Citation: 5A_904/2014 E. A

A.a. A.________ (1938) a été interdite par ordonnance du Tribunal tutélaire de Genève du 31 août 2011, l'avocat B.________ ayant été désigné aux fonctions de tuteur. Ce dernier exerçait depuis le 4 mars 2010 les fonctions de représentant légal provisoire de la susnommée. Le 18 octobre 2013, suite à l'annonce de sa retraite, B.________ a informé le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant de Genève (ci-après: le Tribunal de protection) qu'il souhaitait être relevé de ses fonctions et a proposé en ses lieu et place l'avocate C.________, sa collaboratrice, celle-ci l'ayant déjà assisté dans ses tâches relatives aux curatelles exercées au cours des années précédentes. A.b. Le 19 décembre 2013, un placement à des fins d'assistance de A.________ a été ordonné par un médecin auprès de la Clinique X.________. Ce placement a été prolongé le 23 janvier 2014 par le Tribunal de protection, qui a constaté que l'intéressée souffrait de troubles délirants et dépressifs et qu'elle refusait toute médication psychiatrique, étant anosognosique de ses troubles alors que ceux-ci nécessitent des soins et un encadrement. A teneur d'un certificat médical établi le 9 mai 2014 par le Dr D.________, médecin chef de clinique auprès de l'Unité de psychiatrie gériatrique de la Clinique X.________, A.________ n'a pas sa capacité de discernement pour choisir un représentant légal. A.c. Par ordonnance du 26 mai 2014, le Tribunal de protection a libéré B.________ de ses fonctions de curateur de portée générale de A.________, hospitalisée à la Clinique X.________, réservé l'approbation de ses rapports finaux et désigné en ses lieu et place C.________ aux fonctions de curatrice de portée générale. Dans le cadre de la procédure, le Tribunal de protection a procédé à l'audition de A.________, qui a déclaré avoir rencontré C.________ à la Clinique X.________ et n'avoir eu " aucun feeling " avec elle. Elle avait également rencontré E.________ à plusieurs reprises à ladite clinique, personne qu'elle estimait humaine. Celle-ci s'était déclarée d'accord d'assumer le mandat de curatrice. A.d. Le 25 juin 2014, A.________ a recouru contre l'ordonnance du Tribunal de protection du 26 mai 2014 devant la Chambre de surveillance de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: la Chambre de surveillance), concluant notamment à la désignation d'E.________ aux fonctions de curatrice de portée générale, subsidiairement à ce qu'une tierce personne soit désignée. Par décision du 14 octobre 2014, la Chambre de surveillance a rejeté le recours et confirmé l'ordonnance attaquée.