Citation: I 85/05 15.06.2005 E. 3

3.1 Les premiers juges ont considéré en substance que l'administration avait procédé à une instruction suffisante sur le plan médical et ils ont retenu, en se fondant sur l'avis du docteur L.________, que l'ensemble des pathologies dont était affecté le recourant, ne l'empêchaient pas de reprendre une activité légère. Ils ont estimé que cet avis médical n'était pas sérieusement mis en cause, sur la base d'éléments objectifs, par les conclusions du docteur M.________, selon lequel l'assuré subit de façon permanente une incapacité totale de travailler. 3.2 Dans son rapport du 27 mai 2004, le docteur M.________ fait état de douleurs chroniques persistantes dans la colonne lombaire en raison d'une discopathie dégénérative généralisée avec irradiations radiculaires dans les deux extrémités inférieures, empêchant le recourant de rester debout de manière prolongée et le limitant dans la marche. Il ajoute que la situation s'est progressivement détériorée au cours des six dernières années et que l'intéressé attend de subir une arthrodèse. 3.3 Dans sa prise de position du 18 août 2004, le docteur L.________ relève que le médecin espagnol décrit des symptômes radiculaires alors qu'ils n'ont été établis ni par les examens cliniques auxquels a procédé le médecin de l'INSS, ni par les examens de RM, de sorte que son rapport n'apporterait pas d'éléments objectifs nouveaux. 3.4 En l'espèce, le rapport du médecin-conseil de l'INSS remplit toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). En effet, il repose sur une étude complète et circonstanciée de la situation médicale du recourant, ne contient pas d'incohérences et aboutit à des conclusions motivées. Or, le docteur L.________ a fait siennes les constatations contenues dans ce rapport médical sur lesquelles il a d'ailleurs fondé son appréciation de la capacité de travail résiduelle du recourant. Le Tribunal fédéral des assurances n'a ainsi aucune raison de s'écarter de cette appréciation, qui n'est pas remise en cause par celle du docteur M.________. En effet, ce dernier n'atteste rien de nouveau sur le plan diagnostique et les affections radiculaires qu'il relève n'ont pas été établies par les examens radiologiques relatés au dossier (cf. RM de la colonne lombaire des 18 janvier 1999 et 31 mars 2001). Au demeurant, dans un rapport du 12 juin 2003 - se trouvant déjà au dossier mais dont le recourant a joint une nouvelle copie à l'appui de son recours - le médecin du Centre hospitalier X.________ a constaté que le recourant devait éviter de porter des poids et faire des travaux l'obligeant à fléchir la colonne vertébrale, n'excluant pas, de ce fait, l'exercice d'une activité lucrative qui tiendrait compte de ces limitations fonctionnelles.