Citation: 1B_384/2014 E. A

A.a. Le 16 janvier 2013, A.________ a été arrêté à Genève et mis notamment en prévention de tentative d'assassinat et de tentative de meurtre pour des faits survenus le 7 août et le 16 septembre 2011. Par décision du 18 janvier 2013 du Tribunal des mesures de contrainte (Tmc), le prévenu a été placé en détention provisoire au vu des risques de fuite et de collusion existants et de l'absence de mesures de substitution propres à les pallier. La détention a ensuite été régulièrement prolongée. A la suite de la demande du 25 juillet 2014 de A.________, le Tmc a constaté, par ordonnance du 6 octobre 2014, que les conditions dans lesquelles s'était déroulée la détention provisoire et pour des motifs de sûreté sur les périodes consécutives de 105 jours, puis de 329 jours ne respectaient pas les exigences légales s'agissant de la surface individuelle, de la durée et du confinement. L'autorité a aussi relevé que le détenu avait eu le droit de se promener une heure par jour, de pratiquer des activités sportives, de travailler depuis le 7 juillet 2014 et de recevoir régulièrement des visites de sa famille. Elle a encore retenu que le prévenu n'avait produit aucun certificat médical concernant les automutilations qu'il se serait infligées à la suite de fouilles alléguées illicites. A.b. Par jugement du 15 octobre 2014, le Tribunal correctionnel a reconnu A.________ coupable de tentative d'assassinat (art. 22, 111 et 112 CP) et d'infraction à la loi fédérale sur les étrangers, mais l'a acquitté du chef de prévention de tentative de meurtre. Le prévenu a été condamné à une peine privative de liberté de six ans, sous déduction des 638 jours de détention avant jugement. A.________ a annoncé faire appel contre ce jugement. Le Tribunal correctionnel a également ordonné le maintien en détention pour motifs de sûreté de A.________, retenant les risques de fuite - celui-ci étant rendu encore plus élevé en raison du verdict condamnatoire - et de collusion, ainsi que l'absence de mesures propres à les pallier. Lors de l'audience de jugement, A.________ a déposé une requête de mise en liberté en raison des conditions illicites de détention. Cette demande a été rejetée le 20 octobre 2014 par le Tmc. Cette autorité s'est considérée comme incompétente pour statuer sur la nullité alléguée de la procédure de première instance. Elle a ensuite estimé qu'au vu de la condamnation, la condition des charges suffisantes était toujours remplie, que les risques de fuite et de collusion s'étaient renforcés et qu'il convenait d'assurer la présence du prévenu lors de la procédure d'appel, ainsi que pour l'éventuelle exécution de la peine. Le Tmc a encore rappelé que l'illicéité des conditions de détention durant certaines périodes n'était pas de nature à influencer celles relatives au maintien en détention. Selon l'autorité, la durée de la mesure subie était proportionnée au regard de la peine encourue et il n'existait dans le cas d'espèce aucune mesure de substitution susceptible d'atteindre le même but que la détention.