Citation: 5A_131/2025 E. 3.4

3.4. Contrairement à ce que semble prétendre la recourante, il n'apparaît pas que l'autorité cantonale serait partie d'une conception erronée du degré de la preuve exigé par le droit fédéral. Le litige, tel qu'il est soumis au Tribunal fédéral, porte en réalité sur le caractère arbitraire ou non de l'appréciation qui a conduit le juge précédent à retenir que la recourante avait échoué dans la preuve de la vraisemblance de sa solvabilité. Par ailleurs, l'argumentation de la recourante en lien avec l'art. 255 let. a CPC et le prétendu devoir d'interpellation que l'autorité cantonale n'aurait en l'occurrence pas respecté tombe à faux: c'est le débiteur qui doit rendre sa solvabilité vraisemblable; il n'appartient pas à l'autorité de recours de rechercher d'office des moyens de preuve idoines (arrêts 5A_181/2018 du 30 avril 2018 consid. 3.1; 5A_354/2016 du 22 novembre 2016 consid. 4.1 et les arrêts cités; 5A_300/2016 du 14 octobre 2016 consid. 5.1 et les arrêts cités; 5A_175/2015 du 5 juin 2015 consid. 4.1, publié in SJ 2016 I p. 101; 5A_912/2013 du 18 février 2014 consid. 3). Que la jurisprudence ait admis que la maxime inquisitoire fonde l'autorité judiciaire supérieure à requérir d'office un extrait du registre des poursuites pendantes contre le débiteur qui recourt contre le prononcé de sa faillite (arrêt 5A_175/2015 précité consid. 5) n'y change rien. Cela étant, la recourante ne démontre nullement l'arbitraire de l'appréciation à laquelle a procédé l'autorité cantonale. Il n'apparaît en particulier pas insoutenable d'avoir déduit de l'extrait des poursuites une incapacité à disposer de liquidités suffisantes pour faire face à des dettes courantes. Le fait notamment que des poursuites en paiement de dettes de droit public de montants aussi faibles que ceux mentionnés dans la décision attaquée (184 fr. [n° yyy: E.________ - Amendes d'ordre]; 314 fr. [n° zzz: F.________]; 184 fr. [n° www: E.________ - Amendes d'ordre]), respectivement résultant de l'extrait du registre des poursuites ("liste des affaires en cours") sur lequel s'est fondé le juge précédent (n° vvv: 248 fr. [G.________]; n° uuu: 166 fr. 35 [H.________]), soient engagées peut être considéré sans arbitraire comme constituant l'indice d'un manque de liquidités qui ne permet pas de retenir la solvabilité de la recourante comme vraisemblable. L'extrait du registre des poursuites montre en outre que la recourante ne s'acquitte pas de factures de cotisations sociales, ce qui permet de retenir sans arbitraire qu'elle n'assume pas ses charges courantes, étant au surplus rappelé que dans sept des poursuites dirigées contre l'intéressée (pour un montant total de 64'884 fr. 15), la commination de faillite a été notifiée. Si tant est qu'il faille suivre la recourante dans son argument consistant à dire qu'elle n'était pas en mesure de prouver le règlement des factures produites à l'appui de son recours cantonal, elle n'indique de toute façon pas en quoi elle n'aurait pas pu fournir d'autres pièces à sa disposition permettant de se faire une idée précise de sa situation économique, respectivement de sa capacité à honorer ses dettes courantes. Singulièrement, on ne perçoit pas pour quel motif elle n'a, notamment, pas produit ses comptes annuels récents ou un bilan intermédiaire. Dans ces conditions, on ne saurait reprocher au juge cantonal d'avoir versé dans l'arbitraire en ne conférant pas aux factures et demandes d'acompte litigieuses le poids que la recourante entend leur donner, en tant qu'il a en définitive considéré qu'elles ne suffisaient pas à établir le paiement effectif des montants qu'elles comportaient. Il suit de là que la recourante échoue à démontrer l'arbitraire du constat du juge cantonal selon lequel elle n'a pas rendu vraisemblable sa solvabilité. Autant que recevable, la critique est infondée.