Citation: 8C_291/2024 E. 5.4

5.4. C'est par ailleurs en vain que le recourant se réfère à des décisions rendues par la caisse d'assurance maladie (CPAM) et la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) lui reconnaissant un état d'invalidité "réduisant des deux-tiers au moins ses capacités de travail et de gain" ainsi qu'une invalidité "Catégorie 2" reconnaissant son incapacité d'exercer une quelconque profession à compter du 8 octobre 2019. Ces pièces ne sont en effet pas pertinentes pour l'issue du présent litige, parce que la reconnaissance par les autorités françaises compétentes d'une incapacité totale de travail n'aurait pas d'influence sur l'examen du droit à une rente de l'assurance-invalidité suisse. En effet, le degré d'invalidité d'un assuré qui prétend une telle prestation est déterminé exclusivement d'après le droit suisse, même lorsque, comme en l'espèce, les dispositions de l'Accord du 21 juin 1999 entre la Confédération suisse, d'une part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d'autre part, sur la libre circulation des personnes (ALCP; RS 0.142.112.681) sont applicables à la contestation devant les autorités suisses (ATF 130 V 253 consid. 2.4; arrêts 9C_315/2018 du 5 mars 2019 consid. 2.2, 9C_486/2022 du 17 août 2023 consid. 2.2). Contrairement à ce que soutient le recourant, la décision rendue par les autorités françaises relative à son degré d'invalidité ne lie pas les autorités suisses en application de l'art. 46 par. 3 du Règlement CE n° 883/2004, dès lors que la concordance des conditions relatives au degré d'invalidité entre les législations suisse et française n'est pas reconnue à l'annexe VII. Enfin les premiers juges ont dûment pris en considération les documents médicaux établis en France, dont ils ont apprécié la valeur probante comme ils l'ont fait pour les documents médicaux établis en Suisse.