Citation: 2A.316/2006 19.12.2006 E. B

Agissant en son nom propre, au nom de son concubin et au nom de ses trois premiers enfants de nationalité ghanéenne, X.________ a recouru contre la décision précitée du Service cantonal. Elle a fait valoir que le retard à demander le regroupement familial était dû à des difficultés administratives et financières indépendantes de sa volonté, que ses enfants avaient le centre de leurs intérêts en Suisse, car leurs pères respectifs ne s'étaient jamais occupés d'eux, que leur grand-mère n'était plus en mesure de prendre en charge leur éducation en raison de son état de santé et que, dans l'attente de pouvoir les faire venir en Suisse, elle les avait placés dès 2000 ou 2001 chez sa petite-cousine Z.________, qui était également la soeur de son concubin. A titre de mesures provisoires, elle demandait la délivrance d'une autorisation d'entrée en Suisse pour ses deux filles et concluait, à titre principal, à l'octroi d'une autorisation de séjour en faveur de ses trois enfants. Le 29 juin 2005, le juge instructeur a suspendu la décision attaquée en tant qu'elle concernait l'enfant déjà en Suisse et a autorisé celui-ci à poursuivre son séjour jusqu'à droit connu sur le recours; en revanche, il a refusé d'autoriser, à titre de mesures provisoires, la venue des deux autres enfants en Suisse. Par arrêt du 27 avril 2006, le Tribunal administratif du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal administratif) a rejeté le recours et confirmé la décision attaquée, en reprenant à son compte les motifs du Service cantonal.