Citation: 5P.333/2002 19.12.2002 E. 4

La recourante fait enfin grief à l'autorité cantonale d'avoir apprécié arbitrairement les preuves à propos de deux postes de charges, l'un concernant l'intimé et l'autre elle-même. 4.1 Parmi les charges de la recourante, le tribunal d'arrondissement a retenu notamment l'écolage de l'établissement privé que fréquente l'enfant, soit environ 650 fr. par mois. Se fondant sur les déclarations des parties, le premier juge avait lui-même tenu compte d'un écolage de 7'720 fr. par an, ce qui représentait 644 fr. par mois en chiffres ronds. La recourante soutient que l'écolage lui coûte en réalité 1'020 fr. par mois. Elle ne se plaint toutefois pas de défaut de motivation de l'arrêt attaqué (art. 29 al. 2 Cst.). Elle n'indique pas davantage avoir contesté devant l'autorité de recours le montant de 650 fr. retenu par le premier juge, de sorte que son grief doit être considéré comme nouveau et déclaré irrecevable faute d'épuisement des voies de recours cantonales. Il est également irrecevable dans la mesure où il se base sur le budget et la facture de l'établissement en question du 27 août 2002, pièces qui, produites à l'appui du recours de droit public seulement, sont nouvelles. 4.2 L'intimé travaillant en Chine pour l'entreprise X.________, le tribunal a admis, sur la base de ses déclarations, que ses frais de voyage pour venir en Suisse, non remboursés par son employeur, se montaient à 8'000 fr. par an en moyenne, soit environ 650 fr. par mois. Il a également admis des factures de téléphone de 1'000 fr. par mois et des frais de femme de ménage de 400 fr. par mois. Comme le tribunal a alloué à la recourante une contribution de 6'125 fr. qui correspond à ce qui lui est nécessaire pour maintenir son train de vie antérieur, le montant des frais de voyage et, en général, des charges de l'intimé est sans pertinence.