Citation: 4A_432/2022 E. 6.2

6.2. Pour étayer leur moyen fondé sur l'art. 190 al. 2 let. d LDIP, les recourants reprochent à l'arbitre de n'avoir pas pris en compte les arguments qu'ils avaient présentés aux fins de démontrer qu'ils n'avaient soumis aucune requête au TAS tendant au retrait de leur appel ou à la ratification de la convention du 31 mars 2022. Ils lui font en particulier grief de n'avoir pas examiné leur argument selon lequel les parties à la procédure arbitrale devaient être considérées comme des consorts simples, chacune d'entre elles pouvant ainsi retirer ou non son appel, raison pour laquelle l'accord de toutes les parties était nécessaire afin que l'arbitre puisse rendre une sentence sur la base de l'art. R56 al. 2 du Code. Si l'arbitre avait effectivement tenu compte de ces éléments, il aurait ainsi abouti à la conclusion que les recourants n'avaient consenti ni à un désistement procédural ni au prononcé d'une sentence d'accord. Les intéressés reprochent, par ailleurs, à l'arbitre d'avoir omis de vérifier la bonne foi de l'accord transactionnel, alors même que l'art. R56 al. 2 du Code exigerait un tel contrôle. A les en croire, l'issue du litige aurait été différente si l'arbitre avait respecté son devoir de contrôle.