Citation: 1B_498/2017 E. 1

Le recours porte sur le refus de reconnaître l'existence d'un droit de recourir, ce qui équivaut à un déni de justice formel. Il y a donc lieu d'entrer en matière indépendamment de l'existence d'un éventuel préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF (ATF 143 I 344 consid. 1.2 p. 346; 138 IV 258 consid. 1.1 p. 261). Seule la question de la recevabilité du recours peut cependant être portée devant le Tribunal fédéral. Il s'ensuit que la conclusion principale de la recourante - qui tend à la levée du séquestre - est irrecevable. Pour ce même motif, il n'y a pas lieu d'examiner les griefs soulevés en lien avec les conditions du séquestre (cf. en particulier ad 3 du mémoire de recours p. 4 s.). Cela étant, la recourante conclut, à titre subsidiaire, au renvoi de la cause à l'autorité précédente, conclusion recevable au sens de l'art. 107 al. 2 LTF. L'arrêt attaqué a été notifié à la recourante le 23 octobre 2017 (cf. acte 17 du dossier de l'autorité précédente) et le recours déposé le 22 novembre suivant l'a donc été en temps utile (art. 100 al. 1 LTF). La recourante dispose d'un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification entreprise (art. 81 al. 1 LTF). Partant, il y a lieu d'entrer en matière.