Citation: B 62/02 14.01.2003 E. 3

3.1 En l'espèce, l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité a alloué au recourant une rente entière fondée sur un degré d'invalidité de 100 % à partir du 1er novembre 1996, en raison d'une incapacité de travail de 40 % au moins apparue au mois de novembre 1995 (art. 29 al. 1 let. b LAI dans sa version en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002). En l'occurrence, il n'existe aucun élément laissant apparaître que cette décision est insoutenable. Le recourant ne le prétend d'ailleurs pas. Cela étant, force est de constater que l'incapacité de travail déterminante pour établir le début du droit à la rente de l'assurance-invalidité est apparue au mois de novembre 1995, soit bien après la fin des rapports de prévoyance, le 31 décembre 1992. 3.2 Toutefois, selon le recourant, l'incapacité de travail dont la cause est à l'origine de l'invalidité (art. 23 LPP) est apparue en 1992 déjà, soit pendant les rapports de prévoyance. Ce point de vue est mal fondé. Pour que l'institution de prévoyance soit tenue à prestations, il faut non seulement que l'incapacité de travail dont la cause est à l'origine de l'invalidité ait débuté à une époque où le recourant lui était affilié, mais encore qu'il existe entre cette incapacité et l'invalidité, une connexité à la fois matérielle et temporelle. En l'occurrence, même s'il existait un lien de connexité matérielle entre l'incapacité de travail subie immédiatement après l'accident survenu en 1992 et l'invalidité, il n'en reste pas moins que le recourant a exercé une activité lucrative à partir du 1er janvier 1993 jusqu'au 1er avril 1995, soit pendant plus de deux années après la fin des rapports de prévoyance. En regard de l'activité professionnelle déployée par l'assuré durant cette période, il apparaît que l'incapacité de travail subie en 1992 a par conséquent fait l'objet d'une interruption d'une durée propre à rompre le lien de connexité temporelle avec l'invalidité. Force est dès lors de constater - sans qu'il soit nécessaire de requérir l'édition du dossier constitué par l'assurance-invalidité - que l'incapacité de travail dont la cause est à l'origine de l'invalidité (art. 23 LPP) est apparue bien après la fin des rapports de prévoyance. 3.3 Vu ce qui précède, l'intimée ne saurait être tenue d'allouer une rente d'invalidité au recourant. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.