Citation: 1B_332/2008 21.01.2009 E. 4

Le recourant fait également grief au directeur adjoint de la Prison de Champ-Dollon de ne pas lui avoir notifié sa décision en présence d'un traducteur. Le Tribunal administratif a écarté ce grief au motif que A.________ disposait de connaissances de la langue française suffisantes pour qu'il puisse comprendre le contenu de la décision du 30 avril 2008. Il s'est fondé à cet égard sur les écrits du recourant figurant au dossier et rédigés en français, sur l'expérience du chef d'étage, sur les propos tenus à l'égard d'un codétenu et sur les décisions antérieures prises à l'encontre de l'intéressé. Ce dernier ne prétend pas avoir requis la présence d'un interprète lors de l'entrevue qu'il a eue dans sa cellule avec le directeur adjoint de la prison peu avant que la décision lui soit notifiée. Il se contente d'affirmer ne pas avoir de connaissances suffisantes du français pour en saisir le contenu sans chercher à démontrer en quoi les éléments évoqués dans l'arrêt attaqué pour admettre qu'un interprète n'était pas nécessaire seraient inexacts ou impropres à établir qu'il maîtrisait suffisamment la langue française pour comprendre la mesure dont il allait faire l'objet et les raisons sur lesquelles elle se fondait. Une telle motivation est insuffisante au regard des exigences requises, de sorte que son grief tiré du défaut d'interprète est irrecevable.