Citation: H 148/06 07.08.2007 E. 4

4.1 Le recourant fait tout d'abord valoir qu'il a besoin d'aide pour remettre en ordre ses habits après être allé aux toilettes parce qu'il ne peut plus se baisser pour relever son pantalon. En second lieu, il fait valoir qu'il a également besoin d'aide pour contrôler la propreté de ses jambes après être allé aux toilettes. Troisièmement, il invoque avoir besoin d'une surveillance directe dans ce même contexte car en cas de chute, il ne pourrait plus se relever seul. Le recourant conteste ensuite pouvoir se lever et s'asseoir sans l'aide d'autrui. A cet égard, il explique qu'il ne se lève jamais sans la présence d'une aide familiale. 4.2 Il ressort du rapport d'enquête effectué au domicile du recourant que dans le cadre de l'acte ordinaire « se vêtir/se dévêtir », ce dernier n'a besoin d'aide que pour mettre et enlever ses chaussettes à varices, matin et soir. En effet, le recourant n'arriverait plus à se baisser et à atteindre ses pieds en raison de douleurs à la colonne vertébrale. En revanche, il est précisé que l'assuré met et enlève les autres habits sans aide. Par conséquent, le besoin d'aide pour relever ses pantalons ou contrôler la propreté de ses jambes lorsqu'il se rend aux toilettes n'est pas établi. Il faut encore se demander si le recourant a besoin, comme il le prétend, de l'aide de tiers fournie régulièrement et dans une mesure importante pour aller aux toilette en raison du risque de chute. Selon le rapport d'enquête du 1er février 2005 (sous le point 3.1.5), le pied droit du recourant n'est pas toujours stable, ce qui nécessite l'utilisation d'une ou de deux cannes pour aller aux toilettes. Il est précisé cependant qu'il se déplace seul. Certes, il risque de chuter et a besoin de l'aide de tiers dans un tel cas dans la mesure où il ne pourrait se relever seul. Toutefois, ce risque reste exceptionnel, de sorte qu'il ne peut pas être pris en considération (cf. RCC 1987 p. 263). En ce qui concerne l'acte d'aller aux toilettes, on ne peut donc pas parler d'une impotence régulière et importante. En ce qui concerne l'acte ordinaire « se lever/s'asseoir/se coucher », aucun élément - médical ou autre - susceptible de démontrer l'incapacité du recourant à effectuer au moins une fonction partielle de cet acte ordinaire de la vie n'est avancé. Par conséquent, le besoin de l'aide d'autrui pour l'accomplissement de cet acte n'est pas non plus établi.