Citation: 4C.289/2000 05.01.2001 E. 2

2.- Dans la décision attaquée, rendue en dernière instance, la cour cantonale a admis l'exception d'incompétence (déclinatoire) invoquée par le défendeur et a invalidé l'instance introduite par la demanderesse. Peu importe que l'on qualifie une telle décision de finale au sens de l'art. 48 al. 1 OJ (cf. en ce sens: ATF 115 II 237 consid. 1b; Bernard Corboz, Le recours en réforme au Tribunal fédéral, SJ 2000 II p. 1 ss, 11) ou d'incidente (cf. Poudret, op. cit. art. 49 OJ no 1.2 p. 327 s.), car le recours en réforme est ouvert non seulement dans la première, mais également dans la seconde hypothèse. En effet, selon l'art. 49 al. 1 OJ, le recours est recevable contre les décisions préjudicielles ou incidentes prises séparément du fond pour violation de prescriptions de droit fédéral sur la compétence. Or, en reprochant à la cour cantonale de ne pas avoir appliqué l'art. 9 al. 1 LDIP, la demanderesse invoque la violation d'une prescription sur la compétence au sens de l'art. 49 al. 1 OJ (cf. ATF 126 III 327 consid. 1c p. 329; en ce sens également, ATF 123 III 414 consid. 2). Interjeté par la partie qui n'a pu faire valoir ses conclusions en paiement portant sur une contestation civile dont la valeur litigieuse atteint le seuil de 8'000 fr. (art. 46 OJ), le recours en réforme est donc en principe recevable, puisqu'il a été déposé en temps utile (art. 54 al. 1 OJ) et dans les formes requises (art. 55 OJ).