Citation: 9C_122/2024 E. A

A.a. A.________ (ci-après: le contribuable) est un homme d'affaires actif dans le commerce d'oeuvres d'art. À tout le moins durant les périodes fiscales 2009 à 2015, le contribuable était le détenteur des sociétés B.________ SA, C.________ SA et D.________ SA, sises à l'avenue de U.________ à Genève. Il était également l'ayant-droit économique de plus d'une centaine de sociétés. A.b. Jusqu'au 31 décembre 2008, A.________ a été assujetti de manière illimitée à l'impôt fédéral direct (ci-après: IFD) ainsi qu'aux impôts cantonaux et communaux (ci-après: ICC) en raison de son domicile dans le canton de Genève. Un litige qui a divisé le contribuable et l'Administration fiscale cantonale du canton de Genève (ci-après: l'Administration fiscale) au sujet de l'IFD et des ICC de la période fiscale 2008 s'est terminé par l'arrêt du Tribunal fédéral 9C_368/2023 du 25 octobre 2023, par lequel le recours du contribuable a été rejeté. Entre-temps, par formulaire du 9 décembre 2008, A.________ a annoncé à l'Administration fiscale son départ pour Singapour pour une raison "professionnelle". Sur ce fondement, l'Administration fiscale a assujetti le contribuable de manière limitée en raison de biens immobiliers détenus dans le canton. A.c. En janvier 2015, deux sociétés appartenant à E.________ ont déposé une dénonciation pénale contre le contribuable auprès des autorités de la Principauté de Monaco pour les chefs d'escroquerie et faux en écriture. À la suite de cette dénonciation, la Principauté de Monaco a formé une demande d'entraide auprès des autorités pénales suisses, sollicitant divers actes, dont des perquisitions et des séquestres d'avoirs et de documents. Faisant suite à une requête de l'Administration fiscale du 8 avril 2015, le Ministère public de la République et canton de Genève l'a autorisée à prendre connaissance de la procédure pénale genevoise impliquant le contribuable, par courrier du 9 juin 2015. Au printemps 2015, plusieurs articles de presse ont rapporté qu'une plainte pour escroquerie avait été déposée à l'encontre du contribuable devant la justice monégasque par E.________ et des sociétés lui appartenant. Selon ces coupures de presse, le contribuable était accusé d'avoir surfacturé des tableaux de maître au plaignant et à ses sociétés au travers de la société F.________ Ltd, tout en percevant directement des commissions correspondant à 2 % du prix de vente de ces tableaux. A.d. Par courrier du 9 avril 2015, le contribuable, ainsi que F.________ Ltd, se sont adressés spontanément à l'Administration fiscale en lui indiquant qu'à la suite des différents articles parus dans la presse, ils souhaitaient transmettre "toutes les informations [...] permettant de se convaincre [qu'ils n'étaient] pas assujettis fiscalement à titre personnel en Suisse". A.e. Sur requête de l'Administration fédérale des contributions (ci-après: l'AFC), le Chef du Département fédéral des finances l'a autorisée, par courrier du 13 mars 2017, à mener une enquête fiscale spéciale au sens des art. 190 et ss LIFD (RS 642.11) à l'encontre de A.________, F.________ Ltd (sise à Hong-Kong) et G.________ Ltd (sise aux Îles Vierges britanniques). Dans le contexte de cette enquête, l'AFC a notamment procédé à des perquisitions et des séquestres. Entre autres endroits, des perquisitions ont eu lieu au domicile de H.________, qui vivait dans la villa que le contribuable avait acquise en 2009, ainsi que dans les locaux occupés à Genève par des sociétés appartenant à celui-ci. A.f. Par courrier du 11 décembre 2019, l'Administration fiscale a informé A.________ de l'ouverture à son encontre de procédures en rappel d'impôt et en soustraction pour l'IFD et les ICC relatives aux périodes fiscales 2009 à 2012, ainsi que d'une procédure en tentative de soustraction fiscale pour l'IFD et les ICC des périodes fiscales 2013 à 2015. La Division des affaires pénales et enquêtes de l'AFC (ci-après: DAPE) lui avait en effet indiqué que le départ du contribuable pour Singapour au 1er janvier 2009 ne semblait pas avoir été effectif et que son assujettissement à l'impôt en Suisse aurait dû demeurer illimité. L'Administration fiscale a invité le contribuable à déposer des déclarations fiscales pour les années 2009 à 2018, accompagnées des justificatifs. Le 16 décembre 2020, l'Administration fiscale a remis à A.________ des bordereaux de rappel d'impôt pour l'IFD et les ICC des périodes fiscales 2009 et 2010, ainsi que des bordereaux d'amende IFD et ICC relatifs à la période fiscale 2010. Le contribuable a formé réclamation. Par décision du 7 octobre 2021, l'Administration fiscale a refusé de rendre une décision incidente portant sur l'étendue de l'assujettissement du contribuable. Elle lui a également indiqué qu'elle examinerait ces questions dans le cadre des procédures en cours portant sur les années fiscales 2009 à 2015. Par acte du 18 octobre 2021, A.________ a interjeté recours devant le Tribunal administratif de première instance de la République et canton de Genève (ci-après: le TAPI), qui a rayé la cause du rôle par jugement du 12 avril 2022. A.g. Le 20 décembre 2021, la DAPE a rendu son rapport détaillé, selon lequel l'assujettissement de A.________ était illimité et justifiait des reprises et des amendes pour soustraction des impôts dus, notamment pour les années 2009 à 2015.