Citation: 9C_77/2020 E. 4.3

4.3. La société intimée conteste les arguments de la caisse recourante et de l'OFAS. Elle soutient plus particulièrement que, si les faits établis par l'ATF 145 V 50 sont différents du cas d'espèce, cet arrêt souligne néanmoins la nécessité pour les caisses de compensation de ne pas s'écarter des décisions prises par l'administration fiscale. Elle considère également que l'analyse minutieuse par le tribunal cantonal des documents comptables déposés devant lui démontre que cette autorité ne s'est pas limitée à suivre aveuglément l'avis de ladite administration quant à la nature des prélèvements de l'associé gérant, mais qu'elle a dûment établi l'existence d'un prêt et nié un abandon de créance. Elle prétend enfin que la reconnaissance de l'existence d'un prêt dans cette situation n'engendre pas de risques d'abus dans la mesure où le délai de prescription du droit de réclamer le versement des cotisations ne commencerait à courir qu'au moment de l'abandon de créance.