Citation: 8C_720/2012 E. 5.3.3

5.3.3. Dans leurs conclusions, les experts ont déclaré que sur la base de l'imagerie mise à leur disposition, il n'était pas possible de déduire un rapport de causalité entre les constatations observées et l'événement accidentel du 27 mars 2004. Le seul fait qu'ils ont encore suggéré dans leurs remarques finales un complément d'instruction sous la forme d'une IRM cérébrale 3 Tesla associant les séquences SWI et la technique par tenseur de diffusion pour mettre en évidence d'éventuels résidus hémorragiques d'un MTBI - examen effectué par le professeur F.________ en août 2010 - ne saurait réduire la portée de leurs conclusions fondées sur les résultats obtenus jusque-là. Non seulement leurs considérations suffisent à exclure la probabilité de lésions cérébrales significatives d'origine traumatique qui expliqueraient les troubles neuropsychologiques présentés par l'assuré, mais encore l'existence d'un MTBI peut être écartée au degré de la vraisemblance prépondérante. D'une part, les premières constatations médicales faites à l'hôpital Z.________ n'en font nullement mention. D'autre part, ce diagnostic - que le docteur M.________ a mentionné pour la première fois six mois après l'accident et qui a été repris ensuite par les autres médecins - a été réfuté de manière convaincante par les docteurs Q.________ et U.________ du Groupe de travail sur la mécanique des accidents (cf. rapport du 22 novembre 2004) au vu du déroulement de l'accident, ainsi que par les docteurs AA.________ et BB.________ de la CNA et n'a pas non plus été retenu dans le rapport de synthèse du COMAI.