Citation: 4A_196/2014 E. 2.2

2.2. La cour cantonale n'a pas pu déterminer quelle était la commune et réelle intention des parties quant aux honoraires dus aux intimés pour leurs prestations d'architecte au cas où, comme en l'espèce, le coût de construction de la villa devait sensiblement augmenter après la signature du contrat d'architecte du 25 septembre 2002. Faute de concordance des volontés intimes à ce propos, elle a, à juste titre, interprété les déclarations et comportements des parties à la lumière du principe de la confiance. En interprétant les déclarations des parties et les comportements selon la théorie de la confiance, le juge recherche comment une déclaration ou une attitude pouvait être comprise de bonne foi en fonction de l'ensemble des circonstances; le principe de la confiance permet ainsi d'imputer à une partie le sens objectif de sa déclaration ou de son comportement, même s'il ne correspond pas à sa volonté intime. L'application du principe de la confiance est une question de droit que le Tribunal fédéral peut examiner librement (art. 106 al. 1 LTF; ATF 136 III 186 consid. 3.2.1 p. 188; 135 III 295 consid. 5 p. 302). Cependant, pour trancher cette question, il doit se fonder sur le contenu des manifestations de volonté et sur les circonstances, dont la constatation relève du fait (ATF 135 III 410 consid. 3.2 p. 413).