Citation: 5D_214/2021 E. 3.4.1

3.4.1. Dans une dernière série de griefs, la recourante dénonce l'arbitraire dans l'établissement des faits (art. 9 Cst.), un déni de justice formel et la violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 1 et 2 Cst.). En réalité, seul le premier de ces griefs est pertinent au vu de la motivation de cette partie du recours, soit la question de l'appréciation des preuves concernant l'identité entre la créancière et la poursuivante. Les autres griefs doivent donc d'emblée être déclarés irrecevables. En outre, il sied de déclarer irrecevables les pans de cette motivation qui ont trait au jugement de première instance, celui-ci ne faisant pas l'objet du présent recours (art. 75 al. 1 LTF). En effet, seule est pertinente la question de savoir si c'est à tort que l'autorité cantonale a retenu que l'identité entre la créancière et la poursuivante avait été retenu sans arbitraire par le premier juge (cf. supra consid. 2.2.1), au moyen des pièces produites à l'appui de la requête de mainlevée de l'intimée. Ne l'est en revanche pas celle de savoir si, pour sa part, le premier juge s'est fondé sur d'autres pièces, notamment celles produites à l'appui de la réplique spontanée de l'intimée, qui auraient été irrecevables. Par ailleurs, en tant que la recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir occulté les pièces qu'elle lui avait soumises sans toutefois ni les nommer ni décrire leur contenu, cette critique n'est pas motivée (cf. supra consid. 2.2); elle est donc également irrecevable. Dans sa motivation dirigée contre l'appréciation des preuves - soit les pièces 2 (procès-verbal de l'assemblée extraordinaire du 11 mars 2020) et 3 (extrait du registre du commerce italien) produites par l'intimée à l'appui de sa requête de mainlevée - par l'autorité cantonale, la recourante soutient que c'est de manière insoutenable que cette autorité a retenu, sur la base de cette pièce 3, qu'il n'y avait pas eu de fusion de sociétés et que ce constat était corroboré par la pièce 2. Selon elle, il a y bien eu une fusion de sociétés entre C.________ SpA et B.D.________ Srl le 10 février 2020. Suite à cette opération, la raison sociale est devenue, le 13 mars 2020, B.E.________, puis a de nouveau changé, le 21 mai 2020, pour devenir B.B._________ SpA. Elle soutient que, lorsque l'extrait du registre du commerce parle de " variazione della denominazione. Denominazione precedente: C.________ SpA ", il s'agit nécessairement de la nouvelle raison sociale enregistrée le 13 mars 2020 adoptée par la nouvelle société issue de la fusion. La recourante affirme ensuite que le fait qu'il n'y ait aucune mention au registre de l'achèvement ou de l'abandon de la fusion ne peut signifier autre chose que cette fusion est toujours en cours et que le fait que les numéros de référence au registre et de contribuable soient les mêmes peut être le résultat de cette fusion. Enfin, la recourante prétend qu'il ressort du procès-verbal de l'assemblée extraordinaire que l'assemblée a été convoquée le 2 mars 2020 et l'actionnaire unique de C.________ SpA est mentionnée comme étant B.D.________ Srl, société avec laquelle elle a fusionné le 10 février 2020, de sorte qu'il n'est pas défendable de dire que cette pièce corrobore le fait qu'il n'y a pas eu de fusion.