Citation: 5A_90/2018 E. 3

Dans un grief de nature formelle qu'il convient d'examiner en premier lieu (ATF 138 I 232 consid. 5.1), le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu et à un procès équitable (art. 29 al. 2 Cst. et 6 § 1 CEDH) en tant que l'autorité cantonale aurait violé son droit à la réplique. Singulièrement, il fait grief à la Juge déléguée de ne pas lui avoir donné la possibilité de se déterminer sur l'écriture de l'intimée du 4 septembre 2017. Cette écriture lui avait été transmise " pour information " par avis du 5 septembre 2017. Trois jours plus tard, le 8 septembre 2017, les parties étaient informées que la cause était " désormais gardée à juger ". De la sorte, la Juge déléguée ne lui avait pas donné la possibilité d'exercer son droit inconditionnel à la réplique dans un délai raisonnable.