Citation: 4A_59/2018 E. 4

Le recourant revient sur les trois motifs justifiant son exclusion, en reprochant à la cour cantonale de les avoir établi de manière arbitraire (art. 9 Cst.). S'agissant de l'acquisition des moteurs de stores et de leur revente à la coopérative, l'argumentation du recourant est confuse et la recevabilité du moyen tiré de l'art. 9 Cst. est douteuse. La question peut toutefois rester ouverte puisque le moyen se révèle de toute façon infondé. Si on le comprend bien, le recourant considère que la plus-value importante qu'il a tenté de facturer à la coopérative (soit la différence entre le prix d'achat auprès d'une société italienne [entre 25 et 50 euros/pièce] et le prix de vente à la coopérative [486 fr./pièce]) est entièrement justifiée par le travail qu'il a accompli sur chacun des moteurs. Cet argument tombe toutefois d'emblée à faux puisqu'il résulte de l'arrêt cantonal que les employés de la coopérative, salariés de celle-ci, ont procédé à l'adaptation des moteurs (aux frais de la coopérative), ce qui relativise l'importance de l'activité du coopérateur. Celui-ci tente de revenir sur cette constatation, mais il se limite à prétendre le contraire, sans toutefois fournir aucune motivation à l'appui de son allégation.