Citation: 2D_9/2023 E. 1.2.3

1.2.3. Si les juges précédents ont bel et bien mentionné l'âge du recourant dans leur décision, il ressort de la motivation susmentionnée que le refus de l'autorisation de séjour pour études n'est pas fondé sur cet élément, mais sur la constatation que l'intéressé est déjà au bénéfice d'un diplôme universitaire en génie mécanique et d'une expérience professionnelle importante; celle-ci l'a conduit à exercer la fonction de cadre en tant qu'ingénieur mécanique avec des responsabilités en matière de direction et de gestion; il a ainsi acquis des compétences qu'il peut déjà mettre à profit en tant qu'indépendant. Certes, comme le souligne le recourant, le fait d'avoir de l'expérience est lié à l'âge. Néanmoins, cette argumentation diffère de celle jugée discriminatoire dans l'ATF 147 I 89, dont se prévaut l'intéressé, où les autorités compétentes s'étaient fondées sur une pratique qui consistait à systématiquement refuser une autorisation de séjour pour études aux requérants étrangers âgés de plus de 30 ans. En effet, en l'espèce, le Tribunal cantonal ne s'est pas fondé de manière déterminante sur l'âge du recourant, comme le montre la motivation ci-dessus, mais sur les circonstances du cas, en particulier sur la formation déjà acquise et sur les fonctions exercées précédemment. Quoi qu'il en soit de la pertinence des critères retenus, ils ne sont en l'espèce pas discriminatoires. En effet, le recourant aurait pu se voir octroyer l'autorisation sollicitée, indépendamment de son âge, le Tribunal cantonal ayant retenu que les études visées ne constituaient pas un complément indispensable à la formation et l'expérience déjà acquises. Le grief tiré de la violation de l'art. 8 al. 2 Cst. apparaît ainsi manifestement infondé. Il s'ensuit que le recourant n'a pas une position juridique protégée lui conférant la qualité pour agir au fond.