Citation: 4C.116/2004 07.09.2004 E. 2

Les parties reprochent à la cour cantonale d'avoir commis des inadvertances manifestes. 2.1 La jurisprudence n'admet l'existence d'une inadvertance manifeste, susceptible d'être rectifiée d'office par le Tribunal fédéral en application de l'art. 63 al. 2 OJ, que lorsque l'autorité cantonale a omis de prendre en considération une pièce déterminée, versée au dossier, ou l'a mal lue, s'écartant par mégarde de sa teneur exacte, en particulier de son vrai sens littéral (ATF 115 II 399 consid. 2a p. 399; 109 II 159 consid. 2b p. 162). Le moyen tiré de l'inadvertance manifeste n'est recevable que si l'acte de recours contient l'indication exacte de la constatation attaquée et la pièce du dossier qui la contredit (art. 55 al. 1 let. d OJ; ATF 110 II 494 consid. 4 p. 497). Par ailleurs, l'inadvertance invoquée doit porter sur une constatation propre à influer sur le sort du recours (cf. ATF 95 II 503 consid. 2a p. 507). 2.2 S'agissant des éléments relevés par le demandeur, le fait que son mandat d'administrateur dans une société ait été repris par un autre confrère le 8 mars 2002 et non 2003 n'est pas déterminant en l'espèce, dès lors d'une part que les deux dates sont postérieures à la période litigieuse, d'autre part que c'est à l'issue de l'appréciation de différents éléments que la cour cantonale est parvenue à la conclusion que celui-ci avait conservé, même après 1994, des liens avec l'Eglise Z.________. Pour ce dernier motif, il importe également peu que la liste relative à l'Académie des professeurs pour la paix soit obsolète, la branche suisse de cette académie ayant, semble-t-il, cessé ses activités en 1994, date à laquelle le demandeur soutient avoir quitté l'Association culturelle internationale pour se consacrer à l'enseignement. Enfin, le fait que le journaliste de C.________ ait ou non donné la parole au demandeur dans le cadre de la rédaction de l'article en cause n'apparaît pas pertinent pour juger du principe et de la quotité de l'indemnité pour tort moral éventuellement due par la défenderesse. Pour ce qui est du point soulevé par la défenderesse, il apparaît que la cour cantonale a effectivement retenu à tort que le secrétaire général de celle-ci avait été journaliste, alors que cette activité avait été évoquée au sujet du demandeur. Dans son mémoire de réponse à l'appel incident, la défenderesse a en effet notamment écrit qu'"ancien journaliste lui-même, Monsieur A.________ est malvenu de se plaindre de l'activité de ses confrères". L'on ne voit toutefois pas en quoi l'activité antérieure de B.________ aurait été considérée comme aggravante par la cour cantonale, de sorte que cette inadvertance manifeste est également sans influence sur le sort du litige.