Citation: 1P.238/2005 07.07.2005 E. 1

Dans un premier grief, le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu, en raison du fait qu'il n'a pas été invité, dans la procédure de recours, à se déterminer sur une étude effectuée en mai 1995 dans le cadre de l'élaboration d'un plan directeur régional et citant son exploitation comme "exemple de non-intégration au site". Selon lui, ce document aurait joué un rôle déterminant dans le cadre de l'appréciation par le Tribunal administratif de l'atteinte portée au paysage. Le droit d'être entendu, tel qu'il est garanti à l'art. 29 al. 2 Cst., comprend notamment le droit pour l'intéressé de prendre connaissance du dossier, et celui de participer à l'administration des preuves essentielles ou à tout le moins de s'exprimer sur son résultat, lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 129 II 497 consid. 2.2 p. 504 s.; 127 I 54 consid. 2b p. 56; 126 I 15 consid. 2aa p. 16; 124 I 48 consid. 3a p. 51 et les arrêts cités). Le droit de consulter le dossier s'étend à toutes les pièces décisives (ATF 121 I 225 consid. 2a p. 227 et les références citées). En l'occurrence, le document litigieux n'a pas joué de rôle déterminant dans le cadre de l'appréciation du Tribunal administratif. Il ressort au contraire de l'arrêt attaqué que le Tribunal a forgé son opinion en procédant à des constatations sur place; il a ainsi relevé que les silos litigieux "saut[aient] littéralement aux yeux", qu'ils présentaient une "image agressive" et se détachaient sur la crête reliant Z.________ à Y.________, portant atteinte au paysage. Ainsi, la référence faite à l'étude de 1995 est seulement destinée à corroborer ces observations et n'a pas influé de manière déterminante sur la décision. Au demeurant, il ressort du dossier que le recourant connaissait l'existence de ce document depuis le début de la procédure administrative, dès lors que la municipalité s'y réfère dans sa décision du 15 juillet 1996 déjà. Il s'est d'ailleurs déterminé à son sujet dans son recours du 5 août 1996, affirmant que cette étude avait été menée après la démolition des anciens silos. Manifestement mal fondé, ce grief doit donc être rejeté.