Citation: I 288/06 20.04.2007 E. 4

Dans la mesure où la recourante aurait exercé, sans atteinte à la santé, une activité à temps partiel, consacrant le reste de son temps à ses activités ménagère et viticole, c'est à juste titre que l'administration et les premiers juges ont fait application de la méthode mixte d'évaluation de l'invalidité. De même n'y a-t-il pas lieu de remettre en question la répartition des tâches entre activités lucrative (35 %), ménagère (55 %) et viticole (10 %), qui n'est pas contestée. Demeure en revanche litigieuse la mesure dans laquelle l'atteinte à la santé limite les facultés de la recourante dans le cadre de ses différentes activités. Reprenant les arguments qu'elle avait déjà fait valoir devant la juridiction cantonale, elle reproche notamment à l'office AI de ne pas avoir tenu globalement compte des trois activités qu'elle exerçait et des interactions qui pouvaient exister entre elles. De son point de vue, son invalidité était totale dans l'exercice d'une activité lucrative, s'élevait à 52,2 % dans l'exercice de ses travaux habituels et à 80 % dans le cadre de son activité viticole, ce qui aboutissait à une invalidité globale de 72 %, ouvrant droit à une rente entière d'invalidité.