Citation: 4A_10/2008 30.04.2008 E. B

Le 8 juillet 2005, F.Y.________ a ouvert action contre H.X.________ devant le Tribunal de première instance du canton de Genève. Le défendeur devait être condamné au paiement de diverses sommes au total d'environ 412'600 fr., 194'800 euros et 7'500 dollars étasuniens, avec suite d'intérêts au taux de 5% par an dès le 1er mai 2004 ou dès le 1er mars 2005 selon les montants. D'après la demanderesse, certaines de ces sommes étaient dues à titre de remboursement de prêts; il s'agissait du versement de 5'000 fr. et des achats financés par elle. Les parties avaient par ailleurs formé une société simple ayant pour but l'exploitation de N.________ SA et le défendeur devait acquitter, outre la moitié des dépenses faites pour la location et l'aménagement des locaux, des dommages-intérêts pour violation de son devoir de diligence dans la gestion des affaires sociales. Ces dommages-intérêts portaient notamment sur le versement de 36'000 fr. du 24 décembre 2003: il était convenu que le défendeur établirait les plans nécessaires à l'aménagement et à l'ameublement des locaux de N.________ SA, et ce montant constituait une avance sur sa rémunération; un autre architecte a toutefois fourni ces plans. A titre subsidiaire, dans l'éventualité où l'existence d'une société simple ne serait pas reconnue, la demanderesse invoquait les règles du contrat d'entreprise, du mandat ou de la gestion d'affaires. Le défendeur a conclu au rejet de l'action. Les achats de vêtements, meubles et autres objets étaient des présents de la demanderesse; leur financement, par celle-ci, ne constituait aucunement des prêts et il n'y avait donc pas lieu à remboursement. Les parties avaient certes envisagé de s'associer pour l'exploitation de N.________ SA mais rien n'avait été encore décidé, et, de toute manière, le défendeur n'aurait participé qu'à raison de dix pour cent aux affaires de la demanderesse, en apportant exclusivement son activité. Dans l'immédiat, le défendeur avait collaboré en exécution d'un contrat de travail et les sommes reçues de la demanderesse constituaient son salaire.