Citation: 2C_725/2018 E. 5.2

5.2. Le recourant ne se prononce pas directement sur l'existence d'un risque de récidive. On relèvera toutefois à ce propos qu'il a été condamné à plusieurs reprises. Il ne faut d'ailleurs nullement minimiser la dernière condamnation de février 2017. Bien au contraire, le fait que le recourant ait été condamné pour des actes de violence extrême en 2015 et qu'en 2014, il ait exécuté la peine prononcée par la justice des mineurs en 2013 ne l'a aucunement empêché de commettre cette dernière infraction. En outre, à la suite de celle-ci, il s'est trouvé une seconde fois en exécution de peine, cette fois pour les infractions commises en 2013/2014. Cette suite d'infractions démontre l'incapacité du recourant à respecter l'ordre juridique et l'absence de prise de conscience dont il fait preuve. Certes, après le 3 décembre 2016, il n'a plus adopté de comportement répréhensible. Il a toutefois été incarcéré pour exécuter sa peine peu après. Or, contrairement à ce que le recourant semble penser, il est de toute façon attendu d'un délinquant qu'il se comporte de manière adéquate durant l'exécution de sa peine (ATF 139 II 121 consid. 5.5.2 p. 128). Ainsi, on ne saurait déduire de son comportement depuis sa dernière condamnation qu'il ne présente plus un risque de récidive. Il faut bien plus tenir compte de la culpabilité du recourant et du fait qu'il n'ait pas su tirer les conséquences de ses actes en commettant de nouvelles infractions alors qu'il venait d'être condamné et qu'il n'avait même pas encore exécuté sa peine. A cela s'ajoute que le recourant a commis des infractions graves envers lesquelles le Tribunal fédéral se montre particulièrement rigoureux. Par conséquent, il ne saurait être question de relativiser à ce point ses agissements et ne pas admettre un risque de récidive concret.