Citation: 7B_662/2023 E. 1.2.2

1.2.2. Cela étant, il apparaît que la recourante avait dirigé ses plaintes contre treize personnes différentes - à savoir non seulement contre des cohéritiers mais aussi contre des notaires (exécuteurs testamentaires de la succession), un expert fiscal, des fonctionnaires (notamment le "chef du fisc neuchâtelois") ainsi que contre des établissements bancaires et certains de leurs employés -, qu'elle soupçonne d'être impliquées dans la soustraction et la dissimulation des avoirs successoraux. Elle leur reproche de s'être rendus coupables de diverses infractions - soit notamment pour certaines d'appropriation illégitime (art. 137 CP), d'abus de confiance (art. 138 CP), de gestion déloyale (art. 158 CP), de faux dans les titres (art. 251 CP), d'abus d'autorité (art. 312 CP) ainsi que d'infractions de droit fiscal (LIFD, LHID) -, respectivement d'en avoir été les instigatrices ou les complices. Si la recourante indique, pour chacune des personnes mises en causes, les infractions pour lesquelles elle souhaite obtenir leur condamnation, elle n'apporte en revanche strictement aucune précision quant aux prétentions civiles qu'elle entend faire valoir en raison de chacune de ces diverses et nombreuses infractions évoquées, ni ne détaille en aucune manière les montants qu'elle estime lui être dus par leurs auteurs respectifs, alors même qu'elle leur reproche pourtant des comportements manifestement distincts.