Citation: 6P.41/2007 20.04.2007 E. 7

Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir violé l'art. 13 CP en niant l'existence d'éléments suffisants pour justifier qu'il soit soumis à une expertise psychiatrique. Il fait valoir que le dossier comporte de nombreux indices qui auraient dû amener le juge à ordonner l'expertise psychiatrique qu'il a en vain sollicitée. Parmi ces indices, il invoque une jeunesse chaotique, une vie d'adolescent dans la rue, une propension à commettre des vols depuis l'enfance ainsi que la consommation de stupéfiants à l'époque des faits incriminés. 7.1 Selon la jurisprudence relative à l'art. 13 CP, le juge doit ordonner une expertise non seulement lorsqu'il éprouve effectivement des doutes quant à la pleine responsabilité de l'inculpé, mais aussi lorsque, d'après les circonstances du cas particulier, il aurait dû en éprouver, c'est-à-dire lorsqu'il se trouve en présence d'indices sérieux propres à faire douter de la responsabilité pleine et entière de l'inculpé (ATF 119 IV 120 consid. 2a p. 123; 118 IV 6 consid. 2 p. 7). Cette règle repose sur l'idée que le juge, qui ne dispose pas de connaissances spécifiques dans le domaine de la psychiatrie, ne doit pas chercher à écarter ses doutes lui-même, fût-ce en se référant à la littérature spécialisée, mais qu'il doit dans ces circonstances avoir recours à un spécialiste.