Citation: 6B_275/2022 E. 2.3.2

2.3.2. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte d'un certain nombre d'éléments. S'agissant premièrement du caractère très bref de son séjour irrégulier en Suisse, la cour cantonale en a expressément fait état au moment de fixer la quotité de la peine, spécifiant même la période exacte en question, soit du 7 au 16 mars 2020 et du 4 septembre au 17 octobre 2020. S'agissant de son renvoi en Suisse par les autorités néerlandaises, la cour cantonale en a spécifiquement tenu compte, allant même jusqu'à diminuer la durée retenue de son séjour irrégulier par rapport au jugement de première instance. S'agissant encore des excuses qu'il a formulées, il y a lieu de constater que la cour cantonale n'a pas méconnu cet élément, mais a considéré qu'il s'agissait d'excuses de circonstances ne démontrant pas une réelle prise de conscience (jugement attaqué consid. 6.3). En ce qui concerne ses démarches pour se procurer un document de voyage, il y a lieu de constater que la cour cantonale n'a pas méconnu cet élément, mais a considéré qu'il s'agissait d'un simple prétexte, de sorte qu'il n'était pas pertinent (jugement attaqué consid. 4.3). Finalement, s'agissant du courrier produit en copie lors de l'audience d'appel, document qui démontrerait sa volonté de ne plus récidiver, la cour cantonale n'a pas méconnu cet élément, puisqu'elle a précisément retenu, sur la base de tous les faits de la cause, que le comportement du recourant ne suffit pas à démontrer une réelle prise de conscience, autrement dit, que le risque de récidive existe.