Citation: U 80/03 02.09.2003 E. 4

Il ressort des rapports médicaux précités que la recourante souffre d'un syndrome douloureux post-traumatique avec syndrome cervical, de céphalées occipitales et d'un syndrome lombo-vertébral. Ces douleurs résultent de lésions dégénératives préexistantes au niveau du rachis cervical, prenant la forme de spondylarthrose, d'uncarthrose et de spondyloses massives. Le rôle de l'accident dans cette symptomatologie est possible, sans plus. La situation ne correspond pas à la définition d'un traumatisme de type «coup du lapin», la recourante n'ayant à aucun moment présenté le tableau typique des plaintes associées à un tel traumatisme. Sur ce point, l'opinion contraire exprimée par le docteur E.________ dans son avis du 31 août 1999 ne saurait prévaloir dans la mesure où il est isolé, peu étayé et qu'il émane du médecin traitant de l'assurée (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). Par ailleurs, la recourante se plaint de douleurs au genou droit. Dans un rapport du 14 décembre 2000, le docteur F.________, spécialiste en neuroradiologie, fait état d'une discrète gonarthrose tricompartimentale avec déchirure oblique de la corne postérieure du ménisque interne, ainsi que d'une petite structure kystique développée en avant de la corne antérieure du ménisque externe. Dans un avis du 15 janvier 2001 - dont la recourante ne conteste pas les conclusions -, le docteur A.________ indique que ces affections ne sont en rapport ni certain ni probable avec l'accident du 5 juin 1996, mais qu'elles sont bien plutôt en relation avec un état dégénératif du genou sous forme d'une discrète gonarthrose tricompartimentale. Vu la nature dégénérative préexistante des troubles précités, l'effet délétère de l'accident doit être considéré comme éteint et il y a lieu d'appliquer le status quo sine de sorte qu'il n'y a pas de lien de causalité naturelle entre ces affections et l'accident du 5 juin 1996. La poursuite des traitements au niveau des troubles dégénératifs de la colonne cervico-dorso-lombaire et du genou droit ne sont dès lors pas à la charge de l'intimée.