Citation: 5A_16/2016 E. B

En date du 26 juin 2012, B.B.________ et D.B.________ ont déposé, en conciliation, une " action en nullité " contre A.________, concluant à l'annulation du testament olographe établi le 15 août 2007 par E.B.________, au motif que celle-ci ne disposait pas de la capacité de discernement nécessaire au moment de rédiger ce document. La tentative de conciliation ayant échoué, la cause a été introduite devant le Tribunal de première instance le 15 janvier 2013. Dans sa réponse du 17 octobre 2013, A.________ a conclu au rejet de la demande et produit en original sept cartes et deux enveloppes portant des dates entre le 1 er août 2004 et le 17 décembre 2007, sur lesquelles figure le texte manuscrit de E.B.________, aux termes duquel, en substance, elle est reconnaissante de l'aide apportée par sa gouvernante et émet le souhait, qu'à son décès, sa maison revienne à celle-ci. Les époux B.________ ont sollicité une expertise graphologique de ces cartes. Lors des audiences des 5 février et 24 mars 2014, le notaire, F.________, et le Dr H.________, ont été entendus en qualité de témoins. A l'issue de l'audience du 24 mars 2014, les époux B.________ ont à nouveau sollicité une expertise graphologique pour vérifier l'authenticité des cartes manuscrites. Dans leurs plaidoiries finales écrites du 2 mai 2014, les époux B.________ ont persisté dans les termes de leur demande et conclu à ce que les six documents établis les 1 er août 2004, 19 mars 2005, 27 septembre 2005, 29 septembre 2006, 30 janvier 2007 et 27 (ou 29) mai 2007 soient annulés, renonçant à l'expertise graphologique. B.a. Par jugement du 14 octobre 2014, le Tribunal de première instance a annulé le testament olographe rédigé le 15 août 2007 par E.B.________ et " par souci de clarté et en tant que de besoin " les documents olographes rédigés par celle-ci entre août 2004 et mai 2007. A.________ a formé appel le 14 novembre 2014, sollicitant l'annulation de ce jugement. B.B.________ étant décédé le 3 avril 2015, ses héritiers, savoir son épouse, D.B.________, et son fils, C.B.________, ont pris sa place et continué le procès. B.b. Statuant par arrêt du 10 novembre 2015, communiqué aux parties le 20 novembre 2015, la Chambre civile de la Cour de justice a confirmé le jugement du 14 octobre 2014 du Tribunal de première instance.