Citation: 4A_188/2016 E. 5

La recourante cherche à démontrer, dans la seconde partie de son mémoire, que l'arbitre n'aurait pas tenu un raisonnement suffisamment étoffé, qu'il n'aurait pas traité toutes les questions importantes dans sa sentence et qu'il n'aurait pas pris en compte la mauvaise foi de l'intimée pour trancher le différend qui lui était soumis. Confrontée aux principes sus-indiqués touchant la motivation d'un recours dirigé contre une sentence arbitrale internationale (cf. consid. 3), la façon d'argumenter de la recourante apparaît à ce point incompatible avec ceux-ci que tous les griefs articulés dans cette partie du mémoire se révèlent manifestement irrecevables. Aussi bien, la recourante, confondant le Tribunal fédéral avec une cour d'appel, ne fait qu'énumérer, pêle-mêle, des questions que l'arbitre est censé avoir ignorées, en citant abondamment des passages de pièces figurant au dossier de l'arbitrage, sans que l'on puisse constater où elle veut en venir, et en concluant chaque paragraphe de ses explications par la même affirmation d'après laquelle l'arbitre aurait violé l'art. 190 al. 2 let. c-e LDIP. Aussi la Cour de céans n'entrera-t-elle pas en matière sur ces griefs-là, étant donné leur motivation tout à fait insuffisante.