Citation: 8C_418/2017 E. A

A.________ travaillait comme peintre au service de B.________, dont il était associé gérant. A ce titre, il était assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale d'assurance en cas d'accidents (CNA). Parallèlement, il était employé en qualité de concierge par la société C.________ & Cie. En raison de cette activité, il était assuré contre le risque d'accident auprès de Groupe Mutuel Assurances GMA SA (ci-après: Groupe Mutuel). Le 26 février 2014, alors qu'il exerçait son activité de concierge, l'assuré est tombé de la quatrième marche d'une échelle en changeant une ampoule, se blessant au dos et au genou (déclarations d'accident des 27 février et 4 mars 2014). Le jour suivant, il a consulté son médecin traitant, le docteur D.________, lequel a ordonné des IRM de la colonne lombaire et du genou gauche, mises en oeuvre le 6 mars 2014, et retenu une entorse grave du genou gauche, une déchirure méniscale et une contusion lombaire (rapports établis les 20 mars et 15 avril 2014). En outre, le docteur D.________ a adressé l'assuré au docteur E.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, qui a retenu une lésion méniscale interne du genou gauche (rapport du 17 mars 2014), et a pratiqué une arthroscopie opératoire du genou et méniscectomie partielle de la corne postérieure et moyenne du ménisque interne le 15 mai suivant. Une IRM réalisée le 23 juin 2014 a mis en évidence un épanchement intra-articulaire avec un petit kyste poplité, un status post-méniscectomie interne de la corne postérieure sans redéchirure, des kystes intra-spongieux sous les épines tibiales et une bursite pré-rotulienne. Par décision du 7 juillet 2014, Groupe Mutuel a accepté la prise en charge, jusqu'au 31 mars 2014, des frais médicaux relatifs à la contusion lombaire mais a nié le droit à des indemnités journalières, dès lors que, selon ses investigations, l'assuré avait effectué de nombreux travaux dès le mois de mars 2014, en dépit des attestations médicales d'incapacité de travail. En outre, l'assureur a nié la prise en charge des troubles du genou gauche, considérant qu'ils sont exclusivement d'origine dégénérative. L'assuré s'est opposé à cette décision. Groupe Mutuel a soumis le cas à son médecin-conseil, le docteur F.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, lequel a retenu que la chute du 26 février 2014 avait vraisemblablement entraîné une contusion bénigne du genou gauche et cessé de déployer ses effets trois à quatre semaines après l'accident, soit le délai habituel de guérison d'une contusion du genou (rapport du 26 juin 2016). Sur la base de ce rapport, l'assureur a partiellement admis l'opposition, en se sens qu'il a reconnu le droit de l'assuré à des indemnités journalières et à la prise en charge du traitement médical des troubles du genou jusqu'au 31 mars 2014. En ce qui concernait les troubles du rachis lombaire, il a accepté de prendre en charge les frais médicaux jusqu'au 31 août 2014 (décision sur opposition du 28 juillet 2016).