Citation: 8C_267/2023 E. 5.1

5.1. Le recourant, qui se plaint de manière générale de constatations manifestement inexactes des faits et de violations du droit, soutient que la juridiction cantonale aurait dû retenir des atteintes psychiques invalidantes sur la base de l'expertise de la doctoresse B.________. Il reproche à l'instance précédente d'avoir estimé que selon le rapport d'expertise, il ne "montrait aucun signe d'une maladie psychiatrique", alors que l'experte a diagnostiqué des troubles psychiques - dont elle a décrit les symptômes - et a recommandé l'introduction d'un traitement anxiolytique, sous la forme d'un antipsychotique atypique. Les juges fribourgeois auraient également versé dans l'arbitraire en constatant qu'aucun traitement médicamenteux n'avait jamais été suivi, le docteur C.________ ayant indiqué, dans un rapport de septembre 2021, que son patient prenait un neuroleptique (Risperidon) et était sous traitement psychiatrique-psychothérapeutique intégré (TPPI). Par ailleurs, il ressortirait de l'expertise que les troubles du recourant auraient des substrats médicaux et que les facteurs psychosociaux et socioculturels relèveraient de l'arrière-plan. Le recourant reproche encore aux premiers juges d'avoir retenu que selon l'experte, il n'était pas en incapacité de travail. Cette dernière aurait en effet indiqué que la mise en place d'une mesure de réinsertion socio-professionnelle était une bonne indication et qu'elle permettrait au recourant de dépasser ses blocages et de commencer un emploi, ce qui reviendrait à dire qu'il est actuellement incapable de travailler dans n'importe quel emploi. La cour cantonale aurait également constaté de manière insoutenable que les échecs professionnels du recourant étaient imputables à des facteurs non médicaux, alors que la doctoresse B.________ aurait validé l'avis du docteur C.________, selon lequel les troubles psychiques feraient obstacle à une formation professionnelle. C'est ainsi que lesdits troubles auraient contraint l'intéressé à interrompre une formation à l'Ecole de culture générale. Enfin, l'autorité précédente aurait relevé à tort qu'il y avait lieu de craindre que le recourant ne soit pas motivé à suivre des mesures de réadaptation professionnelle.