Citation: 5A_447/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le recourant prétend que les éléments favorables qu'il a avancés - soit que les enfants ont de très bons résultats scolaires, qu'ils se déplacent désormais seuls pour aller à l'école et que leur situation s'est grandement améliorée, tant sur le plan social que médical - étaient autant d'indices qui nécessitaient une mise à jour des critères déterminants pour l'attribution de la garde et la fixation des relations personnelles. Ce faisant, il ne démontre pas que l'appréciation anticipée des preuves effectuée à cet égard par la cour cantonale serait insoutenable. Celle-ci a considéré que les parties avaient pu s'exprimer en première instance, tant oralement que par écrit, ainsi que dans le cadre de leurs écritures de seconde instance. Elles avaient en outre été entendues par le SEASP et avaient pu produire les pièces qu'elles estimaient utiles. Leur audition n'apparaissait donc pas susceptible d'apporter des éléments nouveaux déterminants pour l'issue de la cause. Concernant les enfants, ceux-ci avaient déjà été entendus en première instance par le SEASP et il ne résultait pas du dossier que les circonstances se seraient modifiées de manière décisive depuis lors. En particulier, le souhait de l'aîné de demeurer chez sa mère durant la semaine ressortait du compte-rendu de son audition. Une nouvelle audition des enfants ne semblait ainsi pas nécessaire à la résolution du litige et aurait pour conséquence de faire perdurer le conflit opposant les parties relativement à leur prise en charge, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur eux. Le recourant ne s'en prend pas à cette motivation. Il se contente d'opposer son appréciation à celle de l'autorité précédente, ce qui ne suffit pas à démontrer que celle-ci se serait arbitrairement considérée comme suffisamment renseignée pour statuer sur les droits parentaux. Les éléments positifs qu'il invoque concernant la situation des enfants n'ont de toute manière pas été méconnus par la Cour de justice, qui a admis que les mineurs évoluaient favorablement et que la réglementation actuelle semblait par conséquent leur convenir. Tenant compte, précisément, de cette évolution positive, du besoin de stabilité et de constance des enfants, ainsi que de la plus grande disponibilité de la mère pour s'en occuper, l'autorité cantonale a estimé que la décision du premier juge d'attribuer la garde des enfants à celle-ci et d'accorder au père au large droit de visite était, en l'état, conforme aux intérêts des mineurs. Or, le recourant ne formule aucune critique à cet égard. Le moyen est par conséquent mal fondé, autant qu'il est recevable (art. 106 al. 2 LTF).