Citation: 6B_777/2019 E. 1

L'enfant de A.________ et B.________, E.________, est né en 2010. La prénommée a tout d'abord vécu seule en Suisse avec son fils, tous deux ayant des rapports sporadiques avec A.________. En 2013, A.________ et B.________ se sont mariés au Maroc. En 2015, l'intéressé est venu s'installer à F.________ avec son épouse et son fils. Le couple a rapidement rencontré des difficultés, notamment dues au fait que A.________ ne trouvait pas d'emploi. En avril 2016, A.________ s'est énervé et a étranglé B.________ avec les deux mains, de manière à lui causer une marque sur le cou et à gêner momentanément sa respiration. En 2017, les relations entre A.________ et B.________ se sont encore dégradées. En avril 2017, celui-ci a menacé son épouse de partir au Maroc avec leur fils et de la tuer si elle le quittait pour un autre homme. Depuis lors, les époux ont cessé de faire chambre commune. B.________ a fait part à A.________ de sa volonté de divorcer. Ce dernier a quant à lui commencé à soupçonner son épouse d'entretenir une relation extra-conjugale. Dès le 1er juin 2017 ou le lendemain, A.________ a acquis la conviction que B.________ le trompait. B.c. Durant la journée du 2 juin 2017, A.________ a tenté à de nombreuses reprises de joindre téléphoniquement son épouse et tous deux ont échangé divers messages. B.________ et C.________ étaient convenues que la première viendrait chercher la seconde en Valais puis qu'elles se rendraient à F.________ pour y passer le week-end. Les deux soeurs sont arrivées à F.________ vers minuit. Durant la nuit du 2 au 3 juin 2017, B.________ s'est rendue aux toilettes avec son téléphone portable. A.________ l'y a rejointe et lui a pris ce téléphone des mains. La prénommée a agrippé son époux, l'a griffé et a demandé à sa soeur d'appeler la police. A.________ s'est dégagé. Il s'est rendu dans la cuisine et s'est muni d'un couteau de chef, pourvu d'une lame de 18,5 cm. C.________ a tenté de bloquer la porte de la cuisine et a crié à sa soeur de s'enfuir. A.________ a réussi à écarter la prénommée et s'est dirigé vers B.________, qui était sortie de l'appartement et criait : "au secours" et "il va me tuer". Après avoir rattrapé son épouse, A.________ l'a saisie par les cheveux et l'a faite chuter. Il a commencé à frapper B.________ avec son couteau. Cette dernière criait d'arrêter et a tenté de se protéger avec les bras, ce qui lui a causé plusieurs lésions de défense aux bras et aux mains. A.________ a continué à frapper, portant de nombreux coups à B.________ et atteignant en particulier, à dessein, celle-ci à la tête et au visage. C.________ a tenté de s'interposer, mais A.________ l'a repoussée et l'a blessée avec son couteau. En raison de ses lésions, B.________ n'a bientôt plus eu la force de se défendre et s'est effondrée sur le sol. A.________ a continué à lui porter des coups de couteau, en particulier à la tête et au visage. Il l'a frappée également par des piques destinées à défigurer son épouse et à la faire souffrir. A.________ s'est ensuite placé derrière B.________, l'a prise par les cheveux et lui a tiré la tête en arrière. Il a soumis cette dernière à un simulacre d'égorgement, avant de regagner son appartement. B.________ et C.________ ont alors réussi à quitter l'immeuble. B.d. Après ces événements, A.________ s'est lui-même infligé diverses blessures afin de laisser penser qu'il avait été agressé. Il a également lavé le couteau utilisé et a séché cet ustensile. A.________ s'est muni de sa carte bancaire et d'un montant de 650 fr., a pris son fils et a descendu les escaliers de l'immeuble, avant de se rendre à la police. B.e. Durant l'instruction, A.________ a été soumis à une expertise psychiatrique. L'expert a posé le diagnostic de traits de personnalité de type narcissique de manière pathologique, en indiquant que la responsabilité du prénommé était entière.