Citation: U 93/04 14.02.2005 E. 3

3.1 En ce qui concerne les douleurs au dos et à la hanche droite, on ne saurait souscrire au point de vue du recourant, car cela reviendrait à conférer au principe «post hoc, ergo propter hoc» une valeur probante qu'il n'a pas, comme la Cour de céans a déjà eu l'occasion de le préciser à plusieurs reprises (cf. ATF 119 V 341 sv. consid. 2b/bb; RAMA 1999 n° U 341 p. 408 sv. consid. 3b). Selon la jurisprudence, c'est en effet essentiellement à la lumière des renseignements d'ordre médical qu'il convient de trancher la question de la causalité naturelle, en se conformant à la règle du degré de vraisemblance prépondérante appliquée généralement à l'appréciation des preuves dans l'assurance sociale (ATF 119 V 337 consid. 1, 118 V 289 consid. 1b et les références). 3.2 En l'occurrence, après avoir procédé à un examen clinique approfondi de l'assuré et s'être renseigné auprès des médecins l'ayant traité depuis la survenance de l'accident, le docteur O.________ a conclu que «la causalité au niveau de la hanche droite, du genou droit et de la colonne vertébrale n'(était) que possible»; selon lui, les douleurs dorsales dont se plaignait L.________ étaient plutôt à mettre sur le compte de sa longue inactivité (rapport du 23 juin 1999). L'existence d'une relation de causalité naturelle directe entre ces maux de dos et l'accident assuré ne peut donc qu'être niée. Contrairement à ce que prétend le recourant, rien ne permet non plus de retenir qu'il existerait une relation de causalité indirecte. On ne trouve en effet au dossier aucune justification médicale objective à une immobilité prolongée de l'assuré; par ailleurs, le docteur O.________ a expressément écarté l'hypothèse que les lombalgies puissent être dues à l'utilisation de «cannes ou à la boiterie» (p. 18 de son rapport). On doit bien plus en rechercher la cause dans le comportement inadéquat du recourant (voir aussi les observations des médecins du Centre d'observation de M.________ selon lesquelles L.________ se déplace en adoptant une posture grotesque sans lien avec une éventuelle atteinte de nature orthopédique ou neurologique).