Citation: 5P.408/2004 10.01.2005 E. 1

2.3 Le recourant soutient que la Cour de cassation n'indique aucun motif pertinent qui permettrait de comprendre pourquoi elle a refusé de tenir compte d'un revenu hypothétique de l'intimée, dès lors qu'elle se limite à mentionner qu'on ne saurait exiger de celle-ci qu'elle reprenne une activité, à savoir artiste de cabaret, considérée comme immorale par son conjoint. Il conteste en outre avoir jamais porté un tel jugement de valeur, mais prétend qu'il a simplement été choqué en découvrant que son épouse continuait à pratiquer cette profession, incompatible, selon lui, avec son statut de femme mariée. L'autorité cantonale a considéré qu'il n'y avait pas lieu d'imputer un revenu hypothétique à l'épouse puisque les ressources du couple, constituées du salaire du mari et des prestations de chômage de sa femme, suffisaient à couvrir leur entretien. Au surplus, on pouvait s'étonner que le mari reprochât à l'épouse d'avoir abandonné son activité d'artiste de cabaret alors qu'il expliquait, par ailleurs, que son sens moral avait été heurté lorsqu'il avait découvert qu'elle poursuivait un tel commerce. Il n'était donc pas possible d'exiger de l'intéressée qu'elle reprît son ancienne activité. Cette motivation permet de comprendre le raisonnement suivi par les juges et de le critiquer en connaissance de cause, ce que le recourant a d'ailleurs fait (cf. consid. 3 infra); les exigences tirées de l'art. 29 al. 2 Cst. sont donc respectées. Pour le surplus, le recourant conteste en vain la motivation présentée, car le caractère convaincant ou non de celle-ci ne peut être examiné sous le couvert de l'art. 29 al. 2 Cst.