Citation: 6B_154/2021 E. B

Par jugement du 3 novembre 2020, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel de A.________ et l'appel joint du Ministère public vaudois et confirmé le jugement de première instance. En résumé, elle a retenu les faits suivants: B.a. A.________ est né en 1950 à U.________. Cuisinier-hôtelier à la retraite, il vit dans un appartement protégé à V.________. Il a été marié à cinq reprises et divorcé quatre fois. Entre août 2016 et mars 2017, il a entretenu une relation avec C.B.________, mère de B.B.________. Le 18 mai 2017, il a épousé D.________, née en 1974. Le couple ne vit pas sous le même toit. D.________ travaille comme femme de chambre dans un hôtel de W.________ et vient voir son époux durant ses congés, à savoir trois ou quatre fois par mois. Depuis une année et demie, elle lui verse 200 fr. par mois et l'aide parfois à payer une facture. A.________ a déclaré avoir subi six AVC, entre 2005 et 2015 environ, et être suivi pour des problèmes cardiaques, ainsi que du diabète. B.b. Peu après son arrivée en Suisse en décembre 2015, C.B.________ est venue travailler à V.________ dans le restaurant E.________. Elle a fait la connaissance de A.________ et ils sont devenus intimes vers la fin du mois d'août 2016. Celui-ci l'a présentée à ses amis et il leur a dit qu'ils allaient se marier. Comme le studio dans lequel C.B.________ habitait était trop petit, A.________ lui a alors proposé de venir s'installer chez lui avec sa fille B.B.________, née en 2008, qui vivait à ce moment-là chez sa tante en Espagne. En janvier 2017, la jeune femme a emménagé chez lui avec sa fille, qui l'a rejointe en Suisse à ce moment-là. Il était en outre prévu qu'ils s'installent, en avril 2017, dans un appartement plus grand que A.________ lui avait dit avoir trouvé. Par ailleurs, A.________, qui était retraité, aidait C.B.________, en allant chercher B.B.________ à l'école à midi et en lui faisant à manger ou en l'emmenant au restaurant. B.c. C'est dans ce contexte que A.________ a, à plusieurs reprises, entre janvier 2017 et mi-février 2017, abusé sexuellement de l'enfant B.B.________, alors âgée de huit ans. B.c.a. A V.________, rue F.________, au domicile de A.________, dans lequel il vivait avec la victime et sa mère, probablement le 10 février 2017, pendant que B.B.________ était allée dans la salle de bain, A.________ s'est complètement déshabillé. Lorsque B.B.________ est sortie de la pièce, elle a vu que A.________ était assis, nu, sur un fauteuil avec les jambes écartées. Il lui a déclaré que si elle voulait aller au bar, ce qui faisait référence au restaurant " G.________ " à V.________, pour profiter du Wi-Fi et jouer avec sa tablette, il fallait qu'elle lui touche le sexe, tout en soulevant son propre sexe avec ses mains. B.B.________ s'est alors fâchée, lui a dit qu'il était fou et a refusé, tout en ayant eu peur et en étant un peu paniquée. Ensuite, A.________ s'est levé du canapé. Il a mis ses mains sous les habits de B.B.________ et il lui a touché la poitrine à même la peau. L'enfant l'a alors repoussé. A ce moment-là, A.________ s'est fâché et B.B.________ est partie se réfugier dans sa chambre. B.c.b. Dans les mêmes circonstances entre janvier 2017 et mi-février 2017, A.________ a, à plusieurs reprises, touché la poitrine de B.B.________ à même la peau. De plus, à une reprise, alors qu'il était en train de terminer son " massage ", il lui a déclaré " c'est comme ça que tu me plais " et il l'a enlacée. Par ailleurs, à environ quatre reprises, il lui a touché le sexe par-dessus ses habits, en passant sa main entre son pantalon et sa culotte et en faisant des mouvements de va-et-vient. Il lui a aussi, à plusieurs reprises, caressé les jambes, les épaules et l'entrejambe par-dessus ses habits. Enfin, il l'a enlacée, en passant ses bras autour d'elle et en lui agrippant les fesses avec ses mains. B.c.c. Le 6 mars 2017, C.B.________ a déposé une plainte pénale en son nom propre et, agissant comme représentante légale de sa fille B.B.________, au nom de celle-ci, et elle s'est constituée partie civile, chiffrant ses prétentions à 3'000 francs. B.d. Le 18 mai 2017, à savoir à peine plus de deux mois après s'être séparé de C.B.________, A.________ s'est marié avec D.________, originaire du Kosovo dans le but d'éluder les dispositions de la législation sur les étrangers. Ce mariage faisait suite à une demande de tolérance de séjour déposée par D.________, le 24 février 2017, date à laquelle A.________ et C.B.________ vivaient toujours ensemble, auprès du Service de la population afin qu'elle puisse engager une procédure de mariage avec A.________. Par ailleurs, le 1er mars 2017, une tolérance de séjour d'une durée de six mois avait été accordée à D.________ et son mariage avec A.________ lui a permis d'obtenir une autorisation de séjour au titre du regroupement familial.