Citation: 2C_549/2024 E. 4.4

4.4. Le recourant fait finalement grief à l'instance précédente d'avoir retenu qu'il minimise la gravité des infractions reprochées, ce qui permettrait d'exclure qu'il serait prêt à se conformer strictement à l'ordre en vigueur en Suisse. Il soutient que les citations entre guillemets indiquées dans les faits de la décision attaquée (consid D. p. 3) ne se retrouvent pas à l'identique - de manière arbitraire - dans les déterminations citées du 2 novembre 2023. Il fait en outre référence à une lettre figurant en annexe à l'opposition du 8 mars 2024, dont il cite intégralement le contenu, qui dénote, selon lui, d'une importante prise de conscience de sa part depuis la naissance de son fils et que l'instance précédente n'aurait pas prise en considération. En l'occurrence, le courrier du 2 novembre 2023 de la mandataire du recourant de l'époque adressé à l'autorité intimée contient littéralement la phrase suivante : " de 2012 à 2019 environ, il a commis un certain nombre d'infractions notamment contre la patrimoine sans qu'il s'agisse de cas de gravité particulière", tandis que l'arrêt attaqué retient que le recourant a affirmé que s'il avait " commis un certain nombre d'infractions notamment contre le patrimoine ", il ne s'agissait pas " de cas de gravité particulière ". Hormis l'usage du style indirect, on ne voit pas que, dans l'arrêt attaqué, l'instance précédente se soit écartée de manière insoutenable du contenu littéral du courrier du 2 novembre 2023. S'agissant de la lettre annexée à l'opposition du 8 mars 2024, il ressort de l'arrêt attaqué que, contrairement à ce qu'affirme le recourant, l'instance précédente a bien pris en considération l'allégation de celui-ci de " prise de conscience depuis la naissance de son fils ", puisqu'elle l'a intégrée dans l'examen des conditions de l'art. 61 LEI (arrêt attaqué consid. 5 p. 13) mais dont elle n'a pas tenu compte au vu des infractions commises ultérieurement. Le grief est par conséquent infondé.