Citation: 1C_53/2022 E. 2.3

2.3. Les recourants - qui ont eu l'occasion de se déterminer et d'alléguer leurs arguments dans le cadre des procédures cantonale et fédérale - se contentent d'alléguer qu'une activité commerciale aurait débuté sur leur parcelle avant 1980 par l'exploitation d'une halle d'engraissement de bétail et que dite parcelle aurait ensuite accueilli leur société F.________ SA, inscrite au Registre du commerce en 1990, à laquelle la société I.________ Sàrl a succédé. Même en admettant l'exploitation, avant 1980, d'une halle d'engraissement de bétail - qui, à la lecture des observations de la municipalité, semble avoir été construite en 1969 -, les recourants ne prétendent pas que leur mère et/ou eux-mêmes auraient continué dite activité initiale lorsque ledit bien-fonds n o 1203 a été acquis en 1974; ils ne font pas non plus valoir et a fortiori ne démontrent pas que cette activité aurait été ininterrompue jusqu'à l'inscription de F.________ SA au Registre du commerce en 1990. Au vu de la jurisprudence précitée, ces questions étaient pourtant pertinentes pour l'issue de la cause. Dans ce contexte, les recourants, qui sont censés avoir connaissance de ces éléments, avaient un devoir de collaboration spécialement élevé. Ils n'indiquent pour le surplus pas quelles autres pièces que celles figurant au dossier auraient dû être présentées par les "autres services de l'Etat de Vaud" à ce sujet, étant encore relevé que la DGTL a produit son dossier devant le Tribunal cantonal. Quant à la municipalité - qui s'est déterminée dans le cadre de la présente procédure - elle ne fait état d'aucun document en lien avec la halle d'engraissement de bétail et son exploitation. Dans ces conditions, le Tribunal cantonal pouvait, sans encourir le reproche d'arbitraire ni violer le droit d'être entendus des recourants, retenir que l'activité commerciale exercée par la société F.________ SA avait débuté en 1990, sans instruire davantage sur l'existence ou non de la halle d'engraissement de bétail. En effet, dans la mesure où l'activité de la société F.________ SA s'est développée en 1990 et qu'il n'est pas allégué, respectivement établi que la prétendue entreprise commerciale initiale (halle d'engraissement) aurait continué à être exploitée en 1974, année d'acquisition de la parcelle par la mère des recourants, jusqu'à la constitution de la société F.________ SA, les conditions des art. 37a LAT et 43 OAT n'apparaissent, ainsi que l'a retenu l'autorité précédente, pas réalisées.