Citation: 2C_994/2018 E. 1

X.________, né en 1977 et ressortissant macédonien, a épousé le 27 juillet 2001 une concitoyenne titulaire d'une autorisation de séjour en Suisse. Entré dans ce pays en novembre 2001, il a obtenu une autorisation de séjour sur la base du regroupement familial, prolongée pour la dernière fois jusqu'au 31 janvier 2016. Deux enfants, nés en 2002 et 2004, sont issus de leur union. En raison de leur endettement, les époux ont reçu deux avertissements en 2007 et en 2011 du Service des migrations de l'Office de la population et des migrations du canton de Berne relatifs à la prolongation de leurs autorisations de séjour. L'épouse et les enfants ont bénéficié d'une autorisation d'établissement dès juin 2012, puis les enfants ont été naturalisés en janvier 2017. Sanctionné dès 2005 et à 35 reprises par des amendes, l'intéressé a été condamné, le 8 avril 2014, à une peine privative de liberté de trois ans pour infractions qualifiées à la loi fédérale du 3 octobre 1951 sur les stupéfiants et les substances psychotropes (LStup, RS 812.121) pour des faits commis entre début 2011 et le 17 juin 2013. Il a par la suite fait l'objet de deux condamnations à des peines pécuniaires en juin et août 2015. Par décision du 13 mai 2016, le Service des migrations du canton de Berne a révoqué l'autorisation de séjour de l'intéressé et ordonné son renvoi de Suisse, ce qui a été confirmé par la décision sur recours la Direction de la police et des affaires militaires du canton de Berne du 9 octobre 2017.