Citation: 6B_728/2007 15.02.2008 E. 2

Le recourant se plaint d'arbitraire. Cette notion a été rappelée dans divers arrêts récents (ATF 131 I 57 consid. 2 p. 61; 129 I 8 consid. 2.1 p. 9), auxquels on peut donc se référer. En bref, il ne suffit pas, pour qu'il y ait arbitraire, que la décision attaquée apparaisse discutable ou même critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable, et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (ATF 132 III 209 consid. 2.1 p. 211). Lorsque l'autorité cantonale a forgé sa conviction quant aux faits sur la base d'un ensemble d'éléments ou d'indices convergents, il ne suffit pas que l'un ou l'autre de ceux-ci ou même chacun d'eux pris isolément soit à lui seul insuffisant; l'appréciation des preuves doit être examinée dans son ensemble; il n'y a pas arbitraire si l'état de fait retenu pouvait être déduit de manière soutenable du rapprochement de divers éléments ou indices; de même, il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'un ou plusieurs arguments corroboratifs soient fragiles, si la solution adoptée peut être justifiée de façon soutenable par un ou plusieurs arguments de nature à emporter la conviction. 2.1 Le recourant reproche aux autorités cantonales d'avoir préféré la version de son épouse à la sienne en se basant sur des éléments non pertinents et insuffisants. 2.1.1 Selon l'arrêt attaqué, l'examen médical de Y.________ a non seulement relevé une entorse de l'épaule mais également une contusion de l'avant bras, ce qui démontre que son bras a été fortement saisi et corrobore sa version des faits à l'inverse de celle du recourant. En effet, si ce dernier s'était contenté de retirer son bras lorsqu'il a été mordu, sa femme n'aurait pas subi d'hématome à l'avant bras. De plus, d'autres éléments - amplement exposés dans le jugement de première instance - viennent encore étayer la version de Y.________. Ainsi, les mauvaises relations entre époux ne permettent pas de penser que le recourant serait intervenu pour aider son épouse, qui aurait d'ailleurs pu sortir de sa voiture du côté passager. Enfin, si Y.________ avait réellement voulu piéger son mari, elle n'aurait pas été disposée à une conciliation sans condition. 2.1.2 Sur le vu de ce qui précède, la Cour cantonale a fondé sa conviction sur des éléments pertinents, à savoir un certificat médical, les mauvaises relations entre les parties, l'invraisemblance de la version du recourant et le comportement conciliant de la plaignante. Sur la base de ces indices, elle pouvait, sans arbitraire, préférer la version de l'intimée à celle du recourant. Pour le reste, ce dernier ne démontre pas, conformément aux exigences de motivation posées par l'art. 106 al. 2 LTF, en quoi l'appréciation de ces éléments serait arbitraire et le raisonnement de la Cour manifestement insoutenable. Il se borne à expliquer que son argumentation ne pouvait être rejetée par simple référence à l'expérience des tribunaux. Une telle critique est irrecevable. 2.2 Le recourant conteste avoir été en colère et à bout de nerf le jour de l'altercation, aucun élément du dossier ne venant étayer cette affirmation. Cette critique tombe à faux. En effet, l'état émotionnel du recourant au moment de l'incident ne constitue pas un élément déterminant, la Cour cantonale pouvant, sans arbitraire, sur la base des indices exposés au considérant précédent, accorder crédit à la version de l'épouse plutôt qu'à celle du mari.