Citation: 2C_984/2018 E. A

A.a. A.________, ressortissant portugais, né en 1967, a séjourné en Suisse à partir du 15 novembre 2001. Il a quitté le territoire helvétique le 30 novembre 2009, alors qu'il se trouvait au bénéfice d'une autorisation d'établissement. A.________ est revenu en Suisse le 20 septembre 2010. Il s'est alors vu octroyer une autorisation de séjour valable jusqu'au 19 septembre 2015, prolongée de deux ans le 9 octobre 2015, au motif que l'autorité compétente ne s'était alors pas encore déterminée sur son droit à d'éventuelles prestations de l'assurance-invalidité (ci-après: AI). A.b. Dès son retour en Suisse, A.________ a travaillé en qualité de boucher/livreur, puis de manutentionnaire. Il a été victime d'un accident le 30 octobre 2011. Le 10 septembre 2012, il a déposé une demande de rente AI. Considérant que l'incapacité de travail de l'intéressé avait pris fin le 30 juin 2012, l'Office de l'assurance-invalidité (ci-après: l'OAI) a, par décision du 19 mai 2016, refusé de lui allouer la moindre prestation. A défaut du versement de l'avance de frais requise dans le délai imparti, l'autorité compétente a déclaré irrecevable le recours déposé par A.________ contre cette décision. L'OAI a refusé d'entrer en matière sur une nouvelle demande de prestations du précité, décision confirmée par le Tribunal cantonal le 17 mai 2018. Bien que l'OAI ait considéré que la capacité de travail de A.________ était entière depuis le 1er juillet 2012, l'intéressé a, à compter de la survenance de l'accident, été mis au bénéfice de certificats d'incapacité de travail totale établis d'abord en raison de son accident professionnel, puis pour des problèmes psychiques. A.c. A.________ a été licencié par son employeur le 1er juin 2012. La SUVA a, par décision du 3 septembre 2013, refusé de continuer à lui fournir des prestations, au motif que les troubles dont il souffrait étaient de nature exclusivement maladive. A.d. Le Service social de la Broye soutient A.________ depuis le mois d'octobre 2013. Au 27 mars 2017, celui-ci avait accumulé une dette sociale d'un montant de 85'674 fr. 35. A.e. A.________ n'a plus travaillé depuis la survenance de son accident. Il n'a pas non plus effectué de recherches d'emploi.