Citation: 9C_295/2017 E. 4

La juridiction cantonale a retenu qu'il n'y avait pas lieu de s'écarter de la décision du 30 juin 2015, qui avait tranché le principe de la responsabilité du recourant dans le dommage subi par l'intimée en raison du non-paiement du solde des cotisations sociales dues, et l'a confirmée pour le surplus faute de nouveaux éléments. Les premiers juges avaient en particulier retenu dans cette décision que A.________ ne pouvait être exonéré de sa responsabilité d'organe de fait envers la caisse de compensation car il s'était occupé - selon ses propres déclarations - de la marche opérationnelle de l'entreprise, notamment de contracter et de démarcher les clients, d'établir les devis, de réaliser les travaux et de les facturer. Si le recourant ne s'occupait pas directement de l'aspect financier de la société, les factures étaient libellées sur la base de ses seules instructions et les salaires payés sur la base des seules indications qu'il donnait. Les premiers juges ont constaté que le recourant disposait par conséquent d'une autonomie suffisante, tant sur une part du patrimoine que sur les moyens de production et sur le personnel de l'entreprise, pour qu'il soit considéré comme ayant pris part de manière prépondérante à la formation de la volonté de la société et ayant assumé en toute indépendance des tâches corporatives. Il ne pouvait par ailleurs ignorer que les cotisations sociales correspondant aux salaires qu'il calculait lui-même n'étaient pas réglées ou à tout le moins pas de manière suffisante.