Citation: 6B_994/2021 E. 2.2

2.2. Selon le recourant, son comportement envers la dépouille de la victime, exempte de lésion post mortem, ne consacrerait ni violence ni mépris, le fait de cacher puis recouvrir le corps initialement nu étant "précisément l'inverse". Il n'y aurait pas eu d'autres actes que ceux strictement nécessaires à son placement dans la valise et ce contenant ne relèverait pas du dénigrement. Au plan subjectif, la motivation de la décision cantonale n'exclurait pas qu'il ait eu l'intention d'être près du corps et ensuite de l'enterrer. L'intention de se débarrasser du cadavre afin de ne pas être identifié, en privant ainsi les proches de la défunte de la possibilité de l'honorer, ne sous-tendrait rien d'outrageant, cependant que la volonté de demeurer à côté du corps suffirait à exclure toute velléité d'outrage. Il ne serait pas soutenable de retenir qu'enterrer le corps consacrerait une atteinte au cadavre même si cela pouvait priver la famille de lui rendre hommage, ce qui ne constituerait en rien un argument en faveur de la réalisation de l'élément subjectif. Son intention de ne pas être identifié serait sans pertinence pour qualifier cette infraction et, en réalité, le recourant n'aurait eu aucune intention de profaner le cadavre, ni la volonté de mépriser ou souiller la dépouille, ni même envisagé le risque d'un tel outrage.