Citation: 2C_239/2024 E. 1.2

1.2. La voie de recours ouverte contre une telle décision dépend du litige principal au fond (cf. ATF 137 III 261 consid. 1.4; 135 I 265 consid. 1.2), étant ici précisé que celui-ci porte en l'espèce sur l'octroi d'une autorisation de séjour pour cas de rigueur au sens de l'art. 30 al. 1 let. b de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers et l'intégration (LEI; RS 142.20). Aux termes de l'art. 83 let. c ch. 2 et 5 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable à l'encontre des décisions qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit (ch. 2), ainsi que celles qui concernent les dérogations aux conditions d'admission (ch. 5). En l'occurrence, l'autorisation pour cas de rigueur requise au fond par la recourante relève précisément de chacune de ces deux catégories d'exception, étant rappelé que l'art. 30 al. 1 let. b LEI, qui la règle, est de nature potestative. Pour le reste, la recourante n'allègue pas de manière soutenable avoir un droit potentiel à une autorisation de séjour sur la base d'un autre fondement juridique. Elle se prévaut certes de sa présence en Suisse depuis plus de neuf ans et de son cercle social dans le pays, auquel appartiennent son fils et son petit-enfant. On ne voit toutefois pas qu'elle puisse se prévaloir, sur cette seule base, d'un droit potentiel à une autorisation de séjour tiré du droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'art. 8 CEDH, disposition qu'elle n'invoque d'ailleurs que très sommairement, dès lors qu'elle vit depuis moins de dix ans dans le pays, qui plus est illégalement, et que son fils résidant en Suisse est apparemment majeur et ne dépend nullement d'elle (cf. ATF 144 I 266 consid. 3.9, respectivement 145 I 227 consid. 3.1). Il en découle que le recours en matière de droit public déposé à titre principal par la recourante est irrecevable. Seule est ouverte en l'espèce la voie du recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 ss LTF), que la recourante invoque dès lors à juste titre également dans son mémoire.