Citation: 4A_457/2021 E. B

A la suite de l'échec de la conciliation, la travailleuse a introduit une demande en paiement dirigée contre l'employeuse, le 4 septembre 2019 et concluant au paiement de la somme totale de 16'087 fr., soit 4'950 fr. bruts à titre de salaire pour chacun des mois de mai, juin et juillet 2019, ainsi que 1'237 fr. bruts à titre d'indemnités pour ses vacances non prises, le tout avec intérêts. La caisse C.________ s'est subrogée à hauteur de 5'631 fr. 90 pour les indemnités versées à la travailleuse, avec intérêts. Dans sa réponse du 4 novembre 2019, l'employeuse, non représentée par un conseil, a conclu au déboutement de la travailleuse de toutes ses conclusions. Elle n'a pas formellement contesté la validité des certificats médicaux de la travailleuse (art. 105 al. 2 LTF). Lors de l'audience de débats du 5 février 2020, la travailleuse a déclaré souffrir d'hypertension artérielle lorsqu'elle était stressée et de diabète. Elle a en outre indiqué ne pas s'être présentée à l'expertise de l'assurance du 15 juillet 2019 en raison du fait qu'elle était à nouveau apte au travail et souhaitait " tourner la page ". De son côté, l'employeuse, non assistée d'un conseil, a déclaré en audience qu'elle ne contestait pas la validité formelle des certificats médicaux présentés par la travailleuse, mais qu'elle était étonnée que celle-ci soit tombée malade " alors qu'elle n'était plus sous contrat ", et que si elle avait été informée des problèmes de diabète de son employée, elle aurait pu " s'adapter aux circonstances ". Par jugement du 7 avril 2020 le tribunal des prud'hommes a condamné l'employeuse à verser à la travailleuse 80% de son salaire brut pour les mois de mai et juin 2019 lorsqu'elle était en incapacité de travail, soit deux fois 3'960 fr. bruts, et son salaire complet de 4'950 fr. bruts pour le mois de juillet 2019 lorsqu'elle avait recouvré sa capacité de travail. Du tout a été déduit un montant de 5'631 fr. 90 que la travailleuse avait perçu de la caisse C.________. Le tribunal a encore condamné l'employeuse à verser à la caisse C.________, le montant de 5'631 fr. 90 et a invité la partie qui en avait la charge à opérer les déductions sociales et légales usuelles. Le tribunal a considéré que la travailleuse avait été en mesure de prendre ses vacances de cinq jours pendant le mois de juillet durant lequel elle avait été libérée de son obligation de travailler et était en pleine possession de sa capacité de travail. La cour cantonale a rejeté l'appel de la défenderesse par arrêt du 9 juillet 2021 et a confirmé le jugement du tribunal des prud'hommes.