Citation: 5A_411/2015 E. 3.2.3

3.2.3. Par une telle argumentation, non seulement le recourant ne soulève pas formellement le grief de la violation de l'art. 9 Cst. dans l'établissement des faits, ce qui suffirait déjà à déclarer sa critique irrecevable, mais il n'invoque pas avoir allégué et offert de prouver devant l'autorité de surveillance les faits dont il se prévaut; il prétend seulement avoir produit le jugement de mainlevée devant le juge du séquestre. Cet acte, qui n'a pas été produit devant l'autorité de surveillance dans la procédure de plainte, mais a seulement été annexé au présent recours, doit donc être considéré comme une preuve nouvelle, prohibée par l'art. 99 al. 1 LTF. Il échoue donc manifestement à démontrer que l'autorité de surveillance aurait établi les faits de manière arbitraire (cf. supra consid. 3.1.1). Dans tous les cas, à suivre le recourant, le jugement prononçant la mainlevée définitive de l'opposition lui aurait, au plus tard, été notifié le 24 décembre 2014, puisqu'il a été en mesure de produire cet acte à cette date devant le juge du séquestre. Pourtant, à supposer que cette poursuite puisse effectivement valider le second séquestre (question laissée ouverte au regard de l'arrêt 5A_220/2012 du 6 septembre 2013), le recourant ne prétend pas avoir aussi allégué et offert de prouver devant l'autorité de surveillance qu'il aurait requis la continuation de cette poursuite dans le délai de 20 jours après l'entrée en force du jugement dont il se prévaut (art. 279 al. 3 et 88 al. 1 LP; Reiser, in Basler Kommentar, SchKG II, 2ème éd., 2010, n° 11 ad art. 279 LP). Ce délai était cependant largement échu au moment où l'autorité de surveillance a été saisie de la plainte en mars 2015, étant précisé que le recourant ne prétend pas qu'il aurait été, d'une quelconque manière, suspendu. Or, tout autant que l'introduction de la poursuite dans le délai de 10 jours après la réception du procès-verbal de séquestre - à moins qu'une telle poursuite ne soit déjà pendante à ce moment -, la réquisition de continuer celle-ci est nécessaire pour valider le séquestre. Le recourant n'ayant même pas allégué durant la procédure cantonale les faits sur ce point pourtant déterminant, il serait donc vain de renvoyer la cause à l'autorité de surveillance pour qu'elle les examine (cf. supra consid. 3.1.2). La maxime inquisitoire qui régit la procédure (cf. art. 20a al. 2 ch. 2 LP) n'obligeait nullement l'autorité de surveillance à interpeller le recourant à ce sujet, étant donné que celui-ci n'avait pas prétendu devant elle être déjà au bénéfice d'un jugement de mainlevée définitive entré en force (sur la portée de la maxime inquisitoire, cf. not. arrêt 5A_253/2015 du 9 juin 2015 consid. 4.1 et les références). Par surabondance, on relèvera encore que, à supposer que les faits auraient pu être complétés, le recourant se contente de recopier dans le présent recours la motivation au fond présentée devant l'autorité de surveillance, sans discuter les considérants pertinents de la décision attaquée. Un tel procédé est inadmissible sous l'angle des exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF (ATF 134 II 244 consid. 2.3; arrêt 5A_774/2012 du 17 décembre 2012 consid. 4.2). Il s'ensuit que le grief doit être rejeté, dans la très faible mesure de sa recevabilité.