Citation: 4A_437/2017 E. 5.4.1

5.4.1. Premièrement, il se plaint d'une violation de son droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., plus précisément de son droit d'obtenir une décision motivée. La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu consacré par l'art. 29 al. 2 Cst. l'obligation pour le juge de motiver ses décisions. L'autorité n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais elle peut au contraire se limiter à ceux qui, sans arbitraire, lui paraissent pertinents (ATF 134 I 83 consid. 4.1 p. 88). Savoir si la motivation présentée est convaincante est une question distincte de celle du droit à une décision motivée. Dès lors que l'on peut discerner les motifs qui ont guidé la décision du juge, le droit à une décision motivée est respecté (arrêt 4A_474/2008 du 13 février 2009 consid. 2.1; cf. ATF 126 I 97 consid. 2c p. 103). En l'espèce, la cour cantonale a répondu à l'argumentation du demandeur visant à convaincre du bien-fondé d'un tarif horaire de 30 fr. Elle l'a écartée en s'appuyant sur l'expertise E.________, en indiquant qu'il convenait de donner la préférence au salaire horaire préconisé pour un travailleur agricole qualifié disposant de nombreuses années d'expérience dans le canton du Jura et en laissant entendre que la comparaison avec les données du canton du Valais n'était pas opportune, les employés étant mieux payés dans ce dernier canton. Elle a alors conclu que le montant de 19 fr. était équitable au vu des circonstances et du fait qu'aucun élément au dossier ne permettait de retenir un montant supérieur. La motivation de la décision attaquée permet de comprendre pour quelle raison la cour cantonale a retenu un tarif horaire de 19 fr. et il ne saurait donc être question de violation du droit d'être entendu, autre étant la question de savoir si la motivation présentée est erronée (cf. infra consid. 5.4.2).