Citation: 6B_688/2014 E. 15.3

15.3. Le recourant reproche au TPF un défaut de motivation, c'est-à-dire une violation de son droit d'être entendu, s'agissant de sa prétendue connaissance de la provenance criminelle des 4'416'198 actions de MUS acquises par PP.________ auprès de SS.________. S'il est certes exact que la motivation du TPF concernant la connaissance du crime préalable apparaît succincte, elle est à mettre en relation avec la motivation concernant les autres actes de blanchiment, en particulier s'agissant des premiers actes de blanchiment examinés par le TPF concernant le recourant. Il en ressort notamment que le TPF a estimé que l'évolution du cercle des ayants droit économiques de S.________ et de PP.________ démontrait que les crimes préalables avaient profité à trois membres du conseil d'administration de MUS, à savoir W.________, A.________ et X.________, à deux administrateurs de N.________, soit Y.________ et le recourant, ainsi que, dès juin 2002, à V.________. Le recourant avait bénéficié du produit des crimes préalables, en ce sens qu'il était ayant droit économique de S.________, depuis sa création et de PP.________ dès le 13 juillet 1998. Lors du partage final de décembre 2004, le recourant s'était vu attribuer une part du produit de ces infractions préalables, d'une valeur supérieure à 200'000'000 fr. (cf. jugement attaqué p. 326). Le TPF, par économie, n'a pas répété pour chaque acte cette motivation détaillée. Dans la logique du jugement, le recourant pouvait comprendre que ce raisonnement s'appliquait à chaque fois qu'il était fait référence à son appartenance au cercle des ayants droit économiques de S.________ et de PP.________. Ce moyen de procéder n'est pas critiquable dès lors qu'il évite d'inutiles redites étant rappelé que le jugement forme un tout et qu'on admet que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent (cf. parmi de nombreux arrêts: 6B_111/2015 du 3 mars 2016 consid. 2.7; 6B_532/2012 du 8 avril 2013 consid. 6.1). Cette motivation est suffisante sous l'angle du droit d'être entendu. Mal fondé, son grief doit être rejeté.