Citation: 4A_457/2023 E. A

A.a. C.________ (ci-après: le père du demandeur ou le père du recourant) - décédé le... janvier 2015 - était propriétaire de la parcelle no aaa de la commune de U.________, sur laquelle une habitation de 55 m2 est érigée. Cette parcelle est désormais la propriété de son unique héritier, A.________ (ci-après: le demandeur ou le recourant). La parcelle no aaa est attenante, à l'est, respectivement au nord-ouest, de deux parcelles (no bbb, respectivement no ccc) propriétés de B.________ SA (ci-après: la défenderesse ou l'intimée). Plus au nord se situe une parcelle (no ddd), détenue par D.________ SA (ci-après: la société promotrice). Dans le prolongement nord de cette parcelle, à proximité d'une route cantonale, se trouvent deux autres parcelles (no eee et no fff), anciennement propriété de la défenderesse. A.b. Le 27 février 1995, le père du demandeur et la défenderesse ont conclu un acte de division-vente et constitution de servitudes (ci-après: l'acte de 1995), dressé en la forme authentique. Par cet acte, le père du demandeur déclarait détacher de ses parcelles (dont la parcelle no aaa) deux surfaces et vendre celles-ci à la défenderesse, contre un montant de 640'000 fr. Seule une partie de cette somme (550'000 fr.) lui était effectivement versée. Le solde était compensé avec, d'une part (pour 30'000 fr.), la constitution d'une servitude de passage à pied et à tous véhicules de 3 mètres de large à charge de parcelles de la défenderesse portant les nos eee et ggg et, d'autre part (pour 60'000 fr.), la constitution d'une servitude de place de parc sur la parcelle no fff. Il était stipulé que la servitude de passage et la servitude de place de parc seraient aménagées par la défenderesse et que leurs assiettes respectives pourraient être librement déplacées par celle-ci. La servitude de passage ressortant de cet acte suit l'actuel chemin.... Ces deux servitudes ont été inscrites au registre foncier. A.c. En 2006, le père du demandeur a écrit à la défenderesse au sujet de l'acte de 1995 pour lui demander de le tenir informé de "l'évolution de ce dossier et des travaux planifiés pour l'aménagement" des places de parc sur la parcelle no fff, un immeuble ayant été récemment édifié "à proximité de cette place". A.d. Le 25 juin 2007, le père du demandeur a signé avec la société promotrice une convention (ci-après: la convention de 2007), laquelle prévoyait l'octroi au premier nommé d'un "droit de passage pour tous véhicules sur une route d'accès jusqu'à la parcelle no aaa" selon un plan annexé. Dite convention précisait que "[l]'accès en question sera[it] construit, sauf empêchement majeur, d'ici à 2009. Il sera[it] goudronné et son utilisation sera[it] garantie durant toute l'année". Enfin, elle prévoyait qu'"[a]ucune participation aux coûts de construction de l'accès ne sera[it] réclamée [au père du demandeur]", pas plus qu'une participation aux frais d'entretien de l'accès "tant que le terrain [du père du demandeur] ne sera[it] pas bâti". En contrepartie, le père du demandeur abandonnait la servitude de passage à charge des parcelles portant les nos eee et ggg, ainsi que la servitude de place de parc à charge de la parcelle no fff; il cédait une surface d'environ 145 m2 de terrain à détacher de sa parcelle (no aaa) et il "[s]'engage[ait] à ne formuler aucune opposition aux projets de [la société promotrice] dans le périmètre de la zone de... [ci-après: les projets de promotion immobilière] [...], pour autant que lesdits projets correspondent aux normes de construction en vigueur". A.e. Le 20 novembre 2009, la société promotrice et le père du demandeur ont conclu une seconde convention (ci-après: la convention de 2009). Dite convention reprenait les engagements réciproques formalisés dans la convention de 2007, à la différence près que l'accès devait être construit "sauf empêchement majeur, d'ici à l'été 2014 au plus tard" et que - également à titre de contrepartie de l'octroi du droit de passage et de la construction de la route - le père du demandeur déclarait "[p]ermet[tre] l'utilisation commerciale pour les immeubles [construits sur la parcelle no fff] de sa servitude de parking sur la parcelle no fff en contre-partie d'une location annuelle de 5'500 francs", laquelle "prendra[it] fin dès que la route sera[it] construite et utilisable". Il était spécifié que cette convention serait "valable du 1er décembre 2009 au 30 novembre 2014". A.f. Le 21 février 2012, un acte authentique d'échange, de nouvel état et de servitudes (ci-après: l'acte de 2012) entre le père du demandeur, la défenderesse et les propriétaires de deux parcelles voisines de celle du père du demandeur (les parcelles nos hhh et iii) a été