Citation: U 399/00 21.06.2001 E. 3

3.- a) Se ralliant aux conclusions des médecins de la Clinique de réadaptation et du docteur R.________, les premiers juges ont retenu que l'atteinte dégénérative du dos, les troubles statiques et le syndrome fibromyalgique sont des facteurs maladifs, indépendants des accidents des 30 septembre 1996 et 27 février 1998, et qu'ils influent de manière prépondérante sur l'état de santé du recourant. Ils ont considéré qu'il ne subsistait plus, au-delà du 7 mars 1999, de lien de causalité naturelle entre les accidents incriminés et l'atteinte à la santé du recourant ainsi que son incapacité de travail. Pendant la période du 14 août 1998 au 7 mars 1999, le degré de son incapacité de travail imputable aux accidents assurés était de 25 %. En conséquence, ils n'ont admis l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les événements des 30 septembre 1996 et 27 février 1998 et son atteinte à la santé qu'à raison de 25 % du 14 août 1998 au 7 mars 1999. b) Le recourant nie que des facteurs maladifs, indépendants des accidents incriminés, puissent jouer un rôle prépondérant. Selon lui, si tel était réellement le cas, le statu quo ante aurait été rétabli au plus tard en automne 1998. Or, cela est démenti par le fait que l'intimée a continué de verser ses prestations jusqu'au 7 mars 1999. En outre, les troubles statiques nécessitent une instruction complémentaire comportant une expertise par un neurologue indépendant et les causes du syndrome fibromyalgique doivent être élucidées dans le cadre d'une expertise multidisciplinaire. c) En ce qui concerne l'atteinte dégénérative du dos, le bilan radiologique conventionnel du rachis lombaire de face et de profil du 4 mars 1998 atteste qu'elle se présente sous la forme d'une spondylose D11/D12 et dans une moindre mesure D12/L1, ainsi qu'au niveau L5/S1, et d'une spondylarthrose au niveau des segments lombaires bas. La résonance magnétique du rachis lombaire du 2 février 1999 ne fait que confirmer l'atteinte dégénérative sous la forme d'une protrusion discale postérieure étagée depuis L3 jusqu'à S1, sans image en faveur de hernies discales et sans conflit disco-radiculaire. D'après le radiologue, il n'y a pas d'évolution par rapport au contrôle scanographique du 14 octobre 1996. Les premiers juges ont retenu que l'atteinte dégénérative du dos au niveau lombaire existait déjà avant la survenance des accidents des 30 septembre 1996 et 27 février 1998, les deux chutes dont a été victime le recourant ayant provoqué des contusions lombaires et étant tout au plus susceptibles d'avoir aggravé l'état maladif préexistant. Ils ont constaté que les examens radiologiques, scanographiques et par résonance magnétique n'avaient pas montré de lésion traumatique quelle qu'elle soit.