Citation: 6B_1043/2020 E. 4

Sur la recevabilité du recours, la cour cantonale a constaté que le délai de recours avait commencé à courir le 28 juillet 2020 (date de la notification postale) pour échoir le 6 août 2020, de sorte que le recours déposé le 7 août 2020 ne l'avait pas été dans le délai de 10 jours de l'art. 396 al. 1 CPP. On ne distingue dans l'écriture du 14 septembre 2020 aucun grief de fait, singulièrement sous l'angle de l'arbitraire (art. 9 Cst.; art. 106 al. 2 LTF), quant à la date à laquelle la décision de première instance cantonale est parvenue au recourant. Ce dernier objecte, en revanche, en se référant à l'art. 151 de l'Ordonnance bernoise du 18 mai 2005 sur le personnel (OPers; RS/BE 153.011.1) que le canton de Berne connaît 10 jours fériés ou chômés administrativement, soit les 1eret 2 janvier, Vendredi Saint, lundi de Pâques, jeudi de l'Ascension, lundi de Pentecôte, Noël, 26 décembre, les après-midi des 24 et 31 décembre ainsi que le 1er août. Etant rappelé que la violation du droit cantonal ne constitue pas un motif du recours en matière pénale (art. 95 LTF a contrario), le recourant n'articule aucun moyen relatif à la violation de ses droits fondamentaux, l'interdiction de l'arbitraire en particulier (art. 9 Cst.), en relation avec l'application de l'art. 151 OPers/BE. Par ailleurs, étant souligné que l'art. 90 al. 2 CPP vise exclusivement l'hypothèse où le dernier jour d'un délai est un samedi, un dimanche ou un jour férié selon le droit fédéral ou cantonal, ce qui n'était manifestement pas le cas du jeudi 6 août 2020, on ne perçoit pas concrètement ce que le recourant entend déduire en sa faveur de ses développements relatifs aux jours chômés ou fériés. Il résulte de ce qui précède que le recours ne répond pas aux exigences minimales de recevabilité déduites des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Il doit être écarté dans la procédure prévue par l'art. 108 al. 1 let. b LTF.