Citation: 9C_688/2020 E. 6

L'assurée conteste encore le statut de personne active à 60 % et de ménagère à 40 % retenu par les premiers juges. Elle n'indique toutefois pas quelle autre répartition des deux champs d'activités lucrative et ménagère aurait dû être retenue, ni l'influence qu'aurait une modification de cette répartition sur le droit à la rente qui lui a été reconnu. Pour le surplus, on ne voit pas ce qu'elle entend tirer de l'affirmation selon laquelle le taux d'occupation de 60 % qu'elle a mentionné à l'enquêtrice "est en lien avec son trouble de la personnalité qui n'est pas incapacitant en soi mais qui augmente le risque de rechute dépressive". Il ressort à cet égard du rapport d'enquête économique sur le ménage du 28 mars 2018 que l'assurée a travaillé dans une ludothèque à 60 % avant son atteinte à la santé et indiqué que sans celle-ci, elle aurait poursuivi cette activité, au même taux d'occupation. Enfin, en tant que la recourante fait valoir qu'il est pour le moins surprenant que malgré son trouble dépressif sévère, la juridiction cantonale ait considéré comme probantes ses déclarations à l'enquêtrice, son argument est dénué de pertinence. Il reviendrait en effet à nier de manière générale le caractère crédible et probant des propos tenus par une personne atteinte d'un trouble psychique, ce qui est parfaitement insoutenable. En conséquence, les constatations de la juridiction cantonale sur le statut de l'assurée et la répartition des champs d'activité sans atteinte à la santé n'apparaissent pas manifestement inexactes ou arbitraires, de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'en écarter.