Citation: 5A_112/2022 E. 9.2

9.2. Autant que les recourants taxent d'arbitraire la constatation selon laquelle les courriels entre l'intimée et la compagne du défunt ont été en grande partie échangés avec ce dernier également, leur critique est appellatoire et, partant, irrecevable (cf. supra, consid. 2.2). On ne voit par ailleurs pas en quoi l'autorité cantonale aurait violé la maxime des débats (art. 55 CPC) - grief au demeurant motivé de façon lapidaire (cf. supra, consid. 2.1) - en retenant ce fait au terme de l'administration des preuves, plus singulièrement de l'interrogatoire de l'intimée sur son allégation qui était contestée par les recourants, selon laquelle elle n'avait jamais échangé de correspondance avec la compagne du défunt. Pour le reste, la critique n'est pas fondée. Certes, ainsi que le soutiennent les recourants, le fait qu'une grande partie des courriels entre l'intimée et la compagne du défunt a aussi été échangée avec ce dernier n'est à lui seul pas décisif pour déterminer si ces échanges entraient dans le cadre de l'activité typique de l'intimée, dans la mesure où les mandats conférés portaient aussi bien sur des activités typiques qu'atypiques (cf. supra, consid. 6.2). Toutefois, la Chambre civile a aussi fondé son refus sur le fait que les recourants n'avaient pas " expliqu[é] le but et l'intérêt qu'ils retireraient à obtenir [la] correspondance " litigieuse. La critique des recourants sur ce point tombe cependant à faux. L'autorité cantonale ne leur a pas reproché de ne pas avoir indiqué " le but poursuivi par leur action ", mais en quoi la correspondance requise leur était nécessaire pour vérifier la bonne et fidèle exécution du mandat (cf. supra, consid. 5.1). A cet égard, le recours reste muet.