Citation: 8C_532/2023 E. A

A.a. A.________ SA (ci-après: la société) a pour but l'achat, la vente, la gestion et l'administration d'immeubles, l'exploitation d'hôtels et de restaurants, ainsi que toutes activités commerciales annexes. Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, elle a été mise au bénéfice d'indemnités en cas de réduction de l'horaire de travail (ci-après: RHT), la dernière fois jusqu'au 3 août 2021. A.b. Le 6 janvier 2022, la société a formulé une nouvelle demande d'indemnités en cas de RHT pour 35 employés sur un total de 39 collaborateurs pour la période du 1er janvier au 31 mars 2022, en annonçant une perte de travail prévisible de 100 %. En réponse à diverses mesures d'instruction, la société a notamment fait savoir que les horaires de travail de ses employés étaient réduits en raison de la fermeture de tout l'établissement du 10 au 25 janvier 2022, à la suite d'un grand nombre de cas positifs au Covid-19 dans son organisation. Elle n'avait annoncé aucun collaborateur à l'assurance indemnité journalière maladie, car un délai de carence de 30 jours s'appliquait, et n'avait pas non plus contacté le médecin cantonal. A.c. Par décision du 10 mai 2022, le Service de l'emploi (ci-après: SDE; depuis le 1er juillet 2022: la Direction générale de l'emploi et du marché du travail, Direction de l'autorité cantonale de l'emploi [DGEM]) a rejeté la demande de la société du 6 janvier 2022, considérant que les conditions d'octroi d'une autorisation de RHT n'étaient pas remplies à la date du dépôt du préavis. Ce n'était qu'après avoir identifié un cluster au sein de son établissement que la société avait préavisé la RHT, afin de pallier les conséquences de la fermeture exceptionnelle qu'elle avait décidée durant la période du 10 au 25 janvier 2022. Selon l'annexe à la directive 2021/16 du 1er octobre 2021 du Secrétariat d'État à l'économie (ci-après: SECO), ce n'était que lorsque l'entreprise bénéficiait déjà d'une autorisation préalable de RHT qu'il y avait un droit à l'indemnité en cas de RHT pour les personnes en quarantaine. Dans la mesure où la société n'était pas au bénéfice d'une telle autorisation préalable, la quarantaine et l'isolement ordonnés par le médecin cantonal pour certains collaborateurs et la perte de travail des employés à la suite de la fermeture de l'entreprise du 10 au 25 janvier 2022 n'étaient pas du ressort de l'assurance-chômage. Par décision du 30 août 2022, la DGEM a rejeté l'opposition de la société et confirmé la décision du 10 mai 2022.