Citation: 4A_313/2018 E. 4.3

4.3. En l'espèce, il convient de statuer sur la base des faits retenus par l'autorité précédente, qui lient la cour de céans (cf. consid. 3.7 supra). C'est le lieu d'effectuer un bref rappel des éléments pertinents. Le demandeur a proposé dès le printemps 2008 de déposer une plainte pénale contre C.________ pour infedele patrocinio, présentant cette démarche comme un moyen détourné pour récupérer les honoraires versés à cet avocat et pour démontrer son éventuelle connivence avec la partie adverse dans le cadre de la signature des accords successoraux litigieux (cf. let. A.c supra). Après que la défenderesse eut proposé le 15 mai 2009 de faire intervenir les avocats F.________ et G.________ dans la procédure civile italienne en cours, elle a organisé une rencontre le 1er juin 2009 afin que le demandeur et ses confrères D.________ et E.________ puissent discuter avec les avocats précités. Avant l'arrivée de ceux-ci, la défenderesse et ses conseils ont notamment évoqué le dépôt d'une plainte pénale contre C.________ (cf. let. A.e et A.f supra). Il n'est pas établi - les témoignages et pièces des avocats D.________ et E.________ étant écartés du dossier (consid. 3.6 supra) - qu'à l'occasion de cette réunion, la défenderesse ait demandé au demandeur de déposer la plainte pénale contre son confrère italien, ni qu'il ait lui-même indiqué qu'il allait le faire. Les avocats ne sont pas parvenus à trouver un accord quant à une éventuelle collaboration. Le lendemain, le demandeur a confirmé ce dernier point à la défenderesse, en précisant qu'il mettait son mandat à sa disposition. Il la priait de lui faire savoir quelle décision elle souhaitait prendre pour la suite de ce dossier, en la rassurant qu'il n'entreprendrait rien qui puisse contrevenir à ses intérêts (cf. let. A.g supra). A la mi-juin 2009, un journal italien a relaté que C.________ avait été victime d'une tentative d'extorsion par le demandeur et la défenderesse. Le 1er juillet 2009, le demandeur dont le courrier était resté sans réponse a déposé en son nom propre une plainte pénale contre C.________, ce dont il a informé la défenderesse par courrier du même jour. Le 3 juillet 2009, la défenderesse a révoqué avec effet immédiat les mandats confiés au demandeur, invoquant notamment le dépôt de la plainte pénale sans l'en avoir tenue informée (cf. let. A.h et A.i supra).