Citation: I 513/05 07.09.2006 E. B

Dans un mémoire du 14 septembre 2000, S.________ a formé recours contre cette décision devant le Tribunal des assurances du canton de Vaud, en concluant, sous suite de dépens, à l'octroi d'une rente consécutive à une incapacité de travail de 70 % ou davantage, à titre subsidiaire à l'octroi de mesures de réadaptation ou de reclassement professionnel. A titre préliminaire, il demandait qu'une évaluation de la situation médicale et de son aptitude professionnelle soit ordonnée dans un Centre spécialisé. Dans ses observations du 10 janvier 2001, il a requis l'audition de son épouse et du docteur M.________, avec la collaboration d'un interprète. Lors d'une audience du 26 avril 2001, la juridiction cantonale a procédé à l'audition de S.________, de son épouse et du docteur M.________. Le Tribunal des assurances a confié une expertise pluridisciplinaire au Centre d'Observation Médicale de l'Assurance-Invalidité (COMAI) de Lausanne. Les médecins de la Policlinique Médicale Universitaire (PMU) se sont adjoints les services de la doctoresse V.________ (consilium de rhumatologie du 5 juin 2002), du docteur de R.________ (consilium de neurologie du 21 mai 2002) et de la doctoresse O.________ (consilium de psychiatrie du 11 mars 2002). Dans un rapport du 12 novembre 2002, le professeur P.________, médecin-chef, et le docteur A.________, médecin-assistant, ont posé les diagnostics avec influence essentielle sur la capacité de travail de hernie discale L5-S1 paramédiane gauche exerçant une compression de la racine S1 gauche, de troubles dégénératifs avec arthrose postérieure modérée à plusieurs niveaux et un canal lombaire à la limite de l'étroitesse, de troubles statiques sous forme d'une scoliose lombaire basse de concavité droite et de trouble somatoforme douloureux. Ils indiquaient que S.________ présentait une incapacité de travail persistante à temps plein pour tout travail lourd. Pour l'instant, sa capacité de travail était de 50 % dans une activité adaptée de type plutôt intellectuel avec une limitation du port de charges à 5 kg qui permettent d'alterner une position assise et debout tout en évitant les mouvements en porte-à-faux. Sur requête de la juridiction cantonale, le professeur P.________ a déposé un rapport complémentaire, du 9 octobre 2003. Les parties ont déposé leurs observations. Le Tribunal des assurances a décidé de mettre en oeuvre une nouvelle expertise médicale, qu'il a confiée au COMAI de Genolier. Dans un rapport du 22 octobre 2004, le docteur L.________, spécialiste FMH en rhumatologie, et la doctoresse I.________, spécialiste FMH en psychiatrie-psychothérapie, ont déposé leurs conclusions. Il en ressort que la capacité de travail de l'assuré comme garçon de buffet était totale sur le plan physique et psychique et qu'elle était normale dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles. Les parties ont déposé leurs observations. Dans ses déterminations du 31 janvier 2005, S.________ a produit une scanographie lombaire effectuée le 13 octobre 2004 à la Clinique Y.________ et un rapport daté du même jour de la doctoresse N.________, qui indiquait que la hernie L4-L5 paramédiane gauche luxée vers le bas entrant en conflit avec la racine L5 gauche de son émergence jusqu'au récessus s'était nettement accentuée par rapport à 1999. Il produisait également un rapport du docteur H.________ du 17 janvier 2005, qui l'avait examiné le 14 janvier 2005, dans lequel ce praticien concluait qu'il existait une incapacité de travail vraisemblablement complète dans l'activité exercée préalablement (aide-bûcheron et aide de cuisine), mais que dans une activité légère permettant des changements fréquents de position et ne nécessitant pas le port de charges lourdes, la capacité de travail était théoriquement de 50 % au moins. Se fondant sur ces documents, S.________ demandait un complément d'expertise prenant en compte ces faits nouveaux et adjoignant un neurologue aux experts du COMAI. Par jugement du 10 mars 2005, le Tribunal des assurances a rejeté le recours.