Citation: 1B_156/2020 E. 2

Le recourant se plaint d'un établissement arbitraire des faits par la cour cantonale. Celle-ci aurait tronqué - sans le préciser - ses propos de manière notamment à faire croire à une fascination pour le psychisme des pédophiles, alors que ses motivations étaient plus complexes. La lecture intégrale de ses déclarations ferait aussi apparaître qu'il ne contestait pas avoir détenu des fichiers dans la mémoire-cache de son téléphone, mais affirmait n'avoir pas conscience de cette détention puisqu'il ne les avait pas téléchargés et qu'il avait désinstallé les applications de messagerie dont ils provenaient, ne voulant pas être actif dans les communautés en question. Le recourant estime qu'une présentation correcte des faits permettrait d'aboutir à des conclusions différentes s'agissant du risque de réitération.