Citation: I 743/01 12.11.2002 E. A

S.________ est au bénéfice, depuis le 1er novembre 1990, d'une demi-rente, correspondant à un degré d'invalidité de 54 % - soit 65 % d'empêchement d'exercer ses travaux habituels et 43 % d'incapacité de gain dans son activité d'employée de X.________ -, en raison de diverses affections (syndrome lombo-vertébral résiduel après réduction chirurgicale d'une hernie discale L4 L5, état anxio-dépressif avec somatisations multiples et distonie neuro-végétative). Par lettre du 5 mai 1997, dans laquelle elle alléguait subir une incapacité de travail totale ensuite d'un accident survenu le 16 janvier 1997, l'assurée a demandé l'octroi d'une rente entière d'invalidité. Après avoir procédé à une enquête économique sur le ménage (rapport du 9 septembre 1999) et requis la production du dossier de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'OAI) a informé l'assurée de son intention de lui accorder une rente entière d'invalidité, fondée sur un degré d'invalidité de 70 %, dès le 1er juillet 1997 (projet d'acceptation de rente du 24 novembre 1999). L'assurée ayant contesté le moment à partir duquel une rente entière devait lui être versée, l'OAI a repris l'instruction du cas, en requérant en particulier de la doctoresse A.________, médecin traitant de l'assurée, qu'elle produisît diverses pièces médicales, dont un rapport établi à son intention le 14 octobre 1997 par le docteur B.________, médecin d'arrondissement de la CNA. Selon ce dernier médecin, les plaintes de l'assurée, essentiellement en rapport avec son dos, doivent être rapportées à une polyinsertionite avec troubles dégénératifs débutants, sans rapport avec les deux chutes survenues les 16 janvier (chute à ski avec fracture sous-capitale de l'humerus associée à une fracture du trochiter) et 7 août 1997 (chute sur le dos avec torsion de la cheville gauche), dont les effets devaient certainement être considérés comme épuisés. Par décision du 14 septembre 2000, l'OAI a rejeté la demande de révision du droit à la rente au motif que les affections mentionnées dans les divers rapports médicaux figurant au dossier étaient présentes de longue date et avaient déjà été prises en compte dans l'évaluation de l'invalidité, dont le degré n'avait pas changé au point d'influencer son droit à une demi-rente d'invalidité.