Citation: 4A_582/2016 E. 3.3

3.3. Le contrat signé par A.________ le 19 janvier 2004 est un document d'une page revêtu de l'en-tête « groupe Y.________ architectes ». Cela dénote que A.________ avait des relations professionnelles avec d'autres architectes et qu'il tenait ces relations pour aptes à renforcer sa propre réputation. Aucune personne physique ou morale autre que A.________ et les deux époux X.________ n'est nommément citée. A.________ a signé seul au bas du document, sous la désignation « L'architecte ». Des constatations de fait de la Cour d'appel, constatations qui lient le Tribunal fédéral selon l'art. 105 al. 1 LTF, il ne ressort pas que A.________ eût auparavant convenu avec un ou plusieurs autres architectes que tous exerceraient leur profession en commun, et que tous assumeraient en commun les engagements professionnels que chacun d'eux contracterait envers des clients. Ainsi, le contrat de société simple qui se trouve à la base de l'argumentation des demandeurs n'est en aucune manière établi. Il est moins encore établi que la société anonyme défenderesse fût partie à un pareil contrat. Les demandeurs reprochent à la Cour d'appel d'avoir exclu par une application prétendument incorrecte de l'art. 317 al. 1 CPC certains des arguments de fait qu'ils ont développés devant elle, mais les éléments ainsi écartés ne sont pas davantage concluants. A cela s'ajoute que d'un point de vue objectif, rien n'autorise à retenir que A.________ ait traité avec les demandeurs non seulement en son propre nom, aux termes de l'art. 32 al. 1 CO, mais aussi au nom d'hypothétiques associés. En particulier, les mots « Y.________ architectes » n'existaient pas dans la raison sociale de la défenderesse; les demandeurs n'ont donc pas pu croire de bonne foi que cette société anonyme fût alors représentée par A.________. La défenderesse n'était pas non plus engagée du seul fait que son organe B.________ était lui aussi actif dans le « groupe Y.________ ». Il est donc exclu que A.________ ait obligé la défenderesse envers les demandeurs par l'effet des art. 32 al. 1 et 543 al. 3 CO. Plus tard, la défenderesse n'a jamais déclaré reprendre, ni seule ni cumulativement avec A.________, les engagements contractés par celui-ci. Conformément au jugement des autorités précédentes, cette partie est donc dépourvue de la qualité pour défendre. Le recours en matière civile doit par conséquent être rejeté en tant qu'il porte sur l'action principale intentée à cette même partie.