Citation: 4F_24/2017 E. 2.5.2

2.5.2. La société intimée s'attaque essentiellement à la réalisation de la condition n° 2, insistant sur le fait que la " nouvelle " convention ne constitue pas le " véritable " contrat conclu entre elle et le bureau d'architectes et que le contrat SIA (qui, pour elle, reste déterminant) ne peut en l'état être qualifié de " faux ". Elle considère que, puisque le nouveau moyen de preuve est contesté (par elle), il ne saurait en aucun cas revêtir le qualificatif de " concluant " exigé par la loi, contrairement à la lecture univoque faite par les requérantes (réponse p. 3). On ne saurait, contrairement à ce que pense l'intimée, d'emblée nier le caractère concluant des moyens de preuve nouvellement découverts du seul fait qu'elle les conteste. En l'occurrence, les requérantes ont découvert un autre contrat d'architecte daté du 23 mars 2009 mentionnant un montant d'honoraires de 160'000 fr., une autre facture de l'architecte de (seulement) 64'800 fr. et un ordre donné par l'étude U.________ (représentant l'intimée) à la banque de verser 64'800 fr. à l'architecte. Cela étant, l'état de fait qui était soumis à la cour cantonale dans la précédente procédure était objectivement lacunaire et, partant, les moyens de preuve nouveaux (dont l'intimée ne conteste d'ailleurs pas l'existence) sont de nature à modifier son appréciation du dommage (cf. ATF 110 V 138 consid. 2 p. 141).