Citation: 4C.312/2006 13.12.2006 E. B

B.a Le 3 mars 2005, X.________ (le demandeur) a assigné la Fédération (la défenderesse) devant le Tribunal des prud'hommes de Genève. Il a réclamé versement de 300'000 fr. à titre de dommages-intérêts pour le salaire qu'il aurait perçu, en l'absence d'un licenciement, jusqu'à la fin des rapports de travail, du montant de 9'596. fr. à titre de solde de vacances non prises au jour du licenciement, de 14'993 fr. à titre d'indemnité pour vacances non prises en nature jusqu'à l'échéance du contrat de durée déterminée et de 48'000 fr. à titre d'indemnité pour licenciement injustifié, correspondant à quatre mois de salaire. La défenderesse a conclu au déboutement du demandeur. Elle a fait valoir que l'autorisation donnée à X.________ n'avait porté que sur l'organisation et le fonctionnement de son antenne genevoise. La Fédération a réclamé reconventionnellement au demandeur le paiement de 240'000 fr., soit 20 salaires, conformément à la clause pénale de l'art. 7 du contrat du 23 janvier 2004, plus le remboursement d'un loyer mensuel et de diverses factures de nettoyage. En cours de procédure, la défenderesse a reconnu devoir au demandeur un solde de 16 jours de vacances. B.b Par jugement du 9 décembre 2005, le Tribunal des prud'hommes a condamné la défenderesse à payer au demandeur la somme brute de 308'827 fr.60 et la somme nette de 12'000 fr., avec intérêts à 5% l'an dès le 11 janvier 2005; le Tribunal a en outre condamné le demandeur à verser à la Fédération le montant net de 4'320 fr. plus intérêts à 5% dès le 31 décembre 2004 et a donné acte à X.________ de son engagement de verser à la défenderesse quatre fois la somme nette de 269 fr., avec, pour chaque tranche, des intérêts à 5% l'an à partir de différentes dates. Les premiers juges ont considéré que le congé sans délai n'était pas justifié, de sorte que le demandeur avait droit au salaire qu'il aurait touché jusqu'à la fin des relations contractuelles et au paiement des jours de vacances reconnus, soit en tout 308'827 fr.60. Le Tribunal des prud'hommes a admis que le demandeur était à même de prendre en nature les vacances auxquelles il aurait eu droit jusqu'à l'échéance de son contrat. Il a fixé à un mois de salaire, soit 12'000 fr. net, l'indemnité pour licenciement immédiat injustifié. Ledit Tribunal a entièrement rejeté la prétention de la Fédération fondée sur la clause pénale, mais a prononcé que le demandeur restait lui devoir un loyer, par 4'320 fr., outre le paiement, non contesté, de quatre tranches de 269 fr. B.c Saisie d'un appel de la défenderesse et d'un appel incident du demandeur, la Cour d'appel de la juridiction des prud'hommes du canton de Genève, par arrêt du 18 juillet 2006, a annulé le jugement attaqué en tant qu'il a condamné la défenderesse à verser au demandeur la somme nette de 12'000 fr. plus intérêts à 5% l'an dès le 11 janvier 2005, et confirmé cette décision pour le surplus. Les motifs de cet arrêt seront exposés ci-après dans la mesure utile.