Citation: 5A_954/2021 E. 5.3.4

5.3.4. Une fois encore, la recourante se limite à des affirmations purement appellatoires, reprises de son argumentaire présenté en instance cantonale. La motivation de sa critique est dès lors insuffisante au regard des exigences légales et jurisprudentielles en la matière, de sorte que son grief est irrecevable (cf. supra consid. 2.1 et 2.2.1). Cela étant, le moyen de la recourante serait de toute manière voué à l'échec. En effet, les difficultés économiques qu'elle évoque ne sont pas suffisamment détaillées et étayées pour caractériser un risque grave et pour considérer que son retour au Honduras avec l'enfant ne pourrait pas être exigé au sens de l'art. 5 let. b LF-EEA, étant par ailleurs précisé qu'il ressort du jugement querellé que, lors de son audition devant l'autorité cantonale, elle avait admis être soutenue financièrement par son compagnon et le père de l'enfant. La recourante méconnaît également que le fait que le parent ravisseur déclare ne pas être en mesure de rentrer dans l'État de la résidence habituelle avec l'enfant en raison d'une situation économique difficile ou insoutenable, notamment parce que son niveau de vie sera moins élevé, qu'il ne pourra pas trouver de travail dans cet État, ou qu'il se trouvera, d'une autre manière, dans une situation d'extrême précarité, n'est généralement pas suffisant pour justifier une décision de non-retour (Guide de bonnes pratiques, § 60, p. 41, et les références). Au demeurant, la recourante n'établit pas que son intégration en Suisse serait telle qu'elle permettrait d'exclure un retour au Honduras, étant à cet égard relevé que son compagnon est un médecin hondurien qui ne se trouve que depuis quelques mois en Suisse.