Citation: 6B_340/2014 E. 2.8

2.8. Le recourant soutient encore que la présence du tas de fumier sur sa parcelle n'aurait pas duré plus de six semaines et que cette durée n'aurait pas permis la contamination aux nitrates. Ce faisant, il ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle de l'expert et de la cour cantonale dans une démarche purement appellatoire. Au demeurant, sa référence aux Directives de la Direction de l'aménagement, de l'environnement et des constructions de l'Etat de Fribourg concernant l'épandage des engrais de ferme et les dépôts temporaires de fumier ne lui est d'aucun secours. En effet, si celles-ci indiquent à leur point 3 b II 3 que les dépôts de fumier sont tolérés sur les terres agricoles pour une durée de six semaines maximum, elles énumèrent en outre une série d'autres conditions pour ce faire dont le recourant ne prétend ni ne démontre qu'elles étaient réalisées en l'espèce. Quoi qu'il en soit, elles précisent au terme de ce point 3 que dans tous les cas, les agricultrices ou agriculteurs restent responsables des atteintes à la protection de l'environnement ou des eaux que leurs dépôts temporaires peuvent causer, même si les conditions de tolérance semblaient remplies au moment du dépôt. Il en découle qu'il n'est pas établi que, même si les conditions posées par les Directives sont respectées, une pollution aux nitrates est exclue. A tout le moins, n'était-il pas manifestement insoutenable de retenir que la présence du dépôt de fumier sur la parcelle du recourant avait pu contribuer notablement à la pollution constatée en 2007. Le grief du recourant est infondé dans la mesure où il est recevable.