Citation: 6B_1058/2020 E. 2.3

2.3. Se fondant sur les déclarations faites à la police par le recourant, B.________ (le 27 mai 2019) et D.________, responsable de la sécurité (le 7 septembre 2019), la cour cantonale a relevé que les versions des divers protagonistes concordaient toutes sur le fait que l'intervention des policiers avait été requise à la suite d'une bagarre impliquant plusieurs personnes. Elle a toutefois relevé qu'aucune des personnes auditionnées par la police, dont D.________, n'avait vu B.________ frapper le recourant. En outre, les bandes de vidéosurveillance de la discothèque n'avaient pas pu être extraites, ayant été automatiquement détruites 4 jours après les événements. Selon la cour cantonale, hormis les déclarations du recourant - qui était fortement alcoolisé, ce qui amenuisait sa crédibilité -, le dossier ne révélait aucun indice concret et concluant, laissant à penser que B.________ eût pris part à la bagarre et fut l'auteur des lésions subies par le recourant. Ne voyant pas quel acte d'enquête aurait permis d'identifier les auteurs des lésions corporelles constatées, la cour cantonale a considéré que rien n'indiquait qu'une confrontation des protagonistes, telle que requise par le recourant, eût permis de faire avancer la procédure, ayant tout lieu de penser qu'ils maintiendraient leur version. Le temps écoulé depuis le déroulement des faits en cause ne permettait pas davantage d'envisager d'autres actes d'instruction susceptibles d'identifier le ou les auteurs. En définitive, la cour cantonale a considéré que la prévention de lésions corporelles n'était pas établie avec une vraisemblance suffisante pour justifier l'ouverture d'une procédure pénale.