Citation: 8C_327/2024 E. A

A.a. A.________, née en 1988, sans formation, travaillait depuis le 27 février 2018 comme employée de nettoyage à un taux de 60 % pour le compte de l'entreprise B.________ SA, à U.________. À ce titre, elle était assurée contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 15 octobre 2019, alors qu'elle passait l'aspirateur dans un tableau électrique non sécurisé sur le chantier d'un hôtel en construction, A.________ a reçu une décharge électrique la faisant lâcher le manche de l'aspirateur. Après cet incident, elle a souffert de céphalées en étaux localisées à droite. Elle a consulté le jour même les urgences de l'Hôpital C.________, où les diagnostics d'électrocution mineure sans signe de gravité et de probable migraine avec aura ont été posés. Le cas a été pris en charge par la CNA. A.b. L'évolution de l'état de l'assurée n'étant pas favorable, le docteur D.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et traumatologie et médecin d'arrondissement de la CNA, a proposé qu'elle séjourne à la Clinique romande de réadaptation (CRR), ce qu'elle a fait du 17 mars au 18 avril 2020. Lors du séjour, le diagnostic principal d'électrocution (230 V) avec troubles de la sensibilité du membre supérieur droit et de l'hémicorps droit, d'origine fonctionnelle, et possible surdité de perception des deux côtés avec un acouphène à droite dans le contexte d'une électrocution a été posé, de même que le diagnostic secondaire de trouble de l'adaptation avec des symptômes d'un trouble de stress post-traumatique (PTSD; p ost-traumatic stress disorder). Le 12 novembre 2020, le docteur E.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie et médecin d'arrondissement de la CNA, a relevé que le trouble de l'adaptation avec des symptômes de PTSD avait une influence significative dans la persistance des céphalées et des douleurs et que, sur le plan psychique, il y avait lieu de retenir une causalité naturelle entre le trouble susmentionné et l'accident du 15 octobre 2019. Le 21 janvier 2021, le docteur F.________, spécialiste en rhumatologie et médecin traitant de l'assurée, a souligné que le PTSD dont souffrait sa patiente était à 100 % en lien de causalité avec l'accident du 15 octobre 2019. Le 23 avril 2021, le professeur G.________, médecin chef du service de neurologie de l'Hôpital C.________, a indiqué que l'assurée avait présenté une importante amélioration des douleurs, qu'elle n'avait plus que des crises sporadiques, qu'elle allait également mieux au niveau de son moral et qu'elle avait réussi à reprendre beaucoup de ses activités. Le 27 septembre 2021, le docteur D.________ a relevé que les séquelles organiques de l'accident étaient stabilisées et que les troubles persistants étaient d'ordre psychique. A.c. Par décision du 28 septembre 2021, confirmée sur opposition le 3 février 2022, la CNA a mis fin au versement de l'indemnité journalière au 31 août 2021 et à la prise en charge des frais de traitements au 30 septembre suivant. Elle a en outre dénié le droit de l'assurée à une rente d'invalidité ainsi qu'à une indemnité pour atteinte à l'intégrité.