Citation: C 224/01 13.12.2002 E. A

A.a C.________, hôtesse de l'air de profession, a perdu son emploi d'assistante de direction auprès de X.________ SA. Elle s'est inscrite à l'assurance-chômage. Dans sa demande d'indemnité de chômage du 31 mars 1998, elle indiquait qu'elle était disposée et capable de travailler à temps partiel, maximum 32 heures par semaine, respectivement 80 % d'une activité à plein temps. La Caisse cantonale genevoise de chômage lui a alloué des indemnités journalières d'avril 1998 à novembre 1999. L'Office cantonal genevois de l'emploi a ouvert une enquête sur la période de chômage de C.________, qui a été entendue par les inspecteurs de l'office le 18 avril 2000. Elle a déclaré que la société Y.________ Sàrl avait fait paraître une annonce dans les journaux, à laquelle elle avait répondu le 19 octobre 1998, et qu'il lui avait été proposé de créer avec A.________, associée-gérante, les structures d'une agence de placement de mannequins, hôtesses et modèles. En janvier 1999, elle avait commencé à collaborer au sein de la société, elle avait pris des contacts avec des agences de placement de mannequins afin de développer des contrats d'agence-mère et s'était rendue à plusieurs reprises à Z.________ pour reprendre contact avec différentes personnes de sa connaissance dans la profession. Le 27 janvier 1999, elle avait acquis devant notaire une part sociale de 10 000 fr. de Y.________ Sàrl, représentant la moitié du capital social, devenant ainsi associée-gérante de la société avec signature individuelle. De février à fin avril 1999, elle s'était rendue à raison de quatre jours par semaine au sein des locaux de la société, généralement de 9 h. du matin à 15 h. l'après-midi - horaires qui existaient en fonction de ses deux enfants nés en 1994 et 1996 -, dans lesquels elle s'occupait principalement de l'audition des candidats et de la prospection de nouveaux clients. De mai à fin novembre 1999, elle s'était occupée du recrutement des candidats et de leur placement, période pendant laquelle elle avait travaillé de trois à dix heures par jour, selon les besoins. Parallèlement à cette activité, elle avait toujours effectué des recherches d'emploi pour un travail à temps partiel. Elle avait cessé de faire contrôler son chômage à la fin du mois de novembre 1999, car l'agence commençait à faire des bénéfices. En décembre 1999, l'activité de l'agence avait cessé suite à une décision unilatérale de A.________, qui lui avait proposé de lui racheter sa part sociale. Elle n'avait perçu aucun salaire de Y.________ Sàrl, mais tous ses frais lui avaient été remboursés par la société. Le 19 juillet 2000, les inspecteurs de la section des enquêtes ont communiqué leur rapport au Service de placement professionnel de l'Office cantonal genevois de l'emploi. Par décision du 29 novembre 2000, l'Office régional de placement (soit le Service de placement professionnel) a nié l'aptitude au placement de C.________ pendant la période du 1er janvier 1999 au 30 novembre 1999, au motif qu'elle avait exercé une activité à plein temps au sein de Y.________ Sàrl, qu'elle avait été rémunérée en sa qualité de gérante de la société et que les gains mensuels qu'elle réalisait lui auraient permis de ne plus émarger au chômage. Il indiquait que l'assurée avait été invitée à s'exprimer sur son aptitude au placement dans un délai échéant le 20 novembre 2000, mais qu'elle ne s'était aucunement manifestée, raison pour laquelle le Groupe du suivi des présentations (GSP) fondait sa décision uniquement sur les documents se trouvant en sa possession. A.b Par décision du 30 juillet 2001, la Caisse cantonale genevoise de chômage a demandé à C.________ le remboursement à trente jours de 25 701 fr. 90 net, représentant 238 jours touchés indûment du 1er janvier 1999 au 30 novembre 1999.