Citation: 5A_888/2013 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a considéré que la mère n'exerçait actuellement aucune activité lucrative. Cependant, elle avait suivi des études dans le domaine hôtelier et avait occupé un emploi dans l'entreprise familiale en qualité de courtière en immoblier, pour un salaire fixe de 3'000 fr. par mois et un intéressement variant entre 6'000 fr. et 10'000 fr. par mois. Elle ne s'était consacrée à l'éducation de ses enfants qu'après la naissance du cadet, en 2005, cessant alors toute activité professionnelle mais restant depuis lors inscrite comme personne de contact au sein de la régie immoblière de son père. Aujourd'hui âgée de 41 ans, elle était en bonne santé. Comme son fils cadet atteindrait l'âge de 10 ans le 9 janvier 2015, elle serait en tous les cas en mesure de reprendre une activité lucrative à 50% dès cette date. Vu les circonstances de l'espèce, en particulier l'activité bénévole qu'elle déployait déjà au sein de l'école privée où ses enfants étaient scolarisés, elle pouvait toutefois reprendre dès à présent une activité professionnelle, même très partielle (40%), au sein de la régie immobilière de son père, sa réintégration dans celle-ci paraissant aisée dès lors qu'elle y était toujours comptée, aux yeux des tiers, parmi les cadres. Compte tenu des revenus mensuels qu'elle y obtenait précédemment, de l'ordre de 9'000 fr. à 13'000 fr. par mois, pour un travail à plein temps, elle était capable de réaliser actuellement un revenu mensuel se situant entre 3'600 fr. (40% de 9'000 fr.) et 5'200 fr. (40% 13'000 fr.). Cette capacité de gain potentielle était corroborée par les statistiques officielles du canton de Genève, qui indiquaient que le salaire brut médian pouvant être réalisé dans le domaine de l'immobilier par une personne âgée de 41 ans, au bénéfice d'une formation universitaire ainsi que de dix ans d'expérience et travaillant deux jours par semaine en tant que cadre moyen, était de l'ordre de 4'500 fr. en 2010.