Citation: 2C_617/2018 E. 5.2

5.2. Le recourant relève que le jugement du 22 mars 2018 de la Juge de police de la Gruyère fait l'objet d'un recours au Tribunal cantonal, de sorte que les faits qui lui sont reprochés dans ce jugement ne pourraient pas être pris en considération dans l'appréciation de son comportement. Il résulte de l'arrêt entrepris que le jugement du 22 mars 2018 n'est pas entré en force. Ce point n'est pas déterminant en l'espèce cependant. En effet, la mesure de révocation de l'autorisation d'établissement repose sur les multiples condamnations prononcées à l'encontre du recourant entre 2000 et 2016, toutes entrées en force, et le constat que le recourant est incapable de se conformer à l'ordre juridique, malgré notamment des avertissements du Service cantonal. S'agissant de ces avertissements, le recourant ne démontre pas en quoi le Tribunal cantonal serait tombé dans l'arbitraire en retenant, sur la base des nombreuses dénonciations pénales postérieures à janvier 2016, qu'il n'avait pas tenu compte de la décision du Service cantonal du 12 janvier 2016 lui signifiant qu'il s'exposerait à un renvoi de Suisse s'il venait à faire l'objet de plaintes fondées, même si la portée pénale exacte de tous les faits reprochés n'est pas encore définitivement déterminée. Le grief du recourant ne peut donc qu'être rejeté.