Citation: 6B_947/2015 E. 9.12.2

9.12.2. Le recourant objecte ensuite que le témoignage de L.L.________, selon lequel C.________ aurait été vu s'éloignant tranquillement pendant l'exécution de M.________ qui venait d'être ramené de..., serait en contradiction avec les autres faits retenus dans la décision cantonale. Le recourant souligne, à ce propos, que L.L.________ (contredit sur ce point par plusieurs autres témoins) a situé le décès du détenu M.________ entre 10h00 et 10h30 (après la réunion sur la place centrale), alors que la cour cantonale a retenu que ce décès était survenu entre 7h45 et 8h00, avant ladite réunion. Il relève aussi que M.M.________ a affirmé que M.________ avait été amené à sa maison avant 7 heures du matin, soit largement avant la réunion de la fin de l'opération. Comme déjà indiqué, la cour cantonale n'a pas méconnu l'existence de différences dans la chronologie des faits tels qu'ils ont été relatés par les différents témoins. Par ailleurs, dans le cadre du principe de libre appréciation des preuves, rien ne s'oppose à ne retenir qu'une partie des déclarations d'un témoin globalement crédible (ATF 120 Ia 31 consid. 3, spéc. p. 39). Cela étant, sauf à démontrer - ce que ne fait pas le recourant - qu'il serait arbitraire de considérer que les dépositions en question ne divergent qu'en ce qui concerne la chronologie des événements, le seul fait que le témoin L.L.________ a situé l'exécution du détenu M.________ à un autre moment de la matinée ne démontre pas encore qu'il serait insoutenable d'apprécier comme crédibles ses déclarations relatives au décès de ce détenu. Le grief est infondé.