Citation: 6P.125/2004 17.11.2004 E. 2

Le recourant soutient que la décision attaquée repose sur un état de fait établi en violation du principe de l'interdiction de l'arbitraire. L'autorité cantonale a retenu qu'en tant que président de A.________ et membre de la commission de placement, le recourant et B.________ avaient signé le 4 décembre 1996, pour A.________, un contrat d'options avec I.________, prévoyant la possibilité (et non l'obligation), pour J.________, d'exercer une option de rachat d'actions ordinaires de la société E.________. Le recourant avait ensuite racheté à J.________ les 525'000 options contre paiement de 55'000 francs, à l'insu des autres membres de la commission de placement, pour retirer, finalement, de l'opération E.________ un profit de 3'690'790 CA$, montant qu'il a d'abord fait verser sur un compte ouvert au nom de J.________, avant de le faire virer sur un compte ouvert à son nom auprès de la banque L.________ à Jersey. Dans son mémoire, qui s'étend sur plus de 90 pages, le recourant tente de démontrer que l'opération E.________ serait parfaitement légale et qu'il aurait simplement bénéficié de l'envol du cours des actions de E.________. Par son argumentation, qui est largement appellatoire, le recourant n'hésite pas à reproduire sur des pages entières des textes de lois et des articles de doctrine et répète des passages à plusieurs reprises, mais il ne démontre nullement en quoi l'état de fait retenu par l'autorité cantonale procède d'une appréciation arbitraire des preuves. Il n'apporte aucun élément démontrant que les conclusions de l'autorité cantonale seraient contradictoires ou entachées d'arbitraire. Le grief d'arbitraire soulevé par le recourant ne satisfait donc pas aux exigences de clarté et de précision posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ et doit en conséquence être déclaré irrecevable.