Citation: 4A_470/2020 E. 5.2

5.2. Que ce soit du point de vue de l'intimée ou des recourants, il n'apparaît pas que la prestation soit dénuée de cause valable. En effet, l'intimée elle-même ne prétend pas avoir effectué cette prestation en vertu d'un accord inexistant ou vicié. Elle a allégué en procédure que: " En cours de chantier (elle) s'est tout de même vu confier les travaux de " transport de déblais " ", en produisant la lettre du 2 juillet 2013 à titre de preuve (let. A.c supra; complément d'office sur la base du dossier). Elle s'est donc prévalue d'un accord, puisque ces travaux lui ont été confiés et qu'elle les a entrepris, mais n'a rien allégué s'agissant de la personne avec laquelle cet accord est intervenu. Il pourrait théoriquement s'agir de C.________ Sàrl, dont émane la lettre en question, ou de F.________ SA, puisqu'elle fonde ses prétentions contre les recourants sur la base de l'enrichissement illégitime. Ceci n'est pas déterminant dans le cadre de la présente procédure où aucune de ces deux sociétés n'est partie. Toujours est-il que l'on ne cerne guère en quoi cet accord ne serait pas valable et pour quelle raison l'intimée ne pourrait pas diriger ses prétentions contre son cocontractant, quel qu'il soit. Quant aux recourants, ils ont allégué en procédure que " D.________, pour la société C.________ Sàrl, (leur) avait toujours affirmé que les travaux de transport de déblais avaient été confiés à la société H.________ ", cette dernière n'étant autre que C.________ Sàrl elle-même. C'est cette société qu'ils ont rétribuée pour ces mêmes prestations ( supra let. A.g). De leur point de vue, la prestation n'est pas non plus dénuée de cause légitime. Cette cause consiste dans un accord qu'ils avaient avec C.________ Sàrl, sur lequel cette dernière s'est fondée pour facturer cette prestation, peu importe si elle s'est servie pour ce faire d'une autre dénomination (" H.________ "). L'état de fait n'est donc pas substantiellement différent de celui à la base de l'ATF 99 II 131 ou de l'ATF 97 II 71. La cour cantonale a, certes, estimé qu'un parallèle ne pouvait pas être tiré avec ces deux arrêts. Cela étant, elle a fondé cette conclusion sur le fait que le contrat liant les recourants à C.________ Sàrl ne couvrait que la réalisation des plans et la direction des travaux (cf. supra let. A.a). C'est méconnaître que, tant du point de vue de C.________ Sàrl que de celui des recourants, la prestation facturée par la première aux seconds repose sur une cause valable, à savoir un accord entre eux deux.