Citation: 8C_748/2023 E. 3.3

3.3. Devant le Tribunal fédéral, la recourante conteste le droit de l'intimée à l'indemnité journalière au-delà de l'âge ordinaire de la retraite. Elle expose qu'avant même l'accident, l'intimée aurait prévu de ne plus travailler une fois l'âge de la retraite atteint, de sorte que celle-ci n'aurait subi aucune perte de gain à compter de la retraite. Elle soutient que la reconnaissance d'un droit de l'intimée à l'indemnité journalière, au-delà de l'âge ouvrant le droit à une rente de l'AVS, constituerait une inégalité de traitement entre les assurés, d'une part entre ceux subissant un accident avant l'âge de la retraite et ceux victimes d'un accident après l'âge de la retraite, et d'autre part entre ceux qui auraient continué de travailler après l'âge ordinaire de la retraite et ceux qui n'avaient pas eu cette intention. La recourante aborde par ailleurs la question du calcul et du paiement des primes d'assurance, en exposant qu'aucune prime n'aurait été versée pour la période du 1 er novembre 2022 au 27 mars 2023 et que sans l'accident, aucun salaire n'aurait été versé à l'intimée après sa retraite.