Citation: 1C_160/2017 E. 6.2

6.2. Dans leur écriture, les recourants se contentent pour l'essentiel d'affirmer que le projet de construction contreviendrait aux art. 19 et 22 LAT et qu'il serait incomplet, évoquant à cet égard très sommairement une violation du d'être entendu de tous les administrés qui n'auraient jamais eu l'occasion de se prononcer au sujet des nouveaux plans d'accès par le nord. Les recourants n'invoquent toutefois aucune violation des prescriptions de droit cantonal en matière de révocation des décisions (cf. art. 32 LPJA; RSV 172.6) ou en matière de procédure de mise à l'enquête. S'agissant plus particulièrement de la violation du droit d'être entendu, ils ne précisent pas quelle disposition de droit cantonal ou fédéral imposerait une nouvelle mise à l'enquête publique, en cas de modification du projet initial (in casu concernant la voie d'accès) durant la procédure d'approbation par la Commune. Faute de satisfaire aux exigences de motivation requises par les art. 42 et 106 al. 2 LTF, ces griefs sont irrecevables. Cela étant, les recourants ne prétendent pas que le projet concernant le bâtiment d'habitation en tant que tel aurait été amendé à la suite de la mise à l'enquête publique du 27 juillet 2012; selon les recourants, les modifications apportées au projet initial portaient sur la voie d'accès au bâtiment litigieux. Or, il ressort de l'arrêt entrepris que le projet d'aménagement de la route d'accès par le nord a fait l'objet d'une mise à l'enquête publique séparée le 9 janvier 2015 et que les recourants ont fait opposition à ce projet. Dans ces circonstances, une éventuelle violation du droit d'être entendu des recourants - en tant que la voie d'accès à l'immeuble litigieux aurait été amendée sans nouvelle mise à l'enquête publique - ne conduirait pas à l'annulation, ni a fortiori à la nullité, de l'autorisation de construire le bâtiment litigieux dès lors que leurs griefs concernant la voie d'accès par le nord peuvent être traités matériellement dans la procédure d'aménagement routier (cf. ATF 99 Ia 126 consid. 4 et 5 p. 135-136); il sied en outre de relever que les recourants ne se plaignent pas d'une violation du principe de coordination. Enfin, on ne saurait reprocher aux intimés de ne pas avoir demandé une nouvelle publication de la demande d'autorisation modifiée sur ce point, cette formalité étant le cas échéant du ressort des autorités compétentes (cf. ATF 99 Ia 126 consid. 4b p. 136).