Citation: 4C.301/2000 12.02.2001 E. 1

1.- a) La cause soumise à l'examen du Tribunal fédéral est assurément une contestation civile, au sens de l'art. 46 OJ (sur cette notion, cf. ATF 124 III 229 consid. 2a, 123 III 346 consid. 1 p. 349, 122 I 351 consid. 1d). Elle oppose, en effet, les parties à un contrat de bail qui disputent de la validité du congé signifié au locataire et, subsidiairement, de la durée de la prolongation de bail sollicitée par ce dernier. En cas de différend relatif à la validité d'un congé, la valeur litigieuse se calcule en fonction de la période pendant laquelle le contrat subsiste nécessairement si la résiliation n'est pas valable et qui s'étend jusqu'au moment pour lequel un nouveau congé peut être donné ou l'a été effectivement (cf. consid. 2b, non publié, de l'ATF 120 II 105; consid. 1b, non publié, de l'ATF 118 II 50; ATF 111 II 384 consid. 1 p. 386 et les arrêts cités). En l'occurrence, la durée déterminante pour le calcul de la valeur litigieuse ne saurait être inférieure à la période de trois ans, à compter de la fin de la procédure judiciaire pendante, durant laquelle le congé est annulable en vertu et aux conditions de l'art. 271a al. 1 let. e CO. Multiplié par trentesix, le loyer mensuel de 1200 fr. payé par le demandeur donne un total de 43 200 fr., valeur qui excède le minimum fixé à l'art. 46 OJ pour la recevabilité du recours en réforme. b) Dans son recours en réforme, le demandeur ne critique pas le refus de la Chambre des recours de prendre en considération le moyen qu'il tirait de la vente de l'immeuble par C.________ et D.________ aux époux B.________. Il n'aurait d'ailleurs pas pu le faire dans ce cadrelà, étant donné que ledit refus découle de l'application du droit de procédure cantonal (art. 55 al. 1 let. c in fine OJ). Il n'y a donc pas lieu d'examiner cette question. c) Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit conduire son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu à rectification de constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents et régulièrement allégués (art. 64 OJ; ATF 126 III 59 consid. 2a et les arrêts cités). Le motif pour lequel le bail a été résilié relève du fait (ATF 115 II 83 consid. 3, 484 consid. 2b p. 486). A supposer que le demandeur tentât de remettre en cause, ne fût-ce qu'indirectement, les constatations souveraines des juges cantonaux à ce sujet, son recours en réforme serait irrecevable sur ce point (55 al. 1 let. c et 63 al. 2 OJ).