Citation: 9C_182/2017 E. 4

La juridiction cantonale a constaté que les diagnostics posés par le docteur E.________ ainsi que son appréciation de la capacité de travail correspondaient à une situation existant postérieurement à la décision administrative. Elle a aussi relevé que l'expert privé avait eu de la peine à suivre la recourante, compte tenu de ses digressions et des renseignements qu'elle avait donnés de façon hachée, "si bien qu'il [était] difficile de savoir quelle est la réalité". Pour le tribunal cantonal, il n'était dès lors pas possible de constater une évolution - ou son absence - de l'influence des troubles sur les activités quotidiennes, d'autant moins que le docteur E.________ s'était basé sur les rapports de la doctoresse C.________ pour dire qu'il n'y avait pas eu d'évolution sans pour autant exprimer sa propre appréciation à ce sujet. L'expertise privée n'était ainsi pas déterminante pour établir la situation médicale et la capacité de travail au moment de la décision administrative. A propos des rapports de la doctoresse C.________, les premiers juges ont considéré qu'ils étaient dépourvus de force probante, notamment en raison de la brièveté des réponses apportées sur le questionnaire, de leur manque de détail, sans mention de l'anamnèse, des examens ou de la motivation. En revanche, les premiers juges ont qualifié l'expertise psychiatrique du docteur B.________ de convaincante. Ils ont précisé qu'il importait peu que cet expert n'ait pas été en mesure d'objectiver le moment à partir duquel la recourante avait retrouvé une stabilité psychique et était à nouveau capable de travailler, car l'expert avait attesté l'absence de signe de trouble dépressif récurrent sévère ou moyen depuis plusieurs années avant son expertise. Suivant dès lors les conclusions du docteur B.________, les juges cantonaux ont constaté que l'état de santé de la recourante s'était notablement amélioré de manière à retrouver une pleine capacité de travail dès le 17 juin 2014.