Citation: 1B_12/2021 E. 2.3

2.3. Le recourant soutient se trouver dans un cas où le caractère illicite des déclarations de Me B.________ s'imposerait d'emblée en vertu de l'art. 141 al. 2 CPP parce qu'elles auraient été recueillies en violation de la souveraineté étrangère au sens de l'art. 299 CP et justifierait une entrée en matière immédiate sur son recours. Il renvoie à ce propos à ses observations détaillées dans son recours du 13 juillet 2020 faute de motivation retenue dans l'arrêt attaqué pour réfuter ses arguments qu'il serait susceptible de contester. A supposer que les déclarations de Me B.________ aient été recueillies en violation de la souveraineté étrangère ou du principe de territorialité, leur retrait du dossier à ce stade de la procédure pénale ne s'impose pas. On rappellera que l'art. 141 al. 2 CPP, dont l'examen incombe en principe au juge du fond (arrêt 1B_234/2018 du 27 juillet 2018 consid. 3.1), n'exclut pas l'exploitation des moyens de preuve administrés de manière illicite ou en violation de règles de validité lorsque leur exploitation est indispensable pour élucider des infractions graves (ATF 141 IV 289 consid. 2.10.2 p. 297); cette dernière hypothèse paraît pouvoir entrer en considération dans le cas d'espèce vu la prévention d'escroquerie dont fait l'objet le recourant dans la mesure où celui-ci conteste ses propres déclarations et celles de son ex-épouse faites dans le cadre de la procédure de divorce suivant lesquelles il serait propriétaire d'un bien immobilier en Algérie (cf. ATF 143 IV 387 qui portait également sur l'obtention indue de prestations sociales). Le fait que le constat immédiat d'une violation de la souveraineté étrangère pourrait influencer la demande de révision de la décision de fin de prestation formée devant l'autorité administrative ne constitue pas une circonstance particulière, au sens de la jurisprudence (ATF 144 IV 127 consid. 1.3.1 p. 131), qui justifierait un constat immédiat du caractère inexploitable des déclarations de Me B.________.