Citation: 2C_824/2018 E. 5.2

5.2. L'instance précédente a dûment procédé à une analyse détaillée de la situation du recourant mineur. Elle a exposé de manière précise les motifs pour lesquels il n'existait pas de raisons familiales majeures et pour quelles raisons le court séjour du recourant mineur en Suisse sans autorisation de séjour durable ne suffisait pas à fonder de telles raisons majeures. Il peut aussi y être renvoyé (art. 109 al. 3 LTF). Il faut également souligner que non seulement le regroupement familial a été demandé pour que le recourant mineur puisse poursuivre «la formation scolaire requise pour son insertion sociale et professionnelle» et non pas en raison de changements importants des circonstances à l'étranger, notamment dans les rapports de l'enfant avec sa mère qui en avait la charge depuis plus de dix ans. Il résulte du reste des faits retenus dans l'arrêt attaqué que, si le fils n'arrivait pas à s'habituer à sa nouvelle vie en Suisse, il retournerait au Pérou où sa mère assumerait à nouveau sa garde. L'instance précédente n'a par conséquent pas violé les art. 8 CEDH et 47 al. 4 LEtr en refusant de regroupement familial différé en faveur du recourant mineur.