Citation: 6P.35/2006 21.03.2006 E. 3

Le recourant dénonce une violation de son droit d'être entendu et une appréciation arbitraire des preuves, dans la mesure où la Cour cantonale a refusé de faire verser au dossier un avis médical relatif à la compatibilité d'une consommation régulière d'héroïne avec une période de sevrage d'une dizaine de jours. 3.1 Le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. comporte notamment le droit de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 129 I 85 consid. 4.1 p. 88 s.; 129 II 497 consid. 2.2 p. 504 s.). Il n'y a toutefois pas violation du droit à l'administration des preuves lorsque la mesure probatoire refusée est inapte à établir le fait à prouver, lorsque ce fait est sans pertinence ou lorsque, sur la base d'une appréciation non arbitraire des preuves dont elle dispose déjà, l'autorité parvient à la conclusion que les faits pertinents sont établis et que le résultat, même favorable au requérant, de la mesure probatoire sollicitée ne pourrait pas modifier sa conviction (ATF 125 I 127 consid. 6c/cc p. 134 s.; 124 I 274 consid. 5b p. 285). 3.2 La Cour de cassation n'a pas violé le droit d'être entendu du recourant, ni commis d'arbitraire, en refusant de demander un avis médical ou de compléter l'instruction à propos de la consommation de stupéfiants de l'intéressé, puisqu'elle a admis, sur la base d'une appréciation non arbitraire des preuves à sa disposition (cf. supra consid. 2), que celui-ci n'était qu'un consommateur occasionnel.