Citation: I 4/03 01.03.2004 E. 5

Dans un autre moyen, le recourant met en doute la valeur probante des conclusions de l'expertise du docteur M.________ qui se prononce précisément sur cette question. Il lui oppose, notamment, le rapport de la Clinique romande de réadaptation du 1er octobre 2000 faisant état d'une incapacité de travail totale de sa part. Il considère que l'expertise du docteur M.________ ne représente qu'une nouvelle appréciation de la situation médicale qui ne s'est pas améliorée. Ce grief n'est pas pertinent. Ainsi que le fait remarquer l'office intimé, la mise en oeuvre d'une expertise a été motivée par la divergence des appréciations médicales versées au dossier. Il ressort, notamment, du rapport du 26 février 2002 du docteur T.________ que les renseignements médicaux étaient insuffisants et contradictoires en ce qui concerne la capacité de travail. En particulier, les médecins qui faisaient état d'une incapacité totale de travail (comme ceux de la Clinique romande de réadaptation) ne précisaient pas si cette évaluation concerne l'activité habituelle du recourant ou une autre activité, même adaptée, de sorte que l'on ne saurait rien inférer de telles appréciations. De toute manière, le mandataire du recourant - qui a été dûment informé de la mise en oeuvre de l'expertise et du nom de l'expert - n'a formulé aucune objection à cette désignation. De surcroît, il ne produit aucun nouvel avis médical susceptible de faire douter de la crédibilité des conclusions du docteur M.________. Il ressort de l'expertise - à laquelle il convient d'attacher pleine valeur probante au sens de l'arrêt ATF 125 V 352 ss consid. 3 - que le recourant présente un conflit sous-acromial gauche avec séquelles d'épaule gelée et de lésion de la coiffe des rotateurs après multiples interventions chirurgicales, un status post-fracture de l'index gauche avec ankylose partielle et une gonarthrose interne droite discrète. L'incapacité de travail de l'assuré est de 100 % dans son ancienne activité de conducteur de clark et dans les autres métiers manuels qu'il a exercés auparavant, cela depuis 1993. En revanche, elle est totale, sans diminution de rendement, dans une activité adaptée excluant les travaux lourds et répétitifs au niveau du membre supérieur gauche, les gestes au-dessus de l'horizontale, et les tâches manuelles très fines, qui nécessitent l'usage simultané de deux mains, de même que les travaux lourds sur des chantiers ou nécessitant de long déplacements quotidiens.