Citation: 9C_41/2023 E. 1

Ce faisant, en rejetant des résultats de l'enquête à domicile tout en suivant les conclusions du docteur B.________, la juridiction cantonale s'est fondée sur l'avis d'un médecin qui n'a pas évalué les capacités de la recourante quant aux conditions de la prestation en cause en fonction d'un examen concret de l'assurée, alors qu'une enquête sur place pour déterminer les circonstances concrètes est en principe nécessaire pour l'évaluation de l'impotence. Dans la mesure où le médecin du SMR - qui n'est au demeurant pas psychiatre - estimait qu'un tel examen "externe" n'aboutirait à aucun résultat probant, il appartenait à l'office AI de procéder à une mesure d'instruction complémentaire, en convoquant par exemple la recourante à une discussion, voire à un examen auprès du SMR. Par ailleurs, en expliquant que le trouble de la personnalité borderline favorisait "nettement le comportement catastrophiste de cette personne, qui s'autolimite en tout", le docteur B.________ n'indique pas si concrètement le diagnostic psychiatrique a des effets dans la vie quotidienne de l'assurée, par rapport aux actes ordinaires de la vie et au besoin d'accompagnement.