Citation: 5A_53/2023 E. 4.2

4.2. La Cour d'appel a considéré que, dans la mesure où l'autorité parentale était attribuée exclusivement au père, il disposait également du droit de déterminer le lieu de résidence de l'enfant (art. 301a al. 1 CC) et la garde devait donc lui être attribuée. Elle a constaté que l'enfant avait toujours vécu avec sa mère depuis sa naissance mais a considéré que les actions de celles-ci s'inscrivaient en faux contre le bien de l'enfant puisqu'elle avait brutalement rompu toute relation de l'enfant avec son père ainsi qu'avec son environnement social en le déracinant sans préavis du lieu où il avait toujours vécu pour l'installer dans un pays étranger dont il ne parle pas la langue. L'enfant voyait en effet avec plaisir son père et le droit de visite s'élargissait progressivement pour pouvoir atteindre un droit de visite usuel à partir de l'automne 2022. Durant la procédure, la recourante ne s'était pas toujours montrée encline à favoriser les relations personnelles de l'enfant avec son père. Paradoxalement, elle avait elle-même proposé au père en début d'année 2022 une garde alternée, de 6 mois en 6 mois, avant de partir subitement à l'étranger. Elle concevait donc l'idée que l'enfant puisse vivre sur une longue période avec son père. La Cour d'appel a donc conclu, au vu des éléments qui précèdent, que l'attribution de la garde de l'enfant au père apparaissait conforme à son bien-être.