Citation: 6P.55/2007 18.06.2007 E. B

La condamnation pour l'un des brigandages qualifiés, qui est seule contestée par le recourant, repose sur les faits suivants: B.a Le 23 juillet 2004, Z.________, X.________ et Y.________ ont braqué la succursale de B.________ de la Banque A.________. Employé de cette banque, X.________ avait fourni à ses deux comparses toutes les informations utiles sur la sécurité de la banque. Les trois hommes avaient convenu que X.________ ne jouerait pas le rôle de l'otage, mais celui de l'employé contraint à ouvrir les coffres. Y.________ devait utiliser une arme blanche pour menacer l'otage. Le jour du hold-up, alors que Z.________ faisait le guet à l'extérieur, Y.________ a pénétré dans la banque, en prenant en otage une employée, C.________. Pour la maîtriser, il lui a mis un couteau sous la gorge. Son comparse X.________, qui était déjà dans la banque avec un autre employé, lui a remis l'argent qui se trouvait dans les coffres du sous-sol. Y.________ et Z.________ ont pu s'enfuir avec un butin de 732'475 fr. 75 avant que l'alarme ne soit donnée. B.b Dans son recours cantonal, Z.________ reprochait aux premiers juges d'être passé outre à des doutes sur l'existence de faits admis et importants pour le jugement de la cause en se déclarant convaincus que le recourant savait qu'un des employés de la banque serait pris en otage lors du braquage le vendredi matin. La cour cantonale a rejeté ce grief pour les motifs suivants: "On rappellera pour mémoire que la Cour de cassation n'est pas une juridiction d'appel. Sur près de neuf pages, le recourant tente de substituer sa propre version des faits à celle retenue par le tribunal, en reprenant des extraits choisis des auditions des accusés. On ne saurait dès lors entrer en matière sur son argumentation. Certes les premiers juges se sont fondés sur des éléments du dossier, notamment sur les auditions, mais ils ont également pris en compte les dépositions des accusés à l'audience. Leur appréciation n'a rien d'arbitraire. Au demeurant, le recourant n'explique pas où se situerait l'arbitraire, il se contente de tenter d'imposer une autre version des faits".