Citation: 6B_422/2020 E. B

Par arrêt du 24 février 2020, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a rejeté l'appel formé par A.________ à l'encontre du jugement du Tribunal de police. Elle s'est fondée en substance sur les faits suivants. B.a. A.________ a été engagée en décembre 2007 en qualité de pharmacienne à plein temps auprès de la Pharmacie B.________ à C.________. Elle a débuté son activité pour un salaire mensuel net de 6'084 fr., lequel a ensuite varié pour être arrêté à 9'630 fr. brut, soit 7'895 fr. nets dès le mois de juin 2008, et ce jusqu'à la fin des rapports de travail, soit jusqu'au 30 septembre 2014. A compter du mois d'août 2008, A.________ a requis la Coopérative professionnelle des pharmaciens suisse (OFAC), en charge du paiement de son salaire pour le compte de son employeur, de le scinder en deux, à savoir un premier montant de 5'610 fr. 20 versé auprès de D.________ SA et un second de 2'284 fr. 80 versé sur son compte postal. B.b. Le 10 décembre 2007, A.________ a formulé une demande de logement à l'Office du logement et de la planification foncière (ci-après: Office du logement ou OCLPF) pour un appartement à loyer préférentiel subventionné par la collectivité, de type HBM (habitation bon marché), sis rue E.________ à F.________. Elle a signé à cet effet, un document intitulé "Déclaration à joindre à la demande de logement" autorisant l'Administration fiscale cantonale (ci-après: l'AFC) à communiquer aux services compétents de l'Office cantonal du logement le montant de son revenu et de sa fortune. Le barème d'entrée pour le logement requis était de 79'020 fr. et le barème de sortie de 138'285 francs. Interpellée par l'OCLPF sur ses revenus, A.________ a répondu, par fax manuscrit du 14 juillet 2008, en indiquant percevoir, à compter du 1 er juin 2008, un salaire mensuel net de 5'610 fr., au motif qu'elle avait dû réduire son taux d'activité à 70 %, en raison du budget insuffisant de la pharmacie, alors qu'elle travaillait en réalité à 100% pour un salaire mensuel net de 7'895 francs. Elle a joint à sa réponse un contrat individuel de travail entre elle et la Pharmacie B.________ fixant son entrée en fonction au 1 er décembre 2007 et prévoyant un salaire mensuel brut de 7'000 fr., ainsi qu'un avenant fixant son taux d'activité à 70% dès le 1 er juin 2008 pour un salaire mensuel brut de 6'500 fr., soit 78'000 fr. par année. Le 15 juillet 2008, l'OCLPF a octroyé ledit logement HBM à A.________ dont elle a bénéficié dès le 15 août 2008. Le contrat de bail relatif audit logement, dûment signé par l'intéressée, attirait notamment l'attention du locataire sur les conséquences en cas de dépassement du revenu, en particulier sur la surtaxe à verser à l'Etat calculée selon la loi générale sur le logement et la protection des locataires du 4 décembre 1977 (LGL/GE; RS GE I 4 05) et son règlement d'exécution du 24 août 1992 (RGL/GE; RS GE I 4 05.01) auxquels était soumis l'immeuble, classé dans la catégorie 1 (HBM). B.c. Par la suite, A.________ a continué à indiquer pour les années 2009 à 2014 des salaires inférieurs à ceux réellement perçus pour s'assurer du droit au logement subventionné. Les avis de situation pour les années 2008 à 2015 de l'OCLPF rappellent à A.________ l'obligation de signaler, en tout temps, toute modification de situation, notamment s'agissant de ses revenus, sous peine de devoir restituer les prestations indûment perçues ou de devoir verser des surtaxes. Lesdits avis mentionnent également pour chaque année le barème d'entrée et de sortie pour le logement loué. A.________ a en outre confectionné et produit à l'AFC de fausses fiches de salaire et de faux certificats de salaire annuels faisant état d'un salaire inférieur à celui réellement perçu.