Citation: 4A_532/2017 E. 5.1.2

5.1.2. L'argument paraît conserver son sens dès lors qu'une renonciation à exciper de la péremption des droits de garantie implique en principe de connaître les défauts concernés par cette garantie. Cela étant, le principe de l'épuisement des instances cantonales exclut d'entrer en matière sur ce grief, indépendamment des interrogations que suscite le procédé consistant à disséminer l'argumentation en divers endroits du recours, y compris dans un long chapitre consacré aux faits. Le juge de district avait considéré que les avis de défauts avaient été effectués dans le délai de deux ans prévu par la norme SIA 118, délai qui avait commencé à courir au début du mois de mars 2007; au demeurant, l'entreprise de construction n'avait pas allégué régulièrement le caractère tardif de ces avis. Pour le surplus, le maître avait établi avoir effectué les avis de défauts en listant de manière détaillée l'ensemble des retouches à effectuer, à savoir tous les défauts qu'il n'acceptait pas; cette liste avait été complétée par un autre avis des défauts en janvier 2008. Le premier juge a retenu telles quelles les moins-values constatées par l'expert (77'865 fr. 40; jgt de Ire instance, consid. 3.2.1 et 3.2.2 p. 39 ss). En appel, l'entreprise de construction (i.e la recourante) a fait valoir que la livraison de l'ouvrage était intervenue en décembre 2006 déjà, que le maître avait reconnu la conformité de l'ouvrage lorsqu'il en avait accepté les clés, qu'il avait de surcroît failli à ses devoirs de vérification et d'avis en temps utile et, enfin, qu'il lui incombait d'alléguer avoir agi en temps utile. En revanche, à lire l'arrêt attaqué, il n'apparaît pas que l'argument soumis à la cour de céans ait déjà été présenté en appel, la recourante ne dénonçant aucune violation de son droit d'être entendue. Or, l'autorité d'appel n'est pas tenue de rechercher spontanément tout élément qui pourrait conduire à l'admission de l'appel; sous réserve d'erreurs manifestes, elle peut bien plutôt se limiter à examiner les griefs résultant des écritures des parties (cf. art. 311 al. 1 CPC; ATF 142 III 413 consid. 2.2.4 p. 417; arrêt 4A_397/2016 du 30 novembre 2016 consid. 3.1). Dès lors, à défaut de critiques contestant que le maître ait signalé les défauts en listant de manière détaillée les retouches à effectuer, l'autorité d'appel n'avait pas à examiner d'office si chaque défaut (moins-value) retenu (e) par l'expert avait été signalé (e) dans l'un ou l'autre avis des défauts. Le grief se révèle ainsi irrecevable.