Citation: 7B_91/2023 E. B

Par arrêt du 11 octobre 2022, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.________ contre ce jugement, qu'elle a confirmé. En résumé, il ressort de cet arrêt les faits suivants. B.a. B.a.a. A.________ est né en 1977 à Kaunas, en Lituanie, pays dont il est ressortissant. Fils unique, il a été élevé par son père. Il a suivi sa scolarité obligatoire dans son pays et a obtenu un diplôme de fin d'études. Il a par la suite occupé différents emplois dans divers domaines, notamment l'immobilier. Il parle lituanien, russe, allemand et anglais. Il est marié et a vécu avec son épouse et leur fils de 8 ans jusqu'à son incarcération. Hormis l'appartement familial dont il dit avoir hérité, il n'a ni fortune ni dettes. B.a.b. Le casier judiciaire suisse de A.________ fait mention d'une condamnation le 25 avril 2017 à une peine privative de liberté de 5 ans et 6 mois pour vol en bande et par métier et usage abusif de permis et de plaques, ainsi que pour la commission, à réitérées reprises, de dommages à la propriété considérables, violations de domicile, vols d'usage et vols d'usage d'un véhicule automobile. Son casier judiciaire suisse fait en outre état d'une libération conditionnelle accordée le 14 avril 2018 avec délai d'épreuve jusqu'au 14 février 2020. Les casiers judiciaires allemand et autrichien de A.________ mentionnent notamment, en 1998, 5 ans de privation de liberté pour vol dans deux cas, tentative de vol, vol aggravé, vol à main armée à trois reprises et violation de la loi sur les étrangers; en 2003, 9 mois de peine privative de liberté, dont 7 mois fermes pour vol, vol aggravé et vol aggravé avec effraction; en 2006, 3 mois de peine privative de liberté avec sursis durant 3 ans pour avoir porté atteinte à l'intégrité physique ou à la santé d'autrui; en 2007, 18 mois de peine privative de liberté dont 12 mois fermes pour violation de la loi sur les stupéfiants; en 2008, 6 ans de peine privative de liberté pour organisation criminelle, vol, vol aggravé, vol aggravé par effraction ou avec une arme, vol par métier et vol dans le cadre d'une organisation criminelle; en 2008, 24 mois de peine privative de liberté notamment pour vol, vol aggravé, vol par effraction ou à main armée, vol à des fins commerciales et vols commis dans le cadre d'une organisation criminelle; en 2011, 3 ans de peine privative de liberté notamment pour vol, vol aggravé et vol aggravé par effraction. B.b. A.________ a été détenu provisoirement du 15 octobre 2020 au 12 octobre 2021. Depuis le 13 octobre 2021, il exécute sa peine de manière anticipée à la Prison de Bellechasse. Selon le rapport établi le 5 octobre 2022 par ladite prison, A.________ démontrait un comportement exemplaire en exécution de peine; il était toujours poli et correct avec les agents de détention et faisait des progrès en français. Depuis le 17 février 2022, le prénommé travaillait à l'atelier lingerie, où il acceptait les règles, se montrait généralement motivé et avait le sens des responsabilités. Il était respectueux du matériel et fournissait une très bonne qualité de travail; il restait toutefois en marge de l'atelier car il parlait peu le français. Il était très assidu sur le plan sportif, participant à tous les entraînements et adoptant à ces occasions un comportement exemplaire. II suivait des cours d'informatique pour lesquels il était très investi, assidu et motivé. L'intéressé disait vouloir débuter une formation d'instructeur de fitness, laquelle n'avait toutefois pas pu être mise sur pied, en l'état. Il était très peu demandeur de suivi social. Il ne recevait pas de visite, mais entretenait des contacts par courrier et appels avec son épouse et son fiIs résidant en Lituanie. Le détenu n'avait fait l'objet d'aucune sanction disciplinaire à ce jour. Depuis le 2 mars 2022, il s'acquittait mensuellement de 20 fr. pour les frais de justice et de 20 fr. pour les frais LAVI. À sa sortie, il disait vouloir retourner auprès de sa famille en Lituanie. B.c. B.c.a. Le 21 janvier 2020 vers 18h40 à U.