Citation: 5A_29/2015 E. 3.4.1

3.4.1. Les recourants ne contestent pas que les arbres litigieux existaient au 10 juillet 1999; il est par ailleurs établi que ceux-ci se trouvent entre 2 et 5 mètres de la limite parcellaire. Abstraction faite de la question du fardeau de la preuve, les recourants ne prétendent pas non plus que la Cour de justice aurait arbitrairement interprété les art. 129 al. 3 et 134 LaCC. Conformément au raisonnement cantonal, en tant que les plantations litigieuses existaient toutes deux au 10 juillet 1999, le droit transitoire leur est ainsi applicable et elles demeurent régies par l'ancien droit dans sa teneur au 1 er janvier 1998 (art. 134 al. 1 LaCC). Dites plantations ne sont donc pas soumises aux prescriptions de hauteur posées par l'art. 129 al. 3 LaCC et ne doivent en conséquence pas être écimées, sauf si, au 10 juillet 1999, elles s'inscrivaient dans un gabarit de 8 mètres, auquel cas les prescriptions de hauteur fixées par l'art. 129 al. 3 LaCC doivent alors leur être appliquées (art. 134 al. 2 let. a LaCC).