Citation: 6B_1364/2023 E. 5.2.3

5.2.3. Le recourant critique également l'analyse cantonale des déclarations de B.B.________, jugeant celle-ci arbitraire. En particulier, il reproche à la cour cantonale de ne pas avoir fait la lumière sur une " contradiction majeure " dans le discours de la précitée, à savoir le fait qu'elle n'a parlé qu'en fin d'instruction des menaces qu'il a proférées à son encontre, alors qu'elle aurait dû en parler immédiatement après la disparition de sa fille si cela était avéré. Selon le recourant, ce qui précède rend arbitraire la constatation cantonale suivante: "[...] et considérant que B.B.________ devait en subir les conséquences, A.________ a décidé de mettre fin aux jours de F.B.________ en l'étranglant " (jugement attaqué consid. C.2.1). Ce faisant, le recourant omet tout d'abord que la cour cantonale a bel et bien examiné cette question, jugeant notamment que les difficultés l'opposant à B.B.________ ne ressortaient pas uniquement des déclarations de celle-ci, mais également d'autres indices figurant au dossier (pour ne citer que ceux-là, les déclarations de D.B.________ et C.B.________, ou encore celles de F1.________; jugement attaqué consid. 7.4.5), ce qu'il ne conteste pas. Il convient encore de relever que les faits retranscrits supra n'ont eu aucune influence sur la condamnation du recourant ou la fixation de sa peine (cf. jugement attaqué consid. 7.5 et 8.3), de sorte que leur éventuel caractère arbitraire est sans conséquence. Pour ces motifs, le grief du recourant est irrecevable. Pour le surplus, le recourant relève d'autres contradictions dans le discours de B.B.________, lesquelles auraient dû mener la cour cantonale à reconnaître la faiblesse de la force probante de ses déclarations. Il s'attarde en particulier sur le fait qu'elle ait ou non eu son numéro de téléphone, qu'elle ait ou non levé la main sur sa fille, mais également sur la nature de ses relations avec son mari. De manière convaincante, la cour cantonale a relevé qu'il n'y avait rien d'étonnant à ce que le témoignage de B.B.________ ne soit pas parfait, dans la mesure où elle a été d'abord inquiète pour sa fille, puis effondrée par sa mort (jugement attaqué consid. 7.4.5). À cela, il convient d'ajouter que les éléments soulevés par le recourant sont des points de détail sans rapport avec les faits reprochés. On ne voit dès lors pas en quoi la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en tenant compte des déclarations de B.B.________.