Citation: 6B_638/2007 18.01.2008 E. 2

La LTF s'inscrit dans la continuité de l'ancienne réglementation relative à la qualité du simple lésé pour recourir (ATF 133 IV 228 consid. 2.3.3 p. 234). Cela signifie que l'action publique n'appartient qu'à l'Etat, si bien que le lésé est dépourvu d'un intérêt juridique protégé à l'ouverture de cette action. Lorsque l'autorité compétente renonce aux poursuites pénales, le lésé peut faire valoir la violation de ses droits de partie à la procédure, mais il est irrecevable à soulever des griefs relatifs au fond. Il peut invoquer par exemple le refus d'examiner son recours, de s'exprimer, de requérir des preuves ou de consulter le dossier. Mais, faute de qualité pour recourir sur le fond, il ne peut pas contester l'appréciation des preuves ni le rejet de conclusions qui résulte d'une appréciation anticipée des preuves ou d'un défaut de pertinence. En effet, ces questions sont inséparables du fond (ATF 120 Ia 157 consid. 2a/bb et la jurisprudence citée).