Citation: 9C_263/2023 E. 5.4.2

5.4.2. Les recourants reprochent à la cour cantonale d'avoir violé l'art. 18 al. 2 LIFD en limitant son appréciation de la situation à des critères purement formels (tels que l'absence de loyer ou de fermage et la déclaration d'impôt des recourants) et en ne tenant pas compte des critères matériels consacrés par la jurisprudence. Ils considèrent d'abord sur le plan formel que retenir l'absence de loyer ou de fermage comme élément déterminant pour le rattachement de la parcelle n° zzz à la fortune commerciale de la recourante revient à ignorer de façon arbitraire la réalité économique, sociale et pratique de l'entité que représente un couple du point de vue fiscal. Ils soutiennent aussi que l'on ne pouvait pas leur opposer leurs déclarations d'impôts dès lors qu'ils n'étaient ni juristes ni fiscalistes et que, partant, ils n'avaient pas été en mesure de comprendre la portée de leurs déclarations avant la décision de taxation du 7 septembre 2020. Ils prétendent ensuite sur le plan matériel que la fonction technique globale de la parcelle n° zzz (situation en zone à bâtir; projet de construction en cours), sa fonction économique (gain infime en lien avec l'activité viticole par rapport à un gain important en lien avec le projet de construction), ses propriétés extérieures (situation géographique privilégiée; facilité d'accès; proximité avec les transports publics; objectif de densification du milieu bâti), son origine (héritage; partage successoral), les motifs de sa détention (but de construction et d'habitation), les relations civiles de propriété (bien appartenant à la recourante qui ne participe pas à son exploitation viticole, laissée au recourant) et le traitement comptable (engagement de frais importants en lien avec le projet de construction et sans commune mesure avec l'usage commercial de la parcelle) plaident en faveur de son attribution à la fortune privée de la recourante.