Citation: 1C_618/2014 E. A

A.________ S.A, société active dans le commerce du vin, est propriétaire, depuis 1958, de la parcelle n° 6'790, folio n° 77, du cadastre de la Commune de Sion. Situé au lieu-dit "Cochetta", sur le coteau entre Champlan et le bisse de Clavau, ce bien-fonds est planté de vignes aménagées en terrasses soutenues par des murs en pierres sèches; ces derniers sont visibles depuis la plaine du Rhône. Le secteur est affecté à la zone agricole protégée, selon le plan d'affectation des zones (PAZ) et le règlement communal de construction et des zones (ci-après: le RCCZ) adoptés le 21 juin 1988 et approuvés par le Conseil d'Etat du canton du Valais le 28 juin 1989. Au début du mois de juillet 2013, A.________ SA a fait nettoyer partiellement par sablage deux des murs érigés sur sa parcelle, de manière à faire ressortir, sur une hauteur de près de six mètres, les termes "A.________", sur le mur de la terrasse supérieure, et "Clos Cochetta" sur le mur intermédiaire situé au-dessus du bisse de Clavau. Invitée, le 18 juillet 2013, par la police des constructions de la Commission cantonale des constructions (ci-après: la CCC), à se déterminer sur ces réalisations, A.________ SA a expliqué qu'il ne s'agissait que de l'entretien du patrimoine bâti et que les inscriptions s'atténueraient avec le temps, de sorte qu'une autorisation de construire n'était pas nécessaire. Elle a par ailleurs précisé que la technique de sablage employée - par la projection de microparticules de maïs - était naturelle. Dans le cadre de l'instruction menée par la CCC, la Sous-Commission des sites, le Services des forêts et du paysage (ci-après: le SFP) et le Service du développement territorial (SDT) ont émis des préavis défavorables, considérant que ces inscriptions publicitaires, soumises à autorisation, portent atteinte à la valeur du paysage viticole protégé et ne sont pas imposées par leur destination dans cette zone. Le Service de la chasse, de la pêche et de la faune (ci-après: le SCPF), ainsi que le Service de l'Agriculture (ci-après: le SAgr) ont en revanche soutenu les aménagements litigieux; les inscriptions n'ont, selon eux, aucun impact sur la faune, leur esthétique est adaptée à leur environnement et la technique utilisée est naturelle. Ces services ont par ailleurs estimé que la clause du besoin agricole peut être reconnue, l'aspect économique et publicitaire devant être pris en compte, notamment en lien avec le risque d'abandon de ce type de culture en terrasses, dont les coûts d'entretien et d'exploitation sont supérieurs à ceux d'un vignoble plus accessible.