Citation: 6B_1124/2023 E. 3.2

3.2. En substance, la cour cantonale a retenu que le recourant n'aurait pas la moindre difficulté à reprendre le cours de sa vie au Kenya, étant rappelé qu'il y est né, y a grandi et y a passé l'essentiel de sa vie active, n'étant arrivé en Suisse qu'en juin 2017, pour rejoindre son épouse, fonctionnaire internationale, dont il était désormais divorcé ou à tout le moins sur le point de l'être. Il n'avait jamais évoqué la moindre critique à l'égard de ses conditions de vie au Kenya, où il retournait régulièrement et où il avait une grande famille, dont, en particulier, sa fille E.A.________. L'on ne pouvait retenir une bonne intégration en Suisse, étant rappelé que le recourant était dépourvu de tout titre de séjour et était sans emploi. S'agissant de ses relations avec ses fils D.A.________ et C.A.________, le recourant concédait qu'elles s'étaient distendues, voire étaient inexistantes, mais soutenait qu'une reprise était sur le point de survenir. La cour cantonale a relevé que l'intimée avait conservé des liens étroits avec le Kenya, de sorte que les enfants pouvaient revoir leur père dans le cadre de séjours dans ce pays, l'intimée ayant toujours agi avec l'intérêt de ses enfants à l'esprit. Le contexte local devait contribuer à ce qu'elle ne prive pas ses enfants de contact avec leur famille paternelle, y compris leur père, sans oublier leur soeur vivant au Kenya. Dans l'attente de ces voyages, le père pouvait communiquer avec ses enfants grâce aux moyens de télécommunication moderne, ainsi qu'il indiquait le faire avec sa fille E.A.________. Dans ces circonstances, la cour cantonale a prononcé l'expulsion obligatoire du recourant pour une durée de cinq ans (cf. art. 66a al. 1 let. h CP).