Citation: 2C_129/2023 E. 5

Sur le fond, le recourant commence par contester la légalité de son renvoi et invoque à cet égard une violation des art. 2, 3 et 8 CEDH. Cette question ne fait toutefois pas l'objet de la présente procédure, qui porte uniquement sur la légalité de la détention administrative. Le juge de la détention ne peut revoir à titre préjudiciel une décision de renvoi que si celle-ci apparaît manifestement inadmissible, soit parce qu'elle est arbitraire, soit parce qu'elle est nulle (cf. ATF 130 II 56 consid. 2; arrêt 2C_448/2018 du 6 juin 2019 consid. 6.1 et les arrêts cités), ce que le dossier ne laisse pas apparaître et ce que le recourant ne démontre, quoi qu'il en dise, pas non plus. En effet, en tant qu'il semble soutenir que la décision de renvoi le concernant serait nulle, au motif qu'elle n'aurait pas tenu compte de sa demande d'asile, force est de constater que cette dernière a été déposée le 13 décembre 2022, soit plus d'un an et demi après la décision définitive de révocation de l'autorisation de séjour et de renvoi de l'intéressé du 8 avril 2021, de sorte que l'on ne voit pas comment elle aurait pu influer la validité de la décision de renvoi. En tout état de cause, l'intéressé sait parfaitement que sa demande d'asile a été rejetée par décision du 31 janvier 2023 du Secrétariat d'Etat aux migrations, dès lors que le recours interjeté contre celle-ci a été déclaré irrecevable par arrêt du 15 février 2023 du Tribunal administratif fédéral statuant en dernière instance, et qu'à cette occasion il a été jugé que ladite demande ne visait pas à obtenir une protection de la part des autorités suisses mais tendait exclusivement à permettre à l'intéressé de gagner du temps et de prolonger indûment son séjour en Suisse (cf. décision attaquée p. 8). Le grief, qui frise la témérité, doit être rejeté pour autant qu'il soit recevable.