Citation: 7B_29/2023 E. 5.3

5.3. Le recourant reproche tout d'abord à l'autorité cantonale d'avoir retenu que les papiers buvard contenaient du LSD. Il fait valoir qu'il existerait un doute irréductible concernant la nature de la substance qui était présente sur ces feuilles de buvard et, à titre très subsidiaire, que la substance litigieuse pourrait tomber dans la catégorie des produits stupéfiants ayant un effet présumé semblable à celui des stupéfiants au sens de l'art. 2 al. 2 OCStup. Il n'y a cependant pas lieu de suivre l'argumentation, au demeurant peu claire, du recourant. Pour les raisons évoquées ci-dessus (cf. consid. 4.3.2 supra), il n'était pas arbitraire, pour la cour cantonale, de considérer que le rapport du 18 octobre 2019 ( Kurzbericht) était fiable et de se fonder sur ce seul document pour constater que la marchandise commandée par le recourant contenait du LSD. Ce rapport constate en effet la présence de LSD et de 1cP-LSD sur la marchandise saisie et mentionne, comme on l'a vu, que le 1cP-LSD n'est pas listé dans l'OTStup-DFI, au contraire du LSD (et/ou LSD-25), qui figure à l'annexe 5 (tableau d) de cette ordonnance et doit donc être qualifié de stupéfiant soumis au contrôle (cf. art. 1 al. 2 let. a OTStup-DFI). En réalité, le recourant se borne à rediscuter les preuves administrées et à en opposer sa propre lecture à celle de la juridiction cantonale. Son grief doit dès lors être déclaré irrecevable.