Citation: 5A_763/2023 E. 4.3

4.3. Le recourant conteste que la question de la majorité de l'enfant n'ait été abordée qu'en dernière instance cantonale, puisqu'elle avait été débattue lors de l'audience du 31 octobre 2022. Il soutient qu'il ne lui appartenait pas d'invoquer la majorité de sa fille en cours de procédure et qu'il n'avait aucune obligation de requérir l'accord de celle-ci en faveur de l'intimée, une telle obligation procédurale ne lui appartenant pas. Selon lui, le fardeau de la preuve quant au point de savoir si l'enfant devenu majeur consent à la poursuite de la procédure en son nom et pour son compte incombe au parent gardien. Il relève en outre que le tribunal a également la possibilité de soumettre les conclusions à l'enfant devenu majeur pour connaître ses intentions. Or, ni l'intimée ni le tribunal de première instance n'avaient jamais recueilli l'accord de sa fille quant à la poursuite de la procédure en son nom et pour son compte. Le tribunal n'avait pas non plus renvoyé la cause à une date ultérieure pour entendre l'enfant ou lui soumettre les conclusions des parties. Il en avait été de même de l'intimée, qui n'avait pas souhaité une telle mesure d'instruction. De plus, le conseil de l'intimée avait conclu à l'irrecevabilité de la demande au-delà de la majorité de l'enfant. Si l'intimée disposait réellement de l'accord de sa fille, elle l'aurait produit et n'aurait pas uniquement conclu au rejet (sic) de la demande après les 18 ans de celle-ci.