Citation: 5D_31/2022 E. 6.2

6.2. S'agissant de l'irrecevabilité, en instance de recours, des pièces nouvelles et des mesures d'instruction au regard de l'art. 326 al. 1 CPC, la recourante expose que " dans son arrêt no 304 du 12 novembre 2021 (JI21.003138-2111626), à son considérant 1.3, concerna n t un re cours de la soussig n ée, la Chambre des recours du canton de Vaud a considéré que toutes pièces nouvelles liées à la taxation et présentées en deuxième instance étaient des novas, qui ne devaient en l'occurrence pas être acceptées, car elles existaient déjà en première instance ", qu'elle " a contesté cette appréciation, et le fait toujours auprès de notre Haute cour ". Elle affirme que " ce raisonnement ne peut pas résister à l'examen au vu de la spécificité de la taxation AJ ", que " la procédure de première instance n'implique aucun échange ", que " l'avocat transmet sa liste d'opérations " - " seul document demandé " -, que " le Président taxe la liste ", qu' "aucune précision n'est demandée à l'avocat, qui n'a aucune occasion de savoir si le Juge doute des opérations ", que " le tout est présidé par un principe de confiance, [à savoir] que l'avocat a respecté les règles posées ", qu'il n'a pas fait " d'opérations inutiles " et qu'il n'a " pas factur[é] de mémos, et sus de la règle de base qui est de ne pas indiquer un temps supplémentaire à celui réellement passé sur les diverses opérations ". Ce faisant, elle se contente de reprendre mot pour mot l'argumentation formée devant la cour cantonale. Dès lors qu'elle ne se détermine pas par rapport aux considérants de l'arrêt entrepris et ne démontre pas en quoi l'autorité cantonale aurait procédé à une application arbitraire de l'art. 326 al. 1 CPC, sa critique est irrecevable (cf. supra, consid. 3.1; ATF 145 V 161 consid. 5.2; 134 II 244 consid. 2.1 et 2.3). En ce qui concerne les motifs qui ont conduit l'autorité cantonale à considérer que le premier juge n'avait pas violé le droit d'être entendu en ne l'interpellant pas avant sa décision, la recourante oppose que, " si le juge a un doute sur des opérations mais ne requiert pas de l'avocat qu'il les précise, il y a alors une violation claire du droit d'être entendu de l'avocat qui ne sait pas qu'on ne lui fait pas confiance et ne peut alors justifier son activité ", que la jurisprudence citée par la Chambre des recours pour nier le devoir d'interpellation du juge traiterait de cas non comparables à la présente cause et que lui " refuse[r] l'analyse de documents qui sont présents et démontrent qu'elle n'a pas contrevenu aux règles de l'assistance judiciaire " l'empêche " de prouver sa probité ", ce qui n'est pas " concevable ". Elle ne saurait être suivie dans cette argumentation, au demeurant pour le moins appellatoire. La jurisprudence fédérale citée par la Chambre des recours civile (cf. supra, consid. 6.1) dispose expressément en droit que, si l'avocat d'office présente une note de frais et honoraires, le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. n'oblige pas l'autorité à lui donner, dans chaque cas, l'occasion de fournir des explications ultérieures et qu'il n'est, en principe, pas violé si celle-là réduit la créance des honoraires de l'avocat sans audition complémentaire. La recourante ne démontre nullement quels motifs particuliers impliquait, en l'espèce, une dérogation à ce postulat ni se prévaut de la violation arbitraire d'une disposition cantonale qui garantirait un tel droit d'être entendu (cf. à ce sujet : ATF 134 I 159 consid. 2.1.1 et les références citées; arrêts 1C_60/2020 du 25 novembre 2020 consid. 5.2; 6B_1004/2019 du 11 mars 2020 consid. 4.1.1).