Citation: 2D_1/2023 E. 6.2

6.2. En l'espèce, le Tribunal cantonal a constaté, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), qu'il n'existait pas de situation de violence conjugale (cf. supra consid. 4). Il a également retenu que le mariage était déjà vidé de sa substance lorsque l'altercation du 17 décembre 2017 a eu lieu, de sorte que l'on ne pouvait pas considérer que le recourant avait fui prématurément la relation pour mettre fin aux violences conjugales. Au surplus, le Tribunal cantonal a retenu, à bon droit, que, même en admettant que l'épouse de l'intéressé était à l'origine des lésions au pied de celui-ci (acte qualifié de voie de fait par le juge pénal dans son ordonnance du 22 novembre 2021), cet acte isolé ne revêtirait pas la gravité nécessaire pour admettre un cas d'application de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEtr. Concernant l'existence d'autres circonstances justifiant la poursuite du séjour, il ressort de l'arrêt attaqué que la durée du séjour légal en Suisse de l'intéressé est inférieure à une année. Le recourant, qui est encore jeune et en bonne santé, dispose des ressources nécessaires à une réintégration dans son pays d'origine, pays dans lequel il est né et a passé la majeure partie de sa vie, dont il parle la langue et où résident la plupart des membres de sa famille. Il ne dispose d'aucune famille en Suisse et ne bénéficie pas non plus d'une position professionnelle stable dans ce pays. Dans ces conditions, l'appréciation du Tribunal cantonal selon laquelle le recourant sera en mesure de se réintégrer dans son pays d'origine sans rencontrer de difficultés insurmontables ne prête pas le flanc à la critique. Il relève notamment à juste titre que la situation sociale et économique générale de la Tunisie ne justifie pas la poursuite du séjour en vertu de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr, même si les conditions de vie sont moins favorables que celles dont le recourant bénéfice en Suisse (cf. arrêts 2C_869/2022 du 23 décembre 2022 consid. 6.2; 2C_96/2022 du 16 août 2022 consid. 3.5 et les références). Le grief de violation de l'art. 50 al. 1 let. b LEtr est partant infondé.