Citation: 2C_798/2020 E. 5.2.2

5.2.2. La Cour de justice a ensuite examiné les différents documents sur lesquels l'Office cantonal s'était fondé et a notamment retenu que les contrats de travail produits par la recourante mentionnaient, en matière d'horaire hebdomadaire, "à convenir avec l'employeur mais maximum 40 heures par semaine (2'080 h par an) ". Sur le vu de cette formulation, l'autorité précédente a jugé que c'était à juste titre que l'Office cantonal avait retenu que ces contrats constituaient une forme de travail sur appel ou à la tâche, prohibé par les UMB 2018. L'autorité précédente a en outre constaté que l'autorité de première instance s'était fondée sur les données d'accès au chantier établies par la société en charge de la sécurité de celui-ci pour procéder à la vérification du temps de travail. Elle a jugé que ces données ne permettaient certes pas de savoir à quel moment les employés étaient entrés sur le chantier, respectivement l'avaient quitté. Elle a toutefois ajouté qu'en l'absence d'autres éléments fournis par la recourante, comme des relevés de l'horaire de travail, ces données permettaient de déterminer le cadre temporel dans lequel le travail avait été effectué par les ouvriers. La Cour de justice a encore mentionné que ces données correspondaient à ce qui figurait dans le rapport de la conférence paritaire de la métallurgie du bâtiment du 30 avril 2019 et aux déclarations d'un employé de la recourante, auditionné par l'Office cantonal. Dans la mesure où la recourante n'avait pas tenu de registre des horaires de travail, elle avait contrevenu à ses obligations légales. L'autorité précédente a également confirmé une absence de collaboration de la recourante, celle-ci n'ayant jamais donné entièrement suite aux multiples demandes de l'Office cantonal. La recourante n'avait ainsi pas produit les contrats de travail de 29 de ses employés, ni les fiches de renseignement pour 76 d'entre eux. La Cour de justice a relevé à ce propos que la conclusion d'un contrat écrit était une nécessité qui n'était pas ignorée de la recourante.