Citation: 6B_1134/2016 E. 1.4.2

1.4.2. Le recourant affirme que son projet professionnel de vente de fruits et légumes sur un marché à Bucarest devrait être considéré comme concret et sérieux et qu'il ne sera pas dans une situation comparable à celle dans laquelle il se trouvait lorsqu'il est venu en Suisse. Il fait valoir son grand intérêt pour ce projet professionnel, le fait que toute sa famille se trouverait en Roumanie, en particulier son père et sa belle-mère - laquelle serait susceptible de l'aider et de le loger -, et que ce ne serait qu'après avoir perdu « son travail » sur les marchés de Bucarest qu'il aurait commis certaines infractions. Ce faisant, il se limite à opposer sa propre appréciation à celle développée par la cour cantonale, sans nullement en démontrer l'arbitraire. Appellatoire, sa critique est irrecevable. Au demeurant, le recourant perd de vue qu'il a lui-même indiqué, devant l'autorité précédente, que son projet nécessitait toujours de trouver une personne de contact dans son pays pour l'épauler (cf. arrêt attaqué lettre C/a p. 5). Il risque dès lors, en cas de libération, de se trouver sans activité, alors que sa situation personnelle est déjà précaire. La cour cantonale n'est dès lors pas tombée dans l'arbitraire en retenant que son projet paraissait loin d'être finalisé et qu'il était à craindre qu'il se retrouve dans une situation similaire à celle qu'il avait vécu lorsqu'il a commis des infractions en Suisse.