Citation: 2P.170/2001 03.07.2001 E. 1

1.- a) Le Tribunal fédéral examine d'office et librement si le recours dont il est saisi doit être traité comme un recours de droit administratif ou comme un recours de droit public (ATF 118 Ib 326 consid. 1 p. 329). Il est dès lors sans importance que le recourant n'ait pas précisé dans son mémoire la voie de droit qu'il entendait utiliser. D'après la jurisprudence, seul le recours de droit public est recevable contre une décision incidente refusant l'assistance judiciaire gratuite et fondée sur le droit cantonal de procédure, même si la voie du recours de droit administratif est ouverte pour invoquer des griefs sur le fond (ATF 123 I 275 consid. 2d p. 277/278). b) Selon l'art. 90 al. 1 OJ, l'acte de recours de droit public doit - sous peine d'irrecevabilité - contenir les conclusions du recourant (lettre a) ainsi qu'"un exposé des faits essentiels et un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation" (lettre b). Lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'a donc pas à vérifier, de lui-même, si l'acte attaqué est en tout point conforme au droit et à l'équité; il n'examine que les moyens de nature constitutionnelle, invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (ATF 125 I 71 consid. 1c p. 76). Le recourant ne prend pas de conclusions expresses et l'on peut douter que sa motivation satisfasse aux exigences de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ. En particulier, il reproche à l'autorité intimée d'avoir violé le principe de l'égalité de traitement consacré par l'art. 8 Cst. dans une argumentation de caractère appellatoire qui ne répond pas aux exigences légales. Dès lors, on peut se demander si le présent recours est recevable. Cependant, cette question peut rester indécise, car ledit recours doit de toute façon être rejeté.