Citation: 5P.25/2007 19.03.2007 E. 5

Le recourant se plaint d'arbitraire. Il reproche au magistrat précédent d'avoir ordonné son évacuation forcée sur la base d'un jugement rendu exclusivement contre son épouse. 5.1 Comme le rappelle le recourant, le Tribunal fédéral a jugé que celui qui veut priver par la force une personne du logement qu'elle occupe doit bénéficier d'un titre exécutoire à l'égard de cette personne (arrêt 4P.133/1999, précité, SJ 2000 I 9 consid. 2b/aa). Contrairement à ce qu'il déclare, la question n'est toutefois pas de savoir en l'espèce si et à quelles conditions le jugement d'évacuation est opposable à d'autres occupants du même logement (sur ce point: arrêt 4P.133/1999, précité, SJ 2000 I 9 ss). En effet, il est constant que l'évacuation a fait l'objet de deux jugements: le premier, du 29 janvier 2004, rendu contre les deux époux - et non, comme l'affirme le Procureur général, à l'encontre du seul recourant -, en contradictoire à l'égard du mari et par défaut à l'égard de la femme; le second, du 10 juin 2004, rendu contre la seule épouse, après admission de son opposition à défaut et rétractation du jugement par contumace. Certes, dans son arrêt du 14 octobre 2005, la Cour de justice a ordonné la jonction "des appels interjetés respectivement par X.________ et dame X.________ contre les jugements [...], rendu le 29 janvier 2004 et [...], rendu le 10 juin 2004". Il n'en reste pas moins que cette décision n'est pas citée dans l'ordre d'évacuation, lequel est fondé expressément et sans la moindre équivoque sur le jugement du 10 juin 2004 qui ne vise pas le recourant, mais sa femme. La procédure d'exécution forcée est stricte et formaliste, et ne saurait s'accommoder d'une "imprécision de plume" quant au jugement à exécuter par la force publique. Il s'ensuit que le reproche d'arbitraire apparaît justifié. 5.2 Vu ce qui précède, il est superflu de connaître des autres moyens du recourant.