Citation: 7B_830/2024 E. 2.1

2.1. Le recourant, qui ne remet pas en cause l'existence de soupçons suffisants de culpabilité, invoque une violation de l'art. 221 al. 1 let. c et al. 1 bis CPP. Concernant l'art. 221 al. 1 let. c CPP, le recourant relève qu'il a déjà été reconnu coupable de différentes infractions par le Ministère public des mineurs, mais considère qu'il ne s'agirait pas de crimes ou de délits graves au sens de cette disposition légale. À cet égard, il expose qu'il n'aurait été reconnu coupable que d'infraction simple à la LStup (art. 19 al. 1 LStup), de conduite sans autorisation (art. 95 al. 1 LCR) et d'autres infractions à la LCR "contre le patrimoine". Il précise qu'il n'existerait "pas un, et encore moins deux, antécédents susceptibles de correspondre à un crime ou à un délit grave par lequel il aurait compromis la sécurité d'autrui de manière sérieuse et imminente". Concernant l'art. 221 al. 1 bis CPP, le recourant estime qu'il n'aurait pas gravement porté atteinte à l'intégrité physique et psychique d'autrui. Il fait valoir que l'anxiété dont souffrirait la victime à la suite des actes qui se sont déroulés le 15 janvier 2024 ne serait pas établie et ne constituerait a fortiori pas une atteinte suffisamment grave à l'intégrité psychique d'autrui pour entrer dans le champ d'application de la disposition légale précitée. Il ajoute qu'il n'existerait aucune preuve permettant de retenir que le pistolet utilisé lors de ces faits serait une arme réelle. Dans ce contexte, le recourant conteste pour le surplus l'existence d'un risque de récidive. À cet égard, il expose qu'il n'aurait aucun antécédent de violence, ni aucune prédisposition à la violence, et n'aurait jamais mis en danger la vie ou l'intégrité physique d'autres personnes. Il indique encore qu'il aurait déjà passé plusieurs mois en détention et que cela lui aurait permis de réfléchir à la gravité des faits qui lui sont reprochés.