Citation: 9C_371/2024 E. 7.1

7.1. La recourante se contente globalement d'opposer sa propre interprétation des preuves à celles des juges précédents, sans s'en prendre aux considérations de l'arrêt entrepris, ce qui constitue une argumentation appellatoire, insuffisante (cf. ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2). Elle n'a d'abord pas contesté l'absence de livres comptables pour la période litigieuse, constatée par le Tribunal administratif fédéral, alors que l'exigence de tenir une comptabilité découle de la loi. Elle ne conteste pas non plus l'absence du caractère probant de sa comptabilité de 2020 à 2022, reconstituée postérieurement à l'ouverture de la présente procédure de taxation par estimation. Par ailleurs, contrairement à ce qu'elle soutient, elle supporte bien le fardeau de la preuve s'agissant de la déduction d'un impôt préalable fictif (cf. consid. 3.1.2 supra). Or l'assujettie se limite à affirmer, à tort, que diverses pièces relatives à l'achat de véhicules d'occasion, soit des cartes grises au contenu prétendument essentiel tel le prix d'achat, n'auraient pas été prises en compte lors de l'application de la méthode d'estimation par extrapolation. Elle ne parvient toutefois pas à démontrer que lesdites pièces auraient pu se substituer à sa comptabilité défaillante, ni qu'elles auraient pu conduire à un résultat plus proche de la réalité que celui obtenu par la méthode appliquée en l'espèce. Du reste, le Tribunal administratif fédéral a non seulement tenu compte des cartes grises produites par la recourante, mais il a également exposé de manière circonstanciée les raisons pour lesquelles ces pièces, au vu de leur lacune - à savoir l'absence d'informations relatives à l'identité des fournisseurs de la prestation, soit les véritables vendeurs de véhicules -, ne permettaient pas de retenir qu'un impôt (préalable) avait effectivement été acquitté par la recourante. Au demeurant, la comparaison par la recourante de la méthode effective qu'elle a adoptée pour les années fiscales litigieuses - en particulier sur la base du rapport créance d'impôt/chiffre d'affaires (8,80 %) pour l'année 2017 - avec la méthode de l'info TVA 12, soit celle dite du taux de la dette fiscale nette (sur ces différentes méthodes, cf. art. 36 et 37 LTVA) appliquée à ses deux premiers décomptes TVA pour l'année 2023, ne lui est d'aucun secours. En effet, la méthode du taux de la dette fiscale s'applique sur demande (cf. art 37 al. 4 LTVA), ce qui signifie qu'elle concerne, en l'espèce, uniquement la période fiscale 2023, pour laquelle la recourante l'a requise, soit pour une année postérieure à celles litigieuses et pendant lesquelles l'assujettie décomptait la TVA selon la méthode effective, de sorte que la comparaison entreprise n'est pas pertinente.