Citation: 9C_633/2017 E. A

A.________, sans formation professionnelle, a exercé une activité d'aide soignante, puis de prostitution jusqu'en 2007. Elle a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité le 19 mars 2010. Dans le cadre de l'instruction de la demande, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a tout d'abord recueilli l'avis des médecins traitants, puis soumis l'assurée à un examen rhumatologique et psychiatrique auprès de son Service médical régional (SMR; rapport du 13 mai 2011). Après avoir appris que A.________ avait séjourné dans le service d'alcoologie de l'hôpital B._________ du 27 juin au 3 juillet 2012, l'administration a confié une expertise psychiatrique au docteur C.________. Dans un rapport établi le 13 novembre 2015, le psychiatre a diagnostiqué un syndrome de dépendance alcoolique, un trouble dépressif récurrent (en rémission partielle) et un trouble de la personnalité de type borderline; seul le trouble de la personnalité entraînait selon le docteur C.________ une incapacité de travail - d'un point de vue psychiatrique - de 30 % depuis 2007. La doctoresse D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a pris position sur les conclusions de l'expertise (avis du 1 er mars 2016). L'office AI a, par décision du 27 avril 2016, rejeté la demande de prestations, motif pris d'un taux d'invalidité (37 %) insuffisant pour ouvrir le droit à une rente.