Citation: 8C_961/2012 E. 5.2

5.2. Tout d'abord, contrairement à ce que soutient la recourante, l'accident n'a pas revêtu un caractère particulièrement impressionnant, le seul fait que les véhicules se sont heurtés de front ne confère pas à l'accident un caractère impressionnant. Par ailleurs, les lésions physiques, qui étaient importantes, ont connu une évolution favorable puisque l'état de santé de la recourante avait permis au docteur M.________ d'envisager une reprise du travail par paliers à partir du 1er juillet 2009 (rapport du 24 juillet 2009). Une recrudescence des douleurs rachidiennes et thoraciques, accompagnées de céphalées, a nécessité une hospitalisation à partir du 3 août 2009 et un séjour à la Clinique Z.________ (rapport du 12 août 2009). Lors de celui-ci, les docteurs R.________ et B.________ ont estimé que la totalité du tableau douloureux ne pouvait pas être expliquée par les atteintes somatiques et ils ont noté des incohérences et discordances difficilement explicables entre les anomalies objectives et les plaintes ainsi que le handicap fonctionnel subjectif (rapport du 29 septembre 2009). Il y a donc lieu d'admettre que le traitement médical en rapport avec les atteintes physiques n'a pas été anormalement long et que les douleurs ayant conduit à l'hospitalisation du 3 août 2009 n'étaient que très partiellement dues aux lésions physiques. La recourante invoque le rapport du docteur O.________ pour soutenir que le recours à une cyphoplastie "relève vraisemblablement plus du placebo que d'un traitement véritable". Or, le docteur O.________ a exposé le contexte médical dans lequel de telles techniques opératoires étaient réalisées et fait part de leur efficacité relative. Il n'a à aucun moment évoqué une contre-indication à ce type d'intervention ou une éventuelle erreur de traitement. Il a précisé que dans le cas de l'assurée, il n'avait pas l'évidence de complications susceptibles d'expliquer l'importante symptomatologie douloureuse et les limitations fonctionnelles dont celle-ci se plaignait. Ainsi aucun élément de l'expertise ne permet de conclure à une erreur de traitement. Concernant la durée de l'incapacité de travail due à des lésions physiques, le docteur O.________ a, lors de son examen du 17 décembre 2009, constaté que la capacité de travail était totale dans une activité adaptée.