Citation: 2P.44/2001 24.04.2001 E. 3

3.- La recourante se plaint d'une appréciation arbitraire des faits et des preuves. a) La jurisprudence rendue en application de l'art. 4 aCst. , mais qui garde toute sa valeur sous l'empire de l'art. 9 Cst. , reconnaît au juge un important pouvoir d'appréciation dans la constatation des faits et leur appréciation (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40). Le Tribunal fédéral n'intervient en conséquence que si le juge du fait a abusé de ce pouvoir, en particulier lorsqu'il méconnaît des preuves pertinentes ou qu'arbitrairement il n'en tient pas compte (ATF 118 Ia 28 consid. 1b p. 30; 112 Ia 369 consid. 3 p. 371; 100 Ia 119 consid. 4 p. 127), lorsque des constatations de fait sont manifestement fausses (ATF 101 Ia 298 consid. 5 p. 306; 98 Ia 140 consid. 3a p. 142 et les arrêts cités), enfin lorsque l'appréciation des preuves est tout à fait insoutenable (ATF 118 Ia 28 consid. 1b p. 30; 116 Ia 85 consid. 2b p. 88). b) La recourante soutient que plusieurs faits pertinents n'auraient pas été constatés dans la décision attaquée. Celle-ci ne ferait notamment pas mention de tous les éléments confirmant les allégations contenues dans la plainte pour harcèlement qu'elle a déposée contre son supérieur hiérarchique le 27 octobre 1999. Un tel grief est toutefois mal fondé. En effet, il ressort des pièces du dossier que l'état de fait n'est manifestement pas lacunaire, mais contient tous les éléments de fait déterminants pour trancher le présent litige qui porte uniquement sur le licenciement de la recourante, la plainte pour harcèlement faisant l'objet d'une procédure séparée pendante devant les autorités cantonales. A noter que la disjonction de ces procédures n'apparaît pas arbitraire, contrairement à l'opinion de la recourante. C'est également à tort que la recourante reproche à l'autorité intimée d'avoir retenu les témoignages qui lui étaient défavorables et d'avoir écarté ceux qui lui étaient favorables. Le Tribunal cantonal n'a pas négligé les témoignages favorables à la recourante. C'est ainsi qu'il a admis que les participantes aux cours dispensés par la recourante étaient, dans l'ensemble, satisfaites de leur passage dans l'atelier "création-textile" et qu'elles ne se plaignaient pas d'une insuffisance de l'augmentation de leurs compétences à l'issue de leur stage. Le Tribunal cantonal a cependant retenu que la recourante ne suivait pas toujours les instructions de son chef et que cette attitude expliquait les reproches formulés par ce dernier. Il a exposé avec soin les motifs de sa conviction, fondés sur les témoignages recueillis, et n'a pas omis de tenir compte des relations des témoins avec les parties. Il s'est également fondé sur des faits objectifs pour admettre que la recourante n'avait pas amélioré ses prestations, malgré l'intervention et l'appui de ses supérieurs, en matière de diversification des travaux proposés dans son atelier. L'autorité intimée n'a donc pas abusé de son pouvoir en matière d'appréciation des faits et des preuves.