Citation: 5P.421/2001 22.01.2002 E. 1

Tous s'accordaient à dire que la patiente souffrait d'une périarthropathie calcifiante à l'épaule droite. Il n'était pas non plus contesté - sauf par le Dr T.________, qui affirmait que l'atteinte à l'épaule n'était pas suffisante pour justifier une incapacité de travail, même partielle - que l'assurée avait été totalement incapable de travailler du 5 janvier au 11 juillet 1999, puis à 50% dès le 12 juillet 1999. En revanche, les opinions divergeaient quant à la thérapie à suivre: les deux experts bâlois avaient proposé une intervention chirurgicale immédiate par arthroscopie pour l'ablation de la calcification, tandis que les autres médecins s'étaient montrés plus hésitants - voire opposés - à une telle intervention. La cour cantonale a cependant relevé que les oppositions et les doutes exprimés par certains médecins tenaient plutôt à l'attitude négative de la patiente et à son manque de motivation - elle refusait, par exemple, de faire les exercices prescrits de physiothérapie à la maison - qu'aux possibilités de succès d'une telle intervention chirurgicale. Or, l'autorité cantonale pouvait considérer que les expertises citées remplissaient les conditions exigées par la jurisprudence pour se voir conférer une valeur probante, à savoir des rapports complets, comportant une anamnèse, une description claire des interférences médicales et des conclusions bien motivées. Les résultats des rapports du Professeur K.________ et du Professeur F.________ n'apparaissent pas non plus insoutenables au regard des critiques mentionnées dans les autres rapports médicaux figurant au dossier; ceux-ci confirment l'évaluation de l'état de santé de l'assurée, et ne contestent pas ouvertement l'efficacité d'une intervention chirurgicale sur l'épaule de la patiente, en se limitant pour l'essentiel à observer que l'attitude négative de la patiente limite les chances d'aboutir à un bon résultat. On constate, par ailleurs, que l'importance des facteurs psychosociaux et "non-orthopédiques" pour le traitement postopératoire et le processus de guérison de la patiente ressort aussi du rapport du Professeur F.________, qui était pourtant favorable à l'opération (cf. sa réponse à la question n° 3, aux pages 5 et 6 de son rapport d'expertise du 3 avril 2000). Dans ces conditions, l'autorité cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire en se ralliant aux conclusions des spécialistes mandatés par l'assurance sur la nécessité et l'exigibilité de l'intervention chirurgicale proposée. Au demeurant, la recourante se contente en grande partie de présenter sa propre appréciation des preuves, ce qui n'est pas suffisant au regard des exigences de motivation déduites de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (ATF 126 III 534 consid. 1b p. 536; 125 I 492 consid. 1b p. 495). Le grief se révèle ainsi mal fondé, dans la mesure où il est recevable.