Citation: 1B_476/2019 E. A

Depuis le 30 mars 2013, A.________ a fait l'objet d'une enquête pénale en raison de faits dénoncés par son ex-épouse, B.________ (cause PE_1). Après l'instruction, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a engagé, le 30 octobre 2015, l'accusation devant le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de l'Est vaudois pour actes d'ordre sexuel avec des enfants, contrainte sexuelle et viol. Ayant pris connaissance des faits qui lui étaient reprochés par son ex-épouse, A.________ a déposé, le 17 avril 2013, plainte pénale à son encontre pour calomnie, subsidiairement diffamation (PE.13.007764). Cette cause a été suspendue jusqu'à droit connu dans la procédure diligentée contre A.________. En novembre 2015, respectivement en avril 2016, les procédures PE_1 et PE.13.007764 ont été réattribuées au Ministère public central vaudois - division affaires spéciales - et confiées à la Procureure Magali Bonvin. Dans le cadre de la première des procédures précitées, celle-ci a soutenu l'accusation aux audiences du Tribunal correctionnel et a requis contre A.________ une peine privative de liberté de cinq ans pour contrainte sexuelle et viol. Par jugement du 6 mars 2018, le Tribunal correctionnel a libéré A.________ des préventions dont il était l'objet. B.________ et le Ministère public central, agissant par la Procureure Magali Bonvin, ont fait appel contre cette décision auprès de la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal vaudois, qui l'a confirmée. Un recours en matière pénale de B.________ a été rejeté par le Tribunal fédéral le 14 mai 2019 (cause 6B_326/2019).