Citation: 6B_154/2017 E. 2.4.3

2.4.3. Au terme de l'expertise réalisée en 2009 à la demande du TAPEM, la Dresse D.________ a indiqué que le risque que présentait le recourant demeurait inchangé. L'intéressé avait notamment agressé plusieurs membres du personnel, tant en milieu carcéral qu'hospitalier. L'experte a relevé que le recourant refusait les soins psychiatriques qui lui étaient proposés et que, dans l'idéal, il devrait être détenu dans un établissement permettant de lui injecter des neuroleptiques sous contrainte dès que cela s'avérait nécessaire. Elle a précisé qu'à la suite de l'une de ses hospitalisations, en décembre 2007, le recourant avait présenté une "discrète amélioration de son état" grâce à plusieurs injections de neuroleptiques sous contrainte. En se fondant sur cette expertise, le TAPEM a, dans son jugement du 24 avril 2009, ordonné que le recourant soit soumis à une mesure thérapeutique institutionnelle en milieu fermé, en reprenant à son compte les indications la Dresse D.________ selon lesquelles cette mesure devait permettre une prise en charge psychiatrique ainsi qu'une médication régulière, soit un traitement neuroleptique injectable. Selon l'experte, à laquelle le TAPEM s'est rallié, le recourant devait ainsi être placé dans un "espace médicalisé, très contenant, sécurisé, qui permettrait l'administration rapide d'un traitement sous contrainte, dès que nécessaire" (art. 105 al. 2 LTF; jugement du 24 avril 2009, p. 8). En définitive, ni la Dresse D.________ ni le TAPEM n'a estimé que la prison de C.________ constituait un cadre inapproprié pour le recourant, ou que cet établissement n'offrait pas à l'intéressé les soins psychiatriques dont il avait besoin mais qu'il refusait systématiquement. L'opportunité d'un placement dans un espace médicalisé n'a été évoqué que dans la mesure où il aurait permis des injections de neuroleptiques sous contrainte. Or, dans son jugement, le TAPEM a conclu à l'impossibilité d'administrer de force un tel traitement hors des situations de crises (art. 105 al. 2 LTF; jugement du 24 avril 2009, p. 14). Ainsi, seules restaient envisageables des injections de neuroleptiques lors d'urgences, ce dont bénéficiait déjà le recourant à C.________, respectivement à l'UCP où il était alors transféré.