Citation: 6B_372/2014 E. A

Le 20 juin 2008, après 2h30 du matin, dans le contexte d'une séparation conflictuelle, X.________ s'est introduit par effraction dans la maison où habitaient A.________ et leur fils B.________. Après avoir imposé l'acte sexuel à cette dernière et qu'elle eut fui par une fenêtre, X.________ a égorgé à mort l'enfant au moyen d'un cutter, avec lequel il s'est lui-même porté un coup à la gorge. Par arrêt du 21 octobre 2010, la Cour criminelle du Tribunal cantonal jurassien a condamné X.________ pour assassinat, viol, lésions corporelles simples, injures, menaces et utilisation abusive d'une installation de télécommunication à la privation de liberté à vie, sous déduction de 238 jours de détention avant jugement, ainsi qu'à 200 fr. d'amende (substituables par 2 jours de privation de liberté). Par arrêt du 18 octobre 2011 (dossier 6B_36/2011), le Tribunal fédéral a rejeté les griefs du condamné relatifs au viol, mais admis le recours s'agissant de la peine. La cour de céans a souligné que les considérants de l'autorité cantonale mêlaient l'appréciation des circonstances du viol à celles de l'assassinat et mentionnaient expressément le concours d'infractions dans ce contexte, justifiant la durée de la sanction par l'«ensemble des circonstances précitées». Cet exposé ne permettait pas de comprendre comment avait été formée la peine d'ensemble, soit si l'assassinat seul légitimait la privation de liberté à vie. Il ne mettait pas clairement en évidence ce qui justifiait de prendre de nouveau en considération à ce stade les circonstances fondant la qualification aggravée de l'homicide.