Citation: 4A_218/2019 E. 3.3

3.3. Concernant la violation alléguée de l'art. 8 CC, le recourant ne saurait non plus être suivi. En effet, lorsque l'autorité précédente est parvenue à se forger une conviction après avoir apprécié les preuves apportées au cours de l'instruction, la question de la répartition du fardeau de la preuve n'a plus d'objet et le grief de violation de l'art. 8 CC tombe à faux (ATF 141 III 241 consid. 3.2; 138 III 359 consid. 6.3; arrêt 4A_338/2018 du 28 novembre 2018 consid. 4.4.2). L'autorité précédente s'est fondée sur les pièces produites par la défenderesse sur injonction du Tribunal de première instance afin de déterminer le montant des notes de crédit devant être déduit des honoraires relatifs à l'activité déployée par le recourant. La Cour de justice étant parvenue à cette conclusion dans le cadre de sa libre appréciation des preuves, la question de la répartition du fardeau de la preuve est dénuée de pertinence en l'espèce. En critiquant la décision de l'autorité précédente de s'appuyer sur l'extrait de la comptabilité de l'intimée afin de déterminer le montant des notes de crédit, le recourant s'en prend en réalité à l'appréciation des preuves administrées. Il méconnaît cependant que le Tribunal fédéral se montre particulièrement réservé en la matière. Celui-ci n'intervient, du chef de l'art. 9 Cst., que si le juge du fait n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, a omis sans raisons objectives de tenir compte des preuves pertinentes ou a effectué, sur la base des éléments recueillis, des déductions insoutenables (ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 265; 137 III 226 consid. 4.2). Le recourant n'allègue pas que l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée l'autorité précédente serait arbitraire, de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'attarder sur ce point.