Citation: 4A_87/2021 E. 5.3

5.3. Le recourant dispute la cour cantonale sur le terrain de la procédure, mais l'autre motif évoqué par l'autorité précédente suffit à sceller le sort de ce pan du litige. Dans un rapport complémentaire figurant au dossier cantonal, l'expert a répondu aux questions du mandataire du défendeur (pièce 108 du dossier cantonal). A la question de savoir s'il avait constaté de visu que du papier peint avait été posé derrière les armoires et les plinthes, il a apporté les éclaircissements suivants (R. 1.6 p. 2) : "Lors des métrés contradictoires effectués sur place, (le défendeur) a prétendu que les armoires avaient été posées avant la pose du papier peint et que par conséquent l'affirmation de (l'entrepreneur) disant qu'il avait posé du papier peint derrière les armoires était fausse. En consultant les rapports de chantier, j'ai constaté que la pose des armoires avait été faite après la pose du papier peint. Voir mon rapport du 23 01 2017 sous chiffre 5.1. En conséquence, j'ai admis que les dires de (l'entrepreneur) étaient vraisemblables; ceci d'autant plus que c'est habituellement le cas dans la pose du papier peint. Pour constater si le papier peint a réellement été posé derrière les armoires, il faudrait démonter celles-ci. Ceci entraînerait des frais qui ne me semblent pas être en relation avec le coût du papier peint." (complément d'office sur la base du dossier). La cour cantonale avait dès lors toute raison de se fonder sur cet avis de l'expert puisqu'il reposait non seulement sur un usage professionnel, mais également sur les rapports de chantier. Peu importe que l'expert n'ait pas fait démonter les armoires et les plinthes pour vérifier derrière chacune d'entre elles que le papier peint avait été posé, car ceci n'aurait fait que confirmer une évidence. Quant au terme "vraisemblable" évoqué par l'expert dans son rapport d'expertise ainsi que dans le rapport complémentaire cité ci-dessus, il ne signifie pas que le juge se serait laissé convaincre à un degré de preuve correspondant à la simple vraisemblance. Le grief tenant à la méconnaissance de l'art. 8 CC tombe à faux et, pour le surplus, les autres griefs peuvent demeurer indécis, dès lors que les trancher dans un sens ou dans un autre ne changerait rien au sort de ce pan du litige.