Citation: 5A_844/2017 E. 8.1

8.1. Il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant avait initialement adhéré à l'institution de la mesure de protection, affirmé qu'il avait toute confiance en B.________ et dit souhaiter continuer à collaborer avec lui. Depuis lors, la relation entre les deux hommes s'était détériorée. Il n'en demeurait pas moins que l'on ne discernait pas d'insuffisance dans l'exercice du mandat confié au curateur. En effet, si les comptes 2014 et 2015 n'étaient peut-être pas exacts, les comptes 2014 avaient fait l'objet d'un audit par la fiduciaire C.________ SA, qui avait affirmé ne pas avoir constaté de manquement de la part du curateur. Par ailleurs, les premiers juges, qui avaient longuement entendu la personne concernée et son curateur, avaient constaté que ces derniers conversaient encore par la voie écrite ou lors des rendez-vous de chantier et qu'un rétablissement des relations entre eux n'était pas impossible, une partie des problèmes semblant due à des incompréhensions, notamment sur leurs tâches respectives, et le curateur ayant par conséquent été invité à formaliser une répartition des tâches aussi précise que possible entre lui et le recourant. Il serait par ailleurs très problématique de trouver un nouveau curateur. En effet, celui-ci devrait avoir de bonnes connaissances des milieux immobiliers. De plus, il devrait prendre connaissance de l'ensemble des affaires de l'intéressé et construire un lien de confiance avec ce dernier, ce qui ne manquerait pas de prendre un temps considérable. Enfin, il était extrêmement douteux que les contacts avec un nouveau curateur puissent être meilleurs, l'expert ayant relevé le caractère narcissique de la personne concernée. Partant, il n'y avait pas de motif sérieux de libérer le curateur de ses fonctions.