Citation: 5A_357/2019 E. 4.3

4.3. S'agissant de la motivation principale fondée sur le non-respect des exigences posées par l'art. 311 al. 1 CPC, le recourant prétend que c'est un " mystère " que la Cour d'appel civile " n'ait pas vu que [le] tort moral était dûment motivé et chiffré " aux points 31 et suivants, 102 et 121 de l'appel, aux pages 5 et 6 ainsi que 10 et 11 de sa réplique et au regard de la pièce 7 déposée devant la cour cantonale. Force est toutefois de constater que les références qu'il cite se résument à des allégations figurant dans son appel selon lesquelles il a été licencié à la suite de la publication de l'article litigieux et n'a, par la suite, pas retrouvé de travail, et à un passage de sa réplique dans lequel il tente de justifier le fait qu'il n'a pas chiffré sa " perte d'emploi " dans son mémoire. S'il a ainsi pu alléguer une perte de gain, il n'a manifestement pas établi avoir subi un tort moral (cf. art. 28a al. 3 CC et 49 CO), à savoir des souffrances physiques et/ou psychiques (arrêt 4A_266/2011 du 19 août 2011 consid. 2.1.4 et la référence), ni ne l'a chiffré, ainsi que l'a relevé à juste titre la cour cantonale. Cela étant, dans la mesure où l'arrêt attaqué peut être confirmé dans sa motivation principale sur la question de l'irrecevabilité des conclusions nouvelles en paiement d'une indemnité pour tort moral, il n'y a pas lieu d'examiner le bien-fondé de l'argumentation subsidiaire tirée du non-respect des exigences posées par l'art. 317 al. 2 CPC. On peut d'ailleurs se demander si le recourant s'en est pris à ces considérations conformément aux exigences (art. 42 al. 2 LTF), en se bornant à un exposé de la teneur de l'art. 317 al. 2 CPC et des articles auxquels ce dernier renvoie ainsi que de passages de doctrine.