Citation: C 331/05 08.01.2007 E. 5

Indépendamment de l'argumentation des premiers juges, on doit admettre que l'intimée disposait d'une solution de garde pour ses enfants entre le 8 janvier et le 11 février 2004. Cela ressort tout d'abord de l'attestation du 17 mars 2004 de C.________, laquelle était disposée à garder les enfants de l'intimée à partir du 1er janvier 2004. Si cette personne, comme l'ont relevé les premiers juges, n'était certes plus disponible à partir du 3 février 2004, dès lors qu'elle avait retrouvé un emploi, elle aurait pu l'être en tout cas jusqu'à cette date. Pour la période subséquente comprise entre le 3 et le 12 février 2004, l'intimée a toujours affirmé disposer d'une solution de garde. Il n'existe au demeurant aucun indice dans le dossier selon lequel l'intimée n'aurait pas fait de recherches d'emploi suffisantes, qu'elle aurait posé des exigences à l'acceptation d'un emploi ou refusé un emploi convenable. Le fait d'avoir retrouvé un emploi dès le 12 février 2004 démontre en définitive que l'intimée était à mesure de trouver à court terme une solution de garde pour ses enfants. Dans ce même ordre d'idées on ajoutera, comme l'ont souligné les premiers juges, que l'assurée avait immédiatement trouvé une possibilité de garde auprès de sa belle-mère lorsqu'elle avait repris son travail après la naissance de son deuxième enfant. Dans de telles circonstances, l'aptitude au placement de l'assurée doit être reconnue pour la période en cause. Il en découle que le recours est mal fondé.