Citation: 6B_574/2019 E. 1.3

1.3. En l'espèce, la cour cantonale a examiné les déclarations écrites de D.________, invoquées à titre de moyens de révision, à l'aune des moyens de preuve sur lesquels les juges précédents se sont fondés pour reconnaître le recourant coupable d'actes d'ordre sexuel avec des enfants et de contrainte sexuelle au préjudice de A.________. La cour cantonale s'est ainsi référée aux déclarations de cette dernière et aux expertises de crédibilité y relatives, au message déposé sur le site internet de la commune de C.________ pour dénoncer les faits ainsi qu'à deux témoignages, dont l'un décrit comme indirect. Sur cette base, la cour cantonale a considéré que les déclarations écrites de D.________ n'apportaient aucun élément déterminant, puisque selon elle, le prénommé y cherchait avant tout à exprimer une conviction toute personnelle sur l'innocence du recourant. Ses déclarations n'anéantissaient aucunement la force probante des moyens de preuve exploités dans la précédente procédure. Sous couvert d'un grief d'arbitraire censé dirigé contre l'appréciation de la cour cantonale concernant la vraisemblance du moyen de révision invoqué, le recourant rediscute à maints égards l'appréciation des preuves et l'établissement des faits relatifs à la précédente procédure, en y opposant sa propre appréciation. L'argumentation du recourant s'avère ainsi largement appellatoire et, partant, pour l'essentiel irrecevable (art. 106 al. 2 LTF). Quoi qu'il en soit, la cour cantonale n'a pas méconnu la teneur des déclarations de D.________, notamment en ce qui concerne le conflit familial dont le recourant fait état en persistant à développer la thèse d'un complot ourdi à son encontre. A juste titre, la cour cantonale a relevé que ce point avait déjà été discuté au cours de la précédente procédure. Le recourant se méprend de surcroît lorsqu'il prétend que D.________ serait le premier témoin direct dans cette affaire, au point que ses déclarations revêtiraient un degré de preuve prépondérant. Non seulement la décision entreprise évoque un témoin direct (le témoin "F.________") entendu lors de la précédente procédure, mais, surtout, les déclarations de D.________ ne font que rapporter de prétendues rétractations de sa nièce (i. e. A.________) et de sa soeur (i. e. E.________), qui lui auraient avoué avoir menti. Le prénommé n'y livre aucune précision sur les circonstances ayant entouré les rétractations qu'il prétend rapporter. On y relève des éléments contradictoires. Dans la première déclaration, datée du 24 mars 2018, il indique ne pas savoir pourquoi sa soeur a "mis injustement en prison" le recourant. Dans la seconde, datée du 20 septembre 2018, il indique qu'il vient d'apprendre que ce dernier se trouvait en prison. Au demeurant, le prénommé y dépeint sa nièce - âgée de 8 ans au moment des faits - comme une enfant souffrant de problèmes psychologiques, mythomane et sujette à des "hallucinations imaginaires", tandis qu'il décrit sa soeur comme une menteuse et une manipulatrice. De tels éléments, qui doivent être mis en perspective avec les deux expertises attestant la crédibilité de A.________, auxquelles fait référence la décision querellée, dénotent un parti pris flagrant de la part de D.________. Dans ces circonstances, on ne saurait faire grief à la cour cantonale d'avoir versé dans l'arbitraire en considérant que D.________ cherchait avant tout à exprimer une conviction toute personnelle sur l'innocence du recourant. De même était-elle fondée à considérer que les déclarations en cause n'étaient pas propres, même sous l'angle d'une simple vraisemblance, à ébranler les constatations de fait sur lesquelles se fonde la condamnation du recourant. La cour cantonale pouvait donc, sans violer l'interdiction de l'arbitraire, déclarer irrecevable la demande de révision du recourant. Son grief s'avère par conséquent infondé, si tant est qu'il soit recevable.