Citation: 6B_425/2022 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a considéré qu'une ordonnance de classement aurait dû être rendue par le ministère public et non une ordonnance de non-entrée en matière, puisqu'une instruction avait été ouverte contre l'intimé pour concurrence déloyale le 7 novembre 2017. Il ne se justifiait cependant pas d'annuler l'ordonnance attaquée pour ce seul motif, dès lors que la recourante n'avait subi aucun dommage de ce fait (cf. ordonnance attaquée, p. 5). En substance, la cour cantonale a retenu que s'agissant des faits de concurrence déloyale prétendument commis par l'intimé entre le 1 er janvier 2010 et le 31 décembre 2011, l'action pénale y relative était largement prescrite, de sorte qu'il existait un empêchement de procéder au sens des art. 310 al. 1 let. b et 319 al. 1 let. d CPP. Concernant les faits de concurrence déloyale prétendument commis par l'intimé après le 31 décembre 2011, la recourante n'avait pas la qualité de partie plaignante en ce qui les concernait, faute d'avoir expressément porté plainte pour ceux-ci le 1 er avril 2015 et d'avoir recouru contre l'ordonnance de la cour cantonale du 24 février 2021, référencée P3 21 3, qui limitait expressément sa qualité de partie plaignante à la courte période du 1 er janvier 2010 au 31 décembre 2011. Il s'ensuivait l'irrecevabilité du recours cantonal, faute de qualité pour recourir, dans la mesure où la recourante concluait à la poursuite de l'instruction s'agissant des faits de concurrence déloyale soi-disant commis par l'intimé postérieurement au 31 décembre 2011 (cf. ordonnance attaquée, p. 6 s.).