Citation: 6B_818/2020 E. B

Par jugement du 7 mai 2020, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel de A.________ ainsi que l'appel joint du Ministère public de l'arrondissement du Nord vaudois contre le jugement du tribunal criminel, qu'elle a confirmé. Les faits à l'origine de cette condamnation sont en substance les suivants. B.a. A.________, ressortissant italien né en 1983 à C.________, où il a grandi, a toujours vécu en Suisse. Il parle un peu l'italien. Après avoir obtenu son certificat de fin de scolarité, il a entrepris un apprentissage de cuisinier, sans le terminer, avant de débuter un apprentissage d'étancheur, qu'il n'a pas achevé non plus. Il a néanmoins travaillé comme ouvrier dans ce dernier domaine pendant quatre ou cinq ans, avant d'être licencié parce qu'il ne parvenait plus à respecter les horaires à cause de sa consommation de drogues (cannabis et cocaïne). Il a par la suite été réembauché par le même employeur puis à nouveau licencié. Il a alors occupé des emplois de courte durée. Avant son incarcération, il était sans emploi depuis plusieurs mois et émargeait à l'aide sociale. A.________ est marié depuis 2009 et père de deux enfants nés en 2009 et 2014. La relation du couple a été marquée par des conflits, avec des suites sur le plan pénal consécutives à des violences et des menaces de la part de A.________, et des périodes de séparation; l'épouse a déposé une demande de divorce, qu'elle a toutefois retirée au printemps 2018. A.________ a connu B.________ en septembre 2017 et a noué avec elle une relation intime dès décembre 2017. Ils ont dans un premier temps logé dans un hôtel, avant de s'installer dans un appartement en juin 2018. B.b. A une date indéterminée en janvier 2018, lors d'une dispute, A.________ a poussé B.________ sur le lit et lui a serré le cou d'une main, plaçant l'autre sur sa bouche et ne relâchant son étreinte que quand il a vu qu'elle manquait d'air et que ses yeux se fermaient. B.________ lui ayant ensuite dit qu'elle voulait le quitter, il lui a déclaré que dans ce cas il tuerait toute sa famille, en Suisse et au Brésil. B.c. En mars 2018, A.________ a saisi B.________ au niveau du biceps, en la serrant suffisamment fort pour engendrer des marques, et l'a giflée. Celle-ci a ouvert la porte du logement et appelé à l'aide. Alors qu'ils se trouvaient dans le couloir, il a placé un bras autour de son cou et mis son autre main sur sa bouche. Un voisin intervenu à la suite des appels de la jeune femme a constaté que le visage de celle-ci était rouge, qu'elle présentait des marques au niveau du cou et manquait d'air. Un autre résident de l'hôtel est également intervenu; après avoir éloigné une première fois A.________, ils ont encore dû s'interposer à plusieurs reprises pour l'empêcher de s'en prendre à nouveau à sa compagne. B.d. Entre le 12 avril et le 12 juillet 2018, A.________ a plusieurs fois injurié B.________ en la traitant notamment de " pute ", de " connasse " et de " merde ". B.e. Le 27 avril 2018, A.________, qui venait d'apprendre que B.________ avait l'intention de le quitter et avait demandé à sa mère de venir la chercher, a sorti un couteau suisse de sa poche et en a placé la pointe contre la taille de sa compagne. Cette dernière a saisi la main de A.________ et a éloigné la pointe du couteau avant de sortir du restaurant pour rejoindre D.________ qui l'attendait. Le lendemain, A.________ a de nouveau menacé de tuer toute la famille de sa compagne si celle-ci le quittait. B.f. Le 26 mai 2018, A.________ a asséné à sa compagne deux gifles dont l'une a cassé ses lunettes et occasionné une blessure ouverte au niveau du sourcil. Comme elle saignait abondamment, il lui a dit qu'elle l'avait mérité, lui a donné un mouchoir humide pour panser sa plaie et est allé se coucher. B.g. A une date indéterminée au mois de mai 2018, A.________ a demandé à sa compagne si elle avait une liaison avec un client du parc d'attraction dans lequel ils travaillaient tous les deux. Ne croyant pas sa réponse négative, il lui a attaché les mains ensemble afin qu'elle réponde à ses questions. Il l'a détachée après qu'elle s'était mise à pleurer. B.h. Le 27 juin 2018, énervé par le fait que B.________ avait eu une conversation avec un homme, A.________ lui a asséné de nombreuses gifles au point de la faire saigner au niveau du front. Une voisine alertée par le bruit a fait appel à la police, qui est intervenue au domicile du couple. B.i. A la même date, après le départ de la police, A.________ a déclaré à sa compagne que tout allait changer, qu'elle n'allait plus le prendre pour un con et qu'il allait lui faire ce qu'il voulait au niveau sexuel. Ainsi, dans la nuit, il lui a dit qu'il « allait la lui mettre dans le cul ». B.