Citation: I 392/03 25.08.2003 E. 3

En l'espèce, le recourant subissait une incapacité de travail de 25 % dans son ancienne profession d'aide de chantier, en raison du port de charges de plus de 20 kilos et de positions en antépulsion du tronc; cependant, il était capable de travailler à 100 % dans une profession adaptée à ses limitations. C'est sur la base de ces éléments que l'office a mis en oeuvre le reclassement de l'assuré dans la profession de cordonnier, activité dont aucun médecin n'a relevé la non-conformité aux limitations imposées par les problèmes de santé de l'intéressé. Au cours de son reclassement, le recourant a présenté des douleurs lombaires qui ont nécessité son hospitalisation. Ce séjour a permis de mettre en évidence une hernie discale. Toutefois, cette affection s'est révélée sans influence sur la capacité de travail dans l'activité de cordonnier; en effet, la doctoresse G.________ n'a fait état d'une incapacité de travail (totale) que pour la période du 18 mars au 6 avril 2000 dans son rapport du 5 juillet 2000. Une diminution subséquente de la capacité de travail, de même que de nouvelles limitations dues à une modification de l'état de santé ne figurent pas au dossier. Par ailleurs, le recourant a poursuivi son reclassement sans absence pour raisons de santé et les rapports de la division administrative de l'office ne font état d'aucune difficulté particulière du recourant dans l'exercice de sa profession. Enfin, aucun document médical ne vient étayer une incapacité de travail de 50 % dans l'activité de cordonnier, si ce n'est le certificat du 3 juillet 2001 de la doctoresse D.________, produit en procédure cantonale. A cet égard, on relèvera que, selon une jurisprudence constante, le juge des assurances sociales apprécie la légalité des décisions attaquées, en règle générale, d'après l'état de fait existant au moment où la décision litigieuse a été rendue (ATF 127 V 467 consid. 1, 121 V 366 consid. 1b, 116 V 248 consid. 1a). Les faits survenus postérieurement, et qui ont modifié cette situation, doivent normalement faire l'objet d'une nouvelle décision administrative (ATF 117 V 293 consid. 4). Or, le certificat de la doctoresse D.________ est postérieur à la décision litigieuse du 14 juin 2001. Les faits qu'il atteste sortent donc de l'objet de la contestation et ne sont pas de nature à influencer l'appréciation de la capacité de travail au moment où la décision attaquée a été rendue. Au demeurant, ce certificat n'est fondé sur aucun élément objectif, ne comporte pas de détermination relative au caractère exigible de la profession de cordonnier et manque singulièrement de motivation. Au vu de ces éléments, le dossier était suffisamment instruit, particulièrement sous l'angle de l'état de santé et de la capacité de travail exigible dans une activité adaptée, pour permettre à l'instance cantonale de statuer sur le recours dont elle était saisie. Les premiers juges n'ont dès lors pas violé le droit d'être entendu du recourant en refusant de mettre sur pied une expertise ou d'interpeller son médecin-traitant, d'autant plus sur ce dernier point qu'il n'avait pas donné suite à l'interpellation du tribunal l'invitant à préciser les questions qu'il entendait voir être soumises à ce praticien. Le grief doit être écarté et le recours s'avère mal fondé.