Citation: 9C_574/2008 27.03.2009 E. A

A.________, né en 1927, a requis une rente de vieillesse de la caisse de compensation de la Fédération romande de métiers du bâtiment (ci-après: la caisse) le 21 août 1992. Il annonçait notamment qu'il vivait séparé de son épouse B.________, née en 1930, depuis le 7 août 1984. Au cours de l'année 2000, la caisse a informé les assurés que l'entrée en vigueur de la 10e révision de la LAVS entraînait une modification du calcul de la rente pour les couples dont la séparation avait été constatée judiciairement et leur a demandé de lui faire parvenir une copie de l'éventuel jugement réglant leur situation conjugale. Le document sollicité a été communiqué par courrier recommandé du 8 novembre 2000, mais n'a pas été suivi d'effets. L'administration, qui niait avoir reçu cette communication et invoquait les règles régissant la prescription du droit aux prestations arriérées, a «déplafonné» les rentes pour les cinq ans précédant le second dépôt du jugement de séparation le 17 avril 2007 (décision du 20 juillet 2007, confirmée sur opposition le 17 août 2007).