Citation: I 629/04 15.03.2006 E. 3

Le raisonnement de l'autorité cantonale de recours selon laquelle les troubles somatoformes douloureux n'ont un caractère invalidant que s'ils sont accompagnés d'une comorbidité psychiatrique relève d'une lecture erronée de la jurisprudence du Tribunal fédéral des assurances. On rappellera que si, dans certains cas d'espèce, la Cour de céans a nié l'existence d'une incapacité de travail significative résultant de troubles somatoformes douloureux en l'absence de comorbidité psychiatrique grave (VSI 2000 p. 156), elle a rappelé à diverses reprises que cet arrêt ne peut être interprété en ce sens que des troubles de ce type ne seraient susceptibles de fonder une invalidité au sens de la LAI qu'en relation avec une telle comorbidité (arrêts Q. du 8 août 2002 [I 783/01] et L. du 6 mai 2002 [I 275/01]). Un tel schématisme ne saurait en effet s'accorder avec la complexité de la problématique du caractère invalidant des troubles somatoformes douloureux (voir sur ce point, ATF 130 V 352 et 131 V 49).