Citation: 2C_797/2022 E. 3.3.7

3.3.7. S'agissant de l'intégration professionnelle du recourant, le Tribunal administratif fédéral a constaté que, malgré la durée du séjour en Suisse de l'intéressé, soit un peu plus de vingt ans, et que celui-ci ait consenti des efforts pour prendre pied sur le marché du travail, il n'a pas été en mesure de se créer une situation professionnelle qui puisse être qualifiée de stable. En effet, nonobstant un exercice relativement régulier d'activités professionnelles, le recourant a connu une période de chômage. Par ailleurs, la plupart des emplois qu'il a exercés jusqu'en 2006 n'étaient pas durables et ses expériences entrepreneuriales qui ont suivi se sont soldées par deux faillites. Selon les constatations des juges précédents, le recourant a réalisé un revenu mensuel net de 1'970 fr. en moyenne durant l'année 2020, montant dont on peut douter qu'il couvre son minimum vital. Par ailleurs, il a fait l'objet de nombreuses poursuites et d'actes de défaut de biens portant notamment sur des dettes fiscales - soit des obligations légales incombant à toute personne vivant en Suisse -. Certes, l'intéressé s'est employé à assainir sa situation financière, en remboursant dans une large mesure ses dettes, le montant total de ses poursuites ayant passé de 139'332.45 fr. en 2018, à 66'695.25 fr. en 2020, puis à 16'891.30 fr. en 2021 et enfin à 14'928.05 fr. en janvier 2022, montant auquel s'ajoutaient des actes de défaut de biens pour un montant total de 6'169.75 francs. Le recourant a ainsi réussi à rembourser, d'une manière qui ne ressort pas de l'arrêt attaqué, un montant supérieur à 40'000 fr. entre les années 2020 et 2021, alors qu'il déclarait à cette époque un revenu mensuel moyen de 1'970 francs. Force est de constater que la somme restant à payer est importante au vu du revenu mensuel moyen du recourant, étant précisé qu'il ne prétend pas que sa situation financière aurait évolué de manière favorable. Sa situation financière doit dès lors être considérée comme obérée. Au surplus, comme le relève à juste titre l'arrêt attaqué, le remboursement des dettes par l'intéressé est intervenu tardivement, voire pour les besoins de la cause, les démarches tendant au désintéressement de ses créanciers ayant débuté au-delà de la date d'échéance de l'autorisation de séjour qu'il a obtenue par regroupement familial, soit le 8 septembre 2017, de sorte qu'il n'existe pas de lien de connexité avec son union conjugale.