Citation: 6B_1044/2008 09.02.2009 E. 2

La recourante se plaint aussi de fausse application du principe in dubio pro reo. 2.1 La présomption d'innocence, garantie par l'art. 32 al. 1 Cst., ainsi que son corollaire, le principe in dubio pro reo, concernent tant le fardeau de la preuve que l'appréciation des preuves (ATF 120 Ia 31 consid. 2c p. 36 et les références citées). En tant qu'ils régissent le fardeau de la preuve, ces principes signifient que le juge du fond ne peut retenir un fait défavorable à l'accusé que s'il est convaincu de la matérialité de ce fait, de sorte que le doute profite à l'accusé (ATF 120 Ia 31 consid. 2c p. 37). Comme règles de l'appréciation des preuves, en revanche, ces principes sont violés si le juge du fond se déclare convaincu de faits défavorables à l'accusé sur lesquels, compte tenu des éléments de preuve qui lui sont soumis, il aurait au contraire dû éprouver des doutes (ATF 120 Ia 31 consid. 2c p. 37). 2.2 Le droit fédéral n'oblige pas à continuer les poursuites lorsqu'une condamnation paraît d'emblée exclue. Si elle constate au terme de l'instruction préparatoire que, d'un point de vue objectif, il subsiste, sur l'existence des faits litigieux, des doutes sérieux et irréductibles, qui s'imposent à l'esprit, de sorte que le prévenu devra être acquitté en vertu du principe in dubio pro reo, l'autorité de renvoi ne viole pas le droit fédéral en prononçant un non-lieu. En l'espèce, rien au dossier ne permettrait à un avocat d'office désigné par le Tribunal fédéral de soutenir avec la moindre chance de succès que de tels doutes ne subsistent pas. Le recours, manifestement infondé, doit dès lors être rejeté en application de l'art. 109 al. 2 let. a LTF, ainsi que la demande d'assistance judiciaire tendant à la désignation d'un avocat d'office (cf. art. 64 al. 1 LTF, a contrario).