Citation: 2C_516/2023 E. 2.3

2.3. Bien que le recourant n'invoque pas expressément l'art. 8 CEDH, il convient de relever qu'il ne peut pas non plus valablement se prévaloir du droit au respect de la vie privée et familiale qui en découle, pour demeurer en Suisse. Selon la jurisprudence, pour prétendre de manière soutenable au droit au respect de la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH, l'étranger doit avoir résidé légalement depuis plus de dix ans en Suisse (cf. ATF 146 I 185 consid. 5.2) ou, si la durée de la résidence est inférieure à dix ans, avoir fait preuve d'une forte intégration dans notre pays (cf. ATF 144 I 266 consid. 3.9). Dans ce cas, la durée du séjour doit néanmoins pouvoir être qualifiée de longue (ATF 144 I 266 consid. 3.9; arrêt 2C_516/2022 du 22 mars 2023 consid. 6.1). En l'espèce, le recourant est arrivé en Suisse début mai 2020 et la prolongation de son autorisation de séjour a été refusée le 25 novembre 2022, soit moins de trois ans plus tard. Durant ce séjour, il n'a pas fait montre d'une intégration particulière; il ne maîtrise pas la langue française, n'a pas acquis d'emploi stable et fait l'objet de poursuites. Au surplus, s'agissant de la protection de la vie familiale garantie par l'art. 8 CEDH, il suffit de relever qu'aucun membre de la famille du recourant ne réside en Suisse, de sorte qu'il ne peut pas se prévaloir de cette disposition sous cet angle (cf. ATF 139 I 330 consid. 2.1).