Citation: 9C_477/2018 E. 4.1

4.1. Après avoir relevé que le recourant ne s'était pas opposé à une expertise pluridisciplinaire en tant que telle (puisqu'il avait notamment proposé, dans un courrier du 31 mars 2014, qu'une expertise fût organisée dans une clinique de Zurich), l'instance de premier recours a constaté que l'office intimé avait chargé le CEMEDEX de Fribourg de la réalisation d'une telle expertise en été 2016, soit après que le Service médical régional de l'assurance-invalidité (SMR) avait constaté que l'état de santé de l'assuré s'était stabilisé (rapports du SMR des 9 septembre 2015 et 22 juillet 2016). A la suite de l'apparition d'une nécrose osseuse fémorale et tibiale aux deux genoux, l'assuré avait en effet dû se faire implanter une prothèse du genou gauche en septembre 2015. L'autorité cantonale de recours a ensuite constaté que le recourant n'avait pas donné suite à la convocation du 26 septembre 2016, puisqu'il ne s'était pas présenté au centre d'expertise le 4 octobre 2016. Après avoir été convoqué une seconde fois pour le 13 décembre 2016, l'assuré avait informé l'office intimé de son refus de se soumettre à l'expertise par un courrier du 10 décembre 2016. La juridiction cantonale a alors examiné si ce refus était excusable (cf. art. 43 al. 3 LPGA), ce qu'elle a nié. En bref, elle a considéré que si les différentes affections dont souffre l'assuré entraînent certes des difficultés dans la vie quotidienne, notamment pour ce qui concerne les déplacements, elles n'excluaient pas d'emblée un déplacement de son domicile, situé au Tessin, jusqu'à Fribourg.