Citation: 2C_756/2018 E. 3

Aux termes de l'art. 86 al. 1 let. d LTF, le recours en matière de droit public est ouvert à l'encontre des décisions des autorités cantonales de dernière instance. Cette disposition impose au recourant d'épuiser les instances cantonales ou, en d'autres termes, d'utiliser les voies de droit cantonales à sa disposition, avant de saisir le Tribunal fédéral. Encore faut-il que la voie de droit qui est ouverte soit de nature à obliger l'autorité saisie à statuer (cf. arrêts 2C_478/2016 du 16 juin 2016 consid. 2.2; 2C_640/2012 du 2 juillet 2012; 2C_590/2012 du 19 juin 2012, consid. 3; 2C_237/2010 du 26 avril 2010, consid. 3; 2C_229/2009 du 19 mai 2009, consid. 3 et la référence citée). Tel est bien le cas en l'espèce. En effet, comme son mandataire n'avait pas pu être valablement convoqué à l'audience du 20 août 2018, le Tribunal cantonal a expressément réservé en faveur de la recourante le droit de demander la reconsidération de l'arrêt attaqué. En pareilles circonstances, le respect du principe de la bonne foi (art. 5 al. 3 et art. 9 Cst.) impose au juge, s'il est saisi, de réexaminer l'affaire (arrêts 2C_478/2016 du 16 juin 2016 consid. 2.2; 2C_640/2012 du 2 juillet 2012; 2C_632/2011 du 25 août 2011, consid. 3). Il apparaît que la recourante n'a pas épuisé les voies de droit cantonales. Son acte est donc irrecevable comme recours en matière de droit public. La voie de la reconsidération reste ouverte.