Citation: 9C_791/2008 27.05.2009 E. 1

3.1 Selon l'art. 6 LPGA, est réputée incapacité de travail toute perte, totale ou partielle, de l'aptitude de l'assuré à accomplir dans sa profession ou son domaine d'activité le travail qui peut raisonnablement être exigé de lui, si cette perte résulte d'une atteinte à sa santé physique, mentale ou psychique. En cas d'incapacité de travail de longue durée, l'activité qui peut être exigée de lui peut aussi relever d'une autre profession ou d'un autre domaine d'activité. Pour pouvoir calculer le degré d'invalidité, l'administration (ou le juge, s'il y a eu un recours) a besoin de documents que le médecin doit lui fournir. La tâche du médecin consiste à porter un jugement sur l'état de santé et à indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités l'assuré est incapable de travailler. En outre, les données médicales constituent un élément utile pour déterminer quels travaux on peut encore, raisonnablement, exiger de l'assuré (ATF 125 V 261 consid. 4, 115 V 134 consid. 2, 114 V 314 consid. 3c, 105 V 158 consid. 1). 3.2 La juridiction cantonale s'est fondée essentiellement sur l'expertise médicale du docteur O.________, spécialiste en médecine physique et réadaptation au SMR, établie le 9 mai 2007. Le recourant erre, lorsqu'il pense que le médecin du SMR ne se serait exprimé que sur sa capacité de travail dans l'activité adaptée d'aide-comptable, mais qu'il ne se serait pas prononcé sur la question du rendement dans cette activité. En effet, la question du rendement exigible dans une activité déterminée fait partie intégrante de la notion de capacité de travail, la tâche du médecin consistant aussi à examiner le rendement possible dans une activité donnée et à déterminer quels travaux peuvent encore être raisonnablement exigés de l'assuré (consid. 3.1). Dans le cas d'espèce, le docteur O.________, en portant son jugement sur l'état de santé de l'assuré et en indiquant dans quelle mesure et pour quelle activité le recourant est capable de travailler à plein temps, a en même temps attesté qu'un plein rendement peut être exigé du recourant dans l'activité adaptée d'aide-comptable, profession acquise suite à la mise au bénéfice d'une mesure de reclassement couronnée de succès. 3.3 L'OAI a accordé au recourant des mesures d'orientation professionnelle sous la forme de différents stages auprès du Centre X.________. Dans les rapports de synthèse du Centre, il a notamment été mentionné qu'en raison d'infiltrations auxquelles l'assuré avait dû se soumettre régulièrement, son taux de présence moyen sur l'année était de 70 %, que cela conduisait à une baisse significative du rendement et qu'il présentait ainsi un taux de rendement de 50 % sur un taux de présence du 80 % maximum. Toutefois, ces rapports reflètent les constatations faites durant les stages en question, reproduisent le comportement du recourant durant cette période et n'ont pas pour objet les mêmes observations que celles du médecin, lequel exprime un point de vue objectif sur la capacité de travail de l'assuré et tient compte également des possibilités de rendement de celui-ci. Dans ces conditions, les premiers juges pouvaient admettre, en se basant sur le rapport établi par le docteur O.________ le 9 mai 2007 et sans procéder à une appréciation arbitraire des preuves, que le recourant dispose d'une capacité de travail entière, sans diminution de rendement notable, n'atteignant de toute façon pas le seuil de 40 % nécessaire pour fonder le droit à la rente (art. 28 al. 1 LAI). 3.4 Le recourant reproche également aux premiers juges de n'avoir pas pris en considération les conclusions auxquelles était parvenu le docteur D.________ dans ses rapports du 5 mars et 3 septembre 2007. A son avis, rien n'autorisait le Tribunal cantonal à les rejeter au seul motif que ce dernier est son médecin traitant. Ce grief est lui aussi mal fondé. En effet, au vu de la divergence consacrée par la jurisprudence entre un mandat thérapeutique et un mandat d'expertise (ATF 124 V 170 consid. 4 p. 175; arrêt 9C_94/2009 du 29 avril 2009 consid. 3.3 et les arrêts cités), on ne saurait remettre en cause une expertise ordonnée par l'administration ou un juge et procéder à de nouvelles investigations du seul fait qu'un ou plusieurs médecins traitants ont une opinion contradictoire. On ne peut dès lors reprocher à la juridiction cantonale d'avoir fondé, de manière arbitraire, ses conclusions sur l'opinion du docteur O.________, plutôt que sur celles du docteur D.________.