Citation: 7B.63/2005 06.06.2005 E. 2

2.1 Sur la question du for, l'autorité cantonale inférieure de surveillance avait retenu, dans sa décision du 27 août 2004, que le seul transfert de la gestion administrative du dossier de la faillite à Vétroz, sans doute motivé par la recherche de la meilleure efficacité et la disposition d'une infrastructure adéquate, ne pouvait impliquer un déplacement du for de la poursuite au sens de l'art. 46 al. 2 LP hors du district de Sion. Le recourant ne s'y était d'ailleurs pas trompé en déposant diverses plaintes devant l'autorité inférieure de surveillance dudit district. 2.2 Devant l'autorité cantonale supérieure de surveillance, le recourant a conclu à la désignation du préposé de Sion en qualité d'administrateur de la faillite, estimant qu'il y avait déplacement du for puisque tout était géré par l'office de Conthey, ce qui était un inconvénient pour les créanciers, obligés de se déplacer jusqu'à Vétroz. A l'instar de l'autorité inférieure, l'autorité supérieure a considéré que la conclusion du recourant était ambiguë: aussi, dans la mesure où celui-ci entendait contester le principe même d'une administration spéciale, elle a jugé que la contestation était tardive, car le principe en question avait été décidé depuis plus de 5 ans par voie de circulaire aux créanciers (art. 255a LP); dans la mesure où le recourant requérait la désignation du préposé de Sion comme membre de l'administration spéciale chargé de la gestion principale du dossier, elle a estimé qu'il perdait de vue que la désignation d'un nouveau membre de l'administration spéciale était de la compétence des créanciers de la faillite (art. 237 al. 2 LP), qui n'avaient jamais été interpellés sur ce point et n'avaient même pas requis que cette question leur fût soumise; dans la mesure enfin où le recourant requérait la désignation du préposé de Sion comme membre unique de l'administration spéciale, elle a considéré que cela aurait impliqué la destitution des deux membres en fonction de celle-ci, ce qui ne pouvait pas être obtenu par voie de plainte ou de recours selon les art. 17 ss LP, mais relevait de la compétence de l'autorité de surveillance en matière disciplinaire (art. 14 LP et 19 al. 5 LALP). 2.3 Dans son mémoire à la Chambre de céans, le recourant se contente d'affirmer, sur la base d'ailleurs de faits non constatés dans le jugement attaqué lui-même (cf. art. 63 al. 2 et 81 OJ), que le for de la faillite a été transféré à Conthey en violation de la loi (art. 55 LP), que le préposé de Sion doit être nommé membre de l'administration spéciale et que le dossier doit être transféré à celui-ci. Il ne s'en prend pas, d'une manière conforme aux exigences de l'art. 79 al. 1 OJ, aux motifs pertinents de l'autorité cantonale supérieure de surveillance, de sorte que, sur ces points, la Chambre ne peut entrer en matière. Au demeurant, rien dans le dossier ne permet de constater - d'office (ATF 120 III 110 consid. 1a; 118 III 4 consid. 2a) - que les règles sur le for de la faillite auraient été violées en l'espèce.