Citation: 2C_1075/2019 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, les raisons pour lesquelles les juges cantonaux ont considéré que l'art. 8 CEDH ne conférait aucun droit à demeurer en Suisse au recourant 1 ressortent de manière implicite de l'arrêt entrepris. La Cour de justice a relevé que l'Office cantonal n'avait "pas abusé de son pouvoir d'appréciation ni violé la loi, y compris l'art. 8 CEDH, en refusant de renouveler l'autorisation de séjour du recou-rant", juste après avoir souligné que ce dernier pouvait retourner vivre avec sa famille au Kosovo et sans autres quitter la Suisse, où il n'avait pas créé d' "attaches sociales particulièrement étroites" (cf. consid. 5b de l'arrêt attaqué). On comprend ainsi aisément que l'autorité précédente a estimé que l'art. 8 CEDH n'était pas pertinent en la cause, dès lors que le droit au respect de la vie familiale et privée du recourant ne serait pas mis en péril par un éventuel retour au Kosovo, respectivement par un renvoi de Suisse. Une telle motivation, bien que développée d'une manière sommaire dans l'arrêt attaqué, est suffisante à l'aune de l'art. 29 al. 2 Cst. En la contestant sur plus de trois pages dans leur mémoire au Tribunal fédéral, les recourants, qui sont assistés d'un avocat, démontrent du reste qu'ils en ont manifestement compris le sens et la portée. Le grief d'une violation de l'art. 29 al. 2 Cst. est donc infondé.