Citation: 2C_635/2023 E. 1.2

1.2. Le 6 novembre 2019, B.________, faisant état d'un conflit familial qui l'opposait à son frère C.________ et à son père A.________ (lequel était devenu copropriétaire après le décès de D.________ en mars 2002) a dénoncé l'existence de trois logements (dont un dans les combles) et de quatre cuisines dans la villa. Le 9 mars 2021, A.________ et C.________ ont reproché au Syndic de s'être impliqué dans le conflit et d'avoir pris position en faveur de B.________. Ils ont demandé la récusation du Syndic. Par décision du 13 avril 2021, la Municipalité a indiqué qu'elle avait accepté la proposition de ceux-ci de ne plus traiter dorénavant ce dossier (tout en estimant qu'aucun motif de récusation ne pouvait être retenu à leur encontre), et a fixé la date du 5 mai 2021 pour procéder à l'inspection de la villa. Agissant par l'intermédiaire de Me E.________, avocat à V.________ et inscrit au Registre cantonal vaudois des avocats depuis le 10 avril 2017, A.________ et C.________ ont saisi la Direction générale des affaires institutionnelles et des communes du canton de Vaud en demandant l'annulation de la visite fixée au 5 mai 2021 et la récusation de l'ensemble des membres de la Municipalité. La cause a été transmise à la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud, comme objet de sa compétence. Par décision du 31 mai 2021, la Municipalité a constaté la non-conformité de la villa avec les permis de construire et d'habiter et a ordonné sa mise en conformité jusqu'au 30 novembre 2021 sous la menace des peines prévues à l'art. 292 CP. Agissant toujours par l'intermédiaire de Me E.________, A.________ et C.________ ont également saisi le Tribunal cantonal contre la décision du 31 mai 2021.