Citation: 1C_413/2015 E. 1

Tribunal fédéral examine d'office sa compétence (art. 29 al. 1 LTF). Il contrôle librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 136 I 42 consid. 1 p. 43; 136 II 101 consid. 1 p. 103). Dirigé contre un arrêt d'irrecevabilité rendu en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 let. d LTF), dans le cadre d'une contestation relevant au fond du droit public des constructions, le recours est en principe recevable comme recours en matière de droit public au sens des art. 82 ss LTF. Le recours n'apparaît par ailleurs pas d'emblée irrecevable dès lors que les griefs invoqués portent sur la procédure administrative instruite par le Tribunal cantonal et non sur l'existence d'un empêchement non fautif de procéder dans le délai imparti, question qui ne peut pas être portée immédiatement devant le Tribunal fédéral, mais doit faire l'objet d'une demande préalable de restitution de délai auprès de la dernière instance cantonale (cf. arrêt 2C_735/2012 du 25 mars 2013 consid. 1.4.1 et les arrêts cités). Les recourants, en tant que destinataires de l'ordre de démolition litigieux, peuvent se prévaloir d'un intérêt digne de protection à ce que le fond de la cause soit examiné par l'instance précédente (cf. ATF 129 II 297 consid. 2.3 p. 301; 124 II 124 consid. 1b p. 126). Ils ont donc la qualité pour recourir au sens de l'art. 89 al. 1 LTF.