Citation: 9C_789/2020 E. 5.4

5.4. Comme l'ont au demeurant exposé les premiers juges, la caisse-maladie aurait dû savoir qu'après le laps de temps nécessaire et obligatoire entre l'extraction des dents et la pose des implants, il était possible que la densité osseuse pût s'avérer insuffisante pour assurer la fixation de ceux-ci. A cet égard, on ajoutera que la caisse-maladie aurait à tout le moins dû solliciter des renseignements auprès de son dentiste consultant avant d'octroyer une garantie de paiement sans réserve le 20 novembre 2018. Dans ces circonstances, la juridiction cantonale a considéré que le principe de la confiance obligeait également la recourante à prendre en charge le traitement litigieux, ce d'autant plus que le devis complémentaire ne s'élevait qu'à environ 10 % du devis initial (1175 fr. 40). Quoi qu'il en soit, dans la mesure où l'avis du docteur D.________ selon lequel le traitement proposé par la caisse-maladie ne constituait pas une alternative thérapeutique adéquate, n'est pas contesté par une opinion médicale contraire, c'est à bon droit que la juridiction cantonale a admis que l'augmentation osseuse suivie de la pose d'implants ne pouvait pas être considérée comme non conforme au critère d'économicité.