Citation: 8C_417/2020 E. 3.4

3.4. La recourante ne démontre pas le caractère arbitraire de l'appréciation anticipée des preuves ainsi opérée par les premiers juges. Elle se borne à alléguer que "le dossier de la recourante aurait permis de confirmer, sur la base des contrats antérieurs à 2002 et des courriers échangés entre parties, quelle était l'intention des parties lorsqu'elles se sont engagées pour les années 2006 à 2008" et que "les contrats passés avec les autres écoles pour ces années, et les montants payés sur cette base, auraient aussi permis d'établir comment l'intimé comprenait les contrats conclus". Cette argumentation tombe d'emblée à faux. En effet, comme on le verra, le Tribunal administratif fédéral a constaté qu'il n'était pas possible d'établir la réelle et commune intention des parties lors de la conclusion des accords de prestation des 30 novembre 2005 et 20 novembre 2006, de sorte qu'il y avait lieu de recourir à l'interprétation objective selon le principe de la confiance (cf. consid. 5.1 infra). Une telle constatation, qui ressortit au fait (cf. consid. 4.2.3 infra), lie le Tribunal fédéral, dans la mesure où la recourante elle-même admet - tout comme l'intimé - qu'il faut en l'espèce déterminer la volonté objective des parties, selon le sens que, d'après les règles de la bonne foi, chacune d'elles pouvait et devait raisonnablement prêter aux déclarations de volonté de l'autre (cf. consid. 6.1 infra). Or dans ce contexte, les contrats passés avec des tiers ne peuvent jouer aucun rôle. Seules les déclarations de volonté échangées entre les parties sont pertinentes, et il était loisible à la recourante de produire elle-même les courriers échangés entre les parties.