Citation: 5A_8/2021 E. 5.2.3

5.2.3. En l'espèce, le recourant ne s'en prend nullement aux conditions d'application de l'art. 83 al. 1 LP telles que les a correctement exposées l'autorité cantonale. Il ne fait que prétendre, en se fondant sur de vagues suppositions sur l'étendue de son patrimoine, qu'il serait disproportionné, par rapport à l'atteinte portée à ses propres droits (droit à la vie privée [art. 13 Cst.] et entrave aux libertés économiques [art. 26 s. Cst.]), de mettre en oeuvre la saisie provisoire. Par cette critique, il ne vise qu'à remettre en cause abstraitement la pesée des intérêts déjà opérée par le législateur fédéral, qui a retenu que l'apparence du droit du créancier qui a obtenu la mainlevée provisoire mérite une protection particulière par rapport aux droits du débiteur. Or, comme dit précédemment, le Tribunal fédéral est tenu d'appliquer le droit fédéral (cf. supra consid. 5.1). Il suit de là que ses griefs doivent être rejetés, dans la mesure où ils sont recevables.