Citation: H 15/01 06.03.2001 E. 2

2.- a) Aux termes de l'art. 141 al. 3 RAVS, lorsqu'il n'est pas demandé d'extrait de compte, que l'exactitude d'un extrait de compte n'est pas contestée ou qu'une réclamation a été écartée, la rectification des inscriptions ne peut être exigée, lors de la réalisation du risque assuré, que si l'inexactitude des inscriptions est manifeste ou si elle a été pleinement prouvée. Selon la jurisprudence, il convient, pour des motifs de sécurité juridique, de se montrer strict en matière d'appréciation des preuves, surtout lorsqu'une telle affirmation est faite après plusieurs années, à l'occasion d'un litige portant sur la fixation de rentes (cf. ATF 117 V 262-266 consid. 3 et les références, 110 V 97 consid. 4a et la référence), lorsqu'un assuré affirme avoir exercé une activité lucrative soumise à cotisations paritaires durant une période non prise en compte dans le calcul de la rente (cf. ATF 107 V 12 ss consid. 2a), ou qu'il allègue, de nombreuses années après les faits invoqués, que l'affiliation à l'assurance facultative remonte à une époque antérieure à la date prise en compte pour fixer le montant de la rente (arrêt non publié B. du 14 octobre 1997, H 143/96). C'est également le cas, lorsque - comme en l'espèce - un étranger demande le remboursement de cotisations, notamment en application de l'art. 1 OR-AVS, en alléguant avoir travaillé en Suisse et cotisé à l'AVS. Par ailleurs, la règle de preuve posée à l'art. 141 al. 3 RAVS n'exclut pas l'application du principe inquisitoire. La preuve absolue doit être fournie selon les règles usuelles sur l'administration des preuves et le fardeau de la preuve qui prévalent dans l'assurance sociale, l'obligation de collaborer de la partie intéressée étant toutefois plus étendue dans ce cas (ATF 117 V 265-266 consid. 3d). b) En l'espèce, le recourant se contente d'alléguer qu'il a travaillé au service de huit établissements publics différents durant les années 1960. Ces allégations ne sont toutefois manifestement pas de nature à établir l'inexactitude des inscriptions consignées dans les extraits du compte individuel du prénommé (cf. art. 141 al. 3 RAVS; ATF 117 V 262-266 consid. 3 et les références, 110 V 97 consid. 4a et la référence). A cet égard, on ne saurait faire grief à la commission de recours d'avoir violé l'art. 12 PA, par le fait de ne pas avoir poursuivi ses investigations. En pareilles circonstances, il eût incombé au recourant d'établir l'inexactitude des inscriptions portées sur son compte individuel, preuves à l'appui (contrats de travail, fiches de salaires, témoins, etc.). La seule pièce qu'il produit avec son recours est un jugement du Tribunal du district de Zurich du 31 mars 1967, dont il ressort qu'il se trouvait en Suisse ce jour-là; toutefois, ce document ne prouve nullement qu'il occupait un emploi à cette époque.