Citation: 5A_154/2015 E. A

A.a. Le 21 janvier 2009, D.________, entreprise de peinture Sàrl a déposé une demande en paiement et en inscription définitive d'une hypothèque légale des artisans et entrepreneurs contre A.________ et B.A.________ devant le Tribunal civil de l'arrondissement de la Broye (ci-après: le tribunal de la Broye). Elle a conclu à la condamnation des défendeurs à lui payer la somme de 71'872 fr. 55, plus intérêts, correspondant à un solde dû pour des travaux réalisés sur leur immeuble art. xxxx RF Z.________, et à ce qu'une hypothèque légale soit inscrite pour ce montant sur ce bien. Le 3 juillet 2009, A.________ et B.A.________ ont déposé leur réponse ainsi qu'une demande reconventionnelle. Ils ont conclu au rejet de la demande principale et, reconventionnellement, à la condamnation de la demanderesse à lui payer la somme de 208'218 fr. 15. Ils ont motivé leurs conclusions en alléguant que leur dommage total était de 245'818 fr. 15, que, l'ouvrage n'étant pas terminé, la créance de la demanderesse n'était pas exigible, mais que, s'ils lui devaient un solde, ils opéreraient la compensation, de sorte que, estimant la créance compensée à 37'600 fr., il restait un solde en leur faveur de 208'218 fr. 15. A.b. Le 11 mai 2010, le Président du tribunal de la Broye a ordonné une expertise. Le 25 novembre 2010, l'expert a rendu son rapport. Le 8 juin 2011, le Président a rejeté la requête des époux A.________ tendant à une nouvelle expertise. En revanche, il a ordonné un complément d'expertise. Les époux A.________ ont versé l'avance de frais pour ce complément d'expertise, de 5'400 fr., le 8 décembre 2011. A.c. A.c.a. Le 21 mai 2012, D.________, entreprise de peinture Sàrl a été déclarée en faillite. Par décision du 4 juin 2012, la procédure précitée a été suspendue en application de l'art. 207 LP. Le 6 juillet 2012, A.________ et B.A.________ ont produit dans la faillite une créance de 287'569 fr. 75, composée de la prétention résultant des défauts de l'ouvrage de 208'218 fr. 15 selon leur demande reconventionnelle du 3 juillet 2009 et, pour le reste, d'intérêts, de frais de justice, de frais d'avocat, de frais liés à l'expertise et de frais de radiation de l'hypothèque légale au registre foncier. Cette production a été mentionnée pour mémoire à l'état de collocation de la faillite. Par circulaire du 1 er octobre 2012, l'administration de la faillite, soit l'office cantonal des faillites (ci-après: l'office), a proposé aux créanciers de renoncer à agir elle-même et de leur offrir la cession des droits de la masse. Sous le point IV de sa circulaire, intitulé " Procès suspendus (art. 207 LP) ", elle a décrit le procès précité en indiquant que la faillie réclamait aux époux A.________ un montant de 71'872 fr. 55 en relation avec des travaux effectués sur leur immeuble sis à Z.________ et requérait l'inscription définitive d'une hypothèque légale des artisans et entrepreneurs. Elle a également mentionné que les époux A._______ avaient " produit une créance à hauteur de 289'069 fr. 75 dans la procédure de faillite ", que cette créance était mentionnée pour mémoire à l'état de collocation et que, " s'agissant d'une créance ayant un lien avec une procédure d'hypothèque légale des artisans etentrepreneurs, suspendue en vertu de l'art. 207 LP, il en sera statué ultérieurement, après connaissance du sort de cette dernière ". Par décision du 31 octobre 2012, l'office a cédé les droits de la masse en faveur de Me E.________ (qui y renoncera par courrier du 27 mai 2013 adressé à l'office), de C.________, admis à la faillite pour une créance de 35'105 fr. 60, et de A.________ et B.A.________, pour une créance de 289'069 fr. 75 mentionnée pour mémoire à l'état de collocation, cette dernière cession étant donnée à titre conditionnel. A titre de description des droits cédés, l'office a repris les indications du point IV de la circulaire précitée sur le procès suspendu. A.c.b. Par courrier du 4 décembre 2012, le Président du tribunal de la Broye a demandé à l'office de préciser si les créanciers avaient demandé de reprendre uniquement la position de demandeurs à l'action principale ou également celle de défendeurs à l'action reconventionnelle. Par courrier du 9 janvier 2013, l'office a, en guise de réponse à cette interpellation, transmis au magistrat la détermination de C.________ selon laquelle il avait demandé la cession des droits uniquement en relation avec la prétention de 71'872 fr. 55 plus accessoires et ne désirait pas reprendre la position de défendeur au procès. Par courrier du 13 août 2013 adressé au Président du tribunal de la Broye, les époux A._______ ont requis que la procédure soit limitée à la question de savoir si la prétention litigieuse de la faillie était intégralement éteinte par effet de compensation avec celle résultant de la demande reconventionnelle. A l'appui de cette conclusion, ils ont fait valoir que, C.________ ayant renoncé à reprendre la position de défendeur à la prétention de 208'218 fr. 15, la collocation de celle-ci était définitive. Par courrier du 12 septembre 2013, C.________ a soutenu que sa décision de ne reprendre que la prétention de 71'872 fr. 55 contre les époux A.________ avait été remise en cause lors d'une audience de conciliation du 27 mai 2013 et qu'il avait repris l'intégralité de la procédure. Par courrier du 18 septembre 2013, le Président du tribunal de la Broye a une nouvelle fois interpellé l'office afin que celui-ci lui indique les droits qui avaient fait l'objet de la cession au sens de l'art. 260 LP. Par courrier du 23 septembre 2013, l'office s'est déterminé en indiquant que l'administration de la masse en faillite avait cédé à C.________ tous les droits en relation avec le procès suspendu et que, sous réserve que les droits portant sur la prétention de 208'218 fr. 15 fassent partie du procès cité, ceux-ci étaient englobés dans la cession. A.c.c. Par arrêt du 14 novembre 2013, le Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg a admis la récusation spontanée du Tribunal d'arrondissement de la Broye et transmis la cause au Tribunal d'arrondissement de la Veveyse (ci-après: tribunal de la Veveyse). Par courrier du 10 mars 2014, le Président du tribunal de la Veveyse a interpellé une nouvelle fois l'office au sujet de son courrier du 23 septembre 2013. Il a requis de lui indiquer si la prétention de 208'218 fr. 15 avait, ou non, été admise définitivement à l'état de collocation. Après avoir donné certaines informations le 12 mars 2014, l'office a exposé par courrier du 4 avril 2014 que l'objet de la cession proposée par circulaire du 1 er octobre 2012 était la seule demande formulée par la faillie en inscription définitive d'une hypothèque légale. La mention de la créance des époux A.________ avait pour seul but d'informer les créanciers sur la position desdits époux dans ce litige.