Citation: 6B_599/2020 E. 1.6.4

1.6.4. Au plan subjectif, la cour cantonale a apprécié comme bonne la situation personnelle et professionnelle du recourant. Plusieurs éléments parlaient, en revanche, dans le sens d'un pronostic défavorable, en particulier son comportement en procédure, qui démontrait une absence de prise de conscience de ses actes. Si le recourant avait fait preuve d'abstinence pendant près de 2 ans et avait amélioré sa capacité d'introspection, il avait été condamné pour avoir de nouveau circulé en état d'ébriété qualifié. Ses déclarations lors des débats d'appel, selon lesquelles ce serait lors de la commission de cette infraction au mois d'août 2019 qu'il aurait eu un " déclic ", démontraient à l'envi qu'il n'avait pas suffisamment saisi la gravité de ses actes. A cela s'ajoutait son comportement en procédure et sa propension à nier l'évidence, voire à mentir, pour appuyer une version des faits qui serait de nature à atténuer sa culpabilité. Ses regrets, qui concernaient pour l'essentiel l'impact de sa condamnation sur sa propre existence, dénotaient également une absence de remords sincères et de prise de conscience, ce qui plaidait lourdement en sa défaveur. L'exécution ferme d'une partie seulement de la peine ainsi que la fixation de règles de conduite et une assistance de probation devaient néanmoins permettre de compenser les éléments précités. Compte tenu de la gravité de la culpabilité, la partie à exécuter devait être fixée à 17 mois (jugement sur appel consid. 11.4 p. 45 s.).