Citation: 6B_40/2015 E. 3.3

3.3. Il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant a fait l'objet, sur le plan administratif, d'une décision, rendue le 15 août 2013, de non-entrée en matière concernant la demande d'autorisation de séjour par regroupement familial et de renvoi, décision entrée en force le 2 septembre 2013. Contrairement à ce que paraît soutenir le recourant, il n'a pas fait l'objet d'une décision d'expulsion pénale - au demeurant supprimée du code pénal depuis le 1 er janvier 2007 - mais d'une décision administrative, entrée en force, à la suite de laquelle il n'est plus autorisé à séjourner en Suisse. Dès lors, les autorités cantonales, en ordonnant la libération conditionnelle du recourant au jour de son renvoi, n'ont pas statué sur son expulsion. Elles n'ont fait que prendre acte de l'existence d'une décision définitive sur la question du statut juridique du recourant en Suisse et n'avaient par conséquent pas à examiner si ce renvoi violait ou non l'art. 8 CEDH. Il incombait au recourant de faire valoir ses arguments devant les autorités administratives, seules à même de statuer sur son droit à séjourner en Suisse. La cour cantonale n'a dès lors pas violé le droit d'être entendu du recourant en n'examinant pas expressément son grief sur lequel elle n'avait pas le pouvoir de statuer.