Citation: 6B_663/2014 E. 6.7

6.7. Dans une première partie de son grief, le recourant soutient, de manière générale, que l'acte d'accusation ne permettrait pas de comprendre ce qui lui serait reproché; l'état de fait ne serait ni clair, ni concret et ne respecterait pas les exigences en la matière. Il apparaît douteux que ces critiques, toutes générales, répondent aux exigences de motivation de l'art. 42. al. 2 et 106 al. 2 LTF. Quoi qu'il en soit, contrairement à ce que soutient le recourant, le TPF n'a pas violé l'art. 329 al. 4 CPP en refusant de classer la procédure faute d'acte d'accusation conforme aux exigences légales et jurisprudentielles. Ces exigences étaient en effet remplies pour les motifs exposés ci-dessous (consid. 6.7.1, 6.7.2, 6.8 et 6.9; seules les infractions pour lesquelles le recourant a été condamné étant examinées). Quant à ses critiques concernant le préambule, elles tombent à faux dès lors que celui-ci n'a pas vocation à décrire précisément les infractions reprochées aux prévenus - qui sont décrites postérieurement - mais à présenter de manière globale les faits reprochés aux prévenus, à la manière d'une introduction. Il n'a ainsi pas à répondre aux exigences de précision requises par le principe de l'accusation. Enfin, le recourant s'en prend à la structure de l'acte lui reprochant de débuter par l'examen des crimes préalables au blanchiment d'argent, puis par les actes de blanchiment pour revenir aux crimes préalables en tant que tels. Toutefois, par la simple description qu'il en fait, le recourant démontre qu'il a compris la structure et que cette manière de faire ne l'a pas empêché d'exercer son droit à une défense efficace.