Citation: 6P.130/2006 18.08.2006 E. 3

La recourante reproche à l'autorité cantonale de ne pas avoir administré d'office des preuves utiles pour déterminer la date à laquelle la plaignante a reçu connaissance du fax. Elle y voit une violation du droit à une procédure équitable garanti par l'art. 30 al. 1 Cst. (recte: art. 29 al. 1 Cst.). La recourante n'a pas requis l'administration de ces preuves en instance d'appel alors qu'elle disait dans sa déclaration d'appel nourrir des doutes au sujet de la date retenue. Elle n'a pas évoqué la question de la tardiveté de la plainte lors des débats devant la Chambre pénale, et elle a conclu à l'acquittement, et non pas à un classement de la procédure, ce qui aurait pourtant été la conséquence du défaut d'une condition d'ouverture de l'action pénale (cf. ATF 128 IV 81 c. 2a p. 83). Se plaindre dans ces circonstances que l'autorité judiciaire cantonale d'appel n'a pas administré des moyens de preuves qu'on n'a soi-même, en connaissance de cause, pas requis, est contraire au principe de la bonne foi et partant abusif (cf. ATF 121 I 30 c. 5f p. 37; 111 Ia 161 c. 1a p. 162). Le grief est irrecevable.