Citation: 6B_1138/2014 E. 1.5

1.5. Pour l'essentiel, le recourant invoque des généralités sur la procédure de révision. Il se réfère à de la doctrine (cf. JEANNERET/KUHN, Précis de procédure pénale, 2013, n. 17083 p. 439) qui n'est pas pertinente dès lors qu'elle traite d'une problématique liée à la procédure simplifiée (art. 358 ss CPP) et non spécifiquement à l'ordonnance pénale (art. 352 ss CPP). Le recourant ne fournit pas d'argument en considération des arrêts précités (ATF 130 IV 72 et arrêt 6B_310/2011), invoqués par la cour cantonale à l'appui de sa solution, et en vertu desquels un régime particulier prévaut en matière de révision d'une ordonnance pénale. Il n'y a pas lieu de revenir sur cette jurisprudence. Le recourant ne dit pas en quoi sa situation serait spécifique et permettrait une révision. En particulier, il ne se prévaut pas d'un fait ou d'un moyen de preuve nouveau dont il ignorait l'existence lorsqu'il lui était loisible de faire opposition. Au contraire, l'élément qu'il invoque à l'appui de sa demande de révision, à savoir qu'il n'était pas le conducteur du véhicule, ne pouvait lui échapper au moment du prononcé de l'ordonnance pénale. Tout du moins, il ne fournit aucun argument susceptible de faire admettre qu'il ne pouvait pas se prévaloir ou n'avait pas de raisons de se prévaloir de cet élément à cette époque. Comme déjà dit, la question de la validité de la notification de l'ordonnance pénale n'a pas à être revue ici (cf. supra consid. 1.4). C'est donc bien en formant une opposition en temps utile à l'ordonnance pénale que le recourant aurait dû procéder pour se prévaloir du fait qu'une autre personne conduisait le véhicule. Sa demande de révision doit ainsi être qualifiée d'abusive au sens de la jurisprudence précitée. Dans ces conditions, la cour cantonale pouvait d'emblée écarter la demande de révision et la déclarer irrecevable (cf. supra consid. 1.2 in fine).