Citation: 2C_302/2022 E. 5.2

5.2. En l'espèce, le recourant réalise le motif de révocation de l'art. 63 al. 1 let. a en lien avec l'art. 62 al. 1 let. b aLEtr du fait de sa condamnation le 7 juin 2017 à une peine privative de liberté de 19 mois, pour des infractions antérieures au 1er octobre 2016, ce qu'il ne conteste pas. Dans ces circonstances, il n'est pas nécessaire d'examiner si le motif de révocation prévu à l'art. 63 al. 1 let. b aLEtr est également réalisé (cf. arrêt 2C_805/2021 du 31 mai 2022 consid. 5.2; 2C_182/2017 du 30 mai 2017 consid. 5.2). Le recourant a également fait l'objet de condamnations pour des actes commis après le 1er octobre 2016. Cela n'entraîne toutefois pas l'application de l'art. 63 al. 3 aLEtr en l'espèce. D'une part, la révocation de l'autorisation d'établissement ne repose pas sur ces condamnations, mais sur celle prononcée le 7 juin 2017 par le Tribunal de district de Sion à une peine privative de liberté de 19 mois. D'autre part, le recourant n'a été condamné par la suite que par ordonnances pénales du Ministère public. Or, celui-ci ne peut pas prononcer l'expulsion. Il n'y a donc pas de coordination à envisager entre les procédures pénale et administrative dans un tel cas de figure et l'art. 63 al. 3 aLEtr ne s'applique pas (cf. arrêts 2C_728/2021 du 4 mars 2022 consid. 5; 2C_805/2021 du 31 mai 2022 consid. 5.2 et les références).