Citation: 1P.716/2006 10.11.2006 E. B

Le 4 août 2006, le Juge d'instruction a fait droit à une demande de mise en liberté, considérant que le rôle de A.________ était nettement secondaire par rapport à celui de B.________, dont elle était l'assistante. Le Procureur général a toutefois fait opposition à l'élargissement de l'inculpée. Par ordonnance du 8 août 2006, la Chambre d'accusation a rejeté la demande de mise en liberté et prolongé la détention pour une nouvelle période de deux mois. Les déclarations faites à la police par d'anciens employés et consultants faisaient apparaître que le rôle de l'inculpée dans les détournements n'était pas secondaire. Des témoins devaient être entendus par le Juge d'instruction et il existait un risque de collusion, tant à l'égard de ces témoins que s'agissant de l'usage des fonds détournés. Le risque de fuite a été confirmé. Une nouvelle demande de mise en liberté provisoire a été rejetée le 15 septembre 2006 par le Juge d'instruction: les audiences, à raison d'une matinée par semaine, étaient programmées jusqu'à la fin de l'année, compte tenu des nouvelles plaintes. Par ordonnance du 21 septembre 2006, la Chambre d'accusation a confirmé cette décision. A.________ était apparue, pour certains clients, au même niveau hiérarchique que B.________, tous deux disposant de la signature individuelle. Le risque de collusion perdurait, s'agissant notamment de la destination des fonds détournés.