Citation: I 476/03 12.08.2004 E. 2

2.1 Si le degré d'invalidité du bénéficiaire d'une rente se modifie de manière à influencer le droit à la rente, celle-ci est, pour l'avenir, augmentée, réduite ou supprimée (art. 41 LAI, dans sa teneur en vigueur au moment de la décision administrative litigieuse; cf. également l'art. 17 LPGA, en vigueur depuis le 1er janvier 2003, qui n'a pas modifié les conditions de la révision du droit à la rente : arrêt A. du 30 avril 2004 [I 626/03], destiné à la publication, consid. 3.5). En principe, la diminution ou la suppression de la rente prend effet au plus tôt le premier jour du deuxième mois qui suit la notification de la décision (art. 88bis al. 2 let. a RAI). 2.2 Selon les art. 81 LAI et 97 al. 2 LAVS, dans leur teneur au moment de la décision administrative litigieuse, un office de l'assurance-invalidité peut prévoir dans une décision qu'un éventuel recours n'aura pas d'effet suspensif, même si cette décision porte sur une prestation pécuniaire. Cette possibilité a été maintenue par la LPGA, entrée en vigueur le 1er janvier 2003 (art. 66 LAI et 97 LAVS). Selon la jurisprudence, si l'effet suspensif est retiré à un recours dirigé contre une décision de révision qui supprime une rente, ce retrait dure, en cas de renvoi de la cause à l'administration pour complément d'instruction, jusqu'à la notification d'une nouvelle décision à l'assuré; demeure réservée la notification abusive d'une décision de révision par l'administration afin que la diminution ou la suppression de la rente prenne effet prématurément (ATF 129 V 372 ss consid. 3 et 4). Cette jurisprudence conserve sa pertinence sous l'empire de la LPGA (ATF 129 V cité, consid. 4.3; arrêt P. du 24 février 2004 [I 46/04] consid. 1.3).