Citation: 1C_225/2021 E. 2.2

2.2. Le jugement du Tribunal des jeux d'argent ne met pas un terme à la procédure ouverte consécutivement aux demandes d'accès de l'intimé puisqu'à la suite de l'annulation de la décision de la Comlot, la cause est renvoyé à l'autorité qui lui a succédé pour qu'elle consulte les exploitants des points de vente du PMUR de la Loterie Romande selon la liste en l'état au 1er décembre 2019 et rende une nouvelle décision. Il s'analyse ainsi comme un jugement de renvoi qui ne saurait être assimilé à une décision finale dans la mesure où il laisse à l'instance précédente une pleine et entière latitude de jugement sur le sort des demandes d'accès (ATF 140 V 282 consid. 4.2). Le jugement attaqué ne revêt pas davantage les caractéristiques d'une décision partielle au sens de l'art. 91 let. a LTF. La Cour de céans ne pourrait donc entrer en matière sur le recours que si les conditions alternatives de l'art. 93 al. 1 let. a et b LTF étaient réalisées, s'agissant d'une décision incidente qui n'entre pas dans le champ d'application de l'art. 92 LTF. La recourante ne prétend pas que le jugement l'exposerait à un préjudice irréparable de nature juridique au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Elle pourra en effet contester la nouvelle décision de l'autorité intercantonale de surveillance si elle devait lui être défavorable auprès du Tribunal des jeux d'argent. Elle soutient en revanche que les conditions de l'art. 93 al. 1 let. b LTF sont réunies en raison du très grand nombre d'exploitants (estimés à 229) qu'il y aurait lieu de consulter dans le cadre du complément d'instruction requis par le jugement attaqué et de la possibilité pour chacun d'eux de provoquer une décision susceptible de recours.