Citation: 8C_410/2016 E. A

Le 10 février 2005, A.________ - à l'époque entrepreneur et actionnaire de la société B.________ Sàrl -, se trouvait sur un chantier pour superviser le déplacement d'une poutrelle de 650 kilos au moyen d'une grue. Comme la poutrelle était bloquée dans le sol gelé, A.________ s'est muni d'une pioche pour la dégager. Il était en train d'appliquer une pression avec l'outil quand le grutier a remis un peu de tension dans le bras de la grue, ce qui a eu pour effet de décoller soudainement la poutrelle. Celle-ci est venue heurter le visage de A.________. Il en est résulté un traumatisme crânio-facial (avec amnésie circonstancielle et probable perte de connaissance) ainsi que diverses fractures du massif facial, en particulier une fracture ouverte du sinus frontal, une fracture naso-orbito-ethmoïdale ainsi qu'une fracture fronto-basale. A.________ a été opéré le jour même à l'Hôpital C.________ à U.________ (reposition des fractures et ostéosynthèse) où il est resté jusqu'au 21 février 2005. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), auprès de laquelle le prénommé était assuré contre le risque d'accidents, a pris en charge le cas. Dans les suites post-opératoires, l'assuré a présenté une diplopie post-traumatique. Le 20 septembre 2006, il a subi une opération des muscles oculo-moteurs pratiquée par le docteur D.________, de l'Hôpital E.________, en raison d'une parésie bilatérale post-traumatique des 4ème nerfs crâniens. Le suivi médical des problèmes maxillo-faciaux de A.________ à la sortie de l'Hôpital C.________ a été assuré par le docteur F.________, chirurgien ORL (oto-rhino-laryngologie), qui a procédé à une nouvelle intervention le 10 mai 2005 (correction de l'hypertelorisme, reposition des ligaments canthales et reconstruction du nez). A cause d'une respiration difficile par le nez, l'assuré a encore subi une septorhinoplastie le 5 décembre 2006. Une révision de celle-ci a été nécessaire le 26 février 2008. A l'issue d'un examen sur dossier en février 2007, le docteur G.________, spécialiste ORL à la division de médecine de la CNA, a estimé qu'il n'y avait plus d'incapacité de travail du point de vue ORL à partir du 1er janvier 2007. Par lettre du 7 mars 2007, la CNA a alors communiqué à l'assuré son intention de mettre un terme au versement des indemnités journalières à cette date. Dans un rapport du 19 juin 2007, le docteur H.________, médecin traitant, a indiqué que son patient présentait, en sus de séquelles physiques, un syndrome post-traumatique avec état dépressif majeur pour lequel il était en traitement chez un psychiatre, le docteur I.________, depuis le 14 novembre 2006.