Citation: I 552/03 26.11.2004 E. A

A.a E.________, né en 1956, a travaillé en qualité l'employée de maison du 22 octobre 1989 au 30 septembre 1990, date à laquelle elle a donné son congé. Depuis lors, elle n'a plus exercé d'activité lucrative. Le 28 octobre 1993, elle a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente ou d'une mesure de reclassement. Dans un rapport du 17 janvier 1994, son médecin traitant, le docteur G.________, a fait état d'une thalassémie mineure, d'une psychasténie, ainsi que d'une éventuelle myopathie enzymatique mineure, en précisant que les différents examens pratiqués n'avaient jamais mis en évidence de pathologie organique. Par décision du 13 mars 1995, l'Office AI pour le canton de Vaud (ci-après: office AI) a rejeté la demande, considérant que la requérante ne présentait aucune atteinte à la santé invalidante. Par jugement du 28 juin 1995, le Tribunal des assurances du canton de Vaud a confirmé cette décision. A.b Le 28 juillet 1998, E.________ a déposé une nouvelle demande de prestations, en invoquant une aggravation de son état de santé. L'office AI a confié une expertise au Centre d'observation médicale de l'AI (COMAI). Après avoir requis l'opinion d'un neurologue (le professeur C.________) et d'un psychiatre (le docteur A.________) sur le cas, les médecins de cet établissement ont retenu les diagnostics suivants: «neurasthénie, anémie ferriprive sévère, phobies spécifiques chez une personnalité à traits anankastiques (obsessionel compulsif), status post-hépatite B, antigène HBs positif, et thalassémie mineure (bêta thalassémie hétérozygote)»; il existait une capacité de travail résiduelle de 30 % au maximum pour des motifs psychiatriques essentiellement (rapport du 12 mai 2000). Ce rapport a été soumis au médecin-conseil de l'office AI qui s'est déclaré en désaccord avec l'appréciation des médecins du COMAI (avis du 31 mai 2000). Par décision du 12 janvier 2001, l'office AI a derechef rejeté la demande.