Citation: H 79/01 04.12.2001 E. B

B.- a) N.________ a recouru contre cette décision devant le Tribunal des assurances du canton de Vaud, en concluant, sous suite de frais et dépens, à l'annulation de celle-ci, à titre subsidiaire qu'elle soit réformée dans un sens à préciser en cours d'instance. Produisant plusieurs documents, dont un dossier "Prix de revient des constructions à Epalinges", elle déclarait que A.________ s'était occupé à titre personnel de la promotion sur ces parcelles jusqu'à fin 1993 et que ces activités avaient été reprises par la suite par la société. Celui-ci avait subi une perte personnelle dans la promotion immobilière de 53 637 fr. pour les exercices 1993 & 1994 et de 473 564 fr. pour les exercices 1995 & 1996. Selon elle, les "compléments de salaire" retenus dans la décision attaquée avaient servi à hauteur de 527 201 fr. (53 637 fr. + 473 564 fr.) à compenser cette perte et n'étaient donc pas une rémunération au sens de l'art. 5 al. 2 LAVS. Elle requérait l'audition de témoins, ainsi que la mise en oeuvre d'une expertise. b) Dans sa réponse du 17 février 1999, la caisse a établi le décompte suivant : 1994 Complément de salaire de Fr. 40'000.-- décidé en 1995, converti en salaire brut, passé par compte courant débiteur actionnaire montant de la reprise: AVS Fr. 42'350.-- AC Fr. 13'200.-- 1995 Complément de salaire de Fr. 85'000.-- décidé en 1996, converti en salaire brut, passé par compte courant débiteur actionnaire montant de la reprise: AVS Fr. 90'144.-- AC Fr. 13'200.-- AC. sol. Fr. 76'944.-- 1996 Complément de salaire de Fr. 430'000.-- décidé en 1997, converti en salaire brut, passé par compte courant débiteur actionnaire montant de la reprise: AVS Fr. 453'846.-- AC Fr. 13'200.-- AC sol. Fr. 145'800.-- Elle produisait le détail du compte courant actionnaire relatif à 1996, en relevant que A.________ avait effectué cette année-là des prélèvements privés à hauteur de 218 631 fr. 75, en partie compensés par des salaires nets et des apports de fonds par l'actionnaire. Dans un décompte complémentaire, elle a fixé à 4717 fr. 95 les cotisations (y compris les intérêts de retard) dues par la société sur les reprises de salaires non contestées, qui ne concernent pas A.________. c) Le 15 mars 2000, lors d'une audience devant le président du tribunal des assurances, B.________, réviseur de la société, a déclaré qu'il s'occupait également des déclarations fiscales de A.________, qui avait perçu non pas des "compléments de salaires", notion qui était erronée, mais des "rétrocessions d'honoraires". Par jugement du 14 décembre 2000, la juridiction cantonale a rejeté la demande d'expertise, admis le recours et annulé la décision attaquée en tant qu'elle soumet à la perception de cotisations paritaires les sommes versées par la société à A.________, le dossier étant renvoyé à la caisse pour qu'elle fixe les cotisations personnelles dues par celui-ci sur les sommes allouées par N.________ du chef de l'activité de promoteur immobilier et qu'elle rende telle nouvelle décision que de droit.