Citation: 8F_2/2016 E. 3

Par ailleurs, le requérant invoque un rapport d'expertise psychiatrique du 4 décembre 2015 établi par les médecins de l'hôpital G.________ dans le cadre d'une procédure judiciaire opposant l'intéressé à l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève. S'appuyant sur l'avis des experts selon lequel ses troubles psychiques se sont dégradés en 2003 et aggravés depuis lors au fil des années, l'intéressé soutient que ce moyen de preuve remet totalement en cause l'arrêt dont il demande la révision. Ce point de vue est mal fondé. Dans l'arrêt précité, le Tribunal fédéral a confirmé le jugement de la juridiction cantonale (du 23 décembre 2013) niant l'existence d'une relation de causalité adéquate entre l'accident et les troubles psychiques. Du moment que l'existence d'un lien de causalité adéquate est une question de droit et que, partant, elle doit être tranchée par l'administration ou le juge et non par les experts médicaux (ATF 107 V 173 consid. 4b p. 176; arrêt 8C_146/2015 du 22 juillet 2015 consid. 5.1), le rapport d'expertise psychiatrique produit à l'appui de la demande de révision ne constitue pas une preuve concluante qui aurait conduit la Cour de céans à juger autrement si elle en avait eu connaissance dans la procédure principale. Aussi ne saurait-il être considéré comme un motif de révision de l'arrêt 8C_129/2014 du 21 janvier 2015.