Citation: 5C.267/1999 22.08.2000 E. 3

3.- Le recourant reproche enfin à la cour cantonale d'avoir violé les art. 16 al. 1 et 145 al. 1 LDIP. Il soutient qu'en vertu de cette dernière disposition, le droit américain était applicable à la cession de la créance, alors que l'autorité cantonale a appliqué le droit suisse. Il prétend en outre qu'il incombait à la cour d'établir et d'appliquer d'office le droit déterminant. a) Ce grief est recevable dans le cadre du recours en réforme (art. 43 al. 1 et 43a al. 1 let. a OJ). b) Les motifs à l'appui des conclusions doivent indiquer succinctement quelles sont les règles de droit fédéral violées par la décision attaquée et en quoi consiste cette violation (art. 55 al. 1 let. c OJ). Il n'est pas nécessaire de citer expressément les articles de loi. En revanche, il est indispensable que le recourant discute effectivement les motifs de la décision attaquée, qu'il précise quelles règles du droit fédéral auraient été violées et indique pourquoi elles auraient été méconnues. Des considérations générales, sans lien manifeste ni même perceptible avec les motifs déterminés de la décision entreprise, ne répondent pas à ces exigences (ATF 116 II 745 consid. 3 et les arrêts cités). La cour cantonale a considéré que c'était à bon droit que le premier juge n'avait pas retenu l'argument du recourant selon lequel, à défaut d'accord de sa part concernant le droit applicable à la cession, celle-ci était soumise au droit américain. Elle a en effet estimé, sur la base de l'avis de Dutoit (Commentaire de la loi fédérale sur le droit international privé, p. 416), que l'élection de droit faite par l'ex-épouse du recourant et l'intimé était valable et qu'il aurait appartenu au recourant d'alléguer et d'établir, ce qu'il n'avait pas fait, que ses intérêts étaient mis en péril par ce choix. La cour a ainsi rejeté l'argument relatif à l'application du droit américain pour des motifs d'ordre procédural. Le recourant omet entièrement de discuter cette motivation de l'arrêt attaqué et n'indique pas en quoi elle serait, avec l'avis de droit sur lequel elle s'appuie, contraire au droit fédéral. Sur ce point aussi, le recours doit donc être déclaré irrecevable en vertu de l'art. 55 al. 1 let. c OJ.