Citation: 8C_800/2019 E. 4.3.2

4.3.2. Quant au résultat, le jugement cantonal n'apparaît pas critiquable. En effet, l'appréciation des autres rapports médicaux versés au dossier ne permet pas de considérer que la symptomatologie présentée par le recourant, en particulier les céphalées chroniques, serait due exclusivement ou de manière prépondérante - soit pour plus de 50 % (cf. consid. 3.1.1 supra) - aux substances nocives auxquelles il a été exposé durant ses activités professionnelles: Dans son rapport du 5 juillet 2017 le docteur D.________ a évoqué une "possible encéphalopathie chronique toxique liée à une exposition professionnelle aux solvants organiques". Ce diagnostic hypothétique n'a pas pu être confirmé, dès lors qu'un des deux tests recommandés dans le dépistage ou le suivi d'encéphalopathie toxique liée à l'exposition chronique aux solvants organiques était normal (test de Farnsworth) et que l'autre (le questionnaire Euroquest de dépistage de symptômes neurotoxiques) retrouvait des scores altérés principalement sur les symptômes centraux. Le spécialiste en médecine du travail a donc proposé de faire un bilan neuropsychologique. Après avoir effectué ces examens à la Clinique romande de réadaptation (CRR), lesquels ont mis en évidence des troubles modérés de la mémoire, des difficultés attentionnelles et exécutives ainsi qu'un ralentissement, le docteur D.________ a revu le recourant en consultation et a indiqué dans son rapport du 12 octobre 2017 que les troubles neuropsychologiques "pourraient être compatibles avec une possible encéphalopathie toxique". Dans un rapport du 15 mai 2018, il a encore relativisé cette hypothèse en indiquant qu'il avait "effectivement évoqué la possibilité d'une encéphalopathie chronique liée aux solvants organiques" et qu'ensuite du bilan neuropsychologique, il ne pouvait pas "exclure un lien entre les symptômes présentés par le recourant et ses expositions professionnelles". S'agissant des rapports des docteurs F.________ et G.________ cités plus haut (cf. consid. 4.2 supra), le recourant ne saurait en tirer un avantage, puisque dans leur motivation ces médecins s'appuient explicitement sur l'appréciation du docteur D.________.