Citation: 8C_652/2022 E. 4

Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir violé le droit en méconnaissant la jurisprudence applicable au contexte d'une nouvelle demande à l'instar de celle du 10 octobre 2011. Il fait valoir que, contrairement à ce qu'a retenu l'instance précédente, les pièces médicales au dossier ne permettent pas de mettre en lumière une modification significative de l'état de santé de l'intimé entre la décision d'octroi d'une rente limitée dans le temps du 26 novembre 2008 et la décision attaquée du 24 mars 2015. En effet, dans ses rapports d'expertise des 15 septembre 2011 et 13 novembre 2017, le docteur G.________ reconnaissait qu'il n'y avait pas d'évolution notable sur le plan psychique depuis 2008-2009. Ce médecin retenait également que les difficultés de l'assuré au printemps 2015 étaient au moins égales à celles qu'il avait décrites en 2011 et qu'il n'y avait pas d'aggravation sur le plan symptomatique mais une rigidification des mécanismes psychiques. En ce qui concerne l'aspect somatique, le recourant soutient qu'on peut éventuellement déduire de l'analyse du docteur F.________ une péjoration de la santé de l'assuré survenue en 2017, soit à un moment postérieur à la décision litigieuse (du 24 mars 2015). Cela étant, dans son rapport du 12 avril 2017, cet expert fixait la capacité de travail de l'assuré dans une activité adaptée à 50 % comme il l'avait déjà fait en 2011. Pour le recourant, on se trouverait donc en présence d'une simple appréciation différente d'un état de fait demeuré inchangé, ce qui ne saurait donner lieu à un changement du droit aux prestations de l'assuré.