Citation: 6A.9/2006 28.02.2006 E. 2

En l'espèce, les éléments du dossier dont dispose l'autorité cantonale sont de nature à susciter de sérieux doutes sur l'aptitude à conduire du recourant. Celui-ci ne conteste pas qu'il avait déjà été privé de son permis en 2004 pour consommation de cocaïne et de cannabis. Au mois de mars 2005, sur la base d'un certificat médical favorable, le permis de conduire lui a été restitué provisoirement, à condition qu'il se soumette à un contrôle médical strict. Or, on ne saurait admettre qu'il a respecté cette condition puisque non seulement il ne s'est pas régulièrement présenté aux contrôles médicaux mais encore l'un d'entre eux a révélé la présence de cannabis. Dans ces circonstances, on peut objectivement craindre que l'intéressé ait repris sa consommation de drogues, alors qu'il connaissait les mesures auxquelles il s'exposait, et que l'on se retrouve dans la situation de 2004. Contrairement à ce qu'il soutient, le fait qu'un seul test se soit révélé positif au cannabis ne démontre nullement qu'il soit actuellement exempt de toute dépendance aux drogues. En effet, le dernier examen date du mois de septembre 2005 et, au mois de décembre, son médecin s'est dit dans l'impossibilité d'attester une abstinence et donc une aptitude à conduire, notamment en raison de la réticence de l'intéressé qui ne se soumet pas à des examens réguliers. Compte tenu de l'ensemble de ces faits, l'autorité cantonale n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation en concluant que le recourant devait être écarté à titre préventif du trafic, pour des motifs de sécurité. Dès lors, le recours doit être rejeté.