Citation: 9C_615/2023 E. 5.2

5.2. En indiquant simplement douter que la commune de Roches ait effectivement affecté la totalité des taxes de séjour perçues en 2021 (1'321 fr. 60 selon lui) à différents organismes de promotion du tourisme dans la région, le recourant critique également de manière appellatoire des constatations de faits de l'instance précédente. Or sur ce point, il n'expose pas en quoi l'instance précédente se serait arbitrairement fondée sur les pièces produites par la commune intimée en procédure cantonale (voir jugement cantonal, consid. 3.3. p. 9). Par ailleurs, le recourant se plaint en vain de l'omission d'établissement de comptes annuels relatifs à la taxe de séjour par la commune, alléguant que ladite taxe serait en réalité une "imposition générale". Ainsi que l'instance précédente l'a admis, ce grief n'est pas fondé, compte tenu du montant modéré de la taxe perçue et de son affectation aux buts réglementaires. S'agissant du montant qui lui est réclamé, le recourant n'établit pas qu'il résulterait d'une mauvaise application du règlement communal ou d'une erreur de calcul. L'absence (alléguée) de comptes communaux annuels relatifs à la taxe de séjour n'aurait d'ailleurs pas d'incidence sur l'issue du litige, puisque le montant de la taxe est fixé dans chaque cas particulier conformément au règlement en vigueur et non en fonction du total des recettes que la commune perçoit à ce titre. Le recourant soulève en outre le grief d'inégalité de traitement. Le moyen est toutefois infondé car en tant que résident secondaire de la commune de Roches, il ne se trouve pas dans une situation semblable à celle des personnes qui y sont domiciliées, ce qui suffit à exclure toute violation du principe de l'égalité de traitement par rapport à ces dernières (cf. arrêt 2C_353/2020 précité consid. 5.3 et les arrêts cités). De plus, le recourant ne démontre pas qu'il serait traité différemment de personnes non domiciliées dans la commune de Roches qui y disposeraient d'un immeuble d'habitation similaire au sien et qui devraient ainsi s'acquitter de la taxe de séjour. Quant au grief tiré de la violation du principe de proportionnalité, il n'est pas suffisamment motivé au regard des exigences à ce sujet (consid. 2.1 supra), de sorte qu'il n'a pas à être examiné. De même, les reproches que le recourant adresse directement et exclusivement à la Commune de Roches sur la façon dont elle a fixé la taxe de séjour n'ont pas à être discutés, parce qu'ils ne portent pas sur le jugement cantonal, qui constitue à lui seul l'objet examiné par le Tribunal fédéral.