Citation: 6B_667/2007 16.02.2008 E. 1

6.2.2 Le recourant a notamment été reconnu coupable de délit manqué de meurtre et de deux incendies, infractions par lesquelles il a voulu attenter à la vie de son ex-épouse. Par ailleurs, selon l'expertise, le recourant présente un trouble grave de la personnalité, qui est en relation avec les infractions commises. Le médecin a également constaté un abus chronique de cannabis et posé le diagnostic différentiel d'une forme fruste de maladie mentale et celui d'un trouble atypique de l'humeur. D'après le rapport, le recourant présente un risque important de commettre de nouveaux actes similaires ou un acte spectaculaire susceptible de mettre en danger l'intégrité physique et la vie d'un grand nombre de personnes. Il ne présente donc pas un risque pour la seule plaignante. De plus, celui-ci s'étend sur une longue, voire une durée indéterminée. Toujours, selon l'expert, le recourant doit cesser sa consommation de cannabis et se faire soigner de manière adéquate, au moyen d'un traitement neuroleptique, ce que l'intéressé a cependant toujours refusé. De plus, il est pratiquement impossible de traiter une personne qui, comme le recourant, n'admet pas avoir commis les actes qui lui sont reprochés. Enfin, l'expert estime qu'une mesure ne pourrait être exécutée que dans un établissement carcéral, aucune institution thérapeutique ne permettant d'offrir un cadre approprié à la situation de l'expertisé. L'atteinte aux droits de la personnalité de l'intéressé n'est pas disproportionnée au regard de la vraisemblance qu'il commette de nouvelles infractions et de leur gravité. En effet, aux dires d'expert, le risque de récidive est important. Ce risque existe même si le recourant n'a pas de lourds antécédents judiciaires. De plus, il se rapporte à la commission d'actes graves, puisque touchant à l'intégrité physique ou la vie d'un grand nombre de personnes. Par ailleurs, le recourant se situe dans le déni et refuse totalement et de manière constante tout traitement médicamenteux. Sur le vu de ce qui précède, les conditions d'un internement au sens de l'art. 64 CP sont réalisées.