Citation: U 399/01 02.12.2002 E. 2

2.1 Les premiers juges ont considéré, en substance, que l'accident du 13 octobre 1997 devait être rangé dans la catégorie des accidents banals ou de peu de gravité et que les critères permettant de qualifier d'adéquat le rapport de causalité entre des troubles psychiques et un accident à la limite inférieure de la gravité moyenne n'étaient, au demeurant, pas donnés en l'espèce. 2.2 Le recourant objecte que si les circonstances de l'accident peuvent paraître banales, les lésions physiques importantes qui en sont résultées - perte définitive de mobilité du bras ayant justifié l'octroi d'une indemnité pour atteinte à l'intégrité - permettent de classer l'accident dans la catégorie des accidents de gravité moyenne. Cette argumentation procède d'une confusion entre les circonstances qui, appréciées objectivement et sans égard à la manière dont l'assuré a ressenti et assumé le choc traumatique, permettent de ranger un accident dans l'une des trois catégories jurisprudentielles de gravité (ATF 115 V 138 s. consid. 6, 407 s. consid. 5) et les critères (parmi lesquels le caractère particulièrement dramatique ou impressionnant de l'accident et la gravité ou la nature particulière des lésions physiques) qui doivent être pris en compte pour déterminer si un accident, préalablement qualifié de moyenne gravité, est la cause adéquate de troubles psychiques (ATF 115 V 140 consid. 6c/aa, 409 consid. 5c/aa). En l'occurrence, tel que relaté dans la déclaration d'accident du 22 octobre 1997, dont les termes ne sont pas contestés par les parties, l'événement assuré n'apparaît guère, d'un point de vue objectif, que comme un faux mouvement induit par le glissement du tonneau vide manipulé par l'assuré. On ne saurait dès lors faire grief aux premiers juges de n'y avoir vu qu'un accident banal ou de peu de gravité et d'avoir, pour ce motif et en l'absence de toute autre circonstance particulière, nié le caractère adéquat de la causalité avec les troubles psychiques dont est atteint le recourant. 2.3 Ce dernier ne peut, par ailleurs, rien déduire en sa faveur, quant au degré de son invalidité, de la circonstance que, selon communication du 29 janvier 2001, l'Office AI du canton du Jura (ci-après: l'OAI) a reconnu son droit à une rente correspondant à un taux d'invalidité de 59 %. Dans la mesure, en effet, où les organes de l'assurance-invalidité sont tenus de prendre en considération d'éventuels troubles psychiques, tels ceux mentionnés par les médecins du COMAI dans leur rapport du 14 août 2000, l'intimée ne saurait être liée par une évaluation globale du taux d'invalidité du recourant, comprenant également les effets sur sa capacité de gain d'une atteinte dont elle n'a pas à répondre faute de rapport de causalité adéquate (supra consid. 2.2). Ce moyen se révèle dès lors infondé.