Citation: 6B_31/2023 E. 2.7

2.7. En définitive, compte tenu des infractions commises au préjudice de la collectivité publique, de l'intégration très limitée du recourant en Suisse, de son antécédent et de son absence de prise de conscience, ainsi que des perspectives qu'il conserve de se réintégrer dans son pays d'origine - où il est né, a vécu jusqu'à l'âge de 21 ans et où vit une partie de sa famille proche - la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que l'intérêt public à son expulsion l'emportait sur son intérêt privé à demeurer en Suisse. Si l'on ne peut certes pas ignorer que l'expulsion est susceptible de porter atteinte aux relations entre le recourant et sa fille mineure, il convient de relever que cette mesure reste d'une durée limitée et qu'elle n'empêchera pas le recourant d'entretenir des contacts réguliers avec elle par le biais des moyens de télécommunication modernes, voire par des visites occasionnelles de cette dernière en Algérie. L'expulsion du recourant pour la durée (minimale) de 5 ans s'avère ainsi conforme au principe de la proportionnalité découlant des art. 5 al. 2 Cst. et 8 par. 2 CEDH.