Citation: 6B_152/2014 E. 3.6.1

3.6.1. L'autorité précédente a refusé d'appliquer l'art. 127 CP aux intimés au motif que rien n'indiquait que le recourant était dans une situation où ses capacités mentales étaient diminuées (arrêt entrepris, ch. 6.1 et 6.2, p. 13 et 14). Au moment des faits, le recourant était sous traitement médicamenteux, qu'il avait alors interrompu. Il a commis deux tentatives de pendaison en trois jours, nécessitant un passage aux urgences et finalement une hospitalisation à l'Unité psychiatrique pénitentiaire, proposée dès le 23 août 2011 (certificat médical du 19 septembre 2011 cité par l'arrêt entrepris, p. 3 et 14 ch. 6.2). Contrairement à ce que mentionne l'arrêt entrepris, p. 3 et 14, le certificat médical du 19 septembre 2011 ne démontre pas qu'il n'y avait pas de tendances suicidaires chez le recourant. Il atteste uniquement que le recourant a soutenu lors d'un entretien ne pas avoir d'intention suicidaire, avant de se pendre à nouveau, le jour même. Le respect du principe "in dubio pro duriore" interdisait, au vu de ces éléments, de retenir que "rien n'indique que le recourant était dans une situation où ses capacités mentales étaient diminuées" (idem, ch. 6.2 p. 14). Conformément au droit du recourant à une enquête approfondie et effective et à la maxime d'instruction, les autorité précédentes auraient dû ordonner les mesures d'instruction nécessaires afin de déterminer l'état mental du recourant au moment de chacun des faits reprochés aux intimés.