Citation: 1C_315/2010 18.08.2010 E. B

A.________ a déposé une requête de mesures provisionnelles urgentes, le 19 avril 2010, l'autorisant à utiliser les infrastructures de l'alpage de X.________ durant la période d'estivage (exploitation de l'alpage, fabrication de fromage, vente des produits de l'alpage et accueil de la clientèle touristique). Lors de l'inspection des lieux du 12 mai 2010, le Juge délégué a constaté que non seulement les travaux autorisés par l'ordonnance de mesures super-provisionnelles urgentes du 16 juin 2009 avaient été réalisés, mais qu'il avait également été procédé à d'autres travaux ni urgents ni nécessaires, tels que la pose de certaines cloisons, l'aménagement de douches et WC, l'installation de mobiliers dans les chambres, à la cuisine ainsi que dans la salle du restaurant et que divers éléments décoratifs avaient été placés à l'intérieur du bâtiment; en d'autres termes, le projet contesté était entièrement achevé et prêt à être exploité. Par ordonnance du 1er juin 2010, le Tribunal cantonal a admis la requête de mesures provisionnelles de A.________ et autorisé l'exploitation de l'alpage, la fabrication de fromage, la vente des produits d'alpage ainsi que l'accueil de la clientèle touristique (vente de boissons, restauration et hébergement) jusqu'au 25 septembre 2010. Il a considéré en substance que l'intérêt de A.________ à pouvoir exploiter, même à titre provisoire, le chalet d'alpage et à amortir une partie des coûts d'investissement de sa rénovation durant la période d'estivage l'emportait sur celui de Pro Natura à voir son opposition aux activités autorisées par les autorités intimées prendre effet sans attendre la décision finale. Passé le délai du 25 septembre 2010, ces installations devront être fermées jusqu'à droit connu du jugement au fond.