Citation: 4C.307/2000 22.02.2001 E. 6

6.- Le recourant reproche ensuite à l'autorité cantonale d'avoir violé le droit fédéral en ne lui reconnaissant pas un droit de réparer la chose alors que, selon lui, celle-ci était facilement réparable, que la réparation avait été offerte sans délai et qu'elle n'entraînait pas d'inconvénients pour les acheteurs. Or, quoi qu'en pense le recourant, la loi n'accorde pas au vendeur un droit à réparer la chose, de même qu'elle ne donne pas à l'acheteur le droit à obtenir une telle réparation (ATF 95 II 119 consid. 6). Giger (Commentaire bernois, n. 42, 43 et 61 ad art. 205 CO), cité par Tercier (les contrats spéciaux, 2e éd., n. 454 p. 58), est cependant d'avis que l'acheteur, en vertu des règles de la bonne foi, ne doit pas pouvoir exiger une réduction de prix si le défaut est facilement réparable, si le vendeur offre de réparer la chose sans délai et si cette réparation n'entraîne aucun inconvénient pour l'acheteur. Du moment que la cour cantonale a constaté en fait, de façon à lier le Tribunal fédéral, que ces conditions n'étaient pas réalisées en l'espèce, le défendeur ne saurait rien tirer des opinions doctrinales susmentionnées.