Citation: 2C_709/2018 E. 1.1

1.1. D'après l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions qui relèvent du droit des étrangers et qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Selon la jurisprudence, il suffit qu'il existe un droit potentiel à l'autorisation, étayé par une motivation soutenable, pour que cette clause d'exclusion ne s'applique pas et, partant, que la voie du recours en matière de droit public soit ouverte (ATF 139 I 330 consid. 1.1 p. 332 et les références). En l'occurrence, la recourante entend être mise au bénéfice de l'art. 50 al. 1 et 2 de la loi fédérale sur les étrangers (LEtr), intitulée, depuis le 1er janvier 2019, loi fédérale sur les étrangers et l'intégration (LEI, RO 2017 6521). La disposition précitée prévoit qu'après la dissolution de la famille, le conjoint étranger peut continuer d'avoir droit à une autorisation de séjour ou à la prolongation de la durée de validité de celle-ci pour des raisons personnelles majeures, notamment lorsqu'il a été victime de violence conjugale. Dès lors qu'il ressort de l'arrêt attaqué que la recourante a subi certaines violences au sein de son couple et qu'il n'est donc pas d'emblée exclu que les conditions octroyant un droit à une autorisation de séjour soient remplies de ce fait, le présent recours échappe à la clause d'irrecevabilité de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF. Le point de savoir si la recourante peut effectivement se prévaloir d'un droit à demeurer en Suisse sera examiné au fond. La voie du recours en matière de droit public est ainsi ouverte.