Citation: 1F_13/2013 E. 2.1

2.1. En l'occurrence, la requérante reproche à son défenseur d'avoir entamé une procédure de recours sans la consulter. Elle précise que Me Y.________ aurait été condamné à une "amende conséquente" pour avoir agi de la sorte. Ces faits n'ont toutefois pas été méconnus dans l'arrêt du 6 mars 2013, puisque la Cour de céans a considéré que l'avocat avait agi dans l'intérêt de sa cliente, y compris lorsqu'il avait recouru sans procuration. Le 7 avril 2012, Me Y.________ avait déclaré former au nom de la recourante un recours en matière pénale contre un jugement du 6 février 2012. Invité à produire une procuration sous peine d'irrecevabilité, Me Y.________ a indiqué que sa cliente était en désaccord avec l'argumentation juridique soulevée, et que lui-même ne désirait pas reprendre les arguments de sa cliente relatifs au fonctionnement des institutions, arguments qui lui paraissaient irrecevables. Devant le refus de sa cliente de délivrer une procuration, l'avocat demandait au Tribunal fédéral de tenir compte "dans la mesure du possible" des moyens soulevés dans ses écritures, à titre de complément des arguments de sa cliente. Par arrêt du 25 mai 2012, la Cour de droit pénal a déclaré irrecevable le recours ainsi que la demande d'assistance judiciaire formés par Me Y.________, et mis les frais judiciaires, par 800 fr., à la charge de l'avocat. Dans un arrêt du même jour, la Cour de droit pénal a déclaré irrecevable le recours formé par X.________, considérant que les remises en cause des institutions du canton de Vaud ne constituaient pas une motivation recevable. Il apparaît ainsi que les faits complétés par la requérante, déjà évoqués dans l'arrêt du 6 mars 2013, viennent confirmer la solution retenue dans cet arrêt. Me Y.________ a constamment agi dans l'intérêt de sa cliente (dont le recours a pour sa part été déclaré irrecevable), bien que connaissant les risques liés à ses démarches, en allant jusqu'à encourir le paiement de frais judiciaires (qui ne sont en rien comparables à une amende) et le refus de l'assistance judiciaire.