Citation: 5A_456/2015 E. 4.3

4.3. Le recourant fonde principalement son argumentation sur la déclaration d'approbation du transfert du 20 janvier 2012. Or, l'arrêt attaqué constate que la preuve de l'approbation n'a pas été apportée et, ce faisant, fait siennes les constatations du premier juge - retranscrites de manière détaillée -, selon lesquelles le document litigieux est peu crédible, vu les déclarations de l'un des administrateurs " qui se disait très surpris par cette pièce, en particulier par sa date, ne se souvenait plus où et comment il l'avait signée et n'était pas en mesure d'en confirmer le contenu, tant les dates lui paraissaient invraisemblables ". Il ressort de la décision entreprise (art. 118 al. 1 LTF) que le recourant n'a pas contesté ces constatations en instance d'appel, mais a soutenu que le contrat de vente d'actions était en suspens, faute d'approbation du transfert d'actions par la société, et qu'il était devenu parfait dès lors qu'une telle approbation n'était plus nécessaire dès la conversion des actions nominatives en actions au porteur. En tant que le recourant critique pour la première fois en instance fédérale les constatations de fait du premier juge relatives à l'absence d'approbation du transfert d'actions par le conseil d'administration, son argument est irrecevable, faute d'épuisement du grief devant l'autorité cantonale (cf. supra consid. 2.3). Par ailleurs, dans la mesure où le recourant s'appuie sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué - notamment lorsqu'il indique que les autorités fiscales auraient admis l'usufruit en faveur du poursuivi et que celui-ci déclarerait également ce droit au niveau de sa rente complémentaire AVS -, sans expliquer de manière détaillée en quoi l'autorité cantonale aurait écarté ces faits arbitrairement, sa critique est appellatoire, partant, irrecevable (cf. supra consid. 2.2). Pour le surplus, le recourant ne discute pas la deuxième partie du raisonnement de la cour cantonale, selon laquelle son frère et lui-même ne pouvaient valablement décider de la conversion des actions, faute de disposer du droit de vote, et se contente d'indiquer, sans autre précision, que l'arrêt de la cour lui " porte un grave préjudice ". Sur ces points, son grief ne satisfait pas non plus aux exigences de motivation susmentionnées (cf. supra consid. 2.1). Au vu de ces éléments, le grief doit être déclaré irrecevable.