Citation: 9C_715/2017 E. 5

Contrairement à ce que soutient le recourant, on ne peut d'abord reprocher au tribunal cantonal d'avoir totalement ignoré l'avis des différents médecins traitants, singulièrement des docteurs I.________, K.________ et J.________. Si la juridiction cantonale et l'office intimé avant elle ont effectivement fondé leurs décisions respectives sur les rapports du SMR, l'assuré oublie que ces rapports consistent concrètement en une appréciation des renseignements fournis par les médecins traitants. En se référant à ces rapports, l'administration s'est ralliée aux conclusions qu'ils contenaient. La juridiction cantonale a adopté le même procédé pour effectuer sa propre appréciation des preuves. Elle a en outre pris en considération les avis des médecins traitants et expliqué les raisons pour lesquelles elle s'écartait de certains d'entre eux. Ainsi en va-t-il de l'avis du docteur I.________, qui ne constituait selon les premiers juges qu'une appréciation différente des conséquences d'une situation stable, et de celui du docteur K.________, qui n'était pas motivé. Les premiers juges ont également indiqué pourquoi ils considéraient que l'avis du troisième médecin cité devait être suivi: le tribunal cantonal a admis la modification de la situation décrite par le docteur J.________ mais a considéré que cette modification n'avait pas d'influence significative sur l'invalidité. Le grief de l'assuré tombe dès lors à faux. Il ne lui est par ailleurs d'aucune utilité de reproduire le contenu des avis de ses médecins traitants dans la mesure où cette seule reproduction n'établit pas en quoi la juridiction cantonale aurait procédé à une analyse arbitraire du dossier médical et en aurait tiré des conclusions insoutenables. On ajoutera ensuite que, contrairement à ce que semble prétendre le recourant, les premiers juges n'ont pas nié l'aggravation de la situation médicale. Au contraire, ils l'ont formellement constatée dans le sens où l'évaluation de la capacité résiduelle de travail et de l'invalidité se faisait désormais par rapport à des activités adaptées aux limitations fonctionnelles engendrées par les nouveaux diagnostics retenus alors que dans la procédure antérieure, cette évaluation s'était faite sans aucune restriction des domaines d'activité exigibles. Au terme d'une comparaison des revenus (art. 16 LPGA), le tribunal cantonal a seulement relevé que les modifications reconnues de l'état de santé n'étaient pas notables, au sens de l'art. 17 al. 1 LPGA, au point d'influencer le taux d'invalidité. La seule allégation d'une détérioration de la situation ne suffit donc pas à démontrer que l'appréciation de la juridiction cantonale serait arbitraire. On ne saurait enfin reprocher aux premiers juges de s'être fondés sur des documents médicaux anciens et, par conséquent, dépassés, tels que le rapport d'expertise du COMAI. L'assuré oublie effectivement que l'on se trouve dans le cadre d'une nouvelle demande de prestations. Il s'agit dès lors de comparer deux situations et de déterminer si une modification notable des circonstances, notamment médicales, est intervenue. Il est ainsi tout à fait conforme au droit pour le tribunal cantonal de se référer au rapport d'expertise du COMAI afin d'établir la situation initiale comme base de comparaison. Elle ne s'est pas servie de documents anciens pour justifier la situation actuelle mais a vérifié si les documents actuels démontraient un changement par rapport à la situation ancienne. Entièrement mal fondé, le recours doit donc être rejeté.