Citation: 6B_1065/2021 E. 5.3

5.3. A propos de l'opération commerciale chinoise, la cour d'appel a précisé que si le recourant avait choisi de croire aux assurances données par ses partenaires et qu'il était convaincu d'obtenir un retour sur investissement, cela ne signifiait pas pour autant qu'il avait des raisons d'y croire (cf. consid. 2.2 supra). Sur ce point, l'autorité précédente n'est pas revenue sur le jugement rendu en 2014, où il avait été retenu que cette croyance constituait certes un élément à décharge, mais uniquement dans une très légère mesure. Par ailleurs, malgré ce que le recourant laisse entendre, il a manifestement commis une pluralité d'infractions graves postérieurement à sa condamnation de 2014. Il suffit à cet égard de consulter les faits retenus dans le jugement attaqué (voir les ch. 6 à 8 de l'acte d'accusation) en raison desquels le recourant est condamné, étant rappelé que ses agissements ont causé un préjudice important à ses diverses victimes, notamment à E.________ à partir de février 2017 (plus de 100'000 fr. pour ce dernier). On ne se trouve ainsi de toute évidence pas dans l'éventualité où seule une peine très partiellement complémentaire aux précédentes condamnations devrait être prononcée, qui pourrait être compatible avec l'octroi d'un sursis partiel. Les griefs que le recourant soulève à propos de l'application de la jurisprudence en présence d'une pluralité d'escroqueries par métier (cf. ATF 145 IV 377 consid. 2.3.3) sont par ailleurs infondés. Ainsi que les juges d'appel l'ont retenu à juste titre, cette infraction doit être regardée comme un tout, à l'inverse de ce que le recourant voudrait dans son cas. Dans son argumentation, le recourant ne semble pas attacher d'importance à ses diverses récidives commises durant le délai d'épreuve qui lui avait été accordé en 2014 et 2017 pour des faits similaires, lesquelles portent à nouveau sur des infractions contre le patrimoine. Il paraît aussi avoir oublié que le sursis avait été conditionné à une règle de conduite, soit la réparation du dommage par des versements mensuels de 1'000 fr., règle qu'il n'a toutefois pas respectée puisqu'il a interrompu prématurément ses remboursements. La révocation des sursis accordés précédemment est ainsi conforme au droit (art. 46 al. 1 CP). Quant à la peine privative de liberté totale de 4,5 ans, elle est conforme au droit et est incompatible avec un sursis (art. 42 al. 1 et 46 al. 1 CP), si bien qu'il n'y a pas matière à examiner plus avant les conditions d'un éventuel octroi.