Citation: 2C_687/2021 E. 5.4

5.4. S'agissant d'autres motifs pouvant justifier la poursuite du séjour en Suisse, la recourante souligne qu'il faut examiner l'ensemble des circonstances d'espèce. C'est toutefois ce qu'a déjà fait la Cour de justice. Celle-ci a en effet procédé à un examen complet de la situation personnelle de la recourante. Elle a relevé qu'il était louable que la recourante travaille, n'ait jamais émargé à l'aide sociale et ne fasse pas l'objet de poursuites, mais qu'il n'y avait pas lieu de retenir une intégration professionnelle exceptionnelle. Dans ce contexte, il faut de toute façon souligner que le fait qu'un étranger puisse se prévaloir d'une intégration réussie ne suffit pas en soi à remplir les conditions de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr (arrêts 2C_49/2021 du 20 mai 2021 consid. 2.1; 2C_777/2015 du 26 mai 2016 consid. 5.1 non publié in ATF 140 II 152). Du point de vue de la réintégration dans la pays d'origine, la Cour de justice a relevé que la recourante, âgée de 35 ans et en bonne santé, avait vécu jusqu'à ses 29 ans au Kosovo, qu'elle parlait la langue de ce pays et qu'elle y avait encore toute sa famille la plus proche, à laquelle elle rendait régulièrement visite. Elle a aussi ajouté que rien au dossier ne laissait penser que la réintégration de la recourante serait plus difficile que pour une autre personne confrontée à un retour dans son pays d'origine. Au vu de ces éléments, c'est à bon droit que la Cour de justice a retenu que la réintégration n'apparaissait pas fortement compromise et a partant conclu qu'il n'y avait pas de raison personnelle majeure justifiant la poursuite du séjour en Suisse de la recourante. Pour le surplus, le Tribunal fédéral renvoie également à la motivation de l'arrêt attaqué sur ce point (art. 109 al. 3 LTF).