Citation: 5A_192/2021 E. A

A.a. A.________, né en 1968 au Liban, originaire de X.________, et B.________, née en 1979 au Liban, de nationalité libanaise, se sont mariés religieusement en mai 2003, puis civilement le 18 octobre 2007 à Y.________ (Chypre). Ils ont trois enfants: C.________, née en 2004 au Liban, de nationalité libanaise; B.________, né en 2006 au Liban, de nationalité libanaise; C.________, né en 2009 à Z.________, originaire de X.________. A.b. Jusqu'en 2015, B.________ a vécu avec les enfants au Liban, tandis que A.________, qui travaillait en Suisse, les rejoignait tous les deux à trois mois pour une durée d'un mois. B.________ venait en outre en Suisse durant les vacances. La famille s'est installée à Z.________ dès l'été 2015. A.c. Le 14 février 2017, B.________ a fait appel à la police, invoquant des violences conjugales. Suite à l'audience de confrontation des parties le 15 février 2017, A.________ a été placé en détention provisoire. Une instruction pénale à été ouverte à son encontre pour voies de fait, lésions corporelles simples, injures, menaces, contrainte, contrainte sexuelle, viol et violation du devoir d'assistance. Le 7 mars 2017, A.________ a été remis en liberté avec différentes mesures de substitution, dont notamment l'interdiction de tout contact, de quelque forme que ce soit, avec son épouse et ses enfants jusqu'à décision contraire du procureur, et obligation d'entreprendre un traitement psychothérapeutique. B.________ et les enfants ont été accueillis dans un hébergement d'urgence du 15 février au 11 mars 2017. A.d. A.d.a. Le 22 février 2017, B.________ a déposé auprès du Tribunal de première instance du canton de Genève (ci-après: le tribunal) une requête en protection de la personnalité et une requête de mesures protectrices de l'union conjugale, toutes deux assorties d'une requête de mesures superprovisionnelles urgentes.