Citation: 5A_771/2023 E. 3.1

3.1. Elle soutient que son audition était nécessaire " eu égard aux déficiences majeures dans la conduite procédurale du dossier (...) par l'OPE et par l'APEA au cours de toutes ces années ". Si elle avait été entendue, l'autorité cantonale aurait pu se forger " une conviction sur le caractère vrai ou faux " des propos écrits tenus par les Drs J.________, K.________ et L.________, qui auraient " des opinions tout à fait différentes " de celle de la psycho-criminologue E.________ et de la psychologue G.________. Selon la recourante, l'autorité cantonale ne pouvait pas se cacher derrière le fait que l'APEA avait déjà procédé à son audition. Elle prétend que si elle avait pu " faire valoir sa parole " devant l'autorité cantonale, " et non pas à travers un procès-verbal d'audition mal fagoté, censuré, inexpressif ", elle aurait fait comprendre à la juge cantonale " en quoi, pourquoi, comment, de quelle manière, il était «irresponsable» (...) de songer à l'exercice d'un droit de visite sous une forme aussi limitée que celle qui [lui] a[vait] été finalement accordée ". Par ailleurs, compte tenu de la restructuration de l'organisation des APEA valaisannes à la suite de dérives récurrentes, la " prudence élémentaire " imposait à l'autorité cantonale de l'entendre et de juger par elle-même si elle avait les capacités parentales de faire face à ses devoirs à l'égard de sa fille. Les réponses des Drs J.________, K.________ et L.________ allaient clairement dans le sens qu'il n'y avait aucun risque quant à la détérioration du développement de l'enfant du fait de son attitude. Selon la recourante, il était " trop facile " de soutenir que ces trois médecins n'étaient que ses mandataires et que, de ce fait, leur avis ne comptait pas. En effet, le même reproche pouvait être fait aux expertes désignées par l'APEA, qui, notamment, " sont financé[e]s par les personnes qui les ont nommées ". Par conséquent, pour la recourante, le refus de l'autorité cantonale de prendre en considération les avis des Drs J.________, K.________ et L.________ et de l'entendre pour déterminer la pertinence des rapports des expertes E.________ et G.________ avait débouché sur un établissement arbitraire des faits et une violation du droit d'être entendu.