Citation: 6B_912/2023 E. 3.2

3.2. La cour cantonale s'est référée à l'appréciation des premiers juges, qui avaient retenu que la culpabilité du recourant était très lourde. L'enquête avait démontré qu'il était impliqué dans un trafic de cocaïne ayant des ramifications internationales et portant sur des quantités importantes. Son rôle au sein du réseau était significatif et indispensable, ayant en particulier des échanges avec des individus dont tout indiquait qu'ils étaient haut-placés. A charge, si la situation du recourant était certes précaire, il avait cependant la chance de disposer d'un permis de séjour italien de sorte qu'il n'avait aucune raison légitime de venir s'établir durablement en Suisse, cela d'autant moins pour s'y adonner à du trafic de stupéfiants. Sa collaboration en cours d'instruction n'avait guère été bonne, le recourant ne reconnaissant que les faits les moins graves, minimisant son implication et variant dans ses déclarations, n'hésitant pas à se contredire malgré les éléments à charge qui lui étaient soumis (cf. jugement de première instance, p. 18 s.). Selon la cour cantonale, cette appréciation ne prêtait pas le flanc à la critique et devait être confirmée. Selon la cour cantonale, le recourant plaidait en vain que le trafic de stupéfiants auquel il s'était adonné aurait porté sur des quantités moins importantes que celles retenues par les premiers juges (cf. jugement entrepris, consid. 5.2.1). Le recourant s'était rendu coupable de séjour illégal (cas 1 AA), d'infraction grave, infraction et contravention à la LStup (cas 2, 3 et 4 AA) et de recel (cas 5 AA). Les infractions entraient en concours. L'infraction de base à la fixation de la peine, soit l'infraction grave à la LStup retenue contre le recourant pour sa participation à un trafic portant sur une quantité minimale pure de 2'241.70 grammes de cocaïne, devait être sanctionnée par une peine privative de liberté de 5 ans et 6 mois. Par l'effet du concours, la cour cantonale ajoutait 2 mois pour sanctionner le recel et 2 mois pour sanctionner le séjour illégal. La peine prononcée était dès lors adéquate pour sanctionner le comportement illicite du recourant et devait être confirmée. Il en allait de même s'agissant de l'amende de 200 fr. sanctionnant la contravention à la LStup, qui n'était au demeurant pas contestée.