Citation: 5A_85/2017 E. 3.3

3.3. La Cour d'appel a admis la recevabilité des pièces nouvelles produites par les parties à l'aune de l'art. 317 al. 1 CPC compte tenu des maximes d'office et inquisitoire illimitée applicables, précisant que "l'état de fait a[vait] été complété en tenant compte des pièces nouvelles dans la mesure utile" (arrêt attaqué, consid. 2.3 p. 9). Toutefois, "à défaut d'élément nouveau", elle s'est basée sur les "différents postes retenus par le premier juge à titre de charges assumées par A.________" (arrêt attaqué, ch. 4b p. 7 s.). Le recourant ne démontre pas que cette appréciation serait manifestement insoutenable. En ne tenant pas compte du droit de visite quelque peu élargi par rapport à celui, usuel, d'un week-end sur deux et de la moitié des vacances scolaires et des jours fériés, l'autorité cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire dès lors que, s'il en résulte certes des frais supplémentaires, notamment de nourriture, le poids de l'entretien de l'enfant reste pour l'essentiel supporté par le parent gardien (arrêt 5A_515/2008 du 1er décembre 2008 consid. 2.3; cf. aussi arrêt 5P.390/2005 du 3 février 2006 consid. 2.3). Au demeurant, le dispositif de l'arrêt genevois du 31 août 2016 invoqué par le recourant prévoit que, tant que l'enfant n'ira pas à l'école le mercredi matin, le droit de visite du père s'exercera du mardi à la sortie de l'école jusqu'au mercredi à 18h00, mais que, dès qu'il ira à l'école le mercredi matin, ledit droit s'exercera du mercredi à la sortie de l'école jusqu'à 18h00 seulement. On ne saurait dès lors considérer que l'élargissement - très relatif - du droit de visite par rapport à l'usage engendre un surcroît de charges tel qu'il nécessiterait une réduction de la contribution d'entretien. Il en va de même des trajets supplémentaires invoqués par le recourant, les frais d'exercice du droit de visite étant en principe supportés par le titulaire de ce droit (ATF 95 II 385 consid. 3; arrêts 5A_224/2016 du 13 juin 2016 consid. 5.3.2; 5A_679/2011 du 10 avril 2012 consid. 7.3). Ils peuvent certes être mis entièrement ou partiellement à la charge de l'autre parent si sa situation économique est plus favorable, ce qui n'est toutefois pas le cas ici (ATF 95 II 385 précité). De même, aucun motif ne justifie que les coûts des équipements et des cours liés aux sports pratiqués par l'enfant lors de l'exercice du droit de visite soient déduits du montant de la contribution d'entretien.