Citation: 5A_88/2023 E. 4.3

4.3. La recourante relève que, dans sa réponse du 27 novembre 2020, elle avait allégué n'avoir aucune prévoyance professionnelle et que l'intimé n'avait lui-même jamais allégué ne pas pouvoir lui verser de contribution d'entretien au-delà de son âge légal de retraite. Il avait allégué en appel qu'elle bénéficierait d'une rente AVS "minimale d'environ CHF 1'185.00 par mois", qu'une somme de 201'802 fr. 10 lui serait cependant transférée depuis son compte LPP, précisant "qu'en raison de l'absence d'activité lucrative de l'intimée, seuls les avoirs de Monsieur B.A.________ ont été partagés" et que l'ex-épouse "bénéficiera[it] ainsi de revenus lui permettant de couvrir ses charges". La recourante expose que, dans sa réponse en appel du 2 juin 2022, elle avait contesté ce fait, exposant en particulier que tel "n'est (de très loin) pas le cas", dès lors qu'un calculateur facilement accessible en ligne indique qu'un capital LPP de 200'000 fr. au taux légal actuel de 6,8% aboutit à une rente mensuelle de 1'133 fr. Le raisonnement de la cour cantonale était donc arbitraire. Il le serait également si, par hypothèse, elle pouvait réellement obtenir un salaire de caissière à 50% pendant sept ans, tant il est évident que l'accroissement de son capital en résultant serait dérisoire sur la base du salaire mensuel médian de 4'200 fr. net pour un emploi à plein temps, tel qu'issu des statistiques utilisées par l'autorité cantonale après déduction de 15% de charges sociales.