Citation: 5A_517/2019 E. 5

Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir violé son droit d'être entendu (art. 53 CPC et 29 al. 2 Cst.) ainsi que les art. 285 al. 1 et 286 al. 1 CC. La cour cantonale n'aurait pas tenu compte du fait que le montant de base OP pour son foyer est de 2'500 fr. (à savoir 1'700 fr. pour lui et son épouse et 400 fr. pour chacun de leurs deux enfants), que son loyer (parking inclus) s'élève à 2'060 fr., que les primes d'assurance-maladie de la famille se montent à 887 fr. et les frais de crèche à 113 fr. Ses charges seraient dès lors de 5'500 fr. En y ajoutant ses frais de transport et de repas écartés par l'autorité précédente, son minimum vital se monterait à 5'750 fr. Il y aurait par ailleurs lieu de prendre en considération un montant de 300 fr. par mois pour les frais d'études et de subsistance de ses deux enfants de moins de 25 ans vivant en République démocratique du Congo, ceux-ci ayant droit au même traitement que ses autres enfants. En l'espèce, la critique du recourant - au demeurant largement appellatoire (cf. supra consid. 4) - est infondée. Il apparaît en effet que l'autorité cantonale a apprécié l'ensemble des circonstances au regard des dispositions légales topiques. Elle n'a en particulier pas inclus dans le minimum vital du débirentier les charges liées à son épouse et à ses enfants, ce qui correspond à la jurisprudence (ATF 144 III 502 consid. 6.5-6.7), et a pris en compte les besoins respectifs de chacun des trois enfants mineurs du recourant, ce qui est conforme au principe de l'égalité de traitement, lequel ne signifie pas que les enfants doivent nécessairement bénéficier du même montant à titre d'entretien (ATF 137 III 59 consid. 4.2.1 et la référence). Il peut ainsi être renvoyé à la motivation exposée dans l'arrêt attaqué (art. 109 al. 3 LTF), étant au surplus rappelé que les obligations d'entretien en faveur d'enfants mineurs priment les autres obligations d'entretien du droit de la famille (art. 276a al. 1 CC).