Citation: 8C_291/2021 E. 5

La cour cantonale a comparé la situation qui prévalait lors de la décision du 27 mai 2002 avec celle qui a donné lieu à la décision sur révision du 31 juillet 2018. Elle a constaté, sur le plan orthopédique, que la situation n'avait pas évolué et que la recourante présentait toujours une capacité de travail de 80 % dans une activité adaptée à ses limitations; sur le plan psychiatrique, en revanche, au vu des observations rapportées par la doctoresse E.________, l'état de la recourante s'était sensiblement amélioré depuis l'expertise psychiatrique du docteur C.________ du 11 novembre 2000. Il y avait ainsi lieu de retenir que la recourante présentait, eu égard aux atteintes en lien de causalité avec l'accident du 24 juillet 1992, une capacité de travail de 80 % dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles. Sur le plan économique, la cour cantonale ne s'est pas fondée - contrairement à l'intimée - sur les données statistiques résultant de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) pour déterminer le revenu de valide. Dans la mesure où le dossier contenait le montant du dernier salaire de la recourante avant son accident, c'est celui-ci qu'elle a comparé, après l'avoir adapté à l'évolution des salaires jusqu'en 2018, avec le revenu d'invalide évalué sur la base des données statistiques résultant de l'ESS 2018 pour aboutir à un taux d'invalidité de 7,16 %, arrondi à 7 %. Constatant que cette issue aboutissait à un résultat qui était moins favorable à la recourante, les premiers juges ont néanmoins décidé de ne pas faire usage de la possibilité offerte par l'art. 61 let. d LPGA de procéder à une reformatio in pejus.