Citation: 5F_32/2024 E. 3

À l'appui de sa demande de révision, la requérante rappelle que l'arrêt entrepris retient que " dans la mesure où l'on admet que, dans les limites fixées par l'arrêt de renvoi, des faits et des moyens de preuve nouveaux sont recevables si la procédure cantonale applicable le permet et que l'autorité de renvoi doit même examiner d'office si des faits nouveaux sont survenus avant de rendre sa décision lorsque l'art. 296 al. 1 CPC s'applique, il y a lieu de considérer que la Cour de justice n'a pas versé dans l'arbitraire en allouant des montants supérieurs à ceux offerts par l'intimé dans son recours au Tribunal fédéral compte tenu de l'application de la maxime d'office à la procédure de renvoi ". Elle expose que c'est à tort qu'il est constaté que la Cour de justice avait alloué des contributions d'entretien de montants " supérieurs " à ceux offerts par l'intimé dans son recours au Tribunal fédéral ayant conduit à l'arrêt de renvoi et qu'il est constant que ces montants étaient " inférieurs ". Elle relève sur cette base que s'il est vrai que la contribution d'entretien en faveur des enfants est soumise à la maxime d'office (art. 296 al. 3 CPC), cette maxime est " avant tout " prévue pour permettre au juge une prise en compte adéquate des intérêts de l'enfant. Or en l'occurrence ni la Cour de justice ni le Tribunal fédéral n'ont à juste titre retenu que l'on se trouvait dans une situation particulière dans laquelle le minimum vital (même élargi) du débirentier était atteint en raison des montants admis judiciairement, seule situation qui permettait de se départir de ses conclusions en défaveur des enfants. Partant, le Tribunal fédéral aurait dû considérer qu'en allouant des montants " inférieurs " à ceux offerts par l'intimé en défaveur des enfants, la Cour de justice avait bien versé dans l'arbitraire comme soutenu dans son recours du 26 octobre 2023.