Citation: 8C_426/2020 E. 4.3

4.3. Dans le cas particulier, la cour cantonale a bien examiné la question de l'annulabilité et de la nullité soulevée par la recourante. Elle a jugé que, compte tenu des prestations insuffisantes de la recourante durant la première année d'activité, les intimés étaient en droit de décider, par courrier du 22 janvier 2018, de reporter la progression salariale au 1er juillet 2018, le contrat de travail prévoyant expressément que le changement de classe de fonction était conditionné à des analyses de prestations favorables. Elle a estimé que les intimés pouvaient, sans que l'on puisse y voir un quelconque motif de nullité ou d'annulation, prolonger la période d'évaluation prévue par le Règlement d'APOP comme ils l'avaient fait par courrier du 22 janvier 2018, puis informer la recourante que son passage à une nouvelle classe de fonction ne pourrait intervenir qu'après cinq mois d'activité à 100%. Il faut ainsi admettre que ces considérations suffisent pour affirmer que le grief soulevé par la recourante est dénué de tout fondement, étant en outre spécifié que s'agissant plus particulièrement de la nullité, elle ne peut être admise qu'à titre exceptionnel (ATF 145 III 436 consid. 4 p. 438; 144 IV 362 consid. 1.4.3 p. 368; 139 II 243 consid. 11.2 p. 260; 138 II 501 consid. 3.1 p. 503 et les références; arrêt 8C_96/2020 du 15 octobre 2020 consid. 5.3). Par ailleurs, l'absence de lien de causalité entre les prétentions salariales et le licenciement ayant été comme on l'a vu établi sans arbitraire, la validité des décisions relatives à la progression salariale n'est pas déterminante pour l'issue du litige, étant relevé que la recourante n'en fait au demeurant plus un chef de conclusions indépendant.