Citation: 6B_1361/2021 E. 2.3

2.3. En ce qui concerne les faits en lien avec C.________, le recourant se prévaut en premier lieu des circonstances de sa première audition par la police. Il allègue avoir cru à cette occasion qu'il était question de la première relation entretenue avec C.________. Outre le fait qu'on ne voit pas en quoi cela serait de nature à remettre en question l'appréciation des preuves de la cour cantonale, son argumentation tombe à faux. En effet, le procès-verbal de ladite audition mentionne clairement qu'elle porte sur une agression survenue le 23 février 2017 et le recourant lui-même expose que leur première relation remonte au 10 février 2017, la dernière ayant eu lieu le 23 février 2017. Le recourant fait en outre valoir que compte tenu du vaginisme dont souffrait C.________ la cour cantonale aurait dû considérer que ses déclarations selon lesquelles ce trouble l'aurait amenée à interrompre l'acte sexuel après la pénétration n'étaient pas vraisemblables, sa propre version selon laquelle c'est avant la pénétration qu'elle a voulu y mettre fin étant au moins aussi vraisemblable. Il ressort du dossier que le vaginisme de C.________ n'a pas empêché le recourant de la pénétrer à deux reprises au moins lors de leurs précédentes relations. Il ne suffit donc pas à mettre en doute la version de cette dernière. Le recourant reproche au tribunal correctionnel d'avoir retenu de manière erronée que le Dr F.________ avait indiqué avoir été consulté par C.________ en février 2017 alors que cette dernière a déclaré l'avoir consulté le 13 novembre 2017, et soutient que la cour cantonale a entériné cette constatation. Il y a lieu tout d'abord de rappeler que seule une décision émanant d'une autorité cantonale de dernière instance peut faire l'objet du recours en matière pénale au Tribunal fédéral (art. 80 al. 1 LTF), de sorte que l'argumentation du recourant est irrecevable dans la mesure où elle concerne le jugement du tribunal correctionnel. Pour le surplus, la cour cantonale s'est limitée à relever qu'il résulte des pièces médicales produites que C.________ a présenté une réactivation plus intense de troubles compatibles avec une agression sexuelle à la suite des faits, ce qui correspond au contenu du certificat médical du Dr F.________. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu que le témoin G.________ avait confirmé avoir croisé C.________, la fille de sa compagne, vers 22h30 ou 23h le 23 février 2017 et avoir remarqué qu'elle était un peu fatiguée et stressée alors que, selon lui, il n'aurait rien dit de tel. Certes le témoin n'a pas indiqué de date pour cette rencontre, se contentant de dire, sur demande, qu'il faudrait qu'il reprenne son agenda et que ce devait être un jeudi ou un vendredi, alors que le 23 février 2017 était bien un jeudi. C'est en revanche à tort que le recourant s'en prend aux constatations relatives à l'état de C.________ puisque le témoin a effectivement déclaré qu'elle était " un peu fatiguée et stressée ". La cour cantonale a retenu que le soir en question C.________ n'était pas rentrée chez elle mais était allée dormir chez sa mère, sans que cela ne soit prévu et contrairement à ses habitudes. Cette constatation échappe au grief d'arbitraire. Elle correspond aux déclarations concordantes de la victime et de sa mère ainsi qu'à celles du témoin. Le seul fait que ce dernier n'ait pas articulé de date ne suffit pas pour les remettre en question, d'autant qu'aucun élément du dossier ne donne à penser que cette situation se serait présentée une autre fois, ce qui aurait éventuellement pu causer une certaine confusion. Tel n'est pas le cas et il n'y a rien d'insoutenable à considérer que l'unique rencontre évoquée par le témoin correspond au soir des faits. Mal fondé, le grief d'appréciation arbitraire des faits doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.