Citation: 5A_379/2022 E. 2.2

2.2. En l'espèce, le recourant conteste vainement la tardiveté de sa demande de récusation. Dans la mesure où il se contente d'affirmer, de manière appellatoire, qu'il a soulevé "la question de la partialité" dans son courrier du 15 avril 2020, il se fonde sur un fait qui ne résulte pas de l'arrêt entrepris, sans chercher à démontrer que cette omission serait arbitraire; son allégation est donc nouvelle et, par conséquent, irrecevable (art. 106 al. 2 LTF; ATF 140 III 16 consid. 1.3.1, 264 consid. 2.3; arrêt 4A_271/2022 du 15 août 2023 consid. 2.1 et les références). En outre, il importe peu qu'il n'ait eu connaissance de la composition effective de la Justice de paix qu'au cours de la procédure, soit " au fil des échanges de courriers ", dès lors qu'il ne soulève aucun motif de récusation individuel à l'endroit des personnes chargées de traiter sa demande. De ce fait, on ne discerne pas non plus pour quelle raison le Juge de paix - voire les autres membres composant l'autorité de première instance - aurait dû se récuser spontanément. Le recourant prétend, pour la première fois dans le présent recours, que ledit juge de paix serait président d'une association sponsorisée par un service étatique qui, selon lui, serait en grande partie responsable du préjudice qui lui a été causé: nouvelles, ces allégations ne peuvent toutefois être prises en considération (art. 99 al. 1 LTF). En tant qu'elles concernent la question de la récusation de la Justice de paix dans son ensemble, les critiques du recourant, autant qu'elles sont recevables (art. 42 al. 2, 106 al. 2 LTF), apparaissent infondées. Selon l'art. 18 al. 1bis LJ/FR, sur lequel il s'appuie, en cas de récusation d'office non contestée, le Tribunal cantonal désigne la ou les personnes appelées à remplacer le ou la juge unique ou l'autorité collégiale récusée. Contrairement à ce que prétend le recourant, on ne saurait déduire de cette disposition qu'il serait admissible de demander la récusation de l'ensemble des membres d'une autorité en termes généraux, sans développer avec précision les éventuels motifs de récusation qui seraient en l'occurrence réalisés pour chacun d'eux. Par ailleurs, il n'est pas déterminant que, s'agissant d'une précédente demande d'autorisation de plaider formulée par le recourant, la Justice de paix se soit récusée d'office dans son ensemble et ait invité le Tribunal cantonal fribourgeois à désigner une autorité collégiale de remplacement en vertu de la disposition susvisée, le Tribunal fédéral n'étant pas lié par une telle décision (cf. par ex. arrêt 4A_ 100/2023 du 22 juin 2023 consid. 6.7.2).