Citation: 5A_809/2023 E. 4.2.5

4.2.5. La recourante conteste enfin que l'impact de son prétendu manque de collaboration avec le réseau influencerait le développement de l'enfant et imposerait un maintien en foyer. Elle critique à cet égard le constat selon lequel son comportement plaçait l'enfant dans un conflit de loyauté. Elle fait notamment valoir que les comportements à l'encontre des éducateurs qu'on lui reprochait remontaient au mois d'avril 2023 et que la cour cantonale ne s'était pas renseignée sur l'évolution de la situation depuis lors. Par ailleurs, le prétendu manque d'attachement de l'enfant envers sa mère n'était pas compatible avec l'existence d'un conflit de loyauté, un tel conflit allant de toute manière disparaître avec la fin du placement, et le comportement de son fils montrait que cette théorie était inadéquate. Selon la recourante, le comportement des autorités avait également conduit à la situation actuelle. Elle était capable de collaborer; la collaboration avec l'école et les enseignants de l'enfant se passait bien, en tous les cas avant qu'une tutrice ne soit nommée. La recourante expose finalement que son comportement et ses difficultés de communication étaient liés à son trouble autistique. Si la cour cantonale avait admis que ce trouble pouvait avoir une influence sur son comportement, elle n'en avait tiré aucune conséquence. Au contraire, elle continuait à prétendre que sa manière d'agir restait contraire au bien de l'enfant, ignorant ainsi les recommandations de la Dresse F.________ et " de manière générale " les rapports médicaux versés au dossier, ce qui constituait une appréciation arbitraire des preuves et une violation de l'art. 311 CC (sic). La phrase de l'arrêt entrepris mentionnant que "le fait qu'[elle] ait été diagnostiquée comme souffrant d'un TSA (...) n'en demeure pas moins préjudiciable aux intérêts et au bien de son fils " la discriminait de surcroît clairement et constituait une violation de la Convention de l'ONU du 13 décembre 2006 relative aux droits des personnes handicapées. La recourante termine en concluant que la décision rendue n'était pas soutenable sous l'angle de la subsidiarité de la mesure et de la proportionnalité. Contrairement à ce que soutient la recourante, il n'est pas retenu que l'enfant présentait une absence d'attachement pour sa mère mais que ses possibilités d'attachement étaient différentes, de sorte que les critiques émises à ce propos tombent à faux. Ses considérations sur sa bonne collaboration avec les enseignants de l'enfant et sur le conflit de loyauté de son fils ne sont pas susceptibles de remettre en cause les difficultés de communication et de collaboration qu'elle rencontre avec les éducateurs du foyer et les intervenants de l'OPE, lesquelles prennent appui sur des éléments factuels en lien notamment avec le comportement de l'enfant et son propre comportement que la recourante ne conteste pas du tout ou ne conteste pas valablement. Du reste, la recourante relativise elle-même ses propos sur la bonne collaboration avec les enseignants depuis la nomination de la tutrice. Le simple reproche fait à la cour cantonale de ne pas s'être renseignée sur l'évolution de la situation depuis l'événement du 26 avril 2023, sans autre développement susceptible de démontrer que la situation aurait effectivement changé, ne mène pas à un autre résultat, étant en outre rappelé que, nonobstant l'application de la maxime inquisitoire, les parties ont un devoir de collaborer à la procédure, lequel comprend notamment l'obligation d'apporter, dans la mesure où cela est raisonnablement exigible, les preuves commandées par la nature du litige et des faits invoqués (ATF 139 V 176 consid. 5.2; 128 III 411 consid. 3.2.1). Au surplus, l'on ne perçoit pas en quoi les développements que la recourante consacre à son trouble autistique empêcheraient de considérer qu'en l'état, son comportement et ses débordements émotionnels qui résulteraient de ce trouble seraient préjudiciables aux intérêts et au bien-être de son fils. En définitive, il résulte de ce qui précède que la recourante se limite à un exposé essentiellement appellatoire, largement fondé sur des faits irrecevables, qui n'est pas propre à démontrer que la cour cantonale aurait procédé à une appréciation arbitraire des preuves en lien avec l'incapacité actuelle de la mère de prendre en charge l'enfant et le besoin de protection de celui-ci ou aurait violé le droit d'une autre manière, sa remarque conclusive générale relative à l'absence de caractère subsidiaire et proportionné du placement ne pouvant qu'être rejetée au vu du sort de ses critiques.