Citation: 6B_670/2018 E. 3.1

3.1. La cour cantonale a retenu que, le 2 septembre 2014, B.________ a été contrôlé par la police cantonale alors qu'il était passager d'un véhicule appartenant à la société A.________ Sàrl. Il s'est identifié au moyen d'une carte d'identité kosovare mais n'a pas été en mesure de présenter aux agents de police un titre de séjour et leur a déclaré se trouver illégalement en Suisse. Il a précisé qu'il se trouvait et travaillait illégalement en Suisse depuis 1997, qu'il était employé de la société A.________ Sàrl depuis septembre 2006 et gagnait à ce titre 4'500 fr. net par mois. Le même jour, la police cantonale a auditionné X.________, qui a admis avoir engagé B.________ le 1er septembre 2006, tout en affirmant ne pas être au courant que son employé ne possédait pas de titre de séjour valable. Il a déclaré qu'il n'avait jamais demandé à B.________ de présenter son autorisation de séjour puisque ce dernier avait déjà travaillé à la laiterie de C.________ avant qu'il ne l'engage et qu'il pensait donc qu'il disposait d'un tel titre. X.________ a indiqué qu'il lui versait un salaire de 4'400 fr. brut par mois, les assurances et l'impôt à la source étant déduits. Cela étant, X.________ a ensuite motivé son opposition à l'ordonnance pénale en indiquant que lors de l'engagement de B.________, ce dernier lui avait présenté une autorisation de séjour ainsi qu'une autorisation d'exercer une activité lucrative. B.________ avait de plus toujours présenté son autorisation de séjour renouvelée, la dernière étant valable jusqu'au 4 décembre 2013. Il a ajouté que toutes les charges sociales concernant cet employé, dont il a produit les pièces justificatives, avaient toujours été acquittées. Il a également produit la copie d'un titre de séjour au nom de B.________ valable jusqu'au 4 décembre 2013, en indiquant qu'il devait s'agir d'un faux, mais qu'il n'avait pas pu déceler la falsification. A l'issue de son appréciation des moyens de preuve, la cour cantonale a privilégié les premières déclarations du recourant et a écarté la version des faits présentée à l'appui de son opposition. Elle a considéré que le recourant n'avait jamais eu en sa possession, avant l'interpellation de son employé, une copie d'une quelconque autorisation émanant de la police des étrangers et qu'il ne s'était jamais assuré, conformément aux exigences légales, qu'il était en situation régulière.