Citation: 9C_174/2013 E. 3.2

3.2. Ce grief n'est aucunement pertinent. Si la juridiction cantonale n'a certes pas déterminé le caractère primaire ou secondaire de la toxicomanie diagnostiquée, elle a néanmoins clairement expliqué qu'il n'était en l'espèce pas nécessaire de trancher cette question dès lors que les troubles dépressif et de la personnalité constituaient des affections invalidantes justifiant à elles seules une diminution significative de la capacité de travail et que, selon toute vraisemblance, un sevrage ne permettrait pas de modifier le tableau clinique. Ce raisonnement n'est pas critiquable dans le mesure où, d'après la jurisprudence, la toxicomanie n'est en soi pas une invalidité au sens de la loi, mais joue un rôle dans l'assurance-invalidité si elle provoque une maladie qui entraîne une atteinte à la santé physique ou mentale nuisant à la capacité de gain ou si elle résulte elle-même d'une atteinte à la santé physique ou mentale ayant valeur de maladie (ATF 124 V 265 consid. 3c p. 268). Il importe donc peu que les troubles psychiatriques signalés soient en l'occurrence la cause, la conséquence ou même indépendants de la toxicomanie puisqu'il a été retenu sur la base d'une appréciation des pièces médicales recueillies que ces affections avaient valeur de maladie au sens de l'assurance-invalidité et influençaient significativement la capacité de travail de l'intéressé. Les considérations de la caisse de pension recourante concernant le défaut d'analyse portant sur l'interaction possible entre les diverses pathologies évoquées, la toxico-dépendance et la capacité de travail de l'intéressé ne changent par conséquent rien à ce qui précède, d'autant moins qu'il ne s'agit concrètement que d'affirmations non étayées ou de critiques hypothétiques n'établissant pas en quoi le tribunal cantonal se serait trompé et auxquelles il a du reste été répondu. Le jugement cantonal doit dès lors être confirmé sur ce point.