Citation: 2C_617/2018 E. 1

Entre les mois d'avril 2016 et de mars 2017, le Service cantonal a été informé par la Police cantonale d'une dizaine de nouvelles dénonciations pénales visant l'intéressé. Par décision du 24 avril 2017, le Service cantonal a révoqué l'autorisation d'établissement de X.________ et ordonné son renvoi de Suisse. Le 23 mai 2017, l'intéressé a formé recours contre ce prononcé auprès de la I e Cour administrative du Tribunal cantonal du canton de Fribourg (ci-après: le Tribunal cantonal), qui l'a rejeté par arrêt du 4 juin 2018. En substance, les juges cantonaux ont retenu que X.________ réalisait le motif de révocation de l'autorisation d'établissement prévu à l'art. 63 al. 1 let. b LEtr (RS 142.20) et que la mesure prononcée respectait le principe de proportionnalité. L'arrêt du 4 juin 2018 fait notamment état d'un jugement du 22 mars 2018 de la Juge de police de la Gruyère, condamnant X.________ à une peine privative de liberté ferme de quinze mois pour divers délits et contraventions (infractions contre le patrimoine, contre l'intégrité physique, contre l'autorité publique et à la LStup notamment). Ce jugement couvre à la fois les infractions portées à la connaissance du Service cantonal par la Police cantonale, commises après la menace de révocation de l'autorisation du 12 janvier 2016, et des actes postérieurs.