Citation: 5A_429/2024 E. 9.4

9.4. Il découle de la jurisprudence susmentionnée qu'il convient de se référer à l'ensemble des prestations d'entretien fournies par le débirentier pour apprécier si le débirentier a assumé son obligation d'entretien pendant la période rétroactive (cf. supra consid. 9.1). La cour cantonale ne pouvait donc pas se limiter à retenir que le recourant n'avait pas satisfait à son obligation d'entretien entre la séparation et le dépôt de la requête de mesures protectrices de l'union conjugale, en se basant sur les seuls versements de 4'000 fr. par mois à l'épouse, mais se devait plus largement de prendre en considération l'ensemble des frais que le recourant a directement assumés au titre de l'entretien de sa famille. Du reste, hormis les frais de déménagement dont elle a jugé sans arbitraire qu'il ne s'agissait pas de frais d'entretien, la cour cantonale a pris en considération les 16'899 fr. 50 de frais d'écolage privé des enfants, les 2'896 fr. 93 de la carte " Migrol " et les 7'769 fr. 39 de carte de crédit de l'intimée réglés par le recourant dans le calcul des montants déjà versés à imputer sur les contributions d'entretien jusqu'au 31 décembre 2022 (arrêt entrepris, p. 63) et l'intimée ne démontre pas dans sa réponse qu'il devait être fait abstraction de ces montants pour apprécier si le recourant avait satisfait à son obligation d'entretien. Cela étant, la question de savoir si le recourant a assumé cette obligation pendant la période rétroactive dépend de la détermination de sa capacité financière pendant cette même période. Dans la mesure où la cour cantonale doit à nouveau se prononcer sur le montant des revenus du recourant (cf. supra consid. 5), il n'y a pas lieu en l'état de se pencher plus avant sur les critiques du recourant en lien avec le caractère rétroactif des contributions d'entretien.