Citation: 9C_964/2008 25.08.2009 E. 4

La juridiction cantonale a décrit de manière circonstanciée la situation médicale de l'assuré aux moments de la décision supprimant le droit à la rente et de la décision litigieuse. Pour ce faire, elle s'est fondée sur les rapports établis par le docteur G.________ le 8 janvier 2004, d'une part, ainsi que par les docteur H.________ le 6 juin 2006 et L.________ le 5 septembre suivant, d'autre part. Elle a déduit de la comparaison de ces documents médicaux que l'état de santé du recourant n'avait pas objectivement évolué puisque toutes les affections existant lors du dépôt de la nouvelle demande étaient déjà présentes à l'identique lors de la suppression du droit à la rente. Cette appréciation des pièces disponibles n'est pas valablement mise en cause par la seule affirmation de l'assuré selon laquelle il existait une aggravation dûment documentée. Affirmer péremptoirement le contraire d'une conclusion découlant d'un raisonnement logique fondé sur des éléments concrets ne suffit effectivement pas à faire paraître ledit raisonnement comme manifestement inexact. La prise en compte du rapport des docteurs R.________ et L.________ déposé en instance fédérale ne permet pas d'aboutir à une autre solution dès lors qu'il y est fait état des mêmes diagnostics que dans le rapport du docteur L.________ du 5 septembre 2006. Il ne peut pas plus être reproché aux premiers juges d'avoir tranché le litige sans diligenter un complément d'instruction. Ceux-ci peuvent en effet renoncer à accomplir certains actes d'instruction si, en se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves, ils sont convaincus que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne peuvent plus modifier cette appréciation (cf. ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 429, voir aussi KIESER, Das Verwaltungsverfahren in der Sozialversicherung, p. 212 n° 450; KÖLZ/HÄNER, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 2e éd., p. 39, n° 111 et p. 117, n° 320; GYGI, Bundesverwaltungsrechtspflege, 2e éd. p. 274). Or, il résulte de ce qui précède que l'appréciation des faits par la juridiction cantonale est claire, convaincante et n'est pas valablement mise en doute par l'argumentation du recourant. Les premiers juges ont en outre justifié de manière concluante leur refus de procéder à une nouvelle expertise en se fondant sur le rapport du docteur H.________ qui estimait qu'il n'y avait pas d'indication médicale impérative pour refaire des examens ni, vraisemblablement, de changements morphologiques au niveau de la colonne vertébrale les commandant. Le recours est donc en tous points mal fondé.