Citation: 5P.114/2000 31.08.2000 E. 1

1.- a) Aux termes de l'art. 88 OJ, ont qualité pour recourir les particuliers lésés par des décisions qui les concernent personnellement. Cette qualité se détermine exclusivement selon l'art. 88 OJ; il est sans importance que la qualité de partie ait ou non été reconnue au recourant en procédure cantonale (ATF 125 I 253 consid. 1a et arrêts cités). En ce qui concerne tout particulièrement l'interdiction de l'arbitraire, la jurisprudence considère qu'elle ne confère pas, à elle seule, une position juridiquement protégée au sens de l'art. 88 OJ. Le Tribunal fédéral a maintenu cette jurisprudence après l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution, le 1er janvier 2000, et plus spécialement de son art. 9 traitant de la protection contre l'arbitraire et de la protection de la bonne foi (ATF 126 I 81 consid. 3 à 6 p. 85 ss et les références). Il s'ensuit que, contrairement aux affirmations du recourant, sa qualité pour recourir contre l'annulation de la décision de la chambre pupillaire ne découle ni de sa qualité de partie devant l'autorité cantonale de recours, ni de l'art. 9 Cst. b) Le recours de droit public est ouvert à celui qui est atteint par l'acte attaqué dans ses intérêts personnels juridiquement protégés; le recours formé pour sauvegarder l'intérêt général ou qui tend à préserver de simples intérêts de fait est irrecevable (ATF 117 Ia 506 et les arrêts cités). Le recourant estime que sa qualité pour recourir découle notamment du fait que la présente procédure a des incidences sur des poursuites engagées par l'intimée contre lui ainsi que sur une plainte LP qu'il a déposée. On ne saurait l'admettre: d'une part, les intérêts invoqués sont de pur fait; d'autre part, les faits allégués à ce sujet ne ressortent pas du dossier (ATF 120 Ia 369 consid. 3b p. 374; 118 III 37 consid. 2a p. 39 et les arrêts cités). Le recourant prétend également que la décision attaquée le concerne directement et l'atteint dans ses intérêts personnels juridiquement protégés. Il ne saurait être suivi. En effet, par les mesures fondées sur l'art. 325 CC, la chambre pupillaire a retiré provisoirement l'administration des biens des enfants à leur mère et les a confiés à une curatrice. Elle a ainsi limité l'autorité parentale de la mère pour sauvegarder les intérêts patrimoniaux des enfants. Les mesures ordonnées en application de l'art. 325 CC concernent donc uniquement les intérêts personnels juridiquement protégés de la mère et des enfants, à l'exclusion de ceux du père. Il y a lieu par conséquent de dénier au recourant la qualité pour agir au fond. c) Le grief de formalisme excessif, soulevé - à titre subsidiaire - à propos de la question de compétence tranchée par le juge de district, n'est guère étayé; le recourant ne fait somme toute qu'opposer son propre point de vue à celui de l'autorité cantonale, ce qui est insuffisant au regard de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Au demeurant, l'autorité de recours qui annule une décision de l'instance inférieure pour violation de la compétence fonctionnelle remédie à la violation d'un droit constitutionnel du justiciable (art. 30 al. 1 Cst.): cela ne relève en rien du formalisme excessif.