Citation: 1C_201/2021 E. 3.3.1

3.3.1. La recourante soutient qu'il serait choquant de s'être fondé sur le préavis de l'OCAN pour conclure à l'absence de pérennité du cordon boisé existant. Elle ne fournit cependant aucune explication convaincante jetant le doute sur le préavis de l'autorité spécialisée. Il est vrai que le rapport d'expertise sur lequel s'est fondé l'OCAN n'a pas été directement établi à sa demande; l'office cantonal a en effet exigé du promoteur la production d'une telle étude, laquelle a été établie, le 19 novembre 2018 par G.________. On ne discerne cependant pas en quoi cela décrédibiliserait les conclusions de ce "diagnostic arbre", validées par l'OCAN dans le cadre de l'établissement de son préavis. Le recours ne contient du reste aucune critique quant au contenu du rapport lui-même, si bien qu'il n'y a pas lieu de s'en écarter. Dans ces conditions, sur la base des éléments au dossier, la cour cantonale pouvait sans arbitraire renoncer à procéder, pour cet aspect du dossier également, à une inspection locale. On ne décèle au demeurant guère, faute d'explication convaincante, la pertinence d'un transport sur place des magistrats de l'autorité judiciaire de recours pour déterminer l'état sanitaire du cordon boisé. Au surplus, se référant une fois encore à sa réplique cantonale du 15 octobre 2020, la recourante affirme avoir "établi que les conditions posées par l'OCAN à l'autorisation de construire [...] ne seraient pas respectées". Le plan d'aménagement paysager (PAP) joint au projet violerait selon elle "les conditions imposées par l'OCAN à la replantation du cordon boisé en ne prévoyant pas la plantation d'arbres en pleine terre du côté est de la parcelle no 11'070". Là encore et malgré l'intitulé du grief, cette critique ne porte en réalité pas sur l'établissement des faits. Quoi qu'il en soit, répéter mot pour mot ses propres allégations formulées en procédure cantonale et s'y référer est impropre à démontrer que l'appréciation de la Cour de justice procéderait d'arbitraire (cf. ATF 139 I 306 consid. 1.2; arrêt 1C_188/2016 du 20 octobre 2016 consid. 3.1). On ne comprend d'ailleurs pas en quoi le projet ne respecterait pas les conditions imposées par l'OCAN, dès lors que ses exigences ont été reprises telles quelles dans le permis de construire auquel la réalisation du projet doit se conformer. Il n'est en particulier pas pertinent de se référer au PAP établi à l'appui du projet, avant que celui-ci ne fasse l'objet d'un examen par les services de l'Etat compétents et soit amendé de conditions. C'est en outre de manière totalement appellatoire que la recourante affirme que les arbres qui seront plantés du côté est de la parcelle no 11'070, ne le seraient pas en pleine terre comme exigé par L'OCAN et qu'ils ne pourraient ainsi pas se développer. Il ressort de l'état de fait que la dalle du parking sera recouverte de 1,2 m de terre et rien ne permet de déduire qu'une telle profondeur serait insuffisante. Le recours est par ailleurs muet quant à la conformité avec la LPMNS de l'abattage et des mesures de compensation ordonnées, si bien qu'il n'y a pas non plus lieu de s'écarter de l'appréciation de la Cour de justice sur ce point, qui relève du droit cantonal (art. 106 al. 2 LTF).