Citation: I 26/05 31.05.2005 E. A

A.a S.________, né en 1964, travaillait en Suisse au service de l'entreprise de construction métallique B.________ SA lorsqu'il fut victime d'un accident professionnel, le 11 octobre 1996. Alors qu'il manipulait une presse métallique, sa main droite fut happée par la machine qui lui écrasa trois doigts. Le même jour, le prénommé subit une amputation de la phalange distale de l'index droit, de la phalange moyenne du médius droit ainsi que de la phalange proximale de l'annulaire droit. Son cas a été pris en charge par la Caisse nationale d'assurance en cas d'accidents (CNA). A la suite de cet accident, S.________ n'a pas repris son activité professionnelle. Le 21 octobre 1997, il déposa une demande de prestations de l'assurance-invalidité auprès de l'Office AI du canton de Fribourg (ci-après: l'OAI). Par la suite, deux autres interventions chirurgicales furent nécessaires, soit une première révision des moignons de D2, D3 et D4 et résection de névromes en novembre 1998 puis une seconde révision du moignon d'amputation de D2 en octobre 1999 (cf. rapport du docteur K.________, médecin-adjoint au service de chirurgie orthopédique de l'hôpital X.________ du 19 novembre 1999). A cette occasion, le médecin a noté que l'incapacité de travail dépendait de l'activité exercée. A.b S.________ suivit un stage au Centre d'observation professionnelle de l'assurance-invalidité de Fribourg (ci-après : COPAI), du 28 février au 24 mars 2000. Selon les observations faites alors, l'assuré était sévèrement limité au niveau de son membre supérieur droit (MSD) et toute sollicitation un tant soit peu intensive provoquait rapidement des douleurs et des démangeaisons, de sorte que toute activité impliquant l'usage du MSD de même que toute activité fine était inadéquate. En revanche, des activités bien ciblées, de type magasinage léger, surveillance d'une chaîne de production ou encore de contrôle, étaient jugées exigibles. Une aide au placement pour améliorer les chances de réinsertion paraissait indispensable. Il fut encore noté que l'atteinte subie avait provoqué chez l'assuré un impact psychologique très profond, susceptible d'influencer la réadaptation (rapport du COPAI du 18 avril 2000). Le 12 mars 2001, dans un rapport adressé à la CNA, le docteur K.________ a jugé que l'état de l'assuré était stabilisé malgré des épisodes douloureux. Il a conclu que le traitement médical était terminé et qu'il était important que l'assuré retrouve une activité professionnelle en relation avec ses capacités. L'OAI a mandaté le docteur H.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, afin qu'il procède à une expertise sur la personne de l'assuré. Le psychiatre a relevé qu'après son atteinte, l'assuré avait souffert de troubles post-traumatiques auxquels s'étaient greffés des problèmes personnels, tels que la perte de son emploi, la séparation d'avec sa famille, un avenir incertain ainsi qu'un conflit avec les assurances, par lesquelles l'assuré estimait avoir été traité injustement. Le docteur H.________ a noté qu'au cours des derniers mois, l'état psychique de l'intéressé s'était toutefois amélioré et qu'il ne présentait plus de troubles somatiques. En conclusion, il a estimé que l'état psychiatrico-psychosomatique avait été compensé de façon que sa capacité de travail ne s'en trouvait guère limitée (cf. rapport d'expertise du 22 mai 2001). Dans son rapport du 6 juin 2001, la doctoresse M.________, généraliste et médecin traitant de l'assuré, a constaté, sur le plan somatique, des douleurs quasi permanentes de la main droite. Sur le plan psychique, elle a noté un état franchement dépressif caractérisé par des troubles du sommeil, une irritabilité et une anhédonie dans la vie quotidienne. Elle a conclu que l'assuré était incapable de travailler plus de trois heures par jour et que par conséquent, il devait avoir droit à une rente d'invalidité de 50 pour cent au moins. A.c Dans un projet de décision du 19 juillet 2001, l'OAI a informé S.________ qu'il envisageait de lui octroyer une aide au placement mais non une rente, au motif que son degré d'invalidité, évalué à 23 pour cent, était insuffisant pour ouvrir un tel droit. Par décision du 3 octobre 2001, la CNA lui a alloué une rente d'invalidité fondée sur un taux d'incapacité de gain de 25 pour cent ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité fondée sur un taux de 20 pour cent. Par décision du 12 novembre 2001, l'OAI a partiellement admis la demande de prestations du 21 octobre 1997, en ce sens qu'il a alloué à l'assuré une aide au placement mais lui a refusé une rente.