Citation: 6B_909/2014 E. 3.3.2

3.3.2. En l'espèce, c'est à juste titre que l'autorité précédente a constaté, en fait, les blessures subies par l'intimé, les nombreuses opérations, hospitalisations et traitements, la souffrance ressentie par l'enfant et les conséquences physiques et psychologiques consécutives à l'accident (cf. supra consid. B.b). La recourante ne saurait rien tirer en sa faveur lorsqu'elle allègue que l'intimé, en contradiction avec les certificats médicaux, continue à pratiquer du sport de compétition. Selon la cour cantonale, il n'était en effet pas établi d'une part, que l'intimé aurait fait carrière dans le football et, d'autre part, qu'il s'entraînait et jouait régulièrement. En outre, il n'était pas possible d'affirmer que les renonciations au sport étaient définitives. Pour ce motif, la cour cantonale a réduit le montant de l'indemnité de 5'000 francs. En revanche, la cour cantonale ne saurait être suivie lorsqu'elle a pris en considération le comportement de la recourante tout au long de la procédure, ayant consisté en une attitude de déni hautain par le rejet de la responsabilité de l'accident sur l'intimé (cf. jugement attaqué, p. 28). Ce critère n'entre en effet pas en ligne de compte dans le cadre de la réparation morale qui peut être allouée à la victime de lésions corporelles en application de l'art. 47 CO. Si l'attitude du responsable en procédure atteint un caractère carrément vexatoire pour la victime, c'est alors l'art. 49 CO qui entre en jeu pour sanctionner l'atteinte grave portée aux droits de la personnalité de cette dernière (arrêt 4A_543/2014 précité consid. 11.4 et la référence citée, destiné à la publication). Cette hypothèse n'est en l'occurrence pas réalisée. La prise en compte de ce critère erroné n'implique cependant pas de revenir sur le montant alloué (cf. infra consid. 3.4). La cour cantonale devait par contre prendre en compte la faute importante commise par la recourante (cf. supra consid. 2.2). Quant au lésé, il est rappelé qu'aucune faute concomitante n'a pu lui être reprochée (cf. supra consid. 1.4). Au surplus, la recourante ne saurait rien tirer en sa faveur lorsqu'elle allègue qu'il s'est montré peu collaborant, en ce qui concerne son traitement d'ergothérapie, dans le processus de guérison. Il ne ressort en effet pas du jugement cantonal que l'intimé aurait refusé de se soumettre à ce traitement; partant, contrairement, à ce qu'elle prétend il n'a pas contribué à augmenter l'atteinte subie. Enfin, la recourante se borne à invoquer, à titre de prédisposition constitutionnelle indépendante, les troubles du déficit de l'attention avec hyperactivité dont le lésé souffrait avant l'accident, sans démontrer concrètement en quoi elles auraient pu avoir une influence, en lieu et place des conséquences de l'accident, sur le déficit d'attention et les difficultés scolaires. Non conforme aux exigences de motivation déduites de l'art. 42 al. 2 LTF, son grief est irrecevable.