Citation: 6P.148/2006 24.11.2006 E. 2

Le recourant fait valoir que la conclusion de l'autorité cantonale, selon laquelle "aucun indice" ne laissait présager que les piétonnes allaient soudainement poursuivre leur chemin, sans attendre que le feu les concernant ne devienne vert, serait arbitraire. Le recourant mentionne comme "autres indices" le fait que les victimes ne regardaient pas la signalisation lumineuse, mais le flux de voitures venant à droite, ainsi que la dangerosité des lieux et le comportement généralement anarchique des piétons à cet endroit. Ces faits ressortent de l'état de fait cantonal (arrêt p. 3; p. 4, let. D/b), de sorte qu'on ne saurait reprocher à l'autorité cantonale de les avoir omis et d'avoir de la sorte établi les faits de manière arbitraire. Savoir si les faits mentionnés par le recourant dans son mémoire constituent des indices d'un comportement incorrect au sens de l'art. 26 al. 2 LCR et auraient en conséquence nécessité que le conducteur du bus actionne son avertisseur est une question qui relève de l'application du droit pénal fédéral. Dans cette mesure, le grief soulevé est donc irrecevable dans le cadre d'un recours de droit public.