Citation: 5A_725/2015 E. 4

Affirmant que les constatations au sujet de son état de santé et de l'impact de la vente aux enchères sur son état de santé, qui sont des faits allégués, pertinents et décisifs pour la présente cause, ont été écartés sans administration de " la moindre preuve " concernant ces aspects, la recourante soulève le grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves, ainsi que la violation de son droit d'être entendue. Elle se plaint également de la violation du respect de la dignité humaine (art. 7 Cst. et 3 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950, RS 0.101, ci-après: CEDH), de la protection de sa personnalité (art. 28 CC et 10 al. 2 Cst.), ainsi que du droit à la vie (art. 10 al. 2 Cst. et 2 CEDH), dès lors que le raisonnement de la cour cantonale procède à une pesée des intérêts sur la base d'un état de fait établi sans qu'aucune preuve n'ait été administrée. La recourante reproche à l'autorité précédente d'avoir procédé à une balance des intérêts arbitraire, dès lors que celle-ci a considéré que les arguments concernant son état de santé défaillant et son grand âge ne résistent pas à "la nécessité d'aller de l'avant dans le partage de la succession". Elle soutient que les mêmes vices affectent l'affirmation des juges cantonaux selon laquelle "une hospitalisation ou un placement en institution provisoire devrait être envisagé" durant les préparatifs et la vente.