Citation: 6S.95/2005 30.06.2005 E. 4

Le recourant invoque une violation de l'art. 63 CP, reprochant aux juges cantonaux de n'avoir pas ou pas suffisamment tenu compte de certains éléments dans la fixation de la peine. 4.1 Pour fixer la peine, le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation. Un pourvoi en nullité portant sur la quotité de la peine ne peut donc être admis que si la sanction a été fixée en dehors du cadre légal, si elle est fondée sur des critères étrangers à l'art. 63 CP, si les éléments d'appréciation prévus par cette disposition n'ont pas été pris en compte ou enfin si la peine apparaît exagérément sévère ou clémente au point que l'on doive parler d'un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 129 IV 6 consid. 6.1 p. 20 s. et les arrêts cités). Les éléments pertinents pour la fixation de la peine ont été rappelés récemment dans l'ATF 129 IV 6 consid. 6.1 p. 20/21, auquel on peut se référer. 4.2 Autant que le recourant conteste l'appréciation qui a été faite des effets de l'alcoolémie qu'il présentait au moment des faits, sa critique n'est pas distincte de celle qui a été examinée au considérant 3.3 ci-dessus, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'y revenir. 4.3 Selon les constatations de fait cantonales, le recourant et la victime ont commencé à se disputer du fait que la seconde avait critiqué la manière de jouer aux cartes du premier, qui l'a alors menacée de la poignarder. Une bousculade s'en est suivie, puis deux des invités ont quitté les lieux en entraînant la victime. Après quoi, des insultes ont été échangées entre le trio, se trouvant alors sur le trottoir au bas de l'immeuble, et le recourant, qui était à la fenêtre de son appartement. C'est alors que le recourant, après s'être déshabillé, enveloppé dans une couverture et muni d'un couteau, est descendu sur le trottoir et s'en est pris à la victime. Au vu des faits ainsi retenus, qui lient la Cour de céans saisie d'un pourvoi en nullité (cf. supra, consid. 1.2), il n'est nullement établi que le recourant aurait agi à la suite d'une provocation injuste. Que la victime ait critiqué sa manière de jouer aux cartes ne suffit certes pas à le faire admettre. Quant aux insultes, elles ont été échangées de part et d'autre, sans qu'il soit établi que ce serait à l'initiative de la victime et des autres protagonistes plutôt que du recourant. Au reste, rien dans les constatations de fait cantonales ne permet de retenir que le comportement de la victime envers le recourant aurait été provocateur ou humiliant au point de justifier une réduction de la peine infligée. En instance cantonale, cela n'a d'ailleurs aucunement été allégué. L'arrêt attaqué retient au contraire, ce qui relève du fait et lie donc la Cour de céans, que le recourant a en définitive agi pour un motif futile, soit à la suite d'une dispute consécutive au fait que la victime avait critiqué sa manière de jouer aux cartes. Dans la mesure où elle revient à le contester, l'argumentation du recourant est par conséquent irrecevable. 4.4 Pour le surplus, le recourant n'invoque aucun élément important - et on n'en discerne du reste pas - qui aurait été omis ou pris en considération à tort dans la fixation de la peine. Il ne prétend pas non plus, au demeurant avec raison, que la peine de 4 ans d'emprisonnement prononcée, qui a été fixée dans le cadre légal, serait, au vu des éléments à prendre en compte, à ce point sévère qu'elle procéderait d'un abus du pouvoir d'appréciation. 4.5 Le grief de violation de l'art. 63 CP doit dès lors être rejeté dans la mesure où il est recevable.