Citation: I 237/04 30.11.2004 E. B

Saisi d'un recours de l'assurée qui concluait à l'octroi de prestations, le Tribunal des assurances du canton de Vaud a confié une expertise au docteur C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Dans son rapport du 7 juillet 2003, ce médecin a diagnostiqué une personnalité émotionnellement labile, type borderline (F 60.31), un syndrome de dépendance à l'alcool, « actuellement abstinente » (F 10.20) et un trouble anxieux et dépressif mixte (F 41.2). Il a attesté que A.________ souffre d'un trouble de la personnalité qui peut être assimilé à une maladie psychique et qui la rend incapable de supporter les contraintes d'un emploi, étant donné les exigences actuelles du monde économique. L'expert a fait état d'une capacité résiduelle de travail de 20 % à 25 %, voire 30 %, dans son activité habituelle de secrétaire et il a indiqué que cette limitation de rendement était apparue en 1994. Se fondant sur cette expertise, la juridiction cantonale a admis le recours et annulé la décision attaquée, la cause étant renvoyée à l'office AI pour qu'il calcule la rente due à l'assurée et fixe le moment de la naissance de ce droit (jugement du 5 novembre 2003).