Citation: 6B_1092/2023 E. 4.3

4.3. En l'espèce, contrairement à ce qu'affirme le recourant, il n'était nullement critiquable pour la cour cantonale de se fonder sur la culpabilité pour déterminer le genre de peine, puisque les critères applicables au choix de la peine sont les mêmes que ceux qui fondent la mesure de celle-ci (cf. ATF 147 IV 241 consid. 3.2 p. 244). En outre, vu l'absence de prise de conscience de la gravité des actes et de remise en question de la part du recourant, l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle seule une peine privative de liberté pouvait être prononcée pour des motifs de prévention spéciale, apparaît conforme au droit fédéral, étant précisé que le recourant n'avait toujours pas, malgré des revenus réalisés à W.________ d'un peu plus de 90'000 CAD en 2021, daigné rembourser le moindre franc à ses victimes. Le recourant ne saurait non plus se prévaloir de l'absence d'antécédents, puisque cette circonstance a un effet neutre sur la peine et n'a donc pas à être prise en considération dans un sens atténuant (cf. ATF 136 IV 1 consid. 2.6 p. 2; arrêts 6B_1387/2021 du 29 septembre 2022 consid. 4.1.1; 6B_1230/2021 du 10 février 2022 consid. 5.4.4). Enfin, contrairement à ce que soutient le recourant sans autre développement, la cour cantonale a expressément tenu compte, dans la fixation de la peine, comme élément à décharge, de l'écoulement du temps depuis la commission des infractions. Au surplus, le recourant n'expose pas à satisfaction de droit (art. 42 al. 2 LTF) quelle infraction aurait mérité le prononcé d'une peine pécuniaire, mais se borne à contester la peine dans son ensemble. Sa critique s'avère dès lors irrecevable. Il s'ensuit que, mal fondés, les griefs doivent, partant, être rejetés, dans la mesure où ils sont recevables. Pour le surplus, la cour cantonale a, d'une manière qui échappe à la critique, pris en compte les critères pertinents gouvernant la fixation de la peine conformément à l'art. 47 CP, sans omettre d'éléments d'appréciation importants, ni en se fondant sur des critères étrangers à cette disposition. La peine privative de liberté d'ensemble de 18 mois infligée au recourant n'apparaît pas exagérément sévère au point de constituer un abus du large pouvoir d'appréciation dont dispose le juge. Enfin, le recourant ne critique pas la peine sous un autre angle (art. 42 al. 2 LTF).