Citation: 8C_143/2018 E. 4.2

4.2. Dans son rapport du 3 janvier 2017, le docteur E.________ a fait état d'une omalgie droite chronique dans un contexte post-traumatique d'atrophie de Sudeck. Il a préconisé un traitement antalgique, une immobilisation ainsi que la reprise de la physiothérapie. De son côté, le docteur C.________ a attesté l'existence d'un syndrome douloureux complexe et a indiqué que le taux d'invalidité de 24 % retenu par la CNA correspond à la perte de fonction de la main mais ne tient pas compte des souffrances au quotidien supportées par le recourant (rapport du 8 janvier 2017). Examinant ces avis médicaux, la cour cantonale a considéré qu'ils ne remettaient pas en cause les conclusions du docteur D.________, selon lesquelles il n'existe aucun motif d'admettre une réduction de la capacité de travail dans une activité adaptée de type mono-manuelle gauche, le membre supérieur droit ne pouvant être mobilisé que pour des gestes d'appoint (rapport du 18 avril 2016). En outre la juridiction précédente est d'avis que les rapports des docteurs E.________ et C.________ ne sont pas de nature à établir l'existence d'une aggravation objective de l'état de santé de l'intéressé par rapport à la situation décrite par le docteur D.________, dans la mesure où ce médecin a fait état et a tenu compte des douleurs irradiant vers l'épicondyle et l'épaule droits.