Citation: 1B_268/2013 E. 4.2

4.2. En l'espèce, le recourant a été condamné le 14 septembre 2004 à 50 jours d'emprisonnement avec sursis pour infraction à la LAVS, infraction à la loi fédérale sur les étrangers et contravention à la LACI. Cette précédente condamnation ainsi que le renvoi en jugement devant le Tribunal correctionnel pour des infractions en rapport avec l'exercice illégal d'une activité de médecin-dentiste à Vevey (notamment lésions corporelles) et les différentes audiences de jugement appointées n'ont pas dissuadé l'intéressé de récidiver en Valais en commettant de nouvelles infractions de même nature. Contrairement à ce que soutient l'intéressé, les faits dénoncés en Valais par la plaignante le 15 janvier 2013 peuvent être pris en compte dans l'examen du risque de récidive, tout comme ceux faisant l'objet de la dénonciation du 22 juillet 2013 laquelle repose sur des éléments suffisamment probants. Cette dénonciation confirme en l'occurrence la propension du recourant à la commission d'infractions qui ne sont pas anodines puisqu'elles touchent notamment à l'intégrité physique des personnes (lésions corporelles). L'expert psychiatre a d'ailleurs conclu, dans son rapport du 3 juin 2013, à l'existence d'un risque de réitération, en tout cas moyen, pour des faits similaires. L'ensemble de ces éléments, notamment la réitération d'actes relevant de l'exercice illégal de la médecine dentaire entraînant des lésions corporelles, apparaît donc suffisant pour retenir un risque concret de réitération au sens de l'art. 221 al. 1 let. c CPP. C'est dès lors à juste titre que la Présidente du Tribunal correctionnel a sollicité le placement de l'intéressé en détention pour des motifs de sûreté, conformément à l'art. 229 al. 2 CPP. Selon cette disposition, lorsque la direction de la procédure constate la survenance d'un motif de détention après le dépôt de l'acte d'accusation - comme c'est le cas en l'espèce -, elle doit agir d'office et procéder à l'exécution de la procédure de détention. Le fait que l'intéressé ait déjà subi une période de détention - fondée sur le risque de collusion - n'est pas déterminant dans ce contexte. Enfin, il ne saurait tirer argument du fait qu'il n'a subi aucun jour de détention durant l'enquête menée dès 2006 par les autorités vaudoises. Le grief du recourant doit dès lors être rejeté.