Citation: 4A_394/2017 E. C

Le 11 août 2017, A.________ (ci-après: la recourante) a formé un recours en matière civile, pour violation de l'art. 190 al. 2 let. b LDIP, aux fins d'obtenir l'annulation de la "sentence partielle" du 20 juin 2017 et la constatation de l'incompétence du Tribunal arbitral pour juger de l'admissibilité et des effets du retrait des demandes ainsi que du fond des demandes retirées. Alternativement, la recourante a conclu à l'annulation de ladite sentence sur la base de l'art. 190 al. 2 let. c LDIP. Elle a requis, en outre, à titre de mesures tant superprovisionnelles que provisionnelles, l'octroi de l'effet suspensif au recours et la suspension de la procédure arbitrale jusqu'à droit connu sur le recours. Par ordonnance du 29 novembre 2017, la présidente de la I re Cour de droit civil a accordé l'effet suspensif au recours et suspendu la procédure arbitrale jusqu'à droit jugé sur le recours pendant. A la demande de la République française (ci-après: l'intimée) et du Royaume d'Espagne (ci-après: l'intimé), elle a imparti à la recourante un délai pour verser à la Caisse du Tribunal fédéral la somme de 400'000 fr. (2 x 200'000 fr.) à titre de sûretés en garantie des dépens des deux intimés. La recourante s'est exécutée en temps utile. Le 11 septembre 2017, le président du Tribunal arbitral a produit le dossier complet de la cause, sous la forme d'une clé USB, sans déposer de réponse au recours. Dans leurs réponses respectives du 5 février 2018, l'intimée et l'intimé ont conclu au rejet du recours dans la mesure de sa recevabilité. La recourante, dans sa réplique du 2 mars 2018, et les intimés, dans leurs dupliques respectives du 28 mars 2018, ont maintenu leurs conclusions initiales.