Citation: I 307/01 14.02.2002 E. 4

4.- a) Aux termes de l'art. 10 al. 2 LAI, l'ayant droit a le devoir de faciliter toutes les mesures prises en vue de sa réadaptation. L'assurance peut suspendre ses prestations si l'ayant droit entrave ou empêche la réadaptation. Par ailleurs, selon la jurisprudence rendue à propos de l'art. 31 al. 1 LAI, laquelle s'applique aussi à l'éventualité visée à l'art. 10 al. 2 LAI, l'assuré doit être rendu attentif, dans chaque cas, aux conséquences négatives possibles qu'entraînerait une attitude rénitente de sa part au sujet des mesures de réadaptation, afin qu'il soit à même de prendre une décision en pleine connaissance de cause (ATF 122 V 218 et le commentaire de Ch. Schürer paru in RJB 1996 p. 540). b) A n'en pas douter, la décision du 12 janvier 1996 était manifestement inexacte dans la mesure où l'intimé avait mis définitivement fin aux mesures de réadaptation. En effet, non seulement l'administration avait omis de donner à l'assuré l'avertissement requis par la jurisprudence (cf. ATF 122 V 218) avant de statuer, mais de plus la sanction prise à l'encontre du recourant (la suppression et le refus définitifs de la prestation) n'était pas conforme à ce que prévoit l'art. 10 al. 2 LAI (la suspension de la prestation). En outre, il n'y a pas lieu de s'attarder sur la condition de l'importance notable de la rectification (cf. ATF 126 V 23 consid. 4b), de toute évidence réalisée s'agissant de la prise en charge d'une formation professionnelle.