Citation: C 248/01 25.04.2002 E. 2

2.- a) Comme en instance cantonale, le recourant soutient que les indemnités qui lui ont été versées sont fondées sur l'art. 337c al. 3 CO et que son chômage doit en conséquence être indemnisé, les autres conditions de la loi (art. 8 LACI) étant remplies. Les juges cantonaux ont d'abord retenu que les parties étaient liées par un contrat de travail de durée déterminée (au moins cinq ans), contrat que l'employeur avait dénoncé par lettre du 31 juillet 1991. Ils ont également rappelé que la résiliation avant terme d'un contrat de travail de durée déterminée correspondait à une résiliation injustifiée (Adrian Staehelin, Der Arbeitsvertrag : Art. 319-362 CO, Commentaire zurichois, tome 5, Obligationenrecht, n° 23 ad art. 337c CO). Finalement ils ont considéré que ces indemnités étaient fondées sur l'art. 337b ou sur l'art. 337c al. 1 CO, partant que la perte de travail n'avait pas à être prise en considération. Le litige porte dès lors sur la nature des indemnités versées au recourant à la suite de la transaction du 3 octobre 1991. b) L'interprétation de la transaction donnée par les premiers juges n'apparaît pas critiquable (cf. consid. 3 du jugement cantonal). Certes la fixation d'indemnités correspondant ou équivalant à des mois de salaire n'est pas en soi un critère permettant de trancher la question litigieuse. En revanche apparaissent comme décisives aussi bien la persistance de l'affiliation à l'assurance-maladie que surtout la prise en compte sur les quatre salaires bruts à verser par l'employeur des charges sociales. Or celles-ci ne sauraient grever l'indemnité de l'art. 337c al. 3CO (ATF 123 V 5). Au demeurant, on voit mal que le recourant qui se prévalait d'être au bénéfice d'un contrat de travail d'une durée de cinq ans, dénoncé après 13 mois, ait accepté de renoncer totalement à des dommages-intérêts qu'il réclamait par l'intermédiaire de la Fédération des journalistes.