Citation: 6B_38/2023 E. 2.4.4

2.4.4. Pour autant, il devait être tenu compte des déclarations de deux témoins, qui avaient indiqué avoir aperçu le recourant remettre de l'argent à B.________. Ainsi, selon E.________, B.________ demandait parfois au recourant de retirer de l'argent et de le lui remettre pour payer ses notes de frais, pour des montants ne dépassant pas 5'000 fr. par mois. J.________ avait déclaré avoir vu le recourant donner à quelques reprises des espèces à B.________, soit 1'000 fr. de temps en temps, précisant qu'une fois par mois lui paraissait déjà beaucoup. En tant que B.________ avait précisé que ces sommes n'avaient pas été retirées du compte de D.________, mais de ceux de C.________, cette explication ne paraissait pas dénuée de crédibilité, des montants en espèces ayant effectivement été retirés du compte de C.________. Les témoins n'avaient par ailleurs pas indiqué de quel compte provenait l'argent ainsi transmis. Dans le doute, il convenait néanmoins de retenir que les montants évoqués par les témoins avaient bien été retirés du compte de D.________, version qui était la plus favorable au recourant (cf. arrêt attaqué, consid. 2.4.4.5 p. 41). Dès lors, il devait être déduit, du total des montants prélevés par le recourant (1'856'000 fr.), un montant de 150'000 fr. correspondant aux sommes maximales que le recourant aurait mensuellement versées à B.________ pendant deux ans et demi, à titre de paiement de notes de frais (30 x 5'000 fr.; cf. arrêt attaqué, consid. 2.4.4.6 p. 41).