Citation: 2C_174/2024 E. 8

Enfin, par surabondance, le recourant perd de vue que la maxime inquisitoire ne dispense pas les parties de collaborer à l'établissement des faits et qu'il leur incombe d'étayer leurs propres thèses, de renseigner le juge sur les faits de la cause et de lui indiquer les moyens de preuves disponibles, spécialement lorsqu'il s'agit d'élucider des faits qu'elles sont le mieux à même de connaître. En l'absence de collaboration de la partie concernée par de tels faits et d'éléments probants au dossier, l'autorité qui met fin à l'instruction en considérant qu'un fait ne peut être considéré comme établi, ne tombe ni dans l'arbitraire ni ne viole l'art. 8 CC relatif au fardeau de la preuve (ATF 148 II 465 consid. 8.3; 140 I 285 consid. 6.3.1). Dans le cas présent, il était loisible au recourant d'établir qu'il avait rempli les exigences des modules concernés (rédaction en grec de 3-5 pages, exercices de version à rendre chaque semaine et traduction d'un texte suivi de 5-6 pages), par exemple en requérant une attestation spécifique de sa chargée de cours sur ces points. Faute de l'avoir fait, il ne saurait reprocher à la Cour de justice un défaut d'instruction à cet égard, étant rappelé que l'Université avait clairement indiqué que les bonnes attestations n'avaient pas été produites.