Citation: 4C.210/2005 11.11.2005 E. A

Fondée en 1993, Y.________ SA est une société active dans le commerce du matériel informatique. X.________ a lui aussi exercé une activité professionelle dans le même domaine, d'abord à titre indépendant et, ensuite, pour le compte d'une société anonyme dont la faillite est survenue en 1994. Le 29 novembre de cette année, X.________ et Y.________ SA ont conclu par écrit un contrat destiné à établir leur collaboration future. Le premier s'efforcerait de procurer à la seconde des commandes de matériel qui devraient engendrer une marge brute de 20% au moins; en contrepartie, il recevrait une commission égale à 50% de la marge effective. Rédigé en anglais, le contrat comprenait des clauses qui ont été traduites comme suit: En cas de rupture du contrat, la partie coupable compensera l'autre pour les pertes ou dommages qui peuvent être subis. Pendant la durée du contrat, X.________ ne fera en aucun cas de la concurrence à Y.________ SA, pour le type d'affaires traitées avec Y.________ SA sous ce contrat et protégera à tout instant les intérêts de Y.________ SA et n'interférera pas avec ses clients. A la signature du contrat, X.________ transférera sa liste de clients à Y.________ SA, clients qui deviennent la « propriété » exclusive de Y.________ SA pour la vente de hardware et de software (informatique). [...] Pour toute la durée et après la résiliation de ce contrat, chaque partie est autorisée à traiter avec les clients susmentionnés uniquement pour son propre terrain d'activité (c'est-à-dire vente pour Y.________SA et services pour X.________ [...]), sauf accord contraire écrit. Les parties ont collaboré sur la base de ce document jusqu'en août 1998; Y.________ SA a versé les commissions convenues.