Citation: 5A_904/2013 E. 4.2

4.2. L'argumentation de la recourante paraît s'inspirer du régime prévu aux art. 121 (poursuite ordinaire) et 154 al. 2 LP (poursuite en réalisation de gage), d'après lequel la « poursuite tombe » si la réquisition de vente n'a pas été présentée dans un délai déterminé. Dans un arrêt relatif à l'art. 122 al. 1 LP - en vertu duquel les biens meubles et les créances sont réalisés dix jours au plus tôt et deux mois au plus tard à compter de la réception de la réquisition de vente -, le Tribunal fédéral a rejeté cette solution (5A_696/2010 du 21 décembre 2010 consid. 2.1, cité par Kren Koskiewicz/Walder, SchKG Kommentar, 18e éd., 2012, n° 1 ad art. 122 LP) : en bref, il a jugé que le délai maximal institué par cette disposition est une prescription d'ordre, dont l'inobservation est sans effet sur la validité d'une réquisition de vente formée en temps utile et que, une fois intervenue, la réalisation ne peut plus être attaquée pour ce motif; le cas échéant, un retard injustifié ou l'inaction durable de l'office des poursuites peut justifier une plainte à l'autorité de surveillance (art. 17 al. 3 LP) ou engager la responsabilité du canton (art. 5 LP) ainsi que la responsabilité disciplinaire du préposé (art. 14 al. 2 LP). Il n'y a aucune raison d'en décider autrement pour le délai de l'art. 133 al. 1 LP (applicable par renvoi de l'art. 156 al. 1 LP), vu la concordance - sous réserve de la durée des délais - des deux textes légaux.