Citation: 9C_445/2010 09.08.2010 E. 1

2.3 En l'espèce, la recourante se plaint en premier lieu d'un retard injustifié. A l'appui de son grief, elle fait valoir que plus de deux ans après l'avoir choisie comme cause pilote, le Tribunal arbitral a, contre toute attente, décidé de suspendre la procédure opposant la recourante à l'intimée pour une durée indéterminée, délai sur lequel la recourante n'aurait aucune prise et, de surcroît, sur la base d'un motif erroné. 2.4 D'après cette argumentation, on se trouve dans la situation où la décision de suspension est critiquée parce qu'elle est susceptible de conduire à une violation du principe de célérité, de sorte que le recours sera considéré comme recevable conformément à la jurisprudence précitée. Il convient donc d'entrer en matière.