Citation: 4A_242/2017 E. 1

Premièrement, la cour cantonale a retenu que l'on pouvait reprocher à l'employé de ne pas avoir procédé aux vérifications nécessaires au sujet de la solvabilité de B.________ SA. Une gestion diligente aurait requis d'examiner non seulement les comptes audités de l'année 2010 et ceux, non audités, de l'année 2011, mais également de se renseigner sur la solidité financière de B.________ SA par d'autres canaux. Etait particulièrement révélateur d'un manque de diligence le fait de n'avoir pas décelé l'importante perte financière subie par B.________ SA au début de l'année 2011. Deuxièmement, la cour cantonale a considéré que l'employé aurait dû se montrer plus rigoureux dans le cadre de ses recherches sur la fiabilité du transitaire, qui s'est avéré ne pas exister. L'employé se serait contenté des affirmations d'un collaborateur de E.________, qui se souvenait avoir financé des transactions avec un transitaire dont le nom n'était toutefois pas identique à celui qui devait délivrer le certificat d'entreposage en question. Ledit collaborateur devait d'ailleurs contacter à nouveau le recourant pour lui fournir de plus amples précisions, ce qu'il n'a cependant pas fait. En outre, la cour cantonale a retenu que le département de crédit avait également manqué de vigilance, puisqu'une analyse circonstanciée de la documentation aurait dû l'amener à considérer qu'il était nécessaire de renvoyer le dossier au front desk pour informations complémentaires sur plusieurs aspects de l'opération. Elle a toutefois considéré que la banque pouvait légitimement s'attendre à ce que l'employé attire son attention sur le caractère lacunaire des éléments qu'il avait fournis. La cour cantonale a dès lors conclu à l'absence de caractère abusif du licenciement, en raison de la mauvaise gestion du dossier B.________ SA par l'employé qui a contribué à la survenance d'un dommage important pour l'employeuse.