Citation: 1B_142/2017 E. 3.4

3.4. En l'occurrence, selon l'arrêt entrepris, il est apparu, au cours de la procédure ouverte contre G.________ pour blanchiment d'argent en lien avec de la corruption d'agents publics dans le cadre de l'acquisition de sous-marins (P_2), que A.________ pourrait être également impliqué; les relations bancaires dont ce dernier était l'ayant droit économique et/ou au bénéfice d'un pouvoir de signature - soit en particulier le compte de la recourante - ont ainsi été séquestrées le 27 novembre 2015 (cf. le consid. 2.2, rappelant notamment le contenu de l'ordonnance du 7 avril 2015, et le consid. 4.2 de l'arrêt attaqué). Ces considérations ne sont pas remises en cause, que ce soit par rapport aux soupçons à l'encontre de G.________, aux liens existant entre la recourante et A.________, ainsi qu'au prononcé de la mesure dans le cadre de la procédure P_2. La recourante soutient en revanche que les nouveaux motifs invoqués par le MPC dans sa télécopie du 22 décembre 2015 ne sauraient permettre le maintien de cette mesure dans le cadre de la procédure P_2. Ce raisonnement part cependant de la prémisse erronée que seul A.________, en tant que dirigeant de la banque D.X.________, serait mis en cause dans le cadre de la débâcle du Groupe X.________; tel n'est cependant pas le cas puisque le prévenu G.________ paraît être également impliqué (cf. le consid. 2.2, en lien avec les informations données le 22 décembre 2015 par le MPC, ainsi que le consid. 4.2 de l'arrêt attaqué). Il n'était ainsi pas arbitraire de considérer que le séquestre du compte de la recourante pouvait être maintenu dans le cadre la procédure P_2. On ne voit pas non plus pourquoi les raisons permettant un séquestre ne pourraient pas évoluer en fonction des éléments qu'une enquête pénale peut mettre en évidence; l'autorité précédente a d'ailleurs retenu à juste titre que celle-ci ne saurait être figée, mais doit au contraire permettre de confirmer, d'infirmer et/ou de compléter les soupçons existants (cf. le consid. 4.3 de l'arrêt attaqué). La recourante ne conteste d'ailleurs pas de vant le Tribunal fédéral que le séquestre ordonné puisse être en rapport avec des actes reprochés au prévenu G.________, que ce soit au demeurant en lien avec la problématique liée aux sous-marins ou à celle concernant la débâcle du Groupe X.________. Dans la mesure où l'enquête sur les premiers motifs donnés à la recourante serait abandonnée - ce qui n'est pas établi -, il appartiendra cependant au MPC d'étayer les éléments liant le prévenu G.________, le compte de la recourante placé sous séquestre et la débâcle du Groupe X.________. Vu les considérations précédentes, les autres arguments développés par la recourante - qui tendent en substance essentiellement à démontrer le défaut de soupçons concernant A.________ -, notamment par le biais des violations du droit d'être entendu, peuvent être écartés. En particulier, il ne peut pas être fait grief à l'autorité précédente de n'avoir pas pris en compte les jugements portugais - qui ne mettent au demeurant pas un terme à la procédure pénale contre A.________, mais lèvent des mesures de séquestre - puisque ceux-ci ne concernent pas le prévenu G.________. En confirmant le séquestre portant sur le compte bancaire de la recourante, la Cour des plaintes n'a pas procédé de manière arbitraire et ce grief peut être rejeté.