Citation: 6B_1189/2021 E. 4.5

4.5. Malgré la durée relativement longue de son séjour en Suisse, le recourant, qui est né au Portugal et y a vécu toute son enfance et une bonne partie de sa vie d'adulte, ne peut pas se prévaloir d'une intégration particulièrement réussie en Suisse, dès lors qu'il maîtrise mal le français, qu'il était au chômage au moment de son interpellation et qu'il n'a pas démontré avoir développé des liens sociaux particuliers en Suisse. D'un point de vue de sa vie familiale, ses enfants sont majeurs et ne vivent plus avec lui. Quant à son épouse, avec laquelle il vit et qui dispose apparemment du droit de résider en Suisse, rien n'indique - et le recourant ne le prétend pas - qu'on ne puisse pas exiger de celle-ci, également de nationalité portugaise, qu'elle retourne avec son mari dans leur pays d'origine, où se trouvent la maison familiale et une partie de leur famille. En définitive, il est douteux qu'un renvoi au Portugal placerait le recourant dans une situation personnelle grave et porterait atteinte au respect de sa vie privée et/ou familiale. Quoi qu'il en soit, compte tenu de ce qui suit (cf. infra consid. 4.6), l'intérêt privé de l'intéressé à demeurer en Suisse ne l'emporte pas sur l'intérêt public à son expulsion, question devant être examinée au regard du principe de la proportionnalité découlant des art. 5 al. 2 Cst. et 8 par. 2 CEDH (cf. arrêts 6B_1035/2021 du 16 décembre 2021 consid. 3.4; 6B_379/2021 du 30 juin 2021 consid. 1.4 et les références citées).