Citation: 6B_1497/2022 E. 2.2

2.2. Le recourant soutient que les faits retenus dans l'acte d'accusation du 7 juillet 2021, puis dans le jugement du 1er novembre 2021 rendu à l'égard de C.________ sont en contradiction avec l'état de fait tel qu'il ressort de l'acte d'accusation le concernant, puis du jugement de première instance et enfin du jugement de la cour cantonale rendus à son encontre. La contradiction réside dans le fait que selon l'acte d'accusation ainsi que le jugement visant C.________, les livraisons effectuées par le prénommé à l'adresse "Rue W.________ xx" (cas 1.6, 1.7, 1.10 et 1.11) l'ont été à un inconnu, tandis que dans la présente affaire, il a été retenu que C.________ avait, dans les cas susmentionnés, livré la drogue au recourant. Il en résulte, pour ce motif déjà, un établissement arbitraire des faits. Ce faisant, le recourant se fonde sur des éléments qui ne ressortent pas de la décision entreprise et dont il n'invoque pas l'arbitraire de leur omission. Son grief est sur ces aspects irrecevable. Au demeurant, il est infondé. En effet, la cour cantonale n'était pas liée par l'établissement des faits résultant de l'acte d'accusation et du jugement rendus, au terme d'une procédure séparée, à l'encontre de C.________, étant encore précisé qu'on ne perçoit pas de contradiction manifeste entre les décisions visées: ainsi, dans le jugement rendu par le Tribunal criminel à l'encontre de C.________ le 1er novembre 2021 (dossier cantonal, pièce n° 133 p. 10), il est constaté qu'entre le 23 et le 24 janvier 2020, à la rue W.________ xx, C.________ a remis la drogue à une personne inconnue travaillant pour le compte de A.________, ce qui correspond aux faits retenus sous cas 1.6 visant le recourant (cf. consid. 2.3 infra). Par ailleurs, toujours dans le jugement rendu à l'encontre de C.________, il est constaté qu'entre le 8 et le 9 mars 2020, à la rue W.________ xx, C.________ a remis la drogue à B.________ (pièce précitée p.10). Or, pour ce qui concerne le cas 1.10 visant le recourant, il a été retenu que le prénommé avait réceptionné puis distribué la drogue en compagnie de B.________. La question de l'implication du recourant et de B.________ dans cette livraison a été spécifiquement discutée par la cour cantonale, sans que le recourant ne parvienne à démontrer le caractère insoutenable de son appréciation (cf. consid. 2.5 infra). Pour le reste, les autres cas s'étant déroulés à la rue W.________ xx entre février et avril 2020 ne sont pas évoqués dans le jugement visant C.________. Aussi le moyen invoqué ne suffit-il pas à démontrer que les faits concernant le recourant ont été établis de manière arbitraire.