Citation: 1P.27/2006 12.07.2006 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 131 II 571 consid. 1 p. 573; 131 I 145 consid. 2 p. 147, 153 consid. 1 p. 156 et les arrêts cités). 1.1 Dans le cadre de son écriture, intitulée "recours de droit public", le recourant soulève un grief relatif à la loi fédérale du 23 juin 2000 sur la libre circulation des avocats (LLCA; RS 935.61). Invoquant l'art. 12 LLCA, il se plaint du fait que l'avocat des intimés représente des parties entre lesquelles il existerait un conflit d'intérêt; il reproche à l'autorité attaquée d'avoir nié de manière insoutenable l'existence de ce conflit. Dans la mesure où la LLCA ressortit au droit public de la Confédération, ce grief devrait être soulevé par la voie du recours de droit administratif conformément aux art. 97 ss OJ, ce que le recourant demande d'ailleurs à titre subsidiaire. Dans la mesure où le recours répond aux exigences des art. 97 ss OJ, il est susceptible d'être converti à cet égard (ATF 127 II 198 consid. 2a in fine p. 203). Il y a toutefois lieu de constater que la question soulevée est étrangère à l'objet du litige. Elle relève en effet de la procédure disciplinaire, qui est du ressort de l'autorité cantonale de surveillance des avocats (art. 17 ss LLCA). Le recourant n'a pas agi par cette voie et ne prétend au demeurant pas que la violation alléguée enfreindrait arbitrairement une règle cantonale de procédure applicable en l'espèce. Il n'y a donc pas lieu d'entrer en matière sur ce grief, qui doit être déclaré irrecevable. 1.2 En tant qu'il confirme l'irrecevabilité des griefs formés par le recourant à l'encontre de l'autorisation de construire litigieuse, l'arrêt querellé présente un caractère final (art. 87 OJ). Dès lors que le recours porte uniquement sur ce point, il est recevable à cet égard. 1.3 La qualité pour agir par la voie du recours de droit public est définie à l'art. 88 OJ. Ce recours est ouvert uniquement à celui qui est atteint par l'acte attaqué dans ses intérêts personnels et juridiquement protégés. Le recours formé pour sauvegarder l'intérêt général ou ne visant qu'à préserver des intérêts de fait est en revanche irrecevable (ATF 129 I 113 consid. 1.2 p. 117; 129 II 297 consid. 2.1 p. 300; 126 I 43 consid. 1a p. 44 et les arrêts cités). En l'occurrence, le recourant dénonce une application arbitraire de normes régissant la procédure de mise à l'enquête qui le protègent, au moins accessoirement, dans ses intérêts de voisin direct de la parcelle litigieuse. Pour le surplus, dès lors que le recourant se prévaut de ses droits de partie en invoquant une violation de son droit d'être entendu, il a un intérêt juridiquement protégé, au sens de l'art. 88 OJ, à obtenir l'annulation de l'arrêt attaqué. 1.4 Le grief relatif à la qualité de partie du "Bureau d'architecture C.C.________ et D.C.________" doit être déclaré irrecevable, dans la mesure où le recourant n'explique pas quel droit constitutionnel serait violé à cet égard, ce qui n'est pas conforme aux exigences minimales de motivation posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261, 26 consid. 2.1 p. 31; 125 I 71 consid. 1c p. 76). 1.5 Le recourant sollicite la mise en oeuvre d'une inspection locale. Cette mesure d'instruction ne se justifie cependant pas, vu la nature essentiellement procédurale des questions litigieuses.