Citation: 1P.395/2000 08.08.2000 E. II

II. Recours 1P.477/2000 Le recours du 21 juillet 2000 est dirigé contre l'ordonnance de refus de suivre rendue le 11 juillet 2000 par le Juge d'instruction de l'arrondissement de l'Est vaudois; il vise également à faire constater le retard pris par le Tribunal d'accusation pour statuer sur sa requête du 2 juillet 2000 tendant à la récusation de l'ensemble des autorités judiciaires cantonales vaudoises et au transfert de la plainte pénale complémentaire du 31 mai 2000 au Tribunal fédéral comme objet de sa compétence. Seule la voie du recours de droit public est en principe ouverte en l'occurrence (cf. s'agissant du retard injustifié, ATF 119 Ia 237 consid. 2a p. 238 et les références citées). L'art. 86 al. 1 OJ suppose l'épuisement préalable des instances cantonales. En droit vaudois, l'ordonnance de refus de suivre prise par le Juge d'instruction est en principe susceptible d'un recours auprès du Tribunal d'accusation. Il n'y a pas lieu de faire une exception à cette règle au motif que le recourant considère cette autorité comme incompétente pour trancher ce litige ou comme prévenue à son égard. Le recours est dès lors irrecevable en tant qu'il est dirigé contre l'ordonnance de refus de suivre rendue le 11 juillet 2000 par le Juge d'instruction de l'arrondissement de l'Est vaudois. Pour le surplus, un peu plus d'une quinzaine de jours se sont écoulés entre le dépôt de la requête de récusation et du recours de droit public pour déni de justice; un tel délai n'est pas excessif pour traiter d'une demande de récusation, de sorte que le recours doit être rejeté en tant qu'il a trait à un éventuel refus de statuer du Tribunal d'accusation. Le recours de droit public 1P.477/2000 doit dès lors être rejeté dans la mesure où il est recevable.