Citation: 6B_1005/2020 E. 1.3.4

1.3.4. Les autorités cantonales ont constaté que si l'expulsion constituerait inévitablement un obstacle à la relation père-fils, il fallait néanmoins considérer que le recourant avait exercé de graves violences sur son épouse en présence de leur enfant. Il avait ainsi sérieusement mis en péril le développement de son fils par ses agissements. En outre, le recourant n'avait, de manière répétée, pas respecté les décisions de la justice civile, à savoir les conditions du droit de visite, et avait même, à une reprise, enlevé son enfant sans l'accord du parent gardien. Une expulsion serait certes préjudiciable à l'entretien de l'enfant dans la mesure où le recourant était astreint au paiement d'une pension alimentaire. Néanmoins, de l'avis du premier juge, partagé par la cour cantonale, cet élément était de moindre importance face au souci absolu de favoriser un développement sain de l'enfant.