Citation: 5A_981/2023 E. 4.2

4.2. Le recourant reproche à l'autorité cantonale la violation de l'art. 30 al. 1 Cst, en tant qu'elle a estimé, à l'instar de l'autorité de première instance, que sa demande de récusation à l'endroit de la juge intimée était infondée. Il soutient également qu'elle aurait fait preuve de formalisme excessif et aurait arbitrairement (art. 9 Cst.) considéré que le comportement peu transparent de la juge intimée, à commencer par sa conférence téléphonique du 22 juin 2023 avec l'experte, ne prêtait pas le flanc à la critique. Il ajoute qu'elle aurait sollicité "les experts" pas moins de trois fois durant l'expertise, ce qui serait de nature à influer sur le résultat de celle-ci. Il invoque également des erreurs procédurales censées démontrer une apparence de partialité (art. 30 al. 1 Cst.); la juge intimée aurait violé son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst. et 53 CPC) ainsi que d'autres dispositions (art. 183 al. 2 et 184 al. 2 CPC), en téléphonant à l'expert, puis en mentionnant tardivement l'événement au procès-verbal des opérations, à tout le moins après sa consultation du dossier le 23 juin 2023. Il allègue également que la juge intimée aurait "reporté" la verbalisation de l'opération en raison de la consultation du dossier et invoque à ce titre une "tromperie". De surcroît, l'intéressée aurait également fait preuve de formalisme excessif, constitutif d'un déni de justice formel prohibé par l'art. 29 al. 1 Cst., en se dispensant de traiter une requête de mesures superprovisionnelles adressée par "efax", sans l'inviter à la renvoyer par courrier ni attirer son attention sur l'art. 130 al. 2 CPC, alors qu'il n'était pas assisté, ou rendre une décision d'irrecevabilité. Le recourant revient enfin sur l'absence d'intervention de la juge intimée, concernant la décision de la curatrice de limiter ses communications avec les parties à un courrier par semaine. Il soutient que l'autorité cantonale aurait fait preuve de mauvaise foi (art. 5 al. 3 et 9 Cst.), en tant qu'elle aurait constaté de manière erronée que les autres parties étaient soumises au même régime que lui et qu'il ne serait pas "défavorisé". Sur la base de ce qui précède, il estime que l'autorité précédente aurait dû retenir une apparence de prévention de la juge intimée, en tant que ses agissements violeraient le principe de la bonne foi et de l'équité.