Citation: 1B_484/2022 E. 1

B.B.________, née en 2009 et atteinte du syndrome de Down, a fait l'objet d'une audition filmée le 1er octobre 2018 menée par une inspectrice de la police cantonale valaisanne en présence de sa mère. Elle a accusé A.________ de lui avoir touché à une dizaine de reprises la poitrine et en bas, par-dessus les habits. Le 2 octobre 2018, l'Office régional du Ministère public du Bas-Valais a ouvert une instruction pénale contre A.________ pour actes d'ordre sexuel avec des enfants. Le 30 juillet 2021, B.B.________ a fait l'objet d'une nouvelle audition filmée conduite par une autre inspectrice en présence de son conseil juridique lors de laquelle elle a confirmé ses accusations. Le 13 mai 2022, le Procureur en charge du dossier a ordonné la mise en oeuvre d'une expertise de crédibilité des déclarations de B.B.________ et a mandaté le Dr D.________ pour sa réalisation en l'autorisant à poser des questions à la victime présumée. Par ordonnance du 13 juillet 2022, la Juge unique de la Chambre pénale du Tribunal cantonal du canton du Valais a partiellement admis le recours formé par B.B.________ contre ce mandat d'expertise qu'elle a maintenu mais modifié en ce sens que le Dr D.________ n'est pas autorisé à entendre la victime présumée. Le 14 septembre 2022, A.________ forme un recours en matière pénale contre cette ordonnance dont il demande la réforme en ce sens que le Dr D.________ est autorisé à entendre B.B.________ dans le cadre de l'expertise de crédibilité ordonnée le 13 mai 2022 et qu'aucune indemnité n'est versée pour les dépens de la plaignante. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.