Citation: 9C_460/2010 16.12.2010 E. 2

2.1 Les premiers juges ont considéré que l'examen somatique et les conclusions que le docteur W.________ avait tirées de celui-ci, revêtaient pleine valeur probante. En revanche, l'addition des taux d'incapacité somatique et psychique à laquelle ce médecin avait procédé, ne pouvait être suivie. Selon la jurisprudence, la fixation du taux d'incapacité de travail déterminant ne devait pas résulter de la simple addition des taux d'incapacité sur le plan somatique et psychique, mais d'une évaluation globale. La démarche de l'expert était donc erronée. En l'espèce, il y avait lieu de retenir que le taux d'incapacité somatique englobait le taux d'incapacité psychique, de sorte que le taux d'incapacité déterminant était de 30 % au maximum. 2.2 La recourante invoque une constatation manifestement inexacte des faits pertinents, consécutive à une mauvaise appréciation des preuves. Les premiers juges se seraient en effet écartés à tort des conclusions du docteur W.________, lequel avait expressément précisé qu'une addition se justifiait dans le cas d'espèce. Par ailleurs, si les premiers juges avaient des doutes quant au bien-fondé de l'expertise réalisée par le docteur W.________, ils ne pouvaient se contenter d'y substituer leur propre appréciation, mais devaient renvoyer le dossier pour complément d'instruction.