Citation: 6A.5/2002 21.03.2002 E. C

C.- X.________ a recouru contre cette décision devant le Tribunal administratif du canton de Vaud, concluant à ce que son permis soit retiré pour une durée d'un mois et à ce que la décision attaquée soit maintenue pour le surplus. Outre son besoin professionnel, il a souligné qu'il avait été gravement blessé lors de l'accident (traumatisme crânien, fractures des côtes, atteintes diverses aux cervicales) et qu'il subissait ainsi une incapacité complète de travail. Il invoquait en conséquence l'application de l'art. 66bis CP. Le Tribunal administratif a suspendu la procédure jusqu'à droit connu au plan pénal. Par ordonnance du 4 février 2000, le Juge d'instruction de l'arrondissement de La Côte a condamné X.________, pour violation simple des règles de la circulation (art. 90 ch. 1 LCR), à 300 francs d'amende. A l'appui d'un mémoire complémentaire du 21 août 2000, X.________ a produit devant le Tribunal administratif deux certificats médicaux attestant qu'outre les lésions physiques subies, il présentait une année après l'accident un état dépressif chronique et un état de stress post-traumatique, avec pour conséquence une incapacité de travail. X.________ a précisé qu'en raison de son état, il n'avait pas été en mesure de reprendre le volant depuis l'accident. Dans ces conditions, il se prévalait de l'art. 66bis CP. Par arrêt du 17 décembre 2001, le Tribunal administratif a rejeté le recours de X.________ et confirmé la décision du SAN du 4 octobre 1999.