Citation: 1C_133/2018 E. 4.3.2

4.3.2. On l'a dit, les recourants soutiennent que le Tribunal cantonal aurait validé le projet en le mettant au bénéfice d'une dérogation. Selon eux, une telle dérogation serait soumise à deux conditions. La première résiderait dans l'accord des propriétaires prévu à l'art. 7 let. c, al. 2 RPPA. A cet égard, ils soutiennent qu'il serait contestable d'avoir considéré cette condition réalisée dès lors que le projet n'est en main que d'un seul propriétaire. Ils ne fournissent cependant aucune explication permettant de conclure que le législateur communal entendait exclure ce cas de figure particulier. S'agissant du projet en lui-même, les recourants ne prétendent pas que la juxtaposition de constructions mitoyennes contreviendrait aux règles d'hygiène ou encore compromettrait la qualité de vie des habitants, que les règles sur les distances, en particulier l'exigence de l'ordre non contigu, cherchent, selon la jurisprudence cantonale, à préserver. Leurs affirmations selon lesquelles le législateur aurait précisément voulu éviter, par le biais de l'ordre non contigu, un projet du genre de celui en cause sont d'ailleurs purement appellatoires. Il n'apparaît par conséquent pas arbitraire d'avoir jugé que la condition de l'art. 7 let. c, al. 2 RPPA se trouvait en l'occurrence remplie et que le projet pouvait, pour ce motif, être admis.