Citation: 1B_414/2016 E. 3

Le recourant s'en prend au traitement conjoint de ses recours qui, si on le comprend bien, n'aurait d'autre fin que de rendre impossible un recours effectif auprès du Tribunal fédéral. Il soutient que la Chambre des recours pénale aurait dû les traiter séparément par souci d'équité. Il ne prétend pas qu'en procédant de la sorte, l'autorité intimée aurait contrevenu à une disposition légale ou constitutionnelle expresse. Il ne suffit pas de se référer à l'équité ou d'alléguer la violation du droit à un recours effectif ancré à l'art. 13 CEDH pour répondre aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF. La recevabilité de tels griefs suppose l'articulation de critiques circonstanciées (ATF 136 II 101 consid. 3 p. 105), claires et précises, répondant aux exigences de motivation accrues déduites de l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). Une telle argumentation fait défaut. On ne voit au demeurant pas en quoi le fait d'avoir traité dans un seul et même arrêt les recours et demandes de récusation serait inéquitable ou aurait empêché ou rendu plus compliqué la saisine du Tribunal fédéral. L'arrêt attaqué indique de manière suffisamment détaillée les raisons pour lesquelles ses recours et demandes de récusation ont été soit rejetés soit déclaré irrecevable pour que le recourant puisse le contester en connaissance de cause que ce soit dans son intégralité ou sur l'un ou l'autre des points litigieux. Selon le recourant, le procédé de la Chambre des recours pénale consistant à mettre en avant les éléments favorables au Procureur et en arrière-plan ceux qui plaideraient en faveur de la récusation de ce magistrat illustrerait la volonté de l'autorité intimée de protéger le Ministère public "en dépit de ses intérêts légalement protégés et manifestes". Il n'indique toutefois pas quels éléments expressément évoqués dans ses demandes de récusation auraient été occultés, comme il lui appartenait de le faire. Il n'allègue au surplus aucune circonstance qui permettrait d'étayer une volonté quelconque de la juridiction cantonale de recours de protéger le Ministère public. Sur ce point, le recours est insuffisamment motivé et frôle la témérité. Pour le surplus, le recourant ne développe aucune argumentation en lien avec la motivation retenue par la Chambre des recours pénale pour confirmer l'ordonnance de séquestre, écarter ses demandes de récusation ou déclarer irrecevable son recours du 21 septembre 2016. Au regard des exigences déduites des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF, il n'appartient pas au Tribunal fédéral d'examiner d'office si cette motivation est soutenable et conforme au droit fédéral.