Citation: 5A_464/2022 E. A

A.a. B.A.________, né en 1968, et A.A.________, née en 1968, tous deux de nationalité suisse, se sont mariés en 1993 à U.________. Les enfants C.________, née en 1994, et D.________, née en 1996, aujourd'hui majeures, sont issues de cette union. Durant la vie commune, l'épouse ne travaillait pas; les conjoints et leurs deux filles ont ainsi vécu au moyen du seul salaire du mari, d'un montant de quelque 9'000 fr. nets par mois. A.b. Les époux se sont séparés, à tout le moins, le 1er janvier 2015. Leur séparation a été réglée par convention du 9 avril 2015, laquelle prévoyait que l'épouse conservait la jouissance du domicile conjugal et que le mari contribuait à l'entretien des siens par le versement d'une pension mensuelle de 4'000 fr. dès le 1er avril 2015, allocation de formation en sus par 300 fr., l'intéressé assumant en outre les frais d'écolage et de matériel d'études des enfants. Selon avenant des 9 et 12 septembre 2016, la pension de 4'300 fr. au total devait être répartie à raison de 2'800 fr. pour l'épouse et de 1'500 fr. pour la fille cadette.