Citation: 9C_40/2017 E. 3.2.1

3.2.1. Le recourant se prévaut d'une violation du droit à la protection de la sphère privée (art. 8 par. 1 CEDH, art. 13 al. 1 Cst.) dans le cadre du financement de moyens auxiliaires. A son avis, la mise à disposition d'une chambre pour l'auxiliaire de santé, dont les coûts sont supportés à titre de contribution d'assistance, n'est pas suffisante, car elle revient à vider largement de sa substance son droit à disposer d'un domicile dans lequel sa sphère intime et secrète puisse s'épanouir à l'abri des ingérences de son auxiliaire de vie. Pour le recourant, si l'on suivait le raisonnement des premiers juges, un assuré ayant besoin en permanence d'un assistant de vie devrait accepter, pour bénéficier d'une contribution d'assistance, de partager le même logement que son assistant, ce qui constituerait un procédé discriminatoire à l'encontre des handicapés nécessitant en permanence des prestations d'aide. Par ailleurs, le recourant conteste n'avoir pas respecté son obligation de réduire le dommage (cf. art. 7 LAI). En particulier, il soutient que des contraintes temporelles l'ont empêché d'avertir l'office intimé à temps des travaux qu'il projetait d'entreprendre.