Citation: 2P.240/2004 20.04.2005 E. 2

Rappelant qu'aux termes du rapport de l'enquête administrative, les manquements relevés à sa charge ne suffisaient pas pour admettre que la poursuite des rapports de service était rendue difficile, le recourant reproche à la Cour cantonale d'être malgré tout parvenue à une conclusion contraire et de s'être écartée des conclusions du dit rapport sans en donner les motifs. Le recourant soulève à cet égard le grief de violation de son droit d'être entendu protégé par l'art. 29 al. 2 Cst. 2.1 Comme le droit d'être entendu a un caractère formel et que sa violation entraîne en principe l'admission du recours, ainsi que l'annulation de la décision attaquée indépendamment des chances de succès du recours sur le fond (ATF 126 V 130 consid. 2b p. 132; 125 I 113 consid. 3 p. 118), il convient d'examiner ce grief en premier lieu. 2.2 Le recourant ne se plaignant pas de la violation de règles du droit cantonal de procédure régissant le droit d'être entendu, son grief sera examiné exclusivement à la lumière de l'art. 29 al. 2 Cst. et avec un plein pouvoir d'examen (ATF 126 I 15 consid. 2a p. 16 et les arrêts cités). La jurisprudence, rendue sous l'empire de l'art. 4 aCst. et qui s'applique également à l'art. 29 al. 2 Cst., a déduit du droit d'être entendu le devoir pour l'autorité de motiver sa décision, afin que le destinataire puisse la comprendre, l'attaquer utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle. Pour répondre à ces exigences, il suffit que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause (ATF 126 I 97 consid. 2b p. 102). L'autorité n'a ainsi pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties; elle peut au contraire se limiter aux points essentiels pour la décision à rendre (ATF 130 II 530 consid. 4.3 p. 540, 473 consid. 4.1 p. 477). L'étendue de la motivation dépend au demeurant de la liberté d'appréciation dont jouit le juge et de la gravité des conséquences de sa décision (ATF 112 Ia 107 consid. 2b p. 110). 2.3 Contrairement à ce que soutient le recourant, le Tribunal administratif ne s'est pas écarté des conclusions de l'enquête précitée. L'enquêteur devait en effet examiner les griefs formulés par l'hospice en relation avec les manquements de X.________ dans l'exécution de ses tâches. Il a constaté que ces seuls griefs, dont plusieurs se sont révélés fondés, ne suffisaient pas pour retenir, objectivement, que la poursuite des rapports de travail était rendue difficile. Or, la Cour cantonale a également estimé qu'au vu des griefs retenus et des qualités qui sont reconnues à X.________, il aurait été disproportionné de procéder à son licenciement sans lui avoir préalablement offert une réaffectation interne en rapport avec ses compétences (arrêt attaqué, ch. 12 p. 11). A l'instar de l'hospice dans sa décision du 23 juin 2003, elle a cependant retenu que le refus du recourant d'accepter une proposition, justifiée, de nouvelle affectation interne, sans perte de salaire, dans un poste qui aurait dû lui convenir, puis son attitude non constructive au cours des pourparlers et ses prétentions pécuniaires excessives avaient eu raison du rapport de confiance qui existait entre les parties et justifiaient la résiliation des rapports de service. Il en résulte qu'il ne peut être reproché à la Cour cantonale d'avoir enfreint son devoir de motiver son arrêt et le recours doit être écarté sur ce point.