Citation: 6B_1052/2020 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a retenu que le recourant et ses comparses avaient tué B.________. Le recourant avait participé pleinement à la réalisation des infractions comme coauteur, rien ne permettant de penser qu'il y aurait eu un désaccord entre les comparses, dès lors qu'il voyageait avec l'un d'entre eux le lendemain, lequel était porteur des bijoux volés sur la victime. L'installation d'un système de mise à feu artisanal révélait l'intention de tuer. Elle a considéré que le crime était froid et crapuleux, puisque le recourant et la victime se connaissaient mal et n'avaient pas d'autres relations que fonctionnelles (logement contre paiement) et très occasionnelles. La scène de crime n'évoquait que la froideur de ses auteurs - trois hommes vigoureux âgés de 29 et 26 ans - vis-à-vis de leur victime, âgée de 52 ans, affaiblie par ses maladies et ayant de la peine à marcher. Le dépouillage du corps de ses bijoux, puis, surtout, la tentative d'incendie dont le but était de faire disparaître le corps de la victime et d'éliminer toutes traces de leur passage révélait également le caractère odieux de l'acte. Le recourant et ses comparses avaient pris bien soin de fermer les stores et les fenêtres du logement et d'enfermer leur victime dans son propre studio. La manière d'agir du recourant et de ses comparses pour tenter de dissimuler leur homicide, caractérisée par le sang-froid, la méthode et la maîtrise, dénotait une insensibilité toute particulière et une absence totale de scrupule, une extrême froideur et un mépris total pour leur victime. La méconnaissance du processus exact de la mise à mort n'excluait pas de pouvoir retenir l'assassinat sur la base de ce contexte. En définitive, tant les circonstances dans lesquelles le recourant avait agi que son mobile purement égoïste justifiaient sa condamnation pour assassinat.