Citation: 1B_368/2015 E. 1

A.________, ressortissant gambien né le 21 février 1987, sans domicile fixe et sans papiers d'identité, a été condamné le 29 août 2012 à une peine pécuniaire de 100 jours-amende à 30 fr. le jour avec sursis pendant 3 ans et à une amende de 200 fr. pour entrée et séjour illégaux en Suisse, délit et contravention à la loi fédérale sur les stupéfiants et recel. Il a été condamné à une peine privative de liberté de 30 jours pour vol et séjour illégal au terme d'une ordonnance pénale rendue le 1 er mars 2015 à laquelle il a fait opposition. A.________ a été interpelé le 23 avril 2015 à Genève en possession de 1,4 gramme de marijuana qu'il destinait à sa propre consommation. Par ordonnance pénale du même jour, le Ministère public de la République et canton de Genève a déclaré A.________ coupable d'infraction à l'art. 19a ch. 1 de la loi fédérale sur les stupéfiants et à l'art. 115 al. 1 let. b de la loi fédérale sur les étrangers et l'a condamné à 60 jours-amende à 30 fr. le jour, sous déduction d'un jour-amende correspondant à un jour de détention avant jugement, et à une amende de 100 fr. Il a renoncé à révoquer le sursis qui avait été accordé au prévenu le 29 août 2012. Le 27 avril 2015, A.________ a formé opposition à cette ordonnance. Il a également sollicité l'assistance judiciaire et demandé la nomination de son conseil en qualité d'avocat d'office. Le Ministère public a refusé de faire droit à cette requête le 19 mai 2015 aux motifs que la cause ne présentait pas de difficultés particulières juridiques ou de fait et était de peu de gravité. Le 26 mai 2015, il a maintenu son ordonnance pénale et transmis la procédure au Tribunal de police. Le recours formé par l'intéressé contre le refus du Ministère public de lui désigner Me Jacques Emery comme avocat d'office a été rejeté par la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève par arrêt du 17 septembre 2015. Agissant par la voie du recours en matière pénale, A.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler cet arrêt, de lui accorder l'assistance judiciaire et de nommer son conseil en tant qu'avocat d'office. A titre subsidiaire, il conclut au renvoi de la cause à l'autorité précédente afin qu'elle lui accorde l'assistance judiciaire. Il a été renoncé à demander des observations.