Citation: 6B_1380/2021 E. 3.4.4

3.4.4. Dans ces circonstances le recourant ne pouvait, sans formuler la moindre réserve, procéder par écrit dans le délai imparti pour motiver son appel ensuite du renvoi et se réserver ainsi un moyen de recours pour l'hypothèse d'une issue défavorable de la procédure cantonale. Dûment assisté d'un avocat, il doit se laisser opposer qu'une telle manière de procéder n'est pas conforme aux règles de la bonne foi. Il suffit, dès lors, de rappeler que le jugement de première instance avait été rendu par un juge unique (art. 406 al. 2 let. b CPP) et de relever qu'il ne restait guère, après renvoi, qu'à établir le taux d'alcool dans l'haleine du recourant, question qui se restreignait essentiellement à la valeur probante de la mesure effectuée au moyen de l'éthylomètre, soit à l'appréciation du contenu du certificat METAS produit et dûment soumis au recourant, lequel a ainsi été en mesure de s'exprimer sur cette pièce, ce qu'il a fait dans son mémoire d'appel motivé. En outre, si la peine devait encore être fixée, elle consistait en 22 jours-amende à 30 fr., si bien que tant le quantum que le montant unitaire de cette sanction pouvaient, sans difficulté, faire l'objet d'un examen écrit. Il en va de même de la question du refus du sursis, déjà examinée en première instance et qui reposait en large part sur l'existence d'un antécédent spécial défavorable, si bien qu'une nouvelle audition en appel de l'intéressé, qui a persisté à contester l'infraction, n'apparaît pas indispensable. Du reste, le recourant qui a invoqué divers moyens de fait dans la motivation de son appel en relation avec la preuve de son ébriété n'a avancé aucune circonstance qui aurait, à ses yeux, été pertinente en appel pour la fixation de sa peine et le pronostic relatif au sursis. Enfin, on peut rappeler également que le recourant n'a pas été privé de toute possibilité de défendre sa cause en audience publique, mais avait, au contraire, déjà comparu personnellement tant en première instance que lors de la première procédure d'appel. Dans ces conditions particulières, la présence du recourant aux débats d'appel n'apparaît pas indispensable (cf. art. 406 al. 2 let. a CPP) et l'application de la procédure écrite n'est donc pas critiquable.