Citation: 2A.76/2007 12.06.2007 E. C

Y.________ et X.________ ont porté leur cause devant le Département fédéral de justice et police (ci-après: le Département fédéral). Ils faisaient valoir que le regroupement souhaitable de X.________ et de ses enfants était impossible si Y.________ ne remplaçait pas au foyer reconstitué la mère absente. X.________, enseignant dans une école privée, ne pouvait pas, à cause de son travail, assurer en permanence une présence auprès des enfants, alors que A.________ nécessitait dès sa naissance des soins particuliers et que B.________ avait toujours été placée, sauf lorsque Y.________ était là. Le 5 mai 2004, le Service de protection de la jeunesse du canton de Vaud a rendu attentif le Département fédéral de l'importance de la présence de Y.________ pour le bon développement socio-éducatif et affectif de son neveu A.________. Ni l'option de séparer A.________ de sa tante, ni celle de l'envoyer au Maroc ne lui serait profitable. De plus, il serait fort probable que si celui-ci restait en Suisse sans sa tante, il devrait être placé en institution spécialisée. Le Service cantonal a indiqué, le 21 juin 2004, qu'il était disposé à tolérer la poursuite du séjour de Y.________ sur son territoire jusqu'à droit connu de la décision du Département fédéral. L'intéressée a par ailleurs obtenu en 2004, 2005 et 2006 un visa de deux mois pour aller passer les vacances d'été au Maroc avec A.________. Dans leurs observations du 16 août 2004, les intéressés ont produit divers rapports et certificats médicaux relatifs à l'état de santé de A.________. Le 12 octobre 2006, ils ont informé le Département fédéral que Z.________ était sous tutelle et qu'elle voyait assez rarement ses enfants. A.________ suivait la deuxième année d'école primaire dans une classe d'enseignement spécialisé, mais il n'était pas placé, et B.________ ne passait que les fins de semaines avec son père et son frère. Par décision du 22 décembre 2006, le Département fédéral a rejeté le recours de Y.________ et X.________ contre la décision de l'Office fédéral du 12 décembre 2003 et confirmé que l'intéressée demeurait assujettie aux mesures de limitation.