Citation: 6B_1038/2021 E. 3.4.2

3.4.2. En ce qui concerne l'intérêt privé du recourant à demeurer en Suisse, la cour cantonale a constaté que celui-ci est né à X.________, qu'il a toujours vécu en Suisse, où il a été scolarisé, et que ses parents et ses deux frères vivent en Suisse; elle a toutefois relevé que le recourant n'a pas fait état de liens étroits avec les membres de sa famille. Quant à son intégration professionnelle, la cour cantonale a retenu que le recourant n'a pas obtenu son CFC de peintre en bâtiment car il avait échoué aux examens pratiques et qu'à l'exception d'une courte période entre sa sortie de détention provisoire en décembre 2016 et la fin de l'année 2018, lors de laquelle il a travaillé dans le commerce de vêtements en tant qu'indépendant, puis comme aide-cuisinier, il n'a pas eu de vrai travail, sa mère ayant d'ailleurs expliqué qu'il ne travaillait pas, qu'il dormait toute la journée et qu'il n'avait jamais contribué aux frais de sa prise en charge; il a prétendu que l'employeur de son père était d'accord de l'engager à sa sortie de prison, mais n'a pas produit d'attestation en ce sens. S'agissant des liens du recourant avec son pays d'origine, les juges cantonaux ont constaté que le recourant a encore une grand-mère maternelle en Erythrée, dont il a affirmé lors de l'audience d'appel qu'elle serait mourante mais sans donner de plus amples explications; de plus, contrairement à ce qu'il a allégué lors de l'audience d'appel, il sait parler la langue de son pays puisque son amie a dit qu'elle l'avait entendu mélanger le français et l'érythréen lors de discussions avec sa mère. Le recourant ne démontre pas en quoi ces constatations procéderaient d'un établissement arbitraire des faits (cf. consid. 1 supra). Il se contente d'affirmer de manière purement appellatoire, sans étayer ses affirmations par des références aux pièces du dossier, que sa grand-mère ne saurait l'aider dans son intégration, qu'il ne saurait que quelques mots de la langue de son pays et serait incapable de former des phrases entières dans cette langue, qu'avant son incarcération, il formait une véritable communauté de toit avec les membres de sa famille avec lesquels il aurait entretenu des relations proches, qu'il aurait régulièrement travaillé en Suisse dans divers domaines et qu'il disposerait d'une opportunité d'emploi auprès de l'employeur de son père à sa sortie de prison.