Citation: 8C_70/2020 E. 3.3

3.3. L'argumentation du recourant ne permet pas d'établir l'existence d'une lésion organique objectivable et d'un éventuel rapport de causalité avec l'accident du 27 octobre 2017. En effet, dans son rapport du 25 mai 2018, la doctoresse D.________ a posé les diagnostics de contusion de la main et de l'avant-bras gauches le 27 octobre 2017, de faiblesse et douleurs du membre supérieur gauche sans étiologie claire (diagnostics différentiels: cervicobrachialgie, syndrome du défilé thoracique) et de status post cure du canal carpien des deux mains en 2014 (avec reprise à droite pour récidive en décembre 2016). Même si elle a envisagé des diagnostics différentiels pour expliquer les douleurs du recourant, encore faudrait-il que les pathologies évoquées puissent être rattachées à l'accident du 27 octobre 2017. Or il est constant que l'accident a uniquement consisté en un mouvement brusque de l'avant-bras gauche et un choc contre une pièce de métal, lequel a causé une contusion à la main et à l'avant-bras. Dans le rapport médical précité, la doctoresse D.________ n'évoque pas l'existence d'un lien de causalité naturelle (même possible) entre l'accident et les diagnostics différentiels. Quant aux éventuelles mesures d'investigations susceptibles de confirmer les diagnostics évoqués, elles ne seraient pas de nature à établir l'existence d'un tel lien. On rappellera en outre qu'une IRM de la main et du poignet gauches pratiquée le 14 mars 2018 n'a pas mis en évidence d'anomalie des tendons fléchisseurs ou de compression extrinsèque et que le docteur E.________, spécialiste en neurologie, qui a procédé à un bilan électro-clinique le 17 janvier 2018, a exclu une participation neurologique à la symptomatologie annoncée. De l'avis de ce médecin, il est uniquement question de douleurs contusionnelles post-traumatiques sans composante neurologique.