Citation: 1B_65/2019 E. 3.3

3.3. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique et le recourant ne développe aucune argumentation propre à le remettre en cause. En particulier, il ne prétend pas que certaines réponses ne pourraient pas être obtenues auprès de la société E.________ SA lors d'une audition de ses représentants. On peine également à comprendre en quoi l'appréciation effectuée - a priori en raison des propres allégations du recourant, qui relève même qu'elles auraient été, dans une certaine mesure, confirmées par le prévenu (cf. ad 2 p. 3 et ad 10 p. 6 du recours) - en lien avec la fabrication, respectivement avec la possession des pièces en cause, par la société E.________ SA, serait arbitraire. Un tel constat ne saurait en effet être retenu du seul fait que le recourant a avancé certains éléments, a été ensuite suivi, mais se rétracte au moment où il constate que l'appréciation en découlant ne correspond pas à celle espérée. En tout état de cause, le recourant ne développe aucune argumentation tendant à démontrer que ces objets pourraient être en d'autres mains et ne prétend pas avoir indiqué au Ministère public d'autres lieux et/ou sociétés qui seraient en possession de ces pièces. La cour cantonale pouvait ainsi, sans arbitraire, considérer qu'en l'état, la fabrication par E.________ SA des mouvements en cause n'était pas contestée. Selon le recourant, les mouvements et/ou calibres démontreraient notamment la violation de l'art. 9 de la loi fédérale du 5 octobre 2001 sur la protection des designs (LDes; RS 232.12), dès lors qu'ils se distingueraient par leur apparence (forme et format), celle-ci permettant leur insertion dans les boîtiers des montres litigieuses (cf. en particulier ad 3 p. 4 du recours). Il paraît en effet évident que les mouvements et/ou calibres prévus pour une montre particulière soient adaptés à la forme et à la taille du boîtier de celle-ci. Cependant, dès lors qu'au moins trois montres dont le design est revendiqué par le recourant paraissent avoir déjà été fabriquées et montées en 2015 (cf. notamment la montre préalablement séquestrée [pour une photographie, voir annexe 2 de la pièce 20 du bordereau cantonal]; cf. ad B/f p. 3 de l'arrêt attaqué), on ne voit pas à ce stade quel élément supplémentaire les mouvements et/ou calibres - internes, même s'ils sont visibles - pourraient apporter afin de déterminer quand le design contesté a été créé et qui le détient. Partant, la cour cantonale pouvait, à juste titre, confirmer en l'état le refus de séquestrer les mouvements et/ou calibres prononcé par le Ministère public.