Citation: 2C_127/2007 25.06.2007 E. 4

Le recourant invoque encore l'art. 8 CEDH pour demeurer en Suisse. 4.1 Un étranger peut, selon les circonstances, se prévaloir de cette disposition pour s'opposer à l'éventuelle séparation de sa famille. Encore faut-il, pour pouvoir l'invoquer, que la relation entre l'étranger et une personne de sa famille ayant le droit de résider en Suisse (c'est-à-dire au moins un droit certain à une autorisation: ATF 130 II 281 consid. 3.1 p. 285) soit étroite et effective (ATF 129 II 193 consid. 5.3.1 p. 211). L'art. 8 CEDH s'applique notamment lorsqu'un étranger peut faire valoir une relation intacte avec son enfant bénéficiant du droit de résider en Suisse, même si celui-ci n'est pas placé sous son autorité parentale ou sous sa garde du point de vue du droit de la famille; un contact régulier entre le parent et l'enfant, par exemple par l'exercice du droit de visite, peut cas échéant suffire (ATF 120 Ib 1 consid. 1d p. 3). 4.2 En l'espèce, le recourant est en instance de divorce et ne vit pas auprès des siens. Il n'allègue pas qu'il bénéficie d'un droit de visite envers son enfant, ni qu'il l'exerce. Il ne peut donc pas se prévaloir d'une relation étroite et effective. Pour le surplus, la protection de la vie familiale garantie par l'art. 8 § 1 CEDH peut être restreinte, au sens du § 2 de cette disposition, si l'ingérence de l'Etat dans la vie familiale est nécessaire, notamment, à la sécurité publique, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales. Or, dans le cas particulier, le risque de récidive du comportement délictueux du recourant est élevé, compte tenu du déni des fautes commises et de l'absence de repentir. La mesure litigieuse est d'ailleurs justifiée, au regard de la préservation de l'ordre et de la sécurité publics, en raison du mépris affiché de manière répétitive par le recourant des règles de droit en vigueur en Suisse. Ce sont d'ailleurs des préoccupations de cet ordre qui ont conduit le juge pénal à ne pas assortir du sursis la mesure d'expulsion ordonnée le 27 mars 2002. L'intérêt public à l'éloignement du recourant l'emporte ainsi manifestement sur l'intérêt privé de celui-ci à demeurer en Suisse. L'autorité intimée a donc appliqué correctement le droit fédéral en confirmant l'expulsion administrative prononcée par le Service de la population.