Citation: 2C_439/2023 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué que l'instance précédente a effectivement pris en compte les rapports de police. Elle a également souligné que, faute d'éléments permettant de s'écarter de ces rapports, établis par des agents assermentés, elle leur accordait une pleine force probante. La Cour de justice ne s'est toutefois pas contentée des constatations de la Police cantonale, elle a aussi instruit la cause et exposé, dans l'arrêt attaqué, quels éléments confirmaient le contenu des rapports de police. Elle a notamment tenu compte du fait que le numéro de téléphone transmis au Secrétariat d'Etat aux migrations était celui de F.________. Elle s'est également fondée sur les propos tenus lors des auditions par la recourante elle-même, par F.________, par le chauffeur ayant indiqué être employé par celui-ci, ainsi que sur les explications des travailleuses du sexe. L'instance précédente a aussi pris en considération des pièces, tels que les baux à loyer des salons et les photos des registres censés mentionner l'identité des travailleuses du sexe en activité dans chaque salon. Dans ce contexte, on ne saurait reprocher à l'instance précédente de s'être fondée sur les seuls rapports de police et de n'avoir procédé à aucune vérification. Partant, le grief de la recourante doit être rejeté.