Citation: H 318/00 25.06.2001 E. 2

2.- En première instance, la recourante a fait valoir que, au moment de son installation en France, elle n'avait pas été renseignée par le consulat de Suisse à C.________ "des démarches à faire" vis-à-vis de l'AVS. Implicitement tout au moins, elle reprochait au consulat de ne pas l'avoir informée de la possibilité qu'elle avait d'adhérer à l'assurance facultative. En procédure fédérale, elle se borne, sans autres développements, à alléguer qu'elle n'a pas été "mise au courant des conséquences de son changement de domicile sur son droit à la rente", de telle sorte qu'elle n'a pas été en mesure de s'affilier à l'assurance facultative. a) Comme l'ont rappelé à juste titre les premiers juges, les représentations diplomatiques ou consulaires de Suisse à l'étranger, si elles sont habilitées à donner des informations sur les possibilités d'adhérer à l'assurance facultative et sur les conséquences d'une adhésion ou au contraire d'une non-affiliation, ne sont pas tenues de le faire spontanément (ATF 121 V 69 consid. 4a et la jurisprudence citée). Sous l'angle du droit constitutionnel à la protection de la bonne foi (ATF 126 II 387 consid. 3a), la recourante ne peut donc déduire aucun droit du manque d'information de la part du consulat de Suisse à C.________. b) Au demeurant, l'absence alléguée d'information n'était pas propre à entraîner des conséquences irrémédiables pour la recourante. En effet, on sait que, dans le passé, il y a eu des incertitudes, voire des malentendus, à propos du statut dans l'AVS/AI facultative de la femme mariée, dans des situations où le mari, bien que domicilié à l'étranger, restait - comme en l'espèce - obligatoirement affilié à l'AVS (par exemple les diplomates en poste à l'étranger ou d'autres personnes travaillant à l'étranger au service d'un employeur en Suisse ou encore des travailleurs frontaliers de nationalité suisse (voir RCC 1982 p. 154 ss et p. 168 [interpellation Schüle]). Cela a conduit le législateur à introduire dans la LAVS une disposition transitoire du 7 octobre 1983 (en vigueur depuis le 1er janvier 1984 [RO 1984 100]). Cette modification permettait (dans un certain délai) l'adhésion tardive et rétroactive à l'assurance facultative des épouses de ressortissants suisses à l'étranger obligatoirement assurés (voir Nathalie Kohler, La situation de la femme dans l'AVS, thèse Lausanne 1986, p. 57 ss). Cette possibilité d'adhésion tardive a fait l'objet d'une large campagne d'information en Suisse et, surtout, auprès des communautés suisses à l'étranger (RCC 1985 p. 304 ss). C'est ainsi, en particulier, qu'une circulaire de l'Office fédéral des assurances sociales, du 21 décembre 1983, prévoyait que cette office s'efforcerait, en concours avec le Service des Suisses à l'étranger du Département fédéral des affaires étrangères et la Caisse suisse de compensation, d'informer le mieux possible les Suissesses à l'étranger touchées par cette campagne spéciale. On est donc fondé à considérer qu'à ce moment-là, la recourante - qui habitait dans la zone frontalière - a été informée de cette possibilité d'adhésion tardive à l'AVS/AI facultative et que c'est en connaissance de cause qu'elle n'en a pas fait usage.