Citation: 6B_1242/2023 E. 2.2.1

2.2.1. Il reproche à la cour cantonale d'avoir versé dans l'arbitraire en considérant que ses déclarations étaient moins crédibles que celles de l'intimée 3 et en fondant sa conviction uniquement sur les déclarations de cette dernière. Il fait valoir que ses déclarations seraient constantes, notamment sur le fait que l'intimée 3 l'aurait menacé avec un couteau et qu'il aurait renoncé à la pénétrer analement lorsqu'il avait appris qu'elle était enceinte. À l'opposé, les déclarations de l'intimée 3 seraient contradictoires sur des points principaux: elle n'a parlé de la poêle avec laquelle le recourant l'avait préalablement frappée que lors de l'audience d'appel, c'est-à-dire cinq ans plus tard; en outre, ses indications concernant la prétendue pénétration anale seraient très succinctes. La cour cantonale a examiné en détail les déclarations de l'intimée 3, en analysant les raisons qui avaient amené cette dernière à dénoncer les faits, la manière dont elle avait rapporté ceux-ci ainsi que le contenu des déclarations. À cet égard, elle a considéré que les variations du récit de l'intimée 3 démontraient que celui-ci n'avait pas été préparé et qu'il ne saurait être considéré comme stéréotypé; en outre, ces variations ne portaient que sur des points secondaires. Concernant le premier point prétendument omis par l'intimée 3, la cour cantonale n'a pas méconnu que celle-ci n'avait mentionné les coups de poêle que lors de l'audience du 13 septembre 2023; elle a considéré que cette omission n'était pas surprenante, puisque les déclarations correspondantes du recourant ne lui avaient encore jamais été opposées; en outre, l'intimée 3 avait déjà fait état de coups lors de ses deux auditions par-devant la police; enfin, il était évident qu'au vu des sévices subis, des coups sur les fesses ne l'avaient pas beaucoup marquée. S'agissant du second reproche du recourant au sujet de la pénétration, la cour cantonale a constaté que l'intimée 3 n'avait jamais été interrogée précisément sur ce point et qu'elle n'avait pas de raison de le détailler, s'étant exprimée sur la souffrance endurée, ce qui était plus logique. Elle a conclu son analyse en considérant le discours de l'intimée 3 clair et détaillé et ses déclarations comme étant très crédibles. La cour cantonale a également analysé minutieusement les déclarations du recourant. Elle s'est penchée sur la genèse de celles-ci, la manière dont le recourant s'était exprimé sur les faits en question et le contenu des déclarations. Au sujet de la constance de ces déclarations, la cour cantonale a relevé que le recourant avait reconnu que ses agissements étaient graves, mais qu'il avait surtout immédiatement tenté de les justifier et de les rendre excusables en invoquant le contexte de sa relation avec l'intimée 3 ou le fait qu'elle l'aurait menacé, notamment avec un couteau, mais aussi de le faire battre par d'anciens militaires érythréens, cherchant ainsi à mettre la faute sur l'intimée 3 et à se victimiser. Elle a relevé que le recourant adoptait fréquemment cette position, ce qui ne parlait pas en faveur de sa crédibilité. Au terme de son analyse, la cour cantonale a considéré que les déclarations du recourant étaient beaucoup moins crédibles que celles de l'intimée 3. Le raisonnement de la cour cantonale, clair et détaillé, n'est pas entaché d'arbitraire. Elle a analysé minutieusement les déclarations des protagonistes et a réfuté les critiques du recourant de manière convaincante. Le recourant ne fait en définitive que de présenter sa propre version des faits, sans démontrer en quoi celle de la cour cantonale serait arbitraire. Cette argumentation, de nature appellatoire, ne satisfait pas aux exigences de motivation posées à l'art. 106 al. 2 LTF. Elle est irrecevable.