Citation: 6B_420/2014 E. 2

Le recourant invoque la violation des art. 158 al. 1 CPP et 13 al. 2 OCCR. La cour cantonale a jugé que l'infraction consistant en une dérobade (art. 91a LCR) était réalisée lorsque l'auteur viole une obligation d'aviser la police et que l'ordre de se soumettre à une mesure d'investigation de l'état d'incapacité de conduire doit apparaître objectivement comme hautement vraisemblable au vu des circonstances (ATF 126 IV 53 consid. 2a p. 55 s.). En l'espèce, ces conditions étaient réalisées avant l'intervention de la police au domicile du recourant. Savoir si le recourant avait ou non été informé à ce moment-là de ses droits (droit d'être assisté d'un mandataire et droit de connaître les conséquences d'un refus de se soumettre à un contrôle d'alcoolémie) pouvait demeurer indécis. Au demeurant, le 22 septembre 2012, le recourant s'était borné à déclarer qu'il était bien stationné à l'endroit indiqué et il n'avait donné de plus amples explications que le 14 novembre 2012, alors que ses droits lui avaient été notifiés. Le recourant ne pouvait donc rien déduire en sa faveur de l'art. 158 al. 2 CPP selon lequel les auditions effectuées sans que les informations prévues à l'art. 158 al. 1 CPP aient été données ne sont pas exploitables. En se bornant à répéter n'avoir pas été informé de son droit à un avocat et des conséquences de son refus des tests d'alcoolémie au moment où il a reçu la visite de deux policiers à son domicile en pleine nuit, pour une affaire dont il n'avait aucune connaissance, le recourant ne développe aucune motivation pertinente en relation avec les considérants de l'autorité cantonale. Son grief ne répond pas aux exigences minimales déduites des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Il est irrecevable.