Citation: 5A_1036/2021 E. 3.1

3.1. Dans l'arrêt querellé, les juges cantonaux ont relevé que la décision de première instance faisait mention de revenus mensuels nets de 1'961 fr. pour l'épouse et de 5'000 fr. pour l'époux. Ils ont en outre indiqué que le mariage des parties avait duré plus de dix ans jusqu'à leur séparation et que la maladie durable de l'intimée s'était déclarée pendant la vie commune, un an avant la séparation des parties. Ainsi, la confiance placée par celle-ci dans la communauté qu'elle formait avec l'époux, qu'elle avait au demeurant soutenu dans son activité indépendante en tenant sa comptabilité, méritait d'être protégée, cela même si son incapacité à couvrir ses propres charges ne résultait pas de la répartition des tâches durant le mariage, puisqu'elle avait toujours travaillé à plein temps jusqu'à son incapacité et qu'aucun enfant n'était issu de l'union des parties. Les juges cantonaux ont dès lors estimé que c'était à juste titre que l'autorité de première instance avait jugé que l'intimée était en droit de prétendre au versement d'une contribution d'entretien.