Citation: 9C_778/2020 E. 5.2.1

5.2.1. Dans son rapport du 11 novembre 2019, le docteur I.________ a posé le diagnostic d'épididymite bilatérale chronique. Il a fondé ce diagnostic sur des observations cliniques, à savoir une palpation douloureuse de la tête des deux épididymes ainsi que l'anatomie scrotale, en précisant que les plaintes du recourant étaient objectivées malgré l'absence de test neuropsychologique permettant d'évaluer ses douleurs. Il a en outre fait état de douleurs pelviennes et testiculaires présentes depuis juin 2010, ajoutant certes que le dossier médical du recourant ne contenait pas d'indications de douleurs épididymaires. Il a toutefois relevé que des problèmes du plancher pelvien n'excluaient pas un problème douloureux des épididymes et il n'a pas retenu d'aggravation ni même de modification notables des douleurs depuis 2010. Son analyse n'est dès lors pas incompatible avec l'existence de douleurs testiculaires de type épididymaire dès juin 2010. Par ailleurs, l'expert urologue a relevé qu'un ultrason testiculaire réalisé en mars 2019 avait montré des signes d'ischémie, laquelle était probablement causée par une possible lésion de l'artère testiculaire. Or une lésion des petits nerfs du testicule et de l'épididyme, lesquels proviennent du plexus testiculaire accompagnant l'artère testiculaire, pouvait provoquer les douleurs épididymaires bilatérales invalidantes. Le docteur I.________ a ainsi posé un nouveau diagnostic en lien avec des plaintes exprimées depuis 2010, ensuite d'un examen du recourant et de son dossier médical forcément postérieur à la décision du 3 octobre 2016 au vu du contexte dans lequel le mandat d'expertise lui a été confié. Par conséquent, c'est de manière insoutenable que l'autorité précédente a retenu que le diagnostic de l'expert était notamment fondé sur un fait postérieur (à savoir l'ultrason de mars 2019) à la décision précitée et que l'on ne pouvait pas en tenir compte pour ce motif. On ne saurait par ailleurs suivre la juridiction cantonale lorsqu'elle qualifie ledit diagnostic d'hypothèse possible et incertaine. Celui-ci a été posé sans réserve par l'urologue et repose sur un examen clinique du recourant dont les conclusions sont compatibles avec les résultats d'un ultrason testiculaire. Le rapport d'expertise urologique du 11 novembre 2019 est par ailleurs exempt de contradictions, argumenté et convaincant.