Citation: U 157/01 09.07.2002 E. 7

Sauf dans le cadre d'un deuxième échange d'écritures, la production de pièces nouvelles après l'échéance du délai de recours n'est pas admise. Demeure réservé le cas où des pièces produites hors délai constituent des faits nouveaux importants ou des preuves concluantes au sens de l'art. 137 let. b OJ et pourraient, le cas échéant, justifier la révision d'un arrêt du tribunal (ATF 127 V 357 consid. 4). Par courrier du 6 mai 2002, soit postérieurement à la clôture de l'échange des écritures, M.________ a encore déposé un lot de pièces constitué de quatre rapports établis par des spécialistes de l'Hôpital Z.________, dans le cadre d'une procédure de demande de prestations de l'assurance-invalidité. Il s'agit d'un rapport neuropsychologique du 12 février 2002 (docteurs I.________, J.________ et K.________), d'un rapport d'expertise médicale du 21 février 2002 (docteurs L.________ et N.________), d'un rapport rhumatologique du 26 décembre 2001 (docteur O.________) et d'un rapport d'expertise psychiatrique du 25 janvier 2002 (docteurs K.________ et P.________). Dans la mesure où ils ne se prononcent d'aucune manière sur l'existence d'un rapport de causalité entre une affection et un événement accidentel, les rapports neuropsychologique et rhumatologique n'apportent aucun élément pertinent pour la solution du présent litige. Dans leur rapport du 21 février 2002, les docteurs L.________ et N.________ émettent certes des critiques à l'égard des conclusions du docteur C.________ sur l'absence de causalité naturelle entre les cervicalgies et l'accident. Ces médecins n'apportent cependant, eux non plus, aucun élément concret et nouveau permettant d'établir l'existence de nouvelles lésions traumatiques ou l'aggravation de lésions traumatiques préexistentes (cf. supra, consid. 4 et 5). Il n'y a, dès lors, pas lieu de prendre en compte dans la présente procédure cette pièce, dont le contenu procède, tout au plus, d'une appréciation différente des faits, qui ne saurait justifier une révision. Il en va, enfin, de même de l'expertise psychiatrique qui porte certes une appréciation plus défavorable que celle du docteur B.________ sur la capacité de travail du recourant mais ne motive une incapacité totale de travail dans l'ancienne profession que par les seuls échecs de tentatives antérieures de reprendre cette activité.