Citation: 4A_385/2022 E. C

Contre cet arrêt qui lui a été notifié le 10 août 2022, la bailleresse a interjeté un recours en matière civile au Tribunal fédéral le 14 septembre 2022. Elle conclut principalement à sa réforme en ce sens que sa requête d'expulsion, assortie de mesures d'exécution, soit admise et, subsidiairement à l'annulation de l'arrêt attaqué et au renvoi de la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Elle soutient que la clausula rebus sic stantibus n'est pas applicable en l'espèce, que les locataires n'ont pas prouvé quel impact concret et individuel la crise sanitaire a eu pour eux, invoquant également l'arbitraire, et enfin que l'avis comminatoire précisait à quels mois il se rapportait et quels étaient les montants en souffrance. Dans leur réponse, les locataires soutiennent que de nombreuses questions subsistent sur l'application de la clausula rebus sic stantibus, le montant du loyer, l'arriéré et l'assujettissement à la TVA. Les parties ont encore déposé chacune de brèves observations.