Citation: 1C_166/2022 E. 1.3

1.3. Il y a lieu de délimiter l'objet de la présente contestation. La remise en état de la parcelle litigieuse a été confirmée par le Tribunal fédéral par arrêt 1C_443/2010 du 6 juin 2011. La décision d'exécution par substitution de l'ordre de remise en état a aussi été validée définitivement par le Tribunal de céans, par arrêt 1C_310/2018 du 9 janvier 2019. L'objet de la présente contestation est donc uniquement la question de la recevabilité de la demande de reconsidération de la décision d'exécution par substitution de l'ordre de remise en état, au sens de l'art. 33 LPJA/VS. Selon cette disposition, l'autorité n'est tenue de reconsidérer sa décision que si les circonstances ont été modifiées dans une notable mesure depuis la première décision (let. a) ou si le requérant invoque des faits ou des moyens de preuve importants dont il ne s'est pas prévalu dans la procédure antérieure, soit qu'il n'était pas en mesure de le faire, soit qu'il n'existait aucun motif pour le faire (let. b). Les juges cantonaux, en dernier lieu, ont confirmé l'irrecevabilité de la demande de reconsidération au sens de l'art. 33 LPJA/VS. Le Tribunal cantonal a notamment exposé de manière détaillée pourquoi l'attitude des autorités cantonales qui auraient affiché un laxisme et une passivité face à des constructions non autorisées ne constituait pas un changement notable des circonstances au sens de l'art. 33 LPJA/VS (voir arrêt attaqué consid. 4 à 9).