Citation: 6B_10/2014 E. 3.2.4

3.2.4. Il convient de mettre en exergue que le recourant ne critique pas le jugement attaqué en tant qu'il a retenu, comme éléments qui ont contribué à forger la conviction de la juridiction cantonale quant à la réalité des faits reprochés, que l'intimée avait été très affectée par les événements, qu'elle avait changé singulièrement de comportement (passant d'une personnalité ouverte à une personnalité refermée), qu'elle avait manifesté des signes de souffrance post-traumatiques (isolement, peur vis-à-vis d'autrui, perturbations du sommeil, cauchemars) et qu'il n'existait aucun motif permettant de penser qu'elle était l'auteure de fausses déclarations. De même le recourant ne prend-il pas position sur les considérations de la juridiction cantonale relatives au fait qu'il avait fourni à ses amis des explications confuses sur les événements qui s'étaient déroulés au cours de la nuit et qu'il n'avait pas eu après les faits le comportement d'un homme ayant la conscience tranquille. Or il convient de souligner qu'il n'est pas insoutenable, en matière d'appréciation des preuves, d'examiner le comportement des protagonistes après l'acte sexuel, dès lors qu'il peut être révélateur de ce qu'ils ont effectivement vécu auparavant (arrêt 6B_735/2007 du 24 janvier 2008 consid. 2.2).