Citation: C 27/06 25.01.2007 E. 3

3.1 La caisse a nié le droit de l'assuré à l'indemnité en cas d'insolvabilité, au motif que X.________ (Y.________) n'était pas l'employeur de l'assuré durant la période pour laquelle il fait valoir des créances de salaire. Selon la caisse, l'intéressé travaillait à cette époque au service de la société Z.________. De son côté, la juridiction cantonale a considéré que la qualité d'employeur n'avait pas passé de X.________ à la société précitée, de sorte que l'assuré avait droit à l'indemnité en cas d'insolvabilité ensuite de la faillite du prénommé. Quant au recourant, il se place sur un autre terrain. Il invoque l'art. 55 al. 2 LACI - dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002 - aux termes duquel le travailleur est tenu de rembourser l'indemnité, lorsque sa créance de salaire n'est pas admise lors de la faillite ou de la saisie ou n'est pas couverte à la suite d'une faute intentionnelle ou d'une négligence grave de sa part ou encore que l'employeur a honoré la créance ultérieurement. Faisant valoir que la créance de salaire de l'intimé n'a pas été admise lors de la faillite et qu'en outre l'action en contestation de l'état de collocation a été classée ensuite du défaut de l'intéressé à la première audience d'instruction, le recourant est d'avis que celui-ci n'a pas droit à l'indemnité en cas d'insolvabilité.