Citation: 5A_276/2019 E. 5.2

5.2. Le recourant conteste cette appréciation. Il ne démontre cependant pas, conformément aux exigences de motivation requises (art. 106 al. 2 LTF), que les constatations de l'autorité cantonale relatives à la situation financière de ses sociétés et à la nécessité de les vendre, respectivement la conclusion qu'elle a en tirée, à savoir qu'il avait volontairement renoncé à ses précédents revenus, seraient insoutenables. Se référant à des pièces dont il reproduit des extraits, il soutient qu'il résulte clairement du dossier qu'il n'a pas volontairement diminué son patrimoine ni ses revenus. L'autorité cantonale aurait donc dû retenir qu'il ne perçoit, depuis le 1er janvier 2019, qu'un montant mensuel de 8'758 fr. 85, alors que celui-ci s'élevait à 12'086 fr. du 1er septembre au 31 décembre 2018. A l'appui de son grief, il réitère les allégations déjà formulées en appel, exposant en substance qu'il a cédé l'entier de ses parts dans ses entreprises pour un montant symbolique, ce qui se justifiait pleinement vu la dégradation de la situation financière desdites sociétés, que cette perte de valeur ne résulte pas d'un acte délibéré, qu'il n'a pas choisi d'être licencié et qu'il est aujourd'hui dépourvu de toute fortune; en outre, lorsque son licenciement aura pris effet, il sera privé de revenus si ce n'est ceux retirés de la location d'une partie de sa maison. Cette argumentation est en grande partie appellatoire et, dans cette mesure, ne saurait être prise en considération (ATF 142 III 364 consid. 2.4). A cet égard, il convient de rappeler qu'il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais au recourant d'établir en quoi celle opérée par l'autorité cantonale serait insoutenable (notamment: arrêts 5A_685/2018 du 15 mai 2019 consid. 4.1; 9C_134/2019 du 15 avril 2019 consid. 4.1; 5A_334/2018 du 7 août 2018 consid. 3.3 et la jurisprudence citée). En l'occurrence, le recourant développe sa propre discussion de pièces, dont certaines ont bien été versées au dossier, mais d'autres jugées irrecevables (cf. supra 2.3 et 3.2), soutenant qu'elles corroboreraient ses allégations. Ce faisant, il se contente de substituer son appréciation à celle de l'autorité cantonale, sans démontrer que celle-ci n'aurait pas pris en compte un élément de preuve propre à modifier la décision, qu'elle se serait trompée manifestement sur son sens et sa portée, ou encore qu'en se fondant sur les éléments recueillis, elle en aurait tiré des conclusions insoutenables (ATF 143 IV 500 consid. 1.1; 140 III 264 consid. 2.3 et les arrêts cités). Par ailleurs, le recourant ne prétend pas que l'autorité cantonale serait tombée dans l'arbitraire en lui imputant un revenu hypothétique du seul fait qu'il avait, selon elle, volontairement renoncé à celui qu'il réalisait antérieurement, ou en omettant de retenir qu'il avait concrètement entrepris tout ce qui pouvait raisonnablement être exigé de lui pour retrouver une activité professionnelle lui procurant un revenu suffisant pour assumer son obligation alimentaire. Il ne reproche pas davantage aux juges précédents de n'avoir pas examiné s'il avait encore actuellement la possibilité effective de retrouver un tel emploi (cf. arrêt 5A_571/2018 du 14 septembre 2018 consid. 5.3). En tant qu'il est recevable, le grief est ainsi manifestement mal fondé.