Citation: 1C_122/2016 E. 5.4.1

5.4.1. Répondre à la question de l'habitabilité d'un local ou du niveau d'une habitation édifiée en zone à bâtir (hors de la zone à bâtir, la législation fédérale prévoit un régime de détail aux art. 24 ss LAT et 42 OAT; cf. ZEN-RUFFINEN/GUY-ECABERT, Aménagement du territoire, construction, expropriation, 2001, n. 573), ou encore à celle de leur prise en compte dans la surface habitable relève du droit cantonal (art. 75 al. 1 Cst.). Or cette matière fait l'objet d'une jurisprudence qui varie considérablement en fonction du règlement des constructions applicable et de l'interprétation que lui donne l'autorité compétente (cf. JEAN-BAPTISTE ZUFFEREY, Locaux non "habitables" mais "occupables": deux qualificatifs juridiques "incroyables", in DC 2016 p. 79-82, p. 79 sv.). Cette situation - que l'on peut certes regretter sous l'angle de la prévisibilité ( ibid, p. 82) - découle de l'importante marge d'appréciation dont bénéficient les autorités locales en matière d'aménagement de leur territoire (art. 2 al. 3 LAT) et de police des constructions (pour l'autonomie dont jouissent les communes vaudoises dans ce domaine, cf. p. ex. arrêt 1C_92/2015 du 18 novembre 2015 consid. 3.1.2 et les références). Dans ces circonstances, les recourants ne sauraient déduire du seul arrêt cantonal qu'ils invoquent, qui ne traite au demeurant pas de la hauteur, mais de l'éclairage nécessaire (cf. art. 28 RLATC), le caractère arbitraire de la solution confirmée par la cour cantonale; une telle manière de procéder ne tient en particulier pas compte des spécificités du cas d'espèce, s'agissant notamment de la situation des pièces litigieuses, de la nature des aménagements en cause ou encore de la réglementation communale applicable. Elle ne répond ainsi pas aux exigences de motivation des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF.