Citation: 6B_818/2020 E. 2.5

2.5. Le recourant se plaint enfin du refus d'ordonner une seconde expertise psychiatrique. Il se prévaut d'un rapport du Service de médecine et de psychiatrie pénitentiaire (SMPP), qui, selon lui, suscite des interrogations quant à l'impartialité des auteurs de l'expertise psychiatrique du 9 janvier 2019. Il reproche notamment à ces derniers d'avoir affirmé qu'il ne suivait pas de traitement psychothérapeutique alors qu'il suivait déjà une psychothérapie, à sa demande, à raison d'une séance toutes les deux semaines depuis le 15 août 2018. Or, cet élément n'a pas été ignoré par les experts, qui mentionnent (p. 8 de l'expertise du 9 janvier 2019) que depuis le début de sa détention l'expertisé bénéficie d'un suivi ponctuel par le SMPP et qui relèvent par ailleurs (p. 15 de l'expertise) que l'intéressé se dit favorable à un suivi psychothérapeutique. Le recourant reproche en outre aux experts d'avoir considéré à tort qu'il n'aurait pas souffert de dépendance à la cocaïne. Cette constatation est conforme à ses propres déclarations puisqu'il a lui-même affirmé que les substances ne lui manquaient pas en prison et qu'il avait pu s'en passer relativement facilement (cf. expertise psychiatrique, p. 12 et 14). Par ailleurs, la cour cantonale n'a pas méconnu le fait que le recourant consommait des stupéfiants, de nombreuses allusions étant faites à cette situation dans l'expertise. D'autre part, il n'apparaît pas que les experts auraient fait montre d'un manque d'objectivité et pour le surplus le recourant n'expose pas quels éléments il entendrait tirer d'une seconde expertise, qui seraient de nature à influer sur le sort de la cause.