Citation: 8C_242/2018 E. 6.2

6.2. Au surplus le refus de la mesure en cause par l'intimé est fondé sur la règle selon laquelle la prise en charge partielle du salaire des maîtres d'apprentissage ne peut être accordée que pour une durée d'une année au maximum, mais au plus jusqu'à la fin de l'année scolaire. La recourante conteste ce refus en invoquant un excès du pouvoir d'appréciation, ainsi qu'une violation du principe de la proportionnalité. Elle fait valoir qu'en interrompant la mesure à la fin de l'année scolaire, le SECO va à l'encontre du but recherché, ce qui a pour effet de rendre la mesure inopérante. Ce faisant, la recourante n'expose toutefois pas en quoi le SECO, en limitant la prise en charge partielle du salaire des maîtres d'apprentissage à la durée de l'année scolaire, aurait commis un excès positif ("Ermessensüberschreitung") ou négatif ("Ermessensunterschreitung") de son pouvoir d'appréciation ou aurait abusé ("Ermessensmissbrauch") de celui-ci. En particulier elle ne démontre pas à satisfaction de droit (art. 42 al. 2 LTF) que la limitation de la mesure à la durée de l'année scolaire repose sur des critères inappropriés ou qu'elle ne tient pas compte de circonstances pertinentes ni de critères objectifs. Quant au grief de violation du principe de proportionnalité, il est également mal fondé, dans la mesure où l'octroi de la mesure pour une durée d'une année maximum, mais au plus jusqu'à la fin de l'année scolaire, n'apparaît pas comme une mesure restrictive soumise aux conditions posées par la jurisprudence au regard du principe de proportionnalité (sur ces conditions, cf. ATF 142 I 76 consid. 3.5.1 p. 84; 141 I 1 consid. 5.3.2 p. 7; 140 I 257 consid. 6.3.1 p. 267; 138 I 331 consid. 7.4.3.1 p. 346 et les arrêts cités).