Citation: 1B_87/2021 E. 1.3

1.3. En l'occurrence, le recourant a méconnu la nature incidente de la décision entreprise et ne s'exprime donc pas, comme il lui appartenait pourtant de le faire, sur la recevabilité de son recours au regard de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, en particulier sur la question du préjudice irréparable. Le recourant n'explique pas, et on ne voit pas d'emblée, en quoi la décision attaquée aurait concrètement compromis l'exercice des droits de la défense, étant en particulier relevé que Me B.________ a assisté le recourant lors de son audition par la police le 6 octobre 2020 et que lors de l'audience du 7 octobre 2020 celui-ci était assisté par un confrère, Me B.________ n'étant pas disponible. La décision attaquée n'a par ailleurs pas eu pour effet de prolonger la détention provisoire du recourant. Le recourant ne conteste par ailleurs pas que le Ministère public a rendu une ordonnance de nomination d'avocat d'office et qu'il a transmis les coordonnées téléphoniques litigieuses. Par ailleurs, il n'est pas manifeste que l'arrêt attaqué soit de nature à différer le jugement final au-delà de ce qui est raisonnable en violation du principe de célérité; un risque sérieux de violation de ce principe, c'est-à-dire du droit de tout justiciable à ce que sa cause soit jugée dans un délai raisonnable, aurait en effet été susceptible de justifier une entrée en matière selon la jurisprudence (cf. ATF 143 III 416 consid. 1.4; 138 III 190 consid. 6). Il sied en outre de relever que le fait que le Ministère public a formellement rendu son ordonnance de nomination d'avocat d'office le 15 octobre 2020, soit environ sept jours après l'ouverture de l'instruction pénale à l'encontre du recourant, ne constitue pas en l'espèce, en l'absence d'une urgence particulière, une violation du principe de célérité, l'avocat ayant déjà pu intervenir auparavant. Le recourant ne démontre pas non plus en quoi le fait de déclarer irrecevable la requête d'indemnité du chef des violations alléguées constituerait un préjudice irréparable, lequel n'est du reste pas d'emblée évident. Au demeurant, l'argumentation sur le fond développée par le recourant sur ce point ne remplit pas les exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF: il se contente en effet d'affirmer de manière appellatoire, et sans référence à aucune disposition ou principe juridique, que la cour cantonale est la première autorité qui doit statuer sur les violations dénoncées et les indemnités sollicitées y relatives. S'agissant enfin des conclusions en constatation de la violation des droits du prévenu par le Ministère public, il sied de constater que lesdites violations - le fait d'avoir dû décaler de quelques jours la visite de son avocat, respectivement d'avoir dû attendre environ trois semaines avant de pouvoir disposer des coordonnées téléphoniques de son père - ne présentent manifestement pas une gravité suffisante justifiant une constatation immédiate au sens de la jurisprudence (cf. ATF 141 IV 349 consid. 3.4.2).