Citation: 9C_523/2022 E. 5.4

5.4. Le grief du recourant tiré de la "soi-disant" violation de son devoir d'informer l'office intimé en lien avec l'inscription d'une société au registre du commerce en 2013 n'est pas davantage fondé. On rappellera qu'en vertu des art. 31 LPGA et 77 RAI, les assurés sont tenus de communiquer les activités exercées, en tout temps. Chaque assuré doit annoncer immédiatement toute modification de la situation susceptible d'entraîner la suppression, une diminution ou une augmentation de la prestation allouée, singulièrement une modification du revenu de l'activité lucrative, de la capacité de travail ou de l'état de santé lorsqu'il est au bénéfice d'une rente d'invalidité. Pareille obligation était d'ailleurs mentionnée dans la décision d'octroi de rente du 19 mars 2012, ainsi que dans la communication du 6 septembre 2013 confirmant le droit du recourant à une rente entière d'invalidité. En l'espèce, il n'appartenait pas au recourant de choisir les activités qu'il devait annoncer à l'office intimé. Il ne pouvait en effet pas ignorer que l'exercice d'une activité, quelle qu'elle fût, était susceptible d'entraîner une nouvelle appréciation de ses capacités de travail et de gain, pouvant aboutir le cas échéant à une modification de la rente, ce qui s'est d'ailleurs produit à l'issue de l'instruction du cas. Le fait de créer une société anonyme, d'en être l'administrateur unique et de s'impliquer dans son fonctionnement, même à titre "occupationnel" et sans en retirer "un quelconque revenu" comme le soutient le recourant, constituait des circonstances qui devaient être annoncées à l'office AI, dans la mesure où elles étaient susceptibles d'avoir une influence sur son droit aux prestations (cf. arrêts 9C_16/2019 du 25 avril 2019 consid. 7; 9C_107/2017 du 8 septembre 2017 consid. 5.1). Partant, en retenant que l'assuré avait contrevenu à son obligation de renseigner en n'informant pas l'office intimé de la création de B.________ SA, avec pour conséquence qu'elle a confirmé, dans l'arrêt incident du 10 novembre 2016, qu'une éventuelle suppression ou diminution du droit à la rente pouvait prendre effet de manière rétroactive au 1er juin 2013, en application de l'art. 88bis al. 2 let. b RAI, la juridiction cantonale n'a pas violé le droit.