Citation: 1B_328/2013 E. 3.2

3.2. En l'espèce, il y a tout d'abord lieu de rappeler que la procédure pénale ne connaît pas de féries judiciaires (cf. art. 89 al. 2 CPP) et ainsi, contrairement à ce que soutient le recourant, le premier juge n'avait pas à tenir compte de la période estivale pour fixer les échéances des délais impartis aux parties. Le recourant, assisté d'un mandataire professionnel, a été avisé expressément par l'autorité que le délai imparti le 29 juillet 2013 pour déposer ses observations était prolongé "une ultime fois" jusqu'au 16 août 2013, indication en outre mise en évidence dans le texte (cf. l'ordonnance du 12 août 2013). Le recourant en était d'ailleurs conscient puisque le 16 août 2013, il ne s'est pas contenté de demander une seconde prolongation, mais a indiqué persister dans les conclusions et observations déjà déposées, notamment le 30 avril 2013. S'agissant de celles-ci, ayant bénéficié à ce moment-là de plus de deux mois pour se déterminer sur les informations transmises en date du 25 février 2013, le recourant n'avait pourtant pas produit d'observations plus détaillées. Il s'était alors limité à renvoyer aux conclusions prises par la République d'Ouzbékistan, relevant uniquement que "l'objet du litige port[ait] essentiellement sur le respect de[s] droits diplomatiques" de cette dernière. Dès lors qu'il avait identifié la principale problématique du cas d'espèce et que les documents mis à sa connaissance à fin juillet 2013 concernaient en substance et en majeure partie la fin de la mission diplomatique de D.________ au 9 juillet 2013, les quelques quinze jours accordés par le premier juge pour se déterminer paraissaient suffisants. Cela vaut d'autant plus que la question en résultant - soit la portée de la fin du statut diplomatique sur la procédure de levée des scellés - est de caractère essentiellement juridique, pouvant ainsi être examinée par un avocat sans que celui-ci ait forcément besoin de consulter longuement son client. Partant, le Tmc n'a pas fait preuve de formalisme excessif en refusant une seconde prolongation de délai et ce grief doit donc être écarté.