Citation: 5A_202/2022 E. 7.2

7.2. En l'espèce, l'arrêt attaqué retient que le Tribunal civil a notamment octroyé à l'intimée une contribution d'entretien de 2'100 fr. par mois jusqu'au 31 décembre 2020, en précisant, dans ses considérants, que sa décision ne déploierait ses effets qu'à partir de son entrée en force et que, pour la période allant jusque-là, ce seraient les mesures protectrices de l'union conjugale, respectivement les mesures provisionnelles qui s'appliqueraient. Selon la cour cantonale, même si l'appelant ne critiquait en soi que la contribution d'entretien fixée à partir du 1er janvier 2021, il y avait donc lieu de supprimer la partie du dispositif du jugement de divorce concernant la pension qui aurait été due jusqu'en décembre 2020, celle-ci n'étant jamais entrée en force en raison de l'appel (art. 315 al. 1 CPC). Il convenait par ailleurs de préciser que la contribution d'entretien après divorce serait due à partir du mois de mars 2022, ce qui correspondait à l'entrée en force de l'arrêt cantonal. Le recourant ne conteste pas la suppression, par l'autorité cantonale, de la partie du dispositif de la décision de première instance qui mettait à sa charge une pension mensuelle de 2'100 fr. jusqu'au 31 décembre 2020. Dans la mesure où il se plaint, en revanche, d'une violation du droit fédéral en ce qui concerne le dies a quo du montant de 1'000 fr. par mois alloué à l'intimée pour son entretien, il ne saurait être suivi. Conformément aux principes rappelés plus haut (cf. supra consid. 7.1), les mesures provisionnelles ne deviennent pas caduques avec l'entrée en force partielle du jugement du divorce, mais continuent de s'appliquer jusqu'à ce qu'une décision définitive soit rendue sur les effets accessoires restés litigieux (cf. aussi, parmi d'autres: SAMUEL ZOGG, "Vorsorgliche" Unterhaltszahlungen im Familienrecht, in FamPra.ch 1/2018, p. 47 ss, 67). Or, l'appel ne suspend la force de chose jugée et le caractère exécutoire du jugement de divorce que dans la mesure des conclusions prises en appel (cf. art. 315 al. 1 CPC). En précisant que la contribution d'entretien après divorce serait due à partir de l'entrée en force de son arrêt, l'autorité cantonale s'est par conséquent bornée à reprendre, à bon droit, la solution légale et jurisprudentielle retenue s'agissant de la délimitation temporelle du droit à l'entretien pendant le mariage et après le divorce, étant précisé, à toutes fins utiles, que le recours au Tribunal fédéral n'a, quant à lui, pas d'effet suspensif de par la loi (art. 103 al. 1 LTF), hormis sur le point du divorce lui-même (art. 103 al. 2 let. a LTF), et que le recourant ne l'a pas requis. Le grief est donc à l'évidence infondé.