Citation: 9C_220/2020 E. 4.2

4.2. Le recourant soutient ensuite que l'art. 6, 2 ème phrase, LPGA ne serait pas applicable, et donc qu'un changement de profession ne serait pas exigible de sa part, parce que le docteur C.________ n'aurait fait état que d'une incapacité de travail provisoire dans l'activité habituelle de poseur de résine et étancheur. En l'espèce, dans son rapport du 30 octobre 2018, le docteur C.________ a indiqué que l'assuré disposait, dès le jour de son expertise, d'une capacité de travail de 50 % dans son activité habituelle et de 100 % dans une activité adaptée; il a également précisé que la capacité de travail dans l'activité habituelle pourrait être totale d'ici à trois mois. Le pronostic du médecin en relation avec la reprise de l'activité habituelle ne s'est par la suite pas confirmé. A cet égard, il ressort des constatations du docteur F.________ que l'état de santé de l'assuré est demeuré stable au fil des mois, et que sa capacité de travail dans l'activité habituelle ne s'est pas améliorée, malgré une prise en charge de rééducation fonctionnelle active. Dans son rapport du 9 octobre 2019, le médecin a en effet conclu à une capacité de travail de 50 % dans l'activité habituelle, et de 100 % dans une activité adaptée. Par ailleurs, le 8 décembre 2018, l'assuré a d'emblée indiqué qu'une reprise professionnelle était impensable et qu'il envisageait de suivre une mesure proposée par l'assurance-invalidité pour évaluer ses capacités dans diverses (autres) activités. Dans ces circonstances, et quoi qu'en dise le recourant, la juridiction cantonale était en droit de retenir que l'incapacité de travail n'avait pas été seulement provisoire dans son activité habituelle. L'argumentation de l'assuré ne résiste pas à l'examen.