Citation: 4A_420/2024 E. 5.5

5.5. Même si l'arrêt attaqué n'est pas d'une grande clarté quant à la méthodologie suivie entre interprétation subjective et objective, on comprend néanmoins de la motivation que la cour cantonale a déterminé ce que les parties avaient réellement voulu. La recourante avait souhaité apporter des modifications substantielles d'un surcoût de 6 millions et allongeant d'une année les travaux, et elle avait commandé et accepté des prestations supplémentaires de l'intimé. En recherchant et établissant la réelle et commune intention des parties conformément à l'art. 18 al. 1 CO, c'est-à-dire leur volonté subjective, la cour cantonale a tranché une question de fait ( supra consid. 5.3.1). La recourante se plaint certes d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'appréciation des preuves en se référant en particulier aux pièces 100 à 103. Ce faisant, elle expose librement sa vision mais ne tient nullement compte de l'approche de la cour cantonale pour laquelle ces pièces concernent le projet initial mais non les éléments subséquents qui sous-tendent une modification de la commande initiale. Elle n'établit aucun arbitraire de la part de la cour cantonale.