Citation: 4A_559/2016 E. 2

Dans l'arrêt déféré, la cour cantonale a jugé que le demandeur a gravement violé son devoir de fidélité envers la défenderesse en créant la société M.________, société concurrente de l'employeuse, et en concluant pour la société M.________ un contrat avec N.________ SA le 24 février 2011, de sorte que le congé abrupt, qui lui a été signifié le 25 août 2011, est justifié. Elle a considéré que la défenderesse, qui avait donné le congé immédiat au demandeur six jours, week-end compris, après la découverte du motif de licenciement sans délai, n'avait pas tardé. En effet, les buts statutaires de l'employeuse et de la société M.________ n'étaient pas absolument analogues et ne permettaient pas à eux seuls de constater une violation du devoir de fidélité. La défenderesse a ainsi été obligée de procéder à des vérifications supplémentaires (interrogation de l'employé B.________) qui l'ont amenée à réaliser que la société M.________ l'avait mandatée pour effectuer un travail de sous-traitance pour N.________ SA, alors qu'il aurait été plus intéressant sur le plan économique pour l'employeuse de traiter directement avec N.________ SA.