Citation: 6B_843/2022 E. 2.4

2.4. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a pas écarté sa requête au motif que celle-ci serait insuffisamment motivée. Elle a simplement observé que la requête réitérée lors des débats d'appel ne faisait pas l'objet d'une motivation complémentaire par rapport à celle présentée dans la déclaration d'appel et, pour ce motif, a renvoyé aux développements contenus dans l'ordonnance du 25 avril 2022 statuant sur la requête contenue dans la déclaration d'appel du recourant. En affirmant que la cour cantonale aurait "déjà décidé de refuser toute offre de preuves à décharge", il ne formule aucun grief recevable (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). En tout état, l'appréciation anticipée de la pertinence d'un moyen de preuve implique précisément d'examiner a priori l'utilité de ce moyen (cf. arrêt 6B_397/2020 du 24 juillet 2020 consid. 1.4.2 et le référence citée). En procédant de la sorte, la cour cantonale n'a donc pas violé le droit fédéral ou constitutionnel. Pour le reste, le recourant ne s'en prend pas à la motivation cantonale telle que développée dans l'ordonnance précitée, laquelle fait en outre référence aux décisions motivées du ministère public des 9 juillet 2018 et 2 novembre 2018. Au-delà de la discussion libre et appellatoire, partant irrecevable, relative à l'appréciation des preuves - ainsi notamment lorsqu'il déplore le défaut d'instruction sur "le contexte de l'époque" ou son "train de vie" -, on cherche en vain une motivation topique destinée à esquisser en quoi l'appréciation anticipée de la pertinence des divers moyens de preuves serait arbitraire. En affirmant par exemple que les réponses de R.________ seraient "de circonstance", le recourant procède de manière purement appellatoire. En évoquant un "rapport supplémentaire" qui aurait "dédouané" les autres médecins, le recourant se base sur des faits qui ne ressortent pas de l'état de fait cantonal sans qu'il ne démontre l'arbitraire de son omission. Faute de griefs répondant aux exigences de motivation des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF, l'argumentation du recourant est par conséquent irrecevable.