Citation: 6B_926/2022 E. 2.3

2.3. La cour cantonale n'a pas clairement distingué la première condition de l'art. 66a al. 2 CP (situation personnelle grave) de la seconde condition (appréciation de l'intérêt public et de l'intérêt privé). On comprend cependant de la motivation qu'elle a considéré que l'expulsion l'emportait sous l'angle de l'intérêt public. A ce stade, la question de la situation personnelle grave peut rester ouverte, la pesée des intérêts opérée par la cour cantonale ne prêtant pas le flanc à la critique. En l'espèce, il ressort du jugement cantonal qui renvoie lui-même à la décision de première instance, que le recourant a déjà fait l'objet de plusieurs condamnations. Trois condamnations des 11 avril 2014, 30 septembre et 7 décembre 2021 concernaient des infractions à la loi sur la circulation routière; certes pas particulièrement graves - respectivement 30, 5 et 10 jours-amende -, elles constituaient déjà des récidives. Une quatrième condamnation du 18 mai 2017 avait trait à des lésions corporelles simples à la tête avec un objet dangereux pour des faits similaires à ceux de la présente procédure; le recourant avait été alors condamné à 120 jours-amende. Au vu de ces précédentes condamnations, dont l'une porte sur des faits analogues, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que la présente procédure pénale consacre un intérêt public à l'expulsion du recourant. On rappelle dans ce contexte que la jurisprudence commande de se montrer particulièrement strict en cas d'actes de violence contre l'intégrité corporelle, psychique et sexuelle (cf. ATF 137 II 297 consid. 3.3; arrêt 6B_122/2023 du 27 avril 2023 consid. 1.3.2 et les références citées). Elle admet par ailleurs la prise en considération de l'ensemble des antécédents comprenant des infractions commises avant le 1er octobre 2016 dans l'examen des aspects pertinents pour la pesée des intérêts (cf. arrêts 6B_629/2021 du 22 septembre 2022 consid. 2.4.1 et les références citées). C'est en vain que le recourant se prévaut du fait que sa dernière condamnation remonterait à l'année 2014 et que depuis 2019, sa vie serait exempte de reproches significatifs. Le recourant se borne à cet égard à présenter une contestation purement appellatoire et, partant, irrecevable. Il ressort au contraire de l'arrêt attaqué que le recourant, qui n'en est pas à ses premiers démêlés avec la justice suisse, rencontre des difficultés à respecter les règles de la vie en société en Suisse. Au cours de ses 13 années en Suisse, il a ainsi vu pas moins de cinq procédures pénales dirigées contre lui, dont deux pour des lésions corporelles à la tête causées avec un objet dangereux.