Citation: 6B_653/2021 E. 2.3

2.3. Le recourant reproche à la cour cantonale de n'avoir pas démontré l'existence d'un pronostic défavorable. Elle se serait fondée sur les éléments constitutifs de l'escroquerie - soit un dispositif mensonger complexe et le fait d'avoir joué avec les sentiments de l'intimée - pour établir un pronostic défavorable. Or, un tel raisonnement reviendrait à ne jamais pouvoir prononcer un sursis dans le cadre d'une escroquerie. Par ailleurs, le fait que le recourant ait persisté à nier la qualification juridique des faits reprochés - soit contester sa culpabilité et faire valoir ses droits inaliénables de défense - ne pouvait être pris en considération à sa charge lors de l'examen de l'octroi du sursis, ce d'autant plus qu'il avait été acquitté du chef d'escroquerie en première instance. En outre, la cour cantonale n'aurait pas pris en compte l'absence d'antécédent du recourant et son âge, ainsi que du fait qu'il est handicapé et souffrirait de graves pathologies de santé, éléments de nature à limiter le risque de récidive et plaidant en faveur d'un pronostic favorable.