Citation: 9C_486/2022 E. 6.3.2

6.3.2. Ensuite, à l'inverse de ce que soutient le recourant, l'autorité précédente n'a pas constaté qu'il exerçait une activité lucrative dans le secteur immobilier semblable à celle d'un employé d'une régie immobilière. Après avoir constaté qu'il avait mis en location avec un associé une dizaine d'appartements, l'autorité précédente a retenu qu'il y effectuait des menus travaux de plomberie (remplacement de robinets, pose de lavabos), de peinture (portes), de nettoyage (au départ des locataires), d'entretien des extérieurs (arrachage des mauvaises herbes, épandage de désherbant) ou encore de dépannage des locataires (électricité, plomberie, etc.). Elle en a déduit qu'il s'était impliqué dans la société immobilière et y avait exercé une activité "simple" dès 2002 et ce pendant onze années (au moment de la révision de la rente en 2014). On ne saurait en outre suivre le recourant lorsqu'il affirme qu'il y déployait exclusivement des activités résiduelles inexploitables sur le marché du travail. En effet, selon les faits constatés par l'autorité précédente, de manière à lier le Tribunal fédéral, il débutait son activité vers 8 ou 9 heures le matin, y travaillait de manière irrégulière, parfois plusieurs jours d'affilée, et ne pouvait pas préciser son taux d'occupation. Aussi, si les spécialistes en réadaptation du COPAI avaient, au moment de la procédure administrative initiale, relevé qu'il bricolait un peu dans sa maison en 2000 (peinture, petits travaux d'entretien, etc.), l'activité déployée par le recourant au profit de la société immobilière excédait largement de telles activités de type occupationnel au moment de la révision de la rente. En particulier, si le recourant n'avait pas effectué personnellement ces différents travaux, il aurait dû mandater une société externe pour les réaliser, comme la SCI le faisait pour le "gros des travaux de rénovation". Dans ces circonstances, alors que le recourant disposait d'un usage malhabile et inexploitable professionnellement de son membre supérieur droit en 2000, il a été en mesure d'exercer des activités simples n'impliquant pas ou que très peu l'utilisation de sa main (droite) dominante (p. ex. comme main de soutien) dès 2002.