Citation: 5A_665/2020 E. 4.2

4.2. Le recourant fait valoir que la cour cantonale a omis de prendre en considération le fait que l'enfant C.________ est née avant le mariage et que les parties ont connu de fortes dissensions dès le début de l'année 2015 ce qui ressort de l'allégué numéro 7 de sa demande en divorce, admis par l'intimée dans sa réponse. Il en résulte que le mariage, de très courte durée, a commencé rapidement à se dégrader. Il soutient également que la cour cantonale a omis de retenir qu'il avait toujours été opposé à la baisse du taux d'activité de l'intimée en 2015 et qu'il avait établi en procédure qu'il avait été convenu entre les parties que l'intimée reprendrait une activité à plein temps au plus tard en 2016. Les juges cantonaux auraient ainsi violé le droit en estimant que le mariage avait marqué de son empreinte la situation de l'époux bénéficiaire. Par surabondance, il soutient que la cour cantonale a elle-même retenu que l'intimée était en mesure de couvrir ses propres charges, de sorte que conformément au principe de l'indépendance économique des ex-époux, aucune contribution d'entretien n'était due à l'intimée. L'intimée soutient que le fait que l'enfant soit née le 4 mars 2014, soit un mois avant le mariage des parties le 17 avril 2014, ne permet pas de conclure que l'union conjugale n' a pas durablement marqué de son empreinte la situation de l'époux bénéficiaire. Elle avait été dans l'obligation de réduire son taux de travail pour s' occuper de sa fille, ce qui avait nécessairement eu un impact sur sa situation professionnelle et ses perspectives de gain durant le mariage. Par ailleurs, le droit fédéral n'avait pas été violé dès lors que la naissance d'un enfant commun suffisait à justifier une contribution en sa faveur.