Citation: I 259/04 31.05.2005 E. 2

2.1 Est litigieuse la suppression du droit de la recourante à une rente d'invalidité, le point décisif étant de savoir si au moment déterminant - soit lors de la décision de révision du 29 juillet 2002 -, les conditions étaient réunies pour supprimer son droit à la rente. 2.2 En vertu de l'art. 41 aLAI, les rentes en cours doivent être, pour l'avenir, augmentées, réduites ou supprimées si le degré d'invalidité se modifie de manière à influencer le droit à ces prestations. Tout changement important des circonstances propre à influencer le degré d'invalidité et donc le droit à la rente, peut motiver une révision. Pour juger si un tel changement s'est produit, il faut comparer les faits tels qu'ils se présentaient au moment de la décision de rente initiale avec les circonstances régnant à l'époque de la décision litigieuse (ATF 125 V 369 consid. 2 et la référence). 2.3 La recourante a été mise au bénéfice d'une rente entière d'invalidité à partir du 1er mars 1997 (décision d'octroi de rente du 10 décembre 1998), au motif qu'elle a subi deux opérations à la cheville droite, les 12 décembre 1996 et 22 avril 1997 et qu'elle a présenté depuis décembre 1996 une incapacité de travail de 100 % attestée par ses médecins traitant, le docteur J.________ (rapports des 24 février 1997 et du 15 mai 1997) et le docteur T.________ (rapport du 6 juillet 1997; voir aussi rapports opératoires du docteur E.________ de la clinique X.________ des 12 décembre 1996 et 22 avril 1997; voir également note interne de la CNA du 23 mai 1997). 2.4 Par la suite, la situation s'est modifiée. Selon le rapport du docteur J.________ du 4 juillet 2000, la capacité de travail de la recourante s'est améliorée puisque celle-ci est apte à travailler de 50 % à 100 % dans une activité n'exigeant pas d'efforts corporels, telle celle de secrétaire. Ce praticien a confirmé et précisé cette appréciation le 27 février 2002, en déclarant qu'en dépit de nouveaux incidents de distorsion de la cheville gauche (recte : droite), sa patiente est en mesure d'exercer à 100 % une activité de secrétaire en position essentiellement assise. Dès lors que cette occupation correspond à sa formation et à la profession exercée habituellement par la recourante, les premiers juges étaient fondés à retenir que celle-ci ne subissait plus d'incapacité de gain depuis le 4 juillet 2000 et, partant, à confirmer la décision de suppression de rente de l'office intimé du 29 juillet 2002, avec effet au 1er septembre 2002 (cf. art. 88bis al. 2 let. a RAI).