Citation: 5A_445/2023 E. 4.3

4.3. La recourante expose que C.________ SA est une société anonyme constituée de E.________, en tant qu'administrateur président, et F.________, en tant qu'administrateur, tous deux ayant une signature collective à deux. Or le procès-verbal des enchères ne faisait aucunement état de la production d'une procuration ni d'une copie d'une pièce d'identité justifiant des pouvoirs de représentation de F.________ pour le compte de la société C.________ SA et de son administrateur président, E.________. Partant, F.________ n'était pas autorisé à participer pour le compte de la société C.________ SA à la vente aux enchères et encore moins en droit de se voir attribuer l'immeuble au nom et pour le compte de ladite société. L'autorité cantonale avait retenu de manière erronée les faits en considérant que l'Office avait démontré qu'une procuration avait effectivement été établie le 10 mai 2023 par E.________. Ce faisant, dite autorité n'avait pas établi les motifs pour lesquels la supposée procuration n'avait jamais été mentionnée dans le procès-verbal des enchères et pourquoi celle-ci n'était apparue qu'après la procédure de plainte. L'Office n'avait produit aucune pièce attestant de la réception, avant l'adjudication ou durant la vente aux enchères, de la procuration et de la pièce d'identité de E.________. Il s'était limité à alléguer que les documents manquants existaient, sans prouver la date de leur réception. L'Office n'avait ainsi pas respecté le fardeau de la preuve qui lui incombe. La recourante ajoute que la pièce 2 produite par l'Office à l'appui de sa détermination du 23 mai 2023, soit la copie de la pièce d'identité de E.________, ne suffit pas à prouver que la signature du prénommé est bien celle apposée sur la procuration. En effet, dite copie n'est pas conforme et aucune signature ne permet de comparer la véracité de la procuration supposément établie en date du 10 mai 2023. La recourante se demande si " l'image " de la pièce d'identité n'aurait pas été retravaillée et si la partie inférieure contenant la signature de son détenteur n'aurait pas été coupée. Aussi, selon elle, il n'était à ce jour pas possible d'admettre que la signature apposée sur la procuration était bien celle de E.________. Or si l'adjudicataire ne dispose pas des pouvoirs nécessaires pour représenter et agir au nom de la société, celui-ci ne peut conclure valablement une transaction pour son compte.