Citation: 6B_568/2018 E. 1.3

1.3. Le recourant développe une argumentation purement appellatoire et, partant, irrecevable, par laquelle il rediscute librement l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Celui-ci reproche tout d'abord à l'autorité précédente d'avoir retenu qu'il avait incité C.________ à se présenter sous le nom de F.________, dont il affirme ne pas avoir connu le nom. Durant son audition du 13 février 2014, C.________ a déclaré ce qui suit au ministère public (cf. procès-verbal du 13 février 2014, p. 2) : "[Le recourant] m'a notamment demandé de faire un appel d'offre en me faisant passer pour l'assistant M. F.________, il ne le connaissait pas mais il m'a suggéré de passer par quelqu'un dont je pouvait emprunter l'identité informatique d'une manière assez simple et il m'a donné les conseils permettant d'utiliser son nom à titre de couverture. [...] Lorsque [A.________ SA] a fait parvenir un accord de confidentialité qui devait être signé par celui qu'il pensait être leur interlocuteur soit M. F.________, j'ai soumis ce problème [au recourant] en lui disant que je me voyais mal signer à la place de M. F.________. [Le recourant] a écarté cette difficulté en me conseillant de signer avec une simple signature de fantaisie. " Au vu de ce qui précède, on ne voit pas en quoi il aurait été insoutenable - pour la cour cantonale - de retenir, sur la base des déclarations de C.________, que le recourant l'avait poussé à se présenter sous le nom de F.________. Au demeurant, dès lors que le recourant a incité l'intéressé à se présenter auprès de A.________ SA en utilisant l'identité de l'un de ses collègues dont il pouvait emprunter l'identité informatique, on voit mal en quoi une éventuelle absence de précision s'agissant du nom de celui-ci pourrait influer d'une quelconque manière sur le sort de la cause (cf. art. 97 al. 1 LTF), le recourant ne l'expliquant pour sa part aucunement. Le recourant affirme en outre qu'aucun élément au dossier ne permettrait de retenir qu'il a eu connaissance de la nécessité de signer un accord de confidentialité avec A.________ SA. Or, il ressort des déclarations de C.________ précitées que tel a bien été le cas, puisque le recourant a dû vaincre les réticences du prénommé à cet égard. On ne voit pas en quoi la cour cantonale aurait, sur ce point, versé dans l'arbitraire, étant rappelé que le principe de libre appréciation des preuves (cf. art. 10 al. 2 CPP) permet notamment au juge de fonder son intime conviction sur les déclarations d'un témoin, même si celui-ci a fait l'objet d'une condamnation dans le cadre du même complexe de faits, dès lors que le juge a motivé son appréciation (cf. arrêts 6B_110/2017 du 12 octobre 2017 consid. 1.2.2; 6B_10/2010 du 10 mai 2010 consid. 1.2). Le recourant soutient encore que C.________ aurait pu agir "de son propre chef" afin "d'impressionner" son futur employeur. Outre qu'il s'agit en l'occurrence d'une pure conjecture, on ne voit pas pourquoi, dans cette hypothèse, le prénommé en aurait référé au recourant, notamment par le courrier électronique du 20 juillet 2010, auquel ce dernier a répondu. Enfin, le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir retenu que son intérêt à connaître "certains aspects de la concurrence" était "plausible". L'intéressé en déduit que la cour cantonale n'aurait pas eu de certitudes à cet égard. Il ressort toutefois de l'arrêt attaqué que A.________ SA était la concurrente de E.________ et que le recourant avait demandé à C.________ de se procurer des informations concernant cette première société avant que celui-ci ne rejoigne la seconde. On ne perçoit pas quel aurait pu être l'intérêt du recourant, lequel a incité le prénommé à usurper l'identité de l'un de ses collègues pour obtenir des offres et rapports d'audit de A.________ SA, sinon celui de chercher à tirer avantage des informations obtenues dans un cadre concurrentiel. L'intéressé ne l'explique d'ailleurs aucunement. Contrairement à ce qu'il suggère - en se référant à un arrêt 6B_364/2011 du 24 octobre 2011 dont il ne précise pas ce qu'il conviendrait de déduire -, il n'était pas arbitraire, compte tenu de ce qui précède, de retenir qu'il avait agi de la sorte - soit qu'il avait incité un tiers à créer un faux matériel - afin de découvrir les méthodes et travaux d'une société concurrente à la sienne. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.