Citation: 1C_608/2021 E. 3.3.4

3.3.4. Enfin, c'est à tort que la recourante soutient que la cour cantonale n'aurait arbitrairement pas tenu compte du secteur dans lequel elle exercerait son activité, soit celui des véhicules de luxe. En effet, celle-ci a examiné le prétendu secteur d'activités de la recourante et considéré que cette dernière n'avait pas démontré y être active: elle n'avait vendu qu'un seul véhicule entre 2014 et 2020, soit une voiture Audi A6 AVANT 2.0 TDI 190 S-RT, dont on pouvait douter de la qualification de prestigieuse ou de collection. Au surplus, contrairement à ce que prétend la recourante, aucune violation de l'art. 8 Cst. ne saurait être reprochée à l'instance inférieure (cf. ATF 146 II 56 consid. 9.1; arrêt 1C_195/2021 du 28 octobre 2021 consid. 5.1.2). En effet, l'art. 23 al. 2 OAV permet aux autorités cantonales de s'écarter des exigences minimales de l'annexe 4 OAV lorsque l'évaluation globale de l'entreprise le justifie; il est rappelé que le but du permis de circulation collectif est avant tout de permettre à des professionnels l'utilisation de véhicules automobiles non immatriculés et qui n'ont pas subi de contrôle officiel (cf. Bussy/Rusconi/ Jeanneret/Kuhn/Mizel/Müller, Code suisse de la circulation routière commenté, 4e éd. 2015, no 2 ad art. 22 OAV; arrêt 1C_416/2020 du 31 mars 2021 consid. 4.4). Or, la recourante n'a pas démontré entrer dans une des catégories d'entreprises citées à l'annexe 4 de l'OAV pouvant bénéficier de ces plaques ou que le secteur du commerce des véhicules de luxe dans lequel elle prétend évoluer, sans l'avoir également démontré, justifierait une dérogation à ce régime ou un traitement différent.