Citation: 4C.385/2000 15.08.2001 E. 1

1.- a) Le recours en réforme est ouvert pour violation du droit fédéral (art. 43 al. 1 OJ). Il ne permet en revanche pas d'invoquer la violation directe d'un droit de rang constitutionnel (art. 43 al. 1 2e phrase OJ) ou la violation du droit cantonal (ATF 127 III 248 consid. 2c et les arrêts cités). Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit conduire son raisonnement sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu à rectification de constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents et régulièrement allégués (art. 64 OJ; ATF 127 III 248 ibidem). Dans la mesure où un recourant présente un état de fait qui s'écarte de celui contenu dans la décision attaquée, sans se prévaloir avec précision de l'une des exceptions qui viennent d'être rappelées, il n'y a pas lieu d'en tenir compte. Il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). L'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée l'autorité cantonale ne peut être remise en cause (ATF 126 III 189 consid. 2a; 125 III 78 consid. 3a). Si le Tribunal fédéral ne saurait aller au-delà des conclusions des parties, lesquelles ne peuvent en prendre de nouvelles (art. 55 al. 1 let. b in fine OJ), il n'est lié ni par les motifs qu'elles invoquent (art. 63 al. 1 OJ), ni par ceux de la décision cantonale, de sorte qu'il peut apprécier librement la qualification juridique des faits constatés (art. 63 al. 3 OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c; 126 III 59 consid. 2a). b) Selon la cour cantonale, la convention conclue entre les parties le 22 octobre 1993 prévoyait le renvoi mutuel de clients intéressés par l'installation d'ordinateurs en réseau en ce sens que Y.________ devait promouvoir les services informatiques de la demanderesse, laquelle devait, de son côté, favoriser la vente d'ordinateurs Y.________, chaque contractant percevant une commission pour le renvoi d'un client à l'autre partie. La demanderesse ayant soutenu que cet accord était un contrat d'agence, l'autorité cantonale l'a d'abord analysé sous cet angle pour conclure que les dispositions légales relatives à ce contrat n'obligeaient pas la défenderesse à accorder à la demanderesse une exclusivité dans la fourniture de services aux clients de Y.________. Les juges cantonaux se sont ensuite efforcés de rechercher si le contrat lui-même permettait de retenir une telle exclusivité, pour parvenir à la conclusion que non seulement la volonté des parties d'accorder ladite exclusivité n'était pas établie mais encore que celle-ci ne pouvait pas être déduite de l'interprétation du contrat selon le principe de la confiance.