Citation: 1C_349/2023 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a en substance considéré que les circonstances, notamment l'ancienneté du plan de quartier et l'inscription de la ville de Lausanne à l'ISOS, ne justifiaient pas un examen préjudiciel du PQ datant de 2006. Selon la cour cantonale, le projet litigieux n'altérerait pas les caractéristiques du périmètre ISOS, qui se distinguait avant tout par ses bâtisses exceptionnelles qui étaient maintenues, et était compatibles avec le recensement ICOMOS. Elle s'est notamment fondée sur les constatations faites lors de l'inspection locale, ainsi que sur les éléments ressortant du dossier, dont les préavis positifs de la Déléguée à la protection du patrimoine et du Service d'architecture, ainsi que de l'approche historique établie le 2 décembre 2020 et complétée le 24 juin 2021 par l'architecte-paysagiste O.________ Sàrl. Dans ses déterminations, l'ARE considère que tant l'ancienneté du PQ litigieux que l'inscription du secteur à l'ISOS avec un objectif de sauvegarde élevé (A), impliquent de procéder à un contrôle préjudiciel du plan. Pour l'ARE, le PQ litigieux date de plus de 40 ans et, même en retenant qu'il daterait du 26 juin 2006 (date de l'entrée en vigueur du PGA actuel), il aurait 17 ans, soit d'avantage que l'horizon temporel de 15 ans prévu par l'art. 15 al. 1 LAT. Cette durée devait en outre être mise en perspective avec le fait que ce PQ n'a subi aucune adaptation lors de son intégration au PGA, alors qu'il avait déjà plus de vingt ans.