Citation: 5A_329/2014 E. 7.3.4

7.3.4. Au surplus, une comparaison avec les tabelles zurichoises, auxquelles le recourant se réfère, révèle l'absence d'arbitraire quant aux montants de 300 fr. et 100 fr. retenus dans le budget de chacun des enfants respectivement pour les loisirs et les sorties. En effet, si ces tabelles retiennent bien un coût mensuel de 1'730 fr. pour un enfant de 1 an à 6 ans issu d'une fratrie de deux enfants, il ne faut pas perdre de vue qu'il ne s'agit là que de besoins d'entretien statistiques moyens qui peuvent certes servir de point de départ pour la détermination des besoins d'un enfant dans un cas concret mais doivent toutefois être affinés en tenant compte, conformément à l'art. 285 al. 1 CC, des besoins concrets particuliers de l'enfant, ainsi que du niveau de vie et de la capacité contributive des parents (ATF 116 II 110 consid. 3a; arrêts 5A_100/2012 du 30 août 2012 consid. 6.1; 5A_234/2011 du 21 novembre 2011 consid. 4.4.3; 5A_507/2007 du 23 avril 2008 consid. 5.1, publié in: FamPra.ch 2008 p. 992). En l'espèce, si l'on remplace dans les tabelles le montant de 590 fr. du poste "Pflege und Erziehung" par celui de 1'200 fr. par mois (2'400 fr./2) retenu pour la nourrice et qu'on en fait de même en retenant la participation au loyer fixée à 600 fr. en lieu et place des 335 fr. prévus normalement, on obtient un coût mensuel par enfant de 2'605 fr. Si l'on ajoute encore l'écolage privé par 625 fr. par enfant non prévu par les tabelles zurichoises, on obtient un coût de 3'230 fr. par enfant, de sorte que le montant variant de 3'290 fr. à 3'660 fr. finalement retenu pour le maintien du train de vie des enfants ne peut être qualifié d'arbitraire eu égard au niveau de vie et à la capacité contributive des parents.