Citation: 4A_62/2022 E. 5.2

5.2. Dans la décision attaquée, la cour cantonale souligne que l'appelant ne dispose d'aucune preuve directe démontrant qu'il s'est acquitté du montant de 35'000 fr. Elle relève, à titre liminaire, qu'il est pour le moins étonnant qu'un homme d'affaires expérimenté comme le recourant n'ait pas veillé à établir la documentation nécessaire démontrant le remboursement d'une somme d'argent aussi importante, la relation d'amitié qui unissait les deux hommes à ce moment-là n'y changeant rien. Quant au retrait de la somme de 39'500 fr. opéré par le recourant le 12 décembre 2012, la cour cantonale estime qu'il ne suffit pas à établir la réalité du remboursement de la somme due, intérêts compris, tant il est évident que cet argent a pu être utilisé à d'autres fins. La signature apposée le même jour au bas d'un décompte intitulé " prêt cash " d'un montant de 35'000 fr. n'apparaît pas davantage probante et peut tout au plus démontrer l'accord de l'intimé avec le montant indiqué en tant que solde en sa faveur. Quant à la rencontre ayant eu lieu dans une banque entre les deux hommes le même jour, elle ne permet pas de prouver les allégations du recourant, dès lors que les parties étaient clientes de cet établissement bancaire et qu'il est tout à fait possible que cet entretien ait pu porter sur un autre objet que celui allégué par le recourant, étant précisé que les parties entretenaient des relations d'affaires depuis plusieurs années. La cour cantonale considère, enfin, que les autres éléments invoqués par le recourant ne permettent pas d'accréditer la thèse selon laquelle ce dernier a effectivement remboursé le montant de 35'000 fr. à l'intimé.