Citation: 4C.387/2001 10.09.2002 E. 5

Outre la question de la qualification des contrats, traitée ci-dessus, la défenderesse soulève toute une liste d' "absences de constatation "de la Cour, en p. 13 à 33 et 39 à 59 de son recours. Conformément à la jurisprudence déjà citée (ATF 128 III 22 consid. 2d et les arrêts mentionnés), l'art. 8 CC ne prescrit pas les mesures probatoires qui doivent être ordonnées, la manière dont le juge doit apprécier les preuves et les bases sur lesquelles il peut ou non parvenir à une conviction, même par le biais d'une appréciation anticipée des preuves. Ainsi, vu la solution retenue par la Cour de justice, qui écarte le contrat innommé sous l'empire duquel la défenderesse avait estimé à tort que la relation juridique avec la demanderesse était régie, notamment en ce qui concerne un droit de résiliation en tout temps par application analogique de l'art. 404 CO, il n'était plus nécessaire à la juridiction cantonale de procéder elle-même ou de faire exécuter par le Tribunal de première instance des mesures probatoires à l'appui d'une argumentation qu'elle avait rejetée. Comme il est constaté, dans l'arrêt rendu ce jour sur le recours de droit public, que le droit d'être entendu de la défenderesse a été respecté, que le refus d'ordonner la réouverture d'enquêtes, quant à l'apport de plans, de cahiers des charges et d'une expertise sur les expertises, résistait au grief d'arbitraire et que le reproche de déni de justice était infondé, s'agissant du problème de la qualité requise et des défauts allégués par la défenderesse, il n'y a plus matière à examiner le grief d'une atteinte à l'art. 8 CC dans le présent recours en réforme (Bernard Corboz, Le recours en réforme, in: Les recours au Tribunal fédéral, Berne 2002, p. 11). Les moyens soulevés à cet égard sont en conséquence irrecevables.