Citation: 5A_436/2024 E. B

B.a. Le 30 janvier 2021, le Juge de paix du district de Lausanne (ci-après: juge de paix) a ouvert une enquête en fixation des relations personnelles et confié un mandat d'évaluation à l'Unité évaluation et missions spécifiques (ci-après: UEMS) de la Direction générale de l'enfance et de la jeunesse (ci-après: DGEJ). B.b. Lors d'une audience tenue le 24 août 2021 par la Justice de paix du district de Lausanne (ci-après: justice de paix), les parents ont passé une convention prévoyant que le père exercerait dans un premier temps son droit de visite sur son fils le mercredi après-midi de 14h00 à 18h15 pour une durée de trois mois puis, jusqu'au dépôt du rapport de l'UEMS, le jeudi de 8h00 à 18h15. B.c. Le 14 mars 2022, l'UEMS a rendu son rapport d'évaluation. Elle a proposé de maintenir la garde de l'enfant à la mère, moyennant une prise en charge personnelle minimale et régulière par cette dernière, en alternance avec les grands-parents maternels et la garderie, et l'intervention hebdomadaire de la structure D.________. Elle a également suggéré la mise en oeuvre d'une expertise pédopsychiatrique centrée plus particulièrement sur les parents, l'enfant ainsi que les relations interpersonnelles et familiales, afin d'évaluer plus précisément la place de chacune des parties et d'envisager les modalités d'intervention dans l'intérêt de la prise en charge de l'enfant, et a préconisé d'instituer une curatelle d'assistance éducative à forme de l'art. 308 al. 1 CC, d'instaurer une curatelle de représentation de l'enfant dans le cadre de la procédure et, pour le cas où le père exprimerait le souhait d'une reprise de son droit aux relations personnelles, de fixer ce droit de visite par l'intermédiaire du Point Rencontre, à raison de deux fois par mois pour une durée de six heures avec autorisation de sortir des locaux, dans l'attente des conclusions de l'expertise pédopsychiatrique. B.d. Lors d'une audience du 30 août 2022 devant la justice de paix, les parents ont adhéré à la mise en oeuvre d'une expertise pédopsychiatrique et à la désignation en faveur de l'enfant d'un curateur de représentation dans la procédure, comme préconisé par l'UEMS. Au surplus, ils sont convenus que, jusqu'au dépôt du rapport d'expertise, le droit de visite père-fils reprendrait dans un premier temps par l'intermédiaire d'un médiateur, le mercredi après-midi de 14h00 à 18h15 jusqu'à la mise en place du Point Rencontre, puis par l'intermédiaire de cette institution, à l'extérieur des locaux durant six heures, jusqu'à la fin de l'année 2022, puis enfin à raison d'un week-end sur deux, soit du samedi au dimanche, avec passage de l'enfant par l'intermédiaire du Point Rencontre. B.e. Par décision du 30 août 2022, reconsidérée le 21 novembre 2022, la justice de paix a notamment poursuivi l'enquête en fixation des relations personnelles et du droit de garde, a ordonné la mise en oeuvre d'une expertise pédopsychiatrique, a institué une curatelle d'assistance éducative et de surveillance des relations personnelles (art. 308 al. 1 et 2 CC), l'a confiée à un assistant social de la DGEJ, et a nommé Me Vladimir Chautems, avocat, en qualité de curateur de représentation de l'enfant dans la procédure au sens de l'art. 314a bis CC. L'autorité de protection a également fixé le droit de visite provisoire du père sur son fils, lequel s'exercerait dans un premier temps par l'intermédiaire de la curatrice de surveillance des relations personnelles jusqu'à la mise en place d'un droit de visite par Point Rencontre, deux fois par mois, à l'extérieur des locaux pendant six heures, pour un total de huit visites, puis, deux fois par mois, pour une durée de vingt-quatre heures, y compris une nuit de samedi à dimanche. B.f. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 27 octobre 2023, adressée pour notification aux parties le 30 novembre suivant, la justice de paix a notamment poursuivi l'enquête en retrait du droit de déterminer le lieu de résidence et en fixation des relations personnelles et du droit de garde concernant C.________ (I), dit que la garde de fait de l'enfant restait en l'état confiée à la mère (III), dit que le père exercerait son droit de visite sur son fils les samedis 9, 16, 23 et 30 décembre 2023, de 11h00 à 17h00, puis, jusqu'à reddition de l'expertise pédopsychiatrique, deux fois par mois, pour une durée de 24 heures, du samedi à 17h00 au dimanche à 17h00, la première fois le 6 janvier 2024 (IV), dit que, dans le cadre de ce droit de visite, le passage de l'enfant interviendrait, pour les quatre premières visites, devant le poste de police de U.________, à V.________, chaque parent étant autorisé à se faire accompagner par une personne de confiance à cette occasion (V), enjoint à la mère de respecter les modalités prévues, cette injonction étant assortie de la menace de la peine d'amende au sens de l'art. 292 CP (VI), et déclaré l'ordonnance immédiatement exécutoire, nonobstant recours (IX). B.g. Les parents ont chacun interjeté un recours contre l'ordonnance du 27 octobre 2023 auprès de la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: Chambre des curatelles).