Citation: C 320/02 05.02.2004 E. 5

Après avoir négligé de faire acte de candidature auprès de la société S.________ SA visée par l'assignation du 6 novembre 2001, l'intimé n'a pas repris contact avec la société L.________ SA en dépit de l'assignation du 21 février 2002. Ainsi que l'a retenu à bon droit le Groupe réclamations, l'envoi de son dossier de candidature à cette deuxième société, en décembre 2001, ne le dispensait pas de se renseigner auprès de cet employeur potentiel sur ses intentions, deux mois plus tard. Il apparaît, en effet, qu'en raison des fêtes de fin d'année et du rejet d'une demande d'autorisation de travail pour un travailleur frontalier, l'entreprise avait dû relancer son offre auprès de l'Office cantonal de l'emploi. A cette date, la personne chargée de cette tâche n'avait pas fait le lien avec la candidature de l'assuré, restée en suspens. En ne prenant pas contact avec l'entreprise, l'intimé s'est privé d'une possibilité d'obtenir un emploi convenable, ce qui lui aurait permis de mettre fin à son chômage. Les deux décisions administratives étaient donc en principe justifiées, contrairement à l'avis des premiers juges. Le fait que le litige ne porte que sur l'examen du bien-fondé de la deuxième décision ne change rien à cette appréciation.