Citation: 5A_74/2015 E. 2.2

2.2. En vertu de l'art. 76 al. 1 LTF, la qualité pour former un recours en matière civile appartient à celui qui a pris part à la procédure devant l'autorité précédente (let. a ) et est particulièrement touché par la décision attaquée et a un intérêt digne de protection à son annulation ou sa modification (let. b ). Les principes touchant au droit de recours général de la corporation publique (art. 89 al. 1 LTF; ATF 141 II 161, avec les nombreux arrêts cités) s'appliquent par analogie au recours en matière civile (ATF 140 III 644 consid. 3.2), étant précisé que l'art. 76 al. 2 LTF n'entre pas en considération ici. Sur ce point, la recourante se contente d'alléguer " qu'elle a pris part à la procédure " et a " succombé ". Or, il lui incombait de démontrer en quoi elle avait qualité pour recourir, cette condition n'étant pas évidente au regard de la jurisprudence précitée ( cf. sur l'obligation de motiver: MERZ, ibid., n° 70 et les citations); cette exigence est d'autant plus importante pour les collectivités publiques, qui ne sont légitimées à recourir qu'à des conditions restrictives (Aubry Girardin, in : Commentaire de la LTF, 2e éd., 2014, n° 37 ad art. 42 LTF). Au demeurant, n'importe quel intérêt financier qui découle directement ou indirectement de l'exécution de tâches d'intérêt public ne suffit pas à fonder la qualité pour recourir de la corporation publique; encore faut-il que celle-ci soit touchée dans des intérêts centraux liés à sa puissance publique (ATF 140 I 90 consid. 1.2.2 et les citations). Or, vu la somme mise à la charge de la recourante ( cf. supra, consid. 1.1), on ne saurait prétendre que de tels intérêts seraient en cause ici ( cf. ATF 140 I 90 consid. 1.2.6 [ i.c. 6'477 fr., à titre de participation au financement des transports publics]).