Citation: 6B_1244/2016 E. 2.6

2.6. En prétendant qu'il était contraint de dormir sur un matelas posé à même le sol durant vingt nuits, le recourant se fonde sur un fait qui ne ressort pas de l'arrêt entrepris, sans invoquer l'arbitraire de son omission (cf. art. 106 al. 2 LTF). Si la cour cantonale a reproduit les plaintes du recourant sur ce point (cf. arrêt entrepris, consid. 7 p. 3), elle ne l'a pas tenu pour établi. Certes le rapport du Directeur de la prison de Champ-Dollon du 16 septembre 2015 expose qu'un troisième détenu placé dans une cellule individuelle a, éventuellement, pu dormir sur un matelas posé à même le sol. Ce document n'identifie toutefois pas le détenu et ajoute que les cellules concernées ont été équipées, en septembre 2013, d'un lit rabattable. En tout état, à supposer que, comme il l'allègue, le recourant a dormi pendant 5, puis 15 nuits (20 nuits en tournus sur les périodes de 13 et 47 jours) sur un matelas posé au sol, cela n'atteint pas un seuil de gravité suffisant pour constituer un traitement inhumain et dégradant au sens de l'art. 3 CEDH, étant établi que la literie était changée régulièrement (cf. ATF 140 I 125 consid. 3.6.4 p. 141; arrêt 1B_404/2013 du 26 février 2014 consid. 2.6.3). Le cas d'espèce se distingue largement d'affaires impliquant des conditions de literie jugées, parmi d'autres conditions défavorables, contraires à l'art. 3 CEDH (cf. supra consid. 2.3).