Citation: 1B_275/2020 E. 3

Invoquant des violations de l'art. 382 al. 1 CPP, la recourante reproche à la Cour des plaintes d'avoir considéré qu'elle ne disposait d'aucun intérêt actuel à recourir contre les quatre mandats de perquisition. La recourante prétend en outre que les conditions permettant l'entrée en matière indépendamment d'un tel intérêt seraient réalisées dans le cas d'espèce (question pouvant se poser à tout moment dans des circonstances identiques ou similaires; examen en temps utile impossible; intérêt public en raison d'une question d'importance fondamentale); tel serait en particulier le cas s'agissant du mandat n° 2, puisque le MPC n'aurait pas renoncé à procéder à la saisie des pièces visées par celui-ci. La recourante se plaint également d'un déni de justice, ainsi que d'une violation de son droit d'être entendue, l'autorité précédente n'ayant pas statué sur sa conclusion en constatation de l'illicéité des actes de la PJF, ainsi que sur les griefs y relatifs.