Citation: 4A_488/2010 21.01.2011 E. 6

Le recourant conteste encore le montant qui lui a été alloué à titre de dommage de rente. 6.1 Sur ce point, la cour cantonale a considéré qu'il était impossible de calculer ledit dommage de manière concrète, dès lors que le recourant ne touchait aucune rente des assurances sociales. L'expert judiciaire n'avait d'ailleurs pas été en mesure d'évaluer la perte de rente AVS. En ce qui concernait la rente LPP, il avait procédé à une estimation en capitalisant la différence entre l'expectative de rente au 1er janvier 2001 et au 1er janvier 2009. Ce calcul était erroné en ce sens qu'il ne tenait compte ni de l'augmentation de revenu dont le demandeur aurait bénéficié à l'avenir, ni de sa capacité de gain effective. Un calcul concret de la perte de rente n'étant pas envisageable, il convenait de capitaliser les cotisations formatrices de rentes versées par l'employeur aux assurances sociales. Pour ce faire, il fallait partir du salaire annuel brut que le recourant aurait réalisé en 2010, soit 58'086 fr. 60. En raison de son atteinte physique, il ne pouvait effectivement gagner que 53'720 fr. 55 par an. La perte des cotisations AVS génératrices de rente pouvait ainsi être arrêtée à 366 fr. 75 bruts par an. Pour le deuxième pilier, il fallait tenir compte du fait que seul le montant compris entre 22'155 fr. et 75'960 fr. était soumis à cotisation. La différence de revenu soumis à cotisation avec ou sans invalidité représentait ainsi 4'366 fr. 05 et la perte de cotisations LPP s'élevait annuellement à 654 fr. 90 jusqu'en 2010 puis à 785 fr. 90. Bien que les indemnités journalières versées par l'assurance perte de gain n'entraient pas dans le calcul du salaire déterminant soumis à cotisation AVS et n'avaient dès lors pas donné lieu à la perception de cotisations AVS et LPP, il fallait exclure du calcul du dommage de rente les périodes d'incapacité totales et partielles subies du 8 octobre 2001 au 31 octobre 2003. En effet, dès lors qu'il était impossible de déterminer quel revenu le recourant aurait perçu en continuant à travailler auprès de A.________ en l'absence d'atteinte à la santé, il n'était pas possible de calculer la perte de cotisation. Après calcul, la cour cantonale a arrêté le montant de la perte de rente à 15'115 fr. 10. 6.2 Le recourant prend comme base un salaire annuel brut hypothétique de 58'500 fr., conformément à son argumentation précédente, qui ne résiste comme déjà exposé pas à l'examen. Il soutient ensuite derechef qu'il ne peut travailler qu'à 50 %, méconnaissant une fois encore le fait qu'une pleine capacité lui a été reconnue dans une activité adaptée. Cela scelle le sort du grief.