Citation: 2A.575/2006 19.02.2007 E. C

L'intéressée a interjeté recours au Département fédéral de justice et police (ci-après: le Département fédéral) contre la décision précitée. Elle faisait valoir qu'elle mettrait sa vie en danger en rentrant en Turquie, son action en divorce ayant redoublé la fureur de son époux. En plus, pour se soigner, elle avait besoin d'être entourée de sa famille proche, laquelle était en Suisse. Elle se trouvait donc dans une situation d'extrême gravité. Le 14 mai 2004, elle a informé le Département fédéral qu'elle ne trouvait pas d'emploi, vu qu'elle n'était pas au bénéfice d'une autorisation de séjour régulière, mais que sa famille pourvoyait à son entretien. Le 8 juin 2006, elle a produit un jugement du 8 septembre 2004 prononçant son divorce de Y.________ et une attestation du 2 juin 2006 de sa thérapeute, laquelle indiquait que toute perspective de retour en Turquie engendrait des inquiétudes insurmontables et s'avérait préjudiciable pour son intégrité personnelle; le soutien affectif de sa famille lui était indispensable pour préserver son équilibre psychique. Dans ses observations du 14 juin 2006, l'Office fédéral a relevé qu'un traitement de l'intéressée était disponible dans son pays d'origine et que sa famille pouvait subvenir, le cas échéant, à l'aspect financier de tels soins. En outre, les menaces de son ex-époux, qui n'avaient fait l'objet d'aucun moyen de preuve, n'avaient pas été mises à exécution et, au cas où elles perdureraient à son retour en Turquie, l'intéressée gardait la possibilité de faire appel à la police de son pays. Le 14 juillet 2006, l'intéressée a déposé des déclarations écrites de ses frères et de sa soeur, confirmant la réalité des menaces proférées par son ex-époux. Par décision du 30 août 2006, le Département fédéral a rejeté le recours de X.________ contre la décision de l'Office fédéral du 26 mars 2004 et confirmé que l'intéressée demeurait assujettie aux mesures de limitation.