Citation: 5P.13/2001 27.02.2001 E. 5

5.- a) Il résulte de ce qui précède que la décision attaquée doit être annulée pour défaut de motivation. Il con-vient toutefois de rappeler que selon la jurisprudence, pour déterminer si la personne qui demande l'assistance judiciaire ne dispose pas de ressources suffisantes - première condition du droit à l'assistance judiciaire (cf. consid. 2a supra) -, il y a lieu de tenir compte également des ressources des proches qui ont à son égard une obligation d'entretien, en particulier de la provisio ad litem due par le conjoint en vertu de l'art. 163 CC (ATF 119 Ia 11 consid. 3a; 103 Ia 99 consid. 4 et les arrêts cités). En l'occurrence, la décision attaquée ne constate pas si la recourante a réclamé une provisio ad litem à son mari. Il appartiendra dès lors à l'autorité cantonale d'examiner en premier lieu cette question. En effet, si le mari de la recourante peut être astreint à verser à celle-ci une provisio ad litem en vue de payer l'avance des frais d'expertise, l'assistance judiciaire doit être refusée. Dans le cas contraire, il s'agira d'un élément à prendre en considération pour évaluer les chances de succès de l'expertise requise en vue d'établir l'existence d'un bénéfice de l'union conjugale. b) La demande d'assistance judiciaire de la recourante pour la procédure de recours de droit public est sans objet. En effet, obtenant gain de cause, la recourante a droit à des dépens de la part du canton de Genève (art. 159 al. 1 OJ), lequel supportera aussi les frais judiciaires (art. 156 al. 1 OJ).