Citation: 7B_693/2024 E. 2.4

2.4. Il n'y a pas lieu de considérer que le Tribunal fédéral, qui dispose d'un plein pouvoir d'examen en droit, mais d'un pouvoir d'examen limité à l'inexactitude manifeste des faits (cf. art. 97 al. 1 LTF), pourrait lui-même réparer le vice constaté, dès lors qu'il n'est pas habilité à revoir l'appréciation d'éventuels éléments factuels qui pourraient être présentés par le recourant à l'autorité cantonale afin d'appuyer son argumentation. On ne saurait par ailleurs considérer qu'un renvoi de la cause à cette autorité constituerait une vaine formalité (cf. ATF 142 II 218 consid. 2.8.1; arrêt 7B_482/2024 du 21 mai 2024 consid. 2.2.1 et les arrêts cités), dès lors qu'aucun élément ne permet d'exclure que les observations que le recourant entend formuler pourraient influencer l'appréciation de cette dernière sur la question de l'interprétation de l'art. 62c al. 1 et 2 CP. Il s'ensuit que la violation du droit d'être entendu du recourant entraîne l'annulation de l'arrêt querellé sur la question de la quotité du solde de peine de l'intimé, ainsi que sur les frais judiciaires et les dépens y relatifs, indépendamment des chances de succès au fond, ce qui rend sans objet tout autre éventuel grief soulevé par le recourant. On précisera que l'arrêt querellé est maintenu pour le surplus.