Citation: 9C_678/2023 E. 4

La juridiction cantonale a d'abord admis qu'en vertu de l'art. 50 de son règlement de prévoyance, dans sa teneur en vigueur à compter du 1er janvier 2018, la caisse de pensions était liée par l'évaluation de l'invalidité faite par les organes de l'assurance-invalidité, dont elle avait reçu les décisions des 8 septembre et 27 octobre 2021, aussi bien en ce qui concerne la fixation du taux d'invalidité que la détermination du moment à partir duquel la capacité de travail s'est détériorée de manière sensible et durable. Afin de déterminer si la caisse de pensions a l'obligation de verser une rente d'invalidité au recourant, les premiers juges ont ensuite examiné si l'incapacité de travail dont la cause est à l'origine de l'invalidité était survenue durant les rapports de prévoyance liant les parties (du 1er décembre 1986 au 31 août 2019). En se fondant sur la motivation de la décision de l'office AI du 8 septembre 2021, ils ont constaté que l'invalidité trouvait sa cause dans une atteinte à la santé psychique (un trouble anxio-dépressif chronique avec trouble de la concentration) qui avait occasionné une incapacité totale de travail dans l'activité habituelle à compter du 27 mai 2019, mais qui était demeurée sans incidence sur la capacité de travail du recourant dans une activité adaptée. En conséquence, ils ont admis que la connexité matérielle était donnée, mais ont nié que la condition de la connexité temporelle fût réalisée. Partant, la juridiction cantonale a confirmé que l'assuré n'a pas droit à des prestations d'invalidité de la part de l'intimée.