Citation: 1C_94/2022 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, les recourants ne prétendent pas que les dispositions de droit cantonal et communal qu'ils invoquent auraient une portée plus étendue que les normes de droit fédéral sur la protection des sites construits d'importance nationale. Les considérations développées ci-dessus peuvent être reprises (cf. consid. 2.4.2). Ainsi, compte tenu notamment de la distance qui sépare le Château de Chillon de l'antenne projetée et du fait que cette dernière sera intégrée sur une structure ferroviaire existante, la municipalité pouvait de manière soutenable retenir que ladite antenne aura un faible impact sur le paysage, en particulier sur les vues sur le château. De surcroît, le plan directeur communal de 1994 (cf. art. 105 al. 2 LTF) constitue un simple plan d'intention servant de référence et d'instrument de travail pour les autorités cantonales et communales qui n'a pas force obligatoire (cf. arrêt 1C_852/2013 du 4 décembre 2014 consid. 3.2 et les réf. cit.). Le grief d'application arbitraire du droit cantonal et communal doit donc également être rejeté.