Citation: 5A_176/2015 E. 2

Le recours constitutionnel peut être formé pour violation des droits constitutionnels uniquement (art. 116 LTF; ATF 133 III 439 consid. 3.2 p. 444 s.). La partie recourante doit indiquer précisément quel droit constitutionnel aurait été violé et démontrer, par une argumentation circonstanciée, en quoi consiste la violation alléguée ("principe d'allégation"; art. 106 al. 2 et 117 LTF; ATF 138 I 171 consid. 1.4 p. 176; 134 I 83 consid. 3.2 p. 88; 134 II 244 consid. 2.2 p. 246). En l'occurrence, la recourante se plaint du partage de sa prévoyance professionnelle, sous l'angle des art. 122 et 123 CC, exposant que ce partage est choquant, inéquitable et viole " l'interdiction de l'abus de droit (art. 2 CCS) ". S'agissant de la répartition des frais et dépens, la recourante se fonde sur l'art. 92 du Code de procédure civile vaudois du 14 décembre 1966 (CPC/VD; aRSV 270.11), applicable par renvoi de l'art. 404 al. 1 CPC. Finalement, la recourante soulève le grief de violation de l'art. 29 Cst. garantissant le droit à un procès équitable, affirmant que tel n'a pas été le cas en l'espèce. Il apparaît que la recourante ne soulève aucune critique motivée relative à la violation de droits de nature constitutionnelle, seuls griefs ouverts dans le cadre du présent recours. Autant que l'on comprenne que la recourante se réfère de manière implicite à la notion d'arbitraire (art. 9 Cst.), en employant les termes " choquant " et " inéquitable ", son reproche ne saurait être admis comme une critique dûment alléguée, dès lors que celle-ci se borne à le déclarer, sans expliciter plus avant son raisonnement. S'agissant de l'affirmation, en deux lignes, de la violation de l'art. 29 Cst., dépourvue de toute motivation, cette mention n'est manifestement pas suffisante non plus pour être considérée comme une critique motivée, eu égard au principe d'allégation. Faute de motivation satisfaisant aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, le recours est irrecevable.