Citation: 6B_420/2014 E. 3

En relation avec l'infraction de violation des devoirs en cas d'accident (art. 92 al. 1 LCR), le recourant conteste avoir ressenti le choc contre l'autre véhicule lors de son départ. La cour cantonale a retenu, en se référant aux déclarations du dénonciateur, que le choc avait stoppé le véhicule du recourant dans sa marche arrière. L'autre conducteur avait commencé par klaxonner puis avait fait des appels de phares lorsque le véhicule du recourant était reparti. Le recourant dont le véhicule avait été stoppé n'avait pas pu ne pas ressentir le choc ou, tout au moins, une secousse inhabituelle et ne pouvait continuer sa route sans s'assurer, vu notamment les appels de phares, qu'il n'avait pas commis d'accident. Selon le recourant, les déclarations de l'autre automobiliste (« il me semble qu'il reculait vite et le choc a certainement été perceptible pour lui, car le choc l'a arrêté ») constitueraient de simples suppositions. Il objecte aussi que le choc, respectivement son bruit, n'aurait pas été perceptible en raison de la taille de son véhicule, du crochet d'amarrage se trouvant à l'arrière et parce qu'il manoeuvrait à petite vitesse, sous la pluie, de nuit, en écoutant de la musique. Le témoin B.________, qui se trouvait sur le parc n'avait rien remarqué de spécial. Si le dénonciateur a assorti ses explications sur le comportement du recourant de cautèles s'agissant de la vitesse à laquelle il reculait (« il me semble ») et sur la possibilité de percevoir le choc (« il a certainement été perceptible »), il a été formel sur le fait que le véhicule du recourant a été stoppé dans sa course. La cour cantonale pouvait en déduire sans arbitraire que le heurt avait été perceptible par le recourant. Au demeurant, les photos figurant au dossier des dégâts causés à l'autre véhicule suggèrent plus qu'un impact imperceptible. Pour le surplus, le recourant ne conteste pas être l'auteur des dommages mais uniquement avoir perçu le choc. Le conducteur du véhicule endommagé a expliqué avoir klaxonné alors que le recourant reculait puis avoir voulu, après le choc, attirer son attention par des appels de phares. La cour cantonale n'a tiré aucune conclusion de l'avertissement sonore antérieur au choc, de sorte que le fait que le témoin B.________ l'a ou non entendu est sans pertinence pour l'issue du litige et rien n'indique que ce témoin, qui s'est de surcroît révélé très imprécis, était en mesure de percevoir les appels de phares postérieurs au choc. Le recourant ne peut donc rien déduire en sa faveur des déclarations du témoin. En définitive, largement appellatoire, le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.