Citation: 5P.149/2001 04.09.2001 E. 1

a) A Genève, comme dans la plupart des cantons, l'autorité de taxation se borne à fixer le montant des honoraires et des débours, les questions relatives à l'existence et au montant de la créance, notamment celles qui ont trait à l'exécution du mandat ou au règlement des comptes entre les parties, étant du ressort du juge ordinaire (art. 45 al. 1 LPAv). La commission n'a donc pas la compétence d'examiner les griefs de droit matériel portant sur la manière dont l'avocat aurait rempli son mandat, mais doit uniquement décider si les honoraires réclamés sont proportionnés aux services rendus et conformes au tarif en vigueur. b) En l'occurrence, l'autorité cantonale a considéré qu'à partir de 1988, X.________ avait agi en qualité de curateur de C.________, comme l'attestaient les lettres figurant au dossier. Dès lors qu'il avait été rémunéré pour cette activité par l'autorité compétente, il n'y avait pas lieu de prendre en compte les heures facturées pour l'activité diverse exercée après cette date, car il s'agissait de services fournis en dehors de toute procédure. Contrairement à ce que soutient le recourant, la commission ne s'est pas prononcée sur l'existence ou le montant de la créance. Elle a estimé, en se fondant sur les pièces du dossier, que X.________ avait déjà été rémunéré pour l'activité concernée, ce qui n'apparaît pas insoutenable; du moins, le recourant ne le démontre pas. Le grief est par conséquent mal fondé.