Citation: 2C_1047/2019 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, s'agissant du droit de séjour de l'épouse du recourant, il ressort des constatations cantonales (art. 105 al. 1 LTF) que l'intéressée a épousé le recourant alors que ce dernier avait déjà été condamné à deux ans de peine privative de liberté pour crime à la LStup et qu'il avait fait l'objet de deux sérieux avertissements par le Service cantonal, ainsi que d'une mise en garde par le Tribunal cantonal. De plus, après avoir conçu son premier enfant, le recourant a été condamné une nouvelle fois pour crime à la LStup, faisant passer l'intérêt de sa famille au second plan, avant de faire l'objet d'un nouvel avertissement de la part du Service cantonal. Son épouse ne pouvait par conséquent pas ignorer que la situation de son mari était susceptible d'entraîner le refus de prolongation de son titre de séjour. La durée de son séjour en Suisse, inférieure à dix ans, ne permet pas de partir de l'idée qu'elle y a développé des liens sociaux suffisamment étroits (cf. ATF 144 I 266 consid. 3.9 p. 278). Du reste, elle n'invoque aucun motif propre à sa personne qui justifierait le maintien de son autorisation en dépit de l'éloignement du recourant. Sa réintégration dans son pays d'origine, où elle a vraisemblablement passé la majeure partie de sa vie avant d'entrer en Suisse le 19 octobre 2014, et dont elle parle couramment la langue, n'apparaît pas fortement compromise. Il en va de même en ce qui concerne la fille du recourant, compte tenu de son jeune âge (4 ans) et du fait qu'elle parle couramment le macédonien, ce qui plaide en faveur d'une adaptation sans de trop grandes difficultés dans ce pays. S'agissant du fils du recourant, âgé de 6 ans, celui-ci a débuté son école primaire, si bien qu'un départ avec ses parents en Macédoine le priverait de son environnement scolaire en Suisse. Toutefois, il ressort du dossier que l'intéressé, bien qu'il soit né en Suisse, est reparti en Macédoine avec sa mère à une date indéterminée est n'est revenu en Suisse, toujours avec sa mère, qu'en date du 19 octobre 2014 (art. 105 al. 2 LTF). Il apparaît ainsi qu'il a séjourné une partie de son enfance en Macédoine. En outre, le fait qu'il parle couramment la langue de ce pays indique qu'il vit dans un cadre familial ayant conservé des attaches culturelles avec son pays d'origine. Enfin, le seul fait d'avoir progressé à l'école - notamment au niveau de la langue française - et de s'y être fait des copains, tel que cela ressort du dossier (art. 105 al. 2 LTF), ne suffit suffit pas à qualifier son retour à son pays d'origine comme déraisonnable. Il en découle que c'est sans violer le droit fédéral que l'autorité précédente a confirmé la révocation, respectivement le refus d'octroi des autorisations des intéressés, leur droit au regroupement familial en Suisse, fondé sur l'art. 43 al. 1 LEtr, s'étant éteint en application de l'art. 51 al. 2 let. b LEtr.