Citation: 5A_421/2015 E. 6.1.1

6.1.1. La recourante expose que la cour cantonale aurait dû procéder à un calcul concret de ce montant, non pas se contenter de lui attribuer un pourcentage des dépenses antérieures à la séparation. Cette dernière méthode serait choquante, puisqu'elle ne permettrait pas de tenir compte des frais supplémentaires liés à l'existence de deux ménages séparés, contrevenant ainsi à la jurisprudence et étant par conséquent arbitraire dans son résultat. La pension qui lui a été allouée ne lui permettrait pas de maintenir son train de vie, notamment de continuer à passer dix semaines de vacances par an à l'étranger, de prendre des cours de ski, de tennis et de gym, d'acheter des " vêtements et autres accessoires de grandes marques " et de participer à diverses activités de loisir. Les juges cantonaux auraient dû en tenir compte d'office, étant relevé qu'elle aurait étayé et justifié toutes ces dépenses par la production de pièces (" notamment pièces 141 à 144, 150 à 155, 157, déterminations diverses et plaidoiries écrites "). Enfin, il serait arbitraire de ne pas avoir pris en compte de sa charge fiscale, telle qu'évaluée par sa fiduciaire, alors qu'en percevant une contribution d'entretien de 6'400 fr. par mois, elle serait incapable de s'en acquitter tout en maintenant son train de vie antérieur à la séparation.