Citation: 8C_57/2023 E. 5.1

5.1. Les juges cantonaux ont constaté que le recourant avait commencé le 21 février 2022 une formation auprès de la faculté des Lettres à l'Université C.________ pour accomplir un programme de mise à niveau préalable en psychologie en vue de son admission à la Maîtrise ès Lettres en psychologie, d'une durée de quatre semestres. Contrairement à ce qu'il pensait, le fait qu'il ne totalisait que neuf heures de cours effectifs, équivalant à un taux de 22 %, ne constituait pas un argument pertinent. En effet, la disponibilité d'un assuré à l'exercice d'une activité salariée et au suivi d'une mesure du marché du travail ne s'examinait pas sur un calcul purement mathématique de la situation, mais sur les circonstances concrètes, en tenant compte du caractère vraisemblable de la possibilité d'interrompre la formation dans de brefs délais et la volonté de l'assuré de le faire. Dans ses réponses du 8 septembre 2021 (recte : 7 mai 2022) en lien avec l'examen de son aptitude au placement, le recourant avait fait part de son objectif professionnel d'enseigner la philosophie à plein temps dans les gymnases du canton de Vaud. Il avait précisé être disposé à renoncer dans tous les cas à sa formation si un poste d'enseignant de philosophie se présentait à lui ou dans le cas où une mesure de l'ORP lui ouvrirait un poste d'enseignant de philosophie ou augmenterait son employabilité davantage que sa formation actuelle. C'était donc sous certaines réserves que le recourant s'était dit disposé à mettre un terme à sa formation. A cela s'ajoutait qu'il avait débuté sa formation de sa propre initiative le 21 février 2022 à l'Université C.________, en assumant seul la totalité des coûts. Il n'alléguait pas qu'en cas d'exmatriculation avant la dernière session, en automne 2023, les frais d'écolage lui seraient remboursés. Il avait expliqué également que la formation en psychologie lui permettrait d'enseigner l'option spécifique philosophie-psychologie dans les gymnases vaudois qui souhaiteraient que cette option soit dispensée par le même enseignant. Il ressortissait de la grille horaire des cours que le recourant bénéficiait d'une disponibilité de 60 % à offrir de manière certaine à un employeur. S'agissant de la seule allégation du recourant selon laquelle il lui était loisible de s'exmatriculer en remplissant le formulaire idoine pour mettre fin à sa formation, elle s'avérait insuffisante pour établir sa volonté de mettre effectivement un terme à la formation du jour au lendemain pour la prise d'un emploi éventuel ou le suivi d'une mesure assignée par l'ORP. A l'examen de l'ensemble des circonstances liées à la formation universitaire débutée en février 2022, il était inconcevable que le recourant trouve un emploi à un taux de 100 %, voire 75 %, respectivement qu'un employeur s'accommode des horaires imposés par ladite formation. L'intimée n'avait ainsi pas versé dans l'arbitraire en constatant que le recourant n'aurait pas été prêt à interrompre sa longue formation dans de brefs délais, à l'exception des réserves émises, dans le cas où il aurait trouvé un emploi à plein temps ou aurait été assigné à une mesure de l'ORP, et qu'il n'était donc disponible, selon ses horaires de cours universitaires, qu'à un taux de 60 % à compter du 21 février 2022.