Citation: 1C_452/2024 E. 2.2

2.2. Dans le cas d'espèce, la Cour cantonale a premièrement relevé que le litige portait uniquement sur la question des heures supplémentaires effectuées depuis 2021 avec majoration ainsi que sur la majoration des heures payées déjà réalisées en 2019 et 2020. En effet, le recourant n'avait requis le paiement des heures supplémentaires qu'après avoir pris conscience qu'il ne serait pas colloqué en classe 2 ou 1, à la suite de sa nomination en qualité de chef de service. Par conséquent, les premiers juges ont rejeté les requêtes d'auditions de nombreux témoins membres de l'administration communale neuchâteloise, au motif que ces moyens de preuve visaient à établir que le recourant avait été mal colloqué et ne concernaient dès lors pas la problématique des heures supplémentaires ni celle de leur majoration. Concernant le rapport qui avait été établi par une société chargée d'évaluer la fonction du recourant, il était également externe au litige. Cette appréciation n'est pas arbitraire. Le recourant ne démontre pas en quoi l'audition de ses anciens collègues pourrait avoir une influence sur la question de ses heures supplémentaires et de leur majoration. À le comprendre, cela serait susceptible d'établir qu'il percevait un salaire inférieur dans sa nouvelle fonction depuis sa collocation à la classe salariale 3. Cette question sort cependant de l'objet du litige, limité aux montants réclamés à titre de majoration des heures supplémentaires qu'il avait effectuées, tel que défini par ses conclusions prises dans le cadre de son action de droit administratif. Le recourant n'apporte du reste aucune indication quant aux personnes qui auraient dû être auditionnées, ni aux questions qui auraient dû leur être posées, de sorte qu'il est également impossible d'établir si ce moyen de preuve serait pertinent pour l'issue du litige. Le recourant se contente d'affirmer qu'il était nécessaire de déterminer si son salaire comprenait la rémunération des heures supplémentaires, sans expliquer clairement et de manière détaillée pour quelles raisons seule l'audition de ses anciens collègues aurait permis de répondre à cette interrogation et était ainsi indispensable. Sa motivation d'une prétendue violation du droit d'être entendu est dès lors insuffisante au regard des exigences de l'art. 106 al. 2 LTF. Les précisions apportées au stade de la réplique quant aux témoins, venant compléter son argumentation, sont par ailleurs irrecevables car tardives. Le droit de réplique n'a en effet pas vocation à permettre aux parties de présenter des arguments nouveaux ou des griefs qui auraient déjà pu figurer dans l'acte de recours. Le recourant ne saurait dès lors, par ce biais, remédier à une motivation initiale défaillante ou encore compléter les motifs de son recours (cf. art. 47 al. 1 LTF; ATF 143 II 283 consid. 1.2.3 et 135 I 19 consid. 2.1; arrêt 1C_503/2019 du 7 avril 2021 consid. 1.3). Quant au refus des précédents juges de faire produire "divers documents", le recourant n'indique pas dans son recours au Tribunal fédéral de quelles pièces il s'agissait ni l'influence qu'elles pourraient exercer sur l'issue du litige. Son grief est à cet égard irrecevable. Il n'appartient en effet pas au Tribunal fédéral d'aller rechercher dans les écritures devant les instances précédentes. Il ne serait par ailleurs pas non plus suffisant que la partie recourante se contente de renvoyer à celles-ci (cf. ATF 145 V 141 consid. 5.1 et 144 V 173 consid. 3.2.2; arrêt 1C_265/2020 du 29 décembre 2020 consid. 1.3).