Citation: 7B_60/2022 E. 3.3.1

3.3.1. Dans un premier temps, la Cour des plaintes a retenu que la recourante n'avait pas démontré - ou à tout le moins rendu vraisemblable - que l'obtention de valeurs patrimoniales supposément blanchies en Suisse était la conséquence directe et immédiate des infractions qu'elle soulevait. A cet égard, le lien de causalité n'apparaissait pas de manière évidente entre les fonds objet de la présente procédure et la génération de dettes fictives des sociétés H.A.________ Ltd, H.B.________ Ltd et H.C.________ Ltd, la subtilisation des documents corporatifs des sociétés précitées et leur appropriation. La recourante ne prétendait au demeurant pas que les valeurs patrimoniales retrouvées en Suisse proviendraient directement de ces infractions. S'agissant de l'éventuelle gestion déloyale - qui aurait été commise ensuite de l'escroquerie au préjudice du Trésor russe -, la Cour des plaintes a laissé ouverte la question de savoir s'il pouvait s'agir d'une infraction préalable au blanchiment d'argent vu les considérations qui suivent.