Citation: C 362/00 12.01.2001 E. 1

En l'espèce, il faut admettre, au vu des preuves testimoniales administrées et dont il n'y a pas lieu de mettre en cause la crédibilité, comme établi au stade de la vraisemblance prépondérante exigée dans le domaine des assurances sociales, que le recourant est arrivé en retard à de nombreuses reprises à son travail. Ces retards constituent une faute et sont en rapport de causalité avec la résiliation de son contrat de travail. Le recourant objecte certes que la commission n'a pas tenu compte de ses explications et, notamment, du fait que la première demi-heure de travail non payée - après le début de laquelle il admet être arrivé - était consacrée au repas. A l'appui de ce moyen, le recourant produit, pour la première fois devant le Tribunal fédéral des assurances, sa feuille de salaire. Il soutient qu'il est contradictoire de prétendre qu'il arrivait en retard et d'avoir opéré une déduction pour les frais des repas, qui devaient être pris durant la demi-heure non payée. Cette pièce n'est cependant pas de nature à établir que le recourant était ponctuel. Il ressort du témoignage de A.________, recueilli par le Groupe Réclamations qu'il arrivait au recourant, lorsqu'il était en retard, de manger avant de prendre son service, vers 12h15 et non entre 11 heures et 11 heures 30 voire de jeter son repas à la poubelle. Selon le témoin D.________, les retards du recourant pouvaient atteindre parfois plus d'une heure. Il est également reproché au recourant un manque de motivation dans son travail. Ce grief apparaît toutefois vague et ne saurait comme tel justifier une suspension du droit à l'indemnité. Il est par conséquent inutile de compléter l'instruction sur ce point, notamment afin de tenter d'établir le chiffre d'affaires qu'il réalisait.