Citation: 5D_175/2009 25.01.2010 E. 3

En l'espèce, la Cour de justice a retenu que la recourante avait reçu le jugement de première instance le 2 octobre 2009. Le délai pour faire appel étant de 10 jours en vertu de l'art. 354 LPC/GE, il expirait donc le 12 octobre suivant; expédié le 20 octobre 2009, l'appel était dès lors tardif, en conséquence irrecevable. 3.1 Saisi d'un recours constitutionnel, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs soulevés et motivés (art. 106 al. 2 LTF, applicable par renvoi de l'art. 117 LTF; cf. sur cette exigence: ATF 133 III 439 consid. 3.2; 134 V 138 consid. 2.1). Dans le cas présent, la recourante ne formule aucune critique motivée à l'encontre des motifs de la juridiction précédente; en particulier, elle ne soutient pas que le délai pour interjeter appel était en l'occurrence de 30 jours - comme elle l'avait affirmé dans son mémoire d'appel en se référant à l'art. 296 al. 1 LPC/GE -, ni que la cour cantonale devait lui donner la possibilité de se prononcer sur la tardiveté de son recours avant de le déclarer irrecevable (sur cette question: arrêt 1C_85/2007 du 6 septembre 2007 consid. 3.1 et les arrêts cités). Elle ne prétend pas davantage que le jugement de première instance devait, conformément au droit cantonal (cf. ATF 123 II 231consid. 8a et les citations), indiquer les voies de droit, spécialement le délai de recours. 3.2 Dans son recours constitutionnel, la recourante fait valoir que sa lettre du 22 septembre 2009 - c'est-à-dire le lendemain de l'audience de mainlevée -, adressée au premier juge, avait "valeur d'appel" et n'a pas été transmise "à qui de droit"; elle reprend cette critique dans son mémoire complémentaire (tardif). A supposer qu'il soit suffisamment motivé (supra, consid. 3.1), ce grief est manifestement infondé. La lecture du courrier en question démontre certes que l'intéressée s'est plainte du refus du magistrat de première instance de prendre connaissance des pièces qu'elle avait apportées à l'audience pour justifier son opposition au commandement de payer; cette écriture - directement adressée au juge - n'exprime cependant pas sa volonté de recourir, à savoir de déférer la cause à la juridiction supérieure, ce d'autant plus que le jugement de mainlevée ne lui avait pas encore été communiqué (i.e. 2 octobre 2009). D'ailleurs, si la lettre du 22 septembre 2009 avait déjà "valeur d'appel", on ne comprend pas pourquoi la recourante a formellement exercé un recours auprès de la Cour de justice le 20 octobre 2009.