Citation: 4A_524/2009 05.03.2010 E. 4.2.1

4.2.1.1 La première branche du moyen considéré a trait aux conditions dans lesquelles les juges et arbitres devant officier lors des Jeux olympiques de Beijing ont été désignés. Le recourant soutient, à ce sujet, que ses affirmations voulant que B.________ ait manipulé les tirages au sort informatiques de ces juges et arbitres par le biais d'un changement de règles contraire aux Statuts de Y.________ étaient vraies, de sorte qu'il ne saurait être sanctionné pour une prétendue atteinte à l'honneur de cette personne. A son avis, du moment que le TAS lui-même avait fait part de son étonnement quant à la procédure choisie par Y.________ pour modifier les règles ad hoc, il aurait dû examiner plus avant si la procédure suivie par l'intimée était illégale en invitant au besoin cette dernière à ouvrir une enquête sur ce point, ainsi qu'il l'en avait requis par sa conclusion VIII. Au lieu de quoi, le TAS, toujours selon le recourant, lui avait reproché, de manière totalement contradictoire, de n'avoir pas apporté la preuve de ses accusations. Or, si les arbitres avaient examiné les arguments exposés en détail par le recourant dans son mémoire d'appel, ce qu'ils ont négligé de faire, ils n'auraient jamais pu formuler un tel reproche à son encontre. Ainsi, à suivre le recourant, le TAS a violé son droit d'être entendu "en n'examinant ni ne traitant un problème central pour l'issue de la procédure". 4.2.1.2 L'argumentation ainsi résumée est en grande partie irrecevable et pour le reste infondée. Afin d'étayer les reproches qu'il adresse au TAS, le recourant soutient que celui-ci "aurait dû examiner les arguments exposés en détail, sur cinq pages entières (et qui son sensées [sic] alléguées ici dans leur entier) par [lui] dans son mémoire d'appel ...". (recours, ch. 11 p. 6). Or, cette manière d'argumenter n'est pas admissible. En effet, conformément à la jurisprudence relative à l'art. 42 al. 1 LTF, la motivation doit être contenue dans l'acte de recours. Aussi, lorsque, comme c'est le cas en l'espèce, le recourant se borne à renvoyer à ses précédentes écritures, son recours n'est pas recevable (arrêt 4A_25/2009 du 16 février 2009 consid. 3.1 et les références). Au demeurant, il ressort des passages mêmes de la sentence cités par le recourant sous chiffre 11 de son mémoire que les questions se rapportant à la modification contestée des règles régissant la désignation des juges et arbitres ont été traitées par le TAS, lequel considère que ces questions "sont au coeur du problème" (sentence, ch. 99 i.f.). Qu'elles ne l'aient pas été à la satisfaction du recourant est un autre problème, qui échappe à la connaissance de la Cour de céans. En réalité, c'est plutôt de la violation de son droit à la preuve que le recourant paraît vouloir se plaindre relativement à ces questions. Sans doute ce droit-là découle-t-il, lui aussi, du droit d'être entendu. Toutefois, ce n'est pas cet élément constitutif de ce droit-ci que le recourant invoque en l'occurrence, comme on peut s'en convaincre à la lecture du ch. 8 de son mémoire. Or, en matière d'arbitrage international, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs qui lui ont été soumis et en fonction de la manière dont ils ont été motivés (art. 77 al. 3 LTF). Il n'y a donc pas lieu d'analyser plus avant cet aspect du problème.