Citation: 2C_302/2022 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, le recourant soulève un certain nombre de griefs à l'encontre de l'autorité précédente concernant l'appréciation des faits, mais sans jamais expliquer en quoi les faits en cause auraient été susceptibles de modifier l'issue du litige. En cela, la motivation du recours est insuffisante. Au surplus, dans une argumentation partiellement appellatoire, il ne démontre pas le caractère insoutenable de l'appréciation des faits réalisée par l'autorité précédente. En particulier, on ne voit pas quel élément de fait celle-ci aurait négligé lorsqu'elle retient que le recourant n'avait pas réellement pris la mesure de ses actes et de leurs conséquences au regard de ses condamnations pénales. Le Tribunal cantonal relève à cet égard que le recourant s'est illustré par son comportement répréhensible constant et qu'il a minimisé systématiquement l'importance de ses sanctions pénales. En outre, l'existence d'une situation financière fortement obérée retenue par les juges cantonaux repose sur un extrait du registre des poursuites, qui révèle des dettes importantes, ainsi que sur l'instabilité professionnelle du recourant. Le remboursement des dettes entrepris par celui-ci n'a pas été négligé. L'appréciation des faits par l'autorité précédente est ainsi parfaitement soutenable et le fait que le recourant n'ait pas émargé à l'aide social ne change rien à ce constat. Au surplus il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant a encore été condamné le 30 avril 2020, pour des faits commis le 28 février 2020, alors qu'il vivait déjà une relation stable avec sa compagne, depuis janvier 2020. Sur la base de ces éléments et des condamnations antérieures du recourant, l'autorité précédente pouvait retenir de façon soutenable que la présence de ses proches et de sa compagne ne l'avait pas dissuadé de commettre de nouvelles infractions. Un tel constat n'exclut pas toute influence positive de ses proches. Enfin, le recourant n'explique absolument pas en quoi le Tribunal cantonal aurait versé dans l'arbitraire en retenant que sa réintégration au Kosovo était possible. Le grief d'arbitraire dans l'établissement des faits doit partant être écarté. La pièce jointe au recours (copie de visa) ne pourra être prise en considération, car nouvelle (art. 99 al. 1LTF).