Citation: 6S.229/2005 20.07.2005 E. 2

A titre subsidiaire, le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir considéré que l'activité déployée par l'intimé au sein de l'organisation allait nécessairement au-delà des seules activités tombant sous le coup de la LStup ou de l'art. 305bis CP et de ne pas être entrée en matière sur les arguments développés dans son mémoire d'appel. Il explique qu'il a tenté de démontrer que la quantité de drogue que l'intimé a avoué avoir écoulée (entre 4 et 5 kilos) ne saurait être tenue pour réaliste et que celui-ci, en sa qualité de chef des revendeurs, a aussi oeuvré à trouver un logement à son équipe. 2.1 Le pourvoi en nullité ne peut être formé que pour violation du droit fédéral, à l'exclusion de la violation de droits constitutionnels (art. 269 PPF). Il n'est pas ouvert pour se plaindre de l'appréciation des preuves et des constatations de fait qui en découlent (ATF 124 IV 81 consid. 2a p. 83). Sous réserve de la rectification d'une inadvertance manifeste, le Tribunal fédéral est lié par les constatations de fait de l'autorité cantonale (art. 277bis al. 1 PPF). Il ne peut être présenté de griefs contre celles-ci, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 273 al. 1 let. b PPF). Le raisonnement juridique doit être mené sur la base des faits retenus dans la décision attaquée, dont le recourant est irrecevable à s'écarter (ATF 126 IV 65 consid. 1 p. 66 s.). 2.2 Par son argumentation, le recourant tend en réalité à apporter des éléments de fait supplémentaires non constatés afin de pouvoir se prévaloir d'un concours réel entre les art. 260ter CP et 19 ch. 2 LStup. Ce faisant, il critique l'appréciation des preuves et les constatations cantonales en découlant, soit le fait qu'il n'existe pas d'éléments démontrant que l'intimé aurait participé activement à l'organisation au-delà des actes illicites aggravés pour lesquels il a été condamné. Or, un tel grief est irrecevable dans un pourvoi.