Citation: 6B_447/2018 E. 1.3

1.3. Face à ces éléments, le recourant semble en premier lieu s'en prendre au constat selon lequel il a atteint la vitesse de 95 km/h durant la manoeuvre de dépassement litigieuse. Ce constat ne saurait cependant être qualifié d'arbitraire, puisqu'il se fonde sur ses propres déclarations. Il fait ensuite valoir, pour l'essentiel, que sa condamnation reposerait uniquement sur les déclarations de la conductrice qui l'a dénoncé, laquelle aurait en substance livré des versions différentes, qui plus est subjectives et discutables à différents égards. Il soutient de surcroît, quoiqu'il admette un excès de vitesse, que la distance était largement suffisante pour lui permettre d'effectuer un dépassement sans gêner les autres usagers et prétend que sa version ne serait pas moins crédible que celle de la prénommée. Ce faisant, le recourant développe une argumentation qui consiste avant tout à opposer sa propre version des faits à celle de la conductrice. Pareille argumentation s'avère largement appellatoire, partant irrecevable (cf. supra consid. 1.1 i. f.). Le recourant échoue au demeurant à mettre en exergue de réelles contradictions dans les déclarations de la conductrice, témoin des faits, susceptibles de rendre insoutenable, y compris dans son résultat, l'appréciation des juges précédents. Cette dernière a bel et bien décrit, au cours de ses auditions, un freinage d'urgence et une manoeuvre d'évitement nécessaires à prévenir un choc frontal. L'évocation par la conductrice impliquée dans l'incident d'un dépassement qui aurait duré moins de trois secondes n'apparaît pas en soi incompatible avec le risque de collision que met en exergue le témoignage de cette dernière, compte tenu en particulier de la distance de 100 à 150 m qu'elle a également évoquée. Quoi qu'en pense le recourant, le seul fait qu'elle soit parvenue à lire et à mémoriser le numéro de plaque du recourant durant sa manoeuvre n'apparaît pas improbable au point de remettre en cause la crédibilité de la prénommée et de rendre arbitraires les constations de la cour cantonale. Elle n'a pas davantage versé dans l'arbitraire en retenant que les divergences qui subsistaient au sujet du lieu exact de l'incident n'étaient pas décisives en l'espèce, puisqu'il s'est en toutes hypothèses produit sur la route B.________ entre A.________ et C.________, sans que le recourant n'expose en quoi l'endroit précis de l'incident serait susceptible de revêtir une influence concrète sur l'appréciation de la matérialité des faits qui lui sont reprochés. Enfin, dans la mesure où la cour cantonale a détaillé les raisons pour lesquelles elle s'en tenait à la version de la conductrice, le recourant ne saurait prétendre qu'elle a écarté sa propre version sans justification aucune. En définitive, les griefs que formule le recourant au sujet de l'établissement des faits s'avèrent, sinon irrecevables, du moins infondés.