Citation: 8C_94/2015 E. 2.1

2.1. Les premiers juges se sont fondés sur l'expertise de la Clinique F.________, à laquelle ils ont attribué pleine force probante. Ils ont retenu, comme diagnostics ayant des incidences sur la capacité de gain, un status après traumatisme crânien mineur et une distorsion cervicale lors de la chute à ski du 3 mars 2007, ainsi que des cervico-dorsalgies chroniques associées à des troubles dégénératifs. L'accident avait provoqué une décompensation douloureuse de l'état arthrosique antérieur et le statu quo sine avait été atteint au plus tard douze à dix-huit mois après l'accident. Quant à la persistance des plaintes, elle suggérait une chronicisation des douleurs. Sur le plan psychique, il existait un trouble mixte de la personnalité de type paranoïaque anankastique et narcissique depuis l'âge adulte et une majoration des symptômes physiques pour des raisons psychologiques depuis juillet 2007. Ces troubles n'influaient toutefois pas sur la capacité de travail. En conséquence, c'était à juste titre, selon les premiers juges, que l'intimée avait mis fin à ses prestations au 31 janvier 2009, soit d'ailleurs après une période nettement plus longue que celle préconisée par les experts. Les premiers juges ont en outre considéré que, même en admettant que le recourant fût atteint, comme il le soutenait, d'un whisplash syndrome (ou "coup du lapin"), le lien de causalité adéquate entre l'accident et les troubles invoqués devait être nié à l'aune des critères tirés de la jurisprudence applicable aux accidents de type "coup du lapin" à la colonne cervicale, de traumatisme analogue à la colonne cervicale ou encore de traumatisme cranio-cérébral, sans preuve d'un déficit organique objectivable (ATF 134 V 109). Il en irait de même, selon les premiers juges toujours, si l'on devait appliquer les critères (analogues) en matière de causalité adéquate entre des troubles psychiques additionnels à une atteinte à la santé physique et un accident assuré (voir ATF 115 V 403).