Citation: 6P.197/2006 23.03.2007 E. 4

Le recourant soutient en outre que la décision serait également arbitraire et violerait son droit d'être entendu dans la mesure où elle ordonne son internement sans qu'il ait été soumis à une nouvelle expertise psychiatrique. Selon lui, l'expertise n'est pas claire s'agissant de la nécessité d'ordonner une telle mesure, qui ne s'imposerait, selon les experts, que s'il y avait d'autres victimes que sa propre fille, ce qui n'est d'après lui pas le cas puisqu'il a renoncé à toute activité coupable dès qu'il s'est vu opposer un refus et ce s'agissant tant de sa fille Z.________ que des amies de Y.________. Contrairement à ce que soutient le recourant, l'expertise est tout à fait claire. Dans leur rapport du 28 juillet 2004, les experts relèvent que la problématique d'un internement du recourant pourrait être discutée dans la perspective de protéger sa fille Y.________ «et devrait notamment être considérée si des faits impliquant d'autres enfants venaient à être découverts». Dans leur complément d'expertise du 24 février 2005, ils parviennent à la conclusion que dès lors que des faits impliquant d'autres enfants également sont avérés, une mesure d'internement devrait être considérée par le tribunal. C'est en vain que le recourant cherche à se prévaloir du fait qu'il n'aurait pas commis d'infractions sur d'autres enfants, l'une des camarades de sa fille ayant uniquement été témoin d'actes commis sur celle-ci. Dans un autre cas, il admet avoir demandé à une amie de Y.________ de lui embrasser le sexe, mais a renoncé à le faire suite au refus de celle-ci. En effet, même s'il a en fin de compte renoncé aux actes qu'il avait envisagés avec d'autres victimes, ces épisodes montrent à l'évidence que l'activité délictuelle du recourant ne s'est pas dirigée exclusivement à l'encontre de sa fille, de sorte que les autorités cantonales pouvaient sans arbitraire admettre comme établi qu'un risque de récidive existait aussi à l'encontre d'autres enfants, de sorte qu'une nouvelle expertise ne s'imposait pas pour respecter le droit d'être entendu du recourant.