Citation: 6B_1281/2023 E. 3.5

3.5. La cour cantonale a retenu que l'intégration du recourant était particulièrement lacunaire, celui-ci ayant interrompu toutes les formations qu'il avait entreprises. Qui plus est, il était pour l'heure toujours sans emploi faute d'avoir pu intégrer le marché du travail, alors même que son permis d'établissement lui conférait le droit à l'exercice d'une activité lucrative. Il continuait à être encadré de longue date par les services sociaux. Sa situation financière était obérée. Il était célibataire, n'avait pas d'enfants et sa relation avec son père paraissait mauvaise. En effet, il était brouillé avec ce dernier, lequel l'avait mis à la porte après une altercation. Le recourant avait lui-même relevé que sa seule famille était son papa. Ces éléments témoignaient de l'absence de liens familiaux un tant soit peu solides en Suisse. Pour le reste, le recourant ne se prévalait pas d'une intégration sociale ou associative particulière. Le recourant n'était pas né en Suisse, mais n'était arrivé qu'à l'âge de presque douze ans. Il avait d'ailleurs déjà durablement quitté la Suisse pour aller mener une vie dissolue et d'errance à X.________ durant plusieurs mois. En outre, les infractions en cause n'avaient pris fin qu'avec son arrestation. Elles témoignaient d'une importante propension à la violence, notamment à l'encontre de personnes du sexe opposé. Le recourant n'avait d'ailleurs toujours pas mesuré la portée de ses actes et restait susceptible de porter atteinte à des intérêts juridiques protégés supérieurs, même s'il n'avait pas défavorablement attiré l'attention depuis les faits incriminés. La cour cantonale a également retenu qu'il avait lui-même relevé avoir parfois des échanges par voie électronique avec sa mère restée au Bénin qu'il avait vue pour la dernière fois en 2014. Il était donc susceptible d'en faire de même avec son père en cas de besoin. Pour le reste, le Bénin était notoirement un pays francophone et le recourant y avait été scolarisé jusqu'à son arrivée en Suisse. Il n'aura ainsi aucune peine à se réinsérer dans son pays d'origine. Il ne présente aucune limitation due à son état de santé qui serait de nature à entraver l'exercice d'une activité lucrative. Ainsi la cour cantonale a estimé que les intérêts publics à l'expulsion du recourant l'emportaient sur l'intérêt privé de l'étranger à rester en Suisse. Ainsi, il n'y avait aucun motif de retenir un cas de rigueur au sens de l'art. 66a al. 2 CP.