Citation: 9C_808/2019 E. 6.2.3

6.2.3. Ce grief n'est pas fondé. Contrairement à ce que laisse entendre le recourant, les premiers juges n'ont pas nié l'existence d'une fibromyalgie sur la base de motifs d'exclusion mais en ont seulement relativisé la gravité. Cette conclusion n'a du reste pas mis un terme à leur analyse mais constitue seulement une étape ou un élément de réflexion qui, une fois associé à l'analyse des autres indicateurs les a conduits à nier le caractère invalidant de la fibromyalgie. Il est par ailleurs faux de prétendre que la juridiction cantonale a fait preuve d'arbitraire en jugeant sans connaître la dimension somatique de la maladie puisque, comme déjà indiqué (cf. consid. 5.2 supra), il s'agit précisément d'une maladie de nature psychosomatique qui nécessite le concours d'un médecin spécialisé en psychiatrie. On ajoutera que le Tribunal cantonal n'a pas ignoré la dimension somatique générale du cas particulier dès lors qu'il s'est abondamment référé au rapport du docteur F.________. De surcroît, ce n'est pas parce que l'absence d'explication objective à une symptomatologie douloureuse est une caractéristique d'un trouble somatoforme douloureux qu'il ne peut pas y avoir des signes d'exagération justifiant l'exclusion d'un diagnostic ou de relativiser sa gravité (sur l'ensemble de ces questions, cf. ATF 141 V 281 consid. 2.2 p. 287 s.). On ne saurait donc écarter le rapport du docteur F.________ sur la base de cette prétendue contradiction.