Citation: I 143/05 04.05.2006 E. 1

Cela étant, le moment de la survenance de l'incapacité de travail invalidante peut être fixé au mois de septembre 1999 ou à une date antérieure, selon que l'on se fonde sur la décision du 14 mars 2003 et le prononcé du 28 janvier précédent ou sur la décision sur opposition du 27 mai 2003. 2.2.2 Quoi qu'il en soit, même si l'on admet, en l'occurrence, que l'incapacité de travail invalidante constatée par l'office AI est survenue à une date antérieure au mois de septembre 1999, l'on ne saurait considérer qu'elle a succédé immédiatement à une période d'activité lucrative ou à une période assimilée. Par sa décision du 14 août 1998, l'office AI a fixé le taux d'invalidité à 5 %, compte tenu du fait que l'état de santé de l'intéressé ne l'empêchait pas d'exercer, à plein temps, une activité exempte de travaux lourds. Or, à cet égard, on ne peut se rallier à l'opinion du recourant, selon laquelle l'office intimé aurait procédé, par la décision sur opposition litigieuse, à une reconsidération (cf. art. 53 al. 2 LPGA) de sa décision initiale de refus de toute prestation. En effet, selon la jurisprudence, l'administration ne peut reconsidérer une décision formellement passée en force de chose décidée qu'à la condition, notamment, qu'elle n'ait pas fait l'objet d'un jugement sur le fond (ATF 127 V 469 consid. 2c et les références). Or, en l'occurrence, la décision initiale de refus de rente du 14 août 1998 a été confirmée par le jugement du tribunal administratif cantonal du 23 février 2000, puis par l'arrêt de la Cour de céans du 14 juin 2000 (I 218/00). L'office intimé n'était dès lors pas habilité à reconsidérer sa décision du 14 août 1998, et la décision sur opposition litigieuse du 27 mai 2003 constitue une décision de révision motivée par une augmentation du taux d'invalidité (cf. art. 17 al. 1 LPGA). Cela étant, force est de considérer que le recourant ne subissait pas d'incapacité de travail invalidante avant le 14 août 1998, date de la décision initiale de refus de prestations, et que, dans la mesure où il a cessé toute activité lucrative au mois de mars 1995 (et n'a pas satisfait non plus à l'une des exigences posées à l'art. 30 aRAI), il ne peut prétendre une rente complémentaire de l'assurance-invalidité pour son épouse. L'office intimé était dès lors fondé, par sa décision sur opposition du 27 mai 2003, à refuser l'octroi d'une telle prestation. Ainsi, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: