Citation: 4A_323/2021 E. 13

L'on cherchera en vain dans le recours une motivation qui puisse étayer la conclusion tendant à ce que la cause soit retournée au Tribunal de première instance « dans une nouvelle composition impartiale ». L'on comprend, aux traits décochés dans le recours et évoqués dans l'arrêt sur appel, que les demandeurs en veulent au « nouveau » juge de première instance qui a révoqué l'ordonnance du 13 décembre 2016 et renoncé à entendre les témoins proposés. Ils l'accusent aussi de n'avoir pas pris connaissance du dossier et d'avoir méconnu l'ancienne procédure cantonale qu'il n'aurait jamais appliqué de son vivant. Toutefois, les juges d'appel ont relevé que l'ordonnance révocatoire était due en partie au dépôt d'une liste de seize témoins, revirement qu'ils ont motivé de façon convaincante, étant entendu qu'une divergence de vue entre magistrats dans l'appréciation anticipée des preuves ne saurait en aucun cas être l'indice d'une partialité. Qui plus est, le justiciable ne pourrait obtenir la récusation d'un magistrat pour le seul motif qu'il n'a jamais appliqué une loi, sans quoi le juge suisse ne pourrait plus appliquer le droit étranger comme il est parfois appelé à le faire. En bref, l'on ne discerne pas le début d'un indice du bien-fondé des accusations portées contre le magistrat de première instance. De toute façon, la cour de céans n'a pas à traiter d'une conclusion non motivée, ce qui épargne de plus amples commentaires.