Citation: 2C_812/2017 E. 5.2

5.2. Le recourant est arrivé illégalement en Suisse au début des années 80. Ce n'est qu'en 1990 qu'il a régularisé sa situation. Il a été condamné une première fois le 19 juin 2012 à 120 jours-amende pour lésions corporelles simples. Ensuite, le 8 janvier 2016, il a été condamné une seconde fois à une peine privative de liberté de quatre ans pour tentative de lésions corporelles graves, lésions corporelles simples avec un instrument dangereux, tentative d'incendie intentionnel et violence ou menaces contre les autorités ou les fonctionnaires. Il ressort des jugements pénaux cités par l'autorité précédente dans l'arrêt contesté que le recourant s'est comporté durant plusieurs années à l'encontre des siens en véritable tyran domestique, faisant preuve de violence à la moindre contrariété. La condamnation à quatre ans de peine privative de liberté fait suite à un coup de poignard porté dans le dos de son fils qui avait résisté à l'autorité de chef de famille du recourant. Celui-ci a ensuite tenté de bouter le feu à son appartement en allumant avec son briquet les draps de son lit, ainsi que des rideaux. Dans le prolongement de ces faits, le recourant, à des fins vengeresses, n'a pas hésité à se rendre à l'hôpital où son fils s'était fait admettre. Pour accéder à son enfant hospitalisé, le recourant a en outre menti sur son identité. Dans le jugement pénal cité par l'autorité précédente, il est notamment mentionné que le recourant ne dénotait aucune remise en question et qu'il n'avait aucune volonté de modifier ses valeurs éducatives. Le 21 mars 2017, le Juge d'application des peines a refusé de libérer conditionnellement le recourant aux deux tiers de sa peine, rappelant en particulier les conclusions des experts psychiatres qui ont relevé que le risque de récidive paraissait élevé. Il a ensuite retenu que le recourant vivait dans le déni de sa tyrannie domestique, de sa violence et des troubles de la personnalité qui en sont à l'origine. Le Tribunal cantonal a encore relevé que le recourant vivait légalement depuis une trentaine d'année en Suisse, mais que son intégration était loin d'être exceptionnelle, devant plutôt être qualifiée de " franchement médiocre ". Bien que sa capacité de travail ait été reconnue comme entière, le recourant est sans emploi depuis 1994. Depuis cette date, il émarge à l'aide sociale et n'a rien entrepris pour être en mesure d'assurer son autonomie financière. Sur le vu de la gravité des infractions commises et de l'importante culpabilité, ainsi que de la piètre intégration professionnelle et sociale du recourant, c'est à juste titre que l'autorité précédente a considéré que les arguments d'intérêt public en faveur de l'éloignement de Suisse du recourant étaient clairs.