Citation: 6B_800/2022 E. 3.4.3

3.4.3. Les déclarations de O.________ sont claires. Elle ne voulait pas un rapprochement sexuel avec l'intimé, mais elle n'a pas réussi à s'y opposer "car elle avait peur et ne savait que faire". Ses amies qui étaient présentes ont confirmé qu'elle avait pleuré juste après le shooting, ce qui montre que O.________ a mal vécu les actes d'ordre sexuel. En écartant les déclarations de la jeune femme et de ses amies et en retenant sur la seule base des photos et de la vidéo que la jeune femme était consentante et qu'elle aurait pu refuser les actes d'ordre sexuel, la cour cantonale a versé dans l'arbitraire. Comme vu ci-dessus (consid. 2.5.3) et contrairement à ce qu'estime la cour cantonale, les images ne constituent pas "la reproduction objective de la réalité, de ce qui s'est réellement passé", mais donne une image très partiale de celle-ci. En effet, elles ne permettent ni de savoir ce qui s'est passé avant les actes ni de déceler l'état d'esprit de la jeune femme.