Citation: 6B_372/2024 E. 1.2

1.2. Pour retenir que le recourant s'était livré à un trafic de cocaïne, la cour cantonale s'est fondée sur les déclarations de B.________, entendu à quatre reprises, qui a indiqué, de manière détaillée, s'être fourni chez le précité et avoir ainsi procédé à une dizaine d'achats pour un total de 800 g de cocaïne. La rétractation tardive de B.________, qui s'est rallié à la théorie du recourant lors de sa quatrième audition, n'a pas convaincu la cour cantonale qui a estimé que seules ses déclarations initiales étaient crédibles. La cour cantonale a ajouté que B.________ n'avait d'ailleurs, à ce stade de la procédure, aucun intérêt à exagérer les quantités obtenues, de la part du recourant, puisqu'il faisait lui-même l'objet d'une procédure pénale pour avoir revendu des produits stupéfiants. De plus, la cour cantonale a relevé que les motifs fluctuants, que le recourant avait invoqués pour justifier la perte de son téléphone portable (perte, lancé par le balcon par crainte que son amie apprenne sa relation avec une autre fille, enfin crainte que la police utilise son téléphone pour vérifier s'il avait commis des excès de vitesse) avaient considérablement affaibli sa crédibilité et que son train de vie dispendieux, qui ressortait des décomptes de sa carte de crédit, étaient incompatibles avec ses maigres revenus. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, la cour cantonale a bel et bien expliqué les raisons qui l'ont amenée à retenir que les premières déclarations de B.________ - entendu en contradictoire en présence de l'avocat du recourant qui a pu lui poser des questions (cf. Procès-verbaux d'audition du 2 décembre 2020, D. 179-180 et du 27 janvier 2021, D. 299-305) - étaient crédibles, contrairement à la dernière version qu'il a tenue lors de sa quatrième audition et qui colle à celle du recourant. Le recourant se plaint ainsi en vain de la violation de son droit d'être entendu. Son grief est rejeté dans la mesure de sa recevabilité.