Citation: 6B_70/2024 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a tout d'abord relevé que l'infraction la plus grave commise par le recourant était celle à l'art. 19 al. 1 let. d LStup. Eu égard à cette infraction, elle a notamment souligné que la culpabilité du recourant était moyenne vu les quantités relativement faibles de stupéfiants en cause et que son mobile était égoïste, ayant agi mû par l'appât du gain. Après avoir dûment motivé son choix (cf. arrêt attaqué consid. 3.5 p. 10), la cour cantonale a retenu qu'une peine privative de liberté ferme de 80 jours paraissait adéquate pour sanctionner cette infraction. Elle a ensuite constaté que la quotité de la peine prononcée en première instance pour les infractions d'entrées illégales était appropriée: 20 jours (peine hypothétique: 30 jours) pour chacune des entrées illégales sur le territoire, soit une peine globale de 120 jours de privation de liberté. S'agissant de l'infraction d'empêchement d'accomplir un acte officiel, la culpabilité du recourant était moyenne. Ses circonstances personnelles étaient les mêmes que celles détaillées pour l'infraction à la LStup (cf. arrêt attaqué consid. 3.5 et 3.6 pp. 10-11). À cette aune, la cour cantonale a considéré qu'une peine pécuniaire ferme de 30 jours-amende, à 10 fr. l'unité, devait être prononcée vu la situation financière précaire du recourant (peine de base de 20 unités auxquels s'ajoutent 10 unités [peine hypothétique de 20 unités] pour tenir compte de la seconde infraction à l'art. 286 CP). En conclusion, la cour cantonale a ainsi considéré que le recourant devait être condamné à une peine pécuniaire ferme de 30 jours-amende, à 10 fr. le jour, en cumul avec une peine privative de liberté ferme de 120 jours, ces peines n'étant pas de même genre.