Citation: 6B_110/2024 E. 2

Selon l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours au Tribunal fédéral doivent indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signés. En particulier, le recourant doit motiver son recours en exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (cf. art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 140 III 86 consid. 2 et 115 consid. 2); en particulier, la motivation doit être topique, c'est-à-dire se rapporter à la question juridique tranchée par l'autorité cantonale (arrêt 6B_1511/2021 du 9 février 2022 consid. 6 et les références citées). En outre, le Tribunal fédéral est lié par les faits retenus par le jugement entrepris (art. 105 al. 1 LTF), sous les réserves découlant des art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF, soit pour l'essentiel de l'arbitraire (art. 9 Cst.; sur cette notion, cf. ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2; 143 IV 241 consid. 2.3.1) dans la constatation des faits. Le Tribunal fédéral n'examine la violation de droits fondamentaux que si ce moyen est invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF), c'est-à-dire s'il a été expressément soulevé et exposé de manière claire et détaillée (ATF 146 IV 114 consid. 2.1). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 148 IV 409 consid. 2.2; 147 IV 73 consid. 4.1.2; 146 IV 114 consid. 2.1; 145 IV 154 consid. 1.1). Dans une écriture prolixe (55 pages et plus de 70 conclusions), laborieuse et peu intelligible, le recourant s'attelle à critiquer l'arrêt entrepris paragraphe par paragraphe, en développant essentiellement une argumentation fondée sur des affirmations purement appellatoires et parfois même contradictoires, en s'écartant de l'état de fait retenu par la cour cantonale, et répétant à plusieurs reprises les mêmes critiques, sans motiver à satisfaction de droit (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF) en quoi la cour cantonale aurait violé le droit fédéral. Il en va notamment ainsi lorsqu'il affirme avoir été jugé par un tribunal d'exception, lorsqu'il se plaint que la cour cantonale aurait violé presque tous ses droits fondamentaux, sans pour autant exposer de manière claire et détaillée en quoi consisterait leur violation, lorsqu'il concède que ses allégations de fait étaient attentatoires à l'honneur, tout en le contestant, lorsqu'il affirme que les intimés ne pouvaient être parties à la procédure devant les instances cantonales sans toutefois démontrer une quelconque violation du droit fédéral à cet égard, lorsqu'il critique le travail effectué par le conseil des intimés, lorsqu'il affirme sans aucunement l'étayer que, vu son acquittement de complicité de diffamation, il ne pouvait pas être condamné conjointement et solidairement à verser les montants octroyés aux intimés à titre de réparation de leur tort moral, ou encore lorsqu'il se plaint d'une violation de son droit d'être entendu, alors même que la cour cantonale a exposé les motifs l'ayant conduite à rejeter les réquisitions de preuve de l'intéressé et que ce dernier ne démontre pas à satisfaction de droit la pertinence de ces dernières. Il en va de même lorsqu'il soutient que la pétition serait la volonté de plusieurs personnes, qu'il n'aurait fait que de la publier et que la cour cantonale n'aurait pas établi la fausseté de celle-là de sorte que les propos seraient vrais, lorsqu'il critique les différentes décisions prises par le TPAE et le SASLP ainsi que leur chronologie, lorsqu'il soutient que l'utilisation des termes " séquestration " et " enlèvement " ne seraient pas des termes définis par le Code pénal, lorsqu'il prétend que l'ordonnance de non-entrée en matière du 4 octobre 2021 n'aurait aucune valeur juridique, ou encore lorsqu'il affirme que ses allégations seraient vraies et avoir agi en poursuivant un intérêt public. Les griefs du recourant s'avèrent ainsi dans une très large mesure irrecevables.