Citation: 8C_733/2020 E. 3.1

3.1. L'art. 6 al. 1 LAA prévoit que les prestations de l'assurance-accidents obligatoire sont allouées en cas d'accident professionnel, d'accident non professionnel et de maladie professionnelle. Selon l'art. 16 al. 1 LAA, l'assuré totalement ou partiellement incapable de travailler à la suite d'un accident a droit à une indemnité journalière. Une personne est considérée comme incapable de travailler lorsque, pour cause d'atteinte à la santé physique, mentale ou psychique, elle ne peut plus exercer son activité habituelle ou ne peut l'exercer que d'une manière limitée ou encore seulement avec le risque d'aggraver son état. L'incapacité de travail s'apprécie en principe sur la base de données médicales et en fonction de la profession exercée jusqu'alors par l'assuré (art. 6, 1re phrase, LPGA; JEAN-MAURICE FRÉSARD/MARGIT MOSER-SZELESS, L'assurance-accidents obligatoire, in: Soziale Sicherheit, SBVR vol. XIV, 3e éd. 2016, p. 973, n. 212). En cas d'incapacité de travail de longue durée, l'activité qui peut être exigée de lui peut aussi relever d'une autre profession ou d'un autre domaine d'activité (art. 6, 2e phrase, LPGA), en vertu de son devoir de diminuer le dommage. Cela présuppose, d'une part, une limitation probablement durable de la capacité de travail dans l'activité habituelle et, d'autre part, un état de santé stable, un état de santé instable pour une durée limitée ne suffisant pas (arrêts U 108/05 du 28 août 2006 consid. 2.3; U 301/02 du 1er octobre 2003 consid. 1.3; avec les références). Toutefois, on doit s'attendre encore à une amélioration sensible de la continuation du traitement médical; sinon, le droit aux indemnités journalières prend fin et on doit examiner le droit à une rente d'invalidité (art. 19 al. 1 LAA; arrêts 8C_702/2018 du 11 juillet 2019 consid. 3.1.2; U 108/05 du 28 aout 2006 consid. 4.1; U 301/02 du 1er octobre 2003 consid. 1.3; cf. FRÉSARD/MOSER-SZELESS, op. cit., p. 973, n. 214).