Citation: 7B.199/2005 29.11.2005 E. 2

La question de savoir combien de temps il a fallu à l'office - ou au tiers qu'il s'est ou qui lui a été substitué (cf. art. 15 ch. 4 OAOF; P.-R. Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, n. 16 et 21 ad art. 5 LP; Dominik Gasser, Kommentar zum Bundesgesetz über Schuldbetreibung und Konkurs, n. 27 ad art. 5 LP) - pour procéder aux recherches nécessitées par la demande de consultation ou de renseignements est une question de fait qui échappe à la connaissance de l'autorité fédérale de surveillance (Gilliéron, op. cit., n. 68 ad art. 8a LP; Amonn/Walther, Grundriss des Schuldbetreibungs- und Konkursrechts, 7e éd., Berne 2003, § 13 n. 7, et la jurisprudence citée par ces auteurs). Il faut toutefois réserver les cas de constatations incomplètes, reposant manifestement sur une inadvertance (art. 63 al. 2 et 64 al. 2 OJ) ou résultant d'un abus du pouvoir d'appréciation (art. 19 al. 1 LP). Il y a abus du pouvoir d'appréciation, notamment, lorsque l'autorité retient des critères inappropriés, ne tient pas compte de circonstances pertinentes ou ne procède pas à un examen complet des circonstances pertinentes (Gilliéron, op. cit., n. 57 ad art. 19 LP et la jurisprudence citée).