Citation: 1P.264/2003 14.07.2003 E. A

B.________, ressortissant du Kosovo né en 1971, résidant à Genève depuis 1992 et au bénéfice d'une admission provisoire, a été arrêté le 20 octobre 2000 peu après le cambriolage d'une villa à Cologny. La femme de ménage prétendit - selon sa déclaration à la police - l'avoir reconnu en raison de son habillement, de certains détails physiques et de sa voix. B.________ nia les faits, affirmant qu'il travaillait alors sur un chantier. Il fut inculpé, le 22 octobre 2000, de vol et dommages à la propriété, ainsi que d'infraction à la LSEE. Lors d'une confrontation du 1er novembre 2000, la femme de ménage contesta avoir reconnu B.________ - elle avait signé sa déclaration à la police sans la relire - et prétendit au contraire avoir déclaré qu'il n'était pas le voleur. Par ailleurs, selon les documents remis à la demande de son défenseur, l'intéressé n'avait pas quitté le chantier où il travaillait le jour du cambriolage. Il fut immédiatement remis en liberté. Le 23 février 2001, le Procureur général classa la procédure. Sur recours de l'inculpé, la Chambre d'accusation prononça un non-lieu, la prévention faisant défaut tant pour le cambriolage que pour l'infraction à la LSEE.