Citation: 2C_244/2023 E. 1.2

1.2. Conformément à l'art. 89 al. 1 LTF, a la qualité pour recourir en matière de droit public quiconque a pris part à la procédure devant l'autorité précédente ou a été privé de la possibilité de le faire (let. a); est particulièrement atteint par la décision ou l'acte normatif attaqué (let. b); et a un intérêt digne de protection à son annulation ou à sa modification (let. c). Selon la jurisprudence, cet intérêt doit être actuel et exister tant au moment du dépôt du recours qu'à celui où l'arrêt est rendu (ATF 142 I 135 consid. 1.3.1 et les arrêts cités). En l'occurrence, en tant que la décision sur reconsidération du 3 mars 2021 - dont la demande de reconsidération de celle-ci a été déclarée irrecevable par décision du 26 août 2022 de la Police du commerce, ce prononcé ayant par la suite été confirmé par l'arrêt attaqué - ordonne le retrait de licence et la fermeture de l'établissement, ainsi que le retrait de l'autorisation d'exploiter de la recourante 1, jusqu'au 16 juin 2021, force est de constater que l'intérêt actuel de la recourante 1, des recourants 2 et 3 (en tant qu'associés de la société en nom collectif titulaires des droits et obligations de cette dernière, dont toute décision rendue à son encontre produit ainsi des effets à leur égard, si bien qu'ils ont la qualité de partie sous cet angle; cf. HANS-UELI VOGT, in Basler Kommentar, Obligationenrecht II, 6e éd. 2023, n° 5 ad art. 562 CO; MEINHARDT MARCEL/TRANCHET MARCEL, in Kommentar zum Schweizerischen Obligationenrecht, 4e éd. 2023, n° 4 ad art. 562 CO; KARIN MÜLLER, in Handkommentar zum Schweizer Privatrecht, 3e éd. 2016, n° 3c ad art. 562 CO) et du recourant 4 (en tant que gérant de l'établissement) à obtenir l'annulation de la décision attaquée sur ces points faisait déjà défaut au moment du dépôt du recours devant le Tribunal fédéral. En revanche, en tant que ladite décision ordonne également le retrait de l'autorisation d'exercer du recourant 4 jusqu'au 16 février 2024 et le refus de toute nouvelle demande d'autorisation à son nom pour cette même période, il convient d'admettre que ce dernier possède encore à ce jour un intérêt actuel au recours au sens de l'art. 89 al. 1 LTF. Quant aux recourants 1, 2 et 3, la décision du 3 mars 2021 leur refuse également toute nouvelle demande d'autorisation d'exploiter chacun en leur propre nom. La durée de cette mesure n'est toutefois pas précisée si bien qu'il n'est pas clair si celle-ci est d'une durée indéterminée - auquel cas les intéressés disposeraient encore d'un intérêt actuel au recours - ou si elle n'était valable que jusqu'à la fin de la mesure de retrait de l'autorisation d'exploiter de la recourante 1, soit jusqu'au 16 juin 2021 - auquel cas ils ne bénéficieraient plus d'un tel intérêt. Cela étant dit, la question de la qualité pour recourir des recourants 1, 2 et 3 peut rester ouverte en l'espèce, compte tenu de l'issue du recours (cf. infra consid. 4).