Citation: 7B_144/2025 E. 4.5.2

4.5.2. Le raisonnement de la cour cantonale, tel qu'exposé au considérant 4.3 ci-dessus, ne prête pas le flanc à la critique. Il est, pour le surplus, suffisant sous l'angle du droit d'être entendu du recourant (cf. consid. 3.2 supra). Contrairement à ce que prétend le recourant, la cour cantonale a précisé quels étaient les éléments qui justifiaient de retenir un risque de collusion; elle a exposé les différents actes d'instruction qui devaient encore être effectués en l'espèce, précisant que le recourant devra être confronté aux résultats obtenus afin, notamment, de déterminer son rôle dans le prétendu trafic et d'identifier d'éventuels complices et consommateurs. On comprend de cette argumentation que d'autres personnes impliquées dans le trafic précité pourraient encore être identifiées, dès lors que la police est intervenue à plusieurs reprises, dans plusieurs appartements " crack house " de l'immeuble concerné. Dans la mesure où des soupçons suffisants pèsent sur le recourant quant à sa participation à un éventuel trafic de stupéfiants, ce qui n'est, encore une fois, pas contesté, le risque qu'il puisse prendre contact avec ces individus est patent. Dans ces conditions, c'est à juste titre que la cour cantonale a retenu l'existence d'un risque de collusion. Il existait en effet un risque que le recourant, s'il était remis en liberté, compromette la recherche de la vérité en contactant d'éventuelles personnes impliquées dans le trafic de stupéfiants auquel il aurait participé. On rappelle enfin, comme l'a relevé l'autorité précédente, que l'instruction ne fait que commencer et que les éléments permettant d'admettre un risque de collusion peuvent dès lors être moins précis à ce stade. Enfin, la présomption d'innocence n'est en l'espèce pas violée, dès lors qu'il existe des soupçons suffisants de la commission d'infractions.