Citation: 5C.280/2001 13.12.2001 E. 3

3.- a) S'agissant de ses propres facultés financières, le recourant fait grief aux juges cantonaux de n'avoir pas voulu prendre en compte le fait que sa compagne dame M.________ n'a plus de revenu depuis le 1er avril 2001, ayant décidé de s'occuper à plein temps de son enfant E.________. L'appréciation qu'a faite la Cour de justice des facultés du recourant, qui se retrouverait seul à devoir payer les charges du nouveau ménage, serait ainsi totalement faussée et violerait le droit fédéral, notamment l'art. 153 al. 2 aCC. Un tel grief, par lequel le recourant entend s'écarter de l'état de fait contenu dans l'arrêt attaqué, sans se prévaloir de l'une des exceptions prévues par les art. 63 al. 2 et 64 OJ à la règle selon laquelle le Tribunal fédéral, lorsqu'il est saisi d'un recours en réforme, doit conduire son raisonnement sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, est irrecevable (ATF 127 III 248 consid. 2c et la jurisprudence citée). b) C'est par ailleurs en vain que le recourant tente de critiquer la constatation de la cour cantonale selon laquelle il n'est pas exclu qu'il reçoive une prime annuelle de son employeur (cf. lettre C/b supra), constatation qui procéderait d'une inadvertance manifeste pour être contraire à une attestation de l'employeur du recourant (Pièce 36 produite le 30 novembre 2000) certifiant que celui-ci ne bénéficiera pas de prime supplémentaire par rapport à son salaire. En effet, cette constatation n'influe aucunement sur la conclusion de l'autorité cantonale selon laquelle, en tenant compte de ses seuls revenus incontestés de 7'700 fr. par mois, le recourant dispose encore d'un montant de plus de 1'000 fr. par mois, ce qui exclut de considérer que la pension d'assistance qu'il doit payer à l'intimée n'est plus en rapport avec ses facultés au sens de l'art. 153 al. 2 aCC (cf. lettre C/b supra).