Citation: 2C_577/2023 E. 9.3

9.3. En l'occurrence, la recourante se borne à demander la réduction de l'amende en équité. Elle n'expose pas en quoi la Cour de justice aurait abusé de son pouvoir d'appréciation en réduisant l'amende administrative de plus de moitié. Or, il ressort des faits de l'arrêt attaqué, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que les manquements de la recourante étaient graves et multiples. L'instance précédente a non seulement confirmé qu'elle avait refusé, de manière persistante, de se conformer aux UPE, non respectés sur neuf points, mais elle a également retenu qu'elle n'avait pas appliqué le salaire minimum prévu à l'art. 39K LIRT/GE aux employés concernés et qu'elle avait en outre violé son obligation de renseigner, ce qui avait empêché l'Office cantonal de procéder aux contrôles requis de manière complète. Malgré ces manquements graves et multiples, l'instance précédente a réduit de plus de moitié le montant de l'amende administrative. Il ressort de l'arrêt attaqué que la Cour de justice a considéré les sanctions initialement prononcées par l'Office cantonal comme disproportionnées, au vu de l'absence d'antécédents de la recourante, des rattrapages salariaux effectués par celle-ci pour les employés concernés par la rémunération au salaire minimum, et de la modification législative adoptée par le législateur cantonal, qui sera prochainement soumise à une votation cantonale. Dans ce contexte, il ne saurait être reproché à la Cour de justice un abus de son pouvoir d'appréciation. Partant, ce grief doit être rejeté.