Citation: 6B_412/2013 E. 1

L'autorité cantonale a par conséquent violé le droit fédéral en n'accordant pas l'assistance judiciaire au recourant au motif qu'elle ne pouvait évaluer sa situation financière actuelle. Au demeurant, aucun élément ne permet de penser que la situation financière du recourant se serait améliorée et qu'il disposerait désormais de moyens suffisants pour assumer les frais liés à la défense de ses intérêts. Le niveau de vie et les revenus au Nigéria, où il a été renvoyé à l'issue de la procédure pénale dont il a fait l'objet, sont notoirement très inférieurs à ceux qui prévalent en Suisse et il doit être admis que même s'il disposait d'un emploi dans son pays, le recourant ne serait pas en mesure de rémunérer un avocat en Suisse pour faire valoir ses droits. Au surplus, la demande du recourant n'est pas dépourvue de toute chance de succès. La cour cantonale a par ailleurs considéré dans son jugement, également rendu le 6 mars 2013, à la suite de l'arrêt de la cour de céans du 13 novembre 2012, que pour fixer le montant d'une éventuelle indemnité fondée sur l'art. 429 CPP, la cause devait être renvoyée en première instance pour être instruite, en particulier, sur une éventuelle faute commise par le recourant, au motif qu'il aurait compliqué l'enquête en changeant notamment sa version des faits. Il est dès lors nécessaire que le recourant soit assisté d'un défenseur dans ce cadre. Il se justifie dès lors d'accorder l'assistance judiciaire au recourant dans le cadre de la demande en indemnisation qu'il a formée, sans que cette défense d'office soit restreinte à la seule procédure qui s'est déroulée devant l'autorité cantonale à la suite du renvoi de la cause par la cour de céans, comme semble le soutenir l'autorité cantonale aux termes de ses déterminations.