Citation: 1D_2/2020 E. 3.2

3.2. Le recourant ne répond pas à cette argumentation. Il se contente d'affirmer que c'est à tort que la Cour de justice a considéré qu'aucun élément du dossier ne venait étayer son affirmation. Il lui reproche de ne pas avoir auditionné son frère et sa mère, qui auraient reçu de fausses assurances que le dossier serait suspendu pendant trois ans. Le recourant fait cependant valoir ces réquisitions de preuve pour la première fois devant le Tribunal fédéral. Or, devant le Tribunal fédéral, en vertu de l'art. 99 al. 1 LTF, aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente. En principe, les nova ne sont pas admissibles, qu'il s'agisse de faits ou moyens de preuve survenus postérieurement à la décision attaquée (ATF 144 V 35 consid. 5.2.4 p. 38), ou d'éléments que les parties ont négligé de présenter aux autorités cantonales (ATF 143 V 19 consid. 1.2 p. 22 s.). Le recourant ne démontre pas que tous les faits et moyens de preuve auraient été invoqués en temps utile devant la cour cantonale. Une telle motivation, indigente, ne respecte à l'évidence pas les exigences accrues de motivation découlant du principe d'allégation (art. 106 al. 2 Cst., cf. supra consid. 1.2), ce qui conduit à l'irrecevabilité du grief. Pour le reste, le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir pris en compte le fait que l'Office cantonal avait été informé du départ de la famille de Suisse en 2015 et que "les cartes de légitimation avaient été déposées par le Bureau International du Travail [lieu de travail de sa mère] et par l'Ambassade de Maurice [lieu de travail de son père]". Mis à part le fait qu'à nouveau il ne présente aucune preuve à l'appui de son affirmation, il n'expose pas avoir lui-même (ou ses parents) informé l'Office cantonal de tout changement dans sa situation personnelle pouvant influer sur la procédure de naturalisation, alors qu'un tel devoir lui incombait (art. 14 al. 4 et 6 de la loi sur la nationalité genevoise du 13 mars 1992 [LNat/GE; RS/GE A 4 05]). Le grief doit partant être écarté. Enfin, fût-il recevable, le reproche que fait le recourant à l'Office cantonal d'avoir tardé à répondre à son courrier d'avril 2018 (ce qui lui aurait permis de rentrer deux mois plus tôt et d'ainsi respecter le délai de trois ans) manquerait de pertinence; en effet, un séjour prolongé à l'étranger n'est pas un motif de suspension de la procédure de naturalisation au sens de l'art. 13 al. 6 RNat/GE.