Citation: 5A_502/2017 E. 3.1

3.1. La Cour de protection de l'enfant et de l'adulte a jugé que, même recevable, la requête d'assistance judiciaire n'aurait pu qu'être rejetée. Le requérant avait en effet failli à son devoir de collaboration découlant de l'art. 119 al. 2 CPC en omettant de fournir spontanément les renseignements et les pièces permettant de statuer sur sa demande. S'agissant plus particulièrement de l'indigence, le seul fait que le requérant ait obtenu l'assistance judiciaire en première instance n'était en effet pas décisif. Il lui aurait appartenu d'actualiser sa situation financière afin de démontrer que la condition était toujours remplie devant l'autorité de recours. Qu'il soit connu du tribunal, depuis longtemps rentier AI et au bénéfice de prestations complémentaires ne suffisait en outre pas à le dispenser de son devoir de collaboration, ce d'autant plus qu'il était assisté d'un avocat. Or, il s'était borné à renvoyer à une précédente décision datant de près de deux ans et de laquelle sa situation financière ne ressortait pas. Il ne pouvait par ailleurs attendre de l'autorité qu'elle l'interpelle sur le caractère lacunaire ou imprécis de sa requête dès lors qu'il était représenté.