Citation: 6B_1056/2018 E. A

A.a. En janvier 2016, X.________ venait d'acquérir trois garages mobiles qu'il avait commandés sur internet. Souhaitant les déplacer de B.________ à C.________ (VD), il a fait appel aux services de la société anonyme D.________ AG, dont A.________ était l'administrateur-président, moyennant le prix de 2200 fr. par garage, TVA en sus. Le transport a été effectué les 14 et 15 avril 2016. Le 10 mai 2016, D.________ AG a adressé à X.________ une facture portant sur 7128 fr., avec un délai de 10 jours pour s'en acquitter. En dépit de courriers de rappels, de l'envoi d'un commandement de payer et de l'engagement oral de X.________ à honorer la facture, celle-ci n'a pas été acquittée. Le 23 décembre 2016, sur instructions de A.________, trois employés de D.________ AG se sont rendus à C.________, ont emporté les garages et les ont déplacés au siège de la société, à E.________ (FR). A.b. Le même jour, X.________ a déposé plainte pour vol. A.c. Entendu par la police, A.________ a déclaré qu'après avoir essayé de contacter téléphoniquement X.________ à plusieurs reprises, il était finalement parvenu à l'atteindre vers la mi-décembre 2016. A cette occasion, il lui avait proposé de venir chercher les trois garages en guise de paiement, ce que le plaignant avait accepté. Egalement entendu par la police, X.________ a nié l'existence d'un arrangement avec A.________, selon lequel il lui donnait les garages en contrepartie du paiement des frais de transport. Il a par ailleurs expliqué qu'il était sous le coup d'un sursis concordataire et que, durant ce sursis, soit jusqu'à la fin de l'année 2016, il ne pouvait pas effectuer de paiements. Il en avait informé A.________ avant la conclusion du contrat, lequel avait néanmoins accepté d'effectuer le transport dans ces conditions.