Citation: 6B_1443/2020 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a relevé qu'à teneur de la décision d'octroi de la libération conditionnelle, malgré les antécédents récents de l'intéressé et ses faibles capacités de tenir compte des conséquences de ses actes, ses projets d'avenir (notamment professionnels et l'emménagement avec sa compagne à U.________ loin de ses mauvaises fréquentations) permettaient de considérer que le pronostic en vue de la libération conditionnelle était non défavorable. Selon l'évaluation détaillée de la part des spécialistes de l'OSAMA, le risque de récidive d'actes de violence était moyen et le risque général d'autres infractions élevé, notamment en raison de l'instabilité professionnelle du recourant, de ses mauvaises fréquentations, et de son attitude ambivalente face au bien-fondé des règles de conduite et à sa réelle volonté d'être abstinent. L'assistance de probation et les règles de conduite constituaient des facteurs de protection (faibles à modérés) contre la récidive. Or, le rapport d'Addiction Valais du 9 juillet 2020 mettait en lumière que le suivi du recourant était très aléatoire (retards, absences, coopération ambivalente) et l'intéressé avait expressément nié l'utilité du suivi auprès de l'OSAMA. Selon le rapport du 24 septembre 2020 émanant de cet office, le recourant avait rechuté dans la consommation d'alcool et de stupéfiants, il maintenait des contacts avec des personnes connues défavorablement de la justice et avait affirmé, lors de son audition d'août 2020, vouloir continuer à boire. Le recourant avait fait l'objet d'avertissements de l'OSAMA en février et mai 2020. Lors d'un contrôle de la circulation routière le 16 août 2020, le recourant a été testé positif à l'alcool et à la cocaïne et un poignard à lame asymétrique (non qualifié d'arme selon la LArm) a été découvert. Questionné sur ces manquements, le 26 août 2020, il avait été averti du dépôt d'une dénonciation et du risque d'une révocation de sa libération conditionnelle. Le 18 septembre 2020, une enquête pénale a été ouverte contre le recourant pour infractions à la LStup et à la LCR, à la suite du contrôle de police fortuit du véhicule. Devant le TAPEM, le 7 octobre 2020, le recourant avait concédé qu'il ne parvenait plus à "résister à la tentation". Outre les éléments retenus par le TAPEM, la cour cantonale a pris en compte l'ouverture d'une nouvelle procédure pénale en novembre 2020, s'agissant notamment d'une altercation entre le recourant - qui s'était rendu la nuit du 21 novembre 2020, avec un ami muni d'un spray de défense, au domicile de son ex-compagne - et les personnes qui s'y trouvaient. A cette occasion, le recourant avait été blessé d'un coup de couteau à l'abdomen. En tenant compte en particulier de l'investissement constamment ambivalent du recourant dans le suivi d'Addiction Valais, des manquements répétés à l'obligation d'abstinence aux stupéfiants et à l'alcool, du manque d'introspection de l'intéressé, du peu d'effet des deux avertissements de l'OSAMA et de l'augmentation du risque de récidive en matière d'actes de violence - démontrée encore récemment - mise en lien avec le non-respect du cadre instauré par l'assistance de probation et les règles de conduite, la cour cantonale a conclu que le pronostic du recourant était significativement plus défavorable qu'au moment de l'octroi de sa libération conditionnelle. Pour ce faire, elle a également tenu compte, dans une moindre mesure, des antécédents du recourant et des deux enquêtes pénales ouvertes à son encontre. Selon la cour cantonale, une prolongation du délai d'épreuve ou la modification des règles de conduite ne pouvaient avoir qu'un effet au mieux insuffisant sur la prévention d'un tel risque, de sorte que l'exécution du solde de la peine semblait, non seulement proportionnée mais encore la sanction la plus efficace.