Citation: 8C_316/2023 E. 3.1

3.1. La juridiction cantonale a considéré qu'il ne se justifiait pas de s'écarter de l'expertise réalisée par le docteur E.________, laquelle remplissait les critères posés par la jurisprudence pour lui reconnaître une pleine valeur probante. En outre, l'expert avait décrit clairement les plaintes formulées par le recourant, ce que reconnaissaient le docteur G.________ et le docteur C.________, ainsi que l'historique médical du recourant et l'anamnèse du dossier. Le docteur E.________ soulignait toutefois les incohérences de ces plaintes, dès lors que le recourant marchait sans boiterie lorsqu'il ignorait être observé. Les premiers juges ont également considéré que le diagnostic de syndrome douloureux régional complexe (SDRC) ou "complex regional pain syndrom" (CRPS) n'avait jamais été formellement posé par un médecin. En effet, si le docteur G.________ avait constaté dans le rapport d'IRM du 3 février 2020 des signes qui pouvaient correspondre à un début de CRPS, constatation partagée par la radiologue ayant réalisé l'IRM, ces deux derniers praticiens ne posaient ni l'un ni l'autre un diagnostic formel, se contentant d'émettre des hypothèses et de mentionner une "suspicion". En outre, le diagnostic de CRPS avait été écarté par le docteur D.________ dans ses rapports de juillet et décembre 2020. Par ailleurs, la cour cantonale a constaté que tous les médecins s'accordaient à reconnaître que le recourant ne souffrait d'aucune atteinte à la santé psychique, ce que lui-même ne contestait pas. Dans ces conditions, force était de constater que le recourant disposait d'une capacité de travail pleine et entière et que celle-ci n'avait jamais été limitée de manière durable. Au surplus, la cour cantonale a retenu que le docteur G.________ rejoignait le docteur E.________ dans son affirmation selon laquelle la scintigraphie réalisée en novembre 2020 ne faisait état d'aucune anomalie et que les critères permettant de retenir un CRPS avaient dès lors disparu à cette date. Or le docteur G.________ affirmait également que les premiers signes d'un début de CRPS ressortaient de l'IRM réalisée en février 2020. Partant, il devait être constaté que les signes cliniques d'un CRPS, si tant est qu'un tel diagnostic ait pu être posé, avaient duré moins d'une année, de sorte qu'un droit à la rente en découlant devait également être nié sous cet angle, si le trouble diagnostiqué devait être assimilé à une atteinte invalidante au sens de la loi. Cette dernière question n'avait au demeurant pas à être examinée, dans la mesure où l'existence même du CRPS n'était pas établie, les médecins traitants semblant au demeurant partir du principe, non vérifiable en l'espèce, qu'un tel trouble serait nécessairement invalidant et ce, dans tous les cas de figure.