Citation: 2C_531/2022 E. 4.4

4.4. Le recourant 1 invoque encore une raison personnelle majeure découlant de sa relation avec sa fille de nationalité suisse (cf. art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEtr en lien avec les art. 8 CEDH et 13 Cst.; ATF 143 I 21 consid. 4.1; 139 I 315 consid. 2.1), étant précisé que dans ce cadre il faut aussi tenir compte de l'intérêt fondamental de l'enfant (cf. art. 3 de la Convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant [CDE; RS 0.107]) à pouvoir grandir en jouissant d'un contact étroit avec ses deux parents (ATF 144 I 91 consid. 5.2 et les arrêts cités). Comme l'a relevé la Cour de justice, qui a appliqué ces dispositions de façon correcte (art. 109 al. 3 LTF), la relation affective du recourant 1 avec sa fille, dont il n'a pas la garde et partagerait l'autorité parentale avec la mère, ne peut être qualifiée de forte, puisqu'il n'habite plus avec elle depuis 2019 et ne bénéficie que d'un droit de visite limité à trois heures trente tous les quinze jours. Il en va de même de la relation économique, dès lors que l'intéressé, qui dépend de l'aide sociale, ne participe pas à l'entretien de sa fille; à cela s'ajoute que le maintien de la relation avec son enfant depuis le Kosovo est possible.