Citation: 7B_50/2022 E. 1

B.b. Le contrat d'entreprise conclu par les époux A.________ en août 2014 avec C.________ SA (société dont le but consistait notamment en la construction, l'importation, l'exportation, les représentations générales et les services aux entreprises et aux individus) prévoyait la construction d'un chalet-témoin hexagonal, pour un coût estimé d'abord à 300'000 fr., puis à 369'000 fr. (dont 212'500 fr. pour une structure préfabriquée en bois). Au montant de la construction venaient s'ajouter des positions figurant dans le plan financier (essentiellement le prix d'acquisition du terrain par 88'660 fr., divers honoraires, frais bancaires, frais d'assurance et taxes, à hauteur de 160'000 fr.). Les époux A.________ ont ajouté au projet initial un sous-sol; celui-ci a été devisé par B.________ à 104'000 fr., mais a finalement coûté 253'000 fr. en raison notamment de problèmes d'étanchéité et de différents aménagements. B.c. A titre de fonds propres, les époux A.________ ont pu compter sur le versement de 20'156 fr. 95 de leur assurance-vie et de 80'000 fr. de prévoyance professionnelle. La banque F.________ SA a octroyé le financement de la construction à raison d'un crédit de 360'000 fr. en octobre 2004 (épuisé à fin septembre 2005) et d'un complément de 140'000 fr. en novembre 2006 en prévision d'un coût de construction de 600'000 francs. B.d. Pour faire face à l'avancement chaotique du chantier, B.________ a entrepris de nombreuses démarches et établi différents décomptes de construction, notamment à l'intention de la banque, laquelle s'inquiétait de la détérioration progressive de la situation. Au cours de l'avancement des travaux, D.________ SA a co-signé avec les maîtres de l'ouvrage 9 bons de paiement entre le 3 mai et le 1er septembre 2005 pour un total de 373'483 fr. 40, qui ont été transmis à la banque avec les pièces justificatives et contrôlés par elle avant exécution, à l'instar des bons de paiement relatifs aux factures ayant transité par le compte "chantier A.________" ouvert par C.________ SA auprès de la banque. Par la suite, D.________ SA a fait suivre les factures du chantier directement à la banque en vue de leur paiement après accomplissement des formalités usuelles de contrôle. Certaines factures ont été adressées à la banque par la société E.________ SA. Faute de crédit disponible, le chantier a été définitivement arrêté le 1er février 2008. Le 23 février 2008, D.________ SA (qui était déjà au bénéfice d'un mandat d'entreprise générale de construction et de surveillance de chantier délivré par les époux A.________ le 31 octobre 2005) a établi un décompte de construction chiffrant à 126'200 fr. 75 le montant total des travaux nécessaires pour rendre le chalet habitable. Y figuraient diverses plus-values et moins-values (dont 3'000 fr. pour l'achat des appareils G.________ [sanitaires] et 6'000 fr. concernant les appareils d'agencement de cuisine). Le décompte faisait apparaître un solde de 304'900 fr. dû à la société par A.________, selon reconnaissance de dette co-signée au bas de ce document. Les époux A.________ et B.________ ont estimé à 900'000 fr. le coût final de la construction. Au 19 août 2008, date de la dénonciation au remboursement intégral de la créance hypothécaire, le compte bancaire des époux A.________ affichait un solde débiteur de 526'756 fr. 75, alors que les finitions des travaux de construction étaient inachevées et que le chalet était inhabitable en l'état. B.e. Selon l'expert immobilier de F.________ SA, la propriété de A.________ présentait en 2008 - 2009 une valeur intrinsèque de 574'400 francs. Toutefois, sa valeur de marché n'atteignait que 165'000 fr. au vu d'importants et nombreux défauts et du manque flagrant de professionnalisme de l'entreprise générale. La société H.________ SA a souligné l'exécution défectueuse des travaux imputable principalement à des non-professionnels; elle a estimé à 435'000 fr. les valeurs intrinsèque et vénale du bien immobilier au 28 août 2009. Dans le cadre de la vente aux enchères forcées, l'immeuble a été adjugé pour le prix de 260'000 francs. Un certificat d'insuffisance de gage a été délivré à F.________ SA à concurrence de 314'520 fr. 20; les époux A.________ ont été mis en faillite personnelle le 22 novembre 2010, sur réquisition de cette banque. B.f. Le 17 juillet 2014, A.________ ont dénoncé B.________ pour abus de confiance et escroquerie, lui reprochant en particulier d'avoir utilisé l'argent du crédit de construction de leur maison pour ses besoins personnels, vu l'inachèvement des travaux malgré l'utilisation de la totalité de ce crédit. Ils se sont constitués parties plaignantes tant au civil qu'au pénal.