Citation: 1B_499/2022 E. 1

Le recourant soutient que l'irrecevabilité de sa demande de récusation violerait les règles de la bonne foi et l'interdiction de l'arbitraire consacrées aux art. 5 al. 3 et 9 Cst. dans la mesure où il n'était pas assisté d'un avocat. La Chambre des recours pénale n'a fait que reprendre le texte de l'art. 58 al. 1 CPP en retenant que lorsqu'une partie entend demander la récusation d'une personne qui exerce une fonction au sein d'une autorité pénale, elle doit présenter sans délai à la direction de la procédure une demande en ce sens. Elle n'a pas fait preuve d'une attitude contraire aux règles de la bonne foi en considérant que cette exigence n'était pas réalisée et en refusant de s'écarter du texte de la loi et d'admettre que le recourant était autorisé à requérir la récusation du Président du Tribunal de police dix-huit jours après avoir eu connaissance du motif de récusation parce qu'il n'était pas assisté d'un avocat. Le recourant ne saurait invoquer l'ignorance de la loi et le fait qu'il agissait seul pour échapper à son application ou pour exiger de l'autorité qu'elle s'en affranchisse. Il n'invoque au surplus aucune disposition légale ou principe juridique qui aurait contraint le Président du Tribunal de police à le rendre attentif dans la citation à comparaître aux dispositions régissant la récusation d'un magistrat et à la règle posée à l'art. 58 al. 1 CPP et ne peut ainsi se prévaloir d'une omission fautive de l'intimé pour s'opposer à la déchéance de son droit d'en requérir la récusation pour les motifs évoqués dans sa demande. La décision attaquée échappe ainsi à la critique et doit être confirmée en tant qu'elle conclut à l'irrecevabilité de la demande de récusation. Cela scelle le sort du recours sans qu'il soit besoin d'examiner si c'est à tort ou à raison que la Chambre des recours pénale a retenu, par surabondance, que la demande de récusation était infondée.