Citation: 4C.75/2003 03.06.2003 E. 2

La recourante se plaint d'une violation de l'art. 374 CO et de l'art. 87 de la norme SIA 118. Aux termes de l'art. 374 CO, si le prix de l'ouvrage n'a pas été fixé d'avance, ou s'il ne l'a été qu'approximativement, il doit être déterminé d'après la valeur du travail et les dépenses de l'entrepreneur. La recourante soutient que les parties avaient intégré la norme SIA 118 à leur contrat, de sorte que la Cour civile ne devait pas appliquer l'art. 374 CO mais l'art. 87 de la norme SIA 118 pour déterminer le prix de l'ouvrage. La recourante allègue en outre que les parties avaient convenu d'un prix qui correspondait à celui prévu pour le type de crépi "tout-près-décor", ce qui permettait à la Cour civile, en application de la norme SIA 118, de fixer à 51 fr. le m2 le prix de l'ouvrage litigieux. L'argumentation de la recourante se fonde entièrement sur l'inclusion de la norme SIA 118 dans le contrat conclu avec les époux B.________. Or il s'agit d'un fait qui n'a pas été constaté par l'autorité cantonale. Il en découle que le recours en réforme dirigé contre ces intimés est irrecevable (cf. supra, consid. 1). En ce qui concerne l'intimé C.________, la recourante ne critique pas les motifs par lesquels la Cour civile a rejeté sa demande, à savoir le défaut de légitimation passive de cette partie. Faute de motivation répondant aux exigences de l'art. 55 al. 1 let. c OJ, le recours est également irrecevable dans la mesure où il est dirigé contre cet intimé.