Citation: 1P.479/2003 11.09.2003 E. 4

Le recourant reproche à la Chambre d'accusation d'avoir fait preuve d'arbitraire en le maintenant en détention préventive, alors que D.________ et E.________, également prévenus de complicité de brigandage dans le cadre de l'affaire du Casino du Jura, ont été libérés. Il ne s'est toutefois plaint, devant la cour cantonale, d'une inégalité de traitement qu'en rapport avec son amie, B.________. Il s'agit ainsi d'une argumentation nouvelle, irrecevable dans le cadre d'un recours de droit public soumis à l'exigence de l'épuisement préalable des instances cantonales posée à l'art. 86 al. 1 OJ (ATF 118 Ia 110 consid. 3 p. 111; 118 III 37 consid. 2a; 116 Ia 73 consid. 1b p. 74; 114 Ia 204 consid. 1a p. 205). Même si l'on voulait entrer en matière sur ce point, le recours devrait être rejeté. Le recourant pourrait avoir participé au brigandage du Casino du Jura non pas comme complice, mais comme coauteur. Il est également inculpé de vols et de dommages à la propriété en relation avec le cambriolage de Corban, de sorte que sa situation se présente différemment du point de la vue de la gravité des infractions qui lui sont reprochées et de la peine à laquelle il s'expose. L'appréciation du risque de fuite dépend aussi d'un examen de la situation personnelle qui varie inévitablement selon chaque prévenu et qui rend toute comparaison problématique. Enfin, à supposer que les deux coïnculpés auxquels le recourant se réfère aient été remis en liberté à tort, celui-ci ne pourrait s'en prévaloir, car la loi a été correctement appliquée à son cas (cf. ATF 125 II 152 consid. 5 p. 166; 124 IV 44 consid. 2c p. 47).