Citation: 4A_10/2023 E. A

A.a. B.A.________, unique héritier de feu B.F.________, décédée en 1989, est le père de B.D.________, de B.E.________, de B.B.________ et de B.C.________ (ci-après: les enfants B.________). En date des 22 et 28 mars, 26 avril et 6 mai 1997, A.________, titulaire de la raison individuelle A.________, "U.________", à..., a établi des bulletins de commande au nom des " consorts B.________ " ayant pour objet la restauration d'une quarantaine de meubles anciens pour un montant total de 109'740 fr. B.A.________ a signé les bons de commande en question. Par courrier du 11 avril 1997 adressé à B.A.________, A.________, qui avait constaté que le bulletin de commande du 22 mars 1997 était annoté, a demandé au destinataire qu'il lui retourne un nouveau bulletin de commande vierge d'annotations. Par lettre du 26 avril 1997 rédigée au nom des " consorts B.________ ", les enfants B.________ ont répondu que les meubles à restaurer leur appartenaient et qu'ils refusaient de signer un nouveau bon de commande. En cours de procédure, ils ont fait valoir que le pli en question avait été rédigé et signé par leur père à leur insu. A.b. A.________ a effectué les travaux de restauration convenus, en sous-traitant notamment ceux-ci à deux entreprises. Entre le 22 juillet 1997 et le 31 août 1998, A.________ a établi plusieurs factures libellées au nom des " consorts B.________ " pour un montant total de 179'014 fr. 80 (factures des 22 juillet, 4 août, 8 septembre, 2 octobre, 1er et 13 novembre, 19 décembre 1997, 29 janvier, 30 avril et 31 août 1998). A.c. Par lettre du 5 février 1998, l'avocat C.________, lequel prétendait représenter les " consorts B.________ ", a déclaré invalider le contrat portant sur la restauration des meubles anciens en se prévalant d'une erreur essentielle. Les enfants B.________ ont allégué, en cours de procédure, n'avoir jamais fait appel aux services dudit avocat. A.d. Le 11 août 1998, l'établissement bancaire Y.________, qui avait obtenu de la part de A.________ la cession des créances contre B.A.________ et les enfants B.________ correspondant aux factures des 29 janvier et 30 avril 1998, a initié une poursuite à l'encontre des " consorts B.________ en indivision ". Le 7 octobre 1998, il s'est vu céder une nouvelle créance correspondant à la facture établie le 31 août 1998. Le 7 décembre 1998, B.A.________ a formé opposition au commandement de payer qui lui avait été notifié. Les enfants B.________ ont allégué ne pas avoir eu connaissance de cette poursuite. En janvier 2001, l'établissement bancaire précité a rétrocédé les trois créances en question à A.________. A.e. Par accord du 6 mai 2003, intitulé " reconnaissance de dette et convention de remboursement ", signé notamment par B.A.________ et A.________, le premier a reconnu devoir au second la somme de 147'564 fr. 80, intérêts en sus. A teneur dudit acte, B.A.________ déclarait avoir mandaté A.________ pour restaurer une quarantaine de meubles anciens au nom et pour le compte des " consorts B.________ ", tout en affirmant en être désormais le seul et unique propriétaire. A.f. Par courrier du 7 juillet 2004, l'avocat D.________ a indiqué à A.________ que ses " mandants " formaient une communauté héréditaire, le partage de la succession de feu B.F.________ n'ayant pas encore eu lieu. Il a notamment précisé que le bon de commande du 22 mars 1997 signé par B.A.________ ainsi que la reconnaissance de dette datée du 6 mai 2003 n'engageaient pas les hoirs, ceux-ci n'ayant jamais autorisé leur père à les représenter. A.g. Le 2 décembre 2003, A.________ a initié des poursuites à l'encontre de chacun des enfants B.________ et de B.A.________ en vue d'obtenir le paiement de la somme de 147'564 fr. 80, sous déduction d'un montant de 15'000 fr. Les poursuivis ont formé opposition aux commandements de payer qui leur avaient été notifiés le 8 juillet 2004. En avril 2010, B.A.________ s'est vu notifier un nouveau commandement de payer portant sur le même montant. L'opposition formée par le poursuivi a été levée par jugement du 29 novembre 2010. Une saisie provisoire a été effectuée, sans succès, le 16 juin 2011 chez B.A.________ et a abouti à un procès-verbal de carence.