Citation: 5A_662/2024 E. 3.1.2

3.1.2. La recourante allègue d'emblée avoir mis en place un réseau professionnel qui l'entourerait pour tous les actes de sa vie, (dispositions qui seraient connues des autorités inférieures depuis 2023), de sorte qu'elle aurait toujours bénéficié du soutien nécessaire dans son quotidien. Elle prétend par ailleurs qu'un système de protection aurait été mis en place en cas d'incapacité de discernement, sous la forme d'un mandat pour cause d'inaptitude, qu'elle détaille. Elle reproche ensuite à l'autorité cantonale d'avoir retenu de façon insoutenable qu'elle aurait mis à mal le réseau qui assurait la gestion de ses biens. L'autorité cantonale aurait selon elle arbitrairement suggéré qu'elle ne souhaitait plus collaborer avec son avocate, du fait qu'elle ne se rendait plus à ses rendez-vous; elle précise les circonstances dans lesquelles des rendez-vous auraient été manqués, comme indiqué à l'autorité de première instance (problèmes de trafic, absence d'autres personnes à un deuxième rendez-vous). La recourante expose que l'autorité cantonale aurait également versé dans l'arbitraire en retenant qu'elle aurait mis à mal le réseau au motif qu'elle ne souhaitait plus de C.________ et du Dr D.________. Elle explique à cet effet les circonstances dans lesquelles elle aurait mis fin au contrat de C.________ - avant la phase de décompensation - et ajoute que cette résiliation n'aurait pas eu d'effet sur la gestion de ses biens. Quant au Dr D.________, elle allègue ne plus avoir voulu de ce médecin " au moment où elle a[vait] été auditionnée " par la justice de paix, du fait notamment qu'il n'avait pas pris les mesures qui s'imposaient pour la protéger pendant la phase aiguë de sa décompensation. S'agissant de la présence chez elle d'individus qui auraient profité de son état de faiblesse, la recourante allègue ne jamais avoir été dépossédée de son patrimoine financier, ce que l'autorité cantonale aurait omis de mentionner. Enfin, elle considère qu'il serait erroné d'affirmer qu'il a fallu l'intervention urgente de la curatrice pour mettre son patrimoine à l'abri, aucune dépense déraisonnable ni aucun retrait injustifié n'ayant été effectué pendant son état de décompensation.