Citation: 6P.130/2006 18.08.2006 E. A

Y.________, née en 1950 et titulaire d'une licence en philosophie, a suivi une formation complémentaire afin de pouvoir enseigner l'italien au niveau secondaire. Depuis 1966, elle donne des cours aux enfants des immigrés italiens en Suisse romande, cours organisés par le Consulat général d'Italie à Lausanne. A la demande du consulat, elle a ouvert une classe à M.________ en 1997. Le 15 novembre 2001, B.X.________, ressortissant italien alors âgé de douze ans, a commencé à suivre les cours dispensés par Y.________. Divers incidents, notamment en relation avec des problèmes de comportement de l'élève et avec des notes, ont conduit à un conflit entre Y.________ et A.X.________, la mère de B.X.________. A.X.________ a envoyé le vendredi 21 juin 2002 un fax daté du 19 juin 2002 au Consulat italien à Lausanne, à la Direction générale pour la promotion et la coopération culturelle du Ministère des affaires étrangères à Rome, ainsi que pour information au supérieur hiérarchique de Y.________. Dans ce fax, elle se demandait comment il était possible que la charge d'enseignement dans une école italienne à l'étranger puisse être confiée à un individu ayant aussi peu de professionnalisme lequel, faisant de l'avarice comportementale et morale un modèle de vie, nuisait aussi gravement à l'un de ses élèves dont l'unique faute était peut-être de lui être antipathique. Le père de B.X.________, en accord avec son épouse, est en outre intervenu auprès du Sénat italien, ce qui a amené un sénateur a déposer une interpellation.