Citation: 5D_81/2019 E. A

A.a. Le 11 septembre 2012, A.________ a déposé une demande auprès de la Chambre patrimoniale du canton de Vaud contre son mari, B.________. Elle a conclu au paiement de 8'449 euros, avec intérêts à 5% dès le 13 juillet 2005, de 95'258 fr. 33 avec intérêts (moyens) à 5% à compter du 15 septembre 2008 et de 24'250 fr. 84 avec intérêts (moyens) à 5% à partir du 1 er juillet 2006. Elle a aussi requis la mainlevée définitive de l'opposition formée par le prénommé au commandement de payer (poursuite n o xxxxxxx) la somme de 130'070 fr., plus intérêts à 5% l'an, dès l'échéance moyenne du 31 décembre 2009, frais de poursuite en sus. Selon l'autorisation de procéder qui avait été délivrée à l'issue de l'audience de conciliation du 12 juin 2012, l'épouse faisait valoir une créance interne liée à la répartition des charges fiscales entre époux et réclamait la moitié des intérêts hypothécaires qu'elle avait payés pour un prêt que les conjoints avaient contracté solidairement ainsi que la moitié du solde du prix de vente d'un immeuble dont ils étaient copropriétaires. A.b. Le 18 décembre 2012, A.________ a introduit une procédure en divorce (demande unilatérale) devant le Tribunal civil de l'arrondissement de La Côte. A.c. Par arrêt du 18 février 2016, le Tribunal fédéral a définitivement admis la recevabilité de la demande introduite le 11 septembre 2012. A.d. Dans sa réplique du 23 octobre 2017, A.________ a pris de nouvelles conclusions tendant à ce que B.________ soit reconnu débiteur d'un montant en capital et intérêts non inférieur à 1'000 fr. - à préciser sur la base d'une expertise - dont elle serait définitivement reconnue débitrice par les administrations fiscales au titre de rappel d'impôts et de décision de taxation définitive pour les années 2004 à 2009, ce pour la part générée par les éléments de revenu et de fortune imposables du défendeur ou, subsidiairement, dont elle se serait acquittée ou s'acquitterait. B.________ a notamment conclu à l'irrecevabilité de ces conclusions nouvelles. A.e. Par décision incidente du 12 septembre 2018, la Chambre patrimoniale du canton de Vaud a déclaré recevable la modification de la demande résultant des conclusions prises par A.________ le 23 octobre 2017. Elle a arrêté les frais de la procédure incidente à charge de B.________ à 3'000 fr. qu'elle a provisoirement laissés à la charge de l'Etat et dit que le bénéficiaire de l'assistance judiciaire était, dans la mesure de l'art. 123 CPC, tenu à leur remboursement. Elle a fixé à 3'000 fr. les dépens à verser à A.________ pour la procédure incidente. A.f. Statuant le 25 février 2019 sur le recours de A.________ qui tendait à ce que les dépens de première instance soient arrêtés à 10'770 fr. au lieu des 3'000 fr. alloués, la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal vaudois a confirmé la décision de la Chambre patrimoniale. Elle a mis les frais judiciaires de deuxième instance par 377 fr. à la charge de la recourante qu'elle a en outre condamnée à verser 1'200 fr. à titre de dépens de deuxième instance. Elle a par ailleurs alloué une indemnité d'office de 1'077 fr., TVA et débours compris, au conseil de l'intimé et dit que le bénéficiaire de l'assistance judiciaire était, dans la mesure de l'art. 123 CPC, tenu au remboursement de cette indemnité. Elle a enfin déclaré l'arrêt exécutoire.