Citation: 6B_1199/2023 E. 3.2

3.2. Le recourant n'expose pas en quoi la cour cantonale, qui a tenu compte de ces éléments dans son appréciation du principe de la proportionnalité, aurait accordé un poids insuffisant à ceux-ci, et tel n'apparaît pas être le cas. Il ne remet pas davantage en cause les constatations factuelles de la cour cantonale dont il ressort que la nouvelle compagne du recourant et ses deux plus jeunes enfants vivent en Bosnie Herzégovine, qu'il y dispose d'un logement ainsi que de la possibilité d'y exercer une activité lucrative aux côtés de son père, et qu'il a lui-même envisagé de retourner s'établir dans son pays d'origine. Ces éléments tendent à relativiser considérablement son intérêt à rester en Suisse. Le recourant se contente par ailleurs d'invoquer la garantie de l'art. 8 CEDH mais ne motive nullement l'application de cette disposition au cas d'espèce. Il n'élève en particulier aucune critique à l'encontre de l'arrêt attaqué dont il ressort qu'il n'est pas fondé à se prévaloir de l'art. 8 CEDH dans la mesure où il ne dispose pas d'un droit de garde sur ses enfants, mais uniquement d'un droit de visite limité. Son grief est dès lors insuffisamment motivé, partant irrecevable (cf. art. 106 al. 2 LTF). Pour le surplus, comme l'a relevé à juste titre la cour cantonale et contrairement aux dénégations du recourant, celui-ci pourrait continuer à entretenir des relations personnelles avec ses enfants par les moyens de communication modernes et par des visites et/ou vacances hors de Suisse. Enfin, la cour cantonale a tenu compte de la présence de trois des cinq enfants du recourant en Suisse en fixant la durée de l'expulsion au minimum légal de trois ans, étant au demeurant rappelé que l'art. 3 CDE ne confère pas un droit de présence sur le territoire. En définitive, les considérations cantonales quant au prononcé de l'expulsion ne sont pas critiquables et il peut y être entièrement renvoyé. Compte tenu de ce qui précède, les intérêts publics à l'expulsion l'emportent sur l'intérêt privé de l'intéressé à demeurer en Suisse. Le recourant ne remet pas en cause la durée de l'expulsion, ni l'inscription de celle-ci dans le SIS, points qu'il n'y a dès lors pas lieu d'examiner plus avant. Partant, l'autorité précédente n'a pas méconnu l'art. 66a bis CP, ni violé le principe de la proportionnalité en prononçant l'expulsion du recourant pour la durée minimale prévue par la loi, soit trois ans.