Citation: 2C_420/2018 E. 6.1

6.1. Selon l'art. 62 al. 1 LEtr, l'autorité compétente peut révoquer une autorisation, à l'exception d'une autorisation d'établissement, notamment lorsque l'étranger ou son représentant légal a fait de fausses déclarations ou dissimulé des faits essentiels durant la procédure d'autorisation (art. 62 al. 1 let. a LEtr). L'étranger est en effet tenu d'informer l'autorité de manière complète et conforme à la vérité sur tous les faits déterminants pour l'octroi de l'autorisation (art. 90 let. a LEtr). Le silence ou l'information erronée doivent avoir été utilisés de manière intentionnelle, dans le but d'obtenir une autorisation. Il en va d'autant plus ainsi que la tromperie n'a pas à être causale, en ce sens qu'il n'est pas nécessaire qu'elle ait joué un rôle décisif dans l'octroi de l'autorisation. En outre, il importe peu que l'autorité eût pu, en faisant preuve de la diligence nécessaire, découvrir par elle-même les faits dissimulés (arrêt 2C_651/2009 du 1 er mars 2010 consid. 4.1.1 et les arrêts cités). En l'espèce, le recourant a fait un usage intentionnel de documents de légitimation dont il savait qu'ils étaient faux aux fins d'obtenir une autorisation de séjour pour exercer une activité lucrative qu'il savait également ne pouvoir obtenir sans cette tromperie. Les conditions de l'art. 62 al. 1 let. a LEtr sont réunies, comme l'a jugé à bon droit l'instance précédente.