Citation: 2C_455/2023 E. 10.2

10.2. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué que la décision du 5 juin 2020 informait la recourante que l'aide financière n'était pas octroyée de façon définitive et devrait être remboursée dans la mesure du bénéfice réalisé en 2020. Elle a en outre été renseignée sur les règles applicables à la présentation de ses comptes. Toujours selon l'arrêt attaqué, la recourante a reconnu qu'elle avait pris des libertés avec les règles fixées en pratiquant un mode de fonctionnement de type intégration totale, sans détailler l'ensemble des moyens mis à sa disposition et sans justifier les éléments qui lui étaient refacturés. Le Tribunal administratif fédéral retient ainsi à bon droit que la présentation inexacte ou incomplète des faits pertinents - qui ont conduit aux corrections comptables litigieuses - était imputable à la recourante et que celle-ci ne pouvait partant pas tirer avantage de l'art. 30 al. 2 LSu, la condition, cumulative, de la let. c de cette disposition n'étant pas remplie. Une remise de l'obligation de restituer est dès lors exclue. Au surplus, l'autorité précédente retient également à juste titre que la recourante ne peut pas se prévaloir de sa bonne foi (cf. supra consid. 7.2).