Citation: U 24/01 02.07.2001 E. A

A.- O.________, a travaillé au service de l'Institut X.________, et était, à ce titre, assurée contre le risque d'accident auprès d'Elvia, Société suisse d'assurances (ci-après : l'Elvia). Elle a été incapable de travailler à partir du 17 janvier 1992, en raison de lombalgies et d'une sciatalgie gauche. Le 5 juillet suivant, elle a été victime d'un accident de la circulation : l'automobile dans laquelle elle avait pris place en tant que passagère a été heurtée à l'avant par un véhicule dont le conducteur avait perdu la maîtrise. Consulté le lendemain, le docteur B.________ a diagnostiqué un status après commotion cérébrale légère avec contusion et distorsion massive de la colonne cervico-dorsale, ainsi qu'un état post-commotionnel (rapport du 17 juillet 1992). L'Elvia a pris en charge le cas. Se plaignant d'une persistance de ses douleurs, l'assurée a séjourné à l'Etablissement Y.________, du 17 août au 5 septembre 1992. L'intéressée n'ayant pas repris son travail, l'Elvia a recueilli de nombreux renseignements médicaux, en particulier un rapport d'expertise (du 12 mai 1993) établi par le docteur C.________ à l'intention des organes de l'assurance-invalidité. Par ailleurs, elle a confié une expertise au docteur D.________, spécialiste en médecine interne et rhumatologie (rapport du 5 novembre 1993). Par décision du 28 avril 1994, l'Elvia a alloué à l'assurée une indemnité pour atteinte à l'intégrité fondée sur un taux d'atteinte de 10 %. L'assurée n'a pas fait opposition à cette décision. Un rapport d'expertise (du 22 août 1994) établi par le docteur E.________, médecin-adjoint au service de neurochirurgie de l'Hôpital Z.________ et du Centre hospitalier S.________, à la demande de l'assurée, a été versé au dossier. Après avoir encore requis divers avis médicaux et confié une expertise au professeur F.________ (rapport du 14 octobre 1998), l'Elvia a rendu une décision, le 20 juillet 1999, par laquelle elle a supprimé tout droit à prestations à partir du 20 novembre 1994, motif pris qu'il n'existait pas de relation de causalité entre les troubles persistant au-delà de cette date et l'accident du 5 juillet 1992. Saisie d'une opposition, elle l'a rejetée par décision du 6 avril 2000.