Citation: 9C_410/2019 E. 6.2

6.2. La recourante se réfère ensuite aux indicateurs applicables dans le cadre de la procédure structurée d'instruction pour les atteintes à la santé d'ordre psychosomatique, alléguant qu'ils constituent une aberration en ce qui concerne le comportement de la personne pour constater l'existence de ses douleurs. Elle soutient qu'elle avait toujours appris à ne pas se plaindre et à ne pas montrer ses souffrances, de sorte que cette attitude aurait faussé l'analyse de la cohérence de son comportement et l'appréciation de l'incidence de la fibromyalgie sévère et incurable dont elle se dit affectée. S'agissant de ses troubles du sommeil, que le docteur D.________ aurait attribué à tort à son style de vie, la recourante reproche aux experts de la CRR de n'avoir pas procédé à leur analyse comme elle l'avait demandé, de sorte que l'atteinte psychosomatique invalidante entraînée par son sommeil non réparateur due à la fibromyalgie n'aurait pas été mise en évidence. Si la recourante semble ainsi remettre en cause les principes jurisprudentiels applicables à l'appréciation du caractère invalidant des affections psychosomatiques (cf. ATF 141 V 281), elle n'indique cependant pas en quoi l'instance précédente les aurait mal appliqués dans son cas, comme il lui appartenait de le faire compte tenu des exigences de motivation du recours (cf. art. 42 al. 2 LTF). Il en va de même du reproche de discrimination invoqué en relation avec l'art. 8 al. 2 Cst, qui ne repose pas non plus sur une motivation suffisante au regard de l'art. 106 al. 2 LTF. En ce qui concerne les tests qu'auraient dû effectuer les experts de la CRR, de l'avis de la recourante, il appartient aux médecins auxquels un mandat d'expertise a été confié - et non à la personne soumise à l'expertise - de choisir quels examens ils entendent pratiquer pour exécuter leur mission d'expertise.