Citation: 7B_136/2024 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la cour cantonale a d'abord rappelé les deux conditions pour une défense d'office posées par l'art. 132 al. 1 let. b CPP: le prévenu doit être indigent et la sauvegarde de ses intérêts doit justifier une telle assistance. Elle a retenu qu'en première instance, le recourant avait été reconnu coupable d'une infraction simple à la circulation routière pour ne pas avoir respecté une distance suffisante avec le vélo qui le précédait et pour ne pas avoir réussi à freiner à temps afin d'éviter une collision, mais qu'il avait été exempté de toute peine. Elle a considéré qu'il s'agissait d'un cas de peu de gravité qui ne nécessitait pas de mettre l'intéressé au bénéfice d'une défense d'office, qu'en outre, la cause ne présentait pas de difficultés particulières et que l'état de fait était dès lors simple et circonscrit, de sorte que le recourant était à même d'assurer lui-même une défense en indiquant les raisons pour lesquelles il était en désaccord avec le jugement de première instance, ce qu'il avait d'ailleurs déjà en partie exposé dans sa déclaration d'appel, sans que l'intervention d'un avocat soit indispensable pour démêler une situation jugée complexe. La cour cantonale a ainsi considéré que l'assistance d'un défenseur n'était pas justifiée pour sauvegarder les intérêts du recourant au sens de l'art. 132 al. 1 let. b et al. 2 CPP et que la question de l'indigence pouvait, par conséquent, rester ouverte.