Citation: 7B_640/2024 E. 4.5.2

4.5.2. On rappellera tout d'abord, comme l'a retenu le TMC, que les objets saisis ont été restitués au recourant en 2021 et qu'une copie forensique des données avait déjà été mise à sa disposition pour consultation à compter du 11 juin 2021; il a en outre fourni une liste de mots-clés exclusifs le 30 juin 2022 puis s'est déterminé le 15 août 2022 sur la liste des mots-clés telle qu'elle avait été modifiée par l'autorité précédente, relevant qu'elle pouvait être utilisée pour procéder au tri des données en cause. Cela étant, le recourant ne prétend pas que les éléments invoqués dans ses observations des 16 février, 15 mars et 18 avril 2024 - à l'exception des données dont il sera question ci-après - l'auraient été antérieurement à la mise en oeuvre du tri le 6 avril 2023 ou qu'il n'aurait alors pas été en mesure de soulever certaines critiques (notamment celles émises en lien avec les mots-clés qui n'ont pas été acceptés par le TMC). Cela vaut spécialement en ce qui concerne les données dont il prétend qu'elles relèveraient de sa sphère privée; à ce propos, il n'explique pas pourquoi certains éléments auraient échappé à son attention (en particulier les données en lien avec les "vacances et la situation financière de la famille A.________"). Il se prévaut du volume important des données qui est certes considérable; ce motif ne permet toutefois pas encore d'exclure la possibilité pour le recourant de respecter son devoir de collaboration accru (cf. arrêts 7B_720/2023 du 11 avril 2024 consid. 4.3.3; 1B_282/2021 du 23 novembre 2021 consid. 5.2; cf. également consid. 4.2 supra). Cela vaut d'autant plus que le recourant devait avoir, comme l'a relevé l'autorité précédente, une certaine connaissance du contenu de ces données, dans la mesure où les supports concernés lui appartenaient. Pour le surplus, le recourant ne démontre pas qu'elles seraient manifestement dénuées de pertinence pour les besoins de la cause. Il ne peut à cet égard pas se contenter d'affirmations générales pour exclure les données litigieuses, étant encore relevé que le seul renvoi à une écriture antérieure n'est pas suffisant (cf. ATF 145 V 141 consid. 5.1; 143 IV 122 consid. 3.3; arrêt 7B_524/2023 du 29 janvier 2024 consid. 3.3.1).