Citation: 6B_910/2023 E. 3.5

3.5. La recourante conteste la réalisation de l'élément constitutif objectif de privation de liberté d'une certaine durée et intensité relatif à l'infraction de séquestration. On relèvera tout d'abord que, quand bien même l'image produite par G.________ à l'appui de ses déclarations montre la situation telle qu'elle l'a été lors du cas 2, il ressort du dossier que les cas 1 et 2 se sont déroulés d'une manière similaire, notamment que B.________ a fait asseoir les enfants et leur a attaché les mains et les pieds. Il n'est dès lors pas arbitraire, comme relevé supra (consid. 2.4) de s'appuyer notamment sur les images du cas 2 pour déterminer que les liens étaient suffisamment serrés pour considérer que les enfants étaient concrètement privés de leur liberté lors du cas 1, étant relevé que la jurisprudence n'exige pas que les entraves imposées soient insurmontables (cf. supra consid. 3.1). S'agissant de le durée de la privation de liberté, contrairement à ce que soutient la recourante, une privation de liberté d'une durée de 5 minutes, telle que retenue en l'espèce (cf. PV d'audition du 29 septembre 2021, lignes 49-50; jugement de première instance, p. 45; art. 105 al. 2 LTF), est suffisante au regard de la jurisprudence pour retenir la séquestration au sens de l'art. 183 ch. 1 CP (cf. supra consid. 3.1 et 3.2; arrêt 6B_474/2022 du 9 novembre 2022 consid. 1.3.3). Pour le surplus, en tant que la recourante fait valoir que l'enfant D.D.________, même ligoté, n'a pas été davantage privé de sa liberté de se déplacer que les autres enfants assis à côté de lui comme l'illustrent les photos au dossier, puisque tous les enfants se devaient de rester assis, en ligne contre le mur à ce moment-là, elle semble perdre de vue que les autres enfants n'étaient pas attachés et conservaient leur liberté de mouvement.