Citation: 5A_710/2017 E. 3.2

3.2. En l'espèce, l'intimé expose que la recourante a quitté la maison familiale depuis le 29 juillet 2017 et qu'elle l'a mis en demeure de s'inscrire comme seul propriétaire de l'immeuble en question. A l'appui de ses allégations, il produit le courrier adressé à son mandataire par l'avocate de la partie adverse le 29 novembre 2017, dont il résulte ce qui suit: "J'ai constaté que Monsieur B.A._______ ne s'est pas encore inscrit comme propriétaire de la totalité de la parcelle xxxxx / U.________ au Registre foncier de Sion. Madame A.A.________ a reçu de la banque E.________ l'avis que Monsieur B.A.________ avait repris la dette hypothécaire de Fr. 300'000.- à son seul nom. Plus rien n'empêche donc Monsieur B.A.________ d'être inscrit comme unique propriétaire de la parcelle xxxxx / U.________. Ce transfert de propriété doit être fait immédiatement. La présente vaut mise en demeure d'exécuter le jugement de divorce des époux A.________ et est invocable en justice." L'intimé affirme en outre qu'il s'est d'ores et déjà acquitté des montants fixés à ce titre dans le jugement de la Cour civile du 14 juillet 2017 et qu'il est désormais seul propriétaire inscrit du bien litigieux. De plus, le 9 janvier 2018, l'autorité cantonale a adressé à la Cour de céans, de même qu'au conseil de la recourante, la copie d'une lettre envoyée au mandataire de l'intimé, dans laquelle le Président de la Cour civile indique ceci: "Dans la mesure où [l'épouse], en dépit du recours toujours pendant auprès du Tribunal fédéral, consent expressément à ce que [le mari] soit inscrit comme unique propriétaire de l'immeuble n° xxxxx sur territoire de la commune de U.________, je suis en mesure de vous confirmer l'entrée en force formelle de chose jugée du ch. 2 du dispositif du jugement rendu sur appel le 14 juillet 2017 (...)." Dans ce courrier, ledit magistrat mentionne encore que, sur présentation dudit jugement muni d'une attestation d'entrée en force ainsi que d'une quittance délivrée par l'épouse attestant du paiement en sa faveur du montant de 186'675 fr., le mari est autorisé à requérir le transfert à son nom de la part de copropriété d'une demie de celle-ci sur l'immeuble précité.