Citation: 2C_549/2024 E. 7.2

7.2. En l'occurrence, lors de son premier séjour en Suisse, le recourant a été condamné à quatre reprises entre les 13 juin 2005 et 14 janvier 2009, notamment pour des infractions contre le patrimoine (vol, abus de confiance, dommage à la propriété). Il a ensuite été condamné à cinq reprises entre les 12 février 2013 et 14 septembre 2021 dont à une importante peine de 3 ans d'emprisonnement pour des actes ayant été commis entre juin 2009 et septembre 2020. Ces condamnations ont sanctionné des infractions contre le patrimoine (dommage à la propriété, vol, abus de confiance, escroquerie) mais aussi pour conduite d'un véhicule automobile sans permis de conduire ainsi que des contraventions à la loi fédérale du 3 octobre 1951 sur les stupéfiants et les substances psychotropes (LStup; RS 812.121). Il s'ensuit que les infractions commises par le recourant revêtent une gravité largement supérieure à celles de bien moindre importance qui ont conduit le Tribunal fédéral, dans sa jurisprudence, à juger que l'intérêt privé du parent étranger à conserver des relations familiales avec son enfant l'emportait sur son renvoi de Suisse (cf. consid. 6.5 ci-dessus). À cet égard, le recourant fait valoir, mais en vain, que ce n'est que par négligence qu'il a manqué d'annoncer ses antécédents pénaux et qu'il a par ailleurs pleinement pris conscience de la portée des infractions qu'il avait commises. En effet, il n'est pas possible de prendre en considération ces éléments, puisque le recourant a échoué à démontrer que les faits retenus dans l'arrêt attaqué l'ont été de manière manifestement inexacte (cf. consid. 4 ci-dessus). En ce qui concerne l'intérêt privé du recourant, sur le plan personnel, à l'instar de l'arrêt attaqué, il y a lieu de retenir qu'il a vécu en Suisse plusieurs années avant de retourner au Portugal, notamment durant un séjour de plus de dix années entre 2001 et 2012. Comme le démontrent cependant les nombreuses condamnations pénales pour des infractions commises durant cette période, il n'était toutefois pas particulièrement bien intégré en Suisse. Bien que le recourant dispose d'un emploi depuis son retour en Suisse, rien au dossier ne permet d'affirmer qu'il fait preuve d'une bonne intégration en Suisse. Il n'est, notamment, pas particulièrement investi dans la vie associative ou culturelle locale. Sur le plan familial, le recourant a reconnu son fils sur lequel le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant lui a accordé l'autorité parentale conjointe et la garde alternée et avec qui il entretient des liens affectifs et économiques étroits, de telle sorte que la séparation de la famille aura un impact important sur son fils et sur le développement de celui-ci. Il n'en demeure pas moins, comme l'a retenu à bon droit l'instance précédente, que le nombre, la longueur et l'importance des peines prononcées à l'encontre du recourant démontrent un mépris indéniable pour l'ordre public et une tendance marquée à la répétition d'actes punissables conduisent à relativiser cette importance. Le maintien d'une relation familiale restera de toute façon possible au regard de la distance raisonnable qui sépare la Suisse du Portugal.