Citation: 2C_66/2023 E. 5.4.2

5.4.2. En l'occurrence, les exigences à respecter pour être, en tant qu'organisation religieuse, admise à des relations avec l'État, à savoir être organisée sous la forme d'une association ou d'une fondation, participer à la cohésion sociale au sein de la société genevoise, ainsi qu'avoir signé et s'engager à respecter la déclaration d'engagement (art. 3 let. a à c RLE), ne portent pas une atteinte grave à la liberté religieuse de B.________ (arrêt 2C_87/2023 du 23 février 2024 consid. 6.1.3 destiné à la publication et les arrêts cités). Dès lors qu'il suffit à B.________ de remplir cette condition pour pouvoir ensuite déposer une demande d'autorisation en vue de l'organisation d'une procession pour la Fête-Dieu sur le domaine public et pour que le recourant puisse ainsi exercer collectivement sa liberté religieuse, l'atteinte que celui-ci subit personnellement à sa liberté religieuse ne saurait non plus être qualifiée de grave. S'agissant de la base légale à cette atteinte, la Cour de justice a retenu que la condition de l'admission préalable à des relations avec l'État résultait de la lecture conjointe de la LLE et du RLE. Il a déjà été jugé que cette interprétation n'est pas insoutenable (arrêt 2C_87/2023 du 23 février 2024 consid. 6.3 destiné à la publication).