Citation: 5A_228/2020 E. 6.2

6.2. L a Cour d'appel a relevé que le premier juge était parti du constat erroné que l'arrêt rendu sur mesures provisionnelles le 14 novembre 2017 prévoyait que l'enfant pouvait dormir chez sa mère le mercredi deux fois par mois. En réalité, la formulation de la réglementation du droit de visite prévue dans cet arrêt supposait une entente entre les parents, respectivement laissait un pouvoir d'appréciation au SEJ sur ce point. Dans son rapport du 29 mars 2018, la curatrice avait exposé qu'il était trop tôt pour introduire la nuit du mercredi au vu du conflit parental persistant qui impactait le bien de l'enfantet, lors de l'audience du 17 juin 2019, il avait été mentionné que celui-ci n'avait jamais dormi chez sa mère le mercredi soir, le père s'y opposant au motif que celle-ci négligeait de lui faire faire ses devoirs. La réglementation adoptée par le Tribunal dans la décision entreprise, à savoir la possibilité pour l'enfant de passer la nuit du mercredi au jeudi chez sa mère à raison de deux fois par mois, équivalait à un élargissement du droit de visite puisque, jusqu'alors, l'enfant n'avait jamais dormi chez elle en semaine. A propos du déchirement vécu par l'enfant le mercredi soir, invoqué par l'appelante, l'autorité cantonale a considéré que, même si la situation était sans doute difficile à vivre pour lui, la séparation devait de toute façon avoir lieu, que ce soit le mercredi soir ou le jeudi matin. Elle a ainsi estimé qu'au vu des éléments au dossier et de la persistance du conflit parental, qui empêchait toujours les parties de se focaliser sur le bien-être de leur fils, le Tribunal n'avait pas outrepassé son large pouvoir d'appréciation en prévoyant un droit de visite durant la nuit du mercredi au jeudi limité à deux fois par mois.