Citation: 2C_420/2019 E. 5.2

5.2. En premier lieu, même si aucune des parties à la procédure ne remet en question l'existence d'un risque de récidive, il convient malgré tout d'examiner l'application faite de l'art. 5 par. 1 annexe I ALCP par l'autorité précédente (cf. art. 106 al. 1 LTF). A ce propos, il ressort des faits de l'arrêt entrepris et liant le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF) que, selon l'expert psychiatre mandaté par la justice pénale, un risque de récidive ne peut pas être exclu, mais peut être diminué par la poursuite du traitement thérapeutique entrepris. L'expert explique notamment que le risque de récidive, qui " se situe sur le terrain des moeurs et donc de la sexualité ", est susceptible de réapparaître dans un contexte de perte de repères relationnels pour autant que la potentielle victime soit dans l'entourage de l'intimé. Or, la nouvelle amie de celui-ci est justement mère d'un enfant en bas âge. Dans ces conditions, et en prenant également en compte une précédente condamnation (certes de moindre importance) intervenue en 2003, c'est à juste titre que le Tribunal cantonal a admis l'existence d'un risque de récidive.