Citation: 1B_357/2017 E. A

A.a. Le 3 novembre 2016, A.________ a déposé plainte pénale pour violation d'une obligation d'entretien. Elle reprochait à son mari, B.________ dont elle était séparée depuis 2007, de ne pas s'être acquitté, depuis février 2016, de la contribution due pour l'entretien de sa famille - notamment de leur fille - fixée à 1'500 fr. par mois, allocations familiales non comprises, par jugement civil rendu le 24 janvier 2008. A.________ a également déposé plainte pour diffamation et injure contre la soeur de son mari, notamment en raison de messages téléphoniques; ayant changé de téléphone, la plaignante n'a toutefois pas pu produire lesdits messages. Entendue ce même jour par la police, A.________ s'est constituée partie plaignante au civil. Elle a expliqué être sans emploi et au bénéfice de l'aide de l'Hospice général. Elle a déclaré avoir trouvé un travail qui devait débuter le 28 novembre 2016. Les deux mis en cause ont été auditionnés le 15 novembre 2016 (art. 105 al. 2 LTF); B.________ a notamment reconnu n'avoir pas versé, depuis juillet 2016, l'intégralité des contributions d'entretien dues. Par ordonnance du 14 décembre 2016, le Ministère public de la République et canton de Genève a refusé d'entrer en matière sur la plainte déposée contre B.________ et sa soeur; il a considéré que, hormis la violation de l'obligation d'entretien alléguée, aucun élément ne permettait d'étayer les autres infractions dénoncées. A.________ a déposé un recours contre cette décision. A.b. Par l'intermédiaire de son avocate, A.________ a demandé au Ministère public, le 16 décembre 2016, de préciser si l'ordonnance de non-entrée en matière n'était que partielle, la procédure pour violation d'une obligation d'entretien demeurant ouverte; elle a également requis l'octroi de l'assistance judiciaire, produisant un décompte provisoire de l'Hospice général pour la période du 1er au 31 août 2016 (prestations de 3'765 fr. et charges de 3'729 fr.). Le 19 décembre 2016, le Ministère public a rejeté cette seconde demande, retenant que la cause ne présentait aucune complexité en fait et/ou en droit et que dès lors la plaignante était capable de faire valoir ses droits elle-même. A.________ a formé recours cette ordonnance. A.c. Sur requête de la plaignante du 21 décembre 2016, le Procureur a confirmé ce même jour que la procédure relative à la violation de l'obligation d'entretien se poursuivait, une audience étant appointée au mois de janvier 2017. Il a en revanche refusé de lui faire parvenir gratuitement des copies du dossier, dès lors que l'action civile était vouée à l'échec.