Citation: 6B_532/2013 E. B

Par arrêt du 6 mai 2013, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice genevoise a rejeté le recours formé par X.________ AG. En bref, il en ressort les éléments suivants. X.________ AG est titulaire d'un compte auprès de la Banque C.________ SA. Dans le cadre d'une procédure instruite notamment contre l'administrateur de X.________ AG, le Ministère public de la Confédération (ci-après : MPC) a ordonné, le 9 juin 2011, le séquestre de ce compte, mesure qui a été confirmée dans son principe, mais limitée dans son montant par décision du 12 octobre 2011 du Tribunal pénal fédéral. Les modalités du séquestre ont été précisées par le MPC dans un courrier du 23 décembre 2011. Sur la base de ce courrier, X.________ AG a requis de la banque le transfert des montants dont elle estimait qu'ils avaient été débloqués. Elle reproche aux dirigeants de la banque d'avoir requis des informations supplémentaires s'agissant de ce transfert et d'avoir refusé de l'exécuter à défaut. Elle fait également grief aux dirigeants de la banque d'avoir retenu un montant de 1'500'000 fr. sur les avoirs prétendument débloqués correspondant à la valeur d'un prêt fiduciaire, englobé dans le séquestre, accordé à un tiers qui ne l'avait pas remboursé dans le délai convenu. Enfin, elle soutient que, par ses agissements, les dirigeants de la banque auraient terni sa réputation.