Citation: 2C_635/2023 E. 2

Par décision du 24 avril 2023, la Municipalité de U.________ a fixé un délai au 31 octobre 2023 à C.________, A.________ et B.________ pour supprimer les deux cuisines excédentaires et poser une porte entre les deux espaces habitables du rez-de-chaussée ainsi qu'entre ceux du 1° étage, sous la menace des peines prévues à l'art. 292 CP. Le 30 mai 2023, A.________ et C.________ ont, par l'intermédiaire de leur conseil Me E.________, recouru contre la décision municipale auprès du Tribunal cantonal en concluant à son annulation (cause enregistrée sous le n° AC.2023.0174). B.________ n'a pas contesté cette décision. Le 21 août 2023, A.________ et C.________ ont, toujours par l'intermédiaire de Me E.________, requis la révision de l'arrêt AC.2021.0198 du 2 septembre 2022 (cause enregistrée sous le n° AC.2023.0198). Le 7 septembre 2023, le conseil de B.________ a déposé une requête devant le Tribunal cantonal tendant à ce qu'il soit fait interdiction à Me E.________ de représenter ses clients A.________ et C.________. A l'appui de cette requête, le conseil de B.________ a produit une ordonnance pénale du 25 août 2023 du Ministère public central reconnaissant Me E.________ coupable de diffamation et d'injure à l'encontre de B.________ et de sa compagne. Par décision incidente du 27 octobre 2023, le Tribunal cantonal a admis la requête en interdiction de postuler et a fait interdiction à Me E.________, avocat, de représenter les recourants A.________ et C.________ dans les procédures AC.2023.0174 et AC.2023.0258.