Citation: U 80/03 02.09.2003 E. A

A.a R.________, née en 1941, a travaillé depuis 1992 au service d'entreprises spécialisées dans le commerce de fleurs en gros. Licenciée pour des motifs économiques avec effet au 30 avril 1995, elle a été mise au bénéfice des prestations de l'assurance-chômage à compter du 1er mai suivant. A la suite d'un accident de la circulation routière survenu le 5 juin 1996, elle a été victime d'un traumatisme crânien avec perte de connaissance, d'un traumatisme frontal avec plaie étendue suturée, d'un traumatisme oculaire droit et de multiples ecchymoses fessières entraînant une incapacité entière de travail. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après : CNA) a pris le cas en charge au titre d'assureur-accidents obligatoire de la Caisse cantonale genevoise d'assurance-chômage. Au début de l'année 1997, R.________ a tenté de reprendre une activité lucrative dans le cadre d'un stage de fleuriste en gros qu'elle a interrompu pour des motifs de santé, au terme du premier jour. Par déclaration d'accident du 2 mai 1997, la Caisse cantonale genevoise d'assurance-chômage a informé la CNA du fait que son assurée avait été victime d'une rechute. Cette dernière a par ailleurs été mise au bénéfice d'une rente de l'assurance-invalidité à compter du mois de juin suivant. Par décision du 15 juillet 1999, la CNA a mis fin au versement de ses prestations avec effet au 31 juillet 1999, se fondant sur l'avis du docteur A.________, médecin-conseil de la CNA spécialisé en chirurgie. Dans un rapport du 12 juillet 1999, ce médecin indique qu'au vu des troubles dégénératifs préexistants au niveau de la colonne cervico-dorso-lombaire, l'effet délétère de l'accident doit être considéré comme éteint et qu'il y a lieu d'appliquer le status quo sine s'agissant de ces affections. Se référant à un rapport du 12 novembre 1997 du docteur B.________, spécialiste en oto-rhino-laryngologie et en chirurgie cervico-faciale, il constate qu'aucun trouble auditif n'a été objectivé. En outre, il observe que la cicatrice fronto-palpébrale droite ne compte pas d'élément inesthétique susceptible d'avoir droit à une indemnité pour atteinte à l'intégrité physique. Il en conclut que ces affections ne justifient plus d'incapacité de travail et que la poursuite d'un traitement au niveau des troubles dégénératifs de la colonne cervico-dorso-lombaire n'est pas à la charge de la CNA. A la suite de l'opposition formée par R.________, la CNA a annulé sa décision du 15 juillet 1999 et poursuivi l'instruction du cas, en ordonnant en particulier la mise en oeuvre d'une expertise neurologique. Dans un rapport daté du 25 mai 2000, les docteurs C.________ et D.________, neurologues, indiquent que l'assurée présente un syndrome douloureux post-traumatique cervico-lombo-vertébral avec des céphalées occipitales et des troubles dégénératifs du rachis pluri-étagés. Les radiographies de la colonne vertébrale confirment la présence de troubles dégénératifs à plusieurs niveaux, mais elles ne révèlent pas de lésion traumatique. Une aggravation post-traumatique de douleurs préexistantes dues à des troubles dégénératifs n'est pas exclue. Le rôle de l'accident dans cette symptomatologie est possible, sans plus. Sur la base de ces constatations médicales, les médecins prénommés considèrent que l'exercice à 50 % du métier de fleuriste est exigible de la part de l'assurée. En revanche, toute activité physique ou s'effectuant en position statique - en particulier assise- plusieurs heures durant est exclue. La CNA a mis un terme à ses prestations avec effet au 30 septembre 2000, par décision du 18 septembre 2000 contre laquelle R.________ a formé opposition. A.b Dans une lettre datée du 18 décembre 2000, cette dernière a informé la CNA du fait qu'une lésion méniscale nécessitant une intervention chirurgicale avait été diagnostiquée. Considérant cette affection comme consécutive à l'accident du 5 juin 1996, elle a demandé à son assureur, le bénéfice des prestations d'assurance-accidents corrélatives. Par décision du 24 janvier 2001, la CNA a refusé cette prise en charge. R.________ a derechef formé opposition. A.c Par décision sur opposition du 20 juillet 2001, la CNA a confirmé ses décisions des 18 septembre 2000 et 24 janvier 2001, au motif que les affections en question sont liées à des troubles dégénératifs et ne constituent pas des suites de l'accident du 5 juin 1996. Elle a en outre refusé de lui allouer une indemnité pour atteinte à l'intégrité physique fondée sur la cicatrice fronto-palpébrale.