Citation: 2A.158/2000 11.05.2000 E. 3

3.- a) Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 125 II 293 consid. 1a p. 299; 124 I 11 consid. 1 p. 13, 223 consid. 1 p. 224). Selon l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, la voie du recours de droit administratif auprès du Tribunal fédéral n'est pas ouverte, en matière de police des étrangers, contre l'octroi ou le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas un droit (ATF 124 II 289 consid. 2a p. 291 et les arrêts cités, 361 consid. 1a p. 363). Or, en l'espèce, la recourante n'a aucun droit à l'octroi d'une autorisation de séjour pour études fondée sur l'art. 32 de l'ordonnance du Conseil fédéral limitant le nombre des étrangers du 6 octobre 1986 (OLE; RS 823. 21), les autorités cantonales compétentes demeurant libres d'accorder ou non une telle autorisation (art. 4 de la loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers : LSEE; RS 142. 20). En outre, dans la mesure où elle n'a aucun droit à la délivrance d'une autorisation de séjour, elle n'a pas non plus d'intérêt juridiquement protégé, au sens de l'art. 88 OJ, pour recourir au fond par la voie du recours de droit public (ATF 122 II 186 consid. 2 p. 192 et 118 Ib 145 consid. 6 p. 153; cette jurisprudence, rendue en relation avec l'art. 4 aCst. , a été récemment confirmée sous l'empire de l'art. 9 Cst. dans l'arrêt P. du 3 avril 2000 destiné à la publication). En tant que le recours porte sur le refus de délivrer une autorisation de séjour à la recourante, il est donc irrecevable, aussi bien comme recours de droit administratif que comme recours de droit public. b) En l'espèce, la décision attaquée ne porte toutefois pas sur le refus de l'autorisation de séjour sollicitée par la recourante, mais uniquement sur la question de l'avance de frais; elle a donc été rendue en application du droit cantonal de procédure. Dans ce cas, la voie du recours de droit public est en principe ouverte au recourant pour se plaindre de la violation de ses droits de partie que lui reconnaît la procédure cantonale ou de droits qui découlent directement de l'art. 29 Cst. (auparavant art. 4 aCst.), lorsqu'une telle violation équivaut à un déni de justice formel (ATF 122 II 186 consid. 2 p. 192; 122 I 267 consid. 1b p. 270; 120 Ia 95 consid. 2 p. 100, 157 consid. 2a/bb p. 160 et 220 consid. 2a p. 222). Or, sur ce point, la recourante reconnaît qu'elle a omis d'effectuer le versement de l'avance de frais par sa faute et ne fait valoir aucune violation des règles de procédure au sens de la jurisprudence précitée. Son argumentation ne porte ainsi pas sur le refus du Juge instructeur de restituer le délai pour verser l'avance de frais, mais sur sa situation d'étudiante; en particulier, elle insiste sur le fait qu'elle a besoin de deux mois, soit jusqu'en juin 2000, pour obtenir une attestation d'inscription à l'Université de Lausanne, qui lui permette de terminer ses études. Force est donc de constater que le recours n'est pas dirigé contre l'objet de la décision attaquée et qu'il doit ainsi être déclaré irrecevable faute de motivation suffisante, conformément à l'art. 90 al. 1 OJ (voir aussi ATF 110 Ia 1 consid. 2a p. 3). Au demeurant, il y a lieu de relever que la décision attaquée est justifiée car, d'une manière générale, la négligence dans le versement de l'avance de frais en temps utile fait obstacle à la restitution de délai.