Citation: 5P.235/2005 22.07.2005 E. 2.2

2.2.1 L'autorité précédente a constaté que, interpellé par le magistrat de première instance au sujet de ses voyages au Brésil, le requérant s'est contenté d'affirmer qu'il s'était rendu à une seule reprise à Santos en 2004; il a produit une copie de son passeport, délivré le 25 mars 2004, où ne figure aucun tampon d'entrée ou de sortie du Brésil; quant aux frais de voyage, il se borne à alléguer que le billet d'avion ne coûte que 1'522 fr., taxes comprises (Genève/Sao Paulo/Genève), mais sans fournir de justificatif. Le recourant déclare que les déductions faites à partir des allégations de sa femme dans la procédure en divorce à propos de ses voyages au Brésil sont «fausses»: il n'a jamais nié s'être rendu dans ce pays, mais uniquement à deux reprises, en 2003 et en 2004; les dépenses consacrées à cette fin se limitent au billet d'avion (1'200 fr.), les frais sur place ayant été assumés par son ancien employeur. Une telle argumentation ne remet pas en cause la constatation d'après laquelle il a prétendu en première instance n'avoir effectué qu'un «seul voyage» au Brésil. Le recourant ne reproche pas non plus au magistrat cantonal d'avoir admis de manière arbitraire qu'il n'avait produit aucun justificatif concernant ses frais de voyage. Insuffisamment motivé, le grief est irrecevable (art. 90 al. 1 let. b OJ; supra, consid. 1.3). 2.2.2 Selon l'autorité cantonale, il faut tenir compte d'une contribution équitable du concubin aux charges du ménage, le minimum vital étant déterminé comme s'il s'agissait d'un couple formellement marié. Tant dans sa requête d'assistance judiciaire que dans son acte de recours, le requérant a clairement indiqué qu'il vivait avec une compagne - une dénommée Y.________ -, laquelle lui avait accordé un prêt de 13'000 fr., sans intérêts, ni reconnaissance de dette; en outre, il a informé son épouse de cette relation, qu'il qualifiait de «sérieuse»; ses dénégations sur ce point, lors de sa comparution personnelle, ne sont donc pas crédibles. Vu le «devoir d'assistance» entre les concubins, il y a lieu d'admettre l'obligation de l'intéressée de participer à la prise en charge de ses frais de justice. Or, le requérant n'a pas démontré, ni même établi, que les revenus d'enseignante de son amie n'y suffiraient pas; en tout cas, elle a été en mesure de lui remettre par tranches la somme précitée (3'000 fr. + 2 x 5'000 fr.). Le recourant conteste que Y.________ - qui n'a d'ailleurs pas été entendue - soit sa concubine; de toute façon, cette relation, et plus encore la cohabitation, sont relativement récentes, en sorte qu'on ne saurait exiger d'elle qu'elle finance le procès en divorce impliquant son «compagnon». Le recourant ne discute pas le principe du «devoir d'assistance» du concubin - aspect que la cour de céans n'a donc pas à revoir -, mais se livre à une critique appellatoire des motifs de la décision attaquée (art. 90 al. 1 let. b OJ; supra, consid. 1.3). En outre, il ne soutient pas avoir requis l'audition de l'intéressée ni, l'ayant fait, s'être heurté à un refus d'administrer ce moyen de preuve; le grief est ainsi irrecevable sous cet angle également (art. 90 al. 1 let. b OJ). 2.2.3 L'autorité cantonale a constaté que le requérant avait perçu une somme de 150'000 fr. provenant de la vente d'un appartement à Lyon; il n'a toutefois pas établi à satisfaction de droit avoir entièrement utilisé le produit de cette opération, alléguant l'avoir affecté à payer diverses dettes et contributions alimentaires, ainsi qu'à subvenir à ses propres besoins depuis deux ans. En se limitant à faire valoir qu'il n'y a pas de «concordance de temps» entre la réception de la somme provenant de la vente de l'appartement à Lyon et sa situation économique au moment du dépôt de la requête, le recourant ne s'en prend pas au motif de l'autorité cantonale (art. 90 al. 1 let. b OJ; supra, consid. 1.3). Le renvoi global aux «explications» et «documents» qu'il aurait fournis devant la juridiction inférieure n'est pas admissible (ATF 130 I 258 consid. 2.2 p. 263).