Citation: 8C_251/2016 E. B

B.a. L'assuré a déféré cette décision à la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice de la République et canton de Genève. En cours d'instance, il a produit un rapport du docteur D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (du 6 juin 2011). Après avoir recueilli l'avis du docteur C.________ (rapport du 27 juillet 2011) et de la doctoresse E.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et médecin traitant (rapport du 6 juillet 2011), la cour cantonale a annulé les décisions des 12 avril et 1er décembre 2010 et a reconnu à l'assuré le droit à une rente d'invalidité fondée sur un taux d'incapacité de gain de 100 % à partir du 1er février 2010. Elle a considéré, en résumé, qu'il n'existait plus de possibilités de travail réalistes pour l'assuré sur un marché du travail équilibré compte tenu de ses limitations fonctionnelles (jugement du 24 octobre 2011). Saisi d'un recours en matière de droit public formé par La Nationale, le Tribunal fédéral a annulé le jugement entrepris et a renvoyé la cause à la juridiction cantonale pour nouveau jugement. Celle-ci devrait examiner en particulier la question du taux de capacité de travail raisonnablement exigible sur le plan somatique et déterminer s'il existe un lien de causalité entre les troubles psychiques allégués par l'intéresséet l'événement assuré, au besoin en complétant l'instruction (arrêt du 7 décembre 2012 dans la cause 8C_926/2011). B.b. Reprenant l'instruction de la cause, la cour cantonale a recueilli des rapports du docteur D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (des 2 avril, 27 mai et 11 juin 2013) et de la doctoresse E.________ (du 14 juin 2013) et elle a confié des expertises aux docteurs G.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil moteur (rapport du 2 juin 2014 et rapports complémentaires des 7 novembre 2014 et 20 février 2015), et F.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (rapport du 15 septembre 2015). Par jugement du 22 février 2016, la juridiction cantonale a annulé la décision sur opposition du 1er décembre 2010 et a reconnu à l'assuré le droit à une rente d'invalidité fondée sur une incapacité de gain de 100 % (chiffre 4 du dispositif). En outre, elle a renvoyé la cause à l'assureur-accidents, dans le sens des considérants, à savoir pour nouvelle évaluation du taux de l'indemnité pour atteinte à l'intégrité allouée par décision du 3 février 2010 (chiffre 5 du dispositif). Par ailleurs, elle a mis à la charge de l'assureur-accidents les frais (par 9'000 fr.) de l'expertise judiciaire psychiatrique établie par le docteur F.________ (chiffre 6 du dispositif). Enfin, elle a condamné l'assureur-accidents à payer à l'assuré une indemnité de dépens de 5'000 fr. (chiffre 7 du dispositif).