Citation: 6B_206/2022 E. 4.3

4.3. En substance, la cour cantonale a constaté que le recourant parlait arabe, qu'il était arrivé en Suisse à l'âge de 22 ans et que, actuellement âgé de 48 ans, le temps passé en Suisse était légèrement supérieur à celui passé en Algérie. Elle a également relevé que le recourant était en bonne santé physique, que trois condamnations figuraient dans son casier judiciaire et que, même s'il exerçait actuellement une activité lucrative pour une durée indéterminée, il avait jusqu'ici fait preuve de plus de constance dans son trafic de stupé-fiants que dans ses activités professionnelles. Elle a encore constaté que le recourant avait bénéficié de l'aide sociale à hauteur de 39'057 fr. 33 entre 2016 et 2018, et qu'il avait pour 56'712 fr. 65 d'actes de défaut de biens. S'agissant de ses liens familiaux, la cour cantonale a tenu compte du fait que le recourant était marié à une ressortissante marocaine au bénéfice d'un permis C et qu'il était père de deux enfants, soit une fille majeure issue d'un premier mariage avec laquelle il semble avoir peu de contacts, et un fils issu de son actuel mariage né en 2006. La cour cantonale a exposé en détail divers éléments permettant de dire que le recourant entretenait des contacts importants avec son pays d'origine alors qu'au contraire, il ne semblait pas avoir tissé des liens particulièrement intenses avec la Suisse. Après avoir constaté que l'expulsion du recourant pourrait être délicate pour son fils mineur vivant en ménage commun avec lui, dans la mesure où ce dernier a passé toute sa vie en Suisse et y a développé son propre cercle de vie, la cour cantonale a rappelé que le recourant n'était pas le seul détenteur de l'autorité parentale et qu'il n'exerçait pas une garde exclusive. Dans ces conditions, elle a retenu que son départ n'entraînerait pas ipso facto celui de l'enfant ou de l'épouse, que les contacts avec ces derniers resteraient possibles malgré son expulsion et qu'ainsi, le recourant ne pouvait pas faire valoir que son renvoi temporaire le mettrait dans une situation personnelle grave. Indépendamment de ce qui précède, la cour cantonale a relevé que l'intérêt public à l'expulsion du recourant primait son intérêt privé à demeurer en Suisse. Elle a constaté qu'en commettant une infraction grave à la LStup, il avait mis en cause un bien juridique important, soit celui de la santé publique. Elle a encore fait état des autres condamnations du recourant et des circonstances dans lesquelles elles ont été commises, avant de confirmer qu'il ne pouvait pas se prévaloir de la clause de rigueur.