Citation: 5A_136/2019 E. 1

Le recourant estime que son recours satisfait également la condition de l'art. 93 al. 1 let. b LTF. Selon lui, la Cour de justice avait renvoyé à tort l'affaire au Tribunal pour complément d'instruction et nouvelle décision sur le droit de visite à réserver à l'intimée. Cette dernière était en effet au bénéfice d'un droit de visite sur son fils depuis le 11 mars 2015. Elle avait toutefois fait le choix de ne plus l'exercer depuis le 26 janvier 2016 puisqu'elle avait notamment quitté la Suisse pour les Etats-Unis de mai 2016 à mai 2017. Partant, nul n'était besoin de renvoyer le dossier au Tribunal pour nouvelle instruction afin de prévoir les modalités du droit de visite, puisqu'elle disposait déjà d'un tel droit, dont elle ne faisait pas usage. Le Tribunal fédéral était par ailleurs en mesure de se prononcer immédiatement sur la question du droit de visite sur la base des pièces au dossier, à savoir deuxexpertises familiales, les auditions des différents experts et les avis de tous les médecins ayant suivi l'enfant jusqu'à ce jour. Le renvoi du dossier en première instance allait indéniablement engendrer une procédure longue et coûteuse. En effet, la Cour de justice avait exclu que l'experte qui connaissait déjà le dossier se charge de la nouvelle expertise à venir. Un nouveau médecin allait dès lors devoir être désigné, ce qui allait s'avérer très compliqué compte tenu du nombre de médecins étant déjà intervenus dans ce dossier. Le choix de l'expert constituait par ailleurs déjà une décision susceptible d'entraîner des recours. L'expert désigné devrait ensuite prendre connaissance de l'ensemble du dossier ouvert en 2011, à savoir de très nombreux rapports médicaux et expertises en français et en anglais, mais aussi probablement entrer en contact avec ces médecins. Les parties et l'enfant devraient ensuite être entendus à plusieurs reprises, chacun pouvant de surcroît solliciter l'audition de l'expert, puis déposer des conclusions et enfin recourir contre la décision prise devant les deux instances supérieures. En d'autres termes, le recourant soutient que la procédure est susceptible de durer à nouveau plusieurs années et que les coûts en seront importants. Le Tribunal fédéral pouvait dès lors rendre immédiatement une décision et éviter ainsi une procédure longue et coûteuse.