Citation: 6B_33/2020 E. 3

En relation avec la consultation du 26 janvier 2015, la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir considéré que " seule l'absence de preuves matérielles ne permettait pas de condamner le prévenu " sans expliquer quelles preuves matérielles auraient dû être apportées par l'accusation, alors que la condamnation aurait aussi pu être fondée sur un faisceau d'indices. La cour cantonale aurait également, à tort, mis sur pied d'égalité les déclarations des deux parties quant à leur crédibilité respective. Elle relève ainsi qu'après avoir dit, en se référant à l'appréciation de l'autorité de première instance, que les déclarations de la recourante avaient été constantes, claires et dépourvues de contradictions, la cour cantonale avait aussi indiqué que ses propos avaient été parfois contradictoires ou peu clairs. Selon la recourante il n'y aurait, en particulier, pas eu de contradiction lorsqu'elle avait, dans un premier temps, affirmé avoir senti le sexe en érection de l'intimé contre son vagin, puis qu'elle avait admis s'être demandé si l'intimé l'avait gardé dans son jeans ou l'en avait extrait. Cette évolution dans ses déclarations aurait simplement traduit, dans un premier temps, la recherche d'une explication rationnelle simple à ce qu'elle avait ressenti, puis sa conviction qu'il s'agissait bien du sexe de l'intéressé. La recourante fait toutefois fausse route dans sa démarche sur le premier point. Que la cour cantonale ait constaté que le dossier ne contenait pas de preuves matérielles permettant d'étayer la version des faits contenue dans l'acte d'accusation ne lui imposait pas d'expliquer quelles preuves auraient dû être rapportées et ne l'ont pas été. La cour cantonale a, du reste, exposé qu'un examen biologique de la blouse du médecin, censément tachée de sperme selon les explications de la recourante, n'avait pu être réalisé, et que, de surcroît, la présence de ce liquide sur ce vêtement aurait supposé qu'après avoir traversé le sous-vêtement et le jeans de l'intéressé, cette substance eût été encore suffisamment abondante pour maculer la blouse, ce qui n'était pas évident (jugement d'appel consid. c.ck, p. 30). Or, la cour cantonale a également souligné qu'il était peu concevable que l'intimé ait pu sortir son sexe subrepticement de son pantalon, sans s'interrompre et sans faire de bruit, en pleine auscultation, à l'insu de la recourante (jugement d'appel eodem loco), ce que la recourante ne conteste pas précisément dans son recours. La cour cantonale pouvait aussi conclure sans arbitraire, sur un plan plus général, que les déclarations de la recourante, en tant qu'elles faisaient état de ce qu'elle avait ressenti ou vu, respectivement de l'interprétation donnée a posteriori de ce ressenti et de ses observations, en particulier quant à la pression sur son sexe alors que l'intimé était penché sur elle et à l'humidité sur la blouse du médecin, n'étaient pas à elles seules si convaincantes qu'elles puissent emporter d'emblée la conviction. Elles devaient donc être confrontées à celles de l'intimé, qui ne pouvaient, non plus, être écartées d'un revers de la main nonobstant quelques incohérences et des modifications intervenues au cours du temps. Cette approche n'est, en tout cas, pas insoutenable. Pas plus qu'il n'était insoutenable de conclure qu'il demeurait un doute quant à savoir si la recourante avait bien perçu la pression d'un sexe en érection et non celle d'un autre objet dans la poche de la blouse de l'intimé, tel un tube de gel d'examen. Si la décision cantonale présente effectivement à l'intervalle de quelques lignes les déclarations de la recourante respectivement comme claires et dépourvues de contradictions, en se référant à la décision de première instance, puis comme " parfois contradictoires ou peu claires ", la cour cantonale, qui disposait d'un plein pouvoir d'examen sur cette question, a exposé précisément en quoi consistaient, à ses yeux, ces contradictions et manques de clarté (jugement d'appel consid. c.ci, p. 27). Comme déjà évoqué, cette appréciation n'est pas insoutenable. La maladresse rédactionnelle demeure ainsi sans conséquence sur l'issue du litige. Pour le surplus, la recourante se borne à fournir sa propre appréciation sur le contenu des poches de la blouse de l'intimé, sur la situation exacte de ces poches au moment où le médecin s'est penché sur elle, sur la position qu'aurait dû adopter l'intéressé durant cet examen, sur la justification des actes médicaux effectués à ce moment-là ainsi que sur la crédibilité des déclarations de l'une et de l'autre sur tous ces points et d'autres encore (possibilité de fermer simultanément ou non les deux portes du cabinet donnant sur le secrétariat, présence de roulettes sous le mobilier et possibilité de le déplacer). Etant précisé que la cour cantonale n'a pas ignoré ces éléments et a, en particulier, noté, outre une certaine maladresse de l'intimé, de probables manquements à la déontologie de sa profession (jugement d'appel consid. c.ck in fine, p. 30 s.), il n'est pas nécessaire de se pencher plus avant sur ces développements de l'écriture de recours qui sont typiquement appellatoires (v. supra consid. 1).