Citation: 5C.221/2003 19.03.2004 E. 4

S'agissant de l'acte de vente du 21 août 1985, la demanderesse reproche à l'autorité cantonale d'avoir violé les art. 404, 421, 426 CC, 41 et 42 CO. Selon elle, le fait que la valeur de la grange et de la remise n'a pas été prise en compte dans le prix de vente de la parcelle n° 1233 lui aurait causé un dommage de 15'000 fr. 4.1 La cour cantonale a considéré que le fait que la grange et la remise ne se trouvaient pas sur la petite surface qui a été attribuée à la demanderesse n'établit pas qu'elle a subi un dommage dans le cadre de la transaction. Celle-ci n'a pas tenté de démontrer que la valeur de la contrepartie immobilière et financière qu'elle a retirée de l'opération est inférieure à la valeur de la part de copropriété qu'elle a vendue. De plus, elle a expressément approuvé la répartition des surfaces et la démolition de la grange, en signant l'acte en sachant "où elle allait". 4.2 Lorsqu'elle soutient que l'acte de vente n'inclut pas ces bâtiments comme des objets ayant une valeur vénale puisque les acheteurs s'engagent à les démolir, que les clauses de l'acte ne parlent que de la valeur des terrains et non des bâtiments, que le prix de vente a été fixé au m2 et que son dommage correspond donc à la valeur vénale de ces bâtiments oubliés dans le prix de la vente, la demanderesse prétend qu'elle a prouvé l'existence de son dommage. Elle s'en prend ainsi à l'appréciation des preuves de la cour cantonale, qui a retenu l'échec de la preuve puisqu'elle a constaté que la demanderesse n'a même pas tenté de démontrer qu'elle a subi un dommage. Un tel grief est irrecevable dans la procédure du recours en réforme. Le fait que la cour cantonale constate en sus - de manière critiquable - que la demanderesse aurait approuvé la répartition des surfaces et la démolition de la grange n'y change rien.