Citation: 6B_514/2024 E. 1.3.2

1.3.2. Selon le recourant, la cour cantonale serait tombée dans l'arbitraire en considérant qu'il était l'auteur du coup de couteau asséné à l'intimé alors que l'arme du crime n'avait pas été retrouvée. La présence au dossier d'un autre couteau, dont il n'avait pas été démontré qu'il appartiendrait au recourant ou qu'il aurait été utilisé le soir des faits, aurait influencé la cour cantonale à retenir que la lame mesurait dix centimètres. Les juges cantonaux se seraient également convaincus de l'existence et des caractéristiques du couteau en se basant sur la seule foi des déclarations de l'intimé. Pour conforter la description faite par l'intimé de l'arme, la cour cantonale se serait référée aux déclarations de B.A.________ alors même qu'elles différeraient de celles de l'intimé notamment quant à la couleur du manche de l'arme, à sa taille et à sa forme. En l'espèce, il ressort de l'arrêt entrepris que la cour cantonale s'est fondée sur un faisceau d'indices convergents afin d'établir que le recourant était l'auteur du coup porté à l'intimé. En ce sens, elle a pris en considération les déclarations jugées crédibles de l'intimé quant aux faits essentiels de la cause, les témoignages de plusieurs personnes, lesquels concordent avec les affirmations de l'intimé, les constats issus du rapport médical du 18 janvier 2022, ainsi que les nombreuses incohérences émanant des propos du prévenu. Pour le surplus, le fait que l'arme du crime n'ait pas été retrouvée n'apparaît, au vu de ce qui précède, pas décisif pour retenir que la cour cantonale aurait établi de manière arbitraire la taille de la lame du couteau dont le recourant a fait usage. De plus, contrairement à ce qu'avance le recourant, il n'existe aucun élément laissant à penser qu'elle aurait été influencée par la présence au dossier d'un autre couteau, saisi lors d'une perquisition au domicile d'un des témoins. En effet, il ne ressort nullement de l'arrêt entrepris que la cour cantonale aurait considéré qu'il s'agissait de l'arme du crime. Au contraire, elle s'est appuyée sur les déclarations de l'intimé ainsi que celle de la femme du recourant pour arrêter la taille de la lame du couteau. Dans ce contexte, le fait que l'intimé ait indiqué que le manche du couteau était noir, alors que la femme du recourant a évoqué du brun foncé, n'apparaît pas déterminant, étant rappelé que les faits se sont déroulés de nuit et que ces deux descriptions sont proches. C'est ainsi sans arbitraire que la cour cantonale s'est fondée sur ces déclarations pour notamment arrêter la taille de l'arme, respectivement de sa lame.