Citation: 6B_1012/2017 E. 1.4

1.4. Le recourant soutient que la cour cantonale est tombée dans l'arbitraire en estimant qu'il n'avait pas été confronté à une menace de la part de l'automobiliste. La menace serait fondée sur le fait qu'A.________ aurait pointé le doigt aux gendarmes, qu'il leur a dit " vous aurez affaire à moi, je ne vais pas en rester là ", qu'il était agressif, provocateur et intimidant et qu'il a lui-même admis qu'il était très énervé. Cette menace aurait dès lors justifié la fouille, en application de l'art. 20 de l'ancienne loi cantonale sur la police du 27 octobre 1957, en vigueur au moment des faits, qui prévoit que " les fonctionnaires de police peuvent procéder à la fouille de personnes dans l'exercice de leurs fonctions lorsque des raisons de sécurité le justifient ". Selon l'al. 2 de cette disposition, " lorsqu'elle s'avère nécessaire, la fouille doit être aussi adaptée aux circonstances et aussi prévenante et décente que possible ".