Citation: 2C_544/2022 E. 4.2

4.2. Selon l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, en droit des étrangers, le recours en matière de droit public est en outre irrecevable à l'encontre des décisions qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Il découle de la jurisprudence que l'étranger doit avoir résidé légalement depuis plus de dix ans en Suisse, ou, si la durée de la résidence est inférieure à dix ans, avoir fait preuve d'une forte intégration en Suisse, pour se prévaloir de manière soutenable du droit au respect de la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH (ATF 144 I 266), dont la portée est la même en la matière que celle de l'art. 13 Cst. (arrêt 2C_961/2019 du 18 novembre 2019 consid. 3.2). En l'occurrence, le recourant n'a résidé légalement en Suisse que de fin 2013 à début 2016, tandis que la recourante n'a jamais bénéficié d'un titre de séjour légal. A cela s'ajoute que les deux recourants ne peuvent se prévaloir d'une forte intégration, acquise en marge de la légalité (arrêt 2D_46/2019 du 14 janvier 2020 consid. 3.4). Ils ne peuvent par conséquent pas se prévaloir de manière défendable de l'art. 8 CEDH pour obtenir une autorisation de séjour.