Citation: 9C_54/2010 19.10.2010 E. 3

3.1 Se fondant sur un arrêt I 133/06 du 15 mars 2007, la juridiction cantonale a examiné la prise en charge d'un système de contrôle d'ouverture automatique des portes d'entrée non pas sous l'angle du ch. 15.05 de l'annexe à l'OMAI comme l'a fait l'office recourant, mais sous l'angle du ch. 13.05. Les premiers juges ont ainsi constaté que l'accomplissement des travaux habituels nécessitait que l'intimé puisse passer les portes litigieuses. Or, ce passage déjà très inconfortable lorsque l'intimé ne portait rien, se compliquait fortement lorsqu'il devait porter des courses. Par ailleurs, au vu du montant modique (968 fr. 40) du moyen auxiliaire requis, notamment en comparaison des autres moyens auxiliaires déjà octroyés, il n'y avait pas lieu d'examiner si l'efficacité de la réadaptation pouvait être améliorée grâce à la prise en charge de la télécommande litigieuse. 3.2 L'OAI ne critique pas l'examen de la prise en charge du moyen auxiliaire fait par la juridiction cantonale sous l'angle du ch. 13.05. Il conteste cependant la nécessité du moyen auxiliaire alloué par les premiers juges, rappelant à cet égard que l'ouverture manuelle des portes d'entrée n'est pas impossible mais seulement plus difficile pour l'intimé. En outre, la juridiction cantonale aurait dû examiner la question de savoir s'il était exigible de la part de l'intimé qu'il franchisse debout les portes d'entrée de son immeuble, compte tenu de son état de santé. Enfin, l'OAI soutient que la jurisprudence a fixé à 400 fr. le montant à partir duquel un moyen auxiliaire doit être considéré comme coûteux. Dès lors qu'en l'espèce le moyen requis était supérieur au double de ce montant, il y avait lieu d'examiner, conformément au ch. 1019 de la Circulaire de l'Office fédéral des assurances sociales concernant la remise des moyens auxiliaires par l'assurance-invalidité (CMAI), si ce moyen permettait d'augmenter la capacité de rendement de l'intimé dans ses travaux habituels. Tel n'étant pas le cas en l'espèce, la prise en charge d'un système de télécommande des portes n'incombait pas à l'assurance-invalidité.