Citation: 5A_1026/2021 E. 4.3

4.3. En l'espèce, c'est de manière purement appellatoire que le recourant s'en prend à l'imputation d'un revenu hypothétique, en se limitant à contester de manière toute générale le montant de ce revenu, et en comparant sa situation avec celle de la mère de l'enfant (âge et disponibilité). Or, pour remplir les exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 4.2), il ne suffit pas, comme le fait le recourant, de présenter sa propre version des faits en se bornant à mentionner le terme " arbitraire ". Il convient en effet de développer une critique claire et détaillée en lien avec chaque fait que la cour cantonale aurait prétendument arbitrairement établi ou omis de constater. Il s'ensuit qu'en tant que les contestations du recourant relatives à l'imputation d'un revenu hypothétique reposent sur des faits dont il ne démontre pas qu'ils auraient été arbitrairement établis, respectivement ignorés, par la cour cantonale, elles sont irrecevables, faute de motivation appropriée (cf. supra consid. 4.2.). Quoi qu'il en soit, sur le fond, le raisonnement de l'autorité précédente, qui a d'abord déterminé si l'on pouvait raisonnablement exiger du recourant qu'il exerce une activité lucrative, puis établi sa possibilité effective d'exercer les activités envisagées et le revenu qu'il pouvait en obtenir (cf. supra consid. 4.1), n'apparaît pas arbitraire (art. 9 Cst.). Le raisonnement de l'autorité précédente est d'autant plus valable que, selon la jurisprudence, l'exploitation de la capacité de gain du parent débiteur est soumise à des exigences particulièrement élevées en relation avec la prestation de contributions d'entretien en faveur de l'enfant mineur, en particulier lorsque - comme en l'espèce - la situation financière est modeste (ATF 137 III 118 consid. 3.1; arrêts 5A_11/2018 du 28 juin 2018 consid. 3.3.1; 5A_47/2017 du 6 novembre 2017 consid. 8.2 non publié in ATF 144 III 10).