Citation: 5A_868/2023 E. 3.3

3.3. Dans un style éminemment appellatoire, le recourant soutient qu'aucun élément n'a été apporté permettant d'admettre que l'intimée ne pourrait pas augmenter son taux d'activité. Dans la mesure où il fait valoir que, si le Fibromyalgia Impact Questionnaire a bien été rempli, il s'agit cependant d'un examen fondé, comme l'a indiqué l'expert, sur l'auto-évaluation de la patiente, il n'expose pas en quoi ni à plus forte raison ne démontre qu'il était insoutenable de considérer que les résultats de cet examen - dont le recourant a lui-même requis la mise en oeuvre - pouvaient, entre autres éléments, permettre d'évaluer le taux d'activité maximal de l'épouse. En tant qu'il expose, de surcroît, qu'aucune évaluation de la capacité fonctionnelle de l'intimée n'a été effectuée, alors que l'expert aurait lui-même indiqué, dans son rapport du 2 avril 2020, que sans cette évaluation, il lui était impossible de déterminer l'activité raisonnablement exigible de l'épouse, son grief, pour autant qu'il soit suffisamment motivé (art. 106 al. 2 LTF), ne suffit pas non plus à établir que l'autorité cantonale serait tombée dans l'arbitraire concernant la force probante de l'expertise. Outre qu'il ne prétend pas avoir soulevé cette critique en appel (art. 75 al. 1 LTF) ni formellement requis une telle évaluation, qui lui aurait été refusée, il ne démontre pas que cet examen fût, selon l'expert, indispensable pour que celui-ci puisse répondre aux questions qui lui étaient posées, le rapport du 2 avril 2020 que le recourant invoque à cet égard, sans désigner les passages précis auxquels il se réfère, ne contenant aucun élément manifeste qui permettrait d'asseoir cette affirmation. Le recourant se contente ainsi d'opposer sa propre appréciation de l'expertise sans mettre en évidence de contradictions ou de défauts qui justifieraient de s'en écarter. Dans la mesure où il reprend pour le surplus les griefs qu'il a déjà soulevés en appel en lien avec l'établissement de l'expertise pendant la pandémie de Covid-19 et la possibilité qu'aurait l'intimée d'obtenir le versement d'une rente d'invalidité, sans toutefois mettre en discussion les motifs pour lesquels l'autorité précédente les a écartés (cf. supra consid. 3.2), il ne démontre pas non plus en quoi l'appréciation des preuves effectuée par l'autorité cantonale serait insoutenable, mais se livre de manière irrecevable à sa propre appréciation. Enfin, en tant que le recourant prétend que la Cour d'appel a arbitrairement retenu, sans prendre correctement en compte les éléments du dossier, que l'intimée avait rapporté la preuve que son état de santé limitait sa capacité de travail à 30%, bien qu'aucune évaluation fonctionnelle de capacité n'ait été réalisée, ses allégations sont purement appellatoires et, par conséquent, irrecevables (art. 106 al. 2 LTF). Le moyen est ainsi mal fondé, autant qu'il est suffisamment motivé.