Citation: 1C_915/2013 E. 6

Les recourantes considèrent qu'il était arbitraire de n'avoir tenu aucun compte de l'avis des architectes qu'elles ont consultés selon lequel le système de ventilation choisi ne serait pas adapté pour évacuer l'air vicié d'un garage souterrain et les plans versés par l'intimé à l'appui de sa demande de permis de construire complémentaire ne concordaient pas avec le projet autorisé et étaient incomplets. Les recourantes se réfèrent à cet égard à des avis oraux donnés par des architectes, dont elles n'ont pas révélé le nom et les coordonnées pour des raisons confidentielles, ainsi qu'à la documentation de la maison Acqualys, qui donne des explications techniques sur la manière dont fonctionne le système de ventilation mécanique à double flux. Ces éléments ne permettent pas de retenir que l'installation prévue par l'intimé en lieu et place du système de ventilation initial serait inapte, d'un point de vue technique, à évacuer l'air vicié du garage souterrain. Le Service cantonal de la protection de l'environnement, en sa qualité de service spécialisé en matière de protection de l'air au sens de l'art. 42 al. 1 de la loi fédérale sur la protection de l'environnement, a d'ailleurs donné ultérieurement son aval à la solution préconisée par le constructeur de sorte que seuls des motifs sérieux et suffisamment étayés pourraient amener le Tribunal fédéral à s'en écarter ou à le mettre en doute, ce qui n'est pas le cas en l'occurrence. Pour le surplus, les recourantes ne précisent pas dans leur mémoire de recours sur quels points les plans produits par l'intimé seraient incomplets et quelles dispositions auraient, ce faisant, été violées. Il n'appartient pas au Tribunal fédéral d'examiner d'office ce qu'il en est, s'agissant d'une question qui relève de l'établissement des faits et de l'application du droit cantonal dont la violation doit être alléguée par une argumentation répondant aux exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF. Sur ce point également, le recours est infondé dans la mesure où il est recevable.