Citation: 6B_361/2018 E. 5.2.2

5.2.2. La cour cantonale a retenu que le départ du recourant de l'étude B.________ aurait également eu lieu sans l'ouverture d'instruction, dans les mêmes conditions. Elle a relevé que la sentence arbitrale du 16 septembre 2014, prononçant la dissolution de la société simple composée de Maîtres C.________, D.________, X.________ et E.________, ne faisait aucun lien entre l'ouverture d'instruction du 8 août 2007 et la dissolution de cette société simple. En outre, l'avocat du recourant avait admis dans une lettre du 12 octobre 2007 que la volonté des associés du recourant de se défaire de celui-ci venait d'une érosion commencée il y a plusieurs années, plutôt que de ses mésaventures judiciaires. Le recourant soutient que l'ouverture de l'instruction le 8 août 2007 est la cause de son départ de l'étude. Il invoque la chronologie des faits. Il fait valoir que, le 11 août 2007, le journal F.________ publiait le contenu de l'inculpation et que, le 14 août 2007, il était expulsé manu militari de l'étude. Il expose ensuite que les autres affaires qui, selon la cour cantonale, auraient entraîné son départ de l'étude étaient connues des associés bien avant l'échéance contractuelle de résiliation du 30 juin 2007. Par cette argumentation, il présente sa propre version des faits, sans démontrer que celle retenue par la cour cantonale serait arbitraire. De nature appellatoire (cf. art. 106 al. 2 LTF), cette argumentation est irrecevable. Il ressort bien de la lecture de la sentence arbitrale, dont des extraits ont été cités par l'ordonnance attaquée, que les relations entre associés s'étaient dégradées depuis plusieurs années et que la poursuite du but commun était devenue impossible, indépendamment de l'ouverture de l'instruction le 8 août 2007. La cour cantonale n'a donc pas versé dans l'arbitraire en retenant que le départ du recourant de l'étude B.________ aurait également eu lieu sans l'ouverture de l'instruction et qu'il n'existait donc pas de lien de causalité naturelle entre ces deux événements. Elle n'est pas non plus tombée dans l'arbitraire en retenant que la diminution des recettes du recourant était la conséquence de son départ de l'étude, et non de l'ouverture de l'instruction à son encontre.