Citation: 2P.19/2000 30.10.2000 E. 3

3.- a) Ce dernier invoque la violation de l'art. 6 par. 1 CEDH et soutient que les décisions attaquées doivent être préalablement soumises à un tribunal indépendant et impartial, soit au Tribunal administratif genevois. Il prétend également que l'art. 58 al. 1 aCst. lui garantit l'accès à un tel tribunal. b) L'art. 58 al. 1 aCst. (cf. également l'art. 30 al. 1 Cst. dont la portée est similaire, cf. Message du Conseil fédéral du 20 novembre 1996 relatif à une nouvelle Constitution fédérale, in FF 1997 I p. 1 ss [cité: Message], p. 184 s.), qui consacre la garantie du juge naturel et l'interdiction de tribunaux extraordinaires, ne donne au citoyen pas de droit à ce que sa cause soit jugée par une autorité judiciaire (cf. Jörg Paul Müller, Grundrechte in der Schweiz, Berne 1999, p. 570-571 et 574-575), contrairement à l'art. 29a nCst. (cf. l'arrêté fédéral du 8 octobre 1999 relatifà la réforme de la justice, FF 1999 VIII p. 7831 ss), qui n'est toutefois pas encore en vigueur. Le grief soulevé est dès lors infondé. c) En vertu de l'art. 6 par. 1 CEDH, toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera en particulier des contestations sur ses droits et obligations de caractère civil. Toutefois, lorsque de telles décisions sont prises par des autorités administratives ne remplissant pas elles-mêmes les exigences de l'art. 6 par. 1 CEDH, un tel vice de procédure peut être réparé par le contrôle ultérieur "d'un organe judiciaire de pleine juridiction" (cf. l'arrêt non publié du 10 novembre 1995 en la cause D. contre Commission d'examens des avocats du canton de Genève consid. 2a et les références citées). d) Selon la jurisprudence, il est douteux que l'art. 6 par. 1 CEDH soit applicable aux examens professionnels, tels les examens d'avocat, soit aux épreuves dont la réussite est une condition préalable et directe à la délivrance de l'autorisation d'exercer une profession (cf. l'arrêt non publié du 29 novembre 1996 en la cause X. contre Commission d'examens des avocats du canton de Genève consid. 2 ainsi que celui précité du 10 novembre 1995 consid. 2). La question peut également rester indécise dans le cas particulier. Par ailleurs, selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, le grief de la violation de l'art. 6 par. 1 CEDH doit déjà avoir été invoqué en dernière instance cantonale, faute de quoi le recourant est présumé y avoir renoncé (cf. ATF 123 I 87 consid. 2b p. 89 et l'arrêt cité). Ce dernier n'est dès lors pas fondé à invoquer ce grief pour la première fois devant l'autorité de céans. De toute façon, même si l'art. 6 par. 1 CEDH était violé dans la mesure où les décisions attaquées ne pouvaient être soumises, au niveau cantonal, à un tribunal indépendant et impartial, un tel vice serait réparé. En effet, le Tribunal fédéral dispose à l'égard des griefs soulevés d'un pouvoir d'examen équivalant à celui d'un tribunal conforme aux exigences de l'art. 6 CEDH. En outre, il n'y a pas lieu de tenir une audience publique, que l'intéressé ne demande d'ailleurs pas.