Citation: 9C_871/2012 E. 5.1

5.1. En ce qui concerne tout d'abord le sort des retraits en capital effectués par l'intimée, la juridiction cantonale a retenu que l'intéressée avait effectivement prélevé de son compte bancaire les montants reçus de sa prévoyance professionnelle pour les garder chez elle, puis qu'elle les avait utilisés pour son entretien personnel durant les années 2006 à 2010 et celui de sa mère en 2006. Pour admettre cette version des faits donnée par l'intimée, la juridiction cantonale s'est fondée sur une comparaison des revenus et des charges de l'assurée durant les années en question. Elle en a déduit que les revenus tirés de la rente AVS, additionnée d'une rente étrangère dès 2009, ne suffisaient pas pour couvrir les dépenses dûment établies de l'intimée. Celle-ci avait par ailleurs sollicité les prestations complémentaires en février 2011, après avoir dépensé la totalité des montants retirés à la banque pour son entretien. Ces faits lient le Tribunal fédéral (consid. 2.1 supra ), dès lors que le recourant ne parvient pas, par son argumentation, à en démontrer l'inexactitude manifeste ou le caractère arbitraire. Il se limite en effet à critiquer les justifications données par l'assurée quant aux motifs l'ayant conduite à retirer son argent de la banque. Il n'avance en revanche aucun élément de fait qui permettrait d'établir que les constatations de la juridiction cantonale selon lesquelles l'intimée avait utilisé les prélèvements en espèces pour assumer ses dépenses courantes seraient insoutenables ou autrement contraires au droit. La Cour de céans ne peut dès lors s'en écarter.