Citation: 5A_952/2020 E. 6.3

6.3. La recourante perd de vue que le Tribunal fédéral n'est pas une cour d'appel auprès de laquelle les faits pourraient être rediscutés librement. Elle ne peut ainsi se borner, comme elle le fait en l'espèce, à opposer sa propre manière de voir à celle des juges précédents, mais doit s'en prendre aux constatations et à l'appréciation des faits de l'autorité cantonale de manière conforme aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.1 et 2.2). En particulier, le procédé consistant à se référer, de surcroît sans renvoi précis aux actes concernés, à ses propres allégations ou à de prétendus aveux de la partie adverse est impropre à démontrer l'arbitraire dans l'appréciation des preuves opérée par la cour cantonale en lien avec les circonstances dans lesquelles l'intimé était entré en possession de la cédule litigieuse. La recourante échoue ainsi à démontrer en quoi les éléments sur lesquels s'est basée la cour cantonale seraient impropres à fonder une présomption de propriété de l'intimé sur ladite cédule. Cela étant, on ne peut reprocher aux juges cantonaux d'avoir - même implicitement - dénié toute valeur probante aux allégations de la recourante. En effet, à moins qu'elles ne soient corroborées par des pièces qui accréditent la thèse soutenue, les simples allégations d'une partie ne suffisent pas à rendre vraisemblable le moyen libératoire invoqué au titre de l'art. 82 al. 2 LP (cf. arrêts 5A_773/2020 du 22 décembre 2020 consid. 3.2; 5A_225/2010 du 2 novembre 2010 consid. 3.2, non publié aux ATF 136 III 583). Or, en l'occurrence, la recourante n'indique pas précisément quelles pièces du dossier venant corroborer ses dires les juges cantonaux auraient ignorées. La seule et unique mention, en page 6 du recours, de procès-verbaux d'audition de l'intimé et de C.________, sans plus de précision, est insuffisante, le Tribunal fédéral n'ayant pas à fouiller le dossier cantonal pour vérifier la véracité des affirmations péremptoires de la recourante (cf. arrêt 5A_325/2020 du 16 juin 2020 consid. 3.3 et les arrêts cités). Autant que recevable, le moyen doit être rejeté.