Citation: 6B_1044/2023 E. 4.4

4.4. En l'espèce, sous l'angle du droit au respect de la vie privée, il ressort du jugement attaqué que la recourante est arrivée en Suisse à l'âge de dix-neuf ans. Son renvoi vers la Géorgie et sa réinsertion ne seront pas difficiles car elle est titulaire d'un diplôme obtenu en Géorgie, elle entretient de bonnes relations avec son ex-mari, père de sa première fille majeure et ressortissant géorgien, et elle passe régulièrement ses vacances là-bas, la dernière fois en 2019 où elle y est restée sept semaines. Il ressort également du jugement attaqué que, si la recourante a amélioré sa situation financière afin de ne plus toucher l'aide sociale, qu'elle a retrouvé une activité lucrative, qu'elle a récupéré la garde de son aînée et un droit de visite sur ses cadets, elle est encore sous curatelle, lourdement endettée, en litige de droit de la famille impliquant ses enfants qu'elle n'a presque pas vus depuis plusieurs années s'agissant des cadets. Dans ces conditions, il apparaît douteux que la recourante puisse se prévaloir d'un droit au respect de sa vie privée ou familiale au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH. Cette question peut cependant demeurer ouverte dès lors que la cour cantonale a jugé à bon droit que l'intérêt public à l'éloignement de la recourante l'emportait sur son intérêt privé à demeurer en Suisse (cf. infra consid. 4.5).