Citation: 5P.432/2000 20.02.2001 E. 1

1.- Le Tribunal fédéral examine d'office et avec une pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 126 I 81 consid. 1a; 126 III 274 consid. 1; 125 II 293 consid. 1a et les arrêts cités). a) Aux termes de l'art. 86 al. 1 OJ, le recours de droit public n'est recevable qu'à l'encontre des décisions prises en dernière instance cantonale. Cette disposition signifie que les griefs soulevés devant le Tribunal fédéral ne doivent plus pouvoir faire l'objet d'un recours ordinaire ou extraordinaire de droit cantonal (ATF 119 Ia 421 consid. 2b). En procédure civile vaudoise, le recours en nullité de l'art. 444 CPC vaud. est recevable contre tout jugement principal d'une autorité judiciaire quelconque, et plus particulièrement "pour violation des règles essentielles de la procédure" (art. 444 al. 1 ch. 3 CPC vaud.). Ce moyen est notamment donné pour faire valoir le grief de violation du droit d'être entendu (Poudret/Wurzburger/Haldy, Procédure civile vaudoise, n. 15 ad art. 444) et celui d'appréciation arbitraire des preuves (ATF 126 III 257 consid. 1). Le présent recours est dès lors irrecevable dans la mesure où le recourant soulève ces deux griefs. En ce qui concerne le grief d'application arbitraire du droit, on est en revanche en présence d'une décision finale (ATF 100 Ia 12 consid. 1a et b) rendue en dernière instance cantonale, de sorte que le grief est recevable au regard de l'art. 86 al. 1 OJ. Par ailleurs le recours a été déposé en temps utile (art. 89 al. 1 OJ). b) Le chef de conclusions tendant au renvoi de la cause est superfétatoire (ATF 112 Ia 353 consid. 3c/bb p. 354/355 et les références citées; Messmer/Imboden, Die eidgenössischen Rechtsmittel in Zivilsachen, Zurich 1992, p. 226, n. 10).