Citation: 9C_577/2014 E. 4

Contrairement à l'opinion du recourant, on ne saurait admettre que les faits ont été établis de manière manifestement inexacte, au sens de l'art. 97 al. 1 LTF, pour le seul motif que toutes les limitations fonctionnelles qu'il avait évoquées en procédure cantonale n'auraient finalement pas été retenues. En l'espèce, il lui incombait de démontrer en quoi l'appréciation et l'administration des preuves à laquelle la juridiction cantonale avait procédé auraient résulté d'une violation du droit fédéral (art. 61 let. c LPGA, art. 95 let. a LTF). En d'autres termes, le recourant ne devait pas simplement énumérer divers empêchements mais établir que les constats de l'autorité précédente étaient manifestement inexacts ou insoutenables (cf. art. 97 al. 1 LTF), singulièrement quant à l'existence d'une capacité de travail entière dans une activité adaptée. Il n'y est toutefois pas parvenu, son argumentaire consistant en définitive uniquement à donner sa propre appréciation de la situation et à affirmer qu'il n'a pas de capacité de gain. A défaut d'avoir été sérieusement remises en cause par le biais de critiques appellatoires, impropres à démontrer une violation de l'art. 61 let. c LPGA, les constatations de fait des premiers juges lient le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF). Le degré d'invalidité du recourant doit ainsi être arrêté en fonction d'une capacité de travail entière au plus tard dès le mois d'octobre 2006 dans une activité adaptée à son handicap, c'est-à-dire dans un travail de contrôle de qualité dans le domaine de la production de petites pièces, d'employé au conditionnement de petites marchandises, d'employé au montage de petites pièces, de surveillance de chaînes de production (cf. consid. 2.4 p. 14 du jugement attaqué). Dans ce contexte, le recourant n'aborde pas les conditions présidant à la révision du droit à la rente (art. 17 LPGA). Celles-ci sont pourtant réalisées, dès lors que la doctoresse B.________ a attesté une amélioration significative de l'état de santé, désormais compatible avec une activité adaptée dès le mois d'octobre 2006 (rapport du 30 septembre 2013, pp. 8 et 9). Pour le surplus, le grief tiré de la prise en compte d'un revenu d'invalide illusoire est dépourvu de tout fondement, puisqu'une activité adaptée est exigible. A ce sujet, on rappellera qu'en raison du large éventail d'activités simples et répétitives (qui correspondent à un emploi léger) que recouvre le marché du travail, un certain nombre d'entre elles sont raisonnablement exigibles du recourant. Ce dernier n'indique d'ailleurs pas en quoi le calcul du degré de l'invalidité serait, en tant que tel, erroné. Quant aux propos de portée générale qu'il tient au sujet de l'assainissement de l'AI par le biais d'une réduction des dépenses et des rentes, ils ne lui sont d'aucun secours. Le recours est infondé.