Citation: 1C_124/2022 E. 2.2

2.2. Les recourants soutiennent que la CDAP ne pouvait se contenter de constatations faites par des tiers et à un endroit précis, sur une parcelle voisine pour déterminer l'orientation des faîtes principaux des bâtiments de la zone où est situé le projet litigieux ainsi que l'orientation des courbes de niveau. Les recourants omettent de mentionner que la CDAP s'est en premier lieu fondée sur le guichet cartographique cantonal pour déterminer la pente de la parcelle n° 196. Elle a détaillé clairement l'emplacement des trois courbes de niveau qui traversent le terrain et décrit leurs particularités. La lecture de ces courbes ne pouvait qu'amener l'autorité à constater que le terrain est en faible pente. Elle s'est ensuite fondée sur les plans déposés par le requérant pour déterminer l'orientation du faîte le plus long de chacun des bâtiments projetés. Enfin, elle s'est fondée sur un arrêt (cause AC.2020.0028) qu'elle avait rendu dans une affaire touchant une parcelle directement voisine pour décrire à la fois la pente du terrain et l'orientation des faîtes alentours qu'elle a qualifiée d'hétéroclite, ce que les recourants ne contestent pas. Les recourants soutiennent que le Tribunal cantonal ne pouvait se contenter des constatations faites dans ce précédent arrêt pour écarter sa réquisition d'inspection locale, qualifiant de tiers la cour réunie pour cette affaire. Ils perdent toutefois de vue que, si la présidence de la cour a certes été modifiée, il n'en va pas de même des deux assesseurs, qui ont à nouveau été appelés à siéger. Or, dans la mesure où ces derniers sont notamment désignés pour leurs connaissances techniques spécifiques (cf. art. 33 al. 2 let. a du Règlement organique du Tribunal cantonal vaudois [ROTC; RS/VD 173.31.1]), l'instance précédente pouvait, sans que cela n'apparaisse critiquable, fonder son jugement sur leurs constatations faites lors de cette inspection locale (arrêt 1C_154/2015 du 22 décembre 2015 consid. 2.2). S'agissant de la production du dossier demandée, les recourants indiquent qu'elle permettrait de vérifier si, dans l'ensemble de la zone, le parallélisme entre les faîtes les plus longs des bâtiments et les courbes de niveau était respecté. Or, le dossier dont l'édition est requise par les recourants est précisément celui sur lequel la cour cantonale s'est appuyée pour établir les constatations de fait susmentionnées, constatations dont les recourants contestent le bien-fondé. Dans ces circonstances, le refus des mesures d'instruction requises ne résulte pas d'une appréciation arbitraire des circonstances, ce qui conduit au rejet du moyen tiré de l'art. 29 al. 2 Cst.