Citation: I 22/06 19.01.2007 E. 2

2.1 Invoquant une violation du droit d'être entendu, le recourant reproche à l'office intimé d'avoir procédé à une enquête économique à l'insu de son mandataire et sans qu'un procès-verbal ait été établi à cette occasion et de ne pas lui avoir donné la possibilité de s'exprimer sur le rapport du 3 mai 2005, qui n'a été communiqué à l'avocat qu'après notification de la décision sur opposition du 19 mai 2005. D'ordre formel, ce grief doit être examiné en premier lieu, car son admission pourrait amener le tribunal à renvoyer la cause sans en examiner le fond (ATF 127 V 437 consid. 3d/aa, 126 V 132 consid. 2b et les arrêts cités). 2.2 La jurisprudence, rendue sous l'empire de l'art. 4 aCst. et qui s'applique également à l'art. 29 al. 2 Cst. (ATF 129 II 504 consid. 2.2, 127 I 56 consid. 2b, 127 III 578 consid. 2c, 126 V 130 consid. 2a), a déduit du droit d'être entendu, en particulier, le droit pour le justiciable de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son détriment, celui de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort de la décision, celui d'avoir accès au dossier, celui de participer à l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leur propos (ATF 126 I 16 consid. 2a/aa, 124 V 181 consid. 1a, 375 consid. 3b et les références). 2.3 Selon les premiers juges, ni la loi, ni la jurisprudence n'imposent à l'administration de dresser un procès-verbal d'audition que l'assuré devrait approuver par sa signature et qui devrait être notifié à son mandataire. Certes, cette façon de procéder serait souhaitable dans la mesure où elle pourrait éviter de futures contestations, mais elle ne peut être imposée à l'administration à défaut de base légale. Quoi qu'il en soit, même si le tribunal cantonal des assurances retenait en l'occurrence une violation du droit d'être entendu, celle-ci ne serait de toute façon pas d'une gravité telle qu'on ne puisse pas la considérer comme réparée, lorsque, comme dans le cas particulier, la partie lésée a la possibilité de s'exprimer devant une autorité de recours jouissant d'un plein pouvoir d'examen.