Citation: 5A_286/2024 E. 3.2

3.2. Les juges cantonaux ont retenu que le jugement sur la base duquel le séquestre avait été ordonné, confirmé par arrêts de la Cour de justice et du Tribunal fédéral, avait condamné les parties, prises solidairement, à payer à C.________ notamment la somme de 1'388'438 fr. 50 avec intérêts à 5% dès le 5 novembre 2010. Dans le cadre de cette procédure, le recourant n'avait pas pris de conclusions récursoires contre l'intimée, et le Tribunal n'avait pas statué sur celles de l'intimée envers le recourant, considérant qu'il ne lui appartenait pas de le faire. Ainsi, quand bien même il faudrait admettre qu'il y avait eu subrogation du recourant pour, à tout le moins, partie de la créance objet du jugement du 12 octobre 2018, celui-ci ne vaudrait pas titre de mainlevée définitive pour la prétention récursoire du recourant à l'encontre de l'intimée. En effet, celui-ci n'a pas prouvé par titre la subrogation, en particulier l'étendue de celle-ci, le jugement étant muet à cet égard. La Cour de justice en a conclu que le Tribunal n'était pas fondé à ordonner le séquestre sur la base de l'art. 271 al. 1 ch. 6 LP, le créancier requérant n'étant pas au bénéfice d'un titre de mainlevée définitive. Dans un raisonnement subsidiaire, la Cour de justice a jugé que même s'il fallait admettre que le jugement du 12 octobre 2018 valait titre de mainlevée provisoire pour l'action récursoire du recourant à l'encontre de l'intimée (afin de permettre à celle-ci de la contester dans le cadre de l'action en libération de dette), le séquestre devrait être levé, les autres conditions de l'art. 271 al. 1 ch. 4 LP n'étant pas données. Le recourant ne soutenait d'ailleurs pas qu'il existerait un autre cas de séquestre que celui de l'art. 271 al. 1 ch. 6 LP.