Citation: 6B_319/2015 E. 3.2

3.2. En l'espèce, pour juger de la culpabilité du recourant, la Cour d'appel s'est ralliée aux motifs retenus par le Tribunal criminel, qu'elle a estimé convaincants. Elle a souligné plusieurs points, notamment que les explications fournies par B.________, très précises, avaient permis de mettre à jour un important trafic de cocaïne, dans le cadre duquel le recourant avait joué un rôle de "grossiste". En se fondant sur des contrôles téléphoniques rétroactifs, la police avait procédé à un travail de recoupement minutieux, lequel avait permis de confirmer les déclarations de B.________. Il avait été en outre retrouvé au domicile du couple une bouteille d'ammoniaque, une balance de précision dissimulée dans une chaussette, des parachutes de cocaïne et diverses sommes d'argent en liquide cachées dans des chaussettes, pour un montant total de 16'500 francs. De plus, lors d'interpellations en septembre et octobre 2006, des montants de 4'500 fr., respectivement 5'000 fr., avaient été retrouvés sur le prévenu. Celui-ci avait par ailleurs une formation de chimiste et les personnes en compagnie desquelles il était lors des arrestations d'octobre 2006 et décembre 2012 apparaissaient toutes liées au trafic de cocaïne. La cour cantonale a également répondu spécifiquement aux éléments mis en avant par le recourant, lequel mettait notamment en doute la crédibilité du témoignage de B.________; pour les juges cantonaux, les allégations du prévenu étaient en contradiction manifeste avec la précision des détails fournis et les recoupements effectués par la suite. Celui-ci ne pouvait non plus rien déduire du fait que la quantité de drogue retrouvée à son domicile était sans commune mesure avec l'importance du trafic qui lui était reproché, qu'il était demeuré en Suisse après sa libération ou qu'il menait un train de vie modeste. Dans son recours, l'intéressé, plaidant à nouveau sa cause, se contente de discuter l'argumentation de la cour cantonale. Il passe en revue les éléments retenus par cette dernière et présente sa propre version des faits. A aucun moment il n'allègue que les faits auraient été retenu de façon arbitraire ou n'expose en quoi le raisonnement des juges cantonaux serait insoutenable, ce qui n'apparaît au demeurant pas être le cas. Son grief, de nature purement appellatoire, doit par conséquent être rejeté dans la mesure de sa recevabilité. Il n'y a dès lors pas lieu de remettre en cause l'implication et le rôle du recourant dans le trafic de cocaïne en question, en 2006 et en 2012.