Citation: 4C.293/2001 11.12.2001 E. 2

2.- Les motifs à l'appui des conclusions d'un recours en réforme doivent indiquer succinctement quelles sont les règles de droit fédéral violées par la décision attaquée et en quoi consiste la violation (art. 55 al. 1 let. c OJ). Il appartient au recourant de discuter réellement les motifs de la décision attaquée, afin qu'apparaissent les raisons qui le portent à croire qu'elle contrevient à des règles du droit fédéral (ATF 121 III 397 consid. 2a; 116 II 745 consid. 3 et les arrêts cités). La sanction du non-respect de ces exigences est l'irrecevabilité, partielle ou totale, du recours. Les recourants font valoir en premier lieu que les constructions litigieuses sont devenues propriété des intimés en raison du principe de l'accession, de sorte que ce sont des habitations au sens des art. 266l CO et 271 à 273 CO que les défendeurs ont mises à disposition des demandeurs. A titre subsidiaire, dans l'hypothèse où le caractère de constructions immobilières des cabanons serait nié, les recourants soutiennent que les normes protectrices afférentes aux baux d'habitations devraient s'appliquer par analogie. Encore plus subsidiairement, ils prétendent que les magistrats vaudois ont violé le droit fédéral en n'examinant pas le moyen pris de l'abus de droit soulevé en instance cantonale. En l'espèce, la cour cantonale a jugé que les dispositions de protection concernant les baux d'habitations - en particulier celles relatives à la prolongation des baux (art. 272 ss CO) - n'étaient pas applicables, même par analogie, si bien que l'arrêt attaqué ne contient aucune constatation à propos des critères d'octroi d'une telle prolongation. Dès l'instant où les recourants n'expliquent nullement en quoi le refus d'une prolongation de leurs baux contreviendrait au droit fédéral, la conclusion subsidiaire du recours, qui tend à l'obtention d'une prolongation quadriennale des baux, est irrecevable