Citation: 4P.211/2004 18.11.2004 E. 2

Le recourant se plaint en premier lieu d'arbitraire dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits. 2.1 Selon la jurisprudence, l'arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst., ne résulte pas du seul fait qu'une autre solution pourrait entrer en considération ou même qu'elle serait préférable; le Tribunal fédéral n'annulera la décision attaquée que lorsque celle-ci est manifestement insoutenable, qu'elle se trouve en contradiction claire avec la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique indiscuté, ou encore lorsqu'elle heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Pour qu'une décision soit annulée pour cause d'arbitraire, il ne suffit pas que la motivation formulée soit insoutenable; il faut encore que la décision apparaisse arbitraire dans son résultat (ATF 129 I 8 consid. 2.1 et les références). En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, une jurisprudence constante reconnaît au juge du fait un large pouvoir d'appréciation. Une décision n'est arbitraire, en ce domaine, que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raison sérieuse, de tenir compte d'un moyen important propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a fait des déductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1). 2.2 Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel soulevés et suffisamment motivés dans l'acte de recours (art. 90 al. 1 let. b OJ). Il n'entre pas en matière sur les griefs insuffisamment motivés et de nature purement appellatoire. Le recourant qui se plaint d'arbitraire dans l'appréciation des preuves doit montrer en quoi le résultat de celle-ci est manifestement insoutenable (ATF 129 I 185 consid. 1.6 p. 189; 125 I 71 consid. 1c, 492 consid. 1b). Il doit indiquer de manière détaillée, dans son acte de recours, les éléments propres à fonder le grief d'arbitraire (ATF 125 I 71 consid. 1c, 492 consid. 1b). 2.3 En l'espèce, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir constaté les faits et apprécié les preuves de façon arbitraire en retenant un taux de rémunération de 2% au lieu du taux de 5% fixé par l'expert. A l'appui de ce grief, il cite les passages topiques du jugement attaqué et de l'expertise. Cependant, il ne démontre pas dans quelle mesure les constatations faites sur ce point par le Tribunal cantonal seraient clairement en contradiction avec la situation de fait. Le recourant n'expose pas davantage les raisons qui pourraient donner à penser que la cour cantonale, en appréciant les preuves, aurait abusé du large pouvoir d'appréciation que la jurisprudence précitée lui reconnaît en cette matière. Son recours ne satisfait donc pas aux exigences de motivation si bien que le grief d'arbitraire s'en trouve frappé d'irrecevabilité. L'argumentation développée dans le recours de droit public va du reste plutôt dans le sens d'une critique touchant l'application du droit fédéral, laquelle ne peut être soumise à l'examen du Tribunal fédéral que par la voie du recours en réforme (art. 43 al. 1 et 2 OJ) lorsque celle-ci est ouverte, comme c'est ici le cas. Aussi bien, ce n'est pas à une constatation de fait que s'en prend le recourant, mais à la qualification juridique des relations nouées par les parties, lorsqu'il soutient que, selon l'expérience de la vie, un "mandat de construction" n'est pas comparable à un "mandat de courtage", s'agissant de l'activité du mandataire, celle-ci s'apparentant plus, dans son cas, au travail effectué par un entrepreneur général. Par conséquent, le recours de droit public n'est pas recevable, du fait de son caractère subsidiaire (art. 84 al. 2 OJ), dans toute la mesure où il remet en cause la qualification du contrat conclu par les parties.