Citation: 4A_50/2020 E. B

V.________, X.________ et les autres cadres subordonnés à W.________ étaient soumis à un fort stress. W.________ n'acceptait aucun avis contraire au sien et il répondait à ses subordonnés en se montrant arrogant et irrespectueux. Il a notamment réagi de cette manière lors d'une séance de cadres à la fin de l'année 2013. Dans le contexte d'une charge de travail que ses subordonnés tenaient déjà pour excessive, il annonçait des tâches supplémentaires. Il a imposé le silence à X.________. Le 23 octobre 2013, W.________ était intervenu auprès de V.________ pour relever que X.________ n'accomplissait pas le nombre d'heures de travail dû à l'employeuse et que cette situation était inadmissible. Il fut formellement rappelé à X.________ que les heures dues devaient être accomplies et que la gestion de son temps de travail devait être un exemple pour le personnel subalterne. Le 10 octobre 2014, W.________ est derechef intervenu auprès de V.________ pour critiquer l'insuffisance des heures de travail accomplies à l'agence de Lausanne. V.________ a démissionné de son poste le 13 du même mois, à ses dires en raison de l'attitude irrespectueuse de W.________. Le 30, lors d'un entretien avec X.________, en présence d'une collaboratrice du service des ressources humaines, W.________ lui a reproché une gestion excessivement laxiste de l'équipe placée sous sa responsabilité. Le 3 novembre 2014, W.________ a pris part à une séance hebdomadaire à laquelle il n'était habituellement pas présent. Il a averti les collaborateurs qu'il s'apprêtait à « reprendre les choses en main » et qu'il n'était « pas d'accord » avec une mesure d'appui au personnel que X.________ avait proposée en 2012, qu'il avait alors approuvée, consistant dans le conseil apporté dans les bureaux par une professeure de yoga.