Citation: 2C_325/2019 E. 3.8

3.8. Un renvoi de la cause aux autorités cantonales pour instruction et nouvelle décision au sens des considérants n'est toutefois pas nécessaire en l'espèce, quand bien même ces autorités jouissent d'un certain pouvoir d'appréciation dans l'application de l'art. 44 LEtr. Il ressort en effet de l'arrêt attaqué qu'avant d'invoquer, à tort, la tardiveté de la demande de regroupement familial, l'Office cantonal a toujours laissé entendre, pendant plus de six ans, dans ses nombreux courriers et prises de position, de même que dans sa première décision du 24 octobre 2016, que le recourant pourrait rejoindre son père en Suisse, respectivement y rester, si la famille disposait d'un logement approprié. L'Office cantonal n'a opposé à la famille la prétendue tardiveté de la demande et reconsidéré la décision précitée - contre laquelle un recours avait déjà été déposé - qu'en 2017. Auparavant, il existait de forts indices que cette autorité aurait délivré une autorisation de séjour au recourant dès que sa famille aurait disposé d'un plus grand appartement, à l'instar de ce qui a d'ailleurs prévalu pour sa mère et son petit frère. En effet, le 17 août 2017, soit sept ans après le début de la procédure de regroupement familial, l'Office cantonal a accordé une autorisation de séjour à ce dernier (cf. art. 105 al. 2 LTF). De même, peu de temps après, par jugement du 28 août 2017, le Tribunal administratif de première instance a octroyé une autorisation de séjour à la mère en retenant que les différentes conditions de l'art. 44 LEtr étaient remplies. Rien ne permet ainsi de croire que les autorités cantonales auraient traité le recourant d'une autre manière, si elles n'avaient pas considéré de manière erronée, à l'issue d'une procédure excessivement longue, que sa venue ne reposait sur aucune raison familiale majeure. Aucun motif ne justifie ainsi de traiter la demande du recourant différemment de celles de sa mère et de son petit frère, étant précisé qu'il ressort de l'arrêt attaqué et du dossier (cf. art. 105 al. 2 LTF) que la famille a disposé pendant plusieurs années d'un logement approprié en cours de procédure et qu'elle dispose actuellement d'un appartement de quatre pièces à Genève.