Citation: 9C_427/2023 E. 6.2

6.2. Ces griefs ne sont pas fondés. Contrairement à ce que soutient la recourante, la juridiction cantonale n'a pas ignoré les avis des docteurs B.________ et D.________ ainsi que de l'ergothérapeute C.________. C'est effectivement sur la base des rapports de ces deux médecins que le tribunal cantonal a constaté de manière à lier le Tribunal fédéral (consid. 1 supra) que les troubles dont souffrait l'assurée engendraient des limitations fonctionnelles (les mêmes dont la recourante dresse la liste dans son recours) qui, selon le docteur B.________ et l'ergothérapeute C.________, lui permettaient toutefois d'effectuer les tâches ménagères essentielles (à l'exception des tâches lourdes uniquement) grâce à des moyens auxiliaires et à des aménagements structurels du logement ou temporels des périodes d'activités. Ces divers éléments d'appréciation ont conduit les premiers juges à s'écarter des conclusions du docteur B.________ et de l'ergothérapeute C.________ en tant qu'elles concernaient un possible état d'abandon à moyen ou long terme sans l'aide de tiers. Se contenter de mentionner les mêmes limitations fonctionnelles et de reprendre les conclusions des médecins et de l'ergothérapeute sur le besoin d'assistance, sans plus ample motivation, ne suffit dès lors pas à établir que la juridiction cantonale aurait fait preuve d'arbitraire dans son appréciation des tâches ménagères encore réalisables malgré les atteintes à la santé et dans les conclusions qu'elle en a tirées quant à la capacité de la recourante à vivre seule au quotidien. Il en va de même du seul fait d'affirmer que les différents aménagements évoqués par l'ergothérapeute C.________ ne permettent pas de nier la nécessité de l'intervention de tiers pour éviter un état d'abandon et d'alléguer qu'une aide de la part de sa fille n'est pas exigible. On précisera que, contrairement à ce que prétend l'assurée, l'enquêtrice a fourni des précisions quant à la nature et à l'importance de l'aide exigible de la part de la fille. Comme l'a constaté le tribunal cantonal, il ressort du rapport d'enquête à domicile et de son complément que la fille contribue pour l'essentiel à la gestion des courses lourdes, ainsi qu'à la confection de certains repas, ce qui constitue une aide ponctuelle et exigible.