Citation: I 388/06 25.04.2007 E. 7

Reste à déterminer si le recourant a droit à des mesures de reclassement. 7.1 Le seuil minimum fixé par la jurisprudence pour ouvrir droit à une mesure de reclassement est une diminution de la capacité de gain de 20 % environ (ATF 124 V 108 consid. 2b p. 110 et les références). Ce seuil est atteint en l'espèce, la comparaison des revenus donnant une invalidité de 22 %. 7.2 Selon l'art. 17 al. 1 LAI (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2004), l'assuré a droit au reclassement dans une nouvelle profession si son invalidité rend cette mesure nécessaire et que sa capacité de gain peut ainsi, selon toute vraisemblance, être maintenue ou améliorée. Le droit à une mesure de réadaptation suppose qu'elle soit appropriée au but de la réadaptation poursuivi par l'assurance-invalidité, tant objectivement en ce qui concerne la mesure que sur le plan subjectif en ce qui concerne la personne de l'assuré (VSI 2002 p. 111 consid. 2 p. 112 et les références [I 370/98]). Pour déterminer si une mesure est de nature à maintenir ou à améliorer la capacité de gain d'un assuré, il convient d'effectuer un pronostic sur les chances de succès des mesures demandées (ATF 132 V 215 consid. 3.2.2 p. 221 et les références). Celles-ci ne seront pas allouées si elles sont vouées à l'échec, selon toute vraisemblance (arrêt P. du 2 décembre 2002 [I 660/02]). 7.3 Les premiers juges, suivant les conclusions de la psychologue B.________ dans son rapport du 28 décembre 2004, ont retenu qu'une réadaptation complète n'était pas possible pour des raisons objectives, à savoir le manque de formation initiale et les difficultés linguistiques de l'assuré, et qu'une formation pratique ne l'était pas non plus pour des motifs essentiellement subjectifs (manque de mise en perspective, incapacité à penser à un avenir d'un point de vue professionnel, conviction d'une impossibilité à apprendre, immobilisme). Cela n'est pas remis en cause par le recourant. Celui-ci, se référant au rapport de stage du 3 décembre 2004, fait valoir qu'il ne peut exercer une activité qu'à titre occupationnel. Toutefois, cet élément n'est pas de nature à justifier que l'on s'écarte de l'appréciation de la juridiction cantonale en ce qui concerne les chances de succès des mesures demandées (ATF 132 V 215 consid. 3.2.2 déjà cité p. 221). Après plus de quatre ans d'inactivité, il n'est guère vraisemblable que sa capacité de gain soit maintenue ou améliorée au terme d'une formation pour laquelle l'assuré n'a montré aucun intérêt particulier.