Citation: U 61/02 12.03.2003 E. 3

3.1 Sur le plan somatique, il est incontestable et incontesté que l'omarthrose de l'épaule droite ne résulte pas de l'accident du 30 juin 1994. En ce qui concerne les cervicalgies chroniques persistantes, la juridiction cantonale a considéré qu'il n'existait pas, cinq ans après l'accident, de preuve d'un déficit fonctionnel organique. Elle s'est fondée pour cela sur l'avis du professeur B.________ (rapport d'expertise du 12 septembre 2000 et rapport complémentaire du 12 mars 2001). Selon l'expert, il n'existe pas de déficit sensitivo-moteur à l'examen clinique ni de séquelle post-traumatique détectable à l'examen radiologique. Aussi, le médecin prénommé considère-t-il que de telles cervicalgies non déficitaires, sans séquelle post-traumatique, ne sont pas de nature à entraîner un handicap fonctionnel cinq ans après l'événement traumatique. Selon le professeur B.________, la persistance des douleurs cervicales est donc due exclusivement à une composante psychologique qu'il qualifie de majeure. En l'occurrence, la recourante ne soulève aucun grief justifiant que l'on s'écarte des conclusions de l'expertise médicale judiciaire, la tâche de l'expert étant précisément de mettre ses connaissances préciales à la disposition de la justice afin de l'éclairer sur les aspects médicaux d'un état de fait donné (ATF 125 V 352 sv. consid. 3b/aa et les références; VSI 2000 p. 154 consid. 2b). En particulier, l'expertise judiciaire ne contient pas de contradiction, dans la mesure où l'expert atteste que les cervicalgies persistantes et le handicap qui peut en résulter sont dues exclusivement à une composante psychologique. Par ailleurs, les conclusions de l'expert ne sont remises en cause par aucun des spécialistes qui se sont exprimés sur le cas.