Citation: 4A_39/2007 09.05.2007 E. A

Par contrat du 19 décembre 2001, l'assurance X.________ (ci-après: X.________) a remis à bail à Y.________, représentant l'entreprise individuelle «A.________», trois arcades dans un immeuble, à Genève; ces locaux étaient destinés à accueillir un café-restaurant. Le bail était conclu pour dix ans, soit jusqu'au 31 décembre 2011. Dès 2005, le locataire a été mis en demeure à plusieurs reprises de payer des loyers échus sous menace de résiliation du bail; il s'est à chaque fois acquitté du montant réclamé dans le délai fixé. Pour 2006, le loyer échelonné s'élevait à 63'240 fr. Le 10 février 2006, la bailleresse a adressé au locataire, par lettre signature, un avis comminatoire lui fixant un délai de trente jours pour régler le montant de 16'589 fr. correspondant aux loyers et charges de janvier à avril 2006; ce courrier se référait à l'art. 257d CO et précisait que, faute de paiement dans le délai imparti, le bail serait résilié avec effet immédiat. La lettre a été retournée à son expéditrice avec la mention «non réclamé». La bailleresse a alors adressé l'avis comminatoire au locataire par pli simple du 22 février 2006. Le 21 mars 2006, elle a résilié le bail pour le 30 avril 2006. Le 18 avril 2006, le locataire a écrit à la bailleresse qu'il n'avait pas reçu l'avis comminatoire et qu'il s'opposait à la résiliation. Il a joint un chèque bancaire couvrant le solde des montants dus.