Citation: 1C_200/2023 E. 5.3.2

5.3.2. Au sujet de ces contrats, on ne saurait pas non plus suivre le recourant lorsqu'il prétend que ceux-ci ne pourraient être conclus avant la délivrance d'une autorisation de construire. Outre qu'il se prévaut appellatoirement de faits ne ressortant pas des constatations cantonales (cf. consid. 3 ci-dessus), on ne discerne pas ce qui empêcherait la conclusion préalable de contrats de livraison avec Swissgrid ou encore avec les Services Industriels de Genève (SIG), éventuellement, comme le suggère l'intimée, sous condition au sens des art. 152 ss CO [RS 220]. L'argumentation servie à ce propos n'est au demeurant guère compréhensible: le recourant avance que les lois auraient changé depuis le préavis du SERMA du 21 mai 2019; pourtant, à l'examen, l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2018 (RO 2017 6839), de la loi fédérale sur l'énergie du 30 septembre 2016 (LEne; RS 730.0), dont se prévaut le recourant, est manifestement antérieure à cette date. On ne perçoit pas non plus en quoi l'obligation de reprise et de rétribution prévue à l'art. 15 LEne pallierait l'absence d'éléments suffisants pour déterminer la subsistance à long terme au sens de l'art. 34 al. 4 let. c OAT, la loi ne fixant pas la quotité de la rétribution, se limitant à exiger que celle-ci soit appropriée (art. 15 al. 1 LEne; voir également, art. 15 al. 3 let. a à c LEne); il en est d'ailleurs de même de l'art. 21A de la loi cantonale sur l'énergie du 18 septembre 1986 (LEn; RS/GE L 2 30), dont l'al. 2 exige que les conditions de reprise soient fixées par contrat entre les parties; or c'est précisément l'absence d'un tel contrat qui est sanctionnée, si bien que l'argument - servi de surcroît sans aucune motivation - n'apparaît pas pertinent et d'autant moins sérieux que la disposition invoquée a été abrogée le 1er janvier 2009 (cf. Mémorial du Grand-Conseil genevois [MGC] 2007-2008/X A 10197). Enfin, s'agissant du nouveau système de soutien prétendument prévu depuis le 1er janvier 2023, il apparaît aux dires mêmes du recourant que celui-ci suppose une demande formulée après la délivrance d'une autorisation de construire, si bien qu'on ne discerne pas, faute à nouveau d'explications dans le recours, que cet aspect assouplirait l'examen de la subsistance à long terme exigé par l'art. 34 let. c OAT; rien ne permet d'ailleurs à ce stade de conclure que l'installation litigieuse répondrait aux critères de l'annexe 1.5 à l'ordonnance sur l'encouragement de la production d'électricité issue d'énergies renouvelables du 1er novembre 2017 ([OEneR; RS 730.03]; voir également annexe 5 à l'OEneR) pour bénéficier d'un tel soutien.