Citation: 2C_1073/2019 E. 5.3

5.3. Selon le Message LBPE/FR, le principe de la subsidiarité des allocations de formation se fonde sur les art. 276 et 277 CC, qui prévoient notamment que les parents doivent, dans la mesure où les circonstances le permettent, subvenir à l'entretien de leur enfant jusqu'à ce que celui-ci ait acquis une formation appropriée, y compris au-delà de sa majorité, pour autant que ladite formation soit achevée dans les délais normaux (cf. Message LBPE/FR, ad art. 6 p. 8 et 9). Lorsqu'une personne ne peut plus couvrir ce qui est nécessaire pour vivre, le droit à l'assistance alimentaire, au sens de l'art. 328 CC, entre subsidiairement en jeu. Conformément à cette disposition, chacun, pour autant qu'il vive dans l'aisance, est tenu de fournir des aliments à ses parents en ligne directe ascendante et descendante, lorsque, à défaut de cette assistance, ils tomberaient dans le besoin. Une personne est considérée se trouver dans le besoin lorsqu'elle est dans l'incapacité d'assurer son entretien, parce qu'elle n'est pas apte au travail, n'a pas la possibilité de réaliser un gain ou parce qu'il ne saurait être exigé d'elle qu'elle exerce une activité professionnelle (cf. ATF 136 III 1 consid. 4 p. 3; 121 III 441 consid. 3 p. 442). Seuls les besoins élémentaires sont visés à l'art. 328 al. 1 CC, à savoir en principe la nourriture, l'habillement, le logement, les soins médicaux de base, l'assurance maladie obligatoire, les médicaments, les frais d'hospitalisation ou encore le traitement en institution (cf. ATF 136 III 1 consid. 4 p. 3 s.; arrêt 5A_291/2009 du 28 août 2009 consid. 4 et les arrêts cités; en lien avec une formation, cf. infra consid. 5.5).