Citation: 2A.78/2007 19.04.2007 E. 4

Le Tribunal administratif a constaté que les époux X.________ s'étaient séparés le 23 décembre 2005 et que la nature de leurs relations n'avaient depuis lors pas évolué, en particulier qu'aucun rapprochement n'était intervenu entre eux. Il en a déduit que la recourante invoquait de manière abusive son mariage pour obtenir une autorisation de séjour (sur la notion d'abus de droit, cf. ATF 130 II 113 consid. 10.2 p. 135; 128 II 145 consid. 2.2 p. 151 et les références citées). Il n'y a pas lieu de se départir de cette appréciation, fondée sur des faits qui n'apparaissent pas avoir été établis d'une façon manifestement inexacte ou en violation du droit et qui lient, par conséquent, le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 2 OJ). En particulier, la recourante joue sur les mots lorsqu'elle reproche aux premiers juges d'avoir retenu à tort que le mariage n'aurait duré que deux ans et huit mois: il ressort en effet clairement de l'arrêt attaqué que ce délai correspond, dans l'esprit des premiers juges, à la durée pendant laquelle les époux ont vécu ensemble. Au reste, davantage que la durée du mariage, c'est la durée de la séparation et les circonstances qui l'accompagnent qui est déterminante pour apprécier la situation et, en particulier, évaluer les chances d'une reprise de la vie commune. Or, à cet égard, la recourante n'apporte aucun élément de nature à ébranler les constatations et conclusions des premiers juges. Les faits qu'elle avance ou oppose à ceux retenus par le Tribunal administratif sont en effet sans importance pour l'issue du litige ou, du moins, impropres à établir qu'il existerait un sérieux espoir de réconciliation. Ainsi en va-t-il du fait qu'elle est financièrement autonome de son époux ou qu'elle a conservé avec celui-ci certains contacts, d'autant que l'objet de ceux-ci semble se limiter, selon ce qu'il ressort de ses allégués, à organiser la vie séparée du couple et à régler certains détails pratiques (contrat de location; paiement des primes d'assurance; ...). Dans ces conditions, c'est sans violer le droit fédéral que les premiers juges ont retenu l'existence d'un abus de droit et confirmé la décision attaquée.