Citation: 9C_119/2018 E. 4.2

4.2. Reprenant les critiques déjà développées en première instance, le recourant ne s'en prend ensuite pas concrètement et précisément aux motifs détaillés qui ont conduit la juridiction précédente à nier une violation de l'art. 14 combiné avec l'art. 8 CEDH. Une telle manière de procéder n'est pas conforme aux exigences de motivation prévues par l'art. 106 al. 2 LTF (consid. 1.2 supra). Quoi qu'il en soit, à l'inverse de ce que le recourant prétend, la suppression de la rente d'un conjoint survivant n'entre pas, comme l'ont rappelé à juste titre les premiers juges, dans le champ d'application de l'art. 8 CEDH. En effet, la rente de veuve ou de veuf ne vise pas à permettre au conjoint survivant de rester à son foyer pour s'occuper de ses enfants - de surcroît majeurs -, mais est destinée à compenser ou indemniser la perte de soutien que représente le décès d'un conjoint (voir ATF 139 I 257 consid. 5.2.3 p. 262 et 5.3.2 p. 263; arrêt 9C_617/2011 du 4 mai 2012 consid. 3.3, in SVR 2012 AHV n° 14 p. 53). La situation ne se prête par conséquent pas à un examen sous l'angle de l'art. 14 CEDH (ATF 139 I 257 consid. 5.3.2 p. 263). Il n'y a ainsi pas lieu de s'écarter de la jurisprudence.