Citation: 5A_911/2022 E. 7.1

7.1. Il soutient que dans la mesure où ses principaux créanciers saisissants sont aussi ses cohéritiers, ils ne peuvent pas demander que l'autorité intervienne à sa place dans le partage. Retenir le contraire reviendrait de facto à permettre à ses cohéritiers d'imposer un mode de partage en l'excluant de la procédure de partage. Le représentant de l'autorité se trouverait dans une situation de conflit d'intérêts entre les intérêts financiers du recourant, qu'il doit ménager le plus possible, et les intérêts de ses cohéritiers (qui sont créanciers saisissants). Or, le législateur n'avait certainement pas voulu protéger le créancier intervenant déjà dans la procédure de partage, à laquelle il était partie. En définitive, le recourant affirme que ses créanciers saisissants ont utilisé l'institution prévue par l'art. 609 al. 1 CC dans un sens contraire à son but, soit pour l'exclure de la procédure de partage et imposer leur mode de partage, ce qui constituerait un abus de droit ne méritant aucune protection.