Citation: 9C_435/2021 E. 5.2

5.2. La recourante ne remet pas en cause le fait qu'elle présentait une incapacité de travail de 50 % préexistante à son affiliation à la CEH. Invoquant une violation des principes de non-rétroactivité, de la garantie de la propriété (art. 26 Cst.) et de l'interdiction de l'arbitraire, elle considère que l'arrêt entrepris viole l'art. 27 des statuts de la CEH ainsi que la jurisprudence "en matière de clause d'assurance" (arrêt B 101/02 du 22 août 2003, in SVR 2005 BVG n° 17 p. 55). Elle soutient que le cercle des assurés de la CEH et les conditions de leur affiliation à cette institution de prévoyance ne peuvent en particulier pas être déterminés sur la base des dispositions réglementaires en vigueur en 2017. Or, selon les faits constatés par la juridiction cantonale, elle avait été affiliée après un "examen médical d'entrée" du 18 janvier 2002 à la CEH "sans réserve aucune". Selon elle, elle aurait dès lors été mise au bénéfice d'un droit acquis. A la différence de l'art. 23 LPP, l'art. 27 al. 1 des statuts de la CEH n'exigerait en outre pas que la personne concernée fût assurée lors de la survenance de l'incapacité de travail déterminante. Par une "confusion abusive" entre clause d'assurance d'une part, et dispositions réglementaires applicables en matière de prestations d'autre part, l'arrêt entrepris supprimerait par conséquent rétroactivement sa couverture d'assurance.