Citation: 6B_598/2022 E. 1.2.2

1.2.2. Pour le reste, l'argumentation du recourant consiste uniquement en une rediscussion des faits. Ce faisant, il ne fait qu'opposer sa propre version à celle de la cour cantonale, dans une démarche purement appellatoire. Il en va ainsi lorsqu'il se fonde sur des faits non constatés dans le jugement de la cour cantonale, sans qu'il ne cherche à démontrer qu'ils auraient été arbitrairement omis. Les critiques du recourant ne répondent donc pas aux exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF et sont, par conséquent, irrecevables. Au demeurant, comme l'a mis en exergue la cour cantonale, les déclarations de l'intimée sont corroborées par d'autres éléments (notamment un témoin et un message envoyé par le recourant à l'intimée). Par ailleurs, il ressort du jugement attaqué que les éléments rapportés par l'intimée à son médecin traitant, associés à une pathologie symptomatique importante ("épisode dépressif moyen"), démontrent que le ressenti de l'intéressée est compatible avec les événements qu'elle a décrits. Ainsi, l'autorité précédente ne s'est pas fondée sur les seules déclarations de l'intimée, mais sur un ensemble d'éléments convergents, pour établir la culpabilité du recourant. Là encore, le recourant ne s'en prend pas à la motivation de la cour cantonale et se contente de prétendre que l'intimée "n'a aucun problème à mentir aux autorités" et que ses déclarations auraient varié, seraient à relativiser, ou ne seraient d'aucune crédibilité. Le recourant ne développe ainsi aucune argumentation précise tendant à démontrer en quoi les considérations cantonales seraient arbitraires. Insuffisamment motivé, son grief est aussi irrecevable sous cet angle. Quoiqu'il en soit, au vu des différents éléments au dossier et du fait que, comme l'a retenu la cour cantonale, on ne peut rien déduire de la constance des déclarations du recourant - dès lors qu'elles ont consisté uniquement en un déni généralisé - on ne voit pas en quoi l'autorité précédente aurait versé dans l'arbitraire en retenant que le recourant apparaissait globalement peu crédible, celui-ci ayant par ailleurs déclaré de multiples identités avec deux nationalités différentes. Il en découle que la cour cantonale n'a également pas fait preuve d'arbitraire en considérant que, en présence, d'une part, d'un témoignage qui atteste d'altercations fréquentes - ce que le recourant ne conteste pas - et, d'autre part, d'un recourant peu crédible qui se contente de tout nier en bloc et d'une version cohérente et constante de la victime, qui n'a par ailleurs jamais cherché à accabler le recourant - sa plainte ayant été déposée après que la voisine a appelé la police - il y avait lieu de donner crédit aux déclarations de l'intimée, qui plus est, corroborées par d'autres éléments au dossier. Le grief tiré d'une violation de la présomption d'innocence en relation avec l'établissement des faits et l'appréciation des preuves doit ainsi être rejeté, dans la mesure où il est recevable.