Citation: U 279/03 26.01.2005 E. 1

Par ailleurs, c'est en vain que le recourant se fonde sur l'avis du docteur M.________ pour appuyer ses conclusions. Le rapport de ce médecin, daté du 7 octobre 2004 et produit après la clôture de l'échange d'écritures, n'est pas un moyen de preuve admissible, dès lors qu'il ne constitue pas un fait nouveau important ou une preuve concluante au sens de l'art. 137 let. b OJ et ne pourrait, le cas échéant, justifier la révision d'un arrêt du tribunal (ATF 127 V 357 consid. 4). Cet avis médical qui ne se fonde sur aucune donnée nouvelle constitue une appréciation différente de faits déjà connus et ne saurait, à ce titre, conduire à une révision. Ce document, de même que la nouvelle écriture du recourant du 26 octobre 2004, n'ont dès lors pas à être pris en considération. 4.2 Cela étant, ainsi que l'ont retenu à juste titre les premiers juges, les conditions permettant de considérer qu'une hernie discale est due principalement à un accident ne sont pas remplies en l'espèce. En particulier, la description de l'accident ne permet pas de retenir que son déroulement était propre à entraîner une lésion du disque vertébral, dès lors que le recourant allègue pour la première fois en instance fédérale qu'un morceau de bois de «5 kg approximativement» se serait décroché d'une paroi haute de quelque 80 mètres et aurait atteint son dos «à plus de 72 km/heure». Or, ni le rapport médical initial du 9 mai 2001, ni la déclaration d'accident complétée par les précisions apportées par le recourant à l'intimée, le 29 mai 2001, ne contiennent de détails sur la hauteur de la chute du morceau de bois mort, ou sur la taille voire le poids de celui-ci, dont on pourrait déduire que P.________ aurait subi un traumatisme massif agissant sur la colonne. Par ailleurs, les premiers examens médicaux effectués après l'accident, le 26 avril 2001 à l'Hôpital E.________, n'ont mis en évidence qu'une contusion dorso-lombaire, diagnostic qu'a confirmé le docteur H.________, le 21 mai suivant. Le docteur I.________ a par ailleurs relevé que les radiographies de la colonne lombaire établies une semaine après l'événement (le 26 avril 2001) montraient les mêmes anomalies objectives que celles observées sur des clichés datant du 26 décembre 2000, sans modification de l'ancienne fracture tassement de D12 et des troubles dégénératifs avoisinants; en particulier, elles ne montraient aucune atteinte traumatique osseuse, tandis que l'hypomobilité lombaire était préexistante à l'événement accidentel (rapport du 12 octobre 2001). La hernie discale D10-D11 n'a du reste été objectivée que le 5 novembre 2001, lors du séjour du recourant à la Clinique O.________. En conséquence, les premiers juges étaient fondés à considérer que les plaintes du recourant liées à ses problèmes dorsaux ne sont plus en relation de causalité avec l'accident du 18 avril 2001 au-delà de la fin de l'année 2002, sans qu'il s'avère nécessaire de mettre en oeuvre une expertise médicale comme le demande le recourant à titre subsidiaire.