Citation: 6B_903/2023 E. 2.2.4

2.2.4. S'agissant du cas 3 de l'AA du 22 juillet 2020, la cour cantonale a retenu que les déclarations des parties étaient irrémédiablement contradictoires, l'intimé contestant avoir sciemment bloqué le passage de la maison de ses voisins pour les empêcher de passer. Il existait certes le témoignage de la voisine E.________, qui avait déclaré: " Il met sa voiture. C'est un jeu. Il prend plaisir à embêter. Il se met avec la voisine, Mme F.________, et discute au milieu de la route. Ils savent très bien qu'ils la bloquent. On ne peut pas passer. Il faut rester avec la voiture derrière ". L'intimé avait reconnu qu'il discutait parfois devant son garage avec une voisine, mais avait précisé que cela ne durait jamais plus de 5 minutes. Les éléments au dossier ne permettaient en tout état de cause pas de retenir une entrave à la liberté d'action constitutive de contrainte, le fait de devoir attendre quelques instants, le cas échéant, avant de pouvoir continuer sa route ne constituant pas une pression suffisamment importante pour causer un dommage sérieux à la victime. L'élément subjectif de l'infraction de l'art. 181 CP n'était pas établi non plus, dès lors qu'on ne pouvait retenir que l'intimé aurait volontairement tenté d'empêcher ou empêché les recourants de circuler sur le chemin.