Citation: 4A_45/2008 23.04.2008 E. 8

8.1 La recourante se plaint que les magistrats genevois ont transgressé l'art. 61 al. 1 LCA en ayant refusé d'admettre que l'intimée pouvait trouver une autre activité lucrative correspondant à son état de santé. 8.2 D'après l'art. 61 al. 1 LCA, lors du sinistre, l'ayant droit est obligé de faire tout ce qui est possible pour restreindre le dommage. S'il n'y a pas péril en la demeure, il doit requérir les instructions de l'assureur sur les mesures à prendre et s'y conformer. Cette norme, qui instaure le devoir général de réduire le dommage survenu, repose en fin de compte sur le respect des règles de la bonne foi (Andreas Hönger/Marcel Süsskind, Basler Kommentar, Bundesgesetz über den Versicherungsvertrag, n. 1 ad art. 61 LCA). En matière d'assurance-accidents et d'assurance-maladie, l'assuré doit ainsi se soumettre aux traitements médicaux qui peuvent être raisonnablement exigés ainsi qu'aux mesures de réadaptation requises en particulier par l'assurance-invalidité (Hönger/Süsskind, op. cit., n. 14 ad art. 61 LCA). In casu, le Tribunal fédéral des assurances a confirmé, par arrêt I 593/03 du 13 avril 2005, que la demanderesse était devenue totalement invalide dans l'exercice d'une activité lucrative, compte tenu de l'exécution éventuelle de mesures de réadaptation. On ne voit donc pas comment l'intimée pouvait réduire le dommage. La critique n'a pas de consistance.