Citation: 6B_554/2024 E. 3.3.2

3.3.2. C'est en vain que le recourant avance qu'il ne présenterait pas de risque de récidive et souligne que le sursis a été accordé par les premiers juges. On rappellera que, lorsqu'il s'agit de statuer sur l'expulsion, il importe peu que la sanction soit prononcée avec ou sans sursis (ATF 146 IV 105 consid. 3.4.1; 144 IV 168 consid. 1.4.1; arrêt 6B_945/2024 du 3 février 2025 consid. 2.5.3). Ceci vaut d'autant plus que l'absence de pronostic défavorable suffit à l'octroi du sursis (arrêt 6B_748/2021 du 8 septembre 2021 consid. 1.3.2; v. ég. arrêt 6B_1234/2023 du 11 juillet 2024 consid. 3.8.4), alors qu'un examen plus strict est opéré en droit des étrangers, domaine du droit qui poursuit des buts différents de ceux du droit pénal (à cet égard, v. arrêt 6B_748/2021 précité consid. 1.3.2 et les références citées; v. ég. arrêts 6B_64/2024 du 19 novembre 2024 consid. 1.7; 6B_1234/2023 précité consid. 3.8.4). Du point de vue du droit des étrangers, même un faible risque de récidive peut suffire à justifier une expulsion en cas d'atteinte grave à des biens juridiques importants (v. arrêt 6B_748/2021 précité consid. 1.3.2; v. ég. arrêts 6B_64/2024 précité consid. 1.7; 6B_1234/2023 précité consid. 3.8.4). En l'occurrence, la cour cantonale n'a au demeurant pas ignoré le sursis octroyé à l'exécution de la peine lors de son examen de l'intérêt public à l'expulsion du recourant; elle a au contraire veillé à exposer pour quelles raisons le prononcé de l'expulsion se justifiait nonobstant. Elle précise en effet que le recourant s'est vu accorder le sursis car il est délinquant primaire, mais que les faits ont duré et ont eu un impact lourd sur la victime. C'est dans ce contexte qu'elle ajoute ensuite que le type d'infractions commises fait craindre des récidives. L'accent mis sur le type d'infractions commises démontre l'importance accordée, sous l'angle de l'intérêt public à l'expulsion, aux biens juridiques touchés et au besoin de prévenir la commission de telles infractions. Au vu de ce qui vient d'être exposé, l'appréciation de la cour cantonale est conforme au droit fédéral. En outre, en tant que le recourant conteste le caractère proportionné de son expulsion en invoquant que la peine privative de liberté à laquelle il est condamné est inférieure à deux ans, son argumentation est sans pertinence dans la mesure où la cour cantonale n'a, à juste titre, pas examiné la proportionnalité de la mesure d'expulsion à l'aune des circonstances extraordinaires requises par la "règle des deux ans" (" Zweijahresregel "; à ce sujet, v. arrêts 6B_1069/2023 du 21 janvier 2025 consid. 2.2.5; 6B_625/2024 du 12 décembre 2024 consid. 3.1.4 et les références citées). Dès lors que la critique du recourant n'est pas dirigée contre la motivation du jugement attaqué, elle n'est pas topique et est irrecevable (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF).