Citation: 6B_139/2020 E. 3.2.2

3.2.2. La cour cantonale a considéré que le pronostic quant au comportement futur était mauvais, dès lors que le recourant avait délibérément persisté dans ses agissements délictueux en dépit des condamnations des 14 novembre 2014 et 12 décembre 2015 et du sursis partiel qui lui avait été octroyé en 2014 et que le ministère public avait renoncé à révoquer en 2015. Pour le surplus, elle a considéré que le recourant n'avait pas changé d'attitude et que sa situation personnelle et financière actuelle n'était pas plus favorable que celle existant au moment des infractions. Ainsi, elle a exposé que, si le recourant était aujourd'hui associé gérant de sa société, il n'était pas établi qu'il percevait un quelconque revenu en lien avec cette activité. Elle a relativisé la portée des tests toxicologiques, dans la mesure où les dates avaient été choisies par le recourant et qu'il lui était loisible d'adapter sa consommation de substance, en fonction des rendez-vous. Enfin, elle a noté que si le recourant avait entrepris un suivi psychologique régulier depuis 2018, il ne souhaitait pas parler des actes graves qui lui étaient reprochés mais discutait " des choses de la vie ". Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir suffisamment tenu compte de certains éléments. Ainsi, il fait valoir qu'il est associé gérant de sa propre société et que l'on ne saurait le blâmer de ne pas percevoir pour l'instant des fruits issus de cette activité, qui est toute récente. Il relève qu'il s'est soumis à des tests toxicologiques qui ont tous été négatifs et que les accusations de la cour cantonale sont infondées. Il insiste sur le fait qu'il a entrepris un suivi psychologique régulier depuis 2018 et que les faits en lien avec le sursis datent de 2013, à savoir de presque sept ans.