Citation: 7B_849/2023 E. 2.3.2

2.3.2. Dans le cadre du recours fondé sur l'art. 298 al. 3 CPP, le recourant peut demander la destruction des pièces récoltées au cours d'une mesure secrète non autorisée en application de l'art. 289 al. 6 CPP (cf. consid. 2.2.2 s upra). Or, s'agissant de la réalisation des conditions posées à l'art. 286 al. 1 CPP (cf. consid. 2.2.1 s upra), la cour cantonale a constaté que le recourant n'avait développé aucun grief visant à les remettre en cause, ce que ce dernier ne conteste pas; il ne le fait d'ailleurs toujours pas dans son recours au Tribunal fédéral. Faute de toute motivation sur ces questions, il ne saurait donc être reproché à l'autorité précédente d'avoir retenu l'existence de soupçons suffisants de la commission d'une infraction figurant dans la liste de l'art. 286 al. 2 CPP, la gravité de celle-ci, ainsi que la proportionnalité de la mesure mise en oeuvre, et d'avoir en conséquence confirmé les ordonnances du TMC prolongeant l'investigation secrète (cf. consid. 5.2 p. 7 de l'arrêt attaqué). Il en découle que l'investigation secrète a été valablement prolongée, ce qui exclut d'ailleurs l'application par le Ministère public de l'art. 297 al. 1 let. b CPP pour mettre un terme à la mesure. Partant, les moyens de preuve récoltés au cours de l'investigation secrète ne sauraient être détruits en application de l'art. 289 al. 6 CPP.