Citation: U 238/99 14.02.2000 E. 4

4.- L'argumentation du recourant n'est pas pertinente. En effet, selon la déclaration d'accident LAA du 16 octobre 1996, il s'est fait mal au dos le 15 octobre 1996, en voulant aider une patiente qui s'étouffait et en utilisant la méthode de Heimlich. Or, la déclaration d'accident est censée avoir été remplie par l'employeur de façon complète et conforme à la vérité (art. 53 al. 3 première phrase OLAA). Certes, dans le cas particulier, l'intimée, par lettre du 19 juin 1998, a interpellé l'employeur, afin de vérifier le bien-fondé de la déclaration de l'assuré sur le déroulement de l'événement du 15 octobre 1996, formulée dans le descriptif joint à l'opposition contre la décision du 2 décembre 1997. Il en résulte qu'il ne manquait sur la déclaration d'accident LAA du 16 octobre 1996 qu'un élément connu à l'époque des faits, à savoir que la patiente avait perdu connaissance. En conséquence, selon l'employeur, la patiente avait certainement transmis la totalité de son poids sur l'infirmier, mais il n'a jamais été question de chute du recourant, qui n'en a pas parlé (réponse du 30 juin 1998 de la clinique X.________, Direction des ressources humaines). Dès lors, la survenance d'une chute ne saurait être retenue. Selon le rapport médical initial LAA du 28 octobre 1996, il n'était pas non plus question d'une chute. En effet, c'est en faisant une manoeuvre selon la méthode de Heimlich, chez une patiente qui avait avalé quelque chose de travers et qui perdait connaissance, que le recourant a ressenti une douleur dorsale irradiant jusque dans l'épaule droite. Il est ainsi établi que le 15 octobre 1996, alors que le recourant procédait selon la méthode de Heimlich, il a ressenti une douleur dorsale jusque dans l'épaule droite en voulant aider la patiente qui s'étouffait et qui perdait connaissance. Il n'apparaît donc pas qu'un quelconque facteur extraordinaire ait marqué cet incident, qui n'excède pas le cadre des événements et des situations que l'on peut, objectivement, qualifier de quotidiens ou d'habituels pour un infirmier expérimenté travaillant dans une clinique de psychiatrie gériatrique (voir aussi ATF 116 V 139 consid. 3c; comp. RAMA 1994 no U 180 p. 38 consid. 3a). Cela étant, le caractère accidentel de l'événement doit être nié. Le recours est mal fondé de ce chef.