Citation: 6B_1008/2022 E. B

Statuant par jugement du 25 mai 2022, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis l'appel formé par A.________. Elle a réformé le jugement du 24 novembre 2021 en ce sens qu'elle était condamnée pour tentative de violation du devoir d'assistance ou d'éducation (art. 219 al. 1 cum 22 al. 1 CP) et pour infractions graves à la LStup (art. 19 al. 2 let. a cum al. 1 let. c et d LStup) à une peine pécuniaire de 15 jours-amende, à 30 fr., et à une peine privative de liberté de 12 mois, toutes deux assorties du sursis durant 3 ans. Le jugement a été confirmé pour le surplus. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. B.a.a. Entre les 7 et 9 février 2018, alors qu'elle se trouvait dans son appartement à Lausanne, sous l'influence de l'alcool et du cannabis, A.________ y est restée enfermée avec sa fille âgée de 11 ans, sans l'emmener à l'école ou lui permettre de s'y rendre. A.________ a notamment crié plusieurs fois, fermé les volets, bloqué la porte d'entrée avec un meuble, prétendu voir des fantômes, et lancé des objets par le balcon. Elle n'a par ailleurs pas donné à manger à sa fille, hormis du chocolat à une seule reprise. Durant la matinée du 9 février 2018, A.________ a pris sa fille dans ses bras et l'a enroulée dans une couverture. Elle lui a alors dit qu'elles allaient sauter et a ouvert la fenêtre de la chambre, en lui demandant si elle était prête à mourir et en prétendant qu'elle pourrait voler par magie. C'est à ce moment-là que A.________, qui était très agitée, a été interpellée par la police. B.a.b. Cinq jours plus tard, le 14 février 2018, alors qu'elle était à l'hôpital psychiatrique C.________, à U.________, A.________ a envoyé plusieurs messages vocaux à sa fille qui se trouvait auprès de son père. Elle a traité D.________ de "bâtard de père" par le premier message, de "voleur" par le deuxième et de "connard de père" par le dernier. Sa fille B.________ n'a entendu, distinctement du moins, que les termes "ton connard de père" du dernier message. B.b. Le 15 juillet 2019, A.________ a découvert un sac à dos contenant 500 grammes bruts (soit 298 grammes purs) de cocaïne dans son panier à linge, après avoir accepté de garder des habits qui lui avaient été remis par son ex-compagnon dont elle savait qu'il se livrait au trafic de stupéfiants. Ayant d'abord songé à appeler la police, puis à jeter la cocaïne aux toilettes, elle a décidé de l'entreposer sur une armoire pour ne pas la laisser en évidence, "en attendant de trouver une idée". Le lendemain, A.________ a été contactée par un homme qu'elle ne connaissait pas et qui se faisait appeler E.________. Ce dernier, qui s'est rendu chez elle, l'a informée que son ex-compagnon avait été arrêté par la police et lui a demandé si elle avait trouvé un sac ou de l'argent, ce à quoi elle a répondu qu'il y avait effectivement un sac contenant de la cocaïne. L'homme en question lui a alors expliqué que la drogue lui appartenait et lui a proposé de la garder provisoirement, moyennant 300 fr., en ajoutant qu'elle n'avait cependant pas le choix puisqu'il ne pourrait la reprendre que le lendemain. Ayant eu peur d'appeler la police en raison d'éventuelles représailles, A.________ a conservé la drogue jusqu'au lendemain lorsque cet homme est venu la récupérer, sans toutefois lui donner de l'argent. B.c. Lors de la procédure, A.________ a été soumise à une expertise psychiatrique. Selon l'expert, sa responsabilité pénale était nulle s'agissant des faits survenus entre les 7 et 9 février 2018, légèrement réduite concernant ceux du 14 février 2018 et entière lors des faits s'étant déroulés du 15 au 17 juillet 2019.