Citation: 4A_96/2014 E. A

A.a. A.________ (maître de l'ouvrage) est propriétaire d'une parcelle dans la commune de X.________ (GE) sur laquelle est construit un ancien hôtel d'une surface d'environ 800 m2. Ayant le projet de transformer cet hôtel en maison d'habitation, A.________ a signé en juillet 2006 avec deux architectes un contrat prévoyant que C.________ SA - société sise à Y.________ (VD) ayant pour but la réalisation, la gestion, la technique du bâtiment, l'architecture et l'ingénierie - assurerait en sous-traitance la gestion du projet et la direction des travaux. Le budget prévu pour les seules transformations était d'environ 4 millions de francs. Dès le début de l'année 2007, C.________ SA a confié, au nom et pour le compte du propriétaire, différents travaux de gypserie et de peinture à D.________ SA, société domiciliée à Genève active dans la commercialisation et la pose de cloisons et de plafonds. Cinq contrats ont été signés dans ce cadre avec cette dernière entreprise entre le 9 février 2007 et le 30 août 2007 selon les travaux concernés. D'après les conditions générales de ces accords, le prix des travaux, qui dépassait 500'000 fr., était exigible à 80% en cours de chantier et à 100% dès leur réception définitive. Les travaux devaient se terminer au mois de septembre 2007. Le 16 novembre 2007, C.________ SA a déploré auprès de D.________ SA le retard pris dans la réalisation des travaux. A.b. B.________ SA, à Z.________ (VD), a pour but social l'exécution de travaux liés à la construction. Jusqu'au printemps 2008, B.________ SA et D.________ SA avaient toutes deux pour actionnaires et administrateurs E.________ et F.________. Par une convention signée à une date inconnue, qui a pris effet au 1er janvier 2008, E.________ est devenu actionnaire unique et administrateur de B.________ SA, alors que F.________ devenait actionnaire unique et administrateur de D.________ SA. Dans le cadre de cette convention, B.________ SA et D.________ SA se sont partagé les chantiers sur lesquels elles intervenaient. Ainsi, B.________ SA a en particulier repris, à ses risques et profits, les travaux en cours sur la propriété de A.________, avec effet au 1er janvier 2008, et, partant, tous les droits et obligations afférents aux cinq contrats conclus entre le maître de l'ouvrage et D.________ SA, à la décharge de celle-ci. Depuis lors, la qualité des travaux de gypserie et de peinture menés sur la parcelle du maître s'est dégradée, ce qui s'est traduit par des absences répétées de B.________ SA aux réunions de chantier, par la délégation d'employés sur le chantier sans que C.________ SA en soit avisée et par l'envoi de personnel non qualifié par rapport aux exigences requises. Il a été retenu que le travail exécuté par B.________ SA a été bâclé et que l'avancement du chantier en a été entravé. A de nombreuses reprises, entre le 7 janvier 2008 et le 2 juin 2008, le maître de l'ouvrage et C.________ SA ont reproché à D.________ SA ou à B.________ SA un avancement insuffisant du chantier, en violation du planning prévu, ainsi que divers manquements dans l'exécution des travaux. Par courrier du 19 juillet 2008, le maître de l'ouvrage a informé C.________ SA qu'il avait demandé à D.________ SA de retirer tous ses ouvriers du chantier au vu de la succession de problèmes rencontrés avec ces derniers (saleté du chantier, équipe défaillante) et en particulier des retards causés par cette entreprise. Il a mentionné à C.________ SA avoir souhaité à réitérées reprises confier les travaux de gypserie/peinture à une autre entreprise, mais en avoir été dissuadé jusque-là par le destinataire du pli, qui s'«acharn (ait) à défendre l'indéfendable ». Le 21 juillet 2008, D.________ SA et B.________ SA ont cessé toute activité sur le chantier. Les travaux de gypserie et de peinture n'étaient alors pas terminés. Le 28 juillet 2008, le maître de l'ouvrage a écrit à D.