Citation: 8C_763/2015 E. 4.3

4.3. Selon la jurisprudence, l'obligation de l'assureur-accidents de prendre en charge les suites d'une lésion corporelle assimilée à un accident au sens de l'art. 9 al. 2 let. f OLAA se limite, conformément à la portée et au but de cette disposition, strictement aux déchirures de tendons, à l'exclusion de toute autre pathologie affectant les tendons, notamment celles qui concernent les tissus. Comme, du point de vue clinique, les ruptures partielles de tendons ne se différencient généralement pas des réactions inflammatoires secondaires, l'existence d'une lésion corporelle assimilée ne peut être admise qu'à la condition qu'une rupture partielle de tendon ait été objectivée médicalement de manière manifeste, que ce soit lors d'une opération ou à l'aide d'imagerie par produit de contraste. Il appartient à la personne qui requiert des prestations d'en apporter la preuve, faute de quoi elle risque de devoir en supporter l'absence (ATF 114 V 298 consid. 5c p. 306). En l'espèce, la petite rupture punctiforme ou petite fissure à la jonction sus-épineux/sous-épineux, "très très modérée et bien entendu non chirurgicale" diagnostiquée par les docteurs E.________ et J.________ ne peut manifestement pas être assimilée à une déchirure même partielle d'un tendon. Aussi l'existence d'une lésion corporelle assimilée à un accident au sens de l'art. 9 al. 2 let. f OLAA doit-elle être niée, sans qu'il soit nécessaire de mettre en oeuvre une instruction complémentaire, comme le demande le recourant. En ce qui concerne les troubles à l'épaule gauche sous la forme de signes modérés de tendinopathie chronique du sus-épineux - au demeurant également présents à l'épaule droite - diagnostiqués par la doctoresse K.________, spécialiste en médecine interne et en rhumatologie, et médecin à la Clinique F.________ (rapport du 21 mars 2012), il n'y a pas de motif de s'écarter du point de vue de la cour cantonale selon lequel l'existence d'un lien de causalité naturelle avec l'accident du 25 août 2011 n'apparaît pas établi au degré de la vraisemblance prépondérante.