Citation: 8C_317/2020 E. 3.2

3.2. Puis les premiers juges ont constaté que les motifs à l'appui des décisions rendues depuis 2010 par le CSR étaient exposés de manière suffisamment claire pour que leur destinataire puisse les comprendre et les contester utilement, sans être assistée par un conseil. D'ailleurs, depuis le mois de décembre 2012, la recourante avait agi la plupart du temps seule et sans assistance pour s'en prendre aux décisions du CSR et de la DGCS l'ayant menée à saisir le Tribunal cantonal à quarante-sept reprises; dans la présente procédure, elle avait attaqué sans assistance chacune des dix-sept décisions notifiées par le CSR entre le 24 janvier 2018 et le 7 février 2019, et les dix-sept décisions sur recours rendues par la DGCS entre le 15 juillet et le 30 septembre 2019. Aussi la juridiction cantonale a-t-elle considéré que, compte tenu de son pouvoir d'appréciation, la DGCS pouvait sans arbitraire considérer que le litige n'était pas d'une complexité telle qu'il imposait le concours d'un avocat. Les premiers juges ont également relevé que la DGCS avait accepté que la recourante procède dans sa langue maternelle (l'anglais), et ce en dépit du texte clair de l'art. 26 al. 1 LPA-VD, aux termes duquel la procédure se déroule en français. Partant, c'était à tort que la recourante se plaignait derechef de ce que l'assistance judiciaire ne lui ait pas été octroyée.