Citation: 6B_586/2021 E. B

Statuant par arrêt du 16 mars 2021, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a partiellement admis l'appel formé par A.A.________ contre le jugement du 15 mai 2020. Celui-ci a été réformé en ce sens que A.A.________ était acquittée du chef de dénonciation calomnieuse et qu'elle était condamnée pour violation du devoir d'assistance ou d'éducation à une peine pécuniaire de 60 jours-amende, à 60 fr., avec sursis pendant 3 ans. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. B.________ et A.A.________ sont les parents de C.A.________, née en 2010. Le couple ayant été déjà séparé au moment de la naissance, l'enfant C.A.________ a toujours vécu avec sa mère A.A.________, qui a exercé seule l'autorité parentale. Dès la naissance de C.A.________, le droit de visite de B.________ et ses modalités ont fait l'objet d'un important conflit entre les parents, A.A.________ ayant notamment reproché à son ancien compagnon des maltraitances commises sur la personne de C.A.________, reproches dont le bien-fondé n'a toutefois pas été établi. Le suivi de la famille a ainsi intensément occupé le Service de protection des mineurs (SPMi), de même que le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (TPAE). B.b. Le 14 mars 2016, à Genève, A.A.________ a déposé une plainte pénale contre B.________, lui reprochant d'avoir commis des actes d'ordre sexuel avec leur fille C.A.________ lors de l'exercice de son droit de visite. Le Ministère public de la République et canton de Genève a alors ouvert une instruction pénale. En cours de procédure, le 8 juillet 2016, le Tribunal des mesures de contrainte (Tmc) a interdit à B.________, à titre de mesures de substitution à la détention provisoire, tout contact avec sa fille C.A.________ ainsi qu'avec A.A.________. Après avoir levé ces mesures le 14 octobre 2016, le ministère public a classé, par ordonnance du 8 décembre 2016, la procédure dirigée contre B.________, au motif qu'aucun soupçon justifiant une mise en accusation n'était établi (art. 319 al. 1 let. a CPP). L'ordonnance n'a pas été contestée et est entrée en force. B.c. De janvier à juillet 2016, puis à partir d'octobre 2016 et jusqu'en février 2019, A.A.________, persuadée que C.A.________ avait été victime d'abus sexuels du fait de son père, a empêché ce dernier de la voir, faisant obstruction à son droit de visite de manière répétée et systématique, et nonobstant l'avis des thérapeutes et des différents intervenants en matière de protection des mineurs.