Citation: U 493/00 05.06.2001 E. 3

3.- a) Il découle de ce qui précède que l'intimée a décidé à juste titre de cesser d'assumer les frais médicaux (cf. art. 10 LAA), hormis un à deux contrôles par année pour l'épaule droite (cf. lettre du 15 septembre 1998), car l'effet délétère de l'accident était éteint en ce qui concerne les troubles dorso-lombaires et le statu sine était retrouvé (cf. rapport du docteur M.________ du 5 août 1998). Les conclusions du recourant tendant à la poursuite de la prise en charge de ces frais sont ainsi mal fondées. b) Le recourant allègue qu'il est invalide à 100 % et qu'aucun travail ne peut lui être assigné. Il ressort pourtant du dossier qu'il pourrait exercer une activité légère dans différents secteurs de l'industrie, à condition qu'elle soit adaptée aux restrictions liées à l'usage de son bras droit (cf. rapport du docteur M.________ du 5 août 1998, p. 4). Le recourant serait ainsi en mesure de réaliser un gain mensuel de 3700 fr., comme on peut l'exiger de sa part. En l'occurrence, comparé au salaire de 5930 fr. dont il bénéficiait avant l'accident, la perte de gain du recourant s'élève à 40 % environ, ce qui justifie le versement d'une rente d'invalidité de ce taux (art. 18 LAA). c) Quant à l'indemnité pour atteinte à l'intégrité (art. 24 LAA), le recourant se borne à soutenir qu'elle pourrait être de 30 %, en soutenant que les affections à l'épaule droite n'ont pas été prises en considération. A l'instar des précédentes, cette conclusion est également manifestement mal fondée. Dans son rapport du 4 août 1998, le docteur M.________ a précisément indiqué qu'il avait évalué l'atteinte à l'intégrité résultant de "contusion de l'épaule droite, rupture de la coiffe des rotateurs, suture de la coiffe, acromioplastie, douleurs résiduelles, réduction de la mobilité (...)". Quant au taux de 25 %, il est conforme à la table 1, laquelle concerne les taux d'atteinte à l'intégrité résultant de troubles fonctionnels des membres supérieurs.