Citation: 9C_201/2010 15.11.2010 E. B

S.________ a recouru au Tribunal cantonal genevois des assurances sociales, concluant à la poursuite du versement de la rente entière au-delà du 1er avril 2009. En substance, elle reprochait à l'office AI d'avoir privilégié le rapport d'expertise, incomplet, qui reposait sur des suppositions, dont la réalisation ne respectait pas les règles de l'art, au détriment de ceux de ses médecins traitants. Elle a encore produit l'opinion de la doctoresse R.________, Département de psychiatrie de l'Hôpital X.________, qui signalait un état stationnaire et contestait l'hypothèse d'une réintégration professionnelle (rapport du 22 mai 2009), et celle des docteurs D.________ et Y.________, Service de médecine de premier recours de l'Hôpital X.________, qui retenaient la même conclusion que leur confrère étant donné notamment la péjoration des douleurs chroniques (rapport du 16 juin 2009). Considérant que les rapports du docteur A.________, qui s'était livré à une nouvelle appréciation des faits, et du docteur T.________ n'étaient pas probants dans la mesure où ils présentaient des contradictions, des insuffisances et des lacunes, que les conditions d'une révision du droit à la rente, singulièrement celle de l'amélioration notable, n'étaient pas réalisées dans la mesure où l'analyse du dossier révélait un état de santé globalement stationnaire depuis juillet 2002 et que les conditions d'une reconsidération n'étaient pas davantage données dans la mesure où il n'y avait pas d'éléments établissant le caractère manifestement erroné de la décision initiale, la juridiction cantonale a admis le recours, annulé la décision attaquée et maintenu le droit de l'assurée à la rente entière postérieurement au 31 mars 2009 (jugement du 28 janvier 2010).