Citation: 1B_402/2016 E. 4.3

4.3. La cour cantonale a retenu que le recourant avait admis à plusieurs reprises - également en présence de son avocat - avoir puisé dans les montants reçus des locataires pour faire face à ses dépenses courantes, dont le paiement des salaires de ses employés; il avait également reconnu avoir été conscient qu'il n'était pas autorisé à le faire. Selon l'autorité précédente, ses explications sur sa situation financière "chaotique" et son souhait de travailler pour rembourser les victimes présumées démontraient de manière suffisante que le recourant n'avait pas constamment tenu à leur disposition les loyers qu'il avait perçus et qu'il ne pouvait pas, à tout moment, les leur transférer. La cour cantonale a ensuite relevé que les conséquences civiles d'un compte courant ne pouvaient concerner que les relations entre la banque et le recourant, à l'exclusion des plaignants; ceux-ci n'avaient au demeurant jamais reconnu de solde en sa faveur, lui reprochant au contraire le défaut de nouvelles, des tergiversations et l'absence de transferts des loyers perçus en leur nom. La juridiction précédente ne voyait pas non plus quels risques auraient pris les clients du recourant en n'exigeant pas l'individualisation des fonds, cela d'autant plus que la faillite de l'agence du recourant ne ressortait pas du dossier. Elle en concluait qu'il existait des soupçons suffisants d'abus de confiance à l'encontre du recourant.