Citation: 8C_563/2024 E. 5.2.2

5.2.2. Sur la base de cette correspondance, les juges cantonaux ont retenu que le recourant n'avait pas indiqué clairement à l'intimé qu'il devait modifier la convention de 2017 ratifiée par le juge du divorce, et non pas celle en vigueur depuis le 10 février 2023. Le recourant ne critique pas, à raison, cet établissement des faits. Alors que l'intimé lui avait transmis, en sus de la convention d'octobre 2017 ratifiée par la justice grecque, deux conventions ultérieures prévoyant une contribution d'entretien plus importante, le recourant s'est en effet contenté d'exiger une copie du jugement de divorce ou de la "convention de divorce modifiée", sans préciser à quelle convention il se référait et, surtout, sans attirer l'attention de l'intimé sur la nécessité de saisir le juge grec d'une demande en modification du jugement de divorce du 19 mars 2019, en vue de diminuer ou de supprimer la contribution d'entretien de 300 euros ratifiée par ce juge. Par la suite, tandis que l'intimé cherchait à diminuer la pension de 1'000 euros qu'il versait depuis 2021, le recourant n'a pas clarifié la situation, pas même après réception de la nouvelle convention du 14 juin 2023, qui abaissait la pension à 800 euros. Dans ces circonstances, le recourant ne pouvait pas calculer le droit aux prestations complémentaires fédérales dès le 1 er août 2023 sans prendre en compte, au titre de dépense reconnue, la contribution d'entretien de 300 euros dont l'intimé est toujours légalement tenu de s'acquitter. Le point de savoir si ce dernier aurait eu de bonnes chances ou non d'obtenir de la justice grecque la réduction ou la suppression de cette contribution peut rester indécis; en l'absence d'une communication claire et complète de ce qui était attendu de lui, le recourant n'était pas en droit d'écarter cette dépense sur la base du dossier existant, en se livrant à un examen préjudiciel du droit de l'ex-femme à une contribution d'entretien. Il s'ensuit que le recours doit être rejeté.