Citation: 1C_674/2024 E. 1.3

1.3. Cela étant, les graves problèmes de santé du recourant ont été dûment identifiés et reconnus tant par l'OFJ que par les autorités françaises auxquelles la situation a été d'emblée clairement exposée. L'OFJ a ainsi renoncé à l'arrestation du recourant, moyennant des mesures de substitution. Interpellées par l'OFJ quant à la possibilité de poursuivre le traitement suivi par le recourant, les autorités françaises ont indiqué, le 28 mai 2024, que la demande d'extradition avait été formée afin de procéder à l'interrogatoire du recourant et que cela ne préjugeait pas de la mise en place d'une mesure de sûreté. L'établissement carcéral (prison des Baumettes à Marseille) disposait d'une unité de soins, ainsi que d'une unité hospitalière sécurisée. Le traitement suivi par le recourant consiste en la prise d'un médicament dont le recourant prétend qu'il ne serait pas encore couramment utilisé en France. On ne voit toutefois pas ce qui empêcherait le recourant d'emporter avec lui et, le cas échéant, de faire venir de Suisse les médicaments nécessaires à son traitement.