Citation: I 581/06 25.05.2007 E. 5

La recourante invoque encore le principe de la protection de la bonne foi en relation avec la continuation du versement par l'intimé du quart de rente au-delà du 13 mars 2003. Le droit à la protection de la bonne foi, déduit de l'art. 4 aCst., est expressément consacré à l'art. 9 Cst. Selon la jurisprudence, il permet au citoyen - à certaines conditions (ATF 131 II 627 consid. 6.1 p. 636, 129 I 161 consid. 4.1 p. 170, 121 V 65) - d'exiger que l'autorité respecte ses promesses et qu'elle évite de se contredire. Il faut notamment que l'administré se soit fondé sur un renseignement erroné pour prendre des dispositions qu'il ne saurait modifier sans subir un préjudice. En l'espèce, il n'est pas nécessaire d'examiner si le versement du quart de rente d'invalidité au-delà de l'entrée en force du jugement de renvoi du 13 mars 2003 constituait une promesse de nature à faire naître le droit à la protection de la bonne foi de la recourante. En effet, il n'apparaît pas que celle-ci ait pris, en se fondant sur le maintien du versement de la prestation litigieuse, des dispositions dont la modification lui ferait subir un préjudice. A.________ se contente au demeurant d'alléguer que le maintien du versement était propre à faire naître une espérance légitime.