Citation: 6B_71/2015 E. 2.4.1

2.4.1. Il est établi qu'au moment des faits, le recourant était agent de sécurité au service du club B.________, dont l'intimée était une cliente. Ayant connaissance de ce statut, elle pouvait légitimement se fier à un employé auquel la direction de la discothèque avait confié la protection de sa clientèle et d'autant moins envisager que celui-ci prît le risque d'agresser une cliente de son employeur. Ainsi mise en confiance, elle a rejoint le recourant sur la plage bordant la boîte de nuit, où elle s'est assise dans un transat. Resté debout face à elle, le recourant a alors dénudé son pénis, saisi la jeune femme par l'arrière du crâne, introduit son sexe dans sa bouche et l'a contrainte à lui accorder une fellation en imprimant des mouvements d'avant en arrière à sa tête. Le recourant n'invoque aucun geste ni parole de l'intimée desquels il se serait cru autorisé à agir. Il ne discute pas non plus les considérations cantonales selon lesquelles lui seul a pris l'initiative de ses agissements. Sans approche d'aucune sorte et contre toute attente, l'intimée, qui se croyait en sûreté, s'est ainsi subitement trouvée confrontée à la poigne d'un homme de 1m80 pour 98 kg lui maintenant la tête. Comme souligné par la juridiction cantonale, il a porté cette prise alors qu'il se tenait debout, tandis qu'elle était assise sur un siège surbaissé et bloquée contre le dossier qui en était redressé. Cette position dominante et la supériorité physique ont conféré au recourant une maîtrise physique absolue sur l'intimée. Ainsi empêchée de fuir et d'appeler à l'aide, surprise par une agression dont elle se croyait précisément à l'abri et engourdie par une consommation excessive d'alcool, l'intimée s'est retrouvée dans une situation sans espoir contre laquelle elle n'avait pas de possibilité réelle de résister et dont le recourant a profité pour parvenir à ses fins sans recourir à la brutalité, dont il n'avait en définitive pas besoin. Compte tenu des circonstances, il a fait acte de contrainte au détriment de l'intimée au sens de l'art. 189 CP.