Citation: 2C_500/2015 E. 3.2

3.2. La recourante reproche à l'instance cantonale de n'avoir pas retenu que la séparation des époux était due à la consommation de stupéfiants par son ex-époux et à la situation insupportable qui en découlait. On peut déjà douter de la recevabilité de ce grief dans la mesure où la recourante ne fait pas valoir qu'une rectification de l'état de fait dans le sens qu'elle propose serait de nature à influer sur le sort de la cause. Quoi qu'il en soit, force est de constater que l'arrêt attaqué n'a pas méconnu les problèmes de toxicomanie de B.________, il a cependant considéré que cet élément ne suffisait pas à établir que l'intéressée avait fait l'objet de violences conjugales de la part de son ex-conjoint. La recourante se plaint également de la manière dont les juges cantonaux ont apprécié la lettre manuscrite écrite par son ex-époux. D'après l'intéressée, ce document atteste de la souffrance qu'elle a endurée durant la vie conjugale. En l'occurrence, comme l'indique l'arrêt attaqué, B.________ ne fait, dans sa lettre, aucunement référence à des épisodes de violence physique ou psychique entre les époux. L'intéressé se limite à demander pardon à son épouse pour son comportement durant leur vie commune. Partant, si cette pièce atteste certes de difficultés au sein du couple, elle ne fait pas apparaître comme choquante l'appréciation de l'instance précédente selon laquelle la lettre manuscrite ne permet pas d'établir l'existence de violences conjugales vécues par la recourante. Il s'ensuit que les critiques concernant l'arbitraire dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves sont sans fondement. Dans la suite du raisonnement, la Cour de céans se fondera donc exclusivement sur les constatations de l'arrêt attaqué (art. 105 al.1 LTF).