Citation: 4A_417/2013 E. 5.2

5.2. La présentation de ce moyen, telle qu'elle est opérée par le recourant, lequel reprend les critiques qu'il a adressées en appel à l'encontre des chiffres 13 à 16 de la partie « en fait » du jugement de première instance, est de caractère appellatoire, de sorte que l'on peut douter sérieusement qu'il soit motivé suffisamment au regard de l'art. 42 al. 2 LTF. D'après l'art. 318 al. 1 let. c ch. 2 CPC, l'instance d'appel peut renvoyer la cause à la première instance singulièrement dans le cas où l'état de fait doit être complété sur des points essentiels. Un tel renvoi doit intervenir lorsque l'instruction à laquelle a procédé le premier juge est incomplète sur des points essentiels pour la question à résoudre (ATF 138 III 374 consid. 4.3.2 in fine p. 377). Un tel renvoi au premier juge se justifie si ce dernier a omis certaines allégations, en a considéré à tort certaines comme non pertinentes ou encore s'il a déclaré erronément des allégations non contestées ou notoires, ce qui l'a amené à procéder à une administration incomplète des moyens de preuves (cf. MARTIN H. STERCHI, in Berne Kommentar, 2012, n° 10 ad art. 318 CPC; REETZ/HILBER, in Kommentar zur Schweizerischen Zivilprozessordnung [ZPO], Sutter-Somm/Hasenböhler/Leuenberger (éd.), 2e éd. 2013, n° 35 ad art. 318 CPC). Comme l'a retenu la cour cantonale, les faits retenus par le premier juge et que le recourant conteste expressément n'ont aucune influence sur le volet contractuel de l'action. La manière dont l'intimée a vérifié la valeur des titres nantis par le recourant en garantie des crédits accordés importe peu, puisque celui-ci a admis que la cotation de ces titres avait baissé de manière importante en moins de trois mois. Le point de savoir si le recourant a été informé de la résiliation des crédits par l'intimée le 3 décembre 2008 est sans intérêt, du moment qu'il a été établi que la dénonciation au remboursement a été effectuée ce jour-là par courrier banque restante, mode de communication avec la banque qu'il a accepté explicitement. Il est sans importance de connaître la cause du virement opéré sans réserve par le recourant en faveur de l'intimée le 18 décembre 2008, dès l'instant où le montant de ce virement a été porté par l'intimée en déduction de la somme qui lui restait due par le recourant. Enfin, la liste exacte des documents que la banque a transmis électroniquement au recourant le 30 décembre 2008 n'exerce aucune influence sur la querelle, étant donné que la résiliation immédiate des crédits pouvait intervenir en tout temps selon les conditions générales de la banque et que la signification de la résiliation des crédits a été opérée le 3 décembre 2008 au moyen d'un courrier banque restante, procédé admis par le recourant. Il suit de là que tous les faits dont se prévaut le recourant à l'appui de son moyen n'exercent aucune incidence sur le volet contractuel de l'action. L'instruction du premier juge était donc complète sur les points essentiels pour la résolution de cette partie distincte du litige. Aucune violation de l'art. 318 al. 1 let. c ch. 2 CPC n'entre en ligne de compte.