Citation: I 423/03 09.09.2003 E. 1

4.2 En l'espèce, tant le médecin traitant de l'assurée que l'expert rhumatologue ont posé le diagnostic de fibromyalgie. Lorsqu'il s'est agi d'évaluer l'invalidité d'assurés souffrant de fibromyalgie, la jurisprudence s'est parfois inspirée des principes (cf. VSI 2000 p. 154-155 consid. 2c, 160-161 consid. 4b) qui s'appliquent pour apprécier le caractère invalidant de troubles somatoformes douloureux (voir les arrêts P. du 10 mars 2003, I 721/02, consid. 3 et A. du 9 octobre 2001, I 229/01, consid. 4). La Cour de céans s'est alors référée à l'opinion de D.________, médecin-chef du Service ambulatoire de la Clinique X.________, qui estimait que la fibromyalgie peut être assimilée à un trouble somatoforme, plus particulièrement au syndrome douloureux somatoforme persistant («Peut-on encore poser le diagnostic de fibromyalgie ?», in : Revue médicale de la Suisse romande 2001, p. 443 ss, sp. 446. La question de savoir si ces principes peuvent s'appliquer tels quels en cas de fibromyalgie peut être laissée indécise en l'espèce, étant donné qu'un cumul de critères au sens de la jurisprudence susmentionnée n'est de toute manière pas réalisé (voir infra consid. 4.4). 4.3 En ce qui concerne la valeur probante d'un rapport médical, ce qui est déterminant c'est que les points litigieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la description du contexte médical soit claire et enfin que les conclusions de l'expert soient dûment motivées (ATF 122 V 160 consid. 1c et les références). 4.4 Le rapport du docteur C.________ doit être considéré comme faisant partie intégrante de l'expertise pluridisciplinaire à laquelle a été soumise la recourante et on ne saurait, partant, juger de sa valeur probante en le prenant isolément. Il convient donc d'examiner si la détermination de la capacité résiduelle de travail de C.________, telle qu'elle ressort du rapport d'expertise pluridisciplinaire, emporte la conviction. L'expert-psychiatre ne s'est pas prononcé, il est vrai, sur tous les critères déterminants en matière d'évaluation du caractère invalidant de troubles somatoformes douloureux. Cela étant, l'expertise rédigée par le docteur B.________ contient suffisamment d'éléments pertinents pour se convaincre, dans le cas particulier, de l'absence d'influence d'une quelconque affection d'ordre psychique sur la capacité de travail de la recourante dans une activité professionnelle. En substance, les experts ont constaté le défaut de maladie ou trouble psychiatrique chez l'assurée, ce qu'il faut interpréter comme une absence de comorbidité psychiatrique. Il n'a pas non plus été relevé que la recourante aurait une structure de la personnalité présentant des traits prémorbides. Mis à part des troubles rachidiens pouvant favoriser des dysbalances musculaires, aucune affection corporelle chronique n'est démontrée. La recourante a une vie de couple et de famille harmonieuse et continue, même si c'est dans une mesure moindre que par le passé, à exercer ses activités artistiques. Le contexte psychosocial est donc bon et il n'y a pas de perte d'intégration sociale. L'incapacité de travail finalement retenue par le docteur B.________, à savoir 20 % maximum, apparaît bienveillante eu égard aux limitations fonctionnelles constatées par ce médecin qui seules peuvent dès lors entrer en considération. Pour le surplus, le rapport du docteur B.________ est basé sur des examens complets, l'étude du dossier, une anamnèse approfondie de la patiente; il tient compte des plaintes de cette dernière, les considérations médicales sont clairement exprimées et les conclusions motivées. En conséquence, il répond à toutes les exigences posées par la jurisprudence rappelée ci-dessus, si bien que l'on peut lui reconnaître pleine valeur probante. Les autres pièces médicales figurant au dossier, dont les rapports de l'Hôpital Y.________ produits par la recourante en procédure fédérale, qui corroborent au demeurant le diagnostic du docteur B.________, ne permettent pas non plus de s'écarter des conclusions de ce dernier. A cet égard, il convient de relever, en particulier, qu'aucun médecin, y compris le médecin traitant, n'a attesté une incapacité de travail d'une certaine importance. Dans ces circonstances, les critiques soulevées par la recourante à l'encontre du rapport d'expertise du docteur C.________ tombent à faux et une nouvelle expertise psychiatrique se révèle inutile.