Citation: 7B_260/2023 E. 5.3.1

5.3.1. S'agissant tout d'abord du courrier du 11 janvier 2023 (cf. acte 4 pièce 4), une simple lecture de celui-ci suffit pour confirmer que le rappel de son contenu tel que retenu par la Chambre pénale de recours (cf. let. D p. 6 de l'arrêt attaqué) ne viole pas l'interdiction de l'arbitraire (cf. notamment ch. 3/2 p. 54 du recours), respectivement qu'il ne fait mention d'aucun fait nouveau visant à démontrer une apparence de prévention de la part du Procureur intimé. Il en ressort en effet que le recourant désirait savoir pourquoi la Chambre pénale de recours n'avait pas répondu à son courrier du 19 décembre 2022 (2 e paragraphe) et si son écriture du 11 décembre 2022, remise en main propre au greffe de la Chambre pénale de recours mais ne figurant pas au dossier P/hhh, avait été transmise au Procureur intimé (3 e et 4e paragraphes). Dans la mesure où le recourant semble aussi reprocher à la Chambre pénale de recours une violation de son droit d'être entendu en lien avec la première question susmentionnée, celle-ci y a répondu dans son arrêt, à savoir qu'elle disposait du dossier complet depuis la fin de la procédure écrite (cf. consid. 1.2 p. 7 de l'arrêt attaqué). Enfin, la transmission "aux fins de la procédure mentionnée en objet [PS/86/2022], [d']une copie du courrier adressé ce jour au [Procureur intimé] dans le cadre de la procédure P/hhh" (1 er paragraphe) ne saurait constituer, a fortiori sans aucune explication, un fait nouveau venant étayer la requête de récusation du 2 décembre 2022; un tel constat ne découle en tout cas pas du seul fait que le recourant semble s'y plaindre de la tenue du dossier d'instruction (cf. notamment ch. 3 p. 53 du recours). Faute de pertinence, on ne peut donc pas reprocher à la Chambre pénale de recours de n'avoir pas mentionné ce passage, respectivement de n'avoir pas pris en compte les interrogations soulevées devant le Procureur intimé par le recourant.