Citation: 2C_520/2021 E. A

A.________, né en 1958 et boucher de formation, est domicilié à B.________ (VD). Il est propriétaire de six entreprises agricoles sises dans le canton de Vaud, à savoir à C.________, D.________, E.________, F.________, G.________ et H.________. Pour sa part, I.________, né en 1961 et domicilié à J.________ (FR), détient 42 biens-fonds dans le canton de Fribourg. Il s'agit des parcelles nos **, **, **, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***-a, ***-b (actuellement ***), ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, ***, *** et *** du registre foncier de la commune de K.________ et n° **** de celui de la commune de L.________. Ceux-ci, d'une surface totale de 213'190 m², constituent une entreprise agricole dont le prix licite a été fixé à 1'128'909 fr. I.________ ayant connu des difficultés financières, l'Office des poursuites de la Broye a requis la vente forcée de cette entreprise. A.________ s'est déclaré intéressé par une vente de gré à gré qui a été acceptée par ledit office. Après que les deux parties eurent, en date du 29 octobre 2019, conclu un contrat de vente portant sur les 42 parcelles susmentionnées pour un montant de 1'271'387 fr., A.________ a requis l'autorisation d'acquérir celles-ci à l'Autorité foncière agricole du canton de Fribourg (ci-après: l'Autorité foncière agricole). Par courrier du 13 décembre 2019, ladite autorité a informé l'intéressé qu'à la suite de sa séance plénière du 28 novembre 2019 elle projetait de rendre une décision négative. A.________ ayant demandé qu'une décision sujette à recours soit rendue, l'Autorité foncière agricole a, en date 25 mars 2020, refusé d'octroyer l'autorisation d'acquérir les parcelles litigieuses. Cette autorité a relevé que celui-ci était déjà propriétaire d'au moins 168 ha de surface agricole, dont 3.5 ha de vignes, représentant 7.69 UMOS et employait sept ouvriers agricoles à plein temps; elle a estimé que l'intéressé ne serait pas en mesure de s'occuper personnellement de l'entreprise convoitée, compte tenu de la dispersion de ses exploitations dans le canton de Vaud et des grandes distances les séparant, ainsi que de la charge de travail considérable qu'elles représentaient.