Citation: 2C_398/2019 E. 3.2

3.2. En l'espèce, l'arrêt entrepris ne se prononce pas sur la durée du séjour en Suisse du recourant. Toutefois, il ressort de l'arrêt de la Cour de justice du 9 janvier 2018 (ATA/16/2018; cf. art. 105 al. 2 LTF), qui confirme en dernier lieu la décision de l'Office cantonal dont la reconsidération est demandée, que le recourant a obtenu un titre de séjour en Suisse au début de l'année 2012, après y avoir passé près de huit ans dans l'illégalité. Il en résulte que celui-ci n'a pas séjourné légalement en Suisse plus de dix ans. On ne saurait admettre que l'addition d'années de séjour illégal équivaut au droit d'obtenir une autorisation de séjour fondée sur l'art. 8 CEDH et par conséquent récompenser en dernier ressort une attitude contraire au droit. Le recourant ne se targue au demeurant pas d'une intégration particulièrement forte pour se prévaloir du droit à une autorisation de séjour fondée sur la protection de la vie privée garantie par l'art. 8 CEDH. Partant, les explications du recourant quant à la possibilité d'invoquer l'art. 8 CEDH, malgré un séjour illégal et une période de moins de dix ans de séjour légal, ne sauraient être suivies.