Citation: 5A_759/2023 E. B

Par requête du 25 juin 2020 adressée à la Justice de paix du district de Lausanne, A.________ a conclu à ce que l'autorité parentale sur C.________ soit instituée de manière conjointe, à ce que le lieu de résidence de l'enfant soit fixé au domicile de sa mère, à ce que sa garde soit exercée selon précisions à apporter en cours d'instance et à ce qu'il jouisse d'un libre et large droit de visite sur sa fille. B.a. Par requête de mesures provisionnelles du même jour, il a conclu à ce que l'exercice de la garde de l'enfant par sa mère soit subordonné à la preuve d'un suivi thérapeutique de cette dernière en lien avec ses troubles psychiques, à ce qu'il jouisse d'un libre et large droit de visite sur sa fille à fixer d'entente entre les parties ou, à défaut d'entente, selon des modalités qu'il définit, et à ce qu'il soit autorisé à avoir accès aux dossiers médicaux de l'enfant ainsi qu'à contacter ses thérapeutes, dont son pédiatre. B.b. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 20 août 2020, après avoir procédé à l'audition des parents, assistés de leurs conseils respectifs, le juge de paix du district de Lausanne (ci-après: le juge de paix) a notamment ouvert une enquête tendant d'une part, à l'attribution de l'autorité parentale conjointe et à la fixation du droit de visite de A.________ et d'autre part, à la limitation de l'autorité parentale. Un mandat d'évaluation a été confié à la Direction générale de l'enfance et de la jeunesse (ci-après: DGEJ) s'agissant de l'enquête en limitation de l'autorité parentale, la DGEJ étant invitée à remettre un rapport sur l'évolution de la situation de l'enfant dans un délai de cinq mois dès réception de l'ordonnance; la mise en oeuvre d'une expertise pédopsychiatrique a été ordonnée. Un droit de visite surveillé (deux heures, deux fois par mois) a par ailleurs été octroyé à A.________. Le recours de celui-ci a été rejeté par la Chambre des curatelles du tribunal cantonal du canton de Vaud le 22 janvier 2021. B.b.a. Le 5 mai 2021, la DGEJ a établi son rapport d'évaluation. Elle concluait à la médiatisation des visites et préconisait l'institution d'une curatelle d'assistance éducative au sens de l'art. 308 al. 1 CC en faveur de C.________. B.b.b. Un rapport d'expertise psychiatrique a été établi le 31 mai 2021 par D.________, spécialiste FMH en psychiatrie enfants-adolescents ainsi que spécialiste en psychiatrie et psychothérapie adultes. L'expert recommandait des visites plus régulières, mais toujours médiatisées; le suivi de mesures thérapeutiques par le père et le maintien du suivi psychothérapeutique par la mère; soulignant qu'un lien direct entre les parents n'était pas envisageable pour un travail de coparentalité, il soutenait l'instauration d'une curatelle éducative au sens de l'art. 308 CC. B.b.c. Le 7 septembre 2021, A.________ a demandé la récusation de l'expert. Par décision du 29 novembre 2021, le juge de paix a déclaré irrecevable cette demande de récusation au motif qu'elle était tardive, décision confirmée par la Chambre des curatelles le 4 juillet 2022. Le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours formé par l'intéressé (arrêt 5A_598/2022 du 28 septembre 2022). B.b.d. Entre-temps, par ordonnance de mesures provisionnelles du 21 septembre 2021, confirmée par arrêt de la Chambre des curatelles du 14 mars 2022, la justice de paix a poursuivi l'enquête ouverte par ordonnance du 20 août 2020, dit que A.________ bénéficierait d'un droit de visite provisoire sur sa fille, lequel s'exercerait par l'intermédiaire d'Espace Contact mais, en attendant sa mise en place, par le biais de Point Rencontre, et a institué une curatelle provisoire d'assistance éducative, confiée à une assistante sociale de la DGEJ. Le 18 août 2022, le Tribunal fédéral a rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, le recours exercé par le père (arrêt 5A_280/2022). B.b.e. Par courrier du 28 mars 2022 au juge de paix, A.________ a réitéré sa demande d'invalidation de l'expertise, qu'il avait déjà formulée en septembre 2021. Il sollicitait par ailleurs la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise ou d'une contre-expertise. Cette dernière demande a été rejetée par décision de la justice de paix du 13 octobre 2022; la conclusion tendant à l'invalidation du rapport d'expertise a été déclarée irrecevable. B.b.f. Une audience s'est tenue devant la justice de paix le 15 décembre 2022. L'assistante sociale de la DGEJ a conclu au maintien de la médiatisation des visites par l'intermédiaire d'Espace Contact, avec possibilité de sorties. B.________ a demandé le maintien de l'autorité parentale exclusive en sa faveur, des visites médiatisées et de la curatelle d'assistance éducative.