Citation: 5A_215/2020 E. 3

La recourante se contente de reprendre l'argumentation qu'elle avait déjà développée devant l'autorité précédente. Ce faisant, elle ne s'en prend pas à la motivation cantonale notamment en tant que la Cour de justice a retenu à juste titre que l'ordre de prolongation donné à la poste pour retirer son pli recommandé n'était pas de nature à déroger à la fiction de notification au septième jour du délai de garde, de sorte que son recours intervenu postérieurement au 4 février 2020, était tardif (cf. à cet égard: arrêts 5A_577/2019 du 19 juillet 2019 consid. 4; 5A_839/2017 du 19 mars 2018 consid. 3.2.1). Sur ce point, elle se contente de soutenir de manière contradictoire qu'elle ne pensait pas que le délai de retrait d'un pli recommandé contenant un acte judiciaire était prolongeable avant d'exposer avoir prolongé dit délai de bonne foi. Quant à sa requête de restitution du délai de recours, la recourante expose, tout comme devant l'autorité précédente, souffrir d'un état d'épuisement qui l'a amenée à se rendre en Italie pour se reposer quelques jours, séjour qui a dû être prolongé suite à l'apparition de symptômes grippaux qui ont fluctué durant plusieurs semaines puis de problèmes dentaires qui l'ont amenée à rester en Italie pour le suivi de ses soins dentaires. Sur ce point, elle ne répond pas à la motivation de la cour cantonale selon laquelle l'empêchement qu'elle alléguait n'avait pas été rendu vraisemblable par d'autres éléments au dossier, que rien ne démontrait que l'empêchement existait déjà le 25 janvier 2020, date où la décision attaquée était censée avoir été notifiée, et que l'on ne percevait pas en quoi un problème dentaire était susceptible d'empêcher la partie de recourir ou de mandater un tiers pour le faire. Devant le Tribunal de céans, la recourante se plaint encore du fait que sa situation avait été compliquée par le " problème du coronavirus " qui lui avait imposé un isolement volontaire de 14 jours à compter des 21 et 22 février 2020 en raison de symptômes intervenus ensuite d'un contact avec une personne infectée. Or, cette argumentation est sans pertinence pour le cas d'espèce dans la mesure où la fiction de notification de la décision de première instance est intervenue le 25 janvier 2020 déjà. Partant, le délai pour recourir est arrivé à échéance le 4 février 2020, à savoir bien avant l'isolement allégué par la recourante en lien avec l'épidémie du coronavirus, étant par ailleurs précisé que la requête en restitution de délai qu'elle a formé l'a été le 17 février 2020, à savoir également avant l'épisode d'isolement dont elle se prévaut. En définitive, force est de constater que la recourante ne soulève aucun grief soulevé conformément aux exigences des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF tendant à démontrer que l'arrêt déféré d'irrecevabilité rendu par l'autorité précédente serait contraire au droit ou à la Constitution. Partant, son recours doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée prévue à l'art. 108 al. 1 let. b LTF.