Citation: 9C_572/2021 E. 4.1

4.1. Le recourant considère que son incapacité de travail dont la cause est à l'origine de l'invalidité reconnue par l'office AI remonte au jour de l'accident. Il reproche avant tout au tribunal cantonal d'avoir fondé son jugement sur les conclusions des expertes du BEM et d'avoir ignoré l'avis des ses médecins traitants (en particulier ceux des docteurs (E.________) [recte: F.________] du 12 novembre 2015 et G.________ du 20 novembre 2015, tous deux spécialistes en médecine interne générale, ainsi que ceux déjà mentionnés des docteurs C.________ et B.________), qui faisaient tous état de pathologies psychiques incapacitantes depuis l'accident. Il lui fait également grief d'avoir ignoré le constat de l'office AI, qui faisait aussi remonter l'incapacité de travail au 30 mars 2015. Il estime que ces éléments (notamment), établis en temps réel, ont une valeur probante supérieure à celle du rapport d'expertise et montrent que les premiers juges ont arbitrairement exclu l'existence d'un trouble psychique incapacitant en 2015 déjà. Il conteste plus particulièrement la valeur probante du rapport d'expertise. Il fait valoir à cet égard que les expertes n'ont retenu aucun diagnostic psychiatrique malgré les avis contraires de ses médecins, confirmés par les démarches qui avaient abouti à un placement dans un hôpital psychiatrique à des fins d'assistance. Il en déduit que la juridiction cantonale aurait dû écarter les conclusions partiales et choquantes du BEM. Il soutient encore que d'autres éléments allégués et prouvés mais ignorés par le tribunal cantonal (en particulier le rapport de police de l'accident, le rapport médical initial de l'assureur-accidents, la prise en charge ultérieure de son cas par l'assureur perte de gain en cas de maladie, le rapport initial de l'office AI et son bilan des mesures d'ordre professionnel entreprises) confirment l'existence d'un trouble psychique incapacitant depuis le 30 mars 2015. Il fait finalement grief aux premiers juges d'avoir procédé à une appréciation anticipée des preuves arbitraire en refusant d'ordonner une expertise et d'auditionner son épouse.