Citation: 6B_906/2019 E. 2.4

2.4. S'agissant du critère de la prévention spéciale, la cour cantonale n'a pas ignoré la situation personnelle de la recourante. En particulier, il ressort bien de l'arrêt attaqué que cette dernière dispose désormais d'un travail régulier qu'elle craint de perdre si la quotité de la peine à exécuter devait dépasser celle compatible avec l'octroi de la semi-détention ou la mise en oeuvre d'une surveillance électronique (cf. arrêt attaqué, p. 6). Pour le reste, la cour cantonale a indiqué que la recourante n'avait pas hésité à commettre une infraction en octobre 2013, alors même que son co-prévenu faisait l'objet d'une procédure pénale concernant le même complexe de faits, et qu'une quotité ferme de 18 mois était nécessaire pour la dissuader de récidiver. Ces aspects concernent directement l'impératif de prévention spéciale, qui n'a donc aucunement été oublié par l'autorité précédente. Au demeurant, on ne voit pas en quoi le fait que la recourante dispose désormais d'un emploi ferait apparaître la quotité ferme de la peine comme excessive sous l'angle de la prévention spéciale, dès lors que les infractions commises par l'intéressée ne l'ont pas été dans le seul but d'assurer ses besoins élémentaires, mais afin de maintenir un train de vie élevé.