Citation: 6B_225/2013 E. 3.4

3.4. Le recourant rediscute l'un après l'autre les différents indices retenus à son encontre, tentant d'imposer sa propre interprétation des preuves et version des faits sur celles retenues par la cour cantonale, s'appuyant cas échéant sur des faits qui n'ont pas été constatés par l'arrêt entrepris, sans démontrer l'arbitraire de leur omission, ou passant sous silence ceux qui ne vont pas dans son sens, sans toutefois établir leur caractère insoutenable. Une telle motivation, appellatoire, est irrecevable (cf. supra consid. 2.1). Notamment, s'agissant de la crédibilité intrinsèque des déclarations de l'intimée, le recourant invoque que cette dernière était parfaitement en mesure de donner, au vu de son âge au moment de la procédure, de nombreux éléments inventés et, connaissant la famille du recourant, des détails sur cette dernière. Ce faisant, le recourant présente une argumentation de nature purement appellatoire, qui est impropre à démontrer l'arbitraire de la force probante donnée aux dires de l'intimée. Il soutient que celle-ci aurait menti sur la fréquence de leurs rencontres, relevant qu'elle avait déclaré qu'elle "le voyait alors uniquement pour les fêtes de famille et n'avait pas d'autres contacts avec lui". Le recourant se prévaut ici d'une déclaration tronquée de l'intimée dès lors qu'il n'est pas contesté que des contacts plus fréquents ont repris après le mariage de celle-ci (cf. arrêt attaqué, p. 5). La critique est appellatoire. Le recourant fait également grand cas du fait que l'intimée ait continué à le voir. Ici encore, le contexte familial et social, les liens, d'une part, que l'intimée entretenait avec l'épouse et les enfants du recourant et, d'autre part, existant entre son époux et le recourant ainsi qu'enfin la peur d'éveiller les soupçons en cessant tout contact avec ce dernier permettaient de considérer sans arbitraire que la continuation des relations n'était pas un élément affaiblissant la crédibilité des déclarations de l'intimée. Le recourant invoque qu'il était incompréhensible que cette dernière ait confié sa fille "à son agresseur". Ce faisant, il se limite à une approche appellatoire partant irrecevable, la cour cantonale ayant retenu que l'intimée avait confié sa fille au recourant et à son épouse -et non seulement à celui-ci - et qu'elle avait cessé de le faire lorsque sa fille avait approché l'âge de la pré-puberté. Le recourant s'en prend à l'appréciation de la cour selon laquelle le fait qu'aucune pièce à conviction évoquée n'ait pu être retrouvée n'était pas surprenant compte tenu du temps écoulé et vu qu'elles étaient détenues par le recourant et son épouse qui auraient pu les détruire. Là également, il se contente d'une contestation purement appellatoire, qui est irrecevable. Le recourant estime que les soupçons nourris par toutes les personnes habitant à l'époque avec sa famille quant à l'existence d'une relation de nature sexuelle entre lui et l'intimée auraient pu être provoqués par le comportement de cette dernière elle-même. Ici encore, il se prête à une libre discussion de l'appréciation de la cour cantonale et ne formule ainsi aucun grief recevable. Au final, les nombreux indices retenus par cette autorité, dont le recourant ne démontre pas le caractère insoutenable, en particulier la force probante accordée aux déclarations constantes, cohérentes et riches de détails de l'intimée et l'absence de motif de nuire de sa part, permettaient de retenir sans arbitraire que les faits dénoncés avaient effectivement eu lieu.