Citation: 4P.183/2002 28.11.2002 E. 1

1.1 Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 128 II 13 consid. 1a p. 16, 46 consid. 2a p. 47; 127 III 41 consid. 1a p. 42; 126 I 81 consid. 1 p. 83 et les arrêts cités). Le recours de droit public a un caractère subsidiaire par rapport aux autres moyens de droit (art. 84 al. 2 OJ). Il est donc irrecevable lorsque les griefs soulevés auraient pu être soumis au Tribunal fédéral par la voie du recours en réforme (art. 43 ss OJ) ou par celle du recours en nullité (art. 68 ss OJ). 1.2 Les recourantes ne se plaignent pas du choix du droit français, mais de la manière dont la cour cantonale a appliqué ce droit. Un recours en réforme fondé sur l'art. 43a al. 1 let. a OJ n'entre dès lors pas en ligne de compte. Comme le présent litige est une contestation civile portant sur un droit de nature pécuniaire, le recours en réforme n'est pas non plus ouvert sur la base de l'art. 43a al. 2 OJ (cf. ATF 119 II 177 consid. 3e p. 182). Par ailleurs, l'application du droit étranger dans une telle contestation ne peut pas être revue par le Tribunal fédéral saisi d'un recours en nullité (Poudret, COJ II, n. 7 ad art. 68). Le recours de droit public est ainsi recevable sous l'angle de la subsidiarité (arrêt 4P.28/1997 du 15 décembre 1997, consid. 1b, reproduit in SJ 1998, p. 388; cf. également ATF 124 III 134 consid. 2b/aa/ddd p. 143).