Citation: 8C_450/2007 17.01.2008 E. 6

En ce qui concerne les dispositions légales et les principes jurisprudentiels applicables, il y a lieu de renvoyer aux considérants topiques déjà énoncés dans procédure fédérale précédente (cause U 389/04, consid. 2). On doit en l'espèce donner raison à la CNA : le dossier est suffisamment instruit du point de vue médical pour trancher le litige. L'expertise de Z.________ a tout d'abord permis de confirmer l'absence de lésion organique chez l'intimé. Elle a ensuite montré que la persistance de la symptomatologie trouvait une explication plus plausible dans des facteurs psycho-sociaux et socio-culturels que dans les conséquences directes du traumatisme accidentel ou dans d'éventuels troubles psychiques apparus consécutivement. On peut certes hésiter si B.________ n'a pas tout de même subi le mécanisme d'accélération décélération au moment du choc ainsi que l'avaient d'ailleurs initialement admis les médecins d'arrondissement de la CNA. Selon la jurisprudence, pour que l'existence d'un rapport de causalité naturelle soit reconnu en cas de diagnostic de lésion du rachis cervical par accident du type coup du lapin, il faut que les troubles à la nuque ou à la colonne cervicale se manifestent dans la période de 72 heures suivant l'accident, mais il n'est pas nécessaire, en revanche, que les autres troubles caractéristiques du tableau clinique apparaissent dans ce laps de temps (SVR 2007 UV no 23 p. 75, consid. 5, U 215/05). En considération du fait que l'assuré avait tapé la tête contre le pare-prise, les experts de Z.________ ont conclu à une entorse cervicale ainsi qu'à un discret traumatisme crânio-cérébral. Dans la mesure où il s'agit d'un traumatisme qui est de nature à entraîner des suites analogues et que la jurisprudence assimile d'ailleurs au traumatisme cervical par accident du type coup du lapin, il n'est pas nécessaire d'approfondir encore ce point. Comme les experts de Z.________ ont, en définitive, confirmé que l'effet délétère de l'accident s'était éteint au plus tard une année et demie après sa survenance et qu'il n'existe aucune raison sérieuse de s'écarter de cette conclusion (le docteur M.________, médecin traitant, avait déjà à l'époque signalé un risque important de sinistrose chez son patient), il n'y a désormais plus aucun obstacle à statuer sur le bien-fondé de la décision de suppression des prestations litigieuse. Au regard de ce qui précède, on doit nier l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les troubles de l'intimé subsistant au-delà du 31 juillet 2002 et l'accident assuré, ces troubles ne pouvant plus, de manière crédible, être attribués à une atteinte à la santé apparaissant, avec un degré prépondérant de vraisemblance, comme la conséquence de l'accident (cf. ATF 119 V 335 consid. 1 p. 337 s.).