Citation: I 661/02 09.12.2003 E. 5

Compte tenu du diagnostic et des conclusions du docteur D.________, il y a lieu de retenir que le recourant ne présente pas, sur le plan psychiatrique, de trouble significatif qui justifierait une diminution de sa capacité de travail. Sur le plan somatique, il ressort du dossier que S.________ souffre de douleurs lombaires chroniques qui l'empêchent d'effectuer toute activité impliquant des travaux lourds ou le port de charges de plus de dix kilos. En revanche, toute activité légère, permettant un changement de position fréquent, est envisageable (cf. rapport médical du docteur C.________ du 13 mars 1996, rapport OSER du 20 janvier 1998). Selon le recourant, une nouvelle appréciation médicale de la situation s'imposerait dès lors que le rapport OSER a été rendu en 1998 et ne permettrait pas une estimation actuelle des circonstances. Il n'allègue toutefois aucune modification de son état de santé sur le plan somatique, laquelle ne découle du reste pas des pièces médicales plus récentes, telles le rapport des docteur D.________ (du 22 novembre 2001), l'avis du Professeur E.________ (du 30 octobre 2001) ou encore celui du docteur C.________ (du 7 novembre 2001). On rappellera en outre que seul est déterminant en l'occurrence l'état de fait au moment où la décision litigieuse a été rendue, à savoir le 11 octobre 2001 (cf. ATF 121 V 366 consid. 1b et la référence). Au vu des constatations médicales relatives à l'état de santé physique du recourant, on peut donc raisonnablement exiger de lui qu'il mette à profit sa capacité de travail dans une activité adaptée. Dans ces circonstances, c'est à bon droit que les premiers juges ont considéré que le recourant ne souffre pas d'une atteinte à la santé au sens de l'art. 4 LAI (dans sa version en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002). Partant, le recours est mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :