Citation: 6B_722/2009 09.11.2009 E. B

Par arrêt du 2 juillet 2004, la Cour correctionnelle a acquitté X.________. Elle a fait état d'un large faisceau d'indices en faveur de la réalité des abus sexuels allégués. Elle a toutefois estimé qu'un doute subsistait, au vu des relations très fusionnelles entre la victime et sa mère, qui avait dénoncé les faits, de l'évolution des déclarations de la victime au cours de la procédure et de la réponse, jugée insatisfaisante, de l'experte à la question de savoir si l'effondrement de la victime au cours des entretiens, ne pouvait pas avoir été provoqué par la nécessité ou la pression de prouver les accusations qu'elle portait contre son père. Saisie de pourvois de la victime, d'une part, et de sa mère, d'autre part, la Cour de cassation genevoise les a déclarés irrecevables, par arrêt du 25 février 2005, au motif que le curateur de la première n'avait pas pris de conclusions chiffrées et que la seconde n'était pas légitimée à recourir. Les recourantes ont attaqué cette décision par des recours au Tribunal fédéral, qui, par deux arrêts du 3 juin 2005, a, respectivement, écarté le recours de la mère de la victime et admis celui de cette dernière. Statuant à nouveau le 24 mars 2006, la Cour de cassation genevoise a déclaré recevable le recours de la victime dirigé contre l'arrêt de la Cour correctionnelle du 2 juillet 2004. Par arrêt rendu le 28 juin 2006, elle a admis le recours de la victime et renvoyé la cause à la Cour correctionnelle, considérant, en bref, que l'expertise de crédibilité ne contenait pas de contradictions et n'était pas non plus contredite par les déclarations faites par son auteur lors de son audition.