Citation: 8C_71/2024 E. 5

La recourante se plaint d'un établissement inexact des faits, d'une appréciation arbitraire des preuves ainsi que d'une violation de l'art. 6 al. 1 LAA. En substance, elle reproche à l'instance précédente d'avoir accordé pleine valeur probante à l'expertise du CEMEDEX, en présence d'un diagnostic de SDRC non motivé. Les juges cantonaux auraient renoncé à poser des questions aux experts mandatés dans une procédure de l'assurance-invalidité et auraient spontanément complété l'expertise en déclinant eux-mêmes les critères de Budapest, retenant pour chacun d'entre eux que l'intimée présenterait l'ensemble des symptômes et signes cliniques pertinents. Pour autant, le dossier médical ferait état d'autres pathologies, diagnostiquées également par les experts du CEMEDEX et pouvant expliquer à elles seules les troubles de l'intimée (lésion nerveuse, déficit sensitivo-moteur du membre supérieur gauche, impotence du membre supérieur gauche avec troubles sensitifs mal systématisés, névralgie et allodynie, diffuse electrical injury, trouble de l'adaptation, syndrome douloureux somatoforme, état de stress post-traumatique, troubles neurologiques d'origine fonctionnelle). De surcroît, les premiers juges n'auraient pas examiné l'influence des autres pathologies, notamment des troubles neurologiques fonctionnelles, sous l'angle de la causalité.