Citation: 6B_121/2009 02.06.2009 E. 3

En ce qui concerne, enfin, les lésions corporelles par négligence (art. 125 CP), l'autorité cantonale a jugé le refus de suivre fondé au motif que l'infraction était prescrite. Le recourant ne soulève aucun grief sur cette conclusion, qui n'apparaît au demeurant pas contestable. Conformément au système de la prescription en vigueur au moment des faits, soit le 30 novembre 2001, la prescription absolue d'une infraction passible d'une peine d'emprisonnement de trois ans au plus était acquise après sept ans et demi (anciens art. 70 et 72 ch. 2 al. 2 CP dans leur teneur en vigueur jusqu'au 30 septembre 2002). Depuis le 1er octobre 2002, la loi ne distingue plus entre délais relatif et absolu de prescription. Elle fixe, dans la même hypothèse, un délai unique légèrement plus court de sept ans (cf. l'ancien art. 70 al. 1 let. c CP, dans sa teneur en vigueur depuis le 1er octobre 2002 [RO 2002 2996] et l'art. 97 al. 1 let. c CP en vigueur depuis le 1er janvier 2007). Ce délai n'est interrompu que par un jugement de première instance (ancien art. 70 al. 3 CP et art. 97 al. 3 CP). Il était, en l'espèce, atteint au moment où l'autorité cantonale a statué, le 14 janvier 2009 et s'applique à l'auteur à titre de droit plus favorable (art. 2 al. 2 CP et ancien art. 337 CP; v. aussi ATF 129 IV 49 consid. 5.1 p. 51 et les arrêts cités).