Citation: 1B_294/2021 E. 1

A l'instar de la cour cantonale, il y a toutefois lieu de relever qu'un simple refus du procureur de donner suite à une demande de preuves, qu'il estime à tort ou à raison inutile, ne peut être assimilé à un parti pris en défaveur de son auteur. Le refus du Ministère public de soumettre certaines des questions proposées par le recourant n'est donc pas de nature à démontrer une quelconque prévention de sa part, ce d'autant moins que cette décision a été dûment motivée: la Procureure prénommée a en effet indiqué que le tri opéré en lien avec les questions soumises par le recourant visait à s'assurer que celles-ci demeurent strictement dans le cadre de l'ordonnance pénale du 7 août 2019. On peine d'autant plus à suivre le recourant puisqu'à la lecture du procès-verbal de l'audition du 28 janvier 2021, on constate que la Procureure a expressément interrogé la partie plaignante au sujet de l'entretien téléphonique du 14 juillet 2014 (questions n°s 6, 7, 8 et 20), qu'elle a soumis la notice téléphonique du 14 juillet 2014 à C.________ et qu'elle a posé précisément une question tendant à identifier l'auteur des propos "bande de criminels organisés" figurant dans la notice de cet entretien téléphonique. Quoi qu'en dise le recourant, le fait que les réponses données par la partie plaignante soient évasives n'est pas de nature à rendre la magistrate professionnelle suspecte de partialité. Il ressort aussi du procès-verbal de l'audition du 28 janvier 2021 que A.________ a été à même de poser 17 questions complémentaires à C.________ et que celui-ci ne l'a nullement interrompu: si dans un premier temps la partie plaignante a affirmé qu'elle refuserait de répondre aux questions de la défense, elle a finalement obtempéré, après que la Procureure lui a rappelé le droit du prévenu de poser des questions complémentaires à la partie plaignante. Le recourant a ainsi pu interroger C.________ en particulier au sujet de sa réaction quant à la transmission par le recourant des décisions judiciaires rendues en sa faveur à diverses personnalités du monde politique et journalistique. Il a aussi pu le questionner au sujet des liens l'unissant à E.________ et sur le fait que la partie plaignante avait ou non tenté d'agir contre A.________ en s'immisçant dans la procédure ouverte devant l'APEA concernant la précitée. L'interrogatoire a aussi porté sur l'entretien téléphonique précité du 14 juillet 2014. Le recourant a encore pu interroger C.________ au sujet des contacts qu'il aurait eus avec les époux F.________ et de la relation existant entre Me G.________ et A.________. Dans ces circonstances, on ne voit pas en quoi la Procureure aurait fait preuve de partialité à l'encontre du recourant. Le recourant se contente en effet de reprocher à la magistrate intimée de ne pas avoir pris en compte les éléments apportés dans son opposition à l'ordonnance du 7 août 2019 et ainsi de contester la manière dont l'instruction est menée. Or il appartient aux juridictions normalement compétentes de constater et de redresser les erreurs éventuellement commises dans ce cadre. La procédure de récusation n'est pas le lieu pour faire valoir de telles critiques. Enfin, le fait que la magistrate intimée a informé les parties, le lendemain de l'audition du 28 janvier 2021, qu'elle transmettrait l'affaire au Tribunal si aucun retrait d'opposition n'intervenait, n'apparaît pas non plus objectivement de nature à entacher son impartialité.