Citation: 4A_298/2013 E. 2.2

2.2. Le moyen soulevé tombe à faux, si tant est que sa motivation peu claire puisse être considérée comme suffisante. C'est le lieu de rappeler que le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. accorde aux parties la faculté de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à leur détriment, de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur la décision, d'avoir accès au dossier, de participer à l'administration des preuves et de se déterminer à leur propos (ATF 136 I 265 consid. 3.2 p. 272; 135 II 286 consid. 5.1 p. 293; 129 II 497 consid. 2.2 p. 504). La recourante n'indique pas lequel de ces différents éléments constitutifs de la garantie constitutionnelle invoquée aurait été méconnu en l'occurrence, ni en quoi il l'aurait été. En vertu de l'art. 106 al. 2 LTF, la Cour de céans ne saurait examiner d'office cette question. Quoi qu'il en soit, la recourante se plaint à tort de n'avoir pas eu la possibilité de faire valoir son point de vue dans le cadre plus étendu de la procédure ordinaire des art. 219 ss CPC. En effet, comme l'autorité intimée le lui a déjà expliqué au consid. 1 de sa décision susmentionnée du 8 novembre 2011, l'applicabilité de la procédure sommaire ne découle pas du fait que la requête d'exécution aurait prétendument été fondée sur la disposition régissant les cas clairs (art. 257 al. 1 CPC), mais de l'art. 339 al. 2 CPC, qui prescrit au tribunal de rendre sa décision touchant les mesures d'exécution en procédure sommaire et constitue l'une des exceptions légales à l'application de la procédure ordinaire (cf. art. 219 i.f. CPC).