Citation: 6B_233/2022 E. 2.4.1

2.4.1. Sur ce point, la cour cantonale a estimé que les pièces au dossier et l'audition du Dr E.________, médecin-traitant du recourant, avaient permis d'appréhender les problèmes de santé de ce dernier, sans qu'une expertise fût nécessaire. Du reste, d'hypothétiques constatations médicales actuelles ne seraient pas susceptibles de décrire adéquatement les capacités physiques du recourant au moment des faits, soit à fin 2018, au-delà de ce que son propre médecin avait décrit devant le Tribunal de police (cf. arrêt attaqué, consid. 2.2 p. 15). Au surplus, il était certes établi que l'état de santé physique du recourant était péjoré au moment des faits, le Dr E.________ ayant diagnostiqué chez son patient un syndrome de stress post-traumatique avec des douleurs diffuses au niveau des cervicales, des lombaires, des épaules, des coudes et des mains, ainsi qu'une dégradation de cet état depuis 2014. En outre, le médecin avait notamment confirmé que le recourant avait bien bénéficié d'une infiltration de cortisone au poignet droit le 4 décembre 2018, soit la veille des faits (cf. arrêt attaqué, ad "En fait" let B.f.a.e p. 6). Il n'était pour autant pas impossible que le recourant avait eu la force, ce d'autant sous l'effet de la colère, d'asséner les coups décrits par l'intimé. Le médecin n'avait ainsi pas été en mesure de certifier une quelconque incapacité à frapper avec l'un de ses membres supérieurs ou inférieurs, alors que les certificats médicaux produits étaient divergents sur le point de savoir si le recourant avait perdu de sa force. Pour sa part, la cour cantonale avait pu constater que, malgré ses attelles, le recourant était en mesure de faire des gestes sans difficulté apparente avec ses bras et ses mains. De même, contrairement aux déclarations du recourant, tant la police que l'épouse de l'intimé avaient rapporté que l'intéressé se déplaçait sans béquille, ni aide à la marche. Le rapport de l'un des autres médecins consultés par le recourant laissait d'ailleurs supposer une certaine capacité de ce dernier à faire du jogging (cf. arrêt attaqué, consid. 3.2.2 p. 18).