Citation: 6B_425/2022 E. 4.2.3

4.2.3. La recourante considère que, contrairement à ce qu'a retenu la cour cantonale, elle revêtirait la qualité de partie plaignante y compris pour les faits postérieurs au 31 décembre 2011, reprochant sur ce point une appréciation arbitraire de l'ordonnance, référencée P3 21 3, rendue par cette même autorité dans la même procédure le 24 février 2021, dont le dispositif ne limiterait pas sa qualité de partie plaignante à la seule période courant du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2011. Étant partie à la procédure, elle aurait ainsi le droit de consulter le dossier. Le prononcé d'une ordonnance de non-entrée en matière au lieu d'une ordonnance de classement lui aurait ainsi causé un dommage, puisqu'elle n'aurait pas pu exercer ce droit, ce qui justifierait l'annulation de l'ordonnance de non-entrée en matière du 12 octobre 2021. En l'espèce, la recourante ne fait qu'opposer sa propre interprétation de l'ordonnance du 24 février 2021 (P3 21 3) à celle de la cour cantonale. Purement appellatoire et dépourvu de motivation topique (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF), un tel grief est irrecevable. Au demeurant, bien que le dispositif de ladite ordonnance se soit limité à reconnaître la qualité de partie plaignante à la recourante dans la procédure MPG 2019 773, il ressort des considérants de cette décision (P3 21 3) que, s'agissant de l'étendue de cette qualité pour les faits de concurrence déloyale, la plainte pénale du 1 er avril 2015 devait être interprétée comme la manifestation de la volonté inconditionnelle de la recourante de voir l'intimé poursuivi pénalement non seulement pour les faits éventuellement survenus jusqu'en 2009, mais également pour ceux qui se seraient produits en 2010 et 2011, mais pas au-delà. Ainsi, contrairement à ce que soutient la recourante, sa qualité de partie plaignante dans ladite procédure n'avait pas été admise sans réserve, mais était limitée à la période allant du 1 er janvier 2010 au 31 décembre 2011. En conséquence, les considérants de l'ordonnance du 24 février 2021 (P3 21 3) à l'aune desquels le dispositif doit s'interpréter (cf. ATF 144 I 11 consid. 4.2 p. 14; 142 III 210 consid. 2.2 p. 213; 128 III 191 consid. 4a p. 195 et les références citées; arrêt 6B_1100/2020 du 16 décembre 2021 consid. 3.3) ne permettaient à l'évidence pas d'accorder à ladite décision la portée que l'intéressée lui prête, de sorte que l'appréciation qu'en a faite la cour cantonale dans l'ordonnance querellée ne saurait être considérée comme manifestement insoutenable. C'est en vain que la recourante se fonde sur sa propre interprétation de sa plainte du 1 er avril 2015 pour asseoir sa lecture de l'ordonnance du 24 février 2021 (P3 21 3), puisque cette ordonnance, définitive (cf. arrêt 1B_183/2021 du 21 septembre 2021), a limité avec autorité de chose jugée l'étendue de sa qualité de partie plaignante pour l'infraction de concurrence déloyale à la courte période du 1 er janvier 2010 au 31 décembre 2011. Elle ne saurait donc revenir sur ce point par l'entremise du présent recours en matière pénale.