Citation: 6B_1215/2020 E. 1.2

1.2. S'agissant de l'audition de E.________, la cour cantonale a estimé qu'elle n'était pas utile dans la mesure où le recourant s'était déjà exprimé sur les motifs qui l'avaient poussé à agir et que la manière dont le message avait été perçu par un membre du groupe n'était pas pertinente. En substance, le recourant prétend que le témoignage de E.________ aurait permis d'expliquer le fonctionnement du groupe D.________ et d'établir à la fois l'interprétation d'un destinataire de l'intention du recourant au moment de rédiger le message litigieux et d'apporter la preuve de la vérité. Outre que la cour cantonale n'a pas autorisé le recourant - sans que celui-ci ne le conteste au moyen de griefs suffisamment motivés (cf. infra consid. 2.5) - à faire la preuve de la vérité, on ne distingue pas, et le recourant ne l'expose pas, en quoi l'audition de E.________, membre du groupe D.________, en particulier ses éventuelles explications sur le fonctionnement dudit groupe, aurait permis d'établir que les affirmations contenues dans le message litigieux, selon lesquelles l'intimée aurait obtenu son diplôme de sexologie clinique de manière frauduleuse, seraient vraies. Pour le surplus, le ressenti de E.________ au sujet du message litigieux n'est pas pertinent dans la mesure où pour interpréter une déclaration attentatoire à l'honneur, il faut se fonder sur une interprétation objective selon la signification qu'un destinataire non prévenu doit, dans les circonstances d'espèce, lui attribuer (cf. infra consid. 3.1). Par conséquent, le recourant ne démontre pas en quoi l'appréciation anticipée de la pertinence du moyen de preuve à laquelle la cour cantonale a procédé serait entachée d'arbitraire. Insuffisamment motivé, son grief est irrecevable.