Citation: 6B_634/2018 E. 2.2

2.2. En l'espèce, la cour cantonale s'est déclarée convaincue de ce que le recourant avait agressé B.________ sur la base des éléments suivants. Opposant la version de la victime à celle du recourant, elle a tout d'abord relevé que celui-ci avait modifié à plusieurs reprises sa version des faits sur le déroulement des évènements alors que la scène avait été brève et que cet élément conduisait déjà en soi à douter de la crédibilité de ses propres déclarations. Elle a en outre relevé que les versions présentées par ce dernier différaient de celles des autres protagonistes, à savoir B.________, victime, et C.________, compagnon de chambrée du prénommé et témoin. Il ressort de l'arrêt entrepris que la victime a en substance déclaré de manière constante que le recourant avait ouvert la porte de la chambre, lui avait sauté dessus alors que lui-même était sur le lit et l'avait agressé avec un canif, comme un couteau suisse, essayant de le planter de plein fouet à la tête, puis de lui porter un deuxième coup, qu'il avait paré, ce qui lui avait occasionné une blessure à l'index gauche. C.________ n'avait quant à lui pas vu de couteau, mais avait vu le recourant frapper la victime. Les versions de cette dernière et celle de C.________ se rejoignaient sur le fait que le recourant, aussitôt entré dans la chambre, avait donné des coups à la victime qui était en train de dormir. La cour cantonale a encore relevé que la version de B.________, victime, était compatible avec l'examen clinique réalisé par les médecins légistes. Ses blessures étaient compatibles avec son récit et avec des lésions occasionnées par une arme blanche.