Citation: 1B_356/2014 E. A

A.a. Par acte du 26 avril 2013, H.________ et G.________ ont adressé au Ministère public de la République et canton de Genève une dénonciation pénale notamment contre les organes dirigeants de I.________ SA et J.________ SA, sociétés dont le siège se trouve à Genève et ayant pour administratrice K.________. Elles alléguaient être les bénéficiaires d'un trust de droit néozélandais dénommé L.________; or, la partie des avoirs de celui-ci censée leur revenir au décès du constituant avait été dévolue à d'autres entités par les dénoncés. Le 10 mai 2013, E.________ et F.________ ont déposé une dénonciation pénale similaire. Le 29 avril 2013, le Ministère public a procédé, auprès de la banque M.________ SA et de I.________ SA, aux séquestres des avoirs et des documents relatifs au trust L.________, ainsi que de ceux des entités ayant reçu les fonds de celui-ci, soit A.________, B.________ et deux trusts néozélandais, C.________ et D.________ (ci-après: A.________ et consorts ou les recourants). Cette mesure a été confirmée par la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève le 8 juillet 2013, puis par le Tribunal fédéral le 17 octobre 2013 (cause 1B_264/2013). A.b. A.________ et consorts ont saisi la Chambre pénale de recours, les 10 et 27 décembre 2013, d'un recours pour déni de justice et retard injustifié, notamment en raison du fait que malgré l'avancement de l'instruction, l'accès au dossier leur était toujours refusé. Se référant en particulier à la mise en prévention le 29 janvier 2014 de K.________ pour gestion déloyale qualifiée (art. 158 ch. 2 CP), l'autorité cantonale a déclaré le recours sans objet à partir de la date susmentionnée au vu de l'accès au dossier alors autorisé et l'a rejeté pour le surplus. Statuant sans échange d'écritures, le Tribunal fédéral a déclaré, le 11 juin 2014, le recours de A.________ et consorts formé contre cette décision irrecevable (cause 1B_198/2014); ces derniers ne subissaient en effet aucun préjudice irréparable dès lors que l'accès au dossier leur était reconnu sans restriction depuis le 29 janvier 2014 et que ce même accès, s'agissant de H.________, G.________, E.________ et F.________ (ci-après: H.________ et consorts ou les intimés), avait été suspendu en raison d'un recours pendant devant la Chambre pénale de recours s'agissant de leur qualité de partie et/ou leur capacité à être valablement représentés.