Citation: 5D_211/2021 E. 4

Au surplus, la décision entreprise est une décision de mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF, de sorte que seule la violation de droits constitutionnels peut être dénoncée. Le Tribunal fédéral n'examine de tels griefs que s'ils ont été invoqués et motivés ("principe d'allégation", art. 106 al. 2 LTF), à savoir expressément soulevés et exposés de manière claire et détaillée (ATF 142 III 364 consid. 2.4; 139 I 229 consid. 2.2). Le recourant qui se plaint de la violation d'un droit fondamental ne peut donc pas se contenter d'opposer sa thèse à celle de l'autorité cantonale, mais doit démontrer ses allégations par une argumentation précise (ATF 134 II 349 consid. 3; 133 II 396 consid. 3.2; arrêt 5A_663/2018 du 12 septembre 2018 consid. 4). Dans son écriture, le recourant introduit liminairement un paragraphe sur l'arbitraire, puis expose qu'il considère qu'au vu du déroulement de la procédure qu'il rappelle en détails, la démarche initiée par sa fille en octroi d'un complément de provision ad litem est dilatoire et consiste en une " contribution d'entretien supplémentaire déguisée ". Il conteste l'appréciation selon laquelle sa fille aurait besoin d'un supplément pour continuer la procédure, taxant cette appréciation de contraire au " principe de la bonne foi ". Ce faisant, le recourant - qui a pourtant clairement introduit un recours limité à l'invocation de griefs constitutionnels et est assisté d'une avocate - livre sa propre appréciation de la cause, qu'il tente de substituer à la motivation retenue dans l'arrêt attaqué, sans démontrer - a fortiori de manière claire et détaillée - en quoi tant le raisonnement que le résultat de l'autorité précédente seraient insoutenables ou violeraient un de ses droits fondamentaux. L'argumentation du recourant ne répond pas aux exigences de motivation d'un recours soumis à l'art. 98 LTF, mais s'épuise en une critique purement appellatoire de la décision entreprise; la simple mention des termes " arbitraire " et " bonne foi " dans le texte ne répond pas aux exigences minimales de motivation d'un grief de nature constitutionnelle (art. 106 al. 2 LTF, par renvoi de l'art. 98 LTF, cf. supra), de sorte que la critique est d'emblée irrecevable.