________, la bijouterie C.________ a été braquée par deux individus coiffés d'une chapka, armés d'un spray au poivre en forme de pistolet et munis d'une pioche. Ceux-ci ont fait main basse sur onze montres et une pendule pour une valeur totale de 1'516'200 francs. Pour ce faire, ils ont notamment menacé, à l'aide du spray au poivre, les employés de la bijouterie et le manager de celle-ci. L'un des individus a ensuite défoncé les vitrines avec la pioche et a emporté les objets mentionnés avant de prendre la fuite, avec son comparse. Quelques jours avant le brigandage, A.________ s'était rendu dans la bijouterie C.________ afin d'y effectuer des repérages. Il a ensuite désigné ce commerce à attaquer aux auteurs du cambriolage et a acheté une masse qu'il a déposée à proximité des lieux, au cours de la matinée du 21 janvier 2020. L'objet ayant disparu, A.________ a dérobé une pioche sur un chantier avoisinant qu'il a donnée aux deux individus avant que ceux-ci ne passent à l'action. En raison de ces faits, il a été condamné pour complicité de brigandage. B.c.b. Entre le 16 septembre et le 13 octobre 2020, à V.________, A.________ et un dénommé D.________ ont procédé à des repérages devant la bijouterie E.________ et sur Internet. Entre les 13 et 14 octobre 2020, A.________, par l'intermédiaire de son épouse, a loué et occupé un appartement à V.________, à 200 mètres de ladite bijouterie. En relation avec ces faits, A.________ a été condamné pour actes préparatoires à un brigandage. B.c.c. Le 14 octobre 2020 vers 15h30 à W.________, A.________, F.________ et G.________ont sonné à la porte de la bijouterie H.________. Lorsque B.________ a ouvert, ils l'ont malmené, lui faisant comprendre qu'ils souhaitaient se rendre dans l'atelier. Devant des individus devenant violents, le bijoutier a coopéré. Il a néanmoins refusé de donner le code du coffre, malgré les gestes brutaux de ses agresseurs. Ces derniers lui ont alors attaché les mains à l'aide d'une ligature, puis ses chevilles avec un câble électrique avant de lui couvrir le visage avec un tissu. Les agresseurs se sont ensuite dirigés dans la partie magasin de la boutique. Ils se sont emparés de montres et de bijoux et ont pris la fuite. En raison de ces faits, A.________ a été condamné pour brigandage qualifié. B.________ a déposé une plainte pénale le 14 octobre 2020. B.c.d. Pour le surplus, entre le 10 décembre 2019 et le 15 octobre 2020, A.________ est entré à diverses reprises en Suisse et y a séjourné alors qu'il faisait l'objet d'une interdiction d'entrée jusqu'au 12 avril 2023. Le 5 septembre 2019 à X.________, en compagnie d'un tiers, il s'est introduit dans une boutique en brisant la vitrine à l'aide d'une masse et y a dérobé divers sacs à main pour un montant total de 109'750 francs. Le même jour à Y.________, il s'est soustrait à un contrôle de police après une course-poursuite avec celle-ci et s'est enfui. Le 16 décembre 2019 à Z.________, il s'est introduit dans un magasin en brisant la vitrine à l'aide d'une masse et y a notamment dérobé deux manteaux d'une valeur de 22'000 fr., respectivement 29'000 francs. Le 14 octobre 2020 à L.________, à l'aide de trois comparses, il a dérobé des plaques d'immatriculation qu'il a apposées sur le véhicule utilisé pour commettre un brigandage à W.________ le même jour. Ces chefs d'accusation ne sont plus contestés dans le cadre de la procédure de recours auprès du Tribunal fédéral.