Citation: 5A_916/2021 E. A

Le 7 juillet 2020, préoccupés par l'état de santé de leur fille majeure A.________, née en 1995, B.________ et C.________ ont signalé son cas au Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant du canton de Genève (ci-après : TPAE). Le TPAE a tenu une audience le 9 octobre 2020, lors de laquelle il a entendu l'intéressée; celle-ci a déclaré ne pas avoir besoin d'aide, ne pas souhaiter entretenir de relation avec ses parents, s'est opposée à l'audition du Dr D.________ et a indiqué être suivie par le Dr E.________. Le TPAE a également entendu le curateur qui lui avait été désigné pour la procédure, lequel avait déposé des observations écrites le 7 octobre 2020. Les 8 octobre et 9 novembre 2020, le Dr E.________ a confirmé suivre A.________ et certifié que la capacité de discernement de sa patiente était entière, notamment en ce qui concernait la gestion de sa santé. Le 11 novembre 2020, le TPAE a révoqué le curateur d'office de A.________. Le TPAE a tenu une nouvelle audience le 4 mars 2021, au cours de laquelle il a de nouveau procédé à l'audition de A.________ et de ses parents. A.a. Par décision du 4 mars 2021, le TPAE - considérant qu'une mesure de protection en faveur de la personne concernée n'était pas nécessaire - a classé la procédure, sous réserve de faits nouveaux. Le 9 avril 2021, A.________ a recouru contre cette décision, ne contestant ni le classement de la procédure, ni l'absence de mesure de protection, mais la présence au dossier du certificat médical du 9 septembre 2020 du Dr D.________ et des déterminations du 7 octobre 2020 de son curateur, qui contiendraient des " informations fausses, erronées et incohérentes ". Elle demande que ces deux documents soient retirés de la procédure. Elle conteste également la qualité de partie à la procédure de ses parents, requérant que les nombreuses données personnelles la concernant ne soient pas mises à disposition de ceux-ci, ni en consultation, ni en copie. A.________ a complété son recours le 6 juin 2021, sollicitant nouvellement le retrait du dossier de toutes les informations médicales la concernant et du rapport de son curateur, ainsi que la réévaluation de la requête de ses parents, jugée abusive. Enfin, elle a demandé que les violations du droit qu'elle avaient subies (violations du secret professionnel, de son droit d'accès au dossier dans un délai raison-nable et droit d'être informée) ne se reproduisent plus. Par décision du 21 septembre 2021, la Chambre de surveillance de la Cour de justice du canton de Genève a déclaré irrecevable le recours.