Citation: 6B_866/2019 E. 3.4

3.4. Le recourant revient pour partie sur des aspects qui avaient déjà été examinés dans l'arrêt de renvoi du 15 juin 2018. Le Tribunal fédéral y avait ainsi relevé que la cour cantonale avait, sans arbitraire, considéré que la cause n'était pas "juridiquement complexe" (cf. consid. 4.3.2). Le recourant ne saurait désormais contester cette appréciation, reprise par l'autorité précédente dans sa motivation relative à l'indemnisation des heures consacrées à la rédaction du recours du 9 novembre 2015. Par ailleurs, le recourant indique qu'il aurait dû consacrer trois heures à l'étude du dossier, le 9 novembre 2015, dans le cadre de la rédaction du recours en question. Or, il ressort de sa note d'honoraires du 28 avril 2016 qu'un temps encore supérieur avait été dévolu à cette tâche le 29 septembre 2015, en vue des déterminations formulées à la suite de l'avis de prochaine clôture du 16 septembre 2015, en particulier afin de réclamer des mesures probatoires. Sur ce point, le Tribunal fédéral avait, dans son arrêt de renvoi du 15 juin 2018, relevé que la cour cantonale avait, sans arbitraire, estimé que la durée annoncée pour le 29 septembre 2015 n'apparaissait pas nécessaire pour l'étude d'un dossier dont le recourant avait alors déjà une bonne connaissance (cf. consid. 4.3.2). On ne voit pas ce qui aurait justifié, quelques jours après une étude approfondie du dossier en vue de la rédaction de déterminations et de réquisitions de preuves, de consacrer derechef une durée presque équivalente à la lecture du même dossier. Enfin, il n'apparaît pas que l'autorité précédente aurait versé dans l'arbitraire en considérant qu'une activité de 17 heures - consacrée à la rédaction - s'avérait excessive au regard du mémoire de recours du 9 novembre 2015. Comme l'a à bon droit relevé celle-ci, cette écriture ne révèle pas que des recherches juridiques particulières auraient été effectuées, mais consiste essentiellement à rediscuter les faits de la cause. Pour le reste, on ne voit pas quel critère pertinent découlant de la jurisprudence précitée ou de l'art. 16 al. 2 RAJ/GE (cf. consid. 3.1 et 3.2 supra) aurait été ignoré ou mal apprécié par la cour cantonale. Cette dernière pouvait ainsi, sans arbitraire, considérer qu'une durée totale de 21 heures était excessive pour la rédaction de l'écriture concernée, et que seules 12 heures d'activité d'avocat étaient nécessaires pour attaquer l'ordonnance de classement du 27 octobre 2015 compte tenu des spécificités de la cause. On peut ajouter que le montant total alloué au recourant pour la rédaction du recours concerné, soit 2'592 fr., n'apparaît pas davantage arbitraire. Le grief doit donc être rejeté.