Citation: 5A_1040/2021 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a retenu qu'il ressortait de l'extrait du registre des poursuites daté du 25 novembre 2021 produit par le failli qu'il comptabilisait des poursuites exécutoires à hauteur de 163'894 fr. 57, la plus ancienne datant du 7 octobre 2020 et la plus récente du 16 novembre 2021. Même à en déduire les montants mis en poursuite par son bailleur, d'une part, et l'Administration fédérale des contributions, d'autre part, pour lesquels le failli démontrait, documents à l'appui, qu'ils avaient fait l'objet d'une correction en sa faveur, ainsi que les poursuites acquittées par le failli et le montant dû à la créancière à l'origine de la faillite, il restait un solde de poursuites exécutoires de 75'164 fr. 50 selon les allégués du recourant. Au surplus, de nombreuses poursuites en cours contre lui se trouvaient déjà au stade de la commination de faillite ou de la saisie, celles-ci devant être prises en considération dans l'examen de la solvabilité, même si elles ne pouvaient pas conduire à la faillite. La cour cantonale a par ailleurs constaté que si le recourant avait produit un relevé au 31 août 2021 qui indiquait un chiffre d'affaires de 165'377 fr. 82 à cette date, il ne semblait plus disposer de cette somme puisqu'il faisait valoir que le montant de ses poursuites pourrait être acquitté grâce à un prêt de 26'000 fr. de son amie C.________, et à un prêt hypothécaire de 50'000 fr. au sujet duquel la Banque D.________ avait dit accepter d'entrer en matière. Or, il ne s'agissait là que de promesses et non de montants qui seraient à la libre disposition immédiate du recourant ou consignés auprès du Tribunal cantonal en faveur de ses créanciers. Dans ces circonstances, la cour cantonale a considéré que le recourant ne se trouvait pas uniquement de manière temporaire dans l'impossibilité d'honorer ses dettes échues, mais que ses difficultés financières étaient au contraire durables.