Citation: C 112/01 15.02.2002 E. 3

3.- a) Les premiers juges ont considéré, à bon droit, que les démarches effectuées par l'assurée à U.________ en vue d'y ouvrir une boutique ne remettaient pas en cause son aptitude au placement. Dans la mesure où le recourant ne soulève aucun grief contre cet aspect du jugement entrepris, il suffit d'y renvoyer. b) Le service de l'emploi fait valoir que l'assurée était devenue une collaboratrice indispensable de l'entreprise de son époux, qui l'occupait à un taux nettement supérieur à 50 %, notamment parce qu'elle était la seule habilitée à négocier la représentation d'une nouvelle marque de véhicules; aussi, toujours selon le recourant, n'était-elle pas disposée à cesser cette activité au profit d'un emploi convenable si elle en avait l'opportunité. Ces allégations ne constituent toutefois qu'une hypothèse parmi d'autres et ne sont confirmées de manière déterminante ni par les témoignages des employés de l'entreprise, ni par les déclarations de l'intimée ou de son époux. Certes, le dossier renferme un certain nombre d'indices accréditant la version des faits défendue par le recourant. Il en ressort notamment que C.________ avait des contacts étroits avec l'importateur des véhicules vendus par son employeur, auprès duquel elle a du reste suivi une formation (compte-rendu d'audience du 22 novembre 2000 du Tribunal administratif du canton de Vaud). On peut également s'étonner qu'elle n'ait pas spontanément informé l'ORP de la fonction exercée par son époux dans la société T.________ SA - ce qui aurait pu inciter l'office à examiner plus attentivement sa situation - et déplorer qu'elle lui ait remis des attestations de gain intermédiaire ne rendant pas compte de manière exacte de son horaire de travail. Ces éléments ont légitimement pu conduire le recourant à s'interroger sur la bonne foi de l'assurée et pourraient inciter la caisse de chômage à examiner si les conditions d'une suspension du droit à l'indemnité de chômage sont remplies. Toutefois, ils ne suffisent pas, en l'absence d'autres indices, à établir de manière vraisemblablement prépondérante que l'assurée n'était pas disposée à quitter son travail au sein de T.________ SA au profit d'un emploi réputé convenable. A cet égard, le fait est que C.________ a effectué pendant toute la durée de son chômage de nombreuses recherches d'emploi, auprès d'entreprises variées, ce qui démontre suffisamment sa volonté de trouver et, cas échéant, d'accepter un nouvel emploi salarié à plein temps. Partant, il convient d'admettre son aptitude au placement. c) Le recourant invoque également l'art. 31 al. 3 let. c LACI, qui prévoit que les travailleurs dont la durée normale du travail est réduite ou l'activité suspendue n'ont pas droit à l'indemnité en cas de réduction de l'horaire de travail s'ils fixent les décisions que prend l'employeur ou peuvent les influencer considérablement. C'est perdre de vue que cette disposition régit spécifiquement le droit à une indemnité pour réduction de l'horaire de travail, à l'exclusion du droit à une indemnité compensatoire en cas de gain intermédiaire (lequel peut provenir d'une activité indépendante : art. 24 al. 1 LACI); elle ne pourrait s'appliquer que si l'intimée avait été partie à un rapport de travail avec la société T.________ SA avant de voir son horaire de travail réduit (cf. art. 24 al. 2 3ème phrase LACI et art. 41a al. 3 OACI). Comme tel n'est pas le cas, le recours est mal fondé sur ce point également.