________ a clairement indiqué qu'elle refusait la sodomie. Il lui a répondu de « fermer sa gueule » et l'a poussée sur lit en lui saisissant les bras. Bien qu'elle lui ait signifié qu'elle refusait la relation sexuelle, il lui a demandé de se mettre sur le ventre. Comme elle répétait qu'elle ne voulait pas il lui a répondu qu'elle n'avait pas le choix et lui a ordonné de se mettre à quatre pattes. De peur, notamment au vu des menaces dont elle avait déjà fait l'objet et des coups qu'elle avait déjà reçus durant sa relation intime avec le prévenu, elle a finalement obéi aux ordres donnés et s'est mise à quatre pattes après avoir répété son refus. Il l'a alors saisie par les cheveux et a déclaré que si elle criait et si la voisine faisait à nouveau appel à la police ça allait être pire. Il a ensuite vainement essayé de la pénétrer dans l'anus avec son sexe et ce quand bien même elle lui demandait d'arrêter en précisant qu'il lui faisait mal. A.________, qui entendait poursuivre ses actes, est allé chercher de l'huile à la cuisine avant de revenir dans la chambre et de s'enduire le sexe d'huile. En raison de l'emprise qu'il exerçait sur la jeune femme, il est parvenu à la sodomiser malgré son désaccord et a poursuivi en dépit des douleurs exprimées par la victime. Immédiatement après s'être retiré, il lui a demandé de lui faire une fellation, ce qu'elle a refusé dès lors que le sexe de A.________ venait de sortir de son anus et était sale. Il l'a toutefois forcée à lui faire une fellation en lui tenant la tête et en faisant des mouvements de va-et-vient avec son sexe. Ce scénario, soit le fait de sodomiser sa compagne contre sa volonté, puis d'introduire de force son sexe dans la bouche de celle-ci, s'est répété à quatre reprises durant la nuit. A.________ a cessé ses agissements au moment où sa compagne a vomi sur le lit. A ce moment, il a quitté la chambre en déclarant « maintenant tu vas dormir dans ton vomi ». Le lendemain matin, A.________ a, une nouvelle fois, sodomisé B.________ avant d'introduire son sexe dans la bouche de celle-ci, alors qu'elle lui disait qu'elle ne voulait pas. La jeune femme est partie aux toilettes pour vomir. A.________ l'a suivie, lui a saisi la tête et a mis son sexe dans sa bouche. Elle a vomi. A.________ lui a dit que ce n'était pas grave, lui a saisi la tête et a remis son sexe dans sa bouche pour obtenir une fellation. Après avoir éjaculé dans la bouche de sa compagne, il est parti en déclarant qu'elle n'était rien pour lui et que personne ne pouvait rien faire pour elle. B.j. Le 11 juillet 2018, A.________, sous l'influence de l'alcool, s'est disputé avec B.________, qui lui annonçait qu'elle voulait le quitter. Alors qu'elle prenait une douche, il l'a enfermée à l'intérieur du logement et a quitté les lieux en emportant le téléphone portable de sa compagne et les clefs du logement. Afin de pouvoir sortir de l'appartement, situé au premier étage, la jeune femme s'est munie d'un fil électrique et a tapé contre le volet de la voisine qui vivait à l'étage inférieur. Cette dernière lui a prêté son téléphone portable et elle a pu faire appel à la police. A leur arrivée, les gendarmes l'ont aidée à quitter le logement par une des fenêtres, la jeune femme descendant le long de la façade, en s'agrippant aux volets de sa voisine. B.k. Pour tous les faits mentionnés sous lettres B.b à B.j ci-dessus, B.________ a déposé plainte le 12 juillet 2018 et s'est constituée partie plaignante le 18 juillet 2018. B.l. A tout le moins entre mi-mai 2018 et le 12 juillet 2018, date de son interpellation, A.________, qui n'était titulaire d'aucun permis de conduire valable, a circulé à réitérées reprises au volant de véhicules automobiles. B.m. Le 20 juin 2018, vers 17h00, A.________, au volant de la voiture de sa mère, a, sans être titulaire d'un permis de conduire valable, entrepris une marche arrière afin de quitter une place de parc et de s'engager sur la route cantonale. Inattentif, il a traversé la voie réservée aux usagers circulant en direction de C.________, a escaladé un îlot précédant un giratoire et a heurté une borne avec le pare-chocs arrière du véhicule. Malgré les dommages occasionnés à la borne, il a pris la fuite, sans annoncer l'accident et les dommages commis. Ce faisant, il s'est également dérobé aux mesures visant à constater sa capacité à conduire un véhicule, lesquelles auraient été ordonnées au vu des circonstances, ce qu'il ne pouvait ignorer. Le même jour, lors de son audition par la police, A.________ a déclaré faussement aux agents de police que ce n'était pas lui mais son amie qui conduisait au moment des faits. Celle-ci a expliqué lors de sa propre audition qu'elle n'était pas la conductrice. B.n. Dans l'après-midi du 11 juillet 2018, A.________ a circulé au volant de la voiture de sa mère sans être titulaire d'un permis de conduire valable. Parvenu à C.________, il a consommé quatre cannettes de bière de 0.5 dl avant de regagner son domicile, à E.________, vers 19h00. Après avoir consommé pratiquement l'équivalent d'une bouteille de 0.75 dl de vin rouge entre 19h00 et 20h00, il est reparti avec le même véhicule à C.________, où il a consommé une bière de 3 dl ainsi que du cannabis. Il a ensuite repris le volant dans l'intention de regagner son domicile. Interpelé par les gendarmes à 0h15 sur le chemin du retour, il s'est légitimé, dans un premier temps, sous le nom de son frère, lequel est titulaire d'un permis de conduire, tout en indiquant avoir oublié de se munir dudit document. B.o. A.________ a, enfin, consommé de la marijuana et de la cocaïne entre le 30 octobre 2016 et le 12 juillet 2018, date de son interpellation.