Citation: 1C_653/2013 E. 4.2

4.2. Compte tenu de l'incertitude entachant toute mesure du rayonnement non ionisant, il faut s'attendre à ce que des mesures répétées pour un même lieu par diverses personnes et au moyen d'un équipement différent conduisent à des résultats divergents (cf. ch. 4.8.1 des recommandations GSM et UMTS). De petites différences entre les résultats de différentes mesures ne peuvent donc représenter que des fluctuations statistiques dues à l'incertitude de mesure sans que les émissions aient en fait changé. En revanche, plus cet écart devient important, plus il est probable qu'une différence effective des immissions en soit la cause. Sur le vu de ces constatations, l'OFEV, l'OFCOM et la recourante s'accordent pour dire que la valeur d'appréciation d'une seconde mesure n'est pas déterminante du seul fait qu'elle est plus élevée que celle résultant de la première mesure. Si la valeur d'appréciation d'une deuxième mesure est plus élevée, mais ne dépasse pas un certain seuil - défini par rapport à une première mesure -, l'autorisation fondée sur la première mesure ne doit pas être remise en question pour des motifs de sécurité juridique pour le détenteur de l'installation. Il convient donc de déterminer à partir de quel écart entre la première mesure effectuée lors de l'installation et celle subséquente, il faut modifier les bases de l'autorisation délivrée à l'opérateur, les immissions étant alors considérées d'un point de vue juridique comme effectivement plus élevées.