Citation: 1C_521/2018 E. 3.3.2

3.3.2. Si l'art. 76 RPE fait certes expressément référence à la notion d'angle, il apparaît toutefois que l'angle décrit par cette disposition vise à déterminer, en présence d'une façade qui se présente obliquement par rapport à la limite, le point du bâtiment le plus proche de la parcelle voisine, lequel ne doit pas se trouver à plus de 1 mètre en-deçà de la distance réglementaire déterminante, soit en l'occurrence 5 mètres (6 - 1). Or, dans la mesure où il est établi que le point le plus proche de l'arc-de-cercle décrit par la façade se trouve en l'espèce, nonobstant la présence d'angles, à 5.09 mètres de la limite, il n'est pas critiquable de considérer que cette exigence contenue à l'art. 76 RPE est respectée. Pour le surplus, il n'est certes pas établi que le projet respecte scrupuleusement la distance de 6 mètres au milieu de la façade conformément au prescrit de l'art. 76 RPE. Il apparaît toutefois à cet égard que la cour cantonale a tenu compte de la configuration particulière de la façade en cause, laquelle procure une situation qui paraît en définitive plus favorable à la parcelle voisine, en termes de luminosité et de sensation d'écrasement, que celle qui prévaudrait en présence d'une façade oblique, par hypothèse rectiligne, qui s'approcherait à 5 mètres dans un angle et s'éloignerait ensuite à 6 mètres, mais longerait sur une plus grande distance la limite de propriété. Ainsi, en tant qu'elle tient compte du but de la norme communale en cause et de la latitude de jugement conférée en la matière à l'autorité communale, l'interprétation effectuée par la cour cantonale, que le Tribunal fédéral ne revoit que sous l'angle restreint de l'arbitraire, demeure admissible. Le grief doit en conséquence être rejeté.