Citation: 6F_25/2023 E. 3

La demande du requérant a été formulée par courriel, qui n'était pas muni d'une signature électronique qualifiée au sens de l'art. 42 al. 4 LTF si bien qu'elle est déjà irrecevable pour ce motif. Quoi qu'il en soit, supposée recevable, la demande devrait être rejetée pour les motifs suivants. En substance, le requérant indique n'avoir pas donné suite à la demande d'avance de frais que le Tribunal fédéral lui avait adressée, pensant que cela clôturerait son recours. Il fait en outre valoir une disproportion entre le fond de l'affaire - une amende de 40 fr. - et les frais facturés à hauteur de 500 fr. alors qu'il aurait reçu, deux jours avant l'arrêt du Tribunal fédéral, une décision cantonale annulant les premières décisions rendues dans son affaire. Ce faisant, le recourant ne fait valoir aucun des motifs de révision prévus par la loi. En outre, tant l'ordonnance du 12 avril 2023, par laquelle le Tribunal fédéral a requis une avance de frais, que celle du 12 mai 2023 fixant un délai supplémentaire au requérant pour payer ladite avance portait la mention " Le défaut de paiement de l'avance de frais n'est pas considéré comme un retrait du moyen de droit; un retrait doit être déclaré par écrit ". Ainsi, le requérant ne pouvait ignorer que son inaction n'équivalait pas à un retrait de son recours. Quant à la décision cantonale dont se prévaut le requérant, si elle a certes été rendue dans la même affaire, les frais en ont été laissés à la charge de l'Etat dans la mesure où le requérant a obtenu gain de cause devant cette autorité. Toutefois, cela ne change rien au motif d'irrecevabilité du recours interjeté par le requérant au Tribunal fédéral. Le requérant ayant succombé devant le Tribunal fédéral, les frais de la procédure fédérale ont été mis à sa charge conformément à l'art. 66 al. 1 LTF. Il ne ressort ainsi de la demande présentée aucun moyen susceptible de conduire à la révision d'un arrêt du Tribunal fédéral.