Citation: 9C_539/2017 E. 5.2.2

5.2.2. En l'espèce, il ressort des constatations des premiers juges, fondées avant tout sur le rapport d'enquête sur l'impotence, que sans l'accompagnement d'un tiers, l'assurée ne pourrait pas "vivre de manière indépendante". Contrairement à ce que soutient l'office recourant, l'évaluation du besoin d'accompagnement a été effectuée sur la base de l'état de santé de l'intimée, en examinant quels seraient ses besoins d'aide si elle se retrouvait dans une situation où elle ne dépendait que d'elle-même, et sans tenir compte de l'incidence exercée par sa situation familiale sur ceux-ci. Dans le rapport d'enquête auquel se réfère la juridiction cantonale, l'enquêtrice fait en particulier état d'un besoin d'accompagnement de l'intimée pour gérer ses rendez-vous et structurer ses journées, qui est dû à "son état psychique". L'assurée nécessite également de l'aide pour tenir le ménage et pour faire face aux situations quotidiennes (gérer son courrier et effectuer d'autres tâches administratives, par exemple) en raison notamment d'un manque de compréhension des événements lié aux difficultés qu'elle rencontre pour se concentrer. En outre, à l'inverse de ce qu'invoque l'office recourant, le fait que l'intimée s'occupe de sa fille cadette n'est pas déterminant, dès lors que la circonstance qu'une personne garde un enfant ne signifie pas nécessairement qu'elle est apte à faire le ménage ou à accomplir des démarches administratives. Par ailleurs, si l'assurée est à même de s'occuper de sa fille, c'est justement parce qu'elle bénéficie elle-même d'aide. On relèvera au demeurant que l'enquêtrice mentionne en relation avec la garde de l'enfant, que la recourante "passe beaucoup de temps allongée sur le canapé, voyant qu'il y a des choses à faire mais ne parvenant pas à initier ces activités" et appelle l'aide au ménage lorsqu'elle ne se sent pas bien.