Citation: 7B_29/2023 E. 5.4.3

5.4.3. Pour le surplus, le recourant oppose sa propre appréciation et sa propre interprétation des preuves, en particulier de ses déclarations des 19 février 2020 et 6 avril 2022, à celles de la cour cantonale dans une argumentation essentiellement appellatoire, sans parvenir à démontrer que les constatations de cette dernière seraient manifestement insoutenables. Il en va notamment ainsi lorsqu'il se réfère à l'indication " so etwas " figurant dans son premier procès-verbal d'audition ou sur le fait que le site internet sur lequel la commande a été effectuée était public et transparent. A cela s'ajoute que le recourant ne critique pas l'ensemble de l'argumentation de l'autorité cantonale, notamment le fait qu'elle a retenu qu'il avait produit, à l'appui de ses explications, un article scientifique traitant uniquement de LSD, et non de 1cP-LSD, et qu'il avait pensé que l'importation de stupéfiants était légale dans le cadre d'une recherche. On relève en outre que le recourant a expressément admis qu'il savait, au moment où il commandait la substance que "l'autorisation de l'expérience ne couvrait ni le LSD, ni le 1cP-LSD" (cf. dossier cantonal, jugement de première instance, p. 7), de sorte que son argumentation selon laquelle, en tant que remplaçant de la personne chargée de la direction de cette expérience, il avait le droit d'acquérir de telles substances ne saurait être suivie. Cette argumentation ne ressort au demeurant pas de la pièce qu'il a produite devant l'autorité cantonale, selon laquelle seule F.________ bénéficiait, selon l'Office de la santé publique, de l'autorisation d'acquérir des stupéfiants (cf. jugement querellé, p. 19; dossier cantonal, pièce 51/44). Le recourant expose également que le témoin G.________, entendu le 6 avril 2022, qui a participé avec lui aux discussions au sujet des recherches [...], a indiqué qu'à son souvenir, le grade utilisé dans les études faisant l'objet de leurs discussions était le 1cP-LSD. Cependant, ce témoin a précisé qu'ils avaient évoqué (avec le recourant), en 2018, que le LSD pouvait être utilisé et puis qu'à partir de là, le 1cP-LSD et le LSD avaient probablement été agglomérés dans leurs discussions (cf. jugement de première instance, p. 13). Sur ce point, le tribunal de première instance avait toutefois indiqué que ce témoignage ne modifiait pas son appréciation selon laquelle il fallait s'en tenir aux premières déclarations du recourant, qui avait uniquement évoqué le LSD, dès lors que leurs discussions n'en étaient qu'à un stade embryonnaire et que le recourant avait pris une initiative unilatérale et personnelle en commandant du LSD. Or, le recourant ne soutient pas qu'il aurait contesté l'argumentation du premier juge sur ce point dans sa déclaration d'appel (cf. dossier cantonal, pièce 38/1, pp. 6-7), de sorte qu'il n'y a pas lieu de reprocher - ce qu'il ne fait au demeurant pas - à la juridiction cantonale de ne pas avoir mentionné ce témoignage. A titre subsidiaire, le recourant invoque un prétendu droit d'importer une quantité minime de substances soumises au contrôle sans autorisation préalable en application de l'art. 23 al. 2 let. b OCStup, respectivement des art. 19a et 19b LStup, "le cas échéant par analogie", et pour soutenir qu'il n'aurait donc pas, sans droit, importé, acquis ou pris des mesures en ce sens (cf. art. 19 al. 1 let. b, d et g LStup). Il invoque également les art. 9, 10 al. 1 et 17 al. 4 LStup et fait en substance valoir qu'il aurait eu le droit de commander des stupéfiants dans le cadre de son activité professionnelle. Il ne ressort toutefois pas du jugement querellé que le recourant aurait formulé des griefs tirés de ces dispositions légales devant l'autorité cantonale. Il ne se plaint en outre pas d'un déni de justice formel à cet égard. Dans ces conditions, les griefs précités doivent être déclarés irrecevables, faute d'épuisement des instances cantonales (art. 80 al. 1 LTF).