Citation: 6B_509/2013 E. 3.3

3.3. Concernant l'audition du père de l'intimé, il ressort des faits que la recourante a vécu, avec l'intimé, quelques mois au sein de son foyer. Par conséquent, le père de l'intimé est potentiellement un témoin direct des faits reprochés par la recourante à son époux, en particulier des prétendus coups qu'elle aurait reçus et des traces que ceux-ci auraient pu laisser. Ce témoignage porte sur la réalisation même des infractions reprochées. Il apparaît dès lors pertinent. Il est en outre délicat de préjuger de ce que déclarerait un témoin sans avoir procédé à son audition. La parenté du témoin avec l'une des parties à la procédure ne permet pas d'emblée, dans les circonstances d'espèce, de préjuger du contenu du témoignage. S'agissant d'un potentiel témoin direct des faits et au vu de la gravité des infractions reprochées à l'intimé, les autorités cantonales ne pouvaient s'économiser l'audition de ce témoin ainsi que de tout autre témoin direct des faits. Elles ont, de la sorte, violé le droit d'être entendue de la recourante. L'arrêt attaqué sera par conséquent annulé. La cause sera renvoyée à l'autorité cantonale pour procéder à l'audition du père de l'intimé et tout autre potentiel témoin direct des faits, en particulier les autres personnes vivant chez le père de l'intimé à la même période que la recourante.