Citation: 9C_374/2022 E. 5.2

5.2. Contrairement à ce que soutient d'abord la recourante, la juridiction de première instance n'a pas "jugé que les éléments biographiques en lien avec le diagnostic de stress post-traumatique n'[avaient] été évoqués que tardivement". Ils ont constaté que les éléments anamnestiques autorisant le diagnostic d'état de stress post-traumatique (notamment la situation de guerre à laquelle la recourante avait été confrontée dans son pays d'origine et les conflits familiaux) avaient été dûment pris en compte, en particulier par la doctoresse C.________, qui avait motivé les raisons pour lesquelles elle n'avait pas retenu ce diagnostic (cf. rapport d'expertise du 26 janvier 2021, p. 3, 16-17 et 20-21). Les premiers juges ont en revanche été "surpris" que le diagnostic d'état de stress post-traumatique n'ait été posé que le 11 octobre 2021, par la doctoresse E.________ et le docteur F.________, alors même que ce diagnostic n'avait auparavant pas été mentionné par les médecins qui suivaient la recourante auprès du Centre G.________. Ceux-ci avaient en effet jusqu'alors posé le diagnostic d'épisode dépressif moyen, avec syndrome somatique, et n'avaient pas fait état de plaintes de la recourante ou d'évocation par celle-ci de symptômes caractéristiques des critères permettant de retenir le diagnostic d'état de stress post-traumatique (rapports des docteurs H.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et F.________, du 28 janvier 2020, ainsi que de la doctoresse I.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et des docteurs J.________ et F.________, du 15 mai 2020).