Citation: 2C_114/2021 E. 6.3.4

6.3.4. Or, dans le présent cas, la recourante se contente de rappeler l'argumentation qu'elle avait formulée devant le Tribunal cantonal, sans contester la motivation figurant dans l'arrêt entrepris. Elle n'explique aucunement en quoi l'appréciation du principe de la légalité par l'autorité précédente serait arbitraire. Elle méconnaît par-là la cognition du Tribunal fédéral qui ne saurait se saisir d'office de l'examen du droit effectué par l'autorité précédente. Le grief de violation du principe de la légalité n'est ainsi pas motivé à suffisance et doit, pour ce motif déjà, être écarté. Par ailleurs et au surplus, la motivation de l'autorité précédente concernant le respect du principe de la légalité est pleinement soutenable. Le Tribunal cantonal a en effet expliqué sans arbitraire que les art. 26 à 28 LFinEMS/NE prévoyaient expressément la délégation législative et que ces dispositions énonçaient de manière suffisamment claire et précise les grandes lignes de la délégation, c'est-à-dire son but, son objet et son étendue. On mentionnera en particulier l'art. 27 al. 2 et 3 LFinEMS/NE qui dispose que le Conseil d'Etat fixe et définit les critères à prendre en considération pour déterminer la valeur de l'infrastructure immobilière et que la valeur de l'infrastructure immobilière de chaque établissement est déterminée par expertise, selon la procédure définie par le Conseil d'Etat. Sur cette base, ainsi qu'en application de la sous-délégation figurant à l'art. 12 al. 2 à 4 RLFinEMS/NE et en prenant en compte le fait que la matière à réglementer est particulièrement technique, c'est sans arbitraire que le Département pouvait arrêter l'art. 16 de la directive DFS, cette dernière disposition ne prévoyant rien d'autre que la façon de déterminer la valeur des infrastructures immobilières en tenant compte de la situation locale, si nécessaire (au surplus, concernant l'exigence de densité normative, cf. arrêt 2C_719/2020 du 30 juin 2021 consid. 5.3.2 et références).