Citation: 2C_874/2018 E. 8.2

8.2. Se fondant sur l'art. 32 al. 2 phr. 1 LIFD, qui dispose que le contribuable qui possède des immeubles privés peut déduire les frais nécessaires à leur entretien, les frais de remise en état d'immeubles acquis récemment, les primes d'assurances relatives à ces immeubles et les frais d'administration par des tiers, les recourants demandent la prise en compte, pour les années 2004 à 2009 concernées par le rappel d'impôt, des frais d'entretien de leur immeuble. Selon eux, puisque ces frais, dont la déduction a été refusée à la société, étaient à leur charge, il convenait de leur donner la possibilité de les déduire de leurs revenus imposables pour les années en cause. Ils se fondent sur la jurisprudence selon laquelle la procédure de rappel d'impôt sert à mettre le contribuable dans la situation qui aurait dû être la sienne si, lors de la procédure de taxation ordinaire, l'autorité avait eu connaissance de tous les faits et moyens de preuve pertinents (cf. arrêt 2C_662/2014 du 25 avril 2015 consid. 6.3). La Cour de justice a relevé que les charges en cause n'avaient pas fait l'objet de la procédure de rappel d'impôt relative aux recourants et que devait se poser la question de leur connexité avec les éléments justifiant le rappel. Elle a toutefois laissé la question de la connexité ouverte, puisque les recourants n'ont pas apporté de preuves relatives aux charges en cause.