Citation: 6B_1003/2022 E. 1.7.2

1.7.2. La recourante reproche à la cour cantonale d'avoir pris en compte ses déclarations sur son passé, lesquelles ne seraient pas pertinentes pour juger des faits de la cause et pourraient s'expliquer par pudeur à l'égard de son époux ainsi qu'en raison des traumatismes subis par le passé dans un environnement sectaire. En l'espèce, il n'était nullement critiquable pour la cour cantonale de relever les mensonges à ce sujet pour apprécier la crédibilité de la recourante. L'autorité précédente a ainsi retenu qu'au sujet de son ex-mari, l'intéressée avait expliqué qu'elle était veuve en raison de son décès survenu en 2017. Cependant, il ressortait du dossier qu'elle avait échangé avec lui sur Facebook jusqu'en décembre 2018 à tout le moins, à l'insu de son mari, à en croire les messages en question. Confrontée à ces informations, la recourante avait reconnu les contacts mais avait indiqué qu'il ne s'agissait pas de lui. Elle avait prétendu qu'elle ne connaissait pas l'identité de l'homme avec lequel elle avait discuté, qu'il l'avait harcelée et qu'elle s'était efforcée de répondre laconiquement. Pourtant, les échanges en question étaient à tout le moins amicaux et réciproques. Par ailleurs, l'enquête avait confirmé que son ex-mari était encore en vie. En appel, elle avait mentionné qu'elle avait effectué des vérifications et qu'en réalité, son ex-mari n'était pas décédé comme on le lui avait annoncé, précisant qu'au moment où elle s'était exprimée, ses dires étaient véridiques. La recourante, qui tentait de se retrancher derrière une soi-disant ignorance des faits au moment de ses dires, évoluait donc à nouveau dans ses déclarations en fonction des éléments qui lui étaient présentés. De plus, elle avait aussi rapporté avoir une fille, qui serait décédée dans un accident de voiture dans lequel son ex-mari aurait été impliqué. Toutefois, la police de W.________ avait indiqué que la recourante n'avait enregistré aucun enfant et que celui-là n'avait jamais été concerné par un accident de la route. Il fallait ainsi retenir que la recourante avait un rapport particulier avec la vérité et que ses dires devaient être appréciés avec la plus grande circonspection (cf. jugement attaqué, consid. 4.3.8 p. 25 s.). L'on ne discerne pas - et la recourante ne l'explique d'ailleurs pas - en quoi il était nécessaire de préserver son époux de la relation amicale qu'elle entretenait avec son ex-mari, en prétendant le décès de ce dernier. Enfin, s'agissant du décès de sa fille, la recourante ne fournit aucune explication et ne critique pas le raisonnement conduit par la cour cantonale sur ce point. Or, il apparaît hautement improbable qu'aucune trace n'existe d'un tel accident ayant soi-disant entraîné la mort d'une enfant de cinq ans. Infondé, le grief doit, partant, être rejeté dans la faible mesure de sa recevabilité.