Citation: 9C_334/2015 E. 3

La juridiction cantonale a considéré que le rapport du docteur H.________ avait une pleine valeur probante et fait sienne ses conclusions. Cette constatation se base sur le fait que le rapport en question remplirait les critères jurisprudentiels pour se voir reconnaître une telle valeur et que ni le rapport d'examen réalisé par le SMR durant la procédure administrative ni celui déposé par la doctoresse F.________ à la demande de l'autorité judiciaire précédente ni les griefs soulevés en première instance par les médecins de l'administration contre l'avis de l'expert ne jetteraient un doute sur la pertinence des déductions de ce dernier. Elle a par conséquent retenu que l'assuré, dont le taux d'invalidité avait été arrêté à 30 % sur la base des pathologies constatées par le SMR (cervico-lombalgies, syndrome rotulien, coxarthrose, polyneuropathie), avait été empêché de pratiquer une quelconque activité entre les mois de novembre 2010 et de décembre 2013 à cause des troubles psychiques observés par le docteur H.________ (dépendance à l'alcool en rémission précoce totale, trouble dépressif majeur récurrent en rémission totale, personnalité borderline et fruste avec des traits dépendants décompensés), ce qui lui ouvrait le droit à une rente entière depuis le 1er mars 2011. Elle a aussi expliqué ne pas avoir à prendre position sur l'amélioration de l'état de santé de l'intimé dès lors que ce fait était survenu postérieurement à la décision litigieuse.