Citation: 6F_2/2020 E. 4.3

4.3. Le demandeur en révision relève tout d'abord que l'arrêt de renvoi retenait que " dès lors qu'aucun des homicides jugés en l'espèce n'a pu être imputé à un comportement directement homicide du recourant, l'existence de l'organisation [criminelle] et l'implication du recourant dans celle-ci constituaient des éléments centraux de l'accusation puisqu'ils étaient nécessaires pour faire le lien entre le comportement de tiers et la responsabilité du recourant " (arrêt 6B_865/2015 consid. 10.2.2.6.3). Il reproche ensuite au Tribunal fédéral, dans l'arrêt du 14 novembre 2019 (consid. 3.4), alors que son appartenance à une organisation criminelle avait été écartée, d'avoir jugé qu'il ne pouvait rien déduire en sa faveur du passage précédemment cité de l'arrêt de renvoi. Le considérant 10.2.2.6.3 précité aurait eu, selon le demandeur en révision, une portée générale, allant au-delà du seul examen de la conformité du recours à des témoignages indirects aux exigences de la CEDH. Il aurait aussi été contradictoire d'affirmer dans l'arrêt de renvoi que l'existence d'une organisation criminelle et l'implication du recourant dans celle-ci étaient nécessaires pour faire le lien entre le comportement de tiers et la responsabilité du recourant puis d'affirmer le contraire dans l'arrêt du 14 novembre 2019.