Citation: 5A_37/2021 E. 3.2

3.2. L'autorité cantonale s'est ensuite saisie du grief portant sur la valeur de cet immeuble et le moment où celle-ci devait être arrêtée. Elle a jugé que la valeur actuelle, et non celle qui prévalait au jour du divorce, devait être prise en considération, c'est-à-dire celle retenue par les experts compte tenu des prix constatés en 2019, soit 1'640'000 fr. A titre de motivation, elle a exposé que le régime matrimonial de la séparation de biens ne connaissait pas de liquidation proprement dite, de sorte qu'en tout état, les biens disputés par les conjoints devaient être estimés à leur valeur vénale au moment où il était " tranché du litige selon les règles ordinaires ". En outre, seule la valeur vénale actuelle devait être prise en considération puisque le conjoint désintéressé ne devait pas recevoir une soulte inférieure à celle qu'il aurait perçue en cas de vente du bien à un tiers au prix du marché.