Citation: 4C.23/2004 14.12.2004 E. 2.2

2.2.1 La jurisprudence n'admet l'existence d'une inadvertance manifeste que lorsque l'autorité cantonale a omis de prendre en considération une pièce déterminée, versée au dossier, ou l'a mal lue, s'écartant par mégarde de sa teneur exacte, en particulier de son vrai sens littéral (ATF 115 II 399 consid. 2a; 109 II 159 consid. 2b; cf. arrêt 4C.149/1995 du 5 décembre 1995 consid. 3a, SJ 1996 p. 353 ss). L'autorité cantonale s'écarte, par mégarde, de la teneur exacte d'une pièce, par exemple, lorsqu'elle commet une erreur de lecture, ou lorsqu'elle ne prend pas en considération la relation évidente existant entre différentes pièces du dossier. L'inadvertance manifeste ne saurait cependant être confondue avec l'appréciation des preuves. Dès l'instant où une constatation de fait repose sur l'appréciation, même insoutenable, d'une preuve, d'un ensemble de preuves ou d'indices, une inadvertance est exclue (Jean-François Poudret, COJ II, n. 5.4 ad art. 63 OJ). 2.2.2 Comme le Tribunal fédéral l'a relevé dans l'arrêt rendu ce jour sur le recours de droit public précité, la cour cantonale a pris en compte plusieurs éléments du dossier pour arriver à la conclusion critiquée par le défendeur. Elle a en particulier identifié le problème résultant de la présence de deux documents consécutifs signés par les parties, lesquels indiquaient - apparemment - des prix différents de l'ouvrage. Pour retenir en définitive que ce prix avait été fixé à 400'000 fr. - et qu'il n'avait pas été modifié ultérieurement -, elle a procédé à une appréciation souveraine des preuves, laquelle ne peut pas être revue dans un recours en réforme, même par le biais du grief d'inadvertance manifeste. 2.3 S'agissant du fardeau de l'allégation et du fardeau de la contestation des faits allégués, il s'agit de questions qui relèvent de l'application du droit de procédure cantonal, d'où leur irrecevabilité en instance de réforme. Le moyen est irrecevable dans toute son étendue.