Citation: 2C_225/2022 E. 2.2.3

2.2.3. Les recourantes s'en prennent ensuite à la régularité de la notification. Elles font valoir que la notification d'une décision finale par voie édictale n'est prévue que pour les demandes groupées, à l'art. 14a al. 4 LAAF (RS 651.1). Or, la demande d'assistance administrative du 11 mai 2016 n'avait pas représenté une demande groupée, mais une requête collective. La présente cause soulèverait donc la question juridique de principe de savoir si la notification par voie édictale à laquelle l'Administration fédérale a procédé le 12 mai 2020 viole le principe de la légalité. Les recourantes rappellent à juste titre que la demande d'assistance administrative française du 11 mai 2016 a représenté une demande collective et non pas une demande groupée (cf. sur ce point ATF 146 II 150 consid. 4.2 à 4.5). Elles perdent toutefois de vue que la notification par voie édictale n'est pas uniquement réservée aux demandes groupées, mais qu'elle est également possible pour les demandes d'assistance administrative individuelles ou collectives, en vertu et aux conditions de l'art. 14 al. 5 LAAF. Dans ces circonstances, on ne voit pas que la question soulevée par les recourantes représenterait sous cet angle une question juridique de principe nécessitant une intervention du Tribunal fédéral.