Citation: 8C_505/2016 E. 3.2

3.2. Dans son rapport d'examen final du 31 mars 2014, le docteur G.________ a considéré la situation de l'assuré comme stabilisée dès lors qu'après de multiples investigations et une prise en charge au long cours, il n'y avait plus lieu d'attendre de bénéfice de la poursuite à long terme de mesures de physiothérapie. Il a ainsi conclu que les séquelles lésionnelles de l'accident ouvraient droit à une indemnité pour atteinte à l'intégrité. Contrairement à ce que soutient le recourant, sa situation n'était pas déjà stabilisée à l'issue de son séjour à la CRR le 11 mars 2013. En effet, entre cette date et l'examen final du docteur G.________, l'assuré a fait l'objet de plusieurs examens spécialisés (cf. rapport du docteur C.________, du 17 mai 2013; rapport du docteur D.________, du 18 juin 2013; rapport de la doctoresse E.________, du 2 octobre 2013) et le traitement médical s'est poursuivi, notamment sous forme de physiothérapie quotidienne intensive à V.________ (cf. rapport de la doctoresse E.________, du 24 février 2014). Au demeurant, le recourant semble se contredire en soutenant à la fois que son état a évolué défavorablement après l'examen final du docteur G.________ (mars 2014) et en soutenant en même temps que ce même état était déjà stabilisé en mars 2013. Au vu de ce qui précède, le traitement médical de l'assuré devait être considéré comme terminé au plus tôt le 31 mars 2014. Entre ce moment et la décision de la CNA du 17 mars 2015 fixant le taux de l'atteinte à l'intégrité à 7,5 %, moins de douze mois se sont écoulés. C'est dès lors à juste titre que les premiers juges ont nié le droit du recourant à un intérêt moratoire, respectivement compensatoire sur le montant de l'indemnité pour atteinte à l'intégrité perçue.