Citation: 5A_8/2024 E. 4.3

4.3. Il est vrai que l'autorité cantonale s'est en l'espèce fondée sur les fiches de salaire de l'année 2023 pour établir le revenu moyen du recourant, alors que la jurisprudence impose en principe de prendre en compte les revenus réalisés durant plusieurs années lorsque ceux-ci sont irréguliers, seules des primes ou gratifications versées de façon régulière pouvant être intégrées au revenu ( supra consid. 4.1). L'essentiel de l'argumentation du recourant ne permet toutefois pas de retenir l'arbitraire de ce raisonnement. L'intéressé persiste en effet à comparer ses fiches de salaires 2023 à celles de 2022, année au cours de laquelle il n'avait perçu aucun versement supplémentaire, pour en déduire le caractère exceptionnel des montants complémentaires reçus en 2023. Cette conclusion est vaine. Afférente à l'année précédente, elle ne permet pas d'exclure, sous l'angle de la vraisemblance et d'un examen limité à l'arbitraire, la régularité, à l'avenir - et notamment suite à la reprise du trafic aérien à l'issue de la crise liée à l'épidémie de Covid-19 -, des montants dont il a profité en 2023. L'arrêt entrepris souligne à cet égard que le recourant a pu se déterminer à plusieurs reprises sur les versements dont il conteste l'intégration à son salaire, mais sans toutefois fournir aucun élément susceptible de démontrer leur caractère unique ou exceptionnel ou le fait que le troisième de ces versements correspondrait à des indemnités pour vacances non prises. Dans cette mesure, en l'absence de tout élément apporté par le recourant permettant d'écarter la régularité de ces versements et faute pour celui-ci d'expliquer les motifs pour lesquels il n'a pas produit les pièces idoines, il faut admettre que l'autorité cantonale a valablement motivé les raisons pour lesquelles elle était fondée à déterminer le salaire du recourant en référence à ses fiches de salaires afférentes à la seule année 2023.