Citation: 8C_540/2018 E. A

A.a. A.________, née en 1976, a travaillé en qualité d'enseignante (...) depuis le 1 er août 1996. A ce titre, elle était assurée contre le risque d'accidents auprès de Mutuel Assurances SA (ci-après: l'assureur-accidents). Dans une déclaration signée le 11 juillet 2014, l'employeur a annoncé à Mutuel Assurances SA que l'assurée avait été victime d'un accident de la circulation routière, puis conduite à l'hôpital le 18 juin 2014. Selon le rapport établi par la Police cantonale vaudoise le 12 septembre 2014, B.________ a causé plusieurs accidents de la circulation routière lors d'une course-poursuite sur l'autoroute A1 dans la région C.________ le 18 juin 2014. Au volant d'un véhicule volé (Audi RS5), il a en particulier tenté de forcer le passage par le centre des voies de présélection de la sortie de jonction D.________. "Remarquant que l'espace était insuffisant, [B.________] a effectué un freinage, en vain. En effet, sa vitesse étant trop élevée, comprise entre 100 et 180 km/h, il a perdu la maîtrise de son véhicule lequel est venu percuter, de son avant gauche, le côté droit de la Suzuki Swift de Mme E.________, qui se trouvait en dernière position, sur la voie de présélection gauche [...]. Dans un deuxième temps, l'Audi RS5 a heurté violemment, de son avant droit, l'arrière de la Citroën C3 de Mme A.________, qui se trouvait en dernière position sur la voie de présélection droite. Suite à ce choc, l'auto de Mme A.________ a été propulsée contre la voiture de livraison de M. F.________, laquelle a été propulsée, à son tour, contre l'arrière de la voiture de livraison de M. G.________. Relevons que lors de ce carambolage, l'auto de Mme A.________ s'est soulevée et a fait un demi-tour, pour se retrouver à contresens, sur sa voie de circulation initiale. Mme A.________, prisonnière de son véhicule, a dû être désincarcérée" (rapport de police, p. 10 s.). Le docteur H.________, spécialiste en médecine interne générale et médecin traitant, a prolongé l'arrêt de travail de l'assurée initialement prévu pour trois jours jusqu'au 24 août 2014. A.________ a repris son activité d'enseignante à 28 % (huit périodes d'enseignement sur 28) le lundi 25 août 2014, puis a présenté un arrêt de travail total en raison d'une appendicite phlegmoneuse avec perforation dès le 8 septembre 2014. Après avoir pris notamment connaissance de l'avis du docteur I.________, spécialiste en neurologie (du 13 janvier 2015), l'assureur-accidents a soumis A.________ à une expertise bidisciplinaire. Dans un rapport établi le 30 novembre 2015, les doctoresses J.________, spécialiste en neurologie, et K.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, du Centre d'Expertise Médicale de Nyon (ci-après: le CEMed) ont diagnostiqué une distorsion cervicale (ou "whiplash") sans constat organique de perte de fonction (de degré 1 à 2, selon la classification de la Québec Task Force [QTFC]) s'inscrivant dans le contexte d'un trouble somatoforme (autre trouble somatoforme, d'origine psychogène), un traumatisme crânien simple, ainsi qu'un trouble de l'adaptation (jusqu'au 31 décembre 2014). Pour ce qui était des seules suites de l'accident du 18 juin 2014, les médecins ont indiqué que l'assurée avait retrouvé une capacité de travail entière depuis le 1 er janvier 2015 et que le traitement médical était à charge de l'assureur-accidents jusqu'au 30 juin 2015. Par décision du 5 janvier 2016, l'assureur-accidents a d'une part pris en charge les suites de l'accident de l'assurée jusqu'au 30 juin 2015. D'autre part, il a retenu que A.________ présentait une capacité de travail complète depuis le 1 er janvier 2015. L'assurée s'est opposée à cette décision, produisant notamment les rapports de L.________, psychologue spécialiste en psychothérapie (du 6 mars 2016), et du docteur M.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie et médecin-adjoint auprès du Service de psychiatrie adulte de l'Hôpital N.________ (du 5 octobre 2016). Le psychiatre a diagnostiqué en particulier un trouble de stress post-traumatique chronique, de degré modéré, et un autre trouble somatoforme; il a indiqué une incapacité de travail de longue durée de 75 % en raison de l'état de stress post-traumatique. Les doctoresses J.________ et K.________ ont pris position sur les avis médicaux produits par l'assurée les 13 juin et 14 novembre 2016. Par décision sur opposition du 9 février 2017, Mutuel Assurances SA a maintenu la décision du 5 janvier 2016. A.b. Parallèlement, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a octroyé à A.________ une rente entière d'invalidité du 1 er juin au 30 septembre 2015, trois quarts de rente du 1 er octobre 2015 au 31 mars 2016, puis une rente entière dès le 1 er avril 2016 (décision du 26 janvier 2017).