Citation: H 15/00 05.12.2000 E. 4

4.- a) Dans son recours cantonal du 11 octobre 1996, l'intimé alléguait qu'il était inadmissible que l'administration de l'AVS se fonde sur une taxation d'office rendue en 1996 pour fixer ses cotisations personnelles des années 1993 et 1994. A l'appui de ses conclusions, il n'a toutefois produit aucune pièce comptable relative aux résultats économiques de son exploitation agricole en 1993 et 1994, se bornant simplement à verser une copie des décisions litigieuses au dossier du Tribunal administratif. Devant la juridiction inférieure de recours, il eût pourtant incombé à l'intimé, en vertu de son obligation de collaborer activement à l'instruction de sa cause (ATF 125 V 195 consid. 2 et les références), d'exposer - chiffres détaillés à l'appui - les motifs pour lesquels les taxations fiscales lui paraissaient erronées pour les années 1993 et 1994. Néanmoins, il a préféré ne pas divulguer l'étendue exacte des revenus réalisés au cours de ces deux années-là, de sorte que ceux-ci ne sont toujours pas connus. En l'état du dossier, les premiers juges auraient dès lors dû limiter leur examen à la seule question de la conformité des décisions de cotisations litigieuses à celles des décisions de taxation fiscale entrées en force, sans aborder plus avant le bien-fondé de ces dernières, en particulier sous l'angle du principe de la non-rétroactivité des lois. b) Quant au montant des cotisations fixées le 13 septembre 1996, il n'est - en instance fédérale - pas contesté ni sujet à discussion. Le recours est bien fondé.