Citation: U 338/01 29.08.2002 E. 2

2.1 D'après les constatations du docteur D.________, l'entreprise X.________ SA entrepose notamment, dans le bâtiment où travaille le recourant, des rouleaux de feuilles isolantes ainsi que des récipients métalliques et en plastique contenant diverses colles, produits d'étanchéification, sprays de peinture et rouleaux de bandes isolantes adhésives. En particulier, 5 à 6 bidons en plastique contenant jusqu'à 25 litres de solvants aliphatiques et aromatiques (thinner), ainsi qu'un récipient de trichloréthylène, y sont stockés. Ceux-ci sont vendus directement à la clientèle dans leur emballage d'origine fermé. Si le niveau des solvants contenus dans les bidons de plastiques diminue, par évaporation, lorsqu'ils ne sont pas vendus après quelques mois, l'effet de dilution résultant du volume d'air du magasin (plus de 1200 m3, pour l'étage où sont stockés ces substances) ne permet pas, selon le docteur D.________, d'admettre l'existence de concentrations significatives de ces produits dans l'air ambiant, au demeurant suffisamment ventilé. Sur la base de ces constatations, corroborées par les mesures réalisées par l'Inspection cantonale vaudoise des toxiques, le médecin d'arrondissement de la CNA exclut de manière convaincante que des substances toxiques inhalées au lieu de travail soient la cause prépondérante (à plus de 50 %) des troubles respiratoires du recourant. Dans ces conditions, une maladie professionnelle au sens de l'art. 9 al. 1 ou al. 2 LAA ne saurait être admise. 2.2 Les rapports des docteurs B.________, A.________, et C.________, invoqués par le recourant, ne permettent pas de remettre en cause cette conclusion. D'abord, ces praticiens sont partis de la prémisse erronée qu'il travaillait dans un local mal ventilé, où l'air était peu respirable en raison de l'évaporation de produits chimiques (rapport 5 juillet 1997 du docteur B.________; cf. également les renseignements cliniques décrits par le docteur C.________ dans son rapport du 30 juin 1999). Ensuite, ils se sont fondés pour l'essentiel sur l'analyse d'un lavage broncho-alvéolaire, dont le docteur D.________ a démontré que les résultats ne permettaient pas de tirer des conclusions fiables, au regard des connaissances médicales actuelles, quant à une éventuelle pathologie pulmonaire et à son origine professionnelle (appréciation médicale du 23 novembre 1999, p. 4, ainsi que la doctrine médicale citée). 2.3 Enfin, il n'est pas nécessaire de compléter l'instruction par des tests allergologiques. Le docteur D.________ a certes admis qu'une allergie aux produits stockés sur le lieu de travail avait pu se développer même en présence de faibles concentrations dans l'air ambiant, mais a précisé qu'une telle hypothèse n'était pas confirmée par les examens cliniques, aucun des médecins ayant examiné le recourant ne posant un diagnostic de rhinite allergique, d'asthme ou d'alvéolite allergique extrinsèque. En particulier, contrairement à ce que soutient le recourant, ni le docteur B.________, ni le docteur A.________ n'ont expliqué les symptômes de l'assuré par le développement d'une allergie, les médecins de l'Institut universitaire romand de santé du travail ayant pour leur part expressément considéré qu'il n'y avait pas matière à poursuivre leurs investigations sur le plan allergologique.