Citation: 2C_972/2017 E. 4.3

4.3. S'agissant des conditions de réintégration de la recourante dans son pays d'origine, il ressort de l'arrêt attaqué que l'intéressée a passé son enfance, son adolescence et les premières années de sa vie d'adulte en Macédoine. On peut donc en déduire, d'une part, que celle-ci y conserve des attaches culturelles et sociales et, d'autre part, qu'elle pourra compter sur le soutien de sa famille sur place, notamment ses parents ainsi que ses frères et soeurs, pour faciliter sa réintégration. Au besoin, la recourante pourra obtenir de l'aide des services sociaux locaux. A cela s'ajoute que la durée du séjour en Suisse de la recourante n'apparaît pas particulièrement longue, que son intégration sociale et professionnelle n'est aucunement poussée, qu'elle émarge à l'aide sociale et qu'elle ne maîtrise que mal le français. Cela étant, même si son retour dans son pays d'origine exigera de la recourante un certain effort d'adaptation, une réintégration ne paraît pas d'emblée insurmontable, étant précisé que le simple fait que l'étranger doive retrouver des conditions de vie qui sont usuelles dans son pays de provenance ne saurait suffire à maintenir son titre de séjour, même si ces conditions de vie sont moins avantageuses que celles dont cette personne bénéficie en Suisse (cf. arrêt 2C_547/2017 du 12 décembre 2017 consid. 4.2 et les références citées). Dans ces conditions, c'est à bon droit que l'autorité précédente a nié l'existence de raisons personnelles majeures en lien avec la réintégration de la recourante dans son pays d'origine (cf. art. 50 al. 2 LEtr).