Citation: 9C_639/2014 E. 5.1.3

5.1.3. Les griefs du recourant reprochant à la juridiction cantonale d'avoir procédé à une appréciation arbitraire des preuves en ce qui concerne l'avis du docteur B.________ ne sont pas non plus fondés. L'assuré affirme que le premier juge a écarté volontairement les déclarations du docteur B.________ qualifiant de «bon» l'état de sa dentition et indiquant que la dent n° 15 était «en parfait état fonctionnel», et que les faits démontrent objectivement l'absence de fragilité de la dent lésée avant la survenance de l'événement du 6 juillet 2011. Toutefois, sur le plan médical, cette affirmation en ce qui concerne l'absence de fragilité de la dent lésée n'est pas prouvée ni rendue vraisemblable. Même si le docteur B.________ considère que la dent n° 15 était en parfait état fonctionnel après le traitement du 14 septembre 2009, il considère également qu'au vu de l'obturation (réalisée à ce moment-là) cette dent était "de légèrement à moyennement fragilisée". Les affirmations du recourant ne permettent pas de considérer que le jugement entrepris se trouve sur ce point en contradiction claire avec la situation de fait. Il n'y a pas arbitraire de la part de la juridiction cantonale à retenir sur la base des explications du docteur B.________ que la dent lésée avait été traitée par un composite mésio-occluso-distal en septembre 2009 à la suite d'une reprise de carie sous un composite mésio-occluso-distal déjà existant et qu'elle était légèrement à moyennement fragilisée. Conformément au principe de la libre appréciation des preuves, le premier juge a apprécié librement les éléments recueillis auprès du docteur B.________ dans son rapport du 11 février 2013 et dans sa prise de position du 11 juin 2013 sur l'avis du docteur C.________, sans être lié par des règles formelles, en procédant à une appréciation complète et rigoureuse des preuves (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352). Dans son appréciation, il n'a pas ignoré que le docteur B.________, dans son rapport du 11 février 2013, avait précisé que le trait de fracture de la dent n° 15 (visible sur la photo) intéressait aussi bien l'interface de collage en distale de la dent que la masse du composite en mésiale et que cela permettait de conclure à la bonne réalisation de l'obturation du 14 septembre 2009 et corroborait la bonne foi du patient. Sur le vu de l'ensemble des éléments dont a fait état ce médecin-dentiste, son avis ne laisse subsister aucun doute, même faible, quant à la fiabilité et à la pertinence des constatations médicales effectuées par le docteur C.________ sur la base du dossier radiologique en ce qui concerne l'état antérieur de la dent lésée (ATF 135 V 465 consid. 4.6 p. 471).