Citation: 9C_175/2021 E. 5.2

5.2. En ce qui concerne ensuite le taux de capacité de travail de 50 % invoqué par le recourant, l'expert B.________ a certes précisé dans son rapport du 28 juin 2019, qu'en raison de l'impossibilité pour l'assuré de mettre en oeuvre ses capacités fonctionnelles résiduelles, "la solution, non pas optimale mais la plus raisonnable, serait d'admettre une incapacité de travail de 50 %". Ce faisant, l'expert est toutefois sorti du cadre de son mandat, comme l'ont dûment retenu les premiers juges. On rappellera à cet égard, à la suite de la juridiction cantonale, que le rôle de l'expert consiste à mettre ses compétences à la disposition de la justice et à se faire une idée sur l'état de santé du patient dans un délai relativement bref (arrêt 9C_352/2017 du 9 octobre 2017 consid. 5.1 et les arrêts cités) et non à émettre des constatations dépassant le champ médical. Quoi qu'en dise le recourant, la proposition du docteur B.________ de "clore le cas par l'attribution d'une demi-rente AI" afin de "s'éviter de nombreuses mesures administratives et des tentatives réitérées de réinsertion [...] coûtant beaucoup d'argent" ne repose pas sur un fondement médical. Par ailleurs, on constate, à la suite de la juridiction de première instance, que le médecin a pris en considération, dans son second rapport d'expertise, de nombreux facteurs extra-médicaux à l'appui de sa proposition de retenir une incapacité de travail de 50 %. Le docteur B.________ a en effet indiqué que si l'assuré ne semblait pas en mesure de mettre en oeuvre la capacité de travail médico-théorique de 100 % qu'il présentait désormais dans une activité adaptée, le facteur limitatif semblait être "plus psycho-social que médical proprement dit".