Citation: 6B_338/2015 E. 1.2

1.2. En substance, la cour cantonale s'est fondée sur différents éléments de preuves pour retenir que le recourant s'était rendu coupable de vol et de dommages à la propriété. Elle a relevé que la fouille du véhicule conduit par le recourant, dans lequel ce dernier était accompagné de Y.________ et de Z.________, avait permis la découverte de plusieurs objets spécifiques, dont la majorité se retrouvaient sur les images des caméras de vidéosurveillance de la station-service BP, où l'automate avait été fracturé et son contenu dérobé. Il en allait ainsi d'un des talkies-walkies, d'un tournevis, des gants, de la pioche, de la veste munie d'empiècements sur les épaules et d'une fermeture éclair sur le côté gauche de la poitrine et des caleçons noir et blanc pour l'un, plus clair avec un dessin d'oiseau pour l'autre, dont les trois protagonistes n'avaient pas contesté qu'il correspondait à celui que l'on apercevait sur les images précitées. A la présence de ces éléments de preuve, dont l'accumulation dénotait une importance incompatible avec le seul hasard, s'ajoutaient les liens personnels établis scientifiquement avec les prénommés. Le recourant avait admis que le caleçon noir était le sien, et son ADN avait été mis en évidence sur l'un des deux sous-vêtements retrouvés dans la voiture. L'ADN de Z.________ avait aussi été retrouvé sur la veste précitée, qu'il reconnaissait être la sienne, ainsi que sur le second caleçon, soit vraisemblablement le bleu avec un motif d'oiseau; il niait toutefois que ce dernier objet lui appartenait en dépit du dessin distinctif le caractérisant. Finalement, l'ADN des trois intéressés avait été retrouvé sur l'un des deux talkies-walkies, voire les deux en ce qui concerne Y.________. La cour cantonale a considéré que les explications des protagonistes au sujet de leurs empreintes sur lesdits objets avaient fortement varié et qu'elles apparaissaient dépourvues de toute crédibilité, d'autant plus qu'ils avaient tous trois avoué avoir menti sur le déroulement de la soirée du 11 au 12 mai 2014, alors même qu'ils venaient d'être interpellés par la police. Elle a ainsi estimé que l'attestation rédigée par Z.________, après sa sortie de prison et de concertation avec le recourant, ne revêtait aucune valeur probante. Elle ne concernait au demeurant pas la nuit du 7 au 8 mai 2014, mais la suivante. Dans ce contexte, la cour cantonale a estimé que les digressions du recourant au sujet de la taille de l'élastique du caleçon visible sur les images des caméras de vidéosurveillance ne lui étaient d'aucun secours; il ne remettait d'ailleurs pas en cause l'utilisation même de ce type de vêtement en guise de cagoule. De plus, l'outillage saisi ne s'apparentait guère à celui d'un maçon, mais bien davantage à celui d'un cambrioleur et aucun outil absolument nécessaire à l'exercice de la maçonnerie, tel qu'une équerre, un fil à plomb, une pelle, une truelle, etc., ne figurait à l'inventaire. En outre, le recourant avait admis s'être entretenu à sa sortie de prison avec W.________ au sujet du témoignage qu'il devait apporter dans la procédure d'appel, en particulier du transfert d'argent effectué le 9 mai 2014, contrairement à ce que le témoin avait indiqué, de sorte que son récit ne pouvait être pris en considération. Il subsistait d'ailleurs des incohérences au sujet de la confirmation de la réception du montant de 1000 euros par le cousin de W.________ et la conservation du récépissé par le recourant; son transfert par le recourant le lendemain de l'effraction de l'automate de la station-service BP était pour le moins troublant, a fortiori étant donné qu'il était sans revenu depuis plusieurs semaines au moment de son interpellation. Les faibles ressources financières de W.________ n'apparaissaient pas davantage permettre ou expliquer l'envoi d'un tel montant à un cousin. De plus, l'instruction avait permis d'établir que Z.________ et Y.________, amis de longue date, vivaient ensemble au moment des faits et qu'ils connaissaient tous deux le recourant. Au vu de l'ensemble de ces éléments, la cour cantonale a retenu que le recourant, ainsi que ses deux comparses, s'étaient rendus coupables de vol et de dommages à la propriété pour les faits commis le 8 mai 2014 au préjudice de la station-service BP.