Citation: 8C_649/2021 E. 4.3

4.3. Sur le plan psychique, s'agissant en particulier de l'examen auquel la cour cantonale a procédé pour nier l'existence d'un lien de causalité adéquate entre le trouble dépressif réactionnel et l'accident du 26 février 2019, la recourante conteste le classement de cet accident par rapport à sa gravité. C'est toutefois sans violer le droit fédéral que la cour cantonale a confirmé le raisonnement de l'intimée, selon lequel l'accident du 26 février 2019, soit une glissade sur un trottoir gelé, devait être classé - d'un point de vue objectif - dans la catégorie des accidents de gravité moyenne à la limite des accidents de peu de gravité, indépendamment de la manière dont la recourante l'a ressentie (cf. ATF 115 V 403 consid. 5; cf. p.ex. arrêt 8C_288/2009 du 5 janvier du 2010, dans lequel la glissade sur un sol gelé avec chute sur l'épaule a été classée dans la catégorie des accidents banals permettant de nier d'emblée un lien de causalité adéquate entre l'accident et les troubles psychiques de l'assuré). La recourante ne conteste au demeurant pas l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle seul le critère des douleurs physiques persistantes pourrait tout au plus être admis, sans néanmoins revêtir une intensité particulière au point d'admettre un lien de causalité adéquate. En l'absence d'erreur juridique manifeste, il n'y a pas lieu de revenir là-dessus (cf. consid. 2.2 supra).