Citation: 8C_26/2023 E. 2.1

2.1. Dans l'arrêt attaqué, la cour cantonale a constaté que le domicile et le lieu de résidence de l'enfant étaient situés à l'étranger, soit dans un pays tiers à l'Union européenne et à l'Association européenne de libre-échange. En vertu de l'art. 7 al. 1 de l'ordonnance du 31 octobre 2007 sur les allocations familiales (OAFam; RS 836.21), il ne pouvait donc prétendre au versement des allocations familiales que si une convention internationale le prévoyait, les exceptions mentionnées à l'art. 7 al. 2 et al. 3 OAFam n'entrant manifestement pas en considération. Or une telle convention n'existait plus depuis le 1 er avril 2010. Par ailleurs, le Tribunal fédéral avait déjà confirmé à plusieurs reprises la compatibilité de l'art. 7 al. 1 OAFam avec les principes de l'égalité de traitement et de l'interdiction de discrimination, ancrés notamment à l'art. 8 al. 1 et al. 2 Cst. (ATF 142 V 48 consid. 4.1 et les références), et il n'y avait pas lieu de s'écarter de cette jurisprudence. Le recourant n'avait donc pas droit aux allocations familiales pour son fils domicilié à l'étranger.