Citation: P 61/99 09.05.2000 E. 2

2.- En l'occurrence, selon les certificats médicaux des docteurs J.________ et H.________, l'état de santé de l'assurée requiert entre 7 à 8 heures de soins à domicile par jour. Or, selon les renseignements obtenus par la caisse - qui n'ont pas été remis en cause par la recou- rante - cette dernière bénéficie d'une aide apportée par son compagnon à raison de 2 à 3 heures par jour ainsi que d'une assistance quotidienne de 4 heures 3/4 dispensée depuis 1994 par le SAS. Il ressort du dossier que les frais afférents au SAS sont intégralement pris en charge par l'assureur-maladie, en tant qu'ils portent sur des soins prévus dans la LAMal, et par les prestations complé- mentaires pour les autres soins (cf. art. 13 al. 1 OMPC). Aussi bien doit-on admettre que les besoins en soins médicalement attestés de l'assurée sont entièrement cou- verts et que l'aide supplémentaire qui lui a été prodiguée pour un montant de 15 720 fr. 30 va au-delà de celle rendue nécessaire en raison de son invalidité, bien qu'on ignore par ailleurs la nature exacte des prestations fournies. A ce titre et dans la mesure où cette aide a été dispensée par des personnes indépendantes ne faisant pas partie d'une organisation de soins à domicile privée, publique ou reconnue d'utilité publique, elle ne peut être remboursée par les prestations complémentaires que jusqu'à concurrence de 4800 fr. par année civile conformément à l'art. 13 al. 6 OMPC. Le grief soulevé par la recourante se révèle ainsi mal fondé, de sorte que le recours doit être rejeté.