Citation: 1C_477/2015 E. 2.1

2.1. Sauf dans les cas cités expressément à l'art. 95 LTF, le recours ne peut pas être formé pour violation du droit cantonal en tant que tel. En revanche, il est toujours possible de faire valoir que la mauvaise application du droit cantonal constitue une violation du droit fédéral, en particulier qu'elle est arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. ou contraire à d'autres droits constitutionnels (ATF 134 II 349 consid. 3 p. 351). Appelé à revoir l'application ou l'interprétation d'une norme cantonale sous l'angle de l'arbitraire, le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si celle-ci apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motifs objectifs et en violation d'un droit certain (ATF 139 I 57 consid. 5.2 p. 61). En revanche, si l'application de la loi défendue par l'autorité cantonale n'est pas déraisonnable ou manifestement contraire au sens et au but de la disposition ou de la législation en cause, cette interprétation sera confirmée, même si une autre solution éventuellement plus judicieuse paraît possible (ATF 138 I 305 consid. 4.3 p. 319; 137 I 1 consid. 2.4 p. 5). Les normes régissant la question de la distance entre les constructions et les limites de propriété en troisième zone de construction se trouvent dans la deuxième section du chapitre concerné, composée des art. 28 et 29 LCI. L'art. 29 al. 3 LCI prévoit que, sous réserve des dispositions des art. 28, 42 et 43 LCI, la distance entre une construction et une limite de propriété ne peut en aucun cas être inférieure à 6 mètres en troisième zone. A teneur de l'art. 42 al. 2 LCI, les constructions basses peuvent exceptionnellement être édifiées sur cour en troisième zone aux conditions fixées par le règlement d'application de la loi sur les constructions et les installations diverses (RCI; RS-GE L 5 05.01). L'art. 237 al. 1 RCI prévoit qu'exceptionnellement, notamment lorsqu'un plan localisé de quartier le prévoit, des constructions basses peuvent être édifiées sur cour en troisième zone, à proximité des façades où s'ouvrent des jours, à condition qu'elles ne privent pas ces jours d'air et de lumière (let. a); qu'elles soient implantées à 4 mètres au moins de la façade, à moins que la hauteur, toiture comprise, ne dépasse pas celle de la base de ces jours (let. b) et qu'elles soient inscrites dans un gabarit limité par une ligne faisant un angle de 30° sur l'horizontale partant de la base inférieure des jours (let. c). Selon l'art. 43 LCI, des constructions basses ou de peu d'importance peuvent être édifiées à la limite de propriété ou à une distance inférieure à celle prévue pour les distances aux limites de propriété dans les conditions fixées par le règlement d'application (al. 1). En troisième et quatrième zones, seules des constructions de peu d'importance peuvent être édifiées à la limite de propriété ou à une distance inférieure à celle prévue pour les distances aux limites de propriété dans les conditions fixées par le règlement d'application (al. 2). Les constructions de peu d'importance sont définies par l'art. 3 al. 3 RCI comme s'inscrivant dans un gabarit limité notamment par une ligne verticale dont la hauteur n'excède pas 2 mètres 50. Aux termes de l'art. 236 al. 1 RCI, ne peuvent être édifiés à la limite de 2 propriétés privées en dérogation aux dispositions sur les distances entre bâtiments que des murs en attente dans les conditions particulières fixées par la loi (let. a), des constructions de peu d'importance (let. b), des constructions en sous-sol (let. c) et des constructions basses (let. d), même au-delà des limites fixées par les art. 28 al. 1 et 33 al. 1 de la loi, lorsqu'un plan localisé de quartier le prévoit. Restent réservées les dispositions sur les droits de jour et celles des plans d'aménagement et d'extension (al. 2).