Citation: 4C.74/2007 22.01.2008 E. A

A.a X.________ a été titulaire de la raison de commerce « A.________ » du mois d'octobre 1997 au 14 novembre 2001. Le 24 août 1999, compte tenu des difficultés financières qu'il rencontrait, X.________ a sollicité d'être mis au bénéfice d'un sursis concordataire, qui lui a été accordé le 22 novembre 1999 jusqu'au 22 mai 2000, puis jusqu'au 22 novembre 2001, après plusieurs prolongations. A.b Le 16 juillet 2001, X.________, B.________, commissaire au sursis, et Y.________ SA ont conclu une convention aux termes de laquelle la dernière nommée acquérait, pour le prix de 410'000 fr., l'intégralité des éléments d'actifs matériels et immatériels des magasins « A.________ », de même que cette marque. Il était convenu que le transfert de propriété des fonds de commerce serait effectif dès le jour de la reprise, soit à la date de l'homologation du concordat. Il était de même prévu que les baux à loyer concernant les divers magasins seraient transférés à l'acheteur, dès le jour de reprise, à l'entière décharge du vendeur. Le transfert restait toutefois conditionné au consentement écrit de chacun des bailleurs concernés. Le transfert du bail des locaux de ... a été sollicité en date du 23 juillet 2001. Par contrat du 16 juillet 2001, X.________ a été engagé par Y.________ SA, en qualité de directeur, aux côtés de C.________. Le 18 octobre 2001, le Président du Tribunal d'arrondissement de La Côte a homologué le concordat-dividende présenté par X.________ à ses créanciers. En pratique, Y.________ SA a repris l'exploitation des magasins « A.________ » dès octobre 2001 et X.________ a débuté son activité de directeur au même moment. A.c X.________ s'est trouvé en incapacité totale de travailler du 1er février 2002 au 15 mars 2003. Le 6 août 2002, il a été licencié avec effet immédiat. Les motifs du licenciement ont été contestés par courrier du 1er octobre 2002. X.________ a ensuite connu une période de chômage, avant de reprendre une activité dans un restaurant self-service. A.d Le 4 juillet 2002, le bailleur a informé X.________ qu'il résiliait le bail du commerce, sis rue ..., à ..., pour le 31 août suivant. Sur demande du locataire, le bail a été résilié avec effet au 1er août 2002. A.e Y.________ SA et D.________ SA ont signé, le 10 septembre 2002, un bail à loyer pour locaux commerciaux portant sur le magasin de .... Ce contrat prenait effet au 1er juin 2002 et prévoyait, par rapport au précédent contrat relatif à ces locaux, une augmentation de la surface louée et du loyer.