Citation: 5A_27/2016 E. A

A.a. B.________ SA (ci-après: B.________) et C.________ SA (ci-après: C.________) ont conclu un contrat de développement et de production de produits horlogers le 24 octobre 2005. La Banque A.________ (ci-après: A.________) était la principale bailleresse de fonds de C.________. Une première convention, du 2 octobre 2006, prévoyait une cession générale des créances actuelles et futures de C.________ en faveur de la banque. Deux autres cessions ont été signées, le 5 février 2008 et le 6 février 2009, portant le crédit accordé en compte courant à 6'500'000 fr. A.b. B._______ est tombée en faillite le 10 novembre 2009 et C.________ le 25 janvier 2010. A.c. Le 16 avril 2010, la masse en faillite de C.________ a produit dans la faillite de B.________ une créance d'un montant total de 1'720'950 fr., correspondant selon elle à la somme de dix-neuf factures dont B.________ restait redevable envers C.________ au moment de la faillite. Par avis du 23 juin 2010, l'Office des faillites (ci-après: office) a écarté la créance au motif qu'elle correspondait à de la marchandise non livrée. Les 21 et 23 septembre 2011, la masse en faillite de C.________ et A.________ ont conclu une convention, par laquelle la banque rétrocédait à la masse, aux fins de recouvrement, les créances produites par celle-ci dans la faillite de B.________. Par jugement du 3 octobre 2011, le Tribunal de première instance de Genève (ci-après: tribunal) a rejeté l'action en contestation de l'état de collocation introduite par la masse en faillite de C.________. Par arrêt du 31 août 2012, la Cour de justice du canton de Genève a confirmé ce jugement. Elle a considéré que la production par la masse en faillite de C.________ d'une créance cédée était admissible pour autant que l'identité réelle du créancier, soit A.________, fût indiquée. En revanche, la masse n'était pas légitimée à agir en justice en son nom pour contester la collocation d'une créance dont elle n'était plus titulaire ni au moment de l'action, ni lors de la clôture de l'instruction. La cour a précisé qu'en cas de rétrocession de créances cédées, il incombait à la masse de procéder à une nouvelle production (tardive) dans la faillite. A.d. A.d.a. Par courrier du 25 septembre 2012, la masse en faillite C.________ a produit dans la faillite de B.________ dix-neuf créances pour un montant total de 1'563'204 fr. 85. Celles-ci correspondaient aux montants des dix-neuf factures précédemment produites dans la faillite de B.________, sous déduction d'un acompte versé par B.________ et des dépens alloués à la masse en faillite de cette société dans le procès en contestation de l'état de collocation. Elle a joint à sa production une copie de la convention de rétrocession. A.________ a contresigné cette production avec la mention " pour accord ". A.d.b. Par courrier du 6 mars 2013, l'office a statué sur les créances produites. Il a indiqué que " suite à une étude approfondie du dossier, il ressort[ait] que la production de la créance tardive de CHF 1'563'204.85 [était] injustifiée et [était] écartée en totalité de l'état de collocation car elle correspond[ait] aux commandes non livrées et annulées par courrier du 21 janvier 2009 de B.________ SA à C.________ SA ". A.d.c. Le 30 mai 2013, la plainte dirigée par la masse en faillite de C.________ contre cette décision a été rejetée. A.d.d. Par jugement du 20 mai 2015, le tribunal a déclaré irrecevable en raison de sa tardiveté l'action en contestation de l'état de collocation formée par la masse en faillite de C._______. Il a par ailleurs jugé que, par la rétrocession de créances conclue en septembre 2011, les parties avaient seulement voulu confirmer le mandat d'encaissement, avec pouvoir d'encaissement de la masse en faillite de C.________, qui était ainsi simple mandataire mais non titulaire des créances litigieuses et ne disposait dès lors pas de la légitimation active.