Citation: 4A_224/2017 E. B

B.a. Après une vaine tentative de conciliation, A.________ a saisi le Tribunal de première instance le 19 novembre 2015 d'une «demande en constatation négatoire de droit, en nullité de poursuite, subsidiairement en annulation de poursuite». A titre principal, il entendait faire constater qu'il ne doit pas à B.________ le montant de 187'278 fr. avec intérêts à 5% dès le 31 janvier 2005, et partant faire déclarer nulle la poursuite n°... parce qu'étant privée de tout fondement, faire communiquer cette décision à l'Office des poursuites et faire dire que l'existence de cette poursuite ne doit pas être portée à la connaissance de tiers. A titre subsidiaire, l'annulation de ladite poursuite était requise. B.________ n'a pas répondu dans le délai qui lui avait été imparti et n'a pas comparu à l'audience du 2 mars 2016. Il a ensuite vainement sollicité la restitution du délai de réponse. Le Tribunal a limité la procédure à la question de la recevabilité de la demande. Par jugement du 30 juin 2016, il a déclaré l'action irrecevable tant dans ses conclusions principales que subsidiaires. S'agissant de l'action négatoire de droit, le demandeur devait se laisser opposer l'autorité de chose jugée du jugement du 9 novembre 2012. Le complexe de faits à l'origine de cette décision était le même que celui donnant lieu à la nouvelle procédure, à savoir les reconnaissances de dettes de novembre et décembre 2003 produites à l'appui de la requête en protection d'un cas clair. Le commandement de payer du 18 octobre 2013, à l'origine de la présente action, se fondait sur le jugement du 9 novembre 2012, de sorte qu'il s'agissait toujours du même objet litigieux divisant les mêmes parties. Le fait que le précédent jugement ait été rendu dans une procédure pour les cas clairs sans faire l'objet d'une motivation écrite n'affectait nullement son autorité de chose jugée, ni la faculté du Tribunal de déterminer avec certitude l'identité d'objet du litige. La demande de restituer le délai pour demander la motivation du jugement du 9 novembre 2012 avait été rejetée sans que A.________, représenté par un avocat, ne fasse appel. Il devait ainsi se laisser opposer l'autorité de chose jugée dudit jugement, qui entraînait aussi l'irrecevabilité des conclusions subsidiaires fondées sur l'art. 85a LP. Un second motif d'irrecevabilité résidait dans le fait que la poursuite n°... était périmée, quelle que fût la date exacte de notification du commandement de payer; le poursuivant n'avait pas requis ni obtenu la mainlevée définitive de l'opposition puis la saisie, de sorte qu'il était forclos à demander la continuation de la poursuite. B.b. Statuant le 24 février 2017 sur appel de A.________, la Cour de justice a confirmé ce jugement d'irrecevabilité. B.c. Le demandeur a procédé devant ces deux instances au bénéfice de l'assistance judiciaire.