Citation: 2D_19/2022 E. 5.3

5.3. Il n'en va pas autrement sous l'angle des prétendus obstacles liés aux relations qu'il entretiendrait toujours avec le parti TKP/ML. Au demeurant, force est de constater que, selon les constatations factuelles liant le Tribunal fédéral, le recourant a dans l'intervalle repris contact avec les autorités turques et a obtenu un passeport national, régulièrement renouvelé jusqu'en 2025. Il s'est en outre - avec ce passeport et donc sous son nom véritable - rendu à plusieurs reprises en Turquie durant son séjour en Suisse, sans aucun problème connu, alors que le TKP/ML restait considéré par ce pays comme un mouvement terroriste. Sur la base de ce qui précède, il faut admettre, avec l'autorité précédente, que le recourant n'intéresse pas, ou à tout le moins plus, les autorités de ce pays du fait de ses liens - au demeurant qualifiés de très flous - avec le parti TKP/ML. C'était d'ailleurs pour ce motif que son statut de réfugié lui avait été retiré en 2014 (cf. supra consid. A.a). Pour le reste, il n'est pas contesté que la Turquie ne connaît pas une situation de violence généralisée qui permettrait de retenir, indépendamment du cas d'espèce, un risque concret de violences prohibées par l'art. 3 CEDH (cf. arrêt 2C_225/2020 du 18 septembre 2020 consid. 3.2). Le fait d'affirmer, sans apporter le moindre élément concret le démontrant, que depuis la tentative de coup d'état militaire en 2016 les autorités turques procéderaient "très régulièrement" à des arrestations de kurdes qui pénètrent le territoire ne permet pas de retenir le contraire.