Citation: 2C_346/2024 E. 5.6

5.6. Selon les faits constatés par l'autorité précédente qui lient le Tribunal fédéral (cf. consid. 3), l'actionnaire et administrateur unique de la recourante et celui de D.________ SA, qui bénéficie de la reconnaissance de son exploitation pour les années 2016-2017 (cf. "Faits", let. B.c), sont deux frères. Le complexe de bâtiments formant l'exploitation de chacune de ces deux sociétés, sis sur leur parcelle respective, est séparé par un chemin de quelques mètres de large. La recourante dispose de ses propres installations fixes destinées à la préparation et à la distribution des aliments pour animaux, ce qui n'est pas le cas de D.________ SA; ainsi, la première fournit à la seconde la nourriture destinée à l'engraissement des porcs appartenant à celle-ci; au surplus, la distribution de l'alimentation destinée aux animaux de ces deux sociétés est opérée par un réseau électronique commun à celles-ci. Les travaux quotidiens des deux porcheries sont effectués par un couple qui habite sur place: l'époux est employé de la recourante; l'épouse s'occupe de D.________ SA. L'administrateur de la recourante a indiqué, dans une lettre du 19 juillet 2018, que la collaboration avec D.________ SA portait sur la "prise de main-d'oeuvre pour l'aide à la castration des porcelets; fourniture de main-d'oeuvre pour le chargement des porcs et le nettoyage des boxes; service de dépannage mutuel pour [pallier] des absences ponctuelles"; ces échanges de prestation ne faisaient pas l'objet d'une facturation durant la période de contrôle "car la situation semblait équitable pour les deux parties. Afin d'être clair et transparent sur les heures effectivement fournies celles-ci [ont été] identifiées et facturées à partir du 1er janvier 2018". De plus, selon le courrier du 4 octobre 2019 de la fiduciaire de D.________ SA et de la recourante, les paiements d'achats d'animaux "[étaient] effectués par acomptes, de sorte que ceux-ci ne [pouvaient] pas être attribués spécifiquement à une facture". Il n'était donc pas possible de savoir avec certitude quelles étaient les prestations effectivement acquittées. Toujours selon les faits constatés dans l'arrêt attaqué, 44 % des ventes des porcelets transitaient par D.________ SA et 56 % par K.B.________. La recourante acquérait 64 % de son cheptel auprès de D.________ SA. En ce qui concerne la comptabilité, la tenue journalière des comptes de la recourante et celle des autres sociétés appartenant à des membres de sa famille était centralisée et les prestations quotidiennes étaient libellées de façon semblable.