Citation: 5A_709/2009 23.12.2009 E. 3

3.1 S'agissant de la qualité de créancière de l'intimée, les juges précédents ont retenu que le bilan explicatif établi par la recourante au 4 décembre 2008 mentionne un résultat de gestion de 94'800 fr. Si celle-ci soutient ne rien devoir au titre de la gestion de l'immeuble pour avoir versé à l'intimée le solde du compte bancaire relatif à l'immeuble, après prélèvement des honoraires de gestion, elle justifie le solde en banque de 24'882 fr. 50 au 1er octobre 2008 en déduisant, du résultat de gestion, des honoraires de chauffage (sic) de plus de 14'000 fr. et des frais de chauffage à la charge du propriétaire de plus de 56'000 fr. pour les années 2002 à 2007, alors que l'intimée n'est propriétaire de l'immeuble que depuis le mois de décembre 2006. Or, la recourante n'allègue pas que les charges et honoraires de chauffage incombant en principe au précédent propriétaire ont été transférés à l'acquéreur dans le décompte acheteur-vendeur. Dans cette mesure, la cour cantonale a admis que l'intimée rendait vraisemblable rester créancière de la recourante. 3.2 La recourante, qui conteste cette appréciation, soutient avoir démontré, à satisfaction de droit, que l'ensemble des mouvements financiers concernant la gestion de l'immeuble en cause qui lui avait été confiée par le précédent propriétaire et, par la suite, par l'intimée ont transité par le compte ouvert auprès de l'UBS intitulé "...", de sorte que celui-ci reflétait la situation économique de l'immeuble. Dès lors, elle n'aurait gardé par devers elle aucune somme qui devait revenir soit à la Fondation Z.________, soit à la Fondation Y.________. Elle affirme à cet égard que les arrangements passés entre la Fondation Y.________ et la Fondation Z.________ ne lui auraient jamais été communiqués, et qu'elle ignorait l'accord conclu entre les parties pour la répartition de l'eau chaude et du chauffage des studios qui étaient gérés directement par l'intimée; il lui était donc impossible de déterminer qui de la Fondation Z.________ ou de la Fondation Y.________ devait assumer lesdites charges de chauffage. 3.3 Par cette critique, la recourante ne s'en prend pas aux motifs de l'arrêt attaqué. En alléguant qu'elle n'aurait gardé aucune somme par devers elle et qu'elle aurait versé l'ensemble des montants résultant de la gestion de l'immeuble soit à la Fondation Y.________ soit à la Fondation Z.________, elle ne démontre pas qu'elle aurait allégué que les charges et "honoraires de chauffage" auraient été transférés à l'acquéreur. En outre, lorsqu'elle affirme que les arrangements entre vendeur et acquéreur ne lui auraient pas été communiqués, elle se fonde sur des faits que l'arrêt attaqué ne constate pas. Il en va de même lorsqu'elle explique que les studios gérés directement par l'intimée ont été traités dans les décomptes de chauffage comme vacants, les charges liées à ces studios étant considérées comme dues par le propriétaire. Or, la recourante ne soutient pas que les faits auraient été établis de manière manifestement inexacte ou que ces éléments auraient été omis alors qu'ils étaient prouvés. Partant, sa critique est irrecevable sur ce point (cf. supra, consid. 1.4).