Citation: 9C_740/2019 E. 3.2

3.2. L'office AI se limite en l'espèce à exposer son appréciation des faits à la suite du résumé de celle qui figure dans l'arrêt attaqué, puis de taxer cette dernière d'arbitraire car elle se fonde sur une "période isolée" de dix mois. Il ne prétend pas que la juridiction cantonale aurait cependant arbitrairement omis de constater que l'intimée avait souhaité baisser son taux d'activité dès août 2014 ou qu'elle se serait ultérieurement satisfaite d'un taux d'activité inférieur à celui de 54,2 %. Au contraire, l'intimée a affirmé lors de sa comparution personnelle devant les premiers juges qu'elle avait débuté une activité supplémentaire de deux heures par semaine auprès de la société I.________ dès le mois d'août 2014, tandis que la société F.________ SA a indiqué à l'office AI que l'assurée aurait augmenté son temps de travail sans atteinte à la santé en 2015 (passant de 8,60 à "env. 10" heures par semaine; communication du 10 novembre 2015). Il existe par conséquent des indices concrets que l'intimée avait cherché à pallier la baisse de son taux d'activité avant la survenance de son atteinte à la santé et qu'elle n'entendait donc pas s'en satisfaire. Dans ces circonstances, la juridiction cantonale pouvait retenir sans arbitraire que l'intimée aurait vraisemblablement cherché à maintenir, si elle eût été en bonne santé, un taux d'activité d'au moins 54,2 % au 1er juin 2016 (sur la volonté hypothétique d'un assuré, voir ATF 144 I 28 consid. 2.3 p. 30 et les références). Il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation des preuves des premiers juges.