Citation: 6B_690/2021 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a exposé que la peine privative de liberté, la peine pécuniaire d'ensemble et l'amende d'ensemble étaient des peines complémentaires en raison de concours rétrospectifs. Le recourant a été condamné, après la commission de la tentative de lésions corporelles graves reprochée en l'occurrence, à une peine privative de liberté de 60 jours par ordonnance pénale du ministère public du canton de Fribourg le 2 octobre 2020 pour violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires. Ainsi, la cour cantonale a fixé une peine privative de liberté pour la tentative de lésions corporelles graves de 14 mois, qu'elle a aggravée en raison de l'infraction de violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires. Puis, elle a soustrait les 60 jours de peine privative de liberté (peine prononcée le 2 octobre 2020) pour obtenir la peine privative de liberté complémentaire de 13 mois et 10 jours (cf. jugement entrepris, para. 14.3, p. 24). S'agissant de la peine pécuniaire, la cour cantonale a fixé une peine pécuniaire de 30 jours-amende pour les vols, sanction pénale la plus élevée, constituant la peine de base. Elle a aggravé cette peine de 27 jours-amende pour la contrainte, de 30 jours-amende pour les dommages à la propriété, de 20 jours-amende pour les menaces et de 3 jours-amende pour l'injure proférée à l'encontre de C.________, de 27 jours-amende (condamnation dans l'ordonnance pénale du 3 octobre 2019) et de 26 jours-amende (condamnation dans l'ordonnance pénale du 5 février 2020) pour les violences ou menaces contre les autorités et les fonctionnaires, et de 7 jours-amende pour l'injure. Elle a encore soustrait les 85 jours de peine pécuniaire (peines prononcées dans les ordonnances pénales du 3 octobre 2019, 5 février 2020 et 2 octobre 2020) pour obtenir la peine pécuniaire complémentaire de 85 jours-amende (cf. jugement entrepris, para 14.8, p. 26). Enfin, la cour cantonale a fixé une amende de 350 fr. en tant que peine complémentaire aux amendes contraventionnelles prononcées par le Ministère public du Jura bernois-Seeland, Agence moutier, le 5 février et par le Ministère public du canton de Fribourg, le 2 octobre 2020. S'agissant des éléments relatifs à la tentative de lésions corporelles graves, il est renvoyé au consid. 2.2 supra. En outre, la cour cantonale exposait que la contrainte et le dommage à la propriété, ayant suivi la tentative de lésions corporelles graves, avaient été commis alors que le recourant se trouvait toujours dans un état de colère, ce dernier ayant de grosses difficultés à se canaliser. La contrainte, soit le fait d'avoir empêché son frère de téléphoner à leur mère, était un cas très léger par rapport aux autres infractions de ce type. L'infraction ne pouvait toutefois pas être banalisée, en particulier au vu de l'attitude tyrannique du recourant envers son frère. Le recourant s'était également laissé guider par sa colère et avait aussi agi pour un motif futile en ce qui concernait les faits à l'encontre de C.________. Les menaces à l'encontre de ce dernier étaient très imagées et, proférées sur une durée de 4 heures, leur nombre était important, le recourant n'arrivant manifestement pas à se calmer, malgré le mutisme de sa victime. Les termes utilisés étaient forts. Quand bien même la publication facebook de C.________ avait été rédigée sans tact, cela n'expliquait pas le débordement verbal belliqueux du recourant qui n'était pas personnellement concerné par celle-ci. Quant aux injures, elles restaient banales et n'avaient pas été proférées publiquement. En ce qui concernait les autres infractions, le recourant avait agi par simple commodité et pur égoïsme. Il avait ainsi bloqué un automate à billets de train afin d'éviter de payer un titre de transport entre W.________ et X.________. Il avait ce faisant causé un préjudice de 1'126 fr. 50 à la société D.________ SA, afin de s'épargner la modique somme d'environ 8 fr. (billet de train à plein tarif). Il s'était également emparé d'objets appartenant à son frère avec facilité, puisqu'ils étaient à portée de sa main, sans le moindre égard pour ce dernier, plus jeune que lui. Il en était de même pour l'infraction de voies de fait, puisqu'il s'était permis de lui donner une gifle. S'agissant des éléments relatifs à l'auteur, il est également renvoyé au consid. 2.2 supra.