Citation: 4C.8/2006 29.03.2006 E. B

B.a Par avis comminatoire du 12 octobre 2004, la bailleresse a mis la locataire en demeure de régler dans les trente jours le montant de 13'364 fr. à titre d'arriéré de loyers et de charges à cette date. Elle lui signifiait également qu'à défaut de paiement intégral dans ce délai, le bail serait résilié conformément à l'art. 257d CO. Par avis officiel du 22 novembre 2004, notifié le 25 suivant, la bailleresse a résilié le bail pour le 31 décembre 2004. Le 29 décembre 2004, A.________ a saisi la Commission de conciliation compétente, afin de contester le congé qui lui avait été notifié. En cours de procédure, elle a formé une demande de réduction de loyer. Par requête déposée le 14 janvier 2005 devant cette même autorité, la Fondation X.________ (ci-après: la demanderesse) a sollicité l'évacuation de la locataire des locaux non libérés à l'échéance du bail. B.b Non conciliées, ces deux causes ont été régulièrement portées devant le Tribunal des baux et loyers du canton de Genève, où elles ont été jointes par décision présidentielle du 4 avril 2005. Par jugement rendu le 15 juin 2005, le Tribunal des baux et loyers a déclaré irrecevable la demande de A.________ en annulation du congé expédié le 22 novembre 2004, de même que sa demande additionnelle en réduction de loyer. Le tribunal a constaté la validité de l'avis de résiliation signifié le 22 novembre 2004 pour le 31 décembre 2004 et, enfin, condamné A.________ (ci-après: la défenderesse) à évacuer immédiatement de sa personne et de ses biens l'appartement loué.