Citation: 4A_184/2023 E. 6.3.1

6.3.1. En premier lieu, la recourante prétend que le refus de l'intimée de lui communiquer une copie de la décision prise à l'encontre de C.________ porte une atteinte grave et injustifiée aux droits de sa personnalité (art. 27 s. du Code civil suisse [CC; RS 210]). Les critiques formulées par la recourante au soutien de son moyen ne suffisent toutefois pas à établir que le résultat auquel a abouti l'arbitre serait contraire à l'ordre public, c'est-à-dire aux valeurs essentielles et largement reconnues qui, selon les conceptions prévalant en Suisse, devraient constituer le fondement de tout ordre juridique. Une atteinte aux droits de la personnalité d'un athlète peut certes contrevenir à l'ordre public matériel (ATF 138 III 322 consid. 4.3.1 et 4.3.2). Selon la jurisprudence, la violation de l'art. 27 al. 2 CC n'est toutefois pas automatiquement contraire à l'ordre public matériel; encore faut-il que l'on ait affaire à un cas grave et net de violation d'un droit fondamental (ATF 144 III 120 consid. 5.4.2). Or, l'intéressée échoue à démontrer que le refus, entériné par le TAS, de lui communiquer une décision prise par l'organe d'une association privée, dans une procédure associative dirigée contre un tiers, à laquelle la recourante n'était pas partie, serait constitutif à lui seul d'un cas grave et net de violation de l'un de ses droits fondamentaux. Il faut en outre bien voir que l'intéressée, quand bien même elle ne pouvait pas prétendre, selon la réglementation édictée par l'intimée, à obtenir une copie de la décision rendue à l'encontre de C.________, a néanmoins été renseignée sur le sort de ladite procédure, puisqu'elle s'est vu remettre un résumé de trois pages de la décision concernée.