Citation: 4A_323/2016 E. 6

Le succès de toute action en justice suppose que les parties demanderesse et défenderesse aient respectivement, sur chacune des prétentions en cause, qualité pour agir et pour défendre au regard du droit applicable (ATF 136 III 365 consid. 2.1 p. 367; 126 III 59 consid. 1a p. 63). Dans une action en paiement, la qualité pour agir appartient au créancier de la somme réclamée. A teneur de l'art. 1165 du code civil français, les conventions n'ont d'effet qu'entre les parties contractantes; elles ne nuisent point aux tiers et elles ne leur profitent que dans les cas prévus par la loi. Ce principe dit de la relativité des conventions n'est pas codifié en droit suisse mais il est néanmoins consacré dans notre pays aussi (cf. ATF 136 III 14 consid. 2.3 p. 18/19; 131 III 217 consid. 4.2 i.f. p. 221; Christine Chappuis, in Commentaire romand, 2e éd., n° 1 ad art. 23 CO; François Chaix, même ouvrage, n° 36 ad art. 363 CO). En l'espèce, le défendeur s'y réfère en soutenant qu'il n'a pris des engagements contractuels qu'envers A.________ et B.________ lors des pourparlers qui ont précédé la soirée, et que la demanderesse n'est donc pas devenue sa créancière.