Citation: 2C_625/2022 E. 5.3

5.3. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué que la recourante réside en Suisse depuis le 15 janvier 2010, soit depuis plus de dix ans, mais qu'elle n'a bénéficié d'un titre de séjour qu'à partir du 1er décembre 2012 jusqu'au 14 avril 2020. La durée de son séjour légal en Suisse est donc inférieure à dix ans, mais n'en demeure pas moins relativement longue. Selon les constatations des juges cantonaux, la recourante ne peut cependant pas se prévaloir d'une forte intégration en Suisse, quand bien même elle a travaillé durant quelques années comme médecin. En effet, elle émarge à l'aide sociale, dont elle dépend entièrement financièrement, depuis plus de trois ans maintenant et fait l'objet de poursuites pour dettes à hauteur de 6'023.05 francs et d'actes de défaut de biens à hauteur de 5'051.85 francs. Elle ne cherche pas activement à améliorer sa situation financière, car, depuis le 1er septembre 2019, elle n'a répondu qu'à quatre offres d'emploi. En outre, elle a été condamnée pour tentative de contrainte, diffamation et injure en octobre 2019 dans le canton de Genève et une procédure a été ouverte à son encontre dans le canton de Vaud pour des faits similaires, ces faits concernant dans les deux cas ses anciens employeurs. Par ailleurs, selon l'arrêt attaqué, la recourante est célibataire et n'a pas allégué ni a fortiori démontré qu'elle entretiendrait à Genève ou en Suisse des liens si étroits qu'un retour dans son pays d'origine ne pourrait être envisagé. Arrivée en Suisse à l'âge de 29 ans, la recourante a vécu en Bulgarie durant son enfance, son adolescence et le début de sa vie d'adulte. Elle y a également suivi ses études de médecine. L'intéressée pourra dès lors se réintégrer sans difficulté dans son pays d'origine qu'elle a quitté il y douze ans. Elle pourra s'y prévaloir de ses emplois en Suisse ainsi que des connaissances acquises en langues française et allemande. En outre, la recourante ne prétend pas que les maux de tête dont elle souffre ne pourraient pas être traités en Bulgarie. De même, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué - que la recourante ne critique pas sous l'angle de l'arbitraire sur ce point - qu'elle a bel et bien débuté une formation en radiologie et que celle-ci ne pourrait pas être achevée dans ce pays.