Citation: 1B_398/2014 E. B

Par décision du 3 juillet 2014, après avoir statué le 10 juin 2014 sur des plaintes similaires formées par A.________ et son épouse, le TPF a rejeté les plaintes dans la mesure où elles étaient recevables et non privées d'objet. Les questions relatives à la mise sous scellés échappaient à la cognition de la cour car elles n'avaient pas fait l'objet d'une décision préalable. Certains séquestres avaient été levés entretemps de sorte que les recours étaient sans objet; ils étaient également irrecevables en tant qu'ils visaient de simples demandes de renseignements ou émanaient d'entités non concernées par les perquisitions et séquestres. En définitive, le TPF est entré en matière sur le recours formé par B.________ concernant son propre compte bancaire, ainsi que par une autre société visée par une perquisition. Sur le fond, la Cour des plaintes a constaté que, sur la base des éléments relevés par l'AFC, il se pouvait que les économies d'impôts réalisées par le plaignant - environ 20 millions de francs, intérêts non compris - puissent avoir servi à alimenter les comptes bloqués, notamment celui de B.________ dont A.________ était l'ayant droit. Le séquestre, portant sur 25 millions de francs au total, respectait en conséquence le principe de proportionnalité et il en allait de même de la saisie de documents opérés auprès de RAF.