Citation: I 524/03 16.12.2003 E. 1

L'office a mis en oeuvre des mesures de reclassement professionnel (stage d'évaluation dans le domaine du montage en électronique, formation en tant que monteur en assortiments électroniques et apprentissage de monteur-électronicien, couronné par l'obtention d'un CFC au mois de juin 1998). Durant ce reclassement, l'assuré a été examiné par plusieurs médecins. Dans un rapport du 19 octobre 1995, la doctoresse C.________, spécialiste en médecine interne et rhumatologie, a diagnostiqué des lombalgies chronifiées sur troubles statiques rachidiens avec syndrome lombovertébral très discret sans atteinte radiculaire. Deux ans plus tard, l'examen clinique était comparable au précédent; convaincue comme en 1995 qu'une composante d'ordre psychogène aggravait la perturbation du seuil à la douleur, la doctoresse C.________ a préconisé la reprise à temps complet de la formation (rapport du 8 janvier 1998). Le 23 juin 1998, le médecin traitant a signalé une évolution défavorable; l'incapacité de travail à moyen terme n'était pas supérieure à 50 %. Dès le 1er octobre 1998, O.________ a bénéficié d'une nouvelle mesure de reclassement, sous la forme d'un stage pratique auprès de l'entreprise X.________. Celui-ci a été interrompu après deux mois en raison de l'état de santé de l'assuré. Le docteur D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie, a conclu à un syndrome lombo-vertébral relativement modeste et a déclaré partager l'avis de la doctoresse C.________ quant à la présence d'une composante psychologique; une activité à 50 % lui paraissait adéquate (rapport du 1er décembre 1998). Enfin, dans un rapport du 14 décembre 1998, le médecin traitant a constaté des discordances entre la pauvreté des lésions organiques et les plaintes émises par le patient. A.b Le 15 février 1999, O.________ a déposé une nouvelle demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente. L'office a soumis à l'assuré le 5 juillet 1999 un projet de décision, selon lequel il envisageait de lui accorder une demi-rente d'invalidité à partir du 1er décembre 1998, fondée sur une incapacité de gain de 50 %. L'assuré a contesté ce projet en faisant état d'une aggravation de son état de santé en raison d'un état dépressif; à cet égard, le docteur A.________ avait fixé son incapacité de travail à 80 % dès le 8 mai 1999 (rapport du 1er novembre 1999). L'office a alors confié une expertise au docteur E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Ce médecin a diagnostiqué un trouble douloureux associé à des facteurs psychologiques, chronique. Il a conclu à une incapacité de travail globale de 50 % (rapport du 22 mars 2001). Le 10 décembre 2001, l'office a signifié à l'assuré un second projet de décision annulant et remplaçant celui du 5 juillet 1999, par lequel il envisageait de rejeter la demande de rente. Il a confirmé la teneur de ce projet par décision du 7 mars 2002. B. O.________ a formé recours contre cette décision devant le Tribunal cantonal des assurances du canton de Vaud qui l'a débouté par jugement du 11 février 2003. C. L'assuré interjette recours de droit administratif contre ce jugement, dont il requiert l'annulation, en concluant, sous suite de dépens, à l'octroi d'une rente d'invalidité dès le 1er décembre 1998, fondée sur un taux d'invalidité de 50 % au moins. L'office conclut au rejet du recours. L'office fédéral des assurances sociales a renoncé à se déterminer.