Citation: 9C_140/2019 E. 6

Il est correct que dans la partie "En droit" de leur jugement, les premiers juges n'ont nullement évoqué le rapport du docteur D.________. Néanmoins, ils ont succinctement indiqué "[qu']aucun élément objectif au dossier ne permett[ait] de douter des conclusions des experts, dont le rapport répond[ait] à tous les réquisits permettant de lui reconnaître pleine valeur probante". De surcroît, dans la partie "En fait» de l'acte attaqué, ils ont reproduit textuellement les passages essentiels de l'avis du médecin traitant (concernant le diagnostic, l'évolution, les limitations fonctionnelles, le taux d'incapacité de travail et le pronostic). Ils ont en outre repris les conclusions du rapport d'imagerie par résonance magnétique (IRM) lombaire établi le 4 juillet 2017, déposé avec le document précédent. Ils ont par ailleurs retranscrit l'appréciation détaillée de ces documents par le Service médical régional de l'AI (SMR) : le docteur E.________ y indiquait notamment que la situation médicale mentionnée correspondait à celle déjà décrite de longue date, que les conclusions du docteur D.________ s'écartaient de celles du CEMed sans justification médicale ou que les éléments mis en évidence par l'IRM de 2017 se retrouvaient déjà dans les images de 2005. Même si les considérations "En droit" sont très succinctes, on peut cependant déduire du jugement cantonal dans son ensemble que la juridiction cantonale a pris connaissance des rapports produits par le recourant et en a conclu qu'ils n'étaient pas susceptibles de faire douter de l'amélioration de l'état de santé de l'assuré, ni des conclusions des experts du CEMed. Dans ces circonstances, l'assuré pouvait saisir les motifs qui avaient amené le tribunal cantonal à suivre les conclusions du CEMed et à écarter celles du docteur D.________, même s'il eût été préférable que l'autorité judiciaire s'exprimât de façon explicite, de sorte qu'il n'y avait pas de violation du droit d'être entendu sous l'angle du devoir de motivation. Bien qu'il ait lui-même évoqué les considérations des premiers juges à propos de l'absence d'éléments objectifs susceptibles de jeter un doute sur la pertinence des conclusions des experts et qu'il ait rapporté l'avis de son médecin traitant ainsi que celui du médecin du SMR, le recourant ne discute par ailleurs pas de manière suffisamment précise du résultat auquel est parvenue l'autorité judiciaire. Ce résultat ne peut toutefois être qualifié d'arbitraire dans la mesure où il repose, du moins implicitement, sur le rapport du docteur E.________. Comme indiqué supra, celui-ci expliquait brièvement mais clairement pourquoi le docteur D.________ n'apportait aucun élément nouveau susceptible de mettre en doute les conclusions précédentes. L'analyse du médecin du SMR est convaincante, étant précisé que le médecin traitant n'a mis en évidence aucun élément objectif qui n'aurait pas été pris en considération par les experts du CEMed. Le recours doit donc être rejeté.