Citation: 4A_668/2016 E. 3.2.1

3.2.1. En substance, le recourant explique que, l'avocat mandaté par lui ayant cessé de le représenter le 13 avril 2016, soit deux jours seulement avant la tenue de l'audience dans cette affaire, il avait accepté d'être représenté à cette audience, à laquelle il ne s'est pas présenté pour des raisons financières, par son agent exclusif, B.________. A l'en croire, il aurait perdu de vue, ce faisant, que ce soi-disant représentant avait, en réalité, un intérêt personnel à l'issue de la procédure arbitrale, intérêt qui s'opposait à celui de son mandant. L'intérêt de l'agent exclusif, à suivre le recourant, était que Z.________ obtienne gain de cause devant le TAS, car, dans cette hypothèse, l'obligation de rétrocéder la moitié de sa rémunération à cet intermédiaire, que l'agent exclusif avait souscrite dans le contrat de médiation, se serait éteinte ou, du moins, serait devenue virtuelle. Le recourant ajoute que, né en 1990, il est totalement accaparé par sa carrière footballistique depuis l'âge de 11 ans, si bien qu'il s'est reposé sur son agent exclusif, auquel un rapport de confiance étroit le liait, du soin de gérer ses affaires et de traiter avec les tiers. C'est ainsi qu'il aurait perdu de vue que cet agent avait également un intérêt propre dans la présente affaire, intérêt qui divergeait du sien. De fait, son attention n'aurait été portée sur cet état de choses qu'après qu'il avait reçu la sentence, puisqu'il avait alors bénéficié de conseils prodigués par un tiers indépendant des parties. Pour cette raison, il n'aurait pas été en mesure de faire valoir son point de vue au cours de l'audience du 15 avril 2016 et de produire tous les éléments de preuve utiles à sa cause, tel un courriel du 19 janvier 2015 du représentant de C.________ précisant que le club... ne tolérerait pas que Z.________ agisse comme agent du joueur et qu'il n'assumerait pas les frais de voyage et d'hébergement de cet intermédiaire à U.________, pour la signature du contrat concernant le joueur. Toujours selon le recourant, l'arbitre aurait pu reconnaître rapidement le conflit d'intérêts existant entre le joueur et son agent exclusif, ensuite de quoi il aurait dû agir en conséquence - comme l'eût fait un juge s'étant avisé de l'existence de pareil conflit entre un avocat et son propre client -, par exemple en interpellant formellement le joueur pour attirer son attention sur le risque qu'il prenait en confiant la défense de ses droits à une personne intéressée au sort du litige. Il ne pouvait pas se contenter de la seule déclaration du représentant du joueur, faite au terme de l'audience, d'après laquelle le droit d'être entendu des parties et leur égalité de traitement avaient été respectés à cette occasion.