Citation: 4A_390/2007 17.12.2007 E. A

A.a A.________ Ltd, Inc. (ci-après: A.________) est une société de droit panaméen dont le capital-actions est divisé en 50 actions au porteur. A une date indéterminée dans le courant des années 1980, Y.________ a déposé le certificat de ces actions dans le coffre-fort de X.________. Ce dernier, décrit comme étant un homme d'affaires chevronné, était administrateur de B.________ SA, société dont A.________ était actionnaire à hauteur de 90%. En 1989, lors de l'ouverture d'un compte pour A.________ auprès de la banque C.________ SA, X.________, agissant au nom de la société, a déclaré dans le formulaire fourni par la banque que Y.________ était l'ayant droit économique des valeurs déposées sur ce compte. A une date indéterminée, Y.________ a demandé à X.________ de lui restituer le certificat des actions de A.________. X.________ n'a pas donné suite à cette demande au motif qu'il entendait invoquer un droit de rétention sur les actions. Cette opinion a été répétée à quatre reprises, entre le 17 juin 1998 et le 26 septembre 2001, par les deux avocats successifs de X.________. Ces hommes de loi, considérés comme expérimentés, ont chacun à une reprise envisagé la restitution des actions à Y.________. Au cours de la procédure cantonale, X.________ a déclaré que le terme de droit de rétention avait été faussement utilisé et que le contenu des correspondances précitées reposait sur des conceptions des parties qui, après vérification, s'étaient révélées infondées. En comparution personnelle, X.________ a affirmé qu'il n'avait jamais eu de doute sur le fait qu'il était propriétaire de A.________. Il a néanmoins déclaré lors de la même audience que A.________ appartenait en réalité à une fondation à l'étranger dont il ne se souvenait pas du nom.