Citation: 5A_759/2017 E. 4

Comme l'admet le recourant, l'ordonnance entreprise est une décision incidente, rendue en matière civile (art. 72 al. 1 LTF), qui ne peut faire l'objet d'un recours immédiat au Tribunal fédéral que si elle peut causer un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF (ATF 137 III 475 consid. 1). L'intéressé soutient que cette condition est réalisée: même s'il obtient finalement gain de cause, aucune réparation ne sera possible pour la période pour laquelle il aura été privé de l'appartement; en outre, il n'a pas les moyens de se reloger en une aussi courte période, faute d'avoir une famille en Suisse, un contrat de travail de durée indéterminée et des économies; s'il venait à conclure un nouveau bail durant la période d'instruction de l'appel, il ne pourrait pas faire face aux obligations de deux contrats de location. Cette opinion ne peut être suivie. D'après la jurisprudence de la Cour de céans - dont il n'y a pas lieu de s'écarter ici -, les inconvénients découlant du fait de devoir déménager et se reloger pour la durée de la procédure d'appel cantonale n'entraînent pas un préjudice juridique, mais un dommage économique, qui n'est pas pertinent au regard de la norme précitée (arrêt 5A_300/2014 du 21 mai 2014 consid. 1.4). Cette pratique connaît certes une exception lorsque l'attribution du logement est liée à la garde des enfants (arrêt 5A_558/2012 du 18 septembre 2012 consid. 1), mais une pareille hypothèse n'est pas réalisée dans le cas présent.