Citation: I 718/03 17.08.2004 E. A

D.________, née le 17 février 1961, de nationalité portugaise, est arrivée en Suisse en janvier 1985. Elle y a travaillé en qualité de vendeuse et de cuisinière. Le 18 mai 1999, elle a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité, afin de bénéficier d'un reclassement dans une nouvelle profession. Le docteur R.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et médecin traitant de l'assurée, a consigné ses conclusions dans un rapport médical du 15 juillet 1999. Le docteur O.________, spécialiste FMH en médecine interne et spécialiste en maladies rhumatismales, en a fait de même dans un rapport médical du 18 juillet 1999. L'Office cantonal de l'assurance-invalidité de Genève a confié une expertise au docteur W.________, spécialiste FMH en rhumatologie et médecine physique. Dans un rapport du 28 décembre 2001, ce praticien a posé les diagnostics de lombalgies occasionnelles sur troubles de la posture dans le plan sagittal et sur discopathies de L4-L5 et L5-S1 devenues asymptomatiques, de séquelles de périarthropathie de la hanche droite, non calcifiante, et de surcharge pondérale. Il concluait qu'il n'y avait pas de critère médical pour ne pas exiger une reprise de travail à 100 % comme vendeuse ou comme technicienne de surface. Dans un projet de décision du 16 avril 2002, l'office AI a avisé D.________ qu'elle ne présentait aucune incapacité de travail de longue durée et n'était donc pas invalide au sens de la loi. L'assurée a contesté le projet de décision. Elle se référait notamment à une expertise du docteur B.________, chirurgien FMH, effectuée pour le compte de la Bâloise Assurances. Ce spécialiste, dans un rapport du 27 avril 1999, indiquait que la patiente étant finalement en investigation clinique, une incapacité de travail totale, vu sa profession, devait être admise. Par décision du 21 août 2002, l'office AI, pour les motifs exposés dans son projet de décision, a rejeté la demande.