Citation: 4P.52/2004 07.05.2004 E. 3

Le recourant reproche ensuite à l'autorité cantonale de s'être écartée, sans motifs, des conclusions de l'expert. Celui-ci aurait fixé à 2/3 la responsabilité de l'intimé, professionnel de la branche, qui a lui-même choisi des matériaux inadéquats (des galets 8/16 sur fond de chaille) pour l'aménagement des places de parc. Il serait dès lors arbitraire d'avoir condamné le recourant à la réfection complète des places de parc à ses seuls frais sans expliquer pourquoi la clef de répartition fixée par l'expert n'était pas respectée. Les travaux relatifs aux places de parc s'étant terminés en septembre 1998, l'avis des défauts intervenu en novembre 1998 serait en outre tardif. 3.1 En tant que le recourant fonde son grief sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué sans qu'il n'allègue ni ne démontre que ces omissions procéderaient d'une appréciation arbitraire, le grief est irrecevable (consid. 1.3). Tel est le cas des allégations relatives à la quantité de galets posés et au fait que l'intimé aurait pu se rendre compte de l'état du chantier à la pause de midi. 3.2 Il ressort de l'expertise que le choix de poser de la chaille avec des galets 8/16 était inadéquat. Contrairement à ce que soutient le recourant, le premier juge et l'autorité cantonale ne se sont pas écartés de cette constatation. Ils ont toutefois estimé que, dès lors que ce choix était celui du maître de l'ouvrage, qui en connaissait les risques et souhaitait que les travaux soient terminés avec ce revêtement, il appartenait au demandeur d'effectuer ce travail conformément à ce qui avait été convenu entre les parties. Il ne s'agissait donc pas de remédier à un défaut résultant du type de revêtement choisi - auquel cas les parts de responsabilité établies par l'expert auraient pu avoir de l'importance-, mais de donner suite à la demande du maître que l'ouvrage soit terminé conformément au contrat. Le grief du recourant, pour autant qu'il se rapporte à un fait pertinent, n'est donc pas fondé. 3.3 Enfin, lorsque le recourant fait valoir que l'autorité cantonale aurait dû retenir que l'avis des défauts relatif aux places de parc était tardif, il se plaint d'une violation du droit fédéral au sens de l'art. 43 OJ. Dès lors qu'en l'espèce la voie du recours en réforme n'est pas ouverte, compte tenu de la valeur litigieuse inférieure à 8'000 fr. (art. 46 OJ), le recourant est recevable à se plaindre d'une application arbitraire du droit fédéral dans la procédure du recours de droit public. Il doit toutefois se conformer aux exigences de motivation applicables à ce moyen de droit. Or, il ne précise pas quelle disposition du droit fédéral aurait été appliquée arbitrairement in casu ni ne démontre en quoi cette application arbitraire consisterait. Le grief est ainsi insuffisamment motivé et, partant, irrecevable (consid. 1.2).