Citation: 1C_546/2021 E. 7.2

7.2. S'agissant du surdimensionnement - incontesté - de la zone à bâtir communale, la cour cantonale s'est principalement fondée sur le fait que le secteur concerné est compris dans le périmètre compact d'agglomération du PALM, que cet instrument est directement fondé sur la LAT (art. 1 al. 2 let. c) et le Plan directeur cantonal (PDCn), et que les mesures de développement prévues dans le PALM ne suffiraient pas à couvrir les besoins d'accueil prévisibles. Les recourants relèvent que l'intérêt public de densification poursuivi par le PALM devrait être mis en balance avec les autres intérêts tels que le maintien d'un cadre de vie de qualité et la protection de la typologie d'un village ou d'un quartier (cf. ATF 137 II 23 consid. 4.4). Les recourants, qui invoquent ce dernier arrêt, se gardent toutefois bien d'expliquer en quoi consisteraient concrètement les intérêts opposés au maintien en zone à bâtir du secteur en cause. Ils ne prétendent pas que le quartier de villas qui entoure le PQ présenterait des caractéristiques "tout à fait particulières" nécessitant une protection spéciale au sens de la jurisprudence précitée. Le périmètre du PQ est comme on l'a vu entouré de constructions; il est équipé et desservi par les transports publics (il se trouve à 200 m d'un arrêt de bus desservi toutes les 20 min., et à 15 min. à pied du quartier des Croisettes, terminus actuel du métro M2). Il est recensé dans le PALM comme "périmètre d'accueil incompressible". Il y a donc lieu de retenir que le surdimensionnement de la zone à bâtir communale ne concerne pas le périmètre compact d'agglomération dont fait partie le PQ litigieux. En outre, en renonçant à placer le secteur en zone réservée, l'autorité communale a considéré que celui-ci ne se prêtait a priori pas à un déclassement, confirmant par là que l'attribution des parcelles à la zone à bâtir était encore justifiée au vu du surdimensionnement actuel (cf. ATF 148 II 417 consid. 3). Un contrôle préjudiciel de la planification, dont il convient de rappeler qu'elle remonte à 2005 et non à 1985, ne se justifie donc pas.