Citation: 6B_553/2014 E. 4.3

4.3. Le recourant a été condamné à deux peines privatives de liberté de plus de six mois dans les cinq ans précédant les faits, si bien que le sursis ne pourrait être accordé qu'en cas de circonstances particulièrement favorables. S'agissant de ses antécédents, le recourant soutient qu'il serait de notoriété publique que les juges français seraient plus sévères en matière d'infraction contre les stupéfiants que les juges suisses, ce dont témoigneraient les peines qu'il avait encourues. Son argumentation tombe à faux. Tout d'abord, il n'est pas établi que cette thèse serait exacte, la référence à une prétendue notoriété publique étant à cet égard insuffisante. Ensuite, on ignore tout de la gravité objective des infractions commises par le recourant et il n'expose pas en quoi celle-ci ne justifierait pas les peines qu'il a subies. Il était ainsi pertinent de tenir compte de ces différentes condamnations sous l'angle de l'art. 42 al. 2 CP. Pour le surplus, la collaboration à l'enquête dont se prévaut le recourant a été qualifiée de raisonnable par la cour cantonale, ce qui ne permet pas de retenir qu'il s'agit d'une circonstance particulièrement favorable. Il en va de même s'agissant de son insertion professionnelle. A cet égard, il ressort du jugement entrepris que le recourant occupait un poste depuis un mois au moment du jugement d'appel et que celui-ci faisait suite à une période de plus d'un an de chômage. Quant à l'absence de récidive depuis les faits dont se targue le recourant, elle n'est d'aucune pertinence, dès lors qu'un comportement conforme au droit correspond à ce que l'on doit pouvoir attendre de tout un chacun (cf. arrêt 6B_442/2014 du 18 juillet 2014 consid. 3.5 et les références citées). Les seules circonstances personnelles et professionnelles du recourant ne suffisent ainsi pas à infirmer le constat d'une propension persistante à la délinquance, malgré les avertissements répétés que représentaient les condamnations précédentes. C'est à bon droit que la cour cantonale a constaté que l'absence de circonstances particulièrement favorables excluait tant l'octroi d'un sursis complet que d'un sursis partiel. Le grief du recourant est infondé.