Citation: 5D_22/2013 E. 3.2

3.2. L'Autorité de recours en matière civile a fondé son rejet du recours sur deux motivations. Elle a d'une part considéré que le recourant savait qu'une poursuite avait été introduite à son encontre, puisqu'il ressortait de l'acte de défaut de biens du 21 mars 2005 qu'il avait donné des informations à l'office lors de l'exécution de la saisie. Dès lors, si on ne lui avait pas véritablement donné l'occasion de faire opposition au commandement de payer qui a abouti à la délivrance de l'acte de défaut de biens précité, c'est au moment de l'exécution de cette saisie qu'il aurait dû faire valoir ce vice dans la procédure, ainsi qu'il l'avait d'ailleurs fait dans l'affaire à laquelle il se référait dans son recours (arrêt du Tribunal fédéral 7B.60/2006 du 16 juin 2006). Partant, le premier juge avait retenu à juste titre que le poursuivi avait apparemment renoncé à ce moyen à l'époque et que celui-ci était ainsi tardif. La cour cantonale a d'autre part jugé que, même si le commandement de payer n'avait pas été notifié au recourant, la poursuite ne serait pas pour autant nulle, la question de savoir si un acte de poursuite opéré en violation de l'art. 60 LP est frappé de nullité absolue étant débattue en doctrine ( BÉNÉDICT FOËX/NICOLAS JEANDIN, in: Commentaire romand, Poursuite et faillite, 2005, n o 8 ad art 60 LP). Par ailleurs, dans le cas particulier, le vice aurait été réparé par l'absence de contestation au stade ultérieur de la saisie.