Citation: 8C_242/2018 E. 4.2

4.2. De son côté le Tribunal administratif fédéral a considéré que faute de reposer sur une base légale, la mesure requise par la recourante ne saurait être mise en oeuvre. Comme les apprentis ne sont pas au chômage et ne peuvent pas bénéficier d'indemnités pour réduction de l'horaire de travail en vertu de l'art. 33 al. 1 let. e LACI, il a retenu que la mesure en cause ne pouvait consister qu'en une mesure pour les personnes menacées de chômage imminent. Il en va de même en ce qui concerne les maîtres d'apprentissage et les formateurs qui n'ont pas droit aux indemnités en question, puisqu'ils sont présents dans l'entreprise pour encadrer les apprentis et qu'ils ne subissent dès lors pas de réduction de leur horaire de travail. Or, en cas de chômage imminent, la juridiction précédente relève que seules les prestations prévues à l'art. 60 al. 1 LACI peuvent être accordées, à savoir les cours individuels ou collectifs de reconversion, de formation continue ou d'intégration, la participation à des entreprises d'entraînement et les stages de formation. C'est pourquoi, du moment que la formation de base et la promotion générale du perfectionnement ne relèvent pas de l'assurance-chômage et que l'apprentissage consiste précisément en l'acquisition d'une formation de base, les premiers juges sont d'avis que la mesure requise par la recourante ne constitue pas une mesure de formation au sens de l'art. 60 LACI. Cela étant, le Tribunal administratif fédéral considère que la mesure en cause ne repose pas sur une base légale comme l'exige le principe consacré à l'art. 5 Cst. Etant donné que les prestations d'assurance-chômage sont prévues de manière exhaustive par la LACI, la décision par laquelle ont été allouées des prestations d'assurance-chômage dépourvues de base légale doit être déclarée nulle.