Citation: 4C.398/2004 20.12.2004 E. 1

1.1 Par demande du 7 janvier 1999, A.________ (le demandeur) a saisi le Tribunal du travail du canton du Valais d'une demande dirigée contre X.________ SA (la défenderesse), qui l'avait engagé en novembre 1989, par contrat de travail, comme monteur spécialisé. Dans ses dernières conclusions, le demandeur a requis le paiement de 30'000 fr. brut plus intérêts à 5 % dès le 1er janvier 1999. Quant à la défenderesse, elle a conclu à l'audience de jugement au rejet de la demande et à ce que A.________ lui verse 19'908 fr. avec intérêts à 5 % dès le 1er octobre 1998. 1.2 Par jugement du 16 octobre 2001, le Tribunal du travail a partiellement admis la demande principale et a fait entièrement droit à la reconvention (dite "demande en compensation"). Cette autorité a condamné la défenderesse à payer au demandeur le montant net de 17'879 fr.60 (représentant 20'140 fr.15 brut), les charges sociales devant être versées par X.________ SA aux caisses sociales concernées, le tout avec intérêts à 5 % dès le 7 janvier 1999; pour sa part, le demandeur a été condamné à payer à la défenderesse la somme nette de 19'908 fr., plus intérêts à 5 % dès le 3 mai 1999. 1.3 Statuant sur l'appel du demandeur, la Cour civile II du Tribunal cantonal valaisan, par jugement du 27 septembre 2004, a astreint ce dernier à payer à la défenderesse le montant net de 19'908 fr. avec intérêts à 5 % dès le 3 mai 1999, sous déduction de 17'879 fr.60 avec intérêts à 5 % dès le 7 janvier 1999, "étant précisé que X.________ SA versera aux caisses sociales concernées les charges sociales sur le montant de 20'140 fr.15". La cour cantonale a considéré que le délai de congé de 6 mois stipulé dans le contrat de travail initial conclu par les plaideurs n'avait pas été modifié, de sorte que le demandeur, qui avait pris un nouvel emploi le 1er février 1999, avait droit au versement de son salaire pour les mois d'octobre 1998 à janvier 1999, soit au montant brut de 20'140 fr.15. Compte tenu que les parties étaient convenues, dès le 1er octobre 1992, de soustraire du salaire du travailleur la rente que lui octroyait la SUVA et qu'en raison d'une erreur informatique cette réduction n'avait pas été opérée de janvier 1997 à septembre 1998, à savoir durant 21 mois, l'autorité cantonale a en outre confirmé que le demandeur devait restituer à la défenderesse la somme de 19'908 fr.