Citation: 6B_1345/2021 E. 1.4

1.4. La cour cantonale a retenu que l'infraction la plus grave était la seconde tentative de lésions corporelles graves. En l'occurrence, le recourant et les autres coauteurs s'en étaient pris sans raison valable - pour la deuxième fois cette nuit-là - à une personne à terre, présentant de surcroît une santé mentale diminuée et qui avait déjà été sérieusement étrillée au préalable, à laquelle ils avaient administré de nombreux coups, y compris de pied, à la tête et au dos notamment. En outre, c'était l'intervention du recourant qui avait permis le passage à tabac. En procédant à une comparaison avec une autre affaire, la cour cantonale a retenu qu'une peine de base de 36 mois paraissait donc justifiée. Elle a réduit celle-ci à 24 mois, en raison du dol éventuel et de la tentative. La cour cantonale a ensuite considéré que la première tentative de lésions corporelles graves devrait quant à elle être punie d'une peine de 33 mois, au vu de sa moindre intensité. Elle a réduit celle-ci à 19 mois au vu du dol éventuel et de la tentative (délit manqué), les lésions résultant de cette première agression étant heureusement très légères (contusions uniquement). En vertu du principe de l'aggravation et en raison de sa proximité temporelle avec la seconde tentative de lésions corporelles graves, la cour cantonale a réduit la peine à treize mois (pour la première tentative). Au vu des éléments relatifs à l'auteur, très légèrement défavorables, la cour cantonale a augmenté la peine d'ensemble de 37 mois à 38 mois. Elle a enfin considéré que celle-ci devait être réduite de deux mois en raison de la violation du principe de célérité commise en première instance pour le temps écoulé entre le prononcé du jugement et le rendu de la motivation écrite, violation d'une ampleur demeurant minime. Sur la base de tous ces éléments, elle a considéré que le recourant devait être condamné à une peine privative de liberté de 36 mois. Elle a également prononcé une peine pécuniaire, soit une peine de base de 90 jours-amende pour sanctionner les dommages à la propriété d'importance considérable, aggravée de 30 jours-amende pour le vol, de 20 jours-amende pour les dommages à la propriété, ainsi que de cinq jours-amende pour l'infraction simple à la loi sur les stupéfiants, soit au total 145 jours-amende. Enfin, elle a considéré que cette peine pécuniaire devait être augmentée à 155 jours-amende en raison des éléments relatifs à l'auteur très légèrement défavorables, puis réduite à 140 jours-amende en raison de la légère violation du principe de célérité.