Citation: 4C.259/2003 02.04.2004 E. A

Le 7 mars 1999, A.________ SA (ci-après: A.________) a engagé B.________ en qualité de secrétaire pour un salaire mensuel brut de 3500 fr. Par lettre du 6 mars 2001 confirmant un entretien du même jour, A.________ a résilié le contrat de travail pour le 31 mai 2001. L'employeur justifiait cette décision par une incompatibilité d'humeur évidente et par l'évolution de l'emploi occupé. La travailleuse a été libérée de son obligation de travailler à partir du 7 mars 2001. Une nouvelle secrétaire a été engagée en avril 2001. B.________ a été totalement incapable de travailler du 20 mai au 23 juin 2001. Le 21 mai 2001, elle a subi une opération. Après un délai d'attente de quatorze jours, l'assurance X.________, assureur perte de gain de l'employeur, a versé des indemnités à la travailleuse. Une dizaine de jours après l'intervention précitée, B.________ a appris qu'elle était enceinte de six semaines environ. Par courrier du 13 septembre 2001, elle a informé A.________ de sa grossesse et demandé sa réintégration à son poste de travail. Le 21 septembre 2001, l'employeur a adressé deux lettres à B.________: dans l'une, il excluait une réintégration en raison des motifs invoqués lors de la résiliation du contrat de travail; dans l'autre, il lui proposait un poste d'agent de sécurité. La travailleuse a fait savoir à A.________ qu'elle entendait être réintégrée dans son emploi de secrétaire. Du 1er octobre 2001 au 1er janvier 2002, B.________ s'est trouvée en incapacité totale de travail. Durant cette période, l'assurance X.________ lui a versé des prestations de perte de gain. B.________ a accouché le 2 janvier 2002.