Citation: 6B_177/2024 E. 3.6.3

3.6.3. Le recourant reproche à la cour cantonale une appréciation arbitraire des faits et contraire à la présomption d'innocence lorsqu'elle retient que sa crédibilité doit être niée à raison de ses mensonges sur l'origine de la dispute du jugement querellé. En l'espèce, la cour cantonale n'a pas fondé l'évaluation de la crédibilité du recourant sur d'éventuelles divergences quant à l'origine de la dispute avec l'intimée 1. Elle s'est appuyée bien plutôt sur l'existence de contradictions entre ses déclarations et celles de plusieurs voisins de l'intimée 1 relatives à son humeur au moment de la rejoindre. Sur ce point, il ressort du jugement entrepris que plusieurs personnes du voisinage ont fait état d'un homme se dirigeant vers l'immeuble, lequel était énervé et criait en italien au téléphone. Il ne s'agit nullement de témoins indirects, nonobstant les affirmations du recourant à ce sujet. Ce dernier a quant à lui nié sa mauvaise humeur au moment de son arrivée, soutenant qu'il était calme, content ainsi qu'impatient de retrouver sa compagne. Force est dès lors de constater que les déclarations du recourant sont contredites par les témoignages des voisins. En outre, bien qu'il se plaigne d'une violation de son droit d'être entendu, il ne démontre nullement avoir requis la réaudition desdits voisins ou que les autorités précédentes auraient commis un déni de justice en ne traitant pas sa demande. En tout état de cause, on ne voit pas en quoi pareille réaudition se révélerait utile. Pour finir, quoi qu'en dise le recourant, le témoignage de l'ex-conjoint de l'intimée 1, avec qui il se trouvait avant de la rejoindre, ne permet pas d'infirmer les constations de la cour cantonale quant à son état émotionnel lorsqu'il a gagné le domicile de celle-ci. La cour cantonale était ainsi légitimée à considérer que le recourant est arrivé énervé au domicile de l'intimée 1 et à prendre en compte ses dénégations à ce propos dans le cadre de l'évaluation de sa crédibilité.