Citation: 2C_387/2020 E. 5.5.2

5.5.2. Sur la base de ces seuls constats, qui lient l'autorité de céans et dont la recourante ne prétend pas qu'ils seraient arbitraires (cf. art. 105 al. 1 LTF; cf. consid. 3), on ne voit pas en quoi le Tribunal fédéral aurait violé le droit fédéral en retenant que les versements opérés par la recourante en faveur de E.________, F.________, G.________, H.________ et I.________ constituaient la contre-prestation de différentes activités de services exercées en sa faveur de manière indépendante par des personnes domiciliées à l'étranger - à l'exclusion de simples dépenses internes à l'entreprise - et, partant, qu'ils étaient imposables au titre de l'impôt sur les acquisitions au sens de l'art. 45 al. 1 let. a LTVA. L'absence de relation salariale - donc de contrat de travail - entre deux parties, n'est, certes, pas forcément décisive en tant que telle pour qualifier une activité d'indépendante ou non. Il s'agit toutefois d'un indice important en ce sens, dans la mesure où elle signifie que c'est le prestataire de service qui supporte une grande partie des risques financiers dans l'hypothèse où son activité n'apporte pas les résultats attendus, malgré un investissement d'efforts importants de sa part (cf. à cet égard ATF 110 V 72 consid. 4b p. 79). Sous cet angle, on ne peut pas reprocher aux juges précédents d'avoir considéré que les prestations fournies par les cinq personnes physiques précitées - dont la recourante reconnaît dans sa réplique qu'elles relèvent du même modèle d'affaires - consistaient en autant d'activités d'intermédiaires ou d'apporteurs d'affaires imposables sur le principe, s'avérant similaires à celle que fournissent habituellement des conseillers et agents d'affaires indépendants aux larges rayons d'action géographiques.