Citation: 5A_64/2015 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, le recourant présente sur de nombreuses pages sa propre appréciation des faits et des preuves, en substituant son raisonnement à la motivation cantonale. Il ne critique pas l'appréciation de la cause sous l'angle de l'arbitraire, qu'il se limite à évoquer dans la conclusion de sa critique. En particulier, il ne prétend pas que l'autorité précédente aurait omis de tenir compte d'un moyen de preuve, ni n'indique en quoi les constatations des juges cantonaux seraient insoutenables; il se borne à remettre en cause en bloc le sens et la portée de tous les certificats médicaux, sans expliciter pour chaque pièce, le vice dans l'appréciation. Faute de motivation conforme à l'exigence de l'art. 106 al. 2 LTF, la critique est d'emblée irrecevable ( cf. supra consid. 2 et 4.1). Au demeurant, comme il sera constaté ci-après ( cf. infra consid. 5.2), le point de savoir si la fille a effectivement subi des violences de la part de son père est sans incidence sur le sort du litige (art. 97 al. 1 LTF; cf. supra consid. 2), dès lors que la symptomatologie de stress post-traumatique et la mise en oeuvre trop précoce de la thérapie familiale sont attestées par plusieurs médecins et intervenants.