Citation: 4A_500/2023 E. 5

Les recourants dénoncent principalement une violation de l'art. 257f al. 3 CO. A l'appui de leur moyen, ils contestent que leur refus de fournir aux bailleurs une attestation établissant l'existence d'une assurance responsabilité civile constituerait une violation de leur devoir de diligence propre à justifier une résiliation extraordinaire. En outre, ils reprochent à l'autorité précédente d'avoir admis la validité de l'avertissement qui leur a été signifié le 11 août 2021. Celui-ci ne répondrait pas aux exigences légales, en raison de son manque de clarté, de l'absence de menace de résiliation, de la date à laquelle il a été notifié (en plein mois d'août), du délai insuffisant qui était imparti et de l'absence d'avertissements supplémentaires. Les recourants relèvent encore que la Cour d'appel civile n'aurait pas dû considérer qu'ils avaient persisté à violer leur obligation contractuelle suite à l'avertissement, étant donné qu'ils n'auraient pas eu le temps de s'exécuter. Ils prétendent enfin que les juges cantonaux auraient admis à tort que le maintien du bail était insupportable pour les bailleurs. En particulier, ils soutiennent qu'aucun sinistre récent ne justifiait que ceux-ci s'inquiètent de leur assurance responsabilité civile.