Citation: 1P.597/2006 11.01.2007 E. 4

Le recourant se plaint d'arbitraire dans l'établissement des faits, au motif que l'état de fait sur lequel repose sa condamnation à assumer ses dépens serait lacunaire et ne tiendrait compte que des éléments venant à l'appui de la solution retenue. 4.1 Le recourant n'établit pas que l'autorité cantonale se serait écartée de l'état de fait retenu par le juge d'instruction dans son arrêt de non-lieu du 30 décembre 2004, en particulier qu'elle aurait retenu un état de fait moins complet et moins objectif que ce magistrat. Or, rien dans le jugement attaqué n'indique que le recourant, qui ne démontre en tout cas pas l'avoir fait, se serait plaint en appel de ce que le premier juge aurait établi les faits arbitrairement. Le présent grief, qui se confond avec l'arbitraire, apparaît donc nouveau et, partant, irrecevable au regard de l'art. 86 al. 1 OJ (ATF 131 I 31 consid. 2.1.1 p. 33/34; 119 Ia 88 consid. 1a p. 90/91; 113 Ia 225 consid. 1b/bb p. 229; 109 Ia 312 consid. 1 p. 314; 107 Ia 265 s. et les arrêts cités). 4.2 Au demeurant, le grief est de toute manière irrecevable sous l'angle de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Sur près d'une trentaine de pages, le recourant se borne à présenter sa propre version des faits, avant d'affirmer que, pour ne l'avoir pas reprise, l'autorité cantonale est tombée dans l'arbitraire. Il ne démontre pas que, pour avoir apprécié arbitrairement des éléments de preuve qui lui étaient soumis, l'autorité cantonale aurait omis de tenir compte de faits déterminants pour l'issue du litige, ni que l'état de fait retenu aurait été déduit d'une appréciation manifestement insoutenable des preuves. Livrer une nouvelle fois sa version des faits, en affirmant qu'il était insoutenable de s'en écarter, ne constitue pas une démonstration d'arbitraire. A l'appui d'un tel grief, il appartient au recourant, sous peine d'irrecevabilité, non seulement d'indiquer mais de démontrer, pièces à l'appui, en quoi, sur chacun des points contestés, la décision attaquée serait manifestement insoutenable. L'argumentation du recourant ne satisfait manifestement pas à ces exigences.