Citation: 6B_164/2022 E. 1.6.3

1.6.3. Le recourant soutient que les pièces du dossier accréditeraient ses déclarations. 1.6.3.1. Le recourant soutient qu'un taux d'alcool de 1.23 grammes pour mille aurait dû être retenu, en application du principe in dubio pro reo. Il se réfère au rapport du CURML du 3 février 2020 qui relève notamment que "la quantité d'éthanol présente dans l'organisme [de l'intimée] au moment critique entraînait une concentration d'éthanol située au moins entre 1.23 et 1.91 g/kg" (rapport, p. 3; pièce 16 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). Or, le recourant perd de vue que le principe in dubio pro reo ne trouve application qu'après que toutes les preuves nécessaires du point de vue du juge ont été administrées et appréciées (ATF 144 IV 345 consid. 2.2.3.2; arrêts 6B_1295/2021 du 16 juin 2022 consid. 1.2; 6B_477/2021 du 14 février 2022 consid. 3.1; 6B_922/2018 du 9 janvier 2020 consid. 4.3). Il s'ensuit que, compte tenu des rapports du CURML (cf. pièces 15 et 16 du dossier cantonal), la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir que l'intimée présentait un taux moyen d'alcool de 1,66 grammes pour mille. Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable. 1.6.3.2. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu, en se fondant sur le rapport du CURML du 31 janvier 2020, que la lésion dans la région génitale, constatée sur l'intimée par le CURML, était compatible avec les faits décrits par celle-ci, soit une pénétration durant son sommeil, alors qu'elle était couchée sur le ventre. Il soutient que cette appréciation ne tient pas compte du fait que cette abrasion pourrait découler des préliminaires, lors desquels le recourant a posé la main directement sur le sexe de l'intimée. Le recourant soutient également que ledit rapport accrédite également sa version des faits selon laquelle il a entretenu un rapport consenti avec l'intimée. Tout d'abord, c'est à nouveau en vain que le recourant se prévaut du principe in dubio pro reo en lien avec la lésion constatée dès lors que ce principe n'était pas applicable à ce stade (cf. supra consid. 1.6.2.1; ATF 144 IV 345 consid. 2.2.3.2; arrêt 6B_1295/2021 du 16 juin 2022 consid. 1.2 et les références citées). Par ailleurs, le rapport du CURML relève notamment qu'une abrasion verticale au niveau de la face interne de la petite lèvre à droite, constatée lors de l'examen clinique de l'intimée, "peut résulter d'un mécanisme contondant avec une composante tangentielle, type frottement" et "peut chronologiquement entrer en lien avec les faits" (cf. pièce 17 du dossier cantonal, p. 3 et 4). La cour pouvait sans arbitraire retenir qu'aux autres éléments retenus à charge du recourant (déclarations crédibles de l'intimée; déclarations douteuses et récit "enjolivé" du recourant; déclarations de la témoin G.________), s'ajoutait le rapport du CURML qui faisait état d'une lésion dans la région génitale, qui était compatible avec les faits décrits par l'intimée, soit une pénétration durant son sommeil. Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.