Citation: 8C_655/2018 E. 4.1

4.1. Par un grief d'ordre formel, la recourante dénonce une violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.). Elle reproche aux premiers juges de s'être contentés, dans le cadre de l'appréciation anticipée des preuves, d'indiquer qu'il n'y avait pas lieu de s'écarter du rapport d'expertise du CEMed du 8 mai 2015 et de son complément du 28 novembre suivant. Or, l'intéressée est d'avis que les constatations des experts seraient lacunaires et contradictoires et que la cour cantonale se méprendrait en tant qu'elle retient que les médecins traitants eux-mêmes ont considéré son état comme stabilisé. C'est pourquoi les premiers juges ne pouvaient pas, selon elle, retenir une stabilisation de l'état de santé sans ordonner la mise en oeuvre de mesures d'instruction complémentaires. Par ailleurs, la recourante soutient que l'avis des experts, selon lequel il n'existe pas de lien de causalité naturelle entre l'accident et les troubles du rachis dorso-lombaire, serait contredit par le professeur G.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique (certificat du 14 décembre 2016). Enfin, l'intéressée reproche à la juridiction cantonale d'avoir établi des constatations contraires aux éléments versés au dossier en ce qui concerne le bruxisme, les troubles dermatologiques et la problématique des traumatismes cranio-cérébraux.