Citation: 4A_349/2023 E. 7.2.3

7.2.3. Bien qu'elle se réfère expressément à la jurisprudence relative à l'art. 393 let. e CPC, telle qu'elle vient d'être rappelée, la recourante ne s'y conforme pourtant pas dans l'application au cas concret des principes posés par le Tribunal fédéral. Elle reproche certes au Tribunal arbitral d'avoir écarté arbitrairement un certain nombre de faits et de moyens de preuve dont il aurait dû tenir compte en examinant les divers postes de travaux à plus-value, respectivement d'avoir procédé à des appréciations insoutenables. Cependant, elle le fait de manière purement appellatoire, au moyen d'une série d'allégations et de renvois à certaines pièces figurant au dossier. Il n'appert nullement de sa démonstration que telle ou telle constatation figurant dans la sentence serait contredite par une pièce déterminée versée au dossier de l'arbitrage. L'intéressée confond, de toute évidence, la notion d'inadvertance manifeste avec celle d'appréciation arbitraire des preuves. Or, cette dernière notion n'est pas constitutive d'un grief recevable dans un recours en matière civile dirigé contre une sentence interne. Pour le reste, la recourante se borne à affirmer, de manière péremptoire, que le Tribunal arbitral aurait méconnu les règles sur le fardeau de la preuve mais elle échoue manifestement à démontrer que les arbitres auraient sombré dans l'arbitraire au sens de l'art. 393 let. e CPC. Point n'est, dès lors, besoin d'examiner plus avant ce chapitre du mémoire de recours.