Citation: 5P.38/2002 18.02.2002 E. 2

2.- a) Le requérant expose qu'il était aux Etats-Unis lorsque l'arrêt de la Cour de justice du 12 octobre 2001 a été reçu par son mandataire, lequel a déposé les recours nécessaires comme il en avait reçu l'instruction et a demandé un délai pour produire la procuration. Malheureusement, lorsque la secrétaire de l'avocat Poggia, chargée de réceptionner les courriers et de noter les délais, a reçu l'ordonnance présidentielle du 13 décembre 2001, elle a bien noté dans l'agenda de l'étude le délai pour les avances de frais, mais a omis d'indiquer que ce délai concernait également la production des procurations. Sachant que le requérant allait repasser à Genève pour les fêtes de fin d'année, l'avocat Poggia lui a adressé le 19 décembre 2001 la procuration pour signature. Ayant reçu la lettre du 19 décembre, arrivé à Genève le 13, et dans la mesure où aucun délai n'avait été fixé, le requérant n'a pas été pressé de remettre la procuration signée à son mandataire, ce qu'il a fait le 16 janvier 2002, à l'occasion d'un entretien avec ce dernier. b) En droit, le requérant demande la révision de l'arrêt du 22 janvier 2002 sur la base des éléments nouveaux portés à la connaissance du Tribunal fédéral et que celui-ci ignorait lorsqu'il a rendu son arrêt. Le requérant invoque l'art. 137 let. b OJ, soulignant qu'il avait eu connaissance lui-même des faits décrits ci-dessus (consid. 2a), et en particulier du délai fixé au 14 janvier 2002, après les décisions du Tribunal fédéral. Il expose que si l'erreur commise par la secrétaire de son mandataire peut être reprochée à ce dernier, force serait d'admettre qu'il s'agit d'une erreur légère qui peut arriver dans la marche d'un bureau et qui ne devrait pas porter à conséquence. Il est certain que si le délai du 14 janvier 2002 avait été correctement inscrit dans l'agenda de l'étude, le mandataire du requérant aurait demandé une prolongation ou se serait arrangé pour rencontrer son client avant le 14 janvier 2002. c) Le requérant expose que l'arrêt du Tribunal fédéral constatant l'irrecevabilité du recours aurait pour lui des conséquences très graves. En effet, le requérant ayant quitté provisoirement la Suisse et loué sa maison pour ne plus être confronté au litige qui l'oppose depuis des années à son oncle et voisin, la mise à exécution de l'arrêt de la Cour de justice - sur la base duquel l'intimé pourrait empêcher l'utilisation du garage à voitures du requérant - le contraindrait à revenir en Suisse, car il serait alors confronté à un litige impliquant ses locataires.