Citation: 2C_264/2023 E. 8.3

8.3. En l'espèce, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que le courrier du 30 novembre 2022 était effectué au nom et pour le compte des recourantes, l'avocat, auteur de celui-ci, indiquant uniquement être mandaté par les milieux professionnels du taxi. On peine donc d'emblée à reconnaître que ce courrier puisse contenir une demande spécifique de décision émanant des intéressées en particulier. En outre, les recourantes perdent de vue que l'art. 4A LPA/GE porte sur la contestation d'un acte matériel. Or, les recourantes s'en prennent à une décision, soit celle prononcée le 16 novembre 2022, dont elle demande le constat de la nullité, et non pas à un acte matériel. On ne voit partant pas en quoi l'art. 4A LPA/GE serait pertinent. La décision précitée devait être attaquée par le biais des voies de droit ordinaire, ce que les recourantes ont d'ailleurs fait. Il est par ailleurs précisé que dans les deux cas de figure (contestation d'un acte matériel ou d'une décision), l'accès au juge nécessite l'existence d'un intérêt digne de protection à l'examen requis (cf. art. 89 al. 1 let. c, en lien avec l'art. 111 al. 1 LTF; supra consid. 8.1). Les griefs de violation des art. 29 al. 1, 29a Cst. et 4A LPA/GE sont dès lors infondés.