Citation: 7B.118/2003 21.07.2003 E. 3

Quant au fond, les griefs soulevés dans le recours sont manifestement mal fondés dans la mesure où ils sont recevables. 3.1 Les recourants disent tout d'abord ne pas pouvoir admettre que la Commission cantonale de surveillance n'ait pas reproché à l'office "l'abandon inexplicable" de la procédure d'exequatur engagée auprès du Tribunal de Grande Instance de Bonneville (recours, p. 6 s. ch. 1). Or, selon les constatations de fait de la décision attaquée, la procédure en question a bel et bien abouti, puisque l'exequatur a été ordonné le 22 mars 2001 par ledit tribunal. A vrai dire, ce grief des recourants concerne l'hypothèque provisoire. Il allait cependant de soi que celle-ci devait être levée avec le protocole d'accord du 7 novembre 2000, lequel permettait en effet à l'office de faire réaliser un bien sis à l'étranger (chalet de Z.________) et de faire rentrer le produit de ce bien dans la masse, à concurrence de la part du failli, alors même qu'il n'était en principe pas possible d'opérer une telle réalisation au profit de la faillite ouverte en Suisse (art. 27 al. 1 OAOF; cf. Walter A. Stoffel, Voies d'exécution: poursuite pour dettes, exécution de jugements et faillite en droit suisse, Berne 2002, § 11 no 55). Pour le reste sur ce point, les arguments des recourants relèvent de la compétence du juge de l'action en responsabilité.