Citation: 2P.227/2001 19.08.2002 E. B

Le 7 août 2000, le Conseil d'Etat a prononcé, avec effet immédiat, le renvoi de X.________ pour justes motifs. Il a retenu que le rapport de confiance qui la liait à l'Etat de Vaud était définitivement rompu. Il lui était notamment reproché de ne pas s'être dessaisie de tous les dossiers fiscaux concernant de près ou de loin A.________ SA, dont Y.________ était le directeur à l'époque des faits, dès le premier jour de sa liaison amoureuse avec ce dernier. X.________ n'était donc plus en mesure d'agir avec toute l'indépendance et l'impartialité nécessaires à l'exercice de ses fonctions d'inspecteur fiscal impliquant des responsabilités importantes dans des enquêtes fiscales délicates aux termes desquelles l'inspecteur propose des mesures, voire des sanctions. Par arrêt du 6 mars 2001 (2P.189/2000), le Tribunal fédéral a rejeté dans la mesure où il était recevable le recours formé contre la décision précitée du 7 août 2000.