Citation: 7B_430/2024 E. 4.5.3

4.5.3. Comme l'a indiqué la Cour de céans dans l'arrêt précité 7B_371/2024 (consid. 4.4.3), l'instruction pénale suit son cours et divers actes d'instruction pourront permettre d'apprécier plus précisément la crédibilité des déclarations de la plaignante ainsi que celles du prévenu. Le Ministère public a en particulier mandaté la police afin de procéder à l'analyse du contenu du téléphone portable du recourant, ainsi que des conversations entre les parties sur les réseaux sociaux. Il prévoit par ailleurs d'auditionner d'autres témoins conformément aux souhaits exprimés par les parties. Il n'est ainsi, à ce stade, pas déterminant que les déclarations de la victime et le témoignage du chauffeur de taxi seraient contradictoires sur certains points, voire que le constat médical ne ferait état d'aucune lésion gynécologique ou encore que les propos de la plaignante seraient émaillés de quelques contradictions en lien avec son comportement ultérieur aux actes de viol dénoncés. Il appartiendra en effet au Ministère public, dans le cadre d'une demande de prolongation de la détention provisoire, d'expliquer en quoi les soupçons pesant sur l'intéressé font apparaître sa future condamnation comme une perspective vraisemblable, au regard des éléments ressortant des derniers actes d'enquête réalisés.