Citation: 2C_433/2021 E. 6.3

6.3. Toutefois, encore faut-il, pour que l'art. 8 CEDH puisse, à titre exceptionnel, conférer à la recourante 1 un droit à séjourner en Suisse, que la recourante 2 soit la seule en mesure d'assumer l'assistance et les soins permettant à la recourante 1 de faire face aux problèmes imputables à son état de santé physique et psychique. En l'occurrence, dans l'arrêt attaqué, le Tribunal cantonal constate que, même si cela demande une grande organisation, la recourante 2 n'est pas la seule en mesure d'assumer la présence, la surveillance, les soins et l'attention permettant à sa mère de faire face aux problèmes imputables à son état de santé. Celle-ci vit actuellement au Maroc où elle bénéficie de l'aide de quelques personnes. En outre, même si le quotidien est difficile, grâce à l'organisation mise en place par sa fille, elle a pu faire face jusqu'à présent. Ces constatations ne sont pas dûment contestées par les recourantes (art. 106 al. 2 LTF) et lient par conséquent la Cour de céans (art. 105 al. 1 LTF). Dans leurs écritures, les recourantes se contentent d'alléguer que la recourante 2, grâce à sa formation d'infirmière, a toutes les compétences requises pour s'occuper de sa mère, ce qui n'est pas suffisant pour fonder un droit à une autorisation de séjour en faveur de la recourante 1 sur la base de l'art. 8 par. 1 CEDH. En conséquence, l'arrêt entrepris ne viole pas l'art. 8 par. 1 CEDH.