Citation: 1C_431/2017 E. 7.1

7.1. En matière de droit des constructions, le Tribunal fédéral considère que le recourant ne peut se prévaloir d'un intérêt digne de protection à invoquer des dispositions édictées dans l'intérêt général ou dans l'intérêt de tiers que si elles peuvent avoir une influence sur sa situation de fait ou de droit (ATF 137 II 30 consid. 2.3.2; arrêt 1C_320/2010 du 9 février 2011 consid. 2.3). L'exigence de l'intérêt pratique est en effet l'élément central permettant d'éviter l'admission de recours assimilables à une action populaire, que le législateur a précisément voulu proscrire. Il s'ensuit qu'un recourant n'a pas la légitimation à développer une argumentation ne lui procurant aucun avantage pratique ( ibidem). Développée dans le domaine du droit des constructions, cette jurisprudence fait également sens dans le cadre de la contestation d'une planification communale générale. En effet, pareille opération reviendrait à permettre à la partie recourante de faire revoir l'intégralité d'une planification communale, même sans lien aucun avec sa parcelle et l'affectation de celle-ci. Or on ne saurait exiger de l'autorité judiciaire de recours un contrôle d'office de l'intégralité d'une planification, ni qu'elle fasse l'examen du respect de l'ensemble des dispositions légales applicables dans ce cadre lorsqu'il n'est pas manifeste qu'un problème pourrait concerner les intérêts de la partie recourante. Le juge ne saurait en effet fonctionner comme autorité de surveillance du planificateur.