Citation: 4D_112/2009 16.10.2009 E. 3

Il est constant qu'un contrat d'entreprise a été conclu par A.________ et le défendeur, et que ce dernier s'est obligé à réaliser un ouvrage consistant dans la restauration d'une automobile. Les précédents juges devaient d'abord élucider qui, de A.________ ou la demanderesse, était le cocontractant du défendeur. A teneur de l'art. 32 al. 1 à 3 CO, les droits et les obligations dérivant d'un contrat fait au nom d'une autre personne, par un représentant autorisé, passent au représenté (al. 1). Lorsqu'au moment de la conclusion du contrat, le représentant ne s'est pas fait connaître comme tel, le représenté ne devient directement créancier ou débiteur que si celui avec lequel il contracte devait inférer des circonstances qu'il existait un rapport de représentation, ou s'il lui était indifférent de traiter avec l'un ou l'autre (al. 2). Dans les autres cas, une cession de la créance ou une reprise de la dette est nécessaire en conformité des principes qui régissent ces actes (al. 3). La Cour de justice retient que A.________ est un représentant autorisé de la demanderesse, aux termes de l'art. 32 al. 1 CO; ceci n'est pas litigieux. La Cour retient aussi que le défendeur pouvait inférer des circonstances, selon l'art. 32 al. 2 CO, que A.________ agissait dans l'exercice de ce pouvoir de représentation, et que c'est donc la demanderesse, en dépit de l'annotation manuscrite faite sur le devis du 13 février 2003, qui est devenue partie au contrat d'entreprise. La demanderesse conteste cette appréciation des circonstances et elle se plaint d'une appréciation arbitraire des documents que la Cour a pris en considération. Les juges d'appel se réfèrent notamment à un certificat d'assurance du véhicule qui a été établi au nom de la demanderesse. Contrairement à ce que celle-ci affirme, ce certificat constitue un indice pertinent alors même que le véhicule a aussi été immatriculé, d'après un autre document, sous un autre numéro et au nom de A.________. En réalité, la demanderesse propose surtout une nouvelle appréciation des éléments disponibles; à la lecture de son exposé, on ne trouve guère sur quel point elle reproche à la Cour de justice, sinon par de simples dénégations ou protestations, d'avoir commis une erreur indéniable ou de s'être livrée à une appréciation absolument insoutenable. Son argumentation est donc irrecevable, faute de satisfaire aux exigences relatives à la motivation du recours pour violation de l'art. 9 Cst.