Citation: I 553/03 28.11.2003 E. 4

4.1 En ce qui concerne la capacité de travail de l'assurée, les premiers juges ont confirmé le taux retenu par l'OAI, à raison de 70 % dans une activité de type léger et sédentaire. Ils se sont fondés pour cela sur l'expertise du docteur B.________ (rapport du 19 septembre 2000). De son côté, la recourante est d'avis que sa capacité de travail est nulle. Elle considère que la juridiction cantonale a méconnu l'existence de ses douleurs et n'a pas tenu compte de l'ensemble des pièces médicales. 4.2 En l'espèce, les premiers juges se sont fondés à juste titre sur les conclusions de l'expert B.________, dont le rapport répond aux exigences permettant de lui accorder pleine valeur probante. En effet, le médecin prénommé a présenté, après avoir pris connaissance des avis des différents médecins traitants, une étude fouillée du cas prenant en considération les plaintes de l'assurée, a fondé son rapport sur des examens complets (ostéo-articulaire, métabolique, neurologique, radiologique) et est parvenu à des conclusions pleinement convaincantes. En particulier, ledit rapport médical différencie les affections invalidantes (lombalgies et séquelles post-traumatiques de l'épaule droite) des pathologies non invalidantes (diabète, hypertension artérielle, hyperlipidémie) et met en évidence deux phases successives dans le processus de limitation de la capacité de travail. Dès le mois de mai 1996, l'assurée a subi une réduction de sa capacité de travail de 25 %, dans son emploi de nettoyeuse, due à des douleurs lombaires aggravées par une très importante surcharge pondérale. Dès l'accident du 4 décembre 1997, une nouvelle réduction de la capacité de travail de 25 % a été provoquée par les séquelles touchant l'épaule droite. Aussi, l'expert a-t-il estimé à 50 % la capacité résiduelle de travail dans la profession exercée précédemment. Toutefois, ce spécialiste a précisé que, dans une activité n'impliquant pas une sollicitation excessive du dos et de l'épaule (activité de bureau ou de surveillance), la capacité de travail serait d'au minimum 50 %, mais pourrait également être entière. Enfin, il a considéré que l'évaluation du docteur F.________, du service d'orthopédie et de traumatologie de l'appareil moteur de l'Hôpital Y.________ (rapport du 25 mars 1999 rédigé dans le cadre de la procédure menée par la CNA) était trop optimiste en retenant que, sur le plan strictement orthopédique, la capacité de travail comme nettoyeuse était complète. 4.3 Vu ce qui précède, il n'y a pas lieu de s'écarter de l'avis des premiers juges, lesquels ont considéré à bon droit que le rapport du docteur B.________ appréciait à leur juste valeur les douleurs de la recourante et que l'administration en avait tenu compte avec une certaine bienveillance en retenant une capacité de travail de 70 % dans un emploi adapté, telle une activité de bureau ou de surveillance.