Citation: 1B_510/2022 E. 3.4

3.4. Le recourant ne fait valoir aucun élément propre à remettre en cause le raisonnement de l'instance précédente, qui peut être suivi. En effet, s'agissant de la difficulté juridique, le recourant invoque qu'il conteste les faits qui lui sont reprochés, en particulier deux infractions (art. 19 al. 1 LStup et 286 CP). Sur ce point, il lui est reproché, selon l'ordonnance pénale, d'avoir empêché des agents de police de procéder au contrôle de son identité et à son interpellation en se débattant et en tentant de prendre la fuite, ainsi que d'avoir vendu 6 grammes de marijuana à une tierce personne pour un montant de 100 fr., étant précisé que la vente avait été constatée par la police, et enfin d'avoir détenu sur lui 0.3 grammes de haschisch ainsi que de consommer régulièrement des produits cannabiques (cf. art. 105 al. 2 LTF). En l'occurrence, le simple fait de contester les faits incriminés ne permet pas de démontrer une quelconque difficulté justifiant la nomination d'un avocat d'office. Le recourant soutient à cet égard que ces infractions impliqueraient la nécessité d'administrer d'autres preuves, à savoir l'audition de témoins ("toxicomane" et policiers) et qu'il serait incapable, sans l'assistance d'un avocat, de formuler à nouveau ces réquisitions de preuve devant le Tribunal de police. Contrairement à l'avis du recourant, solliciter l'audition de témoins ne nécessite pas l'assistance d'un avocat, compte tenu de l'absence de complexité des faits et de la nature de la cause. La nomination d'un défenseur d'office ne s'impose pas non plus à raison de la langue, la désignation d'un interprète ou d'un traducteur étant en pareil cas suffisante (cf. arrêt 1B_591/2021 du 12 janvier 2022 consid. 2.3). La méconnaissance de la procédure judiciaire ne constitue pas davantage un motif suffisant en l'espèce pour désigner un défenseur d'office au recourant. Celui-ci ne peut en outre rien déduire de son âge (plus de 27 ans au moment de la commission des faits incriminés). Par ailleurs, le fait qu'il vit en Italie (travail saisonnier) ne suffit pas non plus à rendre nécessaire l'assistance d'un avocat. Admettre le contraire aurait notamment pour conséquence que tout prévenu, domicilié à l'étranger, devrait systématiquement être pourvu d'un défenseur d'office, quand bien même il serait en mesure d'assumer lui-même efficacement sa défense (cf. arrêt 1B_591/2021 du 12 janvier 2022 consid. 2.3). Enfin, le recourant semble méconnaître que la condition de l'indigence n'est pas à elle seule suffisante pour bénéficier de l'assistance judiciaire.