Citation: 7B_191/2023 E. A

A.a. A.________ est administrateur unique avec signature individuelle des sociétés B.________ SA et C.________ SA. A.b. Au début de l'année 2020, C.________ SA a vendu un terrain constitué en PPE à D.________, E.________, F.________, G.________, H.________, I.________, J.________ et K.________. La construction de villas, dont les prénommés sont devenus propriétaires, a été effectuée en entreprise générale par B.________ SA. Les clauses III.13 et V des contrat de vente des parts de PPE prévoient expressément que C.________ SA garantit qu'elle a satisfait et satisfera à toutes les obligations susceptibles d'être garanties par des hypothèques légales. La société s'y engage également à payer en totalité les architectes, ingénieurs, entrepreneurs, maîtres d'état, fournisseurs et autres artisans, ainsi qu'à engager toute procédure nécessaire à la levée d'hypothèque légale éventuellement inscrite en faveur d'artisans ou d'entrepreneurs; il est précisé que la société avait alors déjà reçu une procuration spécifique dans cette perspective. Selon le chiffre 8 du contrat d'entreprise générale conclu avec l'entrepreneur B.________ SA, le prix de l'ouvrage, y compris celui du terrain, est payable par acomptes échelonnés en fonction de l'avancement des travaux; aucune clause ne prévoit que tel ou tel acompte sera affecté au paiement de tel ouvrage ou de tel entrepreneur. Le chiffre 12 du contrat prévoit que l'entrepreneur général garantit qu'aucun droit de gage au sens des art. 837 ss CC ne sera créé par les maîtres d'état et que, si, pour une raison quelconque, cela ne devait pas être le cas, l'entrepreneur fournira immédiatement des sûretés pour éviter l'inscription du gage définitif, sous réserve que le maître d'ouvrage ait de son côté exécuté les obligations de paiement prévues. L'entrepreneur ne s'est toutefois pas engagé à affecter les acomptes reçus uniquement au paiement des maîtres d'état, intervenants divers et sous-traitants. A.c. A partir du 30 septembre 2022, des hypothèques légales ont été inscrites à titre superprovisoire pour un montant total de 968'753 fr. 02 sur les villas décrites ci-dessus, sans que des sûretés soient fournies. A.d. Les 19 décembre 2022 et 30 janvier 2023, les acheteurs du terrain (cf. let. A.b supra) ont déposé plainte pour abus de confiance, gestion déloyale, calomnie et délit manqué de contrainte contre A.________ et B.________ SA ainsi que, pour certains, contre C.________ SA. Les plaignants ont requis le séquestre de l'ensemble des comptes bancaires des sociétés en cause ainsi que de A.________ à hauteur de montant total des hypothèques légales inscrites et grevant les immeubles des plaignants (cf. let. A.c supra). A.e. Il ressort de courriers adressés par des maîtres d'état à certains maîtres d'ouvrage que A.________ avait refusé de payer le solde de divers travaux, les invitant à le "mettre aux poursuites" et ne retirant plus les plis recommandés qui lui étaient adressés. A.f. Par ordonnance du 7 février 2023, le Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois (ci-après: le Ministère public) a ouvert une instruction pénale contre A.________. Il le soupçonnait d'avoir, à partir du mois de février 2020, dans le cadre de la construction des villas en cause, agissant par le biais des sociétés C.________ SA et B.________ SA, détourné à leur destination, à tout le moins en partie, les montants versés par les acquéreurs qui étaient destinés, contractuellement ou par actes concluants, au paiement des sous-traitants. Ce comportement avait provoqué l'inscription d'hypothèques légales grevant les biens des plaignants. Par ailleurs, A.________ aurait, dans ce même contexte, au cours de l'année 2022, fait adresser des commandements de payer portant sur des montants indus, respectivement contestés, à tout le moins à quatre plaignants.