Citation: U 98/00 19.10.2000 E. 2

2.- Le recourant reproche aux premiers juges de ne pas avoir pris la peine d'interpeller les nombreux médecins traitants auxquels il s'est adressé depuis 1991 et de s'être exclusivement appuyé, pour trancher le litige, sur l'expertise de la Policlinique médicale universitaire de Y.________ (mise en oeuvre par l'intimée), dont il conteste les conclusions. a) Si l'administration ou le juge, se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves fournies par les investigations auxquelles ils doivent procéder d'office, sont convaincus que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation, il est superflu d'administrer d'autres preuves (appréciation anticipée des preuves). Une telle manière de procéder ne viole pas le droit d'être entendu (ATF 124 V 94 consid. 4b, 122 V 162 consid. 1d et l'arrêt cité). b) Rendue au terme d'une étude fouillée de l'ensemble du dossier médical (y compris les avis des médecins traitants consultés par le recourant) et à l'issue d'examens cliniques approfondis tant sur le plan somatique que psychique, l'expertise de la Policlinique médicale universitaire de Y.________ remplit toutes les exigences auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (ATF 125 V 352 ss consid. 3a et 3b/bb et les références). Les experts ont démontré de manière convaincante que les troubles du recourant ne sont pas dans une relation de causalité naturelle avec les accidents dont il a été victime. C'est d'ailleurs aux mêmes conclusions qu'aboutissait une année auparavant le docteur H.________ sur la base de considérations médicales similaires, dans les grandes lignes, à celles des experts. Certes, le docteur Z.________ a-t-il évoqué, dans une lettre du 20 février 1999 à l'intention du représentant du recourant, la possibilité d'une telle relation de causalité, mais cet avis n'est toutefois pas de nature à jeter un doute sur le bien-fondé des conclusions auxquelles sont parvenus les médecins de la Policlinique, la jurisprudence considérant que le droit aux prestations LAA doit être nié lorsque l'existence d'un rapport de cause à effet entre l'accident et le dommage paraît seulement possible, mais ne peut être qualifié de probable dans le cas particulier (ATF 119 V 337 consid. 1, 118 V 289 consid. 1b et les références). En tout état de cause, l'opinion du docteur Z.________ est insuffisamment motivée pour qu'on puisse lui attribuer pleine valeur probante. Enfin, on ajoutera qu'aucun des médecins traitants qui se sont penchés sur le cas du recourant, n'a fait état de constatations médicales incompatibles avec le diagnostic posé par les experts (cf. notamment les rapports des docteurs R.________ du service de neurochirurgie de l'Hôpital W.________ et D.________, respectivement des 29 février 1996 et 10 juin 1997). Aussi bien, contrairement à l'opinion soutenue par le recourant, il n'existe pas de motifs de s'écarter de l'expertise du 28 décembre 1998, de sorte que l'intimée et les premiers juges pouvaient, comme ils l'ont fait, statuer sur ses droits en l'état, sans procéder à des mesures probatoires supplémentaires. c) Au vu de ce qui précède, l'intimée était fondée par sa décision sur opposition du 10 mars 1999, de supprimer le droit du recourant aux prestations d'assurances à partir du 30 avril 1997. Le jugement attaqué n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.