Citation: 4A_308/2023 E. 4

4. Confiant que la vente de sa maison sise (...) à (...) va se concrétiser rapidement et/ou que Monsieur F.________, domicilié à (...), lui avancera prochainement l'argent nécessaire, M. A.________ accepte de prendre l' engagement ferme et définitif de racheter 8'930'000 [pour la seconde convention, 2'570'000] actions à M. B.________ [pour la seconde à E.________] aux conditions de cette convention." L'art. 2 de ces conventions a la teneur suivante: "La vente de 8'930'000 [pour la seconde, 2'570'000] actions de D.________ SA p ar le vendeur est consentie et acceptée moyennant le paiement au vendeur de CHF 96'000 [pour la seconde, 28'000 fr.]... sous un délai maximum de 6 mois à compter de la date de la signature de la présente convention." E.________ a cédé ses droits à B.________. A.d. A.________ n'a procédé à aucun paiement dans le délai de 6 mois. Les parties ont toutefois échangé de nombreux courriels. La faillite de la société qui avait été prononcée le 18 octobre 2012 a été annulée et remplacée par un sursis concordataire, qui a été régulièrement renouvelé jusqu'au 31 octobre 2014. Une plainte pénale a été déposée par le vendeur contre l'acheteur. Celui-là et sa société ont également requis la poursuite de l'acheteur, qui a fait opposition aux commandements de payer. Les procédures de mainlevée provisoire ont abouti à deux arrêts du Tribunal fédéral du 7 août 2019; il en est résulté que les oppositions aux commandements de payer ont été maintenues. A.e. Les parties divergent au sujet de l'interprétation à donner aux deux conventions de rachat d'actions du 19 octobre 2012. B.________ (ci-après: le vendeur ou le demandeur ou l'intimé) soutient que A.________ s'est engagé à racheter les actions pour le prix de 124'000 fr., le délai de 6 mois étant un délai de paiement. Selon lui, les conventions de cession d'actions et celles de rachat d'actions ont été passées afin de réduire la participation de A.________ au capital-actions de la société pour qu'il puisse obtenir les prestations que l'assurance-chômage verse à un travailleur qui n'a pas une situation comparable à celle d'un employeur. A.________ (ci-après: l'acheteur ou le défendeur ou le recourant) soutient que son obligation de rachat est limitée à la durée de 6 mois. Selon lui, le but poursuivi par le cessionnaire en acquérant les actions, était d'augmenter son pouvoir décisionnel au sein de la société.