Citation: 8C_234/2023 E. 4.3.1

4.3.1. Dans un rapport du 4 juin 2014, le docteur E.________, neurologue traitant, a indiqué que les douleurs neuropathiques décrites par le recourant dépassaient le territoire du nerf sciatique, ouvrant le diagnostic d'un éventuel syndrome douloureux régional complexe II. Plus tard, le diagnostic a été mentionné dans un rapport d'ergothérapie du 2 juin 2016, puis le 23 mars 2017 par la médecin généraliste traitante du recourant, qui a posé ce diagnostic sur la base d'une analyse des critères de Budapest. Puis, ce diagnostic a également été retenu lors de la première expertise au CEMEDEX, par l'expert rhumatologue, le docteur C.________. Il a motivé son diagnostic sur la base de la persistance d'une douleur du genou après quatre interventions chirurgicales, des épisodes vaso-moteurs et troubles neurologiques non systématisés à l'examen clinique, la difficulté à la marche avec épisode de dérobement, la persistance d'une neuropathie mal systématisée à l'électro-myogramme ainsi qu'une atteinte articulaire modérée de ce genou sans changement depuis 2014. La capacité de travail du recourant dans l'activité habituelle était nulle. Comme monteur d'horlogerie, la capacité de travail était de 20 % au 1er novembre 2017 avec augmentation progressive du temps de travail. Sur le plan neurologique, des neuropathies post-traumatiques du nerf saphène et du nerf tibial gauches ont été diagnostiquées sous forme de dysesthésies, de paresthésies et d'hypoesthésie dans le territoire du nerf saphène gauche, toutefois sans répercussion sur la capacité de travail du recourant.