Citation: 4P.206/2006 30.03.2007 E. 3

L'intimé soutient que les recourants ont valablement renoncé à recourir contre la sentence attaquée. 3.1 L'art. 192 al. 1 LDIP prévoit que, si les deux parties n'ont ni domicile, ni résidence habituelle, ni établissement en Suisse, elles peuvent, par une déclaration expresse dans la convention d'arbitrage ou un accord écrit ultérieur, exclure tout recours contre les sentences du tribunal arbitral; elles peuvent aussi n'exclure le recours que pour l'un ou l'autre des motifs énumérés à l'art. 190 al. 2 LDIP. Dans un arrêt récent, la Cour de céans a examiné de manière approfondie la question de la renonciation au recours en matière d'arbitrage international (cf. ATF 131 III 173). Il en ressort, en substance, que la pratique n'admet que de manière restrictive les conventions d'exclusion. Cependant, pour être valable, la déclaration de renonciation ne doit pas forcément comporter la mention expresse de l'art. 190 LDIP et/ou de l'art. 192 LDIP. Il suffit qu'elle fasse ressortir de manière claire et nette la volonté commune des parties de renoncer à attaquer les sentences du tribunal arbitral par le moyen de droit prévu à l'art. 190 al. 2 LDIP. Savoir si tel est bien le cas est affaire d'interprétation et le restera toujours, de sorte qu'il est exclu de poser, à cet égard, des règles applicables à toutes les situations envisageables. 3.2 En l'espèce, la clause arbitrale figurant à l'art. 9 du contrat se borne à indiquer que la sentence "est définitive et insusceptible (sic) d'appel". Elle ne manifeste assurément pas de manière aussi nette la volonté commune des parties de renoncer au recours que ne le faisait la clause dont il est question dans l'arrêt précité (ATF 131 III 173 consid. 4.2.3.2). De surcroît, selon les recourants, l'expression arabe figurant dans la clause litigieuse pourrait être traduite aussi bien par "irrévocable" que par "insusceptible d'appel", ce qui en réduit encore plus la portée. Point n'est, toutefois, besoin de pousser plus avant l'analyse de cette clause dès lors que le recours soumis à l'examen de la Cour de céans se révèle de toute façon mal fondé pour les motifs indiqués ci-après.