Citation: 6B_1180/2022 E. 6.1.2

6.1.2. La cour cantonale a rappelé que le premier juge avait infligé au recourant une peine privative de liberté de huit mois pour sanctionner l'escroquerie et l'emploi d'étrangers sans autorisation et une peine pécuniaire de 30 jours-amende à 30 fr. le jour pour sanctionner les injures, respectivement en application de l'art. 117 al. 2 de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers et l'intégration (LEI; RS 142.20). Elle a considéré que la culpabilité du recourant ne saurait être minimisée, qu'à aucun moment il n'avait manifesté des remords ou exprimé des regrets et que, tout au plus, il s'était acquitté du remboursement des sommes injustement perçues, ce qui s'avérait être le seul élément à décharge. S'agissant des injures, la cour cantonale a maintenu la peine de 30 jours-amende et fixé le montant du jour-amende à 100 fr. le jour (cf. supra consid. 5). Quant à la répression de l'escroquerie et de l'infraction qualifiée à la LEI, elle a considéré que le poids des éléments et l'état d'esprit du recourant, délinquant au long cours, imposaient effectivement une peine privative de liberté pour des motifs impérieux de prévention spéciale, l'escroquerie justifiant à cet égard une peine de quatre mois. La cour cantonale a précisé que cette quotité aurait été plus élevée si le recourant n'avait pas remboursé en partie les montants indûment perçus. L'infraction qualifiée à la LEI imposait en outre un alourdissement de la peine de quatre mois.