Citation: 6B_284/2022 E. 4.2.1

4.2.1. Dans un premier grief, il fait valoir que sa condamnation ne respecte pas le droit à une procédure équitable au motif qu'il ne s'est pas vu offrir la possibilité de remettre en question l'authenticité des éléments de preuve et de s'opposer à leur utilisation. Il soutient que le 26 août 2018, le jour de l'infraction, il faisait l'objet d'une mesure d'observation selon l'art. 282 CPP. Selon lui, la cour cantonale aurait dû exiger de la police qu'elle lui communique l'ensemble des éléments s'agissant de ses déplacements les 25 et 26 août 2018 et en particulier à quelle heure avait éventuellement pris fin l'observation. La cour cantonale a fondé sa conviction de la culpabilité du recourant sur un faisceau d'indices, à savoir une conversation téléphonique du 22 août 2018 avec KK.________ et du matériel retrouvé dans le cabanon de JJ.________, régulièrement occupé par le recourant. (arrêt attaqué p. 51 ss). Elle a indiqué que " la surveillance policière dont faisait alors l'objet le recourant se limitait à des écoutes téléphoniques et n'était ainsi pas telle qu'elle eût pu appréhender tous ses faits et gestes " (arrêt attaqué p. 53). Contrairement à ce que soutient le recourant, cette motivation n'est pas en contradiction avec le raisonnement tenu par la cour cantonale à propos des questions préjudicielles, admettant que le mandat ordonnant une surveillance téléphonique incluait l'autorisation d'effectuer des mesures d'observation. Lorsque le recourant soutient que les mesures d'observation du recourant s'étendaient à tous ses déplacements, son argumentation est purement appellatoire et, donc, irrecevable. Le recourant remet en cause la licéité de la perquisition du cabanon du 29 novembre 2018 et conteste l'exploitabilité des preuves trouvées sur place. Ce grief est infondé. Comme vu ci-dessus (consid. 3.3), la perquisition du cabanon a été ordonnée sur la base d'informations obtenues licitement, de sorte que les éléments en découlant sont exploitables.