Citation: 1B_356/2014 E. B

B.a. Par décision du 16 décembre 2013, le Procureur a refusé de lever les séquestres sur les avoirs de A.________ et consorts, tel que demandé par ceux-ci. Ce même jour, il a en substance requis de ces derniers des informations complémentaires au sujet notamment des factures d'honoraires de I.________ SA et d'une autre société financière, N.________ SA. Le 19 suivant, le Ministère public a refusé de lever les saisies à concurrence de 1'000 fr. par entité pour leur permettre de s'acquitter des sûretés réclamées par la Chambre pénale de recours en lien avec le recours pour déni de justice et retard injustifié déposé devant elle le 10 décembre 2013 (cf. ad A.b ci-dessus). Le 27 décembre 2013, A.________ et consorts ont recouru contre ces trois courriers auprès de la Chambre pénale de recours. Au cours de l'instruction, le Ministère public s'est déterminé le 13 février 2014 et H.________ et consorts en ont fait de même en date du 20 février 2014. A.________ et consorts ont répliqué le 17 mars 2014, concluant alors à ce qu'il soit constaté que E.________ et F.________ n'avaient ni la capacité d'être parties et d'ester en justice, ni celle d'être représentés par un avocat, que l'accès au dossier devait leur être en conséquence refusé et que leurs observations devaient être déclarées irrecevables. Le 27 mars 2014, H.________ et consorts ont dupliqué spontanément, demandant le rejet de ces conclusions. Par arrêt du 30 avril 2014, la Chambre pénale de recours a rejeté le recours de A.________ et consorts, confirmant le refus du Ministère public de lever totalement ou partiellement les séquestres. Le 24 juin 2014, le Tribunal fédéral a annulé ce jugement sans procéder à un échange d'écritures (cause 1B_199/2014). Il a considéré que le droit d'être entendu de A.________ et consorts avait été violé, dès lors que la duplique du 27 mars 2014 ne leur avait pas été communiquée; la cause a été renvoyée à l'autorité précédente pour nouvelle décision. B.b. Par arrêt du 22 septembre 2014, la Chambre pénale de recours a rejeté le recours déposé le 27 décembre 2013 et déclaré irrecevables les conclusions prises dans la réplique du 17 mars 2014 tendant à dénier la qualité de partie à H.________ et consorts.