Citation: 6P.130/2006 18.08.2006 E. 10

La recourante se plaint d'une violation de l'art. 173 ch. 1 CP. Elle estime le contenu du fax non attentatoire à l'honneur. En premier lieu, la recourante soutient que seule la réputation professionnelle de la plaignante est mise en cause. Tel n'est toutefois pas le cas. Une simple lecture objective du texte montre qu'elle s'en prend au caractère et aux qualités personnelles de la plaignante. Il peut être renvoyé aux attendus de l'autorité cantonale (arrêt attaqué c. 4b p. 13 ss; jug. du 2 septembre 2004, c. 4 p. 20 ss). La recourante invoque ensuite la jurisprudence rendue en matière de propos tenus entre adversaires politiques en période d'élections ou de votations. Cette jurisprudence plus restrictive est fondée sur le fait que la démocratie implique une grande liberté d'expression, que le public fait la part des choses de ce qui se dit dans le combat politique et qu'un politicien doit avoir le cuir épais. On ne comprend pas pourquoi elle devrait trouver application aux propos tenus sur un enseignant par les parents d'un élève. La recourante objecte enfin que son seul but était de protéger l'intégrité psychique de son fils et de lui garantir un enseignement optimal. Ce faisant, elle s'écarte de l'état de fait retenu. L'autorité cantonale a retenu que l'argument de la protection de l'enfant tombait à faux dès lors que la recourante avait envoyé le fax en fin d'année scolaire, alors que la plaignante avait terminé sa période d'enseignement en Suisse, et que la recourante avait agi dans le but de dire du mal de la plaignante (arrêt attaqué c. 4b dernier alinéa, p. 14; jug. du 2 septembre 2004 c. III/B.4 p. 21). Le grief est infondé dans la mesure où il est recevable.