Citation: 4P.205/2005 03.02.2006 E. B

Le 3 janvier 2000, B.________ a assigné A.________ devant le Tribunal de première instance du canton de Genève, en paiement de la somme de 65'000 fr. avec intérêt à 5 % dès le 31 décembre 1998. En cours d'instance, le tribunal a chargé C.________ d'une expertise, versée au dossier le 25 août 2003 et précisée lors des auditions de celui-ci. Il en résulte en substance que le délai imparti par le maître de l'ouvrage pour les travaux de rénovation envisagés était trop court, que l'architecte aurait dû l'en aviser, ainsi que de l'augmentation de leur coût, et corollairement, de ses honoraires, ce que l'architecte n'a pas fait. Par ailleurs, l'expert judiciaire a relevé que l'installation de chauffage n'était pas satisfaisante, en raison de disparités de température entre les diverses pièces de l'immeuble. Il aurait été impossible de remplacer l'installation de chauffage dans les délais fixés par le maître de l'ouvrage, en raison de l'intervention majeure, au niveau des structures mêmes de la maison, que supposait une telle opération. Parmi les trois variantes de réfection, la deuxième, au prix de 60'000 fr., était la plus appropriée, en garantissant une stabilité de la température, en rapport avec la climatisation. L'expert judiciaire a noté que l'architecte avait informé l'entreprise X.________ SA de la nature et de l'étendue des travaux dont était chargée Y.________ SA et vice-versa. Il avait fourni à cette dernière certains renseignements sur la nature et l'étendue des installations de chauffage. Il a relevé que les entreprises de chauffage et de ventilation/climatisation devaient rendre des installations complètes, exécutées dans les règles de l'art, et qu'il appartenait au fournisseur des installations de ventilation/climatisation de s'inquiéter des effets que ces travaux induiraient sur le régime intérieur de la maison, contrairement à l'avis du directeur de Y.________ SA. L'expert a aussi noté que les entreprises X.________ SA et Y.________ SA n'avaient pas accompli des travaux devisés et facturés au maître de l'ouvrage. De façon générale, s'il appartenait à l'architecte de surveiller l'exécution et les conditions de mise en marche du système de chauffage, ainsi que d'assurer la coordination entre climatisation et chauffage, les entreprises spécialisées endossaient la responsabilité du fonctionnement des systèmes installés par elles. A cet égard, l'entreprise X.________ SA n'avait pas effectué tous les travaux dans les règles de l'art. De son côté, l'entreprise Y.________ SA n'avait pas procédé à l'installation d'un apport d'air extérieur ("air neuf"). L'expert judiciaire a confirmé qu'il n'y avait pas de coordination entre les installations de climatisation et de chauffage et qu'il appartenait à l'architecte d'inviter Y.________ SA à prévoir un système de régulation entre ses installations de climatisation et le chauffage. Pour remédier à cette carence, l'expert a indiqué qu'il fallait investir un montant supplémentaire de l'ordre de 60'000 fr., dont une fraction, de 50 à 60% environ, constituerait une plus-value. Par jugement du 13 mai 2004, le tribunal a entièrement fait droit aux conclusions de B.________, en fixant toutefois le point de départ des intérêts au 16 août 1999.