Citation: I 763/04 02.06.2006 E. A

D.________, née en 1982, a travaillé en qualité de nettoyeuse dans un hôpital jusqu'à la naissance d'un premier enfant en 2001. Atteinte du virus HIV et alléguant des lombalgies, l'intéressée a présenté, le 5 mars 2003, une demande tendant à l'octroi d'une rente de l'assurance-invalidité. Par décision du 10 février 2004 l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg a rejeté cette demande, motif pris que les affections constatées n'empêchaient pas l'assurée d'exercer sa profession, ni une activité légère de manutentionnaire ou d'ouvrière de fabrique avec un horaire à plein temps, sans réduction de rendement. Saisi d'une opposition, l'office AI a annulé la décision susmentionnée et mis en oeuvre des investigations complémentaires sous la forme d'une expertise confiée au professeur H.________, spécialiste en médecine interne et médecin à l'Hôpital X.________ (décision sur opposition du 30 mars 2004). Le 19 avril 2004, le médecin prénommé a adressé à l'office AI une lettre dont le contenu était le suivant : « Je vous remercie de m'avoir transféré le dossier de Madame D.________. Cependant, la lecture des documents indique que je ne suis pas la bonne personne pour faire une expertise d'assurance-invalidité. En effet, cette patiente est bien infectée par le VIH, mais les résultats récents indiquent une virémie bien contrôlée, avec un taux d'immunité conservé. Cet état de fait ne devrait avoir aucune incidence sur sa capacité de travail, conditionnée plutôt par son obésité et ses lombalgies chroniques. Je pense donc qu'un spécialiste en rhumatologie pourra donner un avis beaucoup plus informé que moi-même ». Par une nouvelle décision du 3 mai 2004, confirmée sur opposition le 12 juillet suivant, l'office AI a derechef rejeté la demande de prestations, motif pris que ni le virus HIV ni les lombalgies n'avaient d'incidence sur la capacité de travail de l'assurée.