Citation: 6B_93/2024 E. 3.3

3.3. Ces considérations ne sauraient être partagées. D'une part, même à retenir que, dans le Mémorandum, le recourant aurait exposé les moyens "d'échapper" au paiement de l'impôt anticipé - moyens du reste légaux, puisqu'il s'agissait de tenter de démontrer que les intérêts payés sur les prêts intergroupes ne constituaient pas des prestations appréciables en argent imposables - cela ne permet pas pour autant d'en déduire de manière soutenable que l'intéressé aurait ainsi sciemment incité B.________ à ne pas déclarer et à ne pas payer ledit impôt. Retenir que l'examen des risques auquel le recourant a procédé correspond à une recommandation de ne rien entreprendre n'est pas davantage soutenable. Quant au courrier que le recourant a adressé à B.________ en septembre 2015, il est postérieur à la date de commission de l'infraction dénoncée, à savoir le 4 juin 2015, et ne pouvait donc jouer aucun rôle dans la formation de la volonté de l'intéressé. L'autorité précédente ne pouvait donc pas, sans tomber dans l'arbitraire, en tenir compte. D'autre part, les notes manuscrites internes sur lesquelles se fonde le Tribunal cantonal ont été rédigées par F.________, et non pas par le recourant. Rien n'indique par ailleurs qu'elles auraient été transmises à B.________, ni qu'elles retranscriraient un conseil qui lui aurait été donné. Quant à l'indication faite par le réviseur G.________ à B.________ sur le besoin de provisionner un risque pour l'impôt anticipé, retenir, sans autre forme d'explication, que le recourant aurait incité ledit réviseur à effectuer une telle recommandation est arbitraire. Enfin, comme le relève à juste titre le recourant, le Tribunal cantonal ne discute pas en quoi la constatation de fait des premiers juges, selon laquelle il n'existait aucune pièce au dossier disant que l'impôt anticipé était dû et qu'il ne fallait pas déclarer celui-ci, serait arbitraire. Le jugement attaqué est au demeurant muet sur ce point.