Citation: 5D_33/2024 E. 2.2

2.2. Dans l'arrêt querellé, l'autorité cantonale a relevé qu'en l'absence de précisions dans le droit cantonal, les dispositions du CPC s'appliquaient par analogie dans le cas d'espèce (art. 450f CC). S'agissant du second pan de motivation, elle a retenu que, en tout état de cause, le recourant ne disposait pas d'un intérêt à procéder, dès lors que la demande de mise en oeuvre d'une enquête sociale ne s'inscrivait pas dans le cadre d'une procédure pendante pouvant aboutir à une modification de la garde et que, les parties étant mariées, l'APEA ne serait pas compétente pour prendre cette décision (art. 134 CC applicable par renvoi de l'art. 179 al. 1 CC). La juridiction précédente a également ajouté que le recourant estimait qu'une enquête sociale permettrait de déterminer si des mesures étaient nécessaires mais qu'il n'expliquait pas quelles mesures pourraient être envisagées. Elle a précisé que l'APEA avait ordonné une curatelle de surveillance des relations personnelles, que cette mesure de protection n'était pas contestée par le recourant, qu'elle suffisait, en l'état, à garantir le bien de l'enfant, et que le recourant ne prétendait pas que tel ne serait pas le cas. Le magistrat cantonal a en définitive considéré qu'un intérêt à agir du recourant (art. 59 al. 2 let. a CPC) faisait défaut et que le recours était également irrecevable de ce chef.