Citation: 8C_286/2022 E. A

A.a. La société B.________ Sàrl (ci-après: la société), active dans les constructions métalliques, a été inscrite au registre du commerce le 19 octobre 2018 et a été - dès cette date et jusqu'au 31 décembre 2019 - affiliée auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: la CNA). Le 16 mars 2020, la société a adressé à la CNA une déclaration d'accident, selon laquelle A.________, né en 1986, et employé auprès d'elle depuis le 9 mars 2020, était tombé d'une échelle le 12 mars 2020. Ensuite de cet accident, il a été hospitalisé à l'Hôpital C.________ et a été en incapacité de travail depuis lors. A.b. Par courriers des 19 mars, 24 avril et 7 mai 2020, la CNA a invité la société à lui faire parvenir certains documents en vue de déterminer son obligation d'allouer des prestations d'assurance. Le 29 mai 2020 la société lui a adressé les documents suivants: le décompte de salaire de l'intéressé pour mars 2020, mentionnant un salaire brut de 3536 fr. pour 136 heures de travail, dont étaient notamment déduites les cotisations à l'AVS, à la prévoyance professionnelle et à l'assurance-accidents, un formulaire mentionnant que l'intéressé avait accompli pour la société huit heures de travail par jour les 9, 10 et 11 mars 2020 et deux heures trente le 12 mars 2020 et un contrat de travail entre la société et l'intéressé portant la date du 9 mars 2020 - sur lequel le chiffre 3 correspondant à mars avait été corrigé à la main -, stipulant un salaire horaire de 26 fr., auquel s'ajoutaient 8.33 % pour le 13e salaire et une indemnité de vacances de 10.64 %. Le 15 juin 2020, la CNA a requis de la société un extrait du compte par le débit duquel le salaire de l'intéressé avait été versé et une copie des polices de prévoyance professionnelle et d'assurance d'indemnités journalières en cas de maladie. Le 6 juillet 2020, elle a fixé à A.________ un délai au 27 juillet 2020 pour lui remettre les pièces demandées, en le rendant attentif à son obligation de collaborer et aux conséquences d'un refus de collaborer. Le 27 juillet 2020, la société a indiqué à la CNA qu'elle n'avait pas eu le temps d'annoncer l'intéressé à la caisse de pension, à l'AVS et à l'assurance d'indemnités journalières en cas de maladie, l'accident étant survenu trois jours après le début de son travail. Le 30 juillet 2020, la CNA a demandé à la société de s'expliquer sur les déductions sociales opérées selon la fiche de salaire de mars 2020, dès lors que l'intéressé n'avait pas été annoncé aux assurances, et sur les 136 heures mentionnées sur le bulletin de salaire, alors que la société rapportait 26 heures 30 accomplies avant l'événement seulement. Elle lui a également demandé pourquoi les indemnités pour vacances et 13e salaire prévues dans le contrat de travail n'apparaissaient pas sur la fiche de salaire de mars 2020, et l'a invitée à fournir un extrait du compte par le débit duquel le salaire avait été versé. A.c. Par décision du 28 septembre 2020, confirmée sur opposition le 21 janvier 2021, la CNA a retenu que malgré les demandes et délais accordés, elle n'avait pas reçu de document prouvant l'activité de A.________ pour la société au moment de l'accident. Le contrat de travail et la fiche de salaire ne concordaient pas. Partant, elle ne pouvait pas allouer des prestations d'assurance. De plus, il apparaissait que la société n'était pas assurée auprès d'elle.