Citation: BGE 150 V 44 E. 5.2.1

Dans deux autres arrêts publiés aux ATF 121 V 51 et 353, le Tribunal fédéral des assurances a précisé la notion de gain intermédiaire. Dans l' ATF 121 V 51, il a considéré que pour juger si une activité à temps partiel offrait une rémunération convenable au sens BGE 150 V 44 S. 52 de l'art. 16 LACI à un chômeur partiellement sans emploi, il y avait lieu de comparer l'indemnité journalière - fixée sur la base du gain journalier assuré selon l'art. 40a OACI - à laquelle la personne avait droit en cas de chômage complet avec le gain journalier brut. Celui-ci, chez les assurés payés au mois, était calculé en divisant le salaire mensuel par 21,7. Si le gain journalier brut était inférieur à l'indemnité journalière brute, il constituait un gain intermédiaire et les conditions du droit à l'indemnisation de la différence (art. 24 al. 1 et 3 LACI) étaient réalisées. Si tel n'était pas le cas, l'activité en question était réputée convenable eu égard au salaire offert et il n'y avait pas de place pour la prise en considération d'un gain intermédiaire. Dans l' ATF 121 V 353, le Tribunal fédéral des assurances a indiqué qu'en présence d'un gain intermédiaire, l'indemnité de chômage devait être calculée uniquement en fonction de la perte de gain et indépendamment de l'ampleur de la perte de travail, en dérogation à l'art. 11 al. 1 LACI.