Citation: 1B_117/2022 E. C

Par acte du 4 mars 2022, A.________ forme un recours en matière pénale au Tribunal fédéral contre cet arrêt, concluant à l'admission de sa demande de récusation, ainsi qu'au renvoi de la cause à l'autorité précédente pour qu'elle désigne un autre procureur et rende une nouvelle décision sur les frais et dépens. La recourante demande également le maintien du séquestre sur le chien Golden Retriever porteur de la puce d'identification yyy. A titre subsidiaire, elle requiert le renvoi de la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision. La recourante sollicite l'octroi de l'effet suspensif. C.a. B.________ (ci-après : l'intimée) a conclu au rejet de la requête d'effet suspensif; elle a proposé des mesures provisionnelles en ce sens qu'interdiction lui soit faite de se dessaisir de la chienne jusqu'à droit connu sur le recours, sous menace de la peine d'amende prévue à l'art. 292 CP. L'intimée a également sollicité l'octroi de l'assistance judiciaire. Le 14 mars 2022, la recourante a transmis une copie de la plainte pénale déposée le 23 février 2022 à l'encontre de l'intimée, affirmant que cette dernière avait été internée le 21 février 2022 en hôpital psychiatrique. Par ordonnance du 15 mars 2022, la Juge présidant de la Ire Cour de droit public du Tribunal fédéral a rejeté la requête d'effet suspensif et a ordonné, à titre de mesures provisionnelles, qu'interdiction soit faite à l'intimée de se dessaisir de la chienne sur lequel le séquestre avait été levé le 11 novembre 2021 jusqu'à droit connu sur l'issue de la présente cause. A la suite de cette ordonnance, la recourante s'est spontanément adressée, le 21 mars 2022 au Tribunal fédéral, afin en substance de demander la levée du séquestre en sa faveur ou le maintien de cette mesure auprès de la SVPA, estimant qu'une interdiction de dessaisissement était insuffisante. Par courrier du 23 mars 2022, adressé en copie notamment à l'avocat de la recourante, le Tribunal fédéral lui a expliqué que la décision d'effet suspensif ne permettait pas à une partie d'obtenir par anticipation ce qui était réclamé au fond; il était dès lors renvoyé à l'ordonnance du 15 mars 2022, laquelle faisait en outre référence au préjudice, relevé par la SVPA, que pourrait subir l'animal en cas de maintien dans un refuge. Le 25 mars 2022, la Chambre des recours pénale a informé le Tribunal fédéral, avec copie notamment à l'avocat de la recourante, qu'elle avait, par arrêt du 24 mars 2022 (n° aaa), déclaré irrecevable le recours formé par la recourante contre le courrier du 21 mars 2022 du Ministère public transmettant au refuge de la SVPA l'ordonnance de mesures provisionnelles du 15 mars 2022. Ce même jour, la recourante a déposé un courrier au Tribunal fédéral, soutenant notamment que le courrier du 21 mars 2022 précité constituerait un autre motif de récusation. Le 28 mars 2022, la recourante a, de manière spontanée, transmis au Tribunal fédéral, une copie du courrier qu'elle a adressé le 27 précédent à la SVPA. Son avocat a, le 31 mars 2022, indiqué au Tribunal fédéral soutenir le contenu des courriers de sa mandante, considérant qu'il y avait lieu de "revisiter l'appréciation relative à l'effet suspensif figurant dans les conclusions du recours"; il a réitéré cette démarche le 29 avril suivant. Dans son courrier du 3 mai 2022, le Tribunal fédéral a relevé en substance que ces différents courriers ne permettaient pas de considérer que la situation à ce jour serait différente de celle qui prévalait au moment de rendre son ordonnance de mesures provisionnelles. Par courrier du 4 mai 2022, la recourante, agissant par son avocat, a sollicité la révision de la décision de mesures provisionnelles et l'octroi de l'effet suspensif. Le 16 suivant, la recourante s'est à nouveau adressée au Tribunal fédéral, joignant le courrier du 11 mai 2022 du Ministère public indiquant que la chienne avait été remise à la "soeur de la prévenue [recte partie plaignante]". C.b. Invités à se déterminer sur le fond de la cause, le Ministère public, agissant par le Procureur Bernard Dénéréaz (ci-après : le Procureur intimé), ainsi que l'autorité précédente ont renoncé à déposer des observations, se référant à la décision entreprise. L'intimée a conclu au rejet du recours dans la mesure de sa recevabilité; elle a réitéré et étayé sa demande d'assistance judiciaire. Le 13 avril 2022, la recourante a persisté dans ses conclusions.