Citation: 5A_414/2022 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a constaté que C.________ était devenue majeure le 31 mars 2021. En mai 2021, elle avait choisi d'aller vivre auprès de son père à U.________ (France). Elle étudiait depuis la rentrée d'automne 2021 à V.________ (Pays-Bas). La question de la garde n'avait donc plus d'objet à son égard. La juridiction précédente a ensuite retenu que les remariages des parties ainsi que la naissance d'un nouvel enfant étaient de nature à reconfigurer les deux foyers familiaux dans lesquels D.________ était appelée à vivre et que les souhaits de l'enfant étaient un élément à prendre en compte dans ce contexte, ce qui justifiait de réévaluer la situation pour déterminer si une modification de la garde se justifiait. Après avoir écarté la possibilité d'une garde alternée, l'autorité cantonale a, en substance, considéré que, nonobstant le fait que l'enfant avait exprimé le souhait d'aller vivre chez son père, la garde exclusive à la mère devait être maintenue. En effet, le recourant n'était pas transparent sur sa situation. Son lieu de vie et celui de son activité professionnelle restaient flous. Sa vie professionnelle impliquait de très fréquents déplacements à l'étranger - de courte ou longue durée - et rien n'indiquait que cela puisse changer. Il ne paraissait pas capable de laisser sa fille mineure en dehors du litige l'opposant à l'intimée et semblait peu apte à favoriser les relations avec l'autre parent. Par ailleurs, à ce stade, aucun élément ne faisait apparaître que le bien de l'enfant serait mis en danger en maintenant l'autorité [recte: la garde] exclusive à la mère.