Citation: I 655/04 19.04.2005 E. A

A.a M.________, né en 1946, a travaillé depuis 1970 à titre indépendant au sein de son entreprise de terrassements et de transports, se chargeant principalement de la surveillance des chantiers et de la conduite des machines de chantier. A la suite d'une chute survenue le 8 avril 1997, il a subi une large rupture de la manchette des rotateurs avec déchirure du sus-épineux de la partie supérieure du sous-scapulaire et luxation du long biceps à l'épaule droite (rapport du 18 septembre 1997 des docteurs B.________ [spécialiste FMH en chirurgie orthopédique] et F.________ [médecin assistant]). Depuis lors, sa capacité de travailler avec les membres supérieurs, en particulier celle d'effectuer des tâches au-dessus de la ligne horizontale, des manipulations itératives et soutenues impliquant des rotations d'épaules, des tractions et des poussées contre résistance, ainsi que de porter des charges excédant 5 à 10 kg. a été fortement restreinte; souffrant en outre de cervicalgies chroniques, il a consécutivement subi une incapacité de travail de 50 % (rapports du 26 octobre 2000 du docteur T.________ [médecin conseil auprès de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton du Valais, ci-après: l'Office] et du 19 juillet 2000 de la doctoresse D.________ [spécialiste FMH en chirurgie orthopédique]). Se fondant sur ces constatations, l'Office a mis M.________ au bénéfice d'une demi-rente pour cas pénible avec effet au 1er avril 1998, en regard d'un degré d'invalidité de 43 % (décision du 8 février 2001). A.b Le 14 mai 2002, M.________ a déposé une demande de révision de son droit à la rente, faisant valoir une péjoration de son état de santé survenue progressivement depuis le mois de janvier 2002. Procédant à l'instruction de la cause, l'Office a recueilli divers avis médicaux, confiant en particulier un mandat d'expertise au docteur E.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique. Selon le rapport établi le 16 juillet 2003 par ce médecin, l'assuré souffre de cervico-brachialgies droites sur troubles dégénératifs et discopathie cervicale basse, de neuropathie cubitale droite et d'un status après rupture de la coiffe des rotateurs de l'épaule droite. Ces affections limitent sa capacité d'effectuer les travaux lourds et répétitifs afférents à l'exercice de son métier; méconnaissant l'incidence concrète de ces activités au niveau du membre supérieur droit de l'intéressé, l'expert estime difficile de chiffrer l'incapacité de travail corrélative qu'il évalue néanmoins à 50 %. En revanche, l'assuré est en mesure d'accomplir tous les travaux légers et de surveillance requis par le métier de terrassier. Aussi M.________ subit-il une incapacité de travail de 50 % dans une activité lucrative occasionnant des travaux lourds et répétitifs. Par contre, l'exercice d'un travail adapté à son état de santé, c'est-à-dire nécessitant occasionnellement le port de charges de 15 kg., limitant fortement les travaux lourds et répétitifs au niveau du membre supérieur droit demeure raisonnablement exigible de sa part à 100 %. Se fondant sur ces conclusions, l'Office a alloué à M.________, à partir du 1er mai 2002, une rente entière fondée sur un degré d'invalidité de 80 % (décision du 13 novembre 2003). Il a également supprimé son droit à la rente dès le 31 juillet 2003, considérant qu'il avait alors recouvré une capacité totale de travail dans une activité raisonnablement exigible, de sorte que l'incapacité de gain en résultant (27 %) s'avérait insuffisante pour justifier le maintien de son droit à cette prestation. Le 19 mai 2004, l'Office a confirmé sur opposition sa décision du 13 novembre 2003, sous réserve du dies a quo de la suppression du droit à la rente qu'il a reporté au 1er janvier 2004. En outre, il a retiré l'effet suspensif à un éventuel recours.