Citation: 5P.149/2001 04.09.2001 E. 3

3.- a) Dans un autre grief, le recourant se plaint d'une violation arbitraire des art. 393 et 392 ch. 1 CC. Il reproche à l'autorité cantonale d'avoir considéré que nombre de ses conférences et entretiens téléphoniques devaient être mis au compte du soutien social qu'il disait avoir apporté à son pupille, de sorte qu'ils relevaient de son mandat de curateur et non d'avocat. Ce faisant, la commission aurait de plus arbitrairement appliqué l'art. 1er de la loi du canton de Genève sur la profession d'avocat (LPav). b) S'il est exact que la curatelle de gestion de biens selon l'art. 393 CC n'a pas pour but de fournir un appui personnel, mais uniquement d'assurer la gestion convenable de biens existants (cf. ATF 85 II 233), le recourant n'établit cependant pas que l'autorité cantonale ait commis arbitraire en refusant de prendre en compte, dans le calcul de ses honoraires d'avocat, l'intégralité des très nombreux entretiens téléphoniques et conférences mentionnés dans ses relevés d'activité. Elle a en effet constaté que ceux-ci n'étaient justifiés par aucune trace quelconque au dossier, telles que notes, résumés, messages ou autres. Néanmoins, elle a comptabilisé au total 59 heures pour des conférences et entretiens avec le client ainsi que 62 heures pour des téléphones; or le recourant ne cherche pas à démontrer que ce résultat serait insoutenable (ATF 126 I 168 consid. 3a p. 170; 125 I 166 consid. 2a). De plus, si ce genre d'affaires peut impliquer une certaine aide personnelle ou sociale de la part de l'avocat, on peut raisonnablement attendre de lui qu'il limite les démarches sans rapport avec la conduite de la procédure, dans l'intérêt bien compris de son client. Enfin, on ne voit pas en quoi l'art. 1er LPAv, selon lequel les avocats assistent et représentent les justiciables et les administrés devant les autorités judiciaires et administratives (al. 1), d'une part, représentent leurs mandants à l'égard des tiers et donnent des conseils juridiques (al. 2), d'autre part, aurait été arbitrairement appliqué. Sur ce point, le recourant allègue du reste de très nombreux faits qui ne résultent pas de la décision attaquée. Comme il ne se plaint pas d'arbitraire à ce sujet (cf. ATF 118 Ia 20 consid. 5a p. 26 et les arrêts cités), il s'agit de faits nouveaux qui doivent, partant, être écartés (ATF 107 Ia 265 consid. 2a et les références). Le moyen apparaît ainsi infondé, dans la mesure où il est recevable.