Citation: 9C_338/2013 E. 5.1

5.1. S'agissant du revenu sans invalidité, le recourant ne soulève aucun argument pertinent qui justifierait de s'écarter du montant pris en considération par la juridiction cantonale (88'400 fr.). On ne saurait le suivre, lorsqu'il affirme, en se fondant sur un courrier rédigé le 17 novembre 2010 par son employeur, qu'il aurait pu toucher un salaire annuel de 111'800 fr. s'il n'avait pas connu des problèmes de santé depuis le jour où il a été engagé. Selon la jurisprudence, des possibilités théoriques de développement professionnel ou d'avancement ne doivent être prises en considération que lorsqu'il est très vraisemblable qu'elles seraient advenues. Il convient d'exiger la preuve d'indices concrets que la personne assurée aurait obtenu dans les faits un avancement ou une augmentation corrélative de ses revenus, si elle n'était pas devenue invalide. Des indices concrets en faveur de l'évolution de la carrière professionnelle doivent exister, par exemple, lorsque l'employeur a laissé entrevoir une telle perspective d'avancement ou a donné des assurances en ce sens (arrêt B 80/01 du 17 octobre 2003 consid. 5.2.2 et les références, in REAS 2004 p. 239). En l'état, les déclarations de l'employeur reposent sur une simple comparaison, qui n'est toutefois pas étayée par des éléments concrets et pertinents établissant, au degré de la vraisemblance prépondérante, que le recourant aurait pu obtenir, en l'absence d'atteinte à la santé et compte tenu d'une évolution salariale continue et conforme au marché, un salaire de contremaître équivalent à celui indiqué par l'employeur.