Citation: 2C_1075/2019 E. 7

Enfin, les recourants affirment çà et là dans leur mémoire que le recourant 1 aurait dû bénéficier de l'opération de régularisation des sans-papiers "Papyrus" mise en place par la République et canton de Genève et recevoir, dans ce cadre, une autorisation de séjour. A cet égard, on se limitera à observer que l'opération précitée, ainsi que ses critères de mise en oeuvre, ne constituent rien d'autre qu'une application systématisée de l'ancien art. 30 al. 1 let. b LEtr (aujourd'hui art. 30 al. 1 let. b LEI) prévoyant la possibilité d'octroyer des autorisations de séjour dans des cas individuels d'extrême gravité (cf. arrêts 2C_302/2019 du 1er avril 2019 consid. 3; 2C_1042/2018 du 26 novembre 2018 consid. 3; 2C_963/2018 du 29 octobre 2018 consid. 3). Or, cette disposition, qui ne donne aucun droit à une autorisation de séjour, ne peut être invoquée dans le cadre d'un recours en matière de droit public (cf. art. 83 let. c ch. 3 LTF). Sa violation ne peut pas non plus être soulevée dans le cadre d'un recours constitutionnel subsidiaire, même sous l'angle de l'arbitraire, dès lors qu'elle ne confère aucun intérêt juridique protégé (cf. art. 115 let b LTF; aussi arrêt 2C_963/2018 du 29 octobre 2018 consid. 3).