Citation: 9C_522/2021 E. 3.2

3.2. Invoquant une constatation manifestement inexacte et incomplète des faits pertinents, ainsi qu'une violation de l'art. 25 LPGA, la recourante reproche à la juridiction cantonale d'avoir omis qu'un délai de péremption ne pouvait être ni suspendu ni interrompu. Elle fait valoir que la caisse de compensation avait su en janvier 2014 que son époux avait perçu une importante augmentation de salaire en 2012. Or, sur la base de cette seule augmentation de salaire, la caisse de compensation aurait été en droit d'exiger déjà en janvier 2014 la restitution de toutes les prestations complémentaires allouées pendant la période allant du 1er juin 2012 au 31 janvier 2014. Le délai relatif d'un an pour demander la restitution des prestations avait par conséquent commencé à courir dès janvier 2014. Par surabondance, si la caisse de compensation avait imputé à son époux des revenus annuels corrects à compter du 1er février 2014, la recourante soutient que la caisse se serait aperçue qu'aucune prestation ne devait être versée. Au moment où la caisse de compensation a rendu la décision de restitution du 6 mai 2019, le droit de la caisse d'exiger la restitution des prestations complémentaires aurait par conséquent été périmé. La découverte ultérieure par la caisse de compensation de nouveaux éléments n'y changerait rien. Il serait en effet contraire à l'art. 25 al. 2 LPGA de considérer que deux délais relatifs de péremption d'un an peuvent commencer à courir à des dates différentes pour des mêmes prestations complémentaires versées durant une période identique.