Citation: 5A_422/2020 E. A

A.a. Par courrier du 6 décembre 2019, A.________ et B.________ se sont adressés au Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant du canton de Genève (ci-après: TPAE) en invoquant l'obligation de surveillance des curateurs de cette autorité relativement à la vente d'une parcelle propriété d'une hoirie, composée de deux soeurs et un frère, D.________ lequel était au bénéfice d'une curatelle de représentation avec gestion du patrimoine. A.________ et B.________ affirmaient avoir des raisons de penser qu'ils avaient été instrumentalisés et que leur offre d'achat, au prix demandé, de cette propriété avait été utilisée aux seules fins de l'attribuer à un membre de C.________, société qui avait elle-même procédé à l'évaluation et à la vente du bien en question et à qui avait été confié un important projet immobilier en lien avec celui-ci. Ils dénonçaient un conflit d'intérêts du curateur, proche du propriétaire de C.________, et des collusions entre certains intervenants. Par courrier du 10 décembre 2019, le TPAE a informé les précités qu'il avait pris note de leurs observations et qu'il allait instruire ces éléments. A.b. Le 11 décembre 2019, la vente a été instrumentée pour un montant de 4'600'000 fr., les acheteurs étant le propriétaire de C.________ et sa fille. A.c. Par courrier du 13 janvier 2020, A.________ et B.________ sont à nouveau intervenus auprès du TPAE pour connaître les suites données à leurs observations. En date du 17 janvier 2020, le TPAE leur a fait la même réponse qu'en décembre 2019. A.d. Par courrier du 7 février 2020, agissant désormais par le biais de leur avocat, ils ont derechef abordé le TPAE, en répétant que le curateur se trouvait dans un conflit d'intérêts le privant de ses pouvoirs de représentation et qu'un processus de vente aux enchères privées s'imposait. Par courrier du 11 février 2020, le TPAE leur a indiqué avoir pris note de leurs observations et a transmis leur courrier au curateur. A.e. Par courrier du 25 février 2020, A.________ et B.________ ont demandé au TPAE de confirmer qu'il n'était pas intervenu malgré leurs démarches dans ce sens. Par courrier du 26 février 2020, le TPAE a répondu aux précités qu'il avait pris note de leurs observations mais qu'il lui était difficile de leur donner plus d'informations car ils n'étaient pas partie à la procédure ouverte devant lui et que, selon l'art. 54 CPC, les procédures relevant du droit de la famille n'étaient pas publiques.