Citation: 5A_493/2018 E. 4.2.3

4.2.3. En l'espèce, la cour cantonale a rejeté la conclusion préalable du père relative à l'audition de témoins, estimant que la cause était en état d'être jugée. Elle a dès lors procédé à une appréciation anticipée des preuves à cet égard. S'agissant des attestations émises par le Dr E.________ et la Dresse F.________, elle a laissé indécise la question de leur recevabilité, dès lors que ces pièces n'étaient quoi qu'il en soit pas pertinentes pour l'issue du litige. Elle a par ailleurs indiqué que la décision de restreindre le droit de visite se fondait non seulement sur l'expertise judiciaire, mais aussi sur les rapports du SPMi ainsi que sur l'audition des parties, de la curatrice et des expertes. Elle a ainsi apprécié les preuves au dossier, énumérant expressément celles qu'elle estimait déterminantes pour l'issue du litige. Or, l'appréciation - anticipée ou non - des preuves ne peut être remise en cause devant la Cour de céans que par le biais d'un grief d'arbitraire (cf. supra consid. 2.2 et 4.2.2). Le grief de violation du droit d'être entendu tombe dès lors à faux, partant, doit être rejeté.