Citation: 6P.99/2005 10.01.2006 E. 1

Par arrêt du 4 février 1999, la Cour de cassation genevoise a partiellement admis le recours de A.A.________ en ce sens qu'il s'agissait de préciser la portée de la révocation du sursis et l'a rejeté pour le surplus. Par arrêt du 29 juin 1999, la Cour de cassation pénale du Tribunal fédéral a admis le recours de droit public du condamné, annulé l'arrêt du 4 février 1999 et renvoyé la cause à l'autorité cantonale pour nouvelle décision, au motif que le recourant n'avait jamais eu, tout au long de la procédure, la possibilité de poser des questions à sa demi-soeur qui l'avait accusé et que les premiers juges avaient ainsi violé l'art. 6 ch. 3 let. d CEDH. Elle a aussi constaté que la Cour de cassation genevoise s'était écartée de l'appréciation du jury en retenant qu'aucune pénétration n'avait été avérée, élément qui pouvait être déterminant pour la fixation de la peine. Par arrêt du 11 février 2000 et afin de faire procéder à la confrontation requise par le Tribunal fédéral, la Cour de cassation genevoise a renvoyé la cause à la Cour correctionnelle, qui l'a elle-même renvoyée au Juge d'instruction, qui a organisé, le 21 novembre 2001, une confrontation entre B.A.________ et l'avocat de A.A.________, la victime ayant souhaité ne pas être confrontée physiquement à son demi-frère. Il a ensuite retourné le dossier à l'autorité de jugement le 8 février 2002.