Citation: I 944/06 21.02.2008 E. 3

3.1 Aux termes de l'art. 141 al. 3 RAVS, lorsqu'il n'est demandé ni extrait de compte ni rectification, ou lorsqu'une demande en rectification a été rejetée, la rectification des inscriptions ne peut être exigée, lors de la réalisation du risque assuré, que si l'inexactitude des inscriptions est manifeste ou si elle a été pleinement prouvée. Il n'y a matière à rectification que si la preuve stricte (ATF 117 V 265 consid. 3d) est rapportée qu'un employeur a effectivement retenu des cotisations AVS sur les revenus versés ou qu'une convention de salaire net a été fixée entre cet employeur et le salarié (cf. aussi art. 30ter LAVS); établir l'exercice d'une activité lucrative salariée n'y suffit pas (cf. par exemple l'arrêt du Tribunal fédéral des assurances du 17 juillet 2006 (I 401/05, consid. 3). 3.2 En l'espèce, dans la mesure où l'assurée n'a pas été en mesure de produire ni attestation de salaire ni convention de salaire net pour la période de 1990 à fin juillet 1993, la preuve stricte que Me X.________ avait effectivement retenu des cotisations sur son salaire pendant cette période n'a pas été rapportée. Contrairement à ce qu'ont retenu les premiers juges, le fait que l'employeur de l'intimée a prélevé des cotisations sur son salaire à partir du 1er août 1993 n'y change rien. Au vu de ce qui précède, la preuve exigée par l'art. 141 al. 3 RAVS n'a pas été rapportée. Il s'ensuit qu'une rectification du compte individuel de l'assurée ne pouvait intervenir et c'est à juste titre que la caisse de compensation n'a pas tenu compte de cotisations pour la période de janvier 1990 à juillet 1993. C'est donc à tort que les juges cantonaux ont annulé la décision de l'office recourant du 9 janvier 2006 et prescrit à la caisse de compensation d'inscrire sur le compte individuel de l'assurée un revenu de 2'100 fr. par mois entre le 1er janvier 1990 et le 31 juillet 1993. Par conséquent, le recours de droit administratif est bien fondé.