Citation: 6B_1150/2015 E. 4.2

4.2. En tirant sur des véhicules roulant sur la voie publique avec une arme à air comprimé et en causant ainsi de nombreux impacts sur les pare-brises des véhicules, le recourant et C.________ ont mis en danger l'intégrité corporelle des usagers de la route. Une fenêtre aurait pu être ouverte et un conducteur et/ou un passager auraient pu être blessés. En outre, par peur, un conducteur aurait pu avoir une réaction inadaptée et causer un accident, et cela même si les véhicules roulaient à faible vitesse. Lorsque le recourant soutient qu'il n'a tiré qu'avec des projectiles en plastique ne créant aucun danger, il s'écarte de l'état de fait cantonal de manière inadmissible (cf. consid. 2.2.1). Une lésion était donc non seulement possible, mais sérieusement vraisemblable. Une mise en danger concrète de l'intégrité corporelle des usagers de la route doit donc être admise. Le comportement punissable doit, en outre, empêcher, troubler ou mettre en danger la circulation publique. C'est en vain que le recourant fait valoir que les véhicules roulaient à basse vitesse et auraient continué de rouler après les impacts, de sorte que la circulation n'aurait pas été entravée. En effet, le comportement punissable est déterminé par ses effets (ATF 134 IV 255 consid. 4.1 p. 259). Celui qui met en danger la vie ou l'intégrité corporelle de ceux qui prennent part à la circulation publique met en règle générale aussi en danger celle-ci. Ainsi, dans la mesure où le recourant a tiré sur des véhicules qui circulaient sur la route et que les conducteurs et/ou les passagers auraient pu être blessés, il faut admettre qu'il a également mis en danger la circulation publique. Enfin, en visant avec une arme et en tirant à plusieurs reprises sur des véhicules, le recourant a voulu créer cette mise en danger; l'infraction intentionnelle doit dès lors être retenue. C'est donc à juste titre que la cour cantonale a condamné le recourant pour entrave à la circulation publique.