Citation: 2C_552/2023 E. 5.3

5.3. La recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendue en lien avec le refus de la Cour de justice de procéder à son audition et à celle d'un représentant de l'Office cantonal. S'agissant de la recourante, il convient de préciser que le droit d'être entendu ne confère en principe pas celui d'être entendu oralement (ATF 140 I 68 consid. 9.6.1). Il faut que cette audition s'avère pertinente en fonction du cas d'espèce. Par conséquent, vérifier si l'instance précédente a violé le droit d'être entendu de la recourante en renonçant à procéder à son audition et à celle d'un représentant de l'Office cantonal suppose de se demander si ce refus est justifié par une appréciation anticipée des preuves dénuée d'arbitraire (cf. ATF 140 I 285 consid. 6.3.1; 136 I 229 consid. 5.3). Cette vérification implique une analyse sur le fond des conditions de l'art. 30 LEI dont ne peut se plaindre la recourante, faute de qualité pour recourir. Ce grief ne pouvant pas être séparé du fond, il ne peut pas être examiné (arrêt 2C_748/2022 du 29 septembre 2022 consid. 5.2).