Citation: 1C_571/2022 E. 8.3.1

8.3.1. Il est vrai que le projet d'agglo Rivelac demande à être construit et densifié (cf. consid. 4 ci-dessus) et que, selon l'arrêt cantonal, le canton dispose d'un quota suffisant de SDA recensées, actuellement 76'191 ha (cf. DGTL, Évolution des zones d'affectation et des surfaces d'assolement en 2020, 2 décembre 2021, p. 1 et 16), alors que le plan sectoriel de la Confédération (ci-après: PSSDA) en exige 75'800 ha. Il n'en demeure pas moins que le PDCn, à sa mesure F12, demande aux autorités de veiller à ce que les SDA soient classées en zone agricole et qu'elles soient retenues en priorité pour la réduction des zones à bâtir surdimensionnées (cf. PDCn, mesure F12, p. 297). Il découle en outre de l'art. 30 al. 1bis OAT que si, comme en l'espèce, le quota cantonal est respecté, on ne peut sacrifier des SDA sans procéder à une pesée des intérêts, singulièrement en apportant la démonstration de la nécessité d'empiéter sur les SDA (cf. PDCn, mesure F12, p. 299). Il est ainsi erroné d'avoir écarté la requête d'expertise des recourants au motif que les parcelles litigieuses sont comprises dans le projet d'agglo Rivelac; la présence au sein du périmètre compact d'agglomération n'exclut pas de procéder à une analyse plus fine lors de l'adoption de la planification d'affectation conformément au système pyramidal sur lequel repose l'aménagement du territoire suisse (cf. consid. 4.1 ci-dessus); l'existence de SDA ne dépend pas de la volonté de l'autorité planificatrice de les considérer ou non comme telles, mais bien de leurs qualités agro-pédologiques (cf. VINCENT BAYS, Commentaire des arrêts 1C_235/2020 et 1C_102/2019, in ZBl 2022, p. 151 et la référence à l'arrêt vaudois AC.2020.0227 du 25 août 2021 consid. 2 c/bb; voir également arrêt 1C_235/2020 du 16 décembre 2020 consid. 8.1).