Citation: 2C_539/2024 E. 4.5

4.5. En l'occurrence, la recourante fait valoir, en se référant à l'art. 33C LPAv, que la compétence pour prononcer l'échec définitif à l'examen final du brevet d'avocat revient au Conseil d'État du canton de Genève. Or, selon la disposition citée par la recourante, le Conseil d'État est chargé de délivrer le brevet d'avocat au requérant qui remplit les conditions de l'art. 24 LPAv, parmi lesquelles figure celle d'avoir réussi l'examen final (art. 24 let. d LPAv). Le Conseil d'État n'est donc pas désigné comme autorité compétente pour lesdits examens. Pour le reste, il est souligné que la loi cantonale prévoit expressément que l'examen final du brevet d'avocat est subi devant une Commission d'examens désignée par l'École d'avocature (art. 33A LPav), ce qui revient à confier à celle-ci les compétences s'agissant de cet examen final, et que l'organisation de l'École d'avocature est fixée par voie réglementaire. L'art. 19 let. j RPAv confie en outre au Conseil de direction la validation des résultats d'examen arrêtés par la Commission d'examens, comme déjà souligné par la jurisprudence. Partant, on ne voit pas en quoi la Cour de justice aurait appliqué de manière arbitraire le principe de la légalité en confirmant que la compétence du Conseil de direction de l'École d'avocature pour prononcer l'échec définitif à l'examen final du brevet d'avocat reposait sur une base légale.