Citation: 1B_206/2016 E. 3.2

3.2. L'arrêt attaqué expose d'une part que les mesures de surveillance sont destinées à localiser les intéressés au moment de la commission de l'infraction, et d'autre part que l'infraction poursuivie consiste en une violation grave d'une règle de circulation, susceptible en vertu de l'art. 90 al. 2 LCR d'une peine privative de liberté de trois ans au plus. Ces indications permettent de juger de la nécessité de la mesure au regard de la gravité de l'infraction, comme l'exige l'art. 269 al. 1 let. b CPP applicable par renvoi de l'art. 273 al. 1 CPP. Une telle motivation, certes succincte, permet aux recourants de faire valoir l'ensemble de leurs objections à l'encontre de la mesure de surveillance. La garantie formelle du droit d'être entendu est ainsi respectée.