Citation: BGE 149 I 343 E. 7.2.1

Dans la mesure où la contribuable invoque, dans le cadre de son droit d'être entendue, que la décision reviendrait à nommer "un juge de l'ombre" et à violer l'art. 30 al. 1 Cst., son grief tombe à faux, puisque l'intimée n'est pas soumise aux exigences prévues par cette disposition (consid. 6 supra). BGE 149 I 343 S. 353 C'est le lieu d'ajouter que la Commission communale de recours est tenue de respecter les garanties générales de procédure prévues parl'art. 29 al. 1 Cst., qui n'impose pas l'indépendance et l'impartialité comme maxime d'organisation (ATF 140 I 326 consid. 5.2 et les références). A la suite des premiers juges, on ne voit pas que, sous cet angle, le mandat confié par l'intimée à un tiers extérieur pour l'assister dans la procédure serait problématique à ce stade. Ce tiers, qui n'est pas un membre de la Commission communale de recours, n'est pas autorisé à participer à la décision qu'elle est appelée à rendre. Son rôle ne peut pas aller au-delà de celui d'un conseiller qui assiste ladite commission dans les travaux préparatoires en vue du prononcé de la décision, ce que souligne du reste celle-ci en indiquant qu'il s'agit d'un "mandat de conseil" qui se concentre "sur la garantie d'une procédure irréprochable". Il va sans dire que la Commission communale de recours ne peut en aucun cas déléguer le pouvoir de décision au mandataire externe, puisqu'il lui appartient à elle seule, de par la loi, de se prononcer sur le recours qui lui a été soumis selon les modalités prévues par celle-ci. Une telle délégation de la tâche juridictionnelle administrative requerrait un fondement légal qui fait défaut en l'occurrence. Pour ce motif déjà, le parallèle qu'a fait la juridiction cantonale avec la position d'un greffier-juriste n'est pas correct, puisque la fonction et les attributions de celui-ci - dont en principe le droit de faire usage de sa voie consultative - reposent sur des règles claires de l'organisation judiciaire (comp. ATF 115 Ia 224 consid. 7b; cf. aussi ATF 124 I 255 consid. 3c/aa). Etant donné que l'intimée ne dispose apparemment pas de collaborateurs juridiques susceptibles de l'appuyer dans certaines tâches préparatoires, elle est en droit de recourir aux services d'un mandataire juridique externe, ce qui ne constitue pas une démarche inhabituelle pour une autorité administrative. Dès lors que ce mandataire n'a pas de compétence décisionnelle et en l'absence de tout indice que le rôle que lui attribue l'intimée dépasserait celui de conseiller pour les travaux préparatoires à la décision, il n'y a pas d'atteinte aux garanties de l'art. 29 al. 1 Cst. (comp. quant à la récusation en cas d'absence de pouvoir décisionnel, arrêt 2C_37/2010 du 14 juin 2010 consid. 3.5).