Citation: 1B_602/2022 E. B

Par ordonnance du 8 juillet 2022, le Tribunal des mesures de contrainte (ci-après : Tmc) a ordonné le placement en détention provisoire de A.________ jusqu'au 8 septembre 2022, mesure ensuite prolongée, le 5 suivant, jusqu'au 6 décembre 2022; il a retenu l'existence de risques de fuite, de collusion et de réitération. Le 28 octobre 2022, A.________ a demandé sa libération, produisant un message électronique de l'Hospice général, selon lequel, si le prévenu était libéré, il serait hébergé dans un centre collectif de l'Aide aux migrants (AMIG) et devrait se "réactiver" auprès de l'Office cantonal de la population et des migrations (ci-après : OCPM); le prévenu n'abordait pas les charges pesant à son encontre et proposait "au besoin" des palliatifs aux risques de réitération et de collusion, celui de fuite étant inexistant. Par ordonnance du 31 octobre 2022, le Tmc a ordonné la mise en liberté du prévenu, au profit de mesures de substitution d'une durée de six mois, soit en substance (cf. art. 105 al. 2 LTF) : a) interdiction de contacter la victime et son amie; b) obligation de se présenter, une fois par semaine, à la police; c) obligation de déférer à toute convocation de la justice et/ou de la police; d) interdiction de quitter le territoire genevois, sans accord de la direction de la procédure; e) obligation de se rendre, dès sa sortie de prison, auprès de l'OCPM et de l'Hospice général pour bénéficier à nouveau d'un logement et d'une aide financière; f) obligation d'entreprendre des démarches pour retrouver un emploi, g) interdiction de consommer de l'alcool; h) obligation de se soumettre à des tests inopinés et réguliers d'abstinence de l'alcool; i) obligation d'entamer un suivi psychothérapeutique en lien avec la consommation d'alcool et la gestion des frustrations, ainsi que de la maîtrise de soi; j) obligation de se présenter au Service de probation et d'insertion d'ici au 3 novembre 2022; k) obligation de suivre les règles ordonnées par le service précité dans le cadre du suivi des mesures de substitution; l) obligation d'attester par pièces auprès du Service de probation et d'insertion des points e, f, h et i susmentionnés. Selon le Tmc, il existait des dangers de fuite, de collusion et de réitération, mais les mesures précitées étaient propres à les pallier, l'intéressé s'étant engagé à s'y soumettre; en outre, son amie, qui devait encore être interrogée, n'avait pas assisté aux faits et l'expertise en cours ne nécessitait pas le maintien en détention. Le 8 novembre 2022, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après : la Chambre pénale) a admis le recours déposé par le Ministère public contre cette décision et l'a annulée. Elle a retenu l'existence d'un risque de réitération qu'aucune mesure de substitution n'était propre à réduire; le maintien du prévenu en détention tel qu'ordonné le 5 septembre 2022 par le Tmc a été confirmé.