Citation: 9C_424/2015 E. 4.3

4.3. Compte tenu de la présomption constituée par l'octroi d'une rente de l'assurance-accidents de 25 %, il appartenait au recourant d'établir, en s'appuyant sur des éléments médicaux objectifs, que sa capacité de travail n'était pas limitée en raison de son atteinte au genou droit au moment où les rapports de prévoyance ont débuté. A cet égard, le recourant soutient que la seule atteinte à la santé médicalement attestée à l'époque par son médecin traitant, le docteur D.________, consistait en des troubles lombaires, lesquels restreignaient sa capacité de travail de 50 % et avaient conduit à une restriction de même ampleur de sa couverture de prévoyance. Compte tenu de la présomption précitée, il convenait toutefois d'établir au préalable que la situation médicale s'était améliorée concernant son genou droit depuis le moment où le recourant s'était vu allouer sa rente. Le recourant se contente d'affirmer qu'il était clairement avéré qu'il avait présenté une pleine capacité de travail, respectivement une pleine capacité de gain excluant tout droit à une rente d'invalidité pendant une période supérieure à trois ans à partir de son affiliation le 1er janvier 1999. Cette argumentation ne suffit cependant pas à établir que le recourant ne présentait plus aucune séquelle en relation avec son genou droit qui aurait limité sa capacité de travail de moins de 20 %. Dans les faits, il apparaît en réalité que le recourant a, depuis l'octroi de sa rente, toujours présenté, en arrière-plan, une diminution de rendement liée à l'atteinte accidentelle subie à son genou droit. Il ressort du dossier - et il convient ici de compléter les faits établis par la juridiction cantonale (art. 105 al. 2 LTF) - que les problèmes au genou droit ont toujours constitué une gêne dans l'exercice de son activité lucrative et entrainé une diminution de rendement significative. A plusieurs reprises par le passé, le recourant a affirmé que le versement d'une rente de l'assurance-accidents était pleinement justifié au regard de sa situation (voir à cet égard les rapports d'entretien établis au fil du temps par les inspecteurs des sinistres de la CNA: rapports des 5 février 1988 [17ème rechute], 6 février et 27 mai 1991 [21ème rechute], 24 février 1995 [23ème rechute] et 21 septembre 1995 [24ème rechute]). Dans un rapport du 7 août 2003 (établi dans le cadre de la 28ème rechute), l'inspecteur des sinistres de la CNA a consigné que le recourant estimait que son rendement était de 70 % avant l'annonce de la rechute et de 50 % au moment de l'entretien.