Citation: 6B_1003/2022 E. 1.6

1.6. La recourante critique ensuite l'absence de preuve du caractère fictif du cambriolage et invoque que nonobstant les perquisitions effectuées, le conséquent butin de plus de 80 objets n'aurait jamais été retrouvé. En l'espèce, dans la mesure où la cour cantonale s'est fondée sur un faisceau d'indices, la recourante ne saurait reprocher à l'autorité précédente le fait qu'aucune preuve ne démontreraient l'absence de cambriolage. Infondé, un tel grief doit, partant, être rejeté. La recourante se borne en outre à alléguer que l'enquête n'aurait pas démontré que le jour du cambriolage, elle se serait arrêtée quelque part pour y cacher son butin en se rendant sur son lieu de travail ou encore en en revenant, et que l'instruction n'aurait pas non plus établi que le jour en question, elle aurait mis plus de temps que d'habitude pour se rendre à son travail ou en revenir. Ce faisant, elle ne critique pas le jugement entrepris selon lequel, d'une part, il ressortait de l'instruction qu'elle n'était pas en possession de certains objets et, d'autre part, qu'elle avait pu procéder à la dissimulation des autres objets avant le jour du prétendu cambriolage ou postérieurement à celui-ci (cf. jugement attaqué, consid. 4.3.7 p. 25). Le grief doit, partant, être rejeté, dans la mesure où il est recevable. Par ailleurs, en relevant qu'un tel raisonnement, " dans lequel le prévenu semble être poursuivi puis condamné (sur la base d'un faisceau d'indices purement hypothétiques et erronés) parce que l'on ne peut exclure qu'il ait commis une infraction " serait clairement contraire au principe in dubio pro reo et, en l'espèce, parfaitement révélateur " des biais préoccupants qui ont affecté les enquêteurs puis les juges ", elle livre son propre jugement sur le raisonnement conduit par la cour cantonale fondé sur un faisceau d'indices, de manière purement appellatoire. Enfin, le grief tiré d'une violation de la maxime d'instruction en critiquant la conclusion de l'enquête de police selon laquelle l'emploi du temps de la recourante ne permettait pas d'exclure une mise en scène d'un faux vol n'est aucunement étayé, contrairement aux exigences de motivation (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). De telles critiques s'avèrent, partant, irrecevables.