Citation: 2D_15/2022 E. 4.2

4.2. Même si elle n'a pas qualité pour agir au fond, la recourante peut se plaindre par la voie du recours constitutionnel subsidiaire de la violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel, pour autant qu'il ne s'agisse pas de moyens ne pouvant être séparés du fond (cf. ATF 146 IV 76 consid. 2; 137 II 305 consid. 2; 114 Ia 307 consid. 3c). En l'espèce, la recourante se plaint de la violation de son droit d'être entendue en lien avec le refus de procéder à l'audition en qualité de témoin de quatre personnes en vue de démontrer sa présence continue sur le territoire suisse depuis 2009. Or, vérifier si l'instance précédente a violé le droit d'être entendu en refusant les offres de preuves requises suppose de se demander si ce refus est justifié par une appréciation anticipée des preuves dénuée d'arbitraire (cf. ATF 140 I 285 consid. 6.3.1; 136 I 229 consid. 5.3). Cette vérification implique une analyse sur le fond des art. 8 CEDH et 30 LEI dont ne peut se plaindre la recourante faute de qualité pour recourir (supra consid. 3 et 4.1). Ces griefs ne pouvant pas être séparés du fond, ils ne peuvent partant pas être examinés.