Citation: 6B_584/2023 E. 3

Selon l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours au Tribunal fédéral doivent indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signés. En particulier, le recourant doit motiver son recours en exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (cf. art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 88 ss et 115 consid. 2 p. 116 s.); en particulier, la motivation doit être topique, c'est-à-dire se rapporter à la question juridique tranchée par l'autorité cantonale (arrêt 6B_1511/2021 du 9 février 2022 consid. 6 et les références citées). De plus, le Tribunal fédéral est lié par les faits retenus par la décision entreprise (art. 105 al. 1 LTF), sous les réserves découlant des art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF, soit pour l'essentiel de l'arbitraire (art. 9 Cst.; sur cette notion, cf. ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2 p. 81; 143 IV 241 consid. 2.3.1 p. 244) dans la constatation des faits. Le Tribunal fédéral n'examine la violation de droits fondamentaux que si ce moyen est invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF), c'est-à-dire s'il a été expressément soulevé et exposé de manière claire et détaillée (ATF 146 IV 114 consid. 2.1 p. 118). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2 p. 81; 146 IV 114 consid. 2.1 p. 118; 145 IV 154 consid. 1.1 p. 156). Il ressort de l'arrêt entrepris que le recourant a été invité, par courrier de la Présidente de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du 16 février 2023 (notifié le 20 février 2023), à indiquer la cour qu'il entendait saisir ainsi que la décision qu'il contestait, précisant qu'à défaut, son acte serait considéré comme irrecevable. Relevant que le recourant n'avait pas donné suite à ce courrier, la cour cantonale a considéré que le recours était insuffisamment motivé, de sorte qu'il ne satisfaisait pas aux exigences de motivations légales au sens de l'art. 385 CPP, disposition dont elle a exposé les principes. Le recourant ne développe aucune argumentation en lien avec la motivation qui a amené la cour cantonale à ne pas entrer en matière sur son recours. En particulier, il ne prétend pas que son recours du 10 février 2023 était suffisamment motivé et que les juges cantonaux auraient fait preuve d'arbitraire ou violé d'une autre manière le droit en considérant qu'il ne respectait pas les exigences de motivation posées à l'art. 385 CPP.