Citation: 2A.156/2000 21.08.2000 E. 3

3.- a) Saisi d'un recours de droit administratif, le Tribunal fédéral vérifie d'office l'application du droit fédéral, y compris l'excès et l'abus du pouvoir d'appréciation (cf. art. 104 lettre a OJ; ATF 125 II 497 consid. 1b/aa p. 500). Il examine en particulier librement si les conditions pour accorder l'entraide administrative sont remplies et dans quelle mesure la coopération internationale doit être accordée. S'il est lié par les conclusions des parties, il ne l'est pas en revanche par leurs motifs et peut admettre le recours pour d'autres raisons que celles avancées par l'intéressée ou, au contraire, confirmer l'arrêt attaqué pour d'autres motifs que ceux retenus par l'autorité intimée (cf. art. 114 al. 1 OJ; ATF 125 II 497 consid. 1b/aa p. 500 et la jurisprudence citée). b) Bien qu'elle soit indépendante de l'administration, la Commission fédérale n'est pas une autorité de recours au sens de l'art. 105 al. 2 OJ, de sorte que le Tribunal fédéral n'est pas lié par ses constatations de fait (cf. ATF 115 Ib 55 consid. 2a p. 57). La recourante prétend que l'autorité intimée a constaté des faits pertinents de manière manifestement inexacte en retenant que son compte bancaire était géré à Genève. En effet, comme l'attesteraient les pièces produites en annexe à son recours, son compte aurait été ouvert non pas auprès de la banque C.________ à Genève mais de sa succursale des Bahamas, la banque C.________ (Nassau) Ltd, et sa gestion serait effectuée exclusivement par cette dernière. Le siège de Genève n'effectuerait certaines transactions qu'en qualité d'auxiliaire pour des raisons techniques dues au décalage horaire, soit lorsque, comme en l'espèce, un ordre d'achat de titres doit être exécuté alors que l'établissement sis au Bahamas est fermé. Il ressort des documents bancaires qui ont été produits par l'intéressée - et dont la Commission fédérale n'avait pas connaissance -, qu'elle est effectivement titulaire d'un compte bancaire auprès de la banque C.________ (Nassau) Ltd. Selon l'art. 18 des conditions générales de ladite banque signées par la recourante le 8 juillet 1999, une part importante de la gestion de ce compte est toutefois effectuée au siège de Genève. Un courrier de la banque C.________ (Nassau) Ltd du 4 avril 2000 confirme également la collaboration instaurée entre les deux banques pour pallier au décalage horaire. L'affirmation de l'autorité intimée selon laquelle ledit compte n'est manifestement pas géré à Nassau dans la mesure où l'ordre d'achat des titres en cause a été exécuté par la banque C.________ à Genève, est ainsi partiellement inexacte. Ainsi qu'on va le voir (cf. consid. 4 ci-dessous), cette inexactitude reste toutefois sans conséquence sur le droit de la Commission fédérale d'obtenir des renseignements sur ce compte bancaire.