Citation: 8C_11/2017 E. A

A.________, né en 1974, travaillait en qualité d'opérateur au service de la société B.________ SA. Le 14 avril 2014, alors qu'il passait sous une plaque métallique d'environ 25 kg qu'un collègue était en train de démonter, celle-ci est tombée d'une hauteur de 1 mètre et a heurté le côté droit de sa tête et son épaule. Il en est résulté un traumatisme crânien simple sans perte de connaissance et une contusion de l'épaule droite. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: la CNA), auprès de laquelle l'employé était assuré obligatoirement contre le risque d'accident, a pris en charge le cas. A la suite de cet accident, l'assuré a présenté différents troubles sous la forme notamment de céphalées, sensations vertigineuses, fatigue, dyssomnie, irritabilité, insécurité à la marche, difficultés de concentration et diminution de la tolérance au stress et aux émotions. Il a repris son travail à un taux de 50 % à compter du 7 juillet 2014. Le jour suivant, il a consulté son médecin traitant, le docteur C.________, qui a diagnostiqué une décompensation psychique réactionnelle et l'a adressé au docteur D.________, médecin spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Celui-ci a fait état d'un syndrome post-commotionnel et d'une lente amélioration des symptômes, ce qui a conduit la CNA à proposer un séjour à la Clinique romande de réadaptation (ci-après: la CRR). Durant ce séjour, qui a eu lieu du 1er au 3 septembre 2014, les médecins ont diagnostiqué, sur le plan neurologique, une probable contusion labyrinthique droite, et, sur le plan psychiatrique, un trouble de l'adaptation avec réaction mixte, anxio-dépressive à prédominance anxieuse. Par ailleurs, entre le 15 avril 2014 et le 12 décembre suivant, l'assuré a successivement été soumis à un CT-scan cérébral, un électromyogramme (EMG), une sonographie Doppler et une IRM angio-cérébrale qui n'ont mis en évidence aucune particularité. Suite à la péjoration de son état de santé psychique, A.________ a subi une nouvelle incapacité de travail totale dès le mois de janvier 2015, et a volontairement séjourné à l'Hôpital E.________, du 16 janvier au 3 février 2015, où les médecins ont fait état d'un épisode dépressif moyen: syndrome subjectif consécutif à un traumatisme crânien (rapport du 6 février 2015). Sur recommandation de la CNA, l'assuré a accompli un nouveau séjour à la CRR, du 11 mai 2015 au 17 juin suivant, à l'issue duquel les médecins ont retenu que le bilan complet effectué ne révélait aucun signe pouvant limiter sa capacité de travail, mais que ses troubles anxieux et comportementaux rendaient la reprise de son activité professionnelle très difficile. En conséquence, ils ont conclu à une incapacité de travail de 100 % à la sortie, précisant qu'elle n'était plus en lien avec l'accident du 14 avril 2014, étant donné l'absence de limitations organiques démontrables; seuls d'autres facteurs psychologiques et contextuels défavorables expliquaient le comportement de l'intéressé (rapport du 13 juillet 2015). Se fondant sur ces conclusions, la CNA a rendu une décision, le 12 août 2015, confirmée sur opposition le 19 octobre suivant, par laquelle elle a supprimé le droit de l'assuré aux prestations d'assurance à compter du 12 août 2015, motif pris que celui-ci ne présentait plus de séquelles organiques nécessitant un traitement et que les troubles psychiques dont il souffrait ne se trouvaient pas en relation de causalité avec l'événement assuré.