Citation: 4A_80/2021 E. 5.2

5.2. La recourante méconnaît apparemment les circonstances imposant d'appliquer l'interprétation objective. Elle semble adopter la prémisse que cette méthode prédominerait lorsqu'il faut rechercher si un contrat a été passé par actes concluants. Un tel postulat se révèle erroné (cf. supra consid. 3 et au surplus les arrêts 5A_881/2018 du 19 juin 2019 consid. 3.1.2.1 et 4A_421/2020 du 26 février 2021 consid. 3.1 i.f.). Le recours à l'interprétation objective présuppose que la volonté réelle des parties ne puisse pas être établie, ou qu'il existe un désaccord latent (consid. 3 et 5.1 supra); en ce cas, le justiciable qui s'accommode du constat selon lequel la volonté subjective n'est pas discernable peut se contenter d'attaquer l'interprétation objective (cf. par ex. arrêt 4A_307/2018 du 10 octobre 2018 consid. 5.1.4, 1ère phrase, cité par la recourante). On se trouve ici sous une autre constellation: la théorie de la confiance a été appliquée à titre superfétatoire, en sus de la constatation factuelle que les parties ne voulaient pas prévoir une rémunération. Aussi la recourante devait-elle attaquer ce constat en s'attelant à en démontrer l'arbitraire - ce qu'elle a omis de faire. Au demeurant, elle ne conteste pas s'être occupée de l'entier de la construction du projet immobilier et s'être particulièrement impliquée dans celui-ci - circonstance dont on pouvait inférer sans violer le droit fédéral que la sollicitation de certains conseils par Z.________ SA pouvait ne pas découler d'un contrat de courtage (arrêt p. 25 § 1). La recourante ne discute pas davantage le constat selon lequel la vente de locaux à F.________ lui a permis de décrocher une affaire rentable, ce qui peut aussi contribuer à infléchir sans arbitraire la thèse d'une intervention à titre onéreux. Faute de grief, il n'y a pas à rediscuter l'appréciation portée par les instances vaudoises, qui n'a au demeurant rien d'insoutenable. Il faut concéder qu'avant la facture finale du 29 septembre 2016, l'entrepreneuse avait déjà articulé des prétentions en paiement de commissions dans deux missives des 22 août et 22 septembre 2016. Par ailleurs, entre le 4 juin 2015 et le 2 septembre 2016, elle avait versé trois acomptes (totalisant 1'870'370 fr.) en prévision d'un coût final inférieur au prix plafond adapté. Il s'est toutefois avéré qu'il lui restait encore à payer 2'462'832 fr. Qu'elle ait subitement prétendu dans ce contexte avoir droit à des commissions ne peut être le fruit du hasard. A défaut d'avoir prouvé un accord de fait quant au caractère onéreux de ses interventions dans les négociations, la recourante ne saurait prétendre à des commissions.