Citation: 8C_228/2024 E. A

A.a. A.________ (ci-après aussi: l'assurée), née en 1976, agente de surveillance à la B.________, a été victime d'un accident de la circulation le 30 avril 2007, qui a entraîné une incapacité totale de travail. Le 25 janvier 2008, elle a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité auprès de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI), qui a confié une expertise pluridisciplinaire au Centre d'Expertises Médicales (CEMed). Dans leur rapport du 15 janvier 2009, les experts, qui ont posé les diagnostics d'entorse cervicale bénigne et de discopathies cervicales C4-C5 et C5-C6, ont estimé que l'assurée avait recouvré une pleine capacité de travail six mois après l'accident. Par décision du 13 octobre 2009, l'office AI a rejeté la demande de prestations de l'assurée, en se fondant notamment sur l'expertise de CEMed. Statuant le 8 novembre 2010, la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: la Cour des assurances sociales) a rejeté le recours formé contre cette décision. Par arrêt du 26 août 2011, le Tribunal fédéral a rejeté le recours déposé contre cet arrêt cantonal. A.b. L'assurée a travaillé comme aide-laborantine à 50 % du 1 er septembre 2010 au 31 août 2012, date pour laquelle elle a été licenciée. Le 24 février 2014, elle a déposé une nouvelle demande de prestations auprès de l'office AI, en indiquant avoir fait une dépression à la suite de mobbing au travail. L'office AI a mis en oeuvre une expertise psychiatrique auprès du docteur C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Dans son rapport du 1 er février 2016, cet expert a retenu les diagnostics d'épisode dépressif moyen et de trouble mixte de la personnalité. Il a considéré que la capacité de travail dans l'activité habituelle était réduite de 50 % depuis avril 2012, en précisant que l'état de santé n'était pas définitivement fixé et qu'une révision à douze mois s'imposait. Par décisions des 24 juin 2016 et 16 septembre 2016, l'office AI a reconnu à l'assurée le droit à une demi-rente d'invalidité dès le 1 er août 2014. A.c. Dans le cadre d'une procédure de révision initiée par l'office AI, l'assurée a complété un questionnaire le 23 mai 2017 en indiquant que son état de santé s'était légèrement dégradé. Elle a produit plusieurs rapports médicaux relatant ses troubles somatiques et psychiques. Se fondant notamment sur l'avis de son Service médical régional (SMR), l'office AI a, par décision du 24 mai 2019, refusé d'augmenter la demi-rente d'invalidité allouée depuis le 1 er août 2014, la capacité de travail demeurant fixée à 50 % dans toute activité. Par arrêt du 8 juillet 2020, la Cour des assurances sociales a admis le recours formé contre cette décision, l'a annulée et a renvoyé la cause à l'office AI en vue de la mise en oeuvre d'une expertise bidisciplinaire (rhumatologique et psychiatrique) puis d'une nouvelle décision. L'office AI a confié cette expertise au centre d'expertise CEMEDEX. Dans leur rapport du 2 mars 2021 - complété le 17 août 2021 -, les docteurs D.________, spécialiste en rhumatologie, et E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, ont estimé que la capacité de travail dans l'activité d'aide-laborantine et dans une activité adaptée était entière sur le plan rhumatologique et de 50 % sur le plan psychiatrique dès avril 2012. Par décision du 14 septembre 2021, l'office AI a refusé de réviser le droit à la rente de l'assurée, faute d'aggravation de son état de santé.