Citation: 1C_610/2020 E. 5.3.1

5.3.1. Il convient de relever, à titre liminaire, que la motivation de l'arrêt attaqué apparaît guère satisfaisante sur le fond, dans la mesure où l'on ignore sur quelle base légale la constatation de la nature forestière litigieuse est fondée. A la lecture du protocole de constatation de la nature forestière et du jugement attaqué, qui n'examine pas si les critères quantitatifs sont remplis concernant la parcelle du recourant, l'on comprend - avec l'OFEV - que celle-ci a été considérée comme un cordon boisé situé au bord de cours d'eau au sens de l'art. 2 al. 2 let. c LForêts. Le législateur cantonal a en effet décidé d'attribuer un caractère forestier aux cordons boisés situés au bord de cours d'eau, attendu qu'ils assurent une fonction protectrice des berges ainsi que de conservation de la nature et des structures paysagères (cf. plan directeur forestier cantonal, p. 19, https://www.ge.ch/document/nature-plan-directeur-forestier). Selon l'OFEV, ils exercent une fonction particulièrement importante et peuvent être considérés comme forêt indépendamment de leur surface, de leur largeur ou de leur âge, conformément à l'art. 1 al. 2 OFo). Aucun grief relatif à cette qualification n'a toutefois été soulevé par le recourant.