Citation: I 517/06 07.05.2007 E. 6

6.1 La détermination du degré d'invalidité n'est pas contestée en tant que telle. On notera cependant que la juridiction cantonale et l'office intimé se sont référés à l'emploi d'aide-boulangère exercé entre 1991 et 1997 pour fixer le revenu de valide. Le choix de cette activité comme salaire de référence n'est pas critiquable dans la mesure où l'intéressée a reconnu n'avoir aucune connaissance particulière dans la profession de secrétaire-comptable exercée en dernier lieu dans l'entreprise de son mari où elle s'était contentée de classer des documents. On notera encore que le salaire retenu est celui qu'elle aurait pu réaliser en 2004 alors que le droit à la rente prend naissance en 2001. Compte tenu de l'augmentation des salaires nominaux (indice 2004 : 2'095; indice 2001: 2'011; La vie économique, 9/2005, p. 91, tableau B 10.3), le revenu de valide doit donc être arrêté à 44'112 fr. 40 ([45'955 x 2'011] : 2'095). 6.2 Les premiers juges se sont ensuite fondés sur cinq Descriptions de postes de travail (DPT) pour déterminer le revenu d'invalide. Bien qu'ils aient correctement cité la jurisprudence pertinente (ATF 129 V 472), il en ont fait une mauvaise application. En effet, cette méthode de calcul suppose non seulement la communication d'au moins cinq DPT, mais aussi celle du nombre total de postes de travail pouvant entrer en considération d'après le type de handicap, ainsi que le salaire le plus haut, le salaire le plus bas et le salaire moyen du groupe auquel il est fait référence. Il convient dès lors de se rapporter aux revenus statistiques tels qu'ils ressortent de l'Enquête suisse sur la structure des salaires publiée par l'Office fédéral de la statistique. Le salaire auquel pouvaient prétendre les femmes effectuant des activités simples et répétitives dans le secteur privé était de 3'820 fr. par mois en 2002 (tableau TA1, niveau de qualification 4), soit 3752 fr. 80 en 2001 en raison de l'évolution des salaires nominaux (indice 2002 : 2'047; indice 2001 : 2'011; La vie économique, 9/2005, p. 91, tableau B 10.3). Ce salaire hypothétique tient compte d'un large éventail d'activités légères existant sur le marché du travail, qui ne nécessitent pas de formation particulière, dont un nombre suffisant intègre le handicap et les limitations fonctionnelles de la recourante, et représente, étant donné que les salaires bruts standardisés sont fondés sur un horaire de travail de quarante heures par semaine, soit une durée hebdomadaire inférieure à la moyenne usuelle dans les entreprises en 2001 (41, 7 heures; La vie économique, 9/2005, p. 90, tableau B 9.2), un revenu d'invalide de 3'912 fr. 30 par mois (3'752,80 x 41,7 : 40), soit 46'947 fr. 60 par année. En retenant un abattement de 15% pour tenir compte de la situation personnelle de l'intéressée et des limitations liées à son handicap (ATF 126 V 75 consid. 5b/aa, bb et cc p. 79 s.; VSI 2002 p. 64 consid. 4b p. 70 ss), le revenu d'invalide peut en définitive être fixé à 39'905 fr. 60. 6.3 La comparaison des revenus déterminés ci-dessus aboutit à un taux d'invalidité de 9,54 % ([44'112,4 - 39'905,6] x 100 : 44'112,4), arrondi à 10 % (ATF 130 V 121 consid. 3.2 p. 122 s.), qui ne donne pas droit à une rente d'invalidité. On notera qu'il en irait de même si l'on avait retenu un abattement maximal de 25 %. Le jugement cantonal n'est donc pas critiquable dans son résultat.