Citation: 5C.133/2001 02.11.2001 E. 1

1.- Le litige relatif à des prétentions fondées sur l'assurance complémentaire à l'assurance maladie proposée par une caisse-maladie constitue une contestation civile portant sur des droits de nature pécuniaire au sens de l'art. 46 OJ (ATF 124 III 44 consid. 1a/aa p. 46, 229 consid. 2b p. 232). Contrairement à ce que prescrit l'art. 51 al. 1 let. a OJ, l'arrêt entrepris ne constate pas si la valeur litigieuse exigée par l'art. 46 OJ est atteinte, pas plus que la demande adressée au Tribunal administratif, qui ne contient au demeurant aucune indication sur la valeur des droits contestés. La recourante n'a pas non plus indiqué dans son écriture, conformément à l'art. 55 al. 1 let. a OJ, que la valeur litigieuse était atteinte, se contentant de dire que celle-ci était indéterminée. Cette omission affecte la recevabilité du recours en réforme, à moins que cette valeur puisse être calculée aisément et avec certitude sur le vu des pièces du dossier (ATF 109 II 491 consid. 1c/ee p. 493 ss et les arrêts cités). Or, il résulte des conditions spéciales pour les assurances complémentaires Uno et Quadra que l'assureur prend en charge les frais relatifs à une cure balnéaire prescrite par un médecin jusqu'à concurrence de 60 fr. par jour, soit 120 fr. au total. Il ressort d'ailleurs du dossier qu'en 1997 et 1998, l'assureur a assumé les frais de cure de l'assurée à concurrence de ce dernier montant. Dès lors que la recourante conclut à ce que l'intimée soit condamnée à prendre en charge, à hauteur des montants prévus par les assurances complémentaires, les frais de la cure thermale qu'elle a effectuée en 2000 à Châtel-Guyon - laquelle a duré trois semaines selon l'ordonnance de son médecin -, la valeur minimale de 8'000 fr. prescrite par l'art. 46 OJ n'apparaît pas atteinte (120 fr. x 21 jours = 2'520 fr.). Le recours en réforme doit par conséquent être déclaré irrecevable. Une conversion en un recours de droit public ne saurait être prise en considération, l'acte de recours n'étant pas motivé conformément à l'art. 90 al. 1 let. b OJ (ATF 127 I 38 consid. 3c p. 43; 126 III 534 consid. 1b p. 536; 125 I 71 consid. 1c p. 76, 492 consid. 1b p. 495 et les arrêts cités).