Citation: U 160/99 22.09.2000 E. 3

3.- L'appréciation de la capacité de travail du recourant diverge selon les spécialistes qui ont été appelés à donner leur avis. Alors que le docteur B.________, médecin d'arrondissement de la CNA, estimait que le rendement du recourant était diminué de 20 % dans une activité de manoeuvre-maçon (rapport du 25 octobre 1996), ses confrères S.________ (rapport du 1er septembre 1995), M.________ (rapport du 26 février 1997) et P.________ (rapport du 14 janvier 1999, précité) ont attesté que l'incapacité de travail s'élève à 50 %. Au demeurant, il apparaît singulier de dire qu'un maçon peut continuer d'exercer sa profession, à condition de pouvoir s'asseoir, ne pas porter trop de charges et ne pas marcher sur un terrain inégal. En réalité, devant des appréciations aussi divergentes, lesquelles étaient de surcroît pour une bonne part antérieures à l'arthrodèse, il aurait fallu compléter l'instruction pour déterminer le degré de l'incapacité de travail ainsi que l'activité encore exigible de la part du recourant. Il s'ensuit que la cause sera renvoyée à la CNA (cf. RAMA 1993 n° U 170 p. 136) afin qu'elle évalue à nouveau la capacité de travail du recourant et le degré de son invalidité, conformément à l'art. 18 LAA, puis statue derechef sur le droit à la rente.