Citation: 1C_240/2019 E. A

Le 6 juin 2017, aux alentours de 20h20, A.________ a été interpellée à la hauteur de l'avenue Perdtemps à Nyon, pour avoir, sur la place de la Gare, effectué un demi-tour en franchissant une ligne de sécurité, puis poursuivi sa route sur l'avenue Viollier, au volant d'un véhicule automobile. Selon le rapport de police, au moment de l'interpellation, A.________ avait une haleine empreinte d'alcool et avait admis avoir consommé un verre de vin vers 19h00, mais s'était montrée réfractaire en exprimant ses reproches aux agents à haute et intelligible voix, ne laissant apparaître aucun problème de souffle; elle n'était pas porteuse du permis de circulation du véhicule; son permis de conduire avait été saisi provisoirement en raison d'une suspicion de conduite sous l'influence de l'alcool; à plusieurs reprises, elle n'avait pas soufflé correctement dans l'éthylomètre, de sorte qu'une prise de sang avait été ordonnée, mesure à laquelle elle ne s'était pas soumise; elle n'avait pas non plus annoncé sa nouvelle adresse à l'autorité compétente dans le délai légal de 14 jours. Entendue par la police le soir même, A.________ a contesté les faits qui lui étaient reprochés. Par courriel du 12 juin 2017 adressé au Service cantonal des véhicules du canton de Genève, A.________ a nié avoir conduit sous l'influence de l'alcool. Elle estimait avoir fait l'objet d'un abus d'autorité des agents de police et déposerait une "plainte administrative". Elle a requis la restitution de son permis de conduire, son retrait lui causant un grave préjudice sur le plan professionnel et financier. Y étaient joints un certificat médical du 8 juin 2017 faisant état d'une toux persistante depuis janvier 2017 impliquant des problèmes respiratoires et les témoignages écrits de deux personnes attestant que la prénommée avait bu un seul verre, qu'elle n'avait pas terminé, le 6 juin 2017. Par courrier du 15 juin 2017, le Service cantonal des véhicules a restitué, à titre provisoire, son permis à A.________, dès le 18 juin 2017, lui précisant qu'une décision administrative serait prise à son encontre une fois le dossier complet. Le 28 juin 2017, le Service cantonal des véhicules a suspendu la procédure administrative dans l'attente de l'issue pénale. Il a prié l'intéressée de le tenir informé des développements de la procédure pénale. Par ordonnance du 23 août 2017, le Ministère public du canton de Vaud a condamné A.________ à une peine pécuniaire de 60 jours-amende à 50 fr. le jour, avec sursis pendant deux ans ainsi qu'à une amende de 900 fr. notamment pour violation simple des règles de la circulation routière, soit le franchissement d'une ligne de sécurité (art. 90 al. 1 LCR) et entrave aux mesures de constatation de l'incapacité de conduire (art. 91a al. 1 LCR).