Citation: 9C_831/2017 E. 4

L'office recourant reproche aux premiers juges d'avoir fait preuve d'arbitraire dans l'établissement des faits et d'avoir violé le droit fédéral en retenant que l'intimé nécessite une surveillance personnelle permanente. Selon lui, les médecins et psychologues traitants de l'assuré n'indiquent pas que ce dernier constitue un danger pour lui-même ou pour autrui. Par ailleurs, dans son rapport d'enquête sur l'impotence, l'enquêtrice a exclu le besoin d'une surveillance personnelle permanente; elle a relevé que l'intimé "ne fait pas de sottises", qu'il ne tente pas de s'enfuir et que l'appartement n'est pas sécurisé. L'administration relève au demeurant qu'un besoin de surveillance personnelle permanente ne peut être admis dès l'âge de quatre ans chez les enfants autistes que si un certain niveau de gravité est atteint, respectivement si la surveillance est qualifiable de particulièrement intense, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, comme les premiers juges l'ont d'ailleurs eux-même admis. Dans la mesure où l'assuré présente un besoin d'aide pour accomplir trois actes ordinaires de la vie, sans qu'une surveillance personnelle permanente ne soit nécessaire, un droit à une allocation pour impotent de degré faible devait lui être reconnu.