Citation: 1C_380/2020 E. 1.3

1.3. Selon la jurisprudence constante rappelée dans l'arrêt attaqué, les personnes ne se trouvant pas sur le territoire de l'Etat requérant n'ont pas qualité pour invoquer des vices affectant la procédure étrangère dès lors qu'elles ne sont pas elles-mêmes exposées à un danger concret et sérieux de violation des droits de l'homme (ATF 130 II 217 consid. 8.2 p. 227 s.; 129 II 268 consid. 6.1 p. 271 et les arrêts cités). Peut ainsi seule se prévaloir de l'art. 2 EIMP, en matière d'entraide judiciaire, la personne poursuivie qui réside sur le territoire de l'Etat requérant et se trouve ainsi exposée à un danger concret d'avoir à pâtir de la situation qu'elle dénonce (ATF 130 II 217 consid. 8.2 p. 227 s.). En l'occurrence, le recourant réside légalement aux Etats-Unis, où il dispose apparemment d'appuis et ne risque pas de se trouver exposé à une éventuelle demande d'extradition en provenance de l'Etat requérant, voire de la Russie. La recourante est pour sa part domiciliée en Suisse et n'est pas poursuivie dans l'Etat requérant. Les recourants ne sont dès lors pas habilités à invoquer l'art. 2 EIMP. Ils invoquent certes également l'interdiction de l'abus de droit ainsi que l'ordre public national, mais ne visent ce faisant que leur propre protection, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'apprécier différemment la recevabilité de leur grief (arrêt 1C_587/2016 du 19 décembre 2016 consid. 1.3). L'arrêt attaqué est conforme à la jurisprudence constante et la Cour des plaintes n'a pas commis de déni de justice en assimilant le grief soulevé à celui d'une violation de l'art. 2 EIMP.