Citation: 5A_192/2024 E. 6.1

6.1. La Chambre civile a rappelé à juste titre que le partage de l'excédent n'était pas absolu et que les particularités du cas d'espèce peuvent, le cas échéant, justifier d'y déroger (cf. ATF 147 III 265 consid. 7.3). En l'occurrence, elle a motivé sa décision d'y renoncer en raison du fait que l'intimée assumait la garde des enfants et couvrait leur entretien financier ainsi que le déficit du recourant. Par ailleurs, plusieurs de ses charges effectives et de celles des enfants, soit notamment les cotisations à son troisième pilier - qui constituait de l'épargne à retrancher de l'excédent -, les frais relatifs à la villa de V.________, ainsi que les frais de logopédiste, de loisirs et de vacances, avaient été écartées par les premiers juges malgré leur effectivité. Enfin, l'intimée devait également faire face à une augmentation importante des primes d'assurance-maladie pour elle et ses enfants. Dans ces conditions, il apparaissait équitable de laisser l'intégralité de l'excédent en mains de l'intimée, qui pourrait également en faire bénéficier les enfants.