Citation: 1B_124/2019 E. 1.2

1.2. La recourante ne peut pas se prévaloir d'un droit inconditionnel fondé sur l'art. 329 al. 2 CPP à ce que la procédure d'appel soit suspendue, respectivement à ce que la procédure pénale pendante contre la Procureure soit tranchée sans attendre. Elle soutient que la condamnation de cette magistrate pour abus d'autorité aura une influence significative sur l'appréciation des preuves, sur sa culpabilité éventuelle ou encore sur la quotité de la peine. Il n'y a pas lieu d'examiner ce qu'il en est. En tout état de cause, la recourante pourra renouveler sa requête de suspension de la procédure d'appel à l'ouverture des débats (art. 339 al. 2 CPP en relation avec l'art. 405 al. 1 CPP). Une décision favorable de la Chambre pénale d'appel et de révision mettrait fin au préjudice allégué. Dans le cas inverse, et si elle estime que ce refus de suspendre l'aurait empêchée de faire entendre équitablement sa cause en procédure d'appel ou aurait lésé d'une autre manière ses droits pour les motifs évoqués dans son mémoire de recours, elle aura la faculté de le faire valoir à l'appui d'un recours en matière pénale formé contre le jugement d'appel si celui-ci devait lui être défavorable (arrêt 1B_276/2016 du 4 août 2016 consid. 3.4). L'admission du recours la rétablirait alors dans ses droits. L'existence d'un dommage irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF n'est ainsi pas établie. La décision attaquée ne peut ainsi pas être déférée immédiatement auprès du Tribunal fédéral.