Citation: C 175/99 25.01.2000 E. 1

conclut implicitement au rejet du recours, en déclarant qu'il persiste intégralement dans sa décision du 16 octobre 1998; a t t e n d u : que le litige porte sur le caractère convenable ou non de l'emploi temporaire que la recourante s'est vu assigner et qu'elle a refusé; que selon l'art. 17 al. 3 LACI, le chômeur est tenu d'accepter le travail convenable qui lui est proposé; que son droit à l'indemnité est suspendu lorsqu'il est établi qu'il n'observe pas les prescriptions de contrôle de chômage ou les instructions de l'office du travail, notam- ment en refusant un travail convenable qui lui est assigné (art. 30 al. 1 let. d LACI); que selon l'art. 16 al. 2 let. c LACI, n'est pas réputé convenable tout travail qui ne convient pas à l'état de santé de l'assuré; que, dans un certificat du 7 janvier 1998, la docto- resse M.________ a déclaré qu'elle suivait régulièrement cette patiente depuis mai 1996 et que "la décision de démission de son dernier emploi a été motivée par une déstabilisation de son état de santé en relation avec le poste de travail qu'elle occupait à plein temps"; que la doctoresse T.________ a constaté que la patiente - qu'elle connaissait depuis deux mois - souffrait de lombalgies chroniques et qu'elle avait été soignée par la doctoresse M.________ pour la même affection (certificat du 22 juillet 1998); que, dans un rapport du 20 octobre 1998, le docteur B.________ a certifié que la recourante devait éviter un travail qui nécessite des mouvements de flexion du rachis et des positions prolongées en flexion antérieure, tout autre travail étant possible; que, de son côté, ayant examiné l'assurée le 17 mars 1998, le docteur C.________, médecin conseil de l'Office cantonal genevois de l'emploi, a indiqué que cette dernière était capable de travailler à 100 %; que les résultats de cet examen n'ont pas été portés à la connaissance de la recourante de sorte que cela constitue une violation manifeste du droit d'être entendu de l'assurée; que l'on ne saurait en conséquence se fonder sur l'avis du docteur Conti dans cette phase de la procédure; que, par ailleurs, les rapports de trois médecins (docteurs M.________, T.________ et B.________) contiennent des éléments indiquant que la recourante pourrait, en raison de problèmes de santé, subir certaines limitations dans sa capacité d'exercer l'activité de femme de chambre; que ces rapports ne permettent cependant pas de déter- miner avec précision si l'assurée présentait véritablement une incapacité d'exercer l'activité de femme de chambre au jour déterminant (25 juin 1998); que, dans ces circonstances, il se justifie de ren- voyer la cause à l'intimé pour instruction complémentaire et pour nouvelle décision; que, dès lors, le recours se révèle partiellement bien fondé;