Citation: 5A_1053/2020 E. 5.2.3

5.2.3. Quant au grief d'arbitraire, le recourant ne peut être suivi lorsqu'il reproche à la cour cantonale un défaut d'établissement du train de vie de l'intimée, voire un abus de son pouvoir d'appréciation dans l'établissement de celui-ci, en décrétant simplement, sans aucune base objective, que le train de vie de l'intimée correspondait à la contribution d'entretien qu'elle touchait pendant cette période. Il ressort en effet de l'arrêt querellé que la cour cantonale a jugé que la situation financière des parties était demeurée la même pendant la séparation et qu'ainsi leur niveau de vie n'avait pas évolué. Cette appréciation se fondait tant sur le jugement du 29 mai 2009 de mesures protectrices de l'union conjugale et la requête conjointe des parties à la base de ce jugement que sur l'accord des parties sur une réduction de la contribution d'entretien à 2'500 fr. en mesures provisionnelles de divorce. Or, pour autant que l'on admette que le recourant soit autorisé eu égard au principe d'épuisement matériel des griefs à remettre en cause la constatation du niveau de vie opérée par la cour cantonale alors qu'il ne s'est pas plaint devant celle-ci du fait que le Tribunal de première instance n'avait pas procédé à cette constatation (cf. supra consid. 2.4), le recourant ne démontre pas, par un grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) valablement soulevé, que le niveau de vie retenu par les juges cantonaux en se basant sur les revenus perçus par l'intimée pendant la séparation serait insoutenable. Ses allégations, selon lesquelles le montant de 2'500 fr. convenu en mesures provisionnelles avait été arrêté à bien plaire, sans aucun élément objectif, et qu'il était hautement vraisemblable que ce montant soit utilisé par l'intimée à titre d'épargne ou pour d'autres dépenses somptueuses, sont à cet égard irrecevables, dans la mesure où le recourant se limite à substituer sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale sans démontrer en quoi celle de la cour cantonale serait insoutenable ou ne se réfère pas à des éléments du dossier pour établir ses propos (cf. supra consid. 2.2). Concernant enfin ses considérations sur le fait qu'il n'y avait pas lieu de le contraindre à assumer un montant supérieur pour la prévoyance de l'intimée, qui était largement assurée, elles peuvent être écartées, dès lors qu'il n'apparaît pas que la cour cantonale a pris en compte cet élément pour fixer le montant de la contribution d'entretien post-divorce. Au vu de ce qui précède, on ne saurait par ailleurs considérer, à la suite d'un examen entrepris avec retenue compte tenu du pouvoir d'appréciation dont dispose le juge du fait dans la détermination des contributions d'entretien (cf. supra consid. 5.2.1 in fine), que la cour cantonale a violé le droit ou abusé de son pouvoir d'appréciation en octroyant à l'intimée une contribution d'entretien de 2'500 fr. par mois. Autant que recevables, les critiques du recourant doivent ainsi être rejetées.