Citation: 6B_191/2023 E. B

Statuant sur appel de A.________, la Cour pénale du Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel l'a partiellement admis par jugement du 27 décembre 2022, s'agissant de la durée du séjour illégal ainsi que de la quotité de la peine. Il l'a reconnu coupable des chefs d'infraction aux art. 115 al. 1 let. b LEI, pour la période du 18 avril 2020 au 22 octobre 2020, et 119 LEI pour le 22 octobre 2020 (II.1) et a ramené à 40 jours la quotité de la peine privative de liberté sans sursis (II.2), les frais et indemnités de première instance étant maintenus (II.3 et II.4). La cour d'appel a mis les frais d'appel, arrêtés à 1'200 fr., à hauteur de 3/5 ème à la charge de A.________, le solde étant laissé à la charge de l'État (III). L'indemnité au sens de l'art. 429 al. 1 CPP pour la deuxième instance a été arrêtée à 560 fr. (IV), celle-ci étant compensable avec la créance de l'État pour les frais de procédure (art. 442 al. 4 CPP; V). Le jugement cantonal repose en substance sur les faits suivants. B.a. A.________, ressortissant angolais né en 1980, est arrivé en Suisse en 2003. Ses différentes requêtes tendant à l'octroi ou à la prolongation d'une autorisation de séjour obtenue pour regroupement familial en 2008, et ses demandes d'asile depuis 2014 ont été rejetées. Plusieurs délais pour quitter la Suisse lui ont été fixés. Lorsqu'il a déposé, en février 2016, sa seconde demande d'asile, A.________ a été mis au bénéfice d'un permis N. Le 28 novembre 2019, le Secrétariat d'État aux migrations (ci-après: SEM) a rejeté sa demande d'asile et lui a fixé un délai de départ au 23 janvier 2020. Statuant sur recours de A.________ contre cette décision, le Tribunal administratif fédéral (ci-après: TAF) l'a rejeté par arrêt du 17 avril 2020. Un nouveau délai de départ a été fixé à l'intéressé au 31 juillet 2020. Le 14 juillet 2020, A.________ a déposé une demande de reconsidération d'une décision rendue le 1er septembre 2015 par le Service des migrations du canton de Neuchâtel (ci-après: SMIG) rejetant la requête d'octroi d'une autorisation de séjour pour cas individuel d'extrême gravité. La demande de reconsidération était assortie d'une requête de mesures provisionnelles tendant à ce qu'il soit autorisé à séjourner en Suisse pendant la procédure. B.b. En bref, il est reproché à A.________ d'avoir séjourné en Suisse sans droit, du 18 avril 2020 au 22 octobre 2020 et d'avoir, à U.________, le 22 octobre 2020, enfreint l'interdiction de se rendre sur le territoire du canton de Berne, laquelle lui avait été valablement notifiée en mains propres le 7 novembre 2019. B.c. Entre 2013 et 2019, A.________ a fait l'objet de 8 condamnations pénales, sanctionnant essentiellement des vols et des violations de domicile.