Citation: 1P.520/2001 24.08.2001 E. 1

Cette question doit être examinée au regard de l'ensemble des circonstances concrètes d'espèce (ATF 126 I 172 consid. 5a p. 177; 124 I 208 consid. 6 p. 215; 123 I 268 consid. 3a p. 273; 116 Ia 143 consid. 5a p. 147; 107 Ia 256 consid. 1b p. 257; voir aussi les arrêts de la CourEDH dans les causes Muller c. France, du 17 mars 1997, Recueil des arrêts et décisions 1997 p. 374, § 35 et W. c. Suisse, du 26 janvier 1993, Série A vol. 254, § 30). b) En l'occurrence, le recourant se trouve en détention préventive depuis le 21 avril 2000 sous les inculpations de crime manqué d'assassinat, subsidiairement de crime manqué de meurtre, plus subsidiairement de lésions corporelles graves, encore plus subsidiairement de lésions corporelles simples qualifiées, de mise en danger de la vie d'autrui, de contrainte, de séquestration, d'infraction à la loi fédérale sur les armes, les accessoires d'armes et les munitions, d'infraction grave et de contravention à la loi fédérale sur les stupéfiants. Même si l'on ne voulait retenir que les lésions corporelles simples, cette infraction entrerait en concours avec les délits de contrainte et de séquestration, avec la contravention à la loi fédérale sur les armes et, enfin, avec l'infraction grave à la loi fédérale sur les stupéfiants, passible à elle seule de la réclusion ou de l'emprisonnement pour un an au moins. La durée de la détention préventive subie à ce jour est donc encore compatible avec la peine à laquelle s'expose le recourant. De ce point de vue, le principe de la proportionnalité est respecté.