Citation: 5A_187/2013 E. 6.2

6.2. En l'espèce, il apparaît, à la lecture du procès-verbal d'audience du 6 septembre 2012, que la recourante a renoncé à être entendue séparément de son mari et a confirmé à la Présidente du Tribunal de première instance que la convention avait été signée après mûre réflexion et de son plein gré. On ne peut dès lors déduire du seul fait que la convention a été signée peu de temps après le dépôt de sa requête, qu'elle l'aurait été de manière irréfléchie, la recourante admettant d'ailleurs avoir voulu profiter de la présence en Suisse de son mari pour "régler des affaires" et avoir discuté de manière "intensive" avec lui suite au dépôt de la requête de mesures protectrices, ce qui tend à démontrer que la convention n'a pas été signée de manière impulsive comme elle voudrait le laisser croire. Elle reconnaît d'ailleurs également que c'est la présence en Suisse de son mari qui a motivé le fait qu'une audience soit fixée à si brève échéance, ce qui explique également pourquoi la convention a été conclue rapidement. La recourante était en outre assistée d'un conseil lors de son audition par la Présidente du tribunal d'arrondissement, de sorte qu'elle a pu être correctement informée et n'apparaît pas avoir été dans une situation d'infériorité particulière par rapport à son époux lors des négociations. On ne perçoit enfin pas en quoi la durée du mariage pourrait avoir une incidence sur le caractère réfléchi ou non des décisions prises par la recourante en lien avec les clauses de la convention.