Citation: 6B_1243/2017 E. 1.8

1.8. En définitive, la cour cantonale ne s'est aucunement écartée des conclusions de l'expertise psychiatrique s'agissant de l'existence d'un risque de fuite et de récidive, dont elle a considéré qu'il était suffisamment qualifié pour justifier un placement institutionnel en milieu pénitentiaire au sens de l'art. 59 al. 3 CP. Cette appréciation n'est pas critiquable, étant rappelé qu'il appartient aux autorités d'exécution - non aux experts - de désigner le lieu d'exécution d'un traitement institutionnel (cf. consid. 1.2 supra). En l'occurrence, il n'apparaît pas qu'un placement du recourant dans un établissement pénitentiaire - destiné à élaborer un plan d'exécution de la mesure et à procéder à des évaluations comportementales, psychiatriques et criminologiques - aurait été exclu ni même déconseillé par les experts psychiatres. L'autorité précédente n'a en conséquence pas violé l'art. 59 al. 2 et 3 CP en confirmant le placement institutionnel du recourant au sein de la Colonie fermée de C.________, assorti d'un suivi psychothérapeutique assuré par le SMPP. Pour le reste, le recourant ne démontre aucune application arbitraire de l'art. 21 al. 2 let. a LEP/VD, cette disposition enjoignant l'OEP de fonder son choix d'établissement notamment sur le risque de fuite ou de récidive, soit les critères également pertinents au sens de l'art. 59 al. 3 CP. Au demeurant, il apparaît que le placement de l'intéressé à C.________ n'est en l'état que provisoire, puisqu'il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que la CIC aurait déjà rendu l'avis - au sens de l'art. 21 al. 4 LEP/VD - que doit recueillir l'OEP avant de mandater un établissement pour l'exécution du traitement thérapeutique institutionnel. Au vu de ce qui précède, le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.