Citation: 8C_135/2014 E. 5

Le recourant critique ce point de vue. Il soutient que la chute du 16 novembre 2011 est à l'origine des atteintes qui ont entraîné son incapacité de travail jusqu'au 15 août 2012. A l'appui de son grief, il allègue qu'avant l'accident il ne ressentait aucune douleur significative au poignet, lequel ne présentait aucune limitation fonctionnelle. Selon lui, l'opération du 16 janvier 2012 a été réalisée pour remédier aux douleurs déclenchées par l'accident. L'assuré fait d'ailleurs valoir que les médecins qui l'ont opéré n'ont pas fait état de facteurs externes à l'accident qui auraient nécessité l'ablation du matériel d'ostéosynthèse installé il y a plusieurs année. Il soutient également que la deuxième intervention chirurgicale n'a aucun lien avec la fracture initiale, mais qu'elle a été envisagée et réalisée car les douleurs persistaient, malgré un traitement d'ergothérapie. L'assuré se plaint du fait que l'autorité précédente a écarté sans explication deux rapports médicaux des 13 mars et 26 juillet 2012, dans lesquels les doctoresses D.________ et E.________, médecins assistants aux Hôpitaux F.________, attestent "que les opérations des 16 janvier et 14 mai 2012 ont bien eu pour but de traiter les suites de l'événement accidentel du 16 novembre 2011". Par ailleurs, rien ne prouve selon lui que les douleurs seraient survenues même sans l'accident du 16 novembre 2011, contrairement à ce que retient la cour cantonale. Enfin, l'assuré soutient que la simple possibilité d'une rupture du lien de causalité ne suffit pas pour interrompre toute prestation et que l'assureur-accidents n'est délié de son obligation d'octroyer des prestations que si les atteintes reposent exclusivement sur des facteurs étrangers à l'accident assuré.