Citation: 8C_125/2022 E. A

A.a. A.________ travaillait comme serveuse pour l'hôtel-restaurant B.________. Le 5 octobre 2012, elle a été victime d'un accident de la circulation routière, au cours duquel elle a subi un polytraumatisme touchant notamment le rachis, les membres inférieurs ainsi que la cheville gauche. Son assureur-accidents, Bâloise Assurance SA (ci-après: la Bâloise), a pris en charge le cas. Après plusieurs tentatives infructueuses pour trouver un accord sur l'expert à nommer dans le cadre d'une expertise orthopédique, la Bâloise et l'assurée ont convenu, lors d'une audience de conciliation qui s'est tenue le 19 mars 2019 par-devant la Cour des assurances sociales du tribunal cantonal du canton de Vaud, de confier le mandat au docteur C.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur. Celui-ci a rendu son rapport le 31 mai 2019 ainsi qu'un rapport complémentaire le 8 août 2019. A.b. Par décision du 14 novembre 2019, confirmée sur opposition le 6 mai 2020, la Bâloise a mis un terme au versement des indemnités journalières avec effet au 31 octobre 2019 ainsi qu'à la prise en charge des frais de traitement à la même date, sous réserve de l'art. 21 LAA, et a reconnu à l'assurée le droit à une rente d'invalidité transitoire fondée sur un taux de 35 % ainsi qu'à une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 30 %. Elle a relevé que selon les conclusions de l'expert C.________, il n'y avait plus de traitement médical susceptible d'influencer la capacité de travail, si bien qu'un tel traitement était à la charge de l'assurance-maladie obligatoire.