Citation: 7B_32/2022 E. 4.3

4.3. En l'espèce, il ressort d'abord de l'arrêt cantonal que le recourant a non seulement déposé une plainte pénale pour faux dans les titres ainsi qu'une plainte complémentaire, mais qu'il a également activement pris part à la procédure en sollicitant notamment l'audition de témoins et en prenant des conclusions condamnatoires. Le recourant revêtait dès lors la qualité de partie plaignante et non de simple plaignant, ce qu'il ne conteste pas. La condition de la témérité ou de la négligence grave ne s'applique donc pas. Comme relevé, la règle prévue à l'art. 427 al. 2 aCPP revêt un caractère dispositif qui laisse au juge la faculté de s'en écarter si la situation le justifie. Le recourant soutient en vain avoir adopté le comportement ordinaire d'une partie plaignante "se sentant arnaquée". A cet égard, la Chambre pénale de recours a rappelé que le recourant avait porté plainte contre le prévenu pour faux dans les titres, alors qu'il savait avoir signé la lettre de renonciation, dont il avait préalablement affirmé n'avoir jamais eu connaissance. Dans la mesure où la procédure initiée par le recourant a été classée, la cour cantonale était fondée à confirmer la mise à la charge du recourant de la moitié des frais judiciaires de la procédure préliminaire. S'agissant du montant mis à sa charge, par 420 fr., bien qu'il le soutienne, le recourant ne démontre pas que l'autorité cantonale aurait abusé du large pouvoir d'appréciation qui lui est reconnu dans ce contexte. La situation du recourant ne paraît certes pas favorable; le montant des frais n'est cependant pas excessif. Le recourant échoue dès lors à démontrer un résultat manifestement injuste ou une iniquité choquante qui commanderait l'intervention du Tribunal fédéral. Le moyen tiré d'une prétendue violation de l'art. 427 al. 2 aCPP s'avère par conséquent mal fondé.