Citation: 8C_46/2023 E. 5.1.2

5.1.2. Il est vrai que le bonus afférent à l'année 2015, alloué début 2016, porte sur l'année de l'accident, survenu en mars 2015. Cela ne change toutefois rien au raisonnement des premiers juges en tant que ceux-ci ne voient pas de corrélation entre les clés de répartition de l'enveloppe des bonus et la capacité résiduelle de travail du recourant due à son accident. En effet, il n'est pas contesté que la clé de répartition était moins favorable au recourant en 2014 (37 %) que de 2016 à 2021 (de 50 à 66,66 %). Quant bien même l'année 2014 fut marquée par des absences liées à un conflit familial, il n'est pas possible d'en déduire que la clé aurait été supérieure à 66,66 % s'il avait été plus présent. En tant que le recourant soutient qu'il aurait fallu se fonder sur davantage d'années, il perd de vue que l'argumentation des premiers juges visait à répondre à son allégation selon laquelle avant l'accident, la clé de répartition était de 66,66 % en sa faveur. En outre, à la lecture du tableau produit par le recourant en instance cantonale ce n'est qu'à partir de 2014 que le bonus (afférent à 2013) a été fixé sur la base d'une enveloppe de direction à partager avec D.________ selon une clé de répartition. Autrement dit, il n'est pas possible d'opérer un examen de la clé de répartition sur trois ou quatre années avant l'accident. En tout état de cause, le fait que les proportions ont varié entre 2019 et 2021, alors que la capacité de travail résiduelle était stabilisée, montre qu'il n'y a pas de lien direct entre celle-ci et la répartition de l'enveloppe. Dans cette mesure, les conclusions des premiers juges sur l'absence de rapport de causalité entre les séquelles de l'accident et les variations de la part au bonus échappent à la critique.