Citation: I 349/03 11.09.2003 E. 4

4.1 Sur le plan physique, les experts du COMAI (rapport d'expertise du 31 mars 2000) ont diagnostiqué un status post-néphrectomie gauche, une oesophagite peptique, et un syndrome métabolique (obésité, dyslipidémie mixte, stéatose hépatique, hyperuricémie, probable trouble de la tolérance au glucose). Ces troubles physiques ne permettent toutefois pas d'expliquer les plaintes exprimées par l'assuré et ne constituent pas davantage des atteintes à la santé propres à entraîner une incapacité de travail. Sur le plan psychique, les experts ont diagnostiqué des somatisations multiples (asthénie, épigastralgies, lombalgies) consécutives à des "angoisses de mort secondaires à une néphrectomie et des troubles métaboliques". Néanmoins, ils n'ont pas mis en évidence de "symptomatologie dépressive ni anxieuse justifiable d'un diagnostic psychiatrique". Selon les experts, ces pensées envahissantes empêchent le patient de fonctionner normalement dans son quotidien. Ces médecins ont ainsi fait état d'une diminution de la capacité de travail de l'ordre de 40 %, considérant que ce trouble somatoforme douloureux est assez important pour altérer un fonctionnement professionnel normal. 4.2 Dans sa décision de refus de rente du 27 juillet 2000, l'OAI a considéré que l'assuré ne subissait pas de limitations fonctionnelles ni de troubles psychiatriques. Il a conclu que sa capacité de travail était entière et qu'il ne présentait aucune atteinte à la santé invalidante au sens de l'art. 4 LAI. De leur côté, les premiers juges sont d'avis que l'intéressé souffre d'une atteinte psychiatrique assez "envahissante" pour empêcher un fonctionnement normal. Se fondant sur le rapport d'expertise du COMAI, ils ont considéré que la cause de l'incapacité de travail constatée par les experts était bien la maladie (somatisations correspondant notamment à des angoisses de mort importantes), et non des problèmes d'ordre familial ou professionnel. La juridiction cantonale a ainsi jugé que la capacité de travail de l'assuré était réduite de 40 % dans toute activité et qu'il avait droit à un quart de rente d'invalidité.