Citation: 6P.121/2000 17.10.2000 E. 1

Il ne s'agit donc pas d'un problème d'appréciation des preuves. Le tribunal de police a au contraire condamné le recourant, indépendamment de savoir s'il était ou non réellement coupable, pour le seul motif qu'il était l'un des membres du conseil d'administration de la société anonyme détentrice du véhicule, renvoyant ces derniers à déterminer entre eux lequel était l'auteur de l'infraction et devait en assumer les conséquences. Autrement dit, le tribunal de police a condamné le recourant en ayant nécessairement un doute sur sa culpabilité, faute de l'avoir établie. La violation de la présomption d'innocence est flagrante. Le recours de droit public doit donc être admis, le jugement attaqué annulé et la cause renvoyée à l'autorité cantonale pour nouvelle décision.