Citation: 6B_947/2015 E. 11.1.3

11.1.3. S'il est vrai que l'acte d'accusation ne mentionne pas la présence de C.________ lors des opérations du plan " D.D.________ ", cet aspect également n'a été considéré que comme un indice de l'implication du recourant, ce qui exclut la violation du principe de l'accusation alléguée (v. sur ce principe les règles rappelées supra consid. 7.1). Au demeurant, ce point avait déjà été instruit et retenu en première instance (jugement de première instance, consid. 46.2 p. 138), de sorte que le recourant ne peut arguer n'avoir pas été en mesure de préparer sa défense en appel. Le recourant objecte également en vain qu'il serait arbitraire de retenir que C.________ était présent sur les lieux, le témoin 9 ayant confirmé que l'intéressé et lui-même s'étaient arrêtés à 600 mètres du lieu où avaient retenti des coups de feu. La cour cantonale n'a, en effet, pas retenu, à titre d'indice, que C.________ était présent sur les lieux mêmes et au moment de la mort de Z.________ et B.________, mais a jugé que la présence de C.________ à... (au commissariat du lieu où était sise la prison " C.C.________ "), puis à "... ", constituait un indice de l'implication de l'intéressé, respectivement du recourant. On comprend ainsi que la seule présence de C.________ dans l'une des équipes intervenues à "... ", même si ce groupe (à l'exception de V.________ et de ses agents) s'est arrêté à 600 mètres du lieu où se trouvaient les détenus évadés, constituait, aux yeux de la cour cantonale, un indice de l'implication de C.________. Pour le surplus, C.________ s'est bien rendu à... alors que le recourant, Carlos Vielmann et D.________ s'y trouvaient. Le grief est infondé dans cette mesure. Il est sans objet, pour le surplus en tant que la cour cantonale devra réexaminer la question des actes de torture commis à... (v. supra consid. 10.1 et 11.1.1).