Citation: 9C_635/2017 E. A

A.a. A.________ ressortissante étrangère née en février 2003 à V.________, est atteinte de trisomie 21. En septembre 2010, sa mère, B.________, a présenté pour elle une demande de mesures médicales à l'assurance-invalidité, indiquant des problèmes de vue (strabisme) depuis la naissance. Après avoir requis les avis des médecins traitants, dont celui de la doctoresse C.________, pédiatre, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a, le 18 mars 2011, rejeté la demande. En bref, il a considéré que les conditions d'assurance n'étaient pas réalisées en ce qui concerne la prise en charge de mesures médicales relatives à la myopie bilatérale sévère avec strabisme convergent de l'oeil gauche diagnostiquée chez A.________ (rapport du docteur D.________, médecin du Service médical régional de l'assurance-invalidité [SMR], du 11 novembre 2010); les parents de l'enfant ne comptaient ni un an de cotisations ni dix ans de séjour en Suisse avant la survenance de l'invalidité datant de 2004. A.b. Saisi, le 26 février 2016, d'une nouvelle demande de mesures médicales, l'office AI a recueilli des renseignements médicaux, dont un rapport d'orthopédie dento-faciale des docteurs E.________ et F.________ (daté des 19 février et 31 mars 2016), qui ont diagnostiqué une prognathie inférieure congénitale. L'office AI a reconnu le droit de l'assurée à la prise en charge des coûts du traitement de cette infirmité congénitale et des appareils médicalement prescrits, y compris une éventuelle chirurgie maxillo-faciale, du 1 er avril 2015 au 28 février 2023 (communication du 8 avril 2016). Dans un rapport du 21 mai 2016, le docteur G.________, pédiatre, a fait état d'une hypothyroïdie diagnostiquée en 2012, qui nécessitait un suivi régulier et une substitution en hormones thyroïdiennes, probablement à vie. L'office AI a recueilli l'avis du docteur D.________, qui préconisait une prise en charge du traitement de l'hypothyroïdie depuis le 1 er mars 2016 (rapport du 18 juillet 2016). Un échange de vue avec l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS) a également eu lieu par téléphone le 2 août 2016 (note d'entretien téléphonique datée de ce jour). Par décision du 4 octobre 2016, l'office AI a refusé la prise en charge de toutes les mesures mises en place en relation avec la trisomie 21, et en particulier du traitement nécessité par l'hypothyroïdie (y compris le traitement substitutif, les examens et les consultations en endocrinologie), au motif que les conditions d'assurance n'étaient pas réalisées.