Citation: 7B_357/2024 E. 1

B.c. Le 5 août 2022, A.________ a une nouvelle fois été arrêté en raison de vols de cave, ainsi qu'à la suite de la dénonciation de B.________ (cf. let. A.d ci-dessus). Il a été libéré le 7 août 2022 moyennant le prononcé de mesures de substitution (cf. l'ordonnance du TMC du même jour confirmant la décision rendue le 6 août 2022 par le Ministère public). B.d. Le 24 décembre 2022, à la suite de nouveaux cambriolages de caves, A.________ a derechef été arrêté. Par ordonnance du 26 décembre 2022, le TMC a ordonné son placement en détention provisoire. Cette mesure a ensuite été régulièrement prolongée, notamment par ordonnance du 22 mai 2023 jusqu'au 24 août 2023, laquelle a été confirmée le 28 juin 2023 par la Chambre pénale de recours (ACPR_1), puis le 22 août 2023 par le Tribunal fédéral (cause 7B_402/2023). B.e. Par courrier du 4 juillet 2023, A.________ a fait part au Ministère public de sa grande souffrance psychologique à la prison de F.________, alléguant y vivre en isolement total et subir des violences ainsi que des insultes de la part des autres détenus en raison des faits de viol qui lui étaient reprochés; il sollicitait son transfert urgent dans l'établissement de G.________ ou dans un autre établissement de détention en exécution anticipée de peine. Le 5 juillet 2023, le Ministère public a fait droit à cette requête; considérant par ailleurs que l'instruction touchait à sa fin, il a invité le Service de l'application des peines et mesures à procéder à ce changement rapidement. Le prévenu a été transféré à G.________ le même jour. B.f. Le 30 octobre 2023, A.________ a sollicité sa libération, au motif notamment que ses codétenus lui faisaient subir des agressions psychiques, verbales et physiques; en particulier, un codétenu avait provoqué sa chute dans les escaliers; il ne l'avait pas dénoncé par peur de représailles. Le TMC a rejeté cette requête par ordonnance du 8 novembre 2023, confirmée le 5 décembre 2023 par la Chambre pénale de recours (ACPR_2). Le 12 janvier 2024 (cause 7B_1008/2023), le Tribunal fédéral a partiellement admis, dans la mesure de sa recevabilité, le recours formé par le prévenu contre cet arrêt; relevant que les soupçons suffisants de la commission d'infractions et de l'existence d'un risque de récidive - qui n'étaient en soi pas contestés (cf. consid. 2.1 et 2.5.1) - avaient justifié jusqu'alors le placement en détention provisoire (cf. consid. 2.5.2), il a cependant considéré qu'au vu notamment de la nature essentiellement patrimoniale des charges pesant sur le prévenu, du mode opératoire a priori sans violence utilisé et de la durée de la détention provisoire depuis le 24 décembre 2022, le principe de la proportionnalité imposait d'examiner à nouveau si des mesures de substitution pourraient permettre de pallier le risque de réitération existant (cf. consid. 2.4.2 et 2.5.3; art. 105 al. 2 LTF). B.g. Par requête du 9 novembre 2023, le prévenu a sollicité du Ministère public son transfert urgent de la prison de F.________ - où il se trouvait depuis le 31 octobre 2023 dans le régime de la détention provisoire - à l'établissement de G.________ en exécution anticipée de peine. Le Ministère public a fait droit à cette demande le 10 novembre 2023.