Citation: 4C.163/2005 31.10.2005 E. B

Le 1er novembre 1994, X.________ a ouvert action contre les sociétés Edipresse Publications SA et Edipresse SA devant le Tribunal cantonal du canton de Vaud. Sur la base de la convention collective de travail qui avait lié l'Union romande de journaux à la Fédération suisse des journalistes de 1987 à 1993, il réclamait un solde de rémunération de 60'000 fr., dont 50'000 fr. avec intérêts au taux annuel de 5% dès le 1er juillet 1993 et 10'000 fr. avec intérêts dès l'introduction de la demande. Les deux défenderesses étaient recherchées solidairement. Celles-ci ont conclu au rejet de la demande, Edipresse Publications SA offrant cependant 294 fr.80. A l'issue d'une instruction comprenant plusieurs expertises et contre-expertises, la Cour civile du Tribunal cantonal a statué le 23 décembre 2004. Elle a admis la demande, selon les conclusions de son auteur, mais seulement contre Edipresse Publications SA. Elle a jugé que le demandeur et cette défenderesse-ci s'étaient liés par un contrat de travail et que, par conséquent, le demandeur pouvait prétendre à la rémunération minimum que la convention collective garantissait, selon ses termes, aux « rédacteurs RP ». La différence entre ce qu'il aurait dû recevoir et ce qu'il avait effectivement reçu excédait largement les conclusions de la demande, de sorte que celle-ci devait être entièrement admise contre l'employeuse. L'autre défenderesse, soit la société holding Edipresse SA, n'était partie au contrat de travail et elle n'assumait aucune obligation envers le demandeur.