Citation: 9C_187/2023 E. 6.2.3

6.2.3. En ce qui concerne ensuite les incohérences retenues par les juges précédents quant aux différentes valeurs des deux objets en cause (280'000 fr. pour l'un, 775'000 dollars américains puis 6'300'000 fr. pour l'autre), les recourants n'y opposent pas une explication convaincante. S'il est constant que dans le domaine de l'art certaines oeuvres peuvent être vendues pour des montants élevés et que les prix varient, il ne saurait être retenu comme "notoire", à l'inverse de ce que font valoir les recourants, qu'en l'espace d'un jour le prix du bien litigieux serait passé de 280'000 fr. à 775'000 dollars américains. Leur affirmation qui n'est fondée sur aucun élément concret n'est pas convaincante. De plus, les recourants ne peuvent pas être suivis lorsqu'ils prétendent que le montant de 6,3 millions de francs figurant dans la déclaration du 28 janvier 2015 serait uniquement mentionné à titre indicatif. En effet, il n'apparaît pas crédible de mentionner un prix "indicatif" d'une telle valeur dans un document douanier censé servir également de garantie de déclaration, alors que le prix réel ne serait que de 280'000 fr. De plus, on ne comprend pas quel serait l'intérêt de déclarer un prix plus de dix fois supérieur à la valeur d'acquisition de l'objet litigieux si ce montant était uniquement "indicatif", pour ensuite reprocher aux autorités de se fonder sur ce même montant. En définitive, il ne suffit pas d'exprimer son désaccord avec le résultat de l'examen des éléments au dossier par les premiers juges et d'énumérer une liste de documents dont ils n'auraient pas tenu compte - en renvoyant à la liste d'un chargé de pièces, sans plus de précisions - pour en déduire "qu'il existe des preuves écrites décrivant la statuette objet de la taxation" et que le Tribunal administratif fédéral aurait constaté à tort que le bien litigieux ne correspondait pas à l'objet acquis par la Société de la part de C.________. Il n'appartient pas au Tribunal fédéral d'aller fouiller dans le dossier pour vérifier la véracité des affirmations des recourants. En tout état de cause, la description de la statue qui a fait l'objet de la taxation ne fait aucun doute, puisqu'elle figure déjà dans les décisions du 27 octobre 2020.