Citation: 6B_965/2023 E. 3.3

3.3. Dans la mesure où le recourant soutient que l'intimée, dans ses déclarations, n'aurait pas fait état de l'usage d'un moyen de contrainte, le recourant s'écarte de l'état de fait cantonal sans en démontrer l'arbitraire. Le fait que l'intimée a embrassé le recourant après les faits ressort bien du jugement entrepris, contrairement à ce que le recourant semble laisser entendre. Ce point n'est cependant pas pertinent sous l'angle du moyen de contrainte comme élément constitutif de l'art. 190 CP. En affirmant que s'il avait usé de menace ou de violence, l'intimée n'aurait pas eu le "réflexe" de l'embrasser, le recourant procède à sa propre appréciation des preuves. En soutenant qu'il ne serait pas établi que la porte du local pouvait être fermée à clé de l'intérieur ce qui laissait à l'intimée la possibilité de sortir, le recourant s'écarte, là aussi, de l'état de fait cantonal sans en démontrer l'arbitraire. Pour le reste, le recourant s'en prend à l'appréciation des preuves (cf. supra, consid. 2.3). Ces critiques sont, partant, irrecevables. Au demeurant, compte tenu de l'ensemble des circonstances décrites dans le jugement entrepris (cf. supra, consid. B.a), la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, admettre que l'élément constitutif objectif de la contrainte était réalisé, en l'occurrence la violence, le recourant ayant usé de son emprise physique sur l'intimée, dont l'intensité était manifestement suffisante pour entraver l'intimée puisque le recourant est arrivé à ses fins, étant précisé qu'une mise hors d'état de résister n'est pas nécessaire. Le recourant ne discute pas les autres éléments constitutifs objectifs de l'infraction, ni l'élément constitutif subjectif (art. 42 al. 2 LTF). En tout état, au vu des faits constatés sans arbitraire par la cour cantonale, la condamnation du recourant pour viol doit être confirmée, dans la mesure où celui-ci a usé de sa force pour contraindre l'intimée à subir une pénétration vaginale alors qu'elle lui demandait de ne plus la toucher et de la laisser en paix. Mal fondé, le grief est rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.