Citation: 9C_366/2020 E. 5.2

5.2. L'argumentation du recourant, selon laquelle aucune pièce médicale ne mettrait en évidence que son état de santé et sa capacité de travail se seraient améliorés, au sens de l'art. 17 LPGA, en date du 25 juillet 2018 (soit au moment où les médecins du CEMed ont rendu leur rapport d'expertise), avec pour conséquence que les premiers juges ne pouvaient, sauf à faire preuve d'arbitraire, nier son droit à une rente entière d'invalidité au-delà du 31 octobre 2018, est mal fondée, pour les raisons qui suivent. Certes, comme le soutient l'assuré, les experts du CEMed ont avant tout fait état d'une stabilisation de son état de santé entre le mois de septembre 2015 et la fin du mois de juillet 2018. Sur le plan psychiatrique, le docteur B.________ a retenu le diagnostic non incapacitant de troubles anxieux et dépressifs mixtes (F41.2) et constaté que l'évolution de la symptomatologie avait un caractère chronique. Ses constatations sont superposables à celles de la doctoresse E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et psychiatre traitante, qui, dans un rapport du 13 mai 2018, a expliqué qu'elle n'avait jamais attesté d'incapacité de travail. D'un point de vue somatique, le docteur C.________ n'a pas non plus clairement mis en évidence que l'état de santé du recourant se serait amélioré, puisqu'il a essentiellement attesté la persistance d'une névralgie du nerf sural liée à une lésion partielle du nerf lors de l'intervention de septembre 2015. Cela étant, contrairement à ce que soutient le recourant, son dossier contient des pièces médicales qui permettaient aux premiers juges de conclure à une modification notable de son état de santé et de sa capacité de travail, au sens de l'art. 17 LPGA, dès le 25 juillet 2018.