Citation: 6B_96/2014 E. 1.4

1.4. En l'espèce, le prévenu a utilisé les données de son épouse et a signé en son nom pour conclure des contrats d'assurance engageant par là même cette dernière, notamment s'agissant du paiement des primes d'assurance. La recourante, qui se plaint exclusivement du classement de l'infraction de faux dans les titres, explique faire l'objet de poursuites et allègue que, si le prévenu venait à être reconnu coupable d'infraction de faux dans les titres, elle serait libérée de dettes découlant notamment des contrats précités. Dans la mesure où le dommage peut notamment prendre la forme d'une mise en danger du patrimoine telle qu'elle a pour effet d'en diminuer la valeur du point de vue économique (ATF 123 IV 17 consid. 3d p. 22; 122 IV 279 consid. 2a p. 281; 121 IV 104 consid. 2c p. 107), il n'est pas exclu que la condamnation du prévenu pour faux dans les titres permettrait à la recourante de faire valoir à son encontre des prétentions en réparation au sens de l'art. 41 CO. Cette question peut toutefois demeurer indécise au vu du sort de la cause.