Citation: 4A_578/2017 E. 3.2.3

3.2.3. 3.2.3.1. Le TAS explique, dans sa réponse, qu'une erreur typographique s'est glissée sous n. 18 de la sentence attaquée, le mot cheque ayant été utilisé à cet endroit au lieu du terme amount. Il ajoute que cette erreur n'est en aucun cas susceptible d'avoir porté atteinte au droit d'être entendu du recourant, dont les arguments ont tous été pris en compte. 3.2.3.2. Pour sa part, l'arbitre expose, dans sa note séparée, avoir "conclu que la mauvaise foi du recourant était caractérisée par son refus de récupérer le chèque, son départ d'Israël et la fin de son contrat dès réception des virements sur son compte bancaire le 10 novembre 2016, deux jours après la date limite pour paiement." "Le montant du chèque", ajoute-t-il, "n'avait aucun poids dans mon raisonnement juridique comme le chèque n'a pas été récupéré par le recourant, ni pour vérifier le montant qu'il mentionne, ni pour vérifier sa validité dans le délai prescrit". Au sujet des fonds versés sur le compte bancaire du recourant le 10 novembre 2016, l'arbitre met encore en évidence le passage suivant, qui figure sous le n. 23 du mémoire-réponse de l'intimé du 6 février 2017: " Following the abovementioned letter [i.e. la mise en demeure du 1er novembre 2016] , the Club's coach and CEO met with the Player, who promised to stay and play for the Club. Pursuant to said meeting, a sum of NIS 585'699 (equivalent to EUR 140,119) was deposited in the Player's bank account (on 10/11/16, as mentioned above), since the player refused to pick it himself ". L'arbitre a encore apporté les précisions suivantes pour justifier le dispositif de sa sentence: "Pour conclure, comme le chèque n'était pas lisible, en tant qu'Arbitre unique, je n'étais pas en mesure de conclure que le chèque était de EUR 140,000 ou non. Il n'était pas contesté par les parties que le défendeur avait versé une somme supérieure à la dette due au recourant le 10 novembre 2016; que le recourant n'avait pas récupéré le chèque dans le délai prescrit, même pour vérifier sa validité, et que le recourant avait quitté le pays après avoir reçu le paiement sur son compte (deux jours après la fin du délai). Il fallait donc conclure que le recourant était de mauvaise foi pour résilier sans motif valable son contrat. " Se référant à la constatation faite sous n. 18 de sa sentence (cf. let. B.b, 4e par., ci-dessus), l'arbitre concède, toutefois, qu'une "pure erreur typographique" s'y est glissée en ce sens que le terme cheque aurait dû être remplacé par amount, les 585'699 NIS, soit quelque 140'000 euros, mentionnés en regard dudit terme, correspondant à la somme payée par l'intimé "et non au montant du chèque qui n'a pas pu être pris en considération car illisible". En définitive, l'arbitre se dit convaincu d'avoir pris en compte tous les éléments produits devant lui et d'avoir respecté le droit d'être entendu des deux parties ainsi que le principe du contradictoire.