Citation: 9C_32/2017 E. 4.3.2

4.3.2. La recourante expose encore que les conclusions des médecins du centre G.________ ne reflètent plus sa situation actuelle et ne sauraient constituer une base fiable pour évaluer sa capacité de travail en août 2015. Elle aurait en particulier été contrainte d'interrompre les mesures d'ordre professionnel proposées par l'administration pour des raisons médicales après l'année 2006. Aussi, elle affirme qu'il était indispensable de compléter son dossier médical et de l'actualiser jusqu'à la date de la décision de l'office AI (du 13 août 2015). Comme l'indique la recourante, les organes d'application du droit des assurances sociales sont tenus d'examiner le droit aux prestations jusqu'à la date de la décision administrative (ATF 131 V 242 consid. 2.1 p. 243; 121 V 362 consid. 1b p. 366). Force est de constater qu'aucune aggravation de l'état de santé de la recourante n'est toutefois survenue à la suite de l'expertise du 31 mai 2006. Le dossier ne contient en particulier aucun avis médical postérieur à l'année 2006, à l'exception d'un certificat très sommaire du docteur C.________ (du 16 avril 2013), mentionnant une incapacité de 70 % dans l'accomplissement des travaux ménagers. Les conclusions de ce médecin sont toutefois mises en cause par celles de l'enquête économique sur le ménage et de la doctoresse D.________ (avis du 26 janvier 2010), qui ne prend pas position sur la capacité de travail de l'intéressée. Ces documents ont en outre été soumis au médecin du SMR, qui a indiqué qu'ils n'apportaient pas d'élément nouveau par rapport aux éléments déjà connus depuis l'expertise de 2006 (avis du 4 juillet 2013). En d'autres termes, la recourante n'établit pas que son état de santé s'est aggravé depuis 2006 et se limite à faire état d'indices (l'interruption des mesures de réadaptation pour des raisons de santé est alléguée mais non rendue vraisemblable) qui démontreraient cette aggravation. Il s'ensuit que la recourante ne remplissait déjà plus les conditions pour avoir droit à une rente d'invalidité au moment de l'adoption conjointe de son fils en octobre 2011. Il n'est dès lors pas nécessaire d'examiner plus avant les allégations de celle-ci portant sur une discrimination au détriment des femmes en relation avec son changement de statut d'invalide (de personne avec activité lucrative à personne se consacrant à l'accomplissement des travaux habituels). Le grief soulevé par la recourante se révèle ainsi infondé. On ajoutera que l'office AI n'était pas tenu de vérifier si des mesures d'ordre professionnel étaient nécessaires en relation avec la suppression de la rente. A partir de 2011 à tout le moins, donc bien après l'amélioration de l'état de santé constatée dès 2006, le statut de l'assurée s'était en effet modifié - à la suite de l'adoption conjointe de son fils - de personne exerçant une activité lucrative à personne se consacrant à l'accomplissement des travaux habituels. Compte tenu de ce changement de statut, des mesures de réinsertion professionnelles ne se justifiaient plus. La suppression de la rente est dès lors justifiée par un motif de révision imputable à l'amélioration de l'état de santé de l'intéressée. Il n'est donc pas nécessaire de trancher la question de savoir quelle méthode d'évaluation de l'invalidité est à appliquer dans le cas d'espèce.