Citation: 4A_578/2017 E. 3.3.3

3.3.3. Que l'arbitre ne se soit pas focalisé sur le montant du chèque annexé au second fax du 9 novembre 2016, ni sur les modalités du versement des 585'699 NIS intervenu le 10 novembre 2016, ainsi qu'il l'affirme à juste titre dans sa réponse au recours, ressort déjà de l'argumentation qui sous-tend sa sentence, telle qu'elle a été reproduite plus haut (let. B.b). Il en appert que l'accent a été mis, au premier chef, par lui sur le fait que le joueur avait résilié le contrat de travail avec effet immédiat un jour seulement après l'expiration du délai de paiement qu'il avait fixé au club débiteur et, qui plus est, à un moment où il savait que ce club avait manifesté clairement sa volonté de verser sur son compte bancaire, le lendemain matin au plus tard, tout ce qu'il lui devait, étant donné que le joueur refusait de venir prendre possession du chèque offert, sans compter qu'il ne pouvait plus ignorer, à ce moment-là, l'intention manifestée par l'intimé de poursuivre sa relation contractuelle avec lui. Certes, l'arbitre a également fait fond sur le montant du chèque, mais il ne l'a fait qu'incidemment dans le cadre du reproche adressé au recourant de n'avoir pas pris le chèque qui lui était proposé, ne fût-ce que pour en vérifier le montant et la couverture, en relevant, par ailleurs, que les événements survenus le lendemain, soit le versement des 585'699 NIS sur le compte bancaire du recourant, démontraient qu'une telle démarche n'eût pas été vaine dès lors que l'intéressé avait pu récupérer ce qui lui était dû, et bien plus encore, peu importe que ce ne fût point via un chèque mais à la suite de quatre virements. Cela étant, il n'apparaît pas que le recourant ait été privé de la possibilité de faire valoir son point de vue. Bien qu'il s'en défende, ce qu'il reproche en réalité à l'arbitre, c'est d'avoir procédé à des constatations de fait insoutenables, respectivement d'en avoir tiré des conclusions juridiques inadmissibles, en ce qui concerne l'extinction des rapports contractuels et, singulièrement, la justification de la résiliation immédiate du contrat de travail qu'il a pris l'initiative de notifier à l'intimé. En argumentant ainsi, il ne tient pas compte de la jurisprudence du Tribunal fédéral voulant que le grief tiré de la violation du droit d'être entendu ne doive pas servir, pour la partie qui se plaint de vices affectant la motivation de la sentence, à provoquer par ce biais un examen de l'application du droit de fond. Par conséquent, le moyen pris de la violation du droit d'être entendu se révèle infondé.