Citation: 5P.422/2000 01.12.2000 E. 3

3.- a) Le recourant se plaint également d'un déni de justice formel (cf. ATF 115 Ia 1), respectivement d'une violation de l'obligation faite au juge de motiver sa décision, à deux égards: d'une part, en tant que la cour cantonale n'a fait aucune référence au fait que la requête de seconde expertise était motivée par des éléments de preuve postérieurs au dépôt du rapport d'expertise; d'autre part, en tant qu'elle ne se serait pas déterminée sur la prévention résultant du passage du jugement incident du 31 juillet 2000 sur "la cécité supposée de dame S.________ lorsqu'elle a rédigé ses tes-taments", où la cécité est qualifiée de supposée tandis que la rédaction des testaments litigieux par la défunte serait présentée comme un fait acquis. b) Ainsi qu'il a déjà été exposé (cf. consid. 2c supra), le refus par le Juge instructeur d'ordonner une seconde expertise, en tant qu'il relève d'une appréciation anticipée admissible des preuves, apparaissait d'emblée impropre à fonder la requête de motivation, de sorte que la cour administrative ne peut se voir reprocher ni déni de justice formel, ni violation de l'obligation de motiver sa décision pour n'être pas entrée en discussion sur le bien-fondé ou non du refus d'ordonner une seconde expertise. c) Quant à l'argument, soulevé dans la requête de récusation, selon lequel le Juge instructeur, en écrivant que dame S.________ a rédigé les testaments litigieux, aurait déjà révélé son opinion sur l'issue à donner au litige, non seulement la cour cantonale y a répondu, mais l'insistance du recourant sur ce point est au surplus desservie par le fait qu'il parle lui-même, dans sa requête de récusation (p. 9), des "dernières volontés rédigées par dame S.________", démontrant par là même l'inanité de son exégèse stylistique.