Citation: 4C.33/2006 29.03.2006 E. 4

Dans un dernier moyen, la banque se plaint de ce que la cour cantonale n'a pas examiné les conditions d'application des art. 44 al. 1 et 99 al. 3 CO, en relevant que si le client avait avisé dès septembre 1997 sa direction, le problème aurait pu être réglé immédiatement sans dommage pour le demandeur, ni pour la banque. Dans la mesure où ce moyen répond aux exigences de motivation de l'art. 55 al. 1 let. c OJ, il doit être écarté. Le demandeur, en sa qualité de créancier du solde du prix de vente des pièces d'or avait droit à ce dernier, sous déduction de la commission que la banque a perçue, soit le montant litigieux de 88'025 fr. 50. En réclamant plus tôt le remboursement de la somme qui lui était due, le demandeur ne pouvait pas réduire son dommage; tout au plus une intervention plus rapide pouvait-elle améliorer la position de la défenderesse à l'égard de son ancien employé, qui lui aurait causé ce dommage à concurrence de 88'025 fr. 50, toutes circonstances vraisemblables, mais qui ne ressortent pas du dossier cantonal et qui n'ont pas été établies dans les faits retenus. En n'appliquant pas - implicitement - les art. 44 al. 1 et 99 al. 3 CO, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral.