Citation: 6B_679/2022 E. 1

Le jugement attaqué ne permet en définitive pas de comprendre le raisonnement de la cour cantonale, ni de contrôler l'application du droit par le Tribunal fédéral. Il doit donc être annulé sur ce point et la cause renvoyée à l'autorité précédente pour qu'elle procède à l'appréciation des preuves et à l'établissement des faits conformément aux exigences de l'art. 112 al. 1 let. b LTF. Il incombera en particulier à la cour cantonale de compléter l'état de fait concernant les revenus effectivement réalisés par le recourant, voire les ressources qu'il aurait pu acquérir entre le 1 er mai et le 16 juillet 2018, ainsi que ses charges indispensables en s'inspirant des principes découlant de l'art. 93 LP (cf. ci-dessus consid. 2.3) pour cette même période. A cet égard, si une collectivité publique intervient dans les droits du créancier d'aliments - comme c'est le cas en l'espèce -, l'atteinte aux besoins du débiteur n'est pas autorisée, car la collectivité ne se trouve jamais dans une situation de détresse comparable à celle du créancier d'aliments (cf. ATF 121 IV 272 consid. 3.6 et la référence citée; arrêt 6S.113/2007 du 12 juin 2007 consid. 3.3; MARIE DOLIVO-BONVIN, in Commentaire romand, Code pénal II, 1re éd. 2017, n° 14 ad art. 217 CP).