Citation: 2C_97/2025 E. 1.3

1.3. Par décision du 10 octobre 2022, l'Office cantonal de la population et des migrations a refusé l'octroi d'une autorisation de séjour en faveur de A.________ et prononcé son renvoi de Suisse. A l'appui de sa décision, il a constaté que celle-ci souffrait déjà de cette pathologie à son arrivée en Suisse et que, selon les informations de l'Ambassade suisse à Alger, le traitement médical nécessité par son état de santé était possible en Algérie. A cela s'ajoutait qu'elle pouvait également maintenir un suivi médical en Suisse notamment par le biais de visas touristiques autorisés deux fois trois mois par année au maximum. Par jugement du 20 juin 2023, le Tribunal administratif de première instance du canton de Genève a rejeté le recours que A.________ avait déposé contre la décision du 10 octobre 2022. Le 22 août 2023, A.________ a interjeté recours auprès de la Cour de justice du canton de Genève contre le jugement du 20 juin 2023. Le Dr B.________ a été entendu comme témoin. Il a exposé que A.________ l'avait consulté pour une myopie extrêmement forte, qui était un facteur de risque pour le décollement de la rétine. Un tel décollement s'était du reste déclaré et il l'avait opérée en 2020. Après cette opération, A.________ avait souffert d'une complication. Elle avait ainsi dû être réopérée en 2023 par le Prof. C.________. La complication dont avait souffert sa patiente était connue. Il s'agissait d'une prolifération vitro-rétinienne qui intervenait dans environ 5 % des cas. Par arrêt du 17 décembre 2024, la Cour de justice a rejeté le recours. Les conditions de l'art. 30 al. 1 let. b LEI n'étaient pas réunies. Selon la jurisprudence, l'exécution du renvoi des personnes en traitement médical en Suisse ne devenait inexigible, en cas de retour dans leur pays d'origine, que dans la mesure où elles pourraient ne plus recevoir les soins essentiels garantissant des conditions minimales d'existence. Par soins essentiels, il fallait entendre les soins de médecine générale et d'urgence absolument nécessaires à la garantie de la dignité humaine. Or, les problèmes de santé de l'intéressée pouvaient faire l'objet d'un traitement et d'un suivi en Algérie, quand bien même ces derniers ne seraient pas aussi satisfaisants qu'en Suisse. Les risques encourus ne revêtaient pas le caractère concret requis par la jurisprudence, si bien que l'exécution du renvoi de la recourante revêtait un caractère raisonnablement exigible.