Citation: U 155/03 02.02.2004 E. 3

3.1 Selon les avis médicaux au dossier, la recourante, dont le véhicule a été percuté par l'arrière, a subi un traumatisme de type « coup du lapin », sans que la preuve d'un déficit organique ait été apportée. Il ressort des divers documents médicaux que la recourante a consulté son médecin-traitant le jour de l'accident en raison d'un état d'énervement et d'égratignures (cf. rapport du docteur C.________ du 8 décembre 1999). Quelques jours plus tard, l'intéressée s'est plainte de cervicalgies et de dorsalgies (rapport du docteur A.________ du 5 octobre 1998). Ce n'est qu'en février 1999 que le docteur B.________ (rapport du 10 février 1999) fait état de nausées et de céphalées occipitales sporadiques. Enfin, le docteur C.________ (rapport susmentionné) relate des douleurs cervicales, cervico-occipitales et cervico-scapulaires importantes, ainsi qu'un état dépressif en décembre 1999. Il découle de ces éléments que la recourante n'a pas présenté le tableau clinique typique des suites d'un traumatisme du rachis cervical par accident de type coup du lapin, à savoir un cumul de plaintes telles que celles mentionnées précédemment. Elle a certes allégué souffrir de maux de tête, mais ceux-ci n'étaient que sporadiques et le trouble dépressif n'est apparu que plus d'un an après l'accident. Quant aux remarques du docteur H.________ (rapport du 16 novembre 2001 produit par la recourante), elles ne sauraient conduire à une conclusion différente sur ce point particulier, dès lors que ce praticien se contente de faire état du développement, chez la recourante, de tous les signes typiques d'une lésion coup du lapin chronique, sans les mentionner, alors que les autres pièces médicales n'en font pas état. Par conséquent, en l'absence d'un tableau clinique typique, le lien de causalité naturelle entre les troubles présentés au-delà du 22 novembre 1999 et l'accident ne saurait être présumé.