Citation: 1C_673/2023 E. 3.2.2

3.2.2. En l'espèce, la Cour de justice a considéré qu'en se fondant sur les préavis défavorables de la CMNS et de la Ville pour refuser l'autorisation de construire sur la base de l'art. 15 LCI, le Département n'avait pas commis un excès ou un abus de son pouvoir d'appréciation. Elle a estimé que la CMNS avait procédé à un examen circonstancié du projet - fondé sur le règlement du plan de site 29'184A - prenant en considération le contexte du quartier et de la préservation de ses intérêts, en particulier de l'implantation et de l'intégration de la construction projetée dans son environnement; sans contester la qualité du projet de remise en valeur du jardin, la qualifiant d'exemplaire, la CMNS avait considéré que la réalisation des installations en sous-sol porterait une atteinte irrémédiable et importante au caractère végétal du site, notamment par l'imperméabilisation du sol, l'abattage d'arbres et la péjoration des conditions de vie de certains d'entre eux, et avait retenu que le projet aurait un impact visuel, mentionnant également que le jardin, bordé par deux parkings souterrains réalisés antérieurement à l'adoption du plan de site 29'184A, dont la préservation en l'état était précieuse dans un contexte fortement urbanisé et minéralisé. L'instance précédente en a déduit que les éléments relatifs à l'esthétique du projet au sens de l'art. 15 LCI avaient ainsi été dûment pris en considération; le préavis, certes favorable, émis par l'OCAN. concernant l'abattage d'arbres, ne permettait pas au Département de relativiser la portée du préavis défavorable de la CMNS, dans la mesure où le but poursuivi par le plan de site concernait essentiellement une question de protection du patrimoine.