Citation: 8C_373/2013 E. A

D.________ travaille en qualité de directeur de la société X.________ SA. A ce titre, il est assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 12 février 2011, il a été soumis à une intervention chirurgicale pratiquée par le docteur R.________, spécialiste en neurochirurgie, lequel a procédé en urgence à une discotomie microchirurgicale L5-S1 gauche en raison d'une hernie discale post-traumatique située à ce niveau (rapports des 14 et 15 février 2011). Le 13 février 2011, l'employeur a rempli une déclaration de sinistre LAA dans laquelle il a indiqué que l'assuré s'était fait mal au dos en voulant déplacer une rampe dans le garage, le 17 décembre 2010. La CNA a pris en charge les frais de l'intervention et a alloué une indemnité journalière en raison d'une incapacité de travail de 100 % à partir du 7 février 2011. Celui-ci a repris son travail à mi-temps le 2 mai 2011 et à plein temps le 6 juin suivant. Le 20 septembre 2011, le docteur R.________ a fait état d'une excellente évolution tout en indiquant la persistance de lombalgies invalidantes et il a proposé une seconde opération consistant en une spondylodèse L4-L5-S1 avec neuronavigation. La CNA a requis l'avis des docteurs A.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil moteur, et médecin de sa division de médecine des assurances (rapport du 10 novembre 2011) et S.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et médecin au service médical des agences (rapport du 28 novembre 2011). Par décision du 5 décembre 2011, la CNA a supprimé le droit de l'assuré aux prestations d'assurance (frais de traitement et indemnité journalière) à partir du 6 juin 2011, date de la reprise du travail à 100 %. Toutefois, elle a renoncé à réclamer le remboursement des frais de traitement pris en charge au-delà de cette date. Saisie d'une opposition, elle l'a rejetée après avoir une nouvelle fois requis l'avis du docteur A.________ (rapport du 14 septembre 2012). Elle a considéré, en résumé, que le statu quo sine avait été atteint le 6 juin 2011, de sorte que l'intervention chirurgicale envisagée et l'incapacité de travail en résultant n'étaient pas à sa charge (décision sur opposition du 28 septembre 2012).