Citation: 2C_735/2008 19.03.2009 E. 1

1.1 Le recourant n'a pas indiqué par quelle voie de recours il procède devant le Tribunal fédéral. Cette imprécision ne saurait lui nuire si son acte satisfait aux exigences légales de la voie de droit qui lui est ouverte (concernant le choix erroné d'une voie de recours, cf. ATF 134 III 379 consid. 1.2 p. 382), à savoir le recours en matière de droit public, s'agissant d'un litige en matière de droit public (cf. art. 82 lettre a LTF) ne tombant pas sous le coup des exceptions de l'art. 83 LTF. 1.2 Aux termes de l'art. 42 al. 1 LTF, le mémoire de recours doit contenir les conclusions et les motifs à l'appui de celles-ci. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette obligation de motiver, le recourant doit discuter les motifs de la décision entreprise et indiquer précisément en quoi il estime que l'autorité précédente a méconnu le droit; il n'est pas indispensable qu'il indique expressément les dispositions légales - le numéro des articles de loi - ou les principes de droit qui auraient été violés; il suffit qu'à la lecture de son exposé, on comprenne clairement quelles règles de droit auraient été, selon lui, transgressées par l'autorité intimée (cf. ATF 133 IV 119 consid. 6.3 p. 120 s., 286 consid. 1.4 p. 287). Saisi d'un recours en matière de droit public, le Tribunal fédéral applique en effet le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF). Le recourant ne saurait en outre se contenter de renvoyer aux actes cantonaux ou de reproduire la motivation déjà présentée dans la procédure cantonale: l'art. 42 al. 2 LTF exige qu'il discute au moins de manière succincte les considérants de la décision attaquée (ATF 134 II 244 consid. 2.1-2.3 p. 246 s.; 133 II 396 consid. 3.1 p. 399 s. et la jurisprudence citée). 1.3 Le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en écarter que si ces faits ont été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF). Le recourant qui invoque que les faits ont été établis de manière manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-à-dire, pour l'essentiel, que les constatations de fait sont arbitraires au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 134 IV 36 consid. 1.4.1 p. 39), doit démontrer par une argumentation précise en quoi consiste la violation (art. 106 al. 2 LTF). Les faits ont été établis de manière arbitraire lorsqu'ils se trouvent clairement en contradiction avec la situation réelle, qu'ils reposent sur une erreur manifeste ou que rien ne peut les justifier objectivement (ATF 133 III 393 consid. 7.1 p. 398 et les références). Le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur les critiques de nature purement appellatoire (ATF 133 III 393 consid. 6 p. 397). 1.4 En l'occurrence, le recourant critique de manière générale le point de vue des autorités ayant statué dans les différentes procédures liées au traitement fiscal du montant de 6 millions fr., au lieu de se focaliser sur l'arrêt du Tribunal administratif du 2 septembre 2008, qui constitue le seul objet de la présente contestation. En outre, il conteste la reprise non seulement pour ce qui est de l'impôt fédéral direct, mais aussi s'agissant de l'impôt cantonal et communal, alors qu'à cet égard ladite reprise a fait l'objet d'une décision du 30 novembre 2004 entrée en force. Par ailleurs, le recourant se limite à présenter sa propre version des événements, sans tenter de démontrer en quoi les faits retenus par l'autorité précédente auraient été établis de façon manifestement inexacte, c'est-à-dire arbitraire, comme l'exigent les dispositions mentionnées ci-dessus (consid. 1.3). Il se borne à renvoyer aux actes de procédure déposés et aux pièces justificatives produites devant les instances précédentes, en qualifiant de choquant le fait que ces pièces n'aient pas été "reconnues ni analysées" par ces instances, mais sans expliquer pourquoi. Il soutient également que la reprise litigieuse ne repose "sur aucune base légale", alors que l'arrêt entrepris se réfère, dans la partie en droit, à l'art. 16 al. 1 LIFD et à la théorie de l'accroissement de la fortune nette, jurisprudence à l'appui. Une telle motivation ne satisfait pas aux exigences posées par les art. 42 al. 1 et 2 et 106 al. 2 LTF, telles qu'elles ont été rappelées ci-dessus (consid. 1.2 et 1.3). A cela s'ajoute que le recours ne contient pas de véritables conclusions sur le fond, en violation de l'art. 42 al. 1 LTF. Dans ces conditions, le recours doit être déclaré irrecevable. Si l'art. 40 al. 1 LTF consacre, en matière de droit public, une exception au monopole des avocats, il ne dispense toutefois pas les représentants n'appartenant pas à cette profession de respecter les règles élémentaires de la procédure devant le Tribunal fédéral.