Citation: 4A_571/2009 04.02.2010 E. A

Dans les années 1970, B.X.________, père de A.X.________, s'est livré à diverses opérations financières tendant à l'acquisition et à la mise en valeur d'importantes surfaces de terrain situées en France. Rencontrant des problèmes de liquidités, B.X.________ a obtenu des prêts de Z.________ totalisant environ 4'178'070 USD pour la réalisation de ses projets immobiliers. Selon une convention datée du 25 janvier 1978, B.X.________ s'est engagé à rembourser à Z.________ le montant total des prêts et les intérêts à première réquisition; il a offert, en garantie de ces prêts, un certificat de propriété d'une "Anstalt" de droit liechtensteinois, une cédule hypothécaire et divers gages mobiliers déposés auprès d'une banque au nom de Z.________ (bijoux, lithographies, etc.) et il "s'est engagé, par ailleurs, à faire dresser tous les actes nécessaires en vue du transfert, au nom de Z.________ ou de toute personne désignée par lui, de la pleine propriété des domaines suivants: a) R.________, b) soit T.________ et c) U.________ (art. V de la Convention)". Z.________ a pris lui-même, ou par l'intermédiaire de ses sociétés, diverses mesures pour acquérir la propriété sur les fonds énumérés dans la convention. En avril 1979, l'"Anstalt" liechtensteinoise qui lui appartenait a acquis "U.________"; Z.________ a conclu une convention avec les hoirs W.________ pour "T.________" en octobre 1979. Il n'a par contre pas pu acquérir la propriété de "R.________". Quelques années plus tard, mais en tout cas avant mars 1984, les relations entre B.X.________ et Z.________ se sont gravement détériorées. Z.________ a alors intenté contre B.X.________, dans le canton du Valais, une poursuite en réalisation des gages mobiliers énumérés dans la convention du 25 janvier 1978, pour un montant de 1'500'000 fr. Le 25 mai 1984, B.X.________ a ouvert une action en libération de dette et sollicité une expertise qui permettrait d'établir qui, de lui ou de sa partie adverse, était créancier de l'autre. Le juge instructeur a refusé d'ordonner une telle expertise. En juillet 1986, le Tribunal cantonal valaisan a, dans un premier arrêt, confirmé cette décision. Dans un deuxième arrêt, il a confirmé une décision de révocation de l'assistance juridique précédemment accordée à B.X.________, au motif que son action en libération de dette n'avait aucune chance de succès. Partant de l'hypothèse qu'il y avait eu cession en vue de paiement, il a jugé que la créance de Z.________ s'élevait, au jour du jugement, à 7'600'000 USD, que celui-ci avait été désintéressé à concurrence de 3'500'000 USD (valeur maximale que Z.________ avait pu réaliser à la suite des cessions de B.X.________), de sorte que B.X.________ devait encore au créancier le montant de 1'500'000 fr. objet de la poursuite. B.X.________ est décédé le 15 juillet 2002 à Genève. A l'exception de A.X.________, ses héritiers ont répudié sa succession.