Citation: 4P.100/2004 27.08.2004 E. 3.2

3.2.1 Le contenu du droit d'être entendu et les modalités de sa mise en oeuvre sont déterminés en premier lieu par les dispositions cantonales de procédure, dont le Tribunal fédéral ne revoit l'application et l'interprétation que sous l'angle restreint de l'arbitraire; il examine en revanche librement si les garanties minimales consacrées par le droit constitutionnel fédéral sont respectées (ATF 127 III 193 consid. 3). Comme la recourante n'invoque pas la violation de normes de droit cantonal protégeant son droit d'être entendue, le grief soulevé doit être examiné exclusivement à la lumière de l'art. 29 al. 2 Cst. 3.2.2 Tel qu'il est garanti par la Constitution fédérale, le droit d'être entendu comprend notamment le droit pour le justiciable de prendre connaissance du dossier, de s'exprimer sur les éléments pertinents avant qu'une décision ne soit prise touchant sa situation juridique, de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort de la décision, d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes, de participer à l'administration des preuves essentielles, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leurs propos (ATF 129 II 497 consid. 2.2 p. 504/505; 127 III 576 consid. 2c p. 578 s.; 127 V 431 consid. 3a; 126 I 15 consid. 2a). 3.2.3 En l'espèce, il n'apparaît pas qu'en instance cantonale la recourante ait été empêchée de s'exprimer sur les faits pertinents ou qu'elle ait été privée de la possibilité de proposer de moyens de preuve. Quoi qu'en dise X.________ SA, elle a pu s'exprimer librement devant le Tribunal des baux, par l'entremise de son mandataire, lors d'une audience tenue le 16 décembre 2002 en cours d'instruction. La recourante n'indique même pas le moyen de preuve dont elle aurait offert l'administration en temps utile et selon les formes de la procédure cantonale. Singulièrement, elle n'expose pas qu'elle aurait présenté une liste de témoins dont elle aurait sollicité l'audition sur des points déterminés. A supposer que le grief réponde aux exigences strictes de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, il n'a aucun fondement.