Citation: 7B_214/2022 E. 3.5.2

3.5.2. Cela étant, l'appréciation cantonale ne suscite aucune critique. Sur le plan objectif, l'autorité précédente a rappelé le bien juridique menacé par le comportement des recourants en mentionnant l'utilité des mesures sanitaires visant à prévenir la propagation du coronavirus et à interrompre les chaînes de transmission (cf. art. 1 al. 1 de l'Ordonnance COVID-19). Les recourants perdent de vue à cet égard qu'il s'agissait d'un but de santé publique tendant à éviter la transmission du coronavirus et, partant, les hospitalisations et décès qui pouvaient en résulter (ATF 147 I 450 consid. 3.3.1; 147 I 393 consid. 5.2). Le respect des mesures sanitaires par les exploitants d'un établissement public était ainsi d'une importance indiscutable au moment des faits reprochés, dans le contexte d'un système de santé très sollicité (cf. arrêt 2C_740/2022 précité consid. 6.9.1 et 6.9.3). Du point de vue subjectif, la cour cantonale a souligné l'intensité de la volonté délictuelle des recourants qui, en leur qualité d'exploitants d'un établissement public, avaient refusé d'appliquer les mesures sanitaires édictées par le Conseil fédéral, qu'ils jugeaient inutiles. Les intéressés n'expliquent à ce propos pas en quoi la date d'introduction du certificat COVID serait susceptible de modifier une telle appréciation, étant observé qu'ils persistent dans leur recours à relativiser l'utilité des mesures sanitaires par leur raisonnement sur les sources de propagation du virus. La cour cantonale a en outre constaté, quant au comportement des recourants après le contrôle de police du 21 septembre 2021, que ces derniers n'avaient pas hésité à se vanter sur les réseaux sociaux des faits qui leur étaient reprochés, ce qu'ils ne contestent pas. Il n'était dès lors pas critiquable de retenir que, par leur mépris des mesures sanitaires, les recourants n'avaient fait montre d'aucune prise de conscience. Dans ces circonstances, en tenant compte de la situation personnelle des recourants (cf. jugement attaqué, partie "En fait" let. C.1 p. 3 s.), la cour cantonale pouvait considérer que leur culpabilité était lourde et que le prononcé d'une amende de 4'500 fr. chacun était adéquat. Les recourants ne critiquent à cet égard pas la motivation cantonale selon laquelle ils étaient responsables de la fermeture fautive du restaurant ainsi que de la perte d'une partie de leurs revenus. Ils échouent en tout état à démontrer en quoi, dans ce contexte, leur situation financière aurait été susceptible de réduire la quotité de l'amende, étant observé que les juges cantonaux disposaient ici d'un pouvoir d'appréciation plus grand que dans le système de fixation du jour-amende applicable aux peines pécuniaires selon l'art. 34 al. 2 CP (cf. ATF 134 IV 60 consid. 7.3.3).