Citation: 5A_844/2017 E. 2.2

2.2. Le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par la juridiction précédente (art. 105 al. 1 LTF); il ne peut s'en écarter que si ces faits ont été constatés de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Le recourant qui soutient que les faits ont été constatés d'une manière manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-à-dire arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 143 I 310 consid. 2.2 et la référence), doit satisfaire au principe d'allégation susmentionné (cf. supra consid. 2.1). Il ne peut en particulier se borner à contredire les constatations litigieuses par ses propres allégations ou par l'exposé de sa propre appréciation des preuves; il doit indiquer de façon précise en quoi ces constatations sont arbitraires au sens de l'art. 9 Cst. Une critique des faits qui ne satisfait pas à cette exigence est irrecevable (ATF 141 IV 249 consid. 1.3.1 et la référence). En l'espèce, l' " exposé des principaux faits de la cause " figurant aux pages 5 à 13 du recours sera ignoré en tant que les faits qui y sont exposés ne sont pas expressément visés par les griefs examinés ci-après, qu'ils s'écartent de ceux contenus dans l'arrêt attaqué sans que le recourant ne démontre à satisfaction leur établissement arbitraire ou que leur correction influerait sur le sort de la cause. Le recourant soulève certes un grief d'arbitraire dans l'établissement des faits ou affirme que les faits retenus sont faux. En tant que certains de ces faits ne sont pas liés à la violation du droit qu'il invoque ensuite mais participent d'un exposé de sa version personnelle de l'affaire qu'il oppose à celle de la cour cantonale, son grief est purement appellatoire et, partant, irrecevable. Le recourant joint également de manière systématique à chacune de ses critiques d'établissement ou d'appréciation arbitraire des faits, un grief de violation du principe de la bonne foi au sens de l'art. 5 Cst. ainsi que des garanties générales de procédure des art. 30 Cst. et 6 CEDH. Hormis dans le cadre du grief de violation de l'art. 390 CC (cf. infra consid. 3, spécialement 3.2), cette critique n'est toutefois pas motivée plus avant, de sorte qu'il n'en sera pas tenu compte faute de répondre aux conditions de l'art. 106 al. 2 LTF. Enfin, en tant que la critique du recourant est dirigée contre la décision de première instance, il n'en sera pas tenu compte. En effet, seuls les griefs dirigés contre la motivation de la décision querellée sont recevables (art. 75 al. 1 LTF).