Citation: 6B_627/2024 E. 1.5.3

1.5.3. S'agissant de l'intérêt privé du recourant à demeurer en Suisse, celui-ci est important puisque sa compagne et leur enfant y résident. Concernant la durée de son séjour en Suisse, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir considéré que celui-ci était "bref" alors qu'il est dans notre pays depuis sept ans et huit mois. Il perd cependant de vue qu'il ne séjourne légalement en Suisse que depuis quatre ans et que, comme susmentionné, dans l'examen de la durée du séjour du condamné, la jurisprudence n'accorde qu'un faible poids aux années passées en Suisse dans l'illégalité (cf. supra consid. 1.2.2). Par ailleurs, selon la jurisprudence, une bonne intégration de l'étranger peut être supposée lorsqu'il a séjourné en Suisse légalement depuis dix années (cf. supra consid. 1.2.2). Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable. Ainsi, si l'on ne peut certes pas ignorer que l'expulsion est susceptible de porter atteinte aux relations entre le recourant et sa famille, il convient de relever que cette mesure reste d'une durée limitée, qu'il demeure envisageable que la vie de famille (avec sa compagne et leur fille) se poursuive à l'étranger - sa compagne étant également de nationalité portugaise - même si cela ne peut d'emblée être exigé et que la mesure n'empêchera pas le recourant d'entretenir des contacts avec sa compagne et leur enfant par le biais de visites régulières de ceux-ci au Portugal, voire par le biais des moyens de télécommunication modernes. Enfin, pour ce qui est de la réintégration du recourant au Portugal, celle-ci ne devrait pas être difficile dès lors notamment qu'il n'est légalement en Suisse que depuis quelques années et que son père et ses frères vivent dans son pays.