Citation: 8C_718/2022 E. A

A.a. Après son engagement en 2002, en qualité d'aspirante du corps des gardes-frontières au sein de l'Administration fédérale des douanes (ci-après: AFD), A.________ a travaillé en tant que garde-frontière auprès de diverses douanes du canton de Genève. Le 1er janvier 2005, elle a été promue appointée garde-frontière. Du 1er mars 2005 au 31 mars 2013, elle a occupé la fonction d'opératrice à la Centrale d'Engagement XXX. Dans ce cadre, elle a été promue caporal garde-frontière le 1er janvier 2007 et sergent suppléante cheffe de team le 1er février 2009. A.b. Le 1er avril 2013, A.________ a été engagée en tant que sous-officier de liaison au Commandement YYY, rattachée au Centre de coopération policière et douanière (CCPD), au grade de sergent-major et en classe 17. Dans le contrat de travail y relatif, il était mentionné que l'affectation à cette place était limitée à une durée de 5 ans avec possibilité de prolongation. A l'échéance du délai, la prénommée a été reconduite dans ses fonctions pour une année supplémentaire jusqu'au 30 septembre 2019. A.c. Afin de trouver un nouvel engagement pour l'employée, divers entretiens ont eu lieu entre celle-ci et sa hiérarchie. Lors d'une discussion du 15 août 2019, l'employeur a proposé la solution suivante: ne pas remettre au concours un poste disponible à la douane de B.________, mais l'attribuer à A.________ à l'échéance de son contrat de travail comme sous-officier de liaison; dans un premier temps et provisoirement, celle-ci serait affectée en surnuméraire au team 2ème ligne du poste à C.________ dès le 1er octobre 2019. Le 23 septembre 2019, l'employeur a établi un contrat de travail de durée indéterminée pour la fonction de suppléante chef de team à la douane de B.________ avec entrée en fonction au 1er octobre 2019. A.________, assistée d'un représentant syndical, a signé le document lors d'une rencontre avec sa hiérarchie le 21 octobre 2019. A.d. Entre-temps, à partir du 22 août 2019, l'employée s'est trouvée en arrêt maladie à 100 %. Elle a repris le travail à 50 % du 9 au 15 septembre 2019 puis a été derechef en incapacité de travail à 100 % dès le 16 septembre 2019. Elle a débuté un suivi psychothérapeutique et psychiatrique auprès de la doctoresse D.________. Dans le cadre du processus de case management prévu au sein de l'AFD en cas d'incapacité de travail des collaborateurs, une séance s'est tenue le 17 septembre 2020 réunissant l'employée, la doctoresse D.________ et l'employeur. A l'occasion de cet entretien, qui avait notamment pour objectif d'établir un pronostic quant à une éventuelle reprise du travail, la médecin psychiatre a évoqué le fait que sa patiente présentait également diverses restrictions d'ordre somatique en lien notamment avec le port de l'uniforme, de la ceinture de charge, de l'arme à feu et du gilet pare-balles. A.e. Par courriel du 21 septembre 2020, l'employeur a alors sollicité une prise de position de son service médical compétent sur l'aptitude de A.________ à exercer la fonction de garde-frontière au regard des restrictions annoncées. Par courriel du même jour, le docteur E.________, médecin-conseil auprès dudit service, a déclaré qu'au vu des problèmes médicaux rencontrés par l'employée, celle-ci devait être déclarée inapte à exercer sa fonction. Toujours par courriel du même jour, le chef de la Douane XXX a informé les ressources humaines qu'avec les transformations de l'AFD, aucune place adaptée à la situation de santé de l'employée ne pouvait lui être offerte à court ou moyen terme, dès lors qu'à l'avenir pratiquement tout le personnel porterait l'uniforme et l'arme de service. A.f. L'AFD a alors proposé à A.________ de signer une convention de résiliation des rapports de travail d'un commun accord pour le 31 août 2021, ce qu'elle a refusé. A.g. Par courrier du 9 décembre 2020, se référant à l'avis d'inaptitude médicale à la fonction de garde-frontière, l'employeur a informé l'intéressée qu'il entendait résilier ses rapports de service à la fin du délai du droit au salaire pour longue maladie ou accident, soit au 31 août 2021, et l'a invitée à se déterminer à ce sujet par écrit jusqu'au 15 décembre 2020 dans le cadre de son droit d'être entendue. A.h. Par décision du 19 février 2021, l'AFD a résilié les rapports de travail de A.________ pour le 31 août 2021 en la libérant de ses fonctions avec effet immédiat, au motif qu'elle était durablement inapte à exercer sa fonction contractuelle de garde-frontière en raison de divers problèmes médicaux. L'employeur lui a également indiqué qu'elle n'avait pas droit à une indemnité de départ.