Citation: 2C_519/2023 E. 6.2

6.2. La recourante reproche au Tribunal cantonal de ne pas avoir retenu que de nombreux produits identiques au sien n'avaient pas fait l'objet d'une obligation de faire figurer la mise en garde sur la face de l'emballage visible au moment de la vente, ce qu'elle avait pourtant, selon elle prouvé au moyen de l'étude de marché à laquelle elle avait procédé. Ce fait démontrerait, selon la recourante, une pratique constante du Service cantonal admettant un étiquetage des mises en garde au dos des emballages. Selon le droit applicable, celui qui fabrique, traite, distribue, importe ou exporte notamment un produit du tabac est chargé de veiller à ce que les marchandises soient conformes aux exigences légales (système de l'autocontrôle; art. 23 aLDAI cum art. 73 LDAI). L'autorité ne procède pour sa part qu'à des contrôles par sondage, avec prélèvement d'échantillons (cf. art. 24 aLDAI cum art. 73 LDAI). Dès lors que l'autorité n'effectue pas de contrôles systématiques, le fait qu'il puisse y avoir sur le marché des produits similaires à celui de la recourante avec un étiquetage des mises en garde au dos des emballages n'est pas propre à démontrer que le Service cantonal approuve cette manière de procéder ni qu'il ne sanctionne pas des manquements lorsqu'il en constate. Au demeurant, la manière dont sont étiquetés d'autres produits de tabac à priser commercialisés par des concurrents de la recourante et la pratique du Service cantonal à cet égard sont sans incidence sur l'issue du litige (cf. infra consid. 8). Ce qui précède conduit à écarter le grief tiré d'un établissement des faits arbitraire.