Citation: 6B_314/2024 E. 1.2

1.2. Par arrêt du 15 février 2024, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise, statuant sur appel de F.________ et sur appel joint des héritiers A.________, a admis le premier et rejeté le second. La cour cantonale a annulé le jugement du 10 mai 2023 et l'a réformé en ce sens qu'elle a, en substance, acquitté F.________ de faux témoignage, rejeté les conclusions en indemnisation formées par les héritiers A.________ et renvoyé, pour le surplus, ceux-ci à agir par la voie civile. La cour cantonale a retenu que le 3 octobre 2019, A.A.________ - substitué, à son décès, par ses héritiers, B.A.________, C.A.________, D.A.________ et E.A.________ - avait déposé plainte contre F.________ pour faux témoignage. Dans le cadre de son activité professionnelle au sein de G.________, il avait été victime du comportement adopté à son égard par le précité, alors son supérieur. Après la fin des rapports de travail, il avait déposé une demande par-devant le tribunal des prud'hommes contre G.________ pour un cas de mobbing dont il avait été la victime. Dans le cadre de l'instruction de cette procédure civile (C/xxxxx/2017), F.________, entendu en qualité de témoin le 27 mai 2019 et rendu attentif à son obligation de dire la vérité, avait nié, d'une part, les accusations de mobbing dont il avait fait l'objet de la part de sept employés sur douze dont il était le supérieur hiérarchique direct et, d'autre part, l'existence d'enquêtes diligentées par la banque à son sujet compte tenu de ces accusations.