Citation: 1C_140/2023 E. 1

L'arrêt attaqué confirme l'instauration d'une zone réservée sur le territoire communal en application de l'art. 27 LAT. La jurisprudence y voit un processus de planification ordinaire et considère qu'il s'agit d'une décision finale au sens de l'art. 90 LTF (arrêt 1C_623/2021 du 24 novembre 2022 consid. 2). La voie du recours en matière de droit public selon les art. 82 ss LTF est donc ouverte à son encontre, aucune des exceptions prévues à l'art. 83 LTF n'étant réalisée. Le recours constitutionnel subsidiaire est de ce fait irrecevable (art. 113 LTF). La qualité pour recourir des époux A.________ est donnée (art. 89 al. 1 let. a, b et c LTF). Aux termes de l'art. 100 al. 1 LTF, le recours contre une décision doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la notification de l'expédition complète. Selon l'art. 48 al. 1 LTF, le délai de recours est observé par la remise du mémoire à La Poste Suisse au plus tard le dernier jour du délai, étant précisé qu'un acte de recours transmis par voie électronique ne peut être considéré comme déposé régulièrement s'il n'est pas muni d'une signature certifiée (art. 42 al. 4 et 48 al. 2 LTF). Pour les envois sous pli simple, le sceau de la poste vaut en principe comme preuve de la remise à l'office postal (ATF 142 V 389 consid. 2.2; 109 Ia 183 consid. 3b). Si l'expéditeur fait valoir qu'il a déposé la lettre la veille, il lui appartient de le prouver. La preuve peut être rapportée par tous moyens appropriés, en particulier en faisant appel à des témoins (ATF 142 V 389 consid. 2.2; 124 V 372 consid. 3b). Ces exigences sont connues des recourants (cf. arrêt 1C_66/2014 du 14 mars 2014 consid. 1). L'arrêt attaqué a été notifié aux époux A.________ le 17 février 2023. Le délai pour recourir au Tribunal fédéral arrivait à échéance le 20 mars 2023 à minuit (cf. art. 45 al. 1 LTF). Le sceau postal apposé sur l'enveloppe contenant le recours porte la date du 21 mars 2023. Les recourants ont indiqué dans leur mémoire de recours avoir posté celui-ci par pli simple à 23h45 à la poste de Varembé, à Genève. Ils ont également transmis une copie de leur recours par courriel à la Chancellerie centrale du Tribunal fédéral le 20 mars 2023 à 23h35. Un tel mode de procéder ne respecte pas les exigences de forme requises d'un recours (cf. ATF 148 IV 445 consid. 1.3.1; 142 IV 299 consid. 1.1). Il ne permet pas davantage de prouver que le pli contenant le recours original aurait été déposé dans une boîte aux lettres le même jour avant minuit. L'enveloppe qui le renfermait n'est munie d'aucune mention et signatures de témoins qui attesteraient qu'elle aurait effectivement été déposée à 23h45 à la poste de Varembé comme indiqué dans le mémoire de recours. Cela étant, il est hautement douteux que le recours soit recevable, étant rappelé que la preuve du respect du délai de recours doit être rapportée avant l'échéance de celui-ci suivant la jurisprudence récente, excluant ainsi que l'on interpelle leurs auteurs ou que l'on procède à d'autres mesures d'instruction (cf. ATF 147 IV 526 consid. 3.1; arrêt 5A_46/2022 du 25 janvier 2022 consid. 2). La question de la recevabilité du recours peut demeurer indécise car il est de toute manière infondé.