Citation: H 57/05 06.03.2006 E. 6

A.________ reproche également à la caisse de ne pas avoir tenu compte du fait qu'elle aurait cotisé à l'AVS en 1971. A cet effet, la recourante soutient avoir réalisé en 1971 un revenu de 11'210 fr. en travaillant pour le compte de l'Hôtel X.________. Or, il ressort de l'extrait bancaire du 31 décembre 1971, sur lequel l'intéressée appuie ses allégations, que cette somme représente en réalité le total des mouvements créditeurs effectués en 1971 sur un compte bancaire ouvert au nom de son mari. Il ne permet pour le moins pas d'établir le versement d'un salaire en faveur de la recourante. Ce document ne saurait être par conséquent déterminant au regard des exigences de preuve posées par l'art. 141 al. 3 RAVS et la jurisprudence y relative (ATF 117 V 261 consid. 3; voir également ATF 107 V 12 consid. 2a). On ne saurait reprocher non plus à la caisse intimée d'avoir manqué à son devoir d'instruire le dossier. Celui-ci contient en effet tous les éléments pour trancher le cas. On y trouve en particulier le résultat des recherches entreprises auprès des différentes caisses et agences susceptibles d'avoir perçu des cotisations sur une activité lucrative exercée par la recourante. A cet égard, les investigations complé-mentaires menées par la caisse au cours de la procédure fédérale ont permis d'établir que A.________ avait effectivement réalisé des revenus soumis à cotisations en 1971 (6'129 fr.) et 1972 (5'779 fr.) dont il n'avait pas été tenu compte. Toutefois, comme le démontrent les nouveaux calculs effectués par la caisse, dont il n'y a pas lieu de remettre en cause l'exactitude, ces nouveaux éléments ne sont pas de nature à modifier le montant des rentes accordées par décisions du 2 octobre 2003 et confirmées sur opposition le 11 novembre suivant.