Citation: 4A_268/2023 E. 4.3

4.3. Lorsque la bailleresse soutient que la cour cantonale n'indique pas en quoi sa propre solution de ventilation du rendement de l'immeuble apparaît inappropriée, elle perd de vue que c'est justement en raison du fait qu'elle n'a présenté aucune explication quelconque à l'appui de son calcul que le Tribunal des baux, puis la cour cantonale ont dû calculer le rendement de l'immeuble et le ventiler à l'objet litigieux. En première instance, la bailleresse a conclu à ce que le Tribunal des baux fixe lui-même le loyer en fonction du critère du rendement brut. Il est ainsi évident qu'elle ne lui a pas proposé de clé de répartition. Puis, devant la cour cantonale, elle a conclu à ce que le loyer mensuel ne soit pas fixé à 970 fr., mais à 1'200 fr. pour tenir compte de la vue depuis l'appartement litigieux, et ce toujours sans présenter aucune clé de répartition. Ce n'est que devant le Tribunal fédéral qu'elle soutient qu'il conviendrait de fixer le loyer mensuel à 1'200 fr., soit, selon l'explication qu'elle fournit, le montant de 998 fr. 75 fixé par la cour cantonale, majoré de 20 % pour tenir compte de la vue dégagée qu'offre l'appartement. En justifiant le montant de 1'200 fr., prévu par le contrat de bail, par une clé de répartition utilisant les montants déterminés par la cour cantonale, la recourante démontre qu'elle n'avait pas présenté de clé de répartition plus tôt. Conformément à la jurisprudence, faute de clé de répartition ressortant explicitement des écrits de la bailleresse devant elle, la cour cantonale a appliqué le système qui lui a paru équitable. En répartissant le rendement brut de l'immeuble au pro rata de la surface de l'appartement litigieux, sa clé de répartition ne prête pas le flanc à la critique.