Citation: 5A_32/2025 E. 3.3

3.3. Le recourant se plaint d'un établissement manifestement inexact des faits (art. 97 al. 1 LTF), conduisant à une violation de l'art. 174 LP. Il prétend que l'autorité cantonale aurait dû prendre en compte le fait qu'en annulant le jugement de faillite, ses disponibilités lui auraient clairement permis de rembourser, non seulement les " quatre créances les plus urgentes " totalisant 7'309 fr. 35, mais également " toutes autres dettes ", compte tenu de la " rentrée régulière de factures " sur son compte auprès de la BCN. Elle avait ainsi méconnu que c'était le prononcé de la faillite lui-même qui avait provoqué le blocage dudit compte et empêché tout paiement. L'autorité cantonale aurait aussi considéré de façon manifestement inexacte qu'il ne pouvait plus disposer de ses avoirs sur le compte susvisé au motif que le prêt Covid avait " vraisemblablement été à l'origine de la compensation déclarée par cette banque ". Selon lui, elle avait retenu " à tort " que ce prêt devait être remboursé à raison de 600 fr. par mois, et non pas par trimestre, ce qui lui assurait des liquidités conséquentes de 10'000 fr. au moins, compte tenu des rentrées régulières sur ce compte provenant de son activité. Dite autorité avait en outre arbitrairement considéré que la compensation invoquée avait un caractère définitif, alors qu'il apparaissait " évident sinon hautement vraisemblable " que l'annulation de la faillite aurait permis à la banque de maintenir le remboursement à raison de 600 fr. par trimestre et de lui laisser l'usage du solde disponible de ce compte. Le recourant reproche encore à l'autorité cantonale d'avoir confondu la notion de trésorerie avec celle de solvabilité. Il soutient que, sur la base du dossier cantonal, il fallait admettre que les autres prétentions créancières exigibles étaient de l'ordre de 7'000 fr., puisque les créances au stade de la commination de faillite représentaient ensemble 7'000 fr., et que la totalité des créances en poursuite s'élevaient à environ 14'000 fr. Il ne voyait pas sur quelle base l'autorité cantonale avait pu nier qu'il eût la possibilité de rembourser 7'000 fr. En se fondant sur cette prétendue impossibilité au moment du recours, elle s'était mise en contradiction avec le principe juridique qu'elle avait elle-même rappelé, selon lequel une incapacité temporaire ne doit pas être confondue avec l'insolvabilité. Elle avait ainsi failli dans son devoir de comparer équitablement et objectivement l'hypothèse de la solvabilité du débiteur par rapport à son insolvabilité et avait pris une décision qui n'était dans l'intérêt ni des créanciers ni, évidemment, du débiteur lui-même, qui se trouvait " fauché dans l'effort entrepris de rétablir définitivement sa situation financière ".