Citation: 6B_388/2023 E. 3.5.3

3.5.3. Selon la jurisprudence, la mise en oeuvre d'une seconde expertise n'est pas autorisée seulement dans les cas prévus par l'art. 189 CPP (ATF 146 IV 1 consid. 3.3). Ainsi, dans l'ATF précité, une première experte avait exposé pourquoi une expertise médico-légale pertinente, en particulier un diagnostic, n'était pas possible sans examen personnel (ATF 146 IV 1 consid. 3.2.1). Le Tribunal fédéral a considéré que, lorsque, dans le cadre de la libre appréciation des preuves (art. 10 al. 2 CPP), le ministère public arrivait à la conclusion que les limites fixées par la première experte dans son pouvoir d'appréciation n'étaient pas, dès le départ, définitivement pertinentes pour l'établissement de l'expertise mais que des constatations psychiatriques légales plus étendues semblaient possibles, la direction de la procédure était autorisée, voire obligée compte tenu de la maxime de l'instruction (art. 6 CPP), d'ordonner d'office une nouvelle expertise (ATF 146 IV 1 consid. 3.3.2), ce qui avait été le cas en l'espèce.