Citation: 4A_454/2022 E. 3.2

3.2. L'argumentation du recourant s'épuise largement dans une critique appellatoire, dénuée de toute démonstration d'arbitraire de l'appréciation des preuves et de l'établissement des faits par la cour cantonale. L'intéressé se contente en effet d'exposer sa propre thèse et d'opposer sa propre appréciation des preuves disponibles à celle opérée par la cour cantonale pour taxer la solution retenue par les juges précédents d'arbitraire. La recevabilité du grief apparaît ainsi sujette à caution. Quoi qu'il en soit, les constatations critiquées n'apparaissent de toute manière pas insoutenables, ce qui seul importe dans le cadre d'un examen fait sous l'angle de l'arbitraire. Force est d'emblée de relever que l'intéressé est malvenu de venir se plaindre de la manière dont la cour cantonale a arrêté le montant de la déduction pour le loyer du logement remis à l'intimé. L'autorité précédente a en effet souligné que le recourant n'avait ni exposé ni allégué, lors de la procédure de première instance, la manière correcte selon lui de calculer les salaires de son employé, mais avait cherché, au stade de l'appel, à pallier ses allégations lacunaires en présentant une nouvelle version des faits sur ce point. C'est dès lors à tort que le recourant se plaint de ce que la cour cantonale n'a pas opéré de déduction pour les frais de nourriture et de chauffage, puisque ceux-ci n'ont jamais été allégués, de manière conforme aux exigences procédurales, devant l'autorité de première instance. L'intéressé échoue également à démontrer que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en admettant une déduction de 290 fr. par mois pour le logement mis à disposition de l'intimé. Sur ce point, l'autorité précédente a jugé que, nonobstant la faiblesse des allégations de première instance sur cet aspect du litige, la réalité de la contre-prestation en nature dont avait bénéficié l'intimé et l'accord de celui-ci quant au principe d'une retenue pour prestations en nature étaient établis. Pour arrêter le montant retenu par elle, la cour cantonale a souligné que le recourant avait notamment appliqué le montant de 290 fr. par mois et que l'intimé avait accepté, à titre subsidiaire, ladite somme au stade de l'appel. Faute d'allégations plus détaillées de sa part, le recourant ne saurait reprocher à l'autorité précédente de n'avoir pas retenu une montant supérieur pour le logement mis à disposition de l'intimé durant la saison d'estivage. C'est également en vain que l'intéressé se plaint de ce que l'autorité précédente aurait accordé un poids démesuré au témoignage du père de l'intimé, tout en ignorant d'autres témoignages, pour retenir que le local dans lequel résidait l'intimé pendant la saison d'hivernage n'offrait pas des conditions satisfaisantes. L'autorité précédente a en effet tenu compte d'un faisceau d'éléments pour apprécier l'état du logement en question. Elle a souligné que la pièce mise à disposition de l'intimé faisait office de chambre à coucher et de cuisine dans laquelle on ne pouvait pas être à l'aise malgré la présence d'une chaudière. Elle a relevé que le recourant avait indiqué, juste après l'incendie, qu'il n'y avait pas eu de locataires depuis 25 ans dans cette bâtisse, à l'exception de bergers qui y séjournaient durant la période d'hivernage. En 2014, le maître-ramoneur en charge du bâtiment avait en outre indiqué qu'il n'avait pas effectué le contrôle auquel il était légalement tenu, dès lors que le bâtiment était inoccupé depuis près de 30 ans. Le jugement rendu le 29 décembre 2016 par l'autorité pénale à la suite de l'incendie survenu le 16 décembre 2013 décrivait aussi un local exigu, " vraiment pas apte à être habité et dépourvu de toutes commodités voire même des installations minimales propres à une vie digne " et précisait que le terme de taudis était " certainement très proche de la réalité ". A la lumière de l'ensemble de ces éléments, la cour cantonale n'a nullement sombré dans l'arbitraire en écartant le montant mensuel de 345 fr. préconisé par l'AFC et en retenant une déduction de 290 fr. par mois pour le logement mis à disposition de l'intimé. Il s'ensuit le rejet du grief examiné dans la mesure de sa recevabilité.