Citation: U 389/04 27.10.2005 E. A

B.________, né en 1956, a travaillé comme manoeuvre auprès de l'entreprise A.________ SA, dès le 15 octobre 2000. A ce titre, il était assuré auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accident (CNA). Le 3 février 2001, l'assuré a été victime d'un accident de la circulation; la voiture dans laquelle il avait pris place comme passager et qui se trouvait à l'arrêt a été percutée à l'arrière par un autre véhicule qui n'a pas pu freiner à temps. Le soir même, il a ressenti des douleurs cervicales, des vertiges et des céphalées. Le docteur K.________, de la Permanence de C.________, qu'il a consulté le lendemain de l'accident, a posé le diagnostic de traumatisme cervical de type «whiplash» (rapport médical intermédiaire du 10 mai 2001). L'assuré a été mis en incapacité de travail par son médecin traitant, le docteur M.________. Un bilan radiologique a révélé une discarthrose postérieure en C6-C7 et ébauchée en C5-C6, mais pas de déplacement anormal d'une vertèbre. Une tentative de reprise de travail à 50%, le 28 mai 2001, s'est soldée par un échec. La CNA a alors requis une expertise biomécanique auprès de son groupe de travail sur la mécanique des accidents. Dans un rapport du 11 avril 2002, celui-ci est parvenu à la conclusion que les plaintes de l'assuré étaient explicables par le choc subi lors de l'accident. B.________ a également été examiné par le docteur G.________, médecin d'arrondissement de la CNA, qui a émis un pronostic défavorable sur le cas (rapport du 13 mars 2002). Dans un rapport complémentaire du 4 juillet suivant, ce médecin a déclaré que la persistance, après un an, de la symptomatologie douloureuse ne pouvait plus être «acceptée» comme une conséquence de l'accident dès lors qu'aucune lésion squelettique n'avait été décelée. Le 12 juillet 2002, la CNA a rendu une décision par laquelle elle a mis fin à ses prestations au 31 juillet 2002, considérant que l'assuré ne présentait plus de séquelles consécutives à l'accident du 3 février 2001. Saisie d'une opposition, elle a requis un second avis du docteur S.________, de sa division de médecine des accidents, et confirmé sa prise de position initiale dans une nouvelle décision du 27 mai 2003.