Citation: 2C_779/2020 E. 4

Seule reste donc ouverte la voie du recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 ss LTF) pour violation des droits constitutionnels (art. 116 LTF). La qualité pour former un recours constitutionnel subsidiaire suppose toutefois un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée (art. 115 let. b LTF). La recourante, qui ne peut se prévaloir ni de l'art. 34 LEtr, ni de l'art. 8 CEDH, n'a pas une position juridique protégée lui conférant la qualité pour agir au fond sous cet angle (ATF 133 I 185). En outre, faute de bénéficier d'un droit de séjour durable en Suisse, elle ne saurait invoquer l'art. 27 Cst. (cf. ATF 131 I 223 consid. 1.1 p. 225 ss et les références; arrêt 2D_30/2019 du 14 août 2019 consid. 4.3). Même si elle n'a pas qualité pour agir au fond, la recourante peut se plaindre par la voie du recours constitutionnel subsidiaire de la violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel (cf. ATF 129 I 217 consid. 1.4 p. 222), pour autant qu'il ne s'agisse pas de moyens ne pouvant être séparés du fond (cf. ATF 133 I 185 consid. 6.2 p. 198 s. et les références). Or, le grief d'arbitraire ne peut pas être séparé du fond dans la présente cause puisqu'en cas d'admission, cela reviendrait à devoir examiner la situation sous l'angle de l'art. 34 LEtr, ce qui est précisément exclu. Pour le surplus, en tant que la recourante invoque une violation de l'art. 8 Cst., force est de constater que sa motivation n'est aucunement suffisante (cf. art. 106 al. 2 LTF, en relation avec l'art. 117 LTF), compte tenu de la jurisprudence établie (cf. ATF 126 II 377 consid. 6 p. 392 ss; arrêt 2D_13/2007 du 14 mai 2007 consid. 2.1). La recourante invoque encore une violation de son droit d'être entendue, en ce que le Tribunal cantonal n'aurait pas traité son grief relatif à une violation de l'art. 9 LN. Or, et pour autant qu'on considère la motivation relative à ce grief comme étant suffisante, il convient de relever que ce grief n'a aucune incidence sur la présente cause, car totalement hors de l'objet du litige (cf. ATF 142 I 155 consid. 4.4.2 p. 156 et les références). Au demeurant, et contrairement à ce qu'allègue la recourante, ce grief a bel et bien été examiné par l'autorité précédente (cf. consid. 3c i.f. p. 6 de l'arrêt entrepris).