Citation: I 275/03 25.07.2003 E. 6

6.1 Le revenu sans invalidité à prendre en considération étant celui de l'année 2000, il représente un montant annuel de 42'250 fr. 6.2 Afin d'évaluer le revenu d'invalide, les premiers juges ont retenu les conclusions de l'OAI qui, après s'être fondé sur les données des conventions collectives de travail (FTMH), a tenu compte d'un salaire minimum pour un ouvrier d'usine débutant de 25'350 fr. par an. On ne saurait cependant prendre en compte le montant précité pour déterminer le revenu d'invalide du recourant du moment que ce chiffre ne repose sur aucune donnée vérifiable. En effet, une simple référence aux renseignements recueillis auprès de la FTMH ne saurait suffire puisque le dossier ne permet ni de connaître les sources du revenu exigible retenu, ni de les vérifier. Conformément à la jurisprudence, il convient en pareil cas de se référer aux données statistiques, telles qu'elles résultent de l'enquête sur la structure des salaires (ESS) publiée par l'Office fédéral de la statistique (ATF 126 V 76 consid. 3b/aa et bb). On se réfère alors à la statistique des salaires bruts standardisés, en se fondant toujours sur la médiane ou valeur centrale (ATF 124 V 323 consid. 3b/bb; VSI 1999 p. 182). 6.3 Ainsi, le salaire annuel auquel peuvent prétendre les hommes effectuant des activités simples et répétitives dans le secteur privé en 2000 est de 4'437 fr. par mois compte tenu d'un horaire de travail de 40 heures par semaine (ESS 2000 p.31, TA1, niveau de qualification 4). Il doit ensuite être porté à 4'636 fr. (soit 4'437 : 40 x 41,8), soit 55'632 fr. par an, dès lors que la moyenne usuelle de travail dans les entreprises en 2000 était de 41,8 heures (La Vie économique 12/2002 p. 88, tableau B 9.2). La capacité de travail du recourant étant réduite de 40 %, le revenu annuel à prendre en considération s'élève à 33'379 fr.