Citation: 1P.71/2001 22.02.2001 E. 1

1.- a) Le recours de droit public, de nature purement cassatoire, ne peut tendre en principe qu'à l'annulation de la décision attaquée (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 126 I 213 consid. 1c p. 216/217; 126 III 534 consid. 1b p. 536; 125 I 104 consid. 1b p. 107, et les arrêts cités). Il est fait exception à ce principe lorsque l'admission du recours ne suffit pas à rétablir une situation conforme à la Constitution et qu'une mesure positive est nécessaire. Tel est le cas notamment lorsqu'une mesure de détention préventive n'est pas - ou n'est plus - justifiée (ATF 124 I 327 consid. 4b/aa p. 332/333; 115 Ia 293 consid. 1a p. 297; 107 Ia 256 consid. 1 p. 257; 105 Ia 26 consid. 1 p. 29). La conclusion tendant à la libération immédiate du recourant est ainsi recevable. b) Aux termes de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit contenir un exposé des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation. Le Tribunal fédéral examine uniquement les griefs soulevés devant lui de manière claire et détaillée (ATF 126 III 534 consid. 1b p. 536; 125 I 71 consid. 1c p. 76, 492 consid. 1b p. 495, et les arrêts cités). Selon le recourant, les autorités cantonales auraient violé arbitrairement les principes du droit pénal des mineurs en modifiant, en cours de procédure, le régime légal applicable. Cela aurait eu pour conséquence de prolonger sa détention préventive au-delà de ce que permettent les art. 89ss CP. Il se plaint ainsi d'une "violation indirecte" du principe de la proportionnalité. Ainsi formulé, le grief tiré de la liberté personnelle est recevable. Pour le surplus, le recourant ne remet plus en discussion l'existence de charges suffisantes, pas davantage que les risques de fuite et de récidive retenus par le Tribunal d'accusation dans l'arrêt attaqué.