Citation: 1B_443/2013 E. 2

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis. Le recours en matière pénale est notamment subordonné à l'existence d'un intérêt juridique actuel à l'annulation de la décision entreprise (art. 81 al. 1 let. b LTF). En l'occurrence, l'audition du 9 juillet 2013 à laquelle Me A.________ n'a pas pu assister a déjà eu lieu. Toutefois, la requête du recourant tendant à ce que cet avocat puisse assurer sa défense n'est pas limitée à cette seule audition. L'arrêt attaqué a d'ailleurs une portée plus large puisqu'il entérine l'exclusion de Me A.________ aux audiences d'instruction devant avoir lieu dans la procédure pénale, de sorte que l'on peut admettre que le recourant dispose d'un intérêt juridique actuel et pratique à son annulation et à ce qu'il soit fait droit à sa conclusion tendant à ce que Me A.________ soit autorisé à défendre ses intérêts dans la procédure pénale et à assister à tous les actes d'instruction et aux auditions. L'arrêt attaqué ne met pas fin à la procédure pénale ouverte contre le recourant et revêt un caractère incident. S'agissant d'une décision qui n'entre pas dans le champ d'application de l'art. 92 LTF, il ne peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral que s'il est susceptible de causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b LTF). Cette dernière hypothèse n'entre pas en considération en l'espèce. Quant à l'art. 93 al. 1 let. a LTF, il suppose, en matière pénale, que la partie recourante soit exposée à un dommage de nature juridique, qui ne puisse pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision qui lui serait favorable (ATF 137 IV 172 consid. 2.1 p. 173). Il incombe à la partie recourante d'alléguer et d'établir la possibilité que la décision préjudicielle ou incidente lui cause un tel dommage (ATF 134 III 426 consid. 1.2 p. 429), à moins que celui-ci ne fasse d'emblée aucun doute (arrêt 8C_473/2009 du 3 août 2009 consid. 4.3.1 in SJ 2010 I p. 37). Le recourant tient cette condition pour réalisée sans autre motivation. Or, l'existence d'un préjudice irréparable n'est pas manifeste dans le cas particulier. Le recourant est en effet déjà assisté de trois autres avocats de choix, qui sont en mesure d'assumer efficacement la défense de ses intérêts dans la procédure pénale. On ne voit pas en quoi le refus au demeurant provisoire des autorités judiciaires pénales d'autoriser un quatrième avocat à le représenter pourrait lui causer un dommage irréparable. A tout le moins, il appartenait au recourant de l'expliquer clairement, ce qu'il a omis de faire. Les conditions posées à l'art. 93 al. 1 LTF pour que le Tribunal fédéral entre en matière ne sont pas réalisées.