Citation: 1B_243/2018 E. 3.3

3.3. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. En particulier, le recourant ne remet pas en cause l'existence de tiers susceptibles d'être encore entendus dans le cadre de l'enquête portant sur le trafic auquel il a participé. Si peut-être il ne connaît pas leurs coordonnées, notamment téléphoniques, rien ne permet en revanche de retenir qu'il ne serait pas à même de les reconnaître, les ayant rencontrés lors des ventes et/ou de les contacter par d'autres biais et en d'autres lieux. Le recourant soutient aussi que les éventuelles déclarations de ces tiers ne pourraient porter que sur l'ampleur du trafic développé par B.________, ce qui exclurait tout risque de collusion à son encontre. Il a toutefois admis avoir participé à ce réseau et que ces tiers pourraient être les clients venus à son appartement lui acheter les stupéfiants reçus par l'intermédiaire de B.________. Que ce soit en faveur de ce dernier ou afin éventuellement de réduire les charges pesant à son encontre, on peut ainsi raisonnablement penser que le recourant pourrait être tenté de les contacter afin de faire corroborer leurs versions des faits. Partant, à ce stade encore précoce de la procédure, la Chambre de recours pénale pouvait, sans violer le droit fédéral, considérer qu'il existait un danger concret de collusion et confirmer en conséquence le placement en détention provisoire du recourant.