Citation: 2P.284/2003 21.01.2004 E. 3

3.1 Avant de statuer sur une requête de mesures provisionnelles déposée par une partie, le juge doit, en principe, donner aux autres parties l'occasion de se déterminer sur cette demande. Lorsqu'il l'estime nécessaire, il peut certes accorder à titre préprovisionnel l'effet suspensif sans entendre préalablement les autres parties concernées. Mais alors le juge doit inviter celles-ci à se déterminer sur lesdites mesures et rendre ensuite des mesures provisionnelles qui confirment ou infirment les mesures superprovisoires et qui, en règle générale, s'y substituent avec effet rétroactif (cf. ATF 120 Ia 61 ss). En l'occurrence, le Président du Tribunal administratif a procédé différemment: il a statué d'emblée sur la demande d'effet suspensif contenue dans le recours déposé par le Consortium, ce qui n'était pas admissible du point de vue du droit d'être entendu, dans la mesure où la décision du 8 octobre 2003 n'avait pas été désignée comme préprovisoire. Toutefois, comme relevé ci-dessus, la décision du 8 octobre 2003 a été remplacée par celle du 19 novembre 2003 qui n'a pas été attaquée par la recourante, celle-ci se contentant de maintenir son recours devenu sans objet. 3.2 En conclusion, le présent recours doit être déclaré sans objet et la cause rayée du rôle. Vu les circonstances, il n'y a pas lieu de prélever d'émolument judiciaire ni d'allouer de dépens.