Citation: 5A_972/2021 E. 5

Au vu des faits retenus concernant la situation de fortune des époux, que la recourante a échoué remettre en cause, et, en particulier, du constat qu'elle n'avait pas été totalement transparente à cet égard, l'autorité cantonale ne peut se voir reprocher d'avoir violé l'art. 29 al. 3 Cst. en lui déniant le droit à l'assistance judiciaire en considérant, à la suite de la première juge, que la condition de l'indigence n'était pas rendue vraisemblable et qu'il appartenait à la requérante de demander une provisio ad litem, celle-ci n'étant pas d'emblée exclue (cf. supra consid. 2.1.1 et 2.1.2). Se plaignant de la violation de cette disposition, la recourante s'en prend cependant aussi à la décision entreprise dans la mesure où les juges précédents ont estimé, de surcroît, que la somme de 30'000 euros qu'elle avait reçue de son mari était amplement suffisante pour s'acquitter des frais de la procédure et de ceux de son mandataire. Elle prétend à cet égard qu'il ne peut être exigé d'elle qu'elle utilise ses économies, du reste réduites à moins de 15'000 fr., si elles constituent sa "réserve de secours", ce qui serait en l'occurrence le cas. Le rejet des critiques concernant le financement d'immeubles au Kosovo par les époux scelle toutefois le sort du litige quant au refus de l'assistance judiciaire pour la première instance, de sorte que cet argument n'a pas besoin d'être examiné. Il en va de même de celui fondé sur l'absence de prise en compte d'un supplément de 25 % dans le minimum vital de la requérante, ce moyen n'apparaissant d'ailleurs pas avoir été soulevé en instance cantonale (art. 75 al. 1 LTF).