Citation: 6B_319/2014 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a retenu que le recourant fondait ses allégations sur le rapport du 26 novembre 2007 de B.________ SA et sur le décompte de la Banque A.________ du 30 octobre 2008 (créances cédées à la Banque A.________ par les maîtres d'état dans le cadre du chantier de Y.________). Partant, elle a considéré que les pièces invoquées par le recourant étaient déjà connues des autorités ayant prononcé la condamnation et ne pouvaient donc être qualifiées de nouvelles. Par ailleurs, le recourant avait déjà soulevé certains griefs relatifs aux montants versés par la banque aux sous-traitants en première instance, griefs qui n'avaient pas été examinés au motif qu'ils relevaient de l'aspect civil du litige. Enfin, le rôle de la Banque A.________, voire son éventuel préjudice, n'étaient pas susceptibles de remettre en question la condamnation du recourant pour abus de confiance au détriment des acquéreurs-copropriétaires. En retenant que les éléments invoqués étaient connus de l'autorité de jugement, la cour cantonale a tranché une question de fait. Le recourant ne cherche pas à démontrer en quoi les différents éléments exposés par la cour cantonale pour nier le caractère inconnu des pièces qu'il invoque et la remise en question de l'état de fait à l'origine de sa condamnation procéderaient d'une appréciation arbitraire des preuves, même sous l'angle de la seule vraisemblance. Au contraire, dans une argumentation largement appellatoire, il se contente d'énumérer un certain nombre de sous-traitants qui auraient été payés indûment ou de manière surfaite par la Banque A.________, sans établir en quoi les éléments qu'il invoque, résultant du dossier pénal (cf. respectivement pièces 8'598 ss et 9'367 ss) étaient inconnus des autorités l'ayant condamné. Par ailleurs, le recourant se méprend également lorsqu'il allègue que le rôle de la Banque A.________ serait susceptible d'avoir pour conséquence une diminution du montant retenu à sa charge à titre d'abus de confiance. En effet, ayant repris le chantier en mains, la banque s'est contentée de verser des montants dus à des sous-traitants. Dans ce contexte, il ne peut donc rien tirer en sa faveur du fait que c'est la Banque A.________ qui a géré le chantier et payé les entreprises qui ont effectué les travaux. Au vu de ce qui précède, la cour cantonale pouvait considérer sans arbitraire que les éléments invoqués par le recourant étaient non seulement connus des juges qui ont prononcé sa condamnation, mais également qu'ils ne comportaient aucun élément propre à rendre vraisemblable une modification de l'état de fait susceptible d'aboutir à une modification de sa condamnation.