Citation: 8C_742/2019 E. A

A.________, née en 1983, a été engagée dès le 1 er février 2013 par B.________ SA en tant que pharmacienne responsable. Elle a résilié son contrat de travail pour le 31 décembre 2018. Le 10 janvier 2019, elle s'est présentée à l'Office régional de placement (ORP) de Lausanne aux fins de requérir l'octroi d'une indemnité de chômage. Elle s'est inscrite en tant que demandeuse d'emploi à 100 %. A l'occasion de son premier entretien avec sa conseillère de l'ORP, le 4 février 2019, elle a indiqué qu'elle effectuait un DAS (Diploma of Advanced Studies) à l'université D.________, et que sa formation professionnelle s'étalait de septembre 2018 à juin 2019, à raison de trois jours consécutifs de cours par mois. Par la suite, elle a indiqué entreprendre cette formation à ses frais (8550 fr.), dans l'optique d'une reconversion professionnelle. Invitée ensuite par le Service de l'emploi du canton de Vaud (SDE), Instance juridique chômage, à lui transmettre des renseignements sur la formation entreprise et sa disponibilité à l'emploi, l'assurée a, en substance, expliqué ne voir aucun problème à concilier la reprise d'une activité professionnelle à 100 % ou le suivi d'une mesure imposée par l'ORP avec sa formation, et être disposée à renoncer à celle-ci si elle devait compromettre son engagement pour un emploi (lettre du 26 février 2019). Par décision du 8 mars 2019, le SDE a retenu une aptitude au placement pour une disponibilité de 85 % à partir du 10 janvier 2019. L'assurée s'est opposée à cette décision. Le 10 mai 2019, elle a informé le SDE qu'elle avait trouvé un emploi auprès de C.________ SA à compter du 12 juin 2019, à un taux de 100 %. Elle précisait que son nouvel employeur n'avait pas renoncé à l'engager malgré ses trois jours de cours prévus les 24, 25 et 26 juin 2019. Par décision sur opposition du 29 mai 2019, le SDE a confirmé sa décision du 8 mars 2019.