Citation: 4A_170/2023 E. 6.2.2

6.2.2. En second lieu, l'intéressée soutient que l'"acquittement" de l'intimé serait choquant et contraire à l'ordre public matériel. A cet égard, elle fait valoir que la sanction infligée à un autre officiel de la FBF a été confirmée par le TAS et qu'il ne saurait en être autrement pour l'intimé. En outre, elle estime que le traitement procédural réservé à la "victime C" serait contraire à sa dignité humaine. Par sa critique purement appellatoire, la recourante ne fait rien d'autre que d'opposer son appréciation personnelle des preuves disponibles à celle ayant conduit les arbitres à retenir que l'existence des faits reprochés à l'intimé n'était pas établie. Ce faisant, elle ne démontre nullement que le résultat auquel a abouti la Formation serait incompatible avec l'ordre public matériel. Au demeurant, le seul fait que le TAS a estimé qu'un autre officiel de la FB F avait effectivement commis les actes qui lui étaient reprochés ne signifie pas nécessairement que les graves accusations portées à l'encontre de l'intimé seraient avérées. En l'occurrence, la Formation a procédé à un examen détaillé des preuves à sa disposition et a exposé les raisons pour lesquelles elle estimait que les éléments recueillis étaient incohérents, imprécis et contradictoires. Dans ces circonstances, le refus de sanctionner un individu faute d'éléments suffisants établissant sa responsabilité ne saurait être taxé d'incompatible avec l'ordre public matériel. Enfin, la Cour de céans ne discerne pas, sur la base des faits constatés dans la sentence entreprise, en quoi le traitement procédural réservé à la "victime C" aurait porté atteinte à sa dignité humaine.