Citation: 2C_998/2018 E. 4.2

4.2. Si les liens familiaux existent déjà quand l'étranger obtient l'autorisation de séjour ou d'établissement, le délai de 12 mois commence à courir au moment de l'octroi de l'autorisation; dans le cas inverse, il commence à courir au moment où les liens familiaux sont créés (MARTINA CARONI, in Bundesgesetz über die Ausländerinnen und Ausländer (AuG), 2010, n° s 16 et 17 ad art. 47 AuG). S'agissant de la venue d'un enfant au titre du regroupement familial différé, le lien familial dont il est question à l'art. 47 al. 3 let. b LEI est le lien de filiation juridique. Celui-ci peut être établi au moment de la naissance de l'enfant, par reconnaissance, par décision judiciaire ou par adoption (CARONI, in op. cit., n° 17 ad art. 47 AuG). L'étranger qui demande le regroupement familial partiel pour son enfant doit par ailleurs aussi être légitimé, sous l'angle du droit civil, à vivre avec son enfant en Suisse, notamment parce qu'il dispose (seul) de l'autorité parentale ou au moins du droit de garde sur l'enfant (cf. arrêts 2C_781/2017 du 4 juin 2018 consid. 3.4; 2C_553/2011 du 4 novembre 2011 consid. 4.4 in fine). Toutefois, pour le calcul des délais, la question de l'existence d'un lien familial au sens de l'art. 47 al. 3 let. b LEI est indépendante et distincte de celles du droit de garde et de l'autorité parentale.