Citation: 6B_329/2024 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a considéré, après avoir apprécié les déclarations des parties à l'aune des autres éléments du dossier, qu'un doute essentiel subsistait tant sur ce qu'il s'était véritablement passé entre la recourante et l'intimé 2 dans la nuit du 4 au 5 octobre 2019, que, le cas échéant, sur le consentement de celle-ci quant aux actes qui seraient intervenus et sur le caractère contraignant de ceux-ci. Certes, l'intimé 2 avait évolué dans ses déclarations et avait "péniblement et du bout des lèvres" expliqué le déroulement de cette soirée. Toutefois, les constats médicaux effectués sur la recourante à la suite des faits étaient en contradiction avec la version qu'elle exposait ainsi que les nombreux sévices qu'elle disait avoir subis. En outre, à teneur des échanges de messages survenus entre la recourante et l'intimé 2, il ne pouvait être exclu que celle-ci ait inventé, ou à tout le moins exagéré, une situation de danger pour attirer l'attention de son ex-amant, respectivement afin de perturber la soirée qu'il passait en compagnie d'une autre femme. Par conséquent, ce doute était suffisamment important pour empêcher une condamnation de l'intimé 2. Il fallait ainsi faire application du principe in dubio pro reo en mettant l'intimé 2 au bénéfice de ses déclarations.