Citation: 5A_808/2022 E. 5.3.2

5.3.2. En tant que le recourant remet en cause les capacités parentales de l'intimée retenues par la cour cantonale, il se contente là encore de substituer sa propre appréciation à celles de la juridiction précédente. En particulier, il ne s'en prend pas à la motivation cantonale en tant que celle-ci constate que les évènements isolés dont les parties se faisaient le reproche ne remettaient pas en cause les capacités parentales respectives des parties et ne dépassaient pas les difficultés usuelles pouvant survenir dans une famille. Sa critique est ainsi irrecevable (art. 106 al. 2 LTF). Au surplus, on relèvera encore que celle-ci apparaît contradictoire avec sa conclusion principale tendant à l'instauration de la garde alternée qui suppose que de telles capacités soient données chez chacun des parents (cf. supra consid. 4.1.1). Quant aux divers éléments figurant dans le rapport du SEASP qui auraient arbitrairement été omis par la cour cantonale, il ne ressort pas de l'arrêt litigieux que le recourant aurait émis cette critique en appel. Il en va de même s'agissant du fait que la garde aurait été attribuée au parent le moins disponible, étant précisé que ce critère a une importance toute relative en présence d'adolescents (arrêt 5A_488/2017 précité consid. 3.4). Faute d'avoir satisfait au principe de l'épuisement des instances cantonales sur ce point (art. 75 al. 1 LTF; ATF 143 III 290 consid. 1.1), ces moyens doivent être considérés comme nouveaux et, partant, irrecevables (arrêt 5A_771/2018 du 28 mars 2019 consid. 4.3 et les références). Un tel résultat rend superflu l'examen des autres critiques du recourant concernant les contributions d'entretien en faveur des enfants.