Citation: 1A.2/2006 24.05.2006 E. 4

Les recourants invoquent enfin l'art. 2 EIMP, en produisant un rapport relatif aux violations des droits de l'homme commises dans l'Etat requérant. 4.1 La Chambre d'accusation a considéré que la société recourante ne pouvait, en tant que personne morale, se prévaloir de cette disposition, ce qui est conforme à la jurisprudence constante (ATF 129 II 268 consid. 6 p. 270 et les arrêts cités). Quant aux personnes physiques, elles ne peuvent invoquer l'art. 2 EIMP que si elles rendent vraisemblable l'existence d'un risque sérieux et objectif, susceptible de les toucher de manière concrète (ATF 130 II 217 consid. 8.1. 227 et les arrêts cités). Tel est le cas de l'accusé se trouvant sur le sol de l'Etat requérant, ou de la personne soumise à une demande d'extradition ou de transfèrement de la part de cet Etat (ATF 130 II 217 consid. 8.2 p. 227 et la jurisprudence citée). La Chambre d'accusation a retenu que C.________ est domicilié en Autriche, ce qui le met à l'abri des mauvais traitements qu'il prétend redouter. Les recourants ne mettent nullement en doute cette appréciation, d'autant mieux fondée qu'un non-lieu a été prononcé dans l'Etat requérant. 4.2 L'OFJ indique qu'il entend néanmoins requérir certaines garanties de la part de l'Etat requérant, conformément à l'art. 80p EIMP, "afin de permettre la poursuite des relations d'entraide avec le Belarus dans l'intérêt de la lutte contre la criminalité transnationale et afin d'éviter que la place financière suisse ne soit utilisée à des fins criminelles". Les recourants n'ayant pas qualité pour agir sur ce point, il n'appartient pas au Tribunal fédéral - qui n'est pas une autorité de surveillance - de se prononcer sur le principe et sur le contenu de ces garanties. Il y a lieu néanmoins de relever que l'éventuelle décision que prendra l'OFJ en vertu de l'art. 80p al. 3 EIMP ne pourra pas être remise en cause par les recourants, pour les raisons qui précèdent.