Citation: 1C_407/2020 E.

Agissant conjointement par la voie du recours en matière de droit public, Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage, Helvetia Nostra, Pro Natura - Ligue suisse pour la protection de la nature, Pro Natura Vaud, ASPO/BirdLife Suisse, SOS Jura et Paysage-Libre Vaud demandent principalement au Tribunal fédéral de réformer l'arrêt attaqué en ce sens que le recours cantonal est admis, les décisions des conseils généraux de La Praz, Mont-la-Ville et Juriens rendues respectivement les 18 janvier et 27 mars 2018 sont annulées, de même que la décision d'approbation préalable du DTE du 15 août 2018 et l'autorisation de défrichement du 6 août 2018 délivrée par la DGE. Subsidiairement, les recourantes concluent au renvoi de la cause à l'instance précédente pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Elles requièrent encore l'octroi de l'effet suspensif. Le Tribunal cantonal renonce à se déterminer et se réfère aux considérants de son arrêt. L'Etat de Vaud demande le rejet du recours. Les communes intimées concluent au rejet du recours dans la mesure de sa recevabilité. Il en est de même de la constructrice, ENMS SA. Egalement invité à se déterminer, l'OFEV estime que l'arrêt attaqué est sur le principe conforme au droit fédéral; le protocole d'arrêt automatique des turbines et les mesures de suivi devraient cependant être complétés et améliorés. Quant à l'Office fédéral de l'énergie (ci-après: OFEN), il considère que le projet revêt un intérêt national et juge l'arrêt attaqué conforme au droit fédéral de l'énergie; l'OFEN conteste par ailleurs la nécessité des mesures supplémentaires exigées par l'OFEV en lien avec le protocole d'arrêt et le suivi. L'ARE, sans prendre de conclusions formelles, rappelle notamment que le projet a été approuvé en coordination réglée le 30 novembre 2015, si bien que le plan partiel d'affectation litigieux repose sur une base suffisante dans le plan directeur cantonal vaudois. Aux termes de leurs écritures ultérieures, les parties persistent dans leurs conclusions respectives. Par ordonnance du 17 août 2020, le Président de la Ire Cour de droit public a admis la requête d'effet suspensif dans la mesure où elle porte sur l'autorisation de défrichement et l'a rejetée pour le surplus.