Citation: 6B_590/2014 E. 2

La recourant soutient que la cour cantonale a établi de manière arbitraire les faits retenus à son encontre dans le contexte du coup de couteau dont a été victime C.________. Invoquant l'interdiction de l'arbitraire ainsi que le principe « in dubio pro reo », il prétend que la cour cantonale aurait dû éprouver un doute quant à son intention meurtrière. Il invoque dans ce cadre l'absence de confrontation avec C.________. Il ressort de l'arrêt attaqué, que le recourant a admis avoir frappé la victime au moyen d'un couteau, dont la longueur de la lame n'a pas pu être vérifiée, l'objet n'ayant pas été retrouvé. Le recourant ne conteste pas cette constatation au moyen d'une argumentation satisfaisant aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF. L'art. 111 CP punit d'une peine privative de liberté de cinq ans au moins celui qui aura intentionnellement tué une personne. Selon l'art. 12 al. 2 CP, agit intentionnellement quiconque commet un crime ou un délit avec conscience et volonté. L'auteur agit déjà avec intention, sous la forme du dol éventuel, lorsqu'il tient pour possible la réalisation de l'infraction et l'accepte pour le cas où celle-ci se produirait. Déterminer ce qu'une personne a su, envisagé, voulu ou accepté relève des constatations de faits (ATF 138 V 74 consid. 8.4.1 p. 84; 137 IV 1 consid. 4.2.3 p. 4), que le Tribunal ne revoit que sous l'angle de l'arbitraire; l'invocation de ce moyen suppose une argumentation claire et détaillée, les critiques appellatoires étant irrecevables (ATF 139 II 404 consid. 10.1 p. 445 et les arrêts cités). Est en revanche une question de droit, celle de savoir si l'autorité cantonale s'est fondée sur une juste conception du dol éventuel et si elle l'a correctement appliquée au vu des éléments retenus (ATF 135 IV 152 consid. 2.3.2 p. 156 et référence citée). Il y a dol éventuel lorsque l'auteur envisage le résultat dommageable, mais agit néanmoins, même s'il ne le souhaite pas, parce qu'il s'en accommode pour le cas où il se produirait (ATF 137 IV 1 consid. 4.2.3 p. 4). Parmi les éléments extérieurs permettant de conclure que l'auteur s'est accommodé du résultat dommageable pour le cas où il se produirait figurent notamment la probabilité, connue par l'auteur, de la réalisation du risque et l'importance de la violation du devoir de prudence. Plus celles-ci sont grandes, plus sera fondée la conclusion que l'auteur, malgré d'éventuelles dénégations, avait accepté l'éventualité de la réalisation du résultat dommageable (ATF 138 V 74 consid. 8.4.1 p. 84; 133 IV 222 consid. 5.3 p. 226). Ainsi, le dol éventuel peut notamment être retenu lorsque la réalisation du résultat devait paraître suffisamment vraisemblable à l'auteur pour que son comportement ne puisse raisonnablement être interprété que comme une acceptation de ce risque (ATF 137 IV 1 consid. 4.2.3 p. 4; 133 IV 222 consid. 5.3 p. 226 et les arrêts cités). Sur la base des déclarations du recourant et des constatations médicales qui ne sont pas contestées, la cour cantonale a établi que le recourant avait frappé la victime au moyen d'un couteau, l'avait atteinte dans le dos, lui infligeant une plaie de 1,8 cm de long, avec pénétration en profondeur entre deux côtes, ayant causé un hémopneumothorax et une lésion du poumon. En assénant à sa victime un coup de couteau aussi violent à proximité d'organes vitaux, le recourant ne pouvait qu'envisager la possibilité de causer une blessure mortelle. Cela suffit pour établir son intention homicide pour le moins sous la forme du dol éventuel. La cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral. L'argument du recourant selon lequel la cour cantonale aurait violé son droit à un procès équitable en n'écartant pas les déclarations d'C.________, avec lequel il n'a pas pu être confronté, n'est pas fondé. Comme l'a relevé la cour cantonale, la condamnation repose sur les déclarations du recourant lui-même et celles d'autres témoins entendus en contradictoire. Les déclarations d'C.________ n'ont rien d'essentiel quant au déroulement des faits et quant à l'admission de la volonté homicide du recourant.