Citation: 4A_340/2023 E. 6.3

6.3. Dans ses écritures, le recourant fait valoir que si un tiers désire participer comme partie à une procédure d'arbitrage devant le TAS, il doit soumettre au Greffe du TAS une demande à cet effet, motifs à l'appui, dans un délai de dix jours suivant le moment où le tiers intervenant apprend l'existence de l'arbitrage mais avant l'audience ou avant la clôture de la procédure écrite si aucune audience n'a lieu (cf. art. R41.3 du Code de l'arbitrage en matière de sport [ci-après: le Code]). Selon l'art. R41.4 du Code, un tiers ne peut participer à l'arbitrage que s'il est lié par la convention d'arbitrage ou si lui-même et les autres parties y consentent par écrit. Le recourant soutient que les dispositions invoquées par l'AMA pour fonder sa demande d'intervention ne trouvaient pas application en l'espèce et que sa requête d'intervention ne remplissait pas les conditions de forme prévues, raison pour laquelle celle-ci aurait dû être rejetée. En admettant la demande d'intervention présentée par l'AMA au mépris des règles procédurales applicables, l'arbitre aurait dès lors enfreint l'ordre public procédural. A en croire le recourant, la participation injustifiée de l'AMA à la procédure arbitrale aurait également eu pour effet d'entraîner une violation du principe d'égalité des parties, l'intéressé se retrouvant face à un contradicteur supplémentaire. L'admission injustifiée de la demande d'intervention aurait par ailleurs eu une influence décisive sur l'issue du litige puisque, sans l'intervention de l'AMA, l'arbitre n'aurait pas pu requalifier juridiquement le troisième manquement imputé à l'intéressé (violation de l'obligation de transmettre des informations en matière de localisation en lieu et place d'un contrôle antidopage manqué).