Citation: 8C_405/2021 E. A

A.a. A.________ a travaillé dès le 1 er septembre 2002 en qualité d'aide familiale à 80 % auprès de la Fondation B.________. Le 17 octobre 2007, elle a chuté dans les escaliers, ce qui lui a occasionné une déchirure de type III de la face profonde du tendon du sus-épineux de la coiffe des rotateurs de l'épaule droite, ainsi qu'une entorse cervicale bénigne. SWICA Assurances SA (ci-après: SWICA), auprès de laquelle elle était assurée obligatoirement contre le risque d'accident, a pris en charge le cas. Le 11 novembre 2008, l'assurée a déposé une demande de prestations auprès de l'office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'OAI). Par décision du 15 septembre 2009, confirmée sur opposition le 3 février 2010, SWICA a mis un terme à ses prestations d'assurance avec effet au 30 septembre 2009. A.b. Le 2 février 2010, en traversant la chaussée, l'assurée a heurté le bord d'un trottoir et a fait une chute, laquelle a entraîné des contusions du genou droit, du poignet gauche, de l'épaule droite et du thorax à droite. Elle a été licenciée avec effet au 31 août 2010. Par décision du 30 mars 2010, confirmée sur opposition le 28 janvier 2011, SWICA a mis fin au traitement médical dès le 18 février 2010 et à l'indemnité journalière à partir du 15 mars 2010. A.________ a recouru contre la décision sur opposition du 28 janvier 2011 devant la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice de la République et canton de Genève. Mandaté par la Chambre des assurances sociales pour une expertise judiciaire, le professeur C.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, a examiné l'assurée le 16 mai 2012. Par arrêt du 27 mars 2013, la cour cantonale a partiellement admis le recours de l'assurée et a annulé les décisions de l'assureur-accidents des 30 mars 2010 et 28 janvier 2011. Se fondant sur le rapport d'expertise du docteur C.________ du 13 juin 2012, elle a retenu que les troubles de l'épaule droite étaient en lien de causalité avec les deux événements accidentels des 17 octobre 2007 et 2 février 2010 et que l'assurée avait droit à des prestations de la part de l'assureur-accidents au-delà du 14 mars 2010. A.c. L'assurée a bénéficié d'un reclassement professionnel de l'assurance-invalidité. Dans ce cadre, elle a suivi une formation qui a pris fin le 30 avril 2014 et a débouché sur l'obtention d'un certificat d'aide-comptable (délivré par D.________). Par décision du 23 mars 2016, l'OAI a rendu une décision de rente contre laquelle l'assurée a recouru devant la Chambre des assurances sociales. Par arrêt du 29 mai 2017, la cour cantonale a partiellement admis le recours et a renvoyé la cause à l'OAI pour qu'il mette en oeuvre une expertise pluridisciplinaire. A.d. Par décision du 16 avril 2019, l'OAI, faisant siennes les conclusions de l'expertise pluridisciplinaire qu'il avait entre-temps mise en oeuvre, a mis l'assurée au bénéfice d'une demi-rente d'invalidité dès le 1 er août 2014, puis d'une rente entière à partir du 1 er novembre 2015 en raison d'une pathologie psychiatrique. Le 17 avril 2019 et le 13 mai 2019, l'assurée a communiqué cette décision à SWICA et lui a demandé de statuer sur son droit aux prestations. A.e. Par décision du 3 juillet 2019, confirmée sur opposition le 3 avril 2020, SWICA a refusé d'octroyer une rente d'invalidité à l'assurée, au motif que la comparaison des salaires sans (80'279 fr. 05) et avec invalidité (77'444 fr. 60) faisait apparaître un taux d'invalidité de 6,6 %, inférieur au seuil de 10 % ouvrant le droit à une rente. Elle lui a en revanche alloué une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 12'600 fr., correspondant à 10 % du montant maximum du gain annuel assuré à l'époque de l'accident.