Citation: 5A_587/2015 E. 2.1.2

2.1.2. La juridiction cantonale a ensuite considéré que, contrairement au cas des aéroports où l'octroi de la concession était lié à un droit d'expropriation, aucune norme de droit cantonal n'était susceptible de conférer au concessionnaire d'utilisation du domaine public un droit d'expropriation s'agissant de travaux de réfection du port de plaisance faisant l'objet de la concession. La compétence du tribunal de l'expropriation, en cas d'expropriation matérielle, n'était en outre donnée que lorsque la collectivité procédait par une loi, un règlement ou un plan (art. 116 de La loi vaudoise sur l'expropriation du 25 novembre 1974 [LE; RSV 710.01]), circonstances qui n'étaient pas données en l'espèce.