Citation: 1C_470/2014 E. 2

La voie du recours en matière de droit public au sens des art. 82 ss de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110) est seule ouverte contre une décision de radiation du rôle d'une cause relevant comme en l'espèce du droit public des constructions, à la suite d'un retrait du recours. La recourante était partie à la procédure de recours devant la Cour de droit administratif et public et peut se prévaloir d'un intérêt digne de protection à obtenir l'annulation ou la modification de cette décision, satisfaisant ainsi aux conditions posées à l'art. 89 al. 1 LTF pour lui reconnaître la qualité pour recourir. Elle ne s'en prend toutefois pas à la décision de radiation du rôle qui se fonde sur le retrait du recours convenu lors de l'audience du 21 août 2014. Un tel retrait est en principe irrévocable et met fin à la procédure. Il ne peut être invalidé, dans le cadre d'un recours dirigé contre l'ordonnance de radiation, que lorsque son auteur invoque un vice du consentement (ATF 110 II 44 consid. 4 p. 46; 109 V 234 consid. 3 p. 237; arrêt 1C_19/2010 du 17 septembre 2010 consid. 3.1). La recourante n'en fait valoir aucun. Elle a au contraire retiré son recours sans émettre la moindre réserve. Elle s'en prend en fait essentiellement à la convention passée à l'audience du 21 août 2014 qu'elle estime incomplète dans la mesure où elle ne précise pas à qui incombe le versement du montant de la charge foncière et demande sa modification afin d'éviter tout malentendu à ce sujet. Selon la jurisprudence, seule est compétente pour réexaminer la validité d'une transaction judiciaire l'autorité devant laquelle la cause était pendante avant la transaction (cf. ATF 114 Ib 74 consid. 1 p. 78; 108 Ib 374 consid. 2 p. 375). La conclusion de la recourante tendant à ce que le Tribunal fédéral ordonne la modification de la convention passée devant le Tribunal cantonal dans le sens que le montant de la charge foncière grevant sa parcelle soit pris en charge par la Commune de Saint-Légier-La Chiésaz est ainsi irrecevable. Il ressort du dossier cantonal que la recourante s'est adressée en vain, le lendemain de l'audience du 21 août 2014, au Tribunal cantonal pour tenter de faire modifier la teneur de la charge foncière. Le Juge instructeur a refusé d'entrer en matière au motif que la convention signée à cette occasion comportait le retrait non révocable du recours de sorte que le tribunal était dessaisi de la cause. La recourante ne prétend pas que cette décision serait arbitraire ou d'une autre manière contraire au droit. Il n'appartient pas au Tribunal fédéral d'examiner d'office ce qu'il en est.