Citation: 4A_39/2022 E. B

Sans avoir requis au préalable la conciliation des parties, le débiteur a déposé devant la Chambre patrimoniale du canton de Vaud une demande intitulée "action en libération de dette" le 11 janvier 2018, qu'il a dû ensuite rectifier en application de l'art. 132 CPC le 2 mars 2018. Les conclusions de la demande tendent (1) à l'invalidation partielle du contrat de vente-cession et, subsidiairement, à la nullité dudit contrat; (2) à la réduction du prix de vente du montant de 288'500 fr., selon ses conclusions finales, et, subsidiairement, au paiement d'une juste indemnité pour cause de nullité; (3) à ce qu'il soit dit qu'il n'est pas le débiteur des frais et dépens de 8'360 fr. alloués aux poursuivants par la Cour des poursuites et faillites. Les défendeurs ont conclu à l'irrecevabilité de l'action, respectivement à son rejet. Par jugement du 15 janvier 2021, la Chambre patrimoniale a déclaré la demande irrecevable, considérant en bref, en tant que cela est nécessaire pour le sort du présent recours, que la demande n'était pas une action en libération de dette au vu de ses conclusions et que, faute d'être accompagnée d'une autorisation de procéder, la demande devait être déclarée irrecevable. Statuant le 15 décembre 2021, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel du demandeur et confirmé le jugement attaqué. En bref, examinant les griefs du demandeur appelant, la cour cantonale a notamment considéré, premièrement, que le fait que la Chambre patrimoniale avait invité le demandeur à rectifier sa demande initiale ne l'empêchait pas de considérer finalement qu'une autre condition de recevabilité faisait défaut et de déclarer sa demande irrecevable; deuxièmement, elle a jugé que les conclusions doivent tendre à faire constater que le demandeur n'est pas le débiteur de la créance que le poursuivant fait valoir et que les conclusions prises par le demandeur ne pouvaient se comprendre dans ce sens, soit "comme tendant en réalité à une action en libération de dette"; troisièmement, elle a considéré qu'il n'était pas excessivement formaliste de déclarer la demande - non précédée d'une tentative de conciliation - irrecevable.