Citation: 9C_258/2009 26.11.2009 E. 3

Se fondant sur les conclusions du SMR (rapport d'expertise du 19 janvier 2006), les premiers juges ont constaté - de manière à lier le Tribunal fédéral - que la recourante ne présentait pas d'atteinte à la santé entraînant une incapacité de travail. Sur le plan somatique, le docteur V.________ était arrivé à la conclusion que la recourante présentait un état douloureux chronique, sans anomalie ostéo-articulaire ou neurologique susceptible d'expliquer l'intensité des plaintes ou d'évoquer une maladie spécifique. Quant à la doctoresse H.________, elle n'avait pas mis en évidence de pathologie psychiatrique grave pouvant être à l'origine d'une invalidité. Les premiers juges ont écarté l'avis de la doctoresse L.________ - selon laquelle la recourante souffrait d'un syndrome somatoforme douloureux qui la rendait totalement incapable de travailler - car ils ont estimé, d'une part, que la reconnaissance de l'existence d'une telle atteinte à la santé psychique supposait la présence d'un diagnostic émanant d'un psychiatre, ce que la doctoresse L.________ n'était pas et, d'autre part, que même à supposer que la recourante souffrît d'une telle atteinte, les critères jurisprudentiels pour admettre le caractère invalidant d'un trouble somatoforme douloureux n'étaient de toute façon pas donnés en l'espèce. Aussi, il y avait lieu de nier l'existence d'une atteinte à la santé psychique ouvrant le droit à des prestations d'assurance.