Citation: 6B_1322/2021 E. 2.5.2

2.5.2. Par ailleurs, il convient de relever que l'argumentation du recourant semble reposer sur la (fausse) prémisse selon laquelle une détention en milieu carcéral, en l'occurrence aux EPO, serait nécessairement inappropriée et assimilable à une détention provisoire dans l'attente d'une place disponible dans une institution spécialisée. Or, comme susmentionné (cf. supra consid. 2.4), l'art. 59 al. 3 CP prévoit expressément que le traitement peut s'effectuer dans un établissement pénitentiaire au sens de l'art. 76 al. 2 CP, dans la mesure où le traitement thérapeutique nécessaire est assuré par du personnel qualifié (cf. arrêts 6B_660/2019 du 20 août 2019 consid. 6.3; 6B_154/2017 du 25 octobre 2017 consid. 2.5). En l'occurrence, il ne ressort pas de la décision attaquée que le recourant séjournerait dans l'établissement précité dans l'attente d'une place dans une institution spécialisée, ou en raison de places manquantes dans un lieu de détention plus adéquat, mais qu'il y effectue sa mesure à titre de l'art. 59 CP, en bénéficiant d'une prise en charge thérapeutique. En outre, contrairement à ce que semble penser le recourant, le Tribunal fédéral a déjà considéré qu'une mesure thérapeutique institutionnelle pouvait être exécutée dans un établissement pénitentiaire si le traitement était assuré par du personnel qualifié (cf. notamment arrêts 6B_660/2019 du 20 août 2019 consid. 4.4; 6B_538/2013 du 14 octobre 2013 consid. 6.1.2; cf. aussi arrêts 6B_27/2018 du 30 mai 2018 consid. 4.2; 6B_154/2017 du 25 octobre 2017 consid. 2 concernant la prison de Champ-Dollon et 6B_705/2015 du 22 septembre 2015 consid. 1.4.2 concernant l'exécution d'un internement aux EPO). C'est ainsi en vain que le recourant fait valoir que les EPO ne constituent pas un établissement d'exécution des mesures. Son grief est rejeté. Pour le surplus, le recourant ne démontre pas en quoi son placement aux EPO serait contraire à l'art. 5 CEDH.