Citation: 1B_106/2009 29.05.2009 E. A

X.________ a été inculpé le 29 février 2008, par le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne, d'actes d'ordre sexuel commis en 2006 et 2007 sur des fillettes, A.________ (la fille de sa concubine) et B.________, alors âgées d'une dizaine d'années. Le même jour, il a été mis en détention préventive. Le 7 mars 2008, le Juge d'instruction a refusé la mise en liberté du prévenu, en raison des besoins de l'enquête et pour des motifs d'ordre public. Cette décision a été confirmée le 27 mars 2008 par le Tribunal d'accusation du Tribunal cantonal vaudois. Le 31 mars 2008, le Juge d'instruction a remis en liberté X.________, avec l'interdiction d'essayer d'entrer en contact directement ou indirectement, y compris par correspondance, avec les victimes. Par arrêt du 22 avril 2008, le Tribunal d'accusation a rejeté le recours formé par le Ministère public, considérant qu'après l'audition de toutes les personnes impliquées et les opérations d'enquête effectuées au domicile et sur le bateau de l'inculpé, le risque de collusion n'était plus suffisant. A.________ et sa mère avaient quitté la maison de l'inculpé pour aller vivre auprès du père biologique de la fillette. Le Service de protection de la jeunesse (SPJ) allait s'assurer que A.________ demeure chez son père et que sa mère se montre "suffisamment protectrice". Les parents des autres victimes avaient été informés. Ces mesures paraissaient suffisantes pour éviter toute récidive.