Citation: 8C_78/2018 E. 5.2

5.2. Dans l'optique de mettre en doute la crédibilité de l'intimé, les recourants reprochent à celui-ci d'avoir tardé à évoquer son absence au moment supposé des actes dénoncés et de n'avoir pas requis de mesures d'instruction particulières au stade de l'enquête administrative, en particulier l'audition des patientes. Autrement dit, ils attribuent à l'intimé le caractère lacunaire de l'enquête. Une telle argumentation est dépourvue de fondement et va vraisemblablement à l'encontre des règles cantonales de procédure applicables à l'enquête administrative. Certes, les recourants - comme ils le font également valoir - n'étaient pas en mesure d'obliger les patientes, contre leur volonté, à participer à l'enquête administrative, mais encore faudrait-il qu'une demande ou une convocation en ce sens leur ait été adressée, ce qui ne ressort pas du jugement attaqué. Le refus de porter plainte n'empêchait pas non plus de les entendre et, contrairement à ce que soutiennent les recourants, il n'y a rien de choquant à les impliquer dans l'enquête dans la mesure où les actes reprochés à l'intimé reposent sur leurs seules déclarations. Enfin, en tant que les recourants nient les incertitudes temporelles mises en évidence dans le jugement attaqué, leur argumentation n'est pas recevable, dès lors qu'ils s'appuient sur certaines déclarations et pièces au dossier tout en passant sous silence d'autres éléments défavorables à leur thèse (supra consid. 2).