Citation: 9C_406/2022 E. 7.2.2

7.2.2. C'est également en vain que le recourant tente de s'exonérer de sa responsabilité en se référant au contrat de partenariat que l'association avait conclu, sous son impulsion, en septembre 2007, avec une société dans le but d'assainir ses finances. Quoi qu'il en dise, cette circonstance ne suffit pas pour admettre qu'il aurait entrepris les mesures qui s'imposaient afin de s'assurer que les cotisations correspondant aux salaires versés soient payées, conformément aux exigences posées par la loi. Pour être libéré de son devoir de réparer le préjudice, il ne suffit effectivement pas de mentionner les démarches entreprises afin de tenter de sauver la société menacée de faillite ou d'en permettre la revente. Encore faut-il que ces démarches puissent être considérées objectivement (par des tiers responsables et pas uniquement par l'employeur) comme permettant d'atteindre ce but dans un laps de temps déterminé (arrêt 9C_98/2019 du 21 août 2019 consid. 4.2.2 et les arrêts cités). Or tel n'est pas le cas en l'occurrence. Outre que le recourant admet que l'association réalisait un exercice déficitaire depuis plusieurs années déjà, il ressort des constatations cantonales, que l'intéressé ne conteste pas, qu'au moment de la conclusion du contrat de partenariat, l'association se trouvait alors vraisemblablement au bord de la faillite. Dans ces circonstances, la conclusion d'un contrat de partenariat, qui n'apportait pas de "garanties solides" selon les constatations de la juridiction cantonale, ne constitue pas un élément suffisamment concret et objectif pour admettre que la situation économique de l'association allait se stabiliser dans un laps de temps déterminé, quoi qu'en dise le recourant.