Citation: 1C_80/2014 E. 3.3.2

3.3.2. En l'occurrence, le Tribunal cantonal a d'abord constaté que les places de stationnement ne figuraient pas parmi les éléments de construction mentionnés à l'art. 95 LATC. Il en a déduit qu'on ne saurait a priori exiger la mise à disposition de places de parc adaptées aux handicapés en application de l'art. 96 LATC en relation avec la transformation de l'immeuble. Il est possible de soutenir, à l'instar des recourants, qu'il ne peut être inféré du texte de l'art. 95 LATC que le législateur cantonal a voulu énumérer de manière exhaustive toutes les mesures puisque cette disposition renvoie, sans autre précision, à "certains locaux" ou "installations" et que l'art. 36 al. 2 RLATC déclare applicable la norme SN 521 500 qui prévoit l'aménagement de places de stationnement pour véhicule et de locaux annexes comme notamment les buanderies (ch. 11.1 et 11.2). Cependant, le Tribunal cantonal a relevé, à juste titre, qu'on ne saurait exiger l'adaptation du parking aux besoins des personnes handicapées à l'occasion du projet de surélévation de l'immeuble, qui ne concerne pas cet élément de la construction. En effet, on ne peut pas, lors d'un projet de transformation d'un immeuble, éliminer tous les obstacles préexistants mais seulement ceux qui résultent du projet de construction soumis à autorisation. L'obligation ne concerne ainsi que les parties de bâtiments et d'installations qui sont touchées par le projet de construction soumis à autorisation (cf. ATF 134 II 249 consid. 4 p. 255 s.). Or, il ressort du considérant précédent que le parking ne sera pas modifié ( supra consid. 3.2). Là encore, les recourants, qui ne contestent pas que le droit fédéral n'impose pas directement la suppression d'une inégalité s'agissant d'un bâtiment existant, ne parviennent pas à démontrer l'arbitraire du raisonnement de la cour cantonale. Le simple fait d'affirmer que le réaménagement du parking ne se heurte pas au principe de la proportionnalité compte tenu du coût total des travaux litigieux (15'700'000 francs) n'est pas plus en mesure d'apporter la preuve que l'organisation intérieure du parking permettrait l'application des art. 94 s LATC sans frais disproportionnés eu égard notamment au nombre de piliers en béton armé existants dans le parking. Faute d'établir l'arbitraire de l'argumentation de la cour cantonale, ce grief doit être écarté.