Citation: 5A_322/2022 E. B

B.a. Les 7 et 20 juin 2018, les parties ont chacune déposé une requête de mesures protectrices de l'union conjugale, alors qu'ils vivaient encore sous le même toit. Chaque époux demandait l'attribution en sa faveur de la garde des enfants et de la jouissance du domicile conjugal. Une curatrice de représentation a été nommée en faveur des mineurs. B.b. Par ordonnance du 26 septembre 2018, le Tribunal de première instance du canton de Genève (ci-après : le Tribunal), statuant d'entente entre les parties sur mesures superprovisionnelles, a réglé la garde des enfants, donnant acte aux parties de ce que les week-ends avec les enfants débuteraient le samedi matin et se termineraient le dimanche soir, et de leur engagement à faire en sorte qu'elles puissent passer le jour de leur propre anniversaire en présence des enfants et que chaque enfant passe, en alternance une année sur deux, son anniversaire avec chacun de ses parents. En outre, le Tribunal a fixé l'organisation des vacances pour les années 2018 et 2019, les répartissant par moitié entre les parents. B.c. Statuant sur mesures provisionnelles le 29 novembre 2018, le Tribunal a donné acte aux parties de leur accord d'exercer la garde sur les enfants un week-end sur deux. B.d. Par jugement de mesures protectrices de l'union conjugale du 11 octobre 2019, partiellement réformé par arrêt de la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève du 26 mai 2020 (ci-après : la Cour de justice ou l'autorité cantonale), la situation des parties a notamment été réglée comme suit : les époux ont été autorisés à vivre séparés; une garde alternée sur les enfants a été mise en place; une curatelle de surveillance et d'organisation des relations personnelles a été instaurée; la jouissance exclusive du domicile conjugal a été attribuée, dans un premier temps à l'époux, puis à l'épouse, sur appel de celle-ci, et un délai au 30 septembre 2020 a été imparti à l'intéressé pour libérer les lieux. B.e. Par acte du 24 août 2020, l'épouse a déposé une demande unilatérale en divorce, non (ou peu) motivée. B.f. Le 5 septembre suivant, l'époux a quitté le domicile conjugal pour emménager dans un appartement. B.g. Lors d'une audience dite de conciliation tenue le 6 novembre 2020, l'époux s'est opposé au principe du divorce, en expliquant que les parties n'étaient séparées que depuis le 5 septembre 2020, date de son départ du domicile conjugal. A l'issue de cette audience, le Tribunal a notamment ouvert les débats sur la question de la durée de la séparation des époux, imparti un délai à l'épouse pour déposer ses conclusions sur la durée de la séparation des parties et à l'époux pour répondre, avant de réserver la suite de la procédure. Les 25 novembre 2020 et 15 janvier 2021, l'épouse puis l'époux se sont déterminés sur ce point. L'épouse n'a pas répliqué. B.h. Par jugement du 23 février 2021, le Tribunal a notamment déclaré recevable la demande en divorce déposée le 24 août 2020 par l'épouse et réservé la suite de la procédure. En substance, le Tribunal a considéré que les époux étaient séparés depuis plus de deux ans au moment du dépôt de la demande, ne formant plus une communauté domestique et familiale, malgré le fait qu'ils aient continué à vivre sous le même toit. B.i. Par arrêt du 15 mars 2022, la Cour de justice, statuant sur appel de l'époux, a notamment confirmé le jugement précité et débouté les parties de toutes autres conclusions.