Citation: 8C_344/2024 E. 3.2

3.2. À l'appui de son recours, l'assuré se prévaut d'un établissement inexact et incomplet des faits, ainsi que d'une violation du droit fédéral (art. 28 ss LAI, notamment). Il reproche en substance à la juridiction cantonale d'avoir versé dans l'arbitraire en retenant une valeur probante intacte à l'expertise du 24 janvier 2023, alors que celle-ci présenterait des lacunes importantes. Dans ce contexte, il affirme que bien que l'expert-psychiatre ait mentionné que le diagnostic de syndrome d'Asperger "restait à confirmer" sans toutefois investiguer cette question plus avant, le rapport d'expertise ne donne aucune indication sur la portée de cet éventuel diagnostic sur sa capacité de travail, contrairement à ce que retenait la juridiction cantonale. Les premiers juges auraient également écarté les conclusions du psychiatre traitant du recourant, du 19 juin 2023, en retenant un rapport de complaisance de la part de ce dernier, alors qu'il serait le seul à s'être intéressé au diagnostic d'Asperger, à l'avoir confirmé et à s'être exprimé sur les limitations de la capacité de travail en lien avec ce diagnostic. Le doute qu'éveillait ce rapport aurait dû à tout le moins conduire à un complément d'expertise. Le recourant soutient encore que l'anamnèse retranscrite dans l'expertise est incomplète et inexacte dès lors que les éléments importants des rapports d'observation professionnelle n'y figurent pas. Les experts n'auraient pas du tout évoqué les conclusions du rapport de stage au sein de la Fondation B.________ quant aux limitations de l'assuré sur le marché libre et sur sa capacité de travail. Ils auraient par ailleurs noté que dans le rapport final de l'Orif, le rendement de l'assuré était évalué entre 50 et 60 %, omettant de préciser qu'un tel rendement avait été retenu en lien avec un temps de travail de 60 %, ce qui rendrait compte d'une capacité de travail de 30 à 36 % et non de 60 % comme retenue par les experts. Le recourant critique en outre le fait que les premiers juges aient suivi les conclusions de l'expert-psychiatre concernant sa capacité de travail en dépit du fait que celles-ci divergeaient de celles issues des rapports d'observation professionnelle et que l'expert-psychiatre ne se soit pas exprimé au sujet de ces divergences. Le recourant argue également que sa capacité de travail est nulle sur le premier marché de l'emploi, les conditions-cadres spécifiées par les experts dans une activité adaptée étant typiques de celles d'un atelier protégé, ce que les premiers juges n'auraient pas retenu.