Citation: 6B_177/2017 E. 3.3.1

3.3.1. Le recourant fait grief à l'autorité précédente de ne pas avoir retenu qu'il n'aurait pas existé, à l'époque de son accident, une organisation de la sécurité ou une procédure de sécurité au sein de l'entreprise Y.________ SA. Il soutient également que les employés de cette société ne bénéficiaient d'aucune formation en matière de sécurité, ni lors de leur engagement, ni ultérieurement. Le recourant estime en outre que la cour cantonale aurait dû retenir que l'intimé 3 ne s'intéressait pas aux questions de sécurité, n'était pas formé en la matière et n'avait pas connaissance des dispositions applicables pour assurer la sécurité des employés chargés de l'élagage en hauteur. Il soutient par ailleurs que son employeur n'exerçait aucun contrôle sur les techniques de sécurité utilisées par les employés pour accomplir leur travail, ni sur le matériel de sécurité à disposition, de sorte que la responsabilité en matière de sécurité aurait entièrement reposé sur les travailleurs. Selon le recourant, tous ces faits seraient constitutifs de violations de diverses lois, ordonnances ou directives applicables en matière de sécurité au travail. Il n'apparaît cependant pas que l'un ou l'autre de ces faits soit déterminant en l'espèce. En effet, il ressort du jugement attaqué que le recourant connaissait les règles de sécurité applicables à l'occasion de travaux dans les cimes. Il savait en particulier s'assurer au moyen de la corde de travail et de la longe câblée, ce qu'il faisait ordinairement mais a renoncé à accomplir le 26 avril 2010. L'état de fait de la cour cantonale - dont le recourant ne prétend pas qu'il serait entaché d'arbitraire à cet égard - précise que celui-ci savait qu'il devait en tous les cas être constamment attaché par une corde au moins et connaissait les risques liés à un défaut d'assurage. On ne voit pas, partant, que l'accident soit lié à l'absence d'une organisation générale de la sécurité au sein de la société Y.________ SA, non plus qu'à un manque de formation des employés au sein de l'entreprise ou à l'ignorance des règles de sécurité applicables par l'intimé 3. Quant à l'éventuelle absence de contrôle périodique du matériel utilisé par les employés de Y.________ SA, on ne voit pas davantage en quoi celle-ci aurait pu influencer le déroulement des événements du 26 avril 2010, dès lors que le recourant a admis que chaque employé contrôlait son matériel avant chaque utilisation, d'une part, et que, d'autre part, il ne ressort pas du jugement attaqué que l'accident serait lié à la défectuosité du matériel. En conséquence, la correction d'un éventuel vice dans la constatation des faits ne serait pas susceptible d'influer sur le sort de la cause. Le grief est irrecevable sur ce point.