Citation: 1B_286/2021 E. 1

Dans le cadre d'une instruction pénale dirigée en particulier contre B.________ pour escroquerie par métier, gestion déloyale, abus de confiance, blanchiment d'argent aggravé, faux dans les titres et banqueroute frauduleuse notamment, le Ministère public de la Confédération a ordonné, le 16 septembre 2016, le séquestre de l'immeuble dont la société A.________ AG est propriétaire à U.________. Cette décision a été confirmée par la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral, puis par le Tribunal fédéral (arrêt 1B_60/2017 du 11 mai 2017). Le Ministère public de la Confédération a engagé l'accusation auprès de la Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral le 20 février 2019. Par décision du 24 mars 2021, la Cour des affaires pénales a rejeté la requête de A.________ AG tendant à la levée du séquestre sur l'immeuble sis à U.________ et à sa vente au motif qu'il ne constituait pas un bien sujet à dépréciation rapide ou exigeant un entretien dispendieux nécessitant une réalisation immédiate. A.________ AG a recouru le 27 mars 2021 contre cette décision auprès de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral. Le Ministère public de la Confédération s'est déterminé le 21 avril 2021 en renvoyant à la décision attaquée. Par jugement du 23 avril 2021, frappé d'appel, la Cour des affaires pénales a notamment ordonné la confiscation de l'immeuble de bureaux appartenant à A.________ AG sis à U.________ ainsi que les loyers perçus et à percevoir. Par décision du 19 mai 2021, la Cour des plaintes a rayé la cause du rôle au motif qu'elle était devenue sans objet et mis les frais de la procédure à la charge de l'Etat. Par acte du 29 mai 2021, A.________ AG demande au Tribunal fédéral d'annuler cette décision. Elle requiert l'assistance judiciaire gratuite. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.