Citation: 6B_100/2016 E. B

Par jugement du 10 décembre 2015, la Cour pénale du Tribunal cantonal neuchâtelois a admis l'appel formé par le Ministère public, Parquet régional de La Chaux-de-Fonds, contre ce jugement, en ce sens qu'elle a condamné X.________ à une peine privative de liberté d'un an sans sursis, le jugement étant confirmé pour le surplus. En bref, il en ressort les faits suivants. B.a. X.________ circulait, le 12 avril 2014, à 21h26, sur la H10 au lieu-dit " xxx ", à A.________, en direction de B.________, lorsqu'il a entrepris une manoeuvre de dépassement. La chaussée comportait trois voies de circulation dont deux en direction de C.________. Lors d'un contrôle radar, la vitesse du véhicule X.________ a été mesurée à 148 km/h, après déduction de la marge de sécurité de 7 km/h, alors qu'elle était limitée à 80 km/h. Pour sa part, le véhicule dépassé circulait à une vitesse de 113 km/h au moment où il a été contrôlé. La route était sèche, il faisait nuit et il n'y avait pas de fort trafic, malgré la présence d'autres véhicules. B.b. Le casier judiciaire de X.________ fait état de deux condamnations. La première, du 26 août 2010, pour vol, délit manqué de contrainte, brigandage, dommages à la propriété et contraventions à la Loi fédérale sur les stupéfiants, à une peine privative de liberté de 7 mois avec sursis pendant 3 ans. La seconde, du 24 septembre 2012, pour violation grave des règles de la loi sur la circulation routière, pour avoir circulé, à D.________, le 23 juin 2012, à une vitesse de 76 km/h au lieu de 50 km/h, à une peine pécuniaire de 10 jours-amende à 90 fr. avec sursis pendant 2 ans et à une amende de 500 francs. Il ressort également du dossier des mesures administratives du Service cantonal des automobiles (ci-après : SCAN) que X.________ a commis deux excès de vitesse, à E.________, le 2 mai 2011, circulant à 60 km/h au lieu des 40 km/h prescrits et, le 6 octobre 2012, à D.________, roulant à 88 km/h au lieu des 60 km/h. Par décision du 29 juin 2011, l'autorité administrative lui a infligé un avertissement. Le 4 octobre 2012, le permis de conduire lui a été retiré par le SCAN pour une durée de 3 mois, avec prolongation du permis à l'essai. Par décision du 20 décembre 2012, le SCAN a annulé son permis de conduire avec l'impossibilité de reprendre un permis d'élève conducteur avant un an dès la commission de l'infraction. Le SCAN a soumis X.________ à une évaluation de son aptitude à la conduite. Les experts ont rendu leur rapport en date du 9 septembre 2013. En substance, ils ont considéré, s'agissant des points positifs, une attitude ouverte et collaborante, une stabilité professionnelle, une capacité de réflexion et de remise en question, le fait qu'il reconnaît ses infractions et ne les minimise pas, ses résultats aux tests de performances cognitifs, de disposition au risque et de personnalité, le fait qu'il ait conscience de la dangerosité de ses infractions et sa capacité à proposer des stratégies de compensation et d'évitement de futurs délits. A titre de point négatif, ils ont retenu la réitération de la même infraction. Finalement, les experts ont estimé que X.________ était apte à la conduite et à la reprise de sa formation de conducteur.