Citation: 6B_291/2018 E. 3

En bref, la cour cantonale a retenu que la fausseté des allégations de X.________ relatives à des violences conjugales ne pouvait être établie sur la base de la seule transaction judiciaire de septembre 2013. Il était impossible d'affirmer avec certitude que X.________ savait ses accusations fausses et que A.________ était parfaitement innocent. On ne pouvait non plus retenir qu'elle avait agi dans le but de dire du mal; il fallait au contraire admettre qu'elle avait agi de bonne foi. Quant aux violences physiques exercées contre l'enfant du couple, on ne pouvait déduire de l'ordonnance de non-entrée en matière du 3 mars 2015 que X.________ avait allégué des propos qu'elle savait pertinemment faux et qu'elle aurait agi dans le but de nuire à son ex-mari, plusieurs éléments du dossier laissant au contraire penser qu'elle pouvait avoir des doutes et qu'elle s'était fiée aux dires de son fils. En d'autres termes, la cour cantonale a conclu que l'on ne pouvait affirmer que X.________ savait que ses accusations de mauvais traitements sur l'enfant étaient fausses et que A.________ était innocent. Il fallait admettre qu'elle n'avait fait que rapporter les propos de son fils et avait ainsi agi de bonne foi (jugement entrepris, consid. 3.3 p. 18 ss). En ce qui concerne les conduites sexuelles inadéquates, les éléments du dossier ne permettaient pas de trancher le point de savoir si elle savait faux ce qu'elle alléguait. En revanche, il ne faisait aucun doute qu'elle était consciente du caractère attentatoire à l'honneur de ses propos. Elle n'avait rapporté la preuve ni de la vérité ni de sa bonne foi (jugement entrepris, consid. 3.4 p. 20 s.). Enfin, il fallait admettre que Y.________ avait agi licitement dans la mesure où ses déclarations attentatoires à l'honneur étaient justifiées par son devoir de profession. Ces assertions n'avaient pas été proférées de mauvaise foi (jugement entrepris, consid. 4.1 et 4.2, p. 21 s. et les renvoi aux consid. 3.2 et 3.3).