Citation: 5A_558/2016 E. 6.2.3

6.2.3. Selon le texte complet de l'autorisation du 28 avril 2015 - eu égard aux termes "voyage", "par avion, sur la route", "nécessaire à la Police des frontières, afin de sortir du pays" ( cf. supra consid. 4.2.2) -, il apparaît que ce document fait référence à un voyage, non à l'établissement de l'enfant ou à une modification du lieu de résidence, notamment faute de précision sur la durée du séjour projeté en Suisse ou de désignation d'un lieu de destination. Dès lors que le texte de l'autorisation n'est pas équivoque et a été rédigé par un notaire de manière claire, il n'y avait pas lieu de recourir à l'interprétation à laquelle le juge précédent a procédé au regard des circonstances, singulièrement des séquelles de l'agression du père ( cf. supra consid. 6.2.2). Il s'ensuit que la déclaration du 28 avril 2015 ne saurait être comprise comme une " autorisation de séjour durant une année ", ainsi que l'a retenu le juge cantonal, ni a fortiori comme le consentement du père à la modification du lieu de résidence de sa fille. Le grief de violation de l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80 doit donc être admis sous cet angle.