Citation: 8C_21/2021 E. 5.3.3

5.3.3. L'argumentation relative à l'existence de troubles objectivables, sous la forme d'une atteinte à l'artère vertébrale droite et d'un traumatisme cranio-cérébral, se révèle également mal fondée. Dans le rapport d'expertise judiciaire, le docteur F.________ a exposé de manière circonstanciée les raisons pour lesquelles il ne retenait pas de substrat organique aux troubles de la recourante, en particulier de lésions cérébrales objectivables en rapport de causalité avec l'accident (rapport d'expertise p. 9 s. et 14). Il a notamment expliqué que l'accélération du flux du segment V3 de l'artère vertébrale droite, ressortant de l'examen écho-Doppler carotidien et vertébral du 11 juillet 2018, ne constituait pas une preuve de lésion organique (p. 8 et 14 avec renvoi au ch. 5.2). S'il retient un dysfonctionnement organique, il précise néanmoins que ce dysfonctionnement n'a pas de substrat objectivable. Quant au traumatisme cranio-cérébral allégué par la recourante, il a fait l'objet d'une analyse par l'expert, qui l'a été écarté (p. 10 s.). S'agissant d'une question purement médicale, la recourante ne saurait y opposer son propre avis diagnostique au regard des circonstances de l'accident, que l'expert n'a d'ailleurs pas ignorées. N'est pas non plus de nature à mettre en doute l'avis motivé de l'expert le fait que l'on retrouve la mention "TC" dans le rapport de l'Hôpital B.________ immédiatement après l'accident ou que la psychologue I.________ parle, d'une manière générale, des "séquelles du traumatisme cranio-cérébral" dans son rapport neuropsychologique. Enfin, le fait d'avoir brièvement perdu connaissance ou encore d'avoir subi une plaie au cuir chevelu ne permettent pas de retenir que les troubles actuels de la recourante reposent sur un substrat organique.