Citation: 4P.7/2000 22.03.2000 E. B

B.- Par jugement du 10 juin 1999, le Tribunal de première instance de Genève a condamné la SI Maison Royale S.A. à payer à PMG la somme de 70 002 fr.25 avec intérêts à 5% l'an dès le 10 avril 1996 et autorisé à dite concurrence l'inscription définitive de l'hypothèque légale sur l'immeuble précité. Saisie d'un appel formé par la SI Maison Royale S.A., la Chambre civile de la Cour de justice genevoise, par arrêt du 10 décembre 1999, a confirmé le jugement attaqué. La cour cantonale a constaté que le litige qui lui était soumis portait sur les trois prétentions suivantes de l'entrepreneur à propos des travaux qu'il a effectués sur les façades de l'immeuble de l'appelante. aa) L'architecte du maître de l'ouvrage avait prévu que les façades seraient nettoyées à la pression d'eau avec détergent, opération qui ne nécessitait qu'un filet de protection. Cette technique s'étant révélée inopérante, il a fallu recourir à un micro-sablage à sec, ce qui a exigé, à titre de protection, des feuilles de plastique renforcé. Procédant à une interprétation du contrat d'entreprise, la cour cantonale a estimé que celui-ci était lacunaire et que l'entrepreneur avait droit à une plus-value de 11 312 fr.40 pour cette protection supplémentaire. bb) Les façades étaient enduites d'un "mastic anti-pigeons", dont l'enlèvement s'est révélé beaucoup plus difficile que cela n'avait été envisagé. Considérant qu'il s'agissait d'une circonstance extraordinaire exclue de la prévision des parties, la cour cantonale, appliquant les normes SIA, a admis une créance supplémentaire de 15 687 fr., montant jugé correct par l'expert judiciaire. cc) Un certain nombre de pierres en façade ont fait l'objet d'un rhabillage. Le décompte de ces pierres est litigieux. L'expert judiciaire a considéré qu'il n'était pas possible de déterminer exactement le nombre de ces pierres, mais, procédant par estimation, il a admis qu'une somme de 43 200 fr. pouvait être allouée de ce chef. La cour cantonale a adopté les conclusions de l'expert. L'addition des trois montants dus par le maître de l'ouvrage (11 312 fr.40 + 15 687 fr. + 43 200 fr.) donne 70 199 fr.40. La cour cantonale a donc constaté que le juge de première instance, qui avait retenu un montant de 70 002 fr.25, avait fait une légère erreur de calcul. Elle n'a toutefois pas réformé le jugement en faveur de l'entrepreneur, faute de conclusions dans ce sens.