Citation: I 642/03 30.06.2004 E. 1

Ces constatations sont suffisantes pour fonder le pronostic de l'expert psychiatre en ce qui concerne la capacité de travail de l'assuré. Elles ne permettent pas non plus de conclure à une affection psychique invalidante au sens de la jurisprudence publiée aux ATF 127 V 294 (voir aussi l'arrêt traduit in VSI 2002 p. 154 consid. 2b), qui a précisé sur ce point la portée des facteurs psychosociaux et socioculturels. En effet, au terme de leur entretien de synthèse, les experts de la Clinique romande de réadaptation n'ont pu qu'entériner les appréciations médicales préalables. Ils n'ont pas admis l'existence d'une lésion anatomique ou d'une atteinte à la santé psychique susceptible d'expliquer l'incapacité de travail alléguée par le patient. Pour ces motifs, ils ont retenu le diagnostic de majoration des symptômes physiques pour des raisons psychologiques, ce qui ne permet pas de conclure à une invalidité au sens de la jurisprudence précitée (VSI 2002 p. 154 consid. 2b). Dès lors un complément d'instruction sur la possibilité de l'existence d'un trouble somatoforme ne se justifie pas, raison pour laquelle la requête du recourant tendant à une nouvelle expertise psychiatrique doit être rejetée.