Citation: 4A_417/2014 E. 3.1.1

3.1.1. Pour le recourant, la cour cantonale a procédé à une interprétation arbitraire de l'art. 311 al. 2 et 3 CPC/VD. Il prétend que l'intimée n'a pas respecté le délai légal de 10 jours pour contester la requête de relief du 8 novembre 2010. A l'en croire, l'absence de contestation du relief dans le délai de l'art. 311 al. 2 CPC/VD a eu pour conséquence que sa requête de relief a annulé de plein droit et de manière automatique le jugement par défaut du 7 juillet 2010 et que les plaideurs auraient dû être replacés à la veille de l'audience par défaut. Certes, la requête de relief a été formée dans un délai plus long que celui prévu à l'art. 309 al. 1 CPC/VD; mais peu importerait puisque le Président du Tribunal d'arrondissement ne l'a pas rejetée d'office en application de l'art. 310a CPC/VD. Dans ce cas de figure, aucune décision judiciaire ne serait nécessaire pour parvenir à l'annulation du jugement par défaut, si l'opposition au relief est tardive. La procédure de relief serait réputée n'avoir jamais existé, étant donné que les parties auraient fait " un saut dans le passé ". De toute manière, la requête déposée par l'intimée le 16 décembre 2010 ne constituerait pas une contestation au relief, puisque celle-ci y a pris des conclusions en réforme.