Citation: 6B_1159/2023 E. 4.2

4.2. Les comparses du recourant ont été jugés séparément et n'étaient pas parties à la procédure d'appel, si bien que l'on ne saurait reprocher à la cour cantonale de n'avoir pas cherché à justifier la quotité de la sanction infligée au recourant par comparaison avec celles prononcées contre eux. On peut ainsi se limiter à relever que si l'un de ceux-ci a été condamné à une peine sensiblement moins lourde, il n'avait pas participé aux infractions les plus graves, soit les brigandages qualifiés tenté et achevé, pour lesquels la cour cantonale a estimé qu'une peine de base de 2 ans et demi de privation de liberté devait être prononcée, et que le champ de son activité criminelle propre, est en outre demeuré sensiblement moins vaste que celui du recourant, en particulier dans le domaine des stupéfiants (la violation grave imputée au recourant ayant justifié une augmentation de 2 ans de la peine de base) ainsi qu'en ce qui concerne, par exemple, les faux dans les titres et dans les certificats ou l'empêchement d'accomplir un acte officiel. Cela suffit à nier toute pertinence à la comparaison souhaitée par le recourant. Quant à l'autre coauteur, sa peine, certes un peu moins lourde, n'en est pas moins du même ordre de grandeur que celle du recourant, cependant que les antécédents de celui-là sont manifestement moins défavorables que ceux de celui-ci, pourtant plus jeune. Toute comparaison apparaît ainsi vaine dans ce cas aussi. En tant que le recourant reproche à la cour cantonale de n'avoir pas indiqué à quel moment elle avait pris en compte les éléments à décharge, il suffit de rappeler que l'autorité précédente n'était pas tenue de chiffrer, pour chaque circonstance pertinente au stade de la fixation de la peine, le poids qu'elle lui accordait (ATF 144 IV 313 consid. 1.2), en renvoyant au consid. 8.2 du jugement sur appel, dont il ressort sans ambiguïté quelles circonstances ont été prises en compte à décharge. Enfin, statuant sur appel et ayant de surcroît acquitté le recourant de certains chefs d'accusation, la cour cantonale était appelée à rendre un nouveau jugement et à fixer elle-même la peine avec plein pouvoir d'examen (art. 398 al. 2 CPP, art. 404 al. 1, 408 et 409 CPP). Elle n'était, dès lors, pas tenue, dans cet exercice, par l'appréciation portée par le juge de première instance sur la durée de la privation de liberté susceptible de sanctionner les infractions qui n'ont pas été retenues en appel, non plus que par les divers éléments constituant, conformément au principe de l'aggravation, la peine dans le cadre de l'art. 49 CP. Le recourant ne peut rien déduire en sa faveur non plus de cette argumentation. En relevant tant l'importance de la peine plancher que le plafond singulièrement élevé entre lesquels doit s'inscrire la sanction privative de liberté en l'espèce eu égard aux brigandages qualifiés achevé et tenté (2 à 15 ans; art. 49 en corrélation avec l'art. 140 ch. 3 CP), la gravité particulière de certaines infractions en concours (infractions graves à la LStup portant sur plus de 80 kg de produits cannabiniques et près de 100 g de cocaïne pure; escroquerie et tentative d'escroquerie, faux dans les titres et abus de confiance, délit de chauffard, notamment), ainsi que le nombre très élevé et l'hétérogénéité des crimes et délits commis, respectivement la diversité des biens juridiques auxquels s'en est pris le recourant, la peine fixée en l'espèce n'apparaît pas procéder d'un abus du large pouvoir d'appréciation dont disposait la cour cantonale, à la motivation de laquelle on renvoie, sur ce point également, dans son intégralité (art. 109 al. 3 LTF).