Citation: I 893/05 17.10.2006 E. 2

2.1 Le recourant se réfère aux art. 9 et 29 al. 2 Cst, et reproche d'abord aux premiers juges diverses violations du droit d'être entendu et de l'interdiction de l'arbitraire. La juridiction cantonale n'aurait pas motivé son refus de mettre en oeuvre une nouvelle expertise médicale, malgré la demande qu'il avait présentée dans ce sens, et aurait procédé à une appréciation des preuves arbitraire. Par ailleurs, elle ne lui aurait pas donné l'occasion de répondre aux accusations de simulation, qui résulteraient implicitement du jugement entrepris. Enfin, le recourant invoque une violation des art. 44 LPGA et 60 al. 1 PCF. 2.2 Aux termes de l'art. 56 al. 1 LPGA, les décisions sur opposition et celles contre lesquelles la voie de l'opposition n'est pas ouverte sont sujettes à recours. Chaque canton institue un tribunal des assurances, qui statue en instance unique sur les recours dans le domaine des assurances sociales (art. 57 LPGA). Sous réserve de l'art. 1 al. 3 PA, la procédure devant le tribunal cantonal des assurances est réglée par le droit cantonal. Elle doit satisfaire aux exigences posées à l'art. 61 let. a à i LPGA. En particulier, le tribunal doit établir les faits déterminants pour la solution du litige en collaboration avec les parties, administrer les preuves nécessaires et les apprécier librement (art. 61 let. c LPGA), et rendre un jugement motivé (art. 61 al. let. h LPGA). En ce qui concerne l'obligation d'instruire la cause d'office, le Tribunal fédéral des assurances a précisé que lorsque le juge des assurances sociales, se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves fournies par les investigations auxquelles il doit procéder d'office, est convaincu que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation, il peut renoncer à administrer d'autres preuves (appréciation anticipée des preuves; Kieser, Das Verwaltungsverfahren in der Sozialversicherung, p. 212, n° 450; Kölz/Häner, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 2e éd., p. 39, n° 111 et p. 117, n° 320; Gygi, Bundesverwaltungsrechtspflege, 2e éd., p. 274; cf. aussi ATF 122 II 469 consid. 4a, 122 III 223 consid. 3c, 120 Ib 229 consid. 2b, 119 V 344 consid. 3c et la référence). Une telle manière de procéder ne viole pas le droit d'être entendu selon l'art. 29 al. 2 Cst. (SVR 2001 IV n° 10 p. 28 [arrêt S. du 22 septembre 2006, I 362/99] consid. 4b), la jurisprudence rendue sous l'empire de l'art. 4 aCst. étant toujours valable (ATF 124 V 94 consid. 4b, 122 V 162 consid. 1d et l'arrêt cité). 2.3 Les premiers juges ont considéré que les constatations du docteur V.________ relatives à la capacité de travail résiduelle de l'assuré n'étaient pas probantes, contrairement aux constatations des docteurs H.________ et O.________. Selon eux, les documents médicaux figurant au dossier étaient suffisants pour statuer, étant précisé que les experts consultés avaient tous constaté l'absence d'atteinte physique à la santé pouvant expliquer, objectivement, les plaintes de l'assuré; d'un point de vue psychiatrique, tant les médecins de la Clinique Y.________ que la doctoresse O.________ avaient nié l'existence d'atteintes à la santé entraînant une incapacité de travail. Le jugement entrepris est suffisamment motivé sur ces différents points, et l'on ne saurait reprocher aux premiers juges une violation des art. 29 al. 2 Cst et 61 let. h LPGA pour le seul motif que leur argumentation n'a pas convaincu le recourant, indépendamment de son caractère fondé ou non. Par ailleurs, c'est le propre d'une procédure judiciaire que les juges soient amenés à statuer sur les faits, en tenant certaines allégations de parties pour établies et en écartant d'autres allégations, au terme de l'administration des preuves. Le recourant ne saurait donc se prévaloir d'une violation du droit d'être entendu uniquement parce les premiers juges l'auraient «au moins implicitement» taxé de menteur ou de simulateur en ne tenant pas toutes ses allégations pour établies, sans l'inviter expressément à se déterminer sur cette «accusation». Comme on le verra ci-après (consid. 3), l'appréciation des preuves par les premiers juges n'est pas critiquable sur le fond, de sorte que le grief d'arbitraire peut être écarté d'emblée. Enfin, contrairement à ce que semble admettre le recourant, les art. 44 LPGA et 60 al. 1 PCF ne règlent pas la procédure juridictionnelle de recours en matière d'assurance sociale, de sorte qu'ils ne lui sont d'aucune utilité pour contester le refus, par les premiers juges, de mettre en oeuvre une nouvelle expertise médicale.