Citation: 4A_436/2014 E. 3

La Cour de justice s'est référée aux constatations accomplies sur les lieux par le Tribunal des baux et loyers. Les juges d'appel ont ainsi fait état, dans la décision attaquée, d'un logement « traversant et donnant côté cour ». Or, selon le procès-verbal de la mesure probatoire, le juge assesseur bailleur s'est rendu dans l'appartement de la demanderesse et il a observé que ce logement « n'est pas traversant et donne sur le côté cour ». Il appert donc que sur ce point, la décision attaquée est entachée d'une inadvertance manifeste, consécutive à une lecture défectueuse du procès-verbal. La réduction de loyer de 8% dès le 1er septembre 2012, présentement litigieuse, est motivée par les constatations que le service cantonal de protection contre le bruit a consignées dans son troisième rapport, postérieur aux mesures d'assainissement prises par l'exploitante du magasin et daté du 27 mars 2013. Selon ce rapport, tel que reproduit dans la décision attaquée, le bruit des engins de manutention perçu dans l'appartement de la demanderesse dépasse les valeurs admissibles pendant la période nocturne, soit avant sept heures le matin, et n'excède pas les valeurs de la période diurne; le bruit de la porte coulissante est excessif au regard de la norme applicable à ce bruit. Ce sont donc, dans la décision attaquée, ces nuisances seulement, à l'exclusion du bruit des camions de livraison, qui justifient la réduction de loyer. Ainsi, la défenderesse signale et dénonce une erreur qui n'a aucune incidence sur les constatations déterminantes; à l'autorité précédente, elle reproche à tort d'avoir pris en considération, en sus d'autres nuisances, aussi le bruit des camions de livraison.