Citation: 2C_1015/2018 E. 6.1

6.1. L'instance précédente a jugé que les explications de la recourante au sujet de la prétendue donation n'étaient pas crédibles et qu'elles étaient contredites par différentes pièces au dossier. D'une part, les libellés des versements effectués par D.________ à la recourante, énonçant un « partage [d'] honoraires » en sa faveur pour la vente d'un appartement, respectivement d'une propriété, étaient sans équivoque quant à la nature des versements. Il était pour le moins surprenant, dans l'hypothèse avancée par la recourante, que lesdits libellés ne fassent aucunement mention de C.________ et du versement opéré pour son compte, mais en faveur de la recourante. Il était vrai que D.________, dans des attestations des 22 novembre 2013 et 29 octobre 2015, avait confirmé avoir opéré les versements litigieux à la recourante, sur demande de C.________. Toutefois, ces attestations, établies postérieurement à l'ouverture de la procédure en rappel et soustraction d'impôt - quatre jours après s'agissant de la première - semblaient en réalité avoir été établies pour les besoins de la cause. Par ailleurs, si la recourante avait expliqué l'origine de la dette de D.________ envers C.________, dans son écriture du 24 juin 2016, par la réalisation de deux transactions immobilières en 2003, C.________ avait quant à lui indiqué, dans son courrier du 25 septembre 2017, que D.________ lui devait de l'argent depuis longtemps et qu'il avait été en mesure de lui en rembourser une partie en 2003. Quoi qu'il en soit, les écrits de C.________, qui avait refusé par deux fois de se présenter aux audiences de la Cour de justice après y avoir été dûment convoqué en qualité de témoin, n'étaient pas d'une grande force probante. Il apparaissait que les explications fournies par ce dernier sur ses relations avec la recourante étaient fluctuantes et contradictoires. Après avoir affirmé par devant le Tribunal administratif de première instance, lors d'une audience ayant eu lieu au cours de l'année 2005, que la recourante avait elle-même créé G.________ SA et qu'il n'en avait jamais été actionnaire, il avait signé un contrat de fiducie avec celle-ci à teneur duquel il était l'ayant droit économique desdites actions. Enfin, la recourante avait tantôt allégué que le versement litigieux correspondait à une donation en faveur de sa fille, tantôt qu'il s'agissait d'un versement en capital pour l'entretien de sa fille et d'elle-même. Par ailleurs, il ressortait de plusieurs pièces au dossier, soit notamment des procès-verbaux des audiences tenues par le Tribunal administratif de première instance en 2005, des extraits du registre du commerce ainsi que du site internet de H.________ Sàrl, que la recourante était active depuis de nombreuses années, y compris durant la période litigieuse, dans le domaine de l'immobilier. L'instance précédente en a conclu que l'autorité intimée avait apporté la preuve de l'existence d'un revenu de 110'000 fr. imposable dans le chapitre de la recourante pour la période fiscale 2003, cette dernière ayant échoué à démontrer l'existence d'une donation correspondant à dite somme.