Citation: 9C_672/2023 E. 5.1

5.1. Le tribunal cantonal a considéré que les nombreux diagnostics somatiques posés par les médecins traitants et ceux du CEMed, ainsi que les limitations fonctionnelles qui en résultaient, ne faisaient pas obstacle à l'exercice d'une activité adaptée à plein temps. Il a aussi indiqué de quels troubles psychiques souffrait la recourante selon les experts. Il a en particulier relevé que, contrairement aux critiques émises par le docteur B.________, ces derniers avaient tenu compte des épisodes dépressifs survenus en 1991 et 1994 dans le cadre d'un conflit conjugal, ainsi que de l'enfance chaotique de l'assurée et de sa situation en relation avec l'éducation de ses enfants. Il a précisé, notamment, que dans ses deux rapports établis en 2016, le psychiatre traitant avait admis une évolution sensiblement favorable, au contraire du docteur G.________, spécialiste en médecine interne générale, qui faisait état d'une évolution globalement défavorable depuis juillet 2014. La juridiction cantonale a cependant écarté l'avis du docteur G.________ au motif qu'il n'était pas psychiatre et que des rapports radiographiques de juillet 2018 avaient objectivé des atteintes ne semblant pas faire obstacle à l'exercice d'une activité adaptée sur le plan somatique. Elle a considéré que, dans ces circonstances, il n'existait pas de raisons de s'écarter des conclusions du rapport d'expertise, jugé probant, qui retenait une capacité totale de travail dans une activité adaptée.