Citation: 4C.104/2006 09.06.2006 E. 3

Comme le souligne à juste titre la demanderesse, la reprise cumulative de dette est une figure juridique qui n'est pas réglementée par la loi, mais qui découle de la liberté contractuelle. Elle se caractérise par le fait qu'un tiers, le reprenant, se constitue débiteur aux côtés de l'obligé, de sorte que le créancier est désormais en présence de deux débiteurs solidaires (ATF 129 III 702 consid. 2.1 et les références). Un tel engagement peut résulter d'une convention conclue par le débiteur et le reprenant en faveur du créancier ou d'une convention entre ce dernier et le reprenant, comme le Tribunal fédéral l'a indiqué dans l'arrêt 4C.166/2004 du 16 septembre 2004, consid. 5.2.2, cité par la demanderesse. Cet état de choses n'a pas échappé aux juges cantonaux. Contrairement à ce que soutient la demanderesse, ceux-ci n'ont pas déduit l'existence de la reprise cumulative de dette de la clause 13.1 du contrat de livraison d'acier qui la liait aux marchands de fer, puisqu'ils ont retenu expressément qu'elle avait pour fondement l'accord verbal conclu par ces derniers (créanciers) avec le défendeur (reprenant) qui résultait des discussions entre les intéressés et qui avait été concrétisé par la lettre du 29 janvier 1997, par la clause 13.1 insérée dans le contrat du 18 février 1997, ainsi que par la confirmation de commande du 6 novembre 1996. Le grief est, partant, infondé.