Citation: 6B_1235/2023 E. 4.3

4.3. Enfin, s'agissant des faits du 3 juin 2021 (v. supra consid. B.j), le recourant se plaint que la cour cantonale tire un parallèle avec le raisonnement qu'elle avait tenu au sujet de ceux du 14 avril 2020 (v. supra consid. 3.1). Il ressort de l'arrêt attaqué que la cour cantonale ne reconnaît qu'une faible crédibilité aux déclarations du recourant, notamment du fait que la version des faits qu'il présente revient en définitive à soutenir que son ex-compagne, à l'instar de l'intimée lors des faits du 14 avril 2020, se serait laissée choir d'elle-même au cours de l'altercation. Le recourant cherche à établir une différence entre les deux situations en alléguant, quant aux faits du 14 avril 2020, qu'il n'aurait jamais indiqué que l'intimée se serait laissée choir mais qu'à force de titrer sur l'ordinateur en direction du sol, elle s'était retrouvée à genoux. Cette futile distinction quant au déroulement des événements, qui repose au surplus sur des éléments de fait qui s'écartent de l'état de fait retenu par la cour cantonale par lequel le Tribunal fédéral est lié (art. 105 al. 1 LTF), n'est pas propre à démontrer un quelconque caractère arbitraire dans l'appréciation de la cour cantonale de la faible crédibilité du recourant. Le recourant reproche en outre à la cour cantonale d'avoir inféré du fait que l'ex-compagne avait la possibilité de partir l'impossibilité pour celle-ci de l'attaquer. Une telle conclusion ne ressort cependant pas de l'arrêt attaqué. La cour cantonale relève que la scène que le recourant décrit suppose que l'ex-compagne, pressée de s'en aller et - selon les déclarations de ce dernier - à même de le faire, ait fait le choix de l'attaquer, de se jeter au sol et d'y gésir de longues minutes. Elle considère que la version des faits du recourant est incohérente dans cette mesure, et c'est cette incohérence qui est alors prise en considération en défaveur de celui-ci dans le cadre de l'appréciation de la crédibilité de ses déclarations. La critique du recourant manque dès lors son objectif. Lorsqu'il se prévaut du fait que son ex-compagne a reconnu l'avoir frappé sous le coup de l'énervement, le recourant perd de vue que les coups concernés ont été portés plus tard le jour des faits, alors que cette dernière était revenue au logement après l'avoir préalablement quitté. Le contexte de ces faits diffère ainsi de celui des faits reprochés au recourant, privant la critique qu'il soulève de sa pertinence. On relèvera encore que le recourant ne convainc pas lorsqu'il cherche à rattacher les lésions constatées à la chute de son ex-compagne, qui serait un événement distinct de l'acte par lequel il l'a repoussée. Par son argumentation, le recourant ne fait en définitive que nier sa contribution à la chute de l'intimée, sans démontrer en quoi la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant que c'est le geste du recourant qui a provoqué la chute et les lésions qui en résultent. Pour le reste, dans la mesure où il réitère encore sa thèse d'un complot fomenté par son ex-compagne et l'intimée dans le but de lui nuire, on renvoie à ce qui a été développé plus haut à cet égard (v. supra consid. 3.1).