Citation: I 41/00 23.03.2000 E. 1

invalidant de troubles somatoformes. Sur le plan psychia- trique, l'expert doit poser un diagnostic dans le cadre d'une classification reconnue et se prononcer sur le degré de gravité de l'affection. Il doit évaluer le caractère exigible de la reprise par l'assuré d'une activité lucrati- ve. Ce pronostic tiendra compte de divers critères, tels une structure de la personnalité présentant des traits pré- morbides, une comorbidité psychiatrique, des affections corporelles chroniques, une perte d'intégration sociale, un éventuel profit tiré de la maladie, le caractère chronique de celle-ci sans rémission durable, une durée de plusieurs années de la maladie avec des symptômes stables ou en évo- lution, l'échec de traitements conformes aux règles de l'art. Le cumul des critères précités fonde un pronostic défavorable. Enfin, le médecin ou l'expert doit s'exprimer sur le cadre psychosocial de la personne examinée. Au de- meurant, la recommandation de refus d'une rente doit égale- ment reposer sur différents critères. Au nombre de ceux-ci figurent la divergence entre les douleurs décrites et le comportement observé, l'allégation d'intenses douleurs dont les caractéristiques demeurent vagues, l'absence de demande de soins, les grandes divergences entre les informations fournies par le patient et celles ressortant de l'anamnèse, le fait que des plaintes très démonstratives laissent in- sensible l'expert, ainsi que l'allégation de lourds handi- caps malgré un environnement psychosocial intact. c) Dans le cas particulier, on ne dispose pas d'élé- ments suffisants pour se prononcer, au regard de ces critè- res, sur le point de savoir si les troubles somatoformes attestés médicalement ont ou non un caractère invalidant. Il convient, en conséquence, de renvoyer la cause à l'offi- ce de l'assurance-invalidité pour qu'il complète l'instruc- tion par une nouvelle expertise. Pour le cas où les troubles somatoformes n'auraient pas d'incidence sur la capacité de travail du recourant, il appartiendra à l'administration de déterminer quelle (s) profession (s) l'assuré serait à même d'exercer et d'exami- ner si et le cas échéant dans quelle mesure il en résulte- rait une diminution de sa capacité de gain. Ensuite, l'office statuera à nouveau sur les presta- tions susceptibles d'entrer en ligne de compte dans le cas concret (mesures de réadaptation professionnelle; rente). Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances p r o n o n c e :