Citation: I 155/05 30.08.2005 E. 6

L'OAI conteste l'appréciation de la juridiction cantonale. Il estime que les difficultés que pouvait rencontrer l'assuré sur le marché du travail après avoir été inactif pendant une dizaine d'années sont un facteur étranger à l'invalidité. D'autre part, l'office reproche à la juridiction cantonale de s'être fondée sur certains éléments de l'expertise du COPAI réalisée en 1995 pour apprécier la capacité de rendement de l'assuré en 2004. Comme le relève à juste titre l'OAI, il n'y a pas lieu de tenir compte de l'état de fait prévalant au moment de l'octroi de la rente d'invalidité pour déterminer la capacité travail de l'assuré au moment de la décision visant à supprimer celle-ci. En matière de révision, il convient plutôt de comparer les deux situations de fait afin d'établir une éventuelle modification conduisant à l'augmentation, la diminution ou la suppression de la rente. Dès lors, la juridiction cantonale ne pouvait motiver une diminution de rendement de l'assuré qu'en se fondant sur des considérations médicales sur la situation de l'assuré à l'époque de la révision de sa rente d'invalidité. Or, ces considérations médicales permettent de conclure à une capacité de travail de 100 pour cent dans une activité légère. C'est donc sur cette base qu'il faut évaluer l'invalidité.