Citation: 9C_665/2023 E. 4.2

4.2. De façon générale, le recourant reproche à la juridiction cantonale d'avoir fait sienne l'évaluation de son taux d'invalidité par l'office intimé dans son écriture du 6 (recte: 4) octobre 2022, adressée à l'autorité judiciaire de première instance. Il soutient en premier lieu que ce procédé viole son droit d'être entendu dès lors que l'absence de calcul justifiant le taux de 43% retenu pour la période du 1er septembre 2015 au 31 juillet 2019 l'empêche de défendre au mieux ses intérêts. Supposant que le revenu d'invalide retenu par l'administration dans le calcul de son taux d'invalidité correspond à la catégorie 49-53 (transports et entreposage), niveau de compétence 2, tiré du tableau TA1 de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) 2016, il considère en second lieu que ce choix est insoutenable. Il rappelle que le docteur C.________ a jugé que l'activité de chauffeur, dans laquelle il avait été reclassé, était inadaptée. Il fait valoir qu'une évaluation de sa capacité de gain à l'aune d'une telle activité serait arbitraire et qu'il convient de déterminer son revenu d'invalide en fonction de sa capacité effective de gain durant la période concernée. Il indique avoir perçu alors un salaire mensuel de 1'650 fr. en tant que chauffeur de minibus à 40%, ce qui représentait un salaire annuel de 19'800 fr., duquel il fallait déduire la baisse de rendement de 10% et l'abattement de 10% pour aboutir à un revenu annuel d'invalide de 15'840 fr. qui, comparé à un salaire réactualisé de déménageur de 47'361 fr., donnait un taux arrondi d'invalidité de 67%. Il invoque par ailleurs une violation du principe de l'égalité de traitement. Il soutient que suivre le calcul de l'office intimé reviendrait à traiter de manière comparable le bénéficiaire de prestations de l'assurance-invalidité qui, au terme de mesures de réadaptation, trouve une activité respectant ses limitations fonctionnelles et celui qui, comme lui, a été "poussé à suivre une formation (...) inadaptée à ses limitations fonctionnelles" et "doit souffrir en silence". Il considère que déterminer le revenu d'invalide en fonction de sa situation concrète plutôt que des données statistiques de l'ESS permettrait de corriger cette inégalité.