Citation: I 794/03 09.08.2004 E. A

R.________, né en 1965, est marié et père de deux enfants. Après avoir travaillé plusieurs années comme manoeuvre saisonnier, il a occupé divers emplois temporaires, entrecoupés par des périodes de chômage. Le 10 avril 1997, il a été engagé par I.________ SA sur la base d'un contrat du durée déterminée dans le secteur du formage des bas. Cette activité devait durer jusqu'au 31 octobre suivant; en raison de douleurs dorsales, R.________ a été mis en arrêt de travail dès le 18 août. Déclaré à nouveau capable de travailler à partir du 15 décembre 1997, le prénommé s'est inscrit au chômage. Au cours du mois de juin 1998, il a tenté de reprendre une activité professionnelle en qualité de manoeuvre, toutefois sans succès. Dans l'intervalle, le 27 janvier 1998, il a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Dans un rapport du 16 février 1998 établi à l'intention de l'Office AI pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI), le docteur G.________, médecin traitant, a préconisé un travail sans effort pour le dos et des mesures professionnelles. Aussi l'office AI a-t-il organisé un stage d'observation professionnelle du 30 novembre 1998 au 28 février 1999 auprès du centre ORIPH, dans la section du montage de tableaux électriques. A l'issue de ce stage, les responsables de la réadaptation ont considéré qu'en raison de l'état de santé de l'assuré et de son faible potentiel d'acquisition de connaissances, une réadaptation dans le domaine de la mécanique ou de l'électricité n'était pas envisageable (rapport du 8 mars 1999). Une expertise a alors été confiée à la Clinique médicale X.________. Dans le cadre de cette expertise, les docteurs P.________ et F.________ de la clinique médicale X.________ ont requis une consultation rhumatologique auprès du professeur G.________, mais renoncé à solliciter l'opinion d'un spécialiste en psychiatrie. A l'issue de leurs investigations, les médecins précités ont retenu le diagnostic de lombosciatalgies bilatérales, de troubles somatoformes douloureux, de hernie hiatale ainsi que de status post-cure de hernie inguinale bilatérale; bien que pour sa part, le professeur G.________ ait estimé l'exercice d'une activité légère à la portée de l'assuré sur le plan somatique, ils ont conclu que la capacité de travail actuelle de ce dernier était nulle compte tenu de sa symptomatologie douloureuse, de sa longue période d'inactivité et de l'absence de formation professionnelle (rapport du 4 janvier 2000). Jugeant l'avis d'un médecin-psychiatre nécessaire, l'office AI a mandaté le docteur S.________ pour une expertise psychiatrique. Ce dernier a confirmé le diagnostic principal de ses confrères de la clinique médicale X.________ (Axe I: «trouble douloureux associé à la fois à des facteurs psychologiques et une affection médicale générale chronique d'intensité légère»). Selon lui, outre le trouble douloureux, R.________ ne présentait aucune comorbidité psychiatrique pouvant justifier une incapacité de travail; quant au trouble lui-même, il ne le jugeait pas invalidant dans la mesure où le fonctionnement psycho-social du prénommé en dehors du domaine professionnel était en grande partie conservé (rapport du 5 janvier 2001). Par décision du 11 février 2002, l'office AI a rejeté la demande de prestations, considérant que l'assuré était capable de travailler à plein temps dans une activité adaptée légère de type industriel, lui permettant d'obtenir un revenu équivalent à celui qu'il réalisait auprès de l'entreprise I.________ SA.