Citation: H 144/05 06.09.2006 E. 4

Vu le sort du litige, on peut renoncer à se demander si le droit des salariés d'être entendus a pleinement été respecté au stade de la procédure administrative. En effet, l'intimée ne leur a pas communiqué la décision qu'elle avait rendue à l'égard de l'employeur, le 15 avril 2005, bien que cette décision différât sensiblement, quant à sa motivation, de celles du 7 juin 2005. Pour le même motif, il est superflu de trancher le point de savoir si E.________ s'est ou non opposé en temps utile à la décision du 7 juin 2005, car il pourra de toute manière faire valoir ses droits devant le Tribunal cantonal des assurances qui jouit d'un plein pouvoir d'examen (art. 61 let. c LPGA). Enfin, l'issue du procès permet à la Cour de céans de se passer d'examiner si le refus du Tribunal cantonal des assurances d'entrer en matière sur la requête d'audition de E.________, sous prétexte de tardiveté (la demande a été formée deux jours après l'expiration du délai que le Tribunal avait imparti à cet effet), est compatible aussi bien avec le principe de la prohibition du formalisme excessif (art. 29 al. 1 Cst.) qu'avec celui de l'instruction d'office (art. 61 let. c LPGA).