Citation: 5A_719/2024 E. 6.1

6.1. L'autorité cantonale a déclaré la plainte irrecevable, car tardive. Le procès-verbal de saisie attaqué a été envoyé au plaignant par courrier du 26 juin 2024. Celui-ci n'ayant pas été retiré dans le délai de garde postal expirant le 4 juillet 2024, le délai pour porter plainte est parvenu à expiration le dimanche 14 juillet 2024, reporté au lendemain. Comme le dernier jour du délai coïncidait avec le premier jour des féries (art. 56 ch. 2 LP), la fin du délai de plainte est repoussée au troisième jour utile après la fin des féries, à savoir le samedi 3 août 2024, reporté au lundi 5 août 2024. Déposée le 23 août 2024, la plainte est en conséquence tardive. Certes, ce moyen de droit est recevable en tout temps lorsque la mesure entreprise est susceptible de porter une atteinte flagrante au minimum vital; or, le plaignant ne réalise aucun revenu avec la société dont les parts ont été saisies, de sorte que son minimum vital n'est pas atteint. Les juges précédents ont considéré que, même recevable, la plainte aurait été rejetée. Le plaignant n'a pas de revenu du travail permettant l'exécution d'une saisie de salaire, ni aucun autre bien meuble dont la réalisation semblerait plus aisée que celles des parts sociales; partant c'est avec raison que l'Office a procédé à la saisie de celles-ci. Enfin, l'intéressé n'a versé aucun acompte justifiant un sursis à la réalisation selon l'art. 123 LP, ce qui implique l'obligation de l'Office de procéder à la vente des parts sociales saisies.