Citation: 2A.85/2007 07.05.2007 E. 5

La recourante reproche au Tribunal administratif d'avoir violé l'art. 12 par. 1 de la Convention de New York en n'entendant pas son fils C.________. Il convient de rappeler tout d'abord que l'art. 12 par. 2 de la Convention de New York prévoit lui-même que les enfants peuvent être entendus soit directement, soit par l'intermédiaire d'un représentant (ou d'un organisme approprié); ce second mode paraît particulièrement adéquat lorsqu'il s'agit, comme ici, d'une procédure qui est essentiellement écrite et où tout porte à penser que les intérêts du (ou des) parent(s) et ceux des enfants coïncident parfaitement; lorsque, de surcroît, la procédure démontre que le (ou les) parent(s) a (ont) suffisamment fait valoir les intérêts propres aux enfant, on ne voit pas ce qu'une audition directe de ces derniers pourrait apporter de plus. Tel est le cas en l'espèce. C'est la tutrice de la recourante et de ses deux fils qui a interjeté le recours cantonal; le point de vue des enfants, en particulier de C.________, a donc pu être présenté dans le cadre du recours cantonal de la manière la plus adéquate, puisque C.________ n'avait même pas huit ans lorsque l'autorité intimée a statué. La tutrice précitée n'a du reste pas requis l'audition de cet enfant par le Tribunal administratif. C'est donc à tort que la recourante se plaint d'une violation du droit d'être entendu garanti par l'art. 12 par. 1 de la Convention de New York.