Citation: 6B_757/2021 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a retenu que même si le recourant ne s'était pas montré particulièrement violent, il avait néanmoins fait usage de sa force physique pour immobiliser la jeune fille et lui imposer des actes d'ordre sexuel, alors qu'il savait qu'elle n'y consentait pas. Il avait, d'une part, tiré D.________ et l'avait maintenue contre lui pour lui imposer des baisers et des caresses sexuelles aussi bien sur les fesses que sur le sexe par-dessus la culotte. Il avait, d'autre part, tenu la tête de D.________ après l'avoir tirée contre lui pour que celle-ci lèche son sexe, comme il le lui avait demandé. Bien qu'il n'avait pas fait preuve de violence caractérisée, raison pour laquelle la victime avait eu de la peine à désigner les actes dénoncés d'agression sexuelle, il n'en demeurait pas moins que l'emploi de la force était suffisant pour qualifier le comportement du recourant de contrainte sexuelle, d'autant que la victime avait été prise par surprise. Quant à l'aspect subjectif, la cour cantonale a retenu que même si la victime n'avait pas crié ni ne s'était débattue, le recourant savait qu'elle ne souhaitait pas de baisers et de caresses car elle le lui avait signifié à plusieurs reprises, notamment en lui disant " non ", que " ce n'était pas possible " et en ne répondant pas à ses avances. Par ailleurs, le fait qu'une relation sexuelle était intervenue entre les intéressés ne changeait rien au fait que le recourant était en mesure de comprendre que D.________ ne souhaitait pas lui prodiguer une fellation. Le recourant avait en effet dû tirer la jeune femme qui ne s'approchait pas et lui saisir la tête en voyant qu'elle ne s'exécutait pas. Compte tenu de ces éléments, la cour cantonale a retenu que les conditions de l'art. 189 al. 1 CP étaient réalisées.