Citation: 2C_532/2020 E. 3.4

3.4. En renonçant à procéder à la traduction du jugement litigieux, au motif que celle-ci n'était pas de nature à modifier son opinion, l'autorité précédente a procédé à une appréciation anticipée des preuves, dont il appartenait au recourant de démontrer que celle-ci était arbitraire (art. 106 al. 2 LTF), ce qu'il ne fait nullement. Il ressort par ailleurs du dossier que le conseil du recourant a effectué plusieurs échanges de correspondance en italien, par courriers signés de sa main ou mails envoyés de sa propre adresse électronique, avec la Corte di Appello di Ancona (art. 105 al. 2 LTF), si bien que son incapacité alléguée à comprendre cette langue n'est pas crédible. Il peut en outre paraître pour le moins paradoxal, de la part du recourant, de douter de la capacité de compréhension du jugement litigieux par les juges cantonaux, dans la mesure où il relève que celui-ci est largement évoqué dans l'arrêt entrepris et qu'il reprend, sans les remettre en cause, les faits qui y sont décrits. Pour le surplus, en tant que le recourant estime que les faits contenus dans le jugement litigieux seraient les seuls susceptibles de justifier l'existence d'une menace pour l'ordre public, cette question relève du fond et sera examinée plus loin (cf. infra consid. 6.3). Le grief de violation du droit d'être entendu doit donc être écarté.