Citation: 1C_644/2012 E. 2.2

2.2. Il y a tout d'abord lieu de relever que l'exploitation de la carrière du "Châble du Midi" a été interrompue immédiatement après l'éboulement du 12 décembre 2008 et que le permis d'exploiter le site est échu depuis le 30 juin 2011. En outre, le Tribunal fédéral avait précédemment annulé l'autorisation d'extension de l'exploitation de la carrière d'Arvel délivrée en 2001, dans la mesure où aucun intérêt public prépondérant n'était établi pour justifier la continuation de l'exploitation de la carrière située dans une zone figurant à l'inventaire fédéral (arrêt 1A.25/2006). La présente procédure a formellement pour objet le plan d'extraction "Carrières d'Arvel, travaux de sécurisation du sommet de la falaise" adopté le 29 août 2011 et l'autorisation de défrichement du 22 juillet 2011. Ces décisions ne doivent pas être confondues avec la procédure relative à la demande de prolongation de l'exploitation de la carrière, mise à l'enquête en juin 2012. Il existe toutefois une confusion certaine entre ces différentes procédures (cf. consid. 3 de l'arrêt attaqué). Cette confusion est aggravée par le fait que l'acte administratif principal, dont l'objet est la sécurisation et la remise en l'état des lieux, est présenté sous la forme d'un "plan d'extraction et demande simultanée de permis d'exploiter", sans que l'extraction ne soit toutefois fondée sur des motifs liés à l'approvisionnement en roches dures. En l'occurrence, la sécurisation du Châble du Midi, à savoir les mesures à prendre pour la protection des personnes et des biens susceptibles d'être atteints par un éboulement, constitue le point central de la présente procédure (cf. consid. 5.3 in fine). La remise en l'état du site est une question secondaire à celle de sa sécurisation (cf. consid. 6.3). Quant à l'extraction des roches, dans ce contexte, elle ne peut être justifiée par les motifs précités que de manière accessoire.