Citation: 5P.29/2003 23.06.2003 E. 3

Se référant à une attestation établie le 17 janvier 2003, les recourants soutiennent que les personnes qui ont requis des avances tout en habitant seules n'ont jamais dû fournir de renseignements concernant les revenus de leurs parents, même lorsque ceux-ci étaient millionnaires. Mais cette pièce, postérieure à l'arrêt attaqué, est nouvelle, partant irrecevable dans un recours de droit public soumis à l'exigence de l'épuisement préalable des instances cantonales (ATF 108 II 69 consid. 1 p. 71; Kälin, Das Verfahren der staatsrechtlichen Beschwerde, 1994, p. 370). Au demeurant, si les recourants entendent ainsi se plaindre d'une violation du principe de l'égalité de traitement, il convient de relever que leur mère n'habite en l'occurrence pas seule, de sorte que sa situation n'apparaît à première vue pas semblable à celle des personnes auxquelles ils se réfèrent (cf. à ce propos: ATF 125 I 1 consid. 2b/aa p. 4 et la jurisprudence citée). De plus, il n'y a en principe pas d'égalité de traitement dans l'illégalité (ATF 127 II 113 consid. 9 p. 121; 125 II 152 consid. 5 p. 166; 122 II 446 consid. 4a p. 451 s. et les références). Même à supposer que l'octroi d'avances alimentaires à des tiers sans que ceux-ci soient contraints de fournir des renseignements sur la situation financière de leurs parents constitue un traitement différent non justifié, les recourants ne pourraient donc rien en tirer: le principe de la légalité prévalant sur celui de l'égalité de traitement, le justiciable ne peut, sous réserve d'exceptions non réalisées dans le cas particulier, se prétendre victime d'une inégalité devant la loi lorsque celle-ci est - comme en l'espèce - appliquée à son cas de façon non arbitraire, alors qu'elle aurait été faussement, voire pas appliquée du tout, dans une autre affaire.