Citation: 9C_380/2024 E. 5.3

5.3. Contrairement à ce que fait tout d'abord valoir le recourant, la Cour de justice a tenu à juste titre pour pertinente la date d'établissement des comptes pour toutes les périodes fiscales concernées (soit le 10 avril 2019) conformément à la jurisprudence relative à l'art. 29 al. 2 LIFD (consid. 4.2 supra), afin d'examiner si les provisions litigieuses étaient commercialement justifiées. Il ne saurait donc être suivi lorsqu'il soutient que cette analyse devait se faire en l'occurrence à la fin de chaque année fiscale en cause, puisque la date retenue correspond à celle où les comptes du recourant ont été établis pour les années ici en cause. Avec son argumentation, le recourant ne démontre ensuite pas qu'il existait un risque imminent ou quasiment certain qu'il soit amené, pendant les périodes fiscales visées, à devoir indemniser son employeur; d'ailleurs, il ne conteste pas les constatations cantonales selon lesquelles aucune action judiciaire ou poursuite n'avaient été engagées à son endroit. Partant, les juges cantonaux pouvaient déduire de leurs constatations que les provisions pour le risque lié à une hypothétique action en paiement de B.________ SA n'étaient pas justifiées sous l'angle de l'art. 29 LIFD. À cet égard et contrairement à ce que le contribuable prétend, la juridiction cantonale s'est prononcée sur les questions factuelles pertinentes pour traiter de cet aspect du litige. Le grief relatif à la violation de l'art. 29 LIFD doit donc être écarté.