Citation: 6B_1319/2023 E. 3.4

3.4. En l'espèce, la procédure pénale pour laquelle le recourant a été désigné défenseur d'office s'est close par ordonnance du ministère public du 4 décembre 2014, laquelle n'a pas été contestée. Or, faute pour le recourant d'avoir attaqué cette ordonnance par les moyens prévus par le CPP, il est forclos à se prévaloir d'une indemnité pour ses honoraires d'avocat d'office ultérieurement (cf. supra consid. 3.1). Certes, le ministère public n'a pas interpelé l'avocat d'office pour qu'il fasse valoir sa liste des opérations avant que l'ordonnance soit rendue. Néanmoins, le recourant ne se plaint d'aucune manière d'un déni de justice sur ce point. Ses griefs déduits d'une violation de son droit d'être entendu ont trait à la procédure entamée par courrier du 9 juin 2023, à l'exclusion de la procédure pénale au terme de laquelle le ministère public a statué au fond le 4 décembre 2014. En définitive, le recourant ne saurait faire valoir sa liste d'opérations en juin 2023 pour une procédure close par ordonnance du ministère public du 4 décembre 2014, indépendamment de la question de la prescription de la créance ou de l'interruption de celle-ci (cf. en ce sens arrêt 6B_1198/2017 précité consid. 6 dans une cause concernant le recourant). Dans la mesure où le recourant, déjà concerné par l'affaire précitée, pouvait s'attendre à cette motivation, il n'y a pas lieu de l'entendre préalablement sur ce point (cf. arrêts 1B_13/2021 du 1er juillet 2021 consid. 3.1; 4A_126/2019 du 17 février 2020 consid. 2). Au vu de ce qui précède, les griefs du recourant en lien avec l'interruption du délai de prescription et l'administration de ses moyens de preuves sur ce point sont sans objet.