Citation: 5P.285/2004 01.11.2004 E. 3

Au titre de l'appréciation arbitraire des preuves et de la violation de son droit d'être entendu invoquées en préambule de son mémoire, le recourant expose quelques principes régissant la fixation de la contribution d'entretien et s'en prend à la manière dont l'autorité cantonale a apprécié ses revenus (moyenne des bénéfices réalisés pendant quelques années), ainsi qu'au caractère fictif du revenu ainsi établi. Ses arguments, exposés pêle-mêle, revêtent toutefois un caractère nettement appellatoire, qui les rend irrecevables. Tout aussi irrecevable est son affirmation selon laquelle il était arbitraire de conférer un effet rétroactif à la décision querellée (dies a quo de la contribution d'entretien fixé au 1er janvier 2003): pas plus qu'il ne l'a fait en instance cantonale, le recourant n'expose en effet devant le Tribunal fédéral, conformément à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, en quoi la norme légale topique (art. 173 al. 3 CC) aurait été violée. En définitive, le recourant ne met pas en relation de façon claire et cohérente les griefs qu'il formule et les règles légales qu'il invoque de façon à établir que la décision querellée est insoutenable, c'est-à-dire arbitraire, non seulement en elle-même mais dans son résultat. Le recourant soutient par ailleurs que les considérations de l'autorité intimée sur son train de vie ne reposent sur aucun élément tangible, sans autre précision. L'arrêt attaqué ne faisant état d'aucune considération à ce sujet et le recourant ne démontrant pas avoir soulevé en instance cantonale des critiques précises sur ce point, le grief ne répond pas à l'exigence de l'épuisement préalable des instances cantonales (art. 86 al. 1 OJ).