Citation: 2C_92/2018 E. 7.2

7.2. Contrairement à ce que soutient le recourant, le Tribunal cantonal n'a pas renvoyé l'examen de la question des risques liés à un retour en République démocratique du Congo au stade de l'exécutabilité du renvoi et de l'admission provisoire, ce qui ne serait pas admissible (cf. arrêt 2C_1062/2013 du 28 mars 2014 consid. 3.3), mais a déjà pris en compte cet élément dans la perspective d'un éventuel renouvellement de l'autorisation de séjour en vertu de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEtr. Le fait que l'arrêt attaqué indique que la question de l'exécutabilité du renvoi doive aussi être examinée par les autorités d'exécution n'y change rien. Sur ce point, il a retenu, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF; cf. supra consid. 5), que le recourant n'avait pas démontré, ni même tenté de le faire, qu'il serait exposé à des menaces concrètes et réelles pour sa vie et son intégrité physique en cas de retour dans son pays. A cet égard, il peut être renvoyé aux considérations convaincantes de l'arrêt querellé (art. 109 al. 3 LTF). Il ressort en particulier de ce dernier que, dans le cadre de l'examen de la demande d'asile du recourant, l'ODM avait déjà estimé que les propos de celui-ci étaient peu crédibles et contradictoires. En outre, l'autorité précédente a également relevé que le recourant n'avait pas mentionné l'existence d'un risque de persécution devant le Service cantonal, ce qui renforçait les doutes quant au réel danger qu'il prétendait encourir. Contrairement à ce que laisse entendre le recourant, les Juges cantonaux n'ont pas exigé qu'il prouve au moyen de pièces les risques allégués, l'arrêt se référant également à l'absence d'indice. Enfin, il faut relever qu'à l'appui de son recours, le recourant ne présente aucun élément qui soit propre à démontrer l'existence d'un danger concret pour sa personne. En particulier, le recourant n'établit aucunement les liens qui l'uniraient à l'opposant au Chef de l'Etat congolais mentionné à l'appui de son recours et des allégations générales ne suffisent pas à démontrer un risque concret de traitement inhumain ou dégradant (ATF 139 II 65 consid. 6.4 p. 77). Par ailleurs, le recourant ne démontre pas que dans le cas présent les obstacles à l'exécution du renvoi allégués présentent un lien suffisant avec l'union entre-temps dissoute (cf. supra consid. 7.1). Sur ce point, la présente cause diffère notamment de celle dans laquelle l'étranger qui avait obtenu un statut de réfugié dans un pays, le perd suite à sa venue en Suisse et son mariage avec une Suissesse (cf. ATF 137 II 345 consid. 3.3 p. 350 ss; pour un autre exemple, cf. également 2C_13/2012 du 8 janvier 2013 consid. 4.4.2 et 5.1). Enfin, devant l'autorité de céans, le recourant ne prétend plus avoir fait l'objet de violences conjugales qui relèveraient de raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 al. 2 LEtr. Sur le vu de l'ensemble de ces éléments, le Tribunal cantonal n'a à juste titre reconnu aucun droit au renouvellement de l'autorisation de séjour fondé sur l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEtr.