Citation: 2C_9/2021 E. 2.3

2.3. Par jugement du 27 décembre 2017, la Chambre pénale d'appel a condamné le recourant à une peine privative de liberté de cinq ans et cinq mois pour tentative d'assassinat et pour entrée et séjour illégaux, réduisant la peine initialement prononcée de six ans de quelques mois en raison des conditions de détention de l'intéressé jugées illicites. Selon les faits de l'arrêt entrepris, le recourant s'était rendu coupable, en qualité de coauteur, de tentative d'assassinat; sa faute était très grave, car il s'en était pris à l'intégrité physique d'autrui avec la plus grande lâcheté, sans aucune raison; le caractère odieux de son comportement et de celui de ses comparses avait été souligné; la victime gardait des séquelles physiques visibles et durables de l'attaque au couteau; la situation personnelle précaire de l'intéressé, qu'il ne devait qu'à lui-même compte tenu de son mépris de la législation en matière de droit des étrangers, n'expliquait en rien ses fréquentations et sa violence gratuite; sa stabilité affective et ses futures responsabilités de père auraient dû l'inciter à adopter un comportement différent; sa collaboration à la procédure avait été mauvaise: il avait accumulé des déclarations invraisemblables; sa prise de conscience était nulle; il n'éprouvait aucune empathie pour la victime et usait sans sourciller du terme "bagarre" pour évoquer ce qui représentait en vérité une mise à mort programmée. Il ressort de ce qui précède que le recourant a commis une infraction extrêmement grave, dirigée contre le bien juridique le plus important, à savoir la vie et l'intégrité corporelle d'une personne; or, le Tribunal fédéral se montre particulièrement rigoureux en présence d'actes de violence criminelle qui ont gravement porté atteinte à l'intégrité corporelle d'autrui (cf. ATF 137 II 297 consid. 3.3). Au demeurant, l'assassinat, y compris sa tentative, est une infraction pour laquelle le constituant a entendu se montrer intransigeant (cf. art. 121 al. 3 let. a Cst.). Par la suite, en 2017, l'intéressé a fait l'objet de deux condamnations supplémentaires, à savoir, une amende de 400 fr. pour conduite d'un véhicule en étant titulaire d'un permis de conduire étranger et consommation de stupéfiants, ainsi qu'une peine pécuniaire de 120 jours-amende à 30 fr. pour dénonciation calomnieuse à l'égard d'un gardien de prison. L'intérêt public à l'éloignement du recourant est ainsi manifeste. Dans ces circonstances, seuls des éléments exceptionnels permettraient de faire prévaloir l'intérêt privé de l'intéressé à séjourner en Suisse sur l'intérêt public à l'en éloigner.