Citation: 1P.34/2002 31.01.2002 E. C

X.________ a recouru contre cette décision auprès de la Cour de cassation. L'expertise, confirmée par les déclarations faites à l'audience, faisait ressortir un risque peu probable de récidive, ainsi que des conditions affectives favorables. Il n'y avait eu aucune réitération depuis sept ans, X.________ avait pris conscience de ses actes, et ses dénégations au cours du procès tenaient uniquement à son système de défense. Il avait admis sa responsabilité et versé à sa fille 60'000 fr. d'indemnité pour tort moral. L'arrestation immédiate l'avait empêché d'organiser la gestion de son domaine agricole. Par arrêt du 9 janvier 2002, la Cour de cassation a rejeté le recours. Le risque de fuite pouvait être exclu compte tenu des attaches étroites de X.________ avec la Suisse et du fait qu'il s'était toujours tenu à disposition de la justice. Les considérations liées à l'ordre public ne pouvaient justifier l'incarcération que dans des circonstances exceptionnelles. Tel n'était pas le cas, sept ans après le début de l'instruction. Le risque de réitération a en revanche été confirmé, pour les motifs retenus par l'instance précédente. L'absence d'infraction depuis l'ouverture de l'enquête pouvait s'expliquer par la volonté d'apparaître comme une victime, et par le fait qu'aucune occasion ne s'était plus présentée. On ne pouvait parler d'une réelle prise de conscience et d'une remise en question personnelle. Les besoins de l'exploitation agricole n'étaient pas déterminants et le principe de la proportionnalité était respecté.