Citation: 5A_826/2020 E. 5.1

5.1. Il ressort de la décision querellée que les premiers juges avaient retenu que les parties n'avaient pas opté pour une répartition traditionnelle des rôles durant la vie commune et que l'épouse n'avait pas réussi à prouver qu'elle avait utilisé sa fortune pour l'entretien de la famille, ni qu'elle avait réduit son activité professionnelle à un taux de 20 % après la naissance de leur fille. Ils en déduisaient que l'intéressée n'avait pas démontré que l'union des parties avait marqué durablement de son empreinte sa situation financière. La cour cantonale a quant à elle retenu que les époux avaient vécu ensemble depuis l'année 1998, que leur fille était née en avril 2002, qu'ils s'étaient mariés en 2010 et qu'ils vivaient séparés depuis le mois de mars 2013. Elle a souligné que, même si le mariage n'avait effectivement duré que trois ans environ, il avait néanmoins été précédé de douze ans de vie commune et qu'un enfant était issu de la relation des parties. La juridiction cantonale a retenu que, s'il n'était certes pas établi que l'épouse avait fortement réduit son activité professionnelle après la naissance de sa fille, il ressortait néanmoins de ses écritures et de différents certificats médicaux qu'elle avait souffert d'une atteinte grave à sa santé qui l'avait obligée à cesser toute activité professionnelle en 2008. Les parties s'étaient ensuite mariées en 2010, de sorte que le mari avait pleine connaissance de l'état de santé de son épouse, laquelle n'avait par ailleurs repris son activité professionnelle qu'après la séparation des parties. Quant au fait que l'intimée n'avait pas prouvé avoir utilisé sa fortune pour l'entretien de la famille, force était d'en déduire que celui-ci était assuré principalement, voire exclusivement, par les revenus du mari, à tout le moins durant les cinq dernières années de la vie commune. On devait, dans ces conditions, admettre que l'union des parties avait marqué durablement la situation financière de l'épouse.