Citation: 8C_558/2023 E. 5

Comme principal grief, la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir examiné l'existence d'un lien de causalité adéquate à l'aune des critères applicables en cas de troubles psychiques et non pas de ceux développés pour les cas de traumatisme de type "coup du lapin", de traumatisme analogue ou de traumatisme crânio-cérébral (ATF 134 V 109). A cet égard, elle soutient qu'il est établi sous l'ange médical qu'elle en avait développé les symptômes post-traumatiques typiques dans les suites immédiates de l'accident, lesquels avaient pour la plupart régressé sauf l'hyperacousie et les troubles neuropsychologiques. Les experts du CEMEDEX avaient au demeurant reconnu que ceux-ci faisaient partie du tableau clinique de tels traumatismes et exclu toute atteinte psychique. La recourante conteste également la classification de l'accident par la cour cantonale. Elle estime que cet événement entre dans la catégorie des accidents de gravité moyenne à la limite des cas graves eu égard au fait qu'il s'est déroulé avec des énergies cinétiques importantes. En effet, le véhicule dans lequel elle avait pris place était d'abord venu heurter la voiture le précédant puis avait été à son tour percuté par un autre véhicule circulant à une vitesse comprise entre 100 et 120 km/h. Enfin, elle fait valoir qu'au moins quatre critères déterminants sont réunis dans son cas, si bien que la cour cantonale aurait dû admettre l'existence d'un lien de causalité adéquate.