Citation: 6P.28/2005 08.06.2005 E. 3

Le recourant reproche en outre à l'autorité cantonale d'avoir violé la présomption d'innocence garantie par l'art. 6 CEDH ainsi que la maxime "in dubio pro reo" qui en découle. En tant que règles sur le fardeau de la preuve, ces principes signifient, au stade du jugement, que le fardeau de la preuve incombe à l'accusation et que le doute doit profiter à l'accusé; comme règles sur l'appréciation des preuves, ils sont violés lorsque le juge, qui s'est déclaré convaincu, aurait dû éprouver des doutes quant à la culpabilité de l'accusé au vu des éléments de preuve qui lui étaient soumis (ATF 124 IV 86 consid. 2a p. 88; 120 Ia 31 consid. 2c p. 37). Le Tribunal fédéral examine librement si ces principes ont été violés en tant que règles sur le fardeau de la preuve, mais il n'examine que sous l'angle de l'arbitraire la question de savoir si le juge aurait dû éprouver un doute, c'est-à-dire celle de l'appréciation des preuves (ATF 124 IV 86 consid. 2a p. 88; 120 Ia 31 consid. 2e p. 38). Il faut relever en premier lieu que le recourant ne saurait se prévaloir de ce principe dans le cadre de la présente procédure de révision puisqu'il ne sortit ses effets que jusqu'à l'entrée en force du jugement de condamnation (ATF 114 IV 138 consid. 2b p. 141; Moreillon, La recherche des preuves dans l'instruction pénale, RPS 122 / 2004 p. 145; Corboz, In dubio pro reo, RJB 129 / 1993 p. 411 s. et les références citées). Par ailleurs, le recourant ne prétend ni que l'autorité cantonale aurait renversé le fardeau de la preuve ni qu'elle aurait éprouvé un doute qu'elle aurait interprété en sa défaveur, de sorte que son grief tiré de la violation du principe "in dubio pro reo" se confond avec celui d'appréciation arbitraire des preuves qui a déjà été examiné. Le recours de droit public doit donc être rejeté.