Citation: 1A.8/2000 10.03.2000 E. 1.-

Le Tribunal fédéral examine d'office la receva- bilité des recours qui lui sont soumis (ATF 125 I 412 consid. 1a p. 414). a) Le recours de droit administratif est ouvert con- tre les décisions cantonales qui sont fondées - ou auraient dû l'être - sur le droit public fédéral (art. 97, 98 let. g OJ). Il est également recevable contre des décisions fondées à la fois sur le droit cantonal et sur le droit fédéral, dans la mesure où la violation de dispositions de droit fédéral directement applicables est en jeu. Le recours de droit admi- nistratif peut être formé pour violation du droit fédéral, y compris les droits constitutionnels (art. 104 let. a OJ; ATF 125 II 1 consid. 2a p. 5). aa) En l'espèce, l'arrêt attaqué applique la LEg; le Tribunal administratif s'est en effet reconnu compétent pour statuer, malgré le silence du droit cantonal, car l'art. 98a OJ exige l'intervention d'une autorité judiciaire cantonale de dernière instance dont les décisions peuvent faire l'objet d'un recours de droit administratif. Sur le fond, l'arrêt est essentiellement motivé par des considérations d'ordre procé- dural liées au délai dans lequel doivent agir les personnes s'estimant victimes d'une discrimination. Pour leur part, les recourants soutiennent en subs- tance que l'approche procédurale de la cour cantonale les aurait privés du droit d'obtenir la constatation et la répa- ration de la discrimination invoquée. bb) Alors qu'elle s'incorpore au droit privé pour les rapports régis par le code des obligations, la LEg s'ap- plique directement au droit cantonal relatif à la fonction publique (ATF 124 II 409 consid. 1d p. 415 ss), et constitue dans ce cas du droit administratif fédéral. Le Tribunal fédé- ral examine d'office si le droit cantonal, tel qu'il a été appliqué, est compatible avec la loi sur l'égalité. Point n'est besoin à ce stade d'examiner si la tardiveté relevée par la cour cantonale se rapporte aux délais de procédure - relevant du droit cantonal - ou à la péremption des préten- tions prévues par le droit fédéral. Dans les deux cas, les griefs peuvent être soulevés dans le cadre du recours de droit administratif. L'application du droit cantonal de pro- cédure est toutefois examinée sous l'angle restreint de l'ar- bitraire. b) A qualité pour agir par la voie du recours de droit administratif toute personne disposant d'un intérêt juridiquement protégé à l'annulation de la décision attaquée (art. 103 let. a OJ). Lorsque, dans une matière régie comme en l'espèce par le droit fédéral, l'autorité cantonale décla- re un recours irrecevable, l'auteur de ce recours a qualité