Citation: BGE 150 IV 308 E. 2.4.4

Sous réserve des cas permettant la transmission - notamment anticipée - de moyens de preuve (cf. en particulier art. 67a et 80dbis EIMP), une mesure de contrainte sur le territoire d'un autre État ne peut en règle générale être mise en oeuvre qu'en vertu du droit international (traité, accord bilatéral, droit international coutumier) ou, à défaut du consentement - en principe préalable - de l'État requis dans le respect des règles régissant l'entraide (ATF 146 IV 36 consid. 2.2 p. 45 et les arrêts cités; voir également ZIMMERMANN, op. cit., p. 299 n. 285). La nécessité de l'existence d'un traité international a été en particulier confirmée par le Tribunal fédéral pour la mise en oeuvre d'une investigation secrète; en effet, compte tenu des moyens techniques modernes de communication, le contrôle des échanges entre l'agent infiltré (étranger) et l'autorité requérante (étrangère) qui l'a mandaté est impossible, ce qui ouvre une brèche importante dans le principe fondamental selon lequel des informations ne peuvent être transmises à l'État requérant qu'à la faveur d'une ordonnance de clôture (ATF 132 II 1 consid. 3.3,