Citation: 6B_386/2022 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a suivi l'appréciation des premiers juges et a considéré qu'en accélérant subitement face à l'intimé 3, à quelque 15 à 20 m de distance, ce qui avait obligé celui-ci à s'écarter in extremis, le recourant avait volontairement adopté un comportement de nature à créer un danger de mort imminent. Celui-ci l'avait d'ailleurs reconnu puisqu'il avait déclaré: "Si les gendarmes ne s'étaient pas déplacés, j'aurais évidemment freiné car je ne suis pas un meurtrier". La cour cantonale a également relevé que le recourant avait admis avoir accéléré jusqu'à 40 km/h, soit une vitesse qui était suffisante pour créer un risque imminent pour le piéton. Il n'était pas possible d'affirmer que le risque se limitait à des blessures. Le fait que celui-ci fut debout ne changeait rien dès lors qu'une fois heurté, il tombait, pouvait passer sous les roues ou être projeté au loin. Il importait peu aussi que la voiture n'eût pas été surpuissante ou eût accéléré dans une montée puisque la carrosserie et la vitesse suffisaient pour représenter un danger de mort. Il y avait également lieu d'observer que les circonstances nocturnes augmentaient encore ce danger dès lors qu'il était plus difficile d'anticiper les réactions et déplacements des personnes présentes.