Citation: 7B_371/2024 E. 4.4.2

4.4.2. Ce faisant, le recourant s'attache pour l'essentiel à rediscuter la portée des déclarations de la plaignante et à présenter sa propre appréciation de certains moyens de preuve en tentant d'anticiper, par son argumentation, celle qui devra être opérée par le juge du fond. On rappellera à ce propos que, le cas échéant, il appartiendra au juge du fond de déterminer la crédibilité à accorder aux déclarations recueillies, soit en particulier à celles de la victime et du prévenu. Au surplus, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en considérant que les déclarations de la plaignante demeuraient constantes et étaient corroborées par différents éléments au dossier. L'autorité précédente n'était pas empêchée de se fonder sur le récit clair et détaillé de la plaignante qui, malgré la crainte de conséquences en lien avec sa situation illégale, s'était rapidement présentée à la police pour dénoncer les faits. Ceux-ci s'étant déroulés à huis-clos, il pouvait en particulier être retenu que les déclarations de la victime étaient, à ce stade de l'enquête, corroborées par des éléments tels que la connaissance des lieux par le recourant qui avaient pu faciliter son passage à l'acte, les images de vidéosurveillance de l'établissement - qui démontraient notamment que l'attitude de la plaignante avait changé entre le moment de son arrivée et celui de son départ après les faits - ou encore les premiers constats médicaux en lien avec des dermabrasions sur la main droite et des ecchymoses à l'avant-bras gauche, susceptibles de correspondre aux actes que la plaignante a dénoncés (cf. ordonnance du TMC du 9 février 2024, p. 2 s.).