Citation: 5A_873/2021 E. 5.5

5.5. En affirmant péremptoirement que les deux garde-temps avaient été remis à titre de nantissement, le recourant ne discute pas les motifs pour lesquels la cour cantonale est arrivée à la conclusion qu'il s'agissait d'une dation en vue du paiement (sur cette notion: ATF 131 III 217 consid. 4.2; arrêt 4A_407/2010 du 17 novembre 2010 consid. 2.2). Quoi qu'il en soit, le texte clair de la convention permettait sans autre à la cour cantonale d'admettre que l'intimée avait accepté les deux garde-temps pour les réaliser et en imputer la contre-valeur sur la dette de 210'335 fr. du recourant. Autant qu'il est suffisamment motivé (art. 42 al. 2 LTF), le premier pan de la critique est infondé. On ne voit par ailleurs pas que la reconnaissance de dette ait été émise sous une réserve qui la priverait de sa qualité de titre de mainlevée, étant au demeurant relevé que la réalisation de la condition suspensive qu'elle contient en lien avec la résiliation de la convention n'est pas discutée (cf. supra consid. 2.1). La clause par laquelle l'intimée s'est engagée à vendre les deux garde-temps remis par le recourant n'a pas le caractère d'une réserve ou d'une condition à laquelle le débiteur aurait subordonné son engagement de rembourser la dette: comme la cour cantonale l'a en définitive retenu, il s'agit avant tout d'une modalité de paiement indiquant comment la créance de l'intimée sera (partiellement) remboursée. La remise des deux garde-temps prévue à l'art. II de la convention devait ainsi assurer à l'intimée la faculté d'être en tous les cas désintéressée lors de leur vente au moyen des liquidités qui en découleraient. Également infondé, le deuxième pan de la critique ne porte pas. S'agissant enfin du caractère prétendument insuffisamment déterminé de la créance faisant l'objet de la requête de mainlevée, il y a lieu de relever ce qui suit. L'intimée a requis la mainlevée provisoire à concurrence du montant en capital de 190'999 fr. 80. On comprend sur la base de l'état de fait retenu par la cour cantonale, comment elle est parvenue à ce chiffre. Il s'agit du capital de 210'335 fr. (art. I et IV de la convention) déduit du produit de la vente des deux garde-temps, soit 17'835 fr. 12 pour la montre E.________ (arrêt attaqué, let. E.a) et J.a; cf. aussi bordereau de l'intimée du 7 septembre 2020, pièce 10) et 1'500 fr. pour la seconde montre de marque F.________ (arrêt attaqué, let. E.b et J.a; cf. aussi bordereau de l'intimée du 7 septembre 2020, pièces 13 et 14). Il y a dès lors lieu d'admettre que ce montant est suffisamment déterminé. Les allégations, purement appellatoires (cf. supra consid. 2.2), du recourant selon lesquelles les deux garde-temps auraient été vendus à vil prix sont sans pertinence à cet égard. De ce point de vue également, le moyen apparaît dénué de fondement.