Citation: 2A.479/2000 30.10.2001 E. 2

2.1 Formé contre une décision prise par une autorité judiciaire statuant en dernière instance cantonale et fondée sur le droit public fédéral dans la mesure où elle concerne l'impôt fédéral direct, le présent recours de droit administratif est en principe recevable en vertu des art. 97 ss OJ ainsi que de l'art. 112 al. 1 de l'arrêté du Conseil fédéral du 9 décembre 1940 concernant la perception d'un impôt fédéral direct (AIFD), en vigueur jusqu'au 31 décembre 1994, et de l'art. 146 de la loi fédérale du 14 décembre 1990 sur l'impôt fédéral direct (LIFD; RS 642.11), qui remplace l'AIFD depuis son entrée en vigueur le 1er janvier 1995. 2.2 Selon l'art. 104 lettre a OJ, le recours de droit administratif peut être formé pour violation du droit fédéral, y compris l'excès et l'abus du pouvoir d'appréciation. Le Tribunal fédéral revoit d'office l'application du droit fédéral (ATF 121 II 447 consid. 1b p. 448 et les arrêts cités). En revanche, lorsque le recours est dirigé, comme en l'espèce, contre la décision d'une autorité judiciaire, le Tribunal fédéral est lié par les faits constatés dans l'arrêt entrepris, sauf s'ils sont manifestement inexacts ou incomplets, ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 105 al. 2 OJ). De plus, le Tribunal fédéral ne peut pas revoir l'opportunité de l'arrêt attaqué, le droit fédéral ne prévoyant pas un tel examen en la matière. 2.3 Considérant que certaines reprises et rappels d'impôt fédéral direct devaient être annulés, le Tribunal administratif a partiellement admis le recours des époux X.________ et renvoyé la cause à l'autorité fiscale concernée pour nouvelle décision dans le sens des considérants, confirmant pour le surplus les autres reprises d'impôt. L'arrêt attaqué ne saurait pour autant être considéré comme une décision incidente au sens de l'art. 45 PA. En effet, lorsqu'une décision de renvoi contient - comme en l'espèce - des instructions impératives destinées aux autorités inférieures, elle met fin à la procédure sur les points tranchés dans les considérants. Ainsi, un tel arrêt constitue une décision finale pouvant faire l'objet d'un recours de droit administratif (cf. ATF 120 Ib 97 consid. 1b; Archives 66 56 consid. 1b et les arrêts cités). Déposé dans les trente jours dès la notification de la décision entreprise, le recours l'a été en temps utile dans la mesure où il est dirigé contre une décision finale - et non contre une décision incidente devant être attaquée dans les dix jours (art. 106 al. 1 OJ). 2.4 Selon l'art. 108 al. 2 OJ, le recours de droit administratif doit contenir notamment des motifs. Certes, la jurisprudence ne pose pas en la matière d'exigences formelles trop sévères; il est cependant nécessaire que l'on puisse déduire de l'acte de recours les points sur lesquels la décision entreprise est critiquée, ce que le recourant demande et sur quels faits il entend se fonder. Une motivation même brève est suffisante (ATF 113 Ib 287 ss). Encore faut-il que les motifs avancés se rapportent à l'objet de la contestation, qu'ils soient topiques ("sachbezogen") (ATF 118 Ib 134 consid. 2; voir aussi ATF 123 II 359 consid. 6b/bb p. 369/370; 123 V 335 consid. 1b p. 336/337). C'est à la lumière de ces principes que doivent être appréciés les griefs soulevés par les recourants.