Citation: 9C_77/2020 E. 4.1

4.1. Sur la base des pièces comptables déposées durant la procédure, la juridiction cantonale a constaté que les prélèvements effectués par l'associé gérant sur les comptes bancaires de la société intimée pour payer diverses dépenses privées avaient été retranscrits dans le compte 2850 "C/C B.________" (compte courant associé). Elle a considéré que, lorsqu'il était débiteur, un tel compte démontrait que l'associé avait emprunté de l'argent à sa société (qui disposait dès lors à son encontre d'une créance en restitution) et suffisait à établir l'existence d'un prêt au sens des art. 312 ss CO. Elle a en outre retenu que la décision des autorités fiscales (qui avaient admis l'existence d'une dette du montant porté au débit du compte courant associé) corroborait son assertion. Elle en a déduit que les montants prélevés par B.________ devaient être qualifiés de prêt, et non de salaire, mais qu'ils pourraient être qualifiés différemment en cas d'abandon de créance par la société intimée.