Citation: 2P.225/2004 05.10.2004 E. 2

2.1 Selon l'art. 90 al. 1 lettre b OJ, le recours de droit public doit notamment contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation. Lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'a pas à vérifier de lui-même si l'arrêt attaqué est en tous points conforme au droit et à l'équité. Il n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués clairement et suffisamment motivés (ATF 130 I 26 consid. 2.1 p. 31; 129 I 113 consid. 2.1 p. 120, 185 consid. 1.6 p. 189; 125 I 71 consid. 1c p. 76, 492 consid. 1b et les arrêts cités). Dans un recours pour arbitraire fondé sur l'art. 9 Cst., l'intéressé ne peut se contenter de critiquer l'arrêt attaqué comme il le ferait dans une procédure d'appel où l'autorité de recours peut revoir librement l'application du droit. Il doit préciser en quoi cet arrêt serait arbitraire, ne reposerait sur aucun motif sérieux et objectif, apparaîtrait insoutenable ou heurterait gravement le sens de la justice (ATF 110 Ia 1 consid. 2a p. 3/4; cf. aussi ATF 128 I 295 consid. 7a p. 312; 125 I 492 consid. 1b p. 495 et la jurisprudence citée). 2.2 En l'occurrence, le présent recours ne répond manifestement pas à ces exigences de motivation. Le recourant y développe une argumentation de nature appellatoire. Il s'en prend à l'appréciation des preuves et à l'établissement des faits, dans la mesure où le Tribunal administratif aurait donné un poids excessif aux éléments - non pertinents - qui ont été retenus en sa défaveur. Mais il ne démontre pas en quoi la décision attaquée serait arbitraire dans son résultat. Le recourant admet que la juridiction cantonale a examiné un à un tous les indices d'un éventuel harcèlement psychologique, mais en conteste l'appréciation globale. Selon lui, il existerait un faisceau d'indices permettant de conclure que le Directeur a commis des actes de mobbing à son encontre, de sorte que la demande en réparation de son dommage était fondée. Or ce faisant, le recourant se borne à opposer sa propre version des faits à celle du Tribunal administratif, sans pour autant expliquer en quoi la thèse de celui-ci ne serait pas défendable. Le recours est donc irrecevable.