Citation: 6B_566/2024 E. 3.3

3.3. Dans le cadre du prêt Covid-19, le recourant ne conteste pas que les valeurs patrimoniales litigieuses proviennent d'un crime au sens de l'art. 10 al. 2 CP. Il soutient toutefois que les retraits d'argent effectués à la suite dudit prêt font partie de l'escroquerie. Sur le plan subjectif, il fait valoir que son intention était uniquement de tromper la banque et de retirer l'argent à des fins personnelles et non d'entraver la confiscation du produit de l'infraction. Le recourant admet avoir retiré les sommes en espèces à des fins personnelles. Ce faisant, il a empêché la confiscation. Ce comportement est propre à faire obstacle à l'identification de l'origine, la découverte ou la confiscation du moyen en cause, les mouvements des valeurs ne pouvant plus être suivis au moyen de documents bancaires. Dans ces circonstances, la condamnation du recourant pour blanchiment d'argent ne viole pas le droit fédéral, étant rappelé qu'il s'agit d'une infraction de mise en danger abstraite (cf. supra consid. 3.1). Quant à l'élément subjectif, le recourant ne tente pas de démontrer l'arbitraire de la constatation selon laquelle il avait à tout le moins accepté que son comportement était propre à provoquer l'entrave prohibée. En tout état de cause, les juges cantonaux pouvaient, sans arbitraire, considérer qu'en prélevant les fonds en espèces, le recourant s'était accommodé du fait que les sommes correspondantes ne puissent être identifiées par les autorités compétentes. Le recourant avait conscience et s'est accommodé du fait que les mouvements des avoirs ne seraient plus suivis et que les sommes en question ne seraient plus traçables. Le recourant ne conteste pas que les autres éléments constitutifs soient réalisés. Partant, le grief doit être rejeté.