Citation: 9C_639/2018 E. 4.1

4.1. Contrairement à ce que soutient d'abord l'assurée, pour autant que ses griefs soient dirigés contre les constatations et les considérations des premiers juges (qui seules peuvent être examinées par le Tribunal fédéral eu égard à son pouvoir d'examen [consid. 1]) et non contre les constatations et les considérations de l'office intimé, on ne peut pas reprocher à la juridiction cantonale d'avoir violé son devoir d'instruction d'office (sur cette notion, cf. art. 61 let. c LPGA et art. 43 LPGA pour la procédure administrative; voir également ATF 125 V 193 consid. 2 p. 195 et les références). En effet, d'une part, le fait que le tribunal cantonal a jugé "sans équivoque" le rapport du docteur D.________, alors que ce médecin concluait que l'assurée pouvait "en principe" reprendre son activité d'employée de nettoyage, ne saurait remettre en question la constatation des premiers juges selon laquelle le seul élément médical nouveau sur le plan somatique depuis le premier refus de rente (défaut de consolidation de la spondylodèse) avait été considéré par l'expert comme étant sans incidence sur la capacité de travail et, par conséquent, leur conclusion selon laquelle il n'existait pas d'atteinte invalidante à la santé sur ce plan. L'expression "en principe" utilisée par le docteur D.________ en relation avec la reprise de l'activité habituelle doit être comprise comme l'absence d'élément objectif empêchant une telle reprise, d'autant plus que ce médecin a clairement conclu à une exigibilité de 100 % avec la possibilité toutefois d'alterner les positions. D'autre part, le fait que les médecins traitants ont requis la réalisation d'une expertise psychiatrique ne suffit pas à établir une violation du devoir d'instruction d'office. La juridiction cantonale a dûment motivé sa renonciation à ordonner une telle mesure en se référant aux avis du SMR. Aussi a-t-elle constaté que les documents produits avec la nouvelle demande de prestations ne mettaient en évidence aucun élément médical nouveau par rapport à la situation prévalant antérieurement. Le fait que le médecin du SMR ne dispose pas de formation spécifique dans le domaine de la psychiatrie n'y change rien dès lors que sa formation de médecin et son rôle de médecin-conseil lui permettent de comparer deux situations et de juger de l'apparition d'éléments nouveaux (cf. arrêt 9C_933/2012 du 16 avril 2013 consid. 4.2 et les références).