Citation: I 436/03 10.09.2003 E. 3

3.1 Selon l'art. 28 al. 1 LAI, l'assuré a droit à une rente entière s'il est invalide à 66 2/3 % au moins, à une demi-rente s'il est invalide à 50 % au moins, ou à un quart de rente s'il est invalide à 40 % au moins; dans les cas pénibles, l'assuré peut, d'après l'art. 28 al. 1bis LAI, prétendre une demi-rente s'il est invalide à 40 % au moins. Selon l'art. 28 al. 2 LAI, pour l'évaluation de l'invalidité, le revenu du travail que l'invalide pourrait obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui, après exécution éventuelle de mesures de réadaptation et compte tenu d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide. 3.2 Pour pouvoir calculer le degré d'invalidité, l'administration (ou le juge, s'il y a eu un recours) a besoin de documents que le médecin, éventuellement aussi d'autres spécialistes, doivent lui fournir. La tâche du médecin consiste à porter un jugement sur l'état de santé et à indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités l'assuré est incapable de travailler. En outre, les données médicales constituent un élément utile pour déterminer quels travaux on peut encore, raisonnablement, exiger de l'assuré (ATF 125 V 261 consid. 4, 115 V 134 consid. 2, 114 V 314 consid. 3c, 105 V 158 consid. 1). 3.3 En l'espèce, la Cour de céans n'a pas de raison de s'écarter des conclusions des premiers juges, selon lesquelles il n'est pas possible, en présence des conclusions contradictoires des rapports des médecins du SMR, d'une part, et de la doctoresse D.________, d'autre part, de connaître la capacité résiduelle de travail de l'assurée. Certes, sur le plan physique, les médecins prénommés ont fait état d'un diagnostic comparable. Ainsi, les médecins du SMR ont diagnostiqué des dorsalgies en relation avec des troubles statiques et dégénératifs, des troubles rachidiens, une dysbalance musculaire de la ceinture scapulaire, ainsi qu'un excès pondéral et des coccydynies. De son côté, la doctoresse D.________ a attesté l'existence de dorso-lombalgies chroniques persistantes dans le cadre de troubles statiques sévères et dégénératifs modérés, d'une insuffisance de posture avec dysbalance musculaire, de cervicalgies mécaniques persistantes, de douleurs coccygiennes et d'une obésité. Sur le plan psychique, elle a fait état d'un trouble anxieux, auquel la doctoresse prénommée n'attribue toutefois pas d'influence sur le plan de la capacité de travail. Cependant, ces avis médicaux divergent dans leurs conclusions. En effet, les médecins du SMR indiquent une capacité de travail de 50 % dans les travaux de conciergerie et une capacité entière dans l'activité d'ouvrière d'usine, pour autant que l'assurée dispose d'un siège rembourré et que le port de charges soit limité à 5-10 kilos. En revanche, la doctoresse D.________ fait état d'une incapacité de travail entière dans la première activité susmentionnée et d'une capacité résiduelle de 50 % dans la seconde. Aussi, sur le vu de ces conclusions divergentes, n'est-il pas possible de trancher le point de savoir dans quelle mesure et pour quelles activités l'assurée est incapable de travailler. Cela étant, ni les allégations de C.________, ni les avis médicaux qu'elle a produits à l'appui de son recours de droit administratif (avis qui, au demeurant, figuraient déjà au dossier cantonal) ne permettent de s'écarter du point de vue des premiers juges, selon lequel une expertise médicale est indispensable pour statuer sur le droit éventuel de l'intéressée à des prestations de l'assurance-invalidité. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle manifestement infondé.