Citation: 6B_233/2022 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a considéré que les faits dénoncés étaient insuffisamment établis pour qu'une quelconque infraction puisse être retenue à charge de l'intimé. Le but du prétendu rendez-vous était déjà sujet à caution. En janvier 2019, une quittance n'était plus nécessaire puisque chaque partie avait mandaté un avocat pour régler la problématique du versement des loyers. L'intimé n'avait non plus aucune raison d'insister pour obtenir un contrat de sous-location, dès lors qu'il en avait déjà signé un en juin 2018. En outre, si les lésions subies par le recourant, documentées par certificat médical (ecchymose au cou et tuméfaction à la zone zygomatique) et compatibles avec une agression, ne pouvaient pas être remises en question en tant que telles, il était néanmoins étrange que ni le médecin traitant du recourant, ni son psychiatre, n'avait mentionné celles-ci et que leur patient était allé consulter un autre médecin. Le témoin D.________ avait pour sa part rapporté les propos de tiers selon lesquels les parties se seraient croisées et en seraient simultanément venues aux mains. Toutefois, le recourant avait déclaré, aux débats d'appel, qu'au moment du rendez-vous, aucun témoin n'était présent. G.________, ami du recourant, avait précisé que ce dernier ne lui avait pas rapporté la moindre altercation avec l'intimé au début 2019, à la différence de celle les ayant opposés à la fin 2018. Dès lors, l'ouï-dire rapporté par D.________ n'apportait aucune preuve, dès lors qu'il pourrait même avoir été fondé sur les seuls propos du recourant auprès de tiers. L'intimé avait par ailleurs déclaré avec constance ne plus avoir rencontré le recourant depuis décembre 2018, à l'exception des audiences judiciaires. S'il s'était certes initialement trompé en affirmant qu'il se trouvait en Italie au moment des actes reprochés, il avait toutefois spontanément informé l'autorité de son erreur, malgré le risque de perdre en crédibilité, et avait précisé son emploi du temps le jour des faits, en apportant toutes les preuves en sa possession. Cette collaboration à l'instruction, cumulée à la cohérence de ses propos tout au long de la procédure, rendait sa version crédible (cf. arrêt attaqué, consid. 3.2.3 p. 19 s.).