Citation: 2A.53/2002 18.02.2002 E. 3

3.- Le recourant a été mis, puis maintenu, en détention en vue du refoulement sur la base de l'art. 13b al. 1 lettre c LSEE, des indices concrets faisant craindre qu'il n'entende se soustraire à son renvoi. Le recourant a fait l'objet, le 19 septembre 2000, d'une décision de renvoi immédiat de première instance. Il ne s'est cependant pas rendu à la convocation du Service cantonal pour un entretien, le 28 septembre 2000, afin de préparer son départ de Suisse. Le 25 novembre 2000, il a quitté sans autorisation le foyer où il vivait et est entré dans la clandestinité. Le 23 juillet 2001, l'intéressé a déclaré qu'il n'avait pas entrepris de démarches pour se procurer un document de voyage valable, qu'il avait téléphoné à sa famille en Palestine pour obtenir un document officiel prouvant son identité et sa nationalité et qu'on lui avait répondu qu'il ne pouvait pas en recevoir. C'est seulement à partir du 23 octobre 2001 qu'il a décidé de contacter ses parents au Maroc pour qu'ils lui fassent parvenir un extrait d'acte de naissance. Si l'on excepte ses propos du 23 octobre 2001, le recourant a systématiquement refusé de rentrer chez lui d'où qu'il vînt. Par ailleurs, depuis qu'il a déposé une demande d'asile, l'intéressé a varié dans ses déclarations sur son identité, son âge et sa nationalité. D'après le dossier, il a notamment utilisé les identités suivantes: T.________, A.________, B.________ alors qu'il s'appellerait en réalité X.________. Il a affirmé être né en 1983, bien que certains indices fassent remonter sa naissance à 1981. Le 23 octobre 2001, il a admis être de 1981 et, actuellement, il affirme être né le 12 juin 1982. En outre, il a prétendu être tantôt palestinien tantôt marocain. Au demeurant, il a donné des renseignements contradictoires sur les membres de sa famille. Les conditions de l'art. 13b al. 1 lettre c LSEE sont donc remplies en l'espèce.