Citation: 8C_632/2020 E. 5.3

5.3. L'argumentation du recourant ne permet pas de retenir une violation de l'art. 8 al. 1 (let. c) LACI par la juridiction cantonale. Les motifs exposés par celle-ci sont convaincants. En effet, il n'est pas contesté que le recourant a acquis avec sa compagne un bien immobilier à X.________ (à l'étranger) avec l'intention de s'y établir exclusivement. A cet égard, on peine à saisir en quoi le recourant aurait été contraint par son licenciement et par le fait de n'avoir pas immédiatement retrouvé un emploi de renoncer à son projet de déménagement, d'autant plus qu'il avait officiellement quitté le territoire suisse à la fin du mois de janvier 2019. Il faut admettre avec les premiers juges qu'il est bien plus vraisemblable que le recourant a entrepris des démarches de réinscription en qualité de résident en Suisse afin d'y percevoir les indemnités de chômage. Il est vrai que le recourant y a vécu et travaillé pendant de nombreuses années et qu'il y entretient des liens privilégiés dans la mesure où plusieurs membres de sa famille, en particulier son fils, y vivent. Ces circonstances ne suffisent toutefois pas à maintenir ou à fonder une résidence habituelle en Suisse alors qu'il n'y dispose que d'une chambre chez les parents de sa compagne. Le fait qu'il ne s'est écoulé que trois mois entre l'annonce de son départ de Suisse et sa réinscription n'y change rien. Par ses affirmations, le recourant ne conteste d'ailleurs pas concrètement les motifs de l'arrêt entrepris, ni n'indique précisément en quoi l'autorité précédente aurait établi les faits déterminants de façon manifestement inexacte au sens de l'art. 97 al. 1 LTF. En tant qu'il évoque un refus des autorités étrangères de lui octroyer une attestation de domicile dans le pays étranger au motif qu'il n'y résidait pas depuis au moins une année, son argumentation repose en outre sur des faits (non étayés) nouveaux, de sorte qu'elle n'est pas recevable (art. 99 al. 1 LTF). Il s'ensuit que les premiers juges étaient fondés à conclure à l'absence de résidence habituelle en Suisse à compter du 1 er février 2019.