Citation: U 363/05 27.09.2006 E. A

A.________, né en 1972, travaillait en qualité de soudeur au service de X.________ SA. A ce titre, il était assuré auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 14 avril 2004, alors qu'il ajustait des palplanches sur un chantier au moyen d'un maillet qu'il tenait avec les deux mains, l'assuré a ressenti une douleur à l'avant-bras gauche. A l'Hôpital Y.________ où il s'est rendu le jour même, les médecins ont diagnostiqué une entorse du poignet. Les 20 avril et 14 mai 2004, la doctoresse B.________, de l'Institut de radiologie, a pratiqué des examens - rayons x et ultrasons - qui n'ont révélé aucune lésion traumatique osseuse, musculaire ou tendineuse. Seul un petit kyste synovial au niveau de l'articulation radio-carpienne gauche était mis en évidence. Pour sa part, le docteur D.________, spécialiste en chirurgie de la main, a estimé que l'assuré souffrait d'un syndrome douloureux résiduel dans la région de la jonction musculo-tendineuse du long abducteur du pouce. A son avis, une déchirure partielle s'était peut-être produite à ce niveau lors du traumatisme, cette dernière ayant ensuite causé une tendinite de De Quervain (cf. lettre du 15 juillet 2004 à l'attention de la doctoresse G.________, médecin-traitant). Interrogé par un inspecteur de la CNA, l'assuré a notamment déclaré qu'il s'agissait d'une activité habituelle et que rien d'extraordinaire ne s'était produit à ce moment-là (cf. rapport du 29 juin 2004). Par décision du 4 août 2004, la CNA a refusé d'allouer des prestations, motif pris que l'affection en cause ne résultait ni d'un accident ni d'un événement assimilé à un accident. Saisi d'une opposition formée par l'assuré contre cette décision, l'assureur-accidents a recueilli des informations médicales complémentaires. Une nouvelle IRM pratiquée par la doctoresse B.________ le 10 septembre 2004 a notamment révélé l'existence d'une tendinopathie de la 1ère coulisse dorsale du poignet gauche qui a été opérée le 6 octobre suivant (cf. rapport opératoire du docteur D.________). Dans son rapport du 4 janvier 2005, le docteur V.________, spécialiste FMH en chirurgie et médecin de la division de médecine des assurances de la CNA, a considéré au terme de sa prise de position détaillée que le lien de causalité entre l'événement du 14 avril 2004 et l'affection de l'assuré était seulement possible. Il a aussi exclu l'existence de lésions corporelles assimilées à un accident et d'une maladie professionnelle. Par décision du 11 janvier 2005, la CNA a rejeté l'opposition.