Citation: 6P.148/2006 24.11.2006 E. 6

Le recourant soutient, d'abord, que l'intimé se serait rendu coupable d'homicide par dol éventuel. Savoir ce que l'auteur voulait, savait ou ce dont il s'accommodait relève du contenu de la pensée, donc de l'établissement des faits, lesquels ne peuvent être revus dans le cadre d'un pourvoi en nullité (art. 273 al. 1 let. b, art. 277bis PPF; ATF 125 IV 242 consid. 3c p. 252; 119 IV 1 consid. 5a p. 3). En l'espèce, reprenant les constatations du juge d'instruction, l'autorité cantonale a retenu que l'intimé n'avait jamais envisagé et accepté l'hypothèse de heurter les deux piétonnes ni que l'une des deux puisse être tuée à la suite du choc (arrêt attaqué p. 6 et 9). Dans la mesure où le recourant soutient que l'intimé a accepté le risque de couper la route aux deux piétonnes, sans les prévenir, et de causer, en conséquence, la mort de la fillette, il s'écarte de l'état de fait cantonal, de sorte que son grief est irrecevable.