Citation: 6F_18/2021 E. 3

Selon l'art. 34 al. 1 LTF, les juges et les greffiers se récusent (a.) s'ils ont un intérêt personnel dans la cause, (b.) s'ils ont agi dans la même cause à un autre titre, notamment comme membre d'une autorité, comme conseil d'une partie, comme expert ou comme témoin, (c.) s'ils sont liés par les liens du mariage ou du partenariat enregistré ou font durablement ménage commun avec une partie, son mandataire ou une personne qui a agi dans la même cause comme membre de l'autorité précédente, (d.) s'ils sont parents ou alliés en ligne directe ou, jusqu'au troisième degré inclus, en ligne collatérale avec une partie, son mandataire ou une personne qui a agi dans la même cause comme membre de l'autorité précédente, (e.) s'ils pouvaient être prévenus de toute autre manière, notamment en raison d'une amitié étroite ou d'une inimitié personnelle avec une partie ou son mandataire. En l'espèce, le requérant en révision n'invoque concrètement aucun des motifs prévus par cette norme. En tant qu'il se plaint que le même juge fédéral aurait statué sur ses précédents recours en matière pénale, il suffit de relever que la participation à une procédure antérieure devant le Tribunal fédéral ne constitue pas à elle seule un motif de récusation (cf. art. 34 al. 2 LTF) et qu'il en va ainsi, en particulier, de l'examen d'une demande de révision (arrêt 6F_10/2013 du 30 août 2013 consid. 1.3). Pour le surplus, l'affirmation que le juge fédéral dont la récusation est demandée " déclare irrecevable tous ses dossiers " n'est pas établie et le requérant ne démontre, de toute manière, pas en quoi un nombre plus ou moins important d'affaires déclarées irrecevables pourrait constituer un indice de prévention, à son égard en particulier. La demande de récusation est manifestement mal fondée. Elle peut être écartée par la cour comprenant le juge visé (cf. ATF 129 IV 445 consid. 4.2.2 p. 464; FLORENCE AUBRY GIRARDIN, in Commentaire de la LTF 2e éd. 2014, no 13 ad art. 37 LTF et les références citées).