Citation: 4A_394/2017 E. 2.1

2.1. En dépit de sa dénomination ( sentence partielle), la sentence attaquée ne porte pas sur une partie quantitativement limitée d'une prétention litigieuse ni sur l'une des diverses prétentions en cause et elle ne met pas davantage fin à la procédure à l'égard d'une partie des consorts. Il s'agit d'une décision incidente qui, sans clore pour autant la procédure d'arbitrage pendante, règle des questions préalables de procédure, telles que la compétence du Tribunal arbitral pour se prononcer sur le désistement de la demanderesse ou la validité de cet acte de procédure unilatéral posé par l'intéressée. Selon l'art. 190 al. 3 LDIP, cette décision incidente peut faire l'objet d'un recours au Tribunal fédéral pour les motifs prévus à l'art. 190 al. 2 let. a et b LDIP (ATF 143 III 462 consid. 2.2; 130 III 66 consid. 4.3 p. 75). De surcroît, la I re Cour de droit civil a indiqué, dans deux arrêts rendus en 2014, que les griefs visés à l'art. 190 al. 2 let. c à e LDIP peuvent aussi être soulevés contre les décisions incidentes au sens de l'art. 190 al. 3 LDIP, mais uniquement dans la mesure où ils se limitent strictement aux points concernant directement la compétence ou la composition du tribunal arbitral (ATF 140 III 477 consid. 3.1, 520 consid. 2.2.3 auxquels se réfère l'ATF 143 III 462, précité, consid. 2.2 p. 465). Il y a contestation, en l'espèce, sur le point de savoir si la recourante peut ou non se prévaloir de cette précision jurisprudentielle relativement au second grief formulé par elle sur la base de l'art. 190 al. 2 let. c LDIP. La question sera traitée lors de l'examen ultérieur dudit grief.