Citation: U 108/00 23.08.2000 E. 1

Rendu au terme d'une étude fouillée du dossier médical de l'assurée et à l'issue de deux examens cliniques effectués à quelques mois d'intervalle, son rapport remplit toutes les exigences auquel la jurisprudence soumet un tel document (cf. ATF 125 V 352 ss consid. 3a et 3b/ee et les références). Il a dès lors pleine valeur probante pour trancher le litige. b) Tant les docteurs O.________ que N.________ ont souligné la présence de troubles dégénératifs susceptibles de contribuer à la symptomatologie douloureuse à l'origine de l'incapacité de travail de l'assurée (rapports médicaux LAA des 8 mai et 10 septembre 1998). Certes, le second médecin traitant a-t-il évoqué, dans un autre document daté du 7 juillet 1998, l'hypothèse d'un «traumatisme en whiplash cervical». Toutefois, outre qu'elle n'est pas motivée, cette opinion semble plutôt se fonder sur les renseignements de la patiente que sur des constations médicales objectives. D'ailleurs, comme l'a relevé à juste titre l'autorité cantonale, aucun des médecins précités n'a fait état du tableau clinique caractéristique des victimes d'accident de type «coup du lapin». Le docteur N.________ a même catégoriquement nié l'existence d'une «irradiation d'ordre neurologique» due au choc de l'accident. Il n'existe ainsi au dossier aucun indice concret permettant remettre en cause les conclusions du docteur A.________; dans ces conditions, un examen neurologique complémentaire, comme le requiert la recourante, s'avère superflu. C'est également en vain que cette dernière prétend que la responsabilité de l'intimée est engagée aussi longtemps que les troubles, dont elle souffre depuis l'accident, subsistent, car cela reviendrait à conférer au principe «post hoc, ergo propter hoc» une valeur probante qu'il n'a pas, comme la Cour de céans a déjà eu l'occasion de le préciser (cf. ATF 119 V 341 sv. consid. 2b/bb; RAMA 1999 no U 341 p. 408 sv. consid. 3b). Selon la jurisprudence, c'est en effet essentiellement à la lumière des renseignements d'ordre médical qu'il convient de trancher la question de la causalité naturelle, en se conformant à la règle du degré de vraisemblance prépondérante appliquée généralement à l'appréciation des preuves dans l'assurance sociale (ATF 119 V 337 consid. 1, 118 V 289 consid. 1b et les références). Les premiers juges ont donc à raison confirmé la décision par laquelle l'intimée a mis fin à son intervention dès le 14 février 1999 et le recours se révèle mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances p r o n o n c e :