Citation: 4A_571/2019 E. 5.4

5.4. La recourante évoque une contradiction supplémentaire qui entacherait le jugement préjudiciel: ce ne serait pas X.________ SA qui aurait indiqué l'occasion de conclure le contrat de vente des parts de copropriété de Y.________ et Z.________; X.________ SA ne serait à aucun moment intervenue dans la négociation pour le compte de ces derniers. Pour preuve, le témoin F.________ aurait indiqué que, durant la phase des négociations, " aucun courtier n' (était) intervenu. Les contacts avec Messieurs Z.________ et Y.________ étaient directs ". Y.________ aurait également affirmé, lors de son interrogatoire, qu'il n'avait pas eu de contact avec B.________ dans le cadre de la " seconde vente ". La cour cantonale a constaté, tant dans son arrêt du 16 décembre 2016 que, d'ailleurs, dans celui du 17 octobre 2019, que c'est X.________ SA qui avait, la première, présenté l'acheteur à Y.________. Elle s'est fondée sur les déclarations de ce dernier, selon lesquelles c'était la demanderesse qui lui avait présenté l'appelée en cause, à qui il avait finalement vendu sa part du complexe: " on nous a présenté A.________ SA comme seul repreneur possible "; " si on a vendu notre part de copropriété à A.________ SA, c'est parce qu'on a eu des contacts lors de la première vente ". Ainsi, si l'appelée en cause, Y.________ et Z.________ sont à nouveau entrés en contact, cette circonstance était due à leurs relations antérieures dont X.________ SA était l'instigatrice. Il importe dès lors peu que B.________ ne soit pas intervenu lors de la négociation de la seconde vente, sachant qu'il ne s'agissait pas exclusivement d'un courtage de négociation, mais que l'indication d'un acheteur suffisait. Le grief d'arbitraire dans la constatation des faits du jugement préjudiciel du 16 décembre 2016 se révélant infondé et aucun autre argument n'étant formulé à son encontre, le recours doit être rejeté en tant qu'il est dirigé contre ce jugement.