Citation: 5P.290/2006 12.10.2006 E. 2

La recourante reproche d'abord à la cour cantonale d'avoir admis que A.________, qui n'est ni organe de la société poursuivante, ni avocate, était habilitée à déposer la requête de mainlevée et à comparaître à l'audience du 13 décembre 2005. Elle y voit une violation des art. 32 al. 2 et 3 CPC/VS ainsi que de l'art. 2 al. 1 et 2 de la loi sur la profession d'avocat valaisanne due à une confusion, constitutive d'une application arbitraire des art. 32 ss CO, entre le droit privé de la représentation (art. 32 ss CO) et le droit public de la représentation en justice. Elle se plaint également de ce que l'autorité cantonale n'a pas consacré un mot à son grief de violation du monopole des avocats. 2.1 Selon le jugement attaqué, A.________, en sa qualité de membre du service du contentieux de la créancière, bénéficiait d'une procuration interne l'habilitant à agir en cas de problème avec un débiteur. Si, par extraordinaire, elle avait agi sans pouvoirs, on devrait admettre que ses actes avaient été ratifiés par l'intimée (art. 38 al. 1 CO), dans la mesure où elle était accompagnée, lors de la séance de mainlevée du 13 décembre 2005, par un fondé de pouvoirs inscrit au registre du commerce. Pour le reste, en procédure sommaire de mainlevée, les parties n'ont pas l'obligation d'agir avec l'assistance d'un mandataire professionnel. 2.2 La cour cantonale s'est ainsi fondée sur une double motivation. Or, la recourante ne peut s'appuyer sur aucune constatation de fait du jugement attaqué lorsqu'elle affirme que B.________, qui a accompagné A.________ à l'audience du 13 décembre 2005, n'aurait "la qualité d'organe qu'en présence du Président C.________" (ATF 127 I 145 consid. 5c/aa p. 160; 124 I 208 consid. 4b p. 212; 119 II 6 consid. 4a p. 7; 118 III 37 consid. 2a p. 38/39). Elle n'a pas non plus formé de grief, respectant les exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, pour se plaindre d'une constatation arbitrairement fausse ou lacunaire des faits à cet égard (ATF 118 Ia 20 consid. 5a p. 26). En effet, elle se borne à invoquer, sous le titre "Rappel des faits", que B.________ serait titulaire de la signature collective à deux et à produire un extrait de registre du commerce, mais sans indiquer, avec la précision nécessaire, avoir déjà soulevé ce fait et produit ladite pièce en instance cantonale. Nouvelles, ses allégations ne peuvent donc être prises en compte. Il s'ensuit que l'argumentation subsidiaire de la cour cantonale, à savoir la ratification de la requête de mainlevée par la comparution, en audience, du fondé de pouvoirs de l'intimée, demeure intacte. Partant, le grief est irrecevable dans son ensemble.