Citation: 2A.183/2001 27.03.2002 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 127 IV 148 consid. 1a p. 151; 127 I 92 consid. 1 p. 93; 127 II 198 consid. 2 p. 201 et les références). 1.1 Déposé en temps utile et dans les formes prescrites par la loi contre une décision rendue en dernière instance cantonale et fondée sur le droit fédéral, le recours de droit administratif est en principe recevable, en tant qu'il concerne l'impôt fédéral direct, au regard des art. 97 ss OJ et de la règle particulière de l'art. 169 al. 3 LIFD. 1.2 Selon l'art. 103 lettre a OJ, a qualité pour agir par la voie du recours de droit administratif quiconque est atteint par la décision attaquée et a un intérêt digne de protection à ce qu'elle soit annulée ou modifiée. D'après la jurisprudence, le droit de recours suppose ainsi un intérêt actuel et pratique à obtenir l'annulation ou la modification de la décision attaquée. En l'espèce, la recourante est la destinataire de la décision attaquée, si bien qu'elle a en principe qualité pour agir. Certes, le séquestre fondé sur la décision querellée a été levé, mais ce résultat n'a été obtenu qu'au prix de la fourniture d'un cautionnement de 500'000 fr. à titre de sûretés pour l'ensemble des impôts fédéraux, cantonaux et communaux, et la recourante allègue, sans être contredite, que ce cautionnement présente pour elle l'inconvénient de bloquer une partie substantielle de ses avoirs pour une durée indéterminée. Elle conserve donc un intérêt pratique à ce que le motif de la demande de sûretés soit examiné.