Citation: 1C_280/2023 E. 4.4.2

4.4.2. En l'occurrence, les critiques que les recourants adressent à l'endroit du plan de l'état bâti au 1 er janvier 1988 établi par le Service cantonal des constructions et de l'aménagement et à sa fiabilité sont infondées. L'état des constructions délimité dans ce plan est cohérent avec celui défini dans le plan de capacité établi par la Commune de Haut-Intyamon le 16 juillet 2016 et faisant partie du dossier d'enquête de la révision générale du plan d'aménagement local, s'agissant en particulier des parcelles adjacentes au nord à celle des recourants, qui sont indiquées comme ayant été construites entre 2002 et 2016 (sous réserve des parcelles n os 181 et 319 qui sont mentionnées comme étant déjà construites au 1 er janvier 1988 dans le plan ad hoc et comme construites entre 2002 et 2016 dans le plan de capacité). On constate ainsi que le secteur sis au nord de la parcelle des recourants contigu au village d'Albeuve n'était que très partiellement bâti et présentait un caractère disparate insuffisant à le considérer comme largement bâti. La cour cantonale n'a pas fait preuve d'arbitraire ni violé le droit fédéral en retenant qu'à la date déterminante du 1 er janvier 1988, la parcelle n° 162 ne faisait pas partie d'un ensemble construit compact. Le fait que la parcelle adjacente au sud était déjà bâtie à cette date ne modifie pas ce constat, s'agissant d'un bâtiment sans commune mesure, autant par sa nature que par ses dimensions, avec les bâtiments d'habitation environnants. La cour cantonale n'a pas davantage fait preuve d'arbitraire en retenant que la parcelle n° 162 ne constituait pas une brèche dans le milieu bâti au vu du caractère disparate des constructions existantes le 1 er janvier 1988 et que les recourants ne pouvaient ainsi prétendre pour cette raison à ce qu'elle soit classée en zone à bâtir dans le cadre de la révision du plan d'aménagement local. Les recourants ne sauraient s'en tenir à cet égard à la surface de leur parcelle pour conclure à l'existence d'une brèche dans le milieu bâti puisque l'appréciation doit se faire en prenant en compte les surfaces des parcelles avoisinantes qui n'étaient pas encore bâties à cette date et qui ne faisaient pas partie de la zone à bâtir provisoire.