Citation: 6B_212/2024 E. 3.3.2

3.3.2. La cour cantonale fait sienne la motivation du jugement de première instance quant à la fixation de la peine et y renvoie (arrêt attaqué, consid. 4.3). En substance, elle retient de la sorte les éléments suivants: La culpabilité du recourant est grave. Il a escroqué un montant important, à savoir USD 1'634'250, à un client qui lui faisait confiance, après avoir lui-même créé ce rapport de confiance. Il a fait preuve d'un comportement sans scrupules, déployant une grande énergie criminelle, un sans-gêne ainsi qu'un mépris total de l'intimé 2 qui lui faisait confiance. Le recourant a agi dans le seul et unique but - purement égoïste - de se débarrasser d'un débiteur qui devenait de plus en plus pressant et de satisfaire ses besoins personnels ainsi que son train de vie. Il a agi par pur appât du gain, sans tenir compte de l'impact que son comportement aurait sur sa victime. S'agissant des facteurs liés à l'auteur, il est relevé que le recourant ne figure pas au casier judiciaire. Sa collaboration à la procédure pénale doit être qualifiée de médiocre, dès lors qu'il n'a absolument rien admis. Le recourant n'a de surcroît manifesté aucune prise de conscience ni d'empathie pour l'intimé 2, se plaçant lui-même à ses côtés en tant que victime de M.________, lequel serait le seul et unique responsable à ses dires. S'agissant de la situation personnelle, il est tenu compte que le recourant est fortuné et touche un salaire confortable, en dépit de quoi il n'a toutefois jamais remboursé le moindre centime à l'intimé 2, alors même qu'il répète inlassablement depuis des années qu'il fait une affaire d'honneur que de le rembourser. La cour cantonale procède en outre à l'actualisation de la situation personnelle du recourant, ajoutant que celui-ci est en détention depuis le 12 mai 2023 dans le cadre d'une autre procédure ouverte contre lui selon ce qui ressort de l'extrait du casier judiciaire et que le rapport de comportement de la prison du 4 janvier 2024 ne fait pas état de problèmes particuliers. Elle précise encore que le prévenu a déclaré aux débats d'appel avoir tout perdu, être sans le sou et que ses sociétés sont toutes endettées, avant de conclure que l'actualisation de la situation personnelle n'entraîne pas une appréciation différente de la quotité de la peine.