Citation: 9C_408/2023 E. A

A.________, née en 1963, a travaillé en dernier lieu comme employée de nettoyage. Après la pose d'une prothèse totale du genou gauche le 21 septembre 2018 et du genou droit le 29 janvier 2019, elle a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité le 4 mars 2019. L'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a recueilli l'avis du docteur B.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur (notamment du 25 juillet 2019), puis versé à son dossier celui de l'assureur perte de gain en cas de maladie. Il a ensuite mis en oeuvre une évaluation rhumatologique auprès de son Service médical régional (SMR). Dans un avis du 29 juin 2020, le docteur C.________, spécialiste en médecine physique et réadaptation et médecin auprès du SMR, a diagnostiqué - avec répercussion sur la capacité de travail - des gonalgies bilatérales dans le cadre d'un status après prothèse totale des genoux ainsi que des lombopygalgies gauches dans le cadre de discopathies étagées sans conflit radiculaire (avec une réaction oedémateuse de type MODIC I en L5-S1 et arthrose postérieure débutante avec composante inflammatoire en L4-L5 à droite). Selon le médecin, l'assurée présentait une incapacité de travail totale dans son activité habituelle depuis le 20 septembre 2018, mais une capacité de travail totale dans une activité adaptée à compter du 30 avril 2019. Après que l'assurée a produit l'avis de la doctoresse D.________, psychiatre traitante (des 21 octobre 2020 et 26 avril 2021), l'office AI a mis en oeuvre une expertise psychiatrique auprès du Bureau d'expertises médicales (BEM) de Montreux. Dans un rapport du 19 octobre 2021, la doctoresse E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a diagnostiqué - avec effet sur la capacité de travail - un trouble de l'adaptation, réaction dépressive avec perturbation d'autres émotions depuis le 12 juin 2020 (avec résolution partielle sous traitement). Sur un plan psychique, l'assurée présentait une incapacité de travail totale de juin 2020 à avril 2021, puis de 50 % dans toute activité dès mai 2021. Moyennant la mise en place de mesures médicales adaptées, la psychiatre a indiqué que l'assurée retrouverait une capacité de travail de 80 % après deux mois puis de 100 % après trois mois. Par décision du 31 août 2022, l'office AI a rejeté la demande de prestations.