Citation: 7B_443/2024 E. 3.2.3

3.2.3. Le recourant ne parvient par ailleurs pas à démontrer que l'instruction menée au sujet de sa capacité de prendre part aux débats serait entachée d'irrégularités ou d'erreurs qui puissent être qualifiées de particulièrement lourdes ou répétées. En tant que l'on pourrait certes à première vue s'interroger sur le fait que le dossier cantonal ne comporte aucune mention de l'appel téléphonique intervenu en février 2021 entre la Procureure et les experts, ni des courriels qu'ils s'étaient adressés entre eux à la même période, il apparaît néanmoins que ces échanges s'inscrivaient, comme la cour cantonale l'a retenu sans arbitraire en se fondant sur les explications des différents intimés (cf. arrêt attaqué, consid. 3.5 p. 9), dans une démarche purement organisationnelle, les experts cherchant alors à informer la Procureure qu'ils étaient en mesure de rendre leur rapport sur la base des documents médicaux qu'ils avaient à disposition, ce qui en soi n'est pas d'emblée inadmissible (cf. ATF 146 IV 1 consid. 3.2.2). En tout état, on relèvera que le fait qu'un expert formule, dans son rapport, des conclusions défavorables à l'une des parties ne constitue pas un motif de récusation (ATF 132 V 93 consid. 7.2.2; arrêt 7B_266/2023 du 6 décembre 2023 consid. 4.4). Enfin, le rejet de la réquisition de preuve tendant à la réalisation d'un complément d'expertise n'est pas de nature, en tant que tel, à dénoter une apparence de prévention de la Procureure, étant à cet égard rappelé qu'une procédure de récusation n'a pas pour objet de permettre aux parties de contester la manière dont est menée l'instruction, ni de remettre en cause les différentes décisions incidentes prises par la direction de la procédure (ATF 143 IV 69 consid. 3.2).