Citation: 6B_17/2024 E. B

Par arrêt du 6 novembre 2023, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de Genève a admis très partiellement l'appel formé par A.________ et a admis partiellement l'appel joint formé par D.B.________, C.B.________ et B.B.________. Elle a réformé le jugement attaqué en ce sens qu'elle a condamné A.________ à payer à D.B.________ un montant de 800 fr. avec intérêt à 5 % dès le 17 avril 2021, à titre de réparation du tort moral, ainsi qu'à verser à D.B.________, C.B.________ et B.B.________ 11'079 fr. 64, à titre de juste indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure préliminaire et de première instance. Elle a également mis 85 % des frais de la procédure d'appel à la charge de A.________ et 15 % de ces frais à celle de D.B.________, C.B.________ et B.B.________, a condamné A.________ à verser à D.B.________, C.B.________ et B.B.________ 2'586 fr. 14, à titre de juste indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure d'appel et 418 fr. 12, à titre de juste indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par les conclusions civiles. Pour le surplus, elle a confirmé le jugement attaqué. La cour cantonale a retenu en substance les faits suivants. B.a. A.________, né en 1940, est marié et retraité. Il perçoit une rente mensuelle de 4'062 francs. À teneur de l'extrait du casier judiciaire suisse, il n'a aucun antécédent. B.b. Le 17 avril 2021, aux alentours de 12 heures, B.B.________ se trouvait au niveau du parking extérieur de la copropriété dans laquelle elle réside avec sa famille. Ses deux enfants, dont D.B.________, né en 2018, étaient partis devant elle, sur le chemin piéton, en direction de leur domicile. A.________, qui circulait alors au volant de son véhicule automobile sur le même chemin, a croisé B.B.________ et ses deux fils, lesquels se trouvaient "un peu plus loin". À ce moment, D.B.________ s'est déplacé sur la bande herbeuse du côté gauche de l'allée afin de laisser A.________ passer. A.________ a quant à lui obliqué à droite en direction du pallier de la porte de son domicile. Après avoir constaté que le reste du chemin était occupé par la voiture de C.B.________, il s'est arrêté. Souhaitant effectuer une marche arrière, A.________ a regardé dans ses rétroviseurs ainsi que l'écran de sa caméra de recul et n'y a vu personne. Aucun signal sonore ne s'est déclenché lorsqu'il a débuté sa manoeuvre. Alors qu'il venait d'amorcer sa marche arrière à faible allure, il a heurté avec l'arrière gauche de son véhicule le jeune D.B.________, lequel a chuté. Lorsqu'il a senti qu'il avait touché quelque chose, A.________ a stoppé puis avancé spontanément son véhicule. B.c. Selon un constat médical des Hôpitaux universitaires genevois (HUG) daté du jour de l'accident, l'examen médical de D.B.________ a mis en évidence des dermabrasions au niveau de la tempe droite, une lacération au niveau de la partie supérieure du pavillon de l'oreille ainsi que des dermabrasions et une tuméfaction au niveau des rayons II à IV de la main droite. Sur le plan psychique, D.B.________ présentait un état de choc avec mutisme pendant plusieurs heures. Un certificat médical du 21 mai 2021 établi par la Dresse E.________, médecin spécialiste en psychiatrie et psychothérapie pour enfants et adolescents, faisait notamment état du fait que D.B.________ présentait "une importante régression, avec apparition d'angoisses importantes". Les difficultés de séparation, avec cauchemars, régression de son comportement (langage, énurésie) faisaient partie d'un tableau post-traumatique en lien avec l'accident. Il n'était pas possible, à ce stade, de prévoir l'évolution de ce trouble ni d'avoir un tableau plus complet des ressources psychiques de D.B.________.