Citation: 6B_1441/2019 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a indiqué que l'importance des montants exportés, pour chaque expéditeur, impliquait que leur provenance fût le trafic criminel et non seulement délictuel de cocaïne. En effet, la limite du cas grave, au regard de l'art. 19 al. 2 let. a LStup, était de 18 g de cette substance. En tenant compte d'un bénéfice moyen de 30 fr. par gramme vendu, un cas grave devait être réalisé pour que 540 fr. fussent exportés. Ce seuil avait été largement dépassé dans la moyenne des transactions effectuées par le recourant. De plus, il convenait de considérer qu'un vendeur de drogue devait financer ses propres dépenses courantes par ses revenus tirés du trafic. Ainsi, pour exporter un bénéfice net de 540 fr., celui-ci devait auparavant consacrer un montant de plusieurs centaines de francs par mois à son entretien.