Citation: 7B_1209/2025 E. 3.4.2

3.4.2. Tout d'abord, on ne saurait suivre le recourant lorsqu'il reproche à l'autorité cantonale d'avoir simplement considéré que les mesures de substitution proposées dépendaient uniquement de son bon vouloir. De jurisprudence constante, le Tribunal fédéral (cf., par exemple, arrêt 7B_1009/2023 du 6 février 2024 consid. 6.3.2 et les références citées) retient en effet que les mesures de substitution, comme l'obligation de se présenter à un poste de police, qui reposent sur la seule volonté du justiciable de s'y soumettre, n'offrent aucune garantie pour contenir un risque de fuite. De plus, dans le cas particulier, le recourant ne formule, quoi qu'il en dise, aucun élément qui justifierait de s'écarter de ces considérations. Le lourd passé judiciaire français de l'intéressé ne parle d'ailleurs pas en sa faveur. Ensuite, en ce qui concerne la mesure proposée visant à la fourniture de sûretés à hauteur de 1'000 euros par mois prélevés sur son salaire, on relève que le recourant ne démontre pas, en particulier dans son recours au Tribunal fédéral, que l'emploi dont il se prévaut dans un magasin de prêt-à-porter serait toujours d'actualité. S'il est certes vrai qu'il a produit un contrat de travail, celui-ci ne date que du mois de mars 2025 et n'atteste pas que l'employeur concerné serait disposé, après plusieurs mois de détention provisoire, à poursuivre sa relation contractuelle avec le recourant. Dans ces circonstances, celui-ci, qui n'argumente pas plus avant cette question, ne démontre pas qu'il serait en mesure de continuer à percevoir le salaire de 1'700 euros dont il se prévaut. Ainsi, force est d'admettre que la situation financière du recourant présente des incertitudes et qu'elle ne permet pas de garantir le versement des sûretés proposées. Enfin, la mesure de substitution visant à obliger l'intéressé de trouver un emploi dans un délai d'un mois est pour le moins incertaine et n'offre, elle non plus, aucune garantie. Pour le reste, la question d'une mesure tendant à interdire au recourant d'entretenir des contacts avec son comparse et la victime n'est pas pertinente au regard du risque de fuite constaté. Il s'ensuit que l'autorité cantonale n'a pas violé les art. 237 et 238 CPP, ni d'une autre manière le droit fédéral, en refusant de donner suite aux mesures de substitution proposées par le recourant. Vu ce qui précède, et en particulier parce que le recourant n'établit nullement, ni ne rend à tout le moins vraisemblable, la situation financière qu'il allègue, il ne saurait, en tout état de cause, invoquer valablement, d'une part, une violation de son droit d'être entendu, parce que la juridiction cantonale n'aurait pas fixé elle-même le montant des sûretés, et, d'autre part, une inégalité de traitement fondée sur ses ressources financières prétendument modestes.