Citation: 7B.171/2004 10.09.2004 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours dont il est saisi (ATF 130 II 249 consid. 2 p. 250 et les arrêts cités). 1.1 A l'instar de ce qui vaut pour le recours en réforme (cf. ATF 106 II 201 consid. 1 p. 203 et les arrêts cités), les conclusions d'un recours selon l'art. 19 LP ne peuvent tendre exclusivement à l'annulation de la décision entreprise et au renvoi de la cause à l'autorité cantonale que lorsque le Tribunal fédéral ne serait pas en état de statuer lui-même au fond (ATF 81 III 90). En l'espèce, les motifs du recours étant fondés sur un abus du pouvoir d'appréciation dans l'application de l'art. 93 LP ainsi qu'une violation de la maxime inquisitoire au sujet des postes du minimum vital écartés par la juridiction précédente, les conclusions de la recourante (supra, let. C) apparaissent recevables (Sandoz-Monod, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. II, n. 1.1 ad art. 79 OJ et les citations). 1.2 La Chambre de céans s'en tient aux faits constatés par la dernière autorité cantonale, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées ou que des constatations ne reposent sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ, applicable par renvoi de l'art. 81 OJ; Pfleghard, Schuldbetreibungs- und Konkursbeschwerde, in: Prozessieren vor Bundesgericht, 2e éd., § 5, n° 5.58 ss). Les faits que la recourante allègue sans se prévaloir avec précision de l'une de ces exceptions doivent dès lors être écartés des débats; il en est ainsi, en particulier, lorsqu'elle prétend que les poursuites introduites à son encontre n'émanent que d'un seul créancier, à savoir l'Administration fédérale des contributions (recte: la Confédération suisse).