Citation: 5A_37/2021 E. A

A.a. Les époux A.________, tous deux nés en 1948, se sont mariés le 20 juillet 1979. Par contrat de mariage, passé le 11 juillet 1979 devant notaire, les parties ont soumis leur union au régime de la séparation de biens. Elles sont les parents de deux enfants, nés l'un en 1979 et l'autre en 1985. A.b. Les époux se sont séparés au cours de l'année 2007 selon A.A.________ et durant l'année 2000 selon B.A.________. Ils sont toutefois encore tous deux domiciliés dans la maison familiale sise au chemin D.________ à U.________ (GE) et ont tous deux déclaré continuer à y habiter, B.A.________ indiquant dormir occasionnellement chez sa compagne et A.A.________ habiter partiellement depuis 2009 dans un appartement lui appartenant à V.________ (France). A.c. Les faits suivants ont été retenus en instance cantonale: A.c.a. A.A.________ a travaillé à E.________ jusqu'à la naissance du premier enfant du couple. Elle a ensuite effectué un stage d'avocat puis travaillé comme collaboratrice à mi-temps au sein d'une étude pour un salaire de l'ordre 2'500 fr. par mois jusqu'en 1989. En 1990, elle s'est mise à son compte. Elle a allégué avoir arrêté le volet judiciaire de son activité en 1998. Elle a estimé les revenus tirés de son activité d'indépendante, exercée à mi-temps depuis le début, ce que conteste B.A.________ qui fait valoir qu'elle a toujours travaillé à plein temps, ainsi que des revenus tirés de biens immobiliers lui appartenant mis en location, à 3'000 fr. par mois au total. Elle affirme avoir cessé toute activité professionnelle depuis le 21 février 2010 à la suite d'un accident. Depuis le 1er janvier 2012, elle perçoit une rente simple AVS de 2'162 fr. par mois. A teneur de la taxation fiscale de A.A.________ pour l'année 2006, sa fortune mobilière s'élevait à 169'218 fr. Aucun document actualisé n'a été produit. A.A.________ est seule propriétaire de plusieurs biens immobiliers situés en Allemagne, en Suisse et en France, dont les valeurs vénales ont été fixées sur la base d'expertises judiciaires. A.c.b. B.A.________ a mené l'essentiel de sa carrière professionnelle en qualité de salarié au sein de C.________. Depuis le 1er août 2010, il est à la retraite. Il perçoit depuis lors, de son institution de prévoyance, une rente mensuelle nette de 8'977 fr. 85 et une rente AVS d'un montant de 2'340 fr. Il réalise également un revenu accessoire qu'il estime à 375 fr. par mois tiré de son activité de juge assesseur auprès du F.________. Il ressort de l'attestation émise par la caisse de pension de B.A.________ que le montant de la prestation de libre passage ayant donné droit à la rente précitée s'élevait à 1'604'730 fr. jusqu'au 31 juillet 2010, dont 1'567'383 fr. (au plus) acquis pendant le mariage. Selon son avis de taxation pour l'année 2008, la fortune mobilière de B.A.________ était de 804'323 fr., montant qui incluait deux prêts octroyés aux enfants du couple pour un montant total de 368'216 fr. Aucun document actualisé n'a été produit. En 2014, le capital 3ème pilier de 175'000 fr. accumulé par B.A.________ a été versé sur ses comptes titres. A.c.c. A.c.c.a. Le 31 octobre 1980, les époux ont acquis au prix de 250'000 fr. en copropriété à raison d'une moitié chacun l'immeuble D.________ à U.________ (GE), qui est devenu le domicile familial. L'achat de cet immeuble a été notamment financé par des emprunts contractés conjointement et solidairement par les parties, soit un prêt hypothécaire de 80'000 fr., dont le solde s'élève à 60'200 fr., et un prêt de 50'000 fr. auprès du père de B.A.________ remboursé à hauteur de 22'958 fr. par les parties et de 27'042 fr. par B.A.________, ce montant ayant été porté en déduction de la part successorale à la mort de son père en 2004. Le solde du financement, par 120'000 fr., avait été réglé de manière inégale par les parties, A.A.________ ayant financé l'acquisition de la part de copropriété de son époux à raison de 42'500 fr. L'immeuble possédait deux dépôts en annexe qui ont été loués de nombreuses années par les parties, les loyers perçus étant déposés sur le compte personnel de B.A.________. Les loyers ainsi encaissés étaient utilisés pour payer les intérêts hypothécaires et les amortissements de l'emprunt relatif à l'immeuble, dont chacun des époux devait s'acquitter au prorata de ses revenus. A.c.c.b. Les parties ont également été copropriétaires d'un immeuble à W.________ (Vaud). Ce bien a été vendu en 1998 et le bénéfice a été partagé par moitié entre les parties (116'358 fr. chacun) par le notaire ayant instrumenté la vente, après déduction du solde de l'emprunt hypothécaire. En mai 2000, B.A.________ a versé à A.A.________ une somme de 3'480 fr. 25 au titre de " solde W.________ " et "Dép. fin Adm. Impôts Lausanne 1 ".