Citation: 5P.140/2002 01.04.2003 E. A

Z.________, née le 5 octobre 1938, a été victime d'un accident de la circulation routière le 20 juin 1992. Dans le cadre des procédures intentées par celle-ci contre A.________ Assurances et B.________ Compagnie d'assurances, devenues X.________ Assurances générales SA, le Tribunal de première instance du canton de Genève a décidé de mettre en oeuvre une expertise médicale. Considérant que l'instruction de la cause était complète, Z.________ s'est opposée à cette mesure. Par ordonnance du 30 novembre 1998, le tribunal a confié l'expertise à un collège composé de trois médecins. Le 21 mai 1999, la Cour de justice du canton de Genève a déclaré irrecevable l'appel interjeté par l'intéressée contre cette décision. Statuant le 22 juillet suivant sur le recours de droit public formé par l'appelante, le Tribunal fédéral a également déclaré celui-ci irrecevable, décision qui a été confirmée le 25 novembre 1999 sur demande de révision. Z.________ a alors sollicité la récusation des experts désignés. Le Tribunal de première instance n'est pas entré en matière sur cette requête. A la suite d'une demande de l'intéressée, cette autorité a, par ordonnance du 23 octobre 2000, enjoint les experts de procéder en présence des conseils des parties, si celles-ci le souhaitaient. En désaccord avec cette modalité d'exécution, les médecins concernés ont, le 30 janvier 2001, refusé la mission qui leur avait été confiée. Le tribunal ayant décidé de la soumettre à un examen préalable visant à déterminer si son état de santé lui permettait de se présenter seule à l'expertise, Z.________ a renoncé à être assistée durant celle-ci par son avocat, à condition qu'un médecin de son choix fût désigné comme expert.