Citation: 6B_690/2021 E. 3.3.2

3.3.2. Enfin, invoquant le principe de la proportionnalité, le recourant reproche à la cour cantonale de s'être considérablement écartée de la peine prononcée dans le jugement de première instance, cela en prenant appui sur des condamnations ultérieures qui étaient d'une gravité moindre en comparaison des diverses infractions commises en 2017 et pour lesquelles il avait été condamné dans le jugement du 10 mai 2019. Le recourant perd de vue que la cour cantonale disposait d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit (cf. art. 398 al. 2 et 408 CPP) sur les points attaqués (cf. ATF 141 IV 244 consid. 1.3.3; arrêts 6B_757/2020 précité consid. 3.3.2; 6B_249/2016 du 19 janvier 2017 consid. 1.4.1), aussi pour ce qui concerne les pures questions d'appréciation comme la fixation de la peine (cf. arrêts 6B_880/2021 du 7 février 2022 consid. 3.4; 6B_316/2021 du 30 septembre 2021 consid. 1.3.1; 6B_812/2015 du 16 juin 2016 consid. 2.1 et les références citées). Au regard de la jurisprudence précitée en matière de concours rétrospectif (cf. consid. 3.1), l'instance précédente a eu à tenir compte, pour fixer la peine complémentaire, des faits commis après ceux à juger, soit en l'occurrence des condamnations prononcées le 3 octobre 2019 pour injure et violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires, le 5 février 2020 pour violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires, voies de fait et contravention à la LStup, et le 2 octobre 2020 pour injure, violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires et contravention à la LStup. La cour cantonale pouvait donc librement apprécier les éléments pertinents à cet égard. Ainsi, la cour cantonale a rendu un nouveau jugement dans lequel il lui revenait de fixer librement la peine. Dès lors, le reproche du recourant est sans fondement.