Citation: 5A_85/2017 E. 6.3

6.3. Le recourant soutient à juste titre que, selon la jurisprudence, le montant afférent au poste "soins et éducation" figurant dans les Tabelles zurichoises ne peut être inclus dans le calcul des besoins de l'enfant que pour autant qu'il corresponde à des frais effectifs. La prise en compte de ce poste vise en effet à éviter que l'un des parents soit désavantagé au regard de l'autre lorsqu'il assume une double charge en prenant à la fois soin en nature de l'enfant et en exerçant une activité lucrative (arrêts 5A_336/2015 du 3 mars 2016 consid. 4.3.1; 5A_142/2013 du 8 août 2013 consid. 3.4; 5A_272/2011 du 7 septembre 2011 consid. 4.4.3; 5A_690/2010 du 21 avril 2011 consid. 2.3; DE LUZE/PAGE/STOUDMANN, Droit de la famille, 2013, n° 1.7 ad art. 285 CC; CÉLINE DE WECK-IMMELÉ, op. cit., n° 147 ad art. 176 CC). L'autorité cantonale n'a cependant pas omis de prendre cette règle en considération dans son évaluation des besoins de l'enfant. Après avoir rappelé la jurisprudence concernée, elle est toutefois parvenue à la conclusion que, ce nonobstant, il fallait tenir compte ici de la situation très favorable du père, de sorte que le montant de la contribution mise à sa charge pouvait être fixé à 2'000 fr. par mois. Ce faisant, l'autorité cantonale ne peut se voir reprocher d'avoir outrepassé son pouvoir d'appréciation (art. 4 CC). Estimant les besoins de l'enfant avec l'aide des Tabelles zurichoises, elle a cependant jugé, sans violer le droit fédéral, que la situation financière très aisée du père justifiait une adaptation des montants forfaitaires retenus dans ces tables (cf. supra consid. 6.1). A cet égard, elle a constaté que, bien que cette situation semblât s'être péjorée, l'intéressé était toujours au bénéfice d'un forfait fiscal calculé sur la base d'un train de vie mensuel de 26'666 fr. 65, constatation dont le recourant ne prétend pas qu'elle serait arbitraire. Il ressort en outre de l'arrêt entrepris qu'il est propriétaire d'immeubles dont la valeur fiscale dépasse 1'233'000 francs. Vu le niveau de vie déterminant du débiteur de l'entretien, la contribution fixée n'apparaît donc pas manifestement inéquitable, l'étendue de son droit de visite, légèrement supérieur à l'usage, ne pouvant entraîner une réduction de la contribution mise à sa charge (cf. supra consid. 3.3). Dès lors, l'autorité cantonale ne peut se voir reprocher de n'avoir pas réduit l'enfant à ses stricts besoins effectifs. Au demeurant, la mère n'a droit à aucune pension pour elle-même et, bien qu'elle ne réalise que des revenus modestes, travaille actuellement comme concertiste, ce qui implique qu'elle ne peut se consacrer entièrement aux soins et à l'éducation de son fils. Même si celui-ci est désormais scolarisé, sa prise en charge implique donc des frais dont il faut également tenir compte dans le calcul de la contribution d'entretien. La cour cantonale n'a donc pas enfreint l'art. 285 al. 1 aCC en ne réduisant pas l'enfant à ses besoins effectifs, mais en adaptant les montants indicatifs contenus dans les Tabelles zurichoises, eu égard au niveau de vie particulièrement élevé du débiteur d'entretien. Le même raisonnement peut être tenu à propos des allocations familiales, que le recourant reproche à l'autorité cantonale de ne pas avoir portées en déduction des besoins de l'enfant. Comme n'ont pas manqué de le rappeler les juges cantonaux (cf. arrêt attaqué consid. 4.2.2 p. 13), lesdites allocations ne sont pas incluses dans le revenu du parent qui les perçoit, mais doivent être déduites lors du calcul des besoins de l'enfant (ATF 137 III 59 consid. 4.2.3; 128 III 305 consid. 4b; arrêt 5A_470/2016 du 13 décembre 2016 consid. 6.1.2). Toutefois, l'autorité cantonale n'a pas considéré, en l'espèce, que les besoins effectifs de l'enfant s'élevaient à 2'000 fr. par mois, mais, bien plutôt, qu'une contribution d'entretien équivalente à ce montant devait être mise à la charge du père pour tenir compte du niveau de vie auquel son fils pouvait prétendre. Vu ce qui précède, le grief doit être déclaré infondé, autant qu'il est suffisamment motivé.