Citation: 1C_207/2020 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, la recourante reproche d'abord au Tribunal administratif fédéral d'avoir tiré de deux allégués de la requête de mesures protectrices de l'union conjugale (l'impossibilité pour l'époux d'avoir des enfants et la préférence de l'époux pour ses chiens) que le couple avait connu de sérieuses difficultés avant la signature de la déclaration commune. La recourante fait aussi grief à l'instance précédente d'avoir douté de l'intérêt du mari pour la culture et la famille de sa femme, d'avoir retenu que le mari semblait avoir eu un manque flagrant de compréhension face à l'allergie aux chiens de son épouse, d'avoir estimé que la question des chiens constituait un sujet de discorde important au sein du couple déjà durant la procédure de naturalisation et d'avoir considéré qu'à la suite de la déception de la recourante à la réception des résultats du test de fertilité, elle admettait que son couple se trouvait déjà dans une situation précaire qui ne s'était jamais résolue. La recourante fait encore valoir que l'instance précédente a minimisé l'impact de la visite de sa mère au printemps 2016. Ces différents éléments ressortent cependant de l'arrêt attaqué. En réalité, la recourante ne conteste pas l'établissement des faits en tant que tel mais plutôt leur appréciation juridique. Il s'agit ainsi d'une question de droit qui sera examinée avec le fond (voir infra consid. 6.3). Quant aux faits que le Tribunal administratif fédéral aurait omis de prendre en compte, ils n'ont aucune incidence sur l'issue du litige (voir infra consid. 6.4). Le grief de la constatation inexacte des faits est donc rejeté dans la faible mesure de sa recevabilité.