Citation: 1C_335/2020 E. D

D.a. Agissant par la voie du recours en matière de droit public, A.________ demande principalement au Tribunal fédéral de réformer l'arrêt cantonal du 8 mai 2020 en ce sens que l'approbation des plans relatifs au projet d'aménagement de la Morge à son embouchure, avec réalisation d'une passerelle, est refusée. Subsidiairement, il conclut au renvoi de la cause à l'instance précédente pour complément d'instruction et nouvelle décision dans le sens des considérants. Il requiert également l'octroi de l'effet suspensif. Le Tribunal cantonal renonce à se déterminer. Le Conseil d'Etat, de même que la Commune suisse de St-Gingolph, concluent au rejet du recours. Egalement appelé à se déterminer, l'Office fédéral de l'environnement (ci-après: OFEV) estime que la nouvelle passerelle est compatible avec la protection contre les crues; elle répond en outre à un intérêt public et son implantation dans l'ERE est imposée par sa destination. D.b. Le recourant a répliqué par acte du 9 novembre 2020, confirmant ses conclusions. Le 27 janvier 2021, le recourant a informé la Cour de céans de l'ouverture d'une instruction pénale, sur plainte de D.________, propriétaire riverain de la Morge du côté français, à l'encontre du procureur suppléant Ruedi Montanari et de l'ancien Procureur fédéral Michael Lauber, notamment pour entrave à l'action pénale au sens de l'art. 305 CP (RS 311), leur reprochant de n'avoir pas ouvert d'instruction en dépit d'une prétendue "forte suspicion [...] concernant des actes illicites entourant le financement et la construction de la passerelle querellée". Pour le Conseil d'Etat du Valais, cet élément ne remet pas en cause la conformité technique du projet litigieux.