Citation: 5D_163/2021 E. 4.1

4.1. En l'espèce, l'autorité cantonale a constaté que les parties avaient conclu un " contrat de mandat ", en vertu duquel la poursuivante s'était engagée à mettre un ouvrier spécialisé à disposition de la poursuivie pour un contrat de travail débutant le 2 mars 2020; de son côté, la poursuivie s'était engagée - sous la signature de sa représentante - à rémunérer cette prestation par des honoraires de 4'320 fr., augmentés de la TVA à 7,7 %. Il s'agit d'une reconnaissance de dette au sens de l'art. 82 al. 1 LP. Aux termes de l'art. 5.1 des conditions générales jointes au contrat, les honoraires sont dus dès que le client engage le candidat ou l'occupe comme collaborateur, à temps complet ou partiel, dans les douze mois qui suivent la reprise du dossier. La poursuivie admet que le travailleur a rejoint la société le 1er mars 2020, de sorte que les honoraires (plus TVA) sont exigibles. La réduction de l'horaire de travail en raison de la pandémie de COVID est sans pertinence. Le contrat liant les parties ne comporte aucune indication au sujet du taux d'activité de l'ouvrier; rien ne permet dès lors de retenir que l'exécution du contrat de mandat serait subordonnée à la " fourniture d'un service (...) à temps plein ". Au demeurant, la poursuivante ne saurait être tenue pour responsable des conséquences des mesures étatiques pendant cette pandémie. Le fait que l'employé ait démissionné le 31 juillet 2020, c'est-à-dire après cinq mois d'activité, n'entraîne pas de réduction des honoraires; l'art. 4 des conditions générales ne prévoit un remboursement partiel qu'en cas de résiliation du contrat de travail pendant les trois premiers mois.