Citation: 2C_984/2018 E. 6.1.2

6.1.2. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué, dont les faits constatés lient la Cour de céans (cf. art. 105 al. 1 LTF), que le recourant a, le 30 octobre 2011, été victime d'un accident de travail ensuite duquel il n'a plus travaillé. Depuis lors, le recourant n'a effectué aucune démarche pour retrouver du travail. Selon les faits constatés dans l'arrêt entrepris, le recourant s'est certes trouvé en incapacité de travail totale. Cette incapacité a toutefois pris fin, selon l'Office de l'assurance-invalidité, qui a refusé toute rente à l'intéressé, le 30 juin 2012. On ne peut donc retenir que le recourant s'est retrouvé de manière complètement involontaire sans emploi. Au moment où l'arrêt attaqué a été rendu, soit le 3 octobre 2018, le recourant n'avait plus occupé d'emploi depuis sept ans. Les précédents juges pouvaient estimer dans ces conditions qu'il n'existait pas de perspectives réalistes que le recourant puisse à nouveau trouver un poste de travail dans un proche avenir. Le fait que le recourant ait été au bénéfice de certificats médicaux justifiant l'absence d'exercice d'une activité lucrative, respectivement de recherches d'emploi, ne saurait modifier cette conclusion. Forts des constats qui précèdent, les juges cantonaux pouvaient admettre que le recourant avait perdu son statut de travailleur au sens de l'art. 6 annexe I ALCP.