Citation: 6B_69/2009 12.03.2009 E. 1

3.2 Contrairement à ce qu'il soutient, le recourant a été condamné, en plus des infractions à la LPP et à la LAA, pour tentative d'escroquerie et faux dans les titres, infractions qui constituent des crimes, passibles d'une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d'une peine pécuniaire. Toutes ces infractions entrent en outre en concours. A charge, l'autorité cantonale a pris en considération le fait que le recourant n'a manifesté aucun repentir et qu'il a agi par goût du lucre. Elle a relevé ses antécédents judiciaires mitigés, puisqu'il a été condamné à deux reprises, à savoir le 6 octobre 1997 pour lésions corporelles simples et violation grave des règles de la circulation routière et le 6 mars 2000 pour ivresse au volant et usure. Une diminution légère de la responsabilité a été prise en compte, comme la violation du principe de la célérité. Au vu de l'ensemble de ces circonstances, la peine privative de liberté de huit mois n'apparaît pas sévère à un point tel qu'il faille conclure à un abus du large pouvoir d'appréciation accordé à la cour cantonale. Le grief tiré de la violation de l'art. 47 CP doit être rejeté. Quant au grief relatif à l'exécution alléguée de 52 jours de travail d'intérêt général, il ne concerne pas la mesure de la peine et ne fait pas partie de l'objet du litige. Il incombera au recourant de s'en prévaloir vis-à-vis de l'autorité d'exécution.