Citation: U 243/05 18.04.2006 E. 4

Au regard de ce qui précède, on notera que les plaintes et les constatations objectives sont restées identiques depuis juin 1999 (légères boiterie, douleurs présentes à la mise en route et s'accentuant dans le courant de la journée, durant les marches sur de longues distances, à la descente et à la montée d'escaliers ou sur un sol irrégulier), exception faite de deux périodes durant lesquelles on a assisté à une recrudescence des douleurs (octobre 1999: arthroscopie anesthésique et août 2000: opération de la rotule), au fur et à mesure que la capacité de travail de la recourante augmentait (0 % - 50 % - 75 %). On relèvera aussi que le poste de caissière, tel qu'il a été aménagé par l'employeur, s'adapte parfaitement aux handicaps de l'intéressée et à ses limitations (il permet l'alternance des positions, ne nécessite pas d'efforts du genou, ni de marcher sur de longues distances). On ajoutera encore que la recourante travaille non seulement par demi-journées, mais aussi par jours entiers, ce dont elle ne se plaint pas, et que dans ces circonstances, elle effectue un bon travail, sans perte de rendement. Compte tenu de ces éléments et du principe général du droit des assurances sociales selon lequel l'assuré doit entreprendre tout ce qui est raisonnablement exigible pour diminuer son dommage (cf. ATF 129 V 463 consid. 4.2, 123 V 233 consid. 3c, 117 V 278 consid. 2b, 400 consid. 4b et les arrêts cités; Riemer-Kafka, Die Pflicht zur Selbstverantwortung, Fribourg 1999, p. 57, 551 et 572; Landolt, Das Zumutbarkeitsprinzip im schweizerischen Sozialversicherungsrecht, thèse Zurich 1995, p. 61), on peut conclure, au degré de la vraisemblance prépondérante (cf. ATF 126 V 360 consid. 5b, 125 V 195 consid. 2 et les références), comme l'ont fait les premiers juges, que l'intéressée possédait une pleine capacité de travail dans son métier de caissière. Le dossier contenant en outre suffisamment d'indications médicales fiables, il ne se justifie pas de mettre en oeuvre une mesure d'instruction complémentaire telle que requise. Le recours se révèle ainsi en tout point mal fondé.