Citation: 4A_464/2022 E. 6.3

6.3. Par sa critique au ton appellatoire marqué, la recourante fait une appréciation par trop schématique et simpliste des considérations juridiques nuancées et détaillées émises par l'autorité précédente. Elle se contente du reste, dans une très large mesure, de substituer sa propre appréciation des preuves à celle du Tribunal administratif fédéral sans tenter de démontrer ce qu'il pourrait y avoir d'arbitraire dans celle qui a été retenue par les juges précédents. L'intéressée fait grand cas de la déclaration écrite de son ancienne employée C.________ dans laquelle celle-ci exprime son indignation quant à la manière dont ses propos ont été utilisés. A son avis, le défaut d'usage de la marque attaquée n'est pas rendu vraisemblable si l'on fait abstraction de l'entretien téléphonique avec cette ancienne collaboratrice pris en compte dans le rapport d'enquête établi par D.________. Cela étant, force est de relever que ledit entretien téléphonique ne constitue qu'un indice parmi d'autres du défaut d'usage de la marque concernée comme l'a souligné l'autorité précédente. L'intimée relève par ailleurs de façon pertinente que si C.________ a certes indiqué, après coup, avoir été " choquée " de lire ce que D.________ avait mentionné dans son rapport d'enquête, il résulte de sa propre déclaration écrite qu'elle ne se souvenait pas entièrement de l'échange téléphonique en question. Les souvenirs pour le moins flous de l'intéressée contrastent ainsi avec les indications claires figurant dans le rapport d'enquête. Dans ces conditions, l'autorité précédente n'a pas sombré dans l'arbitraire en accordant une certaine valeur probante à cette conversation téléphonique. C'est également en pure perte que la recourante reproche au rédacteur du rapport d'enquête de n'avoir pas interrogé spécifiquement les acteurs de la place financière suisse. Il ressort en effet des constatations opérées par l'autorité précédente - qui lient la Cour de céans -, dans la mesure où la recourante n'en démontre nullement le caractère arbitraire, que la liste des services revendiqués par la marque attaquée ne permet pas de retenir que celle-ci s'adresserait exclusivement à des cercles de spécialistes bien déterminés. L'autorité précédente a en effet constaté que les services revendiqués étaient en l'espèce destinés tant à de nombreuses catégories de spécialistes qu'au grand public. Aussi est-ce à tort que l'intéressée se plaint de ce que l'auteur du rapport d'enquête n'a pas jugé utile d'interroger des personnes issues de la place financière helvétique. Sur la base d'une appréciation exempte d'arbitraire de l'ensemble des moyens de preuve disponibles, l'autorité précédente n'a ainsi pas méconnu le droit lorsqu'elle a considéré que l'intimée avait rendu vraisemblable le défaut d'usage de la marque attaquée.