Citation: 8C_461/2023 E. 5.3.2

5.3.2. Bien que l'accident présentât un caractère particulièrement impressionnant compte tenu des "conséquences spectaculaires et graves pour l'automobiliste [également] impliquée et son enfant", ainsi que l'a constaté la cour cantonale, et qu'il aurait pu être fatal pour une ou plusieurs des parties impliquées, les circonstances du cas d'espèce ne permettent pas de conclure à l'existence d'un traumatisme psychique constitutif d'un accident. Ayant vu venir la voiture en sens inverse qui se dirigeait sur sa voie, le recourant a pu anticiper le choc en freinant peu avant l'impact et en manoeuvrant tant bien que mal son bus sur la droite afin de tenter d'éviter la collision frontale. Après l'impact, il a pu sortir du bus et attendre les secours. Au demeurant, on ne peut pas dire que les troubles au niveau de son genou et de sa hanche gauches ont, en l'espèce, joué un rôle mineur par rapport aux troubles psychiques diagnostiqués par les médecins. C'est donc la jurisprudence applicable aux accidents ayant entraîné une affection psychique additionnelle qui est applicable, comme l'ont admis avec raison les juges précédents.