Citation: 9C_176/2022 E. 3

Manifestement infondé, le recours doit être rejeté selon la procédure simplifiée de l'art. 109 al. 2 let. a LTF. Peu importe tout d'abord les raisons qui ont amené la juridiction cantonale à écarter le grief de récusation des experts, celui-ci a été soulevé tardivement. Le principe de la bonne foi commande de faire état le plus tôt possible d'éventuels vices de procédure ou motifs de récusation (cf. ATF 143 V 66 consid. 4.3 et les références). Or le recourant ne s'est effectivement pas prévalu immédiatement d'une possible partialité des experts, en ce sens qu'eux-mêmes ou des médecins du même centre s'étaient déjà exprimés sur son cas au cours de la procédure administrative antérieure. Au lieu d'agir dans un délai raisonnable depuis la transmission par l'intimé, le 7 octobre 2019, du nom du centre d'expertise et des experts (sur l'attribution du mandat d'expertise, cf. arrêt 9C_344/2020 du 22 février 2021 consid. 4.2.2), il a attendu le dépôt de son recours cantonal du 26 mai 2021 pour critiquer l'attribution de l'expertise aux médecins du CEMed. Rien par ailleurs n'empêchait les premiers juges de renvoyer la cause à l'intimé pour instruction complémentaire dans leur arrêt du 5 juillet 2019 plutôt que d'ordonner une expertise judiciaire. Ce renvoi était en effet motivé par la nécessité de clarifier une situation médicale ayant fait l'objet d'investigations insuffisantes. La jurisprudence autorise expressément un tel renvoi dans ce genre de situation (cf. ATF 137 V 210 consid. 4.4.1.4).