Citation: 8C_662/2023 E. 6.2

6.2. Il n'est pas contesté que le recourant, installé dans le canton de Genève avec sa famille, a passé 200 jours au Kosovo en 2017. Les parties s'opposent en revanche sur le point de savoir si le recourant avait, au sens de la loi, sa résidence habituelle dans le canton de Genève cette année-là. On notera que le recourant a perçu pour l'année 2017 des prestations complémentaires exclusivement cantonales, et non fédérales. L'octroi de ces prestations, ainsi que leur restitution, relève donc du droit cantonal, tout comme les subsides de l'assurance-maladie. Dès lors, en la présente procédure, le Tribunal ne peut revoir les questions de droit que sous l'angle restreint de l'arbitraire (cf. consid. 2.2 supra), comme tel est le cas s'agissant de l'établissement des faits (cf. consid. 2.1 supra). Quoi qu'en dise le recourant, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en considérant qu'il n'avait pas de raisons valables pour avoir séjourné 200 jours au Kosovo en 2017. Elle a exposé, de manière convaincante, que le climat dans ce pays était semblable à celui de Genève, que le recourant avait la possibilité de côtoyer des personnes issues de sa communauté dans la région genevoise - où vivent également son épouse et ses enfants - et qu'il pouvait, si besoin, y trouver un environnement calme et apaisant. Le recourant, qui ne prend pas position sur ces éléments pertinents, ne les dément pas. Il se contente, de manière purement appellatoire, de répéter que ses séjours au Kosovo amélioreraient son état de santé, sans expliquer concrètement pour quelles raisons il ne pourrait pas trouver à Genève des conditions de vie similaires à celles prévalant dans son pays d'origine, étant rappelé que la Suisse abrite une importe communauté kosovare. En outre, comme sous-entendu par les juges cantonaux, les médecins du recourant n'ont pas fait état d'une diminution de ses souffrances qui puisse être objectivable. Pour le reste, le recourant ne conteste pas qu'à défaut d'une résidence habituelle dans le canton de Genève en 2017, il n'a pas droit aux prestations complémentaires cantonales et, en corollaire, pas droit non plus aux subsides de l'assurance-maladie. Il ne prétend pas davantage que les conditions à la restitution des prestations indûment touchées ne seraient pas réunies.