Citation: 5A_344/2024 E. 4.1

4.1. En l'espèce, la cour cantonale a retenu que, à la lecture du rapport d'expertise psychiatrique du 22 novembre 2023, la justice de paix était fondée à ordonner les mesures litigieuses. Ces mesures, prévues par la législation cantonale ( cf. art. 437 al. 2 CC et art. 26 al. 2 de la loi du 15 juin 2012 concernant la protection de l'enfant et de l'adulte [LPEA]), respectent le principe de la proportionnalité. S'agissant du " syndrome de Diogène " diagnostiqué chez l'intéressée, les magistrats précédents ont considéré qu'une aide au ménage mensuelle n'était pas superflue; il suffit de parcourir les photographies versées au dossier et de lire ses déclarations en première instance pour se convaincre que la personne concernée n'évoluait pas dans des " conditions sanitaires suffisantes " dans son ancien logement, avec les risques d'atteinte à la santé qui en résultent; l'aide au ménage est ainsi nécessaire pour lui garantir des conditions d'hygiène minimales dans son (éventuel) futur logement. Le principe de subsidiarité est également respecté dans le cas présent, le traitement psychiatrique ordonné ne pouvant pas être dispensé par un membre de l'entourage de la personne concernée; cette considération vaut aussi pour l'aide au ménage, dès lors que la fille de l'intéressée semble vivre actuellement à l'étranger et qu'aucune autre personne ne peut apporter de soutien à cet égard. Comme la personne concernée paraît nier son besoin d'aide, l'intervention de la justice de paix était en outre nécessaire pour prendre les mesures de protection idoines. Enfin, vu son absence de discernement au sujet de ses troubles psychiques et le risque de refus de collaboration qui en découle, c'est à juste titre qu'elle a été avisée qu'un nouveau placement à des fins d'assistance serait envisagé en cas de non-respect des mesures ordonnées.