Citation: 7B_813/2024 E. 3.2

3.2. Le recourant soutient qu'aucune garantie particulière n'aurait été prévue pour protéger la confidentialité des documents saisis. S'agissant des modalités de la saisie par les gardiens, cet aspect a fait l'objet d'une autre procédure et le grief s'avère par conséquent irrecevable (cf. consid. 3.1 supra). Pour ce qui est des modalités ultérieures à la saisie, il résulte de l'ordonnance querellée que, informé le 18 mai 2023 de l'existence des carnets, le Ministère public a immédiatement demandé à la prison de les "saisir", le temps de rendre une décision formelle. Le 24 mai 2024, il a ordonné le séquestre des deux calepins. Ensuite de la demande de mise sous scellés, le Ministère public a demandé, par courriel du 25 mai 2023, à la prison de Champ-Dollon de faire acheminer les carnets "dans une enveloppe scellée" directement au TMC. Malgré ces instructions, ces documents sont parvenus le 30 mai 2023 au Ministère public qui les a immédiatement placés dans une enveloppe scellée et transmis au TMC. Le 6 juin 2023, celui-ci a brisé les scellés (cf. ordonnance querellée, let C.a, D.b, D.c et D.d). Au vu de ces faits que le recourant ne remet pas en cause, on ne décèle pas qu'il pourrait être reproché au Ministère public ou au TMC de n'avoir pas respecté la confidentialité des documents mis sous scellés. En particulier, le recourant ne soutient pas que le TMC aurait dû faire usage de la possibilité de recourir à un expert en vue d'examiner le contenu des documents, enregistrements et autres objets, d'accéder à ceux-ci ou d'en garantir l'intégrité (cf. art. 248a al. 6 let. a CPP).