Citation: 1P.45/2006 24.07.2006 E. 4

Les recourants allèguent en outre que la constatation des faits ne correspond pas aux pièces figurant au dossier, desquelles il ressortirait que ce sont les locataires elles-mêmes qui ont procédé à la réunion des appartements. Se référant aux contrats de bail signés par D.________ ainsi qu'à la lettre adressée par celle-ci au Tribunal administratif le 10 novembre 2005, les recourants affirment que c'est elle qui a entrepris les travaux de réunion des appartements situés au 3ème étage. Or, rien de tel ne ressort de ces documents, si ce n'est un passage de la lettre précitée dans lequel D.________ expose que "la solution de relier ces appartements était facile" et qu'à son départ l'ouverture dans le mur serait refermée. Ce n'est à l'évidence pas suffisant pour en déduire que les travaux ont été réalisés par cette locataire, ce d'autant moins que les demandes d'autorisations complémentaires déposées par les recourants démontrent qu'ils avaient l'intention de procéder à des réunions d'appartements. Il en va de même en ce qui concerne les appartements du 1er étage, étant précisé que F.________ et E.________ ont déclaré, dans leur courrier du 2 novembre 2005 au Tribunal administratif, que ces appartements étaient communicants lorsqu'elles les ont visités avant de les prendre en location. Ainsi, les recourants n'établissent pas que l'autorité attaquée aurait négligé de prendre en considération, sans raison valable, un élément déterminant susceptible de modifier la décision. Au demeurant, ils se bornent à présenter leur propre appréciation des preuves, sans démontrer en quoi les constatations du Tribunal administratif seraient insoutenables. Ces critiques doivent donc être rejetées.