Citation: 1C_260/2008 26.09.2008 E. B

Par arrêt du 6 mai 2008, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal vaudois a admis le recours formé par A.________ et B.________ et a annulé l'ordre de remise en état. Les constructeurs s'étaient certes sciemment écartés du permis de construire; toutefois, les motifs d'esthétique ne commandaient pas impérativement une mise en conformité: les tuiles naturelles avaient de toute façon tendance à s'assombrir avec le temps; la toiture s'accordait avec celle de la grange existante; elle ne portait pas atteinte à l'homogénéité des constructions du village, lesquelles ne présentaient pas une unité remarquable. Le coût de remplacement des tuiles, soit 50'000 fr., apparaissait élevé par rapport à l'intérêt public en cause. La Municipalité elle-même s'était écartée de l'art. 5.5 RPE en autorisant une couverture en Eternit.