Citation: 6S.868/2000 22.02.2001 E. B

B.- Cet arrêt retient, en résumé, ce qui suit. a) Le 29 mai 1994, X.________ et son frère ont dîné avec Y.________, née le 6 février 1978, et la soeur de celle-ci dans l'appartement qu'il occupait avec un ami à Z.________. Après le repas, il est resté seul avec Y.________. Ayant fermé à clef la porte de l'appartement et de la chambre dans laquelle Y.________ était étendue sur un lit, il a fait à cette dernière des propositions, qu'elle a refusées. X.________, qui s'était entre-temps déshabillé, l'a alors frappée, notamment sur les bras et sur les jambes, lui causant de multiples ecchymoses, puis l'a partiellement déshabillée, tentant de lui enlever son pantalon. Saisissant un appareil de radio, Y.________ en a frappé X.________ à la tête, lequel s'est néanmoins couché sur elle; il a commencé à la pénétrer, mais n'est pas parvenu à entrer en elle; il s'est alors masturbé, éjaculant sur le ventre de sa victime. b) La cour cantonale a écarté le grief de l'appelant, qui soutenait que, s'agissant du viol, seule la tentative inachevée au sens de l'art. 21 al. 1 CP, et non le délit manqué au sens de l'art. 22 al. 1 CP, pouvait être retenue; elle a observé que c'est le viol consommé qui aurait dû être retenu, mais que l'interdiction de la reformatio in pejus ne lui permettait pas de corriger le jugement en ce sens. Elle a en revanche admis le recours dans la mesure où l'appelant contestait sa condamnation pour lésions corporelles simples, estimant que, dansle cas d'espèce, cette infraction était absorbée parle viol. Considérant que l'accusé devait être libéréde l'infraction de lésions corporelles simples et queles premiers juges n'avaient pas exposé pourquoi ils n'avaient pas fait application de l'art. 65 CP en cequi concerne le délit manqué de viol, elle a statué à nouveau sur la peine, l'arrêtant à 2 ans d'emprisonne-ment et 300 fr. d'amende.