Citation: 6B_947/2015 E. 9.10.3

9.10.3. Pour le surplus, la cour cantonale a vu un élément à charge dans la présence de C.________ en divers moments cruciaux des événements. Il n'est pas contestable que l'interpellation, dans les circonstances décrites ci-dessus, de O.________ mort peu après, ait constitué un tel moment. Cela étant, il importe peu que d'autres personnes se soient trouvées sur les lieux à ce moment-là et/ou qu'il puisse être établi que C.________ a ou non donné des ordres au moment de la capture de O.________, respectivement qu'il a pu ou non identifier l'intéressé à ce moment précis. Il suffit de relever, d'une part, que C.________ a donné des ordres à diverses reprises dans le cadre de l'opération, comme cela ressort de la vidéo " Assaut Est " (v. supra consid. 9.6.2) et qu'il y apparaît aussi comme l'interlocuteur de l'un des militaires soit, vraisemblablement, comme l'un des officiers responsables (vidéo " Assaut Est ", minute 10'50-10'54). L'appréciation de la cour cantonale, selon laquelle la présence de C.________ au moment de l'interpellation de O.________ devant l'enseigne "... " constitue un indice de sa responsabilité (celle-ci constituant à son tour un élément à charge contre le recourant) n'apparaît pas insoutenable sous cet angle non plus.