Citation: 1P.568/2000 19.10.2000 E. 1

Cela ne change toutefois rien à l'issue de la cause. Le recourant invoque également l'art. 6 par. 1 CEDH. Il estime avoir été indûment privé de l'accès à un juge. Le grief n'a toutefois pas de portée propre car, comme le relève le recourant, l'accès à un tribunal est garanti dès lors que celui qui fait l'objet d'une condamnation par ordonnance pénale peut, s'il forme opposition, être jugé selon la procédure ordinaire. Ce droit doit toutefois être exercé conformément aux règles de procédure, en particulier dans le respect des délais posés par le droit cantonal (cf. ATF 126 I 36 consid. 1b p. 39-40). Or, le recourant ne soutient pas, avec raison, que la règle de procédure appliquée en l'espèce serait, en soi, contraire à l'art. 6 CEDH. Dès lors, le recours se limite d'une part à l'appréciation des preuves et, d'autre part au respect du droit d'être entendu, cette dernière question devant être résolue en premier lieu, compte tenu de son caractère formel.