Citation: 1P.259/2006 07.08.2006 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 131 II 571 consid. 1 p. 573; 130 I 312 consid. 1 p. 317 et les arrêts cités). 1.1 Aux termes de l'art. 89 OJ, le recours doit être déposé dans les trente jours dès la communication, selon le droit cantonal, de la décision attaquée. Dans la mesure où la Cour de cassation soutient que cette décision, datée du 23 juillet 2004, a été notifiée peu après au recourant à Dubai, ce que ce dernier conteste, la question du respect de ce délai se pose. Or, s'il est établi que le Consulat général de Suisse à Dubai a été requis de procéder à la notification en août 2004, il ne ressort pas clairement du dossier que celle-ci a bien eu lieu. Cette question peut toutefois demeurer indécise, vu le sort du recours. 1.2 Pour être recevable, un recours de droit public doit contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés et préciser en quoi consiste la violation (art. 90 al. 1 let. b OJ). Lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'a donc pas à vérifier de lui-même si l'arrêt entrepris est en tous points conforme à la Constitution. Il n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours. Le recourant ne saurait se contenter de soulever de vagues griefs ou de renvoyer aux actes cantonaux (ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261, 26 consid. 2.1 p. 31; 125 I 71 consid. 1c p. 76). Eu égard à ce qui précède, le grief tiré d'une appréciation arbitraire des preuves est irrecevable, dans la mesure où le recourant n'allègue pas que des éléments de preuve propres à modifier la décision n'auraient pas été pris en compte sans raison sérieuse ou que l'autorité attaquée aurait tiré des constatations insoutenables des éléments recueillis (cf. ATF 127 I 38 consid. 2a p. 41). Il en va de même du moyen relatif au formalisme excessif, dès lors que le recourant ne précise pas quelle règle aurait été appliquée de façon trop rigoureuse et qu'il s'égare dans des considérations sur la "renonciation au droit d'être jugé en sa présence" qui sont étrangères à l'arrêt attaqué. 1.3 Sauf exceptions, dont aucune n'est réalisée en l'espèce, des faits ou moyens de preuve nouveaux ne peuvent être produits à l'appui d'un recours de droit public (ATF 118 Ia 369 consid. 4d p. 371 s., 20 consid. 5a p. 26; 118 III 37 consid. 2a p. 39; 107 Ia 265 consid. 2a et les arrêts cités; Walter Kälin, Das Verfahren des staatsrechtlichen Beschwerde, 2e éd., Berne 1994, p. 369 ss). Il n'y a donc pas lieu de prendre en considération la nouvelle allégation du recourant selon laquelle son passeport aurait été "bloqué" par son employeur .