Citation: 6B_566/2024 E. 3.4

3.4. Pour tous les autres cas pour lesquels l'infraction d'escroquerie a été retenue, le recourant conteste l'existence d'une infraction préalable et fait à nouveau valoir, sur le plan subjectif, que l'obtention de l'argent en espèces faisait intrinsèquement partie de l'escroquerie commise, acte qui ne visait pas à entraver l'identification de l'origine de l'argent ou sa confiscation. En tant que le recourant conteste l'existence d'une infraction préalable alors que sa condamnation pour escroquerie a été confirmée (cf. supra consid. 2), son grief n'a plus d'objet. S'agissant de sa critique en lien avec l'acte d'entrave, il est renvoyé au développement ci-dessus qui s'applique mutatis mutandis (cf. supra consid. 3.3). On ajoutera que les juges cantonaux pouvaient, sans arbitraire, considérer qu'en immatriculant les véhicules au nom de propriétaires différents et qu'en transférant des fonds à des sociétés complices (ce qui a impliqué un changement d'ayant droit économique), le recourant s'était accommodé du fait que les sommes correspondantes ne puissent plus être identifiées par les autorités compétentes. Pour le surplus, le recourant n'oppose aucune critique au raisonnement cantonal duquel il ressort qu'il savait parfaitement que les transferts opérés étaient de nature à entraver la confiscation du produit de l'escroquerie puisqu'il a admis avoir déjà utilisé des comptes bancaires d'entreprises tierces comme comptes de passage pour se faire remettre ensuite des montants en espèces et avoir été condamné pour ces faits. Le grief doit être rejeté. Dans ces circonstances, la condamnation du recourant pour blanchiment d'argent ne viole pas le droit fédéral.