Citation: 4A_242/2023 E. 4.2

4.2. On doit d'abord relever que la recourante se réfère à plusieurs reprises à certaines déclarations de témoins qui ne ressortent pas des faits constatés par la cour cantonale. Il en va ainsi du fait que D.________ aurait déclaré qu'il y avait " un autre chef d'équipe ". Toutefois, la recourante ne démontre pas, par des renvois précis à ses écritures, avoir présenté ces éléments déjà devant la cour cantonale. Il n'en sera donc pas tenu compte. Ensuite, en sélectionnant certains passages de témoignages qui, selon elle, abondent dans son sens, la recourante se limite à présenter sa propre appréciation des preuves, sans parvenir à démontrer un quelconque arbitraire dans celle opérée par la cour cantonale. En outre, à plusieurs reprises, elle ne discute pas valablement la motivation de la cour cantonale. En particulier, les juges précédents ont expliqué qu'il importait peu que le témoin G.________ ait indiqué qu'il ignorait la différence entre un ouvrier qualifié et un chef d'équipe, puisque ce qui était déterminant, c'étaient les constatations de ce témoin sur les tâches effectuées par l'intimé, constatations qui permettaient de qualifier sa fonction, ce qui relevait de l'appréciation du juge. A cet égard, la recourante se contente de soutenir que la cour cantonale aurait omis de retenir ce point concédé par ce témoin, alors qu'il lui appartenait de critiquer précisément les développements de la cour cantonale à ce sujet. Il en va de même lorsqu'elle se réfère sans autre aux déclarations de F.________, sans discuter le motif pour lequel la cour cantonale les a écartées, à savoir le rôle de celui-ci au sein de l'employeuse. La recourante affirme encore que ce n'est pas parce que certains employés supposaient que l'intimé était considéré comme chef d'équipe qu'elle le considérait vraiment ainsi. Or, on est loin de suppositions de quelques employés. La cour cantonale s'est notamment fondée sur les déclarations claires de deux supérieurs de l'intimé, lesquels étaient évidemment à même de se déterminer sur la fonction exercée par ce dernier. Enfin, s'agissant de la date à partir de laquelle l'intimé a assumé le rôle de chef d'équipe, la recourante se réfère à une prétendue formation interne afin de devenir chef d'équipe, dont l'existence a été niée par la cour cantonale. Encore une fois, la recourante se fonde sur des éléments non constatés et ne s'en prend pas valablement à tous les aspects de la motivation présentée par les juges cantonaux. Pour le surplus, elle se contente d'exposer sa propre appréciation des preuves, sans parvenir à démontrer qu'ils auraient nié l'existence de cette formation de manière arbitraire, ni retenu de façon insoutenable, en se fondant sur la date du premier rapport de chantier complété par l'intimé, qu'il avait exercé en tant que chef d'équipe dès le mois d'avril 2014. Le grief de la recourante doit dès lors être rejeté.