Citation: 8C_110/2020 E. 2.2

2.2. En bref, la cour cantonale a estimé que l'existence de contrats liant la recourante à D.________ SA et à B.________ SA était probable. Elle a toutefois retenu que si les documents produits démontraient bien l'exécution de travaux pour D.________ SA à E.________ et à F.________ en mars 2018, aucune pièce n'attestait qu'il avait fallu renoncer à les réaliser en février 2018. Les moyens de preuve versés en cause ne rendaient pas non plus vraisemblable une interruption de travail le 21 février 2018 sur le chantier de B.________ SA à C.________. En outre, les pièces ne confirmaient pas la durée d'exécution des travaux et le nombre de collaborateurs mentionnés par la recourante dans ses avis d'interruption de travail. Ses explications sur les modalités de ses arrangements contractuels ne palliaient pas ces manques et il y avait une différence non négligeable entre la perte de travail annoncée et la durée prétendue des chantiers effectués en mars 2019 (recte: 2018). Au final, rien n'indiquait que la recourante n'avait pas été en mesure de travailler sur ses chantiers en février 2018, de sorte que l'existence d'une perte de travail n'avait pas été rendue vraisemblable.