Citation: 6A.20/2003 02.05.2003 E. 3

Le recourant conteste, en second lieu, le refus de sa libération à l'essai. Il critique le bien-fondé de l'expertise et demande à être placé dans une institution qui lui permettrait de trouver un psychiatre pratiquant l'hypnose. 3.1 Aux termes de l'article 43 chiffre 1 alinéa 2 CP, si, en raison de son état mental, le délinquant compromet gravement la sécurité publique et si cette mesure est nécessaire pour prévenir la mise en danger d'autrui, le juge ordonnera l'internement, qui sera exécuté dans un établissement approprié. L'article 45 chiffre 1 CP prévoit que l'autorité compétente examinera d'office, au moins une fois par an, si et quand la libération conditionnelle ou à l'essai doit être ordonnée; elle requerra un rapport de la direction de l'établissement et entendra au préalable l'intéressé ou son représentant. De façon générale, une mesure ordonnée sur la base de l'article 43 CP doit être levée si son but - la prévention de nouvelles infractions - est atteint ou si sa cause - l'anomalie psychique - a disparu. Pour décider de mettre fin, définitivement ou à l'essai, à une mesure, il faut examiner l'état de la personne et le risque de nouvelles infractions (ATF 122 IV 8 consid. 3a p. 16). Lorsque le délinquant compromet un bien juridique important tel que la vie ou l'intégrité corporelle d'autrui, son internement pourra être tenu pour nécessaire au sens de l'article 43 chiffre 1 alinéa 2 CP même si le risque n'est pas particulièrement élevé. Si, au vu d'un rapport psychiatrique, le juge arrive à la conclusion que le délinquant, même traité médicalement, présente un danger pour autrui, il doit admettre que la dangerosité qui justifie l'internement est réalisée (ATF 118 IV 108 consid. 2a p. 113 s.). L'autorité compétente doit mettre en balance l'intérêt de la société à la sécurité publique avec celui du délinquant à être libéré (ATF 127 IV 1 consid. 2a p. 4 s.).