Citation: 1C_307/2019 E. 5.2.1

5.2.1. La recourante soutient que la délivrance d'une autorisation de construire vaudrait "promesse" au sens du principe de protection de la bonne foi. Selon elle, cette autorisation ferait naître, pour ses bénéficiaires, les droits "émanant" de l'art. 53 aOC, dont celui d'une prolongation du permis de construire. C'est cependant perdre de vue que l'autorisation de construire était assortie d'une période de validité de trois ans, durée que le failli n'a au demeurant pas contestée, au moment de la délivrance du permis. Or, n'en déplaise à la recourante, à l'issue de ce délai, l'art. 53 aOC ne confère pas à l'administré un droit inconditionnel à l'obtention d'une prolongation; celle-ci n'est consentie qu'aux conditions fixées par cette disposition, dont l'application au cas d'espèce sera examinée ci-après. Aussi, sous cet angle déjà le grief apparaît mal fondé.