Citation: 9D_6/2024 E. 6.2

6.2. Le recours constitutionnel subsidiaire peut être formé pour violation des droits constitutionnels (art. 116 LTF). Il doit être dûment motivé. Selon l'art. 106 al. 2 LTF, applicable par le renvoi de l'art. 117 LTF, le Tribunal fédéral n'examine la violation de droits fondamentaux ainsi que celle de dispositions de droit cantonal et intercantonal que si ce grief a été invoqué et motivé par la partie recourante. Cela implique la présentation du contenu du droit constitutionnel invoqué et un exposé concret des aspects de ce droit que l'instance précédente aurait violés. Un recours qui ne satisfait pas à ces exigences est irrecevable (ATF 147 II 44 consid. 1.2 et la référence). En l'espèce, les recourants se limitent à proposer dans leur recours leur appréciation de leur situation, notamment patrimoniale, et à dénoncer une "dette perpétuelle" compte tenu des intérêts de leur dette fiscale ou un "acharnement de l'administration vaudoise" à leur endroit. S'ils mentionnent brièvement une violation de leur droit d'être entendu, ils se bornent à un grief général et imprécis, renvoyant pour le surplus à leurs écritures précédentes "afin éviter d'inutiles redites". Cette manière de procéder n'est pas conforme aux exigences minimales de motivation d'un recours devant le Tribunal fédéral (ATF 134 II 244 consid. 2.3). Elle ne permet nullement de déceler, même succinctement, en quoi l'arrêt attaqué violerait leurs droits fondamentaux. Ce faisant, les recourants ne soulèvent aucun grief tendant à démontrer que la motivation de l'arrêt déféré serait contraire à la Constitution ou à l'un de leurs droits fondamentaux et ne démontrent nullement pour quelle raison une telle violation devrait être admise. Il s'ensuit que le recours ne correspond pas aux exigences minimales de motivation d'un recours constitutionnel subsidiaire (art. 106 al. 2 LTF, par renvoi de l'art. 117 LTF), de sorte que le présent recours doit être déclaré irrecevable.