Citation: 8C_566/2019 E. 7.3

7.3. S'agissant du critère du degré et de la durée de l'incapacité de travail, il doit se rapporter aux seules lésions physiques et ne se mesure pas uniquement au regard de la profession antérieurement exercée par l'assuré. Ainsi, il n'est pas rempli lorsque l'assuré est apte, même après un certain laps de temps, à exercer à plein temps une activité adaptée aux séquelles accidentelles qu'il présente (cf. arrêts 8C_762/2019 du 12 mars 2020 consid. 4.2.6 et la référence citée; 8C_277/2019 du 22 janvier 2020 consid. 5.3). En l'espèce, après que le docteur K.________ avait indiqué dans son rapport du 24 mars 2016 que la reprise du travail dans une activité adaptée devait être envisagée dès maintenant, la doctoresse L.________ a considéré, dans son rapport du 20 juin 2016, que le recourant était apte à exercer une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles à 100 % avec un rendement de 100 %. Si les avis ultérieurs de certains médecins ont divergé de celui de la doctoresse L.________ quant au rendement possible du recourant dans une activité adaptée, aucun d'entre eux ne l'a contredite s'agissant d'une capacité de travail entière attendue dans une telle activité (cf. rapports de la doctoresse M.________ du 25 novembre 2016, du docteur N.________ des 11 mai et 11 octobre 2017 et de la doctoresse G.________ du 25 août 2017). Il s'est donc écoulé 3 ans et 5 mois avant que l'assuré ait pu récupérer une capacité de travail complète (dans une activité adaptée), ce qui peut représenter une durée relativement longue. Il y a toutefois lieu d'en relativiser l'importance puisqu'elle a été entrecoupée par des périodes de capacité de travail partielle (entre 50 % et 90 %) entre le mois d'août 2013 et le mois de décembre 2014. Ce critère ne peut donc pas être retenu (voir a contrario l'arrêt 8C_116/2009 du 26 juin 2009 consid. 4.5 dans lequel le Tribunal fédéral a admis ce critère pour un arrêt de travail de 100 % d'une durée de trois ans sans interruption).