Citation: 5A_357/2019 E. C

C.a. En vue de la rédaction d'un article sur le sujet, le journaliste I.________ a pris contact, le 25 février 2017, avec K.________, Président du parti G.________, en lui envoyant le message suivant : " Bonjour. On peut se parler du post de A.________ ? Si oui, quand ? Et si vous avez aussi son tel, ce serait cool. Meilleures salutations ". K.________ lui a notamment répondu : " Ni l'un, ni l'autre. Toutes déclarations utiles ont été faites au journal L.________, je n'ai aucun intérêt à prêter le flanc au manque de publicité de F.________ ". Il lui a par ailleurs indiqué : " [A.________] ne souhaite pas vous parler, je ne fais que respecter son souhait... ", ce à quoi le journaliste a notamment répondu : " J'indiquerai donc qu'il ne souhaite pas s'exprimer non plus ". C.b. Le 26 février 2017, dans son édition du jour, C.________ a publié, sous la plume de I.________, un article qui était intitulé " Un membre du parti G.________ propose de tirer une balle dans la nuque de F.________ " et citait les propos suivants publiés par A.________ sur son compte Facebook : " Et pour F.________, ce sera direct une balle dans la nuque avec facture de ladite balle à la famille (TVA comprise)... ". Le journaliste y précisait par ailleurs que, contacté, A.________ n'avait pas souhaité lui répondre. Il exposait en outre les explications fournies par le prénommé dans son second post Facebook du 24 février 2017 quant à la nature de ses propos, notamment qu'il s'agissait d' "un trait d'humour ", de " satire " et de " second degré ", ainsi que la perception des faits par F.________, à savoir que ce dernier considérait ces déclarations comme des " menaces de mort " et déclarait ce qui suit : " ce message est ignoble. Les gens du parti G.________ sont sans limites. Je ne m'en suis pris à personne et j'ai droit à une attaque d'une violence inouïe ". L'article mentionnait également que F.________ avait l'intention de porter plainte et que, de son côté, A.________ laissait entendre qu'une contre-plainte pour dénonciation calomnieuse serait aussi déposée contre son potentiel dénonciateur. C.c. Par fax du même jour, A.________ a sollicité la publication d'un droit de réponse dont la teneur était la suivante : " Dans son article du 26.02.2017 intitulé : " Un membre du parti G.________ propose de tirer une balle dans la nuque de F.________", l'auteur prétend nous avoir contacté et avoir essuyé un refus de notre part, c'est faux. Le titre ignore sciemment le contexte et l'image de notre publication se trouve délibérément tronquée pour forcer le trait dans le sens d'une version à charge de l'accusation de menaces de mort qui n'ont jamais été formulées. A.________. " Par courrier du 1er mars 2017, considérant que A.________ avait pleinement eu l'occasion de s'exprimer, la rédactrice en chef de l'hebdomadaire a refusé toute forme de réponse. Par la suite, B.________ SA a confirmé à plusieurs reprises son refus. Entre le 1er et le 21 mars 2017, le conseil de A.________ et la rédaction en chef du journal C.________ ont échangé plusieurs courriers au sujet de ce droit de réponse.