Citation: 2C_66/2020 E. 4.1

4.1. Dans l'arrêt entrepris, la Cour de justice a en premier lieu déterminé le droit cantonal applicable. Elle est arrivée à la conclusion que, pour l'année 2009, ce sont les anciennes dispositions fiscales genevoises, et en particulier l'ancienne loi genevoise du 22 septembre 2000 sur l'imposition des personnes physiques - Impôt sur la fortune (aLIPP-III/GE), qui s'appliquent. Pour les périodes fiscales 2010 et 2011, c'est la loi genevoise du 27 septembre 2009 sur l'imposition des personnes physiques (LIPP/GE; RSGE D 3 08) qui est pertinente. La Cour de justice a ensuite présenté les dispositions légales cantonales relatives à la détermination de la fortune nette. Ainsi, selon l'art. 56 al. 1 LIPP/GE (art. 13 al. 1 let. a aLIPP-III/GE), sont déduites de la fortune brute les dettes chirographaires ou hypothécaires justifiées par titres, extraits de comptes, quittances d'intérêts ou déclaration du créancier. L'art. 56 al. 2 phr. 1 LIPP/GE (art. 13 al. 2 phr. 1 aLIPP-III/GE) dispose pour sa part que ne peuvent être déduites que les dettes effectivement dues par le contribuable. S'agissant plus particulièrement de l'évaluation des immeubles, l'autorité précédente a relevé l'art. 50 LIPP/GE (art. 7 aLIPP-III/GE), qui prévoit une évaluation différenciée selon le type d'immeuble. Ainsi, à teneur de l'art. 50 let. a LIPP/GE (art. 7 let. a aLIPP-III/GE), la valeur des immeubles locatifs est calculée en capitalisant l'état locatif annuel aux taux fixés chaque année par le Conseil d'Etat, sur proposition d'une commission d'experts, composée paritairement de représentants de l'administration fiscale et de personnes spécialement qualifiées en matière de propriétés immobilières et désignées par le département. La Cour de justice a par ailleurs rappelé que le Tribunal fédéral, dans l'ATF 134 II 207 consid. 3 p. 210 ss, a jugé que l'évaluation des immeubles locatifs sis dans le canton de Genève sur la base du critère de capitalisation de l'état locatif annuel au taux fixé par une commission d'experts est conforme aux exigences posées par l'art. 14 LHID.