Citation: 1S.44/2005 02.12.2005 E. 2

En l'espèce, le recours a pour objet une décision, qui, sur recours, confirme un refus de libérer le recourant pendant sa détention extraditionnelle. Or, le jour où cette décision a été rendue, le 20 octobre 2005, le recourant a été remis à l'Etat requérant, parce qu'il avait fait savoir, le 12 octobre 2005, qu'il acceptait son extradition simplifiée au sens de l'art. 54 EIMP, qui avait dès lors été ordonnée le même jour. Sa détention extraditionnelle a donc pris fin avant même le dépôt du présent recours, le 10 novembre 2005, et cela parce qu'il avait consenti à son extradition. Il n'a dès lors plus d'intérêt actuel et pratique à l'admission de son recours, respectivement à l'examen des griefs qui y sont soulevés. Il est en effet manifeste que les conditions auxquelles la jurisprudence admet, exceptionnellement, de déroger à l'exigence d'un tel intérêt ne sont pas réalisées en l'espèce.