Citation: 6B_416/2019 E. 1.4

1.4. Dans son ordonnance du 2 août 2018, la cour cantonale a accepté de convoquer à nouveau l'ancien supérieur hiérarchique du recourant, K.________, à son adresse parisienne, tout en relevant que la pertinence d'une telle audition, plusieurs années après les faits, paraissait incertaine. K.________ n'a pas donné suite à la citation à comparaître. Dans l'arrêt attaqué, la cour cantonale a relevé qu'il avait ainsi rendu impossible son audition dans un délai compatible avec le principe de célérité. Elle a ajouté que l'éventuelle confirmation de l'existence d'instructions orales du prénommé au sujet de l'utilisation de AA.________ Llc - alléguées par le recourant - n'aurait pas exonéré celui-ci de sa responsabilité pour ses actes à l'encontre de A.________ Ltd, dès lors que le droit pénal ne connaissait pas le principe de la compensation des fautes. Selon l'autorité précédente, K.________ n'aurait de toute manière pas pu fournir des explications relatives à l'éventuelle prise en charge, par AA.________ Llc, via les comptes personnels du recourant, de frais pour les distributeurs concernés, dès lors qu'il n'avait pas rencontré ces derniers. Le recourant affirme que K.________, de même que d'autres dirigeants de A.________ Ltd, aurait dû être invité à prendre position sur divers éléments probatoires figurant au dossier et, en substance, confirmer qu'il aurait lui-même "géré AA.________ Llc avec le feu vert du groupe, afin d'exécuter des prestations que A.________ Ltd ne voulait pas et/ou ne pouvait pas elle-même réaliser ou assumer". Dans la partie de l'arrêt attaqué consacrée à l'appréciation des preuves et à l'établissement des faits, la cour cantonale a exclu de retenir que le recourant aurait conduit les activités de AA.________ Llc pour le compte et en accord avec A.________ Ltd. Le recourant n'expose pas en quoi d'éventuelles déclarations de K.________ tendant à confirmer qu'il aurait eu connaissance des activités de AA.________ Llc permettraient de retenir qu'il en allait de même pour la direction de A.________ Ltd. Au demeurant, le recourant ne précise aucunement de quels événements le prénommé aurait pu être le témoin, mais évoque uniquement la question de la couverture des frais d'un voyage à V.________ organisé en 2010. Or, l'autorité précédente a examiné cet élément dans son appréciation des preuves, de sorte que celui-ci doit être traité dans le cadre du grief portant sur l'arbitraire dans l'établissement des faits (cf. consid. 3 infra).