Citation: 5A_38/2018 E. 3.1

3.1. La cour cantonale a retenu que la recourante admettait avoir reçu le bordereau de taxation litigieux et avoir formé réclamation contre celui-ci le 25 septembre 2014. La poursuivie contestait toutefois avoir reçu la décision déclarant sa réclamation irrecevable et alléguait que l'intimé n'avait pas démontré lui avoir notifié ladite décision. Il ressortait cependant du dossier qu'à réception de la sommation du 4 juillet 2016 adressée par pli recommandé et mentionnant expressément le bordereau du 16 juillet 2014 ainsi que les montants dus à ce titre, la recourante n'avait pas réagi. Or, on pouvait partir du principe que le contribuable qui conteste son rappel d'impôt par le biais d'une réclamation va s'inquiéter de connaître le sort réservé à celle-ci par l'AFC, a fortiori après avoir reçu la sommation se référant expressément au bordereau contesté, et n'attend pas d'être poursuivi. Le premier juge avait ainsi à bon droit déduit de l'absence de réaction de la débitrice après la réception de la sommation qu'elle avait préalablement reçu le bordereau expédié en juillet 2014, ce que celle-ci admettait. Dès lors que le bordereau avait été valablement notifié, contesté tardivement et que celui-ci portait la mention qu'il valait jugement exécutoire, le Tribunal de première instance avait également à juste titre considéré que l'intimé était au bénéfice d'un titre exécutoire au sens de l'art. 80 al. 2 LP. La cour cantonale a ainsi confirmé l'admission de la requête de mainlevée définitive de l'opposition.