Citation: 8C_761/2023 E. 4

Les juges cantonaux ont retenu que l'intimée ne remettait pas en question le fait que le recourant était en droit de résilier son contrat de travail en raison de son incapacité physique de poursuivre son activité auprès de son employeur. Que le recourant ait été ou non en incapacité de continuer cette activité jusqu'à l'issue du délai de congé ne modifiait toutefois pas l'issue du litige. Dans l'hypothèse où son état de santé se serait opposé à son retour au travail, s'il avait respecté le délai de congé, il aurait continué à percevoir son salaire pendant ce délai, respectivement perçu les indemnités perte de gain maladie pendant tout ou partie de cette période. Dans le cas où selon son médecin, une reprise du travail aurait été possible après le 15 août 2022, il n'aurait alors disposé d'aucun motif de résiliation de son contrat sans respecter le délai de congé. En ne tenant pas compte de ces éléments, le recourant avait fait supporter à l'intimée le préjudice financier pendant le délai de congé de trois mois, alors même qu'il aurait pu éviter ce dommage tout en ne s'exposant pas à devoir continuer à travailler dans un emploi qu'il ne pouvait plus assumer en raison de son état de santé. Sa faute, sanctionnée par l'intimée, devait ainsi être confirmée. La cour cantonale a ensuite également confirmé la quotité de la suspension du droit du recourant à l'indemnité de chômage, à savoir 25 jours, cette sanction, proportionnée, ayant été prise en tenant compte de l'ensemble des circonstances pertinentes et après avoir entendu l'intéressé.