Citation: I 396/05 15.06.2006 E. 4

4.1 Contrairement à ce que soutient le recourant, le rapport du médecin de l'INSS ne fait pas état d'une incapacité de 60 % dans une activité légère mais de 40 %, ce qui revient à admettre une capacité de travail de 60 %. Quoi qu'il en soit, même le taux de 40 % ne peut pas être retenu. Après avoir examiné l'ensemble de la documentation médicale se trouvant au dossier, le docteur L.________ fait état d'une cirrhose du foie légèrement hépatotoxique ainsi que de troubles oesophagiens et gastriques secondaires, déjà diagnostiqués par le médecin de l'INSS. Excluant l'existence d'une encéphalopathie hépatotoxique ou d'une hémorragie des varices oesophagiennes ainsi que toute autre maladie psychique ou somatique, il a constaté que mis à part les légers troubles somatiques secondaires à l'éthylisme déjà relevés, la seule dépendance alcoolique n'entraînait pas d'incapacité de travail suffisamment importante pour donner droit à une rente d'invalidité. Il a conclu à une capacité de travail entière dans les activités de substitution légères retenues par l'office AI, depuis le 31 juillet 2001. 4.2 Selon la jurisprudence constante concernant les dépendances similaires que sont l'alcoolisme, la pharmacodépendance et la toxicomanie, une dépendance de ce type ne constitue pas en soi une invalidité au sens de la loi. En revanche, elle joue un rôle dans l'AI lorsqu'elle a provoqué une maladie ou un accident qui entraîne une atteinte à la santé physique ou mentale, nuisant à la capacité de gain, ou si elle résulte elle-même d'une atteinte à la santé physique ou mentale qui a valeur de maladie (RCC 1992 p. 182 consid. 2b et les références). 4.3 En l'espèce, il ressort tant des constatations du médecin-contrôleur de l'INSS que de celles du docteur L.________ que l'alcoolisme du recourant ne saurait être admis comme étant la conséquence d'une atteinte à la santé. Il ne saurait donc justifier l'octroi d'une rente d'invalidité de ce chef. Par ailleurs, cette dépendance n'a pas non plus provoqué une maladie entraînant une atteinte invalidante à la santé. Dans son rapport, au demeurant convaincant, le docteur L.________ n'atteste en effet que des modifications somatiques légères, secondaires à l'éthylisme, ces dernières étant cependant sans incidence sur la capacité de travail du recourant dans une activité légère.