Citation: 5A_516/2022 E. 3

Conformément à l'art. 42 al. 1 LTF, le mémoire de recours doit être motivé et contenir des conclusions. Celles-ci doivent exprimer sur quels points la décision entreprise doit être modifiée et comment. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Selon la jurisprudence, pour répondre à cette exigence, la partie recourante est tenue de discuter au moins sommairement les considérants de l'arrêt entrepris (ATF 146 IV 297 consid. 1.2; 142 I 99 consid. 1.7.1; 142 III 364 consid. 2.4 et la référence); en particulier, la motivation doit être topique, c'est-à-dire se rapporter à la question juridique tranchée par l'autorité cantonale (ATF 123 V 335; arrêt 6B_970/2017 du 17 octobre 2017 consid. 4). Par ailleurs, le Tribunal fédéral est lié par les constatations de fait de la décision entreprise (art. 105 al. 1 LTF), sous les réserves découlant des art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF, soit pour l'essentiel de l'arbitraire dans la constatation des faits. Il n'examine la violation de droits fondamentaux que si ce moyen est invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF), c'est-à-dire s'il a été expressément soulevé et exposé de manière claire et détaillée. Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 145 IV 154 consid. 1.1 et les références citées). En l'occurrence, le recourant ne prend pas de conclusions formelles, mais énonce des demandes au Tribunal fédéral sur chacun des points qu'il développe. On comprend toutefois des propos qu'il tient qu'il entend obtenir le rejet de la requête de mainlevée provisoire de l'opposition. S'agissant de la motivation de son " recours ", force est toutefois de considérer qu'il ne présente aucune argumentation - motivée à satisfaction de droit - propre à démontrer que l'autorité précédente aurait violé l'art. 82 LP en considérant que la créancière poursuivante était au bénéfice d'une reconnaissance de dette et que le débiteur poursuivi n'avait pas rendu vraisemblable sa libération et en accordant, partant, la mainlevée provisoire de l'opposition à concurrence des montants constatés. Nonobstant que sa critique - au demeurant peu intelligible - reprend plusieurs passages de sa réponse au recours cantonal, elle se fonde sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt entrepris sans qu'un grief d'arbitraire ne soit soulevé à ce sujet et laisse intacts les motifs qui ont fondé la décision cantonale. S'agissant plus singulièrement du grief tiré du fait que son nom de famille a parfois été mal orthographié (" A'.________ " au lieu de " A.________ ") par la Cour d'appel civil, il suffit de relever qu'il s'agit manifestement d'une simple erreur de plume - au demeurant aussi commise en première instance sans que le recourant ne s'en plaigne en instance cantonale - qui ne porte pas à conséquence et que la Cour de céans peut rectifier d'office (art. 105 al. 2 LTF). Il suit de là que l'inadvertance sera corrigée dans le rubrum et le dispositif de l'arrêt cantonal, en ce sens que l'orthographe correcte du nom de famille du recourant est " A.________ ".