Citation: 9C_72/2022 E. 5.3

5.3. Concernant ensuite l'appréciation des preuves opérée par la juridiction cantonale, la recourante se limite à indiquer que le docteur C.________ a attesté qu'elle présentait une incapacité totale de travailler. Ce faisant, l'assurée ne fait pas état d'éléments cliniques ou diagnostiques concrets et objectifs susceptibles de mettre en cause les conclusions médicales suivies par la juridiction cantonale, ni de motifs susceptibles d'établir le caractère arbitraire de l'appréciation qu'elle en a faite. Les premiers juges ont en effet examiné les rapports du docteur C.________ (des 19 novembre 2018 et 19 mars 2019, ainsi que des 3 avril, 9 juin et 8 décembre 2020, notamment) et exposé les raisons pour lesquelles ils ont considéré que son appréciation ne permettait pas de remettre en doute celle du docteur B.________. A cet égard, ils ont en particulier retenu que, selon le docteur C.________, l'attribution des douleurs de sa patiente aux atteintes cervicales et opérations subies n'était qu'une hypothèse et que l'étiologie de ses plaintes n'était pas identifiable, si bien que ses conclusions n'excluaient pas celles du docteur B.________, mais tendaient au contraire à les renforcer. Par ailleurs, en se référant également au rapport du docteur D.________, médecin au Service médical régional de l'assurance-invalidité, du 16 décembre 2020, l'instance précédente a aussi exposé de manière convaincante que l'appréciation du docteur C.________ reposait non pas sur des éléments médicaux objectifs, mais sur les plaintes de sa patiente, lesquelles ne pouvaient pas toutes être attribuées à des atteintes organiques, comme le médecin traitant en convenait lui-même.