Citation: 6B_82/2013 E. 2.2

2.2. En tant que l'argumentation du recourant consiste, pour l'essentiel, à opposer sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale, elle est appellatoire, partant irrecevable. Il en va notamment ainsi lorsqu'il allègue qu'il n'est pas allé chercher le fusil, mais qu'il s'en est saisi sur le chemin de la porte et lorsqu'il prétend que l'intimé 2 ne se trouvait pas à deux mais à un mètre de lui au moment du tir. Le recourant reproche également à la cour cantonale de ne pas avoir mentionné l'existence d'une expertise de l'Institut de police scientifique (pièce 64 du dossier cantonal) qui confirmerait le caractère non létal des munitions utilisées. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, l'expertise technique ne conclut pas formellement au caractère non létal des munitions. Bien plutôt, l'expert relève que la question du caractère létal est une question de médecine légale et non une question technique. Il souligne que, de manière générale, des munitions qualifiées de « non létales », peuvent causer des blessures graves, voire causer la mort si elles sont utilisées à des distances non adéquates (p. 7 du rapport d'expertise). Il conclut qu'à une distance d'environ deux mètres, les projectiles utilisés le soir des faits, tirés par l'arme en question pouvaient pénétrer la peau et causer des blessures irréversibles aux yeux. Bien que la cour cantonale ne mentionne pas cette expertise dans son jugement, elle a bien tenu compte du fait que le recourant avait tiré une balle en caoutchouc et non une vraie balle. Sur la base des résultats de l'expertise, le recourant ne démontre pas qu'il était insoutenable de ne pas retenir le caractère non létal des munitions et de l'arme utilisées. Mal fondé, son grief doit être rejeté.