Citation: 1P.109/2007 20.06.2007 E. 1

En l'espèce, l'autorité cantonale n'a, il est vrai, pas motivé l'allocation des dépens dans l'arrêt entrepris. Sa motivation était cependant facilement déterminable, au vu de ses considérants relatifs à la cause elle-même et à la teneur de son courrier du 1er février 2007 au conseil du recourant. Ce dernier, assisté d'un avocat, était dès lors parfaitement à même de critiquer le raisonnement suivi, ce qu'il a par ailleurs fait dans le cadre du présent recours. Le grief de la violation du droit à une motivation suffisante doit donc être rejeté. 3.2.2 Dans un second temps, le recourant invoque l'arbitraire dans l'application du droit cantonal. Le Tribunal des mineurs l'aurait condamné au paiement d'une partie des frais de justice et des dépens de B.________, en violation des art. 157 et 155 du Code de procédure pénale du canton du Valais (CPP/VS). 3.2.2.1 Selon l'art. 157 CPP/VS, qui concerne la procédure applicable aux enfants et aux adolescents, la procédure est gratuite. Les actes sont dispensés de timbre. Toutefois, le juge peut, si les circonstances le justifient, mettre la totalité ou partie des frais à la charge du mineur ou de ses parents. En l'espèce, le recourant soutient que l'exception prévue par cette disposition n'a pas à s'appliquer. Ce grief aurait cependant déjà dû être soumis au Tribunal des mineurs. Or, non seulement le recourant ne l'a pas invoqué, mais il a à l'opposé conclu à la mise à sa charge des frais par moitié. Dans ces circonstances, faute d'épuisement des instances cantonales, le grief est irrecevable. 3.2.2.2 Selon l'art. 155 CPP/VS, le plaignant ne participe pas au procès. La constitution de partie civile n'est pas admise lorsque l'action civile comporte une instruction spéciale. Derechef, si le recourant souhaitait contester le principe de l'allocation de dépens en se fondant sur cette norme, il aurait dû s'en prévaloir dans son recours au Tribunal des mineurs. A nouveau, il n'en a rien fait, mais a au contraire conclu à la mise à sa charge des dépens à concurrence de 300 francs. A cet égard, s'agissant plus précisément des dépens relatifs à la deuxième instance, il eût de surcroît appartenu au recourant de s'opposer à ce que l'intimé se détermine sur son recours, s'il estimait que ce dernier n'était pas partie. Le recourant a cependant laissé procéder et a même répliqué suite au dépôt des observations de l'intimé. Le grief est dès lors irrecevable.