Citation: 5A_345/2015 E. A

Par lettre du 2 juin 2014, B.A.________, née le 29 novembre 1995, a requis l'institution d'une mesure de curatelle en sa faveur, exposant qu'elle était en formation en intendance au Centre de formation professionnelle et sociale de U.________, qu'elle éprouvait de la peine à gérer son salaire et à remplir ses fiches administratives, et que sa mère - A.A.________ - avait peu de temps à lui consacrer pour l'aider dans ses tâches, lesquelles étaient souvent des sujets de tensions. C.________ et D._______, collaboratrices au dit Centre de formation, ont informé la justice de paix, par lettre du 26 juin 2014, que B.A.________ rencontrait des difficultés dans la gestion de ses affaires et indiqué que le soutien dont elle avait besoin ne pouvait émaner de son contexte familial actuel, étant essentiel qu'elle bénéficie d'une " curatelle professionnelle ". La justice de paix a par la suite procédé à l'audition des deux collaboratrices prénommées ainsi que de B.A.________. Dans un rapport du 11 septembre 2014, E.________, psychologue au Centre de formation, a confirmé le besoin de soutien de l'intéressée, affirmant que la désignation d'un curateur professionnel serait bénéfique pour celle-ci. Le 16 septembre 2014, le Dr F.________, psychiatre et psychothérapeute FMH, a établi un rapport qui conclut à une immaturité et à un déficit cognitif dont la durée, malgré les progrès réalisés, ne pouvait être prévue; il a estimé qu'un besoin d'aide était avéré et préconisé la nomination d'un curateur professionnel en raison de la " susceptibilité à fleur de peau " de l'intéressée et de sa mère.