Citation: U 171/06 19.04.2007 E. 4.2

4.2.1 Premièrement, le recourant invoque un certain nombre de griefs tendant à mettre en cause la valeur probante du rapport d'expertise du docteur K.________. En particulier, il conteste ce rapport dans la mesure où l'expert indique l'existence d'une atteinte dégénérative préexistante sous la forme d'une arthrose. Affirmant se fonder sur les avis des docteurs T.________ et G.________ (rapport du 23 janvier 2003) et F.________ (rapport du 12 février 2003), le recourant nie l'existence d'une telle atteinte. Ce point de vue est mal fondé. Il ressort en effet des avis médicaux invoqués par l'intéressé que les investigations effectuées ont révélé de nombreux troubles dégénératifs situés à l'articulation radio-cubitale distale et dans les os semi-lunaire, pyramidal et scaphoïde (rapport des docteurs T.________ et G.________ du 23 janvier 2003), ainsi qu'une importante chondromalacie sur le semi-lunaire et une absence de cartilage de la tête cubitale (rapport du docteur F.________ du 12 février 2003). En outre, le recourant critique le rapport de l'expert, dans la mesure où celui-ci justifie la survenance du statu quo sine en se fondant notamment sur le caractère bénin de l'événement du 26 octobre 2002. L'intéressé allègue au contraire avoir subi une lourde chute, dont la gravité apparaît établie sur le vu des nombreuses lésions constatées par les médecins consultés. Ce grief n'est toutefois pas de nature à mettre en doute la valeur probante des conclusions de l'expert. En effet, le nombre et la gravité des lésions ne permettent pas à eux seuls de présumer la gravité de l'accident, étant donné que la présence des atteintes dégénératives a joué un rôle important dans la survenance desdites lésions. Par ailleurs, les conclusions du rapport d'expertise reposeraient sur une contradiction : si, comme l'affirme l'expert, l'atteinte dégénérative est restée stable, la persistance des douleurs ne peut pas être mise sur le compte de cette atteinte mais s'explique uniquement par l'accident. Cette argumentation ne fait pas apparaître une contradiction dans le rapport d'expertise. Quand bien même les atteintes dégénératives sont effectivement devenues symptomatiques à l'occasion de l'événement du 26 octobre 2002, les douleurs se seraient finalement résorbées au terme de la période indiquée, si elles n'avaient pas trouvé un terrain favorable à leur maintien. Enfin, le fait que les docteurs T.________, G.________ et F.________ ont indiqué différentes déchirures et ruptures ne remet pas en cause les conclusions de l'expert, selon lesquelles le statu quo sine était apparu avant le 29 février 2004, de sorte qu'il n'existe pas de lien de causalité naturelle entre l'atteinte à la santé existant après cette date et l'accident. Cela étant, les griefs soulevés par le recourant ne sont pas de nature à mettre en doute la valeur probante du rapport d'expertise du docteur K.________. 4.2.2 Par un deuxième moyen, le recourant allègue n'avoir jamais souffert de son poignet droit ni consulté un praticien ou un physiothérapeute avant l'accident. Dès lors, les douleurs persistant après le 29 février 2004 ne seraient pas dues à un état dégénératif préexistant mais auraient pour origine uniquement l'événement en cause. Cette argumentation, qui repose sur l'adage « post hoc, ergo propter hoc », n'est toutefois pas de nature à mettre en cause le jugement attaqué (ATF 119 V 335 consid. 2b/bb p. 341 s.). 4.2.3 Troisièmement, le recourant reproche à la juridiction cantonale de ne pas avoir appliqué l'art. 36 LAA. En admettant que l'état dégénératif préexistant est également à l'origine de l'atteinte à la santé, cette disposition légale obligerait l'assureur-accidents à allouer des pleines prestations. Cet argument n'est d'aucun secours pour la thèse du recourant. L'art. 36 LAA n'est applicable que lorsqu'un accident et un état maladif ont concouru à une même atteinte à la santé. En l'occurrence, tel n'est pas le cas en ce qui concerne les troubles persistant après le 29 février 2004, du moment que le statu quo sine était déjà apparu à cette date et que l'accident n'a plus eu d'influence sur l'atteinte à la santé depuis lors. 4.3 Vu ce qui précède, l'intimée était fondée, par sa décision sur opposition du 10 août 2004, à supprimer, à partir du 1er mars 2004, le droit du recourant à des prestations d'assurance pour les troubles affectant son poignet droit. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.