Citation: 2A.497/2001 04.12.2001 E. B

B.- Le 10 octobre 2001, la Police cantonale du Valais a interrogé X.________ à la prison d'Orbe en vue d'organiser son départ de Suisse. Le même jour, le Service des étrangers a ordonné la mise en détention de l'intéressé pour une durée maximale de trois mois en vue du refoulement, cette décision prenant effet dès que X.________ aurait satisfait aux exigences de la justice vaudoise et serait libéré. Par arrêt du 12 octobre 2001, le Juge unique de la Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-après: le Juge de la détention) a examiné et confirmé l'ordre de mise en détention, après avoir entendu oralement X.________ et une représentante du Service des étrangers. En revanche, l'avocat-stagiaire, qui avait assisté l'intéressé dans la procédure pénale qui s'était déroulée dans le canton de Vaud, n'avait pas été averti de la tenue de cette audience. Le Juge de la détention lui a toutefois notifié son arrêt du 12 octobre 2001, tout en l'invitant à l'informer sur la façon dont il entendait s'acquitter du mandat qu'il disait avoir reçu de X.________ et dont l'existence ne ressortait pas du dossier. Par lettre du 18 octobre 2001 adressée au Juge de la détention, le conseil de X.________ a sollicité la reconsidération de l'arrêt du 12 octobre 2001, l'annulation de l'ordre de mise en détention du 10 octobre 2001 et, enfin, la mise en liberté immédiate de X.________. Il a alors renoncé à une nouvelle audience avec débats oraux. Par arrêt du 2 novembre 2001, le Juge de la détention a rejeté la demande en reconsidération ainsi que la demande de libération.