Citation: 6B_991/2016 E. 2.1.2

2.1.2. La cour cantonale a considéré que le rejet "dûment motivé des réquisitions de preuves présentées par la recourante", opéré par le ministère public, échappait à la critique. Elle a par ailleurs estimé que ce dernier avait valablement résumé, dans son ordonnance de classement, les réquisitions de preuves présentées par la recourante. Dans l'ordonnance du 4 avril 2016, le ministère public a décrit les points sur lesquels la recourante fondait ses accusations contre l'intimé et a énuméré, pour chacun d'eux, les moyens de preuve dont elle avait requis l'administration afin d'étayer ses griefs. Il s'est ensuite livré à une appréciation des preuves figurant au dossier et les a confrontées à la version des faits présentée par la recourante. Ayant conclu à l'inconsistance de cette version, le ministère public a - après avoir rappelé les principes jurisprudentiels applicables en matière d'appréciation anticipée des preuves - indiqué que les mesures d'investigations présentées par la recourante étaient "dénuées de pertinence" et qu'il disposait quant à lui d'assez de "pièces probantes ou au moins suffisamment idoines à fonder sa conviction". S'agissant plus particulièrement des réquisitions de preuves concernant la procédure pénale qu'elle avait ouverte au Liechtenstein, le ministère public a indiqué que l'intéressée était partie à ladite procédure - dont elle avait pu consulter le dossier - et qu'elle aurait produit de son propre chef toute pièce qui se serait avérée propre à appuyer ses accusations. La motivation comprise dans l'ordonnance de classement, à laquelle s'est référée la cour cantonale, permettait ainsi de comprendre que la version des faits présentée par la recourante reposait sur des conjectures qu'aucun élément n'était venu étayer en cours d'enquête, et qu'il ne se justifiait pas, partant, de procéder aux mesures d'instruction requises. On ne saurait ainsi reprocher à la cour cantonale de ne pas avoir motivé séparément le rejet de la trentaine de mesures d'instruction requises par la recourante dans son mémoire du 14 septembre 2015, qui visaient à prouver des faits dont l'autorité précédente a par ailleurs considéré qu'ils n'étaient pas pertinents ou sans lien avec la cause, ou qu'ils seraient impropres à modifier son appréciation des preuves. Il n'apparaît pas, en conséquence, que la cour cantonale aurait violé le droit d'être entendue de la recourante en faisant sienne la motivation du ministère public relative au rejet des réquisitions de preuves. Pour le reste, en tant que la recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendue en lien avec le refus de donner suite à ses réquisitions de preuves (recours, p. 53-62) - soit de procéder aux auditions de L.________, de F.________, de M.________, du nommé N.________, de O.________, de P.________, de J.________, de Q.________ et de l'intimé, de procéder à l'audition de l'expert en graphologie, de requérir la production du dossier médical de B.B.________ et de le faire examiner par un expert, de procéder à une expertise technique de divers documents au dossier, de saisir divers documents en mains de l'entreprise R.________ SA ou de S.________, de saisir des documents relatifs à la vente d'un chalet à Gstaad ainsi qu'aux avoirs des fondations G.________, H.________ et T.________, de conduire des "investigations auprès des douanes suisses", de U.________ SA et de V.________ SA, ou de saisir au Liechtenstein des documents concernant la fondation G.________ -, son grief est irrecevable, faute d'être distinct du fond du litige.