Citation: 7B_80/2023 E. 3.2

3.2. Tout d'abord, force est de relever qu'à défaut de motivation topique, le grief de déni de justice soulevé (art. 29 al. 1 Cst.) ne répond pas aux exigences de motivation accrues présidant à la recevabilité des griefs relatifs à la violation des droits fondamentaux (art. 106 al. 2 LTF). Ensuite, la recourante fait reproche aux autorités précédentes de ne pas avoir examiné les faits dénoncés sous l'angle d'autres infractions (évent. usure, escroquerie et vol). Il sied de constater que si les moyens de droit nouveaux sont recevables devant le Tribunal fédéral lorsque l'autorité précédente disposait d'un libre pouvoir d'examen et devait appliquer le droit d'office (cf. ATF 142 I 155 consid. 4.4.6), le principe de la bonne foi qui interdit de saisir les juridictions supérieures d'un éventuel vice qui aurait pu être invoqué dans une phase antérieure de la procédure doit être observé (ATF 143 IV 397 consid. 3.4.2; arrêts 6B_1036/2022 du 15 mai 2023 consid. 1.4; 6B_322/2021 du 2 mars 2022 consid. 1.1 et 1.3). Or, dans la mesure où la recourante se plaint d'un déni de justice par le Ministère public, elle devait s'en prévaloir devant l'autorité précédente, sous peine de violer la bonne foi. Soulevée pour la première fois devant le Tribunal fédéral, cette critique est donc irrecevable sous cet angle ainsi que selon le principe de l'épuisement des griefs (art. 80 al. 1 LTF). Quant au même grief invoqué à l'endroit de la cour cantonale, encore aurait-il fallu que la recourante allègue devant cette autorité les faits pertinents qui permettraient selon elle de remplir les conditions des autres infractions dont elle se prévaut afin que ceux-ci ressortent de l'arrêt attaqué. Tel n'est pas le cas en l'espèce. Il n'est en effet pas possible d'invoquer ou d'examiner des problèmes juridiques nouveaux qui impliquent un complément de l'état de fait, c'est-à-dire la recherche de faits qui n'ont pas été constatés par l'autorité précédente (cf. ATF 142 I 155 consid. 4.4.3; 134 III 643 consid. 5.3.2). Quoi qu'il en soit, de manière détournée, la recourante tente par ce grief d'obtenir une décision quant à la réalisation de ces infractions, ce qui est une question de fond au sujet de laquelle elle n'a pas la qualité pour recourir (cf. consid. 1.3.4 supra). Il s'ensuit que le grief tiré d'un déni de justice formel doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.