Citation: H 332/01 20.03.2002 E. 3

3.- D'après le rapport d'enquête de l'office AI du 25 janvier 2001, complété le 12 mars suivant, S.________ rencontre notamment des problèmes pour se lever d'une chaise ou du lit et couper les aliments. Lorsque la nourriture est trop dure (viande), elle a besoin d'une aide qui reste toutefois occasionnelle dans la mesure où les plats sont en principe adaptés et préparés en conséquence, et qu'elle ne connaît pas de limitations fonctionnelles importantes au niveau des mains. L'assurée peut rester seule à son domicile et est capable, en outre, de conduire une voiture, mais seulement sur des petites distances. Dans son recours, l'assurée n'apporte aucun élément (médical ou autre) qui serait de nature à remettre en cause l'exactitude de ces constatations, si bien que l'on peut s'y référer. Il en ressort certes que la recourante éprouve des difficultés à se lever seule, mais rien ne permet encore de retenir qu'elle n'est plus en mesure d'accomplir cet acte du tout comme elle l'affirme, ou seulement d'une façon non conforme aux moeurs usuelles (cf. ATF 106 V 159 consid. 2b). Il en va de même s'agissant de la fonction de couper les aliments puisqu'une intervention extérieure n'est ici requise que de manière intermittente, en cas de nourriture trop dure. Or, selon la jurisprudence, pour qu'il y ait impotence, il faut que l'assuré soit dépendant de l'aide directe ou indirecte de tiers donnée régulièrement et dans une mesure importante; le fait que les actes soient seulement rendus plus difficiles ou ralentis par l'infirmité n'y suffit pas (ATF 117 V 148 consid. 2; RCC 1986 p. 507 consid. 2b). Les conditions précitées n'étant pas réunies en l'espèce, le point de vue des premiers juges ne peut qu'être confirmé. Le recours se révèle ainsi mal fondé.