Citation: 6B_198/2017 E. 2.3

2.3. La recourante fait encore valoir qu'aussi longtemps que l'intimé a le devoir de restituer les documents appartenant à son ancien employeur, la plainte est recevable indépendamment de toute considération temporelle. Ainsi articulés, les développements de la recourante, qui sont excessivement brefs, ne permettent pas de comprendre précisément en quoi consiste son grief, soit en quoi la cour cantonale aurait violé le droit fédéral. Dans cette mesure, le grief apparaît irrecevable. Du reste, en tant que la recourante voudrait soutenir, de la sorte, que le délai de plainte pour appropriation illégitime ne courrait pas tant que perdure l'appropriation, il suffit de relever qu'en elle-même l'appropriation est un comportement illicite unique de l'auteur et non un résultat de l'infraction, laquelle constitue une pure infraction de comportement (schlichtes Tätigkeitsdelikt; NIGGLI/RIEDO, in Basler Kommentar, Strafrecht II, 3 e éd., 2013, n° 8 ad art. 137 CP) et non un délit continu (Dauerdelikt), de sorte que le délai de prescription commence à courir du jour où l'auteur a agi (MATTHIAS ZURBRÜGG, in Basler Kommentar, Strafrecht II, 3 e éd., 2013, n° 8 ad art. 98 CP) et non de celui où il a cessé d'agir (cf. A UDE BICHOVSKY, in Commentaire romand, Code pénal I, 2009, n os 19 s. ad art. 31 CP). Faute de toute discussion sur ces questions, le grief n'apparaît pas motivé à satisfaction de droit sous cet angle non plus. Il est dès lors irrecevable.