Citation: 5A_828/2019 E. 1

Le 29 août 2016, B.________ a sollicité de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) le prononcé de mesures provisionnelles tendant à la modification du jugement de mesures protectrices du 8 mars 2010 en tant qu'il attribuait la jouissance du domicile conjugal à A.________. Cette requête a été rejetée par arrêt du 16 janvier 2018. La Cour de justice a statué sur l'entier du litige par arrêt du 31 mai 2018, contre lequel aucun recours n'a été déposé. Il résulte des décisions cantonales successives, désormais définitives et exécutoires, que le divorce est prononcé et le régime matrimonial des parties liquidé. B.________ a été condamné à payer à A.________ 974'616 fr. 55, intérêts en sus, à titre de liquidation du régime matrimonial, et 372'070 fr. 10, intérêts en sus, à titre de contribution d'entretien post-divorce. La cour cantonale a notamment retenu que l'époux avait indiqué devoir vendre la villa occupée par l'épouse pour s'acquitter des montants qu'il lui devait; celle-ci disposait ainsi d'un intérêt à la conclusion de la vente immobilière en vue d'obtenir les montants qui lui étaient dus; aucun élément du dossier ne permettait dès lors de retenir qu'elle ne libérerait pas la villa en temps voulu. A.________ occupe cependant toujours le bien immobilier. Elle a par ailleurs obtenu un séquestre sur celui-ci pour ses créances résultant du jugement de divorce.