Citation: 6B_341/2017 E. 1.4

1.4. S'agissant de la possibilité d'exécuter une peine pécuniaire ou un travail d'intérêt général, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir refusé de le mettre au bénéfice de l'une de ces sanctions au motif que celles-ci seraient inefficaces pour garantir le respect de ses obligations. Il fait valoir qu'il réside légalement en Suisse, a assumé ses erreurs, admis les faits et n'a pas cherché à se soustraire aux autorités. Il soutient par ailleurs qu'aucun motif objectif ne permet de dire qu'une peine pécuniaire ou un travail d'intérêt général ne serait pas exécuté. La cour cantonale a relevé que le recourant avait déjà été condamné à deux reprises, en 2012 et 2013, pour des faits analogues. Ni la première condamnation à des jours-amende avec sursis ni la deuxième à des jours-amende ferme à quoi s'est ajoutée la révocation du précédent sursis, n'ont dissuadé le recourant de persister dans son comportement contraire au droit. Par ailleurs, le fait que le recourant cherche toujours à minimiser ses actes montre qu'il n'a pas pris pleinement conscience de leur illicéité et par conséquent de la nécessité de mettre fin à ces agissements. Dans ces circonstances, la cour cantonale pouvait sans violer le droit fédéral admettre qu'une nouvelle peine pécuniaire ou une peine de travail d'intérêt général ne produirait pas l'effet escompté et prononcer, pour des motifs de prévention spéciale, une peine privative de liberté de courte durée.