Citation: 9C_122/2024 E. 13.4

13.4. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, les juges cantonaux n'ont pas excédé leur pouvoir d'appréciation en confirmant le montant des amendes prononcées en l'espèce. Considérées dans leur ensemble, les constatations de la Cour de justice font apparaître une lourde culpabilité du recourant, celui-ci ne contestant au demeurant pas celles sur l'intensité de sa volonté délictueuse et sur les motivations qui sous-tendaient son comportement. De plus, les conséquences que le contribuable invoque pour diminuer sa peine ne sont que des conséquences indirectes qui ne sont pas pertinentes dans le cadre de l'application de l'art. 54 CP (supra consid. 13.1.2). C'est par ailleurs en vain qu'il prétend que les juges précédents auraient utilisé à deux reprises le montant d'impôt éludé pour fixer l'amende (une fois pour la quotité de base et une seconde fois pour la multiplier). En effet, le raisonnement du TAPI auquel la Cour de justice se réfère concernait l'existence d'une circonstance aggravante relative à la durée de l'infraction, laquelle a été évoquée "en lien avec des montants importants" sans que ceux-ci ne soient repris comme élément aggravant. Enfin, les références que fait le recourant à d'autres affaires dans lesquelles des amendes moins élevées auraient été prononcées ne lui sont d'aucun secours, puisque les circonstances de ces cas étaient nécessairement différentes de sa propre situation. Les griefs sont dès lors mal fondés.