Citation: 9C_331/2020 E. 6.2.1

6.2.1. Dans un premier temps, l'assureur recourant soutient que dans son appréciation des caractères efficace et approprié de la greffe de cheveux par rapport au bénéfice thérapeutique escompté, la juridiction cantonale a violé le droit en se méprenant sur le but du traitement. Elle se serait fondée sur la définition médicale de la dysphorie de genre ou du transsexualisme plutôt que sur la conception juridique de ce diagnostic. Il prétend ainsi que le but de la transplantation capillaire ne saurait être "de permettre à l'intimée de vivre son corps de manière plus en harmonie avec son identité de genre féminine" conformément à ce qu'auraient retenu les premiers juges sur la base de la définition médicale de la dysphorie de genre. Il considère au contraire que ce but consiste à "conformer l'apparence physique de l'assurée à son nouveau sexe" selon la conception juridique de la dysphorie de genre au regard de la jurisprudence rendue en matière de changement de sexe. Il estime que suivre le raisonnement du tribunal cantonal reviendrait à ériger le bien-être et l'épanouissement de personnes présentant une dysphorie de genre en objectif thérapeutique et conditionnerait le financement d'opérations au seul désir des personnes concernées.