Citation: 5A_351/2012 E. 3.4.1

3.4.1. En tant que la recourante se plaint de ce que l'office aurait insuffisamment tenté la conciliation et omis d'indiquer le montant des prétentions des créanciers saisissants lors des pourparlers, il résulte du dossier de la cause que les créanciers et les membres de la communauté, y compris le débiteur, ont été convoqués par l'office à une séance en vue d'une entente amiable destinée soit à désintéresser les saisissants soit à dissoudre la communauté et déterminer la part du produit de la liquidation revenant au débiteur. Certains créanciers et membres de la communauté, dont la recourante, ne s'y sont pas présentés. Les pourparlers ont échoué; en particulier la proposition de la recourante, faite par écrit, d'acheter la part du débiteur au prix de 14'000 fr. a été refusée par celui-ci ainsi que par I.________. Cet échec est donc dû autant à l'absence de certaines des personnes convoquées qu'au refus de la proposition faite par la recourante. S'agissant du montant des prétentions des créanciers saisissants, il figure sur les procès-verbaux de saisie. La convocation aux pourparlers de conciliation ne contient en revanche que la liste desdits créanciers. Quoi qu'il en soit, la recourante qui ne s'est pas présentée à la séance devant l'office est malvenue de se plaindre que cet élément lui aurait été caché. Même à supposer que le montant exact des prétentions des créanciers saisissants ait été ignoré par certains participants, on ne saisit pas en quoi sa connaissance aurait pu conduire à un accord dès lors que le débiteur et les créanciers, qui ne pouvaient méconnaître les procès-verbaux de saisie, n'ont pas accepté la proposition de la recourante. Une entente amiable n'était pas davantage possible lors l'audience du 1er février 2011 devant l'autorité inférieure de surveillance dès lors que les créanciers et le débiteur n'y ont pas participé. Aussi, il importe peu que le préposé ait indiqué à cette occasion que les poursuites en cours s'élevaient à 23'131 fr. 90 et que les actes de défaut de biens totalisaient 107'864 fr. 55 sans préciser que les prétentions des créanciers saisissants n'étaient que de 4'348 fr. 85. Il suit de là que l'échec de pourparlers amiables a été valablement constaté.