Citation: 2A.263/2001 14.06.2001 E. 2

2.- Force est de constater d'emblée que les autorités cantonales ont satisfait à leur obligation de diligence imposée par l'art. 13b al. 3 LSEE, consistant à effectuer rapidement les démarches propres à déterminer l'identité et à obtenir les papiers nécessaires au renvoi de l'intéressé, avec ou sans sa collaboration (Andreas Zünd, Die Rechtsprechung des Bundesgerichts zu den Zwangsmassnahmen im Ausländerrecht, in: ZBJV 132/1996 p. 89). En effet, elle ont, le 21 décembre 2000, demandé à l'Office fédéral des réfugiés un soutien à l'exécution du renvoi du recourant. Le 7 février 2001, elles ont mis le recourant en contact téléphonique avec un représentant de l'Ambassade de Guinée à Paris. Elles ont tenté de le faire à nouveau le 19 avril 2001, mais le recourant a refusé. Le 20 avril 2001, une requête de comparaison dactyloscopique a été adressée à l'Allemagne. Par ailleurs, il ressort du dossier de la cause que les autorités poursuivent avec la diligence voulue les démarches en vue du renvoi du recourant, puisqu'une analyse linguistique du recourant a eu lieu le 30 mai 2001, après que l'arrêt attaqué a été rendu.