Citation: 9C_498/2023 E. 4.1

4.1. En se fondant sur les conclusions de l'expertise judiciaire du 9 janvier 2023, la juridiction cantonale a retenu que l'assuré présentait une capacité de travail maximale de 50 %, ouvrant droit à une demi-rente de l'assurance-invalidité dès le 1 er août 2020, soit six mois après le dépôt de la demande du 13 février 2020. Les premiers juges ont considéré que l'expertise judiciaire du 9 janvier 2023 - dont ils ont reproduit de larges extraits - était entièrement convaincante quant à la description de l'évolution de l'état de santé de l'assuré dans le temps, des limitations fonctionnelles et de la capacité de travail résiduelle exigible. En particulier, la doctoresse H.________ avait indiqué que l'interprétation du médecin du SMR, selon laquelle les symptômes de l'assuré étaient uniquement subjectifs, ne tenait pas compte de l'impact de ces mêmes symptômes sur tous les domaines de la vie (social, professionnel, familial et affectif). Ainsi, si l'assuré avait pu tant bien que mal, à force de travail et de stratégies, compenser l'atteinte organique subie le 28 septembre 1996 pendant vingt ans, deux événements banals survenus en 2015 et 2016 avaient décompensé psychologiquement un état de stress post-traumatique sous-jacent, avec une rigidification de la personnalité prenant valeur de modification durable de la personnalité, et des décompensations dépressives successives par épuisement de ses ressources psychiques (en 2016, en 2021 et actuellement). Le tableau clinique avait par ailleurs évolué de manière défavorable parce que les aspects de personnalité dysfonctionnels se rigidifiaient avec le temps, ceci en raison de traits de personnalité narcissique, de la chronicité des atteintes, de l'épuisement et de la perte d'espoir de l'assuré dans une amélioration possible. A force de lutter et de s'épuiser à la tâche et de ne pas parvenir à répondre à ses propres exigences, à force de se heurter à des séquelles neuropsychologiques qui ne s'amélioraient pas, l'assuré vivait des moments d'effondrement dépressif caractérisés par une thymie abaissée, une importante fatigue, une péjoration de son irritabilité avec l'augmentation de son impulsivité et de sa conflictuabilité, un besoin accru de s'isoler, des débordements de rage contre lui-même ou autrui, des ruminations constantes, des envies de mourir sans idéation suicidaire franche, une anhédonie et une aboulie.