Citation: 5P.378/2000 19.02.2001 E. B

B.- a) Le 11 juin 1997, le Tribunal tutélaire du canton de Genève a désigné à S.________ un curateur ayant pour mission de gérer la pharmacie, de contrôler sa gestion et de prendre une part active et concrète à la politique de gestion de l'entreprise. Le 14 novembre 1997, le curateur a demandé d'être relevé de ses fonctions en raison du refus deB. ________ de lui fournir les documents nécessaires pour assumer sa tâche. Le 24 novembre suivant, un deuxième curateur a été nommé, lequel - dûment autorisé par le tribunal tutélaire - a introduit une requête en reddition de comptes à l'encontre de B.________. Le 1er octobre 1998, un troisième curateur a été désigné en la personne de Me J.________, le précédent ayant également sollicité d'être relevé de ses fonctions. b) Le 6 mai 1998, le Président du Tribunal de première instance de Genève a ordonné à B.________ de fournir au curateur, dans les vingt jours, divers documents relatifs aux exercices 1993 à 1997. Le prénommé ne s'étant pas exécuté, le curateur a saisi, le 24 juillet 1998, la Justice de paix du canton de Genève d'une demande en révocation de l'exécuteur testamentaire; dans ses dernières écritures, du 28 février 2000, il a conclu à ce qu'il soit constaté que le mandat de B.________ ne concerne que l'exploitation de la pharmacie de X.________, dont sa pupille est propriétaire depuis la délivrance du legs, et à ce que l'intéressé soit révoqué de sa fonction d'exécuteur testamentaire. c) Statuant le 16 mai 2000, le Juge de paix a accueilli les conclusions du curateur. Par arrêt du 16 août suivant, la Cour de justice du canton de Genève a annulé cette décision et constaté que la demande en révocation est sans objet, les fonctions d'exécuteur testamentaire ayant expiré en vertu de l'acte de délivrance de legs.