Citation: 4C.209/2002 28.11.2002 E. A

Le demandeur a été engagé par le défendeur le 11 février 1997 en qualité de concierge chargé des travaux de nettoyage d'un centre commercial, pour une durée de travail de 42 heures par semaine et un salaire de 4'200 fr. brut par mois. Dès le 3e mois, il a reçu un salaire de 4'500 fr. brut par mois. Dès le 1er janvier 1999, son salaire a été porté à 4'600 fr. brut par mois. Suite à une réorganisation de travail, le demandeur a reçu au mois d'août 1999 un cahier des charges prévoyant deux horaires alternatifs à effectuer à tour de rôle par deux concierges à plein temps (horaires de 43 et 44 heures par semaine), ainsi qu'un troisième horaire à effectuer par chacun des deux lors de vacances ou d'absences de son collègue (61 heures par semaine). Le 1er mars 2000, le demandeur s'est plaint par écrit au directeur du centre commercial du fait que son horaire effectif était de 43 à 44 heures par semaine alors que son contrat prévoyait un horaire de 42 heures. Il a demandé un horaire conforme à ce dernier de même que le paiement des heures supplémentaires effectuées et a reçu 8'300 fr. à ce titre en mai 2000. Le 6 juin 2000, le directeur du centre commercial a proposé au demandeur un nouveau contrat, sans augmentation ou réduction de salaire, pour un emploi de 45 heures par semaine. Le demandeur a refusé de telles conditions et a été congédié deux jours plus tard pour le 28 septembre 2000. La lettre de licenciement mentionne que lors de la séance du 6 juin 2000, le demandeur avait déclaré être incapable d'effectuer correctement les tâches qui lui avaient été confiées dans le délai imparti par ses supérieurs. En outre, il ne pouvait pas être toléré qu'il ne prenne pas ses pauses dans les lieux indiqués par les instructions du 24 mai 2000. Le demandeur a contesté le congé le 21 août 2000, l'estimant abusif au sens de l'art. 336 al. 1 lettres c et d CO.