Citation: 6B_422/2013 E. 8.2.2

8.2.2. L'argumentation des recourants portant sur l'insuffisance des constatations de fait relatives aux personnes ayant participé aux activités de l'organisation n'est pas fondée. Etant rappelé qu'il n'est pas nécessaire que les membres de l'organisation soient individualisés, mais qu'il suffit, sur la base d'indices, que le tribunal parvienne à la conviction qu'un nombre suffisant de membres est atteint (Günther Arzt, op. cit., art. 260ter CP, n° 127), le recourant A.________ ne peut, tout d'abord, sérieusement feindre d'ignorer que sa famille ne se résumait pas à son père et à son frère. Elle comprenait aussi, outre sa mère H2.________, une fratrie plus étendue, dont feu A2.________, frère du recourant, lequel, notamment, détenait une partie des actions de I.________ Ltd, avec X1.________ (v. supra consid. B.d ad compte n° zzz4 [I.________ Ltd]). Ce dernier, connu comme avocat nigérian proche de la famille U.________, a notamment joué un rôle d'intermédiaire entre O.________ AG et la famille U.________ dans le cadre de l'affaire concernant cette société. Il est également CEO de la société J.________ Ltd, impliquée dans l'affaire O.________ et qui a reçu divers montants transférés par T.________ entre 1997 et 1998 (v. supra consid. B.d ad comptes nos yyy4 [J.________ Ltd] et zzz4 [I.________ Ltd] ainsi que consid. B.e). Par ailleurs, la cour cantonale a aussi mentionné, en qualité de « proche » de la famille U.________, T.________, homme d'affaires nigérian. V.________, ministre du pétrole et W.________, managing director de la X.________, filiale de la Y.________) ont, tous deux, été mis en place par le général L.________ et c'est par leur truchement que s'est exercé le pouvoir public sur le marché pétrolier, ce qui a notamment permis d'imposer à la société A1.________ Ltd le versement de commissions parvenues sur les comptes de la société Q.________ Ltd (v. supra consid. B.d ad compte n° xxx [C.________ Ltd]). Ces différents comportements relèvent sans conteste du détournement systématique des ressources d'un Etat. Il n'est, dès lors, pas nécessaire d'examiner plus avant la question du nombre minimum de membres de l'organisation criminelle. Cela rend également sans objet le point de savoir si la constatation selon laquelle six autres personnes condamnées en Suisse auraient participé à l'organisation serait arbitraire.