Citation: 6B_872/2016 E. 2.3

2.3. Le recourant fait valoir qu'il a commis de nouvelles infractions (vente de cocaïne dès décembre 2011) quatre ans et cinq mois après la précédente condamnation et que la période probatoire de cinq ans était donc presque échue. Il relève que, si ce précédent jugement, qui portait sur des faits de 2003 à 2005, avait été rendu dans les douze mois postérieurement à la dernière infraction en décembre 2005, le délai de cinq ans de l'art. 42 al. 2 CP aurait été échu; il n'aurait du reste pas récidivé pendant le délai d'épreuve de trois ans accordé le 5 juillet 2007. En outre, il expose que les infractions pour lesquelles il a été condamné en 2007 n'étaient pas du même genre que celles reprochées aujourd'hui, puisqu'il s'agissait quasi exclusivement d'infractions à la LCR, alors que la présente procédure porte essentiellement sur des infractions à la LStup. Enfin, il allègue que ses conditions de vie se seraient sensiblement améliorées. Il aurait " coupé les ponts " avec le milieu de la drogue, renforcé les liens avec ses deux enfants, et, depuis juillet 2016, repris une activité professionnelle.