Citation: 4A_87/2021 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a considéré, sur la base de deux motifs indépendants, que l'entrepreneur pouvait prétendre à la rémunération, calculée à des prix unitaires, au titre du papier peint posé derrière les armoires et les plinthes. D'une part, la demanderesse avait allégué et déposé trois factures datées du 20 janvier 2014; l'une d'entre elles concernait précisément le nombre de mètres carrés de papier peint fourni et posé (513,9 m² au total). Un calcul détaillé y figurait, chambre par chambre et étage par étage. Dans sa réponse, le défendeur avait allégué, s'agissant du papier peint, que sa quantité (m²) ne correspondait pas à ce qui avait réellement été posé, cette erreur se répercutant sur les fournitures. Il n'a toutefois jamais indiqué pour quelle raison les quantités détaillées par la demanderesse étaient erronées, en alléguant plus particulièrement qu'il n'y avait pas de papier peint derrière les plinthes et les armoires; il ne s'est pas non plus déterminé à ce sujet dans sa duplique. Le défendeur n'avait ainsi pas motivé suffisamment sa contestation sur ce point. D'autre part, si l'expert n'était certes pas allé regarder derrière les armoires pour voir si du papier peint s'y trouvait, ceci s'expliquait par le fait qu'il eût fallu les démonter, ce qui aurait engendré des frais disproportionnés. Nonobstant, ledit expert avait indiqué que la pose du papier peint (ingrain) avait été effectuée avant la pose des armoires et des plinthes, comme c'était habituellement le cas. Il était ainsi vraisemblable que cette pose soit intervenue. Selon la cour cantonale, il s'agissait là d'un usage et il eût appartenu au défendeur - architecte de profession et à même de connaître cet usage - de démontrer qu'il avait décidé de procéder différemment dans le cas d'espèce. Il n'en avait rien fait.