Citation: 6B_990/2020 E. 3.3

3.3. La cour cantonale a dénié à la recourante le bénéfice de la clause de rigueur, estimant que son expulsion pour une durée de cinq ans n'était pas de nature à la placer dans une situation personnelle grave. Il a en particulier été relevé que la recourante, ressortissante de Bolivie, pays où elle avait grandi, ne se trouvait en Suisse que depuis 2017, et ceci illégalement. Sa famille résidait majoritairement dans son pays d'origine, en particulier ses enfants, âgés de 25 et 14 ans, qui vivaient chez ses parents, et dont elle subvenait aux besoins. Les attestations produites par la recourante, émanant de certains de ses employeurs et de membres de sa famille, ne témoignaient pas d'une intégration particulière, mais plutôt de ses qualités personnelles. Elle ne semblait du reste pas avoir d'attaches importantes avec la Suisse, en dehors de son ancienne relation avec B.________ et la présence de tantes et de cousines à Genève. La recourante n'ayant pas entrepris de formation professionnelle en Suisse, ses chances de réinsertion sur le marché du travail n'apparaissaient pas plus difficiles dans son pays d'origine qu'en Suisse, ce d'autant qu'elle ne disposait pas de bonnes connaissances du français, ce dont attestait le fait qu'elle avait eu besoin de recourir à des interprètes pendant la procédure. Il était par ailleurs établi qu'elle avait gardé des liens avec la Bolivie (cf. arrêt attaqué, consid. 5.2 p. 18 s.).