Citation: I 512/02 04.02.2003 E. 3

3.1 En l'espèce, l'administration et la juridiction cantonale considèrent que le recourant n'a pas droit à des prestations de l'assurance-invalidité, motif pris qu'il ne présente pas un degré d'invalidité suffisant. Selon elles, il dispose d'une capacité entière de travail dans une activité adaptée à son état de santé et bénéficie ainsi d'une capacité de gain équivalente à celle qui serait la sienne sans invalidité. De son côté, le recourant fait valoir que sa capacité de travail dans une activité adaptée à son état de santé s'élève à 50 % seulement. 3.2 Pour calculer le degré d'invalidité déterminant, l'administration et le juge doivent se fonder sur l'appréciation que les médecins portent sur l'état de santé de l'assuré, ainsi que sur la capacité de travail et la nature des activités qu'il est en mesure d'exercer. En l'occurrence, selon les constatations médicales versées au dossier (cf. rapports du 20 octobre 1998 et du 19 septembre 2000 du docteur H.________, spécialiste en neurochirurgie, rapports du 16 juin 1997 et du 21 janvier 1998 du docteur B.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et rapport du 27 janvier 1998 du docteur M.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologique), le recourant souffre de lombosciatalgies chroniques handicapantes avec déficit sensitif sur hernie discale L4/L5 et protrusion discale en L5/S1. En raison de ces affections, il présente une incapacité entière et définitive de travail dans son ancienne profession de déménageur. En revanche, l'exercice d'une activité dans le domaine de la mécanique et du montage industriel léger est considéré comme adapté à son état de santé. Dans cette dernière activité, l'administration et la juridiction cantonale considèrent que le recourant présente une capacité entière de travail. A l'appui de leur point de vue, elles semblent se fonder sur un courrier du 10 juillet 1998 aux termes duquel le docteur B.________ déclare que le recourant est «médicalement capable de suivre un stage d'observation». Toutefois, l'affirmation selon laquelle le recourant présenterait une capacité entière de travail dans une activité adaptée à son état de santé ne ressort ni de ce courrier, ni d'aucun des avis médicaux versés au dossier. Au contraire, dans un rapport du 21 janvier 1998, le docteur B.________ indique que les plaintes émises par le recourant correspondent à une lésion discale et qu'en l'état, ce dernier n'est pas en mesure de reprendre un travail à raison de 40 heures par semaine. Par ailleurs, selon l'avis du 6 mars 2001 du docteur J.________, médecin traitant du recourant, ce dernier présente une incapacité entière de travail au vu de son état de santé. Dans ces circonstances, force est de constater que le taux de la capacité de travail du recourant dans une activité exigible n'est pas établie en l'espèce. Aussi, l'administration et les premiers juges n'étaient-ils pas fondés à admettre, comme ils l'ont fait, que le recourant présentait une capacité entière de travail. Pour ce motif, il convient de renvoyer la cause à l'administration pour nouvelle décision sur le droit éventuel du recourant aux prestations après instruction complémentaire concernant la capacité de travail du recourant dans une activité légère exigible. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :