Citation: 6B_383/2024 E. 6.2

6.2. La cour cantonale a jugé que l'incapacité de résistance de l'intimée était établie, au motif notamment (i) que lors du premier acte, bien qu'elle ait indiqué ressentir quelques sensations et avoir de vagues souvenirs, elle était sous l'influence de puissants somnifères, de sorte qu'elle était empêchée de réagir à l'acte sexuel qu'elle subissait, mais encore (ii) que lors de la pénétration anale, alors qu'elle était profondément endormie, elle a été réveillée par une vive douleur, de sorte qu'elle n'a pu résister à l'acte. S'agissant du recourant, la cour cantonale a jugé que l'incapacité de résistance de l'intimée ne pouvait lui échapper au moment des faits, dans la mesure où la précitée était assoupie et qu'elle n'avait pas donné son consentement à subir ces actes. La cour cantonale a également écarté les arguments du recourant selon lesquels le discours de l'intimée serait contradictoire, donc non crédible. À cet égard, elle a notamment relevé que l'absence de lésions anales n'était pas de nature à la discréditer, l'examen médical - probant en tant qu'il a permis de constater la présence d'ecchymoses au niveau du sein droit et des douleurs à la palpation des faces internes des cuisses - ayant été effectué plusieurs jours après les faits et ayant été confirmé par le rapport du 2 août 2018 de la Brigade de police scientifique - lui probant en tant qu'il a mis en évidence la présence du profil ADN du recourant au niveau de la vulve de l'intimée. La cour cantonale a finalement fait état du rapport médical de la clinique F.________ du 10 mai 2021 (duquel il ressort qu'ensuite de la première atteinte sexuelle subie en 2018, l'état psychique de l'intimée avait été très perturbé et qu'elle a souffert de toute la symptomatologie d'une victime de viol) et des déclarations corroborantes de la voisine de l'intimée, de la soeur de celle-ci et de sa mère (jugement attaqué consid. 6.3).