Citation: 5A_612/2013 E. 1.2

1.2. Le recourant estime que la décision querellée l'expose à un « préjudice difficilement réparable » «qui ne [pourrait] pas être réparé ultérieurement notamment par la décision finale», même si elle lui était favorable, dès lors que si le rapport d'expertise était transmis à l'intimé et que, par la suite, l'exhérédation de celui-ci devait être confirmée, il aurait eu accès à des informations sans qu'il soit possible de « revenir en arrière ». Dans son argumentation, le recourant fait valoir que l'intimé, qui est déjà en possession de l'état de la succession de la défunte, a été exhérédé par testament authentique du 19 mai 2009 et que celui-ci a ouvert action en nullité du testament, de sorte que l'intimé « n'est qu'un héritier théorique ou virtuel » qui ne peut exercer aucun des droits découlant de la qualité d'héritier effectif. Le recourant reproche donc à l'autorité précédente d'avoir autorisé la remise du rapport d'expertise aux parties, singulièrement les relevés bancaires de leur défunte mère sur les dix dernières années, dès lors que cela lui causerait un dommage irréparable si l'exhérédation de l'intimé devait être confirmée par la suite, par la violation des art. 477 et 478 CC, 13 Cst., ainsi que de l'art. 47 de la loi fédérale sur les banques et les caisses d'épargne (LB). En définitive, le recourant soutient que la disjonction est nécessaire pour éviter la violation des dispositions précitées, laquelle lui causerait un préjudice irréparable. En définitive le recourant considère que la divulgation de données économiques, au sujet du patrimoine de la défunte du vivant de celle-ci, à l'intimé, lequel est exhérédé, est constitutive d'un dommage irréparable (art. 93 al. 1 let a LTF). Il ne présente en revanche aucune argumentation sur la lettre b de la norme précitée, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'examiner cette hypothèse.