Citation: 6B_81/2014 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la cour cantonale a considéré que la décision de retrait du permis de conduire n'avait pas été valablement notifiée, car elle avait été adressée à l'ancienne adresse du recourant et que ce dernier ne devait pas s'attendre à recevoir un pli recommandé dès lors que l'excès de vitesse ayant conduit au retrait de son permis avait été établi par un contrôle radar et non par une interpellation policière (jugement entrepris, consid. 3.2 p. 15 s.). Toutefois, elle a estimé que le recourant ne pouvait de bonne foi prétendre qu'il pensait avoir le droit de conduire jusqu'à réception d'une décision écrite, dès lors qu'en se rendant spontanément au Service des automobiles et de la navigation (SAN) à la mi-septembre 2012, pour annoncer la perte de son permis, un employé du guichet lui avait expliqué qu'il était sous retrait de son permis de conduire et qu'une lettre lui avait été transmise à son ancienne adresse. Au surplus, l'autorité cantonale a considéré que le recourant savait qu'il était sous le coup d'une mesure de retrait de son permis de conduire, puisque son épouse avait adopté un comportement propre à le couvrir lors de l'excès de vitesse du 21 septembre 2012.