Citation: I 151/03 10.06.2003 E. 4

4.1 Dans un premier moyen, la recourante conteste la répartition à parts égales de ses activités lucrative et ménagère retenue en l'espèce par l'administration et la juridiction cantonale. Elle considère que cette répartition ne doit pas être déterminée une fois pour toutes, mais qu'elle doit être réadaptée chaque année, eu égard au fait que le temps nécessaire à l'éducation de ses enfants diminue progressivement, lui permettant d'augmenter d'autant celui consacré à l'exercice d'une activité lucrative. 4.2 Pour savoir si un assuré doit être considéré comme une personne exerçant une activité à plein temps ou à temps partiel, respectivement pour déterminer la part de l'activité lucrative par rapport à celle consacrée aux travaux ménagers, il convient d'examiner ce que ferait l'assuré dans les mêmes circonstances s'il n'était pas atteint dans sa santé. Pour les assurés travaillant dans le ménage, il faut tenir compte de la situation familiale, sociale et professionelle, ainsi que des tâches d'éducation et de soins à l'égard des enfants, de l'âge, des aptitudes professionnelles, de la formation, des dispositions et des prédispositions. Selon la pratique, la question du statut doit être tranchée sur la base de la situation telle qu'elle s'est développée jusqu'au moment où l'administration a pris sa décision, encore que, pour admettre l'éventualité selon laquelle l'assuré aurait exercé une activité lucrative s'il avait été en bonne santé, il faille que la force probatoire reconnue habituellement en droit des assurances sociales atteigne le degré d'une vraisemblance prépondérante (ATF 125 V 150 consid. 2c, 117 V 194 ss consid. 3b et références citées; Pratique VSI 1997 p. 301 ss consid. 2b, 1996 p. 209 consid. 1c, et références citées). 4.3 En l'occurrence, la recourante est mère de deux enfants nés respectivement aux mois de novembre 1995 et d'avril 1998. Une part importante de son temps est par conséquent consacrée aux soins et à l'éducation de ces derniers, ainsi qu'à la tenue de son ménage. L'administration et les premiers juges ont fixé cette part à 50 %, ce qui est non seulement raisonnable et équitable au vu des charges ménagères et familiales de l'assurée, mais ressort en outre des déclarations de cette dernière (rapport d'enquête du 21 novembre 2000). Au demeurant, la Cour de céans fait siens les arguments développés sur ce point par l'office et les premiers juges. C'est donc à juste titre qu'en application de la méthode d'évaluation mixte, l'administration et les premiers juges ont déterminé le degré d'invalidité de l'assurée sur la base d'une répartition à parts égales de ses activités lucrative et ménagère.