Citation: 1F_8/2016 E. 3

Le requérant reproche au Tribunal fédéral d'avoir erronément retenu qu'il voyait un motif de récusation dans le refus du Procureur général d'ouvrir une procédure pénale à l'encontre de C.________ pour instigation à faux témoignages sur la base de la pièce produite le 12 mai 2015, alors que les faits dénoncés visaient non pas le plaignant mais l'un de ses anciens mandants. Cette erreur justifierait la révision de l'arrêt litigieux en application de l'art. 121 let. d LTF. Le fait que l'infraction d'instigation à faux témoignages viserait comme auteur possible non pas C.________, comme l'a retenu la Cour de céans, mais un tiers n'est pas de nature à modifier l'appréciation juridique retenue dans l'arrêt du 2 mars 2016 dont le requérant demande la révision et à entraîner une décision qui lui soit favorable. Le Tribunal fédéral a en effet précisé que s'il considérait que le Procureur général avait tardé à agir ou s'était refusé à ouvrir une procédure pénale, A.________ n'était pas dénué de moyens légaux pour défendre ses droits procéduraux et pouvait à tout moment déposer un recours pour déni de justice ou retard injustifié (art. 393 al. 2 let. a CPP) et que c'était par cette voie et non par celle de la récusation qu'il devait prioritairement réagir (ATF 138 IV 142 consid. 2.3 p. 146). Ces considérations demeurent pleinement valables et justifient à elles seules le rejet du motif de récusation du Procureur général tiré de l'omission de ce magistrat de procéder à l'ouverture d'une procédure pénale pour instigation à faux témoignages. Ainsi, même si le Tribunal fédéral devait avoir retenu à tort que l'accusation d'instigation à faux témoignages visait C.________, il n'en résulte pas pour autant que cette erreur soit pertinente pour apprécier le bien-fondé de la récusation du Procureur général et qu'elle puisse aboutir à l'admission de cette requête. Sur ce point, la demande de révision est mal fondée.