Citation: 2C_861/2019 E. 6

Le recourant invoque ensuite une violation de la protection de la vie privée, garantie par l'art. 8 CEDH. Il estime que c'est à tort que l'autorité précédente a jugé qu'il ne faisait pas montre d'une intégration suffisante. Dans un arrêt récent, le Tribunal fédéral a jugé qu'un séjour légal d'environ dix ans permettait en principe de se prévaloir de l'art. 8 CEDH sous l'angle de la vie privée (ATF 144 I 266 consid. 3.9 p. 278 s.), l'intégration suffisante devant être prise en compte dans l'examen de la proportionnalité de l'art. 8 par. 2 CEDH (ATF 144 I 266 consid. 3.8 p. 277). En l'espèce, le recourant se trouve en Suisse depuis moins de six ans au bénéfice d'une autorisation de séjour. Pour pouvoir se prévaloir de l'art. 8 CEDH sous l'angle de la vie privée avec une telle durée de séjour, le recourant doit donc faire montre de liens sociaux et professionnels spécialement intenses avec la Suisse, notablement supérieurs à ceux qui résultent d'une intégration ordinaire (ATF 130 II 281 consid. 3.2.1 p. 286). C'est ainsi à juste titre que l'autorité précédente a examiné l'existence d'une intégration particulièrement poussée (cf. ATF 144 I 266 consid. 3.9 p. 279). A ce propos, on peut également renvoyer à l'arrêt entrepris (art. 109 al. 3 LTF), qui exclut une telle intégration en relevant que le recourant, s'il présente une intégration correcte en Suisse (travail et revenus stables, pas d'aide sociale, ni poursuite), n'y a pas tissé de liens particuliers et n'y bénéficie pas d'attaches familiales.