Citation: 8C_267/2023 E. 5.2.1

5.2.1. S'agissant de l'existence même d'affections psychiques, le passage de l'arrêt cantonal cité par le recourant, où l'on peut lire que selon l'experte, celui-ci "ne montrait [à l'examen du jour] aucun signe d'une maladie psychique", est sorti de son contexte. Il ressort en effet clairement du rapport d'expertise du 22 mars 2021 ainsi que de l'arrêt entrepris que l'experte a diagnostiqué des traits de personnalité évitante ainsi qu'un trouble des habitudes et des impulsions lié à l'addiction aux jeux vidéos. Ce diagnostic n'a du reste pas été remis en cause par la juridiction cantonale, contrairement à celui de trouble de la personnalité schizoïde posé par le docteur C.________. En ce qui concerne la médication du recourant, le tribunal cantonal a bien indiqué que dans son rapport de septembre 2021, ce médecin avait fait état d'un traitement à base de neuroleptiques, qui avait été abandonné et "finalement repris actuellement". Les juges cantonaux n'ont certes pas précisé que dans son rapport d'expertise du 22 mars 2021, la doctoresse B.________ avait proposé un traitement anxiolytique sous la forme d'un antipsychotique. En outre, c'est à tort qu'ils ont relevé "qu'aucun traitement médicamenteux n'a[vait] jamais été suivi". Ces lacunes ne sont toutefois pas déterminantes pour l'issue de la cause. Il ne ressort en effet ni de l'avis de l'experte, ni de celui du psychiatre traitant, que l'introduction ou la reprise d'un traitement médicamenteux serait susceptible de modifier leurs conclusions respectives sur la nature des troubles psychiques du recourant et sa capacité de travail.