Citation: 9C_147/2021 E. 5.1.1

5.1.1. Contrairement à ce qu'allègue l'assuré, la juridiction cantonale n'a pas négligé ni minimisé le diagnostic d'état dépressif réactionnel posé en 2006 par le docteur D.________, spécialiste en médecine interne générale et médecin traitant (rapports des 18 août et 22 novembre 2006, notamment). Si le docteur D.________ a certes attesté une incapacité totale de travail depuis le 30 mai 2006 - que l'instance cantonale de recours a dûment prise en compte dans le cadre de son appréciation -, il a fait état d'une évolution favorable sur le plan psychique dans son rapport du 18 août 2006, puis a, par la suite, conclu au recouvrement d'une capacité totale de travail dès le 6 novembre 2006 (rapport du 22 novembre 2006). Dans un rapport établi le 30 janvier 2018, à la demande du mandataire de l'assuré, le docteur D.________ a par ailleurs indiqué qu'en 2006 son patient avait fait une réaction dépressive transitoire et réactionnelle à sa peur d'être licencié à l'époque par sa hiérarchie, en précisant qu'il n'y avait pas eu de diminution fonctionnelle de rendement en raison d'une atteinte à la santé psychique et que si l'assuré avait été en incapacité de travail à différentes reprises avant le 30 septembre 2012, c'était en raison de divers accidents (genoux et chevilles). On ajoutera que l'avis du docteur D.________ est corroboré par celui du docteur E.________ du SMR, qui, dans son rapport final du 27 juin 2007, avait retenu le diagnostic principal d'état après corrections chirurgicales (les 26 janvier 2005 et 30 juin 2006) de troubles de la statique du pied gauche (M21.9) et le diagnostic associé avec répercussion sur la capacité de travail d'état après myocardite aiguë (I40.9). Le médecin du SMR avait en revanche classé le trouble de l'humeur au sein des diagnostics sans répercussion sur la capacité de travail.