Citation: 6B_514/2014 E. 3.2

3.2. Dans son arrêt du 26 septembre 2013, la cour de céans a jugé la motivation du jugement cantonal excessivement succincte. Elle a relevé qu'il s'agissait moins de savoir quelle était la valeur intrinsèque du bien juridiquement protégé (la vie), que dans quelle mesure et comment ce bien avait été atteint. Elle a également souligné que la violence de l'acte était inhérente à la plupart des homicides, a fortiori lorsqu'ils avaient été commis à l'aide d'un objet contondant. Rien n'indiquait que les faits se soient déroulés sur un intervalle de temps relativement long. L'énergie criminelle déployée n'apparaissait pas s'écarter significativement de la moyenne. Le comportement en cours d'enquête ne fournissait aucun indice sur la gravité objective de la faute de l'auteur et le nettoyage des lieux ne fournissait non plus aucun indice sur la faute en relation avec l'homicide. Il fallait exclure la préméditation. Le mode opératoire relevait très vraisemblablement plus du hasard que d'une intention. La cour cantonale n'avait pas exposé les raisons qui l'avaient conduite à imputer le comportement du recourant en cours d'enquête à « une grande détermination dans sa volonté homicide ». Elle n'avait, en particulier, pas envisagé l'impossibilité du recourant de concevoir sa responsabilité dans les conséquences extrêmement graves d'une dispute, du moins de faire l'aveu d'un comportement irrationnel. Compte tenu d'un mobile demeuré inconnu, ces éléments ne plaidaient pas en faveur d'une peine excédant 10 à 15 ans de privation de liberté. Les éléments restants ne justifiaient pas de s'écarter d'une peine se situant vers le milieu de cet intervalle. La cour de céans en a conclu que la peine était insuffisamment motivée et avait été fondée sur des éléments sans pertinence.