Citation: 5A_574/2023 E. 1.2

1.2. Le délai de recours contre la décision entreprise est de 30 jours dès sa notification (art. 100 al. 1 LTF). Selon l'art. 48 al. 1 LTF - dont le contenu matériel est identique à l'art. 143 al. 1 CPC (cf. arrêt 4A_95/2023 du 12 décembre 2023 consid. 3.1) -, le délai est observé, en cas d'envoi postal, si le mémoire est remis au plus tard le dernier jour du délai à La Poste Suisse. Est déterminant le moment où l'acte est déposé à un guichet postal, dans une boîte aux lettres postale ou dans un automate " MyPost24 " (ATF 142 V 389 consid. 2.2; cf. également en lien avec l'art. 143 al. 1 CPC, arrêts 4A_95/2023 précité consid. 3.2 et 5A_972/2018 du 5 février 2019 consid. 4.2). En cas de doute, la preuve du respect du délai, et donc de la date du dépôt de l'acte, doit être apportée par celui qui soutient avoir agi en temps utile au degré de la certitude et non simplement au degré de la vraisemblance prépondérante; une telle preuve peut résulter du sceau postal, du récépissé de l'envoi posté en recommandé ou par la quittance imprimée par l'automate " MyPost24 " (cf. arrêts 6B_569/2023 du 31 juillet 2023 consid. 1.1; 4A_95/2023 précité consid. 3.3). En l'occurrence, la décision entreprise a été notifiée à la recourante le 12 juin 2023, de sorte que le délai de recours est arrivé à échéance le 12 juillet 2023, ce qui n'est pas contesté. La recourante produit certes une quittance imprimée par l'automate " MyPost24 " attestant de l'envoi d'une lettre recommandée à destination du Tribunal fédéral le 12 juillet 2023 à 22h39. Dans la mesure où l'envoi n'est toutefois pas parvenu à destination, il n'est pas possible de déterminer si, comme elle l'allègue, ce pli contenait un mémoire recours et si celui-ci correspondait à celui qu'elle a envoyé le 3 août 2023 après s'être rendue compte n'avoir reçu aucun avis de réception de la part du Tribunal fédéral et que son premier envoi s'était perdu. Il y a lieu d'observer avec l'intimée que le prix de l'envoi figurant sur la quittance " MyPost24 " de 5 fr. 30 semble peu élevé pour un pli recommandé comportant un recours en cinq exemplaires originaux de 31 pages chacun, accompagné d'un bordereau de pièces en deux exemplaires de 34 pages chacun. Il apparaît par ailleurs que le conseil de la recourante a attendu près de trois semaines avant de s'inquiéter du sort de l'envoi de son recours; il n'a de surcroît pas entrepris les démarches utiles afin de récupérer son pli, immédiatement après qu'un " tiers " lui eut annoncé l'avoir reçu par erreur, ce qui aurait permis d'éviter sa destruction et de vérifier, si ce n'est le numéro d'envoi figurant sur l'étiquette de l'enveloppe - dont on ignore s'il était encore visible -, à tout le moins que le prétendu recours s'y trouvait. Quoi qu'il en soit, la question de savoir si, dans ces circonstances, la preuve du respect du délai de recours doit être admise peut souffrir de demeurer indécise, le recours étant de toute manière voué à l'échec pour les motifs qui suivent.