Citation: 1B_17/2008 26.03.2008 E. 2

Selon les recourantes, la provenance délictueuse des biens séquestrés ne serait pas suffisamment vraisemblable. Le litige aurait un aspect civil prépondérant. Rien ne permettrait d'affirmer que les recourantes auraient été créées dans un but abusif. L'argent ayant servi à leur constitution proviendrait des comptes professionnels de C.________ et de sa société, de sorte qu'il ne saurait s'agir exclusivement des fonds versés par les plaignants. Faute d'une correspondance établie entre ces fonds et les avoirs des recourantes, il ne pourrait y avoir ni confiscation, ni créance compensatrice. 2.1 Dans le cas d'un recours dirigé, comme en l'espèce, contre une mesure provisionnelle, seule peut être invoquée la violation de droits fondamentaux (art. 98 LTF). Conformément à l'art. 106 al. 2 LTF, les griefs soulevés à cet égard doivent être suffisamment motivés (ATF 133 III 393 consid. 6 p. 397). S'agissant de l'établissement des faits et de l'application du droit cantonal, le pouvoir d'examen du Tribunal fédéral est limité, pratiquement, à l'arbitraire (art. 97 al. 1 LTF; même arrêt, consid. 7.1). 2.2 L'arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst., ne résulte pas du seul fait qu'une autre solution pourrait entrer en considération ou même qu'elle serait préférable; le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue en dernière instance cantonale que si elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté ou si elle heurte de manière choquante le sentiment de la justice ou de l'équité. Il ne suffit pas que la motivation de la décision soit insoutenable; encore faut-il qu'elle soit arbitraire dans son résultat (ATF 132 I 13 consid. 5.1 p. 17; 131 I 217 consid. 2.1 p. 219, 57 consid. 2 p. 61; 129 I 173 consid. 3.1 p. 178).