Citation: 8C_253/2013 E. 4

Les premiers juges ont retenu que le recourant - bien que dûment averti des conséquences de son manque de collaboration - n'avait jamais fourni d'explications claires ni de justificatifs probants au sujet de la prétendue restitution des montants qu'il aurait perçu au nom de la société Y.________ SA ainsi que de la rémunération de son activité. En particulier, l'attestation établie le 28 novembre 2012 par A.________ en qualité d'administrateur de Y.________ SA, par laquelle ce dernier confirmait que les montants reçus sur le compte postal privé du recourant avaient été reversés à la société, n'avait aucune valeur probante. En effet, la société Y.________ SA avait été radiée du Registre du commerce le 25 mars 2011. Au demeurant, dans le cadre de l'enquête diligentée par le Centre W.________, A.________ avait déclaré, en février 2012, qu'il n'avait plus aucune relation d'affaires avec le recourant depuis 2006. Quant à son activité pour le compte de la société Y.________ SA, le recourant n'avait jamais produit ni contrat de travail, ni fiches de salaire (en cas d'activité dépendante) ni comptabilité (en cas d'activité indépendante). En définitive, la juridiction cantonale a constaté que l'autorité intimée n'avait pas abusé de son pouvoir d'appréciation en retenant que le recourant n'avait pas établi avoir restitué les montants prétendument perçus au nom de Y.________ SA. Par conséquent, ceux-ci étaient réputés avoir profité à l'intéressé et il n'était par ailleurs pas exclu que celui-ci ait d'autres ressources échappant à tout contrôle. Dans ces circonstances, le recourant n'avait pas rendu vraisemblable son indigence et l'intimé pouvait mettre un terme avec effet immédiat aux prestations à titre de RI, tant en raison de son manque de collaboration (art. 43 RLASV) qu'en raison de la dissimulation d'activité lucratives, respectivement du fait qu'il n'avait pas signalé des éléments de revenus (art. 42 al. 1 RLASV).