Citation: H 71/05 10.08.2006 E. A

L'association Etat d'urgences a été créée en 1989 et avait pour but d'encourager, promouvoir et développer la culture sous toutes ses formes, notamment dans les domaines du cinéma, du théâtre, de la musique électrique, ainsi que toutes performances artistiques ou sociales s'y rapportant. Elle avait également pour but de financer, produire et créer des spectacles et performances culturelles à «X.________». Elle était affiliée à la Caisse cantonale genevoise de compensation (ci-après : la caisse). Le 22 avril 1996, A.________ et S.________ sont entrés dans le comité d'Etat d'urgences, respectivement en qualités de président et de secrétaire. Entre les mois de juin 1998 et mai 1999, la caisse a introduit contre l'association plusieurs poursuites pour dettes, relatives à un arriéré de cotisations aux assurances sociales fédérales. Le 12 mai 1999, l'Office des poursuites et des faillites Z.________ (ci-après : l'Office des poursuites) a saisi un montant de 21 034 fr. sur le compte de l'association auprès de la Banque Y.________. Selon le procès-verbal de saisie, l'association n'avait aucune autre créance envers des tiers, pas de locaux - ceux dont elle avait l'usage avaient été mis gratuitement à disposition par la Ville Q._________ -, plus de stock ni de biens mobiliers ou immobiliers saisissables. Le même jour, Etat d'urgences informait la caisse de sa prochaine «mise en liquidation». Le 12 novembre 1999, l'Office des poursuites a établi en faveur de la caisse trois actes de défaut de bien définitifs après saisie, portant sur un montant total de 96 471 fr. 45. Par deux décisions séparées du 10 juillet 2000, la caisse a exigé de A.________ et S.________ le paiement de 96 471 fr. 45 à titre de réparation du dommage résultant du défaut de paiement de cotisations sociales par Etat d'urgences. Chacun des prénommés s'est opposé à la décision qui lui avait été notifiée.