Citation: 9C_788/2008 19.08.2009 E. A

M.________, né en 1974, a suivi une formation de mécanicien-électricien et était employé à l'entretien électronique des machines dans une fabrique de U.________. Souffrant des séquelles d'un choc à la tête survenu le 8 mai 2003, partiellement ou totalement incapacitantes à partir du 13 mai suivant, il s'est annoncé à l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel (ci-après: l'office AI) le 24 mai 2004. En cours d'instruction, l'office AI s'est procuré une copie du dossier de l'assureur-accidents. Il en ressort notamment que le choc subi a causé un traumatisme cranio-cérébral sans perte de connaissance, ni trouble neurologique avec plaie occipitale n'ayant nécessité qu'un point de suture (rapports d'hospitalisation et du docteur X.________, interniste traitant, du 4 juin 2003). L'administration a également recueilli l'avis du docteur V.________, psychiatre traitant. Le praticien a fait état d'un syndrome post-commotionnel, de whiplash associated disorders et d'un trouble de l'adaptation ayant engendré une incapacité de travail dont le taux a régulièrement fluctué depuis l'accident et s'est stabilisé à 100% dès le 10 novembre 2004 (rapport du 12 février 2005). Il a aussi produit l'opinion de la doctoresse F.________, neurologue, qui décrivait un status neurologique strictement normal (rapport du 22 janvier 2004), et des docteurs T.________ et A.________, service de neurologie de l'hôpital de W.________, qui qualifiaient le syndrome post-commotionnel de probable, mais précisaient n'avoir finalement pas d'argument clinique ou paraclinique pour retenir ce diagnostic (rapport du 23 décembre 2004). L'office AI a encore confié la réalisation d'une expertise au docteur B.________, psychiatre, qui a été récusé par l'assuré au motif que ses conclusions étaient régulièrement contestées par les malades et leurs médecins. L'administration a alors désigné le docteur S.________, psychiatre, qui a également été récusé par l'intéressé dans la mesure où il ne faisait pas partie du «Groupe romand de psychiatrie légal» dont il avait produit une liste de membres. Cet argument n'ayant pas été considéré comme pertinent, la requête de récusation a été rejetée (communication du 20 janvier 2006). Le docteur S.________ a diagnostiqué un dysfonctionnement neurovégétatif somatoforme ainsi que des troubles hypocondriaques et de la personnalité (histrionique et anxieuse évitante) sans influence sur la capacité de travail (rapport du 20 mars 2006). Se fondant sur l'avis de son service médical (rapport du docteur C.________, anesthésiologiste, du 28 juin 2006), l'administration a informé M.________ qu'elle envisageait de rejeter sa demande dans la mesure où il ne présentait pas d'atteintes invalidantes à la santé (projet de décision du 10 août 2006). Malgré les observations de l'assuré, qui dressait la liste des erreurs ou inexactitudes contenue dans le rapport d'expertise, celles du psychiatre traitant, qui produisait une critique circonstanciée du travail de l'expert (rapport du 26 août 2006) et la production de résultats d'un examen neuropsychologique (rapport de la psychologue N.________ du 9 février 2007), elle a maintenu sa position, conformément à l'avis de son service médical (rapports des docteurs G.________, psychiatre, et Z.________, interniste, endocrinologue et diabétologue, des 9 octobre 2007 et 6 février 2008), estimant qu'aucune affection neurologique ou psychiatrique susceptible d'empêcher d'une façon notable l'exercice d'une activité lucrative n'avait pu être objectivée (décision du 3 mars 2008).