Citation: 2C_687/2023 E. 4.1.2

4.1.2. Dans son mémoire, le recourant invoque l'art. 8 CEDH. Il se prévaut, au moins implicitement, du droit au respect de la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH. Il relève à cette fin la longue durée de son séjour en Suisse. Il perd cependant de vue qu'il n'a séjourné légalement que deux ans en Suisse et qu'il ne peut donc pas bénéficier de la présomption selon laquelle, après un séjour légal en Suisse de plus de dix ans, les liens sociaux que l'étranger a développés avec ce pays sont à ce point étroits qu'un refus de renouvellement d'autorisation de séjour ne pourrait être prononcé que pour des motifs sérieux (cf. ATF 144 I 266 consid. 3). Enfin, il ne ressort pas des faits retenus dans l'arrêt attaqué, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), qu'il puisse se prévaloir d'une intégration particulièrement réussie qui justifierait, exceptionnellement, un droit de séjour issu de l'art. 8 CEDH (ATF 149 I 207 consid. 5.3.4). On ne peut donc pas considérer qu'il invoque de manière défendable un droit de séjour fondé sur l'art. 8 CEDH sous l'angle de la vie privée.