Citation: 7B_582/2024 E. 3.2

3.2. La juridiction précédente a retenu que le risque de collusion sous la forme de pression, voire de représailles à l'égard de C.________ était patent et qu'un tel risque existerait à tout le moins jusqu'à l'audience de confrontation prévue le 19 avril 2024; une interdiction d'entrer en contact avec celle-ci ainsi qu'avec le témoin D.________ était insuffisante au regard de la nature du risque de collusion constaté et ne permettait pas, en l'état de pallier le risque d'atteinte à la recherche de la vérité. L'argumentation du recourant selon laquelle aucune pression, ni aucune représaille ne pourraient être exercées sur "une personne contestant tout acte d'ordre sexuel" est impropre à remettre en cause l'appréciation de la Chambre pénale de recours. En effet, quoi qu'en dise le recourant, les déclarations de C.________ constituent un des principaux éléments à charge contre lui (cf. consid. 2.3 supra), de sorte qu'il est effectivement à craindre qu'une fois remis en liberté, celui-ci tente d'obtenir un revirement en sa faveur en usant de moyen de pression. Aussi le risque de collusion apparaît-il indéniable.