Citation: 5A_885/2023 E. 4.2

4.2. La recourante relève que l'exigence de la communauté domestique ne serait pas une condition dogmatique et qu'elle n'aurait de sens qu'au regard de la ratio legis de l'art. 266 CC, à savoir l'existence de liens affectifs étroits, semblables à une relation filiale. Certes, C.________ n'avait pas vécu de manière ininterrompue auprès de son père et d'elle-même, mais cette circonstance était inhérente à la situation de tout enfant de parents divorcés à l'époque où les modalités d'une garde alternée ne se pratiquaient pas; il fallait en réalité considérer que, comme tout enfant de parents divorcés, C.________ vivait de facto en communauté domestique tant avec sa famille maternelle que paternelle, sa vie s'organisant autour de ces deux entités familiales. En ce sens, la présente situation était distincte de celle récemment décrite dans l'arrêt 5A_962/2019. Illustrant les véritables liens qui l'unissaient au fils de son mari depuis 1984 et affirmant leur apparentement à une relation filiale, la recourante en déduit que le défaut d'une communauté domestique vécue sans interruption durant la minorité de C.________ pouvait être compensé par l'intensité, la fréquence et la régularité des relations personnelles que celui-ci avait entretenues et entretenait d'ailleurs toujours avec elle.