Citation: 1P.725/2005 09.02.2006 E. 1

1.2 Au vu de ce qui précède, le grief pris d'une violation arbitraire de l'art. 415 al. 3 CPP/VD est à l'évidence mal fondé. En contestant que les premiers juges puissent se voir reprocher un abus de leur pouvoir d'appréciation dans la fixation de la peine, le recourant s'en prend à l'application faite par la cour cantonale de l'art. 63 CP. Savoir si une peine doit être considérée comme excessivement sévère ou clémente relève en effet de l'application de l'art. 63 CP (ATF 129 IV 6 consid. 6. p. 20 s. et les arrêts cités) et il en va de même de la question de savoir si la peine prononcée, comparativement à une autre, consacre une inégalité de traitement dans la fixation de la peine (ATF 120 IV 136 consid. 3a p. 144 et les arrêts cités). Les critiques formulées par le recourant reviennent donc, en réalité, à se plaindre de l'application qui a été faite du droit fédéral. Un tel grief eût dû être soulevé dans un pourvoi en nullité. Il est irrecevable dans un recours de droit public. Le recourant s'efforce vainement de faire admettre que, pour avoir admis à tort un abus par le tribunal de première instance de son pouvoir d'appréciation, la cour cantonale a réformé le jugement qui lui était déféré en violation arbitraire de l'art. 415 al. 3 CPP/VD. Faute d'avoir été attaqué par un pourvoi en nullité, le raisonnement par lequel la cour cantonale a admis un abus du pouvoir d'appréciation dans la fixation de la peine est définitivement acquis. Le recourant ne saurait donc tirer argument de la fausseté prétendue de ce raisonnement pour faire admettre une violation arbitraire de l'art. 415 al. 3 CPP/VD. Au demeurant, il n'y a pas application arbitraire d'une disposition du droit cantonal de procédure du seul fait que le recours fondé sur cette disposition eût dû être rejeté sur le fond.