Citation: 6B_1115/2017 E. B

Par jugement du 22 juin 2017, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel formé par A.________ contre ce jugement et a intégralement confirmé celui-ci. En bref, la cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. Par contrat de travail du 23 janvier 2012, A.________ a été engagé en qualité de poseur de fenêtres par l'entreprise B.________ Sàrl. Y.________ était le gérant de cette société. En parallèle de cette activité, le dernier nommé travaillait également sur les différents chantiers confiés à son entreprise, aux côtés de ses employés, en qualité de poseur. Il lui appartenait notamment de contrôler la qualité du travail effectué par ses ouvriers ainsi que le respect des normes de sécurité par ces derniers. Le 30 avril 2012, l'entreprise C.________ SA a signé un contrat de sous-traitance avec la société D.________ AG, laquelle devait livrer et poser les fenêtres et les portes sur les 22 bâtiments qui composaient un important chantier à E.________. Peu après la signature de ce contrat, le chef de projets de D.________ AG, X.________, s'est rendu sur place à une ou deux reprises pour assurer les aspects de planification technique. Il a ensuite fait appel, en sous-traitance, à la société B.________ Sàrl, afin de décharger les fenêtres que D.________ AG livrait par camion, de les distribuer sur le chantier et de les poser. Z.________, chef de montage pour D.________ AG, était chargé de l'organisation du chantier, de l'engagement des groupes de montage et de la vérification du travail accompli par B.________ Sàrl, ainsi que du respect des normes de sécurité par cette société, tout comme son collègue X.________. Ces deux personnes devaient également s'assurer que les employés de B.________ Sàrl, et notamment Y.________, lequel ne comprend que partiellement le français, aient bien compris les instructions et le contenu des normes de sécurité. B.b. A E.________, sur le chantier du bâtiment B13 en construction, au 3e étage, le 13 juin 2012, afin de poser des cadres de fenêtre livrés quelques jours auparavant, A.________ était occupé à déplacer un panneau en bois avec l'un de ses collègues. En passant par les échafaudages extérieurs, il a reculé près du bord de la fenêtre et a mis le pied dans l'espace de 30 cm qui existait entre les échafaudages et la façade du bâtiment. Il a perdu l'équilibre et a chuté de la dalle du 3e étage sur le pont de recettes situé au niveau du 2e étage, soit d'une hauteur de 2,8 m environ, les plateaux métalliques normalement posés sur le pont d'échafaudage situé à environ 1,1 m en contrebas ayant été retirés contrairement aux normes sécuritaires en vigueur sur le chantier, sans que l'on ne sache quand ou par qui. B.c. A.________ a subi une fracture de l'omoplate ainsi que plusieurs fractures des vertèbres dorsales qui lui ont causé une paraplégie permanente.