Citation: 7B_117/2023 E. 2.3

2.3. L'autorité cantonale a retenu que le recourant avait vendu, entre les mois de décembre 2018 et de janvier 2020, 170 g de cocaïne (88,4 g de cocaïne pure) et qu'il était en outre, au moment de son arrestation, en possession de 25 g de cocaïne destinés à la vente (13 g de cocaïne pure). Elle a ajouté que le recourant s'était rendu à cinq reprises en Belgique pour s'approvisionner et qu'il avait écoulé les stupéfiants auprès d'une dizaines de personne à X.________ et à W.________. Elle a précisé qu'il avait réalisé un bénéfice de 11'730 fr. ([170 g x 100 fr. [prix de revente moyen]] - [170 g x 31 fr. [prix d'achat moyen]]) et qu'il lui aurait suffit de 7'750 fr. (250 g [quantité consommée après acquisition] x 31 fr.) pour financer sa consommation, de sorte qu'il avait perçu un montant plus élevé que ce qui était nécessaire à ses besoins personnels. La cour cantonale a également retenu que, de son propre aveu, le recourant avait déclaré qu'il s'était lancé pour se faire de l'argent. En outre, selon cette autorité, il avait investi une somme initiale de 3'000 EUR pour l'achat de 50 g de cocaïne, ce qui démontrait que sa situation n'était pas aussi précaire qu'il le prétendait. Dans ces circonstances, l'autorité cantonale a considéré qu'il était exclu de mettre le recourant au bénéfice de la circonstance atténuante prévue par l'art. 19 al. 3 let. b LStup (arrêt querellé, p. 10).