Citation: C 82/06 24.01.2007 E. 3

En instance fédérale, la recourante ne fait pas sérieusement valoir un motif de libération des conditions relatives à la période de cotisation, du moment qu'elle soutient - à tort - que la condition de la période de cotisation est en l'occurrence réalisée. On peut néanmoins relever que les circonstances personnelles alléguées par l'intéressée - charges financières liées à sa maison, rente d'invalidité - ne constituent pas des «raisons semblables» justifiant la libération, au sens de l'art. 14 al. 2 LACI. Selon la jurisprudence rendue au sujet de cette notion juridique, seules entrent en considération les situations dans lesquelles la nécessité économique qui touche l'intéressé ou son conjoint est causée par un événement particulier (ATF 121 V 343 consid. 5c/aa, 119 V 54 consid. 3a; cf. également Thomas Nussbaumer, Arbeitslosenversicherung, in Schweizerisches Bundesverwaltungsrecht [SBVR], Soziale Sicherheit, 2ème éd., n. 243 p. 2251). La notion de «raisons semblables» ne comprend toutefois pas la séparation de corps, puisque cet événement est déjà prévu à l'art. 14 al. 2 LACI. Si néanmoins la recourante était d'avis que la nécessité d'exercer une activité salariée est due à la séparation d'avec son mari intervenue en 2002, ce fait ne constituerait pas un motif valable de libération des conditions relatives à la période de cotisation, du moment qu'il remonte à plus d'une année à compter du moment à partir duquel la recourante a requis une indemnité de chômage (art. 14 al. 2, seconde phrase, LACI).