Citation: 8C_317/2009 01.02.2010 E. 4

4.1 La juridiction cantonale a confirmé le taux de capacité résiduelle de travail de 70 % fixé par l'intimée. Elle s'est fondée pour cela sur les conclusions des docteurs J.________ et S.________, selon lesquelles les séquelles orthopédiques de l'accident n'empêchaient pas l'assuré d'exercer, à raison d'un taux de 70 %, une activité en position alternée qui n'exige pas le port de charge d'un poids supérieur à 10 kg voire 15 kg, ni l'ascension d'échelles ni encore des travaux à effectuer au-dessus de l'horizontale, le cas échéant, seulement pour une courte durée (rapport du 31 décembre 2006). 4.2 Le recourant conteste ce point de vue en faisant valoir qu'il ne tient pas compte des céphalées, des douleurs à la jambe gauche et à l'épaule - par ailleurs amplifiées par des facteurs psychogènes - ni des troubles psychiques attestés par le docteur O.________ dans son rapport du 6 août 2007 (épisode dépressif moyen sans syndrome somatique [F32.10] et majoration de symptômes physiques pour des raisons psychologiques [F68.0]). Ces critiques sont mal fondées. En ce qui concerne les céphalées, elles ne doivent pas être prises en considération dans l'évaluation de l'incapacité de travail résultant de l'accident, du moment qu'elles ne sont pas en relation de causalité naturelle avec cet événement (cf. consid. 3.3). Quant aux troubles psychiques, ils n'entraînent pas de diminution de rendement. En effet, bien que conscient de l'influence de ces troubles sur la symptomatologie algique, le docteur O.________ a préconisé une reprise progressive de l'activité habituelle jusqu'à un taux de 100 %. Cela étant, la capacité de travail de 70 % dans une activité adaptée retenue par la CNA et confirmée par la juridiction cantonale est pleinement justifiée. Par ailleurs, l'incapacité de gain du recourant a été correctement évaluée, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'y revenir. Au demeurant, ce point n'est pas remis en cause par l'intéressé.