Citation: 5P.333/2001 11.12.2001 E. 2

2.- a) Invoquant l'avis de Gilliéron (Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, vol. I, N. 116 ss ad art. 82 LP; dans ce sens: Peter, Fragen zur provisorischen Rechtsöffnung, SJZ 95/1999, p. 135/136), l'intimé fait valoir que le recours est irrecevable, car il est dirigé à l'encontre d'une décision incidente qui ne cause aucun préjudice irréparable au sens de l'art. 87 al. 2 OJ. Cette argumentation est vaine. Il n'y a aucun motif de revenir en l'espèce sur une jurisprudence constante depuis 1968 (ATF 94 I 365; Braconi, Les voies de recours au Tribunal fédéral dans les contestations de droit des poursuites, in: FS 75 Jahre Konferenz der Betreibungs- und Konkursbeamten der Schweiz, p. 253 n. 35 et les arrêts cités) et régulièrement confirmée par la cour de céans (p. ex.: arrêts non publiés 5P.38/2001, consid. 1; 5P.138/2000, consid. 1a; 5P.152/2000, consid. 2; 5P.238/2000, consid. 2). b) Le chef de conclusions tendant au refus de la mainlevée est irrecevable (ATF 120 Ia 256 consid. 1b p. 257 et les arrêts cités).