Citation: 2A.153/2000 18.04.2000 E. C

C.- Le 14 mars 2000, le Service cantonal a demandé la prolongation, pour six mois au plus, de la détention de l'intéressé. Interrogé le 27 mars 2000 par le Tribunal cantonal, X.________ s'est opposé à cette requête et a sollicité sa libération immédiate, tout en réaffirmant son refus de coopérer à l'obtention de documents d'identité. Par ailleurs, il a réclamé une expertise médicale, au motif qu'il avait perdu beaucoup de poids et se sentait déprimé. De son côté, le Service cantonal a indiqué s'être adressé le 10 décembre 1999 à Interpol Algérie et le 6 février 2000 à Interpol Tunisie et Maroc afin de procéder à l'identification de l'intéressé. Statuant le même jour, le Tribunal cantonal a autorisé la prolongation, pour six mois au plus, de la détention de X.________, au motif que des obstacles particuliers, à savoir les difficultés à établir son identité et à obtenir un laissez-passer en sa faveur, empêchaient provisoirement l'exécution du renvoi. Il soulignait à cet égard que, selon la pratique, les demandes de laissez-passer en faveur de Tunisiens, de Marocains ou d'Algériens aboutissaient généralement assez vite lorsque les détenus coopéraient à l'établissement de leur identité, de sorte que le retard apporté au renvoi de l'intéressé ne pouvait être imputé aux autorités cantonales. Enfin, il informait X.________ qu'il ne pourrait réitérer une demande de levée de détention avant un délai de deux mois courant dès la date de notification de l'arrêt. Le 3 avril 2000, le Consulat d'Algérie a informé la police cantonale de l'échec de ses recherches d'identification, les renseignements fournis étant probablement faux.