Citation: 1C_330/2010 04.10.2010 E. 1

Le 18 avril 2007, B.________, ressortissant français né le 6 février 1944, a obtenu la nationalité suisse par voie de naturalisation facilitée sur la base de l'art. 58a al. 3 de la loi fédérale sur l'acquisition et la perte de la nationalité suisse (LN; RS 141.0) du fait que sa grand-mère maternelle avait été suissesse avant de perdre sa nationalité à la suite de son mariage avec C.________, de nationalité française. Le 12 août 2007, A.________, née le 27 août 1977, fille de B.________, a déposé une demande de naturalisation facilitée, fondée sur cette même disposition, que l'Office fédéral des migrations a rejetée au terme d'une décision prise le 26 février 2009. Statuant par arrêt du 1er juin 2010, le Tribunal administratif fédéral a rejeté le recours formé par l'intéressée contre cette décision. Il a jugé que la possibilité de bénéficier de la naturalisation facilitée en vertu de l'art. 58a al. 3 LN se limitait aux petits-enfants du parent déchu de la nationalité suisse et ne s'étendait pas aux arrières-petits-enfants. Il a en outre relevé que A.________ ne pouvait pas bénéficier de l'acquisition de la naturalisation facilitée par son père intervenue le 18 avril 2007 en vertu de l'art. 33 LN du fait qu'elle était majeure à cette date. Par acte du 29 juin 2010, A.________ a déféré cet arrêt auprès du Tribunal fédéral. Le Tribunal administratif fédéral a produit le dossier de la cause. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.