Citation: 5A_99/2023 E. C

C.a. Divers échanges ont eu lieu entre les parties et la juge de paix, notamment quant au prétendu manquement de B.A.________ à son devoir d'information envers A.A.________ et à la communication parfois difficile entre les parties. C.b. Par requête du 14 juillet 2022, A.A.________ a conclu à ce que la juge de paix interdise à B.A.________ de se dessaisir et/ou d'aliéner les objets et biens, mobiliers ou immobiliers, faisant partie de la succession du défunt, à ce qu'il soit ordonné à B.A.________ de déposer un inventaire de ce qui en reste et à ce que B.A.________ informe A.A.________ sur la totalité de son activité depuis le décès et, à défaut pour B.A.________ d'obtempérer dans un bref délai, à ce qu'il soit prononcé sa destitution immédiate comme exécutrice testamentaire. C.c. Par requête du 19 juillet 2022, A.A.________ a conclu à la destitution immédiate de B.A.________ comme exécutrice testamentaire. Le 11 août 2022, B.A.________ a déposé des déterminations et a conclu au rejet des requêtes susvisées. C.d. Lors de l'audience du 17 août 2022, la juge de paix a notamment protocolé que les " parties s'énervent, crient chacune l'une contre l'autre, coupent la parole du Juge et élèvent la voix à son encontre ". Il est en outre indiqué, en bas de la première page, qu'une décision sur la destitution sera rendue. Par ailleurs, la page 2 du procès-verbal d'audience contient un projet d'accord que A.A.________ a finalement refusé de signer. Cet accord prévoyait que A.A.________ pourrait se rendre chaque week-end, dès cette date et jusqu'au 31 octobre 2022, du samedi à minuit et 1 minute au dimanche à 23 heures et 59 minutes au domicile du défunt, excepté le week-end du 8 et 9 octobre 2022, pour prendre tous les objets qu'elle souhaitait, sans limite et sans inventaire. Par ailleurs, B.A.________ s'était engagée à ne pas être présente dans l'appartement ni dans un périmètre d'un kilomètre, au motif que A.A.________ avait peur de B.A.________. Enfin, il avait été convenu que, dès le 1er novembre 2022, les mesures nécessaires seraient prises pour faire vider l'appartement. C.e. Par décision du 13 octobre 2022, la juge de paix a rejeté les requêtes de A.A.________ des 14 et 19 juillet 2022 (I), a dit que A.A.________ pourrait se rendre dans l'appartement de feu C.A.________ chaque week-end, dès notification de la décision et jusqu'au 31 décembre 2022, du samedi à minuit et 1 minute au dimanche à 23 heures et 59 minutes, sans la présence de B.A.________ dans l'appartement ni dans un périmètre d'un kilomètre, pour prendre tous les objets qu'elle souhaitait, sans limite, ni inventaire (II), a recommandé aux parties de prendre, dès le 1er janvier 2023, les mesures nécessaires pour vider l'appartement (III), a rappelé que B.A.________, en qualité d'exécutrice testamentaire, qui engageait sa responsabilité de ce fait, était chargée de faire respecter la volonté du défunt, notamment de gérer la succession, de payer les dettes et de procéder au partage conformément aux ordres du disposant ou suivant la loi, et qu'elle avait l'obligation de renseigner A.A.________, à sa demande et en tout temps, sur ce qui avait trait à la succession - et réciproquement (IV), a mis les frais judiciaires par 300 fr. à la charge de A.A.________ (V) et a dit qu'il n'était pas alloué de dépens (VI). C.f. Par acte du 27 octobre 2022, A.A.________ a recouru contre cette décision en concluant à sa réforme en ce sens que ses requêtes des 14 et 19 juillet 2022 soient admises et que l'exécutrice testamentaire B.A.________ soit révoquée. Subsidiairement, elle a conclu à ce que l'exécutrice testamentaire soit révoquée et qu'il lui soit ordonné, sous la menace de l'amende de l'art. 292 CP, de cesser toute activité ou démarche dans la succession, de déposer un inventaire des biens dont elle aurait disposé et d'établir et de déposer un rapport sur son activité. Plus subsidiairement, elle a conclu à ce que B.A.________ doive se conformer aux mêmes ordres, sans être révoquée, et, plus subsidiairement encore, à ce que la décision soit annulée et la cause renvoyée en première instance pour nouvelle décision. C.g. Par arrêt du 21 novembre 2022, la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal vaudois (ci-après: la Chambre des recours civile) a rejeté le recours dans la mesure de sa recevabilité.