Citation: 1C_519/2023 E. 3.3

3.3. Le recourant soutient pour sa part que l'employeur aurait laissé la situation s'envenimer au sein du service pour ensuite s'en prévaloir à l'appui de la résiliation des rapports de travail. Le recourant s'appuie à cet égard sur une série d'événements survenus entre 2013 et 2019 en lien notamment avec la dénonciation pour harcèlement et mobbing qu'il a déposée auprès du GdC, puis au département, et le comportement de son supérieur, B.________, à son endroit. La seule énumération de ces événements ne démontre cependant pas que l'employeur serait demeuré inactif, en particulier après que le recourant a sollicité le GdC. Il ressort en effet des constatations cantonales que des mesures organisationnelles notamment ont été mises en place afin de limiter les contacts entre le recourant et B.________, ce que le recourant ne discute en tant que tel pas. Il est également établi qu'en raison des tensions, le groupe des menuisiers, dont fait partie le recourant, a été divisé en binômes, en fonction des affinités. Avant de prononcer le licenciement, des rappels ont été formulés au recourant et un plan de 12 d'objectifs, dont ceux relatifs à son "savoir-vivre" constituaient l'élément principal, signé entre lui et ses supérieurs en novembre 2019. Il est ainsi erroné de prétendre que l'employeur se serait abstenu de toute mesure tendant à désamorcer le conflit existant au sein du service, même s'il est vrai, comme l'a relevé l'instance précédente, que les mesures prises ne se sont pas montrées efficaces; le recourant n'expose du reste pas quels aménagements auraient selon lui été propres à apaiser la situation. Le cas de licenciement abusif fondé sur l'art. 328 CO ne saurait dès lors être retenu. Au surplus, le recourant n'expose pas par quel autre cas de figure envisagé à l'art. 336 al. 1 CO il serait concerné. Il est ainsi en définitive défendable de nier au licenciement tout caractère abusif au sens de l'art. 106 du Statut.