Citation: 2C_1045/2016 E. 3.6

3.6. Il résulte de l'arrêt entrepris que la recourante se rendait régulièrement en 2015 à Genève pour rencontrer son fiancé et voir sa famille et ses amis, qu'elle était membre d'associations dans ce canton et y effectuait ses visites médicales, ses soins esthétiques et ses dépenses courantes, notamment de garagiste. Si, sur le vu de ce qui précède, les liens de la recourante avec le canton de Genève sont indéniables, les éléments susmentionnés ne suffisent pas à démontrer que ces liens seraient particulièrement étroits. Il ne résulte en effet pas de l'arrêt entrepris, et la recourante ne le soutient pas, qu'elle aurait notamment des liens plus intenses avec ses parents que ceux d'une personne majeure partie du foyer familial depuis de nombreuses années. Quant à la relation de la recourante avec son fiancé et son affirmation selon laquelle elle passerait ses week-ends et ses vacances chez lui, elles ne suffisent pas à démontrer qu'elle entretenait des relations d'une intensité exceptionnelle propres à renverser la présomption de domicile, dès lors que la recourante a gardé son domicile chez ses parents et a indiqué dans le questionnaire relatif à son domicile fiscal loger chez eux. De même, les activités associatives de la recourante n'ont rien de spécifique par rapport à celles qu'exerce une personne se rendant régulièrement dans son canton d'origine. S'agissant des soins médicaux et esthétiques de la recourante, la jurisprudence estime qu'il est courant de conserver leurs prestataires tant que la distance géographique et la fréquence relative avec laquelle il est nécessaire d'y recourir le permettent, même en cas de déménagement dans un autre canton (cf. arrêts 2C_854/2013 du 12 février 2014 consid. 5.3; 2C_728/2012 du 28 décembre 2012 consid. 4.1). On ne voit pas en l'espèce ce qui différencierait la situation de la recourante à cet égard. Dans la mesure où cela n'a pas paru évident au conseil de la recourante, il sied de préciser que le centre des intérêts vitaux d'un contribuable ne se détermine pas différemment selon qu'il s'agit d'une femme ou d'un homme, de sorte que, pour une femme, "l'endroit où se trouve son coiffeur et l'endroit où elle va faire ses ongles" (p. 5 du recours) ne saurait jouer un rôle déterminant. En résumé, les éléments avancés par la recourante ne sont pas propres à renverser la présomption du domicile fiscal principal dans le canton de Fribourg.