Citation: 5A_217/2017 E. 1.1.1

1.1.1. De jurisprudence constante, la procédure relative à l'assistance judiciaire est une procédure entre le requérant et l'Etat (ATF 140 III 501 consid. 4.1.2). La partie adverse du requérant dans le procès principal n'a pas la qualité de partie dans la procédure en question. Elle n'a dès lors pas d'intérêt digne de protection à recourir contre la décision d'octroi de l'assistance judiciaire, à moins qu'elle ait requis des sûretés en garantie des dépens (art. 99 CPC). Dans ce cas en effet, l'octroi de l'assistance judiciaire fait échec à cette requête (art. 118 al. 1 let. a CPC). Pour cette raison, la partie adverse doit toujours être entendue dans la procédure d'assistance judiciaire lorsqu'elle requiert des sûretés en garantie des dépens; dans les autres cas, elle ne l'est qu'en vertu du pouvoir d'appréciation du juge et sans que l'invitation à se déterminer ne lui confère pour autant la qualité de partie (art. 119 al. 3 CPC; ATF 139 III 334 consid. 4.3; arrêts 5A_126/2014 du 10 juillet 2014 consid. 1.2, non publié aux ATF 140 III 444; 4A_585/2013 du 13 mars 2014 consid. 2; 4A_366/2013 du 20 décembre 2013 consid. 3; 5A_381/2013 du 19 août 2013 consid. 3; 5A_29/2013 du 4 avril 2013 consid. 1.1).