Citation: 6B_1109/2022 E. B

Statuant par arrêt du 2 août 2022, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève a partiellement admis l'appel formé par A.A.________, écartant l'infraction de faux dans les titres et fixant à 20 fr. le montant du jour-amende. En substance, elle a notamment retenu les faits suivants. B.a. B.a.a. A.A.________ et B.A.________ se sont mariés le... 2005. Trois enfants sont issus de cette union. La relation des époux s'est rapidement dégradée et, dès 2007, les tribunaux civils sont intervenus afin de régler la garde des enfants. En août 2016, B.A.________ a requis, sur mesures protectrices de l'union conjugale, la garde des enfants, qui, sur mesures provisionnelles ont, tout d'abord, été placés en foyer, notamment en raison de l'intensité du conflit entre les parents et de leur incapacité à les en protéger puis, le 15 octobre 2019, chez leur père. L'autorité parentale de la mère a été limitée en conséquence. Au cours de l'année 2017, une curatrice a été désignée aux fins de représenter les enfants dans les procédures civiles et pénales opposant leurs parents. Diverses curatelles ont également été instaurées en faveur des enfants et confiées au Service de protection des mineurs du canton de Genève (ci-après: le SPMI). B.a.b. Une dénonciation pénale, datée du 17 octobre 2018, établie et signée au nom de C.________, a été remise au greffe du ministère public le 22 octobre 2018 par A.A.________. Celle-ci avait rédigé cette dénonciation pénale en se faisant passer pour C.________. Une seconde dénonciation pénale, établie et signée au nom de D.________, datée du 20 octobre 2018, a été remise au greffe du ministère public le 24 octobre 2018 par A.A.________. Celle-ci a, à tout le moins, incité D.________ à l'élaboration de cette seconde dénonciation, qu'il a rédigée. Dans ces écrits au ministère public, A.A.________ a accusé B.A.________, E.A.________, la curatrice des enfants et les intervenants du SPMI, de l'école "F.________" et du foyer G.________ d'avoir commis des faits de maltraitance sur ses enfants dont on ne peut que supposer qu'elle pensait qu'ils tombaient sous le coup de l'art. 219 CP. Les personnes visées par les dénonciations avaient une position de garant vis-à-vis des enfants A.________. B.b. Le 24 septembre 2019, sur le chemin de U.________, A.A.________ roulait derrière le véhicule conduit par H.________, qui effectuait une course d'apprentissage avec I.________, moniteur de conduite. Elle a effectué une manoeuvre de dépassement dudit véhicule alors qu'un autre véhicule arrivait en sens inverse et qu'il faisait sombre. En se rabattant, il y a eu un contact entre l'arrière droit de son véhicule et l'avant gauche de la voiture de I.________. Celui-ci a alors immédiatement pris le contrôle du véhicule et effectué des appels de phare afin que A.A.________ s'arrête. Celle-ci a regardé dans son rétroviseur pour s'assurer que les autres véhicules n'étaient pas accidentés après le dépassement et a poursuivi sa route sans s'arrêter.