Citation: 5A_743/2024 E. 5.3

5.3. Se prévalant toujours d'une constatation arbitraire des faits (art. 9 Cst.), les recourants font grief à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte, sans raison valable, des modalités du droit de visite mises en oeuvre par la DGEJ ni du caractère non adéquat du cadre fixé par celle-ci pour apprécier le bien-fondé des mesures ordonnées au regard des principes cardinaux de subsidiarité et de proportionnalité. Rappelant le contenu de leurs actes cantonaux, ils estiment que les éléments qui y étaient allégués appelaient une prise de position de la part de la cour cantonale puisqu'il était "patent qu'en matière de protection de l'enfant, les relations personnelles devaient être garanties au maximum et que toute mesure ordonnée devait viser, in fine, le rétablissement du lien parent-enfant". En l'occurrence, ils avaient démontré dans leurs recours cantonaux, preuves à l'appui, que le cadre mis en oeuvre par la DGEJ ne respectait pas ces principes et que son attitude était propre à faire douter de sa partialité. Ainsi, faire fi de ces éléments plus que pertinents, sans motivation, était insoutenable et était susceptible d'influer sur le sort de la cause, "principalement quant à l'appréciation des mesures ordonnées et du cadre établi pour la sauvegarde des droits fondamentaux des parties". Le reproche de ne pas avoir pris position sur leur critique portant sur les modalités de leur droit de visite ou de ne pas avoir vérifié leur conformité au droit constitue en réalité une critique d'ordre formel, respectivement une critique en droit, et non une critique de constatation inexacte des faits. D'ailleurs, plusieurs passages que les recourants reprennent de leurs actes cantonaux ne contiennent pas d'éléments factuels, mais relèvent de l'argumentation juridique. Pour le surplus, le grief des recourants ne satisfait pas au principe strict de l'allégation énoncé par l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 3.2). En effet, les recourants n'expliquent pas clairement et de manière circonstanciée en quoi les éléments de fait invoqués en instance cantonale seraient de nature à appuyer leur thèse, la seule considération relative à la nécessité de prendre en compte ces faits pour apprécier les mesures ordonnées et le cadre établi étant à cet égard insuffisante. Ils ne démontrent pas non plus, par des renvois précis aux pièces du dossier, avoir présenté aux autorités précédentes les moyens de preuve adéquats permettant d'établir leurs allégués. Partant, le grief est irrecevable.