Citation: 4A_253/2022 E. B

B.a. Les courtiers ont introduit une requête en conciliation le 24 novembre 2014, et, suite à l'échec de celle-ci et la délivrance d'une autorisation de procéder, ils ont déposé une demande devant la Chambre patrimoniale cantonale du canton de Vaud le 6 mars 2015 dirigée contre C.________, concluant à sa condamnation au paiement à A.________ et B.________, un montant de 437'500 fr. chacun, avec intérêts. Lors d'audiences tenues les 23 août et 4 octobre 2016, J.________ a été entendu en qualité de témoin et a notamment déclaré être séparé de l'intimée depuis juin 2014 et être en conflit avec elle au sujet de la commission liée à la vente de D.________ SA. Le 10 juillet 2018, les courtiers ont allégué des nova relatifs à une procédure pénale ouverte contre l'intimée à la suite de leur plainte et au cours de laquelle les parties, ainsi que H.________ et J.________ ont été entendus. Par jugement du 9 février 2021, la Chambre patrimoniale cantonale a condamné C.________ à verser la somme de 363'630 fr. à chacun des deux courtiers avec intérêts. Par arrêt du 14 mars 2022 rendu sur appel du 24 mars 2021, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a réformé le jugement de première instance, en ce sens que la demande des courtiers était entièrement rejetée. La cour cantonale a condamné les courtiers solidairement entre eux aux frais et dépens des deux instances. Contrairement à la Chambre patrimoniale cantonale, la cour cantonale a constaté que les parties n'avaient pas eu la volonté réelle de conclure un contrat de société simple visant à vendre la société D.________ SA à tout acquéreur, mais que la collaboration entre les courtiers et l'intimée s'était limitée à la vente à I.________.