Citation: U 343/05 02.08.2006 E. 4

4.1 En l'espèce, F.________ reproche à la CNA et aux premiers juges d'avoir ignoré l'existence d'un déficit de moitié de la supination de son poignet droit, malgré l'avis explicite exprimé par son médecin traitant, le docteur M.________, les constatations objectives faites par son mandataire et les renseignements contenus dans les pièces médicales recueillies en cours de procédure par la CNA. A tout le moins, l'ensemble des éléments mis en évidence justifiait un renvoi à la CNA pour qu'elle procède à un complément d'instruction. 4.2 A l'appui de ses allégations, F.________ se réfère principalement à l'opinion du docteur M.________, selon lequel il présentait « de toute évidence » une supination incomplète à droite de l'ordre de 50 %, alors que la pronation n'était quant à elle pas diminuée. D'après ce médecin, il était fort probable que son patient avait subi lors de l'accident une lésion méconnue au niveau du coude ou de l'avant-bras (rapports des 18 août et 26 octobre 2005). Ces explications ne sont toutefois pas suffisantes pour établir, au degré de vraisemblance requis, l'existence d'un déficit durable et important de supination au poignet droit, en rapport causal avec l'accident, ou justifier la mise en oeuvre d'une mesure d'instruction complémentaire sur ce point. D'une part, les conclusions rapportées par le docteur M.________ ne sont étayées par aucune donnée clinique précise. Les observations effectuées le 31 janvier 2005 par le mandataire du recourant en son étude ne sauraient à cet égard pallier l'absence de constatations médicales objectives. D'autre part, en l'absence d'une lésion traumatique avérée au niveau du coude ou de l'avant-bras, le point de vue selon lequel l'accident aurait entraîné une lésion méconnue sur cette partie du corps ne dépasse pas, en l'état, le stade de la conjecture. De plus, il convient de relever que dans un rapport rédigé le 10 mars 2004 à l'intention de la CNA, le docteur M.________ n'avait pas signalé l'existence d'un problème de mobilité au niveau du poignet droit. En fait, il ne ressort nullement du dossier que le recourant aurait présenté ou se serait plaint subséquemment à l'accident d'un déficit de supination. Le docteur R.________, qui a opéré le recourant et assuré le suivi post-chirurgical à long terme, n'a en particulier jamais attesté l'existence d'une telle limitation (rapports des 25 février, 16 juin, 20 septembre et 1er octobre 2003, ainsi que des 5 janvier, 10 mars et 16 avril 2004). Le recourant se méprend en outre sur la nature des examens cliniques pratiqués par le docteur A.________. L'examen de l'amplitude de la rotation interne (coude au corps) et externe (distance pouce - C7) visait à tester la mobilité de son épaule droite, et non la dynamique de son poignet. Le docteur A.________ a au contraire indiqué à plusieurs reprises que la mobilité du coude et du poignet était préservée (rapports des 1er avril et 1er octobre 2003, ainsi que du 4 mai 2004). Au vu de ce qui précède, le jugement entrepris, en tant qu'il niait de manière générale l'existence d'une limitation des fonctions de pronation et de supination, n'est pas critiquable. Le recours se révèle par conséquent mal fondé.