Citation: 7B_814/2023 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la cour cantonale a considéré que le recourant, qui ne contestait pas avoir plaqué au sol son codétenu en le maintenant par le bras, ne pouvait pas se prévaloir de son droit à la légitime défense, dès lors que sa réaction était disproportionnée au vu des circonstances, soit notamment de la présence d'agents à proximité de l'altercation. En portant ainsi atteinte à l'intégrité physique de son codétenu, le recourant avait enfreint l'art. 22 du règlement du canton de Vaud du 30 octobre 2019 sur le droit disciplinaire applicable aux personnes détenues avant jugement et condamnées (RDD/VD; BLV 340.07.1). La sanction de trois jours d'arrêt avec sursis pouvait pour le surplus être confirmée (cf. arrêt attaqué, consid. 2.3 p. 6 s.).