Citation: I 511/03 13.09.2004 E. 6

Reste à examiner si des modifications de ces revenus, susceptibles d'influencer le droit à la rente, sont survenues jusqu'au moment de la décision litigieuse. A partir du 1er janvier 2000, le recourant aurait bénéficié d'une augmentation de salaire suivant le règlement des échelles de salaire auquel il était soumis chez son ancien employeur (voir la lettre du 8 juin 2000 du syndic de la Commune de A.________). De 65'000 fr. en 1998, son salaire aurait ainsi passé à 70'500 fr. en 2000. En procédant à la comparaison des revenus pour l'année 2000, on doit retenir un salaire statistique de référence de 4437 fr. par mois pour les hommes chargés des activités simples et répétitives (ESS 2000, TA1, p. 31). Calculé en fonction d'un horaire hebdomadaire de travail de 41,8 heures (Annuaire statistique de la Suisse 2000, T 3.2.3.5, p. 207), ce montant donne 4637 fr. (soit 55'644 fr. par an). Compte tenu d'un rendement exigible de 50 % et d'une réduction du salaire statistique de 15 %, on aboutit à un revenu d'invalide de 23'649 fr. par an. La comparaison des revenus déterminants donne un taux d'invalidité arrondi de 66 % [(70'500 - 23'649) x 100 : 70'500] (cf. ATF 130 V 122 consid. 3), si bien que cette modification reste sans influence sur le droit à la rente.