Citation: 5P.248/2003 21.11.2003 E. A

D.X.________, ressortissant turc domicilié en dernier lieu à Istanbul (Turquie), est décédé dans cette ville le 26 octobre 1999. Il a laissé pour héritiers sa troisième épouse, B.X.________ (ci-après: la mère), leur fille commune, C.X.________ (ci-après: la fille), et un fils né d'une précédente union, A.X.________ (ci-après: le fils). Le défunt, de son vivant industriel, disposait d'une importante fortune placée, en particulier, sur des comptes bancaires ouverts tant en Suisse qu'en Turquie. Par décision définitive du 8 novembre 1999, le Tribunal de paix d'Istanbul a fixé la part successorale de la mère à 2/8 et celles de la fille et du fils à 3/8 chacun. Le 10 avril 2002, les héritiers ont signé une convention réglant les modalités du partage des avoirs successoraux sis en Turquie. Le lendemain, 11 avril, ils sont venus en Suisse pour procéder au partage, selon les mêmes proportions que celles arrêtées pour les biens turcs, des avoirs bancaires au nom du de cujus. Les montants figurant sur les comptes en question représentaient, au jour du partage et selon les allégations non contestées de la mère et de la fille, 34'623'128 fr. Il s'y ajoute un autre compte présentant, au jour du décès, un solde positif de 1'698'525 USD.