Citation: 9C_794/2015 E. 3.2

3.2. En tant que l'administration entend, par son grief relatif à la situation financière de B.________, remettre en cause la constatation de la juridiction cantonale sur le statut de personne active à 100 % reconnue à l'intimée à partir du 1er janvier 2014, son argumentation est mal fondée. En l'occurrence, la cour cantonale a retenu que le partenaire de l'assurée, qui était au chômage depuis octobre 2012, était arrivé à la fin de son droit aux prestations au mois d'avril 2014, ainsi que le démontrait le décompte de la caisse de chômage du 29 avril 2014. Elle a par ailleurs pris en considération le fait que la famille émargeait à l'aide sociale depuis le 1er janvier 2014. De ces circonstances, elle a déduit que l'intimée aurait, en bonne santé, vraisemblablement été contrainte de travailler à plein temps, notamment en raison de la subsidiarité financière de l'aide sociale. Or, en se contentant d'alléguer une présomption selon laquelle à l'approche de la fin du délai cadre d'indemnisation un chômeur multiplie ses recherches et/ou diminue ses exigences en matière de postes de travail et/ou de prétentions salariales, l'office recourant ne démontre pas le caractère manifestement inexact ou arbitraire des constatations des premiers juges (cf. art. 105 al. 1 et 2 LTF). Au moment de la décision administrative litigieuse, le délai-cadre de l'assurance-chômage concernant B.________ était arrivé à échéance, ce qui correspondait aux indications données par l'intimée au cours de l'enquête économique sur le ménage (rapport du 3 mars 2014) et ce que l'administration ne conteste pas. Par ailleurs, le service social de la Commune de V.________ avait indiqué que l'intimée, son partenaire et leurs filles étaient au bénéfice de l'aide sociale depuis le 1er janvier 2014 et ne vivaient ainsi que du minimum vital prévu par l'aide sociale neuchâteloise (attestation du 24 octobre 2014). Par conséquent, comme l'intimée et son concubin bénéficiaient tous deux de l'aide sociale au moment de la décision administrative litigieuse (du 24 septembre 2014), la juridiction cantonale n'avait pas à vérifier plus avant "la situation professionnelle et les revenus de l'intéressé", en particulier ordonner la production du dossier de l'assurance-chômage, voire entendre B.________ comme le requérait l'administration. La situation financière défavorable de la famille de l'assurée était alors suffisamment établie par l'attestation de la commune de domicile, qui avait dû s'assurer au préalable de l'absence de revenus (suffisants) des bénéficiaires concernés. En renonçant, au terme d'une appréciation anticipée des preuves (cf. ATF 136 I 229 consid. 5.3 p. 236; 124 V 90 consid. 4b p. 94) qui n'apparaît nullement arbitraire, à des mesures d'instruction jugées superflues, les premiers juges n'ont pas violé le droit. Le grief de l'office recourant est mal fondé.