Citation: 4A_227/2024 E. 3.3

3.3. Quoique l'arrêt querellé ne se réfère expressément qu'au principe de la confiance, il ressort de l'argumentation des juges cantonaux (cf. supra consid. 3.2) qu'ils ont par ce biais également abordé le principe de primauté de l'accord individuel (cf. supra consid. 3.1). On peut dès lors considérer que le rejet de l'appel du demandeur procède d'une double motivation reposant, d'une part, sur l'interprétation objective du contrat et du Statut mais aussi, d'autre part, sur la priorité qui doit être conférée, en cas de contradiction, au contrat individuel de travail sur les conditions générales d'engagement. En ce cas, il aurait appartenu au recourant de s'attaquer, sous peine d'irrecevabilité, à chacun de ces motifs, du moment qu'ils suffisent, indépendamment l'un de l'autre, à sceller le sort de la cause (art. 42 al. 2 LTF; ATF 142 III 364 consid. 2.4; 138 III 728 consid. 3.4; 136 III 534 consid. 2). Or, le recourant ne remet pas valablement en cause que la coordination entre eux du Statut, en tant que conditions générales, et du contrat de travail, en tant que conditions particulières, excluait que celui-là lui accordât une rémunération qui n'était pas prévue par celui-ci. Tout au plus le recourant se réfère-t-il incidemment à l'arrêt 4A_567/2015 du 21 janvier 2016, sans exposer en quoi la cour cantonale aurait violé les principes qui y ont été exposés, ce qui n'est de toute façon pas conforme aux exigences de l'art. 42 al. 2 LTF et doit conduire à l'irrecevabilité de ce grief. En outre, même à considérer que son moyen eût été recevable, l'arrêt cité par le recourant ne lui eût été d'aucun secours, dès lors qu'il visait une situation dans laquelle les parties n'étaient pas convenues, contrairement au cas présent, d'un contrat individuel qui aurait pris le pas sur les conditions générales d'engagement (cf. arrêt 4A_567/2015 du 21 janvier 2016 consid. 4.2.1). Le principe de primauté de l'accord individuel ne pouvait ainsi dans le cas d'espèce que conduire au déboutement du recourant. Étant donné que le recourant n'est pas (valablement) parvenu à démontrer que les étapes préalables à l'application de la règle des clauses ambiguës se seraient avérées infructueuses, la critique relative à une prétendue violation de la maxime in dubio contra stipulatorem tombe à faux. Au surplus, le recourant ne démontre aucunement, d'une façon qui satisfasse au principe de l'allégation (art. 106 al. 2 LTF), que le résultat auquel aboutit l'arrêt querellé serait arbitraire.