Citation: 5A_135/2025 E. 3.4.3

3.4.3. Les autres critiques développées par le recourant en lien avec les prétendues capacités parentales inférieures de l'intimée doivent en réalité être reliées avec celle du défaut de caractère concret de son déménagement en Valais, que le recourant reproche également à l'autorité cantonale d'avoir arbitrairement écarté. 3.4.3.1. Il ressort à cet égard de l'arrêt entrepris que l'intimée a quitté un emploi d'enseignante en Valais pour être ensuite engagée dans le canton de Vaud après son congé maternité. Elle a finalement résilié cet emploi, compte tenu de sa volonté de retourner dans son canton d'origine. Dans cette perspective, elle a expliqué n'avoir postulé que pour effectuer des remplacements en Valais et prévoir candidater pour des postes fixes une fois obtenue l'autorisation de déplacer le domicile de l'enfant en Valais. Elle avait actuellement accepté une proposition de remplacement jusqu'à la fin de l'année scolaire 2024-2025 pour une activité correspondant à 2 jours de travail par semaine, de 8h10 à 11h30 et de 13h30 à 16h05. Sur la base de ces constatations factuelles, qui ne sont pas niées par le recourant, l'on ne peut reprocher à l'autorité cantonale d'avoir arbitrairement retenu le caractère sérieux du déménagement projeté. Certes, l'intimée n'apparaît pas disposer d'un contrat de travail à durée indéterminée comme il le relève à juste titre; les explications fournies au sujet de sa volonté de commencer par un remplacement - dont elle avait accepté la proposition - pour ensuite rechercher un emploi fixe, une fois obtenue l'autorisation de déplacer le domicile de l'enfant, apparaissent toutefois parfaitement plausibles et raisonnables. 3.4.3.2. La même conclusion s'impose au sujet du logement de l'intimée et de la présence de proches dans le canton du Valais. Il est en effet établi que l'intimée a fait part à sa locataire de son intention de mettre un terme au contrat de bail les liant afin de pouvoir loger dans son appartement (4,5 pièces); contrairement à ce que tente d'affirmer le recourant, la perspective d'un déménagement à court terme entre le domicile de la grand-mère maternelle, provisoire, et cet appartement n'apparaît pas hautement contraignante pour l'enfant. Il a également été constaté que l'intimée est valaisanne, qu'elle résidait dans ce canton avant d'emménager avec le recourant et qu'elle y travaillait avant la naissance de son enfant. En déduire que ses proches se trouvent dans ce canton n'apparaît ainsi pas procéder d'une appréciation arbitraire de la part du juge cantonal. Affirmer que le cercle de proches serait "bien plus étendu" à sa proximité relève de la seule appréciation du recourant. 3.4.3.3. Dans la mesure où c'est sans arbitraire que l'autorité cantonale a jugé que le déménagement de l'intimée en Valais n'apparaissait pas procéder d'une volonté irréfléchie, le recourant ne saurait en déduire que sa partie adverse disposerait de capacités parentales inférieures aux siennes, faute d'invoquer tout autre élément permettant de le démontrer.