Citation: 6B_15/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, bien que le recourant conteste son expulsion de Suisse, il n'expose pas en quoi le jugement attaqué viole le droit et n'invoque non plus expressément la violation d'aucun droit fondamental. Il se borne en substance à alléguer que la justice aurait été trop dure envers lui, que s'il avait été blanc, il n'aurait pas passé 12 mois en détention pour les mêmes faits, qu'il aurait entendu des " choses horribles contre les africains " au cours des débats devant le tribunal de première instance, et que les images de violence retrouvées dans son téléphone auraient été utilisées contre lui pour motiver son expulsion. Ce faisant, le recourant ne développe aucune motivation topique sur la question de l'expulsion, en particulier sur l'absence d'une situation personnelle grave résultant de cette mesure retenue par la cour cantonale et sur l'analyse de la proportionnalité opérée par cette autorité, contrairement aux exigences de motivation (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). Par ailleurs, dans une argumentation purement appellatoire et, partant, irrecevable, le recourant se limite à affirmer qu'il serait intégré en Suisse, vu ses 32 années passées dans ce pays, sans aucunement discuter des autres éléments pris en compte par la cour cantonale, tels notamment l'absence de famille en Suisse, la présence de trois de ses six frères et soeurs en République du Congo, son pays d'origine, ou dans des pays limitrophes, sa situation financière catastrophique accumulant des actes de défaut de biens pour un total de 325'343 fr. 19, le cumul d'emplois irréguliers de durée déterminée et le bénéfice de l'aide sociale pendant plusieurs années. Il en va de même de ses affirmations selon lesquelles les services de renseignement du Rwanda et de l'Ouganda seraient au courant de ses activités d'activiste politique et qu'il aurait adressé une lettre au ministre russe de la défense pour l'informer des besoins en armes de ses compatriotes pour débuter la libération de son pays. Enfin, son objection selon laquelle son activisme politique dans son pays d'origine et sa condamnation à 10 ans de réclusion, rendue par défaut par un tribunal militaire de U.________, n'auraient pas été pris en compte est erronée, puisque la cour cantonale a expressément abordé ces éléments dans le cadre de son analyse détaillée de l'art. 3 CEDH, en considérant que les pièces et les explications fournies à cet égard par le recourant n'étaient pas crédibles (cf. jugement attaqué, consid. 31.4 ss), sans que celui-ci n'explique dans ses écritures en quoi la cour cantonale aurait violé le droit fédéral. Il s'ensuit que la motivation du recourant est manifestement insuffisante, ce qui conduit également à l'irrecevabilité de son recours sous cet angle.