Citation: 8C_446/2020 E. 4.3

4.3. Les critiques du recourant ne peuvent pas être suivies. Tout d'abord, celui-ci ne conteste pas avoir violé son obligation de consigner par écrit son entretien avec B.________ Sàrl portant sur le déroulement de l'entretien du 8 février 2019 et ses suites. Par ailleurs, on ne saurait déduire du contenu du courriel de l'intimé du 12 février 2019, tel que constaté par la juridiction cantonale, que le comportement de l'intéressé soit assimilable à un refus d'un travail convenable. En effet, l'intimé conteste dans son courriel tout refus d'une proposition de stage - qui n'est du reste pas assimilable à une véritable offre d'emploi -, soutenant avoir demandé un report dudit stage. Or on ne saurait inférer d'une simple demande de report que ses chances d'être engagé aient été mises en péril. En outre, le motif de report apparaît fondé, dès lors que l'intimé a fait état d'un stage auprès de C.________ SA entamé à peine trois jours après l'entretien du 8 février 2019 chez B.________ Sàrl (stage effectué les 11, 14 et 15 février 2019), ce qui n'est pas en soi contesté par le recourant. Enfin, la critique relative au prétendu désintérêt de l'assuré envers le poste assigné tombe à faux. En effet, il ne ressort pas des faits constatés dans le jugement attaqué - qui lient le Tribunal fédéral (cf. consid. 2.2 supra) - que l'assuré ait manifesté à l'employeur son désintérêt ou sa volonté de retirer sa candidature, que ce soit lors de l'entretien d'embauche ou par la suite, les seuls doutes exprimés sur ses propres compétences dans son courriel du 12 février 2019 ne permettant pas une telle conclusion.