Citation: 1B_494/2017 E. 1.2.2

1.2.2. En l'occurrence, un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF ne découle pas pour le recourant du seul risque de perdre d'éventuelles pièces pouvant mettre en cause les parties plaignantes, notamment dans le cadre de la procédure PE16 -... BUF; il ne le prétend d'ailleurs pas. En revanche, il soutient en substance que ces documents seraient susceptibles de démontrer, dans le cadre de l'examen de sa propre culpabilité, la réalité des faits qu'il a dénoncés. L'éventuelle pertinence des documents en cause ne suffit toutefois pas non plus pour considérer que le recourant serait empêché, de manière définitive, de requérir leur saisie ultérieurement. Cela vaut d'autant plus que le recourant, journaliste de formation, ne prétend pas que ces éléments seraient l'unique moyen de preuve à sa disposition pour démontrer la véracité de ses propos et que ceux-ci n'auraient pas reposé sur l'obtention d'informations ou de renseignements préalables (par exemple des courriers, des articles et/ou des témoignages). Le recourant se prévaut encore, brièvement, d'un risque d'altération et de destruction des documents dont il demande le séquestre, dès lors que, dans l'ordonnance de classement de la cause PE16 -... BUF, leur restitution aux intimés est ordonnée. Les pièces en cause se trouvent cependant toujours en mains des autorités pénales puisque le recourant a obtenu l'effet suspensif lors de son recours au Tribunal fédéral contre l'arrêt cantonal confirmant l'ordonnance de classement (cf. l'ordonnance du Président de la Cour de droit pénal du 31 octobre 2017 rendue dans la cause 6B_1003/2017). Le risque évoqué ne constitue donc en l'état qu'une simple hypothèse, ce qui ne saurait suffire pour retenir l'existence d'un préjudice irréparable. Cela vaut d'autant plus qu'une éventuelle altération ou destruction des pièces litigieuses après leur restitution aux intimés - qu'on rappellera mis en cause dans la procédure PE16 -... BUF - tendrait plutôt à appuyer les thèses du recourant, notamment quant à la nécessité a priori de cacher certains documents relatifs à la gestion de la décharge de U.________. En tout état de cause, il appartient au Ministère public de démontrer la fausseté des allégations du recourant (cf. art. 174 CP; arrêt 6B_119/2017 du 12 décembre 2017 consid. 3.1); pour cela, le magistrat peut faire produire, d'office ou sur réquisition, les pièces du dossier PE16 -... BUF, étant relevé que l'ordonnance de classement ordonne le maintien dans celui-ci de la clé USB remise par le DTE, ainsi que le CD des données enregistrées au cours de la perquisition effectuée le 27 septembre 2016 (cf. les effets accessoires du classement p. 5). Partant, faute de préjudice irréparable, le recours est irrecevable.