Citation: 8C_312/2008 08.04.2009 E. 6

6.1 Le brevet d'avocat est un diplôme professionnel reconnu qui donne accès au métier d'avocat et qui, de nos jours, est souvent demandé, en complément au cursus universitaire, pour des emplois qualifiés en dehors du barreau. Par ailleurs, il n'est pas contestable que les examens du brevet d'avocat exigent une préparation d'une certaine durée. Il y a lieu dès lors de confirmer l'avis de l'autorité cantonale selon laquelle le temps consacré à la préparation de ces examens doit être assimilé à une formation complémentaire, voire à un perfectionnement professionnel, au sens de l'art. 14 al. 1 let. a LACI (voir pour comparaison l'arrêt publié au DTA 1991 n° 8 p. 83, dans lequel le Tribunal fédéral des assurances a reconnu à la préparation au concours d'admission à la carrière diplomatique le caractère d'un perfectionnement professionnel). 6.2 Il reste à examiner quelle est, en l'espèce, la durée de préparation qu'on doit raisonnablement tenir pour nécessaire et qui peut de ce fait justifier la libération de la période de cotisation correspondante. A cet égard, on ne saurait simplement se fonder sur l'arrêt cité par le seco, l'obtention du brevet d'avocat étant soumise à des réglementations différentes suivant les cantons. Il est établi que dans le canton de Genève, ce diplôme comprend deux étapes, la passation des épreuves intermédiaires de procédure puis celle des examens finaux. Sans qu'il importe de savoir pourquoi A.________ a reporté les épreuves intermédiaires à la fin de son stage d'avocat, les premiers juges ont à juste titre estimé que chacune de ces étapes, y compris la répétition des examens non réussis, comptait dans la période de formation. C'est en revanche à tort qu'ils ont repris à leur compte le temps de préparation allégué par l'intéressé en y incluant également l'activité que celui-ci a déployé à son ancienne étude après la fin de son contrat de stage. Cette activité ne peut, pour le motif invoqué par le seco, être considérée comme faisant partie de la période de formation. Quant au temps nécessaire à la préparation des examens, il convient bien plutôt de se référer aux recommandations formulées par l'Ordre des avocats du barreau genevois, à savoir sept jours ouvrables pour les examens intermédiaires et trois mois complets pour les examens finaux. Il faut y ajouter le temps des examens proprement dits et la période qui précède la communication des résultats (voir le consid. 4.3 supra). Ces dernières informations manquent toutefois au dossier, de sorte qu'il n'est pas possible de déterminer si l'intimé peut effectivement se prévaloir d'une période de formation dépassant les douze mois durant le délai-cadre applicable. On ignore également quand exactement et pour combien de temps il est tombé malade au cours du mois de juin 2005, intervalle qui pourrait le cas échéant se cumuler avec la période de formation. 6.3 Dans ces conditions, il s'impose d'annuler le jugement entrepris et de renvoyer la cause à la caisse pour qu'elle éclaircisse ces points et rende ensuite une nouvelle décision en tenant compte des considérants qui précèdent.