Citation: 7B_125/2023 E. 1.3.2

1.3.2. En second lieu, l'ordonnance du 29 décembre 2022 pouvait également être vue comme étant une authentique ordonnance de suspension de l'instruction, rendue en application de l'art. 314 CPP après que le Ministère public avait implicitement ouvert une instruction pénale contre C.________ (seconde hypothèse; arrêt attaqué, consid. 3.2 p. 5). Néanmoins, dans ce cas également, et même si l'ordonnance avait par ailleurs pour effet implicite une disjonction des procédures (cf. art. 30 CPP), le recourant devait se voir dénier tout intérêt juridiquement protégé au sens de l'art. 382 al. 1 CPP, ses critiques revenant en définitive uniquement à se plaindre de la manière dont était traité un co-prévenu (cf. arrêt attaqué, consid. 3.2.2 p. 6). Le recourant ne disposait au demeurant que d'une perspective d'un intérêt futur, qui n'était susceptible d'être réalisé qu'en cas de mise en prévention formelle de C.________. Or une telle perspective était insuffisante en l'état pour justifier une qualité pour recourir au sens de l'art. 382 al. 1 CPP (cf. arrêt attaqué, consid. 3.2.3 p. 7). Enfin, même si le recourant devait être considéré comme dénonciateur dans la cause concernant C.________ - et non comme co-prévenu -, il avait échoué à démontrer en quoi, au regard de l'art. 105 al. 2 CPP, il serait directement touché dans ses droits (cf. arrêt attaqué, consid. 4.3 p. 7).