Citation: 1C_551/2015 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, il ressort du dossier qu'à sa demande l'ex-épouse a été auditionnée en l'absence du recourant. Il apparaît également qu'en dépit de la requête de ce dernier, le SEM a refusé de réitérer cette mesure d'instruction en sa présence. L'autorité a estimé qu'en lui donnant la possibilité de prendre position par écrit sur le procès-verbal d'audition, son droit d'être entendu était respecté. Cette appréciation n'est pas critiquable. Le recourant s'est en effet déterminé par écrit à plusieurs reprises sur le contenu de l'audition de son ex-épouse; il a également produit devant l'autorité de première instance des témoignages écrits en rapport avec les déclarations verbalisées à cette occasion. Dans ces circonstances et dans la mesure ou ni l'art. 29 PA ni l'art. 29 Cst. ne donnent à celui qui est partie à une procédure administrative le droit d'être entendu oralement (cf. ATF 134 I 140 consid. 5.3 p. 148; cf. également WALDMANN/BICKEL, in Praxiskommentar zum VwVG, Waldmann/Weissenberger [éd.], 2009, n° 84 ad art. 29 PA), c'est sans violer le droit d'être entendu que les autorités précédentes ont refusé la mise en oeuvre de la séance contradictoire demandée par le recourant. Ce dernier ne démontre d'ailleurs pas en quoi une nouvelle audition de son ex-épouse, en sa présence, serait susceptible de modifier l'appréciation de l'instance précédente; à cet égard, il se contente de reproduire ses propres déclarations et d'en déduire péremptoirement que le Tribunal administratif fédéral aurait à tort retenu l'existence de dissensions conjugales. Outre que cette manière de procéder ne répond pas aux exigences de motivation des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF, le recourant se méprend sur l'influence de l'existence, respectivement de la nature de ces problèmes conjugaux sur le sort de la cause. En effet, comme on le verra ci-après (cf. consid. 3.1.3 et 3.3), le Tribunal administratif fédéral s'est principalement, et à juste titre, basé sur l'enchaînement rapide des événements ayant précédé la séparation pour fonder la présomption de fait que la naturalisation a été obtenue frauduleusement; les querelles du couple ne constituent, dans ce cadre, qu'un indice renforçant la conviction du tribunal et pas un élément matériellement déterminant. Il s'ensuit que le grief tiré d'une violation du droit d'être entendu - mal fondé - doit être écarté pour autant que recevable.