Citation: I 222/05 13.10.2005 E. 4

4.1 En l'occurrence, le rapport médical du médecin-conseil de l'INSS du 24 octobre 2002 remplit toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). Reprenant à son compte les constatations contenues dans ce rapport médical, le docteur L.________ a évalué la capacité de travail résiduelle du recourant et déterminé les activités adaptées à son handicap. Sur la base d'un diagnostic pratiquement superposable à celui de ses confrères, le docteur A.________ a fait état d'une incapacité de travail supérieure à 53 % dans toute activité, y compris dans celles qui tiennent compte des limitations fonctionnelles du patient (éviter les positions assise et debout prolongées et le port de charges, même légères). Il a en particulier estimé, qu'en raison des arrêts de travail prévisibles consécutifs à une exacerbation de ses troubles physiques, le recourant n'atteindrait pas, dans une activité adaptée, une rentabilité suffisante pour travailler au service d'un employeur. En l'absence de tout déficit fonctionnel, - attesté par l'électromyographie pratiquée en mai 2002 -, les conclusions divergentes du docteur A.________ quant à la capacité de travail de son patient ne peuvent être suivies. D'ailleurs ce médecin n'explique pas pour quelles raisons les douleurs de son patient s'accentueraient dans une activité adaptée au point de ne pas pouvoir l'exercer avec un rendement suffisant. Aussi, le Tribunal fédéral des assurances n'a-t-il aucune raison de s'écarter des appréciations concordantes du médecin-conseil de l'INSS et du docteur L.________ sur la capacité de travail du recourant, dès lors qu'elles ne sauraient être remise en cause par le rapport du docteur A.________ du 23 mars 2004. Cela étant, c'est à juste titre que les instances inférieures ont considéré que l'intéressé était totalement capable d'exercer une activité adaptée. 4.2 Au demeurant, on rappellera que si le recourant est incapable d'exercer son ancienne profession de manoeuvre dans une scierie, cela ne signifie toutefois pas encore qu'il soit invalide au regard du droit suisse. D'après la jurisprudence, on applique de manière générale dans le domaine de l'assurance-invalidité le principe selon lequel un invalide doit, avant de requérir des prestations de l'assurance-invalidité, entreprendre de son propre chef tout ce qu'on peut raisonnablement attendre de lui pour atténuer le mieux possible les conséquences de son invalidité; c'est pourquoi un assuré n'a pas droit à une rente lorsqu'il serait en mesure, au besoin en changeant de profession, d'obtenir un revenu excluant une invalidité ouvrant droit à une rente (ATF 123 V 96 consid. 4c, 113 V 28 consid. a; Meyer-Blaser, Bundesgesetz über die Invalidenversicherung [IVG] ad art. 28 LAI, p. 221).