Citation: 4C.215/2006 07.09.2006 E. 2

Le demandeur reproche aux précédents juges d'avoir violé l'art. 18 CO concernant l'interprétation des contrats. Il fait valoir que Y.________, en son propre nom et le 1er juillet 1999, a requis l'inscription d'une hypothèque légale d'entrepreneur. A son avis, cette démarche révèle que ce dernier se considérait comme personnellement titulaire d'une prétention contractuelle; conformément au principe de la confiance, on aurait donc dû en conclure que le contrat n'était pas conclu avec Z.________ Sàrl mais avec lui. Cette argumentation méconnaît que le principe de la confiance, selon lequel il convient de rechercher comment une déclaration ou une attitude pouvait être comprise de bonne foi en fonction de l'ensemble des circonstances (ATF 132 III 24 consid. 4 p. 27/28), intervient seulement lorsque le juge ne parvient pas à constater en fait la commune et réelle volonté des parties. En l'occurrence, les juges ont constaté que le demandeur avait chargé Z.________ Sàrl de la réalisation du chalet; cela ressort de l'arrêt rendu sur le recours de droit public. Il s'agit donc d'un point de fait qui ne peut pas être mis en doute par la voie du recours en réforme (ATF 131 III 606 consid. 4.1 p. 611; 129 III 618 consid. 3 p. 620).