Citation: 1P.24/2005 31.03.2005 E. 1

Statuant sur recours de A.________ contestant le non-lieu rendu en faveur de B.________, le Tribunal d'accusation du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal d'accusation) a, par arrêt du 4 octobre 2004, confirmé le prononcé entrepris. Selon ses explications, le prévenu n'avait fait que répliquer aux coups et griffures de la plaignante. Cette version était du reste confirmée par le courrier adressé par sa compagne à la SUVA, attestant que "la riposte de Monsieur B.________ était tout simplement légitime défense". Du reste, A.________ lui avait envoyé plusieurs SMS d'amour les mois précédant leur rupture, survenue le 30 octobre 2003, messages dont il n'y avait pas lieu de douter de la sincérité. Même si elle devait être imputée à B.________, l'infraction de lésions corporelles simples ne pourrait de toute façon pas être poursuivie, la plainte étant tardive au regard de l'art. 29 CP. En effet, rien n'indiquait, pas même le certificat médical du 22 juin 2004, que les blessures infligées en juin 2002 aient fait partie d'une série de lésions subies durant toute la période de vie commune. Il n'y avait donc pas lieu d'examiner si le prévenu avait adopté un comportement durablement contraire à un devoir permanent, propre à repousser le départ du délai de plainte au dernier acte commis. S'agissant enfin des accusations d'injure, de contrainte et d'extorsion, le Tribunal d'accusation a estimé en bref qu'elles n'étaient pas soutenues par des preuves suffisantes, de sorte que le doute devait profiter au prévenu. Pour le surplus, les mesures d'instruction requises par la plaignante n'étaient pas utiles à l'établissement des faits.