Citation: 1B_383/2015 E. 2

En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par la décision attaquée (ATF 133 IV 119 consid. 6.4 p. 121). Lorsque celle-ci est une décision d'irrecevabilité, les motifs développés dans le mémoire de recours doivent porter sur la question de la recevabilité traitée par l'instance précédente à l'exclusion du fond du litige (ATF 123 V 335 consid. 1b p. 336; 118 Ib 134 consid. 2 p. 135). La Chambre pénale de recours a jugé que l'ordonnance du Tribunal correctionnel qui renvoie la cause au Ministère public pour qu'il mette en oeuvre une nouvelle expertise psychiatrique du recourant n'était pas sujette à un recours en vertu de l'art. 393 al. 1 let. b CPP car elle n'exposait pas celui-ci à un préjudice irréparable et que le recours était de ce fait irrecevable. Il en allait de même du recours formé contre la décision du Ministère public en ce qu'il se fonde uniquement sur les griefs formulés contre l'ordonnance du Tribunal correctionnel et ne tend qu'à obtenir l'effet suspensif à son encontre. Le recourant ne développe aucune argumentation visant à démontrer en quoi la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire ou violé d'une autre manière le droit en n'entrant pas en matière sur ses recours. Il se limite à contester la nécessité de le soumettre à une nouvelle expertise psychiatrique et à requérir son audition par le Tribunal fédéral.