Citation: 6B_601/2015 E. 5.3.1

5.3.1. S'agissant du terrain en Allemagne, le recourant ne donne aucun détail sur cet immeuble ni sur les droits que B.________ aurait eu sur celui-ci. Il invoque cependant d'une part que cet immeuble aurait été présenté comme une garantie de la dette de l'actionnaire B.________ en faveur de la société A.________ SA, dette comptabilisée sous un poste d'actif (" c/c Dr. B.________") dans la comptabilité de la société A.________ SA. Il soutient d'autre part que l'autorité précédente aurait dû retenir que les actifs de A.________ SA comportaient un terrain d'une valeur effective supérieure à 200'000 euros, " propriété " de A.________ SA (recours, p. 9). Les notes de révision de l'exercice 2003 mentionnent que la société A.________ SA a acquis un bien immobilier en Allemagne en 2003 pour le prix de 101'731 francs. Cette acquisition a été confirmée par le recourant durant la procédure. Ce montant figure dans la comptabilité de la société A.________ SA, dès l'exercice 2003, dans un poste " Grundstück ". Dès lors que ce bien était la propriété de la société, il ne pouvait logiquement pas servir de garantie de solvabilité pour la dette de B.________ envers dite société. Les pièces citées par le recourant, toutes postérieures à 2006, laissent effectivement penser que la société A.________ SA était propriétaire d'un bien-fond, la parcelle xxx (cf. pièce 455). Rien ne permet toutefois de penser qu'il s'agirait d'un autre immeuble que celui précité, déjà comptabilisé comme actif dans la comptabilité de la société A.________ SA. Le recourant ne le soutient pas, ne parlant jamais que d'un terrain. Après avoir mentionné les pièces précitées, il se réfère d'ailleurs à l'acquisition faite par la société d'un immeuble en 2003 (recours, p. 9). Ne pas retenir l'existence d'un autre terrain en Allemagne que celui comptabilisé n'est dès lors pas arbitraire. Dans ces circonstances, considérer comme l'a fait l'autorité précédente que l'actionnaire n'avait pas présenté de garanties de sa dette, sous forme d'un terrain en Allemagne, ne prête pas flanc à la critique. S'agissant cette fois de la valeur du terrain, le recourant ne cite aucun élément qui imposait de retenir une valeur supérieure à celle d'acquisition comptabilisée en 2003 par 101'731 francs. Que le recourant allègue, sans référence à aucune pièce, que B.________ aurait déclaré à l'administrateur que le terrain valait à tout le moins 250'000 EUR est impropre à démontrer l'arbitraire de la non-prise en compte d'une valeur supérieure à celle initialement comptabilisée de 101'731 francs. Dans ces conditions, l'autorité précédente pouvait sans arbitraire refuser de retenir que la valeur réelle de l'immeuble sis en Allemagne aurait été supérieure à son prix d'acquisition ou à son coût de revient. Elle pouvait par conséquent sans violer l'ancien art. 670 CO considérer que les conditions posées par cette disposition (notamment réévaluation au maximum à la valeur réelle d'un immeuble lorsque celle-ci est supérieure au prix d'acquisition ou co ût de revient) n'étaient pas remplies et partant refuser de prendre en compte dans les comptes de la société A.________ SA la réévaluation de l'immeuble intervenue en 2004 par 190'000 francs.