Citation: 8C_606/2021 E. 4.4.3

4.4.3. Il s'ensuit que la cour cantonale était fondée à déterminer le statu quo sine vel ante sur la base de l'avis du médecin d'arrondissement de la CNA, soit de le fixer en ce qui concerne l'épaule et le genou gauches à deux mois après l'accident, sans qu'il fût nécessaire d'administrer des preuves supplémentaires sous la forme d'une expertise médicale (cf. ATF 144 V 361 consid. 6.5 sur l'appréciation anticipée des preuves). Cela étant, au vu de ce qui précède, on peine à suivre les motifs qui ont conduit les juges cantonaux à condamner l'intimée à la prise en charge de séances de physiothérapie "6 mois après l'accident". En effet, on rappellera que l'intimée a mis un terme au versement des prestations, concernant le genou et l'épaule gauches, le 9 mars 2020, soit bien au-delà du moment où le statu quo sine vel ante avait été atteint sous l'angle médical (deux mois après l'accident, soit le 20 septembre 2018). Quoi qu'il en soit, ce point n'est pas contesté devant le Tribunal fédéral et il n'y a pas lieu d'y revenir.