Citation: 8C_120/2023 E. 6.2

6.2. Dans la mesure où elle repose largement sur l'absence de traumatisme cranio-cérébral ou de traumatisme analogue lors de l'accident du 7 juin 2019, l'argumentation du docteur D.________ ne convainc pas, pour les motifs déjà exposés ci-avant (cf. consid. 5 supra). Il reste néanmoins que la constatation d'un rapport de causalité naturelle entre la lésion axonale diffuse mise en évidence par le docteur F.________ repose, pour l'essentiel, sur le rapport établi le 11 septembre 2019 par ce médecin. Au vu des objections présentées par le docteur D.________ relatives à l'évolution particulières des symptômes depuis le mois d'octobre 2019, notamment, une expertise neurologique s'impose pour clarifier cette question. Indépendamment du lien de causalité entre la lésion axonale diffuse et l'accident, l'expertise devra également clarifier la question de la persistance des symptômes postérieurement au 30 avril 2020 et de leur rapport de causalité avec les atteintes à la santé causées par l'accident, ainsi que de leur influence sur la capacité de travail. A cette fin, une expertise pluridisciplinaire, comprenant en particulier un volet neurologique et neuropsychologique, ainsi qu'un volet psychiatrique, est nécessaire. La cause sera donc retournée à la recourante afin qu'elle mette en oeuvre une telle expertise, conformément à l'art. 44 LPGA, puis qu'elle statue à nouveau sur le droit aux prestations postérieurement au 30 avril 2020.