Citation: 8C_185/2023 E. 7.2.2

7.2.2. Il convient d'admettre avec la recourante que ni l'art. 171 al. 5 RPers ni une autre disposition de ce règlement ne prévoit que les postes de MER ou de MER suppléant ne peuvent pas être financés par des fonds extérieurs pour une période supérieure à six mois. De plus, pour tous les postes occupés par l'intimé (MER, MER suppléant, collaborateur scientifique I et collaborateur scientifique I suppléant), le RPers impose des contrats de durée déterminée, quoique renouvelables pour les postes de MER et de collaborateur scientifique I (cf. art. 140 al. 3 et 145 al. 3 RPers). Il ne saurait donc être question de fraude à la loi au sens de la jurisprudence en matière de contrats en chaîne de droit privé (cf. ATF 139 III 145 consid. 4.1), pour autant que cette jurisprudence soit applicable en l'espèce. Cela étant, il est constant que l'intimé a exercé les mêmes tâches, correspondant à celles de MER, pour le même employeur et ce durant 14 ans. On ne saurait donc retenir que les juges cantonaux ont versé dans l'arbitraire en considérant que pris dans sa globalité, l'engagement de l'intimé excédait la notion de besoin temporaire de l'art. 155A al. 1 RPers ainsi que la durée totale d'engagement admissible pour les suppléants - quand bien même la durée de quatre ans peut être exceptionnellement prolongée - et que par conséquent, la situation de l'intimé devait être appréhendée comme celle d'un MER (non suppléant). Dans la continuité de ce raisonnement, l'exclusion par les premiers juges de la compétence des tribunaux civils, telle que prévue à l'art. 177 RPers, échappe également à la critique, l'activité de l'intimé dans son ensemble ne s'apparentant pas, selon leur vision exempte d'arbitraire, à une activité temporaire au sens de l'art. 12 al. 3 LU. Les griefs de la recourante s'avèrent ainsi mal fondés.