Citation: M 9/05 06.10.2006 E. A

A.a Au bénéfice d'un certificat fédéral de capacité (CFC) de compositeur-typographe, M.________, né en 1943, travaillait comme représentant au service de l'entreprise X.________. En décembre 1971, il a résilié ses rapports de travail pour la fin du mois de février 1972, dans le but de débuter une activité indépendante en qualité de décorateur. Le 22 février 1972, il a été victime d'une chute alors qu'il donnait des cours de ski dans le cadre d'une activité Jeunesse et Sport, laquelle a entraîné une fracture grave du pilon tibial et de la malléole externe. L'assurance militaire, qui a pris en charge le cas, lui a accordé une rente d'invalidité de 100 % du 1er janvier au 11 novembre 1973, de 50 % du 12 novembre au 9 décembre 1973 et de 25 % du 10 décembre 1973 au 31 décembre 1974. A.b Après avoir exercé son activité de décorateur pendant quelques années, l'assuré a ensuite travaillé comme restaurateur en Suisse et à l'étranger jusqu'en 1986. A partir de 1987, il a eu plusieurs activités commerciales. Depuis juin 1994, il a été au service de la société Y.________, spécialisée dans la vente d'installations de recyclage de pneumatiques usagés, en qualité d'agent indépendant. Le contrat liant l'assuré à la société Y.________ a été résilié avec effet au 31 décembre 2001, l'employeur ayant confié sa représentation à une société actionnaire du groupe. A.c A la suite de douleurs et d'une enflure permanente de la cheville droite apparues dès 1999, le docteur B.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, a examiné l'assuré le 5 février 2002 (cf. rapport du 12 avril 2002). Celui-ci a en outre été entendu par un inspecteur de l'Office fédéral de l'assurance militaire (OFAM), les 21 mai et 17 juillet 2002, afin d'établir sa perte de gain. A.d A partir du 5 août 2002, l'assuré a été employé en qualité de cuisinier au taux de 50 %. A.e Par décision du 20 décembre 2002, l'OFAM a alloué à l'assuré une rente d'invalidité de 33 1/3 % du 1er janvier 2002 au 31 décembre 2003, fondée sur une responsabilité entière de la Confédération et un gain annuel assuré de 80'000 fr. Sur opposition de l'assuré et après avoir procédé à de nouvelles mesures d'instruction, l'OFAM a confirmé son point de vue dans une décision du 9 mars 2004.