Citation: 1C_244/2008 07.08.2008 E. 2

Le recourant n'invoque aucune disposition légale ou constitutionnelle, mais il se plaint sommairement d'arbitraire et d'une violation de son droit d'être entendu. 2.1 Les mémoires de recours destinés au Tribunal fédéral doivent être motivés. L'art. 42 al. 2 LTF exige en effet qu'ils exposent succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Lorsque, comme en l'espèce, la violation de droits fondamentaux est invoquée, l'art. 106 al. 2 LTF prévoit pour la motivation du recours des exigences qualifiées. De tels griefs doivent en effet être expressément soulevés et exposés de façon claire et détaillée dans le mémoire de recours, conformément à la pratique qui prévalait en matière de recours de droit public (ATF 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254; 130 I 26 consid. 2.1. p. 31, 258 consid. 1.3 p. 261s.; 129 I 113 consid. 2.1 p. 120 et les références; Message concernant la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale du 28 février 2001, FF 2001 p. 4142). 2.2 Le recourant allègue que l'arrêt attaqué est "totalement arbitraire" car il "semble avoir pour seuls fondements des préjugés aux relents populistes, voire racistes". Ces affirmations ne sont toutefois aucunement étayées et ne constituent pas une démonstration de l'arbitraire. Le grief est donc irrecevable et le recourant peut être renvoyé aux considérants de l'arrêt querellé, qui exposent clairement les raisons ayant conduit l'autorité compétente à annuler la naturalisation facilitée. Pour le surplus, le recourant se limite à exposer divers éléments de fait, sans démontrer une constatation arbitraire de ceux-ci par l'autorité intimée, comme il lui appartenait de le faire (art. 97 al. 1 et 105 LTF; ATF 133 II 249 consid. 1.4.3 p. 254 s.). Il affirme encore qu'il avait l'intention de créer une communauté conjugale réelle, stable et durable, sans donner davantage de précisions et sans expliquer en quoi le droit − en particulier la loi sur la nationalité − aurait été violé. Or, il n'appartient pas au Tribunal fédéral d'examiner d'office si la décision querellée est en tous points conforme au droit. Les critiques relatives au droit d'être entendu ne sont pas davantage motivées. Nonobstant les explications données par le Tribunal administratif fédéral à ce sujet, le recourant persiste à affirmer que le courrier de l'ODM du 6 avril 2006 signifiait que la décision d'annuler la naturalisation avait déjà été prise sans qu'il ait pu se déterminer. Il ressort cependant clairement de ce courrier que l'ODM invitait l'avocat du recourant à se déterminer, en précisant qu'au vu des éléments figurant au dossier il s'apprêtait à rendre une décision d'annulation. Le recourant avait donc la possibilité d'exposer son point de vue en connaissance de cause, ce qu'il a d'ailleurs fait. On ne voit dès lors pas en quoi son droit d'être entendu aurait été violé et le recourant ne propose aucune démonstration à cet égard. En définitive, le recours ne satisfait manifestement pas aux exigences minimales de motivation rappelées ci-dessus.