Citation: 6B_227/2021 E. 4.3

4.3. Le recourant expose ensuite qu'il y aurait lieu de distinguer " béton ciré " et " béton décoratif ", quant à leur pose, aux produits nécessaires, à leur utilisation et à leur prix (du simple au quintuple selon lui). Il en conclut que le prévenu l'aurait trompé astucieusement en essayant de poser une résine d'accrochage en lieu et place du béton ciré initialement convenu, dans le seul but d'augmenter sa marge bénéficiaire sur le chantier. Il ressort toutefois des explications du recourant et du dossier de la cause que les factures adressées par le prévenu au recourant le 20 mai 2019 indiquaient quels produits avaient été utilisés (Sikagard-750 Deco) ainsi que le prix unitaire de ces travaux au m² et que ce prix au m² est notablement inférieur (environ 50%) à celui facturé par la nouvelle entreprise chargée par le recourant de poser du béton ciré. Il s'ensuit que le recourant pouvait, dès réception des factures du prévenu, connaître la nature des travaux effectués et leur prix. Par ailleurs, renseigné par une autre entreprise, par courrier du 22 mai 2019, sur la nature du produit utilisé par le prévenu (Sikagard-750 Deco), ainsi que par la facture que lui a adressée cette même entreprise le 6 mai 2019 sur le prix au m² correspondant à la fourniture et à la pose effective de béton ciré, le recourant était en mesure de constater que le prévenu ne lui avait pas facturé la pose d'un tel sol, mais celle d'un autre produit, à un prix toutefois notablement inférieur. Faute de toute explication détaillée sur le calcul de ces prix, en particulier sur le prix des produits, sur les quantités nécessaires au m² et sur le coût de la main d' oeuvre, selon qu'il s'agissait de poser du béton ciré ou du béton décoratif, les développements du recourant ne sont pas de nature à démontrer que la cour cantonale aurait arbitrairement omis de constater un gonflement par le prévenu de sa marge bénéficiaire, moins encore qu'un tel gonflement eût pu être sournois.