Citation: 9C_617/2023 E. 5.1

5.1. En l'espèce, mise à part la référence à la divergence d'opinions entre le docteur G.________, d'une part, et le docteur E.________, d'autre part, le recourant ne met pas en évidence de doutes, mêmes faibles, quant à la fiabilité et à la pertinence des conclusions médicales suivies par les premiers juges, en présence desquelles une expertise judiciaire ou une expertise menée par un médecin externe à l'assurance-invalidité aurait dû être mise en oeuvre (art. 44 LPGA; ATF 135 V 465 consid. 4.4). Tout d'abord, le fait que le docteur E.________ a été mandaté par l'assurance perte de gain en cas de maladie ne change rien au contenu de ses conclusions (cf. arrêt 8C_96/2024 du 25 novembre 2024 consid. 5.1 et les références). Dans le cadre de la procédure de l'assurance-invalidité, le rapport de ce psychiatre est un document médical comme les autres auquel la juridiction cantonale a conféré une valeur probante prépondérante au terme de son appréciation des preuves. Ce faisant, les juges précédents n'ont aucunement établi "une hiérarchie entre les différents avis médicaux", comme le soutient en vain le recourant. Ensuite, à l'inverse de ce que prétend le recourant, la juridiction cantonale n'a pas substitué son appréciation à celle du docteur G.________, mais s'est fondée sur la prise de position détaillée du médecin du SMR. Dans son avis du 15 novembre 2021, suivi par les premiers juges, le médecin du SMR a exposé les raisons objectives pour lesquelles les conclusions du docteur E.________ devaient être préférées à celles du docteur G.________ du point de vue médical, en mettant en évidence les éléments relatifs aux différents indicateurs jurisprudentiels (supra consid. 2.2). Si le docteur G.________ évoquait un épisode dépressif moyen, le psychiatre n'avait pas constaté les éléments nécessaires pour que les critères de la CIM-10 soient remplis; la symptomatologie dépressive rapportée par le docteur G.________ correspondait selon le médecin du SMR à un épisode dépressif "tout au plus léger" (avis du 15 novembre 2021). Les docteurs D.________ et E.________ n'avaient en outre pas mentionné un quelconque trouble obsessionnel compulsif et l'assuré n'avait jamais décrit, selon le médecin du SMR, de rituels en lien avec des troubles obsessionnels compulsifs. À l'inverse de ce que retenait le docteur G.________, les indicateurs posés par la jurisprudence concernant la gravité de l'atteinte à la santé ne permettaient enfin pas de retenir une incapacité de travail dans une activité adaptée après avril 2019, l'assuré n'étant pas limité uniformément dans tous les domaines de la vie. Or le recourant ne développe aucune critique, même succincte, contre ces explications du médecin du SMR, reprises par la juridiction cantonale. Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter des considérations de la juridiction cantonale.