Citation: 6B_32/2022 E. 1.13

1.13. Le recourant critique la façon dont le Procureur général aurait élaboré sa conviction. Il reproche à la cour cantonale d'avoir trouvé "normal" que le précité ait pu élaborer sa conviction sur des images et des flashes et qu'il les ait soutenus dans ses réquisitions devant l'autorité de jugement. En se référant notamment à des extraits de doctrine relatifs aux art. 10 et 379-392 CPP, il reproche en particulier au procureur de ne pas avoir respecté l'art. 6 al. 1 CPP. Par son argumentation, le recourant semble en réalité essentiellement reprocher au Procureur général d'avoir violé des règles de procédure. Or, à cet égard, il y a lieu de rappeler que, selon la jurisprudence, des vices de procédure ne sont pas corrigibles par le biais de la révision, mais doivent faire l'objet d'une procédure de recours ordinaire (ATF 145 IV 197 consid. 1.1, JdT 2019 IV 303; arrêts 6B_915/2020 du 27 juillet 2021 consid. 1.3.1; 6B_127/2020 du 20 juillet 2021 consid. 1.3; 6B_965/2017 du 18 avril 2018 consid. 4.2; 6B_22/2018 du 15 mars 2018 consid. 5). La révision ne sert pas à remettre en cause à tout moment des jugements entrés en force ou à réparer des vices procéduraux antérieurs (ATF 145 IV 197 consid. 1.1; arrêt 6B_915/2020 précité consid. 1.3.1). Au demeurant, on ne voit pas en quoi le fait que le Procureur général ait proposé des hypothèses relatives à certains éléments accessoires, tels que sur la manière exacte dont le recourant est arrivé au domicile de sa mère, violerait le droit fédéral. Il y a également lieu de rappeler que, selon l'art. 10 al. 2 CPP, le tribunal apprécie librement les preuves recueillies selon l'intime conviction qu'il retire de l'ensemble de la procédure. Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.