Citation: 6B_447/2020 E. B

Statuant le 12 mars 2020, la Cour pénale I du Tribunal cantonal valaisan a rejeté l'appel formé par A.________ contre ce jugement. Les faits à l'origine de cette condamnation sont en substance les suivants. B.a. B.________ a travaillé en qualité d'employé de la municipalité de C.________ dès le 1er août 2006. Il faisait partie de l'équipe du service des travaux publics, qui se composait alors de D.________, E.________, F.________, G.________, H.________ et I.________. En tant que chef d'équipe, D.________ était compétent pour organiser le travail, la préparation des plannings hebdomadaires, la transmission des directives aux employés et la vérification des tâches réalisées. Il était lui-même sous la responsabilité de J.________, conseiller communal en charge des travaux publics. Ce service avait notamment pour tâche le fauchage des abords des routes. Au printemps 2015, A.________, président de la commune de C.________, et J.________, ont constaté, après avoir pris connaissance des factures de la société coopérative de consommation "K.________", que la quantité de produit phytosanitaire "Roundup" acquise par le service des travaux publics était beaucoup plus importante que les années précédentes. A.________ a convoqué les collaborateurs du service des travaux publics à plusieurs séances, tenues les 19, 23, 26 et 30 juin 2015 ainsi que les 3 et 6 juillet 2015. B.________ a été interrogé les 19 et 26 juin 2015 par la commission des travaux publics, composée de A.________, J.________ et L.________, conseillers communaux, ainsi que M.________, technicien communal. Le secrétaire communal, N.________, a également assisté aux séances, sans toutefois faire partie de la commission, et s'est chargé du procès-verbal. Réuni en séance du 29 juin 2015, le conseil municipal a décidé, sur proposition de la commission des travaux publics, de retirer à D.________ la responsabilité de conduite de l'équipe communale et de le rétrograder, de se séparer des services de B.________ dans le délai légal, avec libération immédiate de l'obligation de travailler, et de donner un avertissement à F.________. Par courrier du 30 juin 2015, le conseil communal a résilié le contrat de travail de B.________, en raison "des graves lacunes ressortant de [son] activité, suite aux entretiens des 19 et 26 juin 2015 qu['il avait] eus avec la commission des travaux publics". B.________ a été immédiatement libéré de son obligation de travailler. Celui-ci a contesté cette décision et requis que les motifs de la résiliation lui soient communiqués. Dans sa réponse, la commune lui a précisé qu'il avait été auditionné par la président et la commission des travaux publics les 19 et 26 juin 2015 "suite à des faits graves et avérés, en lien avec [s]on activité au sein de l'équipe communale des travaux publics" et que les représentants de la commune lui avaient "explicité de manière claire et précise la gravité des faits qui [lui] étaient reprochés". B.________ a contesté la résiliation des rapports de travail, recours qui a été rejeté tant par le Conseil d'État que par le Tribunal cantonal. Ce dernier jugement a été annulé par le Tribunal fédéral le 22 février 2018 (8C_324/2017). Invitée à se prononcer une nouvelle fois, l'autorité cantonale a admis le recours de B.________ le 23 août 2018 et renvoyé le dossier à l'administration communale pour nouvelle décision. Un nouveau recours, de la commune de C.________, a été rejeté par arrêt du Tribunal fédéral du 18 juin 2019 (8C_659/2018). Le Conseil communal a finalement proposé, le 21 août 2019, à B.________ de réintégrer l'équipe des travaux publics. B.b. Dans le but de faire taire les rumeurs circulant au sein de la population du village, A.________ a rédigé un article qu'il a fait paraître dans le tout-ménage "Info-C.________ n° 76" le 29 juillet 2015, dont le texte est le suivant: "Equipe communale des travaux publics Lors de ces dernières années, le Conseil municipal a doté son service des travaux publics de tout ce qui était nécessaire à son bon fonctionnement en matière de personnel, de locaux à C.________ et à O.________, de véhicules, de machines et matériel. Un effort important a ainsi été consenti par la Municipalité. Le Conseil municipal a également donné à plusieurs reprises des directives précises, orales et écrites, au chef d'équipe et aux employés des travaux publics. Outre certaines directives d'ordre général, le Conseil municipal a demandé de porter une attention toute particulière à l'intérieur des villages et hameaux (état des routes, propreté des parcs, espaces floraux, décoration, éclairage public, propreté autour des moloks et bennes à papier-verres, etc.). Le Conseil municipal a également demandé à ses employés d'avoir une écoute attentive aux remarques, suggestions et autres interrogations des citoyennes et citoyens. Malheureusement, malgré des rappels, malgré des courriers, les choses ont évolué difficilement dans le sens escompté par le Conseil municipal. Pire, des faits avérés et jugés suffisamment graves par le Conseil municipal ont amené celui-ci à prendre des sanctions difficiles, mais nécessaires. Trois employés ont contrevenu non seulement aux ordres clairs et précis qui leur avaient été donnés à maintes reprises, mais aussi à des règles élémentaires en matière de protection de l'environnement et de sécurité. De plus, certaines attitudes irrespectueuses envers l'autorité, manifestées lors de l'établissement des faits qui s'en est suivi, ont conduit le Conseil municipal, sur proposition unanime de la commission des travaux publics, à prendre les mesures suivants: - Retrait de la responsabilité de conduite de l'équipe communale au titulaire actuel, - Licenciement d'un employé communal avec libération de suite de l'obligation de travailler, - Avertissement à un troisième employé. Le Conseil municipal a toujours eu pour souci l'intérêt et le bien-être de la population. Il ne doute pas qu'avec les mesures prises, les directives données et l'organisation mise en place, tout concourt à un meilleur service de notre équipe de travaux publics."