Citation: 8C_784/2019 E. 2.5

2.5. Le grief du recourant est infondé. Le fait que la juge assesseure E.________ a présidé le BREM n'est pas apte à mettre en doute son impartialité. Il ressort en effet du rapport de la Commission de la santé du Grand Conseil genevois chargée d'étudier la proposition "pour un Centre cantonal d'expertises médicales, seul garant de la compétence de l'indépendance des experts" (M 2014 A) - auquel se réfère le recourant - que la clientèle du BREM n'était pas uniquement composée d'assureurs-maladie et accidents, mais également de cours civiles, de l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du canton de Genève (OCAI) et d'avocats (rapport accessible sur: http://ge.ch/grandconseil/data/texte/M02014A.pdf). Par ailleurs, la magistrate ayant cessé toute activité avec la CNA depuis de nombreuses années, rien ne permet de penser qu'en raison de son activité passée, elle serait tentée d'avantager l'intimée. A cet égard, le Tribunal fédéral a d'ailleurs admis en matière de baux à loyers que l'on ne pouvait pas demander la récusation d'un juge présidant une chambre du Tribunal des baux à loyers pour le seul motif qu'il avait travaillé précédemment comme avocat de l'Asloca (ATF 138 I 1 consid. 2.3). Enfin, rien n'indique - comme le suggère le recourant par un allégué que rien ne vient étayer - que la juge assesseure E.________ ait travaillé avec le docteur C.________. En tout état de cause, une telle collaboration n'autoriserait pas en soi à la croire incapable de statuer avec la neutralité voulue (cf. arrêt 8C_1058/2010 du 1er juin 2011 consid. 4.6 et les références citées).