Citation: 6B_493/2010 04.10.2010 E. 3

Le recourant, qui n'invoque pas expressément l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.), n'explique pas non plus en quoi les faits auraient été constatés en violation du droit (cf. art. 97 al. 1 LTF). La recevabilité de ses griefs, tous relatifs à l'établissement des faits, est ainsi pour le moins douteuse au regard des exigences de motivation déduites de l'art. 106 al. 2 LTF. Le recourant discute, par ailleurs, abondamment les témoignages appréciés par la cour cantonale en en donnant sa propre lecture et en en tirant ses propres conclusions. Ces critiques sont largement appellatoires, partant irrecevables (ATF 133 III 393 consid. 6, p. 397). Elle sont, au demeurant, infondées même examinées sous l'angle de l'arbitraire (sur cette notion: ATF 135 V 2 consid. 1.3, p. 4 s). 3.1 Le recourant objecte, en substance, que les témoins n'auraient pas confirmé les déclarations de C.________ selon lesquelles la gifle assénée à l'extérieur lui « aurait fait traverser la terrasse », ce qui aurait été impossible, selon le recourant, en raison notamment de la disposition des lieux et de l'encombrement de la terrasse jonchée de bouteilles et de vaisselle. L'autorité précédente, en relevant de nombreuses convergences avec les dépositions des personnes présentes, a expliqué par le menu les raisons pour lesquelles les déclarations de C.________ étaient crédibles alors que les dénégations du recourant ne l'étaient pas (arrêt entrepris, consid. 5, p. 11 ss). Dans ces conditions et dès lors qu'aucun témoin n'a démenti formellement les allégations de C.________, le seul fait que les déclarations de celle-ci n'ont pas toutes, point par point, été confirmées par l'une ou l'autre des personnes entendues ne rend pas insoutenable l'appréciation globale portée par la cour cantonale sur la crédibilité de la victime. Rien ne vient, pour le surplus, étayer les affirmations du recourant relatives à l'état de la terrasse. Enfin, le témoin E.________ a expliqué que le recourant avait fait preuve de hargne et de détermination pour frapper la victime compte tenu de la disposition des lieux et de leurs positions respectives. La cour cantonale, qui a pris en considération cette disposition d'esprit (arrêt entrepris, consid. 5c, p. 13), n'a donc pas ignoré ces circonstances. 3.2 Le recourant souligne ensuite que D.________ a reconnu avoir frappé C.________ et qu'un accord financier a abouti au retrait de la plainte de cette dernière, qui serait habitée par un esprit de lucre. La gifle assénée par D.________ aurait été imputée à tort au recourant. Il ressort clairement des déclarations constantes de la plaignante qu'elle a été frappée tant par le recourant que par D.________ à l'intérieur du restaurant puis, une fois encore par le recourant, à l'extérieur (Plainte du 10 mai 2007, p. 2; Procès-verbal des débats de première instance, séance du 16 décembre 2008, p. 2). Le seul aveu de D.________ relatif au coup qu'il a donné n'exculpe donc pas le recourant. L'autorité précédente a, en outre, mis en relation les constatations médicales des lésions subies par C.________ avec la seconde gifle assénée par le recourant à l'extérieur du restaurant (arrêt entrepris, consid. 5b, p. 13), ce qui exclut aussi la confusion alléguée par le recourant. Enfin, la seconde gifle du recourant, plus violente que la première selon les déclarations crédibles de la victime (cf. supra consid. 3.1), a été assénée avec détermination et hargne (arrêt entrepris, consid. 5c, p. 13). Il n'était donc pas déraisonnable de conclure que c'est ce coup, et non les deux premiers, qui a causé les lésions, même si D.________ a admis avoir donné « une bonne baffe » à C.________. Pour le surplus, le désir de cette dernière d'obtenir réparation du tort qu'elle a subi ne remet pas en cause la crédibilité de ses accusations, confirmées par plusieurs témoins. 3.3 Les témoins n'auraient pas confirmé non plus le coup porté à A.________. Plusieurs personnes ont affirmé que A.________ avait poursuivi le recourant. L'une a confirmé que la victime avait manifesté sa douleur et paraissait sonnée. Une autre qu'il avait eu, soudain, de la peine à parler. Les lésions ont été constatées médicalement quelques heures après les faits. En l'absence de tout témoignage excluant que le recourant ait porté ce coup, l'autorité cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir la version des faits du plaignant, qui a reconnu formellement son agresseur, celle du recourant n'apparaissant pas crédible en raison de nombreuses variations et de sa tendance à minimiser les faits (arrêt entrepris, consid. 5a/cc, p. 11 s.). Supposés recevables, tous ces griefs devraient ainsi être rejetés.