Citation: 1B_242/2009 21.10.2009 E. 1

L'arrêt attaqué a été notifié à la recourante le 1er juillet 2009 et reçu le 3 juillet 2009. Le délai de recours a ainsi commencé à courir le 4 juillet 2009 et expirait le 3 août 2009. Déposé le 2 septembre 2009, le recours est donc tardif. En indiquant les voies de recours disponibles au terme de son ordonnance, le Tribunal d'accusation a précisé que le recours au Tribunal fédéral devait être formé dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. Il a donc reproduit la règle légale (art. 100 al. 1 LTF) sans se prononcer sur la question de la suspension du délai. Il n'y avait donc pas, dans cette indication des voies de droit, d'information susceptible d'inciter la recourante à agir après l'expiration du délai légal de recours en tenant compte, par erreur, d'une suspension jusqu'au 15 août 2009. On observera toutefois que la procédure pénale dans le cadre de laquelle a été prise la décision litigieuse a été ouverte le 12 juin 2003. La mesure attaquée, prise le 17 décembre 2008, ne saurait perdurer indéfiniment sauf à contrevenir au principe de la proportionnalité (cf. art. 36 al. 3 Cst.) ou aux exigences de célérité qui doivent prévaloir dans la conduite de l'enquête (cf. art. 29 al. 1 Cst.). Il appartiendra au juge d'instruction de lever cette mesure, si l'enquête pénale devait ne pas pouvoir aboutir et conduire à un renvoi en jugement dans un délai raisonnable, ou de la remplacer par une mesure définitive que la recourante sera, le cas échéant, en droit d'attaquer.