Citation: 4A_116/2016 E. 4.3.1

4.3.1. Dans la seconde branche de son unique grief, le recourant soutient que la décision attaquée viole l'ordre public matériel en donnant effet à des contrats qui méconnaissent gravement les droits de la personnalité et les droits fondamentaux des joueurs. S'agissant des droits de la première catégorie, le club xxx explique que les CPDE leur porteraient gravement atteinte en faisant pression sur lui par diverses clauses, telles que celle l'obligeant à payer à l'intimée un montant de 4'200'000 euros au minimum ( Fund's Minimum Interest Fee) au cas où le joueur visé par l'une de ces conventions ne serait pas transféré à un autre club avant la fin de son contrat de travail, ceci afin de le contraindre à tout mettre en oeuvre pour encourager le joueur en question à quitter le club avant l'expiration dudit contrat. Ce joueur, bien qu'il ne soit pas partie au CPDE le concernant, verrait ainsi fortement restreint, sinon annihilé, son droit au libre épanouissement économique, en particulier sa faculté de choisir lui-même le cours à donner à sa carrière sportive et le club auquel il entend offrir ses services. Et l'intéressé de mentionner diverses démarches entreprises à différents niveaux afin de faire cesser ce que la FIFPro qualifie d'atteinte à la dignité des joueurs professionnels. Sous l'angle des droits fondamentaux, le recourant soutient que le mécanisme des CPDE revient à mettre en place les conditions permettant à un fonds d'investissement de décider indirectement si un joueur doit continuer à évoluer avec son club ou s'il doit accepter la conclusion d'un contrat avec un autre club. A son avis, pareille situation porterait atteinte à l'interdiction du travail forcé, énoncée à l'art. 4 al. 2 CEDH entre autres instruments juridiques, et, plus généralement, à la dignité humaine.