Citation: 2C_616/2019 E. 7.2

7.2. En l'occurrence, il résulte de l'arrêt attaqué que la recourante et son ex-époux, mariés en 2008, se sont installés ensemble en Suisse en mai 2012. C'est à compter du moment de la cohabitation effective en Suisse qu'il y a lieu d'apprécier la condition des trois ans d'union conjugale, laquelle s'achève par ailleurs lorsque les époux cessent de faire ménage commun (cf. ATF 138 II 229 consid. 2 p. 231; 136 II 113 consid. 3.2 p. 117), ainsi que l'a relevé à juste titre le Tribunal cantonal. Au terme d'une appréciation des preuves, celui-ci a retenu que la séparation de la recourante d'avec son ex-époux remontait à janvier 2013, et non septembre 2015 comme elle l'avait indiqué. La recourante ne remet plus en cause devant le Tribunal fédéral la date de la séparation. Il s'ensuit que la condition des trois ans n'est pas réalisée. Dès lors que cette première condition fait défaut et que les conditions sont cumulatives, un droit à la prolongation de l'autorisation de séjour ne peut être envisagé sous l'angle de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr, quel que soit le degré d'intégration de la recourante en Suisse.