Citation: 8C_603/2015 E. 4.1

4.1. La société recourante se plaint tout d'abord d'une constatation manifestement inexacte des faits par la juridiction cantonale. Elle lui reproche d'avoir retenu qu'elle était "une jeune société se trouvant dans une phase de lancement, sans qu'elle n'ait pu reprendre, lors de sa création, une activité déjà rodée". La recourante insiste sur le fait qu'elle était une filiale de B.________ SA, société active dans le domaine d'équipements médicaux et scientifiques depuis 2003, laquelle avait prospecté, procédé aux négociations puis conclu la promesse de vente avec ce pays étranger. La recourante avait ainsi été créée afin de reprendre ce contrat dans sa phase d'exécution. Comme le relèvent les premiers juges, la circonstance que la recourante est une filiale de la société B.________ SA, inscrite quant à elle au registre du commerce en 2003 déjà, ne change rien au fait que A.________ SA est une jeune société, créée moins d'un an avant la demande de prestations litigieuses dans le but d'exécuter un contrat de livraison de 143 ambulances à ce pays étranger. Or, au moment de sa création, en automne 2013, la recourante - qui est une entité juridique distincte de B.________ SA - n'avait aucune activité et ne possédait qu'une perspective encore incertaine de collaboration avec ce pays. La juridiction cantonale pouvait dès lors en conclure que ses difficultés étaient inhérentes à toute société qui débute une nouvelle activité, ce qui suffisait à exclure la prise en considération de la perte de travail invoquée.