Citation: I 254/01 27.12.2001 E. 2

2.- a) La juridiction cantonale a considéré que le recourant est capable de travailler à plein temps dans une activité légère comme celle qui avait été indiquée par l'office AI dans la décision litigieuse, à savoir une activité d'ouvrier dans le secteur industriel. Elle s'est fondée pour cela sur l'avis du professeur X.________, selon lequel la capacité de travail de l'intéressé est entière dans une activité où il a la possibilité de changer, pour un bref moment - quelques minutes chaque demi-heure environ -, de position (rapport d'expertise du 4 avril 2000). b) De son côté, le recourant allègue que son incapacité de travail est supérieure à 50 % en raison déjà de ses troubles somatiques. Il se réfère à l'appréciation du docteur Z.________ (rapport du 18 décembre 2000, à l'intention de l'office AI), selon lequel l'incapacité de travail est de 50 % durant la période du 2 mars 1994 au 28 février 2000 et de 100 % après cette date. Cette appréciation n'est toutefois pas de nature à mettre en cause l'avis du professeur X.________. En effet, à l'exception de lombalgies chroniques, le docteur Z.________ ne fait état d'aucun trouble qui n'ait été dûment pris en considération par l'expert judiciaire. Or, en ce qui concerne l'affection lombaire, le docteur Z.________ indique essentiellement une aggravation survenue au début de l'année 2000, soit postérieurement au moment - détermi- nant en l'occurrence (ATF 121 V 366 consid. 1b et les arrêts cités) - où la décision litigieuse a été rendue. Quoi qu'il en soit, ce praticien n'indique pas dans quelle profession l'assuré présente une incapacité de travail. Dans la mesure où il atteste que l'activité de chauffeur de taxi - exercée au cours de l'année 1999, mais interrompue pour des motifs étrangers à l'assurance-invalidité - convenait bien à l'assuré, le docteur Z.________ confirme en réalité l'appréciation du professeur X.________. c) En outre, le recourant allègue une incapacité de travail de 50 % dans toute activité légère en raison de troubles psychiques. Dans son rapport du 16 janvier 2001, le docteur I.________ a fait état d'une incapacité de travail de 50 % dans l'activité habituelle du recourant à l'époque de la consultation, c'est-à-dire le 28 novembre 2000. Outre le fait que ce médecin fait état des mêmes troubles que le professeur X.________, l'appréciation du docteur I.________ est fondée explicitement sur une situation postérieure au prononcé de la décision litigieuse. Au surplus, le docteur I.________ fait état d'une installation progressive des troubles précités, de sorte que son appréciation de l'incapacité de travail au 28 novembre 2000 ne constitue pas un motif de s'écarter des conclusions du professeur X.________. Quant au rapport du docteur M.________ du 1er octobre 1998, auquel se réfère également le recourant, il ne contient pas d'indication au sujet de la capacité de travail. d) Vu ce qui précède, force est de constater - sans qu'il soit nécessaire de mettre en oeuvre un complément d'instruction, comme le demande principalement le recourant - que ce dernier était capable, au moment du prononcé de la décision litigieuse, d'oeuvrer à plein temps dans une activité d'ouvrier dans le secteur industriel, pour autant qu'il eût la possibilité de changer de position à intervalles réguliers.