Citation: 9C_732/2023 E. 1

Par courrier du 13 juin 2019, l'Administration fiscale cantonale du canton de Genève (ci-après: l'Administration fiscale) a informé B.A.________ et A.A.________ (ci-après: les contribuables) de l'ouverture d'une procédure en rappel d'impôt et en soustraction fiscale, tant pour l'impôt fédéral direct que pour les impôts cantonaux et communaux (ci-après: ICC) des années 2009 à 2016. Elle considérait qu'il ressortait notamment des "éléments probants" en sa possession que les contribuables vivaient en ménage commun et que malgré leur imposition séparée et le départ du contribuable de Genève dans le courant de l'année 2005, celui-ci avait maintenu le centre de ses intérêts vitaux auprès de son épouse, domiciliée dans le canton de Genève. Par décision du 20 août 2021, confirmée sur réclamation le 16 novembre 2021, l'Administration fiscale a assujetti B.A.________ de façon illimitée aux ICC pour les périodes fiscales 2009 à 2016. Statuant par jugement du 22 septembre 2022, le Tribunal administratif de première instance de la République et canton de Genève (ci-après: le TAPI) a admis le recours des contribuables et a annulé la décision sur réclamation du 16 novembre 2021. En bref, il a considéré notamment que les rappels d'impôt avaient été effectués tardivement, puisque l'autorité intimée n'avait pas initié les procédures correspondantes dès qu'elle avait eu connaissance des faits déterminants sur lesquels elle se fondait; l'exception de la péremption du droit de taxer du canton de Genève était dès lors réalisée. Par arrêt du 17 octobre 2023, la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre administrative (ci-après: la Cour de justice), a admis le recours de l'Administration fiscale, a annulé le jugement du TAPI du 22 septembre 2022 et lui a renvoyé la cause au sens des considérants. En substance, la Cour de justice a considéré que le TAPI ne pouvait pas être suivi lorsqu'il avait retenu qu'il existait un faisceau d'indices connus de l'intimée bien avant le 31 [recte: 30] juin 2019 qui aurait été propre à entraîner la déchéance du droit de l'Administration fiscale d'ouvrir une procédure de rappel d'impôt. Partant, la cause devait être renvoyée au TAPI, qui n'avait pas examiné la question de l'assujettissement du contribuable, mais seulement celle de la péremption, afin qu'il traite de cette question. Agissant par la voie du recours en matière de droit public, B.A.________ et A.A.________ concluent à l'annulation de l'arrêt cantonal du 17 octobre 2023. A titre principal, ils demandent à ce la déchéance du droit de l'Administration fiscale d'ouvrir une procédure de rappel d'impôt soit confirmée; à titre subsidiaire, ils concluent à ce que la cause soit renvoyée à "l'une des autorités inférieures pour complément et nouvelle décision". L'Administration fiscale conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité du recours et subsidiairement à son rejet. Le Service cantonal des contributions du canton du Valais conclut à l'admission de celui-ci. Les contribuables se sont encore déterminés.