Citation: 6B_673/2016 E. 5.3

5.3. En ce qui concerne la constatation des faits, la Cour de justice a discuté de manière méthodique et détaillée les découvertes de la brigade de criminalité informatique, les déductions que celle-ci a proposées, les objections de l'expert mandaté à titre privé par le recourant, et les observations de l'inspecteur D.________ relatives à ces objections. Elle a relevé certaines incohérences dans les déclarations du recourant. En particulier, elle juge difficilement compréhensible que le recourant se soit prétendument fait remettre un logiciel à la seule fin de charger un seul texte sur les serveurs, alors qu'il lui eût suffit de remettre ce texte au « responsable informatique » du groupe. Devant le Tribunal fédéral, le recourant se plaint manifestement à tort d'un exposé des faits prétendument insuffisant au regard des exigences de l'art. 112 al. 1 let. b LTF. Pour le surplus, il revient méthodiquement, lui aussi, sur les discussions développées dans l'arrêt attaqué. Il s'efforce de minimiser la portée de ses propres déclarations et, également, de minimiser la signification des éléments techniques relevés par la brigade de criminalité informatique. Il dénonce une appréciation censément arbitraire et contraire à la présomption d'innocence. Il critique les termes « l'expert D.________ » présents dans la motivation de l'arrêt attaqué, alors que ce spécialiste n'était pas désigné en qualité d'expert aux termes des art. 182 et ss CPP. Le Tribunal fédéral ne voit cependant pas que la Cour ait surestimé la force probante des explications apportées par l'inspecteur. On ne discerne pas non plus sur quels points le recourant reproche réellement aux précédents juges, sinon par de simples protestations ou dénégations, d'avoir commis une erreur certaine ou de s'être livrés à une appréciation absolument insoutenable des preuves disponibles. Il est certes vrai que certains éléments retenus par la Cour à titre d'indices de culpabilité, tels le refus du recourant de dénoncer les autres coauteurs et ses efforts tendant à apporter la preuve de la vérité, ne sont guère pertinents; ces éléments ne sont toutefois pas nécessaires pour fonder le verdict. En réalité, l'argumentation présentée tend surtout à substituer une appréciation différente de celle de l'autorité précédente; elle est à cet égard irrecevable au regard de la jurisprudence déjà citée relative à l'art. 97 al. 1 LTF. Ainsi, le recourant ne parvient pas à mettre en doute qu'il ait personnellement et sciemment participé à l'exécution du délit, ou laissé des tiers participer à l'exécution avec son propre matériel. Selon ses propres déclarations, le recourant a participé à l'élaboration des sites accessibles aux internautes. Il s'est exprimé de cette manière devant le juge civil puis dans l'enquête pénale. Il avait personnellement un litige avec l'intimé. Il entretenait des contacts avec plusieurs autres personnes qui se disaient elles aussi lésées par l'intimé; ces contacts étaient étroits au point que le recourant laissait lesdites personnes accéder à ses locaux professionnels et à l'un de ses ordinateurs. Dans ce contexte, l'aveu ne présente pas d'ambiguïté; il peut au contraire être compris littéralement, en ce sens que la participation du recourant était similaire à celles d'autres participants plutôt que seulement insignifiante ou subalterne.