Citation: 8C_194/2015 E. A

A.________, né en 1955, travaille en qualité de poseur de sols au service de la société B.________ SA, à V.________. A ce titre, il est assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: la CNA). Dans une déclaration de sinistre LAA remplie le 22 août 2013, l'employeur a indiqué que le 16 juillet précédent, l'assuré avait subi une lésion à l'épaule droite en mettant en place un rouleau de tapis sur une étagère, lequel avait glissé et lui avait " tiré le bras ". Le 22 août 2013, l'assuré a été soumis à une échographie de l'épaule droite réalisée par la doctoresse C.________, spécialiste en radiologie. Ce médecin a conclu notamment à des tendinopathies calcifiantes du sus-épineux, du sous-épineux et du sous-scapulaire avec forte suspicion de déchirure transfixiante du sus-épineux. Le 24 septembre 2013, le docteur D.________, spécialiste en radiologie, a procédé à une arhtro-CT de l'épaule droite et a fait état d'une tendinopathie calcifiante débutante du sous-épineux et d'une arthropathie dégénérative acromio-claviculaire. En outre, il a conclu à l'absence de déchirure tendineuse, en particulier du sus-épineux. Enfin, l'assuré a été soumis à une arthro-IRM de l'épaule droite le 9 décembre 2013, réalisée par le docteur E.________, spécialiste en radiologie, lequel a diagnostiqué une tendinopathie étendue de la face profonde du sus-épineux sans déchirure transfixiante objectivée. Le 22 octobre 2013, lors d'une rencontre avec un inspecteur de la CNA, l'assuré a précisé les circonstances de l'événement du 16 juillet précédent. Selon le rapport d'entretien, A.________ avait déplacé et appuyé contre une table un rouleau de moquette de 4,20 mètres de long qui le gênait. Le rouleau avait alors glissé et, par réflexe, l'assuré s'était précipité pour le retenir et l'avait saisi par le bout de la main droite. Le rouleau était très lourd et l'assuré avait ressenti une violente douleur au niveau de l'épaule droite au moment de l'effort. Comme il était presque en vacances, il ne s'était pas inquiété. A son retour, il a constaté qu'il n'avait plus de force et a consulté son médecin traitant, qui l'a mis en arrêt de travail. Par décision du 11 novembre 2013, confirmée sur opposition le 16 janvier 2014, la CNA a nié le droit de l'assuré à des prestations d'assurance pour les suites de l'événement du 16 juillet 2013, motif pris qu'il ne s'agissait ni d'un accident ni d'une lésion corporelle assimilée à un accident.