Citation: 9C_624/2019 E. 5

Ces arguments sont infondés. L'assuré conteste d'abord l'appréciation des preuves par la juridiction cantonale. Il lui reproche essentiellement de s'être focalisée sur des détails particuliers (tels que ses ressources personnelles ou le déroulement de ses journées, ses relations sociales ou familiales, l'existence de signes d'amplification des symptômes, son caractère soi-disant revendicateur ou la recherche de bénéfices secondaires) plutôt que d'avoir procédé à un examen global prenant en compte les nouveaux indicateurs développés par la jurisprudence (voir ATF 141 V 281; pour les troubles dépressifs, voir également ATF 143 V 409). Ce raisonnement réducteur ne correspond aucunement à la réalité. En effet, le tribunal cantonal ne s'est en l'espèce pas borné à analyser les seuls détails particuliers évoqués par le recourant pour trancher le cas mais s'est référé à toutes les observations et conclusions des docteurs D.________ et C.________. Or ces experts ont posé des diagnostics similaires à ceux posés par les docteurs E.________ et B.________. Ils ont encore décrit des limitations fonctionnelles foncièrement identiques. Ils en ont déduit toutefois des effets différents sur la capacité de travail de l'assuré. Les détails particuliers mentionnés par le recourant sont concrètement des éléments d'appréciation qui ont permis aux premiers juges de légitimer leur décision de se baser sur les conclusions des docteurs D.________ et C.________ plutôt que sur celles prises par les docteurs E.________ et B.________ ou, en d'autres termes, d'accorder une valeur probante prépondérante aux premières par rapport aux secondes. On précisera de surcroît que les divers détails particuliers dont fait état l'assuré sont des indicateurs instaurés par la jurisprudence: les ressources personnelles jouent un rôle important dans le sens où leur existence peut compenser le poids de la douleur et favoriser ainsi la capacité d'exécuter une tâche ou une action (cf. ATF 141 V 281 consid. 4.1.1 p. 296 s.); des circonstances indiquant une exagération (telles qu'une amplification des symptômes ou un caractère revendicateur) constituent des éléments décisifs pour évaluer la pertinence du diagnostic (cf. ATF 141 V 281 consid. 4.3.1.1 p. 298 s.); des ressources personnelles mobilisables sont déductibles du contexte social (cf. ATF 141 V 281 consid. 4.3.3 p. 303). Il est donc justifié que des experts examinent ces éléments afin de permettre d'en tirer des conclusions quant au caractère invalidant du trouble analysé (cf. arrêt 9C_808/2018 du 2 décembre 2019 consid. 4.3, destiné à la publication). Peu importe que l'expertise ne reprenne pas le schéma de l'ATF 141 V 281 du moment qu'elle permet une appréciation concluante du cas à l'aune des indicateurs (ATF 141 V 281 consid. 8 p. 309). Ainsi, il apparaît qu'au contraire de ce que soutient le recourant, la juridiction cantonale a procédé à une analyse globale du caractère invalidant de son atteinte à la santé au regard des indicateurs évoqués. On ajoutera que dans la mesure où le tribunal cantonal a relevé que le contenu des rapports des experts, du psychiatre traitant et du docteur E.________ était foncièrement identique à l'exception des conclusions sur la capacité de travail, se limiter à prétendre que les premiers juges ont trop prestement écarté l'avis du médecin traitant ainsi que la prise de position (probante) du docteur E.________ en particulier parce que l'isolement social constaté par ce dernier était en partie corroboré par l'expert D.________ ne suffit pas à démontrer que la juridiction cantonale a fait montre d'arbitraire ou violé le droit fédéral par son appréciation. Ce type d'argumentation est de plus appellatoire et le Tribunal fédéral ne doit en principe pas la prendre en considération (cf. ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266).