Citation: 4P.60/2006 15.06.2006 E. 5

Au demeurant, si le consid. 4 de l'arrêt entrepris devait être examiné sous l'angle de la protection contre l'arbitraire, ce moyen devrait être écarté pour les raisons suivantes. 5.1 D'après la jurisprudence, une décision est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité (ATF 132 III 209 consid. 2.1; 131 I 57 consid. 2); il ne suffit pas qu'une autre solution paraisse concevable, voire préférable (ATF 132 III 209 consid. 2.1; 129 I 8 consid. 2.1); pour que cette décision soit annulée, encore faut-il qu'elle se révèle arbitraire, non seulement dans ses motifs, mais aussi dans son résultat (ATF 132 III 209 consid. 2.1; 131 I 217 consid. 2.1). Il appartient à la partie recourante de démontrer, par une argumentation précise, en quoi la décision incriminée est arbitraire (ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 262). Lorsque la partie recourante invoque une violation arbitraire du droit cantonal, elle doit indiquer avec précision quelle est la disposition cantonale qui aurait été violée et l'examen se limite à cette question (ATF 128 I 273 consid. 2.1 p. 275 s.). Le Tribunal fédéral ne revoit l'application du droit cantonal que sous l'angle de l'arbitraire (ATF 131 I 217 consid. 2.1; 128 I 177 consid. 2.1; 128 II 311 consid. 2.1). 5.2 Les recourantes reprochent à la cour cantonale d'avoir admis tacitement l'intervention de l'épouse de l'intimé, notamment parce que celles-là avaient pris des conclusions reconventionnelles contre cette dernière, malgré le caractère indépendant des conclusions reconventionnelles par rapport aux conclusions principales. En droit vaudois, l'inexistence d'une partie peut constituer à la fois un moyen de procédure, qui doit être invoqué conformément à l'art. 142 du code de procédure civile du canton de Vaud du 14 décembre 1966 (ci-après: CPC/VD), c'est-à-dire dans le délai de réponse par le défendeur, sous peine de déchéance, et un moyen de fond (défaut de légitimation), qui doit être tranché dans le jugement au fond (Poudret/Haldy/Tappy, Procédure civile vaudoise, 3e éd., Lausanne 2002, n. 3 ad art. 138 CPC/VD).