Citation: 6B_264/2022 E. 1.7

1.7. Le recourant prétend que la cour cantonale aurait arbitrairement omis le fait que les inventaires au dossier ne seraient pas complets. Dans la mesure où le couteau utilisé par les deux témoins pour cuisiner durant la soirée n'aurait pas été saisi, il serait évident que bien d'autres éléments n'auraient pas été saisis, en particulier des morceaux de viande. Or le recourant aurait expliqué de manière constante avoir eu son couteau à la main durant toute la soirée pour couper la viande et manger. La cour cantonale aurait ainsi arbitrairement retenu qu'il s'était saisi de son couteau au moment de l'altercation avec l'intimé. Comme l'indique lui-même le recourant, les deux témoins ont admis avoir utilisé un couteau pour cuisiner durant la soirée, qui avait été rangé dans la voiture, où il avait été vu par la police. Contrairement aux morceaux de viande, le couteau de cuisine a été vu par la police et sa présence admise par les deux témoins. Le fait qu'il n'ait pas été saisi n'y change rien. En outre, il ressort de l'arrêt attaqué que la police a retrouvé sur les lieux un morceau de baguette, un morceau de baguette mordu avec merguez sur la plancha et une barquette en aluminium avec des saucisses sur un banc à côté de la plancha, si bien qu'il n'était pas manifestement insoutenable de retenir qu'il n'y avait plus de morceaux de viande sur la plancha comme le prétendait le recourant, sa version allant en outre à l'encontre de celle de tous les autres protagonistes. Pour le surplus, la cour cantonale a exposé de manière détaillée pour quels motifs elle écartait la version des faits du recourant selon laquelle il aurait tenu son couteau à la main durant toute la soirée pour continuer à manger des morceaux de viande. A cet égard, le recourant ne fait qu'opposer sa propre appréciation des déclarations des protagonistes à celle de la cour cantonale, dans une démarche purement appellatoire, partant irrecevable. Pour le surplus, le recourant fait grand cas du fait que l'intimé a déclaré n'avoir jamais vu le couteau. Selon lui, s'il s'était saisi de son couteau à la ceinture, ce geste n'aurait pas pu échapper à l'intimé. Toutefois, il apparaît bien plus vraisemblable que ce geste ait pu lui échapper, dans le feu de l'action de l'altercation, plutôt qu'il n'ait pas remarqué le fait que le recourant aurait tenu son couteau à la main, selon ses dires "durant toute la soirée". A tout le moins n'était-il pas manifestement insoutenable de le retenir. Le grief du recourant doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.