Citation: 2A.365/2004 16.11.2004 E. B

Saisi d'un recours contre la décision précitée de l'Office fédéral du 28 février 2002, le Département fédéral de justice et police (ci-après: le Département fédéral) l'a rejeté le 19 mai 2004. En substance, les dispositions légales régissant le regroupement familial ne conféraient pas à un enfant vivant à l'étranger le droit inconditionnel de rejoindre celui de ses parents établi en Suisse. En l'occurrence, le père avait décidé d'accueillir son fils quand celui-ci était déjà presque majeur au regard du droit suisse, alors qu'il aurait eu la faculté d'agir plus tôt. Il n'était de surcroît pas démontré qu'une émigration vers la Suisse réponde au mieux aux besoins spécifiques de H.A.________. Enfin, aucun changement notable dans les conditions de vie de celui-ci n'imposait sa venue. Ainsi, la demande de regroupement familial reposait avant tout sur des motifs de convenances personnelles et économiques.