Citation: 1B_166/2019 E. 2.2

2.2. Le recourant fait d'abord grief au Tribunal cantonal de ne pas avoir mentionné les raisons pour lesquelles il a refusé les mesures de substitution. L'instance précédente a énuméré dans son état de fait les différentes mesures de substitution proposées. Elle en a donc pris connaissance. Même si l'instance précédente n'a pas explicitement motivé son refus, il ressort implicitement de l'arrêt attaqué que les mesures de substitution proposées paraissaient insuffisantes au regard de l'intensité du danger de réitération. Le recourant reproche ensuite au Tribunal cantonal de ne pas avoir mentionné les raisons pour lesquelles les griefs développés par le recourant ne permettaient pas d'écarter la condition de l'existence de forts soupçons s'agissant des faits survenus le 21 juillet 2018. Le Tribunal cantonal a toutefois retenu à cet égard que les témoignages recueillis faisaient peser de lourdes charges de contrainte sexuelle contre le recourant. Cette motivation, si elle ne répond pas à l'ensemble des objections soulevées par le recourant, a néanmoins permis à celui-ci de comprendre pourquoi son grief était rejeté et de l'attaquer en toute connaissance de cause. Cela est suffisant, sous l'angle du droit d'être entendu. Le recourant soutient enfin que l'instance précédente n'a pas examiné la violation alléguée du principe de la célérité, et ce en particulier vu la position soutenue par le Tmc, qui avait refusé de prendre en considération l'expertise française soutenant qu'il fallait attendre le dépôt de l'expertise suisse en cours afin d'être en mesure d'apprécier le risque de réitération. A nouveau, le recourant ne peut pas être suivi dans la mesure où le Tribunal cantonal a pris en compte l'expertise française et a considéré qu'elle suffisait amplement à l'évaluation du risque de récidive dans le cadre de l'examen d'une requête de prolongation de la détention provisoire et que rien n'indiquait qu'un bref rapport préliminaire de l'experte suisse à l'oeuvre actuellement serait plus fiable. Il a ainsi confirmé la décision du Tmc de ne pas demander un bref avis évaluant le risque de récidive à l'experte suisse. Le grief de violation du droit d'être entendu doit donc être rejeté.