Citation: I 180/04 15.06.2005 E. 1

que le 6 octobre 1998, M.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente, qu'elle indiquait dans sa requête avoir tenu un magasin de tabac en tant qu'indépendante jusqu'en avril 1998 et avoir été victime d'un traumatisme cervical qui rendait la marche difficile et le port de charges impossible; qu'invité par l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office AI) à lui fournir des renseignements médicaux, le docteur H.________, chiropraticien, a posé le diagnostic de lombo-sciatalgies post-traumatiques chroniques (hernie discale L4-L5 et canal lombaire étroit) et attesté d'une incapacité de travail de 50 % dès le 30 juin 1998, puis de 100 % à partir du 17 novembre suivant; qu'après avoir subi une cure de hernie discale médiane et bilatérale L4-L5, l'assurée s'est soumise, le 26 avril 2000, à une intervention chirurgicale pratiquée par le docteur A.________, neurochirurgien (reprise d'une hémilanectomie large L4-L5 droite pour importante récidive d'une hernie discale médiane); que dans un rapport du 3 juillet 2000, ce médecin a estimé qu'en tenant compte des séquelles lombaires partielles, du contexte fragilisé et de problèmes statiques vertébraux s'étendant jusqu'à la jonction cervicale, il était probable que la patiente ne pourrait exercer d'activité au-delà d'un taux de 50 % selon l'évolution de la situation; qu'à la demande de l'office AI, l'assurée a été examinée par les docteurs L.________ et P.________ du Service médical régional (SMR), qui ont conclu à une capacité de travail entière dans une activité adaptée (rapport du 5 juillet 2001); que le 15 mars 2002, l'office AI a rendu une décision par laquelle il a alloué à M.________ une demi-rente d'invalidité à partir du 30 juin 1999, puis une rente entière d'invalidité du 25 juillet au 31 août 2000; que saisi d'un recours de l'assurée, le Tribunal cantonal des assurances du canton de Vaud l'a admis, a annulé la décision entreprise et renvoyé la cause à l'office AI pour complément d'instruction sur le plan médical et économique et nouvelle décision (jugement du 28 novembre 2003); que l'office AI interjette recours de droit administratif contre ce jugement dont il demande l'annulation; que pour sa part, M.________ conclut au rejet du recours sous suite de frais et dépens, tandis que l'Office fédéral des assurances sociales ne s'est pas déterminé; que même si elle ne met pas fin à une procédure, une décision de renvoi par laquelle le juge invite l'administration à statuer à nouveau selon des instructions impératives est une décision autonome, susceptible en tant que telle d'être attaquée par la voie du recours de droit administratif, et non une simple décision incidente (ATF 120 V 237 consid. 1a, 117 V 241 consid. 1), de sorte qu'il y a lieu d'entrer en matière sur le recours; que selon la jurisprudence, une décision par laquelle l'assurance-invalidité accorde une rente d'invalidité avec effet rétroactif et, en même temps, prévoit la réduction, l'augmentation ou la suppression de cette rente, correspond à une décision de révision au sens de l'art. 41 LAI (dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002, applicable en l'espèce [ATF 129 V 4 consid. 1.2 et les références]; ATF 125 V 417 consid. 2d et les références); qu'aux termes de cette disposition, si l'invalidité d'un bénéficiaire de rente se modifie de manière à influencer le droit à la rente, celle-ci est, pour l'avenir, augmentée, réduite ou supprimée; que la rente n'est susceptible d'être révisée qu'en cas de changement important des circonstances, propres à influencer le degré de l'invalidité, donc le droit à la rente, soit non seulement en cas de modification sensible de l'état de santé, mais aussi lorsque ce dernier est en soi resté le même, mais que ses conséquences sur la capacité de gain ont subi un changement important (ATF 113 V 275 consid. 1a et les arrêts cités); que les premiers juges ont retenu qu'à défaut d'avis médicaux se prononçant clairement sur la capacité de travail de l'intimée au-delà du 31 août 2000, ainsi que d'une analyse économique concrète de sa situation, il n'était pas possible de voir sur quels éléments objectifs le recourant s'était fondé pour supprimer la rente à partir de cette date, si bien qu'une instruction complémentaire sur ces points s'avérait nécessaire; que le recourant se limite à reprocher aux premiers juges de s'être écartés des conclusions des docteurs L.________ et P.________, en faisant valoir que l'état de santé de l'intimée ne s'était pas péjoré depuis l'expertise du SMR;