Citation: 1B_374/2018 E. 1

Quant à d'éventuelles difficultés de fait ou de droit, que la cour cantonale n'a pas retenues en l'espèce, le recourant n'en fait pas particulièrement valoir et on ne voit pas desquelles il s'agirait. Le recourant se prévaut en revanche des aspects subjectifs qui l'empêcheraient d'assurer sa propre défense. Il fait valoir que la détention dont il fait actuellement l'objet en exécution d'une peine l'empêcherait d'avoir accès aux sources juridiques dont il aurait besoin. Or, vu le caractère bagatelle de la cause, cet aspect ne constitue pas un obstacle à l'établissement de sa défense qui ne nécessite pas de recherches juridiques poussées. C'est en outre de façon appellatoire que le recourant se plaint d'arbitraire dans la constatation des faits en décrivant un contexte carcéral trop stressant pour qu'il puisse préparer correctement sa défense. Quant à son état de santé - il se prévaut d'un AVC dont il a été victime -, c'est également par une argumentation appellatoire que le recourant fait valoir qu'il ne peut pas suffisamment se concentrer dans le cadre de cette procédure ne présentant pas de difficultés particulières. Preuve en est, s'il en faut, le détail avec lequel celui-ci fait valoir ses arguments dans une écriture particulièrement longue et dense en informations. Aussi la cour cantonale a-t-elle considéré à juste titre que la présence d'un défenseur d'office n'était pas nécessaire à la sauvegarde des intérêts du recourant. Contrairement à ce qu'allègue le recourant, l'absence de prise en considération de ces éléments ne constitue donc pas une violation de son droit d'être entendu. La condition de la sauvegarde des intérêts de l'intéressé pour justifier de la défense d'office, prévue par l'art. 132 al. 1 let. b CPP, n'étant pas réalisée, c'est à bon droit que la cour cantonale a renoncé à examiner celle, cumulative et non alternative, de l'indigence.