Citation: 1B_528/2022 E. 4

Les recourantes se plaignent tout d'abord d'une violation de leur droit d'être entendues. A cet égard, elles reprochent en substance à l'autorité précédente de ne pas s'être prononcée sur certains des griefs soulevés dans leurs recours et répliques; en particulier, la Cour des plaintes n'aurait pas examiné les arguments invoqués pour démontrer que les prestations effectuées par l'avocat F.________ ne seraient pas des coûts de représentation juridique ("Rechtsvertretungskosten") mais des frais d'administration ("Verwaltungskosten"), ce qui permettrait le paiement de l'ensemble de ses factures (cf. en particulier ad ch. 58 p. 18 du recours). Dans leur recours au Tribunal fédéral, les recourantes ne précisent pas clairement quels seraient les éléments non traités en lien avec les deux factures de 16'155 fr.; en particulier, elles ne remettent pas en cause que celles-ci concernaient des provisions et/ou le paiement des honoraires des avocats les représentant dans la présente procédure. Le seul fait que l'appréciation ensuite émise pour maintenir le séquestre puisse ne pas leur convenir, notamment parce qu'elle confirme celle retenue par le MPC (refus d'affecter des fonds potentiellement illicites et donc susceptibles d'une confiscation au paiement d'honoraires d'avocat), ne constitue pas une violation de leur droit d'être entendues. Quant au montant de 1'375 fr. en lien avec des prestations de l'avocat F.________, les recourantes ne remettent pas en cause le rappel de leurs arguments tel qu'effectué par l'autorité précédente : l'avocat F.________ les a régulièrement représentées pour des questions juridiques dans le cadre de l'administration de leurs affaires et il a été leur premier interlocuteur lors du séquestre des comptes litigieux; leurs mandataires actuels s'étaient ensuite coordonnés avec lui (cf. consid. 2 p. 8 s. de l'arrêt attaqué; voir également ad ch. 24 p. 10 du recours BB.202240-41 [pièce 1] et leurs observations du 28 février 2022 [pièce 1.9]). Dans cette seconde écriture, elles précisent aussi que les requêtes de leurs avocats ont été transmises à l'avance à l'avocat F.________, ce qui ressortait des factures (voir les libellés desdites factures [dossier BB.2022.40-41 en annexes à la pièce 1.4], relevés en outre expressément dans les déterminations du MPC du 7 avril 2022 à la Cour des plaintes). Ces éléments - avancés par les recourantes elles-mêmes - suffisent pour retenir que l'avocat F.________ - certes dans une mesure très limitée - est également intervenu dans le cadre de la procédure liée aux séquestres des avoirs des recourantes. Partant, la Cour des plaintes ne viole pas ses obligations en matière de motivation en ne se prononçant pas, notamment de manière détaillée, sur des griefs dénués de pertinence. Pour ces mêmes motifs et faute de toute argumentation spécifique dans le recours au Tribunal fédéral permettant de comprendre pourquoi ces prestations ne devraient pas être considérées comme des opérations d'avocat en lien avec la procédure relative aux séquestres de leurs avoirs, il n'y a pas lieu de se distancer de l'avis émis par l'autorité précédente. Partant, ce premier grief peut être écarté.