Citation: 9C_267/2024 E. 6.2

6.2. Cette argumentation n'est pas fondée. En effet, si le seuil minimal fixé pour ouvrir le droit à une mesure de reclassement (et à toute autre mesure d'ordre professionnelle) correspond en principe à une baisse de la capacité de gain de 20% environ, le fait d'avoir atteint ce seuil ne donne pas automatiquement droit à une telle mesure. Encore faut-il que celle-ci soit rendue nécessaire par l'invalidité et qu'elle permette selon toute vraisemblance de maintenir ou d'améliorer la capacité de gain (cf. art. 17 al. 1 LAI). Or l'échec antérieur d'une mesure de reclassement en raison de difficultés d'apprentissage est un élément pertinent pour juger de l'opportunité d'en octroyer une nouvelle. En se limitant à revendiquer son droit à une telle mesure sans établir en quoi celle-ci serait déterminante, contrairement à l'avis exprimé par la cour cantonale, le recourant ne démontre pas que cette autorité aurait violé le droit fédéral ou que son appréciation serait arbitraire. On relèvera encore que le tribunal cantonal n'a pas exclu le droit à toute mesure d'ordre professionnel mais qu'il a alloué à l'assuré une mesure d'aide au placement.