Citation: 2P.242/2001 18.09.2001 E. 2

2.- a) Selon l'art. 40 al. 1 et 2 de la loi cantonale, le montant versé au titre du revenu minimum comprend un forfait et un supplément correspondant au loyer effectif du requérant. Il dépend de la situation familiale et financière du requérant. Par ailleurs, aux termes de l'art. 40a al. 2 de la loi cantonale, si le requérant, une personne tenue de l'assister financièrement en vertu du droit civil ou le concubin du requérant, perçoit un revenu, celui-ci, après déduction de certaines charges, est déduit du montant alloué au titre du revenu minimum; les mesures de réinsertion sociale et professionnelle subsistent. b) L'autorité intimée a calculé que, dans le cas du recourant, le montant versé au titre du revenu minimum au sens de l'art. 40 al. 1 (soit le forfait légalement prévu augmenté du loyer effectif de l'intéressé) se montait à 3'745 fr. de février à avril 2000, et à 3'860 fr. dès le mois de mai 2000. Elle a par ailleurs constaté que le recourant percevait mensuellement des rentes de veuf d'un montant total de 4'998 fr. (2'449 fr. de la Caisse de pension de la BCV et 2'549 fr. de la Suisse Assurances), somme qui dépassait la limite de revenu au-delà de laquelle aucune prestation n'est, en vertu de l'art. 40a al. 2 de la loi cantonale, allouée au titre du revenu minimum. Le recourant n'élève aucune critique sérieuse et digne d'être prise en considération au sujet des montants précités qui ont été retenus dans l'examen de son droit (rentes, loyer, forfait applicable; sur ce dernier élément, cf. la tabelle annexée au règlement d'application du 25 juin 1997 de la loi vaudoise du 25 septembre 1996 sur l'emploi et l'aide aux chômeurs). Quant aux reproches qu'il adresse à l'administration et à l'autorité intimée au sujet de l'absence de soin avec laquelle celles-ci auraient examiné sa situation, ils sont dénués de pertinence. Peu importe en effet que, dans un premier temps, les autorités compétentes se soient fondées - à tort semble-t-il - sur le fait que la fortune du recourant dépassait le maximum admissible pour lui refuser toute prestation au titre du revenu minimum. Seul compte que le motif - substitué - qu'elles lui ont finalement opposé soit exact, comme c'est le cas en l'espèce (dépassement de la limite de revenu admissible). Il est également sans importance que, de l'avis du recourant, ses revenus n'atteindraient pas le montant qu'il souhaiterait avoir pour vivre, du moment que la mise en oeuvre d'un tel souhait n'est garantie et protégée par aucune norme légale.