Citation: 2D_46/2019 E. 3.4

3.4. Selon la jurisprudence, lorsque l'étranger réside légalement depuis plus de dix ans en Suisse, il y a lieu de partir de l'idée que les liens sociaux qu'il a développés avec le pays dans lequel il réside sont suffisamment étroits pour que celui-ci bénéficie d'un droit au respect de la vie privée, au sens de l'art. 13 Cst., respectivement de l'art. 8 CEDH (ATF 144 I 266 consid. 3.9 p. 277 ss.; arrêt 2C_21/2019 du 14 novembre 2019 consid. 5). Lorsque la durée de la résidence est inférieure à dix ans mais que l'étranger fait preuve d'une forte intégration en Suisse, le refus de prolonger ou la révocation de l'autorisation de rester en Suisse peut également porter atteinte au droit au respect de la vie privée (ATF 144 I 266 précité). En l'espèce, le recourant séjourne et travaille en Suisse depuis 2008, sans toutefois être au bénéfice d'une autorisation de séjour. Il a par ailleurs fait l'objet d'une interdiction d'entrée, qu'il n'a pas respecté, dès le 18 juin 2010 jusqu'au 17 juin 2013. Dans ces circonstances, on ne saurait retenir que le recourant a séjourné légalement en Suisse plus de dix ans, si bien qu'il ne peut pas invoquer la protection de la vie privée garantie par l'art. 13 Cst., respectivement par l'art. 8 CEDH. Il ne peut également pas se targuer d'une forte intégration, acquise en marge de la légalité, pour se prévaloir d'une telle protection.