Citation: 8C_746/2018 E. A

A.________, né en 1959, travaille en qualité de plâtrier-peintre au service de la société B.________ Sàrl. A ce titre, il est assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: la CNA). Par déclaration de sinistre LAA du 11 avril 2017, l'employeur a annoncé à la CNA que le 24 mars 2017, A.________ était tombé sur le postérieur en manquant la dernière marche d'un escalier. D'après ce document, les premiers soins avaient été donnés par la doctoresse C.________, spécialiste en médecine générale et médecin traitant. Une radiographie de la colonne lombaire réalisée le 12 avril 2017 a révélé un status lombo-pelvien sans anomalie hormis une discrète spondylose lombaire basse et n'a mis en évidence aucune lésion traumatique. La chiropraticienne D.________ a attesté une incapacité de travail de 50 % dès le 21 avril 2017. Par la suite, elle a fait état d'une lombosciatalgie gauche (rapport du 24 mai 2017). La CNA a pris en charge le cas. Le 6 juin 2017, A.________ a été soumis à une IRM lombaire qui a mis en évidence une volumineuse hernie discale L2-L3 gauche luxée vers le bas comprimant les racines L3 et probablement L4 gauches. Le 16 juin suivant, il a consulté en urgence le docteur E.________, spécialiste en chirurgie orthopédique en raison d'un "syndrome lombo-sciatalgique hyperalgique avec un syndrome neurologique au niveau du pied gauche". Ce médecin a diagnostiqué un blocage sacro-iliaque gauche net (rapport du 28 juin 2017). Le 26 juin 2017, le médecin traitant a constaté objectivement des lombosciatalgies gauches et sacralgies et radiologiquement une volumineuse hernie discale L2-L3. La CNA a requis l'avis du docteur F.________, spécialiste en médecine interne générale et médecin d'arrondissement de la CNA. Dans son appréciation du 2 août 2017, ce médecin a indiqué qu'à l'heure actuelle l'événement du 24 mars 2017 avait cessé d'exercer une influence sur les symptômes de l'assuré et que la persistance des douleurs étaient à mettre sur le compte d'un état antérieur sous forme d'une hernie discale. Se fondant sur l'avis du médecin d'arrondissement, la CNA a rendu une décision, le 8 août 2017, par laquelle elle a mis fin aux prestations d'assurance (indemnité journalière et frais de traitement) avec effet au 15 août 2017. Elle a considéré, en particulier, que les troubles subsistant à cette date n'étaient plus dus à l'accident et que le statu quo sine pouvait être considéré comme atteint le 2 août 2017 au plus tard. Saisie d'une opposition de l'assuré, la CNA a requis un nouvel avis médical du docteur F.________, lequel a confirmé sa première appréciation (rapport du 17 octobre 2017). De son côté, A.________ a produit deux rapports médicaux du docteur G.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et lombaire, des 7 novembre et 6 décembre 2017. Ce médecin a exprimé l'avis qu'il était hautement probable que la hernie soit d'origine traumatique ("höchstwahrscheinlich traumatisch verursacht") en raison des faibles altérations dégénératives constatées. Par décision du 21 décembre 2017, la CNA a rejeté l'opposition de l'assuré.