Citation: 5A_82/2024 E. 3.2.3

3.2.3. En l'espèce, la recourante méconnaît la substance de la motivation de l'arrêt attaqué, si bien que sa critique n'est pas pertinente. En effet, l'autorité cantonale a relevé que l'indemnité allouée comprenait déjà, outre trois audiences de 8h20 au total, des entretiens avec le client d'une durée totale de 2h45 pour préparer celles-ci, deux entretiens avec le client de 2 heures au total pour préparer la rédaction des réponses, cinq conférences téléphoniques avec le client de 1h20 au total ainsi que vingt opérations, dont quinze de 20 minutes et cinq de 30 minutes, portant sur l'examen et/ou la rédaction de divers documents, courriers et courriels du client et de la partie adverse, ou à leur attention ainsi qu'au tribunal. Au vu de ces opérations déjà admises, dans leur principe et leur durée, et qui représentaient le travail de l'avocat, certaines autres opérations qui portaient l'indication " reçu et examiné " en lien avec des courriers, ou " ad transmis dito " en lien avec des courriels, d'une durée totale de 8h25 et dont la plupart avaient été exécutées le même jour, ne constituaient pour leur part qu'une simple prise de connaissance de documents. Pour cette raison, l'autorité cantonale a considéré que la réduction de 8h10 sur les 8h25 facturées pour ces autres opérations, qui ne constituaient encore qu'une partie des opérations de ce type comptabilisées en sus de celles totalisant 20h35, était correcte. Cette motivation prend en compte des éléments pertinents et distingue sans arbitraire les différentes étapes du travail d'avocat, selon les tâches qu'il peut déléguer ou effectuer avec un certain automatisme dans un premier temps. Pour le reste, s'agissant de la partie de son recours que l'autorité cantonale a déclarée irrecevable, soit il s'agit effectivement de faits, soit les explications que donne la recourante ne remettent pas en cause la motivation précitée sur l'appréciation de la nature du travail en lien avec les opérations refusées. Quant à sa critique sur le temps nécessaire à la rédaction des deux mémoires de réponse, elle est purement appellatoire et ne permet pas de déceler en quoi l'autorité cantonale aurait abusé de son pouvoir d'appréciation au vu des critères susexposés, retenus en jurisprudence. Enfin, son argument selon lequel un magistrat qui reprend un dossier n'est pas en mesure d'apprécier sa difficulté au motif qu'il n'a pas " vécu toutes les étapes de la procédure " n'est pas soutenable. Pour statuer sur les frais, ce magistrat prend connaissance des audiences qui ont eu lieu, des mémoires et autres écritures échangés, de sorte qu'il est en mesure d'apprécier l'ampleur du travail de l'avocat compte tenu des particularités de la cause, en comparaison avec d'autres de la même nature. Il suit de là que les griefs de la recourante doivent être rejetés, dans la mesure de leur recevabilité.