Citation: 6B_135/2021 E. B

Par jugement du 1er septembre 2020, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis l'appel formé par le ministère public. Elle a reconnu A.________ coupable de menaces qualifiées pour l'épisode du 17 mars 2019 et l'a condamné à une peine privative de liberté de 6 mois, sous déduction de 300 jours subis en détention avant jugement, dont 12 jours dans des conditions illicites, avec sursis pendant 2 ans. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. Le 17 mars 2019, au domicile conjugal, A.________ a menacé son épouse, B.________, en sortant d'un tiroir de la cuisine un couteau d'une longueur de 30 cm, en le pointant dans sa direction et en lui disant " ta vie avec ce couteau va finir ", car celle-ci ne voulait pas lui rendre les bisous qu'il entendait lui faire. Quand son épouse lui a demandé ce qu'il comptait faire avec le couteau, A.________ a répondu qu'elle verrait bien quand il l'aurait fait, ce qui l'a effrayée. Le prénommé est ensuite parti dans sa chambre avec le couteau que sa fille a pu récupérer. B.________ a déposé plainte pour ces faits le 21 mars 2019 et l'a retirée le 10 avril suivant. Par courrier adressé le 13 décembre 2019 à A.________, la Présidente du tribunal d'arrondissement a refusé la transmission d'un poème rédigé par celui-ci à l'attention de sa famille, au motif que sa traduction faisait apparaître qu'il tentait de la culpabiliser en se faisant passer pour une victime. La Présidente du tribunal de première instance a également relevé que les reproches formulés par A.________ à son épouse lors de conversations téléphoniques étaient inadmissibles car il la culpabilisait et se faisait, là encore, passer pour une victime. Le 9 janvier 2020, B.________ a reçu une autorisation de visite. Lors de l'audience de première instance, le 15 janvier suivant, elle est revenue sur ses déclarations faites à la police le 21 mars 2019.