Citation: 4A_650/2023 E. 6.2

6.2. En ce qui concerne le montant que le recourant a été condamné à payer, solidairement, à la banque, la cour cantonale a commencé par relever en fait que, selon la traduction de l'arrêt de la Cour de cassation, le montant de la créance de la banque mentionné tant en chiffres qu'en toutes lettres dans les considérants est le même que celui indiqué en lettres dans le dispositif, seul le montant en chiffres étant différent. Elle en a déduit que le montant indiqué à trois reprises de 211'299'040,31 AED est le montant correct et que c'est d'ailleurs ce même montant que le débiteur a exposé en première instance comme étant celui en poursuite; le montant indiqué en chiffres dans le dispositif de l'arrêt est une erreur matérielle manifeste. La cour cantonale a relevé que le Tribunal de première instance lui-même a aussi commis une erreur manifeste lorsqu'il a repris, seulement en chiffres, le montant de 211'099'040,31 AED; elle a toutefois considéré que, puisque la banque n'a pas remis en cause ce chiffre erroné, qui est inférieur au montant réellement dû, elle n'avait pas à le modifier. Enfin, elle a écarté les prétendues autres erreurs invoquées par le recourant, puisqu'elles n'avaient pas été constatées par le Tribunal de première instance et que le grief formé par le recourant est irrecevable pour cause de motivation insuffisante. En définitive, la cour cantonale en a conclu qu'il s'agit d'une erreur de plume manifeste et a admis la mainlevée pour le montant inférieur figurant au ch. 4 du dispositif du jugement du Tribunal de première instance. Le recourant ne démontre nulle part en quoi la cour aurait versé dans l'arbitraire en retenant que le montant mentionné trois fois, dont deux fois en toutes lettres, est le montant exact et que le montant en chiffres figurant dans le dispositif de la traduction de l'arrêt de la cour de cassation dubaïote relève d'une erreur manifeste à rectifier. D'ailleurs, un bref coup d'oeil à la traduction de l'arrêt de la Cour de cassation de Dubaï permet de constater que celle-ci a déduit du montant de 218'299'040,31 AED, tel que retenu dans le dispositif de l'arrêt de la Cour d'appel de Dubaï, le montant de 7'000 AED, ce qui donne précisément le montant figurant à trois reprises, dont en toutes lettres dans le dispositif, de l'arrêt de la Cour de cassation. Bien qu'il persiste à invoquer d'"innombrables erreurs, confusions, doublons, intervertissement des parties et changement de dénomination", qui affaibliraient la valeur de cette constatation de la cour cantonale, le recourant indique uniquement avoir mentionné l'exemple d'une confusion dans la désignation des parties, se contentant pour le surplus de déplorer qu'on lui ait reproché une motivation insuffisante de son recours cantonal et à affirmer que tout y était bien motivé, ce que la Cour de céans n'est clairement pas en mesure de vérifier à la lumière de son grief. Rien dans ce qu'il affirme ne permet de démontrer l'arbitraire du montant indiqué correctement à trois reprises, dont deux en toutes lettres. Dès lors que le montant résulte de l'appréciation des preuves, non arbitraire, il ne saurait y avoir de violation de l'art. 80 LP. Contrairement à ce que le recourant affirme, les questions de fait et de droit ne sont pas entremêlées. Ses griefs sont donc irrecevables.