Citation: 2P.97/2001 30.09.2002 E. 1

1.1 A la suite du rejet de sa demande d'asile en 1995, A.________, née le 28 février 1969, originaire de la République démocratique du Congo, a quitté la Suisse pour la France où elle a donné naissance à une fille B.________, née le 25 juin 1995. Elle s'est mariée, le 30 mars 1996, avec X.________, qui était réfugié reconnu en Suisse et titulaire d'une autorisation d'établissement. A.________ et sa fille ont de ce fait obtenu une autorisation de séjour au titre de regroupement familial. Les époux en cause se sont séparés par la suite. 1.2 X.________ ayant été condamné à une expulsion judiciaire à vie du territoire suisse par un tribunal pénal, l'Office fédéral des réfugiés a, le 11 août 1999, constaté que l'asile octroyé à ce ce dernier avait pris fin et que l'intéressé ne disposait plus de la qualité de réfugié. L'autorisation d'établissement de l'intéressé a pris fin selon décision du 29 juin 2000. 1.3 Le 29 juin 2000, le Service de la population du canton de Vaud a également refusé de prolonger l'autorisation de séjour de A.________ et de sa fille, au motif que l'autorisation d'établissement de X.________ avait pris fin et que les intéressées étaient entièrement à la charge des services sociaux. Cette décision a été confirmée sur recours par le Tribunal administratif du canton de Vaud le 9 octobre 2000. 1.4 Par décision du 21 décembre 2000, le Service de la population a rejeté la demande de réexamen d'A.________ et de sa fille tendant au réexamen de sa décision du 29 juin 2000, au motif que les circonstances n'avaient pas subi de modifications notables depuis lors. Statuant sur recours le 12 mars 2001, le Tribunal administratif du canton de Vaud a confirmé cette décision du 21 décembre 2000 et imparti aux intéressées un délai pour quitter le territoire vaudois. 1.5 Par acte du 11 avril 2001 (rédigé en allemand), A.________ et sa fille B.________ ont interjeté un recours de droit public auprès du Tribunal fédéral en concluant à l'annulation de l'arrêt du Tribunal administratif du 12 mars 2001. Le Tribunal administratif et le Service de la population ont renoncé à déposer une réponse sur le recours. Interpellé par le Président de la IIe Cour de droit public sur la question du statut des intéressées du point de vue du droit de l'asile, l'Office fédéral des étrangers a conclu à l'irrecevabilité du recours, à moins que celles-ci ne soient reconnues comme réfugiées. L'Office fédéral des réfugiés a, pour sa part, indiqué qu'A.________ n'avait jamais bénéficié d'un tel statut. Par décision du 27 août 2001, il a d'ailleurs expressément rejeté la demande d'asile familial présentée par les recourantes. Statuant définitivement sur recours le 27 août 2002, la Commission suisse de recours en matière d'asile a confirmé cette dernière décision. 1.6 Par ordonnance présidentielle du 2 mai 2001, l'effet suspensif au recours a été accordé.