Citation: 2C_325/2019 E. 3.6

3.6. La présente cause se distingue à cet égard d'autres affaires dans lesquelles le Tribunal fédéral a nié qu'il puisse exister des raisons familiales majeures à un regroupement familial différé des enfants simplement parce que l'autre parent avait finalement demandé et obtenu le droit de séjourner en Suisse (cf. arrêts 2C_205/2011 du 3 octobre 2011 consid. 4.3-4.7; aussi 2C_1/2017 du 22 mai 2017 consid. 3.2.2 et 4.1; 2C_363/2016 du 25 août 2016 consid. 2.4; 2C_1014/2014 du 21 janvier 2016 consid. 4.2; 2C_97/2013 du 26 août 2013 consid. 3.1.2; 2C_485/2013 du 6 janvier 2014 consid. 3.1.1) En particulier, dans la cause 2C_205/2011 du 3 octobre 2011, la Cour de céans a conclu à l'absence de telles raisons familiales majeures s'agissant de deux étrangers mineurs même si leur mère et leur frère cadet avaient reçu, dans le cadre de la même procédure, l'autorisation de rejoindre leur époux et père en Suisse. Dans cette affaire, comme dans les autres causes susmentionnées, la poursuite de la vie familiale était cependant possible sans autres dans le pays d'origine des intéressés, soit la Serbie. Tel n'est pas le cas en l'occurrence, ainsi que cela a été relevé. Le recourant et sa famille viennent d'un Etat et d'une région se caractérisant depuis plusieurs décennies par une grande instabilité sur les plans politique et humanitaire, laquelle a du reste fondé l'admission provisoire du père entre 2006 et 2007, avant que celui-ci ne se voie octroyer une autorisation de séjour.