Citation: U 92/03 23.09.2003 E. 3

3.1 En l'absence d'un avis médical portant spécifiquement sur le problème de la causalité naturelle entre l'affection psychique présentée par I.________ et l'accident du 21 juin 2000, les premiers juges ont laissé cette question ouverte, estimant qu'un droit aux prestations n'entrait de toute manière pas en ligne de compte faute d'un rapport de causalité adéquate. La chute dont l'assuré avait été victime devait être qualifié d'accident de peu de gravité, de sorte que l'existence d'un tel rapport de causalité pouvait d'emblée être nié. En tout état de cause, même s'il fallait ranger cet événement parmi les accidents de gravité moyenne à la limite des accidents de peu de gravité, aucun des critères posés par la jurisprudence (ATF 115 V 140 consid. 6 c/aa) pour admettre le caractère adéquat du lien de causalité entre des troubles psychiques et un accident de cette catégorie ne se trouvaient en l'occurrence réunis. 3.2 Dût-on retenir, comme le soutient le recourant, un rapport de causalité naturelle entre ses troubles psychiques et l'accident du 21 juin 2000 à la lumière des considérations émises par le docteur F.________ - l'expertise du médecin précité contient, il est vrai, des éléments de réponse allant dans ce sens - que cette seule conclusion ne lui serait d'aucun secours car au regard des circonstances du cas d'espèce, le caractère adéquat du rapport de causalité fait à l'évidence défaut, même dans l'hypothèse qui lui est la plus favorable. En effet, on ne voit pas que la chute subie par le recourant fût particulièrement impressionnante ou dramatique, ni que la lésion physique qui en est résultée (contusion de l'épaule) puisse être qualifiée de grave. C'est également en vain que I.________ se réfère à la longueur de son incapacité de travail dès lors que seule la durée se rapportant à l'atteinte somatique doit être prise en considération dans l'examen de la causalité adéquate en cas de troubles psychiques consécutifs à un accident de gravité moyenne. Or, les médecins ayant examiné le recourant ont été unanimes pour attribuer dès le début une origine psychogène à l'importance de ses douleurs, singulièrement à son incapacité de reprendre le travail. Enfin, il n'y a eu ni complication, ni erreur dans le traitement médical. Les premiers juges ont donc à juste titre considéré que l'intimée n'était pas tenue de verser des prestations d'assurance pour les conséquences de l'affection de nature psychique dont le recourant est atteint.