Citation: 9C_409/2022 E. 3

La juridiction cantonale a considéré que les douleurs abdominales du recourant ne pouvaient pas être objectivées par un substrat organique, de sorte que leur caractère invalidant devait être analysé à l'aune de la jurisprudence publiée aux ATF 141 V 281. De plus, plusieurs éléments mettaient en doute les conclusions du docteur E.________ relatives à l'incapacité de travail et aux limitations fonctionnelles retenues chez l'assuré. En tout état de cause, même dans l'hypothèse où une aggravation de ces limitations pouvait être établie sur la base de constatations objectives, une telle péjoration ne pouvait être admise qu'au plus tôt au moment de l'expertise du docteur E.________ du 20 janvier 2022, puisqu'aucune pièce médicale postérieure au rapport du docteur C.________ du 12 mars 2016 n'attestait d'une telle évolution avant la date déterminante de la décision du 23 août 2016. Partant, les premiers juges ont nié le caractère invalidant des douleurs abdominales du recourant, en considérant que l'audition du docteur E.________ n'était pas nécessaire.