Citation: 6B_299/2019 E. B

Statuant sur appels de Y.B.________ et X.________ par jugement du 4 février 2019, le Tribunal cantonal du Valais, Cour pénale I, a rejeté le premier et partiellement admis le second, en ce sens qu'il a acquitté X.________ du chef de contrainte et a ramené la peine à 70 jours-amende à 10 fr. le jour et à une amende de 300 francs. Les séquestres portant sur les armes de X.________ et une feuille d'insultes ont été levés, ces objets lui étant restitués. La cour cantonale a déclaré irrecevables les nouvelles conclusions de X.________ tendant à la condamnation de B.B.________, A.A.________ et D.A.________. Les frais d'appel ont été mis à raison de 2/5 ème à la charge de X.________, de 2/5 ème à la charge de l'Etat et de 1/5 ème à la charge de Y.B.________. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. Depuis 2012, X.________ et Y.B.________ sont en conflit. Le premier a déposé plainte contre le second, lequel a été condamné pour lésions corporelles simples, par jugement du 18 mars 2014. Bien que X.________ ait obtenu gain de cause en première instance, ce dernier a continué de nourrir un lourd ressentiment envers son adversaire, lequel a fait appel de la décision. Le ressentiment de X.________ a débordé sur l'épouse de Y.B.________ et sur leur avocat, A.A.________. Le lendemain d'une rencontre hostile entre A.A.________ et X.________ sur le parking d'un supermarché, le 12 juillet 2014, le second s'est rendu devant le domicile du premier vers 15h50. X.________ a alors traité A.A.________ notamment d' "avocat pourri"et de "trou du cul". Le 29 novembre 2014, à proximité d'une station de lavage de voitures à E.________, une altercation a opposé X.________ à Y.B.________, lesquels se sont échangés des coups, se causant mutuellement des dermabrasions, érythèmes et tuméfactions. X.________ a endommagé les essuie-glace du camion de Y.B.________. Dans la nuit du 29 au 30 novembre 2014, X.________ s'est rendu à proximité du domicile des époux B.________ et a lancé une vingtaine d'oeufs sur la terrasse et sur la paroi de C.________ Sàrl, dont B.B.________ est l'associée gérante. Entre le 28 novembre 2014 au soir et le 30 au matin, X.________ a jeté des oeufs sur la façade de la propriété des époux A.________. Du 19 au 22 décembre 2014, X.________ a appelé le laboratoire qui employait B.B.________. Il a notamment déclaré à une collaboratrice de cette dernière que B.B.________ n'était "pas bien mentalement", qu'elle avait un "problème mental"et qu'elle était mariée à un "agresseur multirécidiviste"et qu'il fallait que les membres du personnel de l'hôpital "sachent avec qui ils travaillaient". Y.B.________, B.B.________, A.A.________ et C.________ Sàrl ont déposé plainte pour ces faits.