Citation: 1B_417/2019 E. A

A.a. Le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne instruit une enquête contre A.________ pour actes d'ordre sexuel avec des enfants (art. 187 ch. 1 CP) et pornographie (art. 197 al. 5 CP). Dans ce cadre, il lui est reproché d'avoir, entre le mois de septembre 2017 et le mois de janvier 2018, commis, au moins à trois reprises, des attouchements à caractère sexuel sur une amie de son fils B.________, C.________, née en 2010, lorsque cette dernière serait venue dormir à leur domicile. Durant cette période, le prévenu aurait insisté à plusieurs reprises pour essuyer les fesses de la fillette lorsqu'elle était allée à selles, manoeuvre prolongée au point de la faire souffrir physiquement. Cette scène aurait été filmée par le prévenu au moins à deux reprises; il aurait également filmé plusieurs fois, en gros plan, les parties génitales de C.________. A.________ aurait aussi, à X.________ et à Y.________, massé la fillette, nue ou en culotte, à plusieurs reprises sur tout le corps, passant ses deux mains sur les parties intimes de l'enfant. Le prévenu est également soupçonné, à une période indéterminée mais probablement en 2015, d'avoir filmé à de nombreuses reprises l'entrejambe de D.________, née en 2010; il lui aurait écarté les fesses et l'aurait touchée avec un doigt au niveau de ses parties génitales pendant qu'elle dormait. Lors de ces faits - ressortant de l'extraction de cartes SD appartenant vraisemblablement au prévenu -, celui-ci aurait utilisé du lubrifiant sur les parties intimes de la fillette et se serait masturbé. Des vidéos, probablement téléchargées depuis Internet, représentant des fillettes âgées de 5 à 10 ans en train de se masturber, d'utiliser des vibromasseurs et de prodiguer des fellations, auraient été trouvées sur ces cartes SD. Entre l'année 2012 et le mois de janvier 2018, le prévenu aurait régulièrement téléchargé et regardé sur Internet des films et des photos pédopornographiques, utilisant notamment les deux ordinateurs familiaux et son IPad. Il est encore reproché à A.________ d'avoir, au moins à une reprise durant l'année 2010, touché le sexe de sa belle-soeur, E.________, alors âgée de 18 ans, lorsqu'elle dormait dans la chambre à côté de l'intéressé au domicile de ses parents. Durant l'année 2013, il aurait également pénétré dans le salon du domicile des parents de E.________ vers 5 heures du matin alors qu'elle y dormait, afin de la regarder; il l'aurait aussi filmée à son insu au moyen de la webcam de l'ordinateur situé dans le salon, alors qu'elle se serait masturbée. A une date indéterminée, le prévenu aurait, sous le couvert d'un tour de magie, demandé de tirer sur le prépuce de son propre pénis à son fils B.________, né en 2012, afin de trouver un bonbon qu'il aurait fait disparaître. A tout le moins entre l'année 2016 et le mois de janvier 2018, le prévenu aurait, au moins à deux reprises, commis des attouchements à caractère sexuel sur sa fille, F.________, née en 2008, alors endormie; il lui aurait touché les parties intimes avec sa main au moyen de lubrifiant, tout en se masturbant. A.________ aurait filmé ces actes lors des deux épisodes. A une date indéterminée, le prévenu aurait caché une caméra GoPro dans la salle de bain de son domicile dans le but de filmer des enfants nus. A.b. A.________ a été appréhendé le 5 février 2018. Il a été placé en détention provisoire par ordonnance du 8 suivant du Tribunal des mesures de contrainte (Tmc) pour une durée de trois mois. Les 26 avril, 31 juillet, 1er novembre 2018, 30 janvier et 7 mai 2019, cette mesure a été prolongée à chaque fois pour trois mois, en dernier lieu jusqu'au 5 août 2019. Les 13 mars et 3 juillet 2018, le Tmc a rejeté les demandes de libération formées par le prévenu; la seconde ordonnance précitée a été confirmée le 12 juillet 2018 par la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois. A.c. Le 25 juin 2019, A.________, par l'intermédiaire de sa mandataire d'office, a requis sa libération immédiate, assortie de mesures de substitution en la forme d'un suivi thérapeutique auprès de la Consultation spécialisée du canton de Vaud et d'une obligation de résidence au sein de l'institution G.________, accompagnée le cas échéant d'une interdiction de quitter le site de l'institution durant les week-ends et d'une obligation de se plier à toutes mesures de surveillance qui seraient ordonnées par la justice (port d'un bracelet électronique, pointage auprès d'un poste de police et communication systématique de l'organisation de sa journée). A l'appui de sa requête, le prévenu a invoqué que la direction de la procédure considérait que l'accusation pouvait être engagée et qu'il était donc impératif qu'il se voie "accorder la possibilité de montrer à l'autorité de jugement les progrès réalisés et sa détermination à les poursuivre après sa remise en liberté". Il a produit deux courriers électroniques : dans le premier, daté du 29 mai 2019, l'institution G.________ indiquait que, sous réserve d'une place disponible, elle serait prête à prendre l'intéressé en charge; dans le second, adressé le 21 juin 2019 par le Service de médecine et psychiatrie pénitentiaires (ci-après : SMPP), il était fait état de la possibilité d'une prise en charge du prévenu sur un mode ambulatoire, dès sa sortie de prison. Le Ministère public a transmis cette requête au Tmc, concluant à son rejet. Il a invoqué l'existence des risques de fuite (peine privative de liberté sévère encourue), de collusion (prise de contact avec les victimes, témoins et/ou son épouse avant l'audience) et de réitération. Le prévenu s'est déterminé le 2 juillet 2019, soutenant que le danger de récidive pouvait être pallié par la mise en place d'un traitement adapté. Lors de l'audience du Tmc du 5 juillet 2019, A.________ a confirmé être prêt à respecter toutes les conditions qui pourraient lui être imposées. Par ordonnance du 5 juillet 2019, le Tmc a tout d'abord rejeté la réquisition de preuve tendant à l'audition d'une collaboratrice psychologue retraitée du SMPP, personne au demeurant non déliée de son secret de fonction. A cet égard, l'autorité de jugement a considéré que l'expert psychiatre avait, dans son rapport du 6 décembre 2018, complété le 4 février 2019, posé le diagnostic de pédophilie et préconisé très clairement la mise en oeuvre d'une mesure thérapeutique institutionnelle, dans un premier temps en milieu fermé; cette conclusion ne pouvait être remise en cause par le fait - que l'audition requise tendait à démontrer - que l'institution G.________ aurait pu avoir accueilli des personnes ayant a priori le même diagnostic que le prévenu. Le Tmc a ensuite rejeté la demande de libération, confirmant l'existence de soupçons suffisants, ainsi que celle d'un risque toujours concret de récidive, qu'aucune mesure de substitution n'était à même de pallier. Selon le Tmc, ce danger avait été qualifié de moyen par l'expert, étant précisé qu'il pouvait s'accroître si l'intéressé côtoyait des enfants; selon l'expert, le prévenu s'il faisait preuve d'une volonté d'avancer avait aussi tendance à se placer en tant que victime, étant plus probable que ce soit le dévoilement des faits qui ait porté ses fruits que le suivi débuté en détention. Le Tmc a ensuite retenu que vu la mesure institutionnelle en milieu fermé préconisée dans un premier temps par l'expert, le placement dans l'institution G.________ - milieu ouvert -, assorti d'un traitement ambulatoire, ne présentait pas de garanties suffisantes; son personnel ne bénéficiait pas non plus d'expérience dans le type de problématique en cause et aucune mesure de contrôle ne pouvait être mise en place.