Citation: 6B_595/2012 E. 1.4

1.4. Le recourant conteste avoir agi par appât du gain. Il reproche à la juridiction précédente d'avoir retenu qu'il n'était pas dans le besoin, alors même que depuis 2010, son revenu mensuel s'était abaissé à 800 euros en raison de la crise, auxquels 500 euros d'aide sociale s'étaient ajoutés, de sorte qu'il disposait d'un montant mensuel de 325 euros par personne pour subvenir aux besoins de sa famille. Les premiers juges ont retenu qu'avant son interpellation, le recourant travaillait en Italie comme manutentionnaire. En 2010, il avait dû réduire son taux d'occupation au regard des commandes qui avaient diminué. Il avait alors développé une activité d'exportation de vin à destination du Nigéria, dont il ignorait le revenu. Son emploi comme salarié lui rapportait 800 euros par mois et il percevait 500 euros d'aide sociale. Il avait obtenu un crédit bancaire de 50'000 euros afin d'acheter avec un ami un appartement de deux pièces en Italie pour lequel il payait 275 euros par mois (cf. jugement du Tribunal correctionnel p. 13 lettre D.c.). Cela étant, les magistrats n'ont pas ignoré la diminution de son taux d'occupation salariée de même qu'ils ont correctement retranscrit sa situation économique. Il en ressort qu'à la suite de la crise, le recourant a subi une perte de gain mensuelle de 200 euros dont il ne saurait tirer avantage en sa faveur. Dès lors qu'il présentait une assise financière lui autorisant l'ouverture d'une ligne de crédit bancaire de 50'000 euros, la cour cantonale n'a pas fait preuve d'arbitraire en retenant qu'il n'était pas dans le besoin et qu'il avait par conséquent agi par appât du gain. Le grief doit être rejeté. Au demeurant, la détérioration de la situation économique du recourant n'exclurait nullement de retenir qu'il a agi par appât du gain.