Citation: 9C_324/2014 E. 3

Examinant la situation de la recourante sur le plan médical au moment de la décision initiale de rente (du 10 octobre 2007) et son évolution jusqu'à la décision litigieuse à la lumière des pièces médicales au dossier, les premiers juges ont constaté une modification de l'état de santé de l'assurée. Se fondant sur les conclusions du docteur H.________ et en expliquant pourquoi elles emportaient leur conviction à l'inverse de l'évaluation des médecins du Centre E.________ et de celle de la doctoresse C.________, ils ont retenu que la légère modification de l'état de santé psychique n'influençait pas la capacité de travail de la recourante qui restait entière. Sur le plan somatique, faisant sienne l'évaluation de la doctoresse I.________, la juridiction cantonale a retenu que la décompensation de l'état douloureux de l'assurée au terme des lourds traitements contre le cancer, ainsi que les problèmes lombaires entraînaient des limitations fonctionnelles dans l'exercice d'une activité lucrative; la recourante était toutefois en mesure d'exercer à plein temps une activité adaptée à ces limitations, avec un rendement réduit de 10 à 15%. Même en tenant compte de la réduction de rendement de 15%, le taux d'invalidité présenté par la recourante s'élevait à 30,49%, ce qui était insuffisant pour le maintien de la rente d'invalidité.