Citation: 6F_2/2018 E. 1.4.2

1.4.2. S'il est certes exact que le versement à la République tchèque du prix d'achat des actions MUS de 650'000'000 CZK a été effectué depuis un compte dont PP.________ était titulaire auprès d'une banque tchèque, il n'en demeure pas moins que l'argent provenait bien de ses comptes ouverts auprès de la HHH.________, en Suisse. En effet, il ressort du considérant de l'arrêt du TPF et des pièces cités par le requérant lui-même que l'argent ayant servi au paiement du prix d'achat des actions MUS provenait du sous-compte en CZK de PP.________ auprès de la HHH.________ (jugement du TPF p. 71; pièces n o 07-01-26-132 à 134). Ainsi, le 17 juin 1999, un premier montant de 8'000'000 CZK avait été transféré depuis le sous-compte en CZK de PP.________ auprès de la HHH.________ vers le compte dont cette société disposait auprès de la HHHHHH.________. Puis, le 13 août 1999, un montant de 643'000'000 CZK, soit la quasi-totalité du prix d'achat, avait été transféré du même sous-compte en CZK de PP.________ auprès de la HHH.________ vers son compte auprès de la banque tchèque. Le 19 août 1999, soit moins d'une semaine après le versement de 643'000'000 CZK, le prix de vente des actions MUS avait été payé à la République tchèque depuis le compte auprès de la HHHHHH.________. Au vu de ces éléments, le TPF et le Tribunal fédéral ont retenu que l'argent ayant servi au paiement du prix de vente provenait du compte de PP.________ auprès de la HHH.________, sis en Suisse, ce qui est exact. Ainsi, les pièces citées par le requérant ne changent rien à cet état de fait et le Tribunal fédéral n'a commis aucune inadvertance en ne s'y référant pas. Un motif de révision au sens de l'art. 121 let. d LTF fait par conséquent défaut. Pour le surplus, l'argumentation du requérant porte sur l'appréciation juridique des faits, ce qui ne constitue pas un motif de révision.