Citation: 7B_39/2025 E. 3.3

3.3. En l'espèce, l'autorité précédente a jugé que le recourant connaissait les motifs de récusation dont il entendait se prévaloir à la date à laquelle il avait déposé sa requête, soit le 6 novembre 2024, car, à défaut, il n'aurait pas agi par cette voie; elle a précisé qu'il les connaissait même depuis l'avant-veille, date à laquelle il s'était vu notifier le jugement du 1 er novembre 2024 rendu par le Tribunal de police genevois, qu'il considérait avoir été rendu à son détriment par le juge intimé qui l'avait présidé; or sa demande de récusation du 6 novembre 2024 ne comportait pas la moindre motivation, au-delà de l'allégation, non explicitée, selon laquelle le juge précité, dans sa décision rendue, aurait violé la loi à son détriment; si le recourant avait certes annoncé qu'il produirait "rapidement" le texte de sa récusation, par quoi l'autorité précédente comprenait la motivation de sa demande, il ne l'avait fait que 17 jours plus tard, de sorte que cette écriture complémentaire devait être tenue pour tardive. L'autorité précédente a ainsi déclaré la requête de récusation irrecevable.