Citation: I 236/05 22.06.2006 E. A

F.________, née en 1964, a travaillé en qualité de femme de chambre puis de dame de buffet à plein temps. Souffrant de fibromyalgie et de dépression, elle s'est annoncée à l'assurance-invalidité le 4 décembre 2001, après avoir cessé son activité lucrative une année auparavant. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (l'office AI) a recueilli l'appréciation du docteur C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, qui a posé le diagnostic d'épisode dépressif moyen et de fibromyalgie et attesté que sa patiente était totalement incapable de travailler depuis le 3 décembre 2000 (rapport du 18 janvier 2002). L'administration a également pris connaissance de l'avis du docteur B.________, spécialiste en médecine interne et médecin traitant, qui a confirmé ce diagnostic (rapport du 13 février 2002), en ajoutant que l'assurée présentait une hernie discale intra-foraminale L3-L4 (écriture du 29 mai 2002). L'office AI a confié un mandat d'expertise au docteur G.________, spécialiste en rhumatologie, médecine interne et médecine du sport. Cet expert a fait état d'un trouble somatoforme douloureux sous la forme d'une fibromyalgie. Il a aussi mis en évidence une hernie discale L3-L4 et une protrusion discale L4-L5, dont les radiographies ne permettent pas d'expliquer la totalité des symptômes. Il a par ailleurs relevé un état dépressif vraisemblable, susceptible de déployer une incidence négative sur la capacité de travail, pour lequel il a préconisé la mise en oeuvre d'investigations complémentaires. A son avis, d'un point de vue rhumatologique, l'assurée conserve une capacité de travail de 75 % dans l'accomplissement de travaux légers, de manutention simple, sans port de charge excédant 15 kg, de mouvements répétitifs du rachis en porte-à-faux et évitant la position statique prolongée. Selon le docteur G.________, c'est en qualité de dame de buffet que l'assurée peut le mieux mettre en oeuvre sa capacité résiduelle de travail (rapport du 20 septembre 2002). L'office AI a requis un avis psychiatrique de la part du SMR X.________. Selon les doctoresses A.________, psychiatre, et M.________, spécialiste en médecine interne, l'assurée ne présente pas de dépression majeure, ni de décompensation psychotique, d'anxiété généralisée ou de trouble phobique. La symptomatologie dépressive dont elle souffre est d'intensité légère et est insuffisante pour justifier un diagnostic de trouble dépressif récurrent léger ou moyen. Par ailleurs, l'assurée souffre d'une dysthymie qui a peu d'influence sur la capacité de travail. D'après ces médecins, l'assurée dispose d'une capacité entière de travail d'un point de vue psychiatrique depuis le printemps 2002; elles reconnaissent en revanche l'existence d'une incapacité de travail jusqu'à ce moment-là, sur la base du rapport du docteur C.________ (rapport du 7 mars 2003). Les docteurs B.________ (écriture du 11 juin 2003) et C.________ (16 juin et 22 juillet 2003) ont fait savoir que l'état de santé psychique de leur patiente ne s'était pas amélioré, contrairement à ce que les médecins du SMR avait attesté. Selon le docteur C.________, l'état dépressif, toujours présent, provoque à lui seul une incapacité de travail de 100 % (rapport du 16 juin 2003). Par décision du 6 juin 2003, l'office AI a mis l'assurée au bénéfice d'une rente entière d'invalidité du 1er décembre 2001 au 31 août 2002. L'assurée s'est opposée à cette décision, dans la mesure où le versement de la rente était limité au 31 août 2002. L'office AI a rejeté l'opposition par décision du 29 juillet 2003.