Citation: I 701/00 19.09.2001 E. 1

Par décision du 24 mai 1988, la Caisse cantonale vaudoise de compensation a alloué à A.________ une demi-rente d'invalidité à partir du 1er décembre 1987, assortie d'une demi-rente pour enfant. En janvier 1988, le docteur C.________, médecin, a demandé aux médecins de l'Hôpital psychiatrique Y.________ de procéder à un examen de la situation de A.________, qui a suivi désormais un traitement à la Policlinique Z.________. Dans un rapport du 7 novembre 1988, le docteur D.________, chef de clinique adjoint, a posé le diagnostic de névrose d'assurance sur la base d'un syndrome algique paralombaire gauche, sans systématisation, avec surcharge psychogène et résiduelle deux ans après un syndrome vertébral lombaire aigu, traumatique, sans atteinte radiculaire, chez une personnalité globalement normale présentant des phénomènes de conversion hystériformes. Procédant à la révision du droit de l'assurée à une demi-rente d'invalidité, la commission de l'assurance-invalidité a, dans un prononcé présidentiel du 11 janvier 1989, conclu à une invalidité de 100 % dès le 1er février 1988. Par décision du 13 février 1989, la caisse a alloué à A.________ une rente entière d'invalidité à partir du 1er février 1988, assortie d'une rente pour enfant. Après trois révisions, la commission de l'assurance-invalidité dans un prononcé présidentiel du 21 juin 1989, la caisse dans un prononcé du 13 août 1992 et l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud dans un prononcé du 22 décembre 1995 ont constaté que l'assurée continuait d'être invalide à 100 % et que son droit à une rente entière demeurait donc inchangé. b) Au cours de 1997, l'office AI a de nouveau procédé à la révision du droit de A.________ à une rente entière d'invalidité. Il a confié une expertise au docteur E.________, spécialiste FMH en médecine physique et réhabilitation (maladies rhumatismales). Ce praticien a examiné l'assurée le 24 avril 1997. Il a demandé des radiographies de la colonne lombaire face-profil et du bassin face. Selon un rapport du 11 juin 1997, que l'expert a corrigé dans une écriture annexe, la patiente présentait des lombosciatalgies gauches chroniques sans substrat clinique ni radiologique. Sur le plan purement rhumatologique, sa capacité de travail était entière dans son ancienne activité d'aide-soignante. En ce qui concerne son état psychique, le docteur E.________ était d'avis que le diagnostic de névrose de rente posé en 1988 était à revoir. Le 20 novembre 1997, l'office AI a informé A.________ que son droit à une rente entière d'invalidité n'était plus justifié. Selon une communication du docteur B.________ du 3 décembre 1997, sa patiente était dans l'impossibilité d'effectuer les travaux ménagers et elle l'appelait régulièrement à domicile en raison de blocages douloureux lombaires avec céphalées, parfois de douleurs abdominales. On était confronté à cette nouvelle entité de syndrome somatoforme douloureux, qui l'empêchait de travailler ou d'avoir une activité personnelle adéquate. L'office AI a demandé au docteur B.________ s'il se ralliait aux constatations de l'expert E.________. Dans sa réponse, le médecin traitant de l'assurée a déclaré qu'il partageait l'avis rhumatologique de son confrère, mais que l'on était en présence d'un état douloureux chronique et invalidant, très difficile à soigner, d'autant que l'incapacité de travail se prolongeait. Dans un prononcé du 10 novembre 1998, l'office AI a conclu à une invalidité nulle. Par décision datée du même jour, il a supprimé le droit de A.________ à une rente d'invalidité, avec effet le 1er janvier 1999.