Citation: 6B_1083/2018 E. 2.6

2.6. Il résulte de ce qui précède que l'autorité précédente n'a pas violé l'art. 65 al. 2 CP en niant l'existence d'élément nouveau au sens de cette disposition propre à justifier le prononcé a posteriori d'un internement. Ce qui précède rend sans objet les autres griefs soulevés par le ministère public, notamment à l'encontre de la motivation subsidiaire présentée dans l'arrêt entreprise, reposant sur le principe ne bis in idemet sur le principe de la bonne foi en procédure. Il en va de même du moyen visant à faire admettre que les conditions posées par les art. 64 CP et 43a CP auraient été remplies. Sur ce point, le Tribunal fédéral doit toutefois constater que l'expertise du 25 avril 2018 retient qu'un traitement médical serait susceptible de diminuer le risque de récidive et qu'il s'agirait d'un traitement ambulatoire, compatible avec l'exécution d'une peine privative de liberté (expertise, p. 16; art. 105 al. 2 LTF). Une telle conclusion a été totalement passée sous silence tant par l'autorité précédente que par le ministère public. Elle permet de douter fortement, s'agissant d'un condamné à une peine privative de liberté à vie qui ne pourra obtenir sa libération conditionnelle que s'il n'y a pas lieu de craindre qu'il ne commette de nouveaux crimes ou de nouveaux délits (art. 86 al. 1 CP), qu'il ait pu être soumis à un internement sans violation du principe de subsidiarité (art. 56a al. 1 CP; également art. 64 al. 1 let. b 2 i. f. CP).