Citation: 5A_97/2024 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le recourant admet qu'il a besoin d'aide dans tous les domaines de sa vie en raison de son état de santé (troubles somatiques, psychiques et neurocognitifs). Il expose toutefois que depuis son mariage, en 1997, son épouse a pris en charge ses affaires administratives et financières et qu'elle a toujours veillé à leur bonne gestion, réglant les factures ouvertes ainsi que ses dettes. Elle avait elle-même pris l'initiative de contacter les différentes institutions concernées afin de régler sa situation, convenant d'arrangements de paiement pour réduire sa dette. De plus, elle n'éprouvait pas de difficultés à comprendre le système administratif suisse. Elle disposait donc des connaissances suffisantes pour lui apporter l'assistance dont il avait besoin sur le plan administratif et financier. Contrairement à ce qu'avait conclu l'autorité précédente, elle était par conséquent en mesure de lui apporter un soutien suffisant et adéquat dans ces domaines. Cela étant, l'autorité cantonale avait retenu que l'aide fournie par son épouse était insuffisante à long terme. Cependant, les actes que celle-ci ne serait pas en mesure d'accomplir seule ne ressortaient pas clairement de la décision attaquée. Le recourant affirme en outre que, concernant ses dettes, son épouse ne pouvait pas faire davantage pour garantir la bonne gestion de sa situation financière, si ce n'est de convenir d'arrangements de paiement avec les différentes institutions dont il est débiteur. A cet égard, il relève qu'ayant un revenu de 3'997 fr. par mois, il ne peut lui être reproché de ne pas être en mesure de rembourser immédiatement ses dettes, soulignant par ailleurs que l'endettement d'une personne ne justifie pas automatiquement la nécessité d'une curatelle, contrairement à ce que semblait soutenir l'autorité précédente.