Citation: 6B_1189/2021 E. 2.2.2

2.2.2. Il convient de rappeler qu'il ressort du jugement attaqué et du dossier que de la terre a été retrouvée sur les deux roues gauches du véhicule du recourant ainsi que dans celui-ci, soit contre la portière arrière droite, au pied du siège arrière droit et des deux sièges avant. Comme le relève le recourant, l'intimée a confirmé que la forêt où avaient eu lieu les faits était boueuse et la présence de boue a été constatée par la police sur les chaussures et le pantalon du recourant. Le recourant a soutenu que la présence de boue sur ses chaussures provenait du fait qu'il avait dû traverser un chantier à proximité de son domicile. Or, si l'on suit le raisonnement du recourant, l'on peine à comprendre, avec la cour cantonale, comment la boue du chantier aurait pu se retrouver sur tout l'habitacle de sa voiture, en particulier sur la portière arrière droite, sur le sol devant le siège arrière, ainsi que sur les roues de son véhicule. En tout état de cause, la cour cantonale pouvait sans arbitraire conclure que la provenance de la terre importait peu et que c'était la localisation des traces de boue aux endroits décrits qui était déterminante puisque celle-ci corroborait le positionnement décrit par l'intimée, à savoir qu'elle se trouvait à quatre pattes la tête contre la portière gauche et que le recourant se tenait derrière elle, à genoux, soit les pieds contre la portière droite. Dans ces conditions, l'autorité précédente n'est pas tombée dans l'arbitraire en considérant que la mise en oeuvre d'une expertise scientifique n'était pas nécessaire pour trancher le litige. Le grief du recourant est rejeté.