Citation: 6B_1040/2022 E. 3.6

3.6. Le recourant soutient que ses allégations n'étaient pas objectivement fausses et qu'en tout état, sur le plan subjectif, il aurait ignoré que ses allégations étaient fausses. Il rappelle que sur cet élément le dol éventuel est exclu. Il prétend que l'absence de favoritisme n'aurait pas été établi et que l'ordonnance de classement rendue le 22 mai 2017 par le ministère public ne permettrait pas de déterminer si les intérêts du groupe C.________ avaient été favorisés par l'intimée 2 elle-même ou par les services placés sous son autorité dans les procédures concernant cette entreprise. Il prétend également - sur plusieurs pages - que son communiqué du 8 mai 2018 décrivait des évènements vrais. Ce faisant, le recourant s'en prend - à nouveau - à l'appréciation des preuves et à l'établissement des faits, que le Tribunal fédéral ne revoit que sous l'angle restreint de l'arbitraire. Or le recourant ne fait qu'opposer sa propre appréciation des preuves et sa version des faits à celles de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celles-ci seraient manifestement insoutenables. Au demeurant, il n'était pas manifestement insoutenable de retenir, comme l'a fait la cour cantonale, que les allégations du recourant étaient fausses et qu'il le savait. Elle a en effet relevé qu'il savait pertinemment que le département de l'intimée 2 avait dénoncé pénalement, en juillet 2016, le groupe C.________ au ministère public. Malgré cela, il n'avait pas hésité à accuser ou faire jeter le soupçon d'intérêts convergents entre l'intimée 2 et le groupe C.________. De plus, à partir de mai 2017, le recourant ne pouvait ignorer que cette dénonciation était infondée dès lors qu'une ordonnance de classement avait été rendue. ll avait pourtant persisté dans une logique délibérée et consciente à affirmer que l'intimée 2 servait les intérêts d'un pollueur au détriment du bien public. Infondé, le grief du recourant doit être rejeté.