Citation: 5A_945/2022 E. 5.2

5.2. Le recourant ne critique pas le montant moyen, retenu par la cour cantonale sur la base de ses décomptes de salaire mensuels, déduit de son salaire net pour usage privé d'un véhicule professionnel. Il soutient toutefois que le Tribunal civil et, à sa suite, l'autorité précédente se sont fondés sur les revenus résultant de ses certificats de salaire annuels, lesquels ne mentionneraient pas cette déduction. Le fait que lesdits certificats ne comportent pas de rubrique spécifique relative à la déduction litigieuse n'établit cependant pas que les revenus y figurant ne correspondraient pas à ceux perçus mensuellement. A cet égard, il convient de relever qu'il n'appartient pas au Tribunal fédéral, saisi d'un grief d'arbitraire dans l'appréciation des preuves et la constatation des faits, d'analyser les pièces invoquées et de procéder à des calculs comparatifs afin de vérifier l'assertion du recourant. Quant au refus d'inclure dans ses charges mensuelles un montant de 150 fr. pour ses " autres frais professionnels ", il n'apparaît pas insoutenable, dès lors qu'il ne résulte pas de l'arrêt attaqué que ce montant aurait été établi. Dans la mesure où le recourant prétend par ailleurs que l'autorité cantonale ne pouvait se saisir d'office de ces questions, à tout le moins sans interpeller les parties, son grief est irrecevable, dès lors qu'il se contente une nouvelle fois de se plaindre d'une " mauvaise application du droit et des règles procédurales " et de soutenir, de manière appellatoire, qu'il se justifiait en l'occurrence de " relativiser " la maxime inquisitoire à cet égard - mais pas en ce qui concerne la prise en compte des nouvelles pièces qu'il a produites en appel - dans l'intérêt des enfants. Pour autant qu'il soit suffisamment motivé, le grief n'est dès lors pas fondé.