Citation: 4A_366/2022 E. B

B.a. Le patient a saisi l'intimé d'une demande d'indemnité le 6 octobre 2016. Par décision du 30 mars 2020, le HFR a rejeté cette demande en s'appuyant essentiellement sur l'expertise du Dr D.________. L'erreur d'analyse de la radiographie du 13 juillet 2015 ne s'inscrivait pas dans un enchaînement causal avec la pathologie infectieuse développée par la suite. Aucune infection n'avait été documentée ou détectée lorsque le patient avait été admis à l'hôpital le 14 juillet 2014. La rougeur au genou constatée à ce moment-là avait régressé, ce qui suggérait une origine non infectieuse. Le patient avait été opéré le 16 juillet 2015 sans qu'une infection ne soit décelée. L'infection avait été documentée pour la première fois le 27 juillet 2015. B.b. Par arrêt du 11 juillet 2022, la Ière Cour administrative du Tribunal cantonal du canton de Fribourg a rejeté le recours formé par le patient. Ses motifs seront évoqués dans les considérants en droit du présent arrêt dans la mesure où les griefs du recourant le justifient. B.c. Le patient forme un recours en matière civile en concluant principalement à ce qu'il soit constaté que l'intimé est responsable du préjudice résultant de la pathologie infectieuse qu'il a développée après les interventions des 3 et 16 juillet 2015 et au renvoi de la cause à l'intimé afin qu'il détermine le montant du préjudice par transaction ou, à défaut, par nouvelle décision dans un délai de six mois. Dans sa réponse, l'hôpital intimé conclut au rejet du recours pour autant qu'il soit recevable. La cour cantonale s'est, quant à elle, référée aux considérants de son arrêt. Les parties ont brièvement répliqué et dupliqué.