Citation: 2A.455/2000 12.10.2000 E. 2

2.- Le recourant a été mis en détention en vue du refoulement au sens de l'art. 13b al. 1 lettre c LSEE, des indices concrets faisant craindre qu'il n'entende se soustraire à son renvoi. L'intéressé a déposé en 1999 une première demande d'asile en Suisse sur laquelle l'Office fédéral n'est pas entré en matière parce que le recourant avait trompé les autorités sur son identité, en particulier sur son âge et sur sa nationalité. Le recours contre cette décision ayant été rejeté, l'intéressé a disparu dans la clandestinité. Il a déposé en 2000 une deuxième demande d'asile en Suisse. Par décision du 6 juillet 2000 fondée sur l'art. 32 al. 2 lettre e de la loi sur l'asile du 26 juin 1998 (LAsi; RS 142. 31), l'Office fédéral - qui estimait que le recourant continuait à tromper les autorités sur son identité - n'est pas entré en matière sur cette demande et a ordonné à l'intéressé de quitter immédiatement la Suisse. Le 17 août 2000, le recourant a maintenu ses affirmations quant à son identité quand bien même le Consulat général de la République de Sierra Leone pour la Suisse à Genève lui avait dénié la qualité de ressortissant de cet Etat en novembre 1999. En outre, il a déclaré qu'il ne disposait pas de pièces d'identité valables lui permettant de quitter la Suisse et a ajouté qu'il n'avait entrepris aucune démarche pour s'en procurer, alors qu'il était d'accord de rentrer dans son pays d'origine. Le 18 août 2000, lors d'une séance, l'intéressé a décrit la composition de sa famille différemment de ce qu'il avait fait en procédure d'asile. On pouvait donc douter des affirmations du recourant sur son identité et de sa volonté de se soumettre à l'exécution de son renvoi. Il en va de même actuellement, car l'intéressé n'a pas changé d'attitude depuis qu'il est en détention. Le 13 septembre 2000, il a été entendu après que les autorités françaises eurent indiqué que les empreintes digitales communiquées sous l'identité de X.________, né le 1er janvier 1984, de nationalité sierra-leonaise, correspondaient à celles d'une personne ayant déposé une demande d'admission au statut de réfugié le 2 décembre 1998, sous l'identité de Y.________, né en 1976, de nationalité guinéenne. Il a alors persisté dans ses déclarations quant à son identité, démenti être Y.________ et nié avoir déposé une demande d'asile en France. De plus, il a maintenu ses dires lorsqu'il a comparu devant l'autorité intimée, le 26 septembre 2000, ainsi que dans ses déterminations au Tribunal fédéral. Les conditions de l'art. 13b al. 1 lettre c LSEE sont donc remplies.