Citation: 5C.260/2003 17.02.2004 E. 3

Le recourant soutient ensuite que les impôts courants, qui se montent à 569 fr. par mois, devaient être pris en compte dans le calcul de son minimum vital en sus du montant de la saisie de salaire de 800 fr. par mois pour les impôts arriérés. Ce grief, dont on peut se demander s'il a trait à l'établissement des faits - auquel cas il relève du recours de droit public, dans le cadre duquel il a d'ailleurs aussi été soulevé (cf. consid. 3.1 de l'arrêt rendu ce jour sur le recours de droit public connexe) - ou à l'application du droit, se révèle en tous les cas mal fondé. En effet, la cour cantonale a tenu compte des impôts courants dans le calcul du minimum vital du recourant, mais elle a considéré - dans une appréciation sur une certaine durée, qui doit être celle de la situation économique des époux lorsqu'il s'agit de fixer une contribution d'entretien sur la base de l'art. 125 CC - que le montant de 800 fr. par mois qui a fait l'objet d'une saisie de salaire à partir du mois de novembre 2002 permettra au mari d'amortir d'abord ses impôts arriérés, puis à terme d'assumer ses impôts courants (cf. lettre C.a.e supra). Un tel raisonnement ne consacre aucune violation du droit fédéral.