Citation: 6B_264/2019 E. A

En date du 24 janvier 2018, A.________ a déposé plainte pénale en faisant grief à l'Hôpital X.________, respectivement aux médecins qui s'étaient occupés de lui, d'avoir différé, puis annulé sans raison, une greffe de cornée qu'il devait subir. Il exposait être devenu aveugle à la suite d'une violation des règles sur la transplantation, qui résultait selon lui du transfert à un tiers de son numéro de receveur. Il se plaignait également de ce que son dossier médical avait été " trafiqué ". A la suite de cette plainte, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a invité les médecins de l'Hôpital X.________ à se déterminer sur les griefs de A.________ par le biais d'un rapport écrit. Dans leur rapport du 12 mars 2018, ces derniers ont exposé qu'il n'existait pas de numéro de receveur, mais une liste de candidats à la greffe, régulièrement tenue à jour et sur laquelle le prénommé, dont le " numéro " n'avait pas été attribué à un autre patient, figurait toujours. Les médecins ont en outre relevé que les conditions requises pour l'opération (surface de l'oeil libre de toute inflammation susceptible d'entraîner un rejet et l'échec de la greffe) n'avaient jamais été réunies. A.________ présentait un problème de compliance au traitement médical auquel il devait s'astreindre pour permettre la greffe de cornée envisagée. Il refusait souvent, malgré des mises en garde répétées, de laisser les infirmières chargées de lui administrer des gouttes prodiguer les soins voulus. A.________ était en outre convaincu de l'existence d'un complot ourdi contre lui et avait refusé le suivi de six mois proposé par l'hôpital et que nécessitait l'opération en cause. Une copie dudit rapport a été communiquée à A.________. Le 13 mars 2018, le Ministère public a adressé au prénommé un avis de prochaine clôture, en l'informant qu'il envisageait de classer la procédure et en lui impartissant un délai pour formuler d'éventuelles réquisitions de preuves. A.________ n'a pas procédé dans le délai imparti. Par ordonnance du 10 juillet 2018, le Ministère public a classé la procédure, au motif, en substance, que toute intention des médecins de nuire au plaignant ainsi que toute négligence de leur part pouvait être exclue au vu des explications fournies dans leur rapport.