Citation: I 264/05 28.10.2005 E. 4

4.1 En l'espèce, le rapport d'expertise du SMR remplit toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante de tels documents (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). En effet, leurs auteurs ont rendu leurs conclusions sur la base d'examens complets. Les plaintes du recourant ont été prises en considération et le rapport a été établi en pleine connaissance de l'anamnèse. Quant à la description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale, elles sont claires et les conclusions des médecins sont dûment motivées. Ainsi, à la suite d'une appréciation consensuelle du cas particulier, laquelle tient compte des aspects somatiques et psychiques, le collège d'experts, composé de trois médecins, dont un rhumatologue et un psychiatre, est arrivé à la conclusion que le recourant disposait d'une pleine capacité de travail dans une activité sédentaire et légère permettant l'alternance des positions assis/debout toutes les heures et évitant le port de charges supérieures à 12 kg, les postures en porte-à-faux statiques prolongées du tronc, les génuflexions régulières ou la position accroupie ainsi que les déplacements réguliers sur des escabeaux, escaliers, échelles et échafaudages. 4.2 Contrairement à ce que soutient le recourant, on ne voit aucune contradiction entre l'exercice d'une activité à temps complet et les limitations fonctionnelles fixées. En effet, il existe, sur le marché du travail, un large éventail d'activités, tant dans le secteur de la production que dans celui des services, tenant compte de ses restrictions physiques, de sorte qu'elles peuvent être exercées à plein temps. 4.3 Les avis des médecins traitants, les docteurs U.________ et R.________, ne sont pas de nature à mettre en doute les conclusions des experts du SMR au sujet de la capacité de travail du recourant. D'une part, ces médecins estiment qu'une activité à temps complet n'est pas exigible de la part du recourant, dès lors qu'il doit faire des pauses régulières en raison de ses douleurs au dos et aux genoux. Or, on ne voit pas - et ces médecins ne donnent aucune explication sur ce point - pour quels motifs le recourant aurait besoin, dans une activité ménageant tant son dos que ses genoux, de périodes de repos durant la journée de travail au point de justifier un emploi à temps partiel. D'autre part, dans une évaluation qui parait plus fondée sur les plaintes du patient que sur des constatations médicales, ils admettent, de manière quelque peu contradictoire, une capacité de travail de 50 % dans une activité qui n'est précisément pas adaptée aux handicaps physiques de leur patient et nient une pleine capacité dans une activité adaptée. Dans ces circonstances, c'est à juste titre que les instances inférieures ont retenu, lors de l'évaluation de l'invalidité, que le recourant est apte à exercer à temps complet une activité correspondant à ses limitations physiques. 4.4 Au demeurant, le droit pour le justiciable de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort de la décision ne comprend bien évidemment pas le droit d'obtenir la mise en oeuvre d'une expertise médicale favorable à son point de vue (arrêt L. du 30 janvier 2003, I 606/02; arrêt C. du 4 avril 2002, I 666/01). Or, en l'absence d'une aggravation de l'état de santé attestée médicalement, les premiers juges pouvaient à juste titre considérer que des mesures probatoires supplémentaires ne pourraient pas modifier leur appréciation des preuves et que, le dossier médical étant complet, il était superflu d'administrer une nouvelle expertise pluridisciplinaire.