Citation: 2C_239/2019 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, la Cour de justice, reprenant les dispositions légales et la jurisprudence évoquées ci-dessus, en a fait une application détaillée, nuancée et précise, de sorte qu'il peut également être renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué à ce propos (cf. art. 109 al. 3 LTF). On ajoutera qu'il n'est aucunement question de violation du principe de la bonne foi lorsqu'une autorité transmet une décision au domicile de notification élu par le justiciable et ce même si celui-ci s'est une fois adressé personnellement à cette autorité. On rappellera à la recourante que le formulaire qu'elle a signé prévoyait expressément que l'élection de domicile valait tant que sa révocation n'avait pas été portée à la connaissance de l'Administration fiscale, par écrit et sous pli recommandé. Il n'est ainsi contraire à aucune disposition de droit fédéral et notamment pas à l'interdiction de l'arbitraire de retenir que l'envoi à titre personnel d'une réclamation n'emporte pas révocation de l'élection de domicile. En outre, si la recourante mentionne sa "représentation" par la fiduciaire, il ne faut pas perdre de vue qu'il n'est en l'espèce question que d'élection de domicile, c'est-à-dire d'adresse de notification. Par conséquent, que la recourante ait elle-même envoyé une réclamation à l'Administration fiscale pouvait d'autant moins signifier une volonté de révoquer cette élection de domicile. Les arguments de la recourante relatifs à la langue parlée par le personnel de la fiduciaire sont dès lors également sans aucune pertinence. Finalement, on relèvera que, dans la mesure où le 1 er février 2017 la recourante s'est plainte auprès de l'Administration fiscale de ne pas avoir reçu la décision sur réclamation, il ne saurait être fait grief à cette administration d'avoir, depuis cette date, adressé ses courriers directement à l'adresse personnelle de la recourante.