Citation: 4C.77/2001 12.09.2001 E. 1

1.- Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours dont il est saisi (ATF 126 III 274 consid. 1 et les arrêts cités). a) L'acte de recours doit contenir l'indication exacte des points attaqués de la décision et des modifications demandées (art. 55 al. 1 let. b OJ), ainsi que les motifs à l'appui des conclusions (art. 55 al. 1 let. c OJ), lesquels ne peuvent pas consister dans le simple renvoi aux mémoires présentés en instance cantonale (ATF 110 II 74 consid. 1 et les arrêts cités). Au demeurant, lorsqu'il statue sur un recours en réforme, le Tribunal fédéral fonde son arrêt sur les faits tels qu'ils ont été constatés par la dernière autorité cantonale, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents et régulièrement allégués (art. 64 OJ; ATF 126 III 59 consid. 2a p. 65; 119 II 353 consid. 5c/aa et les arrêts cités). Il ne peut donc pas être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits nouveaux (art. 55 al. 1 let. cOJ). L'intimé peut former un recours joint pour demander la réforme du jugement au détriment du recourant; il prend les conclusions nécessaires dans son mémoire de réponse (art. 59 al. 2 OJ). Les prescriptions de forme applicables à l'acte de recours s'appliquent par analogie à la réponse et au recours joint (art. 59 al. 3 OJ). b) Le demandeur a satisfait, pour l'essentiel, aux exigences qui viennent d'être rappelées. Toutefois, en ce qui concerne les différents postes du dommage qu'il prétend avoir subi, le simple renvoi, fait par lui à la page 11 de son acte de recours, aux allégués de la demande soumise au premier juge n'est pas admissible. Cela ne porte cependant pas à conséquence, car le Tribunal fédéral, s'il devait admettre le recours sur le principe de la responsabilité imputée à la défenderesse, ne serait de toute façon pas en mesure d'effectuer lui-même le calcul du dommage allégué, faute de données factuelles suffisantes, et devrait renvoyer la cause aux juges cantonaux pour qu'ils procèdent aux constatations nécessaires, ainsi que le requiert le demandeur dans sa conclusion subsidiaire. Force est, en revanche, de constater d'emblée l'irrecevabilité du recours joint dès lors que la défenderesse n'y prend aucune conclusion visant à modifier l'arrêt cantonal au détriment du demandeur. Quant à la réponse de la défenderesse, l'argumentation qu'elle comporte repose en grande partie sur des faits qui n'ont pas été constatés par les juges cantonaux ou qui vont au-delà des constatations souveraines de ceux-ci. Dans cette mesure, cette argumentation ne pourra pas être prise en considération.