Citation: 5A_621/2019 E. 3.2

3.2. L'essentiel de l'argumentation du recourant consiste en une substitution de sa propre appréciation des faits à celle de l'autorité cantonale sans pour autant qu'il ne parvienne à démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Ainsi, en tant que la cour cantonale a constaté que rien n'indiquait que les enfants avaient été entendus en présence de leur mère, il ne peut se contenter d'opposer qu'aucune pièce au dossier n'atteste du contraire pour démontrer l'arbitraire. En tant que le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement omis de mentionner que seule l'intimée avait été entendue avant que le SPJ ne rende sa décision, il semble davantage se plaindre de la violation de son droit d'être entendu que d'arbitraire dans l'établissement des faits. A cet égard, il convient toutefois de préciser que la décision de suspendre son droit de visite ne relève pas des compétences du SPJ mais bien des autorités judiciaires qui ont statué à la requête de ce service. Au demeurant, si le droit de visite du recourant a certes été suspendu avec effet immédiat par ordonnance de mesures superprovisionnelles du 12 avril 2018, il ressort toutefois de l'état de fait cantonal qu'il a bien été entendu le 27 juin 2018 par le Président, à savoir avant que la décision de mesures superprovisionnelles ne soit confirmée par ordonnance de mesures provisionnelles du 5 juillet 2018. Le recourant a donc bien pu se déterminer sur les faits qui lui étaient reprochés. L'influence qu'aurait exercé l'intimée pour que son droit de visite soit suspendu n'est au demeurant qu'une spéculation qui ne saurait conduire à admettre un quelconque arbitraire dans l'établissement des faits par la cour cantonale. Enfin, s'agissant des propos inadéquats que le recourant aurait tenus lors de l'exercice de son droit de visite, il ressort de l'arrêt cantonal que, entendus par le SPJ, les enfants avaient rapporté que leur père leur avait demandé s'ils ne préféreraient pas passer du temps avec lui à son domicile plutôt qu'au Point rencontre, demandé à C.________ s'il n'aurait pas souhaité fêter son anniversaire à son domicile, tout en précisant qu'il ne lui apporterait en aucun cas son cadeau au Point rencontre, et qu'il leur avait également présenté des photos d'escapades en famille à la neige (avec sa compagne et les enfants de cette dernière), en leur rappelant à réitérées reprises qu'il était dommage qu'ils ne soient pas présents. Dans ces circonstances, il apparaît que le SPJ a bien fait état des propos du père qu'il jugeait inadaptés. En outre, on ne discerne aucun arbitraire dans le fait de considérer que de tels propos sont inadéquats compte tenu de leur nature à exercer une pression sur les enfants et à les impliquer dans le conflit.