Citation: 6B_218/2020 E. 1.4

1.4. On ne saurait suivre le recourant lorsqu'il se prévaut de l'art. 356 al. 5 CPP pour conclure que le tribunal de première instance aurait dû renvoyer la cause au ministère public après avoir tranché la question de la recevabilité de l'opposition. En effet, cette disposition régit la situation dans laquelle l'ordonnance pénale n'est pas valable (essentiellement parce qu'elle ne respecte pas les conditions de l'art. 352 al. 1 CPP; cf. arrêt 6B_910/2017 précité consid. 2.4; Christian Denys, Ordonnance pénale: Questions choisies et jurisprudence récente, in SJ 2016 II p. 125, 135-136), ce qui n'a jamais été constaté, ni même invoqué en l'espèce. C'est encore le lieu de préciser que, contrairement à l'approche qui semble être défendue par le recourant, l'ordonnance pénale ne perd pas sa validité, au sens de l'art. 356 al. 5 CPP, du fait que l'opposition est considérée comme valable. Cette solution aboutirait à un résultat absurde: le tribunal qui constate la validité d'une opposition serait alors contraint de renvoyer la cause au ministère public au lieu de pouvoir ouvrir les débats.