Citation: 8C_265/2008 07.11.2008 E. A

M.________, née en 1971, a travaillé en qualité de sommelière au café-restaurant Y.________. A ce titre, elle était assurée obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Vaudoise générale, Compagnie d'assurances SA (ci-après : la Vaudoise). Le 11 juillet 1999, elle a perdu la maîtrise de sa voiture qui a effectué deux tonneaux et heurté un regard de source en ciment. Son passager est décédé sur place. Quant à l'assurée, elle a été conduite à l'Hôpital X.________, où le docteur S.________ a diagnostiqué une fracture-tassement de la vertèbre D6 et des contusions multiples (rapport du 27 août 1999). La Vaudoise a pris en charge le cas. L'intéressée a repris son emploi à 50 % au mois de janvier 2000. Son activité a pris fin en mars 2001, l'employeur ayant remis son commerce. Dans un rapport du 9 octobre 2000 adressé à la Vaudoise, le docteur P.________, spécialiste en médecine interne et rhumatologie, a indiqué que le discret tassement du plateau supérieur de D6 avait guéri sans séquelles et qu'il n'existait plus d'incapacité de travail imputable à cette lésion. La Vaudoise a confié une expertise au docteur R.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Dans un premier rapport du 6 janvier 2000, ce médecin a indiqué que l'assurée souffrait d'un état de stress post-traumatique, qu'actuellement, des facteurs étrangers à l'accident ne jouaient pas de rôle dans la genèse ou la persistance de ce trouble, que l'assurée était probablement incapable de travailler et qu'il était prématuré d'établir un pronostic. Dans un rapport complémentaire du 11 novembre 2000, le docteur R.________ a attesté que la symptomatologie évoquait encore un état de stress post-traumatique qui semblait bien en voie de chronification, la relation de causalité entre l'accident et cette affection psychique étant entière. Selon l'expert, les douleurs dont le docteur P.________ avait fait état, étaient dues à une somatisation dans le cadre d'un tableau dépressif. A son avis, l'incapacité de travail était de 50 %, mais le processus de guérison restait figé dans l'attente de l'issue de la procédure pénale. Dans un troisième rapport, du 28 novembre 2001, qu'il a signé avec le docteur O.________, rhumatologue, le docteur R.________ a attesté qu'il était devenu difficile d'admettre l'existence d'un état de stress post-traumatique. En revanche, le cas avait évolué et l'assurée présentait désormais des dorsalgies chroniques ainsi qu'un trouble somatoforme douloureux, dont la relation de causalité avec l'accident n'était que possible. Par décision du 18 juin 2002, confirmée sur opposition le 29 juillet 2003, la Vaudoise a supprimé le droit de l'intéressée à des prestations d'assurance à partir du 10 décembre 2001, motif pris qu'il n'existait pas de relation de causalité entre l'accident et l'atteinte à la santé persistant à cette date.