Citation: 4A_286/2015 E. 3

La recourante se plaint d'une violation de l'art. 257f al. 3 et de l'art. 257h al. 2 CO. A titre liminaire, elle critique un avis de doctrine cité dans la décision attaquée, selon lequel l'inspection de l'objet loué en vue d'une vente suppose une résiliation préalable du bail. Par ailleurs, elle soutient que la cour cantonale a pris en compte des critères étrangers à l'art. 257h al. 2 CO. A son sens, le droit à une inspection de l'objet loué en vue d'une vente suppose uniquement une intention réelle de vendre et des démarches concrètes dans ce sens. Or, ces conditions seraient réalisées en l'espèce, dès lors que les locataires connaissaient la volonté de revendre de la propriétaire et que la visite souhaitée, destinée à expertiser l'appartement, constituait une démarche concrète et justifiée en vue de la vente. Selon la recourante, les intimés étaient donc tenus de tolérer l'inspection par la régie et ont violé leur devoir de diligence en ne donnant pas suite aux nombreuses demandes de contact des courtiers. Au surplus, la recourante fait valoir que la résiliation du bail était nécessaire afin de pouvoir procéder à la vente de l'appartement. Contrairement à ce que la cour cantonale a admis dans une motivation subsidiaire, le refus persistant des locataires de laisser visiter l'appartement constituerait ainsi une violation du contrat d'une gravité telle qu'elle rendait la poursuite du bail insupportable pour la recourante.