Citation: C 224/01 13.12.2002 E. 1

1.3 Lors de l'audience du 12 avril 2001 devant le Président de la Commission cantonale de recours en matière d'assurance-chômage, la recourante a eu l'occasion de s'exprimer sur le contenu de ses premières déclarations. Elle a affirmé que l'audition du 18 avril 2000 avait duré près de quatre heures devant le service des enquêtes de l'office cantonal de l'emploi. Elle avait été harcelée de questions par rapport à son horaire. Elle avait fini par indiquer qu'il lui était arrivé de travailler jusqu'à dix heures à une occasion. Mais en moyenne, c'était beaucoup moins. Elle passait au bureau pendant que ses enfants étaient à l'école. Le jugement attaqué est, certes, motivé de manière sommaire. Il n'en demeure pas moins qu'il mentionne brièvement les motifs qui ont guidé la Commission cantonale de recours en matière d'assurance-chômage et sur lesquels elle a fondé son prononcé, après avoir examiné les pièces de la procédure et entendu la recourante. Au vu de son investissement personnel dans la société Y.________ Sàrl, la juridiction précitée, qui n'était pas tenue de répondre à tous les arguments avancés, a considéré qu'il n'était pas vraisemblable qu'elle ait pu accepter un emploi convenable chez un tiers, si elle en avait trouvé un. Elle a retenu que la recourante était inapte au placement entre le 1er janvier 1999 et le 30 novembre 1999, compte tenu de son investissement en temps et en argent dans ladite société et des aménagements qu'elle devait par ailleurs encore trouver pour s'occuper de ses enfants. Cette motivation apparaît suffisante au regard des exigences susmentionnées.