Citation: 1B_322/2019 E. 2

Dans son mémoire de recours du 26 juin 2019, le recourant ne développe aucune argumentation tendant à contester l'existence de charges suffisantes pesant à son encontre (art. 221 al. 1 CPP), à savoir en particulier d'avoir obtenu des fonds - notamment en vue d'un achat en l'état non démontré de montres pour un montant dont il ne disposait a priori pas - avec la promesse de rendements exorbitants, ainsi que d'avoir remboursé, dans un premier temps, certains investisseurs en capital et intérêts, afin en substance que ces derniers remettent des sommes "en jeu" (système de "cavalerie" [cf. consid. 2.2 p. 9 de l'arrêt attaqué]). A la suite des observations déposées par le Ministère public au cours de la procédure fédérale, le recourant soutient, pour la première fois dans ses déterminations du 12 juillet 2019, que les charges pesant à son encontre seraient insuffisantes. Il n'explique cependant pas pourquoi ses arguments à ce propos n'ont pas pu être invoqués précédemment, soit dans son acte de recours. Il n'expose pas non plus pourquoi cette question ne se serait pas posée antérieurement et découlerait donc uniquement des déterminations du Ministère public. Le recourant ne saurait donc se prévaloir des écritures du Ministère public pour pouvoir compléter - hors délai - son mémoire de recours. Partant, invoqués uniquement le 12 juillet 2019, les arguments tendant à contester l'existence de charges suffisantes sont tardifs (art. 100 al. 1 LTF; ATF 143 II 283 consid. 1.2.3 p. 286) et, partant, irrecevables.