Citation: 2C_51/2024 E. B

B.a. A.________ a déposé, le 20 janvier 2022, une demande d'autorisation de séjour en vue de son mariage avec C.________. Il connaissait celle-ci depuis 2014; le couple vivait à Genève depuis deux ans avec B.________ et la fille aînée de C.________; sa compagne réalisait un salaire d'environ 3'850 fr. par mois en qualité de femme de chambre. Par décision du 16 septembre 2022, l'Office cantonal de la population et des migrations de la République et canton de Genève (ci-après: l'Office de la population) a refusé d'octroyer l'autorisation requise et prononcé le renvoi de l'intéressé. Un délai au 30 octobre 2022 lui était imparti pour quitter le territoire. B.b. A.________ a recouru auprès du Tribunal administratif de première instance de la République et canton de Genève qui a rejeté le recours, par jugement du 1 er juin 2023, après avoir entendu C.________ et la psychologue en charge du suivi de B.________. Considérant le trouble du spectre autistique et la situation de l'enfant, ledit tribunal a jugé qu'ils ne pouvaient prendre le pas sur l'intérêt public à l'éloignement de A.________; ceci d'autant plus que les intéressés connaissaient les antécédents pénaux de A.________, lorsqu'ils ont décidé d'avoir un enfant, conçu alors que celui-ci était incarcéré. B.c. Par arrêt du 5 décembre 2023, la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) a rejeté le recours de A.________ à l'encontre du jugement du 1 er juin 2023 susmentionné. Procédant à une pesée des intérêts, elle a en substance considéré que les trois peines prononcées à l'encontre de A.________ étaient lourdes et les atteintes portées à l'ordre et à la sécurité publics graves. Selon la psychologue qui suit B.________, l'enfant souffrait d'un trouble autistique, d'un important trouble de la communication et était angoissé; son père était très présent; l'enfant était extrêmement attaché, voire fusionnel, avec sa mère; lors des dernières rencontres, elle avait pu constater que l'attachement de l'enfant à son père était plus fort et qu'il était parvenu à se détacher un peu de sa mère; le renvoi de son père chamboulerait B.________; sa soeur aînée était très présente et très "collaborante"; l'enfant était scolarisé dans une école spécialisée. La Cour de justice a ensuite souligné que les concubins n'ignoraient pas que A.________ risquait de se voir refuser une autorisation de séjour lorsqu'ils ont décidé de concevoir leur enfant; l'intéressé avait d'ailleurs été détenu pendant les quatre premières années de la vie de son fils; puis, prenant en compte le très long séjour de A.________ en Suisse sans autorisation de séjour, ainsi que l'absence d'intégration sociale et professionnelle, elle a jugé que le refus de lui octroyer une autorisation en vue de mariage ne violait pas les dispositions topiques ni n'apparaissait disproportionné, malgré la situation de l'enfant.