Citation: 4A_494/2019 E. 6.2

6.2. Le grief est sans objet. En effet, la cour cantonale a constaté, au terme d'une appréciation des preuves dénuée d'arbitraire (consid. 5.2 supra), la volonté réelle de la fondation et sa bonne compréhension par la recourante. Or, si l'art. 8 CC interdit de tenir pour exactes les allégations non prouvées d'une partie, nonobstant leur contestation par l'autre (ATF 130 III 591 consid. 5.4 p. 601 s.; 114 II 289 consid. 2a p. 291), cette disposition ne régit pas l'appréciation des preuves, ressortissant au juge du fait, qu'elle ne saurait servir à corriger (ATF 128 III 22 consid. 2d p. 25; 127 III 248 consid. 3a p. 253, 519 consid. 2a p. 522). De même, dès l'instant où le résultat de l'interprétation subjective de la volonté des parties résiste au grief d'arbitraire, il est vain de critiquer, en invoquant une violation de l'art. 8 CC, la motivation subsidiaire de l'arrêt attaqué, fondée sur une interprétation objective.