Citation: 8C_931/2014 E. 2.3

2.3. En l'occurrence, le recours ne contient aucune démonstration du caractère arbitraire de l'application du droit cantonal par les premiers juges. Par ailleurs, contrairement à ce que semble croire le recourant, on ne voit pas que la solution retenue serait contraire à son droit à la protection de la bonne foi. Si, comme l'affirme l'intéressé, le Conseil d'Etat ne lui a pas signifié immédiatement un refus à sa demande du 29 novembre 2006, ce qui l'aurait empêché de compenser les jours de congé et de vacances non pris durant le laps de temps restant jusqu'à son départ à la retraite (31 août 2007), il n'en demeure pas moins que le recourant n'a pas fait valoir une telle compensation pour cette période. On est bien plutôt fondé à considérer qu'il souhaitait alors obtenir une compensation en espèces. Quant à la critique de type appellatoire développée par l'intéressé au sujet de circonstances exceptionnelles susceptibles de donner lieu au report des vacances à l'année suivante, elle ne justifie pas, au demeurant, de s'écarter des constatations de fait du jugement attaqué (art. 105 al. 1 et 2 LTF). Cela étant, la question de la prescription discutée par le recourant ne se pose pas vu ce qui précède. Enfin, c'est en vain que le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu au motif que la juridiction cantonale n'a pas donné suite à ses réquisitions de preuves. Ce refus d'instruire ne viole le droit d'être entendu des parties que si l'appréciation anticipée de la pertinence du moyen de preuve offert, à laquelle le juge a procédé, est entachée d'arbitraire (ATF 141 I 60 consid. 3.3 p. 64 et les références citées). Le recourant ne démontre pas en quoi l'appréciation anticipée des moyens de preuve effectuée par la cour cantonale serait entachée d'arbitraire. Insuffisamment motivé, son grief est irrecevable.