Citation: 5A_479/2015 E. 3.1

3.1. Il ressort de l'arrêt attaqué que la recourante a acquis un appartement le 5 novembre 1993 pour un prix de 400'000 fr., dont 200'000 fr. versés en espèces. Selon une expertise judiciaire, l'appartement avait une valeur vénale de 470'000 fr. à la fin 2004 et de 1'100'000 fr., libre d'occupants, à la fin 2013. Au moment du mariage, la recourante était débitrice envers ses parents de la somme de 250'000 fr. Cette dette a été remboursée durant le mariage, à raison de 50'000 fr. le 28 janvier 2005, 50'000 fr. le 27 janvier 2006, 75'000 fr. le 30 janvier 2007 et 75'000 fr. le 30 janvier 2008. Dans sa demande de divorce, la recourante a indiqué que ses acquêts comprenaient une " créance en participation à l'acquisition de ses biens propres (appartement de [...]) - remboursement de son père ". Lors de l'audience du 15 mai 2012 devant le Tribunal de première instance, ainsi que dans son écriture du 8 mai 2013 sur la liquidation du régime matrimonial, la recourante a par ailleurs confirmé que le prêt de ses parents était en relation avec l'appartement. Sur la base de ces éléments, la cour cantonale a retenu qu'à de réitérées reprises, la recourante avait mentionné que le prêt lui avait été accordé en relation avec l'appartement et n'avait pas allégué qu'elle aurait pu acquérir ce bien sans ces fonds. L'ex-épouse n'avait par ailleurs pas indiqué un autre but auquel les fonds empruntés auraient été affectés. La juridiction précédente a dès lors estimé que le prêt avait été consenti pour contribuer à l'acquisition de l'appartement. Le remboursement du prêt au moyen des acquêts de la recourante était ainsi soumis à l'art. 209 al. 3 CC. Le remboursement étant intervenu de façon échelonnée et les parties n'ayant pas requis de l'expert qu'il estime la valeur du logement aux dates des différents remboursements, rien ne s'opposait à diviser par deux la plus-value effectuée pour tenir compte de l'échelonnement du remboursement. Par ailleurs, la valeur vénale de l'immeuble ne devait pas être réduite du fait que la recourante entendait encore y loger. La cour cantonale a dès lors confirmé l'évaluation de la créance de récompense des acquêts de la recourante contre ses biens propres en relation avec l'appartement pour un montant de 405'025 fr.