Citation: 1C_391/2023 E. 2.5

2.5. Dans un dernier argument, les recourants font valoir que la saisine de la Commission consultative d'urbanisme et d'architecture de la Ville de Lausanne aurait permis de trouver des solutions plus nuancées pour une meilleure conservation de la substance des lieux. Il s'agit d'une simple spéculation insuffisante à considérer le refus de procéder à cette mesure d'instruction comme arbitraire. La cour cantonale a considéré à ce propos que la Municipalité de Lausanne n'était pas tenue de soumettre le projet à cette commission parce que les conditions cumulatives posées pour qu'elle intervienne selon son règlement de fonctionnement du 24 novembre 2020 n'étaient pas réalisées, en particulier du fait que le projet ne se trouvait pas dans l'une des zones mentionnées à l'art. 6 al. 1 let. b de ce règlement. Les recourants ne tentent pas de remettre en cause cette appréciation. Leur argumentation apparaît dès lors appellatoire. L'art. 6 al. 2 dudit règlement autorise certes la Municipalité à soumettre tout projet de construction, qui ne répondrait pas aux critères de l'alinéa précédent, à la Commission consultative d'urbanisme et d'architecture pour analyse. Cette disposition n'est pas contraignante et laisse une marge d'appréciation à la Municipalité qui pouvait, dans le cas particulier, s'estimer suffisamment renseignée à propos de l'impact du projet de construction sur les objets inscrits à l'ISOS et figurant au recensement architectural sur la base du rapport de la déléguée à la protection du patrimoine recueilli en application de l'art. 73 RPGA et des services de la Ville ayant préavisé favorablement le projet. Le grief doit ainsi être écarté pour autant qu'il réponde aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF.