Citation: 6B_1172/2023 E. 3.3.3

3.3.3. Le recourant dénonce une violation de l'art. 47 al. 2 CP. Il conteste la quotité de la peine infligée pour l'infraction à la LArm (90 jours) au motif que celle-ci serait excessive. En ayant retenu arbitrairement que le recourant avait rejoint B.________ en vue de lui prêter main forte pour qu'il se venge, la détermination de la culpabilité du recourant serait entachée d'une erreur significative. La cour cantonale a mis en avant les circonstances lui permettant de souligner la gravité de la faute du recourant, qu'elle a qualifiée de lourde. Or, le recourant ne démontre pas que la constatation cantonale, selon laquelle son comportement représentait une grave mise en danger de la sécurité publique, puisqu'il s'apprêtait à entrer armé dans un bar bondé, sous l'effet du cannabis et en compagnie d'un ami alcoolisé qui s'était préalablement battu, serait insoutenable. Pour le surplus, le recourant ne cite aucun élément important, propre à modifier la peine, qui aurait été omis ou pris en considération à tort par la cour cantonale, ni ne démontre que la cour cantonale aurait dû pondérer différemment l'un ou l'autre des éléments. Au regard des circonstances, la peine privative de liberté infligée au recourant, que ce soit la peine de base ou la peine d'ensemble en application du principe de l'aggravation, n'apparaît pas exagérément sévère au point de constituer un abus du large pouvoir d'appréciation dont dispose le juge, étant précisé que le recourant ne critique pas la peine sous un autre angle (art. 42 al. 2 LTF). Le grief est donc rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.