Citation: 6S.234/2006 23.10.2006 E. B

Par arrêt du 27 janvier 2006, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois a confirmé ce jugement, en se fondant, en résumé, sur les constatations de fait suivantes: Dans l'édition du 5 juin 2003 d'un hebdomadaire lausannois est paru un article intitulé "Le SPJ protège qui ? Les enfants sont les victimes". Illustré par une photographie de A.X.________ posant devant le Palais de Justice de Montbenon, cet article traitait du Service de Protection de la Jeunesse, en particulier de son intervention dans le cadre du divorce des époux X.________, et rapportait notamment les déclarations suivantes que A.X.________ avait faites au journaliste signataire : - "Je suis en possession d'un rapport médical qui indique clairement que mes enfants subissent une maltraitance morale et psychologique de la part de leur mère." - "Il est décidé que les parties se trouveront face à un médiateur. Madame refusa catégoriquement." - "Par contre, Madame, elle fournit un rapport que j'ai tenté de la tuer et de violer les enfants. Elle avait déjà tenté d'utiliser la même procédure au début du divorce." En réalité, le rapport médical que A.X.________ avait en mains ne comportait aucune indication imputant à la mère la maltraitance morale et psychologique dont les enfants étaient victimes; il y était sous-entendu que la souffrance morale des enfants résultait du conflit des parents, et non du comportement d'un seul de ceux-ci. Quant à la médiation parentale, elle avait été interrompue ensuite du conflit parental, et non parce que B.X.________ aurait mis les pieds contre le mur. Enfin, l'épouse n'avait jamais accusé son mari d'avoir violé les enfants, ni dans sa lettre au SPJ du 18 février 2002 (le "rapport" visé dans la troisième citation incriminée), ni à aucun autre moment. Quand il a fait les déclarations qui sont rapportées dans l'article, A.X.________ était persuadé de la véracité de ses dires, mais il avait interprété abusivement les documents sur lesquels il les fondait.