Citation: 9C_585/2023 E. 7

C'est finalement en vain que la recourante conteste avoir refusé les mesures de réadaptation proposées. Selon les faits constatés par la juridiction cantonale, de manière à lier le Tribunal fédéral (supra consid. 1), la recourante a été convoquée à un entretien les 27 juin 2018, 13 juillet 2021 et 29 septembre 2021 afin de lui proposer un soutien pour la recherche d'une activité avec le maintien du versement de la rente pendant deux ans. Le 29 septembre 2021, l'office AI lui a plus particulièrement proposé de mettre en oeuvre une mesure de réinsertion professionnelle, à bas seuil et sans exigence de rendement pour lui permettre de reprendre progressivement un rythme de travail. Or, selon les faits constatés par la juridiction cantonale, la recourante a décliné ces différentes propositions, car elle se considérait comme totalement incapable de travailler. Les conditions matérielles posées par le droit fédéral à l'octroi d'une mesure de réadaptation d'ordre professionnel n'étaient par conséquent pas réalisées au moment de la décision du 14 octobre 2021, faute d'aptitude subjective de la recourante à la réadaptation. En tout état de cause, même si la recourante a perçu une demi-rente de l'assurance-invalidité pendant plus de quinze années, l'administration ne saurait prendre en charge le coût d'une mesure de réadaptation qui apparaît d'emblée irréaliste, faute d'aptitude subjective (arrêt 9C_407/2021 du 17 mai 2022 consid. 6 et les références).