Citation: 1B_213/2013 E. 6.3

6.3. Enfin, près de 19 mois se sont certes écoulés entre l'ouverture de la procédure à l'encontre de D.________ en Suisse et la décision entreprise. La complexité de l'enquête portant sur des soupçons de criminalité économique transfrontalières impliquant de nombreux protagonistes (personnes physiques et morales) et nécessitant la collaboration étrangère par la voie de l'entraide explique, entre autres, la durée de celle-ci et du séquestre prononcé fin janvier 2012. Le MPC n'est en l'espèce pas resté inactif. Il a notamment formulé des requêtes d'entraide auprès des autorités russes (les 15 juillet 2011, 12 octobre 2011, 28 mars 2012 et 24 septembre 2012) et chypriotes (le 6 juin 2012). Les autorités suisses ne sauraient en l'occurrence être tenues pour responsables de l'exécution à l'étranger de ces commissions rogatoires. Il conviendra néanmoins que le MPC prenne toutes les dispositions qui sont en son pouvoir pour que les mesures d'instruction ordonnées - lesquelles sont de nature à apporter des éléments utiles aux fins d'établir des liens entre les fonds déposés en Suisse et les infractions poursuivies en Russie - puissent se concrétiser dans les meilleurs délais.