Citation: 1B_327/2009 11.02.2010 E. 2

Le recourant se plaint d'établissement arbitraire des faits. Il reproche à la Chambre d'accusation d'avoir retenu, par référence à sa précédente décision du 6 mai 2009, que les inculpés semblaient disposer d'importants avoirs transférés à l'étranger et qui auraient échappé aux séquestres. Cette affirmation serait totalement fausse en ce qui concerne le recourant; elle ne reposerait sur aucun élément du dossier. Le recourant relève, dans un grief distinct, que contrairement à ce que retient la cour cantonale, il avait contesté l'existence de comptes à l'étranger. 2.1 Le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en écarter que si ces faits ont été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF). Dans le cadre d'un recours dirigé contre une mesure provisionnelle, le recourant ne peut critiquer la constatation des faits, susceptibles d'avoir une influence déterminante sur l'issue de la procédure, que si ceux-ci ont été établis en violation de droits fondamentaux, ce qu'il lui appartient de démontrer par une argumentation répondant aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF. Le pouvoir d'examen du Tribunal fédéral est limité, pratiquement, à l'arbitraire (cf. ATF 133 III 393 consid. 7.1 p. 398). 2.2 La Chambre d'accusation a retenu que les inculpés avaient tenté de soustraire leurs avoirs à toute mainmise en retirant et en transférant une partie importante de leurs profits au moment où la situation s'est péjorée. A l'égard du recourant, ces soupçons sont confirmés par une note d'un établissement bancaire, versée au dossier, dont il ressort que le recourant aurait tenté d'organiser son insolvabilité et de transférer à l'étranger un montant de 2 millions de francs. Par ailleurs, des investigations sont en cours pour déterminer l'existence de fonds aux Bermudes, où deux sociétés liées à X.________ ont encore des activités. Il n'est donc pas arbitraire de retenir à ce stade, en dépit des dénégations du recourant, qu'il existe des indices suffisant que celui-ci pourrait disposer d'avoirs qui ont échappé aux mesures de séquestre. Dans la mesure où il porte sur des faits pertinents (cf. consid. 4 ci-dessous), le grief doit être écarté.