Citation: 4A_389/2010 11.10.2010 E. 3

3.1 En résumé, la recourante, invoquant les art. 97 LTF et 8 CC, ainsi que l'art. 29 al. 2 Cst., fait grief à la cour cantonale de l'avoir condamnée à supporter le coût afférent à la réparation d'un panneau vitré fendu constaté sur l'ouvrage, en se méprenant sur le fait que le panneau vitré en question avait été posé par une entreprise tierce, sans lien quelconque avec elle, dès lors qu'elle avait été uniquement mise en oeuvre par Z.________, à l'exclusion de son unique cocontractant dans ce litige, soit Y.________; elle expose que pour toute désignation du panneau fendu, l'expert indiquerait que celui-ci se situerait à l'extérieur - soit selon elle sur la cage d'ascenseur (enveloppe extérieure) -, par opposition à la gaine de l'appareil (structure intérieure), et qu'elle-même n'aurait posé aucun des panneaux vitrés à l'extérieur (cage d'ascenseur), soit ceux qui, précisément et en bonne logique, revêtiraient les qualités d'isolant et d'anti-effraction voulues par Z.________; elle se réfère à son devis du 10 octobre 2002, auquel il n'avait été donné aucune suite, ce dont la cour cantonale aurait dû déduire que Z.________ avait procédé seul à la pose des panneaux extérieurs anti-effraction, point de vue dont les déclarations de deux témoins permettraient d'ailleurs de se convaincre. 3.2 A supposer recevable sous l'angle des exigences applicables en la matière (art. 106 al. 2 LTF), le grief de violation du droit d'être entendu ne pourrait qu'être rejeté; en effet, la motivation de l'arrêt querellé est suffisante pour que la recourante ait pu le comprendre et l'attaquer utilement, et le Tribunal de céans est en mesure d'exercer son contrôle (cf. ATF 129 I 232 consid. 3.2 p. 236). 3.3 Pour le surplus, l'argumentation de la recourante ne résiste pas à l'examen; en effet, celle-ci se garde de parler de son devis du 23 janvier 2003, dont l'examen permet de constater qu'il "Concerne: (...), cage d'ascenseur extérieur, partie au-dessus" et porte notamment sur des "Vitrages isolants thermiques anti-effraction par rapport aux vitrages feuilletés 12,76 prévus face extérieure, feuilleté float 6 mm trempé ea 16 mm face intérieure, feuilleté 16-12", devis dont le numéro de référence et la date figurent au demeurant dans sa facture du 5 juillet 2005, au-dessus de la mention "PV vitrages anti-effraction". Cela étant, la cour cantonale a retenu, sur la base de l'expertise, qu'un panneau en verre était fendu "dans la partie supérieure de la cage d'ascenseur"; à la lecture de l'expertise, on constate que l'expert n'a pas textuellement précisé que la fente se situait sur la "partie supérieure"; il a toutefois indiqué, sous le titre "ensemble de la structure du grand ascenseur", que "l'ensemble de la structure consiste en 2 entourages concentriques, l'extérieur (escalier) allant du niveau de la terrasse au 1er étage de l'immeuble, l'intérieur (gaine de l'appareil) allant du sous-sol au 2ème étage et sortant à l'air libre" et qu'"un verre extérieur est fendu et des joints de parclosage sont extrudés de leurs logements sur la partie de l'entourage de gaine sortant de la structure de l'escalier"; l'on ne voit pas que les juges cantonaux aient commis arbitraire en déduisant des constatations de l'expert relatives à l'ascenseur que la partie "à l'air libre" était la "partie supérieure", partie pour laquelle la recourante a fourni les verres anti-effraction, conformément au devis et à la facture susmentionnés. Pour le reste, la cour cantonale n'a pas manqué de retenir dans l'état de fait de sa décision qu'une entreprise tierce choisie par Z.________ s'était occupée de la partie inférieure. C'est ainsi sans arbitraire que les juges cantonaux ont considéré, à l'issue de l'appréciation des preuves, que la recourante avait posé le vitrage fendu; dans ces circonstances, la recourante se réfère vainement à l'art. 8 CC, puisque cette disposition ne dit pas comment le juge doit forger sa conviction, ni de quelle manière il doit apprécier les preuves (cf. ATF 128 III 22 consid. 2d p. 25). Le verre fendu ayant été fourni par la recourante, il importait peu de savoir laquelle des trois hypothèses envisagées par l'expert s'était réalisée, puisque la cour cantonale a considéré que dans tous les cas, la responsabilité de Y.________ et, partant, de la recourante, était engagée, raisonnement que cette dernière ne remet pas en tant que tel en cause. Pour le surplus, la recourante ne conteste pas le montant de 3'000 fr. retenu par la cour cantonale sur la base de l'expertise et ne dit mot des développements relatifs à la mise à sa charge d'une partie des frais d'expertise. Il s'ensuit le rejet du recours dans la mesure de sa recevabilité.