Citation: 1P.488/2006 04.09.2006 E. A

Par un arrêt du 27 janvier 2006, le Tribunal d'accusation du Tribunal cantonal du canton de Vaud a ordonné la jonction de plusieurs enquêtes pénales (PE04.008686, PE04.019149, PE04.043978, PE05.004032, PE05.006145, PE05.016570, PE05.018133), dirigées notamment contre A.________, et réformé d'office des ordonnances de clôture du juge d'instruction dans ce sens que les accusés ont été renvoyés non plus devant le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne mais devant celui de l'arrondissement de La Côte. Le 6 février 2006, le Premier président du Tribunal d'arrondissement de La Côte a présenté spontanément au Tribunal cantonal une demande tendant à la récusation de tous les magistrats de ce Tribunal d'arrondissement. Il invoquait le fait qu'un de ses collègues figurait parmi les plaignants, dans une des enquêtes précitées. La Cour administrative du Tribunal cantonal a statué sur cette requête dans sa séance du 13 février 2006. Elle a admis la demande de récusation spontanée du Tribunal d'arrondissement de La Côte et délégué la cause au Tribunal d'arrondissement de l'Est vaudois. A.________ a formé contre cette décision un recours de droit public, que le Tribunal fédéral a admis par un arrêt rendu le 9 mai 2006 (cause 1P.168/2006). L'arrêt du 13 février 2006 a été annulé parce qu'en s'abstenant de donner au recourant l'occasion de s'exprimer préalablement sur la récusation et le changement de for, le Tribunal cantonal avait violé le droit d'être entendu du recourant (art. 29 al. 2 Cst.).