Citation: C 8/05 01.04.2005 E. 3

3.1 En l'espèce, l'Office fédéral des réfugiés, par décision du 8 août 2001, a rejeté la demande d'asile du recourant et ordonné son renvoi de Suisse, sous peine de refoulement, en lui fixant un délai au 22 août 2001. L'Office cantonal de la population a prolongé à plusieurs reprises le délai de départ du recourant, qu'il a fixé en dernier lieu au 15 janvier 2005. Dans une lettre du 31 mars 2004, confirmant un précédent courrier du 15 septembre 2003, l'office précité a indiqué au mandataire du recourant qu'elle avait été contrainte de révoquer l'autorisation de travail du fait que l'intéressé ne collaborait pas suffisamment avec ses services comme l'exige l'art. 8 LAsi. Le 8 octobre 2004, cet office a informé la juridiction cantonale que la situation n'avait depuis lors pas évolué (sur la portée de cette information, voir ATF 120 V 396 consid. 2c). Sur la base de ces éléments, il y a lieu de constater que le recourant ne pouvait compter, à l'époque des faits, sur l'obtention d'une autorisation de travail, qui lui permettrait d'accepter l'offre d'un employeur potentiel. C'est dès lors à juste titre que la juridiction cantonale a nié l'aptitude au placement du recourant et, partant, le droit à l'indemnité de chômage. 3.2 Le recourant dépose en procédure fédérale un échange de correspondance entre son mandataire et l'Office cantonal de la population. Il en ressort que dans une lettre du 30 novembre 2004, cet office se déclare favorable à la délivrance d'une autorisation de travail en faveur du recourant pour autant que celui-ci produise l'original de son acte de naissance et que cette pièce soit considérée comme authentique par l'Office fédéral des réfugiés. Cette autorisation serait alors valable jusqu'au départ de Suisse de l'intéressé. Ce dernier devait en outre se présenter à l'Office cantonal de la population muni d'une formule dûment remplie et signée par son employeur. Le 17 décembre 2004, le mandataire a produit l'acte de naissance requis et sollicité pour son client l'autorisation de reprendre une activité lucrative. Postérieurs à la décision sur opposition litigieuse, laquelle détermine l'objet du litige, ces faits n'ont pas d'incidence sur l'issue du procès (ATF 121 V 366 consid. 1b). Il n'y a donc pas lieu de les prendre en considération. Au demeurant, cela ne change rien au fait que le recourant demeure inapte au placement aussi longtemps que l'Office cantonale de la population ne l'a pas dûment autorisé à exercer une activité lucrative. 3.3 Quant au fait que le recourant a travaillé du 1er août 2001 au 31 juillet 2003, on ne saurait en déduire l'existence d'un droit à une autorisation de travail, dès lors que tout changement de place est soumis à autorisation (art. 29 al. 1 et 4 OLE; cf. également Schneider, Asile et travail salarié: questions choisies, in Droit des réfugiés, Enseignement de 3e cycle de droit 1990, Fribourg 1991, p. 121 sv.; Achermann/Hausammann, Handbuch des Asylrechts, 2ème éd., Berne 1991, p. 374).