Citation: 9C_315/2014 E. 3.4

3.4. Les résultats de l'expertise psychiatrique judiciaire du docteur C.________ n'ont aucune incidence sur l'issue du présent litige, car celui-ci porte uniquement sur le paiement des frais de cette expertise. Pour résoudre le litige, il faut déterminer si le recourant avait rendu sa décision du 15 mai 2012 sur la base d'un dossier qui permettait de statuer en pleine connaissance de cause, ou si au contraire le recourant avait laissé subsister des contradictions ou des lacunes (cf. consid. 3.1 supra). Dans ce contexte, la conclusion de l'office AI tendant à lui renvoyer la cause ne liait pas les juges cantonaux, d'autant qu'il incombe en principe au tribunal cantonal des assurances, en pareilles circonstances, d'entreprendre lui-même les mesures d'instruction nécessaires (cf. ATF 137 V 210 consid. 4.4.1.3 et 4.4.1.4 p. 264). En l'espèce, le docteur D.________ avait mis en évidence, dans son rapport du 13 février 2011, l'apparition d'un état anxio-dépressif chez l'intimé, en indiquant que son patient prenait notamment des antidépresseurs. Ce médecin avait ajouté, sans autre précision, qu'une telle affection psychique influence négativement la capacité de travail. Avant de statuer, l'office recourant aurait dû élucider cette question en procédant aux investigations idoines, à peine de contraindre la juridiction de recours à devoir effectuer elle-même cet examen. L'avis du docteur E.________, spécialiste en médecine interne, n'était à cet égard pas suffisant, d'autant moins qu'il se référait, dans son rapport du 27 novembre 2011 (p. 13), à l'appréciation du professeur F.________ qui relevait aussi la présence d'un état dépressif. Il s'ensuit que le financement de l'expertise psychiatrique judiciaire pouvait à bon droit être mis à la charge du recourant (cf. ATF 139 V 496 consid. 4.4 p. 502). Le recours est infondé. Vu ce qui précède, la requête d'attribution de l'effet suspensif au recours n'a plus d'objet.