Citation: 6B_1122/2018 E. 3.3.2

3.3.2. Le recourant conteste que le fait pour un adolescent de se masturber soit propre à mettre en danger son développement sexuel, dès lors qu'il s'agit d'un acte habituellement pratiqué à cet âge. Un tel acte ne tomberait pas sous le coup de l'art. 187 ch. 1 al. 2 CP. Ce raisonnement passe sous silence qu'il ne s'agit en l'espèce pas d'un acte de masturbation effectué dans l'intimité d'une chambre d'adolescent, sans témoin, mais d'un acte fait, à la demande d'un tiers, devant une caméra, avec envoi en temps réel des images à une personne dans le but de l'exciter et qui fait - apparemment - elle-même de même de son côté. Un tel acte est de nature à mettre abstraitement en danger le développement d'un enfant et tombe sous le coup de la protection voulue par l'art. 187 al. 1 ch. 2 CP.