Citation: 4A_155/2017 E. A

A.a. X.________, domicilié en France, est actif dans le domaine de la haute horlogerie. Il travaille dans le déstockage de montres, activité qui consiste à vendre les surplus des stocks des manufactures de montres. Il utilise à cette fin la société A.________ SA (ci-après: la société A.________). Il est également actif dans la fabrication de montres, sous la marque B.________, qu'il a créée avec son associé C.________. Il n'a pas été retenu en procédure que X.________ serait, comme il l'affirme, l'actionnaire unique ou l'actionnaire majoritaire de la société A.________. Z.________, également domicilié en France, est horloger de formation. Il est le fondateur de la société Y.________ SA (ci-après: Y.________), créée en 2001 et dont le siège est à... (canton de Genève). En 2009 et 2010, il était administrateur président de la société Y.________, avec signature collective à deux. Ensuite du rachat de Y.________ en 2011, Z.________ en est devenu le directeur général, et ce jusqu'au 11 octobre 2013, date à laquelle il a été licencié et démis de ses fonctions avec effet immédiat pour violations graves de ses obligations à l'égard de la société. A.b. En 2009, D.________, intéressé par l'acquisition de produits horlogers haut de gamme, a été en contact avec Z.________, et a souhaité acquérir notamment la montre..., modèle U.________ (ci-après: la montre litigieuse). Il a été retenu en procédure que la montre litigieuse avait été acquise par la société A.________ en 2002 ou 2003. X.________ le conteste, invoquant qu'il a acquis cette montre par le truchement de la société A.________, dont il est propriétaire. Le 10 mars 2010, selon bulletin de livraison sur papier à en-tête de la société A.________ et signé F.________, la société A.________ a remis à " Z.________, société Y.________ " cette montre dont la valeur indiquée était de 245'760 fr. Z.________ l'a ensuite remise à D.________ le 23 avril 2010, le bulletin de livraison étant à l'en-tête et au nom de la société Y.________ et adressé à la société E.________/D.________, mais sans indication d'un prix ou montant. Lors de cette remise, il a été convenu que le prix de vente devait être réglé par virement bancaire dans les 30 jours suivant la date de la facture, laquelle n'était pas encore établie. Par la suite, D.________ et les représentants de la société E.________ sont restés injoignables et le prix de la montre n'a pas été payé. Le 23 août 2010, Z.________ a déposé plainte pénale contre le responsable de la société E.________ pour vol et abus de confiance. Dans ce contexte, il a exposé que le propriétaire de la montre l'avait rassuré quant à l'absence de nouvelles de la part de l'acheteur, en lui disant que ces gens-là n'étaient jamais pressés de payer. La procédure pénale a toutefois été classée le 26 octobre 2010, vu son caractère civil prépondérant. Le 18 octobre 2010, par courrier adressé à X.________, à son domicile privé français, " Z.________ c/o Y.________ " a annoncé à X.________ que la montre lui avait été volée et qu'il avait porté plainte pénale. Il a confirmé avoir pris la montre en consignation de la part de X.________ pour faire une présentation privée et indiqué être conscient qu'il en était responsable dès le moment où la montre lui avait été confiée. En octobre 2011, X.________ s'est manifesté auprès du Ministère public pour se constituer partie civile, indiquant qu'il était le véritable propriétaire de la montre, qu'il avait lui-même confiée à Z.________. Il lui a été répondu que la plainte avait été classée par décision du 26 octobre 2010. X.________ a requis la poursuite de la société Y.________ (poursuite n°... A) pour le montant de 211'330 fr. 70 avec intérêts à 5%. Celle-ci y a fait opposition. A.c. En procédure cantonale, les parties étaient encore en litige sur les questions de savoir qui était propriétaire de la montre - X.________ ou la société A.________ -, respectivement qui avait conclu le contrat de consignation, et avec qui ce contrat avait été passé - Z.________ et/ou la société Y.________. Devant le Tribunal fédéral, seules demeurent litigieuses les questions de la qualité pour agir de X.________ et de l'unité économique entre celui-ci et la société A.________ (principe de la transparence).