Citation: 5A_585/2023 E. 3

L'autorité cantonale a considéré que le recourant n'opposait aucun argument substantiel contre la décision de la vice-présidence du tribunal s'agissant du fait qu'il n'aurait pas prouvé, ne serait-ce que sous l'angle de la vraisemblance, la responsabilité de l'intimée dans la faillite des sociétés du groupe C.________ ainsi que dans la chute de la valeur des actions qu'il avait rachetées, dont découlait la créance en compensation invoquée à l'appui de son action en annulation de la poursuite. En effet, il se contentait d'invoquer à l'appui de son recours contre le refus d'octroi de l'assistance juridique avoir, dans sa demande, " exposé de manière détaillée les éléments dont il dispose et qui permettent d'établir que B.________ Ltd a engagé sa responsabilité en gérant de manière fautive les sociétés du groupe C.________ ". Le recourant ne démontrait ainsi pas que la vice-présidence aurait considéré à tort qu'il n'avait pas prouvé, respectivement rendu vraisemblable, dite responsabilité. Il ne démontrait également pas qu'elle aurait erré en retenant qu'il avait été administrateur de ces sociétés jusqu'au 15 octobre 2019, date de sa démission, et qu'une plainte pénale avait été déposée par l'intimée à son encontre pour abus de confiance, gestion déloyale et escroquerie dans le cadre de ses fonctions d'administrateur, dite plainte ayant été classée par le Ministère public, lequel avait considéré que le litige était de nature civile. L'autorité cantonale a conclu que le recourant ne parvenait pas à prouver, ne serait-ce que sous l'angle de la vraisemblance, la responsabilité de l'intimée sur laquelle il fondait la créance compensatoire invoquée à l'appui de son action en annulation de la poursuite.