Citation: 1B_245/2018 E. 4

Selon l'art. 130 let. c CPP, le prévenu doit être pourvu d'un défenseur notamment lorsque, en raison de son état physique ou psychique ou pour d'autres motifs, il ne peut pas suffisamment défendre ses intérêts dans la procédure et ses représentants légaux ne sont pas en mesure de le faire. Examinant la demande du recourant tendant à la désignation d'un défenseur d'office sous l'angle de cette disposition, le Président de la Chambre pénale d'appel et de révision l'a rejetée aux motifs que la cause portait sur une infraction contraventionnelle d'importance toute relative et ne présentait aucune difficulté de fait ou de droit et que, dans la mesure où il ne pourrait agir seul, il bénéficiait de l'assistance d'une curatrice professionnelle apte à le représenter. Le recourant ne s'en prend pas à cette motivation. Il ne prétend pas que la désignation d'un défenseur d'office s'imposerait en application de l'art. 130 let. c CPP parce qu'il serait incapable de procéder seul et que sa curatrice ne serait pas en mesure d'assurer efficacement la défense de ses intérêts dans la procédure d'appel vu les infractions en cause. Invoquant les art. 6 par. 2 et 3 let. c CEDH, 14 par. 2 du Pacte ONU II et 32 al. 1 Cst., il soutient que le refus de lui désigner un défenseur d'office violerait l'égalité des armes et que le Tribunal de police n'a pas respecté la présomption d'innocence. Le recourant n'est pas opposé à une partie plaignante qui serait assistée d'un avocat. Il ne prétend pas davantage que le Ministère public entend prendre part aux débats d'appel et que l'assistance d'un défenseur d'office devrait lui être accordée en vertu de l'art. 130 let. d CPP pour garantir l'égalité des armes entre les parties. Il appartiendra à la juridiction d'appel de statuer sur les violations de la présomption d'innocence et de l'art. 80 al. 2 CPP prétendument commises par le Tribunal de police ainsi que sur la demande d'indemnisation fondée sur l'art. 429 CPP et l'art. 3 du Protocole n° 7 à la CEDH. On ne voit au surplus pas en quoi le refus de mettre le recourant au bénéfice d'un défenseur d'office irait à l'encontre de la garantie de l'accès au juge consacrée aux art. 29a Cst. et 6 CEDH. Enfin, les critiques se rapportant aux constatations de fait sont irrecevables faute pour le recourant d'expliquer en quoi elles pourraient avoir une influence sur l'appréciation des conditions posées à l'octroi de l'assistance judiciaire (cf. art. 97 al. 1 LTF).