Citation: 8C_635/2024 E. 4

La cour cantonale a rappelé, en se fondant sur l'expertise diligentée auprès de la Clinique B.________dans le cadre de l'évaluation de l'invalidité de la recourante (rapport du 28 juin 2016), que celle-ci souffrait d'acouphènes chroniques (seule atteinte incapacitante), d'hypoacousie modérée post-traumatique et de dysfonctionnement neurovégétatif somatoforme avec état dysthymique. Dans son arrêt du 2 avril 2020, elle avait considéré que les éléments figurant dans le rapport du 23 février 2019 du docteur C.________ comme ceux ressortant du bilan neuropsychologique réalisé à l'Hôpital E.________ en 2018 ne mettaient pas en doute l'évaluation des experts. Aussi, la recourante ne pouvait-elle se fonder sur des éléments discutés et écartés par les experts pour justifier sa demande d'allocation pour impotent. Singulièrement, les premiers juges ont constaté que la recourante justifiait un besoin d'aide en se fondant sur les diagnostics ressortant du rapport du 11 septembre 2019 du docteur C.________ - identiques à ceux du rapport du 23 février 2019 -, non retenus par les experts, qui ne pouvaient donc être pris en compte. En tant qu'elle se référait à des atteintes à la santé qui n'étaient pas objectivement établies (notamment des troubles de l'équilibre et des troubles cognitifs) et pour lesquelles aucune limitation fonctionnelle n'était retenue, la recourante ne pouvait déduire de ces atteintes un quelconque besoin d'aide. Les premiers juges ont ensuite examiné le droit à une allocation pour impotent au regard des troubles objectivement établis. Se fondant en particulier sur le rapport d'enquête à domicile, auquel ils ont accordé une pleine valeur probante, ils ont constaté que la recourante ne présentait ni un besoin d'aide dans un des six actes ordinaires de la vie ("se vêtir/se dévêtir", "se lever/s'asseoir/se coucher", "manger", "faire sa toilette", "aller aux toilettes" et "se déplacer"), ni un besoin de soins permanents au sens de l'art. 37 al. 3 RAI, ni un besoin d'accompagnement pour faire face aux nécessités de la vie au sens de l'art. 38 al. 1 RAI. Il en résultait que la recourante ne pouvait prétendre à une allocation pour impotent, sans qu'il y ait lieu de compléter l'instruction, notamment par la mise en oeuvre d'une expertise ergothérapeutique telle que demandée.