Citation: 5P.189/2000 26.10.2000 E. 3

3.- La recourante reproche au juge de district d'avoir arbitrairement interprété les art. 282 ss CPC/VS en considérant que la voie du relief n'est pas ouverte en procédure sommaire. Elle soutient que, dans ce domaine, le législateur valaisan a rattaché les effets d'un jugement contumacial au défaut de comparution du défendeur, en sorte que le relief pourrait être demandé. A l'appui de son argumentation, elle se réfère à la note marginale et à la teneur de l'art. 285 CPC/VS, à la similitude entre les art. 286 al. 2 et 102 al. 1er CPC/VS, au renvoi de l'art. 282 al. 2 CPC/VS aux dispositions ordinaires de procédure, ainsi qu'au Commentaire à l'usage des autorités judiciaires communales, dont l'annexe 14b mentionne la possibilité du relief. Elle conteste en outre la pertinence de la jurisprudence valaisanne rendue sous l'empire de l'ancien droit, dès lors que celle-là reposait, pour l'essentiel, sur des règles spéciales contenues dans des lois d'application. Pour étayer cette assertion, elle cite - sans pour autant donner de références précises - la jurisprudence rendue dans le cadre de la mainlevée d'opposition. A cet égard, elle affirme que l'absence de relief se comprend dans la mesure où le débiteur "défaillant" peut faire valoir son droit dans le cadre d'une action en libération ou en reconnaissance de dette, donc auprès d'une autorité disposant d'un plein pouvoir d'examen.