Citation: 5F_2/2015 E. 3

Le premier motif de révision invoqué par la requérante est une pièce nouvelle que son époux aurait, selon ses dires, " particulièrement bien caché[e] ". Elle l'aurait " trouvé [e] le 6 janvier 2015", " après de longues et fastidieuses recherches ". A teneur de cet acte signé de la main de l'intimé le 15 août 2008, celui-ci lui aurait donné l'autorisation de sortir du territoire du Bélarus avec l'enfant, sans aucune limite quant à la durée du séjour. Selon la requérante, ce document serait de nature à démontrer que, bien que le droit de garde était exercé conjointement, elle est venue vivre en Suisse avec son fils en toute légalité. Si la Chambre des curatelles et le Tribunal fédéral en avaient eu connaissance, ils auraient constaté l'absence de déplacement illicite au sens de l'art. 3 al. 1 let. a CLaH80. La requérante explique enfin que l'on ne saurait lui reprocher un manque de diligence, puisqu'elle a attiré l'attention de l'autorité cantonale sur le fait que son mari avait donné son autorisation en vue du départ. Il apparaît d'emblée douteux que la recourante puisse invoquer avoir fait preuve de la diligence requise. En expliquant sans plus de précision avoir " trouvé " ce document en janvier 2015 après de longues recherches, elle ne démontre nullement qu'elle était dans l'impossibilité de le récupérer plus tôt et de s'en prévaloir en procédure. A cela s'ajoute que la requérante présente une traduction dudit document dont on ignore comment et par qui elle a été effectuée. Quoi qu'il en soit, elle ne saurait se prévaloir d'une attestation rédigée en août 2008 pour démontrer qu'au moment où elle a déplacé l'enfant, à savoir six ans plus tard, elle disposait de l'accord de son mari. Le fait qu'aucune limite temporelle ne serait mentionnée dans le document ne permet pas de conclure que l'époux avait donné un accord de principe illimité dans le temps. En définitive, l'attestation produite ne constitue de toute manière pas un moyen de preuve pertinent au sens de l'art. 123 al. 2 let. a LTF, puisqu'il n'est pas de nature à modifier l'état de fait de la décision entreprise.