Citation: 2A.297/2001 03.09.2001 E. 2

2.- a) Selon l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, le recours de droit administratif n'est pas recevable en matière de police des étrangers contre l'octroi ou le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas un droit. Selon l'art. 4 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142. 20), les autorités compétentes statuent librement, dans le cadre des prescriptions légales et des traités avec l'étranger, sur l'octroi ou le refus d'autorisations de séjour ou d'établissement. En principe, l'étranger n'a pas droit à l'autorisation de séjour. Ainsi, le recours de droit administratif est irrecevable, à moins que ne puisse être invoquée une disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité, accordant le droit à la délivrance d'une telle autorisation (ATF 127 II 161 consid. 1a p. 164 et les arrêts cités). aa) L'art. 17 al. 2 LSEE dispose que le conjoint d'un étranger possédant une autorisation d'établissement a droit à une autorisation de séjour, aussi longtemps que les époux vivent ensemble. En outre, selon la jurisprudence, l'art. 8 CEDH garantissant le respect de la vie privée et familiale confère un droit à une autorisation de séjour au conjoint étranger d'un étranger titulaire d'une autorisation d'établissement lorsque les liens du couple sont étroits et effectifs (ATF 122 II 1 consid. 1e p. 5, 289 consid. 1c p. 292/293, 385 consid. 1c p. 389). En l'espèce, le recourant est marié à une étrangère titulaire du permis d'établissement et vit avec elle. Il peut donc se prévaloir, pour l'octroi de l'autorisation de séjour requise, des art. 17 LSEE et 8 CEDH. Par ailleurs, la voie du recours de droit administratif est ouverte contre la décision de refus d'approbation des autorités administratives fédérales de même qu'elle l'aurait été contre une décision cantonale refusant l'autorisation. Le présent recours est donc recevable en tant que recours de droit administratif. Savoir si les conditions pour la délivrance d'une autorisation de séjour sont, ou non, remplies, est une condition de fond et non de recevabilité (ATF 120 Ib 6 consid. 1 p. 8; 119 Ib 81 consid. 2a p. 84). bb) Dans son mémoire signé uniquement par lui-même, le recourant déclare vouloir recourir aussi au nom de son épouse. Point n'est cependant besoin d'examiner si le recourant a été dûment autorisé à le faire ou d'impartir un délai convenable à son épouse pour réparer le vice (art. 30 OJ), dès lors que le recourant a de toute manière qualité pour agir et que son recours doit être admis (voir ci-après). b) Selon l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 4 OJ, le recours de droit administratif n'est pas recevable en matière de police des étrangers contre le renvoi. Dès lors, dans la mesure où le recourant conclut à l'annulation de la décision attaquée à cet égard, le recours de droit administratif est irrecevable.