Citation: 2C_1020/2020 E. 5.3

5.3. Sur ce point, rappelons d'emblée que le large pouvoir d'appréciation dont dispose l'entité adjudicatrice s'exerce notamment dans la phase de la comparaison des offres (cf. ATF 141 II 353 consid. 3). En présence d'un critère d'aptitude, qui ne se pondère ni ne se compense, l'adjudicateur doit déterminer si ce dernier est réalisé ou non, en traitant les soumissionnaires de manière égale et en respectant les principes à la base des marchés publics (cf. art. 1 al. 3 AIMP; cf. ATF 141 II 353 consid. 7.3). Si l'intérêt public à recevoir des offres reflétant l'état actuel de la technique est évident, il doit cependant être mis en balance avec l'intérêt des sociétés soumissionnaires à bénéficier de critères d'aptitude et d'adjudication clairs au moment de l'établissement de leurs offres (cf. supra consid. 1.1.5), ce afin d'anticiper tous risques que ces dernières ne soient exclues (cf. art. 23 a. 1 let. a OMP-VS).