Citation: 6P.32/2004 13.08.2004 E. B

Les faits à la base de cette condamnation sont les suivants. B.a A Lausanne, le 24 novembre 1999, X.________ et A.________ ont convenu d'une passe au prix d'une dose d'héroïne. Une fois au domicile de X.________, celui-ci et son ami Y.________, qui l'accompagnait, ont partagé un verre de vin tandis que A.________ s'injectait l'héroïne. Elle a immédiatement perdu connaissance et X.________ est parvenu à la réanimer quelques minutes plus tard. Selon ses dires, elle avait les idées confuses, était paniquée et tremblait de tous ses membres. Y.________ a jugé son état suffisamment critique pour suggérer à son ami de faire appel à la police ou à une ambulance. En outre, un rapport gynécologique effectué au CHUV le jour même à midi relève que A.________ était somnolente. Dans ces circonstances, A.________ a proposé à X.________ de remettre la passe à plus tard mais celui-ci n'a rien voulu savoir et lui a fait comprendre, en baissant son pantalon et son slip, qu'il entendait entretenir immédiatement une relation sexuelle. Y.________ a quitté l'appartement à ce moment-là et X.________ a imposé une relation sexuelle complète à A.________ avant de lui demander sans ménagement de quitter les lieux. Une fois à l'extérieur, elle a demandé de l'aide à une personne qui l'a accompagnée jusqu'à un taxi, dont le chauffeur a décidé de la conduire à la police, où elle a déposé plainte. Lors des débats, X.________ a finalement reconnu, après plusieurs rétractations, avoir entretenu une relation sexuelle complète avec A.________, tout en soutenant que celle-ci y avait consenti et en affirmant ne pas se souvenir s'il s'agissait d'une relation vaginale ou anale. Le Tribunal a acquis la conviction que la jeune femme avait été contrainte à un acte d'ordre sexuel et a renoncé, dans le doute, à retenir l'acte sexuel stricto sensu. B.b A Lausanne, le 12 novembre 2001, X.________ a asséné une gifle à B.________, qui avait été son amie intime et venait de lui signaler que leur rupture était irrémédiable. A la même occasion, il l'a en outre menacée de mort, menaces qu'il a réitérées à deux ou trois reprises jusqu'au 22 décembre 2001. Ce jour-là, X.________, qui présentait une alcoolémie légèrement supérieure à 2 g. 0/00, a aperçu B.________ et lui a demandé s'il pouvait la raccompagner chez elle. Devant son refus, il l'a saisie par les cheveux, l'a traînée devant l'entrée de son immeuble en lui tapant la tête contre le mur et l'a mordue à deux reprises, à la pommette droite et à la lèvre. Il l'a à nouveau menacée de mort et lui a administré une gifle sur l'arrière du crâne lorsqu'elle a demandé de l'aide. Il a de surcroît réitéré ses menaces devant la police, qui avait été alertée par une voisine.