Citation: 5A_910/2021 E. 3.2.1

3.2.1. En l'espèce, comme la juridiction précédente l'a à juste titre relevé, l'appréciation des facultés intellectuelles de la de cujus revêtait une certaine complexité et requerrait des connaissances médicales spécifiques. Dans ces circonstances, une expertise pouvait être ordonnée d'office, de sorte que le grief de violation de l'art. 55 CPC apparaît infondé. Par ailleurs, le recourant ne peut être suivi lorsqu'il affirme que les conditions pour la mise en oeuvre d'une expertise n'étaient pas remplies, la capacité de discernement de la disposante étant déjà prouvée par les " expertises de l'hôpital G.________, de l'hôpital H.________ et du Dr I.________ ". En effet, il apparaît que l'expertise mise en oeuvre avait précisément pour but de fournir au juge, sur la base des documents médicaux produits, les éclaircissements nécessaires (cf. supra consid. 3.1.1) pour comprendre l'état de santé de la de cujus et lui permettre d'en tirer les conséquences idoines sur sa capacité de discernement. La critique du recourant selon laquelle une expertise post mortem n'était quoi qu'il en soit pas apte à apporter des éclaircissements probants sur la capacité de discernement de la testatrice est également infondée. Il est en effet admis qu'une expertise judiciaire sur l'état mental du de cujus ordonnée durant la procédure en annulation du testament peut servir à déterminer quelle présomption relative au discernement de celui-ci doit prévaloir (arrêts 5A_859/2014 du 17 mars 2015 consid. 4.1.3; 5A_820/2013 du 16 janvier 2014 consid. 6.1.2). Au vu de ces éléments, la mise en oeuvre de l'expertise litigieuse ne viole pas l'art. 183 al. 1 CPC.