Citation: 6B_888/2015 E. 1.3

1.3. La critique du recourant concernant l'état des vêtements et l'endroit où ceux-ci ont été retrouvés, les traces ADN sur le grand couteau, la blessure que l'intimée a subie au petit doigt, l'appel à l'aide lors de l'arrivée de B.________, l'utilisation du petit couteau et le comportement du recourant après les fait est purement appellatoire. Le recourant ne fait qu'apprécier les preuves différemment que l'autorité précédente, mais en se fondant sur de pures suppositions, sans s'attaquer aux éléments que cette autorité cantonale a tenus pour déterminants. Quant à sa remarque visant à étayer sa version sur les motifs pour lesquels l'intimée l'aurait poignardé et sa manière de procéder, à savoir que," [c] omme elle [l'intimée] était faible et n'osait pas s'en prendre à lui lorsqu'il pouvait se défendre elle a agi lorsqu'il dormait. C'est plus facile. C'est la manière d'agir des femmes (cf l'arrêt du TF dans lequel la feme (sic) tue son mari à coups de hache durant son sommeil) ", est non seulement appellatoire mais aussi totalement déplacée par le jugement de valeur à connotation sexiste qu'elle comporte. On rappelle par ailleurs que les arrêts du Tribunal fédéral portent un numéro de dossier, accessible sur le site www.bger.ch, et qu'on attend des recourants, pour autant qu'ils aient la prétention de présenter des écritures soignées et de qualité raisonnable, qu'ils s'y réfèrent. La critique du recourant selon laquelle l'autorité précédente aurait dû retenir que l'intimée était contradictoire dans ses explications sur sa relation intime avec son ami n'est pas non plus pertinente. On ne décèle aucune contradiction dans les passages que relèvent le recourant: l'intimée y affirme en substance avoir un ami depuis deux ans, eu des relations intimes avec lui il y a un an, relations dont sa famille n'est pas au courant et qu'elle désapprouverait sévèrement, et qui avaient cessé durant un an à la suite d'une dispute. Au demeurant, il n'y a pas de lien entre cette relation sentimentale et les faits reprochés au recourant. La critique du recourant selon laquelle l'autorité précédente aurait dû retenir que la porte d'entrée de l'appartement n'était pas fermée à clé n'est pas non plus pertinente; l'autorité précédente n'a pas déterminé si tel était ou non le cas et a retenu que c'était par la force physique que le recourant avait retenu l'intimée à l'intérieur. Quant à son affirmation selon laquelle B.________ n'avait pas les clés, elle ne repose sur aucune pièce du dossier et le recourant ne reproche pas à l'autorité précédente d'avoir omis d'examiner des preuves disponibles sur cet élément. L'affirmation du recourant selon laquelle, par référence aux PV n°1 et 4, l'intimée a modifié à plusieurs reprises sa description du viol, en particulier le nombre de pénétrations, ce qui tend selon lui à démontrer une mise en scène car "elle n'aurait certainement pas pu oublier des pénétrations multiples " ne peut pas être suivie: dans le PV n°1 du 25 mars 2011, l'intimée a déclaré: " [i]l m'a pénétrée plusieurs fois. [...] Il a éjaculé "; dans le PV n°4 du 6 octobre 2011, elle a déclaré: " avec ses jambes, il a écarté les miennes. Il a ainsi pu me pénétrer. Je sais qu'il a éjaculé, mais je ne peux pas vous dire où. ". Il n'y a aucune contradiction dans ces déclarations: lors de la deuxième audition, l'intimée ne précise simplement pas le nombre de pénétrations qu'elle a subies, sans affirmer toutefois qu'il n'y en aurait eu qu'une. Par ailleurs, lors de la première audition, elle ne précise pas l'endroit où le recourant a éjaculé.