Citation: 8C_710/2008 28.04.2009 E. 4.2

4.2.1 La juridiction cantonale a qualifié d'accidents de gravité moyenne les événements survenus les 29 août 2001 et 31 janvier 2003. En ce qui concerne les critères d'examen du caractère adéquat du lien de causalité, elle a considéré que seul était réalisé celui de l'importance de l'incapacité de travail en dépit des efforts reconnaissables de l'assuré, ce qui était insuffisant pour conclure à l'existence d'un tel lien avec des accidents de gravité moyenne. 4.2.2 Par un premier moyen, la recourante s'en prend à la qualification des accidents subis: si, considérés séparément, les événements des 29 août 2001 et 31 janvier 2003 sont effectivement de gravité moyenne, leur survenance à 17 mois d'intervalle fait que sa situation est plutôt celle d'une personne victime d'un accident grave. A l'appui de son point de vue, elle allègue qu'elle ressentait encore le premier choc traumatique au moment de la survenance du second accident. Ce moyen est mal fondé. Pour classer les accidents en fonction de leur degré de gravité, il convient non pas de s'attacher à la manière dont l'assuré a ressenti et assumé le choc traumatique, mais bien plutôt de se fonder, d'un point de vue objectif, sur l'événement accidentel lui-même en examinant la manière dont il s'est déroulé (ATF 134 V 109 consid. 10.1 p. 126; 115 V 133 consid. 6 p. 139, 403 consid. 5 p. 408). Par ailleurs, en présence d'un trouble psychique apparu après deux ou plusieurs accidents, le caractère adéquat du lien de causalité doit être examiné, en principe, au regard de chaque accident en particulier. Il en va de même en cas de traumatisme de type « coup du lapin », de traumatisme analogue à la colonne cervicale ou encore de traumatisme cranio-cérébral survenus postérieurement à plusieurs accidents. Toutefois, il n'est pas totalement exclu d'examiner le caractère adéquat du lien de causalité en tenant compte du fait qu'une même partie du corps a subi des atteintes répétées, en particulier lorsque les effets des différents événements sur certaines douleurs et/ou sur la capacité de travail ne peuvent pas être distingués les uns des autres (arrêt 8C_477/2008 du 19 décembre 2008 consid. 6.1). En l'espèce, la gravité des accidents subis par la recourante doit être définie non pas globalement mais en fonction de chaque événement particulier. On ne peut dès lors se rallier à l'argument de l'intéressée selon lequel sa situation est comparable à celle d'une personne victime d'un accident grave. 4.2.3 Par un second moyen, la recourante s'en prend au point de vue de la juridiction cantonale selon lequel le critère relatif à l'intensité des douleurs n'est pas réalisé, dans la mesure où celles-ci ne sont pas objectivables. Elle allègue des cervicalgies permanentes, irradiant dans la ceinture cervicale, des paresthésies dans tout le bras gauche, des douleurs aux omoplates et au thorax qui se prolongent dans les deux bras, ainsi qu'au niveau lombaire. Faisant valoir qu'elles l'empêchent non seulement d'exercer une activité professionnelle mais également d'accomplir ses tâches quotidiennes, l'intéressée est d'avis que ses douleurs sont considérables.