Citation: 6B_38/2021 E. 3.4

3.4. La cour cantonale a retenu que le recourant avait dirigé sa voiture droit sur l'intimé 2, en pleine accélération, à une vitesse comprise entre 20 et 30 km/h, alors que l'intimé 2 était acculé devant une porte de garage métallique. Ces faits étaient suffisamment établis au regard des éléments exposés par les premiers juges (cf. jugement du 28 février 2020, p. 53 ss, qui renvoie aux p. 50 ss) et plus particulièrement du témoignage du voisin K.________, qui avait assisté aux événements. Cette appréciation des preuves n'était pas contestée par le recourant. Complète, claire et convaincante, elle ne prêtait pas le flanc à la critique. La cour cantonale la faisait sienne (cf. art. 82 al. 4 CPP). S'agissant de l'intention homicide du recourant, la cour cantonale a relevé que celui-ci était très énervé au moment des faits. Il était certes choqué par l'étranglement que lui avait fait subir l'intimé 2 quelques heures auparavant, mais il était aussi et surtout "hyper en colère et dégoûté". Le recourant avait admis, devant les experts psychiatres, qu'il était retourné au chemin non seulement pour faire peur, mais aussi pour faire du mal à l'intimé 2. Il n'avait pas supporté d'avoir été, selon lui, rabaissé dans sa dignité et traité comme un chien par l'intimé 2. Par ailleurs, il ne pouvait que voir que l'intimé 2 était coincé entre son véhicule et la porte de garage. Au vu de la configuration des lieux, de la vitesse de la voiture, de l'accélération et de la position de l'intimé 2, le recourant savait qu'en fonçant sur ce dernier, il prenait le risque de l'écraser contre le garage ou de le faire tomber sous les roues de son véhicule, les deux hypothèses étant susceptibles d'entraîner la mort de la victime. Il avait parfaitement conscience de ce risque et l'avait accepté. Il avait d'ailleurs répété à plusieurs reprises lors de l'instruction que les actes qu'il avait commis étaient graves. De plus, dans son état d'énervement, le recourant n'avait plus aucun contrôle de son véhicule, comme le démontrait le fait qu'il avait finalement violemment enfoncé la porte du garage, dans l'incapacité de s'arrêter. Compte tenu de ces circonstances, l'intention homicide par dol éventuel ne faisait aucun doute.