Citation: 7B_26/2023 E. 2.3

2.3. Les développements du recourant à l'égard de cette motivation s'épuisent en une rediscussion des indices pris en considération par l'autorité précédente, auxquels il oppose sa propre appréciation sans démontrer en quoi celle de la juridiction cantonale serait arbitraire. Il en va notamment ainsi lorsqu'il reproche aux juges cantonaux d'avoir mésestimé les exagérations des intimés, lesquelles "seraient clairement de nature à ôter toute crédibilité à leur discours". Il en va de même lorsqu'il soutient que les intimés auraient très bien pu spontanément prendre l'initiative de sortir d'éventuels documents d'identité, sans aucune requête en ce sens. Le recourant soutient en outre que l'autorité cantonale ne pouvait pas, au-delà de tout doute raisonnable, déduire des images vidéo qu'il avait effectivement tendu la main pour prendre réception d'éventuels documents d'identité. Ce faisant, il ne démontre pas que la juridiction précédente aurait procédé à une appréciation arbitraire des preuves en considérant que ce geste servait d'indice, à côté des autres éléments, pour retenir qu'il avait bel et bien commis les faits reprochés. En affirmant péremptoirement que ce geste devrait "objectivement" être considéré comme un geste de courtoisie ou d'apaisement dans une situation où "les esprits étaient encore échauffés", le recourant présente une fois de plus sa propre appréciation de la situation dans une démarche purement appellatoire. Un tel procédé est irrecevable. En définitive, le recourant échoue à démontrer que la Chambre d'appel pénale et de révision aurait versé dans l'arbitraire ou violé la présomption d'innocence en retenant, sur la base des différents éléments figurant au dossier, qu'après s'être présenté comme étant de la police, le recourant avait demandé aux intimés de se légitimer.