Citation: 5A_85/2017 E. 8

Le recourant se plaint encore d'une violation de l'art. 95 al. 3 CPC dans la fixation des dépens. Il soutient que ceux-ci auraient dû être fixés à 1'994 fr., soit au montant de l'indemnité octroyée à l'avocat d'office de l'intimé. Selon lui, la cour cantonale n'avait aucune latitude pour allouer une indemnité de dépens dépassant la dépense réelle de la partie en cause. Le résultat de cette mauvaise application de la loi serait selon lui choquant, la partie qui succombe partiellement voyant ses frais d'avocat intégralement couverts et une indemnité "bonus" correspondant au double de sa dépense effective lui étant allouée. L'argumentation du recourant est sans fondement en tant qu'elle méconnaît l'art. 122 al. 2 CPC. Comme le relève à juste titre l'intimé, le devoir d'indemnisation de l'Etat est subsidiaire, de sorte que les frais de la partie au bénéfice de l'assistance judiciaire doivent prioritairement être couverts par les dépens mis à la charge de la partie adverse. Pour le surplus, dès lors que les dépens dus par la partie adverse doivent être fixés selon le tarif applicable aux avocats de choix, il est arbitraire de réduire la créance de dépens du bénéficiaire de l'assistance judiciaire qui obtient gain de cause en appliquant le tarif pour l'indemnisation des avocats d'office par l'Etat (ATF 140 III 167 consid. 2.3; 121 I 113 consid. 3d; cf. ég. arrêt 5D_54/2014 du 1er juillet 2014 consid. 2.1).