Citation: 9C_638/2024 E. 5.2

5.2. L'argumentation du recourant est mal fondée. Tout d'abord, par celle-ci, il ne remet pas en cause les constatations cantonales quant à l'existence d'une pleine capacité de travail dans toute activité et, dès lors, quant à l'absence de perte de gain, à tout le moins depuis le 23 octobre 2014. Or en ne s'acquittant pas des primes d'assurance dues pour cette période, à partir du moment où sa capacité de travail avait été réévaluée, l'assuré a compromis la poursuite du contrat d'assurance (cf. art. 20 et 93 LCA), comme l'a retenu à juste titre la juridiction cantonale. Sur ce point, l'assuré ne conteste en effet pas qu'il ne s'est pas acquitté des primes dues pour la période en cause, malgré les sommations que l'intimée lui a adressées en juin 2020, puis en mars 2021, avec pour conséquence que l'obligation de l'intimée était suspendue à partir de l'expiration du délai légal de quatorze jours à compter de l'envoi de la sommation rappelant les conséquences de la demeure (art. 20 al. 1 et 3 LCA). Ensuite, le recourant ne conteste pas non plus l'appréciation des premiers juges, selon laquelle il ne remplissait aucune des deux conditions auxquelles l'art. 6.2 des Conditions complémentaires pour les assurances en cas d'incapacité de gain applicables en l'espèce subordonne une remise en vigueur de l'assurance "dont le devoir de prestation est suspendu ou qui a été transformée" (à savoir le paiement de toutes les primes dues, y compris les frais de rappel et intérêts moratoires, ainsi que l'apport de la preuve de l'absence de détérioration de l'état de santé).