Citation: 9C_178/2014 E. 7.2

7.2. En l'espèce, la recourante était au bénéfice d'une demi-rente d'invalidité depuis bien plus de vingt ans (le droit à cette prestation a été reconnu à partir de juin 1989) au moment de la décision administrative litigieuse. Elle fait donc partie de la catégorie des assurés dont on ne peut en principe exiger d'entreprendre de leur propre chef tout ce qu'on peut raisonnablement attendre d'eux pour tirer profit de leur capacité résiduelle de travail médicalement documentée. De plus, la recourante n'a, selon ses indications, plus travaillé depuis 1983 (cf. demande de prestations du 7 avril 1992), ayant exercé par le passé une activité d'ouvrière. Elle a certes exercé une activité accessoire, mais au regard des modestes revenus qu'elle indique en avoir tirés (environ 1'500 fr. par an), ce travail ne saurait être considéré comme une activité dans laquelle elle aurait mis pleinement en oeuvre sa capacité résiduelle de travail. De plus, la recourante n'a apparemment suivi aucune formation professionnelle initiale, ni de formation subséquente, par exemple, dans le domaine de la vente (activité mentionnée par son médecin traitant). On ne saurait donc exiger de la part de la recourante qu'elle reprenne une activité, sans pouvoir bénéficier, au préalable, de mesures de réadaptation d'ordre professionnel.