Citation: 6P.179/2004 25.01.2005 E. B

En résumé, l'arrêt cantonal repose sur les faits suivants: B.a Dès le mois de septembre 1997, X.________ a vécu en ménage avec Y.________ et les trois enfants de celle-ci, A.________, née le 17 octobre 1993, B.________, né le 28 décembre 1990, et C.________, né le 7 décembre 1987. Entre le début de l'année 2001 et le mois d'août 2003, X.________ a commis des actes sexuels sur les enfants de sa compagne. Il a caressé les parties intimes des enfants. Il leur a demandé et obtenu qu'ils lui introduisent divers objets dans l'anus, qu'ils le masturbent, le sodomisent, lui urinent dessus et lui prodiguent des fellations, éjaculant à ces occasions devant eux, même dans la bouche de l'un d'eux. Il a également fait subir aux enfants divers actes de cette nature. Entre l'année 2002 et le mois d'août 2003, X.________ a montré aux enfants des photographies et des cassettes à caractère pornographique et a remis des revues pornographiques à l'un d'eux. B.b Dans le cadre de l'instruction, X.________ a consulté différents médecins, notamment en raison de troubles auditifs occasionnés par une tumeur bénigne de la gaine nerveuse qui entoure le nerf auditif (un schwannome). Considérant qu'il y avait doute sur la responsabilité pénale de X.________ et afin de pouvoir se déterminer sur l'opportunité d'une mesure de sûreté, le juge d'instruction a ordonné une expertise psychiatrique, qu'il a confiée au Dr F.________, psychiatre et psychothérapeute FMH à Colombier. Dans son rapport du 1er décembre 2003, ce médecin a conclu que X.________ ne souffrait, au moment de la commission des actes qui lui sont reprochés, d'aucune maladie mentale, faiblesse d'esprit ou autre altération de la conscience et qu'il n'était atteint d'aucun trouble dans sa santé mentale ou dans sa conscience, ni ne présentait de développement mental incomplet. Selon ce spécialiste, le trouble de la personnalité dont X.________ souffrait, de type antisocial avec tendances pédophiles, ne l'empêchait pas de se déterminer correctement pour apprécier le caractère illicite des actes commis.