Citation: 8C_490/2021 E. 5.2

5.2. Face à ces conclusions divergentes, et a priori vérifiables, il apparaît difficile de les départager sans ordonner une instruction complémentaire. Premièrement, on ne saurait remettre en cause des constatations radiologiques, encore moins lorsqu'elles émanent de spécialistes en radiologie, du seul fait que le rapport y relatif ne repose pas sur une anamnèse complète ou sur un examen clinique de l'assuré. En outre, même si le rapport de la doctoresse G.________ remplit les exigences formelles en matière de valeur probante, encore faut-il que, sur le fond, les conclusions emportent la conviction. Or cette spécialiste écarte la présence d'un fragment osseux, contre l'avis du radiologue, sur le seul fait qu'il n'avait pas été mis en évidence par les imageries précédentes ou lors de l'intervention de décembre 2017. Les images réalisées en février 2017 et août 2018 résultent cependant de techniques différentes par rapport à l'examen d'avril 2019 (imagerie par résonance magnétique pour les premières et scintigraphie osseuse avec SPECT-CT pour la dernière). Il semble en outre quelque peu péremptoire d'affirmer que s'il existait, le fragment osseux aurait été observé lors de l'intervention de décembre 2017 sans même interpeller le docteur C.________ à ce propos. Quoi qu'il en soit, même à admettre l'absence de fragment osseux dans les suites immédiates de l'accident et jusqu'à l'exploration chirurgicale de décembre 2017, cela ne permet pas encore d'exclure une telle découverte en avril 2019. Autre est la question de savoir si le fragment osseux (éventuel) pourrait être imputé à l'accident de 2015 et constituer la source des douleurs du recourant. Quant au fait qu'une calcification, considérée par la médecin de la CNA comme "tout à fait plausible" puis "tout au plus possible", ne serait pas à l'origine des douleurs du recourant parce que celles-ci étaient préexistantes à la dernière infiltration pratiquée en octobre 2018, il n'est pas non plus convaincant. En effet, la présence d'une symptomatologie douloureuse antérieure à cette ultime infiltration ne signifie pas que la calcification évoquée ne jouerait aucun rôle dans les plaintes actuelles du recourant et qu'elle n'aurait pas contribué à l'exacerbation des douleurs, d'autant moins que la doctoresse G.________ préconise un traitement antalgique à cet égard.