Citation: 6B_1051/2020 E. 4.4

4.4. Le recourant affirme qu'il ne bénéficierait d'aucun soin idoine, ce qui aurait été reconnu par l'expert lui-même. A l'appui de son affirmation, le recourant se contente d'indiquer le numéro d'une page de l'expertise. Outre que cette simple mention ne remplit pas les exigences de motivation accrue de l'art. 106 al. 2 LTF permettant de remettre en cause cet élément factuel, on ne distingue pas une telle affirmation à la page en question. En revanche, il ressort du rapport d'expertise psychiatrique du 10 juin 2020 (p. 143 dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF) que le recourant bénéficie d'un suivi psychiatrique dans la prison de Crêtelongue et qu'il est astreint à une injection de Clopixol. Ainsi, le recourant échoue à démontrer en quoi il aurait été manifestement arbitraire de retenir qu'il bénéficie de soins adéquats, étant rappelé que selon la jurisprudence (cf. supra consid. 4.1 in fine), même la simple prise en charge de l'auteur dans un milieu structuré et surveillé accompagnée d'un suivi psychothérapeutique relativement lointain constitue un traitement, si elle a pour effet prévisible d'améliorer l'état de l'intéressé de manière à permettre, à terme, sa réinsertion dans la société. Le recourant soutient en outre qu'il se trouverait dans un établissement inapproprié à l'exécution d'une mesure thérapeutique institutionnelle, " le TC ayant jugé que le SMP valaisan ne possédait ni les locaux ni le personnel qualifié pour l'exécution des mesures thérapeutiques institutionnelles ". Ce faisant, le recourant s'écarte de manière inadmissible des faits constatés dans l'arrêt attaqué, si bien que son grief est irrecevable. Au demeurant, l'arrêt du tribunal cantonal valaisan auquel il se réfère se rapporte à des séjours d'un détenu dans les établissements pénitentiaires d'Orbe (Prison de la Croisée) et de Sion (Prison des Iles), en attente d'une place dans une autre institution. Il en va de même de l'arrêt du Tribunal fédéral qu'il cite (arrêt 6B_817/2014 du 2 avril 2015), qui parvient, en outre, à la conclusion que les périodes de détention examinées dans ces deux établissements ne violent pas l'art. 5 par. 1 let. e CEDH. On ne distingue dès lors pas en quoi il serait pertinent en l'espèce et le recourant ne l'expose pas. Les critiques du recourant doivent être écartées dans la mesure où elles sont recevables.