Citation: 8C_696/2022 E. 4.2

4.2. Le recourant s'en prend à l'appréciation des preuves effectuée par la cour cantonale, à laquelle il reproche de n'avoir fait aucun cas des considérations médicales contenues dans les rapports qu'il avait produits. Le docteur E.________ avait diagnostiqué un descellement du plateau tibial de la prothèse posée en 2009, ce qui démontrait que l'état du genou gauche s'était objectivement péjoré depuis la précédente décision de l'intimée du 16 mai 2012. Le docteur B.________ avait attesté une aggravation de la symptomatologie douloureuse, celle-ci devenant de moins en moins tolérable et impactant l'exercice d'une activité professionnelle même adaptée (rapport du 19 septembre 2019). Enfin, le docteur G.________ avait confirmé la présence de douleurs chroniques intenses (également en position assise) et mentionné que le traitement prescrit au recourant pouvait avoir des effets délétères sur sa concentration et engendrer une fatigue incompatible avec l'exercice d'une activité à plein temps et plein rendement. Si, en novembre 2020, ce médecin avait certes indiqué que le degré d'activité encore exigible dépendait de la réponse du traitement instauré à partir du 15 octobre 2020, il avait rapporté, à l'issue d'une consultation du 24 juin 2021, que seul le traitement d'Oxycotin permettait un effet favorable et que ce nonobstant, l'état douloureux était en augmentation avec un impact important sur la qualité de vie du recourant (rapport du 15 juillet 2021). Partant, ce serait manifestement à tort que la cour cantonale a nié une modification suffisante de l'état de santé, respectivement de la capacité de travail encore exigible, pour influer sur le droit à la rente. A tout le moins aurait-elle dû constater qu'il existait un doute sérieux quant à la fiabilité de l'appréciation du médecin d'arrondissement de la CNA à cet égard.