Citation: 2P.331/2005 03.05.2006 E. 3

X.________ reproche au Tribunal cantonal d'avoir méconnu les exigences posées par l'art. 32 al. 2 LSF. Aux termes de cette disposition, "le fonctionnaire devenu incapable de remplir ses devoirs de service pour des raisons de santé peut être mis d'office à la retraite par le Conseil d'Etat; il doit préalablement se soumettre à l'examen d'un médecin désigné par la caisse de prévoyance". Le recourant soutient qu'en ne mettant pas en oeuvre cet examen médical, l'Etat du Valais et le Tribunal cantonal ont violé son droit d'être entendu. De même, si le Tribunal cantonal avait pris la peine de procéder à son "interrogatoire", il aurait pu se convaincre que le recourant, vu son âge, est encore en bonne forme physique. Pour sa part, le Conseil d'Etat conteste que la présente espèce relève de l'art. 32 al. 2 LSF. Il considère que la mesure qui frappe le recourant ressortit au non-renouvellement des rapports de service pour une nouvelle période administrative, justifié par l'art. 35 LSF en relation avec l'art. 1er al. 3 lettre a de l'Arrêté, et maintient que celle-ci est parfaitement justifiée au regard des dispositions en la matière. On peut effectivement se demander si la mesure présentement querellée constitue une mise à la retraite d'office au sens de l'art. 32 LSF. Toutefois, le recourant lui-même ne prétend pas que le Tribunal cantonal aurait versé dans l'arbitraire en fondant sa décision sur cette disposition. Il n'y a donc pas lieu d'examiner cette question plus avant. A supposer cette disposition applicable en l'espèce, les moyens soulevés par le recourant seraient de toute manière manifestement mal fondés.