Citation: 6B_687/2010 07.10.2010 E. 1

1.1 Lorsqu'il ne se plaint pas d'une infraction qui l'a directement atteint dans son intégrité physique, psychique ou sexuelle, le lésé ne bénéficie pas du statut procédural de victime au sens des art. 1 et 37 LAVI ainsi que 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF. Il n'a dès lors pas qualité pour recourir au fond contre le refus des autorités de poursuite ou de jugement d'exercer ou d'admettre l'action pénale. À moins qu'il ne prétende qu'on lui a dénié à tort le droit de porter plainte pour une infraction qui ne se poursuit pas d'office (cf. art. 81 al. 1 let. b ch. 6 LTF) ou qu'il ne soit intervenu comme accusateur privé (cf. art. 81 al. 1 let. b ch. 4 LTF), le simple lésé, qui n'a pas la qualité de victime au sens de la LAVI, a exclusivement vocation à obtenir l'annulation d'une décision relative à la conduite de l'action pénale lorsque celle-ci a été rendue en violation de droits que la loi de procédure applicable ou le droit constitutionnel lui reconnaît comme partie à la procédure, si cette violation équivaut à un déni de justice formel (cf. ATF 136 IV 41 consid. 1.7.2; 133 IV 228 consid. 2). En toute autre hypothèse, le recours du lésé est, en l'état de la législation, irrecevable. 1.2 Contrairement à ce que semble croire la recourante (p. 5), elle n'est pas intervenue comme accusateur privé au sens de l'art. 80 al. 1 let. b ch. 4 LTF, institution inconnue du droit de procédure pénale genevois (cf. ATF 128 IV 37 consid. 3 et les références citées). Elle n'est pas non plus une victime au sens de la LAVI. Elle ne peut donc remettre en cause l'ordonnance attaquée sur le fond en contestant l'application de la loi matérielle.