Citation: 9C_107/2016 E. 4.2.3

4.2.3. L'administration soutient encore que les griefs soulevés par le SMR contre le diagnostic de modification durable de la personnalité posé par le docteur K.________ ont été indûment écartés par les premiers juges ou que ces derniers ne pouvaient retenir une incapacité de travail en l'absence de limitations fonctionnelles décrites par l'expert judiciaire. Ces arguments ne mettent toujours pas en évidence une violation du droit dans le jugement entrepris dans la mesure où, soulevés en première instance, le tribunal cantonal y a déjà répondu. Or il ne saurait suffire, concernant la modification de personnalité, de se borner à indiquer que la réponse fournie n'emporte pas la conviction, ni de persister à y opposer la thèse médicale différente développée par les médecins du SMR. Il ne saurait pas plus suffire, s'agissant de l'incapacité de travail, de s'étonner du procédé adopté consistant à en attester une en l'absence de limitations et à reprocher à l'autorité judiciaire de se substituer au corps médical pour proférer des conjectures. Ces griefs sont d'autant moins justifiés que les conclusions de la juridiction cantonale, et pas celles de l'office recourant, reposent sur le rapport établi par un spécialiste en psychiatrie qui a attesté une incapacité totale de travailler dans toute activité mais pas une capacité résiduelle de travail dans une activité adaptée qui, seule, supposerait l'existence de limitations fonctionnelles.