Citation: 4A_239/2016 E. 1.1

1.1. Par ordonnance du 2 février 2016, la Juge de paix du district de Nyon, appliquant la procédure des cas clairs (art. 257 CPC), a sommé X.________ de quitter et rendre libres pour le 26 février 2016 les locaux pris à bail dans un immeuble sis à Rolle, à savoir un appartement de quatre pièces en duplex avec cave et place de parc intérieure. Le bail liant l'association locataire à Z.________ avait été résilié sur la base de l'art. 257d CO relatif à la demeure du locataire. Saisie d'un appel de la locataire représentée par son président, A.________, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud, statuant par arrêt du 9 mars 2016, a confirmé l'ordonnance attaquée et renvoyé la cause à la Juge de paix afin qu'elle fixe à X.________ un nouveau délai pour libérer les locaux en question. Entre autres motifs, elle a jugé sans importance le fait que les loyers arriérés aient finalement été réglés, car ils ne l'ont été que deux mois après l'échéance du délai comminatoire. La cour cantonale a écarté, par ailleurs, le moyen pris de la violation des art. 266met 266n CO en expliquant que l'appartement litigieux ne pouvait pas être considéré comme un logement familial, quand bien même l'épouse et les enfants de A.________ s'y seraient installés en cours de bail, dès lors que celui-ci avait été conclu par X.________, et non pas par son président à titre personnel. Les juges d'appel ont rejeté, enfin, l'argument de l'appelante tiré des circonstances humanitaires. Par ordonnance du 24 mars 2016, la Juge de paix du district de Nyon a fixé au 18 avril 2016, à midi, le nouveau délai dans lequel X.________ devait quitter et libérer les locaux en cause.