Citation: 6B_382/2020 E. 5

Conformément à l'art. 42 al. 1 LTF, le mémoire de recours doit être motivé et contenir des conclusions. Celles-ci doivent exprimer sur quels points la décision entreprise doit être modifiée et comment. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Selon la jurisprudence, pour répondre à cette exigence, la partie recourante est tenue de discuter au moins sommairement les considérants de l'arrêt entrepris (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 88 ss et 115 consid. 2 p. 116 s.; 134 II 244 consid. 2.1 p. 245 s.); en particulier, la motivation doit être topique, c'est-à-dire se rapporter à la question juridique tranchée par l'autorité cantonale (ATF 123 V 335; arrêt 6B_970/2017 du 17 octobre 2017 consid. 4). Par ailleurs, le Tribunal fédéral est lié par les constatations de fait de la décision entreprise (art. 105 al. 1 LTF), sous les réserves découlant des art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF, soit pour l'essentiel de l'arbitraire dans la constatation des faits. Il n'examine la violation de droits fondamentaux que si ce moyen est invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF), c'est-à-dire s'il a été expressément soulevé et exposé de manière claire et détaillée. Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 145 IV 154 consid. 1.1 p. 156 et les références citées). En l'espèce, la cour cantonale, appliquant les art. 410 al. 1 let. a CPP et 412 al. 2 CPP, a considéré que la recourante n'avait pas rendu vraisemblable l'existence d'un motif de révision sérieux et que sa demande de révision apparaissait d'emblée mal fondée. Elle l'a donc déclarée irrecevable. Dans son mémoire, la recourante discute librement et de façon appellatoire, partant irrecevable, divers éléments factuels concernant sa situation médicale qui ne ressortent pas du jugement attaqué. Autant qu'on la comprenne, elle en discute de surcroît les constatations de fait en arguant que la cour cantonale aurait ignoré certains éléments, sans toutefois formuler de griefs conformes aux exigences qui prévalent en la matière. Il en va de même en ce qui concerne le grief de violation du droit d'être entendu qu'elle semble soulever en reprochant à la cour cantonale de ne pas lui avoir imparti un délai pour produire des pièces, étant relevé qu'il ressort du jugement querellé qu'elle a produit de nombreux documents au moment du dépôt de sa demande de révision et par la suite. Au demeurant, on cherche en vain, dans le mémoire de la recourante, une quelconque argumentation topique spécifiquement destinée à discuter la motivation du jugement attaqué et à exposer en quoi la cour cantonale aurait violé les art. 410 al. 1 let. a CPP et 412 al. 2 CPP. Il s'ensuit que le recours est manifestement irrecevable.