Citation: 9C_590/2021 E. 5.1

5.1. Invoquant une violation de l'art. 23 LPP, en lien avec une constatation arbitraire des faits, la recourante reproche à la juridiction cantonale d'avoir retenu que l'incapacité de travail dont la cause est à l'origine de l'invalidité avait débuté durant l'activité de l'assurée auprès de la A.________ SA. De nombreux éléments au dossier démontreraient tout d'abord que l'assurée avait travaillé à plein temps et à l'entière satisfaction de son employeur jusqu'en 2009. Après que l'assurée eut pris l'initiative de démissionner, la A.________ SA lui avait d'ailleurs délivré un certificat de travail très élogieux. S'il est vrai que les sommes inscrites dans le compte individuel de l'assurée pour les années 2007 et 2008 étaient inférieures à celles afférentes à l'année 2006, la baisse était "seulement de 16 à 18 % selon le nombre considéré". Par conséquent, la recourante soutient qu'il était arbitraire de se référer au salaire perçu, respectivement au salaire assuré, pour retenir une baisse du taux d'occupation de 20 % ainsi que de la capacité de travail de même grandeur. Même à supposer que l'assurée eût diminué son taux d'activité en 2007, comme l'avait retenu la juridiction cantonale, la recourante fait ensuite valoir que le dossier ne contient aucun certificat médical établi "en temps réel". Il n'existerait en particulier aucun document démontrant qu'elle avait été absente pour motif de santé de façon significative durant ses rapports de travail. Le dossier ne contiendrait ainsi aucun élément objectif sur le plan de la santé, tels que des absences répétées et significatives sur le plan des relations de travail, ce qui démontrerait que la réduction retenue par la juridiction cantonale du temps de travail de l'assurée était motivée par un choix subjectif de celle-ci. La recourante rappelle en outre que l'assurée avait déclaré avoir connu un "conflit majeur" sur son lieu de travail, couplé à l'époque à une "rupture sentimentale après 4 ans de relation affective". Que des professionnels de la santé fassent remonter l'origine des troubles de la santé de l'assurée à son adolescence ne serait enfin pas probant puisqu'elle a pu parfaitement accomplir son travail pendant de très longues années. Selon la recourante, elle ne pouvait dès lors être tenue de prester conformément à l'art. 23 LPP.