Citation: U 408/06 10.08.2007 E. A

B.________, né en 1949, a travaillé en qualité d'ouvrier agricole au service de la société anonyme X.________. A ce titre, il était assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de La Vaudoise Générale, Compagnie d'Assurances (ci-après: la Vaudoise Assurances). Le 16 février 2001, au cours d'une procédure d'inventaire d'animaux, il s'est fait charger par un taureau. Transporté le même jour à l'Hôpital Y.________, il y a séjourné jusqu'au 21 février 2001. Le rapport de sortie faisait état de contusions thoraciques et abdominales simples; les suites avaient été favorables; B.________ avait pu reprendre une mobilisation correcte sous une bonne couverture d'antalgie; l'évolution était satisfaisante; un traitement médicamenteux restait prescrit. En outre, une radiographie de la colonne cervico-dorso-lombaire pratiquée le jour de l'accident avait mis en évidence surtout de discrets troubles dégénératifs dorsaux et lombaires ainsi qu'une ostéophytose L1-L2 sur la gauche (rapport du 26 février 2001 des docteurs A.________, médecin-chef du service de chirurgie orthopédique et C.________, médecin assistant). La Vaudoise Assurances a pris en charge cet événement accidentel. Le 7 mars 2001, le docteur G.________, médecin traitant de l'assuré, a diagnostiqué des contusions thoraciques et abdominales simples, lesquelles avaient entraîné une incapacité de travail de 100 %. Le traitement médical a pris fin le 10 avril 2001 et l'assuré a pu reprendre le travail à 100 %. Dans un rapport du 23 mars 2002, le docteur M.________, spécialiste en chirurgie à l'Hôpital Y.________, a ajouté une contusion du genou gauche au diagnostic retenu précédemment. Il a fait état également d'une persistance de lombalgies depuis l'accident sur troubles dégénératifs et statiques modérés, asymptomatiques avant l'accident. Une radiographie de la colonne lombaire (du 8 février 2002) indiquait une légère bascule du bassin et un pincement L3-L4 léger. L'assuré était au bénéfice d'un traitement d'antiphlogistiques et de physiothérapie mais ne présentait pas d'incapacité de travail. Selon le docteur M.________, l'accident du 16 février 2001 était très probablement responsable des douleurs et de la raideur constatées malgré des troubles dégénératifs préexistants. Le 4 juin 2002, le docteur M.________ a précisé qu'il avait suivi le patient du 5 février au 25 mars 2002. Sur la base de son examen du 5 février 2002, il avait constaté une nette raideur lombaire expliquant les douleurs du patient. Un traitement de physiothérapie de quinze séances avait eu un effet très satisfaisant; l'assuré avait été équipé d'une talonnette apte à corriger partiellement un déséquilibre du bassin.