Citation: 9C_72/2022 E. 5.2.3

5.2.3. C'est également en vain que la recourante affirme que le docteur C.________ dispose de qualifications professionnelles supérieures à celles du docteur B.________ et qu'il connaît mieux sa situation que l'expert, étant donné qu'il est son médecin traitant et l'a notamment opérée à plusieurs reprises. Selon la jurisprudence, la valeur probante d'une expertise dans une discipline médicale particulière, en l'occurrence, la neurologie, dépend du point de savoir si l'expert dispose d'une formation spécialisée dans le domaine concerné (arrêt 9C_745/2010 du 30 mars 2011 consid. 3.2 et les arrêts cités). En l'espèce, le docteur C.________ est au bénéfice d'un titre postgrade de spécialiste en neurochirurgie et le docteur B.________ d'un titre postgrade de spécialiste en neurologie, si bien que ce dernier, comme du reste le médecin traitant, disposait des compétences professionnelles requises pour pouvoir se prononcer en toute connaissance de cause. La recourante ne saurait pas non plus être suivie lorsqu'elle reproche aux premiers juges de ne pas avoir tenu compte des critiques que le docteur B.________ aurait faites concernant le traitement instauré par le docteur C.________. A la lecture du rapport d'expertise, on constate que le docteur B.________ a indiqué que bien que l'IRM cérébrale de contrôle du 14 janvier 2020 n'eût pas démontré d'agrandissement de la lésion hypophysaire, le docteur C.________ avait considéré qu'il existait une récidive du kyste hypophysaire, de telle sorte qu'il avait procédé à une nouvelle intervention par voie transsphénoïdale sur hypophyse, le 27 avril 2020, au vu de l'aggravation symptomatologique. Ce faisant, et quoi qu'en dise l'assurée à ce propos, le docteur B.________ n'a pas reproché au docteur C.________ d'avoir pratiqué des interventions médicales qui ne se justifiaient pas pour des raisons médicales. Quant à la valeur du travail du docteur B.________, elle ne saurait finalement être remise en cause par le fait qu'il ne s'est pas occupé du suivi régulier de la recourante, contrairement au docteur C.________, qui est son médecin traitant. Le rôle de l'expert consiste en effet à se prononcer sur l'état de santé de l'assuré dans un délai relativement bref (arrêt 9C_87/2018 du 5 avril 2018 consid. 3.3 et la référence citée), sans être avec celui-ci dans un rapport thérapeutique.