Citation: 6B_511/2017 E. 2.2

2.2. L'argumentation du recourant est irrecevable dans la mesure où elle consiste à contester la réalisation de l'infraction en s'écartant de l'état de fait de la cour cantonale, dont l'intéressé n'a pas démontré qu'il serait entaché d'arbitraire (cf. consid. 1 supra). Le recourant soutient qu'il ne pouvait revêtir la qualité d'employeur, au sens de l'art. 117 al. 1 LEtr, dès lors qu'il a résilié son contrat de travail avec B.________ Sàrl avec effets au 31 juillet 2014. Or, il ressort de l'état de fait de la cour cantonale que le recourant a demandé à D.________ de se rendre, avec les ouvriers engagés, sur un chantier à J.________, où B.________ Sàrl n'était pas active. Il ressort également du jugement attaqué, d'une part, que F.________ travaillait pour le recourant et, d'autre part, que I.________ avait été recruté afin d'oeuvrer pour le compte de A.________ Sàrl. Les ouvriers n'ont ainsi pas été employés sans autorisation par B.________ Sàrl, mais par le recourant, personnellement ou par le biais de A.________ Sàrl, dont il était l'unique associé-gérant. Le recourant revêtait ainsi bien la qualité d'employeur au sens de l'art. 117 LEtr, dès lors qu'il a entrepris de faire exécuter une activité lucrative aux ouvriers concernés, pour son compte ou celui de sa société. L'élément subjectif de l'infraction est en outre réalisé, puisque la cour cantonale a retenu que le recourant savait que les ouvriers appréhendés le 4 août 2014 n'étaient pas, à l'exception de D.________, autorisés à exercer une activité lucrative en Suisse. Pour le reste, la circonstance aggravante de l'art. 117 al. 2 LEtr est réalisée, dès lors que le recourant a été condamné à quatre reprises, entre 2011 et juin 2014, pour infraction à l'art. 117 al. 1 LEtr.