Citation: U 343/01 20.08.2002 E. 3

3.- a) La recourante reproche en premier lieu à la cour cantonale d'avoir violé son droit d'être entendue en ne procédant pas à l'audition de l'auteur du certificat de travail du 26 novembre 1999, de même qu'à celle des autres participants à la séance du 26 novembre 1999 réunissant les représentants de Q.________ et ceux de la CNA. b) Le droit d'être entendu - qui comprend notamment le droit pour le justiciable de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort de la décision (ATF 124 I 51 consid. 3a, 242 consid. 2, 124 II 137 consid. 2b, 124 V 181 consid. 1a, 375 consid. 3b et les références) - est une garantie constitutionnelle de caractère formel (art. 29 al. 2 Cst.), dont la violation doit entraîner l'annulation de la décision attaquée, indépendamment des chances de succès du recourant sur le fond (ATF 126 V 132 consid. 2b et les arrêts cités). Toutefois, si l'administration ou le juge, se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves fournies par les investigations auxquelles ils doivent procéder d'office, sont convaincus que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation, il est superflu d'administrer d'autres preuves (appréciation anticipée des preuves; Kieser, Das Verwaltungsverfahren in der Sozialversicherung, p. 212, n° 450; Kölz/Häner, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 2e éd., p. 39, n° 111 et p. 117, n° 320; Gygi, Bundesverwaltungsrechtspflege, 2e éd., p. 274; cf. aussi ATF 122 II 469 consid. 4a, 122 III 223 consid. 3c, 120 Ib 229 consid. 2b, 119 V 344 consid. 3c et la référence). Une telle manière de procéder ne viole pas le droit d'être entendu selon l'art. 29 al. 2 Cst. (SVR 2001 IV n° 10 p. 28 consid. 4b), la jurisprudence rendue sous l'empire de l'art. 4 aCst. étant toujours valable (ATF 124 V 94 consid. 4b, 122 V 162 consid. 1d et l'arrêt cité). c) En l'espèce, en renonçant à compléter l'instruction par l'audition du chef direct de la recourante et de celle des représentants de la CNA, les premiers juges n'ont pas violé le droit d'être entendue de la recourante. En effet, le dossier médical bien étayé, de même que les déclarations circonstanciées de N.________ faites en présence de tous les intéressés le 26 novembre 1999 étaient propres à emporter leur conviction sur la question de la capacité de travail et de rendement de la recourante et, partant, à rendre superflue l'administration d'autres preuves. Par économie de procédure il est renvoyé sur ce point aux considérants du jugement entrepris. d) Par ailleurs, la simple offre de preuve par l'audition de témoins figurant dans le recours interjeté par la recourante devant l'instance cantonale n'équivaut pas à une demande de débats publics au sens de l'art. 6 para 1 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme (ATF 125 V 38 consid. 2; Jean-Maurice Frésard, L'applicabilité de l'art. 6 para 1 CEDH au contentieux de l'assurance sociale et ses conséquences sous l'angle du principe de la publicité des débats, RSA 1994 p. 194 et ss). Le grief tiré de la violation du droit d'être entendu est mal fondé.