Citation: 2P.238/2006 11.01.2007 E. B

Par arrêté du 21 décembre 2005, suivant le préavis de la Commission de surveillance du 5 septembre 2005, le Conseil d'Etat du canton de Genève a radié du registre des physiothérapeutes l'inscription de A.________ pour une durée de six mois. L'autorité a retenu en bref que A.________ ne pouvait agir que sur prescription et sous la responsabilité d'un médecin, qu'il ne pouvait pas proposer de son propre chef un traitement pour des troubles boulimiques, qui constituaient une affection psychiatrique grave, que la technique utilisée était contre-indiquée voire néfaste, que ce dernier était conscient du caractère ambigu d'un tel traitement et que le traitement avait été pratiqué dans des conditions d'hygiène inadmissibles. Elle relevait en outre que lors de la séance, la patiente se trouvait en situation de dépendance psychologique. Le comportement était grave, d'autant que le praticien avait reconnu avoir pratiqué la méthode sur plusieurs autres patientes.