Citation: 1C_360/2018 E. 4.2.1

4.2.1. Les recourantes font valoir, très sommairement, une violation de la garantie de la propriété (art. 26 Cst.) et reprochent à la cour cantonale de ne pas avoir statué sur ce grief, en violation de leur droit d'être entendues. Même si l'on admettait l'existence d'un déni de justice formel sur ce point, cela ne conduirait pas encore à l'annulation de l'arrêt attaqué. D'une part, les recourantes ont été en mesure de faire valoir à nouveau cet argument devant le Tribunal fédéral, qui bénéficie de la faculté de statuer lui-même sur cette question (cf. art. 107 al. 2 LTF); d'autre part, ce grief, fût-il suffisamment motivé et recevable, serait rejeté. Ainsi qu'on le verra plus loin (cf. infra consid. 4.2.3), l'atteinte au droit de la propriété dont se prévalent les recourantes répond à un intérêt public et repose sur une base légale (cf. art. 36 Cst.). Pour le reste, les recourantes se prévalent uniquement de leur intérêt privé à un rendement admissible de leur immeuble, que leur procurerait le projet litigieux; elles oublient toutefois qu'elles n'ont pas perdu toute perspective de construction, puisque la cour cantonale, respectivement la municipalité n'excluent pas qu'un autre projet moins "brutal" puisse être autorisé. Dans l'arrêt invoqué par les recourantes (arrêt 1C_298/2017), la situation était différente dès lors qu'il était question d'une interdiction de démolir un immeuble vétuste. Les recourantes ne démontrent ainsi pas que l'atteinte à leur droit de propriété serait disproportionnée.