Citation: 8C_683/2008 03.08.2009 E. 2

Aux termes de l'art. 99 al. 1 LTF, aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté dans un recours au Tribunal fédéral, à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente. Cette règle s'applique également lorsque la procédure porte sur des prestations en espèces de l'assurance-accidents ou de l'assurance militaire, nonobstant le pouvoir d'examen relativement étendu dont dispose le Tribunal fédéral dans ce type de litige (art. 105 al. 3 LTF; ATF 135 V 194). En l'occurrence, les nouveaux documents médicaux produits par le recourant et l'intimée ne résultent pas du jugement entrepris, au sens de l'art. 99 al. 1 LTF, et ne peuvent donc pas être pris en considération. Dans le même sens, la demande de complément d'instruction présentée par l'intimée, qui ne pourrait elle aussi qu'aboutir à la production de preuves nouvelles, doit être rejetée. Le recourant soutient, certes, que le rapport du docteur F.________ du 14 août 2008 pourrait fonder une demande immédiate de révision de l'arrêt du Tribunal fédéral en cas de rejet de son recours. Cela paraît douteux, compte tenu des conditions posées pour la révision d'un arrêt du Tribunal fédéral (cf. en particulier l'art. 125 LTF, en relation avec l'art. 61 let. i LPGA; voir également PIERRE FERRARI, in Commentaire de la LTF, 2009, no 2 sv. p. 1215 sv.). Quoi qu'il en soit, cette question ne se pose pas en l'espèce, compte tenu de ce qui suit.