Citation: 7B_932/2024 E. B

Par arrêt du 25 juillet 2024, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre pénale de recours) a rejeté le recours formé par A.________ contre la décision du 18 juin 2024. La Chambre pénale de recours a en substance retenu les éléments suivants. B.a. A.________ a été condamné par arrêt du 10 janvier 2023 de la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève pour tentative de meurtre, vol et entrée illégale à une peine privative de liberté de 5 ans, 2 mois et 20 jours, sous déduction de 125 jours de détention extraditionnelle, ainsi que de la détention avant jugement et en exécution de peine subie depuis le 30 avril 2021. L'intéressé a par ailleurs été condamné à l'expulsion de Suisse pour une durée de 7 ans, avec signalement dans le système d'information Schengen. B.b. L'extrait du casier judiciaire suisse de A.________, dans sa teneur au 6 mai 2024, ne fait état d'aucune autre condamnation ni d'enquête pénale en cours. En revanche, son casier judiciaire français, à la date du 6 juillet 2023, mentionne quatre condamnations pour vols et recel entre 2019 et 2020 sanctionnées par des peines privatives de liberté, dont deux avec sursis. Par ailleurs, le 14 juin 2023, un mandat d'arrêt en vue d'extradition vers la France a été émis par l'Office fédéral de la justice (ci-après: l'OFJ) contre A.________. Il en ressort que celui-ci a été condamné, par arrêt du 19 mai 2021 de la Cour d'appel d'Angers, à une peine privative de liberté d'un an pour violences avec usage d'une arme. B.c. B.c.a. A.________ a été incarcéré à la prison de Champ-Dollon du 1 er mai 2021 au 9 janvier 2023, date de son transfert à l'établissement de U.________. Les deux tiers de sa peine ont été atteints le 20 juin 2024 et la fin est prévue le 18 mars 2026. B.c.b. Le 6 novembre 2022, A.________ a été sanctionné par la direction de Champ-Dollon pour violences commises sur un codétenu et trouble à l'ordre de l'établissement. B.c.c. Le plan d'exécution de la sanction, validé le 29 juin 2023 par le Service de l'application des peines et mesures de la République et canton de Genève (ci-après: le SAPEM), ne prévoit aucune autre phase que le milieu fermé. Par décision du 14 décembre 2023, le SAPEM a refusé la demande de passage en milieu ouvert formulée par A.________. B.c.d. Le 11 mars 2024, le SAPEM a reçu une demande de libération conditionnelle émanant de A.________. Celui-ci a déclaré être lié par un partenariat enregistré et souhaiter rejoindre sa famille en France pour y travailler comme frigoriste technicien, faisant également état d'une possibilité d'hébergement par sa femme en Espagne. B.c.e. Le 19 mars 2024, la direction de U.________ a rendu un préavis défavorable à cette requête. Elle a relevé que A.________ avait fait l'objet de six sanctions disciplinaires pour exercice de violence physique à l'égard d'un codétenu, consommation et possession de stupéfiants, détention d'objet dangereux et refus de travailler. Son placement en cellule forte avait été ordonné à la suite de certains incidents. L'attitude de l'intéressé au sein des divers ateliers fréquentés était positive. Ensuite de ce préavis, A.________ a encore été sanctionné à trois reprises, soit le 25 mars 2024 pour violence physique sur un codétenu, le 17 avril 2024 pour introduction de stupéfiants dans l'établissement et le 23 avril 2024 pour tentative d'agression sur un codétenu. B.c.f. Dans un courriel du 3 avril 2024, le Service de probation et d'insertion a relevé que A.________ souhaitait se rendre à V.________, où il pourrait trouver un emploi facilement vu ses compétences et aptitudes; sa femme et son fils pouvaient l'y rejoindre. B.c.g. Le 15 mai 2024, le SAPEM a rendu un préavis négatif à la libération conditionnelle de A.________, relevant un pronostic fort défavorable. Dans sa requête du 22 mai 2024, le Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après: le Ministère public) a fait sien le préavis du SAPEM du 15 mai 2024. B.c.h. Par courrier de son défenseur d'office du 15 juin 2024, A.________ a sollicité l'octroi de la libération conditionnelle.