Citation: 6B_616/2015 E. 2.5.1

2.5.1. Le recourant persiste à dire qu'il ne se serait en aucun cas enivré dans le but de commettre les infractions qui lui sont reprochées puisque son comportement serait maladif car dû à une addiction. Reprenant en partie les conclusions des experts, il ajoute que les troubles psychiques dont il souffre seraient indubitablement intensifiés par l'alcool et que le taux d'alcoolémie d'environ 2g/kg qu'il présentait au moment de commettre les infractions en 2007 et 2008 entraînerait une responsabilité fortement restreinte. Il en conclut que sa faute devrait être réduite d'objectivement grave à légère. L'expertise a mis en avant les troubles psychiques du recourant, lesquels sont exacerbés par l'alcool. Selon les experts, ces troubles ne sont pas de nature à affecter sa capacité d'apprécier le caractère illicite de ses actes; en revanche, cumulés avec la consommation d'alcool, ils entraînent une diminution de sa capacité de se déterminer d'après cette appréciation. Sur cette base, la cour cantonale a retenu une légère diminution de sa responsabilité; elle a ainsi tempéré l'application de l'art. 19 al. 4 CP en prenant en considération l'état éthylique du recourant au moment des faits pour apprécier sa responsabilité. Ce dernier ne démontre pas en quoi le résultat auquel la cour cantonale parvient serait contraire au droit fédéral et il n'apparaît pas que tel soit le cas, eu égard au large pouvoir d'appréciation qui lui est accordé en la matière (cf. supra, consid. 2.3). Au demeurant, la cour cantonale a tenu compte d'une responsabilité légèrement diminuée dans une proportion qui ne déroge pas à la jurisprudence évoquée puisqu'elle a qualifié sa faute de moyenne en lieu et place d'objectivement grave. Partant, on ne saurait considérer que la cour cantonale a violé le droit fédéral.