Citation: 2A.368/2001 27.09.2001 E. 2

2.- a) Lorsque le recours est, comme en l'espèce, dirigé contre une décision émanant d'une autorité judiciaire, le Tribunal fédéral est lié par les faits constatés dans cette décision, sauf s'ils sont manifestement inexacts ou incomplets, ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 104 let. b et 105 al. 2 OJ). b) Les recourants ne s'en prennent pas sérieusement aux faits pertinents tels que constatés dans l'arrêt attaqué. Ils ne contestent ni les manquements à la législation sur la protection des animaux qui leur sont reprochés (même s'ils les minimisent), ni la nécessité d'assainir leur exploitation. Les recourants ont d'ailleurs eux-mêmes produit une attestation du 20 juillet 2001 établie par PM.________, vétérinaire, d'où il ressort que si une progression constante des performances du troupeau a été observée, il y avait évidemment encore des améliorations à apporter à cette exploitation. Dès lors, le Tribunal cantonal n'a pas violé le droit d'être entendu des recourants en refusant d'administrer les preuves proposées portant sur des faits qui n'étaient pas vraiment contestés. Quant à la requête tendant à une inspection des lieux présentée devant le Tribunal fédéral, elle doit être rejetée pour les mêmes motifs. c) En réalité, les recourants se plaignent uniquement de ce que le délai qui leur avait été imparti notamment jusqu'au 1er septembre 2000 pour exécuter les travaux d'assainissement de leur étable allait au-delà des exigences posées par la législation en la matière. Ils souhaiteraient une prolongation de délai pour effectuer les travaux d'investissement dont le coût est élevé, sans toutefois en préciser le terme. Or les recourants ne citent aucune disposition légale qui obligerait les autorités cantonales compétentes à tenir compte de considérations d'ordre financier lors de la fixation d'un délai aux détenteurs de bétail bovin pour se conformer aux prescriptions légales en matière de protection des animaux. Force est en outre de constater que le délai qui leur a été fixé est tout à fait raisonnable et ne viole manifestement pas le principe de la proportionnalité, surtout si l'on considère que les premiers manquements constatés à la législation topique remontent au début de l'année 1997. A cela s'ajoute que les recourants ont, dans le cadre de leurs recours successifs, chaque fois demandé, et obtenu à titre préprovisionnel, le sursis à l'exécution de la décision du 19 avril 2000, si bien qu'ils ont pu bénéficier d'un délai supplémentaire de plus d'une année pour exécuter les travaux d'assainissement, dont le principe n'est du reste pas contesté. On peut dès lors se demander si le présent recours ne présente pas un caractère dilatoire. d) Pour le surplus, il y a lieu de renvoyer aux motifs convaincants de la décision attaquée et des observations du Conseil d'Etat (art. 36a al. 3 OJ). e) Vu ce qui précède, le recours doit être rejeté, selon la procédure simplifiée de l'art. 36a OJ. La requête d'effet suspensif - admise à titre superprovisionnel - devient ainsi sans objet. Succombant, les recourants doivent supporter les frais judiciaires, solidairement entre eux (art. 156 al. 1 et 7 OJ).