Citation: 9C_678/2019 E. 3

La juridiction cantonale a d'abord considéré que le courrier du docteur G.________ constituait un recours. Elle a relevé à cet égard qu'il avait été adressé à l'office recourant avant l'échéance du délai de recours mais ne lui avait pas été transmis comme objet de sa compétence même si la volonté du médecin d'agir en faveur de son patient ressortait suffisamment du courrier en question. Elle a encore constaté que cette volonté consistait à s'opposer à la suppression de la rente sans la mise en oeuvre de mesures de réadaptation professionnelle et qu'elle s'inscrivait dans l'objet de la contestation défini par la décision du 23 février 2016 qui tranchait non seulement la question de la suppression de la rente mais également celle du refus de mesures de réadaptation. Elle a enfin pris en compte le fait que le médecin avait été mal renseigné sur l'entrée en force de la décision administrative qu'il entendait contester. Elle est par conséquent entrée en matière sur le recours constitué par le courrier du docteur G.________. Elle a ensuite comparé les situations médicales telles qu'elles avaient été appréciées par les docteurs B.________ et D.________ au moment de la décision du 23 avril 2008 puis par le docteur E.________ au moment de la décision du 23 février 2016. Elle a en substance considéré que, d'une part, il n'y avait pas matière à révision dès lors que les circonstances étaient restées les mêmes et que, d'autre part, la décision du 23 avril 2008 n'était pas manifestement erronée dans la mesure où elle reposait sur des documents médicaux réunis pendant une procédure d'instruction qui n'apparaissait pas manifestement lacunaire.