Citation: 4A_534/2015 E. 1.3

1.3. Les recourants reprochent à la Cour de justice d'avoir nié que la dette de la promotrice envers le bureau d'architectes soit conditionnée au gain du présent procès. La Cour n'aurait pas accordé suffisamment d'importance à certains éléments. Ainsi, la promotrice a obtenu d'autres mandataires qu'ils renoncent à leurs honoraires en cas de perte du procès. Comme administrateur-président du bureau d'architectes, le témoin C.________ a un intérêt direct à l'issue du litige; il a reconnu que son bureau est en relations d'affaires avec la promotrice sur d'autres projets. Malgré son statut dans la société et l'importance de la créance (266'666 fr.), le témoin s'est révélé incapable de dire si elle figure ou non dans la comptabilité de la société; il s'est contenté d'un accord oral quant au paiement des honoraires à la fin du procès. Les juges genevois auraient de surcroît ignoré que la promotrice avait varié dans le montant de sa prétendue dette, sans jamais articuler les bons chiffres. Enfin, la Cour n'expliquerait pas pour quelle raison le témoignage de l'administrateur C.________ aurait plus de poids que l'art. 6 du contrat conditionnant le paiement du premier acompte à l'obtention du permis de construire. La thèse des recourants (encaissement des honoraires d'architecte conditionné au gain du procès) serait tout aussi plausible que celle de la partie adverse. Les juges auraient dû éprouver des doutes quant au caractère inconditionnel de la créance des architectes, et ne pas retenir de dommage.