Citation: 6B_289/2013 E. 12.3

12.3. Il résulte de ce qui précède, tout d'abord, que le fait que le recourant n'a pas sollicité une dispense de comparution personnelle est sans pertinence pour l'issue du litige. Il est vrai que le recourant est prévenu d'un crime (art. 260ter CP) et qu'une peine d'une année de privation de liberté entre, tout au moins, en considération, de sorte que, conformément à l'art. 336 al. 1 et 3 CPP, sa présence est, en principe, exigée aux débats, une dispense de comparution ne pouvant être accordée qu'aux conditions restrictives de l'al. 3 de cette norme. Toutefois, l'art. 356 al. 4 CPP, qui autorise, en principe, l'opposant à se faire représenter et exclut l'application des règles sur la procédure par défaut, trouve application non seulement en cas de contravention, mais aussi s'agissant de délits voire de crimes, son champ d'application étant déterminé non par le type de l'infraction mais par la compétence répressive du ministère public. Cette norme constitue ainsi une règle spéciale par rapport à l'art. 336 CPP, qui régit les débats de première instance et rend, en cas d'absence injustifiée, la procédure par défaut applicable (art. 336 al. 4 CPP). Par ailleurs, le ministère public étant intervenu personnellement à chacune des audiences (cf. art. 130 al. 1 let. d CPP), on ne saurait reprocher au recourant de n'avoir pas invoqué expressément un cas de défense obligatoire, qui est manifestement réalisé, indépendamment de la peine encourue (art. 130 al. 1 let. b CPP). Enfin, en reprochant au recourant un comportement « à la limite de l'abus de droit », la cour cantonale ne démontre pas encore que les conditions permettant de sanctionner un tel comportement sont réunies, soit, en particulier, l'existence d'un écart manifeste entre le droit exercé et l'intérêt qu'il est censé protéger (ATF 130 IV 72 consid. 2.2 p. 74).