Citation: 6B_130/2017 E. 2.2

2.2. En l'espèce, la cour cantonale a précisé s'en tenir à l'état de fait retenu par le premier juge, en tant qu'il correspondait à la version présentée par G.________ et H.________. A la suite du premier juge, l'autorité précédente a également écarté la version des faits présentée par I.________. A cet égard, la cour cantonale a relevé que G.________ et H.________ ne connaissaient pas le recourant, se trouvaient à des endroits différents du restaurant-bar lors des faits et avaient, chacun de leur côté, expliqué le déroulement précis de l'altercation. A l'inverse, elle a retenu que I.________ connaissait le recourant depuis environ dix ans, était comme lui originaire de Casablanca et lui avait rendu visite à l'hôpital à six reprises avant son audition par la police. Surtout, son récit était affecté d'incohérences. Il était en particulier incompréhensible qu'il n'ait pas vu le recourant se saisir et brandir une cuillère face à l'intimé ou qu'il prétende avoir observé ce dernier tirer le recourant sur cinq mètre environ avant de lui asséner un coup de poing au visage, ce en contradiction flagrante avec la version des deux autres témoins de la scène. Au regard de ces éléments, la cour cantonale était fondée à qualifier de neutres et désintéressés les témoignages de G.________ et H.________, et, à l'inverse, pouvait considérer sans arbitraire que les déclarations de I.________ étaient clairement orientées. Dès lors qu'elle s'est fondée sur différents éléments d'appréciation, on ne saurait faire grief à l'autorité précédente, contrairement à ce que soutient le recourant, d'avoir écarté la version de I.________ sur la seule foi de leur origine commune. Au demeurant, les fonctions d'agent de sécurité de l'intimé au sein du centre commercial où se situe le restaurant-bar dans lequel G.________ travaille n'implique pas, quoi qu'en dise le recourant, un lien de proximité ou d'intérêts suffisamment étroit pour mettre en doute la neutralité de cette dernière. Les déclarations de la prénommée corroborent de surcroît l'absence d'acharnement de la part du recourant constaté par la cour cantonale. On cherche en vain les prétendues contradictions que le recourant tente de mettre en exergue sur ce plan. L'appréciation des preuves doit de surcroît être examinée dans son ensemble (cf. arrêt 6B_246/2017 du 28 décembre 2017 consid. 3.1 et les références citées). A cet égard, le constat selon lequel l'intimé a asséné un coup de poing au visage du recourant, qui est tombé par terre, sa tête heurtant le sol avant qu'il perde connaissance (jugement querellé, p. 10), renvoie aux déclarations de G.________ (procès-verbal d'audition du 18 novembre 2013, p. 2, R. 4). Que celles-ci divergent sur ce point de celles de H.________, selon lequel la tête du recourant n'aurait pas heurté le sol (procès-verbal d'audition du 1er novembre 2013, p. 3, R. 7), ne rend pas en soi insoutenable, du moins dans son résultat, l'appréciation de la cour cantonale. Le recourant ne lui fait d'ailleurs pas grief d'avoir insuffisamment motivé sa décision à ce propos. Quoi qu'il en soit, la portée attribuée par la cour cantonale à ces éléments au niveau de l'appréciation de la proportionnalité de l'acte de défense sera reprise ci-après.