Citation: 1C_266/2023 E. 3

Le recourant fait ensuite valoir que la Chambre constitutionnelle aurait violé son droit d'être entendu en refusant sans aucune motivation d'auditionner les témoins dont il avait requis de manière régulière la comparution. Cette mesure d'instruction aurait permis de déterminer avec exactitude le moment où il a eu connaissance de l'article original de Heidi.news du 20 avril 2023, du "tweet" du Conseiller d'État Antonio Hodgers du même jour et du "retweet" du 21 avril 2023 par Philippe Morel. Le recourant estime également qu'après avoir reçu ses lettres des 12 et 14 mai 2023 ainsi que sa réplique du 16 mai 2023, la cour cantonale aurait dû lui octroyer un certain temps pour faire valoir ses preuves relatives au moment où il a pris connaissance de l'article original du 20 avril 2023, du "tweet" du même jour du Conseiller d'État Antonio Hodgers et du "retweet" du 21 avril 2023 de Philippe Morel ainsi que sur tout autre élément qu'elle jugeait comme étant un fait juridiquement pertinent. Il dénonce à ce propos une violation de son droit à la preuve et à la contre-preuve tel qu'il découle de l'art. 8 CC. Dès lors que le recourant soutient à juste titre avoir agi en temps utile en recourant dans les six jours suivant la publication des résultats du scrutin (cf. consid. 6 ci-dessous), il n'est pas nécessaire d'examiner les griefs tirés d'une violation du droit d'être entendu ou de l'art. 8 CC en lien avec la date à laquelle il aurait pris connaissance de l'article de presse de Heidi.news et du "tweet" du Conseiller d'État Antonio Hodgers.