Citation: 5A_269/2017 E. 5.3

5.3. Le Tribunal cantonal a constaté que l'intimée avait bénéficié, au début de la séparation, d'un revenu estimé à 2'100 fr. ainsi que d'une contribution d'entretien de 1'000 fr. Elle avait rapidement augmenté son taux d'activité avant de le réduire à nouveau à 55% en automne 2008. Dans l'intervalle, dès le 1 er novembre 2007, elle avait bénéficié, en sus, d'un quart de rente de 334 fr., puis du 1 er février 2008 au 31 juillet 2012, de trois-quarts de rente, soit d'un montant de 1'002 fr., porté à 1'033 fr. en 2009 et 2010 et à 1'051 fr. en 2011. Jusqu'au 31 octobre 2010, elle avait parallèlement perçu un salaire mensuel de 2'342 fr., puis de 2'326 fr. A compter du 1 er février 2008 jusqu'au 31 octobre 2010, ses revenus s'étaient ainsi élevés à quelque 4'360 fr. L'intimée avait par la suite exercé son activité professionnelle à un taux de 45%. Elle avait obtenu un salaire de quelque 1'723 fr., en sorte que ses revenus avaient été réduits à environ 3'774 fr. du 1 er novembre 2010 au 31 juillet 2012. Dès le 1 er août 2012, l'office cantonal AI avait fixé le degré d'invalidité à 100%, puis à 70%, à compter du 1 er octobre suivant. Les ressources de l'intimée lui avaient alors assuré un train de vie de quelque 4'175 fr. jusqu'au 30 novembre 2012. A compter du 1 er décembre 2012, elle avait obtenu une rente de la Caisse intercommunale de pensions. Ses revenus avaient alors été portés à environ 5'180 fr. Le 31 juillet 2013, elle avait cessé son activité professionnelle et n'avait alors disposé que d'un montant arrondi de 3'406 fr. Du 1 er juin 2014 au 17 juin 2015, elle avait perçu des indemnités de chômage d'un montant mensuel de 1'066 fr. Elle avait alors bénéficié d'un montant total de quelque 4'473 fr. par mois. L'intimée avait ainsi en définitive disposé en moyenne de plus de 4'000 fr. par mois durant la période de séparation ayant précédé le prononcé de divorce, de sorte qu'elle pouvait prétendre à ce que ses ressources atteignent ce montant.