Citation: 2C_397/2023 E. 6.3

6.3. La recourante invoque, pour la première fois devant le Tribunal fédéral, qu'une autorisation cadre aurait été octroyée à une autre association pour la pratique de l'airsoft sur un terrain forestier déterminé. Or, une telle autorisation lui aurait été refusée, ce qui constituerait une violation du principe de l'égalité de traitement. L'airsoft pouvant également être considéré comme un jeu de combat, la question d'une violation de l'art. 8 al. 1 Cst. pourrait ici se poser. Toutefois, l'état de fait de l'arrêt entrepris n'évoque pas l'autorisation cadre qu'aurait reçue cette autre société de sorte que les faits sur lesquels se fonde la recourante sont nouveaux (cf. supra consid. 3). Or, elle n'expose pas en quoi les conditions restrictives posées par l'art. 99 al. 1 LTF autorisant la recevabilité de tels faits devant le Tribunal fédéral seraient remplies (cf. supra consid. 2.2; cf. ATF 148 I 160 consid. 1.7; 143 I 344 consid. 3; arrêt 6B_672/2023 du 4 octobre 2023 consid. 2). et tel n'apparaît pas être le cas, si bien qu'ils ne peuvent être pris en considération. En tout état cause, ce grief serait-il recevable qu'il devrait être écarté. En effet, si les activités déployées par les deux entreprises, telles que décrites par la recourante, peuvent être considérées comme a priori similaires, l'autorisation requise ne l'est pas. En effet, la recourante conclut principalement à ce qu'il soit constaté que son activité n'est pas soumise à autorisation (ponctuelle; préalable) et subsidiairement à ce qu'elle puisse, moyennant le respect de certaines charges et conditions, proposer à ses clients l'activité dans toutes les forêts du canton. Or, dans l'exemple cité par la recourante, l'airsoft aurait justement été considéré comme soumis à autorisation, et autorisé sur un certain terrain prédéterminé. La recourante ne peut donc rien tirer du principe de l'égalité de traitement tel qu'invoqué.