Citation: 1C_320/2022 E. 2

La recourante se plaint d'une violation de ses droits élémentaires de procédure. Elle relève que l'OFJ avait admis sans autre sa qualité de partie et les pouvoirs de son représentant, renonçant à la production de documents en ce sens. Elle considère que les "Certificates of incumbency", établis par l'entreprise, constituent des documents officiels indiquant la composition du conseil d'administration et les membres de la direction, et sont couramment utilisés pour confirmer l'identité des personnes habilitées à représenter les sociétés. En l'occurrence, le certificat du 21 avril 2022 indique que F.________ est le directeur de la société, habilité à l'engager par sa signature. Dans une précédente procédure concernant la recourante, la Cour des plaintes avait admis la validité des mêmes documents et n'expliquerait pas les raisons d'une telle différence de traitement (art. 8 al. 1 Cst.). La référence à l'arrêt du Tribunal fédéral 1C_563/2016 serait sans pertinence car, à la différence du cas d'espèce, des documents officiels avaient alors été explicitement exigés.