Citation: 6B_695/2014 E. 10.1

10.1. Le recourant prétend que la renonciation par le TPF à ordonner une expertise du droit tchèque violerait son droit à un procès équitable et le principe de la bonne foi. Le TPF aurait renoncé à ordonner une telle expertise que quelques semaines avant les débats, ce que le recourant aurait appris " de manière incidente et pas par le TPF ". Cela aurait empêché les prévenus de produire un avis de droit tchèque " digne de ce nom ". S'il est certes exact que le TPF a renoncé à cette mesure d'instruction - qu'il avait envisagée d'office - il l'a toutefois expressément indiqué dans son ordonnance sur preuve du 20 février 2013 (pièces 671 430 207 ss), ordonnance qui a été notifiée au recourant. Contrairement à ce qu'il affirme, il a donc bien été informé par le TPF de cet élément. On ne distingue dès lors pas, et le recourant ne l'expose pas, en quoi les autorités auraient violé les principes constitutionnels et conventionnels qu'il invoque. En outre, il se contente d'affirmer que le comportement des autorités l'aurait empêché de produire un avis de droit de qualité. Il n'expose toutefois pas en quoi tel serait le cas, en particulier en quoi un délai de trois mois (soit le délai entre la décision du 20 février 2013 et le début des débats) aurait été insuffisant pour faire établir un tel avis de droit. Pour le surplus, il ne ressort ni du jugement attaqué, ni du procès-verbal de l'audience que le recourant aurait requis une expertise du droit tchèque et il ne le prétend pas. Ainsi, il apparaît douteux qu'il puisse contester la renonciation d'administrer une preuve qu'il n'a lui-même pas requise. Le grief du recourant doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.