Citation: 2C_1075/2019 E. 4.2

4.2. Les recourants reprochent en l'occurrence à la Cour de justice d'avoir retenu arbitrairement que le recourant 1 vivait en Suisse uniquement depuis mars 2015. Ils soutiennent qu'il ressort clairement des pièces du dossier que l'intéressé aurait déjà résidé en Suisse depuis 2011. Leur grief tombe cependant manifestement à faux. La Cour de justice relève dans son arrêt que le recourant 1 a déclaré une adresse en France, à I.________, au moment de réclamer une autorisation de séjour en février 2015. Elle souligne également que le jugement de divorce d'avec sa première épouse, rendu le 9 juin 2016, indique cette même adresse comme domicile conjugal, lequel a du reste été attribué à l'intéressé. On ne voit dès lors pas en quoi il serait insoutenable de retenir que le recourant 1 habitait en France avant mars 2015, d'autant moins qu'il n'a produit aucun contrat de bail attestant d'un domicile à Genève avant cette date. L'abonnement acquis en 2012 auprès des Transports publics genevois à cette époque et les différents documents attestant une imposition à la source durant l'année précitée ne démontrent aucun établissement arbitraire des faits sur ce point. De tels documents, dont les recourants font grand cas, prouvent tout au plus que le recourant 1 a travaillé à Genève avant d'y avoir résidé. Ce fait a toutefois été admis par l'autorité précédente qui a constaté que le recourant 1 travaillait en Suisse depuis le 23 janvier 2012.