Citation: 6B_418/2014 E. 1.2

1.2. S'agissant des faits commis au préjudice de E.________, l'acte d'accusation du 17 janvier 2013 a renvoyé le recourant devant le Tribunal criminel pour brigandage qualifié au sens de l'art. 140 ch. 1, 3 et 4 CP. Il lui était reproché d'avoir commis à une date précise, en un lieu précis et contre une victime précise un brigandage "de concert avec Y.________ et des tiers inconnus" et d'avoir mis concrètement en danger la vie de cette victime. Le mode de procéder du recourant était clairement détaillé dans l'acte d'accusation. Le recourant connaissait ainsi précisément le comportement qui lui était reproché, ce tant objectivement que subjectivement. Il disposait de toutes les informations lui permettant de s'expliquer et de préparer efficacement sa défense contre l'accusation de brigandage en bande qui était portée contre lui. Que le recourant soit accompagné de W.________ ou d'une autre personne ne changeait rien à la qualification des faits s'agissant du recourant. Il n'avait ainsi pas besoin, aux fins de se défendre, que l'acte d'accusation indique, outre l'existence de personnes l'accompagnant dans son crime - circonstance qui permettait de retenir la circonstance aggravante de la bande -, également leur identité. Le recourant n'explique au demeurant pas ce que cette indication dans l'acte d'accusation aurait apporté à la préparation de sa défense et on ne le discerne pas. Le grief de violation du principe d'accusation doit ainsi être rejeté. Par surabondance, on relèvera que le recourant est mal venu d'invoquer une surprise quant à l'identité de son comparse dans la mesure où c'est lui-même qui, dès ses premières déclarations, a révélé son identité (arrêt attaqué, p. 16; procès-verbal d'audience du 6 au 10 mai 2013, p. 29 in fine; recours, p. 12-13).