Citation: 6B_1295/2021 E. 1.3.2

1.3.2. Le recourant soutient ensuite qu'aucun élément du dossier ne permet de croire que les différents intervenants du foyer où résidait F.________ avaient envisagé la présence permanente d'un surveillant à ses côtés comme une nécessité. Ce raisonnement ne saurait être suivi. En effet, il ressort en particulier des déclarations de G.________, le responsable du secteur, qu'il n'aurait pas laissé F.________ sans surveillance pendant plusieurs minutes (PV d'audition n° 6 du 23 octobre 2018, p. 5; art. 105 al. 2 LTF). La Dre H.________, médecin de F.________ a, quant à elle, déclaré qu'elle ne comprenait pas comment celle-ci avait pu être laissée seule dans son bain, même avec certains moyens de sécurité (cf. PV d'audition n° 8 du 20 novembre 2018, p. 5; art. 105 al. 2 LTF). Il ressort d'ailleurs du dossier que, notamment à la suite de cet incident, un protocole concernant les bains a été mis en place prévoyant qu'en cas de risque pour le patient, une présence constante d'un éducateur était nécessaire (cf. notamment PV d'audition n° 5 de I.________ du 23 octobre 2018, p. 4; art. 105 al. 2 LTF). Au demeurant, il convient de relever que le fait qu'il n'existait pas de directive en vigueur relative à la surveillance des bains n'apparaît pas déterminant en l'espèce, dès lors que, comme l'a retenu à juste titre la cour cantonale, cet élément ne suffit pas à disculper le recourant (cf. infra consid. 2.3.1).