Citation: 1C_355/2015 E. 6.2

6.2. En l'occurrence, la recourante estime que la cour cantonale n'a pas pris suffisamment en compte la nécessité de conserver l'intégralité du mur historique qui se situe sur une "voie historique d'importance nationale". Elle déplore le changement d'avis du SIPAL à cet égard. Elle perd cependant de vue deux éléments. D'un part, le projet de chemin piétonnier initialement prévu par le PPA En Bonjean (nécessitant la démolition du mur sur plus de 10 m) a été modifié à la suite du préavis du 4 novembre 2013 du SIPAL, afin de limiter l'atteinte au mur et de ne détruire qu'un tronçon de 7 m: le SIPAL a ensuite donné son aval au projet modifié. D'autre part, lors de son inspection locale, le Tribunal cantonal a constaté que la portion du mur qu'il était prévu de démolir était complètement recouverte par de la végétation: il a estimé que cette portion de mur historique n'avait pas de valeur du point de vue visuel puisqu'elle n'était pas visible. La recourante ne répond pas à cette argumentation et se borne à substituer sa propre appréciation des faits à celle du Tribunal cantonal qui s'est rendu sur place. Partant, elle ne parvient pas à démontrer que la cour cantonale a appliqué arbitrairement l'art. 46 al. 2 LPNMS en confirmant la construction du chemin piétonnier litigieux. Au demeurant, la recourante se prévaut en vain du fait que la maison de maître sise sur la parcelle n° 753 a obtenu la note 2 au recensement architectural du canton de Vaud et que sa conservation est mentionnée aux art. 1, 4 et 24 RPPA, dans la mesure où ce dispositif de protection est rattaché uniquement à ladite maison, laquelle se situe de surcroît à plusieurs dizaines de mètres du chemin piétonnier litigieux.