Citation: 6B_812/2015 E. 2.7

2.7. Celui-ci voudrait ensuite opposer son comportement, soit le débordement de violence impulsif dont il a fait preuve et dont la cause serait demeurée inexpliquée, à la situation de l'auteur qui s'en prend gratuitement à une victime choisie au hasard pour son état de faiblesse et son isolement. Il se réfère, quant à cette dernière situation, à l'arrêt 6S.286/1992 du 24 septembre 1992, publié in SJ 1993 p. 299 ss). Etant précisé que cet arrêt a trait à un assassinat (art. 112 CP) et que seule la qualification de meurtre a été retenue en l'espèce, on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir assimilé totalement le comportement du recourant à celui qu'il décrit. En l'espèce, la cour cantonale a, tout au plus, souligné que la violence et la gratuité du meurtre commis étaient très proches d'un assassinat. Cette appréciation, qui justifie, en relation avec un meurtre, que la culpabilité objective soit appréciée comme très lourde, échappe à toute critique.