Citation: 2C_467/2023 E. 1.3

1.3. C'est également en vain que les recourants se prévalent de l'art. 14 CEDH (combiné avec l'art. 8 CEDH) en lien avec l'existence d'une discrimination à rebours par rapport aux ressortissants de l'UE ou de l'AELE qui peuvent invoquer un droit au regroupement familial issu de l'art. 42 al. 2 let. a LEI. Cette disposition prévoit en effet que, pour pouvoir bénéficier d'un tel droit, il faut que les membres étrangers de la famille d'un ressortissant suisse - parmi lesquels ses descendants âgés de moins de 21 ans - soient titulaires d'une autorisation de séjour durable délivrée par un Etat avec lequel la Suisse a conclu un accord sur la libre circulation des personnes, ce qui n'est pas le cas de la Tunisie. Cependant, conformément à la pratique du Tribunal fédéral, il y a lieu d'admettre que cette discrimination indirecte ne confère pas à la recourante un droit à séjourner en Suisse. Le fait que le Tribunal fédéral ait critiqué ce point (cf. ATF 136 II 120 consid. 3.5.3 in fine) ne justifie pas en l'état d'entrer en matière sous l'angle de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF (cf. arrêt 2C_354/2011 du 13 juillet 2012 consid. 2.7, confirmé notamment in arrêts 2C_665/2022 du 20 septembre 2022 consid. 3.2.2; 2C_836/2019 du 18 mars 2020 consid. 2 et les arrêts cités).