Citation: 1B_153/2008 27.06.2008 E. 3

Le recourant conteste ensuite les risques de fuite et de récidive. Il affirme disposer d'un domicile de Suisse et n'avoir aucun intérêt à fuir; il propose de déposer son passeport ou de verser une caution. Le risque de récidive ne saurait s'apprécier à son seul comportement; sa soeur serait disposée à l'accueillir et à l'entretenir. 3.1 Les arguments du recourant (soit de simples affirmations dont la recevabilité apparaît douteuse au regard des exigences posées à l'art. 106 al. 2 LTF) ne permettent pas de remettre en cause l'existence d'un risque de fuite: le recourant est de nationalité marocaine, en situation irrégulière en Suisse; il a lui-même déclaré, en début d'enquête, être sans domicile fixe; séparé de son épouse, ne voyant sa fille qu'occasionnellement, il est également sans emploi régulier. Ses attaches avec la Suisse apparaissent insuffisantes pour prévenir une fuite à l'étranger. Le recourant propose des mesures de substitution, mais l'argument apparaît nouveau et, partant, irrecevable. Le recourant ne s'exprime d'ailleurs pas sur le montant qu'il pourrait offrir comme caution; le dépôt de son passeport n'apparaît pas comme une mesure efficace, et il ne saurait de toute façon pallier le risque de réitération. 3.2 Celui-ci ne peut en effet, lui non plus, être écarté. L'arrêt attaqué apparaît suffisamment motivé sur ce point, puisqu'il rappelle les différentes infractions commises par le recourant dès 1999, y compris en détention, ainsi que ses conditions de vie précaires. Le recourant pourrait facilement être tenté de commettre des infractions pour améliorer son train de vie, quand bien même il serait hébergé par un membre de sa famille.