Citation: 8C_249/2018 E. A

A.a. A.________, né en 1970, a chuté sur le côté gauche du bassin le 18 juillet 2010 après avoir perdu l'équilibre lors d'une balade à rollers. Ayant subi une fracture per-trochantérienne comminutive du membre inférieur gauche, il a bénéficié le jour de l'accident d'une ostéosynthèse par clou Gamma et cerclage du petit trochanter. A l'époque de l'accident, le prénommé était inscrit au chômage et, à ce titre, assuré obligatoirement contre le risque d'accidents auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), laquelle a pris en charge le cas. L'assuré a recouvré une capacité de travail de 50 % dès le 16 février 2011, puis de 100 % dès le 16 mars suivant. A partir du 1 er juin 2012, il a été engagé en qualité de directeur dans un cabinet d'orthodontie. A.b. Le 18 juin 2012, l'employeur a annoncé une rechute ayant nécessité l'ablation du matériel d'ostéosynthèse (AMO) le 22 juin 2012. Alors que l'assuré était encore en incapacité de travail, une fracture d'insuffisance non déplacée du col fémoral gauche a été détectée par IRM le 21 août 2012 et traitée conservativement (cf. rapport du docteur B.________, chef de clinique au service d'orthopédie de l'hôpital C.________, du 22 octobre 2012). L'évolution de la situation a été marquée par des douleurs depuis la hanche jusqu'à la cheville. Le 25 juin 2013, l'assuré a subi une ostéotomie sous-trochantérienne, un trimming du grand trochanter et une stabilisation par plaque pour vice de rotation du fémur proximal gauche, lesquels ont été réalisés par le professeur D.________, directeur de clinique et médecin-chef à la policlinique orthopédique de l'hôpital E.________. A.________ a été licencié au 30 juillet 2013. Son incapacité totale de travailler a persisté. L'évolution post-opératoire a été lentement favorable. A partir du mois de mai 2014, une exacerbation des douleurs au niveau de la hanche est apparue. Le 23 juillet 2015, l'assuré a subi une nouvelle AMO de la hanche gauche avec révision de cicatrice sur le vaste externe quadricipital gauche. Dans un rapport du 5 octobre 2015, le professeur D.________ a indiqué que l'assuré se montrait inquiet dès lors que sa cicatrice présentait des rougeurs intermittentes et des enflures ainsi que des douleurs. Il a fait état d'un déficit de réhabilitation et préconisé une intensification de la physiothérapie et de la musculation. L'incapacité de travail de 100 % était maintenue jusqu'au contrôle final prévu le 13 janvier 2016. Par décision du 23 octobre 2015, la CNA a mis fin au versement des indemnités journalières à compter du 2 novembre 2015. A.________ s'est opposé à cette décision en invoquant être suivi sur le plan psychologique par le docteur F.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie. Dans un rapport du 3 novembre 2015, le psychiatre a indiqué suivre l'assuré depuis le 5 octobre 2015 et a posé les diagnostics de syndrome de stress post-traumatique, trouble d'anxiété généralisée, épisode dépressif majeur et traits de personnalité obsessionnelle. Dans un rapport du 21 janvier 2016, le docteur G.________, chef de clinique à la policlinique orthopédique de l'hôpital E.________, a fait état d'une évolution très favorable au niveau de la hanche gauche après l'AMO du 23 juillet 2015. En revanche, l'assuré se plaignait de douleurs au niveau de son genou gauche, lesquelles étaient possiblement dues, selon le praticien, à une surcharge en lien avec les problèmes de hanche. Il a préconisé des examens complémentaires sous la forme d'une radiographie, éventuellement complétée par une IRM. L'assuré a été convoqué à la policlinique orthopédique de l'hôpital E.________ le 12 février 2016 pour une radiographie et une IRM du genou gauche, suivies par une consultation spécialisée. Le 10 février 2016, l'assuré a informé la CNA de cette convocation. Le lendemain, la CNA a demandé à l'hôpital E.________ de l'informer sur le processus de guérison du genou gauche de l'assuré et de lui transmettre les images (radiographie et IRM) devant être effectuées le 12 février 2016. L'assuré ne s'est cependant pas présenté à la consultation du genou.