Citation: U 388/04 16.02.2006 E. 1

4.2 Comme la recourante en convient elle-même, l'événement accidentel du 13 avril 1999 doit être rangé dans la catégorie des accidents de gravité moyenne. En revanche, on ne voit pas que celui-ci fût de nature particulièrement impressionnante ou dramatique. Même si la recourante a pu être inconsciente pendant un bref moment, le rapport de police établi à la suite de la collision ne renferme aucun élément dont on pourrait déduire le contraire. En particulier, l'assurée a pu sortir de son véhicule et recevoir un traitement ambulatoire. D'autre part, les lésions qu'elle a subies (traumatisme crânien simple et distorsion cervicale) ne sauraient figurer parmi les atteintes à la santé graves dès lors qu'elles se sont essentiellement caractérisées par l'apparition de douleurs cervicales et occipitales sans atteinte organique objectivable ni pathologie neurologique. Rien ne permet de retenir non plus qu'il y aurait eu des erreurs ou des complications dans le traitement médical. En ce qui concerne la durée dudit traitement, elle n'apparaît pas anormalement longue, un suivi médical s'étendant sur 2 à 3 ans devant être considéré comme normal pour le type de traumatisme subi (pour comp. voir l'arrêt H. du 30 mai 2003, U 353/02, consid. 3.3). On relèvera qu'il s'est agi ici d'un traitement conservateur sans aucune indication opératoire, et que ce sont surtout les nombreuses investigations médicales qui en ont prolongé la durée. En outre, l'assurée a été déclarée capable de travailler à 50% dès la fin juin 1999. Cette capacité de travail n'a certes pas duré longtemps, puisqu'à partir du mois de janvier 2000, P.________ a cessé totalement de travailler. A ce moment-là toutefois, les médecins décrivaient une situation inhabituelle au regard du bilan objectif. Quant au critère des douleurs persistantes, il est rempli puisque la recourante continue encore à ce jour de souffrir de cervicalgies et d'hémicrânies chroniques à mettre en relation avec l'accident. Au regard de l'ensemble des circonstances, ce dernier critère n'apparaît toutefois pas suffisamment prégnant pour que l'accident du 13 avril 1999 soit tenu pour la cause adéquate des troubles de la recourante au-delà du 31 janvier 2003, si bien que l'intimée était fondé à supprimer ses prestations à partir du 1er février 2003. Pour les mêmes raisons, une indemnité pour atteinte à l'intégrité n'entre pas non plus en ligne de compte. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: