Citation: U 330/00 14.05.2002 E. 4

4.- En relation avec les seules séquelles physiques de l'accident, les juges cantonaux ont retenu, en se fondant sur le rapport du docteur Z.________, du 3 août 1998, d'une part, et sur le rapport et les données complémentaires, des 17 mars et 21 avril 1997, émanant du docteur K.________, que la recourante est en mesure d'exercer à plein temps en position debout ou assise une activité qui n'exige ni d'élever le bras gauche au-dessus de la taille, ni de soulever des poids avec la main gauche et qu'elle serait apte à accomplir à 100 % tous travaux qui peuvent être effectués à l'aide de la main droite, en donnant un peu de soutien de la main gauche. Contrairement à ce qu'allègue la recourante, le certificat médical établi le 27 novembre 1997 par le docteur G.________ ne justifie pas de s'écarter de cette appréciation. Dans ce document, ce spécialiste expose avoir suivi l'assurée depuis le mois de septembre 1994 et indique, après un rappel anamnestique, que depuis la mi-juin 1995, l'état de son épaule est catastrophique avec exclusion complète du membre supérieur gauche, rendant impossible la reprise d'un travail manuel. Ce bref certificat porte certes une appréciation globalement plus défavorable sur la capacité de travail de l'assurée. Il n'apporte cependant aucun élément médical concret permettant de mettre en doute son aptitude à exercer des activités requérant essentiellement l'usage du bras droit, telles que celles préconisées par les docteurs X.________ et Z.________. On ne saurait dès lors reprocher aux premiers juges de s'en être tenus à l'avis de ces derniers, dont les rapports, convaincants et rédigés à la suite d'examens complets, répondent, pour le surplus, à toutes les conditions posées par la jurisprudence pour leur reconnaître pleine valeur probante (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). Le rapport établi le 7 avril 1997 par le docteur Y.________ ne permet pas non plus de remettre en cause les conclusions des docteurs Z.________ et X.________. Le docteur Y.________ indique certes que, à son avis, l'atteinte à la santé dont souffre la recourante évolue vers un handicap fonctionnel sévère irréversible de longue durée et que toute tentative de réinsertion ou de réorientation professionnelle demeure totalement illusoire. Ce rapport, qui ne comporte, pour l'essentiel, qu'une proposition thérapeutique étayée par un exposé des plaintes subjectives de la patiente et des constatations objectives du médecin, ne pose en revanche aucun diagnostic, hormis la mention d'un syndrome douloureux. Il ne permet dès lors pas de déterminer dans quelle mesure l'incapacité de travail attestée par ce médecin est d'origine physique ou psychique et, partant, la mesure dans laquelle l'intimée doit en répondre (cf. consid. 3 ci-dessus). Il n'y a, enfin, pas lieu de prendre en compte dans la présente procédure le rapport établi par ce même médecin le 22 août 2000 et produit par la recourante le 29 du même mois, soit postérieurement à l'échéance du délai de recours et sans qu'un second échange d'écritures ait été ordonné (ATF 127 V 357 consid. 4a).