Citation: 1B_103/2022 E. 1

L'arrêt attaqué - rendu par une autorité statuant en tant que dernière instance cantonale (art. 80 al. 1 LTF) - confirme la décision du Ministère public de communiquer l'ouverture de l'instruction à une autorité cantonale, en application de l'art. 75 al. 4 CPP. Il s'agit d'une décision rendue dans le cadre d'une procédure pénale, susceptible d'un recours au sens des art. 78 ss LTF. Le recourant dispose d'un intérêt juridique à obtenir l'annulation ou la modification de la décision attaquée (art. 81 al. 1 LTF). Le recours a été déposé en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et les conclusions qui y sont prises sont en principe recevables (art. 107 al. 2 CPP). La décision en question est incidente puisqu'elle ne met pas fin à la procédure pénale. Le recourant soutient qu'elle lui causerait un préjudice irréparable car la communication de l'ouverture d'une instruction pénale à une autorité tierce porterait une atteinte irréparable à son droit au respect de la vie privée tel que garanti par l'art. 13 Cst. La question de savoir s'il en résulte un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF peut toutefois demeurer indécise, vu l'issue de la cause sur le fond.