Citation: 6B_1237/2014 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a retenu que, quand bien même la procédure n'aurait pas été rigoureusement respectée, il apparaissait que l'importance accordée à la personne du mineur au sens de l'art. 2 DPMin avait été largement prise en compte par le juge des mineurs dans ses démarches en vue de l'exécution de la peine, notamment en accueillant les doléances des parents et du mineur quant aux horaires du programme de prévention, en dispensant dans un premier temps le mineur de suivre le programme de prévention auquel il avait été convoqué et finalement en convoquant le mineur sur un samedi, soit en tenant compte de son souhait de ne pas manquer des heures de cours. On comprend de cette motivation que la cour cantonale a estimé que le recourant avait pu s'exprimer s'agissant de la modification de sa peine, même si la procédure n'avait pas été rigoureusement respectée. De la sorte, elle a, à tout le moins implicitement, rejeté les griefs de violation du droit d'être entendu et de déni de justice du recourant. Aussi succincts qu'ils soient, ces motifs excluent le déni de justice et la violation du droit d'être entendu invoqués à l'encontre de la cour cantonale. Pour le surplus, il ressort de l'arrêt entrepris et du dossier cantonal que le recourant a, dans un premier temps, pu exprimer, par l'intermédiaire de ses représentants légaux, son point de vue s'agissant des horaires et des modalités d'exécution de sa peine (cf. les divers échanges avec l'association et le juge des mineurs pièces 9002, 9005 ss dossier de première instance). Après la conversion de la peine, il a pu, dans un premier courrier du 1 er octobre 2013 (pièces 9010 à 9012 dossier de première instance), exposer ses griefs concernant cette transformation. Il a ensuite, dans un courrier de son conseil d'une douzaine de pages, formé « opposition » au courrier du juge des mineurs du 21 octobre 2014, dans lequel il a formulé en détail ses critiques. A la suite de la réponse du juge des mineurs du 19 novembre 2014, il a déposé un recours motivé devant la cour cantonale (pièce 3 dossier cantonal). Le recourant a ainsi bénéficié d'une voie de recours devant la cour cantonale qui s'est déclarée compétente (cf. arrêt entrepris p. 5) et qui disposait d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit (cf. art. 39 PPMin et 393 al. 2 CPP). Même à supposer que c'est à tort que les autorités cantonales n'ont pas suivi la procédure de l'ordonnance pénale - question qui n'a pas besoin d'être tranchée en l'espèce au vu du sort du grief - le recourant ne démontre pas quels arguments il n'aurait pas pu faire valoir aux différents stades de la procédure cantonale. La prétendue violation de son droit d'être entendu a, à tout le moins, été guérie devant la cour cantonale à qui le recourant a pu exposer l'entier de ses arguments et qui disposait d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit (cf. ATF 137 I 195 consid. 2.3.2 p. 197 s.; 133 I 201 consid. 2.2 p. 204). Les critiques du recourant sont infondées dans la mesure où elles sont recevables. Enfin, le recourant ne fait qu'évoquer le principe d'oralité des débats, sans y consacrer de développement, et son grief ne répond pas aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2, respectivement 106 al. 2 LTF.