Citation: 9C_656/2017 E. 5.2

5.2. On relèvera ensuite que l'assurée ne saurait contester la fixation de son statut d'active à 80 % en reprochant à la juridiction cantonale d'avoir arbitrairement interprété ses déclarations. En effet, si on peut admettre que la recourante avait affirmé qu'en bonne santé, elle aurait entrepris une activité de coiffeuse à un taux de 80-100 %, variable en fonction des rendez-vous, il n'en demeure pas moins que le rapport d'enquête économique sur le ménage a retenu un statut mixte d'active à 80 % et de ménagère à 20 %. La valeur probante du rapport d'enquête n'a nullement été remise en question de sorte qu'on ne peut pas faire grief au tribunal cantonal de s'y être référé, d'autant moins que la fixation de la part active correspond à une hypothèse qui repose avant tout sur l'élément aléatoire de la clientèle (du salon de coiffure que la recourante aurait envisagé d'ouvrir) qui ne peut pas être garanti. On ajoutera encore qu'il n'y a pas lieu d'examiner plus avant la portée du changement de statut constaté par les premiers juges. Tout grief portant sur une violation des principes découlant de l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme Di Trizio contre Suisse du 2 février 2016 (n° 7186/09) en relation avec la méthode mixte d'évaluation (cf. en particulier arrêt 9C_752/2016 du 6 septembre 2017, destiné à la publication) fait défaut (supra consid. 1; voir également arrêts 9C_926/2015 du 17 octobre 2016 consid. 4.4, in SVR 2017 IV n° 2 p. 2; 9C_179/2016 du 11 août 2016 consid. 5; 9C_666/2016 du 23 janvier 2017 consid. 5.3.3).