Citation: 2C_1059/2022 E. 8

Enfin, l'art. 3 par. 1 de la Convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant (CDE; RS 0.107) qui commande de tenir compte de l'intérêt supérieur de l'enfant et qui est invoqué par les recourants dans leurs écritures ne leur est d'aucun secours. En effet, si cet article prévoit que, dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale, il n'est pas directement applicable (ATF 144 II 56 consid. 5.2; cf. en droit des étrangers: ATF 144 I 91 consid. 5.2). L'art. 3 CDE ne saurait ainsi fonder une prétention directe à l'octroi ou au maintien d'une autorisation (ATF 144 I 91 consid. 5.2; 140 I 145 consid. 3.2; arrêt 2C_725/2022 du 23 février 2023 et les autres arrêts cités). Dans la mesure où ni le recourant 1 ni les recourants 2 et 3 ne peuvent se prévaloir d'un droit de demeurer en Suisse fondé sur une autre disposition légale ou conventionnelle, l'art. 3 par. 1 CDE n'a pas de portée propre susceptible de conduire à l'octroi d'une autorisation de séjour en leur faveur. Au demeurant, l'arrêt attaqué n'a pas pour résultat de séparer la famille, de sorte que l'on ne voit pas qu'elle soit contraire à l'art. 3 CDE.