Citation: 9C_910/2013 E. 5.2

5.2. La situation du recourant s'est modifiée de manière notable pendant la période déterminante dans la mesure où on ne trouve plus dans les pièces médicales le diagnostic de trouble dépressif récurrent (ou de trouble de l'humeur). Dans son expertise du 10 novembre 2011, le docteur E.________ a posé le diagnostic ayant une répercussion sur la capacité de travail de trouble panique et mentionné comme diagnostics n'ayant pas de répercussion sur la capacité de travail un trouble de la personnalité (soit des troubles mixtes de la personnalité avec traits narcissiques, histrioniques et dyssociaux) et un syndrome de dépendance aux benzodiazépines. En page 15 de son rapport, il a expliqué qu'il ne retenait pas le diagnostic d'un trouble de l'humeur, et en page 20 de celui-ci il a considéré que l'absence complète de symptômes dépressifs était un des points cardinaux du tableau clinique actuel. La doctoresse F.________, dans son avis du 26 décembre 2011, a indiqué qu'aucun signe de trouble dépressif n'avait pu être trouvé dans le cadre des derniers examens. Même si le recourant a séjourné du 8 février au 9 mars 2012 à cause d'un trouble de la personnalité à la Clinique de psychiatrie du Centre clinique universitaire de H.________, où les médecins ont pu relever la présence d'une humeur dépressive, ils n'ont pas diagnostiqué de trouble dépressif. L'absence de signes de dépression, telle qu'attestée par le docteur E.________ et confirmée par la doctoresse F.________, constitue ainsi une amélioration de l'état de santé du recourant sur le plan psychiatrique par rapport à la situation qui était la sienne lors de la décision initiale de rente du 16 mai 2001. Le recours est mal fondé de ce chef.