Citation: 4P.149/2000 02.04.2001 E. 4

4.- a) La Cour d'appel a constaté que, le 2 mars 1999, le défendeur a dit à l'intimé de revenir le 8 mars 1999 et que, le 11 mars suivant, le recourant n'a pas donné de travail à l'intimé et lui a demandé de se présenter à nouveau le 15 mars 1999. Selon le recourant, ces constatations seraient arbitraires. En effet, à le suivre, l'intimé se serait absenté volontairement du 2 au 15 mars; vu cette absence fautive, il n'aurait aucun droit à son salaire. Le recourant se borne à opposer sa version des faits aux constatations de la cour cantonale. Il ne tente pas de montrer en quoi ces constatations seraient insoutenables. Ses griefs sont donc irrecevables (art. 90 al. 1 let. b OJ). Supposé qu'ils soient recevables, lesdits griefs devraient de toute façon être entièrement rejetés. b) aa) Le recourant invoque des moyens parfaitement impropres à démontrer que la cour cantonale serait tombée dans l'arbitraire, soit, en particulier, les affirmations qu'il a formulées devant les juges précédents ou dans la correspondance produite, les constatations du Tribunal des prud'hommes écartées par la Cour d'appel, un avis de saisie de salaire dont il ne ressort nullement que l'intimé n'avait plus envie de travailler ou le témoignage du témoin Bertheux, dont il ne résulte pas non plus que l'intimé se serait soustrait à son obligation de travailler. bb) Selon le recourant, il découlerait du témoignage S.________ (procès-verbal de l'audience du 29 septembre 1999, p. 3) que les heures non effectuées devaient être considérées comme compensation pour des heures supplémentaires passées ou futures. Cette affirmation du recourant est fausse, puisque le témoin a dit: "Si on voulait compenser les heures supplémentaires accumulées auparavant, il fallait le faire". Il est donc exclu de considérer que la dispense de travailler formulée par le recourant ait eu pour but de rattraper des heures supplémentaires futures, si tant est (ce que le recourant ne démontre pas) qu'un tel rattrapage anticipé ait été possible selon le contrat de travail de l'intimé. cc) Le recourant prétend que les juges cantonaux seraient tombés dans l'arbitraire en se refusant à constater qu'il aurait donné l'ordre à l'intimé de ranger le dépôt dans la période du 8 au 12 mars 1999. Toutefois, à l'appui de sa thèse, il n'invoque que ses propres affirmations, qui sont manifestement impropres à démontrer l'arbitraire. dd) Le recourant prétend inutilement que le demandeur n'aurait pas prouvé son incapacité de travail, puisque, selon la cour cantonale, l'inexécution de son travail, par l'intimé, a pour cause la demeure de l'employeur selon l'art. 324 CO et non pas un empêchement de travailler selon l'art. 324a CO. ee) Enfin, le grief selon lequel l'intimé n'aurait pas mis en demeure le recourant de l'occuper est de toute évidence mal fondé, puisqu'il est établi que le travailleur a offert en vain ses services les 2 et 11 mars 1999.