Citation: 6B_909/2014 E. B

Par jugement du 16 avril 2014, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis les appels de X.________ d'une part, et de C.________, A.________ et B.________ d'autre part, et a réformé le jugement de première instance en ce qui concerne les conclusions civiles uniquement. En conséquence, elle a astreint X.________ à verser à C.________, A.________ et B.________, solidairement entre eux, un montant de 338 fr., à titre de dommages et intérêts ainsi qu'un montant de 30'000 fr. à C.________ à titre de tort moral, avec intérêts à 5% l'an dès le 11 octobre 2011; elle a rejeté les conclusions civiles pour le surplus. Ce jugement repose en substance sur les faits suivants: B.a. A Lausanne, avenue Z.________, à hauteur de l'immeuble n° 4, le 11 octobre 2011, vers 11h30, X.________, alors qu'elle remontait dite avenue au volant de son véhicule pour regagner son domicile, a obliqué à droite sans avoir pris le soin de regarder à gauche, a franchi le trottoir pour rejoindre son immeuble et a heurté C.________, alors âgé de 12 ans, qui descendait le trottoir depuis la gauche au guidon de sa trottinette. A la suite du choc, le garçon a glissé sur le capot de la voiture, puis a chuté au sol devant la roue avant droite du véhicule. X.________ a encore roulé sur une distance de 4,9 mètres en traînant le garçon qui s'est finalement retrouvé immobilisé contre une barrière métallique, derrière la roue avant droite. B.b. C.________ a été transporté au Service des urgences du CHUV où il a immédiatement subi des opérations à la jambe et au bras droits, ainsi qu'à la mâchoire. Souffrant d'une luxation crânio-cervicale très importante, ayant mis sa vie en danger, il a subi, le 15 octobre 2011, une opération chirurgicale au niveau de la nuque et des trois vertèbres cervicales qui ont été immobilisées au moyen de tiges métalliques. Il a été hospitalisé jusqu'au 4 novembre 2011. Il a ainsi souffert de lésions cervicales, de fractures de la mandibule gauche, du rocher à droite, du fémur droit, des côtes, d'une fracture ouverte de l'humérus droit, d'une fracture radio-ulnaire droit et d'une atteinte du nerf radial traumatique à droite. Il a été réopéré par la suite à plusieurs reprises pour que lui soient enlevées les plaques dans son bras et sa jambe droits et dans la mâchoire. Durant les mois qui ont suivi les faits, C.________ a enduré des séquelles sur le plan physique, telles que désensibilisation du pouce, maux au niveau de la nuque, mobilité réduite du cou et cicatrices, ainsi sur le plan psychologique, concrétisées par des angoisses de mort très importantes, avec baisse des résultats scolaires, des difficultés de concentration, de la fatigue et des comportements agressifs. Son niveau scolaire a également baissé et il a dû s'astreindre à des séances d'ergothérapie, de physiothérapie et de psychothérapie. Il a à nouveau été hospitalisé du 14 au 19 octobre 2012 pour une ablation de la plaque du fémur droit et une correction des cicatrices. Selon un rapport du 6 novembre 2013, les séquelles de l'accident à cette date consistaient en de multiples cicatrices, en une asymétrie de force et une diminution sensitive créée par la lésion du nerf radial droit. B.c. Dénoncé pour contravention à l'Ordonnance sur les règles de la circulation routière (OCR, RS 741.11), C.________ a bénéficié d'une ordonnance de classement rendue par le Tribunal des mineurs le 20 avril 2012.