Citation: 4A_457/2024 E. 1

Un litige est pendant devant la Chambre patrimoniale vaudoise entre le demandeur A.________ et son ancien employeur B.________S.A. À la suite d'un double échange d'écritures, les parties ont été citées à comparaître à l'audience de premières plaidoiries prévue le 20 août 2024. Le 1er mai 2024, le demandeur a déposé une requête d'administration anticipée de preuves afin que la défenderesse produise sans attendre certaines pièces en sa possession. Le juge en charge de l'instruction de cette affaire a rejeté ladite requête le lendemain. Le demandeur a renouvelé sa requête le 15 mai 2024. Le 16 mai 2024, le juge instructeur a fixé au recourant un délai au 31 mai 2024 pour verser une avance de frais de 2'000 fr. pour la requête d'administration anticipée de preuves, précisant qu'aucune opération ne serait effectuée avant le paiement de ladite avance. Le 22 mai 2022, le demandeur a contesté le montant de cette avance de frais, jugé excessif à ses yeux. Par pli du 24 mai 2024, le juge instructeur a maintenu sa décision et a rappelé au demandeur qu'il pouvait recourir contre celle-ci, ce que ce dernier n'a pas fait. Le 17 juin 2024, le juge de première instance, constatant que l'avance de frais requise n'avait pas été réglée, a imparti au demandeur un délai supplémentaire échéant le 2 juillet 2024 pour verser le montant réclamé, faute de quoi il n'entrerait pas en matière sur la requête formée par l'intéressé. Par décision du 3 juillet 2024, le juge délégué de la Chambre patrimoniale cantonale vaudoise a refusé d'entrer en matière sur la requête présentée par le demandeur, faute pour lui d'avoir payé le montant de l'avance de frais requise dans le délai qui lui avait été imparti à cet effet. La décision mentionnait que celle-ci pouvait faire l'objet d'un appel dans les dix jours.