Citation: 8C_649/2019 E. 4.2

4.2. La recourante se plaint principalement d'une violation de l'art. 6 al. 1 et 2 LAA. Elle soutient que l'on serait en présence d'un évènement accidentel satisfaisant pleinement aux conditions de l'art. 4 LPGA, ce qui appellerait un examen du droit de l'assuré aux prestations d'assurance en application de l'art. 6 al. 1 LAA. Ainsi, la considération de la cour cantonale selon laquelle l'assureur-accidents, en présence d'atteintes listées à l'art. 6 al. 2 LAA, ne saurait systématiquement invoquer un " statu quo sine " pour refuser la prise en charge d'un traitement serait critiquable. On ne saurait reprocher à la CNA, après qu'elle eut constaté l'origine dégénérative des lésions tendineuses mises en évidence par l'IRM du 5 septembre 2017, d'avoir retenu un " statu quo sine " après trois à quatre mois et d'avoir ainsi mis fin à ses prestations au 31 janvier 2018. Au demeurant, toujours selon la recourante, même si le droit de l'intimée aux prestations d'assurance devait être examiné en application de l'art. 6 al. 2 LAA, l'analyse de l'origine des lésions réalisée par l'autorité cantonale ne saurait être suivie.