Citation: 6B_491/2021 E. 2.3

2.3. La recourante conteste la qualification de lésions corporelles simples retenue par la cour cantonale pour les actes commis par l'intimé 2. S'appuyant sur les avis exprimés par différents spécialistes au cours de la procédure cantonale, la recourante soutient que la dévitalisation des dents 24 et 25, associée à la pose d'un pont sur un pilier infecté (dent 27) en y incluant la dent 24, seraient à l'origine des douleurs dont elle se plaint et qui seraient constitutives de lésions corporelles graves. En l'espèce, les différents praticiens cités par la recourante ont certes relevé que la dévitalisation des dents 24 et 25 était susceptible de fragiliser ces dernières, n'était pas nécessaire, était très invasive et qu'une dent dévitalisée pouvait être douloureuse, en raison de complications, d'une dévitalisation insuffisante ou encore d'une réaction aux produits. Ces éléments ne sont pas propres en eux-mêmes à établir l'existence de lésions corporelles graves. En outre, il ressort de l'arrêt attaqué que l'un des médecins cités par la recourante ainsi que l'expert mandaté par le ministère public ont nié que la dévitalisation en cause fut à l'origine des douleurs dont se plaignait la recourante, le premier soupçonnant une origine parafonctionnelle, le second précisant que des douleurs réactionnelles étaient possibles en présence d'un traitement radiculaire, mais ne persistait en principe que quelques jours, des douleurs plus durables pouvant résulter d'un traitement très gravement inadéquat, ce qui n'était pas le cas en l'occurrence. C'est donc en vain que la recourante se fonde sur ces avis à l'appui de son grief. Par ailleurs, il ressort de l'arrêt entrepris, sans que cela ne soit contesté par la recourante, que, selon l'expert, tant la pose du pont sur la dent 27 que l'inclusion dans celui-ci de la dent 24 n'a eu pour seule conséquence que la nécessité de le démonter. Même si deux praticiens ont évoqué le fait que la longueur du pont, par les tensions entraînées, pouvait provoquer des douleurs, ce qui était aussi admis par l'intimé 2, il ressort de l'arrêt entrepris que le praticien cité par la recourante a écarté cette hypothèse, les douleurs dont se plaignait encore la recourante n'ayant pas d'explication somatique évidente, et que l'expert n'a pas pu se prononcer sur ce point et a relevé lui aussi que ces douleurs étaient difficiles à objectiver, une cause extra-dentaire devant être investiguée. Au vu de ce qui précède, la cour cantonale pouvait en conclure que la seule atteinte à l'intégrité corporelle que l'on pouvait reprocher à l'intimé 2 résidait dans la dévitalisation des dents 24 et 25. Une telle lésion ne saurait être qualifiée de grave au sens de l'art. 122 al. 3 CP, de sorte que c'est à bon droit que la cour cantonale a acquitté l'intimé 2 du chef de lésions corporelles graves par négligence.