Citation: 6B_945/2024 E. B

Par arrêt du 21 octobre 2024, la Cour pénale I du Tribunal cantonal du Valais a rejeté l'appel de A.________ et confirmé le jugement du 7 novembre 2022. En substance, les faits pertinents qui ressortent de l'arrêt cantonal sont les suivants: B.a. Entre le 13 juin et le 12 août 2021, A.________ a téléchargé et partagé à plusieurs reprises, par le biais du logiciel de peer-to-peer (P2P) eMule, plus d'une centaine de vidéos à caractère pornographique mettant en scène des actes sexuels effectifs impliquant des enfants. Pour la seule journée du 10 août 2021, il a téléchargé à tout le moins 72 fichiers pornographiques, dont 63 présentant un titre à caractère pédopornographique. B.b. A.________, ressortissant italien qui avait vécu jusque-là en Italie, est venu en Suisse avec un ami afin de travailler pour la saison d'hiver, en 2015. Selon le dossier du Service de la population et des migrations, il est arrivé dans notre pays en décembre 2015 au bénéfice d'un contrat de travail en tant que saisonnier auprès du restaurant B.________ SA, à U.________. Il a alors bénéficié d'un permis L. À compter d'octobre 2016, il a obtenu un poste d'aide-cuisinier, pour une durée indéterminée, auprès de C.________, à U.________. Cet emploi lui a permis d'obtenir un permis B, dès novembre 2016. Il a ensuite occupé divers emplois, à titre temporaire, en tant que cuisinier ou aide-cuisinier. Il a également bénéficié de prestations de l'assurance-chômage pour les années 2018, 2019, 2020 et 2021. Le 1er novembre 2021, son permis a été renouvelé jusqu'au 31 octobre 2023. À la date de l'arrêt du 21 octobre 2024, il était au chômage depuis le mois d'avril 2024 et allait reprendre un emploi au restaurant D.________ à U.________ en décembre 2024. Sa situation était semblable lors des débats de première instance tenus le 7 novembre 2022: il était alors au chômage saisonnier et dans l'attente d'un engagement dans le même établissement dès le mois de décembre suivant. L'intéressé ne fait l'objet d'aucune poursuite. Toute la famille de A.________ réside en Italie. Il n'a ni frère, ni soeur, ni enfant. Il vit seul et ne fait partie ni d'une association, ni d'une société de loisir. Il occupe son temps libre à la pratique de la natation et de la marche et à la fréquentation d'amis. || a entretenu une relation amoureuse qui est aujourd'hui terminée. Il se rend deux fois par année en Italie, la dernière fois du 20 mai au 5 juin 2024. Il estime que sa vie est en Suisse où il dit avoir commencé une nouvelle vie. Il a renoncé à l'assistance d'un interprète lors des débats d'appel, comprenant et parlant assez bien la langue française. B.c. A.________ ne figure pas au casier judiciaire. Selon ses propres déclarations, il aurait des antécédents judiciaires en Italie, pour conduite en état d'ivresse.