Citation: 1C_515/2020 E. 3.3

3.3. A supposer que le grief soit recevable, il devrait de toute manière être écarté. L'art. 118 al. 1 LEDP reconnaît la qualité pour recourir contre une décision relative au droit de vote à quiconque est concerné et a un intérêt digne de protection. L'art. 118 al. 2 LEDP restreint en revanche aux seuls électeurs la qualité pour recourir contre une votation ou une élection. En l'occurrence, le recours était formé contre le résultat d'une votation, et n'avait donc pas trait au droit de vote au sens de l'art. 118 al. 1 LEDP. Le recours n'était donc ouvert qu'aux électeurs, soit à des personnes physiques (ATF 134 I 172 consid. 1.3.1 p. 175 et les références citées); en matière cantonale, il s'agit des citoyens suisses, âgés de dix-huit ans révolus et qui ont leur domicile politique dans le canton (art. 5 al. 1 LEDP). Selon la jurisprudence, la qualité pour recourir peut également être reconnue aux partis politiques et aux organisations à caractère politique formées en vue d'une action précise - telle que le lancement d'un référendum ou d'une initiative - pour autant qu'ils exercent leur activité dans la collectivité publique concernée par la votation en cause et qu'ils recrutent principalement leurs membres en fonction de leur qualité d'électeurs (ATF 134 I 172 consid. 1.3.1 p. 175; 130 I 290 consid. 1.3 p. 292; ATF 121 I 334 consid. 1a p. 337). La jurisprudence a aussi exceptionnellement reconnu la qualité pour agir à des associations ayant pour but statutaire la défense des intérêts de politique publique et professionnels de ses membres (ATF 130 I 290 consid. 1.3 p. 292). Tel n'est assurément pas le cas de la société recourante dont les intérêts économiques peuvent certes coïncider avec ceux de son associé-gérant, mais dont les buts statutaires ne sont pas la défense, sur le plan politique, des intérêts de celui-ci. Dans la mesure où il serait suffisamment motivé, le grief devrait de toute manière être écarté.