Citation: 5P.303/2000 12.12.2000 E. 4

4.- Le recourant fait valoir qu'il y a aussi eu appréciation arbitraire des preuves dans la mesure où l'arrêt querellé a retenu que, du montant de 400'000 fr. perçu en 1998, il lui restait 300'000 fr. lui rapportant 1'000 fr. par mois; en réalité, affirme-t-il, il lui en resterait moins de la moitié seulement. a) Le grief d'appréciation arbitraire des preuves ne peut fonder l'annulation d'une décision que si l'appréciation viciée a porté sur des faits déterminants pour le sort de la cause. Si tel n'est pas le cas, la décision n'est pas arbitraire dans son résultat, même si elle l'est dans sa motivation. b) En l'espèce, le montant de 300'000 fr. retenu par l'autorité cantonale paraît contestable. Il n'est toutefois pas déterminant pour la décision querellée. Le recourant dispose en effet, en sus de son revenu mensuel incontesté de 9'184 fr., d'un patrimoine appréciable, constitué en particulier d'une maison franche d'hypothèque, dont il est copropriétaire. La capacité contributive d'un débirentier ne se limite pas à ses revenus et il n'est pas arbitraire de se fonder sur un montant supérieur à ceux-ci lorsqu'il dispose d'une fortune. Dès lors, même dans l'hypothèse d'un solde disponible inférieur à 300'000 fr., la décision attaquée n'est pas arbitraire.