Citation: 5A_666/2023 E. 1

Les règles relatives au séquestre s'appliquant par analogie à l'inventaire, la solution retenue doit être reprise pour la validation du séquestre. Elle est en effet en tous points justifiée. Elle participe à la célérité imposée au créancier en la matière (ATF 135 III 551 consid. 2.3). En outre, comme l'avait relevé le Tribunal fédéral dans l'arrêt précité en se fondant sur l'ATF 143 III 38 et comme l'a aussi motivé l'autorité cantonale, le point de départ du délai de vingt jours pour introduire l'action en libération de dette, soit l'action portant, comme celle en reconnaissance de dette, sur le fond de la créance, suit la même règle. Ce point de départ est fixé par la notification de la décision de première instance, sauf si l'effet suspensif a été accordé au recours contre le jugement de mainlevée (cf. aussi arrêt 5A_190/223 précité consid. 6.3). Ainsi, le délai de dix jours pour intenter une action en reconnaissance de la dette court dès la notification de la décision de mainlevée provisoire. Il n'est suspendu par un recours contre celle-ci que si la partie recourante obtient que son recours soit assorti de l'effet suspensif.