Citation: 4C.47/2001 11.05.2001 E. 3

3.- Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit conduire son raisonnement sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents et régulièrement allégués (art. 64 OJ; ATF 126 III 59 consid. 2a; 119 II 353 consid. 5c/aa; 117 II 256 consid. 2a). Celui qui s'en prend à une constatation de fait, dans le cadre d'un recours en réforme, doit établir les conditions de l'une de ces exceptions (ATF 115 II 399 consid. 2a p. 400). Sous réserve de ces cas, il ne peut pas être présenté de griefs contre l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée l'autorité cantonale ou contre les constatations de fait, ni de faits ou moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ; ATF 126 III 59 consid. 2a; 120 II 280 consid. 6c). En cherchant à démontrer que la cour cantonale aurait dû reconnaître de justes motifs de résiliation immédiate, le défendeur complète les faits constatés, sans se prévaloir d'une exception lui permettant de s'en écarter: il reproduit de larges extraits de témoignages et reprend l'appréciation des juges de première instance, ce qui n'est pas admissible. La Cour de céans se fondera donc uniquement sur les faits retenus par l'autorité cantonale de recours pour contrôler si le droit fédéral a été correctement appliqué.