Citation: 2C_603/2019 E. 3.2

3.2. Sous le titre " de l'appréciation arbitraire des moyens de preuves et de la violation des art. 29 al. 2 Cst. et 49 LEI ", qui correspond à sa première série de griefs, la recourante reproche à l'instance précédente d'avoir retenu qu'elle avait toujours exercé sa profession dans les bars de la région de U.________ (VD), en se référant aux déclarations de son époux (R16 du procès verbal du 27 juillet 2015, pièce 93), aux fins de démontrer qu'elle aurait aisément pu trouver un travail dans cette région. Or il ressortait du dit procès-verbal qu'il ne s'agissait que des bars que le couple fréquentait avant le départ de la recourante pour Y.________. Elle soutient que cette erreur a influencé l'instance précédente s'agissant de la nécessité économique pour le couple de vivre séparément au sens de l'art. 49 LEI. L'instance a effectivement commis une erreur, puisque les déclarations de l'époux répondaient à la question de savoir si le couple fréquentait des établissements publics et non pas à celle, non formulée, de savoir si la recourante avait travaillé dans la région de U.________. Cette erreur doit être corrigée en ce sens que la recourante n'a pas travaillé dans les bars de la région de U.________. Il en sera tenu compte, cas échéant, dans l'examen des griefs liés à la violation de l'art. 49 LEI. La recourante reproche encore à l'instance précédente d'avoir retenu qu'elle avait habité chez E.________, alors qu'elle habitait Rue G.________ à Y.________. L'instance précédente aurait sur ce point méconnu la pièce 110 (courrier électronique du 10 mai 2016) et ainsi retenu l'existence d'une relation, fictive, avec E.________. La correction de ce vice démontrerait qu'elle ne s'est installée à Y.________ que pour des raisons professionnelles et non pas pour éviter la vie conjugale. Le grief doit être rejeté. L'instance précédente a dûment mentionné et pris en compte, sans arbitraire, le courrier électronique du 10 mai 2016, lorsqu'elle a retenu que l'existence de cette relation était établie par le contrat de bail du 7 janvier 2014 conclu pour un appartement situé chemin F.________, Z.________, propriété de E.________ qui était également domicilié à cette adresse (arrêt attaqué, consid. 3.2). Ce n'est qu'ensuite, comme l'a du reste aussi relevé l'instance précédente, que la recourante a loué un appartement Rue G.________ à Y.________ (arrêt attaqué, en fait let. A). En effet, le courrier électronique du 10 mai 2016 a la teneur suivante : " Suite à votre demande, nous vous confirmons que Mme A.________, lors de son arrivée en 2014, avait annoncé comme adresse, Ch. F.________, Z.________ et c'était la même adresse que M. E.________. Actuellement Mme A.________ a une autre adresse Rue G.________, Y.________. " Sous le même titre, la recourante fait encore valoir des faits nouveaux, irrecevables toutefois en vertu de l'art. 99 LTF.