Citation: 2C_72/2019 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant est encore relativement jeune, sans charge de famille, qu'il a passé la majorité de sa vie en Serbie, soit son enfance, une partie de sa scolarité obligatoire et de sa vie d'adulte, qu'il en connaît la langue et qu'il y dispose d'un réseau familial non négligeable. Il ne sera donc pas dépourvu de ressources dans ce pays et rien ne permet de penser qu'il n'ait pas les facultés nécessaires de réadaptation. Le fait qu'il ait passé une partie de son adolescence en Suisse ne change rien à l'appréciation qui précède. Le recourant pourra en outre éventuellement bénéficier du soutien de ses proches restés en Suisse. De plus, il n'allègue pas qu'il ne pourra pas obtenir dans son pays d'origine les soins nécessaires au traitement de la maladie dont il prétend souffrir. Au surplus, il ressort également de l'arrêt attaqué que le recourant ne dispose pas d'une situation professionnelle stable en Suisse. Il n'y est pas particulièrement intégré sur le plan professionnel et social. Dès lors, même si son retour en Serbie ne sera pas exempt de difficultés, une réintégration ne paraît pas d'emblée insurmontable, étant précisé que le simple fait que l'étranger doive retrouver des conditions de vie qui sont usuelles dans son pays de provenance ne saurait suffire à maintenir son titre de séjour, même si ces conditions de vie sont moins avantageuses que celles dont cette personne bénéficie en Suisse (cf. arrêts 2C_972/2017 du 15 juin 2018 consid. 4.3; 2C_547/2017 du 12 décembre 2017 consid. 4.2 et les références citées). Par ailleurs, le recourant n'explique pas en quoi les circonstances de la dissolution de la communauté conjugale seraient propres à fonder un cas de rigueur au sens de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI. Les troubles psychiques de l'ex-épouse invoqués et le simple fait de ne pas être responsable de la rupture du lien conjugal ne sont à cet égard pas suffisants. En particulier, le fait d'avoir été trompé par sa femme ne s'apparente pas à une situation de violences conjugales (cf. arrêt 2C_917/2018 du 29 janvier 2019 consid. 6.2). Enfin, la relation de concubinage qu'il invoque n'est pas non plus de nature à fortement compromettre sa réintégration. Sur le vu de l'ensemble de ces éléments, le Tribunal administratif fédéral n'a à juste titre reconnu aucun droit au renouvellement de l'autorisation de séjour fondé sur l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI.