Citation: 1C_220/2024 E. 1

Dans ces conditions, en autorisant la construction de balcons moins imposant que ceux qui avaient été initialement autorisés par la Municipalité, la CDAP n'a pas statué au-delà des conclusions des recourants. Dès lors que cette question faisait partie de l'objet du litige, elle pouvait examiner la question et réformer la décision municipale sur la base des plans déposés par la constructrice. L'autorité précédente disposait du reste de toutes les informations nécessaires pour trancher immédiatement cette question et la Municipalité de Lausanne avait d'ores et déjà indiqué accepter les modifications. Un renvoi de l'affaire sur ce point aurait ainsi constitué une vaine formalité et abouti à un allongement inutile de la procédure (cf. arrêt 1C_260/2023 du 30 novembre 2023 consid. 2.3). Les recourants ne prétendent au demeurant pas que la modification du projet litigieux aurait dû nécessiter une enquête publique complémentaire (cf. art. 111 et 117 LATC), point ayant d'ailleurs fait l'objet d'un examen par la CDAP contrairement à ce qu'ils soutiennent. En définitive, le fait que la cour cantonale ait elle-même examiné cette question, conformément à son pouvoir de réforme (art. 90 al. 1 LPA), ne constitue pas une violation de la séparation des pouvoirs ou du principe de la légalité. Ce premier grief, pour autant qu'il soit recevable, est rejeté.