Citation: 5A_814/2024 E. 4.1

4.1. En l'espèce, la juridiction cantonale a constaté que, à l'appui de sa plainte, le recourant soutenait en substance que toutes les décisions rendues depuis 2017 dans les litiges l'opposant à son épouse étaient " nulles ", dès lors que celle-ci n'était pas " valablement représentée " par Me Yves Nidegger. Les magistrats précédents ont retenu que, tant devant les Offices que la Chambre de surveillance, un document attestant de la procuration n'est pas exigé par la loi (LP et LALP/GE); il peut - mais ne doit pas - être réclamé par l'autorité. L'existence d'un document original, ou même en copie, produit à la procédure confirmant l'existence d'une procuration en faveur du représentant n'est donc pas une condition de validité des actes déposés par un mandataire au nom d'une partie. Le grief pris de l'absence d'une " procuration originale " est ainsi sans portée. Dans le cas présent, le recourant a laissé se dérouler durant sept ans de nombreuses procédures et poursuites que l'intimée a engagées par l'intermédiaire de son conseil sur la base de pouvoirs documentés au moyen de la production " de copies des procurations " des 15 novembre 2017 et 15 janvier 2022, sans jamais se prévaloir de leur éventuelle insuffisance ou de leur fausseté. Prétendre soudainement que celles-ci n'auraient jamais autorisé l'avocat à agir, sans le moindre indice en ce sens, ne saurait entraîner la nullité " d'années de procédés incontestés jusque-là "; le recourant n'a allégué aucune circonstance lui permettant de penser que Me Yves Nidegger ne serait pas le représentant autorisé de l'intimée. L'intéressé s'est contenté d'invoquer l'absence d'original de la procuration; ce seul argument - à la limite de la recevabilité - ne saurait être soulevé de bonne foi à l'appui d'un constat de nullité d'une " grande ampleur ". Une telle démarche, infondée, voire abusive (art. 2 al. 2 CC), doit être dès lors écartée sans autre instruction.