Citation: 5A_571/2020 E. 3

S'agissant de la régularité de la notification, l'autorité de surveillance a retenu qu'il ressortait de l'attestation de notification établie le 10 juillet 2019 par l'autorité centrale compétente que le commandement de payer avait été notifié le 2 juillet 2019 conformément à la législation de l'État d'Israël. Cette autorité avait considéré avoir valablement exécuté sa mission en remettant l'acte à une personne dûment autorisée à signer. Sur ce point, l'autorité de surveillance a considéré que la recourante se bornait à contester la validité de ce procédé par des affirmations non étayées et ne fournissait aucun élément concret en lien avec les circonstances ayant entouré cette notification ou les personnes présentes en Israël dans sa maison à cette date, qu'elle était censée connaître, ou encore sur son propre emploi du temps. En conséquence, la recourante n'avait pas fourni d'indications probantes susceptibles de renverser la présomption de régularité de la notification que les documents officiels transmis par l'État requis attestaient, en particulier s'agissant de l'identité de la personne à laquelle l'acte avait été remis, soit l'employée de maison dûment autorisée à signer. S'agissant du lieu de résidence de la recourante, l'autorité de surveillance a retenu que celle-ci avait elle-même affirmé, dans son écriture du 9 [ recte : 8] février 2019 déposée devant le Tribunal de district de Meilen (ZH), que le litige civil l'opposant à l'intimé revêtait un caractère international dès lors qu'elle était domiciliée en Israël, que dans une prise de position du 27 mai 2019 devant cette même autorité, elle avait encore indiqué que la procédure de séquestre initiée par l'intimé devait être poursuivie par la voie de l'entraide judiciaire en Israël, qu'elle avait aussi donné son adresse en Israël dans la procédure civile devant le Tribunal supérieur de Zurich et dans la procédure d'opposition au séquestre devant les autorités genevoises, et, enfin, que le procès-verbal de saisie dans la poursuite litigieuse lui avait été notifié en novembre 2019 à la même adresse en Israël. L'autorité de surveillance a ainsi considéré que, quand bien même la recourante avait aussi des intérêts à Londres, ces éléments suffisaient pour retenir qu'elle résidait en Israël, ce qu'elle avait elle-même indiqué, et a jugé que la notification du commandement de payer était donc valable. En conséquence, elle a également jugé que le délai d'opposition expirait le 2 septembre 2019, de sorte que l'opposition formée par la recourante le 5 décembre 2019 était tardive.