Citation: 6B_47/2009 03.09.2009 E. 3

Le recourant conteste les faits retenus à sa charge. Le Tribunal fédéral n'est pas une cour d'appel. Il est lié par les faits constatés dans la décision attaquée, à moins que ceux-ci ne soient manifestement inexacts, c'est-à-dire arbitraires au sens de l'art. 9 Cst. (cf. arrêt 6B_178/2007 du 23 juillet 2007 consid. 1.2, non publié aux ATF 133 IV 286, et la référence), ou qu'ils n'aient été établis en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (cf. art. 97 al. 1 et 105 al. 1 et 2 LTF). Il n'y a pas arbitraire, au sens de l'art. 9 Cst., du seul fait qu'une autre solution est concevable, voire préférable (ATF 134 I 140 consid. 5.4 p.148 et les arrêts cités). L'appréciation des preuves et, par là même, la constatation des faits ne sont arbitraires que si le juge du fait n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis sans raison sérieuse de tenir compte d'un moyen important et propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a fait des déductions manifestement insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9 et les arrêts cités). Dans le cas présent, le recourant ne soutient pas que les constatations de fait de l'arrêt attaqué seraient arbitraires au sens qui vient d'être défini. Il ne fait que les critiquer, en invitant le Tribunal fédéral à substituer sa propre appréciation des preuves à celle de la cour cantonale, sans alléguer ni expliquer en quoi le raisonnement suivi par les juges du fait serait vicié et insoutenable. Purement appellatoires, de telles critiques sont irrecevables. En outre, les éléments du dossier ne permettraient à l'évidence pas à un avocat désigné par le Tribunal fédéral de faire valoir avec quelque chance de succès que les constatations de fait déterminantes du jugement du 16 mars 2005, qui ont lié la cour cantonale dans son arrêt de cassation du 23 novembre 2005, le tribunal correctionnel lorsqu'il a statué à nouveau le 22 octobre 2008 puis derechef la cour de cassation cantonale lorsqu'elle a rendu l'arrêt attaqué (cf. art. 253 CPP/NE; BAUER/CORNU, op. cit., n° 2 ad art. 253 CPP/NE p. 528), seraient arbitraires. Le Tribunal fédéral renvoie sur ce point aux motifs complets et convaincants de la cour cantonale, au considérant 3 de l'arrêt du 23 novembre 2005 (p. 326 s. du dossier cantonal). En tant qu'ils s'en prennent aux constatations de fait, les moyens du recourant doivent dès lors être déclarés irrecevables, sans qu'il y ait lieu de désigner un avocat pour les développer plus avant. Le recours exercé personnellement par le recourant doit ainsi être rejeté dans la mesure où il est recevable.