Citation: 5A_985/2022 E. A

A.a. M.A.________, était propriétaire de plusieurs parcelles formant un grand domaine sur le coteau de U.________, à V.________. À son décès, survenu le 16 décembre 1949, il a laissé huit héritiers, soit sa veuve N.A.________ et leurs sept enfants, O.A.________, P.A.________, F.________, Q.A.________, R.A.________, Z.A.________ et A.A.________. A.b. Une convention générale de partage passée devant notaire les 20 et 25 janvier 1960, complétée par plusieurs conventions et actes de partage, a été établie par les héritiers en vue de l'attribution des parcelles de la succession. En janvier 1960, F.________, est ainsi devenue propriétaire de la parcelle n° aaa de la commune de W.________ sur laquelle sont érigés une maison de maître (bâtiment n° 70), une orangerie (bâtiment n° 190) et une serre (bâtiment n° 815), le tout également appelé " X.________ ". A.c. Selon la convention générale de partage, il a été convenu de constituer au profit de Q.A.________, A.A.________ et O.A.________ (frère et soeurs de F.________) une servitude de superficie sur " X.________ ". Dite convention définissait ce droit " comme une servitude personnelle sur les bâtiments nos 70, 190 et 815 sis sur la parcelle bbb, ainsi que sur toutes canalisations desservant lesdits bâtiments ". La servitude au profit de Q.A.________, A.A.________ et O.A.________ a été inscrite au Registre foncier le 12 février 1960 sous référence ccc. L'inscription mentionne le terme " Superficie ", sans autre indication. A.d. Par acte notarié des 21 février et 6 mars 1968, les parties ont notamment convenu d'un retour des constructions au (x) propriétaire (s) du fonds sans indemnisation (principe de la " valeur zéro "). A.e. Au fil des années, les droits relatifs aux bâtiments nos 70, 190 et 815 et à la servitude de superficie y relative sont passés entre différentes mains. F.________ est décédée le 2 octobre 1985. Ses droits sont ainsi passés à ses héritiers, G.G.________, H.G.________, I.G.________, J.G.________, K.G.________ et L.G.________ (ci-après: les hoirs A1.________). A.A.________ est décédé le 3 janvier 2003, laissant pour héritiers sa veuve, S.A.________, décédée par la suite en février 2009, et leurs quatre enfants D.________, E.A.________, B.A.________ et C.A.________ (ci-après: les hoirs A2.________). O.A.________ est décédée en 1996, ne laissant aucun héritier, et Q.A.________ est décédée en 2012, sans que des descendants lui succèdent dans les droits de superficiaire qu'elle possédait sur les bâtiments précités. A.f. De son vivant, A.A.________ avait introduit, en septembre 2002, une action tendant notamment à ce qu'il soit constaté que F.________, puis ses héritiers, avaient été indûment inscrits au registre foncier comme titulaires d'un droit de superficie sur les bâtiments n os 70, 190 et 815, ainsi qu'à la nullité, voire l'annulation de toutes les dispositions contractuelles attribuant à F.________, puis à ses héritiers, un droit de copropriété sur dits bâtiments. Les hoirs A2.________, qui avaient repris la procédure à la suite du décès de A.A.________, ont été déboutés de toutes leurs conclusions, par jugement du Tribunal de première instance de Genève (ci-après: Tribunal) du 7 septembre 2005, arrêt de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: Cour de justice) du 18 mai 2006, et arrêt du Tribunal fédéral du 8 mars 2007 (5C.165/2006 publié aux ATF 133 III 311).