Citation: 1C_316/2024 E. A

A.________ est agente appointée au sein de la police genevoise et bénéficie en cette qualité d'un téléphone professionnel. Selon l'outil de gestion spécifique "Coordination opérationnelle du personnel de la police" (ci-après : COPP), elle était en heures rendues (ci-après: HR, soit en compensation d'heures supplémentaires effectuées) du 16 au 31 octobre 2021. Le 22 octobre 2021, une mobilisation générale a été annoncée à l'ensemble du personnel policier par SMS, indiquant "12 ème conférence OMC du 25 novembre au 5 décembre 2021: les mobilisations ont été publiées. Votre nouvel horaire est à disposition dans COPP". Le 5 novembre 2021, A.________ a adressé un courriel au poste de Lancy-Onex, expliquant qu'elle était en vacances du 16 octobre au 2 novembre 2021 et qu'elle n'avait pris connaissance de ses nouveaux horaires qu'à son retour le 5 novembre 2021, de sorte que le délai de 30 jours pour une modification d'horaires selon l'art. 4.1 de la directive sur le temps de travail n'avait pas été respecté. Le 2 juin 2023, par le biais de son avocat, elle a réclamé le paiement en heures supplémentaires majorées de 100 % pour les heures de travail effectuées les 27 et 28 novembre 2021 (10 heures chaque jour) et le 1er décembre 2021 (6 heures 30). Elle contestait aussi les 10 heures décomptées pour les 3 et 5 décembre 2021 où elle avait été absente pour des motifs de santé. Par décision du 25 juillet 2023, la Commandante de la Police a rejeté ses prétentions. Dès lors qu'elle se trouvait non pas en congé, mais en HR du 16 au 31 octobre 2021, elle avait l'obligation de consulter son téléphone professionnel et devait, dès réception du SMS, se renseigner sur la modification de ses horaires.