Citation: 9C_31/2008 06.10.2008 E. 4

4.1 En ce qui concerne les répercussions économiques de l'incapacité de travail de l'intimé, le recourant reproche à la juridiction cantonale de n'avoir pas examiné les éléments de calcul de l'incapacité de gain auquel il avait procédé "en application de la méthode extraordinaire d'évaluation" et de n'avoir pas fixé elle-même le taux d'invalidité. Il y voit une violation du droit d'être entendu - sous l'aspect du devoir de motivation -, une violation de la maxime d'office, ainsi qu'un déni de justice, le renvoi de la cause pour qu'il fixe le taux d'invalidité en fonction de la méthode extraordinaire d'évaluation apparaissant comme "un prétexte pour ne pas trancher l'affaire au fond". 4.2 Au regard de la décision initiale, puis de la décision sur opposition du 8 mars 2007, on constate que si l'office AI a considéré devoir appliquer la méthode extraordinaire d'évaluation de l'invalidité - ce que l'intimé ne conteste pas -, il a en réalité effectué une comparaison des revenus selon la méthode ordinaire d'évaluation, tout en recourant à des éléments relevant de la comparaison des champs d'activités. Une telle manière de procéder ne correspond pas aux modalités de calcul de la méthode extraordinaire (consid. 2.2 supra; voir la formule d'évaluation dans ATF 128 V 29 consid. 4c p. 33). Vu l'application erronée de la méthode d'évaluation par l'administration, la juridiction cantonale était en droit d'annuler la décision litigieuse et de lui renvoyer la cause pour qu'elle fixe le taux d'invalidité en application des règles d'évaluation propres à la méthode extraordinaire (et en fonction de la capacité de travail réduite de l'intimé dans sa profession), sans qu'on puisse lui reprocher un déni de justice ou une violation de la maxime d'office.