Citation: 4A_377/2024 E. B

B.a. Le 9 novembre 2023, les bailleurs ont saisi le Juge de paix d'une requête en protection du cas clair en concluant, en substance, à l'expulsion des locataires des locaux qu'ils continuaient à occuper sans droit. La Présidente de la Commission de conciliation en matière de baux à loyer du district de Lausanne a informé le Juge de paix que l'un des locataires (A.________) l'avait saisie d'une requête en annulation du congé, qu'elle n'entendait pas examiner avant de connaître l'issue de la procédure d'expulsion. Au pied de leur détermination subséquente, les locataires ont conclu principalement au rejet de la requête d'expulsion et, à titre reconventionnel, au constat de la nullité et à l'annulation du congé ainsi qu'à une prolongation de six ans du contrat de bail. Par ordonnance du 26 février 2024, le Juge de paix du district de Lausanne a ordonné aux locataires de quitter et rendre libres pour le mardi 19 mars 2024 à midi les locaux occupés, a dit qu'à défaut pour eux de s'y plier, l'huissier de paix était chargé de procéder sous la responsabilité du Juge de paix à l'exécution forcée de cette ordonnance, et a ordonné aux agents de la force publique de concourir à cette exécution forcée, toute autre ou plus ample conclusion étant rejetée. En substance, il a considéré que les locataires n'avaient pas payé à temps les loyers en souffrance et qu'en l'absence de motif d'annulation du congé, la résiliation du bail était valable, de sorte que l'expulsion devait être ordonnée. B.b. Par arrêt du 15 mai 2024, la Cour d'appel civile du canton de Vaud a rejeté l'appel des locataires et renvoyé la cause au Juge de paix afin qu'il leur fixe un nouveau délai pour libérer les locaux litigieux.