Citation: 5A_457/2023 E. 3.1

3.1. La Chambre civile a souligné que, le premier juge n'ayant pas invité la poursuivie à se déterminer par écrit, celle-ci, qui était assistée d'un avocat, devait nécessairement comprendre que la procédure était orale et qu'il lui incombait en conséquence d'alléguer oralement tous les faits qu'elle estimait pertinents et dont elle entendait se prévaloir, afin qu'ils soient consignés au procès-verbal. Elle a considéré qu'il appartenait à la débitrice - qui prétendait que le tribunal de première instance n'avait pas consigné un moyen libératoire et la conclusion y relative - de demander un complément au procès-verbal à l'issue de l'audience ou de requérir, immédiatement après, la rectification de celui-ci et que, ne l'ayant pas fait, elle n'était pas " légitimée " à se prévaloir du caractère prétendument incomplet du procès-verbal devant la cour cantonale. Partant, elle a déclaré irrecevables les allégations nouvelles de la débitrice et a décidé d'examiner le litige sur la base du dossier de première instance, notamment sur la base des allégations formulées lors de l'audience de mainlevée et des pièces choisies évoquées à cette occasion. Elle a également déclaré irrecevable la conclusion subsidiaire de la débitrice (tendant à la mainlevée provisoire à concurrence de 129'907 fr., motif pris de l'extinction partielle de la créance par paiement), dès lors qu'elle n'avait pas été formulée en première instance. Elle a conclu qu'elle n'examinerait donc pas le moyen libératoire tiré de l'extinction partielle de la dette invoqué dans le mémoire de recours.