Citation: C 158/01 11.12.2001 E. 2

2.- a) En l'espèce, il ressort du dossier que la décision de l'Office cantonal du travail du 23 décembre 1999 relative aux allocations d'initiation au travail a été signée par X.________ en faveur, d'une part, de sa compagne C.________ et, d'autre part, de l'Association R.________ dont il est, de son propre aveu, "quasiment le seul membre actif" (procès-verbal du 6 juillet 2000, Secrétariat général du Département cantonal genevois de justice et police et des transports). De même, est-il établi qu'en réalité ladite association n'était qu'un prête-nom pour l'atelier H.________ qui était le véritable employeur de C.________. En effet, si c'est bien l'Association R.________, représentée par X.________, qui a engagé l'assurée par courrier du 23 décembre 1999, celle-ci n'a jamais exercé d'activité au sein de cette association. Au demeurant, l'Association R.________ ne s'est jamais occupée de formation pédagogique dans le domaine artistique et repose sur l'activité bénévole de ces membres, laquelle a du reste "toujours été extrêmement réduite, voire quasi confidentielle" selon les déclarations de X.________. C.________ a en fait travaillé pour l'atelier H.________ dont le responsable, P.________ H.________, l'a formée pour enseigner la céramique et la poterie (déclaration du 5 septembre 2000 de X.________ devant le groupe réclamations de l'OCE). C'est du reste cet atelier qui assurait le salaire perçu par C.________ en sus des allocations d'initiation au travail, même si l'argent était versé à celle-ci par l'intermédiaire de l'association. Les explications de la recourante selon lesquelles son rôle était de s'occuper de l'organisation administrative de l'atelier H.________ ne changent rien à cet égard. Il est manifeste que l'Association R.________ n'a jamais employé C.________, ni ne l'a initiée à quelque activité que ce soit, sans parler de l'absence de toute intention de l'engager à la fin de sa période d'initiation au travail (art. 65 let. c LACI). Il s'en suit que les conditions du droit aux allocations d'initiation au travail n'étaient, en ce qui concerne la recourante, pas remplies. b) Mise à part l'irrégularité manifeste de la procédure utilisée par X.________ pour accorder à sa compagne des allocations d'initiation au travail par l'intermédiaire de la recourante, tant la décision sur réclamation du 21 septembre 2000 que le jugement attaqué n'apparaissent pas critiquables. En effet, il ressort du texte même de la loi et de l'ordonnance d'exécution (cf. notamment les art. 66 al. 4 LACI et 90 al. 3 et 4 OACI) que les allocations d'initiation au travail constituent typiquement une prestation allouée intuitu personae non seulement en ce qui concerne l'assuré, mais également quant à l'employeur. Il n'est dès lors pas nécessaire d'examiner si, par ailleurs, l'assurée remplissait au moment déterminant les conditions du droit aux allocations d'initiation au travail.