Citation: 6B_525/2022 E. A

A.a. Par jugement du 27 septembre 2019, le Tribunal de police de l'arrondissement de La Côte a déclaré B.________ coupable d'abus de confiance, l'a condamné à une peine pécuniaire de 90 jours-amende à 30 fr. le jour, avec sursis pendant cinq ans ainsi qu'à une amende de 675 fr., convertible en 22 jours de peine privative de liberté de substitution en cas d'absence fautive de paiement. Il a renoncé à révoquer le sursis qui avait été accordé à B.________ le 22 novembre 2013 par le Ministère public de l'arrondissement de La Côte, a ordonné le maintien au dossier des deux carnets de quittances, à titre de pièce à conviction, a dit que B.________ devait versement à A.________ d'un montant de 10'000 fr. à titre d'indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure, a condamné B.________ à verser à A.________ la somme de 27'044 fr. 50, à titre de dommages et intérêts, et a mis une partie des frais de procédure à sa charge. A.b. Par jugement du 26 février 2020, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a en substance admis l'appel déposé par B.________ et l'a libéré de l'accusation d'abus de confiance, renvoyant A.________ à agir par la voie civile et mettant les frais d'appel, par 5'563 fr. 40, à sa charge. La cour cantonale a considéré que les cinq indices invoqués par le tribunal de première instance pour fonder une conviction de la culpabilité de B.________ n'étaient ni convaincants ni suffisants. Elle a ainsi relevé, en substance, que ni le fait que ce dernier travaillait avec d'importantes sommes d'argent - comme c'est le cas dans de nombreux métiers - ni le fait qu'il avait des difficultés financières ne constituaient des indices de sa culpabilité. En outre, le fait que l'expertise privée produite par B.________, destinée à établir l'existence de faux, ne soit pas probante ne signifiait pas encore que ce dernier avait menti et qu'il aurait signé les fiches de transport litigieuses. Il en allait de même du fait que A.________ serait négligent dans ses contrôles et dans le cadre de la comptabilité. Enfin, elle a considéré que les suppositions du tribunal de première instance sur le fait qu'il ne serait pas envisageable que A.________ ait produit de faux documents ne constituaient pas en soi des moyens de preuves. La cour cantonale a examiné les pièces du dossier, à savoir deux carnets de bons de transport originaux utilisés par B.________, deux classeurs bleus contenant des copies des fiches de transport remplies dès le 21 avril 2016 jusqu'au 13 septembre 2016, des copies de bons de transport remplis les 5, 9 et 11 novembre 2015, des tableaux censés retracer les montants reçus des clients et les montants transmis à l'employeur, des copies de pages d'un livre de caisse comportant les signatures des deux parties, pour la période du 23 avril au 6 septembre 2016. A défaut de témoignages ou autres preuves, la cour cantonale a retenu que ces pièces ne permettaient pas, à elles seules, de départager les versions des parties et d'établir que B.________ avait commis les faits qui lui étaient reprochés. Elle a considéré que ces éléments de preuve, qui étaient souvent confus, peu lisibles, voire incompréhensibles, ne revêtaient aucune force probante. Elle a également souligné que l'enquête n'avait pas tenté de comparer les bons litigieux avec les fiches qui auraient été hypothétiquement conservées par les clients et que A.________ aurait pu les falsifier sans risque du côté de ses clients, qui n'en auraient pas été informés. Par ailleurs, la cour cantonale a notamment relevé qu'il était difficile d'imaginer qu'en recevant des fiches de transport, A.________ n'avait pas contrôlé que l'argent qu'il recevait correspondait à ce qu'il devait recevoir. Enfin, si ce dernier était aussi négligent qu'il le prétendait, on ne pouvait pas exclure des erreurs de sa part dans le cadre de la gestion de son entreprise ou dans la tenue de sa comptabilité. Elle a dès lors conclu que, compte tenu des moyens de preuve au dossier et des éléments susmentionnés, il était impossible d'établir les circonstances exactes de cette affaire et elle a acquitté B.________ au bénéfice du doute. A.c. Par arrêt du 12 novembre 2020, le Tribunal fédéral a rejeté, dans la mesure où il était recevable, le recours déposé par A.________ contre le jugement précité (6B_574/2020).