Citation: 2C_771/2019 E. 5

Le recourant fait tout d'abord valoir que l'interdiction d'exercer selon l'art. 33 LFINMA représenterait une sanction pénale, qui appellerait l'application de l'art. 6 CEDH. Selon lui, l'ATF 142 II 243, qui avait retenu le contraire, n'était pas convainquant, allait à l'encontre de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme (ci-après: CourEDH), ainsi que d'une partie importante de la doctrine. Il estime qu'il se justifie de procéder à un revirement de jurisprudence. Il fait essentiellement valoir que la mesure prévue par l'art. 33 LFINMA doit être qualifiée de pénale en raison de son caractère punitif et répressif et de la sévérité de la sanction.