Citation: 8C_284/2024 E. 7.2

7.2. Contrairement à ce que prétend le recourant, les premiers juges ont correctement appliqué l'art. 87 al. 2 et 3 RAI en examinant si les pièces déposées suffisaient à rendre plausible une aggravation de l'état de santé depuis la dernière décision entrée en force. Ils ont toutefois constaté qu'aucun élément médical objectif nouveau n'était à prendre en considération lors de la décision du 30 septembre 2021, l'état de santé du recourant ne s'étant pas aggravé depuis la décision du 25 juillet 2019. Partant, ils ont pris pour point de départ la situation telle qu'elle se présentait au moment de l'expertise du CEMEDEX, laquelle a été mise en oeuvre dans les suites de la deuxième demande de prestations qui évoquait un syndrome lombo-radiculaire (cf. rapport du 23 octobre 2016 du docteur B.________). En effet, les douleurs lombaires dont se prévalait le recourant à l'appui de sa nouvelle demande avaient été prises en compte par les experts du CEMEDEX en 2019 et n'avaient pas fait l'objet d'un examen spécifique par l'intimé en 2021. Le recourant ne conteste pas les faits constatés par les premiers juges mais se limite à rappeler les circonstances qui ont entouré le dépôt de sa troisième demande (formulaire de détection précoce du docteur C.________ pour de prétendus problèmes psychologiques; problématique de la main droite), ce qui ne saurait suffire en l'occurrence. Il ne pouvait se limiter à contester l'approche des premiers juges sans exposer en quoi le fait de procéder à l'examen de la situation à l'aune de l'expertise du CEMEDEX constituerait, en l'état, une violation de l'art. 87 al. 2 et 3 RAI. Son grief est mal fondé.