Citation: 6B_942/2017 E. 2.2.1

2.2.1. S'agissant des infractions d'injures, la cour cantonale a relevé que, bien que niant les faits, le recourant s'était contredit devant le ministère public en rapportant " qu'après la plainte d'avril 2015, il n'y avait plus eu d'insultes ni de menaces ". Elle a noté que les experts avaient retenu que le recourant témoignait d'une capacité importante à nier la réalité de ses propres comportements et qu'il manifestait des impulsions agressives parfois mal maîtrisées. Enfin, elle a mentionné que le recourant avait déjà été condamné par le passé pour menaces et injures au préjudice de l'intimée. Elle a ainsi mis en doute les dénégations du recourant. A l'opposé, les déclarations de l'intimée, A.________, lui paraissaient crédibles. En effet, l'intimée avait d'abord rapporté ces fait à son psychothérapeute, à savoir une personne extérieure à la procédure pénale et au conflit familial, et n'avait pas cherché à charger le recourant. Pour la cour cantonale, il existait donc un faisceau d'indices concordants et suffisants pour retenir, au-delà de tout doute raisonnable, que le recourant avait traité l'intimée, A.________, de " salope " et de " connasse ". Pour les mêmes motifs, la cour cantonale a retenu que l'intimée, A.________, était plus crédible que le recourant en ce qui concernait les menaces et a donc retenu que le recourant avait menacé cette dernière " de lui faire la peau ", en faisant mine de lui trancher le cou.