Citation: 4D_4/2024 E. 6.2

6.2. La Présidente du Tribunal civil de la Broye a exposé que le poursuivi faisait valoir que le titre de mainlevée, soit la décision de mesures provisionnelles du 30 mars 2023, serait nul, au motif notamment que la décision de mesures provisionnelles du 15 février 2023 lui ordonnant de restituer à la poursuivante les passeports de leur fille et la décision rendue le même jour rejetant sa propre requête de mesures superprovisionnelles tendant à l'annulation de la décision précitée lui ont été communiquées par courriels alors qu'il n'aurait jamais donné son accord pour une notification par voie électronique. Elle a relevé que, ce faisant, le poursuivi perdait de vue que la poursuite litigieuse ne concernait pas les deux décisions de mesures superprovisionnelles du 15 février 2023 mais la décision de mesures provisionnelles du 30 mars 2023, qui lui avait été dûment notifiée par pli recommandé à son adresse à X.________ et qui est réputée lui être parvenue le 11 avril 2023, dans la mesure où il n'avait pas réclamé le pli recommandé en question (art. 138 al. 3 let. a CPC). La première juge a en outre indiqué que le poursuivi prétendait que la décision du 30 mars 2023 serait nulle du fait qu'elle lui avait été notifiée à son adresse de X.________ et non à son adresse " officielle " qui se situerait à Y.________. Elle a jugé qu'un tel argument aurait pu et dû être soulevé dans le cadre d'un appel contre dite décision et a relevé que le poursuivi avait lui-même indiqué qu'il était domicilié à son adresse de X.________ lorsqu'il avait déposé sa requête de mesures superprovisionnelles du 15 février 2023 et son recours pour " vice de procédure " du 16 février 2023.