Citation: 5A_751/2019 E. 5.2

5.2. Le recourant conteste l'interprétation donnée par le Juge délégué à sa conclusion relative à l'entretien de son épouse, qu'il qualifie d' "erronée ". Il serait arbitraire d'avoir considéré qu'il avait admis devoir payer un montant de 1'366 fr. 50 par mois quelle que soit la situation financière de son épouse. Il avait seulement fixé un plafond maximum sur la base de la situation qui prévalait pour son épouse au moment du dépôt de l'appel, " sans prendre de conclusion ferme au paiement d'un montant, afin d'anticiper le cas échéant une modification de la situation financière de son épouse ". Selon le principe de la confiance, sa conclusion devait ainsi être comprise "en ce sens qu'une contribution à l'entretien de son épouse soit fixée à dire de justice, mais au maximum à un montant de CHF 1'366.50 ". Dans ces conditions, et dès lors que le Juge délégué avait à juste titre constaté que la situation financière respective des parties permettait à chacune d'entre elles de maintenir le train de vie mené durant la vie commune et qu'une répartition de l'excédent reviendrait à accorder à l'épouse un train de vie supérieur à celui vécu durant la vie commune, il convenait de retenir que l'épouse n'avait droit à aucune contribution d'entretien. Ce faisant, le recourant n'indique pas quels passages de la motivation de ses écritures d'appel permettraient de comprendre, selon le principe de la confiance qu'il invoque et que le Juge délégué aurait selon lui violé, le sens de sa conclusion, dont il n'est à juste titre pas prétendu que le libellé serait parfaitement clair. Il ne soutient pas non plus qu'il l'aurait à tout le moins précisée dans le sens des considérations qu'il développe dans le présent recours lorsqu'il a eu l'occasion de se déterminer sur les pièces nouvelles produites en appel par l'intimée en lien avec sa situation financière qui, selon les constatations de l'arrêt querellé, avait évolué favorablement depuis le prononcé de première instance. Sa motivation ne consiste en définitive qu'à opposer sa propre vision à celle du Juge délégué et est, partant, impropre à démontrer l'arbitraire de l'arrêt attaqué sur ce point (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1). Autant que recevable, le grief doit être rejeté.