Citation: 2C_1137/2014 E. 4.1

4.1. Dans l'arrêt attaqué, le Tribunal cantonal a retenu que le recourant se prévalait d'un "contrat de mission" conclu le 6 mai 2014 sans toutefois indiquer "combien son activité, certainement pas équivalente à un contrat de travail, était réelle et effective" (cf. arrêt attaqué, p. 5). Par ailleurs, le recourant n'avait produit aucune fiche de salaire pour la période allant de mai à septembre 2014 et n'avait indiqué ni ses revenus ni ses charges. N'ayant ainsi pas prouvé qu'il disposait du forfait d'entretien minimal par mois déterminé selon les normes de la Conférence suisse des institutions d'action sociale (CIAS), soit 986 fr. par personne, une autorisation de séjour pour cinq ans ne pouvait lui être octroyée. A cet égard, le recourant soutient qu'il n'existe aucune base légale permettant d'exiger un gain minimum pour un travailleur et se réfère notamment à l'arrêt de la CJCE dans l'affaire Levin. L'argumentation de l'autorité cantonale selon laquelle la demande d'autorisation de séjour de cinq ans doit être rejetée au motif que le salaire réalisé par l'intéressé serait inférieur au minimum garanti ne peut être suivie (cf. supra consid. 3.2). Par ailleurs, il convient de rappeler que la nature juridique de la relation de travail en cause au regard du droit national n'est pas en elle-même et à elle seule un élément décisif pour apprécier la qualité de travailleur au sens du droit communautaire.