Citation: 2C_226/2024 E. 3.4

3.4. Dans l'arrêt attaqué, la Cour de justice a retenu que le droit d'être entendu de la recourante avait été violé après avoir constaté que " la motivation des décisions du 10 janvier 2022 et du 31 mai 2022[était] insuffisante, dans la mesure où la façon dont les [chiffres d'affaires] 2018, 2019 et 2020[avaient] été déterminés, élément central pour la solution du litige, n' [était] pas suffisamment explicitée, voire pas du tout." La Cour de justice a toutefois considéré que cette violation avait pu être réparée devant elle. Elle relevait à cet égard qu'elle disposait d'un pouvoir d'examen identique à celui de l'autorité précédente s'agissant de questions de constatation de faits conditionnant l'application du droit, que les informations nécessaires avaient été transmises par le Département dans sa réponse et que la recourante avait eu l'occasion de se prononcer à deux reprises sur ces éléments et de s'exprimer à leur propos lors d'une audience de comparution personnelle menée devant elle.