Citation: 1P.3/2007 22.01.2007 E. 6

Le recourant se plaint également d'une violation du principe de la proportionnalité. Il ne prétend toutefois pas que l'enquête aurait connu des lenteurs inadmissibles susceptibles de porter atteinte à son droit d'être jugé dans un délai raisonnable. 6.1 Selon la jurisprudence, le principe de la proportionnalité confère au prévenu le droit d'être libéré lorsque la durée de son incarcération se rapproche de la peine privative de liberté susceptible d'être prononcée (ATF 126 I 172 consid. 5a p. 176; 124 I 208 consid. 6 p. 215). Celle-ci doit être évaluée avec la plus grande prudence, car il faut éviter que le juge de l'action pénale ne soit incité à prononcer une peine excessive pour la faire coïncider avec la détention préventive à imputer (ATF 124 I 208 consid. 6 p. 215, 116 Ia 143 consid. 5a p. 147). 6.2 La Chambre d'accusation a considéré qu'au vu des charges, il était tout à fait vraisemblable que le recourant soit condamné à une peine d'une durée sensiblement plus élevée que celle de la détention provisoire qu'il avait subie jusqu'à présent, soit neuf mois. Une peine minimale de six mois était en effet prévue pour le vol en bande, cette qualification pouvant être retenue même en présence de deux auteurs seulement. 6.3 Le recourant invoque une atteinte dans sa santé psychique, en faisant référence au courrier de la juge d'instruction du 30 juin 2006. Dans ce courrier, la juge d'instruction rendait effectivement attentive la prison régionale de Bienne sur l'éventuel état suicidaire du recourant en demandant que le nécessaire soit fait afin que ce dernier puisse rapidement s'entretenir avec le médecin des prisons. Le recourant omet toutefois de mentionner que par courrier du 7 juillet 2006, ce dernier a signalé à la juge d'instruction qu'il ne présentait aucun signe suicidaire. 6.4 Le recourant soutient également que son rôle devrait être minimisé par rapport à celui joué par B.________. Cette affirmation ne repose toutefois que sur sa propre version des faits. Il perd de vue qu'il est en l'état inculpé en tant que co-auteur. Dans ces conditions, la durée de la détention n'apparaît pas disproportionnée au regard des charges qui pèsent sur le recourant, s'agissant de vols commis en bande et par métier, dont le butin s'élève à plus d'un quart de million de francs. En l'état, il n'y a pas de motifs de considérer que les autorités judiciaires ne mettent pas tout en oeuvre pour clore l'instruction concernant le recourant à bref délai, ce d'autant plus que l'exécution de la commission rogatoire est terminée et que son retour est dès lors selon toute vraisemblance imminent.