Citation: 2A.319/2006 16.01.2007 E. 1

1.1 L'entrée en vigueur, le 1er janvier 2007, de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RO 2006 1205 - RS 173.110), a entraîné l'abrogation de la loi fédérale d'organisation judiciaire du 16 décembre 1943 (OJ) (cf. art. 131 al. 1 LTF). Comme l'arrêt attaqué a été rendu avant le 31 décembre 2006, cette dernière loi reste néanmoins encore applicable au présent litige à titre de réglementation transitoire (cf. art. 132 al. 1 LTF a contrario). 1.2 Aux termes de l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, le recours de droit administratif n'est pas recevable en matière de police des étrangers contre l'octroi ou le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas un droit. Selon l'art. 4 LSEE, les autorités compétentes statuent librement, dans le cadre des prescriptions légales et des traités avec l'étranger, sur l'octroi ou le refus d'autorisations de séjour ou d'établissement. En principe, l'étranger n'a pas droit à l'autorisation de séjour. Ainsi, le recours de droit administratif est irrecevable, à moins que ne puisse être invoquée une disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité accordant le droit à la délivrance d'une telle autorisation (cf. ATF 131 II 339 consid. 1 p. 342; 130 II 388 consid. 1.1 p. 389, 281 consid. 2.1 p. 284 et les arrêts cités). Célibataires et âgés de moins de dix-huit ans au moment où la requête de regroupement familial les concernant a été déposée, les enfants de X.________ ont normalement le droit d'être inclus dans l'autorisation d'établissement de leur père en vertu de l'art. 17 al. 2 3ème phrase LSEE. Le recours est dès lors recevable du chef de cette disposition. En revanche, l'aînée des enfants, A.________, aujourd'hui âgée de dix-neuf ans, ne peut en principe pas déduire de l'art. 8 CEDH le droit à une autorisation de séjour, car le moment déterminant pour l'application de cette disposition conventionnelle n'est pas, comme avec l'art. 17 al. 2 LSEE, celui du dépôt du recours, mais celui auquel le Tribunal fédéral statue (cf. ATF 130 II 137 consid. 2 p. 141; 129 Il 11 consid. 2 p. 13, 249 consid. 1.2. p. 252 et les arrêts cités). Mais peu importe, car le recours, recevable sous l'angle de l'art. 17 al. 2 LSEE, implique de toute façon de procéder à une pesée des intérêts complète. Par ailleurs, il n'est pas douteux que le frère cadet, aujourd'hui âgé de quatorze ans et demi, peut invoquer l'application de l'art. 8 CEDH, étant admis que les relations l'unissant à son père sont réelles et effectives (sur ce point, cf. infra consid. 4.2). 1.3 Pour le surplus, déposé en temps utile et dans les formes prescrites, le recours est recevable.