Citation: 8C_259/2021 E. 4.3

4.3. Au moment de l'accident, l'intimé était employé comme nettoyeur par C.________ SA par un contrat de durée déterminée (du 13 juillet au 18 septembre 2015) dans le cadre d'un emploi en gain intermédiaire, alors qu'il était inscrit au chômage. Il avait déjà exercé cette même activité professionnelle pour le compte de B.________ SA pendant environ deux ans. Après la perte de cet emploi, il s'était certes inscrit au chômage dès le 1er janvier 2014 comme nettoyeur de locaux, comme le retient la recourante. Celle-ci omet toutefois de mentionner qu'à l'inscription au chômage, il avait également signalé une expérience professionnelle de plus de trois années en tant qu'aide-peintre. En effet, l'intimé, qui ne dispose d'aucune formation particulière, avait indiqué à la recourante avoir travaillé auparavant dans différents métiers du bâtiment, au Portugal et en Suisse, ce qu'il a confirmé lors de l'audience du 29 janvier 2020 devant la cour cantonale dans le cadre de la cause l'opposant à l'assurance-invalidité. La recourante soutient en outre que les juges cantonaux auraient considéré de manière erronée que rien ne permettait de retenir que l'intimé aurait poursuivi son activité au sein de C.________ SA. Ainsi, il aurait déclaré lors de l'audience du 29 janvier 2020 que son activité chez C.________ SA devait être prolongée pour une période indéterminée compte tenu de la qualité de son travail. Pourtant, le rapport de travail avec cette entreprise n'avait duré qu'une semaine au moment de l'accident et l'intimé a fait cette déclaration "aux dires des chefs de l'entreprise". Au surplus, la recourante n'avance aucun autre élément à l'appui de cette hypothèse. La conclusion de la cour cantonale selon laquelle il n'est pas établi au degré de la vraisemblance prépondérante que l'intimé aurait continué à travailler pour cette entreprise ne prête donc pas le flanc à la critique. C'est donc à juste titre que la cour cantonale a évalué le revenu sans invalidité en se fondant sur la ligne "total" de la table TA1 des ESS et non sur la ligne 77, 79-82 ni sur le salaire que réalisait l'intimé dans son emploi intermédiaire auprès de C.________ SA (cf. arrêt 8C_61/2018 du 23 mars 2018 consid. 6.3.1). Enfin, la recourante ne peut rien déduire en sa faveur du principe selon lequel l'évaluation de l'invalidité par les organes de l'assurance-invalidité n'a pas de force contraignante pour l'assureur-accidents (et vice versa, cf. ATF 133 V 549 et 131 V 362 consid. 2.3; arrêt 8C_374/2021 du 13 août 2021 consid. 5.6).