Citation: 5A_189/2022 E. 1.1

1.1. B.A.________, née en 1925, est l'épouse de feu C.A.________, décédé en 1991. Les époux A.________ ont eu deux enfants: D.A.________, décédé en 2021, et A.A.________. Feu C.A.________ a institué ses enfants pour seuls héritiers et, conformément à l'art. 473 CC, a légué à son épouse l'usufruit, sa vie durant, de tous les biens qu'il laisserait à son décès, dit usufruit tenant lieu de droit de succession. La succession de feu C.A.________ comprenait des immeubles, dont la parcelle no 1927 sise à U.________. Celle-ci consiste en un bâtiment de 77 m² et une place-jardin de 640 m². D'après l'extrait du registre foncier, A.A.________ en est nue-propriétaire en main commune avec E.A.________, fille de feu D.A.________. B.A.________ et son époux vivait avec leur fille dans cette maison; au décès de C.A.________, les parties ont continué de vivre dans ce logement, sans que A.A.________ y dispose d'un logement distinct et indépendant. Il apparaît que celle-ci s'aquittait d'un montant pour l'occupation de sa chambre alors que son père était vivant; sa mère ne semble plus le lui avoir demandé au décès de son époux. Suite au transfert de B.A.________ en EMS, A.A.________ vit seule dans la maison, dont elle prend les frais à sa charge. B.A.________ souhaite réintégrer son domicile, volonté qu'elle a manifesté à sa curatrice de représentation, F.________, mais à laquelle sa fille s'oppose. Dans cette perspective, B.A.________ a mandaté un avocat. Par son intermédiaire, elle a ordonné le 1 er juillet à A.A.________ de quitter de façon définitive l'habitation familiale, fixant à l'intéressée un délai échéant au 31 juillet 2021.