Citation: 5A_1016/2015 E. 4.2

4.2. Il convient d'abord de déterminer si la recourante peut effectivement prétendre ignorer que la parcelle no 199, dont elle est propriétaire, était grevée de la servitude litigieuse. La cour cantonale a retenu à cet égard que la recourante en avait été informée dès 1995 en tant que l'acte constitutif avait été inscrit au registre foncier. Or celle-ci se limite à simplement prétendre ne pas en avoir été avisée. Bien que la recourante ait mis en doute la validité de l'inscription devant les instances cantonales, elle n'invoque pas, devant le Tribunal de céans, que la cour cantonale aurait arbitrairement admis la légitimité de la société C.________ SA à constituer la servitude litigieuse et à en requérir ainsi l'inscription, se borner à affirmer qu'elle n'aurait jamais validé cet acte étant à cet égard insuffisant en référence aux exigences de motivation sus-exposées (consid. 2 supra). Admettre que la recourante ne peut avoir ignoré l'existence de la servitude litigieuse s'impose d'autant plus au regard de la fiction posée par l'art. 970 al. 4 CC, dès lors que la validité de l'inscription n'est pas efficacement contestée par l'intéressée (cf. STEINAUER, Les droits réels, tome I, 5e éd. 2012, n. 590a et les références). Partant de cette prémisse, il faut retenir, avec la cour cantonale, que la recourante n'a jamais discuté la servitude litigieuse avant d'introduire la présente procédure en 2015. L'on ne saisit pas en quoi l'apparente remise en cause, en novembre 2015, de la convention passée le 5 mars 2001 permettrait de parvenir à une conclusion différente.