Citation: I 533/06 23.05.2007 E. A

I.________, née en 1955, est couturière de formation. Depuis son arrivée en Suisse, elle a repris son métier, d'abord comme couturière de retouches, puis comme couturière dans une fabrique de meubles, avant de perdre son travail. Après une période de chômage, elle a retrouvé un emploi de couturière à temps partiel. Le 19 janvier 2001, elle a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité, en requérant l'octroi d'une rente. Dans un rapport médical du 27 avril 2001, le docteur F.________, spécialiste en médecine générale et médecin traitant de l'assurée, a posé le diagnostic ayant des répercussions sur la capacité de travail de fibromyalgie et d'état dépressif de degré léger à moyen. Il indiquait que la patiente avait présenté dans la profession de couturière une incapacité de travail variant de 50 à 100 % entre le 19 octobre 1998 et le 30 juin 1999, de 20 % du 1er juillet 1999 au 18 décembre 2000, de 100 % du 19 au 27 décembre 2000 et de 50 % à partir du 28 décembre 2000, d'une durée indéterminée. Se fondant sur une radiographie de la colonne lombaire de septembre 1999, il signalait une discopathie L5-S1 débutante. En annexe à son rapport, le docteur F.________ joignait une expertise rhumatologique du 28 juin 1999 du docteur B.________, spécialiste FMH en médecine interne & rhumatologie, dont il ressortait que I.________ était capable de reprendre une activité professionnelle à 80 % sur un poste de travail adapté, soit en tant que couturière de retouches, dès le 1er juillet 1999. Sur proposition du docteur L.________, médecin de l'Hôpital Z.________, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud a invité le docteur F.________ à lui donner tous renseignements sur l'évolution de la situation de l'assurée. Dans un rapport médical du 1er avril 2003, ce médecin a fait état d'une aggravation de l'état de santé de la patiente, qui s'était plainte lors de la dernière consultation du 24 mars 2003 d'un accroissement des douleurs dans les différents points de fibromyalgie et ne pouvait plus assumer son travail à 50 % de couturière qu'avec d'énormes difficultés. Dans un avis médical du 23 mai 2003, le docteur L.________ a conclu que la seule atteinte relevante alléguée pour demander une rente était une fibromyalgie sans comorbidité psychiatrique invalidante. Il se ralliait à l'avis du docteur G.________ et du docteur B.________, qui tous deux avaient retenu une capacité de travail exigible de 80 % dans l'activité exercée, en tenant compte des aspects physiques et psychiques de la situation. Par décision du 28 mai 2003, l'office AI a rejeté la demande, au motif qu'aucune atteinte à la santé durable ayant entraîné une incapacité de gain importante n'avait pu être mise en évidence et que, selon l'expertise rhumatologique, la capacité de travail exigible avait été estimée à 80 % dans son activité habituelle de couturière. I.________ a formé opposition contre cette décision. Par courrier du 24 novembre 2003, le docteur F.________ a informé l'office AI d'une aggravation de l'état de santé de la patiente en ce qui concerne des gonalgies du côté droit. Il produisait un rapport IRM du genou droit du 29 octobre 2003 et un rapport médical du 7 novembre 2003 du docteur P.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique. Le 13 avril 2004, les médecins de l'Hôpital Z.________ ont procédé à un examen clinique bidisciplinaire. Dans un rapport du 20 avril 2004, ils ont conclu à une capacité de travail exigible de 100 %, au vu de l'absence de limitations fonctionnelles somatiques documentées et de l'absence de comorbidité psychiatrique. Sur cette base, les docteurs L.________ et C.________, dans un rapport d'examen de l'Hôpital Z.________ du 26 avril 2004, ont retenu une capacité de travail exigible de 100 % dans l'activité habituelle de l'intéressée et dans une activité adaptée. Par décision du 24 mai 2004, l'office AI a rejeté l'opposition.