Citation: U 13/99 01.09.2000 E. 3

3.- a) Les premiers juges ont retenu que le recourant pouvait accéder, au vu de sa formation universitaire et de son expérience professionnelle, à un large éventail de professions dans le secteur tertiaire. Dans ces dernières, il était en mesure d'obtenir un revenu équivalent, sinon supérieur, à celui qu'il réalisait comme vendeur, de sorte qu'une rente transitoire ne pouvait, en l'espèce, entrer en ligne de compte. Pour sa part, le recourant soutient le contraire. A ses yeux, il est irréaliste de prétendre qu'un ancien clerc de notaire français, de surcroît handicapé du bras droit, puisse reprendre une activité similaire en Suisse après avoir travaillé plus de dix ans comme magasinier-vendeur ou encore chauffeur-livreur. Par ailleurs, il estime avoir droit à une rente transitoire dès lors que l'assurance-invalidité lui a effectivement accordé des mesures professionnelles - lesquelles sont, en principe, subordonnées à la reconnaissance d'un taux d'invalidité de 20 % au moins. b) En l'occurrence, il est constant qu'à la fin du mois de septembre 1995, le traitement médical de l'assuré était terminé et que celui-ci avait recouvré une pleine capacité de travail dans une activité adaptée ne nécessitant pas le port de charges lourdes, ni la mobilisation répétitive de son bras droit (rapports des docteurs R.________ et X.________, respectivement des 12 juin et 17 août 1995); il ne le conteste du reste pas. En outre, il était dans l'attente d'une décision de l'assurance-invalidité concernant des mesures de réadaptation professionnelles. Il s'agit dès lors d'évaluer l'invalidité du recourant sur la base de ces éléments et d'après la méthode de comparaison des revenus. Selon les renseignements recueillis auprès de l'employeur, B.________ aurait réalisé, en 1993, un salaire mensuel d'environ 3550 fr. (13ème salaire en sus). Après adaptation de ce montant à l'évolution des salaires nominaux jusqu'en 1995, on parvient à un revenu mensuel réalisable sans invalidité de 3680 fr. (Annuaire statistique de la Suisse 1997, p. 118, T 3.16b). Or, si l'on peut certes convenir avec le recourant que son diplôme universitaire, obtenu en France, ne lui permet pas de pratiquer en Suisse une profession dans le domaine juridique faute de reconnaissance, il n'en est pas moins susceptible de lui ouvrir - comme l'a relevé à juste titre l'autorité cantonale - de nombreux autres emplois d'un niveau supérieur à celui qu'il exerçait auparavant (par exemple des emplois de bureau dans les domaines du tourisme et de la représentation, ou encore dans le secteur bancaire). A n'en pas douter, il pourrait alors gagner autant, voire plus qu'en qualité de vendeur, activité généralement moins bien rémunérée que celles qui requièrent davantage de capacités intellectuelles et qui sont tout à fait à la portée du recourant. Il s'ensuit que ce dernier ne subit pas une incapacité de gain propre à engager la responsabilité de l'intimée; partant, il ne peut prétendre une rente transitoire au sens de l'art. 30 OLAA. Il est vrai que le recourant a été mis au bénéfice de mesures de réadaptation professionnelles. Toutefois, les offices AI disposent en la matière d'une grande marge d'appréciation; le dossier AI ne contient d'ailleurs aucune évaluation précise et concrète de l'invalidité dans le cas particulier; en outre, la demande de prestations AI fait état d'atteintes à la santé étrangères à l'accident (notamment un problème au genou gauche) dont l'intimée n'a pas à répondre. Dans ces circonstances, et contrairement à ce que soutient le recourant, la décision de l'AI ne saurait lier l'assureur-accidents. Par conséquent, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.