Citation: 5A_788/2022 E. 3.2

3.2. Pour autant qu'il respecte les réquisits de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.1), ce qui apparaît douteux, le grief tombe à faux. Dans le cadre de ses motifs, l'autorité cantonale n'a pas ignoré les allégations formulées par l'époux dans son appel. Elle a au contraire relevé que celles-ci - notamment celles concernant le changement de structure du restaurant et celles selon lesquelles l'époux ne pouvait pas reprendre le poste de directeur de F.________ SA - ne satisfaisaient pas au devoir de motivation déduit de l'art. 311 CPC, dès lors que l'époux n'apportait aucun élément objectif à l'appui de ses dires; un renvoi aux arguments présentés en première instance ou aux pièces du dossier n'était pas suffisant à cet égard (cf. arrêt cantonal consid. 6.2.3 et 6.2.4 p. 13). Elle a en outre exposé de manière circonstanciée pour quels motifs un revenu hypothétique de 17'238 fr. 20 devait lui être imputé, confirmant en substance les considérations du premier juge selon lesquelles il avait délibérément réduit ses revenus en réaction à la demande en divorce. Le recourant était ainsi en mesure de comprendre les motifs de la décision querellée, partant, de l'attaquer en connaissance de cause. Enfin, il ne fait pas valoir, ni a fortiori ne démontre, qu'il était arbitraire de considérer que certains des moyens soulevés en appel auxquels il se réfère fussent dénués de pertinence; or, la cour cantonale pouvait se limiter à traiter les éléments qui, sans arbitraire, pouvaient être tenus pour pertinents (cf. supra consid. 3.1). Il s'ensuit qu'autant que recevable, le grief doit être rejeté.