Citation: 4C.334/2001 15.01.2002 E. 1

1.- Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours en réforme qui lui sont soumis (ATF 127 III 433 consid. 1 et les arrêts cités). a) Interjeté par les deux sociétés parties qui ont partiellement succombé dans leurs conclusions prises sur le plan cantonal, le présent recours porte sur une contestation civile dont la valeur litigieuse atteint le seuil de 8'000 fr. (art. 46 OJ); il est dirigé contre un jugement final rendu en dernière instance cantonale par un tribunal supérieur (art. 48 al. 1 OJ). Comme les recours en nullité interjetés sur le plan cantonal ont été retirés, il n'y pas de raison de surseoir au présent arrêt (art. 57 al. 1 OJ). b) Les défenderesses ont conclu à la réforme du jugement entrepris en requérant en premier lieu le rejet de toutes les conclusions du demandeur. Il ne ressort cependant pas de leur motivation que la cour cantonale aurait violé le droit fédéral en admettant une partie des prétentions du demandeur; au contraire, dans leurs moyens, les défenderesses admettent expressément ces créances et leur montant, ce qui résulte également de la suite de leurs conclusions. Le bien-fondé des montants alloués par la cour cantonale au demandeur ne sont donc pas contestés, de sorte qu'ils n'ont pas à être revus dans le cadre de la présente procédure (art. 55 al. 1 let. b et c OJ). Ce n'est que sous l'angle de la compensation, dont les défenderesses reprochent à la cour cantonale de n'avoir pas tenu compte, qu'il convient d'examiner si ces créances peuvent être considérées comme éteintes. c) Dans la seconde partie de leurs conclusions, les défenderesses ne s'en prennent pas aux divers montants mis à la charge des parties par la cour cantonale. Elles requièrent seulement qu'il soit précisé que le demandeur doit 36'617, 40 fr. sous déduction de 2'845, 80 fr. et de 9'458, 50 fr. moins les charges sociales.