Citation: 9C_109/2018 E. 5.3

5.3. La recourante ne parvient pas non plus à établir que l'intensité de son état dépressif aurait été "largement sous-estimée". A cet égard, le fait que la doctoresse F.________ a mentionné que le trouble psychique de sa patiente devait au minimum être qualifié de gravité moyenne, voire sévère, en raison de l'aggravation des idées suicidaires (rapports des 5 octobre 2016 et 7 mars 2017) ne suffit pas. Les premiers juges ont en effet écarté de façon motivée l'avis de ce médecin après avoir constaté qu'il n'était pas confirmé par les docteurs G.________ et H.________ de la clinique I.________; lors de l'examen clinique d'entrée de la recourante dans cet établissement, ces derniers ont en effet simplement constaté une thymie basse, ainsi que l'absence "d'idée noire" et d'élément psychotique (rapport du 17 février 2017). Quant à l'affirmation relative aux "contradictions crasses" du docteur C.________, elle n'est pas non plus fondée. S'il est exact que dans la partie "Plaintes actuelles" de l'expertise, ce médecin a indiqué qu'il arrive à la recourante "de penser à se suicider" (l'assurée "a des moments où elle ne supporte plus son existence" et il lui "serait même arrivé d'avoir l'idée de mettre fin à tout cela"), alors que dans la partie "Situation actuelle et conclusions", il a fait état d'une absence d'idéation suicidaire, on ne saurait y voir une contradiction. Il s'agit bien plutôt de la conclusion à laquelle l'expert psychiatre est parvenu après avoir apprécié les plaintes décrites par la recourante à la lumière de ses propres constatations cliniques; on relèvera à cet égard que le docteur C.________ a en particulier constaté qu'actuellement la recourante "ne formule pas de projet et n'a aucune intention de passer à l'acte". Le grief est dès lors mal fondé.