Citation: 5A_777/2023 E. 3.4.2

3.4.2. En lien avec la première condition du revenu hypothétique, il résulte de l'arrêt entrepris que, contrairement à ce que soutient le recourant, la Cour de justice a pris en compte son âge et son éloignement du monde du travail à la suite de sa démission en 2010 de son poste de technicien en maintenance biomédicale dans son analyse du caractère raisonnablement exigible de la reprise d'une activité lucrative, au même titre que son état de santé, ses expériences professionnelles récentes, sa formation et du fait qu'il n'avait pas la garde des enfants. En tant que le recourant se limite à affirmer que ces deux premiers critères doivent conduire à dénier qu'il est raisonnablement exigible de sa part de reprendre une activité, il ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle de la Cour de justice, ce qui est impropre à démontrer que celle-ci serait constitutive d'un abus du pouvoir d'appréciation, étant de surcroît rappelé que le critère de l'âge ne revêt pas une importance abstraite, qui serait détachée des autres critères (cf. supra consid. 3.1). En ce qui concerne la deuxième condition du revenu hypothétique, il n'apparaît pas que la Cour de justice ait jugé que le recourant pouvait trouver un emploi d'" ingénieur informatique ", mais d'" informaticien ". L'on ne discerne par ailleurs pas, faute pour le recourant de l'expliquer, pour quelle raison l'on ne pourrait pas le qualifier d'" ingénieur ", comme mentionné dans son curriculum vitae, vu qu'il est constaté dans l'état de fait de l'arrêt entrepris qu'il est titulaire d'un bachelor en ingénierie des technologies de l'information ainsi que d'un certificat d'études avancées en bio-ingénierie et qu'il ne conteste pas ces constats. Au surplus, l'on ne comprend pas pourquoi il serait contradictoire de retenir qu'il avait réussi à se faire engager pour des remplacements et que ces emplois étaient sporadiques et temporaires, comme l'affirme le recourant sans autre développement, le fait d'accomplir des " remplacements " consistant communément à prendre temporairement l'activité d'une autre personne. Quoi qu'il en soit, la Cour de justice a considéré que, malgré la difficulté liée à l'âge du recourant et à son absence d'exercice d'une activité régulière depuis 2010, une impossibilité effective de trouver un emploi dans le domaine de l'informatique ne pouvait pas être retenue si le recourant fournissait tous les efforts que l'on pouvait raisonnablement exiger de lui pour trouver un emploi et qu'il était par ailleurs parvenu à se faire embaucher pour des emplois temporaires depuis 2010. Dès lors que le recourant échoue à remettre en cause le premier constat (cf. supra consid. 3.3.2) et qu'il ne conteste pas le second, sa critique s'épuisant dans des considérations appellatoires, non fondées ou erronées, il ne démontre pas qu'il serait arbitraire de considérer qu'il pourrait effectivement trouver un travail à plein temps dans le domaine précité et tel n'apparaît pas être le cas compte tenu des critères susmentionnés. Il résulte de ce qui précède que les critiques du recourant en lien avec l'imputation d'un revenu hypothétique doivent être rejetées, dans la mesure de leur recevabilité.