Citation: 6B_336/2010 06.09.2010 E. 1

Par ailleurs, il faut relever d'emblée que la disposition de procédure cantonale invoquée par le recourant ne confère pas de droit d'être entendu mais indique les droits qui sont reconnus à la personne entendue par la police. Elle n'offre donc pas une garantie supérieure à celle du droit fédéral. De jurisprudence constante, le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. n'implique pas que l'intéressé puisse s'exprimer oralement devant l'autorité appelée à statuer. Il suffit qu'il ait l'occasion de le faire par écrit (ATF 134 I 140 consid. 5.3 p. 148). Dès lors, le seul fait que le recourant n'ait pas été auditionné personnellement par le Procureur ne justifie pas l'annulation de la décision entreprise. En effet, le recourant a eu l'occasion de s'exprimer dans sa plainte puis dans le recours qu'il a adressé à la Chambre d'accusation cantonale. Le grief est dès lors infondé.