Citation: 6B_1059/2016 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a fondé sa conviction sur les déclarations des deux agents de police qui ont procédé à l'interpellation du recourant en retenant qu'elles étaient cohérentes et constantes alors que le recourant avait tenu des propos pour le moins contradictoires et incohérents, notamment en affirmant d'une part qu'il avait eu très peur pour sa vie, qu'il avait craché sous le coup de l'émotion, alors qu'il avait également soutenu d'autre part qu'il avait été très calme au cours de l'intervention. En outre, rien ne permettait de retenir que l'intervention des agents n'était pas légitime et proportionnée et que le recourant aurait été victime d'un acharnement particulier de la part des agents. On ne pouvait considérer que les policiers avaient entravé la route du prévenu de façon inappropriée et inattendue, et encore moins que cela eût pu constituer une atteinte justifiant l'application de l'art. 177 al. 2 CP. Au vu du déroulement de l'interpellation qui s'était effectuée sur une distance de 1,6 km, le recourant ne pouvait ignorer les signes l'invitant à s'arrêter et à obtempérer à un simple contrôle routier.