Citation: 6B_1124/2023 E. 2.7

2.7. Invoquant l'arbitraire dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu qu'il avait étranglé son épouse le 4 septembre 2018, sur la base des rapports du Dr G.________. La cour cantonale n'a pas ignoré que le premier certificat manuscrit établi par Dr G.________, de SOS Médecins, à la suite de la consultation effectuée au poste, mentionnait deux abrasions de moins de 1 cm au niveau du " cou droite ". Elle a néanmoins relevé que le médecin avait omis d'accorder l'adjectif " superficiel " avec le mot " abrasions ", ce qui permettait de penser qu'il avait été peu attentif, expéditif et/ou maîtrisait mal le français. En outre, à la suite de la version dactylographiée qui évoquait le " coude droit ", le médecin avait rectifié en délivrant un nouveau certificat qui annulait le précédent, dans lequel il situait sans ambiguïté les deux lésions au niveau du " cou à droite ". Estimant que la concordance entre le premier certificat manuscrit et la version de la victime ne pouvait être le fruit du hasard et relevant qu'aucun motif ne permettait de soupçonner une collusion entre le médecin ayant été requis d'intervenir au poste de police et l'intimée, la cour cantonale a notamment fondé son raisonnement sur le premier certificat médical (mal orthographié), confirmé par la suite. Le recourant se livre à une appréciation personnelle des documents établis par le médecin intervenu le soir des faits, dans une démarche purement appellatoire, partant irrecevable (cf. art. 106 al. 2 LTF). En se contentant de relever les différentes versions des constatations médicales, examinées par les juges précédents, le recourant échoue à démontrer que l'établissement des faits serait manifestement insoutenable. En outre, il se méprend, lorsqu'il prétend que la version de l'intimée concernant l'étranglement ne reposerait que sur l'attestation médicale qu'il remet en cause, au vu des nombreux autres éléments pris en compte (cf. supra consid. 2.2). En définitive, par sa motivation, le recourant échoue à démontrer l'arbitraire dans l'établissement des faits survenus le 4 septembre 2018.