Citation: 7B_1008/2023 E. 2.5.2

2.5.2. Cela étant, si les actes de récidive commis par le recourant durant la procédure pénale ont justifié préalablement son placement en détention provisoire, respectivement le maintien de cette mesure, en raison de l'échec des mesures de substitution ordonnées à différentes reprises (cf. en particulier l'arrêt 7B_402/2023 du 22 août 2023), les circonstances ont également évolué, ce que la cour cantonale ne pouvait pas ignorer. Ainsi, au jour de l'arrêt attaqué, les principales charges pesant encore contre le recourant se limitent essentiellement à des infractions contre le patrimoine, concernant en outre principalement des biens de valeur a priori limitée; on rappellera en effet qu'ont été abandonnées certaines charges contre le recourant, dont celles en lien avec des infractions contre l'intégrité sexuelle. Il semble de plus établi que le recourant ne s'en est pas pris physiquement à des personnes lors de la commission des actes illicites qui lui sont reprochés, ayant a priori agi en leur absence. Aucun élément ne permet d'ailleurs de considérer qu'on se trouverait en présence d'indices allant dans le sens d'une aggravation du mode opératoire et notamment que des actes de violence contre des tiers pourraient être commis en cas de libération; en effet, tel ne semble pas avoir été le cas lorsque le recourant a réitéré ses comportements illicites au cours de la procédure pénale.