Citation: 4P.205/2005 03.02.2006 E. A

Au mois d'avril 1998, A.________ et son épouse ont acquis une parcelle sur laquelle était érigée une villa. Ayant décidé de procéder à des travaux de rénovation et d'embellissement de la construction, ils ont fait appel à diverses entreprises. A cet effet, ils se sont adressés à un décorateur d'intérieur, qu'ils ont mandaté pour contrôler la réalisation des agencements intérieurs. Celui-ci a mis A.________ en contact avec B.________, architecte, auquel le propriétaire a confié, en juillet 1998, le soin d'étudier certains travaux de réfection de la villa, de les coordonner et de les contrôler. Il s'agissait essentiellement du remplacement de la chaudière, qui n'était plus conforme aux normes, de l'extension du système de chauffage et de la création d'un système de climatisation. Aucun contrat écrit n'a été passé entre A.________ et B.________, mais il a été convenu que la rémunération de l'architecte serait fixée à 14,7% du montant total des travaux, par référence à la norme SIA 102. A la demande du propriétaire, les travaux devaient être achevés à la fin du mois de novembre 1998. Les travaux de rénovation ont débuté durant l'été 1998 et A.________, par l'intermédiaire de B.________ et du décorateur d'intérieur, a mandaté différentes entreprises pour les exécuter. Les 18 août et 30 novembre 1998, X.________ SA s'est vu adjuger les travaux de modification du chauffage au sol existant, comportant des conduites et des serpentins noyés dans les dalles, afin de l'adapter aux nouvelles normes en vigueur. A la réception des travaux, B.________, qui, à dire de témoins, avait correctement surveillé ces derniers, n'a formulé aucune réclamation, mais quelques mois après la mise en marche du système, A.________ s'est plaint d'une irrégularité du chauffage dans une partie des locaux. L'entrepreneur a proposé des réglages, que le propriétaire a refusés. Ce dernier n'a jamais demandé le remplacement du système par une installation entièrement nouvelle, pas davantage que la modification de l'installation effectuée. Considérant néanmoins que l'installation présentait des défauts, A.________ a mandaté un expert. Dans un rapport du 22 avril 1999, Z.________ SA, ingénieurs conseils, a conclu que l'installation ne pourrait jamais fonctionner correctement, la partie neuve n'étant pas liée à la partie existante. Cette expertise a été complétée, le 23 novembre 1999, par celle de W.________ SA, qui a constaté qu'une grande partie de la villa n'était pas chauffée au sol. Le 21 août 1998, le propriétaire a chargé, par l'intermédiaire de l'architecte, l'entreprise Y.________ SA d'installer une climatisation dans le salon, la salle à manger et le vestiaire et de remettre en état certaines installations de ventilation existantes. Aucune observation n'a été formulée à la réception des travaux de climatisation. Considérant toutefois que les travaux exécutés par Y.________ SA auraient dû être coordonnés avec ceux de X.________ SA, A.________ a sollicité une nouvelle expertise de Z.________ SA. Dans un second rapport du 17 mars 2002 (recte: 2000), cet expert a relevé qu'il était pratiquement impossible d'assurer une régulation correcte entre le chauffage au sol et la climatisation et proposé, pour remédier à ce problème, trois variantes "allant d'un minimum de modifications à une refonte complète du concept chauffage et climatisation dont les coûts étaient estimés" respectivement à 25'000 fr., 60'000 fr. et 90'000 fr. B.________ a sollicité de l'entreprise Big Net un devis relatif aux nettoyages de fin de chantier, travaux estimés à 8'000 fr. qui ont en définitive coûté 30'000 fr., au motif que les diverses entreprises n'avaient pas repris leurs propres déchets. L'architecte, qui avait signé les bons de régie, a toutefois considéré, et proposé par écrit, que la moitié de ce montant devait être pris en charge au prorata par les entreprises impliquées, le solde étant mis à la charge de A.________ à concurrence de 9'000 fr. et à sa propre charge à concurrence de 6'000 fr. Le 31 décembre 1998, l'architecte a adressé au propriétaire une facture de 65'000 fr., qui, malgré des mises en demeure des 16 août et 29 septembre 1999, n'a pas été acquittée.