Citation: 1B_296/2022 E. 1

Dans le cadre d'une enquête pénale, A.________ a été entendu le 11 décembre 2018 entre 14h15 et 15h20, en tant que prévenu par la police genevoise; durant cette audition, il s'est en particulier opposé au traducteur arabe convoqué par la police. Sa mise à disposition du Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après : le Ministère public) a été ordonnée vers 15h00, décision notifiée formellement à 17h52. Vers 16h35, le prévenu a reçu l'injection du médicament qu'il prenait habituellement. Le lendemain, il s'est vu notifier une ordonnance pénale, puis a été remis en liberté à 15h00. Le 17 décembre 2018, A.________ a déposé plainte pénale contre deux gendarmes en raison des circonstances entourant sa convocation, sa comparution et son arrestation. Il leur reprochait d'avoir tenté de le forcer à subir l'interrogatoire en français, de l'avoir mis à disposition du Ministère public vers 15h00 sans audition, de l'avoir retenu au poste jusque vers 22h00, d'avoir sollicité l'intervention d'un médecin qui ne disposait pas du médicament dont il avait besoin, de l'avoir transféré "en prison" et de ne l'avoir libéré que le lendemain à 15h00 après la notification d'une ordonnance pénale. Vu la privation arbitraire de sa liberté, A.________ a soutenu craindre pour sa sécurité, s'estimant victime d'un abus de pouvoir. Il s'est encore exprimé par courriers du 3, du 11 février et du 30 avril 2019, soutenant notamment que le procès-verbal d'audition serait un faux.