Citation: 2C_650/2023 E. 3.1.2

3.1.2. Dans son mémoire, le recourant invoque les art. 13 Cst. et 8 CEDH. Il se prévaut du droit au respect de la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH. Il relève à cette fin la durée de son séjour en Suisse et son intégration. Il perd cependant de vue qu'il n'a jamais détenu de titre de séjour. Et, quand bien même l'on devrait prendre néanmoins en considération la période de 2011 à 2017, soit 6 ans seulement, pendant laquelle sa demande d'autorisation de séjour a été suspendue par les autorités, le recourant ne peut pas bénéficier de la présomption selon laquelle, après un séjour légal en Suisse de plus de dix ans, les liens sociaux que l'étranger a développés avec ce pays sont à ce point étroits qu'un refus de renouvellement d'autorisation de séjour ne pourrait être prononcé que pour des motifs sérieux (cf. ATF 144 I 266 consid. 3). Enfin, il ne ressort pas des faits retenus dans l'arrêt attaqué, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), qu'il puisse se prévaloir d'une intégration particulièrement réussie qui justifierait, exceptionnellement, un droit de séjour issu de l'art. 8 CEDH (ATF 149 I 207 consid. 5.3.4). En effet, un emploi de pizzaïolo à plein temps et la réussite du permis de conduire un véhicule ne démontrent pas une intégration particulièrement réussie au sens de la jurisprudence précitée. On ne peut donc pas considérer que le recourant invoque de manière défendable un droit de séjour fondé sur l'art. 8 CEDH sous l'angle de la vie privée.