Citation: 2C_926/2022 E. 6

Le recourant allègue qu'en lui déniant la qualité pour recourir, les juges précédents ont violé l'art. 83 al. 3 LDFR. Il possédait la qualité d'exploitant à titre personnel au moment et après la vente de son entreprise, le 4 février 2010, à B.________ SA. Il disposait, de plus, "de la qualité de fermier au moment où B.________ SA a acquis le Domaines de U.________ le 15 juin 2010". Il estime qu'il ne saurait être désavantagé, en tant qu'exploitant à titre personnel, par rapport au fermier, dans la mesure où la loi sur le droit foncier rural viserait à protéger tant le premier que le second. En outre, il bénéficierait d'un intérêt digne de protection à la révocation de l'autorisation litigieuse, à savoir le droit d'exploiter personnellement le domaine, puisque B.________ SA a résilié le contrat de bail à ferme et qu'il a perdu son droit d'emption (cf. art. 47 LDFR).