Citation: I 302/03 19.03.2004 E. A

A.a C.________, né en 1954, a travaillé en qualité de serrurier en bâtiment. Souffrant dès 1996 d'un syndrome lombo-spondylogène gauche sur troubles statiques, d'une coxarthrose débutante et de troubles statiques au niveau des pieds, il a subi plusieurs périodes d'incapacité de travail. Par décision du 6 juin 2000, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (l'office AI) a rejeté une demande de prestations que l'assuré avait formée le 17 août 1999, au motif que le taux d'invalidité était de 22 %. L'administration a retenu que l'assuré pouvait travailler dans une activité légère à plein temps, avec un rendement diminué. A.b Le 1er décembre 2000, invoquant l'apparition de douleurs au niveau de la hanche droite et une péjoration de son état de santé, l'assuré a demandé à l'office AI de réviser son cas et de fixer son taux d'invalidité à 100 %. A l'appui de sa requête, il a produit un rapport du docteur W.________, spécialiste en rhumatologie, du 22 janvier 2001. Ce médecin y faisait état d'un syndrome vertébral lombaire chronique avec sciatalgies gauches et droites intermittentes sur troubles statiques et dégénératifs, de légère discopathie et arthrose postérieure L5-S1, de cervicarthrose (uncodisarthrose C5-C6 avec tendomyose cervico-scapulaire), de coxarthrose droite débutante, d'un status après cure chirurgicale d'hallux valgus droit, et de tendance à la fibromyalgie. Selon le docteur W.________, le taux d'incapacité de travail de l'assuré dans une activité de serrurier en bâtiment pouvait être estimé à 70 %. En revanche, dans un travail léger permettant d'alterner les positions debout ou assise, sans port de charges, à l'instar d'emplois dans l'industrie légère ou éventuellement de postes de magasinier dans une entreprise automatisée, la capacité de travail serait de 50 %. Le prénommé a aussi recommandé de procéder à un examen psychiatrique de son patient afin de connaître une éventuelle composante de ce type, car les atteintes somatiques ne lui semblaient pas expliquer le tableau dramatique d'incapacité totale de travail qu'il alléguait. L'administration est entrée en matière sur la demande. Parmi les divers avis médicaux qu'elle a recueillis figure un rapport de la clinique de réhabilitation Y.________ du 27 avril 2001. Dans ce document, les docteurs T.________ et H.________ confirment le diagnostic somatique du docteur W.________, en attestant également que la capacité de travail de l'assuré est de 50 % dans un emploi adapté (évitant les positions statiques prolongées et le port de charges lourdes). Par ailleurs, l'office AI a confié un mandat d'expertise psychiatrique au docteur M.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Dans son rapport du 8 janvier 2002, ce psychiatre a attesté que l'assuré souffrait d'un trouble somatoforme douloureux persistant sans comorbidité psychiatrique significativement invalidante. Par décision du 5 août 2002, l'administration a rejeté la demande. Elle a considéré que les troubles psychiques de l'assuré n'avaient pas d'incidence sur sa capacité de travail et que les affections rhumatologiques demeuraient inchangées.