Citation: 4A_170/2017 E. C

C.a. Le 29 mars 2017, le Club (ci-après: le recourant) a formé un recours en matière civile (cause 4A_170/2017). Invitant, tout d'abord, le Tribunal fédéral à constater la recevabilité du recours (ch. 1), puis à compléter les faits constatés dans la sentence en prenant en compte ceux qu'il reproche à l'arbitre d'avoir ignorés en violation de son droit d'être entendu (ch. 2), le recourant conclut à ce que la I re Cour de droit civil annule la sentence du 27 février 2017 (ch. 3) puis, statuant à nouveau, dise que le TAS est compétent pour traiter l'appel qui lui a été soumis le 9 décembre 2015 contre la décision prise le 12 novembre 2015 par la CCA/CNOSC (ch. 4); subsidiairement à cette dernière conclusion, il requiert la Cour de céans de constater que son appel a été déposé en temps utile (ch. 5) et de renvoyer le dossier au TAS pour instruction et décision sur le fond (ch. 6); subsidiairement aux conclusions nos 4 à 6, le recourant sollicite le renvoi du dossier au TAS afin qu'il rende une nouvelle sentence, cette fois-ci incidente, dans le sens des considérants, puis statue au fond (ch. 7); enfin, il demande au Tribunal fédéral de débouter tout opposant de toute autre conclusion (ch. 8). Le recourant reproche à l'arbitre d'avoir violé son droit d'être entendu (art. 190 al. 2 let. d LDIP), de s'être déclaré à tort incompétent en méconnaissant les règles pertinentes du droit camerounais (art. 190 al. 2 let. b LDIP) et d'avoir rendu une sentence incompatible avec l'ordre public (art. 190 al. 2 let. e LDIP) sous l'angle des principes de la bonne foi et de la non-discrimination. Dans sa réponse du 5 juillet 2017, la FECAFOOT (ci-après: l'intimée) a conclu au rejet du recours. Le TAS en a fait de même au terme de sa réponse du 15 août 2017. En date du 1er septembre 2017, le recourant a déposé une réplique dans laquelle il déclare maintenir ses conclusions initiales. L'intimée et le TAS ne se sont pas déterminés sur cette écriture. C.b. Le 18 avril 2017, la FECAFOOT (ci-après: la recourante) a, elle aussi, formé un recours en matière civile (cause 4A_194/2017), fondé sur l'art. 190 al. 2 let. c LDIP, en invitant le Tribunal fédéral à annuler le chiffre 2 du dispositif de la sentence rendue le 27 février 2017 par le TAS dans la même cause. Au terme de sa réponse du 14 juillet 2017, le Club (ci-après: l'intimé) a conclu à l'irrecevabilité du recours. Quant au TAS, il a conclu au rejet de celui-ci à la fin de sa réponse du 15 août 2017. C.c. Par lettre du 13 avril 2018, la Présidente de la I re Cour de droit civil, ayant eu vent de la décision, prise le 23 août 2017 par le Bureau du Conseil de la FIFA, de nommer un Comité de Normalisation chargé, entre autres missions, d'organiser l'élection d'un nouveau Comité exécutif de la FECAFOOT, décision qui, selon toute vraisemblance, avait entraîné le remplacement des organes contestés par le recourant, à commencer par le président M.________, a écrit à chacune des parties une lettre l'invitant à lui faire savoir si cette décision, dont l'échéance du 28 février 2018 paraissait avoir été reportée au 31 août 2018, n'avait pas rendu sans objet l'un et l'autre recours. Répondant par lettre de son avocat du 17 avril 2018, avec copie aux mandataires de l'intimée, le recourant a indiqué qu'il avait toujours un intérêt actuel et pratique à l'admission de son recours, dès lors qu'il n'avait pas saisi le TAS, puis le Tribunal fédéral, pour obtenir la constatation de l'usurpation de pouvoirs imputée à M.________, mais dans le seul but d'obtenir la réintégration du précédent Comité exécutif. L'intimée, quant à elle, n'a pas répondu à ladite lettre.