Citation: 1C_81/2018 E. 2

L'arrêt de la Chambre administrative qui confirme en dernière instance cantonale le refus d'allouer à A.________ une aide financière fondée sur la LAVI peut faire l'objet d'un recours en matière de droit public selon les art. 82 ss de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110). Aux termes de l'art. 42 al. 1 LTF, le mémoire de recours doit contenir les conclusions et les motifs à l'appui de celles-ci, sous peine d'irrecevabilité (art. 108 al. 1 let. b LTF). Les conclusions doivent indiquer sur quels points la décision est attaquée et quelles sont les modifications demandées (ATF 133 III 489 consid. 3.1). Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-si seraient contraires au droit (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 91). En outre, les éventuels griefs de violation des droits fondamentaux sont soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF), le recourant devant alors citer les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 142 II 369 consid. 2.1 p. 372; 141 I 36 consid. 1.3 p. 41). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 142 III 364 consid. 2.4 p. 368). Le recourant n'a pris aucune conclusion même si l'on comprend à la lecture du mémoire de recours qu'il entend obtenir l'annulation de la décision attaquée et l'octroi d'une aide financière étatique fondée sur la LAVI. La recevabilité du recours à cet égard peut rester indécise car il ne répond pas aux exigences de motivation requises. La Chambre administrative a rappelé qu'en vertu des art. 4 al. 1 et 14 al. 2 LAVI, l'aide étatique aux victimes revêtait un caractère subsi-diaire et n'intervenait que dans la mesure où l'auteur de l'infraction ou les assurances, sociales ou privées, ne réparent pas effectivement, rapidement et de manière suffisante le dommage subi de sorte que la victime doit rendre vraisemblable qu'elle ne peut rien recevoir de tiers (auteur de l'infraction, assurances, etc.) ou uniquement des montants insuffisants à couvrir son dommage. Appliquant ces principes au cas d'espèce, elle a constaté que A.________ avait signé une convention d'indemnisation avec B.________ et leur assureur et qu'il ne faisait pas valoir que ces derniers n'étaient pas en mesure de lui verser un montant supérieur à celui proposé; elle en a déduit que, dès lors qu'un tiers solvable pouvait être recherché pour couvrir le dommage subi, l'Instance d'indemnisation LAVI était fondée à refuser son soutien. Ce ne serait en effet que si le prétendu auteur de l'infraction, à savoir les membres du personnel de B.________, ou son assurance responsabilité civile, voire les assurances sociales, ne pouvaient être recherchés pour couvrir le dommage allégué que cette instance pourrait entrer en matière sur la requête. Or, outre l'indemnité de 15'000 fr. versée par B.________ et leur assureur, le recourant perçoit une rente d'invalidité, dont il n'indique au demeurant pas le montant, pas plus qu'il ne chiffre son découvert.