Citation: I 169/01 13.08.2001 E. 2

2.- a) En l'espèce, le recourant a assimilé la lettre de l'intimée du 27 mars 2000 à une demande de révision au sens de l'art. 87 al. 3 et 4 RAI. En conséquence, il a fait savoir à l'assurée qu'il lui incombait d'établir de manière plausible que son invalidité s'était modifiée depuis le 3 décembre 1999, de manière à influencer ses droits (cf. réponse du recourant du 29 mars 2000). b) Selon l'art. 29 al. 1 let. b LAI, le droit à la rente au sens de l'art. 28 prend naissance au plus tôt à la date dès laquelle l'assuré a présenté, en moyenne, une incapacité de travail de 40 pour cent au moins pendant une année sans interruption notable. La jurisprudence rendue à propos de cette disposition légale et de l'ancien ch. 3024 des directives de l'OFAS concernant l'invalidité et l'impotence a précisé que la diminution de la capacité de travail est notable lorsqu'elle atteint 20 % (VSI 1998 p. 126). Par ailleurs, la demande de révision doit établir de manière plausible que l'invalidité ou l'impotence de l'assuré s'est modifiée de manière à influencer ses droits (art. 87 al. 3 RAI). Lorsque la rente ou l'allocation pour impotent a été refusée parce que le degré d'invalidité était insuffisant ou parce qu'il n'y avait pas d'impotence, la nouvelle demande ne peut être examinée que si les conditions prévues au 3e alinéa sont remplies (art. 87 al. 4 RAI). c) Les premiers juges semblent avoir pris en compte le taux d'incapacité de travail moyen existant en décembre 1999 (12, 5 %) lorsqu'ils ont cherché à déterminer la date à partir de laquelle l'intimée avait présenté, en moyenne, une incapacité de travail de 40 % au moins au sens de l'art. 29 al. 1 let. b LAI. Une telle manière de procéder eût certes été conforme à la jurisprudence (cf. VSI 1998 p. 126) si le taux d'incapacité de travail s'était élevé à 20 % au moins, le 3 décembre 1999. Tel n'était pourtant pas encore le cas à cette date-là. Dès lors, le recourant a retenu à juste titre, dans sa décision du 21 juillet 2000, que la période de carence d'une année prévue par l'art. 29 LAI n'avait débuté qu'en février 2000, en d'autres termes que la demande de prestations de l'intimée était prématurée. Le recours est bien fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :