Citation: 5A_494/2008 19.08.2008 E. 3

Autant qu'on puisse le comprendre, le recourant reproche à la Chambre des poursuites et faillites du Tribunal cantonal fribourgeois d'avoir transmis l'examen du grief pris de la violation de l'art. 88 al. 2 LP au Tribunal d'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois, alors qu'il a établi être domicilié à Zoug depuis le 29 décembre 2006 et n'être plus sous tutelle. Il soutient que l'office des poursuites vaudois aurait dû constater d'office son incompétence et annuler la réquisition de continuer la poursuite, que l'office des poursuites fribourgeois aurait aussi dû relever cette incompétence, qu'ayant agi au nom d'une autorité incompétente, il ne pouvait notifier l'avis de saisie, qui est ainsi nul, et que, dans ces conditions, l'autorité de surveillance fribourgeoise - qui devait relever d'office cette incompétence - ne pouvait renvoyer la cause au tribunal d'arrondissement vaudois et devait annuler la saisie. Cette critique n'est pas fondée. Dans sa plainte du 3 juillet 2008, le recourant n'a pas soulevé expressément le grief de l'incompétence des autorités de poursuite vaudoises, bien qu'il ait mentionné qu'il habitait à Zoug depuis le 29 décembre 2006 et ne comprenait donc pas qu'un organisme vaudois s'occupe du dossier. De manière compréhensible, l'autorité cantonale n'a donc pas examiné ce point, sans que le recourant ne se plaigne à cet égard d'une violation de l'art. 29 al. 2 Cst. Le Tribunal fédéral n'examinant la violation des droits fondamentaux que si ce grief a été invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF; ATF 133 III 393 consid. 6 p. 397), il n'y a dès lors pas lieu d'examiner cette question.