Citation: 4A_451/2022 E. 7.4

7.4. Si la cour cantonale a certes développé son appréciation sur plusieurs arguments de l'appelant, cela ne suffit pas pour en déduire d'emblée que l'appel n'était pas dénué de chances de succès. Par ailleurs, s'agissant du refus de la mise en oeuvre d'une expertise en première instance, la cour cantonale n'a pas admis une violation du droit d'être entendu de l'assuré. Elle a du reste relevé qu'il découlait de la motivation du jugement attaqué que les premiers juges avaient retenu que l'intimée avait apporté une contre-preuve probante, de sorte qu'ils avaient implicitement considéré que l'expertise n'était pas utile à l'appréciation de la cause (cf. consid. 3 supra). Le recourant ne saurait ainsi être suivi lorsqu'il affirme que sans son appel, il n'aurait pas été en mesure de comprendre les motifs du refus de la mise sur pied d'une expertise. Enfin, au vu des éléments relevés par la cour cantonale, s'agissant notamment des déficits de motivation de l'appel, lesquels peuvent d'ailleurs être confirmés, elle n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation en considérant que la cause apparaissait dénuée de chances de succès. Dès lors, et pour le surplus, on ne décèle aucun arbitraire, tant dans la motivation de la cour cantonale que dans le résultat, c'est-à-dire le refus de l'assistance judiciaire pour la procédure d'appel.