Citation: 1P.24/2001 30.01.2001 E. 3

3.- Le recourant voit une violation de son droit d'être entendu dans le fait que l'autorité intimée s'est référée aux motifs exposés dans différents arrêts rendus par ses soins ou par le Tribunal fédéral, pour étayer les indices de culpabilité à son encontre, en l'absence de faits nouveaux pertinents susceptibles de conduire à une appréciation différente de la situation. Un tel procédé devrait être assimilé à un renvoi au dossier incompatible avec l'obligation faite au juge de motiver ses décisions; de plus, il ne tiendrait pas compte de l'écoulement du temps et, en particulier, du fait que l'enquête ne pourra être close à bref délai. a) La jurisprudence rendue sous l'empire de l'art. 4 aCst. , mais qui garde toute sa valeur dans le cadre de l'art. 29 al. 2 Cst. , a déduit du droit d'être entendu l'obligation pour l'autorité de motiver ses décisions, afin que le justiciable puisse les comprendre et exercer ses droits de recours en connaissance de cause. Pour satisfaire cette exigence, il suffit que l'autorité mentionne au moins brièvement les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a fondé sa décision. Elle n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limiter à ceux qui, sans arbitraire, peuvent être tenus pour pertinents (ATF 125 II 369 consid. 2c p. 372; 124 II 146 consid. 2a p. 149; 122 IV 8 consid. 2c p. 14/15; 121 I 54 consid. 2c p. 57 et les arrêts cités).