Citation: 5P.500/2006 07.03.2007 E. A

La recourante X.________ et l'intimé Y.________ sont propriétaires à Z.________, respectivement, de la parcelle n° xxx et de la parcelle contiguë n° yyy. A proximité de la limite séparant ces deux biens-fonds se trouve un tilleul centenaire, dont le tronc se situe sur le terrain de la recourante. Depuis 1997, l'intimé a entreposé des matériaux au pied dudit tilleul. Au mois de mai 2002, la recourante a constaté que les feuilles du tilleul commençaient à jaunir, puis à tomber. Selon les experts consultés par les parties, ce phénomène était dû soit au tassement de la zone racinaire par le dépôt des pierres (Jean Allenbach, paysagiste, Richard Olivier, adjoint auprès de la Station cantonale d'arboriculture à Marcelin, Nicolas Béguin, de la société Arboriste conseil Sàrl et son associé Cédric Leuba), soit au manque d'eau affectant la région depuis plus d'une année (Baudat SA et Urbain Girod, pépiniéristes). Par requête de mesures provisionnelles du 24 octobre 2002, la recourante a conclu devant le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois à ce qu'ordre soit donné à l'intimé, sous menace des sanctions de l'art. 292 CP, d'enlever dans les dix jours toutes les pierres, tous les fûts, détritus et autres objets se trouvant sur sa propriété au pied du tilleul en cause et ce dans un rayon de cinq mètres à partir du tronc. Après avoir procédé à une inspection locale, le président du tribunal d'arrondissement a rejeté la requête par ordonnance du 28 novembre 2002.