________ SA qu'il lui avait demandé de quitter le chantier en raison du manque de diligence dont elle avait constamment fait preuve et de l'insuffisance à tous égards de ses ouvriers, qui s'étaient disputés entre eux et s'étaient montrés grossiers. D.________ SA avait exécuté les travaux confiés dans un désordre et une approximation qui avaient déréglé considérablement les travaux menés par les autres entreprises. Pour le maître, ces manquements avaient entraîné des conséquences financières qui seraient ultérieurement précisées à D.________ SA. Toujours le 28 juillet 2008, B.________ SA a adressé au maître six factures concernant les travaux de gypserie et de peinture initialement adjugés, dont le total s'élevait à 639'644 fr.50; compte tenu des acomptes déjà versés par le maître, ascendant à 369'898 fr., le solde dû par ce dernier se montait à 269'746 fr.50. Le 30 juillet 2008, cette société a contesté les reproches que lui avait adressés le maître, faisant valoir que le retard dans l'exécution des travaux résultait des mauvaises conditions du chantier, de la désorganisation des autres entreprises et du changement constant des instructions reçues du maître de l'ouvrage. Le solde de ses factures n'ayant pas été honoré, B.________ SA a obtenu du Tribunal de première instance de Genève, par ordonnance de mesures préprovisionnelles du 17 octobre 2008, l'inscription provisoire au Registre foncier de Genève d'une hypothèque légale des artisans et entrepreneurs sur l'immeuble de A.________, à concurrence de 269'746 fr.50 avec intérêts à 5% l'an dès le 28 août 2008. Après audition des parties, cette autorité a confirmé cette décision par une ordonnance de mesures provisoires du 10 décembre 2008 et imparti un délai de 30 jours à B.________ SA pour déposer une demande au fond. Sollicité par C.________ SA pour examiner les travaux réalisés par B.________ SA, l'expert privé G.________, membre du groupe d'experts FMB, a relevé, dans un rapport du 10 novembre 2008, diverses malfaçons entachant les travaux de gypserie, qui concernaient l'enduisage appliqué sur les murs, l'enduisage des faux-plafonds, l'existence de fers d'angles et de faux alignements ainsi que la qualité des arrêtes. Les frais d'expertise se sont montés à 1'086 fr.75. Egalement mandatée par C.________ SA, l'experte privée H.________ SA, dans un rapport du 14 novembre 2008, a constaté des malfaçons affectant la peinture des plafonds, le revêtement et la peinture des murs ainsi que le réchampissage auxquelles s'ajoutait la présence de taches de peinture. Les honoraires de H.________ SA pour cette expertise privée ont atteint la somme de 2'087 fr.45. A.c. Le 5 décembre 2008, A.________ a déposé une requête d'expertise provisionnelle devant le Tribunal de première instance, lequel y a fait droit par ordonnance du 17 février 2009, désignant en qualité d'expert I.________, architecte à Genève, avec pour mission d'examiner les travaux de cloisons, plafonds, enduits et peinture réalisés par B.________ SA, de déterminer si ces travaux ont occasionné des dégâts et, le cas échéant, d'évaluer le coût de la remise en état. Dans son rapport du 23 juin 2009, l'expert judiciaire a mentionné que les travaux sur les cloisons, plafonds et revêtements muraux laissaient apparaître de nombreux défauts touchant tous les locaux (à l'exception du sous-sol et des plafonds de quelques chambres), que l'exécution défaillante des travaux avait eu un fort impact sur la fonctionnalité et l'esthétique du projet, que les travaux relatifs aux fonds et surfaces des murs, plafonds et plinthes devaient être refaits, des travaux de correction de planéité devant en outre être opérés. Il a été retenu qu'après la rupture des relations contractuelles nouées avec B.________ SA, le maître a mandaté différentes entreprises afin de procéder à une remise en état des défauts constatés, respectivement de deviser le coût de ces remises en état.