Citation: 6B_1461/2022 E. B

Par jugement du 1er septembre 2022, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.________ à l'encontre du jugement de première instance. Cette décision se fonde en substance sur les faits suivants. B.a. Ressortissant de U.________, A.________ est né dans ce pays en 1977. Il a grandi et a été scolarisé dans son pays d'origine jusqu'à l'âge de douze ou treize ans. Il a ensuite connu la guerre qui y faisait rage pendant sa jeunesse et a souffert de la perte de nombreux membres de sa famille. Il s'est rendu en Suisse pour la première fois en 1998, pour des combats de boxe mais aussi pour déposer une demande d'asile, laquelle a été frappée d'une non-entrée en matière, avant de repartir dans son pays natal. Il a déposé une nouvelle demande d'asile le 24 avril 1999, qui a également été rejetée. Il serait ensuite revenu en Suisse en 2001, où il s'est marié avec une compatriote la même année. Le couple a deux enfants, aujourd'hui âgés de dix et treize ans. Ils ont divorcé en 2017. Au bénéfice d'un permis d'établissement (C) en Suisse, A.________ a travaillé comme agent de sécurité dans des soirées v.________, mais aussi dans des boîtes de nuit lausannoises. Au moment de son interpellation, il était employé en qualité de peintre en bâtiment à mi-temps. Il résulte de ses déclarations d'impôts un revenu net de 23'073 fr. pour l'année 2019 et de 19'229 fr. pour l'année 2018. Aux débats d'appel, il a produit ses fiches de salaire pour les mois de janvier à octobre 2020, selon lesquelles son salaire mensuel net se montait à 1'919 fr. 35 pendant la période considérée. B.b. L'extrait du casier judiciaire suisse de A.________ fait état des condamnations suivantes: - 9 septembre 2015, Ministère public de l'arrondissement du Nord vaudois: peine pécuniaire de 40 jours-amende à 50 fr. le jour, avec sursis pendant deux ans et amende de 500 fr. pour délit contre la loi fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité (LACI; RS 837.0); - 4 mars 2016, Ministère public de l'arrondissement du Nord vaudois: peine pécuniaire de 5 jours-amende à 50 fr. le jour avec sursis pendant deux ans et amende de 120 fr., pour mise d'un véhicule automobile à la disposition d'un conducteur sans permis requis; - 8 novembre 2017, Ministère public de l'arrondissement du Nord vaudois: peine pécuniaire de 60 jours-amende à 50 fr. le jour pour lésions corporelles simples et menaces; - 28 mars 2019, Ministère public de l'arrondissement du Nord vaudois : peine pécuniaire de 60 jours-amende à 30 fr. le jour pour lésions corporelles simples. B.c. Selon le rapport de comportement établi par la prison centrale de W.________ le 7 février 2022, A.________ adoptait un comportement correct en détention. Il n'avait fait l'objet d'aucun avertissement et d'aucune sanction disciplinaire depuis son arrivée et son travail au sein de l'établissement donnait entière satisfaction. Il entretenait par ailleurs des contacts réguliers avec sa famille, à savoir son ex-épouse et ses enfants. B.d. A tout le moins entre 2015 et le 3 décembre 2020, date de son interpellation, A.________ s'est adonné à un important trafic d'héroïne, dont l'ampleur n'a pas pu être déterminée avec précision. Il a cependant été établi qu'il avait vendu une quantité indéterminée d'héroïne à différents clients, et qu'il a encore acquis auprès de ressortissants v.________ non-identifiés au moins 172 grammes bruts d'héroïne, destinés à la vente. L'analyse de l'héroïne saisie lors de la perquisition à son domicile a révélé des taux de pureté moyenne compris entre 19,8 % et 19,9 %, représentant une quantité totale pure de 25,5 grammes d'héroïne. B.e. A tout le moins entre la fin de l'année 2019 et le 3 décembre 2020, A.________, avec d'autres individus pour une partie non-identifiés, ont participé à un important trafic de cocaïne, dont l'ampleur n'a pas pu être déterminée avec précision. Il a cependant été établi que A.________ avait acquis au moins 4'000 grammes de cocaïne auprès de B.________, lequel avait importé la drogue, notamment depuis la Belgique, directement ou par l'intermédiaire de tiers. A.________ a revendu ou voulu revendre la cocaïne à différents consommateurs ainsi qu'à différents trafiquants. B.f. Entre le 26 octobre 2018, les faits antérieurs étant prescrits, et le 3 décembre 2020, date de son interpellation, A.________ a consommé occasionnellement de la marijuana, soit de temps en temps lorsqu'il était avec des amis. B.g. Entre le 15 décembre 2018 et le 29 août 2020, A.________ a envoyé à U.________ et à X.________ à plusieurs reprises de l'argent provenant de son trafic de produits stupéfiants, soit un montant total de 4'159 fr. 23, afin d'en dissimuler l'origine.