Citation: 8C_214/2015 E. 6.2

6.2. En l'occurrence, il ressort du rapport d'expertise, qu'avant de conclure à la possibilité pour l'assuré d'exercer une activité simple, " sans utilisation des membres supérieurs " (p. 67 et 69 du rapport d'expertise du 25 février 2010), les experts ont indiqué sous la rubrique " limitations fonctionnelles suite à l'accident du 21.02.2000 " que l'assuré devait éviter les activités nécessitant l'usage des membres supérieurs de manière répétitive, en force, ou avec des ports de charges (p. 63 du rapport d'expertise). Cela étant, on ne peut partager le point de vue du recourant selon lequel toute utilisation des membres supérieurs est exclue. Il apparaît clairement qu'elle doit être limitée dans le sens indiqué par les experts. En effet, la situation de l'assuré n'est à l'évidence pas semblable à celle d'une personne qui aurait perdu l'usage complet de ses bras. Il ressort d'ailleurs des constatations de l'autorité cantonale qu'il conduit régulièrement sa voiture, fait un peu de vélo et n'est pas limité dans l'écriture. Dans ces circonstances, on ne saurait reprocher à la juridiction cantonale d'avoir apprécié les preuves de manière arbitraire en considérant qu'il était en mesure d'exercer une activité légère, sans utilisation importante des membres supérieurs.