Citation: 5P.341/2006 23.11.2006 E. A

A.a A.________ et B.________, ressortissante française domiciliée au Brésil, ont tous deux confié à C.________ des fonds aux fins de gestion dans le cadre de D.________, société de droit panaméen que celui-ci représentait. Entre 1996 et 1997, B.________ lui a confié un montant de 700'000 fr. en espèces. Par une convention conclue le 5 mars 1998, A.________ lui a remis la somme de 2'900'000 fr., qui a été déposée auprès de D.________. A.b En janvier 1998, B.________ a reçu de C.________ un relevé de compte au 31 décembre 1997, faisant état d'avoirs en titres d'une valeur de 1'471'126 fr. 50; ce relevé est suspecté d'être un faux, les comptes de dépôt de D.________ ne présentant pas à leur actif les titres figurant sur ce relevé. Le 31 mars 1998, B.________ ayant demandé à ce que ses avoirs soient placés sur un compte individualisé, C.________ a versé 1'300'000 fr. en espèces sur un compte ouvert au nom de celle-ci auprès de la Banca Svizzera Italiana (ci-après: BSI), à Genève; les 3 et 15 juin 1998, il y a encore viré 100'000 fr., respectivement 80'000 fr., soit au total 1'480'000 fr. Estimant que les sommes virées ne représentaient pas l'intégralité de ses biens, B.________ a déposé plainte pénale contre C.________; elle a ensuite retiré sa plainte. A.c Le 2 novembre 2005, A.________ a déposé plainte pénale contre C.________. Celui-ci est soupçonné d'avoir procédé selon le mode de la "cavalerie", recevant des fonds de clients et les utilisant à ses propres fins ou pour rembourser d'autres clients, les fonds étant déposés sur des comptes globaux; il a été inculpé d'abus de confiance qualifié, pour avoir disposé sans droit du montant de 2'900'000 fr. que A.________ lui avait remis, et de faux dans les titres, pour avoir systématiquement fourni aux clients des faux états de fortune, entre 1997 et 2005. Le 18 novembre 2005, le juge d'instruction chargé de l'enquête pénale a ordonné un séquestre pénal de 780'000 fr. (1'480'000 fr. ./. 700'000 fr.) sur des avoirs de B.________ auprès de X.________ SA. Ce séquestre a porté sur des avoirs de l'ordre de 650'000 fr. A.d L'instruction pénale n'a pas permis de retrouver, dans les comptes de D.________, le montant versé par A.________ qui devait être géré par C.________. Cette impossibilité laisse présumer qu'il a pu être utilisé pour payer B.________.