Citation: 1C_363/2018 E. 1

La recourante estime injuste de devoir payer deux fois son erreur, en France et en Suisse. Elle ne conteste toutefois pas que le Service des automobiles et de la navigation était en droit de prononcer un retrait de son permis de conduire sur la base de l'art. 16c bis LCR pour avoir circulé en France en état d'ébriété qualifié. Elle ne conteste pas non plus que l'art. 16c al. 2 let. c LCR est applicable en raison d'un antécédent grave survenu au cours des cinq années précédentes. Elle a produit une attestation du médecin-traitant de sa mère qui atteste qu'elle doit effectuer des trajets hebdomadaires pour se rendre au domicile de celle-ci en raison de ses problèmes de santé. Il s'agit d'une pièce nouvelle qui n'est en principe pas recevable en vertu de l'art. 99 al. 1 LTF. Quoi qu'il en soit, la cour cantonale a également considéré qu'il n'était pas établi que de tels déplacements ne seraient pas possibles au moyen de transports publics. Le certificat médical ne se prononce pas à ce sujet et ne permet pas de tenir la décision attaquée pour arbitraire sur ce point. La cour cantonale n'a pas davantage ignoré que l'état de santé de la recourante nécessitait des visites médicales régulières à Montreux, mais elle a considéré qu'elles pouvaient se faire par les transports publics. Le certificat médical établi le 9 juillet 2018 ne lui est à cet égard d'aucun secours. S'il confirme que la recourante bénéficie depuis plusieurs années d'un traitement psychiatrique à l'Unité de Traitement des Addictions à Montreux, comprenant des entretiens à une fréquence mensuelle et nécessitant un passage hebdomadaire dans les locaux de la fondation pour la dispensation de son traitement, il ne précise pas que la recourante ne pourrait s'y rendre au moyen des transports publics. Pour le surplus, on cherche en vain une quelconque argumentation qui permettrait de tenir l'arrêt attaqué pour arbitraire ou d'une autre manière non conforme au droit fédéral.