Citation: 1B_321/2021 E. 1.2

1.2. La Chambre pénale de recours a déclaré irrecevable le recours formé par le recourant A.________, faute en substance d'être touché directement par le séquestre opéré sur les avoirs de la société dont il est l'ayant droit économique (cf. consid. 2 p. 6 de l'arrêt attaqué). De manière contraire à ses obligations en matière de motivation (cf. art. 42 al. 1 LTF; ATF 146 IV 297 consid. 1.2 p. 300 s.; 142 I 99 consid. 1.7.1 p. 106), le recourant ne développe aucune argumentation devant le Tribunal fédéral afin de remettre en cause ce raisonnement, qui peut au demeurant être confirmé (cf. art. 382 al. 1 CPP; ATF 139 II 404 consid. 2.1.1 p. 411 s.; 137 IV 134 consid. 5.2.1 p. 137 s.; arrêt 1B_490/2020 du 9 décembre 2020 consid. 2.2 et les arrêts cités). Le recourant se limite en effet à rappeler son statut - incontesté - d'ayant droit économique et de "créancier" de la société recourante (cf. ad IV p. 7 du recours). Partant, faute de motivation, son recours est irrecevable en ce qu'il concerne le séquestre. Si le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu en lien avec un prétendu refus d'accès au dossier pénal, il n'expose pas à quel titre il serait, à ce stade de la procédure, légitimé à pouvoir obtenir un tel droit (cf. notamment art. 104 al. 1 CPP; arrêt 1B_590/2020 du 17 mars 2021 consid. 5). En l'absence de qualité pour recourir contre le séquestre, le recourant ne peut pas non plus prétendre à un tel accès en tant que tiers touché par un acte de procédure (art. 105 al. 1 let. f et 2 CPP). En tout état de cause - aurait-il un statut de partie comme il le soutient (cf. ad V/B p. 12 du recours) et la présente procédure porterait-elle sur cette question -, il ne développe aucune argumentation tendant à démontrer que les conditions de l'art. 101 al. 1 CPP seraient réalisées (cf. le motif retenu le 2 février 2021 par le Ministère public) et que dès lors le refus de lui donner un tel accès lui causerait un préjudice irréparable (cf. art. 93 al. 1 let. a LTF; arrêt 1B_242/2021 du 1er septembre 2021 consid. 1.2 et les arrêts cités). Partant, son recours est également irrecevable sur ce point.