Citation: 1C_622/2021 E. 3.4

3.4. Les recourants reprochent à la cour cantonale de ne pas avoir pris en considération le montant des travaux et leur situation financière dans l'appréciation de la proportionnalité de l'ordre de remise en état, alors qu'ils procédaient au bénéfice de l'assistance judiciaire. Ils n'ont toutefois pas fait valoir cet argument dans leur recours cantonal ou dans leurs déterminations pour s'opposer aux mesures de remise en état, de sorte qu'il ne saurait être fait grief à l'autorité précédente d'avoir procédé à une pesée incomplète ou arbitraire des intérêts en n'en faisant pas expressément état. Au demeurant, les coûts de remise en état, que les recourants ne chiffrent pas, leur sont essentiellement imputables puisqu'ils sont liés à des travaux qui n'étaient pas couverts par le permis de construire qui leur avait été délivré le 17 juillet 2014 et qui nécessitaient au préalable l'assentiment du Service du développement territorial. Ils ne sauraient ainsi prétendre faire primer leur intérêt financier à l'intérêt public au rétablissement d'une situation conforme au droit.