Citation: C 12/03 10.07.2003 E. 1

A l'appui de son recours, le service de l'emploi fait, en revanche, valoir que l'intimé aurait dû entreprendre des démarches auprès de son employeur afin que celui-ci respectât ses obligations avant de résilier son contrat de travail. En s'abstenant de faire valoir ses droits, il n'a rien fait pour éviter de se retrouver au chômage. En outre, s'il avait des doutes quant à l'avenir de son emploi en raison des difficultés financières de la société, - laquelle a du reste poursuivi ses activités au-delà du 30 juin 2000 - il lui appartenait de demander des explications à son employeur, au lieu de quitter son poste. Enfin, la résiliation de l'intimé apparaissait prématurée. En effet, rien n'indiquait que son employeur n'était pas disposé à remédier à la situation puisqu'il avait lui-même été en mesure de continuer son activité jusqu'au 30 mai 2000, date à laquelle il a pris des vacances jusqu'au terme des relations contractuelles.