Citation: 8C_864/2018 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, le recourant ne démontre pas en quoi l'application de la loi cantonale par la juridiction précédente serait déraisonnable ou manifestement contraire au sens et au but de la législation en cause. En particulier, il ne soutient pas que la solution retenue par les premiers juges est arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. ou contraire à d'autres principes constitutionnels, en tant que l'application du principe de la lex mitior a été écartée, motif pris que la restitution des allocations de retour en emploi, octroyées avant l'entrée en vigueur du nouveau droit, devait être régie par l'ancien droit, conformément à la disposition transitoire de l'art. 55A al. 7 LMC. Au surplus, il y a lieu de relever, à l'instar de la juridiction précédente, que l'octroi d'allocations de retour en emploi n'a pas pour but de subventionner l'engagement de salariés par les entreprises mais qu'il vise la réinsertion de personnes au chômage. C'est pourquoi la demande de restitution en cas d'échec de la réinsertion ne constitue pas une sanction administrative mais bien plutôt une mesure destinée à éviter le recours abusif à de telles allocations. Cela étant, la cour cantonale était fondée à trancher le cas à l'aune de l'art. 32 al. 2 aLMC, en vigueur jusqu'au 30 septembre 2017.