Citation: 6B_250/2024 E. 1.6

1.6. La recourante ne conteste pas que la cour cantonale, de même que le tribunal de première instance, pouvait l'enjoindre à chiffrer et justifier sa prétention (art. 429 al. 2 CPP) en faisant figurer une invitation en ce sens sur la citation à comparaître aux débats. Cette question n'a dès lors pas à être examinée (cf. art. 42 al. 2 LTF). En revanche, la recourante formule certaines critiques quant à la portée et au contenu de ladite invitation. Lorsque, soulignant les termes utilisés dans les mandats de comparution, elle fait valoir que le prévenu est invité à collaborer mais n'y est pas obligé, la recourante méconnaît qu'en tant que prévenue, elle a précisément un devoir de collaboration à cet égard (v. supra consid. 1.2). De même, contrairement à ce qu'elle soutient, il n'est pas nécessaire que les citations à comparaître précisent les conséquences d'un éventuel défaut de collaboration. Une telle exigence ne ressort pas de l'art. 429 al. 2 CPP. Du reste, la jurisprudence a déjà rappelé dans ce contexte que l'art. 93 CPP prévoit qu'une partie est défaillante si elle n'accomplit pas un acte de procédure à temps ou ne se présente pas à l'audience fixée. Dans la cause concernée, le Tribunal fédéral a jugé que la partie, représentée par un avocat, devait connaître cette disposition de même que le fait que le non-respect d'un délai imparti peut entraîner la perte d'un droit, de sorte qu'il n'était pas nécessaire d'attirer son attention sur les conséquences du défaut de chiffrage et de justification de l'indemnité pour les frais de défense, ni de lui impartir un délai supplémentaire pour s'exécuter, ce que l'art. 93 CPP ne prévoit d'ailleurs pas (ATF 146 IV 332 consid. 1.4). Il en va de même dans le présent cas. Pour le surplus, la recourante ne peut déduire aucun argument à son avantage du fait que l'art. 429 al. 2 CPP, contrairement ce que prévoit l'art. 433 al. 2 CPP s'agissant de l'indemnisation de la partie plaignante, n'indique pas que faute de chiffrage des prétentions, l'autorité n'entre pas en matière. Il est de jurisprudence constante que si le prévenu ne réagit pas à l'injonction de l'autorité de chiffrer ses prétentions, l'autorité peut retenir qu'il a implicitement renoncé à une indemnisation ( supra consid. 1.2).