Citation: 2P.252/2004 12.10.2004 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et avec une pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 II 249 consid. 2 p. 250, 302 consid. 3 p. 303/304, 306 consid. 1.1 p. 308, 321 consid. 1 p. 324, et les arrêts cités). 1.1 Le recours de droit public n'est recevable qu'à l'encontre des décisions prises en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 OJ). Instituée par l'art. 32 LPAv, la Commission cantonale a pour tâche principale d'organiser et de faire passer aux avocats stagiaires l'examen qui, subi avec succès, donne droit à l'octroi du brevet d'avocat (art. 33 LPAv). La LPAv est régie par la LPA/GE, sauf exception prévue par la loi (art. 49 LPAv), et les voies de recours par les art. 56Ass LOJ/GE et la LPA (art. 50 LPAv). Aux termes de l'art. 56B al. 4 let. b LOJ, le recours au Tribunal administratif n'est recevable, contre les décisions relatives aux examens scolaires et professionnels que si une disposition légale, réglementaire ou statutaire le prévoit. Or, l'art. 31 al. 1 du Règlement d'application de la LPAv ouvre la voie du recours au Tribunal administratif uniquement contre les décisions de la Commission cantonale relatives aux résultats de l'examen final ou des épreuves intermédiaires. A contrario, le recours au Tribunal administratif n'est pas recevable contre la décision portant sur l'inscription à la session d'examens, comme en l'occurrence. Le recourant n'avait pas davantage la possibilité de saisir le Conseil d'Etat, car celui-ci n'est autorité de recours en matière administrative que lorsque le droit cantonal ou fédéral le prévoit. Tel n'est pas le cas en l'espèce. En l'absence de toute voie de droit cantonale à épuiser préalablement, le recours formé directement auprès du Tribunal fédéral est recevable au regard de l'art. 86 al. 1 OJ. 1.2 Hormis des exceptions non réalisées en l'espèce, le recours de droit public n'a qu'un effet cassatoire (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 129 I 129 consid. 1.2.1 p. 131/132, 173 consid. 1.5 p. 176; 128 III 50 consid. 1b p. 53, et les arrêts cités). La conclusion du recours allant au-delà de l'annulation de la décision attaquée est ainsi irrecevable. Sous cette réserve, il y a lieu d'entrer en matière.