Citation: 5A_562/2013 E. 4.2.4

4.2.4. Aux termes de l'art. 276 CC, les père et mère doivent pourvoir à l'entretien de l'enfant et assumer, par conséquent, les frais de son éducation, de sa formation et des mesures prises pour le protéger (al. 1); l'entretien est assuré par les soins et l'éducation ou, lorsque l'enfant n'est pas sous la garde de ses père et mère, par des prestations pécuniaires (al. 2). En vertu de l'art. 285 al. 1 CC, la contribution d'entretien doit correspondre aux besoins de l'enfant ainsi qu'à la situation et aux ressources des père et mère; il est tenu compte de la fortune et des revenus de l'enfant, ainsi que de la participation de celui des parents qui n'a pas la garde de l'enfant à la prise en charge de ce dernier. La contribution d'entretien doit toujours être dans un rapport raisonnable avec le niveau de vie et la capacité contributive du débirentier (ATF 116 II 110 consid. 3a p. 112). Celui des parents dont la capacité financière est supérieure est tenu, suivant les circonstances, de subvenir à l'entier du besoin en argent si l'autre remplit son obligation essentiellement en nature (ATF 120 II 285 consid. 3a/cc p. 289). En l'occurrence, ainsi qu'il a déjà été exposé ( cf. supra consid. 4.1.2), la cour cantonale a retenu que la mère, qui a le droit de garde sur la fille mineure, s'acquitte de sa contribution aux soins et à l'éducation de l'enfant par une prestation en nature, en sorte que le père a été condamné à contribuer sous forme d'une contribution d'entretien pécuniaire, dès lors que son revenu lui permet de subvenir aux besoins de son enfant mineure, sans entamer son minimum vital. Par conséquent, en tenant compte de la prise en charge effective de l'enfant par le parent gardien, la cour cantonale a procédé à une application stricte des règles précitées, en sorte que sa décision ne saurait être qualifiée d'arbitraire (art. 9 Cst.); à tout le moins, le recourant ne démontre pas en quoi cette application serait insoutenable, en dépit du fait que le mère perçoit un salaire au demeurant légèrement inférieur au sien. Dès lors et autant qu'il n'est pas irrecevable (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2 et 4.2), le grief d'application arbitraire des art. 276 et 285 CC doit être rejeté.