Citation: 5A_505/2021 E. 7

S'agissant du principe même de la suppression d'une contribution d'entretien à titre provisionnel, le recourant a, comme vu précédemment, soulevé des griefs relatifs à l'établissement de la situation financière de l'intimée, lesquels ont été rejetés (cf. supra consid. 3 et 4). Si, dans son recours, il ne le mentionne pas expressément, on comprend tout de même que ces griefs visaient à s'opposer aux constatations cantonales selon lesquelles l'intimée serait en incapacité financière de continuer à assurer le paiement de la contribution d'entretien en faveur de l'enfant C.A.________. Sur ce point, l'autorité cantonale a relevé, dans l'arrêt entrepris, que le recourant contestait la suppression de la contribution d'entretien dont l'intimée était débitrice envers l'enfant C.A.________ ainsi que le montant de l'entretien convenable de celui-ci. Elle a considéré que, même en imputant un revenu hypothétique à l'intimée, celle-ci continuerait de présenter un déficit budgétaire compte tenu de ses charges et qu'aucune contribution d'entretien ne pouvait être mise à sa charge depuis le 23 janvier 2018. Dans le cadre de sa critique relative à la rétroactivité de la suppression, le recourant fait état de griefs formulés dans son précédent recours au Tribunal fédéral, lequel était dirigé contre l'arrêt cantonal du 11 décembre 2018 statuant sur les effets accessoires du divorce (cf. supra let. B.c). Sa brève argumentation présentée à cet égard est toutefois irrecevable, dès lors qu'elle est dirigée contre les considérations de l'arrêt sur le fond du 8 décembre 2018 et non contre l'arrêt querellé et que, d'autre part, elle revêt un caractère appellatoire (cf. supra consid. 2.1 et 2.2). Toujours dans le cadre de son grief concernant la rétroactivité de la suppression de la contribution d'entretien, le recourant soutient que, dans son appel sur mesures provisionnelles, il aurait fait valoir que l'intimée avait trompé l'autorité cantonale avant qu'elle ne rende sa décision du 11 décembre 2018, dans la mesure notamment où cette autorité avait retenu que l'intimée ne faisait pas garder ses enfants, alors même qu'elle aurait pourtant admis qu'une nourrice travaillerait pour elle tous les jours de la semaine, ainsi que les samedis à sa demande, car elle devrait se rendre à l'école mais également réviser pour sa formation. Or, dans l'arrêt querellé, la cour cantonale a retenu qu'il apparaissait vraisemblable que l'intimée faisait garder ses filles par une nourrice depuis le 1er janvier 2019 et a considéré que, en tout état de cause, la date à partir de laquelle elle les avait fait garder n'influençait pas l'issue de la cause. Par ailleurs, le recourant indique avoir établi que, en réalité, l'intimée ne suivait des cours que trois jours toutes les six semaines, soit seize jours de cours par année scolaire. Il sied là encore de constater que, dans la décision entreprise, la juridiction cantonale a elle-même retenu que la formation de l'intimée durait cinq ans et qu'elle impliquait seize jours de cours par année, à raison d'environ trois jours toutes les six semaines. Le recourant soutient en outre avoir établi que les jumelles étaient en âge d'être scolarisées, ce dont la cour cantonale a précisément tenu compte en indiquant qu'il ne fallait pas s'attendre à une augmentation de la capacité de travail de l'intimée dans un avenir proche dès lors que le soutien de l'Hospice général à l'engagement de la nourrice paraissait devoir s'arrêter une fois les deux filles scolarisées. Il suit de ce qui précède que, sur le plan de l'établissement des faits, le grief du recourant est infondé, la cour cantonale ayant précisément retenu les faits dont il se prévaut. Le recourant entend déduire des faits qu'il invoque qu'il était en de s'attendre à ce que la cour cantonale constate que l'intimée avait parfaitement la possibilité de travailler à 100 %, ses filles étant prises en charge par des tiers (nourrice et école) et qu'elle ne suivait que seize jours de cours par année, sa formation d'acupuncture étant étalée sur trois ans afin de permettre aux étudiants de continuer à travailler à plein temps tout en se formant dans ce domaine. Cela étant, le recourant présente une argumentation appellatoire, qui ne répond en outre pas à la motivation cantonale selon laquelle, même en lui imputant un revenu hypothétique, l'intimée ne serait vraisemblablement pas en mesure de couvrir elle-même ses dépenses incompressibles, même à l'issue de sa formation. Il suit de là que, pour autant que l'on comprenne que, dans le cadre de son grief relatif à la rétroactivité de la suppression de la contribution d'entretien, le recourant forme un grief distinct relatif au principe même de la suppression de la contribution, sa critique est irrecevable, faute de motivation suffisante (cf. supra consid. 2.1 et 2.2).