Citation: 1B_155/2017 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, la durée de la détention était de 16 mois en mars 2017, au moment de l'arrêt attaqué. Le recourant soutient que la quotité de la peine menace n'excéderait pas 18 mois, en se référant à trois affaires portant sur du trafic de cocaïne, jugées récemment dans le canton de Vaud. Toutefois, en raison des nombreux critères nécessaires pour fixer la peine (art. 47 CP), on peut difficilement tirer des conclusions absolues d'une telle comparaison. Le recourant passe en outre sous silence qu'il n'a pas seulement transporté de la cocaïne mais qu'il a aussi été actif dans la vente, ce qui ressort des écoutes téléphoniques recensées dans le rapport de police du 8 juin 2016. De plus, la quantité de cocaïne pure qui a pu lui être attribuée est de 56 grammes, ce qui représente trois fois la limite du cas grave au sens de l'art. 19 al. 2 let. a LStup (ATF 138 IV 100 consid. 3.2 p. 103). En conséquence, la Chambre pénale de recours n'a pas violé le droit fédéral en jugeant que le principe de la proportionnalité demeurait respecté, ce d'autant moins que la détention subie n'excède pas le cadre légal de la peine menace applicable au cas d'espèce (un an au moins de peine privative de liberté [art. 19 al. 2 LStup] et vingt ans au plus [art. 40 al. 2 CP]), étant rappelé qu'il n'y a pas lieu de tenir compte de l'éventualité de l'octroi du sursis ou d'un sursis partiel.