Citation: 6B_336/2024 E. 1.2

1.2. Le recourant conteste avoir serré le coup de son épouse le 3 juillet 2021 lors d'un rapport sexuel consenti. À titre préalable, la cour cantonale a constaté que les déclarations de l'intimée quant au climat de violence et de conflit au sein du couple étaient crédibles. Elle a expliqué le chemin parcouru par l'intimée depuis les premières violences jusqu'à sa décision de porter plainte; après sa troisième fausse couche, qui avait été l'élément déclencheur, elle avait cherché de l'aide auprès de tiers et de sa famille; la dispute du 22 janvier 2022 avait été l'élément de trop qui l'avait décidée à porter plainte. Un journal des violences subies illustrait le processus de prise de conscience de l'intimée. Plus spécifiquement s'agissant des faits du 3 juillet 2021, la cour cantonale a considéré que les déclarations de l'intimée étaient fiables, dans la mesure où elle s'était montrée mesurée, indiquant que la relation sexuelle était consentie et qu'elle n'avait pas eu de douleurs par la suite; elle avait en outre donné des explications précises (empêchée de respirer, demande d'arrêt à plusieurs reprises, marques mais pas de douleurs). Les déclarations de l'intimée étaient en outre confirmées par une capture d'écran produite en pièce C24, qui montrait une ecchymose visible qui pouvait être la conséquence d'une strangulation. De son côté, le recourant ne se souvenait de rien et n'avait pu donner aucune explication quant à la présence de la marque sur le cou de son épouse. Dans son argumentation, le recourant met en cause la photographie C24, au motif que celle-ci ne montrait pas le visage de l'intimée et que celle-ci aurait menti sur la date de la prise de la photo. La conviction de la cour cantonale repose sur un ensemble d'éléments, à savoir notamment sur les déclarations constantes et précises de l'intimée, le climat de violence régnant au sein du couple et les explications peu convaincantes du recourant, la photographie C24 mentionnée par la cour cantonale ne venant que conforter ceux-ci. Or, lorsque la conviction de la cour cantonale repose sur plusieurs indices, le seul fait que l'un de ceux-ci soit un peu moins convaincant ne suffit pas à remettre en cause la solution retenue. Le raisonnement de la cour cantonale n'est en l'espèce entaché d'aucun arbitraire. Les griefs soulevés doivent être rejetés dans la mesure de leur recevabilité.