Citation: I 339/02 02.04.2003 E. 4.3

4.3.1 Lorsque l'assuré n'a pas - comme en l'espèce - repris d'activité professionnelle, il y a lieu de se référer aux données statistiques, telles qu'elles résultent des enquêtes sur la structure des salaires de l'Office fédéral de la statistique pour estimer le revenu d'invalide (ATF 126 V 76 sv. consid. 3b/aa et bb). On se réfère alors à la statistique des salaires bruts standardisés, en se fondant toujours sur la médiane ou valeur centrale. En l'occurrence, le salaire de référence est celui auquel peuvent prétendre les hommes effectuant des activités simples et répétitives dans le secteur privé en 1998, à savoir 4268 fr. par mois (Office fédéral de la statistique, Enquête sur la structure des salaires 1998, TA1, p. 25, niveau de qualifications 4). Comme les salaires bruts standardisés tiennent compte d'un horaire de travail de 40 heures, soit une durée hebdomadaire inférieure à la moyenne usuelle dans les entreprises en 1999 (41,8 heures; La Vie économique 12/2001, p. 80, tableau B 9.2), ce montant doit être porté à 4'460 fr., soit 53'520 fr. par an. Si l'on adapte ce chiffre à l'évolution des salaires entre 1998 et 1999 de 0,3 %, on obtient 53'680 fr. Il faut en outre prendre en considération le fait que la capacité de travail du recourant doit être réduite de 37,5 % (selon le rapport d'expertise de la doctoresse A.________), ce qui donne 33'550 fr. La comparaison avec le revenu sans invalidité de 60'370 fr. donne un taux d'invalidité de 44.42 %. Ce taux ne diffère guère de ceux auxquels sont parvenus les premiers juges (44,29 % et 43,14 %) au terme d'une comparaison des revenus fondée sur les statistiques salariales, en prenant comme années de référence respectivement 1998 et de 2000. Ce taux ouvre le droit à un quart de rente d'invalidité. 4.3.2 Le recourant allègue que la cour cantonale aurait dû opérer un abattement de 25 à 40 % sur le revenu d'invalide, pour tenir compte du passage d'une activité de force à un travail léger et de la nécessité de se reposer. Il se réfère à cet égard à l'arrêt ATF 126 V 78 ss consid. 5. C'est méconnaître la portée de cette jurisprudence, selon laquelle une réduction maximale de 25 % trouve sa justification lorsque la situation de l'assuré est délicate, eu égard, notamment, à son handicap, à son âge, aux années de service, à sa nationalité, à son taux d'occupation. Or, ainsi que les premiers juges l'ont retenu, la doctoresse A.________ a intégré dans son appréciation médico-légale les limitations encourues du fait du handicap du recourant, de même que celles résultant de la diminution de rendement, de sorte qu'un abattement supplémentaire n'est pas justifié (le recourant étant encore jeune et n'ayant que trois années de service à son actif auprès de son dernier employeur). En tout état de cause, même si l'on admettait un abattement de 5 % pour tenir compte de la nationalité étrangère du recourant, on obtiendrait un revenu d'invalide de 31'873 fr. dont la comparaison avec le revenu sans invalidité de 60'370 fr. donnerait 47,2 %; ce taux est insuffisant pour ouvrir le droit à une demi-rente d'invalidité. 4.3.3 Par ailleurs, c'est également en vain que le recourant allègue que seul un emploi de manoeuvre pourrait entrer en considération pour lui (sous-entendu avec le revenu correspondant), pour le motif que des activités de surveillance ne seraient pas disponibles au moment voulu. D'une part, en effet, compte tenu du large éventail d'activités non qualifiées que recouvrent les secteurs de la production et des services, on doit convenir qu'un certain nombre d'entre elles sont légères, permettent l'alternance des positions et ne nécessitent pas de se baisser de manière répétée et sont donc adaptées aux problèmes physiques du recourant, tels qu'ils ont été décrits par l'expert. D'autre part, est seule déterminante la question de savoir dans quelle mesure la capacité de gain résiduelle de l'assuré peut être exploitée économiquement sur le marché du travail équilibré entrant en considération pour lui (VSI 1998 p. 296 consid.3b et les arrêts cités; Omlin, Die Invalidität in der obligatorischen Unfallversicherung, thèse Fribourg 1995, p. 208). Il n'y a pas lieu d'examiner si le recourant peut être placé eu égard aux conditions concrètes du marché du travail, mais uniquement s'il pourrait encore exploiter économiquement sa capacité de travail résiduelle lorsque les places de travail disponibles correspondent à l'offre de la main d'oeuvre. 4.3.4 Le recourant invoque un certificat médical du 26 octobre 2001 du docteur B.________ qu'il n'a pas produit en procédure cantonale, alors que l'instruction était encore en cours. De toute manière, ce certificat est postérieur de près de dix mois à la décision attaquée du 5 janvier 2001, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'en tenir compte conformément à la jurisprudence (cf. consid. 2 supra). Si l'état de santé du recourant s'est agravé dans l'intervalle, il sera loisible à ce dernier de demander une révision de la rente. Dans ces circonstances, le recours est mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :