Citation: 7B_268/2023 E. 3.4.2

3.4.2. S'agissant de l'épisode de la pénétration digitale (cf. let. B.c supra), le recourant remet à nouveau en cause l'exactitude du récit de l'intimée en s'attaquant aux détails de ses souvenirs, tels que le modèle de sa voiture à cette époque ou la couleur du canapé. Son argumentation n'est nullement susceptible de démontrer que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en tenant pour vrais les faits dénoncés. Pour le reste, le recourant livre sa propre lecture des faits et des preuves en s'écartant des faits retenus par la juridiction cantonale. Il en va ainsi lorsqu'il affirme qu'il serait impossible que l'intimée ne se souvienne pas si elle avait saigné car "pénétrer un enfant de 7 ou 8 ans, vaginalement et analement avec les doigts ou le sexe, occasionne des lésions physiques graves, vraisemblablement une déchirure qui engendre manifestement des saignements". Il en va de même lorsqu'il soutient que si l'intimée pouvait indiquer n'avoir pas ressenti de douleurs après l'acte, c'est qu'elle n'aurait pas subi celui-ci. De tels allégués sont irrecevables. À titre subsidiaire, le recourant fait valoir que la cour cantonale aurait à tout le moins dû retenir que les faits s'étaient produits "vraisemblablement au plus tôt 4 mois après la naissance de D.A.________, le 25 mai 1998", de sorte qu'ils seraient prescrits, l'intimée étant alors âgée de 12 ans (cf. art. 101 al. 1 let. e CP a contrario). Son argumentation à cet égard repose sur une libre appréciation des faits de la cause; elle est purement appellatoire, partant également irrecevable.