Citation: 5A_857/2014 E. 4.2

4.2. En ce qui concerne le second fait nouveau sur lequel le recourant fonde sa demande de révision, l'autorité cantonale rappelle que la révision d'une décision ne peut être demandée que si le requérant invoque des faits ou des moyens de preuve importants qui existaient déjà lorsque la décision en question a été rendue mais qui ne pouvaient être portés à la connaissance du tribunal malgré la diligence du requérant. Appliquant par analogie la jurisprudence fédérale, à savoir en particulier l'ATF 127 V 353, sans que le recourant ne critique ce procédé, elle expose ensuite que les faits nouveaux invoqués doivent être de nature à modifier l'état de fait à la base de l'arrêt entrepris et à conduire à un jugement différent en fonction d'une appréciation juridique correcte. Quant aux preuves nouvelles, elles doivent servir à prouver soit les faits nouveaux importants qui motivent la révision, soit des faits qui étaient connus lors de la procédure précédente, mais qui n'avaient pas pu être prouvés, au détriment du requérant. Une nouvelle preuve doit être considérée comme concluante lorsqu'elle aurait conduit le juge à statuer autrement s'il en avait eu connaissance dans la procédure principale. Le moyen de preuve nouveau ne doit pas servir seulement à l'appréciation des faits mais bien à l'établissement de ceux-ci. Il n'y a pas motif à révision du seul fait que le tribunal paraît avoir mal interprété des faits connus déjà lors de la procédure principale, l'appréciation inexacte devant être la conséquence de l'ignorance ou de l'absence de preuve de faits essentiels pour le jugement. En l'occurrence, l'autorité cantonale a constaté que l'arrêt du 30 août 2013 dont le recourant demande la révision s'était limité à reconnaître que la décision du SPJ refusant d'ordonner la destruction du dossier le concernant était justifiée, sans aucunement se prononcer sur une éventuelle responsabilité de la part de collaborateurs du SPJ. Elle a par conséquent considéré que les éléments allégués par le recourant et tendant à démontrer l'implication de deux autres collaborateurs du SPJ dans le traitement des données le concernant ne pouvaient être considérés comme des faits nouveaux susceptibles d'entraîner la révision de l'arrêt précité. Le recourant ne s'en prend pas valablement à cette motivation. S'il soutient certes de manière toute générale que l'arrêt entrepris violerait un grand nombre de dispositions légales énumérées dans son recours, il ne démontre toutefois pas concrètement en quoi le droit cantonal sur lequel se fonde la décision aurait été appliqué en violation d'une disposition constitutionnelle. Le recourant ne s'en prend en particulier pas à la motivation cantonale en tant qu'elle constate que la décision dont la révision est requise ne se prononce aucunement sur la responsabilité des collaborateurs du SPJ, ni sur le fait que la découverte d'une prétendue implication de deux membres supplémentaires qui n'étaient initialement pas visés par ses plaintes pénales ne serait pas de nature à modifier cette décision. Le recourant se contente en effet de prendre prétexte de la découverte de l'implication de deux personnes occupant ou ayant occupé des fonctions dirigeantes au sein du SPJ pour réitérer une énième fois les arguments déjà développés dans ses précédents recours et demandes de révision tendant tous à démontrer que les données le concernant figurant dans son dossier au SPJ ne bénéficieraient pas d'une protection suffisante pour éviter leur divulgation. Cette question a cependant d'ores et déjà été tranchée dans l'arrêt 5A_771/2013 du 3 février 2014 du Tribunal fédéral désormais en force, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'y revenir.