Citation: 2A.653/2004 17.11.2004 E. 1

qu'au surplus, la recourante ne peut invoquer aucune disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité international lui accordant le droit à la prolongation de son autorisation de séjour, que, selon l'art. 17 al. 2 1ère phrase de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20), le conjoint (étranger) d'un étranger possédant l'autorisation d'établissement a droit à l'autorisation de séjour aussi longtemps que les époux vivent ensemble, qu'une séparation entraîne donc la déchéance de ce droit, indépendamment de ses motifs, à moins que la rupture ne soit que de très courte durée et qu'une reprise de la vie commune ne soit sérieusement envisagée à brève échéance (ATF 130 II 113 consid. 4.1 p. 116 et les références citées), qu'il ressort de l'arrêt attaqué - dont les constatations de fait lient le Tribunal fédéral dans la mesure où elle n'apparaissent pas manifestement erronées (art. 105 al. 2 OJ) - que les époux vivent séparés depuis plusieurs mois et qu'une réconciliation n'est raisonnablement pas envisagée, les époux n'ayant plus de contacts depuis leur séparation, que, contrairement à l'avis de la recourante, il est sans importance que la rupture soit due exclusivement au comportement violent de son époux, que la recourante ne peut en outre rien déduire de l'art. 7 al. 1 LSEE dans la mesure où son époux n'est pas de nationalité suisse, ni de l'art. 8 CEDH, qui ne protège que les relations familiales étroites et effectivement vécues, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, que le présent recours est donc manifestement irrecevable en vertu de l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ (ATF 129 II 281 consid. 2.1; 128 II 145 consid. 1.1.1 et les arrêts cités), que la recourante n'a pas non plus qualité pour former un recours de droit public sur le fond au sens de l'art. 88 OJ, faute de droit au renouvellement d'une autorisation de séjour, qu'elle est cependant habilitée à agir par cette voie de droit pour se plaindre de la violation de ses droits de partie (garantis par la Constitution ou par la procédure cantonale) équivalant à un déni de justice formel (ATF 126 I 81 consid. 7b et les arrêts cités), que, dans la mesure où elle reproche au Tribunal administratif de ne pas avoir suspendu la procédure jusqu'à droit connu sur sa plainte pénale déposée le 22 avril 2004 à l'encontre de son mari pour atteinte à l'honneur, son grief est mal fondé, puisque le comportement du conjoint titulaire d'une autorisation d'établissement n'est pas déterminant sous l'angle l'art. 17 al. 2 LSEE, que le recours doit donc être rejeté dans la mesure où il est recevable, selon la procédure simplifiée de l'art. 36a OJ, sans qu'il soit nécessaire d'ouvrir un échange d'écritures, qu'avec le présent prononcé, la requête d'effet suspensif devient sans objet, que, succombant, la recourante doit supporter un émolument judiciaire (art. 156 al. 1 OJ). Par ces motifs, vu l'art. 36a OJ, le Tribunal fédéral prononce: