Citation: 5C.171/2001 19.03.2002 E. A

A.- D.________, née le 17 janvier 1905, ressortissante française légalement domiciliée à Genève, est décédée à Paris (France) le 7 avril 1999. D'après un acte de notoriété du 6 octobre 1999, la défunte n'a laissé aucun héritier réservataire. Ce document a été contesté par P.________ et T.________. Aux termes d'un testament olographe établi à Paris le 15 octobre 1990, D.________ avait institué comme légataire la Fondation X.________, et désigné B.________, comme exécuteur testamentaire. La de cujus avait en outre rédigé plusieurs codicilles, datés respectivement du 20 février 1994, du 23 mars ou 23 mai 1994 et du 3 décembre 1995. Dans le premier, elle désignait M.________, médecin demeurant à Paris, en qualité d'exécuteur testamentaire. Le deuxième prévoyait l'annulation de toutes dispositions contraires à son testament et le dernier, le legs de ses bijoux à la femme de M.________. Constatant, au vu des dispositions testamentaires susmentionnées, que les droits des héritiers légaux éventuels, inconnus, subsistaient, la Justice de paix du canton de Genève a, le 13 août 1999, ordonné l'administration d'office de la succession en application des art. 551 al. 1 aCC et 554 al. 1 ch. 3 CC, nommé en qualité d'administrateurs B.________ et M.________, dit que ces derniers ne procéderaient qu'aux actes administratifs et conservatoires nécessaires, tous actes de disposition étant subordonnés à l'accord de l'autorité, invité les administrateurs à dresser un état des actifs et des passifs de la succession ainsi qu'un inventaire fiscal, et mandaté lesdits administrateurs pour recueillir toute information concernant les éventuels héritiers de la défunte. Un inventaire fiscal des biens de la de cujus situés à Genève a été dûment dressé. Le 14 septembre 1999, le conseil genevois de B.________ a notamment demandé à la justice de paix de lever l'administration d'office de la succession. Sur requête de B.________, qui reprochait à M.________ divers comportements répréhensibles en rapport notamment avec la gestion de la fortune de feu D.________, le Tribunal de Grande Instance de Paris a, par ordonnance du 21 décembre 1999, nommé L.________ en qualité d'administrateur provisoire de la succession. Par ordonnance du 31 janvier 2000, le Tribunal de Grande Instance de Paris a envoyé la Fondation X.________, ainsi que B.________, "en possession du legs universel fait par le testament olographe pour jouir, faire et disposer de tout le contenu de ce legs universel, à compter du jour du décès, aux charges de droit".