Citation: 2C_617/2018 E. 7.2

7.2. Contrairement à ce que soutient le recourant, la condition objective de l'art. 63 al. 1 let. b LEtr est remplie (cf., sur les violations de moindre gravité qui, considérées dans leur ensemble, peuvent être qualifiées de "très graves", ATF 137 II 297 consid. 3 p. 302). Entre le 30 août 2000 et le 25 avril 2016, le recourant a été condamné à 26 reprises. Les condamnations portent notamment sur des infractions contre l'intégrité physique, de sorte que l'intéressé ne peut être suivi lorsqu'il soutient ne jamais avoir porté atteinte à des biens juridiques particulièrement importants. C'est également et surtout la répétition des actes délictueux qui caractérise le comportement du recourant. Celui-ci s'est en outre encore fait connaître des autorités pénales après l'avertissement formulé par le Service cantonal le 12 janvier 2016, qui était pourtant le quatrième prononcé à son encontre. On ajoutera que la décision du 12 janvier 2016 enjoignait au recourant, sous la menace de révoquer son autorisation d'établissement, de s'intégrer socialement et professionnellement, ce qui, selon les faits de l'arrêt entrepris, non contestés sur ce point, n'a pas été le cas. En résumé, le recourant a accumulé les condamnations tout au long de son séjour en Suisse et n'a jamais tenu compte des avertissements reçus, démontrant de la sorte son incapacité à s'adapter à l'ordre juridique suisse.