Citation: 1A.311/2005 27.07.2006 E. B

A.________ exploite en ville de Lausanne un établissement public. Elle est domiciliée dans un autre quartier de la ville. A.________ a obtenu durant quelques années un macaron "entreprises" l'autorisant à garer son véhicule sans limite de temps sur les cases de stationnement du secteur centre-ville (secteur "L"), où se trouve son établissement. Le 7 octobre 2003, elle a demandé le renouvellement pour une année supplémentaire de cette autorisation spéciale (macaron). L'office du stationnement de la ville lui a répondu, le 21 octobre 2003, qu'elle ne remplissait pas les conditions prévues par les prescriptions municipales, car elle n'avait pas démontré le caractère indispensable de l'utilisation du véhicule, étant précisé qu'au sens de l'art. 7 let. b desdites prescriptions, un véhicule est indispensable si, sans lui, le fonctionnement même du commerce est mis en cause de façon tangible. L'office du stationnement ajoutait qu'il était tenu désormais de se montrer plus restrictif dans la délivrance des macarons, vu le "succès grandissant de ces autorisations". Le 10 décembre 2003, la direction communale de la sécurité publique a confirmé le refus d'autorisation signifié par l'office du stationnement. A.________ a recouru contre cette décision auprès de la municipalité. Cette autorité a rejeté le recours dans ses séances du 15 juillet et du 25 novembre 2004. Avant la notification de la décision motivée, A.________ avait été informée que la municipalité, ayant refusé à plusieurs intéressés le renouvellement du macaron "entreprises", avait adopté la position suivante: "Admettre de manière restrictive que peuvent seules être mises au bénéfice des macarons: a) les entreprises dont l'activité paraît directement et clairement liée à l'usage d'un véhicule (entreprises de livraison ou de dépannage); b) les entreprises qui transportent plusieurs fois par jour des objets qui peuvent difficilement être déplacés autrement, en raison de leur volume, de leur encombrement, de leur poids, de leur fragilité, etc.".