Citation: 4C.90/2007 06.07.2007 E. 4

Invoquant les art. 336 al. 1 let. a et 328 CO, la demanderesse reproche en outre à la Chambre des recours d'avoir retenu que la défenderesse avait pris des mesures suffisantes pour désamorcer le conflit. Ce grief est infondé. L'employeuse a pris des mesures, mais ses interventions n'ont pas abouti; il peut être renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué. On ne saurait raisonnablement en exiger plus en vertu des règles sur la protection de la personnalité du travailleur (art. 328 CO). En particulier, le caractère difficile de la demanderesse n'est pas la conséquence d'un comportement critiquable de la défenderesse; il n'y a donc pas lieu de retenir à charge de cette dernière une violation des règles de la bonne foi consistant à se prévaloir d'un motif de licenciement qu'elle aurait elle-même suscité (cf. ATF 125 III 70 consid. 2a). En vertu de l'art. 328 CO, la défenderesse devait en outre également protéger la personnalité de ses autres employés du kiosque; elle ne pouvait donc pas laisser perdurer la situation de tension qui existait à cause de motifs inhérents à la personnalité de la demanderesse.