Citation: 6B_1233/2021 E. 1.3

1.3. En l'espèce, la cour cantonale a tenu pour établi qu'en date du 11 juillet 2019, le recourant avait mordu et pincé son épouse, lui occasionnant des ecchymoses à diverses parties du corps. L'autorité cantonale s'est à cet égard fondée sur les déclarations constantes de l'intimée, qu'elle a considérées comme crédibles. A l'inverse, le recourant ne pouvait pas être suivi dans ses dénégations, dès lors qu'il avait tenu des propos fluctuants, émaillés de contradictions. Celui-ci avait en effet déclaré dans un premier temps à la police que l'intimée s'était pincée et infligé " ces marques " elle-même, laissant ainsi penser que les lésions étaient bien réelles, avant de soutenir le contraire lors de ses auditions en procédure et d'affirmer qu'il n'avait pas vu son épouse le jour des faits. Les déclarations de l'intimée étaient de surcroît corroborées par divers moyens de preuves et, en particulier, par le certificat médical établi le 13 septembre 2019 par la Dresse C.________, chiropraticienne à U.________. Cette dernière attestait avoir constaté, lors de la consultation du 12 juillet 2019, une morsure à l'avant-bras droit, ainsi que des ecchymoses à la cuisse droite et dans la zone axillaire, qui avaient été causées par des actes de violences conjugales intervenus le jour d'avant, selon les dires de sa patiente. Les accusations de l'intimée étaient en outre confirmées par les déclarations de la chiropraticienne en procédure, ainsi que par les notes que celle-ci avait prises lors de la consultation du 12 juillet 2019. A cela s'ajoutaient encore l'attestation de la psychologue de l'association " D.________ " du 3 octobre 2019 et celle de la Dresse E.________ du 19 juin 2020, lesquelles indiquaient que l'intimée s'était déjà confiée à plusieurs reprises au sujet de violences conjugales. Au reste, devant ce faisceau d'éléments et d'indices convergents, la conviction de la cour cantonale n'était ébranlée ni par les photographies de l'intimée prises à V.________ les jours suivant les faits, ni par les déclarations des deux autres témoins interrogés en procédure (soit la mère et un ami du recourant), ni encore par le fait que la plainte pénale avait été déposée le 12 septembre 2019 (soit plus de deux mois après les faits), avant l'introduction d'une procédure civile par le recourant (cf. arrêt attaqué, consid. 2.4 p. 10 ss).