Citation: 5A_605/2007 04.12.2008 E. 1

3.2 Cette motivation renoue (dans son résultat) avec la jurisprudence selon laquelle l'action en constatation n'est ouverte que si l'allégation portant atteinte à la personnalité cause encore concrètement, ou peut causer à nouveau, un trouble (ATF 120 II 371). Or, cette pratique - au reste tempérée lorsque l'atteinte est grave (ATF 122 III 449 consid. 2b p. 453 s.; 123 III 385 consid. 4a p. 387 s.) - n'a plus cours: désormais, l'action est recevable lorsque le lésé a un intérêt digne de protection à l'élimination du trouble (ATF 127 III 481 consid. 1b-1c p. 483 ss et les références; arrêt 5A_363/2007 du 29 mai 2008 consid. 3). En l'espèce, le recourant peut manifestement se prévaloir d'un pareil intérêt, pour le motif déjà que «l'article reproduisant les termes litigieux peut encore à ce jour être consulté sur Internet» (arrêt 5A_328/2008 du 26 novembre 2008 consid. 6.2; ATF 127 III 481 consid. 1c/aa p. 485 et la jurisprudence citée). D'ailleurs, cette solution se fût imposée même en application de l'ancienne jurisprudence; en effet, la Cour de céans a jugé que les déclarations attentatoires à la personnalité concernant l'activité professionnelle du cadre supérieur d'une banque constituent des atteintes graves et fondent, à ce titre, un droit à la constatation de l'intéressé (ATF 123 III 385 consid. 4c p. 389 et les références). Sur ce point, l'arrêt attaqué viole donc le droit fédéral.