Citation: 1P.5/2007 01.03.2007 E. 1

Statuant à nouveau le 23 août 2006, après avoir recueilli les déterminations de A.________ et de B.________, le Conseil d'Etat a confirmé la décision d'autorisation de construire du 15 novembre 2004, a annulé la décision communale du 11 juillet 2005 autorisant la reprise des travaux et a invité la commune à ouvrir la procédure de régularisation au sujet des modifications apportées au projet autorisé le 15 novembre 2004. A.________ et B.________ ont recouru le 27 septembre 2006 contre cette décision auprès du Tribunal cantonal. Par décision du 2 octobre 2006, la Commune de St-Gingolph a décidé de régulariser les altitudes d'implantation des trois constructions réalisées par C.________ et a levé les oppositions de A.________ et B.________. Ces derniers ont recouru le 19 octobre 2006 contre cette décision auprès du Conseil d'Etat. Celui-ci a suspendu la procédure jusqu'à droit connu sur le recours formé auprès du Tribunal cantonal contre sa décision du 23 août 2006. Par arrêt du 24 novembre 2006, le Tribunal cantonal a rejeté le recours. Il a estimé en substance que tous les éléments évoqués par A.________ et B.________ dans leurs déterminations du 4 juillet 2006 étaient décelables à la consultation du dossier mis à l'enquête, qu'ils n'exigeaient pas de dérogation qui aurait dû être publiée et que le Conseil d'Etat ne les avait à juste titre pas examinés dans la mesure où ils auraient pu être formulés durant le délai d'opposition. Pour le surplus, il n'est pas entré en matière sur les griefs relatifs à une surhauteur inadmissible des bâtiments faute d'une décision de dernière instance sur ce point. Par acte du 20 décembre 2006, A.________ et B.________ ont formé auprès du Tribunal fédéral un recours de droit public contre cet arrêt, dont ils demandent l'annulation. Ils ont complété leur recours par le dépôt d'un plan en date du 31 décembre 2006. Le Conseil d'Etat et le Tribunal cantonal ont renoncé à déposer des observations. La Commune de St-Gingolph et l'intimé concluent principalement à l'irrecevabilité du recours, subsidiairement à son rejet.