Citation: 6B_1232/2023 E. 5.3.1

5.3.1. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir pris en considération tous les éléments d'appréciation importants, soit, en bref, la situation personnelle du recourant, la gravité de la lésion et ses conséquences sur l'intimée 2, ainsi que les circonstances extérieures et le mode d'exécution. Dans la mesure où le recourant soutient que la cour cantonale aurait dû tenir compte des art. 163 ss CP, on peut renvoyer au considérant topique (cf. supra, consid. 5.3.1). Il en va de même en tant qu'il s'en prend à l'appréciation des preuves (cf. supra, consid. 4.3). Le recourant rappelle qu'il est marié, père de famille de deux enfants en bas âge. Ces éléments ressortent de l'exposé de sa situation personnelle, partie "en fait" de l'arrêt cantonal, étant précisé que celui-ci forme un tout et on admet que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent (arrêts 6B_383/2024 du 7 juin 2024 consid. 9.3; 6B_1210/2023 du 24 avril 2024 consid. 4.3; 6B_1052/2023 du 4 mars 2024 consid. 2). Il ressort également de l'arrêt entrepris que le recourant était à l'époque séparé de sa femme, contrairement à ce qu'il prétend. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir indiqué son état d'alcoolisation alors que cet état d'ivresse aurait été considéré comme établi et admis par la victime. La consommation d'alcool du recourant est mentionnée dans l'arrêt attaqué (cf. arrêt entrepris, p. 19). L'alcoolisation du recourant ne l'a pas empêché de conduire. Il n'apparaît nullement que la cour cantonale aurait insuffisamment tenu compte de cet aspect. Il relève qu'il n'a pas d'antécédent spécifique s'agissant de l'infraction contre l'intégrité sexuelle. Il ne ressort pas autre chose de l'arrêt entrepris. Le recourant soutient que la cour cantonale aurait dû faire preuve de "retenue" dans la fixation de la peine concernant le viol. L'intimée 2 n'aurait "manifestement" pas souffert d'un traumatisme ayant nécessité un suivi psychologique du fait de l'infraction retenue, faute pour elle de se souvenir des faits; il rappelle notamment qu'elle a pu achever sa formation universitaire. Outre qu'une telle argumentation est déplacée, s'agissant d'un viol, le recourant ne fait que substituer, de manière purement appellatoire, son appréciation des faits, pour minimiser sa faute. Son affirmation selon laquelle la cour cantonale aurait "présumé" son "intensité criminelle" sans aucun élément tangible se révèle également appellatoire. Ses critiques sont donc irrecevables. La cour cantonale a mis en avant les circonstances lui permettant de souligner la gravité de la faute du recourant, qu'elle a taxée de lourde. Or, le recourant ne démontre pas que les constatations cantonales, selon lesquelles il s'en est pris à l'intégrité sexuelle d'une jeune fille vulnérable et isolée, encore vierge, dans l'espace public, pour la forcer à subir un acte sexuel avec pénétrations vaginale et anale, en usant de violence, pour assouvir ses pulsions, alors que la prise de conscience de sa faute était inexistante, seraient insoutenables. Pour le surplus, le recourant ne cite aucun élément important, propre à modifier la peine, qui aurait été omis ou pris en considération à tort par la cour cantonale, ni ne démontre que la cour cantonale aurait dû pondérer différemment l'un ou l'autre des éléments. Au regard des circonstances, la peine privative de liberté infligée au recourant, que ce soit la peine de base ou la peine d'ensemble en application du principe de l'aggravation, n'apparaît pas exagérément sévère au point de constituer un abus du large pouvoir d'appréciation dont dispose le juge, étant précisé que le recourant ne critique pas la peine sous un autre angle (art. 42 al. 2 LTF). Vu la quotité de la peine prononcée, la question du sursis, même partiel, n'entrait pas en considération. Le grief est donc rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.