Citation: 6B_1241/2020 E. A

A.________ a travaillé durant plusieurs années au sein de l'administration cantonale jurassienne. Il en a été congédié dans le courant du mois de mai 2012. Échaudé par ce licenciement qu'il considérait comme abusif, il souhaitait exprimer son point de vue dans la presse. En fin d'année 2012, sur conseil d'une de ses connaissances, C.________, il a rencontré à plusieurs reprises B.________, journaliste indépendant, pour lui communiquer diverses informations destinées à la publication d'un article dans le magazine D.________. Le 20 novembre 2012, au cours de l'un de ces entretiens auquel participait également C.________, A.________ a spontanément changé de sujet et s'est mis à parler du résultat des dernières élections communales à U.________ en s'attribuant le mérite d'avoir contribué au succès de E.________, élu maire à l'issue d'un second tour, respectivement en se félicitant d'avoir ainsi pu nuire à son concurrent, F.________, son ancien chef de service qu'il jugeait seul responsable de son licenciement. B.________ a enregistré l'ensemble des déclarations de son interlocuteur à l'insu de ce dernier au moyen de son téléphone portable. Sur demande de celui-là, celui-ci a ensuite accepté de retranscrire ses propos dans une lettre manuscrite qu'il a signée. Il en ressort en substance qu'il avait fait campagne en faveur du candidat sorti vainqueur, pour se venger du perdant, en détournant dans les deux tours de l'élection un certain nombre d'enveloppes de vote par correspondance. Par jugement du 25 juin 2019, la Juge pénale du Tribunal de première instance du canton du Jura a notamment libéré B.________ de l'accusation d'enregistrement non autorisé de conversations au préjudice de la partie plaignante A.________ et d'une autre personne et a rejeté toutes les conclusions civiles du dernier nommé.