Citation: 6B_1037/2022 E. 2.3.1

2.3.1. La cour cantonale a constaté que, selon l'expertise du 8 février 2018 précitée, un risque de récidive violente en général pouvait être considéré comme "moyen à élevé" et comme "élevé" dans certaines situations telles une relation de proximité et d'intensité émotionnelle avec une femme, une situation conflictuelle qui réveillerait un sentiment d'abandon ou de tromperie, ou une consommation d'alcool, même ponctuelle. Par ailleurs, selon l'évaluation du 21 octobre 2021, le recourant avait tendance à se positionner en tant que victime et à reporter sur les autres la responsabilité de certains de ses actes, il semblait minimiser la gravité des passages à l'acte et de certains de ses comportements déviants, et était peu à même d'adopter le point de vue ou les ressentis d'autrui, ce manque d'empathie pouvait être mis en lien avec son trouble de la personnalité. L'évaluation concluait que le recourant appartenait à une catégorie d'individus pour laquelle les risques de récidive générale et violente peuvent être qualifiés de "moyens", avec la précision que ses antécédents, les nombreux bris de conditions de libération et la précocité de certains de ses comportements déviants pesaient de manière significative sur ces niveaux de risque. Dans cette mesure, la cour cantonale a considéré que le risque de récidive était important et qu'il n'avait nullement diminué, faute de remise en question du recourant (arrêt entrepris, consid. 2.3 p. 18).