Citation: 4A_406/2020 E. B

B.a. Au bénéfice d'une autorisation de procéder consécutive à l'échec de la conciliation, J.A.________ a saisi le Tribunal civil de l'arrondissement de La Côte, en date du 21 novembre 2016, d'une demande tendant au paiement par B.________ SA du montant de 70'000 fr. plus intérêts, comprenant les frais de réparation des fissures de sa villa (14'191 fr. 20, 7'500 fr. et 2'160 fr.), ceux de réfection de la partie terminale du chemin privé (15'849 fr.) les frais relatifs à la séance de constat (324 fr.), ceux d'huissier (1'004 fr. 40 et 579 fr. 30), la facture relative au sismographe (1'185 fr.), les frais de géomètre (1'120 fr.), ceux en lien avec les photographies prises et les courriers adressés (1'400 fr.), les frais d'avocat avant procès (7'865 fr.), ceux relatifs à la procédure de conciliation (3'135 fr.), l'émolument de conciliation (900 fr.) et une indemnité pour tort moral de 12'000 francs. Il modifiera ultérieurement à deux reprises ses conclusions pour les réduire à 52'188 fr. plus intérêts et 4'035 fr. à titre de frais et dépens pour la conciliation. La défenderesse a déposé une réponse tendant au rejet de la demande dans la mesure de sa recevabilité et conclu reconventionnellement à la condamnation de J.A.________ au paiement de 58'122 fr. 35 plus intérêts au titre de sa responsabilité délictuelle. Plusieurs témoins ont été auditionnés. Les parties ont également été entendues. Après avoir requis la mise en oeuvre d'une expertise, le demandeur y a finalement renoncé. Par jugement du 26 juillet 2019, le Tribunal civil de l'arrondissement de La Côte a rejeté tant la demande de J.A.________ que la demande reconventionnelle de B.________ SA. En droit, les premiers juges ont retenu que les vibrations provoquées par le chantier ne constituaient pas des immissions excessives pour la parcelle voisine, propriété du demandeur. Concernant les immissions de poussière provenant du chantier, ils ont considéré que si elles étaient avérées, le demandeur ne parvenait pas à démontrer leur caractère excessif selon l'appréciation d'un homme raisonnable et moyennement sensible, en l'absence de substances toxiques telles que l'amiante. S'agissant des immissions psychiques invoquées par le demandeur, notamment des angoisses quant à la présence d'amiante sur le chantier et au positionnement de la grue utilisée, leur caractère excessif n'était pas non plus démontré. Le demandeur n'était pas non plus parvenu à prouver qu'il avait subi un préjudice moral, de sorte qu'aucun montant ne lui était dû à ce titre. Par ailleurs, il ne disposait pas de la qualité pour agir en paiement d'un éventuel tort moral de son épouse. Il avait finalement échoué à démontrer l'existence d'un lien de causalité entre l'exploitation du chantier et les fissures présentes dans sa villa, les salissures alléguées ou encore l'endommagement de la clôture de sa maison. B.b. Par arrêt du 12 juin 2020, la Cour d'appel civile du canton de Vaud a rejeté l'appel déposé par le demandeur. Les motifs qui ont guidé les juges cantonaux seront exposés dans les considérants en droit du présent arrêt, dans la mesure utile à la discussion des griefs du recourant.