Citation: 6B_1115/2015 E. 1

Il est vrai qu'un arrêt du Tribunal fédéral pourrait mettre fin à cette procédure en confirmant l'ordonnance de refus d'entrer en matière. Pour le surplus, le Ministère public expose lui-même que l'instruction à accomplir n'est « de prime abord pas très importante »et que quelques auditions, soit celles du plaignant et des collaborateurs du service de justice et de législation, devraient se révéler suffisantes. Certes, le Ministère public envisage aussi, de surcroît, qu'il apparaisse éventuellement nécessaire d'élucider de manière approfondie la situation personnelle du plaignant, mais il perd de vue que celui-ci a déjà été impliqué dans une cause pénale - celle qui a abouti au jugement du Tribunal de police - à titre de prévenu, et que les renseignements les plus importants ont donc déjà été recueillis. Egalement envisagée par le Ministère public, la nécessité d'une expertise psychologique ou psychiatrique du plaignant n'apparaît pas non plus, en l'état de la cause, suffisamment aiguë pour entrer sérieusement en considération. Le Ministère public ne parvient donc pas à établir que l'instruction ordonnée par la Chambre des recours soit une procédure probatoire longue et coûteuse aux termes de l'art. 93 al. 1 let. b LTF; c'est pourquoi le recours au Tribunal fédéral doit être jugé irrecevable.