Citation: 4A_578/2020 E. 1

Le 23 novembre 2017, B.________ a saisi la Chambre patrimoniale cantonale du canton de Vaud d'une demande dirigée contre A.________, tendant au paiement d'un solde d'honoraires pour ses prestations d'architecte liées à la direction des travaux précités. Dans le cadre de cette procédure, A.________ a requis la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise afin d'établir l'étendue de son dommage en rapport avec les violations du contrat de mandat reprochées à B.________. Dans sa duplique, A.________ a émis divers griefs à l'encontre des rapports rendus par C.________ en procédure de preuve à futur. En particulier, elle a invoqué le manque de sérieux et de compétence, ainsi que la partialité de cet expert. Par ordonnance de preuves du 10 janvier 2020, le Juge délégué de la Chambre patrimoniale cantonale a statué sur les offres de preuves des parties, sursoyant à statuer sur la mise en oeuvre d'une expertise jusqu'à la production, par la Justice de paix, du dossier de la procédure de preuve à futur susmentionnée. A la suite de la production dudit dossier, les parties ont déposé des observations portant en particulier sur l'expert à nommer. A.________ s'est opposée à ce que C.________ fonctionne en cette qualité. Par ordonnance de preuves complémentaire du 23 juillet 2020, le Juge délégué de la Chambre patrimoniale cantonale a ordonné la mise en oeuvre d'un complément d'expertise par l'expert judiciaire C.________, le chargeant de se déterminer sur un certain nombre d'allégués de la procédure; il a refusé d'ordonner, à tout le moins avant que l'expert ait déposé le complément d'expertise précité, la mise sur pied d'une nouvelle expertise ou d'une surexpertise; il a encore dit que l'avance de frais relative au complément d'expertise serait assumée à hauteur d'un quart par B.________ et de trois-quarts par A.________. En substance, le premier juge a retenu que les griefs soulevés par A.________ à l'encontre des rapports déjà rendus par C.________ ne suffisaient pas à les considérer comme étant inexploitables. Il convenait ainsi d'ordonner un complément d'expertise à ce dernier, la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise n'étant pas justifiée en l'état.