Citation: 1C_452/2022 E. 3.6

3.6. Au vu des motifs exposés ci-dessus, il n'y a pas de raison de s'écarter de la pesée des intérêts soigneusement effectuée par l'instance précédente. En l'occurrence, la cour cantonale peut être suivie lorsqu'elle considère que l'installation en question pouvait bénéficier d'une autorisation, au vu de la jurisprudence précitée (cf. consid. 3.2 ci-dessus), que ce soit sous l'angle de l'art. 22 ou 24 LAT. Il y a lieu de constater, dans la perspective de l'art. 24 LAT, que le ponton litigieux, situé en prolongement d'une plage publique, répond à un besoin - non contesté par les recourants - concernant la pratique des sports nautiques dans la région et il peut être considéré comme imposé par sa destination (cf. art. 24 let. a LAT). Il sied de surcroît de relever que, selon les constatations de fait de l'arrêt cantonal, l'école de voile en question a dû quitter le port de U.________ et les Communes de V.________ et de W.________ n'ont pas voulu accueillir l'école. Enfin, comme vu ci-dessus, aucun intérêt prépondérant ne s'oppose à cette installation (cf. art. 24 let. b LAT).