Citation: 6B_629/2021 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a jugé qu'en l'espèce, les intérêts publics à l'expulsion l'emportaient sur ceux, privés, du recourant à demeurer en Suisse. D'une part, il existait un intérêt public important à l'expulsion du recourant qui avait déjà fait l'objet, avant la présente procédure, de plusieurs autres condamnations pénales, dont l'une à une peine privative de liberté ferme de 18 mois. Une récidive était ainsi à craindre, en particulier dès lors que le recourant n'avait pas rompu avec ses mauvaises fréquentations qui le maintenaient dans une dynamique de forte consommation d'alcool et de stupéfiants. Rien n'indiquait non plus que, dans le futur, il changerait d'attitude, étant relevé qu'il ne s'était pas soumis au suivi thérapeutique en addictologie mis en oeuvre à la suite de sa condamnation de 2015. D'autre part, les intérêts privés du recourant à rester en Suisse n'étaient que relatifs, faute d'intégration réussie, le recourant n'ayant jamais exercé d'activité lucrative lui permettant de subvenir à ses besoins, alors qu'il était au bénéfice de prestations de l'aide sociale depuis l'âge de 19 ans. Rien ne permettait non plus d'attester que la réintégration du recourant au Kosovo serait particulièrement difficile, dès lors qu'une partie de sa famille y vivait, qu'il parlait l'albanais et que sa grand-mère disposait d'une maison dans laquelle il pourrait loger. Du reste, son expulsion restait compatible avec son état de santé (cf. arrêt attaqué, consid. 2.3 p. 11 ss).