Citation: 2C_239/2020 E. 2.2

2.2. En application de ces principes, l'instance précédente a écarté les arguments du recourant. Ce dernier expliquait avoir souffert d'un polytraumatisme avec dissociation cognitive, qu'un traitement, interrompu le 13 novembre 2017, avait résorbé. Il soutenait que ce n'était que lors d'une consultation médicale du 29 janvier 2018 qu'il avait appris que les troubles avaient ressurgi, ce qui ressortait de l'avis médical du 23 mai 2018. L'instance précédente a jugé que l'avis médical de la Dresse B.________ du 23 mai 2018 ne permettait pas d'invalider la décision d'échec à l'examen. Selon l'instance précédente, cet avis indiquait qu'après le 13 novembre 2017, il n'y avait plus eu de travail sur les troubles dissociatifs, sans préciser que ceux-ci avait disparu et faisait également état d'une consultation le 29 janvier 2018 en ces termes : " Le 29 janvier, M. A.________ s'est rendu chez moi après sa session d'examen. Il m'a informé qu'elle s'était bien déroulée mais qu'il avait eu, selon ses dires, "un blanc" durant l'examen de droit des obligations. La manière avec laquelle il m'a décrit l'événement me porte à croire que la cause de ce "blanc" est un symptôme de réapparition des troubles dissociatifs ". Toujours selon l'instance précédente, cet avis médical se bornait à établir que le patient avait pu présenter une symptôme de réapparition des troubles dissociatifs sans toutefois l'affirmer et ne mentionnait pas d'impossibilité objective de faire valoir immédiatement le motif d'empêchement. L'instance précédente en a conclu que les certificats médicaux (des 14 mars et 23 mai 2018) ne permettaient pas de rendre vraisemblable une réapparition soudaine de la maladie ayant causé l'échec de l'examen. Enfin, a-t-elle ajouté, à supposer que le recourant ait été sous l'emprise d'une ignorance de son état de santé ou d'une incapacité de discernement passagère, il lui aurait été possible de présenter un certificat médical aussitôt la session d'examen terminée, puisqu'il affirmait lui-même avoir pris conscience le 29 janvier 2018 que sa pathologie était de nouveau présente et l'avait affecté durant la session de janvier-février 2018. Il ne l'avait pas fait. Il avait au contraire attendu que lui soit notifié son échec aux examens avant de faire établir les certificats des 14 mars et 23 mai 2018, de sorte que les conditions particulières pour obtenir l'annulation de l'examen a posteriori n'étaient pas réunies.