Citation: 4P.86/2000 27.10.2000 E. 4

4.- Sous chiffre III, la recourante se plaint d'une mauvaise appréciation des preuves. Elle perd de vue, ce faisant, que l'art. 9 Cst. ne sanctionne pas la mauvaise appréciation des preuves, mais uniquement l'appréciation arbitraire, c'est-à-dire insoutenable, de celles-ci. Pour le surplus, la recourante s'emploie à démontrer que la Commission de taxation aurait dû calculer ses honoraires en fonction de la "valeur litigieuse" qui correspond, selon elle, à la différence entre l'endettement de ses clients envers l'UBS, soit plus de 6,61 millions de francs selon ses dires, et leurs actifs estimés à quelque 4,55 millions de francs. Le problème qu'elle soulève n'a rien à voir avec l'appréciation des preuves. Il ressort, en effet, de la décision attaquée que l'autorité intimée a procédé, sur ce point, à une interprétation de la notion de "valeur litigieuse", telle qu'elle est définie par les us et coutumes de l'ODA. Le grief touchant l'appréciation des preuves est, dès lors, irrecevable en tant qu'il a trait à cette question.