Citation: 6B_1083/2020 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a retenu que les faits litigieux se sont déroulés dans une zone de travaux nocturnes et que le 7 juillet 2016 un problème de ventilateur était survenu dans les tunnels et en avait retardé l'ouverture, qui intervient normalement à 5h30. Elle a noté par ailleurs que B.________, opératrice à la police cantonale, avait déclaré devant le tribunal de police qu'elle avait vu l'accident en direct grâce aux caméras de surveillance; elle a également dit que la fermeture de la piste de gauche était indiquée par des clignotants orange puis par deux flèches orange indiquant qu'il fallait se rabattre sur la piste de droite et, enfin, par des croix rouges. Elle a affirmé qu'au moment de l'accident le système fonctionnait. La cour cantonale a en outre mentionné le rapport de police, selon lequel seule la voie de droite avait été réouverte. Elle a ajouté que le complément d'instruction auquel il avait été procédé, à savoir un rapport relatif à l'analyse du fichier informatique contenant les informations sur le pilotage de la signalisation à l'endroit et au moment en question ainsi que l'audition du signataire de ce rapport, avait confirmé que depuis 6h10 le signal était au rouge à l'endroit de l'accident. Enfin, relevant que la communication relative à l'accident avait été reçue à 6h21, que l'employé de la voirie témoin de l'accident avait déclaré avoir immédiatement pris contact avec la police pour signaler les faits, et que le prévenu n'avait jusqu'à ce qu'il ait pris connaissance du rapport mentionné ci-dessus jamais mis en doute l'heure où l'accident s'était produit, la cour cantonale a admis que celle-ci était postérieure à 6h10. Eu égard à ces différents éléments, la cour cantonale a considéré comme établi que la signalisation lumineuse fonctionnait au moment de l'accident. Son raisonnement et la conclusion à laquelle elle parvient sont convaincants.