Citation: 4A_452/2009 22.03.2010 E. 2

Le demandeur affirme qu'il n'a jamais reçu les deux prêts au total de 39'000 fr. et que ces sommes étaient destinées, en réalité, à des affaires de X.________ SA. Il affirme aussi que les vingt mille actions achetées le 22 février 2005 étaient dépourvues de valeur, la société étant surendettée, et que son cocontractant l'a trompé à ce sujet. Il développe un exposé confus, reposant sur ses propres allégations plutôt que sur les constatations de fait de la décision attaquée. Il s'en prend surtout au refus de la Chambre des recours d'ordonner les mesures probatoires censées établir la tromperie; il ne tente cependant pas, sinon en opposant sa propre opinion à celle des précédents juges, de mettre en évidence une application arbitraire des dispositions cantonales applicables devant la Chambre des recours, selon lesquelles cette autorité ne complète qu'exceptionnellement les constatations de fait du Tribunal civil. Il mentionne la garantie de deux degrés d'instance prévue par l'art. 129 al. 1 Cst. vaud. mais il admet qu'une disposition transitoire - l'art. 179 al. 3bis Cst. vaud. - l'empêche de s'y référer utilement. Il prétend n'avoir pas eu un procès équitable devant le Tribunal civil parce que, selon ses affirmations, il s'est présenté à l'audience sans maîtriser la langue des débats et sans se faire assister d'un avocat. Il prétend avoir ignoré la possibilité d'obtenir, au besoin, l'assistance judiciaire. La thèse ainsi présentée se résume comme suit: le demandeur était incapable de faire valoir ses moyens devant le Tribunal civil; les faits pertinents n'ont donc pas été constatés, et par suite, devant le Tribunal fédéral, le demandeur est empêché de faire reconnaître, d'une part, que les prêts sont simulés (art. 18 CO), et d'autre part que la vente d'actions est entachée de lésion, erreur essentielle et dol (art. 21, 23 et 28 CO). Selon ses propres dires, le demandeur a entrepris le procès en libération de dette avec l'assistance d'un avocat, et celui-ci a résilié son mandat lorsqu'il eut appris que l'avance des frais d'expertise n'avait pas été versée. Dans ces conditions, il n'est pas vraisemblable que le demandeur se soit réellement trouvé hors d'état de se faire conseiller et assister utilement, y compris au sujet d'une éventuelle demande d'assistance judiciaire, si, désormais, sa situation financière ne lui permettait plus d'assumer les frais du procès. Le recours est mal fondé en tant que son auteur invoque la garantie d'un procès équitable conférée par l'art. 29 al. 1 Cst.; il est irrecevable en tant que l'auteur critique l'application du droit cantonal, ou encore, afin de se prévaloir des dispositions de droit fédéral précitées, argue de faits qui ne sont pas constatés par la juridiction cantonale.