Citation: 5A_683/2021 E. 5.2

5.2. En tant que la recourante se plaint de s'être vue refuser certaines mesures d'instruction qu'elle avait requises, sa critique ne saurait porter, comme il a déjà été dit supra au consid. 4.3. S'agissant du grief selon lequel la cour cantonale aurait omis, de manière arbitraire, de mentionner des déclarations de l'intimé relatives aux fluctuations de ses revenus, il apparaît qu'en réalité, les déclarations en question figurent en p. 16 et 17 de l'arrêt cantonal. On ne saurait par ailleurs tirer de leur contenu ou des autres arguments de la recourante la démonstration du caractère insoutenable de l'arrêt cantonal, en particulier de la constatation de fait selon laquelle il est vraisemblable que les revenus de l'intimé ont sensiblement baissé; le Juge délégué a d'ailleurs expliqué de manière circonstanciée les éléments de preuve sur lesquels il s'est fondé (cf. supra consid. 3.3) pour retenir l'existence d'importantes difficultés financières rencontrées par les entreprises de l'intimé, en particulier F.________ SA. Quant à la situation financière de l'époux lors de son précédent divorce, elle n'est pas véritablement déterminante pour établir ses revenus actuels. Pour le surplus, la recourante ne saurait remettre en question, dans le cadre du présent recours, le montant des contributions d'entretien fixées sur mesures protectrices de l'union conjugale en 2018, fussent-elles calculées sur la base de revenus ne correspondant pas à la réalité. Pour autant que, par sa critique, elle entende contester le raisonnement de la cour cantonale selon lequel on ne saurait nier l'existence d'un fait nouveau au sens de l'art. 179 al. 1 CC, dès lors que la diminution des revenus de l'époux avait déjà été prise en compte dans la convention de mesures protectrices de 2018, elle ne s'en prend pas spécifiquement à l'argumentation du Juge délégué à cet égard, de sorte que sa critique est irrecevable (cf. supra consid. 2.1). Celui-ci a expressément indiqué que même si la convention de mesures protectrices mentionnait que les gains du mari avaient diminué en 2018 par rapport à 2017, l'ampleur de cette diminution, respectivement le revenu 2018 pris en considération pour calculer les pensions, n'avait pas été mentionné dans la convention; partant, on ne pouvait en déduire qu'il aurait été tenu compte à l'époque des mesures protectrices de revenus de l'époux identique ou proche de celui réalisé actuellement. Enfin, il ne résulte pas de l'arrêt attaqué, et la recourante ne prétend pas le contraire, que les griefs de violation du principe de la bonne foi et de l'interdiction de l'abus de droit auraient été présentés en appel. Or, en vertu des principes de la bonne foi et de l'épuisement des griefs (art. 75 al. 1 LTF), tous les moyens nouveaux, de fait comme de droit, sont exclus dans le recours en matière civile au sens de l'art. 98 LTF, sauf dans les cas où seule la motivation de la décision attaquée donne l'occasion de les soulever, ce qui n'est pas le cas ici (ATF 143 III 290 consid. 1.1; arrêt 5A_409/2021 du 4 mars 2022 consid. 3.3.2 et les nombreuses références). Il n'y a dès lors pas lieu d'entrer en matière sur ces griefs.