Citation: I 194/01 22.02.2002 E. 2

2.- C'est en vain que le recourant soutient que les premiers juges ont violé son droit d'être entendu du fait qu'ils n'ont pas pris position sur ses déterminations du 12 février 2001, en particulier sur sa demande d'expertise. En effet, l'office AI a eu la possibilité, en procédure cantonale, de se déterminer sur la prise de position du docteur M.________ du 29 mai 2000, produite par l'intimée dans sa réplique du 5 juin 2000, où celle-ci mentionnait expressément le "certificat complémentaire émanant du Dr M.________". La juridiction cantonale lui a remis le 22 juin 2000 un exemplaire de la réplique, en lui octroyant un délai échéant le 13 juillet 2000 pour produire ses déterminations éventuelles. Elle l'informait qu'il avait la possibilité dans le délai imparti de prendre connaissance du dossier au greffe du tribunal. Or, dans sa duplique du 12 juillet 2000, le recourant, après avoir pris connaissance de la réplique du 5 juin 2000, a informé la juridiction cantonale qu'il n'avait aucune remarque particulière à formuler à son propos. Par ailleurs, les déterminations du 12 février 2001 ont été produites après l'audience du 21 décembre 2000, au cours de laquelle le tribunal a clos l'instruction. Le droit de faire administrer des preuves, qui découle du droit d'être entendu (ATF 122 II 469 consid. 4a), n'empêche pas l'autorité de mettre un terme à l'instruction si, se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves fournies par les investigations auxquelles elle doit procéder d'office (par exemple DTA 1999 n° 24, p. 144), elle est convaincue que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation; une telle manière de procéder ne viole pas le droit d'être entendu (ATF 124 V 94 consid. 4b, 122 V 162 consid. 1d; DTA 1999 n° 18, p. 102 consid. 3).