Citation: 8C_43/2024 E. 5.5

5.5. Dans ces circonstances, l'appréciation des premiers juges, qui les a conduits à écarter les conclusions des responsables de l'observation professionnelle, ne peut pas être suivie. Les informations recueillies à l'occasion du stage professionnel - appuyées par les avis du médecin traitant - sont suffisantes pour susciter des doutes sérieux sur la fiabilité et la validité des conclusions du médecin d'arrondissement, ceci à plus forte raison que le docteur D.________ a rendu son dernier rapport sur pièces, sans avoir examiné à nouveau le recourant. Partant, une expertise médicale au sens de l'art. 44 LPGA s'impose en vue de se déterminer sur la stabilisation de l'état de santé et sur la capacité résiduelle du recourant dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles. L'expertise comprendra au moins des volets orthopédique et rhumatologique, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner, à ce stade, qu'elle comprenne d'autres domaines de spécialisation ni d'en définir plus précisément les modalités. Comme il appartient en premier lieu à l'assureur-accidents de procéder à des instructions complémentaires pour établir d'office l'ensemble des faits déterminants, et, le cas échéant, d'administrer les preuves nécessaires avant de rendre sa décision (art. 43 al. 1 LPGA; ATF 132 V 268 consid. 5; arrêt 8C_696/2022 du 2 juin 2023 consid. 4.5 et les références), la cause sera renvoyée à l'intimée afin qu'elle mette en oeuvre une telle expertise et rende une nouvelle décision sur le droit du recourant aux prestations d'assurance. Le recours se révèle ainsi bien fondé.