Citation: 5P.254/2005 18.08.2005 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 131 II 58 consid. 1 p. 60; 130 II 65 consid. 1 p. 67). 1.1 En principe, le recours en réforme et le recours de droit public doivent être exercés par mémoires séparés (cf. Jean-François Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. II, n. 2.3 ad art. 43, p. 146; Georg Messmer/Hermann Imboden, Die eidgenössischen Rechtsmittel in Zivilsachen, ch. 24, p. 30). Toutefois, la réunion des deux mémoires en un seul acte, comportant deux parties nettement distinctes, peut à la rigueur être admise (ATF 120 III 64 consid. 2 p. 65 s. et les références), pour autant que les exigences de forme spécifiques de chacun des deux recours soient satisfaites. Chaque recours fera cependant l'objet d'un arrêt séparé. En l'espèce, le mémoire du recourant respecte, dans la partie intitulée "recours de droit public", les prescriptions formelles de l'art. 90 OJ. Le fait que le présent recours de droit public est exercé dans le même acte qu'un recours en réforme ne le rend dès lors pas irrecevable. 1.2 Les décisions rendues en application de la CEIE ne statuent pas sur une contestation civile au sens des art. 44 ss OJ, ni sur une affaire civile au sens de l'art. 68 al. 1 OJ; elles ne peuvent dès lors être déférées au Tribunal fédéral ni par un recours en réforme ni par un recours en nullité (ATF 123 II 419 consid. 1a p. 421 et les références). Dès lors, la condition de recevabilité tenant à la subsidiarité absolue du recours de droit public, posée à l'art. 84 al. 2 OJ, est remplie. Formé en temps utile contre une décision prise en dernière instance cantonale, le présent recours est donc recevable au regard des art. 84 al. 2, 86 al. 1 et 89 al. 1 et 90 OJ.