Citation: 1P.700/2006 27.11.2006 E. 1

Par décision du 26 septembre 2006, publiée dans le Journal officiel du 18 octobre 2006, le Gouvernement de la République et Canton du Jura (ci-après: le Gouvernement) a constaté que l'acte de candidature de Jacques Bregnard-Choffat à l'élection au gouvernement jurassien n'était pas valable et que, partant, la liste N° 7 Parti Indépendant et Sans parti du Jura (ISPJ) comportait un seul candidat, à savoir Alain Gebel. Si la liste remise à la Chancellerie d'Etat le 18 septembre 2006 présentait le nom des deux candidats, seul celui d'Alain Gebel figurait sur ce même document remis pour contrôle et attestation des signatures à la commune de Develier le 14 septembre 2006. Or, quatre signatures sur les 68 déclarées valables n'avaient pas encore été validées à cette date. Le Gouvernement en a déduit que le nom du candidat Jacques Bregnard-Choffat avait été ajouté après qu'au moins 64 électeurs eurent signé le document, de sorte que sa candidature n'avait pas été appuyée par la signature de cinquante électeurs comme l'exigeait l'art. 54 al. 3 de la loi jurassienne sur les droits politiques. Jacques Bregnard-Choffat a recouru le 3 octobre 2006 contre cette décision auprès de la Cour constitutionnelle du Tribunal cantonal de la République et Canton du Jura (ci-après: la Cour constitutionnelle). Il a produit une liste anonymisée de 57 signataires qu'il dit avoir contactés et qui auraient approuvé son acte de candidature. Statuant par arrêt du 5 octobre 2006, la Cour constitutionnelle a écarté le recours qu'elle tenait pour manifestement mal fondé. Par acte du 14 octobre 2006, Jacques Bregnard-Choffat a recouru auprès du Tribunal fédéral contre cette décision, qu'il considère comme nulle. Il demande de constater l'atteinte portée à ses droits fondamentaux, de "souligner l'intérêt public du recours relatif à d'importantes élections cantonales" et d'annuler les frais mis à sa charge et à celle de ses mandataires. La Cour constitutionnelle et le Gouvernement concluent au rejet du recours dans la mesure où il est recevable.