Citation: 6B_1490/2021 E. 3.2

3.2. Le recourant prétend, sans autres explications, avoir requis comme moyen d'instruction, l'audition de l'ex-époux de Madame B.________, ce qui lui aurait été refusé. Une telle réquisition de preuve ne ressort pas du jugement entrepris et le recourant ne prétend pas que la cour cantonale l'aurait omise, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur ce point (cf. art. 80 al. 1 LTF et ATF 143 IV 397 consid. 3.4.2 p. 406, s'agissant de la bonne foi en procédure). Néanmoins, alors que la cour cantonale semble laisser la question ouverte de savoir si cette infraction de faux dans les certificats porte sur des faux matériels ou intellectuels, elle n'établit d'aucune manière la première hypothèse et fonde la seconde sur le raisonnement prévalant pour le cas n° 1 (cf. supra consid. 2.2 et 2.3). S'agissant de la complicité de comportement frauduleux à l'égard des autorités (art. 118 LEI cum art. 25 CP), la cour cantonale parle de faux certificats tout en se rapportant au procédé que le recourant avait utilisé pour lui-même. Elle ne décrit pas précisément le comportement réalisant l'infraction principale à laquelle il aurait apporté sa contribution. Compte tenu de ces imprécisions, le Tribunal fédéral ne dispose pas des motifs déterminants de fait et de droit suffisants pour contrôler la bonne application du droit fédéral (cf. art. 112 al. 1 let. b LTF). Cela étant, et au vu du sort réservé au recours concernant le cas n° 1, il convient d'admettre le recours sur ce pan de la procédure également. Sur la base d'un état de fait nouvellement établi, il appartiendra à la cour cantonale de déterminer si et dans quelle mesure le recourant peut être condamné en qualité de coauteur de faux dans les certificats (notamment rattachement territorial avec la Suisse, activité typique, élément constitutif subjectif, etc.), de complice de comportement frauduleux envers les autorités au sens de l'art. 118 LEI, ou d'incitation à l'entrée et au séjour illicites (art. 116 LEI).