Citation: 5D_53/2023 E. 4

Le recours contre une décision doit être déposé dans les 30 jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1 LTF, par renvoi de l'art. 117 LTF). La computation de ce délai obéit aux règles générales (art. 44 ss LTF). En l'espèce, il résulte du suivi des envois de La Poste que la recourante a été avisée le 27 janvier 2023pour retirer l'envoi contenant la décision attaquée; le 4 février 2023, l'intéressée a toutefois fait prolonger le délai de garde, avant de retirer cet envoi au guichet le 23 février 2023. Quoi qu'en pense la recourante, cette prolongation du délai de garde n'a pas pour conséquence de faire courir le délai de recours à partir de la date du retrait effectif. De jurisprudence constante, l'arrêt attaqué est réputé avoir été notifié à l'expiration du délai de garde (art. 44 al. 2 LTF) et ce délai n'est pas prolongé lorsque La Poste permet de retirer le courrier dans un délai plus long, des accords avec celle-ci ne permettant pas de repousser l'échéance de la notification (ATF 141 II 429). Il s'ensuit que la prolongation du délai de garde du 4 au 23 février 2023, jour du retrait effectif de l'envoi, ne saurait être prise en considération dans la computation du délai de recours (art. 100 al. 1 LTF). Expédié le 25 mars 2023, le recours est amplement tardif, partant irrecevable.