Citation: 6B_1231/2023 E. 2.3

2.3. En ce qui concerne les autres mesures d'instruction requises, l'ordonnance du 16 mars 2023 retient que l'on ne voyait pas ce que les dossiers des procédures civiles ouvertes entre les parents des intimés 2 pourraient avoir d'utile à l'élucidation des faits pertinents et à l'examen des éléments objectifs et subjectifs des infractions considérées. Il était en effet difficilement concevable que l'éventuel conflit de loyauté dans lequel ils se seraient trouvés aurait pu expliquer de fausses accusations. Le dossier de la procédure pénale comprenait déjà des informations médicales à leur sujet, notamment un rapport de la pédiatre M.________ du 4 novembre 2020, un bilan de suivi établi par le Centre de psychiatrie et psychothérapie N.________ le 11 novembre 2020 et un rapport d'examen clinique et gynécologique de l'intimée 2 daté du 31 mars 2021. On ne voyait pas ce que les dossiers médicaux actualisés des enfants pourraient apporter de plus à la procédure. Au demeurant, contrairement à ce que prétendait le recourant, la première consultation au centre de psychiatrie et psychothérapie n'avait pas eu lieu la veille de l'audition de l'intimée 2 mais le 26 octobre 2020, soit un peu plus de 3 mois avant ladite audition du 3 février 2021. Les auditions de l'intervenante et de l'enseignante d'agrès n'étaient pas plus pertinentes. Il n'était en effet pas établi que la première sache quoi que ce soit des accusations proférées par les enfants; il était peu probable que la seconde se souvienne des douleurs, d'ecchymoses ou d'autres formes de blessures cinq, voire sept ans en arrière.