Citation: 1B_212/2023 E. 2.3

2.3. S'agissant ensuite de l'examen des mesures de substitution proposées, l'autorité précédente a considéré que celles-ci n'étaient pas de nature à pallier le risque de récidive important et concret présenté par le recourant; en outre, au vu de son domicile français, un suivi concret du respect de la mesure thérapeutique serait essentiellement dépendante de son bon vouloir. Selon la juridiction cantonale, aucune des mesures proposées n'était de plus réellement nouvelle par rapport à la situation qui prévalait au moment de l'arrestation du recourant en juin 2022; son emploi et le soutien de sa mère ne l'avaient alors pas dissuadé de reprendre le volant en état d'ébriété, ainsi que de venir en Suisse commettre des infractions mettant en danger la sécurité d'autrui (cf. consid. 3.3 p. 8 de l'ordonnance attaquée). Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique et le recourant ne développe aucune argumentation propre à le remettre en cause. L'autorité précédente a certes relevé sa prise de conscience de la gravité des actes perpétrés. Elle a cependant également indiqué qu'au jour de l'ordonnance attaquée, il importerait pour le recourant de prendre des mesures en détention pour préparer sa libération, notamment en débutant un travail thérapeutique qui lui permettrait d'atténuer le choc de la sortie et d'apprendre à mieux gérer ses frustrations (cf. consid. 3.3 p. 8 de l'ordonnance attaquée). Le recourant ne prétend pas avoir déjà débuté des démarches dans ce sens. Il ne soutient pas non plus qu'en cas de remise en liberté, il se retrouverait dans une configuration fondamentalement différente de celle qui prévalait au printemps 2022, notamment quant à un soutien de son entourage. On rappellera en outre qu'en mars 2022, à peine libéré de l'exécution d'une peine privative de liberté en France, le recourant s'est rendu en Suisse où il a commis un important excès de vitesse. Quelques semaines plus tard, le 17 mai 2022, il a récidivé, en se livrant en plus à une course-poursuite qui s'est terminée par un accident (cf. let. A.c p. 3 et consid. 3.3 p. 7 s. de l'ordonnance attaquée). Dans de telles circonstances - dont l'aggravation des actes reprochés -, la seule volonté du recourant de suivre un traitement thérapeutique en cas de libération n'apporte aucune garantie immédiate quant à son comportement en matière de circulation routière, lequel a déjà mis gravement en danger la sécurité publique. En effet, le suivi annoncé ne constitue en l'état qu'une hypothèse future et il ne saurait donc être préjugé de ses résultats; à cet égard, tant le dépôt de sûretés - serait-il pertinent eu égard au risque de récidive - que les rapports futurs du thérapeute quant à un suivi régulier n'y changent rien.