Citation: 6S.115/2001 15.06.2001 E. 4

4.- Vu ce qui précède, le pourvoi est mal fondé et doit être rejeté. Le recourant devrait en principe supporter un émolument judiciaire (art. 278 al. 1 PPF). Il a toutefois requis l'assistance judiciaire (art. 152 OJ). Il expose à cet égard, tout comme dans son pourvoi dirigé contre la décision initiale du 10 avril 2000 de la Chambre pénale, que les autorités genevoises ne lui ont pas encore restitué les montants supérieurs à 207'932. 72 fr. Cependant, il allègue cette fois que la décision relative à la restitution de ces montants est exécutoire depuis le 10 avril 2000, de sorte que les autorités sont restées inactives depuis une année. Dans ces conditions, il convient d'admettre l'indigence du recourant. Le pourvoi n'étant au demeurant pas dénué de chances de succès, il sied d'agréer la requête d'assistance judiciaire, soit de désigner Me Otto Guth comme avocat d'office, ainsi que de charger la Caisse du Tribunal fédéral de verser à ce mandataire une indemnité à titre d'honoraires et de supporter les frais judiciaires du recourant. Il est au demeurant rappelé qu'aux termes de l'art. 152 al. 3 OJ, si le recourant peut rembourser ultérieurement la Caisse du Tribunal fédéral (ce qui sera en principe le cas après la restitution des montants en cause), il est tenu de le faire.