Citation: 6B_970/2022 E. 1.6

1.6. Le recourant fait valoir que la cour cantonale est tombée dans l'arbitraire en retenant qu'il avait importé 25 kilos de marijuana livrés par le réseau de I.________ entre mars 2019 et janvier 2020 (jugement attaqué p. 21). La cour cantonale a retenu que J.________ avait été condamné pour avoir transporté, les 11 mars, 24 avril et 27 mai 2019, des quantités indéterminées de marijuana, d'au moins cinq kilos à chaque fois, qui avaient été livrées au recourant. En outre, il avait également été condamné pour s'être rendu le 20 janvier 2020 à proximité de U.________, où il avait été rejoint par I.________ qui avait fourni, ce jour-là, deux sacs contenant cinq kilos de marijuana chacun au recourant. La cour cantonale s'est référée pour l'essentiel aux déclarations de J.________ qui a reconnu l'intégralité des faits qui lui étaient reprochés. Elle s'est également fondée sur des conversations enregistrées du recourant, qui confirmaient des livraisons à ces trois dates (n os 28'681, 31'257). Lors d'une conversation téléphonique du 20 janvier 2020, au domicile du recourant, on pouvait en outre entendre ce dernier parler de "PDCW CW", de "Big BD", de "beuh" ou encore de "weed" au sujet des paquets livrés, de sorte qu'il ne s'agissait pas de CBD (jugement attaqué p. 37 s.). Le recourant soutient que les déclarations de J.________ sont insuffisantes pour établir qu'il était le destinataire des livraisons et les quantités de drogue livrée. Il reproche à la cour cantonale de ne pas avoir indiqué quelles étaient les conversations téléphoniques qui confirmeraient les livraisons. Il cite une conversation (n° 31'273), où le recourant mentionnerait détenir 200 kilos de marijuana. Cette argumentation, largement appellatoire, ne permet pas de démontrer que le raisonnement de la cour cantonale serait arbitraire. En effet, les livraisons et les quantités de drogue livrée ont été reconnues par J.________, qui, ce faisant, se mettait lui-même en cause. En outre, le fait que le recourant a également vendu du CBD n'implique pas que la quantité de la drogue livrée était inférieure à ce qui a été retenu. Insuffisamment motivée, l'argumentation du recourant est irrecevable.