Citation: 6B_326/2017 E. 1.3

1.3. Le recourant soutient que c'est la signalisation routière qui est déterminante pour savoir si un excès de vitesse a été commis en localité. Il invoque l'ATF 126 II 196 consid. 2b p. 199 s., dans lequel le Tribunal fédéral a cassé une décision qui considérait que l'infraction avait été commise hors localité car il s'agissait d'un petit hameau composé d'une dizaine de bâtiments dont seule la moitié se trouvait à proximité immédiate de la route. Le Tribunal fédéral a relevé que le dépassement de vitesse avait été commis dans une zone signalisée comme se trouvant dans une localité (indiquée par le signal " vitesse maximale, Limite générale "), de sorte qu'admettre qu'on se trouvait hors localité revenait à faire abstraction de la signalisation routière mise en place (ATF 126 II 196 consid. 2b p. 200). Cela n'implique pas que la présence d'une telle signalisation soit la seule hypothèse dans laquelle on doit admettre que l'excès de vitesse a été commis en localité. En l'espèce, la cour cantonale a constaté que l'excès de vitesse imputé au recourant a été commis dans une zone urbanisée ou " densément construite " et où la vitesse maximale autorisée est de 60 km/h. Cela suffit pour que le dépassement de 25 km/h de cette vitesse maximale commis par le recourant constitue, conformément à la jurisprudence rappelée au considérant 1.1 ci-dessus, une violation objectivement grave des règles de la circulation. La condamnation du recourant en application de l'art. 90 al. 2 LCR ne viole dès lors pas le droit fédéral.