Citation: 2C_11/2009 20.03.2009 E. B

X.________ a recouru contre la décision sur réclamation du Service cantonal. Il a contesté le coefficient de vétusté retenu et demandé que la nouvelle évaluation prenne effet au jour du dépôt de sa réclamation le 14 juillet 2003. Le Service cantonal a conclu au rejet du recours et à la confirmation de sa décision. Il a notamment expliqué que la valeur officielle de l'immeuble avait été fixée avec "prudence et modération" à 80 % de la valeur vénale, laquelle était estimée, selon les normes et critères d'évaluation établis par la Commission cantonale d'estimation, à 150'000 fr. Le Service cantonal a également précisé que la date déterminante pour l'estimation était le 31 décembre de la période fiscale concernée, soit, en l'occurrence, le 31 décembre 2003. La Commission cantonale des recours du canton du Jura (ci-après: la Commission cantonale) a ordonné une expertise afin de déterminer la valeur vénale de l'immeuble litigieux. L'expert a estimé cette valeur à 147'000 fr. (rapport de l'architecte B.________ du 31 août 2006). Après avoir pris connaissance des conclusions de l'expert et obtenu certaines précisions de sa part (cf. lettre de l'expert du 24 décembre 2006), X.________ a demandé à la Commission cantonale de réduire la valeur locative de sa maison à 5'880 fr., soit dans la même proportion que l'écart existant, selon lui, entre l'ancienne et la nouvelle valeur officielle. Par arrêt du 4 juillet 2008, la Commission cantonale a partiellement admis le recours de X.________, en ce sens qu'elle a fixé la valeur officielle de son immeuble au 31 décembre 2003 à 117'600 fr. (soit 80 % de la valeur vénale estimée par l'expert) et qu'elle a renvoyé le dossier au Service cantonal pour nouvelle fixation de la valeur locative. Elle a mis les frais de procédure, par 800 fr., pour 4/5 à la charge de X.________, et pour 1/5 à la charge de l'Etat; les frais d'expertise ont été répartis selon la même clé.