Citation: 2C_463/2022 E. 4.2

4.2. Les recourants ont néanmoins un intérêt juridique à invoquer l'art. 3 CEDH pour se plaindre de ce que leur renvoi de Suisse mettrait leur vie en danger (ATF 137 II 305 consid. 3.3; arrêt 2C_978/2020 du 8 janvier 2021 consid. 6). Le recours constitutionnel subsidiaire est par conséquent ouvert sur ce point. Ils doivent toutefois justifier d'un intérêt actuel à ce que leur grief soit examiné, intérêt qui s'apprécie en fonction des effets et de la portée d'une éventuelle admission du recours (cf. ATF 131 I 153 consid. 1.2). Or, il ressort de l'arrêt attaqué que le SPOP a annulé la décision du 11 juillet 2021 en tant qu'elle impartissait aux recourants un délai pour quitter la Suisse et qu'il s'est au surplus engagé, une fois son prononcé entré en force, à proposer au SEM l'admission provisoire des recourants. Il s'ensuit que les recourants n'ont pas d'intérêt actuel à ce que le grief de la violation de l'art. 3 CEDH soit examiné dans le cadre du présent litige. Au surplus, rien ne permet de retenir, et les recourants ne le démontrent pas non plus, que les conditions cumulatives permettant exceptionnellement de faire abstraction de l'exigence d'un intérêt actuel (cf. ATF 142 I 135 consid. 1.3.1; 139 I 206 consid. 1.1) seraient réunies en l'espèce. Par conséquent, le recours constitutionnel subsidiaire doit également être déclaré irrecevable, faute d'intérêt actuel à celui-ci.