Citation: 4A_87/2020 E. B

B.a. Le 13 décembre 2017, l'employée a assigné l'employeuse en conciliation devant le Tribunal des prud'hommes du canton de Genève. Elle a ensuite déposé une demande concluant notamment au paiement de 37'190 fr. à titre d'indemnité pour licenciement abusif et 25'000 fr. à titre d'indemnité pour tort moral. Par jugement du 18 juin 2019, le Tribunal prud'homal a rejeté lesdites conclusions. Il a retenu en bref que le motif de licenciement, à savoir les propos agressifs et l'attitude virulente de l'employée les 30 mars et 4 avril 2017, était bien réel. Rien n'indiquait qu'elle avait été licenciée en raison de sa demande de porter le voile, qui datait déjà de 2013. L'employeuse avait pris des mesures adéquates pour apaiser les disputes, tout d'abord en changeant la place de travail de C.________, le 30 mars 2017, puis en organisant une réunion avec les intéressées le 4 avril 2017. Quand bien même la proposition faite aux quatre antagonistes de discuter entre elles n'était pas la démarche la plus appropriée, quand bien même aussi un avertissement supplémentaire aurait pu être notifié, cela ne suffisait pas à rendre le licenciement abusif. L'employeuse n'avait pas porté atteinte de manière illicite à la personnalité de l'employée, de sorte qu'elle n'avait pas à lui verser une indemnité pour tort moral. B.b. Statuant le 9 janvier 2020 sur appel de l'employée, la Cour de justice a confirmé le jugement de première instance. Ses motifs seront évoqués ci-dessous dans la mesure utile à la discussion suscitée par les griefs soulevés dans le présent recours.