Citation: 6P.41/2007 20.04.2007 E. 3

Dans son recours de droit public, le recourant se plaint essentiellement d'une violation du droit d'être entendu (art. 29. al. 2 Cst.) ainsi que d'arbitraire dans l'administration de la preuve (art. 9 Cst.) au double motif que le juge non seulement n'a pas mis en oeuvre une expertise psychiatrique qui s'imposait mais a refusé de donner une suite favorable à la requête présentée en procédure cantonale. 3.1 Selon l'art. 13 CP, le juge doit ordonner l'examen de l'inculpé s'il y a doute quant à sa responsabilité ou si une information sur son état physique ou mental est nécessaire pour décider une mesure de sûreté. Si le juge ignore, ne se rend pas compte ou conteste à tort qu'une de ces conditions est réalisée, ou si, tout en le reconnaissant, il renonce néanmoins à mettre en oeuvre une expertise, il viole le droit pénal fédéral. Il en va de même dans les autres hypothèses dans lesquelles le droit fédéral prescrit une expertise (cf. art. 42, 43, 44, 100 CP). Dans ce cas, la voie du pourvoi est évidemment ouverte, ce qui exclut la possibilité du recours de droit public (ATF 103 Ia 55 consid. 1 p. 57). Il en va différemment lorsque le recourant critique l'expertise elle-même ou les constatations de fait que le juge en a déduites. Dans ces hypothèses, c'est l'appréciation des preuves par le juge qui est contestée, ce qui doit être invoqué dans le cadre d'un recours de droit public (ATF 106 IV 97 consid. 2 p. 99; 105 IV 161 consid. 2 p. 163). 3.2 En l'espèce, le juge n'a pas ordonné d'expertise psychiatrique, si bien que le moyen qui tient en réalité à la violation du droit fédéral doit être invoqué par la voie du pourvoi en nullité. Dans cette mesure, le recours de droit public est irrecevable.