Citation: 6P.96/2001 15.10.2001 E. 3

3.- Le recourant reproche de même au Tribunal cantonal d'avoir considéré qu'il a mis en danger la vie de son amie en lui serrant la gorge le 12 avril 1998. L'autorité intimée a retenu en faits que les lésions observées sur la victime, en particulier l'hématome, apparaissaient suffisamment importantes pour admettre que la strangulation subie n'était pas anodine. Or, les arguments du recourant, selon lesquels la victime se trouvait dans un tel état de délabrement physique que l'hématome constaté pouvait être causé par une faible pression seulement, ne suffisent pas à qualifier une telle constatation d'arbitraire, pas plus que le fait que la victime n'a pas perdu connaissance. Le point de savoir si une strangulation non anodine peut mettre en danger la vie d'autrui au sens de l'art. 129 CP sera pour le surplus examiné dans le cadre du pourvoi en nullité. Vu ce qui précède, le recours de droit public doit être rejeté en tant que recevable.