Citation: 4A_303/2017 E. 3.2

3.2. L'autorité précédente a considéré que les droits du demandeur envers l'architecte à raison des défauts de l'ouvrage immobilier se prescrivaient par cinq ans à compter de la réception de l'ouvrage, conformément à l'art. 371 al. 2 CO, ce que le recourant ne remet pas en cause dans son recours; en effet, le simple renvoi au mémoire d'appel est inopérant (cf. ATF 140 III 115 consid. 2 p. 116; 133 II 396 consid. 3.2). Selon l'arrêt attaqué, la livraison de la villa ayant eu lieu le 19 juillet 1996, le délai de prescription quinquennal est arrivé à échéance le 20 juillet 2001. Comme cela ressort du jugement de première instance, l'application de l'art. 371 al. 2 aCO, dans sa teneur antérieure au 1er janvier 2013, aboutit au même résultat. Cela étant, les juges cantonaux, à l'instar du premier juge, ont retenu un abus de droit à invoquer la prescription pour les motifs suivants: par courrier du 29 septembre 1998, alors que la prescription n'était pas encore acquise, l'architecte avait expressément invité le maître à ne pas introduire de procédure. Les démarches effectuées après cette date démontraient également sa claire volonté d'entreprendre tout ce qu'il fallait pour aboutir à la réfection de l'ouvrage. Le maître, qui n'était pas assisté d'un mandataire professionnel, avait accepté la recherche d'une solution transactionnelle sans se préoccuper d'obtenir une renonciation à invoquer la prescription, et avait été conforté dans ce choix lorsque l'architecte avait annoncé le sinistre à son assureur. Dans ces circonstances, il était compréhensible que le maître ait laissé s'écouler le délai de prescription sans rien entreprendre pour le sauvegarder.