Citation: 5C.218/2000 14.11.2000 E. A

A.- a) T.________, de nationalité suédoise, et dame A.________, de nationalité suisse, se sont mariés le 19 janvier 1996 à St-Légier; aucun enfant n'est issu de leur union. Le 29 septembre 1998, dame A.________ T.________ a ouvert action en divorce; après l'échec de la conciliation, elle a introduit le 23 décembre suivant sa demande au fond devant le Tribunal du district de Vevey et sollicité, le même jour, des mesures provisoires tendant au versement d'une contribution d'entretien de 8'000 fr. par mois et d'une provision ad litem de 10'000 fr. b) Le 24 septembre 1998, Me S.________ - conseil de T.________ - a envoyé par télécopie au Tribunal de première instance de Stockholm une "demande d'assignation" aux fins de divorce des époux T.________-A. ________. Cet acte a été reçu le 26 septembre suivant et enregistré le surlendemain; le tribunal s'en est vu adresser aussi un exemplaire par courrier postal, qu'il a ensuite communiqué à dame A.________ T.________. L'avocat suédois de cette dernière a conclu au rejet de l'action, ou à son ajournement, en raison de l'action en divorce ouverte en Suisse. Par jugement du 11 mai 1999, le Tribunal de première instance de Stockholm a rejeté ces conclusions en considérant que l'art. 21 de la Convention de Lugano était applicable en l'occurrence et que l'instance était pendante en Suède avant le dépôt de la demande en Suisse.