Citation: 1C_524/2017 E. A

Par décision du 3 avril 2017, le Ministère public genevois a ordonné la transmission, au Ministère public de l'Etat de Minas Gerais (Brésil), des documents relatifs à six comptes bancaires détenus ou contrôlés par A.________. Cette transmission intervient en exécution d'une demande d'entraide judiciaire formée dans le cadre d'une enquête pénale pour corruption et blanchiment d'argent dirigée contre A.________ et autres, soupçonnés de fraudes dans les adjudications et de ventes de matériel surfacturé à l'Etat. Par arrêt du 21 septembre 2017, la Cour des plaintes a rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, le recours formé par les différents titulaires de comptes. La décision de clôture était suffisamment motivée. La commission rogatoire comportait des indications suffisantes; le principe de la proportionnalité était respecté: trois comptes étaient expressément visés par l'autorité requérante; les autres comptes étaient liés à A.________ en tant qu'ayant droit ou titulaire d'une procuration, de sorte que l'autorité d'exécution pouvait y voir un lien avec l'objet de l'enquête brésilienne. Le séquestre de l'ensemble de ces comptes se justifiait également. Seul A.________ (en tant qu'inculpé au Brésil, domicilié au Portugal) pouvait éventuellement se prévaloir des défauts de la procédure étrangère. Il était prétendu que des aveux avaient été obtenus de la part d'un inculpé au mépris des droits de la défense, en particulier sous la menace d'une mise en détention. Il s'agissait toutefois de simples allégations, l'autorité suisse d'entraide n'ayant d'ailleurs pas à s'interroger sur la validité des preuves recueillies par l'Etat requérant. Le risque de dévoilement d'informations par la presse ne constituait pas non plus un obstacle à l'entraide au sens de l'art. 2 EIMP.