Citation: 5A_15/2021 E. 6.4

6.4. En tant que la recourante expose qu'il serait établi qu'elle n'avait aucune formation, elle oublie que l'arrêt querellé retient que les parties n'avaient fourni aucun renseignement sur son parcours et son éventuelle formation. Quant à ses allégations sur son état de santé et ses problèmes de langue, la cour cantonale a relevé qu'il n'est pas établi que ses troubles de santé empêcheraient ou diminueraient sa capacité de gain, ni qu'elle ne maîtriserait pas la langue française. Faute pour la recourante de contester ces constatations en soulevant valablement un grief d'arbitraire (cf. supra consid. 2.2), ses considérations sont irrecevables. Cela étant, il ressort de sa motivation que la recourante conteste le fait qu'un revenu hypothétique lui ait été imputé. Son argumentation ne permet pas de démontrer que la cour cantonale aurait violé le droit en estimant que son âge et son éloignement du monde professionnel permettaient raisonnablement d'exiger qu'elle exerce une activité professionnelle dans des secteurs ne nécessitant aucune formation. L'appréciation de la cour cantonale relative à la possibilité effective de la recourante d'exercer une activité dans des domaines de services administratifs et de soutien et de réaliser ainsi un revenu de l'ordre de 3'380 fr. a trait à une question de fait (cf. supra consid. 6.1); la motivation d'un grief à cet égard doit répondre aux réquisits de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.2). Or, la recourante se limite de manière abstraite à soutenir que son âge et ses années consacrées au foyer marital l'empêcheraient de trouver un travail, sans se plaindre d'un établissement inexact des faits et a fortiori satisfaire les exigences de l'art. 106 al. 2 LTF. Du reste, elle n'expose pas par une argumentation claire et détaillée en quoi, en l'absence de toute recherche d'emploi de sa part pendant les nombreuses années qui ont suivi la séparation, il serait arbitraire de considérer qu'il n'existe aucun élément concret qui permette de retenir qu'elle ne serait pas en mesure de trouver un emploi sans qualification, en fournissant les efforts qui peuvent être attendus d'elle. Compte tenu de ce qui précède et de la réserve exercée par le Tribunal fédéral en la matière (cf. supra consid. 6.1 in fine), il n'apparaît pas que la cour cantonale a violé l'art. 125 CC ou enfreint son large pouvoir d'appréciation en imputant un revenu hypothétique à la recourante dès le 1er septembre 2020. Vu que ce revenu permet à la recourante de couvrir l'intégralité de ses charges, elle pouvait considérer sur cette base qu'aucune contribution d'entretien ne lui était due à compter de cette date. Le fait que la recourante reçoive des prestations de l'aide sociale (cf. supra consid. 6.3) n'est pas pertinent dans ce contexte. Autant que recevable, son grief doit ainsi être rejeté.