Citation: 8C_703/2013 E. 3

Les premiers juges ont constaté que T.________ s'était vue créditer sur deux comptes ouverts à son nom auprès de la Banque X.________ un montant de 11'975 fr. et un autre de 26'300 fr. en juillet et septembre 2008. L'enquête ouverte avait encore permis de découvrir l'existence de cinq autres comptes qu'elle avait dissimulés au CSR, notamment un compte relatif à un contrat d'assurance vie (Y.________) dont le montant avoisinait 12'000 euros. En outre, la prénommée avait une créance variant entre 108'507 fr. et 111'463 fr. à l'encontre de l'association Z.________. La juridiction cantonale a écarté le moyen de l'intéressée selon lequel les comptes en question servaient à constituer son deuxième pilier en exposant que l'affectation de ces montants n'était pas déterminante et que la seule perception desdits versements aurait dû être signalée aux autorités d'application de l'aide sociale conformément à l'art. 38 al. 1 LASV. Estimant que les conditions de l'art. 41 al. 1 let. a LASV étaient réalisées, les premiers juges ont confirmé la décision attaquée dans le mesure où elle portait sur le remboursement du montant réclamé par le CSR. Par ailleurs, ils ont également confirmé le bien-fondé de la sanction (réduction de 15 % du forfait mensuel pendant six mois), laquelle était conforme à l'art. 45 LASV, compte tenu du fait que T.________ avait violé son obligation de renseigner en ne signalant pas l'existence de plusieurs comptes (dont deux étaient très importants).