Citation: 6B_99/2022 E. 3.2.1

3.2.1. En l'espèce, il ressort du jugement attaqué que la cour cantonale a tenu pour établi qu'en date du 1er juin 2016 l'intimé a retiré 20'000 fr. en espèces au guichet de la banque D.________ et que les parties fréquentaient le café-restaurant "C.________ ", faits que le recourant ne conteste pas. La cour cantonale a ensuite exposé que le témoin (E.________) - qui travaillait à l'époque comme serveur dans l'établissement précité - avait indiqué qu'en juin ou en juillet 2016, l'intimé et le recourant s'étaient retrouvés attablés ensemble sur la terrasse de ce restaurant. Le témoin avait reconnu le recourant comme étant la personne avec qui l'intimé se trouvait lorsque celui-ci lui avait montré le contenu d'une enveloppe destinée au recourant contenant "une grosse liasse de billets", soit "beaucoup de billets", notamment une coupure de 1'000 francs. La cour cantonale a ainsi considéré que c'était en vain que le recourant tentait de remettre en cause ce témoignage, respectivement qu'il soutenait qu'il serait fort possible, respectivement au moins aussi vraisemblable, que l'intimé ait destiné à une autre fin l'argent retiré le 1er juin 2016. Enfin, la cour cantonale a considéré que l'argent remis par l'intimé au recourant à hauteur de 20'000 fr. avait une destination particulière, convenue entre les parties, à savoir l'achat d'or. Il en allait de même du versement subséquent de 1'000 fr. qui aurait permis au recourant le prétendu déblocage du métal précieux auprès des autorités douanières de U.________. La cour cantonale a relevé que l'affectation de ces montants était étayée par les contradictions et variations dans les propos du recourant et par l'invraisemblance de sa version des faits, motifs qui infirmaient sa crédibilité: la version de l'intimé étant ainsi la seule crédible.