Citation: 4C.334/2004 10.01.2005 E. 1

Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il faille rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents, régulièrement allégués et clairement établis (art. 64 OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c; 126 III 59 consid. 2a). La partie qui invoque l'une de ces exceptions doit fournir toutes indications utiles à ce sujet, en se référant, au besoin, à des pièces déterminées (ATF 115 II 484 consid. 2a). Quant aux motifs énoncés dans un recours en réforme, ils doivent indiquer succinctement quelles sont les règles de droit fédéral violées par la décision attaquée et en quoi consiste cette violation (art. 55 al. 1 let. c OJ). Le recourant ne peut pas se borner à citer les dispositions légales qui auraient été violées ni se livrer seulement à des développements juridiques abstraits ou à des critiques toutes générales de la décision attaquée. Il doit formuler ses critiques de manière détaillée afin que la juridiction fédérale de réforme puisse comprendre en quoi il considère le jugement attaqué comme contraire au droit fédéral (ATF 121 III 397 consid. 2a; 116 II 745 consid. 3 p. 748 s.). Sur nombre de points, l'acte de recours soumis au Tribunal fédéral ne satisfait pas à ces exigences. En effet, le défendeur y développe son argumentation en se fondant sur une série de faits qui n'ont pas été constatés par la cour cantonale, sans qu'il se prévale, à leur sujet, de l'une des exceptions prévues aux art. 63 al. 2 et 64 OJ. Dans cette mesure, son recours en réforme est irrecevable. En particulier, il ne ressort pas du jugement attaqué que les défauts qui sont apparus en cours de bail résulteraient de l'entretien insuffisant de la chose louée, imputable aux locataires, ni que ceux-ci, après l'intervention de la commission de salubrité publique en décembre 1997, auraient dissuadé le bailleur d'effectuer les travaux d'assainissement ordonnés par cette autorité. Le jugement cantonal ne constate pas davantage quel était le montant de l'offre formulée par le défendeur pour l'acquisition du bien-fonds sur lequel a été construit l'hôtel, pas plus qu'il n'indique le prix finalement payé par les acquéreurs ou encore les frais qu'a dû consentir le défendeur pour l'exécution des travaux d'assainissement. L'analyse juridique de la cause en litige doit se baser uniquement sur les faits constatés par la cour cantonale. Aussi les arguments développés dans le mémoire de recours à partir de faits qui s'écartent de ces constatations-là ne peuvent-ils pas être pris en considération. Il en va de même en ce qui concerne les critiques d'ordre général que le défendeur formule sans que l'on puisse déterminer quel motif précis retenu par les juges cantonaux il entend contester.