Citation: C 152/00 18.12.2000 E. 2

2.- Il est constant que la recourante s'est annoncée à l'intimée le 4 juin 1999 et que le délai de 60 jours prévu à l'art. 53 al. 1 LACI pour présenter sa demande d'indemnisation était échu depuis longtemps, la faillite de T.________ ayant été publiée le 23 décembre 1998 dans la Feuille officielle suisse du commerce. Il n'y a pas lieu à restitution pour inobservation du délai. En effet, même si l'office des poursuites ou des faillites a pu inviter la recourante à attendre la clôture de la faillite de T.________, elle n'a pas été empêchée, sans sa faute, de présenter une demande d'indemnité en cas d'insolvabilité dans le délai de 60 jours à compter du 23 décembre 1998. En l'absence d'obligation de renseigner le travailleur à charge de l'office des poursuites ou des faillites, elle ne saurait exciper de sa bonne foi (ATF 124 V 220 consid. 2b/aa). L'art. 56 LACI n'entre pas ici en considération. En effet, le but de cette disposition légale est de permettre à la caisse d'apprécier le bien-fondé de la demande d'indemnisation (Message du Conseil fédéral concernant une nouvelle loi fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité, du 2 juillet 1980, FF 1980 III 616; voir aussi Thomas Nussbaumer, in : Schweizerisches Bundesverwaltungsrecht [SBVR], Arbeitslosenversicherung, p. 201, ch. m. 532). Cela étant, le droit de la recourante à l'indemnité en cas d'insolvabilité s'est éteint à l'expiration du délai précité de 60 jours. Avec raison, l'intimée a donc rejeté sa demande d'indemnisation du 4 juin 1999. Le recours est mal fondé.