Citation: 8C_301/2018 E. 6.1

6.1. La recourante invoque la constatation inexacte et incomplète des faits (art. 97 al. 2 LTF) et la violation de la maxime inquisitoire (art. 61 let. c LPGA). Elle reproche à la cour cantonale de s'être fondée uniquement sur les conclusions du docteur E.________, auxquelles elle dénie toute valeur probante, et d'avoir ainsi écarté, sans aucun motif, plusieurs éléments essentiels pour statuer sur la présente affaire. En particulier, la juridiction précédente aurait omis de prendre en compte tous les documents attestant de la gravité de l'accident - au cours duquel elle a été renversée et projetée à cinq mètres environ -, lequel aurait entraîné des douleurs cervicales, des douleurs au bas du dos, des douleurs thoraciques, des douleurs à la hanche et à la cheville droites, outre les troubles touchant le genou droit. En outre, la recourante critique le point de vue du docteur E.________ en tant qu'il évoque une lésion dégénérative du genou droit (rapport du 26 juillet 2015). Se référant à l'avis du docteur D.________ (rapport du 13 août 2015) et à des rapports d'IRM des 12 décembre 2014 et2 juin 2015, elle allègue que tous les troubles touchant le genou droit "se [seraient] développés avec l'accident de septembre 2014". Par ailleurs, elle soutient que le docteur E.________ aurait ignoré un rapport de la doctoresse I.________, médecin cheffe de clinique à l'hôpital B.________ (du 14 septembre 2015), laquelle a décrit l'incapacité de travail entière et a diagnostiqué une algodystrophie nécessitant un nouveau traitement, ainsi que l'avis d'un médecin du sport afin d'adapter la physiothérapie. En outre, dans un rapport du 15 janvier 2016, ce médecin aurait attesté une incapacité de travail entière jusqu'à la fin de l'année 2015, de manière certaine, puis de 50 %, à la condition que l'assurée ne reprenne pas "un travail debout toute la journée comme dans le passé (elle exerce une profession de vendeuse) ".