Citation: 2P.196/2002 03.12.2002 E. 2

Le recourant se plaint d'une violation de son droit à un procès équitable et d'une violation de son droit d'être entendu. 2.1 Il critique tout d'abord le fait que le jugement déféré "n'indique pas les voies ni les délais de recours", ce qui, à l'en croire, serait "contraire aux règles élémentaires de la procédure judiciaire et à la constitution". Ce moyen est manifestement mal fondé. Le recours de droit public est en effet un moyen de droit subsidiaire, pour violation des droits fondamentaux; il ne s'inscrit nullement dans le prolongement des voies de droit cantonales, mais fait l'objet d'une procédure entièrement nouvelle et distincte. II s'agit ainsi d'une voie de droit extraordinaire, qui, comme telle, n'a pas à être mentionnée dans les décisions de dernière instance cantonale. 2.2 Le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu, pour le motif que le Tribunal administratif a fait "abstraction des preuves d'une partie des recherches d'emploi" qu'il lui avait présentées. Force est toutefois de constater que les recherches d'emploi en cause sont, pour la plupart, antérieures à la renonciation de son statut d'indépendant et n'étaient de toute façon pas suffisantes pour dispenser l'intéressé d'entreprendre les démarches proposées par l'Hospice général. Dans ces conditions, le Tribunal administratif pouvait considérer que les pièces produites n'étaient pas pertinentes et confirmer la décision de l'Hospice général, pour le motif que le recourant avait volontairement omis d'épuiser toutes les possibilités que lui offrait la législation cantonale sur l'assurance-chômage, en particulier en refusant de requérir un emploi temporaire auprès de l'OCE. Le moyen tiré d'une violation du droit d'être entendu n'est donc pas davantage fondé.