Citation: 5A_105/2023 E. 1

A.e. Le 17 décembre 2020, le Tribunal de protection a ordonné une expertise psychiatrique familiale. A.f. Après avoir été déjà restreintes par décision du 16 avril 2021 sur mesures superprovisionnelles du Tribunal de protection, les relations de la mère avec l'enfant ont encore été réduites à une visite par semaine, au sein du foyer, en présence de la psychologue, par décision du 1 er juin 2021 de la même autorité, ce en raison de l'importante instabilité émotionnelle de la mère. A.g. Le 2 juin 2021, les Dres H.________ et I.________ ont rendu leur rapport d'expertise auquel étaient joints des avis psychiatriques concernant A.A.________ et B.________, établis respectivement par le Pr. J.________ et la Dre K.________. S'agissant singulièrement de l'enfant, elles ont conclu qu'il était nécessaire de maintenir le retrait de garde, avec un placement en famille d'accueil à moyen terme, laquelle pourrait répondre à ses besoins et devenir une figure d'attachement stable, lui permettant de développer un lien sécurisant. Les curatelles d'assistance éducative et d'organisation ainsi que de surveillance des relations personnelles devaient être maintenues. A.h. Dans son rapport du 1er juillet 2021, le SPMi a déclaré partager les conclusions de l'expertise, estimant que l'âge de l'enfant et la durée prévisible du placement justifiaient que celui-ci se déroule au sein d'une famille d'accueil. A.i. Par ordonnance du 26 janvier 2022, le Tribunal de protection a notamment attribué à A.A.________ et B.________ l'autorité parentale conjointe sur l'enfant (chiffre 1 du dispositif), retiré aux deux parents la garde et le droit de déterminer le lieu de résidence de celle-ci (ch. 2), ordonné le placement de l'enfant dès que possible au sein d'une famille d'accueil et maintenu, dans l'intervalle, son placement au sein du foyer G.________ (ch. 3), réservé à A.A.________ un droit aux relations personnelles avec l'enfant, à raison d'une visite par semaine, dans un cadre médiatisé, hors du foyer (ch. 4) et réservé à B.________ un droit aux relations personnelles avec l'enfant à raison d'une visite par semaine, au sein du foyer, puis du Point Rencontre, dès que l'enfant aura intégré une famille d'accueil (ch. 5).