Citation: 4C.91/2000 23.11.2001 E. B

B.- Par demande du 22 décembre 1995, T.________ a ouvert action contre la commune X.________ devant la Cour civile du Tribunal cantonal vaudois. Il a conclu à ce que la défenderesse soit condamnée à lui payer 27'720 fr. à titre d'indemnité pour congé abusif et 8000 fr. à titre d'indemnité fondée sur les article 328 CO et 28 CC. Par jugement du 2 mars 1999, la Cour civile a entièrement débouté le demandeur. Elle a considéré en substance que les raisons énoncées dans la lettre de congé du 14 mars 1995 étaient réelles et qu'elles ne masquaient nullement des motifs abusifs. Le licenciement du demandeur était motivé par des difficultés relationnelles entre ce dernier, d'une part, et des enseignants et les directeurs d'établissement, d'autre part, l'article publié dans le journal Y.________ n'ayant pas, en lui-même, joué un rôle causal. La cour cantonale a donc admis que le demandeur n'était pas fondé à réclamer une indemnité selon l'art. 336a CO. De toute façon, à supposer même que le demandeur ait été licencié en raison de l'exercice qu'il a fait de sa liberté d'opinion, le congé ne serait pas abusif, car le travailleur a violé son devoir de loyauté en créant un climat détestable dans l'établissement de B.__________, cela sans compter que la violence verbale de l'article n'était pas compatible avec l'obligation de fidélité du salarié. Enfin, l'autorité cantonale a jugé que le demandeur, qui n'avait pas prouvé avoir été dénigré ou harcelé par le corps enseignant de B.__________, n'avait pas subi d'atteinte à sa personnalité.