Citation: 5A_135/2018 E. 3.3.2

3.3.2. En l'espèce, bien que le recourant indique contester les deux conditions requises pour l'imputation d'un revenu hypothétique, sa critique relative à la reprise d'une activité, notamment dans le secteur bancaire, porte en réalité uniquement sur la possibilité effective de retrouver un emploi dans ce domaine (deuxième condition), à savoir sur une question de fait (cf. supra consid. 3.3.1). En tant qu'il soutient que le fait de considérer qu'il peut reprendre une activité dans le secteur bancaire serait totalement contraire aux éléments constatés dans la décision querellée - à savoir ses recherches d'emploi sérieuses et régulières, toutefois demeurées vaines dès lors que son domaine d'activité est en pleine restructuration -, l'époux se contente de substituer son appréciation à celle de la cour cantonale, en se référant de manière sélective à certains éléments pris en compte par la juridiction précédente. Il ne critique en particulier pas de manière claire et détaillée (cf. supra consid. 2.2) l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle il n'a pas prouvé avoir fourni tous les efforts qu'on pouvait attendre de lui, dès lors qu'il n'a pas versé à la procédure les candidatures qu'il a effectuées, qu'il n'a pas produit de documents tels que des inscriptions dans une agence de placement ou des traces de contacts avec son réseau professionnel, qu'il a admis avoir limité ses démarches au secteur bancaire et n'a pas fait valoir qu'il aurait postulé pour des emplois moins qualifiés que celui qu'il occupait précédemment ou qu'il aurait, depuis son licenciement, entrepris une formation destinée à accroître ses chances de retrouver un emploi. Faute de remplir les exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, sa critique est irrecevable. Dans ces circonstances, le point de savoir si le recourant a, comme il l'allègue, contesté en appel être en mesure de retrouver du travail dans le domaine bancaire n'apparaît pas déterminant pour l'issue du litige (cf. supra consid. 2.1). Les éléments qui précèdent scellent le sort du grief. Il n'est dès lors pas nécessaire d'examiner plus avant les autres critiques du recourant en lien avec le principe de l'imputation d'un revenu hypothétique. Pour le surplus, le recourant ne s'en prend pas de manière conforme aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.2) au montant du revenu hypothétique fixé par la cour cantonale, montant au demeurant moins élevé que le salaire qu'il percevait auprès de son dernier employeur. Il ne critique pas non plus le motif de l'arrêt querellé selon lequel un revenu hypothétique doit lui être imputé avec effet rétroactif au 25 août 2017, sa situation étant assimilable à celle du débirentier qui diminue volontairement son revenu (cf. supra consid. 2.1).