Citation: 6P.54/2004 21.05.2004 E. 4.2

4.2.1 Le recourant se demande si la comptabilité de la société R.________ SA n'a pas été refaite afin d'occulter une ristourne. Il invoque une phrase du témoignage de P.________, comptable chez R.________ SA, à propos de la numérotation des pièces comptables. 4.2.2 S.________ a effectué une expertise de la comptabilité de la société R.________ SA pour les années 1996 et 1997. Dans son rapport du 19 juin 2003, l'expert exclut l'existence d'une ristourne dans le cadre de l'adjudication des travaux pour le chemin du Trésillon. Dans un courrier du 8 juillet 2003, il relève que la constatation du recourant à propos de la numérotation d'une pièce comptable peut paraître troublante, mais indique n'être pas en mesure d'établir que R.________ SA a opéré une nouvelle comptabilité pour l'exercice 1996. Le 8 août 2003, la brigade financière de la police cantonale vaudoise a établi un rapport à la suite du séquestre de pièces comptables chez R.________ SA et la société T.________ SA, laquelle détient la première. Les inspecteurs excluent tout doute quant à l'authenticité de l'encaissement en 1996 de 273'000 francs par R.________ SA, en se fondant en particulier sur les originaux des avis de crédit de la banque. Ils donnent aussi une justification à la problématique de la numérotation des pièces comptables et précisent n'avoir trouvé aucune trace comptable d'une quelconque ristourne (cf. jugement de première instance, p. 13 ss). Il ressort en outre de la motivation de la Cour de cassation cantonale que même si le témoin P.________ a donné une version différente de celle des inspecteurs de police quant à la numérotation des pièces comptables, celui-ci, l'expert S.________ et les inspecteurs ont tous indiqué qu'il n'existait pas d'éléments susceptibles de conclure à une comptabilité faussée (cf. arrêt attaqué, p. 12). 4.2.3 La conclusion d'une absence de comptabilité falsifiée à laquelle est parvenue l'autorité cantonale à partir des moyens de preuve évoqués ci-dessus ne saurait être qualifiée d'insoutenable. La phrase que le recourant extrait du témoignage de P.________ à propos de la numérotation des pièces comptables n'ôte pas tout crédit aux autres éléments de preuve. Lors de sa déclaration aux débats, ce témoin a d'ailleurs confirmé la régularité des comptes qui font état de la somme de 273'000 francs (cf. jugement de première instance, p. 16). Au surplus, le recourant se contente d'opposer de manière appelatoire sa version des faits à celle retenue. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.