Citation: 6B_1137/2013 E. 5.1

5.1. En substance, la cour cantonale a retenu que, dans sa déclaration d'appel du 21 décembre 2012, le recourant avait conclu à son acquittement des chefs de menaces et de voies de fait, mais ne contestait pas le jugement entrepris en tant qu'il l'avait reconnu coupable de lésions corporelles simples. Il remettait en cause les complexes de faits commis au préjudice de l'intimée B.________, de l'intimé C.________ et de l'intimé D.________, sans faire la moindre référence aux actes commis au préjudice de l'intimé E.________. Cette déclaration était recevable pour avoir été déposée dans la forme et dans les délais prescrits par la loi (art. 398 et 399 CPP). Or, à teneur du texte clair de la loi, le cadre des débats était fixé définitivement par la déclaration d'appel, de sorte que les nouvelles conclusions du recourant, prises postérieurement à celle-ci dans son courrier du 18 janvier 2013 et hors du délai de 20 jours fixé par l'art. 399 al. 3 CPP, reprises par son conseil lors de l'audience d'appel, étaient irrecevables (arrêt attaqué consid. 1.2, p. 11 s.). La cour cantonale a toutefois retenu, plus loin dans son arrêt (consid. 3, p. 15), que la culpabilité du recourant s'agissant de la réalisation de l'art. 123 CP était suffisamment établie, les déclarations de l'intimé E.________ étant constantes, corroborées par les lésions constatées par certificat médical du 10 juin 2010, ainsi que par les déclarations de son épouse. En outre, l'attitude de l'intimé E.________ durant la procédure civile, ainsi que ses déclarations dans le cadre de la procédure pénale, en particulier qu'il n'avait été victime que d'un seul épisode de violence et que le recourant avait relâché rapidement son étreinte de son propre chef avant de prendre la fuite, accentuaient sa crédibilité au regard des arguments développés lors de l'examen de la culpabilité des chefs de menaces et de voies de fait.