Citation: 4A_100/2023 E. 5

Aux termes de l'art. 102 al. 1 LTF, le Tribunal fédéral communique, si nécessaire, le recours à l'autorité précédente ainsi qu'aux éventuelles autres parties ou participants à la procédure ou aux autorités qui ont qualité pour recourir et leur impartit un délai pour se déterminer. La qualité de partie ou de participant à la procédure conduite par le Tribunal fédéral ne dépend pas du droit procédural applicable devant l'autorité précédente, raison pour laquelle les notions de parties et de participants ne se rapportent qu'à la procédure de recours fédérale et doivent être interprétées de manière autonome, sur la base de la seule LTF (GRÉGORY BOVEY, in Commentaire de la LTF, 3e éd. 2022, no 22 ad art. 102 LTF). Par parties, on vise généralement, en matière civile, uniquement le demandeur et le défendeur (BOVEY, op. cit., no 21 ad art. 102 LTF). En l'occurrence, la FIFA a certes formellement pris part, en qualité de codéfenderesse, à la procédure devant le TAS. Cela ne préjuge toutefois pas la qualité de cette association pour participer à la procédure fédérale. La FIFA a joué, en l'espèce, devant le TAS, mutatis mutandis, le même rôle que celui qui est dévolu d'ordinaire, dans une procédure cantonale, à un tribunal de première instance dont le jugement est soumis à la juridiction d'appel compétente (cf. arrêt 4A_560/2018 du 16 novembre 2018 consid. 2.2). C'est en effet uniquement parce que l'un de ses organes juridictionnels avait été amené à connaître du litige en premier lieu qu'elle a pu participer à la procédure devant le TAS. Il va sans dire que la FIFA, à l'instar de n'importe quelle autorité étatique de première instance, ne saurait, dans ces conditions, bénéficier de la qualité de partie ou de participant à la procédure devant le Tribunal fédéral pour ce seul motif, raison pour laquelle l'association précitée n'a, en l'espèce, pas été invitée à répondre au recours.