Citation: 2A.383/2004 12.01.2005 E. 1

4.2 Les recourantes se plaignent également que le Tribunal administratif ait omis de mentionner les déclarations manuscrites de B.________ et C.________ ainsi que le résultat de leur audition par lui, moyens de preuve invoqués à l'appui des allégations susmentionnées (consid. 4.1, ci-dessus). Si le silence de l'autorité intimée devait être interprété comme l'indice qu'elle a considéré lesdites allégations comme non prouvées, elle aurait établi les faits contrairement aux moyen de preuve précités et, par conséquent, de manière manifestement inexacte. Ce reproche n'est pas fondé. Certes, le Tribunal administratif n'a pas mentionné expressément les déclarations écrites de B.________ et C.________. Toutefois, au vu de ces déclarations et sur requête des recourantes qui en soulignaient elles-mêmes le peu de clarté (cf. la lettre du conseil des recourantes au Tribunal administratif du 9 février 2004), il les a entendues lors de l'audience précitée du 27 avril 2004, ce qui est rappelé dans l'état de fait de l'arrêt attaqué où leurs déclarations sont résumées (arrêt entrepris, lettre F, p. 3). Au demeurant, la portée qu'il convient d'accorder à ces déclarations est une question de droit que le Tribunal fédéral examine librement. 4.3 Les recourantes font aussi grief au Tribunal administratif de n'avoir pas relevé certains passages de la déclaration écrite de B.________ faisant état de ses mésaventures dans sa patrie ni mentionné que B.________ et C.________ étaient en pleurs au moment de leur audition par lui. L'autorité intimée n'était tenue de citer que les faits pertinents pour juger la cause. On ne saurait considérer comme tels les pleurs que B.________ et C.________ ont versés durant l'audience précitée du 27 avril 2004. Le grief des recourantes n'est donc pas fondé à cet égard. En revanche, les passages de la déclaration de B.________ relatifs à sa disparition n'apparaissent pas dépourvus de pertinence, de sorte que le Tribunal administratif - qui a simplement évoqué la disparition de B.________ - a établi les faits de façon manifestement incomplète sur ce point. Cependant, comme la déclaration écrite de B.________ fait partie du dossier, le Tribunal fédéral peut en tenir compte pour juger le présent recours. 4.4 Pour les intéressées, la constatation du Tribunal administratif selon laquelle la requête de regroupement familial aurait été inspirée essentiellement par des motifs de convenance personnelle et matérielle ne serait fondée sur aucun élément de preuve et contredirait même des éléments de fait rapportés par elles. Ce que les recourantes critiquent ici, ce n'est pas la façon dont le Tribunal administratif a constaté les faits, mais celle dont il les a appréciés à la lumière des dispositions légales et de la jurisprudence sur le regroupement familial. Il s'agit là d'une question de droit que le Tribunal fédéral revoit librement. 4.5 Les recourantes reprochent en outre au Tribunal administratif d'avoir constaté, de façon manifestement inexacte, que les filles de A.X.________ n'avaient pas pris le chemin de l'intégration en Suisse. Elles s'appuient à ce sujet sur les démarches concrètes qu'elles ont entreprises, en vue de leur formation professionnelle et donc de leur intégration, et dont la preuve figure au dossier. L'autorité intimée n'a pas ignoré ces faits, puisqu'elle a mentionnés les études poursuivies par les intéressées (arrêt attaqué, lettre F, p. 3). Elle paraît en revanche ne pas les avoir considérées comme déterminantes, ce qui relève de l'appréciation des faits que le Tribunal fédéral revoit librement.