Citation: 8C_548/2018 E. 4

En l'occurrence, les critiques de la recourante ne sont pas de nature à démontrer l'existence d'un lien de causalité entre l'accident du 27 juin 2014 et les troubles subsistant après la phase aiguë des symptômes, ni à justifier la mise en oeuvre d'une expertise pluridisciplinaire à cette fin. En effet, dans le rapport susmentionné du docteur E.________, le médecin indique certes que le tableau actuel est compatible avec un syndrome post-infectieux mais il n'est pas en mesure d'en identifier l'agent. En outre, il n'apparaît pas en soi contradictoire (de la part des médecins du CEMed) de constater l'existence de troubles sur le plan somatique et de considérer qu'il n'incombe pas à l'assurance-accidents de les prendre en charge. Le caractère objectivable d'une atteinte ne signifie pas pour autant qu'il existe assurément un lien de causalité naturelle et adéquate avec un événement accidentel antérieur. Enfin, même en tenant compte des difficultés liées à l'établissement diagnostique d'une infection par morsure de tique, il n'en reste pas moins qu'aucun des médecins consultés n'a identifié l'agent pathogène à l'origine des troubles de la recourante malgré les tests et examens pratiqués. Le seul fait que des symptômes douloureux ne se sont manifestés qu'après la survenance d'un accident ne suffit pas à établir un rapport de causalité naturelle avec cet accident (raisonnement "post hoc, ergo propter hoc"; cf. ATF 119 V 335 consid. 2b/bb p. 341 s.; arrêt 8C_331/2015 du 21 août 2015 consid. 2.2.3.1, in SVR 2016 UV n° 18 p. 55). Dans ces conditions, on ne saurait d'emblée rattacher les symptômes chroniques de la recourante à une cause accidentelle, en l'espèce la morsure de tique, d'autant moins que le médecin de famille de la recourante a mentionné une amélioration spectaculaire à la suite du traitement antibiotique initial (rapport du 22 août 2014). Il n'y a pas non plus lieu d'ordonner une expertise complémentaire. En effet, dans la procédure d'octroi de prestations d'assurance sociale, il existe un droit formel à une expertise médicale qu'en cas de doutes quant à la fiabilité et la pertinence des constatations des médecins internes à l'assurance (cf. ATF 135 V 465 consid. 4 p. 467 ss). En outre, on voit mal quelles autres mesures médicales, qui n'auraient pas déjà été mises en oeuvre par les médecins consultés, permettraient d'établir le lien de causalité invoqué par la recourante. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.