Citation: 6B_919/2022 E. 3.3.1

3.3.1. D'après le recourant, H.________ aurait admis les faits relatés par D.________, sous réserve des têtes entrechoquées, ce dont la cour cantonale n'aurait pas fait état. Il est vrai que, lors de son audition du 7 février 2019, après avoir été confronté aux déclarations de D.________, H.________ a déclaré: "[...] Je n'ai pas vu A.________ entrechoquer les deux têtes. Le reste, ça correspond à la vérité ". En y voyant la confirmation de ce que l'intimé aurait participé à l'agression, le recourant omet toutefois que H.________ a également déclaré ce qui suit, sans la moindre ambiguïté, lors de cette même audition: " À un moment donné, B.________ s'est énervé avec A.________ pour une raison que j'ignore. Je me suis retourné et j'ai vu B.________ mettre une baffe à A.________ qui n'a pas réagi. J'étais juste à côté. Je suis intervenu. J'ai poussé B.________ et son copain pour qu'ils nous laissent tranquilles. Ils n'ont pas voulu. B.________ est revenu et il s'est pris un coup de poing de G.________. Il est tombé au sol et je lui ai donné des coups de pied à la tête ". H.________ a ainsi clairement démenti toute participation de l'intimé à l'agression et n'a confirmé les dires de D.________ que pour " le reste " de l'altercation, ce que la cour cantonale a constaté sans faire preuve d'arbitraire. Du moins, rien ne laisse entendre qu'en confirmation " le reste " des déclarations de D.________, il serait revenu sur ses précédents propos.