Citation: U 212/02 19.04.2004 E. A

Après avoir travaillé plusieurs années comme secrétaire à plein temps, B.________, née en 1969, a réduit son temps de travail à 50 % à partir du 1er mai 1991. Elle était inscrite au chômage lorsqu'elle a été victime d'un accident de la circulation le 14 novembre 1992 (collision frontale). Blessée, B.________ a été transportée en urgence à l'Hôpital X.________ de Genève où les médecins ont diagnostiqué un traumatisme crânio-cérébral avec une fracture pariéto-temporale, ainsi qu'une fracture multifragmentaire du fémur droit; par la suite, une fracture du col fémoral a également été découverte, qui a été traitée à l'Hôpital Y.________. La Caisse nationale suisse en cas d'accidents (CNA), auprès de laquelle la prénommée était assurée, a pris en charge le cas. Entre 1993 et 1995 plusieurs interventions chirurgicales se sont révélées nécessaires, en raison d'un retard de consolidation du foyer de fracture. Il en est résulté une inégalité de longueur des membres inférieurs de 4 cm, ainsi qu'un déficit de rotation du fémur droit (rapport médical intermédiaire du 1er mai 1997 du docteur A.________). A l'occasion d'un examen effectué le 26 août 1997 par le médecin d'arrondissement de la CNA, le docteur C.________, l'assurée s'est plainte de douleurs en position assise, de céphalées frontales, d'une diminution de la concentration, d'acouphènes et de légers vertiges. Un bilan otoneurologique a mis en évidence un déficit cochléo-vestibulaire de l'oreille droite; l'atteinte à l'intégrité a été estimée entre 10 et 15 pour-cent (rapport du docteur D.________ du 2 février 1998). L'assurée a également été suivie par un psychiatre en raison d'un état anxieux et dépressif, qui s'est amélioré à suite de la naissance de son premier enfant en octobre 1998 (rapport de la doctoresse E.________ du 9 avril 1999). Après que le docteur F.________, chirurgien à l'Hôpital Y.________, a informé la CNA de la stabilisation de l'état de santé de B.________ au plan orthopédique (rapport médical intermédiaire du 5 mai 1999), le docteur C.________ a procédé à un examen final de la prénommée. Au terme de cet examen, il a conclu que l'assurée était en mesure de travailler à temps complet si elle évitait certaines sollicitations prolongées et/ou répétées, notamment les stations assise et debout, ainsi que le port de charges; le taux de l'atteinte à l'intégrité s'élevait à 15 %; par ailleurs, une expertise neuropsychologique était nécessaire afin de déterminer si le traumatisme crânio-cérébral avait laissé des séquelles (rapport du 18 mai 1999). Chargé de cette expertise par la CNA, le docteur G.________, médecin adjoint à la Clinique de neurologie Z.________, a confirmé l'existence de troubles neuropsychologiques et évalué la capacité de travail résiduelle dans une activité de type administratif à 80 %; il a fixé le taux de l'atteinte à l'intégrité à 15 % (rapport du 25 avril 2000). Par décision du 6 octobre 2000, la CNA a alloué à B.________ une rente fondée sur une incapacité de gain de 20 % dès le 1er août 2000, ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité d'un taux de 40 %. La rente a été calculée sur la base d'un gain annuel assuré de 35'000 fr., montant correspondant au salaire que l'assurée aurait réalisé entre 1999 et 2000 auprès de son dernier employeur (W.________ SA) avant de tomber au chômage.