Citation: 6B_284/2022 E. 2.2.4

2.2.4. Enfin, le recourant requiert la production des emails de transmission accompagnant la communication du rapport de police du 28 novembre 2018, d'un mandat d'amener du 28 novembre 2018 et d'un rapport de renseignement du 6 juin 2018. Les pièces envoyées figurent au dossier. La cour cantonale a retenu à juste titre qu'il n'y avait pas lieu d'ordonner la production des emails par lesquels ces documents auraient été communiqués. En effet, il n'est pas établi qu'ils existent, étant rappelé que le ministère public et la police communiquaient régulièrement par téléphone et que le ministère public pouvait aussi donner des instructions par téléphone. Pour le surplus, comme dans les autres cas, la cour de céans ne voit pas quelle influence ces emails d'accompagnement pourraient avoir sur l'issue de la procédure. Le recourant affirme à nouveau que ces échanges seraient utiles afin d'apprécier la réelle étendue des enquêtes déployées par la BRIC, dès lors qu'il existe des soupçons réels et concrets que cette brigade ait pu recueillir des preuves de manière illicite et/ou omettre de mentionner au dossier des éléments potentiels à décharge. Cette seule affirmation, qui ne repose sur aucun élément, ne satisfait toutefois pas aux exigences de précision et de clarté posées à l'art. 106 al. 2 LTF, de sorte que l'argumentation du recourant est irrecevable.