Citation: 8C_403/2019 E. 3.1

3.1. Les premiers juges ont constaté que le recourant avait présenté une incapacité de travail en raison de troubles psychiques à compter du 11 mai 2017 au moins, soit antérieurement à la période d'incapacité de travail consécutive aux suites de l'accident de janvier 2016, qui a débuté le 23 mai 2017. En conséquence, ils ont nié qu'il pût y avoir un lien de causalité entre l'atteinte accidentelle au bras et l'incapacité de travail partielle déjà en cours, due aux troubles psychiques. En se référant à l'arrêt 8C_942/2015 du 7 juillet 2016, la juridiction cantonale a considéré que les effets de ces deux atteintes à la santé sur la capacité de travail de l'assuré pouvaient être évalués isolément, et que l'assureur-accidents ne pouvait intervenir que jusqu'à concurrence du pourcentage de l'incapacité de travail en lien de causalité avec l'accident, c'est-à-dire à concurrence du pourcentage de l'incapacité de travail excédant l'incapacité de travail partielle imputable à la maladie. Dans la mesure où le recourant n'avait pas allégué une amélioration de ses troubles psychiques, respectivement une modification de son taux d'incapacité de travail sous cet angle, la juridiction de première instance a admis que c'était à bon droit que la CNA avait limité le droit de son assuré à des indemnités journalières calculées sur la base d'une incapacité de travail de 10 % du 23 mai au 11 juin 2017, puis de 30 % dès le 12 juin 2017.