Citation: 1B_357/2018 E. 2.3

2.3. Il s'ensuit que le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable. La recourante, qui succombe, supporte les frais judiciaires (art. 66 al. 1 LTF). Un montant à ce titre sera également mis à la charge personnelle du conseil de la recourante, l'avocate Lelia Orci, en raison de son comportement négligent décrit ci-après. Ainsi, après que la cour de céans l'avait informée qu'elle pouvait consulter auprès du Tribunal fédéral les pièces produites par la Cour de justice, ladite avocate a demandé l'envoi de ces pièces à son étude, ce qui lui fut accordé par lettre du 16 novembre 2018 avec un délai arrêté au 30 novembre 2018 pour les retourner. La restitution n'est pas intervenue à cette date sans que cette avocate ne formulât de requête de prolongation. En l'absence de toute information de celle-ci, la Chancellerie du Tribunal fédéral n'a eu d'autre choix que de tenter de contacter téléphoniquement Me Orci le mercredi 5, puis le jeudi 6 décembre 2018. Malgré ces deux appels, les pièces en cause n'ont été retournées au Tribunal fédéral que le lundi 10 décembre 2018, par un envoi reçu le mercredi 12 suivant, sans lettre d'accompagnement. Ces procédés, peu compatibles avec les obligations résultant de l'art. 12 let. a de la loi fédérale du 23 juin 2000 sur la libre circulation des avocats (LLCA; RS 935.61), ont entraîné des frais inutiles qu'il convient de faire supporter à son auteure, l'avocate Orci (art. 66 al. 3 LTF). Les sociétés intimées, qui obtiennent gain de cause avec l'assistance d'un avocat, ont droit à des dépens à la charge de la recourante (art. 68 al. 1 LTF). Quant au prévenu intimé, il s'en est remis à justice, sans déposer d'observation; il n'y a donc pas lieu de lui allouer de dépens, ni de lui faire supporter les frais judiciaires. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :