Citation: 6B_1103/2013 E. 2.3

2.3. Du point de vue du recourant, l'arrêt cantonal retient implicitement la version la plus favorable au prévenu. Or, au stade du classement, une telle application du principe in dubio pro reo ne se justifie pas. La cause soulève des questions de fait (notamment l'origine possible des lésions subies) et de droit (notamment la question de la légitime défense et de la proportionnalité du comportement de l'intimé). Il n'est dès lors pas possible de retenir qu'il n'existe aucun soupçon justifiant une mise en accusation ou que les éléments constitutifs d'une infraction ne sont manifestement pas réunis. Eu égard à la gravité des faits et au droit à une enquête effective et, le cas échéant, à une procédure judiciaire, la décision de classement doit être annulée, selon le recourant.