Citation: 4A_227/2009 28.07.2009 E. B

Le matin du 25 avril 2007, X.________ avait déjà consulté le Dr D.________, médecin généraliste. Dans une attestation établie le 11 août 2007, ce dernier a écrit que X.________ présentait alors une infection avec une altération de son état général importante, raison pour laquelle il lui avait prescrit une antibiothérapie et de la cortisone, mais que cette patiente avait toutefois refusé l'arrêt de travail qu'il voulait lui prescrire "car elle disait avoir des engagements professionnels importants ce jour-là (le 25 avril 2007)". Des certificats médicaux ont par la suite été rédigés par deux autres médecins, la date du début de l'arrêt de travail étant fixée rétroactivement. Le certificat établi par le Dr E.________, à une date illisible, atteste en particulier de l'incapacité totale de travail de X.________ pour cause de maladie, du 25 avril au 13 mai 2007. Le 1er mai 2007, A.________ a envoyé un courriel à X.________, transmettant à celle-ci, en copie jointe, un courrier daté du 25 avril 2007 adressé à elle et signé par C.________. Ce courrier confirme la teneur de l'entretien du 25 avril 2007 et précise que les relations contractuelles prendront fin le 31 mai 2007. Dans un courriel adressé à son mandataire le 14 mai 2007, X.________ signale que son licenciement a bien eu lieu "verbalement" le 25 avril 2007. Dans le cadre d'une correspondance échangée entre les mandataires des parties du 9 mai au 5 septembre 2007, Y.________ a expliqué que le licenciement avait été annoncé par B.________ et A.________, au cours de l'entretien du 25 avril 2007, étant donné que ces derniers avaient déjà recommandé X.________ lors de son engagement par la société. X.________ estime, pour sa part, que le congé est nul du fait qu'elle se trouvait en incapacité de travail pour cause de maladie lorsqu'elle a reçu la lettre datée du 25 avril 2007. Si elle admet que le courrier était explicite, elle considère que, lors de leur entretien, B.________ et A.________, qui ne disposaient pas des pouvoirs nécessaires pour la licencier, se sont limités à lui faire comprendre que Y.________ ne poursuivrait pas sa collaboration avec elle, sans toutefois être plus précis. Elle se considère ainsi toujours comme employée de Y.________ et lui réclame le versement de son salaire à partir de mai 2007. Les parties se sont accordées sur une prorogation de for en faveur des juridictions prud'homales genevoises.