Citation: 6S.180/2006 14.07.2006 E. 1

Se fondant sur le principe d'égalité de traitement, le recourant invoque l'affaire citée à l'ATF 118 IV 309, où l'employé à l'université de Genève a accepté des largesses pour un montant de 350'000 fr. pendant dix ans et n'a été condamné qu'à une peine de dix mois d'emprisonnement avec sursis. En règle générale, toute comparaison des peines est stérile vu les nombreux paramètres intervenant dans la fixation de la peine. Il ne suffit notamment pas que le recourant puisse citer un ou deux cas où une peine particulièrement clémente a été fixée pour prétendre à un droit à l'égalité de traitement (ATF 120 IV 136 consid. 3a i.f. p. 144). En l'espèce, les circonstances du cas cité par le recourant étaient non seulement totalement différentes (durée de l'activité illicite, nombre de fournisseurs d'avantages, caractère systématique de la corruption), mais surtout le fonctionnaire genevois n'avait pas violé son devoir de fonction et seule l'infraction de l'art. 316 aCP avait été retenue. Le recourant ne peut tirer argument du fait qu'il n'exerçait pas, en tant qu'employé de l'Ecole polytechnique, une tâche ressortissant de l'exercice de la puissance publique au sens traditionnel, pour diminuer la gravité de l'atteinte à l'intérêt juridique protégé et, partant, la gravité de sa faute. Comme le relève le premier juge, le recourant a gravement trahi la confiance dont il bénéficiait de la part de ses supérieurs et a porté atteinte à l'image d'impartialité et de probité de son employeur public. Enfin, contrairement à ce que prétend le recourant, le premier juge a tenu compte de sa collaboration à l'enquête. 4.4 En conclusion, la peine de deux ans de réclusion n'apparaît pas, au vu des circonstances mentionnées au consid. 4.2, sévère à un point tel qu'il faille conclure à un abus du large pouvoir d'appréciation accordé au premier juge. Ce dernier a motivé de manière détaillée et complète la peine, et le recourant n'invoque aucun élément, propre à modifier la peine, qu'il aurait omis ou pris en considération à tort. Le grief de violation de l'art. 63 CP est dès lors infondé.