Citation: 5P.297/2000 11.01.2001 E. 5

5.- Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir, de manière arbitraire, écarté un certificat médical attestant qu'il était stérile en tout cas jusqu'en 1987, document qui lui aurait permis de renverser la présomption de paternité de l'art. 262 CC. Dans la mesure où il se plaint à cet égard d'une application arbitraire des art. 8 et 262 CC, son grief est irrecevable. L'application arbitraire du droit fédéral, laquelle comporte a fortiori une fausse application de celui-ci, relève en effet du recours en réforme lorsque cette voie est, comme en l'espèce, ouverte (J.-F. Poudret/S. Sandoz-Monod, n. 1.6.3. ad art. 43 OJ). Sont également irrecevables les moyens pris de la violation des art. 8 et 29 Cst. , ceux-ci n'étant pas motivés (art. 90 al. 1 let. b OJ). Quant au grief d'arbitraire, il n'apparaît pas fondé. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, le certificat médical dont il se prévaut n'établit nullement qu'il était stérile au moment où la demanderesse a été conçue, mais se borne à mentionner qu'il a consulté, le 8 avril 1987 (soit après la naissance de celle-ci), pour un problème de stérilité. Dès lors, il n'était pas insoutenable de la part des juges cantonaux de considérer que cette pièce - pour autant en outre que celle-ci ait été produite dans les formes et délais légaux - n'était pas propre à démontrer le fait en question.