Citation: 4A_414/2015 E. 3.3

3.3. Sur la base des documents produits et des témoignages recueillis, la Cour d'appel a constaté et discuté les pourparlers intervenus entre les parties, par l'intermédiaire de la gérance, et les instructions que celle-ci a reçues du défendeur au cours de ces pourparlers. A l'issue de son appréciation des preuves, la Cour a notamment constaté que le garage a été mentionné dans une rubrique « locaux ou dépendances mis à disposition à titre gratuit et à bien plaire » parce que, selon la convention des parties, la demanderesse ne devrait en recevoir l'usage qu'après un laps de quelques mois. Selon cette appréciation, nonobstant le sens littéral du texte, les parties n'ont pas convenu que le défendeur pourrait plus tard et à tout moment retirer l'usage du garage à son gré et sans réduction du loyer. En dépit de l'opinion contraire du défendeur, la Cour a ainsi mis en évidence un motif sérieux, pertinent au regard de la jurisprudence précitée, d'écarter le sens littéral du texte adopté par les cocontractants. La Cour a aussi constaté que les deux parties voulaient de manière concordante, lors de la conclusion du contrat, échanger l'usage de l'appartement et du garage contre un loyer mensuel de 2'500 francs. Contrairement à l'argumentation que le défendeur développe devant le Tribunal fédéral, la Cour n'a pas discuté le contrat au regard du principe de la confiance; elle a seulement constaté en fait la commune et réelle intention des parties. Pour le surplus, ce plaideur développe longuement sa propre discussion des documents, des témoignages et de diverses circonstances. Il dénonce un jugement censément arbitraire mais le Tribunal fédéral ne discerne guère sur quels points il reproche réellement à la Cour d'appel, sinon par de simples protestations ou dénégations, d'avoir commis une erreur certaine ou de s'être livrée à une appréciation absolument insoutenable des preuves administrées. L'argumentation présentée tend seulement à substituer une appréciation différente de celle de l'autorité précédente; elle est par conséquent irrecevable au regard de la jurisprudence précitée relative à l'art. 97 al. 1 LTF.