Citation: 4A_620/2019 E. 7

La Cour d'appel a analysé de manière détaillée les deux erreurs que le demandeur a commises après l'avertissement signifié le 27 octobre 2015 et qui ont déterminé la défenderesse à résilier abruptement le contrat. En considération de l'ensemble des circonstances, la Cour parvient à la conclusions que ces erreurs ne sont ni l'une ni l'autre, ni isolément ni dans leur cumul, suffisamment graves et caractérisées pour justifier un congé abrupt. La défenderesse conteste cette appréciation. Elle insiste sur la position hiérarchique élevée du demandeur dans l'entreprise, sur l'importance des responsabilités qui lui étaient confiées et sur le niveau élevé de sa rémunération. A son avis, ces circonstances l'autorisaient à attendre une activité particulièrement soigneuse et attentive. La défenderesse développe une nouvelle discussion des erreurs commises, en soulignant les éléments qui auraient dû conduire le demandeur à les éviter. Au regard de l'art. 105 al. 2 LTF, l'argumentation ainsi présentée est irrecevable dans la mesure où elle repose sur des faits qui ne sont pas constatés dans l'arrêt de la Cour d'appel. Pour le surplus, son auteure oppose simplement sa propre appréciation à celle des juges d'appel. Ceux-ci ont pourtant exercé leur pouvoir avec mesure et objectivité. L'argumentation présentée n'est pas concluante car elle ne met en évidence, dans leur appréciation, aucune anomalie propre à justifier une intervention du Tribunal fédéral.