Citation: 6B_903/2020 E. 5.3

5.3. S'agissant des courriers que le recourant a adressés le 11 septembre 2015 à l'APEA, respectivement au juge civil du tribunal de première instance, la cour cantonale a considéré que le premier courrier faisait passer l'intimé 2 pour une personne qui n'avait aucun égard pour sa mère et qui n'hésitait pas à exploiter sa faiblesse, due à l'âge, voire à mettre sa vie en danger. Elle a relevé que ce type de considération était objectivement de nature à exposer la personne visée au mépris. Quant au courrier au juge civil du tribunal de première instance, il apparaissait d'emblée attentatoire dans la mesure où le recourant traitait notamment l'intimé 2 de menteur, de voleur et d'escroc ou l'accusait d'avoir commis des faux témoignages. Par ailleurs, elle a jugé qu'en informant l'APEA de la situation de son frère, le recourant n'avait assurément pas pour intention de lui porter secours mais au contraire de lui imputer des faits déshonorants, voire de le priver de son autonomie. De même, les allégations dans son courrier au juge civil du tribunal de première instance dépassaient très largement ce qui était nécessaire à la défense de ses intérêts. Elle en a conclu que le recourant avait rédigé les deux courriers et les avait adressés à des tiers sans motifs suffisants, principalement dans le but de dénigrer son frère. Il ne pouvait se prévaloir d'aucun fait justificatif et ne devait par ailleurs pas être admis à faire les preuves libératoires.