Citation: 9C_298/2013 E. 4.3

4.3. Si tant est que l'argumentation de l'épouse de l'assuré soit recevable, dans la mesure où elle est fondamentalement identique à celle exposée dans la demande, elle n'est une nouvelle fois pas fondée. La juridiction cantonale a effectivement considéré que l'utilisation systématique du terme pension dans les statuts de la CAP ne signifiait pas forcément que ledit terme ne visait que des prestations de la prévoyance professionnelle plus étendue dès lors que, par sa nature enveloppante, l'institution de prévoyance proposait des prestations obligatoires et surobligatoires régies par un seul et même règlement qui ne faisait aucune distinction entre les deux types de prestations. Elle a en outre relevé que, le but de l'indemnité pour conjoint survivant (cf. jugement entrepris, consid 7a/bb et cc) étant d'aider celui dont la perte de soutien n'était pas atténuée par une rente à surmonter les difficultés économiques pouvant survenir suite au décès de son conjoint et à faciliter une éventuelle reprise d'activité, la perte de soutien subie par T.________ n'avait pas à être dédommagée plus que par l'allocation de la rente minimale LPP de conjoint survivant. Cette interprétation de l'art. 48 des statuts n'est nullement remise en cause par la simple réaffirmation d'une thèse déjà défendue en première instance. Au contraire, l'argumentation du tribunal cantonal y répond justement. On ajoutera par ailleurs que l'on ne saurait faire grief aux premiers juges d'avoir confondu interprétation de la réglementation statutaire et type d'institution de prévoyance dans la mesure où, précisément, c'est la nature de l'institution en cause qui permet en l'espèce d'expliquer de façon pertinente les raisons de l'absence de dénomination différenciée pour les prestations relevant du régime obligatoire ou surobligatoire. On relèvera enfin que les considérations de l'épouse de l'assuré au sujet du fait que le but de la prévoyance n'était pas atteint dans le cas particulier et de la disproportion entre les prestations perçues concrètement et l'avoir de prévoyance accumulé par l'assuré au moment de son décès ne lui sont d'aucune utilité dès lors que, si l'objectif de la LPP est bien de permettre aux personnes assurées de maintenir leur niveau de vie antérieur comme l'a justement mentionné la juridiction cantonale (cf. jugement entrepris, consid. 4), ledit objectif n'englobe nullement le maintien du niveau de vie antérieur du conjoint d'une personne assurée et qu'une institution de prévoyance n'est tenue de servir que les prestations légales, statutaires ou réglementaires et n'a pas à se préoccuper de l'impact des prestations versées sur la situation financière concrète des bénéficiaires desdites prestations. Le recours interjeté par T.________ doit donc être également rejeté sur ce point.