Citation: 5A_302/2024 E. 3.1.4

3.1.4. L'autorité précédente a pour le surplus relevé que, contrairement à ce que pouvait laisser penser l'ordonnance du 16 août 2022, seuls C.A.________ et D.A.________ étaient effectivement en internat de I.________ tandis que E.A.________ était scolarisée à F.________, ce qui apparaissait prévisible au vu de la pièce produite par l'épouse qui n'indiquait que l'inscription des deux garçons en I.________. Cela ne changeait toutefois rien à l'inexistence de faits nouveaux survenus ou prouvables après l'échéance du délai d'appel le 29 août 2022. En effet, dans les deux configurations, l'épouse ne pouvait, ce qu'elle savait déjà, du fait que l'un ou l'autre de ses enfants aille en internat en I.________, exercer son droit de visite en Suisse, mais devrait louer un bien en France pour ce faire. Or celle-ci ne soutenait pas, alors qu'elle prévoyait déjà dans son appel des 29 et 30 août 2022 de louer un bien à F.________ et un droit de visite lui coûtant environ 6'000 fr. par mois selon son estimation, que son organisation actuelle lui causerait des frais plus importants dès lors au demeurant qu'elle concluait précisément à la prise en compte d'un tel montant. Dans ces conditions, que E.A.________ soit scolarisée à F.________ et non en I.________ ne constituait pas un fait nouveau essentiel ayant un impact sur la situation financière de l'épouse, et celle-ci n'en disait à tout le moins rien.