Citation: 9C_660/2018 E. A

A.________, né en 1956, agent d'assurances, a souscrit auprès de l'assureur Helvetia Vie (aujourd'hui repris par Allianz Suisse Société d'Assurances sur la Vie SA; ci-après : Allianz ou l'assureur) une police de prévoyance liée (xxx) dès le 1 er novembre 1986. Le contrat d'assurance, qui arrive à échéance le 1 er novembre 2020, prévoit notamment, en cas d'incapacité de gain par suite de maladie ou d'accident, le versement d'une rente trimestrielle de 4'000 fr. ainsi que la libération du paiement des primes. Les 21 août 1991 et 9 mars 1992, A.________ a été victime d'accidents de la circulation routière. Il s'est vu octroyer par l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office AI) une demi-rente de l'assurance-invalidité dès le 1 er septembre 1996 (décision du 5 février 1999), puis une rente entière dès le 1 er octobre 2012 (décision du 25 novembre 2013). Après examen de la situation, Allianz a, selon un décompte établi le 11 décembre 2015, accordé à l'assuré une rente trimestrielle partielle (56 %) pour perte de gain du 1 er novembre 2007 au 25 mars 2012, puis une rente entière jusqu'au 31 juillet 2015. L'assureur l'a également libéré partiellement puis totalement du paiement des primes sur cette période. Il a retenu que la perte de gain de A.________ était, contrairement aux considérations de l'assurance-invalidité, nettement inférieure au degré d'invalidité minimum de 25 % prévu par les conditions générales d'assurance pour ouvrir le droit à des prestations en cas d'incapacité de gain et que celles-ci devaient par conséquent être suspendues à compter du 1 er août 2015.