Citation: 6B_1317/2023 E. B

Par jugement du 28 juin 2023, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.________ et a confirmé le jugement du 3 octobre 2022. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. Entre 2014 et le mois de mai 2018, A.________ - qui souffrait de divers problèmes de santé - a régulièrement bénéficié des services de B.B.________ et de ceux de son épouse, C.B.________, pour la conduire à ses rendez-vous médicaux, grâce aux entreprises de transport que ceux-ci exploitaient. Entre 2017 et le mois de mai 2018, C.B.________ a également oeuvré auprès de A.________ comme assistante administrative. Au début du mois d'avril 2017, A.________ se trouvait dans une situation financière difficile et faisait l'objet de diverses poursuites. Dans ce contexte, par convocation du 3 avril 2017, elle a été priée de se présenter, le 24 avril suivant, à l'Office des poursuites du district de la Riviera-Pays-d'Enhaut avec son véhicule D.________ immatriculé VD xxx xxx. À W.________, le 12 avril 2017, A.________ a vendu son véhicule D.________ à B.B.________ pour un montant de 2'500 fr., remis en espèces, de la main à la main. Le même jour, B.B.________ a fait immatriculer, auprès du Service des automobiles et de la navigation (SAN), le véhicule D.________, qui était jusqu'alors au nom de A.________, à son propre nom. Il était toutefois convenu, de manière tacite entre eux, que A.________ en garde la possession, les frais de réparation et d'assurance étant par ailleurs à sa charge. Elle disposait à cet effet à tout le moins d'une clé du véhicule. B.b. Au mois de mai 2018, à la suite d'un différend avec A.________, B.B.________ a voulu récupérer la possession du véhicule précité. Devant le refus de cette dernière, il lui a imparti un délai au 21 juin 2018 pour lui restituer la voiture, les plaques d'immatriculation et le permis de circulation. Dans l'intervalle, il a fait remorquer, entre le 19 et le 20 juin 2018, la voiture de U.________, où vivait A.________, à V.________, chez un garagiste pour procéder à des réparations sur celle-ci. B.c. Or, à W.________, le 21 juin 2018, à l'insu de B.B.________ et sans son accord, A.________ s'est rendue au SAN et a fait immatriculer le véhicule D.________ à son propre nom, en présentant le permis de circulation, dans le but de se l'approprier. B.B.________ a déposé plainte le 27 juin 2018. B.d. A.________ est née en 1951 à X.________, pays dont elle est ressortissante. Divorcée, elle était à l'époque au bénéfice d'une rente AVS complétée par le Revenu d'insertion (ci-après: RI). Aujourd'hui, elle ne perçoit plus le RI mais l'AVS et des prestations complémentaires. Elle est locataire de son appartement et ses primes d'assurance-maladie sont entièrement subsidiées. Elle a de nombreux problèmes de santé pour lesquels elle fait l'objet d'un suivi. Son casier judiciaire est également vierge de toute inscription.