Citation: 4A_319/2021 E. 1

L'intéressé reproche au premier juge de ne pas avoir fait usage de son droit d'interpeller directement l'Hospice général, qui se serait abstenu de lui remettre son dossier sur la période 2011-2016. En outre, le magistrat aurait dû insister pour obtenir la levée du secret de fonction de l'assistante sociale; s'il est vrai que cette dernière n'avait rien à dire sur l'accident, elle pouvait en revanche attester de ses efforts de réinsertion. Sauf erreur, le premier point n'a pas été soulevé dans l'appel, ce qui pourrait déjà couper court au grief. Au demeurant, il faut garder à l'esprit la possibilité de renoncer à des mesures probatoires par appréciation anticipée. En l'occurrence, on ne discerne prima facie guère l'utilité d'interpeller directement l'Hospice général, sachant que le demandeur prétend tout au plus avoir exercé dans ce laps de temps des emplois non déclarés et reste muet sur les revenus qu'il a pu en retirer (recours, p. 5). Pour le surplus, la Cour de justice a simplement pris acte du refus de laisser témoigner l'assistante sociale, en disculpant le premier juge. Si, réellement, le motif du refus tenait au fait que cette dernière n'avait été "témoin d'aucun fait en lien avec le litige" (recours p. 5), on concédera au demandeur que le juge eût pu renouveler sa requête en l'étayant davantage. On ignore si le demandeur a réagi à l'époque. De toute façon, la cour d'appel gardait dans sa panoplie la possibilité d'y renoncer, par appréciation anticipée des preuves. L'arrêt attaqué souffre peut-être simplement d'une motivation trop concise sur ce point.