Citation: I 310/01 10.12.2001 E. 3

3.- Compte tenu des indications fournies par le médecin traitant, l'office a ordonné deux expertises visant à éclaircir aussi bien l'aspect somatique que psychique de l'état de santé du recourant. Les experts de C.________ ont ainsi diagnostiqué des cervico-brachialgies et des dorso-lombo-sciatalgies droites chroniques, une surcharge fonctionnelle avec plusieurs signes de non-organicité, une obésité abdominale ainsi qu'un état anxio-dépressif chronique. Ils ont attesté une capacité de travail totale dans une activité adaptée et légère (par exemple manutentionnaire), n'exigeant pas le port de charges d'un poids supérieur à 15 kg (rapport du 15 juillet 1999). Pour leur part, les experts psychiatres de l'Hôpital de P.________, ont fait état de "troubles de l'adaptation avec prédominance de la perturbation d'autres émotions d'évolution prolongée (ICD-10; F 43.23)" (rapport du 20 août 1998). Mais contrairement à ce que retiennent tant les premiers juges que le recourant, ces experts n'ont pas conclu à une incapacité de travail résultant de ces troubles. D'une part, ils ont exposé qu'en dépit des signes d'"hypersensibilité" et de "tristesse" observés chez l'assuré, découlant essentiellement de ses difficultés d'adaptation en Suisse, son état psychique "n'arrive pas à prendre une forme franchement pathologique". D'autre part, à la question portant sur l'évolution de la capacité de travail de F.________ depuis le mois de novembre 1996, ils ont simplement renvoyé aux périodes d'incapacité de travail retenues par le médecin traitant, en ajoutant que d'après les rapports des rhumatologues consultés, le prénommé ne pourrait vraisemblablement plus exercer son ancienne profession. En vérité, si les considérations contenues dans l'expertise du 20 août 1998 témoignent certes d'une personnalité fragilisée, il n'en demeure pas moins que les experts n'ont pas confirmé, au plan psychique, que celle-ci a une incidence sur l'aptitude au travail du recourant; au contraire, ils ont insisté sur l'origine somatique ("mécanique") des douleurs dont il souffre, en suggérant tout au plus une psychothérapie de soutien pour améliorer sa qualité de vie. Enfin, c'est avant tout en considération du faible niveau intellectuel du recourant qu'ils ont émis un avis défavorable à la mise en oeuvre de mesures de réadaptation. Il y a ainsi lieu de retenir que les seules limitations objectives susceptibles de diminuer la capacité de gain du recourant sont celles d'ordre rhumatologique décrites par les médecins de C.________. Ces limitations ne constituant pas un obstacle à l'exercice d'une activité légère à 100 %, c'est à juste titre que l'office et les premiers juges ont nié le droit du recourant à une rente d'invalidité, sans qu'on puisse y voir une discrimination à son encontre. Le recours est mal fondé.