Citation: 5A_8/2023 E. 7.3

7.3. Selon la jurisprudence, les calculateurs d'impôts proposés en ligne peuvent servir d'aide à la détermination de la charge fiscale (ATF 147 III 457 consid. 4.2.3.3). Contrairement par exemple au calculateur d'impôts de la Confédération, que l'on trouve en libre accès sur internet (https://swisstaxcalculator.estv.admin.ch), les feuilles de calcul " Berechnungsblätter " citées et utilisées par l'autorité cantonale ne le sont pas et leur accès est payant (https://berechnungsblaetter.ch). Cela étant, les calculateurs d'impôts, qu'ils soient librement accessibles ou non, fonctionnent sur le même principe, à savoir qu'ils permettent un calcul de la charge fiscale par le biais d'une opération arithmétique automatisée, qui tient compte principalement des revenus de la personne pour laquelle la charge doit être fixée ainsi que des déductions légalement admises. Dès lors qu'il s'agit d'un calcul technique, l'exigence de motivation qui incombe à l'autorité est relativisée à cet égard. En l'occurrence, la décision querellée contient des tableaux récapitulatifs de tous les postes de revenus et charges retenus pour les parties et leurs enfants, pour les huit périodes de calcul déterminées. A l'aide des données le concernant, le recourant - de surcroît assisté par un mandataire professionnel - pouvait vérifier sans peine, à l'aide d'un calculateur en libre accès ou d'une autre méthode adéquate, dans quelle mesure le montant de la charge fiscale retenu par l'autorité cantonale divergeait de manière arbitraire du montant qu'il obtenait par ce biais. Il pouvait ensuite parfaitement s'en prendre à la décision entreprise en expliquant pour quel motif le résultat obtenu sur la base des données retenues était insoutenable. Or, l'intéressé se contente d'invoquer la violation de son droit d'être entendu et d'affirmer que sa charge d'impôts devrait être retenue à hauteur de 1'207 fr. par mois, en se limitant à renvoyer à des calculs qu'il aurait présentés en appel et sans procéder à une distinction entre les huit périodes retenues pour le calcul de la contribution d'entretien. Il s'ensuit que le grief doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.