Citation: 1C_693/2017 E. 9.4.3

9.4.3. Dans le sens des recourants, il faut néanmoins concéder, comme le confirme l'OFEV, que la décision du DTE ne décrit qu'insuffisamment les surfaces forestières directement atteintes par la réalisation des travaux (cf. art. 7 al. 1 let. a OFo). Il est également exact que certains plans de géomètre, présentés en été 2014, ne correspondent plus aux nouvelles délimitations forestières (cf. décision du DTE du 17 décembre 2015, p. 12). Néanmoins, dans le cas particulier, cela ne suffit pas à sanctionner le projet, au vu des conditions imposées par l'autorisation de construire et compte tenu du fait qu'aucune espèce ou milieu sensibles n'ont été mis en évidence. La réalisation du chemin d'accès définitif, d'une longueur de 35 m, selon les plans au dossier, nécessitera l'abattage d'une rangée d'arbres plantés et de quelques essences spontanées (cf. NIE p. 4 i.i); une rangée d'arbres similaires devra cependant être replantée (cf. NIE, p. 7), de sorte que l'on ne saurait, à proprement parler, y voir une perte pour la forêt; ce chemin devrait en outre permettre, comme le suggère la DGE - sans être contredite - d'assurer l'entretien de la forêt (cf. déterminations cantonales du 24 avril 2017). S'agissant de la réalisation des digues latérales, celles-ci seront reboisées à l'issue du chantier avec les essences indiquées dans la notice d'impact. Comme le reconnaît le DTE et comme cela ressort des plans, l'emprise du seuil ne pourra être reboisé. Cela étant, comme le souligne le département, en dehors du lit du cours d'eau, le seuil ne présente qu'une emprise de 10 m 2, ce que confirment les plans au dossier. Il est de surcroît imposé de végétaliser, dans les plus brefs délais, les talus reprofilés; en sommet de talus, les cordons ligneux devront en outre être reconstitués en privilégiant des essences indigènes buissonnantes et arbustives. Le projet prévoit ainsi une compensation sur place avec des essences typiques et adaptées à la station (art. 4 al. 2 LACE et 37 al. 2 let. c LEaux; cf. OFEV, Aide à l'exécution: défrichements et compensation du défrichement, 2014, Annexe A3-4, p. 26). Dans ces circonstances et compte tenu de l'intérêt prépondérant à la protection des personnes et des biens poursuivis par le projet litigieux, les mesures de compensation décrites dans la NIE apparaissent suffisantes, dans le cas particulier.