Citation: 5A_1005/2018 E. 1

A.d. Le 21 octobre 1999, A.A.________ et F.________ ont signé à Nice une convention (ci-après: la convention de Nice), dont le préambule se référait à la susdite condamnation pécuniaire du prénommé et à la volonté des parties de trouver une solution au litige les opposant. Dans cette convention, A.A.________ s'engageait à verser à F.________ les montants suivants: 600'000 fr. jusqu'à fin novembre 1999; 100'000 fr. par année pendant dix ans, à raison de mensualités de 8'333 fr., la première fois un an après le versement initial; 1'200'000 fr., dans les douze mois dès la signature de la convention, moyennant une opération de reprise de créances hypothécaires exigeant la participation de E.________. En cas de difficultés à réaliser cette opération, A.A.________ avait la possibilité de différer ce versement dans le temps. Préalablement au versement de tout montant, A.A.________ devait en outre racheter l'acte d'insuffisance de gage de 2'270'000 fr. dont H.________ SA était titulaire à l'encontre de F.________, puis annuler l'effet de cet acte par voie de compensation de créances. Aucun des montants susmentionnés [totalisant 5'070'000 fr. sans l'opération de reprise de créances hypothécaires] ne devait porter intérêts ou être actualisé. A la suite de la convention de Nice, A.A.________ a versé à F.________ la somme de 647'000 fr. le 30 mars 2000 et a racheté l'acte d'insuffisance de gage de 2'270'000 fr. à H.________ SA. Il allègue en outre avoir effectué quatorze versements entre juillet 2001 et décembre 2004, pour un total de 107'000 fr., en mains de F.________, ainsi que trois paiements entre janvier et décembre 2004, pour un montant de 250'000 fr., en mains de G.C.________ [ses versements s'élèvent ainsi à 3'274'000 fr.]. A.e. Le 6 août 2001, F.________ a fait notifier à l'avocat G.C.________ un commandement de payer pour un montant de 4'000'000 fr. plus intérêts à 7% dès le 1 er janvier 1990, en se fondant sur la promesse de porte-fort souscrite par le poursuivi le 21 décembre 1989. La mainlevée provisoire de l'opposition formée par G.C.________ a été prononcée par la Cour de justice le 7 août 2003 à hauteur de 4'000'000 fr. avec intérêts à 7% dès le 1 er janvier 1990, sous déduction des sommes versées : 110'000 fr. le 28 décembre 1993, 200'000 fr. le 28 octobre 1994, 50'000 fr. le 22 décembre 1994, 150'000 fr. le 31 janvier 1995, 150'000 fr. le 10 mars 1995, 60'000 fr. le 20 septembre 1995, 60'000 fr. le 4 octobre 1995, 2'270'000 fr. le 1 er novembre 1998 et 647'000 fr. le 30 mars 2000 [totalisant 3'697'000 fr.]. A.f. Entre-temps, le 12 décembre 2001, F.________ a également tenté de recouvrer sa créance auprès de A.A.________, en lui faisant notifier un commandement de payer. Toutefois, il n'a pas pu obtenir la mainlevée de l'opposition formée par le poursuivi, car le juge de la mainlevée a estimé que le poursuivant n'était pas habilité à agir seul, sans le concours de G.C.________, pour obtenir le paiement d'une créance qui était la propriété commune de ces deux personnes. A.g. Le 2 septembre 2003, G.C.________ a ouvert une action en libération de dette afin de faire constater judiciairement qu'il ne devait rien à F.________. G.C.________ est décédé le 7 mars 2005. Au vu du décès du demandeur, l'instance a été suspendue avant d'être reprise par les trois héritières de feu G.C.________, à savoir son épouse, I.C.________, ainsi que leurs deux filles, C.C.________ et D.C.________, lesquelles ont confirmé les conclusions prises par le défunt. Par jugement du 15 juin 2006, le Tribunal de première instance, considérant que l'engagement souscrit le 21 décembre 1989 par feu G.C.________ constituait un porte-fort en vertu duquel le promettant s'engageait en faveur du bénéficiaire, F.________, à ce que celui-ci reçoive de A.A.________ le dernier acompte de 4'000'000 fr. avec intérêts à 7% et l'absence de ce paiement, a rejeté l'action en libération de dette, condamné les hoirs de feu G.C.________ à verser à F.________ la somme pour laquelle ce dernier avait obtenu la mainlevée provisoire, sous déduction des montants imputés par le juge de la mainlevée [à savoir 3'697'000 fr.], et dit que la poursuite n° xx xxxxxx x irait sa voie. Statuant par arrêt du 8 juin 2007, la Cour de justice a condamné solidairement I.C.________, C.C.________ et D.C.________ à verser à F.