Citation: 8C_653/2021 E. 4.1.2

4.1.2. Selon les premiers juges, l'avis du médecin d'arrondissement était corroboré par l'ensemble des pièces versées au dossier. Ainsi, les premiers rapports médicaux - de l'Hôpital B.________, du médecin traitant du 13 novembre 2018 et d'ailleurs aussi du psychiatre traitant du 14 novembre 2018 - ne faisaient pas état de plaintes relatives à l'épaule droite. Bien que lors du séjour à la Clinique C.________ en décembre 2018, il eût été question de douleurs à l'épaule et à l'omoplate droite, celles-ci s'inscrivaient dans le descriptif détaillé de l'accident, après lequel aucune séquelle structurelle n'avait été objectivable. Lors du séjour à la Clinique de réadaptation D.________ en février 2019, des douleurs à l'épaule avaient été évoquées, mais aucune limitation de la mobilité passive n'avait été constatée, de même qu'aucun signe de rupture de coiffe. En outre, le médecin traitant avait indiqué dans un courrier du 20 février 2019 qu'une radiographie de l'épaule droite du 4 février 2019 n'avait pas montré de lésion ostéo-articulaire ou de calcification tendineuse et qu'il n'avait pas prévu de bilan plus approfondi dans l'immédiat; au surplus, il avait mentionné que cette omalgie était d'origine peu claire et à investiguer, en ne la considérant pas comme suite de l'accident lors de la catégorisation des affections du recourant. Les premiers juges en ont conclu que le moment de l'apparition des douleurs, qui ne s'étaient pas manifestées immédiatement après l'accident, était certes un élément à prendre en considération dans l'examen du cas particulier mais qu'en tout état de cause, les circonstances de l'accident n'étaient pas propres à provoquer les lésions opérées et ne sauraient mener à la conclusion d'une origine traumatique de l'affection litigieuse.