Citation: 1P.109/2001 22.02.2001 E. B

B.- Le 30 octobre 2000, W.________ a requis sa mise en liberté provisoire assortie, le cas échéant, de mesures d'accompagnement sous la forme d'un suivi psychiatrique, familial et amical et d'un patronage. Il se fondait sur les progrès accomplis depuis son incarcération et mis en évidence par les Dr Le Goff et Macheret Christe, médecins psychiatres auprès du Service cantonal de médecine et psychiatrie pénitentiaires, dans un rapport établi le 29 septembre 2000. Le 6 novembre 2000, le Juge d'instruction a rejeté la requête au motif qu'il convenait de vérifier auprès de l'expert si ses conclusions relatives au risque de récidive devaient être reconsidérées. Par décision du même jour, il lui a imparti un délai au 11 décembre 2000 pour indiquer si les éléments nouveaux évoqués par le prévenu étaient de nature à modifier les conclusions du rapport d'expertise du 11 juillet 2000. Le Dr Jacques Gasser s'est déterminé le 21 décembre 2000 en précisant que les conclusions de l'expertise psychiatrique restaient valables, même si le risque que le prévenu commette à nouveau des actes punissables de même nature que ceux ayant conduit à son incarcération lui paraissait être légèrement diminué pour autant que le cadre thérapeutique, familial et amical proposé puisse effectivement se mettre en place de façon prolongée. Saisi d'une nouvelle demande de mise en liberté immédiate, le Juge d'instruction a refusé d'ordonner la relaxation de W.________ en se prévalant du préavis négatif de l'expert. Statuant par arrêt du 19 janvier 2001 sur recours du prévenu, le Tribunal d'accusation du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal d'accusation) a rejeté le recours formé par W.________ contre cette décision prise le 27 décembre 2000. Cette autorité a considéré qu'il existait des présomptions suffisantes de culpabilité, en se référant à un précédent arrêt rendu le 26 juillet 2000, et a justifié le maintien en détention préventive par le risque de réitération qu'elle considérait comme établi sur la base des antécédents du prévenu, du fait que ce dernier avait commis une nouvelle infraction après une brève période de détention et des considérations de l'expert du 21 décembre 2000. Elle a par ailleurs admis que le principe de la proportionnalité était en l'état respecté, en invitant le Juge d'instruction à instruire la cause sans désemparer afin de clôturer l'enquête à bref délai.