Citation: 1P.378/2005 15.09.2005 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours dont il est saisi (ATF 131 I 57 consid. 1 p. 59; 131 II 58 consid. 1 p. 60, 137 consid.1 p. 140 et les arrêts cités). 1.1 Formé en temps utile contre une décision finale prise en dernière instance cantonale qui ne peut être attaquée par aucun autre moyen de droit, le présent recours de droit public est en principe recevable au regard des art. 86 al. 1 et 89 al. 1 OJ. 1.2 Sous réserve d'exceptions non réalisées en l'espèce, le recours de droit public a une fonction purement cassatoire (ATF 131 I 137 consid. 1.2 p. 139 et la jurisprudence citée). La nature cassatoire du recours de droit public ne s'oppose toutefois pas à l'annulation partielle de la décision attaquée, limitée à la question des frais et dépens (cf. ATF 109 Ia 116 consid. 2d p. 120). En revanche, la conclusion subsidiaire de la recourante, tendant à ce que le Tribunal fédéral lui indique de quelle manière elle aurait dû ou devrait procéder pour que la Commune de Bagnes examine la conformité de la construction érigée sur la parcelle n° xxx, est irrecevable. 1.3 Selon l'art. 90 al. 1 let. b OJ, le recours de droit public doit notamment contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation (ATF 131 I 145 consid. 2.2 p. 148); le Tribunal fédéral n'entre ainsi en matière que sur les griefs d'ordre constitutionnel qui sont clairement et suffisamment motivés (ATF 130 I 26 consid. 2.1 p. 31, 258 consid. 1.3 p. 262 et les arrêts cités); par ailleurs, dans un recours pour arbitraire fondé sur l'art. 9 Cst., le recourant ne peut se contenter de critiquer l'arrêt attaqué comme il le ferait dans une procédure d'appel où l'autorité de recours peut revoir librement l'application du droit, mais il doit préciser en quoi cet arrêt serait arbitraire, ne reposerait sur aucun motif sérieux et objectif, apparaîtrait insoutenable ou heurterait gravement le sens de la justice (ATF 128 I 295 consid. 7a p. 312; 125 I 492 consid. 1b p. 495). C'est à la lumière de ces principes qu'il y a lieu d'examiner les griefs soulevés.