Citation: 2D_65/2007 03.09.2007 E. 3

Le recourant relève à juste titre qu'un recours en matière de droit public serait irrecevable, en vertu de l'art. 83 lettre c ch. 2 LTF, dès lors qu'il n'a aucun droit à une autorisation de séjour. C'est pourquoi, il entend former un recours constitutionnel subsidiaire pour violation des art. 9 et 29 Cst. 3.1 La qualité pour former un recours constitutionnel subsidiaire est subordonnée à un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée (art. 115 lettre b LTF). Dans un arrêt du 30 avril 2007 (ATF 133 I 185 ss), le Tribunal fédéral a décidé que la jurisprudence rendue sous l'empire de la loi fédérale d'organisation judiciaire du 16 décembre 1943 à propos de la qualité pour recourir dans le recours de droit public selon l'art. 88 OJ (ATF 126 I 81 et 121 I 261) restait valable pour définir cette qualité selon l'art. 115 lettre b LTF. Dès lors, l'interdiction générale de l'arbitraire découlant de l'art. 9 Cst. ne confère pas, à elle seule, une position juridique protégée au sens de l'art. 115 lettre b LTF. En d'autres termes, faute d'un droit à une autorisation de séjour, le recourant n'a pas qualité pour former un recours constitutionnel subsidiaire en invoquant la protection contre l'arbitraire. Au surplus, le recourant n'expose pas de manière satisfaisante aux exigences de la loi (cf. art. 42 al. 2 LTF en relation avec l'art. 106 al. 2 LTF) en quoi l'arrêt attaqué violerait la protection de la bonne foi prévue à l'art. 9 Cst. 3.2 Toutefois, comme il était admis pour l'ancien recours de droit public, le recourant qui n'a pas qualité pour agir au fond peut faire valoir la violation de ses droits de partie, équivalant à un déni de justice formel (ATF 133 I 185 consid. 6.2 p. 198/199), pour autant qu'il ne s'agisse pas de moyens ne pouvant être séparés du fond (continuation de la « Star Praxis », voir ATF 114 Ia 307 consid. 3c p. 312 s.). Le recourant peut donc se plaindre que la décision attaquée ne contient aucune motivation (ATF 133 I 185 consid. 6.2 p. 199). En revanche, il ne peut se plaindre de ce que la décision attaquée serait motivée de manière incomplète, peu différenciée ou, comme invoqué en l'espèce, qu'elle ne tiendrait pas compte de tous les arguments qu'il aurait soulevés devant la juridiction cantonale (ATF 129 I 217 consid. 1.4 p. 222). A cet égard, le grief de la violation du droit d'être entendu est irrecevable.