Citation: 4A_558/2020 E. 5

Au chapitre de la violation du droit, la recourante fait grief à la cour cantonale d'avoir violé l'art. 318 CPC. Elle estime que le complément d'expertise " ne combl[ait] pas les lacunes identifiées par la Cour tant formellement que matériellement "; contrairement à ce qu'aurait prescrit la Cour de justice, l'expert ne se serait pas " adjoint les services de ses autres collègues pour les disciplines de neurologie, traumatologie/chirurgie orthopédique et encore neuropsychologique "; il n'aurait donc pu asseoir son analyse sur des discussions concertées; la Cour de justice aurait dû, selon la recourante, relever la violation de son arrêt de renvoi, sous peine de violer elle-même le principe " d'immutabilité et d'unicité de la protection juridique ". Les instructions données au premier juge dans l'arrêt de renvoi n'ont pas été méconnues: une expertise complémentaire a bien été mise en oeuvre par ses soins. Savoir si cette expertise complémentaire comble les lacunes de l'expertise initiale, telles qu'elles ont été relevées dans l'arrêt de renvoi, est une autre question. Les juges cantonaux y ont répondu affirmativement, notamment sur le point évoqué par la recourante (cf. consid. 3, sous chiffre 5 supra). Cette dernière ne parvient pas à démontrer que les constatations sur la base desquelles la cour cantonale a retenu que le rapport d'expertise complémentaire était le fruit d'une analyse concertée entre les experts impliqués seraient arbitraires, ce qui scelle le sort de ce grief.