Citation: 2C_280/2018 E. 7.2

7.2. Le recourant se plaint aussi d'une mauvaise application de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr qui prévoit, pour sa part, que le droit du conjoint à l'octroi d'une autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de validité subsiste également après dissolution de la famille si la poursuite du séjour en Suisse s'impose pour des raisons personnelles majeures. C'est toutefois à bon droit que le Tribunal cantonal n'a reconnu aucun droit au renouvellement du permis de séjour fondé sur cette disposition. Comme l'expose bien l'arrêt attaqué auquel il peut être renvoyé (art. 109 al. 3 LTF), l'art. 50 al. 1 let. b LEtr doit bénéficier aux étrangers qui se trouvent dans un cas de rigueur après la dissolution de la famille (ATF 138 II 393 consid. 3.1 p. 394 ss), notamment ceux dont la réintégration est fortement compromise dans le pays d'origine (ATF 137 II 345 consid. 3.2.2 p. 349), ce qui n'est pas le cas du recourant. Il convient de se rallier au Tribunal cantonal qui a considéré à juste titre qu'il était possible pour le recourant, qui a moins de 30 ans, de se créer un nouveau "centre de vie" au Kosovo, pays qu'il a quitté en 2012. Le recourant y a passé la majeure partie de sa vie et jouit, comme il s'en prévaut dans son recours, de bonnes compétences professionnelles qu'il pourra mettre à profit pour se réinsérer. Le recourant prétend uniquement n'avoir plus aucun lien avec son pays d'origine et ne pas pouvoir entamer une nouvelle vie de couple au Kosovo, compte tenu des moeurs qui prévalent dans ce pays et des sentiments amoureux qu'il éprouverait pour son épouse (cf. à titre de comparaison arrêt 2C_581/2017 du 20 septembre 2017 consid. 5.4). Non seulement de tels allégués sont impropres à démontrer le risque d'une intégration fortement compromise au Kosovo, mais ils reposent aussi sur des éléments de fait non constatés dans l'arrêt attaqué, ce qui n'est pas admissible (cf. supra consid. 5).