Citation: 5A_192/2024 E. 5.2

5.2. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir retenu qu'il pourrait trouver un emploi de jardinier du seul fait de son expérience bénévole au H.________ de Genève alors qu'une telle activité nécessitait un CFC dont il n'était pas titulaire. Il est vrai que le recourant n'est pas au bénéfice d'un CFC d'horticulture ou de paysagisme. Cela étant, il ressort de l'état de fait cantonal qu'il a lui-même postulé à quatre reprises pour des emplois de jardinier, estimant donc qu'il pouvait exercer un emploi dans ce domaine nonobstant l'absence de diplôme. Il ne conteste d'ailleurs pas le constat de la cour cantonale selon lequel son expérience dans le domaine pourra vraisemblablement être attestée par le H.________. Au demeurant, l'absence de diplôme du recourant a été prise en compte par la Chambre civile puisqu'elle lui a imputé le salaire minimum genevois précisément au motif qu'il ne dispose d'aucune formation en matière de jardinage. Sur ce point, il lui reproche d'avoir tenu compte de son absence de formation uniquement pour fixer le type de rémunération auquel il pouvait prétendre sans mettre en relation ses compétences avec le marché de l'emploi. Cela étant, dans la mesure où le recourant ne remet pas en cause sa capacité à exercer une activité rémunérée en tant que telle eu égard notamment à son âge et à son état de santé, il n'apparaît pas arbitraire de lui avoir imputé le salaire minimum genevois, étant donné que l'on ne voit pas quel autre revenu aurait pu être pris en compte même en tenant compte de n'importe quelle autre activité ne nécessitant pas de diplôme particulier ni une bonne maîtrise de la langue française. Le recourant reproche également à la cour cantonale d'avoir apprécié les faits de manière arbitraire en "disqualifiant lapidairement les nombreuses recherches d'emploi" qu'il avait effectuées. Dans son argumentation, le recourant ne s'en prend toutefois à aucun des éléments rappelés supra (cf. consid. 5.1) qui ont conduit les juges précédents à écarter ces pièces, ce qui rend la critique irrecevable sur ce point. Il suit de ce qui précède que le grief d'application arbitraire des art. 176 al. 1, 163 et 173 al. 2 et 3 CC est, pour autant que recevable, infondé. Quant au grief de violation du principe d'égalité entre époux (art. 8 al. 2 et 3 Cst.), il est irrecevable dans le présent contexte (arrêts 5A_917/2023 du 20 novembre 2024 consid. 6.1.1; 5A_353/2023 du 15 novembre 2023 consid. 3.4; 5A_372/2023 du 26 octobre 2023 consid. 3), le recourant se contentant à cet égard de soutenir péremptoirement et de manière appellatoire qu'il aurait subi un traitement différencié à raison du sexe dans la mesure où la Chambre civile l'aurait traité comme un père "pourvoyeur financier" sans tenir compte de la répartition des tâches convenue durant le mariage. Le recourant reproche enfin à la cour cantonale d'avoir considéré qu'il aurait dû prendre un emploi au plus tard six mois après la requête de mesures protectrices de l'union conjugale s'écartant ainsi arbitrairement de la jurisprudence fédérale qui commande d'étudier les circonstances du cas d'espèce au regard notamment de l'employabilité des parties. Une telle argumentation est manifestement insuffisante à démontrer un quelconque arbitraire dans la motivation cantonale. En effet, contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a pas renoncé à lui impartir un délai d'adaptation uniquement pour suivre les conclusions en ce sens de l'intimée mais bien parce qu'elle a estimé qu'il n'avait pas effectué de recherches sérieuses pour retrouver un emploi et remplir ses obligations envers ses enfants mineurs alors qu'il savait depuis octobre 2020 déjà qu'il était attendu de lui qu'il retrouve un emploi dans un délai de six mois. Le recourant ne s'en prend pas à cette motivation, ce qui scelle le sort de sa critique.