Citation: 4C.420/2006 03.08.2007 E. A

A.a Par une convention non datée dénommée "contrat d'entreprise", la propriété par étages "A.________" à ... - représentée par B.________ à Renens, X.________ à Orbe et C.________ à Montagny - a confié au consortium formé par Y.________ & Cie SA (ci-après: Y.________ SA) et Z.________ & Cie SA (ci-après: Z.________ SA) l'exécution des travaux de terrassements, de maçonnerie et de canalisation en relation avec la construction d'un centre commercial, de bâtiments locatifs et de parkings à .... Le prix de ces travaux était arrêté à 6'530'625 fr.30 en référence à une offre de l'entrepreneur du 10 juin 1992 (art. 1). La convention prévoyait que la Norme SIA 118 (édition 1977) était applicable (art. 2). L'annexe 5/1 du contrat réglait la répartition des coûts de construction entre les maîtres d'ouvrage et précisait que cette répartition ne pourrait plus être modifiée sans l'accord de l'entrepreneur. Parallèlement à cette convention, les propriétaires de la propriété par étages ont chacun signé avec D.________ SA un "contrat relatif aux prestations de l'architecte" soumis à la formule 1002 de la SIA (édition 1984). Ce contrat prévoyait que D.________ SA assurait la direction de toutes les phases de réalisation du projet, de l'élaboration d'un avant-projet jusqu'au décompte final en passant par la direction des travaux. Cette société avait également pour mission de veiller aux intérêts des propriétaires dans la répartition des coûts de construction de l'ensemble de la promotion immobilière. A.b En cours de chantier, X.________ et les autres propriétaires ont commandé des travaux supplémentaires non prévus dans la convention. A teneur de la procédure, aucune séance de réception de l'ouvrage n'a été organisée par la direction des travaux. Les travaux convenus ont été achevés à la fin de l'année 1995 ou au début de l'année 1996. Il n'est pas établi que X.________ ait personnellement accepté les décomptes des immeubles qui lui étaient attribués (B et C). X.________ n'a émis aucun avis des défauts pour les travaux effectués par Y.________ SA et Z.________ SA sur les bâtiments B et C; il n'a évoqué non plus aucun défaut caché après l'expiration du délai de garantie prévu par la Norme SIA 118. A.c Le 28 novembre 1997, Y.________ SA et Z.________ SA ont fait notifier à X.________ un commandement de payer portant sur les sommes de 75'000 fr. avec intérêts à 5% dès le 1er janvier 1997 à titre de "remboursement de prêt selon convention du 24 mars 1993" et de 164'994 fr.55 à titre de "solde dû pour travaux effectués dans le cadre contrat d'entreprise concernant l'ouvrage PPE A.________ à ... (...)". X.________ a formé opposition totale à cet acte de poursuite. Le 28 mai 1998, l'architecte a établi un décompte pour les travaux exécutés par Y.________ SA et Z.________ SA. Il en ressort que la somme finale des factures de ces deux entreprises s'élève à 7'518'697 fr.80 et que le solde dû par X.________ est de 165'082 fr.55. Un litige est survenu entre les propriétaires, d'une part, et Y.________ SA et Z.________ SA, d'autre part, au sujet de ces montants. Le 26 juin 1998, les propriétaires - sauf X.________ - ainsi que les entrepreneurs et l'architecte se sont réunis pour convenir d'une proposition transactionnelle: celle-ci a donné lieu à une convention qui acceptait le décompte contenu dans le procès-verbal de cette séance; selon ce document, les sommes encore dues par X.________ étaient de 165'082 fr.55 et 1'308 fr.80 "selon décompte annexé" et de 9'000 fr. "selon transaction". Cette convention n'a pas été signée par X.________.