Citation: 6B_1501/2022 E. 3.3

3.3. L'art. 47 CP impose notamment au juge de prendre en compte l'effet de la peine sur l'avenir du condamné. La jurisprudence mentionne également, parmi d'autres éléments son comportement après l'acte et au cours de la procédure pénale (ATF 141 IV 61 consid. 6.1.1). Le passage auquel se réfère le recourant doit être mis en relation avec le consid. 3.5.3 de l'arrêt entrepris, dans lequel la cour cantonale a indiqué que le comportement du recourant après les faits et notamment son déni persistant démontrait une absence totale de remise en question et de prise de conscience et que s'il n'était pas exclu qu'il se soit lui-même convaincu de la survenance d'un acte auto-agressif de la victime, il s'agissait toutefois d'une construction artificielle, égoïste, d'un déni de réalité qui ne correspondait en rien à la vérité ni aux derniers instants de vie de la défunte et qui souillait sa mémoire. On comprend ainsi que la cour cantonale a entendu prendre en considération cet aspect du comportement du recourant postérieur à l'acte au stade de la fixation de la durée de la peine dans la perspective de l'effet de cette sanction sur son avenir. On ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir considéré dans ce cadre, la remise en question par le recourant de son refus d'admettre son geste ainsi que la reprise en main de sa vie.