Citation: 9C_747/2015 E. 5.1

5.1. La juridiction cantonale a jugé comme n'étant pas contestable le fait que le recourant avait résidé de manière effective aux Émirats Arabes Unis pendant la période en cause, ou durant la majeure partie de ce temps à tout le moins. Par la fonction qu'il occupait, il s'était contractuellement engagé à effectuer quarante heures de travail hebdomadaire, ce qui l'avait vraisemblablement contraint à demeurer dans ce pays. A cette fin, les autorités des Émirats Arabes Unis lui avaient notamment délivré une carte attestant de son statut d'employé, deux permis de résidence, une carte d'identité nationale et un permis de conduire. Le recourant ne remplissait toutefois pas l'élément subjectif de la notion de domicile, l'intention de se fixer au lieu de sa résidence ne ressortant pas de circonstances reconnaissables pour les tiers. Le recourant possédait un permis d'établissement en Suisse valable jusqu'au 31 octobre 2018. La présomption induite par ce document n'avait pas été renversée par l'annonce d'un départ officiel auprès de la commune de U.________ et le retrait de ses papiers. Même si la validité de cette autorisation d'établissement aurait dû échoir après six mois, l'absence d'une telle démarche démontrait néanmoins son intention de rester domicilié en Suisse. Le recourant était considéré fiscalement comme assujetti de manière illimitée dans la commune de U.________; selon les décisions de taxations fiscales prises durant la période litigieuse, il était imposé non seulement sur les biens immobiliers dont il était resté propriétaire en Valais mais également sur sa fortune. Le recourant n'a jamais interrompu son assujettissement à l'assurance obligatoire des soins en cas de maladie, de sorte qu'il a payé des primes en Suisse alors qu'il contribuait déjà auprès d'une assurance maladie aux Émirats Arabes Unis. L'argumentation du recourant selon laquelle il a cotisé en Suisse pour pouvoir y bénéficier de la qualité des soins en cas de besoin apparaissait peu pertinente, dès lors que, considéré comme étant domicilié en Suisse par son assurance-maladie, il aurait pu éviter ce double assujettissement en présentant une requête d'exemption au motif qu'il était assuré contre la maladie en vertu du droit étranger. Enfin, le fait que son épouse est restée domiciliée à U.________ durant encore près d'un an après le départ de son mari pour les Émirats Arabes Unis, qu'elle n'est pas partie vivre avec lui, que celui-ci est resté propriétaire de son immeuble à U.________ et qu'il y est revenu régulièrement pour ses vacances, que son épouse est ensuite partie vivre à X.________ (Liban) auprès de sa famille - et non aux Émirats Arabes Unis auprès de son époux -, ceux-ci se rencontrant soit à X.________, soit à Y.________, soit à V.________, que celle-ci est ensuite revenue vivre à U.________ et que son époux l'a rejointe à la fin de son contrat de travail étaient autant d'éléments qui ne permettaient pas de considérer que le recourant avait établi le centre de ses relations familiales à V.________.