Citation: 6B_239/2023 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a considéré qu'au regard de l'ensemble des éléments, la condamnation du recourant pour toutes les ventes de stupéfiants décrites au chiffre 1 AA devaient être confirmées (cf. jugement entrepris, p. 14-16). En bref, il ne pouvait être accordé aucun crédit aux déclarations du recourant, lesquelles étaient contredites par plusieurs éléments du dossier (interventions policières dont il avait fait l'objet en Suisse entre 2012 et 2018, filature en avril 2021, photographies le mettant en scène en Suisse en juin 2015 et juillet 2017, photographie prise depuis le balcon du recourant le 14 janvier 2021, quittances pour un abonnement de fitness à proximité de son logement valable du printemps 2020 à avril 2021 et notamment une quittance de deux mois signée le 24 novembre 2020, ainsi que les mises en cause crédibles des clients du recourant qui l'avaient tous reconnu et décrit le même mode opératoire alors qu'ils ne se connaissaient pas. L'extrait de son passeport contenant deux tampons du Nigéria, datés du 6 décembre 2020 et du 5 mars 2021, ne permettaient pas de déduire qu'il s'agirait d'une entrée et d'une sortie de ce pays et ainsi d'exclure sa présence en Suisse durant cette période. S'agissant de la condamnation pour violation à la LEI, cette infraction était de toute manière réalisée entre février 2019 et décembre 2020 puis entre mars 2021 et juillet 2021, périodes durant lesquelles le recourant ne contestait pas avoir séjourné en Suisse sans autorisation.