Citation: 5A_685/2018 E. 4.2

4.2. Dans un autre moyen, la recourante prétend que, contrairement à ce qu'a retenu la cour cantonale, l'intimé n'a pas été licencié pour fin septembre 2012, mais a décidé de quitter le groupe dans lequel il travaillait en bénéficiant d'un parachute doré. Il avait selon elle choisi de ne pas reprendre d'activité professionnelle et de s'inscrire directement au chômage. De manière quelque peu contradictoire, la recourante affirme que, quoi qu'il en soit, il est insoutenable d'admettre qu'il a été éloigné du marché du travail depuis le mois d'octobre 2012 sous réserve de dix-neuf mois entre février 2014 et septembre 2015: en effet, il ressortirait du dossier qu'il n'a jamais cessé de travailler, en particulier en tant que président d'une ONG entre juillet 2012 et février 2014. Pour autant qu'elles soient recevables, ces critiques ne sont pas non plus fondées. L'arrêt attaqué mentionne certes, dans sa partie "En fait", que le mari a été licencié pour fin septembre 2012. Cette constatation, au demeurant reprise de l'arrêt sur mesures protectrices du 10 juin 2016, n'a cependant pas fondé le raisonnement juridique de l'autorité précédente, de sorte qu'elle n'apparaît pas décisive. Par ailleurs, quand bien même serait-il établi que le mari a présidé, de façon rémunérée, une ONG entre juillet 2012 et février 2014, cet élément, qui paraît à première vue contredit par la constatation non contestée de l'arrêt attaqué selon laquelle il a perçu des indemnités de chômage de 2012 à 2014, ne permet pas de considérer comme insoutenable l'opinion de la Cour de justice selon laquelle il a connu une longue période d'inactivité. Le grief doit dès lors être rejeté, en tant qu'il est recevable (art. 106 al. 2 LTF).