Citation: 1C_321/2022 E. 1.3

1.3. Le recours du 7 avril 2022 adressé à la Cour des plaintes était formé par la société I.________. Celle-ci ayant été invitée à produire les documents relatifs à sa qualité pour agir, il est apparu que la société avait été dissoute en 2013 et ne pouvait dès lors plus agir en justice. Cela n'est pas contesté par les recourants et implique déjà l'irrecevabilité du recours en tant qu'il émane de la société, celle-ci n'ayant pas la personnalité nécessaire pour agir en justice. Dans sa lettre du 4 mai 2022, l'avocat des recourants estimait que les documents produits faisaient ressortir que F.________ était l'ayant droit de la société. Les documents en question sont une copie de passeport de F.________, un certificat de dissolution, divers documents dont il ressort que la société n'avait ni activité commerciale ni avoirs, ainsi que le formulaire A de la banque qui désigne F.________ comme bénéficiaire économique du compte. En revanche, aucun document n'indique clairement que l'intéressé serait bénéficiaire de la liquidation de la société, de sorte que celui-ci ne pouvait être mis au bénéfice de la jurisprudence qui, sur la base du texte clair de la loi, ne reconnaît la qualité pour recourir que de manière exceptionnelle à l'ayant droit économique, lorsqu'il apparaît clairement que celui-ci succède à la société liquidée (arrêt 1C_401/2021 du 28 juillet 2021 consid. 2.3 et les références citées). Même si la Cour des plaintes n'a pas expressément examiné la question de la qualité pour agir de l'ayant droit, son arrêt d'irrecevabilité apparaît, dans son résultat, conforme à la jurisprudence constante précitée et ne consacre aucun formalisme excessif, ni aucun arbitraire.