Citation: 5A_945/2022 E. 7.2

7.2. En l'espèce, l'autorité cantonale a considéré qu'il ne se justifiait pas de déroger à la règle de la répartition de l'excédent par "grandes et petites têtes", pour les motifs suivants. Le mari assumait certes à la fois l'entretien en nature et en argent de l'enfant mineur, mais ce facteur de pondération était contrebalancé par plusieurs éléments. Il bénéficiait en effet d'une situation économique très favorable, contrairement à l'épouse qui ne parvenait pas à couvrir ses charges au moyen de ses revenus. En choisissant de vendre, après la séparation, sa participation dans la société qu'il avait créée, il avait en outre librement décidé de renoncer à une source de revenus de 4'377 fr. 30 par mois en moyenne, ce qui représentait plus de 20% de son revenu total; or, il n'était pas vraisemblable qu'il l'ait fait de manière à s'en trouver économiquement désavantagé. Par ailleurs, la capacité d'épargne du mari était importante, contrairement à celle, quasiment inexistante, de l'épouse et il serait à première vue en mesure de s'assurer un niveau de vie largement supérieur à celui de celle-ci après la retraite, même en tenant compte du partage de la prévoyance professionnelle. Enfin, une charge d'aide de ménage d'un montant de 300 fr. par mois avait été retenue pour le mari uniquement.