Citation: 5A_878/2024 E. 7.2.2

7.2.2. La recourante ne peut être suivie lorsqu'elle soutient que la volonté des enfants n'a pas été prise en considération dans l'appréciation de la cause. On comprend de la décision attaquée que la Cour de justice a tenu compte, dans l'appréciation de la volonté exprimée par les enfants, du conflit de loyauté auquel ils étaient en proie, et considéré en définitive qu'au vu de l'ensemble des circonstances (principalement: le conflit permanent entre les parties, dont ils n'étaient pas préservés; les différences importantes de principes éducatifs chez chacune des parties), l'avis qu'ils avaient exprimé - qui n'est pas le seul critère à prendre en considération (cf. supra consid. 3.1) - ne correspondait pas à leur intérêt. Celui-ci commandait au contraire qu'ils soient pris en charge majoritairement par l'intimée, afin qu'ils puissent retrouver une certaine stabilité du point de vue éducatif, qu'ils soient confrontés à moins de transitions et moins exposés au conflit, ceci à tout le moins jusqu'à ce que le TPAE revoie les modalités du droit de visite, une fois que le rapport d'expertise serait rendu. En tant que la recourante affirme que la "réduction" de son droit de visite risque d'exacerber le conflit de loyauté et que la qualité du lien qui l'unit aux enfants s'y oppose, elle ne fait qu'opposer sa propre appréciation de la cause à celle de l'autorité cantonale, ce qui ne saurait démontrer un quelconque abus du pouvoir d'appréciation (cf. supra consid. 3.2). Elle se méprend par ailleurs lorsqu'elle se plaint de ce que son droit de visite serait drastiquement réduit par la décision attaquée, puisque selon l'ordonnance rendue en 2019, elle avait le droit d'avoir les enfants auprès d'elle une semaine sur deux du vendredi à la sortie de l'école jusqu'au dimanche à 18h00 ainsi qu'une nuit par semaine, et que son droit de visite est désormais fixé du jeudi soir au dimanche à 18h00 à quinzaine. Enfin, au vu de l'ensemble des autres circonstances de l'espèce, la référence à l'avis des curatrices ne démontre pas non plus que la décision querellée, en particulier quant à l'appréciation de l'intérêt des enfants, contreviendrait arbitrairement au droit, étant de surcroît considéré que les curatrices elles-mêmes n'étaient pas favorables à la mise en place d'un droit de visite plus étendu (cf. supra consid. B.b).