Citation: 1C_539/2023 E. 2.1

2.1. En l'occurrence, la Cour cantonale a jugé que l'objet de la contestation était limité au permis de construire complémentaire. Les recourants n'étaient dès lors pas recevables à se plaindre de la question du respect de la loi fédérale sur les résidences secondaires du 20 mars 2015 (LRS; RS 702), celle-ci ayant été définitivement réglée par le permis de construire principal du 17 août 2020. S'agissant de l'autorisation complémentaire, l'instance précédente a jugé que les 3 mâts à drapeaux projetés pouvaient être assimilés à une dépendance de peu d'importance et autorisés en application de l'art. 39 RLATC (RS/VD 700.11.1); leur implantation n'enfreignait pas les règles en matière d'esthétique et d'intégration (en particulier art. 86 LATC [RS/VD 700.11] et art. 1.1 RPPA); rien ne permettait enfin de conclure qu'ils entraîneraient un risque particulier pour les oiseaux. Le store projeté en façade constituait quant à lui un complément au balcon précédemment autorisé, qui ne contrevenait pas aux règles en matière d'esthétique ni n'obstruait la vue des voisins sur le paysage environnant. L'agrandissement du balcon initialement autorisé n'était pas contraire au RPPA, il n'entrait en particulier pas dans le calcul du coefficient d'utilisation du sol (CUS; cf. art. 2.21 al. 3 RPPA). Enfin, s'agissant du monte-charge, celui-ci était prévu pour le transport de matériel et non de personnes, il ne modifiait pas la fonction des éléments déjà autorisés de la villa ni la façon d'accéder aux pièces habitables; vu son emplacement, il n'entraînait pas de préjudice pour les voisins recourants.