Citation: 1P.396/2000 07.07.2000 E. 4

4.- Le recourant prétend que la motivation retenue par le Juge d'instruction à l'appui de son ordonnance du 9 mai 2000, selon laquelle "il est évident que B.________ et V.________, bien qu'ils s'en défendent, opèrent au sein d'une même structure" serait arbitraire et violerait le principe de la présomption d'innocence consacré à l'art. 32 al. 1 Cst. Ce faisant, il perd de vue que l'objet du litige consiste exclusivement dans l'arrêt rendu le 30 mai 2000 par le Tribunal d'accusation, de sorte que le grief est irrecevable en tant qu'il s'adresse au Juge d'instruction. Pour le surplus, l'arrêt attaqué ne renferme aucune motivation de nature à prêter le flanc à la critique sous l'angle du principe de la présomption d'innocence (cf. ATF 124 I 327 consid. 3b p. 331 et les références citées).