Citation: 4C.369/2006 16.01.2007 E. A

A.________ exploite en raison individuelle l'entreprise «Garage X.________». Par contrat de formation élémentaire approuvé par le Département genevois de l'instruction publique, il a engagé B.________ en qualité d'apprenti ouvrier de garage pour la période du 1er décembre 2002 au 31 août 2004. Le salaire brut mensuel versé à l'apprenti se montait à 455 fr. la première année et 690 fr. la seconde. Le 31 août 2004, A.________ a établi une attestation de formation élémentaire pour B.________. Ce dernier a continué de travailler pour le garagiste au-delà de cette date. Par lettre du 18 octobre 2004, B.________, représenté par le syndicat SIT, a fait savoir à l'employeur qu'il devait être considéré comme ouvrier spécialisé à partir du 1er septembre 2004 et qu'à ce titre, il pouvait prétendre à un solde de salaire de 3'450 fr. pour septembre 2004. Par ailleurs, il réclamait 705 fr. à titre de solde de salaire pour la période de décembre 2003 à février 2004, car il n'avait alors perçu que 455 fr. par mois au lieu des 690 fr. auxquels il avait droit en seconde année d'apprentissage. Du 18 au 31 octobre 2004, B.________ s'est trouvé en incapacité de travail pour cause de maladie, attestée par deux certificats médicaux. Par courrier du 4 novembre 2004, le travailleur s'est à nouveau adressé à A.________. Il exposait s'être présenté sur son lieu de travail le 1er novembre 2004, après son rétablissement, et reprochait à l'employeur de l'avoir sommé de partir sur-le-champ; il estimait que A.________ lui devait le salaire pendant le délai de congé, par 4'140 fr., ainsi qu'une indemnité de 8'280 fr. pour licenciement abusif, celui-ci étant intervenu à la suite des démarches du syndicat. Par lettre du 9 novembre 2004, A.________ a confirmé à B.________ la résiliation de son «contrat d'apprentissage» au 31 octobre 2004; selon le garagiste, le contrat avait été prolongé oralement de deux mois, aux mêmes conditions.