Citation: 1P.203/2006 21.07.2006 E. 2

Le recourant invoque une violation des art. 9 et 32 al. 1 Cst. et de l'art. 6 ch. 2 CEDH, au motif que sa condamnation pour infraction à la LStup, reposerait sur une appréciation arbitraire des éléments de preuve et violerait le principe "in dubio pro reo" découlant de la présomption d'innocence. 2.1 La double portée du principe "in dubio pro reo" - comme règle sur le fardeau de la preuve et comme règle de l'appréciation des preuves - et la cognition du Tribunal fédéral quant à la violation de ce principe ont été rappelées dans l'ATF 127 I 38 consid. 2a p. 40/41, auquel on peut donc se référer. Quant à la notion d'arbitraire, elle a notamment été rappelée dans les ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9 et 173 consid. 3.1 p. 178, auxquels il peut aussi être renvoyé. 2.2 Le recourant reproche d'abord à l'autorité cantonale d'avoir retenu, comme indice de sa culpabilité, le fait que son numéro de téléphone est apparu 114 fois dans le listing rétroactif du numéro de portable de B.________. Elle aurait ainsi méconnu arbitrairement qu'il vit séparé depuis trois ans de sa femme, qui a conservé l'appartement conjugal, donc le raccordement téléphonique en question, et, partant que l'élément litigieux n'est pas probant. S'étant, de la sorte, fondée à tort sur cet élément, elle aurait en outre violé la présomption d'innocence. Rien dans l'arrêt attaqué n'indique que le recourant - qui ne démontre pas ni même ne prétend l'avoir fait - se serait prévalu en instance cantonale du fait qu'il vit séparé de sa femme pour contester le caractère probant de l'élément litigieux. L'arrêt attaqué n'examine nulle part cette question, sans que le recourant ne s'en plaigne. Il n'est dès lors pas établi que le grief aurait été soumis à l'autorité cantonale, de sorte qu'il constitue un moyen nouveau et, partant, irrecevable (cf. art. 86 al. 1 OJ). 2.3 Le recourant reproche ensuite à l'autorité cantonale de lui avoir opposé que B.________ n'a jamais varié dans ses déclarations le mettant en cause. Sauf arbitraire, elle ne pouvait accorder foi à ces déclarations, dès lors que lui-même n'a non plus jamais varié dans ses dénégations. En tenant les déclarations litigieuses pour vraies, selon lui au motif qu'il n'en aurait pas apporté la preuve contraire, elle aurait également violé la présomption d'innocence. Ce grief non plus n'a pas été soumis à l'autorité cantonale. S'agissant des déclarations de B.________, le recourant s'est en effet exclusivement plaint en instance cantonale de ce que les premiers juges se seraient fondés uniquement sur celles-ci. C'est en tout cas ce qui ressort de l'arrêt attaqué, sans que le recourant n'établisse le contraire ni n'invoque d'atteinte à ses droits constitutionnels au motif que l'autorité cantonale n'aurait pas statué sur un grief qu'il lui avait soumis. Comme le précédent, le moyen, parce que nouveau, est donc irrecevable.