Citation: 6B_723/2020 E. 1.3.2

1.3.2. Contrairement à ce que prétend le recourant, la cour cantonale a expressément tenu compte de l'attestation de sa fille majeure, produite en première instance, selon laquelle elle déclarait avoir relevé le courrier et omis de lui remettre l'avis de retrait qui était resté mélangé avec du courrier personnel et publicitaire. La cour cantonale a toutefois retenu que le recourant ne pouvait pas se prévaloir de ce comportement pour s'opposer à la fiction de la notification. Un tel raisonnement ne prête pas flanc à la critique. Dès lors que le recourant se savait partie à une procédure, il lui appartenait de relever son courrier, respectivement de prendre toutes les mesures pour que celui-ci lui parvienne néanmoins, par exemple en s'assurant de prendre connaissance du courrier relevé par les membres du foyer ou en indiquant une adresse de notification chez un représentant (cf. arrêt 6B_1129/2019 du 27 novembre 2019 consid. 1.3). Faute d'avoir pris de telles mesures, le recourant a failli à son devoir procédural, de sorte qu'il ne saurait se prévaloir d'une négligence de sa fille. Sur ce point, il e st précisé que l'art. 85 al. 4 CPP consacre une exception au principe de la prise de connaissance personnelle voulue par le législateur (ATF 144 IV 57 consid. 2.3.2 p. 63). L'empêchement dont se prévaut le recourant aurait tout au plus pu être examiné dans le cadre d'une éventuelle demande de restitution du délai au sens de l'art. 94 CPP (cf. ATF 143 I 284 consid. 1 p. 286 s.), laquelle ne fait pas l'objet de la présente cause.