Citation: 4C.273/2005 22.11.2005 E. A.a

Par contrat du 15 février 2001, la X.________ SA a remis à bail à B.________ un appartement de deux pièces sis au troisième étage d'un immeuble dont elle était propriétaire à Genève. Le bail, renouvelable tacitement, devait expirer le 28 février 2002. A.b Le 3 mai 2001, cinq locataires de l'immeuble se sont plaints à la régie Y.________, représentante de la bailleresse, du fait qu'ils étaient incommodés par le comportement de B.________, qui écoutait de la musique durant la nuit, les empêchant de dormir, criait et portait des coups violents contre la porte d'entrée et les murs de son appartement, et cela de manière répétitive depuis son arrivée dans l'immeuble. En date du 9 mai 2001, la régie Y.________ a rappelé au locataire son obligation de ne pas incommoder les voisins ainsi que la possibilité pour la bailleresse de résilier le contrat de bail de manière anticipée en cas de plaintes fondées. Le 4 juillet 2001, une lettre similaire, faisant état d'une "nouvelle plainte", a été adressée au locataire. Le 27 juillet 2001, C.________ a envoyé à la régie Y.________ une plainte contresignée par onze personnes, lesquelles se plaignaient du comportement bruyant de B.________ durant la nuit. Elle a renouvelé cette plainte le 16 août 2001. Par courrier du 18 septembre 2001, la bailleresse a résilié le bail, pour justes motifs, avec effet au 31 octobre 2001. Le 18 octobre 2001, la police est intervenue à deux reprises. A 3 h 40, elle avait été informée que B.________ avait à nouveau mis la musique trop fort dans son appartement; sur les lieux, elle avait constaté que le locataire était sorti de chez lui, en laissant la clef à l'intérieur; ne pouvant rentrer dans son appartement, il avait sonné chez un voisin, puis tenté de pénétrer chez ce dernier de manière violente. A la suite de cette intervention, le locataire a été mis "aux violons" (sic), où il a refusé de se soumettre au test de l'éthylomètre. A 17 h le même jour, B.________ a derechef fermé la porte de son appartement en laissant la clef à l'intérieur. Vu son état d'excitation et d'alcoolémie, la police a demandé l'intervention d'un médecin, qui a ordonné son hospitalisation non volontaire dans un établissement psychiatrique.