Citation: C 285/06 01.10.2007 E. B

D.________ a recouru contre cette décision devant le Tribunal administratif du canton de Vaud en concluant, sous suite de frais et dépens, à ce qu'il soit déclaré apte au placement dès le 3 novembre 2005. A l'appui de son recours, il a produit deux attestations du 4 avril 2006, l'une de son épouse et l'autre de sa belle-soeur, F.________, susceptibles de garder l'enfant S.________ pendant la journée, dès lors qu'elles ne commençaient leur activité professionnelle qu'à partir de 17 heures. L'épouse du recourant, A.________, a précisé que « des solutions seront trouvées pour les quelques heures où je ne suis pas à la maison ». En cours de procédure, l'assuré a été invité par le Juge instructeur, d'une part, à indiquer jusqu'à quelle heure les deux personnes disposées à s'occuper de ses enfants pouvaient assurer leur garde, compte tenu du temps nécessaire pour se déplacer jusqu'à leur travail et, d'autre part, à décrire les solutions de garde mises en place pour pour la période séparant le départ de ces personnes et le retour de l'assuré (lettre du 19 juin 2006). Par lettre du 3 juillet 2006, D.________ a confirmé que sa belle-soeur était disponible jusqu'à 17 heures. Il a ajouté qu'il avait retrouvé du travail à partir du 1er juillet 2006, alors que son épouse avait perdu son emploi et entendait s'inscrire au chômage. Il a encore précisé que dans l'hypothèse où il ne devrait pas être en mesure de rentrer à la maison avant le départ de la personne chargée de la garde durant la journée, sa fille aînée, alors âgée de douze ans, pourrait se charger des autres enfants dans l'intervalle. Enfin, il ferait appel, si besoin était, à une garderie quelques heures par semaine ou à une autre aide qui viendrait combler les quelques dizaines de minutes durant lesquelles aucun adulte ne se trouverait à la maison. Interpellé par le juge d'instructeur au sujet des renseignements fournis à l'assuré à propos des exigences en matière d'aptitude au placement, l'ORP a exposé, notamment, que le recourant avait participé, le 15 octobre 2001, à une séance d'information centralisée pour demandeurs d'emploi et qu'il avait été informé à cette occasion de manière générale sur la question de l'aptitude au placement (lettre du 31 août 2006). Par jugement du 2 novembre 2006, le Tribunal administratif a admis le recours et réformé la décision du Service de l'emploi du 20 mars 2006, en ce sens que l'opposition formulée par l'assuré contre la décision de l'ORP du 29 novembre 2005 était admise, l'aptitude au placement étant reconnue à partir du 3 novembre 2005.