Citation: 7B_117/2023 E. 3.5.3

3.5.3. Le recourant considère que son expulsion du territoire suisse serait disproportionnée. Il fait valoir que la juridiction cantonale n'aurait pas procédé correctement à la pesée des intérêts en présence. Les conditions permettant l'application de la clause de rigueur au sens de l'art. 66a al. 2 CP sont cumulatives, de sorte qu'au regard des considérants qui précèdent (cf. consid. 3.5.2 supra), il n'est pas nécessaire d'examiner si l'intérêt public à l'expulsion du recourant ne l'emporte pas sur l'intérêt privé de celui-ci à demeurer en Suisse. La cour cantonale a tout de même examiné cette question. Elle est parvenue à la conclusion qu'au vu de son lien avec le pays d'accueil se résumant à des relations professionnelles de courte durée, à une relation sentimentale aujourd'hui terminée et à du trafic de stupéfiants portant sur une centaine de grammes de cocaïne pure, l'intérêt privé du recourant à demeurer en Suisse ne l'emportait pas sur l'intérêt public à son expulsion (cf. arrêt querellé, p. 17). En tout état de cause, l'intéressé ne s'en prend nullement à la motivation de la juridiction cantonale sur ce point, de sorte que son moyen, notamment selon lequel il devrait rester en Suisse pour pouvoir s'acquitter de ses dettes (cf. recours, pp. 19-20), se révèle irrecevable (cf. art. 42 al. 2 LTF). A toutes fins utiles, on peut relever que le recourant estime qu'il n'existerait aucun intérêt public à son expulsion et qu'il "semblerait" au contraire exister un intérêt prépondérant à sa "non-expulsion", parce qu'il ne serait pas exclu que "l'instabilité que créerait une expulsion le fasse replonger" dans sa dépendance aux produits stupéfiants. Cependant, la prétendue abstinence du recourant ne ressort pas des faits retenus par l'autorité cantonale (cf., sur ce point, les arguments de cette autorité ayant conduit à refuser de lui accorder un sursis sur l'entier de sa peine, comme par exemple "l'absence d'une prise en charge globale pour l'aider à surmonter ses addictions" [cf. arrêt querellé, pp. 14-15]; cf., également, consid. 3.5.2 supra) et l'intéressé ne cherche, là encore, pas à démontrer que celle-ci n'aurait arbitrairement pas tenu compte de ce fait, ce qui scelle le sort du grief.