Citation: 8C_804/2019 E. 4.1

4.1. La juridiction cantonale a tout d'abord constaté que les déclarations de C.________ et celles de l'épouse de l'assuré étaient contradictoires, notamment en ce qui concernait la rémunération et l'importance des interventions de l'assuré dans le jardin de C.________. Procédant à une appréciation des preuves, la cour cantonale a considéré qu'il convenait d'apporter plus de crédit aux déclarations de C.________, celle-ci s'étant exposée au risque de se voir imputer une relation de travail et de devoir effectuer des rattrapages de cotisations sociales en admettant la fréquence des interventions de l'assuré et le versement d'une rémunération. Sur cette base, les premiers juges ont constaté que le prénommé était intervenu sept à huit fois en 2017 et déjà à une occasion en janvier 2018, en percevant une rémunération de 30 fr. par heure de travail. Ils en ont conclu que l'activité de jardinier allait au-delà de simples coups de main et qu'elle devait être considérée comme une activité lucrative accessoire. Quant au point de savoir s'il s'agissait d'une activité dépendante ou indépendante, la cour cantonale a relevé qu'il s'agissait d'une activité accessoire selon toute vraisemblance non déclarée. Dans de telles circonstances, il n'était pas surprenant que l'intéressé n'ait inscrit aucune raison individuelle au registre du commerce, qu'il n'ait pas effectué d'investissements importants, qu'il n'ait pas disposé de ses propres locaux de travail et qu'il n'ait pas engagé de personnel. Vu la nature de l'activité, il convenait d'accorder moins d'importance au critère du risque économique et davantage à celui de l'indépendance économique et organisationnelle. Le fait que l'assuré percevait une rémunération fixée essentiellement en fonction du temps de présence et non par rapport au travail effectué plaidait en faveur d'une activité dépendante. Néanmoins, dès lors que C.________ ne lui imposait pas d'horaire, qu'elle se limitait "selon toute vraisemblance" à lui expliquer les raisons pour lesquelles elle avait besoin de lui (quels arbustes tailler etc.) et que l'assuré intervenait pour plusieurs personnes - à savoir C.________, son amie ainsi qu'éventuellement une autre personne - les juges cantonaux ont nié un lien de dépendance organisationnelle et économique avec C.________. Qualifiant ainsi l'assuré de jardinier indépendant, ils ont considéré que c'était à tort que la CNA avait refusé de prendre en charges les suites de l'accident.