Citation: 8C_469/2021 E. A

A.a. Feu A.________, née en 1950, était mariée à C.________, né en 1951. Les deux époux faisaient ménage commun. Le 23 janvier 2013, feu A.________ a rempli un formulaire de demande de rente-pont auprès de la Caisse cantonale vaudoise de compensation AVS (ci-après: la CCVD). Le 5 février 2013, C.________ a signé un avis de cession en faveur de la CCVD, pour le cas où une rente AI et des prestations complémentaires AVS/ AI lui seraient accordées avec effet rétroactif. Par décision du 30 mai 2013, la CCVD a reconnu à feu A.________ le droit à une rente-pont cantonale de 3039 fr. par mois à compter du 1 er janvier 2013; cette rente, dont le montant a ensuite varié entre 2739 fr. et 3977 fr. par mois, a pris fin au 31 décembre 2014, l'intéressée ayant atteint l'âge de 64 ans révolus. Le 21 mai 2015, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud a rendu une décision d'octroi de rente AI en faveur de C.________ pour la période allant du 1 er janvier 2013 au 31 décembre 2014; il en est résulté que ce dernier était créancier d'un montant rétroactif de 58'213 fr. A.b. Par décision du 6 août 2015, la CCVD a réclamé à feu A.________, ensuite de la décision d'octroi de la rente AI en faveur de C.________, la restitution de la rente-pont qu'elle avait perçue entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2014 pour un montant total de 81'540 fr. Après diverses péripéties procédurales, la CCVD a rejeté, par décision du 8 janvier 2019, la réclamation que feu A.________ avait formée contre la décision du 6 août 2015. Par arrêt du 11 décembre 2019, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: la Cour de droit administratif et public), admettant partiellement le recours interjeté par feu A.________ contre la décision du 8 janvier 2019, a annulé cette décision et a renvoyé la cause à la CCVD pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Les juges cantonaux ont considéré en bref que si la décision attaquée n'était pas critiquable sur le principe, la restitution des prestations supposait l'enrichissement illégitime du bénéficiaire des prestations. Or une différence subsistait entre le montant de la prestation AI rétroactive servie à C.________ pour la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2014 et celui de la rente-pont perçue par son épouse durant la même période. Il appartenait à la CCVD de vérifier si C.________ avait perçu des prestations complémentaires à l'AI durant cette période, et le cas échéant à concurrence de quel montant, avant de requérir la restitution de la totalité de la rente-pont. En l'état, la restitution ne pouvait s'étendre qu'à concurrence du montant dont feu A.________ était enrichie, à savoir 58'213 fr. Le recours interjeté par cette dernière contre cet arrêt a été déclaré irrecevable - faute de préjudice juridique irréparable - par le Tribunal fédéral le 5 mai 2020 (cause 8C_20/2020). A.c. Après que la CCVD a constaté que les époux A.________ et C.________ avaient bénéficié de prestations complémentaires AVS/AI dès le mois de janvier 2013, le Centre régional de décision rente-pont, Agence d'Assurances Sociales (qui dans l'intervalle a repris la gestion des prestations cantonales de la rente-pont), a rejeté la réclamation de feu A.________ contre la demande de restitution du 6 août 2015 (décision du 25 novembre 2020).