Citation: 8C_347/2019 E. 5.1

5.1. La cour cantonale a constaté que la question n° 28 posée dans le formulaire de demande d'indemnités de chômage invitait le recourant à donner des renseignements quant à sa participation financière ou à sa position de membre d'un organe supérieur de décision au sein de l'entreprise de son ancien employeur. Elle a considéré qu'en vouant le soin que l'on était en droit d'attendre de lui, le recourant aurait dû se douter que sa situation particulière à l'égard de l'entreprise qui l'employait (domicile au siège de la société, dont sa fille était l'unique associée gérante, titulaire d'une procuration sur le compte bancaire de la société et paiement de dépenses privées inscrites au débit dudit compte) méritait d'être annoncée. En effet, quand bien même le cas d'un assuré travaillant pour le compte de ses enfants n'était pas expressément indiqué, le questionnaire soulevait la problématique d'un pouvoir décisionnel dans la société. Or, vu l'implication du recourant dans la société B.________ Sàrl, tant au regard de la participation que du pouvoir décisionnel, la question d'une position assimilable à celle d'un employeur ne pouvait pas lui échapper. La question n° 28 était par ailleurs assez claire pour être comprise sans connaissances particulières et ne laissait pas de place à l'interprétation. Cela étant, les premiers juges ont considéré qu'en omettant d'informer la caisse de chômage de sa position au sein de la société B.________ Sàrl, le recourant avait manqué à son devoir de renseigner; son comportement fautif excédait la gravité moyenne et faisait ainsi obstacle à la reconnaissance de la bonne foi. Ils ont dès lors laissé ouverte la question de savoir si la restitution mettrait le recourant dans une situation financière difficile.