Citation: 9C_476/2021 E. 4.2

4.2. Les critiques formulées à l'encontre du rapport d'expertise, respectivement des considérations des premiers juges le concernant, n'apparaissent pas suffisantes pour écarter l'avis du docteur C.________ ou, à tout le moins, mettre en doute ses conclusions. Certes, les rapports des docteurs F.________ du 9 avril 2019 et G.________ du 15 avril 2019 mentionnent une faute professionnelle grave du fait que la recourante n'a pas dû se déshabiller pour l'examen clinique, soutenant qu'un examen neurologique nécessite de la minutie et de la finesse. Ils n'expliquent toutefois pas en quoi les résultats des examens accomplis par l'expert seraient erronés en l'espèce, ni en quoi l'absence de déshabillage lors de l'examen clinique aurait faussé son évaluation. A la lecture de leurs rapports, les résultats des tests et les diagnostics principaux de douleurs neurogènes des membres inférieurs et de troubles sphinctériens séquellaires d'une myélopathie ne sont d'ailleurs pas concrètement contestés. Sur le fait que l'examen clinique aurait duré à peine dix minutes, il ne suffit pas non plus à attester du caractère incomplet de l'expertise. La recourante ne soutient pas, pièce médicale à l'appui, que l'expert aurait omis d'accomplir certains examens nécessaires à l'appréciation de sa situation médicale. Dans ses observations personnelles sur le déroulement de l'examen, elle note d'ailleurs que l'examen neurologique a été suivi d'un examen neuro-psychologique complet de plusieurs heures. En outre, contrairement à ce qu'elle soutient, les premiers juges ont répondu à ses objections relatives à l'expertise neurologique, notamment celle sur le manque d'objectivité du fait que le docteur C.________ aurait critiqué le traitement médicamenteux. Sur la question de la capacité résiduelle de travail, l'argumentation de la recourante s'inscrit purement dans une discussion de type appellatoire dans laquelle elle cite les avis de ses médecins traitants et oppose son appréciation à celle des premiers juges, ce qui ne suffit pas à démontrer l'arbitraire du jugement attaqué. En particulier, la différence faite par l'expert entre la capacité de travail dans l'activité de praticienne formatrice et celle dans l'activité d'infirmière à domicile peut aisément s'expliquer au regard des limitations qu'il a constatées. La fatigabilité mentale représente une limitation évidente face aux sollicitations liées à l'enseignement. Quant à l'incidence sur l'issue de litige du fait que la recourante n'aurait pas pris le Sativex avant de se rendre à l'expertise - qui n'a pas été constaté dans le jugement attaqué -, elle relève de la conjecture. Enfin, il n'y a pas lieu de revenir à ce stade de la procédure sur les disciplines médicales choisies pour l'expertise (neurologie avec examen neuro-psychologique). Il appartenait à la recourante de faire valoir ses objections à l'encontre de l'expert, respectivement de sa spécialisation, dans le délai imparti dans le mandat d'expertise. En tout état de cause, au regard du diagnostic non contesté de douleurs neuropathiques au niveau des membres inférieurs, le domaine de spécialisation de l'expert n'apparaît pas critiquable. De plus, la recourante se réfère en vain aux spécialisations du docteur G.________ pour en déduire directement une pertinence supérieure de ses conclusions par rapport à celles de l'expert, alors qu'elle ne met pas en évidence d'éléments objectifs qui auraient été ignorés par celui-ci. En conclusion, la recourante échoue à démontrer que les juges cantonaux auraient fait preuve d'arbitraire ou violé le droit d'une autre manière en privilégiant les conclusions du rapport d'expertise neurologique à celles de ses médecins traitants.