Citation: 4A_501/2017 E. 2.2.2

2.2.2. La recourante reproche à la cour cantonale de s'être écartée de manière arbitraire du rapport d'expertise, dont il résulte que des travaux supplémentaires ont bien été exécutés. Sur ce point, les citations que la recourante tire du rapport ou de la lecture de ses annexes « réunies en un épais onglet» sans lequel - à l'en croire - le rapport ne pourrait pas se lire, n'enlèvent toutefois rien au fait que l'expert a lui-même concédé ne pas être entré dans les détails de la liste «non exhaustive» des travaux supplémentaires établie par la recourante. Qu'il en ait «observ (é) la pertinence lors de ses visites», selon les termes qu'il a utilisés dans son rapport, ne signifie pas - loin s'en faut - qu'il les ait passés en revue individuellement. Et c'est bien là que le bât blesse. On ne saurait par ailleurs faire grief à la cour cantonale de ne pas avoir débusqué quelques postes ça et là dans le rapport d'expertise, qu'il faudrait d'après la recourante subsumer dans la catégorie des travaux supplémentaires, pour en déduire que l'expert aurait procédé à l'examen de détail querellé: l'intéressé concède en effet lui-même ne pas être allé jusque là. Que l'expert ait relevé que la villa était loin d'être une réalisation à 700 fr. le m 3, selon les visites qu'il en avait faites, ne justifiait pas de renoncer à un plus ample examen. En effet, il est parfaitement possible que le coût de construction évalué initialement ne se soit pas révélé correct, sans que des travaux de construction supplémentaires aient été exécutés ou, si travaux de construction supplémentaires il y a effectivement eu, que la recourante n'ait pas déployé d'activité en relation avec ceux-ci. Le nombre d'heures que la recourante a consacrées au projet, qu'il soit ou non très différent de ce qui avait été estimé initialement, n'est pas davantage probant.