Citation: 8C_280/2022 E. 5.1

5.1. La cour cantonale a accordé une pleine valeur probante au rapport du 11 septembre 2019 de la Clinique romande de réadaptation, Sion (CRR), où le recourant avait séjourné du 30 juillet au 3 septembre 2019, et a constaté que celui-ci était pleinement capable de travailler dans une activité adaptée à son état de santé. Les médecins de la CRR ont fixé les limitations fonctionnelles concernant la cheville droite suivantes: la marche prolongée surtout sur terrain irrégulier, les positions accroupies répétées, la réalisation (sic) répétée d'escaliers ou d'échelles et le port répété de charges supérieures à 20-25 kg. Le recourant invoque à ce propos d'abord le rapport du docteur C.________, médecin-conseil du service de l'emploi vaudois (ci-après: SDE) du 7 octobre 2021, qui lui a attesté une capacité de travail théorique de 100 % avec les limitations suivantes: travail en position assise, pas de position statique debout, périmètre de marche avec charge de 5 kg de quelques mètres, avec 1 kg environ une vingtaine de mètres, pas d'escalier. Or, contrairement à ce que prétend le recourant, la cour cantonale a retenu à juste titre que la différence entre les limitations fonctionnelles relevées par les médecins de la CRR et celles retenues par le médecin-conseil du SDE n'était pas importante, dès lors que seul le port de charges se trouve diminué et que des activités simples et répétitives adaptées à ce nouveau seuil de port de charges demeurent possibles. La capacité de travail entière du recourant n'est en outre pas remise en question par le fait que le médecin-conseil du SDE lui a attesté une capacité de travail initiale de 50 % en raison d'un déconditionnement important et a proposé de lui trouver une activité de test à 50 %. Par conséquent, il n'y a pas lieu de renvoyer la cause à l'instance cantonale pour la mise en oeuvre d'une expertise médicale sur la capacité de travail, comme le demande le recourant.