Citation: 1A.112/2001 08.08.2001 E. A

A.- Le 4 mai 1998, puis le 18 juin suivant, le Tribunal d'instruction n° 11 de Malaga a adressé à la Suisse une demande d'entraide judiciaire pour les besoins d'une enquête pénale ouverte pour escroquerie, obtention frauduleuse de subventions, contrebande et faux. Dans sa demande initiale, le magistrat requérant expose qu'un total de 14000 tonnes d'huile d'origine turque et tunisienne auraient été débarquées au Portugal entre les mois de juin 1993 et novembre 1994, et n'auraient été que partiellement dédouanées. L'huile aurait ensuite été introduite en Espagne par M.________ comme huile communautaire, sur la base de fausses factures des sociétés Z.________ et E.________, permettant ainsi d'obtenir des subventions de la part de l'Etat espagnol, pour le compte de la Communauté européenne, ce qui serait confirmé par les documents saisis en mains de M.________. La demande fait encore état de l'implication supposée de R.________ et I.________. E.________ aurait été créée à la seule fin de faire croire à la provenance communautaire de l'huile, par des ventes fictives. Des fausses factures de A.________ auraient été découvertes. La demande complémentaire fait notamment état de l'implication de la société G.________, à Genève, contrôlée par le groupe I.________. Une perquisition est requise au siège de cette société afin de connaître ses relations avec M.________ et A.________, ainsi que l'audition de ses responsables et la recherche de ses avoirs bancaires. Le 9 juin 1998, puis le 13 juillet suivant, la Direction générale des douanes (ci-après: DGD, à qui l'Office fédéral de la police avait délégué l'exécution de cette demande) est entrée en matière, considérant que les actes décrits pourraient constituer des escroqueries fiscales. La présence d'enquêteurs étrangers a été admise. La direction du IIIe arrondissement des douanes, à Genève, était chargée de l'exécution.