Citation: 4A_224/2007 31.08.2007 E. 1

Y.________, puis X.________, ont donné suite aux nombreuses demandes de paiement formulées en faveur de A.________ au titre du dommage consécutif à l'accident, la dernière fois le 8 octobre 2001. Le mandataire constitué par A.________ et ses parents, B.________ et dame C.________, a régulièrement requis et obtenu des deux assureurs des renonciations à se prévaloir de la prescription, ceci jusqu'au 31 décembre 2002. Depuis lors, il n'a plus présenté de demande ad hoc avant le 4 novembre 2004, date à laquelle il a sollicité une telle renonciation jusqu'au 31 décembre 2005. X.________ lui a répondu, par lettre du 5 novembre 2004, qu'elle était d'accord avec la renonciation requise, celle-ci n'étant toutefois valable que pour autant que la prescription ne fût pas déjà intervenue. Elle précisait, en outre, que sa dernière lettre de renonciation avait effet jusqu'à fin 2002, de sorte que la prescription serait acquise si le mandataire des lésés ne se trouvait pas en possession d'une confirmation de prolongation. Ce dernier lui a répondu, le 1er février 2005, que les pourparlers relatifs à cette affaire avaient duré toute l'année 2004, ce qui constituait une reconnaissance de dette au sens de l'art. 135 ch. 1 CO. Le 15 février 2005, X.________ a confirmé que, de l'avis de son service juridique, la prescription était acquise.