Citation: 6B_1215/2020 E. 3.4

3.4. En substance, le recourant prétend que ses allégations ne seraient pas attentatoires à l'honneur. Il soutient que l'expression " relations intimes " ne signifierait pas uniquement " relations sexuelles ", mais également " relation étroite ". Il ne fait pourtant aucun doute que, dans les circonstances particulières du message litigieux, les destinataires non prévenus ne peuvent qu'attribuer la signification de " relations sexuelles " à l'expression utilisée par le recourant. Celui-ci soutient qu'il ne serait pas démontré que le fait d'avoir des relations intimes avec une patiente constituerait une faute déontologique. Toutefois, le recourant lui-même, dans le message litigieux, a présenté ces relations intimes comme l'un des motifs pour lesquels l'intimée n'aurait pas eu sa place dans le groupe et a justifié le licenciement de celle-ci en raison de ce comportement. Outre que le recourant invoque lui-même dans son message une faute déontologique, un tel comportement d'une thérapeute envers une patiente apparaît réprouvé par les conceptions morales. A cela s'ajoute, comme l'a souligné la cour cantonale, que l'usage par le recourant des guillemets indiquait une forme de sarcasme et démontrait le caractère méprisant des propos du recourant. La cour cantonale n'a ainsi pas violé le droit fédéral en estimant que les propos du recourant étaient attentatoires à l'honneur. Infondé, le grief du recourant doit être rejeté.