Citation: 7B_1013/2024 E. 3.3.2

3.3.2. Dans son recours au Tribunal fédéral, la recourante reprend tout d'abord mot pour mot l'exposé et l'argumentation qu'elle avait livrés dans sa requête de récusation du 26 juin 2024 et se contente ainsi de reproduire la motivation présentée devant les instances précédentes. Ensuite, face à la motivation cantonale, elle se limite à affirmer que les considérations des juges cantonaux - lorsqu'ils indiquent que seule la plaignante 1 "aurait pu être lésée par la situation voyant son interprète privée interpréter en qualité de traductrice au procès" et que "les garanties de conflit d'intérêts, de droit de la défense et de secret professionnel ne se posaient pas en l'espèce" - relèveraient de l'insolite, ne seraient pas fondés ni défendables ou ne sauraient être suivis, sauf à nier l'évidence. La recourante se borne également à reproduire un extrait de l'arrêt 1B_404/2012 du 4 décembre 2012 (consid. 3.4) et l'extrait de doctrine précité (cf. consid. 3.3.1 supra) et à affirmer que cet arrêt serait "évidemment topique et pertinent en l'espèce". Cela étant, elle ne discute pas la motivation de l'autorité cantonale ni les arguments que celle-ci a retenus pour considérer en définitive que, dans le cas d'espèce, le fait que les intimées aient fonctionné en qualité d'interprète lors d'audiences ou d'auditions durant la procédure, ainsi que lors d'entretiens privés entre la plaignante 1 et son conseil, ne permettait pas de fonder un motif de récusation au sens de l'art. 56 CPP. En réalité, il appartenait notamment à la recourante d'expliquer pourquoi elle estimait que l'interprétation des juges cantonaux au sujet de l'arrêt 1B_404/2012 du 4 décembre 2012 et de la doctrine concernée était selon elle erronée et, par ailleurs, pourquoi l'appréciation de ceux-ci, selon laquelle elle n'avait en l'occurrence pas été lésée par la situation dénoncée, ne pouvait pas être suivie. La recourante n'a toutefois pas procédé ainsi. On relève en outre que la recourante se contente d'évoquer l'art. 56 let. b CPP à un seul endroit dans son recours, mais ne soulève ni a fortiori ne développe aucun motif sur ce point. La recourante n'invoque pas non plus de déni de justice formel à cet égard. Il résulte de ce qui précède que la recourante ne formule, concernant les services d'interprète fournis en l'occurrence par les intimées tant à titre officiel qu'à titre privé, aucune critique conforme aux exigences découlant de l'art. 42 al. 2 LTF. Son grief se révèle donc irrecevable. On peut préciser à toutes fins utiles que l'interprétation de la cour cantonale, selon laquelle l'affaire jugée dans l'arrêt 1B_404/2012 du 4 décembre 2012 (consid. 3.4) n'était pas comparable à celle de la présente cause, ne prête pas le flanc à la critique. Il ne ressort en effet pas des faits retenus par l'autorité cantonale que les intimées auraient également fonctionné comme interprète, que se soit à titre officiel ou privé, pour la recourante, celle-ci ayant pour sa part bénéficié, durant la procédure - sans que cela soit contesté par la recourante -, d'un interprète en anglais qui n'est pas la même personne que les intimées (cf. arrêt querellé, pp. 3 et 9).