Citation: 5A_592/2023 E. B

B.a. Les parties vivent séparées depuis 2020. Les modalités de leur séparation ont été réglées par plusieurs conventions successives, prévoyant notamment l'exercice de la garde alternée sur les trois enfants. B.b. Le 1er septembre 2022, la mère a déposé une demande unilatérale en divorce. Le 21 décembre 2022, les deux filles ont été entendues dans le cadre de cette procédure. Par ordonnance du 8 mars 2023, le président a confié à l'Unité d'évaluation et de missions spécifiques (ci-après : l'UEMS) de la Direction générale de l'enfance et de la jeunesse un mandat d'évaluation des capacités parentales respectives des parties, afin d'examiner les conditions d'existence des enfants auprès de chacun de leur parent et de formuler toutes propositions utiles au sujet des modalités du droit de visite du père en faveur de ses enfants. B.c. Statuant sur la requête de mesures provisionnelles de la mère, le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne (ci-après : le président du tribunal) a, par ordonnance de mesures provisionnelles du 11 mai 2023, notamment ordonné la cessation de la garde alternée sur les trois enfants des parties (I), fixé le lieu de résidence des trois enfants au domicile de leur mère, qui en exercerait la garde de fait (Il), dit que le père jouirait d'un droit de visite libre et large sur ses enfants, à exercer d'entente avec leur mère, étant précisé qu'à défaut d'entente, il pourrait avoir ses enfants E.A.________ et F.A.________ auprès de lui, à charge pour lui d'aller les chercher là où ils se trouvent et de les y ramener, un week-end sur deux du vendredi à 18h00 au dimanche à 18h00, la moitié des vacances scolaires et alternativement à Noël ou Nouvel An, à Pâques ou à l'Ascension, à Pentecôte ou au Jeûne fédéral (III), ordonné la mise en oeuvre d'une thérapie pour chacun des enfants auprès d'un psychologue, à Renens, ou à défaut auprès de tout autre thérapeute (IV), dit que le montant de l'entretien convenable était arrêté, déduction faite des allocations familiales, à 1'234 fr. pour D.A.________ et E.A.________, ainsi qu'à 1'034 fr. pour F.A.________ (V, VII et IX), astreint le père à contribuer à l'entretien de ses trois enfants par le régulier versement, d'avance le premier de chaque mois en mains de la mère d'une pension mensuelle, allocations familiales et allocations familiales de l'employeur non comprises et dues en sus, d'un montant de 303 fr. chacun, dès le 1er juin 2023 (VI, VIII et X), dit que les frais judiciaires, arrêtés à 400 fr., étaient mis à la charge du père et provisoirement laissés à la charge de l'État en raison de l'assistance judiciaire (XI et XIII), dit que les dépens de la procédure provisionnelle suivaient le sort de la cause au fond (XIV), rejeté toutes ou plus amples conclusions (XV) et déclaré l'ordonnance immédiatement exécutoire (XVI). Par acte du 25 mai 2023, le père a formé appel contre cette ordonnance, en concluant à la réforme des chiffres I, V à X et XII à XIV de son dispositif en ce sens que la garde alternée soit maintenue sur les trois enfants des parties, le chiffre III étant dès lors annulé, que l'entretien convenable des enfants D.A.________ et E.A.________ soit arrêté à 445 fr. 40 pour chacune d'elle, allocations familiales en sus, que chacun des parents contribue à l'entretien de celles-ci lorsqu'il aura ses filles auprès de lui, que l'entretien convenable de l'enfant F.A.________ soit arrêté à 117 fr. 05, allocations familiales en sus, que chacun des parents contribue à l'entretien de celui-ci lorsqu'il l'aura auprès de lui, que les frais judiciaires de première instance, arrêtés à 400 fr., soient mis à la charge de la mère et provisoirement laissés à la charge de l'État, celle-ci étant tenue au remboursement des frais judiciaires dans la mesure de l'art. 123 CPC. Subsidiairement, il a conclu au maintien de la garde alternée sur les deux enfants E.A.________ et F.A.________, à l'exercice d'un droit de visite libre et large sur l'enfant D.A.________, à exercer d'entente avec la mère, tout en précisant un régime en cas de défaut d'entente, et au versement par le père d'une contribution d'entretien en faveur de l'enfant D.A.________, payable le premier de chaque mois en mains de la mère, de 200 fr., allocations familiales en sus. Il a par ailleurs conclu à la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique de la famille, à ce que les frais judiciaires de deuxième instance soient mis à la charge de la mère et à ce que celle-ci doive lui verser une indemnité équitable à titre de dépens de deuxième instance. Par arrêt du 11 juillet 2023, le Juge unique de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal vaudois (ci-après : le juge cantonal) a notamment rejeté l'appel (I), confirmé l'ordonnance (II), dit que les frais judiciaires, arrêtés à 800 fr., étaient provisoirement laissés à la charge de l'État pour le père (III), dit que le père devait verser à la mère la somme de 1'200 fr. à titre de dépens de deuxième instance (VII) et déclaré l'arrêt exécutoire (VIII).