Citation: 2P.183/2005 19.07.2005 E. 1

Engagé en 1988 en qualité de médecin-chef du Département de chirurgie de l'hôpital de Y.________, le Professeur X.________ a fait l'objet en 2004 d'une procédure d'évaluation en raison notamment de comportements inadéquats. Au terme de cette évaluation, le Conseil communal de Y.________ a décidé d'ouvrir une enquête administrative destinée à décider de la poursuite ou non de l'activité du Professeur X.________ au sein de l'hôpital. Dans ce cadre, celui-ci a requis le 18 avril 2005 l'audition de 35 personnes, y compris lui-même. Le 11 mai 2005, le Conseil communal a décidé d'entendre l'intéressé, ainsi que quatre personnes, dont deux ressortaient de la liste de témoins que ce dernier avait proposés. Le 29 juin 2005, le Tribunal administratif du canton de Neuchâtel (ci-après: le Tribunal administratif) a déclaré irrecevable le recours formé par X.________ contre la décision du Conseil communal écartant l'audition de 33 témoins sur les 35 requis. Le Tribunal administratif a considéré que l'acte attaqué était une décision incidente relative à l'administration des preuves qui ne pouvait faire l'objet d'un recours, car elle n'était pas de nature à causer un grave préjudice au sens de l'art. 27 al. 1 et 2 lettre d de la loi cantonale sur la procédure et la juridiction administrative. X.________ attaque devant le Tribunal fédéral la décision précitée du 29 juin 2005 du Tribunal administratif tant par la voie du recours de droit public que par celle du recours de droit administratif. Il n'a pas été demandé de déterminations aux autorités intimées.