Citation: I 406/05 13.07.2006 E. 6

En l'occurrence, il s'agit d'examiner si l'octroi au recourant, d'une demi-rente d'invalidité dès le 1er janvier 1997 (décision du 17 mai 2000) était manifestement erroné. Dans un rapport du 23 juin 1997, le docteur B.________ avait diagnostiqué un syndrome cervico-brachial bilatéral, sur troubles dégénératifs arthrosiques C3 à C7, une protrusion discale et un canal cervical étroit. Il avait attesté une capacité résiduelle de travail de 50 % dans l'activité habituelle de coiffeur. L'assuré a été examiné par le docteur V.________, lequel a estimé justifié une incapacité de travail de 25 % au moins, dans l'activité de coiffeur, depuis le 15 janvier 1996 et de 50 % dès la date de son rapport (10 décembre 1999). Se fondant sur ces avis médicaux, l'office AI cantonal a fixé l'invalidité à 50 % par décision du 17 mai 2000, ce qui a donné lieu à l'octroi d'une demi-rente d'invalidité à partir du 1er janvier 1997. Pour cela, l'administration a considéré, pour l'essentiel, que l'assuré, incapable de travailler à 50 % dans sa profession habituelle de coiffeur n'était en mesure de réaliser que la moitié du gain qu'il aurait obtenu sans atteinte à la santé. Lorsqu'il a rendu sa décision de rente du 17 mai 2000, l'office AI était suffisamment informé sur la nature des troubles subis par le recourant, ainsi que sur leurs conséquences sur sa capacité de gain dans sa profession habituelle de coiffeur indépendant. Or, compte tenu de la pathologie de l'assuré (cervicalgies) l'exercice de la profession de coiffeur n'était manifestement pas idoine, dès lors qu'elle sollicite la nuque de manière importante. Par ailleurs, le dossier ne contenait aucun élément médical permettant de penser qu'une activité dans un autre domaine n'était pas réalisable ou exigible. Comme l'assuré ne manifestait aucun désir de changer d'orientation professionnelle, l'administration aurait dû déterminer la capacité de travail de l'intéressé dans une activité adaptée et procéder à une comparaison du revenu hypothétique (connu) comme personne valide et du revenu d'invalide calculé sur la base des statistiques salariales. En d'autres termes, la méthode d'évaluation de l'invalidité du recourant, appliquée à l'époque en cause, n'était pas conforme à la loi. A la lumière de ce qui précède la décision initiale de rente du 17 mai 2000 apparaît manifestement erronée au sens de la jurisprudence précitée.