Citation: 6B_491/2021 E. B

Par arrêt du 2 mars 2021, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise, statuant sur appel de A.________ contre le jugement du 3 juin 2020, l'a rejeté et confirmé celui-ci. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. En juin 2013, A.________ avait consulté C.________, dentiste, pour remplacer sa dent 26, manquante. Ce praticien lui avait proposé de dévitaliser les dents 24 et 25, puis de poser un pont sur les dents 24 - qui présentait une dyschromie -, 25, 26 et 27, ce qu'elle avait accepté. Rapidement après le traitement, effectué entre juin et juillet 2013, la prénommée avait ressenti des douleurs dans la région concernée, qui avait conduit C.________ à déposer le pont, poser des couronnes provisoires sur les dents 24 et 25, puis reposer le pont en septembre 2013. B.b. Continuant de ressentir de vives douleurs, elle avait consulté, le 22 octobre 2013, un autre dentiste, B.________, qui, sur la base d'un rapport de l'institut d'imagerie, avait suspecté que les douleurs provenaient d'un bout d'instrument resté dans l'un des canaux de la dent 25. Ce praticien avait alors procédé, le 19 novembre 2013, à une nouvelle dépose du pont et à une tentative de reprise du traitement sur la racine de la dent 25. N'y parvenant pas, il avait, sans solliciter le consentement préalable de A.________, extrait cette dent, lui affirmant ensuite avoir trouvé un bout de lime qu'il avait jeté. A la suite de la pose d'un pont provisoire sur les dents 24 à 27 en décembre 2013, la prénommée avait cessé de ressentir des douleurs. En mai 2014, des douleurs persistantes au niveau de la dent 24 étaient réapparues. B.________ avait diagnostiqué une résorption interne et extrait cette dent. Il l'avait remplacée par un implant, posé un pont sur les dents 24, 25 et 27, démonté le pont qui se trouvait sur les dents 32, 31 et 41, extrait les dents 32 et 41 et remplacé celles-ci par des implants, alors que ces traitements n'étaient pas justifiés médicalement. B.c. En août 2014, A.________ avait consulté le Dr D.________, puis, en décembre 2014, le Dr E.________, qui la suivait désormais. Dans son rapport du 3 décembre 2014, ce dernier avait conclu que le pont posé sur les dents 24 et 25 ne l'avait pas été correctement (pas à fond), ce qui provoquait des inflammations à répétition autour de ces deux implants, rendant nécessaire une modification de sa position. L'implant 24 était d'ailleurs posé trop près de la corticale vestibulaire, ce qui provoquait une lyse osseuse périimplantaire et était susceptible d'entraîner une récession gingivale marquée, de même que des complications esthétiques. La distance entre les trois dents 32, 31 et 41 ne permettait en outre pas l'hygiène interimplantaire minimale nécessaire une fois les couronnes posées, de sorte qu'il fallait, là aussi, s'attendre à des lyses osseuses périimplantaires et des récessions gingivales. La Dresse F.________, qui suivait A.________ aux côtés du Dr E.________, avait quant à elle constaté une surinfection se traduisant par la présence de pus et une nécrose de la gencive, contraignant celui-ci à procéder, le 28 mai 2015, à une intervention chirurgicale pour retirer les implants inférieurs surinfectés. Une prothèse inférieure provisoire avait ensuite été posée par la Dresse F.________. B.d. A.________ souffrait de douleurs physiques insupportables lorsqu'elle parlait, souriait ou tentait de bouger la tête. Elle était en particulier affectée d'un torticolis permanent, ne pouvait pas fermer la bouche, ressentait d'intenses douleurs irradiant du haut de la colonne vertébrale jusqu'aux oreilles et sentait de manière permanente une forte et désagréable odeur de cigare, due à une infection permanente des sinus. A cela s'ajoutait un grave mal-être psychologique, dès lors qu'elle ne pouvait manger que des aliments liquides, avait subi une importante perte de poids, était très affaiblie, défigurée et devait faire face à une déformation progressive de sa mâchoire. Toute vie sociale lui était désormais impossible, au point qu'elle angoissait à l'idée de sortir de chez elle. Elle avait consenti d'importants frais, d'une part pour s'acquitter des honoraires réclamés par C.________ et B.________, d'autre part pour faire face à ceux des Drs F.________ et E.________. Faute d'argent, elle ne pouvait procéder aux travaux de réhabilitation nécessaires que ceux-ci recommandaient - soit le démontage du pont 24-27, l'explantation probable de l'implant 24, la pose d'au moins un nouvel implant, avec augmentation osseuse et la construction d'un nouveau pont ou de couronnes unitaires; la confection d'un pont, collé ou conventionnel, entre les canines 33 et 43, en laissant le cas échéant les implants " endormis " -, pour un coût de 26'601 fr. 75 pour la première et de 6'285 fr. 15 pour le second.