Citation: 1P.501/2003 06.11.2003 E. A

Par arrêt du 11 novembre 2002, la Cour correctionnelle avec jury du canton de Genève (ci-après: la Cour correctionnelle) a condamné A.________ à trois ans de réclusion et à dix ans d'expulsion du territoire suisse pour viol et rupture de ban. Elle a retenu en substance que l'accusé avait contraint son ex-amie B.________ à entretenir des relations sexuelles avec lui dans la soirée du 13 novembre 2001, après l'avoir frappée et forcée à ingérer de la méthadone. Le 14 novembre 2002, A.________ s'est pourvu en cassation auprès de la Cour de cassation du canton de Genève (ci-après: la Cour de cassation ou la cour cantonale) contre cet arrêt en tant qu'il porte sur sa condamnation pour viol. Il reprochait notamment au jury d'avoir failli à son devoir de motiver ses décisions en ne se prononçant pas sur l'état psychologique de B.________ avant les faits, tel qu'il ressortait du témoignage de C.________, et sur la lettre qu'il lui avait adressée le lendemain, alors qu'il s'agissait d'éléments décisifs pour apprécier le déroulement des faits. Par arrêt du 27 juin 2003, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi. Elle a écarté le grief tiré d'une violation du droit d'être entendu au motif que A.________ n'avançait que très lapidairement une insuffisance de motivation et ne tentait pas de démontrer sur quels points précis la motivation retenue ne permettrait pas de comprendre la décision prise.