Citation: 6A.67/2005 24.02.2006 E. 3

Le recourant se plaint également de la violation du principe in dubio pro reo (recours ch. 3.1). Le retrait d'admonestation est qualifié par la jurisprudence comme une mesure analogue à une sanction pénale (mais dont elle est cependant indépendante), de sorte qu'il faut admettre l'application de la présomption d'innocence (ATF 122 II 359 consid. 2c p. 363 s.; 121 II 22 consid. 3b p. 26). Garantie par l'art. 32 al. 1 Cst., l'art. 6 § 2 CEDH et l'art. 14 al. 2 Pacte ONU II, cette présomption porte à la fois sur la répartition du fardeau de la preuve dans le procès pénal, d'une part, et sur la constatation des faits et l'appréciation des preuves, d'autre part. En l'espèce, il est manifeste que le Tribunal administratif n'a pas renversé le fardeau de la preuve et n'a pas retenu que le recourant avait perdu la maîtrise de son véhicule en raison de sa vitesse inadaptée (et non parce que la chaussée était anormalement glissante) au motif que le recourant n'aurait pas réussi à prouver la présence d'une substance anormalement glissante. Le Tribunal administratif est arrivé à cette conclusion au vu du rapport de la police et du témoignage du conducteur qui suivait. Quant à l'appréciation de ces preuves, il a déjà été dit qu'elle n'était pas arbitraire. Le grief est donc infondé.