________ la somme de 4'000'000 fr., avec intérêts à 7% dès le 1 er janvier 1990 jusqu'au 21 octobre 1999, sous déduction des sommes versées, soit 110'000 fr. le 28 décembre 1993, 200'000 fr. le 28 octobre 1994, 50'000 fr. le 22 décembre 1994, 150'000 fr. le 31 janvier 1995, 150'000 fr. le 10 mars 1995, 60'000 fr. le 20 septembre 1995, 60'000 fr. le 4 octobre 1995, 2'270'000 fr. le 1er novembre 1998 et 647'000 fr. le 30 mars 2000 [total des versements = 3'697'000 fr., donc 4'000'000 fr. - 3'697'000 fr. = 303'000 fr. hors intérêts]. Elle a en outre dit que la poursuite n° xx xxxxxx x irait sa voie à due concurrence. Par arrêt du 10 décembre 2007 (4A_290/2007), la Ie Cour civile du Tribunal fédéral a réformé l'arrêt du 8 juin 2007 en supprimant la limitation dans le temps du cours des intérêts afférents à la créance de F.________, en conséquence condamné solidairement et conjointement I.C.________, C.C.________ et D.C.________ à verser à F.________ la somme 4'000'000 fr., avec intérêts à 7% dès le 1er janvier 1990, sous déduction des sommes versées [totalisant 3'697'000 fr., à savoir 303'000 fr. hors intérêts], et dit que la poursuite n° xx xxxxxx x ira sa voie à due concurrence. I.C.________, C.C.________ et D.C.________ ont payé le montant de 4'822'564 fr. 30 à F.________ le 18 janvier 2008. A.h. Le 16 janvier 2009, I.C.________, C.C.________ et D.C.________ ont déposé une réquisition de poursuite à l'encontre de A.A.________ pour le montant de 4'822'564 fr. 30, au titre de « recours du porte-fort ». Le poursuivi a formé opposition le 10 février 2009. A.i. I.C.________ est décédée le 3 janvier 2010. Ses héritières sont ses filles, C.C.________ et D.C.________, alors que B.________ a été désigné en qualité d'exécuteur testamentaire de la succession. A.j. Par requête du 13 octobre 2010, B.________, agissant en sa qualité d'exécuteur testamentaire, a formé à l'encontre de F.________ une requête en désignation d'un liquidateur de la société simple formée par feu G.C.________ et F.________. Au vu de l'accord des parties à ce sujet, le Tribunal de première instance a, par jugement du 15 novembre 2010, constaté la dissolution de la société simple susmentionnée et désigné Me J.________ en qualité de liquidateur de cette dernière. A.k. Le 20 décembre 2010, Me J.________, au nom de la succession de feu I.C.________, a déposé une réquisition de poursuite à l'encontre de A.A.________ pour les montants de 4'000'000 fr. avec intérêts à 7% du 1er janvier 1990 et de 9'205 fr. 45 plus intérêts à 5% du 12 juin 1990, en se fondant sur le jugement du Tribunal de première instance du 23 avril 1998, confirmé par arrêt de la Cour de justice du 12 mars 1999. Par jugement du 21 octobre 2011, le Tribunal de première instance a prononcé la mainlevée définitive de l'opposition formée par A.A.________ au commandement de payer qui lui a été notifié dans ce cadre; ce jugement a été confirmé par arrêt du 9 mars 2012 de la Cour de justice. Dans le cadre de cette procédure de mainlevée, A.A.________ a notamment invoqué le fait que la dette qui faisait l'objet de la procédure en question était la même que celle qui avait fait l'objet de l'arrêt de la Cour de justice du 7 août 2003 (poursuite intentée par F.________ à l'encontre de G.C.________), de sorte que les mêmes imputations devaient être retenues. Il s'est également prévalu de divers autres versements effectués en mains de F.________ postérieurement au jugement du 23 avril 2008. Il reconnaissait en conséquence devoir encore payer le montant de 1'950'000 fr. sur ce qui lui était réclamé, mais affirmait ne pas avoir les moyens de payer. La continuation de la poursuite a été requise le 21 mai 2012 et un acte de défaut de biens pour une créance de 10'567'017 fr. 80 a été établi le 19 avril 2013 en faveur de la succession de G.C.________ et de F.________ agissant conjointement. A.l. Dans l'intervalle, les hoirs de feu G.C.________ et de feu I.C.________ ont déposé de nouvelles réquisitions de poursuites à l'encontre de A.A.________, fondées sur le recours du porte-fort pour le montant de 4'822'564 fr. 30 susmentionné, auxquelles A.A.________ a formé opposition. A.m. Le 28 janvier 2013, F.________ et A.A.________ ont signé une convention par laquelle le premier cédait au second sa part dans la société simple qu'il avait formée avec feu G.C.________ pour la récupération de la créance contre A.A.________. Aux termes de cet accord, A.A.________, qui était dorénavant seul propriétaire de la créance contre lui-même, était en droit d'opposer aux héritiers de feu G.________ et I.C.________ son droit de propriété afin de faire cesser la procédure ouverte à son encontre.