Citation: 9C_78/2020 E. 7

C'est en vain ensuite que la recourante se réfère au système de rente de l'AVS. La LPP ne connaît pas de réglementation analogue aux conditions et modalités d'un ajournement d'une rente de vieillesse de l'AVS, qui sont réglées aux 39 LAVS et 55ter RAVS. De manière générale, s'il est loisible à une caisse de pensions de prévoir la possibilité d'un ajournement de rente et ses conséquences financières dans son règlement, la LPP ne contient aucune obligation et les caisses de pensions sont libres à ce sujet (cf. art. 13 al. 2 et 33b LPP). A cet égard, il importe peu que d'autres institutions de prévoyance connaissent ou non pareille possibilité dans la prévoyance plus étendue, puisque leur situation et règlement ne concernent pas l'intimée. Celle-ci a prévu non seulement la possibilité pour un assuré de prendre sa retraite entre 58 et 65 ans, mais de différer son départ à la retraite au-delà de 65 ans révolus, conformément à l'art. 46 al. 2 RCPEV. Dans cette éventualité aussi, le droit et le montant de la prestation est déterminé par l'art. 48 RCPEV, qui renvoie à l'art. 33 RCPEV sur le taux maximum de la pension de retraite, acquis après 38 années d'assurance. La recourante ne peut rien en tirer en sa faveur, alors qu'il n'y a pas lieu de reconnaître de lacune du règlement liée à l'absence d'influence des cotisations sur le montant de la rente en cas de maintien des rapports de prévoyance au-delà de l'âge terme.