Citation: 9C_442/2020 E. 6.3.2

6.3.2. Par ailleurs, comme le fait valoir à juste titre le recourant, le rapport du docteur G.________ est dépourvu de valeur probante. Il n'est effectivement pas possible de déterminer sur la base de ce document comment l'état de santé du recourant a évolué ni si cet état de santé était stabilisé au moment de l'expertise. Dans son rapport du 11 mars 2019, l'expert se contente de mentionner un certain nombre de rapports d'hospitalisation ou d'examen établis précédemment par les médecins traitants (cf. rapport d'expertise ch. 2 p. 3-4) mais n'indique pas les périodes d'incapacité de travail retenues par ceux-ci. Il n'en discute dès lors pas et ne fixe aucun cadre temporel à l'évaluation de la capacité de travail. Il se limite ainsi à se prononcer sur cette question au moment de la réalisation de l'expertise (cf. rapport d'expertise ch. 7.4 p. 14) et à conclure d'une façon péremptoire à une pleine capacité de travail avec une diminution de rendement de 30 %. Ce n'est que sur demande expresse de l'administration qu'il atteste après coup des périodes d'incapacité de travail post-opératoires d'un mois, dans son rapport complémentaire du 28 mars 2019. Ce complément d'information est toutefois exempt de toute motivation et ne renseigne en rien sur l'évolution générale de la situation. L'ensemble des informations fournies par le docteur G.________ laisse donc à penser que l'assuré a toujours disposé d'une pleine capacité de travail, hormis temporairement pendant les périodes post-opératoires et hormis la baisse de rendement de 30 % constatée lors de l'expertise. Cette conclusion est clairement contraire à celles des docteurs E.________ et J.________, sans que l'expert n'explique cette contradiction ni ne se prononce sur leurs avis.