Citation: 2C_1068/2019 E. A

A.a. A.________ est propriétaire de la parcelle n° **** de la Commune de B.________. Cet immeuble, d'une surface de 6'622 m 2, est situé intégralement en zone agricole et inscrit au cadastre viticole; il supporte un garage de 19 m 2, un hangar de 92 m 2et une habitation de 112 m 2 à usage non agricole. Ce bien-fonds est sis au milieu d'autres parcelles plantées de vignes, au sud du hameau de C.________. L'intéressée a reçu le bien immobilier en cause en donation de la part de sa mère en 2002; celle-ci avait tenu, depuis 1934, dans la maison édifiée sur la parcelle, une pension pour enfants, dont beaucoup étaient placés par le service du tuteur général. A.________ a exercé pendant vingt-deux ans la profession de pédicure, dont quinze ans dans ladite maison. A.b. Après avoir procédé à un transport sur place, la Commission foncière agricole de la République et canton de Genève (ci-après : la Commission foncière) a, par décision du 13 novembre 2018, rejeté la requête formée par A.________ tendant à ce que sa parcelle soit libérée de l'assujettissement au droit foncier rural. Elle avait auparavant proposé à l'intéressée de diviser le bien-fonds en deux sous-parcelles : celle qui aurait comporté la maison d'habitation, le dépôt, le garage et le jardin d'agrément aurait été soustraite au droit foncier rural, ce que A.________ a refusé. Selon cette décision, au plan objectif, le bien-fonds était constitué en grande partie, à savoir 3'922 m 2, de prairie/pâturage; seule la surface autour de la maison pouvait être qualifiée de jardin d'agrément. Ce bien-fonds était inscrit au cadastre viticole et était entouré de parcelles agricoles cultivées en vigne. Les 3'922 m 2 susmentionnés étaient plantés en herbe et servaient de pâture à des ânes et à des chevaux; ils comportaient également des arbres fruitiers; ils ne faisaient l'objet d'aucune mise en valeur particulière au plan horticole (mare, allées, massifs de fleurs, arbres d'essences rares ou d'agrément particulier, etc.); il ne s'agissait pas d'une pelouse entretenue régulièrement avec une tondeuse à gazon, mais d'un pré-champ entouré d'une clôture électrique. Objectivement et subjectivement, cette partie de la parcelle était appropriée à l'agriculture et était utilisée d'une manière agricole dans la mesure où elle produisait de la nourriture pour des ânes et des chevaux. A.________ refusant de morceler sa parcelle, celle-ci devait rester assujettie dans son entier au droit foncier rural.