Citation: 4A_490/2021 E. 4.2.2

4.2.2. Avec la cour cantonale, il faut admettre qu'il ne pesait pas, sur le résultat de l'activité promise par Z.________ SA, un aléa comparable à celui planant sur la prestation d'un mandataire. On ne voit pas, dans l'état de fait qui lie la cour de céans, ce qui eût pu empêcher Z.________ SA de garantir un résultat et eût justifié qu'elle s'engageât seulement à exécuter ses obligations avec toute la diligence requise. Même si l'on ignore le contenu précis de l'annexe, le fait de réglementer les standards de qualité à atteindre peut être vu comme l'un des signes plaidant pour une obligation de résultat. L'on concédera à la recourante que de tels standards peuvent aussi se rencontrer dans un mandat; en revanche, l'engagement de garantir une performance minimale de 95% ne semble guère compatible avec ce type de contrat. La recourante voudrait imposer la thèse d'une simple quantification (5%) de "l'aléa irréductible propre à une obligation de moyen". Elle ne parvient pas à convaincre: car on ne voit guère comment il serait possible de chiffrer la part d'imprévu entourant une obligation de moyen et de garantir un résultat à 95%. La recourante n'est d'ailleurs guère loquace sur les aléas qui grèveraient les prestations dues à C.________ SA. Elle préfère se retrancher derrière l'argument selon lequel lesdites obligations ne modifieraient pas le monde matériel ou immatériel. Dans le même temps, elle concède que des choses mobilières devaient être déplacées, ce qui peut constituer une telle modification. Toutefois, elle se trompe derechef lorsqu'elle pense pouvoir en déduire l'existence d'un contrat de transport (cf. consid. 4.2.3 infra). La recourante croit aussi déceler dans la relation contractuelle une autre caractéristique du mandat, soit l'élément de confiance, que les juges cantonaux auraient sous-estimé. Elle en veut pour preuve que le courrier ne devait pas être ouvert subrepticement, ni être acheminé avec retard. On trouve certes dans le contrat une clause de confidentialité et un renvoi aux dispositions relatives au secret postal. Cependant, la nécessité d'entretenir une certaine confiance ne s'impose pas seulement dans le mandat (cf. supra consid. 4.1.3 i.f.). Et cet aspect ne saurait être surestimé dans le cas concret, où la cliente principale, soit C.________ SA, s'est accommodée d'une solution de sous-traitance. Même si elle connaissait déjà Z.________ SA en raison du précédent contrat, elle a bel et bien permis la délégation des prestations. La recourante échoue ainsi à démontrer que leur relation contractuelle revêtait les traits d'un mandat proprement dit, ou des éléments prépondérants de ce contrat.