Citation: 5P.344/2001 17.05.2002 E. 4

4.- La recourante se plaint ensuite d'une inadéquation entre le montant des honoraires facturés et ses moyens financiers, qui seraient modestes. Elle allègue que les 108'000 fr. qui lui ont été facturés correspondent à la somme de ses revenus pendant deux ans et reproche à l'intimé de ne lui avoir demandé que deux provisions pour un montant total de 23'000 fr., ce qui constituerait une transgression fautive de l'art. 14 des Us et Coutumes de l'Ordre des avocats genevois et de la jurisprudence du Conseil de l'Ordre. Le grief pris d'une violation des us et coutumes genevois est mal fondé. Edictées par l'Ordre des avocats, lesdites normes n'ont qu'une valeur de recommandation à l'usage de ses membres et ne constituent pas du droit objectif, à moins que la loi y fasse référence (ATF 109 Ia 108 consid. 3c p. 111; 94 II 157 consid. 4b p. 159); or la recourante ne le prétend pas. Pour le surplus, l'autorité cantonale a estimé que la situation matérielle de la cliente ne pouvait être considérée comme mauvaise. En effet, même si ses revenus déclarés, à savoir 51'000 fr. en 1995 et 59'000 fr. en 1994, étaient modestes, sa fortune avait passé de 128'000 fr. en 1994 à 348'000 fr. en 1995; elle avait en outre reconnu qu'elle était propriétaire d'un appartement à Genève. La recourante ne démontre pas que cette motivation soit insoutenable; au demeurant, qu'elle soit taxée à Genève sur les montants précités ne signifie pas qu'elle ne le soit pas encore ailleurs. Ses critiques ne peuvent dès lors qu'être rejetées, dans la mesure où elles sont recevables.