Citation: 5A_592/2023 E. 6.3

6.3. Le recourant expose que l'arrêt querellé serait arbitraire, dès lors qu'aucun élément pertinent au dossier ne démontrerait que la cessation de la garde alternée serait la solution la plus appropriée. Il explique avoir fait le choix de vivre dans le même immeuble locatif que l'intimée, afin que leurs enfants puissent les voir de manière égale après la séparation. Or, il serait insoutenable pour un père de ne plus pouvoir avoir ses enfants auprès de lui, alors qu'ils se croisent chaque semaine, voire chaque jour en raison de la proximité de leurs domiciles. Il reproche également au juge cantonal de ne pas avoir pris en compte certains éléments, à savoir le fait que, durant l'année qui a suivi la séparation, la garde alternée était exercée et la situation était stable, ou encore les répercussions que la cessation de la garde alternée auraient sur le bien-être des enfants. Au vu de l'aliénation parentale, il craint que les deux aînées n'entretiennent plus de contact avec leur père; or supprimer leur figure paternelle aurait selon lui des conséquences néfastes sur leur développement psychique. S'agissant de l'enfant F.A.________, il soutient que les parties exerceraient encore une garde alternée sur lui et que sa cessation provoquerait chez lui un véritable déséquilibre. Partant, l'arrêt serait arbitraire en tant que celle-ci aurait été supprimée, sans motif et en violation du bien de l'enfant, alors que F.A.________ était le seul des trois enfants à qui la situation convenait. Il relève que le principe selon lequel la fratrie ne doit pas être séparée ne devrait pas s'appliquer du fait de la proximité géographique entre les domiciles des parents. Quant aux aînées, il expose que c'est la situation actuelle qui les ferait souffrir et non l'exercice de la garde alternée. L'exécution de l'arrêt cantonal aurait pour conséquence de cristalliser les relations entre les enfants et lui et de le traiter de manière inéquitable au seul motif que ses filles ne voudraient plus le voir, alors qu'aucun élément au dossier ne permettrait de retenir que les conditions de la cessation de la garde alternée seraient remplies. Il allègue également s'interroger sur les capacités de la mère à gérer seule la situation, ajoutant que les problèmes rencontrés actuellement par la famille ne seraient pas insurmontables et n'empêcheraient pas le maintien de la garde alternée. Enfin, le recourant reproche au juge cantonal d'avoir estimé qu'il n'y avait pas lieu d'attendre la dépôt du rapport de l'UEMS avant de rendre sa décision, la cause étant suffisamment instruite. Or, il dit craindre que, quand bien même le rapport serait par la suite en faveur d'une garde alternée, on ne lui oppose le fait que rétablir un tel mode de garde impliquerait pour les enfants un changement trop important. Partant, pour toutes ces considérations, l'autorité cantonale aurait violé le principe de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.).