Citation: 4A_66/2022 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la recourante se réfère au principe de célérité prévu à l'art. 29 al. 1 Cst. Elle s'attache à démontrer que la suspension litigieuse risque réellement, dans les circonstances particulières du procès concerné, de différer le jugement final au-delà de ce qui est raisonnable. En effet, elle soutient qu'elle n'est, en l'état, pas partie à la procédure pénale motivant la suspension. Elle ajoute que celle-ci n'en est qu'à ses balbutiements, qu'elle a une envergure internationale et se révèle complexe, de sorte qu'un résultat n'interviendra manifestement pas avant de nombreuses années, alors que la nature du procès civil en cause requiert un jugement rapide. Force est de constater que si la suspension de la cause civile est certes limitée jusqu'à la décision de renvoi ou de classement dans la procédure pénale, le moment où cette décision interviendra est très incertain. Cela peut durer longtemps. Il n'est dès lors pas exclu que le principe de célérité soit remis en cause. Le recours est ainsi recevable sous cet angle.