Citation: 1C_114/2017 E. 1.4

1.4. Une objection tirée du droit d'être entendu dans la procédure d'entraide ne suffit en principe pas pour admettre l'existence d'un cas particulièrement important. En effet, ni une motivation prétendument insuffisante de l'arrêt attaqué, ni une irrégularité formelle de la demande d'entraide ne constituent en soi des vices graves au sens de l'art. 84 LTF (arrêt 1C_77/2017 du 8 février 2017), à moins d'apparaître évidentes ou systématiques (arrêt 1C_518/2008 du 22 décembre 2008 consid. 2). Tel n'est pas le cas en l'occurrence. L'arrêt attaqué répond, de façon certes succincte mais suffisante, à chacun des griefs soulevés par les recourants. S'agissant de la double incrimination, il retient que des actes de corruption passive sont reprochés aux deux personnes poursuivies à l'étranger, dont l'une était ministre du développement régional et du tourisme; la Cour des plaintes relève que l'enquête n'était ouverte que depuis six mois et que l'autorité requérante n'était pas à même d'apporter plus d'indications quant aux transactions susceptibles de constituer des actes de blanchiment. Elle considère enfin qu'en dépit du caviardage effectué par le MPC, la demande d'entraide - dont elle a elle-même rappelé la teneur essentielle - demeurait compréhensible. Du point de vue formel, ces considérations satisfont à l'obligation de motiver découlant du droit d'être entendu.