Citation: 5A_503/2023 E. B

B.a. Par requête (de mesures protectrices de l'union conjugale) déposée devant le Tribunal de première instance de Genève (ci-après : le tribunal de première instance) le 31 août 2022, l'épouse a notamment conclu, sur mesures superprovisionnelles et au fond, à ce que les comptes joints des époux et les comptes personnels de l'époux (cf. supra let. A/c) soient bloqués ainsi que le coffre-fort de ce dernier auprès de K.________ SA. Référence faite à l'art. 170 CC, elle a en outre conclu à ce que l'époux soit condamné à produire des pièces et à fournir des explications sur les transferts effectués depuis le 1er janvier 2019 depuis les comptes bancaires indiqués ci-dessus ainsi que sur sa fortune et à ce qu'il soit ordonné aux diverses banques d'indiquer si l'époux possédait auprès d'elles d'autres comptes que ceux déjà cités ci-dessus et d'en produire les relevés entre le 1er janvier 2019 et le 31 août 2022. B.b. Par ordonnance du même jour, soit du 31 août 2022, le tribunal de première instance, statuant sur mesures superprovisionnelles, a fait interdiction à l'époux de disposer, sous la menace de la peine prévue par l'art. 292 CP, sans l'accord de son épouse ou celui du juge, de la moitié des avoirs déposés sur les comptes joints des parties et les comptes personnels de l'époux détenus auprès de Banque F.________ SA et Banque H.________ SA (cf. supra let. A/c). Il a été ordonné aux banques concernées de bloquer lesdits comptes à hauteur de la moitié des avoirs. Lors de l'audience du 14 décembre 2022, l'épouse a indiqué avoir formé une demande en divorce le même jour, assortie d'une demande de maintien des mesures de blocage des comptes bancaires et de renseignements. L'époux a déclaré avoir fait de même deux mois auparavant à X.________, où il est "également" domicilié.