Citation: I 634/04 14.09.2005 E. 5

Il convient d'examiner si c'est avec raison que les premiers juges ne se sont pas écartés des déductions de l'expert M.________. 5.1 Lorsque des spécialistes émettent des opinions contraires aptes à mettre sérieusement en doute la pertinence des déductions de l'expert, on ne peut exclure, selon les cas, une interprétation divergente des conclusions de ce dernier par le juge ou, au besoin, une instruction complémentaire sous la forme d'une nouvelle expertise médicale (ATF 125 V 352 consid. 3b/aa et les références; arrêt P. du 5 octobre 2001 [I 236/01]). 5.2 Selon le recourant, l'expertise du docteur M.________ contient des contradictions et n'a dès lors pas pleine valeur probante. 5.3 C'est à la suite du jugement de renvoi rendu par l'autorité de première instance le 29 mai 2002 que l'office intimé a confié une expertise psychiatrique au docteur M.________. Dans ce jugement, la juridiction cantonale a retenu que le docteur G.________ avait posé le diagnostic d'état dépressif réactionnel, mais que les limitations dont il avait tenu compte pour juger de la capacité de travail du recourant étaient restreintes aux atteintes physiques. Dans ces conditions, il eût fallu soumettre l'assuré à une expertise psychiatrique afin de lever tout doute sur l'existence même d'un trouble psychique ayant valeur de maladie et, dans l'affirmative, sur l'influence éventuelle de celui-ci sur sa capacité de travail. Dans ses constatations, le docteur M.________ indique que rien ne parle cliniquement pour un état dépressif significatif: absence de perte de confiance en soi ou d'estime de soi, absence de fatigabilité anormale, possibilité de participer à des activités agréables. De plus, le recourant manifeste clairement son désir de continuer de travailler le matin dans son métier ce qui lui fait revendiquer une rente de l'assurance-invalidité plutôt qu'une activité adaptée. Cette tonalité revendicatrice va de pair avec un discours dont le cours et le contenu sont parfaitement cohérents. Il n'y a pas non plus de trouble de personnalité qui serait apparu notamment plus tôt. En réalité, au moment des entretiens avec le docteur M.________ - qui ont eu lieu les 18 octobre et 15 novembre 2002 -, l'assuré présentait un status psychiatrique dans les normes (rapport d'expertise du 30 avril 2003).