Citation: 4A_172/2008 16.05.2008 E. 1

Par jugement du 4 décembre 2006, le Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne a rejeté les conclusions I et II de la demande (I) et libéré Y.________ du paiement des primes dès le début de son incapacité de gain, le 1er janvier 2002 (II). Il a considéré en bref que comme Y.________ n'avait pas réglé l'avance de 19'200 fr. et les intérêts échus, X.________ était fondée à racheter la police d'assurance-vie et à l'annuler selon les conditions contractuelles qui liaient les parties. Par arrêt du 31 octobre 2007, la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois a admis le recours déposé par Y.________, réformé et complété le jugement du 4 décembre 2006 en ce sens que le rachat de la police de Y.________, signifié par lettre du 5 décembre 2003, est nul et de nul effet (I) et que le contrat d'assurance sur la vie entre Y.________ et X.________ est maintenu tel qu'il a été conclu en date et aux conditions du 30 avril 1993 (Ibis). Appliquant le principe de la confiance, elle a en substance considéré que l'indication des deux clauses « paiement des intérêts et taux » et « retard dans le paiement des intérêts » dans l'acte d'avance pouvait entraîner une confusion et qu'au vu du doute créé, ledit acte devait être interprété en faveur de Y.________.