Citation: 5A_57/2017 E. 5.3.2

5.3.2. Dès lors que les griefs du recourant afférents au montant des charges d'assurance-maladie et d'impôts des parties et au revenu à imputer à l'intimée ont été écartés (cf. supra consid. 3.3.2, 4.3.1 et 4.3.2), l'essentiel de son argumentation tombe. En effet, selon le recourant, en tenant compte des chiffres allégués, la différence entre les disponibles respectifs des parties ne s'élève plus qu'à 750 fr. arrondis (4'440 fr. - 3'700 fr.) en lieu et place de la différence de 2'300 fr. retenue par la Cour de justice (5'000 fr. - 2'700 fr.), ce qui ne justifierait plus une répartition par moitié entre les parties des besoins financiers des enfants. Or, les chiffres allégués n'ont précisément pas à être pris en compte puisque ses griefs à cet égard ont été écartés. Il convient au surplus de relever que les deux enfants des parties vivent certes chez le recourant mais qu'ils sont désormais âgés de 16 et 19 ans, de sorte que leur prise en charge est essentiellement financière et que l'argument que le recourant entend tirer du fait qu'il assumerait le 70 à 85%, respectivement le 100%, de la prise en charge en nature de B.________ et A.________ n'apparaît pas pertinent ou ne saurait du moins justifier à elle seule la répartition de la charge financière des enfants qu'il préconise. Partant, en répartissant le coût des enfants à raison de 50% à charge de chacun des parents, la Cour de justice n'a pas excédé le pouvoir d'appréciation qui est le sien en cette matière (cf. supra consid. 5.3.1). Elle a en effet considéré à bon droit qu'une telle répartition se justifiait puisqu'il fallait certes tenir compte du fait que le recourant assumait la majeure partie de l'encadrement quotidien des enfants mais également du fait que le recourant bénéficiait d'un solde disponible supérieur de 2'300 fr. à celui de l'intimée. S'agissant du montant retenu pour couvrir les besoins financiers des enfants, le recourant relève à juste titre que la cour cantonale a mentionné à tort que les besoins des enfants tels qu'ils résultent des tabelles zurichoises se chiffrent à 1'565 fr. par mois et par enfant alors que le montant retenu dans dites tabelles est en réalité de 1'595 fr. Il s'agit toutefois manifestement d'une erreur de plume qui, corrigée, aurait pour seul effet d'imputer un montant mensuel supplémentaire de 30 fr. à l'intimée en tenant compte de la répartition à hauteur de 50% des coûts des enfants à charge de chacune des parties. Une différence aussi minime ne saurait conduire à l'admission d'un grief d'arbitraire dans l'établissement des faits sur ce point, ce d'autant qu'un tel grief n'est pas explicitement formulé dans les écritures de recours. Il convient enfin de préciser qu'il n'y a pas lieu de donner suite à la conclusion du recourant tendant à ce qu'il soit dit que les contributions d'entretien dues à A.________ dès sa majorité seront versées directement en ses mains puisque cela a déjà été précisé dans l'arrêt attaqué à la demande de l'intimée.