Citation: 5A_164/2016 E. 2.2

2.2. Le recourant se méprend lorsque, sans de plus amples explications que le renvoi à la jurisprudence (ATF 134 III 667), il qualifie de final l'arrêt querellé. La Chambre civile a annulé l'ordonnance du 3 décembre 2014 et renvoyé la cause en première instance pour instruction et nouvelle décision. Un tel prononcé ne constitue à l'évidence pas une décision qui met fin à la procédure d'avis aux débiteurs, que ce soit pour un motif d'ordre matériel ou de procédure (cf. sur la notion de décision finale: ATF 141 III 395 consid. 2.2 et les références). Il ne s'agit pas non plus d'un renvoi que la jurisprudence assimile à une décision finale, car il laisse, en l'espèce, une marge de manoeuvre à l'autorité précédente (ATF 135 V 141 consid. 1.1; 134 II 124 consid. 1.3). Celle-là est en effet chargée d'examiner la pertinence - après instruction - d'une dérogation au principe de l'intangibilité du minimum vital du débirentier. La décision cantonale ne revêt pas davantage les caractéristiques d'une décision partielle contre laquelle le recours est recevable en vertu de l'art. 91 let. a LTF (à ce sujet: ATF 141 III 395 consid. 2.2 et les arrêts cités; 135 V 141 consid. 1.4.1; 133 V 477 consid. 4.1.2) : la Cour de justice n'a pas statué sur un objet dont le sort est indépendant de celui qui reste en cause, mais seulement sur l'un des volets de la question de l'avis aux débiteurs. Conformément à la jurisprudence, une telle décision qui ne tranche qu'un aspect du litige doit être qualifiée de décision préjudicielle ou incidente au sens de l'art. 93 LTF (ATF 139 V 604 consid. 2.1; 136 II 165 consid. 1.1; 134 II 137 consid. 1.3.2 et les références) et ne peut être entreprise immédiatement que si elle peut causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b LTF). Cette réglementation est fondée sur des motifs d'économie de procédure, le Tribunal fédéral ne devant en principe s'occuper d'une affaire qu'une seule fois, lorsqu'il est certain que la partie recourante subit effectivement un dommage définitif (ATF 134 III 188 consid. 2.2; arrêt 4A_352/2015 du 4 avril 2016 consid. 1.1). En l'occurrence, le recourant ayant méconnu la nature de la décision attaquée - qu'il considère comme finale au sens de l'art. 90 LTF -, il n'établit pas que celle-ci serait susceptible de lui causer un préjudice irréparable ou que l'admission de son recours pourrait conduire à une décision finale permettant d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse, alors même que la réalisation de ces conditions n'est pas évidente. Son recours est par conséquent irrecevable (ATF 137 III 324 consid. 1.1; 134 III 426 consid. 1.2; 133 III 629 consid. 2.3.1-2.3.4 et les références; cf. aussi arrêt 5D_5/2015 du 9 février 2015 consid. 3.3.1).