Citation: 1C_485/2023 E. 2.3

2.3. Cette appréciation doit être confirmée. Il ressort des constatations cantonales - que le recourant ne discute pas - qu'après avoir ressenti les signes précurseurs d'un malaise, il a néanmoins poursuivi sa route sur plus de 250 m. Ce faisant, il a traversé deux passages-piétons, alors que la configuration des lieux lui aurait permis de se garer en bord de chaussée. Il s'est ensuite engagé dans un rond-point et, en voulant sortir de celui-ci, a escaladé l'îlot central et percuté la signalisation implantée sur celui-ci avant d'y rester coincé. L'accident a en outre eu lieu à un moment de la journée (13h50) où la route empruntée est potentiellement fréquentée; que la densité du trafic ait effectivement été faible est sans pertinence, la possibilité d'une mise en danger abstraite d'autres usagers ne pouvant au vu des circonstances et de la configuration des lieux être exclue (sur ces questions, cf. CÉDRIC MIZEL, Droit et pratique illustrée du retrait du permis de conduire, 2015, ch. 41.7, p. 264 s.). Compte tenu de ces éléments, il n'est pas critiquable d'avoir qualifié la mise en danger de moyennement grave (cf. CÉDRIC MIZEL, Les nouvelles dispositions légales sur le retrait du permis de conduire, in RDAF 2004 p. 366; a contrario casuistique en matière de mise en danger légère in ANDRÉ BUSSY ET AL., Code suisse de la circulation routière commenté, 4e éd. 2015, ch. 1.3, 1.5, 6.2.1 et 6.3.1 ad art. 16a LCR).