Citation: 6B_664/2010 07.10.2010 E. 4

4.1 Le recourant conteste ensuite la compétence du Tribunal d'accusation qu'il considère comme juge et partie dans la mesure où la décision attaquée concerne une plainte pénale qu'il a déposée à l'encontre de l'Office des poursuites de Lausanne-Est, soit d'un office judiciaire dirigé par le Tribunal cantonal. Ce dernier aurait dû se récuser en faveur d'un tribunal neutre conformément aux art. 29 et 30 du Code de procédure pénale du 12 septembre 1967 du canton de Vaud. Il précise qu'il ne pouvait pas déposer la demande de récusation avant la notification de l'arrêt attaqué, faute d'avoir disposé des informations nécessaires auparavant. 4.2 Sous réserve des droits constitutionnels cantonaux (art. 95 let. c LTF), des dispositions cantonales sur le droit de vote des citoyens ainsi que sur les élections et votations populaires (art. 95 let. d LTF) et du droit intercantonal (art. 95 let. e LTF), la violation du droit cantonal ne constitue pas un motif de recours. Le recourant peut uniquement se plaindre de ce que l'application du droit cantonal par l'autorité précédente consacre une violation du droit fédéral au sens de l'art. 95 let. a LTF -notamment de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.)- ou du droit international au sens de l'art. 95 let. b LTF (ATF 133 III 462 consid. 2.3; 133 II 249 consid. 1.2.1). Le Tribunal fédéral n'examine la violation de droits fondamentaux ainsi que celle de dispositions de droit cantonal et intercantonal (au sens de l'art. 95 let. c, d et e LTF) que si ce grief a été invoqué et motivé de manière précise (art. 106 al. 2 LTF; ATF 133 III 462 consid. 2.3; 133 IV 286 consid. 1.4). 4.3 En l'occurrence, le recourant ne soulève aucun grief d'arbitraire dans l'application du droit cantonal. Il ne prétend pas non plus que la situation ou le comportement de l'un des juges cantonaux aurait été de nature à susciter des doutes quant à son impartialité (ATF 134 I 20 consid. 4.2 p. 21, 238 consid. 2.1 p. 240; 133 I 1 consid. 5.2 p. 3; 131 I 24 consid. 1.1 p. 25 et les arrêts cités) et ne se prévaut pas d'une violation des garanties de procédure judiciaire prévues à l'art. 30 al. 1 Cst. Il n'y a donc pas lieu de rechercher si l'arrêt entrepris viole, sur ce point, l'art. 9 Cst. ou d'autres garanties constitutionnelles ou conventionnelles. Ce grief est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF). 4.4 De surcroît, dans la mesure où il se borne à contester la compétence juridictionnelle du tribunal cantonal en raison de son statut d'autorité supérieure de surveillance de l'ordre judiciaire dont les offices de poursuite font partie (cf. art. 1 al. 1, 4 al. 1 let. b et 8 al. 1 de la loi d'organisation judiciaire vaudoise [RSV 173.01]; voir également art. 14 de la loi d'application dans le canton de Vaud de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite [RSV 280.05]), il soulève un grief que -contrairement à ce qu'il prétend- il était à même d'invoquer devant l'autorité cantonale et qui se révèle par conséquent tardif (ATF 119 Ia 221 consid. 5a p. 227 et les arrêts cités).