Citation: 5A_836/2016 E. 5.3

5.3. Le recourant soutient que la Chambre de surveillance aurait dû examiner concrètement si la parcelle litigieuse était affectée à une tâche relevant de la puissance publique. Il prétend qu'il ne suffit pas qu'une autorité administrative autorise une acquisition à des fins officielles pour qu'une affectation à des fins officielles selon l'art. 92 al. 1 ch. 11 LP soit retenue, ce d'autant plus lorsque, comme en l'espèce, il appert manifestement que la décision administrative a été rendue en violation des conditions légales et que le bien séquestré ne peut répondre à l'affectation autorisée dès lors qu'il est inconstructible selon le droit cantonal. Autant que le recourant avance d'abord que l'autorité cantonale aurait dû tenir compte du fait que la parcelle litigieuse est inconstructible selon le droit cantonal, ce qui s'opposerait à l'affectation fixée dans l'autorisation d'acquérir du 26 août 2015, il se fonde sur un fait qui ne ressort pas de l'arrêt attaqué sans qu'il n'ait soulevé un grief fondé à cet égard (cf. supra, consid. 3.1). Lorsqu'il argue ensuite que la Chambre de surveillance n'était pas liée par l'affectation découlant de l'autorisation d'acquérir du 26 août 2015, ce d'autant que celle-là avait été délivrée en violation des conditions légales de l'art. 16 LEH, il méconnaît que l'illégalité d'une décision - au demeurant passée en force - ne constitue pas un cas de nullité que l'autorité de surveillance pourrait constater à titre préjudiciel pour exercer ses attributions propres (MOOR/POLTIER, Droit administratif, vol. 2, 3 ème éd., p. 365 et 376). C'est dès lors à juste titre que la Chambre de surveillance s'est limitée à examiner si l'autorisation avait été obtenue de façon manifestement abusive par l'intimé, ce qu'elle a nié sur la base des circonstances du cas d'espèce, considérations que le recourant ne critique pas (art. 42 al. 2 LTF). Cela étant, vu les faits constatés sans arbitraire, c'est à bon droit que l'autorité cantonale a considéré que la parcelle litigieuse bénéficiait de l'immunité d'exécution et que, partant, le séquestre ne pouvait porter sur un tel bien insaisissable et était donc nul.