Citation: 1P.48/2001 10.04.2001 E. 5

5.- Les recourants prétendent enfin que l'indemnité de partie allouée à la Commune de X.________ aurait été fixée de manière arbitraire et en violation des art. 137 du Code de procédure et de juridiction administrative du canton de Fribourg (CPJA) et 11 du Tarif des frais de procédure et des indemnités en matière de juridiction administrative, du 17 décembre 1991 (LTar). En vertu de l'art. 86 al. 1 OJ, le recours de droit public n'est recevable qu'à l'encontre des décisions prises en dernière instance cantonale. Cette disposition signifie que les griefs soulevés devant le Tribunal fédéral ne doivent plus pouvoir faire l'objet d'un recours ordinaire ou extraordinaire de droit cantonal (ATF 126 I 257 consid. 1a p. 258 et la jurisprudence citée). Selon l'art. 114 al. 1 let. c CPJA, le Tribunal administratif connaît en dernière instance cantonale des recours contre les décisions prises par les préfets. A teneur de l'art. 148 al. 1 CPJA, la fixation du montant des frais de procédure, de l'indemnité de partie ou de l'indemnité allouée au défenseur désigné peut faire l'objet d'une réclamation auprès de l'autorité qui a statué, lorsque seule cette partie de la décision est contestée. Ainsi, comme le relève l'autorité intimée, si les recourants ne disposaient d'aucune voie de droit sur le plan cantonal pour contester au fond l'arrêt qu'elle a rendu le 11 décembre 2000, ils pouvaient en revanche attaquer celui-ci par le biais d'une réclamation, s'agissant de l'indemnité de partie allouée à leur partie adverse. Les hoirs de feu A.________ n'ayant pas suivi cette voie, leur recours de droit public doit être déclaré irrecevable sur ce point, faute d'épuisement des instances cantonales.