Citation: 4A_441/2010 08.09.2010 E. 4

4.1 Tout mémoire doit indiquer les conclusions (art. 42 al. 1 LTF). Si le Tribunal fédéral admet le recours, il peut en principe statuer lui-même sur le fond (art. 107 al. 2 LTF). La partie recourante ne peut dès lors se borner à demander l'annulation de la décision attaquée, mais doit également prendre des conclusions sur le fond du litige; il n'est fait exception à cette règle que lorsque le Tribunal fédéral, en cas d'admission du recours, ne serait de toute manière pas en situation de statuer lui-même sur le fond et ne pourrait que renvoyer la cause à l'autorité cantonale (ATF 134 III 379 consid. 1.3 p. 383 et l'arrêt cité). En l'espèce, l'acte de recours ne contient aucune conclusion sur le fond, son auteur se bornant à demander que l'arrêt attaqué soit annulé sans alléguer que la situation exceptionnelle visée par la jurisprudence susmentionnée serait réalisée. Par conséquent, le recours examiné est manifestement irrecevable. Dans ces conditions, il y a lieu d'appliquer la procédure simplifiée prévue par l'art. 108 al. 1 LTF. 4.2 Même s'il fallait admettre que la conclusion au fond prise par le recourant ressort implicitement des explications fournies par l'intéressé dans le corps du texte de son mémoire de recours, la recevabilité de celui-ci n'en devrait pas moins être niée. D'abord, le recourant conteste la manière dont les juges précédents ont appliqué certaines dispositions du droit de procédure civile vaudois, en particulier les art. 9, 23 let. b et 14 de la loi du 18 mai 1955 sur la procédure d'expulsion en matière de baux à loyer et à ferme (LPEBL; RSV 221.305) ainsi que l'art. 305 CPC/VD (RSV 270.11). Or, la violation du droit cantonal de niveau infraconstitutionnel ne constitue pas un grief recevable dans le recours en matière civile (cf. art. 95 LTF). Le Tribunal fédéral ne peut la revoir que s'il est saisi, à cet égard, d'un moyen se rapportant à la violation du droit fédéral (art. 95 let. a LTF), tel le grief d'arbitraire (art. 9 Cst.), et il n'intervient pas si, comme c'est le cas en l'espèce, semblable moyen n'a pas été soulevé (art. 106 al. 2 LTF). Ensuite, l'argumentation développée par le recourant consiste souvent dans un renvoi à celle qui figure dans diverses écritures ou pièces versées au dossier cantonal, ce qui n'est pas un procédé admissible (arrêt 4A_25/2009 du 16 février 2009 consid. 3.1). Enfin, les faits que le recourant allègue à l'appui des griefs qu'il formule relativement au problème des investissements effectués par lui dans les locaux pris à bail ne ressortent pas de l'arrêt attaqué, sans que l'intéressé soulève un moyen au sens de l'art. 105 al. 2 LTF sur ce point. Dans ces conditions, il sera fait application de la procédure simplifiée, conformément à l'art. 108 al. 1 LTF. Cela étant, la requête d'effet suspensif devient sans objet.