Citation: 9C_380/2018 E. 3.1

3.1. Concernant d'abord la police d'assurance n° xxx, le tribunal cantonal a constaté que, lors de la conclusion du contrat le 2 février 1995 et de sa modification le 14 septembre 1995 (augmentation de la valeur d'assurance), la recourante avait commis une réticence en ne répondant pas correctement à certaines questions du questionnaire de santé qui lui avait été soumis. Il a plus particulièrement retenu que, dans la mesure où elle avait souffert durant environ douze ans de gonalgies avant de consulter le docteur D.________, l'assurée aurait dû mentionner la chondropathie rotulienne diagnostiquée par ce praticien, d'autant plus que cette pathologie avait conduit à une opération ayant nécessité un arrêt de travail de trois mois, même si la problématique des genoux ne semblait plus s'être manifestée par la suite. Il a en revanche admis que les autres atteintes à la santé évoquées par le médecin traitant (accident de ski, angines, verrue) étaient mineures et n'avaient pas à être annoncées. Il en a conclu que, vu le droit applicable (art. 6 aLCA), même si les faits dissimulés n'avaient joué aucun rôle dans la survenance du sinistre, l'assureur intimé était en droit de se départir du contrat.