Citation: 1C_174/2024 E. 4.2

4.2. Il est vrai, comme le lui reproche la recourante, que la Cour de justice n'évoque pas expressément l'allocation pour invalidité réclamée en application de l'art. 63 SPVG. L'instance précédente retient toutefois de manière générale que la ville n'a pas statué sur les prétentions pécuniaires de la recourante, celles-ci ne lui ayant pas été présentées, si bien qu'en application du droit de procédure cantonal elle ne pouvait entrer en matière. Quoi qu'en dise la recourante, une telle motivation englobe - à tout le moins implicitement - aussi l'indemnité au sens de l'art. 63 SPVG, et apparaît suffisante - sous l'angle du droit d'être entendu - pour contester utilement l'irrecevabilité des conclusions pécuniaires (cf. ATF 142 II 154 consid. 4.2 et les arrêts cités; arrêt 2C_254/2024 du 19 août 2024 consid. 3.3). Le mémoire de recours ne renferme cependant aucune démonstration du caractère arbitraire de l'appréciation de l'instance précédente, qui relève de l'application du droit cantonal, pas plus qu'il ne discute la jurisprudence cantonale exposée par les juges précédents. C'est en particulier de manière strictement appellatoire que la recourante prétend que l'autorité d'engagement aurait clairement indiqué dans ses écritures qu'elle n'entendait pas entrer en matière quant à ses prétentions et qu'il serait ainsi manifestement superflu d'exiger d'elle de requérir une décision formelle sur ce point; outre qu'il ne ressort pas du dossier qu'une telle décision aurait déjà été requise, il n'apparaît pas que ces différentes prétentions auraient été formellement articulées et chiffrées avant le dépôt du recours cantonal, si bien que la ville ne pouvait statuer à leur sujet.