Citation: I 419/03 22.10.2003 E. 4

Il découle de ce qui précède que l'état de santé de l'assuré ne s'est pas modifié de manière significative entre les deux dates déterminantes (ATF 112 V 372 consid. 2b). Les éléments dépressifs constatés par le docteur B.________ - dont l'expertise a été établie de manière circonstanciée, en considération des antécédents médicaux et à l'issue d'un entretien avec l'assuré et d'un autre avec son médecin traitant - avaient déjà été relevés par le docteur A.________ (consilium psychiatrique du 3 octobre 2000 réalisé dans le cadre de l'expertise pluridisciplinaire confiée à la Clinique X.________). De ce point de vue, il n'y a pas d'aggravation, puisque le docteur B.________ relève l'absence de toute pathologie psychiatrique. Pour le surplus, le docteur B.________ n'apporte pas d'élément qui n'ait été pris en compte dans l'expertise antérieure. Certes, l'expertise du docteur B.________ peut apparaître contradictoire en ce qui concerne la capacité de travail de l'assuré, puisqu'il attribue un caractère invalidant aux troubles somatiques, tout en admettant que l'assuré est capable de reprendre une activité professionnelle, l'expert se refusant toutefois d'indiquer précisément quel type d'activité pourrait entrer en ligne de compte. Quoi qu'il en soit, même s'il fallait admettre que le docteur B.________, implicitement tout au moins, reconnaît une incapacité de travail supérieure au taux retenu précédemment, il s'agirait d'une appréciation différente d'un même état de fait, ce qui n'est pas suffisant pour fonder une révision du droit à la rente au sens de l'art. 41 LAI (RCC 1985 p. 333 consid. 2c). Enfin, l'avis du docteur C.________ (lettre du 17 février 2002), médecin traitant, ne saurait fonder une appréciation divergente de celle retenue ci-dessus, dans la mesure où ce médecin se borne à constater une aggravation de l'état de santé psychique de son patient sans poser de diagnostic ni se prononcer sur une éventuelle diminution de sa capacité de travail. Par ailleurs, le juge peut et doit tenir compte du fait que, selon l'expérience, le médecin traitant est généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 353 consid. 3a/cc). Quant aux considérations, rapportées par le docteur C.________, de la doctoresse D.________ qui aurait affirmé que le recourant serait inemployable, elles ne peuvent être retenues, étant donné, premièrement, que des renseignements fournis par téléphone ne constituent pas un moyen de preuve approprié (cf. ATF 117 V 285 consid. 4c) et, deuxièmement, qu'elles ne sont de toute manière pas suffisamment étayées pour mettre en doute les conclusions de l'expert psychiatre.