Citation: 1B_155/2017 E. 5.3

5.3. En définitive, si l'on ne peut reprocher au Ministère public d'avoir attendu jusqu'en janvier 2017 la reddition des rapports de police, il s'agit de constater que l'enquête n'a pas progressé depuis. Il ne ressort par ailleurs pas du dossier que des opérations sont prévues et le Procureur ne donne aucune indication précise quant à la clôture de l'instruction et au renvoi en jugement. Dans ces conditions, il y a lieu de constater que le principe de la célérité était encore respecté le 16 mars 2017, au moment de l'arrêt attaqué. L'instance cantonale n'a donc pas violé le droit fédéral en écartant le grief de violation du principe de célérité. Afin d'échapper à l'avenir à toute critique, il incombera au Ministère public de faire à nouveau progresser l'enquête rapidement ou de la clore à bref délai.