Citation: 9C_877/2008 05.10.2009 E. A

Souffrant de troubles lombaires, S.________ a déposé le 17 septembre 2001 une demande de prestations de l'assurance-invalidité auprès de l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (ci-après: l'office AI). Dans le cadre de l'instruction de cette demande, l'office AI a ordonné la réalisation d'une expertise rhumatologique qu'il a confiée au docteur G.________. Dans son rapport du 5 août 2002, l'expert a retenu les diagnostics de troubles somatoformes douloureux sous la forme de lombalgies avec pseudo-sciatalgies droites, de cervicalgies chroniques et de gonalgie droite, de troubles dégénératifs cervicaux modérés à importants et lombaires discrets, d'arthrose fémoro-patellaire droite débutante et de reflux gastro-oesophagien avec hernie hiatale. Selon ce praticien, l'assuré disposait d'une capacité résiduelle de travail de 50 % dans son ancienne activité de manoeuvre en génie civil et de 85 % dans une activité adaptée permettant l'alternance des positions assise et debout, mais sans mobilisation du rachis en porte-à-faux, sans travaux lourds ni port de charges supérieures à 15 kilos et évitant la marche prolongée. L'office AI a encore confié la réalisation d'un examen psychiatrique à son Service médical régional (SMR), lequel a retenu un syndrome douloureux somatoforme persistant sans comorbidité psychiatrique, n'ayant pas d'incidence sur la capacité de travail de l'assuré (cf. rapport du 5 décembre 2002). Se fondant sur les conclusions des pièces médicales précitées, l'office AI a alloué à l'assuré un quart de rente d'invalidité à partir du 1er mai 2003 (décision du 2 mai 2003 confirmée sur opposition le 9 octobre 2003). Victime d'un infarctus du myocarde le 17 mai 2004, l'assuré a demandé la révision de son droit à la rente d'invalidité (cf. lettre de son mandataire du 23 juillet 2004). Dans un rapport du 11 septembre 2004, le docteur B.________, spécialiste FMH en cardiologie, a considéré que sur le plan professionnel, l'assuré pouvait reprendre une activité sédentaire ou physiquement légère, telle que gardien ou surveillant, à raison de quatre à huit heures par jour. L'office AI a mandaté la doctoresse T.________ pour une expertise cardiologique. Dans son rapport subséquent du 5 octobre 2006, complété le 12 décembre suivant, l'expert a posé le diagnostic de status post-infarctus inféro-latéral le 24 mai 2004, de status post-coronarographie mettant en évidence une maladie coronarienne bi-tronculaire avec sténose du segment proximal de l'artère circonflexe, de la partie proximale de la coronaire droite et de la partie verticale de la coronaire droite avec triple angioplastie et implantation de trois stents, de dysfonction ventriculaire gauche discrète à modérée avec fraction d'éjection estimée à 45 % - 50 %, de troubles somatoformes multiples, d'hypertension artérielle traitée, d'hypercholestérolémie traitée et de tabagisme stoppé en 2004. Sur le plan professionnel, la doctoresse T.________ a considéré qu'une activité sans effort physique, sédentaire, à l'abri du froid, du stress et du tabac et évitant le port de charges supérieures à 5 kilos, était exigible à 60 %. Se fondant sur les conclusions de cette expertise, la division de réadaptation professionnelle de l'AI a procédé à la comparaison des revenus et abouti à un taux d'invalidité de 57 %, compte tenu d'un abattement maximal de 25 % sur le revenu d'invalide calculé sur la base des données statistiques de l'Enquête suisse sur la structure des salaires. Le 6 juin 2007, l'office AI a rendu un projet d'acceptation de rente, reconnaissant à l'assuré le droit à une demi-rente à partir du 1er août 2004. Ce dernier s'y est opposé en produisant un rapport du docteur J.________, du 19 juin 2007, faisant état de dorso-lombalgies de plus en plus invalidantes. L'office AI a soumis ledit rapport à son SMR, lequel était de l'avis que les limitations fonctionnelles ainsi que l'exigibilité d'une capacité de travail fixée à 60 % dans le cas de l'assuré tenaient à la fois compte des lombalgies attestées par le docteur J.________ et de l'atteinte cardiaque (cf. avis médical du 23 juillet 2007). Le 6 décembre 2007, l'office AI a rendu une décision par laquelle il a remplacé le quart de rente d'invalidité octroyé à S.________ par une demi-rente à partir du 1er août 2004, au motif que ce dernier présentait, après comparaison des revenus déterminants, un taux d'invalidité de 57 %.