Citation: 6B_220/2016 E. 2.2.2

2.2.2. Force est de constater que la recourante concentre son argumentation - de nature essentiellement appellatoire - sur des points de détail qui ne sont pas susceptibles de remettre en cause le résultat de l'appréciation dans son ensemble. Elle ne saurait ainsi se prévaloir du fait que certaines écritures ont été inscrites dans le tableau Excel alors qu'elle était absente de l'entreprise, dans la mesure où cette affirmation ne permet nullement de remettre en cause l'ensemble des écritures litigieuses. On ajoutera par ailleurs que la juridiction cantonale d'appel a démontré - point que la recourante ne remet pas en question - que les écritures n'étaient pas nécessairement passées le jour concerné. C'est également en vain que la recourante allègue qu'elle aurait spontanément annoncé à ses supérieurs l'erreur de caisse constatée le 23 février 2009, dès lors qu'elle ne discute pas le constat de la juridiction cantonale d'appel, selon lequel la recourante, qui pouvait se douter qu'elle serait amenée à s'expliquer, avait certainement anticipé la réaction de ses supérieurs. En tant que la recourante reproche aux autorités pénales d'avoir mené une instruction défaillante concernant ses rentrées inexpliquées d'argent en 2008 pour un montant de quelque 12'000 fr., elle ne démontre pas, par une argumentation précise et étayée, le caractère insoutenable de ce constat. Faute d'explications détaillées de la part de la recourante au sujet des fonds qui ont transité par ses comptes, la juridiction cantonale d'appel n'avait aucune raison sérieuse de s'écarter de l'expertise réalisée dans le cadre de l'enquête. Pour finir, on ne voit pas en quoi la production d'exemplaires de tickets restaurant aurait permis d'expliquer la différence entre le nombre de tickets restaurant vendus tel que comptabilisé dans le tableau Excel de la caisse de la réception et le nombre de tickets restaurant vendus tel que comptabilisé dans la caisse principale de l'entreprise.