Citation: 5A_396/2022 E. 5.1.2

5.1.2. Dans la décision déférée, la juridiction précédente a relevé que, depuis la cessation de son activité professionnelle auprès de C.________SA, en mars 2018 selon le premier juge et en décembre 2019 selon l'époux, la recourante n'avait pas entrepris la moindre démarche pour trouver un nouvel emploi. De langue maternelle allemande, elle parlait et comprenait toutefois parfaitement le français et disposait en outre de connaissances en italien et en anglais. Il était de plus notoire qu'en Valais, le secteur vitivinicole était un important pourvoyeur d'emplois et de revenus. L'autorité cantonale a retenu que, d'après le calculateur de salaires « Salarium » élaboré par l'Office fédéral de la statistique (OFS), le salaire mensuel brut pour une femme âgée de 58 ans ayant acquis une formation " en entreprise ", disposant de vingt années d'expérience dans la branche économique " Fabrication de boissons ", oeuvrant dans une entreprise de moins de vingt employés et occupant une fonction de cadre ou de gérante, s'élevait, part au 13e salaire comprise, à au moins 6'064 fr. pour un cadre inférieur et à au moins 7'222 fr. pour un cadre moyen ou supérieur. Partant, un salaire mensuel brut moyen de 6'650 fr. (montant arrondi) devait être imputé à l'épouse, ce qui correspondait à un salaire net de 5'586 fr. (6'650 fr. - 16 % de cotisations sociales). La juridiction cantonale a encore considéré que dès lors que les parties étaient séparées depuis plus d'une année, un délai de six mois semblait indiqué pour permettre à l'épouse de se réinsérer dans le monde professionnel, de sorte que l'imputation du revenu hypothétique retenu ne prendrait effet que le 1er novembre 2022.