Citation: 1P.99/2002 25.03.2002 E. 3

Pour la recourante, les décisions attaquées seraient insuffisamment motivées. 3.1 Les parties ont le droit d'être entendues (art. 29 al. 2 Cst.). Selon la jurisprudence relative à l'art. 4 aCst., applicable à l'art. 29 al. 2 Cst., l'autorité doit indiquer dans son prononcé les motifs qui la conduisent à sa décision (ATF 123 I 31 consid 2c p. 34; 112 Ia 107 consid. 2b p. 109). Elle n'est pas tenue de discuter de manière détaillée tous les arguments soulevés par les parties; elle n'est pas davantage astreinte à statuer séparément sur chacune des conclusions qui lui sont présentées. Elle peut se limiter à l'examen des questions décisives pour l'issue du litige; il suffit que le justiciable puisse apprécier correctement la portée de la décision et l'entreprendre à bon escient (ATF 126 I 15 consid. 2a/aa p. 17; 125 II 369 consid. 2c p. 372; 124 II 146 consid. 2a p. 149; 124 V 180 consid. 1a p. 181, et les arrêts cités). 3.2 Les décisions attaquées se réfèrent essentiellement à l'arrêt du 7 décembre 2001, en particulier à son considérant 5b/ee (p. 15). Dans ce passage, le Tribunal fédéral avait souligné l'intérêt, dans une situation analogue, d'un traitement rapide de la demande d'entraide, qui devrait primer sur la conduite des procédures pénales. La Chambre d'accusation y a vu une invitation à surseoir à statuer sur les recours liés à ces dernières. Sur ce point, le sens et la portée concrète des décisions attaquées sont clairs. La recourante ne s'y est d'ailleurs pas trompée. Le grief doit ainsi être écarté.