Citation: U 272/01 30.09.2002 E. A

H.________, travaillait en qualité d'aide-charpentier au sein de l'entreprise X.________ SA depuis le 15 juin 1990. A ce titre, il était assuré contre les accidents professionnels et non professionnels ainsi que contre les maladies professionnelles par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 26 août 1996, ensuite d'une chute, il a ressenti de fortes douleurs lombaires. Les suites de cet accident ont été, dans un premier temps, prises en charge par la CNA. Dans un rapport du 11 mai 1998, le docteur A.________, médecin d'arrondissement, a conclu, après avoir examiné l'assuré et pris connaissance du dossier, que l'origine des troubles était à rechercher dans un important substrat dégénératif, donc maladif, et non dans les suites de l'événement du 26 août 1996. Le status quo sine devait être considéré comme atteint dès le 11 mai 1998. Par lettre du 14 mai 1998, la CNA a informé l'assuré qu'elle entendait mettre fin au paiement de l'indemnité journalière et des frais de traitement au 1er juin 1998 au motif que les troubles dont il souffrait n'étaient plus en relation avec l'accident du mois d'août 1996. Depuis lors, plus aucune prestation n'a été versée par la CNA à l'assuré. Ce dernier a, par ailleurs, été mis au bénéfice d'une rente entière de l'assurance-invalidité à partir du 1er août 1997. Dans l'intervalle, la CNA a poursuivi l'instruction du cas, notamment par la production du dossier de l'assurance-invalidité, dont il ressort que l'assuré est atteint de divers troubles d'ordre psychique (syndrome douloureux somatoforme, trouble anxieux non spécifié, syndrome de Gilles de la Tourette, trouble de la personnalité). Par décision du 18 mai 2000, confirmée sur opposition le 7 juillet suivant, la CNA a nié le droit de H.________ à toute prestation de l'assurance-accidents obligatoire. Elle indiquait, d'une part, que sur le plan organique aucun changement n'était apparu par rapport aux conclusions du rapport du docteur A.________ et, d'autre part, que les troubles psychogènes révélés en cours d'instruction de la demande de prestations AI n'étaient de toute évidence pas en relation de causalité adéquate avec l'accident du 26 août 1996, qu'elle qualifiait de banal.