Citation: 7B_9/2022 E. 2.3

2.3. Se fondant notamment sur les déclarations de B.________ du 29 septembre 2017 et de D.________ du 29 novembre 2018, la cour cantonale a constaté que le recourant avait profité de largesses non usuelles de la part de B.________; il savait également qu'elle était généreusement entretenue et d'où provenait l'agent qu'elle désirait investir dans la création de E.________ SA. Selon l'autorité précédente, le recourant avait encouragé B.________ à injecter 200'000 fr., tout en sachant qu'elle ne détiendrait que 6.5 % du capital-actions, ce qui signifiait que la valeur de la société aurait été de 3'076'923 fr. avant même le développement de l'application et le début d'une quelconque activité commerciale. La cour cantonale a considéré que, dans ces conditions, le recourant aurait dû se rendre compte que son attitude illicite et fautive - consistant à inciter B.________ à investir de manière conséquente et complétement hasardeuse dans la société de son ami D.________ - risquait de provoquer l'ouverture d'une enquête pénale et était donc propre à causer un dommage à la collectivité; un tel comportement permettait de lui faire supporter les frais de la procédure et de rejeter sa demande d'indemnité pour ses frais de défense, ainsi qu'en réparation du tort moral (cf. consid. 2.3 p. 8 ss.).