Citation: 1C_104/2021 E. 2.2

2.2. Pour l'essentiel, le TAF n'a pas formellement écarté la version des faits soutenue par le recourant. Celle-ci est présentée au conditionnel dans l'état de fait du jugement, comme cela est habituellement le cas lorsqu'une juridiction fait état des allégations de parties, sans pour autant impliquer un jugement de valeur sur leur crédibilité. Dans les considérants en droit de l'arrêt, les allégations du recourant sont d'ailleurs énoncées à l'indicatif. L'intégration du recourant dans le tissu économique de son canton de résidence n'a aucun lien avec l'existence d'une vie de couple effective et pouvait par conséquent être ignorée. Les allégations concernant les différents séjours du couple en été 2015 et les activités communes n'ont pas été expressément mentionnées, mais n'ont pas non plus été considérées comme non prouvées, et le recourant peut ainsi les reprendre à l'appui du présent recours. Il en va de même des autres éléments du dossier (attestations, photographies) tendant notamment à démontrer que la vie de couple aurait repris après la crise de quelques jours de décembre 2015. On ne saurait reprocher à l'instance précédente d'avoir mal établi les faits puisqu'en définitive, la question de la date exacte de la séparation a été laissée indécise: le TAF a considéré que celle-ci était intervenue dans une période "nettement inférieure à deux ans" après la signature de la déclaration de vie commune. Cela est vrai si la séparation remonte à fin 2015 et 2016. Cela est certes moins évident si la date retenue est celle du 23 mars 2017 (inscription par l'épouse d'une hypothèque judiciaire contre son mari), mais cet événement est encore intervenu dans le délai de deux ans, de sorte qu'il n'y a pas d'arbitraire sur ce point. Comme on le verra ci-dessous, l'examen de l'ensemble du dossier fait ressortir que la date de la séparation remonte bien à fin 2015, voire courant 2016. Si l'instance précédente n'a pas relevé l'ensemble des faits qui sont favorables à la thèse du recourant (faits que le recourant a largement exposés devant le SEM, puis le TAF et qu'il peut reprendre céans dans la mesure où ils n'ont pas été écartés), les éléments sur lesquels elle s'est fondée n'apparaissent ni contradictoires, ni contraires aux pièces du dossier. Le grief doit par conséquent être rejeté.