Citation: 6B_433/2017 E. 2.3

2.3. Le recourant affirme que la moto aurait été déplacée, après s'être immobilisée, de plusieurs dizaines de mètres, alors que l'ordonnance attaquée retient uniquement qu'elle avait été mise en bordure de route par un jeune homme. Son raisonnement, visant à imposer sa propre appréciation des témoignages sur celle faite par l'autorité précédente, sans démontrer l'arbitraire de celle-ci, est appellatoire. Au demeurant, le déplacement en bordure de route seulement était attesté par le témoin B.________ lors de sa première audition, confirmé par le croquis de l'accident, qui situe la moto juste après la fin des traces qu'elle a laissées, et par la témoin D.________, qui avait vu l'accident dans son intégralité et avait affirmé que la moto avait glissé sur environ 150 mètres, soit beaucoup plus loin que la position finale du recourant. Dans ces conditions, la seule affirmation des témoins B.________, plus d'un an après ses premières déclarations, et C.________ d'un positionnement plus proche de la moto par rapport à son utilisateur n'imposait pas de s'écarter du positionnement retenu par l'ordonnance attaquée. Cela dit, le recourant soutient que le positionnement de la moto étant erroné, l'expert aurait mal calculé sa vitesse avant la chute. Ce point de vue ne peut non plus être suivi. L'expert n'a en effet pas calculé la vitesse du recourant sur la base du positionnement final de la moto, mais en se fondant sur la longueur des traces de glissades laissées par elle (pièce 120 ch. 3.5), telles qu'elles ressortent des photos prises par les agents de police et du croquis fait par eux (pièces 81 ss), ainsi que du schéma effectué par le bureau technique (pièce 25). L'admission du grief de constatation arbitraire des faits s'agissant du positionnement de la moto après l'accident n'aurait ainsi de toute façon pas conduit à écarter la valeur probante de l'expertise s'agissant de la vitesse du recourant avant la chute et donc à imposer cas échéant une décision différente.