Citation: I 188/01 07.11.2001 E. 2

2.- a) Sur le vu des rapports médicaux versés au dossier, le recourant n'est plus en mesure d'exercer sa profession d'agent de sécurité. En effet, selon le docteur B.________, spécialiste en chirurgie et médecin d'arrondissement de la CNA, sa capacité de travail est nulle dans cette activité exigeant des déplacements constants (rapport du 1er octobre 1998). Ce médecin confirmait ainsi l'avis du docteur C.________, médecin traitant de l'assuré, selon lequel la capacité de travail de l'intéressé dans son ancienne activité était très limitée (rapport du 30 mars 1998). b) En l'occurrence, la juridiction cantonale a admis un taux d'invalidité de 19 %. Pour cela, elle a tenu compte d'un revenu d'invalide - non contesté - de 55 900 fr. par an, montant correspondant au revenu réalisé par le recourant dans son activité de veilleur au service du Centre de formation professionnelle Y.________. Au titre du revenu sans invalidité, elle a pris en considération un montant annuel de 68 052 fr. en 1996. Celui-ci correspond au gain assuré déterminant pris en compte par la Caisse publique cantonale vaudoise de chômage pour le calcul de l'indemnité allouée à l'intéressé (5671 fr. X 12). De son côté, l'office intimé s'est fondé, dans sa décision du 3 mai 2000, sur un revenu sans invalidité de 51 475 fr. en 1999. Dans sa réponse au recours de droit cantonal et sa duplique, il a indiqué s'être référé pour cela à un rapport d'enquête de sa division administrative du 23 novembre 1999. Sous point 5 de ce rapport, intitulé "conclusion", il est notamment mentionné que "selon de récents renseignements obtenus auprès de Z.________, (le) salaire actuel (de l'assuré) y serait de 51 475 fr. par année". Sous point 3 du même rapport, concernant la situation économique de l'assuré, il est toutefois indiqué que l'office ne possède pas de questionnaire de l'employeur, mais qu'aux dires de l'assuré, celui-ci réalisait en 1995 un salaire mensuel de 5670 fr. (soit 68 040 fr. par an) au service de l'entreprise Z.________. Cela étant, on ne saurait se fonder sur le montant retenu par l'intimé au titre du revenu sans invalidité, du moment qu'il ne repose sur aucune pièce versée au dossier. Il faut bien plutôt se référer au montant retenu par la juridiction cantonale, lequel correspond au gain assuré déterminant du point de vue de l'assurance-chômage et équivaut au salaire réalisé par l'intéressé lorsqu'il travaillait au service de X.________. Ainsi, compte tenu d'un gain annuel, avant la rechute survenue au mois de mai 1996, de 68 052 fr., on obtient en 1999 un montant revalorisé de 69 077 fr. (cf. la Vie économique 1999/12, annexe p. 28, tableau B 10.2, qui fait état d'une variation de 0,5 % en 1997, 0,7 % en 1998 et 0,3 % en 1999). c) La comparaison des revenus (69 077 - 55 900 x100 : 69 077) fait apparaître un taux d'invalidité de 19,07 %, si bien que l'on peut considérer, dans le cas d'espèce, que le seuil minimum de 20 % environ pour ouvrir droit à une mesure de reclassement est atteint. En effet, au regard du principe de proportionnalité (cf. art. 8 al. 1 LAI), il se justifie de mettre en oeuvre de telles mesures pour un assuré encore jeune et apte à être reclassé (cf. rapports des docteurs C.________ [du 30 mars 1998] et B.________ [du 1er octobre 1998]), de façon à éviter que, par suite de son invalidité, son revenu ne soit durablement amputé de 19,07 %. Il incombera donc à l'office intimé, à qui la cause est renvoyée, d'en déterminer les modalités. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :