Citation: 2C_1023/2019 E. 11

Il ressort de l'arrêt entrepris que le Tribunal cantonal a pris en compte, en faveur du recourant, son long séjour en Suisse, où sa famille proche (parents et frères et soeurs) vit, ainsi que le fait qu'un renvoi en Serbie ne serait pas aisé et lui demanderait des efforts conséquents pour s'intégrer. Les juges cantonaux ont toutefois contrebalancé ces éléments avec la gravité des infractions commises et le comportement récidiviste du recourant. Le fait qu'il ait reconnu les infractions commises et bénéficié de la procédure pénale simplifiée au cours de la procédure qui a conduit à sa dernière condamnation ne permettait pas de minimiser pas la gravité de ses actes ni ne témoignait d'un quelconque respect de l'ordre juridique. Le fait que le recourant vive actuellement prétendument mal l'exécution de sa peine et qu'il se comporte bien en prison n'était pas suffisant pour permettre de conclure à l'absence d'un risque de récidive, pas plus le fait qu'il bénéficie d'une promesse d'embauche à sa sortie de prison et qu'il puisse vivre au domicile familial. Enfin, le recourant ne pouvait pas se prévaloir de liens sociaux ou professionnels spécialement intenses avec la Suisse, où il avait en outre accumulé une partie importante de ses dettes alors qu'il n'était pas en détention.