Citation: 5A_928/2018 E. 5.3

5.3. En l'espèce, il ressort du commandement de payer en validation du séquestre, poursuite n° xx xxxxxx x, que l'intimée a mis en poursuite un montant en capital " d[û] sur la base du titre d'exécution directe du 8 août 2011" et un autre " correspondant aux intérêts déjà exigibles depuis le 8 août 2011". Elle a produit devant le juge de la mainlevée le titre d'exécution directe passé devant notaire le 8 août 2011. Il y a donc identité entre les prétentions déduites en poursuite et le titre. Autre est la question de savoir pour quels montants la mainlevée doit être prononcée sur la base de ce titre. L'intimée a mis en poursuite un montant moins élevé que celui ressortant du titre, de sorte que la mainlevée pouvait, au maximum, être accordée pour ce montant-là. Si la recourante considérait qu'elle avait procédé à d'autres remboursements, supérieurs à ceux que l'intimée avait déjà admis en diminuant sa créance mise en poursuite, il lui appartenait de démontrer immédiatement cette objection (art. 81 al. 2 LP). A cet égard, il sied de relever que la critique de la recourante selon laquelle elle aurait déjà effectué un versement de 2'514'000 fr. dont l'autorité cantonale n'aurait pas tenu compte doit être déclaré irrecevable: il est vrai que l'autorité cantonale ne discute pas ce point; toutefois, la recourante ne dénonce en lien avec celui-ci ni la violation de l'art. 9 Cst. dans l'établissement des faits, ni celle de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) au motif qu'un de ses griefs n'aurait pas été traité. Il suit de là que le grief de la recourante doit être rejeté.