Citation: I 608/04 25.11.2005 E. 2

2.1 La juridiction cantonale s'est fondée essentiellement sur les expertises des docteurs D.________ et M.________. Elle a considéré que leurs conclusions étaient concordantes et que, par ailleurs, aucune d'entre elles ne faisait état d'aggravation de la santé du recourant depuis la première décision de refus de prestations, de sorte qu'il n'y avait pas lieu à révision. 2.2 Sans faire valoir expressément une aggravation de son état de santé, le recourant allègue souffrir d'un syndrome douloureux chronique invalidant. Il se fonde sur divers rapports médicaux (en particulier ceux de l'hôpital X.________, des 31 mai 2000 et 27 mars 2003, du docteur D.________, du 24 septembre 2001, ainsi que de ceux du docteur H.________, médecin traitant du recourant) dont il reproche à la juridiction cantonale de ne pas avoir tenu compte. Pour compléter son dossier médical, il a produit, après l'échéance du délai de recours, un rapport d'hospitalisation de l'hôpital X.________, du 14 juin 2005. 2.3 D'après la jurisprudence, la production de nouvelles écritures ou de nouveaux moyens de preuve après l'échéance du délai de recours n'est pas admissible, sauf dans le cadre d'un échange d'écritures ordonné par le tribunal. Demeure réservée la situation où de telles pièces constituent des faits nouveaux importants ou des preuves concluantes au sens de l'art. 137 let. b OJ et pourraient dès lors justifier la révision de l'arrêt du tribunal (ATF 127 V 353). Ne constitue pas une preuve concluante au sens de cette disposition une expertise médicale donnant une appréciation différente de faits connus du tribunal au moment du jugement principal (cf. ATF 127 V 358 consid. 5b, 110 V 141 consid. 2, 292 sv. consid. 2a, 108 V 171 consid. 1). 2.4 S'il est vrai que le diagnostic de diabète de type 2, non insulino-requérant, sans complications connues, retenu par les médecins de l'hôpital X.________ constitue un fait nouveau, il n'est en revanche pas important dans la mesure où cette affection n'a aucune incidence sur la capacité de travail du recourant. En effet, au stade de sa maladie, le recourant doit surveiller son alimentation mais son état ne requiert pas de soins spécifiques. Il en résulte que ce rapport médical ne constitue pas un fait nouveau important ni une preuve concluante au sens de l'art. 137 let. b OJ et ne saurait, à ce titre, conduire à une révision. Ce rapport n'a dès lors pas à être pris en considération. Pour le reste, les médecins de l'hôpital X.________ ont constaté que sous traitement habituel, les lombosciatalgies de l'assuré étaient restées stables.