Citation: 6B_1383/2017 E. 2.3

2.3. L'argumentation du recourant est irrecevable dans la mesure où elle s'écarte de l'état de fait de la cour cantonale, dont il n'a pas démontré l'arbitraire (cf. consid. 1 supra). Il en va ainsi lorsque celui-ci prétend que les toiles litigieuses pourraient être authentiques, qu'il aurait expressément émis des réserves s'agissant de leur authenticité auprès d'A.________ et de I.________, ou qu'il n'aurait lui-même jamais douté de l'authenticité des tableaux, ces deux dernières allégations n'apparaissant au demeurant guère compatibles. Le recourant prétend qu'il serait courant, dans le monde des affaires, de ne pas révéler, à un acheteur potentiel, le prix d'achat de la marchandise. Or, la cour cantonale n'a pas considéré qu'il s'agissait en tant que tel d'un comportement astucieux, mais que l'astuce avait consisté à remettre des certificats d'authenticité aux acheteurs, ainsi que d'autres documents évoquant une valeur considérable des oeuvres, tout en taisant leur prix d'achat dérisoire pour de prétendues toiles de maîtres ainsi que les circonstances de leur acquisition - notamment par l'achat sur Internet ou à un vendeur émettant lui-même des réserves concernant l'authenticité d'une oeuvre expédiée ensuite par colis postal -, soit tous les éléments qui auraient éveillé des soupçons chez les intéressés. Le recourant soutient encore que l'astuce serait exclue en raison de la co-responsabilité d'A.________. Ce dernier, en obtenant des toiles chez un antiquaire dont il avait fait vérifier la probité en prenant des renseignements auprès d'un client amateur d'art, en recevant des certificats d'authenticité et en se faisant présenter une police d'assurance portant sur des tableaux d'une valeur de plusieurs millions de francs, n'avait toutefois pas à procéder à de plus amples vérifications. Il n'apparaît pas, en effet, que le prénommé aurait fait preuve d'une imprudence particulière en la matière, compte tenu des documents qui lui étaient présentés. Le fait qu'il soit un "homme d'affaires internationales expérimenté" n'y change rien, dès lors que l'intéressé ne connaissait pas le marché de l'art. Le recourant soutient encore, en reprenant à son compte les déclarations d'A.________ qu'il a par ailleurs contestées, que l'élément constitutif de l'enrichissement illégitime ferait défaut s'agissant de la "C.________", puisque cette toile aurait été remise au prénommé contre un franc symbolique. Toutefois, comme l'a exposé la cour cantonale, cette toile a été remise à A.________ dans le cadre d'une même opération, conclue devant notaire le 21 janvier 2009, visant, pour le recourant, à obtenir de l'argent de la part d'A.________. Dans ce contexte, le prénommé n'avait aucune raison de recevoir gracieusement une toile de M.________ de la part du recourant, qu'il ne connaissait pas. Cette opération ne pouvait que s'inscrire dans le cadre de l'accord au terme duquel une somme devait être remise au recourant, moyennant quoi la "D.________" pourrait être éventuellement vendue, notamment au profit d'A.________. Ainsi, quel que fût l'accord conclu entre les intéressés, les deux transactions litigieuses visaient de toute manière, pour le recourant, à se procurer un enrichissement illégitime. Compte tenu de ce qui précède, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en condamnant le recourant pour escroquerie.