Citation: 6B_348/2023 E. 2.5

2.5. La cour cantonale a considéré que l'appréciation du tribunal correctionnel devait être suivie. Force était de constater que la condamnation prononcée par les juges genevois en 2019, de même que les condamnations qui l'avaient précédée, n'avaient exercé aucune influence sur le recourant qui avait presque immédiatement récidivé après avoir été libéré. En outre, à 27 ans, celui-ci était adulte et n'était plus censé dépendre de l'aide de sa mère, étant précisé qu'une expertise psychiatrique avait confirmé sa pleine responsabilité. Il ne travaillait pas et n'avait pas de formation. || n'avait ni épouse ni enfant. Il ne pouvait donc pas plaider le droit à la vie familiale au sens de l'art. 8 CEDH. En définitive, son intérêt à demeurer en Suisse se limitait à conserver ses (mauvaises) habitudes. En revanche, l'intérêt public à son expulsion était important, vu le risque de récidive attesté par les experts pour des infractions contre le patrimoine - dont le brigandage fait partie - et par ses nombreux antécédents. Enfin, quels qu'en soient la culture et les usages, il était possible de travailler au Cameroun et même d'y suivre des formations. Par conséquent, l'expulsion du recourant devait être confirmée. Quant à la durée de cette mesure, elle ne prêtait pas le flanc à la critique au vu du nombre d'infractions commises par le recourant et de ses antécédents.