Citation: 4A_341/2007 07.02.2008 E. B

Le 3 février 2006, X.________ a saisi la Chambre des prud'hommes de l'arrondissement de la Sarine d'une demande tendant à ce que Y.________ SA soit condamnée à lui payer 3'284 fr. 40 à titre d'indemnité pour vacances non prises ainsi que 20'400 fr. à titre d'indemnité pour licenciement abusif, et à lui rédiger un certificat de travail. Par jugement du 31 octobre 2006, la Chambre des prud'hommes a condamné Y.________ SA à verser à X.________ 3'282 fr. 75 bruts avec intérêt à 5 % l'an dès le 1er décembre 2005 à titre d'indemnité pour vacances non prises et à lui délivrer un certificat de travail. Elle n'a en revanche pas alloué d'indemnité pour licenciement abusif, estimant en substance qu'au vu de l'instruction de la cause - et notamment des pièces du dossier, des déclarations du directeur et de l'administrateur de Y.________ SA, ainsi que du témoignage de A.________ -, les motifs de licenciement invoqués par Y.________ SA - soit le fait que les prestations de sa collaboratrice étaient largement en-dessous de ce qu'elle était en droit d'attendre d'elle (notamment au vu du contenu de son curriculum vitae), que la qualité de son travail s'était révélée insuffisante, que sa productivité était faible et qu'une perte de confiance était apparue - étaient véritables et dignes de protection; au contraire, X.________ n'apportait aucun élément étayant sa version des faits, selon laquelle l'employeuse l'aurait licenciée parce qu'elle lui avait demandé à plusieurs reprises qu'il soit mis un terme au harcèlement psychologique dont elle disait être la victime, autrement dit parce qu'elle avait émis de bonne foi des prétentions découlant du contrat de travail. Par arrêt du 28 juin 2007, la IIe Cour d'appel civil du Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg a rejeté le recours déposé par X.________, qui ne contestait plus que le rejet de sa conclusion tendant au paiement d'une indemnité pour licenciement abusif, ainsi que la répartition des dépens. En bref, la cour cantonale a également nié l'existence d'un congé abusif, aux termes de considérations qui seront exposées plus loin dans la mesure utile.