Citation: 4D_23/2009 01.05.2009 E. 4

4.1 Dans un premier moyen, le recourant se plaint de ne pas avoir pu présenter ses arguments lors de l'audience de comparution personnelle du 29 février 2008 du Tribunal des baux et loyers et, partant, de ne pas avoir pu exercer son droit d'être entendu. Il souligne, à ce propos, qu'il n'a pas pu participer à cette audience, pour cause de maladie, et que son mandataire a expressément demandé, à cette occasion, que les parties soient convoquées à une nouvelle audience. 4.2 Le grief en question est irrecevable, dès lors qu'il vise le jugement de première instance et non la décision finale prise par la Chambre d'appel (cf. art. 90 LTF). Quoi qu'il en soit, même recevable, il ne pourrait qu'être rejeté. Premièrement, le recourant n'indique pas quelle disposition du droit de procédure civile genevois imposant par hypothèse la comparution personnelle des parties, en ce sens que leur représentation serait exclue, le Tribunal des baux et loyers aurait arbitrairement méconnue. Du reste, l'art. 430 al. 1 de la loi de procédure civile genevoise autorise expressément la représentation d'une partie, notamment par un mandataire professionnellement qualifié, devant le Tribunal des baux et loyers. Deuxièmement, le droit d'être entendu, tel qu'il est garanti par la Constitution fédérale, n'englobe pas celui de s'exprimer oralement (ATF 117 II 346 consid. 1b; 115 II 129 consid. 6a p. 133 et les arrêts cités). Troisièmement, la cour cantonale constate, contrairement à ce que soutient le recourant et sans être critiquée par lui sur ce point, qu'aucune demande de "reconvocation" n'a été formulée par le mandataire de l'intéressé (arrêt attaqué, p. 5, consid. 2, 4e §).