Citation: 5A_692/2018 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a rejeté ce grief par une triple motivation. Relevant que la recourante avait déposé sa demande contre l'intimée, représentée par son administrateur unique, la juridiction cantonale a considéré qu'elle reconnaissait ainsi à sa partie adverse la légitimation passive et ne saurait donc nier le fait qu'elle avait la légitimation active de former une demande reconventionnelle aux conditions de l'art. 224 al. 1 CPC. C.A.________ était administrateur de la société selon son inscription au registre du commerce; il avait par conséquent le pouvoir de la représenter valablement à l'égard des tiers ainsi que devant les tribunaux. Le fait que la nue-propriété des actions eût été cédée à ses enfants n'impliquait pas pour autant qu'il fût procédé à une nouvelle nomination d'administrateur. La cour cantonale a ensuite relevé qu'il n'appartenait pas au Tribunal de déterminer si l'intimée, selon ses règles internes, avait valablement pris la décision de former une demande reconventionnelle, ni si la cession de la nue-propriété des actions contrevenait d'une quelconque manière à la LDFR, le premier juge n'ayant pas été saisi de ces problématiques, qui ne devaient pas être soulevées d'office. Enfin, la Cour de justice a estimé qu'en invoquant l'irrecevabilité de la demande reconventionnelle au terme de la procédure de première instance, la recourante contrevenait aux règles de la bonne foi.