Citation: 9C_754/2015 E. 3.2.2

3.2.2. Le même raisonnement peut être repris à propos d'un éventuel impact des produits stupéfiants consommés par l'assuré sur le ralentissement psychomoteur, les troubles cognitifs ou le syndrome amotivationnel. Il est encore une fois erroné d'affirmer, comme le fait l'administration recourante, que cette problématique a été entièrement ignorée par le docteur C.________. Celui-ci a au contraire estimé que le trouble de l'attention, la baisse de l'énergie, de l'intérêt ou du plaisir, ainsi que le ralentissement intellectuel et moteur remarqués étaient les symptômes typiques d'une dépression. Il n'a toutefois pas exclu que le ralentissement mentionné puisse être attribué à l'imprégnation par des substances psychotropes et à l'affection orthopédique. Il apparaît dès lors que, même s'il n'a pas identifié de manière univoque la cause de la symptomatologie mentionnée, l'expert judiciaire en avait connaissance et en a dûment tenu compte dans son appréciation. On ne voit en outre pas où pourrait se loger une contradiction.