Citation: 6B_434/2013 E. 2.2

2.2. La chambre cantonale a retenu qu'il existait un faisceau d'indices concordants suffisant pour imputer aux protagonistes l'importation et la prise de possession de 410 grammes de cocaïne, cela quand bien même la marchandise n'avait pas été retrouvée. A l'appui de ces considérations, elle s'est fondée sur les déclarations de B.________ qui s'était montré constant sur le fait essentiel de s'être rendu à Genève afin d'y livrer une importante quantité de cocaïne. Cette version des faits était corroborée par C.________ qui avait déclaré qu'après s'être retrouvé seul dans l'appartement avec B.________, celui-ci lui avait confié être venu à Genève pour y livrer de la drogue. Elle l'était également par les déclarations de D.________ dans la mesure où il avait admis avoir rejoint A.________ à Annemasse et avoir confectionné un faux mandat de comparution qu'il avait apposé sur la porte palière de son appartement, confortant les allégations de B.________ selon lesquelles les autres protagonistes avaient voulu lui faire croire que D.________ avait été arrêté afin de ne pas lui payer la cocaïne livrée. Le fait que B.________ n'avait pas donné d'indications utiles sur l'identité du commanditaire et varié ses déclarations relatives au destinataire de la marchandise ainsi qu'aux aspects financiers de la transaction n'était pas de nature à le discréditer, dès lors qu'il était notoire que les mules ignoraient en principe à qui elles devaient livrer la marchandise et ne disposaient que d'un simple numéro de téléphone leur permettant de nouer les contacts nécessaires à leur arrivée à Genève. Les magistrats cantonaux se sont en outre fondés sur l'analyse rétroactive des raccordements téléphoniques utilisés par les trafiquants, dont il est apparu que durant les 22 et 23 mars 2012, A.________ avait été en contact avec C.________, avec B.________ à 8 reprises, avec D.________ à 6 reprises et avec deux raccordements hollandais dont l'un avait également été activé par B.________ durant cette période. Enfin, ils ont considéré que si le retrait d'appel de D.________ n'avait pas valeur d'aveu, il constituait néanmoins une reconnaissance implicite de culpabilité, laquelle ne plaidait pas en faveur des autres protagonistes poursuivis pour les mêmes faits.