Citation: 6P.73/2005 06.09.2005 E. 10

Invoquant le principe d'égalité de traitement, le recourant fait valoir que la peine qui lui a été infligée est excessivement sévère par rapport à celles des autres participants (F.________: 9 ans; B.________: 8 ans; G.________: 7 ans). Il relève que les lésions subies par le croupier ne seraient pas dues au coup de feu (mise à part la fracture du tibia, qui n'aurait pas créé un danger de mort), mais aux coups de poings et de pieds, qui auraient également été donnés par les trois autres protagonistes. En règle générale, toute comparaison des peines est stérile, vu les nombreux paramètres intervenant dans la fixation de la peine. Il n'en demeure pas moins qu'un écart important entre les peines infligées à deux coaccusés prévenus pour l'essentiel des mêmes infractions doit être fondé sur des motifs pertinents (ATF 120 IV 136 consid. 3b p. 145; 121 IV 202 consid. 2d p. 204 ss). En l'espèce, la cour cantonale justifie la peine plus élevée du recourant non seulement par le fait que celui-ci a tiré une balle dans la jambe du croupier, mais aussi et surtout parce qu'il paraissait comme le plus déterminé et le plus dangereux et qu'il était le chef de l'équipe. Au vu de ces circonstances, l'écart entre la peine du recourant et celles de ses trois comparses apparaît justifié. Mal fondé, le grief soulevé doit être rejeté.