Citation: 4A_479/2016 E. A

A.a. Z.________ SA, à Genève, est une société qui a pour but la fourniture de services dans le domaine immobilier, notamment la promotion, la gestion, le courtage, le pilotage et l'expertise. Jusqu'en avril 2014, M.________ était seul administrateur de la société. A.b. Entre 1998 et 2011, H.X.________ (le mandant), ressortissant franco-saoudien, est devenu propriétaire de huit parcelles contiguës sises à... (GE), dont la surface totale est d'environ 24'000 m2; il s'agit des parcelles suivantes: - n°s 1 et 2 situées du côté de la route... et sur lesquelles est érigée une villa, à l'adresse route..., où le précité réside actuellement avec son épouse; - n°s 3, 4, 5, 6 et 7 situées du côté du Léman où une villa est érigée; - n° 8, acquise en mai 2011 et située au nord de la propriété, à l'adresse chemin.... Durant l'été 2011, le mandant H.X.________ a informé un de ses amis, soit B.________, qu'il souhaitait vendre une partie de ses immeubles à Genève pour des questions fiscales; le mandant a dessiné un croquis de l'ensemble des terrains et bâtiments, précisant que la propriété pouvait être morcelée. B.________ a alors contacté M.________, avec lequel il avait développé des relations d'affaires et d'amitié; les deux hommes sont convenus que M.________ rétrocéderait à B.________ le 70% de sa commission pour toute vente immobilière conclue avec un client que ce dernier lui aurait présenté. Le 8 novembre 2011, H.X.________ a rencontré M.________ à..., en présence notamment de B.________ et de C.________, administrateur de V.________ SA, qui est une société de services et conseils fonctionnant comme " family office " pour le mandant. H.X.________ a alors fait savoir à M.________ qu'il était le bienvenu pour lui présenter des acheteurs potentiels; il n'a cependant pas été question de conclure un contrat de mandat exclusif en faveur de Z.________ SA. Le mandant a indiqué à M.________ qu'il souhaitait obtenir un prix moyen de 8'000 fr. le m 2, avec des variantes selon que les terrains à vendre se situaient ou non au bord du Léman. Le même jour, le premier a fait visiter au second l'ensemble des parcelles et lui a expliqué qu'il projetait de construire une nouvelle maison au nord de la propriété, côté lac, sur la parcelle n° 8. D'après M.________, les parties sont convenues oralement d'une commission de courtage de 3%, hors taxe (HT). Pour le mandant, la commission convenue serait " plutôt d'un montant de 2% HT pour chaque vente de l'une ou l'autre des parcelles ". Dans l'optique de trouver des acquéreurs potentiels, M.________ a proposé au mandant, qui a accepté, de morceler la propriété en quatre lots distincts: - le lot A regroupant les parcelles n°s 8 et 3 au nord de la propriété, d'une surface d'environ 2'200 m 2; - le lot B avec la parcelle n° 4 au centre de la propriété, côté lac, d'une surface d'environ 2'000 m 2; - le lot C regroupant les parcelles n°s 5, 6 et 7, au sud de la propriété, côté lac, d'une surface d'environ 2'000 m 2; - le lot D regroupant les parcelles n°s 1 et 2, sur toute la largeur de la propriété, côté route..., d'une surface d'environ 17'600 m 2. L'étendue du contrat de courtage fait l'objet de divergences. Le mandant prétend que l'accord ne concernait pas le lot A (parcelles n°s 8 et 3), car il projetait d'y faire construire une nouvelle villa familiale; Z.________ SA soutient que le contrat de courtage portait sur une partie des parcelles dont le mandant était propriétaire à..., y compris le lot A. A.c. Au début du mois de février 2012, M.________ a présenté la propriété du mandant sise à... à D.________, qui a tout de suite été intéressé à acquérir le lot A. Il souhaitait ardemment acquérir une parcelle située au bord du lac, avec ponton et garage à bateaux. Le 9 février 2012, le mandant et D.