Citation: 4D_97/2009 12.08.2009 E. 2.3

2.3.1 Dans son principal moyen, la recourante soutient qu'il n'existe pas de lien juridique entre les parties, si bien que l'intimée n'est titulaire d'aucune créance à son encontre. Selon elle, la présente cause est fondamentalement différente de celle qui a fait l'objet de l'arrêt fédéral précité, en ce sens que la partie qui lui réclame aujourd'hui le paiement du montant litigieux (i.e. l'intimée) n'est pas la même que celle qui s'était vu confier au départ le mandat de gérer l'espace X 0 (i.e. A.________), contrairement à ce qui était le cas dans la première affaire. A cet égard, la recourante conteste que la clause de l'acte de fondation relative à la reprise, par l'intimée, de tous les droits et obligations de A.________ résultant des accords passés par cette dernière avec les propriétaires du complexe puisse imposer une quelconque obligation, du moins une obligation nouvelle, à des tiers. Elle note à ce propos que la clause topique de son propre règlement d'utilisation et d'administration se borne à évoquer X 0, sans jamais citer A.________, et rappelle en outre qu'elle a toujours refusé d'accepter que le règlement d'utilisation de l'intimée fasse l'objet d'une mention au registre foncier sur le feuillet de son immeuble. Pour la recourante, les pièces du dossier font ainsi clairement ressortir qu'à supposer qu'elle existât auparavant, l'obligation en cause n'a pas passé à l'intimée au moment de la constitution de cette dernière. A tout le moins, la preuve d'un tel transfert, qui incombait à celle-ci, n'a-t-elle pas été rapportée. Dès lors, toujours selon la recourante, il était contraire aux pièces claires du dossier et, partant, arbitraire de soutenir qu'en 2000, époque à laquelle remontent les prétentions litigieuses, il existait un rapport obligationnel entre les parties. 2.3.2 Tel qu'il est présenté, ce moyen apparaît irrecevable. Aussi bien, la recourante y soulève, pêle-mêle, des questions relevant tout à la fois de la constatation des faits, du fardeau de la preuve et de l'application du droit matériel en laissant au Tribunal fédéral le soin de les sérier et de les traiter, comme si elle s'adressait à une juridiction d'appel, méconnaissant de la sorte la nature spécifique du recours constitutionnel subsidiaire. En particulier, elle n'indique pas quelle disposition du code des obligations le magistrat cantonal aurait appliquée de manière arbitraire en admettant l'existence d'un lien juridique entre les parties. De toute façon, son argumentation est impropre à démontrer en quoi le raisonnement tenu par ce magistrat serait insoutenable. La recourante a certes raison lorsqu'elle souligne que les circonstances de la présente espèce ne sont pas totalement identiques à celles qui caractérisaient la cause soumise précédemment au Tribunal fédéral. Dans cette dernière cause, en effet, le propriétaire de l'immeuble concerné, soumis par la suite au régime de la propriété par étages, avait conclu directement avec A.________, qui actionnait en paiement la communauté des copropriétaires de cet immeuble, un contrat de mandat relatif aux frais d'entretien de l'espace X 0. En revanche, dans le cas particulier, la recourante n'est pas recherchée par la personne morale à laquelle elle avait confié le mandat d'entretien (A.________), mais par l'entité qui s'est vu transmettre, entre autres droits et obligations, ceux qui découlaient dudit mandat (la Fondation). Toutefois, pour le motif indiqué ci-après, cet élément distinctif n'a pas eu d'incidence, in casu, sur la solution juridique adoptée par le premier juge, laquelle est exempte d'arbitraire. Il est établi que A.________ a transféré à l'intimée, en 1996, le mandat d'entretenir l'espace X 0, qui la liait aux différents propriétaires d'immeubles intéressés. L'entrée d'un tiers dans un rapport bilatéral, à la place de l'un des cocontractants, suppose la conclusion d'un accord non seulement entre la partie sortante et la partie reprenante, mais encore entre cette dernière et la partie restante. Lorsque le rapport contractuel transféré n'est pas soumis à l'exigence d'une forme particulière, le contrat de cession ne l'est pas non plus et les trois parties peuvent le passer par actes concluants (arrêt 4C.141/1996 du 6 mars 1997 consid. 2b/aa et les références). Qu'un mandat, au sens de l'art. 394 CO, puisse être conclu par de tels actes n'est pas douteux (TERCIER/FAVRE, Les contrats spéciaux, 4e éd. 2009, p. 575 n° 5053). Selon le magistrat cantonal, la recourante n'a certes pas ratifié expressément le règlement X 0 et ne l'a pas fait mentionner sur le feuillet de son immeuble au registre foncier. Toutefois, elle a accepté que l'intimée continue à gérer l'espace X 0 et s'est acquittée, jusqu'au début 2000, de la part des frais mise à sa charge. Ainsi, considérée d'un point de vue objectif, l'attitude adoptée par la recourante établit qu'elle a implicitement consenti à la reprise par l'intimée du mandat confié à A.________. Quoi qu'en dise la recourante, pareille déduction juridique ne comporte rien d'insoutenable. En particulier, le juge valaisan n'a pas violé l'art. 9 Cst. en accordant davantage de poids à la circonstance concluante que constituait la poursuite du paiement de la part des frais facturée à la recourante qu'aux deux autres circonstances invoquées par celle-ci.