Citation: 4A_517/2022 E. 3.1

3.1. En premier lieu, la cour cantonale a considéré comme irrecevable l'allégation formulée dans l'appel, mais non constatée par l'autorité précédente, que l'expert H.________ n'aurait pas rempli sa mission, en établissant - aux dires des appelants - une troisième expertise, soit une " expertise globale ", au lieu du complément d'expertise requis dans l'ordonnance de preuves du 23 juin 2014 (laquelle le chargeait de répondre aux questions posées par les appelants dans leur courrier du 11 mars 2013). En effet, selon la cour cantonale, les appelants, pourtant dûment assistés, ne soulevaient à l'égard de l'omission de ce fait aucun grief de constatation inexacte des faits correctement motivé, se contentant de l'affirmer à longueur de pages. Cette affirmation était donc irrecevable, et la prétendue violation par l'intimé de son devoir de diligence, fondée sur un tel fait, également. Dès lors qu'il n'avait pas été constaté que l'expert n'aurait en définitive pas compris la nature de son mandat et ne l'aurait ainsi pas correctement exécuté, on ne pouvait reprocher à l'intimé de ne pas le lui avoir rappelé. En second lieu, la cour cantonale a relevé que les appelants n'avaient allégué en première instance ni la teneur des questions indiquées dans le courrier du 11 mars 2013 auxquelles l'expert aurait dû répondre, ni le contenu du rapport d'expertise. Dans ces conditions, il aurait été difficile de tenir compte de ces éléments pour considérer que le second n'aurait pas répondu aux questions qui lui étaient posées, les faits invoqués aux allégués 11, 46, 61, 62 et 65 n'étant pas suffisants pour instruire sur le fait que l'expert n'aurait pas rempli sa mission. Au demeurant, l'expert avait déclaré lors de son audition comme témoin qu' " il y avait un catalogue de questions et [ qu'il avait] répondu exactement à ce catalogue de questions ". Un tel témoignage, en l'absence d'autres éléments correctement allégués, rendait peu crédible le fait que l'expert n'ait pas compris sa mission ni rempli cette dernière. La cour cantonale a ajouté que l'expert avait expressément indiqué dans son rapport, sous le titre " 1.1 Mandat ": " le mandat d'expertise a été remis par l'ordonnance du 13 octobre 2014 [sic] du Tribunal d'arrondissement de l'Est vaudois, Vevey. Cette ordonnance mentionne que l'expert est chargé de répondre aux questions posées par les [appelants] dans leur courrier du 11 mars 2013 ". Une telle indication permettait d'infirmer que l'expert n'aurait pas compris sa mission telle qu'elle ressortait de l'ordonnance de preuves ni ne l'aurait exécutée correctement. En soutenant le contraire sans autre indication, les appelants faisaient preuve de témérité.