Citation: 2C_931/2022 E. 3.3

3.3. En l'espèce, le renvoi du recourant a été exécuté le 16 novembre 2022 à destination du Cameroun, de sorte que, ne se trouvant plus en détention administrative, il ne dispose a priori plus d'un intérêt actuel à ce que la Cour de céans traite son recours. Il peut toutefois prétendre à ce que la conformité de sa détention administrative avec la CEDH soit évaluée. Or, dans son mémoire de recours, l'intéressé ne se prévaut en aucune façon de dispositions de la CEDH en lien avec la licéité de sa détention administrative. Il invoque une violation des art. 2, 3 et 8 CEDH, ainsi que de l'art. 3 CDE, uniquement pour se plaindre de la légalité de son renvoi, question qui ne fait toutefois pas l'objet de la présente procédure et dont il n'y a partant pas lieu de tenir compte (cf. ATF 130 II 56 consid. 2; arrêt 2C_448/2018 du 8 juin 2018 consid. 6.1 et les arrêts cités). Au demeurant, l'intéressé n'explique pas de manière circonstanciée en quoi l'arrêt attaqué serait contraire aux dispositions de la CEDH précitées s'agissant de l'exécution de son renvoi, se bornant à présenter de manière appellatoire sa propre vision des faits, ce qui ne peut être admis (art. 106 al. 2 LTF, cf. supra consid. 3.2). Enfin, en tant que le recourant se prévaut de la violation des art. 6 et 13 CEDH, ainsi que de l'art. 29 Cst., pour se plaindre du rejet de la demande de désignation de son conseil comme avocat d'office durant la procédure de première instance et celle de recours cantonal, on se limitera à relever que ledit conseil n'est pas avocat, ce qui clôt la discussion à ce sujet. Au surplus, le recourant ne cherche pas à démontrer (art. 42 LTF) que les conditions cumulatives permettant exceptionnellement de faire abstraction de l'exigence d'un intérêt actuel seraient réunies en l'espèce (cf. supra consid. 3.2 in fine) et on ne le voit pas non plus.