Citation: 2C_1047/2021 E. 7.3

7.3. Sur la base des constatations cantonales, on ne peut que confirmer le raisonnement des juges précédents et conclure que c'est à bon droit que ceux-ci ont confirmé le refus de renouveler l'autorisation d'établissement du recourant. On relèvera que la gravité des actes commis par le recourant, qui ont porté atteinte à l'intégrité corporelle de sa nièce, l'emportent dans l'examen global de la situation. A cet égard, le comportement du recourant depuis les faits, qui n'a cessé de contester son implication, alors qu'il ressort du jugement pénal que des écoutes téléphoniques ont montré sans nul doute sa part de responsabilité, tend plutôt à démontrer une absence de prise de conscience et à fonder un risque de récidive. S'agissant de l'intérêt des enfants mineurs du recourant à pouvoir grandir avec leur père, au sens de l'art. 3 CDE (RS 0.107), qu'il ne faut pas minimiser, on ne peut affirmer que la présence de leur père en Suisse est indispensable à leur développement, quoi qu'en dise l'intéressé. Par ailleurs, ceux-ci peuvent demeurer en Suisse, auprès de leur mère, de sorte que l'on ne saurait prétendre que le renvoi du recourant au Kosovo reviendrait à expulser une ressortissante helvète et leurs deux enfants. On ne saurait non plus qualifier d'arbitraire le fait que l'instance précédente ait considéré comme vraisemblable que les enfants du recourant parlent albanais dans son examen d'une éventuelle intégration de ces derniers au Kosovo, en cas de départ de la famille. Assurément, le fait que le recourant et son épouse soient originaires du Kosovo et qu'ils aient tous deux voulu faire cesser la relation entre leur nièce et son compagnon, qui n'était pas originaire de ce pays, sont autant d'indices d'attachement à la culture et aux valeurs du Kosovo qui rendent peu probable qu'ils ne parlent pas albanais à leurs enfants. Au demeurant, même si ces derniers ne sont pas absolument à l'aise avec cette langue, rien n'indique qu'ils ne l'adopteraient pas rapidement. Dans ces circonstances, le refus de renouvellement de l'autorisation d'établissement du recourant est proportionné et ne consacre pas de violation de l'art. 8 CEDH.