Citation: 1B_549/2021 E. 5.2

5.2. En l'espèce, le recourant est notamment prévenu de nombreuses infractions, dont des lésions corporelles graves (art. 122 CP), la mise en danger de la vie d'autrui (art. 129 CP), ainsi que la séquestration et l'enlèvement (art. 183 CP). Ces dernières infractions sont passibles d'une peine privative de liberté de dix ans au plus (art. 122 CP), respectivement de cinq ans au plus (art. 129 et 183 CPP). Par conséquent, compte tenu de la gravité et des nombreux faits reprochés au recourant (en particulier les actes de violence commis à l'encontre de plus d'une dizaine de victimes), ainsi que de ses antécédents judiciaires, la détention subie par le recourant au jour de la décision entreprise (environ 36 mois) n'apparaît pas excessive au regard de la peine encourue concrètement en cas de condamnation. Le recourant soutient à tort, dans ce contexte, que la grande majorité des faits seraient prescrits. Le fait que plusieurs ex-compagnes n'auraient pas déposé plainte pénale n'est par ailleurs pas déterminant dès lors que les poursuites ont lieu d'office s'agissant des lésions corporelles graves (art. 122 CP), des lésions corporelles simples qualifiées (art. 123 ch. 2 CP) et de la mise en danger de la vie d'autrui (art. 129 CP). Enfin, compte tenu des nombreux paramètres entrant en considération lors de la fixation de la peine - prérogative appartenant au demeurant au juge du fond - et du principe d'individualisation en la matière (cf. art. 47 CP), aucune conclusion absolue quant à la quotité de la peine qui pourrait être prononcée ne peut être tirée de la comparaison avec d'autres affaires (ATF 141 IV 61 consid. 6.3.2). La cour cantonale a d'ailleurs souligné que le recourant s'en serait pris à l'intégrité corporelle et/ou la vie et/ou la liberté de pas moins de treize personnes, ce qui n'était pas le cas des deux affaires vaudoises évoquées par celui-ci; par ailleurs, à la différences de ces deux affaires, le recourant est également prévenu des infractions de lésions corporelles graves, séquestration et enlèvement. En conséquence, l'instance précédente n'a pas violé le droit fédéral en jugeant que le principe de la proportionnalité demeurait respecté.