Citation: U 31/04 26.01.2005 E. 3

La rente d'invalidité s'élève à 80 % du gain assuré, en cas d'invalidité totale; si l'invalidité n'est que partielle, la rente est diminuée en conséquence (art. 20 al. 1 LAA). Pour l'évaluation de l'invalidité, le revenu du travail que l'assuré devenu invalide par suite d'un accident pourrait obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui, après exécution éventuelle de mesures de réadaptation et compte tenu d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide (art. 18 al. 2, seconde phrase, LAA). En l'occurrence, seul le revenu sans invalidité est litigieux. 3.1 La CNA et la juridiction cantonale ont fixé à 72'955 fr. le montant du revenu sans invalidité, compte tenu d'un salaire horaire de 34 fr. 94 - gratification comprise - pour un total de 2088 heures de travail par année. Le recourant conteste ce montant en reprochant à l'intimée et aux juges cantonaux d'avoir déduit du salaire brut le montant de 3 fr. 71 alloué par l'employeur au titre d'indemnité de vacances. Selon lui, les 2088 heures de travail annuelles (174 heures mensuelles) prises en compte par l'administration et la juridiction cantonale correspondent aux heures de travail effectivement accomplies, de sorte qu'il faudrait y ajouter 14,5 heures de travail mensuelles (soit 174 heures annuelles [2088 x 8,33 %]) représentant les vacances. 3.2 Le point de vue du recourant est manifestement mal fondé. Si - comme cela ressort du dossier et conformément aux dires de l'intéressé - l'horaire quotidien moyen est de 8 heures, 2088 heures représentent 261 jours, ce qui correspond à la différence entre le nombre de jours d'une année civile (365) et les congés de fin de semaine (104). Il en résulte que la somme de 2088 heures comprend non seulement les heures de travail effectivement accomplies durant une année mais également les heures de vacances. Au surplus, il suffit de renvoyer à la motivation parfaitement convaincante du jugement entrepris. Le montant du revenu sans invalidité fixé par l'intimée et la juridiction cantonale n'est dès lors pas critiquable. Comparé à un revenu d'invalide - non contesté - de 44'375 fr., le revenu sans invalidité laisse apparaître une perte de gain de 40 % environ et le jugement entrepris, qui confirme sur ce point la décision sur opposition de l'intimée du 6 septembre 2002, n'apparaît pas critiquable.