Citation: I 279/04 08.04.2005 E. A

D.________, née en 1967, a travaillé du 1er avril 1987 au 30 septembre 1999 en qualité de caissière pour le compte de la société X.________. Elle a bénéficié des indemnités de l'assurance-chômage dès le 15 janvier 2001. Suite à un accouchement le 3 juin 1999, elle a présenté un syndrome du tunnel tarsien bilatéral, lequel a été opéré des deux côtés, ainsi qu'un syndrome du tunnel carpien bilatéral et développé par la suite un état dépressif nécessitant une prise en charge médicale et psychologique. Le 4 juillet 2000, elle a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente auprès de l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (OCAI). Dans un rapport du 10 juillet 2001, la doctoresse V.________, médecin traitant, a posé les diagnostics de double neurolyse du nerf tibial postérieur pour tunnel tarsien bilatéral, persistance de para/dysesthésies au niveau des talons, neuropathie des nerfs médians du carpe et état dépressif. L'incapacité de travail était totale dans l'activité de caissière; la reprise de l'activité dans une autre profession, sans port de charges supérieures à 5 kilos, telle que réceptionniste-téléphoniste était envisageable, au début à 50 %, après un recyclage en anglais et en informatique. De son côté, le docteur F.________, spécialiste en chirurgie et médecin traitant, a précisé que la dépression dont souffrait sa patiente n'avait pas de répercussions sur la capacité de travail; la situation s'était stabilisée, de sorte qu'une reprise du travail dans une activité appropriée était tout à fait envisageable (rapport du 19 août 2001). Pour sa part, le docteur C.________, médecin-conseil de l'OCAI, estimait qu'une activité sédentaire, telle celle de réceptionniste-téléphoniste, pouvait être exercée à 100 % par l'assurée, à condition qu'elle ne sollicite pas excessivement les poignets (rapport du 19 septembre 2001). Par ailleurs, il ressort d'un rapport du 5 avril 2002 de la division de réadaptation professionnelle de l'OCAI que l'assurée présentait les ressources et l'intérêt nécessaires pour exercer une activité de bureau. Par décision du 15 octobre 2002, l'OCAI a rejeté la demande de prestations de l'assurance-invalidité, au motif que l'assurée était apte à exercer l'activité de réceptionniste-téléphoniste ou une autre activité adaptée (sans port de charge) à 100 % et qu'il ne résultait pas de perte de gain par rapport à son ancienne occupation.