Citation: 2C_1044/2020 E. 2.1

2.1. Saisi d'un recours en matière de droit public, le Tribunal fédéral contrôle librement le respect du droit fédéral, qui comprend les droits de nature constitutionnelle (cf. art. 95 let. a et 106 al. 1 LTF). Sauf dans les cas cités expressément à l'art. 95 LTF, le recours en matière de droit public ne peut toutefois pas être formé pour violation du droit cantonal en tant que tel. En revanche, il est possible de faire valoir que l'application du droit cantonal consacre une violation du droit fédéral, en particulier qu'elle est arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. ou contraire à un autre droit fondamental (cf. ATF 143 I 321 consid. 6.1; 141 I 36 consid. 5.4). Le Tribunal fédéral n'examine cependant le moyen tiré de la violation de droits fondamentaux que si ce grief a été invoqué et motivé de manière précise par le recourant (art. 106 al. 2 LTF; cf. ATF 141 I 36 consid. 1.3). S'agissant plus particulièrement du droit cantonal harmonisé en matière des registres de personnes et du contrôle des habitants, la jurisprudence considère, par analogie à ce qui prévaut en droit fiscal harmonisé, que le Tribunal fédéral examine en principe librement la conformité dudit droit cantonal et de sa mise en pratique par les instances cantonales aux dispositions du droit fédéral en la matière (en l'occurrence, de la loi fédérale du 23 juin 2006 sur l'harmonisation des registres des habitants et d'autres registres officiels de personnes [LHR; RS 431.02] et de son ordonnance d'application du 21 novembre 2007 [OHR; RS 431.02]; cf. arrêt 2C_270/2012 du 1er décembre 2012 consid. 1.4 et l'arrêt cité). Cependant, si le recours porte sur un point où les dispositions de droit fédéral laissent une certaine marge de manoeuvre aux cantons, l'interprétation du droit cantonal - considéré alors comme du droit cantonal autonome - n'est examinée que sous l'angle restreint de l'arbitraire (cf. ATF 144 II 313 consid. 5.3; 134 II 207 consid. 2; arrêts 2C_686/2018 du 21 janvier 2019 consid. 4; 2C_1117/2018 du 17 décembre 2018 consid. 4.2; voir aussi HANSJÖRG SEILER, in : Bundesgerichtsgesetz, Handkommentar, 2e éd. 2015, n° 30 ad art. 95 LTF, p. 505). Tel n'est pas le cas si la disposition de droit cantonal harmonisé reprend la teneur de celle de droit fédéral en la matière (cf. arrêt 2C_186/2020 du 28 décembre 2020 consid. 2.2 et les arrêts cités; HANSJÖRG SEILER, op. cit.).