Citation: 5A_878/2024 E. 2.1.1

2.1.1. Entrent dans la catégorie des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF les décisions à caractère temporaire qui règlent une situation juridique en attente d'une réglementation définitive au travers d'une décision principale ultérieure. La qualification d'une décision comme jugement au fond ou mesure provisionnelle ne dépend pas de la procédure dont émane cette décision, mais bien de l'effet - provisoire ou définitif - que celle-ci revêt pour la prétention en cause (ATF 146 III 303 consid. 2.1; 138 III 728 consid. 2.4). En l'espèce, la Cour de justice a confirmé une ordonnance du TPAE qui "statuant préparatoirement", ordonne une expertise psychiatrique familiale en application de l'art. 446 al. 2 CC (applicable par renvoi de l'art. 314 al. 1 CC) et fixe un délai aux parties et aux curatrices pour lui faire parvenir la liste des questions qu'elles souhaitent voir posées à l'expert et, "statuant au fond", fixe un droit aux relations personnelles en faveur de la recourante et instaure diverses mesures (cf. supra let. B.c). Elle a relevé, dans les considérants de sa décision, que la décision querellée n'était que "provisoire, quand bien même la décision a été rendue sur le fond", puisque le TPAE serait amené à "revoir les modalités du droit de visite de la recourante après avoir pris connaissance des conclusions du rapport d'expertise". Dès lors qu'elle règle le droit aux relations personnelles de la recourante sur les enfants de son ex-partenaire enregistrée pour la durée de la procédure au fond, il s'agit d'une décision de nature provisionnelle, au sens de l'art. 98 LTF.