Citation: 4A_651/2014 E. D

Contre cet arrêt, C.________ et B.________ ont interjeté un recours en matière civile au Tribunal fédéral le 14 novembre 2014, concluant à son annulation et à ce que la date d'exécution de l'expulsion soit reportée afin de protéger leurs intérêts et de ne pas endommager les biens dont ils sont propriétaires par un déménagement qui ne serait pas effectué par des ingénieurs spécialisés, subsidiairement à son annulation et au renvoi de la cause à l'autorité cantonale et, plus subsidiairement, d'ordonner toute combinaison qui pourrait protéger leurs droits. Les recourants n'ayant pas requis que l'effet suspensif soit attribué à leur recours, la Juge déléguée de la cour de céans a demandé au Tribunal de première instance de lui communiquer si l'évacuation des locaux avait déjà eu lieu et, le cas échéant, à quelle date. De la réponse du tribunal du 6 février 2015, à laquelle était annexé un courrier de la gérance de l'immeuble du même jour, il résulte que les locaux ont été vidés dans le courant du mois d'octobre 2014. Les recourants ayant requis de pouvoir se déterminer sur dite réponse, un délai de 10 jours leur a été imparti par ordonnance du 12 février 2015, avec cette précision qu'ils devraient démontrer l'existence d'un intérêt actuel à leur recours. Bien qu'ayant réceptionné cette ordonnance le 20 février 2015, les recourants n'ont pas répondu. Dans l'intervalle, les 11 et 12 février 2015, ils avaient fait parvenir de nouveaux courriers, dont il résulte qu'ils savaient que l'évacuation avait eu lieu le 16 octobre 2014. L'intimée n'a pas été invitée à répondre.