Citation: I 99/04 27.01.2005 E. 4

4.1 Contrairement à ce que voudrait la recourante, il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation du docteur G.________ quant à la capacité résiduelle de travail. S'il est vrai que le médecin a émis un pronostic réservé quant à la mise en valeur effective de cette capacité, il n'en a pas moins indiqué qu'on pouvait exiger de la recourante qu'elle exerçât une activité adaptée à ses troubles de la santé (soit sans travaux lourds ou accroupis, sans port de charge de plus de 15 kg, ni montées et descentes répétées d'escaliers). Aussi, et conformément au principe selon lequel il appartient à l'assuré d'entreprendre de son propre chef tout ce que l'on peut raisonnablement attendre de lui, pour atténuer les conséquences du dommage imputable à son atteinte à la santé (sur ce principe général du droit des assurances sociales, voir ATF 123 V 233 consid. 3c, 117 V 278 consid. 2b, 400 consid. 4b et les arrêts cités; Gabriela Riemer-Kafka, Die Pflicht zur Selbstverantwortung, Fribourg 1999, p. 57, 551 et 572; Hardy Landolt, Das Zumutbarkeitsprinzip im schweizerischen Sozialversicherungsrecht, thèse Zurich 1995, p. 61), peut-on retenir une capacité de travail de 50 % dans une activité adaptée aux limitations décrites par le docteur G.________. Pour le surplus, la recourante n'apporte aucun élément concret permettant d'établir que sa capacité de travail serait diminuée dans une plus large mesure que celle décrite par ce médecin. Au demeurant, le rapport émanant du docteur F.________ (du 11 avril 2002) ne porte pas sur l'appréciation de la capacité résiduelle de travail de l'assurée, le médecin se limitant à indiquer qu'«une rente [lui] semble justifiée», affirmation qui ne relève du reste pas de l'appréciation médicale qui lui était demandée. 4.2 Au vu des limitations signalées par le docteur G.________, il apparaît que la recourante serait en mesure de continuer à exercer les tâches qu'elle effectuait au service de la société X.________ S. A., mais à temps partiel uniquement. Selon les indications de son employeur (cf. questionnaire pour l'employeur du 28 septembre 2000), il s'agit avant tout d'activités de gérance et de surveillance de projets qui n'impliquent donc aucun travail lourd, en position accroupie ou le port de charges de plus de 15 kg. On peut dès lors retenir que la recourante pourrait mettre à profit sa capacité de travail résiduelle (de 50 %) dans le poste qu'elle occupait jusqu'à la survenance de ses atteintes à la santé, et admettre avec l'office intimé qu'elle serait à même de réaliser un salaire correspondant à la moitié de celui qu'elle gagnait sans invalidité. A titre de revenu d'invalide, on peut se référer aux montants indiqués par l'employeur de la recourante et fixer ce revenu à la moitié du salaire annuel réalisé depuis 1998, à savoir 97'500 fr., ce qui revient à 48'750 fr. Il en résulte un degré d'invalidité de 50 %, tel que retenu par l'intimé et confirmé par les premiers juges. En conséquence, dès lors que le taux d'invalidité peut être déterminé en procédant à une comparaison des revenus avec et sans invalidité, il n'y a pas lieu, contrairement à l'avis des premiers juges, partagé par B.________, de recourir à la méthode extraordinaire d'évaluation de l'invalidité. On rappellera à ce sujet que cette méthode doit être appliquée lorsqu'il n'est pas possible d'établir ou d'évaluer de manière fiable les deux revenus hypothétiques provenant d'une activité lucrative (ATF 128 V 30 consid. 1). Le simple fait - mentionné par les premiers juges - que la recourante travaillait dans l'entreprise de son mari et accomplissait des tâches relativement importantes ne justifie pas en soi le recours à la méthode extraordinaire. Au vu des pièces au dossier, dont il ressort que la recourante est salariée de la société X.________ S. A., les données économiques nécessaires à l'évaluation de l'invalidité ont pu être établies de manière fiable.