Citation: 7B_8/2024 E. 3.3

3.3.1 Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir omis de statuer sur sa requête de récusation du 20 juillet 2024, "qui fonde la demande d'examen d'office de récusation transmise le 27 juillet 2024"; il en résulterait une violation de son droit d'être entendu et une appréciation arbitraire des faits. Ensuite, selon le recourant, "l'absence de contestation de la part de la Procureure concernant la requête de récusation du 20 juillet 2024 (...) équivaut à une reconnaissance implicite de sa part de son manque d'impartialité et d'objectivité", laquelle, à son tour, "atteste du bien-fondé de la demande d'examen d'office de la récusation transmise le 27 juillet 2024. Il apparaît toutefois que le recourant formule de telles critiques pour la première fois devant le Tribunal fédéral. Il n'allègue pas, ni a fortiori ne démontre, les avoir soulevées dans sa demande de récusation du 27 juillet 2024, mais il se limite, sans plus amples explications, à se référer à sa requête de récusation du 20 juillet 2024 déposée dans un autre dossier. Une telle manière de faire est contraire au principe de la bonne foi en procédure, qui interdit de saisir les juridictions supérieures d'un éventuel vice qui aurait pu être invoqué dans une phase antérieure du procès (ATF 143 IV 397 consid. 3.4.2; arrêt 6B_1400/2022 du 10 août 2023 consid. 3). Ces griefs sont donc irrecevables faute d'épuisement des instances cantonales (art. 80 al. 1 LTF). 3.3.2 Le recourant ne s'attaque pas, à satisfaction de droit, aux motifs fondant le rejet, dans la mesure de sa recevabilité, de sa demande de récusation. Il ne propose pour l'essentiel que des griefs ayant trait au fond et faisant l'objet de son recours à la Cour de céans dans la cause 7B_8/2024, ce qu'il n'est pas recevable à faire, étant rappelé que la procédure de récusation n'a pas pour but de permettre aux parties de contester la manière dont est menée l'instruction et de remettre en cause les différentes décisions incidentes prises par la direction de la procédure (ATF 143 IV 69 consid. 3.2; arrêts 7B_677/2023 du 24 novembre 2023 consid. 3.2; 7B_189/2023 du 16 octobre 2023 consid. 2.2.1). 3.3.3 Enfin, en tant que le recourant conteste la mise à sa charge des frais de la procédure devant l'autorité précédente, force est de constater qu'il n'expose pas en quoi l'autorité précédente aurait violé le droit fédéral (cf. art. 59 al. 4 CPP) ou le droit cantonal (cf. art. 20 du tarif vaudois du 28 septembre 2019 des frais de procédure et indemnités en matière pénale [TFIP; BLV 312.03.1]). Le recours ne remplit dès lors pas non plus, sur ce point, les exigences de recevabilité d'un recours au Tribunal fédéral (cf. consid. 2.2 supra). 3.4 Il s'ensuit que le recours interjeté contre la décision du 3 septembre 2024 doit être déclaré irrecevable. 7B_8/2024