Citation: 6B_319/2015 E. 6.2

6.2. Au moment des faits, la violation des art. 19 ch. 1 et 2 let. a LStup était sanctionnée d'une peine maximale de vingt ans de réclusion et d'un million de francs. Depuis le 1er janvier 2007, la peine maximale est de vingt ans de privation de liberté et de 360 jours-amende à 3'000 fr. au plus par jour, soit 1'080'000 fr. de peine pécuniaire. La peine privative de liberté de douze ans ne sort donc pas du cadre légal. Les autorités cantonales ont retenu que la culpabilité du recourant était extrêmement lourde. Une quantité très importante de drogue (23 kg, respectivement 16,79 kg en quantité nette) avait été écoulée en l'espace de quelques mois, dans plusieurs cantons, et avait généré un bénéfice important, ce qui traduisait une activité criminelle très intense. Le recourant avait une position élevée dans la hiérarchie du trafic et n'avait pas hésité à impliquer des proches dans son activité. De façon générale, son attitude et ses actes dénotaient une absence totale de scrupules et il avait fait preuve d'un manque crasse de collaboration. La cour cantonale a également tenu compte de la récidive dans le même type d'infraction, du concours entre les diverses infractions et d'une absence totale de prise de conscience. Elle n'a par ailleurs pas ignoré les bons renseignements obtenus sur le comportement du recourant en prison. Sur la base de tous les éléments précités, la Cour d'appel a considéré que le Tribunal criminel avait été relativement clément, la peine de quatorze ans requise par le Ministère public lui apparaissant plus adéquate; elle a toutefois réduit la peine de quatorze à douze ans, au motif que le principe de la célérité avait été violé. Il résulte de ce qui précède que la peine litigieuse, dûment motivée, a été fixée sur la base de critères pertinents et qu'on n'en discerne pas d'importants qui auraient été omis ou pris en considération à tort. Les éléments à prendre en compte ont par ailleurs été correctement évalués et ont abouti au prononcé d'une peine qui ne peut être qualifiée d'excessive. La sanction infligée ne viole donc pas le droit fédéral.