Citation: 9C_40/2015 E. 3.6

3.6. En vertu de l'art. 54 let. c OPP 2 (dans sa teneur en vigueur du 1 er janvier 1993 au 31 décembre 2008), les placements dans des immeubles situés en Suisse et dans des participations à des sociétés immobilières dont au moins la moitié de la fortune se composait d'immeubles situés en Suisse étaient limités à 50 % (aujourd'hui: 30 %) de la fortune globale de l'institution de prévoyance. Les investissements immobiliers ont ceci de particulier qu'en principe, ils offrent un rendement régulier, tout en prenant de la valeur avec le temps; ils représentent à cet égard le modèle même du placement à long terme. Pour autant, ils doivent être choisis avec soins, ce qui présuppose que l'institution de prévoyance dispose des compétences d'analyse, de sélection et de suivi de tels placements ( YVAR MENTHA, in Commentaire LPP et LFLP, 2010, n. 66 ad art. 71 LPP; voir également MARTIN TH. MARIA EISENRING, Die Verantwortlichkeit für Vermögensanlagen von Vorsorgeeinrichtungen, 1999, p. 151 ss). Les investissements opérés par une institution de prévoyance doivent en principe être financés par l'institution elle-même. S'il n'est pas interdit, le financement au moyen de fonds étrangers (crédit ou prêt) se doit de rester limité (ATF 137 V 446 consid. 6.2.6 p. 452 et les références; voir également l'art. 54b al. 2 OPP 2, en vigueur depuis le 1 er janvier 2009, qui fixe la limite maximale d'avance [temporaire] sur un objet immobilier à 30 % de sa valeur vénale; EISENRING, op. cit., p. 155).