Citation: 4A_545/2008 17.03.2009 E. 3

La recourante se plaint d'une violation des art. 1, 2, 11 et 16 al. 1 CO. En bref, elle soutient, en se référant à la notion de "réelle et commune volonté des parties", que l'intimé n'aurait pas prouvé que la forme écrite était réservée, qu'en l'occurrence, la forme écrite n'aurait été prévue que dans un but probatoire, qu'il y aurait eu accord sur tous les points essentiels (objet de la remise, date, prix et modalités de paiement), que le fait que le contrat soit soumis à la condition résolutoire de l'accord du bailleur ne constituerait pas un obstacle à la reconnaissance d'un contrat valablement conclu sur tous les points essentiels et que compte tenu des faits, la cour cantonale ne pouvait pas, sans violer l'art. 1 CO, considérer que l'intimé n'avait pas accepté de se lier à elle; elle plaide encore qu'elle aurait été la seule à avoir voulu, pour se prémunir d'un litige ultérieur, exprimer dans un document écrit l'accord qui était intervenu, qu'au plus tard le 1er mai 2005, tous les éléments essentiels du contrat avaient été acceptés d'un commun accord et que l'exécution du contrat était déjà intervenue partiellement; en conclusion, elle est d'avis que considérer que les parties souhaitaient se lier par la forme écrite constituerait une violation claire de leur volonté telle qu'elle résulterait des faits de la cause; l'intimé n'aurait pas renoncé à conclure le contrat, mais bien changé d'avis après coup. Force est de constater que la recourante ne fait ainsi que présenter sa propre version des choses. Pour le surplus, il apparaît que la cour cantonale a correctement exposé et appliqué les principes juridiques applicables en la matière (cf. supra let. B § 4), dans des développements auxquels il sied de renvoyer dans leur intégralité (art. 109 al. 3 LTF).