Citation: 4A_315/2007 03.10.2007 E. 4

La recourante fait grief aux juges cantonaux d'avoir erré dans la constatation de certains éléments de fait. Elle reproche à l'autorité cantonale de ne pas avoir pris en compte dans son raisonnement juridique le loyer qui lui était dû pour la mise à disposition de l'employé d'un studio situé au-dessus du restaurant, lors même que l'état de fait de l'arrêt déféré relate la déclaration de l'intimé selon laquelle celui-ci avait réintégré le studio cinq ou six mois après le début de la deuxième période d'engagement. Elle ajoute, pour étayer son argumentation, que le loyer perçu pour un studio d'une pièce dans le canton de Genève est notoire et qu'ainsi, il n'était pas nécessaire de produire le contrat de bail à loyer du studio pour démontrer que la location pouvait s'élever à 600 fr. par mois. Sur ce point, elle se réfère aux statistiques cantonales genevoises, accessibles par internet. Le fait que le studio ait été occupé par l'employé ne signifie pas encore que celui-ci devait à l'employeur un loyer correspondant à celui mentionné dans les statistiques cantonales genevoises. A cet égard, il ne faut pas perdre de vue que le loyer est un élément essentiel du contrat de bail (cf. ATF 119 II 347 consid. 5; 120 II 341 consid. 5c) et que la partie qui s'en prévaut ne saurait se référer simplement à des statistiques. Au demeurant, l'autorité cantonale a constaté qu'il ressort des fiches de salaire, puis de la déclaration du comptable en appel, que pendant la durée de l'emploi de l'intimé, une somme a été régulièrement retenue sur son salaire au titre de frais de logement. Or, la recourante ne prétend pas et, encore moins, ne démontre que cette constatation est arbitraire. Elle n'affirme pas plus que le loyer convenu serait supérieur à celui prélevé et ne cherche pas à établir qu'il ressort du dossier que l'intimé aurait logé dans le studio pendant la période où il n'a pas travaillé pour la recourante et où, par conséquent, aucun prélèvement n'a pu être opéré sur le salaire de l'intéressé. L'argumentation de la recourante est infondée, pour autant qu'elle soit recevable. Il n'y a donc pas lieu de s'écarter des faits tels que retenus par l'autorité cantonale.