Citation: C 253/99 16.02.2000 E. 3

3.- Après avoir beaucoup varié dans sa description des faits reprochés par son ex-employeur, le recourant concède avoir lui-même affiché, dans les locaux de l'entreprise, un dessin à caractère obscène, dont il était l'auteur du texte et qui visait son chef de projet. Il reproche toutefois à la juridiction cantonale d'avoir ignoré le climat permissif qui, selon lui, régnait dans l'entreprise et sans lequel il n'aurait jamais osé agir comme il l'a fait. Ce grief est mal fondé. Les premiers juges ont bel et bien tenu compte, en effet, de cette allégation, en rédui- sant la durée de la suspension, au motif que l'assuré avait mal apprécié les conséquences de son geste. Au demeurant, l'allégation du recourant ne remet pas en cause le point de vue de la juridiction cantonale, selon lequel le comporte- ment reproché était objectivement de nature à justifier la résiliation des rapports de travail. Quant au grief selon lequel les premiers juges ont tenu compte exclusivement des déclarations de l'ex- employeur pour admettre une dégradation des relations entre le recourant et son chef de projet, il n'est pas non plus apte à mettre en cause le jugement attaqué. Ce qui est déterminant ici, ce n'est pas la nature des relations du recourant avec son chef de projet avant les faits reprochés par l'employeur, mais l'influence de ces faits sur les rapports de travail. Enfin, si, comme l'allègue le recourant, il est abusif d'invoquer la disproportion du salaire perçu et de la pro- ductivité comme motif de licenciement, cela montre bien que l'épisode du dessin placardé dans les locaux de l'entrepri- se est la cause de la résiliation des rapports de travail. Par ailleurs, force est de constater, comme la juri- diction cantonale, que le recourant a commis une faute de gravité moyenne. Quant à la durée de la suspension de son droit à l'indemnité de chômage infligée par les premiers juges, elle ne viole pas le principe de proportionnalité. Le jugement attaqué n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.