Citation: 5A_227/2010 09.07.2010 E. 2

Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir retenu de manière arbitraire que le mariage était présumé avoir eu un impact important sur la situation des parties. 2.1 En application des critères établis par l'art. 125 CC, une contribution d'entretien n'est due que si le mariage a concrètement influencé la situation financière de l'époux créancier («lebensprägend»). Si le mariage a duré au moins dix ans - période à calculer jusqu'à la date de la séparation des parties (ATF 132 III 598 consid. 9.2 p. 600) -, il est présumé avoir eu une influence concrète; dans ce cas, on admet que la confiance dans la continuation du mariage et dans le maintien de la répartition des rôles convenue librement par les parties mérite objectivement d'être protégée (ATF 135 III 59 consid. 4.1 p. 61 et les références). 2.2 L'autorité cantonale a constaté que les parties avaient été mariées pendant plus de vingt ans et que leur vie commune avait duré plus de quinze ans. Elle en a déduit que leur union était présumée avoir eu un impact important sur leur situation financière. Le recourant le conteste. Il relève qu'aucun enfant n'est issu de l'union des parties, laquelle n'a pas non plus entraîné de déracinement culturel ou linguistique. Il fait aussi valoir qu'après le mariage, l'intimée a travaillé durant un an auprès d'une banque, puis comme maman de jour et, enfin, à temps partiel dans une crêperie jusqu'en 2001. Le mariage n'aurait donc eu qu'un impact très réduit sur la situation économique de celle-ci. Ces allégations ne suffisent pas à renverser la présomption de fait tirée de la durée du mariage supérieure à dix ans, admise par la jurisprudence, d'autant qu'il résulte de l'arrêt attaqué que l'épouse, titulaire d'un CAP français d'employée de commerce, n'a travaillé qu'un an dans sa branche, pour ne plus occuper ensuite que des emplois à temps partiel ne nécessitant guère de formation. De toute manière, le recourant n'a pas remis en cause, tant en instance cantonale que dans le présent recours, le principe même de l'allocation d'une contribution d'entretien en faveur de l'intimée, se bornant à se plaindre du montant, voire de la durée de celle-ci. Autant qu'il est recevable (art. 75 al. 1 LTF), le grief est dès lors mal fondé.