Citation: 6B_5/2022 E. 2.2

2.2. Le recourant se plaint en outre de ne pas avoir été entendu personnellement par la Juge d'application des peines. Il dénonce la violation de l'art. 86 al. 2 CP. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, cette disposition garantit un droit d'être entendu plus étendu que celui qui découle de l'art. 29 al. 2 Cst.; l'autorité compétente devra entendre oralement le détenu, une détermination écrite n'étant pas suffisante (ATF 101 Ib 250 p. 251; 99 Ib 348 p. 350). Devant la cour cantonale, le recourant a fait valoir uniquement que la décision rendue par la Juge d'application des peines consacrait un déni de justice et violait son droit à une décision motivée; il ne s'est pas plaint de ne pas avoir été entendu personnellement par la Juge d'application des peines ni n'a requis son audition personnelle par les juges cantonaux (art. 389 al. 3 et 390 al. 5 CPP). Ce n'est que dans son mémoire de recours au Tribunal fédéral qu'il dénonce la violation de l'art. 86 al. 2 CP et de la jurisprudence y relative. Dans la mesure où un tel grief n'a pas été soulevé devant la cour cantonale, il doit être déclaré irrecevable faute d'épuisement des instances cantonales (art. 80 al. 1 LTF; cf. ATF 142 I 155 consid. 4.4.3; voir aussi arrêts 6B_458/2021 du 3 mars 2022 consid. 1.2; 6B_98/2021 du 8 octobre 2021 consid. 4).