Citation: 5A_378/2010 E. 3.2

3.2. L'arrêt attaqué retient tout d'abord que l'effet de change en cause (" bill of exchange ") comporte la dénomination d'une lettre de change, selon la traduction admise par les parties, de sorte qu'il n'existe aucune ambiguïté à cet égard. Il constate ensuite que l'effet comprend un mandat pur et simple de payer, exprimé par les termes: " we pay " (nous payons), qu'il est en outre tiré sur le tireur lui-même, soit E.________, et qu'enfin D.________ y a apposé sa signature manuscrite pour le compte de cette entité, signature qui était nécessaire et suffisante, la loi n'exigeant pas d'ajouter l'indication du nom du signataire en toutes lettres. L'arrêt attaqué relève par ailleurs que le prénommé disposait du pouvoir d'engager seul E.________, qu'il était autorisé à émettre un effet de change au nom de ce partenariat limité et que ce dernier, bien que ne disposant pas de la personnalité morale selon le droit anglo-saxon, était usuellement désigné selon sa raison sociale et avait explicitement admis la validité de la lettre de change en versant un acompte de 46'332 fr. le 7 mai 2009. L'arrêt attaqué conclut enfin que toutes les conditions de validité formelle de la lettre de change sont réalisées.