Citation: 9C_719/2015 E. 3

Se fondant sur les conclusions du SMR, la juridiction cantonale a considéré que la recourante n'était plus capable d'exercer son activité habituelle de dentiste indépendante depuis septembre 2010, mais qu'elle était en mesure de mettre à profit une pleine capacité de travail dans une activité adaptée de dentiste salariée, avec une diminution de rendement de 50 %. Procédant ensuite à une comparaison des revenus en vue de déterminer le degré d'invalidité de l'assurée, les premiers juges ont retenu, au titre du revenu sans invalidité, un montant de 165'940 fr. en se fondant sur le courrier de la SSO du 10 juin 2015 selon lequel le revenu d'un dentiste indépendant correspondait en principe à celui d'un dentiste employé à temps plein à l'Etat et, au titre du revenu d'invalide, un montant de 55'784 fr. A cet égard, ils ont considéré que A.________ pouvait, d'une part, percevoir un revenu annuel brut de 33'188 fr. en travaillant à 20 % auprès de B.________ (165'940 fr. à 100 %). D'autre part, elle pouvait réaliser pour le 30 % restant un revenu de 22'596 fr. (cf. Enquête suisse sur la structure des salaires [ESS] 2010, TA7, domaine d'activité 33, "Activités médicales, sociales et dans le domaine des soins", niveau de qualification 2, femme; avec un abattement de 10 % pour tenir compte de son âge et indexation à l'année 2013). La comparaison de ces deux revenus (165'940 fr. et 55'784 fr.) donnait un taux d'invalidité de 66 %, ouvrant le droit à trois quarts de rente de l'assurance-invalidité.