Citation: 1B_581/2019 E. 2.4

2.4. Invoquant notamment l'art. 26 Cst., la recourante se plaint encore en substance que le séquestre de l'ensemble du lot violerait le principe de proportionnalité. Elle aurait en effet acquis une part par succession, une autre par donation entre vifs de sa mère et seule la part de sa soeur aurait été achetée pour 317'400 fr.; il en découlerait que le séquestre ne pourrait pas porter sur l'entier du lot. La recourante reproche également à l'autorité précédente de ne pas avoir instruit cette problématique. A cet égard, la cour cantonale a relevé que les moyens avancés par les prévenus au cours de la procédure de recours - extraits du Registre foncier des 27 juin 2016 et 17 mai 2018 - ne permettaient pas de savoir comment la recourante avait procédé avec sa mère et sa soeur, étant ainsi vraisemblable que le montant de 317'400 fr. ait également servi à obtenir la part de sa mère; quoi qu'il en soit, il ne paraissait pas disproportionné de séquestrer tout le lot, la valeur totale - non établie à ce stade - ne devant pas être beaucoup plus élevée (cf. consid. 2.3 p. 9 de l'arrêt attaqué). Ce raisonnement peut être confirmé, même s'il permet un séquestre a priori supérieur au montant de 317'400 francs. Indépendamment de l'acte notarié produit - qui confirme tout au plus que l'acquisition portait sur la part de sa soeur, augmentée de celle reçue gratuitement de leur mère (au total une demi) -, la recourante ne prétend pas avoir apporté la moindre démonstration de la valeur du bien dans son ensemble devant l'instance précédente; elle ne le fait d'ailleurs toujours pas devant le Tribunal fédéral. En particulier, elle ne saurait se contenter de relever, au demeurant uniquement dans ses observations du 11 février 2020 (cf. p. 7), l'estimation fiscale indiquée - au conditionnel - par le Ministère public dans son courrier du 2 novembre 2018 pour venir étayer ses dires. A ce stade, il n'est ainsi pas d'emblée évident que le séquestre ordonné violerait manifestement le principe de proportionnalité eu égard au montant saisi (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 p. 364). Le Ministère public ne manquera cependant pas, le cas échéant, d'étayer cette question et/ou les buts du séquestre ordonné.