Citation: 1C_360/2023 E. 2

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours et autres écritures qui lui sont soumises. Il ne ressort pas clairement de l'écriture de A.________ du 17 juillet 2023 si celle-ci entend recourir contre l'arrêt de la Chambre administrative du 27 juin 2023 ou former une demande de révision de l'arrêt du Tribunal fédéral du 18 octobre 2022. Peu importe cependant car dans l'une ou l'autre hypothèse, les conditions d'une entrée en matière ne sont pas réunies. En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Conformément à l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (ATF 142 I 99 consid. 1.7.1). En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par la décision querellée (ATF 133 IV 119 consid. 6.4). Lorsque le recours est dirigé contre une décision d'irrecevabilité, les motifs développés dans le mémoire de recours doivent porter sur la question de la recevabilité traitée par l'instance précédente, à l'exclusion du fond du litige (ATF 123 V 335 consid. 1b). De même, les exigences de motivation découlant de l'art. 42 al. 2 LTF s'appliquent aux demandes de révision d'un arrêt du Tribunal fédéral. Il incombe ainsi à la partie requérante de mentionner le motif de révision dont elle se prévaut, parmi ceux exhaustivement mentionnés aux art. 121 ss LTF, et d'expliquer en quoi ce motif serait réalisé sous peine de voir sa demande déclarée irrecevable. Cette jurisprudence a été rappelée à l'intéressée (arrêt 1F_33/2022 du 4 janvier 2023 consid. 1). Selon les juges précédents, bien que la recourante ait mentionné le jugement du Tribunal administratif de première instance du 12 avril 2023 comme objet du recours, il ressortait de ses explications qu'elle souhaitait que la Chambre administrative se penche une seconde fois sur la question de la recevabilité du recours qu'elle avait formé contre la décision de l'Office cantonal des véhicules du 11 mars 2022. Or, dans la mesure où cette décision avait déjà fait l'objet d'une procédure judiciaire qui s'est terminée par l'arrêt du Tribunal fédéral du 18 octobre 2022, elle avait acquis force de chose jugée. En d'autres termes, il n'était pas possible de revenir sur celle-ci. Seule l'existence d'un cas de révision permettrait de revoir l'arrêt qui a mis un terme au litige, à savoir l'arrêt précité du Tribunal fédéral, aux conditions de l'art. 121 LTF. Cette compétence revenait à cette juridiction. La demande formée par A.________ devant la Chambre administrative était en conséquence irrecevable. A.________ ne s'en prend pas à la motivation qui a amené l'instance précédente à déclarer irrecevable la demande qu'elle avait formée le 28 avril 2023 en tant qu'elle visait à obtenir un nouvel examen au fond de la décision de l'Office cantonal des véhicules du 11 mars 2022. Elle ne prétend pas que la cour cantonale aurait interprété son écriture du 28 avril 2023 de manière arbitraire en retenant qu'elle ne s'en prenait pas matériellement au jugement de première instance du 12 avril 2023 et qu'elle se serait rendue, ce faisant, l'auteur d'un déni de justice. Son argumentation, essentiellement appellatoire, se rapporte au fond du litige que la Chambre administrative n'a pas abordé pour des raisons formelles. L'écriture de A.________ du 14 juillet 2023, en tant qu'elle devrait être traitée comme un recours en matière de droit public contre l'arrêt de la Chambre administrative du 27 juin 2023, ne satisfait manifestement pas les exigences de motivation requises d'un recours dirigé, comme en l'espèce, contre une décision d'irrecevabilité et doit être déclarée irrecevable. Il n'en irait pas autrement si cette écriture devait être interprétée comme une demande de révision de l'arrêt de la Cour de céans du 18 octobre 2022, faute pour son auteur d'indiquer un quelconque motif de révision parmi ceux évoqués aux art. 121 ss LTF à l'appui de son argumentation.