Citation: 6B_665/2017 E. 2.3

2.3. Le recourant développe une argumentation purement appellatoire et, partant, irrecevable, par laquelle il rediscute librement l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Il en va ainsi lorsqu'il s'étonne du fait que l'intimée n'eût pas rapporté à sa psychologue l'agression dont elle avait été victime à l'âge de 11 ans, ou du fait que celle-ci ne se fût pas remémorée les événements de 1999 et 2003 au moment où elle a été violée, selon ses dires, par un ex-copain et un moniteur de colonie. A cet égard, contrairement à ce que prétend le recourant, la cour cantonale n'a nullement versé dans l'arbitraire en considérant qu'il était crédible que l'intimée ne se fût remémorée les agressions subies à l'âge de 11, puis de 15 ans, qu'en 2012 seulement. L'argumentation du recourant est également appellatoire dans la mesure où elle tend à soutenir que l'intimée n'aurait jamais, alors qu'elle avait 11 ans, écrit une lettre dans laquelle elle décrivait celui-ci comme un "vieux pervers", sans démontrer en quoi l'autorité précédente aurait versé dans l'arbitraire à cet égard. Au demeurant, contrairement à ce que prétend le recourant, E.________ a déclaré s'être souvenue de la lettre en question, qui avait valu à l'intimée d'être disputée, même si elle ne s'en rappelait pas le contenu. De même, le recourant se contente d'affirmer n'avoir jamais gardé l'intimée en 1999, lorsque son père se trouvait en Australie, mais uniquement en 1996, à l'occasion d'un voyage à Las Vegas, sans démontrer en quoi l'autorité précédente aurait, de manière insoutenable, écarté sa version des faits, appuyée par D.________, au profit de celle de l'intimée, confirmée par divers autres témoins. S'agissant des faits survenus en 2003, le recourant développe également une argumentation appellatoire, par laquelle il rediscute l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Il en va ainsi lorsqu'il soutient que son épouse a toujours nié être entrée dans la chambre de l'intimée lors de l'agression, ou lorsqu'il prétend qu'il serait "insensé" d'avoir violé l'intimée lors de sa fête d'anniversaire, tandis que de nombreux convives se trouvaient à U.________. Le recourant fait par ailleurs grand cas du fait qu'aucun témoin ne se soit souvenu du pyjama reçu par l'intimée lors de son anniversaire, sans démontrer en quoi la cour cantonale aurait estimé, de manière insoutenable, que cela n'était pas anormal s'agissant de faits remontant à 2003. Enfin, le recourant met en cause la crédibilité de l'intimée, car cette dernière a prétendu qu'il s'en était pris à E.________, ce que la prénommée n'a pas confirmé. Outre qu'un tel élément n'apparaît pas de nature à affaiblir la crédibilité des déclarations de l'intimée concernant les agressions dont elle a été elle-même victime, il ressort du jugement attaqué que E.________ a indiqué, d'une part, que le recourant entrait fréquemment dans la salle de bain lorsqu'elle s'y trouvait étant enfant et, d'autre part, que celui-ci lui avait confié lui avoir fait prendre son sexe dans sa main durant ses jeunes années. On ne voit pas, partant, en quoi la cour cantonale aurait tiré des conclusions insoutenables des propos de l'intimée sur ce point. Au vu de ce qui précède, le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.