Citation: 9C_248/2022 E. 5.4

5.4. Dans le cas présent, quoi qu'en dise la recourante, la juridiction cantonale n'a pas attribué les tâches effectuées par sa mère à la charge de son fils, mais considéré que ce dernier - âgé de plus de seize ans et qui vit sous le même toit - pouvait apporter une contribution raisonnable aux tâches ménagères. Par ailleurs, sans minimiser la charge de travail d'un enfant en formation, on rappellera que selon l'Enquête suisse sur la population active (ESPA), effectuée périodiquement par l'Office fédéral de la statistique, un adolescent en formation de l'âge du fils de la recourante consacre en moyenne 12.4 heures par semaine au travail domestique et familial (table T 03.06.02.01, Population résidante permanente âgée de 15 ans et plus, pour l'année 2020). On ne saisit dès lors pas, à la lecture du recours, en quoi il serait insoutenable de considérer que, dans le cadre d'une cellule familiale raisonnable, le fils d'une personne atteinte dans sa santé ferait son propre lit et aiderait notamment à acheminer les déchets au point de collecte une fois par semaine et à nettoyer les vitres, ainsi qu'à étendre, à ramasser "si nécessaire" les "grosses pièces" de linge et à plier une partie du linge. Les considérations des premiers juges ne prêtent pas le flanc à la critique. Le grief doit être rejeté.