Citation: 2A.6/2002 23.05.2002 E. A

Ressortissant pakistanais né le 3 février 1972, X.________ est arrivé en Suisse le 3 juillet 1996 et y a déposé le même jour une demande d'asile. Au cours de l'année 1997, il a rencontré Y.________, ressortissante suisse née le 25 février 1961, qu'il a épousée le 15 janvier 1998. A la suite de son mariage, X.________ a retiré sa demande d'asile et s'est vu accorder une autorisation de séjour à l'année qui a été régulièrement prolongée, la dernière fois jusqu'au 14 juillet 2000. Les époux X.________ se sont séparés en avril 1998. Ils n'ont pas d'enfants et n'ont jamais repris la vie commune. Le 16 juin 1998, Y.________ a ouvert action en divorce. Cette action a été rejetée par jugement du Tribunal civil du district de Lausanne (ci-après: le Tribunal civil) du 2 juin 1999. Ledit jugement a notamment retenu que X.________ ignorait la fragilité nerveuse de Y.________ lorsqu'il l'a épousée et qu'il déclarait être encore épris de sa femme et vouloir rester auprès d'elle pour la soigner. Il a aussi été établi que, depuis la séparation du couple, la femme de l'intéressé avait eu différentes liaisons masculines et qu'elle vivait avec un autre ressortissant pakistanais au moment où est intervenu le jugement précité. Le Tribunal civil a considéré que l'épouse avait une responsabilité prépondérante dans la désunion et que l'époux n'abusait pas de son droit en s'opposant au divorce. Ce jugement a été confirmé sur recours par arrêt de la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud des 27/30 septembre 1999.