Citation: 1B_215/2016 E. 1

Selon l'art. 79 LTF, le recours en matière pénale est recevable contre les décisions de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral qui portent sur des mesures de contrainte. Les décisions relatives au séquestre d'une somme d'argent ou d'avoirs bancaires constituent de telles mesures (ATF 136 IV 92 consid. 2.2 p. 94). Le recours du 13 juin 2016 a été déposé en tant utile (art. 45 et 100 al. 1 LTF) et les conclusions qui y sont prises sont recevables (art. 107 al. 2 LTF). La décision qui confirme le refus de lever des séquestres pénaux constitue une décision incidente susceptible de causer un préjudice irréparable à leur détenteur (art. 93 al. 1 let. a LTF), celui-ci se trouvant privé temporairement de la libre disposition des valeurs saisies (ATF 140 IV 57 consid. 2.3 p. 60; 128 I 129 consid. 1 p. 130 s.; 126 I 97 consid. 1b p. 101). Les trois recourants sont les titulaires respectifs des comptes placés sous séquestre (cf. également le consid. 2.1 de l'arrêt entrepris). Partant, ils ont qualité pour recourir contre cette mesure (art. 81 al. 1 LTF; ATF 133 IV 278 consid. 1.3 p. 282 s.). L'art. 268 CPP permet le séquestre du "patrimoine du prévenu" en vue de garantir les frais de procédures, indemnités, peines pécuniaires ou amendes. Vu l'issue du litige, il n'y a pas lieu de déterminer si les deux sociétés recourantes disposent également de la qualité pour recourir sous cet angle.