Citation: 2D_50/2019 E. 4.2

4.2. En l'espèce, il est exact que le Professeur du cours "Introduction à la psychologie sociale" a tout d'abord annoncé la date du 1er juin 2017 pour le contrôle continu litigieux, avant de prendre connaissance de la nouvelle date, fixée au 25 mai 2017, au mois d'octobre 2017. Il est tout aussi certain que, quand bien même ledit Professeur a communiqué, à partir de ce moment-là et à de nombreuses reprises lors de ses cours, le changement de date dudit contrôle, la nouvelle date n'a été introduite sur Moodle que le 4 mai 2018 au plus tard, soit trois semaines avant que le contrôle continu n'ait lieu. Pour autant, le recourant ne saurait bénéficier du droit à la protection de la bonne foi. En effet, il ressort des constatations cantonales, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) et que le recourant ne remet pas en question sous l'angle de l'arbitraire (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.2), que le changement de date d'examen a été régulièrement communiqué durant les cours. L'intéressé reconnaît par ailleurs en avoir pris connaissance à ces occasions, précisant que, s'il n'avait pas assisté à tous les cours, il en avait néanmoins suivi un certain nombre (cf. arrêt entrepris consid. 5b p. 9). Il indique toutefois que, n'ayant plus souvenir du changement intervenu, il s'était fié, vers la fin du mois d'avril 2018, aux indications erronées figurant sur la plateforme Moodle, qui n'avaient pas encore été modifiées (ibid.). Dans ces conditions, le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il allègue qu'aucune négligence ne peut lui être reprochée, au motif notamment que l'information mise sur la plateforme Moodle est "plus fiable que son propre agenda étant donné que c'est le Professeur qui met ses informations". En effet, dans la mesure où il admet avoir été averti de la nouvelle date d'examen lors des cours, mais avoir ensuite oublié le changement intervenu, force est de constater que l'intéressé était en mesure de se rendre immédiatement compte que la date figurant sur Moodle était erronée ou, à tout le moins, s'il avait fait preuve de la diligence que l'on pouvait raisonnablement attendre de lui, d'émettre des doutes quant à son exactitude et, partant, se renseigner à ce sujet auprès de son Professeur ou de ses assistants. Le fait que le recourant, au moment de la consultation de la plateforme en question, ne se rappelait plus de la date exacte de son contrôle relève de sa propre responsabilité. De la même manière, il n'est pas possible de retenir que l'absence de correction sur la plateforme Moodle, au plus tard jusqu'au 4 mai 2018, de la date erronée de l'examen était susceptible d'éveiller chez le recourant une espérance légitime que le contrôle litigieux allait se dérouler le 1er juin 2018. D'une part, comme souligné précédemment, au vu des annonces de correctif effectuées durant les cours auxquels l'intéressé était présent, ce dernier ne peut avoir eu des raisons sérieuses de se fier uniquement, comme il l'a fait, à la date figurant sur Moodle. D'autre part, il ressort de l'arrêt entrepris que le Professeur ajoutait sur Moodle toutes les informations relatives au contrôle continu "environ un mois avant le contrôle continu" (cf. arrêt entrepris consid. C). A cet égard, la nouvelle date d'examen a été introduite sur Moodle au plus tard trois semaines avant la tenue de l'examen, respectivement quatre semaines avant la date initiale de l'examen dont entend se prévaloir le recourant. Si l'on peut regretter que la mise à jour de la date sur Moodle ne soit pas intervenue plus tôt, en particulier vis-à-vis des étudiants qui n'assistent pas aux cours et dépendent dès lors des informations inscrites sur Moodle, on ne peut toutefois pas considérer que celle-ci ait été effectuée si tardivement qu'elle permettait au recourant de s'attendre légitimement à ce que l'examen ait lieu à une autre date que celle annoncée lors des cours. Le comportement du Professeur ne suffit pas dès lors pas, dans le cas du recourant, dont il a été constaté qu'il avait assisté aux cours, pour en conclure à une violation du principe de la bonne foi.