Citation: 2C_440/2007 11.10.2007 E. A

Ressortissante camerounaise née en 1973, A.Y.________ a épousé, le 30 décembre 2004, dans sa patrie, B.X.________, ressortissant suisse né en 1942. Elle est arrivée en Suisse le 19 juin 2005 et s'est vu octroyer, au titre du regroupement familial, une autorisation de séjour valable jusqu'au 18 juin 2006, qui a été prolongée jusqu'au 18 juin 2008. Vivant dans le canton du Jura, elle a été rejointe par son fils Z.________, né le 23 août 1991 d'une union antérieure, qui était arrivé en Suisse en 2000 et avait séjourné illégalement à Genève. Le 10 janvier 2007, le Service de l'état civil et des habitants du canton du Jura (ci-après: le Service cantonal) a révoqué l'autorisation de séjour de A.X.________ et imparti à l'intéressée et à son fils Z.________ un délai de départ échéant le 28 février 2007. Il s'est référé à la jurisprudence relative à l'abus de droit. Il a retenu que les époux X.________ ne faisaient plus ménage commun depuis le 1er janvier 2007, mais que les difficultés conjugales étaient antérieures, et que le mari avait déposé une requête unilatérale en divorce le 9 janvier 2007. A.X.________ avait déclaré que plus rien n'allait entre elle et son mari depuis qu'il était à la retraite, soit depuis le mois de juin 2006. Quant à B.X.________, il avait affirmé qu'il n'y avait plus d'espoir de réconciliation avec sa femme et qu'il voulait divorcer. Par décision sur opposition du 10 avril 2007, le Service cantonal a confirmé sa décision du 10 janvier 2007 et imparti à A.X.________ ainsi qu'à son fils Z.________ un délai de départ échéant le 15 mai 2007.