Citation: 1C_735/2013 E. 2.2

2.2. Contrairement à ce que soutient la recourante, une interprétation extensive d'une norme, pour autant qu'elle repose sur des motifs objectifs, ne viole ni l'interdiction de l'arbitraire ni le principe de la légalité. Or en l'occurrence, la recourante ne conteste pas que les zones 3 et 3B peuvent être assimilées puisque les dispositions qui les régissent sont identiques. La cour cantonale a reconnu que certaines parcelles n'étaient pas contiguës au n° 314, mais elle a considéré que certaines d'entre elles (soit les nos 315, 565, 566 et 431) pourraient faire l'objet d'un remembrement dès lors que le constructeur semblait pouvoir en disposer. La recourante conteste cette dernière considération, mais celle-ci ne saurait être qualifiée d'arbitraire puisque le constructeur peut manifestement bénéficier d'un transfert d'indice de la part de ces biens-fonds. Ces derniers sont contigus entre eux et forment une bande de terrain en bordure du périmètre qui, prise dans son ensemble, jouxte la parcelle n° 314. Ils pourraient effectivement se prêter à un remembrement de manière à rendre l'ensemble contigu à la parcelle n° 314. La cour cantonale a aussi relevé que la majorité des parcelles concernées faisait partie d'un plan de quartier aujourd'hui abandonné, de sorte qu'il avait été envisagé, de longue date, de lier le sort de ces parcelles de manière à permettre l'aménagement du quartier. La dérogation accordée en faveur du constructeur repose ainsi sur des éléments objectifs et ne saurait, dans ces circonstances particulières, être qualifiée d'arbitraire dans ses motifs ou son résultat. Le grief doit par conséquent être écarté.