Citation: 5A_727/2013 E. 3.3.1

3.3.1. Aux termes de l'art. 131 al. 1 aCPC-FR, le demandeur peut modifier ses conclusions ou en prendre de plus amples, pourvu que les conclusions nouvelles soient en connexité juridique avec la demande primitive. Si le demandeur modifie ses conclusions dans les limites de l'état de fait primitif, rien ne s'oppose à ce que cette modification ait lieu en tout état de cause (Deschenaux/Castella, La nouvelle procédure civile fribourgeoise, p. 89; Extraits des principaux arrêts du Tribunal cantonal de l'État de Fribourg, 1961, p. 154 ss, p. 156). Lorsque la modification des conclusions se fonde sur des faits nouveaux, l'art. 131 al. 2 aCPC-FR précise en revanche que leur allégation n'est possible que dans les limites de l'art. 130 al. 2 et 3 aCPC-FR, à savoir jusqu'au début de l'administration des preuves - soit au cours du second échange d'écritures s'il a lieu ou encore dans l'instruction préparatoire et aux premiers débats (Deschenaux/Castella, op. cit., p. 88) - ou, subséquemment, si la production n'en était pas possible auparavant, si le retard est excusable ou si des faits nouveaux ressortent des preuves administrées d'office par le juge (art. 130 al. 2 aCPC-FR).