Citation: 9C_52/2024 E. 4.2.1

4.2.1. Les premiers juges ont fondé leur raisonnement sur l'art. 41 al. 2 LPP, aux termes duquel "les actions en recouvrement de créances se prescrivent par cinq ans quand elles portent sur des cotisations ou des prestations périodiques, par dix ans dans les autres cas. Les art. 129 à 142 CO sont applicables". Ils ont retenu que, dans la mesure où la prestation litigieuse était en l'espèce le versement d'un capital, et non d'une rente, c'était le délai décennal qui s'appliquait à la prescription. Ils ont en outre considéré que, comme la jurisprudence situait l'exigibilité d'une prestation de la prévoyance professionnelle lors de la naissance du droit à cette prestation d'après les dispositions légales et réglementaires qui lui étaient applicables (cf. ATF 132 V 159 consid. 3), ce délai avait débuté avec le décès de B.________. Par conséquent, les prétentions de A.________ n'étaient pas exigibles du vivant de son conjoint. Les premiers juges ont encore exposé que ce délai avait valablement été interrompu par le dépôt de la réquisition de poursuite le 6 juin 2019, les renonciations à invoquer la prescription des 3 juin 2020 et 16 juin 2021, ainsi que l'ouverture de l'action le 9 novembre 2021.