Citation: 6B_164/2022 E. 4.4

4.4. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir pris en compte plusieurs éléments à décharge. Il cite le fait qu'il a obtenu un diplôme d'hôtellerie-tourisme, puis un CFC d'employé de commerce, le fait qu'il a travaillé à plusieurs reprises, qu'il "a été recruté comme bénévole à la Fête des Vignerons" pendant un mois, qu'il n'a pas de dettes et qu'il a "été fortement perturbé par la présente affaire". Il reproche également à la cour cantonale de ne pas avoir prononcé une peine pécuniaire. La cour cantonale n'a pas omis ces éléments (cf. supra consid. B.e), étant rappelé que, selon la jurisprudence, il importe peu qu'un élément n'apparaisse pas expressément dans la motivation de la peine mais ailleurs dans la décision. La cour cantonale n'est pas tenue de le répéter au stade de la fixation de la peine car le jugement forme un tout et on admet que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent (arrêts 6B_1214/2021 du 26 octobre 2022 consid. 2.1.3; 6B_31/2021 du 7 avril 2022 consid. 2.4.2; 6B_892/2021 du 30 mars 2022 consid. 2.4; 6B_792/2021 du 14 février 2022 consid. 1.3.2). Pour le surplus, on ne voit pas, et le recourant n'expose pas, dans quelle mesure le fait que le recourant ait un diplôme ou ait travaillé à une reprise de manière bénévole interviendrait à décharge dans la fixation de la peine, étant relevé que les autorités cantonales ont prononcé une peine compatible avec un régime de semi-détention (art. 77b CP) "notamment pour le cas où il aurait un emploi le moment venu" (cf. jugement de première instance, p. 27). S'agissant du genre de peine, il ressort du jugement de première instance, auquel renvoie la cour cantonale en application de l'art. 82 al. 4 CPP, qu'une peine privative de liberté a été prononcée à l'encontre du recourant pour des motifs de prévention spéciale, fondés sur les antécédents du recourant ainsi que son absence de prise de conscience (cf. jugement de première instance, p. 27), ce qui est conforme à la jurisprudence (cf. supra consid. 4.2). En définitive, le recourant ne cite aucun élément important, propre à modifier la peine, qui aurait été omis ou pris en considération à tort par la cour cantonale, ni ne démontre que la cour cantonale aurait dû pondérer différemment l'un ou l'autre élément. Au regard des circonstances, il n'apparaît donc pas que la cour cantonale aurait abusé du large pouvoir d'appréciation dont elle disposait en fixant la quotité de la peine privative de liberté infligée au recourant. Au surplus, le recourant ne démontre pas que la cour cantonale aurait pu violer le droit fédéral en lui infligeant une peine privative de 12 mois, ce qui se situe dans la partie inférieure du cadre légal de l'infraction à l'art. 191 CP, qui est passible d'une peine privative de liberté maximale de 10 ans.