Citation: 9C_235/2010 18.08.2010 E. 3

3.1 Dans un premier moyen tiré de l'arbitraire dans la constatation des faits, le recourant reproche aux premiers juges de s'être ralliés aux conclusions de l'expertise du CEMed, qui concernait les seuls volets psychiatrique et rhumatologique. En l'occurrence, le recourant n'explique pas en quoi l'appréciation des preuves à laquelle la juridiction cantonale a procédé - et selon laquelle il dispose d'une capacité de travail entière dans une activité adaptée à son handicap - serait manifestement insoutenable. A la lecture du jugement entrepris, il apparaît au contraire que les premiers juges se sont appliqués à comparer les différents rapports médicaux versés au dossier et ont expliqué de façon circonstanciée les raisons pour lesquelles ils ont suivi les conclusions du CEMed plutôt que celles des docteurs H.________ et E.________ ou encore du psychiatre traitant, le docteur L.________. Ils ont également examiné les incidences éventuelles sur la capacité de travail du diabète et des problèmes cardiaques invoqués par le recourant, en en écartant toute répercussion négative au regard de l'avis du docteur K.________, cadiologue. Le recourant se limite à critiquer de façon tout-à-fait générale la manière dont la juridiction cantonale a constaté les faits, sans chercher à démontrer qu'un autre point de vue médical que celui suivi par l'autorité de recours de première instance serait objectivement mieux fondé ou, du moins, justifierait la mise en oeuvre de mesures d'instruction complémentaires. Son grief est dès lors mal fondé. 3.2 Le recourant soutient ensuite que la juridiction cantonale n'a pas dûment tenu compte de son âge. Selon lui, cette circonstance, ajoutée au fait qu'il présente de nombreuses limitations et est incapable psychologiquement d'envisager un nouvel emploi pour lequel il n'aurait ni expérience ni formation adéquate, implique qu'il n'existe aucune activité adaptée qui pourrait raisonnablement être exigée de lui. En l'espèce, la juridiction cantonale a examiné l'ensemble des circonstances concrètes de la cause, en particulier le parcours professionnel du recourant qui l'a amené à exercer différentes activités, notamment dans le domaine industriel et la conciergerie. Elle en a déduit que l'intéressé avait démontré disposer de facultés d'adaptation en changeant fréquemment d'emplois et restait en mesure de retrouver un emploi léger et adapté à son handicap sur un marché équilibré du travail. Dans ce contexte également, l'argumentation du recourant revient en substance à contester l'appréciation des premiers juges en leur opposant la sienne propre. En affirmant que son dossier ne permet pas de conclure qu'il aurait la moindre chance de retrouver un emploi (fût-ce dans le domaine industriel) et qu'il ne dispose pas d'une capacité d'adaptation suffisante, il n'établit nullement, au moyen d'une motivation précise et détaillée, en quoi la juridiction cantonale aurait fait un usage manifestement erroné de son pouvoir d'appréciation ou violé le droit fédéral. La référence au rapport du docteur L.________ du 27 août 2007 ne suffit pas à cet égard, dès lors que la juridiction cantonale a dûment expliqué les raisons pour lesquelles il était exigible du recourant qu'il mette en valeur sa capacité de travail entière dans une activité adaptée, malgré son âge proche de celui de la retraite, et pourquoi elle ne pouvait suivre l'avis du psychiatre traitant compte tenu de l'expertise mise en oeuvre par l'intimé. 3.3 Il résulte de ce qui précède que le recours est mal fondé.