Citation: 1B_94/2018 E. 1

Donnant suite à une plainte pénale déposée par B.________ le 15 mai 2015, le Ministère public de la République et canton de Genève a, par ordonnance pénale du 17 août 2016, déclaré A.________ coupable de violation d'une obligation d'entretien et l'a condamné à une peine pécuniaire de 120 jours-amende à 30 fr. le jour, avec sursis pendant trois ans, pour ne pas avoir versé à son ex-épouse les montants qu'il lui devait entre les mois d'avril 2013 et de mai 2015. A cette même date, il a refusé d'entrer en matière sur la plainte pénale déposée par A.________ contre B.________ pour dénonciation calomnieuse au motif qu'il ne pouvait être reproché à cette dernière, au vu des rapports conflictuels qu'entretenaient les parties sur les aspects financiers de leur divorce, de l'avoir dénoncé comme auteur d'une infraction en rapport avec ses avoirs LPP alors qu'elle le savait innocent. Le 17 février 2017, B.________ a déposé une plainte pénale à l'encontre de A.________ pour violation d'une obligation d'entretien. Elle exposait en substance que son ex-mari avait cessé de lui verser la prestation complémentaire de 400 euros et la pension alimentaire de 1'000 euros par mois depuis le 23 août 2016 alors qu'il était en mesure de le faire dès lors qu'il exerçait une activité lucrative en tant qu'indépendant dans le domaine de la vente de véhicules automobiles en Suisse, en France ainsi qu'en Allemagne. Entendu par la police le 13 juillet 2017, A.________ a déclaré ne pas avoir payé la prestation complémentaire due à son ex-épouse car il n'en avait pas les moyens, dépendant de l'aide financière fournie par l'Hospice général. Il a produit un jugement du Tribunal de Grande Instance de Bourg-en-Bresse du 30 mai 2017 qui supprime avec effet immédiat la pension alimentaire due pour l'entretien et l'éducation de ses enfants. Le 18 juillet 2017, le Ministère public de la République et canton de Genève a informé A.________ qu'il ouvrait une procédure préliminaire à son encontre. Le 21 juillet 2017, A.________ a porté plainte contre son ex-épouse pour dénonciation calomnieuse en raison de l'allégation mensongère faite dans sa plainte pénale du 7 février 2017 selon laquelle il exerçait une activité lucrative indépendante. Le 7 décembre 2017, le Ministère public a convoqué les parties à une audience fixée le 23 janvier 2018. Le 19 décembre 2017, A.________ a sollicité le report de l'audience et déposé une requête de nomination d'un défenseur d'office que le Ministère public a rejetée, par ordonnance du 22 décembre 2017, aux motifs que la cause ne présentait pas de difficultés particulières juridiques ou de fait et que le prévenu était ainsi à même de se défendre efficacement seul. La Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté le recours formé par A.________ contre cette décision par arrêt du 9 février 2018 que l'intéressé a déféré auprès du Tribunal fédéral le 14 février 2018. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures. La Chambre pénale de recours a produit son dossier.