Citation: 2C_353/2023 E. 4.4

4.4. En l'espèce, selon les faits retenus, le recourant, qui a été au bénéfice d'une autorisation de séjour à partir du 25 juillet 2014, n'a travaillé que du 22 décembre 2017 au 30 juin 2020. Depuis le 1er avril 2019, il a dépendu de l'aide sociale de façon continue et le montant de l'aide allouée dépassait 160'000 fr. au moment de l'arrêt entrepris. De manière non arbitraire, la Cour de justice a constaté que la dépendance à l'aide sociale était durable (cf. supra consid. 3.3). C'est partant à bon droit qu'elle a considéré que le recourant n'était pas intégré sur le plan économique. Le fait qu'il ne fasse pas l'objet de poursuites ou actes de défaut de biens à teneur de l'arrêt attaqué ne suffit pas à retenir le contraire. Il ne ressort en outre pas de l'arrêt entrepris que le recourant serait intégré d'une autre manière en Suisse et il ne le prétend d'ailleurs pas. Pour ce qui concerne les compétences linguistiques, le recourant atteste d'un niveau A1 en français depuis le 11 octobre 2022. Etant arrivé en 2014 en Suisse, le recourant a pourtant eu plusieurs années pour se familiariser avec la langue parlée à son domicile. En ce qui concerne les critères de respect de l'ordre juridique et des valeurs de la Constitution, on relève que le recourant n'a fait l'objet d'aucune condamnation pénale. Cet élément ne suffit toutefois pas à lui seul pour retenir une intégration réussie. C'est en vain que le recourant se réfère à la teneur de l'art. 58a al. 2 LEI relatif aux personnes malades ou en situation de handicap. La Cour de justice a en effet, contrairement à ce qui est allégué dans le recours, tenu compte de la situation de santé du recourant, puisqu'elle a retenu qu'il présentait une capacité de travail de 50% selon les certificats médicaux. Elle a toutefois aussi relevé que le recourant n'avait pas cherché à mettre à profit cette capacité de travail résiduelle, ce qui est significatif sur le plan de l'intégration. Dans ce contexte, la Cour de céans ne peut pas tenir compte des allégations du recourant quant à des démarches auprès de l'Hospice général genevois en vue de bénéficier d'une activité de réinsertion. Il s'agit en effet d'un fait nouveau, inadmissible (art. 99 al. 1 LTF; cf. supra consid. 3.4). Avérés, ces efforts paraîtraient de toute façon fort tardifs et l'on pourrait se demander s'ils n'ont pas exclusivement été entrepris pour les besoins de la cause.