Citation: 6B_289/2020 E. 5.2

5.2. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir retranché du dossier la pièce no 58 (courrier du Professeur K.________ répondant aux questions du procureur au sujet de R.________, décédé entretemps), pièce qui a été établie sans que le médecin concerné ne soit délié du secret médical par le Conseil de santé. Selon le recourant, les moyens de preuves recueillis grâce à la pièce no 58 ainsi que le témoignage du Professeur K.________ ne sont pas exploitables (art. 141 al. 4 CPP). La cour cantonale a admis que le Professeur K.________ a établi la pièce no 58 - et en outre témoigné aux débats de première instance - sans avoir été délié du secret médical par le Conseil de santé, ce qui faisait tomber, éventuellement, la preuve sous le coup de l'art. 141 CPP; la gravité de l'escroquerie justifiait cependant de passer outre la violation du secret médical en application de l'art. 141 al. 2 CPP (jugement attaqué p. 77). On peut douter de la recevabilité de ce grief. En effet, le recours en matière pénale suppose que l'accusé soit atteint par le jugement cantonal et ait un intérêt juridique à son annulation (cf. art. 81 al. 1 LTF). Or, en l'espèce, le recourant n'a pas d'intérêt à la sauvegarde de droits personnels, puisque seul R.________ est titulaire du bien juridique protégé par l'art. 321 CP. En outre, cette pièce n'a joué aucun rôle pour l'issue du litige; de l'aveu même du recourant, la subsomption opérée par la cour cantonale, en vue de condamner le recourant en lien avec les faits concernant R.________, ne fait aucunement état de cette pièce no 58. A supposer ce grief recevable, il doit de toute façon être rejeté, car comme l'a relevé à juste titre la cour cantonale, la gravité de l'escroquerie justifiait l'exploitation de cette preuve.