Citation: 4A_54/2022 E. 5.3

5.3. Pareille argumentation n'emporte point la conviction de la Cour de céans. D'emblée, il sied de relever qu'il est pour le moins douteux que le recourant puisse, au regard des circonstances de la cause en litige, dénoncer la violation du principe de l'autorité de la chose jugée. En effet, il découle de la définition jurisprudentielle de l'autorité de la chose jugée (ATF 140 III 278 consid. 3.3) que l'application de cette figure juridique suppose l'existence dans le temps de deux procès distincts, avec une seconde litispendance, ce qui tend à exclure sa mise en oeuvre dans les rapports existant entre deux juridictions de degrés différents (première et seconde instances) chargées de s'occuper de la même affaire (arrêt 4A_406/2021 du 14 février 2022 consid. 5). Quoi qu'il en soit, force est de relever que l'arbitre n'a nullement fait référence à l'autorité de la chose jugée de la décision rendue par la CCA. Eu égard à l'absence d'appel de la part du club dirigé contre la décision prise par la CCA et compte tenu de la conclusion expresse du recourant tendant à la confirmation de ladite décision, l'arbitre a simplement considéré, de manière défendable, que la question de la responsabilité du recourant dans la rupture des rapports de travail avait été définitivement tranchée par les instances.... En l'occurrence, les instances... avaient en effet débouté intégralement le recourant des fins de sa demande et avaient partiellement fait droit aux prétentions émises par les trois entraîneurs. Elles n'avaient certes pas constaté, dans le dispositif de leurs décisions, que la responsabilité de la rupture des rapports de travail incombait exclusivement au club. Pour aboutir à la solution qu'elles ont retenue, elles ont toutefois nécessairement été amenées à déterminer qui du recourant ou des intimés était responsable de la rupture des rapports de travail, raison pour laquelle l'arbitre a jugé que cette question avait été définitivement tranchée. Il a par ailleurs estimé, de façon soutenable, que l'examen de novo de la cause prévu par l'art. R57 du Code ne valait que dans les limites des conclusions prises par les parties. Or, le recourant n'avait non seulement pas contesté la décision rendue par la CCA auprès du TAS mais avait également sollicité la confirmation de la décision entreprise. Dans ces circonstances, on ne discerne pas en quoi l'arbitre aurait enfreint l'ordre public procédural respectivement comment la sentence entreprise serait incompatible avec l'ordre public matériel dans son résultat. L'intéressé se plaint encore de ce que le dispositif de la sentence attaquée manque de clarté et dénonce, à ce titre, une violation de l'ordre public procédural. Ce grief n'est apparu pour la première fois, sous la plume du recourant, que dans la réplique, et, partant, a été soulevé trop tard. Il y a donc lieu d'en faire purement et simplement abstraction.