Citation: 1C_470/2010 21.12.2010 E. 2

Aux termes de l'art. 62 LTF, la partie qui saisit le Tribunal fédéral doit fournir une avance de frais d'un montant correspondant aux frais judiciaires présumés (al. 1). Un délai approprié lui est fixé pour ce faire. Si le versement n'est pas fait dans ce délai, le juge instructeur fixe un délai supplémentaire. Si l'avance de frais n'est pas versée dans ce second délai, le recours est déclaré irrecevable (al. 3). En l'occurrence, l'avance de frais de 1'000 fr. réclamée au recourant n'a pas été versée dans le délai supplémentaire fixé conformément à l'art. 62 al. 3, 2ème phrase LTF. Le recours doit donc être déclaré irrecevable pour ce motif, en vertu de l'art. 62 al. 3, 3ème phrase LTF. Les arguments du recourant ne sont pas de nature à aboutir à une autre solution. L'avance de frais requise en vertu de l'art. 62 al. 1 LTF est due par la partie recourante, soit en l'occurrence par A.________. La loi sur le Tribunal fédéral ne prévoit aucune exception à la perception de frais judiciaires, respectivement à l'exigence d'une avance des frais judiciaires, que ce soit pour les recours en matière de droits politiques ou pour les recours contre les actes normatifs cantonaux mettant en jeu de tels droits. Cela répond à la volonté du législateur (cf. Message du Conseil fédéral concernant la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale, FF 2001 p. 4103). Le Tribunal fédéral a toutefois précisé qu'il pouvait être tenu compte de la nature particulière des recours formés dans ce domaine dans la fixation du montant de l'avance de frais, ce que le Président de la cour de céans a précisément fait en demandant au recourant une avance de frais réduite de 1'000 fr. (cf. ATF 133 I 141 consid. 4.1 in fine p. 143). Ni l'art. 13 CEDH, auquel se réfère le recourant, ni l'art. 29a Cst. n'imposent la gratuité de la procédure de recours mettant en jeu les droits politiques. La perception d'une avance de frais ne constitue d'ailleurs en principe pas une restriction d'accès à un tribunal incompatible avec ces dispositions pour autant que le montant requis à ce titre ne soit pas disproportionné et que le recourant soit en mesure de le payer (cf. arrêt 2A.339/2006 du 31 juillet 2006 consid 5.2 et les références citées). Ce dernier se borne à alléguer à cet égard qu'il ne disposerait pas des ressources financières pour s'acquitter de la somme requise de 1'000 fr. parce qu'il serait à la retraite. Il n'a cependant fourni aucune indication sur sa situation financière qui permettrait de tenir cette somme pour excessive et qui justifierait de le dispenser du paiement des frais judiciaires en vertu de l'art. 64 al. 1 LTF et, partant, d'en faire l'avance.