Citation: 9C_808/2019 E. 6.3.3

6.3.3. Cette argumentation n'est pas fondée. Les premiers juges ont pris en considération le diagnostic de fibromyalgie (cf. consid. 6.2.1 supra) et ont mis en évidence le bon investissement de l'assuré dans les différentes mesures thérapeutiques entreprises (cf. consid. 6.3.1 supra). Compte tenu du résultat positif de ces dernières (absence d'indication à la prise d'antidépresseurs, diminution importante des séances de psychothérapie), non contesté par le recourant, la juridiction cantonale pouvait en déduire sans commettre d'arbitraire un nouvel indice relativisant la gravité du diagnostic psychiatrique retenu (ATF 141 V 281 consid. 4.3.2.1 p. 299 s.). On ajoutera que l'absence de médication antalgique majeure, hormis la prise de Dafalgan®, en réserve, malgré l'allégation d'importantes souffrances, peut être interprétée sous l'angle de la cohérence comme un indicateur plaidant en défaveur d'une atteinte invalidante à la santé (ATF 141 V 281 consid. 4.4.2 p. 304). L'invocation d'un risque d'ulcère lié à la prise d'antalgiques n'est du reste pas étayé médicalement en l'occurrence. On relèvera par ailleurs que rien ne s'opposait à ce que le Tribunal cantonal puise dans le rapport du docteur F.________ des informations utiles pour juger le déroulement des mesures de réadaptation (cf. consid. 5.2 supra), d'autant moins que le pronostic défavorable de l'expert quant à l'issue de telles mesures, auquel les premiers juges se sont référés, s'est avéré par la suite.