Citation: 9C_405/2008 29.09.2008 E. 3

3.1 En l'occurrence, le recourant se plaint d'une constatation manifestement inexacte des faits pertinents (art. 97 al. 1 LTF), consécutive à une appréciation incomplète des preuves. En substance, il fait grief au Tribunal administratif de s'être exclusivement fondé sur les conclusions du rapport d'expertise établi par le docteur S.________, sans tenir compte du rapport d'expertise du docteur V.________ ainsi que des nombreux autres rapports médicaux qui infirmaient le point de vue de ce médecin et concluaient à une incapacité totale de travailler. 3.2 Les griefs avancés par le recourant ne justifient pas que l'on s'écarte de l'appréciation du Tribunal administratif. Comme l'ont souligné les premiers juges, l'expertise réalisée par le docteur S.________ remplit toutes les exigences formelles auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352). Les conclusions rendues par l'expert résulte d'une analyse complète de la situation médicale objective et des plaintes du recourant, et décrivent de manière claire ses limitations fonctionnelles actuelles. On relèvera en particulier que l'expertise a été réalisée en pleine connaissance du dossier médical, notamment des rapports établis par les médecins que l'assuré a pu consulter à l'Hôpital Y.________. Pour s'opposer aux conclusions de l'expertise, le recourant renvoie principalement au contenu des pièces médicales qu'il a produites au cours de la procédure. Ce faisant, il n'explique toutefois pas en quoi les points de vue consignés dans ces différents documents seraient objectivement mieux fondés que celui du docteur S.________. Au vu de la divergence consacrée par la jurisprudence entre un mandat thérapeutique et un mandat d'expertise (ATF 124 I 170 consid. 4 p. 175; arrêt I 113/06 du 7 mars 2007 consid. 4.4 et les arrêts cités), on ne saurait remettre en cause une expertise ordonnée par l'administration ou un juge et procéder à de nouvelles investigations du seul fait qu'un ou plusieurs médecins traitants ont une opinion contradictoire. Il n'en va différemment que si ces médecins font état d'éléments objectivement vérifiables ayant été ignorés dans le cadre de l'expertise et qui sont suffisamment pertinents pour remettre en cause les conclusions de l'expert. Le recourant n'établit toutefois pas que cela serait le cas en l'espèce. En particulier, on ne saurait le suivre lorsqu'il soutient que l'ensemble des médecins qu'il a consultés auraient conclu à une incapacité totale de travailler. En effet, aucun de ces médecins n'a véritablement procédé à une évaluation des conséquences de l'atteinte à la santé sur la capacité de travail.