Citation: 5A_277/2016 E. 1.4.2

1.4.2. L'éventualité prévue à l'art. 93 al. 1 let. b LTF - qui suppose que le Tribunal fédéral est en mesure de rendre lui-même un jugement final en réformant la décision préjudicielle ou incidente attaquée - peut d'emblée être exclue dans le cas présent, l'intégration ou non des actifs du compte bancaire litigieux dans la masse successorale ne permettant pas de statuer immédiatement sur le partage de la succession et la décision de partage nécessitant une instruction complémentaire entraînant des frais et un prolongement de la procédure ( cf. arrêt 5A_384/2016 du 26 mai 2016 consid. 3). Quant au risque de préjudice irréparable, aucun inconvénient de nature juridique qui ne puisse pas être ultérieurement réparé (ATF 138 III 190 consid. 6 p. 191 in fine; 134 III 188 consid. 2.2 p. 191) n'est manifeste, étant rappelé qu'un dommage économique - qui résulterait éventuellement du remboursement des avoirs du compte bancaire par l'héritière recourante - ne saurait être considéré comme un dommage irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF (ATF 138 III 46 consid. 1.2 p. 47, 333 consid. 1.2.1 p. 335; 127 III 380 consid. 1.2.1 p. 382; 135 II 30 consid. 1.3.4 p. 35). Lorsque, comme en l'espèce, il n'est pas manifeste que l'une des conditions (alternatives) d'entrée en matière prévues à l'art. 93 al. 1 let. a et b LTF soit remplie, il appartient aux recourants d'alléguer et d'établir que la décision incidente leur cause un préjudice irréparable ou que leur recours permettrait de mettre fin au litige (ATF 137 III 324 consid. 1.1 p. 328), faute de quoi le recours est déclaré irrecevable (ATF 134 III 426 consid. 1.2 p. 429; 133 III 629 consid. 2.4.2 p. 633).