Citation: I 512/04 02.02.2006 E. 1

Si la responsable du secteur informatique de l'Ecole X.________ a elle aussi confirmé que l'intimé connaissait des difficultés en mathématiques, que ses capacités dans les branches générales étaient qualifiées de moyennes à faibles et qu'il présentait un comportement très passif, elle a toutefois précisé que ces problèmes étaient très sectoriels et qu'aucun des enseignants n'avait jamais envisagé d'interrompre la formation entreprise par l'intimé auprès de leur établissement, l'encourageant au contraire à davantage de persévérance (cf. rapport du 7 juin 2002 de la doctoresse R.________ p. 2). C'est précisément ce que celui-ci a fait en suivant des leçons d'appui dans les branches mathématiques depuis 1999. En outre, il a effectué un stage d'évaluation en intégrant les cours dispensés à l'Ecole Q.________ SA depuis le mois d'avril jusqu'au mois de juin 2002 se familiarisant en mathématiques (trigonométrie et algèbre), optique, physique, électricité, chimie et basic en informatique (attestation du 22 mai 2002 de la Direction de l'Ecole Q.________ SA). Considéré par les responsables de l'enseignement comme étant à l'aise dans ses études et en voie de progression à leur entière satisfaction, il a par conséquent intégré les cours de l'Ecole Q.________ SA en qualité d'élève dès l'automne suivant et suit depuis lors normalement et régulièrement les cours de cet établissement (voir également attestation du 29 octobre 2002). Il est soumis aux mêmes contrôles et discipline que les autres élèves et ne bénéficie d'aucun régime de faveur. Il fait preuve de progrès constants (courrier du 29 septembre 2004 de la Direction de l'Ecole Q.________ SA). Par courrier du 23 février 2003, le mandataire de l'intimé a informé l'administration du fait que l'intimé suivait régulièrement et avec assiduité les cours dispensés à l'Ecole Q.________ SA, qu'il y avait obtenu jusqu'à ce jour des résultats le situant dans la moyenne de sa classe et qu'il était ainsi probable qu'il pourrait se présenter aux examens de fin de première année. L'office n'a procédé à aucune mesure d'instruction infirmant ces constatations. 4.3 D'après l'état de fait existant au moment où la décision sur opposition litigieuse a été rendue (ATF 121 V 366 consid. 1b; RAMA 2001 no U 419 p. 101), l'office ne pouvait donc pas affirmer que l'intimé n'avait manifestement aucune chance d'achever avec succès la formation entreprise, respectivement qu'il ne pourrait en déduire une capacité de gain. Aussi l'intimé a-t-il droit à la prise en charge par l'office des frais supplémentaires qu'il encourt en raison de la formation entreprise auprès de l'Ecole Q.________ SA, dans la mesure où celle-ci tend à l'obtention du diplôme d'informaticien délivré en principe au terme de trois années et demi d'études. Cette formation étant dispensée selon des principes d'un enseignement semi-individualisés qui prend en compte le rythme propre de chaque étudiant ainsi que ses connaissances et des aptitudes personnelles, cette formation ne saurait s'étendre sur une durée indéterminée en tant que les frais de celle-ci sont pris en charge par l'assurance-invalidité. Aussi la Cour de céans précise-t-elle qu'en cas de modifications notables des circonstances, le droit aux prestations de l'intimé reste sujet à révision au sens de l'art. 17 LPGA. Sur le vu de ce qui précède, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours est mal fondé.