Citation: 1C_115/2020 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, l'instance précédente a traité le grief de violation du principe de la bonne foi en considérant d'abord que la question - juridique - du dies a quo trouvait une réponse dans la loi: les autorités n'avaient quant à elles donné ni assurances ni informations; les recourants ne pouvaient déduire du fait que l'instance LAVI avait instruit leurs requêtes et les avait entendus qu'elle n'entendait pas examiner le délai de péremption; les recourants ne pouvaient rien déduire non plus de l'absence de transmission du recours par le Tribunal fédéral, au vu de l'art. 103 al. 3 LTF et de l'absence de conclusions relatives à l'indemnisation. Cette motivation, si elle ne répond pas à l'ensemble des objections soulevées par les recourants, a néanmoins permis à ceux-ci de comprendre pourquoi leur grief était rejeté et de l'attaquer en toute connaissance de cause. On comprend que la Cour de justice a implicitement jugé sans pertinence les arguments présentés par les recourants à propos du comportement de G.________ tout au long de la procédure et de l'application de l'ATF 123 II 241. Cela est suffisant, sous l'angle du droit d'être entendu. Mal fondé, le grief doit être écarté.