Citation: 9C_789/2020 E. 4.3

4.3. Contrairement à ce que soutient ensuite la recourante, la juridiction cantonale n'a pas constaté arbitrairement que le heurt entre le front de l'enfant et le bas du visage de l'assurée, qui a occasionné la lésion dentaire, était survenu parce que l'enfant s'était penché en avant en même temps que sa grand-mère. A la lecture de la déclaration d'accident du 20 septembre 2018, remplie en allemand, on constate, à la suite des premiers juges, que l'enfant a bien effectué un mouvement vers l'avant en même temps que l'assurée ("beugten wir beide gleichzeitig nach vorne"). Le fait que le petit-fils de l'intimée ait ou non effectué un mouvement n'est du reste pas décisif pour déterminer si l'événement du 15 septembre 2018 répond à la définition juridique de l'accident. Selon la jurisprudence, la cause extérieure extraordinaire nécessaire pour pouvoir qualifier une atteinte à la santé d'accident peut résider dans un mouvement corporel qui est perturbé par un choc contre un objet qui n'est pas lui-même en mouvement. Ainsi, la Cour de céans a par exemple jugé que l'assuré qui se cogne la tête contre un panneau d'information et subit de ce fait une lésion dentaire est victime d'un accident au sens juridique du terme, sans qu'il soit nécessaire de déterminer si le choc est survenu parce que l'assuré a, au préalable, trébuché ou été poussé (arrêt 9C_776/2012 du 8 janvier 2013 consid. 5.2 et les arrêts cités). Le recours est mal fondé sur ce point.