Citation: 1C_245/2023 E. 4.3

4.3. En guise de première priorité, l'initiative mentionne l'ensemble du territoire communal indépendamment du type de zone, tout en définissant un périmètre d'exclusion dans un rayon de 500 mètres autour du centre du village dont les coordonnées sont précisément indiquées. Ce rayon est certes réduit par rapport à la première initiative communale (qui le fixait à 600 mètres), mais il couvre encore l'essentiel de la zone à bâtir communale, à l'exclusion d'une petite zone d'activités située au sud de celui-ci. Il en découle que l'installation d'antennes de téléphonie mobile ne serait pratiquement possible que dans la zone agricole et forestière entourant le village, à une certaine distance du centre de celui-ci. Dès lors que les antennes de téléphonies doivent, en vertu des principes rappelés ci-dessus, être prioritairement installées en zone constructible, un système prétendument en cascade telle que celui qui est instauré par l'initiative ne peut, comme première priorité, exclure la presque totalité de la zone constructible. En réplique, les recourants invoquent l'arrêt 1C_167/2018 du 8 janvier 2019, mais la réglementation en cascade qui était attaquée - et a été jugée conforme au droit fédéral - prévoyait l'implantation des installations de téléphonie mobile en priorité dans des zones constructibles, au contraire de ce que prévoit l'initiative. Tout autant que la précédente, l'initiative apparaît ainsi contraire au droit supérieur, de sorte que la décision d'invalidation ne viole pas les droits politiques.