Citation: 4C.141/2006 24.08.2006 E. A

A.a Par contrat de travail du 9 octobre 2000, soumis à la Convention collective nationale de travail pour les hôtels, restaurants et cafés de 1998 (ci-après: CCNT 1998), B.________ a engagé A.________ en qualité de cuisinier à la Brasserie X.________, à Lausanne. Le contrat prévoyait que la durée moyenne de la semaine de travail était de 41 heures et que le travailleur avait droit à quatre semaines de vacances par année. Le salaire brut mensuel initial de A.________ se montait à 4'500 fr.; ce dernier avait droit à une participation au 13ème salaire de 200 fr. par mois dès le 7ème mois de travail. Le travailleur a débuté son activité le 1er novembre 2000. Dès le 1er janvier 2003, son salaire a été augmenté à 4'600 fr. brut par mois, la participation mensuelle au 13ème salaire passant à 288 fr. à partir du 1er août 2003, puis à 383 fr. à partir du 1er janvier 2004. Pendant la durée des rapports de travail entre parties, cinq employés travaillaient à la Brasserie X.________, dont, outre le demandeur, un ou deux cuisiniers. L'horaire des employés de cuisine était affiché dans ce local, sous la forme du tableau suivant: "HORAIRE DES EMPLOYES DE CUISINE Peut être modifié en cas de banquets Matin Soir Lundi 09.30 14.30 17.45 22.30 Mardi 09.30 14.30 17.45 22.30 Mercredi 09.30 14.30 17.45 22.30 Jeudi 09.30 14.30 17.45 22.30 Vendredi 09.30 14.30 17.45 23.00 Samedi 09.30 14.30 17.45 23.00 Dimanche et jours fériés 10.30 15.00 17.45 22.00 Nouvel an 31.12. 10.00 jusqu'à 03.00 du matin 1er janvier fermé, compense le 31 décembre Total horaire hebdomadaire: 40.75 heures Chaque employé a droit chaque jour à 15 minutes pour le petit déjeuner et à 30 minutes à chaque repas. Les heures supplémentaires ne peuvent pas être reprises d'office comme le désire l'employé. Elles seront compensées ultérieurement d'entente avec le patron. Les jours de congé peuvent être modifiés selon les besoins." L'instruction a établi que, pendant les périodes saisonnières creuses, il arrivait que le personnel finisse de travailler plus tôt que l'horaire prévu. Par ailleurs, le travailleur n'était pas très ponctuel. A.b Il a été retenu que les rapports entre les plaideurs se sont dégradés dès la fin 2001. Ainsi, par courrier du 23 novembre 2001, l'employeur a reproché au cuisinier d'avoir pris un jour de congé de sa propre initiative. Par une nouvelle lettre du 22 août 2003, B.________ a donné un avertissement à A.________, lequel s'était octroyé, sans autorisation, une semaine de vacances supplémentaire. Le 26 décembre 2003, l'employeur a encore averti le travailleur, qui ne s'était pas présenté sur son lieu de travail le 23 décembre 2003, alors qu'un congé pour le jour en question lui avait été formellement refusé. A.c Le 13 juillet 2004, B.________ a licencié A.________ pour le 31 août 2004 et l'a libéré de l'obligation de travailler dès le 6 août 2004, pour prendre en compte les jours fériés et les vacances encore dus au travailleur. Par pli du 5 août 2004, le cuisinier s'est opposé à son licenciement, considérant qu'il était abusif au sens de l'art. 336 CO. Il a été constaté que B.________ a congédié A.________ en raison des difficultés économiques qu'il traversait. Le 27 août 2004, le même employeur, à son grand regret, a ainsi licencié un autre employé en raison d'une restructuration.