Citation: 6B_663/2022 E. 1.5

1.5. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu que les déclarations de l'intimé concordaient avec celles des témoins. Il relève que D.________ et C.________ ne sont pas des témoins directs de l'altercation, que l'intimé et D.________ ont eu le temps de s'accorder sur une version commune des faits et que le témoignage de E.________ n'est pas pertinent, puisqu'il ne corrobore aucune des versions. La cour cantonale n'a jamais prétendu que D.________ et C.________ auraient été des témoins directs de l'altercation. En revanche, c'est à juste titre, donc sans arbitraire, qu'elle a retenu que leurs déclarations concordaient avec celles de l'intimé s'agissant du déroulement des faits avant et après l'altercation, alors qu'elles ne concordaient pas avec celles du recourant. La cour cantonale était légitimée, sur cette base, à prêter foi aux explications de l'intimé, même en ce qui concerne l'altercation. S'il est vrai que l'intimé et D.________, avant d'être entendu par la police, se sont rendus quelques instants chez ce dernier, il n'est pas pour autant arbitraire de dire qu'ils n'ont pas eu le temps de se mettre d'accord sur une version des faits, compte tenu de leur probable état de choc, du court moment qu'ils ont passé ensemble avant d'aborder la police et de la complexité de l'état de fait, à propos duquel ils ont été constants malgré de nombreuses auditions. Finalement, le témoignage de E.________, s'il ne permet pas de déterminer le déroulement exact de l'altercation, permet à tout le moins de confirmer qu'elle a eu lieu, à renfort de cris et de bruits sourds, alors que le recourant a déclaré s'être contenté d'essayer de raisonner l'intimé (audition du recourant du 16 juin 2021, l. 65 ss). C'est donc sans arbitraire que la cour cantonale a tenu compte de l'ensemble de ces éléments.