Citation: 1C_104/2023 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a reconnu que la décision du 3 mars 2022 n'expliquait que sommairement les raisons pour lesquelles la manoeuvre du recourant devait être considérée comme une infraction moyennement grave au sens de l'art. 16b let. a LCR. La motivation était cependant suffisante, le recourant ne s'étant pas mépris sur le raisonnement suivi puisqu'il avait été en mesure de former une réclamation motivée. Quant à la décision sur réclamation du 11 août 2022, elle développait clairement les motifs pour lesquels, tant sur le plan objectif que subjectif, une infraction de moyenne gravité devait être retenue. A l'aune de la décision sur réclamation du 11 août 2022, objet du recours cantonal, l'appréciation de l'instance précédente n'apparaît pas critiquable. Cette décision expose en effet en détail - quoi qu'en dise le recourant - la jurisprudence et les dispositions applicables; elle rappelle en particulier que, si l'autorité administrative est en principe liée par les faits établis par le juge pénal (cf. ATF 119 Ib 158; pour des arrêts publiés plus récents, cf. consid. 2.1 ci-dessus), il n'en va pas de même des questions de droit, dont la qualification de l'infraction (cf. arrêts 1C_504/2011 du 23 novembre 2011 consid. 2.1; 1C_353/2010 du 12 janvier 2011 consid. 2.1; voir également consid. 4.2.2 ci-dessous), problématique qui occupe une part prépondérante des griefs de fond soulevés par le recourant (cf. consid. 4.2 ci-après). L'arrêt attaqué expose pour sa part également de façon étayée, en fait et en droit, les motifs pour lesquels une infraction moyennement grave doit être retenue, en dépit de la condamnation pénale pour violation simple des règles de la circulation routière; cette motivation est d'ailleurs directement et expressément discutée à ce stade par le recourant. Il ne reste ainsi pas de place pour un défaut de motivation au sens de l'art. 29 al. 2 Cst. Mal fondé, le grief est rejeté.