Citation: 2C_475/2014 E. 3.3.2

3.3.2. En l'espèce, hormis un mois en 2003 et 3 semaines en 2004, périodes pendant lesquelles il est retourné au Kosovo voir ses parents, une soeur et cinq frères avec lesquels il avait des contacts réguliers, le recourant a séjourné en Suisse du 31 octobre 1995 au 14 décembre 2009 de manière complètement illégale. Il s'ensuit que le poids de la durée de son séjour en Suisse doit être fortement relativisé. A quoi s'ajoute qu'immédiatement après avoir été mis au bénéfice d'une autorisation de séjour pour cas de rigueur, le recourant a fait venir son épouse et sa fille demeurées jusqu'alors au Kosovo, démontrant par là qu'il entretenait encore des liens intenses avec sa famille proche et élargie en dehors de Suisse. Dans ces conditions, ni le recourant ni les autres recourants, dont l'arrivée en Suisse est récente et dépourvue de toute autorisation, ne peuvent se prévaloir de manière soutenable du respect garanti par l'art. 8 CEDH de leur vie privée en Suisse, de sorte que le recours en matière de droit public est irrecevable.