Citation: 6B_833/2013 E. 2.3

2.3. Sur cette question, l'arrêt entrepris mentionne les avis, décisions et déclarations suivants: - Le rapport du 1er novembre 2012 du Service de médecine et de psychiatrie pénitentiaire (SMPP) indique que le recourant bénéficie d'une prise en charge thérapeutique bimensuelle et maintient son investissement avec une bonne alliance thérapeutique. - Le rapport d'expertise du 1er novembre 2012 du Professeur A.________, de l'Institut de psychiatrie légale du site de Cery, constate que le recourant ne présente plus le trouble de la personnalité de type impulsif ou histrionique diagnostiqué en 2003 et qu'il n'existe ni trouble psychiatrique constitué, ni trouble de la personnalité. Le risque de nouveaux passages à l'acte est tenu pour faible dans le contexte actuel. L'expert met néanmoins en évidence l'existence de points de vulnérabilité (notamment dimensions affective et sexuelle et difficulté d'élaboration mentale des émotions et affects) qui pourraient constituer un risque de passage à l'acte dans un contexte de conflit et/ou de désatayage sur le plan familial ou affectif, si l'intéressé ne peut faire appel à un tiers ni trouver d'espace de verbalisation ou de prise de recul par rapport à ses difficultés. - L'avis du 20 novembre 2012 de la Commission interdisciplinaire consultative concernant les délinquants nécessitant une prise en charge psychiatrique (CIC) retient un risque de récidive faible et lié à la qualité de l'environnement familial ou affectif du recourant. Cette commission considère que si la situation de ce dernier devait continuer à évoluer de manière positive, il n'y aurait aucune raison de s'opposer à sa libération conditionnelle. - Par décision du 13 avril 2012, le Chef du Département de l'économie du canton de Vaud a révoqué l'autorisation d'établissement du recourant et lui a imparti un délai immédiat pour quitter la Suisse dès qu'il aura satisfait à la justice vaudoise. Les recours contre cette décision ont été rejetés, dans la mesure de leur recevabilité, par le Tribunal cantonal vaudois le 14 novembre 2012 et par le Tribunal fédéral le 7 décembre 2012 (arrêt 2C_1152/2012). - Le rapport établi le 24 janvier 2013 par les Etablissements de la plaine de l'Orbe (EPO) mentionne le bon comportement du recourant en détention. - Le 15 février 2013, les EPO ont saisi le Collège des juges d'application des peines d'une proposition tendant à l'octroi de la libération conditionnelle dès le 16 juin 2013, à la condition que le recourant se conforme à son obligation de départ immédiat du territoire suisse. - Le 27 mars 2013, la Maison B.________, dans laquelle le recourant séjourne depuis le 5 février 2013, a préavisé favorablement à la libération conditionnelle. - Lors de son audition par la Présidente du Collège des Juges d'application des peines le 25 avril 2013, le recourant, originaire de la République démocratique du Congo, a déclaré n'avoir pas de projets dans ce pays et vouloir rester en Suisse, ajoutant qu'il préférait rester en prison dans notre pays plutôt que de bénéficier d'une libération conditionnelle et devoir quitter le territoire. - Dans ses ultimes déterminations auprès de cette autorité, le recourant a ajouté qu'il passait actuellement ses examens d'aide-cuisinier, qu'il avait entamé une thérapie avec ses enfants et qu'une interruption de celle-ci aurait, selon lui, un effet défavorable sur eux.