Citation: 8D_4/2021 E. 6.3

6.3. En l'espèce, on ne voit pas que le recourant se serait fondé sur le courriel du 20 août 2010 pour prendre des dispositions auxquelles il ne saurait renoncer sans subir de préjudice. A cet égard, son allégation selon laquelle ce serait en raison du courriel en question qu'il aurait accepté de travailler le samedi, le dimanche et les jours fériés frise la témérité. En effet, indépendamment du fait que les membres du personnel pénitentiaire sont tenus de se soumettre aux horaires de service (art. 11 LOPP) - lesquels peuvent les amener, de par leur mission, à devoir travailler les samedis, dimanches et jours fériés afin de ne pas laisser les personnes détenues sans surveillance (cf. consid. 3.2.1 supra) - et qu'il n'est nullement établi que le recourant aurait eu connaissance du courriel litigieux à l'époque, ce n'est que le 12 février 2019 que l'UPCP a soutenu que les membres du personnel pénitentiaire auraient droit à une indemnité de 7 fr. 55 par heure travaillée le samedi, le dimanche et les jours fériés, en application de l'art. 11D RTrait; quant à lui, le recourant a même attendu le 19 février 2020 pour solliciter une indemnité pour les heures travaillées le samedi, le dimanche et les jours fériés entre le 1er novembre 2014 et le 30 novembre 2019. Son argumentation fondée sur la protection de la bonne foi ne peut dès lors qu'être écartée.