Citation: 6B_845/2020 E. B

Par arrêt du 29 mai 2020, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise, statuant sur l'appel formé par A.________ contre ce jugement, a confirmé celui-ci s'agissant des points précités. La cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. A.________ est née en 1966. Elle s'est établie en Suisse en 1999 et a été engagée par le Service E.________, désormais Service F.________, en 2002, en qualité de gestionnaire. Il incombait à la prénommée de gérer, en collaboration avec un intervenant en protection de l'adulte (ci-après : IPA), formellement curateur, les finances des personnes protégées, en particulier de percevoir leurs revenus, d'établir leur budget, de déterminer le montant à leur remettre pour leur entretien courant, de régler les factures et d'administrer les comptes bancaires. Il n'existait pas de rapport de subordination entre l'IPA et le gestionnaire. Seul ce dernier pouvait effectuer des actions relatives au patrimoine financier des personnes protégées. Tout comme l'IPA, un gestionnaire pouvait être sollicité par les personnes protégées pour des demandes de retraits de fonds extraordinaires, qui étaient validées conjointement avec le premier. En cas d'urgence et en l'absence de l'IPA ou de son remplaçant, le gestionnaire pouvait néanmoins - si la situation financière de l'intéressé le permettait et s'il s'agissait d'un montant de l'ordre d'une centaine de francs - prendre seul la décision d'accéder à la demande. Dans ce cas, il devait ensuite informer l'IPA, par oral ou par courrier électronique. L'argent accordé aux personnes protégées provenait exclusivement de leur compte personnel, tenu par le Service F.________. Durant la période concernée, A.________ était chargée du suivi de 105 dossiers et collaborait essentiellement avec G.________ à compter de l'engagement de ce dernier, en novembre 2013, en qualité d'IPA. Son casier judiciaire suisse est vierge.