Citation: 6B_1003/2022 E. 1.4.2

1.4.2. S'agissant de la montre en or, la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir retenu que ses explications étaient incohérentes. Selon l'intéressée, ce raisonnement ne reposerait que sur des conjectures, alors que les informations et les éléments de preuve au dossier pourraient expliquer la thèse soutenue par la recourante. Cette dernière allègue tout d'abord que les deux semaines postérieures au prétendu vol ne seraient pas suffisantes pour contrôler que tous les biens annoncés à la police avaient effectivement été dérobés. Sur ce point, la recourante se borne en substance à invoquer qu'un tel postulat serait irréaliste au motif que l'expérience de la vie nous apprendrait que certains objets peuvent être déplacés, oubliés ou égarés dans des endroits inhabituels. Elle ajoute que ne sachant pas ou ne souvenant pas que ladite montre se trouvait dans le tiroir de la table de chevet, il ne serait pas surprenant qu'elle ne l'y ait pas cherchée, et qu'à cet égard, peu importerait le temps à disposition, puisqu'elle n'aurait vraisemblablement jamais pensé à chercher sa montre à cet endroit. Ce faisant, la recourante se limite à une argumentation toute générale impropre à démontrer en quoi le raisonnement de la cour cantonale serait manifestement insoutenable. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient la recourante, la cour cantonale a pris en compte l'élément temporel, puisqu'elle a précisé que sa conclusion n'était pas modifiée par l'emploi du temps de l'intéressée. Infondés, ces griefs doivent, partant, être rejetés dans la mesure de leur recevabilité. La recourante se livre ensuite à un raisonnement purement hypothétique et appellatoire pour critiquer l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle il était improbable que des voleurs qui remuent des effets rangés dans un tiroir de petite taille ne tombent pas sur la montre de valeur en or. Il en va notamment ainsi lorsqu'elle invoque que des voleurs pourraient aussi commettre des erreurs, en raison de la fatigue, du stress, d'aptitudes physiques, ou encore d'un manque d'intérêt, que le voleur aurait d'abord visité le bureau où la plus grande partie du butin aurait été dérobée, de sorte qu'il serait vraisemblable que lorsqu'il avait atteint la chambre à coucher, il aurait été passablement chargé et de ce fait superficiel dans ses recherches, ce qui pourrait expliquer pourquoi il n'aurait pas emporté la montre en or. De telles critiques, purement appellatoires, sont irrecevables. Son argumentation s'avère tout aussi appellatoire lorsque la recourante critique la constatation de la cour cantonale selon laquelle il était douteux qu'entre le 30 octobre 2018 et le 5 février 2019, quel que soit son emploi du temps, elle n'ait jamais ouvert le tiroir de son meuble de chevet et trouvé l'objet annoncé comme volé. Là encore, la recourante se borne à invoquer l'expérience générale de la vie pour appuyer sa critique, sans jamais invoquer un élément concret permettant d'établir le caractère manifestement insoutenable du raisonnement conduit par la cour cantonale, contrairement aux exigences de motivation (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). L'allégation selon laquelle elle serait partie en voyage de noces peu après le cambriolage, en ayant passé les fêtes de Noël dans le chalet familial, ne lui est à cet égard d'aucun secours, puisque la période prise en compte par la cour cantonale est de plus de trois mois, soit du 30 octobre 2018 au 5 février 2019. Ce grief est, partant, irrecevable.