Citation: 2C_32/2023 E. 4.3

4.3. En l'espèce, l'arrêt attaqué rejette la demande de révision formée par le recourant à l'encontre de l'arrêt refusant de lui octroyer une autorisation de séjour en raison de l'absence de faits nouveaux importants de nature à conduire à une solution différente de l'arrêt du 16 juin 2022 en application de l'art. 100 al. 1 let. b LPA-VD. Par surabondance, les juges ont souligné que les indications générales fournies par l'intéressé étaient insuffisantes à rendre avéré un risque réel de traitement contraire à l'art. 3 CEDH en lien avec les conditions de détention en Tunisie à laquelle le jugement pénal produit le condamnait. Le recourant semble perdre de vue que seul ce raisonnement, qui a conduit au rejet de la demande de révision, fait l'objet de la contestation. Il n'invoque en effet à aucun moment une application arbitraire des dispositions cantonales en matière de révision, pas plus qu'il ne se plaint d'une violation de l'art. 3 CEDH. Il se plaint d'une violation de l'art. 50 LEI en lien avec sa condamnation pénale, alors que les juges ont expressément indiqué qu'il ne s'agissait pas d'un motif de révision. En outre, il fait valoir une violation de son droit d'être entendu au motif que son état de santé et sa situation personnelle n'ont pas été examinés. A cet égard, il n'explique pas en quoi la position de l'arrêt attaqué selon laquelle il n'aurait fourni dans sa demande de révision que des indications générales sur les mauvaises conditions de détention en Tunisie violerait l'art. 29 al. 2 Cst. Il se contente d'affirmer que sa santé et sa situation médicales étaient dûment connues, mais ne fait à aucun moment valoir qu'il aurait invoqué son état de santé dans la procédure de révision. Une telle motivation ne permet pas d'établir en quoi consisterait la violation du droit d'être entendu du recourant et n'est ainsi pas admissible au regard de l'art. 106 al. 2 LTF.