Citation: 2P.331/2005 03.05.2006 E. 4

Le dossier contient une expertise médicale datée du 13 avril 2004 effectuée par le Dr Y.________, médecin-conseil de la Caisse de prévoyance Z.________, à la demande du Service du personnel et de l'organisation du canton du Valais. Le recourant ne démontre nullement en quoi l'examen auquel il a ainsi été astreint ne pourrait pas constituer celui auquel se réfère l'art. 32 al. 2 2ème phrase LSF. X.________ estime en outre que l'examen médical doit être effectué par un médecin désigné contradictoirement par les parties. Cette exigence sort du cadre de la disposition précitée qui prévoit uniquement que l'examen doit être effectué par un médecin désigné par la Caisse de prévoyance, ce qui est le cas du Dr Y.________. Le recourant considère donc à tort que le Conseil d'Etat, puis le Tribunal cantonal, ont violé son droit d'être entendu et sont tombés dans l'arbitraire en ne mettant pas en oeuvre un nouvel examen médical. On ne voit par ailleurs pas en quoi l'audition de X.________ aurait pu fournir au Tribunal cantonal des informations supplémentaires et pertinentes quant aux aptitudes de ce dernier à accomplir les tâches relevant de sa fonction. En effet, les éléments du dossier suffisent à montrer l'incapacité du recourant d'assumer une partie des travaux exigés par son poste, comme par exemple l'entretien des talus, vu les problèmes de santé dont il souffre (en particulier aux hanches) et les nombreuses absences qu'il a déclarées. Le Tribunal cantonal pouvait donc, à la faveur d'une appréciation anticipée non arbitraire des preuves, s'abstenir de procéder à cette mesure d'instruction, quand bien même elle avait été régulièrement requise. Ainsi, le droit d'être entendu de X________ n'a pas été violé du fait que le Tribunal cantonal n'a pas procédé à son audition.