Citation: 9C_913/2017 E. 3

La juridiction cantonale a constaté que l'office intimé avait procédé à deux comparaisons de revenus en pour-cent, en partant d'un revenu annuel sans invalidité de 174'897 fr. (que l'assurée aurait réalisé dans la fonction de Human Resources Manager, qu'elle occupait en décembre 2007, indexé à l'année 2009) et en fixant les revenus avec invalidité en fonction de la capacité de travail de 50 %, puis 60 % (87'448 fr. et 104'938 fr.). Dans ce contexte, les premiers juges ont constaté que la recourante n'avait pas mentionné à la CNA, lors d'un entretien qui s'était déroulé le 19 mars 2013, qu'elle aurait brigué un autre poste que le sien, en particulier celui de Head of Human Resources, sans l'accident. En affirmant pour la première fois dans son recours du 9 septembre 2016 qu'elle occuperait ce poste, les juges cantonaux ont considéré que la recourante s'était distancée de ses premières déclarations, de sorte que son affirmation n'était pas établie avec une vraisemblance prépondérante. Par ailleurs, les déclarations de l'employeur, rédigées en août 2015, étaient incertaines, si bien qu'il n'était pas possible de déterminer le moment auquel la recourante aurait manifesté, la première fois, son intérêt pour ce poste. De plus, l'éventualité d'une ascension professionnelle n'était pas étayée par des indices concrets autres que la formation que la recourante avait débutée, rien ne laissant supposer qu'elle aurait finalement obtenu l'avancement en question avec une vraisemblance prépondérante. Cette conclusion devait aussi être retenue, car la recourante n'aurait de toute manière pas pu disposer des compétences professionnelles requises par l'employeur et obtenir le poste en cause, en janvier 2007, car ce n'est qu'en janvier 2014 qu'elle avait achevé le master en ressources humaines qu'elle avait débuté en 2006. A cela s'ajoutait le fait que la recourante avait obtenu un poste de niveau supérieur à celui de HR Manager, mais que son salaire, rapporté à celui d'un plein temps en 2014, atteignait mensuellement 13'566 fr., soit le seuil des salaires d'un Manager III (tel qu'un Head of HR). En définitive, lorsque l'accident était survenu, il n'existait aucun indice concret permettant de retenir, selon le degré de la vraisemblance prépondérante, que la recourante allait être promue à la fonction supérieure de Head of Human Resources. Dès lors que la recourante continuait à exercer sa dernière activité de HR Manager dans une mesure qui épuisait sa capacité de travail réduite telle qu'elle était attestée médicalement, la juridiction cantonale a appliqué la méthode de comparaison en pour-cent (cf. consid. 6 du jugement attaqué). Elle a ainsi admis que l'incapacité de travail de 50 % existant dès le 1er juillet 2009 (correspondant au début potentiel du droit à la rente), respectivement l'incapacité de 40 % dès le mois décembre 2009, justifiaient l'octroi de la demi-rente puis du quart de rente comme l'intimé l'avait fixé.