Citation: 1C_551/2015 E. 3.4

3.4. Par ailleurs, le Tribunal administratif fédéral pouvait admettre sans violer le droit fédéral que les explications du recourant n'étaient pas de nature à renverser cette présomption. En effet, si, comme le soutient ce dernier, son couple n'était pas en proie à des difficultés antérieures, on peine à se convaincre que la seule volonté de l'ex-épouse de déménager à Berne, son canton d'origine, pût constituer un élément extraordinaire imprévisible ayant conduit à une détérioration rapide du lien conjugal. Ce départ précipité, intervenu sans qu'il ne soit établi qu'une tentative préalable de conciliation ait été menée, laisse apparaître cet événement comme l'aboutissement d'un long processus de dégradation des relations entre les ex-époux. Le recourant l'admet d'ailleurs implicitement en affirmant qu'il "ne paraît pas invraisemblable que les problèmes de couple existant avant la séparation ne soient pas exclusivement à l'origine de la séparation des époux au mois de mai de 2009, puisque le désir de [son ex-épouse] de quitter Genève pour le canton de Berne apparaît, à ce moment-là, comme un élément essentiel justifiant la rupture de la communauté conjugale". En outre, si la détérioration des relations n'est intervenue - à en croire le recourant - qu'au moment du départ de son ex-épouse, au printemps 2009, on peut également s'étonner de l'absence de toute tentative de conciliation ultérieure et du dépôt d'une requête de mesures protectrices concluant à la vie séparée; l'instance précédente pouvait ainsi reconnaître que ces éléments témoignaient d'un manque de volonté de sauver le couple, incompatible avec l'existence d'une union effective et stable telle qu'exigée par l'art. 27 al. 1 let. c LN (cf. arrêt 1C_255/2011 du 27 septembre 2011 consid. 2.1.1).