Citation: 5A_547/2024 E. 5.4

5.4. Le recourant perd totalement de vue que le Tribunal fédéral n'est pas une cour d'appel et qu'il lui appartient de discuter, conformément aux exigences de motivation susrappelées (cf. supra consid. 2.1 et 2.2), les motifs de l'arrêt entrepris. S'agissant de la déduction de 30 % pour frais professionnels, loin de s'en tenir à ces exigences, le recourant se contente de soumettre à la Cour de céans le point de vue qu'il a déjà défendu sans succès en instance cantonale, sans discuter un tant soit peu les arguments que les juges cantonaux lui ont opposé. Ainsi, il ne dit mot sur le constat de l'autorité cantonale selon lequel les calculs de marge théoriques qu'il avait présentés ne permettaient pas de rendre vraisemblable que la déduction opérée serait en l'occurrence insuffisante et il ne conteste pas que cette preuve aurait parfaitement pu être apportée par la production des factures des matériaux achetés dans le cadre de son activité ou en pointant les dépenses consenties à ce titre sur ses relevés bancaires, se contentant de mettre en avant, sans plus amples détails, sa propre méthode de comparaison avec d'autres garages. Quant aux " nouvelles circonstances " qui auraient dû conduire à modifier la saisie, on ne voit pas exactement à quoi le recourant fait référence. Qu'il s'agisse de ses rentrées d'argent qui seraient moindres au regard de ses comptes bancaires relatifs au mois de janvier à mars 2024 ou de la " solution médicamenteuse " qui devrait être prise en compte dans le calcul du minimum vital à raison de 86 fr. 40, il ne saurait en être tenu compte ici. Non seulement, de telles circonstances se fondent en partie sur des pièces nouvelles irrecevables (cf. supra consid. 2.3), mais, postérieures au moment de l'exécution de la saisie, elle sont sans pertinence pour l'issue du présent litige. A l'instar de l'autorité cantonale, il convient de rappeler au recourant que toute modification dans la situation du débiteur justifiant, le cas échéant, d'adapter la quotité saisissable peuvent être soumises à l'Office, qui est compétent pour en connaître (art. 93 al. 3 LP; cf. supra consid. 5.1.2 i.f.; arrêt 5A_226/2024 du 11 juin 2024 consid. 4.1). La modification de la situation financière, comme par exemple de nouvelles charges, doit en effet être invoquée par la voie de la révision de la saisie, et non par celle de la plainte ou du recours (ATF 108 III 10 consid. 4; cf. aussi arrêts 5A_20/2018 du 24 septembre 2018 consid. 3.5; 5A_306/2018 du 19 septembre 2018 consid. 3.3). Quant aux pages manquantes du compte B.________, le recourant ne fait, là non plus, valoir aucun argument déterminant qui justifierait que l'on s'écarte de la motivation principale de l'autorité cantonale fondée sur le principe que les circonstances déterminantes sont celles existant au moment de l'exécution de la saisie (i.c. décembre 2023). Or l'autorité cantonale a constaté, sans être valablement contredite, que les relevés du compte B.________ dont il manque certaines pages concernent les mois de janvier et février 2024. Dans cette mesure, c'est en vain que le recourant se plaint du fait que l'autorité cantonale ne l'a pas interpellé pour qu'il produise lesdites pages manquantes. En tant que l'autorité cantonale reproche au recourant de s'être abstenu de produire les relevés de ses comptes relatifs au mois de novembre et décembre 2023, pourtant nécessaires pour pouvoir calculer une moyenne significative, on peine à discerner une critique ciblant les motifs de l'arrêt attaqué. Le devoir d'interpellation que l'autorité cantonale aurait violé n'est en effet invoqué qu'en lien avec les pages manquantes des relevés du compte B.________ pour les mois de janvier et février 2024. Ce faisant, le recourant ne remet pas valablement en cause la manière dont l'autorité cantonale a sanctionné son défaut de collaboration en lui reprochant, au demeurant à juste titre (cf. supra consid. 5.1.3 i.f.), de ne pas avoir produit l'intégralité des documents utiles. Autant que recevable, la critique manque sa cible.