Citation: 5D_43/2019 E. 6.1

6.1. Elle se plaint à cet égard d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'application des art. 8 CC et 81 al. 1 LP. Elle soutient qu'elle a prouvé le fait générateur de son droit à la compensation, soit le droit de sa fille au paiement d'une contribution d'entretien de 500 fr. au-delà de sa majorité jusqu'au 16 mai 2017, date d'entrée en force du jugement de divorce, octroyé par la décision de mesures protectrices de l'union conjugale ainsi que la cession de ces créances en sa faveur. Il appartenait à l'intimé de démontrer le fait dirimant, soit le versement d'une rente complémentaire AVS pour enfant postérieur à la majorité. Or, l'autorité cantonale avait retenu que le versement d'une rente complémentaire AVS à l'enfant après sa majorité n'était pas établi. Elle conclut que l'autorité cantonale a versé dans l'arbitraire en s'écartant grossièrement de la répartition du fardeau de la preuve en mettant à sa charge un fait qu'il appartenait à l'intimé de prouver. La recourante se plaint aussi d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'application des art. 55, 254 al. 1 et 326 CPC. Elle soutient que l'allégation selon laquelle l'enfant perçoit une rente AVS complémentaire était nouvelle en instance cantonale et donc irrecevable. Elle ajoute que l'autorité cantonale s'est fondée sur la vraisemblance pour retenir ce fait alors que le degré de preuve est la certitude dans ce domaine et qu'elle a violé la maxime des débats en établissant ce fait d'office.