Citation: 2C_530/2023 E. 6.4

6.4. Les arguments de la recourante ne remettent pas en cause cette conclusion. La recourante prétend que l'absence de mention dans le catalogue européen ne prouve rien quant à la consommation d'un aliment avant le 15 mai 1997 et que les deux ingrédients qu'elle emploie sont de toute façon des équivalents d'aliments répertoriés dans ce catalogue européen. Il ne résulte pas de l'arrêt attaqué que la recourante aurait apporté des données devant la Cour de justice tendant à démontrer une consommation humaine significative en Suisse ou dans l'UE avant le 15 mai 1997 des composants qu'elle utilise dans son complément alimentaire. Dans ces conditions, il était soutenable de se fonder sur les éléments ressortant du catalogue européen. Quant à l'équivalence alléguée entre des ingrédients déjà autorisés dans l'UE et ceux utilisés par la recourante, on ne voit pas non plus en quoi la Cour de justice serait tombée dans l'arbitraire en retenant que les parties aériennes de passiflora incarnata et les sommités fleuries de crataegus monogyna ne correspondaient pas au fruit de passiflora edulis et aux fruits séchés de crataegus oxyacantha, dès lors qu'il ne s'agit, d'après les noms latins, pas des mêmes espèces et, de toute façon, pas des mêmes parties des plantes.