Citation: 1C_607/2023 E. 2.1

2.1. Les art. 34 à 38 LTF règlent les cas de récusation des juges du Tribunal fédéral ainsi que la procédure de récusation. La partie qui sollicite la récusation doit rendre vraisemblables les faits qui motivent sa demande (art. 36 al. 1 LTF). La cour concernée - y compris le juge visé, en l'occurrence son Président - peut écarter elle-même une demande de récusation, sans qu'il soit nécessaire de mettre en place la procédure visée par les art. 36 al. 2 et 37 LTF, lorsque ladite demande n'est pas recevable ou qu'elle est manifestement mal fondée ou abusive (arrêts 8C_592/2021 du 4 mai 2022 consid. 4.3; 4A_82/2022 du 26 avril 2022 consid. 2.1; Aubry Girardin, Commentaire de la LTF, 3ème éd. 2022, n° 20 ad art. 36 LTF et n° 14 ad art. 37 LTF). Selon la jurisprudence, seules des erreurs particulièrement lourdes ou répétées, constitutives de violations graves des devoirs du magistrat, peuvent, selon les circonstances, fonder une suspicion de partialité pouvant justifier une récusation (ATF 143 IV 69 consid. 3.2; 141 IV 178 consid. 3.2.3). En l'occurrence, le simple fait que le Président de la cour a déjà statué en défaveur du requérant ne suffit donc pas pour fonder une apparence objective de prévention, ni pour remettre en cause les compétences du magistrat en question (arrêt 1F_42/2021 du 9 décembre 2021). Manifestement mal fondée, la demande de récusation doit être rejetée.