Citation: 6B_329/2024 E. 4.4.3

4.4.3. Selon la recourante, la cour cantonale n'aurait pas pris en compte divers éléments qui confirmeraient la crédibilité de ses déclarations et aurait passé sous silence les témoignages qui infirmeraient l'hypothèse selon laquelle elle aurait pu inventer ou exagérer une situation de danger pour attirer l'attention de son ex-compagnon. En l'espèce, la cour cantonale a apprécié la crédibilité des déclarations de la recourante en tenant compte en substance du fait qu'elles ne correspondaient pas aux photos et constats médicaux produits, que celle-ci n'avait pas alerté son ex-compagnon des sévices physiques et sexuels qu'elle aurait été en train de subir alors qu'elle avait été plusieurs fois en contact avec lui, qu'elle avait tout au long son téléphone portable à disposition et qu'elle avait systématiquement refusé d'indiquer à son ex-compagnon qui voulait venir la chercher où elle se trouvait malgré des demandes réitérées. La cour cantonale a en outre considéré que l'état de panique et de peur dont la recourante disait avoir été prise étaient contredits par les déclarations de son ex-compagnon. Cette appréciation ne prête pas le flanc à la critique. Au demeurant, en soutenant que la crédibilité de ses déclarations serait établie par le fait qu'elle n'a jamais caché avoir entretenu des contacts téléphoniques avec son ex-compagnon durant la soirée ou que certains aspects de son récit étaient détaillés et constants, la recourante ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, de manière purement appellatoire, partant, irrecevable. Il en va de même lorsqu'elle avance que la singularité des propos que lui aurait tenus l'intimé 2 ("bouffe moi le cul") - dont la teneur correspond à celle de messages échangés entre celui-ci et d'autres relations - démontrerait que ses affirmations sont crédibles, alors que la cour cantonale a retenu qu'il était envisageable que l'intimé 2 ait évoqué des pratiques qu'il affectionne ou fantasmes lors de leurs rencontres antérieures. Quant aux témoignages de la thérapeute de la recourante, de son ex-compagnon ainsi que de l'une de ses amies concernant sa personnalité, on comprend du jugement entrepris qu'ils n'ont pas apparu suffisants, compte tenu des autres éléments examinés, pour convaincre la cour cantonale du caractère crédible de ses déclarations, sans que cette dernière ne parvienne à démontrer en quoi une telle appréciation serait manifestement insoutenable. Pareil constat s'impose concernant l'extrait du journal d'intervention de la police du 5 octobre 2019 qui fait état du fait que la recourante a été retrouvée au sol en pleurs, en état de choc et qu'elle serrait fortement les jambes lorsqu'elle marchait.