Citation: 5A_228/2020 E. 5.3.3

5.3.3. L'essentiel de la motivation de la recourante repose sur sa propre appréciation des faits qu'elle oppose de manière irrecevable à celle de la cour cantonale (art. 106 al. 2 LTF). Tel est en particulier le cas lorsqu'elle conteste avoir eu une attitude inadéquate envers l'enfant et son entourage, soutenant que le comportement du père le serait tout autant. Il en va de même lorsqu'elle prétend que celui-ci ne favorise pas les contacts entre elle et l'enfant. Elle ne démontre pas non plus que la constatation de l'autorité cantonale selon laquelle elle n'a pas su préserver son fils de situations stressantes, en particulier en fuyant avec lui en République dominicaine, serait insoutenable, ni qu'il était arbitraire d'admettre que depuis qu'il vit chez son père, l'enfant se développe harmonieusement sur tous les plans. Quant au souhait de l'enfant s'agissant de sa propre prise en charge, la cour cantonale a estimé que sa volonté ne pouvait être considérée comme ayant été formée librement, constatation dont la recourante n'établit pas non plus qu'elle serait arbitraire. Elle méconnaît en outre que l'avis de l'enfant n'est qu'un critère parmi d'autres et qu'il ne correspond pas nécessairement à son intérêt. Admettre le contraire reviendrait en effet à mettre la volonté de l'enfant sur un pied d'égalité avec son bien, alors que ces deux notions peuvent être antinomiques (arrêts 5A_771/2018 du 28 mars 2019 consid. 5.2.2; 5A_369/2018 du 14 août 2018 consid. 5.1; 5A_819/2016 du 21 février 2017 consid. 7.3). Or, s'agissant des critères pertinents pour attribuer la garde et de leur pondération, la recourante procède essentiellement à sa propre appréciation, mettant en avant les éléments en sa faveur et passant sous silence ceux dont la Cour d'appel a estimé qu'ils parlaient pour une attribution à l'intimé. Un tel procédé ne fait apparaître aucune violation du droit fédéral (art. 42 al. 2 LTF). Le fait que la recourante soit plus disponible que l'intimé et qu'elle se soit occupée de l'enfant depuis sa naissance n'est par ailleurs pas déterminant au vu des autres critères pris en considération par l'autorité cantonale, soit en particulier le comportement inadéquat de la mère à l'égard de son fils comme envers l'entourage de celui-ci. Partant, la cour cantonale ne peut se voir reprocher d'avoir fait preuve d'arbitraire dans l'établissement des faits (art. 9 Cst.), ni abusé de son pouvoir d'appréciation dans l'application du droit fédéral (art. 4 CC), en considérant que le bien de l'enfant commandait que la garde soit attribuée au père.