Citation: 6B_147/2021 E. 3.1

3.1. Le recourant se plaint en premier lieu d'une violation de l'art. 47 CP au motif que la cour cantonale aurait omis de retenir certains éléments à décharge. Il invoque son âge, qu'il qualifie d'avancé, et les efforts entrepris depuis sa sortie de prison, à savoir le fait qu'il suit une psychothérapie depuis 2017 et est abstinent à l'alcool depuis 2016. Lorsqu'il fixe la peine, le juge doit tenir compte du fait que certains délinquants sont plus durement touchés par l'exécution d'une peine privative de liberté. Une vulnérabilité face à la peine ne peut toutefois être retenue que dans des conditions extraordinaires. L'âge et le mauvais état de santé du délinquant font partie des éléments qui peuvent le rendre plus vulnérable face à la peine; la vulnérabilité face à la peine ne sera cependant retenue comme circonstance atténuante que si elle rend la sanction considérablement plus dure que pour la moyenne des autres condamnés (voir arrêt 6B_289/2020 du 1er décembre 2020 consid. 13.3.1). L'effet de la peine sur l'avenir du condamné, en tant qu'élément de prévention spéciale, ne permet que des corrections marginales, la peine devant toujours rester proportionnée à la faute (arrêt 6B_289/2020 précité consid. 13.3.1 et les arrêts cités). Il a été jugé que l'âge de 70 ans n'était pas suffisamment avancé pour être pris en considération (voir arrêt 6B_1299/2016 du 27 septembre 2017 consid. 2.3.3 et l'arrêt cité). L'âge du recourant, qui est de 60 ans, n'est donc pas suffisant pour justifier une atténuation de peine et la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en ne le mentionnant pas expressément dans le cadre de la fixation de la peine. Pour le surplus, la peine correspond à la culpabilité du recourant telle qu'elle a été exposée par la cour cantonale et les éléments invoqués par le recourant ne sont pas propres à remettre en question la peine prononcée par celle-ci. Par ailleurs, si la cour cantonale n'a certes pas mentionné dans le considérant relatif à la fixation de la peine les éléments invoqués par le recourant, elle ne les a néanmoins pas méconnus puisqu'elle a relevé (arrêt attaqué let. j p. 11) que le recourant reconnaissait désormais le diagnostic de trouble de la personnalité dyssociale et consentait à poursuivre le traitement en cas de verdict de culpabilité et noté qu'il était abstinent depuis 2016 (arrêt attaqué consid. 5.5 p. 25).