Citation: 5A_774/2008 02.11.2009 E. 1

Les juridictions vaudoises ont été saisies de deux actions distinctes: d'une part, l'action de l'intimée, dans le cadre de laquelle le recourant a pris des conclusions reconventionnelles tendant à la plantation d'une haie d'arbres et d'un chêne (ch. I et II); d'autre part, l'action du recourant tendant à la limitation d'immissions excessives liées à l'utilisation des courts de tennis et du club-house (ch. I-IV), sous la menace des peines prévues par l'art. 292 CP (ch. V), et au paiement d'une somme de 38'000 fr. à titre de dommages-intérêts (ch. VI). Il ressort de l'arrêt du 5 octobre 2005 que le recourant s'est fondé sur l'art. 684 CC pour demander une limitation de l'usage des courts de tennis et du club-house (p. 8 ss). La Chambre des recours lui a donné raison sur ce point et interdit à l'association, sous la commination des peines prévues par l'art. 292 CP, «d'utiliser les courts de tennis sis sur la parcelle qui fait l'objet du droit de superficie immatriculé sous n° 716 au registre foncier de B.________ avant 9h00 du matin et au-delà de 21h00 en soirée, 20h00 le dimanche et les jours fériés». Elle a, en revanche, annulé le jugement de première instance en tant qu'il portait sur les conclusions fondées sur l'art. 679 CC - à savoir la plantation d'une haie d'arbres et d'un chêne et le paiement de 38'000 fr. à titre de dommages-intérêts - et renvoyé la cause au tribunal d'arrondissement afin qu'il examine, après une instruction complémentaire, le dommage invoqué par le recourant (p. 11 ss). Dans leur nouvelle décision, du 11 septembre 2007, les premiers juges ont débouté le recourant parce qu'il n'avait pas prouvé son dommage et que ses prétentions étaient, en outre, prescrites (p. 13/14). Statuant le 3 septembre 2008, la Chambre des recours s'est ralliée au motif tiré de la prescription et, partant, a confirmé le rejet desdites conclusions (p. 13 ss). Cet arrêt n'est pas critiqué en instance fédérale. Par conséquent, le litige est circonscrit à la question de l'étendue des heures d'exploitation du tennis-club, telles qu'elles ont été arrêtées par la Chambre des recours dans sa décision du 5 octobre 2005.