Citation: 1C_45/2017 E. 1

Les recourants ne s'expriment pas sur cette question comme il leur incombait de le faire (cf. ATF 137 III 324 consid. 1.1 p. 329), considérant à tort être en présence d'une décision immédiatement attaquable. L'existence d'un préjudice irréparable n'est pas manifeste. Le Conseil d'Etat devra statuer sur les autres griefs des époux A.________ qui n'ont pas été traités. Rien ne permet d'affirmer à ce stade de la procédure qu'il rejettera le recours et confirmera l'autorisation de construire. Si tel devait être le cas, les recourants pourront contester la nouvelle décision du Conseil d'Etat auprès de la Cour de droit public puis, en dernier ressort, recourir contre l'arrêt rendu par cette juridiction auprès du Tribunal fédéral, s'agissant d'une décision finale, et l'arrêt cantonal incident du 28 octobre 2016 (cf. art. 93 al. 3 LTF). S'ils devaient ne rien trouver à redire à l'encontre de la nouvelle décision du Conseil d'Etat, ils pourront recourir directement auprès du Tribunal fédéral contre cette décision et l'arrêt cantonal incident du 28 octobre 2016 en reprenant les arguments développés dans le présent mémoire de recours (ATF 117 Ia 251 consid. 1b p. 255; 106 Ia 229 consid. 4 p. 236). L'allongement de la durée de la procédure et l'augmentation des coûts qui en résulte ne sont pas constitutifs d'un dommage irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF (ATF 135 II 30 consid. 1.3.4 p. 36). Les recourants ne s'expriment pas davantage sur la condition posée à l'art. 93 al. 1 let. b LTF. Rien ne permet en l'état d'affirmer que l'examen par le Conseil d'Etat du solde des griefs soulevés à l'encontre de l'autorisation de construire nécessiterait une procédure probatoire prenant un temps considérable et exigeant des frais importants. Il s'ensuit que l'arrêt entrepris ne peut pas faire l'objet d'un recours immédiat au Tribunal fédéral.