Citation: 2C_99/2018 E. 4.5.2

4.5.2. Dans le cas particulier, le recourant réside en Suisse de façon continue depuis le mois de juin 2012. En septembre 2012, il a été mis au bénéfice d'une autorisation de séjour UE/AELE valable cinq ans pour exercer une activité lucrative en Suisse. Il a été licencié par son employeur à la fin du mois de janvier 2013 et une incapacité de travail est survenue en janvier 2015. Il a perçu une rente entière de l'AI du 1 er juin 2016 au 30 juin 2017, puis une rente de l'AVS dès le 1 er juillet 2017. Le recourant remplit sans conteste la condition du séjour en Suisse de plus de deux ans. Toutefois, il n'a pas cessé son activité salariée en raison de son incapacité permanente de travail au sens de l'art. 2 al. 1 let. b du règlement 1251/70. On doit en effet reconnaître avec l'autorité précédente que, lorsque l'incapacité de travail du recourant est survenue, cela faisait déjà deux ans qu'il était sans emploi et qu'il avait perdu son statut de travailleur, en l'absence de perspectives sérieuses de retrouver un travail (cf. consid. 4.4 ci-dessus; cf. arrêts 2C_289/2017 du 4 décembre 2017 consid. 4.5.2; 2C_1034/2016 du 13 novembre 2017 consid. 2.2 et 4.2; 2C_761/2015 du 21 avril 2016 consid. 3.2). Il ne ressort d'ailleurs pas de l'arrêt entrepris que le recourant aurait perçu des prestations de l'assurance-chômage à cette époque. En outre, il ne ressort pas non plus des faits retenus par l'autorité précédente (cf. consid. 2 ci-dessus) que l'employeur du recourant aurait licencié ce dernier en raison de son état de santé, comme affirmé dans le recours.