Citation: 6B_639/2013 E. 4.3

4.3. Le recourant se plaint du refus de la preuve libératoire. L'autorité précédente a relevé que l'intention du recourant était d'exprimer sa rancoeur à l'égard de la banque, qu'il s'était laissé submerger par son amertume, qu'il avait fait état devant les personnes présentes d'un litige privé qui ne les concernait en rien, qu'il s'en était pris à l'intimé pour assouvir sa colère, uniquement pour en dire du mal, dans un esprit vindicatif, sans réel intérêt pour les participants à la séance (cf. jugement attaqué, p. 21). Pour que les preuves libératoires soient exclues, il faut, d'une part, que le prévenu ait tenu les propos attentatoires à l'honneur sans motif suffisant (d'intérêt public ou privé) et, d'autre part, qu'il ait agi principalement dans le dessein de dire du mal d'autrui. Ces deux conditions doivent être réalisées cumulativement pour refuser les preuves libératoires. Ainsi, le prévenu sera admis aux preuves libératoires s'il a agi pour un motif suffisant - et ce, même s'il a agi principalement pour dire du mal d'autrui - ou s'il n'a pas agi pour dire du mal d'autrui - et ce, même si sa déclaration n'est pas fondée sur un motif suffisant (ATF 132 IV 112 consid. 3.1 p. 116). Le recourant se limite à des affirmations appellatoires, qu'il entremêle de références jurisprudentielles, pour prétendre qu'il s'en est uniquement pris à l'éthique professionnelle de l'intimé et qu'il n'a pas eu l'intention de le dénigrer. Il s'écarte ainsi de manière irrecevable des faits retenus. Il ne formule par ailleurs aucune critique recevable au regard de l'art. 42 al. 2 LTF pour expliquer en quoi, sur la base des faits retenus, dont il n'a pas démontré l'établissement arbitraire, l'autorité précédente aurait violé le droit fédéral en n'admettant pas l'existence d'un motif suffisant. Ses critiques sont irrecevables.