Citation: 4C.315/2000 05.02.2001 E. 3

3.- La cour cantonale a confirmé la décision d'évacuation prononcée en première instance, en estimant que les conditions d'une résiliation immédiate pour demeure des locataires (art. 257d CO) étaient réunies. Elle a écarté l'exception de compensation formée par les défendeurs pour empêcher le congé, considérant celle-ci comme tardive. S'agissant de la nullité du loyer initial également invoquée par les locataires, les juges ont considéré en substance qu'il importait peu qu'il n'ait pas été fait usage de la formule officielle au moment de la fixation du loyer de la villa en février 1993, dès lors que ce loyer, demeuré inchangé depuis le début du bail, avait été payé sans réserve par les locataires pendant près de sept ans. Par conséquent, même s'il y avait eu vice de forme entraînant la nullité de la fixation du loyer initial, les défendeurs ne pouvaient s'en prévaloir contrairement au principe de la bonne foi.