Citation: 2P.186/2001 26.09.2001 E. 3

3.- Sur le fond, le recourant soutient que le Tribunal administratif est tombé dans l'arbitraire en confirmant, pour la période du 1er janvier au 31 mai 2000, un montant de surtaxe fondé sur un revenu identique à celui de 1999. a) Une décision est arbitraire selon la jurisprudence portant sur l'art. 9 Cst. (art. 4 aCst.) lorsqu'elle viole gravement une règle de droit ou un principe juridique clair et indiscuté, ou lorsqu'elle contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution que celle retenue par l'autorité cantonale pourrait entrer en considération, voire serait préférable. Le Tribunal fédéral n'invalide la solution retenue par le juge de la cause que si elle apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation de faits ou adoptée sans motifs objectifs; il ne substitue pas sa propre appréciation à celle du juge du fond. En outre, il ne suffit pas que la motivation de la décision attaquée soit arbitraire; il faut encore que celle-ci apparaisse insoutenable dans son résultat (ATF 127 I 60 con-sid. 5a p. 70; 126 I 168 consid. 3a p. 170). b) Le Tribunal administratif a considéré que seul un état complet des revenus perçus par les conjoints C.________ durant l'année 2000 lui permettrait de déterminer si, comme le soutenait le recourant, le revenu afférent à la période du 1er janvier au 31 mai 2000 avait diminué par rapport au revenu réalisé en 1999. Cette manière de voir échappe au grief d'arbitraire. En alléguant que les bulletins de salaires des mois de janvier à mai 2000 constituent une preuve suffisante des revenus, le recourant perd de vue qu'il n'y a pas coïncidence nécessaire entre le moment où un élément de revenu est versé et la période à laquelle il se rapporte. Ainsi, un treizième salaire ou toute autre forme de gratification versée en fin d'année n'est pas destiné à rémunérer ou récompenser seulement le travail fourni ou les résultats obtenus durant le mois de décembre; au contraire, il doit être imputé à l'ensemble de l'année, de sorte que, s'agissant, comme en l'espèce, de déterminer le revenu afférent à une fraction de l'année, les montants versés en fin d'année seulement doivent être répartis sur chaque mois proportionnellement. Ces éléments font donc aussi partie du revenu devant servir au calcul de la surtaxe, de sorte que le recourant ne saurait prétendre que le Tribunal administratif a procédé à une "annualisation" contraire au texte légal. Dans ces conditions, le Tribunal administratif était parfaitement fondé à exiger un état de l'ensemble des revenus perçus par les conjoints C.________ durant toute l'année 2000 et à considérer que l'omission du recourant constituait une violation de son devoir de collaboration. Enfin, le recourant ne démontre pas que la différence entre le revenu mensuel moyen de 1999 et celui perçu pour les cinq premiers mois de l'an 2000 ne résulte en aucun cas du versement différé en fin d'année de certains éléments du revenu afférent à cette période. Le Tribunal administratif n'est donc pas non plus tombé dans l'arbitraire en considérant, faute d'un état complet des revenus perçus pour toute l'année 2000, que la preuve d'une diminution de revenu par rapport à l'année 2000 n'avait pas été rapportée.