Citation: I 593/05 08.11.2006 E. 4

4.1 L'expertise confiée aux docteurs M.________ et T.________ a aussi mis en évidence une discordance majeure entre les doléances du recourant et les constatations objectives. Elle a confirmé partiellement les soupçons de la doctoresse D.________, dans la mesure où elle faisait état, en plus des diagnostics connus, d'un syndrome d'exclusion du membre supérieur gauche et d'une boiterie démonstrative du membre inférieur gauche (exagérée, caricaturale, voire grotesque), sans substrat organique objectivable, en relation avec un syndrome douloureux somatoforme persistant, sans comorbidité psychiatrique (pas d'éléments en faveur d'une affection anxieuse, dépressive, psychotique ou d'un trouble de la personnalité); les experts en déduisaient une pleine capacité de travail et l'absence de limitations fonctionnelles. On relèvera encore que la gonarthrose diagnostiquée a été qualifiée de débutante par la doctoresse C.________, Institut de radiologie de Sion (rapport du 17 novembre 2003) 4.2 Il apparaît ainsi que l'intéressé tente en vain de remettre en question l'ensemble des éléments médicaux concordants figurant au dossier au moyen du seul certificat d'incapacité totale de travail établi par la doctoresse D.________ en avril 2005. On ne saurait toutefois considérer cet objectif comme atteint dès lors que ce certificat émane du médecin traitant, qu'il concerne une période limitée (du 1er au 30 avril 2005), ne fait pas référence à l'anamnèse et ne comporte aucune description ou appréciation de la situation médicale, ni conclusions motivées (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a), contrairement à l'expertise et aux autres documents médicaux qui constituent un ensemble logique, cohérent et complet d'investigations appropriées aux affections diagnostiquées, traitements entrepris, améliorations constatées et séquelles persistantes alléguées, débouchant sur des résultats commentés, analysés et unanimes.