Citation: 9C_491/2009 22.03.2010 E. 3

La juridiction cantonale a établi les faits sur la base du rapport du docteur R.________ du 21 juillet 2008, lequel renseignait suffisamment les organes d'application de l'AI sur la nature de l'atteinte à la santé de la recourante et ses incidences sur la capacité de travail dans une activité adaptée. Dans la mesure où le docteur M.________ n'a pas infirmé les conclusions de son confrère R.________, qu'il n'a pas posé de diagnostic autre que celui de périarthrite et qu'il ne s'est pas exprimé clairement sur la question de la capacité de travail, les premiers juges n'ont pas violé le droit fédéral en suivant l'appréciation du docteur R.________, reprise par le SMR. Le tribunal cantonal a certes omis d'examiner la pertinence du rapport de l'Atelier de réadaptation professionnelle de l'Hôpital Y.________ du 1er avril 2009. Toutefois, à l'examen de ce document (cf. art. 105 al. 2 LTF), on constate qu'il s'agit d'un résumé de stage d'observation professionnelle, dans lequel l'accent a été mis essentiellement sur les plaintes de la recourante, tandis que la part consacrée aux observations ou aux explications est sommaire sinon lacunaire. De plus, aucun responsable médical de l'Hôpital Y.________ n'a visé ce rapport et on ignore tout des qualifications professionnelles de son auteur. Il s'ensuit que les griefs que la recourante a soulevés ne permettent pas au Tribunal fédéral d'admettre que l'autorité précédente aurait constaté les faits déterminants de façon manifestement inexacte ou en violation du droit, en particulier dans la mesure où les constats se rapportent à la question de l'étendue de la capacité de travail qui reste exigible dans une activité adaptée (art. 6 LPGA).