Citation: 6P.156/2003 14.01.2004 E. A

Le 8 septembre 2000, X.________ a partagé un repas et du vin blanc avec les employés de son entreprise à St-Léonard jusqu'à 20 h. Il a ensuite passé la soirée à Sion avec une connaissance avec laquelle il dit avoir consommé deux décilitres de vin rouge avant de partir avec sa voiture à Saxon. A Riddes, vers 22 h. 30, un agent de police l'a vu empiéter à plusieurs reprises sur la ligne de sécurité avant de reprendre position sur la voie de circulation. A 23 h. 15, deux agents de la police municipale de Martigny ont interpellé le conducteur qui était correct et poli, mais présentait des symptômes d'ivresse, à savoir les conjonctives injectées et une haleine sentant l'alcool. La police a effectué deux contrôles au moyen de l'éthylomètre qui ont révélé des taux de 0.97 g  à 23 h. 57 et de 1.03 g  à 0 h. 02, puis conduit l'automobiliste à l'hôpital pour une prise de sang. L'examen médical a notamment fait état d'un comportement récalcitrant, d'une capacité de jugement déficiente, de conjonctives injectées, de pupilles dilatées, d'un teint rouge, d'une démarche légèrement titubante et d'une haleine sentant l'alcool. L'analyse du sang, prélevé le 9 septembre 2000, à 1 h., a relevé une alcoolémie comprise entre 0.85 et 0.95 g/kg. L'Institut de médecine légale de l'université de Lausanne, qui a procédé à une seconde analyse du même échantillon, a mentionné un taux d'alcoolémie compris entre 0.83 et 0.93 g .