Citation: 1B_440/2022 E. 3.2

3.2. En l'espèce, à l'instar du Tmc, le Tribunal cantonal a retenu que l'ADN du recourant avait été trouvé sur l'un des deux cadenas attachés à une barrière et retrouvés à l'endroit d'où les auteurs du brigandage seraient partis au guidon de leurs vélos; grâce à diverses caméras de surveillance, les enquêteurs ont en effet pu déterminer que les auteurs du brigandage étaient partis de la rue Saint-Martin 8, soit là où les cadenas - dont l'un porte l'ADN du recourant - ont été retrouvés; en outre l'ADN de B.B.________ a aussi été retrouvé sur les deux cadenas situés à cet endroit; or B.B.________ est mis en cause pour avoir fourni un appui logistique aux auteurs du brigandage, notamment en recherchant un logement pour ces derniers ainsi qu'en les aidant à obtenir des téléphones, vélos et véhicules. L'instance précédente a ajouté que le recourant avait été localisé à Lyon le 13 juillet 2019 et était rentré à Belgrade le 24 juillet 2019, ce constat étant compatible, temporellement et géographiquement avec une participation aux faits reprochés survenus le 23 juillet 2019. La cour cantonale a aussi retenu que l'analyse du téléphone portable du recourant avait permis de le relier à d'autres personnes impliquées dans le cambriolage dont le couple B.________. Le Tribunal cantonal a encore relevé comme indice supplémentaire que si les images de vidéosurveillance n'autorisaient pas une identification formelle des auteurs, elles permettaient néanmoins de constater une compatibilité physique avec le recourant. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. Le recourant se contente d'ailleurs d'affirmer, de façon appellatoire, que la présence de son ADN sur un cadenas dont on ne sait même pas s'il était rattaché à l'un des vélos ayant servi à commettre le brigandage ne suffit pas à en faire l'un des auteurs de ce brigandage. Il explique avoir travaillé dans le domaine du commerce de voitures en Suisse et avoir "acheté un câble auquel étaient reliés nombre de cadenas et qu'il a revendu ensuite à Belgrade à un compatriote". Fût-elle suffisamment motivée et recevable (art. 42 al. 2 LTF), cette simple déclaration - dont on peine à comprendre la portée - assortie d'aucune preuve ne suffirait pas à affaiblir le fort soupçon à son encontre. Par ailleurs, le recourant ne conteste aucun des autres indices de culpabilité retenus par la cour cantonale. Par conséquent, l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle il existerait de forts soupçons à l'encontre du prévenu ne viole pas l'art. 221 al. 1 CPP.