Citation: 2A.100/2003 03.11.2003 E.

Par arrêt du 11 février 2003, la Ière Cour administrative du Tribunal administratif du canton de Fribourg (ci-après: le Tribunal administratif) a rejeté le recours des époux L.________ contre la décision du Département cantonal du 19 juillet 2002. Le Tribunal administratif a retenu que XL.________ avait adopté, des années durant, un comportement contraire à l'ordre public, en bafouant régulièrement les normes élémentaires de la vie en société, ce qui était suffisant pour admettre que l'intérêt public à son éloignement demeurait prépondérant. Même si le comportement de l'intéressé depuis sa libération conditionnelle en 2001, voire depuis son retour en Suisse en 2002, n'avait donné lieu à aucune plainte, il était encore trop tôt pour affirmer qu'il s'était véritablement amendé et ne présentait plus de risque pour l'ordre public. Quant à YL.________, elle avait accepté de réaliser sa vie de couple à l'étranger, puisqu'elle connaissait, en se mariant, le statut d'étranger indésirable en Suisse de son mari. En outre, le Tribunal administratif a considéré que l'octroi d'un visa dû à une erreur d'identification n'obligeait pas à accorder une autorisation de séjour en application du principe de la bonne foi. Le visa ne donnait le droit que de passer la frontière. Dans le cas particulier, il n'avait pas d'autre fonction que de permettre à XL.________ de gagner la Suisse pour déposer une demande d'autorisation de séjour, tout en vivant auprès de sa femme pendant la procédure d'examen de sa requête. Vu sa portée pratique limitée, le visa en cause ne constituait pas une promesse du Service cantonal garantissant la délivrance ultérieure d'une autorisation de séjour.