Citation: 4A_28/2025 E. 5.2

5.2. Pour étayer son grief, le recourant fait valoir que la Formation a rejeté, le 6 décembre 2022, la requête qu'il avait présentée aux fins d'obtenir l'audition des onze victimes potentielles mentionnées notamment dans le rapport FIFPRO, tout en soulignant, à cette occasion, que les motifs qui justifiaient cette décision seraient indiqués dans la sentence. Or, contrairement à ce qu'elle avait annoncé initialement, la Formation n'aurait pas exposé les motifs en question. À en croire le recourant, les arbitres n'auraient ainsi pas fourni d'explications relatives à leur refus d'entendre les onze prétendues victimes. L'intéressé soutient que cette mesure d'instruction était pourtant cruciale pour lui permettre de se défendre efficacement. Il prétend que la Formation ne pouvait pas aboutir à la solution qu'elle a retenue en procédant à l'audition d'une seule victime potentielle. Il se plaint en outre de ce que des témoignages anonymes constitueraient les seules preuves à charge retenues contre lui. Il affirme en outre qu'il n'aurait jamais eu la possibilité de contester ces témoignages ni de réfuter leur véracité. Le refus de lever l'anonymat des témoins protégés constituerait une atteinte supplémentaire aux droits de la défense, dans la mesure où le recourant aurait été empêché de connaître l'identité de ses accusatrices et n'aurait ainsi pas été en mesure de contredire leurs allégations.