Citation: 9C_170/2008 07.11.2008 E. 4

Les premiers juges, examinant la situation de la recourante dès 2005, ont retenu qu'elle ne présentait pas d'invalidité donnant droit à une rente. Ils se sont fondés sur les conclusions du docteur M.________ du 8 janvier 2006, selon lesquelles la capacité de travail était entière depuis début 2004 au moins, sans qu'il y ait de diminution de rendement. 4.1 La recourante reproche à l'administration et à la juridiction cantonale de n'avoir pas demandé l'avis du docteur L.________ dans le cadre de la procédure de révision de son droit à une demi-rente d'invalidité. Ce grief a déjà été réfuté par les premiers juges. Ainsi qu'ils l'ont relevé, l'assurée n'a pas indiqué qu'elle était suivie par le docteur L.________ dans le questionnaire du 14 septembre 2005. Aux dires du docteur G.________, elle ne voyait plus de psychiatre depuis plusieurs mois (expertise du docteur M.________ du 8 janvier 2006, page 5). Dans son opposition du 21 juin 2006, elle a déclaré qu'elle avait arrêté de consulter le successeur du docteur L.________. La juridiction cantonale a également indiqué pourquoi elle ne donnait pas suite à la requête de la recourante. Même dans l'hypothèse où le docteur L.________ aurait été invité à s'exprimer et où ses conclusions seraient contraires à celles du docteur M.________ du 8 janvier 2006, l'opinion du docteur L.________ ne saurait être prise en considération, celui-ci ayant suivi l'assurée pendant plusieurs mois et ayant dès lors qualité de médecin traitant. Cette appréciation anticipée des preuves n'est pas arbitraire (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 429). Il convient de rappeler qu'au vu de la divergence consacrée par la jurisprudence entre un mandat thérapeutique et un mandat d'expertise (ATF 124 I 170 consid. 4 p. 175; arrêt [du Tribunal fédéral] I 514/06 du 25 mai 2007 consid. 2.2.1, in SVR 2008 IV Nr. 15 p. 43), on ne saurait remettre en cause une expertise ordonnée par l'administration ou le juge et procéder à de nouvelles investigations du seul fait qu'un ou plusieurs médecins traitants ont une opinion contradictoire. Il n'en va différemment que si ces médecins traitants font état d'éléments objectivement vérifiables ayant été ignorés dans le cadre de l'expertise et qui sont suffisamment pertinents pour remettre en cause les conclusions de l'expert. Dès lors il n'est pas déterminant que, comme le déclare la recourante, le docteur L.________ l'a suivie durant un certain temps et qu'il puisse se faire une idée plus exhaustive que le docteur M.________. Dans son expertise du 8 janvier 2006, ce médecin a indiqué que la recourante avait cessé tout suivi au Centre X.________ dès le début de 2004. Il n'y a pas d'élément objectif susceptible de remettre en cause le bien-fondé des conclusions du docteur M.________ du 8 janvier 2006 en ce qui concerne la capacité de travail au plan psychiatrique depuis début 2004. 4.2 Il s'ensuit que dès 2004, la capacité de travail exigible était de 100 % dans l'activité exercée jusque-là (rapport du docteur M.________ du 8 janvier 2006; avis médical du docteur C.________ du 20 mars 2006). S'agissant de l'incidence de ce changement sur le taux d'invalidité, on pouvait raisonnablement attendre de la recourante lors de la décision sur opposition du 11 juillet 2007 qu'elle reprenne l'activité d'aide de cuisine (expertise ci-dessus du 8 janvier 2006) avec une capacité de travail exigible de 100 %, ce qui revient à nier toute invalidité (comparaison en pour-cent; ATF 114 V 310 consid. 3a p. 313, 104 V 135 consid. 2b p. 136 s.). Les conditions d'une révision du droit à une demi-rente d'invalidité étaient ainsi réunies pour supprimer dès le premier jour du deuxième mois suivant la notification de la décision du 9 juin 2006 le droit de la recourante à la rente (art. 17 LPGA; art. 88a al. 1 RAI).