Citation: 6B_929/2020 E. 2

Selon l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours au Tribunal fédéral doivent indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuves, et être signés. En particulier, le recourant doit motiver son recours en exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (cf. art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 88 ss et 115 consid. 2 p. 116 s.; 134 II 244 consid. 2.1 p. 245 s.). En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par la décision litigieuse (ATF 133 IV 119 consid. 6.4 p. 121). En l'occurrence, la cour cantonale a estimé que l'opposition de la recourante était tardive. Celle-ci ne discute pas de cette question mais indique que sa condamnation est fondée sur une erreur du SdC ayant confondu son immatriculation Y.________ avec celle du véhicule ayant commis l'infraction dont l'immatriculation est Z.________. Ce faisant, la recourante discute uniquement le fond du litige et n'expose pas en quoi la cour cantonale aurait violé le droit en confirmant la tardiveté de son opposition. Insuffisamment motivé, son recours est irrecevable. Toutefois, l'écriture de la recourante sera transmise à la cour cantonale pour qu'elle examine si elle remplit les conditions d'une demande de révision au sens de l'art. 410 ss CPP. A cet égard, il est relevé que la recourante n'avait pas connaissance de la photographie radar dans le délai pour former opposition, ce dont la cour cantonale devra tenir compte dans l'examen des conditions de recevabilité d'une demande de révision formée contre une ordonnance pénale (cf. ATF 145 IV 197 consid. 1.1 p. 199; 130 IV 72 consid. 2.3 p. 75 s.; cf. également arrêt 6B_245/2012 du 12 septembre 2012 consid. 1.7). Dans le cadre de son examen, la cour cantonale devra également tenir compte de la jurisprudence selon laquelle il est concevable qu'un fait ou un moyen de preuve soit considéré comme nouveau alors même qu'il ressortait du dossier ou des débats s'il est resté inconnu du juge (en l'espèce le SdC); il ne peut toutefois en être ainsi qu'à la double condition qu'on ne puisse imaginer que le juge ait statué dans le même sens s'il en avait pris connaissance et que sa décision ait été guidée par cette méconnaissance et non par l'arbitraire (ATF 122 IV 66 consid. 2b p. 68 ss). En l'espèce, si la photographie figurait peut-être déjà au dossier du SdC, la cour cantonale devra examiner si elle est restée inconnue de ce service au sens de la jurisprudence précitée.