Citation: 6B_582/2023 E. 1.4

1.4. Le recourant estime qu'il n'existe pas de lien de causalité entre son comportement et la mise en danger de ses enfants. Selon l'état de fait cantonal, depuis la séparation en 2012, le conflit conjugal est aigu. A partir de novembre 2012, le recourant a commencé à soupçonner son épouse de sévices sur leur fille et a, depuis lors, tout mis en oeuvre pour prouver sa culpabilité, bien que toute forme de maltraitance maternelle ait été écartée d'emblée par les autorités judiciaires, les services sociaux et le corps médical. Le recourant a tenté d'établir sa "vérité", de manière irrationnelle, cherchant à obtenir des preuves avant tout par le truchement des déclarations de ses enfants. Par ce comportement, il les a exposés à de violentes disputes, alors qu'il aurait dû les préserver, et les a impliqués dans le conflit parental en cherchant notamment à les faire témoigner au sens large de manière durable et répétée. Malgré les nombreuses mises en garde des experts et des différents intervenants quant aux conséquences néfastes de son attitude, le recourant a persisté à mêler ses jeunes enfants au conflit en les filmant notamment. L'expertise familiale a relevé que l'attitude du recourant a eu des conséquences considérables sur ses enfants qui ont été pris dans un grave conflit de loyauté et ont souffert d'un risque d'aliénation parentale. Ces conséquences se sont d'ailleurs concrétisées par un trouble diagnostiqué chez sa fille. Enfin, les experts ont jugé que les troubles et/ou mise en danger du développement des enfants, sont principalement à mettre en lien avec les comportements obtus, voire obsessionnels, du prévenu (arrêt attaqué, pp. 36-37). C'est donc également en vain que le recourant se plaint d'une violation du lien de causalité entre ses agissements et la mise en danger de ses enfants. Par ailleurs, la cour cantonale a jugé, qu'au regard des nombreux intervenants dans le conflit et de leurs multiples avertissements - que le recourant a d'ailleurs admis avoir assimilés - il savait ou aurait dû savoir que son comportement violait son devoir d'assistance et d'éducation et mettait en danger le développement psychique de ses enfants. En conséquence, la cour cantonale a considéré, à juste titre, que les éléments objectifs et subjectifs, définis à l'art. 219 CP, étaient réalisés. Les griefs soulevés sont infondés.