Citation: 5A_176/2020 E. 4

En l'espèce, se plaignant de la violation de l'art. 213 LP, la recourante ne s'en prend qu'à la première des trois motivations alternatives de la décision attaquée, en reprochant à la chambre de surveillance de s'être écartée de la jurisprudence claire du Tribunal de céans selon laquelle la compensation d'une créance grevée d'une condition suspensive envers un débiteur failli est possible, même avant la survenance de l'événement futur et incertain, pour autant que la créance soit née antérieurement à la faillite. En revanche, elle ne s'en prend ni à la motivation selon laquelle sa conclusion en constatation de la compensation doit dans tous les cas être rejetée en tant qu'elle excède le pouvoir d'examen des autorités de poursuite, ni à celle selon laquelle elle n'a pas fait de déclaration de compensation conforme à l'art. 124 al. 1 CO. S'agissant de cette dernière motivation, la recourante, sans soulever de grief, se borne à affirmer, d'une part, qu'elle aurait valablement fait valoir la compensation par déclaration du 12 octobre 2015, alors que la chambre de surveillance a précisément retenu que cette déclaration était équivoque, et, d'autre part, que cette autorité aurait dans tous les cas admis que le dépôt de la plainte constitue une telle déclaration, alors qu'on comprend de la motivation de la décision attaquée qu'elle a au contraire jugé que, survenue à ce stade, cette déclaration n'était pas pertinente. Il suit de là que, ne répondant pas aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF, le recours doit être déclaré irrecevable (cf. supra consid. 2.1).