Citation: 5A_950/2016 E. 3.3

3.3. L'autorité cantonale a jugé que le recourant ne pouvait prétendre à l'octroi d'un délai plus long en application de l'art. 33 al. 2 LP dès lors qu'il avait été valablement informé par publication dans la FOSC du 1er juin 2012 que les notifications le concernant seraient adressées à l'Office tant qu'il n'aurait pas élu un autre domicile de notification en Suisse. Dès le moment où l'avocate qui le représentait en Suisse n'était plus constituée pour la défense de ses intérêts, il lui appartenait de mandater un nouveau conseil en Suisse ou, à tout le moins, d'élire un domicile de notification en Suisse. En ne le faisant pas, il avait accepté que les actes le concernant lui soient valablement notifiés à l'Office en application de l'art. 232 al. 2 ch. 6 LP. Il en allait ainsi de la circulaire du 3 mai 2016 ainsi que du délai péremptoire fixé au 24 mai 2016 pour requérir la cession des droits de la masse. La lettre d'information qui lui avait été adressée le même jour par l'Office n'avait quant à elle pas eu pour effet de prolonger le délai imparti. Partant, la demande de cession formée le 6 juin 2016 était tardive.