Citation: 1C_333/2024 E. 3.2.2

3.2.2. La parcelle no 470 est d'ailleurs intégrée au large coteau viticole dominant le paysage de La Côte, comme l'a constaté la cour cantonale lors de son transport sur place. Elle est comprise dans l'objet IFP no 1201 "La Côte", qui tend notamment à protéger et conserver les différentes strates qui composent et caractérisent le paysage (cf. fiche IFP no 1201, ch. 3-3.10). Or, comme l'a jugé l'instance précédente, la mesure litigieuse participe à la protection de ce paysage (cf. art. 19.1 al. 1 RATC), plus spécifiquement au maintien d'une séparation nette, constituée par la zone viticole, entre les surfaces bâties et les forêts se trouvant au nord, en direction du Jura, en adéquation non seulement avec les objectifs de l'IFP, mais plus largement avec le principe de préservation du paysage, par la réserve en faveur de l'agriculture de suffisamment de bonnes terres cultivables (cf. art. 3 al. 2 LAT). Les affirmations appellatoires du recourant, selon lesquelles la mise en valeur de la partie sud de la parcelle no 470 ne porterait aucune atteinte à ce paysage protégé ne commandent au demeurant pas de revenir sur cette appréciation (cf. art. 106 al. 2 LTF) : rien ne permet de conclure, contrairement à ce que souhaiterait le recourant, que de nouvelles constructions sur cette portion du territoire seraient compatibles avec les objectifs de protection de l'objet IFP no 1201. On relèvera encore qu'il n'y a rien de surprenant, dans un contexte de village et paysage viticoles protégés, que des vignes pénètrent et soient maintenues entre les habitations, comme dans le cas particulier de Gilly (cf. rapport 47 OAT, carte du territoire urbanisé, p. 12; voir également PDCn p. 174, ch. 4). Enfin, le maintien en zone à bâtir de la partie sud de la parcelle n'irait pas dans le sens d'une réduction de la zone à bâtir de la commune qui, malgré la nouvelle planification, demeurera surdimensionnée (surdimensionnement incompressible de 170 habitants; cf. rapport 47 OAT, p. 14). Rien ne permet ainsi de douter que la mesure litigieuse réponde non seulement à la nécessité de réduire la zone à bâtir, mais également de protéger le coteau viticole, comme l'a du reste exprimé la commune pour justifier sa planification.