Citation: 8C_656/2016 E. B

L'assurée a recouru contre la décision sur opposition devant la I e Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal du canton de Fribourg. À l'appui de son recours, elle a produit un rapport d'expertise pluridisciplinaire de la Clinique Corela du 14 janvier 2014, établi par les docteurs C.________, spécialiste en médecine interne, et D.________, spécialiste en neurologie, ainsi qu'un rapport complémentaire daté du 14 février 2014. Sur le plan neurologique, le docteur D.________ a diagnostiqué des neuropathies pariéto-temporales droites, avec atrophie sous-cutanée locale, en phase de rémission retardée. Pour sa part, le docteur C.________ a retenu une fibrose localisée du cuir chevelu avec alopécie, en phase de rémission, une acné péribuccal/dysurie liée aux morphinomimétiques/retard de règles transitoire en septembre 2012, ainsi qu'une intolérance alimentaire avec douleurs abdomino-pelviennes. D'autres diagnostics ont été posés par les médecins, mais sans lien de causalité avec le Kenacort. Par jugement du 17 août 2016, la juridiction fribourgeoise a rejeté le recours. Se fondant essentiellement sur le rapport d'expertise précité et son complément, elle a considéré que les injections de Kenacort constituaient une erreur médicale mais qu'elles n'avaient pas entraîné d'importants risques pour la santé de l'assurée, de sorte que le caractère extraordinaire d'un événement accidentel ne pouvait être retenu.