Citation: 4A_139/2024 E. 4.3

4.3. En troisième lieu, le recourant soutient que la cour cantonale a arbitrairement retenu qu'il aurait commandé à la courtière le transport et la prise en dépôt de la Ferrari Berlinetta. Par conséquent, il ne pouvait pas être condamné à payer cette prestation. Il soutient avoir au contraire allégué que la courtière aurait proposé de prendre en charge à ses frais le transport de la voiture de son domicile en France jusqu'en Suisse, puis l'entreposage au garage de la courtière. Il s'agit là de deux faits différents, soit la commande de la prestation d'une part et d'autre part le paiement de celle-ci. Devant la cour cantonale, le recourant a soutenu que le tribunal de première instance avait retenu à tort qu'il avait passé commande de la prestation de transport et de dépôt de la voiture. La cour cantonale a retenu que le recourant avait commandé ces prestations, cet accord étant implicite dans l'allégué du recourant qui a manifestement laissé la courtière venir emporter sa voiture après des pourparlers portant sur sa vente. Quant à la question de savoir si cette prestation devait se faire aux frais de la courtière, le recourant omet de mentionner que son allégué dans lequel il le soutenait a été contesté par la courtière. Il ne peut donc rien en tirer. Par conséquent, la cour cantonale n'a pas retenu en violation des art. 55 et 150 CPC le fait que la commande des prestations avait été passée. Cette commande s'inscrivait dans le contrat de courtage et dépôt d'origine, avant que les parties ne modifient celui-ci pour le faire porter sur la Ferrari Daytona. Quant à l'allégation selon laquelle la courtière aurait transporté et entreposé la Ferrari Berlinetta à ses frais, celle-ci n'a pas été retenue par la cour cantonale. Le recourant ne conteste pas d'une autre façon qu'il n'avait pas à payer pour cette prestation. Le grief d'établissement des faits en violation du droit doit être rejeté.