Citation: 5A_112/2022 E. 12.2

12.2. Autant que les recourants reprochent à l'autorité cantonale d'avoir arbitrairement constaté les faits, leur critique est purement appellatoire et, partant, irrecevable (cf. supra, consid. 2.2). S'agissant de la constatation selon laquelle, outre les déplacements de rendez-vous, les nombreux contacts avec les médecins et les divers établissements de soins ont porté sur la conclusion d'un contrat de placement pour lequel l'intimée a fourni des conseils juridiques, ils se bornent à affirmer péremptoirement que les parties n'ont nullement allégué ce fait et que l'intimée s'est uniquement prévalue du secret médical auquel elle n'était à l'évidence pas soumise. Lorsqu'ils avancent, d'une part, que la note - " à l'écriture chevrotante " - du défunt datée du 23 janvier 2012 n'établit pas que ce dernier les aurait expressément exclus " des questions de santé " et, d'autre part, que le rapport médical du 31 janvier 2012, le certificat médical du 14 février 2012, le fax du 15 février 2012 que leur a adressé l'hôpital où avait été soigné leur père, le " courriel du centre médico-social à [leur] avocat " ou encore le " compte-rendu d'entretien entre l'un [d'eux] et les médecins du CHUV " démontreraient le contraire, ils présentent leur propre appréciation du document produit, respectivement se bornent à renvoyer la Cour de céans à la consultation des pièces citées, ce qui ne répond pas aux exigences posées en la matière (cf. supra, consid. 2.2). Sur la base des faits constatés - dont les recourants ont échoué à démontrer l'arbitraire -, l'autorité cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que les échanges entre l'intimée et le corps médical relevaient de l'activité typique et, partant, étaient couverts par le secret professionnel. S'agissant plus singulièrement des courriers portant sur des déplacements de rendez-vous, s'ils n'entrent pas spécifiquement dans le cadre de l'activité typique de l'avocat, on ne voit pas en quoi ils seraient nécessaires aux recourants - qui ne le démontrent pas - pour vérifier la bonne et fidèle exécution du mandat (cf. supra, consid. 5.1).