Citation: 1B_147/2019 E. A

A.a. A.________ et B.________, qui vivent séparés depuis l'été 2017, sont les parents de C.________, une fille née en 2014. A.b. Le 7 septembre 2018, B.________ a déposé plainte contre A.________. Celui-ci aurait, depuis 2017, abusé sexuellement de sa fille en la pénétrant vaginalement au moyen d'objets, de ses doigts ou de son sexe. Il l'aurait également caressée au niveau du vagin et des fesses. Une enquête pénale a été ouverte le lendemain contre A.________ par le Ministère public de l'arrondissement du Nord vaudois pour actes d'ordre sexuel avec des enfants (art. 187 ch. 1 CP) et actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance (art. 191 CP). C.________ a été auditionnée par la police le 8 septembre 2018. Entendu pour sa part le 10 septembre 2018 par le Ministère public, le prévenu a été laissé en liberté à la condition de ne pas entrer en contact de quelque manière que ce soit avec sa fille ou son ex-compagne. A.c. Selon le rapport établi le 5 octobre 2018 par la Dresse D.________, l'enfant C.________ présentait lors de son examen médical en date du 8 septembre 2018 une " modification de la morphologie de l'hymen suspecte avec présence d'une concavité [...], compatible avec une anamnèse de pénétration ou de tentative de pénétration vaginale ". A.________ a été arrêté le 10 octobre 2018 et placé en détention provisoire, mesure confirmée le 12 octobre 2018 par le Tribunal des mesures de contrainte (Tmc), lequel a prolongé, par ordonnance du 7 janvier 2019, la détention provisoire jusqu'au 10 avril 2019, retenant alors l'existence de risques de collusion et de récidive. A.d. Le 27 janvier 2019, un rapport d'expertise psychiatrique a été établi par le Dr E.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie. L'expert a retenu que le prévenu souffrait d'un trouble de la personnalité de type schizotypique, qui n'altérait en rien la perception de la réalité de l'intéressé. Le risque de récidive était évalué comme modéré, du fait " de l'immaturité sexuelle présentée par l'expertisé, de sa réactivité au stress et notamment de ses difficultés à réguler sa propre sexualité et ses émotions en général, de ses carences affectives avérées, du climat de permissivité sexuelle qui règne dans son quotidien et de sa propension à explorer les différents aspects de sa sexualité sans limites franches ".