Citation: 6B_944/2020 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a retenu que la volonté de compenser de l'intimé était bien établie et a exclu tout dessein d'enrichissement. Elle s'est fondée à cet égard sur quatre éléments. Elle s'est d'abord référée au message du 10 mai 2006, qui, selon elle, " précise, de manière suffisante (en anglais) que, dans le cadre de leurs relations d'affaires, A.________ reconnaît devoir à B.________ la somme totale de USD 186'163 ". En outre, elle a relevé que, dans un premier temps, en 2006, l'intimé avait rétrocédé le montant de USD 120'470.40 au recourant. Elle a également noté qu'en cours de son audition par la police du 31 janvier 2014, l'intimé avait déclaré qu'il ne s'était pas enrichi, car le recourant devait une somme beaucoup plus élevée à C.________ SA. Enfin, elle a constaté que les courriels auxquels le recourant faisait référence, par renvoi à son mémoire du 16 août 2019 au Tribunal fédéral, concernaient d'autres affaires que celle du lait en poudre et le fait que B.________ ne fasse pas formellement valoir la compensation dans ces courriels ne signifiait pas qu'il n'avait pas la volonté de compenser lorsqu'il a obtenu la restitution des USD 120'470.40 en 2009.