Citation: 5A_195/2023 E. 3.2.3

3.2.3. Sous couvert d'une violation de son droit d'être entendu et de l'interdiction du formalisme excessif, le recourant reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir réduit son examen des griefs qu'il avait soulevés en appel à la seule question de la fiabilité de l'expertise de l'immeuble sis à Fribourg et de son résultat. La cour cantonale a estimé que c'était à juste titre que la vice-présidente du Tribunal avait considéré que les arguments du recourant formulés pour remettre en cause le complément d'expertise étaient dénués de chances de succès. Dite magistrate avait notamment retenu que la valeur du droit d'habitation figurant dans le complément d'expertise prenait en considération le paiement par les bénéficiaires de mensualités de 300 fr., conformément aux modalités prévues par l'acte de vente notarié du 7 septembre 2001. Dès lors que le recourant contestait la fiabilité de ce complément d'expertise, il lui appartenait de démontrer son caractère douteux. Or, il n'avait apporté aucun indice probant pour remettre en cause la conclusion de l'expertise évaluant le droit d'habitation à un montant de 48'492 fr. La cour cantonale a ajouté que le recourant n'avait de toute façon vraisemblablement pas contesté les conclusions de l'expert sur la valeur du droit d'habitation devant le Tribunal, de sorte qu'il était forclos à le faire en appel. Le recourant fait valoir que son appel ne visait pas l'expertise de l'immeuble sis à Fribourg et son résultat en tant que fait, mais bien l'appréciation qu'en avait faite le Tribunal, ce qui était une question de droit. En plus de confondre le complément d'expertise portant sur la valeur du droit d'habitation et celui qu'il avait requis afin de déterminer la valeur de l'immeuble à la date du décès de feu son père, la cour cantonale avait ainsi passé sous silence le véritable grief qu'il avait soulevé devant elle, alors que ledit grief était déterminant pour évaluer les chances de succès de son appel. N'étant ni juriste ni avocat, on ne pouvait par ailleurs lui reprocher d'avoir mal formulé ses griefs. Force est de constater que le recourant se limite à proposer sa propre lecture de son acte d'appel et, ce faisant, à substituer son appréciation à celle de la cour cantonale, sans remettre valablement en cause la motivation de celle-ci. Dans ces conditions, on ne saurait retenir que l'autorité précédente aurait abusé de son pouvoir d'appréciation en considérant que la cause apparaissait dénuée de chances de succès, en tant que le recourant entendait remettre en cause en appel l'expertise de l'immeuble sis à Fribourg. Quoi qu'il en soit, si tant est que la cour cantonale ait omis de prendre en compte le grief soulevé en appel en lien avec l'appréciation de l'expertise litigieuse - ce qui apparaît douteux -, la description que fait le recourant de ce grief dans le présent recours (chap. II. A. et B.1-B.2 p. 12-14) permet de constater que les éventuelles chances de succès du recourant en instance d'appel ne sauraient reposer sur une remise en cause de l'expertise. Le recourant se borne en effet à critiquer la "méthode d'évaluation" suivie par l'expert sans démontrer que le rapport de celui-ci serait entaché d'un défaut tel qu'il serait incompréhensible ou inutilisable par le juge. Affirmer que l'expertise n'aurait pas pris en compte le "fait que le droit d'habitation était payant", respectivement que "l'acquéreur a perçu une contreprestation en échange du droit de co-utilisation cédé", ne suffit pas à établir que l'expertise en cause ne remplirait pas les critères jurisprudentiels pour se voir reconnaître une pleine valeur probante. Au demeurant, en reconnaissant que "l'expert a scrupuleusement respecté [l'ordonnance de complément d'expertise du 20 janvier 2021] en reprenant la valeur du demi-droit d'habitation de 300.- fixé dans l'acte de vente pour calculer la valeur du droit d'habitation", le recourant ne saurait valablement remettre en cause le bien-fondé des conclusions de l'expert, ni en établir le caractère incomplet ou intrinsèquement contradictoire. Autant que recevable, le grief doit être rejeté, étant rappelé que les arguments que le recourant entend tirer du fait qu'il n'est pas juriste ou avocat sont sans pertinence s'agissant des exigences minimales de motivation d'un appel ou d'un recours.