Citation: 6B_1247/2021 E. 4.3.2

4.3.2. Ce grief tombe à faux. En effet, par les considérations auxquelles se réfère la recourante (cf. consid. 3.3 supra), la cour cantonale n'a nullement considéré le déroulement de l'instruction préliminaire par le Ministère public comme l'un des motifs qui l'ont conduite à retenir qu'il subsistait un doute sérieux et insurmontable quant à l'existence des faits reprochés à l'intimé. Elle a uniquement déduit de la manière dont l'instruction préliminaire s'était déroulée - soit avec l'audition de la victime et des témoins dans une première phase, au terme de laquelle le Ministère public avait envisagé un classement, puis avec l'expertise de crédibilité et de victimologie dans une deuxième phase, au terme de laquelle le Ministère public avait engagé l'accusation - que c'étaient les déclarations de la jeune fille telles qu'elles devaient être comprises et prises en compte après la mise en oeuvre de cette expertise qui avaient emporté la conviction du Ministère public. Or ces déclarations n'étaient pas suffisamment explicites, et les témoins indirects n'offraient pas de versions suffisamment convergentes, pour tenir pour établi, au-delà de tout doute raisonnable, les faits décrits dans l'acte d'accusation.