Citation: 6B_350/2024 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a considéré qu'il était difficilement contestable que l'expulsion mettrait le recourant dans une situation personnelle grave dès lors qu'il souffre de troubles mentaux, qu'il est arrivé en Suisse peu après sa naissance, qu'il bénéficie d'un permis F et qu'il n'a pratiquement plus aucun lien avec la RDC. Elle a cependant jugé qu'au vu de la gravité des infractions commises, de l'important risque de récidive d'actes de même nature et d'une intégration très mitigée - comme le démontraient notamment ses antécédents - l'intérêt public à l'expulsion l'emportait sur l'intérêt privé du recourant à rester en Suisse. En outre, la cour cantonale a estimé que les troubles mentaux dont souffrent le recourant seront traités dans le cadre de la mesure thérapeutique institutionnelle ordonnée, ce qui permettra vraisemblablement de stabiliser son état psychiatrique. De plus, elle a considéré que, comme son renvoi n'interviendra probablement pas avant plusieurs années, on ne saurait préjuger de l'évolution de la situation en RDC, tant sur le plan politique, qu'en terme d'accès aux soins. La cour cantonale a en outre indiqué que l'empêchement du renvoi pour des motifs de santé concerne des cas exceptionnels qui se distinguent de celui du recourant. Elle a enfin ajouté que, compte tenu de la longue durée prévisible de la mesure prononcée, il appartiendra à l'autorité chargée de l'exécution de l'expulsion d'examiner la situation prévalant en RDC au moment du renvoi, en application de l'art. 66d CP.