Citation: 9C_15/2014 E. 4.2

4.2. Concernant les troubles somatiques de la recourante, les premiers juges ont retenu qu'aucun médecin n'avait observé d'atteintes organiques sévères à la suite de l'accident de 2009 et l'intéressée ne cherche pas à démontrer que cette constatation serait manifestement inexacte, étant précisé que selon les docteurs G.________ et U.________, les conséquences physiques de l'événement en question devaient être minimisées si on s'en tenait aux données objectives. En outre, bien que ces derniers aient retenu l'existence de troubles dégénératifs, ils n'ont pas mis en évidence d'éléments objectifs en faveur de leur caractère invalidant. A noter que d'après les spécialistes de la Clinique X.________ et le docteur R.________, la recourante avait bien récupéré de l'opération en 1997 d'une hernie discale C5-C6 gauche, n'ayant pas eu recours à un traitement spécifique dans les années qui avaient suivi. De plus, ce dernier médecin - qui a effectué un examen clinique détaillé de l'appareil locomoteur et des membres inférieurs et supérieurs ainsi qu'un bilan radiologique - a souligné qu'il était difficile d'interpréter les résultats obtenus, en raison de l'interférence du syndrome dépressif combiné à un état anxieux. La juridiction cantonale pouvait donc sans tomber dans l'arbitraire renoncer par une appréciation anticipée des preuves à la mise en oeuvre d'une instruction complémentaire sous forme d'expertise rhumatologique (sur l'appréciation anticipée des preuves: ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157; 130 II 425 consid. 2 p. 428).