Citation: 2C_683/2021 E. 5.2

5.2. En l'espèce, il ressort du dispositif de l'arrêt attaqué que la juridiction cantonale a admis le recours et a modifié la décision du Rectorat du 2 juillet 2020 en ce sens que l'intéressée a le droit de se représenter au maximum deux fois dans une nouvelle procédure d'admission. On peut se demander si le Tribunal cantonal n'aurait pas dû admettre partiellement le recours de l'intéressée, dès lors que celle-ci concluait à son admission directe à la HEP-BEJUNE. Cette incohérence dans le dispositif ne suffit toutefois pas à en conclure à une décision arbitraire dans son résultat. En effet, selon la jurisprudence, le dispositif d'un arrêt doit être interprété à la lumière de la motivation (cf. arrêt 2C_862/2018 du 15 janvier 2019 consid. 1.3; arrêt 2C_170/2018 du 18 avril 2018 consid. 1.3; arrêt 4A_561/2008 du 9 février 2009 consid. 2.6.4 non publié in ATF 135 II 259). Or, il ressort clairement du considérant 7 de l'arrêt attaqué que les juges cantonaux ont estimé que la recourante ne saurait être admise, à ce stade, à la formation d'enseignante au niveau secondaire sans plus amples examens de ses capacités. Partant, il se justifiait de modifier la décision attaquée pour lui permettre de se représenter au maximum deux fois à une nouvelle procédure d'admission. Dès lors, bien que le Tribunal cantonal ait admis le recours, il ressort des considérants de son arrêt que la conclusion de la recourante tendant à son admission à la HEP-BEJUNE a été rejetée. La motivation étant claire, il ne se justifie pas d'annuler l'arrêt attaqué parce que l'autorité précédente a admis le recours en omettant d'ajouter "partiellement".