Citation: 8C_388/2023 E. 7.3

7.3. En l'espèce, les premiers juges ont résumé le contenu de plusieurs rapports médicaux établis par le docteur D.________, notamment ses rapports des 4 avril 2017, 15 décembre 2017 et 8 novembre 2021. Son appréciation de la situation médicale de l'intimée, en particulier concernant sa capacité de travail en lien avec les affections causées par l'accident du 16 octobre 2014, a été dûment exposée. Dans la partie en droit de son arrêt, la juridiction cantonale a indiqué les raisons pour lesquelles elle se ralliait à l'appréciation du docteur H.________, en expliquant que les avis médicaux divergents d'autres médecins, en particulier celui du docteur G.________, n'étaient pas suffisants pour mettre en doute les conclusions de l'expert judiciaire. Implicitement, l'autorité précédente a ainsi privilégié l'avis de ce dernier à celui du docteur D.________ sur les questions qui divisaient ces deux médecins. Il ressort par ailleurs du jugement entrepris et de la décision par laquelle les premiers juges ont ordonné une expertise judiciaire qu'ils avaient pris en considération une aggravation des atteintes à la hanche gauche postérieure aux expertises du docteur D.________. Quand bien même la cour cantonale aurait pu le préciser explicitement, on comprend aisément qu'elle n'a pas jugé le rapport - très sommaire - du docteur D.________ du 8 novembre 2021 suffisant pour remettre en question les développements de l'expert judiciaire relatifs au lien de causalité entre les atteintes à la hanche gauche et l'accident. A l'aune de la jurisprudence susmentionnée, la motivation de l'autorité précédente apparaît suffisante, la recourante n'exposant du reste pas quel élément concret décisif, ressortant des évaluations du docteur D.________, aurait été omis par la cour cantonale. Son grief se révèle mal fondé.