Citation: 6B_69/2018 E. B

Par jugement du 1er novembre 2017, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud, statuant sur les appels de X.________ et A.________ ainsi que sur l'appel joint du ministère public, a réformé le jugement du 14 juin 2017 en ce sens que X.________ est condamné, pour actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance et abus de la détresse, à une peine privative de liberté de 3 ans, sous déduction d'un jour de détention avant jugement, l'exécution d'une partie de la peine portant sur 18 mois étant suspendue avec un délai d'épreuve de 5 ans, et qu'il est le débiteur de A.________ d'un montant de 12'000 fr. à titre de réparation du tort moral, le dernier nommé étant renvoyé à agir par la voie civile pour le surplus. Elle a, pour le reste, confirmé le jugement. La cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. X.________, né en 1956 au Chili, est arrivé en Suisse en 1981. Son casier judiciaire suisse ne comporte aucune inscription. B.b. X.________ et B.________ ont fait connaissance sur leur lieu de travail. Ce dernier a présenté C.________ à X.________. C.________ a quant à lui présenté A.________ à X.________. C.________ a partagé quelques temps l'appartement de D.________, compagnon de A.________. Ce dernier et D.________ ont chacun leur appartement dans le même immeuble. A l'époque des faits, B.________ souffrait d'un handicap aux jambes et d'un problème érectile qui avait un impact important sur sa vie quotidienne. C.________ souffrait d'un problème d'alcool et de symptômes dépressifs traités depuis 2007, tandis que A.________ présentait de multiples problèmes psychologiques, pour lesquels il était suivi. B.c. Le 24 juillet 2015, X.________ a déposé plainte pénale pour menaces, injure et calomnie contre C.________, lequel l'avait notamment accusé, sur les réseaux sociaux, d'avoir abusé de A.________. A la suite de ces publications, B.________ avait pris contact avec C.________, puis avec A.________, qu'il ne connaissait pas, pour savoir ce qu'il en était. Le 26 juillet 2015, il a informé la police de ce que C.________, A.________ et lui-même avaient été victimes d'attouchements sexuels de la part de X.________. B.d. Lors de leur rencontre, X.________ et B.________ ont vite sympathisé. Le premier nommé, amateur de massages, avait coutume de proposer à ses amis de les masser et de se faire masser. C'est ainsi qu'il a proposé à B.________ de le masser, dans l'espoir d'améliorer ses capacités érectiles. A son domicile de E.________, le 25 août 2014, puis à une date indéterminée en octobre 2014, X.________ a prodigué à B.________ deux massages lors desquels il lui a proposé un examen de son sexe. B.________ a accepté que l'intéressé examine ses parties génitales, uniquement dans un but médical. Lors du premier épisode, après avoir massé l'estomac de B.________, X.________ s'est dirigé vers les parties intimes du prénommé, lequel était couché sur le dos et regardait le plafond. X.________ a pris son sexe dans ses mains - celui-ci n'étant pas en érection -, tout en demandant à B.________ s'il ressentait quelque chose. Par la suite, alors qu'il tenait toujours le sexe du prénommé dans ses mains, X.________ a commencé à pratiquer des mouvements de masturbation pendant environ une minute, avant que B.________ ne lui demande d'arrêter, ce que l'intéressé a fait. Lors du second épisode, X.________ a derechef massé l'estomac de B.________ avant de se diriger vers ses parties intimes. Au moment du massage sur l'estomac, B.________ a eu une érection, car il prenait à cette époque un traitement contre son trouble. X.________ a ainsi pris dans ses mains le sexe en érection de B.________ et a effectué des mouvements de masturbation tout en l'incitant à éjaculer. Au bout de quelques minutes, B.________, qui ne supportait plus la situation, a demandé à X.________ de s'arrêter, ce que ce dernier a fait. B.e. Après s'être rencontrés par l'intermédiaire de B.________, X.________ et C.________ ont rapidement entretenu une relation amicale. C.________ allait fréquemment seul chez celui-ci. Très vite, X.________ a proposé des massages à C.________. A son domicile, au début de l'année 2015, X.________ a hébergé C.________ pour la nuit après une soirée festive au cours de laquelle ce dernier avait consommé plusieurs litres de bière. Après que C.________ se fut endormi sous l'effet du mélange d'alcool et d'un sédatif, X.________ s'est rendu dans la chambre où dormait son invité et lui a prodigué plusieurs gestes masturbatoires, jusqu'à ce que C.________ se réveille et lui demande de s'arrêter, ce que l'intéressé a fait. A son domicile, entre mars et avril 2015, X.________ a prodigué plusieurs massages de détente à C.________. Alors que ce dernier se trouvait couché sur la table de massage, sur le ventre, le premier nommé, après lui avoir brièvement massé les jambes, a massé le muscle fessier. Lors de ces manipulations, il a touché par surprise l'anus de C.________, puis a tenté à plusieurs reprises d'y introduire son doigt. A chaque fois que l'intéressé touchait cette partie intime, C.________ sursautait ou se retournait sur le dos et lui demandait d'arrêter, injonction à laquelle X.________ se pliait. B.f. Au domicile de A.________, à E.________, dans le courant du mois de mai 2015, X.________ est venu regarder un match de football en compagnie de C.________. D.________ a également été présent une partie de la soirée. Alors qu'il était sous médication régulière, A.________ a bu entre huit et dix cannettes de bière de 0,5 l à 8,8° et a consommé quatre à cinq joints de marijuana. En fin de soirée, alors que D.________ et C.________ avaient quitté les lieux et que A.________ s'était couché nu dans son lit, X.________ a profité de l'état physique de ce dernier, fortement altéré par le mélange d'alcool, de médicaments et de produits stupéfiants, pour se glisser à ses côtés. Après avoir touché les fesses et le sexe de A.________, il l'a contraint à lui prodiguer une fellation en lui maintenant la tête avec ses propres mains. Ensuite, bien que ce dernier eût exprimé son désaccord à plusieurs reprises, X.________ l'a pénétré analement, sans protection et jusqu'à éjaculation. X.________ a correspondu avec A.________ sur le site "F.________", sous le pseudonyme "G.________", alors que ce dernier ne connaissait pas l'identité de son interlocuteur. Le 15 juin 2015, X.________ a donné rendez-vous à A.________ en bas de son domicile. Arrivé sur place, le prénommé, qui avait consommé auparavant une quantité indéterminée de bière et quatre à cinq boulettes de cocaïne, a eu la surprise de constater que son correspondant était X.________. A.________ a néanmoins accepté de visiter le logis de l'intéressé. A cet endroit, X.________ l'a attrapé par la taille, alors que tous deux se faisaient face, puis a sorti sa langue en faisant mine de l'embrasser. Il l'a ensuite pris par le bras et l'a entraîné dans sa chambre, où A.________ s'est spontanément déshabillé. Comme la première fois, X.________ a amené le prénommé à lui prodiguer une fellation en lui tenant la tête, puis à subir une pénétration anale non consentie et non protégée jusqu'à éjaculation.