Citation: 4A_340/2023 E. 6.4

6.4. Semblable argumentation n'emporte nullement la conviction de la Cour de céans. Il saute aux yeux que le recourant, sous le couvert d'une prétendue contrariété à l'ordre public procédural, respectivement d'une violation alléguée du principe d'égalité des parties, se contente de critiquer la manière dont l'arbitre a appliqué les règles topiques du Code. L'intéressé cherche en outre à inciter le Tribunal fédéral à contrôler, indirectement, l'interprétation donnée par l'arbitre à certaines dispositions réglementaires adoptées par l'ADC. En raisonnant de la sorte, il perd toutefois de vue que l'application erronée, voire arbitraire, d'un règlement d'arbitrage ne constitue pas en soi une violation de l'ordre public. Au demeurant, bien que le recourant prétende le contraire, il est très douteux que l'art. R41.4 du Code puisse être considéré comme une règle essentielle visant à assurer la loyauté de la procédure dont la violation pourrait révéler une contrariété à l'ordre public. C'est d'ailleurs à tort que le recourant qualifie ladite règle de " condition de recevabilité de l'action ", puisque l'art. R41.4 du Code fixe uniquement les conditions auxquelles un tiers peut participer à une procédure pendante. Quoi qu'il en soit, la décision prise par l'arbitre d'autoriser l'AMA à intervenir dans la présente procédure n'apparaît pas contraire au principe d'égalité des parties ni incompatible avec l'ordre public procédural. L'arbitre a en effet reconnu que l'AMA était "lié[e] par la clause d'arbitrage" au sens de l'art. R41.4 du Code, dans la mesure où l'art. 40 (6) RAD confère à cette partie un droit d'appel au TAS. Il a en outre souligné, à juste titre, que l'AMA avait un intérêt à intervenir dans la procédure dans le cadre de sa lutte contre le dopage visant à garantir l'intégrité des compétitions sportives. Il a enfin exposé, de façon convaincante, les raisons pour lesquelles il estimait que la demande d'intervention respectait les exigences formelles applicables. Il appert ainsi que l'arbitre n'a ni méconnu l'ordre public procédural ni violé le principe d'égalité des parties en faisant droit à la demande d'intervention présentée par l'AMA.