Citation: 9C_390/2014 E. 5.3.2

5.3.2. Contrairement à ce qu'affirme ensuite la recourante, l'évaluation du docteur D.________ ne relève pas d'une "appréciation différente sur le plan diagnostique et médico-théorique" de son état de santé, mais met en évidence une amélioration de celui-ci. Le psychiatre a ainsi mentionné une évolution légèrement favorable depuis le retour de l'assurée dans son pays d'origine, qui était devenue mère (en 2011), et indiqué qu'elle n'avait pas bénéficié de prise en charge psychiatrique, ni de prescription d'antidépresseur jusqu'en 2011, où elle avait consulté un médecin en raison d'un conflit avec un nouvel ami. Le docteur D.________ a relevé que l'anxiété n'était plus au premier plan et que l'assurée ne présentait pas de symptomatologie dépressive majeure; il a conclu à un état dépressif majeur récurrent, de gravité sub-clinique à légère. Il ressort de ces constatations, en particulier de l'anamnèse précise établie par le médecin, que la symptomatolgie dépressive dont souffrait initialement l'assurée était due aux problèmes conjugaux qu'elle avait connus en Suisse. Depuis son retour dans son pays d'origine, elle n'avait en revanche plus eu recours, si ce n'est de manière ponctuelle, à un traitement psychiatrique, la symptomatologie en cause ayant disparu. Compte tenu des conclusions dûment motivées du docteur D.________, la constatation de la juridiction fédérale de première instance relative à l'amélioration de l'état de santé psychique de la recourante est dénuée d'arbitraire, également sous l'angle de l'appréciation anticipée de preuves à laquelle elle a procédé en renonçant à ordonner une expertise judiciaire. Il n'est dès lors pas nécessaire de répondre à la critique de la recourante à l'encontre des autres éléments retenus dans le jugement entrepris en faveur de ladite amélioration.