Citation: 6B_278/2019 E. 3

Conformément à l'art. 78 LTF, le recours en matière pénale est en principe ouvert contre une décision prise, comme en l'espèce, en dernière instance cantonale dans une cause pénale. La décision attaquée est de nature incidente. Elle n'entre pas dans le champ d'application de l'art. 92 LTF (cf. ATF 133 IV 139 consid. 4 p. 140). Elle ne peut ainsi faire l'objet d'un recours au Tribunal fédéral que si elle est propre à causer un préjudice irréparable à son destinataire (art. 93 al. 1 let. a LTF) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b LTF). Cette dernière condition n'entre manifestement pas en considération. Quant au préjudice irréparable, il se rapporte, dans la procédure de recours en matière pénale, à un dommage de nature juridique qui ne puisse pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision favorable à la partie recourante (ATF 144 IV 90 consid. 1.1.3 p. 95 et les références citées). La demande d'effet suspensif du recourant concerne uniquement le chiffre 3 du dispositif du jugement du 10 janvier 2019. Selon lui, l'assistance de probation ordonnée ne lui permettrait pas de disposer de son pécule à sa libération. Or il aurait eu deux factures urgentes à payer, soit son loyer le 25 janvier 2019, et une avance de frais dans un procès civil le 31 janvier 2019. Toutefois, le recourant allègue lui-même qu'après être intervenu auprès du service concerné, il a obtenu la libération des fonds nécessaires au paiement de ces deux factures. Ainsi, de l'aveu même du recourant, il n'a finalement subi aucun préjudice irréparable du fait du refus de l'octroi de l'effet suspensif. Partant, son recours est irrecevable.