Citation: I 16/05 13.03.2006 E. 5

5.1 Les premiers juges ont constaté que le seul diagnostic de trouble somatoforme douloureux ne suffisait pas pour justifier un droit à des prestations de l'assurance-invalidité et que l'assuré ne remplissait pas les critères consacrés par la jurisprudence, dont l'existence permet d'admettre le caractère non exigible de la reprise du travail. Ils en ont conclu que celui-ci présentait une capacité de travail totale dans une activité adaptée, tenant compte de ses limitations fonctionnelles. Le recourant remet en cause la discussion globale menée par les experts du COMAI. Pour l'essentiel, il demande que sa capacité de travail soit évaluée sur le plan somatique en tenant compte des conclusions rhumatologiques dans le rapport d'expertise du 8 octobre 2002 et sur le plan psychique en procédant à une nouvelle expertise psychiatrique. 5.2 Le but de l'expertise pluridisciplinaire est d'obtenir une collaboration entre différents praticiens et d'éviter les contradictions que pourraient entraîner des examens trop spécialisés, menés indépendamment les uns des autres. En effet, il convient de s'attacher à la discussion globale menée par les experts du COMAI plutôt qu'aux rapports forcément sectoriels et limités des différents spécialistes consultés en cours d'expertise (arrêt T. du 4 juillet 2005 [I 228/04]). Dans le cas particulier, les experts du COMAI ont estimé que globalement, en tenant compte de l'aspect rhumatologique et psychiatrique, le recourant présentait une capacité de travail de l'ordre de 50 % dans une activité physiquement allégée, son ancienne activité de maçon ne semblant plus guère exigible. Il y a donc lieu d'examiner le bien-fondé de leurs conclusions.