Citation: 1C_287/2009 02.07.2009 E. A

Le 3 mars 2009, l'Office fédéral de la justice (OFJ) a accordé l'extradition à la France de X.________, citoyen français, pour des délits d'escroquerie, de banqueroute et de recel. Par arrêt du 17 juin 2009, la IIe Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral a rejeté le recours formé par X.________ contre cette décision. L'extradition pouvait être refusée lorsqu'elle était susceptible d'avoir des conséquences d'une gravité exceptionnelle pour la personne réclamée (réserve de la France en rapport avec les art. 1 et 2 CEExtr.). En l'occurrence, les obligations professionnelles du recourant ne constituaient pas un tel motif de refus. L'état de santé de la fille du recourant (opérée d'une tumeur en juillet 2007) ne justifiait pas non plus un refus exceptionnel fondé sur l'art. 8 CEDH. La demande d'extradition était suffisamment motivée et documentée. La condition de la double incrimination était réalisée et les infractions poursuivies n'étaient prescrites ni en droit suisse, ni - pour autant que cela soit pertinent - en droit français. L'Etat français n'avait pas agi de manière disproportionnée en requérant l'extradition, et l'autorité suisse d'extradition ne pouvait, comme le demandait le recourant, demander à l'autorité requérante de renoncer à la détention préventive.