Citation: 8C_286/2024 E. 5

En bref, la cour cantonale a considéré que le diagnostic retenu par l'expert judiciaire D.________ relevait des syndromes sans pathogenèse ni étiologie claires et sans constat de déficit organique dès lors que celui-ci avait indiqué que les plaintes du recourant n'étaient pas objectivées. En conséquence, elle a jugé nécessaire d'ordonner une expertise psychiatrique en vue de déterminer si un diagnostic psychiatrique devait être posé dans le cas du recourant et examiner l'exigibilité d'une activité professionnelle selon la procédure probatoire structurée prévue par la jurisprudence en cas de troubles somatoformes et d'affections psychiques ou psychosomatiques (ATF 141 V 281). Bien qu'il ressortît de l'expertise judiciaire psychiatrique confiée au docteur F.________ que le recourant ne présentait aucune atteinte de nature psychiatrique, la cour cantonale a procédé à l'analyse des indicateurs pertinents pour évaluer si la symptomatologie douloureuse du recourant atteignait néanmoins un seuil de gravité suffisant pour impacter sa capacité de travail, en se fondant pour cela sur les renseignements contenus dans le rapport de l'expert psychiatre. Au terme de son analyse, la cour cantonale est parvenue à la conclusion que les critères jurisprudentiels de gravité n'étaient pas réunis pour considérer que le syndrome douloureux chronique empêchait le recourant de travailler à 100 %. Elle a jugé que l'intimé avait à juste titre nié le droit à une rente d'invalidité.