Citation: 9C_415/2024 E. 5.2

5.2. On relèvera que, sans se référer au recours cantonal auquel renvoie le recours fédéral, il est difficile de comprendre quel comportement de l'autorité administrative et en quoi ce comportement aurait été arbitraire ou contraire au principe de la bonne foi et violerait de surcroît le droit d'être entendue de la recourante. Dans la mesure où le renvoi à une écriture antérieure ne satisfait pas à l'exigence de motivation de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, il conviendrait en principe de se poser la question de la recevabilité de l'argumentation développée par la société (cf. ATF 143 IV 122 consid. 3.3 et les références). Cette question peut toutefois rester ouverte en l'occurrence dès lors que cette argumentation manifestement infondée doit de toute façon être rejetée. Une lecture des pages 8 et 9 du recours cantonal montre en effet que le comportement arbitraire et contraire à la bonne foi prêté à la caisse intimée consistait en l'imputation à la recourante de la connaissance d'une procédure pendante en dépit du déroulement de la procédure et de l'écoulement du temps et que la violation du droit d'être entendu reprochée à l'autorité administrative consistait en l'absence d'interpellation de la société avant le prononcé de la décision de restitution. Or, quoi qu'en dise la recourante, les premiers juges ont répondu à son argumentation. En effet, en considérant que la société devait au regard des circonstances se savoir engagée dans une procédure pouvant aboutir à une décision de restitution, les premiers juges ont donné raison à la caisse intimée à propos de l'application de la fiction de la notification de la décision du 18 avril 2023 à la fin du délai de garde de sept jours et ont dès lors implicitement exclu un comportement arbitraire ou contraire à la bonne foi de la part de l'autorité administrative. De surcroît, en évoquant l'art. 42 LTF, selon lequel il n'est pas nécessaire d'entendre les parties avant une décision sujette à opposition, la juridiction cantonale a expressément exclu que l'absence d'interpellation avant le prononcé de la décision du 18 avril 2023 constituât une violation du droit d'être entendu de la recourante. On ne saurait dès lors valablement reprocher au tribunal cantonal d'avoir commis un déni de justice formel et violé le droit d'être entendu de la société.