Citation: I 663/99 04.05.2000 E. 2

2.- a) Selon la jurisprudence, l'absence de notifica- tion d'une décision administrative ne doit pas nuire à la personne qui a le droit de recourir; le délai de recours ne commence à courir qu'au moment où elle a connaissance de cette décision; elle ne peut cependant retarder ce moment selon son bon plaisir : en vertu du principe de la bonne foi, elle est tenue de se renseigner sur l'existence et le contenu de la décision dès qu'elle peut en soupçonner l'existence, à défaut de quoi elle risque de se voir oppo- ser l'irrecevabilité de son recours pour cause de tardiveté (SJ 2000 I p. 121 consid. 4 et les références). b) Implicitement, le recourant excipe de sa bonne foi. Il allègue qu'il n'est pas en mesure de faire la distinc- tion entre la procédure de l'assurance-invalidité, celle de l'assurance-accidents et celle de l'assurance RC de l'au- teur de l'accident dont il a été victime, et que l'on ne saurait lui reprocher de ne pas s'être inquiété de ne rien recevoir à la suite de la communication du 9 décembre 1997, attendu que les lenteurs de la procédure l'avaient découra- gé depuis longtemps. c) Cela n'est pas pertinent. A la suite de la communi- cation de l'intimé du 9 décembre 1997, le recourant devait s'attendre à ce que le quart de rente d'invalidité versé jusque-là soit supprimé. Cela, dès le premier jour du deu- xième mois suivant la notification de la décision de sup- pression de la rente. Le versement du quart de rente ayant pris fin à partir du 1er mars 1998, c'est donc dès ce moment-là qu'il pouvait soupçonner l'existence de la décision du 6 janvier 1998 et qu'il était tenu, en vertu du principe de la bonne foi, de se renseigner sur l'existence et le contenu de celle-ci. A défaut de quoi, il risquait de se voir opposer l'irreceva- bilité de son recours pour cause de tardiveté (art. 84 al. 1 LAVS en corrélation avec l'art. 69 LAI). Aussi, est-ce à juste titre que le premier juge n'est pas entré en matière sur le recours.