Citation: 8C_443/2014 E. A

A.a. A.________ a présenté une demande tendant à l'octroi d'une indemnité de chômage à partir du 19 décembre 2011 en indiquant être disposé à travailler à plein temps. Il exposait avoir travaillé dans un café-restaurant, le Café B.________, exploité par la société C.________ Sàrl (ci-après: la société) du 1 er octobre 2004 au 31 juillet 2011, date à laquelle il avait été licencié en raison de la fermeture de l'établissement. L'intéressé était associé de la société, tandis que son épouse, D.________, était associée gérante. Par décision du 26 janvier 2012, la Caisse cantonale genevoise de chômage (ci-après: la caisse) a rejeté la demande, motif pris que l'assuré était l'époux de la propriétaire de l'établissement dans lequel il avait travaillé. L'intéressé a fait opposition à cette décision en indiquant que le Café B.________ était fermé depuis le 2 mai 2011 par décision du Service du commerce, lequel avait refusé en outre d'entrer en matière sur une demande de réouverture le 14 décembre 2011. La caisse a rejeté l'opposition, motif pris que l'assuré n'avait pas rompu définitivement tout lien avec la société, laquelle avait toujours la possibilité d'exploiter un autre bar ou un restaurant (décision du 28 mars 2012). Saisie d'un recours contre cette décision sur opposition, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice de la République et canton de Genève l'a admis partiellement et elle a renvoyé la cause à la caisse pour complément d'instruction au sens des considérants et nouvelle décision. Elle a considéré que ni l'assuré ni son épouse n'avait la possibilité d'ouvrir un nouvel établissement. Aussi était-il nécessaire d'effectuer une instruction en ce qui concerne le salaire effectif réalisé par l'intéressé durant la période déterminante, ainsi que sur son aptitude au placement (jugement du 15 janvier 2013). A.b. La caisse a soumis le cas à l'Office cantonal de l'emploi (OCE). Invité à se déterminer, l'assuré a produit la copie d'une décision du 14 novembre 2012, par laquelle le Service du commerce autorisait D.________ à exploiter le café-restaurant à l'enseigne "B.________ Bar". Par décision du 16 août 2013, confirmée sur opposition le 3 décembre suivant, l'OCE a déclaré l'assuré inapte au placement à compter du 19 décembre 2011. Il a considéré qu'étant donné la qualité de ses recherches d'emploi, il était vraisemblable que l'intéressé n'avait pas réellement l'intention de rechercher et d'accepter un emploi salarié dans l'attente d'une autorisation de réouverture du Café B.________.