Citation: 6B_942/2017 E. 1.2

1.2. Dans sa plainte, l'intimée, A.________, s'est plainte du fait que le recourant l'intimidait, la harcelait, la menaçait et l'agressait verbalement dans la rue (cf. procès-verbal d'audition du 29 avril 2015, p. 2). Les termes " agresser verbalement " sont suffisamment clairs pour que les autorités pénales comprennent qu'elle a été attaquée oralement par son mari. Le recourant soutient que le terme d'agression verbale peut se référer à des injures ou à des menaces. Dans la mesure où la plaignante a mentionné expressément dans sa plainte que son mari la menaçait, il paraît clair qu'en parlant d'agression verbale, elle visait autre chose et qu'elle faisait donc référence à des injures. Conformément à la jurisprudence précitée (ATF 131 IV 97 consid. 3.3. p. 99), la plainte ne doit pas nécessairement reproduire les termes injurieux. C'est donc à juste titre que la cour cantonale a considéré que le déroulement des faits avait été suffisamment décrit et que la plainte était valable.