Citation: 7B_83/2023 E. 2.4.2

2.4.2. Les recourants reprochent ensuite à la cour cantonale d'avoir violé le principe in dubio pro reo en lien avec l'expertise médico-légale. Ils soutiennent qu'elle aurait appliqué ce principe comme règle d'appréciation des preuves, afin de déterminer comment l'expertise en question devait être appréciée et quelles conclusions devaient en être tirées. Cette argumentation ne résiste pas à l'examen. Selon les faits exposés au consid. 2.3 supra, la cour cantonale a brièvement discuté les hypothèses formulées par l'experte pour expliquer le décès de la victime et les a confrontées aux éléments du dossier. Elle n'a pas ignoré que les lésions thoraciques avaient certainement été provoquées par le passage du véhicule de l'intimée sur le corps de la victime. Elle a toutefois constaté que rien ne permettait d'exclure que la fracture à la base du crâne ait été la conséquence de la "violente chute" de la victime sur le bitume, à la suite du heurt par le véhicule de G.________. Forte de ces constats, la cour cantonale est parvenue à la conclusion que l'hypothèse d'un décès de la victime avant toute intervention de l'intimée dans l'accident ne pouvait pas être évincée, tandis que celle d'un décès consécutif à cette intervention était possible mais pas démontrée au-delà de tout doute raisonnable. Ce n'est qu'après avoir retenu qu'il existait un doute insurmontable sur les lésions ayant causé la mort de la victime, et partant sur l'événement à leur origine, que la cour cantonale a privilégié, en application du principe in dubio pro reo, la version des faits qui était la plus favorable à l'intimée. Ce faisant, la cour cantonale n'a pas fait référence au principe susmentionné de manière prématurée, avant l'appréciation et l'administration des preuves dont les recourants ne contestent d'ailleurs pas le caractère complet. À ce dernier égard, s'ils soulignent que l'experte n'a pas été en mesure de se prononcer plus avant sur l'origine de la fracture crânienne, ils ne soutiennent pas avoir requis des investigations complémentaires pour déterminer la cause du décès de la victime. Ils ne prétendent pas non plus que de telles mesures auraient pu et dû être mises en oeuvre dans le cas d'espèce. Par conséquent, on ne voit pas que la cour cantonale aurait fait une mauvaise application du principe in dubio pro reo, de sorte que le grief doit être rejeté.