Citation: 9C_391/2017 E. 5

C'est ensuite en vain que la recourante affirme que les premiers juges ont omis de prendre en compte ses limitations fonctionnelles "importantes" sur le plan physique et la nature dégénérative de ses troubles dans le cadre de l'évaluation de son revenu d'invalide (cf. art. 16 LPGA). Les affections physiques et psychiques de la recourante et le fait qu'elle ne peut plus effectuer de travaux lourds ont été pris en compte par les experts judiciaires lors de l'évaluation de sa capacité résiduelle de travail dans une activité professionnelle adaptée à sa santé; ils ont également pris en considération une limitation du rendement en mettant en relation la réduction de la capacité de travail et la nécessité de permettre des périodes de repos (expertise du 28 juin 2016, p. 50). Dans ces circonstances, la manière de procéder de la juridiction cantonale, selon laquelle il n'y avait pas lieu de retenir à ce titre un abattement du revenu d'invalide résultant des données de l'Enquête suisse de la structure des salaires (ESS) ne procède pas d'une violation du droit ou d'un excès de son pouvoir d'appréciation (cf. aussi arrêt 9C_40/2011 du 1 er avril 2011 consid. 2.3.1). Pour le surplus, le simple fait que la recourante cite quelques causes dans lesquelles il a été admis, parfois à titre exceptionnel, un taux d'abattement de 15 % ou plus ne saurait établir que l'autorité précédente a commis un excès de son pouvoir d'appréciation ou qu'elle aurait abusé de celui-ci dans le cas d'espèce. Il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation globale de l'autorité précédente concernant la réduction (de 10 %) à opérer sur le revenu d'invalide.