Citation: 5C.256/2003 08.04.2004 E. A

Le père des parties était propriétaire des biens-fonds nos 359, 351 et 352 et copropriétaire du bien-fonds n° 349, situés sur la commune de X.________ en Valais. En 1972, il a fait constituer une servitude de passage à piétons et pour tous véhicules, de trois mètres de large, sur le fonds n° 351 en faveur du fonds n° 352 (PJ .../1972). Ce dernier fonds bénéficiait également d'une servitude de passage sur les fonds nos 348, 349 et 350. En 1973, un mur a été construit à la limite entre les fonds nos 351 et 352, celui-ci étant situé en contrebas de celui-là. Par acte du 3 octobre 1990 intitulé "partage-modifications de limites-servitude de restriction de bâtir", les parties (seuls héritiers de leur père) ont procédé à la modification et au partage de ces fonds. Une surface de 823 m2 a été distraite du fonds n° 352 pour venir accroître les surfaces des fonds nos 359 (à raison de 795 m2) et 351 (à raison de 28 m2). Les limites des fonds voisins nos 339-347-353-354-359 ont également été "redressées" mais sans que leurs surfaces ne soient modifiées. Dans le cadre du partage, A.________ a obtenu les parcelles nos 351 et 352 du nouvel état et B.________ la parcelle n° 359 ainsi que la part de copropriété de la parcelle n° 349. Lors de la signature de cet acte, ni les parties ni le notaire n'ont discuté du sort de la servitude de passage PJ .../1972. Malgré la division de la parcelle n° 352, ce droit réel limité n'a pas été reporté sur le feuillet de la parcelle n° 359.