Citation: 1A.11/2000 04.10.2000 E. 1

construire n'est pas annulé partiellement, mais totalement, et le renvoi de l'affaire à la municipalité n'est pas assorti de réserves ou d'instructions dont on pourrait déduire, di- rectement ou a contrario, que certains éléments de la pre- mière décision communale, sur les points pertinents pour l'application du droit fédéral de la protection de l'envi- ronnement, ne pourraient formellement plus être remis en cause dans la suite de la procédure. Quant aux motifs de l'arrêt attaqué, ils ne contiennent aucune indication claire dont il résulterait que, nonobstant la formulation du dispo- sitif, l'annulation du permis de construire n'est que par- tielle ou que, sur le principe et sous réserve de certains compléments, la conformité du projet aux prescriptions fédé- rales sur la limitation des émissions (art. 11 ss LPE) aurait été "définitivement confirmée". En effet, après avoir examiné des questions formel- les - la recevabilité du recours au Tribunal administratif (consid. 1 à 3), la question de la nécessité d'une autorisa- tion cantonale (consid. 4) -, la juridiction cantonale est entrée en matière sur le fond. Elle a d'abord évoqué le pro- blème de l'esthétique de l'installation, en remarquant tou- tefois qu'il n'y avait pas lieu de la traiter plus avant, en l'absence de griefs des recourants à ce sujet (consid. 5a). Puis, au sujet des nuisances - odeurs, bruits - liées à l'ex-