Citation: 1P.665/2006 24.10.2006 E. 1

A cela s'ajoute le fait que le recourant est ressortissant français, tandis que son épouse est ressortissante mauricienne. Certes sa femme et ses deux enfants sont domiciliés en Suisse, mais le reste de sa famille (parents, frères, soeurs) réside en France. Il ressort en outre du dossier que sa belle-famille a pris ses distances avec lui. Qui plus est, quand bien même le recourant n'est pas connu de l'Office des poursuites, il a certaines dettes. Le jugement du Tribunal pénal le condamne au demeurant à payer des indemnités élevées aux victimes. A cet égard, la caution qu'il avait versée a d'ailleurs été cédée aux victimes pour le paiement des indemnités. Dans ces circonstances, l'autorité cantonale pouvait valablement considérer que le risque de fuite était devenu concret.