Citation: 6B_182/2022 E. 3.3

3.3. Le recourant indique qu'au moment des faits, il ne pouvait pas percevoir la licéité de l'intervention des agents de police cantonaux et des ambulanciers puisque, dans son esprit, ces actes intervenaient "dans la continuité d'[un] menottage illicite". Ce faisant, il ne démontre pas l'arbitraire des constatations de la cour cantonale, ce qui lui incombait de faire s'il entendait s'en écarter (cf. supra consid. 2.1.4 et 2.2). Son grief est irrecevable. Pour le reste, le recourant ne fait pas valoir l'existence d'un péril immédiat qui justifierait l'application de l'état de nécessité (putatif). Il se contente de procéder à sa propre interprétation des événements, en invoquant qu'il était face à une situation de crainte d'un danger imminent pour son intégrité physique, car il pensait que l'agent D.________ était toujours présent sur les lieux. Par cette argumentation, il n'établit pas en quoi l'appréciation de la cour cantonale serait manifestement insoutenable. Au demeurant, il apparaît que, au moment des faits incriminés, le recourant avait été levé du sol pour faciliter son installation sur le brancard, ce qu'il ne conteste pas. Il pouvait ainsi se rendre compte que l'agent D.________ n'était pas (plus) là. Le fait qu'il faisait "nuit noire" au moment des faits n'y change rien. De plus, comme l'a relevé à juste titre la cour cantonale, rien dans le comportement des agents de la police cantonale et des ambulancières pouvait laisser croire au recourant qu'il était en situation de danger. Au contraire, les actes officiels de ces derniers ont été réalisés en large mesure dans l'intérêt du recourant, soit afin qu'il cesse de porter atteinte à son intégrité physique et qu'il puisse recevoir les soins médicaux nécessaires. C'est par ailleurs seulement à cause de l'agitation du recourant - que lui-même reconnaît - qu'ils avaient dû intervenir et accomplir les actes de fonction requis par les circonstances.