Citation: 9C_384/2021 E. A

A.a. Par décision du 9 avril 2010, l'Office cantonal AI du Valais a mis A.________, née en 1972, au bénéfice de trois quarts de rente de l'assurance-invalidité à compter du 1 er décembre 2007. Le droit à cette prestation a été maintenu à l'occasion d'une révision de la rente, par communication du 19 septembre 2013. A l'issue d'une nouvelle procédure de révision du droit à cette prestation initiée en septembre 2016, l'office AI a supprimé la rente avec effet au 1er avril 2018, par décision du 16 février 2018. Cette décision est entrée en force, le recours dirigé contre celle-ci ayant été déclaré irrecevable par décision du Tribunal cantonal du canton du Valais du 28 mars 2018. A.b. En août 2018, le professeur B.________, spécialiste en néphrologie, a adressé quatre rapports à l'office AI concernant A.________ (datés des 28 février, 17 mai, 15 juin et 3 août 2018). Invitée par l'office AI à dire si cet envoi constituait une nouvelle demande, l'assurée a confirmé, le 3 septembre 2018, que ces rapports devaient être considérés comme une demande de réexamen de sa situation. Après avoir consulté le Service régional médical (SMR), l'office AI a fait savoir à l'assurée, par lettre du 19 septembre 2018, que les rapports déposés ne permettaient pas d'admettre que la situation s'était modifiée depuis la suppression de la rente de manière à influencer ses droits. Rappelant qu'il n'appartenait pas à l'administration mais à l'assurée de fournir les éléments rendant plausible une éventuelle modification du degré d'invalidité, il lui a imparti un délai échéant le 19 octobre 2018 pour produire un rapport médical détaillé précisant, entre autres éléments, le diagnostic, la description de l'aggravation de son état de santé par rapport à l'état antérieur et la date de sa survenance, le nouveau degré de l'incapacité de travail, le pronostic et d'autres renseignements utiles, ou pour apporter tout autre élément propre à constituer un motif de révision. Dans un projet de décision du 16 novembre 2018, l'office AI a informé l'assurée qu'il envisageait de refuser d'entrer en matière sur la nouvelle demande. Le professeur B.________ a déposé un rapport le 14 décembre 2018 en requérant "un délai supplémentaire" en raison d'un rendez-vous au mois de janvier 2019 à la Clinique C.________ et en annonçant que sa patiente allait contester le projet de décision jusqu'à mi-décembre 2018. Par décision du 22 février 2019, l'office AI a refusé d'entrer en matière sur la demande, au motif que la plausibilité d'une péjoration de l'état de santé ou de tout autre élément propre à constituer un motif de révision n'avait pas été démontrée.