Citation: 9C_615/2013 E. 3.2.2

3.2.2. C'est en vain que le recourant s'en prend ensuite à la valeur probante de l'avis du docteur O.________ (du 5 octobre 2011), en prétendant que l'examen médical n'aurait duré que quinze minutes si bien que l'évaluation du médecin du SMR ne pouvait être considérée comme circonstanciée et prévaloir sur celle des docteurs E.________ et R.________. Les seules allégations du recourant sur la brièveté de l'examen au SMR ne suffisent pas à en établir la durée, ce d'autant moins qu'elles sont contredites par le compte-rendu de l'examen clinique dont il ressort que l'assuré a maintenu une position assise pendant plus d'une heure et quart (en se levant une à deux minutes; rapport du 5 octobre 2011, p. 26). Au demeurant, l'assuré aurait pu et dû se plaindre de la durée censée insuffisante de l'entretien à l'issue de l'examen et non pas, pour la première fois, en procédure judiciaire fédérale. En affirmant par ailleurs que l'avis de la doctoresse E.________ serait "plus probant" que celui du médecin du SMR, le recourant se limite à substituer sa propre appréciation à celle des premiers juges, ce qui ne suffit pas à en démontrer le caractère arbitraire. De même, ses allégations quant à l'existence d'une "altération psychique (...) constatée par divers médecins au fil des années", sans référence à un avis médical déterminé, ne font pas apparaître une inexactitude manifeste dans les faits constatés par l'autorité cantonale de recours, qui n'a pas retenu de modification de l'état de santé sur le plan psychique depuis mars 2007 (où le diagnostic de majoration des symptômes physiques pour des raisons psychologiques [CIM-10 F 68.9], sans répercussion sur la capacité de travail, avait été posé par le psychiatre M.________ dans son rapport du 18 octobre 2005). Pour le reste, si la juridiction cantonale a mis en évidence l'origine des rapports de la doctoresse E.________, en rappelant la divergence consacrée par la jurisprudence entre un mandat thérapeutique et un mandat d'expertise, elle a cependant pris en considération les avis du médecin traitant dans le cadre d'une appréciation globale de leur valeur probante. Elle a expliqué les raisons pour lesquelles elle ne pouvait les suivre, le médecin traitant s'étant essentiellement fondé sur les plaintes de son patient et n'ayant pas mis en évidence un élément objectif nouveau par rapport à l'évaluation du docteur O.________. A l'issue de son examen et de l'étude du dossier, le médecin du SMR a en effet conclu que l'assuré ne présentait pas de limitation fonctionnelle objective supplémentaire à celles qui avaient été constatées après la mise en place de la première prothèse en 2004. En particulier, il mentionne une mobilité articulaire de la hanche gauche superposable à celle qui existait à cette époque, ainsi que l'absence de signe objectif de syndrome vertébral dorso-lombaire douloureux et de syndrome radiculaire irritatif ou déficitaire des membres inférieurs (rapport du 5 octobre 2011). En déduisant de la "liste des antécédents qui se rallonge" une évolution défavorable avec persistance des douleurs chroniques (avis du 11 juin 2012), la doctoresse E.________ ne fait pas état d'un élément objectivement vérifiable qui aurait été ignoré par le docteur O.________ et qui justifierait de s'écarter de ses conclusions. Son avis n'est dès lors pas susceptible de jeter un doute sur la fiabilité et la pertinence des constatations du médecin interne à l'assurance-invalidité. Il en va de même du rapport du docteur R.________ du 13 février 2012, établi postérieurement à l'examen au SMR, qui ne comprend pas non plus d'élément nouveau par rapport aux observations du docteur O.________. A défaut de doutes sur les conclusions de ce médecin, les premiers juges n'avaient pas à ordonner une expertise médicale "neutre" comme semble le requérir le recourant.