Citation: 6B_1397/2021 E. 10.1

10.1. En substance, la cour cantonale a retenu que le fait qu'aucun élément de preuve tangible ne vienne corroborer les affirmations de B.________ ne permettait pas pour autant de tenir celles-ci pour mensongères. Hormis la visibilité de ses attributs, le recourant avait en effet confirmé l'essentiel des déclarations de celle-ci, notamment le fait qu'il se trouvait bien dans le bâtiment Uni Mail le 29 septembre 2017 aux alentours de 20h30, qu'il y faisait effectivement usage des toilettes des étages, " plus tranquilles ", et qu'à la sortie de celles-ci, il avait bien croisé une agente de sécurité, qui avait dit à son interlocuteur au téléphone qu'elle devait " faire partir quelqu'un ". Le fait qu'il n'ait pas de tendance à l'exhibitionnisme n'était pas pertinent et ne permettait pas de retenir qu'il n'avait pas commis les faits dénoncés, dans la mesure où il aurait pu adopter cette attitude pour des motifs tout autre, par exemple pour se venger d'agents de sécurité par lesquels il s'estimait harcelé. Que B.________ l'ait suivi jusqu'à la sortie ne permettait pas non plus de considérer qu'elle aurait agi ainsi pour " continuer de voir ce qu'elle prétendait avoir vu ", puisque cette tâche relevait de sa mission, et, partant, exclure qu'elle n'en aurait pas été choquée. L'on ne voyait enfin pas en quoi un éventuel mensonge de sa part aurait été de nature à la favoriser auprès de ses collègues ou de son employeur. Le retrait de sa plainte par crainte d'être à nouveau confrontée au recourant plaidait au contraire en faveur de sa crédibilité et de l'absence de bénéfice secondaire d'une fausse accusation. L'absence de rapport d'incident n'était ainsi pas déterminante, pas plus que le fait que B.________ ne soit pas parvenue à préciser la couleur des sous-vêtements du recourant. La cour cantonale a ainsi retenu que les faits s'étaient bien déroulés comme l'avait décrit B.________.