Citation: 6B_166/2009 26.05.2009 E. 3

3.1 Sur le fond, les recourants invoquent une violation du principe "in dubio pro duriore", au motif que, selon eux, les faits établis laissent subsister un doute suffisant quant à une condamnation éventuelle du collègue de travail accompagnant B.________ le jour de l'accident. En effet, le Tribunal d'accusation ne pouvait pas retenir que A.________ ne s'était pas rendu compte du danger de mort imminent encouru par la victime, alors qu'il avait exprimé le contraire lors de son audition du 22 mai 2006. Conscient du danger auquel cette dernière s'exposait, il détenait dès lors une position de garant déduite de ses tâches et compétences, de l'ordonnance sur la prévention des accidents et des maladies professionnelles (art. 11 al. 2 OPA) ainsi que de son contrat de travail, cela indépendamment de ses rapports hiérarchiques avec la victime ou de son manque d'expérience professionnelle. L'obligation de diligence en résultant lui imposait de mettre en garde son collègue, voire de supprimer le risque par tous les moyens appropriés. A défaut, il a enfreint les devoirs de prudence lui incombant, se rendant coupable d'homicide par négligence ou tout au moins d'omission de prêter secours. 3.2 Selon les constatations du Tribunal d'accusation qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 2 LTF), la distribution des éléments métalliques dans la trémie était difficile à déchiffrer. Partant, A.________ ne pouvait pas réaliser que B.________ se tenait sur la trajectoire du contrepoids de l'ascenseur contigu droit, respectivement prendre conscience du risque encouru. L'appréciation des preuves en ce sens est ainsi dépourvue d'arbitraire (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9).