Citation: 9C_181/2008 23.10.2008 E. 4.2

4.2.1 La recourante conteste en premier lieu le revenu d'invalide retenu par le Tribunal cantonal des assurances. Elle estime que ce n'est pas la valeur moyenne statistique de l'ensemble des activités simples et répétitives qui doivent être prises en compte, mais bien plutôt le revenu d'invalide qui résulte du salaire statistique servi dans la ou les branches économiques correspondant à l'activité que pourrait réellement exercer l'assurée. Elle considère par ailleurs que l'abattement sur le salaire statistique opéré au titre des circonstances personnelles et professionnelles aurait dû être porté de 15 à 25 %. 4.2.2 Pour fixer le revenu d'invalide, le Tribunal cantonal des assurances s'est fondé sur les données économiques statistiques résultant de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) éditées par l'Office fédéral de la statistique, singulièrement sur le revenu auquel pouvaient prétendre en 2003 les femmes effectuant des activités simples et répétitives (niveau 4 de qualification). En procédant de la sorte, la juridiction cantonale n'a pas violé le droit fédéral. En l'absence d'un revenu effectivement réalisé, cette valeur statistique s'applique en principe à toutes les assurées qui ne peuvent plus accomplir leur ancienne activité parce qu'elle est physiquement trop astreignante pour leur état de santé, mais qui conservent néanmoins une capacité de travail importante dans des travaux légers. Pour ces assurées, ce salaire statistique est en effet suffisamment représentatif de ce qu'elles seraient en mesure de réaliser en tant qu'invalides dès lors qu'il recouvre un large éventail d'activités variées et non qualifiées, n'impliquant pas de formation particulière, et compatibles avec des limitations fonctionnelles peu contraignantes (cf. arrêt I 171/04 du 1er avril 2005, publié in: REAS 2005 p. 240). 4.2.3 Le grief de la recourante selon lequel l'abattement de 15 % appliqué sur le salaire d'invalide ne serait pas adéquat doit également être rejeté. Dans une argumentation qui reprend mot pour mot celle développée en instance cantonale, la recourante se limite à présenter sa propre appréciation des circonstances personnelles et professionnelles du cas particulier. Un tel procédé est toutefois impropre à démontrer en quoi l'office AI, puis la juridiction cantonale auraient commis un excès positif ou négatif de leur pouvoir d'appréciation ou auraient abusé de celui-ci.