Citation: 7B.100/2001 01.05.2001 E. 1

Ce grief est manifestement mal fondé. En effet, la décision attaquée retient expressément que la faible valeur à laquelle l'office a estimé le certificat d'actions litigieux provient du fait que les deux droits de superficie en cause, soit les principaux actifs de la société, objet de poursuites en réalisation de gage immobilier, vont être réalisés très prochainement et sont donc sur le point de sortir du patrimoine de la société. b) Le recourant voit une application arbitraire de l'art. 97 al. 1 LP dans le fait que l'estimation litigieuse a été effectuée sans prise en considération du bilan. De son propre aveu, confirmé par la pièce 2 produite en instance cantonale, le total des actifs de la société s'élevait à 263'175'392 fr. 43 au 31 décembre 1999; les fonds étrangers se montant à 257'197'211 fr. 74 à la même date, la fortune nette de la société aurait représenté alors 6 millions de francs environ. Attendu qu'elle dispose d'un pouvoir d'examen restreint en l'espèce et qu'elle est liée par les faits constatés dans la décision attaquée (art. 63 al. 2 et 81 OJ; supra, consid. 1), la Chambre de céans ne peut prendre en considération les éléments avancés par le recourant. Elle retient en revanche - comme constant et incontesté - que les principaux actifs de la société sont ses deux droits de superficie, récemment estimés à 270'000'000 fr. au total, et qu'ils sont sur le point de sortir de son patrimoine, donc du total des actifs dont se prévaut le recourant. Il est évident que l'office, à qui il appartient par son estimation d'orienter le poursuivant sur le résultat prévisible de la réalisation et de renseigner d'éventuels enchérisseurs (ATF 120 III 79 consid. 3; 101 III 32 consid. 1 p. 34), se devait de revenir sur sa première estimation du 31 janvier 2001, manifestement erronée du fait de la disparition à très brève échéance des deux actifs en question. L'ayant fait le 9 février 2001, soit dans le délai de plainte, il était habilité à agir de la sorte (ATF 103 III 31 consid. 1b p. 34; Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, n. 256 ad art. 17; Flavio Cometta, in: Kommentar zum Bundesgesetz über Schuldbetreibung und Konkurs, n. 60 ad art. 17). c) Le bilan de la société n'étant pas déterminant en l'espèce, il n'y a pas lieu d'examiner ce qu'il en est de sa fiabilité, prétendument niée à tort par l'autorité cantonale selon le recourant. d) Quant à l'argument du recourant selon lequel la décision attaquée reposerait sur une jurisprudence cantonale inapplicable en l'espèce, il tombe à faux dès lors déjà que l'autorité cantonale ne s'est pas fondée uniquement et prioritairement sur la jurisprudence en question.