Citation: 2C_259/2024 E. 3.3

3.3. En l'occurrence, d'après les constatations de l'arrêt querellé, le seul épisode de violence physique attesté est celui ayant eu lieu dans la voiture où l'ex-épouse a donné un coup sur la tête du recourant. La seconde altercation n'est pas documentée. Un témoin a fait état d'un hématome et de saignements de nez présentés par l'intéressé, sans avoir assisté à l'événement ayant causé ceux-ci. De plus, toujours selon les faits de l'arrêt entrepris, l'intéressé avait déclaré, dans un courrier du 10 mai 2022, avoir quitté son épouse en raison de simples incompréhensions et mésententes, puis, en 18 août 2022, qu'il était resté en "bon contact" avec celle-ci. On ne peut reprocher au Tribunal administratif, compte tenu des éléments susmentionnés, d'avoir considéré, sans minimiser ce qui s'est produit, que les faits dénoncés ne constituaient pas des raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI. Comme apprécié par les juges précédents, même s'il fallait tenir compte du second acte de violence invoqué par le recourant, les faits décrits ne permettent pas d'établir un degré de gravité exigé par la loi pour pouvoir retenir l'existence de violences conjugales. Au demeurant, l'intéressé n'a jamais déposé plainte pénale à l'encontre de son ex-épouse. Certes, comme le relève à bon droit celui-ci, qui se prévaut de l'arrêt 2C_693/2019 du 21 janvier 2020, la violence conjugale ne doit pas forcément être systématique, un seul incident grave permettant l'application de cette disposition (cf. supra consid. 3.2). Toutefois, les circonstances décrites dans cet arrêt sont différentes du présent cas, notamment en ceci que la victime avait immédiatement quitté le domicile conjugal et déposé plainte pénale et le CHUV avait établi un constat médical des blessures. Il est encore précisé que le recourant ne prétend plus avoir fait l'objet de violence psychologique, dont la description dans l'arrêt attaqué ne constituait de toute façon pas une situation tombant dans le champ d'application de la disposition topique. Ainsi, les actes litigieux n'atteignent pas le degré de gravité requis par la jurisprudence pour exiger la poursuite du séjour en Suisse du recourant.