Citation: 5A_844/2023 E. 5.3.1

5.3.1. Le recourant conteste l'appréciation de l'autorité cantonale selon laquelle les mesures prises depuis douze ans n'auraient pas eu l'effet escompté, que la situation ne se serait pas améliorée et que rien n'aurait permis de créer une relation père-fille, ni même une amorce suffisante de ce lien. Il fait valoir qu'il aurait été démontré que, par le passé, la mise en oeuvre de mesures appropriées aurait déjà permis une amélioration de la situation. Ainsi, des mesures moins incisives que le retrait du droit aux relations personnelles demeureraient possibles tout en sauvegardant le bon développement de l'enfant et, en particulier, un droit de visite médiatisé ou en présence d'une personne neutre, couplé avec une thérapie familiale et un suivi individuel pour l'enfant, apparaîtraient comme des mesures tout à fait aptes à permettre à l'enfant d'investir la relation avec son père dans un cadre sécurisant.