Citation: 6B_212/2024 E. 3.4.6

3.4.6. Le recourant invoque encore l'interdiction de la double prise en considération ( Doppelverwertungsverbot). Il soutient que le fait - contesté - qu'il ait fait miroiter des affaires compensatoires pendant plus de dix ans alors qu'il savait depuis le 28 juillet 2009 au plus tard que les fonds étaient perdus a manifestement déjà été pris en compte par la cour cantonale lors de l'appréciation de la culpabilité, dans le cadre de la fixation de la peine, avant réduction, de 48 mois en application de l'art. 47 CP. De l'avis du recourant, cet élément ne saurait dès lors être à nouveau pris en compte pour limiter la quotité de la réduction de la peine au sens de l'art. 48 let. e et 48a CP. Il apparaît que l'élément dont le recourant conteste la - prétendue - double prise en considération n'a, contrairement à ce qu'il prétend, pas été retenu par la cour cantonale dans le cadre de l'appréciation de sa culpabilité et la fixation de la peine en application de l'art. 47 CP, avant réduction (cf. arrêt attaqué, consid. 4.3, avec renvoi au jugement de première instance, ch. III p. 67 à 69), mais a été pris en compte lors de l'examen de son comportement depuis l'infraction dans l'application de l'art. 48 let. e CP (cf. arrêt attaqué, consid. 4.2). Dans ces circonstances, la critique émise n'est de toute manière pas pertinente. N'étant pas dirigée contre la motivation de l'arrêt entrepris, elle ne satisfait pas aux exigences de motivation (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF) et est dès lors irrecevable.