Citation: 9C_618/2021 E. 5.3.2

5.3.2. La recourante ne peut pas davantage être suivie lorsqu'elle allègue que le fait que le docteur C.________ a retenu une aggravation de son état de santé à compter du 1er mai 2018, soit antérieurement à l'évaluation de l'enquêtrice, ne "discrédite" en rien le contenu de son expertise pour la période postérieure correspondant à l'évaluation de l'enquêtrice. Quoi qu'elle en dise, force est d'admettre, à la suite des premiers juges, que le docteur C.________ s'est concentré sur les plaintes de l'assurée et les propos tenus par son entourage et son médecin traitant. De plus, dans la mesure où l'expertise privée a été considérée comme une appréciation (rétroactive) différente d'un état de fait qui, pour l'essentiel, est demeuré inchangé (voir arrêt 9C_619/2021 de ce jour), le diagnostic posé par le docteur C.________ pour justifier le besoin d'accompagnement de sa patiente ("un trouble de la personnalité comme conséquence de la persistance d'un vécu traumatique intense suite à l'événement catastrophique vécu par [la recourante] en 2012, et qui a conduit de manière incontournable à réévaluer sa capacité à s'occuper d'elle-même"), ne saurait être retenu. Le docteur B.________ a du reste nié une modification de la personnalité en 2019. L'expertise privée ne saurait donc remettre en cause les conclusions de l'enquêtrice, selon lesquelles l'assurée n'a pas besoin d'un accompagnement durable pour faire face aux nécessités de la vie.