Citation: 5A_179/2023 E. 3.2.3

3.2.3. 3.2.3.1. Il convient d'emblée de constater qu'il n'y a aucunement lieu de revenir sur ce dernier point dans la mesure où l'intimée ne s'en prend pas au raisonnement cantonal le concernant; son caractère arbitraire n'est ainsi nullement démontré. Il est par ailleurs précisé que les mesures d'instruction qu'elle requiert à cet égard sont sans objet, le Tribunal fédéral statuant sur la base de l'état de fait établi par l'autorité cantonale (consid. 2.2 supra; cf. également art. 99 al. 1 LTF). 3.2.3.2. Seule doit en conséquence être examinée la question de la prise en considération du montant de 12'790 fr., que critique le recourant. Le procès-verbal d'audience du 1er novembre 2022 ne donne aucune indication sur la portée de l'instruction qui y a été menée. A la lecture de la décision entreprise, l'on comprend que les opérations bancaires sur le compte privé du recourant en lien avec l'activité de jeu en ligne qu'il pratique régulièrement ont été abordées, ce que confirme d'ailleurs l'intéressé. Selon le jugement attaqué, le recourant a ainsi indiqué dans ce contexte avoir pour habitude de jouer avec l'argent de quatre autres personnes, lesquelles ne seraient pas familiarisées avec le jeu en ligne et ne disposaient pas de l'application TWINT; il a par ailleurs fourni différentes explications quant au processus concret de mises en ligne (notamment: détention d'un compte auprès du casino, remboursement ultérieur des gains sur son compte client, mises également réalisées par le biais de carte prépayées). Le recourant, qui prétend actuellement que les versements d'argent liquide litigieux, considérés par le magistrat cantonal comme du revenu, constituaient en réalité l'argent de ses compagnons de jeu destiné à être misé, ne s'est apparemment pas prévalu de cette circonstance en audience. L'on ignore toutefois si la question des entrées régulières d'argent liquide sur son compte privé a été évoquée dans ce contexte. Le magistrat cantonal indique certes dans sa décision que le recourant n'avait pas apporté d'explications à ce sujet, sans que l'on puisse affirmer, au regard du procès-verbal d'audience, que l'intéressé aurait été amené à s'exprimer sur ce point. Vu la maxime inquisitoire illimitée ici applicable (art. 296 al. 1 CPC), avant de conclure que ces versements litigieux avaient vraisemblablement servi à l'entretien de la famille et pouvaient être assimilés à du revenu, une interpellation du recourant était nécessaire à cet égard. A défaut d'indications permettant de retenir que celle-ci a bien été effectuée, la cause doit être renvoyée à la cour cantonale pour nouvelle décision sur ce point.