Citation: 6B_695/2014 E. 18.8

18.8. Le recourant s'en prend à la fixation de la peine de base. Il conteste les constatations du TPF quant aux motifs qui l'ont poussé à agir. Il reproche au TPF d'avoir retenu que seule l'ampleur des profits criminels escomptés l'avait incité à commettre des infractions et que c'était par avidité qu'il avait décidé de profiter de sa profession et de la situation de transition économique de son pays pour s'enrichir considérablement à son préjudice. Le recourant ne formule aucune critique recevable sous l'angle de l'art. 106 al. 2 LTF pour mettre en cause cet aspect factuel. Il se limite à affirmer qu'il aurait agi pour sauver MUS de la faillite, que ses agissements auraient permis de multiplier par dix son chiffre d'affaires, qu'il ne pensait absolument pas faire quelque chose d'illégal et que le TPF aurait dû tenir compte du contexte historique. Ce faisant, il ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle du TPF, dans une démarche purement appellatoire. Il ne démontre ainsi pas en quoi le TPF aurait arbitrairement établi les motifs l'ayant conduit à agir. Dès lors que l'argumentation du recourant ne se fonde pas sur les faits constatés par le TPF, dont il ne démontre pas l'arbitraire, mais sur les faits qu'il invoque librement, son grief est irrecevable. Pour le surplus, le recourant soutient que lors de la fixation de la peine de base, le TPF n'aurait pas suffisamment tenu compte de son âge (74 ans au moment du jugement) et de la circonstance atténuante du long temps écoulé. S'agissant de cette dernière, elle aurait dû conduire le TPF à réduire la peine d'au moins une demie étant donné la proximité de la prescription. La critique du recourant quant à la peine infligée est dépourvue de toute motivation consistante (art. 42 al. 2 LTF). Quoi qu'il en soit, le TPF a tenu compte de la circonstance du long temps écoulé en réduisant la peine de base de 35 à 28 mois. Il a rappelé que celle-ci était proche de la moitié de la peine-menace pour une infraction d'escroquerie. Quant à l'âge du recourant, le TPF ne l'a pas ignoré, y faisant référence dans sa motivation (cf. supra consid. 18.7). A cet égard, le recourant n'expose pas en quoi le TPF n'aurait pas accordé suffisamment d'importance à cette circonstance. Quoi qu'il en soit, au vu du sort du recours (cf. infra consid. 18.9), le TPF devra fixer à nouveau la peine globale infligée au recourant. Dans ce cadre, le TPF devra tenir compte de la situation personnelle du recourant, en particulier de son âge et de son état de santé, au moment du nouveau prononcé (cf. ATF 113 IV 47; plus récemment arrêt 6B_1276/2015 du 29 juin 2016).