Citation: 8D_6/2023 E. A

A.a. A.________ (ci-après aussi: l'employé) est depuis 2016 directeur d'établissement secondaire I au collège B.________ (ci-après: CO) auprès de la direction générale de l'enseignement obligatoire (DGEO). Le 28 avril 2021, le Département de l'instruction publique, de la formation et de la jeunesse (DIP) du canton de Genève a convoqué le prénommé à un entretien de service. Le DIP souhaitait l'entendre au sujet d'une situation délétère au sein du conseil de direction du CO, en lien avec des propos et attitudes inadéquats de sa part, des dénigrements et des pressions qu'il aurait exercées, ainsi que des problèmes de consommation d'alcool; s'ils étaient avérés, ces faits étaient susceptibles de conduire à une résiliation des rapports de service, à une saisine du groupe de confiance et du service de santé, ainsi qu'à une libération de l'obligation de travailler. A.b. Le 16 septembre 2021, la conseillère d'Etat en charge du DIP a sollicité du groupe de confiance l'ouverture d'une investigation, aux fins de déterminer s'il y avait eu atteinte à la personnalité, voire harcèlement de l'un ou l'autre des membres du CO qui avaient été entendus préalablement. Le 1 er décembre 2021, le groupe de confiance a ouvert une nouvelle procédure à l'encontre de l'employé, qu'il a jointe à la précédente. Le 9 mai 2022, il a rendu son rapport. A.c. Par décision du 7 juillet 2022, la conseillère d'Etat en charge du DIP a, sur la base des conclusions du groupe de confiance, constaté l'existence d'un harcèlement sexuel de la part de l'employé, sous la forme d'un climat hostile imposé par celui-ci à l'encontre d'un ancien doyen. Elle invitait en outre le Conseil d'Etat à examiner la question d'une éventuelle libération de l'obligation de travailler, ensuite de quoi elle allait se déterminer sur la suite de la procédure administrative intentée avant l'ouverture de la procédure d'investigation.