Citation: 6B_639/2023 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a retenu que le recourant était originaire du Venezuela. Célibataire sans enfant, il était arrivé en Suisse depuis son pays en février 2015 alors qu'il avait 20 ans et y résidait depuis lors. Une grande partie de sa famille y était également, dont ses parents. Il alléguait ne plus avoir de famille au Venezuela et avoir des projets de mariage avec une personne titulaire d'un permis C. Au-delà de ses liens familiaux, le recourant n'apparaissait pas particulièrement inséré en Suisse où il résidait illégalement. Il maîtrisait imparfaitement le français, n'avait pas d'emploi régulier et, socialement, fréquentait essentiellement des cercles sud-américains au vu des personnes entendues s'étant exprimées sur sa personnalité. Les années passées en Suisse par le recourant ne paraissaient pas l'avoir conduit à fonder un socle lui permettant de prétendre à l'existence de liens sociaux et professionnels dépassant de loin ceux résultant d'une intégration ordinaire en Suisse. Certes, des membres de sa famille y résidaient, mais ce seul fait ne justifiait pas d'admettre une intégration particulièrement réussie, étant relevé qu'il ne s'agissait pas de la famille nucléaire au sens de la jurisprudence. L'intéressé était non seulement en situation illégale, mais possédait un antécédent judiciaire. Par ailleurs, il mettait en avant la dangerosité de la vie au Venezuela pour relever qu'un renvoi dans ce pays le mettrait dans une situation personnelle grave, sans toutefois amener le moindre élément concret le concernant personnellement, sinon donner des informations générales sur l'état de la situation dans ce pays. Rien, au-delà de la situation générale du Venezuela, ne permettait donc de penser sérieusement qu'une réintégration dans ce pays serait particulièrement difficile, dès lors que le recourant y était né et y avait passé 20 ans de sa vie, soit largement la plus grande partie. Vu l'absence de qualifications particulières, son expérience professionnelle et ses capacités personnelles pouvaient autant être mises en valeur dans son pays d'origine qu'en Suisse. Il pouvait au demeurant conserver ses liens familiaux par le biais des moyens de communication modernes. Surtout, l'intérêt public à l'expulsion du recourant primait et apparaissait supérieur à son intérêt à demeurer en Suisse au regard de la gravité, des circonstances des infractions présentement sanctionnées ainsi que du risque de récidive induit par son absence totale de prise de conscience qui interpellait et faisait craindre un risque évident pour la sécurité publique. Ainsi, l'expulsion pour une durée de cinq ans prononcée par le tribunal de première instance devait être confirmée, cette durée apparaissant plutôt clémente.