Citation: 9C_567/2023 E. 4.3

4.3. La recourante soutient que l'intimée avait déjà été au courant, à travers l'OIPM, de la qualification du prêt de simulé le 21 août 2013, soit avant que les décisions de taxation la concernant soient rendues pour les périodes fiscales 2013 à 2015. En outre, elle fait valoir que l'absence de remboursement du montant de 50'000 fr. au 31 décembre 2014 - auquel s'était engagé E.________ dans son courrier du 3 septembre 2013 - "était connue" lorsque les décisions de taxation (des 1er octobre 2015 et 14 juin 2016) pour les périodes fiscales 2014 et 2015 avaient été rendues. En l'occurrence, la recourante se contente d'affirmer que le moment où l'intimée aurait eu connaissance de la qualification du prêt de simulé "par l'OMPI" se situerait en 2013. Elle ne remet toutefois nullement en cause que la première décision de taxation de l'OMPI à l'égard de la Société, par laquelle il reconnaissait un prêt simulé datait du 2 septembre 2016, comme l'a constaté la juridiction cantonale. Par ailleurs, la contribuable perd de vue que selon la jurisprudence, il n'existe aucune négligence grave imputable à l'autorité de taxation si les taxateurs du service des personnes physiques n'ont pas connaissance d'informations dont disposent ceux du service des personnes morales (consid. 4.1 supra). Or l'office de l'impôt a été informé par l'OMPI de l'existence de prestations appréciables en argent le 4 février 2019 (consid. A.e supra), soit postérieurement à la décision du 2 septembre 2016. De même, dans sa décision sur réclamation du 29 mars 2022 concernant la recourante, à laquelle celle-ci se réfère pour se prévaloir de l'absence de remboursement du prêt par son père, l'ACI a mentionné l'instruction menée par l'OMPI, dont le résultat n'a été communiqué à l'office de l'impôt que le 4 février 2019. La procédure de rappel d'impôt a par conséquent été introduite et menée conformément aux art. 151 ss LIFD. Le grief de la contribuable est infondé. b) Griefs relatifs au prêt simulé