Citation: 6B_683/2021 E. 7.3

7.3. Le recourant n'étaye pas ce second grief par une argumentation distincte de celle qu'il présente à l'appui du "délit de chauffard" en coactivité ( supra, consid. 6), se bornant à reprendre, pêle-mêle, les mêmes critiques en qualifiant la décision attaquée d'arbitraire. A nouveau, le recourant se limite à opposer, d'une manière purement appellatoire, et, partant, également irrecevable, sa propre appréciation des éléments probatoires à celle retenue par la cour cantonale. Il en va notamment ainsi lorsqu'il affirme, sur la base de ses propres déclarations, avoir jeté les objets dans les champs et non sur la chaussée, son comportement étant justifié par le fait que le véhicule était "trop chargé pour réaliser les manoeuvres hautement dangereuses" de son comparse, ou encore que rien n'indiquerait que ces objets avaient entravé la course des voitures de police. Il ne démontre ainsi pas en quoi la cour cantonale aurait arbitrairement retenu qu'il s'était rendu coupable d'empêchement d'accomplir un acte officiel en coactivité en refusant, avec son comparse, d'obtempérer aux ordres de la police de s'arrêter. Insuffisamment motivée, l'argumentation du recourant est irrecevable. Au demeurant, la cour cantonale n'a pas violé la droit fédéral en retenant la coactitivé en lien avec l'empêchement d'accomplir un acte officiel. Au premier contrôle de police, le recourant a pris la fuite, de concert avec B.________. Lorsque la patrouille les a pris en chasse, le recourant et son comparse ont refusé d'obtempérer aux ordres répétés de s'arrêter (feux bleus, klaxon spécial, message "Stop Police"). Ce comportement est constitutif d'empêchement d'accomplir un acte officiel. D'une part, le recourant a participé à la décision de fuir, puisque celle-ci a manifestement été prise en commun avec son comparse, rien n'indiquant qu'il n'y a pas adhéré (art. 105 al. 1 LTF). D'autre part, le recourant a, par son comportement, participé intentionnellement et de manière déterminante à la réalisation de l'infraction (cf. ATF 120 IV 136 consid. 2b p. 141 s.). En effet, il a donné des indications au conducteur sur l'itinéraire à emprunter et a jeté des objets par la fenêtre du véhicule, afin de semer ou ralentir les forces de l'ordre. Le recourant s'est ainsi associé à la décision dont est issue l'infraction et à sa réalisation, dans des conditions et une mesure qui le font apparaître comme un participant non pas secondaire, mais principal, de sorte qu'il a agi en qualité de coauteur de l'infraction retenue. Peu importe que la motivation cantonale mentionne, sans autre développement, le terme de complicité pour l'infraction d'empêchement d'accomplir un acte officiel. Il ressort en effet de manière générale du jugement attaqué, lequel doit être appréhendé dans son entier (cf. arrêts 6B_792/2021 du 14 février 2022 consid. 1.3.2; 6B_687/2020 du 21 janvier 2021 consid. 5.4; 6B_906/2019 du 7 mai 2020 consid. 2.3), que c'est bien la coactivité qui a été retenue. Quoi qu'il en soit, le recourant ne formule aucun grief recevable à cet égard (cf. art. 42 al. 2 LTF).