Citation: 5A_152/2017 E. 1

Par arrêt du 20 janvier 2017, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a déclaré recevable l'appel interjeté le 1er août 2016 par A.A.________, annulé les chiffres 8 et 9 du dispositif du jugement de mesures protectrices de l'union conjugale attaqué rendu le 22 juillet 2016 par le Tribunal de première instance de Genève, réformé cet arrêt en ce sens que A.A.________ est condamné à contribuer à l'entretien de ses deux enfants par le versement de la somme mensuelle de 1'580 fr. chacun, jusqu'au 31 août 2016, puis de 1'310 fr., dès le 1er septembre 2016, et complété le chiffre 12 du jugement entrepris en ce sens que la contribution d'entretien en faveur de l'épouse est due dès le 1er août 2016. La cour cantonale a relevé que l'appel ne contenait aucune conclusion formelle, mais que l'on comprenait, grâce à une lecture attentive, que l'appelant contestait les chiffres 8, 9, 10, 12, 14 et 16 du jugement de première instance. La Chambre civile de la Cour de justice a retenu que le droit d'être entendu d'une partie n'est pas violé lorsque le juge lui donne la possibilité de se déterminer oralement lors d'une audience et le tribunal n'est pas tenu de consigner dans un procès-verbal ou d'enregistrer les débats et les arguments juridiques présentés par les parties, partant que la manière dont la procédure avait été diligentée n'était pas contestable. Après avoir rappelé que sa cognition est limitée à la simple vraisemblance des faits dans le cadre des mesures protectrices de l'union conjugale, l'autorité précédente a estimé qu'il n'y avait pas lieu d'imputer un revenu hypothétique à l'épouse dont le plus jeune des enfants à charge n'avait pas dix ans, que l'aide éventuellement perçue de l'Hospice général - subsidiaire aux obligations familiales - ne pouvait être prise en compte dans les revenus de l'épouse, que le loyer de l'épouse et des enfants était certes élevé, mais soumis au régime HLM, de sorte qu'il était vraisemblable qu'il soit réduit à la suite de la séparation, et que seules les charges effectives du débirentier pouvaient être retenues, en sorte que - comme il ressortait des documents produits qu'il ne s'était acquitté qu'une seule fois d'un montant de 1'656 euros 06 entre janvier 2015 et avril 2016 - la charge hypothécaire était trop irrégulière pour être prise en compte. Vu la réduction de 60% des frais d'écolage des deux enfants, la cour cantonale a réduit le montant de l'entretien de ceux-ci, dès la rentrée scolaire.