Citation: 1B_178/2019 E. 4.2

4.2. En l'espèce, l'instance précédente, ayant procédé à l'examen anticipé du moyen de preuve demandé par le recourant, ce dernier devait démontrer, conformément aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, en quoi cette appréciation serait arbitraire. Or le recourant se contente d'affirmer que l'audition des parties "aurait été sans aucun doute pertinente et de nature à influer sur la décision de récusation à rendre puisque ce moyen de preuve aurait permis de vérifier si une apparence de partialité pouvait être décelée chez les juges". Il prétend que "cette apparence est bien mieux détectable en entendant les personnes concernées oralement et non seulement par écrit". Partant, il n'explique pas précisément quels faits devraient être établis, de sorte que le grief ne répond pas aux exigences accrues de motivation précitées. Le Tribunal cantonal a en outre retenu qu'il n'y avait pas lieu de douter de la parole du Juge Stéphane Epiney lorsqu'il avait déclaré n'avoir eu aucun entretien téléphonique avec une journaliste de Rhône FM. A cet égard, comme s'il plaidait devant une cour d'appel, le recourant se borne à soutenir que l'audition du Juge prénommé aurait permis d'établir que celui-ci aurait eu des contacts téléphoniques avec la presse. Le grief, insuffisamment motivé, est par conséquent irrecevable. Au demeurant, les Juges intimés ont pris position par écrit les 28, 29 janvier et 20 février 2019. L'instance précédente pouvait donc, sans violer le droit d'être entendu du recourant, rejeter la réquisition de preuve tendant à leur audition orale.