Citation: 8C_785/2019 E. 4.3.2

4.3.2. S'agissant du point de savoir à quel taux d'activité l'assuré avait travaillé avant la survenance de son accident, la cour cantonale a retenu qu'il aurait déployé une activité irrégulière en 2016, tout comme il l'avait fait en 2015 pour le compte du même employeur, en rappelant que son salaire avait alors été soumis à de fortes variations (13'727 fr. de janvier à juin 2015 et 10'480 fr. de septembre à décembre 2015 selon l'extrait du compte individuel). Or selon la jurisprudence, la question de savoir si les critères de l'activité irrégulière et les fortes variations de salaire au sens de l'art. 23 al. 3 OLAA sont réalisées doit être examinée au regard de l'activité effectivement exercée au moment de l'accident, le parcours professionnel antérieur de l'assuré n'étant pas déterminant (cf. consid. 3.2 supra). En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que depuis son nouvel engagement auprès de B.________ Sàrl le 4 avril 2016, le recourant a travaillé à un taux d'activité de 100 %. Le fait que son salaire ait été versé en main propre par l'employeur n'y change rien, tout comme le fait que les salaires du mois d'avril et mai 2016 aient été déclarés à la caisse de compensation plus tard que ceux des autres ouvriers. Enfin, quant à la constatation des premiers juges selon laquelle les revenus bruts et nets dans les décomptes de salaire relatifs aux mois d'avril et de mai 2016 seraient bien supérieurs à ceux annoncés à la caisse de compensation, il s'avère en effet que seul le salaire de base (28 fr. x 180 heures, soit 5040 fr.) a été déclaré à celle-ci, sans tenir compte des autres indemnités auxquelles le recourant prétend (vacances payées par l'employeur, 13e salaire, indemnité professionnelle journalière, pause). La question de savoir s'il s'agit d'une erreur de comptabilité, comme le soutient le recourant, peut rester indécise, dans la mesure où ce point n'est pas déterminant pour trancher la question de savoir si l'assuré exerçait une activité irrégulière ou percevait un salaire soumis à de fortes variations (art. 23 al. 3 OLAA).