Citation: 1F_12/2017 E. 1

La révision d'un arrêt du Tribunal fédéral peut être demandée si les dispositions concernant la composition du tribunal ou la récusation n'ont pas été observées (art. 121 let. a LTF), si le tribunal a accordé à une partie soit plus ou, sans que la loi ne le permette, autre chose que ce qu'elle a demandé, soit moins que ce que la partie adverse a reconnu devoir (art. 121 let. b LTF), si le tribunal n'a pas statué sur certaines conclusions (art. 121 let. c LTF), si, par inadvertance, le tribunal n'a pas pris en considération des faits pertinents qui ressortent du dossier (art. 121 let. d LTF), lorsque la Cour européenne des droits de l'homme a constaté, dans un arrêt définitif, une violation de la CEDH ou de ses protocoles (art. 122 LTF), lorsqu'une procédure pénale établit que l'arrêt a été influencé au préjudice du requérant par un crime ou un délit, même si aucune condamnation n'est intervenue (art. 123 al. 1 LTF), s'il existe des faits ou des moyens de preuves qui étaient inconnus de l'autorité inférieure et qui sont de nature à motiver l'acquittement ou une condamnation sensiblement moins sévère ou plus sévère du condamné ou encore la condamnation de la personne acquittée (art. 123 al. 2 let. b LTF en relation avec l'art. 410 al. 1 let. a CPP) ou si la décision est en contradiction flagrante avec une décision pénale rendue postérieurement sur les mêmes faits (art. 123 al. 2 let. b LTF en relation avec l'art. 410 al. 1 let. b CPP). A.________ n'invoque aucun motif de révision. Il se prévaut de deux certificats médicaux de son médecin traitant qui précisent la maladie à l'origine de son incapacité de travailler et qui justifieraient, selon lui, d'entrer en matière sur son recours du 8 avril 2017 [recte: du 10 avril 2017]. Seul l'art. 123 al. 2 let. b LTF en lien avec l'art. 410 al. 1 let. a CPP pourrait entrer en considération en l'occurrence. La révision d'un arrêt d'irrecevabilité du Tribunal fédéral en raison de faits nouveaux ou de preuves nouvelles suppose que les faits ou les moyens de preuve invoqués étaient inconnus de la cour au moment où elle a statué et qu'ils soient de nature à conduire à une appréciation différente de la recevabilité du recours en matière pénale. Les certificats médicaux, établis les 29 avril 2016 et 17 novembre 2016, sont certes nouveaux, mais ils auraient pu être produits lors du dépôt du recours. Leur recevabilité est douteuse au regard du principe de la bonne foi (ATF 130 IV 72 consid. 2.2. p. 74; arrêt 6B_866/2014 du 26 février 2015 consid. 1.2). Peu importe car s'ils précisent la nature et la gravité de la maladie dont souffre le recourant et permettent d'admettre qu'il n'était pas en mesure de recourir en personne auprès du Tribunal fédéral contre l'arrêt cantonal du 7 mars 2017, ils n'établissent pas qu'elle l'aurait empêché de mandater un avocat pour qu'il dépose un recours en son nom en temps utile. Ils sont donc impropres à apprécier différemment la recevabilité de son recours du 8 avril 2017 et à justifier la révision de l'arrêt querellé du 11 avril 2017 et la restitution du délai de recours contre l'arrêt cantonal.