Citation: 4A_688/2012 E. 5.1

5.1. Dans leur demande n° 1, les requérants font valoir, en résumé, que l'avocate jordanienne, mandatée par deux d'entre eux pour préparer des documents en vue de la réexportation des machines ordonnée par le Tribunal arbitral, a découvert fortuitement, le 22 août 2012, l'existence d'une société qui avait été créée le 11 décembre 2005 par l'intimé V.________ sous le nom de L.________ (...) et qui avait changé de nom deux jours plus tard pour devenir M.________. Selon eux, pour échapper aux taxes douanières, V.________ avait alors cédé tous les droits découlant du contrat passé le 28 octobre 2005 avec A.K.________ à cette société jordanienne, laquelle avait importé elle-même les machines formant l'objet de ce contrat et les avait inscrites comme apport en capital. A l'appui de leur demande n° 2, les requérants indiquent qu'ils sont entrés en possession, le 6 décembre 2012, d'un document émanant du Ministère jordanien de l'industrie qui montrerait clairement que les machines en question ont bien été importées par M.________. Pour étayer leurs allégations, les requérants ont demandé, dans leur réplique du 8 avril 2013 en la cause 4A_688/2012 (n. 50) et comme annexe n. 52 à leur demande n° 2, le dépôt du dossier intégral d'importation, en Jordanie, des machines K.________ et des documents concernant les autres importations effectuées par M.________ depuis le 1er janvier 2006 ainsi que la production de la comptabilité complète de cette société de décembre 2005 à ce jour et de toute pièce susceptible d'attester les paiements opérés par V.________ en faveur des intermédiaires de A.K.________, tel le dénommé G.________. En droit, les requérants soutiennent que le Tribunal arbitral, s'il avait eu connaissance des faits nouveaux invoqués par eux avant de rendre sa sentence, n'aurait pu que rejeter la demande qui lui était soumise. Il aurait, en effet, dû constater que, de par la cession de tous ses droits découlant du contrat du 28 octobre 2005 à M.________, V.________, à l'instar de la société W.________ Company, non seulement ne possédait plus la légitimation active pour introduire une action en responsabilité contractuelle contre A.K.________ et B.K.________ SA, mais encore n'avait pas subi le moindre dommage puisqu'il n'était plus propriétaire des machines vendues.