Citation: 5A_810/2023 E. 4.2

4.2. En l'espèce, l'arbitraire du raisonnement des juges cantonaux n'est pas démontré à satisfaction. Il n'apparaît pas, à la lecture de l'arrêt attaqué et des développements du présent recours, que le recourant aurait apporté la preuve stricte par titre de l'avènement de la condition d'achèvement de la formation dans des délais raisonnables. L'arrêt attaqué ne fait mention d'aucune pièce que le recourant aurait produite (ou requise) aux fins de prouver son moyen libératoire et le recourant ne se réfère qu'à certains allégués de ses écritures cantonales, sans mention d'une quelconque pièce qui aurait, le cas échéant, été omise par la cour cantonale. C'est ainsi vainement que le recourant fait valoir, sous couvert d'une violation de l'art. 8 CC, que B.A.________ n'a pas démontré qu'elle aurait été " aux études de février 2020 à août 2021 " (sic). Partant, les griefs du recourant relatifs à l'absence de date précise d'interruption de la formation de B.A.________ et de preuve par celle-ci de poursuite d'études régulières manquent leur cible. Cela d'autant plus que, selon la jurisprudence susrappelée, l'examen de cette question excède le pouvoir du juge du séquestre, sous réserve de situations manifestes, que la cour cantonale n'a, sans arbitraire, pas retenues en l'occurrence. Il n'est en particulier pas insoutenable pour le juge du séquestre de considérer, au stade de la vraisemblance, la période de 30 mois dénoncée par le recourant comme constituant une interruption limitée, impropre à remettre en question, sans plus ample examen par le juge du fond, la poursuite par B.A.________ d'une formation appropriée ou son intérêt de l'obtenir dans des délais normaux. Par ailleurs, la jurisprudence n'exclut pas une réorientation après un échec dans une première formation, si bien que, quoi qu'en dise le recourant, l'éventuelle absence d'inscription universitaire pour la période précitée ne serait à elle seule pas déterminante. Au vu de ce qui précède, c'est sans arbitraire ni violation de son droit d'être entendu - grief dont le recourant soutient qu'il se confondrait ici avec l'interdiction de l'arbitraire (cf. supra consid. 3.2) - que la cour cantonale a constaté que le recourant n'avait pas prouvé, au degré de la preuve requis, que B.A.________, durant toute la période de non-paiement des contributions litigieuses, avait achevé une formation appropriée au sens de l'art. 277 al. 2 CC et qu'elle a en conséquence jugé qu'il n'avait pas apporté la preuve stricte de la survenance de la condition résolutoire prévue par la convention des 30 et 31 août 2011 sur les effets accessoires du divorce.