Citation: 6B_68/2015 E. 1.3.3

1.3.3. Selon la recourante, le témoignage de son fils, E.________, alors âgé de neuf ans, ne pourrait être valablement retenu, l'enfant ayant pu se méprendre sur les jours et les dates au regard du temps écoulé entre les événements et son audition (plus de cinq mois). La cour cantonale a cependant constaté que l'enfant était parfaitement crédible quant à la présence, le matin des faits, de deux hommes dans la villa familiale. Certes, E.________ n'a pas mentionné, lors de son audition le lendemain des faits, la présence de tiers à la maison le jour de l'incendie. Il ressort toutefois de sa deuxième audition qu'à la question de savoir quel avait été son emploi du temps le matin du 20 février, il a déclaré spontanément que deux individus se trouvaient chez lui pour réparer quelque chose (dossier cantonal, n° 37). La cour cantonale a encore précisé qu'à aucun moment E.________ n'avait manifesté d'animosité vis-à-vis de sa mère ou formulé une quelque assertion que ce soit à l'encontre des agissements de celle-ci. Il n'avait d'ailleurs pas établi de lien entre la présence des deux hommes et l'incendie dont il savait qu'il était intervenu plus tard dans la journée. En définitive, il n'existe aucun élément permettant de penser que les souvenirs de E.________ seraient confus, de sorte que le seul écoulement du temps depuis les faits ne suffit à remettre en cause l'appréciation de la cour cantonale quant à la crédibilité de celui-ci. Il s'ensuit que la cour cantonale n'a pas fait preuve d'arbitraire en considérant que le témoignage de E.________ corroborait la présence d'autres personnes que l'intéressée dans la villa à un moment ou à un autre de la matinée en question et, ce faisant, contredisait la version de la recourante.