Citation: 9C_384/2019 E. 2

Le litige porte sur le droit de la recourante à la prise en charge par l'intimée des frais médicaux relatifs à une abdominoplastie et à une dermolipectomie aux bras et aux cuisses. Les conditions de ce droit relèvent de la jurisprudence sur la notion de maladie (cf. art. 3 LPGA). Il suffit de rappeler que les défauts esthétiques en tant que conséquence d'une maladie ou d'un accident n'ont en principe pas valeur de maladie. Sont cependant réservées, entre autres situations, celles où l'altération, sans être visible ou particulièrement sensible ou même sans être grave, provoque des douleurs ou des limitations fonctionnelles qui ont clairement valeur de maladie. Il en est ainsi, par exemple, de cicatrices qui provoquent d'importantes douleurs ou qui limitent sensiblement la mobilité, ou d'un trouble dépressif récurrent causé par le défaut esthétique (ATF 134 V 83 consid. 3.2 p. 85 et les références; arrêts 9C_255/2016 du 17 février 2017 consid. 3.2 et 9C_465/2010 du 6 décembre 2010 consid. 4.2). Compte tenu des motifs et conclusions du recours, il s'agit de déterminer si la juridiction cantonale a violé le droit d'être entendue de la recourante et la maxime inquisitoire en renonçant à ordonner des mesures d'instruction complémentaires avant de confirmer la décision par laquelle l'intimée a refusé de prendre en charge les interventions litigieuses.