Citation: 1C_371/2016 E. 2

Aux termes de l'art. 42 al. 1 LTF, le mémoire de recours doit contenir les conclusions et les motifs à l'appui de celles-ci, sous peine d'irrecevabilité (art. 108 al. 1 let. b LTF). Les conclusions doivent indiquer sur quels points la décision est attaquée et quelles sont les modifications demandées (ATF 133 III 489 consid. 3.1). Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette exigence, le recourant doit discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 134 II 244 consid. 2.1 p. 245). En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par la décision attaquée (ATF 133 IV 119 consid. 6.4 p. 121; 131 II 533 consid. 6.1 p. 538). Le recourant se borne à demander la levée de la poursuite à son encontre sans prendre de conclusions formelles concernant l'arrêt attaqué. La recevabilité du recours sur ce point au regard de l'art. 42 al. 1 LTF peut demeurer indécise car les exigences de motivation requises ne sont de toute manière pas satisfaites. La Cour de droit administratif et public a écarté le grief du recourant suivant lequel le retrait de son permis de conduire professionnel n'était pas justifié et résultait d'une erreur de son médecin traitant qui a transmis tardivement le rapport médical requis parce qu'il aurait dû le faire valoir dans le cadre d'une réclamation ou d'un recours contre la décision du 20 août 2012. Cette décision est entrée en force et ne peut plus être remise en cause de même que les décisions et émoluments qui en découlent. Au surplus, la prétendue erreur du médecin traitant était imputable au recourant qui aurait dû s'assurer que le rapport médical demandé parviendrait à temps. Dans la mesure où l'aptitude à la conduite des véhicules du 2 ème groupe n'était pas établie, le Service des automobiles et de la navigation n'avait pas d'autre alternative que de prononcer la mesure litigieuse. Le prononcé du juge de paix du 30 octobre 2013 n'avait pas mis un terme au litige. Les décisions des 20 août 2012 et 8 novembre 2012 ainsi que l'établissement d'un nouveau permis de conduire le 11 octobre 2012 ne pouvant plus être remis en cause, un émolument était dû pour l'activité déployée dont le montant correspondait aux prescriptions du règlement ad hoc et n'était à juste titre pas contesté. Le recourant ne s'en prend pas à cette argumentation et ne cherche en particulier pas à démontrer en quoi il était arbitraire ou d'une autre manière contraire au droit de considérer que les émoluments litigieux restaient dûs parce que les décisions correspondantes étaient entrées en force et n'avaient pas été contestées en temps utile. Il se borne à affirmer s'être à chaque fois rendu personnellement auprès du Service des automobiles et de la navigation pour s'expliquer de vive voix, que son médecin traitant aurait transmis le rapport médical en temps utile et qu'il ne doit pas pâtir du manque de communication avec l'autorité administrative. Cette motivation de nature purement appellatoire et qui s'écarte des constatations de fait retenues dans l'arrêt attaqué sans que les conditions posées pour ce faire ne soient réunies, ne répond manifestement pas aux exigences déduites des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF.