Citation: 6B_1044/2023 E. 4.5.2

4.5.2. En rapport avec l'intérêt privé de la recourante à demeurer en Suisse, il sied de tenir compte de sa longue durée de séjour, du fait qu'elle y est arrivée à dix-neuf ans et que les membres de sa famille, soit notamment ses trois enfants, y vivent. Si l'on ne peut certes pas ignorer que l'expulsion est susceptible de porter atteinte aux relations entre la recourante et ses enfants, il convient de relever que cette mesure reste d'une durée limitée et que, si elle récupérait, avant l'expulsion, la garde de ses deux cadets, dont le père est de nationalité géorgienne comme celui de l'aînée, il demeure envisageable que la vie de famille se poursuive à l'étranger, ce d'autant plus que sa fille aînée parle géorgien et que ses cadets, au vu de leur jeune âge, ont des perspectives d'intégration. En tout état de cause, la mesure n'empêchera pas la recourante d'entretenir des contacts avec ses enfants par le biais des moyens de télécommunication modernes, voire par le biais de visites occasionnelles de ceux-ci en Géorgie. S'agissant des liens avec son pays d'origine, ils sont importants. Le père de sa fille aînée - qui parle le géorgien - y vit. Comme relevé par la cour cantonale, la recourante a ses racines à Tbilissi, la capitale, ce qui représente une réelle perspective d'emploi pour une personne diplômée de l'enseignement supérieur, traductrice de métier et ayant bénéficié d'une longue expérience en Suisse. Enfin, la recourante soutient que son expulsion empêcherait le suivi médical mis en place en Suisse. Elle fait valoir que, si elle est expulsée, elle subirait des conséquences potentiellement mortelles en lien avec l'interruption de son traitement médical actuel. La recourante ne formule de la sorte aucune description du danger encouru mais se limite à des assertions personnelles. Rien n'indique que ses problèmes de santé ne pourront pas également être suivis dans son pays d'origine.