Citation: 1C_553/2015 E. 2

En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par la décision attaquée (ATF 133 IV 119 consid. 6.4 p. 121). Lorsque celle-ci est une décision d'irrecevabilité, les motifs développés dans le mémoire de recours doivent porter sur la question de la recevabilité traitée par l'instance précédente à l'exclusion du fond du litige (ATF 123 V 335 consid. 1b p. 336). Le recourant ne conteste pas avoir eu connaissance du courrier qui l'invitait à verser l'avance de frais suffisamment tôt pour s'en acquitter à temps, pour requérir un délai de paiement supplémentaire ou pour déposer une demande motivée de libération des frais de procédure. Ayant eu la naissance de sa fille il y a un mois et demi et le mariage à payer, il allègue avoir cru qu'il pouvait s'acquitter de cette somme plus tard. Il est douteux que cette argumentation réponde aux exigences de motivation précitées. Peu importe, car les circonstances invoquées ne sont quoi qu'il en soit pas propres à tenir le non-paiement de l'avance de frais pour non fautif et à justifier une restitution du délai imparti pour opérer l'avance de frais. Pour le surplus, le recourant ne prétend pas avec raison que l'irrecevabilité de son recours pour non-paiement de l'avance des frais de procédure consacrerait un formalisme excessif ou serait d'une autre manière contraire au droit (cf. ATF 133 V 402 consid. 3.3 p. 405). Les principes de la légalité et de l'égalité de traitement ancrés aux art. 5 al. 1 et 8 al. 1 Cst. s'opposent par ailleurs à ce que soit pris en compte la gravité des conséquences d'un retard dans le paiement de l'avance sur la situation de la partie recourante (arrêt 2C_734/2012 du 25 mars 2013 consid. 3.1).