Citation: 4C.227/2005 09.12.2005 E. B

Dans le cadre de la rénovation et de l'aménagement de l'immeuble, X.________ S.A., s'est vu confier par Y.________ S.A. des travaux de gypserie et de peinture prédéterminés. Ces travaux ont été exécutés conformément aux règles de l'art. Une comptabilité journalière des plus et moins-values n'a pas été tenue par la direction des travaux: celle-ci l'explique en raison des nombreuses modifications demandées par A.________, que ce soit auprès de l'architecte ou directement auprès de l'entreprise sur le chantier. Afin d'éviter de prolonger les délais d'exécution, aucun accord préalable et écrit n'a été sollicité auprès de Y.________ S.A. Le 1er juin 2002, X.________ S.A. a adressé au bureau d'architecte B.________ une facture pour la somme de 34'204 fr., correspondant selon elle aux travaux de plus-values effectués dans l'appartement de A.________. Le 18 juin 2002, l'architecte a transmis à A.________ un décompte provisoire concernant les plus-values résultant des modifications des travaux supplémentaires exécutés dans l'appartement: la facture de X.________ S.A. y a été annexée avec la mention "pour paiement direct". Bien que A.________ ait émis des réserves quant à cette facture, il a versé 17'000 fr. à X.________ S.A. en août 2002. Le 23 octobre 2002, X.________ S.A. a réclamé à A.________ le paiement du solde dû, précisant que la facture du 1er juin 2002 ne concernait que des travaux supplémentaires exécutés à sa demande, en plus de ceux faits lors de la construction du bâtiment, raison pour laquelle il était responsable de ce paiement. Le 13 novembre 2002, le conseil de A.________ a répondu que son client n'avait pas de relation contractuelle avec l'entreprise X.________ S.A. et qu'il fallait s'adresser aux promoteurs pour obtenir le paiement de la facture.