Citation: 8C_558/2023 E. 6.3.3

6.3.3. Pour le critère de l'importance de l'incapacité de travail, ce n'est pas la durée de l'incapacité qui est déterminante mais bien plutôt son importance au regard des efforts sérieux accomplis par l'assuré pour reprendre une activité, au besoin en exerçant une autre activité compatible avec son état de santé (ATF 134 V 109 consid. 10.2.7). A cet égard, la recourante fait valoir qu'elle a suivi des mesures de reconversion dans le cadre de l'assurance-invalidité et qu'elle s'est réadaptée elle-même vers une activité de coaching et de thérapie animale avec la création d'ateliers. Malgré les stratégies qu'elle a mis en place, ses limitations otologiques et neurologiques ne lui ont pas permis de rétablir entièrement sa capacité de travail. Elle se réfère aux experts du CEMEDEX, selon lesquels le pourcentage de l'activité exigible ne dépasse pas 60 %. En l'espèce, le dossier de l'intimé ne contient pratiquement aucune information sur la reconversion de la recourante en l'absence de l'apport de celui de l'assurance-invalidité. En tout état de cause, même à reconnaître que la recourante a fait des efforts suffisants en vue d'une reprise d'activité et qu'il existe une incapacité de travail résiduelle de 40 %, le critère ne revêt pas une intensité particulière.