Citation: 6B_1297/2021 E. 1.4

1.4. Les juges cantonaux ont exposé les éléments sur lesquels ils se sont fondés pour arriver à la conclusion que l'intimée s'était trouvée en état d'incapacité de résistance, à tout le moins au moment de l'acte sexuel qu'elle a subi sur le canapé. Ils se sont basés sur des faits non contestés, à savoir les quantités estimées de bière et de cannabis consommées par l'intimée, la composition du joint ainsi que le fait que cette dernière fumait pour la première fois du cannabis. Ils ont également pris en compte les déclarations précises de l'intimée, portant notamment sur ses agissements et ses sensations ensuite de sa consommation d'alcool et de cannabis, ainsi que les avis médicaux concordants de ses thérapeutes. Au vu de l'ensemble de ces éléments, en particulier de la description précise par l'intimée de ses sensations, typiques selon ses thérapeutes d'un état d'imprégnation et dissociatif faisant obstacle à toute résistance, c'est sans arbitraire que la juridiction cantonale s'est forgé sa conviction en écartant la réquisition de preuve du recourant. On ne voit du reste pas qu'une expertise effectuée 15 ans après les faits puisse fournir des éléments suffisamment probants pour remettre en cause l'appréciation du tribunal cantonal. On notera encore qu'il est notoire que des individus de même sexe, de même âge et de même constitution peuvent réagir très différemment à une même quantité d'alcool et/ou de cannabis absorbés, et qu'une même personne peut, en fonction des circonstances, réagir également différemment à une consommation équivalente, de sorte que la quantité d'alcool et de cannabis consommée par l'intimée ne saurait s'avérer à elle seule décisive. Le grief du recourant s'avère donc mal fondé.