Citation: 1C_452/2023 E. 3.3

3.3. La Cour de justice a ainsi jugé que quand bien même les intérêts privés de la recourante seraient d'avantage touchés si la procédure d'autorisation de ses activités sur les nouvelles parcelles à Vernier devait ne pas aboutir ou être ralentie par d'éventuels recours, la pesée des intérêts restait la même. En d'autres termes, le lien entre le transfert des matériaux, leur traitement et leur revente ne justifiait pas de modifier l'échéancier fixé par le Département et prolongé de deux ans par le TAPI. Vu les intérêts publics en cause, les conséquences précises du planning litigieux sur les activités de la recourante n'étaient pas susceptibles de modifier le raisonnement de la cour cantonale. En réalité, la recourante ne critique pas l'établissement des faits susceptibles d'influer sur le sort de la cause mais s'en prend à leur appréciation juridique. Sur le fond, elle ne démontre cependant pas en quoi la prise en compte de ces éléments aurait une incidence sur l'issue du litige, notamment sur la pesée des intérêts effectuée par l'instance précédente. Dans ces conditions, la cour cantonale a procédé à une appréciation anticipée des preuves non arbitraire en déniant à ces moyens de preuve une valeur probante décisive pour le jugement. Le grief de violation du droit d'être entendu doit par conséquent être écarté. Il en va de même de la critique relative à l'appréciation arbitraire des faits.