Citation: 8C_746/2007 11.07.2008 E. 4

La recourante soulève divers griefs (établissement manifestement inexact et incomplet des faits; violation de la maxime inquisitoire et du droit d'être entendu; arbitraire dans l'appréciation des preuves). Elle estime que les premiers juges n'ont pas pris en compte d'autres éléments qui auraient dû les conduire à retenir sa version des circonstances comme étant la plus vraisemblable. En particulier, le fait qu'elle avait toujours pris ses obligations au sérieux, ce que démontraient ses recherches d'emploi et sa participation active à des cours, mais surtout son acceptation d'un poste de secrétaire à partir du 1er janvier 2007 rémunéré 5'935 fr. x 13, soit à des conditions moins favorables que celles qui lui avaient été prétendument proposées par V.________. La recourante soutient également, citant un arrêt C 307/02 rendu par le Tribunal fédéral des assurances le 27 janvier 2004, qu'en cas de déclarations contradictoires entre un assuré et un employeur, le juge ne saurait retenir une faute à l'encontre de l'assuré, qui la conteste, à moins que d'autres indices ne viennent confirmer les affirmations de l'employeur. Or les premiers juges avaient conclu à un comportement fautif de sa part à l'aune des seules déclarations de A.________ qui étaient, au surplus, loin d'être aussi précises et constantes qu'ils l'avaient mentionné. Sans parler du fait qu'elle présentaient des incohérences. Par exemple, il était illogique qu'un futur employeur qui identifie chez la candidate des «lacunes professionnelles étonnamment importantes» lui fasse malgré tout une proposition de salaire; ou aille se renseigner après coup sur la fiabilité de certaines indications dans le curriculum vitae alors que celle-ci lui aurait déjà signalé son désintérêt pour le poste; ou encore prenne contact avec l'ORP un mois après l'entretien. En vérité, il n'y avait pas de lien de causalité entre son comportement et l'absence de conclusion de contrat.