Citation: I 712/06 29.06.2007 E. 1

que l'administration a interjeté recours de droit administratif contre ce jugement concluant à son annulation et au renvoi de la cause aux premiers juges pour qu'ils procèdent eux-mêmes à l'instruction requise; que l'intéressée a conclu au rejet du recours sous suite de frais et dépens et l'Office fédéral des assurances sociales a renoncé à se déterminer; que l'acte attaqué a été rendu avant l'entrée en vigueur le 1er janvier 2007 (RO 2005 1205, 1242) de la loi fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110), de sorte que la procédure reste régie par l'OJ (art. 132 al. 1 LTF; ATF 132 V 393 consid. 1.2 p. 395); qu'en raison des modifications apportées à son pouvoir d'examen par l'art. 132 al. 2 OJ, introduit par le ch. III de la loi fédérale du 16 décembre 2005 modifiant la LAI, le tribunal de céans doit se borner à examiner si les premiers juges ont violé le droit fédéral, y compris par l'excès ou l'abus de leur pouvoir d'appréciation, ou si les faits pertinents ont été constatés d'une manière manifestement inexacte ou incomplète, ou encore s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure; que cette nouvelle réglementation vaut pour tous les recours déposés après le 30 juin 2006 (ch. II let. c de la loi du 16 décembre 2005 modifiant la LAI); que l'objet du litige porte exclusivement sur le point de savoir si la juridiction cantonale pouvait renvoyer le dossier à l'office recourant pour que celui-ci fasse préciser par les experts ce qu'il en était de la capacité de travail de l'intimée durant la période antérieure à leurs examens ou si elle aurait dû elle-même procéder au complément d'instruction; que l'office recourant considère le renvoi comme disproportionné étant donné le caractère ponctuel du complément requis et des nombreux actes d'instruction déjà effectués; que le juge cantonal qui estime que les faits ne sont pas suffisamment élucidés a en principe le choix entre deux solutions: renvoyer la cause à l'assureur pour complément d'instruction ou procéder lui-même à une telle instruction complémentaire; qu'un renvoi à l'assureur, lorsqu'il a pour but d'établir l'état de fait, ne viole ni le principe de simplicité et de rapidité de la procédure, ni le principe inquisitoire, mais qu'il en va autrement quand il constitue en soi un déni de justice; que cela peut être le cas lorsqu'en raison des circonstances, un simple mandat d'expertise judiciaire ou une mesure d'instruction ponctuelle édictée par le juge suffirait à élucider l'état de fait, ou qu'un renvoi apparaîtrait disproportionné (cf. arrêt I 327/06 du 17 avril 2007 consid. 5.1 et les références); qu'on ne saurait reprocher à l'office recourant d'avoir insuffisamment instruit le dossier dès lors qu'en plus d'avoir rassemblé l'avis des différents médecins traitants (psychiatres, chirurgien orthopédique et interniste), il a mandaté trois praticiens du COMAI, dont les domaines de spécialité (rhumatologie, psychiatrie et orthopédie) couvrent l'ensemble des affections alléguées, pour la réalisation d'une expertise pluridisciplinaire; que dans la mesure où le rapport d'expertise, comme l'ont déjà relevé les premiers juges, remplissait les conditions jurisprudentielles mises à la reconnaissance de sa valeur, mais ne se prononçait pas sur la capacité de travail de l'intéressée durant la période antérieure aux examens réalisés par les experts, il y avait lieu de requérir auprès de ces derniers un avis complémentaire sur ce point; qu'il s'agissait en l'occurrence d'une mesure d'instruction ponctuelle, pour laquelle un seul échange de courriers aurait vraisemblablement suffi et qui aurait permis de fixer rapidement l'intimée sur ses droits, de sorte que le renvoi à l'office recourant apparaît manifestement disproportionné; qu'il convient dès lors de retourner le dossier à la juridiction cantonale pour qu'elle effectue elle-même le complément d'instruction; que la procédure n'est pas gratuite (art. 134 OJ dans sa teneur en vigueur dès le 1er juillet 2006), mais qu'il ne se justifie pas en l'espèce de mettre des frais de justice à la charge de l'intimée (art. 156 OJ); que représentée par un avocat, l'intimée qui succombe ne saurait prétendre de dépens (art. 159 al. 1 en relation avec l'art. 135 OJ), par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: