Citation: 8C_577/2007 23.01.2008 E. 7

Sur le fond, on peut renvoyer aux considérants pertinents du jugement cantonal. Singulièrement, il n'y a pas lieu d'admettre une incapacité de travail de longue durée dans la mesure où l'instruction médicale menée par la CNA a permis d'établir que l'inactivité de l'assuré se rattachait davantage à une crainte (non fondée) de mobiliser sa nuque qu'à un substrat objectif. Il en va de même du critère de la durée du traitement médical. Selon la jurisprudence, en effet, il ne faut pas uniquement se fonder sur l'aspect temporel; sont également à prendre en considération la nature et l'intensité du traitement, et si l'on peut en attendre une amélioration de l'état de santé de l'assuré (arrêt U 92/06 du Tribunal fédéral du 4 avril 2007, consid. 4.5 et les références). Ainsi, la prise de médicaments antalgiques et la prescription de traitements par manipulations même pendant une certaine durée ont été jugées insuffisantes pour fonder ce critère (voir RAMA 2005 no U 549 p. 239 consid. 5.2.4, U 380/04). Or, le traitement suivi par l'assuré a justement consisté en de telles mesures. Quant aux autres circonstances déterminantes, elles ne sont manifestement pas remplies, sous réserve de celle de la persistance des douleurs. Ce seul critère n'est toutefois pas suffisant pour que la causalité adéquate soit admise dans le cas particulier, de sorte que le jugement cantonal n'est pas critiquable.