Citation: 1B_343/2014 E. 2.3

2.3. Il découle des remarques précédentes que le recourant ne peut donc se prévaloir d'une possible violation du principe de célérité pour soutenir que la détention subie serait excessive et demander sa libération immédiate (cf. notamment ad C p. 7 de son mémoire). S'agissant encore du caractère allégué excessif de la durée de la détention, il y a lieu de rappeler qu'au moment de l'appréciation des forts soupçons d'une commission d'une infraction (cf. art. 221 al. 1 CPP), il n'appartient pas au juge de la détention de procéder à une pesée complète des éléments à charge et à décharge, ainsi que d'apprécier la crédibilité des personnes qui mettent en cause le prévenu (ATF 137 IV 122 consid. 3.2 p. 126 s.; 116 Ia 143 consid. 3c p. 146). Il reviendra également au juge du fond de qualifier l'éventuelle infraction commise par le recourant. C'est d'ailleurs devant cette même autorité que ce dernier pourra développer son argumentation visant à soutenir que le cas grave ne serait pas réalisé, en particulier en remettant en cause la validité des déclarations portées à son encontre au cours de l'instruction. En revanche, au stade du contrôle de la détention où la vraisemblance prévaut, ces éléments sont suffisants pour retenir en l'état l'existence de forts soupçons d'une infraction grave à la loi sur les stupéfiants; cela vaut d'autant plus que le recourant n'a pas remis en cause la réalisation de cette condition devant l'autorité précédente (cf. consid. 3 et 4 du jugement entrepris). Partant, la Chambre pénale pouvait, sans violer le droit fédéral, considérer que la détention alors subie (sept mois) ne dépassait pas la peine privative de liberté prévisible d'un an au moins telle que prévue par l'art. 19 al. 2 LStup.