Citation: 4C.420/2006 03.08.2007 E. 5

Le défendeur fait enfin grief à la cour cantonale d'avoir violé les dispositions relatives à la représentation de l'architecte en matière d'acceptation des factures des entreprises. Il reproche en particulier aux juges cantonaux d'avoir retenu que certains travaux supplémentaires (installation de chantier et chemin d'accès) - que la direction des travaux n'avait pas compétence d'accepter - avaient été ratifiés par lui-même. II y voit une violation du droit à la preuve et de l'art. 32 CO. Là encore, le recours se heurte aux faits constatés dans la décision entreprise. Celle-ci a en effet retenu - de manière à lier le Tribunal fédéral en instance de réforme (art. 63 OJ) - que le défendeur était régulièrement présent aux côtés de l'architecte lors des séances au cours desquelles les travaux supplémentaires le concernant étaient décidés; il était ainsi parfaitement informé du déroulement du chantier et de son évolution; enfin, il n'avait pas réagi à l'exécution de ces travaux. Comme l'a rappelé à juste titre la cour cantonale, la ratification d'un contrat selon l'art. 38 CO est une manifestation de volonté. Comme toute manifestation de volonté non soumise à une forme spéciale, la ratification peut être implicite, résulter d'actes concluants, voire de la passivité ou du silence du tiers pour lequel on a contracté. De ce point de vue, on appréciera l'attitude dudit tiers comme un homme de bonne foi eût été justifié à le faire (ATF 93 Il 302 consid. 4). En retenant que les circonstances de fait énoncées dans sa décision étaient constitutives d'une ratification des offres de travaux supplémentaires présentées par les entreprises, la cour cantonale a fait une saine application de l'art. 38 CO. D'ailleurs, pour parvenir à critiquer l'application des dispositions relatives à la représentation, le défendeur s'écarte des faits retenus par l'instance cantonale, ce qui - là encore - n'est pas admissible dans un recours en réforme. Enfin, pour les motifs déjà évoqués, le montant et la répartition de ces coûts supplémentaires sont définitivement établis. Par conséquent, le recours est mal fondé.