Citation: 6B_1047/2022 E. 2.2

2.2. Se référant aux développements du tribunal de police qu'elle a fait siens par adoption de motifs (art. 82 al. 4 CPP; cf. jugement du tribunal de police p. 27 à 31), la cour cantonale a retenu sans réserve les déclarations de l'intimée selon lesquelles la recourante avait pénétré de force dans sa maison et l'avait insultée sans avoir été insultée préalablement. Elle a considéré que la version de la recourante selon laquelle elle était restée sur le pas de la porte et n'avait fait que répondre à l'agression physique et verbale de l'intimée était mensongère. Le récit de l'intimée était corroboré par l'enregistrement audio qu'elle avait produit où on l'entendait se faire insulter par la recourante. La déclaration de C.________ selon laquelle la recourante n'avait pas supporté que l'intimée lui dise de "dégager" et, sortant de la voiture comme une furie, s'était approchée d'elle en lui disant "Tu parles à qui comme ça, tu ne me manques pas de respect", renforçait également la crédibilité des propos de l'intimée. Au demeurant, le fait que celle-ci ait demandé à la recourante de dégager n'était pas suffisant pour être perçu comme une provocation et ne justifiait en tout cas pas la réaction violente de cette dernière. De plus, les déclarations de F.________, voisine intervenue à la demande de l'enfant E.________, concordaient avec la version de l'intimée. En particulier, la description qu'elle avait donnée de l'attitude de la recourante au moment de son intervention et la retranscription des déclarations de l'intimée recueillies immédiatement après les faits, permettaient d'acquérir la conviction que cette dernière, que son handicap plaçait dans une relative infériorité dans la relation, était demeurée constamment dans une posture de retrait et que, de son côté, la recourante avait adopté un comportement offensif en cherchant la confrontation physique et verbale. Cette version convergeait de surcroît avec l'attitude belliqueuse générale de la recourante. L'ensemble du dossier montrait en effet que celle-ci avait tendance à profiter des faiblesses d'autrui pour servir ses propres intérêts et à adopter un comportement querelleur et malveillant à l'endroit de ceux qui lui résistaient. Il ressortait d'un rapport du SPJ de juin 2018 que la recourante se montrait brusque - verbalement et physiquement - avec D.________ et E.________ auxquels elle s'imposait avec beaucoup de force et qu'elle dénigrait systématiquement leur mère, sans motifs. Elle se montrait constamment agressive, détruisant l'image de la mère et le travail des professionnels d'une manière totalement contraire aux intérêts des enfants. Elle avait en outre été virulente à l'encontre des intervenants dès le début de leur intervention et son ton était demeuré menaçant durant l'enquête. Elle s'était également montrée vindicative à l'endroit de la pédopsychiatre des enfants contre laquelle elle avait abusivement déposé plainte pénale pour diffamation. Elle avait en outre attaqué personnellement la procureure en charge du dossier et l'avait dénoncée auprès du Procureur général en prétendant avoir été "agressée verbalement et menacée". Enfin, la cour cantonale a retenu que si C.________ avait certes déclaré que les deux femmes avaient proféré des injures, dites déclarations devaient cependant être appréciées avec circonspection dès lors qu'à l'époque un grave conflit opposait le prénommé à son épouse et qu'il était l'amant de la recourante, dont la forte personnalité avait un ascendant certain sur lui.