Citation: 6B_1129/2014 E. 4.1

4.1. Dans sa déclaration d'appel, le recourant a présenté des réquisitions de preuve qui ont été rejetées. Elles portaient sur une inspection de l'appartement de A.________, sur une expertise toxicologique destinée à établir la quantité d'alcool que le recourant avait absorbée dans la nuit du 9 au 10 juin 2012 avant de se rendre à cet appartement, sur une nouvelle audition d'un médecin déjà entendu par le Tribunal correctionnel, sur l'audition de deux autres médecins qui devaient eux aussi renseigner les juges sur les séquelles de l'accident de 2007, et sur l'audition de trois témoins de moralité, dont deux devaient renseigner les juges sur l'évolution du prévenu depuis le jugement de première instance. Devant le Tribunal fédéral, le recourant tient le rejet de ces réquisitions de preuve pour contraire à l'art. 29 al. 2 Cst. La garantie conférée par cette disposition constitutionnelle inclut le droit à l'administration des preuves valablement offertes en procédure, à moins que le fait à prouver ne soit dépourvu de pertinence ou que la preuve apparaisse manifestement inapte à la révélation de la vérité. Par ailleurs, le juge est autorisé à effectuer une appréciation anticipée des preuves déjà disponibles et, s'il peut admettre de façon exempte d'arbitraire qu'une preuve supplémentaire offerte par une partie serait impropre à ébranler sa conviction, refuser d'administrer cette preuve (ATF 136 I 229 consid. 5.3 p. 236/237; 131 I 153 consid. 3 p. 157; 130 II 425 consid. 2.1 p. 428). Le recourant se réfère également à l'art. 389 al. 3 CPP selon lequel l'autorité d'appel, d'office ou sur requête, administre les preuves complémentaires nécessaires au jugement de la cause. D'après son libellé déjà, cette disposition ne vise que les preuves nécessaires; de surcroît, l'art. 139 al. 2 CPP exclut en général les mesures probatoires portant sur des faits non pertinents, notoires, connus de l'autorité pénale ou déjà suffisamment prouvés. La loi ne confère donc pas de droit plus étendu, par comparaison avec la garantie de l'art. 29 al. 2 Cst., d'obtenir des mesures probatoires dans le procès pénal (arrêt 1B_653/2011 du 19 mars 2012, consid. 5.2).