Citation: 6B_554/2024 E. 3.2.3

3.2.3. En outre, on relèvera que le fait que le recourant parle l'espagnol, qu'il était âgé de 45 ans lorsqu'il a quitté son pays pour la Suisse, et que ses deux frères vivent en Colombie permettent d'admettre l'existence de possibilités de réintégration dans ce pays. Sous couvert de son grief de violation de l'art. 8 al. 1 CEDH, le recourant se plaint certes de n'avoir aucun logement ni possibilité d'hébergement dans son pays d'origine, de même qu'aucune perspective d'exercer une activité lucrative compte tenu de son âge, de sorte que son expulsion le placerait dans une situation d'une précarité extrême. Si le recourant se prévaut de son âge, étant rappelé qu'il est né en 1957 ( supra consid. A), il ne formule toutefois aucune critique quant à son état de santé. Son argumentation porte sur la prise en considération des conséquences de son âge sur ses possibilités d'exercer une activité lucrative et, en définitive, de subvenir à ses besoins. On relèvera que, de manière générale, une situation économique potentiellement plus favorable en Suisse que dans le pays d'origine n'est pas un motif empêchant l'expulsion (arrêts 6B_751/2023 du 10 septembre 2024 consid. 2.2; 6B_1116/2022 du 21 avril 2023 consid. 3.1.1; 6B_1123/2020 du 2 mars 2021 consid. 3.3.7; 6B_1299/2019 du 28 janvier 2020 consid. 3.4.2 et les références citées). De même, le fait que le marché du travail y soit moins favorable n'est pas non plus déterminant (v. arrêt 6B_621/2023 du 29 janvier 2024 consid. 6.4.2). En l'occurrence, le recourant ne prétend pas que son expulsion le priverait de prestations qu'il percevrait en Suisse selon ses propres déclarations. Il ne soulève aucun moyen à cet égard, et ne tente du reste pas de démontrer en quoi il éprouverait des difficultés plus considérables que celles inhérentes à tout prononcé d'une expulsion. Au surplus, le fait qu'il ne dispose d'aucun logement en Colombie ne s'oppose pas non plus à son expulsion. Sa critique est ainsi vaine.