Citation: 1P.297/2003 19.08.2003 E. 1

Le recours de droit public n'est recevable que si le grief ne peut pas être soumis par un autre moyen de droit au Tribunal fédéral ou à une autre autorité fédérale (art. 84 al. 2 OJ). Le condamné peut, en particulier, former un pourvoi en nullité pour violation du droit pénal matériel (art. 269 al. 1 PPF). Ce que l'auteur de l'infraction savait, voulait ou ce dont il acceptait l'avènement, fait partie du contenu de la pensée et la constatation de celui-ci relève de l'établissement des faits qui ne peut en principe pas être examiné dans le cadre du pourvoi en nullité (art. 269 al. 2, 273 al. 1 let. b, 277bis al. 1, deuxième phrase, PPF; ATF 121 IV 249 consid. 3a/aa p. 253; 119 IV 3 consid. 5a, 50 consid. 3a, 118 IV 174 consid. 4 et les arrêts cités). En l'occurrence, la cour cantonale a retenu que sous couvert de la critique de l'art. 261bis CP et du jugement du 10 avril 2000, le recourant avait saisi l'occasion d'une nouvelle diffusion d'idées antisémites et négationnistes illicites. Le recourant conteste cette appréciation, en faisant valoir qu'il s'est placé uniquement sur le terrain de la défense de la liberté d'expression. Les trois articles incriminés auraient servi d'appui à sa thèse que l'art. 261bis CP, dont il postule l'abrogation, serait incompatible avec la Constitution et inapplicable à son cas. La reproduction de ces textes aurait tout au plus aidé à la démonstration d'une opinion, ce qui exclurait toute intention délictuelle. Ce grief qui a trait à la constatation des faits est recevable dans le cadre du recours de droit public.