Citation: 6B_637/2022 E. 2.3.3

2.3.3. Concernant la réaudition des intimés et le droit à la confrontation, la recourante invoque que le refus de la cour cantonale aurait empêché l'établissement objectif des faits. Elle estime que leur audition aurait permis de démontrer qu'ils n'ont pas été entravés dans leur liberté d'action et d'expliquer pourquoi ils ont attendu presque trois mois avant de déposer leur plainte pénale. D'une part, il faut rappeler que les autorités précédentes ne se sont pas fondées sur les déclarations des intimés pour justifier la condamnation de la recourante. D'autre part, les éléments invoqués par la recourante sont sans pertinence. En effet, poursuivie pour tentative de contrainte, la question du comportement induit n'a pas à être tranchée. De plus, on voit mal en quoi le fait que la plainte pénale ait été déposée après presque trois mois serait propre à justifier un résultat différent. Mais surtout, les intimés ont participé en personne aux débats de première et deuxième instance, de sorte que la recourante était libre de leur poser des questions ou de confronter leurs déclarations à ces occasions, ce qu'elle n'a toutefois pas fait. Là encore, on ne décèle aucune violation du droit fédéral ou des garanties constitutionnelles et conventionnelles.