Citation: 6B_1189/2021 E. 3.6

3.6. Enfin, contrairement à ce que semble soutenir le recourant, la cour cantonale ne s'est pas uniquement fondée sur les déclarations crédibles de l'intimée, mais a relevé que celles-ci étaient corroborées par plusieurs éléments de preuves matérielles. Tout d'abord, comme susmentionné, le rapport d'expertise a mis en évidence des ecchymoses et dermabrasions, ainsi que des douleurs au moment de l'introduction du spéculum, un érythème au niveau de la fourchette postérieure et un érythème au pourtour de l'urètre (cf. supra consid. 2.3.2). S'agissant des prélèvements réalisés, de la salive a été retrouvée sur les deux seins de l'intimée avec une probabilité d'un sur un milliard que ce ne soit pas celle du recourant. Par ailleurs, les déclarations de l'intimée ont également été confirmées par la présence de son briquet sous le siège arrière gauche du véhicule du recourant, par son pantalon qui était effectivement déchiré à l'entrejambe après les faits, ou encore par la précision qu'elle a apportée au sujet du dysfonctionnement de la portière arrière du véhicule du recourant. En outre, les traces de terre prélevées contre la portière arrière droite du véhicule témoignent également de la configuration décrite par l'intimée (cf. supra consid. 2.2.2). Enfin, l'analyse des relevés des antennes de téléphonie activées par le recourant le jour des faits atteste que celui-ci a attendu l'intimée en contrebas de la Fondation D.________ entre 14h00 et 14h30, puis qu'il avait circulé entre 14h31 et 14h39 - activant plusieurs antennes - avant de demeurer durant 20 minutes à la même antenne, à la proximité du lieu des faits.