Citation: 9C_831/2018 E. 4.3

4.3. On ne saurait par ailleurs reprocher à la juridiction cantonale de s'être distancée de l'avis de la doctoresse D.________, en raison du fait que celle-ci "semble se limiter à reprendre les certificats médicaux en sa possession, sans se livrer à un examen critique de leur contenu". A la lecture du rapport que ce médecin a établi le 28 mai 2014, on constate effectivement que les périodes et taux d'incapacité de travail qu'il a retenus ne sont pas motivés. Par conséquent, le motif pour lequel les premiers juges n'ont pas suivi les conclusions de la doctoresse D.________ n'est pas arbitraire. On ajoutera que l'argumentation du recourant selon laquelle les premiers juges auraient dû se fonder sur l'avis de la doctoresse D.________ pour déterminer quelle était sa capacité de travail après le 25 avril 2010, parce que ce médecin l'a, contrairement à la doctoresse C.________, examiné durant la période litigieuse, ne résiste pas à l'examen. En effet, contrairement à ce que soutient l'assuré, la doctoresse D.________ s'est également prononcée sur sa capacité de travail, a posteriori, sur la base du dossier que lui a transmis l'intimée, et non en fonction de l'examen qui avait apparemment eu lieu durant la période litigieuse. Si dans son rapport du 28 mai 2014, le médecin-conseil a certes mentionné avoir reçu le recourant à son cabinet le 14 juillet 2010, elle se réfère à "l'incapacité de travail suite à l'agression" et au programme de réinsertion alors suivi par l'assuré auprès de l'assurance-invalidité. Il s'agit d'une époque pour laquelle l'assurance-invalidité a par la suite nié toute incapacité de travail (rapport du SMR du 6 juin 2012), de sorte que l'attestation d'un empêchement à ce moment-là n'apparaît pas fondée. Pour le reste, la doctoresse D.________ a procédé à une évaluation a posteriori de la capacité de travail de l'assuré, en se fondant sur les différents rapports médicaux que lui avait remis Moove Sympany.