Citation: 8C_315/2023 E. 6.7

6.7. Les premiers juges ont par ailleurs d'emblée nié tout lien de causalité entre les troubles psychiques du recourant et l'accident, au motif essentiellement que celui-ci était de peu de gravité. Cette argumentation ne convainc pas dans la mesure où l'accident (chute de deux mètres dans un escalier) correspond plutôt à un accident de gravité moyenne, à la limite d'un accident de peu de gravité, selon la classification établie par la jurisprudence en matière de troubles psychiques consécutifs à un accident (cf. ATF 148 V 138 consid. 5; 129 V 402 consid. 4.4.1; 115 V 133 consid. 6c/aa, 403 consid. 5c/aa). Il incombera donc à l'intimée, dans le cadre du renvoi, de trancher également la question de la causalité adéquate entre l'accident et les troubles psychiques présentés par le recourant à la suite de l'accident.