Citation: 8C_535/2020 E. 3.3

3.3. La juridiction cantonale a retenu que l'intimée avait correctement évalué le taux initial d'indemnisation de 50 % au moment où elle avait commencé à verser ses prestations à raison d'un droit reconnu à compter du 1 er juin 2018. A ce moment-là, la capacité de travail de 50 % dont la recourante certifiait disposer était en effet corroborée par la décision de Helsana du 28 février 2018, qui attestait de la fin du versement des indemnités pour maladie sur la base d'une incapacité de travail entière dès le 1 er juin 2018. Le fait que la recourante ait mentionné dans sa demande d'indemnités de chômage qu'elle avait perçu des indemnités pour maladie dès le 30 août 2017 et que le cas d'assurance était "en cours" ne débouchait pas sur d'autres conclusions, dès lors que ces renseignements ne permettaient pas d'inférer qu'un droit aux indemnités pour maladie avait perduré après cette date. Il en allait de même des autres éléments au dossier. En outre, l'intimée avait poursuivi à raison la compensation d'une perte de travail de 50 % après avoir eu connaissance d'un décompte de prestations établi pour juin et juillet 2018 par Helsana, quand bien même elle n'avait de son propre aveu pas pris la mesure du contenu dudit décompte, qui attestait de la continuation du versement des indemnités pour maladie durant la période concernée; l'indemnisation par Helsana, qui ne portait que sur une incapacité de travail de 50 %, s'avérait en effet compatible avec les indemnités versées par l'intimée. La même conclusion s'imposait concernant le formulaire IPA de juillet 2018, qui faisait état d'une incapacité de travail de 50 % du 1 er juin au 31 juillet 2018. Selon la juge cantonale, ce n'était qu'en août 2018 que l'intimée s'était fourvoyée dans le calcul de l'indemnité de chômage due à la recourante, en procédant à un nouveau calcul de ladite indemnité dans le but de se conformer aux dispositions légales lui imposant de verser, sous certaines conditions, des avances sur les prestations de l'AI dont le droit faisait l'objet d'une instruction. Ce faisant, elle avait omis de prendre en considération le fait que la recourante percevait également des prestations au titre de la maladie de la part de Helsana, plaçant celle-là dans une situation de surindemnisation dès lors qu'elle touchait des indemnités de chômage à hauteur d'une perte de travail de 90 % en sus d'indemnités pour maladie fondées sur une incapacité de travail de 50 %. Il s'agissait d'une erreur crasse et la rectification des décomptes en cause revêtait une importance notable au vu du montant (17'602 fr. 35) versé à tort. Conformément à la jurisprudence, le départ du délai de péremption relatif d'une année de l'art. 25 al. 2 LPGA ne pouvait toutefois pas coïncider avec le moment où l'intimée s'était trompée, mais devait être fixé au mois de septembre 2019 au plus tôt, lorsque l'intimée avait été informée par l'ORP de la poursuite, dès le 1 er juin 2018, de l'indemnisation de la recourante par Helsana sur la base d'une incapacité de travail de 50 %. En rendant sa décision de restitution le 1 er novembre 2019, l'intimée avait agi en temps utile et c'était à bon droit qu'elle avait exigé de la recourante la restitution du montant litigieux, lequel n'était pas contesté en tant que tel par cette dernière.