Citation: 8C_650/2018 E. 5.2

5.2. Le recourant reproche à la juridiction cantonale d'avoir suivi l'avis du docteur G.________ et soutient en particulier que le rapport de ce dernier apparaîtrait partial et sans fondement scientifique, faute de citer ses sources - s'agissant en particulier de la théorie de la prédisposition génétique des troubles de la coiffe - et de prendre en considération les avis opposés au sien, à savoir ceux des docteurs I.________ (qui considère que les troubles du recourant résultent directement de son accident) et N.________ (qui conclut sans équivoque à une re-déchirure post-réparation de la coiffe). Les griefs soulevés par le recourant à l'encontre du rapport du docteur G.________ ne sont pas de nature à remettre en cause l'appréciation des premiers juges. En particulier, le fait que dans son rapport d'expertise, le docteur G.________ ait fait un bref rappel de la pathologie dégénérative de la coiffe des rotateurs et qu'il n'ait pas cité ses sources en se référant à la "théorie de la prédisposition génétique" - laquelle semblait s'imposer par rapport à celle postulant l'usure des tendons de la coiffe des rotateurs résultant principalement de contraintes répétées, exagérées, responsables au cours du temps de micro-déchirures tendineuses - ne remet pas en cause l'objectivité de ses conclusions. On relèvera qu'à l'instar du docteur G.________, le docteur K.________ a également mentionné, dans son rapport du 27 juin 2016, l'importance des facteurs biologiques dans l'évolution de la lésion de la coiffe des rotateurs; l'assuré présentait des lésions tendineuses pratiquement aussi importantes à l'épaule gauche - qui n'avait pas subi de traumatisme - qu'à l'épaule droite. En ce qui concerne l'avis du docteur I.________ (cf. rapports des 29 novembre 2016 et 18 juillet 2017), lequel constate que la lésion (avulsion traumatique) de l'épaule droite n'ayant jamais cicatrisé résulterait bel et bien de l'accident, il n'est pas motivé et pose au demeurant une indication opératoire réfutée aussi bien par le docteur D.________ (cf. rapport du 30 janvier 2017) que par le docteur M.________ (cf. rapport du 30 octobre 2017). Quant à l'avis du docteur N.________, il est rapporté par le docteur J.________ dans son rapport du 2 mai 2016, lequel est postérieur au rapport d'expertise du docteur G.________; on ne voit dès lors pas comment ce dernier aurait pu en tenir compte. Au demeurant, le diagnostic de re-déchirure post-réparation de la coiffe des rotateurs qui aurait été posé par le docteur N.________ n'entre pas nécessairement en contradiction avec les conclusions de l'expert G.________.