Citation: 6B_416/2019 E. 1.3

1.3. A propos des auditions requises de diverses personnes étant ou ayant été des organes de A.________ Ltd, la cour cantonale a indiqué que celles-ci n'étaient pas propres à éclairer la cause sur la question du transfert des fonds auprès de la Banque B.________, compte tenu de l'écoulement du temps. En outre, les témoins en question ne seraient pas en mesure d'indiquer avec quel compte bancaire avaient été payés les divers événements auxquels ils auraient été invités. D'ailleurs, G.________, responsable de la sécurité de A.________ Ltd, H.________, responsable du contentieux de cette société et I.________, directeur de celle-ci, avaient déclaré qu'ils avaient eux-mêmes ignoré l'existence ou à tout le moins l'utilisation de AA.________ Llc jusqu'en juillet 2010. Dans la mesure où les intéressés étaient haut placés au sein de A.________ Ltd et ignoraient tout de AA.________ Llc à l'époque des faits, on voyait mal quel autre témoin pouvait apporter des précisions utiles concernant le fonctionnement de cette société et les transferts opérés depuis son compte vers ceux du recourant. Le recourant se plaint du déroulement de la procédure et conteste la véracité de certaines déclarations des membres de A.________ Ltd, sans préciser quelle mesure d'instruction il entendait obtenir à cet égard. Il affirme par ailleurs que l'audition de J.________, "xxx" de A.________ Ltd, serait nécessaire afin que celle-ci s'exprime sur "l'ensemble des questions auxquelles ses subordonnés qu'elle a choisis de déléguer à U.________ n'ont pas été en mesure de répondre". Le recourant ne précise aucunement de quel événement la prénommée aurait pu être la témoin ni quelle information déterminante elle aurait pu apporter à l'instruction, ce que la cour cantonale avait déjà relevé dans son ordonnance du 2 août 2018 (cf. dossier cantonal, p. 6). On ne perçoit donc pas en quoi l'autorité précédente aurait pu verser dans l'arbitraire en procédant à l'appréciation anticipée de la preuve requise.