Citation: 6B_1267/2022 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a considéré que le recourant avait créé un danger sérieux pour la sécurité du trottinettiste par une violation grave de plusieurs règles fondamentales de la circulation routière. Il avait fait courir un risque concret pour ce dernier, et ce plusieurs minutes durant, en circulant à une distance insuffisante de celui-ci, en opérant un dépassement téméraire, respectivement un rabattement exempt de prudence et sans justification. Il avait provoqué un stress inutile par l'usage répété - si ce n'est véhément - du signal sonore. Non content d'avoir contrevenu à plusieurs règles élémentaires de prudence, il avait poursuivi son chemin, sans se préoccuper de l'usager dont il avait mis la sécurité en péril. A ce titre, la culpabilité du recourant était sérieuse. A charge, la cour cantonale a constaté que l'intéressé ne mesurait toujours pas les conséquences de ses actes, guère plus qu'il ne les reconnaissait, puisqu'il rejetait l'essentiel de ceux-ci sur le comportement du trottinettiste. A décharge, la cour cantonale a constaté que le recourant était un délinquant primaire et que, depuis les faits incriminés, il n'avait plus occupé la justice. Pour inciter le recourant à entreprendre une démarche sincère d'amendement et de prise de conscience, la cour cantonale a considéré qu'il se justifiait de prononcer une sanction immédiate, ainsi que l'a fait le tribunal de première instance. Le premier juge avait considéré que la peine pécuniaire de 30 jours-amende à 300 fr. avec sursis, combinée à une amende additionnelle était particulièrement clémente, mais paraissait encore adéquate en l'espèce (jugement de première instance du 8 mai 2019 consid. 5). Selon la cour cantonale, la gravité du comportement routier du recourant, additionné à son absence totale de prise de conscience de ses fautes, commandait de fixer le montant de l'amende à 20 % du montant de la peine pécuniaire de 30 jours-amende à 300 fr. (0.2 x 9'000), à savoir 1'800 francs. Au demeurant, la cour cantonale a considéré que le montant de l'amende était en adéquation avec la situation financière du recourant, le montant du jour-amende n'étant pas contesté (revenus nets mensuels d'environ 33'300 francs).