Citation: 1C_325/2019 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, le recours de droit administratif, assorti d'une requête de mesures préprovisionnelles et provisionnelles a été déposé le 18 septembre 2018. Le 3 octobre 2018, le Conseil d'Etat a informé l'instance précédente qu'il renonçait à se déterminer sur la requête préprovisionnelle. La commune s'est pour sa part exprimée en défaveur de cette requête, le 4 octobre 2018. A la suite de ces écritures, le Tribunal cantonal a statué sans délai, rejetant la requête de mesures provisionnelles - et par voie de conséquence la requête préprovisionnelle - par décision incidente du 12 octobre 2018. Par ailleurs, à teneur du dossier cantonal, il apparaît qu'en dépit de la prétendue "atteinte considérable [à leur] droit de la propriété" dont se plaignent les recourants, ceux-ci ne se sont manifestés que le 29 avril 2019 pour solliciter qu'un jugement soit rendu à brève échéance, ce dont il convient également de tenir compte, selon la jurisprudence (cf. ATF 130 I 312 consid. 5.2 p. 332; arrêt 2C_553/2017 du 30 juin 2017 consid. 5). Or, l'arrêt entrepris a été rendu moins de 10 jours après cette interpellation, le 8 mai 2019, soit environ cinq mois après la fin du dernier échange d'écritures. Dans ces conditions, au regard de la nature de la cause et même s'il faut concéder aux recourants que celle-ci ne présentait pas de difficulté particulière, en statuant d'emblée sur les conclusions provisionnelles et en rendant l'arrêt attaqué un peu plus de sept mois après le dépôt du recours, le Tribunal cantonal n'a pas violé le principe de célérité. Mal fondé, le grief est rejeté.