Citation: 4P.245/2006 10.01.2007 E. 7

7.1 Dans son dernier grief, la recourante invoque l'arbitraire, la violation de la maxime d'office et de la maxime des débats. La recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir retenu que la maxime inquisitoire sociale ne permettait pas d'ordonner l'administration d'une nouvelle expertise. A son sens, le but visé par les deux expertises n'est pas le même. Dans la mesure où l'expertise imposée par la Cour de cassation s'avère nécessaire en raison d'une argumentation juridique nouvelle, les juges cantonaux auraient dû faire application de la maxime d'office et ordonner l'administration des preuves idoines. Abstraction faite de la maxime d'office, la recourante relève même que la cour cantonale se devait de casser le jugement et de renvoyer l'affaire pour complément de preuves devant le premier juge. 7.2 Une fois encore, l'argumentation de la recourante est infondée. Si la cour cantonale indique qu'il « faudrait comparer » sur le long terme les frais d'adoucissement de l'eau et ceux de nettoyage de la tuyauterie, il ne s'agit là que d'une proposition émise afin de départager les dépenses liées à l'usage de la chose louée et celles qui visent l'entretien de l'immeuble. Force est dès lors de constater que le but poursuivi par les deux expertises est le même, malgré l'argumentation alambiquée de la recourante. Les magistrats se sont du reste fondés sur le fait que la bailleresse a renoncé, en première instance, à demander l'administration d'une expertise pour poser que ses prétentions auraient dû être rejetées, à défaut d'éléments de preuve suffisants. En tout état de cause, la recourante ne démontre pas l'arbitraire dans l'application de l'art. 274d al. 3 CO, qui consacre la maxime inquisitoire sociale, maxime dont les exigences semblent, au demeurant, avoir été respectées, puisqu'il n'appartenait pas aux premiers juges de suppléer à la carence de la bailleresse, qui a renoncé à l'administration d'une expertise.