Citation: 1C_557/2021 E. 4.3

4.3. La cour cantonale a considéré que les installations avaient été construites légalement, sur la base d'autorisations délivrées entre 1974 et 1979 sur la parcelle alors classée en zone sans affectation spéciale. Elles ne sont devenues contraires à l'affectation de la zone qu'après une modification du plan d'affectation. Ces considérations ne sont contestées ni par les recourants ni par l'ARE dans ses observations. Les courts de tennis sont utilisés par l'intimée (dont l'établissement est situé à 500 m environ) qui les met à disposition de ses clients dans le cadre d'une offre de bien-être combinée avec un fitness, un spa et une piscine olympique. Il est indéniable que de telles installations sportives renforcent l'attractivité de l'hôtel. Par ailleurs, une collaboration avec D.________ étant susceptible d'assurer une meilleure fréquentation et de garantir certains revenus, une telle extension du cercle des utilisateurs peut également bénéficier à l'établissement. Tels qu'ils ont été autorisés, les travaux consistent dans le remplacement du revêtement des courts et du mur d'entraînement par un produit assimilé à de la terre battue. S'agissant du cabanon, il est rénové sans augmentation de sa taille, en transformant le vestiaire unique en deux vestiaires non mixtes séparés; deux douches sont ajoutées, deux bancs sont installés et les deux toilettes sont maintenues. Les installations techniques et les canalisations sont remplacées et les carrelages et peintures sont refaits. En raison de leur état de dégradation, les fenêtres existantes sont remplacées. Le projet prévoit encore le remplacement des dallettes en béton recouvrant les cheminements extérieurs. Comme le relève la cour cantonale, ces travaux ne comportent aucune augmentation de la surface au sol ou de la capacité des installations. Le nombre de places de parc reste également inchangé. La fréquentation ne peut ainsi être supérieure aux douze personnes que peuvent, actuellement déjà, accueillir simultanément les trois courts de tennis. Tel qu'il est ainsi décrit, le projet n'engendre aucun nouvel impact important sur le territoire et l'environnement (art. 43 al. 1 let. a OAT) et peut ainsi être autorisé au titre de l'art. 37a LAT. Les objections des recourants, reprises par l'ARE, reposent sur l'existence de transformations allant au-delà de celles qui ont été autorisées, notamment l'agrandissement de la terrasse, des éclairages et un espace pour le basketball. Comme cela est relevé ci-dessus, tel n'est pas l'objet du litige, limité aux travaux effectivement autorisés. En particulier, les travaux en question ne permettent pas de pratiquer la nuit, faute d'éclairage, de sorte qu'un prolongement des nuisances de bruit après la tombée du jour n'apparaît pas à craindre. Le grief doit être écarté.