Citation: 7B_111/2023 E. 2.3.1

2.3.1. En premier lieu, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement retenu qu'il était établi que lui et son groupe avaient communiqué entre eux et adapté leur version des faits à la sienne, et que leurs déclarations ne devaient dès lors pas être tenues pour probantes. Il se prévaut d'un échange de messages, produit le 23 juin 2022, entre les témoins H.________ et I.________ selon lesquels celles-ci n'auraient pas été entendues le même jour et n'auraient pas échangé leurs numéros de téléphones, de sorte qu'il en résulterait qu'elles n'ont pas communiqué entre leur audition. Il relève également que lui et G.________ ont été arrêtés au même moment et ont dès lors été séparés, de sorte qu'ils n'auraient pas pu se mettre d'accord sur une version des faits, ni communiquer leur version à leurs amis. Le recourant se limite toutefois à soulever des éléments isolés, dans le but d'accréditer sa thèse, mais ne s'en prend pas aux autres éléments pris en compte par la juridiction cantonale dans le cadre de son appréciation des preuves, ni à sa motivation relative à la crédibilité des déclarations des personnes qui composaient le groupe auquel il appartenait au moment des faits. Son grief, de nature appellatoire, se révèle par conséquent irrecevable (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). Au demeurant, il y a lieu de souligner que l'autorité cantonale a décrit et analysé les déclarations faites par l'ensemble des protagonistes de cette affaire (cf. jugement querellé, pp. 9-14). Elle a notamment relevé, au sujet des propos tenus par les membres du groupe du recourant, que G.________ avait en substance, lors de ses différentes auditions, modifié sa version des faits et que I.________, H.________, J.________ et K.________ avaient varié au sujet du déroulement des évènements (cf. jugement querellé, p. 13). La cour cantonale a en outre retenu, de manière conforme aux éléments du dossier, que I.________ avait parlé avec H.________ après les faits et que cette dernière avait discuté des évènements avec les deux autres prénommés, puis tous les quatre s'étaient appelés pour parler de la convocation (cf. jugement querellé, pp. 13-14, 26 et 29, ainsi que les moyens de preuve cités en références). Elle a également relevé que le recourant avait lui-même divergé, en particulier sur la question de la prétendue bagarre, et que lui et ses amis avaient livré des déclarations contradictoires et peu cohérentes, en précisant qu'elles n'étaient pas corroborées par des éléments objectifs du dossier (cf. jugement querellé, pp. 26 et 29; pour plus de détails, cf. consid. 2.3.2 infra). Elle a en effet précisé que les différentes versions des membres du groupe du recourant n'étaient pas compatibles avec les témoignages de personnes non impliquées, dont à tout le moins une avait fait appel à la police, ni avec les différentes déclarations des policiers présents au moment des faits, ni d'ailleurs parfois entre elles (cf., par ex., jugement querellé, pp. 12 et 27-28). Or, par ces explications, le recourant ne soutient pas que cette appréciation serait insoutenable et la prise en compte des éléments précités était suffisante pour permettre à la juridiction cantonale de considérer, sans faire preuve d'arbitraire, que le recourant et les personnes de son groupe avaient communiqué entre eux et adapté leur version, et que leurs déclarations ne devaient par conséquent pas être tenues pour probantes.