Citation: 7B_450/2024 E. 2.3

2.3. L'autorité cantonale a relevé que, depuis le mois d'août 2023, les recourants avaient déposé, outre les présentes, sept demandes de récusation visant la direction de la procédure du tribunal ou les juges composant celui-ci. Elle a constaté que toutes ces demandes avaient été rejetées, y compris celles déférées devant le Tribunal fédéral. Dans ces circonstances, la cour cantonale a considéré qu'il n'y avait pas lieu d'admettre que les requêtes de récusation faisant l'objet de la présente procédure s'inscrivaient dans une configuration dite de la "goutte d'eau qui fait déborder le vase" et qu'il fallait s'en tenir aux seuls griefs se rapportant au déroulement de l'audience du 15 janvier 2024. À cet égard, elle a indiqué que les erreurs de procédure prétendument commises lors de cette audience pourraient être corrigées, le cas échéant, par les voies de droit ordinaires et que si les griefs formulés par les recourants n'avaient à ce stade pas été jugés recevables sous l'angle du recours au sens de l'art. 393 al. 1 let. b CPP, cela ne signifiait pas que toute voie de droit leur serait fermée pour obtenir la réparation des vices dont ils se plaignaient et que la récusation était le seul correctif. Par ailleurs, la juridiction cantonale a relevé que la police de l'audience n'avait pas été défaillante ni partiale le 15 janvier 2024 et que si les interventions des représentants du Ministère public ou des parties plaignantes avaient fortement déplu aux recourants, elles ne pouvaient être imputées aux magistrats intimés. Elle a ajouté que ceux-ci ne pouvaient en outre pas être tenus pour responsables du sentiment des recourants d'avoir été tournés en ridicule en raison des justificatifs des absences médicales de leur défenseur. En définitive, elle a considéré que rien, dans le déroulement de l'audience du 15 janvier 2024, ne démontrait de parti pris du tribunal envers les recourants et que leurs demandes successives de récusation prenaient toutes les apparences de pressions répétées sur le tribunal pour l'amener à se conformer strictement à leurs vues (arrêt querellé, pp. 6-7).