Citation: 2C_21/2020 E. 3.2

3.2. Citant les art. 29 al. 1 Cst. et 29a Cst., la recourante invoque un déni de justice formel et une violation de la garantie de l'accès au juge. Pour le surplus, elle se prévaut également d'arbitraire dans l'interprétation des art. 314 et 318C LCP/GE. Selon elle, aucune disposition de la LPFisc/GE n'est pertinente en matière de réclamation contre une décision relative à la taxe professionnelle communale, dans la mesure où l'art. 314 LCP/GE règle exhaustivement cette procédure et ne renvoie pas à la LPFisc/GE, contrairement aux art. 315 et 316 LCP/GE. Elle exclut donc d'appliquer la LPFisc/GE directement ou par analogie en matière de procédure de réclamation contre une décision relative à une taxe professionnelle communale, comme le prévoit l'art. 318C LPFisc/GE. La recourante explique en outre que l'art. 1 let. c LPFisc/GE est clair et a pour conséquence que cette loi ne s'applique pas à la taxe professionnelle communale. Pour elle, le résultat auquel arrive la Cour de justice est insoutenable, dans la mesure où il lui ferme l'accès à la justice en déclarant à tort que la réclamation était tardive.