Citation: I 412/03 10.10.2003 E. 5

5.1 Pour déterminer le revenu sans invalidité, la juridiction cantonale s'est fondée sur le gain réalisé par l'assuré en 1999. Ce revenu, qui correspond à 50'336 fr. par an (y compris la part au 13ème salaire), doit ensuite être adapté à l'évolution des salaires (Office fédéral de la statistique, Evolution des salaires 2001 p. 32, tableau T1.1.93) dans la construction en 2000 (+1,9 %) et 2001 (+2,8 %). Ainsi, en tenant compte desdites augmentations, le revenu annuel sans invalidité à prendre en compte en 2001 est de 52'728 fr. 5.2 Quant au revenu d'invalide, il doit être évalué avant tout en fonction de la situation professionnelle concrète de l'intéressé. Mais en l'absence d'un revenu effectivement réalisé, la jurisprudence considère que le revenu d'invalide peut être évalué sur la base des statistiques salariales, telles qu'elles résultent de l'enquête sur la structure des salaires (ESS) publiée par l'Office fédéral de la statistique (ATF 126 V 76 consid. 3b/aa et bb). On se réfère alors à la statistique des salaires bruts standardisés, en se fondant toujours sur la médiane ou valeur centrale (ATF 124 V 323 consid. 3b/bb; VSI 1999 p. 182). Cette possibilité de se fonder sur les statistiques est retenue non seulement lorsque l'assuré n'a pas repris d'activité lucrative du tout, mais également lorsqu'il n'a pas repris une activité lucrative pouvant être raisonnablement attendue de lui (ATF 126 V 76 consid. 3, 124 V 322 consid. 3b/bb et les références). Dans le cas présent, l'activité exercée par l'intimé auprès de l'entreprise W.________, après l'atteinte à la santé et la fin des mesures de réadaptation, a permis au prénommé de réaliser un salaire horaire de 20 fr. Or, la comparaison de ce revenu avec celui qui ressort des statistiques salariales pour les hommes bénéficiant de connaissances professionnelles spécialisées dans le secteur de la fabrication d'équipements électroniques et de mécanique de précision (env. 35 fr./heure) met en évidence une différence trop importante pour que l'on puisse se convaincre que l'assuré a exercé une activité pouvant être raisonnablement attendue de lui. Par conséquent, il y a lieu de se référer aux statistiques salariales. Ainsi, le salaire annuel auquel peuvent prétendre les hommes bénéficiant de connaissances professionnelles spécialisées dans le secteur de la fabrication d'équipements électroniques et de mécanique de précision en 2000 est de 5'741 fr. par mois compte tenu d'un horaire de travail de 40 heures par semaine (ESS 2000 p.31, TA1, niveau de qualification 3). Ce salaire mensuel hypothétique doit être augmenté de 2,7 % (Office fédéral de la statistique, Evolution des salaires 2001 p. 31, tableau T1.93, secteur secondaire) pour obtenir le niveau du même salaire en 2001, soit 5'896 fr. Il doit ensuite être porté à 6'117 fr. (5'741 : 40 x 41,5), soit 79'522 fr. par an, dès lors que la moyenne usuelle de travail dans les entreprises en 2001 était de 41,5 heures (La Vie économique 12/2002 p. 88, tableau B 9.2, secteur secondaire). La capacité de travail du recourant étant réduite de 50 %, le revenu annuel exigible s'élève à 39'761 fr.