Citation: 9C_78/2020 E. 5.2

5.2. Quoi qu'en dise la recourante, ses considérations sur le système de la primauté des prestations et le principe d'équivalence collective sont pertinentes. Il en découle que la solution réglementaire adoptée par l'intimée, qui n'assure pas dans son cas une équivalence entre les cotisations et la prestation de vieillesse, est admissible. De plus, à l'inverse de ce qu'elle semble croire dans ce contexte, la recourante n'a pas à être considérée comme rentière pendant les deux années durant lesquelles elle a continué à travailler au-delà de son 63ème anniversaire, dès lors qu'elle est restée affiliée à l'intimée en tant que personne active (cf. art. 8 al. 1 let. a RCPEV a contrario); la prétendue similitude avec la situation d'une personne retraitée qui aurait été affiliée à une institution de prévoyance organisée selon le principe de la primauté des cotisations n'est dès lors pas pertinente. Si l'on suivait les conclusions de la recourante, cela reviendrait à imposer à l'intimée d'ajouter à la prestation de vieillesse maximale une prestation supplémentaire fondée sur l'équivalence individuelle qu'elle n'a précisément pas à respecter. A cet égard, l'intimée rappelle que dans les projections à la base de son financement, elle tient compte des expériences en matière de départs à la retraite et que les "bénéfices" procurés par des départs après une période d'assurance plus longue que 38 ans sont bel et bien englobés, si ce n'est distingués, dans les projections; un tel complément de financement permet globalement de servir des prestations plus élevées aux assurés dans leur ensemble. Dans la mesure ensuite où la recourante argumente comme si le plan de prévoyance de l'intimée était fondé sur le principe de la primauté des cotisations, la juridiction cantonale n'avait pas à examiner l'impact financier du versement des cotisations à partir du moment où elle aurait pu prendre sa retraite avec une prestation complète (à 63 ans). Cela n'a en effet aucune incidence sur l'issue du litige puisque la recourante ne peut prétendre une augmentation de sa rente, dont le montant équivaut à 60 % du salaire assuré après 38 années d'assurance, conformément à l'art. 33 RCPEV.