Citation: 4P.42/2007 06.07.2007 E. 4

La recourante, dans une argumentation largement appellatoire, soulève en outre le grief d'arbitraire dans l'appréciation des preuves (art. 9 Cst.). Elle soutient en particulier que certains reproches faits au Tribunal de prud'hommes par la Chambre des recours sont erronés. Cela est toutefois sans pertinence. Dans le cadre d'un recours de droit public, la question est uniquement de savoir si l'état de fait retenu par la dernière instance cantonale (cf. art. 86 al. 1 OJ), en l'espèce la Chambre des recours, est entaché d'arbitraire; il importe en revanche peu de savoir si l'état de fait retenu par une instance cantonale inférieure, que l'autorité supérieure aurait le cas échéant méconnu, était également défendable. La recourante se plaint ensuite de ce que la Chambre des recours a accordé plus de crédit à certains témoins qu'à d'autres. Elle en reste toutefois à des affirmations, ce qui est impropre à démontrer qu'il était insoutenable de prêter foi à ceux-là plutôt qu'à ceux-ci, quels que soient ceux auxquels le Tribunal de prud'hommes avait donné la préférence. La recourante reproche enfin à la Chambre des recours d'avoir « estimé que le formulaire d'entretien (du 12 septembre 2003) devait être interprété comme démontrant indubitablement que le travail effectué par (la recourante) était "insuffisant" »; il serait « arbitraire de considérer l'appréciation "suffisant" comme reflétant l'activité déployée par un employé non-conforme aux attentes de son employeur ». Force est de constater que la recourante ne cite pas correctement la Chambre des recours; celle-ci a en effet relevé que selon le formulaire d'entretien précité, les compétences sociales de la recourante ne « satisfaisaient que partiellement aux attentes de l'employeur ». Or, selon la rubrique « mode d'appréciation » figurant sur dit document, la qualification « suffisant » signifie que « la prestation ne satisfait que partiellement aux attentes ». Il n'y a donc manifestement pas arbitraire.