Citation: 6B_596/2023 E. 2

La cour cantonale a jugé que si la recourante avait été physiquement blessée lors des faits survenus le 15 août 2020, elle avait bien dû s'en rendre compte avant que l'ordonnance pénale du 7 octobre 2020 devienne définitive, la pièce médicale produite attestant que le médecin de la recourante avait constaté la rupture complète d'un ligament du genou le 26 août 2020. Le lien entre l'agression et les blessures était par ailleurs douteux dès lors que la même pièce indiquait que la patiente (qui avait déjà des problèmes de genou avant cela) s'était plainte le 26 août 2020 de douleurs "apparues depuis un mois environ", c'est-à-dire avant le 15 août 2020. La cour cantonale en a conclu que les pièces produites n'étaient pas propres à entraîner une condamnation différente. La recourante lui reproche d'avoir établi les faits de manière lacunaire, erronée et arbitraire (art. 9 Cst.). L'autorité précédente aurait aussi violé son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.) faute de résumer au moins succinctement les pièces médicales produites et elle aurait violé l'art. 410 al. 1 let. a CPP en ne retenant pas la réalisation des motifs de révision avancés.