Citation: 9C_82/2016 E. 3.4

3.4. A la lumière des arguments développés par le recourant à l'appui de son recours, l'appréciation des preuves effectuée par la juridiction cantonale ne se révèle guère convaincante. Celle-ci se fonde essentiellement sur le constat - succinct et, pour ce motif, à la valeur probante relative - opéré par l'enquêtrice de l'assurance-invalidité au sujet de l'activité que le recourant exercerait s'il n'était pas atteint dans sa santé. Contrairement à ce que soutient la juridiction cantonale, ce constat n'est corroboré par aucun autre élément figurant au dossier. On ne saurait partager le point de vue selon lequel la situation personnelle et financière du recourant ne commandait pas d'exercer un emploi à plein temps. Il ressort du rapport d'enquête économique sur le ménage que, d'une part, la compagne du recourant était en recherche d'emploi et ne gagnait pas de revenus stables et que, d'autre part, le salaire du recourant permettait au couple de tout juste tourner. De même, on ne saurait suivre la juridiction cantonale dans son analyse de l'évolution du taux d'activité. Il ressort du dossier que le recourant avait travaillé, avant la survenance de ses problèmes de santé, à plein temps durant quatre ans et deux mois, puis à 90 % durant trois ans et trois mois. Le motif de cette légère baisse d'activité était sans conteste lié à la formation universitaire que le recourant suivait en parallèle de son travail. En affirmant que la fatigue permanente invoquée par le recourant pour justifier la diminution de sa capacité de travail à 60 % à compter du mois d'avril 2007, puis à 75 % à compter du mois de juin 2008, ne constituait qu'une simple hypothèse, la juridiction cantonale a clairement éludé le contexte médical dans lequel cette fatigue s'inscrivait. En l'absence d'autre explication plausible - la juridiction cantonale n'en a à cet égard fourni aucune -, il ne fait guère de doute - même si le diagnostic n'a été posé qu'en 2008 - que les restrictions à la capacité de travail survenues en 2007 étaient dues aux premiers symptômes de la sclérose en plaques. En l'absence d'éléments propres à justifier un taux d'activité de 75 %, il convenait d'admettre que le recourant aurait consacré l'entier de son temps à l'exercice d'une activité lucrative s'il n'avait pas été atteint dans sa santé.