Citation: 9C_399/2015 E. 4.2.3

4.2.3. Contrairement à ce que soutient l'administration, la seule lecture du rapport d'expertise judiciaire met en évidence une modification diagnostique. Outre les lombalgies chroniques existant en 2006 et persistant en 2013, la doctoresse H.________ a effectivement fait état d'une sciatalgie gauche intermittente liée notamment à des protrusions en contact avec les racines L5 et L3 ainsi qu'à une arthrose articulaire L4/L5/S1. La modification diagnostique évoquée - également indiquée par l'experte comme radiculopathie ou radiculalgie - repose sur les résultats de scanner effectués le 9 octobre 2014 et peut, avec la symptomatologie douloureuse associée et objectivée par l'experte, être qualifiée d'aggravation par rapport à la situation prévalant au moment de la décision du 7 mars 2007. Reste à déterminer l'importance de cette aggravation. Interrogée à ce propos, l'experte judiciaire a indiqué qu'elle partageait le point de vue de la doctoresse E.________ quant à l'existence d'une détérioration de l'état de santé située aux alentours du mois de juin 2010 et ne pas être d'accord avec le docteur D.________ qui admettait cette péjoration mais attestait un retour à meilleure santé à partir du mois d'octobre 2010. Contrairement à ce praticien, elle a considéré que la symptomatologie douloureuse nouvellement apparue en été 2010 n'avait pas disparu en automne 2010 et que le substrat organique objectivé lors des examens radiologiques mentionnés était de nature à entraîner des épisodes lombalgiques voire lombo-sciatalgiques aigus avec périodes d'incapacité de travail en cas de sollicitations trop importantes, ce qui justifiait la reconnaissance d'une capacité résiduelle de travail de 50 % dans l'activité que l'assuré exerçait pour l'instant à 20 % dans un centre de tri de déchets. En l'absence d'avis apte à mettre sérieusement en doute les conclusions de l'experte judiciaire, le résultat auquel est parvenue la juridiction cantonale en considérant que la modification était notable (au sens de l'art. 17 LPGA applicable par analogie) ne saurait donc être qualifié d'arbitraire. On ajoutera par ailleurs que la description similaire par les rhumatologues consultés des limitations fonctionnelles ne change rien à l'existence d'une modification du substrat organique ni à l'impact de cette modification dans l'exercice d'une activité adaptée. Le recours doit donc être rejeté.