Citation: 6B_1199/2020 E. 2.3

2.3. Dans ses écritures, la recourante objecte qu'elle n'aurait pu obtenir que le 2 mars 2018 certaines informations nécessaires à l'exécution des tâches accomplies ce jour-là. Elle en déduit qu'il serait " fortement vraisemblable " que ces informations lui auraient été transmises à l'occasion de l'ordre qui lui aurait été donné de les exécuter. Selon elle, le fait que le doyen aurait immédiatement modifié un modèle de document qu'elle lui avait transmis établirait qu'il en avait un pressant besoin, ce qui démontrerait également qu'elle avait obéi à un ordre. La recourante se prévaut aussi de l'expérience générale de la vie qui enseignerait qu'un message électronique envoyé à une seule personne, sans copie à quiconque, constituerait un indice fort qu'il aurait fait suite à une demande expresse. De même, le comportement " anormal " des prévenus, qui ne lui avaient pas dit de ne pas travailler ou de cesser de travailler afin d'écarter le danger pour sa santé, constituerait un soupçon suffisant qu'ils auraient menti et que le infractions de contrainte et de lésions corporelles auraient bien été commises. Ce comportement affaiblirait également leur crédibilité. Les premiers éléments avancés par la recourante parlent, au mieux, en faveur de demandes qui ont pu lui être adressées, sans que l'on comprenne ce qui, à ses yeux, permettrait d'y voir des ordres et moins encore des actes de contrainte. Quant aux présomptions qu'elle entend déduire de l'expérience générale, elles ne reflètent guère qu'une vision personnelle des faits de la cause qu'elle oppose à l'appréciation de la cour cantonale, dans une démarche purement appellatoire, qui n'est pas recevable dans le recours en matière pénale. Ces développements ne sont donc pas de nature à démontrer que la cour cantonale aurait pu arbitrairement s'écarter d'un moyen de preuve clair ou, à l'inverse, tenir arbitrairement un fait comme clairement établi en niant l'existence de tout indice ou élément concret en faveur d'actes de contrainte ou plus généralement qu'elle aurait fait un usage critiquable du pouvoir d'appréciation dont elle disposait.