Citation: I 800/04 30.03.2006 E. 1

Dans son rapport susmentionné, le docteur R.________ indique être en présence d'un patient qui se dit usé, conforté dans cette opinion par son médecin traitant. Il ajoute que l'intéressé semble résigné à cette situation et qu'il n'attend aucune amélioration de son état de santé. Selon l'expert, l'assuré n'a pas bénéficié d'un traitement optimal jusqu'alors, bien qu'il existât encore des moyens thérapeutiques susceptibles d'influencer la capacité de travail. Toutefois, étant donné l'évolution et le désengagement constatés chez l'intéressé depuis trois ans, il est peu probable qu'un traitement intensif de réadaptation améliore pleinement la capacité de travail. Ces constatations, plutôt que de faire penser à un processus maladif s'étendant sur plusieurs années sans rémission durable, évoquent manifestement une absence de demande de soins, situation permettant de conclure, en règle ordinaire, à l'absence d'une atteinte à la santé psychique ouvrant le droit à des prestations d'assurance. Par ailleurs, on ne saurait reprocher à l'expert psychiatre de s'être prononcé sur les critères jurisprudentiels, en tant qu'il nie l'existence d'une perte d'intégration sociale dans toutes les manifestations de la vie. D'après la jurisprudence, en effet, la présence de problèmes d'ordre psycho-social est un facteur déterminant pour pouvoir poser un diagnostic de trouble somatoforme douloureux (ATF 130 V 400 consid. 6.1). Cela étant, il y a lieu de nier l'existence, dans le cas particulier, de facteurs déterminés qui, par leur intensité et leur constance, rendraient l'assuré incapable de fournir l'effort de volonté nécessaire en vue d'une réintégration dans le processus de travail. 5.3.3 Vu ce qui précède, la présence d'une comorbidité psychiatrique importante, ainsi que celle d'autres critères mentionnés par la jurisprudence pour établir le caractère non exigible de la réintégration dans le processus de travail doivent être niées. Il y a lieu dès lors de présumer que les troubles somatoformes douloureux ou leurs effets peuvent être surmontés par un effort de volonté raisonnablement exigible. Cela étant, l'office intimé était fondé, par sa décision sur opposition du 19 mai 2003, à nier le droit de l'assuré à une rente de l'assurance-invalidité. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: