Citation: 1B_241/2020 E. A

Le 8 août 2018, la Juge I du Tribunal de Monthey a adressé une dénonciation pénale à l'Office régional du Ministère public du Bas-Valais. Elle exposait en substance que, dans le cadre d'une procédure de mesures protectrices de l'union conjugale dont elle avait la charge, A.________ avait allégué que, le 28 juillet 2018, lors de vacances en Espagne, son épouse B.________ lui avait planté un coup de couteau dans la gorge alors qu'il dormait, étant précisé qu'elle lui aurait servi la veille du vin dans lequel elle avait glissé deux Temesta. La victime s'était rendue aux urgences où des points de suture lui avaient été administrés. Etaient joints un certificat médical ainsi que des photographies du couteau et de la plaie. Le 31 août 2018, A.________ s'est constitué partie plaignante. Il s'est adressé au Ministère public les 15 octobre et 16 novembre 2018 pour connaître l'état de l'enquête, les mesures d'instruction envisagées ainsi que leur délai de mise en oeuvre. Le 19 novembre 2018, la Procureure en charge de la dénonciation Emmanuelle Raboud a décerné à la Police judiciaire un mandat d'investigation avant ouverture d'instruction pour lésions corporelles simples avec une arme. Le 27 novembre 2018, elle a informé le conseil de A.________ que la police était actuellement en charge de l'affaire et qu'elle ne tarderait pas à contacter son mandant. Le 14 janvier 2019, A.________ a demandé à être informé de la réception du rapport d'enquête. Il a sollicité la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique visant à déterminer la responsabilité pénale de la prévenue et requis d'être mis au bénéfice de l'assistance judiciaire en annonçant le dépôt des pièces relatives à sa situation financière dans les meilleurs délais. Le 7 février 2019, la Police judiciaire a établi son rapport auquel étaient annexés les procès-verbaux des auditions de A.________ du 13 décembre 2018, de C.________, entendu en qualité de personne appelée à donner des renseignements le 19 décembre 2018, et de B.________, auditionnée le 11 janvier 2019 en tant que prévenue. Le 6 mars 2019, la Procureure a ouvert une instruction pénale à l'encontre de B.________ pour tentative de meurtre par dol éventuel, subsidiairement tentative de lésions corporelles graves, subsidiairement lésions corporelles simples avec un objet dangereux. Le cas relevant de la défense obligatoire, un délai de dix jours lui a été imparti pour désigner un avocat de choix. Le 29 mars 2019, Me Yves Cottagnoud a demandé à être désigné comme défenseur d'office de la prévenue. Le 16 avril 2019, il a requis que les preuves administrées avant qu'un défenseur ait été désigné soient déclarées non exploitables et retirées du dossier et que sa mandante soit réentendue en sa présence. Le 21 mai 2019, A.________ a exprimé le souhait que l'instruction avance rapidement s'agissant d'un cas de violences conjugales et demandé à être informé si la prévenue, qui s'était faite expulser du domicile conjugal, avait pris contact et convenu d'un entretien avec un organisme ou un professionnel habilité à recevoir les auteurs de violences domestiques et, dans la négative, à ce que la Procureure veille à ce qu'il en aille ainsi. Le 23 mai 2019, la Procureure a informé les parties qu'elle entendait faire administrer une expertise psychiatrique de la prévenue et confier le mandat au Service d'expertises médicales de l'Institut central des hôpitaux, à Sierre, sous la responsabilité du Dr E.________ assisté de la Dresse F.________. Un délai de dix jours leur était imparti pour faire valoir leur motif de récusation des experts et poser des questions complémentaires. Le 27 mai 2019, A.________ a répondu n'avoir aucune objection à formuler sur la personne des experts et s'est déterminé sur la demande de retranchement de la prévenue. Le 3 juin 2019, B.________ a sollicité la prolongation du délai au 30 juin 2019 sans l'utiliser. Le 27 juin 2019, la Procureure a rejeté la requête de la prévenue tendant au constat de l'inexploitabilité de son procès-verbal d'audition du 11 janvier 2019, relevant qu'elle serait réentendue en présence de son avocat et des autres parties. Le 8 juillet 2019, B.________ a recouru contre cette décision auprès de la Chambre pénale du Tribunal cantonal du canton du Valais. Le 8 août 2019, A.________ a transmis les pièces attestant de ses charges et revenus en complément à sa requête d'assistance judiciaire. Le 28 août 2019, il a invité la Procureure à établir le mandat d'expertise psychiatrique en ne remettant pas immédiatement les éléments faisant l'objet de la requête en retranchement pendante devant le Tribunal cantonal. Le 24 septembre 2019, il a demandé à être renseigné sur le sort de sa requête d'assistance judiciaire et sur l'état de la procédure. Le 11 novembre 2019, il s'est enquis du sort de ses correspondances restées sans réponses avant qu'il ne forme un recours pour déni de justice.