Citation: 4C.83/2007 07.06.2007 E. 4

Le premier point litigieux a trait à la manière dont les rapports de travail se sont éteints. 4.1 Selon les deux juridictions cantonales, un premier congé a été donné téléphoniquement par la défenderesse le 1er septembre 2005. Intervenu en temps inopportun, parce que la demanderesse était alors incapable de travailler, ce congé était nul (art. 336c al. 2 CO) et ne pouvait pas produire effet pour le prochain terme pertinent (ATF 128 III 212 consid. 3a p. 218 in limine). Le 6 novembre 2005, la demanderesse, cette fois, a fait part aux responsables du pub qu'elle avait décidé de cesser immédiatement son travail, information qui a été répercutée à la défenderesse le 9 du même mois au plus tard, avant que cette dernière n'adresse à son tour une lettre de congé, antidatée, à la travailleuse qui en a accusé réception le 11 novembre 2005 en se prévalant du délai de congé prévu dans le contrat cadre liant les parties. Les juges cantonaux ont estimé que, par sa manifestation de volonté exprimée le 6 novembre 2005, qui la liait, la demanderesse avait mis unilatéralement fin au contrat de travail, de sorte qu'elle ne pouvait pas fonder ses prétentions sur les dispositions relatives au congé abusif donné par l'employeur. Dans son recours en réforme, la demanderesse critique cette appréciation juridique des circonstances touchant la fin des rapports de travail. Elle conteste, tout d'abord, l'intention que les juges cantonaux lui ont prêtée à cet égard, en mettant en cause le caractère probant des témoignages sur lesquels ils se sont appuyés pour ce faire. A son avis, les rapports de travail auraient pris fin à la suite d'une résiliation immédiate du contrat émanant de la défenderesse et ne reposant pas sur de justes motifs.