Citation: 9C_659/2008 31.10.2008 E. 3

3.1 Le Tribunal cantonal des assurances sociales a constaté que l'état de santé de l'assuré était demeuré inchangé depuis 1986 et que celui-ci présentait toujours une incapacité de travail de 100 %. Le point de vue de la doctoresse L.________ n'était pas partagé par les différents médecins qui avaient examiné l'assuré depuis 1986. Sur le plan somatique, l'intensité des douleurs de l'hémiface gauche n'avait pas diminué, leurs répercussions sur la vie de l'assuré étaient importantes et elles entravaient sa capacité de travail (rapports des docteurs O.________ du 22 mars 2005, H.________ du 25 septembre 2007 et V.________des 26 octobre 2007 et 9 janvier 2008). Sur le plan psychique, les problèmes de régression ne s'étaient pas améliorés. Les examens complémentaires effectués en Italie confirmaient au contraire le syndrome algique et les dysesthésies dont se plaignait l'assuré depuis son accident (rapports des docteurs A.________ du 5 juin 2007 et U.________ du 23 juillet 2007). En fait, le diagnostic posé et les conclusions retenues par la doctoresse L.________ procédaient simplement d'une appréciation différente d'une situation identique plus de quinze ans après, ce qui ne permettait pas de procéder à une révision. 3.2 Le Tribunal cantonal des assurances sociales a expliqué de manière circonstanciée les raisons pour lesquelles il considérait que les pièces médicales versées par l'assuré au cours de la procédure permettaient de remettre en cause les conclusions de l'expertise réalisée par la doctoresse L.________ et, partant, de conclure à l'absence de modification sensible de l'état de santé de l'intéressé. Compte tenu de son pouvoir d'examen restreint, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante d'établir en quoi celle opérée par l'autorité cantonale serait manifestement inexacte ou incomplète, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. En se limitant à arguer que l'expertise de la doctoresse L.________ revêtait pleine valeur probante et qu'il ne se justifiait pas de s'en écarter, l'office AI ne tente nullement d'établir, au moyen d'une argumentation précise et étayée, le caractère insoutenable de la constatation des faits opérée par les premiers juges et de l'appréciation juridique qu'ils ont faite de la situation. Sur ce point, le recours se révèle mal fondé.