Citation: 6B_438/2009 28.09.2009 E. 2

Se fondant sur l'art. 29 al. 1 Cst., le recourant fait grief à la cour cantonale de ne pas avoir traité son grief en relation avec l'absence de coactivité et lui reproche ainsi d'avoir commis un déni de justice formel. Selon la jurisprudence, l'autorité qui ne traite pas un grief relevant de sa compétence, motivé de façon suffisante et pertinente pour l'issue du litige commet un déni de justice formel proscrit par l'art. 29 al. 1 Cst. (ATF 117 Ia 116 consid. 3a p. 117). En l'espèce, un tel reproche ne peut être fait à la cour cantonale. Celle-ci a répondu au grief tiré de la fausse application de l'art. 140 ch. 1 CP soulevé par le recourant, expliquant qu'au vu des faits arrêtés par les premiers juges, le recourant avait été condamné à juste titre comme coauteur du brigandage. En effet, il avait pris part aux préparatifs du brigandage en adhérant au projet de ses comparses, il avait fourni une contribution essentielle en faisant le guet, il avait relayé A.________ dans la prise de possession du sac volé et avait reçu sa part du butin (arrêt attaqué p. 9). La cour cantonale n'avait pas besoin de réfuter tous les arguments du recourant, mais il lui suffisait d'examiner que les conditions de la coactivité étaient réalisées.