Citation: 2C_516/2022 E. 4.2

4.2. Selon la jurisprudence, la période minimale de trois ans de l'union conjugale commence à courir dès le début de la cohabitation effective des époux en Suisse et s'achève au moment où ceux-ci cessent de faire ménage commun (ATF 140 II 345 consid. 4.1). Est seule décisive la durée de vie commune en Suisse (cf. ATF 140 II 289 consid. 3.5.1). La notion d'union conjugale de l'art. 50 al. 1 let. a LEI implique une relation conjugale effectivement vécue et une volonté matrimoniale commune de la part des époux (cf. ATF 138 II 229 consid. 2; arrêt 2C_392/2019 du 24 janvier 2020 consid. 3.2.1). En règle générale, il convient de se baser sur la durée de cohabitation extérieurement perceptible (cf. arrêt 2C_974/2020 du 12 mars 2021 consid. 4.3 et les nombreux arrêts cités; cf. art. 42 al. 1, 43 al. 1 et 49 LEI, exigence d'un ménage commun sauf exceptions). Il convient de s'écarter de cette règle lorsqu'il résulte des circonstances particulières du cas d'espèce qu'il n'existe plus qu'une cohabitation factuelle, soit lorsque la relation conjugale n'est plus vécue malgré la persistance d'un domicile commun et que la volonté matrimoniale d'au moins un des époux s'est éteinte (arrêts 2C_974/2020 du 12 mars 2021 consid. 4.3; 2C_939/2018 du 24 septembre 2019 consid. 3.4 et les arrêts cités: 2C_133/2013 du 13 septembre 2013 consid. 2.2.2 et les arrêts cités). Dans le calcul des trois ans d'union conjugale au sens de l'art. 50 al. 1 let. a LEI, il n'est possible de cumuler différentes phases d'union conjugale que si les époux conservent une volonté matrimoniale commune pendant les périodes de séparation (cf. ATF 140 II 289 consid. 3.5.1; arrêt 2C_394/2017 du 28 septembre 2017 consid. 3.2 et 3.3).