Citation: 6B_817/2014 E. 3.6.2

3.6.2. Le recourant invoque que les EPO n'auraient pas été un établissement approprié dans le sens de la jurisprudence "sur ce sujet" (recours, p. 8 let. h). L'examen du respect de l'art. 5 par. 1 let. e CEDH n'est pas fait uniquement à l'aune de l'établissement où se déroule le traitement, mais et surtout compte tenu des conditions dans lesquelles celui-ci se déroule. Les généralités invoquées par le recourant sur les EPO, outre qu'elles ne résultent pas de l'ordonnance attaquée, sont impropres à prouver une quelconque violation. Le recourant déclare avoir fréquenté des condamnés de droit commun. Il n'expose toutefois pas que cela lui aurait causé un préjudice, étant précisé qu'il bénéficiait durant son séjour d'une cellule individuelle. Au demeurant, dès lors que son état ne justifiait pas un placement dans l'unité psychiatrique de l'établissement, on ne voit pas que son maintien hors de cette unité fonde son grief. Pour le surplus, on ne peut que constater que le recourant a vu ses conditions de séjour adaptées à ses possibilités et évoluer avec celles-ci. Il ne conteste au demeurant pas avoir bénéficié d'un traitement psychiatrique régulier, ni que c'est grâce à ce dernier et à sa réussite qu'il a pu obtenir sa libération conditionnelle de la mesure. Dans ces circonstances, les soins dont il a bénéficié lors de sa détention aux EPO peuvent être considérés comme appropriés. Le grief de violation de l'art. 5 par. 1 let. e CEDH est infondé.