Citation: 9C_123/2022 E. 4.1

4.1. La juridiction cantonale a d'abord considéré que les arcades sourcilières ne correspondent pas à la définition restrictive, selon elle, des caractères sexuels secondaires appliquée par le Tribunal fédéral, si bien que leur rabotage n'est en principe pas à la charge de l'assurance-maladie des soins. Elle a ensuite examiné la question de savoir si la proéminence des arcades sourcilières de la recourante, avant leur correction, constitue une particularité physique incompatible avec une apparence féminine pouvant être assimilée à un caractère sexuel secondaire. Elle a nié cela en se fondant sur l'avis du médecin-conseil de l'intimée et a considéré pour le surplus qu'il n'était pas utile de mettre en oeuvre une expertise médicale. Dans la mesure où une incompatibilité avec une apparence féminine n'a pas été établie, les premiers juges ont nié que les coûts de l'intervention litigieuse puissent être mis à la charge de la caisse-maladie.