Citation: 1B_434/2022 E. 3.3

3.3. La précédente décision de refus de mise en liberté du 13 juillet 2022 considère que la caution proposée alors, de 50'000 fr., représentait apparemment un effort financier important mais n'était pas suffisante à ce stade de la procédure. Contrairement à ce que soutient le recourant, on ne saurait d'aucune manière en déduire qu'un montant plus important serait nécessairement considéré comme adéquat, la cour cantonale ayant bien précisé dans sa première décision qu'elle ignorait l'état de fortune de la famille du recourant. Il n'y a sur ce point ni contradiction constitutive d'arbitraire, ni violation du droit d'être entendu. Le recourant a d'abord proposé, en 2020, une caution d'un montant de 10'000 fr., prétendant qu'il s'agissait d'une somme importante au vu de la situation financière de sa famille. Par la suite, en 2021, il a proposé 15'000, puis 20'000 fr. Des renseignements plus précis sur la fortune familiale n'ont été donnés qu'en tout dernier lieu et on peut dès lors s'interroger, avec la cour cantonale, sur la collaboration réelle du prévenu et la confiance que l'on peut avoir dans ses dernières indications. A tout le moins, la situation de fortune de la famille du recourant ne peut être considérée comme définitivement établie. Cela étant, en dépit des liens étroits que semble avoir le recourant avec sa famille, le montant proposé, certes considérable par rapport à la fortune déclarée, n'apparaît pas propre à prévenir le risque de fuite. Il en irait d'ailleurs de même pour un montant plus élevé. La cour cantonale a tenu compte avec raison de la situation procédurale (lourde condamnation en première instance, appel du Ministère public, proximité des débats d'appel) ainsi que des éléments disponibles concernant la situation du prévenu (célibataire, sans enfants ni profession) et son caractère (faible maîtrise de soi, absence de responsabilité). Sur le vu de ce qui précède, la cour cantonale a exclu à juste titre une libération sous caution. Pour le surplus, le recourant ne conteste pas que l'ensemble des autres mesures de substitution proposées ne sont pas propres à pallier un risque élevé de fuite (cf. ATF 145 IV 503 consid. 3.3.1).