Citation: 5A_943/2013 E. 3

La recourante reproche aussi à l'autorité cantonale d'avoir considéré, contrairement au tribunal de première instance, qu'il ne se justifiait pas d'astreindre l'intimé à lui verser une part de son éventuel bonus. Elle expose que le mari se chargeait principalement de l'entretien de la famille et percevait régulièrement un bonus lorsque les parties étaient encore mariées, de sorte que celui-ci faisait partie intégrante de ses revenus. Il devait donc être pris en considération pour déterminer l'entretien convenable auquel elle pouvait prétendre, cet entretien devant se calculer par rapport au niveau de vie commun des époux avant la séparation. Les juges précédents ont estimé que, pour maintenir un niveau de vie comparable à celui mené durant la vie commune, l'épouse avait besoin d'une contribution de 1'200 fr. par mois, de sorte que le mari n'avait pas à lui verser en sus, le cas échéant, la moitié de son bonus annuel. La recourante ne démontre pas quel aurait été, selon elle, son niveau de vie antérieur. Elle se contente d'affirmer, de manière générale, que le bonus éventuellement perçu par l'intimé doit être pris en considération pour déterminer son entretien convenable: il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur ce moyen, faute de motivation suffisante (art. 42 et 106 al. 2 LTF).