Citation: 4A_500/2023 E. 5.2

5.2. En l'espèce, les locataires étaient tenus de conclure une assurance couvrant leur responsabilité civile concernant le bail, ce qu'ils ne contestent nullement. Sommés par les bailleurs de leur remettre l'attestation corrélative, par courrier du 11 août 2021, ils leur ont opposé un refus passif, ce qu'ils ne remettent pas non plus en cause. Au vu de la jurisprudence précitée, ils ont, par cette attitude, gravement violé leur devoir de diligence. S'agissant de la validité de l'avertissement donné par les bailleurs, l'autorité précédente n'a pas violé le droit fédéral en estimant que celui-ci était suffisamment clair. Dans leur courrier du 11 août 2021 (cf. supra let. A.e), les bailleurs ont en effet désigné sans ambiguïté le document qu'ils requéraient et le délai dans lequel il devait leur être remis, à savoir le 1er septembre 2021. Le fait que l'avertissement ne contenait pas de menace de résiliation n'affecte pas sa validité. Il n'en va pas autrement de sa notification en août - période que les locataires ont d'ailleurs mise à profit pour saisir l'autorité de conciliation - ainsi que du délai imparti pour s'exécuter, qui n'était pas trop court, n'en déplaise aux locataires qui n'ont même pas pris la peine de s'exécuter ultérieurement, à tout le moins pas avant de se retrouver en procédure. Contrairement à ce que les recourants soutiennent, cet avertissement n'avait pas besoin d'être précédé d'une autre mise en demeure ou réitéré. L'on voit d'ailleurs mal ce qu'une autre interpellation aurait changé puisque les locataires ont attendu près d'une année pour fournir le document voulu, à savoir lors de l'audience du 28 juin 2022 (cf. supra let. Ba). Enfin, concernant la quatrième condition, la cour de céans ne discerne pas en quoi la Cour d'appel civile aurait violé le droit fédéral, notamment abusé de son pouvoir d'appréciation, en retenant que le maintien du contrat était insupportable pour les bailleurs. En particulier, l'élément dont la Cour d'appel civile n'aurait pas tenu compte, selon les recourants, soit le fait qu'aucun sinistre ne soit survenu récemment, ne suffit pas pour conclure à un abus du pouvoir d'appréciation; la survenance d'un dommage n'est en effet pas une condition de l'art. 257f al. 3 CO. Mal fondé, ce grief doit être rejeté.