Citation: 4A_610/2017 E. 4.3

4.3. Ensuite, par surabondance, la cour cantonale a retenu que le défendeur avait encore des obligations accessoires découlant de l'accord oral passé avec le demandeur: il aurait dû informer le demandeur le plus rapidement possible, après avoir pris la position litigieuse sans pouvoir le joindre; il n'a pas infirmé ou confirmé rapidement l'opération à la banque, qui l'avait sollicité dans ce sens, alors qu'il connaissait ou devait connaître le mode opératoire, ayant déjà effectué plusieurs transactions de ce type; enfin, il n'a pas averti immédiatement le demandeur de ce qu'il n'entendait plus acheter les titres en question et de tenter de les revendre, ce qu'il lui incombait de faire. Le défendeur recourant semble s'en prendre à cette motivation lorsqu'il soutient, sous le titre d'absence de lien de causalité, que ce n'est pas le fait de ne pas avoir demandé l'autorisation du demandeur pour passer l'ordre qui est en lien de causalité avec le dommage, mais que c'est le fait de ne pas l'avoir confirmé qui l'est. Or, l'accord portant sur l'utilisation de l'accès du demandeur par le défendeur implique juridiquement l'acceptation tacite par le défendeur de toutes les conditions contractuelles et réglementaires auxquelles est soumise l'utilisation de cet accès. En prenant en quelque sorte la place du demandeur pour passer des ordres, le défendeur se soumet tacitement à toutes les obligations auxquelles celui-ci est soumis, soit en particulier celles découlant du clearing agreementet du customer agreement. Il avait ainsi l'obligation de confirmer l'ordre qu'il avait passé par VCON conformément au customer agreement. Lorsque le recourant soutient, sous le titre d'absence de causalité adéquate, que l'obligation de confirmer la transaction par VCON est une obligation prévue par le contrat liant A.________ à la banque, que ce contrat ne le lie pas, il ignore qu'en utilisant cet accès, il a accepté tacitement de se soumettre aux conditions d'utilisation de celui-ci.