Citation: 1A.168/2001 07.12.2001 E. 1

2.2 Dans sa demande, l'autorité requérante expose le soupçon que C.________ aurait détourné des avoirs d'une dizaine de sociétés dont il aurait le contrôle. Elle désire vérifier les explications de l'intéressé, selon lequel l'argent transféré proviendrait de ses économies, puis d'un prêt. L'autorité requérante produit une liste de 43 transferts en provenance de la Discount Bank, au bénéfice de C.________ ou de ses ayants droit. La mission conférée à l'autorité suisse est claire: il s'agit de déterminer la provenance des fonds ayant crédité les comptes ouverts à Genève et Zurich et ayant fait ultérieurement l'objet de mises à disposition au profit de C.________ en France; s'agissant du compte auprès de la Discount Bank, l'intégralité des relevés est requise pour les années 1995 à 1999, ainsi que "tous documents bancaires ou comptables relatifs aux opérations de mise à disposition" précitées. On ne saurait par conséquent, comme le voudrait le recourant, limiter la production des relevés aux seules opérations mentionnées dans la liste annexée à la demande. S'agissant des opérations de crédit, elles intéressent toutes le magistrat étranger puisque celui-ci voudrait savoir comment le compte a été alimenté; s'agissant des opérations de débit, elles ne sont pas limitées aux transferts figurant dans la liste, ceux-ci pouvant n'avoir été mentionnés qu'à titre d'exemple; il n'y a pas non plus de limitation à la date du 17 décembre 1996. La demande d'entraide fait clairement état de détournements à grande échelle, et il est compréhensible que le magistrat requérant veuille connaître l'ensemble des opérations effectuées sur le compte du recourant, et ce dès 1995, sans se restreindre aux opérations déjà connues. Il n'y a, par conséquent, aucune violation du principe de la proportionnalité, ni par le magistrat requérant, ni par l'autorité d'exécution. 2.3 Le recourant soutient qu'il y aurait aussi violation du droit à un inventaire des pièces saisies. Il relève que l'établissement de cet inventaire n'appartient pas aux personnes touchées par la mesure ordonnée, mais à l'autorité d'exécution, et doit permettre un tri des pièces. La Chambre d'accusation a toutefois considéré que la liste établie par la banque lors de la remise des documents permettait de vérifier la bonne exécution de la demande. Le recourant ne conteste pas qu'il a eu connaissance des pièces à transmettre; si tel n'avait pas été le cas, il aurait eu le loisir d'en demander la consultation auprès du juge d'instruction, puis de la cour cantonale. On ne voit pas, dès lors, quel intérêt pourrait avoir le recourant à l'établissement d'un inventaire spécifique. S'agissant du tri des pièces, le recourant a aussi pu faire valoir ses arguments et son grief se confond, en définitive, avec la violation alléguée du principe de la proportionnalité.