Citation: 8C_548/2018 E. 3

La recourante fait valoir que les troubles n'ont pas cessé à la fin de son traitement antibiotique et que, selon le rapport du docteur E.________ du 7 avril 2015, le tableau clinique existant près de huit mois après la morsure est encore compatible avec l'événement du 27 juin 2014. La recourante conteste en outre la valeur probante du rapport d'expertise du CEMed, en reprochant aux médecins du centre d'avoir reconnu le caractère somatique des troubles tout en niant l'obligation de prester de l'intimée. Par ailleurs, la recourante fait valoir qu'un diagnostic de syndrome post-borréliose n'est pas nécessaire pour admettre une prise en charge par l'assureur-accidents et invoque notamment les cas de neuroborréliose ou de manifestations rhumatologiques. Enfin, elle met en doute la fiabilité des tests en vue d'établir l'existence d'une neuroborréliose, respectivement d'une maladie de Lyme, en référence à la doctrine médicale. Elle requiert alors la mise en oeuvre d'une expertise pluridisciplinaire aux fins de déterminer le lien de causalité naturelle entre la morsure de tique et la persistance des symptômes après le traitement antibiotique.