Citation: 9C_346/2017 E. 5.3.2

5.3.2. C'est en vain, ensuite, que la recourante se plaint d'une "violation de la pyramide de contrôle" (art. 62 al. 1 let. a LPP), en ce que la juridiction cantonale aurait fait fi des contrôles de ses dispositions réglementaires et de sa pratique par l'autorité de surveillance, l'organe de révision et "l'expert en matière de prévoyance professionnelle". Le fait que son autorité de surveillance a procédé à un examen abstrait de la légalité de ses dispositions ou aurait effectué (implicitement) un contrôle concret de sa pratique en matière de taux d'intérêt, n'implique pas une interdiction pour les autorités judiciaires de vérifier la conformité au droit des dispositions réglementaires de l'institution de prévoyance ou de leur application à l'occasion d'un litige qui leur sont soumis. Dès lors que l'intimé requérait de l'autorité judiciaire cantonale que soit tranché le point de savoir quel est le taux d'intérêts applicable à ses avoirs de prévoyance pour l'année 2013, les premiers juges avaient à examiner les dispositions réglementaires y relatives de la recourante et leur application dans la situation concrète.