Citation: I 50/04 30.11.2004 E. 5

Au regard des principes rappelés ci-dessus, c'est à tort que les premiers juges ont procédé à l'évaluation de l'invalidité du recourant en faisant abstraction de la décision de la CNA passée en force en cours de procédure cantonale. Si le degré d'invalidité retenu par l'assureur-accidents ne pouvait certes avoir un effet contraignant pour l'office AI dans le cadre de sa propre évaluation, il incombait en revanche aux premiers juges, saisis d'un recours contre la décision dudit office, d'en examiner la portée dans le domaine de l'assurance-invalidité. Or, il n'existe aucun motif pertinent qui justifierait de s'écarter de l'estimation de l'invalidité de la CNA. Tout d'abord, la situation médicale de l'intéressé est claire et sa capacité de travail n'est pas restreinte en raison d'autres atteintes à la santé que celle dont répond l'assureur-accidents. Ensuite, le calcul proprement dit de l'invalidité auquel celui-ci a procédé ne prête flanc à aucune critique. A condition de respecter certaines exigences de procédure, la détermination du revenu d'invalide sur la base des données salariales résultant des DPT est un procédé admis par la jurisprudence au même titre que le recours aux statistiques économiques (sur ces exigences voir ATF 129 V 472). En l'occurrence, rien n'indique que tel n'a pas été le cas. Aussi, la juridiction cantonale n'aurait-elle pas dû déterminer elle-même les revenus avec et sans invalidité indépendamment des valeurs de la CNA. Par surabondance, on ajoutera que même en se basant sur les données statistiques économiques, le degré d'invalidité du recourant atteint à tout le moins le seuil minimum pour ouvrir - en principe - le droit à une mesure de reclassement. De même que le facteur de la nationalité étrangère, le fait que C.________ n'est plus capable d'assumer sans restriction des travaux légers constitue un motif de réduction du salaire statistique (cf. VSI 2000 p. 85 consid. 2b). Appréciés dans leur globalité, ces éléments légitiment que l'on retienne un abattement de 10 % au moins. Il en résulte un taux d'invalidité arrondi (cf. ATF 130 V 21) de 20 % [(64'956 - 52'125) : 64'956 x 100]. Partant, il convient de renvoyer le dossier à l'intimé afin qu'il examine si les autres conditions légales du droit à la prestation sont remplies et rende une nouvelle décision à ce sujet. Le recours est bien fondé.