Citation: U 18/01 19.10.2001 E. 3

3.- Le recourant, s'appuyant sur les rapports des docteurs H.________ et I.________, soutient d'abord que les investigations médicales n'ont pas été suffisamment approfondies sur le plan neurologique. Il est vrai que le docteur D.________ n'a pratiqué qu'un examen neurologique sommaire avant de conclure à l'absence de cause organique aux souffrances de l'assuré. Ce faisant, il n'a pas négligé l'existence éventuelle de troubles neurologiques, mais a plutôt estimé, sur la base de ses propres observations et de l'abondante documentation médicale figurant au dossier, qu'une expertise neurologique n'était pas susceptible d'apporter de nouvel élément relatif aux séquelles de l'accident subi par le recourant. Le docteur I.________ a fait état d'une possible neuropathie ilio-ipogastrique ou ilio-inguinale pouvant être à l'origine d'une partie des douleurs. Toutefois, cette vague hypothèse ne constitue pas un réel diagnostic et a été émise sans que le docteur I.________, dont le rapport est sommaire, ait eu connaissance des pièces médicales figurant au dossier. Elle ne suffit pas à mettre en doute le caractère pertinent et complet du rapport 5 octobre 1997 du docteur D.________ - qui répond aux exigences posées par la jurisprudence en la matière et bénéficie d'une pleine valeur probante (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a et les références) -, en ce qui concerne la persistance d'atteintes à la santé physique du recourant, consécutives à l'accident du 21 août 1997. Enfin, les rapports du docteur H.________ ne permettent pas davantage de conclure à la nécessité d'une expertise neurologique, dans la mesure où ils ne décrivent pas, ou seulement laconiquement, les examens pratiqués par leur auteur et se bornent pour l'essentiel à affirmer péremptoirement le caractère insuffisant du dossier constitué par la CNA.