Citation: 2D_23/2019 E. 4

Selon le recourant, il appartenait au Secrétariat d'Etat aux migrations d'examiner sa cause, qui relevait d'un cas de rigueur. Le Service de la population aurait violé le principe de la séparation des pouvoirs en ne soumettant pas la présente affaire audit secrétariat, conformément à l'art. 5 let. d de l'ordonnance du 13 août 2015 du DFJP relative aux autorisations soumises à la procédure d'approbation et aux décisions préalables dans le domaine du droit des étrangers (RS 142.201.1). D'une part, on ne saisit pas en quoi le principe de la séparation des pouvoirs serait ici pertinent. D'autre part, selon le texte même de cette disposition, l'approbation du Secrétariat d'Etat aux migrations est uniquement requise lorsqu'une autorisation de séjour dans un cas individuel d'une extrême gravité a été octroyée par l'autorité cantonale compétente (art. 31 OASA). Or, en l'occurrence, l'autorisation de séjour a été refusée par le Service de la population. Partant, le dossier n'avait pas à être soumis audit secrétariat. Le grief relatif à la séparation des pouvoirs est ainsi rejeté, de même que celui que le recourant invoque dans le même contexte en lien avec une violation du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.).