Citation: 9C_673/2008 20.05.2009 E. 3

On mentionnera préalablement que la violation du droit d'être entendu et la violation de l'obligation incombant aux autorités judiciaires d'établir les faits déterminants pour la solution du litige dans le sens invoqué par l'intéressé sont des questions qui n'ont pas de portée propre par rapport au grief tiré d'une mauvaise appréciation des preuves (cf. ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 429 et ATF 124 V 90 consid. 4b p. 94). En effet, le juge peut renoncer à accomplir certains actes d'instruction si, en se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves, il est convaincu que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation (cf. KIESER, Das Verwaltungsverfahren in der Sozialversicherung, p. 212 n° 450; KÖLZ/HÄNER, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 2e éd., p. 39, n° 111 et p. 117, n° 320; GYGI, Bundesverwaltungsrechtspflege, 2e éd. p. 274). Or, les premiers juges ont en l'espèce clairement exposé les motifs qui les ont poussés à préférer les conclusions du SMR à celles des médecins traitants sans avoir recours à des investigations supplémentaires. Invoquer contre ces motifs le caractère succinct ou le manque de clarté des propos des médecins traitants, que le recourant reconnaît du reste expressément, et la nécessité qu'il y aurait eu de mettre en oeuvre des mesures d'instruction supplémentaires n'est pas suffisant pour remettre en question l'appréciation de la juridiction cantonale. On ajoutera que, contrairement à ce que semble penser l'intéressé, la valeur d'un éventuel rapport complémentaire du docteur RR.________, tel que requis en cours de procédure, n'aurait pas changé selon qu'il aurait été produit par le recourant ou requis par les premiers juges dès lors que seul le contenu d'un tel document est déterminant pour évaluer sa valeur probante (cf. ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352), que la fatigue physique et intellectuelle engendrée par le syndrome d'apnées du sommeil relatée par le docteur O.________ dans son rapport du 25 février 2005 a été dûment prise en considération et n'a rien à voir avec les troubles psychiatriques dont souffre l'intéressé et que la juridiction cantonale n'a pas tiré d'autres conclusions du rapport établi par le docteur F._________ le 12 avril 2005 que la stabilité du cas sur la plan ophtalmologique, étant précisé que la vraisemblance prépondérante associée à ce fait est le degré de preuve requis en matière d'assurances sociales (cf. ATF 126 V 353 consid. 5b p. 360 s.) et ne saurait en aucun cas être assimilée à la prise en compte d'une vague hypothèse invérifiable et invérifiée. Le recours est donc en tous points mal fondé.