Citation: 6B_826/2013 E. 2.5

2.5. Le recourant soutient qu'il serait faux de retenir, comme l'a fait la cour cantonale, que la gravité des délits qu'il a commis irait en s'accroissant, dès lors qu'il a été condamné en 1987 pour deux viols et en 1998 pour une tentative de viol, cette infraction étant clairement moins grave. Outre que le recourant ignore que c'est en raison du fait que sa victime s'est débattue avec suffisamment de véhémence alertant ainsi un passant qu'elle a pu lui échapper et que le viol s'est arrêté au stade de la tentative, il méconnaît également ses nombreux autres antécédents. C'est à la lumière de l'ensemble de son parcours criminel que l'accroissement de la gravité de ses comportements prend tout son sens. On se bornera à rappeler que le parcours judiciaire du recourant, débuté à l'adolescence déjà, commence par de l'exhibitionnisme, se poursuit par l'introduction dans une villa dans l'intention de violer une femme, puis par une condamnation pour outrage à la pudeur et une autre pour violation de domicile, lésions corporelles simples et tentative de viol. Il continue avec des attouchements sur une fillette de 10 ans, puis une condamnation pour deux viols et se termine par une condamnation pour tentative de viol dans les circonstances décrites ci-dessus. Au regard de ces éléments, il n'était pas inexact, encore moins arbitraire, de retenir que la gravité des infractions commises par le recourant est allée crescendo.