Citation: 5A_844/2023 E. 1

B.h. Dans l'intervalle, une expertise familiale a été mise en oeuvre et un rapport d'expertise a été rendu le 15 juin 2016. B.i. Par convention du 14 août 2017, ratifiée le 1er septembre 2017, les parents se sont notamment accordés pour entreprendre un travail mère-enfant et père-enfant, ont adhéré à la mise en oeuvre de (...) pour autant que le travail thérapeutique débute par au moins quatre séances et ont également consenti à la modification de la curatelle d'assistance éducative et de surveillance des relations personnelles en mesure de surveillance judiciaire à forme de l'art. 307 al. 3 CC. La mère s'est également engagée, durant la thérapie, à ne pas emmener sa fille chez sa pédopsychiatre sans avoir préalablement contacté le SPJ. B.j. Par décision du 29 octobre 2018, la justice de paix a nommé une curatrice ad hoc de représentation en faveur de l'enfant. B.k. Le 11 février 2019, les parties se sont engagées à reprendre la thérapie familiale en vue de la poursuite de la reprise du lien père-fille, ont adhéré à la mise en place d'un réseau constitué à la fois de deux pédopsychiatres, de deux thérapeutes, de la curatrice ad hoc de représentation et du SPJ, qui agirait comme coordinateur, et se sont encore engagées à s'adresser exclusivement aux membres du réseau pour toute question relative à l'enfant, dans le cadre de la mission de la poursuite de la reprise du lien père-fille, étant précisé que si toutefois l'un des parents devait s'adresser à un autre professionnel, ce dernier en rendrait compte à son homologue du réseau. B.l. Le 27 octobre 2020, les parties ont passé une convention selon laquelle le père exercerait son droit de visite sur sa fille par l'entremise de "E.________", pour une demi-journée environ, sans en fixer la fréquence, visites organisées par l'intermédiaire et en présence de la curatrice ad hoc de représentation, à charge pour celle-ci de chercher l'enfant et de la ramener à sa mère, après contact avec un pédopsychiatre qui assurerait désormais le suivi individuel de l'enfant. B.m. Le 10 mai 2021, la justice de paix a relevé la curatrice ad hoc de représentation de l'enfant de son mandat. B.n. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 14 juin 2021, la juge de paix a modifié la convention passée par les parties le 27 octobre 2020 en ce sens que le père exercerait son droit de visite sur l'enfant par l'intermédiaire de F.________, à raison de deux visites par an, d'une demi-journée environ, à charge pour la mère d'y amener l'enfant et de venir l'y rechercher. B.o. Par requête de mesures provisionnelles du 31 mars 2022, le père a requis un élargissement des relations personnelles, à raison de six visites par année. B.p. Par décision du 15 novembre 2022, motivée le 2 mars 2023, la justice de paix a retiré au père le droit d'entretenir des relations personnelles avec l'enfant (I), a privé d'effet suspensif tout recours éventuel contre cette décision (II), a statué sur les frais et dépens (III et IV) et a rejeté toute autre ou plus ample conclusion (V). B.q. Par arrêt du 3 octobre 2023, la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud, statuant sur recours du père, a partiellement admis le recours (I), confirmé la décision du 15 novembre 2022 (II), renvoyé le dossier de la cause à la justice de paix afin qu'elle ouvre une enquête en limitation de l'autorité parentale, reprenne l'instruction et statue à nouveau, dans le sens des considérants (III), arrêté les frais et les dépens de deuxième instance (IV et V) et dit que l'arrêt était exécutoire (VI).