Citation: 6B_524/2019 E. 3.2

3.2. En l'espèce, l'autorité précédente a estimé qu'il était manifeste que le comportement de l'intimé ne réalisait pas, sous l'angle subjectif, les conditions d'une infraction contre le patrimoine. En effet, l'intimé ne savait pas et n'avait aucune raison de croire qu'un tiers avait pu penser acquérir de bonne foi le véhicule litigieux. De plus, dans les circonstances du cas d'espèce, il avait toutes les raisons de s'estimer en droit de récupérer son bien au moyen de la clef qu'il avait conservée. L'autorité précédente a également constaté que le recourant était commerçant en achat et vente de véhicules et donc un professionnel de l'automobile. Or le recourant admettait n'avoir reçu de D.________, avec le véhicule, qu'une clef ainsi qu'une photographie du permis de circulation. Selon l'autorité précédente, l'absence de la seconde clef et de l'original du permis de circulation était manifestement de nature à faire comprendre au recourant que le garage de l'intimé s'estimait encore propriétaire du véhicule. En effet, dans la mesure où D.________ avait pu prendre une photocopie du permis de circulation annulé, il était évident d'une part que l'original de ce permis se trouvait encore en possession du garage de l'intimé, d'autre part que si ce garage n'avait pas remis la seconde clef et l'original du permis à D.________, c'était parce que la vente du véhicule n'avait pas eu lieu. Si le recourant ne s'est pas présenté audit garage pour récupérer la seconde clef et l'original du permis de circulation annulé ou à tout le moins pour demander pourquoi cette clef et l'original de ce permis n'avaient pas été remis à D.________, c'était selon l'autorité précédente à l'évidence parce qu'il savait ou se doutait que la vente du véhicule n'avait pas eu lieu. L'aut orité précédente a dès lors retenu l'absence manifeste de bonne foi du recourant.