Citation: 6B_800/2014 E. 1.3.3

1.3.3. Les photos du recourant prises par la police le jour où A.________ a déposé plainte figurent au dossier. Si elles n'y ont été produites qu'en cours d'instruction, et non au moment du dépôt de plainte, le recourant a pu les discuter. Il n'y a, dès lors, pas lieu d'écarter purement et simplement ces preuves. Par ses développements, le recourant remet plutôt en cause l'influence que la présentation de ces documents aurait pu avoir sur les déclarations de A.________. Cet aspect de l'instruction doit, cependant, être replacé dans son contexte. Au moment du dépôt de plainte, un policier s'est rendu au lieu désigné par la victime et a recherché les personnes pouvant correspondre au signalement donné par A.________ (homme, type de l'Est, cheveux noirs mi-longs, barbe assez longue de même couleur, 170/175 cm, âgé de 40 à 50 ans et de corpulence trapue). Au plan de l'appréciation des preuves, la situation n'est, dès lors, guère différente de celle qui se serait présentée si, sur la base de la description donnée, le recourant avait été interpellé et confronté immédiatement à A.________. Contrairement à une planche-photo ou à la présentation d'un suspect au milieu d'autres personnes sans lien avec l'affaire, une telle manière de procéder exclut que le témoin désigne, par erreur, un tiers parmi plusieurs personnes présentées. Si l'identification ainsi fournie n'a pas la même force probante, elle n'en est pas pour autant dénuée.