Citation: 6B_262/2020 E. 2.2

2.2. En l'espèce, la recourante rappelle qu'elle a pris des conclusions civiles dans le cadre de la procédure de révision de son jugement de divorce, ouverte devant le Tribunal civil de l'arrondissement de La Côte. Elle ne prétend pas qu'elle pourrait, en sus, faire valoir d'autres prétentions civiles, déduites directement de l'infraction d'escroquerie dont elle se plaint, dans le cadre de la procédure pénale, mais se borne à affirmer que la poursuite de l'instruction pénale serait susceptible d'influer sur le jugement de ses prétentions civiles par le Tribunal civil de l'arrondissement de La Côte. La recourante perd de vue que, ce faisant, elle ne fait aucunement état de prétentions civiles qui pourraient être formulées dans le cadre de la présente procédure pénale, mais allègue que la poursuite de la procédure pénale pourrait faciliter l'obtention des conclusions prises dans le cadre de la procédure de révision de son jugement de divorce. Or, l'intéressée n'est aucunement fondée à exiger des autorités qu'elles conduisent jusqu'à leur terme des poursuites pénales inopportunes uniquement pour la placer dans une position aussi favorable que possible dans son procès civil (cf. ATF 127 IV 185 consid. 1a p. 188; arrêt 6B_1000/2019 du 19 février 2020 consid. 6.1). En d'autres termes, la recourante ne peut s'opposer au classement de la procédure pénale en précisant qu'elle n'y fera pas valoir de prétentions civiles, simplement pour augmenter ses chances d'obtenir gain de cause dans un procès civil conduit en parallèle. Il s'ensuit que, au regard de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF, la recourante ne dispose pas de la qualité pour recourir sur le fond de la cause.