Citation: 1C_597/2013 E. 2.2

2.2. En l'espèce, l'indemnité de dépens - 1'500 fr. - paraît peu élevée en comparaison du montant figurant sur la note de frais du mandataire des recourants (7'953 fr.). Cependant, le raisonnement tenu par le Tribunal cantonal pour confirmer la décision du Conseil d'Etat n'apparaît pas insoutenable. En effet, les premiers juges ont tout d'abord constaté que le montant alloué respectait les limites posées à l'art. 37 al. 2 LTar (550 fr. et 8'800 fr.). Ils ont ensuite rappelé qu'ils n'étaient pas liés par le décompte de l'avocat, pièce dont par ailleurs le Conseil d'Etat n'avait pas eu connaissance au moment de statuer puisqu'elle n'a été produite que devant le Tribunal cantonal. Si, selon le Conseil d'Etat, la difficulté de la cause pouvait être qualifiée de "moyenne", la juridiction précédente a en revanche estimé que l'affaire était un cas classique et ordinaire en matière de construction (application du tableau de zones, relations entre le droit communal et le droit cantonal, contestation de préavis techniques, échanges d'écritures d'une dizaine de pages, correspondances usuelles et absence de séance sur les lieux ou d'autre mesure d'instruction). Cette appréciation n'a pas été remise en cause par les recourants, qui n'ont notamment pas soutenu que l'un des points susmentionnés ou une autre question aurait nécessité un travail particulièrement important dans la présente affaire. En se limitant à invoquer avoir combattu "l'un des plus gros projets immobiliers" et à renvoyer aux pièces du dossier sans autre précision, ils ne remplissent pas les exigences de motivation découlant de l'art. 42 al. 2 LTF et de l'art. 106 al. 2 LTF en matière de droit constitutionnel (ATF 138 I 171 consid. 1.4 p. 176 et les arrêts cités). De plus, ils n'expliquent pas en quoi les critères posés à l'art. 27 LTar n'auraient pas été respectés ou auraient été ignorés au moment de l'appréciation de l'instance précédente, ni ne démontrent que le montant invoqué à titre de pratique cantonale serait erroné; ils affirment au contraire que le Tribunal cantonal "tente de cristalliser coûte que coûte une pratique [alléguée] arbitraire et choquante". Certes, il ne peut être reproché à un mandataire professionnel d'examiner une cause sous différents angles et il lui appartient, d'entente avec ses mandants, de déterminer la stratégie à suivre. Toutefois, l'absence de pertinence de certains griefs - surtout si cela devait être manifeste ainsi que cela semble ressortir de la décision du Conseil d'Etat (cf. en particulier p. 6 s. dudit acte) - peut amener l'autorité à considérer que le temps utilement consacré à ces questions pouvait être limité (cf. art 4 al. 1 et 27 al. 1 LTar; arrêt 1P.69/2003 du 16 mai 2003 consid. 2.2).