Citation: 1B_648/2022 E. 2.3

2.3. Le recourant ne conteste pour le surplus pas que le rapport d'arrestation établi le 8 décembre 2022 par la police ait été produit au dossier du Tmc. Or, ce rapport explique et analyse les données rétroactives du raccordement du recourant, lesquelles ont révélé que le téléphone portable de ce dernier se trouvait dans la voiture identifiée comme étant celle utilisée par les auteurs du vol à proximité de l'immeuble de la famille victime. Le simple fait que le recourant ou le Tmc n'ait pas eu accès à ces données au début de l'enquête ne suffit pas pour écarter toute valeur probante aux constats des policiers (sur cette notion en lien avec ce type particulier d'écritures, cf. ATF 142 IV 289 consid. 2.2.3 et 3.1; arrêt 1B_626/2021 du 10 décembre 2021 consid. 2.4). En outre et comme l'a retenu l'autorité précédente, le recourant ne développe aucune argumentation tendant à remettre en cause la validité de la mesure de surveillance rétroactive de son raccordement, respectivement n'indique pas ce qui justifierait de considérer que les données récoltées seraient inexploitables et on ne voit pas d'emblée que tel serait le cas. Dans ces circonstances, le Tmc pouvait se fonder sur les constatations effectuées par la police dans son rapport du 8 décembre 2022 pour confirmer l'existence des soupçons suffisants, sans avoir à trancher le caractère exploitable ou non des données rétroactives; il en va également ainsi de l'autorité précédente. Les griefs du recourant peuvent dès lors être écartés.