Citation: 1C_579/2020 E. 2

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis. Dirigé contre une décision prise en dernière instance cantonale dans le domaine du droit public des constructions, le recours est en principe recevable comme recours en matière de droit public conformément aux art. 82 ss de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110). En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés et contenir des conclusions. Celles-ci doivent exprimer sur quels points la décision est attaquée et quelles sont les modifications demandées (ATF 137 II 313 consid. 1.3 p. 317; 133 III 489 consid. 3.1). A teneur de l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, la partie recourante doit discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (ATF 142 I 99 consid. 1.7.1 p. 106). Elle ne peut se contenter de reprendre l'argumentation formée devant l'autorité cantonale (ATF 145 V 161 consid. 5.2 p. 167). Les griefs de violation des droits fondamentaux sont en outre soumis à des exigences de motivation accrues au sens de l' art. 106 al. 2 LTF, la partie recourante devant alors citer les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 146 I 62 consid. 3 p. 65). Le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur les griefs insuffisamment motivés ou sur les critiques de nature appellatoire (ATF 146 IV 88 consid. 1.3.1 p. 92). La recourante n'a pris aucune conclusion indiquant dans quel sens la décision attaquée devrait être modifiée. Le recours est irrecevable pour ce premier motif. De plus, il ne répond pas aux exigences de motivation requises. En l'occurrence, la Cour de droit administratif et public n'a pas souscrit à l'argumentation de la recourante qui faisait valoir que la demande de permis de construire aurait dû émaner de la propriété par étages et qu'elle aurait dû la contresigner en tant que bénéficiaire d'un droit d'emption sur une partie de la parcelle n° 966. Elle a relevé que les travaux étaient envisagés par les époux B.B.________ et C.B.________ sur une partie de la parcelle n° 966 dont ils ont la jouissance exclusive en vertu d'une servitude foncière valablement inscrite au registre foncier et qu'ils avaient obtenu l'accord des époux D.D.________ et E.D.________ qui avaient signé les plans. De plus, la propriété par étages n'était pas propriétaire de l'immeuble qui appartient en copropriété à ses membres, soit aux époux B.B.________ et C.B.________ pour 700 millièmes et aux époux D.D.________ et E.D.________ pour 300 millièmes. Dès lors que tous les propriétaires de parts avaient donné leur accord pour la construction de la piscine et du cabanon de jardin, on ne percevait pas ce que la recourante pourrait exiger comme accord supplémentaire de la propriété par étages au stade de la demande de permis de construire et de la signature des plans, en application de l'art. 108 de la loi vaudoise sur l'aménagement du territoire et les constructions. Enfin, la recourante, qui n'était plus titulaire d'aucun titre de propriété sur la parcelle n° 966 et dont le droit d'emption était soumis à la réalisation d'une condition qui faisait défaut et qui était impossible à satisfaire avant son échéance fixée au 1er novembre 2020, n'avait pas à signer la demande de permis de construire comme elle le soutenait. Pour le surplus, la recourante n'invoque aucun grief relevant de la police des constructions à l'encontre du projet.