Citation: 6B_1120/2023 E. 1.3.6

1.3.6. Le recourant ne peut pas non plus invoquer la liberté d'expression ou d'opinion au sens des art. 16 Cst. et 10 CEDH pour justifier sa publication. En effet, il a volontairement diffusé sur les réseaux sociaux des propos attentatoires à l'honneur de l'intimé. Si son post se voulait satirique et s'inscrivait dans un contexte politique d'opposition à la réélection de l'intimé en tant que conseiller d'État, on y distingue toutefois une claire volonté d'humilier ce dernier, laissant le commentaire politique largement en arrière-plan. La démarche du recourant relève en définitive bien plus d'une attaque personnelle gratuite que de commentaires satiriques portant sur des questions d'intérêt public. Comme évoqué plus haut (cf. supra consid. 1.3.4), le recourant ne se limite pas à rabaisser les qualités de l'homme politique et la valeur de son action. Les propos que le recourant attribue à l'intimé via son post sont en effet propres à l'exposer au mépris en tant qu'être humain, excédant ainsi ce qui est tolérable dans le débat politique.