Citation: 2C_631/2023 E. B

Après que le Service de la population de la République et canton du Jura (ci-après: le Service cantonal) lui ait demandé plusieurs fois, en vain, de faire les démarches nécessaires les 1er février 2019, 29 janvier 2021 et 12 novembre 2021, A.________ a déposé, le 17 février 2022, une demande de prolongation de son autorisation de séjour. Par décision du 22 septembre 2022, le Service cantonal a rejeté la demande de prolongation de l'autorisation de séjour de A.________, ce qui a été confirmé par décision sur opposition du 28 février 2023. Le Service cantonal a retenu que, comme l'époux ne disposait plus d'une autorisation de séjour valable, A.________ ne pouvait plus faire valoir de titre de séjour découlant du regroupement familial. En outre, A.________ ne se trouvait pas dans un cas d'extrême gravité. L'intéressée a recouru contre la décision sur opposition du 28 février 2023. Elle a par ailleurs complété son recours, notamment par courrier posté le 7 octobre 2023 et reçu par le Tribunal cantonal de la République et canton du Jura (ci-après: le Tribunal cantonal) le 9 octobre 2023. Par arrêt du 6 octobre 2023, le Tribunal cantonal a rejeté le recours. Après avoir écarté le grief de la violation du droit d'être entendu, il a considéré en substance qu'A.________ ne pouvait pas se prévaloir d'un droit de séjour dérivé au sens de l'art. 3 par. 1 let. a Annexe I de l'ALCP puisque son époux ne disposait plus d'un titre de séjour originaire depuis le mois de mai 2021. En outre, A.________ ne se trouvait pas dans un cas individuel d'extrême gravité (art. 30 al. 1 let. b LEI). Dans sa motivation, l'arrêt du 6 octobre 2023 a mentionné le courrier reçu le 9 octobre 2023, en indiquant qu'il ne contenait aucun élément permettant de mettre en doute l'issue du litige.