Citation: 9C_232/2007 05.03.2008 E. 6

La recourante allègue enfin une violation de son droit d'être entendue dans la mesure où elle estime que la juridiction cantonale a largement éludé la question concernant la diminution des défenses immunitaires en cas de dépression et les implications que cela entraîne sur le caractère évitable de certaines affections dentaires. Elle soutient que les premiers juges se sont contentés de citer une jurisprudence selon laquelle les caries et les parodontites, notamment, peuvent être évitées par une bonne hygiène buccale et dentaire. Le droit d'être entendu comporte l'obligation pour le juge de motiver sa décision, afin que ses destinataires et toutes les personnes intéressées puissent la comprendre et l'attaquer utilement en connaissance de cause s'il y a lieu, et qu'une instance de recours soit en mesure, si elle est saisie, d'exercer pleinement son contrôle (cf. notamment ATF 124 V 180 consid. 1a p. 181). Le principe de la libre appréciation des preuves (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352) ne dispense pas le juge de l'obligation d'établir et de présenter avec précision les faits déterminants pour la solution du litige, si nécessaire en démêlant avec soin le résultat de l'administration des preuves (ATF 123 II 49 consid. 6 p. 54 sv.). Le juge n'est cependant pas tenu d'exposer et de discuter tous les faits ressortant de l'instruction; il peut au contraire se limiter à retranscrire ceux qui, sans arbitraire, apparaissent pertinents pour la solution du litige (ATF 121 I 54 consid. 2c p. 57 et les arrêts cités). En l'occurrence, le fait de ne traiter que superficiellement la question de la diminution des défenses immunitaires en cas de dépression et du caractère évitable de certaines lésions ou affections dentaires liées à cette situation n'est pas insoutenable selon la jurisprudence citée dans la mesure où la juridiction cantonale a abouti à la conclusion que le trouble dépressif n'avait pas atteint une intensité propre à empêcher une hygiène buccale suffisante pour éviter des dégâts tels que ceux constatés. Cette conclusion implique automatiquement le rejet de l'argumentation amenée par les docteur D.________, déjà en instance cantonale, et E.________, en instance fédérale. On ajoutera qu'une nouvelle fois, cette argumentation est développée a posteriori, sans connaissance directe du cas et, par conséquent, d'une manière générale. Le recours est donc en tous points mal fondé.