Citation: 8C_62/2014 E. A

A.a. L'Association B.________ est une association de communes qui regroupe les agences d'assurances sociales des communes de T.________, U.________, V.________, W.________, X.________, Y.________ et Z.________. La loi du 9 novembre 2010 sur l'harmonisation et la coordination de l'octroi des prestations sociales et d'aide à la formation et au logement cantonales vaudoises (LHPS; RSV 850.03) prévoit notamment un revenu déterminant unifié (RDU; art. 1 er al. 2 let.c et art. 6 à 8 LHPS). Les données nécessaires sont gérées par une base centralisée de données (art. 11 LHPS) servant à l'échange des données entre les autorités chargées du traitement des demandes et de l'attribution des prestations (art. 12 LHPS). Le règlement d'application de la LHPS du 30 mai 2012 (RLHPS; RSV 850.03.1) désigne la base de données comme le système d'information du revenu déterminant unifié (SI RDU; art. 1 er al. 4 RLHPS). L'utilisateur est la personne appartenant à l'autorité cantonale ou communale autorisée à utiliser le SI RDU (art. 1 er al. 5 RLHPS). Pour les utilisateurs, l'accès aux données du SI RDU est soumis à la condition qu'une demande de prestations ait été déposée (art. 15 al. 2 RLHPS). Les utilisateurs signent une convention de confidentialité (art. 15 al. 4 RLHPS). A.b. A.________, né en ________, a été engagé en 1995 par la Commune de X.________ en qualité d'employé d'administration auprès de l'agence communale d'assurances sociales, dont il est le préposé depuis le 1 er janvier 1998. Depuis 2007, il dispense des cours de formation dans le cadre de l'Association C.________. Le 1 er janvier 2009, il a été transféré au sein de l'Association B.________, initialement à l'agence d'assurances sociales de X.________. A la suite d'un différend l'opposant à deux employés de la Commune de X.________, il a accepté d'être transféré au sein de l'agence d'assurances sociales de W.________ au milieu de l'année 2012. Dans le cadre de ses fonctions, l'intéressé est un utilisateur du SI RDU. A ce titre, il a signé une convention de confidentialité au sens de l'art. 15 al. 4 RLHPS. Le 12 février puis le 3 avril 2013, A.________ a effectué des recherches dans le SI RDU au sujet de l'une de ses collègues, D.________. Le 10 avril 2013, E.________, supérieure hiérarchique du prénommé, a organisé une séance de travail en présence de l'intéressé et de D.________. Interpellé au sujet de ses recherches de données concernant sa collègue, A.________ a d'abord invoqué une erreur de manipulation avant d'indiquer qu'il avait l'intention d'utiliser les données recueillies afin d'expliquer le fonctionnement du SI RDU aux participants à un cours de l'Association C.________ prévu le 22 avril 2013. Par lettre du 17 avril 2013, le Comité de direction de l'Association B.________ (ci-après: le Comité de direction) a informé l'intéressé qu'il considérait les faits survenus les 12 février et 3 avril 2013 comme une violation inadmissible des règles régissant la consultation du SI RDU et passible d'un renvoi pour justes motifs. Aussi lui a-t-il imparti un délai de dix jours pour se déterminer sur les faits reprochés.