Citation: 6B_1221/2020 E. 1.5

1.5. De surcroît, il apparaît que le jugement de divorce rendu en novembre 2011 par le Tribunal de première instance de Tunis n'avait, à tout le moins au 5 octobre 2018, pas fait l'objet d'une reconnaissance en Suisse, la recourante ayant expliqué, dans son courrier daté du jour précité, que le jugement de divorce tunisien, ainsi que son remariage, étaient alors " en cours de transcription " auprès du Service d'état civil du canton de Genève. Il doit en être déduit qu'en réalité, selon le registre d'état civil suisse, la recourante et B.A.________ n'avaient jusqu'alors jamais cessé d'être mariés. Dans ce contexte, on ne voit pas qu'il puisse lui être reproché d'avoir induit en erreur le SCARPA en omettant de lui annoncer son " remariage " en 2013, en Tunisie, avec ce même homme. Il aurait ainsi été bien plus pertinent en l'espèce, pour autant que la recourante peut se voir reprocher d'avoir adopté un comportement actif propre à tromper le SCARPA à cet égard (cf. consid. 1.4 supra), de déterminer si elle et son époux avaient repris une vie communeeffective, à un moment ou à un autre ensuite du jugement de mesures protectrices de l'union conjugale rendu en mars 2011 - sur lequel se fondait le droit aux avances -, question que la cour cantonale a toutefois expressément laissé ouverte (cf. arrêt attaqué, consid. 2.2 p. 7).