Citation: 4A_594/2013 E. 6

Dans son mémoire adressé au Tribunal fédéral, le recourant affirme qu'il subit un préjudice irréparable « notamment de par l'usage abusif de la marque qui entraîne [sa] dilution ». Cette simple déclaration ne paraît pas suffire à montrer en quoi le recourant se trouve censément menacé, par la décision de refus des mesures provisionnelles sollicitées, d'un préjudice juridique irréparable. Quoi qu'il en soit, selon la décision attaquée, le recourant n'a pas rendu vraisemblable que l'intimée ait soudainement développé, dès 2009, une activité dans le domaine de la publicité; le juge délégué présume plutôt que l'intimée a débuté dans une activité de ce genre dès son inscription sur le registre du commerce en 2005. Le recourant n'est pas intervenu, sinon par quelques lettres de protestation en 2010 et au début de 2011, et il n'a entrepris d'agir en justice que le 6 août 2013. Il a ainsi toléré une situation prétendument contraire à ses droits durant plusieurs années. Selon la décision, cette attitude dénote que dans l'éventualité où cette même situation se prolongerait durant le procès à entreprendre par le recourant, celui-ci n'en subirait pas de préjudice difficilement réparable aux termes de l'art. 261 al. 1 let. b CPC; c'est pourquoi le juge délégué rejette la requête de mesures provisionnelles. Cette appréciation échappe au grief d'arbitraire que le recourant développe sur la base de l'art. 9 Cst., de sorte que le recours, supposé recevable, est de toute manière voué au rejet.