Citation: 5A_803/2016 E. 5.1

5.1. La recourante prétend que le juge cantonal se serait rendu coupable de déni de justice formel au sens de l'art. 29 al. 2 Cst. en tant qu'il aurait omis de se prononcer sur son grief principal, à savoir l'existence de faits nouveaux importants nécessitant la suspension provisoire de l'exécution de la décision d'expulsion. Le grief de la recourante tombe manifestement à faux. Il y a déni de justice formel lorsqu'une autorité omet de statuer sur une requête qui lui est présentée dans les délais et en bonne et due forme alors qu'elle était tenue de statuer (ATF 135 I 6 consid. 2.1; 134 I 229 consid. 2.3). Or le juge cantonal a en l'espèce bien relevé le grief soulevé par la recourante et expliqué les raisons pour lesquelles il n'entrait pas en matière sur ce point. Il a en effet considéré que les critiques de la recourante ne cernaient nullement la motivation développée par le magistrat de première instance, tant d'un point de vue formel - défaut de toute motivation de la recourante quant au raisonnement du premier juge lié à l'irrecevabilité de la requête formée le 14 octobre 2016 - que matériel - absence de toute critique quant au caractère définitif et exécutoire de la décision d'expulsion et au refus de prendre en considération des motifs déjà jugés irrecevables dans la décision d'exécution. Au surplus, le juge cantonal a relevé que les faits nouveaux invoqués par la recourante, à savoir l'aggravation de son état de santé, ne permettaient pas de s'opposer à la mise en oeuvre d'une décision d'exécution en force, étant précisé que cet état de santé, si grave fût-il, ne l'empêchait aucunement de mandater une entreprise pour se charger du déménagement, que l'intéressée savait devoir préparer depuis presque deux mois.