Citation: 5A_574/2023 E. 3.3.3

3.3.3. Invoquant un grief d'arbitraire dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits, la recourante se plaint ensuite de ce que la cour cantonale n'a pas tenu compte du décompte des heures de ses employés, d'où il ressortait que la porte palière avait été posée le 24 juin 2019. Elle relève que ce document constituait l'" échine dorsale " (sic) des moyens de preuve, étant donné qu'il présentait de manière chronologique et globale toutes les opérations qu'elle avait effectuées. Son contenu était corroboré par plusieurs autres éléments de fait isolés, également constatés dans l'arrêt entrepris, et ressortant des messages ou des témoignages. Sur la base de ce document, force était de constater qu'elle avait apporté la preuve de l'exécution de prestations susceptibles d'une inscription de l'hypothèque légale et que celles-ci avaient été réalisées dans le délai de quatre mois précédant l'inscription provisoire. Le raisonnement des juges cantonaux fondé sur les témoignages de deux de ses employés indiquant que cette porte était déjà présente auparavant était insoutenable car il était évident que l'on était en présence d'un bâtiment déjà construit pour lequel des travaux de réfection avaient été demandés et que donc l'appartement disposait déjà d'une porte palière. Comme cela ressortait de la facture, il s'agissait uniquement de remplacer la porte existante. Les juges cantonaux ne pouvaient ainsi pas déduire de l'existence d'une porte palière avant la date du 24 juin 2019 que celle-ci n'avait pas été posée à cette date conformément au décompte. De plus, la considération selon laquelle les décomptes n'avaient pas été établis par les travailleurs mais par la recourante elle-même était tout simplement choquante et inadmissible puisqu'elle remettait en cause la probité des personnes qui s'étaient exprimées alors qu'aucun élément sérieux ne permettait de fonder une telle appréciation désobligeante.