Citation: 2C_463/2024 E. 6.4

6.4. En l'occurrence, le recourant ne se réfère pas explicitement à l'interdiction de l'arbitraire dans son mémoire, contrairement à son obligation de motivation (cf. supra consid. 3.2). Il ne démontre pas non plus par ses critiques le caractère insoutenable de l'arrêt entrepris et on ne voit pas en quoi les précédents juges seraient tombés dans l'arbitraire en confirmant le refus d'un droit de séjour provisoire en Suisse pendant la procédure. Il est en principe dans l'intérêt de l'enfant de ne pas subir de changements de lieu de vie trop fréquents (cf., s'agissant de l'effet suspensif dans les procédures civiles en matière de garde, ATF 144 III 469 consid. 4.2.1; 138 III 565 consid. 4.3.2; arrêt 5A_474/2024 du 23 août 2024 consid. 5). Or, en l'occurrence, le recourant a fait l'objet d'une décision de renvoi en Italie en 2020 et il est actuellement officiellement domicilié dans ce pays, chez ses parents, qui peuvent s'en occuper à teneur de l'arrêt attaqué. Le lieu de vie de l'enfant est donc en principe en Italie. Le recours met en avant la scolarité suivie en Suisse par le recourant depuis 2020. Les allers-retours entre l'Italie et la Suisse depuis le renvoi prononcé en 2020, effectués, selon les parents, pour que l'enfant suive cette scolarité ne sont pas favorables à sa stabilité. Cette situation de fait ne plaidait pas, au moment de l'arrêt attaqué, en faveur d'un séjour en Suisse. Elle revient, d'une part, à contourner la décision de renvoi de 2020 et à mettre les autorités devant le fait accompli. D'autre part, l'autorisation de placement, qui doit en principe être demandée avant l'accueil de l'enfant, n'a été requise que le 26 janvier 2024 et aucune décision n'avait été encore rendue au moment de l'arrêt entrepris. Certes, l'autorité administrative n'est pas liée par les décisions prises par les autorités civiles, en ce sens qu'elle peut accorder un droit de séjour en Suisse même en l'absence d'une autorisation de placement (arrêt 2C_409/2022 du 8 septembre 2022 consid. 9). Toutefois, en l'occurrence, à défaut d'une telle décision de l'autorité civile se prononçant notamment sur l'existence d'un motif de placement et compte tenu des autres circonstances, il n'apparaissait pas manifeste que l'intérêt de l'enfant était de séjourner en Suisse pendant la seconde procédure d'autorisation de séjour. Dans ces conditions, le Tribunal cantonal pouvait, sans arbitraire, confirmer la décision du Service de la population du 8 février 2024, indépendamment du point de savoir si les conditions de l'ALCP étaient remplies.