Citation: 1C_143/2020 E. 7.2

7.2. En l'espèce, le Tribunal cantonal fait état d'une directive adoptée le 18 février 2018 par la Municipalité relative aux ouvertures en toiture et prévoyant une dérogation à l'art. 7.3 RCAT. Dans cette directive, la Municipalité précise que, dans l'attente de la prochaine révision de son règlement communal, elle admet une augmentation de 30 % des exigences réglementaires prévues à l'article 28 RLATC. La cour cantonale a considéré en substance que cette directive pouvait s'appliquer au projet litigieux; elle a toutefois invité les autorités communales, comme elle l'avait fait dans l'affaire AC.2014.0114 du 17 septembre 2014 (cf. supra consid. 7.1), à entreprendre, dans le cadre des travaux de révision de leur planification, les démarches nécessaires pour modifier le règlement communal sur ce point. Elle a néanmoins jugé, en se référant à des données chiffrées, que l'éclairage, au niveau des surcombles, respectait les dimensions prévues à l'art. 28 RLATC. Quant au niveau des combles, elle a constaté que, conformément à l'art. 7.3 RCAT, les pièces prenaient la lumière du jour principalement par les fenêtres en façade ou sur des parties de façade entre pans de toiture; elle a précisé que le projet prévoyait, sur la façade est, des pignons secondaires et qu'il ne s'agissait ainsi pas de lucarnes à proprement parler; de plus, des velux en toiture assuraient encore ponctuellement l'éclairage en hauteur des espaces en double hauteur du projet.