Citation: 4A_73/2018 E. 7.2.1

7.2.1. Pour la période antérieure à l'accord du 4 avril 2000, la cour cantonale a retenu que les défendeurs n'ont pas démontré avoir effectué des remboursements ou des versements qui n'auraient pas été comptabilisés dans le calcul des sommes reconnues. Si la banque pouvait être tenue de collaborer à la preuve, en versant en procédure les relevés en sa possession, comme le premier juge le lui a ordonné, celle-ci a suffisamment satisfait à son obligation en produisant divers relevés, parfois anciens. La cour cantonale a considéré qu'on ne saurait déduire du caractère éventuellement incomplet desdits relevés qu'il faille tenir pour avérés les faits allégués par les défendeurs quant à l'existence de paiements ou versements non comptabilisés par la banque. Toujours selon la cour cantonale, on peut exiger des emprunteurs qu'ils aient eux-mêmes conservé la trace de tous les paiements qu'ils allèguent avoir effectués et qu'ils soient aujourd'hui en mesure d'en prouver eux-mêmes l'existence, cas échéant en se procurant les justificatifs auprès de tiers (tels que les éventuels locataires des locaux).