Citation: 7B_115/2023 E. 4.3.2

4.3.2. S'agissant ensuite des faits survenus au C.________, la cour cantonale a retenu qu'au cours de son séjour hospitalier, le recourant avait présenté un comportement extrêmement agressif et imprévisible, difficilement contrôlable malgré les médicaments, et qui avait contraint l'équipe soignante - pourtant habituée à traiter des cas difficiles - à recourir à des mesures limitatives de liberté pour juguler le risque de mise en danger élevé; dans ces circonstances, ces mesures ne paraissaient pas avoir été décidées sans motif. Du reste, on devait relever que les moments où son comportement s'était apaisé, les mesures limitatives avaient été levées, ainsi par exemple du 13 au 17 janvier 2022 et le 25 janvier 2022. Son comportement avec risque hétéro-agressif élevé avait conduit l'équipe soignante à se montrer prudente dans les décontentions du recourant afin de juguler les risques qu'il présentait. Le C.________ avait dû faire appel à la police à de très nombreuses reprises durant le séjour du recourant en raison du risque qu'il présentait et l'établissement s'était finalement résolu à le dénoncer pénalement. En l'état, au vu des circonstances du cas, en particulier du danger que représentait le recourant, les actions des soignants paraissaient légitimes. Il est vrai, comme le relève le recourant, que les juges cantonaux se sont essentiellement appuyés sur les éléments ressortant de la décision de placement à des fins d'assistance du 18 janvier 2022, sur ceux de la dénonciation du C.________ du 21 janvier 2022, ainsi que sur les déterminations de ce dernier du 12 décembre 2022 dans le cadre de la plainte déposée par le recourant; celui-ci n'allègue toutefois pas - et a fortiori ne démontre pas - que les juges cantonaux auraient apprécié les faits de manière arbitraire. On ne voit par ailleurs pas, au vu des éléments qui précèdent, que la cour cantonale aurait, de manière insoutenable, préféré la version des agents de l'État mis en cause à celle du recourant. En particulier, le recourant n'apporte pas le moindre indice à l'appui de sa thèse selon laquelle il existerait "de nombreuses zones d'ombre" qui mériteraient une instruction pénale et des "confrontations", et la seule référence à ses propres déclarations consignées dans le protocole d'audition du 5 septembre 2022 (même à considérer qu'elles soient "constantes et détaillées" comme il le prétend) n'est pas déterminante à cet égard. Il en va de même de son reproche, non étayé, selon lequel le Ministère public n'aurait pas adopté une "attitude active" visant à "rechercher les informations qui lui manqueraient", dont on ignore en quoi elles consisteraient. Enfin, il n'appartient pas à la Cour de céans de rechercher, parmi les éléments pris en compte par l'autorité précédente dans son appréciation des faits, les éventuelles "contradictions" et les soi-disant "postulats matériels parfois erronés" dont le recourant se prévaut sans autre explication. Enfin, le recourant ne se confronte pas avec l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle il n'a pas saisi l'autorité de protection de l'adulte pour faire examiner, le cas échéant, les traitements imposés dont il se plaint maintenant dans le cadre de la procédure pénale; il ne prétend pas non plus qu'il aurait été empêché de le faire, ce qui ne ressort du reste pas du dossier, bien au contraire, puisqu'il a été en mesure de recourir contre son placement à des fins d'assistance avec traitement médicamenteux d'urgence.