Citation: 6B_749/2022 E. 9.4

9.4. Dans un second grief, le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir accordé un poids suffisant à certains éléments à décharge, en particulier son profil psychologique, le contexte émotionnel qui a entouré les faits ou encore son enfance chaotique. D'emblée, il est relevé qu'en se contentant de dire qu'elle aurait dû accorder un poids plus important à ces éléments, sans expliquer pourquoi ou comment elle aurait dû en tenir compte, ni en quoi ils revêtent une importance suffisante pour mener à une diminution de sa culpabilité, le recourant ne présente aucun grief recevable, à défaut de motivation (art. 42 al. 1 et 2 LTF). Quoi qu'il en soit, comme indiqué supra, l'alléguée dimension émotionnelle dans laquelle se trouvait le recourant au moment d'agir, tout comme d'ailleurs son enfance difficile, sont insignifiantes en comparaison avec les éléments relevés congrûment par la cour cantonale. Dans cette mesure, on ne décèle pas qu'elle aurait dû accorder un poids plus important aux éléments soulevés par le recourant, dont elle a adéquatement tenu compte, respectivement qu'elle aurait prononcé une peine excessive au point de constituer un abus de son pouvoir d'appréciation. Au contraire, comme admis par la jurisprudence (ATF 141 IV 61 consid. 6.1.2; 132 IV 102 consid. 9.1), le double assassinat justifie en l'espèce à lui seul la peine privative de liberté à vie prononcée.