Citation: 6B_14/2023 E. 6.2.2

6.2.2. Selon la cour cantonale, la police a demandé aux manifestants, dont le recourant, de quitter les lieux de leur propre chef avant de procéder à leur évacuation par la force, compte tenu de la résistance physique dont ils ont fait preuve (jugement attaqué consid. 2.1). Elle a fondé ce qui précède sur le rapport de police du 5 octobre 2019, duquel il ressort (jugement attaqué consid. 2.2) : - que la police a enjoint une première fois les manifestants de quitter librement les lieux avant d'en verrouiller les accès; - qu'après avoir laissé un délai aux manifestants pour s'exécuter, la police a décidé d'évacuer prioritairement les différentes remorques, ce qui a notamment impliqué d'évacuer une chaîne humaine constituée de plusieurs dizaine de personnes maintenant des banderoles pour verrouiller l'accès à dites remorques; - qu'à la suite de cette première phase d'évacuation, durant laquelle aucune identification/interpellation n'a été entreprise, la police a procédé à la réduction des multiples tortues qui se formaient tout au long de sa progression, non sans avoir tout d'abord informé chacune des personnes ainsi interpellées des sanctions encourues; - que 104 personnes ont été extraites et identifiées lors de la reprise du terrain, dont le recourant portant le n° 32; - que chacune des 104 personnes ainsi interpellées a fait le mort au moment de son extraction, ce qui a impliqué de tous les porter jusqu'à la zone d'identification. La cour cantonale a encore relevé que seules 104 personnes - dont le recourant - sur près de 250 présentes sur le pont Bessières le jour des faits ont été interpellées, parce qu'elles étaient les seules a obstruer la chaussée et à entraver l'intervention des forces de l'ordre (jugement attaqué consid. 6.3.1), qu'elle ne voyait aucune raison de douter de la véracité du rapport de police, dont le contenu n'était en soi pas contesté par le recourant (jugement attaqué consid. 6.3.2), mais encore que ce dernier ne contestait pas que la police ait sommé les manifestants de se disperser, mais uniquement d'avoir entendu cette sommation, ce qui importe peu puisque dès l'instant où le dispositif de police s'est mis en place en vue de procéder à l'évacuation du pont, le recourant ne pouvait plus ignorer qu'il devait quitter spontanément les lieux ( ibid.).