Citation: 6B_299/2019 E. 2.2.1

2.2.1. La cour cantonale a retenu que, le 13 juillet 2014, le recourant avait traité A.A.________ d' "avocat pourri"et de "trou du cul" devant le domicile de ce dernier. Elle a notamment tenu compte de la confirmation, par l'épouse de A.A.________, de l'emploi de ces termes, de l'attitude du recourant qui manifestement en voulait à l'avocat et du fait qu'il l'avait déjà interpellé la veille. S'agissant de cette rencontre, la cour cantonale n'a pas pris en considération les enregistrements audio et vidéo du recourant effectués les 12 et 13 juillet 2014. Elle s'est fondée sur la jurisprudence, selon laquelle les moyens de preuve récoltés par des personnes privées sont uniquement exploitables si, cumulativement, ils auraient pu être obtenus par les autorités de poursuite pénale conformément à la loi et si une pesée des intérêts en présence justifie leur exploitation (arrêts 1B_234/2018 du 27 juillet 2018 consid. 3.1; 6B_911/2017 du 27 avril 2018 consid. 1.1; 6B_1241/2016 du 17 juillet 2017 consid. 1.2.2). Elle a considéré qu'au moment des enregistrements, l'autorité n'aurait pas pu obtenir ces preuves, faute de soupçon suffisant. Aussi, l'une des conditions prévues à l'art. 282 al. 1 let. a CPP à tout le moins faisait défaut pour que les enregistrements déposés par le recourant furent exploitables.