Citation: 6S.309/2003 09.10.2003 E. 4

Le recourant se plaint de la peine qui lui a été infligée. 4.1 Alléguant que la cour cantonale, bien qu'il lui avait soumis la question, ne l'a pas examinée, il soutient qu'il aurait dû être mis au bénéfice de la circonstance atténuante du repentir sincère au sens de l'art. 64 CP. Il fait en outre valoir qu'un trop grand poids a été accordé à la circonstance aggravante du concours, dont il était contestable de considérer qu'il contrebalançait les éléments favorables à prendre en compte, comme l'avaient admis les premiers juges, question que la cour cantonale, bien qu'elle en était saisie, n'aurait pas examinée. Il critique encore sur un point la motivation cantonale quant à la peine, mentionne une série d'éléments favorables à prendre en considération et, évoquant la gravité d'une peine de réclusion à vie, semble reprocher aux juges cantonaux d'avoir perdu de vue qu'elle doit être limitée aux "situations extrêmes". 4.2 Pour fixer la peine, le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation. Un pourvoi en nullité portant sur la quotité de la peine ne peut donc être admis que si la sanction a été fixée en dehors du cadre légal, si elle est fondée sur des critères étrangers à l'art. 63 CP, si les éléments d'appréciation prévus par cette disposition n'ont pas été pris en compte ou enfin si la peine apparaît exagérément sévère ou clémente au point que l'on doive parler d'un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 129 IV 6 consid. 6.1 p. 20 s. et les arrêts cités). Les éléments pertinents pour la fixation de la peine ont été exposés de manière détaillée dans les ATF 117 IV 112 consid. 1 et 116 IV 288 consid. 2a et rappelés récemment dans l'ATF 129 IV 6 consid. 6.1, auxquels on peut donc se référer.