Citation: 6B_284/2010 03.06.2010 E. B

S'agissant des faits pertinents pour l'issue du présent recours, cet arrêt retient, en résumé, ce qui suit. B.a A Lausanne, entre décembre 2004 et octobre 2006, A.________ s'est livré au blanchiment d'argent provenant de trafiquants de cocaïne, qui opéraient dans les cantons de Vaud et de Zurich, sous couvert de sa société B.________, spécialisée dans l'exportation de véhicules d'occasion à destination du Nigeria. B.b Entre août 2005 et octobre 2006, X.________ a collecté, pour le compte de A.________, des sommes d'argent de main à main, directement auprès de trafiquants de drogue. Du carnet dans lequel il inscrivait méticuleusement les sommes ainsi recueillies, il ressort qu'un montant de 151'450 fr. a été versé par le trafiquant E.________, alias F.________, et qu'un montant de 28'200 fr. a été versé par le surnommé G.________. Le Tribunal correctionnel a estimé que le total de ces deux montants, soit 179'650 fr., était de provenance criminelle et que les accusés, qui n'ignoraient pas que ces personnes n'avaient pas de fortune ni de revenu et collaboraient, le savaient pertinemment. Au final, il a toutefois retenu un montant arrondi de 178'000 fr. B.c La cour cantonale a écarté les moyens du recourant dirigés contre l'établissement des faits, considérant notamment qu'il avait été retenu sans arbitraire que la somme de 151'450 fr. versée par E.________, alias F.________, et celle de 28'200 fr. remise par le surnommé G.________ étaient de provenance criminelle. Elle a en revanche estimé que le recourant avait été sanctionné trop lourdement au regard de sa culpabilité et, partant, a diminué la quotité des peines qui lui avaient été infligées. Elle l'a en outre dispensé du paiement d'une créance compensatrice.