Citation: 5P.16/2000 25.05.2000 E. 3

3.- Autant que la recourante prétend que l'autorité cantonale ne pouvait, sans violer le principe de la bonne foi, revenir sur les assurances données par la Présidente de la Cour civile II les 27 et 29 janvier 1999, son grief n'est pas plus fondé. Le 24 septembre 1999, après avoir rectifié l'erreur commise dans les courriers susmentionnés, le Juge délégué de la IIe Cour civile a présenté un nouveau décompte de frais en l'état, qui faisait notamment référence aux frais de reprise de la procédure, à calculer selon les art. 2, 11, 12 et 17 LTar. Il a en outre précisé que, sauf avis contraire motivé au 8 octobre 1999, il clôturerait formellement la cause dans le sens indiqué. Loin de critiquer cette manière de faire, le mandataire de la recourante s'est contenté de répondre que les émoluments de jugement relatifs à l'arrêt du Tribunal cantonal du 4 juin 1998 ne pouvaient être pris en considération, ce dernier ayant été annulé par le Tribunal fédéral. Dans ces conditions, il est forclos et ne saurait reprocher aux juges intimés d'avoir violé le principe de la bonne foi en s'écartant de précédentes déclarations.