Citation: 4A_14/2018 E. 4.2

4.2. Toujours dans la partie de son mémoire consacrée à la " violation du droit ", la recourante (l'agente) fait grief à la cour cantonale d'avoir transgressé l'art. 418u CO en refusant de lui accorder une indemnité de clientèle. Elle considère y avoir droit au motif que l'intimée (la mandante) a maintenu des relations commerciales avec le réseau qu'elle a elle-même constitué. Force est toutefois de constater que la cour cantonale n'a pas ignoré la persistance des relations commerciales (entre la mandante et le réseau de clients monté par l'agente) et, partant, l'existence d'un profit effectif pour la mandante (principe de l'octroi d'une indemnité prévu à l'art. 418u al. 1 CO). Elle a tranché la question sur la base d'un constat différent: la clientèle étant restée utile et fidèle à l'agente, elle a considéré qu'il serait inéquitable de verser encore une indemnité à celle-ci (exception prévue à l'art. 418u al. 1 CO; cf. ATF 103 II 277 consid. 3a p. 282). La critique de la recourante tombe dès lors à faux. Cela étant, il est inutile d'examiner les critiques relatives à l'établissement arbitraire des faits (art. 9 Cst.) soulevées par la recourante dans ce contexte.