Citation: 4A_363/2022 E. B

B.a. Entretemps le groupe 5 du Tribunal des prud'hommes s'est vu attribuer le traitement de la requête de récusation dirigée contre le président du groupe 4, C.________, et a fixé un délai à la demanderesse ainsi qu'à l'intéressé pour se déterminer sur la requête de A.________. C.________ a estimé qu'il n'existait pas de motif de récusation à son encontre. La procédure avait été suspendue à trois reprises et le Tribunal des prud'hommes avait pris les décisions qui s'imposaient pour la poursuite de la procédure, à l'unanimité de ses membres et après délibération. C'était donc à tort que A.________ soutenait que le président n'avait pas consulté ses assesseurs. Il a en outre relevé que la demande de récusation était sans fondement et avait pour unique but de retarder la procédure. La demanderesse s'est également opposée à la récusation de C.________. B.b. Par jugement du 15 juin 2021, le Tribunal des prud'hommes a rejeté la demande de récusation. B.c. Par arrêt du 1er novembre 2021, la Cour de justice a annulé le jugement du 15 juin 2021 et renvoyé la cause au Tribunal des prud'hommes pour instruction et nouvelle décision. Le Tribunal des prud'hommes avait violé le droit d'être entendu de A.________ en statuant sur la requête de récusation le lendemain de la notification de la détermination du juge concerné, A.________ n'ayant pas pu exercer son droit de réplique. Par ordonnance du 18 janvier 2022, le Tribunal des prud'hommes a imparti un délai de 15 jours à A.________ pour qu'il se détermine sur la prise de position de C.________. Par courrier du 4 février 2022, A.________ a maintenu sa requête de récusation. Les propos de C.________ selon lesquels la demande de récusation était sans fondement et avait pour unique but de retarder la procédure étaient selon lui révélateurs d'un parti pris évident suffisant pour entraîner sa récusation. De plus, C.________ avait discuté de la cause avec la permanence juridique du tribunal, laquelle ne faisait pas partie de la composition du tribunal saisi, de sorte qu'il s'agissait aussi d'un motif de récusation. B.d. Par jugement du 25 février 2022, le Tribunal des prud'hommes a rejeté la demande de récusation. Le tribunal a considéré que les incidents soulevés par A.________ à l'audience du 10 mai 2021 avaient été traités de manière collégiale par l'ensemble des juges composant le Tribunal des prud'hommes, après délibération, suite à plusieurs suspensions d'audience. Il ne ressortait pas du procès-verbal que le président ait pris seul les décisions contestées. Le recours du président à la permanence juridique offert par la juridiction aux juges de prud'hommes, qui n'étaient pas juristes, n'était pas un acte de prévention ou de partialité à l'encontre de A.________. La remarque selon laquelle la demande de récusation avait pour unique but de retarder la procédure n'était pas non plus suffisante pour admettre la prévention du président, ce d'autant plus qu'elle n'était pas, aux yeux du Tribunal des prud'hommes, dénuée de légitimité, au vu des nombreux incidents soulevés par A.________ dans la procédure, qui avait débuté en 2020 et était soumise à la procédure simplifiée. Statuant sur recours de A.________, la Chambre des prud'hommes de la Cour de justice l'a rejeté et débouté les parties de toutes autres conclusions.