Citation: I 258/04 13.05.2005 E. 3.1

3.1.1 Procédant à l'évaluation de l'invalidité dans l'activité lucrative, la juridiction cantonale a considéré que la capacité de travail de l'assurée était de 60 % dans une activité adaptée permettant d'éviter le stress, les mouvements du membre supérieur droit au-dessus de l'horizontale, la répétition du port de charges supérieures à 5 kg avec ce membre, et à 15 kg avec le membre supérieur gauche. Elle s'est fondée pour cela sur l'appréciation des experts S.________ et R.________ (rapport du 19 août 2002). Comme, par ailleurs, le docteur R.________ avait diagnostiqué un syndrome douloureux somatoforme persistant F 45.4 sans comorbidité psychiatrique significative et nié toute incapacité de travail d'origine psychiatrique (rapport du 12 août 2002), on doit conclure que l'incapacité de travail admise par les premiers juges découle exclusivement d'une atteinte à la santé physique. De son côté, la recourante soutient que sa capacité résiduelle de travail ne dépasse pas 30 % dans une activité adaptée en raison des seuls troubles de nature somatique. 3.1.2 Le point de vue de la recourante ne saurait être partagé. En particulier, elle reproche au docteur S.________ de n'avoir pas tenu compte d'une nouvelle rupture du tendon du sous-scapulaire révélée par une IRM réalisée au mois de décembre 2000. Ce grief est toutefois infondé puisque l'expert mentionne à plusieurs reprises cette lésion et qu'il n'y a aucun motif de considérer que celle-ci n'aurait pas été prise en considération dans l'appréciation de la capacité résiduelle de travail. Par ailleurs, la recourante allègue que l'expert n'a procédé à aucun test pour conclure à sa capacité de soulever des charges de 5 kg jusqu'à l'horizontale; selon les tests effectués à la Clinique de réadaptation X.________, elle peut soulever des poids de 5 kg jusqu'à la taille et de 2,5 kg seulement jusqu'à l'horizontale. Il est vrai que ces constatations sont un peu moins favorables que celles du docteur S.________. Il n'en demeure pas moins que le rapport des médecins de la Clinique de réadaptation X.________ (du 17 juillet 2001) fait état d'importantes auto-limitations qui ont rendu très difficiles les évaluations, de sorte que la valeur objective de celles-ci doit être relativisée. D'ailleurs, les médecins prénommés ont conclu, sur le plan somatique, à une incapacité de travail de 50 % dans l'activité habituelle, appréciation bien plus optimiste que celle de l'expert qui a fait état, dans cette activité, d'une capacité de travail de 30 % au maximum. Quant au fait que le docteur S.________ a indiqué que les charges répétitives avec le membre supérieur droit devaient être évitées, il n'est pas en désaccord avec ses conclusions selon lesquelles des travaux avec activité répétitive sont envisageables. Cela étant, la juridiction cantonale était en droit de se fonder sur l'appréciation de l'expert S.________ selon laquelle la capacité de travail découlant de l'atteinte à la santé physique est de 60 % dans une activité adaptée.