Citation: 5P.143/2003 02.07.2003 E. 1

Au reste, l'argument avancé par le recourant - à savoir «si les sûretés ordinairement réclamées avaient été sollicitées, [les intimés] auraient probablement abandonné toutes les procédures dans notre pays» - ne justifie pas, en soi, la constitution de sûretés. Celles-ci ne doivent être imposées que lorsque la prétention invoquée ou le cas de séquestre sont douteux (ATF 112 III 112 consid. 2a p. 114), et que la mesure est susceptible de causer un préjudice au séquestré (Reeb, Les mesures provisoires dans la procédure de poursuite, RDS 116/1997 II p. 467 et la jurisprudence citée en n. 291); or, il ne ressort pas du dossier que le recourant aurait allégué l'existence d'un tel risque (à ce sujet, cf. l'arrêt précité de l'Obergericht zurichois).