Citation: 1P.76/2005 10.06.2005 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 II 65 consid. 1, 388 consid. 1 et les références). 1.1 En vertu de l'art. 84 al. 2 OJ, le recours de droit public n'est recevable que dans la mesure où les griefs soulevés ne peuvent pas être présentés au Tribunal fédéral par un autre moyen de droit, tel que le pourvoi en nullité à la Cour de cassation du Tribunal fédéral. En l'espèce, dans la mesure où la recourante reproche à la Cour de justice d'avoir retenu que l'intimé avait agi avec la diligence requise, elle se plaint d'une violation de l'art. 125 CP, soit d'une règle de droit pénal fédéral matérielle, dont elle ne peut faire revoir l'application et l'interprétation qu'au moyen du pourvoi en nullité à la Cour de cassation pénale du Tribunal fédéral (art. 269 al. 1 PPF; cf. ATF 120 IV 136 consid. 3a p. 144; 116 IV 292 consid. 2). Le présent recours est donc irrecevable sur ce point comme recours de droit public. En revanche, les griefs relatifs à la violation de garanties constitutionnelles, dénonçant notamment un arbitraire dans les constatations de fait ou dans l'appréciation des preuves, sont recevables dans le cadre d'un recours de droit public (art. 84 al. 1 lettre a OJ, art. 86 al. 1 OJ, art. 269 al. 2 PPF). 1.2 Selon l'art. 88 OJ, la qualité pour agir par la voie du recours de droit public n'appartient qu'à celui qui est atteint par l'acte attaqué dans ses intérêts personnels et juridiquement protégés. De jurisprudence constante, celui qui se prétend lésé par un acte délictueux n'a pas qualité pour recourir sur le fond contre une décision de classement, de non-lieu ou d'acquittement (ATF 69 I 17; 128 I 218 consid. 1.1 p. 219 et les arrêts cités). Il n'en va différemment que dans les cas où le plaignant a la qualité de victime au sens de la loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infractions (LAVI; RS 312.5), à condition que la sentence touche ses prétentions civiles ou puisse avoir des effets sur le jugement de ces dernières (art. 8 al. 1 lettre c LAVI). En l'espèce, la recourante est directement touchée dans son intégrité physique par les faits dénoncés, de sorte qu'elle a la qualité de victime au sens de l'art. 2 al. 1 LAVI. Il n'est pas contesté qu'elle était partie à la procédure cantonale et que le jugement attaqué a des effets sur ses prétentions civiles puisqu'elles ont été renvoyées au for civil. Les conditions posées par l'art. 8 al. 1 lettre c LAVI étant ainsi réalisées, la recourante a qualité pour déposer un recours de droit public. 1.3 Selon l'art. 90 al. 1 lettre b OJ, l'acte de recours doit - sous peine d'irrecevabilité - contenir "un exposé des faits essentiels et un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation". Lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'a donc pas à vérifier, de lui-même, si la décision attaquée est en tout point conforme au droit et à l'équité. Il n'examine que les moyens de nature constitutionnelle invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours. Le recourant ne saurait se contenter de soulever de vagues griefs ou de renvoyer aux actes cantonaux (ATF 129 I 113 consid. 2.1 et la jurisprudence citée). Le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur les critiques de caractère appellatoire (ATF 117 Ia 412 consid. 1c). 1.4 Déposé pour le surplus dans les formes et délais requis, le recours est recevable au regard des art. 84 ss OJ, sous les réserves exprimées aux consid. 1.1 et 1.3 supra.