Citation: 1D_1/2023 E. 4.3

4.3. En l'espèce, la Cour de justice a retenu que le recourant n'avait pas annoncé, en février 2019, au SN - service compétent en matière de naturalisation - qu'il allait quitter la Suisse. Il ne s'était pas non plus manifesté lorsque son autorisation d'établissement était arrivée à échéance en août 2020; il n'en avait ni requis le renouvellement ni sollicité, avant son départ, une autorisation d'absence, qui lui aurait permis de conserver son titre de séjour. Il n'avait pas gardé sa résidence ou le centre de ses intérêts en Suisse, en attestait en particulier une autorisation de séjour en Espagne délivrée au titre du regroupement familial et fondée sur le certificat d'enregistrement de son épouse à Madrid. Son séjour à l'étranger de près de trois ans, entre l'annonce à l'OCPM du 12 février 2019 et le début de l'année 2022, ne pouvait être qualifié de temporaire. Le recourant n'avait ainsi plus résidé en Suisse au sens de l'art. 36 al. 2 aLN pendant la durée de la procédure de naturalisation ni n'avait conservé de titre de séjour valable durant cette période.