Citation: P 24/98 26.01.2000 E. 4

4.- a) En cas de renonciation à un usufruit, le revenu hypothétique doit être considéré comme un dessaisissement de revenu et non - après capitalisation correspondante - comme un dessaisissement de fortune (ATF 122 V 401 sv. con- sid. 6, VSI 1997 p. 148). b) Pour calculer la valeur de l'usufruit en ce qui concerne l'immeuble, il faut prendre en considération non la valeur locative (art. 12 OPC), comme l'ont fait les premiers juges, mais les intérêts sur la valeur vénale (cf. art. 17 al. 1 et 4 OPC), dès lors que la recourante n'y habite plus et qu'il a été vendu (cf. ATF 122 V 397 ss consid. 3). c) L'immeuble a été vendu au prix de 448 720 fr., montant dont il faut déduire la dette hypothécaire par 7000 fr. Les 3/4 du solde représentent 331 290 fr. Le taux d'épargne moyen accordé en 1996 était de 2,5 % (annuaire statistique de la Suisse 1999 p. 295 T 12.5; cf. ATF 120 V 186 consid. 4e). On arrive ainsi à 8282 fr. 25 qui s'ajoutent aux revenus de M.________ (en lieu et place des 6850 fr. et des 11 550 fr. retenus respectivement par l'intimée et par l'autorité cantonale, au titre de renonciation à l'usu- fruit).