Citation: I 81/02 14.02.2003 E. 3

En l'espèce, tant en instance fédérale que devant la juridiction cantonale, le recourant ne conteste pas le refus de l'intimé de lui allouer une rente d'invalidité. Il ne s'en prend qu'à la motivation de la décision entreprise, et encore seulement dans la mesure où l'administration a fixé à 30 % son incapacité de travail dans son activité de moniteur de voile et de skipper de haute mer. Or, cette évaluation n'a pas même été déterminante pour le refus de la rente, puisque le taux d'invalidité a été fixé en fonction de la capacité résiduelle de gain de l'intéressé dans une activité adaptée. Dans ces conditions, il n'apparaît pas que le recours contre la décision du 3 octobre 2000 tendît aussi implicitement à la remise en cause de son dispositif. C'est pourquoi l'intéressé n'avait pas un intérêt digne de protection à obtenir la modification de la motivation de l'acte attaqué. La juridiction cantonale, qui a nié également l'existence d'un tel intérêt, devait non pas rejeter le recours, mais le déclarer irrecevable.