Citation: I 233/01 16.07.2001 E. 2

2.- a) En l'occurrence, ni l'administration ni la juridiction cantonale n'ont procédé à la comparaison des revenus prescrite par l'art. 28 al. 2 LAI, bien qu'ils se soient pourtant tous deux référés à cette disposition légale. C'est ainsi que pour parvenir à la conclusion que l'assuré n'avait pas droit à une rente d'invalidité pour la période postérieure à la date de l'expertise, les premiers juges considèrent que la diminution de gain qu'il subit est proportionnelle au taux d'incapacité de travail - attesté par l'expert - de 30 pour cent. Cependant, s'il est vrai qu'une certaine diminution de la capacité de rendement fonctionnelle peut, dans le cas d'une personne active, entraîner une perte de gain de la même importance, cela n'a pas nécessairement cette conséquence, surtout en présence d'une personne qui exerce une activité indépendante (cf. RCC 1971 p. 318 sv. consid. 2). Dans le cas particulier, une exacte corrélation entre le taux de 30 pour cent attesté par l'expert et la perte de gain consécutive à l'invalidité ne repose sur aucun élément concret.