Citation: 8C_623/2014 E. 6

En l'occurrence, par son argumentation, la recourante ne conteste pas tant l'application du droit par les premiers juges que leur appréciation des preuves et constatation des faits. Ceux-ci ont retenu, sur la base d'éléments tirés du dossier et vu le manque d'explications concrètes de la recourante sur ses moyens financiers, qu'elle devait disposer de ressources tierces qui lui avaient permis de faire face à ses besoins. En se contentant d'affirmer le contraire, la recourante ne fait qu'opposer sa version des faits et son appréciation des preuves à celle des juges cantonaux sans démontrer en quoi cette dernière serait arbitraire. Si l'on se réfère aux allégations contenues dans la réponse de l'intimée au recours cantonal, la recourante avait admis avoir régulièrement payé son loyer (sauf en novembre 2013) au moyen de sommes d'argent qui ne figuraient pas sur son compte postal mais ne voulait pas s'expliquer sur ce point, et se dérobait aux questions à propos du domicile de son mari et des revenus de celui-ci. Or force est de constater que tout au long de la procédure, la recourante n'a jamais pris position à cet égard, ni démontré d'une quelconque manière qu'elle avait épuisé ses ressources au moment de sa demande d'aide sociale (au moyen par exemple d'une mise en demeure pour le paiement du loyer). Par conséquent, les premiers juges pouvaient considérer que la recourante n'avait pas satisfait à son obligation de renseigner au sens de l'art. 24 LASoc et qu'en l'état du dossier, elle n'avait pas non plus rendu vraisemblable son indigence (art. 3 LASoc). Dans un tel cas de figure, l'art. 12 Cst. ne saurait trouver application.