Citation: 8C_567/2016 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a tout d'abord écarté les objections de l'assurée quant au déroulement de l'expertise menée par le docteur I.________ et quant au choix des experts mandatés par l'assureur. La recourante avait évoqué tardivement de vagues reproches qui, à supposer même qu'ils fussent fondés, n'étaient pas susceptibles à enlever à l'expertise du neurologue sa valeur probante. Par ailleurs, le seul fait qu'un expert était fréquemment mandaté par les assureurs sociaux ne constituait pas, selon la jurisprudence, un motif pertinent pour s'opposer à sa désignation. Ensuite, concernant les plaintes douloureuses de l'assurée, la cour cantonale a considéré que les rapports produits (notamment des docteurs H.________, N.________ et O.________) n'étaient pas suffisamment probants pour l'emporter sur les conclusions des docteurs I.________ et L.________, ou même jeter un doute sur leur avis au point de justifier un complément d'instruction. S'agissant du trouble à l'épaule gauche, la cour cantonale s'est ralliée à l'opinion du docteur M.________, au demeurant partagé par le docteur H.________. Enfin, l'instance précédente a nié le caractère adéquat du lien de causalité entre l'accident et le trouble anxieux non spécifique posé par le docteur K.________, tout en laissant ouverte la question de la causalité naturelle de cette atteinte que l'expert psychiatre avait attribuée à des facteurs étrangers à partir du 18 août 2012.