Citation: 8C_89/2020 E. 4.1

4.1. D'après la cour cantonale, l'intimée était fondée à considérer le cas comme stabilisé au 31 mai 2017, aucun traitement n'étant propre à entrainer une amélioration ou à éviter une péjoration de l'état de santé du recourant s'agissant des atteintes consécutives à l'accident du 23 juillet 2013. Elle a en effet considéré que la déchirure de la face profonde, distale et antérieure du tendon du sus-épineux et la déchirure du labrum antéro-supérieur de type SLAP 2A révélées par l'arthro-IRM du 7 août 2017 - ayant conduit le docteur F.________ à proposer une intervention chirurgicale - n'étaient pas en lien de causalité avec l'accident du 23 juillet 2013. Pour ce faire, elle a fait siennes les conclusions de la doctoresse G.________, qu'elle a considérées comme circonstanciées, dûment motivées et reposant sur les constatations de spécialistes en radiologie. Les opinions divergentes du docteur F.________ et de la doctoresse E.________ qui considéraient qu'une déchirure du labrum antéro supérieur de type SLAP 2A était déjà présente sur l'IRM de 2015 paraissaient isolées. Les explications du docteur F.________ à ce propos ne reposaient au demeurant sur aucun élément objectif. Il en allait de même de l'indication de ce médecin selon laquelle la déchirure de la face profonde distale et antérieure du tendon du sus-épineux " était peut-être déjà présente consécutivement à l'accident ", qui n'était corroborée par aucune pièce ni aucune littérature médicale. Enfin, le diagnostic de probable déchirure du sous-scapulaire invoqué par le recourant reposait uniquement sur une hypothèse du docteur F.________ qui n'était corroborée par aucun spécialiste consulté. Aussi, les premiers juges ont-ils considéré que l'intimée était fondée à mettre un terme au versement des indemnités journalières et à la prise en charge des soins médicaux du recourant.