Citation: I 832/04 03.02.2006 E. 1

Le 17 juillet 2002, l'Office AI a adressé à l'assurée un projet de décision dans lequel il indiquait vouloir lui allouer une rente entière d'invalidité, pour une période limitée du 1er septembre au 31 décembre 2000. Par lettres des 22 juillet et 2 août 2002, l'assurée s'est opposée à ce projet de décision, en alléguant subir une incapacité de travail totale. Par décision du 24 février 2003, l'Office AI lui a alloué une rente entière d'invalidité pour la période du 1er septembre au 31 décembre 2000, conformément au projet de décision du 17 juillet 2002. Dans un recours remis le 26 mars 2003 au Tribunal des assurances du canton de Vaud, D.________ a mis en cause l'impartialité du docteur S.________, en produisant une lettre qu'elle avait adressée le 21 janvier 2003 à la Commission de déontologie de la Société vaudoise de médecine (ci-après : la Commision de déontologie). Elle y précise avoir consulté le docteur S.________ en mars 2001 et avoir été frappée par son attitude familière, son manque de rigueur et d'écoute, ainsi que par son manque de professionnalisme; elle ajoute lui avoir fait part de ces critiques dans une lettre. Le docteur S.________ se serait senti agressé et aurait réagi négativement. La relation thérapeutique aurait pris fin après deux séances, D.________ la jugeant peu satisfaisante. Toujours dans la lettre du 21 janvier 2003 à la Commission de déontologie, D.________ allègue que le docteur S.________, lors de l'expertise, l'a interrogée de manière insistante sur le point de savoir si elle avait consulté son ex-épouse, également psychiatre. Le recours, dans lequel l'assurée relevait encore plusieurs imprécisions de l'expertise, a été transmis à l'Office AI comme opposition à la décision du 24 février 2003. Par décision sur opposition du 26 novembre 2003, l'Office AI a alloué à l'assurée une rente entière d'invalidité pour la période du 1er septembre au 31 décembre 2000, mais a refusé de lui allouer des prestations postérieurement à cette date. Il a considéré que les motifs de récusation du docteur S.________ avaient été soulevés tardivement et que l'expertise revêtait une pleine valeur probante malgré les imprécisions mentionnées par l'assurée.