Citation: 1B_574/2020 E. 6.2

6.2. En présence d'un risque de fuite tel qu'il a été retenu en l'espèce, une saisie des documents d'identité, une assignation à résidence - même assortie du port du bracelet électronique - et la présentation à un poste de police ne sont pas de nature à empêcher le recourant de s'enfuir à l'étranger, voire de passer dans la clandestinité (ATF 145 IV 503 consid. 3.2 p. 510 et 3.3.2 p. 511 s.). En effet, une surveillance électronique ne permet en particulier pas de prévenir la fuite du prénommé, mais uniquement de la constater a posteriori (cf. ATF 145 IV 503 consid. 3.3 p. 511 s.; arrêt 1B_549/2020 du 9 novembre 2020 consid. 3.3). Certaines des mesures proposées reposent au demeurant uniquement sur la volonté du recourant de s'y soumettre (l'interdiction de quitter la Suisse et l'obligation de se présenter régulièrement à un poste de police), ce qui n'offre aucune garantie qu'il s'y conformerait. Les mesures proposées par le recourant sont donc impropres à prévenir le risque de fuite. Du point de vue temporel, compte tenu des infractions commises, de la peine encourue et de la durée de la détention déjà subie, le principe de la proportionnalité demeure respecté. S'agissant enfin de la durée de la détention ordonnée à l'encontre du recourant, il est relevé que ce dernier peut en tout temps demander sa libération auprès de la direction de la procédure d'appel (cf. art. 233 CPP; ATF 139 IV 186 consid. 2.2.3 p. 190 s.).