Citation: 4P.307/2004 16.06.2005 E. 4

4.1 La recourante soutient que le montant de la commission convenue entre parties en janvier 1999, d'au maximum 175'000 fr., défie la logique, car elle correspondrait à une somme de transfert jamais atteinte pour la vente opérée par un club suisse d'un joueur à l'étranger. 4.2 La fixation de la rémunération due à l'intermédiaire qui s'engage à rechercher pour un sportif des partenaires contractuels susceptibles de l'employer dépend de la détermination du régime juridique applicable au contrat innomé désigné par la doctrine alémanique de "Sportlervermittlungsvertrag" (cf. Urs Scherrer, Sportler-Management und Sportler-Vermittlung im globalisierten Sport, in Sport und Recht 2004, p. 91; Christian Jenny, Der Sportlervermittlungs-und der Sportlermanagementvertrag, in Sportlervermittlung und Sportlermanagement, 2e éd, Berne 2003, p. 27). Il s'agit donc d'une question ressortissant au droit fédéral (art. 19 CO), qui ne saurait être examinée en instance de recours de droit public (art. 84 al. 2 OJ). On peut encore observer qu'il a été retenu que Z.________ et un tiers ont négocié en 1995 le transfert dans un autre club de deux joueurs étrangers évoluant alors au club Y.________, ce qui entraînait le versement en faveur des premiers d'une commission de 450'000 fr. A considérer ce montant, une commission plafonnée à 175'000 fr. pour le transfert en 1999 d'un joueur brésilien dans un championnat étranger n'apparaît pas extraordinaire, quoi qu'en pense la demanderesse.