Citation: 8C_485/2014 E. 5.1.4

5.1.4. En présence d'un état maladif préexistant, aggravé ou, de manière générale, apparu consécutivement à un accident, il convient d'examiner si l'accident constitue la cause naturelle (et adéquate) du dommage ou si celui-ci résulte exclusivement de causes étrangères à l'accident, ce qui est notamment le cas lorsqu'à un moment donné, l'état de santé de l'intéressé est similaire à celui qui existerait même sans l'accident par suite d'un développement ordinaire ( statu quo sine; cf. consid. 3.2). En ce qui concerne le moment où a été atteint le statu quo sine, il n'y a pas de motif de mettre en cause la force probante de l'appréciation du docteur I.________, puisqu'il se fonde sur les constatations objectives rapportées par l'ensemble des médecins consultés, soit une contusion, sans lésion physique objectivable, de l'épaule droite, entraînant une décompensation d'une atteinte préexistante asymptomatique. Certes, selon le docteur G.________, le statu quo sine ne peut avoir été atteint après trois mois comme l'affirme le médecin-conseil de la recourante, dès lors que les symptômes sont toujours les mêmes huit mois après l'accident (rapport du 24 juin 2013). A la lecture de ses considérations médicales, on doit toutefois constater que l'argument principal invoqué est le fait que les douleurs n'ont pas disparu après trois mois malgré les traitements entrepris. On ne saurait cependant retenir la nature post-traumatique de la symptomatologie persistant après le 26 avril 2012 sur la base de ce seul élément (voir aussi les arrêts 8C_400/2014 du 21 juillet 2014 consid. 3.2 et 8C_423/2014 du 31 mars 2015 consid. 4.3). Il est vrai, par ailleurs, que le docteur I.________ n'a pas examiné l'intimé. Cependant, dans la mesure où il s'est fondé sur un dossier médical contenant des constatations complètes, établies sur la base d'examens complets, il n'était pas déterminant que ce médecin examinât personnellement l'intéressé (RAMA 2001 n° U 438 p. 345 [U 492/00] consid. 3d et la référence; arrêt 9C_794/2008 du 21 août 2009 consid. 2.3). En l'absence d'éléments médicaux objectifs propres à mettre en doute la fiabilité de l'appréciation du docteur I.________, selon lesquelles l'effet délétère de l'accident est à considérer comme éteint trois mois après sa survenance, la cour cantonale n'était dès lors pas fondée à reconnaître le droit de l'intimé aux prestations de l'assurance-accidents pour les symptômes de tendinopathie à l'épaule droite persistant après le 26 avril 2012.