait à rechercher des fournisseurs et à surveiller l'exécution de ces travaux conjointement avec le maître de l'ouvrage, ainsi qu'à trouver un fournisseur par domaine capable de réaliser les travaux au tarif indiqué. Le contrat détaillait les travaux incombant à chaque partie dans un descriptif. Le coût total de la construction était fixé à 403'400 fr., TVA incluse. L'autorisation de construire a été octroyée le 4 août 2004. Les travaux de construction ont débuté peu après et se sont achevés au début de l'été 2005. Le 22 juin 2005, l'entrepreneur a établi sa facture finale. Le permis d'habiter a été délivré le 10 octobre 2005. Après avoir pris possession de sa villa, le maître de l'ouvrage a constaté de nombreux défauts, notamment de nombreuses fissures sur les murs intérieurs et extérieurs, des traces d'humidité et de moisissures dans les chambres des enfants, de la moisissure et des auréoles sur les lames du toit ainsi qu'un courant d'air en provenance du toit. A.b. Le 12 mai 2010, l'entrepreneur a signé la déclaration de renonciation à l'exception de prescription suivante, rédigée par le maître de l'ouvrage (les passages soulignés et en gras étant reproduits tels quels du texte original) : " Concerne: travaux en cours, défauts découverts le 31 avril 2010, renonciation à la prescription. Le soussigné, A.________, [...] reconnaît les défauts de construction effectués sur la villa de B.________ [...]et s'engage à effectuer les réparations pour la remise en état du bâtiment, de respecter un délai convenable, de renoncer à son droit de prescription concernant la garantie sur les travaux pour les défauts des travaux réalisés sur la dite construction, notamment sur les travaux suivants: - Réparation des fissures sur les murs intérieurs et extérieurs (actuellement en cours de réparations, photo page 1, 2, 3) - Humidité, moisissure aux angles dans les chambres enfants 1 et 2 (photo page 4, 5) - Isolation de la toiture, moisissure et auréole des lames du toit, courant d'air (défaut de pare-vapeur ? photo page 6, 7). - Description page a, b, c, d. " A.c. Les parties se sont rencontrées sur les lieux de la construction, le 25 août 2010. A cette occasion, l'entrepreneur a pris différents engagements, dont celui de réparer les fissures du bâtiment. A.d. Le 26 octobre 2010, le maître de l'ouvrage a saisi le tribunal des districts d'Hérens et Conthey d'une requête de preuve à futur. Dans le cadre de cette procédure, une première expertise a été mise en oeuvre et confiée à l'architecte C.________. Ce dernier a rendu son rapport le 12 mai 2011, ainsi que deux rapports complémentaires le 30 septembre 2011 et le 28 mars 2012. Il a relevé différents défauts, indiqué les travaux de réfection à réaliser et en a estimé le coût. A.e. Le 18 avril 2012, le maître de l'ouvrage a dénoncé à l'entrepreneur une série de défauts dont il a demandé la réparation. Il a fait suivre ce premier avis d'un second, le 19 septembre 2012, dans lequel il a demandé la réparation d'une série supplémentaire de défauts (fissures, déformation des chevrons et éclatement de plusieurs d'entre eux). A.f. Le juge a confié à l'ingénieur D.________ la réalisation d'une contre-expertise. Le prénommé a délivré son rapport le 10 octobre 2012 dont il ressort notamment que les chevrons sont sous-dimensionnés de 50 %, que - sous pleine charge de neige - les déformations sont estimées à 30 mm alors qu'elles devraient être limitées à 14 mm, que les chevrons sont donc beaucoup trop déformables, qu'à ce jour, aucune marque de déformation excessive n'est à noter, mais que sous pleine charge de neige il y a une insuffisance de capacité portante et des déformations trop importantes. Il a fait le même constat pour la/les panne/s faîtière/s et noté que le poteau central " côté est " était pareillement sous dimensionné. Partant, il a indiqué que les mesures à prendre consistaient soit à réduire les charges sur le toit en le débarrassant de la neige, soit à rajouter un chevron sur deux, appuyant sur la faîtière et sur la panne sablière, à poser un lambris intérieur sous les chevrons, à renforcer les pannes faîtières en mettant des ajouts dessous ou de chaque côté ainsi qu'à renforcer le poteau incriminé à l'aide d'ajouts de compléments verticaux collés et boulonnés. Il a estimé le coût de ces travaux à 35'000 fr. Par décision du 9 novembre 2012, le juge de district a clos la procédure de preuve à futur. A.g. A la suite du rapport du second expert, le 12 octobre 2012, le maître de l'ouvrage a dénoncé à l'entrepreneur une série d'autres défauts, dont le sous-dimensionnement des chevrons, des pannes faitières, du poteau central côté est. Le 27 octobre 2012, il a requis la réfection de la remontée d'humidité sur le mur du garage nord malgré l'entretien préconisé par l'expert, dénoncé l'échec de la tentative de réparation de la paroi entre les deux chambres et la réapparition des fissures sur les réparations des murs périphériques. Par courrier du 29 novembre 2012, il a mis formellement en demeure l'entrepreneur de réparer l'ouvrage à ses frais et l'a invité à lui faire parvenir une renonciation à se prévaloir de l'exception de prescription jusqu'au 31 décembre 2014. Ce pli est demeuré sans réponse. A.h. Le 27 août 2013, il a requis le séquestre d'une parcelle appartenant à l'entrepreneur. Le 3 septembre 2013, le juge de district y a fait droit.