Citation: 4C.345/2003 11.01.2005 E. 3.3

3.3.1 Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir admis qu'il s'était trompé de diagnostic, alors que son pronostic coïncidait avec l'opinion émise par l'expert dans son rapport complémentaire. Si son diagnostic divergeait certes de la première thèse avancée par l'expert dans son rapport principal, cela pouvait s'expliquer objectivement. 3.3.2 Selon l'état de fait déterminant, le recourant a posé le 8 février 1996 le diagnostic de "tuméfaction musculaire aseptique de type anaphylactique tardif". Or l'expert a finalement retenu que la réaction du cheval était due à une hypersensibilité au vaccin. Le diagnostic du recourant ne correspondait ainsi pas à celui adopté par l'expert. Il est vrai que l'expert a constaté que le diagnostic du recourant était un "premier diagnostic tentatif valable". Toutefois, après en tout cas une journée, la réaction ne pouvait plus être qualifiée de purement anaphylactique, dès lors qu'elle était localisée dans la région de l'injection, c'est-à-dire l'encolure, et n'avait pas atteint l'organisme en général (cf. p. 31 du jugement critiqué). L'évolution des troubles manifestés par l'étalon devait amener le défendeur à réviser son diagnostic. Le praticien, à l'instar du recourant, qui délivre un diagnostic avant d'avoir épuisé toutes les méthodes d'investigation disponibles viole son devoir de diligence (cf. H. Heusser, Die Haftpflicht des Tierarztes nach Schweizer Recht, in Schweizer Archiv für Tierheilkunde, vol. 75, 1933, p. 404 in medio). Le grief n'a aucun fondement.