Citation: 6B_1243/2017 E. B

Par arrêt du 6 septembre 2017, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté le recours formé par X.________ contre la décision du 18 juillet 2017. La cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. X.________, né en 1964, a été condamné à sept reprises, dont cinq fois entre 1982 et 1995, à des peines privatives de liberté totalisant plus de cinq ans, pour des infractions touchant notamment à la vie, à l'intégrité corporelle, au patrimoine ou à la liberté. Seule deux condamnations sont encore inscrites dans son casier judiciaire, soit l'une, en 1997, pour tentative de meurtre, vol, voies de fait et délit contre la LArm, ainsi qu'une autre, en 2005, pour vol, dommages à la propriété, menaces, violation de domicile, conducteur pris de boisson, vol d'usage, circulation malgré un retrait ou un refus du permis de conduire et utilisation sans droit d'un cycle ou d'un cyclomoteur. A l'occasion de cette dernière condamnation, X.________ a été sanctionné par une peine privative de liberté de deux ans, dont l'exécution a été suspendue au profit d'un internement, mesure levée le 23 décembre 2009 au profit d'une mesure institutionnelle (art. 59 CP), laquelle a été levée le 10 avril 2015, la peine suspendue n'étant pas exécutée. B.b. Au cours de la procédure pénale ayant conduit au jugement du 21 février 2017, X.________ a été soumis à une expertise psychiatrique. Les experts ont déposé leur rapport le 15 juillet 2016. Il en ressort que le prénommé souffre de trouble mixte de la personnalité à traits émotionnellement labiles de type borderline, narcissiques et dyssociaux ainsi que d'utilisation d'alcool nocive pour la santé. Les experts ont relevé que le risque de récidive pour des actes de même nature était élevé si X.________ se trouvait dans une situation similaire de perturbation psychique, livré à lui-même, sans cadre clair, solide et soutenant, ainsi qu'aux prises avec des difficultés relationnelles dans sa vie de couple avec des menaces de perte d'étayage ou d'abandon. Selon les experts, ce cadre était essentiel, car l'intéressé avait montré à maintes reprises combien il était rapidement démuni lorsqu'il était livré à lui-même, et qu'en l'absence de cadre, il ne parvenait pas à investir de manière suivie des professionnels aptes à l'étayer, ni même à solliciter leur aide lorsqu'il se sentait perdre la maîtrise de ses propres projets. Dès lors, à la moindre déstabilisation psychique, il risquait de reprendre une consommation d'alcool excessive ou de récidiver par des actes violents. Le cadre évoqué correspondait selon les experts à un cadre institutionnel en foyer psychiatrique ouvert.