Citation: 6B_1044/2021 E. 3.2

3.2. Dans son appel, le recourant, contestant l'authenticité des documents produits par l'intimé concernant son emploi à V.________, avait effectivement requis la preuve du versement du salaire par E.________ ainsi que la production d'attestations officielles des autorités françaises confirmant que l'emploi en question avait été déclaré. Comme le souligne à juste titre le recourant, l'instance précédente a indiqué à tort qu'il n'avait formulé aucune réquisition de preuve à cet égard. Cela étant, force est de constater que le dossier contient déjà plusieurs documents concernant l'emploi exercé auprès de E.________, en particulier une attestation signée de l'employeur confirmant l'engagement de l'intimé au moment de l'agression, une fiche de salaire ainsi qu'un formulaire pour Pôle emploi. Dans ces conditions, le fait de ne pas avoir donné suite aux réquisitions de preuve du recourant n'apparaît pas arbitraire, étant précisé qu'au vu de la nature de l'emploi et du montant du salaire pour la période comprise entre le 24 et le 31 décembre 2017 (550 euros brut et 430.75 euros net), il n'est pas invraisemblable que le salaire ait été versé en liquide, de sorte qu'une éventuelle absence de preuve d'un virement bancaire n'aurait pas une portée décisive. Il en va de même d'un éventuel défaut de confirmation par les autorités de la déclaration de l'emploi de l'intimé, dès lors qu'il n'est pas à exclure que l'activité ait été effectuée au noir, malgré le formulaire pour Pôle emploi rempli par l'employeur. Le grief du recourant est donc infondé.