Citation: 5A_170/2016 E. 5.1

5.1. La recourante, qui rappelle qu'elle disposait déjà d'un véhicule durant la vie commune, fait valoir un montant mensuel de 219 fr. 60 de frais de transport, correspondant à ses frais effectifs, subsidiairement, un montant de 200 fr. correspondant à celui qui a été pris en compte dans les charges de son époux. Elle relève que, si celui-ci a certes produit des certificats médicaux attestant de son état de santé, il n'a pas établi qu'il se déplaçait en taxi, motif pris pour retenir des frais mensuel de 200 fr. dans les charges de son époux. S'agissant ensuite des l oisirs et vacances,elle affirme que contrairement à ce qu'a retenu la juge cantonale, ces dépenses ont été chiffrées, à hauteur de 500 fr. par mois. La recourante estime que le fait de ne pas retenir un tel poste dans son budget reviendrait à la priver de tous loisirs. La recourante s'en prend aussi au refus de la magistrate précédente de tenir compte dans ses charges des frais relatifs à sa femme de ménage pour une dépense mensuelle de 200 fr., alors que de tels frais ont été pris en considération dans les charges de son mari. Elle affirme que le couple avait déjà recours à une femme de ménage durant la vie commune. Enfin, la recourante prétend que la situation financière des parties commande que l'on tienne compte de leur charge fiscale, " si l'on considère que le capital dont dispose l'intimé doit être entamé dans sa substance pour pallier au manque de revenus ". Pour l'ensemble des charges précitées, la recourante ajoute que, dans la mesure où la juge cantonale a laissé à l'intimé avoir seul accès à son capital de prévoyance professionnelle, il pourra librement maintenir le train de vie antérieur à la séparation, ce qui ne sera pas son cas, contrevenant dès lors de manière grave au principe d'égalité prévalant entre les époux.