Citation: 5C.124/2006 21.11.2006 E. A

X.________, citoyen suisse né en 1937, et dame X.________, ressortissante française née en 1939, se sont mariés en 1965. Ils ont deux enfants, dont le cadet, A.________, né en 1977. En 1978, l'épouse a ouvert action en séparation de corps devant le Tribunal matrimonial du district de Neuchâtel, en invoquant l'adultère de son mari. Elle précisait qu'élevée dans une famille où les principes moraux jouaient un rôle essentiel, formée dans une école de Bénédictines, elle avait très douloureusement ressenti cet adultère. Le mari, tout en admettant l'adultère, a soutenu que celui-ci n'avait pas joué un rôle causal dans la désunion, le lien conjugal étant irrémédiablement rompu depuis longtemps.