Citation: 8C_195/2013 E. 3

La juridiction cantonale a considéré que le docteur V.________ n'avait pas pris clairement position sur la question de la capacité résiduelle de travail de la recourante dans une activité adaptée. Quant au SMR, il avait certes relevé qu'une activité en position assise serait plus adaptée aux limitations fonctionnelles de l'assurée que son activité habituelle. Il s'était toutefois fondé sur l'avis du docteur C.________, selon lequel une reconversion professionnelle dans une activité essentiellement sédentaire était envisageable mais difficile au vu de l'âge de l'assurée et de ses difficultés à rester longtemps assise en raison de douleurs dorsales. Or, selon les premiers juges, les douleurs dorsales présentées par la recourante n'étaient pas étayées médicalement et ne se trouvaient pas en lien de causalité avec l'accident, de sorte qu'il n'y avait pas lieu de les prendre en compte. Partant, dans la mesure où il tenait compte des douleurs dorsales de l'assurée dans son évaluation, l'avis du SMR n'était pas pertinent. Dès lors que les avis médicaux au dossier ne permettaient pas de se prononcer sur la capacité de travail de la recourante dans une activité adaptée, les premiers juges sont arrivés à la conclusion que la nécessité de mettre en oeuvre une nouvelle expertise était justifiée. La recourante ayant cependant refusé de manière inexcusable de se soumettre à cette nouvelle mesure d'instruction, l'assureur-accidents était fondé à faire application de l'art. 43 al. 3 LPGA, après avoir mis l'assurée en demeure. Dans un deuxième temps, la juridiction cantonale a examiné la capacité de travail de la recourante dans une activité adaptée. Se fondant sur les renseignements médicaux se trouvant au dossier, elle a considéré que l'assurée avait une capacité de travail entière dans une activité adaptée. S'agissant du degré d'invalidité, elle a confirmé sans le discuter le taux de 4% fixé par le GMA.