Citation: 9C_430/2021 E. 5.3.1

5.3.1. Quoi qu'en dise d'abord le recourant, le fait de s'être régulièrement acquitté pour le compte de la société d'une partie des cotisations dues et d'avoir fait un apport d'argent personnel dans la société ne constituent pas des motifs d'exculpation suffisants (cf. arrêt 9C_588/2017 du 21 novembre 2017 consid. 5.2). Si ces démarches étaient en théorie susceptibles de conduire à l'assainissement de B.________ Sàrl, il n'en demeure pas moins que les difficultés financières rencontrées par la société n'étaient pas passagères, dès lors qu'il ressort des constatations cantonales que le paiement des cotisations sociales était devenu aléatoire depuis le début de l'année 2009 et que la société avait fait l'objet de divers rappels et sommations jusqu'en juillet 2011, avant d'être déclarée en faillite au mois de septembre suivant. En ce qu'il indique qu'il aurait "quelque peu retardé durant quelques mois le paiement des cotisations dues" afin de faire face à des difficultés économiques "tout à fait passagères", le recourant ne conteste pas sérieusement ces constatations. C'est également en vain qu'il se prévaut du chiffre d'affaires de la société en 2009 et 2010 et du carnet des commandes pour affirmer que la situation était saine et favorable et qu'il avait de bonnes raisons de penser que le manque de liquidités de la société n'était que temporaire. A la suite des premiers juges, on constate en effet que des problèmes rencontrés sur un chantier à tout le moins dès 2008 laissaient présager un manque de liquidités, puisque le recourant avait lui-même indiqué à cet égard à une cliente, dans une correspondance datée du 23 mai 2008, que la société était "près de la catastrophe" s'agissant des liquidités. Quant aux comptes de pertes et profits pour les années 2009, 2010 et 2011, s'il y est fait mention d'un bénéfice de 21'599 fr. 58 en 2009, ils ont ensuite présenté une perte de 23'113 fr. 48 en 2010 et de 323'708 fr. 86 en 2011, si bien que le recourant ne pouvait manifestement pas en inférer que la situation économique de la société allait se stabiliser dans un laps de temps déterminé. A cet égard, on rappellera au demeurant que la seule expectative que la société retrouve un équilibre financier ne suffit pas pour admettre qu'il existait une raison sérieuse et objective de penser qu'un arriéré de cotisations pourrait être comblé dans un délai raisonnable (cf. arrêts 9C_641/2020 du 30 mars 2021 consid. 6.2; 9C_338/2007 précité consid. 3.2 et la référence).