Citation: I 288/06 20.04.2007 E. A

G.________, née en 1956, travaillait à temps partiel en qualité de boursière de la commune de X.________ et exploitait, en sus de ses activités ménagères, une parcelle de vigne lui appartenant. Le 25 septembre 2001, elle a été victime d'une rupture d'anévrisme de l'artère communicante antérieure avec hémorragie sous-arachnoïdienne. Elle souffre depuis lors de troubles de la mémoire antérograde et rétrograde, de céphalées et d'une fatigabilité importante. Le 12 novembre 2002, l'assurée a déposé une demande de prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Vaud (ci-après: l'office AI). Selon le docteur B.________, médecin au service de neuroréadaptation du Centre hospitalier Y.________, l'assurée disposait, nonobstant les troubles qu'elle présentait, d'une capacité résiduelle de travail de 25 % dans son poste de boursière communale. En outre, elle pouvait exercer une activité adaptée (n'exigeant pas d'effort de mémoire important, de type répétitif, sans pression de temps, sans perturbation sonore), sans qu'il soit toutefois possible de préciser la durée et le rendement exigible dans une telle activité (rapport du 18 décembre 2002). Quant à l'enquête économique sur le ménage mise en oeuvre par l'office AI en vue de déterminer la capacité de l'assurée à effectuer ses travaux habituels, elle a établi que l'intéressée subissait un degré d'empêchement de 35 % dans l'exercice de ses travaux habituels et de 50 % dans le cadre de son activité viticole (rapport établi le 9 avril 2003). Le 20 novembre 2003, l'assurée a été licenciée par son employeur pour le 29 février 2004. Le Service médical régional de l'AI (SMR) a alors estimé que l'activité de boursière communale ne pouvait pas être exigée de la part de l'assurée. Seule une activité simple, sans stress et sans consigne compliquée nécessitant de la mémorisation était exigible, pour autant que celle-ci ne dépasse pas un taux de 40 % et moyennant un rendement de 50 % environ (avis médical du 10 décembre 2003). Sur la base de ces considérations médicales, l'office AI a estimé qu'il était difficile, voire impossible, d'envisager la reprise d'une activité professionnelle dans le circuit économique normal. Seule une activité dans un atelier protégé était désormais envisageable. Par décision du 11 octobre 2004, l'office AI a alloué à l'assurée un quart de rente d'invalidité à compter du 1er novembre 2004. Le 21 juin 2005, l'office AI a admis l'opposition formée par l'assurée contre la décision précitée. Il a considéré en définitive que sans atteinte à la santé, l'assurée aurait consacré 35 % de son temps à l'exercice de son activité lucrative, 55 % à la tenue de son ménage et le reste à l'exercice de son activité viticole. Compte tenu de taux d'empêchement de 86,29 %, respectivement 35 % et 50 %, l'assurée subissait une invalidité globale de 54 % qui lui ouvrait droit à une demi-rente d'invalidité à compter du 1er septembre 2002.