Citation: I 3/02 02.12.2002 E. 1

1.1 Selon l'art. 28 al. 1 LAI, l'assuré a droit à une rente entière s'il est invalide à 66 2/3 % au moins, à une demi-rente s'il est invalide à 50 % au moins, ou à un quart de rente s'il est invalide à 40 % au moins; dans les cas pénibles, l'assuré peut, d'après l'art. 28 al. 1bis LAI, prétendre une demi-rente s'il est invalide à 40 % au moins. Selon l'art. 28 al. 2 LAI, pour l'évaluation de l'invalidité, le revenu du travail que l'invalide pourrait obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui, après exécution éventuelle de mesures de réadaptation et compte tenu d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide. Selon l'art. 87 RAI, la révision de la rente a lieu d'office ou sur demande (al. 1). La demande de révision doit établir de manière plausible que l'invalidité de l'assuré s'est modifiée de manière à influencer ses droits (al. 3). Tout changement important des circonstances, propre à influencer le degré d'invalidité, donc le droit à la rente, peut donner lieu à une révision de celle-ci. Le point de savoir si un tel changement s'est produit doit être tranché en comparant les faits tels qu'ils se présentaient au moment de la décision initiale de rente et les circonstances régnant à l'époque de la décision litigieuse (ATF 125 V 369 consid. 2 et la référence; voir également ATF 112 V 372 consid. 2b et 390 consid. 1b). 1.2 En l'espèce, le recourant s'est vu refuser une première fois le droit à une rente d'invalidité par décision du 5 août 1993. Saisie d'une nouvelle demande, l'administration lui a dénié le droit à une telle prestation par décision du 20 janvier 1998. Bien que cette dernière décision ait été annulée par la juridiction cantonale (jugement du 1er mars 1999) et qu'elle ait été remplacée par la nouvelle décision de refus de rente du 9 mars 2000, le point de savoir si l'invalidité de l'intéressé s'est modifiée de manière à influencer son droit à la rente doit être tranché en l'espèce en comparant les faits tels qu'ils se présentaient le 5 août 1993, date de la décision initiale de refus d'une rente, et le 20 janvier 1998, date à laquelle l'office intimé a rejeté la nouvelle demande. En effet, selon la jurisprudence, si l'autorité judiciaire annule une décision de révision du droit à prestation et renvoie la cause à l'administration pour nouvelle décision après complément d'instruction, il y a lieu de comparer les faits existant au moment de la décision initiale et les circonstances régnant à la date à laquelle a été rendue la décision de révision du droit, même si celle-ci a été postérieurement annulée par une autorité judiciaire et la cause renvoyée pour nouvelle décision (arrêt non publié F. du 23 août 1984, I 159/84).