Citation: 7B_957/2024 E. 2.4.2

2.4.2. Cette appréciation ne prête d'ailleurs pas le flanc à la critique, notamment eu égard au principe de la proportionnalité, et le recourant ne développe aucune argumentation propre à la remettre en cause. En particulier et contrairement tout d'abord à ce qu'il affirme, la simple lecture des pièces produites ne permet pas d'emblée de comprendre les chiffres avancés ou le caractère erroné du montant de la saisie opérée. En outre, le recourant ne conteste pas que l'enquête n'en est qu'à ses débuts. Il ne soutient pas non plus que le 21 mai 2024 (date de l'ouverture de l'enquête) ou le 6 juin 2024 (date du séquestre litigieux [cf. let. B p. 3 de la décision attaquée et p. 4 du recours]), l'AFC aurait déjà disposé de l'intégralité des pièces permettant d'effectuer un calcul précis de son éventuel revenu pour l'ensemble des périodes litigieuses; tel ne semblait d'ailleurs pas le cas puisqu'à la seconde date précitée, l'AFC a également procédé à une saisie de documents, ce qui tend à confirmer la nécessité pour celle-ci de pouvoir compléter les éléments à sa disposition. De plus, au vu des explications avancées par le recourant, notamment dans ses observations du 8 octobre 2024, la détermination de ses éventuels gains ou pertes en lien avec son portefeuille de titres ne semble pas dénuée de toute complexité. En effet, elle ne porte pas sur l'évolution d'un seul titre (cf. en particulier ses indications quant aux titres "O.________" et "P.________" [notamment p. 8 ss du recours et les observations du 8 octobre 2024]) au cours d'une même période, mais doit être examinée à tout le moins pour les années 2014 à 2022 (cf. let. A p. 3 de la décision attaquée; voir également les tableaux présentés par le recourant relatifs aux années 2014 à 2019 [p. 9 du recours et ch. 2.4 des observations du 8 octobre 2024]). Vu la nature des valeurs patrimoniales en cause (titres), l'AFC devra également déterminer a priori les cours de ceux-ci (prix d'achat réel et prix de vente réel [cf. let. b p. 6 de ses observations et ch. 2.1 des observations du recourant du 8 octobre 2024]), respectivement vérifier s'il peut être fait référence au "prix d'achat moyen historique" tel qu'invoqué par le recourant (cf. notamment p. 8 du recours). L'AFC ne semble d'ailleurs pas contester en soi que l'éventuel gain réalisé doit être déterminé sur la base de la différence entre le prix d'achat réel et le prix de vente réel des titres durant les périodes litigieuses (cf. let. b p. 6 de ses observations). On ne saurait enfin ignorer l'importance des sommes en jeu (cf. le montant sous séquestre au jour de la décision attaquée à titre d'impôts soustraits, soit 15'585'550 fr. [consid. 8.3.2 p. 18 de ce prononcé]; voir également les sommes indiquées par le recourant dans le tableau en p. 9 du recours). Sur le vu de ce qui précède et du pouvoir d'examen du juge du séquestre limité à la vraisemblance (cf. consid. 2.3.3 ci-dessus), on ne saurait donc reprocher à l'autorité précédente d'avoir considéré que le montant de l'impôt soustrait tel qu'estimé par l'AFC pouvait en l'état être confirmé. Cette constatation vaut d'ailleurs d'autant plus que le recourant fonde lui-même ses propres calculs sur les chiffres avancés par l'AFC, certes avec une hypothèse supplémentaire visant à les réduire (cf. le tableau p. 9 de son recours); celle-ci paraît au demeurant pouvoir être invoquée et étayée devant l'AFC.