Citation: 5A_344/2007 02.08.2007 E. 1

2.3 Le recourant conteste les constatations de fait relatives à ses capacités d'autonomie et à son état psychique, sans toutefois démontrer - selon les exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, qui s'inspirent de celles de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (ATF 130 I 258 consid. 1.3; cf. FF 2001 p. 4093 et 4135) - pourquoi ces constatations seraient manifestement inexactes (art. 105 al. 2 LTF), partant arbitraires au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40). Sur la base des constatations de fait de l'arrêt attaqué, qui lient ainsi le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), ses griefs sont pour le surplus infondés. Contrairement à ce qu'il prétend, les juges cantonaux n'ont pas manqué d'examiner si les conditions d'application de l'art. 397a al. 1 CC étaient remplies. Ils ont estimé que tel était le cas au moment où l'Autorité tutélaire avait rendu sa décision, ce que le recourant ne conteste pas valablement. Se fondant sur une expertise du 4 avril 2005, selon laquelle il devait être maintenu hospitalisé afin d'améliorer sa "compliance" au traitement et d'être aidé pour travailler sur ses aptitudes sociales, il soutient que celle-ci ne justifie plus une privation de liberté, d'autant qu'elle ne mentionnait qu'une hospitalisation et ne se référait ni à ses capacités d'autonomie, ni à son état psychique: outre que cette expertise ne résulte pas de l'arrêt entrepris, elle n'est en rien pertinente pour déterminer si, à l'heure actuelle, les conditions d'une mesure de privation de liberté sont remplies. A cet égard, l'autorité cantonale a considéré, eu égard à l'avis du médecin traitant, que le temps d'attente de six mois nécessaire pour consolider l'évolution constatée chez l'intéressé n'était pas entièrement écoulé lorsque la décision attaquée devant elle avait été rendue, mais qu'il convenait d'ores et déjà, la fin des six mois approchant, que l'Autorité tutélaire invite ledit médecin à déposer un nouveau rapport afin d'envisager les possibilités de sortie de l'intéressé du home vers un appartement autonome, partant, de réexaminer à bref délai sa situation. Le maintien de la privation de liberté à des fins d'assistance selon l'art. 397a CC se révèle ainsi conforme au droit fédéral et, en particulier, au principe de la proportionnalité.