Citation: 4A_59/2024 E. 5

En troisième lieu, le recourant fait valoir que la cour cantonale aurait violé l'art. 8 CC et l'art. 42 al. 2 CO. Il avance pour l'essentiel, par référence aux données GPS et relevés d'heures produits et aux témoignages recueillis, que " les indices de preuves et d'éléments qui ressort[irai]ent du dossier s[eraie]nt dans un 'cercle d'indice', chacun pointant le fait à prouver, soit l'accomplissement d'heures supplémentaires par le recourant ". À défaut de déterminer la quotité des heures supplémentaires sur la base de cette preuve par indice, la cour cantonale aurait dû, selon lui, utiliser son pouvoir d'appréciation pour réduire en équité le nombre d'heures supplémentaires à ce qui lui semblait vraisemblable. Une telle argumentation ne met en cause que l'appréciation des preuves par les juges du fait. Dès lors que le recourant n'en établit pas le caractère arbitraire, c'est inutilement qu'il se réfère à l'art. 8 CC, puisque cette disposition ne régit pas l'appréciation des preuves (ATF 131 III 222 consid. 4.3; arrêt 4A_56/2020 du 8 juillet 2020 consid. 7). Pour autant que l'on doive comprendre que ce grief vise la conception du degré de la preuve suivie par l'instance précédente, il convient de rappeler que, de manière générale, une réduction du degré de la preuve présuppose qu'une preuve stricte ne soit pas possible ou ne puisse pas être exigée en raison de la nature de l'affaire (ATF 130 III 321 consid. 3.2, 128 III 271 consid. 2b; arrêt 4A_254/2021 du 21 décembre 2021 consid. 4.1) et qu'en particulier, l'art. 42 al. 2 CO n'est applicable que lorsque le demandeur se trouve dans un état de nécessité quant à la preuve ( Beweisnot) (ATF 147 III 463 consid. 4.2.3; 131 III 360 consid. 5.1). Or, les juges cantonaux ont retenu, sans que le recourant le conteste, que la présente procédure ne relevait pas d'une difficulté à rapporter la preuve parce que dite preuve serait objectivement impossible à rapporter ou non raisonnablement exigible. Les griefs de violation de l'art. 8 CC et de l'art. 42 al. 2 CO doivent par conséquent être rejetés.