Citation: 6B_679/2022 E. 1.3

1.3. La cour cantonale s'est tout d'abord référée aux déclarations du Dr C.________, psychiatre et psychothérapeute FMH ayant suivi le recourant depuis le 17 juillet 2018, lors de son audition devant le premier juge. Elle a ensuite examiné si les troubles mis en évidence par ce médecin - état dépressif et anxieux relativement permanent - suscitaient un doute sérieux sur l'état de santé mentale du recourant, respectivement si celui-ci était susceptible d'influer sur son comportement et sur sa responsabilité pénale. Elle a relevé que le recourant avait indiqué au premier juge qu'il n'avait pas demandé la suppression de la contribution d'entretien parce qu'il voulait aider son fils et en a conclu qu'il souhaitait participer à l'entretien de celui-ci et savait avoir des obligations auxquelles il devait se soumettre. La cour cantonale a en outre rapporté que le recourant pensait que son déménagement dans un autre canton avait stoppé la pension alimentaire et qu'il avait proposé au ministère public de verser la somme de 50 fr. par mois pour répondre de ses devoirs. La cour cantonale a déduit des propos tenus par le recourant qu'on ne pouvait pas attribuer ses manquements à un défaut d'intelligence lié à ses troubles. Elle a enfin considéré que la compréhension de l'infraction de violation d'une obligation d'entretien ne requérait pas, en elle-même, des capacités cognitives importantes, puisque le jugement civil expliquait clairement ce que le débirentier devait faire et que le recourant n'avait pas dit n'avoir pas compris l'ordre de payer qui en résultait; il avait d'ailleurs contesté, avec l'aide d'un mandataire professionnel, la décision du juge civil de première instance. La cour cantonale est ainsi parvenue à la conclusion que le recourant avait parfaitement conscience de ses obligations et a, partant, rejeté la mesure d'instruction requise.