Citation: 6B_808/2022 E. 6.2

6.2. La cour cantonale a considéré que l'infraction d'injure était réalisée, le recourant ayant admis avoir traité l'intimée à tout le moins de "pute" et lui avoir craché dessus. S'agissant de la possibilité d'une exemption de peine, la cour cantonale a retenu que l'intimée avait admis avoir pu lui cracher dessus à deux ou trois reprises, en échange de ses propres crachats, ou l'avoir giflé en réponse à ses insultes, qu'elle avait toutefois précisé avoir rarement agi de la sorte, alors que les insultes et crachats du recourant avaient été constants tout au long du week-end. La cour cantonale a replacé ces nombreuses injures dans leur contexte, à savoir le week-end au cours duquel le recourant s'était rendu coupable de contrainte sexuelle, contrainte et séquestration à l'égard de l'intimée. Elle a dès lors renoncé à exempter le recourant de toute peine pour cette infraction.