Citation: 4C.149/2001 19.12.2001 E. 5

5.- La défenderesse fait valoir que sa partie adverse n'a pas agi dans le délai de deux ans prévu par l'art. 9 des conditions générales de l'ASFR, ce qui constituerait un motif de déchéance. La péremption des droits de garantie n'entre en jeu que si le maître de l'ouvrage omet de signaler immédiatement un défaut apparent ou caché, l'ouvrage étant alors considéré comme accepté avec ses défauts (Gauch, op. cit. , n. 2069, 2070 et 2185). Cette question est à distinguer de celle de la prescription, qui ne se pose que pour les droits de garantie non périmés (Gauch, op. cit. , n. 2195). En l'espèce, la recourante a exécuté tous les travaux de réfection proposés par le rapport d'expertise privée du 5 novembre 1992. Par le comportement qu'elle a adopté, elle a ainsi renoncé tacitement à se prévaloir d'un avis tardif des défauts constatés par l'expert privé (Gauch, op. cit. , n. 2163). C'est donc en vain que la défenderesse, à la limite de la bonne foi, soutient le contraire. Dès lors, seule la question de la prescription pouvait se poser en l'occurrence. Cependant, il ne résulte pas du jugement attaqué que la défenderesse se soit jamais prévalue de la prescription devant l'autorité de première instance. Si tant est qu'il faille admettre que la recourante invoque cette exception, le moyen doit être considéré comme nouveau et partant irrecevable à teneur de l'art. 55 al. 1 let. c OJ, dans la mesure où il n'est pas prétendu que la prescription serait intervenue postérieurement au jugement cantonal (cf. ATF 123 III 213 consid. 5).