Citation: 4A_564/2023 E. A

A.a. A.________ (ci-après: l'athlète), un taekwondoïste domicilié en (...), a fait l'objet d'un contrôle antidopage le 13 novembre 2021, date à laquelle il a remporté une compétition de taekwondo disputée en France. Le test effectué a révélé la présence de furosémide, une substance interdite figurant sur la liste des produits prohibés établie par l'Agence Mondiale Antidopage (AMA). Une fois informé, l'athlète n'a pas contesté le résultat d'analyse anormal ni sollicité l'analyse de l'échantillon B. Il a souhaité être suspendu à titre provisoire. Sur la base des explications supplémentaires fournies par l'athlète, l'International Testing Agency (ITA) a considéré que l'infraction aux règles antidopage édictées par la fédération internationale de Taekwondo (World Taekwondo) devait être qualifiée d'intentionnelle. Elle a proposé à l'athlète une suspension de trois ans commençant à courir à partir de la date de sa suspension provisoire, ce que l'intéressé a refusé. A.b. Après avoir tenu une audience, l'instance antidopage de World Taekwondo, par décision du 7 janvier 2023, a reconnu l'athlète coupable d'une violation de la réglementation antidopage adoptée par ladite fédération et lui a infligé deux ans de suspension. Compte tenu de la suspension provisoire de l'athlète, la période de suspension était censée prendre fin le 22 décembre 2023.