Citation: 6B_978/2021 E. C

Les faits retenus par la cour cantonale, dans ce qu'ils ont d'utile à être exposés pour l'examen du recours, sont en substance les suivants: C.a. A.A.________, né en 1975, est originaire du W.________. Il est entré en Suisse le 23 octobre 2004. Entre cette date et son interpellation le 10 mai 2016, il a fait des déclarations fallacieuses concernant sa situation familiale et personnelle, notamment en prétendant qu'il s'était marié avec H.________ (en fait sa soeur C.A.________, née en 1978) et qu'il avait deux filles. S'étant procuré des actes de naissance falsifiés, par l'intermédiaire d'un ami du nom de I.________ qui travaillait au ministère de l'intérieur du W.________, il en a fait usage dans le cadre d'une demande de regroupement familial. Cela lui a permis d'obtenir, le 28 juin 2007, des laissez-passer pour l'entrée en Suisse de H.________ (en fait sa soeur C.A.________), de F.A.________ (en fait la fille de sa soeur C.A.________) et de J.A.________ (en fait B.________, née en 2000, originaire du W.________, sans lien de famille avec l'intéressé). Il a ainsi obtenu un statut de réfugié pour ces dernières - qui se sont vues accorder des autorisations de séjour successives - et a induit à de nombreuses reprises en erreur les autorités. C.b. Entre le jeudi 28 juin 2008, soit environ une année après l'arrivée de B.________ en Suisse, et le vendredi 28 décembre 2012, à U.________, en compagnie de sa soeur C.A.________ (alias H.________, se faisant passer pour son épouse), A.A.________, en sa qualité de père présumé de B.________ (alias J.A.________), a contraint celle-ci à avoir un faux prénom, un faux nom et une fausse date de naissance, à déclarer que A.A.________ et C.A.________ étaient ses parents et que F.A.________ et G.A.________ étaient ses soeurs, à ne rien dire de sa vraie famille, soit à mentir sur les éléments essentiels de sa personne, et d'avoir ainsi, par son comportement, plongé B.________ dans une grande détresse, tristesse et solitude, de lui avoir fait ressentir un sentiment de peur et d'insécurité et d'avoir mis en danger son développement psychique et physique. C.c. Le 28 décembre 2012, à U.________, en compagnie de sa soeur C.A.________ (alias H.________ se faisant passer pour son épouse), A.A.________ a organisé et effectué la sortie illégale de B.________ (alias J.A.________), laquelle, en raison de sa qualité de réfugiée, n'avait pas le droit de retourner dans son pays d'origine. Il a prétendu auprès de B.________, dont il a interrompu le cursus scolaire en Suisse, qu'ils partiraient ensemble en vacances, mais qu'il n'y avait plus de place dans l'avion. Par ce biais, il l'a renvoyée seule au W.________ via le X.________ chez E.A.________, enseignante (qui est la soeur aînée de A.A.________ et de C.A.________), auprès de laquelle elle a été scolarisée au W.________ dans le but de lui faire changer son comportement, en particulier qu'elle se rende compte de la chance qu'elle avait eue d'aller en Suisse, lui infligeant ainsi des conditions de vie instables. C.d. Par ordonnance du 21 avril 2016, le Procureur a ouvert une instruction pénale contre A.A.________ et H.________ (en fait C.A.________) pour séquestration, enlèvement, voies de fait et/ou lésions corporelles simples (à plusieurs reprises), violation du devoir d'assistance et d'éducation, faux dans les certificats, faciliter l'entrée illégale sur le territoire national d'un autre État, induire la justice en erreur par des fausses indications/dissimulation de faits essentiels et induire la justice en erreur/mariage en vue d'éluder les prescriptions sur l'admission et le séjour. Par ordonnance du 2 juillet 2019 précisant l'inculpation, le Procureur a indiqué que l'instruction dirigée contre A.A.________ portait désormais sur les préventions suivantes: