Citation: 5A_74/2024 E. 5.1

5.1. La Cour de justice a estimé que les critiques de la mère - qui qualifiait de viciée l'audition de la mineure, en tant que celle-ci n'avait pas été entendue sur l'ensemble des éléments pertinents (en particulier la répartition des tâches parentales, ses craintes en lien avec la consommation d'alcool de l'intimé et les modalités des relations personnelles envisagées), la privant ainsi de la possibilité de s'exprimer à ce sujet - n'étaient pas fondées. Les juges cantonaux ont estimé que l'intéressée avait été entendue par des professionnels au regard de son jeune âge et que ces derniers s'étaient, sur la base de ses déclarations, déterminés sur la seule question de savoir si le maintien des relations personnelles entre la mineure et l'intimé étaient dans l'intérêt de celle-ci. La Cour de justice a encore précisé que l'audition de l'enfant n'avait pas pour objectif d'établir la répartition des tâches parentales entre les parties, mais de déterminer la nature des liens de la mineure avec l'intimé et leurs effets sur son développement.