Citation: H 113/00 24.10.2000 E. 4

4.- a) C.________ et S.________ étaient associés gérants de la société X.________ Sàrl. Il leur incombait donc de veiller au paiement des cotisations d'assurance sociale, conformément aux obligations légales de la société (art. 14 al. 1 LAVS en corrélation avec les art. 34 ss RAVS; voir aussi VSI 2000 p. 226). En n'exerçant aucune surveillance sur la gestion de la société et en ne se souciant pas - de leur propre aveu - des relations de celle-ci avec les organes de l'AVS, en dépit d'une situation financière précaire, les deux recourants prénommés ont commis une négligence qui, sous l'angle de l'art. 52 LAVS, doit être qualifiée de grave (ATF 112 V 3 consid. 2b). Leur passivité est de surcroît en relation de causalité naturelle et adéquate avec le dommage. En effet, s'ils avaient correctement exécuté leur mandat, C.________ et S.________ auraient pu constater que des cotisations étaient impayées et prendre les mesures qui s'imposaient. b) Quant à T.________, il était associé simple de la société faillie et n'avait, à ce titre, pas les mêmes obligations que C.________ et S.________ (cf. VSI 2000 p. 227 consid. 4). Néanmoins, il reconnaît qu'il dirigeait seul la société et ne conteste pas avoir manqué à ses obligations envers l'administration de l'AVS. A son égard, les juges cantonaux ont également considéré à bon droit qu'il n'avait pas de motifs de disculpation. On relèvera en particulier que le recourant a sciemment poursuivi l'exploitation d'une entreprise qu'il considérait comme étant vouée à l'échec, en en faisant supporter le risque à l'assurance sociale (ATF 108 V 196-197 consid. 4).