Citation: 5A_545/2024 E. 2.2

2.2. Sur la question du préjudice irréparable auquel l'exposerait la décision attaquée, le recourant prétend qu'au vu de la situation financière de l'intimée, celle-ci ne serait pas en mesure de rembourser les sommes payées en trop dans l'hypothèse, selon lui fort probable, où il aurait gain de cause dans la procédure au fond. Il soutient que selon le budget (contesté) qu'elle a présenté au premier juge, elle réalise des revenus mensuels de l'ordre de 2'500 fr. pour des charges de 3'032 fr. 35; or les documents remis ne permettraient de prouver que des revenus d'environ 1'500 fr. par mois, ce qui suggérerait qu'elle n'est, à tout le moins, pas transparente sur sa situation financière. En tout état de cause, il serait manifeste que sa solvabilité est plus que douteuse, de sorte qu'en cas d'admission de l'appel, le recouvrement des contributions indues serait aléatoire. Le recourant se contente ainsi de présenter son propre point de vue et de procéder à de simples affirmations, en s'écartant de surcroît, de manière inadmissible (cf. art. 97 al. 1 LTF), des montants figurant dans l'arrêt attaqué, qui constate que le premier juge a retenu que l'intimée percevait un revenu de 2'500 fr. et supportait des charges de 2'982 fr. 45 par mois. Si tant est qu'il faille les prendre en considération à ce stade, les allégations que le recourant formule non pas au titre du préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, mais à l'appui de son grief de fond tiré de la violation de l'art. 315 al. 5 CPC, sont à cet égard également insuffisantes: il se contente en effet de prétendre, d'une part, que l'intimée a tout au plus établi qu'elle réalise des revenus de 1'743 fr. 47 par mois, ce qui est largement inférieur à ses charges alléguées, et, d'autre part, qu'il a obtenu un extrait de l'office cantonal des poursuites faisant apparaître plusieurs poursuites dirigées contre elle. Ces affirmations, qui relèvent de pures conjectures et qui reposent en outre sur des faits qui ne sont pas constatés dans la décision querellée, ne sont pas de nature à infirmer le principe selon lequel le versement d'une somme d'argent constitue un préjudice purement économique, non pertinent au regard de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Il convient encore de relever que l'extrait des poursuites dont le recourant se prévaut constitue un fait nouveau irrecevable (art. 99 LTF), au demeurant non documenté, dès lors qu'il ne critique pas la constatation de l'autorité cantonale selon laquelle il ne rendait pas vraisemblable que l'intimée fît l'objet de nombreuses poursuites, comme il le soutenait. Pour le surplus, le recourant n'allègue aucunement que son minimum vital serait touché par le versement des montants querellés. Faute de démonstration suffisante de l'existence d'un risque de préjudice irréparable, il n'y a dès lors pas lieu d'entrer en matière sur le recours.