Citation: 1C_224/2015 E. 2.4

2.4. Les recourants voient un préjudice irréparable dans le fait que le préfet pourrait autoriser le début anticipé des travaux de construction à réception des plans modifiés, comme il l'avait fait par ailleurs pour la démolition du bâtiment existant sur la parcelle de l'intimé. Ils perdent de vue qu'ils pourraient exiger l'arrêt immédiat des travaux par voie de mesures provisionnelles urgentes dans le cadre d'un recours formé auprès de la Cour administrative contre la nouvelle décision du préfet ou d'un recours déposé directement auprès du Tribunal fédéral contre la nouvelle décision préfectorale et l'arrêt cantonal incident du 6 mars 2015 s'ils devaient ne rien trouver à redire au sujet des modifications apportées par l'intimé à son projet initial. Une telle mesure serait propre à sauvegarder leurs intérêts. De même, selon la jurisprudence, le prononcé accessoire sur les frais et dépens contenu dans l'arrêt incident n'est pas de nature à causer un préjudice irréparable aux recourants dans la mesure où il pourra être contesté ultérieurement (ATF 138 III 46 consid. 1.2 p. 47, 94 consid. 2.4 p. 96; 135 III 329 consid. 1.2.2 p. 333). Enfin, si l'admission du recours conduirait au refus du permis de construire, la seconde condition posée à l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'est en revanche pas réalisée. Les modifications à apporter au projet litigieux selon l'arrêt attaqué pour le rendre conforme au droit sont peu importantes et ne nécessiteraient pas une procédure probatoire qui s'écarterait notablement, par sa durée et son coût, des procédures habituelles (arrêt 2C_111/2011 du 7 juillet 2011 consid. 1.1.3 in SJ 2012 I p. 97). Il s'ensuit que l'arrêt entrepris ne peut pas faire l'objet d'un recours immédiat au Tribunal fédéral.