Citation: 4P.220/2002 12.11.2003 E. 3

Le premier moyen invoqué par la recourante est une violation de son droit d'être entendue garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. Tel qu'il est reconnu par l'art. 29 al. 2 Cst., le droit d'être entendu comprend en particulier le droit pour l'intéressé d'offrir des preuves pertinentes, de prendre connaissance du dossier, d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes, de participer à l'administration des preuves essentielles ou à tout le moins de s'exprimer sur son résultat lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 126 I 15 consid. 2a/aa p. 16 et les références). Le droit d'être entendu n'existe que si la preuve a été offerte ou fournie en temps utile (ATF 106 II 170 consid. 6b) et dans les formes prescrites, si elle se rapporte à un fait pertinent qui n'est pas déjà établi et si le moyen proposé est apte à apporter la démonstration nécessaire (arrêt 4P.79/2002 du 2 juillet 2002 consid. 3.1). Pour des raisons à exposer dans le cadre du recours en réforme, s'agissant de questions de droit relevant de cette dernière procédure, la sentence arbitrale rendue dans le contexte du litige opposant l'intimée à l'intervenante ne constitue pas un élément déterminant pour juger l'issue du présent procès. Le grief tiré de la violation de l'art. 29 al. 2 Cst. doit par conséquent être écarté.