Citation: 2C_600/2018 E. 6.4

6.4. A cet égard, la recourante prétend que, selon les définitions de " distribution " et de " remise " de l'art. 4 al. 1 LPTh, il apparaît clairement qu'elle distribue ses préparations fabriquées en petites quantités et que les pharmaciens pour lesquels elle travaille les remettent aux clients. L'autorisation d'exploitation dont elle bénéficiait comprenait donc, d'après elle, également une autorisation pour le " commerce de gros ", à savoir la distribution des médicaments produits en petites quantités et soumis aux règles de la Ph. Helv. On ne saurait suivre l'intéressée, dès lors qu'elle fabrique des médicaments en petites quantités sur mandat (cf. art. 9 al. 2bis LPTh). En effet, la livraison au mandant d'un médicament produit par un fabricant (à façon [cf. art. 9 al. 2bis LPTh]) en vertu, notamment, des art. 9 al. 2 let. a et c LPTh ne relève pas de la distribution mais constitue une étape de la fabrication; en d'autres termes, la fabrication de ces produits thérapeutiques en comprend la livraison (cf. art. 4 al. 1 let. c LPTh). La recourante n'a donc pas besoin d'une autorisation de commerce de gros pour cette activité. Par ailleurs, à l'instar de ce qui a été constaté ci-dessus pour la fabrication, l'arrêt attaqué ne dit pas quelle activité exercée par la recourante nécessite une autorisation de commerce de gros de médicaments non prêts à l'emploi.