Citation: 4A_263/2017 E. 3.2

3.2. Sous le titre «reddition de compte», l'art. 400 al. 1 CO impose au mandataire qui en est requis par le mandant de rendre en tout temps compte de sa gestion. Le mandant dispose ainsi d'un droit à l'information lui permettant de vérifier si les activités du mandataire correspondent à une bonne et fidèle exécution du mandat. La reddition de compte est étroitement liée au fait que l'exécution du mandat sert l'intérêt d'autrui (ATF 139 III 49 consid. 4.1.2 et les arrêts cités; 110 II 181 consid. 2 p. 182; cf. entre autres WALTER FELLMANN, Berner Kommentar, 1992, nos 13 s. et 19 ad art. 400 CO). Le droit à la reddition de compte fondé sur l'art. 400 CO est une prétention de droit matériel qui, en tant que droit accessoire indépendant, peut faire l'objet d'une action en exécution. La reddition de compte doit être distinguée de l'obligation procédurale de collaborer en produisant les titres requis (art. 160 al. 1 let. b CPC; ATF 141 III 564 consid. 4.2.2; NICOLAS JEANDIN, in CPC commenté, 2011, n° 5 ad art. 160 CPC).