Citation: 5A_375/2020 E. 5.2

5.2. En revanche, le grief apparaît fondé en tant que la recourante reproche à la Juge déléguée d'avoir intégré à ses revenus l'indemnité de départ sans tenir compte en parallèle de la charge fiscale correspondant à ce montant. En effet, si le premier juge a considéré que la charge fiscale mensuelle de la recourante s'élevait à 2'000 fr. pour des revenus de 25'513 fr. 90 du 1er août au 31 octobre 2018, il a étonnamment pris en compte une charge fiscale identique du 1er novembre 2018 au 31 décembre 2019 tout en arrêtant les revenus de la recourante à 8'440 fr. 75 du 1er novembre 2018 au 30 avril 2019 puis à 10'000 fr. dès le 1er mai 2019. Partant, à tout le moins pour la période comprise entre le 1er novembre 2018 et le 31 mai 2020, la Juge déléguée ne pouvait sans arbitraire reprendre la charge fiscale telle qu'arrêtée par le premier juge tout en augmentant sensiblement les revenus retenus pour la recourante pour la même période puisque ceux-ci ont été arrêtés à 14'760 fr. 90 du 1er août 2018 au 30 avril 2020 puis à 14'302 fr. 35 pour le mois de mai 2020 pour être à nouveau fixés à un montant inférieur à celui retenu par le premier juge dès le 1er juin 2020. En conséquence, le recours doit être admis sur ce point et la cause renvoyée à l'autorité précédente afin qu'elle établisse la charge fiscale de la recourante pour la période comprise entre le 1er novembre 2018 et le 31 mai 2020. La charge fiscale arrêtée pour les périodes antérieure et postérieure à ces dates est en revanche confirmée faute pour la recourante d'avoir réussi à démontrer un quelconque arbitraire dans la manière dont elle a été établie.