Citation: 4A_501/2017 E. 2

Les parties ont conclu un contrat d'architecte global. Il s'agit d'un contrat mixte qui est soumis, selon les prestations promises par l'architecte, aux règles du mandat ou à celles du contrat d'entreprise (ATF 134 III 361 consid. 5.1 p. 363; 127 III 543 consid. 2a p. 545; arrêts 4A_514/2016 du 6 avril 2017 consid. 3.1.1, 4A_210/2015 du 2 octobre 2015 consid. 4). Il résulte de l'état de fait établi par la cour cantonale que les parties ont convenu, au titre des honoraires d'architecte, d'un montant forfaitaire correspondant à 250'000 fr. Ce mode de rémunération peut être adopté tant dans le domaine du contrat d'entreprise (art. 373 al. 1 CO) que dans celui du mandat (FRANZ WERRO, in Commentaire romand, Code des obligations I, 2 e éd. 2012, n° 48 ad art. 394 CO). A ce stade, le litige porte uniquement sur le montant de 104'000 fr., auquel l'architecte prétend à titre d'honoraires supplémentaires pour des prestations qu'il aurait accomplies en sus de celles rémunérées forfaitairement. Faute de recours de l'intimée, le montant de 35'621 fr.45 avec intérêts que celle-ci a été condamnée à payer par la cour cantonale n'est en effet plus litigieux. La recourante reproche essentiellement à l'autorité précédente d'avoir apprécié de manière arbitraire l'expertise censée démontrer ses allégués fondant la prétention pécuniaire contestée.