Citation: 1A.290/2000 20.02.2001 E. B

B.- Le 3 mars 2000, le Procureur Pednycia a adressé à l'Office fédéral une nouvelle demande d'entraide se rapportant à la procédure 57-2-024-98. Faisant état des nouveaux développements de cette enquête, la demande tendait à l'audition du directeur de la Banque, afin qu'il précise les modalités de virement de fonds sur le compte n°xxx et indique l'identité des personnes autorisées à procéder à ces virements. La demande portait aussi sur la saisie des documents d'ouverture du compte et des fiches de signature y relatives. Le 9 mars 2000, l'Office fédéral a transmis la demande au Juge d'instruction pour exécution. Le 4 avril 2000, le Juge d'instruction est entré en matière sur la demande, traitée comme un complément à celle du 24 juillet 1998, et a ordonné les mesures requises. Le 5 mai 2000, il a entendu comme témoin Christian Maréchal, sous-directeur de la Banque, qui lui a remis les documents demandés et expliqué les modalités d'utilisation du compte. Le 25 mai 2000, le Juge d'instruction a rendu une ordonnance de clôture par laquelle il a décidé de transmettre: - les documents d'ouverture du compte n°xxx; - le procès-verbal de l'audience du 5 mai 2000; - la décision d'effectuer la saisie des documents, contresignée du témoin Maréchal; - la copie de l'ordre donné par la Société le 29 décembre 1997, portant sur le débit du compte pour un montant de 170'700 USD (document interne à la Banque, fourni comme exemple des instructions pour un virement). Cette décision rappelle le principe de la spécialité. Le 22 septembre 2000, la Chambre d'accusation du canton de Genève a rejeté le recours formé par la Société contre les décisions des 4 avril et 25 mai 2000, qu'elle a confirmées. Elle a considéré que n'étaient violés ni le principe "ne bis in idem", ni les principes de la proportionnalité et de la spécialité.