Citation: 5A_640/2014 E. 3.3

3.3. Le recourant n'indique pas si la prescription qu'il entend invoquer porte sur le droit de taxer ou sur celui de percevoir l'impôt (sur cette distinction, cf. arrêt 5A_152/2012 du 19 décembre 2012 consid. 4.3). S'il est vrai qu'il a été jugé que la prescription du droit de taxer pouvait être relevée d'office - soit en l'absence d'exception correspondante - jusque devant le Tribunal fédéral saisi d'un recours en matière de droit public contre une décision de taxation portant sur l'impôt fédéral direct (ATF 138 II 169 consid. 3 p. 172), force est de constater qu'en l'espèce, les décisions de taxation sont entrées en force et que, partant, seule la prescription du droit de percevoir l'impôt pourrait encore entrer en considération à ce stade (cf. arrêt 5A_216/2013 du 24 juillet 2013 consid. 2.2.3). La question de savoir si ladite prescription s'applique (d'office) dans la procédure d'exécution forcée postérieure à la décision de mainlevée définitive peut rester indécise, dès lors que le recourant n'explique pas, conformément aux exigences de motivation susrappelées (cf. supra consid. 2.1), en quoi la cour cantonale a violé les règles sur la continuation de la poursuite, en particulier les art. 88 al. 1 et 89 LP, en considérant que ni l'office des poursuites ni les autorités inférieure ou supérieure de surveillance n'ont le pouvoir de réexaminer le bien-fondé de la créance en poursuite (cf. dans ce sens: ATF 115 III 18 consid. 3b p. 21 et 113 III 2 consid. 2b p. 3 [plainte LP contre une poursuite abusive]; 110 III 20 consid. 2 p. 22 s. [plainte LP contre l'exécution d'une saisie de salaire]). A cet égard, il ne suffit pas d'affirmer, même en faisant référence à un arrêt non publié du Tribunal fédéral, que la prescription " doit être examinée d'office dans le cadre la mise sous mains (sic) de justice du patrimoine du débiteur ". Au reste, l'arrêt invoqué par le recourant (5A_98/2008 du 3 juin 2008 consid. 4) n'est d'aucune pertinence. Il ne fait que rappeler que si le revenu échu est aussi saisissable au sens de l'art. 93 LP, sa mise sous main de justice est limitée dans le temps (passé) par la prescription. L'arrêt ne concerne donc que la limitation temporelle de la saisie de revenu et nullement la question ici posée de la prescription de la créance (de droit public) en poursuite et de la compétence pour en connaître. Il suit de là que le grief, pour autant que recevable, doit être rejeté.