Citation: 6B_1385/2019 E. 2.2.2

2.2.2. La cour cantonale a constaté que D.________ avait déclaré: " avoir vu le tireur tirer le second coup de feu, ce qui lui avait permis de déduire que sa cible était le fuyard qui était passé derrière son véhicule. Selon lui, au second coup de feu, le tireur était dans une position " improvisée ", il ne semblait pas avoir visé , mais plutôt tiré dans une direction ". Toujours d'après D.________: " Compte tenu de la position de l'individu qui fuyait, lequel se trouvait à une dizaine de mètres de son véhicule lors du premier coup de feu, il ne s'expliquait pas que le t ir ait touché son véhicule au second coup, étant précisé qu'il ne savait pas où se trouvait le fuyard ". La cour cantonale pouvait en conclure sans arbitraire que selon ce témoin, c'était bien la personne courant à une dizaine de mètres de son véhicule, identifiée sur les images de vidéosurveillance comme étant C.________, qui était visée par les tirs. Dans la mesure où il ignorait la position du fuyard lors du second coup de feu, le fait qu'il ne s'explique pas pourquoi son véhicule avait été touché n'est pas déterminant. Il peut encore être ajouté que C.________ était en train de fuir au pas de course, ce qui faisait de lui une cible difficile à atteindre pour le tireur. Les déclarations de D.________ contredisent en tous les cas celles du recourant qui soutient avoir tiré en l'air, et non dans une certaine direction. Quant à C.________, il n'est pas important, au regard des autres éléments de preuve, qu'il ne se soit pas senti la cible des tirs. Il avait certes déclaré que le recourant avait tiré en l'air (arrêt attaqué, En fait, B.c.a, p. 10). C'est toutefois le seul protagoniste à avoir déclaré cela. En outre, une telle hypothèse n'est pas compatible avec les impacts de balles relevés par la Brigade de police technique et scientifique, qui a constaté que le véhicule I.________ de D.________ portait deux impacts provenant de la même balle, le premier dans le bas de la vitre arrière gauche à 1,08 m du sol et le second dans le montant supérieur de la portière avant droite, passant ainsi à environ 10 cm derrière la tête du conducteur (arrêt attaqué, En fait, B.a.d. p. 5). La cour cantonale en a déduit - sans arbitraire (cf. consid. 2.3.2 infra) - que le recourant avait tiré à hauteur d'homme. Par ailleurs, l'autorité précédente a retenu, sans que le recourant n'élève de contestation à cet égard, que C.________ était passé derrière le véhicule I.________, plaçant l'agent de sécurité entre le fuyard et le tireur, et c'était ce véhicule qui avait reçu la balle du second tir (arrêt attaqué, En Fait, B.d.b. p. 16). Le recourant ne démontre pas en quoi ces éléments n'auraient pas été suffisants pour conclure que les coups de feu avaient été tirés dans la direction de C.________, même s'ils ne l'ont pas touché ni même frôlé.