Citation: 5A_832/2015 E. 4.3.2

4.3.2. Sur ce point, la cour cantonale a considéré que, dans l'arrêt précité, le TPF ne s'est pas prononcé sur la vraisemblance de la créance, mais a examiné si l'intimé était titulaire de droits réels sur les avoirs du recourant bloqués en Suisse; il a retenu qu'aucun lien ni trace documentaire ne pouvaient être établis entre les paiements allégués par l'intimé et les avoirs en cause, relevant que les circonstances mêmes dans lesquelles l'intimé alléguait avoir remis des sommes au recourant ne lui permettaient pas de disposer des pièces justificatives idoines, en particulier d'extraits bancaires, ni d'invoquer la bonne foi requise par les dispositions pertinentes en matière d'entraide pénale. Le TPF n'a cependant pas exclu la vraisemblance d'une " créance personnelle " de l'intimé, telle qu'elle ressort du jugement du Tribunal de première instance de Tunis; s'il a souligné que l'existence d'un séquestre civil ne conférait pas à l'intimé de droits réels sur les avoirs bloqués, il n'a pas examiné, ni remis en cause, les conditions d'octroi d'une telle mesure d'exécution. Le recourant ne réfute nullement cette exégèse de l'arrêt en question, mais se borne à reproduire des extraits de cette décision, pour affirmer de manière péremptoire que la " constatation de la Cour des plaintes selon laquelle la vraisemblance du paiement d'EUR 5 millions n'est pas établie équivaut à nier la vraisemblance de la créance ". Faute de répondre aux exigences de motivation posées par l'art. 106 al. 2 LTF, le grief est irrecevable (ATF 134 II 244 consid. 2.2; Merz, in : Basler Kommentar, BGG, 2e éd., 2011, n° 53 ad art. 42 LTF, avec d'autres citations).