Citation: 9C_668/2022 E. 7.2.4

7.2.4. En ce qui concerne ensuite la période fiscale 2011, il ressort des faits constatés par les juges précédents que les recourants avaient plusieurs liens avec le canton de Genève en 2011. Ils s'y sont mariés en avril 2011, et la recourante 2 a vécu dans la villa de U.________ ou dans son appartement genevois, en partie avec le fils du recourant 1, jusqu'au 10 octobre 2011. Le fils du recourant 1 a continué à être scolarisé dans ce canton jusqu'à la fin de l'année scolaire 2011-2012 et l'arrêt attaqué constate que la recourante 2 a fait des séjours à Genève durant l'année scolaire pour s'occuper de l'enfant. Les recourants admettent en outre avoir passé des vacances et des week-ends dans le canton de Genève. Toutefois, Il ressort de l'ensemble des circonstances spécifiques du cas d'espèce que les recourants avaient néanmoins leur domicile fiscal dans le canton de Schwyz au 31 décembre 2011. Sous l'angle professionnel, le recourant 1 travaillait toujours dans le canton de Zurich. Par ailleurs, le 11 octobre 2011, les recourants ont emménagé ensemble à X.________ (SZ), dans un appartement de 5.5 pièces acquis pour le prix de 2 mio de francs. Le fils du recourant 1 est certes resté vivre à Genève, pour des raisons scolaires, et les juges précédents admettent que c'est pour être présente auprès de l'enfant que la recourante 2 a encore passé du temps à Genève jusqu'à la fin de l'année scolaire 2011-2012. L'arrêt attaqué constate toutefois que cet enfant intégrera une école privée du canton de Zoug à la rentrée scolaire 2012 et qu'il quittera donc Genève pour vivre avec son père et sa belle-mère à X.________. A la lumière de ces éléments, il faut admettre que le fait que le fils du recourant 1 est resté dans le canton de Genève pour y terminer son année scolaire ne peut pas être compris comme un indice que les recourants avaient encore le centre de leurs intérêts dans le canton de Genève au 31 décembre 2011, comme le Tribunal administratif fédéral le retient à tort. A cela s'ajoute que, contrairement à ce qui prévalait en 2009, l'arrêt attaqué constate que les recourants ont développé des liens sociaux et amicaux dans le canton de Schwyz. Il est ainsi fait mention de l'appartenance à un choeur, de l'affiliation à une paroisse, de la présence du fils du recourant 1 à la messe, de l'attestation d'un couple d'amis résidant dans le canton de Schwyz, ainsi que de sorties dans des restaurants dans ce canton et d'autres cantons alémaniques. Enfin, les recourants ont allégué que la villa de U.________ avait été mise en vente, ce qui n'a pas été démenti, et l'arrêt constate que l'appartement dans la Commune de V.________ a été vendu en mai 2012. En conséquence, nonobstant le fait que le fils du recourant 1 est resté dans le canton de Genève pour des motifs scolaires jusqu'à la fin de l'année scolaire, c'est le canton de Schwyz qui est le canton du for fiscal pour l'impôt fédéral direct de la période fiscale 2011. En parvenant à la conclusion inverse, l'arrêt attaqué n'est pas conforme à l'art. 3 al. 2 LHID et à l'ancien art. 216 al. 1 LIFD.