Citation: I 151/03 10.06.2003 E. 6

6.1 Dans un dernier moyen, la recourante conteste le calcul du degré d'invalidité afférent à son activité lucrative. Elle fait valoir que c'est à tort que son activité viticole n'a pas été prise en considération au titre du revenu sans invalidité. Par ailleurs, elle critique la capacité de travail résiduelle retenue par l'office et les premiers juges dans leur détermination du revenu d'invalide. En particulier, elle conteste l'avis du docteur C.________ et requiert la mise en oeuvre d'une expertise complémentaire. 6.2 En vertu de l'art. 27bis al. 1 RAI, l'invalidité des assurés qui n'exercent que partiellement une activité lucrative est, pour cette part, évaluée selon l'art. 28 al. 2 LAI. Selon cette disposition, pour l'évaluation de l'invalidité, le revenu du travail que l'invalide pourrait obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui, après exécution éventuelle de mesures de réadaptation et compte tenu d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide. 6.3 En l'occurrence, la recourante est titulaire d'un CFC d'aide en pharmacie. Elle a travaillé à plein temps en qualité de secrétaire depuis 1991. En 1995, alors qu'elle était enceinte de son premier enfant, elle a quitté son emploi en raison du fait que son ancien employeur avait refusé de lui accorder une réduction de 50 % de son temps de travail. Elle a alors perçu des indemnités de chômage jusqu'au mois d'août 1997. Dans ces circonstances, le fait qu'à partir de 1996, elle a déployé une activité viticole limitée à une parcelle héritée de ses parents procède d'un concours de circonstances plutôt que d'une intention ferme de celle-ci d'entamer une reconversion professionnelle. Cela étant, il est vraisemblable que sans atteinte à sa santé, l'assurée aurait réalisé un revenu sans invalidité correspondant à l'exercice à 50 % d'une activité en qualité de secrétaire ou d'aide en pharmacie. S'agissant du revenu d'invalide, les différents avis médicaux versés au dossier (rapports des docteurs A.________ et C.________) - qu'il n'y a lieu, contrairement à ce que la recourante laisse entendre, ni d'écarter, ni de compléter par une mesure d'instruction complémentaire étant donné qu'ils répondent en tous points aux critères jurisprudentiels permettant de leur accorder une pleine valeur probante (125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références) - indiquent que l'assurée dispose d'une capacité résiduelle de travail de 50 % au moins dans une activité exigible telle qu'en l'occurrence, aide en pharmacie ou secrétaire. Dans la mesure où l'assurée aurait exercé, sous l'angle aussi bien quantitatif que qualitatif, la même activité lucrative avec ou sans invalidité, elle ne subit pas de perte de gain, ainsi que l'office et les premiers juges l'ont retenu à juste titre.