Citation: 2C_409/2022 E. 6.4

6.4. En l'occurrence, le recourant 2 est le petit-fils de la recourante 1 et n'appartient donc pas à sa famille dite nucléaire. Le fait que la recourante 1 soit titulaire du droit de garde du recourant 2 n'est en outre pas déterminant en l'espèce. En effet, la décision des autorités brésiliennes de transférer le droit de garde doit être prise avec circonspection, car il ressort des faits de l'arrêt attaqué que ces autorités ont pris cette décision dans l'objectif de "légaliser" la situation préexistante, soit celle dans laquelle le recourant 2 ne vivait plus avec ses parents au Brésil, mais se trouvait en Suisse chez sa grand-mère, de plus, à la demande des parents de l'enfant, afin de faciliter l'intégration de celui-ci en Suisse. Cette décision des autorités brésiliennes, dont la portée pour les autorités suisses n'est pas évidente (cf. art. 85 al. 1 LDIP [RS 291] et art. 5 ch. 1 Convention de La Haye du 19 octobre 1996 concernant la compétence, la loi applicable, la reconnaissance, l'exécution et la coopération en matière de responsabilité parentale et de mesures de protection des enfants [CLaH 96; RS 0.211.231.011], en vertu desquels les autorités de l'Etat de la résidence habituelle de l'enfant sont compétentes pour prendre des mesures tendant à sa protection; cf. également ATF 142 III 56 consid. 2.1.3), ne saurait ainsi être déterminante. Les recourants ne peuvent dès lors pas reprocher au Tribunal cantonal de n'en avoir pas suffisamment tenu compte.