Citation: 5C.64/2001 23.03.2001 E. 1

c) En l'espèce, il résulte des constatations de fait de la cour cantonale - qui lient le Tribunal fédéral (art. 63 al. 2 OJ) - qu'à l'époque du divorce, le demandeur était di-recteur auprès de la SBS et percevait un salaire net de 23'289 fr. par mois. Il a donné son congé à son employeur pour le 30 septembre 1998, décision qu'il motive par sa crainte d'un déplacement en Suisse alémanique ou à l'étranger ensuite de la fusion entre la SBS et l'UBS, ainsi que par des motifs de santé. En effet, à la suite de deux malaises en mai 1998, le demandeur avait consulté son médecin qui, le bilan de santé s'étant révélé normal, avait conclu à des manifestations de surcharge au niveau du système nerveux et avait suggéré au demandeur de diminuer son rythme de travail. Les allégations du demandeur selon lesquelles sa nouvelle épouse n'arriverait pas à se faire au mode de vie de notre pays, où elle serait peu à l'aise et mal intégrée, ne résultent en revanche pas de l'arrêt attaqué et ne peuvent dès lors pas être prises en considération (art. 63 al. 2 OJ). Depuis 1998, le demandeur s'est installé avec sa nouvelle épouse au Brésil, où il avait le projet, qui ne s'est toutefois pas concrétisé à ce jour, de travailler comme indépendant en se créant une clientèle dans le négoce international. Il s'avère ainsi que le demandeur a quitté volontairement un emploi très bien rémunéré en Suisse pour s'installer avec sa nouvelle épouse au Brésil, sans s'assurer qu'il pourrait y réaliser un quelconque revenu. Sur la base des faits retenus par la cour cantonale, rien ne permet de penser que le demandeur n'aurait pas pu continuer à réaliser un revenu lui permettant de verser la pension d'assistance due à son ex-épouse tout en couvrant largement les besoins de sa nouvelle famille. En effet, la seule crainte d'un déplacement en Suisse alémanique ou à l'étranger, de même que la sugges-tion de son médecin de diminuer son rythme de travail, ne justifiaient pas de renoncer volontairement à un revenu confortable qu'il lui était objectivement possible de continuer à réaliser. Par ailleurs, il ne résulte de l'état de fait de l'arrêt attaqué aucun motif pour lequel on ne pourrait raisonnablement pas demander au recourant de continuer à vivre en Suisse, avec sa nouvelle famille. Dans ces conditions, l'arrêt attaqué se révèle conforme au droit fédéral.