Citation: 1B_480/2019 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, comme le souligne l'instance précédente, le dossier fait état de forts soupçons que la recourante ait été capable de commettre de nouvelles escroqueries, en 2015, par le biais d'Internet, alors qu'une procédure pénale était en cours contre elle pour des agissements portant sur plus d'un million de francs, durant trois ans, entre 2007 et 2010, au préjudice de la banque qui l'employait. Ayant retrouvé un emploi en janvier 2017, elle aurait ensuite laissé s'écouler à peine deux mois avant de recommencer à détourner de l'argent. Dans le cadre de la présente procédure, elle ne conteste pas les forts soupçons pesant à son encontre. Le jour de son arrestation, elle a expliqué que son salaire net, de 3'700 francs, était "trop juste" et qu'elle était "accro" au shopping. Ainsi, même si la recourante n'a pas d'antécédents judiciaires, il ressort de l'arrêt cantonal qu'elle aurait admis avoir détourné, entre 2007 et 2018, des sommes importantes au préjudice de deux de ses employeurs, ainsi que, par un procédé astucieux, de clients d'un site de vente en ligne (arrêt attaqué, p. 3). La cour cantonale pouvait dès lors, sans violer le droit fédéral, considérer que le risque de récidive était important et que, remise en liberté, la recourante ne soit tentée de recommencer, dans la mesure où, en cas de libération, elle se retrouverait dans une situation encore plus précaire que celle qui était la sienne au moment de la commission des infractions qui lui sont reprochées. En outre, contrairement à ce que soutient la recourante, sa situation personnelle et financière, en cas de libération, n'est pas claire. En effet, elle allègue vouloir vivre avec son compagnon à Genève mais ne semble rien avoir entrepris en ce sens. Par ailleurs, elle produit une promesse d'embauche de la société D.________ pour un travail de secrétariat, tout en déclarant qu'elle ne souhaite en réalité plus travailler dans ce domaine mais dans l'accompagnement de personnes âgées et qu'elle doit, encore à cet égard, en discuter avec son conseiller de l'assurance-chômage. Elle allègue également avoir droit à des allocations de chômage, sans toutefois étayer le montant des prestations auxquelles elle pourrait prétendre.