Citation: U 329/02 02.09.2003 E. 4

4.1 Dans un arrêt publié aux ATF 128 V 174 consid. 4a, le Tribunal fédéral des assurances a précisé que, sous réserve de modifications significatives des données hypothétiques déterminantes durant la période postérieure, la comparaison des revenus prend date au moment de l'ouverture du droit à une éventuelle rente et non à celui de la décision sur opposition. Contrairement à ce que prétend l'intimé, cette précision de jurisprudence vaut, sous un angle temporel, non seulement pour les cas futurs mais aussi pour les affaires pendantes devant un tribunal au moment où elle a été décidée (ATF 122 V 184 consid. 3b, 120 V 131 consid. 3a, 119 V 412 sv. consid. 3). Dans le cas particulier, le revenu sans invalidité à prendre en considération est donc celui que l'assuré aurait pu réaliser sans atteinte à la santé en l'année 2000, à savoir, d'après les renseignements fournis par l'employeur, 72'928 fr. [(5'610 fr. + 8,33%) x 12]. 4.2 Quant au recours à des données statistiques pour déterminer le revenu d'invalide, il est conforme à la jurisprudence qui admet de s'y référer en l'absence d'un revenu effectivement réalisé comme c'est le cas en l'espèce (ATF 126 V 76 consid. 3b/aa et bb, 124 V 322 consid. 3b/aa). De ce point de vue, la méthode adoptée par les premiers juges n'apparaît pas critiquable. En revanche, c'est à tort qu'ils ont procédé à une indexation du salaire statistique de 2000 à 2002 dès lors que l'année de référence est en l'occurrence l'année 2000 (voir consid. 4.1 supra). Le revenu d'invalide de l'intimé s'élève ainsi à 55'644 fr. par année compte tenu d'un horaire de travail hebdomadaire de 41,8 heures [(4'437 x 41,8 : 40) x 12] (cf. Enquête suisse sur la structure des salaires 2000, TA1, p. 31; La Vie économique, 10/2002 p. 88).