Citation: 5A_166/2022 E. 7.1

7.1. La Cour d'appel a retenu que les revenus de l'intimée s'élevaient actuellement à 2'276 fr., à savoir 1'428 fr. pour son activité salariée à un taux de 23.81% en qualité d'intendante de jour auprès de la Fondation D.________ à Y.________, et 848 fr. à titre de rente AVS anticipée. Quant à la possibilité pour l'intimée d'augmenter ce revenu, la Cour d'appel a relevé qu'elle atteindrait l'âge de la retraite en février 2022. Elle avait eu des problèmes de santé après la naissance des enfants et avait bénéficié de rentes entières de l'assurance-invalidité du 1 er mars 1992 au 30 septembre 2009, soit pendant plus de 17 ans, période durant laquelle elle n'avait pu ni se former ni se créer une expérience professionnelle. Elle s'était ensuite occupée de son foyer et avait fait en vain des offres d'emploi à un taux de 100% dans les domaines du nettoyage et auprès d'établissements médicaux sociaux. Elle avait expliqué avoir essayé de se mettre à son compte dans un cabinet d'esthéticienne mais ne pouvoir assumer un loyer mensuel de 750 fr. pour une cabine. Dès le mois de septembre 2016, elle s'était occupée d'enfants et avait perçu quelques revenus de ce fait. Le couple s'était séparé en 2017 et l'intimée avait trouvé un travail dès le mois d'août. Elle avait demandé à son employeur de pouvoir augmenter son taux d'activité, ce qui lui avait été refusé. A titre superfétatoire, la Cour d'appel a constaté qu'il n'était pas du tout vraisemblable que l'intimée puisse trouver une activité à un taux supérieur.