Citation: 4C.166/2003 19.03.2004 E. 2

2.1 Selon l'arrêt attaqué, les demandeurs étaient fondés à exercer le droit de «put» prévu par l'art. 4B let. a (i) de la convention du 2 juin 1989, car l'une des conditions posées par cette clause était réalisée. La cour cantonale a jugé en effet que E1.________, dont le comportement devait être pris en considération, avait disposé indirectement de son contrôle sur E3.________ lors du rachat convenu avec le groupe F.________. 2.2 La défenderesse reproche à la Chambre civile d'avoir violé les art. 1er et 18 CO, ainsi que l'art. 2 CC. A son sens, l'art. 4B let. a (i) est clair et ne doit pas être interprété: seule la défenderesse, et non la société-mère du groupe E.________, pouvait commettre un acte de nature à permettre l'exercice du droit de «put» par les actionnaires minoritaires. Même interprétée selon le principe de la confiance, la clause litigieuse ne pouvait être comprise de bonne foi dans le sens dégagé par la cour cantonale. Selon la défenderesse, les demandeurs n'ignoraient pas la structure du groupe E.________, ni la cotation en bourse de la société-mère, dont les actions pouvaient être achetées et vendues en tout temps sur le marché. Les parties à la convention d'actionnaires ne pouvaient dès lors comprendre que l'art. 4B let. a (i) s'appliquait à une modification dans l'actionnariat de E1.________. Par ailleurs, en tant que juriste, homme d'affaires expérimenté et initiateur du droit de «put» dans la convention, A.Z.________ n'aurait pas manqué d'exiger la mention expresse de E1.________ dans la clause contractuelle si les parties avaient voulu l'implication de la société-mère. Au surplus, la défenderesse conteste que la fusion entre E1.________ et F.________ ait constitué une opération de disposition du contrôle des actions de la filiale suisse.