Citation: 1B_54/2009 10.03.2009 E. A

Le 25 août 2008, A.________, ressortissant géorgien en détention préventive depuis le 23 janvier 2008, a été condamné par le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne à dix-huit mois de privation de liberté. Cette condamnation a été confirmée le 3 octobre 2008 par la Cour de cassation du Tribunal cantonal vaudois, dont les motifs ont été notifiés le 11 décembre 2008. Le 8 décembre 2008, A.________ a requis, auprès du Président de la Cour de cassation (le Président), la suspension de l'exécution de l'arrêt du 3 octobre 2008, jusqu'à droit connu sur le recours en matière pénale qu'il entendait former auprès du Tribunal fédéral. Le 10 décembre 2008, le Président a admis la demande de suspension, "jusqu'à ce que le condamné passe sous l'autorité de la juridiction fédérale". Par lettre du 12 décembre 2008, le Président précisa que sa décision précédente n'équivalait pas à une remise en liberté; elle visait uniquement à sauvegarder les droits de l'intéressé jusqu'à la saisine du Tribunal fédéral; la précédente décision de refus de mise en liberté, rendue le 24 octobre 2008 et confirmée le 4 novembre 2008 par le Tribunal fédéral (arrêt 1B_275/2008) restait en vigueur. Sur recours de A.________, le Tribunal fédéral a, par arrêt du 17 décembre 2008 (1B_330/2008), renvoyé la cause au Président afin qu'il rende une nouvelle décision motivée. Le 18 décembre 2008, la Cour de cassation a confirmé le refus du Juge d'application des peines d'accorder la libération conditionnelle après exécution des deux tiers de la peine, en raison du comportement du condamné et du pronostic défavorable.