Citation: 4A_183/2007 18.09.2007 E. 5

Le deuxième grief soulevé dans le recours concerne le rapport entre les prestations de l'intimé faisant l'objet de la facture litigieuse du 20 mai 2003 et celles déjà payées par la propriétaire sur la base du contrat du 1er octobre 2001. Selon la recourante, la cour cantonale, sauf à tomber dans l'arbitraire, aurait dû retenir que la facture du 20 mai 2003 faisait partiellement double emploi avec la facture de 21'520 fr. du 15 octobre 2002 (recte: 29 juillet 2002). La Cour de justice a posé que la facture du 20 mai 2003 avait trait aux prestations de l'intimé, «dans le cadre de la modification du projet de construction, à la demande [de la recourante], concernant l'aménagement intérieur, d'une part, et la conception de la toiture, d'autre part». Il est indéniable que l'intimé a effectué des prestations supplémentaires par rapport à ce qui était prévu dans le contrat du 1er octobre 2001; en particulier, à la suite des deux modifications demandées par la recourante, il a établi des nouveaux plans et des nouveaux devis. Il ressort également de l'arrêt attaqué, non contesté sur ce point, que la recourante n'a pas remis en cause le mode de calcul des honoraires appliqué dans la facture du 20 mai 2003, soit un pourcentage de la valeur des travaux selon devis général. Cela étant, il est à relever que les honoraires totaux pris comme base dans la facture litigieuse correspondent à 20% des «travaux selon devis général» par 445'500 fr., soit 89'100 fr. Comme la recourante le fait observer à juste titre, le montant de 445'500 fr. résulte manifestement du devis général du 28 mars 2002 (pour la villa et l'annexe). Il figure à la page 3 du document en question, sous «travaux»; conformément à l'art. 8.4 du règlement SIA 102, le coût d'ouvrage déterminant les honoraires ne comprend en effet ni les honoraires, ni les postes «aménagements extérieurs» et «frais secondaires». C'est le lieu de constater que le devis du 28 mars 2002 inclut un poste «gros oeuvre 1», sous lequel figurent des rubriques «maçonnerie» et «béton armé». Il comprend également des postes «démolition», «installation de chantier» et «échafaudage», qui sont également mentionnés dans le devis du 1er octobre 2001, établi par l'intimé et concomitant au contrat conclu avec la recourante à la même date. Par ailleurs, lors de sa comparution personnelle du 1er juin 2005, l'intimé a déclaré lui-même que «la première phase des travaux X.________ SA[étaient] compris dans [le] devis» du 28 mars 2002.