Citation: 4A_564/2020 E. 5.1

5.1. Dans son mémoire de recours, A.________ expose, pour étayer son grief d'incompétence, que B.________ supportait le fardeau de la preuve de l'existence d'une convention d'arbitrage fondant la compétence du TAS. Or, il relève que les dispositions réglementaires invoquées par B.________ dans ses écritures produites devant le TAS ne permettent pas d'établir la compétence du TAS. Il reproche ensuite à la Formation d'avoir examiné spontanément l'ensemble de l'arsenal réglementaire de la FCF en vue de se déclarer compétente pour connaître du présent litige. Il critique en outre le raisonnement tenu par la Formation, et notamment, l'interprétation faite par celle-ci des art. 40 et 43 RSJ FCF qu'il qualifie d'insoutenable. Selon lui, les dispositions précitées sont claires. Aussi la voie de l'appel au TAS n'est ouverte qu'à titre exceptionnel contre une décision rendue par la CSJ FCF lorsque celle-ci statue en qualité d'instance unique. En revanche, lorsque la CSJ FCF connaît d'un appel formé à l'encontre d'une décision rendue par l'une des commissions du statut du joueur visées par l'art. 40 RSJ FCF, sa décision ne peut faire l'objet d'aucun recours y compris auprès du TAS. La Formation a ainsi imposé un principe pro arbitrato aux parties malgré le fait que la réglementation de la FCF exclut la possibilité de contester auprès du TAS les décisions rendues sur appel par la CSJ FCF. Le recourant reproche en outre aux arbitres d'avoir fondé leur compétence sur la base de l'art. 118 CDU FCF, alors que cette disposition n'était pas applicable en l'espèce et vise les décisions prononcées par des organes disciplinaires sportifs, ce que n'est pas la CSJ FCF. Il fait encore valoir que la règle in dubio contra proferentem ne justifie nullement d'interpréter certaines dispositions réglementaires en faveur d'une partie (B.________), et au détriment de l'autre (A.________), alors que ni l'une ni l'autre ne les a rédigées. Enfin, il souligne qu'il a soulevé en temps utile l'exception d'incompétence du TAS et qu'il n'a pas à souffrir du comportement procédural reproché à la FCF.