Citation: 5A_387/2024 E. 3.2.1

3.2.1. La recourante soutient tout d'abord que l'autorité cantonale aurait mal compris l'arrêt 5A_350/2023 du 18 juillet 2023. Elle expose en substance que cet arrêt ne dit pas que les requêtes de récusation d'un juge et d'annulation des actes signifient implicitement que le requérant demande aussi que le juge cesse d'exercer ses fonctions dans la cause, ni que de telles requêtes entraînent la suspension de la procédure. Elle précise qu'elle ne s'est du reste pas opposée à ce que la procédure se poursuive. Elle prétend que l'autorité cantonale a ignoré la lettre du 18 janvier 2023 de la juge de district, selon laquelle elle continuerait à instruire la cause jusqu'à droit connu sur la requête de récusation, de même que la décision du 25 janvier 2023 du Président du Tribunal cantonal valaisan, selon laquelle il rejetait la requête de la recourante tendant à la désignation d'un autre juge, en se fondant sur l'arrêt 5D_64/2015 du 28 mai 2015. Ensuite, la recourante affirme que l'autorité cantonale a méconnu qu'on était en présence d'une actio duplex et que la juge de district n'a fait preuve de diligence que pour traiter les conclusions de l'intimé, à l'exclusion de ses propres conclusions en paiement. Elle reproche à l'autorité cantonale d'avoir ignoré la lettre du 19 octobre 2022 par laquelle la juge de district admettait que les preuves nécessaires pour statuer sur ces conclusions figuraient au dossier, de sorte que cette magistrate aurait été en mesure de rendre sa décision à tout le moins le 20 décembre 2022, précisant que la surcharge de travail mentionnée est postérieure à cette date. La recourante explique sa production d'écritures en avançant qu'elle devait mettre en oeuvre sans délai ses moyens de défense et anticiper des mesures qui pouvaient en tout temps l'atteindre au vu de la pratique des autorités de protection de l'enfant de recourir très largement à la décision superprovisionnelle où la partie adverse ne bénéficie ni du droit d'être entendu ni du droit de recourir. En outre, la juge de district a tout au plus fait face à des problèmes d'organisation, dû au fait qu'elle ne travaille qu'à 60%, ou à une surcharge qui ne justifie pas le retard pris. Enfin, la recourante critique l'appréciation de l'autorité cantonale selon laquelle, au mois de juin 2023, il était impossible pour la juge de district de statuer sur les questions financières. Elle y oppose que son recours sur l'assistance d'un curateur de représentation pour traiter de ces questions auprès du Tribunal cantonal valaisan le 19 janvier 2023 n'avait pas d'effet suspensif de par la loi et que cette autorité ne prétend pas avoir d'office ordonné des mesures provisionnelles disant que la question de la contribution d'entretien faisait partie jusqu'à droit connu du mandat de la curatrice de représentation. Elle soutient que l'autorité cantonale a complètement perdu de vue que le curateur selon l'art. 299 CPC ne dispose d'aucune compétence pour ouvrir une action en paiement d'une contribution d'entretien ou former des conclusions provisionnelles à ce sujet et que même une désignation d'un tel curateur n'empêche nullement la représentante de la mineure selon la loi, soit elle-même en l'occurrence, d'agir en justice d'une façon indépendante. La recourante précise qu'elle renonce à remettre en cause certains considérants de l'arrêt attaqué, notamment celui portant sur le retard injustifié à instruire sa demande de révision.