Citation: I 120/07 10.12.2007 E. 4.2

4.2.1 L'appréciation des premiers juges repose à la fois sur une constatation manifestement inexacte et incomplète des faits pertinents au sens de l'art. 105 al. 2 OJ. En effet, il ressort sans équivoque des rapports du docteur B.________, des 7 juillet 2005 et 18 janvier 2006, que le recourant présente une diminution de rendement de 20 à 30 % dans son activité de gestionnaire de produits et de 10 à 20 % dans une activité de bureau, en raison de ses troubles lombaires. Contrairement à ce qu'on retenu les premiers juges, le recourant présente donc une incapacité de travail, laquelle n'entraîne toutefois pas une incapacité de gain de 40 % au moins, nécessaire pour ouvrir droit à une rente d'invalidité. 4.2.2 En outre, il ressort du rapport du docteur B.________ du 28 juillet 2006, que le recourant a subi une aggravation de son état de santé, laquelle consiste, selon ce médecin, en une augmentation des douleurs ainsi que de la kinésiophobie. Au niveau cognitif, l'assuré présenterait toujours plus une fixation sur les douleurs et au niveau affectif, une aggravation de la composante dépressive. Le médecin ajoutait que la douleur chronique continue, qui commençait à détruire psychologiquement et socialement le recourant, entraînait une diminution de sa capacité de travail dans la mesure où l'activité exercée jusqu'à son licenciement n'était exigible qu'à raison de 6 heures par jour avec une diminution du rendement d'environ 20 %. 4.2.3 Le juge des assurances sociales apprécie la légalité des décisions attaquées, en règle générale, d'après l'état de fait existant au moment où la décision sur opposition litigieuse a été rendue (ATF 121 V 366 consid. 1b; RAMA 2001 no U 419 p. 101; cf. aussi ATF 131 V 243 consid. 2.1). Or, il n'est pas établi, au degré de la vraisemblance prépondérante, que l'aggravation de l'état de santé du recourant attestée par le docteur B.________ le 28 juillet 2006 était déjà survenue avant la décision sur opposition de l'OAI du 16 mai 2006 et encore moins qu'elle ait une incidence sur le droit aux prestations jusqu'à cette date. L'appréciation de la juridiction cantonale ne repose pas, en ce qui concerne les faits déterminants dans le temps, sur une constatation manifestement inexacte. Dans la mesure où l'aggravation de l'état de santé du recourant et la diminution de sa capacité de travail sont en revanche établis à partir du 28 juillet 2006, il se justifie de transmettre sans autre la cause à l'OAI afin qu'il reprenne l'instruction du dossier à partir de cette date puis statue sur le droit aux prestations.