Citation: 4P.19/2004 21.04.2004 E. 1

3.2 D'un point de vue théorique, le recourant fait valoir que, dans sa conception actuelle, le droit d'être entendu, dont il rappelle par ailleurs la nature formelle, ne s'épuise pas dans le droit de participer à l'établissement des faits; il constitue en outre un droit indissociable de la personnalité permettant aux particuliers de participer à la prise d'une décision dans son ensemble. Dans le cas concret, le recourant soutient qu'il est arbitraire d'avoir considéré que son attention aurait été attirée sur l'aspect prétendument abusif de sa réclamation contre la fixation de l'audience du 23 décembre 2003 et les conséquences disciplinaires qui auraient pu en découler pour lui. 3.3 Il est vrai que la réponse donnée le 5 décembre 2003 à la protestation adressée par l'avocat au président du Tribunal des prud'hommes contre l'irrégularité de la citation ne fait pas allusion à une sanction disciplinaire, même si on y lit que la réaction de l'avocat relève "davantage d'un moyen dilatoire qui ne saurait être justifié dans le cadre de la procédure prud'homale qui doit être simple et rapide". Il faut également relever qu'aucune voie cantonale n'est ouverte pour réparer la lacune observée. Cela étant, l'avocat n'indique pas quels éléments supplémentaires il aurait pu apporter pour contester l'amende qui lui a été infligée. Surtout, la lecture de son acte d'appel montre qu'il a saisi le reproche d'user de procédés dilatoires que lui faisait la juridiction cantonale, grief qu'il a dénoncé comme une "marque d'absence de respect" à son égard (p. 5 de l'appel). Dans ces conditions, le moyen pris de la violation du droit d'être entendu est dénué de fondement.