Citation: 9C_383/2019 E. 4.2

4.2. En l'espèce, il ressort des constatations cantonales - qui ne sont pas remises en cause par le recourant - que la correspondance du 28 décembre 2017 est parvenue à la caisse de compensation le lendemain, soit le vendredi 29 décembre 2017. Or dans la mesure où, en 2017, le 31 décembre a coïncidé avec un dimanche, la sauvegarde du délai quinquennal de péremption (de l'art. 16 al. 1 LAVS) impliquait donc que la caisse intimée rendît une décision le vendredi 29 décembre 2017 au plus tard, soit le jour où elle a réceptionné la correspondance de l'assuré. Sous l'angle du principe de la bonne foi, on ne voit pas qu'il existe une exigence de l'administration de rendre une décision le jour même où elle est sollicitée. Sous l'angle du principe de la célérité prévu par l'art. 29 al. 1 Cst., on exige de l'autorité qu'elle rende les décisions qu'il lui incombe de prendre dans le délai prescrit par la loi ou dans un délai que la nature de l'affaire ainsi que toutes les autres circonstances font apparaître comme raisonnable (ATF 131 V 407 consid. 1.1 p. 409; 130 I 312 consid. 5.1 p. 331; 129 V 411 consid. 1.2 p. 416 et les arrêts cités). Indépendamment de savoir ce qu'est un délai raisonnable dans le présent cas, il est évident qu'un délai d'un jour ouvrable ne l'est pas. Au demeurant, comme l'a constaté la juridiction cantonale, le courrier du 28 décembre 2017 du recourant ne comportait pas la demande qu'une décision fût rendue sur d'éventuelles lacunes de cotisations. On ne saurait pas non plus voir une "insécurité juridique" ou une "inégalité de traitement" dans le fait que certaines caisses de compensation répondent plus vite que d'autres aux demandes des assurés. Le recourant n'invoque aucune disposition légale qui fixerait un délai uniforme qui imposerait aux caisses d'agir toutes dans le même délai. Quant à l'argumentation de l'assuré selon laquelle l'intimée l'aurait induit en erreur en utilisant le terme de "prescription" dans sa correspondance du 12 mars 2018, elle se révèle également vaine sous l'angle d'une violation des règles de la bonne foi, dès lors déjà qu'au moment où la caisse de compensation a utilisé ce terme pour la première fois, le délai de péremption de l'art. 16 al. 1 LPGA était déjà échu.