Citation: 6B_1309/2017 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a exposé que le ministère public n'avait pas eu le choix ni aucune raison de communiquer l'ordonnance pénale litigieuse à une autre adresse que celle donnée par le recourant lors de son interpellation. Le pli contenant l'ordonnance en question avait d'ailleurs bien été réceptionné à cette adresse, soit par le recourant, soit par une personne manifestement habilitée à le faire ainsi qu'à signer, au nom de l'intéressé, les courriers adressés en recommandé, sans quoi ledit pli aurait été retourné à l'expéditeur. Le recourant s'était contenté d'expliquer qu'il travaillait dans un espace de "coworking" où il ne passait pas tous les jours, sans toutefois soulever aucun grief à cet égard. L'argument selon lequel le recourant aurait donné son adresse professionnelle, en pensant à tort qu'il devait le faire car il venait de décliner sa profession, devait être écarté. Si la question de la profession figurait effectivement avant celle du domicile sur le formulaire de saisie du permis de conduire, tel n'était pas le cas sur le formulaire d'audition du recourant en qualité de prévenu, ni sur le rapport relatif à la situation personnelle de l'intéressé, sur lequel celui-ci avait d'ailleurs indiqué qu'il était indépendant. Selon la cour cantonale, on ne pouvait admettre que la mention de l'adresse professionnelle du recourant sur les trois documents précités, qui avaient tous été signés par ce dernier, résultait d'une triple méprise de sa part. En définitive, l'ordonnance pénale litigieuse avait été valablement notifiée à l'adresse communiquée par le recourant, de sorte que l'opposition formée le 26 mai 2017 contre l'ordonnance pénale du 8 mai 2017 s'était avérée tardive.