Citation: 8C_156/2021 E. 4.4.2

4.4.2. On ne voit pas en quoi le fait que l'autorité cantonale n'ait pas formellement retenu comme établies les allégations de fait de la recourante relatives, d'une part, à l'importance du financement étatique de l'intimée par le biais d'une garantie de déficit et, d'autre part, à la proportion importante de la clientèle de l'intimée bénéficiant de prestations complémentaires serait de nature à influer sur l'issue du litige (cf. art. 97 al. 1 in fine LTF). En effet, les juges cantonaux ont tenu compte de ces faits - non contestés - dans leur raisonnement. Ils ont exposé que le fait de bénéficier d'un financement étatique sous la forme d'une garantie de déficit ne pouvait pas suffire pour faire d'une personne morale de droit privé une institution "dépendante" de l'Etat, quand bien même de telles subventions publiques constitueraient une partie importante - voire la totalité - de ses recettes (cf. consid. 3.2.3 in fine et 3.2.4 supra). Ils ont également écarté comme non pertinent l'argument selon lequel l'intimée bénéficie d'un financement étatique indirect au vu de la part importante de ses résidents touchant des prestations complémentaires, en relevant que le fait, pour une quelconque entreprise, de compter parmi sa "clientèle" des bénéficiaires de prestations complémentaires ne saurait conduire à la considérer comme dépendant de l'Etat (cf. consid. 3.2.4 supra).