Citation: 6B_1112/2019 E. 2.3

2.3. En l'espèce, on ignore sur la base de quelle lettre de l'art. 19 al. 1 LStup la cour cantonale a entendu condamner le recourant. Avec ce dernier, on doit admettre que l'art. 19 al. 1 let. g LStup - appliqué par le tribunal de première instance - ne pouvait entrer en ligne de compte, dès lors que, au regard de l'état de fait de la cour cantonale par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF), on ne voit pas que l'intéressé aurait pu être sanctionné en raison d'une tentative ou d'actes préparatoires qualifiés (cf. consid. 2.1 supra), puisqu'il a en définitive accompli les actes nécessaires au séjour de C.________ au Brésil puis à son retour en Suisse en possession de cocaïne. Ce qui précède ne conduit toutefois pas à l'admission du recours. En effet, le Tribunal fédéral, qui applique le droit d'office (cf. art. 106 al. 1 LTF), peut examiner si la condamnation du recourant se justifiait sur la base d'une autre disposition que celle dont l'autorité précédente semble avoir fait application. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué que l'intéressé, qui était actif dans le trafic de stupéfiants depuis São Paulo, a eu huit contacts téléphoniques avec le commanditaire de la livraison réalisée par C.________ au moment où ce dernier séjournait au Brésil. Le recourant a en outre servi d'interprète entre les protagonistes afin de faciliter le trajet du prénommé vers la Suisse. Sur la base de ces éléments, il apparaît que le recourant ne s'est pas borné à fournir aux autres protagonistes une assistance ponctuelle qui aurait justifié de le considérer comme un complice au sens de l'art. 25 CP, mais plutôt qu'il a joué un rôle déterminant dans l'opération, notamment en maintenant des contacts téléphoniques avec le commanditaire du transport de cocaïne. Le recourant pouvait ainsi être condamné en qualité de coauteur (cf. à cet égard ATF 135 IV 152 consid. 2.3.1 p. 155) d'une infraction à l'art. 19 al. 1 let. b LStup, pour laquelle il avait été mis en accusation (cf. acte d'accusation du 8 octobre 2018, p. 4). Le grief doit ainsi être rejeté.