Citation: 4C.359/2002 29.01.2003 E. A

X.________, propriétaire d'une villa sise sur la Commune de A.________ (VS), l'a remise en location aux époux Y.________ dès le 1er novembre 1991. Le contrat de bail, conclu le 28 octobre 1991, portait sur une durée initiale de trois ans, reconductible tacitement d'année en année. Le loyer convenu était de 1'600 fr. par mois, charges non comprises. Le bail portait sur une villa de deux étages comprenant huit pièces, sur deux places de parc couvertes ainsi que sur un jardin. Le 9 avril 1998, une requête d'autorisation de construire une piscine de 60 m2 sur la parcelle a été adressée à la Commune de A.________. Le formulaire, qui mentionnait un coût approximatif de construction de 10'000 fr., avait été rempli par sieur Y.________, mais était signé par X.________. Durant les mois d'avril et mai 1998, les époux Y.________ ont fait réaliser, à leurs frais et sous la direction de sieur Y.________, une piscine assortie d'un local technique. Le bassin à ciel ouvert, d'une profondeur variant entre 80 cm et 155 cm environ, avait une emprise au sol de 50 m2. La première mise en eau a eu lieu en juillet 1998. L'année suivante, des margelles ont été posées autour du bassin. A la fin des travaux, le coût de construction s'est élevé à 46'391,90 fr. Ce prix n'a jamais été communiqué à X.________ avant la fin de la réalisation des travaux. A l'époque de la réalisation de la piscine, les époux Y.________ envisageaient d'acquérir la villa. X.________ ne pouvait ignorer ce fait, même si les discussions avaient été conduites par son fils. Peu après le début des travaux, le fils d'X.________ a proposé aux époux Y.________ d'acquérir la villa pour le prix de 550'000 fr. Ces derniers, estimant le prix trop élevé, ont renoncé à l'acquisition et ont donné leur congé pour le 31 juillet 1999. La résiliation a été acceptée par le bailleur. La construction de la piscine n'a engendré aucune hausse de loyer.