Citation: 9C_259/2022 E. 4

La recourante reproche à la juridiction cantonale une constatation manifestement arbitraire des faits, en arguant qu'elle n'avait pas refusé de se soumettre à une expertise psychiatrique et que les conditions qu'elle avait posées pour y participer, qui n'étaient pas cumulatives, étaient raisonnables. Elle invoque également une violation de l'article 43 LPGA, en ce que l'expertise n'était pas nécessaire, pas plus qu'elle n'était objectivement et subjectivement exigible. La recourante fait de plus valoir, en relation avec le déroulement de la procédure, une discrimination en raison de la langue (art. 8 al. 2 Cst.), ainsi qu'une violation de l'art. 59 al. 6 LAI, voire de l'art. 70 al. 1 Cst. Elle reproche enfin aux premiers juges de ne pas avoir constaté qu'elle souffrait d'une maladie entrainant une incapacité totale de travail pourtant attestée par différents médecins et qui justifiait l'octroi d'une rente dès le 1er février 2019.