Citation: 6B_866/2022 E. 3.3.1

3.3.1. Le recourant conteste tout usage de contrainte. Il fait grief à la cour cantonale d'avoir justifié la mise hors d'état de résister par l'état induit par sa consommation de drogue. Il n'en est rien, puisque la cour cantonale a retenu que le moyen de contrainte utilisé par le recourant était la contrainte physique en particulier. Elle a retenu le viol en considération du refus du recourant d'interrompre l'acte sexuel alors que l'intimée le demandait. Elle a exposé que lorsque l'intimée avait voulu mettre fin à l'acte parce qu'elle avait mal, elle se trouvait physiquement dans une position où il lui était impossible de résister, maintenue par le poids du recourant (qui pesait au minimum 78 kg), le corps plié en deux, c'est-à-dire sur le dos et ses jambes autour du cou du recourant, la tête coincée contre le haut du lit, tandis que le pénis était déjà introduit dans son sexe. C'est dans ce contexte particulier que la cour cantonale a observé qu'il fallait encore ajouter aux éléments mentionnés (parmi lesquels la sujétion de l'intimée envers le recourant et le fait qu'ils étaient seuls) l'état de l'intimée, qui était fatiguée et avait pris de la drogue, ce que le recourant ne pouvait ignorer, à tout le moins s'agissant de la fatigue puisqu'elle le lui avait dit. Or, dans cette configuration, il ne pouvait être attendu de l'intimée qu'elle résiste davantage lors de l'acte sexuel, autrement que par des paroles visant à stopper le recourant dans son élan. Dans ces circonstances, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, admettre que le recourant avait usé d'un moyen de contrainte, soit la violence physique, dont l'intensité était manifestement suffisante pour entraver l'intimée puisqu'il est arrivé à ses fins, étant précisé qu'une mise hors d'état de résister n'est pas nécessaire. Par conséquent, l'élément constitutif objectif de la contrainte était, déjà pour ce motif, réalisé. Point n'est dès lors besoin d'examiner, en sus, la question de la contrainte d'ordre psychique et les critiques du recourant y relatives. Le recourant fait valoir que la cour cantonale n'aurait pas pris en compte les messages échangés entre les parties (lesquels prouveraient, pour autant que l'on comprenne son argumentation, que l'intimée n'aurait jamais été contrainte). Tel n'est pas le cas puisque le contenu des messages a été résumé par la cour cantonale, étant précisé qu'il ressort des faits que seuls les messages postérieurs aux faits ont été retrouvés dans le téléphone de l'intimée et que ceux antérieurs à la rupture ont été effacés. Au surplus, le recourant procède de manière appellatoire. Ainsi en va-t-il des développements concernant la prétendue confusion de la cour cantonale au sujet des effets - léthargiques, euphorisants ou stimulants - de certaines drogues. Pour le reste, le recourant ne s'en prend pas à la motivation cantonale et ne développe aucune motivation topique susceptible de mettre en évidence une violation du droit fédéral (cf. art. 42 al. 2 LTF). Infondés, les griefs sont rejetés dans la mesure de leur recevabilité.