Citation: 4A_77/2024 E. 7

Dans une argumentation mêlant le fait et le droit, les recourants reprochent encore à la cour cantonale d'avoir violé l'art. 543 al. 3 CO. En substance, l'instance précédente aurait nié que D.________ détenait les pouvoirs de représenter la société simple qu'il formait avec l'intimée. On ne saisit pas si la critique des recourants concerne les trois prêts litigieux ou seulement celui conclu en avril 2012. En tout état, les recourants se méprennent. La cour cantonale a bien examiné si les actes passés par D.________ engageaient l'intimée par l'effet de la représentation. Si les juges cantonaux l'ont nié, ce n'est pas en raison d'un défaut de pouvoirs de représentation (la condition de l'existence des pouvoirs n'a d'ailleurs même pas été analysée). En revanche, les juges précédents ont constaté à juste titre qu'il ne ressortait pas de l'état de fait que D.________ aurait agi au nom de la société simple - qu'il aurait par hypothèse formée avec l'intimée - ou au nom de tous les associés. La cour cantonale a encore relevé à bon droit que les circonstances ne permettaient pas d'inférer un quelconque rapport de représentation (art. 32 al. 2 CO). Par conséquent, le grief doit lui aussi être rejeté.