Citation: C 183/03 05.07.2004 E. A

M.________, né en 1962, double national suisse et paraguayen, a obtenu son baccalauréat en 1981. Il a ensuite obtenu un diplôme dans le domaine de la communication et des relations humaines à l'issue d'une formation de trois mois. Puis, il est venu s'établir en Suisse, où il a exercé diverses activités professionnelles (manutentionnaire, professeur de langue, employé dans la restauration). Simultanément, il a entrepris des études de mathématiques qu'il n'a pas achevées. Au mois d'août 1994, il a suivi des cours d'électronique dans une école professionnelle, sans toutefois obtenir de diplôme. Au cours des années suivantes, M.________ a subi plusieurs périodes de chômage, entre lesquelles il a exercé des emplois peu qualifiés. Il a bénéficié de diverses mesures d'intégration professionnelle de l'assurance-chômage, en particulier des cours de formation en bureautique (juin 1997) et de création de sa propre entreprise (août 1998). Après avoir travaillé en qualité d'aide-serrurier du 21 novembre 2001 au 5 mars 2002, l'assuré a requis une indemnité de chômage à partir du 11 mars suivant. Le 15 mars 2002, au cours d'un entretien avec le conseiller de l'Office régional de placement de Lausanne (ORP), l'assuré a indiqué qu'il s'était inscrit à un cours d'informatique dispensé, du 13 mai au 14 juillet 2002, par l'Institut S.________. Les cours avaient lieu chaque jour de neuf heures à douze heures et de treize heures trente à dix-sept heures. Le prix de cette formation était de 7'750 fr. Au cours d'un second entretien qui a eu lieu le 18 avril 2002, l'intéressé, rendu attentif au fait qu'il n'aurait pas droit à l'indemnité de chômage en raison du cours, a indiqué qu'il tenait à suivre ledit cours déjà planifié à ses frais. Un troisième entretien qui devait se dérouler le 22 avril 2002 n'a pas eu lieu. Dans une lettre du 12 mai suivant, adressée à l'ORP, l'assuré a indiqué que l'accomplissement de la formation envisagée lui paraissait la meilleure solution pour mettre fin au chômage et qu'il ne serait pas disponible durant la période du 13 mai au 4 juillet 2002. M.________ ne s'étant pas présenté à un nouvel entretien prévu le 14 mai 2002, l'ORP l'a invité à fournir des renseignements au sujet de l'horaire des cours et du prix de la formation suivie, ainsi que sur sa disponibilité au placement durant cette formation. Par courrier du 15 mai 2002, l'assuré a énuméré les raisons pour lesquelles il tenait à suivre la formation en cause et indiqué qu'il était disponible les vendredis et samedis de chaque semaine, ainsi que du lundi au jeudi jusqu'à neuf heures, puis à partir de dix-sept heures. Par lettre du 26 mai 2002, l'intéressé a informé l'ORP de sa décision de mettre un terme à sa formation, motif pris qu'il avait besoin d'une pause pour assimiler la matière, que sa situation par rapport à l'assurance-chômage l'empêchait de se concentrer et, enfin, que le financement de cette formation l'avait fortement endetté. De son côté, l'Institut S.________ a attesté que M.________ avait fréquenté les cours durant six jours, à savoir du 13 au 16 mai, ainsi que les 21 et 22 mai 2002. Par décision du 25 juin 2002, l'ORP a déclaré l'assuré inapte au placement durant la période du 11 mars au 22 mai 2002, motif pris que sa disponibilité était insuffisante. Saisi d'un recours contre cette décision, le Service de l'emploi du canton de Vaud l'a rejeté par décision du 17 octobre 2002.