Citation: 9C_259/2022 E. 3

La juridiction cantonale a considéré qu'il ressortait du dossier médical qu'une expertise psychiatrique était nécessaire, dès lors qu'aucun des nombreux spécialistes consultés par la recourante n'avait pu poser de diagnostics expliquant ses symptômes, sauf à évoquer des atteintes de type psychosomatique. Elle a en outre admis que l'office intimé était en droit de considérer que l'assurée avait refusé de se soumettre, sans motif excusable, à l'expertise psychiatrique ordonnée. Aussi, celui-ci avait-il été en droit de statuer sur les prétentions de la recourante en l'état du dossier. Or, en l'absence de documents médicaux pouvant expliquer les symptômes de l'assurée et leur gravité, une atteinte entraînant une incapacité de travail durable de 40 % n'avait pas été établie. Dès lors, aucune prestation de l'assurance-invalidité ne pouvait être octroyée à l'assurée.