Citation: 4A_404/2021 E. 4.2

4.2. La recourante est consciente du fait que le Tribunal fédéral ne pourrait pas examiner les mérites de son recours si elle invoquait le motif tiré de l'incompétence ratione personae du Tribunal arbitral pour connaître de la présente cause, dès lors que celui-ci a expressément indiqué qu'il statuerait sur sa propre compétence au sens de l'art. 190 al. 2 let. b LDIP à un stade ultérieur de la procédure. C'est pourquoi, elle fonde, comme elle l'avait du reste déjà fait lors de la procédure arbitrale, son grief sur l'art. 190 al. 2 let. a LDIP motif pris de l'absence de personnalité juridique de la partie demanderesse " X.________ Inc./C.________ ". Elle souligne qu'un tribunal arbitral doit avoir été régulièrement constitué avant de pouvoir examiner la question de sa propre compétence (principe de la compétence-compétence). Forcer une partie à participer à une procédure d'arbitrage dans laquelle la partie adverse n'existe pas violerait en outre l'ordre public procédural (art. 190 al. 2 let. e LDIP). A en croire l'intéressée, le vice initial affectant la demande d'arbitrage et, partant, la constitution du Tribunal arbitral, ne pourrait pas davantage être réparé en procédant à une modification ultérieure de la désignation des parties, comme l'a pourtant ordonnée le Tribunal arbitral sous lettre c du dispositif de la décision attaquée.