Citation: 1B_142/2022 E. 1

La cour cantonale a ensuite examiné les circonstances particulières du cas d'espèce, retenant que les faits et dispositions légales étaient clairement circonscrits - ce que ne remet pas en cause le recourant - et ne présentaient aucune difficulté de compréhension ou d'application. Le recourant ne conteste pas non plus avoir pu s'exprimer à leur égard, ayant notamment reconnu avoir pris les biens litigieux tout en expliquant, selon son appréciation, le contexte entourant les faits dénoncés. Lors de cette audition, le recourant était en outre assisté par l'avocate Debernardi; or, celle-ci n'a alors pas requis sa désignation en tant qu'avocate d'office et/ou formulé des réquisitions de preuve, notamment afin d'étayer les déclarations du recourant relatives à une demande d'autorisation de séjour en cours depuis 2012 auprès de l'Office cantonal de la population et des migrants (ci-après : OCPM; cf. le procès-verbal p. 4); elle ne le fait d'ailleurs pas non plus devant le Tribunal fédéral. En tout état de cause, si une demande a été déposée (cf. dans ce sens les constatations du jugement de la Chambre pénale d'appel et de révision dans son arrêt du 16 juin 2021 consid. 5.4 p. 26), l'obtention du dossier administratif ne requiert aucune compétence particulière de la part du recourant. Au vu des considérations susmentionnées, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en confirmant le rejet de l'assistance judiciaire prononcé par le Ministère public le 14 janvier 2022.