Citation: 9C_910/2013 E. 6.3

6.3. Même si le recourant déclare que le docteur E.________ a manqué de toute objectivité en se perdant dans des assertions dénigrantes à son égard, ce qui n'est au demeurant pas démontré, l'autorité de recours de première instance pouvait, sans violer le droit fédéral, accorder pleine valeur probante à son rapport du 10 novembre 2011. Les premiers juges ont considéré que l'expertise avait été établie de manière circonstanciée, au terme d'une étude attentive et complète du dossier, ainsi qu'à l'issue d'un examen approfondi de l'assuré, et qu'elle prenait en considération les antécédents médicaux de ce dernier ainsi que ses plaintes. Ainsi qu'ils l'ont admis, le diagnostic posé est clair et motivé et l'expert en a tiré des déductions non contradictoires. Il convient d'ajouter que, comme cela ressort de l'expertise du docteur E.________, le diagnostic de personnalité dyssociale ([CIM-10] F60.2) posé par le docteur K.________ dans un rapport du 12 septembre 2007 et par le docteur L.________ dans un rapport du 17 septembre 2007 a été pris en compte par l'expert dans son rapport du 10 novembre 2011. Les médecins de la Clinique de psychiatrie du Centre clinique universitaire de H.________, en posant dans leur rapport relatif à l'hospitalisation du 8 février au 9 mars 2012 les diagnostics de personnalité dyssociale (F60.2) et de personnalité émotionnellement labile (F60.3), n'ont pas fait état d'éléments objectivement vérifiables qui auraient été ignorés par le docteur E.________ dans le cadre de son expertise du 10 novembre 2011 et soient suffisamment pertinents pour remettre en cause ses conclusions en ce qui concerne l'état de santé du recourant sur le plan psychiatrique. Le recours est mal fondé de ce chef.