Citation: 4P.252/2002 31.03.2003 E. 3

3.1 Les recourants estiment que la Cour d'appel a violé leur droit d'être entendu en leur reprochant d'avoir tardivement invoqué l'argument selon lequel l'intimé n'avait droit à aucune commission sur les affaires des bureaux de Neuchâtel, Vaud, Bâle et du Tessin. Selon les recourants, les maximes d'office et inquisitoire prévues par les art. 29 et 66 de la Loi genevoise sur la juridiction des prud'hommes (LJP gen.) permettent aux plaideurs d'alléguer des faits à n'importe quel stade de la procédure, en particulier lorsqu'ils excèdent le cadre de l'objet du litige soumis jusqu'alors à la juridiction en question; or en l'espèce, jusqu'à l'arrêt de renvoi de la Cour d'appel, le litige était limité à la question de savoir si l'intimé avait droit à des commissions sur les affaires de X.________ SA en sus de celles de PG. Par ailleurs, en contestant d'emblée tout droit à des commissions sur les affaires de X.________ SA, les recourants estiment avoir également nié le droit de l'intimé à des commissions sur les affaires des bureaux de cette société situés dans les cantons de Vaud, Neuchâtel, Bâle et du Tessin. Les recourants reprochent encore aux juges cantonaux de "ne pas avoir invité les parties à leur fournir des éléments complémentaires sur les activités déployées par les bureaux autres que Genève et Zoug" et d'avoir ainsi violé arbitrairement la maxime inquisitoire prévue par le droit cantonal. Enfin, le rejet de leur argumentation serait insuffisamment motivé. 3.2 Le droit d'être entendu est une garantie constitutionnelle de caractère formel, dont la violation doit entraîner l'annulation de la décision attaquée, indépendamment des chances de succès du recours sur le fond. Tel qu'il est reconnu par l'art. 29 al. 2 Cst., il comprend notamment le droit pour l'intéressé d'offrir des preuves pertinentes, de prendre connaissance du dossier, d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes, de participer à l'administration des preuves essentielles ou à tout le moins de s'exprimer sur son résultat lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 126 I 15 consid. 2a/aa p. 16 et les arrêts cités).