Citation: 1C_612/2017 E. 2.2.1

2.2.1. Il estime que son droit de consulter la demande d'entraide complémentaire lui aurait été dénié au motif, selon la Cour des plaintes, que cette consultation ne lui apprendrait rien de nouveau. Le recourant relève qu'il n'a jamais pu vérifier le bien-fondé de cette affirmation et que les mesures de perquisition n'ont été ordonnées qu'après réception de la demande complémentaire, ce qui en confirmerait la pertinence. Selon la jurisprudence, une violation du droit d'être entendu peut certes justifier, dans certains cas, une entrée en matière. Il faut pour cela notamment que la violation alléguée soit évidente (arrêt 1C_563/2016 du 8 décembre 2016 consid. 1.3.1). Le recourant perd de vue que la demande d'entraide initiale (dont il a eu connaissance dans la procédure devant la Cour des plaintes) a fait l'objet d'une ordonnance d'entrée en matière admettant sans réserve l'admissibilité de l'entraide et prévoyant l'exécution par actes séparés. Même si la seconde demande d'entraide est également mentionnée dans les actes d'exécution, l'examen, par le Ministère public puis par la Cour des plaintes, de l'admissibilité de l'entraide et de la proportionnalité des documents transmis a eu lieu exclusivement au vu de la première demande. Dès lors, si certains documents apparaissaient sans rapport avec la mission figurant dans cette première demande d'entraide (mais par hypothèse utiles pour l'exécution de la demande complémentaire), le recourant aurait pu s'opposer à leur transmission faute de lien avec la première demande d'entraide, ce qu'il s'est abstenu de faire. Il n'est dès lors pas établi que la consultation de la requête complémentaire eût pu avoir une pertinence quelconque, d'autant que la Cour des plaintes a pris la décision attaquée sans en avoir connaissance. Il n'y a donc pas de violation évidente du droit d'être entendu, et moins encore de question de principe.