Citation: 5A_933/2023 E. 1

A.c. A.c.a. B.________ a fait notifier à C.________, le 11 mars 2011, par l'Office des poursuites de Genève, un commandement de payer la somme de 93'994'800 fr., contre-valeur en francs suisses de la somme de 96'993'890 USD, avec intérêts à 5% l'an dès le 8 juin 2001. A.c.b. Statuant le 25 septembre 2012, le Tribunal de première instance de Genève (ci-après: tribunal de première instance) a reconnu et déclaré exécutoires en Suisse les deux sentences arbitrales. Il a, en outre, prononcé la mainlevée définitive de l'opposition pour un montant de 93'994'800 fr., plus intérêts à 5% sur la contrevaleur en francs suisses de 30'130'396 USD, dus à compter du 12 mars 2011. Par arrêt du 22 mars 2013, la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: cour de justice), saisie de recours formés par chacune des parties, les a rejetés tous deux, sauf sur un point. Elle a considéré, s'agissant des intérêts moratoires, que, dans la mesure où le Tribunal arbitral n'en avait pas alloués pour la période postérieure au 8 juin 2001, la sentence finale rendue à cette date ne constituait pas un titre de mainlevée définitive pour ces intérêts-là. Par conséquent, elle a modifié le chiffre topique du dispositif du jugement de première instance en y supprimant toute référence aux intérêts et en restreignant l'objet de la mainlevée définitive à la créance de 93'994'800 fr. Cet arrêt a été confirmé par le Tribunal fédéral le 21 janvier 2014 (arrêt 4A_250/2013). A.c.c. En raison de la péremption du commandement de payer notifié le 11 mars 2011, la réquisition de continuer la poursuite a été rejetée. A.d. En juin 2014, E.________, F.________ et G.________ ont remis, en exécution de la sentence arbitrale du 8 juin 2001, un montant de 96'993'890 USD au "Consignataire de la propriété ennemie", un organisme d'état israélien chargé de conserver les prestations commerciales destinées à des entreprises mentionnées comme ennemies en application de l'ordonnance sur le commerce avec l'ennemi de 1939, dont B.________ fait partie. Selon cette ordonnance, la remise en consignation à cet organisme vaut exécution de l'obligation et libère le débiteur. A.e. B.________ a fait notifier à C.________ le 2 mars 2017 un nouveau commandement de payer portant sur la somme de 94'433'251 fr. 30, sans intérêt, plus diverses sommes relatives aux frais et dépens de la procédure de mainlevée consécutive au premier commandement de payer. C.________ a fait opposition au commandement de payer, laquelle a été levée par jugement du tribunal de première instance du 26 janvier 2019, confirmé par arrêt de la cour de justice du 16 mai 2019. B.________ ayant requis la continuation de la poursuite, l'Office cantonal genevois des poursuites (ci-après: office) a notifié le 14 juin 2019 à C.________ une commination de faillite. A.f. Le 4 juillet 2019, C.________ a déposé une requête d'arbitrage fondée sur le contrat de fourniture de pétrole de 1977 en vue de faire constater que le paiement des dernières livraisons de pétrole avait eu lieu par consignation auprès du "Consignataire de la propriété ennemie". B.________ a répondu à la requête d'arbitrage le 17 décembre 2019, formulant des conclusions reconventionnelles et appelant en cause l'Etat d'Israël. La procédure arbitrale est en cours, émaillée d'incidents portant sur la désignation des arbitres. C.________ a également agi le 22 juillet 2019 auprès du tribunal de première instance en annulation de la poursuite, avec requête provisionnelle de suspension de la poursuite. Cette demande en annulation a été déclarée irrecevable par jugement du 14 septembre 2020, C.________ n'ayant pas versé les sûretés auxquelles elle avait été condamnée par ordonnance du 17 février 2020, confirmée par arrêt de la cour de justice du 24 juillet 2020. A.g. C.________ a été déclarée en faillite le 8 octobre 2020 par le tribunal de première instance sur requête de B.________. La faillite fait l'objet d'une liquidation en la forme sommaire.