Citation: 6B_795/2007 04.03.2008 E. 3

Se plaignant d'une violation des art. 1, 12 et 160 CP, le recourant conteste avoir agi par dol éventuel. 3.1 Selon l'art. 160 ch. 1 al. 1 CP, celui qui aura acquis, reçu en don ou en gage, dissimulé ou aidé à négocier une chose dont il savait ou devait présumer qu'un tiers l'avait obtenue au moyen d'une infraction contre le patrimoine sera puni d'une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d'une peine pécuniaire. Sur le plan subjectif, l'infraction est intentionnelle; le dol éventuel suffit. La formulation "dont il savait ou devait présumer" vise tant le dol direct que le dol éventuel. Il faut donc au moins que l'accusé ait accepté l'éventualité que la chose ait été obtenue au moyen d'une infraction commise par un tiers (cf. arrêt du Tribunal fédéral du 5 décembre 2003 6S.406/2003). Déterminer ce qu'une personne a su, envisagé, voulu ou accepté relève des constatations de faits, qui lient la Cour de droit pénal, à moins que ceux-ci n'aient été établis de façon manifestement inexacte (cf. supra consid. 1). Est en revanche une question de droit, celle de savoir si l'autorité cantonale s'est fondée sur une juste conception du dol éventuel et si elle l'a correctement appliquée au vu des éléments retenus, notamment, en cas d'absence d'aveux, au vu des éléments extérieurs en tant qu'ils sont révélateurs du contenu de la volonté (ATF 125 IV 242 consid. 3c p. 252 et les arrêts cités). 3.2 L'appréciation des autorités vaudoises quant à la volonté et à la conscience du recourant n'est pas manifestement insoutenable. En effet, sur la base des éléments exposés au consid. 2.1, les juges cantonaux pouvaient, sans arbitraire, admettre que le recourant disposait de suffisamment d'informations pour connaître ou, à tout le moins, présumer l'origine délictueuse de l'argent destiné au paiement des cafés. Dès lors, sur la base de ces constatations, la Cour de cassation n'a pas violé le droit fédéral en admettant la réalisation de l'aspect subjectif de l'infraction de recel. Le recourant invoque encore la violation du principe in dubio pro reo. Ce grief n'est toutefois étayé par aucune argumentation distincte et se confond avec les critiques examinées ci-dessus. Dans la mesure où il entendrait néanmoins en faire un argument séparé, celui-ci serait dès lors irrecevable, faute d'être développé par une motivation qui satisfasse aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 1).