Citation: 6B_1433/2020 E. 4

Le recourant relève que son audition du 1er mai 2019 par la police n'a pas fait l'objet d'un procès-verbal et qu'il n'a reçu aucune information quant à la qualité en laquelle il était entendu. La cour cantonale n'a pas ignoré ces circonstances, jugeant que cette audition orale n'était pas exploitable (arrêt entrepris, consid. 3.3 in fine, p. 5). Le recourant reproche à la cour cantonale de n'être pas allée "assez loin dans ses constats" en ne retenant pas que l'agent avait violé ses droits et en se "réfugiant" derrière le rapport de police du 6 mai 2019, respectivement de s'être référée aux noms de deux agents cités dans ce rapport alors que celui-ci n'était signé que par l'agent qui l'avait entendu le 1er mai 2019. Il relève aussi que le nom d'un tiers qui a informé les agents demeurerait inconnu. Le recourant avance enfin que l'intervention de la police aurait résulté de l'ordre d'un Conseiller d'État et qu'il n'aurait pu apposer des affiches à 22 heures parce qu'il rentrerait chez lui en règle générale entre 17 et 18 heures. Il en conclut que la motivation de la cour cantonale serait excessivement légère. Indépendamment du caractère essentiellement appellatoire de ces développements, singulièrement ceux relatifs à l'intervention d'un Conseiller d'État et ceux se rapportant à l'emploi du temps du recourant, celui-ci fait fausse route. Dès lors que la procédure cantonale avait pour objet une simple contravention et que le pouvoir d'examen en fait de la cour cantonale était restreint (art. 398 al. 4 CPP), il s'agit d'examiner, en procédure fédérale, si la cour cantonale a nié à tort le caractère arbitraire de l'appréciation opérée par le premier juge. Dans une telle hypothèse, le recourant ne peut se limiter à répéter les arguments soulevés devant l'autorité de dernière instance cantonale. Il doit s'exprimer aussi sur les motifs de la décision de première instance (cf. ATF 125 I 492 consid. 1a/cc; v. aussi plus récemment dans le recours en matière pénale: p. ex. arrêts 6B_1127/2020 du 10 novembre 2020 consid. 2; 6B_1047/2018 du 19 février 2019 consid. 1.1.2 et les références citées). A cet égard, il ne suffit pas d'affirmer que les faits constatés par le juge de police ne pouvaient pas être retenus parce que les preuves auraient été "viciées par des agents assermentés". A défaut de toute discussion sous l'angle de l'arbitraire répondant aux exigences de motivation déduites de l'art. 106 al. 2 LTF, le recours n'est manifestement pas motivé à satisfaction de droit.