Citation: 6B_1252/2023 E. 2.3.1

2.3.1. Dans l'arrêt attaqué, la cour cantonale a jugé que la peine d'ensemble adéquate aurait dû s'élever à 90 jours-amende (70 + 20) et à une amende additionnelle de 2'000 fr. en raison de l'absence totale de prise de conscience et de remords du recourant. Pour arriver à cette quotité, elle a jugé que la culpabilité du recourant, pour l'infraction de contrainte, était moyennement grave et devait être sanctionnée de 90 jours-amende, réduits à 70 jours pour tenir compte du degré de réalisation de la tentative. À celle-ci devait s'ajouter une peine pécuniaire de 40 jours-amende pour diffamation, réduite à 20 jours-amende pour tenir compte du principe de l'aggravation (art. 49 al. 1 CP), infraction pour laquelle la culpabilité du recourant a été jugée moyenne et son comportement en procédure mauvais. Les deux tiers du délai de prescription étant atteints et le jugement ayant été rendu presque deux ans après le dépôt de la déclaration d'appel, la cour cantonale a décidé de réduire la peine pécuniaire de 10 jours-amende en raison du temps écoulé depuis les faits (art. 48 let. e CP) et de 20 jours-amende supplémentaires en raison de la violation du principe de célérité (art. 5 CPP). La peine pécuniaire d'ensemble s'élevant à 60 jours-amende à 170 fr. le jour et l'amende à 1'700 fr. (- 300 francs).