Citation: 9C_251/2024 E. A

A.a. B.________ SA (ci-après: la Société) a été inscrite au registre du commerce du canton de Genève le... 1988 et radiée le... 2023. Elle était notamment active dans le domaine du recouvrement de créances et de conseils en matière comptable et fiscale. C.________ en était l'administratrice avec signature individuelle. Son époux, A.________ (ci-après: le contribuable), exerçait la fonction de directeur financier de la Société (avec procuration individuelle) jusqu'à sa radiation du registre du commerce le 31 janvier 2012. A.b. Le 7 décembre 2016, l'Administration fiscale cantonale de la République et canton de Genève (ci-après: l'Administration fiscale cantonale) a informé B.________ SA de l'ouverture d'une procédure en rappel et en soustraction d'impôt pour l'impôt fédéral direct (IFD) et l'impôt cantonal et communal (ICC) des années fiscales 2006 à 2014, ainsi que d'une procédure pour tentative de soustraction d'impôt pour l'IFD et l'ICC 2015. Lors d'un contrôle mené sur place le 9 novembre 2016, ladite Administration avait en effet constaté l'existence de charges non justifiées par l'usage commercial qui avaient conduit à une diminution du bénéfice imposable de la société. A.c. Le 24 août 2017, C.________ et A.________ ont adressé une dénonciation spontanée à l'Administration fiscale cantonale portant sur des éléments de fortune non déclarés entre 2008 et 2016 et dont le formulaire était signé par A.________. Par courriel du 20 novembre 2017, le mandataire des époux A.________ et C.________ a indiqué à l'Administration fiscale cantonale qu'ils acceptaient, "par gain de paix", une reprise de 10% de leurs charges. Un document intitulé "A qui de droit", daté du 16 novembre 2017 et signé par A.________ était également annexé à ce courriel. Le contribuable y indiquait que son épouse et lui-même n'avaient pas conscience que leurs agissements, qu'ils regrettaient, pouvaient avoir de telles conséquences sur la situation fiscale de leur entreprise. À l'époque des faits, C.________ était atteinte d'une grave dépression ayant lourdement entamé sa capacité de travail et mis en péril leur entreprise. Les époux A.________ et C.________ avaient donc imaginé la constitution "de cette manière" d'un capital de retraite. Ils avaient décidé de collaborer entièrement avec l'Administration fiscale, qui devait en tenir compte lors de la fixation des amendes. A.d. La procédure en rappel et en soustraction d'impôt contre B.________ SA (décisions sur réclamation du 18 décembre 2020) s'est achevée avec l'arrêt du Tribunal fédéral 2C_733/2022 du 13 décembre 2022, par lequel celui-ci a confirmé que la Société avait porté dans sa comptabilité des charges qui n'étaient pas justifiées commercialement et que les conditions respectivement de la soustraction d'impôt et de la tentative de soustraction d'impôt étaient ainsi remplies. Entre autres motifs, le Tribunal fédéral a retenu que les organes de la Société avaient eu intentionnellement recours à des mécanismes insolites visant à rendre opaque sa situation économique réelle, notamment ses charges commerciales. A.e. À la suite de l'ouverture, le 9 novembre 2022 de procédures pénales à l'encontre des époux A.________ et C.________ pour instigation, complicité et participation de soustraction d'impôt en lien avec la soustraction fiscale et la tentative de soustraction fiscale reprochées à B.________ SA, l'Administration fiscale cantonale leur a notifié séparément quatre bordereaux d'amendes le 12 décembre 2022, portant sur les périodes fiscales 2012 à 2015 tant en matière d'IFD que d'ICC. Ils ont été condamnés à 5'000 fr. d'amende chacun et pour chaque période fiscale, pour avoir participé aux infractions de soustraction fiscale (2012 à 2014) et de tentative de soustraction fiscale (2015) commises par la Société. A.f. Par deux décisions sur réclamation du 30 janvier 2023, l'Administration fiscale cantonale a rejeté les réclamations du 11 janvier 2023 formées par les époux A.________ et C.________ contre les bordereaux d'amende précités.