Citation: 9C_65/2020 E. 5.4

5.4. S'agissant ensuite des griefs de la recourante quant au refus des premiers juges d'auditionner le docteur B.________, ainsi que d'autres témoins, ils ne sont pas davantage fondés. La violation de la maxime inquisitoire, telle qu'invoquée par la recourante, est une question qui se confond et qui n'a pas de portée propre par rapport au grief tiré d'une mauvaise appréciation (anticipée) des preuves (voir arrêt 8C_15/2009 du 11 janvier 2010 consid. 3.2, in SVR 2010 IV n° 42 p. 132). L'assureur ou le juge peut effectivement renoncer à accomplir certains actes d'instruction sans que cela n'entraîne une violation du devoir d'administrer les preuves nécessaires (art. 43 al. 1 et 61 let. c LPGA) s'il est convaincu, en se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves (cf. ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352), que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation (sur l'appréciation anticipée des preuves en général, cf. ATF 140 I 285 consid. 6.3.1 p. 298 s. et les références). L'appréciation (anticipée) des preuves doit être arbitraire non seulement en ce qui concerne les motifs évoqués par la juridiction cantonale, mais également dans son résultat (cf. ATF 140 I 201 consid. 6.1 p. 205; cf. aussi arrêt 9C_839/2017 du 24 avril 2018 consid. 5.2). En l'espèce, pour admettre qu'une aide était exigible de l'époux de la recourante à hauteur de 27,6 %, la juridiction cantonale s'est fondée sur un rapport d'enquête économique sur le ménage qu'elle a jugé plausible, motivé et rédigé de façon suffisamment détaillée, de sorte qu'il constituait une base fiable de décision au regard des exigences jurisprudentielles (cf. ATF 140 V 543 consid. 3.2.1 p. 547; arrêt 9C_625/2017 du 26 mars 2018 consid. 6.2 et les références). Elle s'est également référée à l'avis du docteur B.________, qui n'a pas attesté que l'époux de l'assurée était concrètement empêché de l'aider dans l'accomplissement des travaux ménagers. Il ressort par ailleurs des constatations cantonales, fondées sur les déclarations de la recourante et de son époux, et non contestées par les parties, que l'intéressé parvient à aider son épouse à accomplir les tâches ménagères "à un niveau parfaitement acceptable". En refusant d'accéder à la demande d'audition formulée par la recourante dans la mesure où ce moyen de preuve n'était pas de nature à apporter un éclairage différent par rapport aux autres moyens de preuve pris en compte, l'autorité judiciaire n'a pas fait preuve d'arbitraire dans l'appréciation (anticipée) des preuves à laquelle elle a procédé.