Citation: 5C.140/2003 23.02.2004 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 II 65 consid. 1 p. 67 et les arrêts cités). 1.1 Déposé en temps utile contre une décision finale prise en dernière instance cantonale dans une contestation civile de nature pécuniaire dont la valeur litigieuse atteint 8'000 fr., le présent recours est ouvert sous l'angle des art. 46 al. 1, 48 al. 1 et 54 al. 1 OJ. 1.2 En instance de réforme, le Tribunal fédéral fonde son arrêt sur les faits tels qu'ils ont été constatés par la dernière autorité cantonale, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il n'y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il ne faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce qu'elle n'a pas tenu compte de faits pertinents, régulièrement allégués et prouvés (art. 64 al. 1 OJ); en dehors de ces exceptions, il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). La recourante dénonce une double inadvertance manifeste: d'une part, l'autorité inférieure a omis de constater que la seconde faillite fait suite à une requête de faillite volontaire; d'autre part, elle n'a pas précisé que la créance invoquée par le failli à l'encontre de la banque avait été inventoriée dans cette faillite. Ce moyen est infondé. Il n'existe aucune contradiction entre les faits retenus par les magistrats cantonaux et une ou plusieurs pièces du dossier (cf. sur cette notion: ATF 109 II 159 consid. 2b p. 162 et la jurisprudence citée). En réalité, sous le couvert d'inadvertances manifestes, la recourante procède à un complètement inadmissible de l'état de fait du jugement entrepris. Au demeurant, ces prétendus vices eussent été dénués d'incidence sur l'issue du recours (cf. ATF 95 II 503 consid. 2a p. 506/507; 61 II 114 consid. 2 p. 117).