Citation: 5D_170/2014 E. 4.2

4.2. La recourante n'expose pas - fût-ce implicitement - quels sont les droits constitutionnels (art. 116 LTF) que la juridiction précédente aurait violés; faute d'être motivé conformément aux exigences légales, le grief est irrecevable (art. 106 al. 2/117 LTF; ATF 133 III 439 consid. 3.2). De surcroît, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que ce moyen aurait été soulevé en instance cantonale; l'autorité précédente a constaté - sans être contredite (art. 118 al. 1 LTF; ATF 140 III 16 consid. 1.3.1) - que l'appel portait exclusivement sur le montant de base, qui aurait dû être majoré de 100 % d'après la recourante, et non de 50 % comme l'avait admis le premier juge ( p. 6 consid. 2 in fine ). Cela étant, il est abusif de discuter pour la première fois dans le recours au Tribunal fédéral le déroulement de la procédure devant les autorités cantonales (ATF 135 III 334 consid. 2.2, avec les arrêts cités). Au demeurant, l'argumentation de la recourante est erronée dans ses prémisses. L'auteur invoqué à l'appui du grief évoque l'hypothèse où le poursuivi conteste « à la fois » l'existence (ou le montant) de la créance en poursuite et son retour à meilleure fortune ( GILLIÉRON, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, vol. III, 2000, n° 23 ad art. 265a LP, avec les citations). Or, il ne résulte pas des faits constatés par l'autorité cantonale (art. 118 al. 1 LTF) que la recourante aurait également remis en question la créance dont l'intimée poursuit le recouvrement, ce qui exclut une procédure de mainlevée (ATF 126 III 204 consid. 3a; Huber, in : Basler Kommentar, SchKG II, 2e éd., 2010, n° 36 ad art. 265a LP) et rend vaine toute discussion sur la compétence (matérielle) - réglée par le droit cantonal (art. 4 CPC) - du juge de la mainlevée. Quoi qu'il en soit, en lui attribuant le sens que la poursuite « peut continuer sa voie » - comme dans l'ATF 103 III 31 ss -, le chiffre du dispositif incriminé doit être replacé dans le cadre du litige soumis aux juridictions cantonales, lequel était circonscrit au retour à meilleure fortune (en ce sens: ATF 103 III 31 consid. 2). La recourante n'en subit par ailleurs aucun préjudice, dès lors qu'elle conserve le droit de porter plainte (art. 17 LP) contre l'avis de saisie consécutif à la réquisition de continuer la poursuite (art. 88 LP), afin que les autorités de surveillance se prononcent sur la portée de son opposition au commandement de payer ( cf. Jeandin, in : Commentaire romand, Poursuite et faillite, 2005, n° 26 ad art. 265a LP).