Citation: I 552/02 04.04.2003 E. 1

En l'occurrence, si l'on compare la situation de G.________ telle qu'elle se présentait à la fin de l'année 1998 et celle existant au mois d'octobre 2000, force est de constater qu'une amélioration notable est intervenue entre ces deux dates. Dans l'intervalle, en effet, le prénommé a subi une seconde intervention chirurgicale et bénéficié de séances de physiothérapie intensive; bien que ses douleurs n'aient pas totalement disparu, l'état de son épaule s'est à tout le moins stabilisé - dès le 2 mars 2000, le docteur D.________, chirurgien-chef de l'Hôpital W.________, a d'ailleurs mis un terme au traitement médical (rapport médical LAA du 29 mars 2000). En outre, ni le docteur A.________ ni les médecins de la Clinique Z.________ n'ont confirmé, à l'issue de leurs examens respectifs, l'existence chez lui d'une incapacité de travail totale comme cela avait été régulièrement le cas auparavant (voir le dossier LAA). Ils ont au contraire estimé qu'il conservait, nonobstant ses douleurs et ses limitations fonctionnelles à l'épaule droite, une capacité de travail résiduelle importante; quant aux foulures du poignet gauche signalées par l'assuré, aucun des deux experts n'a considéré qu'elles entraînaient une incapacité de travail significative. Face à ces données médicales qui vont toutes dans le même sens, on ne saurait reconnaître à l'appréciation de la doctoresse C.________, laquelle prend appui essentiellement sur les échecs de reprise du travail de G.________ au cours de l'année 2000, une valeur prépondérante. En revanche, on ne saurait donner raison à la juridiction cantonale lorsqu'elle retient, d'un côté, une amélioration de la capacité de travail de l'assuré à la date déterminante de l'ordre de 70 %, et, de l'autre, une péjoration de cette capacité à partir du 1er février 2001. Certes, quatre mois après le dépôt de l'expertise du docteur A.________, le docteur B.________ a-t-il fait part à l'office intimé de l'existence d'une telle aggravation. Ce médecin est cependant revenu sur ses déclarations dans une seconde lettre (du 9 avril 2001) : en vérité, il n'y avait pas eu de changement significatif depuis la date du rapport d'expertise du docteur A.________ mais, à ses yeux, la capacité de travail de G.________ avait fait l'objet d'une appréciation trop sévère de la part de l'expert; une nouvelle expertise, pluridisciplinaire, s'imposait pour mieux appréhender l'ensemble des difficultés (notamment psychiques) auxquelles son patient était confronté ensuite de sa lésion. L'office AI s'est montré d'accord avec cette proposition et l'assuré a été invité à se soumettre à un nouvelle expertise à la Clinique Z.________. Au terme de leurs investigations et des tests d'aptitude concrets que G.________ a réalisés en atelier, les médecins de cette clinique n'ont pas fait état d'une quelconque aggravation du status de l'épaule entre la date de leur examen et celui pratiqué par le docteur A.________, mais ont été d'avis que les limitations fonctionnelles que l'assuré présentait l'entravaient, comme barman, dans une mesure plus importante (à 50 % au moins). Cette expertise n'établit donc pas de faits nouveaux par rapport à ceux évoqués précédemment par le docteur A.________; elle constitue en réalité une nouvelle appréciation de la situation médicale de l'assuré, de sorte qu'elle ne saurait fonder une révision au sens de l'art. 41 LAI. Partant, de deux choses l'une : ou bien, il y a lieu d'accorder plus de poids aux conclusions du docteur A.________ et le recourant ne peut plus prétendre de rente à partir du 1er octobre 2000, ou bien ce sont celles des médecins de la Clinique Z.________ qui doivent l'emporter et le recourant a depuis lors droit à une demi-rente. C'est cette dernière solution qui mérite d'être retenue. Les médecins de la Clinique Z.________ ont en effet pu procéder à des examens plus approfondis sur l'assuré, qui a séjourné 4 jours complets dans leur établissement médical. En particulier, ils ont effectué de nouvelles radiographies de l'épaule droite, examiné la situation médicale selon une approche pluridisciplinaire, et complété leurs observations cliniques par une évaluation concrète des aptitudes du recourant en atelier; les conclusions qu'ils en ont tirées relativement à la capacité de travail résiduelle de G.________ sont par ailleurs bien motivées et convaincantes, ce qui justifie de leur reconnaître une force probante plus élevée. Dans cette mesure, le recours se révèle bien fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :