Citation: 1P.290/2005 15.07.2005 E. B

A.________, assisté d'un avocat d'office, a recouru en nullité et en réforme auprès de la Cour de cassation vaudoise, en se plaignant notamment de l'absence de verbalisation des déclarations des parties lors de l'audience de jugement, ce qui empêchait l'avocat constitué entre-temps de recourir efficacement. L'escroquerie supposait une volonté initiale de ne pas payer les factures; or, le jugement méconnaissait les explications données par l'accusé en audience: en détention dès le 24 août 2001, il s'était trouvé dans l'impossibilité de payer; c'est ce défaut de paiement qui avait causé la résiliation de l'abonnement par l'opérateur - et non par B.________ -, assortie d'une pénalité de 400 fr.; le montant des conversations téléphoniques n'était que de 182 fr. 89, soit un montant raisonnable ne laissant pas supposer une escroquerie. Les jugements de valeur émis par le tribunal ne reposaient sur aucun fait et aucune déclaration précise. Le recourant contestait également les autres infractions. Par arrêt du 2 février 2005, la Cour de cassation a rejeté le recours. Le droit cantonal permettait à une partie de requérir la transcription d'un témoignage important, et de recourir contre un éventuel refus. Cela était conforme au droit d'être entendu, y compris lorsque l'accusé n'était pas assisté d'un avocat en première instance. L'incarcération du recourant était mentionnée dans le jugement, de même que les relations d'amitié entre auteur et victime. La résiliation du contrat par l'opérateur - et non par la victime - et le prix des communications étaient sans pertinence pour déterminer la volonté initiale de payer les factures. Ces dernières figuraient d'ailleurs au dossier. Les jugements de valeur émis par le tribunal se fondaient sur l'attitude de l'accusé, non susceptible d'être verbalisée. Le recourant avait trompé la victime tant sur ses besoins d'un téléphone portable que sur ses capacités financières, ce qui démontrait son intention de ne pas respecter son engagement. La condamnation pour menaces reposait sur les déclarations du plaignant, ainsi que sur le fait que ce dernier s'était terré dans son appartement et avait requis l'aide de son épouse, pourtant en instance de divorce.