Citation: 6B_363/2022 E. 2.7

2.7. Le recourant soutient encore que la cour cantonale aurait violé les " règles du mandat " et celles de la " représentation " en retenant qu'il n'avait pas expressément mandaté son avocate pour le représenter à l'audience à laquelle il ne pouvait pas se rendre. Il estime que la procuration figurant au dossier donnait pouvoir à sa mandataire d'effectuer tous les actes liés à la procédure pénale. Avant de disparaître, le recourant aurait en effet clairement formulé son intention de contester l'intégralité des infractions pour lesquelles il avait été condamné et aurait chargé sa mandataire d'agir dans ce sens. En l'espèce, la question de savoir si l'avocate du recourant disposait des pouvoirs de représentation valables lors de l'audience devant le ministère public est dénuée de pertinence, dans la mesure où l'art. 355 al. 2 CPP ne prévoit pas la possibilité pour l'opposant d'être représenté à l'audition du ministère public, son défaut non excusé ayant pour conséquence le retrait de son opposition à l'ordonnance pénale. Pour le surplus, on ne voit pas en quoi il aurait été arbitraire de retenir que la mandataire aurait agi de sa propre initiative, alors que celle-ci a admis ne plus avoir eu de contact avec le recourant jusqu'à son arrestation. Le recourant soutient d'ailleurs lui-même que sa mandataire pouvait agir de sa propre initiative sur la base de la procuration la légitimant. Le grief du recourant doit par conséquent être rejeté.