Citation: 5C.97/1999 03.04.2000 E. 3

3.- Aux termes de l'art. 494 CC, le disposant peut s'obliger, dans un pacte successoral, à laisser sa succession ou un legs à l'autre partie contractante ou à un tiers (al. 1). Il continue à disposer librement de ses biens (al. 2). Peuvent être attaquées toutefois les dispositions pour cause de mort et les donations inconciliables avec les engagements résultant du pacte successoral (al. 3). Les dispositions prises en la forme d'un pacte successoral peuvent contenir, outre des clauses de nature contractuelle, des dispositions testamentaires ou unilatérales, librement révocables en vertu de l'art. 509 CC (ATF 101 II 305 consid. 3a p. 309/310; 96 II 273 consid. 3 p. 281 et les références citées). Un testament ou une donation ultérieurs ne peuvent être attaqués selon l'art. 494 al. 3 CC si la partie du pacte qui est en cause ne renferme pas de clause de nature contractuelle, mais seulement des dispositions testamentaires, unilatérales (ATF 101 II 305 consid. 3a p. 309/310). En l'occurrence, contrairement à ce que soutiennent les recourants, l'article troisième lettre b du pacte successoral présente un caractère contractuel, comme l'a démontré pertinemment l'autorité cantonale, dont l'argumentation peut être reprise (art. 36a al. 3 OJ).