Citation: 4A_262/2007 13.02.2008 E. 2

2.1 La recourante fait d'abord grief à la Cour d'appel d'avoir abusé du pouvoir d'appréciation que lui conférait l'art. 196 de la loi de procédure civile genevoise du 10 avril 1987 en retenant que le demandeur avait travaillé à son service en 2002 et 2003. Elle soutient un peu plus loin, en se prévalant de l'art. 8 CC, qu'il appartenait à l'intimé de démontrer qu'il avait travaillé dans le restaurant susmentionné en 2001 et 2002. 2.2 La défenderesse n'a jamais contesté avoir employé le demandeur en 2003. Elle s'est certainement trompée dans le libellé du premier volet de sa critique et a voulu s'en prendre à l'état de fait de la cour cantonale, duquel il ressort que l'intimé a travaillé pour le compte de la recourante en 2001 et 2002. Peu importe. En effet, la violation du droit cantonal alléguée ne constitue pas en tant que telle un motif du recours ordinaire (Markus Schott, Bundesgerichtsgesetz, Commentaire bâlois, n. 55 ad art. 95 LTF). Et, à supposer que la recourante ait entendu se plaindre d'une application arbitraire de la norme évoquée, le moyen est irrecevable, faute d'une motivation conforme à l'art. 106 al. 2 LTF (cf. sur cette exigence de motivation ATF 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254). S'agissant du second pan du moyen, il suffit de relever que la cour cantonale, sur la base de l'appréciation des preuves administrées, a acquis la conviction que le demandeur avait été employé par la défenderesse pendant les années 2001 et 2002. Dans ces conditions, la question de la répartition du fardeau de la preuve réglée par l'art. 8 CC ne se pose plus (ATF 129 III 271 consid. 2b/aa in fine).