Citation: 4A_101/2016 E. A

A.a. En 2004, X.________ (demandeur), qui exerçait la profession de courtier immobilier à R.________, était avec son épouse associé gérant de la société W.________ Sàrl (ci-après: la Sàrl), laquelle exploitait une agence immobilière. Pour sa part, Z.________ (défendeur) exploitait une entreprise individuelle d'ébénisterie et d'agencement de cafés-restaurants; il avait aussi développé une activité de promoteur immobilier. Par contrat du 6 février 2004, H.A.________, propriétaire des parcelles n °s 26 et 29 de la commune de S.________ (VS) sur lesquelles était érigé l'hôtel " V.________ " (ci-après: l'hôtel V.________), a chargé le demandeur de vendre l'hôtel V.________. La commission de courtage était fixée à 5% du prix de vente, TVA non comprise, pour un montant désiré de 6'000'000 fr.; il était stipulé que le mandat avait un caractère exclusif, en particulier pour le " pilotage de la vente ". Dans ce contexte, le demandeur est entré en contact, par l'intermédiaire de B.________, avec notamment C.________, D.________, E.________ et le défendeur. Il était alors question de former une société simple, constituée pour 30% du groupe B.________-C.________ et pour 70% du groupe D.________-Z.________, dans le but de démolir l'hôtel V.________ et reconstruire un bâtiment comportant plusieurs appartements destinés à la vente. Par acte authentique du 12 janvier 2005, H.A.________ a accordé gratuitement au demandeur, ou à ses nommables, un droit d'emption cessible, valable un an, sur les parcelles où était bâti l'hôtel V.________. Le prix mentionné était de 4'000'000 fr.; il était convenu qu'en cas d'exercice du droit d'emption, 95% de ce montant, soit 3'800'000 fr., reviendrait à H.A.________, le 5% restant, soit 200'000 fr., étant versé au demandeur à titre de commission s'il ne se portait pas lui-même acquéreur. Par acte authentique du 26 janvier 2005, le demandeur a cédé son droit d'emption à E.________. En contrepartie, la Sàrl obtenait le " pilotage " des ventes des appartements de la promotion et pouvait prétendre à ce titre à une commission de 2% sur la totalité des ventes. Le défendeur était présent lors de la signature de cet accord; il y a apposé de sa main diverses modifications et adjonctions. Le même jour, H.A.________ a accordé à E.________ un droit d'emption cessible portant sur les parcelles concernées, valable un an, pour un prix de 4'000'000 fr., dont 200'000 fr. de commission à verser au demandeur; ce dernier a comparu lors de l'établissement de cet acte pour approuver l'annulation de l'acte du 12 janvier 2005 qui lui avait accordé un droit d'emption semblable. Le 27 octobre 2005, E.________ a cédé au défendeur sa part dans le projet de l'hôtel V.________, se retirant de la promotion; D.________ en a fait de même. Les prénommés ont reçu chacun du défendeur un montant de 100'000 fr. Selon l'acte authentique instrumenté le 30 janvier 2006 par le notaire F.________, H.A.________ a vendu au défendeur pour le prix de 4'000'000 fr. les parcelles n °s 26 et 29 susmentionnées; comparant pour E.________ devant le notaire, le demandeur a confirmé que le précité renonçait à son droit d'emption accordé le 26 janvier 2005. Le 27 février 2006, le demandeur a perçu une commission s'élevant à 215'200 fr. avec la TVA., que le notaire ayant instrumenté l'acte précité a prélevé sur le prix de vente des biens-fonds au défendeur. Par acte authentique du 21 février 2006, les parcelles n °s 26 et 29 ont été réunies et soumises au régime de la propriété par étages. Neuf unités d'étage ont été ensuite mises en vente, générant un produit total de 13'056'000 fr. Le défendeur, par son entreprise individuelle, a exécuté des travaux d'aménagements intérieurs d'une valeur totale de 1'057'087 fr. pour lesquels il a adressé des factures aux acquéreurs des appartements. Lorsque, le 28 juillet 2006, la Sàrl a informé le défendeur qu'elle avait un client (i. e. G.________) intéressé par un appartement, Z.________ lui a répondu que l'objet n'était plus disponible. Le 8 août 2006, l'avocat du défendeur a écrit à X.________ et à son épouse pour contester tout lien contractuel entre les parties, ainsi que toute obligation de son client; en tant que de besoin, il était mis fin à toute collaboration professionnelle entre les parties pour quelque promotion que ce soit. Par courrier adressé le 17 août 2006 au conseil du défendeur, la Sàrl a prétendu au versement par celui-ci d'un montant de quelque 400'000 fr., correspondant à une commission de 2% sur la totalité des ventes des appartements, ainsi que de 100'000 fr. pour la commission de courtage " G.________ ". Par acte écrit du 20 février 2007, la Sàrl a cédé au demandeur tous ses droits en relation avec la promotion de l'hôtel V.________. A.b. Par demande du 11 mai 2007, X.________ a ouvert action contre Z.________ devant les autorités valaisannes. Il a réclamé paiement au défendeur en capital de 52'724 fr. et de 21'089 fr.60, sommes représentant, en relation avec la vente d'un appartement à H.A.________ et à son épouse M.A.________, une commission de courtage de 5% et une commission de " pilotage " de 2%. Par jugement du 1er décembre 2009, la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais a partiellement admis l'action, en ce sens qu'il a condamné le défendeur à verser au demandeur le montant de 21'089 fr.60 avec intérêts à 5% l'an dès le 1er mars 2007, représentant une commission de " pilotage " de 2% pour la vente de l'appartement précité. Par arrêt 4A_45/2010 du 25 mars 2010, la Ire Cour de droit civil du Tribunal fédéral a rejeté le recours en matière civile formé par le défendeur contre le jugement précité. A.c. Le défendeur et les époux X.________ se sont opposés dans plusieurs procédures pénales. Considérant en particulier que le refus du défendeur de s'acquitter d'une commission de " pilotage " en relation avec la promotion de l'hôtel V.________ relevait de l'escroquerie, le demandeur a dénoncé ces faits aux autorités pénales valaisannes. Par décision du 17 février 2009, le Juge d'instruction cantonal a refusé d'y donner suite. Statuant sur une plainte formée par le demandeur contre cette décision, l'autorité de plainte du Tribunal cantonal valaisan l'a déclarée irrecevable par arrêt du 10 septembre 2009. A.d. Le 1er juin 2011, le demandeur a fait notifier au défendeur une poursuite portant sur un montant de 499'020 fr. en capital; le défendeur a fait opposition totale à cette poursuite.