Citation: 8C_591/2022 E. 4.2

4.2. Le recourant reproche en substance à la cour cantonale d'avoir considéré que les rapports médicaux qu'il a produits en cours de procédure ne changeaient rien aux conclusions retenues sur sa capacité de travail et la stabilisation de son état de santé. Pourtant, il ressortirait de ces documents, plus particulièrement du dernier rapport du docteur J.________, que le jour de sa reprise d'activité professionnelle, soit le 18 juin 2018, il avait soulevé des charges en fait contre-indiquées à sa situation médicale en suivant les recommandations du médecin d'arrondissement de la CNA, et qu'il en était résulté une déchirure allant en s'aggravant jusqu'à ce qu'une intervention chirurgicale fût rendue nécessaire en octobre 2021. Le recourant en déduit que ce serait à tort que la cour cantonale s'est ralliée à l'avis final du docteur E.________ qui avait estimé qu'il était guéri, cela nonobstant la constatation faite par ce même médecin d'une baisse de la mobilité de l'épaule droite ainsi que de limitations fonctionnelles plus importantes pour le port de charges entre avant et après la reprise de travail en juin 2018. Le recourant fait par ailleurs grief à la cour cantonale d'avoir nié la causalité adéquate entre ses troubles psychiques et l'accident au vu de la longueur du traitement médical (non encore terminé), de l'existence de complications dans le processus de guérison, de la durée de l'incapacité de travail et de la persistance des douleurs. Enfin, il conteste le taux d'atteinte à l'intégrité fixé par le docteur E.________ en se référant à l'avis du docteur J.________ qui l'avait estimé à 30 %.