Citation: 6B_825/2023 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a considéré qu'à la suite de la séparation, dans l'attente du sort réservé à son recours sur la question de la jouissance du chalet, l'intimé n'avait pas entrepris de démarches pour déménager les biens meubles lui appartenant, vraisemblablement pour des raisons de commodité. Il avait dès lors accepté provisoirement d'en laisser la maîtrise à la recourante. Il avait ainsi confié ces biens à son épouse, qui n'avait pas eu besoin de faire usage de la force pour s'approprier ces objets, qui se trouvaient déjà dans sa sphère d'influence. Même s'il fallait considérer que la possession exclusive par la recourante des biens litigieux à compter de la séparation ne résultait pas d'un choix de l'époux mais découlait des premières décisions judiciaires attribuant à la recourante la jouissance du Iogement familial, laquelle, faute de précision, incluait celle du mobilier, la solution n'en était pas différente car une chose appartenant à un tiers était confiée au sens de l'art. 138 CP également lorsqu'une autorité décidait d'en attribuer provisoirement la possession à l'auteur, à charge de la conserver. Il n'était en effet pas nécessaire qu'il existe un rapport de confiance particulier entre le lésé et l'auteur. La cour cantonale a conclu que les biens mobiliers litigieux avaient bien été confiés à la recourante au sens de l'art. 138 CP.