Citation: 4A_349/2014 E. 5

L a Cour d'appel a prétendument appliqué de manière incorrecte l'art. 365 al. 3 CO relatif aux devoirs de l'entrepreneur lorsque le terrain est reconnu défectueux ou que d'autres circonstances compromettent la bonne exécution de l'ouvrage. La demanderesse a prétendument omis d'attirer l'attention du maître de l'ouvrage sur l'incapacité du sol à évacuer l'eau naturellement, et sur la nécessité de le drainer. Ce grief est lui aussi irrecevable parce qu'il repose exclusivement sur des allégations développées dans le mémoire de recours plutôt que sur les constatations de la décision attaquée. Au reste, ces allégations sont contredites de façon flagrante par le « suivi des séances de chantier » déjà mentionné. Les défendeurs énumèrent et critiquent diverses factures qu'ils désignent par leurs numéros, relatives à des prestations qui, affirment-ils, n'avaient pas été commandées et ont été mal exécutées. Ils reprochent à la Cour d'appel de ne s'être pas prononcée sur leurs arguments. Ce long exposé est irrecevable car sa discussion supposerait une nouvelle analyse complète de l'affaire, à accomplir sur la base des pièces produites, du rapport d'expertise, du mémoire d'appel et de la décision attaquée, alors que, même dans son contrôle de l'application du droit (art. 95 LTF), le Tribunal fédéral n'entre en matière que sur les critiques suffisamment motivées et détaillées (cf. ATF 134 II 244 consid. 2.3 p. 247). Le droit à deux instances cantonales garanti par l'art. 75 al. 2 LTF n'est pas violé du seul fait que l'autorité d'appel adhère aux appréciations des premiers juges « sans motiver son propre raisonnement ».