Citation: 5A_371/2023 E. 4.3.2

4.3.2. La motivation développée par le recourant ne permet pas de retenir que le juge unique aurait arbitrairement excédé son pouvoir d'appréciation en s'écartant d'une répartition usuelle de l'excédent. La répartition de l'excédent décidée par le juge cantonal se fonde certes, mais nécessairement, sur le travail surobligatoire de l'épouse, lequel génère d'ailleurs l'intégralité de l'excédent familial. Le recourant omet toutefois que la répartition opérée consiste essentiellement à valoriser l'investissement personnel de l'intimée, qui, outre la prise en charge financière de plus de la moitié des coûts directs de leur fils, assure les soins quotidiens de celui-ci, encore en très bas âge, en sus de son activité professionnelle à temps plein. Or il est évident que cette prise en charge en nature n'est pas comptabilisée dans les coûts directs de l'enfant, arrêtés à 3'581 fr. 15 sans contestation du recourant. Contrairement ensuite à ce qu'affirme celui-ci, une telle répartition n'apparaît pas entraîner une inégalité financière choquante entre les époux au regard de la situation globale et particulière de la famille, à savoir: 3'880 fr. d'excédent pour la mère et l'enfant, 970 fr. d'excédent pour le recourant (1ère période), respectivement 5'806 fr. 10 pour la mère et l'enfant, 1'160 fr. pour le recourant (2ème période). La référence qu'opère le recourant au train de vie mené par les parties avant ( recte : pendant) le mariage pour fonder cette inégalité est inopérante en tant que celui-là n'a pas été établi et paraît difficile à l'être, vu la brièveté du mariage, conclu quatre mois à peine avant l'introduction de la présente procédure.