Citation: 8C_110/2016 E. 6.3

6.3. En l'occurrence, on ne saurait guère reprocher aux docteurs G.________ et C.________ de ne pas être en mesure de déterminer si la fissuration est due à un accident ou à une maladie. La qualification de lésion corporelle assimilée à un accident sert précisément à éviter, au profit de l'assuré, la distinction souvent difficile entre maladie et accident pour les lésions figurant à l'art. 9 al. 2 OLAA. Cela étant, le docteur G.________ ne laisse planer aucun doute quand il explique que le statu quo sine a été atteint et les rapports de la F.________, qui ne s'est pas clairement prononcée sur cette question, ne permettent pas de remettre en cause son opinion. De manière tout aussi claire, le docteur C.________ estime que, à supposer que la lésion soit accidentelle, le statu quo sine serait atteint à la mi-septembre. Certes, son avis n'est que peu étayé mais cela n'est pas déterminant, dans la mesure où les juges cantonaux pouvaient se fonder sur le rapport du docteur G.________ pour fixer le statu quo sine. Il en résulte, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner une instruction complémentaire comme le demande la recourante, que la juridiction cantonale n'a pas violé le droit fédéral en supprimant le droit de l'assurée au indemnités journalières à compter du 8 décembre 2014 et en confirmant la fin de la prise en charge du traitement médical au 31 décembre 2014.