Citation: 1B_178/2017 E. B

Ce même jour, le second susmentionné a déposé, auprès de la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois, une demande de mise en détention pour des motifs de sûreté à l'encontre de A.________. La Présidente de cette autorité a immédiatement demandé la production du dossier pénal. Le 29 mars 2017, la Présidente de la Cour d'appel pénale a procédé à l'audition du prévenu et a rendu son jugement. Elle a tout d'abord constaté sa compétence dès lors qu'elle avait reçu, le 27 mars 2017, par voie électronique, le dossier de la cause, ainsi que le jugement motivé. Elle a fait état de la nouvelle procédure pénale ouverte contre A.________ pour menaces, contrainte et infraction à la loi sur les étrangers (P_2). L'autorité cantonale a ensuite estimé que le sauf-conduit accordé à A.________ - qui concernait la période entre le 19 et le 23 mars 2017 - n'était plus valable lors du dépôt de la demande de mise en détention pour des motifs de sûreté adressée par le Ministère public, ainsi qu'au moment où elle-même statuait. Dans le cadre de l'examen des conditions permettant, le cas échéant, le placement en détention, la Présidente de la Cour d'appel pénale a considéré qu'il existait des soupçons suffisants de culpabilité (consid. 2.2 p. 12) et des risques de récidive (consid. 2.2.1 p. 12), de fuite (consid. 2.2.2 p. 12), ainsi que de passage à l'acte (consid. 2.2.3 p. 12 s.), dangers qu'aucune mesure de substitution ne permettait d'écarter (consid. 2.3 p. 13). Elle a encore constaté qu'au vu de la peine prononcée en première instance, la durée de la détention pour des motifs de sûreté ne violait pas le principe de proportionnalité (consid. 3 p. 13).