Citation: 1C_551/2015 E. 3.5

3.5. On ne saurait par ailleurs réserver un écho favorable aux dires du recourant lorsqu'il prétend ne pas avoir été conscient, lors de la signature de la déclaration commune, de l'instabilité de son couple. Celui-ci n'a en effet présenté aucun élément commandant de revenir sur les affirmations de son ex-épouse, qui a indiqué qu'elle n'avait passé que peu de temps avec son conjoint, encore moins après l'entrée en force de sa naturalisation - intervenue trois mois après la signature de cette déclaration -, le couple n'ayant depuis lors entrepris aucune activité conjointe. Dans ce contexte, face de surcroît au doute instauré par l'existence de dissensions au sein du couple - admises à tout le moins implicitement par le recourant (cf. consid. 3.4) - quant à la stabilité de l'union, on ne saurait reprocher au Tribunal administratif fédéral d'avoir exigé de celui-ci qu'il fournisse, en vertu de son devoir de collaboration (art. 13 al. 1 PA), des éléments concrets ("par exemple en indiquant notamment les dates d'activités communes entreprises par le couple, éventuellement avec des photos à l'appui") appuyant ses allégations. Devant le Tribunal fédéral, le recourant n'explique d'ailleurs pas en quoi cette appréciation apparaîtrait critiquable.