Citation: 4A_569/2022 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a considéré que la prétention tenant à l'indemnité pour occupation illicite de mars 2019 était fondée dès lors que la locataire occupait encore l'arcade à cette date. Ceci correspondait à 1'273 fr. 65. En revanche, elle a débouté la bailleresse de ses prétentions supplémentaires. Certes, a-t-elle expliqué, la locataire était tenue d'indemniser la bailleresse pour le dommage qu'elle lui avait causé si elle donnait lieu, par sa faute, à une rupture prématurée du bail. Cela étant, il appartenait à la bailleresse de faire diligence pour relouer son bien et ainsi limiter au maximum son préjudice. Dans le cas présent, la bailleresse avait allégué en procédure avoir déployé des efforts suffisants en vue de relouer les locaux litigieux. Toutefois, cette allégation avait été contestée. Et la bailleresse avait tout au plus démontré avoir publié une annonce offrant l'arcade en question sur un seul site une fois par mois jusqu'en octobre 2020, ce qui était loin d'être suffisant.