Citation: 1P.174/2004 27.05.2004 E. B

Par arrêt du 19 janvier 2004, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours du condamné et confirmé le jugement. On ne pouvait reprocher au tribunal d'avoir renoncé à rechercher la dénonciation adressée à la police vaudoise en 1997 car, même si les attouchements n'y étaient pas mentionnés, cela ne permettait pas de mettre en doute la crédibilité de la victime. L'appréciation des preuves opérée par les premiers juges n'était pas arbitraire, quand bien même la victime n'avait pas parlé des sévices subis à des tiers, et ne les avait pas mentionnés dans son journal intime. On ne pouvait reprocher à la victime d'avoir menti au sujet du verrouillage de la porte, puisqu'on ignorait de quelle porte elle avait voulu parler. L'examen gynécologique n'avait révélé ni présence de sperme, ni lésion notable, mais il avait été effectué quatre jours après les faits; le constat médical mentionnait des ecchymoses, notamment sur le côté des cuisses, accréditant la version de la victime. Le condamné prétendait à une réduction sensible de sa peine, en raison d'une violation du principe de célérité; toutefois, en dépit d'une interruption de onze mois entre l'ordonnance de renvoi et le jugement, le tribunal avait procédé à divers actes (demandes de traduction de lettres ou citations de témoins); un retard de quelques mois était admissible.