Citation: 6B_1/2009 06.03.2009 E. 1

En vertu de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, le recourant doit, à peine d'irrecevabilité (art. 108 al. 1 let. b et 117 LTF), motiver son recours en exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit. Pour ce faire, il doit en principe se fonder sur les faits retenus par le juge précédent (cf. art. 97 LTF). Il ne peut s'en écarter que s'il explique de manière circonstanciée en quoi ceux-ci ont été établis en violation du droit, au sens des art. 95 et 96 LTF, ou de façon manifestement inexacte, c'est-à-dire arbitraire (cf. arrêt 6B_178/2007 du 23 juillet 2007 consid. 1.2, non publié in ATF 133 IV 286). Lorsque la décision attaquée comporte plusieurs motivations indépendantes et suffisantes à sceller le sort du grief, il incombe dès lors au recourant, sous peine d'irrecevabilité, de démontrer que chacune d'elles est contraire au droit (ATF 133 IV 119 consid. 6.3 p. 120 s.). Si le juge du fait a motivé son appréciation des preuves par deux raisonnements indépendants, le recourant doit, pareillement, exposer en quoi chacun d'eux est arbitraire. À ce défaut, son grief est irrecevable. En l'espèce, l'arrêt attaqué déclare irrecevables presque tous les moyens de nullité du recourant. Il n'entre en matière que sur un seul d'entre eux, pris du rejet prétendument injustifié de conclusions incidentes tendant à l'audition du témoin A.________. Il le rejette aux motifs, d'une part, que l'appréciation anticipée des preuves au terme de laquelle le tribunal de police avait jugé inutile d'entendre ce témoin n'était pas arbitraire et, d'autre part, que le recourant avait avoué aux débats qu'il avait "comme locataire" signé des documents qu'un tiers avait glissés dans sa boîte aux lettres, puis les avoir acheminés "par courtoisie" aux destinataires indiqués dans ces correspondances. L'arrêt attaqué retient que cet aveu exclut à lui seul que le refus d'entendre le témoin A.________ ait été arbitraire. Dans le mémoire qu'il a adressé au Tribunal fédéral, le recourant ne critique pas ce dernier motif. Il n'indique dès lors pas en quoi, selon lui, la cour cantonale aurait violé le droit en rejetant le moyen de nullité qu'elle a jugé recevable. Pour le surplus, le recourant, qui plaide sur le fond, ne critique pas le raisonnement par lequel la cour cantonale est parvenue à la conclusion que ses autres moyens étaient irrecevables. Dès lors, faute de satisfaire aux exigences de motivations des art. 42 al. 1 et 2 et 106 al. 2 LTF, le recours doit être écarté en application de l'art. 108 al. 1 let. b LTF.