Citation: 7B.154/2005 06.10.2005 E. A

A.a A.________ était administratrice de la société B.________ SA, dont elle détenait 69 des 70 actions. Elle était en outre propriétaire de l'immeuble abritant l'exploitation de la société. Cette dernière, qui avait cessé de verser à la prénommée le loyer depuis le mois de septembre 1995, a été déclarée en faillite le 6 janvier 1998. Lors de son interrogatoire à l'Office des poursuites et faillites de l'arrondissement d'Yverdon-Orbe le 8 janvier 1998, A.________ a déclaré oralement qu'elle n'entendait pas encaisser le produit de la vente des biens soumis au droit de rétention de l'art. 268 CO et que la somme correspondante devait être utilisée pour le paiement des salaires. L'office ne lui a pas fait signer de déclaration dans ce sens. A.________, en qualité de propriétaire de l'immeuble abritant la marbrerie, a produit dans la faillite de la société une créance de 305'083 fr. 05 au titre de créance de loyer arriéré, intérêts compris, garantie par le droit de rétention du bailleur. Sa créance a été admise à l'état de collocation, déposé le 1er juillet 1998, à concurrence de 299'999 fr. 80 de loyer et 5'083 fr. 25 d'intérêts. Les objets soumis au droit de rétention ont été vendus entre les mois de janvier et juillet 2002 par l'administration de la masse en faillite pour un montant total de 231'470 fr. 20. A.b Le 14 juin 2002, à la réquisition de la Banque X.________ invoquant un engagement de caution solidaire, l'office a notifié à A.________ un commandement de payer la somme de 400'000 fr, plus intérêts et frais (poursuite n° xxxx), auquel la poursuivie a fait opposition.