Citation: 9C_337/2020 E. A

A.a. A.________ a exploité en dernier lieu un commerce de voitures d'occasion sous la raison individuelle B.________. A la suite d'une chute survenue le 22 mars 2004, une nécrose aseptique des deux hanches a été diagnostiquée; l'assuré a subi une opération avec prothèse de la hanche à droite le 2 novembre 2004 et à gauche le 20 septembre 2005. Par jugement du 7 juillet 2005, le Tribunal de première instance de la République et canton de Genève a déclaré A.________ en état de faillite. Le 24 février 2006, A.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. En application de la méthode ordinaire de comparaison des revenus, l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (ci-après: l'office AI) lui a octroyé une rente entière d'invalidité du 1 er mai au 31 août 2005, une demi-rente du 1 er septembre au 31 décembre 2005, une rente entière du 1 er janvier au 30 juin 2006 et une demi-rente du 1 er juillet au 31 octobre 2006 (décision du 10 juin 2008). L'assuré a déféré cette décision au Tribunal cantonal des assurances sociales (actuellement: la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales), qui a partiellement admis le recours et lui a octroyé une rente entière du 1er mai 2005 au 30 juin 2006, puis une demi-rente d'invalidité du 1er juillet au 31 octobre 2006 (jugement du 30 juin 2009). Par arrêt du 30 septembre 2009, le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours formé par l'intéressé contre ce jugement (cause 9C_723/2009). A.b. Le 12 janvier 2015, A.________ a déposé une nouvelle demande de prestations. L'office AI a recueilli l'avis des docteurs C.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie (des 17 août 2015 et 8 mars 2016), et D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (des 26 avril 2016 et 21 octobre 2016), puis mis en oeuvre une expertise psychiatrique. Dans un rapport daté du 3 décembre 2017, les docteurs E.________ et F.________, tous deux spécialistes en psychiatrie et psychothérapie, ont diagnostiqué - avec répercussion sur la capacité de travail - un épisode dépressif moyen avec syndrome somatique (présent depuis 2014) et un trouble de la personnalité narcissique; l'assuré ne pouvait plus d'un point de vue psychique exercer son activité habituelle de vendeur de voitures, mais pouvait travailler à 50 % dans une activité adaptée depuis 2014. A l'invitation de l'administration, le docteur E.________ a précisé que l'atteinte psychique avait débuté bien avant le début du suivi psychiatrique mis en place par les médecins traitants en 2016, le mois d'août 2015 pouvant être retenu pour le début de l'incapacité de travail en l'absence d'une évaluation structurée faite préalablement (complément du 8 février 2018). L'office AI a versé au dossier un extrait du compte individuel AVS de l'assuré et de son épouse. Constatant que l'assuré ne présentait aucune inscription de cotisations depuis 2004 (sous réserve de deux inscriptions de 3193 fr. en mai 2009 et de 553 fr. en 2012), l'administration a mis en oeuvre une enquête ménagère. Dans un rapport rendu le 8 janvier 2019, l'enquêtrice de l'office AI a indiqué que l'assuré présentait un empêchement pondéré de 9,60 %, compte tenu de l'aide apportée par son épouse et ses enfants pour les travaux ménagers. A l'invitation de l'assuré, le docteur D.________ a pris position sur les conclusions médicales versées au dossier de l'assurance-invalidité le 8 mars 2019. Par décision du 12 avril 2019, l'office AI a, en application de la méthode spécifique d'évaluation de l'invalidité, nié le droit de A.________ à des prestations de l'assurance-invalidité. Il a retenu en substance que le statut de l'assuré était celui d'une personne non active consacrant son temps à ses travaux habituels, pour l'exercice desquels il présentait un degré d'invalidité de 10 %.