Citation: 8C_502/2018 E. 5

La recourante allègue encore que les conditions de l'art. 93 al. 1 let. b LTF sont également remplies. Elle affirme que le Tribunal fédéral pouvait trancher directement l'affaire au fond dès lors que les faits étaient, à ses yeux, suffisamment clarifiés. Les deux conditions posées par cette disposition sont cumulatives (ATF 133 III 629 consid. 2.4.1); il incombe à la partie recourante d'en démontrer la réalisation (ATF 138 III 46 consid. 1.2 et les arrêts cités). En l'espèce, la question de savoir si la première condition est réalisée peut rester ouverte dès lors que la deuxième condition n'est de toute façon pas remplie. Attendu que la juridiction cantonale a, comme on l'a vu, renvoyé la cause à l'administration pour instruction complémentaire sur la causalité naturelle ainsi que sur la date du retour à un éventuel statu quo, on peut partir de l'idée que le complément d'instruction se limitera à la mise en oeuvre d'une expertise médicale, de sorte que l'hypothèse d'une procédure probatoire longue et coûteuse doit d'emblée être écartée (cf. arrêt 8C_691/2016 du 30 novembre 2016 consid. 4; voir aussi BERNARD CORBOZ, op. cit., n° 34 ad art. 93 LTF).