Citation: 5A_50/2021 E. 6.1

6.1. En l'espèce, l'autorité précédente a d'abord déclaré irrecevables les pièces produites par le recourant après l'expiration du délai de recours, de même que les pièces produites à l'appui de ses déterminations sur l'extrait du registre des poursuites. Au demeurant, la pièce produite le 10 novembre 2020 ne prouve pas le paiement allégué, car il s'agit de la photocopie d'un bulletin de versement rempli, mais ne portant aucun sceau postal. L'éventuel paiement intervenu après l'échéance du délai de recours en main d'un autre créancier ne saurait être pris en compte pour examiner la solvabilité du failli. La juridiction précédente a ensuite constaté que le délai de l'art. 166 al. 1 LP avait été respecté et qu'aucun des cas énumérés aux art. 172 à 173a LP n'était réalisé - le recourant n'ayant d'ailleurs pas prétendu le contraire -, de sorte que le prononcé de faillite était justifié. Le moyen du recourant pris de l'absence de relation contractuelle avec l'intimée et donc de dette à son égard, aurait dû être soulevé dans la procédure de mainlevée; il n'a aucune pertinence à ce stade. La compétence du premier juge est donnée, vu le domicile de l'intéressé au for du Tribunal d'arrondissement de l'Est vaudois, lequel vaut aussi pour la personne physique exploitant une entreprise individuelle. Enfin, le recourant n'a pas soutenu, ni établi, avoir réglé la somme en poursuite dans le délai de recours, de sorte que l'une des conditions cumulatives de l'art. 174 al. 2 LP pour annuler le jugement de faillite n'est pas réalisée; il fait au demeurant l'objet de plusieurs comminations de faillite, ce qui rend peu vraisemblable sa solvabilité.