Citation: C 57/06 05.04.2007 E. A

T.________ a travaillé en qualité de serveur dans différents établissements jusqu'au 31 décembre 2002. Le 6 février 2003, il a requis l'octroi d'une indemnité de chômage à partir du 1er janvier précédent, en indiquant être disposé à travailler à plein temps. Le 17 février 2003, l'Office régional de placement de Lausanne (ci-après : l'ORP) a invité l'assuré à présenter ses offres de service pour deux emplois à plein temps. Il s'agissait, d'une part, d'un emploi de sommelier « avec apprentissage », libre depuis le 10 février 2003, dans une auberge sise à X.________ et, d'autre part, d'une activité d'employé de service « sans apprentissage », libre dès le 15 mars 2003, au magasin et à la buvette d'un camping. Le 22 février 2003, la tenancière de l'auberge en cause a informé l'ORP que l'assuré ne s'était pas annoncé. De son côté, le responsable de la buvette du camping a fait de même le 20 mars 2003. Après avoir invité l'assuré à se déterminer sur une éventuelle sanction, l'ORP a rendu une décision, le 13 juin 2003, par laquelle il a suspendu le droit de l'intéressé à l'indemnité de chômage pour une durée de 45 jours à partir du 18 février 2003, motif pris qu'en ne s'annonçant pas aux employeurs potentiels, il avait laissé échapper une possibilité concrète de retrouver un emploi. L'assuré a fait opposition à cette décision, en alléguant, preuves à l'appui, qu'il avait eu un entretien téléphonique avec chacun des employeurs potentiels les 4 et 5 mars 2003. Par décision du 20 avril 2004, le Service de l'emploi du canton de Vaud (ci-après: le SE) a rejeté l'opposition dont il était saisi. Il a considéré, en résumé, que l'assuré avait refusé un travail convenable en annonçant tardivement sa candidature aux emplois assignés.