Citation: 7B_107/2025 E. 1

B.d. Le TMC - agissant, en l'absence de la Juge Aline Schmidt Noël, par la Juge F.________ - a sollicité le dossier auprès du Tribunal de police et a notamment informé la partie plaignante de la libération du prévenu le 8 décembre 2024, puis de son arrestation le 10 décembre 2024, ainsi que de la requête de placement du détention pour des motifs de sûreté déposée par le Tribunal de police. Une audience devant le TMC, qui serait représenté par la Juge Aline Schmidt Noël, a été fixée au 12 décembre 2024, à 15h45. Par courrier et par courriel du 12 décembre 2024, A.________ a sollicité une copie de la requête du Tribunal de police, sur laquelle il a pu se déterminer, indiquant ne pas pouvoir se prononcer dès lors que son contenu ne permettait pas de comprendre s'il s'agissait d'un risque de récidive simple ou qualifié ou d'un risque de passage à l'acte. Lors de l'audience du 12 décembre 2024, le prévenu a en substance confirmé ses précédentes déclarations s'agissant des six messages litigieux. Par rapport à un éventuel départ pour W.________, il a répondu : "J'ai eu 63 ans le 14 novembre. Je voulais attendre jusque là pour avoir une petite année de plus par rapport à mes rentes. J'en ai parlé à [l'OESP] et j'envisageais d'entamer les démarches rapidement". Il a indiqué que ses traitements se passaient très bien et son mandataire a conclu à sa libération immédiate. B.e. Par ordonnance du 13 décembre 2024, le TMC, représenté par la Juge Aline Schmidt Noël, a ordonné le placement de A.________ en détention pour des motifs de sûreté pour trois mois, soit jusqu'au 13 mars 2025. Il a considéré qu'au vu de l'acte d'accusation, ainsi que de la nouvelle procédure ouverte contre le recourant, il existait de forts soupçons de la commission d'infractions par celui-ci. Le TMC a ensuite retenu l'existence d'un risque de fuite (nationalité étrangère, propriétaire - certes en commun avec son épouse - d'une maison dans ce pays, famille proche y résidant, volonté d'entamer rapidement des démarches pour partir, situation personnelle fragilisée par la séparation avec son épouse et peine encourue non négligeable), qui ne pouvait pas être pallié par des mesures de substitution; celles précédemment mises en oeuvre étaient liées à un risque de récidive et devaient dès lors être révoquées. B.e.a. Par acte du 17 décembre 2024, complété le 20 décembre 2024, A.________ a recouru auprès de l'Autorité de recours en matière pénale du Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel (ci-après : l'Autorité de recours en matière pénale) contre cette ordonnance, invoquant notamment une violation de son droit d'être entendu eu égard au risque retenu (cause ARMP.2024.189).