Citation: 5C.110/2003 30.06.2003 E. C

Après un complément d'instruction qui a consisté notamment en l'audition, le 6 décembre 2002, des enfants A.________ et B.________ par l'assistante sociale chargée du dossier auprès du Service de protection de la jeunesse, X.________ a demandé principalement que la clause péril ne soit pas ratifiée et que son droit de visite soit rétabli conformément au jugement rendu sur mesures provisoires le 8 mars 2001. Dame X.________ a conclu principalement à la confirmation de la suspension du droit de visite par rapport à A.________ et s'en est rapportée à justice au sujet de B.________, mais pour autant que les relations personnelles aient lieu en milieu protégé. Statuant par ordonnance du 21 janvier 2003, le Tribunal tutélaire a ratifié la clause péril prise le 17 juin 2002 et a rétabli le droit de visite de X.________, les relations personnelles ne pouvant toutefois s'exercer qu'en présence d'un tiers. En outre, la curatrice a été invitée à organiser quelques rencontres entre les enfants et leur père en sa présence jusqu'à nouvelle décision du juge du divorce. T.________, Tutrice adjointe auprès du Service du Tuteur général, a recouru contre cette décision; elle a conclu à son annulation au sujet des quelques rencontres qui devaient être organisées en sa présence, l'ordonnance déférée devant être confirmée pour le surplus avec la précision que le droit de visite devait être exercé au Point de rencontre de Gilly. Dame X.________ a également recouru contre l'ordonnance du 21 janvier 2003, en concluant à son annulation et en reprenant ses conclusions de première instance. X.________ a conclu principalement au rejet des recours, à ce qu'il soit dit que la curatrice n'était pas compétente en la matière, à la non-ratification de la clause péril et à l'octroi de relations personnelles sans limitation. Par décision du 31 mars 2003, l'Autorité de surveillance des tutelles a confirmé l'ordonnance du 21 janvier 2003 en tant qu'elle ratifiait la clause péril du 17 juin 2002. Elle a réservé en l'état à X.________, par rapport à ses enfants A.________ et B.________, un droit de visite devant s'exercer, sauf accord contraire, un samedi et un dimanche sur deux alternativement, ceci durant une demi-journée le matin ou l'après-midi alternativement et au Point de rencontre de Gilly exclusivement.