Citation: 1B_405/2022 E. 2.3

2.3. Conformément au principe de la proportionnalité ancré à l'art. 36 al. 3 Cst., il convient aussi d'examiner les possibilités de mettre en oeuvre d'autres solutions moins dommageables que la détention (règle de la nécessité). Cette exigence est concrétisée par l'art. 237 al. 1 CPP, qui prévoit que le tribunal compétent ordonne une ou plusieurs mesures moins sévères en lieu et place de la détention si ces mesures permettent d'atteindre le même but que la détention. La liste de l'art. 237 al. 2 CPP est exemplative et le juge de la détention peut également, le cas échéant, assortir les mesures de substitution de toute condition propre à en garantir l'efficacité (ATF 145 IV 503 consid. 3.1). A cet égard, la cour cantonale a considéré, à juste titre, qu'un engagement du recourant à déférer à toute convocation judiciaire - reposant notamment sur sa seule volonté -, le dépôt de papiers d'identité - au demeurant étrangers (cf. arrêt 1B_534/2020 du 30 octobre 2020 consid. 3.3) - et le versement d'une modeste caution de 1'000 fr. - a priori assuré par des proches - n'offraient aucune garantie; ils n'empêchent en particulier pas la fuite par la voie terrestre et/ou le passage dans la clandestinité, lesquels pourraient en l'occurrence être facilités par la résidence à l'étranger du recourant. Celui-ci ne développe d'ailleurs aucune argumentation tendant à démontrer le contraire et ne propose aucune autre mesure de substitution.