Citation: 2C_377/2023 E. 7.3

7.3. Au contraire de ce que prétend la recourante, il ne peut être reproché au Tribunal cantonal d'avoir omis d'établir l'existence d'un lien de subordination au sens du droit du travail (art. 319 ss CO). Il ressort en effet de l'appréciation des preuves menée sans arbitraire par l'instance précédente (cf. consid. 6 supra), que les circonstances du cas d'espèce permettent de retenir que les trois personnes en cause déployaient une activité au sein de l'un des instituts de la recourante, sans qu'il soit nécessaire d'instruire plus avant la question (cf. ég. consid. 5 supra). Le dépôt d'une demande de permis de travail pour l'une de ces personnes, l'attitude de l'associée gérante, qui a déchiré des documents, et la fuite des trois personnes en cause après le contrôle de leurs identités par les inspectrices, sont des éléments qui permettent de considérer que la recourante revêt la qualité d'employeur au sens de la LEI de ces trois personnes. Partant, l'instance précédente a retenu à bon droit qu'il incombait à la recourante de vérifier, conformément à son devoir de diligence, que les trois ressortissantes thaïlandaises en cause disposaient des autorisations requises pour exercer une activité en Suisse.