Citation: 2C_633/2022 E. 3

Le Tribunal fédéral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits constatés par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF), sous réserve des cas prévus à l'art. 105 al. 2 LTF. Selon l'art. 97 al. 1 LTF, le recours ne peut critiquer les constatations de fait que si les faits ont été établis de façon manifestement inexacte - notion qui correspond à celle d'arbitraire - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause. Conformément à l'art. 106 al. 2 LTF, la partie recourante doit expliquer de manière circonstanciée en quoi ces conditions seraient réalisées. A défaut, il n'est pas possible de tenir compte d'un état de fait qui diverge de celui qui est contenu dans l'acte attaqué (ATF 148 I 160 consid. 3). En l'occurrence, dans un chapitre de son mémoire de recours intitulé "violation du droit et constatation manifestement inexacte des faits" (recours, p. 7 ss), la recourante présente sa propre version des faits, sans toutefois exposer avec précision et conformément aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF en quoi ceux-ci auraient été établis de manière arbitraire. Dans ces circonstances, le Tribunal fédéral statuera sur la base des faits tels qu'ils ressortent de la décision attaquée. Cependant, dans la mesure où les critiques de la recourante concernent l'application du droit (et non pas l'établissement des faits), elles seront examinées ci-dessous (consid. 4).