Citation: H 87/06 21.03.2007 E. 6

6.1 En substance, le recourant reproche aux premiers juges d'avoir entériné une décision de cotisations personnelles qui se fondait sur des données fiscales non entrées en force du moment qu'un recours avait été déposé auprès de la commission contre la décision de taxation qui ne prenait pas en compte les pertes commerciales subies durant plusieurs années. 6.2 La juridiction cantonale a estimé qu'il n'existait aucune raison pour que la caisse intimée suspende sa procédure jusqu'à droit connu sur le recours mentionné dans la mesure où ladite caisse avait reçu une communication des autorités fiscales compétentes par laquelle elle était légalement liée. Cette communication retenait par ailleurs un revenu déterminant identique à celui figurant dans les pièces comptables déposées en cause et au montant inscrit dans la décision litigieuse. 6.3 On notera que l'art. 23 al. 2 RAVS ne fait pas obligation aux caisses de compensation de se fonder sur des taxations fiscales entrées en force pour fixer le revenu déterminant. En l'occurrence, si les données fiscales ne reposent pas sur une telle taxation, elles ont été vérifiées par l'obtention du bilan et du compte de résultat de l'année 2001, conformément au droit fédéral. Pour le surplus, l'intéressé a certes fait état de pertes, subies durant plusieurs années et qui n'avaient pas été prises en compte, mais n'a donné aucune information à cet égard. Aussi, ignore-t-on tout du montant de celles-ci, de la période à laquelle elles sont intervenues, des raisons pour lesquelles l'autorité fiscale inférieure ne les a pas prises en considération, des motifs qui ont incité le recourant à porter l'affaire devant la commission et qui le font penser que ses griefs sont fondés. 6.4 Au regard de ce qui précède et en particulier du pouvoir de cognition limité du Tribunal de céans, l'argumentation proposée, qui se borne essentiellement à constater l'absence de décision de taxation fiscale définitive et d'affirmer l'existence de pertes commerciales s'entendant sur plusieurs années, n'est pas de nature à remettre en question le jugement entrepris. L'allégation de pertes, dont il n'aurait pas été tenu compte pour la fixation du revenu déterminant, ne suffit effectivement pas à faire apparaître la constatation des faits opérée par l'instance précédente comme lacunaire ou erronée, ni que ceux-ci ont été établis au mépris des règles essentielles de procédure. Le recours est donc mal fondé.