Citation: 5A_737/2022 E. 4

Le recours a été déposé en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) contre une décision finale (art. 90 LTF; ATF 134 III 115 consid. 1.1) rendue en matière de poursuite pour dettes (art. 72 al. 2 let. a LTF en relation avec l'art. 80 al. 1 LP; ATF 134 III 141 consid. 2) par un tribunal supérieur statuant sur recours (art. 75 al. 1 et 2 LTF). S'agissant de la valeur litigieuse minimale de 30'000 fr. à laquelle est soumise la recevabilité d'un recours en matière civile interjeté contre un jugement de mainlevée définitive (art. 71 al. 1 let. b LTF), l'arrêt cantonal se borne à indiquer qu'elle ne peut être déterminée vu l'absence de conclusions chiffrées. La recourante n'aborde pas cette question dans son recours devant la Cour de céans. Il résulte toutefois clairement du dossier qu'était resté litigieux en instance cantonale (art. 51 al. 1 let. a LTF) le chef de conclusions de la recourante tendant à la mainlevée définitive de l'opposition formée à l'encontre du commandement de payer les sommes de 30'060 fr. et 2'129 fr., plus intérêts. La voie du recours en matière civile est dès lors ouverte au regard de l'art. 74 al. 1 let. b LTF. La recourante mineure, représentée légalement par sa mère, a qualité pour recourir (art. 76 al. 1 LTF). Le recours étant par ailleurs interjeté contre un arrêt d'irrecevabilité, les conclusions qui tendent exclusivement à l'annulation et au renvoi sont admissibles (ATF 140 III 234 consid. 3.2.3; 138 III 46 consid. 1.2 et les références).