Citation: 5A_489/2023 E. 3.4

3.4. On ne saurait faire grief à la juridiction précédente d'avoir appliqué le principe énoncé au considérant 11.4.1 de l'arrêt 4A_333/2022 du 9 novembre 2022 publié aux ATF 149 III 67. Contrairement à ce que la recourante soutient, celui-ci n'apparaît pas véritablement nouveau, quand bien même la jurisprudence n'était pas univoque (cf. not. arrêt 5A_327/2017 du 2 août 2017 consid. 6.2 et les références), puisqu'il se base sur plusieurs précédents référencés audit considérant, antérieurs au dépôt de la requête d'assistance judiciaire litigieuse. Il n'est ainsi pas critiquable d'avoir interprété la Circulaire du Tribunal cantonal n° 14, spécialement son chiffre 12, en ce sens que le point de savoir si le dépôt d'une décision d'octroi de l'aide sociale permet de retenir l'indigence, respectivement satisfait aux exigences en matière de collaboration à l'établissement de celle-ci, peut, le cas échéant, dépendre de l'examen des circonstances concrètes et des documents fournis. Dans ces conditions, on ne voit pas que la cour cantonale aurait violé le droit ou commis l'arbitraire en retenant que la recourante ne devait pas nécessairement, au vu des circonstances particulières de l'espèce, être considérée comme indigente du seul fait qu'elle était au bénéfice de l'aide sociale. Cela se justifie d'autant plus qu'en l'occurrence, elle avait déjà été avertie par décision du 12 septembre 2022 qu'au vu de sa situation financière particulière, " complexifiée " et peu claire, elle devait dûment exposer, pièces à l'appui, ses revenus et charges. Le fait que la recourante affirme avoir déjà déposé les pièces pertinentes dans le cadre de la procédure de divorce n'y change rien (cf. supra consid. 3.1.3). Reste donc à savoir si les circonstances concrètes de l'espèce, telles que relevées par la cour cantonale, sont suffisantes pour écarter ou relativiser l'indice de l'indigence que constitue la décision d'octroi de l'aide sociale.