Citation: 9C_402/2015 E. 3.2

3.2. Dans une autre partie de son mémoire, la recourante soutient certes que l'expertise du docteur D.________ "n'est pas déterminante sur la question évoquée ci-dessus de la reconsidération" et prétend qu'elle "est pleine d'omissions, de contradictions, d'approximations et d'hypothèse infondées". Cependant, ses griefs à l'encontre de cette expertise ne sont pas pertinents. L'assurée avance notamment que le docteur D.________ aurait évalué de manière erronée sa capacité de travail. Elle relève que celui-ci a estimé qu'une activité mieux adaptée à son état de santé, sans mouvements répétitifs des mains, sans stress intense avec possibilité de varier les positions, lui permettrait de travailler à temps complet, avec cependant une diminution de rendement de 30 % pour tenir compte de sa fatigabilité. Elle mentionne également que, dans un autre passage du rapport, l'expert a indiqué que la symptomatologie présentée, à savoir un fond de polyarthralgies chroniques et l'existence de crises douloureuses deux fois l'an pendant deux à trois semaines, pouvait être handicapante et susceptible de limiter la capacité de travail pendant au maximum vingt jours par an et qu'en dehors de ces épisodes plus aigus, la capacité de travail paraissait exigible au moins à mi-temps, soit vingt heures par semaine. Or, se fondant sur ces dernières considérations, la recourante soutient, que sa capacité serait de 40 % et non de 70 %. Ce faisant, elle fait de tout évidence une confusion entre l'évaluation par l'expert de sa capacité dans une activité mieux adaptée à son état de santé et celle existant dans son activité habituelle. Ce moyen tombe ainsi à faux. Par ailleurs, l'assurée semble soutenir que l'expert D.________ aurait omis de prendre en considération certaines affections dont elle est atteinte (arthralgies au poignet, accentuation d'un syndrome de Raynaud, photosensibilité et arthrose). Cela est manifestement incorrect. Le passage du rapport d'expertise cité par la recourante, conclut la section consacrée à la "situation actuelle", dans laquelle sont expressément mentionnés les épisodes d'arthralgies exacerbées, les douleurs intermittentes des poignets et le syndrome de Raynaud. Quant à la photosensibilisation au soleil, elle est indiquée dans l'anamnèse systématique que comporte ledit rapport, avec la précision que cette affection occasionne des éruptions "vésiculeuses" sur le dos et une augmentation d'un rash malaire, dont l'expert relève, dans la partie susmentionnée de son rapport, qu'il ne l'a pas constaté. Ce grief n'est pas fondé non plus. Ainsi, on ne voit pas en quoi l'appréciation des juges cantonaux, selon laquelle le rapport de l'expert D.________ doit se voir conférer pleine valeur probante, serait insoutenable.