Citation: 6B_1189/2021 E. 2.3.2

2.3.2. Le recourant ne démontre pas en quoi la cour cantonale aurait procédé à une appréciation anticipée des preuves arbitraire et tel n'apparaît pas être le cas. Il ne démontre en particulier pas en quoi la cour cantonale aurait déduit des considérations insoutenables du rapport du CURML, étant rappelé que celui-ci a conclu que, bien que peu spécifique, le tableau lésionnel était compatible avec la version des faits présentée par l'intimée. C'est en vain que le recourant soutient que le rapport du CURML portait d'abord sur l'examen médical de l'intimée et n'avait pas comme unique mission de "donner un avis scientifique sur un lien de causalité possible entre les faits reprochés au recourant et les constatations factuelles faites" (mémoire de recours, p. 6). En effet, la mission du CURML consistait notamment à examiner l'intimée et à effectuer un constat de lésions traumatiques et d'agression sexuelle (rapport du CURML, p. 1; pièce 16 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). À cet égard, le rapport d'expertise gynécologique a mis en évidence des douleurs au moment de l'introduction du speculum, un érythème au niveau de la fourchette postérieure et un érythème au pourtour de l'urètre; il a également conclu que l'absence de lésion ne permettait pas d'exclure la survenance d'un rapport non consenti. En outre, dans le rapport, les médecins ont notamment constaté la présence de lésions traumatiques pouvant entrer chronologiquement en relation avec les événements décrits, à savoir deux ecchymoses au niveau du cou, qui pourraient être la conséquence d'une saisie au cou au cours des faits, deux ecchymoses au niveau des deux cuisses, qui sont la conséquence d'un traumatisme contondant, et d'une zone de dermabrasions au niveau de la jambe droite, qui évoquent des lésions de grattage (rapport du CURML, p. 7). Il s'ensuit que la cour cantonale pouvait sans arbitraire refuser d'ordonner une expertise médico-légale, dès lors que le rapport du CURML prenait en considération les faits reprochés au recourant. Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.