Citation: U 116/05 29.06.2005 E. 1

En revanche, dans deux arrêts, auxquels se réfèrent les premiers juges, le Tribunal fédéral des assurances a fait siennes les conclusions des docteurs Bär et Kiener. Il a dès lors nié l'obligation de l'assureur-accidents de prendre en charge, au titre de maladie professionnelle, les conséquences d'une épicondylite (RAMA 2000 n° U 408 p. 407; arrêt V. du 20 mars 2003 [U 381/01]). 3.2 Dans un arrêt de principe subséquent (du 17 septembre 2004 publié dans SVR 2005 UV n° 6 p. 17), le Tribunal fédéral des assurances a constaté que les deux arrêts qui viennent d'être cités s'écartaient de la jurisprudence de l'ATF 126 V 183 et qu'ils ne pouvaient pas en conséquence être confirmés. En effet, le point de savoir si et à quelles conditions une épicondylite pouvait avoir valeur de maladie professionnelle n'était pas tranché définitivement, puisque le tribunal, dans l'arrêt ATF 126 V 183, avait ordonné une expertise à ce sujet. Aussi longtemps qu'on ne disposait pas d'une expertise qui permettrait soit de confirmer soit d'infirmer le changement de pratique de la CNA, la question posée ne pouvait pas être d'emblée résolue par la négative. Aussi bien le tribunal a-t-il, dans cet arrêt du 17 septembre 2004, confirmé une décision de renvoi du Tribunal des assurances du canton de Zurich. 3.3 Il convient de s'en tenir à cette dernière jurisprudence. Il en résulte en l'espèce que l'on se saurait sans autre examen nier l'existence d'une maladie professionnelle. Entre temps, l'expertise ordonnée par le Tribunal administratif du canton de Berne a été apparemment rendue. Il convient en conséquence d'annuler le jugement attaqué et de renvoyer la cause à la Bâloise pour complément d'instruction et nouvelle décision. Il est loisible à l'assureur, en vertu de l'assistance administrative entre autorités (art. 32 al. 1 LPGA), de se procurer auprès du Tribunal administratif du canton de Berne l'expertise en question et, dans la mesure où elle revêtirait une portée générale, d'en faire usage après avoir donné aux parties l'occasion de se déterminer. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: