Citation: 1B_138/2023 E. 2.3

2.3. Le recourant reproche à la Présidente de la Chambre pénale d'avoir arbitrairement retenu l'existence d'un risque de passage à l'acte en lien avec des menaces contre la vie et l'intégrité physique de tiers. Les faits de la cause ne démontreraient aucunement qu'il aurait été sur le point de mettre ses menaces à exécution et de commettre des actes de violence s'il n'avait pas été arrêté. Il reconnaît s'être construit un monde fantasmé et avoir tenu des propos susceptibles d'être qualifiés de délirants. Il conteste en revanche que l'on puisse le considérer comme dangereux sur cette seule base. Il n'a aucun antécédent de violence. Il tenait déjà de tels propos en été 2022 et conteste toute aggravation de son état psychique depuis lors. Il ne s'est jamais présenté comme l'exécutant des "sanctions célestes" évoquées dans les courriels adressés aux plaignants. Il s'est montré coopératif avec la police lors de son interpellation et n'a manifesté aucune violence physique ou verbale à l'encontre des agents. Les armes saisies à son domicile n'étaient pas chargées. Il s'en serait servi lors de son interpellation s'il avait manifesté une propension récente à la violence physique. Par ailleurs, ses enfants et sa compagne ne l'ont jamais considéré comme dangereux.