Citation: 2C_325/2021 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, sous l'angle de l'art. 8 CEDH, le Tribunal administratif fédéral a laissé ouverte la question de la qualité du lien affectif existant entre le recourant et ses enfants. Il a toutefois relevé à cet égard que le droit de visite dont bénéficiait le recourant en l'absence de logement adéquat ne correspondait pas à un droit de visite usuel et souligné que l'exercice effectif et sans encombre de ce droit restait sujet à caution. Selon l'autorité précédente, le critère de la relation économique étroite n'était en revanche pas rempli. Sur ce point, il ressort des faits de l'arrêt entrepris, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que le recourant n'a pas établi avoir contribué régulièrement et de manière significative à l'entretien de ses enfants. Il n'a pas démontré avoir payé les contributions d'entretien fixées par le juge, ni expliqué pour quelles raisons il n'avait pas honoré ses obligations. Il n'a pas non plus allégué et a fortiori établi avoir contribué à l'entretien de ses enfants sous une autre forme. Pour le surplus, il peut être renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué, qui a pris en compte les circonstances du cas d'espèce, notamment concernant les possibilités pour le recourant d'exercer une activité lucrative (art. 109 al. 3 LTF). L'autorité précédente a également retenu que le recourant n'avait pas fait montre d'un comportement irréprochable, relevant que celui-ci n'avait pas respecté les décisions judiciaires concernant le paiement de pension alimentaire et avait fait l'objet d'un nombre impressionnant de poursuites et d'actes de défaut de biens pour un montant de près de 48'000 fr. On peut également relever que le recourant n'a pas donné suite à la décision de renvoi prononcée à son encontre en 2003.