Citation: I 36/05 19.04.2006 E. 4

Reste à examiner l'invalidité de la recourante, laquelle doit être évaluée selon la méthode mixte (supra, consid. 2.2). 4.1 Il est constant que l'assurée présente une incapacité de 29.1 % dans l'accomplissement de ses travaux habituels, taux qui ressort du rapport d'enquête économique sur le ménage du 24 juillet 2002 et n'est pas remis en cause par la recourante. 4.2 Conformément à la jurisprudence concernant la méthode mixte d'évaluation de l'invalidité publiée à l'arrêt ATF 125 V 146, confirmée par la Cour de céans dans un arrêt E. du 13 décembre 2005 [I 156/04]), lorsque l'assuré ne peut plus (ou plus dans une mesure suffisante) exercer l'activité qu'il exerçait (à temps partiel) avant la survenance de l'atteinte à la santé, le revenu obtenu effectivement dans cette activité (revenu sans invalidité) est comparé au revenu d'invalide obtenu dans une profession adaptée, compte tenu de la diminution de rendement due à l'atteinte à la santé, mais pas de la réduction de l'horaire de travail (arrêt T. du 13 mai 2005 [I 258/04]). 4.2.1 Dans un rapport médical du 1er décembre 2001, le docteur S.________ a fixé l'incapacité de travail de la recourante dans son métier d'enseignante spécialisée à 50 % pendant la période du 14 août 2000 au 31 mars 2001 et à 60 % dès le 1er avril 2001, d'une durée indéterminée. Dans une annexe au rapport médical, il a indiqué que l'activité exercée jusque-là était encore exigible. D'autre part, on ne pouvait exiger de la patiente qu'elle exerce une autre activité. Avec l'office intimé et les premiers juges, il y a donc lieu de retenir une capacité résiduelle de travail de 40 % dans l'activité d'enseignante spécialisée, laquelle est adaptée au handicap de la recourante. 4.2.2 Dans la décision de refus de rente du 11 mars 2003, l'office AI a fixé à 39.84 % l'invalidité de la recourante dans une activité lucrative. Se fondant sur la capacité résiduelle de travail de 40 %, son calcul se présente de la façon suivante : [66.50 - 40] x 100.