Citation: 1P.53/2007 15.03.2007 E. D

Par la suite, des investigations complémentaires ont été effectuées. Il en est ressorti les éléments suivants. Selon les rapports d'expertise des 17 août 2005, 25 janvier et 20 février 2006, les analyses toxicologiques effectuées par l'IUML de Genève sur le corps de B.________ se sont révélées négatives. Une nouvelle autopsie du corps ordonnée par le juge d'instruction et effectuée par l'IUML de Lausanne, n'a pas permis de déterminer la cause du décès. Le rapport du 6 mars 2006 mentionne en particulier que l'hypothèse du décès par submersion formulée dans la première expertise se basait seulement sur le fait que le corps avait été découvert dans le Rhône et non pas sur les constatations faites au cours des investigations médico-légales, le corps en état d'altération cadavérique marqué ne représentant pas une base suffisante pour poser un tel diagnostic. Il ressort également de l'expertise qu'aucun signe d'une violence physique n'a pu être mis en évidence, mais que, vu l'état du corps qui avait rendu très difficile voire impossible toute appréciation fine, l'hypothèse d'un décès à la suite d'un acte de violence physique, par exemple contre le cou, ne pouvait pas être exclue. De même, l'éventualité d'un décès suite à une intoxication ne pouvait pas non plus être écartée, en dépit des résultats négatifs des analyses toxicologiques, vu le long délai entre le décès et les prélèvements. Selon une expertise effectuée par l'IUML de Lausanne sur la base des dossiers médicaux de B.________, cette dernière présentait de manière certaine un état dépressif chronique. En revanche, des idées suicidaires et une tentative de passage à l'acte avaient seulement été rapportées par l'époux, dans les suites immédiates de ses crises, alors qu'à distance desdites crises, B.________ niait toujours avoir des tendances suicidaires. En outre, une épilepsie partielle complexe pouvait être diagnostiquée pour la période allant de 1993 à 2000.