Citation: 9C_669/2022 E. 7

En premier lieu, il convient de constater que le litige concerne une question de droit cantonal et que dès lors, le pouvoir d'examen du Tribunal fédéral se limite à l'arbitraire (cf. consid. 2 supra). En second lieu, l'évaluation des actions de la Société relève d'une application correcte de la méthode dite "des praticiens", telle que préconisée par la Circulaire 28. Même si cette méthode ne lie pas le juge, elle est réputée constituer une méthode adéquate et fiable pour l'estimation de la valeur vénale des titres non cotés en bourse. Du reste, comme la Cour de Céans l'avait déjà indiqué aux recourants dans l'arrêt 2C_866/2019 du 27 août 2020 concernant l'année fiscale 2008, le droit cantonal applicable à tout le moins pour l'année fiscale 2009 renvoie expressément aux Instructions de la Circulaire 28 (cf. art. 5 aLIPP-III et art. 1 ancien Règlement d'application du 19 décembre 2001 de la loi sur l'imposition des personnes physiques - impôt sur la fortune [RIPP-III]). Quand bien même la nouvelle LIPP du 27 septembre 2009 - applicable dès la période fiscale 2010 - ne prévoit pas de renvoi explicite à la Circulaire 28, la juridiction cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire en confirmant l'application de la méthode adéquate et fiable découlant de cette circulaire également à l'évaluation s'agissant des années fiscales 2010 à 2013. Or les recourants se limitent à exposer en l'espèce la définition des notions économiques (valeur intrinsèque, de rendement et vénale) tout en critiquant la prise en compte de la valeur de rendement dans la détermination de la valeur vénale, mais sans expliquer en quoi l'application de la méthode retenue serait insoutenable. Ils se contentent d'opposer la méthode d'évaluation (des praticiens) appliquée à celle fondée sur la valeur intrinsèque, mais sans démontrer, concrètement, en quoi l'évaluation fondée sur la méthode retenue par les juges précédents serait arbitraire ou qu'elle violerait d'autres droits constitutionnels (cf. supra consid. 2). Par ailleurs, comme l'a constaté à juste titre la Cour de justice et contrairement à ce que soutiennent les recourants, la Circulaire prévoit bien des distinctions entre les sociétés de capitaux. De plus, l'Administration fiscale a tenu compte de la structure particulière de la Société (actionnaire unique dont les résultats dépendent exclusivement de son activité) en effectuant une pondération simple de la valeur de rendement et non pas doublée de la valeur de rendement contrairement à ce que préconise en principe la méthode dite "des praticiens" (cf. voir aussi l'arrêt 2C_866/2019 du 27 août 2020 consid. 6.1.1). S'agissant des différences significatives de valeurs fiscales retenues pour les années 2009 à 2013 (cf. Faits. A.c supra), les recourants ne remettent nullement en cause la motivation de la Cour de justice, selon laquelle c'est la prise en compte des années au cours desquelles B.A.________ ne s'était pas versé de salaire qui explique ces grandes différences de valeur. La Haute Cour l'avait déjà exposé pour l'année fiscale 2008 (cf. arrêt 2C_866/2019 du 27 août 2020 consid. 6.2.4). Partant, même à supposer que les recourants aient invoqué des griefs répondant aux exigences prévues à l'art. 106 al. 2 LTF, ils sont infondés.