Citation: 1C_654/2018 E. 4.2

4.2. En l'espèce, la cour cantonale a jugé que la demande de récusation était manifestement mal fondée et a mis les frais de l'arrêt entrepris par 500 fr. à la charge de Me B.________ personnellement. Elle s'est référée à l'art. 4 al. 1 du tarif du 28 avril 2015 des frais judiciaires et des dépens en matière administrative (TFJDA; RSV 173.36.5.1) pour ce qui est du montant des frais, et, s'agissant de leur répartition, au considérant 6 de l'arrêt du Tribunal fédéral du 21 septembre 2018 (cause 2C_799/2018) ainsi qu'à une précédente décision qu'elle a rendue le 17 octobre 2018 (n o 44) se rapportant à ce même arrêt. Dans cet arrêt, le Tribunal fédéral, qui s'est fondé notamment sur l'art. 66 al. 1 LTF, a jugé qu'il se justifiait, à titre exceptionnel, de déroger à la règle générale et de mettre les frais judiciaires non pas à la charge du recourant lui-même mais à celle de sa mandataire, en raison des manquements figurant dans le mémoire. On ne distingue pas pour quelle raison la Cour administrative se réfère à cet arrêt - qui concerne une affaire genevoise - dans la mesure où la LTF ne s'applique en principe qu'aux procédures introduites devant le Tribunal fédéral; elle ne motive aucunement sa décision à cet égard, respectivement ne mentionne aucune disposition légale cantonale qui prévoirait que les frais puissent être mis personnellement à la charge de l'avocat du demandeur ayant succombé plutôt qu'à la charge de ce dernier. Le Tribunal fédéral n'est donc pas en mesure de vérifier si la décision est arbitraire sur ce point ou viole le droit d'une autre manière. Cela étant, la décision attaquée est insuffisamment motivée au regard de l'art. 112 al. 1 let. b LTF, ce que le Tribunal fédéral peut constater d'office (cf. art. 106 al. 1 LTF; ATF 138 IV 81 consid. 2. p. 83 et les arrêts cités). L'arrêt attaqué doit donc être annulé sur la question des frais et la cause renvoyée à l'autorité cantonale afin qu'elle complète, respectivement motive sa décision en fait et en droit (cf. art. 112 al. 3 LTF). Elle devra en particulier mentionner, le cas échéant, la base légale sur laquelle elle se fonde, respectivement exposer les raisons qui justifieraient de mettre les frais de l'arrêt cantonal à la charge de Me B.________ personnellement.