Citation: I 764/05 30.05.2006 E. 3

Le recourant reproche encore aux premiers juges d'avoir écarté, sans motif, les rapports des docteur R.________ et V.________ déposés en juin 2005 en instance cantonale. En règle générale, le juge des assurances sociales apprécie la légalité des décisions attaquées d'après l'état de fait existant au moment où la décision litigieuse a été rendue (ATF 121 V 366 consid. 1b, 116 V 248 consid. 1b et les références). Les faits survenus postérieurement, et qui ont modifié cette situation, doivent normalement faire l'objet d'une nouvelle décision administrative (ATF 121 V 366 consid. 1b 117 V 293 consid. 4). Les rapports des docteurs R.________ et V.________ ont été respectivement établis les 2 et 6 juin 2005, postérieurement à la décision litigieuse. Le psychiatre fait état d'une évolution défavorable, ce qui l'a amené à affirmer l'existence du trouble somatoforme évoqué auparavant, mais il ne se prononce toujours pas sur la capacité de travail. Le rhumatologue rapporte des plaintes constantes et une situation inchangée; il retient, sans motivation, une capacité de travail de 50 %. Au regard de ce qui précède, la juridiction cantonale était fondée à ne pas tenir compte des rapports mentionnés. Le recours se révèle ainsi en tous points infondé.