Citation: 5C.230/2003 17.02.2004 E. 5

La défenderesse prétend également que le standard de vie à considérer est celui qui prévalait pendant le mariage, ledit standard étant selon elle supérieur à celui retenu par les autorités cantonales. A l'appui de ce grief, elle affirme que le montant de 16'000 fr. par mois pris en compte, à titre de revenu du mari, pour calculer la quotité de la contribution d'entretien dans le cadre des mesures protectrices, ne correspond pas au niveau de vie des époux durant la vie commune. Ces allégations ne trouvent toutefois aucun appui dans l'arrêt entrepris, de sorte que le grief est irrecevable (art. 55 al. 1 let. c et 63 al. 2 OJ). Au demeurant, que le revenu du mari soit actuellement de l'ordre de 29'000 fr. par mois et sa fortune nette, de 3'756'918 fr., ne permet de tirer aucune conclusion concernant le niveau de vie du couple avant la séparation, niveau de vie que la défenderesse se borne à qualifier d'élevé sans en avoir établi le montant. Cela étant, comme il a déjà été exposé ci-dessus (cf. consid. 4.2), l'autorité cantonale n'a pas enfreint le droit fédéral en se fondant, dans le cas particulier, sur la situation des époux durant la période de séparation. En tant qu'il est recevable, le moyen est dès lors infondé.