Citation: 1C_107/2014 E. A

Le 26 novembre 2008, B.________ s'est porté acquéreur de la parcelle n° 4120 de la commune d'Ormont-Dessous, à Cergnat. Cette parcelle de 391 mètres carrés, sise en zone agricole et alpestre, accueille notamment un chalet de 59 mètres carrés (ECA n° 509) construit vers 1802 et inhabité depuis une quinzaine d'années. Le Service du développement territorial du canton de Vaud avait informé l'architecte de B.________, avant que celui-ci n'achète la parcelle, qu'au vu de l'état de délabrement dans lequel se trouvait ce chalet, qui devait être considéré comme une ruine inhabitable, il était difficile d'imaginer une autre solution que sa démolition. Le 10 mai 2012, le Service Immeubles, Patrimoine et Logistique du canton de Vaud a constaté que la note 4 attribuée au chalet lors du recensement architectural cantonal ne justifiait pas son intervention et que l'appréciation d'éventuels travaux de rénovation de ce bâtiment relevait du seul ressort du Service du développement territorial. Lors d'une visite sur place tenue le 11 juin 2012, ce dernier a confirmé son refus d'entrer en matière sur la reconstruction et la réhabilitation du chalet. Par décision du 30 juillet 2012, le Service du développement territorial a ordonné la démolition du chalet avec remise en état du site dans un délai échéant au 31 octobre 2012, prolongé au 31 mai 2013. Le 24 mai 2013, B.________ a déposé une demande de permis de construire portant sur des transformations intérieures du chalet et le remplacement des portes et fenêtres existantes, qui s'est heurtée au refus du Service du développement territorial. Le 31 mai 2013, il a déposé une demande de réexamen de la décision du Service du développement territorial du 30 juillet 2012 en invoquant comme fait nouveau le dépôt de la demande de permis de construire. Le 30 août 2013, le Service du développement territorial a refusé d'entrer en matière sur cette demande, estimant que le dépôt d'une demande de permis de construire ne changeait rien au fait que le bâtiment existant est en ruine et qu'il ne peut plus bénéficier des dispositions dérogatoires des art. 24c LAT et 42 OAT. Il a maintenu sa décision du 30 juillet 2012 et a accordé au propriétaire des lieux un ultime délai au 30 septembre 2013 pour évacuer les restes du chalet ECA n° 509 et remettre le terrain en état naturel, sous la menace d'une exécution par substitution aux frais du propriétaire et des peines d'amendes prévue par l'art. 292 CP. Le 18 septembre 2013, l'Association "A.________" a informé la Cheffe du Département de l'intérieur du canton de Vaud qu'elle venait d'acquérir le bâtiment ECA n° 509 et qu'elle contestait "l'arrêté de démolition du 30 août 2013 pris par ses services". Le 8 octobre 2013, la Cheffe du Département a transmis l'original de ce courrier, qu'elle considérait comme un recours, à la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud comme objet de sa compétence. Statuant par arrêt du 10 février 2014, cette juridiction a rejeté le recours dans la mesure où il était recevable, a confirmé la décision attaquée et a fixé un nouveau délai d'exécution au 30 juin 2014.