Citation: 6B_703/2024 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a considéré que le recourant ne pouvait pas se prévaloir de la clause de rigueur décrite à l'art. 66a al. 2 CP. Certes, cela faisait 39 ans qu'il vivait en Suisse et y travaillait. Il n'en demeurait pas moins que son intérêt privé devait céder le pas face à l'intérêt public important à son expulsion. En effet, le recourant ne pouvait pas se prévaloir d'une particulièrement bonne intégration en Suisse. La cour cantonale a souligné qu'il avait de solides attaches en Macédoine du Nord, dès lors que sa femme, ses filles majeures et ses petits-enfants y vivaient. De plus, il y retournait plusieurs fois par année et envoyait régulièrement de l'argent à ses proches restés dans son pays d'origine. Il n'avait ainsi pas de parents proches en Suisse, à l'exception de cousins et cousines. Même si, après une période de chômage, il avait finalement retrouvé du travail, il s'agissait toutefois de missions temporaires et il n'avait toujours pas entrepris des démarches afin de rembourser le préjudice subi par l'aide sociale. La cour cantonale a d'ailleurs relevé qu'il préférait envoyer de l'argent à sa famille lorsqu'il le pouvait. Enfin, le recourant n'avait pas démontré qu'il serait impossible pour lui de retrouver un travail en Macédoine du Nord. La cour cantonale a à ce titre rappelé qu'il avait travaillé dans différents secteurs d'activité en Suisse et qu'il avait donc acquis des connaissances dans divers domaines. Il n'était dès lors pas à craindre qu'il ne puisse retrouver un emploi dans son pays d'origine.