Citation: 7B.77/2002 21.06.2002 E. A

Dans le cadre de diverses poursuites intentées contre A.________, médecin-dentiste indépendant, l'Office des poursuites de Montreux a ordonné une saisie des revenus du débiteur à concurrence de 2'500 fr. par mois dès le 1er septembre 2000. Il a ensuite porté cette saisie à 6'500 fr. par mois dès le 1er avril 2001, sur la base des éléments suivants: MINIMUM VITAL Personne seule 1'100.- Pension alimentaire 3'000.- Loyer du logement 1'330.- Acompte finance chauffage 130.- Place de parc 90.- Assurance-maladie 345.- TOTAL 5'995.- REVENU MENSUEL NET MOYEN 12'600.- QUOTITÉ SAISISSABLE 6'605.- Le débiteur a formé une plainte contre l'avis de saisie. Il a fait valoir que l'office n'avait arbitrairement pas tenu compte de ses charges réelles dans le calcul du minimum vital, notamment de ses primes de leasing automobile, du contrat d'achat à tempérament du mobilier destiné à son appartement, de ses impôts courants, des frais médicaux demeurant à sa charge et de ses primes d'assurance perte de gain. En cours de procédure, il a été convenu que la fiduciaire s'occupant des comptes du débiteur établisse un nouveau décompte pour les revenus de janvier à mai 2001, puis une projection à partir de juin 2001 en fonction d'une incapacité de travail de 20% dès cette date. Il en est résulté que les cinq premiers mois de 2001 avaient été semblables à l'exercice 2000, mais que compte tenu d'une incapacité de travail de 20% dès le 1er juin 2001, le revenu mensuel net devait être estimé à 7'500 fr. Par décision du 3 septembre 2001, l'office a procédé à un réexamen de la situation du débiteur: il a maintenu la saisie mensuelle de revenu à 6'500 fr. jusqu'au 31 mai 2001 et l'a ramenée à 1'500 fr. dès le 1er juin 2001 (7'500 fr. de revenus - 5'995 fr. de charges = 1'505 fr.). Le débiteur a néanmoins maintenu sa plainte, concluant à ce que la retenue sur ses gains soit abaissée à 2'500 fr. pour les mois d'avril et mai 2001 et à 500 fr. dès le 1er juin 2001.