Citation: 1C_540/2023 E. 5.1

5.1. Comme le relève la Cour des plaintes, une violation du principe de la célérité par les autorités brésiliennes devra être invoquée auprès de celles-ci. Pour ce qui concerne la procédure d'entraide judiciaire, le principe de célérité (art.17a EIMP) tend en premier lieu à favoriser une entraide efficace. L'intérêt privé des titulaires de biens séquestrés doit être mis en balance non seulement avec l'intérêt de l'Etat requérant à recueillir les preuves nécessaires à sa procédure pénale ou à obtenir la remise de valeurs en vue de confiscation ou de restitution, mais aussi avec le devoir de la Suisse de s'acquitter de ses obligations internationales. S'agissant d'une procédure administrative ouverte à la requête d'un Etat étranger, la pratique se montre ainsi plus tolérante qu'en matière de procédure pénale (arrêt 1C_152/2018 du 18 juin 2018 consid. 6.1). La règle est que les objets et valeurs dont la remise est subordonnée à une décision définitive et exécutoire dans l'Etat requérant au sens de l'art. 74a al. 3 EIMP demeurent saisis jusqu'à réception de la décision étrangère ou jusqu'à ce que l'Etat requérant fasse savoir à l'autorité d'exécution qu'une telle décision ne peut plus être rendue selon son propre droit, notamment à raison de la prescription (art. 33a OEIMP [RS 351.11]).