Citation: 1C_426/2018 E. 1.2

1.2. La présente espèce porte certes sur la transmission de renseignements touchant le domaine secret. Toutefois, compte tenu des faits à l'origine de la demande et de la nature de la transmission envisagée, portant sur la documentation relative à des comptes bancaires déterminés, le cas ne revêt en soi aucune importance particulière. La recourante estime que le MPC aurait dû lui donner accès à l'acte de transmission spontanée (art. 67a EIMP) qui est à l'origine de la demande d'entraide. La Cour des plaintes a considéré qu'il n'était pas démontré que cette transmission avait eu lieu en violation de l'art. 67a EIMP, et qu'une éventuelle violation était sans incidence sur le sort de la demande d'entraide. Selon l'art. 80b al. 1 EIMP, le droit d'accès au dossier n'est reconnu que dans la mesure où la sauvegarde des intérêts de la personne concernée l'exige. Or, comme l'a rappelé la Cour des plaintes, une éventuelle irrégularité ayant entaché la transmission spontanée (défaut d'autorisation de l'OFJ ou de procès-verbal, transmission de moyens de preuve) n'a pas d'effet sur l'octroi de l'entraide dans la mesure où l'Etat requérant n'a pas à pâtir d'une irrégularité commise par l'autorité suisse. La pièce requise était dès lors sans pertinence sur l'issue de la cause et n'avait donc pas à être communiquée. Il n'y a pas de question de principe sur ce point ni de violation des droits de procédure de la recourante. Quant aux vices graves de la procédure étrangère (art. 2 EIMP), la recourante n'a pas qualité pour les invoquer, conformément à la jurisprudence constante rappelée dans l'arrêt attaqué (consid. 6.3-6.4).