Citation: 5A_707/2022 E. 1.2.3

1.2.3. L'arrêt déféré constitue ainsi une décision incidente, qui ne porte ni sur la compétence ni sur une demande de récusation (cf. art. 92 LTF), et tombe ainsi sous le coup de l'art. 93 al. 1 LTF. Pour des raisons d'économie de procédure, la LTF restreint les possibilités de recours immédiat contre ce type de décision. Le justiciable doit en principe attendre la décision finale pour déférer la cause au Tribunal fédéral, qui n'aura ainsi à statuer qu'une seule fois sur la même affaire (ATF 144 III 475 consid. 1.2; 141 III 80 consid. 1.2; 134 III 188 consid. 2.2; 133 III 629 consid. 2.1). Méconnaissant la nature de la décision attaquée, le recourant n'explique pas, comme il lui appartenait de le faire, le préjudice irréparable, au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, auquel il serait exposé s'il ne devait pas être autorisé à contester immédiatement l'arrêt cantonal auprès du Tribunal de céans. Un tel préjudice n'est par ailleurs pas évident. Le fait qu'il ne pourra pas saisir la Cour civile, puis le Tribunal cantonal, de la question de l'exhérédation de l'intimé, faute de disposer d'un intérêt digne de protection à voir trancher une nouvelle fois ses griefs, ne lui cause aucun préjudice. Il pourra en effet attaquer directement la nouvelle décision devant le Tribunal fédéral conjointement avec l'arrêt cantonal incident du 2 août 2022 en reprenant les griefs développés à l'appui du présent recours (cf. art. 93 al. 3 LTF). L'allongement de la durée de la procédure qui en résulte ne constitue pas un préjudice irréparable (ATF 144 III 475 consid. 1.2). La condition posée à l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'est pas davantage réalisée. Si l'admission du recours pourrait effectivement conduire au maintien de la clause d'exhérédation et, par conséquent, au rejet au fond de l'action du demandeur, il n'est ni établi, ni manifeste que la nouvelle instruction à laquelle devra procéder la Cour civile afin de déterminer la part de la succession à laquelle l'intimé a droit nécessitera des recherches longues et coûteuses et qu'elle ne pourra pas rendre sa nouvelle décision dans un délai raisonnable. Il s'ensuit que l'arrêt entrepris ne peut pas faire l'objet d'un recours ordinaire immédiat au Tribunal fédéral.