Citation: 6B_1396/2022 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a retenu qu'après avoir déposé leurs papiers à U._________, les recourants ont néanmoins continué de vivre dans leur maison familiale de V._________. En substance, elle s'est fondée sur le fait que les recourants étaient constamment vus à leur domicile de V._________, que l'Intendance des impôts du canton de Berne avait rendu une décision le 12 décembre 2016 aux termes de laquelle le domicile fiscal des recourant était fixé à V._________ à partir de l'année fiscale 2014, et que les problèmes de santé du frère de la recourante ne justifiaient pas que les intéressés, qui lui apportaient une aide ponctuelle, dormissent la plupart du temps dans la même maison que lui, à U._________. De surcroît, il était peu crédible que les recourants aient souhaité abandonner leur maison familiale de V._________, d'une valeur incendie de 680'000 fr. avec piscine et un terrain de 1'100 m2 (cf. jugement de première instance, consid. 2.3.2 p. 19, par renvoi du jugement entrepris, consid. 10 p. 7), pour s'établir dans une maison en bord de route cantonale à U._________, décrite par des témoins comme "dans son jus". L'autorité précédente observait encore que, lors de l'inscription de la société à responsabilité limitée "F._________ Sàrl" au registre du commerce, en fin d'année 2016, soit à peine quelques mois avant la votation litigieuse, le recourant avait mentionné à titre d'indication personnelle le concernant être domicilié à V._________. De plus, lorsqu'il avait été amené à s'expliquer sur sa situation de domicile par-devant la commission de gestion et de surveillance le 12 novembre 2018, le recourant s'était trompé quant au numéro d'immeuble à la rue W._________ où était censé se trouver son domicile de U._________, l'intéressé ne se cachant pas, du reste, qu'il vivait à V._________ tout en ayant ses papiers à U._________. Enfin, la cour cantonale a considéré que les déclarations des recourants étaient émaillées de propos tenus pour les besoins de la cause - notamment, la raison liée à la santé de feu B.A._________ n'était apparue qu'au fur et à mesure de l'avancement de la procédure pénale - si bien qu'elles n'étaient pas crédibles. En résumé, il était évident pour la cour cantonale que les recourants, quoi qu'ils en disent, avaient bien leur centre de vie et, partant, leur domicile principal dans la commune de V._________ au moment de la votation litigieuse (cf. jugement entrepris, consid. 11-15 pp. 7-14).