Citation: 6B_1131/2020 E. A

A.________, citoyen russe et finlandais domicilié à U.________ depuis la fin des années 2000, est l'un des fondateurs de l'un des plus importants groupes mondiaux actif dans le négoce de produits pétroliers. A.a. Le 19 mars 2020, il a déposé plainte pénale pour gestion déloyale contre B.________, C.________ et D.________, organes de la banque E.________ SA. En 2014, après l'éclatement de la crise en Ukraine, l'Office of Foreign Assets Control (OFAC), dépendant du Département du Trésor des États-unis et chargé de l'application des sanctions internationales américaines dans le domaine financier, estimant qu'il était un ami proche du président russe Vladimir Poutine, l'avait placé sur la liste des " Specially Designated National And Blocked Persons ", soit la liste des personnes ou entités avec lesquelles il était interdit, sous peine de sanction [dites secondaires], de nouer des transactions. En conséquence, deux banques - dont E.________ SA - avaient aussitôt bloqué ses comptes, tant ouverts à son nom qu'en celui d'entités dont il était bénéficiaire économique. Etaient en particulier concernés par cette mesure, les comptes au nom des sociétés F.________ Ltd et G.________ Ltd, toutes deux incorporées à V.________. En février 2020, il avait demandé à des collaborateurs de procéder à des retraits d'espèces sur ces comptes, ce que la banque avait refusé. La banque n'avait pas non plus donné suite à ses multiples demandes de lui remettre le dossier client complet le concernant, ni ne lui avait répondu lorsqu'il s'était enquis de savoir si l'existence de ces comptes et des avoirs concernés avait été dévoilée à l'OFAC. Ce faisant, E.________ SA, soit pour elle les personnes mises en cause, s'était rendue coupable de gestion déloyale. Le blocage de ses comptes tombait quant à lui sous le coup de l'art. 271 CP, infraction qu'il avait dénoncée auprès du Ministère public de la Confédération (MPC; v. le dossier parallèle 6B_1325/2020). Une violation du secret bancaire (art. 47 LB) et de la loi fédérale sur la protection des données (art. 8 LPD) n'était pas non plus exclue. Il convenait, selon le plaignant, de lever ce " séquestre pénal illégal " et de lui restituer, en espèces, les sommes et contre-valeurs des titres déposés sur les comptes de F.________ Ltd et G.________ Ltd. A.________ a produit à l'appui de sa plainte des procurations émises par les deux sociétés précitées l'autorisant à déposer des plaintes pénales en leur nom contre E.________ SA. A.b. Par ordonnance du 14 mai 2020, le Ministère public de la République et canton de Genève a refusé d'entrer en matière sur la plainte.