Citation: 9C_188/2010 21.10.2010 E. 3

3.1 La recourante invoque une violation du droit fédéral au sens de l'art. 95 let. a LTF, résultant tant d'une mauvaise appréciation des preuves que d'une application erronée du principe inquisitoire (art. 61 let. c LGPA). Le point de savoir si la juridiction cantonale de recours a correctement administré et apprécié les preuves relève d'une question de droit; le Tribunal fédéral peut ainsi examiner librement les griefs soulevés. En l'espèce, il s'agit de déterminer si la juridiction cantonale de recours pouvait statuer sur la légalité de la décision du 21 juillet 2008 à la lumière des avis médicaux versés au dossier, sans procéder à un complément d'instruction, d'office ou à la demande de la recourante. 3.2 Les premiers juges ont retenu que la recourante avait disposé à nouveau d'une capacité de travail entière dans son ancienne activité dès la fin de l'année 2003, aussi bien d'un point de vue somatique que psychiatrique. Ce constat de fait procède d'une appréciation du dossier médical complet, en particulier des rapports des docteurs S.________ et C.________. A propos de l'avis de la doctoresse D.________, les juges cantonaux ont considéré que la prénommée n'avait pas explicité les motifs de son évaluation, tandis que les docteurs S.________ et C.________ avaient tous deux discuté leurs conclusions de façon détaillée et dûment motivée, à l'issue d'une analyse que le tribunal cantonal a qualifiée de "complète, cohérente, fouillée, nuancée, éclairante et pertinente". Quant au point de vue du docteur M.________, médecin traitant, il a été jugé peu circonstancié. 3.3 Même en tenant compte de la jurisprudence récente de la Cour européenne des droits de l'homme, il n'existe pas, dans la procédure d'octroi ou de refus de prestations d'assurances sociales, de droit formel à une expertise menée par un médecin externe à l'assurance. Il convient toutefois d'ordonner une telle expertise si des doutes, même faibles, subsistent quant à la fiabilité et à la pertinence des constatations médicales effectuées à l'interne (ATF 135 V 465). A la lumière de ces principes, la voie suivie par la juridiction cantonale ainsi que le résultat auquel elle est parvenue ne prêtent pas le flanc à la critique. D'une part, cette autorité a exposé clairement les motifs qui l'ont conduite à s'en tenir aux rapports des docteurs S.________ et C.________. D'autre part, elle a relevé que la doctoresse D.________ n'avait pas justifié son évaluation de la capacité de travail de la recourante dans une activité adaptée; on ajoutera que cette spécialiste en neurologie n'avait pas non plus indiqué les raisons pour lesquelles elle s'était distancée de l'avis de ses confrères S.________ et C.________ sur cette question. Certes, plusieurs années s'étaient écoulées entre le moment où les docteurs S.________ et C.________ s'étaient exprimés et le jour où la décision sur opposition avait été rendue (le juge des assurances sociales apprécie la légalité des décisions administratives au jour où elles sont rendues : ATF 131 V 407 consid. 2.1.2.1 p. 412 et les références), mais cela n'altère pas pour autant la valeur probante de leurs expertises (cf. ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352). Seul est décisif le fait que les conclusions des deux médecins prénommés n'avaient pas été remises en cause par un avis médical pertinent, au jour où l'intimé a statué, de façon à justifier la mise en oeuvre d'un complément d'instruction. La juridiction cantonale a donc appliqué correctement le droit fédéral en admettant que la cause se trouvait en l'état d'être jugée, après avoir rejeté la requête d'expertise complémentaire de la recourante. 3.4 Quant à l'évaluation de l'invalidité proprement dite, elle n'est pas sujette à discussion. Au demeurant, la recourante n'indique pas en quoi elle serait erronée.