Citation: M 1/03 07.12.2004 E. A

A.a Entré à l'école de recrues le 16 juillet 1979, A.________ a été licencié prématurément le 1er août suivant pour des troubles qui ont été qualifiés par le médecin de troupe de dermatomycose et de névrose d'angoisse consécutive à une panique aux premiers tirs. A partir de 1988, le prénommé a suivi un traitement de psychothérapie, en raison d'une angoisse diffuse, d'une idée de dépersonnalisation, d'idées de persécution et d'hallucinations. Son médecin traitant de l'époque a posé le diagnostic de schizophrénie paranoïde. Le cas a été annoncé à l'assurance militaire, le 15 mai 1990. L'Office fédéral de l'assurance militaire (OFAM) a refusé de reconnaître la responsabilité de la Confédération pour cette affection, considérant que celle-ci n'était pas en relation avec le service militaire accompli en 1979. Statuant sur recours de l'assuré le 29 février 1996, la Cour de justice du canton de Genève, se fondant sur une expertise du docteur V.________ (du 4 juillet 1995) a condamné l'assurance à prendre en charge les suites de la schizophrénie paranoïde dont souffrait l'assuré. A la suite de ce jugement, l'OFAM a rendu une décision, le 25 octobre 1996, par laquelle il a accordé à A.________ une rente d'invalidité avec effet au 1er août 1985. Cette prestation était fondée sur une responsabilité totale de la Confédération, un taux d'indemnisation de 95 pour cent et un degré d'invalidité de 100 % (depuis 1987). Saisi d'une opposition de l'intéressé, l'OFAM l'a rejetée par une nouvelle décision, du 6 juillet 1997. Le recours formé par l'assuré contre cette décision a été déclaré irrecevable par le Tribunal administratif du canton de Genève (jugement du 9 décembre 1997), puis par le Tribunal fédéral des assurances (arrêt du 14 janvier 1999). A.b Par une nouvelle décision du 28 octobre 1997, l'OFAM a alloué à l'assuré une rente pour une atteinte à l'intégrité de 17,5 %, taux qu'il a porté à 20 pour cent après opposition de celui-ci (décision sur opposition du 18 août 1998). A la suite de recours successifs de l'intéressé, qui ont abouti à un arrêt du Tribunal fédéral des assurances du 30 novembre 2000, lequel a confirmé les modalités du calcul du rachat de la rente appliquées par l'administration, l'OFAM a repris l'instruction du cas. A.c Le 10 décembre 1999, la doctoresse S.________, spécialiste FMH en rhumatologie, a annoncé à l'OFAM que A.________ souffrait de fibromyalgie (rapport du 11 novembre 1999). Après avoir pris l'avis de son service médical (cf. note du docteur K.________ du 5 juillet 2000), l'OFAM a, le 18 juillet 2000, fait part à l'intéressé que cette atteinte n'avait été ni causée, ni aggravée pendant le service et ne constituait pas des séquelles tardives ou une rechute de l'affection assurée. Il a toutefois pris en charge les frais de traitement jusqu'au 1er avril 2001, sans autre engagement de sa part, ni reconnaissance de responsabilité. Par la suite, se fondant sur l'avis de son service médical (note du docteur N.________ du 15 août 2001), l'OFAM a formellement refusé toute prestation relative à la fibromyalgie (décision du 7 décembre 2001). Saisi d'une opposition de A.________, il l'a écartée par une nouvelle décision, du 21 mars 2002.