Citation: 6B_1150/2014 E. 1.2

1.2. Pour le surplus, le recourant invoque les art. 29 al. 2 Cst., 14 al. 3 let. e du Pacte ONU II et 6 § 3 CEDH. Tel qu'il est prévu notamment par l'art. 29 al. 2 Cst., le droit d'être entendu comprend celui de faire administrer des preuves, à condition qu'elles soient pertinentes (ATF 135 I 187 consid. 2.2 p. 190; 135 II 286 consid. 5.1 p. 293). Il n'empêche en revanche pas le juge de mettre un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de se forger une conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, il a la certitude qu'elles ne pourraient pas l'amener à modifier son opinion (ATF 136 I 229 consid. 5.3 p. 236). L'appréciation (anticipée) des preuves ne peut être revue par le Tribunal fédéral que sous l'angle restreint de l'arbitraire (cf. ATF 134 I 140 consid. 5.3 p. 148; sur cette notion voir ATF 138 III 378 consid. 6.1 p. 379 s.). La force probante de l'expertise, comme celle des autres moyens de preuve, est appréciée librement par le juge. Il ne peut cependant pas s'écarter de l'opinion de l'expert sans motif pertinent. Conformément à l'art. 189 CPP, si une expertise est incomplète ou peu claire, s'il existe des doutes quant à son exactitude ou si ses conclusions divergent notablement de celles d'autres expertises, la direction de la procédure doit compléter ou clarifier l'expertise ou désigner un nouvel expert. Si le juge se fonde sur une expertise dont les conclusions apparaissent douteuses sur des points essentiels et qu'il renonce à recueillir des preuves complémentaires, il peut commettre une appréciation arbitraire des preuves et violer l'art. 9 Cst. (voir ATF 138 III 193 consid. 4.3.1 p. 198). Le recourant soutient qu'une seconde expertise était indispensable pour arrêter le type de sanction à lui infliger, en particulier déterminer si le traitement à ordonner devait être ambulatoire ou institutionnel, ainsi que pour apprécier le risque de récidive. Contrairement à ce que prétend le recourant, l'expertise du Dr B.________ répond de manière satisfaisante aux questions pertinentes pour trancher ces points. S'agissant des risques de récidive, il ressort de l'expertise que ceux-ci ne sont pas exclus, pour des faits de même nature que ceux dont le recourant a à répondre et qu'un suivi psychiatrique était susceptible de diminuer ce risque. L'expert a par ailleurs préconisé un traitement ambulatoire, précisant qu'un traitement résidentiel n'était pas indispensable, la thérapie pouvant être mise en oeuvre pendant l'exécution de la peine. Par son argumentation, au demeurant appellatoire, le recourant cherche à faire apparaître l'expertise du Dr B.________ comme incomplète et peu claire, sans toutefois montrer, d'une manière satisfaisant aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, que l'appréciation qu'en a faite l'autorité cantonale serait arbitraire. Par ailleurs, la cour cantonale pouvait sans arbitraire considérer que l'appréciation de C.________, qui n'est pas médecin psychiatre mais psychologue-psychothérapeute et qui de surcroît entretient une relation thérapeutique avec le recourant, n'était pas susceptible de remettre en question les conclusions de l'expert psychiatre. C'est donc sans violer les dispositions invoquées par le recourant qu'elle a limité les questions posées à C.________ à ce qui concerne le traitement en cours et la manière dont le recourant le suivait.