Citation: 5A_438/2017 E. 7.3.1

7.3.1. Le recourant reproche également à la cour cantonale d'avoir arbitrairement refusé d'imputer un revenu hypothétique à l'intimée. Il se plaint en premier lieu de ce que l'autorité précédente aurait retenu de manière insoutenable qu'il n'avait produit aucune pièce attestant du niveau de français de l'épouse. Selon lui, les pièces 104 et 105 du bordereau produit par l'intimée le 23 février 2016 démonteraient que, depuis son arrivée en Suisse, celle-ci a suivi plusieurs cours de langue, de sorte que son niveau est bon, ce que sa professeure de français aurait par ailleurs confirmé (Pièce 32 du bordereau produit par le recourant le 8 avril 2016). En outre, une année après son arrivée, l'intimée travaillait déjà comme serveuse, activité " qui nécessite bien évidemment une maîtrise suffisamment avancée de la langue française pour pouvoir prendre les commandes, servir les clients, discuter avec ses collègues et supérieurs ". L'épouse aurait en outre publié une annonce le 25 novembre 2015 sur un site internet (Pièce 1 du bordereau du recourant du 18 décembre 2015), indiquant qu'elle désirait augmenter son taux de travail en tant que maman de jour et qu'elle maîtrisait le français. L'intimée aurait enfin été incapable de trouver une place de préapprentissage si elle n'avait pas parfaitement bien parlé cette langue. Le recourant reproche en second lieu à la juridiction précédente d'avoir arbitrairement estimé que l'intimée avait fourni tous les efforts que l'on pouvait attendre d'elle pour trouver un emploi rémunéré et subvenir seule à son entretien. Il serait en effet établi que celle-ci n'avait envoyé que quatre candidatures en décembre 2015, six en janvier 2016 et trois en février 2016 (Pièce 107 du bordereau produit par l'intimée le 23 février 2016). Plus de la moitié de ses postulations concernerait des places d'apprentissage, le reste portant sur des postes non adaptés à son profil (" poste de collaboratrice dans des sociétés "; Pièce 106 du bordereau produit par l'intimée le 15 décembre 2016), nécessitant une formation en sus d'une excellente maîtrise du français, de sorte que " soit l'intimée [...] ment sur ses qualifications professionnelles et sur sa maîtrise de la langue française, soit elle postule à des postes où elle sait d'avance qu'elle ne sera pas prise pour pouvoir ensuite jouer en procédure des refus essuyés ". La pièce 106 susmentionnée démontrerait également que l'épouse n'aurait postulé qu'à de rares occasions pour des postes rémunérés non qualifiés, tels que femme de chambre, cuisinière, serveuse, vendeuse, femme de ménage, équipière, concierge, opératrice de production. Par ailleurs, l'intimée aurait démontré par le passé qu'elle pouvait travailler et avoir un meilleur salaire. Il ne serait dès lors pas crédible de retenir que celle-ci n'est plus en mesure aujourd'hui de trouver un emploi rémunéré qui lui permette de subvenir seule à son entretien, alors que sa maîtrise du français n'a pu évoluer que favorablement. La décision de la juridiction précédente de ne pas imputer de revenu hypothétique à l'intimée apparaîtrait également arbitraire au regard de l'arrêt 5A_243/2013 du 24 juin [recte: juillet] 2013, qui présenterait de nombreuses similitudes avec la présente cause.