Citation: 6B_872/2022 E. 2.3

2.3. Le recourant reproche à la cour cantonale de s'être arbitrairement basée sur les déclarations de l'intimée qu'aucun "élément de preuve direct" ne viendrait corroborer, au détriment de ses dénégations constantes. Son écriture consiste pour l'essentiel en une vaste rediscussion des faits et des moyens de preuves, par laquelle il oppose sa propre appréciation à celle de la cour cantonale. En grande partie appellatoire, son argumentation est dans une large mesure irrecevable. Il en va ainsi lorsqu'il fait valoir que les photos produites par l'intimée ne constitueraient pas des indices quant au déroulement des faits car, non datées, elles seraient antérieures à l'événement en cause, alors qu'il ressort de l'arrêt attaqué (cf. consid. 4.3 p. 10) et du dossier cantonal (cf. pièces 3/13 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF) que deux photos datent du 19 décembre 2020 et que l'on y distingue clairement la voiture du recourant à côté de celle de l'intimée, la première empiétant sur la place de la deuxième. Quant aux photos antérieures à cette date, dévoilant que le recourant a, à maintes reprises, empiété sur la place de l'intimée et révélant des marques laissées sur les véhicules respectifs, elles constituaient des indices supplémentaires dont la prise en compte est exempte d'arbitraire. L'interprétation desdites marques à laquelle se livre le recourant est purement appellatoire, partant irrecevable. Il en va de même lorsqu'il affirme péremptoirement que lorsqu'il stationne à proximité d'un autre véhicule "il met sa main entre les portières pour éviter le choc" ou encore lorsqu'il prétend, notamment, que s'il était réellement l'auteur des dégâts, il n'aurait pas nié les faits dans la mesure où il dispose d'une assurance casco complète. Le recourant se fonde en outre sur des faits non constatés dans le jugement attaqué sans démontrer l'arbitraire de leur omission. Il en va notamment ainsi lorsqu'il fait valoir qu'il aurait donné un rendez-vous à l'intimée afin de procéder à un constat des deux véhicules. Il en va de même lorsqu'il affirme s'être garé, ce jour-là, après l'intimée; élément qui, au demeurant, n'est pas susceptible de rendre l'appréciation de la cour cantonale arbitraire dans son résultat. Vu ce qui précède, et quoi qu'en dise le recourant, on ne saurait, sous l'angle de l'arbitraire reprocher à la juridiction cantonale de s'être convaincue qu'il était bien l'auteur des dégâts constatés sur la voiture de l'intimée. Elle a en effet fondé son intime conviction sur un ensemble d'indices convergents, en particulier les photographies produites par l'intimée et les déclarations de celle-ci. Les dénégations du recourant ne permettent pas d'ébranler l'ensemble de ces indices. Le grief du recourant doit être rejeté, dans la faible mesure de sa recevabilité.