Citation: 1C_694/2023 E. 2

L'arrêt querellé déclare irrecevable le recours formé par A.________ auprès de la CDAP contre la décision du Bureau du Grand Conseil du 12 septembre 2023 refusant d'ouvrir une enquête administrative à l'endroit de la Médiatrice cantonale et classant la dénonciation déposée à l'endroit de celle-ci. La cause relève du droit public et le recours doit être traité comme un recours en matière de droit public au sens de l'art. 82 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110). En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Conformément à l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient à la partie recourante de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (ATF 142 I 99 consid. 1.7.1). En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par la décision querellée (ATF 133 IV 119 consid. 6.4). Lorsque le recours est dirigé contre une décision d'irrecevabilité, les motifs développés dans le mémoire de recours doivent porter sur la question de la recevabilité traitée par l'instance précédente, à l'exclusion du fond du litige (ATF 123 V 335 consid. 1b). Le Tribunal fédéral ne contrôle l'application du droit cantonal qu'avec un pouvoir d'examen limité à l'arbitraire (ATF 145 I 108 consid. 4.4.1). Il ne connaît de la violation des droits fondamentaux que si ce moyen est invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF), c'est-à-dire s'il a été expressément soulevé et exposé de manière claire et détaillée (ATF 148 I 127 consid. 4.3). En l'occurrence, la CDAP a déclaré le recours irrecevable aux motifs que la recourante, en tant que dénonciatrice, ne disposait pas de la qualité de partie dans le cadre d'une procédure disciplinaire en vertu de l'art. 13 de la loi vaudoise sur la procédure administrative (LPA-VD; BLV 170.31), qu'elle ne justifiait pas d'un intérêt digne de protection à ce que l'autorité de surveillance intervienne et qu'elle ne pouvait se prévaloir d'aucun droit de recours légal au sens de l'art. 75 al. 1 let. b LPA-VD. La recourante ne s'en prend pas à cette motivation. Elle n'expose pas en quoi l'instance précédente aurait appliqué les dispositions du droit cantonal citées de manière arbitraire ou d'une manière non conforme au droit fédéral pour lui dénier la qualité pour recourir et déclarer son recours irrecevable. La cour cantonale s'en est tenue à ce propos à la jurisprudence constante du Tribunal fédéral suivant laquelle le dénonciateur ou le plaignant n'a pas qualité pour former un recours en matière de droit public contre la décision de l'autorité de surveillance de ne pas donner suite à une dénonciation ou à une plainte (cf. ATF 139 II 279 consid. 2.3). Le recours ne répond ainsi pas aux exigences de motivation requises lorsque, comme en l'espèce, il est dirigé contre une décision d'irrecevabilité et doit être déclaré irrecevable.