Citation: 9C_442/2020 E. 6.3.3

6.3.3. Comme le met ensuite en évidence le recourant, la divergence d'opinions de l'expert et des médecins traitants est encore renforcée par les faits médicaux constatés par le tribunal cantonal. En effet, il ressort des documents médicaux cités par les premiers juges que, placé en arrêt maladie par le docteur B.________ dès le 3 novembre 2016 à cause de l'indication opératoire pour l'hydrocéphalie diagnostiquée (rapport du 3 novembre 2016; certificat du 3 novembre 2016), l'assuré a subi l'intervention chirurgicale programmée le 18 novembre 2016 (protocole opératoire du 24 novembre 2016). Il a toutefois dû être réopéré le 3 décembre 2016 en raison d'une méningite bactérienne post-opératoire (protocole opératoire du 19 décembre 2016). Son incapacité de travail avait alors été prolongée jusqu'au 31 janvier 2017 (certificat du 20 décembre 2016). L'évolution subséquente - favorable avec amélioration de la marche et diminution (mais pas disparition) des céphalées (rapport du 24 février 2017) - semble avoir permis une reprise du travail à 50 % à partir du 27 février 2017 et à 60 % à partir du 1er mai 2017 selon l'employeur (questionnaire pour l'employeur du 2 juin 2017). Cette reprise n'a cependant pas duré dans la mesure où, consultés en urgence, les médecins de la Clinique de chirurgie de l'Hôpital D.________ ont constaté une récidive de la symptomatologie hydrocéphalique dès le 27 juillet 2017 (rapports des 28 juillet ainsi que 10 et 27 août 2017) et ont procédé les 4, 20 et 25 août 2017 à trois nouvelles opérations pour y remédier (protocoles opératoires des 7 et 28 août ainsi que 1er septembre 2017). A l'issue du séjour hospitalier, les médecins ne se sont pas expressément prononcés sur une reprise du travail. Consulté le 16 novembre 2017, le docteur E.________ a fait état d'une évolution lentement favorable et prolongé l'arrêt de travail jusqu'au prochain contrôle prévu en février 2018 (rapport du 9 février 2018). Ce n'est que le 14 juin 2018 que ce médecin a attesté une capacité résiduelle de travail à long terme de 50 % dans une activité adaptée (sans tâche fatigante ni contact avec des aimants pouvant dérégler la valve implantée). Il a cependant annoncé à l'office intimé une récidive partielle des symptômes de l'hydrocéphalie le 2 août 2018 et procédé le 13 septembre 2018 à une nouvelle opération interdisant la reprise d'une activité lucrative avant le 11 novembre 2018 (rapport du 20 septembre 2018). Le recourant a en outre informé l'administration avoir subi deux nouvelles interventions chirurgicales les 6 octobre 2018 et 24 janvier 2019. Dans ces circonstances, l'office intimé a ordonné une expertise neurologique. Dans sa demande d'expertise du 11 octobre 2018, il a expressément mentionné une incapacité totale ou partielle (50 %) de travail continue depuis le 21 août 2016, dont il s'est ensuite écarté sans explication. L'assuré a encore été opéré le 31 mai 2019.