Citation: 6G_1/2024 E. 1

L'art. 129 al. 1 LTF prévoit que si le dispositif d'un arrêt du Tribunal fédéral est peu clair, incomplet ou équivoque, ou si ses éléments sont contradictoires entre eux ou avec les motifs, ou s'il contient des erreurs de rédaction ou de calcul, le Tribunal fédéral, à la demande écrite d'une partie ou d'office, interprète ou rectifie l'arrêt. L'interprétation ou la rectification doivent permettre, autant que possible sans exigence de forme, de remédier aux défectuosités d'un dispositif qui se révèle peu clair, incomplet, équivoque ou contradictoire. La rectification a singulièrement pour objet la correction des erreurs de rédaction ou de pures fautes de calcul dans le dispositif (CHRISTIAN DENYS, in Commentaire de la LTF, 3e éd. 2022, no 8 ad art. 129 LTF). Elle est possible lorsque la lecture des considérants et les circonstances révèlent que de tels manques affectent le dispositif par suite d'une inadvertance qu'il est possible de corriger sur la base de l'arrêt en question. En revanche, une demande d'interprétation qui tend à obtenir la modification matérielle de l'arrêt entrepris, respectivement un nouvel examen de la cause n'est pas admissible et peut déjà être écartée au stade de l'examen de sa recevabilité (ATF 143 III 420 consid. 2.2; arrêts 2G_1/2021 du 9 avril 2021 consid. 1; 2G_1/2014 du 1er mai 2014 consid. 3; CHRISTIAN DENYS, op. cit., no 8 ad art. 129 LTF). Les considérants ne peuvent faire l'objet d'une interprétation que si et dans la mesure où il n'est possible de déterminer le sens du dispositif de la décision qu'en ayant recours aux motifs (cf. arrêt 2G_1/2021 précité consid. 1; cf. déjà arrêt 4G_1/2007 du 13 septembre 2007 consid. 3.1 et la réf. à ATF 110 V 222 consid. 1 en application de l'ancienne loi fédérale d'organisation judiciaire; CHRISTIAN DENYS, op. cit., no 5 ad art. 129 LTF).