Citation: 1C_53/2022 E. 2

Les recourants ne contestent pas que l'activité commerciale exercée sur leur parcelle et les aménagements réalisés en 1994 en lien avec cette activité (en l'occurrence la sécurisation des places de stationnement des véhicules et machines de chantier) ne peuvent pas être autorisés en application des art. 24 ss LAT. Ils font en revanche valoir que le Tribunal cantonal aurait dû les autoriser en application des art. 37a LAT et 43 OAT au motif que leur parcelle aurait accueilli une installation à usage commercial avant le 1 er janvier 1980. Ils dénoncent une violation de leur droit d'être entendus en ce sens que l'autorité précédente aurait refusé d'instruire, respectivement de donner suite à leurs réquisitions de preuves portant sur la présence d'une telle installation, alors que l'art. 28 de la loi cantonale du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative (LPA-VD; BLV 173.36) lui prescrit d'établir les faits d'office. Ils se prévalent également d'un établissement manifestement inexact des faits.