Citation: 1C_385/2017 E. 2.1

2.1. Dans certains cas, le Tribunal fédéral peut entrer en matière lorsqu'un recours a perdu son objet, lorsque la contestation pourrait se reproduire en tout temps dans des circonstances identiques ou analogues sans qu'elle ne puisse être soumise à une autorité judiciaire avant de perdre son actualité (ATF 136 I 274 consid 1.3 p. 276). Tel n'est manifestement pas le cas en l'occurrence, l'autorité requérante ayant définitivement renoncé à l'extradition en raison de la prescription de la peine. La jurisprudence admet aussi qu'un examen au fond des griefs soulevés puisse exceptionnellement avoir lieu, en présence d'une violation manifeste de la CEDH, dans la mesure où une constatation immédiate de cette violation peut constituer une réparation adéquate (ATF 137 I 296 consid. 4.3.1 p. 299; 136 I 274 consid. 1.3 p. 276 s.; 125 I 394 consid. 4a p. 397). En l'espèce, si la recourante prétend à une indemnisation pour la détention extraditionnelle, elle dispose d'une procédure spécifique (cf. arrêt 2C_397/2012 du 19 novembre 2012) qu'elle a d'ores et déjà indiqué vouloir entamer. Il ne se justifie donc pas de procéder à une quelconque constatation à ce stade.