Citation: 8C_443/2022 E. A

A.a. A.________ a travaillé en dernier lieu comme vendeuse pour la société B.________ et était assurée à ce titre de manière obligatoire contre le risque d'accident auprès de la SWICA Assurances SA (ci-après: SWICA). À une date indéterminée au courant du mois d'octobre 2016, l'assurée a raté une marche dans les escaliers et s'est blessée au genou droit; elle a continué à travailler en pensant que "ça allait". En décembre 2016, l'assurée a senti son genou droit "lâcher" en montant dans un tram. Elle n'a pas interrompu son travail malgré des douleurs. Le 18 janvier 2017, l'assurée a senti son genou droit "lâcher" alors qu'elle sortait de sa voiture. Elle a été mise en arrêt de travail dès le 19 janvier 2017. SWICA a pris en charge le cas. A.b. Par la suite, l'assurée a été en arrêt maladie respectivement en congé maternité jusqu'au 26 mars 2018. Le 1er octobre 2018, le docteur C.________, médecin traitant de l'assurée, a indiqué que l'état de sa patiente, notamment les gonalgies, s'était aggravé. Le 15 avril 2019, l'assurée s'est soumise à une arthroscopie avec shaving de la lésion cartilagineuse, des micro-fractures du pole inférieur de la roture et du condyle fémoral interne. A.c. Après la mise en oeuvre d'une expertise orthopédique (rapport du 2 septembre 2019 du docteur D.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique), SWICA a rendu le 24 octobre 2019 une décision par laquelle elle a déclaré que l'assurée n'avait plus aucun droit aux prestations d'assurance au-delà du 30 avril 2017. Cette décision a été confirmée sur opposition le 6 janvier 2020.