Citation: 6B_435/2023 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a relevé d'emblée qu'il n'était nullement établi que les actes dont la recourante s'était rendue coupable constituaient une riposte à une quelconque attaque ou menace d'attaque de l'intimé. Il fallait bien plutôt admettre que, s'ils avaient effectivement été commis dans le contexte de deux disputes animées entre partenaires engagés dans une relation sentimentale, ils résultaient néanmoins de la propre initiative de la recourante, dont la difficulté, en particulier en cas de consommation d'alcool, à gérer ses états de colère et son agressivité - ce qu'elle avait d'ailleurs admis en reconnaissant avoir "l'alcool mauvais" - avait été mise en lumière par les auteurs de l'expertise psychiatrique réalisée en cours d'instruction, lesquels avaient également retenu un risque modéré de "réitération de comportements violents". Cette propension à la violence transparaissait d'ailleurs également du déroulement des faits. En effet, après une première attaque - dont elle s'était du reste immédiatement sentie coupable puisqu'elle s'était excusée - au couteau contre son compagnon, alors qu'elle était sous l'emprise de l'alcool, elle avait rapidement récidivé, quatre jours plus tard, en le frappant tout d'abord, par surprise, avec un lourd objet contondant, puis en l'attaquant frontalement, alors qu'il était sous le choc de ce premier coup, en se montrant particulièrement déterminée à l'atteindre avec un couteau de cuisine dont elle s'était munie pour l'affronter plutôt que de profiter d'un moment de répit pour quitter les lieux alors que celui-ci se trouvait dans la salle de bain. Dans ces conditions, il ne pouvait manifestement être retenu qu'elle aurait agi en état de légitime défense.