Citation: 8C_438/2024 E. 4

La juridiction cantonale a relevé que le déroulement de l'événement avait été précisé lors de l'audience du 14 juin 2024. Elle a retenu que l'intimé était en train de poser des plaques de pierre, à hauteur des yeux; alors qu'il s'apprêtait à prendre avec les deux mains le maillet situé à 50 centimètres de son bras, la plaque qu'il venait de poser, d'environ 10-12 kilos, s'était détachée; en la rattrapant à hauteur de la taille, sur le côté, il s'était blessé au dos par un mouvement en porte-à-faux, effectué brusquement par réflexe. Selon la cour cantonale, il ressortait des déclarations de l'intimé, en audience comme dans le questionnaire du 11 octobre 2022, que ce faux mouvement expliquait les douleurs de l'intimé. Elle a considéré que le 13 septembre 2022, ce dernier avait effectué un mouvement en porte-à-faux pour retenir un objet en train de tomber, soit un mouvement corporel non programmé et non maîtrisé, qui justifiait d'admettre l'existence d'un facteur extraordinaire. Reconnaissant le caractère accidentel de l'événement du 13 septembre 2022 - les autres critères étant manifestement remplis, ce que la recourante ne contestait pas -, les premiers juges ont considéré que la recourante devait examiner les autres conditions du droit aux prestations d'assurance et statuer sur les prestations éventuellement dues à l'intimé.