Citation: 9C_287/2017 E. 4

Au préalable, le recourant invoque une violation du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) ainsi que de la maxime inquisitoire (art. 61 let. c LPGA). Il fait plus précisément grief à la juridiction cantonale de n'avoir requis ni l'édition de son dossier complet auprès de "la CSS" - le lot de pièces annoncé par l'intimée dans sa réponse au recours cantonal n'ayant selon lui jamais été produit - ni l'édition du "dossier concernant E.________", collaborateur auprès du Groupe CSS, qui lui aurait donné un préavis positif de remboursement de prestations dans le cadre d'une hospitalisation en Suisse. La violation du droit d'être entendu et du principe de la maxime inquisitoire (ou, autrement dit, du devoir d'administrer les preuves nécessaires) dans le sens invoqué par le recourant sont des questions qui n'ont pas de portée propre par rapport au grief tiré d'une mauvaise appréciation des preuves (voir arrêts 9C_747/2015 du 12 mai 2016 consid. 3.2 et 8C_15/2009 du 11 janvier 2010 consid. 3.2, in SVR 2010 IV n° 42 p. 132). Le juge peut en effet renoncer à accomplir certains actes d'instruction, sans que cela n'entraîne une violation du devoir d'administrer les preuves nécessaires ou plus généralement une violation du droit d'être entendu, s'il est convaincu, en se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves (cf. ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352), que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation (sur l'appréciation anticipée des preuves en général: ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157; 130 II 425 consid. 2 p. 428). Il s'agit par conséquent de griefs qu'il convient d'examiner avec le fond du litige.