Citation: 6P.23/2005 22.07.2005 E. 3

Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir résumé les faits en trois pages et demie et d'avoir renvoyé, pour le surplus, au jugement de première instance. Selon lui, ce procédé serait contraire à l'art. 452 let. b du Code de procédure pénale vaudois (ci-après: CPP/VD) et violerait le droit d'être entendu, car la motivation serait insuffisante. 3.1 L'application du droit cantonal est examinée par le Tribunal fédéral sous l'angle de l'arbitraire (ATF 128 I 177 consid. 2.1 p. 182; sur la notion d'arbitraire, cf. ci-dessous 4.1). L'art. 452 let. b CPP/VD prévoit que tout arrêt de la cour de cassation vaudoise doit indiquer les faits nécessaires à l'intelligence de l'arrêt. On ne voit pas en l'espèce les faits que l'arrêt attaqué aurait omis et qui seraient pertinents pour la compréhension de la cause. Le recourant n'apporte aucune précision à cet égard. Son grief ne satisfait donc pas aux exigences de précision et de clarté posées à l'art. 90 al. 1 let. b OJ et doit en conséquence être déclaré irrecevable. 3.2 La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu le devoir pour l'autorité de motiver sa décision, afin que le destinataire puisse la comprendre, l'attaquer utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle (ATF 129 I 232 consid. 3.2 p. 236; 126 I 15 consid. 2a/aa p. 17, 97 consid. 2b p. 102 s.). Il suffit que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause (ATF 123 I 31 consid. 2c p. 34; 122 IV 8 consid. 2c p. 14 s.). L'autorité n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais elle peut au contraire se limiter à ceux qui, sans arbitraire, lui paraissent pertinents (ATF 126 I 97 consid. 2b p. 102 s. et les arrêts cités). Les exigences posées par la jurisprudence fédérale sont manifestement respectées en l'espèce. A tout le moins, le recourant ne démontre pas en quoi elles ne le seraient pas, de sorte que son grief est irrecevable (art. 90 al. 1 let. b OJ).