Citation: 1D_2/2020 E. 3.1

3.1. La Cour de justice a retenu qu'aucun élément au dossier ne venait étayer l'affirmation du recourant; aucun courrier de la part de ses parents ou de la part de l'Office cantonal ni aucune autre pièce ne permettait de retenir que sa procédure de naturalisation aurait été suspendue ou dû l'être; aucune demande dans ce sens n'avait été faite. L'instance précédente a aussi relevé que le recourant ne donnait, en outre, aucune précision quant aux circonstances dans lesquelles il aurait été indiqué par l'autorité intimée que sa procédure était suspendue, au plus pendant trois ans, et serait reprise dès son retour en Suisse; il ne mentionnait ni le nom d'une personne oeuvrant au sein de l'Office cantonal ni une date ou encore d'autres circonstances se rapportant aux assurances qu'il affirmait avoir reçues ou que ses parents auraient reçues. L'instance précédente a considéré qu'à défaut d'établir que l'un de ses parents ou lui-même aurait reçu l'assurance que son dossier de naturalisation était suspendu, au maximum pendant trois ans, jusqu'à son retour en Suisse, le recourant ne pouvait se prévaloir du principe de la bonne foi pour que l'on retienne que son dossier aurait été suspendu du 22 juillet 2015 et devait être repris à son retour en Suisse en 2018; la procédure de naturalisation n'ayant pas été suspendue et aucune assurance dans ce sens n'ayant été donnée au recourant ou à ses parents, la question de savoir si l'Office cantonal avait violé le principe de la bonne foi en ne répondant pas rapidement au courrier du recourant d'avril 2018 ne se posait pas.