Citation: 5P.522/2006 05.04.2007 E. 4

Vu ce qui précède, le recours doit être admis et l'arrêt attaqué doit être annulé. Cela étant, la demande d'assistance judiciaire de la recourante devient en principe sans objet (ATF 131 II 72 consid. 4; 109 Ia 5 consid. 5), les dépens étant mis à la charge de l'intimé (art. 159 al. 1 OJ; ATF 122 I 322 consid. 2c). Il n'y a pas lieu de prévoir, pour le cas où les dépens seraient irrécupérables, l'indemnisation de l'avocat de la recourante par la Caisse du Tribunal fédéral, dès lors que sa requête d'assistance judiciaire doit être rejetée au vu de sa situation financière actuelle (salaire mensuel net versé douze fois par an : 7'033 fr. et charges mensuelles comprenant le montant de base : 1'100 fr. + le loyer : 2'000 fr. + les cotisations d'assurance-maladie : 385 fr. + les frais de transport : 70 fr. + les impôts : 928 fr., soit 4'483 fr. au total). Même en tenant compte de la contribution d'entretien à son époux, le disponible mensuel lui permet de rémunérer son avocat. Il lui appartenait par ailleurs d'établir et de documenter son indigence (ATF 125 IV 161 consid. 4a). Elle ne pouvait se contenter d'alléguer qu'elle avait plaidé au bénéfice de l'assistance judiciaire sur le plan cantonal, ce fait n'étant pas déterminant dans la procédure fédérale (ATF 122 III 392 consid. 3a). En revanche, il y a lieu d'admettre la demande d'assistance judiciaire de l'intimé. La condition de l'indigence est manifestement remplie et ses conclusions n'apparaissaient pas manifestement vouées à l'échec (art. 152 al. 1 OJ). Comme il succombe, il supportera également les frais judiciaires (art. 156 al. 1 OJ), lesquels seront provisoirement pris en charge par la Caisse du Tribunal fédéral.