Citation: 6B_497/2022 E. B

Par jugement du 12 janvier 2022, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.A.________ et confirmé le jugement attaqué. En résumé, elle a retenu les faits suivants: A.A.________, né en 1973 et ressortissant v.________, a rencontré B.A.________ lors d'un voyage à W.________. Ils ont commencé une relation amoureuse dès le mois de mars 2018 et se sont mariés en décembre 2018. Après plusieurs ruptures, le couple a repris la vie commune au début 2020. Celle-ci a perduré jusqu'au 17 octobre 2020, date à laquelle A.A.________ a fait l'objet d'une mesure d'expulsion du domicile conjugal. Le couple a divorcé le 12 avril 2021. A U.________, en été 2019, vraisemblablement au mois de juillet, A.A.________ a contraint son épouse, B.A.________, à entretenir des relations sexuelles contre sa volonté. Il lui a d'abord demandé de le sucer, mais estimant qu'elle le faisait mal, il l'a saisie par le cou et par les cheveux, et l'a lancée au sol. Il l'a alors obligée à lui prodiguer à nouveau une fellation. Il l'a ensuite forcée à se mettre à quatre pattes avec violence, avant de lui cracher dessus, car elle était «sèche» selon lui, et de la pénétrer vaginalement contre son gré. Une fois ses agissements terminés, A.A.________ a déclaré à sa femme que si elle en parlait à quelqu'un, il dirait qu'elle était folle et l'enterrerait vivante. B.A.________ a été effrayée par ces déclarations et a tu les faits jusqu'au 17 octobre 2020. Le lendemain matin, A.A.________ a constaté que son épouse était couverte de bleus à la suite de ses agissements et lui a demandé pardon. B.A.________ a déposé une plainte pénale le 17 octobre 2020. A U.________ et ailleurs sur territoire helvétique, entre le mois de décembre 2019 et le 17 octobre 2020, date de son interpellation, à réitérées reprises, A.A.________ s'est montré violent physiquement envers son épouse, lui causant régulièrement des hématomes, et l'a menacée de mort. Le 25 mars 2020, il l'a notamment poussée à plusieurs reprises au sol au cours d'une dispute, ce qui a nécessité son transfert en ambulance à l'hôpital. Il a été constaté qu'elle présentait divers hématomes et dermabrasions, ainsi qu'une plaie à l'arcade sourcilière qui a fait l'objet de quatre ou cinq points de suture. B.A.________ a déposé une plainte pénale le 17 octobre 2020. A U.________, au début 2020, A.A.________ s'est rendu chez B.A.________ et lui a dit qu'il avait «envie de baiser». Elle lui a répondu qu'elle n'était pas d'accord et lui a donné 100 fr. pour qu'il puisse s'acheter du cannabis. A.A.________ est revenu et l'a incitée à boire, de sorte qu'elle a fini par céder. Il a alors commencé à lui déchirer les vêtements, tout en la giflant et lui tirant les cheveux, puis l'a obligée à lui prodiguer une fellation. Il l'a ensuite pénétrée vaginalement et analement à tour de rôle, contre son gré, alors qu'elle se trouvait à quatre pattes sur le canapé du salon. A la suite de ces faits, B.A.________ a souffert de saignements de l'anus. Elle a porté plainte le 17 octobre 2020. Dès le 17 juillet 2020, les faits antérieurs n'étant pas couverts par la plainte, A.A.________ a également régulièrement injurié sa femme, en la traitant notamment de «salope», «sale pute» ou «grosse pouffiasse». B.A.________ a déposé une plainte pénale le 17 octobre 2020. A U.________, le 17 octobre 2020 peu avant 1 heure, A.A.________, énervé car son épouse lui avait pris la télécommande de la télévision des mains et l'avait heurté avec, a bousculé et frappé B.A.________ à coups de poing et à coups de pied. Puis il s'est muni d'un petit couteau avec une lame d'environ 10 cm, qu'il utilisait pour manger du fromage, a attrapé sa femme par le bras en lui disant qu'il allait la tuer et l'a tailladée à hauteur du pli du coude gauche, lui provoquant une coupure. Il l'a ensuite trainée dans la chambre, avant de la lancer sur le lit. En tombant sur la couche, B.A.________ a percuté la table de nuit avec la tête. Ensuite, A.A.________ est allé chercher de la soupe à la cuisine et son épouse en a profité pour téléphoner à la police. A son retour, A.A.________ a encore frappé sa femme au niveau du poignet avec la cuillère à soupe dont il s'était muni, avant que la police n'arrive. B.A.________ a déposé une plainte pénale le 17 octobre 2020. A tout le moins entre le mois de novembre 2019 et le 17 octobre 2020, date de son interpellation, A.A.________ a consommé des produits stupéfiants, notamment des produits de type cannabique.