Citation: 6B_61/2024 E. 2.6.2

2.6.2. À cet égard, c'est tout d'abord à tort que le recourant prétend que ce caractère exclusif ferait défaut du fait qu'il a habité en France chez une autre amie pendant un certain temps. En effet, étant relevé que le recourant est revenu vivre chez B.________ en octobre 2018 et que les faits qui lui sont reprochés se sont produits entre la fin de l'année 2019 et celle de l'année 2020, rien n'indique que la communauté de vie à laquelle le couple prenait part ne disposait pas d'un caractère exclusif. Le fait que l'intéressée aurait elle-même reconnu que le recourant a logé chez une nouvelle compagne est par conséquent également dépourvu de pertinence. En outre, c'est en vain que le recourant soutient que les composantes spirituelle, économique et corporelle de la relation qu'ils entretenaient faisaient défaut. À commencer par ce dernier aspect, il ressort clairement du jugement attaqué et des déclarations respectives du recourant et de son ex-compagne qu'ils entretenaient régulièrement des relations sexuelles, cela depuis de nombreuses années; deux enfants sont d'ailleurs nés de leur union. S'agissant de la composante économique, le recourant concède que son ex-compagne lui prêtait son toit. Dans la mesure où cette situation durait depuis au moins une année au moment des faits, on relèvera qu'il existait entre eux pour le moins une forme de dépendance matérielle. Enfin, en ce qui concerne la dimension spirituelle du lien entre les protagonistes, il faut admettre qu'au regard de leurs déclarations, il pourrait a priori apparaître insuffisant. Cela étant, selon les dires du recourant, il était prévu que "toute la famille" déménage en France, intention qui témoignait d'un projet commun et d'une vision d'avenir partagée. Une volonté de s'engager et une certaine solidarité ne saurait ainsi être exclue.