Citation: 1C_529/2021 E. 3.5

3.5. Le recourant estime enfin que l'abattement de 15% consenti par la cour cantonale serait arbitraire et insuffisamment motivé, et aurait dû être déterminé par une expertise. Les raisons de cet abattement sont toutefois exposées dans l'arrêt attaqué (consid. 5d) : du fait de leur emplacement en zone de glissement actif de catégorie 2B, les parcelles constituaient un risque pour le cours d'eau; en outre, on pouvait douter que toutes les précautions liées à l'instabilité du terrain avait été prises par l'Etat de Vaud lors des aménagements réalisés sur le cours d'eau. Propriétaire des parcelles, l'Etat constituait donc un perturbateur par situation. Le recourant ne conteste pas le fait que la cour cantonale a statué, sur ce point, en équité. Dès lors qu'aucune responsabilité de l'Etat ne ressort du rapport d'expertise, seule une très faible réduction pouvait entrer en ligne de compte; compte tenu du pouvoir d'appréciation qu'il convient de reconnaître à l'autorité cantonale, laquelle peut se fonder dans ce domaine non pas sur des preuves strictes mais sur une vraisemblance prépondérante (ATF 144 II 332 consid. 4.1.2; arrêt 1C_524/2014 du 24 février 2016 consid. 11), la réduction opérée en faveur du recourant n'apparaît pas arbitraire ni insuffisamment motivée.