Citation: 5A_27/2022 E. 2.2.3

2.2.3. À la suite de l'Office, l'autorité précédente a refusé de prendre en compte les " frais de déplacements " (304 fr. par mois); ces frais ne sont plus indispensables à l'exercice d'une profession, puisque le poursuivi n'exerce plus d'activité professionnelle. Cette solution n'est pas critiquable en l'occurrence. Le recourant insiste sur la nécessité d'un véhicule pour ses déplacements professionnels " en cas de nouveau mandat "; dans cette hypothèse, il lui appartiendra toutefois de requérir une révision de la saisie (ATF 108 III 10 consid. 4; arrêt 5A_764/2007 du 23 janvier 2008 consid. 2.4). De surcroît, selon la jurisprudence constante, ce n'est qu'exceptionnellement - et dans la mesure où l'utilisation des transports publics ne peut raisonnablement être exigée - que des frais du véhicule privé non indispensables pour l'exercice d'une profession peuvent être ajoutés à la base mensuelle, les difficultés d'organisation et la perte de commodité que l'utilisation des transports publics engendre immanquablement ne rentrant pas dans le champ des exceptions visées par la jurisprudence (arrêt 5A_144/2021 du 28 mai 2021 consid. 6.2 et les citations). Or, le recourant invoque des éléments relatifs à sa vie familiale et privée, ainsi que des frais, qui ne trouvent aucun appui dans la décision attaquée, sans se plaindre à cet égard d'arbitraire dans l'établissement des faits (art. 97 al. 1 LTF); fondé sur des faits nouveaux, la critique s'avère irrecevable dans cette mesure (art. 99 al. 1 LTF).