Citation: 1C_734/2021 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la cour cantonale a considéré que le dossier contenait les plans produits, les maquettes du projet, les images de synthèse et des photographies; les outils numériques permettaient de plus d'apprécier avec précision l'environnement, les caractéristiques architecturales du quartier, l'emplacement, les dimensions et le périmètre dans lequel le projet s'insérerait. Les recourants n'expliquent pas en quoi le refus de la cour cantonale serait constitutif d'arbitraire. S'agissant du transport sur place, ils se contentent d'affirmer que "l'atmosphère particulièrement appréciée par les habitants de la cité qui règne sur le sentier des Saules" ne saurait être appréhendée sur la base de plans, de maquettes ou d'image de synthèse. Ils se bornent encore à qualifier le projet de "mastodonte" dont la présence dénaturera le quartier et la vue de ce dernier depuis les falaises Saint-Jean. Cette affirmation, qui est l'expression d'une appréciation subjective du projet, ne suffit cependant pas à démontrer le caractère manifestement insoutenable de l'argumentation de la cour cantonale, ce d'autant moins que les recourants font fi du fait qu'un concours architectural a été organisé en vue de construire ces immeubles et que le jury a rendu un rapport motivé justifiant son choix. De plus, contrairement à ce que soutiennent les recourants, le dossier ne contient pas autant d'avis favorables que défavorables; si des modifications de projet ont été initialement requises par certaines autorités spécialisées, celles-ci se sont finalement toutes déclarées favorables au projet, à l'exception de la Ville de Genève. Par ailleurs, quoi qu'en disent les recourants, le fait que le projet se situe à quelques minutes à pied des instances cantonales n'est pas un argument permettant de solliciter une inspection locale. Quant à l'expertise acoustique, les recourants soutiennent qu'elle serait nécessaire dans la mesure où la réalisation du projet entraînerait pour le voisinage des immissions de bruit excessives, en particulier en raison de l'utilisation des terrasses et des coursives. Cet élément n'est toutefois pas susceptible d'avoir une influence sur l'issue du litige, le grief relatif à l'OPB devant être rejeté (voir infra consid. 5). Par conséquent, la Cour de justice pouvait, sans violer le droit d'être entendu des recourants, renoncer à procéder à une inspection locale et à ordonner une expertise acoustique. Mal fondé, le grief doit être écarté.