Citation: 4A_517/2022 E. 5

Les recourants soutiennent encore que l'intimé a résilié le contrat de mandat de manière abrupte, sans préavis, ce qui, au vu des lourdes conséquences pour eux, devait être considéré comme constitutif d'une violation de l'art. 398 CO. L'intimé ne pouvait ignorer que plusieurs avocats étaient déjà intervenus dans le dossier et qu'il ne serait pas facile de trouver un remplaçant à brève échéance. Les recourants affirment que la cour cantonale, pour nier une violation de l'art. 398 CO dans la résiliation abrupte, aurait exposé que le rapport d'expertise avait été rendu plus d'un mois après la résiliation par l'intimé de son mandat (cf. consid. 3.3.7 de l'arrêt attaqué). Ils soutiennent que cette considération apparaît étrangère aux réalités de la vie judiciaire et économique.