________ se sont rencontrés. Ce dernier a fait part de son intérêt à acheter les lots A et B ensemble, ce qui n'a pas convenu au mandant, car il entendait conserver le lot A pour bâtir une nouvelle villa, avec le concours d'architectes de renom. Selon le mandant, la vente du lot A n'était envisageable que s'il pouvait conserver un accès au lac par le lot B. Or D.________ ne souhaitait pas laisser au mandant une voie de passage sur une parcelle qu'il aurait acquise. D.________ a alors évoqué la possibilité d'acheter les quatre lots, mais le prix était trop élevé; le mandant souhaitait de toute manière rester à... et conserver un accès pieds dans l'eau depuis sa maison. En fin de compte, le mandant et D.________ se sont mis d'accord sur la vente ultérieure d'une partie des parcelles (correspondant pour l'essentiel aux lots B et C) à ce dernier pour un prix de 39'000'000 fr. En mars 2012, la propriété du mandant a fait l'objet d'un remaniement parcellaire; les parcelles n°s 4 (lot B), 5, 6 et 7 (lot C) et une petite partie des parcelles n°s 1 et 2 (lot D) ont été regroupées sous la nouvelle parcelle n° 10 d'une surface totale de 4'385 m2. Le 30 mars 2012, D.________ a acheté au mandant cette nouvelle parcelle n° 10, ainsi que la villa s'y trouvant, au prix de 39'000'000 fr. A teneur de l'art. 2.19 du contrat de vente notarié, la commission de courtage due à Z.________ SA, qui a été arrondie à 1'000'000 fr. hors taxe, était à la charge exclusive de l'acquéreur. En application de l'accord passé entre M.________ et B.________, la commission payée en entier par D.________ a été répartie à hauteur de 300'000 fr. en faveur de Z.________ SA et de 700'000 fr. en faveur de B.________. Quelques semaines après la vente de la parcelle n° 10, soit au printemps 2012, la villa s'y trouvant acquise par D.________ a été infectée par des staphylocoques dorés en raison d'un problème lié aux gaines de ventilation. Craignant que cette infection aboutisse à l'annulation de la vente, le mandant a chargé V.________ SA de déployer une intense activité pour assainir la situation. L'infection a cependant résisté à tout traitement, de sorte que D.________ a été contraint d'évacuer les lieux et de détruire la villa. A la même époque, le mandant a pu acquérir un terrain situé au nord du lot A, qu'il convoitait depuis longtemps, ce qui lui permettait de conserver un accès direct au lac depuis sa villa sise à la route.... A la suite de cette acquisition, le mandant a finalement accepté de vendre le lot A à D.________, pour compenser les désagréments subis par ce dernier en raison de l'infection bactériologique susmentionnée. D.________ a affirmé qu'il avait négocié directement avec le mandant. Le 3 décembre 2012, D.________ a acquis la parcelle n° 8 et la parcelle n° 3 (devenue n° 9) qui formaient le lot A, d'une surface de 2'205 m 2, au prix de 20'000'000 fr. Selon l'art. 2.18 du contrat de vente notarié, une commission de courtage était due à V.________ SA à la charge exclusive du vendeur. V.________ SA a facturé au mandant H.X.________ une commission de courtage de 864'000 fr. pour la vente du lot A à D.________, représentant 4% hors taxe du prix de vente. H.X.________ a déclaré que cette commission de courtage était justifiée, au vu de l'activité fournie par C.________ pour V.________ SA. Ayant appris que les parcelles n°s 8 et 9 avaient été vendues à D.________ en décembre 2012, M.________ a pris langue avec le mandant pour réclamer le paiement en faveur de Z.________ SA d'une commission de courtage sur cette vente. Il a reçu une fin de non-recevoir. Z.________ SA a adressé au mandant le 15 février 2013 une mise en demeure de lui payer la somme de 600'000 hors taxe (3% de 20'000'000 fr.). Ce pli est resté sans réponse. A.d. Il a été retenu qu'à une date indéterminée de la fin de 2011, H.X.________ a également mandaté F.________, courtière en immobilier, pour trouver un amateur prêt à acheter une partie de ses parcelles. Selon cette dernière, la totalité des parcelles du mandant était à vendre à l'époque, y compris le lot A.