Citation: 4C.149/2001 19.12.2001 E. 4

4.- La recourante prétend que l'autorité cantonale a violé l'art. 8 CC en considérant qu'il appartenait à l'entrepreneur d'alléguer et de prouver que les défauts de la citerne n'étaient pas des défauts cachés. Pour toutes les prétentions relevant du droit privé fédéral (cf. ATF 125 III 78 consid. 3b), l'art. 8 CC répartit le fardeau de la preuve (ATF 122 III 219 consid. 3c) - en l'absence de disposition spéciale contraire - et détermine, sur cette base, laquelle des parties doit assumer les conséquences de l'échec de la preuve (ATF 127 III 519 consid. 2a; 126 III 189 consid. 2b; 125 III 78 consid. 3b). Cette disposition ne prescrit cependant pas quelles sont les mesures probatoires qui doivent être ordonnées. Elle n'empêche pas le juge de refuser une mesure probatoire par une appréciation anticipée des preuves. L'art. 8 CC ne dicte pas comment le juge peut forger sa conviction (ATF 127 III 519 consid. 2a; 122 III 219 consid. 3c; 119 III 60 consid. 2c; 118 II 142 consid. 3a). Selon la jurisprudence, il appartient à l'entrepreneur d'alléguer, lorsque le maître formule des prétentions en garantie, que l'ouvrage a été accepté tacitement pour le motif que ses défauts ont été annoncés tardivement, le maître devant pour sa part prouver qu'il s'en est prévalu en temps utile (ATF 118 II 142 consid. 3a p. 147 et les références). En l'occurrence, les juges cantonaux ont constaté souverainement qu'il n'était pas établi que les défauts incriminés pouvaient être constatés lors de la vérification régulière de l'ouvrage, ce qui clôt la discussion engagée par la recourante.