Citation: 6B_922/2022 E. 7.2

7.2. La cour cantonale a retenu que l'intégration économique du recourant était mitigée, dans la mesure où il avait accumulé des dettes et faisait l'objet de poursuites à hauteur de 21'155 fr. 45 et d'actes de défaut de biens pour 16'293 fr. 20, que ses liens avec sa première fille K.________ avaient été inexistants pendant 14 ans pour n'être qu'épisodiques ensuite, que les liens entretenus avec ses enfants L.________ et M.________ n'étaient pas plus étroits, que les contacts épistolaires entretenus en prison pourraient se poursuivre en cas d'expulsion et qu'il était douteux que des contacts plus intenses se créassent, que ce soit avec sa première fille ou avec les deux enfants qu'il avait eus avec l'intimée, son droit de visite sur ces derniers ayant été suspendu depuis son incarcération. Elle a par ailleurs relevé que le recourant parle le portugais et qu'il a sept frères et soeurs au Portugal. Elle a jugé que c'était à raison que les premiers juges avaient tenu compte de la gravité des infractions retenues contre le recourant ainsi que du risque élevé de récidive relevé par les experts pour considérer qu'une mesure d'expulsion s'imposait, l'intérêt public à l'expulsion l'emportant sur l'intérêt privé du recourant à demeurer en Suisse. La durée de l'expulsion prononcée en première instance, soit dix ans, était par ailleurs proportionnée à l'importance de la peine infligée ainsi qu'aux liens ténus que le recourant entretient avec la Suisse.