Citation: 4A_275/2023 E. 4.2

4.2. En l'espèce, la cour cantonale a constaté que l'expert précité s'était contenté de donner quelques exemples de ce qui constituait pour lui des commandes supplémentaires, sans motiver ses réponses ni expliquer sur quels éléments il s'était fondé, qu'il n'avait pas davantage détaillé chaque commande supplémentaire ni fait le moindre lien avec les éléments facturés. L'expert en question n'avait pas non plus procédé à l'examen circonstancié des divers postes commentés par l'architecte dans sa fiche de contrôle du 9 juin 2010. Dans ces conditions, la juridiction cantonale a estimé, à l'instar des premiers juges, qu'elle n'était pas en mesure de vérifier que l'expert avait correctement rempli sa mission, dès lors que celui-ci s'était contenté d'affirmer qu'il y avait eu des commandes supplémentaires sans nullement les documenter. Elle a en outre pointé du doigt le caractère peu clair et lacunaire des rapports d'expertise de E.________. Par conséquent, la cour cantonale a considéré que lesdites expertises, de même que le rapport dépourvu de conclusions de l'experte F.________, ne permettaient pas d'établir que le maître d'ouvrage aurait effectué des modifications de commandes ou passé des commandes supplémentaires en sus de celles qu'il avait admises et qui l'avaient conduit à verser un montant de 90'988 fr. 30 à la recourante.