Citation: U 193/03 08.10.2004 E. 5

Un complément d'instruction n'est pas davantage nécessaire en ce qui concerne d'éventuelles atteintes à la santé psychique, alléguées par le recourant. De telles atteintes, quand bien même elles seraient démontrées, n'ouvriraient pas droit aux prestations de l'assurance-accidents, faute d'être en rapport de causalité adéquate avec l'événement du 20 janvier 1997. Cet accident était en effet de gravité moyenne, à la limite d'un cas de peu de gravité, selon la classification établie par la jurisprudence en la matière (cf. ATF 115 V 139 sv. consid. 6, 408 consid. 5). Pour qu'un tel événement soit tenu pour la cause adéquate d'une atteinte à la santé psychique, la jurisprudence exige un cumul des circonstances susceptibles de favoriser une affection psychique, ou que certaines d'entre elles revêtent une intensité particulière. En l'occurrence, on peut, certes, admettre une incapacité de travail de douze à treize mois en raison des séquelles physiques de l'accident, qui ont vraisemblablement entraîné, à tout le moins partiellement, les douleurs exprimées par l'assuré pendant la même durée. Cette durée est toutefois insuffisante pour admettre un rapport de causalité adéquate entre l'accident subi et d'éventuelles affections psychiques, en l'absence d'autre circonstance en rapport avec l'accident et susceptible d'avoir favorisé l'apparition de telles atteintes; en particulier, l'accident ne revêtait pas un caractère particulièrement dramatique ou impressionnant et n'a pas entraîné de lésion physique grave, le traitement médical n'ayant pas été, par ailleurs, entaché de complications.