Citation: 4A_242/2023 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a relevé qu'il n'était pas contesté que l'employé n'avait suivi aucune école de chef d'équipe, de sorte qu'il convenait de déterminer s'il avait été considéré comme tel par son employeur. Elle a confirmé l'appréciation du tribunal, lequel s'était notamment appuyé sur les témoignages de deux supérieurs hiérarchiques de l'employé, D.________ et E.________, de collègues, ainsi que d'un client ayant recouru aux services de l'employeuse pour un chantier en novembre 2015. Par ailleurs, la cour cantonale a expliqué que F.________, notamment interrogé en qualité de représentant de l'employeuse, occupait un rôle central au sein de cette dernière, débitrice des prétentions litigieuses; dès lors, ses déclarations, selon lesquelles l'intéressé n'était pas chef d'équipe, ne pouvaient à elles seules infirmer les déclarations claires et concordantes de plusieurs témoins qui, eux, n'apparaissaient pas avoir d'intérêt au sort de la cause. La cour cantonale a également nié la valeur probante des témoignages de deux collaborateurs actuels de l'employeuse, au vu notamment du conflit d'intérêts évident dans lequel ils se trouvaient. Pour déterminer à partir de quelle date l'employé avait été considéré comme chef d'équipe, la cour cantonale s'est fondée sur le premier rapport de chantier qu'il avait lui-même complété, le 14 avril 2014, pour retenir que la prise de fonction en cette qualité était intervenue le 1er avril 2014. La cour cantonale a écarté l'existence d'une prétendue formation interne de chef d'équipe et, a fortiori, le fait que l'employé l'aurait suivie entre 2014 et 2017. Elle s'est basée sur certains témoignages et sur l'absence de documents attestant son existence.