Citation: 6B_1385/2019 E. 4.2

4.2. Le recourant se plaint d'une appréciation arbitraire des preuves quant à la détermination de la violence du coup de pied qu'il avait administré à la tête de B.________. Attendu que l'intimé avait reçu des coups de divers protagonistes, le bilan lésionnel, l'hospitalisation de quatre jours et l'arrêt de travail d'un mois de la victime ne permettaient pas d'établir objectivement la violence du coup de pied qui lui avait été porté à la tête par le recourant. L'intimé n'avait fourni aucune indication quant à la violence des coups au moment de déposer plainte pénale et ses déclarations devant le ministère public, intervenues plus d'un an après les faits, procédaient forcément d'une appréciation subjective, étant encore précisé que l'intimé n'indiquait pas que le recourant était l'auteur du « coup de pied dans la tête extrêmement violent » qu'il décrivait. Enfin, la force probante du témoignage du demi-frère de l'intimé devait être fortement relativisée car il avait été entendu pour la première fois plus de quatre ans après les faits et son discours comportait des incohérences s'agissant du nombre de personnes ayant agressé l'intimé. A cela s'ajoutait que l'intimé avait été en mesure de quitter l'établissement sans assistance médicale et avait pu se rendre le lendemain à l'hôpital sans être accompagné.