Citation: 1C_545/2022 E. 7.6.1

7.6.1. La proposition de télécabine partant du secteur Daval, avec son analyse de faisabilité, a été déposée par les recourants au stade de la procédure cantonale de recours et d'homologation. Cette proposition ne compte pas au nombre des variantes étudiées dans le rapport selon l'art. 47 OAT. Le Service de la mobilité a en effet expressément écarté cette alternative pour plusieurs raisons: du point de vue des besoins de mobilité liés aux déplacements des écoliers, le projet défendu par les recourants imposait des trajets supplémentaires en plaine (Chalais-Daval) et à Vercorin et remettait en question le système scolaire mis en place par la commune; il s'agissait d'un élément primordial au regard duquel cette alternative ne pouvait répondre aux besoins des utilisateurs de Chalais et de Vercorin, étant entendu que la mobilité liée au tourisme était prise en compte de façon complémentaire à celle des habitants. Le Tribunal cantonal a précisé à cet égard que l'implantation clairement hors localité en zone agricole de la gare de départ de la télécabine était problématique eu égard notamment à l'importance soulignée dans le rapport selon l'art. 47 OAT, des transports à vocation scolaire dans les deux directions et de l'utilisation de la ligne par des enfants fréquentant des activités extrascolaires en plaine. Il a aussi mis en évidence les avantages d'une gare d'arrivée voisine de la salle du centre scolaire de Vercorin, où sont organisées diverses manifestations. L'instance précédente a encore relevé que la liaison télécabine défendue par les recourants s'écartait trop des objectifs de desserte poursuivis ici par les autorités et apparaissait ainsi sortir du cadre des solutions susceptibles d'entrer en considération. Elle a ajouté que le Service de la mobilité avait mis en évidence ses impacts environnementaux significatifs: la variante Daval comprenait 23 pylônes (contre 3 pour le projet de téléphérique retenu); elle impliquait la construction d'une station intermédiaire technique; elle avait pour conséquence un impact visuel lié au contournement du Mont de Vercorin; enfin, les défrichements/servitudes nécessaires s'élevaient à 14'000 m2. Pour ces motifs, la cour cantonale a jugé que la mise à l'écart de la variante Daval sans étude plus approfondie ou mise en oeuvre d'une expertise, ne violait pas les exigences légales en matière d'examen des possibilités et de variantes de solution, nonobstant certains de ses avantages (p.ex. liaison directe avec le domaine skiable, susceptible de conduire à une réduction accrue du trafic automobile plaine-station).