Citation: 6B_1215/2020 E. 2.3

2.3. En substance, la cour cantonale a condamné le recourant pour diffamation pour avoir déclaré, dans le message adressé en novembre 2017, au groupe D.________ dont il faisait partie ainsi que l'intimée, que celle-ci avait obtenu son diplôme en sexologie clinique de manière frauduleuse dans la mesure où elle ne serait pas l'auteure de son travail de mémoire et qu'elle aurait inventé une bonne partie de ses cas cliniques. A cet égard, la cour cantonale a retenu que le recourant avait envoyé le message litigieux au groupe D.________ uniquement en raison du conflit de couple qu'il avait avec l'intimée. Le recourant ne poursuivait pas de motifs " moraux " et ne se souciait pas du sérieux du groupe D.________. Ce dernier avait d'ailleurs lui-même amené l'intimée dans ce groupe et n'avait jamais prétendu avoir tout à coup découvert qu'il n'aurait pas dû le faire. La participation de l'intimée lui convenait lorsqu'elle était sa compagne. Ce n'était qu'après leur rupture et en raison d'un conflit persistant qu'il n'avait plus supporté sa présence dans le groupe. Le recourant et l'intimée avaient décidé de participer en alternance à ce groupe, afin de ne pas s'y croiser. Le recourant avait envoyé le message litigieux à la suite d'un malentendu au sujet d'une séance, pour laquelle chacun estimait être le participant du jour. Le recourant avait agi pour dénigrer l'intimée aux yeux du groupe à la suite de cette contrariété.