Citation: 4P.300/1998 27.06.2000 E. 3

3.- a) De l'avis du recourant, il est également arbitraire de limiter le moyen tiré de l'art. 444 al. 1 ch. 3 CPC/VD à la question de savoir si l'appréciation des preuves est, formellement, arbitraire. C'est donc à tort que la cour cantonale n'est pas entrée en matière sur ses critiques relatives à l'appréciation matériellement arbitraire des preuves. La décision des premiers juges violerait l'art. 4 aCst. , dans la mesure où ceux-ci retiennent l'avis de l'un des experts, sans motiver leur choix. b) Selon l'art. 444 al. 1 ch. 3 CPC/VD, le recours en nullité peut être formé contre tout jugement principal d'une autorité judiciaire quelconque, notamment pour violation des règles essentielles de la procédure, lorsque l'informalité est de nature à influer sur le jugement et qu'elle ne peut être soumise au Tribunal cantonal par un recours en réforme ou corrigée par lui lors de l'examen d'un tel recours. Ce moyen de nullité sanctionne aussi la violation des règles de procédure fédérales et non seulement cantonales (Poudret/Wurzburger/Haldy, op. cit. , n. 16 ad art. 444 CPC/VD et la jurisprudence citée). Il en va ainsi de la violation du droit d'être entendu tiré de l'art. 4 aCst. c) Le recourant estime, si tant est que l'on reconnaisse que les premiers juges ont opéré un choix parmi les avis des experts, qu'il doit être admis à critiquer leur décision, dans la mesure où ils ne l'ont nullement motivée. Ce grief tombe à faux, les premiers juges ayant non seulement opéré un choix, mais aussi expliqué pourquoi ils se sont basés sur l'avis de l'un des experts (cf. consid. 2c/cc ci-dessus), ce que la cour cantonale a précisément examiné et confirmé. À vrai dire, l'explication des premiers juges est entachée d'une erreur de plume concernant les dates des quatre factures prises en compte par l'expert dont ils ont finalement écarté l'avis, en raison précisément desdites dates. Eneffet, cesfacturessontpostérieuresetnonantérieures - comme mentionné incorrectement dans la décision des premiers juges - à la résiliation du contrat entre le recourant et l'intimé. Dès lors, et c'est ainsi seulement que le jugement de la Cour civile prend tout son sens sur ce point, l'architecte ne peut être tenu pour responsable desdites factures, toutes postérieures à la résiliation de son contrat. Il ne convient donc pas de les ajouter au décompte du coût final effectif de la villa.