Citation: 6B_319/2015 E. 5.2

5.2. En l'espèce, le recourant a utilisé le permis de séjour de son frère pour passer la frontière à son retour en Suisse et pour se légitimer lors de son séjour à Schaffhouse. La cour cantonale a constaté elle-même que le recourant et la photographie de la pièce en cause présentaient une certaine ressemblance; il en est de même pour les autorités schaffhousoises, qui ont mené deux auditions avant de réaliser que la personne entendue ne correspondait pas à la carte d'identité présentée. Les éléments constitutifs du faux dans les certificats sont dès lors réalisés, puisque le recourant, en utilisant la pièce d'identité d'un tiers pour franchir la frontière et se légitimer, a trompé les autorités. Sur le plan subjectif, l'usage de ce certificat a amélioré la situation du recourant dans la mesure où il lui a permis de rentrer sur le territoire suisse, où il ne disposait plus d'autorisation de séjour. En tant que le jugement attaqué reconnaît le recourant coupable de l'infraction réprimée par l'art. 252 al. 3 CP, il ne viole donc pas le droit fédéral.