Citation: 8C_316/2023 E. 1

Par ailleurs, le recourant relève que le fait que des signes du CRPS aient été constatés sur l'arthro-IRM du 3 février 2020 ne signifiait pas que la maladie n'aurait débuté qu'à cette date, comme l'avait retenu arbitrairement le tribunal cantonal, si tant est qu'un tel diagnostic eût pu être posé. Il ressortait en effet des rapports médicaux au dossier, en particulier du rapport du docteur G.________ du 23 février 2021, que les symptômes du CRPS étaient déjà apparus dans le courant 2019 déjà. S'agissant enfin des conséquences tirées par la cour cantonale sur le début et la fin de son incapacité de travail, elles étaient également arbitraires selon le recourant. Même si le docteur G.________ ne pouvait pas affirmer à quelle date exacte le CRPS était apparu, l'état de santé du recourant n'avait fait que se dégrader depuis l'accident du 20 novembre 2018 avec des incapacités de travail dûment attestées par divers médecins, de sorte qu'il était également arbitraire de la part de la cour cantonale de retenir qu'un CRPS, si tant est qu'un tel diagnostic eût pu être posé, serait apparu en février 2020 pour cesser en novembre 2020. Le recourant estime qu'indépendamment du caractère arbitraire de la dénégation du trouble de CRPS par la cour cantonale, celle-ci aurait constaté de manière arbitraire que c'étaient ses médecins traitants qui avaient attesté du caractère invalidant du CRPS. Outre le fait que ce n'était pas d'emblée en raison du diagnostic de CRPS, mais en raison de l'évolution défavorable ayant entraîné des arthroscopies qu'il avait été mis au bénéfice d'une incapacité de travail, le recourant souligne que le docteur G.________ n'était pas son médecin traitant, comme constaté à tort par la cour cantonale, mais un expert mandaté par la Caisse de prévoyance du personnel de F.________. En outre, le fait que plusieurs autres médecins (les docteurs H.________ et D.________ ainsi que son médecin généraliste le docteur I.________) étaient d'avis que son atteinte était invalidante, à tout le moins tant que l'état n'était pas stabilisé, relevait d'un consensus que le tribunal cantonal aurait dû relever en lieu et place de le rejeter en bloc et de suivre l'avis isolé du docteur E.________ en matière d'assurance-accidents. Ce médecin avait été mandaté dans la procédure et ses constatations avaient été conditionnées par la problématique de la causalité. Le docteur E.________ n'avait du reste pas exclu un CRPS et ne s'était pas prononcé sur le caractère invalidant ou non d'une telle maladie. Par conséquent, la cour cantonale ne pouvait pas, sans arbitraire, mettre en doute le caractère invalidant d'une telle maladie.