Citation: 1B_317/2021 E. 5

La recourante soutient enfin que la solution préconisée dans l'arrêt entrepris ne serait pas " en adéquation avec la volonté du législateur, lequel tend actuellement à modifier l'art. 136 CPP ", dans la mesure où la pratique ne satisferait pas " la garantie fondamentale accordée par l'art. 29 al. 3 Cst. ". Ces allégations de la recourante, qui ne s'en prennent pas aux considérants de l'autorité précédente ni n'indiquent quelle disposition de droit fédéral aurait été violée, ne remplissent pas les exigences de motivation (cf. art. 42 al. 2 LTF; ATF 140 III 115 consid. 2) et sont, partant, irrecevables. Pour le surplus, la jurisprudence cantonale citée, qui traite au demeurant d'un cas de figure différent, ne lie pas le Tribunal fédéral, de sorte qu'il n'y a pas lieu de l'examiner (cf. ATF 140 I 218 consid. 6.7.2; arrêt 2C_1073/2018 du 20 décembre 2019 consid. 15.2). Quoi qu'il en soit, et comme l'a relevé la Chambre pénale de recours, l'effet anticipé positif - à savoir l'application du droit futur qui n'est pas encore en vigueur en lieu et place du droit actuel - n'est en principe pas admissible (cf. ATF 136 I 142 consid. 3.2; arrêts 1C_50/2020 du 8 octobre 2020 consid. 5; 1C_531/2018 du 29 juillet 2019 consid. 5.4 et les références citées). Il se heurte en effet à l'impératif de la sécurité du droit et au principe de la légalité (ATF 125 II 278 consid. 4c; plus récemment arrêts 1C_50/2020 précité consid. 5; 1C_531/2018 précité consid. 5.4).