Citation: I 506/04 22.02.2006 E. A

M.________, née en 1959, a exercé diverses activités, en particulier celles de vendeuse, caissière et femme de ménage. Souffrant de migraines, de douleurs aux cervicales, au dos et aux membres ainsi que d'une importante fatigue et d'un manque de force pour l'accomplissement des tâches ménagères, l'assurée a présenté une incapacité totale de travail à partir du 3 novembre 1997. Son médecin traitant a d'abord diagnostiqué des troubles somatoformes avec douleurs chroniques sur pathologie de deuil, une alexithymie et un syndrome du défilé thoracique bilatéral, puis un trouble somatoforme douloureux et un état dépressif (rapports du docteur B.________ des 20 mars 1998 et 25 février 2000). Le 8 janvier 1998, elle a déposé une demande de prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) tendant à l'octroi d'une rente. Procédant à l'instruction du dossier, l'office AI a recueilli divers avis médicaux. Il a confié un mandat d'expertise pluridisciplinaire au Centre d'Observation Médical de l'Assurance Invalidité (COMAI) à Lausanne. A l'issu de leurs examens, les experts ont posé le diagnostic suivant: "trouble somatoforme douloureux persistant sous forme de cervico-dorso-lombalgies, trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen avec syndrome somatique et personnalité dépendante à traits immatures. D'après eux, la capacité de travail de l'assurée était de 60 % dans une activité excluant les travaux lourds ainsi que le port de charges supérieures à 10 ou 15 kg de manière répétée et permettant l'alternance des positions assis/debout (rapport d'expertise des docteurs P.________, I.________, G.________, consultant et rhumatologue, et C.________ , consultant et psychiatre, du 27 juin 2002). Dans un projet de décision du 16 octobre 2002, l'office AI a informé l'assurée qu'il entendait lui nier le droit à une rente. Il a considéré que les troubles dont elle souffrait n'avaient pas valeur d'invalidité au sens de la loi. Par décision du 15 novembre suivant, l'office précité a confirmé son projet de décision.