Citation: 8C_26/2015 E. 3.2

3.2. Le Tribunal administratif fédéral a confirmé le point de vue de l'intimé, selon lequel les mesures prises par la recourante pour contrôler le temps de travail de ses travailleurs touchés par la réduction de l'horaire de travail ne satisfont pas aux exigences posées par la jurisprudence. En particulier, le fait de surveiller les allées et venues des employés concernés n'est pas suffisant. Quant à l'inscription des heures effectuées sur un tableau noir dans les bureaux, elle ne permet pas de conserver les documents relatifs au contrôle du temps de travail pendant cinq ans, comme l'exige l'art. 46b al. 2 OACI. Par ailleurs, la société n'a pas valablement démontré qu'aucune heure supplémentaire n'avait été effectuée par les intéressés. La juridiction précédente a également nié la force probante des rapports faisant office de feuilles-horaire ("timesheet") dans lesquels les heures étaient reportées soit à la fin de la période, soit, au plus tard, en fin de semaine, ainsi que celle des formulaires intitulés "demande de congé/ avis d'absence". Les "timesheets" déposés par la société qui font état des heures facturées par mois et par client ne sont pas suffisamment précis, dans la mesure où rien n'indique que celles-ci correspondent aux heures effectuées réellement. Au demeurant, ils concernent l'année 2011, de sorte que l'on ne saurait, par simple extrapolation, avoir une idée précise sur les périodes concernées par la demande de restitution.