Citation: 1P.632/2005 10.10.2005 E. 1

Formé en temps utile contre une décision finale rendue en dernière instance cantonale, le recours est, en soi, recevable sous l'angle des art. 86, 87 et 89 OJ. 1.1 L'art. 88 OJ ne reconnaît la qualité pour agir par la voie du recours de droit public qu'à celui qui est atteint par l'acte attaqué dans ses intérêts personnels et juridiquement protégés. Selon une jurisprudence constante, le plaignant n'a pas qualité pour agir contre le classement ou l'acquittement, car l'action pénale appartient exclusivement à l'Etat; elle est instituée dans l'intérêt public et ne profite qu'indirectement au lésé. Celui-ci n'est dès lors pas habilité à recourir contre une décision relative à la conduite de l'action pénale (ATF 69 I 17; voir aussi ATF 128 I 218 consid. 1.1 p. 219 et les arrêts cités). 1.2 Il n'est fait exception à cette règle que lorsque le lésé se plaint de la violation des droits formels que lui reconnaît le droit cantonal de procédure ou qui découlent directement de la Constitution ou de la CEDH, s'agissant notamment du droit d'être entendu et de participer à l'administration des preuves (ATF 128 I 218 consid. 1.1 p. 219/220; 126 I 97 consid. 1a p. 99; 125 I 253 consid. 1b p. 255). Le lésé ne saurait toutefois remettre en cause par ce biais la décision attaquée sur le fond, en critiquant l'appréciation des preuves ou en faisant valoir que la motivation retenue serait matériellement fausse; l'examen de telles questions ne se laisse en effet pas distinguer du fond (ATF 120 Ia 157 consid. 2a p. 159-161, 220 consid. 2a p. 221/222). 1.3 Pour l'essentiel, le recours consiste en une répétition des faits allégués dans la seconde plainte pénale. De nature appellatoire, ou mêlant de manière inextricable la forme et le fond, l'argumentation du recourant apparaît dans une large mesure irrecevable au regard de l'art. 90 al. 1 let. b OJ.