Citation: I 461/03 16.06.2004 E. 4

4.1 Il y a dès lors lieu d'examiner si l'amélioration de l'état de santé de l'intimée, dont a fait état son médecin traitant, justifie la suppression de la rente entière d'invalidité à partir du 1er janvier 1998 - comme le soutient l'office recourant - ou seulement la réduction de cette prestation à une demi-rente d'invalidité - comme l'ont retenu les premiers juges. Il ressort des rapports médicaux du docteur C.________ que l'intimée a présenté une incapacité de travail totale du 29 avril 1996 au 30 septembre 1997 et de 50 % à partir du 1er octobre 1998, date à laquelle elle repris l'exercice de ses activités professionnelles. Ces conclusions ne sont remises en cause par aucun des intervenants. Par ailleurs, les parts respectives de l'activité lucrative et de l'accomplissement des travaux habituels ont été fixées à 75 % (30 heures hebdomadaires) et 25 % (10 heures hebdomadaires) par l'office AI dans sa décision du 15 juin 2001. Il n'y a pas lieu de revenir sur cette répartition qui, au demeurant, ne fait l'objet d'aucune controverse entre les parties. L'administration a fixé à 34,4 ou 34,6 % (soit 24,8 %, arrondi à 25 %, dans son occupation de concierge et 9,6 % dans ses tâches ménagères) le degré d'invalidité global de l'intimée à compter du 1er janvier 1998, l'autorité cantonale est parvenue, pour sa part, à un taux de 59,6 %. 4.2 En ce qui concerne l'évaluation de l'invalidité dans l'exercice de l'activité lucrative, l'office recourant a considéré que l'intimée était apte selon les renseignements médicaux à remplir une fonction de concierge à raison de 50 %. Dès lors que l'horaire normal de la profession est de 40 heures par semaine, il en a conclu qu'elle était en mesure de réaliser 20 heures de travail par semaine, ce qui représente la moitié de l'horaire normal. Quoi qu'en dise l'intimée, cette appréciation tient correctement compte de la situation; elle est d'ailleurs confirmée par le médecin traitant lui-même. En effet, à la question de savoir si - à raison du 50 % d'incapacité de travail qu'il reconnaissait à sa patiente - on devait partir de l'idée qu'elle ne pouvait plus travailler que la moitié des 30 heures hebdomadaires accomplies dans le passé, le docteur C.________ a répondu sans ambiguïté par la négative. Il s'ensuit que l'intimée est en mesure de remplir ses tâches de concierge à raison de deux tiers (20 heures au moins sur 30). L'invalidité présentée dans le cadre de cette activité (33,33 %) doit être multipliée par la quote-part de l'activité lucrative (75 %), ce qui donne un taux d'invalidité de 25 %. L'office recourant était donc fondé à fixer à 25 % le taux d'invalidité que l'intimée présente dans l'activité de concierge.