Citation: 6B_1258/2018 E. B

Par arrêt du 12 septembre 2018, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a partiellement admis le recours formé par X.________ contre cette ordonnance et a réformé celle-ci en ce sens que les frais de procédure sont mis pour un tiers à la charge de la prénommée, le solde étant laissé à la charge de l'Etat, celle-ci devant par ailleurs payer à A.________ et B.________ une indemnité d'un montant de 5'107 fr. 50 à titre de l'art. 433 al. 1 let. b CPP. La cour cantonale a, en substance, constaté ce qui suit. B.a. En 2010, le capital-actions de D.________SA était détenu à 100% par E.________SA, dont l'ayant-droit économique était F.________. Le 2 juin 2010, A.________ et B.________ ont conclu un contrat de courtage avec E.________SA. Ce contrat portait sur la vente de l'intégralité du capital-actions de D.________SA, laquelle détenait un patrimoine mobilier et immobilier; le contrat faisait mention d'un prix de vente souhaité de 22'000'000 fr. et d'une commission de courtage de 5% du prix de vente désiré ou de 2,5% d'un prix de vente inférieur à 22'000'000 fr. dûment accepté par le mandant. Le contrat a été conclu pour une durée de trois mois, reconductible tacitement de trois mois en trois mois sauf révocation par l'une des parties. B.b. Au cours de l'année 2011, il a été question que X.________ propose à A.________ et B.________ des clients, en particuliers chinois, susceptibles d'acquérir le capital-actions de D.________SA. Par courrier daté du 28 mars 2011, A.________ et B.________ ont exposé à X.________ le calcul de la part de commission qui lui reviendrait dans l'hypothèse où sa cliente, C.________, viendrait à acquérir le capital-actions de D.________SA. Concrètement, il était convenu que X.________ perçoive 50% de la commission de courtage de 2,5%, soit 1,25%, pour un prix de vente de 20'000'000 fr., ainsi que 50% de la différence entre 20'000'000 fr. et un prix de vente par hypothèse supérieur. X.________ a signé ce document pour accord. Dans un courrier subséquent, A.________ et B.________ ont indiqué avoir droit à une rétrocession sur l'éventuel montant perçu par X.________ en cas de vente à un prix supérieur à 20'000'000 francs. Ils ont également rappelé que la commission de courtage de 2,5% sur les premiers 20'000'000 fr. serait partagée par moitié entre eux, d'une part, et, d'autre part, X.________. Cette dernière a signé ce document pour accord. La teneur de ces courriers a par la suite été confirmée dans une convention conclue par E.________SA, X.________, A.________ et B.________. Finalement, contrairement à ce qui avait été envisagé, C.________n'a pas acquis le capital-actions de D.________SA. B.c. D'entente avec F.________, X.________ aurait trouvé un acquéreur pour le capital-actions de D.________SA, celui-ci ayant signé une convention d'acquisition des actions en date du 12 septembre 2013. A aucun moment X.________ n'aurait fait part de l'existence de cet acquéreur potentiel à A.________ et B.________, de manière à ne pas partager la commission de courtage de 2'300'000 fr. qu'elle aurait perçue. La commission aurait été versée sur le compte bancaire détenu en Chine par sa mère, sur la base de trois factures signées par cette dernière faisant état d'honoraires de consulting pour des sociétés totalement étrangères à la réelle transaction. Lorsque A.________ et B.________ ont appris par la presse la vente du capital-actions de D.________SA, ils ont interrogé X.________ sur le rôle qu'elle y aurait joué. L'intéressée aurait alors nié toute implication dans l'opération. Le 3 novembre 2016, A.________ et B.________ ont déposé plainte pénale et se sont constitués parties plaignantes en faisant valoir des conclusions civiles à hauteur de 875'000 francs.