Citation: 2C_67/2007 11.06.2007 E. 4

Le Tribunal administratif a retenu que les époux X.________ s'étaient séparés après seulement deux ans et demi de cohabitation et que, depuis lors, ils n'avaient pas repris la vie commune, sous réserve de quelques tentatives qui s'étaient toutes soldées par un échec. Le 20 décembre 2006, la femme du recourant avait déclaré qu'elle ne voulait pas reprendre la vie commune avec son mari et qu'elle avait décidé d'entamer une procédure de divorce. Quant au recourant, il avait affirmé, le 21 décembre 2006, qu'il ne pouvait pas reprendre une vie commune normale avec sa femme tant qu'il n'aurait pas réglé ses dettes et soigné sa dépendance aux jeux d'argent. Au demeurant, les relations des époux X.________ étaient bonnes. Les faits déterminants constatés ainsi par l'autorité intimée n'ont pas été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF, de sorte qu'ils lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 et 2 LTF). Au moment où l'arrêt attaqué est intervenu, les époux X.________ étaient déjà séparés depuis plus de cinq ans. Le recourant fait certes valoir qu'il est retourné à réitérées reprises vivre auprès de sa femme pour des périodes de plusieurs semaines entre avril 2003 et juillet 2006 et qu'il garde l'espoir de reconstruire une vie de couple avec elle. Celle-ci a cependant précisé, le 20 décembre 2006, que les séjours précités n'avaient jamais dépassé trois semaines consécutives. En outre, si le recourant voit encore sa femme une fois par semaine, c'est qu'il va faire sa lessive chez elle. Le recourant n'invoque aucun élément concret et vraisemblable permettant d'admettre une volonté réelle d'une reprise prochaine de la vie commune. Il n'allègue du reste pas avoir entrepris de démarches en ce sens. Le fait qu'au début de la séparation, les époux X.________ aient gardé un certain espoir de réconciliation et aient même fait certaines tentatives de reprises de la vie commune n'empêche pas qu'on ne puisse plus croire, depuis fort longtemps, à la restauration d'une vraie vie conjugale. En réalité, la séparation des époux X.________ est durable et il n'y a pas d'espoir tangible de reprise de la vie commune, en dépit des quelques contacts que lesdits époux maintiennent. En se prévalant d'un mariage purement formel pour conserver son autorisation de séjour, le recourant a commis un abus de droit. En outre, le Tribunal administratif a relevé que tout portait à croire que l'union conjugale des époux X.________ apparaissait déjà vidée de sa substance depuis octobre 2001. Ainsi, l'abus de droit existait déjà bien avant l'écoulement du délai de cinq ans prévu à l'art. 7 al. 1 2e phrase LSEE. C'est donc à juste titre que l'autorité intimée a confirmé la révocation de l'autorisation de séjour de l'intéressé. On ne voit pas en quoi elle aurait fait une fausse application de l'art. 7 LSEE. De façon plus générale, le Tribunal administratif a respecté le droit fédéral, notamment l'art. 9 al. 2 lettre b LSEE et l'Accord; il n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation.