Citation: 9C_434/2014 E. 4.3.2

4.3.2. Cet argument n'est pas plus fondé que le précédent. En effet, on ne saurait faire grief au tribunal cantonal d'avoir procédé à une constatation manifestement inexacte des faits - notion qui correspond à celle d'arbitraire (cf. ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62) - dès lors que, comme l'office intimé depuis la mise en oeuvre de l'enquête économique sur le ménage, il était conscient de la situation familiale atypique invoquée et en a clairement tenu compte dans son évaluation des empêchements à accomplir les activités habituelles, respectivement du degré d'invalidité. Ladite évaluation n'est par ailleurs aucunement contraire au droit dans la mesure où, conformément aux devoirs imposés par la jurisprudence (cf. ATF 135 V 297 consid. 5.2 p. 301; 129 V 472 consid. 4.2.1 p. 475), les premiers juges devaient apprécier la situation le plus concrètement possible. Or, tel a bien été le cas puisque leurs constatations reposent sur les déclarations de l'assurée à l'occasion de l'enquête économique sur le ménage dont la valeur probante n'est plus contestée. On ajoutera qu'il est tout à fait conforme au droit (cf. art. 7 al. 1 LAI) et à la jurisprudence sur la réduction du dommage (cf. ATF 133 V 504 consid. 4.2 p. 509 ss) d'exiger de la recourante qu'elle requiert l'assistance de ses proches dans une mesure appropriée, d'autant plus s'ils vivent sous le même toit. Il n'est finalement pas décisif que la juridiction cantonale ait réparti l'aide exigible des membres de la famille sur les filles de l'assurée ou sur celles-ci et leur père du moment qu'aucun argument remettant en question le taux global d'aide de 30 % retenu n'est avancé. Que les filles ne rentrent que peu ou pas à la maison à midi ne change rien dès lors que la préparation des repas n'est pas problématique selon le rapport d'enquête économique sur le ménage.