Citation: 6B_435/2023 E. 5.4

5.4. En l'espèce, s'agissant de l'atteinte à sa vie privée, la recourante soutient que son intégration est bonne, relevant qu'elle a travaillé en Suisse de nombreuses années avant de subir une incapacité de travailler reconnue par l'assurance-invalidité depuis le 1er février 2012, mais que les rentes n'ont finalement été versées rétroactivement qu'à partir de mars 2019. Elle soutient également que malgré sa situation de santé précaire reconnue par l'assurance-invalidité, elle a une activité auprès de E.________ et espère obtenir un emploi protégé au sein de F.________ à X.________. Enfin, elle souligne l'évolution favorable relevée par le Service de la jeunesse et la Fondation vaudoise de probation. Or, la cour cantonale n'a pas omis ces derniers éléments (cf. supra consid. 5.3 et jugement attaqué, consid. 6.2). C'est également en vain qu'elle reproche à la cour cantonale d'avoir retenu qu'elle était "à la charge des assurances sociales depuis plus de dix ans" au lieu d'indiquer qu'elle avait une incapacité de travail avérée depuis 2012. En effet, ce dernier élément ne ressort pas du jugement attaqué, sans que la recourante ne démontre l'arbitraire de son omission. En tout état de cause, il ressort du jugement cantonal qu'elle a perçu une rente d'invalidité à partir du 1er mars 2019, ce qu'elle admet également dans son recours. Pour le surplus, il ressort du dossier qu'elle a également bénéficié de l'aide sociale. À cela s'ajoute qu'elle a de nombreux antécédents et des dettes pour plus de 20'000 francs. Ainsi, s'il y a lieu de relever la longue durée de son séjour en Suisse (22 ans), cet élément ne suffit pas à établir une intégration réussie. S'agissant de ses enfants, la recourante admet qu'elle ne dispose que d'un droit de visite limité sur eux mais soutient qu'elle souhaite récupérer leur garde au plus vite. Force est cependant de constater qu'il ne ressort pas du jugement attaqué qu'une reprise de la garde serait d'actualité. Partant, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que le prononcé d'expulsion ne placerait pas la recourante dans une situation personnelle grave.