Citation: 6B_1296/2021 E. 3.4

3.4. Même s'il convient d'admettre, avec les recourants, que le sens à donner à la phrase litigieuse constitue une question de droit (cf. consid. 3.1.2 in fine supra), l'appréciation de la cour cantonale - qui disposait en tout état de cause d'une pleine cognition en fait et en droit - ne prête pas le flanc à la critique. Comme relevé par celle-ci, la prise en compte du rapport du 7 février 2018 dans sa globalité conforte l'interprétation selon laquelle le terme "i.e", traduit par "à savoir", se réfère, dans la phrase litigieuse, aux "individus" et non aux "criminels". Dans ce sens, les juges cantonaux ont précisé que le rapport faisait notamment état des liens unissant F.________ avec les autorités publiques, des sociétés de paris sportifs et deux criminels recherchés en Italie pour trafic de stupéfiants et appartenance à une organisation criminelle. On ajoutera que le rapport indique également que les investigations de l'UEFA suggèrent que les matchs truqués ont été organisés, notamment, par les recourants, ce qui achève de démontrer que ceux-ci devaient être assimilés - même pour un lecteur moyen - aux "individus" participant au mécanisme de trucage des matchs. C'est donc à bon droit que le tribunal cantonal a retenu que les intimés n'avaient pas désigné les recourants comme des criminels, mais comme des individus entretenant de forts liens avec, entre autres, des criminels.