Citation: 6B_103/2024 E. 1

En résumé, la cour cantonale a retenu les faits suivants: B.a. A.________ et B.B.________ ont entretenu une relation amoureuse, de laquelle est issue C.B.________, née en 2006 à U.________. A.________ a quitté le pays pour la France peu avant sa naissance, mais a reconnu sa paternité le 7 octobre 2006. Pour sa part, B.B.________ a épousé un ressortissant suisse le 24 août 2006, qu'elle a rejoint à V.________ en 2007. Elle a confié sa fille C.B.________ à sa propre mère à U.________. En 2010, elle s'est séparée de son mari et s'est installée à W.________, où elle a donné naissance à D.C.________ en 2011. En 2013, une action en désaveu a été initiée, B.B.________ attribuant la paternité de D.C.________ à A.________, ce que ce dernier a confirmé. En 2014, C.B.________ est arrivée en Suisse, à W.________. B.b. À des dates indéterminées situées peu après l'arrivée en Suisse de sa fille C.B.________ en 2014 et jusqu'au 24 mai 2017, A.________ a frappé cette dernière à de très nombreuses reprises sur tout le corps (tête, bras, mains, dos, jambes et pieds). Avant de la brutaliser, il lui arrivait de la pousser dans une chambre, de fermer les volets et la porte. À réitérées reprises, il l'a frappée sur plusieurs parties du corps avec une ceinture pliée en deux, avec un bâton en bois et avec "un bout de fer". Il lui a par ailleurs donné des gifles et des fessées. Il lui a aussi, à une occasion, asséné, sans raison, un coup de pied au visage alors qu'elle se brossait les dents, lui occasionnant des coupures à la langue. Il lui a encore "balancé" un cintre dessus, lui causant de la sorte une lésion à l'avant-bras. Enfin, il lui a infligé des punitions physiques, en lui faisant "faire la chaise invisible", à savoir qu'elle devait simuler une position assise, ou "planter des choux", c'est-à-dire qu'elle devait se mettre sur un seul pied, toucher le sol avec l'un de ses doigts tout en gardant l'autre main dans le dos. Elle devait conserver l'équilibre ainsi le plus longtemps possible, ce qui lui occasionnait des douleurs. Si elle le perdait, A.________ la frappait avec une ceinture. A.________ a causé de la sorte à sa fille C.B.________ plusieurs lésions, cicatrisées et impossibles à dater. B.c. À des dates indéterminées entre le début de l'année 2015 et le 24 mai 2017, A.________ a frappé l'enfant D.C.________, également fille de B.B.________. Il lui a notamment donné de grands coups, généralement avec le plat de la main, lui a administré des fessées et l'a battue avec une ceinture. Il lui a causé de la sorte des lésions cicatrisées. B.d. À des dates indéterminées se situant entre le début de l'année 2015 et le 24 mai 2017, A.________ a frappé B.B.________ à plusieurs reprises avec, notamment, ses mains, une ceinture, le même bâton en bois utilisé pour battre C.B.________, le "tuyau" à savoir un câble avec une prise au bout, ainsi qu'avec une botte. Il l'a battue sur tout le corps (notamment le dos, les mains et les cuisses), lui occasionnant des lésions, qui ont laissé des cicatrices. En sus des violences physiques, A.________ a exercé sur sa compagne des violences psychologiques, en dictant sa loi, B.B.________ redoutant ses réactions. Dans ce contexte de violence, souvent après l'avoir frappée, il lui faisait subir l'acte sexuel en la pénétrant vaginalement avec son sexe.