Citation: I 722/04 22.02.2005 E. 4

4.1 Le recourant conteste les revenus avec et sans invalidité retenus pour déterminer son degré d'invalidité. 4.2 Les juges cantonaux ont exposé ce qu'il faut entendre par invalidité au sens de la LAI (art. 4 LAI), ainsi que les conditions légales mises à l'octroi d'une rente d'invalidité (art. 28 LAI). De même ont-ils rappelé les dispositions légales relatives aux mesures de réadaptation professionnelle, ainsi que la jurisprudence concernant les conditions auxquelles le droit à une mesure de reclassement est ouvert (ATF 124 V 110 consid. 2b et les références). Le revenu sans invalidité se détermine en règle générale d'après le dernier salaire que l'assuré a obtenu avant l'atteinte à la santé, en tenant compte de l'évolution des salaires intervenue entre-temps (Meyer-Blaser, Bundesgesetz über die Invalidenversicherung [IVG], 1997, p. 205 et 206). En principe, un gain modeste sera également pris en considération pour déterminer le revenu sans invalidité, s'il est établi que l'assuré s'en serait contenté même s'il avait été en bonne santé (ATF 125 V 157 consid. 5c/bb et les arrêts cités; Meyer-Blaser, op. cit. p. 208). En revanche, si compte tenu de l'ensemble des circonstances du cas particulier, il apparaît que l'assuré ne s'est pas contenté d'un revenu modeste de son plein gré, il y aura lieu - à défaut d'indices concrets déterminants - de se référer aux valeurs médianes résultant de l'enquête de l'Office fédéral de la statistique sur la structure des salaires pour fixer le revenu sans invalidité (VSI 1999 p. 248 sv consid. 3b; RCC 1992 p. 96 sv consid. 4; comp. Meyer-Blaser, op. cit. p. 208). En l'espèce, un extrait du compte individuel du recourant révèle qu'entre 1993 et 1997, il a réalisé un revenu annuel moyen de 12'959 fr. Dans la mesure où, pendant au moins quatre ans avant la date de l'apparition des douleurs, le recourant s'est contenté d'un revenu moyen de 12'959 fr., il n'y a aucun indice concret (au sens de la jurisprudence citée au consid. 4.2 supra) permettant d'admettre que, sans invalidité, il aurait cherché à augmenter ses revenus et opté pour une activité dépendante. Quand bien même de tels indices font défaut en l'espèce, l'administration et la juridiction cantonale ont admis que le recourant aurait été en mesure de réaliser un revenu plus élevé s'il n'était pas devenu invalide. Le revenu sans invalidité de 39'782 fr. ayant été retenu à son avantage n'est dès lors pas critiquable. 4.3 Pour déterminer le revenu avec invalidité, la juridiction cantonale s'est fondée sur les salaires qui ressortent des enquêtes statistiques officielles (ATF 126 V 76 consid. 3b/aa et bb). Est alors déterminante, la valeur centrale de la statistique des salaires bruts standardisés (ATF 124 V 323 consid. 3b/bb). Le montant obtenu est encore réduit, le cas échéant, pour tenir compte de l'ensemble des circonstances personnelles et professionnelles du cas particulier, par exemple certaines limitations liées au handicap, à l'âge, à la nationalité, à la catégorie de permis de séjour ou au taux d'occupation. La jurisprudence n'admet pas de déduction globale supérieure à 25 % (ATF 126 V 78 consid. 5). 4.4 En l'espèce, la juridiction cantonale est parvenue à un revenu annuel d'invalide de 34'829 fr., compte tenu de la réduction maximale de 25 % (voir point 6.5 du jugement cantonal). Ce calcul, au demeurant conforme à la jurisprudence y relative, n'est pas non plus critiquable.