Citation: 6F_13/2020 E. 1.3

1.3. Les requérants soutiennent que le Tribunal fédéral aurait, par inadvertance, omis de constater qu'ils se trouvaient, au moment où l'arrêt du 19 février 2020 a été rendu, dans une situation "rigoureusement identique" à celle de H.________. Ils se prévalent, à cet égard, des éléments évoqués dans le résumé de la procédure compris dans l'arrêt du 26 juin 2019, dont il ressort que F.________ fait l'objet de procédures pénales en raison d'infractions qui auraient pu être commises à leur préjudice et qui auraient pu leur causer un dommage entre 2007 et 2011. En tentant de mettre à jour un oubli de la part du Tribunal fédéral, les requérants répètent en réalité l'argumentation qui avait été développée dans le cadre de leur recours contre l'arrêt du 26 juin 2019 et écartée au terme de l'arrêt du 19 février 2020. Dans cette décision, le Tribunal fédéral a reproduit l'état de fait de la cour cantonale et a résumé son raisonnement juridique, lequel avait notamment conduit l'autorité précédente à nier l'existence de pertes - causées par F.________ - qui auraient ensuite été compensées par des apports indus (cf. consid. 13.3; cf. aussi arrêt du 26 juin 2019, p. 143 ss). Il a expressément indiqué que l'état de fait de la cour cantonale ne révélait pas que les montants versés par le prénommé sur les comptes de A.________, B.________ Inc., C.________ et D.________ Inc. auraient servi à compenser des dommages préalablement causés par des infractions, en rappelant par ailleurs que les requérants ne pouvaient se plaindre d'une inégalité de traitement au regard du sort réservé aux conclusions d'une autre partie à la procédure cantonale, dont le Tribunal fédéral n'avait pas eu à connaître (cf. consid. 13.3.2). On peut ajouter que les requérants ont en vain, dans le cadre de leur recours en matière pénale contre l'arrêt du 26 juin 2019, tenté de démontrer une violation de leur droit d'être entendus en lien avec l'existence éventuelle d'un préjudice qui aurait été compensé par les valeurs patrimoniales ayant été créditées sur leurs comptes par F.________ (cf. consid. 14). Ainsi, le Tribunal fédéral a rendu son arrêt du 19 février 2020 sur la base de l'état de fait de la cour cantonale - dont l'arbitraire n'a pas été démontré (cf. consid. 1.1 supra) -, lequel a été établi sans oublier l'existence des procédures en cours contre F.________, ni l'arrêt de la Chambre pénale de recours de la Cour de justice genevoise du 26 juin 2018, dont les requérants se prévalent. On ne saurait donc admettre qu'il aurait, par inadvertance, omis de tenir compte d'un élément de fait excluant le prononcé des créances compensatrices litigieuses. La situation procédurale de H.________ ne saurait, pour le reste, être invoquée par les requérants afin d'obtenir une révision de l'arrêt du 19 février 2020. Dans cette dernière décision, le Tribunal fédéral a constaté que l'état de fait de la cour cantonale relatif à la prénommée avait été arbitrairement établi, soit en contradiction avec ce qui ressortait de son propre arrêt 6B_819/2018 précité, concernant spécifiquement l'intéressée (cf. consid. 8.5). Tel n'a pas été le cas s'agissant des requérants. La demande de révision doit ainsi être rejetée.