Citation: 7B_531/2024 E. 5.4

5.4. L'appréciation de la cour cantonale ne prête pas le flanc à la critique. La recourante soutient que les thérapeutes auraient suspecté l'existence d'un "problème organique" pouvant expliquer la détérioration de son état de santé et que tant que le motif à l'origine de son comportement n'était pas connu, il ne serait pas possible de savoir si la mesure avait définitivement échoué. De plus, elle fait valoir que l'OESP a rendu une décision en mai 2023 alors que le traitement ambulatoire était suspendu depuis février 2023. En outre, l'expertise du Dr G.________ ne remplirait pas les exigences de l'OESP, faute d'émaner d'un spécialiste en psychiatrie forensique. Invoquant un établissement inexact des faits, la recourante fait encore valoir que la cour cantonale aurait omis de tenir compte des notes du Dr F.________, qui démontreraient que le traitement ambulatoire s'était déroulé convenablement entre novembre 2022 et janvier 2023 et, partant, garderait "tout son sens". Ce faisant, la recourante se borne toutefois à reproduire mot pour mot son mémoire de recours cantonal (cf. pp. 6, 11-12 du recours du 18 janvier 2024), sans même indiquer succinctement en quoi les motifs de l'arrêt entrepris méconnaîtraient le droit. Faute de répondre aux exigences minimales de motivation fixées à l'art. 42 al. 2 LTF, ces critiques s'avèrent partant irrecevables (ATF 134 II 244 consid. 2.1-2.3). En tout état, les juges cantonaux ont expliqué que la recourante avait refusé de collaborer à l'établissement des faits, raison pour laquelle elle ne pouvait pas reprocher à l'OESP de ne pas avoir instruit la question de son "problème organique". Ils n'ont pas non plus ignoré les notes du Dr F.________, mais en ont fait une tout autre lecture. La recourante semble oublier que le prénommé, ainsi que le Dr E.________ et la Dre C.________ du CNP, ont en résumé conclu que le traitement ambulatoire était voué à l'échec, tant du point de vue d'une stabilisation des troubles dont souffrait la recourante que de celui du risque de récidive, et que la seule option envisageable était une mesure thérapeutique institutionnelle, dans un cadre fermé (cf. consid. A.d supra). Quant aux griefs soulevés à l'endroit de l'expertise du Dr G.________, ils doivent être rejetés d'emblée. En effet, la recourante perd de vue que la cour cantonale ne s'est pas fondée sur ce moyen pour statuer sur la levée du traitement ambulatoire. Pour le surplus, la recourante soutient que la durée du traitement ambulatoire ne serait pas suffisante pour lui permettre de s'investir pleinement. Elle ajoute que la cour cantonale aurait omis de prendre en compte l'avis du Dr D.________, qui avait préconisé la poursuite du traitement ambulatoire, et que les thérapeutes qui s'étaient prononcés contre le maintien de la mesure n'auraient pas la qualité d'expert. Or elle ne démontre pas en quoi il était prématuré d'ordonner la levée de la mesure. Au vu des faits arrêtés par l'autorité précédente - qui lient la cour de Céans -, l'intéressée n'a eu de cesse de violer ses obligations thérapeutiques dès le premier mois et ceci durant toute la durée du traitement ambulatoire, malgré plusieurs rappels au cadre. Si elle fait l'objet d'un placement à des fins d'assistance sept mois après le début de son traitement, cette procédure a été rendue nécessaire par la détérioration de son état psychique, les multiples hospitalisations et interventions policières qui avaient rendu difficile la poursuite du traitement ambulatoire (cf. let. A.c supra). Dans ces conditions, on ne perçoit pas que le prolongement du traitement ambulatoire aurait permis à la recourante de "s'investir" davantage dans le suivi thérapeutique dont elle conteste la levée. En outre, en tant qu'elle reproche à la cour cantonale de ne pas avoir pris en compte l'expertise du Dr D.________, la recourante se limite à une critique de nature appellatoire et, partant, irrecevable (art. 106 al. 2 LTF). Elle ne cherche en effet pas à remettre en cause le fait que cet élément n'était ni pertinent à ce stade, ni décisif pour l'issue de la cause. Cette appréciation a déjà été discutée ci-avant (cf. consid. 4.4 supra) et il n'y a pas lieu d'y revenir. Pour peu que recevables, les critiques portant sur l'établissement des faits et l'appréciation des preuves par la cour cantonale s'avéreraient donc infondées. Au vu de ce qui précède, c'est de manière exempte de critique que la cour cantonale s'est fondée sur les avis des thérapeutes et intervenants du CNP pour ordonner la levée du traitement ambulatoire.