Citation: U 21/00 22.05.2000 E. 3

3.- Dans leurs rapports médicaux des 25 et 29 avril 1997, les docteurs Y.________ et S.________ ont estimé qu'aucun facteur indépendant du traumatisme subi le 28 février 1995 ne jouait de rôle dans les troubles actuels de la recourante. Le docteur D.________ a admis que l'accident précité avait justifié l'incapacité de travail de l'assurée jusqu'au 1er mai 1995. Il a toutefois conclu que sur le plan médico-légal, il n'était pas possible d'attribuer de façon sûre, certaine, directe et exclusive la pathologie actuelle de la recourante à l'événement assuré. Conformément à l'expertise précitée, la disparition d'un rapport de cause à effet entre les troubles affectant la recourante et l'accident du 28 février 1995 paraît dès lors possible, mais ne saurait être qualifiée de probable. Celle-ci n'est dès lors pas établie au degré de vraisemblance prépondérante requis. C'est donc à tort que la Suisse a nié le droit de la recourante à des prestations d'assurance-accidents au-delà du 8 octobre 1996. Sur le vu de ce qui précède, le recours se révèle bien fondé et le jugement attaqué, ainsi que la décision sur opposition litigieuse doivent être annulés.