Citation: 5A_1001/2020 E. 4.2

4.2. Le recourant fait valoir qu'il n'est pas raisonnablement exigible de sa part qu'il exerce une activité lucrative à 100% dès février 2021 dans le domaine de la vente ou des services personnels, eu égard à sa formation, à son âge, à la répartition des tâches consentie durant le mariage et à son état de santé. Même s'il est vrai qu'il dispose d'un CFC de peintre en carrosserie, d'une formation commerciale dans la vente et d'un permis de chauffeur poids lourds, il n'a plus exercé d'activité professionnelle dans ces domaines depuis plus de 16 ans, ce qui est reconnu par l'autorité cantonale. Ses formations et ses expériences professionnelles ne lui seraient donc pas d'une grande utilité pour retrouver aujourd'hui une activité lucrative autre que celle d'instructeur de fitness. Il n'était en particulier plus compétitif sur le marché du travail dans le domaine de la vente comme le démontrait toutes les réponses négatives à ses demandes d'emploi. Par ailleurs, le recourant relève qu'il est aujourd'hui âgé de 58 ans - 55 ans au moment de la séparation - et que la jurisprudence en cas de mariage longue durée présume qu'il n'est pas possible d'exiger d'un époux, qui a renoncé en tout ou partiellement à exercer une activité lucrative pendant le mariage et qui a atteint l'âge de 45 ans au moment de la séparation, de reprendre un travail ou d'augmenter son taux. Il fait également valoir qu'il s'est marié en 2000 et que le mariage a eu une influence concrète sur sa situation financière, de sorte qu'il serait en droit de compter sur le maintien, au moins partiel, de la répartition antérieure des rôles. Il reproche en outre à la cour cantonale d'avoir considéré qu'il était " en bon état de santé général ", ce qui lui permettait d'envisager une activité requérant un faible niveau de compétences. À ce propos, il expose, en se référant à un certificat médical du 18 novembre 2020, souffrir de problèmes cardiaques qui sont compatibles avec une activité d'instructeur de fitness à 80%, activité qui lui est également favorable et conseillé médicalement car lui évitant de prendre un traitement médicamenteux en raison d'une activité physique exercée pendant son travail. Sur cette base, le recourant soutient qu'il serait inadmissible d'exiger de lui qu'il change d'activité professionnelle en mettant en péril sa santé pour obtenir un taux de travail plus élevé, précisant en sus qu'il avait été établi que son employeur ne pouvait pas augmenter son taux de travail et qu'il sera même contraint de le diminuer. Au vu de ces éléments, il conclut que c'est de manière insoutenable et choquante que la cour cantonale a retenu un revenu hypothétique.