Citation: 8C_59/2018 E. A

A.________, née en 1957, a travaillé depuis le 2 septembre 1996 au service de la société B.________ SA. A la suite de la fusion de cette société avec la société C.________ SA, son contrat de travail a été repris par celle-ci à partir du 1 er juillet 2008. Le 24 novembre 2016, elle a requis l'octroi d'indemnités de chômage à compter du 1 er février 2016 ( recte : 2017) en indiquant avoir été licenciée par son employeur le 24 octobre 2016 avec effet au 31 janvier 2017 en raison de sa "mise en préretraite". Dans une attestation du 6 février 2017, l'employeur a indiqué avoir lui-même résilié les rapports de travail pour "préretraite". Par courriel du 8 février suivant, l'assurée a informé la Caisse de chômage UNIA (ci-après: UNIA) qu'elle avait accepté de bénéficier d'une retraite anticipée sur proposition de son employeur, en raison de la reprise de la société C.________ SA par la société D.________ SA. Par décision du 10 avril 2017, confirmée sur opposition le 18 mai suivant, UNIA a nié le droit de l'assurée à une indemnité de chômage au motif que l'intéressée ne justifiait d'aucune période de cotisation à compter du 1 er février 2017, date de sa mise à la retraite anticipée.