Citation: 5A_322/2022 E. 3.3.3

3.3.3. 3.3.3.1. Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir considéré qu'en l'absence d'administration de preuves, les plaidoiries finales devenaient inutiles; les parties n'ayant pas renoncé aux débats principaux, ceux-ci devaient avoir lieu selon lui (art. 233 CPC). Par ailleurs, une renonciation implicite aurait également dû être exclue, dès lors que les parties avaient toutes deux sollicité des mesures d'instruction dans leurs écritures. Il ajoute que la violation des règles formelles par le premier juge - qui a rendu son jugement sans débats principaux, sans allégations en deux phases, sans que ses allégués ne soient contestés (ou admis) par l'épouse et sans plaidoiries finales - serait si grave que sa réparation en deuxième instance serait exclue, ce d'autant plus que l'autorité d'appel n'aurait pas non plus entendu les parties oralement. 3.3.3.2. En tant que la jurisprudence considère que lorsqu'il n'y a pas de preuves à administrer, la loi n'exige pas du juge chargé de la direction de la procédure qu'il donne aux parties l'occasion de s'exprimer lors de plaidoiries finales (cf. supra consid. 3.1.3), l'on ne saurait reprocher au Tribunal d'avoir procéder de la sorte. Se pose en revanche la question de la tenue de premières plaidoiries, les parties n'y ayant pas renoncé en vertu de l'art. 233 CPC. Celle-ci peut néanmoins rester ouverte, dès lors que le recourant ne s'en prend pas aux arguments de l'autorité cantonale sur l'absence, dans ses écritures d'appel, d'allégués de fait et/ou arguments de droit qu'il aurait encore pu faire valoir en première instance - étant précisé qu'il avait la possibilité d'introduire des faits et moyens de preuve nouveaux jusqu'aux délibérations (art. 229 al. 3 CPC), le juge établissant les faits d'office (cf. supra consid. 3.1.2) -, ni sur le fait qu'il avait omis d'indiquer les conséquences qu'il tirait de cette éventuelle violation du droit d'être entendu ni en quoi le renvoi ne serait pas qu'une vaine formalité. Au demeurant, en tant que l'autorité d'appel disposait en l'occurrence d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit et que le recourant a pu s'exprimer de manière complète devant elle par un double échanges d'écritures, c'est à juste titre qu'il a été constaté qu'une éventuelle violation du droit d'être entendu aurait été guérie en instance d'appel. La critique relative à l'absence de débats en appel - dont la tenue relève du pouvoir d'appréciation de l'autorité cantonale (cf. art. 316 al. 1 CPC) - est vaine, dès lors qu'il ne ressort pas de l'arrêt querellé que le recourant aurait requis la tenue d'une telle audience (art. 105 al. 1 LTF). Pour autant que recevable, le grief doit ainsi être rejeté.