Citation: 5A_175/2016 E. 2.3.2

2.3.2. L'argumentation du recourant ne peut être suivie. Du strict point de vue de la cognition du juge de mainlevée ( cf. parmi d'autres: arrêt 5A_434/2015 du 21 août 2015 consid. 6.1.1, in : SJ 2016 I p. 49 et la jurisprudence citée), la lettre du 15 avril 2013 (" Attestation et reconnaissance - Reconnaissance de dettes ") ne corrobore pas la thèse d'une cession de créance, que réfute, par ailleurs, la prétendue cédante. Dans cet acte, celle-ci se borne à déclarer que le montant de 200'000 fr., dont elle est créancière en vertu du prêt octroyé au poursuivi et à D.________, doit être affecté au paiement des honoraires d'architecte de l'intimé n° 2, qui se trouve être son créancier. Certes, on peut y discerner une relation triangulaire, mais une telle opération pourrait être qualifiée d' assignation indirecte : l'assignant ( X.________) remet à l'assignataire ( intimé n° 2) une assignation que celui-ci remet pour acceptation à l'assigné ( emprunteurs) ( cf. TERCIER/FAVRE, Les contrats spéciaux, 4e éd., 2009, § 72 n° 6177), dont le paiement aura alors pour effet d'éteindre simultanément les deux dettes (TERCIER/FAVRE, op. cit., n° 6191 et les références). Il n'y a cependant pas lieu d'approfondir la question, dès lors qu'il faut admettre, avec la juridiction cantonale, que le document en discussion n'apparaît pas comme un acte de cession de créance au sens de l'art. 165 CO; les éléments extrinsèques au titre que le recourant allègue ( i.e. motif de la cession, portée de la lettre du 25 septembre 2013) ne sauraient être pris en considération ( cf. arrêt 5A_434/2015 consid. 6.2, avec la jurisprudence citée). Quoi qu'en dise le recourant, la juridiction précédente n'a pas affirmé qu'il existerait un " deuxième prêt " entre les parties, octroyé à la même date que le premier et visé par le courrier du 25 septembre 2013; elle s'est bornée à constater que cette dernière lettre ne faisait " aucune référence au document du 15 avril 2013". Or, si elles concernent bien la même créance ( i.e. prêt accordé en août 2012), ces deux pièces ne permettent pas d'affirmer qu'elles se rapporteraient effectivement à la même opération, à savoir une cession de créance.