Citation: 6B_1354/2020 E. 3.6

3.6. La cour cantonale a jugé que le comportement du recourant consistant à affirmer faussement au fournisseur de matériaux passer commande pour le chantier d'une villa, dont P.________ (qui entretenait un rapport de confiance avec le fournisseur) était l'adjudicataire, afin de profiter du compte-client ouvert par celui-ci à celui-là, constituait une tromperie. Elle a également retenu que le recourant, selon ses propres explications, avait donné de fausses informations pour obtenir du matériel à bon prix, soit un avantage économique auquel il ne pouvait pas prétendre. La tromperie ne pouvait être déjouée avec le minimum d'attention ou de prudence. La cour cantonale a relevé que le recourant effectuait bien d'autres travaux de plâtrerie sur le chantier de la villa en question en qualité de sous-traitant, que les matériaux commandés à l'entreprise Q.________ SA pouvaient correspondre à la rénovation ou à la construction d'un appartement telle l'habitation objet du chantier dirigé par P.________ et que les employés du fournisseur n'avaient dès lors aucun motif de vérifier l'exactitude des informations données par le recourant (jugement sur rappel, consid. 6.2 p. 43 s.). Le recourant, soulignant avoir agi à six reprises, objecte que cette même entreprise avait, à la même époque, refusé de lui ouvrir un compte-client. Il en déduit qu'on aurait pu attendre d'elle qu'elle prenne de plus amples précautions, par exemple en demandant à P.________ de confirmer la commande.