Citation: 6B_585/2018 E. 3.4

3.4. Le recourant a également réalisé les éléments constitutifs de l'art. 140 ch. 4 CP. Celui-ci a ainsi, à deux reprises, apposé la lame de son couteau directement sur le cou de l'intimé. Ce dernier avait déjà, peu auparavant, présenté une hyperventilation. Il aurait ainsi suffi d'un nouvel accès de panique, d'un tressaillement ou d'une convulsion pour que le geste du recourant pût entraîner une lésion mortelle. L'argumentation développée sur ce point par le recourant est irrecevable dans la mesure où elle s'écarte de l'état de fait de la cour cantonale, par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF) et dont il n'a pas démontré l'arbitraire (cf. consid. 2 supra). Il en va ainsi lorsque l'intéressé tente de minimiser la violence utilisée au cours du brigandage ou de pointer de prétendus mensonges de l'intimé. Pour le reste, son argumentation est dénuée de pertinence. Le recourant ne conteste pas que l'apposition d'une lame de couteau sur le cou de l'intimé eût mis celui-ci en danger de mort, mais évoque diverses circonstances - ainsi l'âge de l'intimé, le fait que ce dernier eût consommé et cultivé du cannabis, qu'il eût possédé des cagoules à son domicile, sa réticence à aller consulter un médecin, ou encore la durée du brigandage - dont on ne perçoit pas l'influence éventuelle sur les conditions de réalisation de l'art. 140 ch. 4 CP.