Citation: I 320/01 10.12.2001 E. A

A.- A.________ a travaillé depuis le 10 décembre 1984 en qualité de gérante du centre de X.________ (Centerleiterin) de l'entreprise Y.________ AG. En tant que responsable pour la Suisse romande, elle effectuait les travaux liés à la gestion du magasin (mise en rayon, stockage, nettoyage), le service après-vente (réception des appareils défectueux, contrôles, petites réparations et expédition) et assumait les tâches administratives (petite comptabilité, commandes de pièces détachées et d'appareils, conseil à la clientèle). Elle percevait à ce titre une rémunération annuelle de 65 975 fr. Le 9 février 1996, son employeur a résilié les rapports de travail au 31 décembre 1996, date de la cessation d'exploitation du centre. Souffrant de douleurs aux hanches depuis 1982, A.________ a été opérée (pose de prothèses) à droite en 1989, puis à gauche en mars 1996. Ensuite de cette dernière opération, elle a été totalement incapable de travailler du 19 mars au 3 novembre 1996; elle a ensuite repris son activité à 50 % du 4 novembre 1996 au 1er décembre 1996, puis à 100 % jusqu'à l'échéance des rapports de travail. Depuis lors, elle a bénéficié d'indemnités journalières de l'assurance-chômage. Engagée le 26 mai 1997 par l'entreprise Z.________ SA comme auxiliaire conductrice filtres, elle a dû interrompre cette activité physiquement trop pénible le 23 juin 1997; depuis le 1er juin 1997 son médecin traitant, le docteur B.________, a attesté une incapacité de travail de 50 %. Par la suite, A.________ a encore travaillé à temps partiel d'août 1997 au mois de janvier 1999 comme vendeuse auprès de T.________ SA. Engagée en dernier lieu à plein temps dans le cadre d'un programme temporaire d'occupation (R.________), A.________ a dû réduire son activité à 50 % après un mois et demi. En date du 13 septembre 1996, A.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Par décision du 28 mars 2000 l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'OAI) a nié le droit de l'assurée à une rente, au motif que le degré de son invalidité (37 %), calculé sur la base d'un revenu annuel d'invalide de 31 000 fr. et d'un revenu sans invalidité de 49 400 fr., correspondant à la rémunération d'une vendeuse ou d'une responsable de rayon électroménager dans une grande surface, était insuffisant pour ouvrir le droit à une rente d'invalidité.