Citation: 4A_143/2024 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a exposé le sort des frais et dépens relativement à C.________ et D.________ ainsi qu'à l'intimée. Pour la recourante elle s'est limitée à dire qu'elle succombait sur la question de la nomination immédiate d'un nouveau liquidateur mais obtenait gain de cause pour la violation du principe de célérité invoquée. Elle a ajouté qu'il s'agissait-là de points sensiblement moins complexes que ceux traités dans l'appel de C.________ et D.________ et dans celui de l'intimée. Pour ce qui concerne la recourante, il se justifiait ainsi de laisser les frais à la charge de l'État alors que C.________ et D.________ devaient en supporter les 6/10 èmes et l'intimée les 3/10 èmes. En fixant les dépens, la cour cantonale a certes évoqué la compensation. Cela se comprend pour les appels concernant C.________ et D.________ d'une part, l'intimée d'autre part. En revanche, et même si, en principe, il n'est pas nécessaire de motiver le montant alloué à une partie à titre de dépens, on ne perçoit guère, à défaut de motivation topique, à quoi la compensation correspond pour la recourante, la cour cantonale ne semblant pas avoir pris en compte que la recourante avait obtenu gain de cause par rapport à l'appel de l'intimée, sur lequel elle s'était déterminée et qui a été rejeté. La cour cantonale ne s'exprime nullement sur le sort des dépens à cet égard se contentant de dire que la part des dépens imputés à la recourante est prise en charge par l'État.