Citation: 8C_646/2023 E. 5.2

5.2. Par surabondance, les juges cantonaux ont estimé que l'existence d'un lien de causalité paraissait douteuse. Certes, le docteur E.________ affirmait qu'une problématique acouphénique avait augmenté à la suite d'une manoeuvre ostéopathique violente et mentionnait une probable atteinte cochléo-vestibulaire droite, mais il ne motivait nullement sa prise de position. Quant à la doctoresse G.________, spécialiste en oto-rhino-laryngologie et médecin traitant, elle avait évoqué un acouphène somatosensoriel lié à une atteinte à la tête et au cou, étant donné que les examens réalisés n'avaient mis en évidence aucune atteinte particulière (examen ORL, examen du conduit, rhinoscopie, test audiométrique et IRM cérébrale). Toutefois, elle mentionnait uniquement que des séances de physiothérapie avaient eu lieu et que des plaintes avaient été exprimées par la suite. Selon les premiers juges, cette constatation ne permettait pas d'admettre l'existence d'un lien de causalité naturelle, dès lors que cela correspondait à un raisonnement de type post hoc ergo propter hoc, inadmissible selon la jurisprudence (ATF 119 V 335 consid. 2b/bb). Il en allait de même des autres avis au dossier qui ne mentionnaient aucun élément objectif qui n'aurait pas été pris en compte par les médecins-conseils concluant qu'il était peu probable que le massage dans la région cervicale ait déclenché un acouphène et que les rapports médicaux au dossier n'apportaient aucun élément permettant d'en attester.