Citation: 6B_371/2024 E. D

Statuant sur renvoi par arrêt du 19 décembre 2023, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis l'appel formé par A.________. En substance, elle l'a reconnu coupable de brigandage pour les faits du 31 août 2019 et de complicité de brigandage pour les faits du 1er septembre 2019. Pour le surplus, elle a confirmé le jugement du 17 septembre 2021. Elle a statué sur la base des faits suivants: D.a. Né en 2006, A.________ est apprenti agent d'exploitation, cette formation étant momentanément suspendue pour motifs médicaux. Il vit chez son père. D.b. Le 31 août 2019, vers 14h50, dans le quartier de U.________, à V.________, A.________ et B.________ sont allés à la rencontre de C.________, sur demande de D.________, qui avait fixé un rendez-vous à ce dernier via Snapchat sous le pseudonyme "E.________", en prétextant vouloir lui vendre de la résine de cannabis. Ils l'ont conduit à la place de jeux pour enfants sise à l'avenue de W.________. À cet endroit, C.________ a rencontré D.________ et une dizaine d'autres jeunes, parmi lesquels se trouvaient notamment F.________, G.________, H.________, I.________ et J.________. D.________ a ordonné à C.________ de leur remettre l'argent qu'il avait apporté avec lui. Ce dernier refusant de donner son argent avant de voir la marchandise, A.________ et ses comparses lui ont fait une prise d'étranglement, lui ont demandé de vider son sac et l'ont roué de coups. F.________ lui a soustrait la somme de 100 fr. qu'il avait dans la main. À la vue des cartes bancaires contenues dans le porte-monnaie de la victime, D.________ et G.________ ont tenté de lui soutirer les codes correspondants en lui donnant plusieurs coups, soit des claques et des coups de pied. D.________ et F.________ ont finalement remis à C.________ 4 ou 5 grammes de résine de cannabis, dans le but qu'il la vende pour leur compte. Ils lui ont demandé de revenir le lendemain, au même endroit, avec une somme de 20 francs. Le groupe a finalement laissé C.________ quitter les lieux. D.________ a gardé la somme de 100 fr. dérobée par F.________. Au cours de l'altercation, D.________ a demandé à A.________ de donner plusieurs gifles à C.________. A.________ s'est exécuté avec une première gifle de la main droite, avant que C.________ ne lui bloque le bras, afin qu'il ne le frappe plus. A.________ lui a ensuite asséné une seconde gifle de la main gauche. D.c. Le 1er septembre 2019, contacté par D.________, toujours sous le pseudonyme "E.________", C.________ est retourné à la place de jeux pour enfants sise à l'avenue de W.________, dans le but de récupérer son argent ou une quantité de cannabis équivalente. Il a remis une somme de 20 fr. à F.________. Arrivé sur place, A.________ et F.________ lui ont demandé de s'asseoir sur un banc et l'ont à nouveau fouillé pour le détrousser, en vain, l'intéressé n'ayant emporté aucun argent supplémentaire ni effet personnel. Il a tenté de s'éloigner du groupe à plusieurs reprises, mais D.________ lui ordonnait systématiquement de rester près de lui. C.________ n'a dès lors pas essayé de s'enfuir, de peur d'être encore frappé. D.d. Le même jour, vers 19h00, K.________ et L.________ se sont rendus dans le quartier de W.________. K.________ souhaitait acquérir 100 grammes de résine de cannabis contre une somme de 320 francs. Les précités ont stationné aux abords de S.________ sise à la route de X.________. Par la suite, ils ont été rejoints par A.________, M.________ et B.________, qui les ont conduits, à pied, jusqu'à la place de jeux pour enfants sise à l'avenue de W.________, sur demande de D.________. À cet endroit, L.________ est resté en retrait pendant que K.________ approchait ses interlocuteurs, soit D.________, F.________, H.________, N.________, O.________, P.________, G.________, Q.________, I.________, J.________ et R.________. Voyant qu'il était tombé dans un guet-apens, K.________ a sorti un pistolet soft-air qu'il a pointé en direction de D.________ pour se protéger. Ce dernier a rapidement désarmé K.________, lui a sauté dessus, l'a fait tomber au sol et l'a longuement frappé, accompagné de plusieurs camarades. Pour sa part, D.________ a donné de violents et multiples coups de poing et de pied au visage ainsi que sur tout le corps de K.________. Il lui a également écrasé la tête contre le sol avec ses pieds et ses genoux. Alors que sa victime était à terre, D.________ lui a asséné à tout le moins un violent coup de pied au visage. Il a également fait usage d'un casque de protection appartenant à L.________ pour frapper violemment K.________ au visage. D.________ a en outre utilisé le pistolet soft-air de sa victime pour lui donner des coups de crosse. À la suite des nombreux coups reçus, la victime a saigné du nez et de l'oreille droite. O.________ a filmé le visage tuméfié de K.________ et a envoyé la séquence vidéo à plusieurs de ses camarades présents dans le parc. Durant l'agression, D.________ a soustrait le téléphone de K.________ et a frappé l'intéressé dans le but d'en obtenir les codes, qui les lui a finalement révélés. Il l'a également forcé à lui remettre son argent, soit une somme comprise entre 320 et 350 fr., avant de le rouer une nouvelle fois de coups de poing au visage. En ce qui concerne C.________, qui assistait aux événements précités, il s'est de nouveau fait frapper, sur tout le corps, par quatre de ses agresseurs, dont D.________, sous prétexte qu'il avait mal regardé l'un de ses camarades. Par la suite, D.________ l'a encore giflé, puis lui a ordonné de donner lui-même une gifle, mais deux fois plus forte, à K.________. Apeuré, il s'est exécuté. Finalement, plusieurs camarades de D.________ ont demandé à K.________ de braquer une station d'essence et de leur remettre une somme de 1'500 fr. le lendemain pour pouvoir récupérer son téléphone portable et le motocycle de L.________. K.________ a acquiescé, sans toutefois avoir l'intention d'agir, dans le but de pouvoir quitter les lieux.