Citation: 1B_173/2022 E. 2

La Chambre pénale des recours n'est pas entrée en matière sur le recours interjeté par le recourant contre l'ordonnance de la Juge pénale refusant de traduire les éléments demandés, dont l'acte d'accusation, au motif que cette décision ne lui causait aucun préjudice irréparable. Le recourant ne conteste pas, avec raison, que cette ordonnance est une décision relative à la conduite de la procédure prise avant les débats et qui ne peut faire l'objet d'un recours au sens de l'art. 393 al. 1 let. b CPP que si elle peut causer un préjudice irréparable (cf. ATF 143 IV 175 consid. 2.4; arrêts 1B_421/2019 du 2 décembre 2019 consid. 2; 1B_63/2018 du 13 mar s 2018 consid. 3; cf. BERNHARD STRÄULI, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2e éd. 2019, n° 28 ss ad art. 393 CPP). Cette notion est la même que celle qui prévaut en application de l'art. 93 al. 1 let. a LTF: il doit s'agir d'un préjudice de nature juridique qui ne puisse pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision favorable au recourant (cf. ATF 143 IV 175 consid. 2.3; arrêts 1B_362/2021 du 6 septembre 2021 consid. 3.1; 1B_63/2018 du 13 mars 2018 consid. 3).