Citation: 5A_711/2014 E. 3.3.2

3.3.2. La critique tend, en définitive, à contester le montant des besoins de l'enfant à compter de l'âge de 15 ans révolus. Concernant les remarques du recourant à propos des montants de 1'750 fr. de pension et de 500 fr. de frais de garde mentionnés (de façon erronée) dans les considérants de l'arrêt attaqué, il faut souligner, d'abord, que la voie de la requête en interprétation ou en rectification (art. 334 CPC) auprès de la Cour de justice lui était ouverte s'il estimait que le dispositif se trouvait en contradiction avec les motifs. La Cour de céans relèvera pour sa part que le dispositif de l'arrêt cantonal, qui fixe la pension à 2'100 fr. jusqu'à la majorité, voire au-delà en cas de formation professionnelle ou d'études sérieuses et régulières, mais au plus tard jusqu'à l'âge de 25 ans, est parfaitement clair. Nonobstant les erreurs manifestes de chiffres qui se sont glissées dans les considérants, elle est en mesure de comprendre la motivation de cette décision, la juridiction précédente ayant indiqué que les besoins de l'enfant ne seraient pas modifiés après l'âge de 15 ans, au vu de la compensation progressive entre la diminution des frais de garde et l'augmentation des autres frais. Sur le fond, le recourant, qui se base sur les tabelles zurichoises pour tenter de démontrer le caractère arbitraire du montant de 3'000 fr. qui a été retenu à titre de pension alimentaire, semble oublier qu'en l'occurrence, l'autorité cantonale ne s'est pas fondée sur ces tabelles pour établir les besoins de l'enfant; elle les a seulement citées à titre indicatif (" voir notamment les tabelles zurichoises ") au moment de préciser que, de manière générale, les besoins d'un adolescent sont supérieurs à ceux d'un enfant plus jeune. Cependant, c'est en procédant à un calcul concret qu'elle a fixé les besoins de l'enfant à 3'000 fr., estimant dans un deuxième temps que la diminution des frais de garde serait progressivement compensée, concrètement, en l'espèce, par une augmentation de ses autres frais d'entretien. Cette argumentation résiste à la critique. L'opportunité d'agir en modification du jugement (art. 286 al. 2 CC applicable par renvoi de l'art. 134 al. 2 CC) est réservée au père si, le moment venu, il estime que les besoins de l'enfant sont, concrètement, inférieurs à 3'000 fr.