Citation: 2C_325/2019 E. 3.4

3.4. Dans l'arrêt attaqué, la Cour de justice a considéré que la demande de regroupement familial déposée par le père du recourant en 2010 et confirmée par celui-ci en 2012 ne faisait suite à aucun changement important de circonstances. Or, la simple envie de vivre en famille réunie en Suisse ne constituait pas une "raison familiale majeure" au sens de la jurisprudence. La dégradation de la situation politique en Irak, dont le recourant ne se serait prévalu qu'au stade du recours, de même que l'octroi d'une autorisation de séjour à sa mère en 2017, ne représenteraient pas, selon les juges cantonaux, des circonstances justifiant de déroger au délai imposé en matière de regroupement familial.