Citation: 4P.251/2002 11.02.2003 E. 3

3.1 Le recourant affirme que l'intimé connaissait ses manquements bien avant la conclusion du contrat de travail et qu'il a donc violé le principe de la bonne foi en invoquant ce motif pour résilier le contrat. Le recourant n'apporte toutefois aucun élément convaincant permettant de faire douter des constatations cantonales selon lesquelles l'intimé a résilié le contrat de travail après avoir constaté que le travailleur ne remplissait pas les conditions posées par la LEAC. 3.2 Il soutient également que l'intimé a violé le principe de la bonne foi, car les emplois proposés par l'ORP étaient des postes à plein temps, tous situés en dehors du canton de Fribourg. Il ressort de la réponse de première instance de l'intimé, que parmi les quatre postes auxquels le recourant a été assigné, deux étaient accessibles en moins de deux heures au moyen des transports publics; cependant, comme il avait indiqué disposer d'un véhicule, il lui était possible d'accéder aux quatre emplois en moins de deux heures (cf. art. 16 al. 2 LACI, RS 837.0). En outre, le recourant s'était inscrit auprès de l'ORP en tant que demandeur d'emploi à 100%, il ne pouvait donc refuser de se présenter à ce taux. Tant le premier juge que la Cour d'appel ont implicitement admis ces arguments en rejetant le caractère abusif du congé. Or le recourant ne formule aucune critique à leur encontre, se bornant à répéter que les emplois proposés n'étaient pas convenables et qu'il était contraire à la bonne foi de le sanctionner pour les avoir refusés. Cette argumentation est manifestement insuffisante pour établir une violation du principe de la bonne foi. 3.3 Le recourant estime implicitement que l'intimé ne pouvait résilier son contrat de travail pour des manquements antérieurs à sa conclusion. Selon la jurisprudence, invoquer des faits antérieurs au contrat de travail pour le résilier ne constitue pas un abus de droit (ATF 111 II 242 consid. 2). La Cour d'appel n'est donc pas tombée dans l'arbitraire en rejetant le grief de violation de l'art. 2 al. 2 CC.