Citation: 9C_64/2023 E. 3.2

3.2. Examinant ensuite les atteintes à la santé de l'intimée à l'aune de la première demande de prestations du 9 mars 2009, la juridiction cantonale a constaté sur le plan physiologique que le docteur M.________ avait expliqué que l'atteinte neurologique avait déployé ses effets invalidants trois semaines après l'ovariectomie du 14 mai 2008. Le médecin rejoignait ainsi l'appréciation exprimée notamment par les docteurs I.________ et E.________, qui attestaient d'une incapacité de travail totale depuis lors. Cette seule atteinte neurologique justifiait en outre qu'il soit reconnu que l'intimée présentait une entière incapacité de travail survenue dans les suites directes de l'opération du 14 mai 2008. Par surabondance, les premiers juges ont relevé que l'intimée présentait également une atteinte psychiatrique que la doctoresse F.________ avait qualifié à l'époque de sévère au point de retenir une incapacité de travail totale. Les rapports produits par ce médecin avant la décision du 25 mai 2013, et également par la suite, attestaient des problématiques graves présentées par l'intimée sur un plan psychique. Confronté à ce qu'il avait considéré comme une nouvelle demande de prestations de l'assurance-invalidité, l'office AI avait retenu que les derniers rapports médicaux de la psychiatre n'étaient pas suffisamment informatifs pour établir l'existence d'une atteinte psychiatrique invalidante. Dans la mesure où l'office AI avait décidé d'entrer en matière sur la nouvelle demande, il lui appartenait, s'il estimait ne pas disposer des éléments nécessaires pour se fonder une opinion sur les troubles invoqués, d'instruire cette question. Quoi qu'il en soit, les différentes pièces au dossier faisaient ressortir une incertitude quant à l'importance de l'atteinte psychiatrique de l'intimée, antérieurement à la décision du 25 juin 2013 déjà. En effet, comme l'avait relevé la doctoresse F.________, plusieurs problématiques psychiatriques n'avaient pas été traitées par les docteurs G.________ et H.________, ce qui rendait l'expertise du CEMed insuffisante pour permettre à l'office AI de porter un jugement valable sur l'état de santé psychiatrique de l'intimée à l'époque.