Citation: 6B_688/2014 E. 26.3

26.3. Le recourant soutient que le dommage, partant l'infraction de gestion déloyale aggravée, n'aurait été réalisé qu'au moment où les montants détournés ont quitté les comptes de DDD.________. L'acte d'entrave devant porter sur des valeurs patrimoniales provenant d'un crime, il serait nécessaire que l'infraction préalable soit entièrement consommée. Par conséquent, les transferts de DDD.________ en faveur de V.________ (jugement attaqué consid. 4.14.3 p. 326), de GGG.________ et de OO.________ (jugement attaqué consid. 4.15.1 p. 327) et de OOO.________ (jugement attaqué consid. 4.16.3 p. 329) ne pourraient être qualifiés d'actes de blanchiment, faute d'être le produit d'un crime consommé. Comme déjà relevé (cf. supra consid. 25.5.3), l'infraction de gestion déloyale a été réalisée dès que les montants provenant de MUS sont parvenus sur les comptes de DDD.________. Ils constituaient, dès ce moment, le produit d'un crime qui pouvait être blanchi. Leurs transferts subséquents pouvaient ainsi constituer un acte propre à entraver l'identification de leur origine, leur découverte ou leur confiscation. Le grief du recourant est infondé.