Citation: 4A_502/2021 E. 4.2

4.2. Le recourant aurait aussi voulu faire constater que "les circonstances particulières de la signature des contrats n'avaient pas échappé au Ministère public". Loin d'expliquer en quoi cette affirmation nébuleuse pourrait influer sur le sort de la cause, il se contente de renvoyer à son mémoire d'appel. Un tel procédé est a priori insuffisant (cf. ATF 133 II 396 consid. 3.2 i.f.; 126 III 198 consid. 1d). Quoi qu'il en soit, il appert que le passage concerné (en p. 15 de l'appel) contient quelques citations extraites de l'ordonnance de classement; l'appelant a certes veillé à les relier à la pièce topique, mais pas à des allégations introduites en procédure, ce qu'il devrait en principe faire au stade de l'appel déjà (cf. HURNI, op. cit., RJB 2020 p. 76 et la formule utilisée par les tribunaux cantonaux bernois et zurichois; sur la prohibition du formalisme excessif, cf. arrêt 4A_412/2021 du 21 avril 2022 consid. 3.2). Au demeurant, ces condensés de l'ordonnance enseignent que l'enquête pénale n'est pas non plus parvenue à lever les zones d'ombre entourant cette affaire, notamment quant à la conduite de Z.________ AG, qui n'a pas démontré avoir subi des "pressions de temps". Du reste, si l'instruction avait livré quelques clés, l'une ou l'autre partie n'aurait pas manqué de le faire savoir dans le procès civil. Quant au fait que le procureur n'a pas pu retenir une tromperie intentionnelle du garagiste, respectivement une astuce, il n'est pas décisif, pour le motif déjà que l'art. 146 CP - régissant l'escroquerie - et l'art. 28 CO ne posent pas les mêmes conditions (cf. aussi l'art. 53 CO, auquel la Cour d'appel s'est référée implicitement). L'art. 28 CO ne présuppose pas une astuce, et la jurisprudence a souligné à réitérées reprises que la négligence de la partie dupée ne l'empêche pas d'invoquer le dol du cocontractant: celui-ci pèse plus lourdement que celle-là (arrêt 4A_141/2017 du 4 septembre 2017 consid. 3.1.4; 4A_533/2013 du 27 mars 2014 consid. 4.3; 4C.325/2005 du 23 novembre 2005 consid. 3.4 i.f.; voir aussi SCHMIDLIN/CAMPI, in Commentaire romand, 3e éd. 2021, n° 20 i.f. ad art. 28 CO; SCHWENZER/FOUNTOULAKIS, in Basler Kommentar, 7e éd. 2020, n° 14a ad art. 28 CO; SCHMIDLIN, Berner Kommentar, 2e éd. 2013, nos 75 et 80 ad art. 28 CO; cf. la position particulière de VISCHER/GALLI, in PJA 2017 p. 1404 s., selon lesquels l'art. 28 CO requerrait une tromperie astucieuse).