Citation: 6B_329/2024 E. 4.3.2

4.3.2. La recourante fait grief à la cour cantonale d'avoir retenu que les constatations médicales s'opposent à ses déclarations. Selon elle, certaines lésions auraient été constatées et la cour cantonale aurait arbitrairement omis de les relever. En affirmant que les constats médicaux ne faisaient état d'aucune trace de violence, la cour cantonale aurait procédé de manière arbitraire en passant sous silence certains éléments essentiels à la bonne appréciation des preuves. En l'espèce, en avançant que l'indication figurant dans le rapport du 5 octobre 2019 (pièce 11/4; art. 105 al. 2 LTF), aux termes de laquelle une carte "UMV" (Unité de médecine des violences) lui a été fournie, démontrerait qu'aucun constat de coups et blessures n'aurait été effectué, la recourante livre sa propre lecture du moyen de preuve dans une démarche purement appellatoire, et partant irrecevable. Tel est également le cas lorsqu'elle affirme que la mention "pas d'hématome" sur la fiche de tri des urgences (pièce 11/4; art. 105 al. 2 LTF) témoignerait en réalité seulement d'une absence d'hématome au niveau cervical, que l'hématome constaté dans le document médical de transmission du 9 octobre 2019 (pièce 134; art. 105 al. 2 LTF) pourrait être compatible avec l'utilisation de la ceinture ou que les marques présentes sur sa nuque sont difficilement concilliables avec la pratique de la boxe. En outre, c'est à tort que la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir apprécié arbitrairement les divers rapports médicaux pour arrêter qu'ils ne comporteraient aucune trace de violence. Elle n'est en effet pas parvenue à une telle conclusion mais a retenu, sans que la recourante ne parvienne à en démontrer l'arbitraire, qu'il était difficile de concevoir qu'aucune trace usuelle de violence ou de strangulation n'ait été constatée par les deux médecins urgentistes qui l'ont examinée les 5 et 11 octobre 2019 alors que le motif de consultation avait trait à des coups et blessures après une agression. Le fait qu'un diagnostic de contusions cervicales et lombaires soit mentionné dans le rapport du 5 octobre 2019, que le document fasse état, dans l'anamnèse, de douleurs cervicales et de sensibilité sus pubienne basse, liée avec des douleurs vaginales, ou qu'il soit inscrit "douleur à la mâchoire" ainsi que "nucalgie à la palpation" dans l'encart "motif d'entrée" ne change rien à ce constat. La cour cantonale n'a pas non plus arbitrairement omis de tenir compte des témoignages de la mère de la recourante, de son ex-compagnon ainsi que de l'une de ses amies. À la lecture du jugement entrepris, on comprend toutefois qu'ils ont été écartés dès lors qu'ils étaient contredits, à tout le moins partiellement, par les différents constats médicaux et photos produits dans le cadre de la procédure, ainsi que par les déclarations même de la recourante.