Citation: 6B_72/2017 E. 1.9

1.9. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir retenu que la victime aurait inventé cette histoire pour se venger de la relation qu'il a entretenue avec I.________, une amie de la recourante 2. Comme l'a précisé la cour cantonale, l'intimée 2 a dénoncé le recourant alors qu'il était déjà sorti de sa vie et de celle de sa mère. Elle n'a donc pas eu pour intention directe de lui faire quitter le domicile. La découverte que son amie I.________ avait renoué une relation avec le recourant est survenue environ quatre à cinq mois avant que l'intimée 2 le dénonce. L'experte a cependant relevé que lorsque l'intimée 2 avait déclaré que le recourant " avait trompé ma mère avec I.________ et I.________ m'a trompée avec [le recourant]", elle semblait avoir ressenti la trahison et en vouloir à I.________ et non au recourant. Quant au mal que ce dernier aurait pu faire à l'intimée 3, le couple avait rompu et sa mère n'aurait pas souffert de le voir avec I.________. Par voie de conséquence, le recourant ne parvient pas à démontrer que la victime aurait agi dans le but de lui nuire. Enfin, le fait qu'un témoin indique que la victime serait homosexuelle et disposerait d'un caractère fort n'est pas inconciliable avec le déroulement des faits retenu par la cour cantonale. Quant aux déclarations de H.________, qui ne confirment pas l'allégation de la victime selon laquelle elle lui aurait confié ne pas vouloir rester avec le recourant, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, ne pas retenir ce témoignage à charge. En effet, la grand-mère n'a pas été entendue directement mais a indiqué à la police que l'intimée 2 ne s'était jamais confiée à elle. Cela ne suffit pas à mettre en doute les déclarations de l'intimée 2 sur les faits de la cause. Enfin, la cour cantonale a également mis en évidence plusieurs autres éléments en défaveur de la thèse soutenue par le recourant. Ce dernier, même s'il a confirmé ne jamais s'être engagé dans une relation intime avant l'âge adulte de ses partenaires, a précisé néanmoins qu'il préférait les jeunes femmes. L'expert chargé de son expertise a parlé d'une souffrance vis-à-vis de ses relations intimes et d'une difficulté à être épanoui et satisfait sur le plan de la sexualité. Le recourant n'a entretenu aucune relation sexuelle avec l'intimée 3 alors qu'il a partagé sa vie durant plus de deux ans. Il a adopté un comportement inadéquat envers l'une de ses ex-amies, J.________. Enfin, la description de la durée des actes de pénétration, donnée par l'intimée 2, soit quelques allers et retours, correspond précisément aux troubles sexuels dont souffre le recourant et dont il indique ne pas avoir parlé avec celle-ci ou sa soeur. La cour cantonale n'est ainsi pas tombée dans l'arbitraire en retenant que la description des actes présentée par l'intimée 2 pouvait être retenue en ce qui concerne leur nature. Quant à leur fréquence, les troubles dont souffre la victime elle-même n'ont pas permis d'investiguer le nombre exact d'actes subis, mais la cour cantonale pouvait retenir qu'il y avait eu plusieurs rapports sexuels complets sous la menace. Le grief tiré de l'établissement arbitraire des faits est donc mal fondé.