Citation: 2A.383/2004 12.01.2005 E. C

A.X.________ et ses trois filles ont alors porté leur cause devant le Tribunal administratif du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal administratif) qui a tenu, le 27 avril 2004, une audience au cours de laquelle il a entendu les intéressées. Par arrêt du 1er juin 2004, le Tribunal administratif a rejeté le recours, confirmé la décision du Service cantonal du 29 août 2003 et imparti à B.________, C.________ et D.________ un délai échéant le 1er juillet 2004 pour quitter le territoire vaudois. Le Tribunal administratif a considéré en substance que C.________ et D.________ avaient vécu toute leur enfance et une partie de leur adolescence dans leur pays d'origine où elles avaient dès lors leurs attaches affectives, sociales ainsi que culturelles et qu'elles n'avaient pas fait preuve d'une quelconque intégration en Suisse. En outre, A.X.________ n'avait entretenu aucun contact avec ses filles depuis son arrivée en Suisse. En fin de compte, le dépôt de la demande de regroupement familial semblait avoir été déterminé essentiellement par des motifs de convenance personnelle et matérielle; cela ne suffisait pas pour admettre un tel regroupement dans le cadre des art. 17 al. 2 LSEE et 8 CEDH. En ce qui concernait la fille aînée, B.________, majeure au moment où le Tribunal administratif statuait, elle était soumise à l'art. 3 al. 1 lettre c de l'ordonnance du 6 octobre 1986 limitant le nombre des étrangers (OLE; RS 823.21), tel que précisé par l'art. 3 al. 1bis lettre a OLE. Pour le surplus, on pouvait lui opposer les mêmes arguments qu'à ses deux soeurs quant à ses attaches. Le Tribunal administratif a relevé qu'au demeurant, le fait que A.X.________ ait dissimulé aux autorités l'existence de ses filles enlevait à ces dernières le droit à une autorisation de séjour selon l'art. 8 al. 4 RSEE.