Citation: I 120/07 10.12.2007 E. A

M.________, né en 1970, a travaillé en qualité de gestionnaire de produits auprès de l'entreprise X.________, à partir du 1er août 1993. Le 18 novembre 2003, il a été victime d'un accident de la circulation de type « coup du lapin », lequel a entraîné des cervicalgies. Dans un rapport du 16 mars 2004, le docteur O.________, généraliste et médecin traitant de l'intéressé, a indiqué que son patient ne ressentait plus de douleurs et que la mobilité de la colonne cervicale était excellente. Il a attesté une reprise de l'activité lucrative à 100 % depuis le 5 janvier 2004. Dans un rapport du 27 août 2004, le docteur O.________ a posé le diagnostic de lombalgies récidivantes, existant depuis le 23 janvier 2004. Il a noté un taux d'incapacité de travail de 50 % du 9 février au 13 mai 2004 et de 25 % du 14 juin au 6 juillet 2004. Le 26 avril 2005, M.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité auprès de l'office AI du canton de Fribourg (ci-après: l'OAI). Ce dernier a recueilli l'avis du docteur B.________, chef de la Clinique rhumatologique de l'Hôpital Y.________, lequel a posé comme diagnostic ayant des répercussions sur la capacité de travail, un syndrome lombo-vertébral chronique invalidant sur dessiccation du disque intervertébral L2-L3 et L5-S1 depuis juillet 2004. Selon ce médecin, M.________ présentait une personnalité plutôt anxieuse, mais il était tout à fait motivé à se reconvertir dans une autre profession. Pour influencer le pronostic à long terme, toutes mesures de réinsertion professionnelle devaient être accompagnées par une psychothérapie cognitivo-comportementale (cf. rapport du 7 juillet 2005). Le docteur B.________ a attesté les périodes d'incapacité de travail suivantes: - 25 % du 6 au 11 juillet 2004, - 100 % du 12 juillet au 8 août 2004, - 50 % du 9 au 16 août 2004, - 25 % du 19 au 30 août 2004, - 100 % du 31 août au 1er septembre 2004, - 30 % du 2 septembre 2004 au 23 janvier 2005, - 100 % du 24 janvier au 9 février 2005 (hospitalisation), - 30 % du 10 février au 21 mars 2005, - 100 % du 22 au 31 mars 2005, - 30 % du 1er avril au 31 mai 2005. Dès cette date, il n'y avait plus eu d'incapacité de travail. Dans un formulaire annexe au rapport médical précité concernant la réinsertion professionnelle, le docteur B.________ a indiqué que l'activité exercée jusque-là par l'assuré était encore exigible car les limitations étaient principalement dues à la douleur dorso-lombaire sans corrélat patho-anatomique. Son activité de gestionnaire n'était pas lourde mais requérait parfois de remplir les rayons, ce qui pouvait entraîner des recrudescences des douleurs dorso-lombaires. Il estimait la diminution du rendement dans cette activité entre 20 et 30 %. En tant qu'employé de commerce travaillant dans un bureau avec une place de travail adaptée et la possibilité d'alterner les positions assise et debout, l'assuré était en mesure de travailler 8 heures par jour, avec une diminution de rendement comprise entre 10 et 20 % (cf. annexe au rapport médical du 7 juillet 2005). M.________ a été licencié avec effet au 31 août 2005, en raison de ses problèmes de santé. Dans un rapport du 4 janvier 2006, le Service médical régional de l'AI (SMR) a retenu que les lombalgies dont souffrait l'assuré n'avaient pas de corrélation avérée avec l'accident survenu en novembre 2003. Les séquelles de maladie de Scheuermann et les deux dessiccations discales constatées par le docteur B.________ ne suffisaient pas à expliquer les plaintes. L'assuré avait une personnalité plutôt anxieuse mais ne présentait pas de troubles psychiques. Enfin, les médecins du SMR ont estimé qu'il n'y a avait pas lieu de procéder à une expertise psychiatrique et qu'aucun trouble somatoforme n'avait été diagnostiqué. Dans un rapport médical ultérieur du 18 janvier 2006, le docteur B.________ a noté que l'on se trouvait toujours face à un syndrome lombo-vertébral chronique invalidant probablement d'origine discogène avec évolution vers un syndrome douloureux somatoforme persistant. En ce qui concerne la diminution de rendement de l'assuré dans son activité antérieure et dans une activité adaptée, il a confirmé le contenu de son rapport du 7 juillet 2005. Par décision du 10 mars 2006, confirmée sur opposition le 16 mai suivant, l'OAI a rejeté la demande de prestations présentée par M.________. En bref, l'administration a retenu qu'il n'existait pas d'atteinte à la santé l'empêchant d'exercer son activité habituelle de gestionnaire de produits ou une activité dans la vente à 100 %.