Citation: 9C_96/2017 E. 4.2.3

4.2.3. L'assuré considère en outre qu'il est choquant d'avoir privilégié les rapports du SMR, basés sur un seul examen clinique, au détriment d'autres documents médicaux, tels que les lettres de sortie des 4 août et 8 septembre 2009, constitués de données complètes acquises sur une durée prolongée, d'autant plus que la jurisprudence sur la dépendance à des produits psycho-actifs affirme l'importance de l'anamnèse historique. On rappellera toutefois que la durée d'un examen clinique n'est pas l'un des critères retenus par la jurisprudence pour apprécier la valeur des rapports médicaux (cf. arrêt 9C_621/2012 du 3 avril 2013 consid. 4.2 et la référence) et que ce n'est pas parce qu'un médecin intervient à une seule reprise en tant qu'expert ou médecin-examinateur qu'il ne connaît pas l'anamnèse historique ou d'autres éléments pertinents. Le rôle d'un tel praticien consiste justement à se faire une idée précise et complète de l'état de santé d'un assuré dans un temps relativement court (cf. arrêt 9C_812/2014 du 16 février 2015 consid. 4.1 et les références).