Citation: I 12/04 14.04.2005 E. 5.2

5.2.1 En tant que le recourant soulève le grief de prévention à l'égard du docteur C.________, la Cour de céans rappelle que selon la jurisprudence, un expert passe pour prévenu lorsqu'il existe des circonstances propres à faire naître un doute sur son impartialité. Dans ce domaine, il s'agit toutefois d'un état intérieur dont la preuve est difficile à rapporter. C'est pourquoi il n'est pas nécessaire de prouver que la prévention est effective pour récuser un expert. Il suffit que les circonstances donnent l'apparence de la prévention et fassent redouter une activité partiale de l'expert. L'appréciation de ces circonstances ne peut pas reposer sur les seules impressions de la personne expertisée. La méfiance à l'égard de l'expert doit au contraire apparaître comme fondée sur des éléments objectifs (ATF 125 V 353 sv. consid. 3b/ee, 123 V 176 consid. 3d et l'arrêt cité; VSI 2001 p. 109 sv. consid. 3b/ee; RAMA 1999 n° U 332 p. 193 consid. 2a/bb et les références). 5.2.2 En l'espèce, les entretiens que l'expert a conduits avec le recourant l'ont été en compagnie du fils de celui-ci, lequel parle la langue française; exception a cependant été faite s'agissant de l'examen clinique pour lequel il a été fait appel aux services d'un interprète. En outre, les tests psychométriques auxquels l'intéressé a été soumis, lui ont été remis en serbo-croate. Dès lors, l'assuré ne saurait se prévaloir d'une incompréhension entre l'expert et lui-même ayant entravé le bon déroulement de l'expertise puis influencé les conclusions de celle-ci. Au reste, il ne se réfère pas à des circonstances particulières relatives notamment au déroulement de ses entretiens avec le docteur C.________ ou au contenu de leur rapport. Faute d'éléments concrets propres à mettre en doute la probité de ce médecin lors de l'expertise, il convient de constater que la preuve permettant de renverser la présomption d'impartialité dont bénéficie l'expert n'a pas été rapportée (cf. Auer/Malinverni/Hottelier, Droit constitutionnel suisse, Berne 2000, no 1205). Le moyen tiré de l'apparence de prévention à l'encontre de l'expert n'est donc pas fondé. 5.3 Sur le vu de ce qui précède, l'instruction du dossier permet de statuer en pleine connaissance de cause, de sorte qu'il n'y a pas lieu de requérir la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise.