Citation: 1B_506/2019 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la cour cantonale a d'abord considéré qu'il y avait une intensification des actes de violence de la recourante depuis la première condamnation en 2011 pour violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires, puis en 2017 pour menaces et lésions corporelles simples contre B.________. Elle a estimé que la recourante n'avait rien appris de ses précédentes condamnations puisque le 14 octobre 2017, elle était prévenue de lésions corporelles qualifiées et de menaces qualifiées pour avoir lancé des objets sur son concubin, l'avoir menacé, s'être dirigée avec un couteau vers la chambre où celui-ci s'était réfugié et avoir donné une quinzaine de coups de couteau dans la porte que celui-ci venait de refermer. L'instance précédente a ajouté que la prévenue était ensuite soupçonnée pour d'autres faits de violence à l'encontre de son concubin, survenus le 21 août 2018 (coup de pied et de chaussures à gros talon en bois à son concubin, qui a subi plusieurs blessures; lancement d'objets contre lui [notamment une théière en fonte]; poursuite du concubin dans le garage où il s'était réfugié, munie d'un couteau d'un lame de 10,8 cm; tentative de l'empêcher de fermer la porte du garage en interposant son bras armé du couteau, la pointe dans sa direction et à quelques centimètres du haut de son corps); elle s'en était aussi prise aux agents de police (injure, crachat au visage et coup de pied). La cour cantonale a ensuite relevé les antécédents de la recourante en 2008 et en 2012. Elle s'est aussi fondée sur l'expertise psychiatrique du 6 mai 2019 qui retient un risque de récidive élevé à l'égard de B.________, majoré en cas d'alcoolisation; il en ressort aussi que la dangerosité de la recourante dépend de ses situations affectives et du type de profil de ses partenaires. Le Tribunal cantonal en a déduit que l'expertise n'excluait pas l'existence d'un tel risque vis-à-vis d'autres personnes ayant le même profil que B.________. Il a souligné que, de toute manière, le fait que le risque de récidive ne visait que B.________ était déjà suffisant pour justifier la continuation de la détention provisoire, ce d'autant plus que la recourante avait menacé de s'en prendre à la vie de celui-ci. S'ajoutait à cela que l'expertise du 23 mars 2016 avait déjà conclu à un risque de récidive, notamment si des rencontres dans le cadre de la gestion du droit de garde de leur fille devaient avoir lieu et que, dans la mesure où B.________ disposait du droit de garde sur leur fille, il était dans la nature des choses que la prévenue chercherait à entrer en contact avec lui. La cour cantonale a enfin jugé que l'amorce de prise de conscience évoquée par la Dre H.________ le 17 juillet 2019 n'était pas suffisante pour gommer le risque de récidive élevé retenu par les experts ou du moins le réduire de manière sensible.