Citation: 6B_1202/2018 E. A

A.________ a été employé par C.________ SA. Le 1er juin 2016, il a été affecté au magasin de la rue D.________ à E.________. Par courriel du 7 juin 2016, A.________ a écrit à sa supérieure hiérarchique, Y.________, gérante du magasin, en faisant référence à leur entretien concernant une conversation qu'il avait eue avec une cliente. Il a prié la prénommée de bien vouloir l'excuser pour sa "personnalité très chaleureuse et tactile". Rapportant les propos qu'il avait tenus à cette cliente, qui avait des bouffées de chaleur et à laquelle il avait déclaré : "j'espère que ce n'est pas moi qui vous fait ça", il a reconnu son tort et a indiqué qu'il allait travailler sur lui pour y remédier. Le 1er septembre 2017, X.________, qui travaillait dans le magasin depuis juin 2017, s'est plainte auprès de Y.________ du fait que A.________ n'arrêtait pas de lui écrire, de l'appeler et de lui faire des avances, en précisant qu'elle était mal à l'aise en raison de ce comportement qu'elle estimait déplacé. Le même jour, elle a écrit deux courriels à sa supérieure. Le premier avait la teneur suivante : "X.________, Je t'envoie ce mail pour te faire part de quelques informations qui me semblent importantes. Je me sens un peu mal à l'aise par rapport à A.________ car il me fait des avances et je trouve ça mal placé par rapport au travail, surtout que je ne suis pas intéressée et il a l'air de ne pas le comprendre. Il m'a plusieurs fois envoyé des messages depuis le premier jour et me fait souvent du rentre dedans au travail comme par exemple me proposer de partir en week-end à Londres avec lui. Je trouve ça très déplacé. Surtout qu'il ne voit pas le mal quand je lui dis non et insiste. [...]" Le second courriel avait la teneur suivante : "X.________, Une cliente est venue se plaindre de A.________. Elle était très contrariée car il l'a très mal servie. Apparemment il lui aurait fait des avances et au moment où elle les a refusées, il aurait été super mal poli avec elle. [...] Ce n'est pas la première à me le dire ou à me demander absolument de ne pas être servie par lui. Je pensais important que tu sois au courant. [...] " Le 4 septembre 2017, lors d'un entretien en présence de la responsable des ressources humaines de l'entreprise et de Y.________, A.________ a été licencié en raison de son comportement inapproprié et de ses ventes insuffisantes. Le 24 novembre 2017, A.________ a ouvert action pour licenciement abusif auprès du Tribunal des Prud'hommes. Le 13 mars 2018, il a déposé plainte pénale contre X.________ et Y.________, pour calomnie, subsidiairement diffamation.