Citation: U 83/01 12.10.2001 E. 4

4.- a) Selon l'art. 18 LAA, si l'assuré devient invalide à la suite d'un accident, il a droit à une rente d'invalidité (al. 1). Est réputé invalide celui dont la capacité de gain subit vraisemblablement une atteinte permanente ou de longue durée. Pour l'évaluation de l'invalidité, le revenu du travail que l'assuré devenu invalide par suite d'un accident pourrait obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui, après exécution éventuelle de mesures de réadaptation et compte tenu d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide (al. 2). La comparaison des revenus s'effectue, en règle ordinaire, en chiffrant aussi exactement que possible les montants de ces deux revenus et en les confrontant l'un avec l'autre, la différence permettant de calculer le taux d'invalidité (méthode générale de comparaison des revenus; ATF 119 V 481 ss consid. 2b, 114 V 313 consid. 3a; VSI 2001 p. 81 consid. 1). b) En l'espèce, ni l'administration, ni la juridiction cantonale n'ont procédé à la comparaison des revenus prescrite par l'art. 18 LAA. C'est ainsi que pour parvenir à la conclusion que l'assurée avait droit à une rente d'invalidité de 25 %, les premiers juges ont considéré que le taux d'incapacité de gain de l'intéressée se confondait avec le taux d'incapacité de travail de 25 % déterminé par l'expert C.________. Tronqué, ce raisonnement se heurte aux principes mêmes découlant de l'art. 18 LAA et n'est pas conforme à la jurisprudence constante de la Cour de céans sur ce point. c) Dans ces circonstances, il appartiendra à la recourante de reprendre l'instruction du cas et de procéder en outre à une comparaison des revenus tenant compte des principes découlant de la jurisprudence (not. ATF 126 V 75 ss et VSI 2001 p. 79 ss).