Citation: 1B_524/2017 E. 3

Le recourant ne remet pas en cause l'existence des forts soupçons de la commission d'infractions pesant à son encontre. Il ne conteste pas non plus le risque de fuite retenu, ni le défaut de mesure de substitution. Il soutient en revanche que la durée de la détention déjà subie serait excessive. Selon l'arrêt attaqué, le nombre de jours de détention provisoire déjà effectué était de 410 jours au moment où l'autorité de première instance a statué, respectivement sera de 503 jours au 16 janvier 2018, date d'échéance de la dernière prolongation accordée. Au regard du nombre de jours de détention dont se prévaut le recourant (845 jours), on comprend qu'il conteste en substance le chiffre retenu par l'autorité cantonale à cet égard. Cela étant, à l'appui de son argumentation, le recourant se prévaut de faits qui n'apparaissent pas dans l'arrêt attaqué (cf. notamment la "cellule d'hôtel de police, sans eau, à l'étranger", son placement dès le 29 août 2017 en "régime d'exécution anticipée de peine", l' "exécution de peine dans des conditions d'enfermement de la détention provisoire, soit 23h par jour en cellule avec aucune communication avec des codétenus"). Le recourant ne soutient cependant pas que l'autorité cantonale aurait omis, de manière arbitraire, de prendre en compte l'un ou l'autre de ces éléments pour retenir les chiffres constatés dans son arrêt. Le recourant n'invoque pas non plus de violation de son droit d'être entendu en lien avec un défaut de motivation sur un grief qui aurait été valablement soulevé devant l'autorité précédente à propos du calcul des jours de détention provisoire et/ou des conditions d'exécution de cette mesure. Partant, sans autre explication, il n'y a pas lieu de se distancer du nombre de jours de détention provisoire retenu par la juridiction précédente (art. 105 al. 2 LTF). Vu les infractions en cause - dont le vol par métier et en bande en raison au moins de cinq infractions de ce type (art. 139 ch. 2 et 3 CP) avec des modus operandi impliquant des dommages à la propriété relativement importants -, les peines menaces y relatives et les antécédents du recourant - ce qui permet d'ailleurs, eu égard au principe de l'individualisation de la peine, de retenir le défaut de pertinence de celle prononcée contre l'un des autres participants -, la cour cantonale pouvait considérer, sans tomber dans l'arbitraire, que la durée de la détention provisoire subie (428 jours au jour de l'arrêt entrepris) était encore éloignée de la peine concrètement encourue. En tout état de cause et dans la mesure où le calcul du recourant pourrait être suivi, la durée de la détention alléguée subie (plus de 28 mois lors de son recours) n'excède pas non plus la peine que le recourant estime encourir pour les faits qui lui sont reprochés, soit 36 mois. Au regard de ces considérations, c'est dès lors à juste titre que la cour cantonale a considéré que la détention provisoire subie ne violait pas le principe de la proportionnalité et ce grief peut être rejeté.