Citation: 8C_331/2017 E. 4.2

4.2. A.________ a été licencié par B.________ Sàrl avec effet au 30 septembre 2015 et s'est inscrit au chômage dès le 1 er octobre suivant. Il ressort du jugement attaqué que le 8 octobre 2015, le registre du commerce recevait une demande d'inscription pour C.________ Sàrl, société dont A.________ allait devenir le directeur. Selon les premiers juges, les démarches en vue de la création de cette nouvelle société avaient donc eu lieu avant l'inscription du recourant auprès de l'assurance-chômage. Par ailleurs, C.________ Sàrl était sise au domicile du recourant et ne comptait que deux membres, l'associé-gérant vivant en Bosnie et le recourant, directeur disposant de la signature individuelle. Outre la pose de fenêtres, la société avait pour but "tous travaux dans le domaine de la construction et le commerce de marchandises et de matériaux de construction". Aussi était-il évident, selon la juridiction cantonale, qu'hormis la fabrication de fenêtres, la charge essentielle du travail afférent au lancement de cette société incombait au recourant, seule personne sur place, connaissant de surcroît déjà le tissu économique de la région. Ces éléments tendaient à démontrer le rôle déterminant du recourant dans la société, assimilable à celui d'un employeur. Cela était corroboré par le fait que l'intéressé avait lui-même admis avoir le pouvoir de décision en Suisse dans ses premières déclarations. En outre, en acceptant un salaire ne correspondant pas à celui d'un directeur engagé sur la base d'un véritable contrat de travail, le recourant supportait une partie du risque de l'entrepreneur lors du lancement de sa société, ce qui plaidait également en faveur de sa fonction assimilable à un travailleur indépendant. Quant à la disponibilité immédiate du recourant pour le cas où l'ORP venait à lui trouver un emploi à plein temps, elle n'était, selon les premiers juges, nullement corroborée par une clause du contrat de travail. A défaut, c'était le délai légal d'un mois de congé qui s'appliquait. Or, quand bien même ce délai était raisonnable en cas de gain intermédiaire, il était peu crédible en l'espèce et non relevant dans la mesure où l'intéressé occupait manifestement une position assimilable à un employeur. Enfin, le recourant ne disposait ni d'un horaire défini, ni même d'un planning des jours de travail, ce qui offrait une disponibilité résiduelle peu claire, les jours de travail au service de la société ayant en outre progressivement augmenté jusqu'à l'occuper à plein temps.