Citation: 4A_53/2020 E. 4

Selon les art. 221 et 222 CPC, le procès civil comprend d'abord la demande en justice de la partie demanderesse et ensuite la réponse de la partie défenderesse. Une écriture supplémentaire de la partie demanderesse, avant la réponse, n'est pas prévue. Or, l'ordonnance du 5 juillet 2019 autorise cette écriture supplémentaire. Selon l'argumentation soumise au Tribunal fédéral, ladite écriture introduit un déséquilibre dans le procès; elle rompt l'égalité des parties et elle atteint de manière irrémédiable la position procédurale du défendeur. Celui-ci se dit par là menacé d'un préjudice irréparable, pertinent au regard de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Cette opinion est erronée. La Cour de justice expose avec raison que le préjudice redouté par le défendeur est insusceptible de se prolonger au delà d'un jugement final qui, par hypothèse, rejettera entièrement l'action en paiement. A supposer que l'action soit au contraire accueillie, le défendeur pourra appeler du jugement et dénoncer l'irrégularité prétendument survenue dans le procès de première instance. Le défendeur n'est donc pas menacé d'un préjudice irréparable. En conséquence, le recours en matière civile est irrecevable au regard des art. 90 et 93 al. 1 let. a LTF.