Citation: 5C.114/2004 21.10.2004 E. 3

A plusieurs reprises, les recourants soutiennent que les conclusions de l'autorité cantonale au sujet des facultés économiques de l'intimé sont contraires à l'«expérience de la vie» (âge de l'intéressé comme facteur de réduction de sa capacité de gain; «opacité» créée par celui-ci pour masquer sa véritable situation matérielle et organiser son «apparente insolvabilité»; rapports entre C.________ SA et P.________ SA). Le Tribunal fédéral peut revoir en instance de réforme l'application des règles d'expérience (ATF 130 III 182 consid. 5.5.2 p. 192 et les arrêts cités). Mais de telles règles ne sont pas en jeu ici. L'autorité cantonale n'a nullement posé des principes dont la portée dépasse les faits de la cause (ATF 117 II 256 consid. 2b p. 258; 69 II 202 consid. 5 p. 205), mais elle a fondé ses déductions sur les preuves administrées. Il s'agit ainsi d'une question d'appréciation des preuves, partant qui échappe à la connaissance de la juridiction de réforme (supra, consid. 1.2). Au demeurant, c'est en vain que les recourants affirment que, «durant toute son existence, [l'intimé] a travaillé pour son propre compte», de sorte que, s'agissant d'un indépendant, il faut faire abstraction d'une mise à la retraite automatique à un âge fixe ou des difficultés accrues à trouver du travail. D'une part, une pareille argumentation repose sur des prémisses qui débordent le cadre des constatations souveraines de la cour cantonale (art. 55 al. 1 let. c et 63 al. 2 OJ). D'autre part, il ressort de l'arrêt entrepris que l'intéressé a exercé en dernier lieu une activité dépendante; il n'y a donc pas lieu de prendre en compte une capacité de gain postérieure à la retraite (cf. ATF 100 Ia 12 consid. 4d p. 17).