Citation: 5A_524/2016 E. 3.3

3.3. En l'occurrence, le considérant de l'arrêt attaqué visé par l'époux fait l'objet d'une double motivation: d'une part, selon la cour cantonale, le premier juge n'a pas violé le droit d'être entendu du recourant dès lors que celui-ci a pu s'exprimer sur le bordereau de pièces de l'intimée en audience; d'autre part, une éventuelle violation du droit d'être entendu a été réparée en deuxième instance, la juridiction d'appel ayant plein pouvoir de cognition. Lorsque la décision attaquée comporte plusieurs motivations indépendantes, alternatives ou subsidiaires, toutes suffisantes pour sceller le sort de la cause, la partie recourante doit, sous peine d'irrecevabilité, démontrer que chacune d'elles est contraire au droit en se conformant aux exigences de motivation requises (ATF 138 I 97 consid. 4.1.4 p. 100 et les références; 138 III 728 consid. 3.4 p. 734s.). En l'espèce, l'époux ne s'en prend pas valablement au deuxième motif, son écriture ne traitant pas de la question de l'effet guérisseur en appel. En effet, les arguments qu'il fait valoir en lien avec la procédure de deuxième instance concernent l'établissement des faits (pour l'examen du grief d'arbitraire dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves, cf. infra consid. 4 ss) et non la violation de son droit d'être entendu. Par conséquent, le grief est irrecevable, le recourant n'ayant pas valablement critiqué un des motifs de la décision.