Citation: 2C_14/2018 E. 4.6

4.6. Quant à la condition de la distance qui sépare le pays de résidence de l'enfant du pays d'origine de son parent, il faut constater que la Serbie est certes relativement éloignée de la Suisse. Toutefois, le recourant ne bénéficie pas d'une situation professionnelle stable en Suisse, étant au bénéfice d'indemnités de chômage et de divers contrats temporaires de mission. Dans ces conditions, la distance existant entre la Suisse et son pays d'origine n'est pas à ce point importante qu'elle s'opposerait au refus d'un titre de séjour en Suisse. Au demeurant, rien n'empêche le recourant d'exercer son droit de visite en venant voir son fils en Suisse lors de vacances ou, plus tard, en l'invitant à se rendre en Serbie. Il pourra également communiquer régulièrement avec celui-ci par le biais d'Internet ou de tout autre moyen de télécommunication. Par ailleurs, l'autorité précédente a constaté que le recourant versait les pensions alimentaires qu'il devait, mais par le biais d'un bureau de recouvrement. Même si cela n'exclut pas d'emblée l'existence d'un lien économique entre le recourant et son fils, qu'un tel organisme doive intervenir pour que le recourant s'acquitte de son dû, démontre à tout le moins le peu d'intérêt qu'il porte aux besoins financiers de son enfant et conduit à relativiser l'aspect économique dans la pesée des intérêts en présence. En outre, l'intégration sociale du recourant en Suisse n'est pas particulièrement poussée, celui-ci, selon les constatations de l'autorité précédente, ayant de la peine à comprendre le français et ne participant pas à la vie sociale de la région où il vit.