Citation: 6B_259/2020 E. 1.3

1.3. En l'espèce, la cour cantonale a refusé la mesure d'instruction requise au motif que l'audition de l'ex-compagne du recourant n'était pas nécessaire pour apprécier les faits de la cause. Elle a considéré que son témoignage n'aurait qu'une valeur probante très faible, compte tenu de ses liens avec le recourant, soit son ex-compagnon et père de son enfant. Elle ajouté qu'elle était domiciliée en Allemagne et n'était en tout état de cause pas présente lors des évènements litigieux. Elle ne pouvait tout au plus qu'en donner la version qui lui avait été rapportée par le recourant. Le recourant objecte qu'il a été privé d'entendre un témoin à décharge et un témoin de moralité. Il échoue toutefois à démontrer en quoi l'appréciation anticipée à laquelle s'est livrée la cour cantonale serait entachée d'arbitraire. Contrairement à ce qu'il semble soutenir, la cour cantonale n'a pas retenu, de manière générale, que les auditions de témoins n'auraient de pertinence qu'à l'égard de personnes "présentes lors des événements litigieux". Quoi qu'il en soit, le recourant ne fournit pas la moindre explication destinée à exposer sur quel point, s'agissant des faits proprement dits, le témoignage de son ex-compagne aurait été susceptible d'apporter un quelconque éclairage. De surcroît, la cour cantonale n'a pas retenu que le recourant avait abattu son beau-père en Bosnie, mais qu'il avait prétendu l'avoir fait en évoquant son passé de criminel lors de la conversation qu'il avait eue avec l'intimée le 3 juillet 2018, peu avant les premiers faits litigieux. La nuance semble lui échapper. Dans cette mesure, la cour cantonale pouvait retenir sans arbitraire que le témoignage requis n'était non plus déterminant sur ce point. Enfin, l'appréciation de la cour cantonale n'apparaît pas non plus insoutenable en ce qui concerne la portée qu'aurait pu revêtir le témoignage de son ex-compagne concernant la situation personnelle du recourant. Le grief s'avère par conséquent mal fondé.