Citation: 6B_434/2021 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a retenu, à décharge, la circonstance de l'art. 48 let. e CP, puisque plus des deux tiers du délai de prescription de l'action pénale était écoulée et que le recourant s'était bien comporté dans l'intervalle. En revanche, elle a écarté une violation du principe de célérité. Elle a retenu que le passage en revue du procès verbal des opérations, qui comporte cinquante-trois pages, montrait qu'il n'y avait pas eu de temps morts dans le déroulement de la procédure qui avait été menée sans désemparer, ni de carences dans l'instruction qui avait été rendue complexe par la nécessité de mettre à jour de manière précise les actes punissables, l'enrichissement obtenu et de veiller dans la mesure du possible à la restitution après remploi, des valeurs patrimoniales détournées sans pour autant léser les intérêts des tiers. Si le recourant avait certes donné quelques indications sur ses activités coupables, il avait fallu procéder à des commissions rogatoires à T.________, à des analyses financières longues et poussées, au dépouillement de nombreux et volumineux documents bancaires, mettre des biens sous séquestre et gérer ceux-ci et entendre le recourant domicilié à T.________. Le ministère public avait dû rendre trente et une décisions. Il avait fallu réitérer des actes de procédure accomplis une première fois. Ainsi, un avis de prochaine clôture avait été délivré le 15 décembre 2015 et, à nouveau, le 13 décembre 2018; un acte d'accusation avait été dressé le 11 mars 2019, puis le 8 juin 2020; une audience de jugement fixée en 2019 avait dû être renvoyée.