Citation: 2C_28/2024 E. 4.6

4.6. Les conditions d'immatriculation prévoient que l'enseignement doit avoir porté sur la biologie, la chimie ou la physique. La recourante reconnaît elle-même que le contenu d'"Enseignement scientifique" est différent de celui de ces branches et le qualifie de matière pluridisciplinaire abordant des thèmes relevant de la chimie, physique et des sciences de la vie et de la terre. Comme l'ont estimé les juges précédents, cette matière est très générale, abordant des sujets tels que "La longue histoire de la matière", le "Soleil, notre source d'énergie", "La terre, un astre singulier", "Science, climat et société", "Le futur des énergies" et "Une histoire du vivant". Elle ne peut être tenue pour une étude des sciences appliquées. Au demeurant, comme le mentionne l'intéressée, swissuniversities a considéré lors de son évaluation du nouveau baccalauréat (cf. infra consid. 5.5), selon l'arrêt attaqué, que la branche "Enseignement scientifique" ne pouvait être assimilée à l'une des branches de la catégorie 4. Quant à l'argument fondé sur le nombre d'heures à retenir pour la comparaison des matières, il n'est pas pertinent. Les mathématiques représentent, en effet, la catégorie 3 (cf. supra consid. 4.1.2) et le nombre d'heures d'enseignement qui y est consacré ne peut donc être intégré dans une autre catégorie. Il découle de ces éléments que, la recourante n'ayant suivi aucun cours tombant dans la catégorie 4 en terminale, son baccalauréat général présente une différence qui peut être qualifiée de substantielle, au sens de l'art. VI.1 de la Convention de Lisbonne, avec la maturité gymnasiale, justifiant le refus d'immatriculation. La Cour de justice n'a pas violé le droit international et le grief est rejeté.