Citation: 9C_244/2022 E. 2.4.2

2.4.2. Contrairement à ce qu'a retenu l'instance précédente, la naissance du droit à la rente d'invalidité de 50 % ne correspond pas au jour qui suit le terme du droit aux indemnités journalières perte de gain, puisque l'art. 29 ch. 2 du règlement ne porte pas sur le moment de la naissance de ladite prestation. Sur ce point, il faut appliquer l'art. 29 ch. 1 du règlement (en relation avec l'art. 28 al. 1 du règlement, à teneur duquel l'assuré qui est reconnu invalide par l'AI fédérale est également reconnu invalide par la caisse de retraite, avec effet à la même date et dans la même mesure, pour autant qu'il ait été affilié à la caisse lorsque a débuté l'incapacité de travail dont la cause est à l'origine de l'invalidité). Compte tenu des décisions de rentes de l'AI passées en force, le recourant a donc droit à une rente d'invalidité de 50 % de l'intimée à compter du 1er décembre 2009. Concernant la date à partir de laquelle la prestation doit être versée, on constate que l'art. 29 ch. 2 du règlement n'est pas applicable en l'espèce. La possibilité de différer le versement au sens de cette disposition est prévue dans la situation où l'assuré est salarié et où il touche son salaire ou les indemnités qui en tiennent lieu, pour autant que celles-ci correspondent à 80 % au moins du salaire et qu'elles aient été financées par l'employeur à raison de 50 % au moins. Dès lors que le recourant était indépendant pendant la période déterminante, il ne tombe pas dans le champ d'application de cette disposition. L'intimée ne le fait du reste pas valoir et a admis, en instance cantonale, le droit du recourant à une rente de 50 % dès le 1er décembre 2009 (sous réserve de périodes de suspension du versement non contestées en instance fédérale). Sur ce point, l'arrêt attaqué sera réformé.