Citation: 8C_800/2019 E. 4.3.1

4.3.1. S'agissant des cinq rapports du docteur E.________, dont les deux derniers ont été établis en cours de procédure cantonale, il est douteux qu'ils remplissent les conditions posées par la jurisprudence pour se voir reconnaître pleine valeur probante (cf. consid. 3.2 supra). En effet, même si ce spécialiste a correctement exposé l'anamnèse professionnelle de l'assuré en relevant qu'une exposition aux solvants et aux résines époxy était mentionnée dans le rapport de l'Institut C.________ du 5 juillet 2017, il semble néanmoins remettre en doute les déclarations de l'assuré faites lors de son examen à l'Institut C.________ selon lesquelles des moyens de protection (par exemple des masques respiratoires avec cartouches) n'étaient que rarement utilisés. En concluant de manière apodictique à l'impossibilité de retenir une relation de causalité nettement prépondérante au sens de l'art. 9 al. 2 LAA entre l'exposition professionnelle et les troubles présentés par l'assuré, le docteur E.________ omet de considérer qu'en présence d'exposition à des substances nocives énumérées dans la liste à l'annexe I de l'OLAA, telles que résines époxy et xylènes, il convient d'appliquer l'art. 9 al. 1 LAA, nonobstant la question de savoir si des mesures de protection ont été prises. Ce point pourra néanmoins être considéré lorsqu'il s'agit d'examiner concrètement si, et le cas échéant dans quelle mesure, les troubles sont dus, dans l'exercice de l'activité professionnelle, à des substances nocives.