Citation: 5P.112/2000 22.05.2000 E. 1

Chacun des conjoints a recouru contre ce jugement. Le mari a notamment conclut à l'attribution des trois en- fants; l'épouse, à ce que la garde et l'autorité parentale sur Sebrine soit maintenue à la mère, celle-ci s'en remettant à justice quant à l'attribution de Salem et Samir. Le 5 décembre 1999, à la suite de la visite de leur père à "Point Rencontre", Salem et Samir ont été conduits par la police au foyer de Meillerie, à Lausanne, leur mère, restée avec Sebrine, n'étant pas venue les chercher comme convenu. Le lendemain, le mari a pénétré dans l'appartement de son épouse, et ce malgré l'interdiction qui lui avait été faite par le président du tribunal de district le 10 décembre 1998. Par ordonnance de mesures préprovisionnelles rendue le 9 décembre 1999 sur requête du Service de protection de la jeunesse et de A.________, le Président de la Chambre des recours a notamment ordonné des mesures de protection en faveur de Salem et Samir et retiré à la mère la garde sur les trois enfants pour la confier au Service de protection de la jeunesse. Le 15 décembre suivant, ledit président a rendu une autre ordonnance de mesures préprovisionnelles sur demande de chacun des conjoints. Il a notamment invité le Service de protection de la jeunesse à établir un rapport sur la situation des trois enfants pour l'audience de mesures provisionnelles fixée au 25 janvier 2000, et ordonné à l'employeur du mari de verser le montant de 2'470 fr., prélevé mensuellement sur le salaire de celui-ci - selon la convention des époux du 20 juillet 1998 - au Service de protection de la jeunesse, à charge pour lui de le consigner jusqu'à droit connu sur le sort des mesures provisionnelles. Les requêtes des parties ont été rejetées pour le surplus.