Citation: I 634/00 02.05.2001 E. 2

2.- a) Dans leur rapport d'expertise du 29 mai 1998, établi dans le cadre de la procédure de révision du droit à la rente, les médecins du SAM ont attesté qu'en raison de son handicap d'ordre physique, l'assuré n'est plus en mesure de reprendre son ancienne activité d'ouvrier couvreur; cela étant, rien ne l'empêche, du point de vue somatique, d'exercer une activité adaptée, en position assise. Dans une telle activité, sa capacité de rendement apparaît toutefois diminuée de 30 % en raison d'une affection psychique qualifiée par les experts de troubles somatoformes douloureux. Il n'y a pas de motif de mettre en doute cette appréciation qui émane de spécialistes reconnus et repose sur des observations approfondies et des investigations complètes. En particulier, elle n'est pas remise en cause par les avis médicaux produits par le recourant. Si les médecins du Centre régional de sécurité sociale de X.________ font état d'une incapacité de travail de plus de 50 % (rapport du 18 novembre 1996), cet avis - non motivé - ne contient pas de précisions au sujet de l'activité exigible. Quant au docteur D.________, il est certes d'avis que le recourant n'est pas en mesure d'exercer son activité habituelle, mais cette constatation est tout à fait semblable à celle des médecins du SAM. Enfin, l'avis du docteur V.________, spécialiste en chirurgie orthopédique (rapport du 25 janvier 1999) n'est pas de nature à mettre en cause l'appréciation des experts : s'il nie la capacité du recourant à exercer une quelconque activité adaptée, en position assise, c'est uniquement pour un motif étranger à l'invalidité, à savoir une formation insuffisante (cf. ATF 107 V 21 consid. 2c; RCC 1991 p. 333 consid. 3c, 1989 p. 325 consid. 2b). b) Cela étant, il y a lieu d'admettre que le recourant est en mesure de réaliser, malgré son handicap, sensiblement plus de la moitié du revenu qu'il réalisait avant l'atteinte à la santé, selon la comparaison des revenus - non contestés - retenus par l'administration. Dans ces conditions, force est de constater que l'invalidité de l'intéressé s'est modifiée de manière à influencer son droit à la demi-rente depuis le moment de la décision d'octroi d'une rente entière (19 avril 1995). Dans la mesure où ce changement durait depuis plus de trois mois déjà, sans interruption notable et sans qu'une complication prochaine fût à craindre (art. 88a al. 1 RAI), l'office intimé était fondé, par sa décision du 28 janvier 1999, à supprimer le droit à la rente à partir du 1er avril suivant, conformément à l'art. 88bis al. 2 let. a RAI. Vu ce qui précède, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.