Citation: 7B_624/2024 E. 3.3.3

3.3.3. En l'espèce, on rappelle que, selon les faits retenus, le recourant a été condamné en 2016 pour des faits similaires survenus en 2014, perpétrés précisément au préjudice de l'une de ses "patientes". Il ressort également des faits qu'après s'être spontanément présenté comme thérapeute-magnétiseur, le recourant a contacté, activement et à plusieurs reprises, la plaignante pour la convaincre d'accepter deux rendez-vous afin de traiter les prétendus graves problèmes de santé dont il lui avait dit qu'elle était atteinte. On peut ajouter que les infractions envisagées sont en l'espèce particulièrement graves et qu'il y a lieu d'admettre que les soupçons pouvaient dès lors être moins précis au moment où la mesure de surveillance secrète a été ordonnée. Au demeurant, selon l'arrêt querellé (cf. arrêt cantonal, consid. 2.2), il apparaît qu'en 2019, le recourant a également fait l'objet d'une enquête pénale. Au regard des éléments qui précèdent, la cour cantonale pouvait considérer de manière soutenable qu'il existait, au moment où la mesure de surveillance secrète a été ordonnée, suffisamment d'indices permettant de soupçonner que le recourant aurait agi au préjudice d'autres personnes de la même manière qu'avec la plaignante.