Citation: 9C_23/2018 E. 5.2

5.2. L'office AI a, par communication du 10 juin 2013, alloué à A.________ une mesure de reclassement consistant en une formation d'employé de commerce (du 1 er août 2013 au 31 juillet 2015) et, partant, considéré, implicitement du moins, que cette mesure était appropriée pour permettre à l'assuré de recouvrer une capacité de gain satisfaisante. Eu égard à l'objet du litige, la présente procédure n'est par conséquent pas le lieu pour examiner le bien-fondé de l'octroi de cette mesure (cf. ATF 139 V 399 consid. 6.1 p. 404). L'issue de la mesure de reclassement, en tant qu'élément ou complexe de faits résultant de l'appréciation des preuves, ne peut par ailleurs en soi faire l'objet d'une décision en constatation; contrairement aux considérations des premiers juges, elle relève de l'examen du droit à la prestation à venir (arrêt I 712/03 du 22 mars 2004 consid. 3.3.4 et la référence). Après avoir interrompu le reclassement de l'intéressé (communication du 7 août 2014), c'est dès lors à juste titre que l'office AI a rendu, le 9 mai 2016, une décision portant sur le droit de l'intéressé à des mesures de réadaptation d'ordre professionnel. Cela précisé, la juridiction cantonale a constaté, de manière à lier le Tribunal fédéral (consid. 2 supra), que le recourant ne supportait pas la pression des examens et qu'il sombrait souvent dans l'alcool peu avant ces échéances. Le docteur D.________ a par ailleurs mis en évidence que l'alcoolodépendance dont souffre le recourant constituait une affection primaire non constitutive d'invalidité. Aussi, le syndrome de dépendance à l'alcool n'était ni la cause ni la conséquence d'une atteinte à la santé psychique ou somatique ayant valeur de maladie (sur le caractère invalidant de la dépendance, en particulier à l'alcool, cf. ATF 124 V 265 consid. 3c p. 268; arrêts 9C_618/2014 du 9 janvier 2015 consid. 5.2-5.4 et 9C_706/2012 du 1 er juillet 2013 consid. 3.2 et les références). Il faut donc en conclure que le recourant, qui a interrompu son reclassement professionnel dès le 5 mai 2014, n'était pas apte à suivre avec succès une formation d'employé de commerce, tant objectivement que subjectivement. Il n'y avait dès lors pas lieu de poursuivre la prise en charge de cette mesure. Le droit à l'indemnité journalière devient par ailleurs caduc lorsqu'il est constaté que la mesure de réadaptation n'est plus poursuivie (art. 20 quater al. 4 RAI). L'argumentation du recourant tombe ainsi à faux.