Citation: 7B_423/2023 E. 5.2.2

5.2.2. Dans la mesure où le recourant conteste la réduction du temps consacré par son avocat à certaines opérations, on rappellera qu'il appartient en premier lieu aux autorités pénales d'apprécier le caractère raisonnable de l'activité de l'avocat et qu'elles disposent, à cet égard, d'un large pouvoir d'appréciation (cf. consid. 3.2 supra). Cela étant, compte tenu du caractère restreint de la question encore en discussion en appel (cf. consid. 5.2.1 supra), on ne voit pas que la cour cantonale aurait abusé de son pouvoir d'appréciation en réduisant le temps de préparation des mémoires de 8,9 à 5 heures. Il en va finalement de même de l'appréciation selon laquelle l'autorité précédente a estimé excessif le temps consacré aux "explications au client", même si les 0,2 heure ainsi indemnisées peuvent sembler courtes; contrairement à ce qu'affirme le recourant, un tel raisonnement ne remet pas en cause le devoir de l'avocat d'informer son client sur le déroulement de la procédure.