Citation: 2C_721/2020 E. 7.4

7.4. En ce qui concerne la réintégration dans le pays d'origine, la recourante souligne qu'elle n'a plus aucune famille proche en Turquie et qu'en tant que femme seule divorcée à deux reprises elle sera en butte à de nombreuses difficultés. Le Tribunal cantonal a exposé de manière circonstanciée pour quels motifs la réintégration de la recourante en Turquie malgré les éléments susmentionnés n'apparaissait pas fortement compromise. Il a en particulier relevé que la recourante était venue en Suisse à l'âge de 39 ans et qu'elle avait jusque-là toujours vécu dans son pays d'origine, y compris seule. En effet, mariée une première fois en 1992, elle était restée vivre en Turquie après son divorce en 2002 et le départ, en 2005, de ses deux enfants, qui avaient alors 12 ans et 5 ans, pour rejoindre leur père en Suisse. Les parents de la recourante vivaient aussi en Suisse depuis 1990. Sur le vu de ces éléments, le Tribunal cantonal a retenu de manière convaincante que le statut de femme seule et divorcée ne constituerait pas un obstacle insurmontable à la réintégration en Turquie pour la recourante, puisque celle-ci retrouvera une situation qu'elle a déjà connue avant sa venue en Suisse en 2013. Le Tribunal fédéral renvoie partant également à la motivation de l'arrêt attaqué sur ce point (art. 109 al. 3 LTF).