Citation: 4A_462/2007 21.01.2008 E. B.a

Le 5 juillet 2005, X.________ a ouvert action en libération de dette contre la Carrosserie. Le Juge de paix du district d'Echallens a suspendu l'instruction de la cause jusqu'à droit connu sur le recours visant la décision de mainlevée. L'ayant ensuite reprise, il a rendu, le 21 décembre 2006, un jugement portant rejet de ladite action, condamnation du demandeur au paiement de 1727 fr. 65, avec intérêts à 5% dès le 4 avril 2005, et mainlevée définitive, dans cette mesure, de l'opposition formée au commandement de payer y relatif. Amené à trancher la question de savoir si le demandeur avait ou non donné l'ordre à la défenderesse de procéder à la réparation de son véhicule, lorsqu'il lui avait confié celui-ci, le Juge de paix y a répondu par l'affirmative en énonçant six motifs pour étayer son point de vue: premièrement, s'il ne s'était agi que d'expertiser le véhicule accidenté, qui n'avait subi que de légers dégâts, il n'eût pas été nécessaire de conduire celui-ci dans un atelier de carrosserie, l'inspection des dégâts pouvant être effectuée au domicile du demandeur; deuxièmement, ce dernier admet que c'est lui-même, et non pas l'assureur couvrant la responsabilité civile de la cyclomotoriste, qui a fait appel à la défenderesse et il ne prétend pas qu'il se serait présenté à elle comme représentant de l'assureur ou de l'assurée; troisièmement, le demandeur n'eût pas manqué de s'étonner que la défenderesse gardât son véhicule dans ses locaux durant près d'un mois s'il ne le lui avait remis qu'à fin d'expertise; quatrièmement, lorsque la défenderesse lui a annoncé que sa voiture était réparée, le demandeur n'a pas protesté contre le principe de la réparation, mais s'est empressé de venir récupérer le véhicule à l'atelier de carrosserie; cinquièmement, il a signé, sans formuler de réserve, le rapport de travail établi par la défenderesse, où figuraient son nom, la nature des travaux et leur prix, confirmant ainsi sa volonté de faire réparer son véhicule et acceptant simultanément les travaux réalisés ainsi que leur coût; sixièmement enfin, le demandeur n'établit pas avoir jamais contacté la défenderesse, par la suite, pour contester l'existence d'un ordre de réparation émanant de lui et les seules protestations qu'il a élevées ont été dirigées contre l'assurance responsabilité civile de la cyclomotoriste, après qu'elle l'avait informé de son refus de prendre en charge l'intégralité de son préjudice. En droit, le premier juge a, dès lors, retenu, sur la base de ces divers arguments, que les parties avaient clairement manifesté leur volonté réciproque et concordante de conclure un contrat d'entreprise portant sur la réparation, par la défenderesse, du véhicule du demandeur. Il a écarté les moyens soulevés par ce dernier quant à la validité dudit contrat et est arrivé à la conclusion que le demandeur était en demeure d'exécuter sa prestation, c'est-à-dire le paiement du prix de l'ouvrage. B.b Par arrêt du 29 juin 2007, la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois, saisie par le demandeur, a confirmé le jugement de première instance. Elle a considéré, en substance, sur le vu des six éléments retenus par le Juge de paix, que ce magistrat avait établi, sans arbitraire, la volonté des parties de passer un accord portant sur la réparation du véhicule du demandeur. Les parties ayant ainsi valablement conclu un contrat d'entreprise, la cour cantonale a jugé sans pertinence les différents moyens juridiques soulevés par le demandeur, parce qu'ils étaient incompatibles avec l'existence d'un tel contrat. Elle a enfin écarté l'argument soulevé par le demandeur en relation avec la mention "cession de droit" figurant sur le rapport de travail signé par le demandeur.