Citation: 2C_706/2020 E. 4.6

4.6. Les éléments avancés par le recourant ne modifient pas les constats qui précèdent. Dans la mesure où il affirme avoir exercé une activité lucrative pendant une durée totale d'environ six ans, il s'écarte de manière appellatoire et partant inadmissible de l'arrêt attaqué. Son allégation n'a donc pas à être prise en compte (cf. supra consid. 2). Par ailleurs, les incapacités de travail du recourant en 2018, 2019 et début 2020, attestées par des certificats médicaux, ne remettent pas en cause l'absence d'intégration professionnelle, puisque c'est la présence effective sur le marché du travail qui est déterminante (cf. supra consid. 4.3). Au reste, on peut relever qu'elles n'expliquent que les deux dernières années du parcours du recourant, alors que celui-ci était en Suisse depuis huit ans en 2020. De même, si la demande de prestations de l'assurance-invalidité, que le recourant mentionne et qui a été déposée au printemps 2019 à teneur de l'arrêt entrepris, venait à aboutir, cela permettrait de comprendre l'absence d'emploi ces dernières années, mais pas le manque complet d'efforts en vue de s'intégrer qui a précédé. La procédure en cours depuis 2016 relative au droit de séjour, qui aurait empêché le recourant selon ses dires de retrouver un emploi dans des bonnes conditions à partir de ce moment-là, n'explique pas non plus les premières années du parcours du recourant en Suisse. En outre, le recourant ne démontre pas concrètement qu'un emploi lui aurait été refusé faute de disposer des autorisations nécessaires. Enfin, le recourant argue d'une intégration réussie en soulignant que son casier judiciaire est vierge et qu'on ne peut tenir compte à son désavantage de la procédure pénale en cours, dans laquelle il est prévenu de viol, en raison du principe de la présomption d'innocence. Un casier judiciaire vierge ne permet pas à lui seul de retenir que l'intégration est réussie. Partant, le recourant ne peut rien tirer en sa faveur de cet élément. En outre, le Tribunal administratif fédéral n'a pas conclu à une absence d'intégration réussie en raison de la procédure pénale en cours, mais de l'ensemble des facteurs précités (cf. supra consid. 4.4 et 4.5), de sorte qu'on ne voit pas en quoi il aurait méconnu la présomption d'innocence.