Citation: 8C_610/2012 E. 3.2

3.2. Par un premier moyen, le recourant invoque une appréciation arbitraire des faits pertinents par la juridiction cantonale. Il lui reproche de s'être fondée uniquement sur les conclusions du docteur L.________, lequel n'a toutefois pas pris position sur les avis des docteurs B.________ (rapport du 27 juin 2011) et O.________ (rapport du 18 octobre 2011) qui font état d'un trouble dépressif sévère réactionnel. Ce grief n'est pas fondé. La juridiction cantonale a confirmé le refus de l'intimée de prendre en charge les suites de cette affection psychique motif pris de l'absence d'un lien de causalité adéquate entre ce trouble et l'accident survenu le 17 mai 2005. Or, savoir si l'événement assuré et l'atteinte à la santé sont liés par un rapport de causalité adéquate est une question de droit qu'il appartient à l'administration et, en cas de recours, au juge de trancher (ATF 115 V 403 consid. 4a p. 405). Aussi ne peut-on reprocher à la juridiction cantonale d'avoir constaté de manière arbitraire les faits pertinents en niant le caractère adéquat du lien de causalité entre l'accident et le trouble dépressif. Il n'était dès lors pas non plus nécessaire qu'elle statue sur l'existence éventuelle d'un lien de causalité naturelle dans ce contexte, comme le demande le recourant.