Citation: 5A_989/2023 E. 1.2

1.2. En vertu du principe de l'unité de la procédure, la voie de recours contre une décision incidente est déterminée par le litige principal (ATF 147 III 451 consid. 1.3; 137 III 380 consid. 1.1). En l'espèce, la révocation du retrait de l'assistance judiciaire s'inscrit dans le cadre d'un litige successoral tendant à l'annulation d'une clause d'exhérédation, soit une contestation civile de nature pécuniaire (arrêt 5A_429/2011 du 9 août 2011 consid. 1) pour laquelle la valeur litigieuse est atteinte selon les constatations de l'arrêt cantonal (art. 74 al. 1 let. b LTF). Le recours a par ailleurs été introduit dans le délai légal (art. 100 al. 1 LTF) contre une décision prise par une juridiction cantonale de dernière instance statuant sur recours (art. 75 al. 1 et 2 LTF). Les recourants, qui ont participé en qualité de partie à la procédure devant l'autorité cantonale (art. 76 al. 1 let. a LTF), disposent d'un intérêt digne de protection à l'annulation ou à la modification de la décision entreprise (art. 76 al. 1 let. b LTF), puisqu'ils ont demandé des sûretés fondées sur l'absence de domicile en Suisse de la demanderesse (art. 99 al. 1 let. a CPC) - fait qui paraît vraisemblable (cf. sur l'exigence d'une lésion matérielle : arrêt 5A_916/2016 du 7 juillet 2016 consid. 2.3) - et que l'octroi de l'assistance judiciaire à l'intimée emporte la dispense de sûretés (arrêts 5A_69/2022 précité, consid. 1.1; 5A_79/2020 précité, consid. 2.3.2; 4A_314/2013 du 6 août 2013 consid. 1.2).