Citation: 4C.222/2006 29.08.2006 E. A

A.a A.Y.________ était propriétaire de la parcelle ..., feuille ... , sise sur la commune de C.________, sur laquelle est érigée une villa-chalet. Les charges hypothécaires n'étant pas payées, Z.________, créancier gagiste, a requis la vente aux enchères de l'immeuble en question. Le procès-verbal de la vente indique que la villa était occupée, sans qu'il ne soit fait expressément mention que l'occupant était au bénéfice d'un contrat de bail. Le 11 novembre 2003, X.________ est devenu propriétaire de cet immeuble. Alors que, par courrier du 26 janvier 2004, le conseil de X.________ a sommé B.Y.________ de quitter la villa au plus tard le 20 février 2004, faute de disposer d'un titre lui permettant d'occuper les lieux, cette dernière lui a répondu qu'elle était locataire de ce logement depuis 1997. X.________ a immédiatement contesté l'existence d'un contrat de bail passé entre les époux Y.________. Une nouvelle mise en demeure de restituer la maison a, le 19 avril 2004, été notifiée à B. Y.________. A cette occasion et à toutes fins utiles, X.________ a résilié le prétendu contrat de bail pour le 5 mai 2007 au moyen du formulaire de résiliation officiel. A.b Le document, signé le 6 mai 1997 par les époux Y.________ - et qu'ils considèrent comme un contrat de bail - a la teneur suivante: B.Y.________, Je vais partir définitivement de la maison. Je te garantie que toi et les enfants pourraient rester dans la maison pendant les 10 prochaines années. Ainsi tu peux être sûre d'avoir un toit quoi qu'il arrive durant ces 10 années. Pour cette occupation, je te déduirai de la pension que je te verserai un montant de frs. 800.- par mois à titre de "loyer". Tu sais que par ailleurs, je paie les charges au SI (électricité et eau). Tu es ainsi rassurée et si tu es d'accord, tu peux signer ce papier qui a valeur de contrat entre nous.