Citation: 6B_1078/2023 E. 2.3.4

2.3.4. La recourante reproche enfin à la cour cantonale de s'être livrée à une appréciation insoutenable des déclarations de sa mère au vu du comportement de cette dernière à la suite de la plainte qu'elle a déposée au nom de sa fille le 27 mars 2006. L'intimé se réfère aux secondes déclarations de la mère de la recourante (13 juillet 2006) en se ralliant à l'appréciation cantonale sur ce point, sans se prononcer sur les premières déclarations. Ainsi que le soulève la recourante, la cour cantonale s'est limitée à relever les déclarations de la mère lors de sa seconde audition (le 13 juillet 2006), revenant sur ses propres déclarations du 27 mars 2006 et mettant en doute celles de sa fille portant sur l'attouchement. La cour cantonale a omis de les apprécier au regard du contexte de l'audition qui a eu lieu le lendemain de celle de l'intimé (cf. notamment PV d'audition du 12 juillet 2006 de l'intimé, réponse 4, p. 4: " Elle me croit plus moi que sa fille. C'est pour cela qu'elle veut retirer sa plainte ") et de les confronter aux premières déclarations, livrées moins de quatre mois plus tôt, selon lesquelles il était évident qu'elle croyait sa fille pour différents motifs (PV d'audition du 27 mars 2006 p. 2 ss.). La cour cantonale ne relève que la passivité de la mère de la recourante aux sollicitations du SPJ en 2010 (à la suite du prononcé d'un non-lieu en 2009), à l'exclusion du revirement de position exprimé en juillet 2006. Une telle appréciation d'un élément de preuve déterminant est manifestement insoutenable.