Citation: 6B_711/2019 E. 2.2

2.2. En substance, les recourantes reprochent à leur ancien employé, A.________, d'avoir divulgué à son " complice et nouvel employeur ", B.________, des informations auxquelles il avait eu accès dans le cadre de son emploi et qu'il devait garder confidentielles conformément aux clauses figurant dans son contrat de travail. Elles font ainsi grief à l'autorité précédente d'avoir violé l'art. 162 CP, les autres infractions invoquées à l'appui de leur plainte et compléments n'étant plus contestées. S'agissant de leurs prétentions civiles, les recourantes font valoir un dommage de 177'597 fr. correspondant aux salaires prétendument perçus indûment par A.________, un montant de 144'572 fr. correspondant aux frais administratifs et d'avocats en relation avec les litiges les opposant à A.________ et à des tiers qui se seraient fondés sur les informations transmises par ce dernier, un montant de 25'000 fr. de tort moral et de 60'000 fr. au titre de " l'atteinte à la réputation et dommage pécunier ( sic) ". Les recourantes, qui agissent conjointement, n'exposent pas en quoi consisterait individuellement le dommage qu'elles auraient chacune subi en relation avec l'infraction. Déjà pour ce motif, les explications fournies à l'appui de leurs prétentions sont insuffisantes pour fonder leur qualité pour recourir. Quoi qu'il en soit, les différentes prétentions invoquées par les recourantes ne permettent de toute façon pas de fonder leur qualité pour recourir. S'agissant des salaires versés à A.________, le dommage dont les recourantes se prévalent est en relation non pas directement avec la prétendue violation du secret commercial mais avec les relations contractuelles de droit du travail nouées entre les parties. Ce faisant, elles invoquent un dommage qui résulte indirectement des agissements incriminés. A cet égard, les recourantes admettent par ailleurs elles-mêmes avoir fait valoir leurs prétentions devant la justice des prud'hommes. Quant à l'indemnisation des frais administratifs et d'avocats à laquelle les recourantes prétendent, la jurisprudence a rappelé, à maintes reprises, que les frais liés aux démarches judiciaires ne sauraient constituer une prétention civile au sens de l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF (v. parmi d'autres : arrêts 6B_1317/2018 du 28 janvier 2019 consid. 2.2; 6B_1306/2018 du 7 janvier 2019 consid. 2; 6B_1245/2017 du 21 juin 2018 consid. 2.2). Enfin, les recourantes prétendent à l'octroi d'une indemnité pour tort moral et pour l'atteinte à leur réputation et le dommage pécuniaire. Elles ne consacrent toutefois aucun développement à ces postes du dommage. En particulier, elles n'exposent pas en quoi leur réputation aurait été atteinte, quel serait leur dommage pécuniaire ou en quoi l'atteinte subie justifierait l'octroi d'une indemnité en réparation du tort moral. Au vu de ce qui précède, l'absence d'explications suffisantes sur la question des prétentions civiles exclut la qualité pour recourir des recourantes sur le fond de la cause.