Citation: 5C.119/2006 19.09.2006 E. 1

Selon l'art. 57 al. 5 OJ, il est sursis en règle générale à l'arrêt sur le recours en réforme jusqu'à droit connu sur le recours de droit public. La jurisprudence déroge toutefois à ce principe dans des situations particulières, qui justifient l'examen préalable du recours en réforme (ATF 122 I 81 consid. 1 p. 82/83; 120 Ia 377 consid. 1 p. 378/379 et les arrêts cités). Il en est ainsi chaque fois que la décision sur le recours de droit public est dépourvue d'incidence sur la solution du litige (ATF 123 III 213 consid. 1 p. 215; 118 II 521 consid. 1b p. 523). En l'occurrence, le recours de droit public a été déposé pour arbitraire dans l'appréciation des preuves quant à l'existence d'un contrat de gage écrit au sens de l'art. 73 LCA. La validité du nantissement des polices d'assurance n'est toutefois pas décisive pour l'issue du recours en réforme, comme il sera exposé ci-après. Il en va par conséquent de même de la constatation de l'autorité cantonale selon laquelle il n'y a pas eu de contrat, signé à la fois par la banque et par l'emprunteur, portant sur la remise en gage des polices d'assurance; cela dans la mesure où il ne s'agit pas de résoudre une question de droit, à savoir de déterminer si le contenu de la clause contractuelle invoquée à cet égard par la recourante correspond aux exigences du droit fédéral en la matière. Conformément à la jurisprudence précitée, il convient donc de traiter d'abord le recours en réforme.