Citation: 8C_720/2012 E. 7.2.3

7.2.3. Enfin, on doit également nier le critère de l'importance de l'incapacité de travail en dépit des efforts reconnaissables de l'assuré. L'intensité des efforts exigibles doit être mesurée à la volonté reconnaissable de l'intéressé de faire tout ce qui est possible pour réintégrer rapidement le monde du travail, au besoin en exerçant une autre activité compatible avec son état de santé (ATF 134 V 109 consid. 10.2.7 p. 129 s.). A cet égard, on doit constater que le recourant n'a pas du tout tenté de reprendre le travail auprès son ancien employeur malgré les propositions que celui-ci lui a faites quelques mois après la suppression de son poste, et qu'il a décidé de consacrer ses efforts plutôt à poursuivre sa formation continue, qu'il a d'ailleurs terminée avec de bons résultats en 2006. Or, l'absence de toute tentative de reprise d'une activité lucrative sur trois ans se laisse difficilement justifier avec le fait qu'il a pu dans le même temps mener à son terme une formation continue de niveau universitaire, quand bien même le recourant allègue avoir bénéficié d'une aide importante de la part de ses collègues étudiants. Cela permet, comme l'ont dit à juste titre les premiers juges, de relativiser l'importance et le caractère insurmontable de son incapacité de travail.