Citation: 5A_178/2022 E. 3.3.2

3.3.2. Selon la jurisprudence, l'intérêt de l'enfant au maintien du lien de filiation avec le père peut être pris en compte dans l'application de l'art. 256c al. 3 CC (arrêt 5A_745/2014 du 16 mars 2015 consid. 3.2 [concernant l'art. 260c al. 3 CC] et les références soit, pour l'art. 256c al. 3 CC: arrêts 5A_298/2009 du 31 août 2009 consid. 4.2, in FamPra.ch 2010 p. 196, et 5C.292/2005 du 16 mars 2006 consid. 3.4, in FamPra.ch 2006 p. 745). Il intervient comme un élément d'appréciation lorsque les circonstances ne suffisent pas à fonder un juste motif. Si, dans une telle hypothèse, il n'est pas dans l'intérêt de l'enfant que la question du lien de filiation soit tout de même éclaircie, la restitution du délai doit être refusée (ATF 136 III 593 consid. 6.2 [pour l'art. 260c al. 3 CC]; S CHWENZER/COTTIER, op. cit., loc. cit., selon qui les intérêts de l'enfant n'ont une portée propre qu'en l'absence d'un juste motif). Inversement, l'intérêt de l'enfant à voir aboutir l'action peut conduire à admettre un juste motif dans des circonstances qui, sinon, ne seraient pas jugées suffisantes (MEIER/STETTLER, op. cit., n° 94 p. 62, spéc. note de bas de page 198). Selon un auteur, ce n'est que lorsque l'on est en présence d'une action tardive de l'enfant lui-même que son intérêt prépondérant pourrait être pris en compte, non pas lorsque c'est son père qui agit (MEIER, in RDT 2011 p. 475).