Citation: 8C_678/2010 20.01.2011 E. A

C.________, enseignante, est assurée auprès de La Caisse Vaudoise contre le risque d'accidents. Par déclaration de sinistre LAA du 25 novembre 2008, l'employeur a informé La Caisse Vaudoise que l'assurée s'était fracturé une dent, le 7 octobre 2008, à son domicile. Il a indiqué ce qui suit: « Madame C.________ mangeait une saucisse à rôtir lorsque elle a croqué un petit os qui lui a cassé une dent ». Par la suite, l'assurée a précisé qu'elle avait ressenti une douleur « en mordant dans un corps étranger ( cailllou ? ) très dur ». Par décision du 21 janvier 2009, l'assureur-accidents a refusé de prendre en charge le traitement prévu pour la lésion dentaire (facture de 1'716 fr. ) C.________ a fait opposition à cette décision. Elle a remis à l'assureur le fragment à l'origine du bris de dent. Le 17 juin 2009, La Caisse Vaudoise a mandaté l'unité de Médecine Forensique du Centre X.________ du Centre Hospitalier Y.________. Selon les conclusions du docteur P.________, odontologiste consultant, du 15 décembre 2009, le corps étranger correspondait, de façon certaine, à un fragment dentaire sans que des éléments parlant en faveur d'une autre hypothèse n'eussent été mis en évidence. Considérant que l'assurée n'avait pas établi, au degré de la vraisemblance prépondérante, qu'une cause extérieure extraordinaire était à l'origine de la lésion dentaire, La Caisse Vaudoise a confirmé son point de vue par décision sur opposition du 23 décembre 2009.