Citation: 5P.352/2004 01.12.2004 E. 1

1.1 A teneur de l'art. 87 al. 2 OJ, une décision incidente prise séparément qui ne concerne ni la compétence ni une demande de récusation peut être attaquée par la voie du recours de droit public s'il peut en résulter un préjudice irréparable. Selon la jurisprudence, le refus de l'assistance judiciaire constitue une décision incidente qui est susceptible de causer un dommage irréparable (ATF 126 I 207 consid. 2a p. 210 et les arrêts cités). Le même raisonnement s'applique par analogie à la révocation de l'assistance judiciaire en cours de procès. La décision de la Présidente de la Cour de Justice de Genève confirmant la révocation de l'assistance judiciaire peut donc faire l'objet d'un recours de droit public. En outre, formé en temps utile contre une décision rendue en dernière instance cantonale, le recours est aussi recevable au regard des art. 86 al. 1 et 89 al. 1 OJ. 1.2 Le recours de droit public au Tribunal fédéral est ouvert contre une décision cantonale pour violation des droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ). Conformément à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit - sous peine d'irrecevabilité (ATF 123 II 552 consid. 4d p. 558) - contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation. Le justiciable qui exerce un recours de droit public pour arbitraire (art. 9 Cst.) ne peut se borner à critiquer la décision attaquée comme il le ferait dans une procédure d'appel, où l'autorité de recours jouit d'un libre pouvoir d'examen; il ne peut se contenter d'opposer son opinion à celle de l'autorité cantonale, mais doit démontrer par une argumentation précise que cette décision se fonde sur une application du droit ou une appréciation des preuves manifestement insoutenables (ATF 128 I 295 consid. 7a p. 312; 125 I 492 consid. 1b p. 495 et les arrêts cités). 1.3 Dans un recours de droit public, les allégations, preuves ou faits qui n'ont pas été présentés à l'autorité cantonale ne peuvent être pris en considération (ATF 124 I 208 consid. 4b p. 212; 118 III 37 consid. 2a p. 39 et les arrêts cités). Le Tribunal fédéral s'en tient dès lors aux faits constatés par l'autorité cantonale, à moins que le recourant ne démontre que ces constatations sont arbitrairement fausses ou lacunaires (ATF 118 Ia 20 consid. 5a p. 26). Il s'ensuit que les compléments, modifications ou précisions que le recourant apporte au déroulement des faits sont irrecevables, sous réserve des griefs motivés en conformité avec les exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Les pièces nouvelles doivent également être écartées (ATF 108 II 69 consid. 1 p. 71). Ainsi, la pièce n. 11 produite par le recourant à l'appui de son recours est irrecevable car nouvelle (attestation du "jobcenterplus" de Londres, du 4 août 2004).