Citation: 4A_81/2018 E. B

B.a. Le 6 juin 2014, A.________ SA a déposé une requête de conciliation contre la banque. Elle a ensuite porté l'action devant le Tribunal de première instance du canton de Genève, en concluant au paiement de 600'000 USD et de 900'000 USD ainsi qu'à la mainlevée des oppositions formées dans les poursuites en cours. B.b. Par jugement du 10 février 2017, le Tribunal de première instance a rejeté la demande, pour le double motif que la preuve formelle d'un piratage de l'adresse électronique de D.________ n'avait pas été apportée et que la banque pouvait se prévaloir de la clause de transfert de risques contenue dans la décharge signée en 2005 dès lors qu'elle n'avait commis qu'une faute légère. B.c. Statuant le 19 décembre 2017 sur appel de A.________ SA, la Cour de justice genevoise a confirmé ce jugement. En résumé, elle a considéré que la banque avait démontré avoir agi sur la base d'instructions émanant de l'adresse de la messagerie électronique détenue par D.________ et précédemment utilisée pour communiquer avec la banque, comme le permettait la documentation contractuelle signée par la cliente. Celle-ci devait dès lors établir que ces instructions émanaient d'un tiers ayant piraté l'adresse de messagerie et se faisant faussement passer pour le prénommé. Or, une telle preuve n'avait pas été apportée (cf. au surplus consid. 4 et 7.1 infra).