Citation: 4A_346/2023 E. 5.2

5.2. En l'espèce, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en écartant le poste du dommage relatif aux frais d'avocat avant procès. En effet, dans sa demande et sa réplique, le recourant n'a pas allégué de manière suffisamment détaillée les frais d'avocat en question et les circonstances qui justifieraient leur indemnisation. En particulier, il n'a pas précisé quelles activités avant procès auraient été déployées par son mandataire pour le volet civil du litige. Par ailleurs, il ne prétend pas avoir allégué la note d'honoraires dans son entier et, même s'il l'avait fait, cette pièce ne contient pas toutes les informations nécessaires pour que ne subsiste aucune marge d'interprétation (ATF 144 III 519 consid. 5.2.1.2; arrêts 4A_624/2021 précité consid. 6.1.2; 4A_164/2021 précité consid. 3.2 et les arrêts cités). Elle indique en effet une période globale allant du 22 mars 2015 au 28 mars 2018 et, quant aux activités du mandataire, le nombre total d'heures effectuées durant cette période, ce qui n'est manifestement pas suffisamment détaillé. La note inclut même des activités antérieures à l'opposition formée par l'intimé le 14 novembre 2015 et dont rien ne certifie qu'elles seraient en lien quelconque avec ce litige. Par ailleurs, elle comprend des activités déployées dans le cadre de la procédure pénale, pour lesquelles le recourant a déjà perçu des dépens ( supra let. A.c), sans qu'il soit possible de les distinguer d'autres activités qui n'auraient pas déjà été indemnisées. A fortiori, le recourant n'a pas démontré ce poste du dommage - puisqu'il ne l'a même pas allégué - et c'est donc à juste titre que la cour cantonale a constaté qu'il n'était pas établi. Le recourant ne prétend pas que la cour cantonale aurait, ce faisant, versé dans l'arbitraire. Quant à la prétendue violation de l'art. 41 CO soulevée par le recourant, il convient de relever que la cour cantonale n'a pas méconnu la notion juridique de dommage. Ce n'est d'ailleurs pas sur ce point qu'elle a rejeté la prétention du recourant. En tout état de cause, comme le recourant voit l'intégralité de ses (autres) prétentions rejetées, l'indemnisation des honoraires de son avocat avant procès pour le volet civil ne se conçoit guère plus que l'octroi de dépens. Il aurait en effet fallu qu'il obtienne au moins partiellement gain de cause pour démontrer que ces honoraires étaient justifiés, nécessaires et adéquats pour faire valoir la créance en dommages-intérêts. Or, en l'état, une telle créance fait défaut.