Citation: 4A_587/2010 21.01.2011 E. B

Le 22 septembre 2005, A.________ a ouvert action contre B.________ SA devant le Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel. La défenderesse devait être condamnée à payer ce dernier montant, avec intérêts au taux de 5% par an dès la notification de la demande. En substance, la demanderesse prétendait à des dommages-intérêts correspondant à la différence entre les prix « export » qu'elle aurait dû payer à la défenderesse pour trente montres de divers modèles, au total de 572'530 fr., d'une part, et la valeur de revente de ces mêmes montres, d'autre part. La défenderesse a conclu au rejet de l'action. En juillet 2009, elle a adopté la raison sociale B.________ SA. La IIe Cour civile du Tribunal cantonal a statué le 29 juillet 2009; elle a rejeté l'action. Selon son jugement, les commandes de dix montres seulement, au prix « export » total de 191'100 fr., sont restées en souffrance. Faute d'avoir produit les contrats conclus avec les acheteurs finals, la demanderesse n'est pas parvenue à prouver les prix de vente au détail et elle a donc échoué dans la preuve du dommage. Enfin, de toute manière, elle aurait dû réduire ce dommage en achetant les montres par l'intermédiaire du distributeur en Ukraine. Par arrêt du 17 décembre 2009 (4A_440/2009), le Tribunal fédéral a partiellement accueilli un recours en matière civile de la demanderesse; il a annulé le jugement et renvoyé la cause aux premiers juges pour nouvelle décision. Il a retenu que la demanderesse a droit à des dommages-intérêts correspondant à la différence, pour les dix montres concernées, entre les prix « export » pratiqués par la manufacture en Suisse et les prix « détaillant » que la demanderesse aurait dû payer si elle avait fait un achat de remplacement auprès du distributeur en Ukraine. Il incombait à la juridiction cantonale de constater les prix « détaillant », pour autant que cela fût possible conformément au droit cantonal de procédure.