Citation: 9C_40/2015 E. 6.4.3

6.4.3. 6.4.3.1. Dans les faits, les investissements litigieux ont consisté à transférer des actifs d'une catégorie donnée (liquidités) à une autre catégorie (immeubles). La question de savoir si une telle réallocation d'actifs au sein du patrimoine de l'institution - à tout le moins en ce qui concerne le second des deux investissements (cf. supra consid. 6.4.2.3) - était opportune au regard de la situation difficile que vivait la société fondatrice et des effets que celle-ci pouvait avoir sur le fonctionnement de B.________, doit être analysée à la lumière du risque objectif qu'elle représentait au moment où elle a été effectuée et des pertes prévisibles qu'elle était susceptible d'entraîner. Or, comme on l'a vu (cf. supra consid. 6.4.1), un placement immobilier ne présente, en soi, qu'un risque modéré, une perte éventuelle résultant avant tout de l'état du marché immobilier au moment où le bien est vendu. 6.4.3.2. La recourante allègue - de manière très générale - que les placements effectués ne répondaient pas aux besoins actuariels de B.________, puisque celle-ci était confrontée à l'époque à un besoin toujours plus croissant de liquidités afin de faire face à l'augmentation des cas d'invalidité. Ce faisant, elle ne démontre pas que B.________ n'était pas en mesure, faute de liquidités suffisantes, de couvrir les prestations en cours et celles qui pouvaient survenir à brève échéance (rentes et prestations de libre passage) au moment où les investissements ont été consentis. Il convient au contraire de noter que l'institution de prévoyance disposait d'un important portefeuille de titres dont il y a lieu de présumer qu'une partie était facilement mobilisable.