Citation: 7B_1284/2024 E. 2.2

2.2. En l'espèce, la cour cantonale a retenu que la situation du recourant évoluait positivement, bien que de façon lente. En effet, celui-ci montrait certaines capacités introspectives et réflexives, ainsi que la capacité de repérer les contextes à risque, et il s'investissait dans son suivi thérapeutique. Sur ce dernier point, la cour cantonale a relevé que le préavis de la CLCED se distanciait de ceux de la Direction des Établissements de U.________ et des thérapeutes du recourant. Il convenait toutefois de s'en remettre aux préavis détaillés et concordants de ces deux derniers - qui côtoyaient du reste étroitement l'intéressé - dont il ressortait que le recourant faisait preuve d'un bon investissement dans son suivi thérapeutique. Cela étant, à ce stade, seule une amorce de remise en question avait été relevée et les thérapeutes préconisaient la poursuite de la thérapie, dans le contexte d'une condamnation à une peine privative de liberté de plus de 5 ans pour lésions corporelles graves et agression notamment, ainsi que d'un risque de récidive important. La cour cantonale a relevé également que le recourant formulait des projets d'avenir, dans le prolongement de l'obtention de son AFP qu'il convenait de saluer, mais que ces projets n'étaient pas encore aboutis. Sur ce point, le recourant disait vouloir obtenir un certificat fédéral de capacité (CFC), mais il ne démontrait que très peu de motivation à travailler. Il ne semblait pas non plus avoir pris conscience de son rapport à la violence ni ne respectait les règles, comme l'attestait sa persistance à enfreindre les règles de l'établissement et les nombreuses sanctions disciplinaires dont il avait fait l'objet, encore durant l'été 2024. Dès lors, son maintien dans un cadre structuré avec une prise en charge axée sur la maîtrise des comportements impulsifs, la réintégration sociale et un suivi thérapeutique demeurait nécessaire (cf. arrêt attaqué, p. 7).