Citation: 6B_859/2021 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a constaté que le 31 juillet 2018, lors d'une conversation téléphonique, B.________ et la recourante avaient prévu de se rejoindre afin que celle-ci lui remette une somme d'argent, représentant "quatre". La juridiction précédente a acquis la conviction, sur la base d'un faisceau d'indices convergents, qu'il s'agissait d'une somme de 4'000 fr., destinée au financement du trafic de stupéfiants du prénommé. Ainsi, ladite conversation téléphonique faisait suite à l'interception par la police d'un véhicule qui transportait l'héroïne destinée à B.________, dont il avait déjà fait l'acquisition. Agissant dans l'urgence, celui-ci était tout de même parvenu à se procurer 700 gr. d'héroïne. Il avait alors assuré à son créancier, lors d'une conversation téléphonique du 24 juillet 2018, qu'il allait s'acquitter de son dû après avoir payé son loyer, soit une semaine, voire dix jours plus tard. Or cette date correspondait précisément à la date à laquelle la recourante lui avait remis la somme d'argent litigieuse. Dans ces circonstances, la version des intéressés selon laquelle le chiffre "quatre" se rapportait à une somme de 400 fr. que la recourante aurait prêtée à son comparse afin qu'il s'acquitte de son loyer ne s'avérait guère plausible. D'autant moins que les intéressés avaient passé des vacances dans le sud de la France peu auparavant, de sorte qu'il apparaissait peu crédible que B.________ eût été contraint d'emprunter cette somme, pour le moins dérisoire, à sa compagne. Au demeurant, s'il s'était agi du prêt de 400 fr. pour un loyer, les intéressés en auraient discuté librement.