Citation: 6B_927/2020 E. 2

Par surabondance, conformément à l'art. 42 al. 1 LTF, le mémoire de recours doit être motivé et contenir des conclusions. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Selon la jurisprudence, pour répondre à cette exigence, la partie recourante est tenue de discuter au moins sommairement les considérants de l'arrêt entrepris (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 88 ss et 115 consid. 2 p. 116 s.; 134 II 244 consid. 2.1 p. 245 s.); en particulier, la motivation doit être topique, c'est-à-dire se rapporter à la question juridique tranchée par l'autorité cantonale (ATF 123 V 335; arrêt 6B_970/2017 du 17 octobre 2017 consid. 4). En l'espèce, la décision entreprise fait suite à une ordonnance du 8 novembre 2019 par laquelle le ministère public a refusé d'entrer en matière sur une dénonciation pénale dirigée par l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) contre le père de B.________, fille de la recourante. L'autorité de dernière instance cantonale a déclaré le recours irrecevable, faute de qualité pour recourir de A.________, cette dernière n'ayant pas fait valoir, en tant que proche de la victime de l'infraction dénoncée, des prétentions civiles propres (art. 117 al. 3 et 122 al. 2 CPP). La cour cantonale a également souligné que l'intéressée ne pouvait pas représenter valablement sa fille dès lors qu'une curatelle de représentation avait été instituée en faveur de cette dernière. Dans son écriture du 15 août 2020, la recourante discute essentiellement les faits à la base de la dénonciation pénale et les circonstances dans lesquelles cette démarche a été entreprise. Si elle critique aussi l'activité de la curatrice de représentation de sa fille, elle n'allègue d'aucune manière que cette mesure, dont la cour cantonale a constaté qu'elle était en force, aurait été levée. Il suffit dès lors de rappeler qu'il n'incombe pas à l'autorité pénale de réexaminer le bienfondé de cette mesure de protection civile, si bien que cette argumentation est sans pertinence pour l'issue du litige devant le Tribunal fédéral. On recherche ainsi en vain toute motivation topique dans l'écriture de recours.