Citation: 4C.327/2002 07.01.2003 E. A

Du 21 août au 31 octobre 2000, A.________ a travaillé auprès de la banque X.________ S.A. (ci-après: la banque), en qualité d'employée intérimaire de l'agence Y.________ S.A. (ci-après: Y.________). Le contrat-cadre de travail applicable entre Y.________ et A.________ stipulait notamment que, pour toutes les missions, les trois premiers mois seraient considérés comme temps d'essai. Par contrat du 26 octobre 2000, A.________ a été engagée par la banque, à partir du 1er novembre 2000 et pour une durée indéterminée, en qualité de secrétaire auprès du service de gestion commerciale. Il était expressément prévu que la première période de trois mois serait considérée comme temps d'essai. Les tâches confiées à A.________ étaient les mêmes que celles qu'elle exerçait lorsqu'elle travaillait au sein de la banque en tant qu'employée intérimaire. Le salaire versé par la banque était sensiblement supérieur à celui que percevait A.________ lorsqu'elle était employée par Y.________. Par courrier du 12 janvier 2001 remis en mains propres, la banque a mis un terme au contrat de travail conclu avec A.________ pour le 19 janvier 2001, la libérant immédiatement de son obligation de travailler. Les motifs de la résiliation étaient liés à un conflit relationnel. A.________ a été malade et incapable de travailler du 24 janvier au 22 février 2001. Par courrier du 28 février 2001, elle a contesté le délai de congé de sept jours, estimant qu'un deuxième temps d'essai était illégal. Elle prétendait avoir droit à un délai de congé d'un mois, qui devait être reporté au 31 mars 2001 en raison de son incapacité de travail, et elle réclamait son salaire jusqu'à cette date. Le 26 mars 2001, la banque lui a répondu qu'elle avait été licenciée alors qu'elle se trouvait dans une période d'essai, conformément au contrat signé le 26 octobre 2000.