Citation: 5D_14/2021 E. 1

Par jugement du 1er septembre 2016, le Tribunal de première instance a prononcé la faillite de la société, avec effet à partir du même jour à 14h30. Au moment de sa faillite, la société avait pour administrateur-liquidateur unique C.________; précédemment, le susnommé avait été successivement administrateur de la société avec signature collective à deux, simultanément avec D.________, administrateur-président (jusqu'au 7 octobre 2014), et avec A.________ (jusqu'au 27 juillet 2015), C.________ devenant alors administrateur-président avec signature individuelle jusqu'au 1er décembre 2015, puis administrateur-liquidateur à compter de cette date. B.b. La procédure de faillite a été suspendue faute d'actif par jugement du 12 janvier 2017. Aucune opposition n'ayant été formée, la société a été radiée d'office en date du 24 avril 2017. Le Tribunal de première instance a clôturé la faillite par jugement du 16 mars 2017. B.c. Suite à la découverte d'un nouvel actif, le Tribunal de première instance a, sur requête de l'Office des faillites de Genève (ci-après: Office) agissant au nom de la masse en faillite, révoqué le jugement de clôture de faillite et ordonné la liquidation sommaire par jugement du 14 juin 2018, la société étant réinscrite d'office au registre du commerce dès le 18 juin 2018. L'Office a alors imparti un délai au 26 juillet 2018 pour les productions. B.d. Par production du 12 juillet 2018, l'Administration fiscale cantonale (ci-après: AFC) a produit dans la faillite une créance de 48'126 fr. 15, frais de sommation et intérêts moratoires compris, au titre de solde d'impôts à la source dû par la société au 31 décembre 2014. B.e. Par pli du 24 juillet 2018, A.________ a également produit auprès de l'Office, pour la même créance fiscale, à concurrence de 46'104 fr. 60 en capital (créance de base), au motif que l'AFC venait de lui notifier un pli recommandé lui indiquant que " B.________ SA était redevable de l'impôt à la source pour la période du 1er janvier au 30 novembre 2014 pour une somme de 46'014 fr. 60", l'AFC sollicitant qu'il s'en acquitte personnellement dans la mesure où il avait été administrateur de ladite société pour la période en question. A.________ a encore produit dans la faillite une créance de 5'265 fr. de " frais et honoraires pour ses activités de conseil du 11 août 2016 au 25 octobre 2017". B.f. En date du 18 octobre 2018, l'Office a déposé et publié l'état de collocation. Les deux productions de A.________ ont été entièrement écartées aux motifs: - pour la production en 5'265 fr., que la créance était " non due et non justifiée (majeure partie de l'activité facturée postérieure à la faillite et partie antérieure non chiffrée) "; - pour la production en 46'014 fr. 60, que la créance était " non due et non justifiée ". Le dividende prévisible pour les créanciers de troisième classe était annoncé à hauteur de 4.40%. L'état de collocation admettait par ailleurs en troisième classe: - au profit de l'AFC une créance de 48'126 fr. 15 pour un " solde au 31 décembre 2014"; - au profit de D.________, ancien administrateur de la société, une créance de salaire de 284'219 fr. 40.