Citation: 9C_109/2018 E. A

A.________, née en 1964, a travaillé dans la restauration pendant une vingtaine d'années, avant d'être licenciée en 2011 pour cause de maladie. Au mois de mars 2014, elle a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité; elle y indiquait être à la recherche d'un emploi, et avoir subi une intervention chirurgicale le 18 novembre 2013 en raison de deux anévrismes. Entre autres mesures d'instruction, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a recueilli des renseignements auprès des médecins traitants de l'assurée et soumis celle-ci à une expertise pluridisciplinaire auprès du Centre d'expertise médicale de Nyon (CEMed; rapport d'expertise des docteurs B.________, spécialiste en médecine interne générale, C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et D.________, spécialiste en neurologie, du 22 janvier 2016, et rapport complémentaire du 24 mars 2016). Les experts ont posé le diagnostic avec répercussion sur la capacité de travail de trouble dépressif récurrent, épisode actuel léger à moyen avec syndrome somatique (F33) depuis plus de dix ans; parmi les diagnostics sans répercussion sur la capacité de travail, ils ont mentionné un syndrome somatoforme douloureux persistant (F45.4) depuis 2012. Ils ont conclu à une capacité de travail entière dans l'activité habituelle, avec baisse de rendement de 25 %, depuis décembre 2014. Ces conclusions ont été confirmées par la doctoresse E.________, médecin au Service médical régional de l'AI (SMR), qui a fait état d'une incapacité totale de travail du 14 février 2011 au 30 novembre 2014. Dès le 1 er décembre 2014, la capacité de travail était entière tant dans l'activité habituelle que dans une activité adaptée, avec une baisse de rendement de 25 % (avis du SMR du 26 mai 2016). Par décision du 25 novembre 2016, l'office AI a reconnu à A.________ le droit à une rente entière d'invalidité limitée dans le temps, pour la période du 1 er septembre 2014 au 28 février 2015.