Citation: U 280/00 30.03.2001 E. 4

4.- Sur le fond, il apparaît, contrairement à l'avis des premiers juges, qu'il n'y a aucune raison de commettre un nouvel expert et de renvoyer le dossier de la cause, à cette fin, à la recourante. Cela contreviendrait aux principes de célérité et d'économie de la procédure (ATF 126 V 249 consid. 4a). En réalité, ce sont les juges cantonaux eux-mêmes qui auraient dû, s'ils l'estimaient nécessaire, compléter l'instruction en posant aux experts les questions qu'ils entendaient voir élucider. Il n'y a toutefois pas lieu de leur renvoyer encore une fois le dossier à cette fin. En effet, le rapport d'expertise circonstancié du 22 septembre 1997 répond clairement et de manière complète aux questions laissées ouvertes dans l'arrêt du 14 novembre 1995 et permet d'exclure l'existence d'un rapport de causalité naturelle entre les troubles somatiques et psychiques de l'intimée et les accidents des 26 novembre 1990 et 5 septembre 1991. Il en résulte que le recours est bien fondé et que le jugement attaqué doit être purement et simplement annulé.