Citation: 4D_85/2024 E. 4.3

4.3. Le recourant fait valoir que la créance déduite en poursuite et la créance compensante qu'il invoque résultent du même titre, soit une transaction judiciaire, qui constitue un titre justifiant une mainlevée définitive. Les sommes mensuelles dues de part et d'autre sont clairement et définitivement exprimées, tout comme leur exigibilité. Le titre de mainlevée définitive n'a pas à contenir la cause de l'obligation pour être valable. La cour cantonale n'avait pas non plus à retenir qu'une prétention périodique sans durée déterminée ne pouvait valoir créance compensante. Par ailleurs, l'intimée n'a jamais remis en question son engagement à lui verser la somme de 427 USD par mois. Selon le recourant, l'arrêt attaqué est également arbitraire dans son résultat, puisqu'il traite différemment deux créances résultant du même titre exécutoire et a pour effet de créer un grave déséquilibre dans les droits des parties ayant signé cette convention, qui plus est ratifiée par un tribunal. En outre, l'arrêt cantonal le prive d'une contribution due en vertu d'une transaction judiciaire exécutoire; le recourant ajoute que si l'arrêt cantonal devait être confirmé, il ne pourrait pas faire exécuter un titre exécutoire dont il est le bénéficiaire, et se réfère à cet égard à l'ATF 124 III 501 consid. 3d. Enfin, le recourant allègue que depuis la signature de la convention, le 15 (recte: 25) novembre 2021, l'intimée lui devait 32 mensualités de 427 USD, soit un total de 13'664 USD, représentant au cours du jour une somme de 12'207 fr., supérieure à celle réclamée en poursuite. La requête de mainlevée de l'opposition devait donc être rejetée.