Citation: 2A.733/2005 28.08.2006 E. 4

4.1 Aux termes de l'art. 17 al. 2 3ème phrase LSEE, les enfants célibataires de moins de dix-huit ans ont le droit d'être inclus dans l'autorisation d'établissement de leurs parents aussi longtemps qu'ils vivent auprès d'eux. Cette disposition n'est pas applicable dans le cas présent puisque B.________ était âgé de 26 ans lors du dépôt de la demande de regroupement familial (cf. ATF 124 II 361 consid. 4b). La question de savoir si sa mère est entre-temps au bénéfice d'une autorisation d'établissement peut dès lors demeurer indécise. 4.2 B.________ ne se trouve pas vis-à-vis de sa mère dans un rapport de dépendance particulier en raison d'un handicap ou d'une maladie graves l'empêchant de gagner sa vie et de vivre de manière autonome (cf. ATF 120 Ib 257 consid. 1e p. 261/262), si bien que celle-ci ne peut se réclamer de l'art. 8 CEDH (ou de l'art. 13 al. 1 Cst.) dans le cadre de sa demande de regroupement familial. 4.3 S'agissant de l'octroi d'une autorisation de séjour à titre d'exemption aux mesures de limitation au sens de l'art. 13 let. f de l'ordonnance du 6 octobre 1986 limitant le nombre des étrangers (OLE; RS 823.21), la voie du recours de droit administratif n'est pas ouverte contre les décisions cantonales refusant une autorisation de séjour à laquelle l'étranger n'a pas de droit, quand bien même les autorités cantonales de police des étrangers auraient examiné à titre préjudiciel la question de l'assujettissement aux mesures de limitation (ATF 126 II 335 consid. 1c/aa p. 338). Les cantons n'ont du reste pas l'obligation de transmettre la requête d'un étranger tendant à l'exemption aux mesures de limitation à l'autorité fédérale compétente, lorsqu'ils n'entendent de toute façon pas lui délivrer une autorisation de séjour, fût-elle hors contingent (cf. ATF 119 Ib 91 consid. 2c p. 96/97). Les dispositions de l'OLE ne sont de toute manière pas de nature à fonder un droit à une autorisation de séjour dans le cadre d'un regroupement familial (cf. ATF 130 II 281 consid. 2.2 p. 284). 4.4 Enfin, la recourante ne peut tirer argument de la situation de son fils cadet qui diffère de celle de son fils aîné, le principe général d'égalité (art. 8 al. 1 Cst.) n'étant pas non plus de nature à fonder un droit à une autorisation de séjour (ATF 128 II 145 consid. 3.5 p. 155).