Citation: 8C_95/2021 E. A

A.a. A.________, née en 1970, était employée depuis le 9 octobre 2010 comme ouvrière polyvalente par l'entreprise B.________ SA et, à cet titre, assurée de manière obligatoire contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: CNA). Le 3 janvier 2017, elle a chuté dans un escalier, ce qui a entraîné une fracture-luxation trimalléolaire de la cheville gauche, traitée par voie chirurgicale. Depuis lors, elle a été en incapacité de travail à 100 %. L'assurée a séjourné une première fois à la Clinique de réadaptation C.________ du 28 mars au 10 mai 2017. En raison d'une ostéopénie marquée et d'une consolidation précaire du péroné distal, le docteur D.________, spécialiste en chirurgie et médecin d'arrondissement de la CNA, a proposé un nouveau séjour à la Clinique de réadaptation C.________, qui a eu lieu du 3 janvier au 30 janvier 2018 (rapport du 21 février 2018). A.b. Le 2 mai 2018, le docteur D.________ a procédé à l'examen final et a retenu que malgré les séjours à la Clinique de réadaptation C.________, il n'avait pas été possible d'infléchir un processus d'invalidité qui s'était rapidement installé après l'accident chez une patiente qui présentait une sorte d'exclusion fonctionnelle de son pied gauche. Dans ces conditions, la reprise d'un traitement de physiothérapie n'avait pas de sens. Dans une activité respectant les limitations qui avaient été décrites lors du deuxième séjour à la Clinique de réadaptation C.________, la capacité de travail était entière, étant précisé que l'impossibilité de reprendre l'activité habituelle avait été mise essentiellement sur le compte de facteurs non médicaux. Il a en outre évalué le taux de l'indemnité pour une atteinte à l'intégrité (IPAI) de 10 %. Sur la base de ces éléments, la CNA a informé l'assurée par avis du 6 juin 2018 qu'elle allait mettre un terme au paiement des soins médicaux et de l'indemnité journalière au 30 juin 2018. Après avoir instruit le cas sur le plan économique, elle a rendu le 27 juillet 2018 une décision par laquelle elle lui a reconnu le droit à une IPAI de 10 %; en revanche, en l'absence d'une diminution notable de la capacité de gain, elle a nié le droit à une rente d'invalidité. Cette décision a été confirmée le 29 août 2018 sur opposition de l'assurée. A.c. De son côté, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: office AI) a rejeté la demande de prestations de l'assurée (décision du 14 janvier 2019).