Citation: 6B_1493/2021 E. C

Par jugement du 30 août 2021, après avoir cité à comparaître C.________ en qualité de témoin, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a admis très partiellement l'appel de A.________ et rejeté l'appel joint du Ministère public vaudois. Elle a réformé le jugement attaqué s'agissant du nombre de jours de détention à déduire de la peine privative de liberté pour détention dans des conditions illicites et a confirmé le jugement attaqué pour le surplus. En résumé, elle a retenu les faits suivants: C.a. A U.________ notamment, entre le 21 juin 2016, les faits antérieurs étant couverts par sa précédente condamnation, et le 29 mai 2018, date de son interpellation, A.________ a pénétré et séjourné en Suisse à plusieurs reprises alors qu'il n'était en possession d'aucun document d'identité et titulaire d'aucune autorisation de séjour. C.b. Entre le 29 octobre 2017 et le 6 avril 2018, A.________ a envoyé à plusieurs reprises de l'argent provenant de son trafic de cocaïne à son épouse au Nigéria, pour un montant total de 12'308 francs, afin de dissimuler l'origine de ces fonds. C.c. A U.________, chemin V.________, Squat D.________, à tout le moins entre le 29 octobre 2017 et le 20 mars 2018, A.________ a participé, notamment avec E.________, C.________ et F.________ - déférées séparément -, le surnommé " G.________ ", agissant comme organisateur, et d'autres individus non identifiés, à un important trafic de cocaïne entre les Pays-Bas, la France et la Suisse, dont l'ampleur n'a pas pu être déterminée avec précision. Toutefois, compte tenu des éléments recueillis en cours d'enquête, dont des surveillances téléphoniques en temps réel et rétroactives et des extractions des données des téléphones portables de différents individus impliqués, il a été établi que A.________ avait fonctionné comme dépositaire dans ce réseau et avait ainsi réceptionné quatorze livraisons de cocaïne de C.________ et F.________, portant sur une quantité totale de 3'996 fingers, à savoir 39'960 grammes de cocaïne brute. A.________ aurait encore dû recevoir une livraison de 324 fingers, à savoir 3'240 grammes de cocaïne brute, de la part de F.________. Cette dernière a toutefois été interpellée avant d'avoir pu remettre la cocaïne à A.________. La cocaïne était acheminée des Pays-Bas en France par E.________, qui la remettait dans ce pays à C.________ et F.________. Ces dernières quittaient ensuite la France en bateau, depuis W.________, et se rendaient au Squat D.________ à U.________, où elles remettaient la cocaïne à A.________, qui se chargeait par la suite, sur indication de l'organisateur, de revendre cette marchandise à différents trafiquants, qui avaient commandé cette drogue préalablement. Il n'a pas pu être exclu qu'un autre distributeur non identifié soit intervenu et ait également participé à la revente de la cocaïne livrée à A.________.