Citation: 4A_188/2016 E. 4.2.1

4.2.1. D'abord, le raisonnement qui le sous-tend repose sur une prémisse de fait qui ne peut pas être retenue. Il sied de préciser, à ce propos, que la date décisive, pour l'application de l'art. 42 (1) (d) du Règlement, est celle de la réception par l'arbitre du dossier qui lui a été transmis par le secrétariat de la Cour d'arbitrage (DE VITO BIERI/FAVRE SCHNYDER, in Swiss Rules of International Arbitration, Commentary, Zuberbühler/Müller/Habegger [éd.], 2e éd. 2013, nos 12 et 12a ad art. 42 du Règlement). Dans sa sentence, l'arbitre indique avoir reçu le dossier en date du 25 août 2015 (n. 14), indication qui est du reste corroborée par le sceau postal apposé sur l'avis de réception formant l'annexe n° 1 à sa réponse. Cette constatation relative au déroulement de la procédure arbitrale lie le Tribunal fédéral au même titre que les constatations ayant trait aux données factuelles de la cause au fond (arrêt 4A_342/2015 du 26 avril 2016 consid. 3, non publié in ATF 142 III 360). La recourante, d'ailleurs, n'invoque pas, en rapport avec cette constatation, l'une des exceptions permettant au Tribunal fédéral de revoir les faits retenus dans la sentence entreprise (cf., ci-dessus, consid. 3 i.f.). Face à cette constatation souveraine, l'erreur de plume commise de son propre aveu par l'arbitre dans sa lettre aux parties du 29 août 2015 et reprise par lui dans le calendrier de procédure établi le 1er octobre 2015 importe peu, d'autant moins qu'elle n'était pas susceptible d'entraîner un quelconque préjudice pour les parties. Rendue le 25 février 2016, la sentence attaquée l'a donc été dans les six mois après le 25 août 2015, date de réception du dossier par l'arbitre. La disposition réglementaire susmentionnée n'a donc pas été méconnue par l'arbitre.