Citation: 8C_364/2019 E. 5.3

5.3. Les griefs de la recourante sont bien fondés. Le fait que l'intimé ait pu raisonnablement déduire de la convention de divorce qu'il avait toujours droit aux allocations familiales pour son fils B.________, une fois celui-ci installé à l'étranger, n'est pas suffisant pour admettre sa bonne foi (cf. consid. 4.2 supra). Il lui incombait en l'occurrence de signaler ce changement de situation à la recourante, tout comme son divorce, conformément à l'art. 31 al. 1 LPGA (cf. consid. 4.3 supra). Or en omettant de le faire, alors même que l'obligation d'annoncer toute modification susceptible d'influer sur le droit aux prestations - comme un changement de résidence des enfants ou un changement d'état civil - figurait dans la demande de prestations qu'il a remplie le 23 septembre 2014 et que cette obligation était rappelée dans la décision d'octroi de prestations du 11 novembre 2014, l'assuré a fait preuve de négligence grave, excluant sa bonne foi (cf. consid. 4.2 supra).