Citation: 4A_602/2016 E. 6

Dans la présente contestation, le Tribunal cantonal retient que la cause civile demeure suspendue devant le Tribunal du travail et que l'exercice des droits procéduraux du demandeur ne nécessite en l'état aucune prestation d'avocat, hormis informer le tribunal, tous les deux mois, de l'avancement du procès pénal. Selon le Tribunal cantonal, le Tribunal du travail ne tarde donc pas indûment à statuer sur la requête d'assistance judiciaire. Le Tribunal cantonal souligne que le Tribunal du travail devra impérativement se prononcer sur cette requête avant que des prestations d'avocat plus importantes n'apparaissent nécessaires à l'exercice des droits du demandeur dans le procès. Il précise que le Tribunal du travail ne saurait reporter sa décision jusqu'à droit connu sur le sort du procès pénal. Sur ce dernier point seulement, l'appréciation du Tribunal cantonal ne convainc guère car connaître le résultat du procès pénal est propre à faciliter l'évaluation par le Tribunal du travail des chances de succès de l'action en paiement, lesquelles sont déterminantes au regard de l'art. 117 let. b CPC. En réalité, même si une décision plus rapide serait aussi compatible avec les règles applicables, il peut se justifier que le Tribunal du travail ne se prononce sur l'assistance judiciaire qu'après la fin du procès pénal, pour autant que dans l'intervalle, le procès civil demeurant suspendu ne nécessite pas de prestations d'avocat de quelque importance. Il apparaît donc que le demandeur s'est effectivement plaint à tort, devant le Tribunal cantonal, d'un retard injustifié aux termes de l'art. 319 let. c CPC. Il est sans importance que son conseil, selon l'argumentation développée devant ce tribunal puis devant le Tribunal fédéral, menace de résilier son mandat parce qu'il ignore si ses prestations déjà fournies seront rémunérées par la collectivité ou par son client. Le recours au Tribunal cantonal n'offrait de toute évidence aucune chance de succès, de sorte que, dans l'instance de recours, l'assistance judiciaire a été refusée conformément à l'art. 117 let. b CPC. Il s'ensuit que le recours en matière civile est entièrement privé de fondement et doit être rejeté.