Citation: 4A_20/2015 E. 4

La recourante conclut à ce qu'une seule et unique prolongation du bail au 30 juin 2015 soit accordée aux intimés, comme les juges de première instance l'avaient décidé. Elle requiert également des mesures d'exécution à cette date. Pour leur part, les intimés, dans l'hypothèse où le congé anticipé serait valable, demandent au Tribunal fédéral de renvoyer la cause à la cour cantonale afin que celle-ci se prononce sur les deux conclusions subsidiaires qu'ils avaient formulées dans leur appel du 15 septembre 2014, lesquelles portaient sur l'annulation du congé donné prétendument de mauvaise foi et sur la prolongation du bail pour une durée de quatre ans. Il est à noter qu'au stade de l'appel, les intimés ne réclamaient plus, à titre subsidiaire, une indemnité fondée sur l'art. 266g al. 2 CO, prétention rejetée par le Tribunal des baux.