Citation: 1C_791/2013 E. 2.2

2.2. Le premier arrêt était limité à la question de la qualité pour agir des recourants. Rien ne permet de retenir que les magistrats en cause ne pourront aborder le fond de la cause en toute impartialité. La CDAP a certes déjà traité une question de fond, soit celle du nombre de places de stationnement. Toutefois, elle ne s'est prononcée que dans un obiter dictum (dans l'hypothèse où les recourants auraient qualité pour agir sur ce point), et il n'y a pas lieu de penser que les magistrats concernés ne seront pas à même de procéder à un nouvel examen, après une instruction complète de la cause et à l'occasion d'un traitement global du projet contesté. Les recourants se plaignent à tort de ce que la cour aurait manifesté une certaine méconnaissance du dossier; outre qu'un défaut de compétences au sens où l'entendent les recourants ne saurait être assimilé à une apparence de prévention justifiant une récusation (l'art. 30 Cst. ne concerne que les diverses règles de compétences à raison du lieu ou de la matière, mais non les aptitudes personnelles des magistrats), les reproches des recourants reposent sur de simples conjectures; dès lors que la cour cantonale avait cru pouvoir se limiter à un arrêt d'irrecevabilité, on ne saurait lui reprocher de ne pas s'être livrée à un même examen du dossier que s'il s'était agi de statuer sur le fond.