Citation: 4C.356/2000 05.03.2001 E. 4

4.- Le demandeur soutient que la cour cantonale aurait dû retenir une violation des obligations contractuelles de la défenderesse, dès lors que celle-ci n'avait jamais fourni la garantie de loyer de deux millions. Si l'on s'en tient, comme il se doit dans un recours en réforme (art. 63 al. 2 OJ; cf. supra consid. 2), aux faits constatés par la cour cantonale, la critique du demandeur est manifestement infondée, voire à la limite de la témérité. En effet, le contrat du 15 décembre 1994 prévoyait clairement que la garantie de deux millions devait exclusivement servir à assurer le loyer et être versée au plus tard au début des travaux de construction. Or, comme l'a relevé pertinemment la cour cantonale, on ne voit pas que l'on puisse déduire du refus de la défenderesse de fournir cette garantie une violation de ses obligations contractuelles, dès lors que l'inscription du demandeur en tant que propriétaire des parcelles au registre foncier n'était pas encore réalisée et qu'aucune preuve du commencement des travaux n'avait été fournie, lorsque celle-ci a été sommée de s'exécuter.