Citation: I 17/06 19.01.2007 E. 5

5.1 Selon le rapport d'expertise psychiatrique du 6 août 2004 du docteur S.________, la recourante présentait des troubles paniques (anxiété épisodique paroxystique) (F 41.0) et une agoraphobie (F 40.0). Les « autres éléments mentionnés dans le passé » n'étaient « plus en vigueur » selon l'expert-psychiatre. Pour le reste, il s'agissait d'une dynamique de fixation et de conditionnement dans la vision qu'avait l'assurée d'elle-même comme malade, mais ceci sans la notion d'une majoration des symptômes. L'expert-psychiatre retenait, après comparaison des données anamnestiques de ces dernières années avec celles observées à la date de l'expertise, la présence d'une aggravation temporaire et possible en lien avec les perturbations dans la famille de l'assurée. Selon l'expert, il s'agissait très certainement d'une forme de troubles d'adaptation avec réaction anxieuse et dépressive mixte qui avait passagèrement influencé le tableau. En revanche, cet état accentué semblait clairement résorbé par la suite, l'assurée ayant tourné la page, fait le deuil et aménagé une nouvelle forme de vie conjugale et familiale. En conclusion, l'expert retenait que d'un point de vue psychiatrique, une incapacité de travail durable de 50 % semblait correspondre généreusement à l'état d'inhibition clinique. L'assurée elle-même avait d'ailleurs dû admettre que le récent traitement mis en route avait passablement amélioré la situation. On pouvait d'ailleurs aussi retenir que les propositions formulées dans l'expertise psychiatrique du 31 mai 1998 étaient, par l'intermédiaire de son nouveau médecin traitant, le docteur A.________, en voie de réalisation. A l'instar de ce dernier, l'expert-psychiatre relevait qu'il y avait fort à craindre que l'assurée « persiste dans une vision d'invalidité d'elle-même et qu'une mobilisation de ses ressources pour une capacité de travail soit impossible », mais que ceci ne relevait pas du champ strictement médical. 5.2 Sur la base de ces éléments, il y a lieu d'admettre que la recourante dispose d'une capacité de travail de 50 %, l'aggravation de son état de santé psychique qui a motivé l'augmentation du taux de sa rente d'invalidité à partir du 1er avril 2000 n'ayant été que passagère. En ce qui concerne une éventuelle aggravation de l'état de santé de la recourante sur le plan somatique, elle n'est attestée par aucun médecin. Dans un rapport du 13 avril 2005, le docteur I.________ (spécialiste FMH en rhumatologie) a indiqué qu'il n'existait aucune limitation de la capacité de travail de la recourante, toute activité légère et adaptée, avec possibilité de varier les positions, pouvant être exercée à 100 %.