Citation: 7B.229/2005 20.03.2006 E. B

La débitrice a déposé plainte contre cette décision, concluant à ce qu'il soit pris acte de sa renonciation au bénéfice du minimum vital et à ce que la mesure de l'office soit déclarée nulle, subsidiairement annulée et déclarée sans objet. Elle faisait valoir en substance ce qui suit: comme elle n'avait pas eu connaissance des requêtes de la créancière des 19 janvier et 7 février 2005, la mesure attaquée constituait une violation de son droit d'être entendue; en outre, le procès-verbal de saisie ne pouvait pas être remis en cause; par ailleurs, elle ne pouvait être tenue de fournir des informations sur les actifs compris dans la succession de son père, laquelle n'était pas partagée; elle se prévalait à cet égard de dispositions sur la protection de la personnalité; elle devait certes indiquer tous les biens qui lui appartenaient, mais cette obligation ne s'étendait aux biens situés à l'étranger que dans la mesure où le débiteur demandait à pouvoir bénéficier du minimum vital; or, elle renonçait au bénéfice du minimum vital, dès lors que seul son époux subvenait à ses besoins.