Citation: 5A_706/2016 E. 2.2

2.2. La procédure qui régit les mesures protectrices de l'union conjugale est simple et peu formaliste: une lettre mentionnant les parties, l'objet du litige et les conclusions de la partie requérante est suffisante; il n'est pas nécessaire de présenter des allégués par numéros d'ordre, avec l'indication des moyens de preuve, ni même d'exposer une motivation juridique (sur les caractéristiques de cette procédure: BOHNET, in : Droit matrimonial, 2016, nos 2 ss ad art. 273 CPC). La maxime inquisitoire sociale prévue à l'art. 272 CPC doit permettre aux parties de procéder sans l'assistance d'un avocat et d'éviter les frais relatifs à l'intervention d'un homme de loi (BOHNET, op. cit., n° 6 ad art. 272 CPC); du reste, un formulaire ad hocest disponible sur le site du Département fédéral de justice et police (DFJP) - élaboré par l'Office fédéral de la justice ( cf. art. 400 al. 2 CPC) -, ainsi que sur celui de divers cantons, dont celui de Genève ( www.tribunauxcivils.ch). Certes, le Tribunal fédéral considère que, même dans les litiges régis par la maxime précitée, le recours à un avocat d'office peut se révéler nécessaire (arrêt 5A_336/2011 du 8 août 2011 consid. 2.5.2, avec les citations, in : Zbl 114/2013 p. 344 [pour l'art. 20a al. 2 ch. 2 LP]); mais il faut alors que la complexité de la cause en fait et en droit, des circonstances tenant à la personne du requérant ou l'importance des intérêts en jeu l'exigent (ATF 122 III 392 consid. 3b, avec les références; arrêt 5A_838/2013 du 3 février 2014 consid. 2.4 et la doctrine citée [pour l'art. 118 let. c CPC]). Or, comme l'a constaté sans arbitraire le juge précédent (ATF 140 III 264 consid. 2.3 et les arrêts cités), la recourante n'a pas apporté de " précisions relatives à sa situation personnelle ou familiale ". L'intéressée le nie, affirmant avoir documenté de " manière circonstanciée et détaillée sa situation financière quant à ses revenus, ses charges et ses dettes ". Cette assertion, qui n'est pas corroborée par les pièces du dossier, est dépourvue de pertinence, puisqu'elle se réfère à son indigence, et non à la nécessité d'un avocat d'office, seule question litigieuse en l'occurrence. Pour le surplus, le recours s'épuise en une suite de formules générales (" engorgement " des tribunaux à la suite du dépôt de requêtes mal rédigées et libellées ou confuses; durée parfois très longue de la procédure des mesures protectrices ou effet préjudiciel de ces mesures sur le divorce) ainsi que de considérations étrangères à la présente cause (entretien envers deux enfants majeurs d'un premier lit; difficultés dans la liquidation du régime matrimonial). Il s'ensuit que, en l'état, le refus de désigner un conseil juridique ne prête pas le flanc à la critique.