Citation: 9C_469/2023 E. A

A.a. A.________ SA (ci-après: la société ou la contribuable), qui a son siège à U.________, a pour but l'achat, la vente, toutes transactions et promotions immobilières ainsi que toutes activités d'entreprise générale, de direction de travaux et pilotage de promotions immobilières. La société s'est engagée auprès de B.________ à acquérir des parcelles, sises sur la commune de V.________, en vue d'y construire un bâtiment avec des surfaces administratives, commerciales et hôtelières ainsi qu'un parking souterrain. Elle leur a versé trois acomptes et a par ailleurs signé un contrat d'entreprise avec une entreprise de construction. À la suite d'un remaniement parcellaire, le projet de la contribuable a été subdivisé en deux parties: le "projet Ouest" et le "projet Est". A.b. Par acte notarié du 12 juillet 2019, la Caisse de pension C.________ a acquis le "projet Ouest", en reprenant les droits et obligations y relatifs de la contribuable. Le même jour, C.________ a conclu un contrat de bail avec la contribuable et une autre société pour un loyer annuel de 6'518'960 fr. Entre autres obligations, il était prévu que la durée initiale du contrat était de cinq ans à compter de la remise des locaux et, en l'absence de locataires de substitution lors de la remise des locaux, soit entre 2022 et 2023, la contribuable devait verser les loyers convenus à C.________. Ce contrat pouvait être cédé à des tiers et, en cas de cession (partielle ou totale), C.________ libérerait "intégralement" et définitivement la contribuable de son engagement en relation avec les surfaces louées. En marge de ce contrat, une promesse de bail portant sur un loyer annuel de 3'758'580 fr. a été conclue par la contribuable avec la société D.________. A.c. Par acte notarié du 11 décembre 2019, C.________ a également acquis le "projet Est", en reprenant les droits et obligations de la contribuable y relatifs. Le même jour, C.________ a conclu un contrat de bail avec la contribuable et une autre société, d'une durée initiale de cinq ans à compter de la remise des locaux et pour un loyer annuel de 1'650'410 fr. À l'instar du contrat de bail du 12 juillet 2019, il était prévu que la contribuable pouvait transférer tout ou partie de son bail à un tiers, la libérant intégralement et définitivement de son engagement en relation avec les surfaces louées. A.d. À teneur de ses comptes déposés à l'appui de sa déclaration fiscale 2019, la société a comptabilisé une "provision pour charge de participation aux aménagements des bâtiments" de 5'219'900 fr., ainsi qu'une provision pour garantie locative" de 15'900'000 fr. À la requête de l'Administration fiscale cantonale (ci-après: l'Administration fiscale), elle a indiqué le 2 novembre 2020 que la première provision était en rapport avec les coûts prévus lors de l'entrée dans les locaux des locataires, qui devait avoir lieu en 2022; la deuxième provision concernait la garantie locative donnée à C.________ en 2019 sur les projets "Est" et "Ouest". A.e. Par sa décision du 28 janvier 2021, confirmée sur réclamation le 28 janvier 2022, l'Administration fiscale a procédé à la taxation de la contribuable pour l'impôt fédéral direct (ci-après: IFD) et les impôts cantonaux et communaux (ci-après: ICC) de l'année 2019. Elle a refusé les provisions précitées, au motif qu'elles n'étaient pas justifiées par l'usage commercial.