Citation: 9C_451/2009 22.03.2010 E. 3

Constatant (du moins de manière implicite) que la recourante était atteinte d'un trouble somatoforme douloureux, la juridiction cantonale a nié l'existence d'une comorbidité psychiatrique, en retenant que le diagnostic d'état dépressif devait être écarté - implicitement, depuis juin 2005 - compte tenu des conclusions du docteur P.________ du 21 avril 2008. D'après l'autorité cantonale de recours, ce médecin avait estimé plausible "la disparition" de ce diagnostic en relation avec l'amélioration objective de la situation thymique de la recourante. Considérant par ailleurs que la recourante ne souffrait d'aucune affection corporelle chronique, qu'elle ne subissait pas de retrait social, ni ne présentait un état psychique cristallisé, les premiers juges ont retenu que les critères permettant d'admettre le caractère invalidant du trouble somatoforme douloureux n'étaient pas réunis, de sorte qu'en l'absence d'une autre affection invalidante, aucune incapacité de travail ne pouvait être admise.