Citation: 9C_573/2019 E. 5.2.1

5.2.1. S'agissant du grief sur le fond, il faut admettre, à la suite de la juridiction cantonale, qu'en 2017, les experts ont procédé à une nouvelle appréciation du cas sur la base d'autres critères. Il ressort des constatations cantonales, qu'en 2003, l'office recourant a reconnu le droit de l'assuré à une rente entière à compter du 1 er septembre 1999, en raison de troubles psychiques. Dans leurs rapports des 5 et 8 septembre 2003, les médecins de la CRR avaient en effet diagnostiqué un trouble somatoforme douloureux persistant (F45.4) et un trouble mixte de la personnalité (F61.0) à traits quérulents (F60.0) et anankastiques (F60.5) totalement incapacitants. Les experts avaient en outre retenu, entre autres diagnostics sans incidence sur la capacité de travail, ceux d'amyotrophie de la cuisse droite d'origine incertaine, d'anomalie de la charnière lombo-sacrée (vertèbre transitionnelle) et de troubles dégénératifs modérés du rachis lombaire. Pour réduire le droit de l'intimé à une demi-rente d'invalidité depuis le 1 er octobre 2018, l'administration s'est fondée sur l'expertise pluridisciplinaire effectuée par la CRR en 2017, selon laquelle, en raison de troubles somatiques l'intimé présentait une capacité de travail de 50 % dans une activité adaptée. Dans leur rapport du 20 juin 2017, les médecins avaient justifié l'incapacité de travail en raison essentiellement de la bascule du bassin avec troubles statiques à convexité droite, de l'anomalie de transition avec hémi-lombalisation de S1, ainsi que de l'aggravation des troubles des épaules et du poignet droit. Sur le plan psychique, les experts n'avaient retenu aucun diagnostic incapacitant; ils avaient en revanche mentionné, en tant que diagnostics sans répercussion sur la capacité de travail, ceux notamment d'épisode dépressif léger (F32.0) et de syndrome douloureux somatoforme persistant (F45.4).