Citation: 6B_776/2015 E. 2.4.2

2.4.2. Pour le reste, le recourant fait grief au procureur général adjoint d'avoir cherché à mettre hors de cause les médecins et les infirmiers placés sous la responsabilité du CHUV, soit de l'Etat de Vaud, son propre employeur. Il lui reproche d'avoir ainsi fait preuve de partialité, critique qu'il étend à la juridiction cantonale pour avoir rejeté ses recours et confirmé l'ordonnance du 24 mars 2015 (cf. recours let. b p. 6). Ce faisant, il met implicitement en cause l'indépendance structurelle du ministère public. Selon la chambre cantonale, la loi sur le Ministère public (LMPu; RSV 173.21) et en particulier les art. 21 al. 4 et 23 al. 3 LMPu garantissent que l'activité du ministère public ne soit pas soumise à la surveillance du Conseil d'Etat, de sorte que c'est en toute indépendance que le procureur général adjoint a instruit la présente affaire. Dans son recours au Tribunal fédéral, le recourant se borne à évoquer le rattachement du procureur général adjoint et de la chambre cantonale à l'Etat de Vaud sans pour autant se déterminer sur les considérations cantonales précitées, ni en particulier démontrer en quoi elles seraient contraires au droit et en particulier aux principes prévalant en matière de séparation des pouvoirs et d'organisation judiciaire. Pareille argumentation, qui ne répond pas aux exigences de motivation accrues présidant à la recevabilité des griefs ayant trait à la violation des droits fondamentaux, est irrecevable.