Citation: 4P.262/2006 19.12.2006 E. 4

4.1 Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir considéré que le « projet ... » ne présentait rien d'illégal et qu'il ne débordait pas de son cahier des charges. Dans la manière dont les informations en relation avec cette opération lui ont été communiquées, le recourant y voit une volonté de déstabilisation. Il fait état de pressions inacceptables subies dans le cadre de ce projet: il aurait ainsi été dans l'obligation de donner suite à des transferts de plusieurs centaines de millions de francs, en violation d'une directive édictée par les associés, sans avoir reçu les informations adéquates, ni de décharges des associés et, enfin, sans pouvoir en référer à ses collègues ou supérieurs directs. 4.2 En estimant que les juges n'ont pas saisi le sens et la portée des moyens de preuve versés à la procédure en ayant retenu que le « projet ... » ne débordait pas de son cahier des charges, le recourant s'en prend à une constatation qui est sans pertinence pour le sort du litige. En effet, cet élément n'est pas à même d'établir l'existence de propos ou d'agissements hostiles tenus à l'encontre du recourant. Au reste, il est erroné de prétendre que l'exécution des transferts de plusieurs centaines de millions de francs est intervenue « en violation des directives figurant précisément au sein de son cahier des charges », puisqu'une dérogation à la directive 9 applicable aux transferts en question a été provisoirement mise en place. S'agissant de l'existence de pressions inacceptables dont le recourant aurait été victime, force est de constater que le recourant oppose son appréciation des preuves à celle faite par l'autorité cantonale, sans démontrer dans quelle mesure cette dernière appréciation serait arbitraire. Au demeurant, la discussion relative au défaut d'information adéquate donnée sur le changement de directive est vaine, dès lors que le recourant ne remet pas en cause la tenue d'une réunion informative à laquelle assistaient le juriste de la banque et d'autres collaborateurs, qu'il ne prétend pas ne pas y avoir été convoqué et, encore moins, n'établit que seule une communication en la forme écrite était valable. Quant à l'argumentation se rapportant au « mémo de décharge », elle se fonde sur des faits non retenus par la cour cantonale, puisque la date précise du début des opérations de transfert liées au « projet ... » ne ressort pas des faits de la cause. Enfin, on ne saurait déduire de ces éléments, de même que de la nature du projet, qualifié de confidentiel, que le recourant a été victime de pression de la part de ses supérieurs. Partant, il n'est pas insoutenable pour l'autorité cantonale d'avoir nié toute volonté de déstabilisation en lien avec l'exécution de ce projet.