Citation: 5A_32/2025 E. 3.4

3.4. Le recourant ne soutient pas que l'autorité cantonale serait partie d'une conception erronée du degré de la preuve. Seule se pose donc la question de savoir si elle a versé dans l'arbitraire en appréciant les preuves figurant au dossier cantonal. Le recourant échoue à démontrer que tel serait le cas. En particulier, il ne prétend pas qu'il aurait établi en instance cantonale, notamment par la production des comptes de son entreprise, que sa situation obérée ne serait que passagère et que son activité lui rapporterait suffisamment pour la poursuivre. Il résulte en effet de l'arrêt attaqué qu'il n'a fourni aucune pièce comptable permettant de se faire une idée, même générale, de sa situation financière et qu'il a simplement allégué, sans aucune preuve à l'appui, un chiffre d'affaires annuel compris entre 230'000 fr. et 250'000 fr. et un bénéfice annuel de 50'000 fr. à 70'000 fr. Dans le présent recours, il se borne à rappeler qu'il a déposé sa taxation définitive pour l'année 2022 attestant d'un revenu imposable annuel de 48'000 fr., ce qui est toutefois insuffisant pour apprécier l'état actuel de son entreprise, et à affirmer qu'il ne disposait à ce moment-là pas encore des comptes au 31 décembre 2023, de sorte qu'il avait évoqué les chiffres probables, dont il affirme qu'ils " se trouvent confirmés par les documents remis par sa fiduciaire le 20 décembre 2024", soit une pièce irrecevable au regard de l'art. 99 al. 1 LTF (cf. supra consid. 2.3). Il relève par ailleurs, de manière contradictoire, que ce serait l'annulation de la faillite qui lui permettrait d'honorer ses engagements. Or, dès lors qu'il faisait l'objet de quatre comminations de faillite, on ne saurait reprocher à l'autorité précédente d'avoir exigé, par référence à la jurisprudence susrappelée, qu'il fournît à l'appui de son recours cantonal les pièces attestant de la bonne marche actuelle de ses affaires ou des bonnes perspectives d'avenir de son entreprise. Le recourant ne prétend pas qu'il aurait produit de telles pièces et ses affirmations appellatoires en lien avec le prêt Covid et le compte BCN ou avec la prétendue possibilité qu'il aurait de rembourser 7'000 fr. ne lui sont à l'évidence d'aucun secours à cet égard. Au vu de ce qui précède, c'est sans faire preuve d'arbitraire ni violer le droit fédéral que l'autorité cantonale a retenu que le recourant n'avait pas rendu vraisemblable sa solvabilité et que l'une des conditions cumulatives permettant l'annulation de l'ouverture de la faillite n'était pas réalisée.