Citation: I 22/06 19.01.2007 E. 3

Le litige concerne le droit éventuel du recourant à une rente d'invalidité ou à des mesures d'ordre professionnel et porte sur le calcul du revenu de l'assuré valide et du taux d'invalidité fondant le droit à la prestation. 3.1 C'est en vain que le recourant conteste l'application par l'intimé et les premiers juges des données statistiques dans le calcul du revenu de la personne valide. Etant donné que le résultat d'exploitation de la société X.________ au 31 décembre 2000 ne permet pas ce calcul, on se trouve ainsi dans la situation où, à défaut de pouvoir disposer de renseignements concrets fiables sur le revenu que le recourant aurait pu réaliser en 2002 sans invalidité, il convient de se référer aux données salariales ressortant de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS), publiée par l'Office fédéral de la statistique (ATF 126 V 76 s. consid. 3b/bb). 3.1.1 L'office AI et les premiers juges sont de l'avis qu'il y a lieu de se fonder sur un salaire mensuel brut (valeur médiane) de 4'714 fr. pour les hommes occupés dans la métallurgie et le travail des métaux (L'Enquête suisse sur la structure des salaires 2002, Tableau TA1, secteur 27-28, niveau de qualification 4). 3.1.2 Ainsi que cela ressort du rapport d'enquête économique du 3 mai 2005, lors de la création de son entreprise, le travail du recourant consistait principalement dans différentes activités de maintenance sur plusieurs sites d'extraction de gravier. Le travail était très manuel et technique et permettait à l'assuré d'avoir une certaine sécurité de travail lui permettant de développer son entreprise dans la rénovation de maison. Cette activité apparaît dès lors fortement éloignée de celles couvertes par le secteur professionnel retenu par l'administration et confirmé par les premiers juges; aussi ce choix n'est-il pas adéquat. Au regard de l'ensemble des circonstances particulières du cas d'espèce, le secteur qui entre en considération dans le cas particulier est celui de la construction. D'autre part, il y a lieu de tenir compte de l'expérience acquise par le recourant, entre autres, dans le domaine de la serrurerie depuis qu'il a travaillé en Suisse. Ainsi, le salaire de référence est celui auquel peuvent prétendre les hommes disposant de connaissances professionnelles spécialisées, à savoir 5'284 fr. par mois - valeur en 2002 - part au 13ème salaire comprise (L'Enquête suisse sur la structure des salaires 2002, Tableau TA1, secteur 45, niveau de qualification 3), soit 63'408 fr. par année. Ce salaire hypothétique représente, compte tenu du fait que les salaires bruts standardisés se basent sur un horaire de travail de quarante heures, soit une durée hebdomadaire inférieure à la moyenne usuelle dans la construction en 2002 (41.9 heures; La Vie économique 10-2005 p. 82, tabelle B9.2), un revenu annuel sans invalidité de 66'420 fr. (63'408 fr. x 41.9 : 40), valeur en 2002. 3.2 L'intimé a fixé le revenu d'invalide du recourant à 52'025 fr. par année, montant qui n'est pas contesté. Dans le calcul, l'office AI s'est fondé sur un revenu annuel de 57'008 fr. (valeur 2002). Etant donné qu'il y a lieu de se reporter à l'année 2002 (supra, consid. 2.8.3), le revenu annuel d'invalide, compte tenu d'un abattement de 10 %, est ainsi de 51'307 fr., valeur en 2002. 3.3 La comparaison des revenus ([66'420 - 51'307] x 100 : 66'420) donne une invalidité de 23 % (le taux de 22,75 % étant arrondi au pour cent supérieur [ATF 130 V 122 s. consid. 3.2; SVR 2004 UV Nr. 12 p. 44). Ce taux ne donne pas droit à une rente d'invalidité (art. 28 al. 1 LAI).