Citation: 6B_42/2024 E. 3.4.1

3.4.1. En l'espèce, sous l'angle du droit au respect de sa vie privée, il ressort du jugement attaqué que la recourante, ressortissante kosovare, est arrivée en Suisse en 1991 et est actuellement au bénéfice d'un permis F. Après avoir travaillé plusieurs années comme femme de ménage, elle n'a plus à l'heure actuelle d'activité lucrative. S'il est vrai que le fait de ne plus travailler aujourd'hui semble être dû à sa maladie et qu'elle vit dans notre pays depuis plus de 30 ans, cela n'empêche pas de considérer, comme l'a fait la cour cantonale, que son intégration en Suisse est mauvaise. Elle a en effet des poursuites pour près de 40'000 fr. ainsi que des actes de défaut de biens pour 34'099 fr. et vit des prestations de l'EVAM. Il ne ressort du reste pas du jugement querellé que la recourante aurait un cercle d'amis proches en Suisse ou qu'elle fasse partie d'une quelconque association. Compte tenu de ces éléments, elle ne peut par conséquent pas se prévaloir d'une intégration particulièrement réussie en Suisse, dès lors qu'elle ne dispose pas de liens sociaux et professionnels spécialement intenses avec ce pays.