Citation: 1C_470/2023 E. 1

Invité à se déterminer, A.________ a nié avoir heurté la conductrice de la trottinette avec son rétroviseur en la dépassant, imputant la perte d'équilibre de celle-ci au revêtement de la route, qui présentait des aspérités, et au manque de concentration de l'intéressée, qui téléphonait en roulant. Il contestait également le rapport de police en tant qu'il mettait en doute la vitesse de 10 km/h qu'il avait annoncée. La présence d'une tache de sang au milieu de la voie de circulation démontrait qu'il avait laissé suffisamment de place à la conductrice de la trottinette lors de son dépassement. Les déclarations de la lésée ne le désignaient au surplus pas comme responsable de l'accident. Il demandait en conséquence qu'il soit renoncé au prononcé d'une mesure administrative. Par décision du 16 septembre 2022, le Service des automobiles et de la navigation a retiré le permis de conduire de A.________ pour une durée d'un mois en application de l'art. 16b al. 2 let. a LCR. Le 23 janvier 2023, le Service des automobiles et de la navigation a confirmé sa décision sur réclamation de A.________. Si la faute pouvait encore être qualifiée de légère, la mise en danger était en revanche moyennement grave puisqu'un accrochage avait eu lieu et que la conductrice de la trottinette avait été blessée et emmenée en ambulance. La durée du retrait correspondait au minimum légal et ne pouvait être réduite. La Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud a confirmé cette décision sur recours de A.________ au terme d'un arrêt rendu le 18 juillet 2023.