Citation: 7B_889/2023 E. 4.3.4

4.3.4. 4.3.4.1. La recourante reproche aux juges cantonaux d'avoir arbitrairement omis certaines déclarations de l'intimé, notamment celles selon lesquelles il avait remarqué que quelque chose n'allait pas, qu'elle n'était pas dans le même état que les autres fois où ils avaient eu des relations sexuelles et qu'elle n'avait pas l'air bien, ainsi que celle selon laquelle c'était ce qui lui avait fait comprendre qu'il y avait eu un malentendu. La recourante considère que les juges cantonaux auraient dû constater que l'intimé savait qu'elle refuserait d'entretenir le rapport sexuel litigieux - ou l'aurait compris mais s'en serait accommodé - et qu'ils ne pouvaient pas retenir que l'intéressé ait légitimement pu penser qu'elle était consentante. 4.3.4.2. La cour cantonale n'a pas ignoré le fait que l'intimé avait déclaré que "quelque chose n'allait pas" et a précisé, dans son état de fait, qu'il aurait fait ce constat uniquement après avoir terminé le rapport sexuel litigieux, au moment où il aurait voulu prendre la recourante dans ses bras (cf. arrêt querellé, p. 12). Or ce constat ressort clairement des déclarations inscrites dans le procès-verbal du 25 août 2022 (cf. p. 5). On ne saurait dès lors reprocher à la cour cantonale, d'une part, d'avoir omis de prendre en compte les déclarations citées par la recourante et, d'autre part, de ne pas s'être fondée sur celles-ci afin d'en déduire que l'intimé pouvait se rendre compte que cette dernière n'était pas consentante à l'acte sexuel, le cas échéant s'accommoder à une absence de consentement. Tel aurait en effet éventuellement pu être le cas si l'intimé avait constaté que quelque chose n'allait pas avant ou pendant le rapport sexuel litigieux, raison pour laquelle le Ministère public a expressément demandé à l'intimé à quel moment il avait eu l'impression que quelque chose n'allait pas. Le grief de la recourante doit donc être écarté.