Citation: 2C_837/2008 16.04.2009 E. 3

Le recourant reproche à l'instance cantonale d'avoir établi les faits de manière manifestement inexacte, au sens de l'art. 97 al. 1 LTF, en soupçonnant que son mariage n'avait été conclu que pour obtenir une autorisation de séjour, alors qu'il avait lui-même invoqué plusieurs faits démontrant que les époux s'étaient mariés par amour. Il prétend que cette correction de l'établissement erroné des faits ne serait pas sans influence pour admettre que l'union conjugale peut reposer sur les sentiments réciproques encore solides, malgré la séparation. 3.1 Sous réserve des droits fondamentaux qui doivent être spécialement invoqués et motivés par le recourant (cf. art. 106 al. 2 LTF), le Tribunal fédéral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Il fonde son raisonnement juridique sur la base des faits établis par l'autorité précédente (cf. art. 105 al. 1 LTF) qu'il ne peut rectifier ou compléter d'office que s'ils ont été constatés de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF). Le recourant qui entend invoquer que les faits ont été établis de manière manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-à-dire, pour l'essentiel, que les constatations de fait sont arbitraires au sens de l'art. 9 Cst., doit démontrer, conformément aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, par une argumentation précise en quoi consiste la violation. A défaut d'une telle motivation, il n'est pas possible de tenir compte d'un état de fait qui diverge de celui retenu dans la décision attaquée (ATF 134 I 65 consid. 1.5 p. 68; 133 IV 286 consid. 6.2 p. 288). 3.2 Après avoir jugé que le recourant se prévalait abusivement de son mariage, les juges cantonaux se sont demandé si cette situation existait déjà avant la séparation du couple. En effet, l'épouse s'était plainte, dès le début de la vie commune, de l'attitude de son mari à son égard, car celle-ci avait complètement changé après le mariage et son conjoint s'était alors comporté comme un locataire. Ce faisant, ils ont évoqué l'existence d'un mariage fictif, sans toutefois conclure formellement à son existence, et ont ainsi privilégié les déclarations de l'épouse par rapport à celles du recourant. Contrairement à ce que soutient ce dernier, il n'a pas été contesté que les conjoints s'étaient mariés par amour, l'épouse ayant elle-même déclaré qu'elle l'avait trouvé gentil et avait espéré pouvoir retrouver un compagnon après cinq ans de veuvage. En revanche, les Juges cantonaux, comme l'autorité de première instance, ont ensuite donné la préférence à la version des faits de l'épouse qui s'était plainte que les relations s'étaient dégradées peu après le mariage. Or, le recourant ne fournit aucun élément propre à infirmer cette constatation et sa tentative de vouloir faire porter à son épouse la responsabilité des difficultés conjugales en raison de son alcoolisme a d'ailleurs échoué devant l'autorité administrative (voir certificat médical du 31 août 2007). Dans ces conditions, il n'était nullement arbitraire de retenir que les difficultés conjugales avaient commencé bien avant la séparation des époux en janvier 2007. Cela étant, du moment que l'existence d'un mariage fictif n'est pas retenue, la question de savoir si l'union conjugale reposait ou non sur des sentiments réciproques solides au moment du mariage n'est pas de nature à modifier l'appréciation de cette union lorsqu'il s'agit d'accorder la prolongation de l'autorisation de séjour. 3.3 Le recours doit dès lors être rejeté en tant qu'il porte sur les constatations de fait de la juridiction cantonale.