Citation: 9C_447/2015 E. A

A.________, née en 1956, a exercé la profession d'employée d'entretien depuis février 1989, d'abord à plein temps, puis à mi-temps depuis le 5 juin 1999. A compter du 1er juillet 2008, elle a travaillé 20 heures par semaine comme employée d'entretien et effectué quatre heures supplémentaires de ménage auprès d'un particulier. Elle a cessé toute activité lucrative le 13 février 2009. Après s'être vu refuser en 2004 une première demande de prestations de l'assurance-invalidité, A.________ a déposé le 1 er juillet 2009 une nouvelle demande. A cette occasion, elle a indiqué souffrir d'une sclérose en plaques diagnostiquée en automne 2008. Dans le cadre de l'instruction de cette demande, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a recueilli des renseignements médicaux auprès de ses médecins traitants, les docteurs B.________, spécialiste en neurologie, et C.________, spécialiste en rhumatologie et en médecine interne générale, lesquels ont fait état de l'existence d'une complète incapacité de travail. L'office AI a également versé au dossier l'évaluation multidisciplinaire du 14 juillet 2010 du Centre D.________, établie à la demande de E.________ SA, assurance perte de gain en cas de maladie de l'assurée. Les docteurs F.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, G.________, spécialiste en neurologie, et H.________, spécialiste en rhumatologie et en médecine interne générale, y ont relevé que l'assurée pouvait travailler à plein temps dans une activité adaptée, c'est-à-dire ne nécessitant pas un engagement physique lourd, le port de charges régulier de plus de 5 kg, ne nécessitant pas des déplacements fréquents à pieds et autorisant des changements relativement fréquents de positions assis/debout. Après avoir pris connaissance de ce rapport médical, le SMR a recommandé à l'office AI la mise en oeuvre d'une expertise neurologique auprès du docteur I.________, spécialiste en neurologie, puis d'une expertise psychiatrique auprès du docteur J.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Dans un rapport établi le 18 avril 2011, le docteur I.________ a diagnostiqué - avec répercussion sur la capacité de travail - des troubles exécutifs et attentionnels-mnésiques, sur le plan cognitif, associés à un syndrome de fatigue dont la cause primaire était essentiellement un syndrome somatoforme douloureux, avec élément dépressif actuel, la sclérose en plaques elle-même ne jouant qu'un rôle tout au plus mineur; sur le plan strictement neurologique organique (y compris en considérant la sclérose en plaques paucisymptomatique), il n'y avait pas de diminution de la capacité de travail; la capacité résiduelle de travail de l'assurée était toutefois nulle en raison d'un syndrome douloureux chronique associé aux troubles exécutifs/attentionnels et un syndrome de fatigue. Dans un rapport établi le 4 février 2012, le docteur J.________ a diagnostiqué un syndrome douloureux somatoforme persistant, sans comorbidité psychiatrique majeure et des fluctuations dysthymiques; ces deux diagnostics ne conduisaient pas à une incapacité de travail ou à une diminution de rendement. Le 19 avril 2012, procédant à la synthèse des différents avis médicaux recueillis, le SMR a retenu que l'assurée souffrait d'un syndrome somatoforme, sans comorbidité psychiatrique, et d'une sclérose en plaques jouant un rôle tout au plus mineur dans sa capacité de travail. Il en a conclu que l'assurée pouvait exercer une activité adaptée à plein temps, en tenant compte des limitations fonctionnelles constatées par le Centre D.________, avec une baisse de rendement de 15 % due à la sclérose en plaques. L'instruction a été complétée par une enquête économique sur le ménage, laquelle a mis en évidence un empêchement de 24,42 % dans l'accomplissement des travaux habituels (enquête du 25 juin 2012). Par décision du 16 octobre 2012, l'office AI a, en application de la méthode mixte de l'évaluation de l'invalidité, refusé à l'assurée l'octroi d'une rente, au motif que le degré d'invalidité (35 %) était insuffisant pour ouvrir le droit à une telle prestation.