Citation: 9C_658/2020 E. 4.3

4.3. Mise à part ensuite la référence à des divergences d'opinion entre ses médecins traitants, les docteurs H.________ et I.________, tous deux médecins praticiens, et J.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, d'une part, et les experts du Cemedex, d'autre part, ainsi que la simple affirmation que les rapports des premiers ont été "écartés et ignorés", la recourante ne fait pas état d'éléments cliniques ou diagnostiques concrets et objectifs susceptibles de mettre en cause les conclusions suivies par les premiers juges, ni de motifs susceptibles d'établir le caractère arbitraire de leur appréciation. La juridiction de première instance a en effet apprécié les rapports des médecins traitants de l'assurée et dûment indiqué les motifs pour lesquels elle a accordé une pleine valeur probante aux conclusions des experts du Cemedex, ainsi que les raisons pour lesquelles elle a considéré que les avis des premiers ne suffisaient pas pour remettre en cause les conclusions des seconds. A cet égard, quoi qu'en dise l'assurée, les experts du Cemedex ne se sont pas contentés d'écarter purement et simplement le diagnostic de fibromyalgie, sans développer d'arguments médicaux concrets. Il ressort en effet des constatations cantonales que les experts rhumatologue et psychiatre n'ont observé aucun élément clinique permettant de poser le diagnostic de fibromyalgie (absence de points de contrôle de la fibromyalgie et d'éléments du registre psychosomatique, ainsi qu'absence de plaintes de fatigue chronique et de repos non réparateur, notamment). L'argumentation de la recourante consistant à se référer aux rapports de ses médecins traitants tend en définitive à substituer une appréciation différente à celle des premiers juges et à affirmer que la mise en oeuvre de mesures d'instruction complémentaires pourrait apporter des renseignements supplémentaires. Un tel procédé est purement appellatoire. Il ne suffit pas pour mettre en évidence en quoi la juridiction cantonale aurait procédé de manière arbitraire à une appréciation anticipée des preuves (à ce sujet, voir ATF 140 I 285 consid. 6.3.1 p. 298) ou aurait établi les faits de manière incomplète (cf. consid. 1 supra). Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter des constatations de la juridiction cantonale quant à une capacité résiduelle de travail de 80 % dans une activité professionnelle adaptée, respectivement de 60 % dans une activité ménagère.