Citation: 1C_915/2013 E. B

C.________ a acquis en août 2012 la parcelle faisant l'objet du permis de construire délivré le 3 mars 2008. Le 15 octobre 2012, il a présenté aux autorités communales les plans relatifs à un système de ventilation mécanique à double flux, avec une aspiration d'air frais à l'extérieur et un rejet d'air vicié par-dessus le toit de la partie la plus élevée du chalet, qui ne nécessitait l'installation d'aucune cheminée d'évacuation de l'air vicié. Le 24 octobre 2012, le Conseil communal de Bagnes a autorisé le système de ventilation proposé par C.________ pour évacuer l'air vicié du parking souterrain et intégré cette décision au permis de construire en force. Le 10 novembre 2012, B.________, agissant pour son propre compte et celui de E.________ et de l'hoirie A.________, s'est adressée au Conseil d'Etat pour s'opposer à l'autorisation complémentaire de construire qu'elle considérait comme nulle et requérir l'arrêt immédiat des travaux. Le 15 novembre 2012, l'organe d'instruction des recours du Conseil d'Etat a informé les parties qu'il considérait l'écriture communale du 24 octobre 2012 comme une décision et la lettre des opposantes du 10 novembre 2012 comme un recours contre cette décision et que les travaux concernant la ventilation et la cheminée du parking souterrain ne pouvaient pas débuter, de par la loi, avant l'entrée en force de la décision relative à l'effet suspensif. Le Service cantonal de la protection de l'environnement, consulté par le constructeur, a approuvé en date du 19 novembre 2012 le système de ventilation proposé qui respectait les dispositions légales sur la protection de l'air. Le 9 janvier 2013, B.________ a déposé auprès du Conseil d'Etat une plainte administrative contre la Commune de Bagnes pour avoir laissé débuter les travaux sans que les conditions du permis de construire du 3 mars 2008 ne soient remplies. Le 27 février 2013, le Conseil d'Etat a rejeté le recours formé contre la décision communale du 24 octobre 2012 et a déclaré irrecevable la plainte administrative dirigée contre la Commune de Bagnes. Au terme d'un arrêt rendu le 15 novembre 2013 sur recours de E.________, de l'hoirie A.________ et de B.________, la Cour de droit public du Tribunal cantonal a réformé cette décision en ce qui concerne les frais et dépens pour tenir compte de la violation de leur droit d'être entendues commise par le Conseil d'Etat et l'a confirmée pour le surplus.