Citation: H 337/01 23.01.2003 E. 4

Les premiers juges ont retenu une négligence grave de la part du recourant. Selon eux, celui-ci, en faisant preuve de l'attention que l'on pouvait exiger de lui, aurait dû constater que X.________ Sàrl ne souffrait pas d'un manque provisoire de disponibilités mais qu'elle était lourdement endettée et qu'il n'y avait aucune chance de voir la situation s'améliorer rapidement et d'une manière décisive. Il devait être d'autant plus vigilant que d'importants contrats ont été résiliés à l'époque des faits et que la banque n'entendait pas octroyer de crédits. Il n'y avait pas d'espoir raisonnable de remettre l'entreprise à flot, puisqu'aucune perspective concrète et sérieuse de conclure un contrat n'existait à cette époque. De simples éventualités, vu l'installation de nouvelles entreprises à Z.________, n'étaient en l'occurrence pas suffisantes. Aucune perspective concrète de conclure de nouveaux contrats liés aux services comme ceux qui avaient été résiliés, lesquels procuraient des marges très importantes, n'a pu être prouvée. Dès lors le recourant aurait dû vouer une attention toute particulière aux paiements des cotisations sociales et les mesures envisagées, soit la restriction de personnel et la fermeture du magasin, ne sauraient être considérées comme suffisantes pour le disculper au regard de l'art. 52 LAVS, quand bien même il aurait fait au mieux en donnant la priorité aux versements des salaires et aux paiements des petits fournisseurs.