Citation: 5P.471/2004 20.05.2005 E. 4

Selon le recourant, l'autorité cantonale aurait en outre arbitrairement refusé d'admettre, dans ses charges mensuelles, le montant de 300 fr. par mois qu'il verse pour son fils majeur. La Cour de justice a considéré que le recourant n'avait pas établi par pièces avoir continué à verser à son fils l'entretien supplémentaire de 300 fr. par mois consenti jusqu'à son départ du domicile conjugal en mai 2004; ce montant ne pouvait dès lors être compté dans son budget. Cette opinion apparaît insoutenable. Le recourant a en effet déposé en appel des récépissés postaux attestant des versements de 300 fr. adressés à son fils en février, mars, avril et mai 2004. Comme son mémoire a été expédié au greffe de la Cour de la justice le 11 juin 2004, on ne saurait lui reprocher de n'avoir pas prouvé par pièces qu'il continuerait, à l'avenir, d'effectuer ces versements. Il est vrai que le recourant aurait pu procéder au moyen d'un ordre permanent de paiement. Du moment que l'autorité cantonale n'a statué sur l'appel que le 12 novembre 2004, elle aurait cependant pu, si elle s'estimait insuffisamment renseignée, demander à l'appelant de lui fournir des documents supplémentaires relatifs à la période allant de juin à novembre 2004. Quoi qu'il en soit, l'épouse n'ayant pas contesté que les versements en question - dont elle a certes critiqué la prise en compte dans son principe - aient continué après mai 2004, la Cour de justice ne pouvait, sans arbitraire, refuser de les inclure, à ce stade, dans les charges du mari.