Citation: 4A_360/2022 E. 5.3

5.3. La recourante considère, d'une part, que la CRCT a gravement violé son droit d'être entendue et violé les règles de la bonne foi en se prononçant sur le fond sans avoir jamais entendu son associée gérante, alors qu'elle avait informé celle-ci que l'audience de conciliation permettrait de discuter des questions de procédure et, cas échéant, de les régler. Elle estime que la CRCT aurait dû donner un délai aux parties pour se prononcer sur la question de sa compétence et qu'elle aurait dû uniquement statuer sur cette question. La recourante ne conteste toutefois ni qu'elle avait connaissance des conséquences de son défaut à ladite audience ni que la CRCT avait attiré son attention sur celles-ci. Au contraire, elle a expressément fait le choix de ne pas comparaître. Elle perd par ailleurs de vue qu'elle ne disposait pas d'un droit à obtenir une décision séparée sur la compétence. Dès lors, c'est à bon droit que la cour cantonale a jugé que la société recourante avait renoncé à faire valoir ses arguments sur le fond devant la CRCT et, partant, que celle-ci n'avait pas violé son droit d'être entendue en rendant une décision suite au défaut de la société recourante lors de l'audience de conciliation. D'autre part, la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir violé son droit d'être entendue en n'admettant pas les faits et moyens de preuve qu'elle avait apportés, ceux-ci n'ayant pas pu être apportés devant la CRCT. Dans la mesure où la recourante fait fi de l'art. 326 al. 1 CPC et n'indique en rien la raison pour laquelle elle n'aurait pas pu apporter les faits et moyens de preuve litigieux par-devant la CRCT, son argument tombe à faux et doit être rejeté. Le grief doit donc être rejeté.