Citation: 5A_575/2019 E. 4

En l'espèce, le recourant a manifestement méconnu la nature de la décision entreprise, de sorte que son grief intitulé " violation des articles 176 al. 1 ch. 1 CC cum 163 CC et 8 CC ", semble d'emblée irrecevable. Bien qu'il mentionne à plusieurs reprises le mot " arbitraire ", il n'explicite pas un grief d'arbitraire en particulier, de sorte que l'on ne discerne pas clairement quel grief, notamment d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans les faits, dans l'appréciation des preuves ou dans l'application du droit, le recourant entend véritablement soulever en lien avec la profession de l'intimée (architecte d'intérieur) et sa capacité de gain, étant rappelé qu'en matière de prise en compte d'un revenu hypothétique, le juge doit, dans un premier temps, déterminer si l'on peut raisonnablement exiger d'une personne qu'elle exerce une activité lucrative ou augmente celle-ci, eu égard, notamment, à sa formation, à son âge et à son état de santé; il s'agit d'une question de droit (ATF 143 III 233 consid. 3.2; 137 III 102 consid. 4.2.2.2), puis, dans un second temps, il doit établir si la personne a la possibilité effective d'exercer l'activité ainsi déterminée et quel revenu elle peut en obtenir, compte tenu des circonstances subjectives susmentionnées, ainsi que du marché du travail; il s'agit là d'une question de fait (ATF 143 III 233 consid. 3.2; 137 III 102 consid. 4.2.2.2; 128 III 4 consid. 4c/bb). Or, le recourant se limite à présenter et à substituer son appréciation de la cause - en tenant compte d'éléments de faits non retenus dans l'arrêt entrepris - à celle de l'autorité cantonale, en mélangeant les deux étapes du raisonnement et sans établir le caractère prétendument arbitraire ou contraire à l'un de ses droits fondamentaux du résultat de la décision entreprise. Ainsi, le recourant ne décrit pas, même brièvement, quelles conséquences financières découlent de son appréciation de la cause et la manière dont il parvient à sa conclusion en réduction de l'entretien en faveur de son épouse. L'argumentation du recourant est en conséquence également appellatoire et doit donc être déclarée d'emblée irrecevable (art. 106 al. 2 LTF).