Citation: I 550/05 27.12.2005 E. 4

4.1 En l'occurrence, le rapport d'expertise du COMAI remplit toutes les exigences auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). En effet, ses auteurs ont rendu leurs conclusions sur la base d'examens complets. Les plaintes du recourant ont été prises en considération et le rapport a été établi en pleine connaissance de l'anamnèse. Quant à la description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale, elles sont claires et les conclusions des experts sont dûment motivées. Ainsi, à la suite d'une appréciation consensuelle du cas particulier, laquelle tient compte tant des aspects somatiques que psychiques, le collège d'experts, composé de cinq médecins, dont un rhumatologue et deux psychiatres, est parvenu à la conclusion que le recourant était apte à exercer une activité légère permettant l'alternance des positions assis/debout et évitant les travaux en hauteur ainsi que la manipulation de machines à raison de 6 à 8 heures par jour sans diminution de rendement. Cette appréciation du cas était alors largement partagée par le médecin-traitant du recourant. En effet, dans son rapport du 4 avril 2003, le docteur W.________ estimait, sur la base d'un diagnostic pour l'essentiel similaire à celui posé par les experts du COMAI, que son patient était en mesure de travailler à temps complet dans une activité tenant compte de ses restrictions physiques. Dans un courrier du 27 avril 2004, il maintenait ses conclusions en ajoutant que les vertiges avaient pratiquement disparu et que les douleurs ressenties à la colonne vertébrale étaient stabilisées à la suite d'un renforcement musculaire qu'il avait prescrit. 4.2 Dans sa lettre du 24 février 2005 adressée à la clinique d'oto-rhino-laryngologie de l'Hôpital Y.________, le docteur W.________ a certes mentionné une aggravation de l'état de santé survenue dans les derniers mois et caractérisée notamment par la reprise des vertiges, des douleurs dorsales ainsi que par des paresthésies plus fréquentes aux mains. Toutefois, son appréciation est essentiellement fondée sur les plaintes du patient et n'est corroborée par aucune constatation médicale objective. Or les médecins du COMAI avaient déjà relevé de manière convaincante une importante divergence entre les plaintes subjectives du recourant et les substrats objectifs. Par ailleurs, il ne ressort pas de ce document que la capacité de travail dans une activité adaptée, telle qu'elle a été attestée par les experts du COMAI, en serait affectée. Quant au certificat médical du docteur B.________ de l'Hôpital Y.________ du 4 août 2005, il n'est d'aucun secours au recourant, dès lors que ce médecin a attesté, sans aucune justification, une totale incapacité de travail d'une durée indéterminée à partir du 2 août 2005, soit pour une période postérieure à la décision sur opposition (cf. consid. 2). 4.3 On peut encore rappeler que le droit pour le justiciable de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort de la décision ne comprend bien évidemment pas le droit d'obtenir la mise en oeuvre d'une expertise médicale favorable à son point de vue (arrêt C. du 28 octobre 2005, I 264/05; arrêt L. du 30 janvier 2003, I 606/02). Du moment qu'aucun document médical du dossier ne permet de retenir de manière convaincante une aggravation de l'état de santé de l'intéressé jusqu'à la date déterminante, les premiers juges pouvaient à juste titre considérer que des mesures probatoires supplémentaires ne pourraient pas modifier leur appréciation des preuves et que, le dossier médical étant complet, il était superflu d'administrer une nouvelle expertise.