Citation: 9C_842/2007 05.08.2008 E. 3

A supposer qu'elle soit suffisamment motivée, la critique relative à l'éventuelle partialité d'un médecin du SMR pouvant découler du rapport de travail qui l'unit à l'institution d'assurance n'est pas fondée. La jurisprudence tient simplement compte de la différence entre un mandat de soins et un mandat d'expertise (cf. arrêt 9C_892/2007 du 8 juillet 2008 consid. 4.2 et les références). Outre le fait qu'il présume l'indépendance de tels praticiens en l'absence d'éléments concrets permettant d'établir le contraire (cf. ATF 123 V 175), le Tribunal fédéral n'a jamais édicté de règles de préséance fondées uniquement sur le statut des médecins consultés. Il a toujours affirmé que le point essentiel d'un rapport médical était son contenu et pas son origine (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352). En l'occurrence, le fait d'invoquer la jurisprudence concernant la valeur probante des rapports émanant des médecins traitants - qui n'a donc pas la teneur que l'intéressé lui attribue - et d'en réclamer l'application analogique aux médecins du SMR ne suffit pas pour mettre en évidence une violation du droit fédéral. Les avis apparemment concordants des médecins traitants et du docteur F.________ ne permettent en soi pas davantage de faire naître un soupçon de prévention à l'égard de la doctoresse B.________. Le choix de privilégier l'avis de cette dernière ou du docteur E.________ au détriment de celui des autres médecins relève du principe de la libre appréciation des preuves (cf. ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352) et n'est du reste pas insoutenable. Il ressort en effet des pièces versées au dossier que le seul véritable point de désaccord est l'évaluation de la capacité de travail, les diagnostics énoncés étant similaires chez tous les intervenants tant sur le plan somatique que psychiatrique. Or, l'évaluation de ladite incapacité par les docteurs M.________ et N.________ n'est que peu motivée et largement focalisée sur l'expression de sa douleur par le recourant. Il en va de même pour le docteur C.________ qui se contente d'affirmer que l'état dépressif rapporté est plus important que ce qui a été constaté par le docteur E.________. On ajoutera qu'il est faux de prétendre que le médecin du SMR a tout rapporté au trouble douloureux diagnostiqué dans la mesure où il a également fait état d'une spondylodiscarthrose en L4/L5 et L5/S1 avec hernie discale en L4/L5 amplement documentée et discutée. Il a seulement tiré les conséquences de ses observations contrastant fortement avec l'attitude démonstrative et les signes de non-organicité ressortant du status clinique, ce qui rejoint non seulement l'avis du docteur A.________, qui signalait la présence d'une surcharge non organique, mais aussi celui du docteur F.________ qui, sur la base de constatations similaires, mentionnait l'existence d'un comportement inadapté dans la perception de la douleur et dans son mode d'expression. Cet élément démontre de surcroît que les interférences entre l'état de santé somatique et psychique ont été analysées par la doctoresse B.________ dont les conclusions sur ce point se retrouvent dans le rapport du psychiatre traitant qui relevait une surcharge psychogène rapportée par l'ensemble des médecins ayant approché l'intéressé. L'analyse en question ne ressort certes pas d'une expertise pluridisciplinaire, mais la jurisprudence citée par le recourant à ce propos n'exige aucunement la réalisation d'une telle expertise du moment que lesdites interférences ont fait l'objet d'une description claire. Le recours est donc entièrement mal fondé.