Citation: 9C_18/2014 E. 3.2

3.2. Il apparaît d'une manière générale que le recourant se borne à opposer sa propre appréciation des faits et des preuves à celle de la juridiction cantonale sans présenter aucun autre élément concret susceptible d'étayer clairement son point de vue ou réfuter celui des premiers juges. Il n'est singulièrement pas suffisant de mentionner certains passages de l'anamnèse psychosociale de la dernière expertise, dans lesquels il avait notamment prétendu s'être isolé depuis la survenance de l'accident ou ne plus entretenir de contacts avec l'extérieur, ses enfants ou ses amis, pour démontrer une perte d'intégration sociale niée par le tribunal cantonal en raison de la persistance de relations avec son ex-épouse et avec un ami qui le véhiculait. Outre le fait que l'appréciation de la juridiction cantonale est corroborée par les constatations du docteur M.________, ce qui n'est pas le cas des déclarations de l'assuré, et que l'expert a attesté le caractère évasif et contradictoire de ces déclarations, on relèvera effectivement que le maintien des relations évoquées suffit à montrer l'absence de perte d'intégration sociale, d'autant plus que ce critère s'analyse en relation avec toutes les manifestations de la vie (cf. ATF 132 V 65 consid. 4.2 p. 70 ss et les références). L'argumentation du recourant relative à l'état psychique cristallisé n'est pas plus pertinente que son analyse du critère précédent dès lors que, pour pouvoir aboutir à la conclusion que ledit critère n'était pas rempli, le tribunal cantonal a fondé son raisonnement sur les constatations de l'expert psychiatre pour qui le tableau douloureux paraissait certes figé mais l'état psychique à proprement parler était encore évolutif puisque l'histoire clinique montrait des variations de l'humeur. La seule référence au sens commun, qui permettrait de déduire un état psychique cristallisé d'un trouble dépressif sans rémission depuis dix ans, n'est d'aucune utilité à l'assuré dans la mesure où son argument repose sur une prémisse erronée. Le docteur M.________ a en effet décrit avec précision une évolution, et non une constance ou une stabilité, des troubles de l'humeur, qualifiés par ailleurs de réactionnels et liés à des facteurs de stress extérieurs (refus de prestations d'invalidité, problèmes conjugaux et familiaux). Il en va pareillement des critiques dirigées contre la constatation d'une discordance entre le substrat objectif et les plaintes du recourant. Il est effectivement vain d'affirmer que diverses limitations fonctionnelles découlant des troubles somatiques et psychiques ont été décrites par les médecins consultés dès lors que l'existence de telles limitations n'a jamais été contestée et que celles-ci démontrent justement la discordance évoquée en attestant que l'assuré est tout à fait apte à exercer une activité adaptée malgré la vision erronée qu'il a de sa maladie. Il ressort aussi de l'acte attaqué que les premiers juges ne se sont pas contentés de se référer à l'un ou l'autre des critères pour nier le caractère invalidant du syndrome douloureux somatoforme persistant retenu mais que leur conclusion concernant la capacité de l'assuré à produire l'effort de volonté nécessaire à la reprise d'une activité adaptée résulte d'une appréciation de tous les critères analysés (cf. jugement cantonal consid. 7), contrairement à ce que soutient le recourant. On ajoutera à cet égard que l'appréciation globale de la situation à laquelle fait allusion l'assuré s'entend de l'appréciation de l'imprégnation des constatations médicales par les critères cités et non de l'appréciation de sa situation personnelle ou professionnelle. On relèvera encore que, contrairement à ce qu'a dit la juridiction cantonale, on peut douter que le critère des affections corporelles chroniques soit rempli dans la mesure où, exception faite des conséquences traumatiques des accidents qui se sont toujours résorbées, les seules pathologies somatiques mentionnées lors de la dernière expertise sont essentiellement des troubles dégénératifs du rachis qui n'empêchaient pas l'exercice d'une activité adaptée. Il en va de même du processus maladif s'étendant sur plusieurs années puisque celui-ci n'était de loin pas figé et qu'il a varié selon les circonstances de la vie, comme on l'a déjà dit. Quoi qu'il en soit, au regard de ce qui précède, on ne peut pas faire grief au tribunal cantonal d'avoir abouti à un résultat arbitraire (cf. ATF 138 I 305 consid. 4.3 p. 319).