Citation: 5P.23/2007 16.02.2007 E. 6

Dans un autre grief, le recourant fait valoir que l'autorité cantonale est tombée dans l'arbitraire en omettant de prendre en considération l'instabilité chronique de l'intimée sur le plan affectif, sachant qu'il s'agit en l'espèce de son troisième divorce. Il reproche en outre à la Cour de cassation civile d'avoir repris à son compte l'argument du juge de première instance, selon lequel la requête de modification des mesures en cours avait été déposée trois mois à peine après la reddition par l'autorité cantonale, le 25 octobre 2004, d'un arrêt soulignant que, même en cas d'application des critères de l'art. 125 CC, le mari aurait tout de même dû contribuer à l'entretien de l'épouse en raison des circonstances du cas. Selon le recourant, l'arrêt du 25 octobre 2004 repose sur un état de fait datant de fin avril 2004, de sorte qu'il était arbitraire de ne pas tenir compte de ce laps de temps et du changement intervenu en raison du dépôt de la demande en divorce. Dans la mesure où le recourant critique l'ordonnance de première instance, son grief est irrecevable (art. 86 al. 1 OJ; cf. supra, consid. 2.1). Autant qu'il reproche à la Cour de cassation civile de n'avoir pas tenu compte de la prétendue instabilité affective de l'intimée, il fait valoir un fait non pertinent, comme le souligne à juste titre l'arrêt attaqué. Il n'y a donc pas lieu d'entrer en matière sur ses critiques.