Citation: 9F_3/2017 E. 1

Le requérant fonde sa demande de révision sur l'art. 121 let. d LTF, reprochant au Tribunal fédéral d'avoir omis de prendre en considération des faits pertinents résultant du dossier. Il observe que la Cour de céans, lorsqu'elle a procédé au calcul des dépenses reconnues, s'est contentée d'additionner le poste besoin/forfait de 19'290 fr. et le loyer de 12'240 fr. pour parvenir à la somme totale de 31'530 fr. (consid. 4.1 de l'arrêt). Ce faisant, elle n'a pas tenu compte des primes de l'assurance-maladie qui font pourtant partie intégrante des dépenses reconnues pour déterminer le droit aux prestations complémentaires (art. 10 al. 3 LPC) et dont la pertinence de leur prise en compte est indéniable. A cet égard, le requérant relève que la décision du SPC du 4 décembre 2014 fait expressément état des montants du subside d'assurance-maladie applicables au calcul des prestations complémentaires, soit 483 fr. pour l'année 2014 et 500 fr. pour l'année 2015. Pour le requérant, la non-prise en compte de cette charge par le Tribunal fédéral résulte manifestement d'un oubli, qui s'explique probablement par le fait que ces primes d'assurance-maladie, jamais contestées au cours de la procédure, n'ont pas fait l'objet de mentions spécifiques après la décision du 4 décembre 2014. Elles étaient néanmoins admises par tous et, ni le SPC, ni la Cour cantonale, n'avaient besoin de s'y attarder. En se référant à l'arrêt 8C_324/2015 du 13 janvier 2016 (consid. 5.1), le requérant soutient que cet oubli constitue une inadvertance qu'il convient de réparer, d'autant que cette omission a des conséquences extrêmement graves pour lui et qu'elle modifie sa situation juridique. En effet, si le Tribunal fédéral avait tenu compte des primes d'assurance-maladie dans son calcul, le droit aux prestations complémentaires fédérales aurait été susceptible de s'ouvrir ce qui aurait conduit cette juridiction à examiner son recours du 13 juillet 2016 sur le fond. Son intérêt personnel à l'ouverture du droit aux prestations complémentaires, même limité à l'assurance-maladie, est crucial, car il lui permettrait de bénéficier de la prise en charge de ses frais médicaux extrêmement élevés en raison de son état de santé précaire. Il signale en outre une erreur dans la retranscription des dépenses reconnues, prises en compte dans le calcul à hauteur de 31'474 fr. au lieu de 31'530 fr., portant sur 55 fr.