Citation: 6B_506/2016 E. 1.2

1.2. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir refusé d'entendre G.A.________, la cousine de l'intimée, qui fut la première personne, en 2010, à recueillir les confidences de l'intimée mettant directement en cause son père. G.A.________ venait elle-même de porter des accusations de viol à l'encontre de son beau-père, ce qui avait pu influencer l'intimée dans l'identification de son père comme étant l'auteur des abus. En effet, l'intimée avait certes révélé à des camarades de classe, en 2008 déjà, avoir été abusée sexuellement, mais elle n'avait alors pas identifié son père comme étant le violeur. G.A.________ avait par ailleurs écrit une lettre au recourant attestant que l'intimée avait menti car elle avait été manipulée lors d'un voyage avec ses cousines à Paris en 2010. Il convenait de l'interroger sur cette lettre. Il ressort du jugement de première instance, auquel la cour cantonale se réfère, que l'un des enfants auquel l'intimée s'était confiée lors d'une course d'école en 2008 a déclaré qu'il croyait que l'intimée leur avait dit que son père l'avait violée, tandis que l'autre a rapporté que l'intimée avait dit s'être fait violer par un " monsieur " qui était entré chez elle pendant qu'elle était au salon (jugement attaqué consid. 4.2 p. 21, jugement de première instance p. 48). Que l'un des deux enfants ait eu le souvenir d'un " monsieur " plutôt que du père de l'intimée a peu d'importance car dans tous les cas ces témoignages permettent de placer le lieu du viol à la maison, et établissent que l'intimée s'est confiée sur les abus bien avant que sa cousine G.A.________ ne mette en cause son beau-père, ou qu'elle puisse prétendument être manipulée lors du voyage à Paris en 2010. Compte tenu également des autres preuves administrées (cf. consid. 2 infra), la cour cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire en considérant l'audition de G.A.________ comme inutile.