Citation: 6B_1126/2023 E. 7.3.1

7.3.1. Tous les témoins s'accordaient à dire que C.________ aimait profondément sa fille. Aucun élément du dossier ne laissait à penser qu'il aurait fait preuve de violence physique envers elle à quelque moment que ce soit, la recourante ayant elle-même confirmé qu'elle ne l'avait jamais vu lever la main sur sa fille. S'agissant du mobile financier avancé par la recourante, la cour cantonale a constaté que si C.________ se trouvait certes dans une situation financière difficile à la suite de la perte de son travail, influant temporairement sur sa capacité à assumer l'entretien de D.________, il était confiant car il avait retrouvé un nouvel emploi pour le 1er décembre 2018. De plus, s'il n'avait plus été en mesure de payer la pension due à la mère de D.________ pour l'enfant de manière durable, il aurait sans nul doute entrepris les démarches utiles pour obtenir judiciairement une baisse ou une suppression de pension. En réalité, ce n'était pas C.________ qui avait un problème avec le versement de la pension pour D.________, mais bien plutôt la recourante: elle avait en effet interdit à son compagnon de verser la contribution d'entretien aussi longtemps que leur situation financière serait, selon elle, mauvaise. Sur la thèse développée par la recourante selon laquelle C.________ aurait éliminé sa fille dans le but de retenir sa compagne, qui était sur le point de rompre avec lui, la cour cantonale a constaté qu'il n'avait jamais été question de rupture entre la recourante et C.________ avant l'arrestation de la jeune femme. Lors de son audition le 11 novembre 2018 par la police, cette dernière avait elle-même indiqué que, de manière générale, la relation avec son compagnon se passait bien. A la suite de la dispute survenue le samedi 10 novembre 2018, la recourante avait certes confié à E.________ son ras-le-bol de la situation. Elle avait toutefois affirmé avoir écrit ces messages à son amie sous le coup de l'énervement et n'avait jamais menacé C.________ de le quitter. De plus, elle avait précisé que son compagnon et elle-même avaient pu parler dans l'après-midi, de sorte que "tout allait de nouveau bien" entre eux.