Citation: I 265/03 13.02.2004 E. A

H.________, né le 12 juillet 1967, a effectué dès 1983 un apprentissage de tôlier en carrosserie et obtenu en 1987 son certificat fédéral de capacité. Souffrant de problèmes de genoux et de douleurs chroniques à localisation multiple, il a été mis au bénéfice de mesures de réadaptation de l'assurance-invalidité. Cela lui a permis d'être engagé à partir du 1er juin 1989 en qualité de représentant externe par l'entreprise L.________ SA, produits et articles pour la peinture automobile, le bâtiment et l'industrie. Par la suite, il a travaillé au service de X.________, peintures pour automobiles. Inscrit à l'assurance-chômage, il a bénéficié de différentes périodes d'indemnités, notamment dès juin 1995. De janvier à juin 1996, il a travaillé pour « X.________ SA », société fondée avec un associé et qui a été mise en liquidation. A titre accessoire, il a travaillé pour une société de surveillance. Le 2 avril 1997, H.________ a été victime d'un accident de la circulation routière avec, en particulier, un traumatisme appuyé en hyperextension du poignet droit (lésion du ligament luno-triquétral et du complexe TFC au niveau de son insertion cubitale). Il a présenté une incapacité totale de travail, puis une incapacité de 50 % à partir du 1er mai 1998. Il a trouvé un emploi de représentant en produits de quincaillerie automobiles auprès de B.________ AG. Cette activité l'amenait à porter des charges, à faire des démonstrations de matériel et à beaucoup conduire, sollicitant son poignet et provoquant d'importantes douleurs. Pour ce motif, il a présenté le 1er mai 1998 une demande de prestations de l'assurance-invalidité, en requérant un reclassement dans une nouvelle profession ou un placement. Dès le 1er novembre 1998, il a été engagé en qualité de vendeur par le garage S.________ et Cie SA. Souhaitant suivre la formation pour préparer le brevet fédéral de vendeur en automobiles, l'assurance-invalidité lui a accordé le 21 avril 1999 des mesures de réadaptation professionnelle pour un reclassement dans cette profession. A la suite de son licenciement, il a été engagé dès le 1er novembre 1999 en qualité de vendeur d'automobiles par le garage N.________. Il a continué de bénéficier des mesures professionnelles. A la mi-février 2000, l'assurance-invalidité a été informée que H.________ ne travaillait plus auprès du garage depuis mi-décembre 1999. Interpellé par l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg, l'assuré l'a informé qu'il avait eu l'opportunité d'être engagé par une famille comme garde du corps. Envisageant de monter sa propre société de sécurité et de surveillance, il demandait à l'assurance-invalidité de prendre en charge un cours spécialisé, donné à Genève, d'un coût de 5'600 fr. Sur la base du rapport final de réadaptation professionnelle du 18 avril 2000, l'office AI a avisé H.________ qu'il ne pouvait entrer en matière sur la demande, car le projet de monter sa propre société de sécurité n'était pas une solution à long terme, le diplôme n'était pas reconnu et les salaires étaient faibles. Constatant que l'assuré était réadapté du point de vue professionnel et qu'il réalisait un revenu excluant tout droit à une rente d'invalidité, il refusait de prendre en charge le paiement d'un cours spécialisé de garde du corps. Se fondant sur le programme des cours versés au dossier et les pièces médicales, l'office AI a exposé que la formation proposée comprenait du tir, des arts martiaux, du pilotage de voitures et des transports d'objets de valeur, soit des activités médicalement contre-indiquées. Pour ces motifs, il a refusé de prendre en charge la formation par décision du 30 novembre 2001.