Citation: 5A_639/2014 E. 7

Sous la lettre I de leur recours, les recourants dénoncent à plusieurs reprises la violation de leur droit d'être entendus en raison du défaut de motivation de l'arrêt attaqué. Ce grief doit être d'emblée rejeté, pour autant que recevable, dans la mesure où la motivation de l'autorité cantonale (cf. infra consid. 7.1) s'est avérée suffisamment claire pour que les recourants puissent l'attaquer valablement. Par ailleurs, en tant que les recourants soutiennent que l'autorité cantonale aurait jugé, au considérant 7 de l'arrêt entrepris, que les arguments qu'ils ont présentés dans leur plaidoirie seraient incompréhensibles au motif qu'ils n'auraient pas été présentés en français, ce grief est manifestement infondé et procède d'une mauvaise compréhension de l'arrêt attaqué; dans le considérant incriminé, l'autorité cantonale ne fait tout simplement aucune référence à la plaidoirie des recourants, mais se réfère uniquement à leur appel. Cela étant, les recourants se plaignent d'une violation du droit à la preuve, du devoir d'interpellation du juge, du principe de publicité et du droit d'être entendu au motif que leurs offres de preuve ont été ignorées et que les juges de première instance n'ont pas rendu d'ordonnance de preuves.