Citation: 1C_166/2024 E. 2.4

2.4. La Cour de céans ne pourrait donc en principe entrer en matière sur le recours que si les conditions alternatives de l'art. 93 al. 1 let. a et b LTF étaient réalisées, s'agissant d'une décision qui n'entre pas dans le champ d'application de l'art. 92 LTF. Le recourant n'explique pas, comme il lui appartenait de le faire, à quel préjudice irréparable, au regard de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, il serait exposé s'il ne devait pas être admis à contester immédiatement l'arrêt litigieux auprès du Tribunal fédéral, partant à tort du principe que cet arrêt revêtirait un caractère final au sens de l'art. 90 LTF. Un tel préjudice n'est par ailleurs pas évident. La décision de la Direction a été intégralement annulée de sorte qu'il n'est en l'état pas exposé à devoir évacuer les véhicules et autres objets mobiliers à caractère commercial qui sont entreposés sur la parcelle n° 1812 ou démonter les divers aménagements qui ont été réalisés dans le hangar et qui ne sauraient être tolérés selon l'arrêt attaqué. Il pourra contester la nouvelle décision de la Direction auprès de la Cour de droit administratif et public puis, en dernier ressort, recourir contre l'arrêt rendu par cette juridiction auprès du Tribunal fédéral et contre l'arrêt cantonal incident du 13 février 2024 (cf. art. 93 al. 3 LTF). S'il devait ne rien trouver à redire à la nouvelle décision de la Direction, il pourra recourir directement auprès du Tribunal fédéral contre cette décision et contre l'arrêt cantonal incident du 13 février 2024 en reprenant les griefs soulevés dans le présent recours (cf. ATF 145 III 42 consid. 2.2.1; 117 Ia 251 consid. 1b). Dans l'un et l'autre cas, l'admission du recours par la Cour de céans mettrait fin au préjudice subi. La condition posée à l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'est pas davantage réalisée. Si l'admission du recours pourrait immédiatement conduire à une décision finale, dans la mesure où le recourant prétend que la tolérance dont le hangar bénéficierait en tant qu'abri pour camions lourds et légers devrait s'étendre à tous les aménagements réalisés dans le bâtiment et aux véhicules entreposés sur la parcelle n° 1812, rien ne permet d'affirmer en revanche que l'instruction complémentaire à laquelle devra éventuellement procéder la Direction selon l'arrêt attaqué sera longue et coûteuse ni que la nouvelle décision qu'elle est appelée à rendre ne pourra intervenir dans un délai raisonnable.