Citation: 1C_651/2022 E. 1

En l'occurrence, le Ministère public a retenu que le recourant s'était endormi au volant comme il l'avait affirmé dans un premier temps à la police et a écarté sa version subséquente selon laquelle un bâillement lui aurait fait momentanément fermer les yeux. Il l'a ainsi condamné pour infraction aux art. 31 al. 1 et 2 et 91 al. 2 let. b de la loi fédérale sur la circulation routière (LCR; RS 741.01). Le recourant n'a pas contesté la condamnation pénale, alors que rien ne l'empêchait de faire valoir ses griefs en épuisant, au besoin, les voies de droit à disposition dans la procédure pénale. Les faits qui y sont constatés liaient dès lors l'autorité administrative. A cet égard, le Tribunal cantonal a écarté l'argument du recourant selon lequel il n'avait pu contester sa condamnation pénale faute de moyens financiers en se fondant sur différents motifs, dont celui-ci n'établit pas le caractère arbitraire. Dès lors qu'il n'a pas utilisé les voies de droit mises à sa disposition et qu'aucune des conditions permettant à l'autorité administrative de s'écarter du jugement pénal n'est remplie, c'est à juste titre que le SCAN et le Tribunal cantonal ont statué sur la base des faits établis par l'autorité pénale.