Citation: I 665/05 06.02.2007 E. 4

Le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu. En particulier, il estime que le Tribunal fédéral des assurances avait enjoint au Tribunal cantonal des assurances d'examiner l'opportunité de la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique, si bien que les parties auraient dû pouvoir se déterminer à ce sujet. D'ordre formel, ce grief doit être examiné en premier lieu, car il se pourrait que le Tribunal fédéral des assurances accueille le recours sur ce point et renvoie la cause à la juridiction cantonale sans examen du litige au fond (ATF 124 V 90 consid. 2 p. 92 et la référence). On ne saurait suivre le recourant, dès lors qu'il donne à l'arrêt du 20 octobre 2004 une portée que celui-ci n'a pas. En effet, le Tribunal fédéral des assurances n'a pas tranché le point de savoir si la cause se trouvait ou non en état d'être jugée, le 23 juin 2003, pas plus qu'il ne s'est exprimé sur la nécessité de la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise psychiatrique pour apprécier la légalité de la décision administrative du 12 avril 2002. Il a seulement considéré que pareille mesure d'instruction n'incombait pas à l'administration, dès lors qu'on ne pouvait lui faire grief d'avoir contrevenu à son obligation d'établir les faits pertinents, singulièrement quant à l'aspect psychiatrique du cas. C'est pour ce motif que le Tribunal cantonal s'est vu reconnaître toute latitude aussi bien pour statuer en l'état, s'il estimait que la cause pouvait être jugée, que pour mettre lui-même une expertise psychiatrique en oeuvre si cela lui paraissait nécessaire (cf. consid. 3.2 de l'arrêt du 20 octobre 2004).