Citation: 8C_586/2021 E. 4.2.2

4.2.2. La cour cantonale a ensuite exposé de manière détaillée les raisons qui faisaient douter la valeur probante de l'expertise du docteur G.________. Elle a notamment retenu que, même si les rapports médicaux à disposition entre le 30 mars 2012 et le 9 avril 2012 ne faisaient pas mention de plaie ou de cicatrice dans la plante du pied droit de l'intimée, on ne pouvait rien en déduire sur l'état de cette plaie et ce praticien ne pouvait pas être suivi lorsqu'il affirmait avoir démontré que la plaie à la plante du pied était fermée et guérie "ceci vu et confirmé par différents intervenants thérapeutiques". Concernant le rapport du docteur F.________, les premiers juges ont constaté que bien qu'il fût relativement succinct, cela ne suffisait pas à lui ôter toute valeur probante. Ce spécialiste avait relevé deux points particulièrement importants dans la détermination de l'existence du lien de causalité, à savoir le fait que la blessure initiale soit survenue au niveau du talon droit et que la fasciite nécrosante ait touché la partie inférieure de la jambe droite (étant précisé que les fasciites nécrosantes étaient des infections qui se propageaient par continuité et non pas de manière hématogène) ainsi que le fait que le pied droit de l'intimée n'était pas complètement guéri le 26 mars 2012 (étant précisé que même des lésions minimes de la barrière cutanée pouvaient être la porte d'entrée pour des Streptococcus pyogenes).