Citation: 6B_363/2022 E. 2.6.1

2.6.1. Pour le reste, même en supposant, comme le suggère le recourant, qu'il n'ait effectivement pas eu connaissance de la convocation, sous prétexte que c'est sa mère qui l'aurait trouvée dans sa boîte aux lettres à son retour de vacances et qu'elle n'aurait pas eu le temps de la lui transmettre alors qu'il était inatteignable, son devoir procédural lui imposait - s'il émettait des doutes quant au suivi de son courrier - de prendre les mesures nécessaires pour assurer la réception des communications qui lui étaient adressées par les autorités, par exemple en s'assurant de prendre connaissance du courrier relevé par les membres du foyer ou en indiquant une adresse de notification chez un représentant (cf. arrêt 6B_723/2020 du 2 septembre 2020 consid. 1.3.2). Or, le recourant s'est délibérément rendu inatteignable (cf. supra consid. 2.6; arrêt 6B_1122/2013 précité consid. 1.5). Comme l'a retenu la cour cantonale, un tel comportement est constitutif d'un abus de droit selon la jurisprudence. Le fait que le recourant ait expressément mandaté une avocate disposant des pouvoirs de représentation valables pour défendre ses intérêts et accomplir les actes nécessaires à la sauvegarde de ses droits, tout comme le fait que cette dernière ait motivé l'opposition à l'ordonnance pénale, ne dispensait pas le recourant de se présenter personnellement à l'audience citée (cf. art. 201 CPP; supra consid. 1.2). C'est aussi en vain que le recourant tente de justifier son absence non excusée à l'audition devant le ministère public par le fait que celle-ci n'était, selon ses dires, pas nécessaire vu le stade avancé de la procédure ouverte à son encontre. Il revient en effet au ministère public de mener l'instruction de la procédure et d'ordonner les mesures d'instruction qu'il estime nécessaires à ce stade de la procédure.