Citation: 5A_76/2024 E. A

A.a. A.A.________ (1980) et B.A.________, née (...) (1988), se sont rencontrées en 2011. B.A.________ a emménagé en Suisse en 2014. Toutes deux se sont liées par un partenariat enregistré le 16 septembre 2015. Le 21 janvier 2016, A.A.________ a donné naissance à C.________ et, le 27 octobre 2017, aux jumeaux D.________ et E.________. B.A.________ était présente lors des accouchements. Seule la filiation maternelle a été inscrite dans le registre de l'état civil, la filiation paternelle étant inconnue. Les grossesses ont eu lieu à la suite de procréations médicalement assistées effectuées en Espagne. Les deuxième et troisième prénoms de C.________ sont les prénoms de la mère de A.A.________, respectivement de B.A.________. Les deuxième et troisième prénoms de E.________ sont ceux du père de A.A.________, respectivement du beau-père de B.A.________. Durant la vie commune, A.A.________ a assumé seule toutes les charges de la famille. B.A.________ n'exerçait pas d'activité professionnelle régulière, travaillant de manière occasionnelle en tant que coach à domicile. Diplômée en arts visuels et en photographie, elle a aussi participé à des expositions. Les soins aux enfants ont notamment été prodigués depuis leur naissance par une ou plusieurs nourrices employées au domicile de A.A.________. Celle-ci a limité son activité professionnelle et allaité les enfants durant plusieurs mois. B.A.________ a également participé aux soins et aux activités des enfants, l'étendue de cette prise en charge ne pouvant cependant pas être déterminée avec précision, les documents produits se contredisant. B.A.________ a quitté le domicile familial en décembre 2017, puis de début juin à début juillet 2018. Durant cette dernière période, elle a pris des nouvelles des enfants et a été en contact avec eux. Les parties se sont définitivement séparées en septembre 2018. Depuis lors, B.A.________ n'a plus vu les enfants. Selon une attestation établie par la pédopsychiatre F.________le 27 décembre 2018, C.________ ne montrait aucun signe qu'elle ne se serait pas adaptée à l'absence de la compagne de sa mère. La séparation a été conflictuelle et a donné lieu à plusieurs plaintes pénales réciproques. B.A.________ a été reconnue coupable à l'égard de A.A.________ d'injures, de diffamation et d'accès indu à un système informatique. A.b. Par requête de mesures superprovisionnelles du 20 décembre 2018, B.A.________ a sollicité un droit aux relations personnelles sur les trois enfants. Le 21 décembre 2018, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant du canton de Genève (TPAE) a rejeté la requête et mandaté le service d'évaluation et d'accompagnement à la séparation parentale (SEASP) en vue d'une évaluation de la situation. Par préavis du 7 mai 2019, le SEASP a recommandé d'accorder un droit aux relations personnelles.