Citation: 4A_598/2021 E. 4.2.2

4.2.2. D'abord, la cour cantonale a considéré que l'acquéresse n'avait pas motivé dans son appel, conformément aux exigences de l'art. 311 CPC, que les premiers juges auraient retenu à tort qu'elle ne s'était pas départie du contrat, lequel devait dès lors être considéré comme maintenu. Ensuite, examinant la question de la garantie pour les défauts, la cour cantonale a rappelé que les premiers juges ont retenu que l'acquéresse n'était pas parvenue à établir que les dépenses occasionnées à hauteur de 5'715'687 fr. 05 étaient justifiées par des défauts, en particulier parce que ces montants concernaient l'ensemble des cliniques et non seulement la Clinique C.________ SA. La cour cantonale a relevé que les premiers juges avaient retenu que les montants de 33'740 fr. 50 et de 86'324 fr. 02 étaient bien établis et imputables à la Clinique C.________ SA, mais que l'acquéresse n'avait adressé aucun avis des défauts dans le délai de l'art. 210 al. 1 CO et n'avait produit aucune créance dans la faillite de la Clinique C.________ SA. De plus, les conditions de l'art. 210 al. 6 CO n'étaient pas remplies car au moment de signer le contrat, l'acquéresse était au fait des difficultés financières de la Clinique C.________ SA, lesquelles étaient évoquées dans le préambule du contrat; elle avait également renoncé à procéder à une due diligence. L'acquéresse n'avait en outre produit aucune pièce établissant une réaction de sa part aux éléments sur lesquels elle estimait avoir été trompée; l'acquéresse avait donc repris la clinique dans l'état où elle se trouvait en connaissance de sa situation. La cour cantonale a considéré qu'à l'encontre de cette motivation, la demanderesse n'avait pas présenté d'appel motivé conformément aux exigences de l'art. 311 al. 1 CPC, se limitant à de simples affirmations et ne critiquant ni son absence d'avis des défauts, ni son absence de production de pièce attestant d'une éventuelle tromperie. Au demeurant, elle a constaté que, comme l'ont retenu les premiers juges, la demanderesse avait échoué à établir que la situation financière de la défenderesse lui aurait été cachée: la simple lecture du contrat lui permettait de savoir que la venderesse avait d'importantes difficultés de trésorerie et son représentant savait que le groupe avait des difficultés financières, au point d'être au bord de la faillite.