Citation: 2A.546/2006 23.10.2006 E. 4

Faute de droit à une autorisation de séjour, le recours est irrecevable comme recours de droit public, car les recourantes ne peuvent pas se prévaloir d'un intérêt juridiquement protégé au sens de l'art. 88 OJ, étant précisé que les griefs tirés de la protection contre l'arbitraire (cf. ATF 126 II 377 consid. 4 p. 389; 126 I 81 consid. 5 p. 91), de l'égalité de traitement (cf. ATF 129 I 113 consid. 1.5 p. 118) ou de la primauté du droit fédéral (cf. ATF 126 I 81 consid. 5 p. 91) ne peuvent être invoqués qu'en relation avec une norme accordant un droit ou servant à sauvegarder un intérêt juridiquement protégé. Un plaideur qui n'a pas qualité pour agir au fond peut néanmoins se plaindre par la voie du recours de droit public de la violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel, comme par exemple le droit d'être entendu. Il ne lui est cependant pas possible de mettre en cause de la sorte, même de façon indirecte, la décision sur le fond (cf. 120 Ia 227 consid. 1 p. 230; 118 Ia 232 consid. 1a, 1c p. 235-236 et les arrêts cités). Dans la mesure où les recourantes se plaignent, au titre de la violation du droit d'être entendu, du refus d'administrer des preuves que leur a opposé le Tribunal cantonal sur la base d'une appréciation anticipée de celles-ci, leur moyen est dès lors irrecevable, car cette question est indissociable de la décision sur le fond (loc. cit.).