Citation: 2C_406/2018 E. 3

Sauf exceptions (cf. art. 95 let. c, d et e LTF), la violation du droit cantonal, y compris du droit cantonal de procédure, ne constitue pas un motif de recours au Tribunal fédéral (art. 95 LTF a contrario). Il est néanmoins possible de faire valoir que l'application de telles dispositions de droit cantonal consacre une violation du droit fédéral, en particulier de la protection contre l'arbitraire (art. 9 Cst.) ou d'autres droits constitutionnels. Le Tribunal fédéral n'examine cependant de tels moyens que s'ils sont formulés conformément aux exigences de motivation qualifiées prévues à l'art. 106 al. 2 LTF, c'est-à-dire s'ils ont été invoqués et motivés de manière précise (ATF 138 V 67 consid. 2.2 p. 69; 136 I 65 consid. 1.3.1 p. 68), ce que la recourante n'a pas respecté, puisqu'aussi bien en relation avec le refus de statuer sur la compétence que sur le refus de suspendre la procédure, elle n'a pas expliqué en quoi le droit cantonal de procédure aurait été appliqué de manière arbitraire ou contraire à d'autres droits constitutionnels par le Tribunal cantonal. En tout état de cause, même s'il avait fallu examiner son recours sous l'angle de l'arbitraire, force aurait été de constater que la recourante n'a pas non plus démontré à suffisance en quoi la prétendue absence de concessions aurait pu conduire le Tribunal cantonal à constater que l'action de droit public n'était pas ouverte. En outre, ne pas suspendre la procédure ne semble nullement arbitraire, dans la mesure où la commission parlementaire devant produire le rapport attendu par la recourante est investie d'autres tâches que le Tribunal cantonal.