Citation: 1B_277/2020 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a retenu que l'ordonnance de jonction du Ministère public constituait une décision erronée. Elle s'est fondée sur les motifs de sa décision rendue le même jour à ce sujet, qui considère que la plaignante pouvait, dans le cadre de ses activités de secrétaire du recourant durant quinze mois, avoir été amenée à prendre connaissance du courrier échangé avec son défenseur et connaître ainsi la stratégie de défense qui avait été adoptée, ce qui pouvait se révéler contraire au principe d'égalité des armes. Il s'agit du motif le plus évident pour annuler ladite décision. Les autres motifs invoqués (défaut de connexité, fors différents) apparaissaient accessoires et ne sauraient constituer des indices supplémentaires de partialité du magistrat. Quoiqu'il en soit, la décision attaquée satisfait à l'obligation de motiver puisqu'elle considère que la décision du magistrat ne constitue pas une erreur suffisamment lourde pour justifier une récusation. Le recourant connaît ainsi les motifs de la décision et se trouve à même de l'attaquer en toute connaissance de cause, ce qui satisfait à l'obligation de motiver. Le grief formel doit être rejeté.