Citation: 5A_978/2022 E. 4.1

4.1. Il ressort de l'arrêt du 17 mai 2021 que, dans son appel, l'ex-époux sollicitait l'annulation des chiffres 1, 3, 4 et 5 du dispositif de l'ordonnance du 16 octobre 2020 en tant que ceux-ci concernaient la recevabilité de pièces qu'il avait produites le 8 juillet 2020 et l'irrecevabilité de déterminations et pièces complémentaires produites par les parties les 25 août, 9 et 23 septembre 2020 (ch. 1), l'invitation ferme, d'ici à ce qu'une décision au fond soit rendue dans le cadre de la procédure opposant les parties, à transmettre régulièrement et à tout le moins une fois tous les quinze jours à Me Bernard Reymann, un courriel factuel résumant les activités hebdomadaires de l'enfant C.A.________ et à y joindre quelques photographies de l'enfant (ch. 3), le fait que l'ex-épouse ne devait verser aucune contribution à l'entretien de l'enfant à compter du 23 janvier 2018 (ch. 4) et le fait que l'entretien convenable de l'enfant C.A.________ s'élevait à 3'065 fr. 20 jusqu'au 31 août 2020 et à 3'645 fr. 20 à compter du 1er septembre 2020, allocations familiales non comprises (ch. 5). La cour cantonale avait finalement annulé le chiffre 5 du dispositif de l'ordonnance et, statuant à nouveau, avait dit que le montant permettant d'assurer l'entretien convenable de l'enfant C.A.________ s'élevait, allocations familiales déduites, à " 2'86 fr. " ( recte : 2'860 fr.) par mois du 23 janvier 2018 au 31 juillet 2019 et à 3'020 fr. par mois à partir du 1er août 2019. La juridiction précédente avait également confirmé l'ordonnance entreprise pour le surplus et débouté les parties de toutes autres conclusions. Elle avait arrêté les frais judiciaires d'appel à 4'138 fr. 70 et les avait mis à la charge de l'ex-époux, avait condamné celui-ci à verser à Me Bernard Reymann, curateur de l'enfant C.A.________, 3'338 fr. 70 et avait dit que chaque partie supportait ses propres dépens d'appel. Dans l'arrêt 5A_505/2021 du 29 août 2022, la Cour de céans a partiellement admis le recours interjeté par le recourant et renvoyé la cause à l'autorité précédente pour qu'elle rende une nouvelle décision s'agissant du point de départ de la suppression du versement de la contribution d'entretien de l'enfant (chiffre 4 de l'ordonnance de première instance du 16 octobre 2020, confirmé par l'arrêt cantonal du 17 mai 2021). Elle a mis les frais judiciaires par moitié à la charge de chaque partie, a compensé les dépens, a annulé l'arrêt du 17 mai 2021 en tant qu'il portait sur la question des frais et dépens de la procédure cantonale et a renvoyé la cause à l'autorité cantonale pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Dans l'arrêt querellé, rendu sur renvoi, l'autorité cantonale a modifié le point de départ de la suppression du versement de la contribution d'entretien en le faisant passer du 23 janvier 2018 au 8 octobre 2019. Elle a considéré que l'issue de la procédure de recours ne justifiait pas une modification du règlement des frais de la procédure de première instance, que l'autorité de première instance avait renvoyé à la décision finale (art. 104 al. 1 CPC). Elle a également retenu que, compte tenu du fait que l'ex-époux succombait pour l'essentiel dans ses conclusions d'appel, il convenait de mettre à sa charge les frais judiciaires d'appel, comprenant les honoraires du curateur de C.A.________ (art. 95 al. 2 CPC; art. 106 al. 1 CPC). La juridiction cantonale a encore estimé que, contrairement à ce que soutenait l'ex-époux, la partie adverse n'avait pas fait preuve d'une " extrême mauvaise foi " justifiant que tous les frais soient mis à sa charge. Elle a fixé l'émolument de décision à 800 fr., l'a mis à la charge de l'ex-époux et a fixé les frais du curateur de C.A.________ engagés dans le cadre de la procédure d'appel à 3'338 fr. 70, débours et TVA compris, conformément à la note d'honoraires déposée par l'intéressé, dont la quotité n'était pas contestée, et a condamné l'ex-époux à verser directement au curateur de C.A.________ le montant précité. Elle a finalement considéré qu'il n'y avait pas lieu de fixer de frais pour la procédure de renvoi par le Tribunal fédéral et que, compte tenu de la nature familiale du litige, chaque partie supporterait ses propres dépens d'appel (art. 107 al. 1 let. c CPC).