Citation: 1P.175/2003 13.05.2003 E. 2

A teneur de l'art. 48 ch. 1 CPP/VS, celui qui se prétend lésé par une infraction poursuivie d'office peut se constituer partie civile dans le procès pénal. Se référant au jugement du 13 mars 2001 et à l'arrêt du 18 octobre suivant, le Tribunal cantonal a considéré que la Société ne pouvait prétendre avoir été la victime d'une escroquerie, car elle avait dû profiter des dessous-de-table perçus par O.________. Faute d'avoir rendu vraisemblable l'existence d'un dommage qu'elle aurait subi, la Société ne pouvait être admise à la procédure comme partie civile. En décidant de la sorte, le Tribunal cantonal n'a pas examiné si les conditions de la renonciation à l'action publique, définies à l'art. 46bis CPP/VS, étaient remplies, contrairement à ce que prétend le recourant. Le grief de déni de justice formel et d'arbitraire qu'il soulève à ce propos doit être écarté. Tel qu'il est formulé, le grief de violation du droit d'être entendu invoqué dans ce contexte est également mal fondé.