Citation: 8C_655/2018 E. 2.3

2.3. Aux termes de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires doivent être rédigés dans une langue officielle, indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signés. En outre, l'art. 42 al. 2, première phrase, LTF dispose que les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Outre le fait que la motivation doit être pertinente, il incombe à la partie recourante d'exposer précisément en quoi elle s'oppose aux motifs qui ont conduit à la solution arrêtée par le jugement entrepris (arrêts 8C_809/2016 du 5 avril 2017 consid. 3.2.1; 2C_185/2016 du 9 mars 2016 consid. 2). En l'espèce, on ne peut pas dire que l'écriture de la recourante contient une motivation pertinente et concise au sens de la jurisprudence. Tout au long de son écriture, la recourante expose certes à réitérées reprises qu'elle est - sur pratiquement tous les points - d'un autre avis que la cour cantonale et qu'elle n'est pas d'accord avec le résultat auquel ont abouti les premiers juges. Toutefois, même lorsque le jugement entrepris porte sur des prestations en espèces et en nature de l'assurance-accidents - cas dans lesquels le Tribunal fédéral n'est pas lié par les faits constatés par la juridiction précédente (cf. consid. 2.2 supra) -, celui-ci n'examine pas le litige de la même manière qu'une autorité judiciaire de première instance mais il doit se limiter à vérifier si le jugement attaqué résiste à un contrôle de sa conformité au droit fédéral. C'est pourquoi il ne suffit pas, pour satisfaire aux conditions de motivation, que la partie recourante se contente d'alléguer que le point de vue de la juridiction précédente n'est pas pertinent, sans exposer de manière précise pourquoi elle est d'un autre avis. Elle doit bien plutôt faire valoir des motifs concrets, susceptibles d'être établis au moyen de preuves, qui démontre le caractère erroné du prononcé entrepris. Ce n'est pas parce qu'en substance ils aboutissent à des résultats divergents que plusieurs avis médicaux suffisent à mettre en cause la fiabilité de rapports établis par des experts liés à l'assureur-accidents. D'éventuels doutes peuvent être écartés d'une manière convaincante par une juridiction cantonale de dernière instance dans le cadre du pouvoir d'appréciation des preuves dont elle dispose, de sorte qu'un complément d'instruction plus approfondi apparaît superflu. Même si la jurisprudence exige de compléter l'instruction déjà en cas de doutes, même faibles, au sujet des constatations médicales d'un médecin lié à l'assureur-accidents (ATF 135 V 465 consid. 4.4 p. 469 s. et la référence), de tels doutes peuvent être levés même s'il devait persister des incertitudes lorsqu'il est possible de remédier à des avis médicaux en soi contradictoires au moyen d'une analyse critique. On peut ainsi éviter des mesures d'instruction longues et souvent coûteuses, sans risquer de porter une atteinte injustifiée à la situation juridique de l'assuré ni de refuser des prestations d'assurance de manière injuste (arrêt 8C_809/2016 du 5 avril 2017 consid. 3.2.2).