Citation: U 284/98 01.05.2000 E. 3

3.- a) En l'espèce, les premiers juges ont principalement fondé leur appréciation sur le rapport médical du docteur K.________. Les conclusions de ce document sérieusement motivées et exemptes de toute contradiction apparaissent pleinement convaincantes. En outre, il n'y a de raison de mettre en doute la valeur probante de ce rapport qui répond en tout point aux exigences de la jurisprudence en cette matière (ATF 125 V 353 consid. 3a et les références). Dans son rapport médical final du 16 janvier 1996, le docteur A.________ a du reste abouti à des conclusions similaires. Le docteur E.________ a certes conclu à l'incapacité totale de travail de son patient depuis le 1er décembre 1995, au motif particulier que celui-ci souffre de problèmes gastriques et d'une intolérance aux AINS. Ces affections étaient toutefois connues des médecins depuis 1993. Ceux-ci en avaient d'ailleurs tenu compte pour admettre que l'assuré pouvait travailler à 50 % dans son activité de serrurier. L'opinion du médecin traitant ne permet dès lors pas de remettre en cause les constatations des médecins précités. Nonobstant les affections consécutives à ses accidents, le recourant est ainsi encore en mesure d'exercer, notamment, une activité d'employé d'atelier, de cariste ou d'employé d'usine, dès lors que ces emplois ne nécessitent pas de lever les bras au-dessus de l'horizontale, autorisent la position assise ou debout et n'exigent pas le port de charges dépassant 5 à 10 kilos. Les revenus les plus bas qu'il pourrait retirer des activités précitées oscillent entre 3100 et 3800 fr. par mois, de sorte que le revenu d'invalide de 2950 fr. retenu par l'intimée n'est pas critiquable même s'il apparaît favorable à l'assuré. Au regard de son revenu non contesté comme serrurier de 7380 fr. par mois, il subit une perte de gain de 4430 fr.; son degré d'invalidité s'élève à 60 %. b) Le recourant a certes obtenu de l'assurance-invalidité une rente entière fondée sur un degré d'invalidité de 100 %. Néanmoins, à la date d'octroi de sa rente, le 1er décembre 1994, aucune pièce médicale du dossier n'attestait de son incapacité de travail totale. Il ressort au contraire des déclarations du recourant à un inspecteur de la CNA qu'il travaillait encore à 50 % pour son ancien employeur. Contrairement à la thèse soutenue par l'assuré, le taux d'invalidité retenu par l'assurance-invalidité ne saurait donc lier la CNA, faute d'être le fruit d'une évaluation conforme à l'art. 28 al. 2 LAI (Plädoyer, 1997, no 5 p. 61 consid. 2c; RCC 1987 p. 276 consid. 1a; MeyerBlaser, Bundesgesetz über die Invalidenversicherung [IVG], p. 21 ad art. 4 LAI).