Citation: 6B_596/2013 E. A

Le 22 mars 2011, X.________ a déposé plainte pénale contre la banque Y.________ SA, à Genève, pour abus de confiance et gestion déloyale. En résumé, il reprochait, pour l'essentiel, à l'établissement dont il était client et au travers duquel il effectuait des transactions sur le marché des devises ( foreign exchange; FOREX), d'avoir affecté à son compte des affaires qui devaient être validées sur le compte NOSTRO de la banque. Cette dernière aurait mis en place, au terme d'une « stratégie malicieuse », une salle de trading qui devait prendre avantage sur les opérations de ses clients (« dealing desk ») et en conduire contre eux grâce à un nouveau système informatique inamical pour les clients, alimentant la confusion et le manque de transparence. Elle aurait débuté dès mi-2007 des manoeuvres contre ses clients, passé à cet effet de fausses informations à ces derniers pour les encourager à prendre des positions à contre-sens du marché et pris pour elle-même les positions contraires, à son profit. Elle aurait ainsi profité des avoirs des clients et en particulier de ceux du plaignant et les aurait utilisés comme garantie vis-à-vis du « Broker Marex ». Elle aurait aussi passé certaines écritures sur des comptes fantômes créés pour dissimuler ses agissements, enregistré sur les comptes des clients les transactions qui s'avéraient perdantes pour elle-même, mis en place des « stop loss orders » se déclenchant en défaveur du client et en faveur de la banque et exécuté sans instruction des manipulations à la suite d'appels de marge, notamment en réduisant les positions de X.________. Cela aurait causé à ce dernier, en décembre 2008, d'importantes pertes, chiffrées à environ USD 4,8 millions. Ensuite de l'audition de A.________, ancien directeur de la banque Y.________ SA, et après analyse des documents dont le dépôt/séquestre en main de la banque a été ordonné, puis après avoir refusé de donner suite à diverses mesures d'instruction requises par X.________, par décision du 18 janvier 2013, le Ministère public du canton de Genève a ordonné le classement de la plainte.