Citation: 4A_231/2010 10.08.2010 E. B

X.________ a déposé auprès du Tribunal de première instance du canton de Genève une demande en paiement dirigée contre Y.________, lui réclamant différents montants, sur lesquels seuls restent litigieux devant le Tribunal fédéral les 40'000 fr. déjà évoqués. Par jugement du 23 avril 2009, le Tribunal de première instance a condamné Y.________ à payer à X.________ le montant de 40'000 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 28 mars 2007 sous déduction de 2'000 fr. versés en juillet 2008, ainsi qu'un montant de 912 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 10 février 2006. Le Tribunal a considéré en substance que le silence de Y.________ à réception de la lettre du 16 janvier 2006 devait être compris comme un acquiescement et que la somme était due à X.________ en qualité de courtier négociateur. Saisie d'un appel de Y.________, la Chambre civile de la Cour de justice, par arrêt du 12 mars 2010, a annulé le jugement attaqué et rejeté la demande de X.________ avec suite de dépens. Elle a retenu qu'au moment des faits, aucune des parties n'avait eu la volonté de conclure un contrat de courtage, qu'elles s'étaient au contraire entendues sur un contrat de société simple, que X.________ en était sorti par sa volonté et qu'il n'avait pas prouvé de faits permettant de fonder sa créance, étant retenu que le silence de sa partie adverse, dans les circonstances d'espèce, ne pouvait valoir acquiescement à la prétention de X.________.