Citation: 5A_555/2014 E. 1.3

1.3. Selon l'art. 93 al. 1 let. b LTF, le recours est recevable si son admission peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse. Cela suppose d'abord que le Tribunal fédéral soit en mesure de rendre lui-même un jugement final en réformant la décision préjudicielle ou incidente attaquée; tel n'est pas le cas s'il s'avère que, en cas d'admission du recours, il devra de toute façon annuler la décision attaquée et renvoyer la cause à l'autorité cantonale pour complément d'instruction et nouvelle décision (ATF 134 III 426 consid. 1.3.2 p. 430; 133 III 629 consid. 2.4.1 p. 633). L'admission du recours doit ensuite permettre d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse; il faut, à cet égard, que la procédure probatoire, par sa durée et son coût, "s'écarte notablement des procès habituels", ce qui n'est pas le cas lorsque l'administration des preuves se limite à l'audition des parties, à la production de pièces ou à l'interrogatoire de quelques témoins (arrêts 5A_977/2013 du 16 avril 2014 consid. 1.2.2 et 5A_844/2013 du 10 janvier 2014 consid. 1.3.2 avec les références). Ces deux conditions sont cumulatives (ATF 133 III 629 consid. 2.4.1 p. 633; ATF 132 III 785 consid. 4.1 p. 791). En l'espèce, la recourante expose à juste titre qu'en déclarant irrecevable l'appel interjeté par l'intimé, le Tribunal fédéral mettrait immédiatement un terme à la procédure de divorce, sans aucun renvoi à une autorité précédente. Elle occulte toutefois totalement la seconde condition en tant qu'elle n'allègue ni, a fortiori, ne démontre que l'admission de son recours permettrait d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse. Au demeurant, il n'apparaît pas non plus, au vu du dossier, que cette exigence serait manifestement remplie. Il s'ensuit que le recours n'est pas recevable sous l'angle de l'art. 93 al. 1 let. b LTF.