Citation: 1B_621/2021 E. 2

Le recours en matière pénale est ouvert contre la décision du Juge président de la Cour d'appel du Tribunal pénal fédéral qui rejette en l'état la demande du recourant tendant à pouvoir participer en qualité de tiers saisi à la procédure d'appel dans la cause CA.2020.9. En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Selon l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (ATF 142 I 99 consid. 1.7.1). Les griefs de violation des droits fondamentaux sont en outre soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF), le recourant devant alors citer les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 146 I 62 consid. 3). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 145 IV 154 consid. 1.1). La motivation doit être développée dans le mémoire de sorte qu'un renvoi aux actes de la procédure ou à de précédentes écritures ne suffit pas au regard de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF (ATF 140 III 115 consid. 2; 138 IV 47 consid. 2.8.1). Le Juge président de la Cour d'appel a considéré que la requête tendant à la participation de A.________ à la procédure d'appel en tant que tiers était insuffisamment motivée, dans la mesure où elle ne contenait aucune description précise des prétentions et se limitait à des affirmations vagues et non étayées ainsi qu'en une critique sommaire des décisions de la Cour des affaires pénales. Un renvoi sommaire et dénué de tous détails des actes émanant de la procédure de première instance, respectivement de procédures de recours, ainsi qu'à des courriers de l'appelant adressés à la Cour d'appel ne saurait être admis. La requête n'était de plus accompagnée d'aucun document visant à étayer les prétentions du recourant. Le Juge président a rappelé qu'en sus de ces manquements, A.________ n'avait pas donné suite à l'invitation du Ministère public de la Confédération faite à l'audience du 14 janvier 2014 visant à clarifier la situation. Il n'était dès lors pas rendu vraisemblable que les fonds séquestrés lui appartenaient et qu'il était touché par des actes de procédures. Le mandataire du recourant tient cette argumentation pour totalement absurde (" voellig absurd ") et renvoie à l'ensemble de ses écritures ainsi qu'aux écritures antérieures de son mandant, respectivement de la société C.________. Une telle motivation appellatoire et renvoyant à de précédentes écritures du dossier ne satisfait manifestement pas aux exigences découlant des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF.