Citation: 9C_497/2021 E. 6.2

6.2. En retenant que l'affiliation de la recourante avait pris fin au 31 août 2001, la juridiction cantonale n'a pas pris en considération que l'assurée a été mise au bénéfice d'une rente de la prévoyance professionnelle (obligatoire et surobligatoire) à partir du 1er novembre 2001, à la suite d'une incapacité de travail depuis novembre 2000, et qu'un cas d'assurance était dès lors survenu (cf. sur le droit à des prestations en cas d'incapacité de gain [invalidité], le ch. 3.5.1 du règlement). Or sous le titre "Sortie de l'institution de prévoyance", l'art. 6.1.1 du règlement prévoit que "le salarié sort de l'institution de prévoyance lorsqu'il ne satisfait plus aux conditions d'admission figurant sous chiffre 2.1 et qu'aucun événement assuré n'est survenu, en particulier lors de la dissolution des rapports de travail". En l'occurrence, à l'époque de la dissolution des rapports de travail (consid. 5.1 supra), l'assurée présentait déjà une incapacité de travail déterminante. Par ailleurs, directement interpellée en instance cantonale sur "la date à laquelle la demanderesse a quitté le cercle de vos assurés" (lettre du 1er décembre 2020 de la Chambre des assurances sociales), l'intimée a répondu qu'à sa connaissance, la recourante "n'a jamais quitté le cercle des assurés de la caisse de prévoyance (contrat xxx) " (réponse du 15 décembre 2020), sans préciser toutefois à quel titre la recourante devait encore être considérée comme faisant partie du cercle de ses assurés, en particulier après la fin du versement de la rente d'invalidité dès le 1er janvier 2011. Le contrat mentionné n'ayant pas été produit, il n'est pas possible d'en examiner la nature, étant précisé que le règlement prévoit qu'après la sortie, un salarié n'entrant pas au service d'un nouvel employeur peut conclure une assurance individuelle pour couvrir les risques de décès et d'invalidité (ch. 6.3.4 du règlement). La question de la fin respectivement du maintien des rapports de prévoyance plus étendue entre les parties n'est donc pas claire; la considération de la juridiction cantonale selon laquelle l'intimée n'avait selon toute vraisemblance, "par erreur", pas mis un terme à l'affiliation entre en contradiction avec la déclaration de l'institution de prévoyance. En conséquence, il convient de renvoyer la cause à la juridiction cantonale pour qu'elle examine à nouveau la demande sous l'angle des prestations de la prévoyance professionnelle plus étendue, après avoir clarifié les aspects litigieux avec la collaboration des parties.