Citation: 7B.44/2002 17.06.2002 E. 3

3.1 La requérante estime que le chiffre 2 du dispositif de l'arrêt incriminé a besoin d'être interprété, en raison de l'expression "parcelles litigieuses" qui y est utilisée. Celle-ci pourrait en effet être comprise dans son sens littéral ("portion de terrain de même culture constituant l'unité cadastrale"), avec la conséquence que la révocation de l'attribution déploierait ses effets non seulement sur les parts de copropriété du failli mais également sur celles du tiers E.________ L'expression pourrait aussi être comprise comme se référant aux seules parts de copropriété du failli, avec la conséquence que la révocation de l'attribution déploierait ses effets sur ces seules parts. L'interprétation d'un arrêt du Tribunal fédéral ne concerne en principe que son dispositif (art. 145 al. 1 OJ). Il y a lieu toutefois de prendre en considération ses motifs, lorsque ceux-ci sont nécessaires à la compréhension du dispositif (Messmer/Imboden, Die eidgenössischen Rechtsmittel in Zivilsachen, Zurich 1992, p. 46 ch. 32 et n. 12). Tant dans ses considérants en fait (let. A et B) que dans ceux en droit (consid. 4a et 5), la Chambre de céans a parlé uniformément et sans ambiguïté des "parcelles", soit - selon la description figurant au début des faits et reprise de l'arrêt cantonal attaqué (cf. art. 63 al. 2 et 81 OJ), - des deux parcelles de terrain copropriété du failli et de E.________. Le procès-verbal d'attribution auquel elle s'est référée à plusieurs reprises était parfaitement clair à ce sujet, comme du reste les conditions de vente auxquelles ce document renvoyait lui-même: ont fait l'objet de la vente "les parcelles No XXXX". Le chiffre 2 du dispositif ne pouvait donc viser que ces parcelles, objet du litige ("litigieuses"), partant les immeubles ou biens-fonds eux-mêmes, et non les parts de copropriété comme telles, dont il n'a été question nulle part. 3.2 Pour les mêmes raisons, la nullité de la vente dont fait état le chiffre 4 du dispositif ne peut porter que sur la vente des deux biens-fonds, parcelles (No XXXX) copropriété du failli et du tiers, et non sur les parts de copropriété comme telles. Le tiers copropriétaire a d'ailleurs donné son accord à la vente des deux parcelles elles-mêmes, soit du tout, solution prévue par les art. 73e al. 3 et 73f al. 1 in fine ORFI (cf. Gilliéron, in JdT 1991 II 122, n. 7; P.-H. Steinauer, La Copropriété II, Extinction, FJS 291a, p. 4 ch. 3 et p. 6 let. C), dispositions supposant certes l'existence d'un droit de gage grevant l'immeuble entier, mais applicables en l'occurrence par analogie tout au moins en l'absence de toute constatation quant à l'existence de droits de gage grevant les parcelles elles-mêmes. En acquiesçant à la vente de ces dernières comme telles et ensemble, le tiers copropriétaire a accepté que sa part de copropriété soit aussi soumise à l'exécution forcée. Dans ces circonstances, la nullité de la vente, résultant du non-respect des conditions d'enchères, vaut pour les parcelles entières. Rien dans le dossier ne permet de retenir une volonté contraire des intéressés. 3.3 Selon la requérante, la notion de "nouvelles enchères" figurant au chiffre 5 du dispositif de l'arrêt incriminé mériterait d'être interprétée, car elle pourrait signifier aussi bien "les enchères publiques" au sens strict de l'art. 143 LP qu'une nouvelle réalisation au sens de l'art. 256 LP.