Citation: 6B_442/2015 E. 1.1

1.1. Quant à l'application de l'art. 46 al. 1 2e phrase CP, le recourant ne soutient pas qu'une conversion de la première peine de privation de liberté en une peine pécuniaire ou de travail d'intérêt général s'imposerait ou serait même envisageable. Il affirme, en se référant à un auteur (ANDRÉ KUHN, Commentaire romand, Code pénal, 2009, art. 46 CP n° 15), que le juge pourrait prononcer une peine d'ensemble aussi bien dans le cas où le genre de la peine révoquée doit être modifié que dans celui où les deux peines (celle prononcée pour la seconde infraction et celle qui est révoquée) sont d'emblée du même genre. Selon la jurisprudence, la fixation d'une peine d'ensemble par application analogique de l'art. 49 CP en corrélation avec l'art. 46 al. 1 2e phrase CP n'entre pas en considération si la peine assortie du sursis révoqué et celle devant sanctionner les actes commis durant le délai d'épreuve sont du même genre (ATF 138 IV 113 consid. 4 p. 118 s.; 137 IV 249 consid. 3.3 p. 252; 134 IV 241 consid. 4 p. 242 ss). L'arrêt publié aux ATF 134 IV 241 (consid. 4.4 p. 246) se fonde, en particulier, sur le texte clair de la loi (" [ le juge] peut modifier le genre de la peine révoquée pour fixer, avec la nouvelle peine, une peine d'ensemble "). La doctrine à laquelle se réfère le recourant, publiée en 2009, ne discute pas précisément ce raisonnement, tenu par le Tribunal fédéral au mois de juin 2008. En outre, dans l'ATF 134 IV 241, la cour de céans a aussi exposé que l'application analogique de l'art. 49 al. 1 CP en relation avec l'art. 46 al. 1 2e phrase CP apparaissait d'autant moins justifiée que la seule aggravation de la peine, en lieu et place du cumul de sanctions, tiendrait insuffisamment compte du fait que de nouveaux comportements ont été commis après qu'une condamnation est entrée en force et, de surcroît, alors qu'un délai d'épreuve était en cours (consid. 4.3 p. 245 s.). En d'autres termes, le condamné trahissant la confiance qui lui a été témoignée par l'octroi du sursis se verrait, de la sorte, indument privilégié par rapport à celui qui n'aurait pas obtenu le sursis. A l'appui de son interprétation de l'art. 46 al. 1 2e phrase CP, le Tribunal fédéral a encore souligné dans l'ATF 138 IV 113 consid. 4 p. 119 s. que l'exclusion du principe d'aggravation lorsque tant la peine révoquée que la peine destinée à sanctionner les actes commis durant le délai d'épreuve étaient de même nature résultait de la volonté du législateur. La doctrine à laquelle se réfère le recourant ne discute aucun de ces arguments. Le renvoi qu'il opère ne justifie dès lors pas un nouvel examen de ces principes. Cela conduit au rejet du grief.