Citation: 1B_264/2014 E. 1

Dans le cadre du contrôle des mesures de substitution, le SPI a fait état de l'obtention du baccalauréat par le recourant, des rendez-vous manqués, des résultats des analyses de sang - négatifs - non transmis en temps voulu, ainsi que de l'arrêt du suivi thérapeutique auprès du docteur B.________ depuis la fin de l'été 2013 (cf. ses lettres des 15 mai, 1 er octobre et 1 er novembre 2013). Donnant suite aux deux derniers courriers du service susmentionné, le Procureur a notamment rappelé à l'intéressé, par le biais de son conseil, les possibles conséquences du non-respect des mesures de substitution. Le 7 novembre 2013, le Tmc a confirmé les mesures prononcées à l'encontre du recourant (interdiction de consommer de l'alcool et/ou de la drogue et obligations de se soumettre à des prises de sang et d'urine à raison d'une fois chaque quinze jours, de suivre une psychothérapie individuelle, de fréquenter régulièrement l'université en France, ainsi que de se présenter aux convocations du pouvoir judiciaire et du SPI). Le 12 novembre 2013, A.________ s'est présenté au SPI avec les résultats (négatifs) des analyses effectuées le jour précédent et, le 27 novembre 2013, le docteur B.________ a attesté de la reprise de la thérapie. Par courriers des 12 décembre 2013 et 5 juin 2014 adressés au Ministère public, le SPI a relevé les manquements de A.________ (absence aux rendez-vous des 3, 11 octobre, 3 décembre 2013 et 26 mai 2014; défaut de transmission des résultats d'analyses depuis le 27 janvier 2014; et dernière rencontre avec le docteur B.________ le 17 mars 2014 alors que des séances avaient été planifiées les 31 mars, 14 et 27 avril 2014). A la suite d'un mandat d'amener, A.________ a été entendu par le Procureur le 10 juin 2014; ce dernier a ensuite requis la mise en détention provisoire en raison du non-respect des mesures de substitution. Par ordonnance du même jour, le Tmc a ordonné la détention provisoire du prévenu jusqu'au 10 septembre 2014, relevant le risque de réitération existant et l'absence de mesures de substitution propres à pallier ce danger.