Citation: 6B_1290/2023 E. 2.2.1

2.2.1. La cour cantonale a tout d'abord relevé que le dossier qui contenait six classeurs fédéraux n'était pas aussi volumineux que le laissait entendre la recourante et qu'il ne présentait aucune complexité particulière que ce soit sous l'angle de l'établissement des faits que sous celui de l'application du droit, étant précisé que le prévenu avait admis la grande majorité des faits qui lui étaient reprochés avant même d'être renvoyé en jugement. S'agissant de la critique ciblée des opérations retranchées, la cour cantonale a relevé que les premiers juges avaient explicité de manière circonstanciée et convaincante pour quels motifs ils avaient retranché ou réduit certaines opérations, clairement identifiées, et a déclaré qu'elle partageait ces considérations, y renvoyant expressément en application de l'art. 82 al. 4 CPP. Elle a ajouté que le rôle de l'avocat d'office n'était pas de déployer une activité "tous azimuts", comme le ferait un avocat choisi rémunéré par son client, ce d'autant que l'intéressée défendait les intérêts de la partie plaignante qui, sous l'angle pénal, étaient déjà défendus par le ministère public, de sorte que son rôle se limitait essentiellement à faire valoir les prétentions civiles de la victime qui, sur le principe, n'étaient d'ailleurs pas contestées par le prévenu. Elle a constaté en tout état de cause que l'indemnité de conseil juridique gratuit accordée à l'avocate d'office de la partie plaignante avait été fixée à 30'684 fr. 80, TVA comprise, pour 136 heures et 40 minutes de travail (réduction de 16 %), montant qui était quasiment identique à celui de l'indemnité octroyée au défenseur d'office du prévenu, à savoir 39'674 fr. 20.