Citation: 6B_369/2024 E. 2.2.2

2.2.2. Le recourant soutient ensuite qu'en retenant les art. 189 et 191 CP, la cour cantonale aurait omis d'appliquer "le concours réel et, conséquemment, n'a[urait] pas exclu l'art. 191 CP". Citant un extrait des déclarations de l'intimée 3, il soutient que les actes décrits par la cour cantonale comme étant réalisés durant la nuit et ceux réalisés nuitamment après le réveil seraient étroitement liés, puisque les actes à l'éveil n'étaient que le prolongement de ceux qui avaient débuté peu avant, s'agissant des attouchements réveillant l'intimée 3. En d'autres termes, il s'agirait selon lui des mêmes actes. Il ressort toutefois de l'arrêt entrepris (art. 105 al. 1 LTF) que des actes sexuels ont été initiés, c'est-à-dire commencés, alors que l'intimée 3 dormait, tandis que d'autres actes sexuels ont été initiés pendant la journée, voire de nuit mais néanmoins commencés après le réveil de l'intimée 3. La critique selon laquelle il s'agirait des mêmes actes est irrecevable, le recourant se contentant de l'affirmer sur la base d'une libre appréciation des déclarations de l'intimée 3, dont il tire ses propres conclusions sans démontrer en quoi l'appréciation de la cour cantonale serait insoutenable. Au demeurant, il importe peu qu'à la suite des agissements entrepris durant son sommeil, l'intimée 3 se réveille rapidement et soit alors en mesure de s'y opposer. En effet, l'infraction (art. 191 CP) est consommée dès le moment où le recourant réalise l'acte d'ordre sexuel, par exemple en l'embrassant ou en la léchant ou en pénétrant le sexe de la victime de ses doigts, alors qu'à cet instant, celle-ci est plongée dans le sommeil et, de ce fait, incapable de s'y opposer (cf. arrêt 6B_215/2021 du 17 janvier 2022 consid. 4.4). Pour le reste, le recourant ne s'en prend pas à la motivation cantonale (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). Les griefs sont, partant, rejetés, dans la mesure de leur recevabilité.