Citation: 1B_602/2022 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, il est tout d'abord rappelé qu'au vu du bien juridique à protéger en cause et des chefs de prévention examinés, les faits reprochés au recourant sont très graves. Il est ensuite incontesté qu'aucun antécédent ne figure au casier judiciaire du recourant. Celui-ci ne conteste cependant pas l'existence des multiples rapports d'incident le concernant, soit depuis le 5 juin 2019 pour la police (cf. son rapport du 27 juillet 2022 p. 15 ss), respectivement le 19 juillet 2020 s'agissant de l'Hospice général; le recourant reconnaît d'ailleurs leur nombre (19 inscriptions à la main courante de la police), leur persistance dans la durée (5 ans) et les circonstances a priori similaires les entourant ("comportement tapageur et imbibé du recourant"; cf. ad B/1 p. 10 du recours). Eu égard à ces dernières, la cour cantonale a d'ailleurs relevé la relation problématique du recourant à l'alcool et, en sus du tapage, une propension à la violence, laquelle n'était pas uniquement verbale, constatations que le recourant ne remet pas en cause. Il ne conteste pas non plus avoir dirigé sa vindicte contre la victime dès le 15 mai 2022. L'autorité précédente pouvait donc, à juste titre, considérer que, dans ces circonstances et a fortiori eu égard à la victime, les événements du 6 juillet 2022 - extrêmement graves - témoignaient d'une aggravation - pour le moins inquiétante - du comportement adopté par le recourant, notamment en cas d'ébriété et/ou de contrariétés. Au vu de l'ensemble de ces éléments et à ce stade, il ne peut donc être retenu qu'il s'agirait d'une réaction isolée qui ne serait pas susceptible de se répéter. Le risque de récidive apparaît d'autant plus réel et sérieux qu'en cas de libération, le recourant ne se retrouverait pas dans un cadre fondamentalement différent de celui qui prévalait au moment des faits reprochés; en effet, il serait a priori à nouveau hébergé dans un centre d'accueil collectif ou dans un abri de la protection civile (cf. également ses déterminations du 9 décembre 2022 et la pièce produite, dans la mesure de sa recevabilité, relevant en substance que l'Hospice général ferait tout son possible pour trouver un autre lieu d'hébergement collectif pour le recourant que celui où se trouvait la victime). Or, la promiscuité - inhérente à des tels lieux - peut générer des tensions, lesquelles pourraient être exacerbées en cas de consommation d'alcool et ainsi conduire à de nouveaux actes de violence. Il découle des considérations précédentes que la Chambre pénale pouvait, sans violer le droit fédéral, retenir l'existence d'un danger de réitération.