Citation: 4A_277/2022 E. 6.1

6.1. La cour cantonale a nié toute prétention en dommages-intérêts fondée sur un éventuel mandat de gestion de l'usufruitière. Sur ce point, elle renvoie notamment au considérant consacré à l'action en responsabilité de l'hoirie en tant que mandante. Selon l'arrêt attaqué, qui ne mentionne aucune disposition légale, la responsabilité de l'intimé en tant que mandataire n'est pas établie à satisfaction. La cour cantonale constate certes une différence de valeur de 310'286 fr., résultant de la soustraction de la somme reconstituée en usufruit du montant des actifs existant à l'ouverture de la succession de E.________. Mais, selon les juges précédents, la recourante n'a pas prouvé l'existence d'un dommage imputable à l'intimé, à savoir que cette différence de valeur serait en lien de causalité avec une mauvaise gestion de la part de l'intimé, constituant une violation du mandat. Au contraire, les trois experts notaires n'ont pas relevé de "faute dommageable" de l'intimé dans la gestion des actifs. En conclusion, la cour cantonale considère que "le fait que l'intimé (...) ait tardé à reconstituer les valeurs en usufruit est le seul fait établi", mais que "sa causalité avec la différence de 310'286 fr. n'est en revanche en aucune façon appréciable au regard de l'état de fait".