Citation: 6B_321/2007 15.08.2007 E. B

Cet arrêt retient, en résumé, ce qui suit. B.a Dans les années 1980, X.________ avait noué une relation avec Y.________, personne fragile et toxicomane. Après des retrouvailles de hasard, ils sont restés en contact. Le 18 septembre 2004, X.________ s'est réveillé à la mi-journée. Il a absorbé la méthadone et le médicament qui lui étaient prescrits contre sa toxicomanie et son alcoolisme, puis a entamé une consommation d'alcool qui s'est poursuivie jusque dans la soirée. Il a alors appelé Y.________, qui a accepté de le recevoir chez elle, puis s'est mis en route, muni d'un solide couteau à lame repliable. Arrivé chez Y.________, il s'est installé avec elle sur le canapé. La conversation, relative aux problèmes de toxicomanie de Y.________, s'est envenimée et celle-ci a quitté la pièce. Pendant son absence, X.________ a ouvert son couteau. Au retour de Y.________, il l'a empoignée à la gorge et l'a frappée plusieurs fois au torse avec son couteau, lui assénant en outre de nombreux coups de poing. Après avoir tenté de se défendre, la victime a glissé à terre et n'a plus bougé ni crié. X.________ s'est alors rendu à la cuisine pour laver ses mains et son arme, dont il a replié la lame. De retour au salon, il a remarqué que la victime râlait et lui a donné un coup de botte dans la gorge, qui a été fatal. S'agissant des motifs de son acte, X.________ a expliqué qu'il avait voulu faire taire la victime, qui avait décliné sa proposition d'intervenir dans ses relations avec ses fournisseurs de cocaïne, lui avait fait comprendre qu'il n'avait pas à se mêler de sa vie privée et avait persisté à parler de drogue, sujet qui le contrariait. B.b Du printemps à l'automne 2000, X.________ a acquis quelque 180 g d'héroïne, dont il a cédé quelque 130 g, correspondant à 24 g d'héroïne pure. En 2000 et de janvier à mai 2004, il a consommé régulièrement de l'héroïne, y compris après l'introduction de son traitement de substitution à la méthadone, et occasionnellement de la marijuana et de la cocaïne. Il a été retenu que la consommation antérieure au 14 novembre 2003 était prescrite. B.c X.________ a été soumis à une expertise psychiatrique, supervisée par la Dresse Z.________. Du rapport établi le 18 août 2005, il ressort que l'expertisé souffre d'un trouble de la personnalité de type dyssocial et de troubles mentaux et comportementaux liés à l'utilisation d'alcool, d'opiacées et de benzodiazépines. Ces troubles n'affectent pas sa conscience, mais altèrent sa volonté dans une mesure moyenne. Les experts ont relevé le caractère grave et durable de la psychopathologie que présentait l'expertisé. Ils ont en outre fait état d'un risque élevé de commission d'un nouveau geste hétéro-agressif grave. Ils ont préconisé l'internement de l'expertisé. B.d La cour cantonale a rejeté le grief que le recourant faisait aux premiers juges d'avoir écarté sa conclusion incidente tendant à ce qu'une nouvelle expertise soit ordonnée. Elle a en outre jugé infondés les griefs pris d'une violation des art. 11, 13 et 66 aCP, de l'art. 112 aCP ainsi que des art. 43 aCP et 63 aCP.