Citation: 1C_200/2023 E. 5.3.3

5.3.3. Le recourant critique ensuite longuement le rapport E.________, singulièrement les compétences de son auteur, et reproche à l'instance précédente d'avoir accordé crédit à cette expertise pour remettre en cause les conclusions du rapport C.________. Il reproduit ensuite certains chiffres figurant dans ce dernier rapport pour en conclure appellatoirement que le rendement du projet devrait être confirmé. Cette argumentation est vaine pour les motifs exposés ci-dessus: faute de connaître la teneur des contrats de revente d'électricité et les tarifs de reprise, l'examen de la viabilité au sens de l'art. 34 al. 4 let. c OAT n'est pas possible. De surcroît, de l'aveu même de ses auteurs, le rapport C.________ doit être considéré comme "un rapport sommaire ayant le caractère de document technique, économique et financier basé sur des données générales et réelles". Par ailleurs et contrairement à ce qu'affirme le recourant, la Cour de justice n'a pas favorisé le rapport E.________ au détriment du rapport C.________: comme l'explique pertinemment l'intimée, ces rapports traitent d'aspects différents du projet; si le rapport C.________ traite, on l'a vu, d'aspects économiques, le rapport établi par le bureau E.________ aborde des aspects chimiques et techniques que la Cour de justice pouvait apprécier dans le cadre de son examen d'ensemble du projet. L'instance précédente s'est au demeurant contentée d'émettre des doutes quant au potentiel méthanogène des intrants - en raison de la présence de paille - et donc du rendement thermique et électrique de l'installation (cf. rapport E.________, ch. 9 p. 26), sans toutefois condamner le projet pour ce motif. Le recourant fait enfin grand cas de la position du bureau d'ingénieurs D.________ SA, consulté par le département en cours d'instruction; cette intervention n'est toutefois pas documentée si bien qu'elle n'est à ce stade d'aucun secours pour l'examen de la réalisation de la condition de l'art. 34 al. 4 let. c OAT.