Citation: 4A_264/2021 E. 6.2

6.2. Pour peu qu'on la comprenne, la recourante semble voir une violation du principe de la bonne foi dans le fait que l'arbitre lui a refusé toute indemnisation pour les années 2018 et 2019 en considérant que l'intéressée ne pouvait pas adopter une attitude purement passive mais aurait au contraire dû commander des véhicules à l'intimée afin de pouvoir prétendre à un éventuel dédommagement. Il sied d'emblée de relever que la motivation du grief laisse fortement à désirer, de sorte que l'on peut sérieusement douter de sa recevabilité. Quoi qu'il en soit, la solution à laquelle a abouti l'arbitre n'apparaît nullement contraire au principe de la bonne foi ni même du reste critiquable. L'arbitre s'est en effet contenté de relever que la recourante adoptait une attitude incompatible avec les règles de la bonne foi si elle réclamait la réparation d'un gain manqué alors même qu'elle n'avait commandé aucun véhicule à l'intimée au cours des années 2018 et 2019. Un tel résultat ne heurte en aucun cas l'ordre public matériel.