Citation: 5P.191/2005 30.09.2005 E. 2

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 131 II 58 consid. 1 p. 60; 130 II 65 consid. 1 p. 67). 2.1 Le recours de droit public et le recours en réforme sont motivés de manière pratiquement identique. Ils ne sont pas irrecevables pour autant. Le Tribunal fédéral ne refuse d'entrer en matière que si, en raison du mélange des griefs soulevés, la motivation des recours n'apparaît pas suffisamment claire et, de ce fait, ne répond pas aux exigences légales. En présence de deux recours dont la motivation est similaire, il convient ainsi d'examiner si, pour chaque acte de recours, les moyens invoqués sont recevables dans le cadre de cette voie de droit et satisfont aux exigences de motivation qui lui sont propres. En cas de réponse affirmative, le recours est recevable, quand bien même le recourant reprend textuellement le même grief dans l'autre acte de recours (ATF 118 IV 293 consid. 2a p. 294 et les arrêts cités). Au vu de cette jurisprudence, il y a lieu d'admettre, en principe, la recevabilité des deux recours interjetés. 2.2 Sous réserve d'exceptions non réalisées en l'espèce, le recours de droit public est de nature cassatoire. Les conclusions des parties sont dès lors irrecevables dans la mesure où elles visent à autre chose qu'à l'annulation de la décision attaquée (ATF 124 I 327 consid. 4a p. 332; 120 Ia 256 consid. 1b). Ainsi, le chef de conclusions concernant les frais et dépens des instances cantonales est irrecevable. 2.3 Les recourantes dénoncent la violation de l'art. 186 al. 1 LPC GE, selon lequel la partie qui allègue un fait, que ce soit pour en déduire son droit ou sa libération, doit le prouver, à moins que l'autre partie ne déclare l'admettre ou que la loi permette de le tenir pour avéré. Cette disposition ne s'applique qu'en matière de droit cantonal et de droit étranger, à l'exclusion du droit fédéral qui est régi par l'art. 8 CC (Bertossa/Gaillard/Guyet/Schmidt, Commentaire de la loi de procédure civile du canton de Genève, n. 1 ad art. 186 et la jurisprudence citée, notamment ATF 84 I 15 et 108 III 112). L'action révocatoire relevant du droit fédéral, l'art. 186 al.1 LPC GE n'est pas applicable en l'espèce et le grief de la violation de cette disposition tombe donc à faux.