Citation: 9C_100/2017 E. 5.3

5.3. Le raisonnement développé par l'intimée met en évidence le fait que les premiers juges n'ont à aucun moment examiné si les atteintes à la santé présentées au début de la seconde hospitalisation à la D.________ Clinic, qui a tout de même duré du 13 au 22 mai 2013, nécessitaient un traitement médical urgent, ou pas; leurs constatations à ce sujet font défaut. Par rapport aux motifs évoqués dans le jugement cantonal, on précisera que l'amélioration survenue le 9 mai 2013 et qui a permis la sortie de l'hôpital n'exclut en rien une dégradation soudaine ou progressive de la situation les jours suivants. On ajoutera que le temps qu'a duré la première hospitalisation, dont le caractère urgent a été admis tant par l'assureur recourant que par le tribunal cantonal, ne pouvait pas forcément être mis à profit par l'intimée pour organiser le rapatriement de son mari dans la mesure où elle ignorait le temps qui serait nécessaire au règlement de la situation d'urgence. On rappellera encore que l'absence de constatations médicales ne permet pas non plus de déterminer si un rapatriement juste après la première hospitalisation était approprié, ou pas. Dans ces circonstances, il convient d'annuler le jugement cantonal et de renvoyer la cause à la juridiction cantonale pour qu'elle examine si les conditions de l'art. 36 al. 2 OAMal en relation avec la seconde hospitalisation à la D.________ Clinic du 13 au 22 mai 2013 sont réalisées et rende un nouveau jugement sur le devoir de l'assureur recourant de rembourser à l'intimée au maximum 7'783 fr. (art. 107 al. 1 LTF) à ce titre.