Citation: 6B_1168/2019 E. 2.4

2.4. L'autorité précédente a exposé que s'il existait une garantie, pour les détenus, de disposer de services médicaux et psychiatriques en prison, ainsi qu'une garantie - pour eux - de pouvoir être transférés dans un établissement approprié en cas de besoin de soins médicaux spécialisés, il n'existait en revanche pas de droit au libre choix du médecin. Dans le canton de Vaud, il appartenait au SMPP, mandaté par le Service pénitentiaire conformément à l'art. 33a LEP/VD, d'assurer l'ensemble des prestations médicales nécessaires au détenu, ce service pouvant faire appel à un praticien externe lorsqu'il n'est pas à même de fournir lui-même les prestations. Le SMPP présentait donc toutes les garanties médicales nécessaires et le recours à un tel service ne violait aucune garantie constitutionnelle ou liberté fondamentale. En l'occurrence, le SMPP avait proposé à la recourante une consultation à l'Hôpital ophtalmique G.________, qui faisait partie de son réseau, proposition à laquelle l'intéressée n'avait pas donné suite. Pour le reste, il apparaissait que la recourante présentait un important risque de fuite, voire de récidive, de sorte que la décision de l'OEP n'était pas critiquable.