Citation: 4C.52/2003 17.03.2003 E. 1

En d'autres termes, la condamnation solidaire de l'assurance Y.________ a été limitée, par le chiffre 1ter du dispositif, aux seuls montants indiqués sous chiffre 1 et totalisant 931'281 fr. en capital, intérêts en sus. l'assurance Y.________ n'est ainsi pas solidairement responsable de la condamnation prononcée à l'encontre de B.________ sous lettres b et d du chiffre 1bis et elle ne l'est qu'à concurrence, respectivement, de 170'317 fr. et de 1'985 fr. (chiffre 1, lettres c et e) de la condamnation prononcée à l'encontre de son codéfendeur sous lettres c (342'337 fr.) et e (172'936 fr.) du chiffre 1bis. Inversement, la condamnation solidaire de B.________ se limite à 131'628 fr et à 157'860 fr. (chiffre 1bis lettres f et g), alors que l'assurance Y.________ a été condamnée à verser au demandeur, aux mêmes titres, les sommes de 333'251 fr. et 361'743 fr. (chiffre 1 lettres f et g). Les seuls postes du dommage où condamnation et solidarité se recoupent pour les deux parties défenderesses sont donc ceux mentionnés sous chiffres 1 et 1bis, lettres a (34'785 fr.) et h (29'200 fr.) Pour aboutir au montant de 1'460'095 fr., le conseil de A.________, sous le couvert de la solidarité, a porté en compte, pour chaque poste du dommage, le montant le plus élevé indiqué sous le chiffre 1 ou le chiffre 1bis. Cette manière de procéder est en totale contradiction avec la lettre du dispositif incriminé, qui institue une solidarité différenciée entre les codébiteurs, en fonction de la condamnation, elle aussi différenciée, prononcée séparément à leur encontre. D'ailleurs, si la Ire Cour civile avait voulu condamner solidairement le défendeur et la défenderesse sans faire de différence entre eux de ce point de vue, elle aurait pu se contenter de les reconnaître débiteurs solidaires du demandeur et n'aurait pas pris la peine de préciser que la solidarité ne valait qu'à concurrence des montants mis à la charge de chacun d'eux. Il suit de là qu'il n'y a pas matière à interprétation du dispositif de l'arrêt du 19 décembre 2002. Au demeurant, la lettre du 3 février 2003 adressée par le mandataire de la requérante à celui de A.________, en réponse au courrier susmentionné du 29 janvier 2003, confirme que, dans l'esprit de la requérante, le chiffre 1ter du dispositif de l'arrêt en question ne pouvait pas être interprété autrement que selon les termes qui y figurent. Par conséquent, la demande d'interprétation sera rejetée. 2.2 Comme le dispositif dudit arrêt revêt la signification que lui prête la requérante, la demande de révision, qui n'avait de raison d'être que dans l'hypothèse où l'interprétation erronée faite par le conseil de A.________ aurait été retenue, s'en trouve ipso facto privée d'objet.