Citation: 5C.40/2004 05.05.2004 E. 3

Le défendeur reproche à la cour cantonale une inadvertance manifeste pour n'avoir pas tenu compte que, depuis le mois de juillet 2002, le cours du dollar - monnaie dans laquelle son salaire est acquitté - a chuté par rapport à l'euro et au franc suisse, devises en lesquelles il paye respectivement ses charges et la contribution en faveur de son fils. Il affirme avoir insisté sur cette "dépréciation" en instances cantonales et en avoir apporté la preuve par les pièces 9, 11, 25 et 26, en ce qui concerne la période courant jusqu'en mai 2003. Pour le reste, la chute du cours serait notoire, les journaux la signalant constamment. 3.1 Il y a inadvertance manifeste au sens de l'art. 63 al. 2 OJ lorsque l'autorité cantonale a omis de prendre en considération une pièce déterminée, versée au dossier, ou l'a mal lue, s'écartant par mégarde de sa teneur exacte, en particulier de son véritable sens littéral, et qu'il en résulte une erreur évidente dans la constatation des faits pertinents (ATF 115 II 399 consid. 2a p. 399/400; 109 II 159 consid. 2b p. 162/163 et les arrêts cités). 3.2 En l'espèce, sous le couvert de ce moyen, le défendeur fait en réalité grief à la Cour de justice d'avoir arbitrairement ignoré un fait, dûment prouvé, pertinent pour déterminer l'ampleur réelle de l'augmentation de son salaire, ce qu'il ne saurait faire dans un recours en réforme. L'arbitraire dans la constatation des faits (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; 128 I 177 consid. 2.1 p. 182) relève du recours de droit public (art. 84 al. 1 let. a OJ; cf. supra consid. 2 in initio).