Citation: 9C_111/2018 E. 3.3

3.3. En l'espèce, la juridiction cantonale a constaté que l'institution de prévoyance avait certes tardé à renseigner le recourant. Elle a cependant considéré que celle-ci n'avait pas adopté un comportement propre à dissuader l'intéressé d'interrompre la prescription. D'après l'arrêt attaqué, l'institution de prévoyance a informé l'assuré que le montant de ses prestations serait calculé en tenant compte d'une limite de coordination de 90 % dès le 1er septembre 2008 (courriers des 9 décembre 2008 et 19 février 2010), sans lui laisser croire qu'elle était disposée à modifier sa position. Il n'y a pas lieu de s'écarter de ces constatations. En effet, à l'inverse de ce que soutient le recourant, on ne peut pas déduire du courriel de l'intimée du 6 décembre 2010 qu'il n'y avait pas lieu de se préoccuper de la prescription, ce d'autant plus que l'assuré était représenté par un mandataire depuis 2010. A la lecture dudit courriel, on constate que l'institution de prévoyance a transmis au conseil du recourant les documents nécessaires pour lui permettre de comprendre comment elle-même avait fixé les prestations, en indiquant qu'elle espérait qu'il comprendrait que la coordination des prestations de la prévoyance professionnelle et de l'assurance-invalidité avait été correctement effectuée. Il ressort par ailleurs des constatations cantonales qu'après avoir sollicité des informations auprès de l'institution de prévoyance à plusieurs reprises dès juin 2010 (courriers des 17 juin 2010, 11 novembre 2011, 24 novembre 2011 et 27 janvier 2012, notamment), et informé cette dernière qu'il envisageait de "procéder par les voies juridiques" dans un courrier du 3 juillet 2012, l'assuré ne s'est plus manifesté jusqu'au 28 février 2013, date à laquelle la prescription a été interrompue pour la première fois par la déclaration de renonciation à se prévaloir de celle-ci signée par l'intimée. Partant, le grief tiré de l'abus de droit doit être rejeté.