Citation: 5F_19/2022 E. 4

Autant qu'on les comprenne, il apparaît que par leur critique, les recourants entendent en réalité remettre en cause la solution juridique adoptée par le Tribunal fédéral selon laquelle les frais judiciaires devaient être mis à leur charge - au demeurant en se référant à une Ordonnance sur les frais et indemnités en procédure administrative, non applicable à la procédure devant le Tribunal fédéral -, ce qui ne saurait être agréé, la procédure de révision n'étant pas destinée à ouvrir un nouveau débat sur le bien-fondé de la décision entreprise (parmi plusieurs, arrêt 5F_7/2016 du 7 juillet 2016 consid. 1.4). En tant qu'ils soutiennent que le Tribunal fédéral aurait dû expressément leur donner la possibilité de prendre position sur la question des frais avant de rendre l'ordonnance entreprise, ils omettent qu'une éventuelle violation du droit d'être entendu commise par cette autorité ne constitue pas non plus un motif de révision (arrêts 8F_12/2019 du 20 décembre 2019 consid. 5.2; 5F_1/2019 du 15 janvier 2019 consid. 6.3; 2F_7/2011 du 24 mars 2011 consid. 5); quoi qu'il en soit, il leur était loisible de s'exprimer sur la question de la répartition des frais dans le cadre du courrier par lequel ils ont retiré leur recours. Enfin, en tant qu'ils font valoir que la teneur de l'ordonnance entreprise, en particulier les termes qui y sont utilisés, influencerait le sort du recours actuellement pendant au Tribunal fédéral contre l'arrêt de la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte du Tribunal cantonal fribourgeois, ils méconnaissent qu'une telle circonstance ne constitue pas non plus un motif de révision. Au demeurant, dans l'ordonnance entreprise, il a été jugé que les frais judiciaires devaient être mis à leur charge pour le motif que " si le Tribunal fédéral avait dû le traiter, le recours pour déni de justice aurait vraisemblablement dû être rejeté ". Ce faisant, le Tribunal fédéral a uniquement examiné, prima facie, l'issue probable du recours pour déni de justice, à savoir une question totalement distincte de celle de l'issue du recours contre la décision désormais rendue par la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte.