Citation: 1B_203/2019 E. 2.2

2.2. En l'espèce, le recourant - qui continue d'être assisté dans la procédure pénale par le défenseur qui lui a été désigné - ne s'exprime nullement sur la question du préjudice irréparable, comme il lui incombait de le faire. Peu importe cependant car le recours ne répond de toute manière pas aux exigences de motivation requises. Selon l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 91). La motivation doit être développée dans le mémoire de sorte qu'un renvoi aux actes cantonaux ou à de précédentes écritures ne suffit pas au regard de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF (ATF 138 I 171 consid. 1.4 p. 176). En outre, les griefs de violation des droits fondamentaux sont soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF). Le recourant doit alors mentionner les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 143 IV 500 consid. 1.1 p. 503). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 141 IV 249 consid. 1.3.1 p. 253). La cour cantonale a considéré que le recourant ne faisait pas valoir de motifs suffisants pour obtenir un changement d'avocat d'office; la simple rupture du lien de confiance n'était pas suffisante pour remplacer l'avocat nommé d'office et en désigner un autre. Elle a ajouté qu'à la lecture du dossier de première instance et de la déclaration d'appel, elle ne discernait pas de manquement dans l'activité de Me B.________. Le recourant ne s'en prend pas à cette motivation et ne cherche pas à démontrer en quoi le rejet de sa requête violerait le droit. Il se contente d'affirmer "être victime d'injustice". On cherche en vain une quelconque argumentation dans son écriture. Me B.________ a par ailleurs déposé un appel contre le jugement de première instance démontrant ainsi qu'il continue à prendre sérieusement en compte les intérêts de son client.