Citation: 5A_763/2021 E. 3.2

3.2. Le Juge délégué a retenu que la retraite anticipée de l'époux et la diminution de revenu qui en découlait constituait effectivement un fait nouveau et durable au sens de l'art. 179 al. 1 CC, mais que ces circonstances nouvelles avaient été provoquées par un comportement " relevant de l'abus de droit ", ce qui excluait toute modification de la convention du 3 juillet 2015. L'autorité précédente a considéré que rien au dossier, en particulier les certificats produits par l'époux requérant, ne permettait de considérer que des motifs de santé l'empêchaient - définitivement ni même durablement - de poursuivre une activité professionnelle, au lieu de prendre une retraite anticipée. A supposer que de tels motifs de santé eussent existé, le juge cantonal a précisé qu'ils n'auraient quoi qu'il en soit pas justifié la renonciation simple à son emploi en comptant sur le soutien de son épouse; l'époux aurait dû au contraire entreprendre des démarches afin de percevoir des indemnités perte de gain, avant de déposer une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Quant à la provisio ad litem, le Juge délégué a retenu que l'époux avait une fortune liquide de 33'759 fr. en 2020 et qu'il n'avait nullement prouvé, même au stade de la vraisemblance, qu'il ne serait dorénavant plus en mesure d'assumer les frais du procès en divorce.