Citation: I 320/01 10.12.2001 E. 3

3.- a) En ce qui concerne le revenu d'invalide, les premiers juges ont considéré, en substance, que la recourante disposait d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée, exercée en position assise mais permettant de changer de position au moins toutes les demi-heures et n'exigeant ni le port de charges ni marches prolongées. Ils ont notamment relevé qu'il n'apparaissait pas à la lecture du rapport du docteur B.________, du 6 novembre 1998, que l'arthrose évolutive symptomatique des deux poignets et des doigts dont souffre également la recourante, fût susceptible de l'entraver dans l'exercice d'une activité de conditionnement ou de montage industriel et que, compte tenu, par ailleurs, d'une réduction de 25 % de son rendement dans une telle activité, elle serait en mesure d'en retirer un gain annuel de 31 000 fr. b) La cour de céans n'a pas de raison de s'écarter de cette appréciation. Contrairement à ce que soutient la recourante, les constatations du docteur B.________ selon lesquelles lors de travaux de manutention qui durent plus de deux à trois heures, elle ressent des douleurs aux deux poignets, irradiant dans les avant-bras jusqu'aux coudes ne remettent pas en cause sa capacité d'exercer des activités de conditionnement ou de montage industriel. Selon ce médecin, en effet, seules doivent être évitées les activités comportant des travaux lourds. Or, bien que manuelles, de telles activités ne constituent ni des activités de manutention ni des activités lourdes. c) Il résulte de ce qui précède que le degré d'invalidité de la recourante doit être fixé à 54,2 % ([67 749. 54 - 31 000]/67 749. 54), après indexation de son revenu sans invalidité à l'évolution des salaires nominaux de 1996 à 2000 (base 1993 = 100; 1996 = 104. 1 [Annuaire statistique de la Suisse 2001, T. 3.4.3.2 p. 204]; 2000 = 106. 9 [La vie économique 11/2001, T. B 10.4, p. 102]), ce qui lui ouvre droit à une demi-rente d'invalidité.