Citation: 4A_317/2015 E. 1.1

1.1. A compter du 1er mai 1999, F.X.________ a pris à bail un appartement de quatre pièces au sixième étage d'un bâtiment locatif sis 26, chemin ..., à V.________. Elle y habite actuellement avec son époux, H.X.________, devenu lui aussi locataire, et leurs quatre enfants, nés entre 1997 et 2009. Le 8 janvier 2010, divers voisins se sont adressés à la bailleresse - Z.________, ainsi que d'autres employeurs affiliés conventionnellement - pour se plaindre notamment de nuisances sonores, à savoir des cris, des hurlements et des tapages diurnes et nocturnes, qui duraient depuis des années et qu'ils imputaient à la famille X.________. Le 14 du même mois, les mêmes voisins ont déploré de nouvelles nuisances sonores dans un courrier contresigné par trois autres familles de voisins. Le 22 janvier 2010, puis le 16 février 2010, la bailleresse a averti les locataires de ces plaintes et les a menacés de résilier le bail. Le 8 mars 2010, les locataires A.________, B.________, C.________, D.________ et E.________ se sont plaints derechef de hurlements, tapages, claquements de porte et vacarme en général, sans changement depuis plusieurs semaines. En date du 19 mars 2010, la bailleresse, usant de formules officielles adressées à chacun des deux locataires, a résilié le bail avec effet au 30 avril 2010 en raison de leur manque d'égards envers les voisins.