instrumenté. Une copie de la convention de 2009 y est annexée. À l'art. 1 de l'acte de 2012, la défenderesse déclare "reprendre en sa faveur et à sa charge l'exécution des engagements de [la société promotrice] résultant de [la convention de 2009], ce que [le père du demandeur] accepte". En vertu de l'art. 7, les parties à l'acte de 2012 constituent une servitude de passage à pied et pour tous véhicules dont l'assiette correspond approximativement au tracé de l'accès convenu à teneur de la convention de 2009 (cf. supra consid. A.e). L'art. 13 de l'acte de 2012 prévoit que "[l]es frais de construction des ouvrages destinés à l'exercice des servitudes de passage à pied et pour tous véhicules constituées seront payés par [la défenderesse]" (ch. 1) et "[La défenderesse] a le droit à [ sic] faire reprendre l'obligation d'exécuter les ouvrages et de payer les frais de construction par un ou des tiers dans le cadre de la vente des immeubles grevés" (ch. 2). À son art. 9, l'acte de 2012 prévoit la constitution d'une servitude foncière d'utilisation de place de parking extérieure à charge de la parcelle no bbb de la défenderesse, en faveur de la parcelle no aaa du père du demandeur. L'acte de 2012 prévoit également, à son art. 4, un remembrement par échanges réciproques de surfaces à détacher des parcelles des parties à cet acte. Le père du demandeur cède dans ce contexte à la défenderesse une surface de 145 m2, "en exécution du paragraphe troisième de la convention [de] 2009", surface qui est simultanément cédée par la défenderesse à l'un des propriétaires voisins du père du demandeur. À l'art. 6 de l'acte de 2012, il est en outre prévu notamment que les servitudes de passage à pied et véhicules et de place de parc constituées en vertu de l'acte de 1995 soient radiées "dès que la route nécessaire à l'exercice de la servitude de passage à pied et pour tous véhicules constituée par le présent acte sera construite." En dernier lieu, à l'art. 15 de l'acte de 2012, le père du demandeur et ses voisins s'engagent à ne formuler aucune opposition aux projets de promotion immobilière de la défenderesse, respectivement de la société promotrice ou d'une autre société agissant avec l'accord de la défenderesse, pour autant que lesdits projets soient conformes aux normes de construction en vigueur. A.g. Par décisions des 4 et 5 décembre 2012, la commune de U.________ a octroyé à la défenderesse, à la société promotrice et à un des deux propriétaires voisins du père du demandeur les autorisations qu'ils avaient requises pour la construction d'une résidence de tourisme chacun, de respectivement 26, 40 et 32 appartements. Le 15 avril 2015, statuant sur recours déposés entre autres par l'association E.________, le Conseil d'État du canton du Valais a annulé les trois décisions susvisées en raison, notamment, de l'adoption, le 11 mars 2012, de l'art. 75b al. 1 Cst. issu de l'initiative intitulée "Pour en finir avec les constructions envahissantes de résidences secondaires". A.h. Le 28 décembre 2014, le demandeur s'est adressé à la défenderesse pour lui réclamer un arriéré de loyers afférent à l'utilisation de places de parc sur la parcelle no fff. Il lui a également signifié que, "[l]a 2e convention étant arrivée à son terme, [il] attend[ait] maintenant avec impatience la réalisation des prestations décrites dans l'acte signé devant notaire le 21 février 2012, à savoir, principalement, la réalisation urgente de la route d'accès à [sa] parcelle." En mars 2015, la défenderesse lui a fait savoir que, les permis de construire n'étant pas en force, la route d'accès "faisant partie intégrante des demandes d'autorisations n'[avait] pas pu être réalisée avant l'été 2014 comme convenu dans la convention." Elle lui proposait, "[d]ans l'attente de l'obtention des autorisations qui [lui] permettr[aient] de réaliser l'accès prévu", de prolonger la convention de 2009 de deux ans supplémentaires, soit jusqu'au 30 novembre 2016, contre paiement d'une indemnité annuelle de 5'500 fr. Le demandeur a signifié en réponse à la défenderesse qu'il convenait de revoir les modalités de l'accord du 20 novembre 2009 et a joint à son courriel le projet d'une nouvelle convention dont la validité devait s'étendre jusqu'au 30 novembre 2016. Ce projet n'a pas débouché sur un accord. A.i. Par courriel du 14 septembre 2015, la défenderesse a avisé le demandeur que la non-délivrance de l'autorisation de construire les immeubles constituait à ses yeux un empêchement majeur à la construction de la route, laquelle faisait partie intégrante de ladite demande d'autorisation de construire. Elle a, par la même occasion, réitéré la proposition qu'elle avait émise au mois de mars 2015 (cf. supra consid. A.h).