Citation: 9C_115/2022 E. 5.2.2

5.2.2. Cette argumentation est mal fondée. On relèvera d'abord que les limitations fonctionnelles retenues en l'occurrence sont celles que les médecins du SMR ont reprises du rapport des docteurs D.________ et E.________. Or, dès lors que la recourante a échoué à démontrer l'existence d'une péjoration de sa situation (cf. consid. 5.1.2 supra), il est erroné de prétendre sans plus ample motivation que cette péjoration a engendré des limitations fonctionnelles supplémentaires. On ajoutera qu'une activité adaptée est celle que l'on peut raisonnablement exiger d'un assuré (après la réalisation de traitements médicaux et de mesures de réadaptation) sur un marché équilibré du travail. L'administration a toutefois l'obligation de réaliser des mesures de réadaptation seulement si celles-ci sont nécessaires et de nature à rétablir, maintenir ou améliorer le capacité de gain de l'assuré (art. 8 al. 1 let. a LAI). Or, compte tenu des limitations fonctionnelles retenues en l'occurrence (axées uniquement sur la mobilité de la recourante), l'office intimé n'était pas obligé de mettre en oeuvre de telles mesures dès lors que lesdites limitations n'affectaient pas essentiellement la capacité de gain de l'assurée et qu'elles ne rendaient pas illusoire l'existence d'une activité adaptée sur le marché équilibré du travail (sur cette notion, cf. p. ex. arrêt 9C_597/2018 du 18 janvier 2019 consid. 5 et les références). On relèvera enfin que, conformément à ce que les premiers juges ont relevé, l'assurée ne remplissait pas les conditions (avoir cinquante-cinq ans révolus ou avoir bénéficié d'une rente pendant quinze ans au moins) pour prétendre un droit à des mesures de réadaptation dans le contexte de la suppression de sa rente (à cet égard, cf. ATF 145 V 209 consid. 5). S'agissant de l'évaluation de l'abattement de son revenu d'invalide, la recourante se contente d'affirmer que, vu son âge, la durée de ses rapports de travail auprès du même employeur, son expérience, ses limitations fonctionnelles et ses troubles dégénératifs, un taux de 5 % est insuffisant. Ce faisant, elle ne démontre pas en quoi la juridiction cantonale aurait violé le droit ou abusé du pouvoir d'appréciation dont elle dispose en la matière (à cet égard, cf. ATF 137 V 71 consid. 5.1) en confirmant l'abattement retenu par l'office intimé.