Citation: 9C_108/2021 E. 5

En se fondant essentiellement sur les conclusions des experts du CEMed, auxquelles ils ont accordé une pleine valeur probante, les premiers juges ont constaté que dans une activité adaptée, la recourante avait présenté une capacité de travail nulle de décembre 2015 à fin décembre 2016, de 35 % de janvier à décembre 2017, de 50 % de janvier à décembre 2018, puis de 70 % dès janvier 2019. S'agissant de l'incapacité de l'assurée à accomplir les travaux habituels, ils se sont ralliés à l'avis de l'enquêteur - qui, dans son rapport du 25 juin 2019, avait fait état d'un empêchement ménager global de 8,12 % -, à tout le moins pour la période à compter de janvier 2019, soit dès le moment où la recourante avait recouvré une capacité de travail de 70 % dans une activité adaptée. La juridiction cantonale a ensuite procédé au calcul du taux d'invalidité de la recourante et fixé celui-ci à 72,44 % pour le mois de décembre 2016, ouvrant le droit à une rente entière du 1er décembre 2016 au 30 mars 2017 (art. 88a al. 1 RAI). Par la suite, le taux d'invalidité était insuffisant pour maintenir le droit à une rente.