Citation: 5A_540/2022 E. 3.2.2

3.2.2. Le recourant s'efforce ensuite de faire apparaître arbitraire l'appréciation de son revenu effectif par la cour cantonale, mais en vain: son argumentation, pour autant que pertinente, se limite en effet en une contestation inconsistante de la motivation cantonale. Il en est ainsi lorsqu'il affirme que l'intimée n'aurait jamais soutenu qu'il aurait déposé des déclarations fiscales erronées ou incomplètes; que les dépenses sur lesquelles la cour cantonale se serait fondée ne seraient pas déterminantes dès lors qu'elles incluraient les frais d'écolage privé de ses enfants, désormais révolus; que sa fortune comprenait essentiellement des éléments qui n'étaient pas réalisables, ou encore que le prêt de plus d'un million concédé à sa compagne n'était pas remboursable. Ces éléments ne permettent en effet nullement d'expliquer les dépenses de la famille, voire du recourant (notamment le prêt précité) au moyen de la situation financière dont celui-ci s'est prévalu devant les instances cantonales. Dans ces circonstances, il n'apparaît nullement arbitraire d'avoir considéré que dite situation n'était vraisemblablement pas celle qui était alléguée et d'arrêter ainsi le revenu effectif du recourant à hauteur des dépenses qui pouvaient être retenues au regard des pièces figurant au dossier. Le fait que les avoirs des parties auprès de la banque C.________ seraient bloqués a concurrence de 1'150'000 fr. par mesures provisionnelles du 14 septembre 2020 n'est pas décisif: la contribution d'entretien en faveur de l'intimée a été fixée en rapport avec le revenu effectif du recourant, dont il ne parvient pas à contester le montant arrêté par la cour cantonale. Les mêmes remarques s'appliquent de manière générale au sujet des critiques que le recourant élève en lien avec sa fortune, dès lors que ce n'est pas celle-ci qui a été déterminante pour fixer la contribution d'entretien.