Citation: 6B_1126/2023 E. 3.2

3.2. La recourante reproche également à la cour cantonale d'avoir déduit des activités sur son téléphone à 23.41 heures (rédaction d'une note) et à 2.42 heures (réponse à un message reçu à 2.40 heures) qu'elle ne dormait pas profondément entre ces deux occurrences, alors qu'aucune analyse du sommeil ne confirmait un tel constat. Ce n'est pourtant pas ce que dit la cour cantonale, qui se limite à observer que la réception d'un message de son amie E.________ à 2.40 heures et le retour de son compagnon à la maison peu après 3 heures avaient suffi à réveiller la recourante par deux fois lors de cette même nuit, si bien qu'il n'était pas crédible que l'agression brutale de D.________ presque au-dessus d'elle, avec les portes des deux chambres entrouvertes, ne la tire pas de son sommeil. De plus, la recourante avait déclaré qu'elle n'avait rien vu ni entendu et qu'elle avait dormi profondément pendant la période où elle était restée seule avec D.________, soit entre 23.00 et 03.00 heures, allant même jusqu'à évoquer un "trou noir", un "black out", "comme morte", "comme un somnanbulisme" (arrêt entrepris, consid. 3.4.3 p. 11). Or, comme l'a relevé la cour cantonale, ces déclarations étaient contredites par l'activité de la recourante sur son téléphone portable à 23.41 heures et à 02.42 heures, sans compter l'élévation d'altitude dont il a été question plus haut. Enfin, la recourante se contente d'affirmer, en se référant à sa motivation produite en appel, qu'elle pouvait avoir un sommeil particulièrement profond. Ce faisant, elle n'établit pas que cet élément de fait a été arbitrairement omis par la cour cantonale, son renvoi à ses écritures cantonales ne constituant pas une motivation recevable (cf. art. 42 al. 1 et 2 LTF; ATF 133 II 396 consid. 3.1; 123 IV 42 consid. 3a; arrêts 6B_1240/2020 du 2 décembre 2020 consid. 5.3; 6B_867/2019 du 9 septembre 2019 consid. 2).