Citation: 4A_184/2018 E. 2.2.1

2.2.1. Sur ce point, l'autorité précédente a établi les faits suivants, qui lient le Tribunal fédéral sauf arbitraire. L'employée a bien effectué des heures supplémentaires, lesquelles n'ont pas été sollicitées par l'employeuse, mais ont été accomplies au vu et au su de celle-ci, qui "avait suffisamment d'indices pour constater que le temps de travail convenu de 42 heures ne suffisait pas à accomplir les tâches confiées". Seule une partie des heures supplémentaires alléguées était nécessaire à l'entreprise; en effet, la recourante avait le profil de l'employé soucieux et méticuleux et, dans une certaine mesure, les heures de travail supplémentaires effectuées n'étaient pas indispensables. La cour cantonale s'est dispensée toutefois d'établir le nombre d'heures supplémentaires accomplies par la recourante et combien d'entre elles étaient réellement nécessaires à l'employeuse. En effet, sur la base de ces éléments de fait, elle a estimé que, si l'employée n'avait pas à annoncer lesdites heures supplémentaires dans la première période de salaire, elle ne pouvait pas attendre aussi longtemps, soit la fin des rapports de travail, pour faire valoir plus de 7'000 heures de travail supplémentaires effectuées depuis 2007. Partant, elle a rejeté la prétention en paiement desdites heures supplémentaires.