Citation: 1F_27/2010 21.12.2010 E. 1

Le 22 décembre 2008, l'Office fédéral des migrations a refusé une demande de naturalisation facilitée déposée par A.________ car ce dernier faisait l'objet de poursuites en suspens et d'actes de défaut de biens de moins de cinq ans. Le 12 janvier 2009, A.________ et son épouse B.________ ont recouru contre cette décision auprès du Tribunal fédéral; leur acte a été transmis au Tribunal administratif fédéral comme objet de sa compétence. Le 22 janvier 2009, A.________ a été invité à payer une avance sur les frais de procédure présumés de 1'000 fr. d'ici au 20 février 2009, à peine d'irrecevabilité. Il a déposé le lendemain une demande de dispense du paiement de l'avance de frais que le Tribunal administratif fédéral a rejetée par décision du 29 janvier 2009 au motif que le procès était dénué de chances de succès. Le Tribunal fédéral a rejeté le recours formé par les époux A.________ et B.________ contre cette décision au terme d'un arrêt rendu le 26 février 2009 (cause 1C_50/2009). Par décision du 4 mars 2009, le Tribunal administratif fédéral a invité A.________ à verser l'avance de frais requise de 1'000 fr. jusqu'au 2 avril 2009, sous peine d'irrecevabilité. L'acte judiciaire qui contenait cette décision, envoyé sous pli recommandé, a été retourné avec la mention "non réclamé". Statuant par arrêt du 20 avril 2009, le Tribunal administratif fédéral a déclaré le recours irrecevable pour non-paiement de l'avance de frais. Le recours interjeté contre cet arrêt par les époux A.________ et B.________ auprès du Tribunal fédéral a été déclaré irrecevable le 27 mai 2009 (cause 1C_208/2009). Le 31 mai 2009, ces derniers ont adressé à l'Office fédéral des migrations une demande de révision sur laquelle cette autorité n'est pas entrée en matière au terme d'une décision prise le 10 juin 2009. Statuant par arrêt du 28 janvier 2010, le Tribunal administratif fédéral a rejeté le recours formé contre cette décision au motif que les époux A.________ et B.________ n'invoquaient pas de motifs de révision prévus par l'art. 66 PA ni de modification importante des circonstances survenue depuis l'arrêt du Tribunal fédéral du 27 mai 2009 propre à contraindre l'autorité inférieure à statuer au fond. Il relevait en particulier que A.________ n'avait à aucun moment démontré avoir assaini sa situation financière et ne plus faire l'objet de dettes ou de poursuites, éléments jugés essentiels pour refuser la naturalisation facilitée. Le Tribunal fédéral a rejeté le recours interjeté contre cet arrêt par les époux A.________ et B.________ en date du 22 mars 2010 (cause 1C_124/2010). Le 2 décembre 2010, les époux A.________ et B.________ ont saisi le Tribunal fédéral d'un recours tendant à ce que l'Office fédéral des migrations délivre la naturalisation facilitée sollicitée. Ils ont joint en annexe diverses pièces du même jour attestant du remboursement à la Caisse communale de la Ville de Lausanne d'un montant de 3'644.35 fr. perçu à titre de prestations sociales et une attestation de l'Administration cantonale des impôts également du 2 décembre 2010 certifiant que A.________ est à jour avec le paiement de ses impôts jusqu'à et y compris l'année fiscale 2008. Interpellés sur le sens de leur démarche, ils ont déclaré vouloir introduire une demande de révision conformément aux art. 121 ss LTF. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.