Citation: 6B_1355/2022 E. 4.3

4.3. Il convient tout d'abord de relever qu'il ressort de l'arrêt attaqué et du dossier que le rapport du FPD du 14 mars 2022 - intitulé " Therapiebericht " - n'est pas une expertise mais un rapport de la personne chargée du traitement au sens de l'art. 63a al. 1 CP. Selon la jurisprudence, si l'autorité cantonale doit notamment fonder sa décision concernant la poursuite ou la levée du traitement ambulatoire sur un rapport à la personne chargée du traitement, il n'est en revanche en principe pas nécessaire de recourir à une expertise psychiatrique ni de consulter une commission spécialisée (arrêts 6B_1147/2020 du 26 avril 2021 consid. 3.3.1; 6B_460/2011 du 16 septembre 2011 consid. 2.4.2; TRECHSEL/PAUEN BORER, in: Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 3e éd., 2021, n° 3 ad art. 63a CP; QUELOZ/ZERMATTEN, Commentaire romand, Code pénal I, 2e éd. 2021, n° 5 ad art. 63a CP). En outre, force est de constater que la cour cantonale ne s'est pas écartée d'avis médicaux, concernant par exemple le diagnostic ou le traitement médical approprié, mais a décidé de ne pas suivre les recommandations du rapport s'agissant du maintien ou non de la mesure, ce qui - sur le principe - n'est pas critiquable (cf. notamment arrêts 6B_690/2022 du 13 juillet 2022 consid. 1.4.1; 6B_1403/2020 du 5 mai 2021 consid. 1.3.1 et la référence citée). Pour le surplus, le recourant ne démontre pas que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en ne suivant pas l'avis du FPD, dans son deuxième rapport, selon lequel le traitement ambulatoire pouvait se poursuivre sur une base volontaire, et tel n'apparaît pas être le cas. En effet, la cour cantonale n'a pas arbitrairement omis ledit rapport qu'elle a longuement cité (cf. arrêt attaqué, consid. B.g.) Elle a cependant considéré que, malgré son caractère globalement positif, les rapports du suivi médical du recourant ne comportaient pas, à ce stade, des éléments suffisamment solides pour revenir sur les constations de l'expertise psychiatrique du 7 mai 2015, qui avait préconisé un suivi thérapeutique durant toute la durée d'incarcération du recourant et après la fin de celle-ci. Le grief du recourant est rejeté dans la mesure où il est recevable.