Citation: 1C_749/2021 E. A

Le 6 janvier 2001, A.________, ressortissante libanaise née en 1972, a épousé au Liban B.________ ressortissant suisse né en 1966. Elle est ensuite arrivée en Suisse au mois de septembre 2014, au titre du regroupement familial. Le 28 novembre 2017, elle a formé une demande de naturalisation facilitée auprès du Secrétariat d'Etat aux migrations (ci-après: le SEM). Le 19 juin 2019, se fondant sur un rapport du 10 janvier 2019 du Service cantonal genevois des naturalisations, le SEM a indiqué à la requérante qu'en raison de sa dépendance à l'aide sociale depuis son arrivée en Suisse (elle avait jusqu'alors bénéficié de prestations s'élevant à plus de 400'000 fr.) et de l'absence d'exercice d'une activité professionnelle lui permettant d'assurer son autonomie financière (son mari étant au bénéfice de l'assurance-invalidité), elle ne s'était pas intégrée de manière suffisante dans l'environnement social suisse. Le 16 septembre 2019, par l'entremise de sa mandataire, A.________ a indiqué qu'elle travaillait à temps partiel (deux à quatre heures d'enseignement par semaine au sein de l'association C.________). Elle mettait tout en oeuvre pour diminuer sa dépendance aux institutions sociales, étant précisé que ses différents problèmes de santé l'empêchaient d'occuper un poste de travail à temps plein. Par décision du 30 juin 2020, le SEM a rejeté la demande de naturalisation facilitée, retenant en substance que la requérante était dépendante de l'aide sociale depuis son arrivée en Suisse, malgré le fait qu'elle disposait d'une capacité de travail à 100%.