Citation: 1C_18/2022 E. 3.2.4

3.2.4. Enfin, la recourante se prévaut de différents intérêts qui justifieraient d'exclure le passage des chevaux: dégagement de poussière, entrave à la circulation de la faune en raison des barrières et constructions trop rapprochées. Alors que la cour cantonale s'est penchée sur chacun de ces éléments, la recourante se borne à présenter à nouveau ses doléances sans s'en prendre aux motifs de l'arrêt attaqué. A priori irrecevables faute de motivation suffisante (art. 42 al. 2 LTF), de tels griefs doivent quoi qu'il en soit être rejetés pour les motifs retenus par les premiers juges, qui sont convaincants. En effet, s'agissant de la poussière, la cour cantonale expose que, vu la configuration des lieux, il est tout autant vraisemblable que celle-ci provienne de l'aire de sortie des chevaux située au nord et à l'ouest du chalet de la recourante, voire du chemin emprunté par les véhicules. La cour cantonale s'est en outre référée aux constatations du Ministère public dans son ordonnance de non-entrée en matière sur la plainte formée par D.________ et sa compagne contre C.________ pour lésions corporelles graves et simples au motif qu'elle aurait fait galoper ses chevaux jour et nuit à proximité du chalet, provoquant ainsi des dégagements de poussière qui porteraient atteinte à leur santé et les empêcheraient de dormir. Il en ressort que le comportement des chevaux est parfaitement habituel, que le nombre de chevaux qui transitent n'est pas excessif et que, le chalet étant un îlot au milieu du manège, il est dans l'ordre des choses que les chevaux galopent et dégagent de la poussière à proximité de l'habitation de la parcelle n° 754. La cour cantonale, faisant sienne l'appréciation de la DGE, ajoute encore que la législation sur la protection de l'air ne prévoit pas de limitation préventive des émissions de poussière dues au passage des chevaux de sorte qu'il n'y a pas lieu de prescrire des exigences complémentaires. Le Tribunal fédéral ne peut que constater la pertinence de ces observations et s'y rallier, alors que la recourante n'émet aucune critique à leur égard, le seul fait qu'elle occupe le chalet depuis une date antérieure à l'adoption du PPA étant au demeurant sans pertinence. Quant à d'éventuelles entraves à la circulation de la faune à cause des clôtures, la cour cantonale a constaté que celles-ci étaient faites de poteaux en bois munis de traverses en bois, respectivement de piquets en bois reliés par des rubans ou fils électriques. Ces clôtures ne sont donc pas de type treillis ou fils barbelés, interdits par l'art. 24 al. 5 RPPA dont le but est précisément d'assurer le possible passage de la faune. La recourante ne discute pas l'application de cette disposition et l'on ne voit pas en quoi elle serait critiquable. En lien avec ces clôtures, la recourante fait valoir que celles-ci ne respecteraient pas la distance aux limites prévue par l'art. 10 RPPA. Or il n'y a pas de raison de s'écarter de l'appréciation de la cour cantonale, qui a jugé que cette disposition était applicable aux bâtiments et non à des cheminements ou des clôtures. Appliquer systématiquement cette règle à des chemins, comme le fait appellatoirement la recourante, empêcherait tout chemin de franchir une limite parcellaire, ce que fait pourtant le chemin de la parcelle n° 753 grevé d'une servitude de passage en sa faveur. C'est donc sans arbitraire que la cour cantonale a renoncé à donner une telle portée à l'art. 10 RPPA.