Citation: 5P.219/2002 19.07.2002 E. A

V.________, né le 14 avril 1933, et dame V._______, née le 14 septembre 1944, tous deux de nationalité française, se sont mariés à Neuilly-sur-Seine (France) le 17 décembre 1976; un fils, aujourd'hui majeur, est issu de leur union. Par contrat de mariage, les époux ont adopté le régime de la séparation des biens. Les époux vivent séparés depuis 1996, chacun d'eux s'étant constitué un nouveau domicile à Genève. Le mari est marchand de tableaux; il vit avec sa compagne dans une villa, qu'ils louent. La femme est sans formation profes-sionnelle; elle habite un appartement de 6 pièces à Genève. Le 27 mai 1997, les époux ont passé deux conventions réglant les modalités de leur vie séparée. Par la première, le mari s'est engagé à servir à sa femme une contribution d'entretien de 7'500 fr. par mois, avec la précision que cette somme continuerait d'être versée pendant la durée de l'instance en cas de procédure en divorce. Par la seconde, signée le même jour et destinée à demeurer "occulte" tant sur le plan judiciaire que sur le plan fiscal, il s'est engagé à payer un montant complémentaire de 7'500 fr. par mois à titre d'aliments. L'époux a effectivement versé des sommes variant entre 7'500 et 15'000 fr. par mois. Le 7 mai 2000, son épouse lui a fait notifier un commandement de payer à concurrence de 71'859 fr. d'arriérés de pensions et de 1'158 fr. d'intérêts de retard. Le mari est titulaire d'un compte auprès de l'UBS, qui affichait un solde débiteur de 2'225'000 fr. au 30 juin 2000, avec des intérêts passifs s'élevant à 10'312 fr. 50 par mois; au 21 février 2000, ses dettes fiscales, frais inclus, représentaient 668'329 fr. 40, montant sur lequel il a allégué avoir remboursé 100'000 fr.