Citation: 8C_33/2010 17.12.2010 E. 3

Les premiers juges ont constaté que les divers médecins avaient exprimé une opinion concordante sur les limitations fonctionnelles existant dans l'exercice d'une activité professionnelle. Il devait s'agir d'une activité plutôt sédentaire permettant de se lever ou de mobiliser le genou en extension et n'exigeant de se déplacer que sur de petites distances. Quant au taux d'activité exigible, hormis l'appréciation isolée du docteur W.________, les autres médecins s'accordaient à dire qu'un travail adapté était possible à plein temps (selon les rapports des docteurs D.________ et A.________, de la CNA, du docteur G.________, mandaté par l'office AI, et du docteur P.________, expert judiciaire). Toujours selon les premiers juges, aucune diminution de rendement n'avait à être prise en compte dans la mesure où l'expert judiciaire en avait fait mention uniquement en rapport aux déplacements de l'assurée de son domicile au travail. Enfin, pour le revenu d'invalide, il convenait de se référer au salaire statistique auquel peuvent prétendre les femmes effectuant des activités simples et répétitives en 2005 - année déterminante pour le calcul de l'invalidité - et de procéder à un abattement de 15 % compte tenu des limitations fonctionnelles présentées par l'assurée. La comparaison des revenus déterminants (57'829 fr. 20 pour le revenu sans invalidité et 41'751 fr. 90 pour le revenu d'invalide) donnait un taux d'invalidité de 27,80 %.