Citation: 6B_407/2013 E. 3.2

3.2. Le recourant ne conteste plus la réalisation de la circonstance aggravante de la cruauté. Le cadre légal s'étendait en conséquence de 1 à 5 ans de privation de liberté (art. 183 et 184 CP) et n'a, partant, pas été dépassé. Alléguant être demeuré en retrait de ses comparses, le recourant s'écarte des constatations de fait de la cour cantonale qui retient, au contraire, qu'il a été à l'origine de l'opération et que ses acolytes ont agi selon ses directives. Le recourant a, du reste, lui-même asséné des gifles « bien senties » à la victime. Ce rôle d'avant-plan justifie une peine plus lourde. Est de même appellatoire l'argumentation par laquelle il allègue être intervenu constamment pour mettre fin aux violence de ses comparses. S'il est vrai que le recourant a, durant les faits, apporté quelques soins à la victime (après qu'elle fut tombée avec sa chaise et que E.________ l'eut frappée), il n'en a pas moins poursuivi son activité coupable en la maintenant en captivité jusqu'au lendemain dans l'espoir de récupérer son argent. Les quelques attentions prodiguées dénotent ainsi moins l'existence de regrets que la crainte d'être dépassé par la violence de ses comparses (leur hôte à T.________ en particulier, qui avait d'autres raisons d'en vouloir à la victime), susceptible de remettre en cause le but de l'opération. La cour cantonale a également relevé que, déclarant avoir pris conscience du tort causé par son infraction en affirmant se rendre compte désormais de ce qu'est la privation de liberté, il avait en réalité paru plus affecté par sa propre situation que par celle endurée par sa victime. Les actes du recourant s'apparentaient au comportement mafieux de celui qui se considère comme un bienfaiteur tout puissant pouvant punir selon son bon vouloir. Dans ces conditions, la cour cantonale n'a ignoré aucune circonstance pertinente. Compte tenu notamment de la durée de la privation de liberté infligée à la victime ainsi que du but poursuivi (dérisoire au regard des moyens mis en oeuvre), l'ensemble des éléments qui précèdent, auxquels s'ajoutent des antécédents chargés (7 condamnations entre juin 2003 et mars 2011 couvrant une large palette d'infractions du code pénal [vol, vol d'importance mineure, brigandage, contrainte, tentative de contrainte, incendie intentionnel] et du droit pénal accessoire [LStup; LCR; LAVS; LPP; LACI], dont une condamnation à neuf mois de privation de liberté avec sursis), justifient la peine infligée, qui n'apparaît pas procéder d'un abus du large pouvoir d'appréciation dont disposait la cour cantonale, aux considérants de laquelle on renvoie pour le surplus.