Citation: 1C_634/2020 E. 2.4

2.4. Selon le recourant, aucun élément au dossier ne permettrait d'affirmer que cette partie ouest constituerait un élément bâti susceptible de bénéficier de la protection des situations acquises selon l'art. 23 RPE (et 80 LATC). Rien ne démontrerait que la construction encadrée en bleu par le Tribunal cantonal sur les photographies reproduites dans son arrêt constituerait autre chose qu'un simple appentis ou un avant-toit; l'instance précédente ne pouvait dès lors retenir qu'il "s'agissait d'un élément de construction pérenne, fermé, comportant des murs et une structure solide". Savoir si, comme le prétend le recourant, seuls les éléments de construction fermés bénéficient de la protection de l'art. 23 RPE relève du droit et non du fait. En outre, à ce stade, rien ne permet de conclure que l'application de cette disposition communale exigerait une telle configuration. Quoi qu'il en soit, le recourant ne démontre pas que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant que les volumes fermés présents aujourd'hui existaient déjà en 1972. Il se contente en effet d'affirmer que la cour cantonale ne pouvait aboutir à cette constatation en se fondant uniquement sur des éléments actuels. L'instance précédente ne s'est toutefois pas seulement référée aux plans actuels, dévoilant des murs existants; son appréciation se fonde également sur la présence de la toiture de cette partie ouest sur l'ensemble des photographies aériennes passées et actuelles: celle-ci chapeautant cette structure depuis avant 1972 (cf. photographie aérienne de 1968, p. 13 de l'arrêt attaqué), il n'est pas insoutenable d'en déduire son caractère solide et fermé et pour le moins pérenne. Le recourant ne fournissant au surplus aucun élément concret appuyant ses propos, l'appréciation de la cour cantonale sur ce point doit également être confirmée.