Citation: 1P.93/2002 15.03.2002 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 127 III 41 consid. 2a p. 42; 127 IV 148 consid. 1a p. 151, 166 consid. 1 p. 168 et les arrêts cités). 1.1 Le recourant se plaint d'une violation du principe "in dubio pro reo" qui se déduit de la présomption d'innocence, consacrée aux art. 32 al. 1 Cst. et 6 § 2 CEDH, ainsi que de l'interdiction de l'arbitraire. Ces griefs doivent être invoqués dans le cadre d'un recours de droit public (ATF 124 IV 81 consid. 2a p. 83 et les arrêts cités). En revanche, lorsqu'il conteste les effets juridiques des panneaux de signalisation disposés dans les lieux en cause, le recourant fait valoir la violation de règles de la circulation routière, soit de règles de droit pénal fédéral matériel dont il ne peut faire contrôler l'application et l'interprétation qu'au moyen du pourvoi en nullité à la Cour de cassation pénale du Tribunal fédéral (art. 269 al. 1 PPF; ATF 126 I 97 consid. 1c p. 100). En vertu de la règle de la subsidiarité du recours de droit de public ancrée à l'art. 84 al. 2 OJ, le présent recours est dès lors irrecevable sur ces différents points comme recours de droit public. Au demeurant, sa conversion en un pourvoi en nullité, ainsi que le prévoit la jurisprudence (ATF 126 II 506 consid. 1b p. 509; 126 III 431 consid. 3 p. 437 et les arrêts cités), n'est pas envisageable en l'espèce. En effet, le moyen de droit recevable est aisément reconnaissable pour un justiciable qui, à l'instar du recourant, exerce la profession d'avocat; or, ce dernier a délibérément opté pour la voie du recours de droit public alors qu'il ne pouvait ignorer qu'elle était erronée. Il a non seulement intitulé son écriture "recours de droit public" mais il s'est référé expressément aux dispositions légales régissant la recevabilité de cette voie de droit, à savoir les art. 84, 86, 88 et 89 OJ. Il ne s'agit dès lors à l'évidence pas d'une erreur manifeste dans l'intitulé du mémoire de recours, qui aurait permis une éventuelle conversion du recours de droit public en un pourvoi en nullité (ATF 120 II 270 consid. 2 p. 272). Les moyens de A.________ remettant en cause l'application du droit fédéral en matière de circulation routière sont dès lors irrecevables. Il en va de même des conclusions qui vont au-delà de l'annulation de l'arrêt attaqué (ATF 127 II 1 consid. 2c p. 5; 127 III 279 consid. 1b p. 282). 1.2 Sous ces réserves, il y a lieu d'entrer en matière sur le recours qui répond aux exigences de recevabilité des art. 84 ss OJ.