Citation: 2C_342/2024 E. 3.4

3.4. Quoi qu'en disent les recourants, les deux dispositions précitées n'ont enfin pas été violées du simple fait que la Cour de justice se soit éloignée de certaines allégations des recourants que les enfants auraient possiblement pu réitérer ou confirmer lors d'une éventuelle audition, comme leur prétendue absence de connaissance de la langue albanaise. Ni l'art. 29 al. 2 Cst. ni l'art. 12 CDE n'imposent en effet de considérer chaque déclaration orale de l'enfant comme véridique. À partir de là, l'autorité précédente pouvait procéder à une appréciation anticipée de leur force probante et renoncer sans arbitraire à leur administration en retenant, comme en l'espèce, qu'elles auraient vraisemblablement été opérées pour les besoins de la cause.