Citation: 6B_1045/2017 E. 3.3

3.3. Dans la mesure où la pratique genevoise réserve des exceptions au principe du forfait, charge à l'avocat de justifier l'ampleur des opérations dont la couverture ne serait pas assurée par dit forfait, elle permet de tenir compte des cas qui sortent de l'ordinaire sous l'angle de leur complexité ou de leur volume, ainsi que l'exige la jurisprudence (consid. 3.1 supra). Dans l'arrêt 6B_594/2015 dont le recourant se prévaut, le Tribunal fédéral avait considéré que le raisonnement de la cour cantonale était arbitraire dès lors qu'après avoir indiqué qu'il convenait d'adapter ledit forfait, ne reposant sur aucune base légale ni réglementaire, l'autorité précédente, bien que relevant l'importante correspondance échangée, s'était limitée au maximum fixé par ledit forfait. Dans le cas d'espèce, l'arrêt attaqué ne contient pas une telle contradiction, mais relève de manière pertinente que le recourant ne démontre pas que le dossier aurait été particulièrement complexe ni volumineux. En effet, il ne suffit pas de présenter une note d'honoraire dont il découle que les opérations du conseil juridique gratuit ne sont pas intégralement couvertes par le montant forfaitaire pour démontrer qu'il se justifie, dans le cas d'espèce, de s'écarter du forfait (ATF 143 IV 453 consid. 2.5.1 p. 455; 141 I 124 consid. 4.4 p. 129; cf. arrêt 6B_838/2015 du 25 juillet 2016 consid. 3.5.2). Le recourant ne dit pas en quoi son mandat sortait de l'ordinaire, et il n'apparaît pas que les honoraires alloués soient hors de tout rapport raisonnable avec les prestations qu'il a fournies en qualité de conseil juridique gratuit. Compte tenu de ce qui précède, la cour cantonale n'a pas violé le large pouvoir d'appréciation dont elle dispose. Le grief est infondé.