Citation: 1C_348/2007 21.12.2007 E. 7

Les recourants se plaignent enfin d'une violation du principe de la proportionnalité exprimé à l'art. 5 al. 2 Cst. ("l'activité de l'Etat doit [...] être proportionnée au but visé"). Ce principe commande selon eux "une mise en balance de l'ensemble des intérêts qui apparaissent pertinents au regard des art. 1 et 3 LAT et 3 OAT, y compris les intérêts privés des propriétaires en ce qui concerne les empiétements sur leurs fonds et l'expropriation qui en serait la conséquence". Les recourants ajoutent que le dossier cantonal est à leurs yeux "gravement lacunaire et déficient au niveau de ses composantes légales nécessaires, en raison du total déficit de coordination 25a LAT et de la tout aussi totale insuffisante instruction du Tribunal administratif au regard de l'art. 33 LAT". En définitive, l'affaire serait "injugeable au niveau de la vérification du respect des exigences de la proportionnalité". Ce grief ne saurait être traité comme un grief de violation de la garantie de la propriété, au motif que des restrictions découlant du plan routier ne seraient pas proportionnées au but visé (cf. art. 26 al. 1 Cst. en relation avec l'art. 36 al. 3 Cst.). En effet, les recourants n'ont pas présenté une argumentation claire et précise dans ce sens (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). Pour le reste, ce grief se confond donc avec les griefs de violation des art. 25a LAT (cf. supra, consid. 6) et 33 LAT (cf. supra, consid. 4). On comprend en effet mal le sens de la référence toute générale, dans ce contexte, à la proportionnalité de l'activité étatique. Il convient donc simplement de renvoyer aux considérants ci-dessus.