Citation: 6B_348/2023 E. 2.6

2.6. En l'espèce, sous l'angle de la garantie du respect de la vie familiale tout d'abord, il sied de relever que le recourant, majeur, n'est pas marié et n'a pas d'enfant, de sorte qu'il ne peut se prévaloir de l'art. 8 par. 1 CEDH. Il reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte du fait que sa mère est de nationalité suisse. Contrairement à ce qu'il soutient, la cour cantonale n'a pas arbitrairement omis cet élément (cf. jugement attaqué, p. 7). Le recourant perd cependant de vue que les relations familiales visées par l'art. 8 par. 1 CEDH sont avant tout celles qui concernent la famille dite nucléaire, soit celles qui existent entre époux ainsi qu'entre parents et enfants mineurs vivant en ménage commun. Il s'ensuit que l'expulsion du recourant n'entraîne pas d'atteinte à la vie familiale au sens de l'art. 8 CEDH et, dans cette mesure, ne le place pas dans une situation personnelle grave selon l'art. 66a al. 2 CP (cf. notamment arrêt 6B_1345/2021 précité consid. 6.5 et l'arrêt cité).