Citation: 2C_3/2025 E. 2.4

2.4. En l'occurrence, la recourante se contente d'opposer sa propre appréciation des faits et des preuves à celle de la Cour de justice. En effet, en se limitant à indiquer qu'une grande partie de l'instruction se fonderait sur les déclarations d'une seule personne, et que les pratiques sexuelles à risque ne seraient corroborées que par un message envoyé à une employée prétendument afin de la tester, la recourante ne motive pas son grief conformément aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF. Elle n'indique pas en quoi la Cour de justice aurait versé dans l'arbitraire en retenant qu'il ressortait du dossier, et plus particulièrement des actes d'instruction consignés par la police dans son rapport du 12 juin 2024 - à savoir non seulement des auditions de témoins et l'analyse des extractions de conversations What'sapp, mais également de visites domiciliaires en présence d'un chien - que de la cocaïne, du kamagra et du viagra avaient été mis à disposition dans le salon "C.________" et que la recourante aurait toléré des pratiques sexuelles à risque. La recourante argue certes que le kamagra et le viagra étaient destinés à une travailleuse du sexe transsexuelle, elle n'expose toutefois pas en quoi savoir qui consommait les substances en cause serait pertinent pour le sort de la cause, et on ne le discerne pas non plus, d'autant plus que la recourante admet que ces substances ont été achetées sans ordonnance par son associé. Partant, le Tribunal fédéral statuera sur la base des faits tels qu'ils ressortent de l'arrêt attaqué.