Citation: 4A_219/2008 13.08.2008 E. 3

3.1 Après avoir exposé la nature de la peine conventionnelle insérée dans la lettre de confidentialité du 27 novembre 2003, la recourante soutient que l'intimée a violé son engagement en prenant contact avec un client, soit V.________, sans garder la plus absolue discrétion sur les pourparlers qui étaient en cours. Elle en déduit que sa partie adverse doit acquitter la clause pénale convenue. Pour ne pas l'avoir retenu, la cour cantonale a transgressé le droit fédéral. Tout au plus, cette autorité aurait pu faire application de l'art. 163 al. 3 CO en réduisant la peine conventionnelle si elle la trouvait excessive. 3.2 La cour cantonale a retenu en fait (art. 105 al. 1 LTF) que la demanderesse n'a pas prouvé que la défenderesse a violé d'une quelconque façon l'accord de confidentialité du 27 novembre 2003. L'exigibilité de la clause pénale étant soumise à l'inexécution ou à l'exécution imparfaite du contrat principal (cf. art. 151 al. 2 et 160 al. 1 CO), il n'est nul besoin de longues explications pour reconnaître qu'elle n'est pas due en l'espèce, comme l'a bien vu la Cour civile. Quant au point de savoir si la peine conventionnelle est excessive, il n'a pas sa raison d'être, puisque l'obligation principale que cette clause renforce n'a pas été violée (Felix R. Ehrat, Commentaire bâlois, 4e éd., n. 11 ad art. 163 CO).