Citation: 9C_669/2014 E. 4.2

4.2. Cette argumentation n'est pas fondée. On ne saurait effectivement faire grief à la juridiction cantonale d'avoir réalisé une constatation manifestement inexacte des faits, notion correspondant à celle d'arbitraire (cf. ATF 138 I 49 consid. 7.1 p. 51; 134 V 53 consid. 4.3 p. 62). S'agissant du premier grief, on relèvera que la constatation critiquée se base sur un avis d'un spécialiste en orthodontie précoce (rapport du docteur C.________ du 4 juin 2012) qui, dans un paragraphe intitulé "Etat céphalométrique", évoque une téléradiographie réalisée le 27 janvier 2012, un angle ANB de - 1° et un angle de base de 24° d'une part, ainsi que sur une opinion d'un spécialiste en orthodontie dento-faciale (rapport de la doctoresse D.________ du 26 septembre 2013) qui évoque une téléradiographie réalisée par le docteur C.________, un angle ANB de 1,5° et un angle maxillo-basal de 27° d'autre part. Or, ces éléments semblent correspondre à ceux dont la constatation est obligatoire pour examiner le droit aux prestations selon le chiffre 210 de l'annexe de l'OIC. Concernant le second grief, on relèvera que, si le tribunal cantonal semble certes lier le degré de gravité de la prognathie à l'existence d'une possible correction par un traitement interceptif, il n'a cependant pas exclu que cette affection puisse atteindre les valeurs téléradiographiques ou céphalométriques fixées pour être qualifiée de grave et prise en charge par l'assurance-invalidité. Il a en effet évoqué le fait que l'office intimé s'était déclaré prêt à réexaminer le dossier une fois toutes les incisives définitives apparues sans y adjoindre la moindre remarque pouvant laisser supposer qu'une telle éventualité serait désormais impossible.