Citation: 6B_106/2022 E. 4.4

4.4. Au surplus, le recourant ne saurait valablement se prévaloir d'avoir bénéficié d'un délai plus court qu'un résident suisse, le délai légal de dix jours ayant en effet commencé à courir dès le lendemain de la notification de l'acte (cf. art. 90 al. 1 CPP), comme cela aurait été le cas s'il avait été domicilié en Suisse. Le recourant ne précise par ailleurs pas les motifs qui l'auraient empêché de déposer, dans le délai légal, sa demande de nouveau jugement auprès de la Poste suisse ou d'une représentation consulaire ou diplomatique suisse. En particulier, il n'explique nullement en quoi consistaient concrètement les difficultés qu'il auraient rencontrées pour déposer son acte en lieu et temps utiles, étant observé qu'en l'occurrence, l'acte a finalement été remis à la Poste suisse sept jours après l'échéance du délai, et non un jour après comme il le prétend (cf. mémoire de recours, ch. 13 p. 3). A cet égard, il ne ressort pas non plus de l'arrêt attaqué que le recourant avait requis une restitution de délai à titre de l'art. 94 CPP, en invoquant un empêchement non fautif d'agir dans le délai, tel que pourrait l'avoir été, selon les circonstances, une impossibilité de se déplacer pour des motifs médicaux. Dans ce contexte, c'est en vain que le recourant invoque une " violation du droit à l'égalité ", le grief ne répondant en tout état pas aux exigences de motivation déduites des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF.