Citation: I 645/03 22.12.2004 E. A

Né en 1950, B.________, sans formation professionnelle, a exercé depuis 1982, diverses activités lucratives non qualifiées dans les domaines de la restauration, puis de la construction. Licencié en 1991, il a été mis au bénéfice des prestations de l'assurance-chômage. Alternant depuis lors les périodes travaillées et chômées, il n'a repris aucune activité lucrative régulière depuis 1992. Le 18 mai 1998, B.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi de mesures professionnelles, subsidiairement d'une rente. Dans ce cadre, il a été mis au bénéfice d'un stage d'observation professionnelle (décision du 6 novembre 2000), sous suite d'indemnités journalières (décision du 5 mars 2001). Nonobstant la courte durée de celui-ci, les responsables de la réadaptation ont retenu que l'assuré avait démontré de bonnes aptitudes pratiques, réalisé des montages de petites brides, du pliage de ressorts, de l'ébavurage de tubes, ainsi qu'un rendement tout-à-fait acceptable attendu qu'il avait effectué ces activités pour la première fois. Par décision du 16 août 2001, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (l'office) a rejeté la demande, motif pris que l'assuré ne présentait pas un degré d'invalidité suffisant pour ouvrir droit à la rente. En bref, il a considéré que celui-ci disposait d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée à son état de santé, c'est-à-dire qui évite le port de charges, la marche sur de longues distances, les travaux sur échelle, la position accroupie et ne requiert pas d'acuité visuelle stéréoscopique. Compte tenu de revenus avec et sans invalidité de 42'000 fr., respectivement 43'265 fr., la perte de gain en résultant s'élevait à 1'265 fr. correspondant à un degré d'invalidité de 2,62 %.