Citation: 8C_449/2022 E. 9.2

9.2. La recourante ne démontre nullement en quoi la cour cantonale serait tombée dans l'arbitraire en considérant que le Conseil d'État était fondé, en application du droit cantonal, à fixer au 1er octobre 2019 la date de prise d'effet de la réévaluation litigieuse. En effet, la fixation de la date à laquelle une nouvelle classification de fonctions prend effet relève de la libre compétence du Conseil d'État. En outre, il est objectivement défendable, pour des raisons budgétaires et de praticabilité, de limiter dans le temps l'effet rétroactif d'une nouvelle classification de fonctions et de ne pas nécessairement le faire remonter au début du processus de réévaluation. En l'espèce, la demande de réévaluation de fonctions déposée le 15 septembre 2014 par la recourante a donné lieu en automne 2018 à une proposition de classification émanant du SRH, contre laquelle la recourante a formé opposition; la CREMEF a proposé le 30 septembre 2019 de ratifier les conclusions du SRH, ce que le Conseil d'État a fait par décision du 19 août 2020, fixant au 1er octobre 2019 la date de prise d'effet de la nouvelle classification. Une telle date, qui correspond à la réception par le Conseil d'État de la proposition de la CREMEF, apparaît à tout le moins défendable et le fait qu'une autre solution aurait été possible ne la rend pas arbitraire (cf. ATF 148 IV 374 consid. 3.2.2; 144 I 113 consid. 7.1).