Citation: 7B_349/2023 E. 4.2

4.2. En l'espèce, la Chambre des recours a, en substance, considéré qu'il existait des motifs concrets et objectifs justifiant la disjonction de la procédure relative au recourant de celle des coprévenus; le recourant ne s'était pas présenté à l'audience du 3 octobre 2022, sans fournir d'excuse; dès lors qu'il s'agissait de son premier défaut, le Tribunal correctionnel ne pouvait pas le juger en son absence (art. 366 al. 1 CPP); considérant que le principe de la célérité l'emportait sur celui de l'unité de la procédure et que les coprévenus présents devaient être jugés dans un délai raisonnable, le Tribunal correctionnel n'avait d'autre choix que de disjoindre la procédure concernant le recourant. L'autorité précédente a ajouté que ce dernier, qui avait connaissance de la date de l'audience de jugement et qui avait été dûment convoqué, n'avait fourni aucune explication au Tribunal correctionnel à même de justifier son absence aux débats; il était par conséquent mal placé pour se plaindre de l'éventuelle perte de ses droits procéduraux dont il n'entendait manifestement pas faire usage; il ne pouvait pas se prévaloir de prétendues incidences sur le plan procédural qu'il avait lui-même contribué à créer.