Citation: 4A_275/2022 E. 5.3.2

5.3.2. Par ailleurs, le recourant soutient que l'art. 261 CO ne s'appliquerait qu'aux baux en cours. Il se fonde sur le texte de l'art. 261 al. 2 et 3 CO, lequel traite de la résiliation par le nouveau propriétaire. Il invoque également le Message du Conseil fédéral du 27 mars 1985 concernant la révision du droit du bail à loyer et du bail à ferme (FF 1985 I 1422), où il est notamment expliqué, en lien avec l'art. 261 al. 1 CO, que les " baux en cours " passent de par la loi à l'acquéreur de la chose. Toutefois, ces formulations ne suffisent pas à rendre la motivation de la cour cantonale critiquable. Quoi qu'il en soit, le recourant soutient lui-même que les baux des choses louées " n'étaient plus en cours au plus tard le 12 octobre 2021 ", date de l'arrêt 4A_317/2021 du Tribunal fédéral. Par cet arrêt, la Cour de céans a rejeté le recours formé par le locataire à l'encontre de l'arrêt cantonal qui confirmait la résiliation des baux pour le 31 janvier 2019, respectivement le 28 février 2019. Le recourant est donc parfaitement conscient qu'il occupe depuis de nombreux mois, et même des années, sans droit et sans alléguer qu'il verserait la moindre contrepartie, l'arcade et la place de parc litigieuses appartenant désormais à l'intimée. Dans ces circonstances, il agit de manière contraire à la bonne foi en se plaignant d'une violation de l'art. 261 CO pour soutenir que l'art. 267 CO, lequel présuppose justement l'extinction des baux, ce que le recourant reconnaît expressément, ne serait pas applicable.