Citation: 6B_249/2021 E. 4.5

4.5. Le recourant conteste sa condamnation pour représentation de la violence et pornographie au motif qu'il n'aurait pas volontairement conservé les images et la vidéo sur son téléphone. En tant que ses critiques consistent à opposer sa propre version des faits à celle de la cour cantonale, elles sont appellatoires. Au demeurant, le recourant prétend à tort que la cour cantonale serait tombée dans l'arbitraire, car elle n'aurait pas examiné sérieusement ses explications, en particulier sur le phénomène de synchronisation des données sur plusieurs appareils qui pourrait avoir pour effet de conserver des données effacées. Il ressort du jugement que le recourant a d'abord expliqué que c'était par mégarde qu'il n'avait pas détruit les images et la vidéo, puis en audience d'appel, il avait avancé une théorie relative à la synchronisation. En outre, la cour cantonale a retenu, à raison, que le fait d'effacer était une action simple à accomplir pour tout un chacun. Par conséquent, il n'était pas manifestement insoutenable de retenir, comme l'a fait la cour cantonale, que les explications du recourant n'étaient pas convaincantes et qu'il avait gardé volontairement et consciemment les images et la vidéo illicites. Dans la mesure où il invoque également, à cet égard, le principe in dubio pro reo, celui-ci n'a pas de portée plus large que l'interdiction de l'arbitraire. Les critiques du recourant doivent être rejetées dans la mesure où elles sont recevables. Pour le surplus, le recourant conteste sa condamnation pour représentation de la violence (art. 135 al. 1bis CP) et pornographie (art. 197 al. 5 CP) non sur la base des faits retenus, dont il n'a pas démontré l'arbitraire, mais sur la base de faits qu'il invoque librement. De plus, il reproche à la cour cantonale de ne pas avoir démontré que la " consommation " de la vidéo pornographique non sollicitée aurait été volontaire, dès lors qu'il ne connaissait pas d'avance son contenu. Cette critique n'est pas pertinente, car on comprend du jugement attaqué que le recourant a été condamné pour avoir " gardé " et donc " possédé " intentionnellement cette vidéo sur son téléphone, aux fins de sa consommation propre, ce qui correspond à la deuxième hypothèse de l'art. 197 al. 5 CP. S'agissant de sa condamnation pour représentation de la violence, il soutient que le simple acte de consommation n'est pas punissable sous l'angle de l'art. 135 al. 1bis CP. Or, ce qui lui est reproché n'est pas la consommation, mais bien d'avoir possédé ces images en les conservant volontairement sur son téléphone. Ce faisant, il ne consacre aucun développement pertinent visant à démontrer en quoi la cour cantonale aurait violé le droit matériel. Pour le surplus, le recourant ne conteste pas la réalisation des autres éléments constitutifs des infractions.