Citation: 2C_307/2024 E. 7

Dans ses écritures, le recourant prétend enfin que l'évaluation de ses examens de septembre 2023 violerait le principe d'égalité de traitement garanti à l'art. 8 al. 1 Cst., en avançant notamment que le taux d'échec aurait été nettement plus élevé lors de cette session que lors de la précédente et, partant, la correction plus sévère. Il fait également valoir que la formation dispensée par l'École d'avocature et, surtout, les examens que celle-ci organise seraient contraires à la loi fédérale du 23 juin 2000 sur la libre circulation des avocats (Loi sur les avocats; LLCA; RS 935.61), laquelle réglerait de manière exhaustive les conditions d'accès au stage d'avocat et d'obtention du brevet, sans envisager une telle formation ni de tels examens. Il n'y a toutefois pas lieu d'entrer en matière sur de tels griefs qui sortent de l'objet du litige, lequel consiste - pour rappel - uniquement à savoir si la Cour de justice a refusé à juste titre d'entrer en matière sur le recours déposé devant elle par le recourant (cf. supra consid. 2.2), ce qui est le cas comme on vient de le voir (cf. supra consid. 6.4). Cela étant dit, la Cour de céans s'étonnera que ce dernier se plaigne d'une inégalité de traitement entre les sessions de juin 2023 et de septembre 2023. Ayant participé à chacune d'entre elles, il a en effet lui-même profité de la correction et des conditions d'organisation prétendument avantageuses de la session de juin 2023, à laquelle il a malgré tout échoué. On ne voit enfin pas non plus en quoi les examens du recourant devraient être évalués plus généreusement ou différemment dans l'hypothèse où le système de formation des avocats-stagiaires genevois prévu par la loi cantonale du 26 avril 2002 sur la profession d'avocat (LPAv/GE; RS/GE E 6 10) - imposant effectivement le suivi d'une formation approfondie dispensée par cette école - serait considéré comme contraire au droit fédéral.