Citation: 6B_997/2021 E. 2.2

2.2. On comprend de l'argumentation du recourant qu'il reproche à la cour cantonale de l'avoir condamné pour agression au seul motif que sa culpabilité serait plus vraisemblable que son innocence, ce qui "procède[rait] d'une violation de la présomption d'innocence du recourant". Le raisonnement de la cour cantonale permet de comprendre qu'elle a considéré que le recourant était l'un des auteurs de l'agression de l'intimé non en raison du fait que sa culpabilité était plus vraisemblable que son innocence, mais parce que les preuves récoltées permettaient de tenir sa participation à l'agression pour établie. La cour cantonale n'a donc nullement procédé à un renversement du fardeau de la preuve, ni n'a éprouvé un doute qu'elle aurait interprété en défaveur du recourant (cf. consid. 1.1.1 supra). La question de savoir si elle aurait dû objectivement éprouver des doutes relève de l'appréciation des preuves (cf. consid. 1.1.2 supra) et ne peut être examinée que sous l'angle de l'arbitraire (cf. consid. 1.2 supra), ce qu'il y a lieu de faire ci-après.