Citation: 6B_1092/2023 E. 2.6.2

2.6.2. Le recourant conteste la réalisation de la condition de l'astuce, invoquant qu'il ne serait pas démontré qu'il n'aurait eu aucune intention de rembourser l'emprunt. En outre, à l'époque du prêt consenti par l'intimé 3, la simple consultation du registre des poursuites aurait suffi à ce dernier pour constater que le recourant avait eu des dettes et qu'il serait peut-être en difficulté pour le remboursement du prêt. Il serait également raisonnable et proportionné d'exiger de l'intimé 3 qu'il vérifie la solvabilité de l'emprunteur. Sur ce point, l'extrait des poursuites montrait des poursuites dont la dernière datait de novembre 2008, soit quelques mois avant l'emprunt. La consultation du registre aurait dès lors permis de questionner la capacité du recourant à rembourser le montant. Les critiques du recourant s'avèrent toutefois vaines. En effet, il a utilisé la confiance instaurée entre lui et l'intimé 3 pour obtenir le prêt consenti. Il a produit une attestation falsifiée selon laquelle il était titulaire de plusieurs actions d'une société. Sur ce dernier élément, c'est à tort que le recourant se borne à contester le caractère causal de ce document sans autre motivation, puisque celui-ci a été produit avant le versement du montant du prêt et visait à conforter la dupe dans les capacités du recourant à la rembourser. Par ailleurs, l'intéressé affichait l'image d'un homme d'affaires ayant réussi. Le jour du versement du montant du prêt, le recourant avait encore signé une reconnaissance de dette du montant du prêt accordé. L'intimé 3 n'avait donc aucune raison de douter de la capacité financière du recourant à lui rembourser le prêt à brève échéance, de sorte que l'absence de vérification du registre des poursuites ne saurait constituer une insouciance telle qu'elle reléguerait au second plan le comportement trompeur de l'auteur (cf. arrêt 6B_271/2022 du 11 mars 2024 consid. 5.1.2, destiné à la publication). C'est donc à bon droit que la cour cantonale a retenu la condition de l'astuce, en raison de la confiance instaurée et confortée par l'usage d'un titre falsifié. Mal fondés, les griefs doivent, partant, être rejetés, dans la mesure de leur recevabilité.