Citation: 5A_444/2017 E. 3.1.3

3.1.3. En l'espèce, s'agissant des auditions de témoins et des déclarations écrites de ceux-ci, la recourante ne s'en prend pas au raisonnement de la cour cantonale de manière conforme aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.2), de sorte que sa critique est d'emblée irrecevable. En effet, en tant qu'elle se réfère aux témoignages écrits qu'elle a produits, la mère se limite à en énumérer les auteurs et à souligner l'importance de leurs déclarations, sans en détailler le contenu qui aurait, selon elle, été arbitrairement écarté par la juridiction précédente ni se référer à des passages précis des pièces litigieuses, de sorte que sa critique est insuffisamment motivée. Par ailleurs, la recourante ne démontre pas conformément au principe d'allégation (cf. supra consid. 2.2) qu'il serait manifestement inexact de retenir que les personnes dont elle requiert l'audition ont toutes des liens professionnels, personnels ou amicaux avec elle. En outre, elle ne critique pas l'argument de la juridiction précédente selon lequel le premier juge disposait des témoignages écrits des personnes concernées lui permettant d'apprécier l'opportunité d'entendre celles-ci. Pour le surplus, elle se contente de présenter sa propre appréciation de la valeur des auditions requises, sans démontrer en quoi il serait en l'espèce insoutenable de considérer, par appréciation anticipée des preuves, que les témoignages - même concordants - de personnes liées à la mère ne pourraient l'emporter sur l'avis neutre du SPJ concernant la qualité de la relation père-fils et les compétences éducatives de l'intimé. Pour ce qui est des attestations médicales écartées par la juridiction précédente, la recourante se contente de présenter sa propre appréciation de ces documents, sans expliquer en quoi il serait arbitraire de considérer que ceux-ci - concernant la recourante et son fils D.________ - ne sont pas déterminants pour juger de la question de l'éventuel déménagement de l'enfant C.________ au Royaume-Uni. Partant, faute de remplir les exigences de motivation susmentionnées, le grief est irrecevable (cf. supra consid. 2.2). Il en va de même de la critique concernant les photographies produites, la recourante ne discutant pas de manière claire et détaillée le raisonnement de la cour cantonale selon lequel on ignorait où et quand celles-ci avaient été prises et qu'elles n'apparaissaient pas déterminantes pour l'issue du litige compte tenu des autres éléments du dossier. Enfin, s'agissant du testament de l'intimé, on ne discerne pas en quoi il serait arbitraire d'avoir considéré que ce document - quand bien même il serait rédigé en défaveur de C.________ - n'était pas déterminant pour trancher la question du lieu de résidence de l'enfant. Autant qu'il est recevable (cf. supra consid. 2.2), le grief de la mère sur ce point est dès lors infondé.