Citation: 6B_305/2018 E. 1.2

1.2. Par arrêt du 6 février 2018 notifié à X.________ le 8 février 2018, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice genevoise a rejeté le recours de la prénommée contre l'ordonnance du Tribunal de police. La juridiction cantonale a considéré que l'ordonnance pénale avait été valablement notifiée à X.________ le 26 mai 2017, soit à l'échéance du délai de 7 jours de garde postale à compter de l'avis de retrait; que le délai d'opposition avait par conséquent échu le 5 juin 2017, de sorte que l'opposition formée par courrier du 8 juin 2017 l'avait été tardivement. La chambre cantonale a ajouté que le pli recommandé avait été retiré le 30 mai 2017, de sorte que X.________ aurait pu former opposition à l'ordonnance pénale avant l'échéance du délai légal, ce qu'elle n'avait pas fait. X.________ ne pouvait pas non plus invoquer avoir été empêchée d'agir en raison de son absence à l'étranger. En effet, elle avait admis à l'audience du Tribunal de police avoir su qu'elle faisait l'objet d'une poursuite pénale et su qu'un courrier recommandé lui avait été notifié, de sorte qu'elle aurait pu charger une tierce personne d'agir en son nom dans le délai légal. A défaut, les conditions d'une restitution de délai n'étaient pas réunies.