Citation: 4C.71/2007 18.04.2007 E. B

Devant le Tribunal des baux du canton de Vaud, la locataire a déposé une requête qu'elle dirigeait contre « Y.________, représenté par B.________ SA »; ses conclusions tendaient principalement à l'annulation de la décision du 8 février 2005 et à l'annulation du congé; subsidiairement, la demanderesse demandait l'annulation de la décision et l'octroi d'une première prolongation du bail. Y.________ a fait valoir que ce contrat liait la demanderesse à A.________ SA, que lui-même n'y était pas partie et qu'il n'avait donc pas qualité pour défendre dans ce procès. Le Tribunal des baux a statué par un jugement présidentiel daté du 15 juillet 2005. Accueillant l'argumentation du défendeur, il a débouté la demanderesse de ses conclusions. Il a constaté que le défendeur était l'administrateur unique de A.________ SA et de B.________ SA. Néanmoins, il n'était pas partie au contrat de bail à loyer et, par son conseil, la demanderesse avait commis une erreur irréparable, d'ailleurs incontestée, en dirigeant sa requête contre lui plutôt que contre A.________ SA. La demanderesse ne pouvait pas prétendre s'être fiée de bonne foi aux indications du procès-verbal du 8 février 2005 car, le 7 avril 2004, elle avait ouvert action contre la société et elle connaissait donc l'identité de la bailleresse. Celle-ci lui était connue par suite d'autres circonstances encore et l'identité aurait pu être vérifiée, de plus, par une recherche au registre foncier.