Citation: 1C_555/2008 01.04.2009 E. 4

Le recourant prétend qu'il n'aurait commis qu'une faute légère au sens de l'art. 16a LCR. Il part toutefois de la prémisse qu'il aurait été victime d'un malaise soudain, et qu'il aurait pris toutes les mesures commandées par les circonstances (pauses régulières, arrêt immédiat du véhicule dans un endroit peu dangereux). Cette version des faits n'est pas celle qui a été retenue, sans arbitraire, par la cour cantonale. Dans la mesure où l'assoupissement du recourant est dû essentiellement à un manque de sommeil, il devait - sauf circonstances exceptionnelles liées à une maladie - être précédé de signes annonciateurs. La faute du recourant consiste à n'avoir pas tenu compte de ces signes et pris le risque de s'engager dans le trafic. La mise en danger, qualifiée d'abstraite par la cour cantonale, ne saurait être considérée comme légère, puisque le risque d'accident, dans un tel cas, est particulièrement élevé (ATF 126 II 206 consid. 2b p. 209). L'application de l'art. 16c al. 2 let. b LCR (minimum légal compte tenu de l'état de récidive du recourant) est ainsi conforme à la loi.