Citation: 1B_180/2009 10.07.2009 E. 1

3.2 En l'espèce, la Chambre d'accusation a retenu que plusieurs éléments ressortant des déclarations de C.________ s'étaient révélés exacts, que celui-ci pouvait avoir eu connaissance de certains faits par des co-détenus ou des rumeurs circulant à la prison, mais que certains points précis concernant le mécanicien chargé de réparer le véhicule et la présence du chiffon emballant l'arme, ne semblaient pouvoir être parvenus à sa connaissance que par des confidences de son co-détenu. Par ailleurs, certains éléments étaient inconnus de tous, y compris des personnes impliquées dans le cadre de la procédure, puisqu'à l'époque où auraient eu lieu ces confidences, les parties n'avaient pas accès à certaines pièces du dossier. La manière dont C.________ avait expliqué les différentes étapes des révélations de son co-détenu apparaissait crédible et cohérente et il ressortait du dossier que le recourant "se débrouillait" en français et que les deux comparses avaient également utilisé des gestes pour se comprendre. S'agissant des tensions entre les intéressés, le recourant soutenait qu'il s'était battu avec son co-détenu et qu'il avait demandé à plusieurs reprises de changer de cellule; ses dires n'étaient toutefois pas confirmés par les renseignements transmis le 23 avril 2009 par le directeur de la prison de D.________. Au vu des circonstances précitées, la Chambre d'accusation pouvait effectivement estimer que les déclarations précises et répétées de C.________ apparaissaient crédibles. Les doutes du recourant quant aux motifs qui ont poussé son ancien co-détenu à le dénoncer sont de simples suppositions qui ne permettent pas d'emblée de conclure à un mensonge créé de toutes pièces; d'ailleurs, lors de son audience de jugement, C.________ n'a aucunement fait état de sa collaboration dans la présente procédure, dans le but d'améliorer sa situation pénale. De même, le fait qu'un troisième détenu était "pratiquement en permanence" dans la cellule n'est pas a priori de nature à exclure toute confidence de la part du recourant. Il apparaît ainsi que l'ensemble des éléments retenus dans l'ordonnance attaquée constitue un faisceau d'indices suffisant pour justifier un maintien en détention, étant rappelé que c'est au juge du fond et non à celui de la détention qu'il incombera d'apprécier la valeur probante des différentes déclarations.