Citation: 1C_468/2019 E. 4.2

4.2. Les recourants avancent que le canton de Neuchâtel est le seul à prévoir l'interdiction de cumul des mandats de membres d'un exécutif communal et du législatif cantonal. Des cantons interdisent cependant aux membres de leur exécutif cantonal de siéger à l'Assemblée fédérale (art. 8 de la loi jurassienne d'incompatibilité du 29 avril 1982 [RS/JU 170.31]; art. 90 al. 2 de la constitution vaudoise du 14 avril 2003 [RS 131.231]; art. 87 al. 2 de la constitution fribourgeoise du 16 mai 2004 [RS 131.219] avec la précision que le cumul avec le mandat fédéral est toutefois possible jusqu'à la fin de la période de fonction cantonale en cours; art. 68 al. 3 de la constitution bernoise du 6 juin 1993 [RS 131.212]; art. 22 al. 4 de la constitution grisonne du 18 mai 2003 [RS 131.226]; art. 14 al. 1 de la loi valaisanne sur les incompatibilités du 11 février 1998 [RS/VS 160.5]). Certains cantons limitent le nombre de membres de l'exécutif cantonal pouvant siéger au Chambres fédérales (art. 35 LDP/NE qui prévoit que seuls deux membres du Conseil d'Etat peuvent siéger à l'Assemblée fédérale, dont un seulement au Conseil des Etats). Au niveau des communes, la Ville de Bienne interdit à ses conseillers municipaux d'être membres des parlements cantonal et fédéral (art. 44 du règlement de la Ville de Bienne du 9 juin 1996). La Ville de Zurich interdit aux membres de son exécutif de siéger aux Chambres fédérales et limite à deux le nombre de membres autorisés à siéger au parlement cantonal (art. 48 al. 2 Gemeindeordnung der Stadt Zürich du 26 avril 1970).