Citation: 6B_1278/2015 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la recourante expose qu'elle demandera un dédommagement pour tort moral. Elle se contente à ce propos de soutenir que le document en cause a contribué à la priver de son fils, ce dont elle souffre vivement. Une telle affirmation ne suffit pas à rendre vraisemblable l'existence entre le document mis en cause par la recourante et la décision de la justice de paix restreignant ses relations avec son fils d'un lien de causalité propre à fonder des prétentions en réparation du tort moral. Il n'apparaît pas d'emblée que l'infraction invoquée soit de nature à influencer une décision régissant les relations entre une mère et son fils et à fonder des prétentions en indemnisation du tort moral. Faute d'explication suffisante, la recourante ne dispose pas de la qualité pour recourir sur le fond. Pour le surplus, la recourante dit également vouloir exiger le remboursement du prix de l'expertise privée, qu'elle a elle-même commandée en vue d'établir que le document n'avait pas été rédigé par son fils. Cet élément relève du coût des démarches judiciaires, qui ne constituent pas des prétentions civiles au sens de l'art. 81 al. 1 LTF (voir arrêt 6B_768/2013 du 12 novembre 2013 consid. 1.3), sans quoi il suffirait de demander une expertise privée pour contourner la règle de l'art. 81 al. 1 let. a et b LTF. Il s'ensuit que la recourante ne dispose pas de la qualité pour recourir sur le fond. Les critiques qu'elle formule pour faire admettre la qualité de titre au document sont ainsi irrecevables.