Citation: 6B_1049/2021 E. 2.3

2.3. En l'espèce, la cour cantonale a indiqué que sur un total de 21 heures et 40 minutes facturées par l'avocat, la moitié du temps, soit 10 heures et 50 minutes, correspondait à des communications entre la recourante et son avocat, ce qui paraissait exagéré; elle a donc réduit ce temps à une durée de 3 heures, jugée raisonnable pour une procédure en matière de violation des règles de la circulation routière. Les juges cantonaux ont encore ajusté la durée de l'audience d'appel à 1 heure et 45 minutes (correspondant au temps réel) alors que l'avocat de la recourante l'avait arrêtée à 4 heures (en sus du temps de préparation de 3 heures, admis par les premiers juges) sur la base d'une simple estimation. En retranchant 7 heures et 50 minutes de correspondances et 2 heures et 15 minutes de temps d'audience des 21 heures et 40 minutes facturées par l'avocat, on arrive à une durée d'activité totale de l'avocat de 11 heures et 35 minutes, comme retenue par la cour cantonale. Compte tenu de ce qui précède, le raisonnement de la cour cantonale peut être aisément suivi. Du reste, la recourante l'a parfaitement compris dans la mesure où elle en conteste les termes. Le grief tiré du défaut de motivation doit donc être écarté.