Citation: 2C_561/2024 E. 4.2

4.2. En l'espèce, il ressort des faits établis sans arbitraire par la Cour de justice que la recourante 2 souffre d'un épisode dépressif sévère du post-partum, son médecin pronostiquant toutefois, en octobre 2023, une évolution favorable à un an avec suivi médical adapté permettant des rendez-vous de couple (cf. supra consid. 3.2). Sans minimiser les troubles dont souffre cette dernière, force est de relever que son état de santé tel que décrit dans l'arrêt attaqué n'atteint pas un degré de gravité tel qu'il faudrait envisager que son renvoi au Kosovo ou en Macédoine du Nord pourrait mettre en danger sa vie ou entraîner des souffrances intenses ou encore conduire à une réduction significative de son espérance de vie. Au demeurant, son état dépressif pourra être pris en charge au Kosovo selon les constations de la Cour de justice (cf. supra consid. 3.3) et il n'est pas démontré que tel ne pourra pas être le cas en Macédoine du Nord. Quant au recourant 1, il souffre actuellement d'une dépression légère (cf. supra consid. 3.2). Si les médecins ont bien mentionné un épisode de dépression grave par le passé, durant lequel le recourant avait commis une tentative de suicide, cela ne signifie pas encore que son renvoi contreviendrait aux exigences de l'art. 3 CEDH. Pour sa part, le recourant 1 évoque un risque de suicide dans l'hypothèse d'une interruption des soins. Or, l'arrêt entrepris envisage l'hypothèse d'une péjoration de l'état de santé en cas de renvoi, précisant toutefois expressément qu'une prise en charge psychiatrique serait alors possible au Kosovo (cf. supra consid. 3.3). Enfin, le fait que les moyens de traiter la maladie du recourant 1 puissent être inférieurs au Kosovo qu'en Suisse ne permet pas non plus de retenir une violation de l'art. 3 CEDH, au vu de la jurisprudence précitée. Dès lors, les conditions exceptionnelles permettant de retenir une violation de l'art. 3 CEDH ne sont pas remplies.