Citation: 8C_53/2024 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, l'essentiel de ces griefs se rapportent à la première procédure entrée en force, dans le cadre de laquelle la cour cantonale a, d'une part, rappelé que la recourante s'était engagée à rembourser les prestations en cas de résiliation des rapports de travail avant la durée minimale d'engagement convenue sous réserve de justes motifs au sens de l'art. 337 CO, et, d'autre part, retenu que le contrat de travail avait été résilié avant ces termes en l'absence de justes motifs de résiliation. Dans cette mesure, la motivation du recours n'est pas topique et ne satisfait pas aux exigences requises (cf. consid. 2 supra). Quant aux autres arguments avancés par la recourante, ils sont très insuffisants pour répondre aux exigences de l'art. 42 LTF. On ajoutera néanmoins qu'il existe bel et bien des cas de demandes de restitution des allocations d'initiation au travail à des entreprises (voir, entre autres, les arrêts 8C_340/2019 du 11 juin 2019 et 8C_361/2018 du 12 juillet 2018), étant souligné que ces prestations sont versées par la caisse de chômage à l'employeur lequel les verse à son tour à l'assuré avec le salaire convenu (art. 90 al. 4 OACI [RS 837.02]). Par ailleurs, dans un arrêt publié aux ATF 126 V 42, le Tribunal fédéral a déjà eu l'occasion de dire, dans un cas similaire à celui de la présente affaire, qu'une remise de l'obligation de restituer est exclue car le débiteur doit s'attendre à devoir rembourser les prestations en cas de non-respect des conditions fixées, ce qui ne lui permet pas d'invoquer sa bonne foi (consid. 2b in fine).