Citation: 6B_456/2014 E. 2.1

2.1. En vertu de l'art. 97 al. 1 let. a CP, l'action pénale se prescrit par 30 ans si la peine maximale encourue est une peine privative de liberté à vie. Cette disposition reprend, sans la modifier, la teneur de l'ancien art. 70 al. 1 let. a CP, qui était entré en vigueur le 1er octobre 2002. Jusqu'à cette date, l'action pénale se prescrivait par vingt ans si l'infraction était passible de la réclusion à vie (prescription relative; ancien art. 70 CP). Ce délai était toutefois interrompu par tout acte d'instruction d'une autorité chargée de la poursuite ou par toute décision du juge dirigée contre l'auteur (ancien art. 72 ch. 2 al. 1 CP). A chaque interruption, un nouveau délai commençait à courir, mais l'action pénale était en tout cas prescrite lorsque le délai ordinaire était dépassé de moitié (prescription absolue; ancien art. 72 ch. 2 al. 2 CP). Lorsque l'acte délictueux a été commis avant l'entrée en vigueur du nouveau droit, la prescription de l'action pénale est régie par l'ancien droit, à moins que le nouveau ne soit plus favorable au prévenu (art. 389 CP; ATF 130 IV 101 consid. 1 p. 102 et l'arrêt cité). En l'espèce, les faits sur lesquels la recourante fonde sa dénonciation remontent au 27 mars 1991 et il ressort de l'ordonnance attaquée qu'il n'a été procédé à aucun acte interruptif de la prescription au sens de l'ancien art. 72 ch. 2 CP. Les actes dénoncés sont donc prescrits depuis le 27 mars 2011 en application des anciennes dispositions régissant la prescription, qui sont plus favorables à un éventuel auteur que le délai de 30 ans prévu par l'art. 97 al. 1 let. a CP.