Citation: 5A_450/2016 E. 1

A.d. Le 14 juillet 2015, A.A.________ a sollicité à son tour le prononcé de mesures protectrices de l'union conjugale, avec mesures superprovisionnelles, concluant notamment à l'attribution de la jouissance exclusive du domicile conjugal, ainsi qu'à celle de la garde des enfants, à la réserve en faveur de B.A.________ d'un large droit de visite à déterminer en fonction du rapport du SPMi, et à la condamnation de cette dernière au paiement mensuel de contributions de 2'600 fr. pour son propre entretien, de 1'500 fr. pour celui de C.________ et de 1'300 fr. pour celui de D.________, allocations familiales non comprises. Il a par la suite également requis le versement d'une provisio ad litem de 8'000 fr. A.e. Par ordonnance du 15 juillet 2015, le Tribunal a rejeté les mesures superprovisionnelles requises par A.A.________ et, pour le surplus, a fait interdiction à B.A.________ de parler aux enfants du conflit parental, ainsi que de critiquer devant elles d'une quelconque manière A.A.________. A.f. A.A.________ n'a pas quitté le domicile conjugal et B.A.________ n'a pas requis son évacuation face à la réaction des enfants, en particulier de C.________ qui s'est opposée au départ de son père. Les parties ont alors de nouveau mis en place un système de garde alternée au domicile conjugal. A.g. Un rapport d'évaluation sociale a été établi le 29 octobre 2015 par le SPMi aux termes duquel celui-ci préconisait le maintien sans restriction de l'autorité parentale conjointe, l'attribution de la garde des enfants à B.A.________ et la réserve en faveur de A.A.________ d'un droit de visite se déroulant d'entente entre les parents mais, à défaut, du samedi à 19h au mardi à 8h à quinzaine ainsi que durant la moitié des vacances scolaires. A.h. Depuis la fin de l'année 2015, B.A.________ n'est plus retournée au domicile conjugal, dès lors que son mari refuse de quitter l'appartement pendant l'exercice de son droit de visite. Elle a vécu chez sa mère et a conclu un contrat de bail portant sur un appartement de quatre pièces meublé proche de l'école des enfants, lequel devait prendre effet au 1 er juillet 2016. Les enfants ont continué à la voir régulièrement. Il résulte de la retranscription des échanges de messages entre les époux, dont l'exactitude n'a pas été remise en cause, que D.________ passe davantage de temps avec sa mère, tandis que C.________ reste plus souvent avec son père. B.A.________ voit C.________ notamment les samedis car c'est en général elle qui la dépose à son cours d'équitation et qui vient la rechercher.