Citation: 8C_709/2020 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la cour cantonale a tout d'abord examiné si les conditions de recevabilité de la demande de révision procédurale de l'arrêt du 22 août 2012 étaient réunies, en particulier si le délai de 90 jours dès la découverte du motif de révision (cf. consid. 3.1.2 supra) avait été respecté. Le recourant faisait démarrer ce délai à la réception du rapport de la doctoresse D.________ du 27 mars 2019. Toutefois, dans ce rapport, cette spécialiste fondait le diagnostic de maladie de Lyme chronique stade III active sur des examens pratiqués entre février et juillet 2017, soit pratiquement deux ans auparavant. Si les résultats bruts d'une ponction lombaire ne suffisaient pas pour faire partir le délai de 90 jours pour demander une révision procédurale, il y avait lieu d'admettre que la doctoresse D.________ avait selon toute vraisemblance informé le recourant avant le 27 mars 2019 de son interprétation du résultat des différents examens menés et du diagnostic qu'elle avait posé. En effet, elle avait régulièrement vu l'intéressé depuis sa première consultation du 25 janvier 2017, soit tous les trois ou quatre mois environ, totalisant ainsi onze consultations au 2 septembre 2019. De plus, sur la base des résultats obtenus ensuite de ces examens, elle avait mis en place un traitement chronique qui alternait aromathérapie et prise d'antibiotiques ciblant Borrelia burgdorferi et les différentes co-infections. Le recourant avait ainsi reçu quatre semaines de Co-Amoxicilline 3 x 625 mg ou 2x1g/j, de Doxycycline 2 x 100 ou 200 mg et de Minocin 2 x 50 mg à deux reprises. Il n'était pas vraisemblable que l'intéressé ait suivi ce traitement conséquent sans avoir été informé de ses raisons par la doctoresse D.________. Au surplus, le recourant avait annoncé le 10 février 2017 à l'intimée qu'il allait subir le 15 février 2017 une ponction lombaire; au vu des multiples démarches qu'il avait effectuées depuis plusieurs années pour faire reconnaître le caractère actif de sa maladie de Lyme, il n'était pas plausible qu'il ait attendu jusqu'au rapport de la doctoresse D.________ du 27 mars 2019 pour prendre connaissance du résultat de cette ponction lombaire effectuée plus de deux ans auparavant. Considérant ainsi que le recourant avait échoué à rendre vraisemblable qu'il aurait déposé sa demande de révision procédurale du 25 avril 2019 dans les 90 jours suivant la découverte des résultats des examens effectués en 2017 et du diagnostic de maladie de Lyme chronique stade III active posé par la doctoresse D.________, les juges cantonaux ont déclaré cette demande irrecevable.