Citation: 2C_359/2023 E. 8.1

8.1. Selon l'art. 48 al. 2 LPA/GE, les demandes en reconsidération de décisions prises par les autorités administratives n'entraînent ni interruption de délai ni effet suspensif. En vertu de l'art. 66 al. 3 LPA/GE, dans la procédure de recours, lorsque aucun intérêt public ou privé prépondérant ne s'y oppose, la juridiction de recours peut, sur la demande de la partie dont les intérêts sont gravement menacés, retirer ou restituer l'effet suspensif. A teneur de l'art. 21 al. 1 LPA/GE, l'autorité peut d'office ou sur requête ordonner des mesures provisionnelles en exigeant au besoin des sûretés. La Cour de justice a précisé dans son arrêt qu'il ne pouvait pas être question d'une restitution de l'effet suspensif en l'espèce, car le recours était dirigé contre une décision négative. Seul entrait en considération l'octroi de mesures provisionnelles. La distinction opérée par la Cour de justice n'a pas de conséquence. L'effet juridique est le même, à savoir que le recourant 2 ne peut pas demeurer en Suisse pendant le traitement de son recours contre la décision du 3 janvier 2023 de l'Office cantonal par le Tribunal administratif de première instance.