Citation: 1B_134/2020 E. 3.2.6

3.2.6. Se prévalant encore d'une violation du principe de la subsidiarité (art. 269 al. 1 let. c CPP), le recourant estime que le MPC n'a pas démontré que d'autres mesures étaient restées sans succès et étaient vouées à l'échec. Il ressort de la décision attaquée que, dès le 7 novembre 2016, soit avant même le dépôt de la plainte E.________ Ltd., le MPC avait chargé la PJF de procéder à l'audition de J.________, épouse du prévenu et prétendue ayant droit économique de G.________ AG, en qualité de personne appelée à donner des renseignements dans le but de clarifier les circonstances de la vente portant sur les participations de F.________ AG entre D.________ AG et G.________ AG. Le 6 décembre 2016, la PJF avait notifié un mandat de comparution à l'intéressée à l'adresse officielle du couple B.________ à U.________ (ZH). En retour, la PJF avait reçu une lettre de la mère du prévenu, indiquant que J.________ se trouvait à Chypre. Après d'autres tentatives infructueuses, notamment un passage de la PJF au domicile suisse du couple, le mandataire de l'intéressée avait informé la PJF, le 27 janvier 2017, que celle-ci était à l'étranger auprès de son époux gravement malade, de sorte qu'elle ne pouvait être entendue en l'état (cf. décision attaquée, consid. 8.4.1 p. 15; dossier de la Cour des plaintes, act. 3.1, annexe n° 13). L'audition de l'épouse du prévenu étant difficile à exécuter dans un délai raisonnable, le MPC avait choisi d'entendre le recourant. Celui-ci avait néanmoins indiqué, le 6 avril 2017, qu'il faisait usage de son droit de refuser de collaborer et qu'il n'était pas prêt à être entendu. Le MPC ayant néanmoins notifié un mandat de comparution au recourant pour une audition prévue le 25 avril 2017 en qualité de personne appelée à donner des renseignements, ce dernier avait expliqué ne pas être disponible à cette date. Il avait finalement été cité à comparaître le 4 mai 2017 (cf. décision attaquée, consid. 8.4.2 p. 15 s.). Dans ce contexte, et dès lors que le prévenu donnait l'impression de faire influence sur son épouse et son fils afin qu'ils se soustraient aux auditions, il apparaît, comme l'a relevé la cour fédérale, que seule la mesure de surveillance litigieuse devait permettre de faire la lumière sur les faits poursuivis. Le principe de subsidiarité n'a dès lors pas été violé. De surcroît, comme on va le voir (cf. consid. 3.3.5 infra), cette mesure devait servir à localiser le prévenu, ce que la seule surveillance du raccordement connu en mains de ce dernier ne permettait pas.