Citation: 6B_575/2015 E. 1.2

1.2. Aux termes de l'art. 24 al. 2 des Us et coutumes de l'Ordre des avocats de Genève, aucune action judiciaire ne peut être introduite contre un confrère sans que le litige n'ait préalablement été soumis au Bâtonnier, qui essaiera de l'aplanir. Une règle similaire se trouve aux art. 29 s. du Code suisse de déontologie. L'Ordre des avocats de Genève a par ailleurs précisé que la sollicitation du Bâtonnier est également nécessaire lorsque l'avocat visé par l'action judiciaire n'appartient pas à l'Ordre (art. 24 al. 3 des Us et coutumes; procès-verbal du Conseil du 24 juin 1987); il a également souligné qu'il n'est pas admissible qu'une plainte pénale soit déposée sans l'autorisation obligatoire du Bâtonnier lorsqu'elle est susceptible d'atteindre un confrère et que cette conséquence est reconnaissable (cf. ad art. 6 statuts de l'Ordre des avocats de Genève, Circulaire du 7 février 2005; lettre du Conseil de l'Ordre des avocats de Genève N°19, septembre 1997). L'intimée n'ignorait manifestement pas l'existence de l'art. 32 CP dans la mesure où il est établi qu'elle a tenté, en vain, d'obtenir l'autorisation du Bâtonnier afin d'introduire plainte pénale à l'encontre de Me C.________. On ne saurait néanmoins retenir, ainsi que l'affirme le recourant, qu'en dirigeant sa plainte exclusivement contre lui-même, elle aurait souhaité épargner son avocat. L'intimée s'est au contraire conformée aux Us et coutumes de l'Ordre des avocats de Genève ainsi qu'au Code suisse de déontologie. Le grief du recourant tombe ainsi à faux.