Citation: 5A_7/2024 E. 4.3.1

4.3.1. Il est ensuite établi, sans aucune contestation, que les parties ont toutes deux quitté l'Espagne pour la Suisse avec leurs enfants, ce d'un commun accord. Il importe peu cependant que leur installation en Valais eût été prévue à titre provisoire - l'idée étant de prospecter différents régions/pays en vue de trouver un nouveau lieu de vie, ainsi que le soutient le recourant - ou dans une perspective à plus long terme - à savoir un changement de domicile, selon les déclarations de l'intimée devant l'APEA et l'appréciation effectuée par l'autorité cantonale. Les enfants ne se sont en effet manifestement pas trouvés en Suisse suite à une violation du droit de garde de leur père; ils y sont venus accompagnés de leur deux parents, de par la volonté commune de ces derniers. A l'évidence, il n'y a donc pas eu enlèvement illicite au sens de l'art. 3 CLaH80. En tant que l'argumentation que développe le recourant dans son recours porte essentiellement sur le caractère provisoire de l'installation de la famille en Suisse et sur le défaut d'instruction de l'autorité cantonale sur ce point (cf. les griefs portant sur les déclarations contradictoires des parties; la vente de la maison familiale et de la voiture; la souscription d'une assurance maladie à couverture internationale; l'inscription tardive et unilatérale du fils aîné à la crèche; le défaut de recherches effectives de l'intimée pour l'obtention d'un permis C pour le recourant, respectivement de la nationalité suisse pour les enfants; le droit d'être entendu), il n'y pas lieu de s'y arrêter.