Citation: 6A.12/2003 02.04.2003 E. B

Par décision du 4 janvier 2001, la CMA a prononcé pour les faits survenus les 2 août et 23 décembre 1996 le retrait du permis de conduire de X.________ pour une durée de dix mois, sous déduction de vingt et un jours de séquestre. Se fondant sur les constatations pénales, elle a en particulier retenu que X.________ tombait sous le coup de l'art. 16 al. 3 let. b LCR pour conduite en état d'ébriété le 2 août 1996 et de l'art. 16 al. 3 let. g LCR pour soustraction à une prise de sang le 23 décembre 1996. Dès lors que la première infraction avait été commise moins de deux ans suivant l'exécution d'un précédent retrait, la durée du retrait ne pouvait être inférieure à six mois selon l'art. 17 al. 1 let. c LCR. La CMA a indiqué avoir pris en compte les besoins professionnels de X.________. X.________ a formé un recours contre cette décision. Il a reproché à la CMA de ne pas lui avoir donné l'occasion de se déterminer avant de statuer. Par ailleurs, il s'est prévalu de l'écoulement du temps depuis les faits et de son bon comportement depuis lors. Par arrêt du 16 janvier 2003, la IIIe Cour administrative du Tribunal administratif fribourgeois a rejeté le recours de X.________.