Citation: 4P.144/2004 03.11.2004 E. 2.2

2.2.1 Les recourants s'en prennent à la constatation de la cour cantonale selon laquelle, à l'instar des autres actionnaires, ils n'auraient pas contesté l'existence d'une créance d'honoraires de l'intimée, au moment de signer l'accord du 13 juillet 2000, mais uniquement le montant de cette créance, qu'ils jugeaient excessif. A leur avis, la Cour de justice aurait omis de prendre en considération trois pièces décisives qui prouveraient que la contestation portait également sur le principe même de la rémunération de l'intimée. Ainsi, sans motiver leur décision sur ce point, les juges cantonaux auraient abouti à une constatation de fait arbitraire et, partant, fondé leur raisonnement juridique sur une prémisse insoutenable. 2.2.2 La simple lecture des trois pièces citées dans l'acte de recours suffit à démontrer l'absence totale de fondement du grief d'arbitraire formulé par les recourants. En effet, dans les deux premières, il n'est question que de la contestation du montant des honoraires (pièces 20 et 22) et les recourants ne fournissent aucune explication permettant de comprendre en quoi ces deux écrits démontreraient que la contestation portait aussi sur l'existence même de la créance d'honoraires de l'intimée. Quant à la pièce 24, elle fait certes état d'une "polémique épistolaire sur le principe et la quotité des honoraires de C.________ SA", mais elle ne constitue en aucun cas la preuve irréfutable que la contestation ait porté sur le principe même de la rémunération de cette société; de fait, cette pièce a trait essentiellement aux modalités de paiement des honoraires de l'intimée. On peine à comprendre, au demeurant, en quoi le fait que la contestation ait porté sur l'existence même de la créance d'honoraires de l'intimée plutôt que sur son ampleur aurait pu avoir une quelconque incidence sur la qualification juridique de l'accord conclu le 13 juillet 2000.