Citation: 4A_437/2023 E. 6.2

6.2. La cour cantonale a considéré que, dans la mesure où l'autorité de conciliation donne des conseils juridiques aux parties dans les litiges relatifs aux baux et loyers et que la procédure devant elle est soumise à la maxime inquisitoire, la nomination d'un avocat ne pourrait se justifier que dans des circonstances particulières, tel n'étant pas le cas en l'espèce. En substance, elle a notamment retenu qu'en l'occurrence, ni les faits motivant la requête ni les questions juridiques qui pourraient se poser n'apparaissaient complexes. En particulier, elle a jugé que le fait que la procédure mît en cause un colocataire qui n'habitait pas dans les locaux et que l'action dût être également intentée à son encontre ne revêtait pas une complexité suffisante pour que l'assistance d'un avocat fût nécessaire et qu'il en allait de même des investigations prétendues que susciterait l'état de fait, lesquelles n'avaient pas à être entreprises au stade de la conciliation. La cour cantonale a considéré que le fait que A.________ fût allophone n'était pas non plus pertinent, dans la mesure où l'avocat n'a pas pour mission de pallier ses lacunes linguistiques mais a pour rôle de le conseiller et de défendre juridiquement ses intérêts. Elle a relevé que, si A.________ n'était pas en mesure de s'exprimer en français devant la Commission de conciliation en matière de baux et loyers, il pouvait solliciter la présence d'un interprète.