Citation: 4P.69/2005 20.04.2005 E. 5

Les recourants contestent également leur condamnation à acquitter les dommages-intérêts de retard. Selon le jugement, ils se sont trouvés en demeure dès le 13 mars 1997 parce que le délai d'exécution contractuel était alors échu et que les intimés avaient enfin payé les acomptes exigibles d'après l'avancement des travaux. Ils contestent que le retard effectivement survenu leur soit imputable à faute et ils invoquent, au contraire, la responsabilité des intimés. Ils reprochent au Tribunal cantonal d'avoir arbitrairement méconnu les constatations de l'expert judiciaire concernant les causes du retard, constatations qui étaient, à leur avis, propres à les disculper. Compte tenu que les constatations du jugement correspondent à celles de l'expertise, la critique soumise au Tribunal fédéral porte seulement sur l'appréciation de la faute au regard de l'art. 103 al. 2 CO. Il s'agit donc, là encore, d'une question de droit fédéral à discuter dans le recours en réforme.