Citation: 2C_98/2023 E. B

B.a. L'Office du médecin cantonal, par courrier du 6 octobre 2022, a déclaré prendre "bonne note des allégations avancées au sujet des pratiques publicitaires" et a indiqué qu'il y donnerait les "suites utiles". Il a également souligné que la gestion des signalements n'était pas une procédure administrative au sens formel et que le dénonciateur n'y possédait pas la qualité de partie. B.b. A.________ Sàrl a attaqué le courrier du 6 octobre 2022 de l'Office du médecin cantonal devant la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal). Par arrêt du 11 janvier 2023, cette autorité a laissé ouvert le point de savoir si ce courrier constituait une décision, jugeant que, de toute façon, le recours était irrecevable. Elle a en substance considéré qu'en tant que dénonciatrice A.________ Sàrl ne possédait pas une "position juridique" sur la base de laquelle la qualité pour recourir pouvait lui être reconnue à l'aune de l'art. 75 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative (LPA-VD; RS/VD 173.36); elle a également souligné que la personne qui dénonçait une entreprise de pompes funèbres était soumise à la règle générale de l'art. 13 al. 2 LPA/VD, selon laquelle cette personne n'a pas la qualité de partie dans la procédure administrative; la procédure de surveillance disciplinaire, qui était susceptible d'être ouverte contre des entreprises concurrentes de A.________ Sàrl, n'avait pas pour but de servir des intérêts privés; au surplus, une sanction administrative à l'encontre de la concurrente n'aurait qu'un effet indirect sur la situation de fait ou de droit de ladite société.