Citation: 5A_128/2016 E. 5.1.2

5.1.2. En substance, le recourant soutient que son ex-épouse n'avait droit à une pension que jusqu'à ce que leur fils ait atteint l'âge de 16 ans révolus, le 9 avril 2013. L'invalidité de l'intimée, survenue après le mariage, ne serait pas propre à remettre en cause la limitation de durée de la contribution d'entretien. En effet, lorsque les époux se sont mariés, l'intimée était en bonne santé, de sorte que le recourant ne pouvait imaginer que sept ans plus tard, elle serait incapable de travailler. De son côté, l'épouse ne pouvait raisonnablement espérer que son mari l'entretienne jusqu'à la retraite, si elle devenait invalide après quelques années de mariage. Les prestations complémentaires devaient dès lors " prendre le relais ". S'agissant du calcul de la contribution d'entretien, la méthode du minimum vital avec répartition de l'excédent n'était pas justifiée en l'espèce, dès lors que pendant la vie commune, une part importante du revenu était consacrée à l'enfant commun du couple et ne bénéficiait pas à l'épouse. Enfin, si le Tribunal fédéral n'admettait pas de limiter la durée de la contribution d'entretien aux 16 ans de l'enfant, il lui appartiendrait de fixer la durée de la pension, la durée de la vie commune constituant la " limite absolue " au droit à la contribution d'entretien.