Citation: 2C_647/2022 E. 5.3

5.3. En l'occurrence, sous l'angle du droit au respect de la vie privée, le recourant, entré en Suisse à une date indéterminée, a été mis au bénéfice d'une autorisation de séjour pour la première fois en 2016. Il ne peut donc pas se prévaloir d'une durée de séjour légal de 10 ans. En outre, on ne saurait retenir que le recourant est particulièrement intégré, même s'il dispose d'un emploi. En effet, selon l'arrêt attaqué, l'intéressé a été condamné pénalement à dix reprises entre novembre 2007 et juin 2021, à plusieurs reprises pour infractions à la LEI, une fois pour conduite en état d'ébriété et pour conduite sous le coup d'une mesure de retrait de permis et à deux reprises pour détournement de valeurs patrimoniales mises sous main de justice pour avoir distrait des montants au préjudice de certains de ses créanciers. Le recourant s'est ainsi illustré par un comportement pénal défavorable constant démontrant une incapacité à se conformer à l'ordre établi. A cela s'ajoute que le montant total des poursuites du recourant s'élevait, en date du 12 avril 2021, à 90'465 fr. 60. Selon l'arrêt attaqué, une part importante de ce montant (38'316 fr. 60) correspond à des montants dus à l'assurance maladie, à des dettes fiscales - soit des obligations légales qui incombent à toute personne vivant en Suisse - et à des dettes dues à des entreprises de recouvrement. L'autre part de ce montant, à savoir 52'149 fr., est une dette en lien avec une société à responsabilité limitée que le recourant avait créée. Même sans tenir compte de cette dernière dette, la situation du recourant est obérée, au vu de son revenu mensuel brut de 3'798 fr. 70, et ce, quelles que soient la quotité et la régularité de ses remboursements. Le recourant ne peut dès lors pas déduire un droit de demeurer en Suisse découlant de l'art. 8 par. 1 CEDH en tant qu'il protège la vie privée.