Citation: C 199/04 15.04.2005 E. 3

3.1 Le recourant a expliqué en cours de procédure qu'il a régulièrement perçu son salaire pour sa fonction de directeur de X.________ SA jusqu'en 2000, période à partir de laquelle la société n'a plus eu les ressources suffisantes pour assurer le paiement régulier des salaires du personnel. Pour cette raison, le recourant a choisi de renoncer en partie à sa propre rémunération. Lorsque les liquidités de la société s'avéraient suffisantes, il prélevait son salaire par tranches, principalement par le biais du compte postal de la société. Cette situation a perduré jusqu'au jour de la faillite de la société. De septembre 2001 à septembre 2003, il a ainsi déclaré à la caisse de compensation AVS et à la caisse de pension avoir perçu l'équivalent de dix salaires mensuels. Il a également produit dans le cadre de la faillite une créance correspondant à six mois de salaire, lesquels ont également été déclarés. 3.2 Or, comme l'ont à juste titre exposé les premiers juges, les nombreuses pièces versées au dossier par le recourant ne permettent pas de prouver, ni même d'établir avec le degré de vraisemblance prépondérante exigée par la jurisprudence (ATF 126 V 360 consid. 5b, 125 V 195 consid. 2 et les références), que le recourant a réellement et régulièrement perçu un salaire durant le délai-cadre courant du 29 septembre 2001 au 28 septembre 2003. Hormis un unique extrait bancaire (relevé de la Banque Z.________ du 30 août 2002), le recourant n'a produit aucun autre document bancaire ou postal personnel attestant que la société lui a régulièrement versé un salaire. Les extraits du compte postal de la société qui font état d'opérations au guichet postal ou de retraits d'espèces ne précisent pas le nom du destinataire et l'affectation de ces montants. Certes, le livre de poste tenu pour la comptabilité fait état d'un certain nombre de versements destinés au recourant, sans que l'on sache toutefois si les sommes mentionnées ont été effectivement versées. Il n'est à cet égard pas possible de mettre en parallèle les extraits du compte postal et du livre de poste produits par le recourant, ces documents se rapportant à des périodes différentes. Les montants qui ont été déclarés au fisc (déclaration d'impôt 2001-2002bis) ainsi que les décomptes de salaire ou de cotisations aux assurances sociales ne sont pas des preuves suffisantes du versement d'un salaire (consid. 2.2). Il en va de même de la créance correspondant à six mois de salaire produite dans la faillite de la société.