Citation: 6B_552/2016 E. 2.3.2

2.3.2. A l'appui de son grief, le recourant invoque en premier lieu sa première audition par la police le 20 décembre 2014. Il soutient n'avoir constaté la présence de A.________ que lors d'une visite - sans en préciser la date - et ignorer durant combien de temps ce dernier avait séjourné dans la chambre. Il invoque également lui avoir demandé à cette occasion de présenter ses documents de séjour, lui indiquant que sinon il devrait quitter la chambre. Lors de sa première audition par la police, le recourant a admis qu'un homme de type africain (en fait A.________) dont il déclarait ne pas connaître le nom logeait dans l'une des chambres de l'appartement litigieux. Le recourant a déclaré que l'ancien sous-locataire, également un homme de type africain qui logeait là, avait déménagé et lui avait présenté A.________ et " c'est comme ça que nous nous sommes rencontrés et que je lui ai loué cette chambre ". Lors de cette audition, le recourant a également déclaré que A.________ devait soit lui présenter des papiers, soit quitter l'appartement. A la question de savoir s'il avait vérifié les papiers de A.________, le recourant a répondu par la négative. Il a admis que A.________ était resté dans l'appartement un ou deux mois. Ces déclarations du recourant sont corroborées par celles de A.________ - à l'exception de la question de savoir si le recourant lui avait demandé ses papiers - faites immédiatement après son interpellation dans ledit appartement. Elles permettaient de retenir sans arbitraire que le recourant, qu'il ait ou non demandé à A.________, ressortissant guinéen, de lui montrer ses papiers, avait néanmoins accepté lors de leur rencontre et avant le début du séjour d'un à deux mois litigieux, sans avoir vu les papiers demandés et donc sans avoir vérifié la légalité de son séjour en Suisse, de lui sous-louer l'usage d'une chambre, pendant la durée précitée. L'autorité précédente pouvait ainsi sans arbitraire considérer que le recourant n'avait, quoi qu'il en dise, pas fait de la présentation de papiers valables une condition du séjour de A.________ dans la chambre. Elle pouvait également sans arbitraire ne pas retenir que le recourant aurait ignoré combien de temps A.________ avait séjourné dans la chambre litigieuse. Il a en effet lui-même admis un séjour d'un à deux mois, A.________ ayant déclaré une durée de deux mois. Que le recourant ait demandé, comme il le répète dans son recours, à A.________ de présenter ses papiers pour lui permettre de séjourner dans la chambre, ne fait au demeurant que renforcer l'appréciation des faits de l'autorité précédente: en requérant de tels papiers, le recourant montrait qu'il doutait de la régularité de la situation de A.________ et qu'il doutait que louer une chambre à une personne en situation irrégulière soit autorisé. Or il l'a fait durant un à deux mois, alors même qu'aucun des papiers prétendument demandés ne lui ont été présentés. Ces éléments excluent également que soit considéré comme arbitraire le fait retenu par l'autorité précédente que le recourant a à tout le moins envisagé et accepté l'éventualité de louer une chambre à un étranger en situation irrégulière.