Citation: 9C_572/2021 E. 4.2.2

4.2.2. Ainsi, contrairement à ce que soutient d'abord l'assuré, si elle a fondé son jugement sur le rapport d'expertise, l'autorité judiciaire n'a pas ignoré l'avis des médecins traitants s'étant exprimés auparavant. Comme indiqué (cf. consid. 3 supra), elle a considéré que ledit rapport était convaincant à tout le moins pour ce qui concerne la période antérieure parce que, notamment, les expertes avaient dûment expliqué pourquoi lesdits avis ne pouvaient être suivis (absence des symptômes permettant de retenir ou de confirmer les diagnostics des médecins traitants). Dans ces circonstances, se limiter à invoquer le fait que les docteurs F.________, G.________, C.________ et B.________ ont tous fait état de troubles psychiques incapacitants présents avant la réalisation de l'expertise ne suffit pas pour démontrer que les médecins du BEM se seraient trompés dans leur analyse des diagnostics et, partant, que le rapport d'expertise n'aurait pas de valeur probante ou que le tribunal cantonal aurait arbitrairement suivi les conclusions des expertes quant à la période en cause. Le recourant ne saurait ensuite tirer argument des décisions de l'office AI des 21 mars et 4 avril 2019, en particulier du fait que cette autorité aurait retenu une incapacité ininterrompue de travail dès le 30 mars 2015. Cette allégation est en effet erronée dès lors que l'office AI a dans un premier temps constaté que les affections résultant de l'accident s'étaient amendées avant l'échéance du délai d'attente d'une année au point de laisser subsister une capacité de travail de 90 % dans l'activité de préparateur de commandes et de 100 % dans une activité adaptée excluant le droit à des prestations, puis dans un second temps que la rente entière d'invalidité allouée depuis le 1er mai 2017 trouvait son fondement dans la survenance d'une nouvelle période d'incapacité de travail qui avait débuté en mai 2016. Dans ce contexte, on ne voit par ailleurs pas en quoi la fin des prestations de l'assureur-accidents pour le 30 novembre 2015 ou l'avis de la doctoresse C.________ attestant une nouvelle incapacité de travail depuis le mois de mai 2016 seraient susceptibles d'établir l'existence d'une incapacité de travail ininterrompue dès le jour de l'accident. On ajoutera encore que se contenter de rapporter les constatations du docteur B.________, faites de surcroît à une époque postérieure à l'expertise, et d'affirmer que la symptomatologie décrite par ce médecin ne se retrouve pas dans le rapport d'expertise ne saurait suffire pour nier la valeur probante de ce dernier document. Outre le fait que, selon les constatations cantonales, l'expertise repose sur des entretiens d'une durée totale de 4 heures 45 minutes qui n'ont pas permis de déceler la symptomatologie en question, on relèvera que l'argumentation développée n'établit pas que les raisons ayant conduit le tribunal cantonal à écarter l'avis du psychiatre prénommé seraient arbitraires. Peu importe en outre que les conclusions du docteur B.________ soient en adéquation avec d'autres éléments du dossier médical, plus particulièrement ceux établis dans le contexte du placement à des fins d'assistance, dans la mesure où ces éléments concernent des faits qui se sont produits après la fin des rapports de prévoyance et ont été pris en compte dans le cadre de l'octroi de la rente de l'assurance-invalidité à partir du 1er mai 2017.