Citation: 9C_440/2021 E. 4.3.2

4.3.2. Ces griefs ne sont pas fondés. Contrairement à ce que soutient l'assuré, l'existence de conclusions divergentes sur un point particulier ne saurait à elle seule justifier d'ordonner une expertise (judiciaire). Il appartient au contraire à l'autorité chargée de l'application du droit de déterminer si elle est en mesure de trancher les questions qui lui sont posées en fonction des documents disponibles (même contradictoires) et si elle a besoin d'autres informations ou non (sur l'appréciation anticipée des preuves, ATF 140 I 285 consid. 6.3.1). C'est en particulier en raison des avis contradictoires des doctoresses E.________ et F.________ que l'intimé a confié la réalisation d'une expertise au CEMed. Or les conclusions des médecins de ce centre quant à l'absence d'effet des troubles psychiques observés sur la capacité de travail rejoignent celles de la doctoresse E.________. Il ressort par ailleurs de leurs observations que les symptômes relatifs à un état dépressif manifestés lors de l'examen psychiatrique justifiaient de retenir un diagnostic d'épisode dépressif léger, sans incidence sur la capacité de travail. Dans ces circonstances, il n'était pas arbitraire de la part de la juridiction cantonale de considérer que, compte tenu de leur caractère succinct, les rapports de la psychiatre traitante postérieurs à celui des experts du CEMed ne remettaient pas en cause les conclusions de ceux-ci et n'imposaient pas une audition de leur auteur. Le même raisonnement peut ensuite s'appliquer à l'avis du docteur D.________. Le rapport du CEMed constate l'absence de symptômes pouvant justifier une incapacité de travail dans une activité adaptée. Or le tribunal cantonal a expliqué pourquoi le rapport du docteur D.________ n'était pas convaincant et pourquoi les avis établis par des médecins somaticiens, en particulier par le docteur B.________, ne contredisaient pas valablement les conclusions des experts. Le recourant ne s'attaque pas à la motivation des premiers juges et il n'appartient pas au Tribunal fédéral de le faire à sa place. On relèvera pour le surplus que l'assuré se contente d'affirmer que le docteur B.________ a rendu vraisemblable une détérioration de son état de santé, que les experts n'ont pas tenu compte de l'incidence des souffrances exprimées durant l'expertise, que le complément du docteur H.________ ne contient pas les éléments nécessaires à l'examen des indicateurs ou que les premiers juges n'auraient pas pris en considération un certain nombre d'éléments (dont il dresse la liste) qui justifieraient le caractère invalidant du trouble somatoforme douloureux dont il souffre. Cette façon d'argumenter est purement appellatoire de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'y attarder (cf. ATF 140 III 264 consid. 2.3). Elle ne démontre en particulier pas en quoi l'appréciation du caractère invalidant du trouble somatoforme douloureux effectuée par la juridiction cantonale serait arbitraire ou contraire au droit.