Citation: 2A.400/2000 27.11.2000 E. 2

2.- La recourante se plaint de "constatation arbitraire des faits" et critique sous cet angle le moment choisi pour l'analyse, soit celui de la pleine inflorescence, qui est aussi celui où le taux de THC est le plus élevé, alors que les utilisations (huiles essentielles, chènevis) qui peuvent être faites de la variété "Walliser Queen" impliquent que celle-ci soit récoltée "plus tard", lorsque le taux de THC est "beaucoup moins élevé". Il ne s'agit cependant pas d'une question de fait, mais d'une question de droit, qui est de savoir à quel moment (à quel stade de maturation de la plante) l'exigence d'une teneur maximale en THC de 0,3% doit être satisfaite pour que l'inscription de la variété correspondante au registre des variétés puisse être admise. La recourante ne conteste elle-même pas que cette teneur permet de départager les variétés de chanvre relevant de la catégorie des stupéfiants de celles qui ne se prêtent qu'à des utilisations agricoles ou industrielles, ni qu'il en aille ainsi notamment pour la variété "Walliser Queen". Il est dès lors évident que l'analyse doit être pratiquée au stade de maturation où la plante présente la plus haute teneur en THC. La recourante ne prétend du reste pas que, mesurée au stade de maturation plus tardif qu'elle préconise, la teneur en THC demeurerait inférieure ou égale à la valeur limite. Le moyen est donc clairement infondé.