Citation: 6P.53/2007 18.06.2007 E. 4

En relation avec sa condamnation pour brigandage qualifié selon l'art. 140 ch. 4 CP, le recourant reproche à la cour cantonale d'être tombée dans l'arbitraire, dès lors qu'aucun élément du dossier n'apporte le moindre indice que son comparse mettrait en danger de mort l'un de ses collègues. 4.1 Une décision est arbitraire lorsqu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou lorsqu'elle contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si elle apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motifs objectifs et en violation d'un droit certain. En outre, il ne suffit pas que les motifs de la décision critiquée soient insoutenables, encore faut-il que cette dernière soit arbitraire dans son résultat (ATF 131 I 57 consid. 2 p. 61; 129 I 8 consid. 2.1 p. 9). A cet égard, il ne suffit pas non plus qu'une solution différente de celle retenue par l'autorité cantonale apparaisse également concevable ou même préférable (ATF 128 II 259 consid. 5 p. 280; 127 I 54 consid. 2b p. 56). Lorsque le recourant - comme c'est le cas en l'espèce - s'en prend à l'appréciation des preuves et à l'établissement des faits, la décision n'est entachée d'arbitraire que si le juge ne prend pas en compte, sans raison sérieuse, un moyen de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'il se trompe manifestement sur le sens et la portée d'un tel élément, ou encore lorsqu'il tire des déductions insoutenables à partir des éléments recueillis (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; 127 I 38 consid. 2a p. 41; 124 I 208 consid. 4a p. 211). 4.2 En l'espèce, le recourant savait qu'un de ses collègues de travail serait pris en otage, puisqu'il avait refusé de jouer ce rôle. En outre, son comparse, Z.________, qui devait faire le guet, a déclaré qu'un couteau serait utilisé lors du braquage. Il découle de ce témoignage que le brigandage était organisé, mieux que ne tente de le faire croire le recourant, et que celui-ci, en tant qu'acteur principal, devait également savoir qu'un couteau serait utilisé. Sachant qu'il y aurait prise d'otage et utilisation d'un couteau lors du brigandage, le recourant peut dès lors difficilement faire valoir qu'il pensait qu'il ne serait pas fait usage du couteau pour retenir l'otage. En conséquence, la cour cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire en considérant que le recourant s'était accommodé qu'un couteau soit placé sous la gorge de l'otage et que la vie de celui-ci soit mise en danger. Mal fondé, le grief soulevé doit être rejeté.