Citation: 2D_33/2022 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, le recourant a été privé de la nationalité suisse pour avoir passé sous silence lors de sa postulation à l'obtention de la nationalité la procédure pénale pour atteinte à l'intégrité sexuelle de mineurs. A ce stade de l'analyse, il n'est pas nécessaire de distinguer entre les motifs légaux de la révocation de l'autorisation d'établissement du recourant (cf. consid. 2.2 ci-dessus). Force est d'admettre qu'ils sont liés. Le retrait de la nationalité a été motivé par une condamnation pénale entrée en force portant objectivement et subjectivement sur des faits graves. Au vu de l'importance du bien juridique auquel le recourant a porté atteinte (intégrité sexuelle de mineurs), il y a lieu de se montrer particulièrement rigoureux dans l'analyse de la proportionnalité (cf. ATF 139 II 121 consid. 5.3 p. 125 s.; arrêts 2C_95/2018 du 7 août 2018 consid. 5.2; 2C_455/2016 du 31 octobre 2016 consid. 5.3 et les arrêts cités). Il résulte de ce qui précède que l'intérêt public à éloigner l'intéressé de Suisse, fondé sur des considérations d'ordre public et de prévention des infractions pénales, est indéniablement important.