Citation: 9C_617/2023 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, à l'inverse de ce que soutient le recourant, l'autorité précédente a, en reprenant l'argumentation du médecin du SMR (avis du 15 novembre 2021), indiqué les raisons essentielles pour lesquelles elle s'écartait des conclusions de l'expertise privée du docteur G.________ (sur l'étendue de son devoir de motivation, voir ATF 149 V 156 consid. 6.1; arrêt 9C_290/2024 du 3 octobre 2024 consid. 4.1 et les références, destiné à publication). Dès lors, le recourant était en mesure d'attaquer utilement les considérations de l'autorité précédente, ce qu'il a d'ailleurs fait. Le droit d'être entendu n'impose par ailleurs pas à l'autorité judiciaire d'ordonner systématiquement une expertise judiciaire lorsque l'assuré affirme que les spécialistes qui se sont exprimés divergent sur certains points essentiels de leurs conclusions, quoi qu'en dise le recourant. Le recourant fait encore grief à la cour cantonale d'avoir refusé pour des motifs matériels (appréciation du trouble de la personnalité, du trouble dépressif, de la phobie sociale et du trouble obsessionnel compulsif) la mise en oeuvre d'une expertise judiciaire pour départager les conclusions des docteurs E.________ et G.________. La question de savoir si l'autorité précédente a fait preuve d'arbitraire sur ce point, en particulier celle de savoir si elle pouvait suivre les conclusions du docteur E.________, ne peut pas être séparée des arguments soulevés par le recourant concernant l'établissement des faits et l'appréciation des preuves effectués par la cour cantonale. Partant, ce grief sera traité dans ce cadre. Il s'ensuit que le grief de violation du droit d'être entendu doit être rejeté, en tant qu'il ne se confond pas avec celui de violation du principe de l'interdiction de l'arbitraire.