Citation: 5P.56/2001 07.08.2001 E. 2

2.- Le recourant fait valoir que la cour cantonale est tombée dans l'arbitraire en retenant qu'il n'a pas rendu vraisemblable l'existence de sa créance contre l'intimée. a) Le séquestre est autorisé à condition que le créancier rende notamment vraisemblable que sa créance existe (art. 272 al. 1 ch. 1 LP). L'existence d'une créance en dommages-intérêts est admise lorsque le créancier démontre le dommage subi, l'acte illicite commis, le lien de causalité entre ces deux éléments ainsi que l'imputabilité de l'acte illicite à titre de faute au débiteur. L'existence d'une créance en dommages-intérêts n'est vraisemblable que si tous les éléments mentionnés sont rendus vraisemblables. b) L'admission de la vraisemblance d'un fait relève de l'appréciation des preuves. En cette matière, le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation et le Tribunal fédéral fait preuve de retenue lorsqu'il examine la décision cantonale. Il ne substitue pas son pouvoir d'appréciation à celui des juges cantonaux. Il n'intervient que lorsque l'appréciation est arbitraire. Tel est le cas lorsque elle est manifestement insoutenable, en contradiction avec le dossier ou contraire au sens de la justice et de l'équité ou encore lorsque le juge a interprété les pièces du dossier de manière insoutenable, a méconnu des preuves pertinentes ou s'est fondé exclusivement sur une partie des moyens de preuve (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40; 118 Ia 28 consid. 1b p. 30). Conformément à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, il appartient au recourant d'établir la réalisation de ces conditions, par une argumentation précise et détaillée (ATF 122 I 70 consid. 1c p. 73; 120 Ia 369 consid. 3a p. 373). Dans la mesure où le recourant soutient globalement que la cour cantonale aurait posé des exigences excessives, donc arbitraires au sens de l'art. 4 (recte: 9) Cst. , en matière de preuves dans le cadre de la procédure de séquestre, le recours est irrecevable faute de motivation suffisante (art. 90 al. 1 let. b OJ).