Citation: 6B_38/2015 E. 1.2

1.2. C'est en vain que la recourante prétend, en expliquant avoir été hospitalisée à la suite d'un choc psychologique, que la poursuite de l'action pénale constitue une grave atteinte à sa personnalité, à son intégrité psychique et à son honneur. En effet, outre le fait qu'elle associe son hospitalisation à la poursuite de son compagnon, elle échoue à faire valoir un dommage de nature juridique. En tout état, la décision de renvoi n'implique aucun jugement sur sa culpabilité quant aux actes de complicité, étant précisé que l'ordonnance de non-entrée en matière était partielle, la poursuite suivant son cours s'agissant de l'infraction d'exposition, indépendamment de l'arrêt cantonal. Du reste, à ce stade de la procédure, l'intéressée peut encore faire valoir tous les griefs qu'elle invoque dans son mémoire devant les autorités cantonales. La recourante s'en prend de manière toute générale à la jurisprudence constante prévalant en matière de préjudice irréparable, qu'elle juge trop stricte et susceptible de créer une insécurité juridique en présentant des exemples hypothétiques indépendant du cas d'espèce. Ce faisant, elle ne tente pas de démontrer en quoi sa situation constituerait une exception et présenterait un préjudice irréparable, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'examiner ce point plus en avant. Par ailleurs, la recourante ne prétend pas que l'admission de son recours pourrait aboutir immédiatement à une décision finale qui permettrait d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse. Ainsi, aucune des deux conditions alternatives auxquelles une décision incidente peut être contestée en vertu de l'art. 93 al. 1 LTF n'est réalisée. L'arrêt attaqué ne peut donc pas faire l'objet d'un recours immédiat au Tribunal fédéral. Le recours doit par conséquent être déclaré irrecevable.