Citation: 8C_929/2015 E. 4.3.3

4.3.3. En l'espèce, les éléments recueillis par la gendarmerie permettent de retenir que le heurt a été très violent. Il est en effet établi que l'accident a eu lieu sur une chaussée où la vitesse maximale autorisée est de 80 km/h. D'après l'ordonnance de condamnation du Procureur général du 29 avril 2003, la conductrice du véhicule circulait à une vitesse de 60 à 70 km/h au moment où elle a heurté l'arrière du vélo de l'assurée. En outre, celle-ci a été projetée à 22 mètres environ de la zone de choc. A cet égard, il y a lieu de dénier toute pertinence pour l'appréciation de la gravité de l'accident à l'argument de la recourante, selon lequel une telle distance est une réaction physique habituelle en cas d'impact entre une voiture et un cycliste lorsque celui-ci ne rencontre aucun obstacle susceptible de le stopper. Quant aux lésions physiques provoquées par l'accident, elle ne permettent pas de nier que les forces en jeu lors de la collision étaient importantes. Au regard de la violence du choc, c'est donc à bon droit que les juges cantonaux ont rangé l'événement du 17 septembre 2002 parmi les accidents de gravité moyenne à la limite des cas graves.