Citation: 1C_618/2023 E. 4

La recourante fait valoir qu'en ordonnant la suppression et l'évacuation des objets litigieux de la parcelle, la cour cantonale aurait violé les art. 4, 6, 7, 10, 33, 34, 36, 55, 56, 59 et 60 de l'ordonnance sur la protection des animaux du 23 avril 2008 (OPAn; RS 455.1) en lien avec les conditions de détention des animaux, leur alimentation et leur hydratation. Elle affirme que les abris auraient été approuvés par le Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV). La recourante se plaint aussi sommairement à cet égard d'une violation du principe de la proportionnalité (art. 5 al. 2 Cst.). La Cour de justice a retenu à cet égard que les injonctions du Service de la consommation et des affaires vétérinaires avaient trait à la protection des animaux (prise certes en compte par l'art. 24e LAT), sans toutefois que cela ne change rien à la compétence du Département en matière d'autorisation de construire (art. 1 et 2 LCI); il n'y avait ainsi pas de contradiction entre les ordres émanant de ces deux autorités, l'une veillant au bien-être des animaux et l'autre à la mise en oeuvre des règles visant une utilisation judicieuse et mesurée du sol (art. 75 al. 1 Cst.); le déplacement des animaux dans une autre parcelle adaptée semblait en outre être envisageable compte tenu du projet associatif et des démarches y relatives des autorités communales et cantonales, cités par la recourante. A nouveau, la recourante ne répond pas à cette argumentation et se borne à affirmer que si de telles mesures devaient être exécutées, les animaux seraient privés d'abris, ne pourraient plus ni se nourrir ni s'hydrater à leur guise. Elle affirme encore que la suppression de l'intégralité des cabanons installés depuis plus de 30 ans sans se préoccuper des animaux qui se trouvent sur la parcelle serait disproportionnée. Insuffisamment motivée, cette critique doit être déclarée irrecevable.