Citation: 5C.163/2006 03.11.2006 E. A

X.________, né le 1er juin 1944, et dame X.________, née le 26 août 1945, tous deux de nationalité italienne, se sont mariés à Vevey le 14 octobre 1965. Ils ont eu une fille, née en 1966. Les époux ont vécu sous le régime de la séparation de biens depuis 1971. L'époux s'est établi à son compte en juillet 1973. Depuis ce moment, l'épouse a travaillé dans l'entreprise de son mari, s'occupant de la gestion administrative, sans percevoir de rémunération jusqu'en décembre 1999. De janvier à septembre 2000, elle a été rémunérée 5'399 fr. net par mois. Les époux se sont séparés le 3 juin 2000. Ils ont signé deux conventions, les 20 et 22 juin 2000, en vue d'une procédure de divorce sur requête commune, laquelle devait être déposée par l'épouse. Le mari a exécuté ces conventions en ordonnant, en juin 2000, le transfert à son épouse de titres d'une valeur de 550'000 fr., en l'instituant bénéficiaire de deux polices d'assurance-vie et en lui versant une contribution d'entretien de 2'500 fr. par mois depuis septembre 2000. L'épouse n'a finalement pas déposé la requête commune en divorce. Par courrier recommandé du 13 juin 2001, adressé au mandataire de son époux, elle a invalidé les conventions des 20 et 22 juin 2000 pour vices de la volonté.