Citation: 9C_694/2017 E. 4

La recourante conteste uniquement le choix de la méthode spécifique d'évaluation de l'invalidité. Elle reproche à la juridiction cantonale d'avoir à tort écarté d'emblée la méthode mixte, pour le seul motif qu'elle serait illicite depuis l'arrêt Di Trizio (arrêt de la CEDH du 2 février 2016). En se référant à la circulaire n° 355 de l'Office fédéral des assurances sociales du 31 octobre 2016, elle rappelle que cette méthode peut néanmoins être utilisée, à la condition qu'on ne se trouve pas dans des circonstances correspondant à celles de l'affaire Di Trizio (révision du droit à la rente justifiée par une réduction hypothétique du temps de travail liée à des obligations familiales, plus particulièrement la garde d'enfants mineurs). Dans son cas, la recourante admet qu'elle aurait consacré l'ensemble de son temps aux travaux habituels, notamment à l'éducation de ses enfants et à la tenue du ménage, durant une certaine période. Elle soutient toutefois que le choix de l'intimé, validé par les premiers juges, de la considérer comme une personne non active (et d'appliquer ainsi la méthode spécifique) est dépassé et arbitraire, car elle a toujours émis le souhait de reprendre un travail à temps partiel dès que le cadet de ses enfants aurait atteint l'âge d'être scolarisé et n'était pas restée inactive (séminaire donné entre 2006 et 2009). En se référant aux docteurs B.________ et C.________, elle soutient que ses limitations physiques (douleurs au dos et migraines) limitent fortement la réalisation de son objectif professionnel d'exercer en tant que psychologue à temps partiel. Comme l'intimé n'a jamais pris en considération la possibilité d'une reprise du travail à temps partiel, et que l'étendue de sa capacité de travail en tant que psychologue n'a pas non plus fait l'objet d'une évaluation médicale, cette lacune doit être comblée dans le cadre de l'application de la méthode mixte.