Citation: 6B_275/2022 E. 2.3.1

2.3.1. Le recourant fait valoir qu'il a déjà dû effectuer une peine privative de liberté de 180 jours pour séjour illégal et rupture de ban, selon condamnation du 23 juillet 2020, pour la période qui précédait immédiatement celle retenue dans le cas d'espèce, de sorte que la durée supplémentaire du séjour en rupture de ban dont il est question ici ne saurait conduire à ajouter 120 jours de privation de liberté. Le recourant a été condamné le 19 décembre 2019 à 180 jours de peine privative de liberté pour rupture de ban, le séjour irrégulier en question ayant duré du 21 décembre 2018 au 8 octobre 2019, soit un total de 292 jours. Le recourant a encore été condamné pour rupture de ban le 23 juillet 2020 à 180 jours de peine privative de liberté, le séjour irrégulier en question ayant duré du 20 janvier au 6 mars 2020, soit un total de 46 jours. Finalement, en vertu du jugement attaqué, le recourant a été condamné à une peine privative de liberté de 120 jours pour rupture de ban, le séjour irrégulier en question ayant duré du 7 au 16 mars et du 4 septembre au 17 octobre 2020, soit un total de 54 jours. En l'état, le recourant a donc été sanctionné par une peine privative de liberté de 480 jours pour rupture de ban, ce pour des séjours irréguliers totalisant 392 jours. Sur la base de l'état de fait retenu par la cour cantonale, il est impossible de déterminer si le recourant a pris une nouvelle décision d'agir pour chacune des périodes de séjours irréguliers décrits supra. En l'absence d'un tel constat, il faut partir du principe que ce n'était pas le cas, de sorte que la somme des peines prononcées à raison du délit continu doit être adaptée à la culpabilité considérée dans son ensemble et ne pas excéder la peine maximale prévue par la loi. Compte tenu de l'ensemble des éléments pertinents, la peine privative de liberté de 120 jours, respectivement de 480 jours, n'apparaît pas sévère à un point tel qu'il faille conclure à un abus du large pouvoir d'appréciation accordé à l'autorité cantonale. De plus, elle n'excède pas la peine maximale de trois ans prévue par l'art. 291 al. 1 CP. La cour cantonale a en outre motivé de manière suffisante la peine, et le recourant n'invoque aucun élément propre à modifier la peine. Le grief du recourant doit être rejeté.