Citation: 2C_99/2007 16.08.2007 E. 1

X.________, ressortissant tunisien né le 5 juin 1970, est entré illégalement en Suisse le 28 mars 1999. Sa demande d'asile a été rejetée le 26 juin 2001. Le 12 décembre 2002, il a épousé Y.________, ressortissante suisse née le 18 août 1959, et a obtenu de ce fait une autorisation de séjour. Le 16 décembre 2002, il a retiré le recours qu'il avait déposé contre le rejet de sa demande d'asile. Par courrier du 1er novembre 2005, Y.________ a informé les autorités que son époux et elle-même vivaient "dans une réelle incompatibilité d'humeur". Elle avait donc quitté le domicile conjugal de février à juillet 2005 afin "d'entamer les démarches pour l'obtention de mesures de protection de l'union conjugale"; le 24 octobre 2005, son époux avait quitté le domicile conjugal. Entendue par l'Office cantonal de la population du canton de Genève (ci-après: l'Office cantonal) le 2 décembre 2005, elle a déclaré qu'elle ne s'entendait plus avec son mari depuis longtemps et qu'après quelques réconciliations infructueuses, elle s'était rendu compte que la seule solution était la séparation. Elle avait entrepris des démarches afin de divorcer dès que possible. Interrogé à son tour le 27 janvier 2006, X.________ a expliqué qu'il avait eu la surprise, en rentrant d'un séjour en Tunisie en décembre 2005, de constater que son épouse avait changé les serrures du domicile conjugal. Il n'avait par ailleurs jamais eu de problèmes avec son épouse lors de la vie commune. Il l'aimait encore et souhaitait se remettre avec elle. Il a ajouté que son épouse était dépressive et qu'elle avait des problèmes de santé et d'alcoolisme. Par jugement du 27 avril 2006, confirmé sur appel le 15 septembre 2006, le Tribunal de première instance du canton de Genève a notamment autorisé les époux X-Y.________ à se constituer des domiciles séparés. Par décision du 7 août 2006, l'Office cantonal a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de X.________ et lui a imparti un délai au 7 novembre 2006 pour quitter la Suisse. Il a considéré en substance que la vie commune avait duré moins de trois ans et que l'intéressé n'avait jamais démontré avoir entrepris des démarches en vue d'une reprise de la vie commune. Il ne faisait aucun doute qu'il maintenait son mariage, qui n'existait plus que formellement, aux seules fins de ne pas mettre en péril son autorisation de séjour et commettait ainsi un abus de droit à l'invoquer. Le 7 février 2007, après avoir entendu les époux X-Y.________, la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève (ci-après: la Commission cantonale) a rejeté le recours de X.________ contre la décision précitée, reprenant pour l'essentiel l'argumentation de l'Office cantonal.