Citation: 6B_849/2022 E. 4.5

4.5. Le recourant allègue que ses antécédents concerneraient essentiellement des délits à la LCR. On peut supposer qu'il se plaint de la sorte de l'octroi du sursis partiel plutôt que du sursis complet. S'agissant des antécédents, la cour cantonale n'a aucunement retenu qu'il aurait été question d'infractions du même genre que celle d'espèce. Elle a en effet relevé que le casier judiciaire du recourant contenait quatre condamnations entre novembre 2015 et février 2019, la première pour des chefs d'agression, dommages à la propriété et menaces, les autres pour différentes violations de la LCR (cf. jugement querellé, p. 18). La simple affirmation concernant ses antécédents LCR n'est pas propre à indiquer en quoi la cour cantonale aurait accordé un poids trop important aux antécédents du recourant pour formuler un pronostic sur son amendement et, au vu de la motivation cantonale, il n'apparaît pas que tel soit le cas. En effet, la cour cantonale s'est livrée à une appréciation d'ensemble, tenant également compte d'autres éléments pour motiver le refus du sursis complet et l'octroi du sursis partiel, en particulier le comportement du recourant durant la procédure, lequel démontrait une absence de prise de conscience quant à la gravité des actes et le manque de considération pour la victime (cf. jugement querellé, p. 18). Il ne démontre pas que la cour cantonale aurait dû pondérer différemment l'un ou l'autre des éléments pris en compte. Dans ces circonstances, le pronostic mitigé retenu par la cour cantonale ne procède pas d'un abus ou d'un excès du large pouvoir d'appréciation dont celle-ci disposait. Partant, le refus d'assortir du sursis l'entier de la peine privative de liberté ne viole pas le droit fédéral.