Citation: 4A_217/2022 E. A

A.a. A.________ SA, dont le siège est à Meyrin, est une société dont le but social est libellé comme il suit: " exploitation d'une entreprise de travaux de génie-civil, tous travaux de démolition, de terrassement et de décharge, tous aménagements extérieurs, plantations, ainsi que toute autre activité en relation avec ce but; exploitation de gravières, traitement de matériaux en tous genres et leur commercialisation. " A.b. Le 21 novembre 2018, des inspecteurs de la Commission paritaire genevoise du gros oeuvre (ci-après: la CPGO) ont effectué un contrôle sur un chantier où travaillaient sept employés de la société précitée. Le 6 décembre 2018, la CPGO a ouvert une procédure de contrôle des salaires et une enquête sur les conditions de travail visant A.________ SA. Dans ce cadre-là, elle a informé cette dernière qu'un contrôle de son entreprise allait être effectué le 19 septembre 2019 à 8h30. Le 10 septembre 2019, ladite société a indiqué qu'elle s'opposait à tout contrôle, la CPGO étant, à son avis, incompétente pour ce faire. Deux jours plus tard, la CPGO lui a répondu que le contrôle prévu était maintenu. Le 19 septembre 2019, la CPGO s'est présentée devant les locaux de la société en question, laquelle lui a refusé l'accès, en se prévalant de l'incompétence de la CPGO, ce qu'elle a fait constater par un huissier.