Citation: 2C_1037/2017 E. 4.2

4.2. A teneur de l'art. 63 al. 2 LTF, et sous réserve de l'art. 5 par. 1 annexe I ALCP (cf. infra consid. 4), l'autorisation d'établissement d'un étranger qui séjourne en Suisse légalement et sans interruption depuis plus de quinze ans, comme c'est le cas du recourant, ne peut être révoquée que pour les motifs mentionnés à l'art. 63 al. 1 let. b LEtr et à l'art. 62 al. 1 let. b LEtr. Selon l'art. 62 al. 1 let. b LEtr, l'autorité compétente peut révoquer une autorisation notamment si l'étranger a été condamné à une peine privative de liberté de longue durée. Constitue une peine privative de longue durée au sens de cette disposition toute peine dépassant un an, indépendamment du fait qu'elle soit ou non assortie (en tout ou partie) du sursis (ATF 139 I 145 consid. 2.1 p. 147; arrêt 2C_970/2017 du 7 mars 2018 consid. 3). En l'occurrence, il n'est pas contesté que le recourant a été condamné à une peine privative de liberté de deux ans assortie d'un sursis avec délai d'épreuve de quatre ans. Cela étant, le recourant remplit pleinement le motif permettant de révoquer son autorisation d'établissement en application de l'art. 62 al. 1 let. b LEtr par renvoi de l'art. 63 al. 2 LEtr.