Citation: 6B_782/2020 E. 2.4

2.4. Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale de ne pas avoir décrit les images de vidéo-surveillance versées à la procédure dans son jugement. Il invoque le fait que celles-ci démontrent clairement l'acharnement dont il a fait l'objet et ne montrent pas qu'il aurait infligé des coups. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a pas passé sous silence cet élément de preuve. Elle a retenu que les images de vidéo-surveillance étaient de qualité médiocre et ne permettaient pas de distinguer si le recourant portait des coups à ses adversaires mais uniquement que celui-ci se dirigeait clairement vers ceux-ci, ce qui confirmait un comportement actif de sa part. Elle a également rappelé que la scène n'était pas filmée en intégralité et que seule la fin de la bagarre apparaissait dans le champ de la caméra. Le recourant ne démontre pas en quoi cette appréciation serait arbitraire ni quels faits auraient arbitrairement été omis, étant précisé que les éléments qu'il invoque - en particulier les coups qui lui ont été infligés par l'intimé et son frère alors qu'il était à terre - ne conduisent pas à nier sa participation à la rixe (cf. arrêt attaqué, p. 11). Par ailleurs, la cour cantonale a tenu compte de ces éléments en retenant que l'intimé et son frère avaient clairement pris le dessus et s'étaient acharnés sur le recourant, lui occasionnant des lésions autrement plus graves que celles qu'ils ont subies et en concluant ainsi que le rôle du recourant dans la rixe devait être qualifié de moins important que celui des deux autres participants. Le grief du recourant est rejeté dans la mesure où il est recevable.