Citation: 4C.75/2003 03.06.2003 E. B

Le 15 septembre 2000, l'entreprise A.________ a ouvert action contre C.________ et les époux B.________, concluant au paiement solidaire par les défendeurs de 14'339,50 fr., avec intérêts à 5% dès le 25 mars 2000. Par jugement du 10 février 2003, la Cour civile I du Tribunal cantonal valaisan a rejeté la demande dirigée contre C.________, au motif qu'il n'avait pas la légitimation passive. Elle a en effet considéré que la prétention litigieuse se fondait sur un contrat auquel C.________ n'était pas partie. En ce qui concerne l'action dirigée contre les époux B.________, la Cour civile a jugé que ces derniers avaient traité directement avec l'entreprise A.________ pour les travaux de crépissage ayant généré une augmentation du coût de l'ouvrage. Elle a retenu, en fait, que les parties n'avaient pas conclu d'accord préalable sur le coût des prestations complémentaires de crépissage. Cette relation contractuelle constituant un contrat d'entreprise au sens de l'art. 363 CO, la Cour civile a, sur la base de l'art. 374 CO, fixé le prix de l'ouvrage à 40 fr. le m2. Comme la demanderesse avait déjà obtenu le paiement de 41 fr. le m2 (20,20 fr. par C.________ sur la base du contrat forfaitaire et 20,80 fr. de la part des époux B.________), sa demande a été rejetée.