Citation: 5D_19/2017 E. 1

Par arrêt du 9 janvier 2017 (n° 101 2016 xxx & yyy), la Ie Cour d'appel civil du Tribunal cantonal de l'État de Fribourg a rejeté la requête de récusation visant son Président, le Juge cantonal Jérôme Delabays, et rejeté le recours formé le 27 novembre 2016 par A.________ à l'encontre de la décision du Président du Tribunal civil de l'arrondissement de la Sarine rejetant les requêtes de récusation du Président du Tribunal civil de l'arrondissement de la Sarine François-Xavier Audergon et du greffier du même tribunal, ainsi que de mesures provisionnelles tendant à l'annulation de toutes les décisions auxquelles les deux prénommés avaient participé. La cour cantonale a retenu que le recourant ne pouvait pas reprocher à un juge d'avoir participé à de nombreuses affaires le concernant, dès lors qu'il multipliait depuis des années les procédures pénales et civiles, en particulier 108 recours et requêtes au Tribunal cantonal en 2016, toujours pour le même complexe de faits, en sorte qu'il était évident que les magistrats cantonaux aient eu à connaître à diverses occasions ses reproches et qu'il ne pouvait donc pas en tirer argument pour obtenir leur récusation. Quant aux erreurs graves et répétées reprochées aux juges fribourgeois, l'autorité cantonale a relevé qu'elles n'avaient jamais été reconnues par le Tribunal fédéral. S'agissant d'une requête de récusation dirigée contre le Juge Delabays du 12 décembre 2015 qui n'aurait jamais été traitée, la cour cantonale a reconnu qu'une telle hypothèse aurait pu découler de la confusion occasionnée par les multiples requêtes du recourant, mais que cela n'était pas pertinent car le Président de la cour, le Juge cantonal Delabays, avait toujours clairement manifesté son refus de se récuser. Enfin la cour cantonale a relevé que le recourant ne disposait d'aucun motif de récusation contre le juge Audergon et le greffier et qu'il avait du reste déjà requis en vain la récusation de ce magistrat le 4 septembre 2016, en sorte que sa demande renouvelée presque immédiatement était symptomatique de sa manière abusive de procéder. L'autorité précédente a donc jugé que tant le recours du 27 novembre 2016 que la demande de récusation du Président de la cour étaient manifestement mal fondés.