Citation: 6B_1092/2023 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a retenu que la culpabilité du recourant était lourde. En effet, il n'avait pas hésité à abuser de personnes dont il avait acquis la confiance - voire l'amitié dans le cas de l'intimé 2 - pour obtenir illicitement des sommes importantes d'argent, qu'il savait pertinemment qu'il ne pourrait pas rembourser compte tenu de sa situation financière obérée. Il avait trompé ses dupes sur la réalité de ses capacités financières, puis leur avait fait miroiter des solutions de remboursements à grand renfort de promesses mensongères et irréalistes, voire de faux documents, gagnant du temps avant de finalement fuir la Suisse. Aucun élément de son comportement pendant l'instruction ne permettait de croire au début d'une quelconque prise de conscience, étant rappelé qu'il avait été jusqu'à prétendre qu'il avait déjà remboursé les prêts obtenus auprès de ses victimes. Il n'avait jamais eu une quelconque intention de respecter ses engagements et il avait finalement fallu attendre son arrestation pour qu'il soit enfin entendu. Toutefois, il n'avait jamais produit aucun des documents qu'il s'était pourtant engagé à transmettre au procureur lors de son audition. Depuis lors, il avait brillé par son absence, faisant défaut aux deux audiences du tribunal de première instance, de même qu'à l'audience d'appel, alors qu'il disposait de contacts avec son avocat en Suisse. Le mépris et le dédain dont il avait fait preuve tout au long de la procédure étaient significatifs de son absence de considération à l'égard des tiers. Sa situation financière était catastrophique et complètement obérée. Enfin, les infractions étaient en concours. À décharge, seul l'écoulement du temps depuis la commission des infractions pouvait être retenu, étant rappelé que, contrairement à ce qu'avait fait plaider le recourant, l'absence d'antécédents était un élément neutre. Au vu des circonstances des infractions, de la nature et de la gravité des actes commis et de l'absence totale de remise en question de l'intéressé, une peine privative de liberté s'imposait pour des motifs de prévention spéciale pour sanctionner le comportement du recourant et ce, indépendamment de l'absence d'antécédents. À cela s'ajoutait que l'on ne voyait pas en quoi le prononcé d'une peine pécuniaire pouvait influer sur le recourant dont la situation financière obérée ne lui avait manifestement jamais permis d'envisager de rembourser ses lésés et qui n'avait jamais cru bon de remettre en question son comportement. La peine privative de liberté apparaissait donc comme la seule sanction susceptible d'exercer un effet de contention sur le recourant et de l'amener à un début de prise de conscience de la gravité des faits.