Citation: C 247/06 27.12.2007 E. 3

L'instruction menée par l'ORP a mis à jour un certain nombre d'éléments nouveaux relativement à la situation du recourant au sein de l'ancienne P.________ Sàrl. Ancien membre fondateur et associé-gérant de la Fiduciaire I.________ Sàrl, le recourant avait conservé un pouvoir d'action sur P.________ Sàrl (dont la fiduciaire était propriétaire à 50%) en sa qualité de directeur avec signature individuelle de celle-ci. Après son licenciement, il avait continué à travailler "bénévolement" pour son ex-employeur (voir les procès-verbaux des entretiens de conseil avec l'ORP des 7 juin et 12 juillet 2004), ce qui parle en faveur d'intérêts dans l'entreprise allant au-delà de ceux d'un simple employé. Il en est par ailleurs devenu associé liquidateur lorsque celle-ci a été dissoute en janvier 2005, au moment même où il avait requis des indemnités de soutien pour les assurés entreprenant une activité indépendante. En examinant le parcours professionnel du recourant, on peut remarquer que ce n'est pas la première fois qu'il acquérait des participations dans des sociétés à responsabilité limitée pour lesquelles il avait travaillé et dont le but social était lié aux travaux d'imprimerie (cf. son curriculum vitae). Ainsi, à la date de son inscription au chômage, R.________ H.________ était encore inscrit au registre du commerce comme associé, respectivement associé liquidateur, de C.________ Sàrl en liquidation (radiée en août 2004) et O.________ Sàrl en liquidation. Plus tard, en février 2005, il devenait également associé avec une part de 1'000 fr. dans une nouvelle société Y.________ Sàrl. Cependant que le recourant percevait en 2004 un salaire brut de 5'000 fr. de P.________ Sàrl, son père, M.________ H.________, ne figurait pas sur la liste des salariés de l'entreprise dont il était pourtant censé assumer la gestion. Outre le fait qu'il était âgé de 80 ans en 2004, il était domicilié à Lucerne, tandis que les sociétés P.________ Sàrl et Fiduciaire I.________ Sàrl avait toutes deux leur siège au domicile du recourant, dans le canton de Vaud. L'ensemble de ces circonstances, ainsi que l'existence d'un lien de parenté étroit entre R.________ H.________ et M.________ H.________, constituent des indices sérieux qui permettent d'admettre que le premier nommé occupait une position de fait assimilable à celle d'un employeur au sein de P.________ Sàrl par le biais de son père. Aussi, quand bien même le recourant n'est pas formellement inscrit comme associé de la société ou comme détenteur d'une participation financière, doit-on considérer qu'il disposait d'un pouvoir décisionnel excluant le droit aux prestations de chômage. Au surplus, eu égard à ses propres participations, le recourant aurait eu la possibilité d'exercer une activité du même type dans d'autres sociétés qu'il contrôlait. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable dans son résultat et le recours se révèle mal fondé.