Citation: 2C_525/2024 E. 5.7

5.7. Il n'est enfin pas contestable que la distance entre la Suisse et le Maroc rendra les relations personnelles entre l'intéressé et ses enfants plus difficiles. Toutefois, et comme la cour précédente l'a aussi relevé, le recourant sera en mesure de maintenir des contacts avec ceux-ci par le biais des moyens de communications modernes. C'est du reste par de tels moyens que passe l'essentiel des contacts actuels entre l'intéressé et ses enfants, alors que celui-ci vit encore en Suisse. Au surplus, le Maroc n'est pas à ce point éloigné de la Suisse que le droit de visite, dans le cadre de vacances ou de séjours brefs, serait rendu impossible pour cette raison (cf. arrêts 2C_527/2020 du 15 octobre 2020 consid. 4.4; 2C_549/2020 du 14 octobre 2020 consid. 5.2; 2C_1150/2018 du 15 janvier 2019 consid. 6.3). De pareilles circonstances impliquent que l'éloignement d'avec leur père ne porte pas d'atteinte disproportionnée à l'intérêt des enfants (cf. art. 3 CDE en lien avec l'art. 8 par. 2 CEDH). Bien que ceux-ci aient fait part de leur volonté de ne pas voir leur père partir, toujours est-il que ce dernier ne fait plus ménage commun avec eux depuis 2015 et qu'il n'apparaît pas particulièrement impliqué dans leur éducation au point de perturber leur équilibre, selon les constatations de l'arrêt attaqué liant le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF). S'il est généralement préférable que les enfants puissent avoir leurs deux parents à leurs côtés, il faut néanmoins rappeler que cet élément, certes important, n'est, sous l'angle du droit des étrangers, pas à lui seul déterminant et que l'art. 3 CDE ne saurait fonder une prétention directe à l'octroi ou au maintien d'une autorisation pour le parent qui n'a pas la garde de ses enfants (cf. supra consid. 5.3).