Citation: 4A_329/2023 E. 3

La recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendue, ce qu'il s'agit d'examiner in limine litis. La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) le devoir pour le juge de motiver sa décision, afin que le justiciable puisse la comprendre, la contester utilement s'il y a lieu et exercer son droit de recours à bon escient. Pour répondre à ces exigences, le juge doit mentionner, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause. Il n'a toutefois pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limiter à l'examen des questions décisives pour l'issue du litige (ATF 142 II 154 consid. 4.2; 138 I 232 consid. 5.1 et les arrêts cités; 133 III 439 consid. 3.3 et les arrêts cités). En l'occurrence, la recourante se borne à reprocher à la cour cantonale de n'avoir point expliqué pourquoi elle retenait certains faits et en écartait d'autres, objets de son appel joint. Las, car la cour cantonale n'avait pas à être plus explicite, d'autant que les déclarations des parties et des témoins que la recourante voudrait voir retranscrites dans l'arrêt cantonal n'ont pas à y figurer en toutes lettres, s'agissant d'éléments de preuve et non de faits, et que seuls les faits qui sont pertinents doivent y trouver place. Ce premier grief doit être écarté.