Citation: 7B_957/2024 E. B

B.a. Dans deux actes séparés, mais au contenu identique, A.________, C.________ SA et D.________ Ltd ont adressé des plaintes à l'AFC et à la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (ci-après : la Cour des plaintes). Ils concluaient en substance à la nullité de l'ouverture d'une procédure spéciale d'enquête par les enquêteurs de l'AFC, à tout le moins pour la période fiscale 2019-2022; à l'annulation des perquisitions et des saisies de documents effectuées le 6 juin 2024 et à la restitution des pièces à leurs détenteurs; à l'annulation de l'ordonnance de séquestre du 6 juin 2024 concernant A.________; à l'annulation de l'ordonnance de "séquestre et de blocage" du 6 juin 2024 relative aux relations bancaires détenues par A.________ et D.________ Ltd, notamment auprès de la banque E.________ SA; enfin, à l'annulation de toute autre mesure de contrainte ordonnée par les enquêteurs de l'AFC dans le cadre de l'enquête dirigée contre A.________. À titre subsidiaire, ils ont demandé la levée partielle du séquestre à hauteur de 22.5 millions de francs et la restitution des valeurs mobilières saisies à D.________ Ltd, à C.________ SA et à A.________ "dès lors que les biens séquestrés d'une valeur de CHF 33.5 millions dépass[ai]ent largement les prétentions fiscales de l'AFC estimées par [les enquêteurs de l'AFC eux-mêmes] à CHF 11 millions". Encore plus subsidiairement, les plaignants ont notamment sollicité la levée partielle du séquestre en faveur de A.________ à hauteur de 58'333 fr. par mois, la restitution des valeurs mobilières saisies afin qu'il puisse payer les frais d'avocat prévisibles ainsi que ses dépenses courantes et la mise sous scellés de tous les documents saisis lors des différentes perquisitions. Au cours de la procédure, les parties se sont déterminées. L'AFC a en particulier indiqué le 11 juillet 2024 que certains des séquestres portant sur des valeurs patrimoniales appartenant à A.________ et à D.________ Ltd avaient été levés par ordonnances du 10 juillet 2024. B.b. Par décision du 9 août 2024, la Cour des plaintes a joint les plaintes déposées par A.________, C.________ SA et D.________ Ltd (ch. 1 du dispositif), a écarté du dossier de la cause la pièce n° yyy du procès-verbal de séquestre du 6 juin 2024 en raison du secret médical, l'a restituée à A.________ (ch. 2 du dispositif) et, pour le surplus, a rejeté les plaintes dans la mesure de leur recevabilité (ch. 3 du dispositif).