Citation: 9C_267/2024 E. 4.4.3

4.4.3. 4.4.3.1. Sur le plan psychique, l'assuré reproche au tribunal cantonal d'avoir omis de prendre en compte l'avis du docteur T.________. Il rappelle que ce médecin a retenu des affections (un épisode dépressif et des troubles de la personnalité) dont il a déduit une incapacité totale de travail dans l'activité habituelle et de 50% dans toute autre activité adaptée. Il soutient que cet élément est susceptible de modifier l'arrêt attaqué dans la mesure où ce médecin est parvenu à une conclusion similaire à celles de la doctoresse N.________. Il conteste par ailleurs que, comme l'ont considéré les premiers juges, l'avis de la doctoresse N.________ ne remette pas en cause celui de l'experte psychiatre. Il admet que les deux praticiennes ont posé des diagnostics similaires, à l'exception de la majoration des symptômes physiques pour des raisons psychiques. Il relève toutefois que la doctoresse N.________ a fait état d'une accentuation des symptômes observés auparavant et attesté une capacité résiduelle (moyenne) de travail de 50% (fluctuant entre 20% et 100% selon les jours), différente de celle retenue par l'experte psychiatre. Il fait valoir que ces éléments jettent le doute sur le bien-fondé des conclusions de l'expertise. 4.4.3.2. Cette argumentation n'est pas fondée. Le recourant se limite en l'occurrence à procéder à sa propre appréciation de la capacité de travail résultant de sa situation psychique sur la base du seul fait que deux médecins traitants auraient abouti à une conclusion différente de celle de l'experte psychiatre. Or une telle argumentation ne suffit pas en tant que telle à établir en quoi l'appréciation de l'experte psychiatre est erronée et qu'il serait arbitraire de la suivre. On ajoutera toutefois que l'assuré ne peut tirer aucun argument de l'avis du docteur T.________. Ce dernier n'a en effet été consulté à aucun moment de la procédure administrative ou de la procédure judiciaire. Son nom apparaît seulement parce que la doctoresse N.________ y fait référence dans son rapport du 24 juillet 2019 comme un élément de l'anamnèse relatif aux "antécédents médicaux et à l'évolution de la situation du patient" faisant partie intégrante de sa propre appréciation du cas. Dans ces circonstances, ni son avis ni celui de la doctoresse N.________ ne sauraient être considérés comme déterminants pour remettre en cause le bien-fondé du rapport d'expertise.