Citation: 2C_181/2020 E. 5.6.1

5.6.1. En l'espèce, pour déterminer les intérêts passifs déductibles et ceux devant au contraire être ajoutés au bénéfice de la recourante pour la période fiscale 2013, la Cour de justice s'est fondée sur le taux d'intérêt maximum indiqué dans la lettre circulaire 2013 pour les crédits immobiliers (2% - 2,75%). L'autorité précédente est parvenue à cette conclusion en relevant notamment que, si la contribuable avait mis en gage l'immeuble de U.________, elle aurait pu obtenir d'un tiers indépendant un prêt à un taux d'intérêt inférieur à celui appliqué au prêt de la holding (3,75%). En outre, selon les juges cantonaux, les documents produits par l'intéressée n'étaient pas propres à démontrer que le taux d'intérêt de 3,75% appliqué au prêt en question était conforme au principe de pleine concurrence. De l'avis de la Cour de justice, ce taux (favorable à la créancière) était dû "à la proximité des liens économiques" entre la contribuable et la holding.