Citation: 8C_45/2022 E. 4.3.3

4.3.3. En l'espèce, rien n'indique que la situation économique de l'ancien employeur C.________ SA ne lui aurait pas permis d'augmenter le salaire du recourant dans une mesure usuelle. En tous les cas, cela ne saurait être déduit de l'allégué du recourant que C.________ SA aurait cessé d'exister, car cette société a uniquement changé sa raison sociale et son siège selon les indications figurant au registre du commerce, qui sont accessibles par internet et constituent des faits notoires que le Tribunal fédéral peut librement prendre en compte (ATF 143 IV 380 consid. 1.1.1; 138 II 557 consid. 6.2 et les références). Comme l'employeur a attesté une augmentation du salaire, on ne peut pas non plus partir d'une stagnation du salaire selon la jurisprudence mentionnée, même si l'évolution salariale a été plus lente que dans la période précédente de 2008 à 2012. Les premiers juges ont d'ailleurs constaté que la quotité de l'augmentation reposait sur une convention collective de travail. Il n'est dès lors pas possible de conclure que le recourant aurait changé d'activité et obtenu des revenus plus élevés. Par conséquent, il n'y a pas non plus lieu de s'écarter du principe que sont déterminants les renseignements concrets du dernier employeur et de s'appuyer au lieu de ceux-ci sur les valeurs statistiques, plus concrètement sur la statistique concernant l'évolution des salaires nominaux. Au demeurant, cette statistique regroupe plusieurs branches économiques et ne reflète ainsi pas forcément la réalité d'une branche d'activité concrète (arrêt 9C_414/2011 du 11 juillet 2011 consid. 4.3).