Citation: 2C_714/2021 E. 3.3

3.3. Les recourants relèvent que l'arrêt de renvoi du 11 avril 2019 a constaté que le caractère excessif du trajet des enfants n'était pas contesté. Ils en déduisent que les instances inférieures et le Tribunal administratif ne disposaient plus de marge de manoeuvre pour apprécier le caractère acceptable du trajet à vélo. En jugeant néanmoins que le trajet à vélo pouvait être exigé de F.B.________ puis de C.A.________, ces autorités auraient rendu des décisions contradictoires. Les recourants perdent de vue qu'en date du 11 avril 2019, aucun des enfants de U.________ - F.B.________ n'ayant que 9 ans et demi et C.A.________ que 8 ans et demi - n'avait atteint l'âge de dix ans. Le caractère excessif constaté dans l'arrêt de renvoi ne concernait ainsi que le trajet à pied entre U.________ et W.________ pour des enfants dont l'âge était inférieur à 10 ans. Ni l'arrêt de renvoi ni du reste les décisions antérieures des autorités inférieures n'avaient par conséquent à se prononcer à l'époque sur le caractère excessif d'un trajet à vélo, d'autant moins que la Notice concernant le lieu de scolarisation (transport d'élèves) qui prévoit cette possibilité n'a été éditée par la Direction de l'instruction publique qu'en juin 2019 (cf. arrêt attaqué, consid. 3.2). C'est la raison pour laquelle au demeurant les décisions antérieures n'ont pas précisé jusqu'à quand les enfants, dont il était attendu qu'ils fassent le trajet à pied, devaient bénéficier d'un transport de la part de la Communauté scolaire. L'on ne saurait toutefois inférer de ce silence, comme le soutiennent à tort les recourants, que la question du caractère excessif du trajet a été tranchée définitivement pour toute la scolarité obligatoire, en particulier pour des trajets effectués à vélo. Par conséquent, en examinant le caractère excessif, ou non, du trajet à vélo entre U.________ et W.________ pour une enfant âgée de dix ans et fréquentant une classe 6H conformément à la pratique en vigueur dans le canton de Berne dans leur décision sur renvoi du 2 juin 2020 et arrêt attaqué du 4 août 2021, ni la Direction de l'instruction publique ni le Tribunal administratif n'ont violé l'interdiction de rendre des décisions contradictoires. Mal fondé, le grief de violation des art. 9, 29 et 30 Cst. est par conséquent rejeté.