Citation: 9C_54/2021 E. 4

Après avoir cité des passages extraits du rapport d'expertise du docteur D.________ ainsi que d'autres documents médicaux produits par la recourante (émanant notamment de la doctoresse E.________), la cour cantonale a déclaré se rallier à l'avis de l'expert précité qui, à ses yeux, avait clairement conclu que l'état de santé de l'assurée ne s'était pas aggravé dans une mesure entraînant une plus grande limitation dans l'accomplissement des tâches ménagères depuis la décision de novembre 2010. Pour la cour cantonale, les "vives critiques" de la recourante à l'encontre du rapport du docteur D.________ étaient infondées. En effet, ce dernier "a[vait] parfaitement compris le sens de sa mission, se référant de manière correcte à l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral auquel il a[vait] cherché à apporter une réponse après avoir passé en revue l'ensemble du dossier médical et interrogé la recourante, dans le détail et en reprenant l'un après l'autre les postes à l'instar de ce qui se fait pour les enquêtes ménagères de l'AI, sur la manière [de celle-ci] d'appréhender et de gérer la tenue du ménage". En procédant ainsi, le docteur D.________ avait pu observer que certains empêchements n'étaient pas liés aux troubles psychiques de la recourante, mais bien plutôt à des problèmes physiques ou relevaient simplement d'un choix personnel. Il ressortait également de son analyse que le moment déterminant des problèmes psychiques de la recourante remontait à la survenance de son burnout en 2003 et que la situation s'était globalement figée depuis le dépôt de la première demande de prestations en 2008. L'expert avait répondu de manière convaincante aux objections de la recourante et les nouveaux rapports médicaux que celle-ci avait produits semblaient être "conditionnés" par les questions orientées de sa mandataire. Partant, la cour cantonale a confirmé la décision entreprise.