Citation: 5A_957/2020 E. 1

Dans les grandes lignes, la Cour civile a retenu que, selon l'expert ayant établi le rapport d'expertise du 20 octobre 2020, A.________ souffrait d'un trouble psychique au sens de l'art. 426 CC, à savoir d'une " schizophrénie paranoïde " qui avait rendu son hospitalisation nécessaire en raison d'une décompensation psychotique soudaine avec des idées délirantes à thématique persécutrice, des vécus de centralité ainsi que des troubles du comportement très importants. Elle avait négligé son suivi à l'extérieur et avait finalement arrêté son traitement de manière abrupte. De l'avis de l'expert, si l'hospitalisation non volontaire n'était pas prolongée, la recourante s'exposerait à un risque majeur de compromettre son intégrité physique et éventuellement celle d'autrui. Son placement devait en conséquence être maintenu jusqu'à ce qu'elle présente une amélioration de sa santé psychique et qu'un projet de sortie avec une prise en charge ambulatoire adaptée à sa pathologie puisse être mise en place, ce qui permettrait de structurer son quotidien et d'éviter de nouvelles décompensation, la recourante ayant déjà fait l'objet de quinze placements à des fins d'assistance durant ces dernières années. Partant, la Cour civile a estimé qu'il y avait lieu de confirmer la mesure de placement à des fins d'assistance et a donc rejeté le recours.