Citation: 7B_903/2023 E. 2.4.2

2.4.2. L'appréciation de l'autorité précédente ne prête d'ailleurs pas le flanc à la critique, ni ne viole l'interdiction du formalisme excessif. On rappellera également qu'une violation du droit d'être entendu ne résulte en tout cas pas d'une interprétation différente de celle espérée par la partie recourante. Il peut tout d'abord être constaté que le document "Business Profile" - dont le caractère officiel ne semble pas en soi contesté - mentionne effectivement G.________ en tant que "director" (cf. p. 6 de cette pièce; voir acte 4 pièce 3 [ne comportant que les pages impaires dudit document] et acte 5.3 [3] du dossier de l'autorité précédente). Il n'indique cependant pas quelle est l'étendue de ses pouvoirs de représentation et la recourante ne prétend d'ailleurs pas qu'une telle information y figurerait. Elle se prévaut à cet égard de la "Director's letter" accompagnant ledit extrait (cf. notamment ch. 24 p. 11 du recours). Vu les éléments cités à ce propos, on comprend qu'elle se réfère aux "Director's resolutions". Dans ce cadre, elle ne conteste pas que, sous l'intitulé général, il est immédiatement indiqué "Banking resolutions", ce qui permet de comprendre que les pouvoirs qui y sont conférés paraissent limités aux opérations liées à la gestion des avoirs financiers de la recourante, notamment dans ses relations avec les banques. Il n'en va pas différemment du point 10 de ces "Director's resolutions" ("do such other acts and things as are necessary in ordre to fulfil the intent of the foregoing Resolutions"); vu son emplacement et sa teneur, il tend certes à permettre des actes plus larges que ceux énumérés aux points précédents sans pour autant que cela s'écarte du domaine en cause. Sans autre explication, on ne saurait donc en déduire un pouvoir général d'engager la recourante dans une procédure de recours judiciaire - a fortiori en matière pénale - ne concernant en outre a priori pas un litige avec une banque. La recourante se prévaut encore de l'art. 157A du "Companies Act 1967" ("Powers of directors"), lequel prévoit que "the business of a company is to be managed by, or under the direction or supervision of, the directors" (ch. 1); "the directors may exercise all the powers of a company except any power that this Act or the constitution of the company requires the company to exercise in general meeting" (ch. 2). Indépendamment de la recevabilité de ce grief en lien avec du droit étranger - invoqué pour la première fois devant le Tribunal fédéral -, cette disposition semble constituer une clause d'ordre général. Elle ne permet cependant pas, notamment en l'absence des statuts de la recourante, de vérifier s'il existe certaines restrictions à la représentation individuelle d'un "director", que ce soit au demeurant en faveur de l'assemblée générale (cf. a priori le ch. 2 de cet article) ou en raison d'autres motifs (soit par exemple au regard du domaine concerné; voir d'ailleurs dans ce sens l'existence des "Director's resolutions" en matière bancaire). On ne saurait donc se satisfaire de l'absence de mention sur l'extrait de l'ACRA d'un pouvoir de représentation accordé à l'assemblée générale (cf. ch. 23 p. 10 du recours) pour établir celui du "director" G.________.