Citation: 8C_424/2021 E. 7.1

7.1. Se fondant sur l'analyse des pièces du dossier et les résultats des enquêtes, la cour cantonale a procédé à une comparaison de la fonction de la recourante ainsi que de celle de ses cinq collègues directeurs de services de l'OFPC. Elle est arrivée à la conclusion qu'à tout le moins en termes de mission, de tâches, de niveau de responsabilités et de nombre de personnes sous gestion de la personne occupant le poste, la recourante ne pouvait pas se fonder sur des similitudes entre sa fonction et celles de ses collègues, qu'ils soient de sexe masculin ou féminin d'ailleurs, pour se prévaloir d'une inégalité de traitement ou d'une éventuelle discrimination au motif qu'elle est une femme. Par ailleurs, la cour cantonale a constaté que l'évaluation de la fonction de cheffe de groupe de la recourante en 2013 avait conduit à retenir un profil "MDKAJ" (ndlr: chacune de ces lettres correspondant au niveau attribué au critère d'évaluation, soit la formation professionnelle, l'expérience, les efforts intellectuels, les efforts physiques et la responsabilité) pour 214 points, classe maximum 23. A titre de comparaison, les postes de directeurs des services de l'information scolaire et professionnelle, de l'orientation scolaire et professionnelle et de la formation continue avaient été évalués respectivement en 1998, 1999 et 2007 avec un profil "MDKAK" pour 224 points, classe maximum 24. Le poste de directeur du service de la formation professionnelle avait été évalué en 1976 et les profils "MELAJ" ou "MELAK" correspondant à une classe maximum 25 ou 26 avaient été proposés; le cahier des charges adopté en 2011 avait conduit à retenir la classe 25 pour cette fonction. En outre, le poste de directeur du service des bourses et prêts d'études avait été évalué en 2000 avec un profil "LEKAJ" correspondant à une classe maximum 23.