Citation: 4A_326/2016 E. A

Le 26 juin 2015, Z.________ SA a ouvert une action en remboursement d'un prêt de 120'000 fr. avec intérêts (art. 105 al. 2 LTF) contre X.________ SA (ci-après: X.________) devant le Tribunal du district de Sion. La défenderesse a requis la suspension de la procédure jusqu'à droit connu sur le sort de la plainte pénale qu'elle a déposée contre A.________, lequel avait signé le contrat de prêt litigieux en qualité d'administrateur à la fois pour Z.________ SA et pour X.________. Dans une ordonnance de preuves (art. 154 CPC) du 21 mars 2016, le tribunal de district, en sus de l'administration de moyens de preuve, a refusé la requête de suspension de la cause déposée par la défenderesse, au motif que le sort de la procédure pénale n'est pas nécessairement déterminant pour celui de la procédure civile, dès lors que A.________ n'est pas partie à cette dernière, qu'attendre l'issue de la procédure pénale qui en est encore au stade de l'enquête préliminaire retarderait de façon démesurée l'avancement de la procédure civile et qu'au demeurant l'édition du dossier pénal n'a pas été requise comme moyen de preuve dans le cadre de la présente procédure; il a également refusé de reporter le dépôt par la défenderesse de la plainte pénale jusqu'à ce qu'une éventuelle ordonnance d'inculpation soit rendue, respectivement de réserver la connaissance de cette pièce à la seule connaissance du juge, au motif que la demanderesse doit pouvoir faire interroger les parties et les témoins sur les accusations de malversation portées à l'encontre de A.________, sous peine de violer son droit d'être entendue et qu'au demeurant, le dépôt de cette pièce n'apparaît pas de nature à compromettre l'instruction de la cause pénale, dès lors que A.________ connaît déjà en substance, sur la base des allégués apportés par la défenderesse dans la cause civile, les griefs qui sont émis à son encontre et qu'au besoin, l'autorité pénale a les moyens de prendre les mesures idoines pour éviter que le prévenu ne fasse disparaître des moyens de preuve. Par arrêt du 19 avril 2016, la Chambre civile du Tribunal cantonal du canton du Valais a déclaré irrecevable le recours au sens de l'art. 319 let. b ch. 2 CPC déposé par la défenderesse contre ces deux points de l'ordonnance, dès lors que la recourante n'a pas démontré que le refus de suspendre la procédure et la possibilité offerte à la demanderesse de prendre connaissance de la plainte formée contre A.________ auraient des effets sur la procédure civile au fond et, partant, lui causeraient un préjudice difficilement réparable.