Citation: 7B_691/2023 E. 4.5

4.5. La cour cantonale a considéré que même si un motif grave devait être retenu au sens de l'art. 92 CP, l'intérêt public à ce que le recourant exécute sa peine devait primer l'intérêt privé de ce dernier à rester en liberté. Le recourant admet expressément l'intérêt public à l'exécution de la peine (recours, p. 8). Il conteste cependant la prise en compte - dans la pesée des intérêts en présence - des inquiétudes communiquées par des tiers à la SPESP et à l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte s'agissant d'une possible mise en danger des trois enfants mineurs avec lesquels il vit actuellement. Or, si, comme il le relève, aucune procédure n'a été ouverte contre lui à cet égard, il n'était toutefois pas insoutenable de prendre en considération les préoccupations exprimées par des tiers liées à une éventuelle récidive - élément considéré du reste comme très secondaire (cf. décision attaquée, p. 14 in fine) -, vu la gravité des infractions commises à réitérées reprises sur sa fille adoptive et pour lesquelles il a été condamné à 7 ans de peine privative de liberté (cf. let. A supra), étant rappelé que les actes d'ordre sexuel et les viols commis sur cette dernière ont perduré jusqu'en 2016, alors qu'il était âgé de 68 ans. Ainsi, la prise en considération de l'état de santé du recourant, de la possibilité de mettre en oeuvre des prestations médicales en prison, en collaboration, le cas échéant, avec des spécialistes externes, de même que la gravité des faits commis permettaient à la cour cantonale de considérer, compte tenu notamment de l'intérêt public à préserver la crédibilité du système pénitentiaire, l'effectivité des peines et l'égalité dans la répression, qu'astreindre le recourant à exécuter sa peine était conforme au droit.