Citation: 1B_648/2022 E. 2.2

2.2. S'agissant tout d'abord de la violation du droit d'être entendu alléguée en lien avec les données rétroactives qui ne figureraient pas au dossier, il ressort des déterminations du Ministère public adressées à la Cour de céans que les pièces ont été versées au dossier le 16 décembre 2022, au même moment où le recourant a été informé qu'il avait fait l'objet d'une mesure de surveillance rétroactive. Dès lors, l'autorité précédente a eu accès à ces données avant de rendre son arrêt entrepris le 23 décembre 2022. Il en va a priori de même du recourant, qui ne conteste pas qu'elles ont été versées au dossier dans l'intervalle, respectivement ne fait pas valoir que son accès lui aurait été refusé depuis lors. Pour le reste, le recourant ne fait pas état d'autres pièces qui ne se trouveraient pas au dossier. Cela étant, la Cour de céans ne voit pas quelle influence la prétendue violation du droit d'être entendu du recourant a pu avoir sur l'issue de la procédure et ce dernier ne le précise pas; dès lors, il n'y aurait en tout état pas lieu d'annuler l'arrêt entrepris pour ce motif (cf. à ce sujet ATF 143 IV 380 consid. 1.4.1; arrêt 1B_407/2022 du 20 décembre 2022 consid. 4).