Citation: 5A_683/2023 E. 6.2

6.2. Les recourants affirment avoir déjà invoqué la potentielle nullité de l'expertise devant la juridiction précédente, laquelle se serait limitée à constater faussement que l'expert était titulaire d'un FMH. Or, il ressort de l'arrêt entrepris que la critique des recourants n'a pas fait l'objet d'un examen dans l'arrêt querellé et ceux-ci ne se plaignent pas de la violation de leur droit d'être entendu sous l'angle d'une absence de motivation de la décision (art. 29 al. 2 Cst.). Il apparaît en outre que, dans leur acte de recours cantonal, les recourants ont uniquement fait valoir que, au moment de l'expertise, le Dr H.________ se trouvait très probablement dans la phase d'examens en vue de l'obtention de son titre FMH. Il s'ensuit que la recevabilité de la critique est d'emblée douteuse au regard de l'exigence de l'épuisement des griefs (cf. supra consid. 2.3). Quoi qu'il en soit, le grief doit de toute manière être écarté. En effet, il ne ressort ni de la loi ni de la jurisprudence que, dans le cadre d'une expertise concernant l'octroi ou les modalités d'exercice d'un droit de visite, la titularité d'un FMH serait absolument nécessaire pour oeuvrer en qualité d'expert. Les recourants reconnaissent en outre eux-mêmes que l'expertise concernant l'exercice d'un droit de visite ne nécessite pas qu'elle soit effectuée par un psychiatre (cf. arrêt 5A_940/2014 du 30 mars 2015, dans lequel un psychologue avait été nommé). De manière générale, il suffit ainsi que l'expert dispose de connaissances spéciales s'agissant de la situation à examiner. Les recourants n'apportant pas d'éléments permettant de douter de telles connaissances, il n'y a pas lieu de considérer que le rapport d'expertise serait entaché de nullité ou qu'il devrait être apprécié avec retenue.