Citation: 6B_1145/2019 E. A

A.a. A.________, avocat inscrit au barreau de Genève, est propriétaire d'une villa sise à B.________, qu'il a louée à C.________ et D.________, le 1er octobre 2016, pour une durée de trois ans. Dès janvier 2018 à tout le moins, ces deux derniers se sont plaints de défauts de l'immeuble ou de l'inexécution de travaux qui auraient été consentis lors de la signature du contrat de bail. Ils ont consigné les loyers, dès le 1er juillet 2018, en mains des Services financiers du Pouvoir judiciaire genevois. C.________ et D.________ ont, parallèlement, formé une requête en validation de consignation de loyer devant la commission compétente. Le 8 août 2018, les deux prénommés se sont entretenus avec A.________ afin de tenter de trouver un accord concernant leur différend. Peu après, C.________ et D.________ ont mandaté l'avocat E.________ pour assurer la défense de leurs intérêts. A.b. Le 23 août 2018, E.________ a écrit à A.________ que, selon ses mandants, ce dernier s'était emporté le 8 août précédent, leur tenant, en substance, les propos suivants : "Maintenant, je vais vous dire une chose. Les gens comme vous, j'ai l'habitude de régler les problèmes avec eux d'une manière relativement brutale, et je le ferai...". Selon E.________, de tels propos, "indépendamment du fait qu'ils [étaient] inacceptables et indignes de la profession d'avocat", étaient constitutifs d'infractions aux art. 180 et 181 CP. A.________ était donc prié de lui faire savoir s'il les maintenait ou les retirait. Le 24 septembre 2018, A.________ a déposé plainte contre E.________, pour injure, voire pour diffamation ou calomnie, en reprochant à ce dernier de l'avoir, dans sa lettre du 23 août 2018, accusé d'avoir adopté un comportement indigne de la profession d'avocat, mettant ainsi en cause sa "probité professionnelle". A.c. Le 25 septembre 2018, E.________ a écrit à A.________ que ses mandants étaient disposés à trouver une solution transactionnelle au litige de droit du bail, aux conditions suivantes : 1) les locataires renoncent à demander les travaux de rénovation de la maison et à requérir une diminution de loyer; 2) les loyers consignés sont libérés dès la signature de l'accord; 3) le bailleur accepte la résiliation anticipée du contrat avec effet au 31 octobre suivant; 4) les parties renoncent à toute procédure pénale/disciplinaire. Le 6 décembre 2018, A.________ a déposé plainte contre E.________, C.________ et D.________, pour tentative de contrainte, en reprochant à ces derniers de l'avoir, dans le courrier du 25 septembre 2018, menacé d'une plainte pénale et d'une dénonciation à la Commission du barreau s'il n'acceptait pas de résilier le contrat de bail 11 mois avant son échéance, alors même que cette résiliation était injustifiée. A.d. Durant la semaine du 17 septembre 2018, C.________ et D.________ ont quitté la villa louée pour aller s'établir dans le canton de Vaud. Ils ont néanmoins continué à s'acquitter des loyers correspondants auprès des Services financiers du Pouvoir judiciaire. Le 10 octobre 2018, C.________ et D.________ ont, sous la plume de E.________, saisi la Commission du barreau genevoise d'une dénonciation à l'encontre de A.________, en demandant que ce dernier soit sanctionné sur le plan disciplinaire pour s'être comporté de manière inappropriée avec eux et, de surcroît, que l'intéressé cesse d'assurer sa propre défense dans le litige de droit du bail et se fasse assister d'un avocat. Par décision du 14 janvier 2019, la Commission du barreau a considéré que les événements dénoncés ne relevaient pas de sa compétence et que les agissements prêtés à A.________ n'étaient pas critiquables sous l'angle du droit disciplinaire. Le 17 janvier 2019, A.________ a été informé par l'Ordre des avocats de Genève (ci-après : ODA) qu'une procédure disciplinaire était ouverte contre lui car il avait déposé plainte contre E.________ sans y avoir été préalablement autorisé. Le 24 janvier 2019, A.________ a derechef déposé plainte contre E.________, C.________ et D.________, pour tentative de contrainte, en reprochant en substance aux deux derniers nommés de persister à consigner les loyers pour obtenir l'exécution de travaux dont ils n'avaient plus l'utilité puisqu'ils n'occupaient plus la villa louée, à le priver de tout revenu et, partant, à l'amener à accepter une résiliation anticipée injustifiée du bail. Les intéressés avaient en outre saisi la Commission du barreau et tenté de l'obliger à mandater un avocat, "toujours dans l'optique de [l]e faire céder face à leurs prétentions infondées". Enfin, E.________ avait, pour le dissuader "d'exercer son droit de plainte", instrumentalisé l'ODA, puisque le Bâtonnier, qui entretenait des liens d'amitié avec le prénommé, avait ouvert - à tort - une procédure disciplinaire à son encontre.