Citation: 8C_704/2012 E. 2.1

2.1. La juridiction cantonale a considéré que l'avis du docteur A.________ n'était pas convaincant pour trois motifs. Tout d'abord, la maladie de Sudeck avait été diagnostiquée par tous les médecins qui avaient examiné l'assuré, soit la doctoresse C.________, spécialiste en chirurgie de la main auprès de X.________, (rapports des 26 novembre 2010 et 4 février 2011), le docteur N.________, médecin à l'unité de chirurgie de la main de X.________, (rapport du 20 mai 2011) et le docteur H.________, spécialiste en neurologie mandaté par l'assurance-accidents. Ensuite, les premiers juges semblent reprocher au docteur A.________ d'avoir maintenu son point de vue, alors que les examens pratiqués par le docteur H.________, allaient dans le sens d'une maladie de Sudeck, corroborant ainsi l'appréciation des docteurs C.________ et N.________. Enfin, le fait que la radiographie standard pratiquée le 21 juillet 2011 mettait en évidence une structure osseuse normale, une fracture consolidée et des rapports articulaires tout à fait satisfaisants ne suffisait pas encore pour écarter ce diagnostic posé par les médecins de X.________ et pour lequel l'assuré avait suivi un traitement médicamenteux (Miacalcic, Lyrica) ainsi que des séances d'ergothérapie et de physiothérapie douce. Par ailleurs, la juridiction cantonale a considéré que le syndrome de Sudeck était en relation de causalité naturelle avec l'accident assuré, sur le vu des pièces versées au dossier.