Citation: 6B_1383/2017 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a exposé que, au vu des expertises figurant au dossier, les tableaux intitulés "D.________", "O.________" et "C.________" étaient des faux, comportant de fausses signatures. Le recourant devait savoir que ces tableaux n'étaient pas d'authentiques toiles de maîtres. A tout le moins devait-il s'en douter, en raison du prix payé pour ces oeuvres, soit 40'000 fr. environ pour la "C.________" prétendument de M.________, 50'000 fr. environ pour la "D.________" et 12'000 fr. environ pour la "O.________", ces deux dernières prétendument de J.________. Le recourant avait d'ailleurs discuté de l'authenticité du tableau "D.________" avec Q.________ et lui avait indiqué qu'il y avait "une possibilité pour qu'il soit bon", ce qui signifiait qu'il n'existait aucune certitude à ce sujet et qu'il n'était pas exclu que le tableau soit faux. C'est d'ailleurs ce qu'avait avoué le vendeur de cette toile à Q.________, lequel en avait fait l'acquisition pour le compte du recourant. Le vendeur en question avait du reste expédié la toile par le biais de l'entreprise R.________, sans prendre de précautions particulières ni assurer celle-ci. S'agissant de la toile "C.________", le recourant la possédait depuis longtemps sans jamais avoir réussi à la vendre, en dépit du certificat, dont il devait bien se douter que l'expert qui l'avait établi en 1961, le Dr N.________, ne faisait pas autorité. L'autorité précédente a ajouté que si le recourant n'avait pas fait authentifier les tableaux en question par des experts agréés, c'était car il n'avait aucun espoir à cet égard. Celui-ci savait ou à tout le moins se doutait et s'accommodait de l'idée que les tableaux en question étaient des faux.