Citation: 6B_240/2022 E. 2.2

2.2. En substance, la cour cantonale a retenu que la culpabilité du recourant était importante, puisqu'il s'en était pris à l'intégrité sexuelle de plusieurs collègues de travail sans aucune considération pour elles, mais encore que la prise de conscience était nulle. Elle a jugé que la pluralité des actes délictueux et leur répétition dictaient le choix d'une peine privative de liberté pour des motifs de prévention spéciale. En ce qui concerne les infractions de pornographie et de représentation de la violence, elle a retenu que la culpabilité du recourant était lourde en raison de la conservation durable d'images pédophiles et de violence extrême. Elle n'a relevé aucun élément à décharge et a indiqué que la modification d'une qualification de contrainte sexuelle en tentative de contrainte sexuelle dans un cas sur quatre n'avait qu'un effet très modeste, voir insignifiant, sur la culpabilité, les actes à sanctionner étant les mêmes et étant graves. En définitive, elle a estimé que l'acte le plus grave, soit la contrainte sexuelle commise au détriment de B.________, devait être sanctionnée par une peine privative de liberté de 12 mois. Par l'effet du concours, elle a aggravé cette peine de trois mois pour la contrainte sexuelle exercée sur C.________, de trois mois pour celle exercée sur I.________, de deux mois pour la tentative de contrainte sexuelle à l'encontre de D.________, de deux mois pour la pornographie et de deux mois pour les images violentes. Ainsi, elle a sanctionné le comportement du recourant par une peine privative de liberté d'ensemble de 24 mois.