Citation: 1C_352/2023 E. 1.2

1.2. Le Tribunal fédéral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Il n'est toutefois pas une simple instance d'appel et, eu égard à l'exigence de motivation qu'impose l'art. 42 al. 2 LTF, il n'examine que les griefs invoqués. La partie recourante doit discuter les motifs de la décision entreprise et indiquer précisément en quoi elle estime que l'autorité précédente a méconnu le droit (ATF 142 I 99 consid. 1.7.1). Les griefs de violation des droits fondamentaux sont en outre soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF), la partie recourante devant alors mentionner, sous peine d'irrecevabilité, les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 146 I 62 consid. 3). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2). Ces exigences sont connues des recourants (arrêts 1C_336/2017 du 31 janvier 2018 consid. 3 et 1C_210/2011 du 29 novembre 2011 consid. 3). 1.2.1.1. Le TAF a constaté que la halte CFF litigieuse prenait place dans un secteur (secteur d'Avry-Centre) supportant déjà différents commerces, à proximité d'une zone résidentielle; elle visait à remplacer deux points d'arrêts jugés dangereux, respectivement excentré, et tendait à un rapprochement des installations ferroviaires de l'école secondaire à proximité. La halte CFF répondait ainsi à un besoin, ce indépendamment des autres aménagements prévus par les projets cantonaux et communaux pour ce secteur; ceux-ci n'étaient d'ailleurs pas nécessaires à la réalisation du projet ferroviaire, si bien qu'ils ne relevaient pas de la compétence de l'OFT; le seul rapport spatial entre la halte CFF et ces différents aménagements (places d'échange, voies d'accès) ne suffisait pas à les qualifier d'installations ferroviaires au sens de l'art. 18 al. 1 de la loi fédérale sur les chemins de fer du 20 décembre 1957 (LCdF; RS 742.101 - cf. ATF 145 II 218 consid. 4.1), dont l'approbation serait de la compétence de l'autorité fédérale; aussi l'OFT n'avait-il pas à étendre son examen aux projets de révision du PAL et de PAD "Avry-Centre" actuellement en cours, respectivement contestés. La coordination matérielle avec ces projets communaux apparaissait par ailleurs suffisante: les autorités communales et cantonales avaient été consultées, les corrections demandées prises en compte; dites autorités ne relevaient au surplus aucune contradiction avec les planifications futures de la commune. Prenant place à proximité immédiate d'une zone résidentielle, d'une école et d'un secteur supportant déjà de nombreux commerces, l'emplacement de la halte était conforme aux exigences de l'aménagement du territoire (cf. art. 17 et 18 LCdF); l'implantation de la halte le long du tracé de la voie ferrée existante apparaissait en outre imposé par sa destination. Enfin, en lien avec le captage se trouvant sur le domaine P.________, le TAF a considéré que la mise en zone des eaux souterraines relevait de la compétence des cantons, aussi n'y avait-il pas de motifs de s'écarter de l'avis du service cantonal spécialisé, qui a retenu que les eaux, situées, comme en l'espèce, en zone üB (secteur sans enjeux particuliers; cf. www.fr.ch/energie-agriculture -et-environnement/eau/eaux-souterraines/protection-des-eaux-souterraine, consulté le 11 septembre 2024), ne présentaient pas d'intérêt public pour l'approvisionnement en eau de la population, ni en quantité ni en qualité. Elles n'entraient ainsi pas dans le champ d'application de la loi fédérale sur la protection des eaux du 24 janvier 1991 (LEaux; RS 814.20).