Citation: 6B_1032/2016 E. 2

Le recourant conteste cette manière de voir et invoque un établissement inexact des faits. Il reproche à l'autorité précédente d'avoir violé son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst) et son droit à la preuve (art. 107 al. 1 let. e CPP). Il considère qu'en lui refusant l'expertise demandée, l'autorité précédente a agi de façon arbitraire et contraire à l'art. 139 al. 2 CPP, car elle ne pouvait pas procéder à une appréciation anticipée des preuves dans les circonstances du cas présent. Il affirme que le juge s'est substitué à l'expert en prétendant, sans le justifier, qu'une expertise ne pouvait plus être faite en raison de l'écoulement du temps. Selon le recourant, un expert aurait encore pu constater d'éventuels défauts de conception ou de fabrication, un déréglage subséquent à la mise en service ou un endommagement de l'appareil lui-même. De plus, le recourant conteste la tardiveté de la demande d'expertise. Il fait valoir que c'est à l'occasion d'un service effectué sur la voiture en cause à la fin octobre 2015 qu'il a découvert, de façon fortuite, l'existence de la défectuosité du compteur de vitesse et qu'en conséquence, il ne pouvait pas invoquer ce vice auparavant.