Citation: 1A.333/2005 20.02.2006 E. 1

Le recours de droit administratif est interjeté en temps utile contre des décisions prises par l'autorité fédérale d'exécution, relatives à la clôture de la procédure d'entraide judiciaire (art. 80g de la loi fédérale sur l'entraide internationale en matière pénale - EIMP, RS 351.1). 1.1 Les recourants sont titulaires des comptes bancaires dont le JIF a décidé de transmettre la documentation. Ils ont qualité pour agir (art. 80h let. b EIMP et 9a let. a OEIMP). 1.2 La Confédération et la République fédérative du Brésil ne sont pas liées par un traité relatif à l'entraide judiciaire pénale. Cette matière est dès lors régie, pour la Suisse comme Etat requis, par le droit interne (cf. ATF 113 Ib 257 consid. 2 p. 264; 111 Ib 138 consid. 2 p. 141; 110 Ib 173 consid. 2 p. 176, et les arrêts cités), soit en l'occurrence l'EIMP et son ordonnance d'exécution (OEIMP; RS 351.11). 1.3 Les recourants concluent préalablement à ce que les procès-verbaux des auditions d'enquêteurs brésiliens, réalisées dans le cadre de la procédure pénale nationale, soient retranchés du dossier d'entraide judiciaire. Cette conclusion n'est toutefois étayée par aucune argumentation juridique. Les procès-verbaux ne font manifestement pas l'objet d'une décision de transmission - à laquelle les recourants ne pourraient d'ailleurs pas s'opposer; les recourants n'expliquent pas non plus ce qui empêcherait que des renseignements recueillis en Suisse puissent être versés au dossier d'entraide judiciaire, dans la mesure où ils paraissent pertinents et pour autant que le droit d'accès au dossier est garanti. Faute de toute motivation, la conclusion préalable est irrecevable.