Citation: 1B_545/2017 E. 3

Le recourant ne conteste pas l'existence de charges suffisantes à son encontre. Il relève toutefois que l'accusation relative à l'infraction grave à la loi fédérale sur les stupéfiants repose essentiellement sur les dépositions d'un autre prévenu qui tente de se décharger alors que ses déclarations ont été constantes et cohérentes. Il soutient que l'intensité du risque de fuite s'est affaiblie en regard du niveau des soupçons pesant désormais sur lui et que sa libération aurait dû être ordonnée sans condition, respectivement moyennant le dépôt de sûretés à hauteur de 5'000 fr., voire l'assignation à résidence sous surveillance électronique et l'obligation de se présenter régulièrement à un service administratif. La Chambre des recours pénale aurait violé le droit fédéral en considérant, sans motiver sa décision sur ce point, que ces mesures de substitution étaient insuffisantes à pallier le risque de fuite.