Citation: 1B_3/2016 E. 1

Le 11 août 2014, A.________ a déposé une plainte pénale contre deux agents de la police genevoise du chef d'abus d'autorité aux motifs qu'ils lui avaient infligé une amende d'ordre pour avoir stationné sans autorisation sur une case réservée aux personnes handicapées et avaient fait enlever son véhicule malgré la carte de stationnement pour personne handicapée placée sur le tableau de bord. Le 27 août 2014, le Procureur général de la République et canton de Genève a transmis la procédure à l'Inspection générale des services pour complément d'enquête. Les agents de police ont contesté les faits qui leur étaient reprochés et déposé plainte pénale contre A.________ pour dénonciation calomnieuse. Par ordonnance du 18 décembre 2014, le Procureur général a décidé de ne pas entrer en matière sur les faits dénoncés dans la plainte du 11 août 2014. Le recours formé par le plaignant contre cette décision a été déclaré irrecevable le 24 mars 2015 pour cause de tardiveté. Le 18 septembre 2015, le Procureur général a rendu une ordonnance pénale par laquelle il déclare A.________ coupable de dénonciations calomnieuses et le condamne à une peine pécuniaire de 120 jours-amende à 50 fr. le jour. Le 28 septembre 2015, A.________ a fait opposition à cette ordonnance et sollicité la récusation du Procureur général ainsi que de ses collaborateurs. La Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, la requête de récusation au terme d'un arrêt rendu le 23 décembre 2015. Par acte du 4 janvier 2016, A.________ a recouru contre cet arrêt auprès du Tribunal fédéral. Il requiert l'assistance judiciaire. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.