Citation: 1C_397/2021 E. B

En 2016, E.D.________ a acquis les parcelles n° 453 et 455, auxquelles on accède en empruntant le chemin sur lequel les époux A.________ parquent leur véhicule. En date du 26 mai 2017, D.________ et E.D.________ ont demandé au Département de révoquer l'autorisation d'utilisation du domaine public accordée par décision du 10 mai 2012, au motif que "les manoeuvres sont rendues peu commodes, voire difficiles lorsqu'il y a de la neige, par la présence du véhicule du couple A.________". Par lettre du 13 juin 2017, le Service de la mobilité leur a répondu que leur demande ne pouvait pas être acceptée. Le 28 juin 2018, D.________ et E.D.________, nouvellement représentés par Me F.________, ont derechef requis la révocation de ladite autorisation: ils ont expliqué que la place de parc concernée empiétait sur la moitié de la largeur du chemin, gênait la circulation et l'accès à leurs parcelles, et gênait en hiver le déblaiement régulier et rapide de la neige; ils ont précisé que les époux A.________ disposaient de places de parc en suffisance et d'un garage qu'ils utilisaient toutefois comme rangement; ils ont enfin souligné que les circonstances avaient changé depuis 2012, puisqu'ils avaient alors acquis leur chalet d'anciens propriétaires qui ne disposaient que d'un seul véhicule et que le chemin était depuis lors davantage sollicité du fait que leurs enfants accompagnés de leurs conjoints venaient régulièrement leur rendre visite. Après avoir diligenté une rencontre sur place le 14 novembre 2018, le Service de la mobilité a proposé une solution à l'amiable aux époux A.________ et aux époux D.________. Les époux D.________ l'ont toutefois refusée.