Citation: 5C.295/2005 12.04.2006 E. B

X.________ était en traitement régulier auprès des Hôpitaux Universitaires de Genève (ci-après : HUG) pour une leucémie lymphatique chronique B. Parallèlement à la chimiothérapie et afin d'augmenter ses défenses immunitaires, il a été décidé de lui administrer un traitement préventif de Pentamidine, consistant en l'inhalation, dans un local fermé, de cet aérosol. Le 23 octobre 2001, quelques minutes après le début de ce traitement, X.________, se sentant mal, a activé la sonnette pour appeler l'infirmière. Celle-ci est tout de suite arrivée et a constaté que le patient était en arrêt respiratoire et déjà cyanosé; elle lui a administré de l'oxygène. Malgré l'intervention de médecins, seule la circulation a pu être rétablie. L'encéphalogramme effectué peu après aux soins intensifs a montré un cerveau sans activité. Vingt-quatre heures plus tard, la décision a été prise d'arrêter le soutien médical. Le traitement par aérosol était adéquat et médicalement juste pour un patient immunosupprimé comme l'était X.________. Il s'agit d'un traitement banal, qui n'a rien d'exceptionnel. L'un des effets secondaires, rare et sans conséquence durable, est l'apparition d'une dyspnée ensuite d'une allergie au produit. Aucun cas de décès n'a été signalé. X.________ a réagi par un choc anaphylactique violent. Il est difficile de dire ce qu'il serait advenu si les secours étaient arrivés plus tôt. Il est possible que les chances de réanimation auraient été meilleures, mais il y a tout lieu de penser que les séquelles auraient été lourdes (paralysie, état comateux).