Citation: 1B_107/2015 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, le Tribunal fédéral a estimé dans son arrêt du 16 février 2015 que le risque de fuite présenté par la recourante était particulièrement évident. Il se fondait notamment sur la nationalité camerounaise de la recourante, son domicile en France, l'absence d'attaches avec la Suisse et sur les charges retenues qui portaient alors sur un trafic de 8 kg de cocaïne. Contrairement à ce que soutient la recourante, le fait que le transport de cocaïne qu'il lui est reproché concerne 4,5 kg au maximum ne permet pas de nier le risque de fuite qui apparaît toujours évident. Vu la quantité considérable de drogue qu'elle a transportée, elle se trouve en effet exposée à une peine privative de liberté nettement supérieure à la peine minimale d'une année (cf. art. 19 al. 2 LStup). La recourante évoque d'ailleurs elle-même la condamnation d'une autre mule du même réseau à une peine de 4 ans de prison pour avoir transporté 5,5 kg de cocaïne. La volonté exprimée par l'intimée de collaborer à la procédure et de ne pas se retrouver dans la clandestinité ne saurait suffire pour dissiper le risque de la voir prendre la fuite. Enfin, le fait qu'elleentende plaider le sursis partiel n'est pas non plus déterminant, étant en particulier relevé qu'il n'est pas d'emblée manifeste que celui-ci lui sera octroyé.