Citation: U 73/04 28.05.2004 E. A

G.________, né en 1968, a travaillé en qualité de pizzaiolo à l'Hôtel P.________. A ce titre, il était obligatoirement assuré contre le risque d'accident auprès de la compagnie Generali, Assurances générales (ci-après : Generali). Le 5 juillet 2001, il a été victime d'un accident de la circulation : alors qu'il était passager de la voiture conduite par son père, celui-ci a eu un malaise et le véhicule a percuté un bloc de ciment. Les occupants n'ont pas été blessés et ils ont pu regagner leur domicile au moyen de la voiture accidentée. Aucun rapport de police n'a été établi au sujet de l'accident. Le 17 août 2001, l'assuré a consulté le docteur M.________, médecin généraliste, en raison de céphalées diffuses et de nucalgies à chaque mouvement de la tête. Malgré l'absence d'un déficit neurologique, ce médecin a fait état d'une incapacité de l'assuré de prendre des initiatives, ainsi que d'une grande passivité (rapport du 27 août 2001). D'autres médecins ayant attesté l'existence d'une probable décompensation psychotique d'origine indéterminée (rapport du docteur I.________, spécialiste en neurologie, du 5 octobre 2001) et d'un trouble psychotique aigu d'allure schizophrénique F 23.2 (rapport du docteur U.________, médecin au Centre psycho-social, du 31 octobre 2001), Generali a confié une expertise au docteur S.________ spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Dans un rapport du 29 janvier 2002, ce médecin a envisagé divers diagnostics, à savoir un état hallucinatoire organique (F 06.0), un trouble délirant (d'allure schizophrénique) organique (F 06.2), des troubles de l'humeur (affectifs) organiques (F 06.3), un syndrome amnésique organique (F 04), un delirium (ou syndrome psycho-organique aigu) et encore éventuellement une production intentionnelle ou simulation de symptômes (F 68.1). Il a indiqué que l'accident était sans aucun doute la cause de l'accident. Generali a confié une seconde expertise au professeur C.________, médecin-chef à la division autonome de neuropsychologie de l'hôpital X.________. Dans un rapport du 9 avril 2002, ce médecin a fait état de troubles cognitifs diffus et sévères dans le cadre d'une décompensation psychique post-traumatique. Selon lui, ces troubles étaient liés de manière hautement vraisemblable à l'accident. Après avoir requis l'avis de son médecin-conseil, le docteur Z.________, spécialiste en neurochirurgie (rapport du 27 décembre 2002), Generali a rendu une décision, le 16 janvier 2003, confirmée sur opposition le 23 mai suivant, par laquelle elle a supprimé le droit aux prestations à partir du 1er octobre 2001, motif pris de l'absence d'un lien de causalité adéquate entre les troubles persistant après cette date et l'accident du 5 juillet précédent.