Citation: 4A_191/2023 E. 4.3.1

4.3.1. Concernant le chantier de Grandfontaine, le demandeur a fait valoir dans sa demande du 30 novembre 2020 à l'art. 1er de son mémoire, que "le prix des travaux a été fixé à 10'000 fr. Les travaux ont débuté au début du mois d'avril 2018 et se sont poursuivis jusqu'au 21 août 2019. Diverses plus-values pour des travaux supplémentaires commandés par la défenderesse représentant un montant total de 8'680 fr. ont été ajoutées d'un commun accord sur le prix initialement convenu portant le total des travaux menés à Grandfontaine à 18'680 fr. (...) ". Déduction faite des acomptes versés d'un total de 6'000 fr., c'était un solde de 12'680 fr. qui était dû. Le demandeur a requis à l'appui de cet allégué, les moyens de preuve suivants : l'interrogatoire des parties, l'audition de quatre témoins, tous employés ou ex-employés du demandeur, ainsi que "ceux de la procédure". Le décompte du 3 novembre 2019, offert par le demandeur comme preuve d'un allégué suivant (article 3), concerne tant le chantier de Grandfontaine que celui de Porrentruy (pièce justificative n° 11 du demandeur). En regard du chantier de Grandfontaine, il fait état de trois montants de "plus-values" ajoutés au forfait de 10'000 fr. Le premier montant est libellé "préparation et peinture des sous-sols", et correspond à 24.75 heures à 80 fr. Le deuxième montant est libellé "peinture des murs, étage, rez-de-chaussée", facturé selon un forfait de 2'000 fr. et terminé aux 3/4, pour un total de 1'500 fr. Le troisième montant est libellé "fissures plafonds, redresser murs, pose de baguettes d'angle et plâtrer murs, préparation et peinture DIN", correspond à 65 heures à 80 fr. En audience, le demandeur a relevé que des plus-values ont été commandées par la défenderesse et effectuées, et que le tout avait été discuté avant l'exécution de celles-ci. Des témoins interrogés en audience ont confirmé que la défenderesse demandait de manière récurrente l'exécution de travaux qui n'étaient pas prévus dans le programme de la journée. Ces travaux étaient effectués, mentionnés et mis en évidence par un surlignement dans les rapports journaliers de chantier. Les rapports journaliers des chantiers, établis unilatéralement par le demandeur, ont été déposés par celui-ci comme titre n° 12. Le tribunal de première instance a considéré que le demandeur avait établi que les travaux à plus-value avaient été réalisés à la demande de la défenderesse en se fondant sur le décompte du 3 novembre 2019 d'une part, et sur les rapports journaliers de chantier, d'autre part. La cour cantonale a confirmé cette appréciation du tribunal de première instance.