Citation: I 256/00 06.11.2000 E. 2

2.- En l'espèce, il ressort du rapport du 28 avril 1993 de l'Hôpital X.________ et du certificat du 27 septembre 1993 du docteur B.________ que lorsqu'elle est entrée en Suisse, le 10 octobre 1992, l'intimée subissait une diminution de la mobilité de sa hanche. Ceci étant, selon le rapport de l'Hôpital X.________ du 1er mars 1999, lors de la dernière consultation du 25 août 1995, l'intimée était asymptomatique avec une mobilité normale des hanches sans douleurs. Elle ne présentait aucun signe radiographique d'arthrose coxale-fémorale, de sorte qu'il a été mis fin à son traitement. En outre, dans son rapport d'expertise du 28 novembre 1997, le docteur L.________ a constaté l'absence de remaniement arthrosique sur une radiographie de sa patiente du mois d'avril 1993. Ce médecin n'a pu attester la présence d'une discrète évolution arthrosique que sur la base d'un cliché radiologique du 26 novembre 1997. De son côté, l'intimée a été en mesure de travailler sans limitations, successivement, en qualité de vendeuse de glaces, de caissière et d'aide en boulangerie, depuis le mois d'avril 1993. Ce n'est qu'au mois de février 1997 qu'elle a été contrainte de réduire de 50 % son activité en raison de la coxarthrose affectant sa hanche gauche. Il résulte de ces constatations que l'intimée ne subissait plus d'incapacité de travail du mois d'août 1995 au mois de février 1997. Certes, dans un rapport du 19 mars 1997, le docteur B.________ a-t-il fixé rétroactivement à 50 % l'incapacité de travail de l'intimée pour la période du 30 juin 1992 au 27 octobre 1996. Il a toutefois imputé celle-ci à la coxarthrose post-traumatique dont souffre sa patiente. Or, cette opinion est contredite par les documents radiologiques précités. L'avis de ce médecin ne saurait dès lors emporter la conviction sur ce point. Il s'ensuit que la survenance d'une éventuelle invalidité de l'intimée est postérieure à l'arrivée de celle-ci en Suisse. Sur le vu de ce qui précède, le jugement attaqué n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.