Citation: 6B_1113/2022 E. 1.6.2

1.6.2. Le recourant prétend que, de manière générale, l'autorité de recours limiterait, en pratique, son pouvoir de cognition et ne reverrait l'état de frais retenu par l'autorité de première instance qu'avec beaucoup de retenue, ce qu'elle aurait d'ailleurs fait dans la présente cause. Il aurait ainsi été indispensable que le recourant puisse faire valoir ses arguments à l'encontre d'une éventuelle réduction en première instance. Le recourant se contente d'affirmer que la cour cantonale aurait limité son pouvoir d'examen, sans autre explication ou tentative de démontrer en quoi tel aurait été le cas, si bien que son argumentation est insuffisamment motivée, partant irrecevable. En outre, en tant que le recourant prétend qu'il aurait dû être interpellé sur les réductions envisagées par l'autorité, sa critique revient à prétendre à pouvoir prendre position sur la décision à venir, droit qui ne peut toutefois être déduit du droit d'être entendu, comme cela ressort de la jurisprudence (cf. supra consid. 1.2). Pour le surplus, le recourant ne prétend pas que les conditions reconnues par la jurisprudence pour que la partie soit interpellée avant que l'autorité ne statue sont réunies. Enfin, le recourant soutient qu'une interpellation préalable serait tout à fait praticable, le canton de Bâle-Ville procédant de la sorte. Quelles que soient les différentes organisations cantonales, il n'en demeure pas moins que le droit d'être entendu n'impose pas à l'autorité d'interpeller au préalable l'avocat sur la décision à rendre concernant la fixation de son indemnité et des éventuelles réductions qu'elle envisage, si bien que l'argument du recourant tombe à faux. En définitive, le recourant ne démontre pas en quoi la cour cantonale aurait violé ses droits en estimant que l'autorité de première instance n'avait pas violé son droit d'être entendu en ne l'interpellant pas sur les réductions de sa note d'honoraires qu'elle envisageait.