Citation: C 17/02 30.04.2003 E. A

A.a A.________, né le 30 juin 1939, est ingénieur en génie civil. Il a fondé avec B.________, dont il est séparé, et leur fille C.________, la société X.________ SA, dont le siège est à Y.________. La société a pour but notamment l'exploitation d'un service d'assistance et de renseignements en matière de droit et de construction. Elle a été inscrite au registre du commerce le 24 décembre 1997. C.________ en est la présidente du conseil d'administration, A.________ le vice-président et B.________ la secrétaire, chacun disposant de la signature individuelle. Le 12 janvier 1998, le juge d'instruction du district de Z.________ a ordonné la saisie pénale conservatoire du compte bancaire sur lequel la société en formation avait déposé le montant ayant servi à libérer le capital social de 100'000 fr. Le 27 janvier 1998, il a ordonné la levée de la saisie par un transfert des fonds pour permettre la restitution des montants dus à leurs ayants-droit. A.b A.________ a sollicité l'allocation d'indemnités de chômage à partir du 1er décembre 1998. Il produisait une attestation d'employeur, selon laquelle X.________ SA l'avait engagé dès le 1er décembre 1997 en qualité d'ingénieur et expert responsable du secteur de la construction de la société à raison de 20 heures par semaine et pour un salaire mensuel de 5'000 fr., avant de résilier le contrat d'engagement pour le 1er décembre 1998. L'employeur indiquait que le salaire avait été versé jusqu'au 31 décembre 1997, dernier jour de travail effectué, et que A.________ avait été annoncé comme malade dès le 6 janvier 1998. Sur cette base, la Caisse d'assurance-chômage de la Communauté Sociale Interprofessionnelle a versé à A.________ des indemnités de chômage de décembre 1998 à août 1999. A.c Le 19 octobre 1999, la caisse a invité A.________ à lui faire parvenir les décomptes de salaires pour la période de décembre 1997 à novembre 1998, ainsi que les avis bancaires s'y rapportant. Celui-ci a produit copie d'une fiche de salaire concernant le mois de décembre 1997, d'une quittance du 31 décembre 1997 attestant qu'il avait reçu le montant de 1'000 fr. à valoir sur son salaire de décembre et d'une quittance du 20 février 1998 selon laquelle il avait reçu 3'030 fr. sur le solde du salaire. Dans une lettre du 24 novembre 1999, il a déclaré que l'activité de X.________ SA avait été suspendue à titre provisoire dès le 7 janvier 1998, tous les comptes ayant été bloqués, ce qui empêchait toute reprise du travail. Il ajoutait que les mauvais traitements infligés lui avaient porté sérieusement atteinte à la santé jusqu'à fin novembre 1998. Se fondant sur un avis du Secrétariat d'État à l'économie (seco) du 10 décembre 1999, la caisse a rendu le 21 décembre 1999 une décision par laquelle elle a dénié le droit de A.________ à des indemnités de chômage au 1er décembre 1998, vu qu'il ne remplissait pas les conditions relatives à la période de cotisation selon l'art. 13 al. 1 LACI. En effet, la preuve n'avait pas été rapportée qu'il ait exercé réellement une activité lucrative pendant la période précitée, ni qu'il ait perçu à ce titre une rémunération.