Citation: 9C_328/2009 08.09.2009 E. A

S.________ travaillait à temps partiel (20 %) comme aide en gastronomie pour le compte de la Société X.________. Le 3 avril 2005, elle a présenté une dissection aortique de type B s'étendant jusqu'à la bifurcation des iliaques qui a évolué favorablement après traitement conservateur. Elle n'a toutefois pas repris son activité lucrative après cet événement. Le 8 mai 2006, la prénommée a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente. Dans le cadre de l'instruction de ce dossier, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel (ci-après: l'office AI) a recueilli les données médicales usuelles auprès des docteurs V.________, médecin traitant (rapport du 12 mai 2006), et O.________, cardiologue (rapports des 7 février 2006, 7 août 2006 et 3 janvier 2007), informations qu'il a complétées en confiant la réalisation d'une expertise cardiologique au docteur T.________. Dans son rapport du 10 avril 2007, ce médecin a retenu les diagnostics de status après dissection aortique thoracique de type B traitée conservativement en avril 2005 et d'hypertension artérielle traitée par six médicaments antihypertenseurs avec des valeurs tensionnelles tout à fait correctes aux deux bras. Pour autant que toute activité physique astreignante de type port de charges soit évitée, il n'y avait aucune contre-indication formelle à la reprise d'une activité physique d'intensité moyenne et d'une activité professionnelle régulière. L'office AI a également fait réaliser une enquête économique sur le ménage, laquelle a mis en évidence une entrave de 56 % dans l'accomplissement des travaux habituels (rapport du 22 août 2006). Par décision du 14 juillet 2008, l'office AI a rejeté la demande de prestations de l'assurée, le taux global d'invalidité calculé conformément à la méthode mixte d'évaluation étant insuffisant pour donner droit à une rente.