Citation: 4A_201/2018 E. A

B.________, née en 1964, et A.________, né en 1953, se sont mariés à U.________ (GE) le 14 décembre 2007. Ils ont opté pour le régime de la séparation de biens. Un peu plus d'une année auparavant, A.________ avait signé un document intitulé «reconnaissance de dette» à la teneur suivante: " Par la présente, je reconnais devoir l'équivalent de UN MILLION DEUX CENT MILLE EUROS (EUR 1'200'000.-) à Mme B.________, née à... (F) le... 1964 et habitant à U.________, 4 chemin..., ci-après la créancière. Forme: Cette créance sera couverte sous diverses formes (liquidités, immobiliers, prises de participations, assurances vies, garanties) librement consenties par la créancière. Réalisation: La réalisation de cette créance se fera dans les plus brefs délais. Décompte: A la demande de la créancière, un décompte régulier sera établi afin d'établir la valeur totale de la créance déjà réalisée. Fait en deux exemplaires, à U.________, le 26 novembre 2006. " B.________ et A.________ sont séparés depuis 2010. Par jugement du 10 février 2011 sur mesures protectrices de l'union conjugale, confirmé en appel le 10 août 2011, l'époux a été condamné à verser à l'épouse une contribution mensuelle de 3'500 fr. A.________ ne s'est pas exécuté. Invoquant une diminution de ses revenus, il a introduit une requête de nouvelles mesures protectrices de l'union conjugale, concluant à la suppression, avec effet rétroactif, de la contribution d'entretien susmentionnée. Par jugement du 8 avril 2013, confirmé par arrêt du 30 août 2013, l'époux a été débouté des fins de sa requête.