Citation: 6B_691/2020 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a exposé que les quatre "cas" pour lesquels le recourant avait bénéficié d'un acquittement avaient pris place après la rupture avec B.________ et le retrait d'une première plainte, déposée par ce dernier, en raison de promesses d'amendement et de soins formulées par l'intéressé. S'agissant du premier cas, le recourant avait admis avoir empêché B.________ de quitter son logement dans un contexte de dispute et d'en avoir fermé et maintenu la porte à cette fin. Ce comportement avait causé une atteinte illicite à la liberté de mouvement et avait provoqué l'ouverture de la procédure pénale, dès lors qu'il avait été rapporté dans la nouvelle plainte de B.________. Concernant le deuxième cas, le recourant avait admis que B.________ lui avait enjoint de quitter son appartement où il faisait une scène et injuriait son ex-partenaire, mais qu'il avait attendu de réunir toutes ses affaires pour sortir. Il s'agissait d'un trouble illicite de la possession au sens des art. 926 ss CC. En outre, B.________ avait indiqué, dans sa plainte, que le recourant était entré dans son appartement sans son consentement, avait refusé de le quitter et y était demeuré malgré des injonctions contraires. La faute civile du recourant avait donc bien, à cet égard, provoqué l'ouverture de la procédure pénale. A propos du troisième cas, le recourant avait admis être allé réclamer la restitution de 1'000 fr. à B.________ à proximité du bâtiment de D.________ dans lequel ce dernier travaillait. Dans sa plainte, le prénommé avait précisé que le recourant s'était ensuite éloigné, mais était resté sur les lieux durant une heure, en se dissimulant dans les arbres et en lui hurlant de lui donner son argent. Ce comportement avait causé une atteinte illicite à la personnalité de B.________ et avait également provoqué le dépôt de la plainte. Enfin, s'agissant du quatrième cas, le recourant avait admis avoir exigé sarcastiquement une somme de 30'000 fr. de B.________ alors même que cette demande n'avait aucune cause légitime. Ce dernier avait décrit, dans sa plainte, qu'il lui avait hurlé de le laisser tranquille et que le recourant lui avait répondu qu'il obtempérerait contre la somme précitée. Le fait d'exiger autant d'argent, sans motif, dans un contexte d'affrontement et sans s'assurer que l'interlocuteur eût pris cette demande comme un sarcasme revenait à risquer de convaincre celui-ci qu'il serait la cible de prétentions financières abusives. Un acte illicite - sous la forme de prétentions frauduleuses - pouvant être commis par négligence ou imprudence, une faute civile du recourant devait être admise en raison de la légèreté dont avait fait preuve ce dernier. Ces événements avaient par la suite été dénoncés dans la plainte de B.________. Selon la cour cantonale, la condamnation du recourant à payer l'intégralité des frais de la procédure de première instance devait donc être confirmée.