Citation: 2C_395/2024 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, le recourant, qui invoque une violation de l'art. 3 CEDH, soutient qu'il serait en danger en cas de retour en République démocratique du Congo. Il craint d'y être persécuté et torturé en raison d'un avis de recherche et de ne plus avoir accès à un traitement médical. Or, il ressort de l'arrêt attaqué que le risque de persécution et de torture a été invoqué par le recourant à plusieurs reprises depuis le dépôt de sa première demande d'asile en 2010, mais qu'il n'a jamais été retenu par les autorités et tribunaux compétents, le recourant n'ayant fourni aucune preuve de persécution et son récit ne semblant pas fondé sur des faits réels de sorte que ses affirmations ont été jugées inconsistantes et invraisemblables. L'instance précédente a également confirmé qu'il n'existait pas d'impossibilité matérielle au renvoi sous cet angle. L'intéressé, qui ne soutient ni ne démontre en quoi cette appréciation procéderait de l'arbitraire, ne parvient pas à établir qu'il serait exposé à un traitement prohibé par l'art. 3 CEDH, les allégations générales qu'il formule n'étant à cet égard pas suffisantes. Le recourant ne démontre pas non plus que l'art. 3 de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (RS 0.105) qu'il mentionne lui conférerait une protection plus étendue que l'art. 3 CEDH de sorte qu'il ne peut rien tirer de cette disposition. Pour ce qui est de l'état de santé du recourant, il ressort de l'arrêt entrepris (art. 105 al. 1 LTF) qu'il souffre d'un diabète de type II stabilisé et que, selon le dossier et les propres déclarations de l'intéressé, un traitement est disponible en République démocratique du Congo. Sur ces bases, le Tribunal cantonal pouvait retenir que cette problématique ne fait pas non plus obstacle à l'exécution de l'expulsion.