Citation: C 120/02 14.03.2003 E. 6

6.1 Dans un moyen subsidiaire, le recourant soutient que sa faculté d'influencer les décisions de X.________ SA a pris fin au 31 août 2000, jour auquel il avait fait savoir oralement à A.________ qu'il quittait ses fonctions d'administrateur. Il se réfère à cet égard à la lettre du 1er septembre 2000 qu'il a adressée à X.________ SA, dans laquelle il confirmait sa démission pour le 31 août 2000. 6.2 Le 31 août 2000 marque effectivement le jour où le recourant a quitté le conseil d'administration de X.________ SA, indépendamment de la date à laquelle son inscription a été radiée du registre du commerce et de la publication dans la FOSC (cf. DTA 2000 n° 34 p. 176). Il n'en demeure pas moins que le recourant avait encore la possibilité d'influencer le destin de la société, ce qu'il a du reste confirmé en présidant l'assemblée générale extraordinaire du 23 octobre 2000. Si ce n'est pas comme administrateur, c'est en tout cas en qualité de détenteur d'une participation financière à l'entreprise, singulièrement d'actionnaire unique (il n'est pas allégué et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il avait, comme envisagé, transféré ses actions à A.________), que le recourant a conservé les prérogatives qui font obstacle au versement d'indemnités de chômage. La loi (art. 31 al. 3 let. c LACI, première phrase in fine) réserve expressément cette éventualité. En conséquence, le recourant était également inapte au placement durant la période qui s'est étendue du 1er septembre au 22 octobre 2000.