Citation: 1C_91/2015 E. 4.1

4.1. Dans un grief dont la teneur sort parfois du contexte du litige, les recourants contestent l'état de fait de l'arrêt attaqué. On comprend toutefois qu'ils estiment que l'absence d'odeurs constatée par l'expert ne permet pas de conclure à une complète absence d'odeurs. La cour cantonale aurait dès lors dû tenir compte des témoignages écrits au dossier dont il ressortirait que l'installation litigieuse a diffusé des odeurs nauséabondes en avril 2013 notamment, ainsi qu'à d'autres moments. Ce faisant, les recourants méconnaissent l'audition, lors de l'inspection locale du 17 avril 2013, d'un témoin qui a fait des déclarations en ce sens. En d'autres termes, la cour cantonale n'a pas ignoré l'existence de témoignages confirmant qu'il y a eu des odeurs nauséabondes; elle a toutefois considéré que de tels témoignages n'étaient pas de nature à établir l'émanation d'odeurs directement de l'installation litigieuse ce, surtout, depuis qu'un entretien approprié est assuré. Pour le surplus, les recourants se contentent de minimiser la pertinence de l'expertise qui, basée sur des visites ponctuelles, ne permettrait pas d'exclure toute émanation d'odeurs nauséabondes du séparateur-décanteur. Or, l'expert s'est précisément déplacé à plusieurs reprises à leur demande, lorsqu'ils estimaient ses constatations nécessaires. Aussi ne sauraient-ils se plaindre de l'absence de constatations à d'autres moments. Leur grief est ainsi en réalité purement appellatoire.