Citation: 6B_888/2015 E. 1.4.2

1.4.2. En l'espèce, dans la mesure où le recourant ne conteste ni la relation sexuelle, ni le fait qu'il a éjaculé lors de cet acte, sa critique sur ce point est sans pertinence. S'agissant de l'absence de lésion dans la sphère vaginale, c'est également sans arbitraire que l'autorité précédente n'a pas, pour cette seule raison, exclu le viol et retenu que cette infraction était réalisée sur la base des autres moyens de preuves, dont le recourant n'a pas démontré l'appréciation arbitraire (cf. supra consid. 1.3). En effet, l'autorité précédente a exposé que ce rapport médical n'était pas un constat du jour de l'infraction, mais des réponses aux questions du procureur fournies plus de huit mois après les faits. Par ailleurs, ce rapport des plus succincts ne décrit pas les investigations qui ont été menées. Il se limite à déterminer qu' " aucune lésion récente n'a été mise en évidence au niveau de la sphère génitale " et à répondre " non ", à la question de savoir si les lésions sont caractéristiques à celles observées lors d'un viol. Il ne donne aucune indication sur la question de savoir si un viol, tel que décrit par l'intimée, cause irrémédiablement de telles lésions et le recourant ne se base sur aucun élément scientifique pour affirmer le contraire. Le Guide auquel le recourant se réfère à titre de " littérature " pour affirmer que s'il y avait un viol, il est impossible que des lésions ne soient pas constatées, ne donne pas d'indication sur ce point. Il invite seulement le médecin à documenter les séquelles de violence sexuelle. Il en résulte que le recourant ne démontre pas l'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'établissement des faits sur ce point.