Citation: I 86/05 29.08.2006 E. 5.1

5.1.1 Dans un rapport d'expertise du 13 avril 1999 établi pour le compte de l'assureur perte de gain en cas de maladie de l'employeur, le docteur O.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, a indiqué que le recourant se plaignait essentiellement de lombo-sciatalgies gauches et d'une impossibilité à effectuer un effort prolongé. Selon les déclarations de l'intéressé, la durée d'une position prolongée, assise ou debout, ne dépassait pas une à deux heures. D'après l'expert, il était dans ces conditions difficile d'envisager une capacité de travail supérieure à 50 % dans une activité de bureau. Mais rien ne s'opposait objectivement à ce que l'assuré puisse augmenter son taux de capacité de travail. 5.1.2 A l'issue des investigations qu'ils ont menées, les docteurs R.________ et J.________ ont indiqué que le recourant se plaignait de douleurs loco-régionales (au niveau de la région lombaire bilatérale, à l'articulation coxo-fémorale gauche, à l'aine, aux muscles adducteurs et au mollet gauche) d'origine musculaire et ligamentaire combinées à une discrète limitation de la mobilité du segment vertébral L5-S1 et de l'articulation coxo-fémorale gauche. L'origine de ces douleurs n'était justifiée par aucun mécanisme physiopathologique avéré. Les résultats neurologiques et les examens complémentaires avaient en effet permis d'exclure la présence d'une douleur radiculaire, médullaire ou neuromusculaire. Une pathologie ostéoarticulaire ne pouvait pas non plus être retenue et les examens rhumatologiques menés par le docteur J.________ n'avaient pas mis en évidence de signes en faveur d'une maladie rhumatismale inflammatoire ou dégénérative. En définitive, M.________ présentait une douleur chronifiée sans substrat organique qu'il convenait de mettre en relation avec des modifications de la susceptibilité vis-à-vis de la douleur et l'implication de facteurs psychologiques. S'agissant de la capacité résiduelle de travail, les principales limitations fonctionnelles présentées par le recourant étaient liées à des sollicitations répétitives concernant le port de charges ou les flexions répétées du tronc. Celui-ci pouvait néanmoins reprendre son activité professionnelle au sein d'une banque, les douleurs limitant la capacité de travail à 50 % dans un premier temps, puis à 75 % après une ou deux années (rapports d'expertise des 21 mars et 4 juillet 2000, rapport complémentaire du 25 juin 2001). 5.1.3 Depuis le 4 octobre 2000, le recourant a entrepris un traitement par thérapie neurale auprès de la doctoresse P.________, spécialiste en anesthésiologie et thérapie neurale. Ce médecin a posé le diagnostic de douleurs généralisées de type fibromyalgie et expliqué que son patient présentait des muscles, des tendons et des ligaments durcis, ainsi qu'une importante fibrose en profondeur. Compte tenu de l'épuisement induit par cette problématique, lequel influait notamment sur la concentration, la mémorisation, la vision ou encore l'ouïe, la capacité de travail du recourant était nulle (rapports des 21 janvier et 7 mai 2001 ainsi que du 13 octobre 2003, procès-verbal d'audience du 14 septembre 2004).