Citation: 6B_859/2021 E. 1.3

1.3. La recourante reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement retenu qu'elle avait remis la somme de 4'000 fr. à son comparse. Son argumentation est toutefois impropre à démontrer l'arbitraire de l'appréciation de l'autorité précédente. En effet, la recourante ne saurait se contenter, au regard des exigences de motivation accrues rappelées ci-dessus (cf. consid. 1.1 supra), de faire valoir qu'elle a toujours indiqué avoir prêté une somme de 400 fr. à B.________ afin qu'il s'acquitte de son loyer. En outre, le fait que celui-ci a indiqué à son interlocuteur, lors de sa conversation téléphonique du 24 juillet 2018, qu'il devait encore payer son loyer (de 450 fr.), n'est pas propre à démontrer que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant que la recourante avait injecté la somme de 4'000 fr. dans le trafic de stupéfiants de son comparse, pas plus que le fait que 700 gr. d'héroïne coûteraient nettement plus que 4'000 fr. Enfin, en tant que la recourante soutient que - sous réserve de s'être croisés en audience - elle et son comparse ne se seraient ni parlés, ni revus, de sorte qu'ils n'auraient pas pu s'accorder sur les explications fournies en lien avec le chiffre "quatre", elle procède de manière purement appellatoire et échoue, en tout état, à démontrer l'arbitraire dans l'appréciation opérée par la cour cantonale, laquelle a fondé sa conviction sur la base d'un faisceau d'indices convergents. Le grief de la recourante doit dès lors être rejeté, dans la faible mesure de sa recevabilité. Pour le reste, quoi qu'elle conteste les faits, la recourante ne discute pas le jugement attaqué en ce qu'il lui impute la réalisation des éléments constitutifs objectifs et subjectifs de l'infraction sanctionnée par l'art. 19 al. 1 let. e LStup.