Citation: 1P.836/2005 21.12.2005 E. 3

Le recourant se plaint de n'avoir eu droit à un défenseur d'office à aucun des stades de la procédure. Il se prévaut de l'art. 6 par. 3 CEDH. Selon l'art. 6 par. 3 let. c CEDH, tout accusé a droit à se défendre lui-même ou avoir l'assistance d'un défenseur de son choix et, s'il n'a pas les moyens de rémunérer un défenseur, pouvoir être assisté gratuitement par un avocat d'office, lorsque les intérêts de la justice l'exigent. Dans l'arrêt attaqué, la Cour de cassation pénale - appliquant des normes du droit cantonal subordonnant la désignation d'un défenseur d'office aux "besoins de la défense", notion pouvant correspondre aux "intérêts de la justice" au sens de l'art. 6 par. 3 CEDH - a considéré que l'assistance d'un avocat n'était pas requise compte tenu de la simplicité de la cause. La condamnation à l'amende étant définitive (cf. supra, consid. 2), il n'y avait en effet à statuer que sur le principe de la conversion et sur la durée des arrêts. A ce stade, le refus de l'assistance judiciaire n'est manifestement pas contraire aux garanties du droit constitutionnel (cf. notamment ATF 126 I 194 consid. 3a p. 195; 120 Ia 43 consid. 2 p. 44), ce d'autant plus que le recourant se prévaut de sa qualité de juriste. Le recours est donc également mal fondé sur ce point.