Citation: 6B_126/2015 E. 3.3

3.3. Le recourant ne conteste pas que toute l'eau arrivait par la même conduite dont le compteur principal se trouvait chez l'intimé. Il ne discute pas non plus le fait que l'intimé a payé des factures couvrant la totalité de la consommation d'eau du domaine et des deux logements, soit sa propre consommation d'eau pendant plusieurs années, y compris après la reprise du bail à ferme par l'intimé. Il fait valoir qu'entre les différents compteurs et sous-compteurs installés, tout était techniquement possible pour connaître la consommation exacte d'eau chaude ou froide de chacun. La critique du recourant est vaine. Ce n'est pas l'impossibilité d'établir des décomptes individuels qui a conduit l'intimé à payer la part de consommation d'eau du recourant, mais les mensonges de celui-ci sur le fait qu'il recevait une facturation séparée sur le relevé de son sous-compteur par la commune qui lui permettait de payer directement sa propre consommation. Le fait que la gérance ait ou non failli à ses obligations en n'établissant pas de décompte est sans pertinence sur la tromperie du recourant à l'égard de l'intimé sur la facturation de la consommation d'eau. En outre, il a été retenu (cf. art. 105 al. 1 LTF) que la gérance ne s'occupait pas d'établir les décomptes d'eau. Le témoignage du régisseur, dont se prévaut le recourant, qui a déclaré ne pas se souvenir s'être occupé de la facturation d'eau ne rend pas insoutenable la constatation énoncée. Le recourant objecte que l'on ne pouvait retenir sans arbitraire que son sous-compteur n'avait jamais été relevé alors qu'il ressortait d'une note manuscrite que l'intimé avait relevé les compteurs les 23 mai 2005, 22 mai 2006 et 21 avril 2008. Outre l'imprécision de la pièce qui ne permet pas d'établir que l'intimé a relevé aux dates indiquées le sous-compteur du recourant alors qu'il y en avait quatre, le recourant n'expose pas plus avant en quoi cette pièce serait en contradiction avec le fait qu'il avait admis que la commune n'avait jamais procédé au relevé de son sous-compteur. Le grief du recourant est inapte à établir l'arbitraire.