Citation: 6B_663/2022 E. 1.4.1

1.4.1. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir jugé moins crédibles ses déclarations, au motif qu'il n'aurait pas immédiatement admis sa consommation de cocaïne. Il relève que l'intimé aussi n'a pas immédiatement reconnu avoir consommé de la cocaïne, de sorte qu'il ne peut être donné plus de poids à ses déclarations. Le recourant omet que les dénégations des parties ne sont pas comparables. Si l'intimé a admis avoir consommé des produits stupéfiants lors de sa seconde audition, le recourant a tout d'abord nié l'avoir fait, puis a admis en avoir consommé "il y a deux jours environ" après que le policier lui eut fait remarquer que son test était positif, avant de finalement admettre en avoir consommé le soir en question, lors de sa troisième audition (jugement attaqué consid. 3.3, p. 16). De même, il ressort de l'état de fait cantonal que le recourant était un consommateur régulier de cocaïne et qu'il avait déjà été reconnu coupable d'infraction en lien avec la drogue (jugement attaqué, p. 8), ce qui n'est pas le cas de l'intimé. La cour cantonale n'a donc pas fait preuve d'arbitraire en retenant que le recourant avait varié dans ses déclarations, ce qui était de nature à le décrédibiliser, sans pour autant retenir une solution identique quant aux déclarations de l'intimé.