Citation: 7B_1013/2024 E. B

B.a. Toujours lors de l'audience du 11 juin 2024, la requérante a également demandé, à titre subsidiaire, la récusation de l'intimée 2, au motif qu'elle aurait insisté à deux reprises auprès du plaignant 2 pour savoir s'il n'avait pas plutôt déclaré, en référence à ce qui précède, "beaucoup plus de travail" que "plus de travail". Elle a également fait valoir que l'intimée 2 avait fonctionné en qualité d'interprète durant l'instruction lors d'entretiens privés entre la plaignante et son conseil. Elle a en outre sollicité la récusation de l'intimée 1. B.b. Le 12 juin 2024, le tribunal a refusé de faire remplacer l'intimée 2. Selon le procès-verbal de l'audience, il a en substance relevé qu'il n'était pas établi que l'incident soulevé par la défense concernant les termes "plus de travail" ou "beaucoup plus de travail" serait dû à une erreur de la part de l'interprète, plutôt qu'à une incompréhension de sa part des réponses données par le plaignant 2. B.c. Le 26 juin 2024, la requérante a complété sa demande de récusation des intimées. Elle a encore fait valoir que l'interprète officiant ou ayant officié sur mandat de l'autorité pénale ne pouvait pas être le même que celui mis en oeuvre par une partie au procès lors d'entretiens privés avec son conseil. Elle a également exposé que l'intimée 2 avait menti le 11 juin 2024 lorsqu'elle avait nié connaître les parties plaignantes en dehors de la procédure, dès lors que la lettre du 14 février 2024 (cf. let. A.c supra) établissait des liens entre elles. Elle a encore demandé que les intimées soient formellement interpellées au sujet de la demande de récusation. B.d. Par arrêt du 5 août 2024, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre pénale de recours) a déclaré irrecevable la requête de récusation dirigée contre l'intimée 1 et a rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, la requête de récusation dirigée contre l'intimée 2.