Citation: 9C_109/2018 E. 3

En se fondant sur les conclusions des experts du CEMed (rapport d'expertise du 22 janvier 2016 et rapport complémentaire du 24 mars 2016), auxquelles elle a accordé une pleine valeur probante, la juridiction cantonale a constaté que la recourante souffre d'un trouble dépressif récurrent d'intensité légère à moyenne, et que depuis décembre 2014, elle présente une pleine capacité de travail, avec diminution de rendement de 25 %. Ce faisant, les premiers juges ont retenu que l'avis de la doctoresse F.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, selon laquelle le trouble psychique de sa patiente devait au minimum être qualifié de gravité moyenne (rapports des 5 octobre 2016 et 7 mars 2017) ne modifiait pas leur appréciation; les plaintes de l'assurée avaient dûment été prises en considération par le docteur C.________. Ils ont également considéré que les différents autres rapports produits par la recourante ne permettaient pas de remettre en cause l'avis des experts, selon lesquels les diagnostics de céphalées tensionnelles/psychogènes, sans substrat somatique objectivable, de syndrome somatoforme douloureux persistant (F45.5) depuis 2012 et d'accentuation de certains traits de personnalité (Z73.1) demeuraient sans répercussion sur sa capacité de travail. En conséquence, les premiers juges ont constaté que la perte de la diminution de rendement de 25 % présentée par la recourante depuis le 1er décembre 2014 ne justifiait pas le maintien du droit à la rente au-delà du 28 février 2015; ils ont dès lors confirmé la décision rendue par l'office intimé le 25 novembre 2016.