Citation: 9C_470/2022 E. 5.1

5.1. En l'occurrence, la juridiction cantonale a retenu, de manière à lier le Tribunal fédéral (consid. 2 supra), que le recourant disposait des pouvoirs nécessaires pour empêcher la survenance du dommage de la caisse de compensation intimée. Le recourant était en effet le directeur général de la société, avec signature individuelle, chargé notamment de la gestion des liquidités, des investissements et du personnel. Son cahier des charges prévoyait expressément qu'il devait s'assurer que la société respectât ses obligations concernant le paiement des cotisations sociales. A l'inverse de ce que soutient le recourant, la juridiction cantonale a en outre concrètement examiné les rapports internes. Elle a constaté qu'il avait procédé à des paiements en faveur de créanciers - dont la caisse de compensation - sans le consentement préalable du conseil d'administration ou de son président, ce que le recourant ne conteste pas. Aussi, même si un employé de la société affirmait que le recourant ne jouissait d'aucun pouvoir décisionnel, la juridiction cantonale a retenu sans arbitraire qu'il disposait des pouvoirs nécessaires pour procéder aux versements des cotisations sociales. L'attestation de l'employé ne suffit pas à établir que les faits retenus par la juridiction cantonale quant au pouvoir décisionnel du recourant quant à la gestion des salaires et des cotisations sociales seraient manifestement inexacts.