Citation: 5A_424/2020 E. 3

L'autorité cantonale a retenu qu'il ressortait de l'instruction de la cause et en particulier de l'expertise psychiatrique réalisée que la recourante était affectée d'une schizophrénie paranoïde évolutive depuis une dizaine d'années qui altérait sa capacité de discernement dans tous les domaines de la vie courante. Partant, elle n'avait pas la capacité de prendre des décisions médicales, de préserver son bien-être ou encore de gérer ses affaires administratives et financières quotidiennes, ce qui avait entraîné la perte de son logement et de l'assistance financière dont elle bénéficiait. Isolée socialement et en rupture avec sa famille, elle ne pouvait par ailleurs compter sur le soutien d'aucun proche et était incapable de solliciter de l'aide auprès des services sociaux ou de faire une demande auprès de l'assurance invalidité, ce qui l'avait conduite dans un état de détresse et de dénuement important avant son hospitalisation. Son hospitalisation avait certes permis de la faire adhérer au traitement médicamenteux prescrit et au projet social qui avait été élaboré avec l'aide des intervenants de la clinique et de ses curateurs mais ne permettait pas de gérer les aspects de sa prise en charge médicale, personnelle, administrative et financière, sans aide extérieure. Par ailleurs, aucune autre mesure moins incisive ne permettrait de lui apporter l'aide et le soutien dont elle avait besoin pour assurer le maintien d'un cadre de vie décent, un suivi médical et personnel régulier et des ressources financières minimales.