Citation: 2A.156/2000 21.08.2000 E. C

C.- Le 2 février 2000, E.________ s'est déterminée sur la demande d'entraide de la COB en demandant à la Commission fédérale ne pas y donner suite. Elle a soutenu qu'elle avait la qualité de tiers non impliqué au sens de l'art. 38 al. 3 de la loi fédérale du 24 mars 1995 sur les bourses et le commerce des valeurs mobilières (LBVM; RS 954. 1), dans la mesure où, bien que titulaire d'un compte bancaire auprès de la succursale de Nassau de la banque C.________, ce n'était pas elle-même mais son gérant de fortune qui avait donné l'ordre d'effectuer la transaction litigieuse. Par ailleurs, le fait que son compte bancaire était ouvert auprès d'une succursale "bahamienne" d'une banque suisse constituait un élément d'extra-territorialité qui ne permettait pas à la Commission fédérale de transmettre à l'autorité requérante des informations recueillies dans le cadre de ses activités de surveillance consolidée des banques suisses; il appartenait en effet à la COB de saisir les autorités des Bahamas.