Citation: 9C_303/2022 E. 4.2

4.2. A l'inverse de ce que prétend tout d'abord le recourant, les conclusions du docteur E.________ sont tout à fait compréhensibles, l'expert ayant dûment motivé les diagnostics retenus et leur répercussion sur la capacité de travail. Quant aux algies des membres inférieurs, la juridiction cantonale a constaté sans arbitraire que ces douleurs ne pouvaient pas être expliquées sur un plan objectif, l'expert indiquant qu'il n'y avait aucun signe clinique en faveur d'une souffrance radiculaire aiguë ou d'une compression radiculaire. De plus, si l'expert a certes mentionné que ces douleurs pouvaient être "le reflet d'une certaine surcharge psychogène", la juridiction cantonale a considéré à juste titre que cette seule hypothèse ne suffisait pas à rendre nécessaire une expertise psychiatrique. Les médecins traitants ne suggéraient en effet aucune atteinte à la santé psychique à caractère invalidant dans leurs différents avis et le recourant n'avait de son côté débuté aucun suivi psychiatrique. Par ailleurs, la juridiction cantonale n'a pas négligé l'avis des médecins traitants, mais a expliqué les raisons pour lesquelles les constatations des docteurs B.________ et D.________ ne commandaient pas de s'écarter de l'évaluation de l'expert. A cet égard, mise à part la référence à la divergence d'opinions entre ses médecins traitants, d'une part, et le docteur E.________, d'autre part, le recourant ne fait état d'aucun élément concret susceptible de remettre en cause les conclusions médicales suivies par les premiers juges, ni de motifs susceptibles d'établir le caractère arbitraire de leur appréciation. De plus, en se limitant à citer des extraits des rapports des docteurs B.________ et D.________, qui mettraient selon lui en évidence une aggravation de son état de santé, le recourant ne s'en prend pas de manière suffisante à l'appréciation des premiers juges sur l'absence de péjoration. En l'absence d'éléments objectifs en faveur d'une telle péjoration - le docteur D.________ ne motivant nullement son appréciation -, la juridiction cantonale n'avait pas à ordonner une nouvelle expertise orthopédique. Enfin, en ce qui concerne les limitations fonctionnelles, la juridiction cantonale a, quoi qu'en dise le recourant, tenu compte de l'ensemble des restrictions mises en évidence sur un plan objectif par l'expert et confirmées par le docteur F.________; tant l'absence de marche que la position fixe prolongées dont se prévaut le recourant font partie des limitations retenues.