Citation: 4D_9/2008 06.03.2008 E. B

Le 3 mai 2006, A.________, C.________ et B.________ ont ouvert action contre X.________ SA. En dernier lieu, les demandeurs concluaient à la condamnation de la défenderesse à payer les sommes de 2'215 fr. et de 986 fr. à A.________ et la somme de 2'315 fr. à chacun des deux autres demandeurs, le tout avec intérêts moratoires au taux de 5% l'an dès le 25 novembre 2005. Par jugement du 7 juin 2007, le Tribunal de première instance du canton de Genève a débouté les demandeurs de toutes leurs conclusions. Le Tribunal a considéré que si les demandeurs pouvaient, dans un premier temps, croire de bonne foi au pouvoir de représentation apparent de M.________, ils ne le pouvaient plus au moment de l'introduction de l'action, puisqu'ils avaient été informés par la défenderesse de l'absence de ce pouvoir de représentation. Le 24 juillet 2007, les demandeurs ont appelé de ce jugement, en concluant à son annulation et en reprenant les dernières conclusions formulées en première instance. Par arrêt du 14 décembre 2007, la Cour de justice a annulé le jugement entrepris. Statuant à nouveau, elle a condamné la défenderesse à payer les sommes de 2'215 fr. et de 986 fr., avec intérêts à 5% dès le 28 septembre 2006, au demandeur A.________ et la somme de 2'315 fr., avec intérêts à 5% dès le 28 septembre 2006, à chacun des deux autres demandeurs. Considérant que le moment déterminant est celui de la conclusion du(es) contrat(s), l'autorité cantonale a retenu, qu'à ce moment-là, les demandeurs étaient de bonne foi et que la défenderesse était donc, en apparence, valablement représentée par le falsus procurator.