Citation: 2C_984/2013 E. 2.2.2

2.2.2. L'arrêt attaqué explique pour quels motifs il n'a pas été donné suite aux mesures d'instruction proposées par le recourant et pourquoi l'état de santé de celui-ci ne justifiait pas sa libération. Les juges ont souligné que le recourant n'avait invoqué aucune circonstance nouvelle en lien avec sa santé par rapport à la situation qui prévalait lorsque la Cour de justice avait déjà examiné la cause, à savoir le 10 janvier 2013 et le 24 juillet 2013. Le recourant n'avait en outre fourni aucun nouveau certificat médical par rapport à ceux produits auparavant et qui avaient alors été pris en considération; il aurait pourtant eu l'occasion d'étayer depuis plusieurs mois les troubles psychiques qu'il alléguait, ce qu'il n'avait pas fait. En outre, les tentatives de suicide dont l'intéressé avait déjà fait état le 7 mars 2013 n'étaient aucunement prouvées. On ne voit pas que cette appréciation anticipée des preuves serait arbitraire. Au demeurant, il appartenait au recourant de le démontrer (art. 106 al. 2 LTF) ou à tout le moins d'expliquer pourquoi il n'avait pas produit de nouveaux certificats des médecins dont il demandait l'audition, alors qu'il a été retenu qu'il en aurait eu l'occasion depuis des mois et dans quelle mesure il serait insoutenable de retenir que les tentatives de suicide alléguées n'étaient pas démontrées. Il ne le fait nullement, son argumentation se limitant à dire que son état de santé était un point fondamental qui s'opposait à la prolongation de sa détention. En pareilles circonstances, le Tribunal fédéral ne dispose d'aucun élément tangible permettant de retenir une violation du droit d'être entendu au motif que la Cour de justice n'aurait pas donné suite aux offres de preuves du recourant en lien avec son état de santé.