Citation: 2C_984/2018 E. 7

Le recourant dénonce une violation du principe de proportionnalité. En vain. Lorsque l'autorité précédente a statué, le 3 octobre 2018, la question qui se posait n'était plus celle de la révocation de l'autorisation de séjour, mais celle de son renouvellement, car le titre de séjour du recourant était échu depuis 2017 (cf. arrêts 2C_752/2019 du 27 septembre 2019 consid. 8.1; 2C_1178/2012 du 4 juin 2013 consid. 1.2). Par ailleurs, il a été constaté ci-avant que le recourant ne peut plus se prévaloir d'un droit de séjour en Suisse. Pour autant que la question de la proportionnalité se pose encore dans ces circonstances, il faut relever en l'espèce que la mesure respecte le principe de proportionnalité, ainsi que l'ont retenu les précédents juges, qui ont procédé à une pesée des intérêts tenant compte de tous les éléments pertinents (cf. ATF 139 II 121 consid. 6.5.1 p. 132). Il est en particulier souligné que le recourant, célibataire, sans attaches en Suisse, pays dans lequel il n'est en outre pas intégré sur le plan professionnel et économique, a vécu une grande partie de sa vie au Portugal, dont il parle la langue et où vit sa mère. Ainsi, même si le retour du recourant au Portugal exigera de sa part un certain effort d'adaptation, une réintégration ne paraît pas d'emblée insurmontable. Il apparaît en outre que les problèmes de santé du recourant pourront être pris en charge au Portugal.