Citation: H 423/00 09.07.2001 E. 1

que devant le Tribunal fédéral des assurances, seul doit être examiné le point de savoir si le premier juge a, à tort ou à raison, déclaré irrecevable le recours dont il était saisi pour cause de tardiveté (ATF 123 V 336 con- sid. 1b, 118 Ib 135-136 consid. 2; VSI 1998 p. 197); que le présent recours de droit administratif est recevable dans la mesure où l'on peut déduire de ses écritures que le recourant prétend la restitution du délai de recours au motif qu'il est analphabète; qu'il n'y a, en revanche, pas lieu d'entrer en matière sur ses conclusions dans la mesure où elles ont trait à sa prétention au versement de prestations de l'AVS; que la commission a exposé les dispositions légales et les principes jurisprudentiels applicables au présent litige, de sorte qu'il peut y être renvoyé (art. 36a al. 1 let. a OJ); qu'en l'espèce, la décision de la caisse a été notifiée au recourant le 23 décembre 1999; que le délai de recours a ainsi commencé à courir le 2 janvier 2000, soit le premier jour suivant la fin des féries (art. 22a let. c PA; VSI 1998 p. 217), pour échoir le 31 janvier 2000; que le recours, remis à un bureau de poste tunisien à l'adresse de la commission le 2 mars 2000, soit alors que le délai de recours était déjà échu, et parvenu à la caisse le 10 mars 2000, était ainsi manifestement tardif, ce que le recourant ne conteste pas; qu'il invoque, pour justifier la restitution de ce délai, qu'il est analphabète et qu'il n'a ainsi pu prendre connaissance du contenu de la décision que par l'intermédiaire d'un tiers qui ne lui a pas donné lecture des dispositions relatives aux voies de recours, dont il n'a eu connaissance qu'immédiatement avant le dépôt de son recours; que toutefois, la seule difficulté de prendre matériellement connaissance du contenu de la décision, par exemple parce que la langue de la décision est inconnue de son destinataire, ne constitue pas un empêchement non fautif au sens de l'art. 24 PA (RCC 1991 334 consid. 2; arrêt non publié du 21 avril 1999, dans la cause F., I 84/99); qu'il n'en va pas différemment lorsque la difficulté de prendre connaissance de la décision résulte de la cécité ou de l'analphabétisme du destinataire; que, dans de tels cas, il appartient à ce dernier de prendre ses dispositions pour avoir connaissance à temps de la décision et, s'il l'estime nécessaire, interjeter recours, en s'adressant, au besoin, à un mandataire professionnel; que l'on ne saurait dès lors faire grief aux premiers juges d'avoir déclaré le recours irrecevable; que le recours se révèle ainsi manifestement mal fondé,