Citation: 2A.528/2000 04.12.2000 E. 1

1.- a) Selon l'art. 13b al. 1 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142. 20), si une décision de renvoi ou d'expulsion de première instance a été notifiée à un étranger, l'autorité cantonale compétente peut, aux fins d'en assurer l'exécution, mettre en détention cette personne, notamment lorsque "des indices concrets font craindre qu'elle entend se soustraire au refoulement, notamment si son comportement jusqu'alors mène à conclure qu'il se refuse à obtempérer aux instructions des autorités" (lettre c; sur les indices de danger de fuite, voir ATF 122 II 49 consid. 2a; 125 II 369 consid. 3b/aa; Alain Wurzburger, La jurisprudence récente du Tribunal fédéral en matière de police des étrangers, in: RDAF 53/1997 I, p. 267 ss, spéc. p. 332/333). b) En l'occurrence, les conditions de la détention en vue du refoulement sont manifestement réalisées. Le recourant, qui est sous le coup d'une décision de renvoi de Suisse exécutoire, a déclaré à maintes reprises qu'il refusait de retourner dans son pays d'origine et qu'il n'entendait entreprendre aucune démarche en vue d'obtenir les documents de voyage nécessaires à son départ de Suisse. C'est en vain que le recourant demande au Tribunal fédéral de lui donner une nouvelle chance; en effet, son comportement jusqu'à présent permet de conclure qu'il ne se soumettra pas aux injonctions de quitter la Suisse faites par les autorités. c) Pour le surplus, il y lieu de renvoyer aux motifs convaincants de la décision attaquée ainsi qu'aux observations du Service cantonal (art. 36a al. 3 OJ).