Citation: 9C_297/2020 E. 3

Le recours est manifestement bien fondé. Il doit par conséquent être admis selon la procédure simplifiée de l'art. 109 al. 2 let. b LTF. En effet, selon la jurisprudence, l'assureur doit s'efforcer de parvenir à un consensus sur l'expertise et ce n'est qu'en cas d'échec qu'il doit l'ordonner par une décision formelle sujette à recours (cf. ATF 138 V 271 consid. 1.1 p. 275). Or tel a bien été le cas en l'occurrence, la désignation du docteur B.________ puis sa récusation, l'indisponibilité de la doctoresse D.________ et la désignation du docteur E.________ puis sa récusation démontrent qu'une tentative de désignation consensuelle de l'expert a été tentée sans succès. L'office recourant était dès lors en droit de rendre une décision formelle par laquelle il confirmait non seulement le choix de l'expert mais écartait aussi les motifs de récusation. La juridiction cantonale a dès lors violé le droit fédéral en imposant à l'administration de recommencer le processus au risque que, selon sa conception du consensus, aucune décision ne puisse jamais être rendue. Il convient dès lors d'annuler le jugement entrepris et de confirmer la décision litigieuse.