Citation: 2C_387/2023 E. A

A.a. A.________, né en 1977 et originaire d'Algérie, a déposé en Suisse une demande d'asile en 1999, qui a été radiée car l'intéressé a disparu (art. 105 al. 2 LTF). Il a déposé une nouvelle demande d'asile en 2001. Celle-ci a abouti à une décision de non-entrée en matière (art. 105 al. 2 LTF) et de renvoi de Suisse, qui n'a pas pu être mise en oeuvre, A.________ ayant à nouveau disparu. A.b. Entre 2008 et 2018, A.________ a été au bénéfice d'une autorisation de séjour en raison de son mariage avec B.________, de nationalité portugaise. Le couple a eu deux enfants, C.________, né en 2010, et D.________, née en 2016. Entre le 26 juin 2014 et le 18 novembre 2019, A.________ a été condamné à trois reprises, notamment pour recel, escroquerie, délit au sens de la loi fédérale sur les armes, ainsi que délits et crimes au sens de la loi fédérale sur les stupéfiants. La dernière condamnation sanctionne un trafic de cocaïne, de haschisch et de marijuana. L'expulsion de A.________ pour une durée de cinq ans a été ordonnée. A.c. Par jugement du 24 janvier 2022, le Tribunal d'application des peines et des mesures du canton de Genève a ordonné la libération conditionnelle de A.________, avec effet au jour où son renvoi pourrait être exécuté, mais au plus tôt le 25 janvier 2022. Le 3 février 2022, les autorités chargées de la mise en oeuvre de la mesure d'expulsion ont organisé un entretien avec A.________. Ayant pris note de son refus de retourner en Algérie, elles lui ont imparti un délai au 25 février 2022 afin de leur faire savoir s'il avait changé d'avis. A.________ n'a pas donné suite. L'Office cantonal de la population et des migrations du canton de Genève (ci-après: l'Office cantonal) lui a notifié une décision de non-report d'expulsion judiciaire. Un vol de retour accompagné (vol DEPA) a été organisé pour le 3 mai 2022. Le jour du vol, A.________ s'est opposé à son renvoi en Algérie. A.d. Le 30 mai 2022, les autorités en charge de l'exécution de la mesure d'expulsion ont organisé un nouvel entretien. Il a été expliqué à A.________ qu'un nouveau vol accompagné ne pourrait pas avoir lieu avant le fin de l'exécution de sa peine privative de liberté le 19 juin 2022, de sorte qu'à l'issue de la détention pénale, il devrait faire l'objet d'une détention administrative en vue de son refoulement. A.________ a réaffirmé son opposition à son rapatriement et a décliné la proposition d'un vol non accompagné.