Citation: 2C_99/2007 16.08.2007 E. 1

3.5 Dans le cas particulier, les époux X-Y.________ se sont séparés après trois ans de vie commune, en octobre 2005, et ne se sont pas remis en ménage depuis lors. Certes, la rupture définitive d'une union conjugale ne doit pas être déduite dans tous les cas du fait que des conjoints vivent séparés. En l'espèce toutefois, d'autres éléments confirment que l'union du recourant est désormais vide de toute substance. Il ne suffit pas en effet de constater que le conjoint étranger n'a jamais exclu l'idée de reprendre la vie commune pour admettre qu'une telle issue est encore plausible. L'épouse du recourant a clairement déclaré, une nouvelle fois le 7 février 2007, que pour sa part, une reprise de la vie commune était exclue. Elle a en outre indiqué qu'elle n'avait plus de contact avec son époux et qu'elle ne l'avait plus revu depuis leur comparution au Tribunal de première instance. Il arrivait que celui-ci lui téléphone, mais elle n'avait rien à lui dire. Son intention de divorcer était irrévocable. Entendu le même jour par l'autorité intimée, l'intéressé a confirmé qu'il n'avait pas revu son épouse depuis deux mois et demi. Pour sa part, il avait toujours l'espoir de reprendre la vie commune. Dans son mémoire de recours, l'intéressé n'allègue toutefois pas que son épouse aurait changé d'avis ni qu'il aurait repris contact avec elle et encore moins qu'il existerait à l'heure actuelle des perspectives concrètes de réconciliation. Compte tenu de l'ensemble des circonstances, il faut ainsi admettre qu'il n'y a pratiquement plus aucun espoir que les époux X-Y.________ reprennent un jour la vie commune. Partant, le mariage doit être considéré comme n'existant plus que formellement et il y a abus de droit à s'en prévaloir. C'est donc à juste titre que l'autorité intimée a confirmé la révocation de l'autorisation de séjour du recourant.