Citation: 5A_771/2018 E. B

B.a. Le 29 mars 2017, A.________ a interjeté appel contre ce jugement par-devant la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-après: Cour civile) sollicitant sa réforme dans le sens d'un rejet de la requête en modification du jugement du 9 mai 2012 et de la confirmation du dispositif de ce dernier, si ce n'est qu'elle admettait l'instauration d'une curatelle éducative en la forme prévue dans le jugement du 23 février 2017. B.b. Par mémoire-réponse du 13 avril 2017, B.________ a sollicité l'assistance judiciaire, requis le prononcé de mesures provisionnelles tendant notamment à ce qu'il soit fait interdiction à A.________ de modifier le lieu de résidence des enfants et formé un appel joint dans lequel il a sollicité l'annulation et la réforme du jugement du 23 février 2017 en ce sens qu'il soit fait interdiction à A.________ de modifier le lieu de résidence des enfants et qu'une garde partagée sur les enfants soit instaurée. La requête de mesures provisionnelles a été rejetée par le Juge unique de la Cour civile le 12 juillet 2017. B.c. Le 7 septembre 2017, l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte des deux Rives, estimant que la Cour civile ne pourrait pas prendre à temps les mesures immédiatement nécessaires, a provisoirement attribué la garde de fait sur D.________ à B.________ ensuite du refus catégorique de l'enfant de retourner vivre avec sa mère à l'issue d'un droit de visite estival de trois semaines passé chez son père. A.________ a recouru contre cette décision. B.d. Par jugement du 26 juillet 2018, la Cour civile a réformé les chiffres 3, 4 et 5 du jugement de divorce du 9 mai 2012 en ce sens que l'autorité parentale conjointe a été instaurée et que la garde de fait sur C.________ et E.________ a été confiée à leur mère et celle sur D.________ à son père. La Cour civile a ensuite détaillé de quelle manière chacun des parents exercerait, sauf meilleure entente entre eux, son droit aux relations personnelles avec le ou les enfants dont il n'a pas la garde. Elle a instauré une curatelle éducative au sens de l'art. 308 al. 1 CC décrivant le mandat du curateur. Enfin, elle a dit que B.________ contribuerait à l'entretien de C.________ et E.________ par le versement mensuel en mains de A.________ d'avance le premier de chaque mois d'un montant de 195 fr. pour C.________ et 205 fr. pour E.________ du 1 er août 2017 au 1 er octobre 2018 inclus; de 210 fr. pour C.________ et 220 fr. pour E.________ du 1 er novembre 2018 au 1 er février 2023 inclus puis de 225 fr. pour C.________ et 185 fr. pour E.________ à partir du 1 er mars 2023 et jusqu'à la majorité, voire au-delà, jusqu'à l'acquisition d'une formation appropriée, pour autant qu'elle soit achevée dans les délais normaux. Quant à A.________, elle devait contribuer à l'entretien de D.________ par le versement mensuel en mains de B.________ d'avance le premier de chaque mois d'un montant de 405 fr. du 1 er août 2017 au 1 er octobre 2018 inclus, sous déduction des frais d'entretien déjà acquittés par elle; de 370 fr. du 1 er novembre 2018 au 1 er février 2023 inclus; de 395 fr. du 1 er mars 2023 et jusqu'à la majorité, voire au-delà, jusqu'à l'acquisition d'une formation appropriée, pour autant qu'elle soit achevée dans les délais normaux. Les allocations familiales devaient être versées en sus dans la mesure où elles seraient perçues par le parent débirentier.