Citation: 2P.67/2005 31.05.2005 E. 3

Le recourant se plaint que le Tribunal administratif ait violé à différents égards le principe de l'interdiction de l'arbitraire consacré par l'art. 9 Cst. 3.1 Une décision est arbitraire lorsqu'elle contredit clairement la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté ou qu'elle heurte d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. A cet égard, le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si elle apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motifs objectifs ou en violation d'un droit certain. De plus, pour qu'une décision soit annulée, il ne suffit pas que sa motivation soit insoutenable; encore faut-il que cette décision soit arbitraire dans son résultat. En outre, il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution que celle de l'autorité intimée paraît concevable voire préférable. De plus, lorsque le recourant s'en prend à l'appréciation des preuves et à l'établissement des faits, la décision n'est arbitraire que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis sans raison sérieuse de tenir compte d'un moyen important propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a fait des déductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9). Enfin, on relèvera que l'inégalité de traitement apparaît comme une forme particulière d'arbitraire, consistant à traiter de manière inégale ce qui devrait l'être de manière semblable ou inversement (ATF 129 I 346 consid. 6 p. 357; au sujet de la notion d'inégalité de traitement, cf. ATF 130 I 65 consid. 3.6 p. 70). 3.2 Dans son arrêt du 19 mars 2004 (consid. 2.4, p. 6), le Tribunal fédéral a jugé définitivement qu'il n'était pas arbitraire de retenir que X.________ avait commis une faute professionnelle grave en entretenant une liaison avec son ancienne patiente "dont l'état continuait d'exiger des précautions si ce n'est des soins". Il n'était pas non plus arbitraire d'admettre que X.________, alors qu'il avait constaté que sa patiente était tombée amoureuse de lui, en raison d'un phénomène de transfert bien connu dans le monde médical, avait mal géré ce phénomène, ce qui montrait qu'il avait perdu la maîtrise de la situation (arrêt du Tribunal fédéral du 19 mars 2004, consid. 2.5, p. 7).