Citation: 9C_218/2017 E. 6.2

6.2. Pour toute motivation du rejet de la demande d'assistance judiciaire, la juridiction cantonale a considéré que la décision sur opposition était fondée sur des dispositions légales dont l'assurée, assistée d'une mandataire professionnelle, pouvait aisément comprendre la portée. Or la décision attaquée en première instance ne comprenait pas la norme topique en l'espèce (art. 14 al. 5 LPC) et reposait sur la motivation - incomplète au regard de la prestation allouée antérieurement par l'assurance-invalidité - que la recourante percevait une allocation pour impotent de l'assurance-vieillesse et survivants et non pas de l'assurance-invalidité. Ce n'est qu'après le dépôt du recours auprès des premiers juges que l'intimée a relevé qu'en application de l'art. 14 al. 5 LPC, l'augmentation prévue à l'al. 4 subsistait pour les personnes bénéficiant d'une allocation pour impotent de l'assurance-vieillesse et survivants qui percevaient auparavant une telle allocation de l'assurance-invalidité, pour autant que l'impotence ait été de degré moyen ou grave (réponse du 9 juin 2016). La motivation de la juridiction cantonale quant au rejet de la requête d'assistance judiciaire n'est dès lors pas pertinente (cf. ATF 140 V 521 consid. 9). Ainsi, et au regard du fait que l'al. 5 de l'art. 14 LPC est sujet à interprétation (supra consid. 5.2), les premiers juges n'étaient pas en droit de considérer que les conclusions du recours, au moment du dépôt de la requête d'assistance judiciaire (ATF 140 V 521 consid. 9.1 p. 537 et les arrêts cités), étaient d'emblée dénuées de chances de succès au sens de l'art. 61 let. f LPGA. Il convient par conséquent de renvoyer la cause aux premiers juges afin qu'ils examinent si les autres conditions de l'octroi de l'assistance judiciaire (en particulier, celle relative au dénuement au moment de la procédure cantonale) étaient également réalisées, puis se prononcent à nouveau sur ce point.