Citation: 5A_771/2023 E. 4.3

4.3. Ce faisant, la recourante ne soulève aucune violation de l'art. 29 al. 3 Cst., dont elle ne mentionne même pas le contenu, pas plus qu'elle ne se plaint de la violation de l'art. 117 let. a CPC pourtant expressément cité et appliqué par l'autorité cantonale, qui s'est de plus référée à la jurisprudence y relative. Au demeurant, s'agissant ici d'une procédure devant l'autorité de protection, cette dernière disposition a été appliquée à titre de droit cantonal supplétif (art. 118 al. 1 LACC/VS [RS/VS 211.1]). Il appartenait donc à la recourante, si elle entendait se plaindre de l'application de l'art. 117 CPC, de le faire en invoquant que celle-ci était arbitraire (cf. arrêt 5A_803/2022 du 18 octobre 2023 consid. 4). Si la recourante invoque bien l'arbitraire, sans toutefois le lier à l'application de l'art. 117 CPC, force est de constater que sa critique ne respecte pas les exigences accrues de motivation découlant de l'art. 106 al. 2 LTF. Il lui incombait notamment de démontrer, par une argumentation précise, en quoi il était insoutenable de considérer qu'au moment où sa requête avait été présentée, elle n'avait pas apporté tous les moyens de preuve nécessaires et utiles pour juger de la condition de l'indigence. Quoi qu'il en soit, force est d'admettre que la motivation cantonale est en tous points conforme à la jurisprudence et que l'on peut purement et simplement s'y référer. En particulier, il est constant que le plaideur assisté d'un avocat ou lui-même expérimenté voit son obligation de collaborer accrue, dans la mesure où il a connaissance des conditions nécessaires à l'octroi de l'assistance judiciaire et des obligations de motivation qui lui incombent pour démontrer que celles-ci sont remplies, et que le juge n'a, de ce fait, pas l'obligation de lui octroyer un délai supplémentaire pour compléter sa requête d'assistance judiciaire lacunaire ou imprécise (parmi plusieurs: arrêts 5A_836/2023 du 10 janvier 2024 consid. 3.2.2 et les références; 4A_461/2022 du 15 décembre 2022 consid. 4.1.3 et les références). Ainsi, contrairement à ce que soutient la recourante, le fait de ne pas accorder un délai supplémentaire à la partie assistée pour compléter sa demande n'est pas constitutif de formalisme excessif (arrêt 5A_836/2023 précité loc. cit. et les références). Il suit de là qu'outre l'absence de conclusions correspondantes, il ne saurait être donné suite à la critique, dépourvue de toute motivation répondant un tant soit peu aux exigences accrues de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.1).