Citation: 1F_4/2018 E. 1

Par ordonnance du 23 octobre 2017, le Tribunal vaudois des mesures de contrainte (Tmc) a ordonné la prolongation pour une durée de trois mois de la détention provisoire de A.________, prévenu de diverses infractions. Statuant sur recours de l'intéressé lui-même ainsi que de son conseil X.________, nommé d'office pour la procédure cantonale, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal a confirmé cette décision par arrêt du 7 novembre 2017. Par courrier du 30 novembre 2017, le prévenu a adressé au Tribunal fédéral une écriture qu'il avait rédigée à l'attention du Tribunal cantonal le 11 novembre 2017, dont on comprenait qu'il contestait l'arrêt cantonal et demandait sa libération de la détention provisoire. Informé par le Tribunal fédéral de ce qui précède, l'avocat mandaté d'office pour la procédure cantonale a déposé un acte de recours en matière pénale pour le compte du prévenu le 13 décembre 2017. Invité par le Tribunal fédéral à présenter une procuration pour la procédure fédérale, l'avocat a indiqué par correspondance du 8 janvier 2018 ne pas avoir obtenu ce document de la part du recourant, étant précisé que, par courrier du même jour au ministère public, il demandait à être relevé de son mandat de défenseur d'office, la relation de confiance avec le prévenu étant rompue. L'avocat demandait en outre au Tribunal fédéral "de bien vouloir statuer sur la volonté [du prévenu] de recourir au Tribunal fédéral, ce dernier [ayant] adressé un courrier dans lequel sa volonté de recourir [était] implicite". Par arrêt du 26 janvier 2018 (1B_538/2017), le Tribunal fédéral a rejeté le recours de A.________ et rendu l'arrêt sans frais. Constatant que le recourant avait choisi d'agir seul devant le Tribunal fédéral, le Tribunal fédéral n'a pas accordé d'indemnité à l'avocat le représentant dans la procédure cantonale.