Citation: 5A_878/2024 E. 7.1.2

7.1.2. Il est vrai qu'il n'était pas interdit aux parties de s'écarter des modalités du droit de visite fixées dans l'ordonnance du 28 novembre 2019, de sorte que l'on ne saurait, en soi, leur reprocher de n'avoir " pas respecté " (cf. arrêt cantonal consid. 4.2.2 p. 12) ces modalités en organisant une prise en charge différente. Il n'en demeure pas moins que, confrontée à un rapport du SPMi qui sollicitait son intervention en raison de la souffrance des enfants et relatait les modalités de facto de leur prise en charge, l'autorité compétente devait nécessairement se pencher sur le point de savoir si ces modalités, convenues par les parties, étaient conformes à l'intérêt des enfants. La cour cantonale a procédé à cette appréciation et considéré, en particulier, que la prise en charge des enfants changeait presque quotidiennement, que D.________ et C.________ étaient par ailleurs parfois séparés, que les parties ne parvenaient pas à collaborer et qu'elles étaient en désaccord au sujet de l'éducation, partant, qu'il était en définitive douteux que cette situation puisse correspondre à leur intérêt. Or, on ne discerne pas en quoi ces considérations relèveraient d'un abus manifeste du pouvoir d'appréciation, et la recourante ne le précise pas plus avant. Enfin, en tant qu'elle se fonde sur l'allégation selon laquelle la répartition de la prise en charge des enfants pratiquée de facto par les parties avait permis d'apaiser D.________ et C.________, sa critique repose sur des faits qui ne ressortent pas de la décision querellée, et dont l'omission arbitraire n'a pas été démontrée (cf. supra consid. 6.1.2), de sorte qu'ils sont irrecevables.