Citation: 8C_259/2016 E. A

Le 21 octobre 2008, A.________ a subi un accident de travail alors qu'il était employé, sous contrat de durée déterminée, en qualité d'aide-monteur par l'entreprise B.________ Sàrl. Selon la déclaration d'accident de l'employeur, il mettait en place la toiture d'une verrière quant le profil a pivoté en lui tordant le pouce de la main droite. A l'Hôpital C.________ où il s'est rendu, l'on a posé le diagnostic de lésion du ligament collatéral externe et prescrit des séances d'ergothérapie. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), auprès de laquelle A.________ était assuré contre le risque d'accident, a pris en charge le cas jusqu'au 5 décembre 2008, date de la reprise de travail du prénommé à 100 %. Le 27 avril 2009, l'employeur a annoncé une rechute de l'accident du 21 octobre 2008, indiquant que A.________ était en incapacité de travail depuis le 7 avril 2009, son pouce ayant recommencé à enfler après avoir porté un lourd escalier en fer. Un arrêt du travail a été attesté médicalement et indemnisé par la CNA jusqu'au 9 mai 2009. Par la suite, A.________ s'est inscrit au chômage, son contrat de travail avec l'entreprise B.________ Sàrl ayant pris fin au 30 avril 2009. Une nouvelle déclaration de rechute a été transmise à la CNA par la caisse de chômage du canton de Neuchâtel en juin 2010. Le docteur D.________ a fait état de douleurs capso-ligamentaires ayant possiblement évolué vers une algodystrophie négligée. Le 11 novembre 2010, l'assuré a subi une ténolyse du tendon du long fléchisseur droit à la Clinique chirurgicale et permanence E.________. Cette opération n'ayant pas amélioré la situation, la CNA a adressé l'assuré au docteur F.________ qui, après avoir fait réaliser une IRM, a procédé à une reprise de la ténolyse le 17 août 2011. Ce médecin a constaté une diminution des douleurs et une meilleure force de préhension. Cette situation n'a toutefois pas perduré et un état dépressif a été évoqué. Se fondant sur l'avis rendu sur dossier de son médecin-conseil, le docteur H.________, la CNA a, par décision du 6 janvier 2012, reconnu à l'assuré une pleine capacité de travail dans son activité habituelle de serrurier dès le 9 janvier 2012 et cessé de verser les indemnités journalières. Saisie d'une opposition, la CNA a repris l'instruction médicale du cas ainsi que le versement des indemnités journalières.