Citation: 9C_235/2024 E. 5.4

5.4. Le recourant ne peut pas davantage être suivi lorsqu'il allègue qu'il présente un besoin d'aide importante et régulière d'autrui pour manger. Il fait valoir à ce propos que les "gestes nécessaires pour avaler un médicament et ensuite boire de l'eau" feraient partie de l'acte "manger". L'argumentation de l'assuré est mal fondée. Selon la jurisprudence constante du Tribunal fédéral, la nécessité d'administrer quotidiennement des médicaments ne fait pas partie de l'acte "manger"; elle doit bien plutôt être prise en compte lorsqu'il s'agit de déterminer si la personne assurée présente un besoin de soins permanents (ATF 116 V 41 consid. 6b et les arrêts cités). Or à cet égard, il ressort des constatations de l'instance précédente, non contestées par le recourant, que la caisse de compensation intimée a admis que l'assuré présentait un besoin de soins permanents, compte tenu précisément de la nécessité que son épouse lui donne chaque matin son premier comprimé du médicament "Madopar". C'est également en vain que le recourant se prévaut du fait que son épouse lui sert son petit-déjeuner au lit afin qu'il ne soit pas obligé d'attendre 10 heures, soit l'heure à partir de laquelle le médicament "Madopar" fait effet et lui permet de pouvoir se mettre à table. Certes, comme le fait valoir l'intéressé, l'acte ordinaire de la vie "manger" comprend l'aide consistant à apporter un des repas principaux au lit en raison de l'état de santé de la personne assurée (cf. arrêt 9C_346/2010 du 6 août 2010, consid. 3 et 5). En revanche, le fait de devoir reporter l'heure du petit-déjeuner parce que l'assuré ne peut pas se mettre à table avant 10 heures ne permet pas retenir un besoin d'aide pour accomplir l'acte "manger", puisque ce n'est pas le fait de manger qui est concerné par l'aide, mais celui de pouvoir se mettre à table, lequel fait partie de l'acte ordinaire de la vie "se lever/s'asseoir/se coucher". À cet égard, le recourant ne conteste pas que la caisse de compensation et à sa suite, les premiers juges, ont admis qu'il présentait un besoin d'aide régulière et importante d'autrui pour "se lever/s'asseoir/se coucher/changer de position" depuis janvier 2018. Il ne conteste pas non plus les constatations cantonales relatives à l'acte "manger", selon lesquelles une aide d'autrui est nécessaire uniquement pour couper la nourriture dure. Or une telle aide n'est pas suffisante pour admettre une impotence en lien avec l'acte ordinaire de la vie "manger" (cf. arrêts 9C_138/2022 du 3 août 2022 consid. 4.2.3; 8C_30/2010 du 8 avril 2010 consid. 6.2).