Citation: 5A_1027/2020 E. 3.4

3.4. Dans la mesure où il se réfère à la jurisprudence relative à la diminution ou la suppression d'une pension ensuite de la baisse de revenu du débirentier, le recourant perd de vue que, dans le cas d'espèce, les parties ont limité les possibilités de modification de la rente convenue, conformément à l'art. 127 CC. La jurisprudence qu'il cite ne lui est dès lors d'aucun secours. En l'occurrence, les juges cantonaux ont estimé que les conditions auxquelles la contribution en faveur de l'intimée pouvait être modifiée étaient claires et n'étaient pas sujettes à interprétation. En d'autres termes, ils sont parvenus à la conclusion que le texte de cette clause restituait le sens de l'accord conclu entre les parties. Il appartenait dès lors au recourant de démontrer, de manière conforme aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, que la cour cantonale avait versé dans l'arbitraire en constatant la volonté des parties (cf. supra consid. 2.2 et 3.3). Or, l'ex-époux se contente d'opposer sa propre interprétation de la convention de divorce, selon laquelle il n'est pas exigé que la baisse de ses revenus soit due exclusivement aux accidents ou à la maladie, à celle de la cour cantonale, qui a retenu qu'il fallait que l'un de ces évènements ait engendré une baisse du revenu mensuel net en dessous de 6'000 fr. et fasse obstacle à la réalisation d'un tel revenu. Faute de remplir les exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.2), la critique est irrecevable. Demeure ainsi intact le constat de la cour cantonale selon lequel il devait, conformément à la convention de divorce, exister un lien de causalité entre les accidents et la maladie subis par le recourant et la baisse de son revenu. A cet égard, la juridiction précédente pouvait, sans verser dans l'arbitraire, se fonder sur les certificats médicaux produits par le recourant pour déterminer si les accidents ou la maladie psychique de celui-ci avaient porté atteinte à sa capacité de travail et de gain, partant, pour savoir si ces évènements avaient causé la baisse de ses revenus. Or, il ressort de l'arrêt querellé qu'aucune incapacité n'est établie, ce que le recourant ne critique pas de manière conforme aux exigences de motivation susmentionnées (cf. supra consid. 2.2). Celui-ci ne s'en prend pas non plus au constat selon lequel l'éventualité de la vente de son entreprise avait déjà été évoquée avant le divorce. Dans ces circonstances, le fait que la juridiction précédente ait nié l'existence d'un lien de causalité échappe à toute critique. Au vu de ce qui précède, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, renoncer à examiner si le revenu réalisé par le recourant était inférieur à 6'000 fr. Quoi qu'il en soit, dans son écriture, celui-ci s'attache uniquement à démontrer, au moyen de sa déclaration fiscale, que son revenu effectif est inférieur au montant précité. Ce faisant, sauf à affirmer péremptoirement le contraire (cf. supra consid. 2.2), il ne discute pas le motif de l'arrêt querellé selon lequel il n'a pas prouvé ne plus être en mesure de réaliser un tel revenu. La critique est infondée dans la mesure de sa recevabilité.