Citation: 8C_463/2022 E. 4

Dans un premier grief, la recourante se plaint d'une constatation manifestement inexacte et incomplète des faits à divers égards (art. 105 al. 1 LTF; cf. consid. 2.1 supra). Elle considère tout d'abord que le Tribunal cantonal aurait dû mentionner dans son arrêt l'art. 3 al. 1 SPC 2011, qui réserve les dispositions des cahiers des charges et celles du CO applicables à titre supplétif ou par renvoi. La prise en considération de la disposition précitée permettrait selon elle de retenir, premièrement, que les dispositions du cahier des charges primaient sur le statut du personnel - et d'étayer ainsi son grief de violation du principe de la confiance - et, deuxièmement, que les rapports de service étaient soumis au droit public et que les art. 319 à 343 CO s'appliquaient à titre de droit [communal] supplétif. Or il s'agit bien plutôt de questions de droit que d'une problématique de constatation des faits. Au demeurant, les premiers juges ont tenu compte des dispositions du cahier des charges (cf. consid. 4.2.1 et 4.2.2 de l'arrêt attaqué), mais ont considéré qu'elles ne permettaient pas de retenir que le service d'exploitation hors de l'horaire habituel, le week-end et les jours féries était inclus dans la durée du travail prévue contractuellement et, par conséquent, dans le salaire mensuel brut de l'employé. Quant au fait que les rapports de service sont soumis au droit public et que les dispositions du CO sont applicables à titre supplétif, cela n'a nullement été remis en cause par les premiers juges (cf. consid. 3 et 4.1.1 de l'arrêt attaqué). Le grief tombe ainsi à faux. A titre "préventif", la recourante met ensuite en avant des faits dont elle relève elle-même qu'ils ressortent de l'arrêt attaqué. A nouveau, le grief de constatation arbitraire des faits apparaît sans objet. Enfin, le Tribunal cantonal aurait dû, selon la recourante, préciser qu'elle ne s'était vu remettre que deux décomptes d'heures relatifs aux années 2016 et 2017 rédigés par l'intimé en automne 2017 et qu'aucun autre décompte ne lui avait été remis pendant toute la durée des rapports contractuels. Cela montrerait que les prétentions de l'intimé seraient périmées ou à tout le moins abusives et devraient être rejetées. L'intimé aurait par ailleurs pu compenser en nature les heures supplémentaires qu'il aurait accomplies, à tout le moins en partie. Contrairement à ce que prétend la recourante, la juridiction précédente a bien relevé ses allégations à ce sujet et les a dûment examinées. A cet égard, la recourante se borne à présenter une nouvelle fois sa propre version des faits, pour autant qu'elle diverge vraiment de celle retenue par les premiers juges, et à contester les conclusions juridiques qu'ils en ont tirées. Intégralement mal fondé, le grief de constatation arbitraire des faits doit être écarté.