Citation: 5C.142/2006 02.02.2007 E. 3

3.1 Le défendeur reproche aux juges cantonaux d'avoir considéré qu'il se justifiait en l'espèce de déroger, en application de l'art. 123 al. 2 CC, au partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle accumulés pendant le mariage (cf. lettre D.d supra). Du fait qu'ils ont refusé d'instruire sur l'existence de six comptes bancaires présumés de la demanderesse, dont il ne serait pas invraisemblable qu'ils totalisent plusieurs centaines de milliers de francs, les juges cantonaux n'auraient pas examiné si la fortune de la demanderesse justifiait de lui octroyer une dérogation à un partage par moitié des prétentions en matière de prévoyance professionnelle acquises durant le mariage. 3.2 Ce grief se révèle mal fondé, puisqu'il ne ressort pas des faits constatés par l'autorité cantonale que la demanderesse disposerait d'autres éléments de fortune que ceux qui ont été dûment établis et pris en compte, étant rappelé que l'absence de constatations sur six comptes bancaires supplémentaires prétendument entretenus par la demanderesse ne prête pas le flanc à la critique (cf. consid. 2.1 supra). Comme le défendeur ne soulève pour le surplus aucun grief concret sur la manière dont la cour cantonale a appliqué les art. 122 et 123 CC au cas d'espèce, il n'y a pas lieu de revoir l'application du droit fédéral sur ce point.