Citation: 4P.69/2005 20.04.2005 E. A

Par un "contrat d'entreprise générale" signé de toutes les parties le 19 juin 1996, les architectes A.________ et B.________ se sont obligés à construire une villa familiale pour les époux C.________ sur une parcelle que ces derniers avaient acquise à .... Les "plans de base" de ce bâtiment et un descriptif technique faisaient partie des documents contractuels. Le bâtiment achevé devait être livré dans un délai de quatre mois "dès le radier coulé". Un prix forfaitaire de 480'000 fr. était convenu, exigible à raison de 10% à la signature du contrat, 30% à la fin des travaux de fondation, 30% à la mise hors d'eau, 20% à l'achèvement des installations et 10% à la remise des clés. Le descriptif mentionnait divers éléments comme non compris dans le forfait, tels que les aménagements extérieurs et les raccordements aux canalisations. Deux avenants au contrat, signés le 23 octobre 1996 puis le 12 mars 1997, ont exclu du forfait certains travaux de second oeuvre que les maîtres d'ouvrage voulaient réaliser eux-mêmes; en conséquence, le prix était désormais réduit à 420'500 fr. Des difficultés d'ordre technique et financier apparurent au cours de l'exécution. Les maîtres d'ouvrage constatèrent des retards dans l'avancement des travaux et des périodes d'inactivité sur le chantier. Ils ne furent pas en état de verser à temps le troisième acompte. Ils durent acquitter directement certaines sommes réclamées par les sous-traitants, notamment après que l'un de ceux-ci eut requis et obtenu l'inscription d'une hypothèque légale provisoire sur l'immeuble. Après pourparlers et sommations, ils déclarèrent la résiliation du contrat le 23 décembre 1998, notamment au motif que l'exécution aurait dû être terminée depuis deux ans et que le prix forfaitaire était largement dépassé. En juillet 1997, après consultation d'un avocat, ils avaient chargé un troisième architecte d'accomplir une étude de la situation technique et financière de la construction en cours. Au total, en plusieurs versements dont le dernier est intervenu au mois de juin 1998, ils ont versé 398'500 fr. à valoir sur le prix forfaitaire.