Citation: 6B_668/2015 E. 3

L'autorité précédente a retenu que le recourant avait signé une demande de crédit en ligne le 18 novembre 2011, à laquelle avaient entre autre été jointes une copie falsifiée de sa carte d'identité et une fausse attestation de l'office des poursuites. Elle a estimé inconcevable la version du recourant selon laquelle des inconnus l'auraient abordé dans un salon de jeux pour lui proposer d'obtenir un crédit de 60'000 fr. sans exiger de rémunération et sans l'informer que des faux documents seraient produits auprès de l'établissement bancaire. Elle a donc admis qu'il n'était pas plausible que le recourant avait remis à des personnes qu'il ne connaissait pas et qu'il n'avait aucun moyen de contacter, des documents tels qu'une copie de sa carte d'identité et un extrait du registre des poursuites. De même, elle a considéré que la falsification et l'utilisation frauduleuse de ces documents n'avaient pas pu être faites à son insu. Partant, elle a retenu que le recourant avait fait une utilisation active des pièces fournies à la banque avec sa demande de crédit en les retournant lui-même ou en collaborant à leur expédition. Ainsi, elle a admis que le recourant avait au moins agi comme co-auteur de la falsification et que même s'il fallait retenir que tel n'avait pas été le cas, il était, tout au moins, co-auteur de l'utilisation des documents.