Citation: 7B_19/2022 E. A

A.a. Le 21 janvier 2022, A.A.________ (ci-après: le plaignant) a déposé plainte auprès du Procureur général de la République et canton de Neuchâtel contre C.A.________ et D.________, ses frère et soeur, pour fraude fiscale, atteinte astucieuse aux intérêts pécuniaires d'autrui, gestion déloyale, recel, faux dans les certificats, escroquerie "en bande organisée" et vol, contre E.________, notaire à U.________, pour "incitation au" recel, atteinte astucieuse aux intérêts pécuniaires d'autrui, voire faux dans les certificats, suppression de titres et escroquerie "en bande organisée", contre F.________, également notaire dans la localité précitée, pour fraude fiscale, atteinte astucieuse aux intérêts pécuniaires d'autrui, abus de confiance, faux dans les certificats, "discrimination arbitraire" et violation des art. 8 et 29 Cst. et 6 et 14 CEDH, voire faux dans les titres "commis dans l'exercice de fonctions publiques" et escroquerie "en bande organisée", contre le Procureur G.________, pour entrave à l'action pénale et violation des art. 8 et 29 Cst. et 6 et 14 CEDH, et contre H.________, Président de l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte, pour les mêmes infractions, ainsi que pour abus d'autorité et "discrimination arbitraire". Cette plainte prend place dans le cadre d'un litige l'opposant à son frère et à sa soeur en lien avec la succession de leurs parents, notamment celle de son père, décédé le 30 janvier 2021. Dans son écriture, le plaignant a précisé qu'il portait plainte en son nom, ainsi qu'au nom de sa fille mineure, B.A.________. Dans sa plainte, le plaignant a indiqué que, le 3 janvier 2019, il avait déposé une première plainte dans ce même contexte, qui avait fait l'objet d'une ordonnance de non-entrée en matière rendue le 8 janvier 2019 par le Procureur G.________, représentant du Ministère public de la République et canton de Neuchâtel (ci-après: le Ministère public). Il reproche en particulier à ce dernier d'avoir écarté sa plainte et de n'avoir jamais alerté l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte en lien avec l'état de santé de son père. A cet égard, il a exposé que d'importantes avances d'hoiries - résultant de la vente, à des prix inférieurs à ceux du marché, de biens immobiliers (un immeuble de dix appartements à U.________, ainsi qu'une villa à V.________) appartenant à ses parents et dont la fratrie devait hériter -, antérieures à sa plainte du 3 janvier 2019, ne lui auraient intentionnellement pas été communiquées et que le procureur précité aurait eu toutes les preuves pour entrer en matière. Il a également émis un doute sur la question de savoir si le Procureur général I.________ pouvait agir directement, dans le cadre de la présente plainte, sans conflit d'intérêts, dès lors qu'elle visait le suppléant de celui-ci. Le plaignant reproche au Juge H.________ de n'avoir, malgré sa demande, pris aucune mesure de protection du défunt, d'avoir défendu la gestion sans mandat des affaires de celui-ci et d'avoir couvert "le recel d'information" opéré par le notaire F.________, l'exécuteur testamentaire, qui ne lui aurait notamment pas présenté, même trois ans après le décès de son père, de mandat de gestion ou de représentation légale. Le plaignant a également relevé que sa fille, B.A.________, héritière instituée, aurait subi des "dysfonctionnements majeurs", dès lors que l'exécuteur testamentaire et J.________, notaire également impliquée dans la succession, lui auraient "coupé les communications légales devant lui être adressées" et que le juge représentant l'Autorité de surveillance des notaires l'aurait induite en erreur, en lui demandant de lever le secret professionnel d'un officier public. Enfin, le plaignant a relevé que des biens de son père auraient disparu, à savoir notamment une montre xxx, des oeuvres d'art, ainsi que des bijoux, et que ceux-ci n'auraient pas été mentionnés dans un inventaire établi par le notaire F.________, ni annoncés aux autorités fiscales. Il a ajouté que l'exécuteur testamentaire n'aurait pas non plus indiqué, dans un courrier du 10 novembre 2021, des biens disparus, des avances d'hoirie et des éléments rapportables. A.b. Par courriel du 23 janvier 2022, le plaignant a produit une nouvelle version du document ayant pour titre "Pièces pour plainte du 21/01/2022" et a envoyé au Ministère public des pièces manquantes dans l'envoi précédent, dont les actes de vente de deux immeubles datant de l'année 2007. A.c. Le 4 février 2022, le Procureur général a notamment invité le plaignant à lui indiquer s'il demandait la récusation de l'ensemble des magistrats ordinaires du parquet neuchâtelois. Le 22 février 2022, le plaignant a répondu à ce courrier, en précisant notamment que le choix d'entrer en matière ou de s'auto-récuser appartenait au Procureur général. Par courrier du 7 mars 2022, le Procureur général a demandé au plaignant de préciser si oui ou non il demandait la récusation de tous les magistrats du Ministère public, en indiquant qu'à défaut de réponse dans les dix jours, il partirait du principe que tel n'était pas le cas. Le plaignant n'a pas réagi à ce courrier.