Citation: 6B_189/2022 E. 4.3

4.3. Dès lors que les téléphones saisis avaient servi à la commission d'infractions et que la recourante pourrait encore les utiliser à l'avenir dans un tel cadre, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en estimant que ces appareils devaient être confisqués. Cette mesure demeure en outre conforme au principe de la proportionnalité, en tant qu'elle porte sur des objets, pour certains défectueux, dont il n'est pas établi qu'ils avaient une valeur marchande particulièrement élevée, alors que l'on comprend par ailleurs qu'il s'agit de téléphones pour la majorité anciens. Dans la mesure où la recourante se prévaut que les téléphones faisaient partie de sa collection personnelle et qu'ils avaient une valeur affective pour elle, dès lors qu'ils contiendraient " une grande quantité d'informations licites en rapport avec sa vie courante ", elle n'indique pas la nature des informations en cause, ni en quoi précisément leur confiscation et leur destruction porteraient atteinte à sa sphère privée, garantie par l'art. 13 Cst. A tout le moins, on ne voit pas qu'un tri des données contenues dans les différents téléphones consacre en l'occurrence une démarche techniquement envisageable et proportionnée, surtout au vu du nombre important d'appareils saisis.