Citation: 8C_375/2023 E. 6.4

6.4. Pour déterminer le revenu que le recourant aurait gagné s'il n'avait pas subi les accidents de 2004 et 2006, au moment de la naissance du droit à la rente, il convient d'examiner sa situation professionnelle. Le recourant a remis l'entreprise B.________ Sàrl à ses enfants, tout en continuant à y travailler, depuis le 1er juillet 2000, en tant que nettoyeur. Dans cette activité, il est également chargé de la gestion et direction des divers chantiers, soit des immeubles à nettoyer. Il ressort en outre de l'index central des raisons de commerce que le recourant est co-propriétaire de l'entreprise à parts égales avec ses enfants Quant au revenu qu'il percevait, il ressort des déclarations d'accidents que le salaire mensuel du recourant (converti à un taux d'activité de 100 %) était variable durant ces dernières années, soit 5'000 fr. en 2004, 4'800 fr. en janvier 2018 et 5'560 fr en mai 2018, payé treize fois par an. Lors de l'entretien avec l'intimée du 20 janvier 2020, le recourant a déclaré qu"'il est conscient que ce salaire brut ne correspond pas à la réalité du marché" et que "les propriétaires [ses enfants] ont décidé de verser ce salaire à titre social", étant précisé que "un salaire brut de concierge dans l'entreprise est payé entre 3'600 fr et 3'800 fr. x 12 à 100 %". Si, devant le Tribunal fédéral, le recourant affirme désormais que son revenu ne constituerait pas un salaire social, il se contredit avec ses précédentes déclarations faites lors de l'entretien du 20 janvier 2020, lesquelles sont davantage susceptibles de refléter la réalité. Selon la jurisprudence, il convient en principe de retenir les premières déclarations, faites alors que leur auteur n'était pas encore conscient des conséquences juridiques qu'elles auraient, tandis les nouvelles explications peuvent être, consciemment ou non, le produit de réflexions ultérieures (ATF 121 V 45 consid. 2a et les références). Aussi, il existe en l'occurrence suffisamment d'indices pour considérer, à l'instar de la cour cantonale, que le salaire versé au recourant n'équivaut pas à la prestation de travail fournie et qu'il convient dès lors de se référer aux salaires statistiques de l'ESS.