Citation: 6B_903/2020 E. 1

Il ressort globalement du dossier de la cause que les parties évoluent depuis plusieurs années dans un environnement familial extrêmement conflictuel. B.b. Par courrier du 11 novembre 2015, B.________ a déposé plainte contre A.________ en réaction aux courriers que ce dernier avait adressés le 11 septembre 2015 à l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) et au juge civil du Tribunal de première instance. Le courrier envoyé à l'APEA impute notamment les faits suivants à B.________: " Depuis le printemps, il a fracturé des portes de l'app. de notre maman, il a à nouveau fait des menaces de tuer son chien, parqué de manière à ce qu'elle se sente enfermée sous sa tonnelle, coupé des câbles électriques, laissé la porte principale du bâtiment ouverte pour que notre maman prenne froid, coupé des plantes à ras du sol [...] séquestré les médicaments vitaux, etc. " Finalement, A.________ demandait à l'APEA de prononcer une mesure d'éloignement et d'instituer une curatelle en faveur de son frère pour qu'il soit soigné. En outre, il ressort du courrier qu'il a adressé au juge civil dans le cadre de la procédure d'expulsion qui l'opposait à la société gérée par son frère que A.________ a qualifié ce dernier de " fieffé menteur " et de " hors-la-loi "; à ses dires, il aurait trompé la justice et fait de faux témoignages en affirmant qu'il n'était pas dans l'immobilier. Il aurait également commis des vols et pourrait compter sur la complicité de G.________ qui aurait proposé aux membres de la PPE de commettre une escroquerie à l'assurance. Dans le cadre de son audition du 13 mai 2016 par le ministère public, A.________ a admis être l'auteur des deux courriers datés du 11 septembre 2015 et a confirmé leur contenu. B.c. Le 16 octobre 2015, B.________ a déposé plainte contre A.________ pour menaces en produisant diverses captures d'écran comportant notamment le message suivant adressé par A.________ le 15 octobre 2015 à G.________, administrateur de la PPE. " Salut garçon, la police, l'APEA sont avertis de la mesure d'éloignement en cours. Ne plus pénétrer dans la propriété de notre maman. Ni conseiller les vols de portes et autres dégâts Milliers de francs de dégâts. Drame en préparation. Mon conseil, ne vient pas et conseille à B.________ de ramener les portes qu'il a volées ainsi que les clefs et les serrures. Interdiction de pénétrer sans notre autorisation dans sa propriété pour éviter l'hospitalisation. Salut et à bientôt. A.________ ". B.d. Le 28 février 2017, A.________ a déposé plainte pénale contre B.________ pour vol sans effraction d'un buffet contemporain qui se trouvait dans l'appartement de leur mère défunte; cette infraction étant censée avoir été commise entre le 15 et le 29 décembre 2016. B.________ a admis avoir déplacé un buffet appartenant à A.________, sans requérir son autorisation, pour l'entreposer dans une remise faisant partie des locaux communs de la PPE. Ce buffet, ainsi que d'autres biens appartenant à l'intéressé, ont ensuite été chargés dans une remorque pour être remis au Service social des Franches-Montagnes. A.________ a récupéré son buffet dans le courant du mois d'octobre 2017. B.e. Le 11 avril 2017, B.________ a déposé plainte en son nom et au nom de son fils, C.________, à raison de faits qui se sont produits le 14 janvier 2017 au sein de la PPE. En substance, le jour en question, son fils lui a donné un coup de main pour déplacer l'armoire de A.________ qui se trouvait dans la chambre de feue H.________. A.________, qui était venu voir ce qu'il se passait, s'est mis en colère et l'a chargé - ce qui l'a fait lâcher l'armoire et trébucher - puis lui a enserré la tête. Son fils l'a aidé à se dégager et ils sont tous deux sortis de la chambre. Il a cependant été contraint d'y retourner sans tarder après avoir constaté qu'il avait oublié ses clefs. Durant ce laps de temps, A.________ s'en est pris à son fils et a tenté de le pousser dans les escaliers. Ce dernier est toutefois parvenu à se défendre en donnant un coup de pied à A.________. A son retour, son fils et lui ont décidé de ne pas céder à cette provocation et ils ont décampé. Le rapport médical du 17 janvier 2017 de la Dre I.________ atteste que B.________ a signalé des douleurs à la nuque et présentait une coupure superficielle au niveau de l'arête nasale ainsi que des dermabrasions au niveau de la tempe gauche, respectivement au-dessus et en dessous du genou droit. B.f. Dans le cadre de sa plainte du 11 avril 2017, B.________ a également fait grief à A.________ d'avoir porté atteinte à son honneur le 27 février 2017 en le traitant d'assassin. A ses dires, celui-ci aurait tenu de tels propos à deux reprises en présence de J.________, locataire d'un appartement de la PPE. A.________ a admis avoir dit à J.________ que B.________ était responsable de la mort de leur mère. A.g. Le 1er juin 2017, A.________ a déposé plainte contre B.________ pour dommages à la propriété. Il reprochait à ce dernier d'avoir coupé sans son accord plusieurs arbres et arbustes qui se trouvaient sur le terrain de la PPE. Il ressort du chiffre 7 du procès-verbal de l'assemblée générale ordinaire du 13 mai 2016 que les copropriétaires avaient décidé de confier l'entretien des alentours de la PPE à B.________. A.h. A teneur de l'extrait de son casier judiciaire, A.________ a été condamné à deux reprises : le 29 août 2011 à une peine pécuniaire de 5 jours-amende avec sursis pour non restitution de permis et/ou de plaques de contrôle et le 19 mars 2015 à une peine pécuniaire de 10 jours-amende avec sursis pour menaces et injure.