Citation: 2P.216/2006 28.02.2007 E. A

A.________ a été engagée depuis le 1er janvier 1993 en qualité de secrétaire 2 par l'Université de Genève (ci-après: l'Université). Dès le début de son activité, elle a travaillé comme secrétaire de B.________, jusqu'en 1995, puis de C.________, jusqu'en été 2003. En plus du traitement correspondant à sa classe de fonction, A.________ a perçu un "complément de salaire" qui lui était versé par la fondation "D.________" (ci-après: la Fondation) dont B.________ était le président du conseil. Par arrêté du Conseil d'Etat du 8 mars 2000, elle a été nommée dès le 1er mars 2000 à la fonction de secrétaire 2. Totalement incapable de travailler depuis le 17 mai 2000, A.________ a repris progressivement son activité en avril 2002, puis à plein temps le 27 mai 2002. Constatant que, depuis son retour, A.________ n'était pas apte à respecter les horaires de travail et que la poursuite de son activité au sein du décanat était difficilement envisageable, le doyen en fonction et le doyen désigné de la Faculté lui ont communiqué par courrier du 23 juin 2003 qu'elle serait affectée au secrétariat du chef du Service de gynécologie de l'Hôpital E.________ à partir du 1er -août 2003. Par courrier du 4 juillet 2003, A.________ a refusé cette nouvelle affectation, considérée comme une sanction déguisée qui la privait du "complément de salaire" versé par la Fondation et a réclamé la rétribution des heures supplémentaires effectuées pendant les cinq dernières années passées au service du doyen C.________. Le 15 septembre 2003, A.________ a recouru auprès du Tribunal administratif du canton de Genève (ci-après: le Tribunal administratif) contre le changement d'affectation du 23 juin 2003, confirmé par l'Université le 18 août 2003. Le 24 septembre 2003, elle a déposé une plainte pour harcèlement psychologique à l'encontre de MM. C.________ et F.________, administrateur de la Faculté, auprès de la Division des ressources humaines du Département de l'instruction publique. Par arrêt du 16 mars 2004, le Tribunal administratif a déclaré irrecevable le recours déposé par A.________. Il a considéré que le transfert de l'intéressée, fondé sur des motifs objectifs, ne constituait pas une sanction disciplinaire déguisée et qu'il n'entraînait pas une diminution de salaire, seul étant déterminant à cet égard le montant fixé par le Conseil d'Etat dans l'arrêté de nomination, à l'exclusion de l'indemnité versée par la Fondation. Le recours de droit public interjeté par A.________ contre cette décision a été rejeté, dans la mesure où il était recevable, par le Tribunal fédéral, par arrêt du 15 octobre 2004 (cause 2P.93/2004).