Citation: 9C_230/2019 E. 3.2

3.2. Invoquant une appréciation manifestement inexacte des faits pertinents, la recourante reproche à la juridiction cantonale d'avoir accordé un total crédit aux conclusions des médecins du CEMed sur la répercussion des céphalées sur sa capacité de travail. Elle soutient qu'un tel revirement par rapport à la décision de renvoi du 4 mars 2016 est totalement incompréhensible. Si la juridiction cantonale avait renvoyé la cause à l'office AI pour qu'il invitât le docteur C.________ à s'exprimer sur l'impact réel des troubles de l'oeil gauche et des céphalées sur sa capacité de travail, soulignant à l'époque qu'il n'était pas uniquement ophtalmologue mais neuro-ophtalmologue, c'était bien car elle le considérait parfaitement compétent pour déterminer sa capacité de travail résiduelle. La recourante soutient que ses vertiges induits par les mouvements de ses yeux (passifs) n'ont par ailleurs jamais été pris en considération dès lors qu'ils n'avaient pas été franchement documentés avant l'avis du docteur I.________ du 8 février 2017. Les premiers juges ne pouvaient dès lors simplement les ignorer.