Citation: 2D_1/2024 E. 1.2

1.2. S'agissant de la qualité pour recourir, la recourante, qui a pris part à la procédure devant l'autorité précédente, peut, en tant qu'elle a été exclue d'une procédure de soumission, justifier d'un intérêt juridique à obtenir l'annulation ou la modification de la décision attaqué (art. 115 let. a et b LTF; cf. ATF 141 II 14 consid. 4.1; 130 I 258 consid. 1.2; arrêt 2C_920/2020 du 2 juin 2021 consid. 1.6). Cet intérêt demeure par ailleurs actuel nonobstant la conclusion d'un contrat relatif au marché public litigieux entre la Commune et l'adjudicataire. En effet, malgré ce contrat, l'intéressée conserve un intérêt à la procédure dans la mesure où le Tribunal fédéral peut encore, conformément à l'art. 9 al. 3 de la loi fédérale du 6 octobre 1995 sur le marché intérieur (LMI; RS 943.02) en relations avec l'art. 18 al. 2 de l'ancien accord intercantonal sur les marchés publics du 25 novembre 1994 modifié le 15 mars 2001 (aAIMP; RSGE L 6 05) (applicable en l'espèce nonobstant l'entrée en vigueur le 1er juillet 2021 de l'AIMP révisé du 15 novembre 2019, faute pour le canton de Genève d'avoir adhéré audit instrument; cf. art. 65 al. 2 AIMP 2019), constater l'illicéité de l'adjudication (cf. ATF 141 II 307 consid. 6.3; 141 II 14 consid. 4.6; 137 II 313 consid. 1.2.2; arrêts 2D_25/2018 du 2 juillet 2019 consid. 1.2 non publié in ATF 145 II 249; 2D_28/2022 du 18 octobre 2023 consid. 1.2.4; 2C_698/2019 du 24 avril 2020 consid. 1.3.2 et les arrêts cités), ce à quoi la recourante a conclu à titre subsidiaire. Or, un tel constat implique nécessairement d'examiner, à titre préalable, le bien-fondé de l'exclusion de l'intéressée, car si celle-ci est conforme au droit, il n'est plus nécessaire d'examiner la licéité de la décision d'adjudication (cf. arrêt 2C_365/2022 du 19 janvier 2023 consid. 9).