Citation: 4A_107/2023 E. 4.2

4.2. En tant que créancier cessionnaire de la masse en faillite de C.________ (art. 260 LP), le demandeur B.________ fait valoir la créance en responsabilité contractuelle de C.________ SA contre A.________ SA. En vertu du contrat de commission conclu entre ces deux sociétés, A.________ SA était obligée envers C.________ SA soit de vendre les bijoux, soit de les lui restituer. S'étant fait voler les bijoux, A.________ SA ne pouvait plus les restituer en nature. Elle doit donc les restituer en valeur, autrement dit à la valeur qu'ils avaient dans le patrimoine de C.________ SA. Dans le patrimoine de C.________ SA, la valeur des bijoux correspond à la dette de C.________ SA envers B.________ pour non-restitution des bijoux conformément au contrat de consignation passé avec B.________. C'est le dommage que C.________ subit (par augmentation de son passif) et que la cour cantonale a arrêté au montant (fixé, intérêts compris, par le tribunal de première instance et non contesté par les parties) de 4'471'842 fr. correspondant à la créance colloquée de B.________ dans la faillite de C.________ SA. Contrairement à ce que soutient la recourante, le dommage subi par C.________ SA ne correspond donc pas à la valeur des bijoux fixée par l'expertise judiciaire de 2'897'466 fr., ni à celui de 4'740'550 fr., A.________ SA pouvant choisir soit de vendre les bijoux, soit de les restituer à C.________ SA. Le grief de la recourante concernant le dommage doit par conséquent être rejeté.