Citation: 6B_749/2022 E. 7.2.4

7.2.4. La cour cantonale a jugé que le recourant n'avait aucune raison de perdre du temps à passer à son domicile s'il souhaitait discuter avec son épouse avant que son fils ne rentre du travail, comme il l'a déclaré en cours d'enquête. Elle en déduit que c'est bien pour prendre son arme qu'il a procédé ainsi. Pour sa part, le recourant soutient qu'il serait passé chez lui pour déposer son véhicule professionnel et y prendre sa voiture privée, dans la mesure où il devait se rendre chez une amie après son passage chez son épouse. Il ajoute des considérations liées au peu d'essence qui se trouvait dans son véhicule professionnel et à son interdiction de l'utiliser pour des raisons privées. Ces explications contredisent celles qu'il a données précédemment en cours d'enquête, soit la nécessité de poser son sac et prendre les clés de son véhicule privé, puis, lors d'auditions ultérieures, préparer un rôti qu'il avait l'intention de faire cuire en rentrant de chez son épouse, explications que la cour cantonale a écartées, aux motifs que le domicile de son épouse était peu éloigné du sien et que les perquisitions menées n'avaient pas révélé la présence du rôti qu'il avait prétendument fait mariner. Le recourant ayant été jugé peu crédible par la cour cantonale, ce qu'il confirme ici en faisant état d'une troisième justification différente pour son passage à la maison, les deux premières ayant été écartées, on ne voit pas qu'elle aurait fait preuve d'arbitraire en n'en tenant pas compte.