Citation: 6B_292/2020 E. A

A.a. Le 31 janvier 2011, A.________ a subi, dans les locaux de C.________ SA, une intervention chirurgicale pratiquée par D.________, en raison de lésions précancéreuses dans la région antérieure sus-glotique. Au cours de l'intervention, de l'acide acétique puis du bleu de toluidine ont été appliqués selon le protocole habituel pour le marquage des lésions. Un traitement a ensuite été vaporisé sur les zones bleues positives. L'opération s'est déroulée sans problème particulier. Après l'extubation de A.________, ce dernier a eu de la difficulté à respirer. De fortes doses de médicaments lui ont été administrées. Après une nuit aux soins continus de la clinique et une matinée d'observation et de soins rapprochés, le prénommé a été transféré aux Hôpitaux E.________. Le 6 mai 2011, A.________ a signé un accord d'indemnisation avec C.________ SA, au terme duquel celle-ci lui a versé une somme de 1'500'000 fr. pour solde de tout compte. Le 25 avril 2012, A.________ a déposé plainte contre C.________ SA, pour tentative de meurtre par dol éventuel, voire lésions corporelles graves. L'enquête ouverte par le ministère public à la suite de cette plainte a permis d'établir que la cause des lésions subies par A.________ était l'utilisation d'acide acétique concentré à 98%, en lieu et place d'acide acétique dilué à 3%. A.b. Le 28 août 2017, A.________ a formé un recours pour déni de justice, reprochant au ministère public de n'avoir pas rendu de décision formelle à la suite de sa demande de "mise en prévention" de B.________ - anesthésiste -, F.________ - anesthésiste -, G.________ - médecin - et H.________, directeur de C.________ SA. Par arrêt du 8 décembre 2017, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice genevoise a notamment rejeté ce recours. Par arrêt du 19 décembre 2018 (6B_104/2018), le Tribunal fédéral a partiellement admis le recours formé par A.________ contre cet arrêt, a annulé celui-ci et a renvoyé la cause à l'autorité cantonale pour nouvelle décision. En substance, il a considéré qu'il convenait de rendre, s'agissant des faits reprochés par le prénommé à B.________, F.________, G.________ et H.________, une ordonnance de non-entrée en matière, respectivement une ordonnance de classement, afin que A.________ puisse, le cas échéant, exercer le droit de recours prévu par l'art. 322 al. 2 CPP.