Citation: I 225/00 10.11.2000 E. 2

2.- Est litigieux le point de savoir si le recourant est atteint de troubles d'ordre psychique diminuant sa capacité de travail et de gain. a) Parmi les atteintes à la santé psychique, qui peuvent, comme les atteintes physiques, provoquer une invalidité au sens de l'art. 4 al. 1 LAI, on doit mentionner - à part les maladies mentales proprement dites - les anomalies psychiques qui équivalent à des maladies. On ne considère pas comme des conséquences d'un état psychique maladif, donc pas comme des affections à prendre en charge par l'assurance-invalidité, les diminutions de la capacité de gain que l'assuré pourrait empêcher en faisant preuve de bonne volonté; la mesure de ce qui est exigible doit être déterminée aussi objectivement que possible. Il faut donc établir si et dans quelle mesure un assuré peut, malgré son infirmité mentale, exercer une activité que le marché du travail lui offre, compte tenu de ses aptitudes. Le point déterminant est ici de savoir quelle activité peut raisonnablement être exigée dans son cas. Pour admettre l'existence d'une incapacité de gain causée par une atteinte à la santé mentale, il n'est donc pas décisif que l'assuré exerce une activité lucrative insuffisante; il faut bien plutôt se demander s'il y a lieu d'admettre que la mise à profit de sa capacité de travail ne peut, pratiquement, plus être raisonnablement exigée de lui, ou qu'elle serait même insupportable pour la société (ATF 102 V 165; VSI 2000 p. 153 sv. consid. 2a; RCC 1992 p. 182 consid. 2a et les références). b) Selon les premiers juges, l'existence de troubles psychiques ne saurait être admise. En effet, il ressort de la lettre du docteur V.________ du 26 (recte : 11) janvier 2000 qu'aucun trouble d'ordre psychique n'a été relevé durant la consultation du 24 juin 1999. Cet expert explique, en outre, que l'allusion à une évaluation soigneuse de l'état psychique avait été faite uniquement afin d'éviter que des interventions chirurgicales à répétition ne soient effectuées sans qu'elles amènent une amélioration significative. Or, le recourant n'apportant aucun autre indice d'un quelconque trouble psychique, il ne se justifiait donc pas de mettre sur pied une expertise psychiatrique. c) Une instruction complémentaire, consistant dans l'expertise psychiatrique du recourant, est toutefois nécessaire. En effet, il ressort du rapport du 3 novembre 1999 des docteurs D.________ et A.________, produit avec l'acte de recours, que le recourant présente notamment un état dépressif. Selon le docteur Z.________, le patient, suivi par le docteur P.________, psychiatre à G.________, présente un état dépressif flagrant (lettre du 23 novembre 1999). Il s'ensuit que la cause doit être renvoyée à la juridiction cantonale pour complément d'instruction sur le point de savoir si le recourant présente un état psychique maladif diminuant sa capacité de travail et de gain. C'est dans ce cadre qu'il pourra faire valoir ses moyens de preuve et notamment le rapport qu'il a demandé au docteur K.________.