Citation: 1B_402/2016 E. A

Le 16 août 2016, A.________, ressortissant français, a été placé en détention provisoire pour une durée de deux mois pour les chefs d'infraction d'abus de confiance (art. 138 CP) et de circulation sous défaut d'assurance responsabilité civile (art. 96 LCR). Il lui était principalement reproché d'avoir encaissé des loyers pour le compte de trois clients, à l'enseigne de sa raison individuelle "B.________" et d'en avoir conservé la plus grande partie pour l'utiliser à des fins personnelles. Lors de la demande de mise en détention, le Ministère public de la République et canton de Genève s'était également prévalu de charges en lien avec une infraction de faux dans les titres (art. 251 CP) par rapport à un contrat de bail stipulant un loyer supérieur à celui fixé par le bailleur. Préalablement, différentes plaintes pénales ont été déposées notamment entre septembre 2015 et février 2016 et le préjudice allégué subi par les parties plaignantes avoisinerait les 240'000 francs. Au cours de l'instruction, A.________ a été entendu par la police, le Ministère public et le Tribunal des mesures de contrainte (Tmc). Le 6 septembre 2016, le Tmc a refusé la demande de mise en liberté déposée par le prévenu, considérant que les charges d'abus de confiance étaient toujours suffisantes et qu'il existait des risques de fuite, de collusion et de réitération.