Citation: 6B_332/2020 E. 3.8.1

3.8.1. La cour cantonale a confirmé l'appréciation du tribunal de première instance, selon laquelle les déclarations de la recourante concernant les événements du 4 septembre 2015 étaient particulièrement floues et qu'elles ne permettaient pas de comprendre le déroulement précis des faits. Ses déclarations avaient en particulier varié sur l'objet avec lequel l'intimé l'aurait frappée, sur le lieu où elle se trouvait lors de l'agression, sur le fait que l'intimé aurait ou non mis sa main sur sa bouche pour qu'elle ne puisse pas crier ainsi que sur le fait qu'elle avait perdu connaissance. Les juges précédents ont souligné que l'intimé, au contraire, avait invariablement affirmé que les époux s'étaient disputés, qu'ils s'étaient empoignés et avaient échangé des coups, qu'ils étaient tombés par terre au cours de l'altercation, que la recourante s'était blessée sur des bris de verre qui s'y trouvaient, qu'elle avait refusé qu'il appelle une ambulance et qu'il lui avait prodigué les premiers soins avant d'appeler sa soeur, laquelle avait ensuite emmené la recourante à l'hôpital (jugement attaqué, p. 19). La cour cantonale a également considéré que la recourante avait reconnu que l'intimé lui avait bien proposé d'appeler une ambulance et/ou la police et qu'elle avait refusé et qu'il l'avait ensuite lui-même soignée. Or, si ces deux comportements étaient clairement compatibles avec les suites d'une blessure accidentelle, ils l'étaient beaucoup moins avec les actes de violence que la recourante imputait à l'intimé. Enfin, la recourante n'avait pas indiqué aux médecins qui l'avaient soignée qu'elle avait reçu un coup de couteau, le certificat médical du 4 septembre 2015 mentionnant qu'un accident était survenu lors d'une chute sur du verre (cf. pièce 13/2 du dossier cantonal). Ledit certificat médical ne mentionnait d'ailleurs aucun hématome, ni même de rougeur sur le corps de la recourante (pièces 13/2 ss du dossier cantonal).