Citation: I 304/04 28.10.2004 E. 4

En l'occurrence, il faut admettre avec les premiers juges que c'est à partir du mois de mai 2001 que les troubles du pied du recourant ont, vu leur nature et leur gravité, objectivement nécessité pour la première fois le port de chaussures orthopédiques. Certes, le recourant souffre depuis son enfance des séquelles d'un pied adductus. Néanmoins, celui-ci a pu vivre normalement sans chaussures adaptées jusqu'en 2001 et rien au dossier ne permet de retenir qu'il avait auparavant éprouvé de quelconques problèmes en relation avec son atteinte à la santé (cf. aussi les déclarations du docteur W.________). C'est n'est qu'au cours de l'année 2001, qu'il a véritablement rencontré des difficultés dans ses déplacements quotidiens, ce qui a également entraîné des douleurs dorsales susceptibles d'influer sur sa capacité de travail. Il est possible que dans une situation identique, la plupart des enfants nés en Suisse auraient bénéficié de moyens auxiliaires dès l'enfance. Il ne faut toutefois pas perdre de vue que le point de savoir quand l'état de santé d'un assuré requiert objectivement la remise d'un moyen auxiliaire pour poursuivre l'un des buts précisés par l'art. 21 al. 1 LAI doit être examiné au regard des circonstances du cas concret et non pas de manière toute générale comme l'a fait la recourante. Force est donc de constater que l'invalidité de P.________ est survenue à une époque où il était assuré à l'AVS/AI. Il n'est pas contesté, d'autre part, qu'il remplit les autres conditions dont dépend la remise du moyen auxiliaire demandé. Il s'ensuit que le recours est mal fondé.