Citation: 6B_257/2022 E. 1.3

1.3. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement retenu qu'il avait sciemment cherché à cacher la vérité aux enquêteurs en ce qui concerne le fait que la victime aurait été en possession des clés de l'immeuble. Or, il ne ressort pas du jugement attaqué que la cour cantonale aurait retenu cet élément. En tout état de cause, le recourant soutient qu'il a toujours cru que l'intimé avait lesdites clés, en se référant à ses propres déclarations. A cet égard, la cour cantonale a retenu à juste titre qu'indépendamment du fait que l'intimé avait ou non eu les clés de l'immeuble, celui-ci n'aurait en tout état de cause pas pu en faire usage dès lors qu'il n'était plus libre de ses mouvements, étant constamment menacé à courte distance par la serpe du recourant et n'étant dès lors pas libre de quitter les lieux sans risquer pour sa vie ou son intégrité corporelle. Le recourant ne démontre pas en quoi cette appréciation serait arbitraire et tel n'apparaît pas être le cas. Il s'ensuit que, contrairement à ce que le recourant semble penser, ce n'est pas uniquement le fait d'avoir refusé de déverrouiller la porte de l'immeuble qui a constitué une atteinte dans la liberté de mouvement de l'intimé, mais surtout le fait que le recourant a menacé l'intimé d'une serpe, de sorte que celui-ci s'est senti dans l'impossibilité de s'en aller; on rappellera à cet égard que, selon la jurisprudence, une personne peut être séquestrée par le recours à la menace (cf. supra consid. 1.2). Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.