Citation: 6B_700/2017 E. 2.4

2.4. Le recourant reproche encore à la cour cantonale de n'avoir pas examiné l'erreur au sens de l'art. 13 CP dans laquelle il estimait s'être trouvé. Il n'y a pas de dessein d'enrichissement illégitime chez celui qui s'approprie une chose pour se payer ou pour tenter de se payer lui-même, s'il a une créance d'un montant au moins égal à la valeur de la chose qu'il s'est appropriée et s'il a vraiment agi en vue de se payer. Si l'auteur croit fermement, mais par erreur, que ces conditions sont réalisées, il peut bénéficier de l'art. 13 CP (ATF 105 IV 29 consid. 3a p. 35 s., plus récemment: arrêt 6B_412/2016 du 10 février 2017 consid. 2.6). Le jugement attaqué n'a pas examiné expressément l'application éventuelle de l'art. 13 CP et n'a pas fait état des déclarations de E.________, entendu comme témoin et qui était à l'époque des faits apprenti auprès de B.________ Sàrl. En application de l'art. 105 al. 2 LTF, il y a lieu de compléter l'état de fait sur ce point et de retenir que le témoin a déclaré qu'il se souvenait de l'affaire C.________ SA, et que, pour lui, le recourant était légitimé à vendre le matériel et que c'était aussi comme cela que le recourant voyait la chose. Sur la base des considérations de la cour cantonale, dont il a été admis qu'elles n'avaient pas été établies en violation du droit fédéral, il y a lieu de retenir que le recourant devait avoir conscience du caractère illégitime de sa créance. En effet, il avait manifestement contrevenu aux directives données par la mandante concernant la vente du matériel et, à l'époque où il s'est approprié le prix de vente de celui-ci, la question du bail, second volet du courtage, n'avait pas été réglée. Dans ces conditions, l'appropriation du prix de vente ne pouvait pas relever d'une erreur tombant sous le coup de l'art. 13 CP et le témoignage de E.________, qui donne son point de vue sur la question, ne change rien à cette appréciation.