Citation: 8C_130/2020 E. A

A.a. C.________ (ci-après: la Société) est une société en nom collectif inscrite au registre du commerce depuis le 1 er décembre 2017. Elle poursuit le but suivant: "conseils et transactions, au nom et pour le compte de tiers, dans le domaine bancaire, des assurances, de la fiscalité et de l'immobilier; [...]". D.________ et E.________ sont les associés de la Société avec signature individuelle. Le 16 avril 2019, la Société a été transformée en société anonyme sous la raison sociale A.________. A.b. Le 1 er octobre 2018, la Société a engagé B.________, né en 1984, en qualité de stagiaire puis, dès le 1 er mars 2019, en qualité de responsable administratif. Le 15 février 2019, la Société a sollicité une allocation de retour en emploi en faveur de B.________ à compter du 1 er mars 2019. Par décision du 21 mars 2019, l'Office cantonal de l'emploi du canton de Genève (ci-après: l'OCE) a rejeté la demande d'allocation de la Société. A l'appui de sa décision, l'OCE a expliqué que la Société ne pouvait pas attester des deux ans d'activité nécessaires à l'octroi d'une allocation de retour en emploi. A.c. Le 27 mars 2019, la Société a formé opposition contre la décision de l'OCE. Elle a exposé que ses deux associés exerçaient l'activité d'agents indépendants pour la société F.________ AG (ci-après: F.________) depuis 2015 et justifiaient ainsi de plus de deux ans d'activité. Les associés réalisaient cependant moins de 100'000 fr. de recettes annuelles brutes et avaient ainsi renoncé à s'inscrire individuellement au registre du commerce. L'inscription avait eu lieu fin 2017 seulement, à la suite de leur association en société en nom collectif. Par décision du 24 avril 2019, l'OCE a écarté l'opposition de la Société et maintenu que celle-ci ne pouvait pas justifier des deux ans d'activité requis. Le 7 mai 2019, l'employé a aussi formé opposition contre la décision du 21 mars 2019 en invoquant les mêmes motifs que la Société. Par courrier du 16 mai 2019, l'OCE a informé la Société qu'il annulait la décision sur opposition du 24 avril 2019 et qu'il rendrait une nouvelle décision sur opposition. Par décision du 4 juin 2019, l'OCE a rejeté les oppositions de la Société et de l'employé, toujours au motif que l'employeur ne pouvait pas justifier de deux ans d'activité.