Citation: 6B_112/2024 E. 1.2.2

1.2.2. Dans un premier grief, le recourant fait valoir qu'il serait manifestement erroné de retenir que l'intimée avait dès son départ de l'appartement déclaré dans ses messages qu'elle n'avait pas été d'accord avec le rapport sexuel et qu'elle avait exprimé son refus à réitérées reprises. Il se réfère à cet égard à un message isolé de l'intimée, sans tenir compte de l'ensemble des messages figurant en pages 11 et s. de l'arrêt attaqué, dans lesquels l'intimée exprime clairement qu'elle n'était pas d'accord avec l'acte sexuel. L'argumentation du recourant est donc infondée. Le recourant insiste sur les variations dans le discours de l'intimée, lesquelles "procèdent", selon lui, "d'un crescendo". La cour cantonale n'a pas méconnu les incohérences du discours de l'intimée, mais les a considérées comme minimes et comme témoignant au contraire de la crédibilité de l'intimée. Les variations citées par le recourant ne permettent pas d'établir que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en considérant, malgré celles-ci, les déclarations de l'intimée comme crédibles. Son argumentation sur ce point est insuffisamment motivée et, partant, irrecevable. Le recourant critique ensuite les éléments extérieurs qui, selon la cour cantonale, viennent renforcer la crédibilité des déclarations de l'intimée. Il explique que l'intimée est certes sortie précipitamment de son appartement, mais qu'elle lui aurait envoyé un message pour la rejoindre en vue de récupérer sa bouteille. Les témoins mentionnés par la cour cantonale seraient des amies de l'intimée; l'une d'elle aurait en outre évoqué que l'intimée n'avait pas le droit de contredire son père, ce qui aurait pu jouer un rôle dans la manière dont elle avait exprimé un refus clair. Le recourant fait également valoir que l'intimée aurait déclaré qu'un rapport sexuel consenti serait une relation sexuelle entre deux adultes qui ont pleine connaissance de la situation et qui ont des sentiments l'un à l'égard de l'autre. Enfin, il expose que la cour cantonale a retenu, à tort, que "les photos versées à la procédure ne montrent ni boutons ni taches tels qu'allégués par l'appelant", dans la mesure où les photos présenteraient des cicatrices ressemblant à des tâches ainsi qu'à des égratignures de tailles et formes variées, qu'il aurait pu confondre avec des boutons. Ces griefs, qui procèdent d'une démarche essentiellement appellatoire, ne sont pas pertinents. Ils ne permettent pas de remettre en cause les éléments extérieurs retenus par la cour cantonale, qui viennent confirmer les déclarations de l'intimée. Dans tous les cas, même si une de ces circonstances extérieures devait apparaître plus fragile, cela ne saurait suffire à rendre arbitraire le raisonnement de la cour cantonale qui repose sur les déclarations crédibles de l'intimée.