Citation: 8C_331/2024 E. 6.2.1

6.2.1. Le recourant fait référence à la jurisprudence selon laquelle la causalité d'un SDRC peut être admise si la personne concernée a présenté, au moins partiellement, des symptômes typiques du SDRC durant la période de six à huit semaines après l'accident (cf. consid. 4.2 supra). Il soutient en substance que le SDRC n'aurait été diagnostiqué qu'en mars 2024 par les médecins de l'Hôpital F.________ (rapport du 24 mars 2024). Toutefois, il aurait présenté un des symptômes typiques du SDRC peu après l'accident. Ainsi, il aurait souffert de douleurs invalidantes dès l'accident et n'aurait jamais cessé de présenter une incapacité de travail. Son médecin traitant, le docteur G.________, spécialiste en médecine interne générale, aurait signalé, dans le rapport médical du 18 janvier 2023 une complication dans l'évolution avec douleur chronique malgré le traitement, et, dans la demande de prise en charge adressée à l'Hôpital F.________ du 14 novembre 2023, une gêne avec douleur et une impotence fonctionnelle de la cheville droite depuis le traumatisme. Finalement, le rapport de l'Hôpital F.________ du 21 mars 2024 retiendrait également une douleur persistante et disproportionnée avec l'évènement initial, qui ne serait pas mise en relation avec un autre traumatisme que l'accident, l'opération n'étant mentionnée qu'à titre accessoire. Par ailleurs, pour nier le lien de causalité, on ne saurait se fonder sur le rapport du médecin d'arrondissement, qui reposait uniquement sur l'examen de l'imagerie médicale, parce que cette méthode de diagnostic est impropre à établir une atteinte de santé de type SDRC.