Citation: 7B_835/2024 E. 3.3.1

3.3.1. En l'espèce, la cour cantonale a retenu que le Procureur général suppléant Nicolas Aubert et le Procureur général Pierre Aubert avaient tous les deux clairement contesté être demi-frères. Comme la lettre à la recourante du 16 juin 2020 l'avait relevé avec pertinence, un tel lien de parenté entre eux les auraient empêchés de faire, en même temps, partie du Ministère public (art. 10 de la loi du 27 janvier 2010 sur la magistrature de l'ordre judiciaire et la surveillance des autorités judiciaires [LMSA/NE; RS/NE 162.7]), alors qu'ils étaient tous les deux Procureurs. S'il y avait eu le moindre doute à ce sujet, l'autorité d'élection, soit le Grand Conseil, et celle de surveillance, soit le Conseil de la magistrature, n'auraient pas manqué d'éclaircir la question et, le cas échéant, d'inviter les intéressés à mettre fin à une situation qui aurait été contraire au droit; cela n'avait pas été le cas. Neuchâtel était d'ailleurs un petit canton où un tel lien de parenté, s'il existait, serait forcément connu de nombreuses personnes qui, à un titre ou à un autre, étaient amenées à entretenir des rapports professionnels avec les intéressés. Au demeurant, Pierre Aubert était effectivement né en 1962, quoi qu'en dît la requérante.