Citation: 2C_216/2024 E. 4.4

4.4. Sur la base des constats qui précèdent, qui lient la Cour de céans (cf. art. 105 al. 1 LTF et supra consid. 3), on ne voit absolument pas que l'élimination de la recourante du cursus de baccalauréat universitaire en sciences pharmaceutiques, tel que confirmée par la Cour de justice, pourrait être considérée comme arbitraire. Rappelons que, compte tenu de son précédent échec en Faculté de médecine, l'intéressée n'avait été admise que conditionnellement à suivre cette formation, ce conformément à l'art. 57 al. 2 du statut de l'Université. Cette admission avait été plus précisément assortie de la condition qu'elle réussisse tous ses examens de première année à la fin de l'année académique 2021-2022, sans possibilité de redoublement. N'étant pas parvenue à respecter cette condition, elle a finalement été autorisée exceptionnellement à repasser une seule et unique fois ses examens ratés durant l'année académique 2022-2023, ce que permet l'art. 58 al. 4 du statut de l'Université. La recourante a toutefois encore obtenu des notes insuffisantes dans trois branches. Ces échecs répétés font qu'il est totalement impossible de conclure que son élimination du baccalauréat en sciences pharmaceutiques serait manifestement contraire au droit cantonal, lequel prévoit au contraire très clairement que l'étudiant ou l'étudiante qui échoue à respecter les conditions d'admission qui lui ont été imposées doit être éliminé de la Faculté des sciences (cf. supra consid. 4.2). Ce principe s'impose avec encore plus de force à celui qui, comme la recourante, échoue encore une fois à l'ultime tentative qui lui a été accordée de manière exceptionnelle après un premier non-respect desdites conditions.