Citation: 6B_1175/2021 E. B

Par jugement du 13 juillet 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a partiellement admis l'appel interjeté par A.________ contre le jugement du 27 février 2021. Elle l'a réformé en ce sens qu'elle a condamné A.________ à une peine privative de liberté de 20 mois, dont 14 mois avec sursis pendant 3 ans. Elle l'a confirmé pour le surplus. Il en ressort les faits suivants: B.a. Né en 1976 à U.________, A.________ est ressortissant d'Italie, au bénéfice d'un permis C. Il a toujours vécu en Suisse même s'il a encore de la famille en Italie. Célibataire, il cohabite avec sa compagne. Il a une fille, née en 2004, d'une précédente relation. Celle-ci vit en partie sous son toit. Outre des prestations en nature, il participe à son entretien par le versement d'une somme de 200 fr. par mois à la mère de sa fille. Il travaille actuellement à plein temps dans l'entreprise familiale à U.________, en qualité de chef de projet pour un salaire net mensuel de 4'648 fr. 85, versé treize fois. Sa prime d'assurance maladie LAMal s'élève à 413 fr. 15 par mois et sa prime LCA à 29 fr. 85 par mois. Il paie des acomptes mensuels d'impôts de 653 francs. Le loyer qu'il partage par moitié avec sa compagne s'élève au total à 2'260 fr., charges comprises. S'y ajoute un garage à 120 fr. par mois. Il a mis fin, en août 2020, au suivi psychologique qu'il avait entrepris le 11 juin 2018. Selon ses dires, il a créé une nouvelle entreprise en novembre 2020. Il aurait conclu un contrat et deux autres seraient en voie de l'être. B.b. Le casier judiciaire suisse de A.________ comporte trois inscriptions: - 10 novembre 2016, Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois, conducteur se trouvant dans l'incapacité de conduire (véhicule automobile, taux d'alcool qualifié dans le sang ou dans l'haleine), 20 jours-amende à 90 fr. le jour, avec sursis pendant 3 ans, et 450 fr. d'amende, sursis révoqué le 16 février 2017; - 16 février 2017, Ministère public du canton du Valais, conduite d'un véhicule automobile malgré le refus, le retrait ou l'interdiction de l'usage du permis, 30 jours-amende à 100 fr. le jour, avec sursis pendant 4 ans, et 1'100 fr. d'amende, sursis révoqué le 6 avril 2018; - 6 avril 2018, Ministère public du canton du Valais, conduite d'un véhicule automobile malgré le refus, le retrait ou l'interdiction de l'usage du permis et opposition aux actes de l'autorité (tentative), 75 jours-amende à 88 fr. le jour, peine d'ensemble avec la condamnation du 16 février 2017. B.c. L'extrait du fichier SIAC (anciennement ADMAS) de A.________ fait état de dix mesures de retrait de permis entre le 12 août 2003 et le 20 mai 2019, dont deux cas pour fatigue et bref assoupissement (plus entrave à la prise de sang dans un cas), cinq cas de conduite malgré un retrait de permis et deux cas d'ébriété. B.d. À V.________, en avril 2019, au cours de la matinée, A.________ a soustrait le véhicule automobile de marque B.________, à l'insu de sa compagne - avec laquelle il ne faisait pas ménage commun -, C.________ (détentrice, déférée séparément), puis a circulé, entre V.________ et W.________, au volant de la voiture alors qu'il faisait l'objet d'une mesure administrative de retrait de son permis de conduire. C.________ n'a pas déposé plainte. B.e. Sur la route X.________, à W.________, en direction de U.________, en avril 2019, à 9 h 58, toujours en dépit de la mesure de retrait de permis de conduire dont il faisait l'objet, A.________ a circulé au volant du véhicule qu'il avait soustrait - et alors qu'il effectuait un dépassement d'un véhicule qui le précédait - à une vitesse de 140 km/h (marge de sécurité déduite) dans une zone où la limite autorisée était de 80 km/h, excédant ainsi de 60 km/h la vitesse maximale prescrite. B.f. Après avoir constaté que son allure avait été relevée par un appareil de contrôle de vitesse, A.________ a en outre convaincu son amie D.________ (déférée séparément), passagère de la voiture, de s'installer, à la hauteur de Y.________, à sa place sur le siège du conducteur et de faussement s'auto-incriminer auprès de la police, afin que lui-même évite d'être mis en cause. Emmenée au poste de police et informée du caractère "Via sicura" de l'excès de vitesse, D.________ s'est alors expliquée. B.g. Par ordonnance pénale du 15 octobre 2020, devenue définitive et exécutoire le 29 octobre 2020, le ministère public a condamné D.________ à 60 jours-amende à 30 fr. le jour, avec sursis pendant 3 ans, ainsi qu'à une amende de 360 fr., pour induction de la justice en erreur.