Citation: 2C_1032/2022 E. 5.3

5.3. Pour pouvoir invoquer le droit à la protection de la vie de famille garanti par l'art. 8 CEDH, l'étranger doit entretenir une relation étroite et effective avec une personne de sa famille ayant le droit de résider durablement en Suisse (cf. ATF 144 II 1 consid. 6.1; 139 I 330 consid. 2.1 et les références citées). En l'occurrence, le fils du recourant vit avec sa mère. Certes, tous les deux n'ont qu'une autorisation de séjour. Toutefois, il ressort des faits constatés que la mère a déjà deux enfants d'un premier mariage, nées en 2006 et 2010, de sorte que celle-ci peut, à première vue, se prévaloir d'un droit de séjour durable, qui rétroagit sur le fils du recourant né en 2017. Au demeurant, compte tenu de l'issue du litige, il n'y a pas lieu d'examiner la question plus en détail. Il convient d'admettre que le recourant, en lien avec son fils, peut se prévaloir de manière suffisamment défendable de l'art. 8 CEDH. Il se justifie par conséquent d'entrer en matière sous l'angle de l'art. 83 let. ch. 2 LTF, étant précisé que le point de savoir si cette disposition confère sur le fond la possibilité de séjourner en Suisse relève du fond et non de la recevabilité.