Citation: 2C_342/2024 E. 3.2

3.2. Quant à l'art. 12 al. 1 CDE, il prévoit que les États garantissent à l'enfant qui est capable de discernement le droit d'exprimer librement son opinion sur toute question l'intéressant, les opinions de l'enfant étant dûment prises en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité. L'art. 12 al. 2 CDE précise qu'à cette fin, on donnera notamment à l'enfant la possibilité d'être entendu dans toute procédure judiciaire ou administrative l'intéressant, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un représentant ou d'un organisme approprié, de façon compatible avec les règles de procédure de la législation nationale. Ce faisant, la disposition constitue une norme de droit international directement applicable, dont la violation peut être alléguée devant le Tribunal fédéral (ATF 147 I 149 consid. 3.2; 144 II 1 consid. 6.5; 124 III 90 consid. 3a). Lorsque la procédure est essentiellement écrite, comme en matière de droit des étrangers, la jurisprudence souligne de manière constante que l'art. 12 CDE n'impose pas obligatoirement que l'enfant soit entendu personnellement et oralement, mais uniquement qu'il puisse exprimer son point de vue de façon appropriée, c'est-à-dire soit par une déclaration écrite, soit par l'intermédiaire d'un représentant, qui peut être l'un de ses parents si les intérêts de celui-ci coïncident avec les siens (cf. ATF 136 II 78 consid. 4.8; 124 II 361 consid. 3c; arrêt 2C_157/2023 du 23 juillet 2024 consid. 4.4 destiné à la publication; cf., sur la représentation par les parents, ATF 147 I 149 consid. 3.2; 144 II 1 consid. 6.5).