Citation: 1P.866/2005 09.03.2006 E. A

Le 7 août 2002, A.________ a déposé une plainte pénale pour menaces et viol contre son mari, B.________. Selon la plaignante, celui-ci l'aurait contrainte à plusieurs reprises à entretenir des relations sexuelles complètes non consenties, en usant de sa force physique et de pressions psychiques; il l'aurait également menacée de mort. Le 28 juillet 2003, A.________ a étendu sa plainte au chef de violation du devoir d'assistance ou d'éducation, en raison des mauvais traitements psychologiques que son mari aurait fait subir à leurs filles, D.________ et E.________, nées respectivement le 20 février 1994 et le 13 juillet 1995. Elle se fondait en cela sur un rapport établi le 30 juin 2003 par la Doctoresse C.________, thérapeute des enfants. B.________ a été renvoyé devant le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne comme accusé de menaces et viol; il a en revanche bénéficié d'un non-lieu, s'agissant de la violation du devoir d'assistance ou d'éducation, confirmé en dernière instance par le Tribunal d'accusation du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal d'accusation). Statuant le 10 février 2005 sur un recours de droit public de la plaignante, le Tribunal fédéral a annulé l'arrêt cantonal et renvoyé le dossier pour complément d'instruction (arrêt 1P.692/2004). La cause est actuellement pendante. Dans le cadre de la procédure de divorce qui divise les époux A.________ et B.________, B.________ a vu son droit de visite suspendu, de sorte qu'il n'a plus revu ses enfants depuis le 4 octobre 2003.