Citation: 4A_179/2024 E. 1.1.3

1.1.3. En l'espèce, le 2 octobre 2023, la requérante a introduit une requête de mesures (superprovisionnelles et) provisionnelles au sens (de l'art. 265 CPC et) des art. 261 ss CPC contre le défendeur, indiquant que celui-ci se prétend ayant droit économique de la société C.________ (complètement selon l'art. 105 al. 2 LTF). Il ressort de la décision attaquée que les parties sont en litige dans une procédure au fond pendante devant le tribunal neuchâtelois en ce qui concerne la titularité des actions de la société C.________: la requérante se prétend titulaire de ces actions qu'elle a acquises en 2021 alors que, de son côté, le défendeur s'en prétend titulaire en vertu d'un contrat de vente du 20 mai 2022, qu'il a signé tant comme représentant de la venderesse requérente (sur la base de l' Appointment letter) que comme actionnaire unique et administrateur de la société acquéresse G.________. Il est exclu de considérer qu'il s'agirait d'une requête de l'art. 731b CO, puisque la requête de mesures provisionnelles a été dirigée contre l'administrateur en tant que défendeur, et non contre la société C.________ qui présenterait des carences. Contrairement à ce que croit la cour cantonale, l'ATF 138 III 213 a rejeté l'appel d'un associé d'une Sàrl contre son coassocié, puisqu'il n'avait pas la légitimation passive. On se trouve donc en présence d'une décision en matière de mesures provisionnelles au sens des art. 261 ss CPC. En tant que les griefs du recours sont dirigés contre les motifs de l'arrêt attaqué fondés sur l'art. 731b CO, ils ne peuvent donc qu'être écartés d'emblée. Il s'agit d'une décision incidente en matière de mesures provisionnelles au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF (arrêt 4A_567/2023 du 26 mars 2024 consid. 1.1), puisqu'une procédure au fond portant sur la titularité des actions de la société C.________ devait être introduite dans un délai de 90 jours et est actuellement pendante devant un tribunal neuchâtelois.