Citation: 6B_284/2022 E. 3.1.1

3.1.1. Alors que le tribunal de police avait admis que les déclarations des témoins étaient inexploitables et qu'il n'allait pas en tenir compte, mais avait refusé de retirer du dossier les pièces y faisant référence, la cour cantonale a considéré que ces déclarations étaient exploitables. Selon le recourant, en renversant le constat du tribunal de police et en déclarant les déclarations des témoins exploitables, la cour cantonale aurait violé le principe de l'interdiction de la reformatio in pejus. Le recourant méconnaît la portée de ce principe. Selon la jurisprudence, l'interdiction de la reformatio in pejus prohibe tant l'aggravation de la peine que l'aggravation de la qualification juridique (ATF 144 IV 35 consid. 3.1.1 et 3.2.2; 139 IV 282 consid. 2.4-2.5). L'existence d'une reformatio in pejus doit être examinée à l'aune du dispositif (ATF 139 IV 282 consid. 2.6 p. 289). La cour de céans ne voit pas en quoi la cour cantonale aurait puni plus sévèrement le recourant en déclarant les déclarations des témoins exploitables. Le principe de la reformatio in pejus n'est pas applicable en l'espèce.