Citation: 7B_485/2024 E. 2.2.2

2.2.2. La constatation de l'existence d'un vice grave de procédure en lien avec l'arrêt ACPR-3 s'impose ensuite d'autant moins dans le présent cas au regard de la problématique litigieuse. En effet, dans la mesure où il aurait appartenu à la Chambre pénale de recours d'examiner la qualité pour recourir de l'intimé dans la cause ayant abouti à l'arrêt ACPR-3, l'admission de celui-ci comme partie n'apparaît pas d'emblée erronée à cet stade de la procédure : l'infraction en cause est poursuivie d'office (cf. art. 303 CP); elle ne protège pas exclusivement l'intérêt public à une saine administration de la justice, mais également des intérêts juridiques privés (ATF 141 IV 444 consid. 3.2; 136 IV 170 consid. 2.1 et l'arrêt cité; arrêt 7B_30/2022 du 3 novembre 2023 consid. 2.3; voir d'ailleurs ch. 2 p. 31 du recours); enfin, dans l'arrêt cité par le recourant (cf. ch. 2 p. 31 du recours), le Tribunal fédéral a relevé qu'il n'allait pas de soi qu'une éventuelle protection, à titre secondaire, de l'honneur par le biais de l'art. 307 CP (faux témoignage), qui se poursuit d'office, puisse mettre en échec les limitations posées par le droit fédéral à la poursuite des infractions contre l'honneur, l'exigence de la plainte et le respect du délai de l'art. 31 CP (cf. art. 30 al. 1 CP en corrélation avec les art. 173 et 174 CP), mais il a toutefois laissé la question ouverte (ATF 141 IV 444 consid. 3.2). À cela s'ajoute le fait que, selon la jurisprudence en matière de recevabilité d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral, une décision qui reconnaît à un tiers la qualité de partie plaignante dans une procédure pénale ne cause en règle générale au prévenu aucun préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, soit un préjudice qu'une décision finale ne ferait pas disparaître entièrement; le simple fait d'avoir à affronter une partie de plus lors de la procédure ne constitue pas un tel préjudice; par ailleurs, en cas de condamnation confirmée par les instances cantonales de recours, le prévenu a la possibilité de se plaindre en dernier ressort, devant le Tribunal fédéral, d'une mauvaise application des dispositions de procédure pénale relatives à la qualité de partie plaignante (arrêt 7B_917/2023 du 5 décembre 2023 consid. 2.1 et les arrêts cités). Le recourant paraît dès lors en mesure, le cas échéant, de faire valoir ses griefs sur ces questions dans la suite de la procédure; il ne soutient d'ailleurs pas que tel ne serait pas le cas. Il n'est pas non plus d'emblée manifeste que l'absence de participation de l'intimé à la procédure ouverte contre le recourant mettrait un terme définitif à celle-ci (cf. art. 93 al. 1 let. b LTF), s'agissant d'une infraction poursuivie d'office.