Citation: 5A_893/2013 E. 5.1

5.1. La cour cantonale a considéré que la recourante était en relation d'affaires régulière avec l'intimée en 2009 et attendait de celle-ci qu'elle l'assiste dans ses investissements sur les scènes arabes et internationales, qu'elle avait directement bénéficié du mandat en cause qui lui avait permis d'acquérir les actions de A.________, qu'elle était en contact constant avec l'intimée (annonce à A.________ de la visite de l'intimée le 30 avril 2009; réception du rapport définitif servant de base aux négociations avec B.________), et que les informations concernant les honoraires de l'intimée, les factures et les rappels y relatifs avaient toujours été transmis en premier lieu à la recourante, qui n'avait jamais opposé à l'intimée qu'elle ne se considérait pas être débitrice des honoraires, ne contestant en particulier pas sa qualité de partie dans son courrier du 22 mai 2012. L'autorité cantonale a ajouté que le premier juge ne pouvait exclure, sous l'angle de la simple vraisemblance, la qualité de débitrice de la recourante même si le mandat avait, à l'origine, été formellement confié à l'intimée par Z.________, car il était possible, soit que celle-ci eût agi en qualité de représentante de la recourante étant donné qu'elle exerçait un contrôle sur ses décisions les plus importantes, soit que le mandat eût été octroyé conjointement, soit encore que Z.________ ne fût intervenue que comme organe de fait. Examinant les arguments de la recourante, la cour cantonale a aussi précisé qu'une base contractuelle expresse n'était pas nécessaire à Z.________ pour exercer un pouvoir de représentation et que le fait que les parties avaient formalisé et exécuté différemment un autre mandat, du 14 mai 2009, ne démontrait pas un usage contraire entre elles. En effet, elles entretenaient une relation d'affaires régulière et on ignorait la manière dont elles avaient procédé pour d'autres mandats. Par ailleurs, la cour a considéré que le mandat du 14 mai 2009 n'était pas pertinent, dans la mesure où ce contrat était général, qu'il ne visait pas la prise d'une décision soumise à l'approbation de Z.________ et que la recourante avait terminé de payer l'intimée pour son exécution avant le conflit libyen en 2011. Sur la base de ces éléments, l'autorité cantonale a conclu que le premier juge n'avait pas versé dans l'arbitraire en tenant pour vraisemblable que la recourante était la débitrice des honoraires fondés sur le mandat du 6 avril 2009.