Citation: 4A_559/2018 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le recourant a effectué le paiement de la sixième mensualité le 10 juillet 2017. L'empêchement invoqué a cessé en tout cas à cette date-là, marquant le dies a quo du délai relatif de dix jours prévu à l'art. 148 al. 2 CPC. C'est le lieu de relever que, contrairement à la thèse du recourant, la notification ultérieure de la décision du 17 juillet 2017 n'a pas eu pour effet de soumettre la requête en restitution au délai (absolu) de six mois prévu à l'art. 148 al. 3 CPC. Même en tenant compte de la suspension du délai de dix jours pendant les féries (art. 145 al. 1 let. b CPC; DAVID HOFMANN/CHRISTIAN LÜSCHER, Le Code de procédure civile, 2e éd. 2015, p. 126; PATRICIA DIETSCHY-MARTENET, op. cit., p. 162), la requête en restitution de délai présentée le 14 septembre 2017 est tardive. Il convient d'ajouter que, comme la cour de céans l'a déjà retenu dans l'arrêt du 22 mai 2018, l'«opposition totale» du 31 juillet 2017 ne pouvait être considérée comme une requête en restitution de délai. Il s'ensuit que la cour cantonale a jugé à bon droit que le recourant n'avait pas requis à temps la restitution du délai supplémentaire accordé pour le paiement du sixième acompte.