Citation: U 454/06 11.04.2007 E. 4

4.1 Par analogie avec la révision des décisions rendues par les autorités judiciaires, l'administration est tenue de procéder à la révision d'une décision entrée en force formelle lorsque sont découverts des faits nouveaux ou de nouveaux moyens de preuve, susceptibles de conduire à une appréciation juridique différente (art. 53 al. 1 LPGA; 126 V 23 consid. 4b p. 24 et les références). La révision procédurale est soumise aux délais prévus par l'art. 67 de la loi fédérale sur la procédure administrative (PA) - applicable par renvoi de l'art. 55 al. 1 LPGA -, à savoir un délai relatif de nonante jours dès la découverte du motif de révision et un délai absolu de dix ans qui commence à courir avec la notification de la décision (HAVE 2005 p. 242 [arrêt du 17 juin 2005, I 3/05]; voir également RAMA 1994 n° U 191 p. 145, Kieser, ATSG-Kommentar, Zurich 2003, n. 16 ad art. 53). 4.2 En l'espèce, le délai absolu de dix ans auquel est soumise la demande de révision était manifestement échu en automne 2004, lorsque le recourant s'est adressé à la CNA en faisant valoir de prétendus nouveaux moyens de preuve. Il n'y avait donc pas lieu d'entrer en matière sur la demande de révision, ainsi que l'a retenu la juridiction cantonale.