Citation: 1C_452/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la cour cantonale a considéré que la recourante avait eu l'occasion de produire toutes les pièces utiles et de faire valoir ses arguments par écrit devant elle et devant le TAPI, lequel avait en outre procédé à des mesures d'instruction. Les actes d'instruction demandés par la recourante afin de déterminer précisément les conséquences d'une interruption de ses activités (notamment les auditions de l'administrateur de A.________, de l'architecte du nouveau projet, d'un ingénieur civil et d'un ingénieur en environnement) n'étaient pas susceptibles d'apporter des éléments conduisant à une issue différente du litige, compte tenu des intérêts publics en jeu. Au sujet de la procédure d'autorisation des activités de A.________ sur les nouvelles parcelles identifiées à Vernier, la Cour de justice a expressément relevé que "si l'autorisation sollicitée ne devait pas être accordée ou faisait l'objet d'un recours, les activités de la recourante seraient alors davantage touchées puisqu'elle n'aurait plus le droit de traiter des matériaux. Cela étant, il convient de garder à l'esprit que la tolérance dont elle a bénéficié pendant près d'un quart de siècle ne saurait perdurer jusqu'à ce que d'autres parcelles soient trouvées et aménagées, alors qu'il est difficile de proposer rapidement des terrains puisque ceux de la Fondation pour les terrains industriels de Genève (FTI) sont généralement attribués pour plusieurs décennies, selon les déclarations de son directeur général devant le TAPI" (arrêt attaqué consid. 5.5 p. 28).