Citation: 5A_826/2020 E. 8.2

8.2. Dans sa décision de première instance, le tribunal avait relevé que, lors d'une audience tenue le 14 février 2019, l'épouse avait déclaré qu'elle disposait d'une capacité de travail entre 0 % et 30 % et que sa santé ne lui permettait pas de travailler à un taux plus élevé. Cette allégation était toutefois fermement contestée par l'époux et l'épouse n'avait pas prouvé qu'elle se trouvait, pour des raisons de santé, dans l'incapacité de travailler comme thérapeute à 100 %. Elle avait en effet produit un certificat médical du 1er décembre 2017, duquel il ressortait simplement que, " en raison de problèmes de santé graves, (...) elle n'a[vait] pu travailler qu'entre 0 % et 40 % " depuis le mois d'avril 2016 jusqu'au jour de l'établissement du certificat. Après avoir refusé d'entrer en matière sur l'appel en tant qu'il concernait l'entretien de l'enfant avant sa majorité et avoir constaté que l'appel était devenu sans objet s'agissant des contributions d'entretien dues après l'accès à la majorité, la cour cantonale a déclaré recevables trois certificats médicaux des 17, 18 et 19 février 2020 produits par l'intimée à l'appui de son appel du 24 février 2020, au motif qu'ils étaient postérieurs à la décision attaquée et qu'ils portaient sur la situation actuelle de l'intéressée.