Citation: 6B_957/2021 E. 2.6.3

2.6.3. La recourante reproche également à la cour cantonale d'avoir écarté son explication, selon laquelle, elle aurait été sous l'emprise d'un état dissociatif activé par ses expériences abusives passées, état qui expliquerait son comportement après les faits dénoncés. Il apparaît douteux que son reproche réponde aux exigences de motivation accrue de l'art. 106 al. 2 LTF. Quoi qu'il en soit, il ressort de l'arrêt attaqué que la cour cantonale ne nie pas la possibilité en tant que telle qu'un traumatisme passé puisse engendrer un état de dissociation. Cela étant, elle a exclu, sans que la recourante n'en démontre l'arbitraire, que cet état puisse expliquer le comportement de la recourante après les faits dénoncés, notamment alors qu'elle n'était plus exposée à l'intimé. A cet égard, la cour cantonale a souligné qu'un état de dissociation ne ressortait aucunement au dossier en dépit du fait qu'elle s'était rendue à l'hôpital environ 24 heures après les faits. Le rapport médical indiquait d'ailleurs: "pendant la consultation pas de signe de décompensation psychotique".