Citation: 6B_283/2022 E. 2.4.2

2.4.2. De manière générale, la cour cantonale n'a, tout d'abord, pas écarté toutes les explications postérieures du recourant au profit de ses premières déclarations. Elle a jugé que ses revirements tardifs survenus lors de la reconstitution puis aux débats d'appel (il n'aurait pas vu la victime enrouler la corde autour de la rambarde puis la nouer autour de son cou, respectivement n'aurait jamais serré le cou de son amie ni remarqué qu'elle manquait d'air et allait perdre connaissance; il n'avait pas pris au sérieux ses menaces de s'en prendre à la mère de sa fille s'il s'en allait; jugement sur appel consid. 3.4.6 et consid. 4.2) n'étaient pas crédibles. La cour cantonale a certes indiqué, à ce propos, qu'il n'y avait pas de raison objective de retenir que " ses premières déclarations ne reflétaient pas la réalité " (jugement d'appel, consid. 3.4.6). On n'en comprend pas moins du contexte que la cour cantonale n'a pas entendu retenir exclusivement les déclarations effectuées lors des auditions des 15 et 16 mai 2018, mais aussi d'autres éléments apparus postérieurement dans les dires du recourant " qui se sont précisés au fil de ses différentes déclarations " (jugement sur appel consid. 3.4.6 et consid. 4.2), notamment les explications fournies à la police le 6 juin 2018 puis au procureur le 21 juin 2018 ainsi qu'en première instance, le 14 juin 2021. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a donc pas, parmi des déclarations contradictoires, retenu exclusivement celles à charge. Elle a, au contraire, écarté des dénégations tardives qui n'apparaissaient pas crédibles, et cherché à reconstruire le fil des événements, d'une manière aussi cohérente et détaillée que possible, au travers de l'ensemble des explications de l'intéressé qui apparaissaient crédibles et s'étaient progressivement enrichies. Le caractère rationnel d'une telle démarche exclurait tout reproche d'arbitraire dans son principe.