Citation: 6B_282/2022 E. 2.2

2.2. Après avoir constaté que l'arrêt du Tribunal fédéral excluait la condamnation des recourants pour empêchement d'accomplir un acte officiel (art. 286 CP) et avoir, par ailleurs, estimé qu'ils devaient être libérés de la contravention à l'art. 29 du règlement général de police de la commune de Lausanne, la cour cantonale a fixé à nouveau les peines. A cet égard, elle a rappelé que le Tribunal fédéral avait exclu l'application de l'art. 52 CP. Elle a en outre souligné que, dans son jugement du 22 septembre 2020, elle avait retenu que les prévenus avaient agi dans le but de préserver le monde et ses habitants des conséquences délétères liées au réchauffement climatique et qu'ils l'avaient fait sur un mode humoristique et sans la moindre violence. S'agissant de K.________ et L.________, il pouvait encore être admis qu'elles avaient agi en cédant à un mobile honorable permettant une diminution de leur peine, dès lors qu'elles avaient quitté la banque à la première requête de la police. En revanche, la cour avait refusé, dans son premier jugement, d'appliquer aux autres prévenus l'art. 48 let. a ch. 1 CP en retenant, d'une part, que leur culpabilité était plus importante compte tenu de leur comportement oppositionnel aux forces de l'ordre et, d'autre part, que ce comportement n'avait plus de rapport suffisant avec leur mobile. Elle avait ainsi retenu que la violation de domicile commise par K.________ et L.________ aurait dû être sanctionnée par une peine pécuniaire de 15 jours-amende. Pour tenir compte de l'art. 48 let. a ch. 1 CP, elle avait réduit cette peine à 10 jours-amende. De même, elle avait réduit l'amende devant sanctionner la contravention à l'art. 41 du règlement général de police de la commune de Lausanne à 100 francs. La cour cantonale a ainsi retenu que, dans la mesure où les recourants devaient finalement être libérés des chefs d'accusation d'empêchement d'accomplir un acte officiel (art. 286 CP) et de contravention à l'art. 29 du règlement général de police de la commune de Lausanne, il convenait de les faire bénéficier, comme pour K.________ et L.________, de l'art. 48 let. a ch. 1 CP. Il fallait en effet retenir que les prévenus avaient agi de manière concertée et que chacun assumait un rôle préalablement défini, la mission de K.________ et L.________ étant celle de "peacekeeper". Les prévenus avaient ainsi tous agi avec la même volonté délictueuse et il n'y avait pas lieu d'opérer de distinction. Par conséquent, les recourants devaient être condamnés, comme K.________ et L.________, à une peine de 10 jours-amende à 20 fr. le jour (avec sursis pendant deux ans), ainsi qu'à une amende de 100 fr., convertible en une peine privative de liberté de 2 jours. Les modifications intervenues dans leurs situations personnelles respectives depuis le jugement du 22 septembre 2020 ne conduisaient pas à modifier le montant du jour-amende, qui n'avait au demeurant pas été contesté en tant que tel par les intéressés devant le Tribunal fédéral.