Citation: 8C_329/2023 E. 7.2

7.2. La recourante, qui se plaint d'une application arbitraire de l'art. 24 LASoc, nie avoir tenu des propos peu clairs concernant son domicile, qui se situerait bien à Villars-sur-Glâne. Elle aurait dormi parfois chez sa mère et des amis, sans l'intention de s'y créer un domicile, et n'aurait jamais reçu d'avertissement pour de prétendues déclarations manquant de clarté. L'arrêt attaqué serait contradictoire, en ce sens que les premiers juges auraient jugé le rapport d'enquête probant, tout en retenant que la recourante vivait chez son oncle. En outre, celle-ci se serait inscrite au contrôle des habitants de Villars-sur-Glâne et l'intimée n'aurait jamais déterminé son domicile en raison d'un doute à ce sujet (cf. art. 9 et 20 al. 2 LASoc). Son dossier n'aurait jamais été transmis à un autre service social et l'intimée aurait continué à lui écrire au domicile de son oncle. On ne pourrait qu'en conclure que l'intimée n'a jamais accordé de crédit au rapport d'enquête, lequel ne porterait pas sur des faits pertinents, n'aurait aucune utilité et contiendrait des erreurs. En violation de son obligation de motiver, la juridiction cantonale ne se serait pas prononcée sur certains griefs de la recourante portant sur des vices de forme du rapport d'enquête (personnes entendues non identifiées et pas averties des droits et obligations liés au "statut de témoin", absence de procès-verbal). Sous l'angle du principe de la proportionnalité, les juges fribourgeois n'auraient pas précisé si la violation de l'obligation de collaborer constituait une faute grave, moyenne ou insignifiante et si une réduction du forfait mensuel durant une année était adéquate, ce qui constituerait une autre violation de l'obligation de motiver.