Citation: 4A_478/2017 E. 3.3.1

3.3.1. En premier lieu, il reproche à l'arbitre de n'avoir pas rendu de décision au sujet de la requête, présentée au pied de son second mémoire déposé le 2 juin 2017 ( Amendment to answer to the appeal), au moyen de laquelle il tentait d'obtenir l'autorisation de modifier les conclusions formulées dans le mémoire de réponse du 25 mars 2017 (recours, n. 45-76). Le recourant consacre de longs développements à cette question. Cependant, sous n. 6 de sa réponse au recours, le Secrétaire général du TAS apporte la précision suivante: "[l]'arbitre unique confirme qu'il a pris ce mémoire en considération au moment de rédiger la sentence". Prenant acte de cette confirmation, le recourant en déduit, sans doute avec raison, que l'arbitre a admis implicitement la recevabilité du mémoire de réponse complémentaire produit le 2 juin 2017 par celui qui occupait alors la position de co-intimé à l'appel, ainsi que des conclusions modifiées y figurant, ce qui supposait la reconnaissance de la part de ce même arbitre de l'existence, in casu, de "circonstances exceptionnelles" au sens de l'art. R56 du Code. Le recourant concède également que, lors de l'audience du 7 juin 2017, l'arbitre a donné aux conseils des parties l'occasion de s'exprimer sur la recevabilité, contestée par l'appelante, des conclusions supplémentaires prises au pied du mémoire complétif (recours, n. 49). Il relève, de surcroît, que l'arbitre a exposé par le menu, sous n. 71 à 90 de sa sentence, les nouvelles conclusions prises dans le mémoire du 2 juin 2017 et les motifs censés les étayer (recours, n. 50). En définitive, s'en tenant toujours à l'aspect formel, voire formaliste, du problème, il arrive à la conclusion que, pour avoir statué sans répondre à la requête présentée par lui dans son écriture modificatrice du 2 juin 2017, l'arbitre a méconnu le droit d'être entendu de cette partie. Il n'en est rien. Le texte même de la sentence attaquée révèle déjà que l'arbitre a pris en considération les arguments avancés par l'athlète dans l'écriture en question et débattus à l'audience du 7 juin 2017, quand bien même il les a finalement écartés de manière implicite, à juste titre ou non peu importe (cf. consid. 3.1 ci-dessus), en admettant l'appel de l'AMA et en réformant la décision attaquée dans le sens voulu par l'appelante. Au demeurant, le recourant tente en vain d'élargir le débat dans sa réplique du 23 novembre 2017 (cf. consid. 2.2, 1er §, ci-dessus) en soumettant à la Cour de céans des griefs de type essentiellement appellatoire à l'effet d'obtenir indirectement qu'elle se penche sur le fond de la cause ("Observations responsives", n. 5 à 20), ce qui n'est pas le rôle du Tribunal fédéral lorsqu'il connaît d'un recours en matière d'arbitrage international fondé sur la violation alléguée de l'art. 190 al. 2 let. d LDIP. Il suffit de constater ici qu'à une exception près, dont il sera question plus loin (cf. consid. 3.3.3), rien ne permet d'affirmer que l'arbitre aurait omis d'examiner certains éléments de fait, de preuve ou de droit que le recourant avait régulièrement avancés à l'appui de ses conclusions.