Citation: 6B_276/2018 E. B

Par jugement du 14 décembre 2017, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par X.________ et admis partiellement celui du Ministère public vaudois. Elle a réformé le jugement attaqué en ce sens qu'elle a suspendu l'exécution d'une partie de la peine portant sur dix-huit mois et a fixé à X.________ un délai d'épreuve de quatre ans. En résumé, elle a retenu les fait suivants: B.a. X.________ est né en 1964 en Italie. Il est arrivé en Suisse à l'âge de 21 ans. Dans notre pays, il a d'abord travaillé à C.________ avant d'oeuvrer durant une vingtaine d'années en qualité de mécanicien. Depuis le 29 novembre 2010, il travaille en qualité de mécanicien sur automobiles pour le garage D.________ SA et réalise un salaire mensuel net de 4'914 fr. 45. X.________ a épousé B.________, ressortissante brésilienne, le 28 mai 2011. Le couple n'a pas eu d'enfant. Avec le soutien de X.________, l'épouse a fait venir en Suisse deux de ses trois enfants, à savoir E.________, né en 1996, et A.________, née en 2000, qu'elle avait laissés aux soins de sa mère au Brésil. Ces enfants sont arrivés en Suisse le 24 août 2012. Ils se sont installés au domicile conjugal à F.________. Leur arrivée en Suisse a aggravé les problèmes conjugaux des époux. X.________ s'est montré de plus en plus violent envers son épouse et d'une extrême sévérité avec les enfants, à qui il répétait que, s'ils étaient en Suisse, c'était grâce à lui. Cette situation a empiré au point d'amener les conjoints à se séparer à fin juillet, début août 2013, puis à entamer une procédure de divorce. C'est dans ce climat que X.________ a commencé à s'en prendre à l'intégrité sexuelle de sa belle-fille A.________. Profitant essentiellement des absences du domicile familial de son épouse et de son beau-fils durant la journée et de sa convalescence à la maison à la suite d'une opération au genou, il a commencé par donner des « bisous » à l'enfant sur la bouche à plusieurs reprises. Par la suite, entre octobre ou novembre 2012 et juillet 2013, il a commis à plusieurs reprises des attouchements à caractère sexuel sur l'enfant et déterminé celle-ci à en commettre sur lui, la jeune fille n'osant pas manifester son opposition de peur que son beau-père ne s'en prenne à elle ou à sa mère. A cet égard, il lui avait en effet dit que, si elle en parlait à quiconque à l'école, il allait lui faire « subir des choses bien pires » et l'avait même à une reprise menacée de mort en posant un couteau de cuisine sur sa nuque, alors que l'enfant l'avertissait qu'elle allait tout raconter à sa mère. La jeune fille a pour la première fois dévoilé les faits à G.________, socio-éducatrice du Centre H.________, où B.________ et ses enfants s'étaient réfugiés. B.b. B.b.a. A F.________, au domicile familial, entre octobre ou novembre 2012 et juillet 2013, alors que A.________ se trouvait dans le lit conjugal, entre sa mère et X.________, celui-ci lui a caressé le sexe sous les couvertures. B.b.b. Au même endroit, durant la même période, alors que B.________ et son fils E.________ se trouvaient au domicile familial, X.________, sous prétexte d'un jeu, a suivi sa belle-fille dans la chambre conjugale et l'a poussée sur le lit, lui mordant les seins par-dessus les habits. B.b.c. Au même endroit, durant la même période, X.________ s'est masturbé à plusieurs reprises devant sa belle-fille. A une reprise à tout le moins, il lui a demandé de toucher son sexe en érection. L'enfant s'est exécutée, n'osant pas refuser de peur qu'il ne s'en prenne à elle ou à sa mère. B.b.d. Au même endroit, durant la même période, allant parfois même jusqu'à demander à sa belle-fille de trouver pour lui des sites pornographiques sur Internet, X.________ a regardé à plusieurs reprises en compagnie de l'enfant des films pornographiques sur un ordinateur ainsi que sur son téléphone portable. Après les visionnements, X.________ embrassait l'enfant, mettant sa langue dans sa bouche. En dépit de son dégoût, A.________ n'a pas osé refuser de peur que X.________ ne s'en prenne à elle ou à sa mère. B.b.e. A F.________, le 4 mars 2014, à la suite du dévoilement fait par sa belle-fille, X.________ a déposé une plainte pénale contre elle pour dénonciation calomnieuse, diffamation et calomnie. A la suite de cette plainte, une enquête a été ouverte par le tribunal des mineurs contre A.________. B.b.f. A F.________, à la fin du mois de mai 2016, X.________ a rencontré à son domicile E.________ et l'amie intime de ce dernier, I.________. Il a notamment proposé son aide au premier nommé pour obtenir un emploi et un logement s'ils témoignaient que A.________ avait menti. Il a ensuite requis leur audition le 1er juin 2016. Entendus en qualité de témoins à l'audience de la Procureure du 22 août 2016, E.________ et I.________ n'ont pas déposé dans le sens qui leur avait été demandé par X.________. B.c. A.________ a été entendue par la police le 5 novembre 2013 et le 24 septembre 2014. Les deux auditions ont été enregistrées sur vidéo et retranscrites (pièces 152/2 et 152/3). Ces auditions ont en outre fait l'objet de rapports (pièces 5 et 8). Une expertise de crédibilité a été confiée au Professeur J.________, qui a rendu son rapport le 21 janvier 2016 (pièce 152/1).