Citation: 9C_198/2016 E. 5.2

5.2. Compte tenu de son pouvoir d'examen restreint (supra consid. 1), il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante d'établir en quoi celle opérée par l'autorité précédente serait manifestement inexacte ou incomplète, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. En l'occurrence, le recourant livre sa propre appréciation de l'expertise du docteur C.________, sans établir en quoi celle de l'autorité précédente serait arbitraire. Il ne prend d'ailleurs nullement position à l'égard du fait que la juridiction cantonale a constaté la disparition de l'atteinte de la sensibilité de la jambe droite et une absence de fibrose (tissu de cicatrisation) autour de la racine sciatique S1 (à droite), soit des éléments attestant pour les premiers juges d'une amélioration notable de son état de santé (jugement entrepris consid. 12). Par ailleurs, la juridiction cantonale a expliqué de manière circonstanciée les raisons pour lesquelles l'expertise du docteur C.________ avait une pleine valeur probante. Le médecin n'avait en particulier pas mentionné dans son expertise les effets de la lipomatose épidurale L5-S1, observée lors de l'IRM lombaire du 17 novembre 2011, car cet excès modéré de développement de masse de nature graisseuse à l'intérieur du canal rachidien ne comprimait pas la racine nerveuse, de sorte qu'il n'entraînait aucune répercussion clinique. Ces constatations de la juridiction cantonale ne révèlent aucune trace d'arbitraire et - quoi qu'en dise le recourant - ne permettent nullement de mettre en doute l'impartialité de l'expert. Le recourant reproche ensuite à la juridiction cantonale de ne pas avoir permis au docteur B.________ de compléter son bref avis du 19 avril 2011. A cet égard, il omet le fait qu'il a lui-même informé la Cour de justice que le médecin avait pris sa retraite en 2013 (écriture du 2 octobre 2014), et produit un avis de son nouveau médecin traitant, le docteur H.________. Or celui-ci a adressé le recourant à la consultation spécialisée de rhumatologie pour le rachis de l'Hôpital G.________. Après les examens d'usage, dont une nouvelle IRM lombaire, les docteurs E.________ et F.________ ont relevé l'absence de franche limitation fonctionnelle et confirmé les conclusions de l'expertise du docteur C.________ de 2011 sur la capacité de travail dans une activité adaptée (rapport du 6 mai 2014). En d'autres termes, depuis l'IRM lombaire réalisée en novembre 2011, le recourant ne démontre pas l'existence d'éléments cliniques ou diagnostiques permettant de motiver un autre point de vue que celui développé par le docteur C.________ ou justifiant, à tout le moins, la mise en oeuvre d'une mesure d'instruction complémentaire. Eu égard aux griefs allégués, il n'y a pas lieu de s'écarter des faits retenus par les premiers juges, dont l'appréciation (anticipée) des preuves n'est nullement entachée d'arbitraire.