Citation: 4A_505/2024 E. 3.1

3.1. La cour cantonale y a répondu par l'affirmative, à l'issue d'un raisonnement en trois temps qui peut être résumé ainsi: - Le for légal est prévu par l'art. 83 al. 2 LP. Il correspond au for de la poursuite, respectivement au domicile de la demanderesse (art. 46 al. 1 LP). En l'occurrence, les parties pouvaient convenir d'un autre for en Suisse, aucune disposition contraire réservée par l'art. 17 CPC ne s'y opposant. Demeurait à déterminer si elles étaient convenues d'une prorogation de for. - La défenderesse/recourante n'était pas partie au contrat de livraison de boissons et de prêt signé notamment entre C.________ et la demanderesse/intimée le 22 mars 2017. Elle ne s'était pas non plus immiscée dans l'exécution de ce contrat. Quant à savoir si les droits et obligations corrélatifs lui avaient été cédés, comme la défenderesse le prétendait, encore eût-il fallu que cette cession ait été formalisée par écrit (art. 165 CO). Or, un tel document faisait singulièrement défaut. Certes, la reconnaissance de dette avec promesse de paiement du 6 février 2018 mentionnait que la défenderesse/recourante était au bénéfice d'une cession, mais une telle cession n'avait pas été produite et, au surplus, ce document prévoyait un for à un autre lieu (...) (ZG). La défenderesse/recourante ne pouvait donc pas se prévaloir de l'élection de for figurant dans le contrat du 22 mars 2017. - Elle ne pouvait pas davantage s'appuyer sur la clause d'élection de for contenue dans la "[r]econnaissance de dette avec promesse de paiement" du 6 février 2018. L'art. 17 CPC imposait la forme écrite. Or, la défenderesse/recourante n'avait pas signé le document en question. Seules les personnes indiquées comme débitrices y avaient apposé leur signature. Il n'existait pas d'autre écrit - et, plus largement, aucune preuve - établissant la volonté de la défenderesse/recourante d'être liée par la clause en question. Finalement, il n'avait été ni allégué, ni prouvé que le document susdit aurait été élaboré par l'intéressée, soit la défenderesse/recourante.