Citation: P 27/06 28.12.2006 E. 3

3.1 La définition du montant destiné à la couverture des besoins vitaux, du montant des frais de loyer et du montant qui est laissé à la disposition des pensionnaires pour leurs dépenses personnelles relève du droit cantonal. Il n'en demeure pas moins qu'en matière de prestations complémentaires à l'AVS et à l'AI, les dispositions fédérales et cantonales sont étroitement liées; la réglementation cantonale doit en tout état de cause être conforme à la Constitution et au droit fédéral. Partant, le Tribunal fédéral des assurances peut examiner la conformité des dispositions cantonales en matière de prestations complémentaires, quand bien même la modification du RLCPC a été approuvée par le Département fédéral de l'intérieur le 20 janvier 2006, conformément à l'art. 15 al. 1 LPC et 61b al. 2 LOGA (VSI 1996 p. 148 consid. 2a et la référence). 3.2 Ainsi que l'a déjà constaté la juridiction cantonale de recours, les montants fixés par le Conseil d'Etat sont compris dans les limites définies par le droit fédéral; il n'a dès lors pas excédé le cadre de la délégation législative figurant à l'art. 5 al. 1 LPC, lorsqu'il a arrêté la modification du RLCPC du 12 décembre 2005. Les réductions auxquelles le Conseil d'Etat a procédé constituent bien plutôt un choix de nature politique dont le Tribunal fédéral des assurances n'a pas à remettre en cause l'opportunité. C'est donc à juste titre que la caisse a appliqué les montants arrêtés par le Conseil d'Etat le 12 décembre 2005 pour calculer la prestation complémentaire du recourant à partir du 1er janvier 2006. Le jugement entrepris - qui confirme la décision sur opposition de la caisse du 25 janvier 2006 - n'est pas critiquable. Mal fondé, le recours doit par conséquent être rejeté.