Citation: 1B_339/2019 E. 3.3

3.3. Comme le relève le recourant, on ne voit pas par quel moyen il serait en mesure de compromettre ou d'influencer d'une quelconque manière le déroulement ou le résultat des examens médicaux complémentaires auxquels la plaignante doit se soumettre. Cependant la gravité des accusations portées à son encontre, s'agissant des lésions corporelles et des menaces dont son épouse dit avoir fait l'objet, repose, indépendamment des constats médicaux, uniquement sur les déclarations de celle-ci et de son fils, qu'il aurait également frappé. A ce stade précoce de la procédure, et au vu de la gravité des faits, il convenait de s'assurer que le recourant ne puisse exercer une quelconque pression sur son épouse, qui devait encore être entendue par la Procureure, ou sur son fils pour les faire revenir sur leurs premières déclarations. Rien ne permet d'affirmer, en l'état, que l'enfant, qui a été auditionné par un agent de la Police municipale de Lausanne, ne soit entendu une nouvelle fois dans la suite de la procédure ou qu'il ne revienne spontanément sur ses déclarations si son père tentait de reprendre contact avec lui. Il est vrai en revanche que la plaignante a été entendue par la Procureure le 10 juillet 2019 en présence des conseils des parties. Il s'agit toutefois d'un fait nouveau qui ne peut être pris en considération par la Cour de céans en vertu de l'art. 99 al. 1 LTF et dont il appartiendra à la Procureure de tenir compte dans l'appréciation du risque de collusion dans le cadre d'une requête de mise en liberté immédiate ou de prolongation de la détention provisoire (arrêt 1B_145/2019 du 26 avril 2019 consid. 2). Cela étant, la Chambre des recours pénale pouvait admettre sans arbitraire ni violé d'une autre manière le droit, lorsqu'elle a statué, l'existence d'un risque concret de collusion.