Citation: 6B_277/2020 E. B

Par arrêt du 23 janvier 2020, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a rejeté l'appel formé par A.________ contre le jugement du tribunal correctionnel. Ce dernier, condamné en première instance pour des agressions sexuelles à l'encontre de C.________ et de B.________, a uniquement contesté devant la Chambre pénale les infractions à l'encontre de B.________. En substance, la cour cantonale a tenu pour établis les faits suivants en lien avec B.________. B.________, née en 1994, originaire de Grande-Bretagne, est arrivée en Suisse, à D.________, le 1 er mars 2014 en provenance d'Angleterre. Le 15 mars 2014, elle avait passé la soirée avec une amie dans un bar, puis dans un second établissement. Elle s'était retrouvée à l'extérieur de l'établissement, visiblement alcoolisée, lorsque A.________ l'avait embarquée dans sa voiture peu après 1h00. Dans l'habitacle du véhicule dont il avait verrouillé les portes, il avait usé de sa force et profité de l'état dans lequel elle était pour lui tirer sur les seins, la pénétrer vaginalement et analement avec les doigts et la contraindre à lui prodiguer une fellation. Il l'avait aussi pénétrée vaginalement avec son sexe. A la suite de ces événements, B.________ a souffert de troubles psychiques et a dû être hospitalisée. Les traces de lésions traumatiques, établies par le Centre universitaire romand de médecine légale (CURML) le jour même, pouvaient entrer en relation avec les faits. A.________ a été identifié ultérieurement par son profil ADN, qui correspondait à celui mis en évidence lors des prélèvements effectués sur B.________. L'agression subie par C.________, reconnue tardivement par A.________, présentait de grandes similarités avec celle subie par B.________.