Citation: I 576/01 27.06.2002 E. 5

5.- a) Selon les docteurs A.________, B.________ et C.________, compte tenu de l'ensemble de la pathologie dont souffre l'assuré, l'atteinte de la coiffe des rotateurs peut affecter partiellement sa capacité de travail en tant que chauffeur de taxi. En revanche, les autres diagnostics influencent peu la capacité de travail qui est globalement de 70 % comme chauffeur de taxi et totale dans un travail léger. Cette conclusion procède d'une analyse multidisciplinaire bien documentée et complète de l'état de santé du recourant, y compris sur le plan psychiatrique (consilium du docteur D.________). Le rapport de ces médecins expose en détail l'anamnèse et les plaintes du recourant et est motivé de manière convaincante. Il remplit ainsi toutes les conditions posées par la jurisprudence pour lui reconnaître pleine valeur probante (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). b) Le recourant reproche certes à ces médecins de n'avoir pas procédé à une nouvelle densitométrie osseuse et de s'être fondés uniquement sur celle réalisée en 1997. Il n'apporte toutefois sur ce point aucun élément médical concret - tel le résultat d'un examen semblable qu'il subit selon ses propres déclarations chaque année - permettant de rendre vraisemblable une aggravation si importante de son ostéoporose qu'elle ferait apparaître caduques les conclusions des médecins du COMAI. Pour le surplus, les griefs élevés par le recourant à l'adresse de la doctoresse D.________ sont dénués de tout fondement en ce qui concerne les compétences de cette dernière à laquelle on ne saurait, par ailleurs, non plus reprocher d'avoir tenu compte, dans l'examen du cas, du rapport précité de la doctoresse H.________, ce qui démontre au contraire que ce médecin a analysé de manière détaillée le dossier médical dont il disposait. La cour de céans n'a, de la sorte, aucun motif de s'écarter des conclusions des experts précités. On peut ainsi admettre que la capacité de travail du recourant, qui est, tout au moins de 50 % dans l'activité de chauffeur de taxi, demeure pleine et entière dans toute activité légère. c) Il résulte de ce qui précède que malgré l'aggravation de son état de santé mise en évidence par les rapports médicaux précités, la capacité de travail du recourant dans l'activité légère que l'on peut attendre de lui ne s'est pas modifiée. On relévera, à cet égard, qu'une éventuelle diminution de sa capacité à exercer l'activitié de chauffeur de taxi demeure sans incidence sur la solution du présent litige. Compte tenu de l'ensemble des circonstances du cas d'espèce, on ne saurait en effet retenir que l'intéressé, sans invalidité, se contenterait de la rémunération excessivement modeste - de l'ordre de 15 francs de l'heure - que lui assure cette activité qu'il avait déjà exercée, avant de l'abandonner, durant les années 1991-1992. On peut dès lors, comme l'admet la jurisprudence, renoncer à se référer à ce gain effectif dans l'évaluation de son invalidité (arrêts non publiés M. du 10 décembre 2001 [I 320/01], W. du 23 juillet 1999 [I 200/98]; cf. en relation avec l'évaluation du revenu d'invalide, ATF 117 V 18; 110 V 277 consid. 4c; RCC 1992 p. 96 consid. 4a). d) Il convient toutefois de relever à l'attention du recourant que, dans la mesure où selon les médecins qui se sont prononcés sur son cas les troubles de la personnalité dont il souffre limitent ses possibilités de trouver un nouvel emploi, il peut prétendre bénéficier d'une aide au placement au sens de l'art. 18 LAI. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :