Citation: C 22/04 08.10.2004 E. 6

Reste à examiner la durée de la suspension du droit à l'indemnité de chômage. 6.1 La durée de la suspension est proportionnelle à la gravité de la faute (art. 30 al. 3 LACI). Elle est de 1 à 15 jours en cas de faute légère, 16 à 30 jours en cas de faute d'une gravité moyenne, et 31 à 60 jours en cas de faute grave (art. 45 al. 2 OACI). Aux termes de l'art. 45 al. 3 OACI, il y a faute grave lorsque l'assuré abandonne un emploi réputé convenable sans être assuré d'obtenir un nouvel emploi ou lorsqu'il refuse un emploi réputé convenable sans motif valable. Selon la jurisprudence (ATF 130 V 125), lorsqu'un assuré peut se prévaloir d'un motif valable, il n'y a pas forcément faute grave même en cas de refus d'un emploi assigné et réputé convenable. Par motif valable, il faut entendre un motif qui fait apparaître la faute comme étant de gravité moyenne ou légère. Il peut s'agir, dans le cas concret, d'un motif lié à la situation subjective de la personne concernée ou à des circonstances objectives. 6.2 Les premiers juges ont retenu que le recourant, par son comportement, avait laissé échapper un emploi qui lui aurait permis d'éviter d'être au chômage. Ils ont considéré que les circonstances invoquées n'enlevaient pas à l'emploi offert son caractère convenable et que la faute de l'assuré n'apparaissait pas moins grave de ce fait. La Cour de céans partage l'avis des premiers juges. Eu égard à la situation subjective du recourant et aux circonstances objectives, il n'y a aucun motif faisant apparaître sa faute comme étant de gravité moyenne ou légère. Dès lors la suspension du droit à l'indemnité de chômage, réduite par la juridiction cantonale de 45 à 31 jours, n'apparaît pas critiquable, puisqu'elle se situe au minimum de la durée de la suspension pour une faute grave.