Citation: 6B_371/2023 E. 1

Par décision du 23 février 2023, la Chambre de recours pénale de la Cour suprême du canton de Berne a rejeté les recours de A.________ et B.________ formés contre l'ordonnance rendue le 3 août 2022 par laquelle le Tribunal régional Jura bernois-Seeland, agence du Jura bernois, a classé la procédure pénale (n° xxx) dirigée contre B.________ pour lésions corporelles simples et voies de fait (violence domestique) en application de l'art. 55a al. 5 CP, ainsi que celle dirigée contre A.________ pour lésions corporelles simples et voies de fait (violence domestique) en application de la même disposition. En substance, la cour cantonale a retenu que, dans la procédure pénale dirigée contre B.________, les faits concernant les lésions corporelles simples avaient eu lieu le 26 avril 2019 à U.________, ainsi que le 11 décembre 2020 à V.________, et ceux concernant les voies de fait entre le 26 avril 2019 et le 12 novembre 2020 à U.________ et V.________. Quant à la procédure pénale dirigée contre A.________, les faits qui lui étaient reprochés concernant les lésions corporelles simples avaient eu lieu le 26 avril 2019 à U.________, et ceux relatifs aux voies de fait entre le 26 avril 2019 et le 12 novembre 2020 à U.________ et V.________. Les faits concernant les infractions d'injure, voies de fait et menaces prétendument commises par B.________ et ayant abouti à l'ordonnance de classement du 15 novembre 2021 du ministère public avaient quant à eux eu lieu le 19 février 2021 à V.________, comme cela ressortait du dossier de la procédure n° yyy. Ainsi, les faits ayant fait l'objet de l'ordonnance de classement du 3 août 2022 du tribunal régional dans les procédures pénales n° xxx et ceux ayant fait l'objet de l'ordonnance de classement du 15 novembre 2021 du ministère public dans la procédure pénale n° yyy n'étaient manifestement pas les mêmes, puisqu'ils avaient eu lieu à des dates différentes. En outre, cette dernière procédure avait été ouverte exclusivement à l'encontre de la prénommée qui était donc seule prévenue. Une seule et unique procédure pénale avait ainsi été menée à l'encontre de l'intéressé, laquelle avait été close par l'ordonnance de classement du 3 août 2022. Par ailleurs, si les faits ayant fait l'objet des procédures n° xxx avaient, eux, eu lieu au même endroit et au même moment, les procédures portaient sur des faits différents, puisqu'ils concernaient les faits commis par l'un et l'autre des intéressés lors de disputes communes. Par conséquent, le tribunal de première instance n'avait nullement méconnu le principe ne bis in idem en rendant l'ordonnance de classement du 3 août 2022, puisque celle-ci portait sur des faits différents de ceux ayant fait l'objet de la procédure n° yyy ayant abouti à l'ordonnance de classement du 15 novembre 2021. Au surplus, s'agissant du recourant, une seule procédure pénale avait été ouverte à son encontre, puisqu'il n'avait que la qualité de plaignant dans la procédure n° yyy.