Citation: 8C_414/2024 E. 5.1

5.1. La recourante soutient qu'en conformité avec la jurisprudence fédérale, le gain présumé perdu de l'intimée devrait être établi sur la base des revenus qu'elle percevait avant l'accident du 14 novembre 2010. Rien ne permettrait en effet de retenir que l'intimée, sans l'accident, aurait effectivement augmenté son taux d'activité. La décision de l'office AI, qui a considéré qu'elle aurait été active à 100 % dès novembre 2012, ne lierait pas l'assureur-accidents. En indiquant que la recourante n'avait fourni aucun argument justifiant de s'écarter de ce qui avait été retenu en assurance-invalidité, la juridiction cantonale aurait inversé la charge de la preuve, dès lors qu'il appartiendrait à l'intimée de rendre vraisemblable la réalisation d'un salaire hypothétique supérieur à celui perçu avant l'accident. Sans atteinte à la santé, l'intimée aurait poursuivi son activité à 60 % pour l'Hôtel C.________. L'enquête ménagère effectuée par l'office AI reposerait sur les seules déclarations non vérifiées de l'intimée, laquelle n'aurait pas établi la réalité de ses prétendues difficultés financières. L'instance précédente aurait fait sienne ces déclarations, sans s'interroger sur le droit du mari de l'intimée aux indemnités de chômage et sans s'informer sur la situation économique réelle de cette dernière. La recourante en conclut que le gain dont l'intimée est présumée avoir été privée, déterminé en retenant une activité à temps partiel, devrait être fixé à 91'610 fr. pour la période entre le 28 janvier 2013 et le 31 août 2016, ce qui conduit à une surindemnisation de 34'614 fr., compte tenu d'un cumul de prestations de 126'224 fr. sur cette même période.