Citation: U 167/03 05.02.2004 E. 2

2.1 Les premiers juges ont correctement exposé les règles légales et principes jurisprudentiels relatifs à l'évaluation de l'invalidité et à la valeur probante des rapports médicaux, de sorte qu'il suffit, sur ce point, de renvoyer à leur jugement. On y ajoutera que si l'administration ou le juge, se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves fournies par les investigations auxquelles ils doivent procéder d'office, sont convaincus que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation, il est superflu d'administrer d'autres preuves (appréciation anticipée des preuves; Kieser, Das Verwaltungsverfahren in der Sozialversicherung, p. 212, n° 450; Kölz/Häner, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 2e éd., p. 39, n° 111 et p. 117, n° 320; Gygi, Bundesverwaltungsrechtspflege, 2e éd., p. 274; cf. aussi ATF 122 II 469 consid. 4a, 122 III 223 consid. 3c, 120 Ib 229 consid. 2b, 119 V 344 consid. 3c et la référence). Une telle manière de procéder ne viole pas le droit d'être entendu selon l'art. 29 al. 2 Cst. (SVR 2001 IV n° 10 p. 28 consid. 4b), la jurisprudence rendue sous l'empire de l'art. 4 aCst. étant toujours valable (ATF 124 V 94 consid. 4b, 122 V 162 consid. 1d et l'arrêt cité). 2.2 C'est en vain que le recourant requiert la mise en oeuvre d'une expertise complémentaire et d'un arthro-scanner. En effet, comme cela ressort des considérants au demeurant bien étayés et convaincants des premiers juges, l'appréciation de l'atteinte à la santé sur le plan médical a été clairement définie par le docteur E.________, dont le rapport final rempli à l'évidence les réquisits jurisprudentiels pour que lui soit reconnue une pleine valeur probante. Il tient en particulier compte des remarques des docteurs F.________ et S.________ relatives tant aux limitations fonctionnelles du recourant qu'à l'impossibilité d'améliorer l'état de santé par de nouvelles mesures thérapeutiques. En conséquence, un examen complémentaire invasif, tel un arthro-scanner, n'est pas nécessaire dès lors qu'il n'y a rien à attendre d'un tel examen. A cet égard, il y a lieu de relever, contrairement à ce que prétend le recourant, que les premiers juges n'ont pas écarté une offre de preuve sans motif. Ils se sont, bien au contraire, prononcés sur la base d'un état de fait qu'ils estimaient à juste titre suffisamment complet et probant au sens de la jurisprudence mentionnée ci-dessus. Pour la même raison, il sied de rejeter la requête de l'intéressé tendant à la mise en oeuvre d'une expertise neutre complémentaire dont il n'y a rien à attendre de nouveau. On peut donc, avec les premiers juges, conclure, sur la base des nombreux documents figurant au dossier, que le recourant n'est plus en état d'exercer sa profession de chauffeur poids lourds. En revanche, dans une activité adaptée et moyennant les limitations indiquées par le médecin d'arrondissement de la CNA, une activité à 100 % est exigible.