Citation: 1C_502/2017 E. 1.2.2

1.2.2. En l'occurrence, la recourante se plaint essentiellement des statuts de la corporation prévus par l'avant-projet qui, selon elle, auront pour conséquence de léser la liberté et l'autonomie dont elle bénéficie dans la gestion et l'organisation de ses forêts. Elle n'explique cependant pas en quoi elle serait de ce fait atteinte dans ses intérêts fondamentaux liés à sa puissance publique, alors que cette démonstration lui appartient. Or, à l'examen de la législation cantonale, la compétence des communes en matière forestière n'est à tout le moins pas flagrante: les art. 5 ss LCFN traitant des autorités et de l'organisation forestière ne confèrent en effet aucune compétence aux communes, si ce n'est de manière indirecte par le biais de leur intégration, en tant que propriétaires de forêts publiques, dans une unité de gestion (cf. art. 11 LFCN). La recourante perd en outre également de vue que ce ne sont pas les statuts de la corporation Berra-Gibloux qui sont à ce stade litigieux, mais uniquement la délimitation de cette unité de triage. Il n'apparaît ainsi pas non plus que la recourante soit touchée dans ses intérêts centraux, de sorte que sa qualité pour recourir ne saurait pas non plus être admise sous cet angle.