Citation: I 375/01 09.10.2001 E. A

A.- a) A.________ travaillait en qualité de vigile depuis 1992. Souffrant de maux de dos intermittents, à la suite d'un accident survenu en 1983, il a été reconnu incapable de travailler à 100 % depuis le 27 octobre 1993 pour une durée indéterminée par son médecin traitant, le docteur B.________. Celui-ci a diagnostiqué des lombosciatalgies aiguës sur discopathie, un état anxio-dépressif majeur et des séquelles post-traumatiques d'une fracture du talon gauche (rapport du 31 mai 1994). Il a par ailleurs constaté une aggravation de la sciatalgie, devenant par moments hyperalgique, malgré un traitement soutenu de physiothérapie. A.________ n'a plus repris d'activité lucrative. b) Par décisions des 7 août et 1er décembre 1995 de l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (ci-après : l'office), le prénommé a été mis au bénéfice, dès le 1er janvier 1994, d'une rente ordinaire simple d'invalidité, assortie de deux rentes pour enfant. Ces décisions se fondaient notamment sur un rapport d'expertise de la Policlinique de médecine de l'Hôpital X.________ du 3 février 1995, selon lequel l'assuré était incapable de travailler en raison des douleurs lombaires chroniques et notamment des exacerbations aiguës, fréquentes et non prévisibles de celles-ci, mais que sa capacité de travail pouvait être améliorée par des mesures visant à parfaire sa musculation (école du dos et physiothérapie de musculation active). Les médecins de X.________ indiquaient qu'un reclassement professionnel pouvait être envisagé par la suite, mais en tenant compte des limitations fonctionnelles actuelles de l'assuré, à savoir sa limitation dans le port des charges, la nécessité de pouvoir changer de position fréquemment et l'incapacité d'effectuer des marches prolongées. Selon eux, les mesures envisagées permettaient d'espérer une reprise du travail à temps partiel. c) A l'occasion d'une révision d'office, un rapport médical a été demandé au médecin traitant (rapport du docteur B.________ du 7 septembre 1996). Par ailleurs, l'assuré a fait l'objet d'une expertise au Centre médical d'observation de l'assurance-invalidité de Lausanne (ci-après : COMAI). Dans leur rapport du 21 avril 1997, les docteurs C.________ et D.________ ont constaté des troubles statiques et dégénératifs des trois derniers segments de la colonne cervicale. Ils ont en outre estimé que la capacité de travail de l'assuré en tant que vigile était de 80 % au moins, cette activité n'exigeant pas de port de charges lourdes. Se fondant sur cette expertise, l'office a estimé que l'assuré était désormais capable, dans une activité demandant peu d'efforts physiques (gardiennage), de travailler à 80 %, le taux d'incapacité de travail, estimé à 20 %, ne suffisant pas pour maintenir le droit à la rente. Il a, en conséquence, rendu, le 3 juillet 1997, une décision par laquelle il supprimait la rente en cours dès le 1er septembre 1997.