Citation: 1C_430/2016 E. 5

Les recourants se plaignent d'une violation des art. 2 et 10 LFo en relation avec la jurisprudence qui s'y rapporte et selon laquelle la date déterminante pour l'appréciation de la nature forestière est celle de la décision de première instance (ATF 124 II 85 consid. 4d p. 92; arrêts 1C_309/2007 du 29 octobre 2008 consid. 3.1, in RNRF 91 2010 p. 173; 1A.242/2002 du 19 novembre 2003, in ZBl 106/2005 p. 255 et résumé in RDAF 2006 I p. 648). En l'espèce, peu de temps s'est écoulé entre le relevé de terrain et la décision. Quand bien même le relevé utilisé dans la présente procédure a été élaboré dans une procédure différente, relative à une précédente demande d'autorisation de construire à laquelle il a été renoncé, une échéance de deux ans reste dans les limites du temps qui peut s'écouler dans le cadre d'une procédure complexe. A cela s'ajoute que, lors de l'inspection locale organisée par la cour cantonale, le service compétent a pu confirmer ses précédentes observations. A l'appui de leur grief, les recourants sortent les déclarations de la DGE de leur contexte lorsqu'ils relèvent que l'autorité a elle-même reconnu que le développement de la végétation dans ce secteur était important. En effet, la DGE constatait cela par rapport à la planification en vigueur, adoptée en 1985. En résumé, que le plan de la constatation de la nature forestière ait été adopté sur la base d'une visite des lieux effectuée deux ans auparavant reste acceptable.