Citation: 7B_628/2024 E. B

Par arrêt du 3 mai 2024, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre pénale de recours) a déclaré irrecevable le recours formé le 26 février 2024 par le curateur au nom de la mineure contre cette ordonnance. Elle a retenu, en résumé, les faits suivants: B.a. La prévenue a deux enfants, à savoir la mineure et son frère jumeau, issus de sa relation avec C.________. La garde des enfants a été confiée à la mère. B.b. Le 26 octobre 2023, le Service de protection des mineurs de la République et canton de Genève (ci-après: le SPMi) a dénoncé au Ministère public des faits susceptibles d'être constitutifs de violation du devoir d'assistance et d'éducation (art. 219 CP). Il a exposé que les parents des enfants précités - qui entretenaient une relation conflictuelle depuis plusieurs années - les mêlaient au conflit parental et que cela avait conduit, d'une part, à des tensions entre la mère et la fille, ainsi qu'entre le frère et la soeur, et, d'autre part, à une action éducative en milieu ouvert. Le SPMi a relevé que, le 21 octobre 2023, une dispute avait éclaté au sein de la famille, lors de laquelle la prévenue, qui avait rejoint la mineure avec le frère de celle-ci, avait tenté de lui prendre la main, mais que, la mineure ayant esquivé ce geste, la prévenue n'était parvenue qu'à lui saisir le pouce droit. Il a ajouté que le frère de la mineure s'en était pris physiquement à cette dernière, car il craignait que sa mère reçoive un coup, sans que celle-ci se soit interposée. Le SPMi a notamment produit la copie d'un constat médical établi le 21 octobre 2023, selon lequel la mineure a expliqué avoir été saisie par sa mère, ce qui avait en particulier entraîné "une extension forcée de son pouce droit", ainsi qu'une "palpation douloureuse au niveau de la partie proximale" et de "l'articulation métacarpo-phalangienne". B.c. Le 22 novembre 2023, après avoir été nommé formellement, par décision du jour précédent, par l'autorité de protection de l'adulte et de l'enfant compétente, le curateur de la mineure a déposé, au nom de celle-ci, plainte contre la prévenue en lien avec les faits survenus le 21 octobre 2023. B.d. Le 17 décembre 2023, la police a procédé à l'audition de la mineure, seule. Celle-ci a notamment déclaré qu'elle n'avait jamais souhaité déposer plainte contre sa mère en lien avec ces faits et que son curateur, qui n'avait pas sollicité son avis, s'était vraisemblablement trompé. Elle a ajouté que sa mère ne lui avait pas demandé de retirer sa plainte, qu'elle vivait avec cette dernière, avec laquelle tout allait bien, et que sa relation avec son frère s'était améliorée depuis lors. B.e. Le 25 décembre 2023, la police qui était intervenue le 21 octobre 2023 a déposé un rapport de renseignements. Dans son rapport, elle a notamment relevé que la mineure n'avait pas souhaité déposer plainte contre la prévenue et son frère.