Citation: 6B_1010/2023 E. 2.3

2.3. S'agissant de la période du 7 février au 31 mars 2015, la cour cantonale a relevé que le recourant avait renoncé à percevoir des indemnités de chômage auxquelles il avait pourtant droit du 1er juillet 2014 au 31 mars 2015. Aux débats d'appel, il avait expliqué qu'à son arrivée dans le canton de Vaud, il avait fait des démarches administratives pour obtenir des indemnités de chômage, que la caisse de chômage lui avait envoyé des documents qu'il n'avait cependant jamais reçus et qu'elle lui avait indiqué qu'il devait déposer une nouvelle demande d'indemnités, ce qu'il n'avait toutefois pas fait en raison de son état d'épuisement. La cour cantonale a cependant constaté que le recourant avait suffisamment de ressources, durant cette même période, pour entamer des études universitaires à la Faculté de droit et pour réussir son année universitaire 2015. Ainsi, on pouvait raisonnablement attendre du recourant qu'il mobilise une partie de son énergie pour entreprendre les démarches administratives qui lui auraient permis de bénéficier des allocations de chômage qui s'élevaient à une moyenne mensuelle de 7'680 fr. alors que ses charges se composaient de son minimum vital par 1'200 fr. et de son loyer par 700 francs. Il aurait ainsi pu régler à tout le moins une partie des pensions dues. Dans ces circonstances, la cour cantonale a considéré que le recourant n'avait pas entrepris ce qu'on pouvait raisonnablement exiger de lui pour contribuer à l'entretien de ses enfants pour la période du 7 février au 31 mars 2015. Sa condamnation pour violation d'une obligation d'entretien devait être confirmée pour cette période.