Citation: 4A_463/2023 E. 4.2

4.2. Le Tribunal de première instance a considéré que la défenderesse était la débitrice de la demanderesse pour le paiement du prix de travaux effectués par celle-ci conformément au contrat à forfait du 2 novembre 2016, de commandes supplémentaires prévues par un avenant du 3 avril 2017 et de travaux supplémentaires attestés par des devis et factures de la défenderesse, pour un montant total, rabais, escompte, prorata et arrondi compris, de 420'303 fr. 60. Compte tenu d'un montant déjà payé par la défenderesse de 412'256 fr. 74, celle-ci était condamnée au paiement du solde de 8'046 fr. 85. Le Tribunal de première instance, au stade de l'établissement des faits, a écarté les autres prétentions de la demanderesse en paiement de travaux supplémentaires liés à une différence de métrés de surfaces murales à peindre, entre les prévisions en soumission et la réalité et de frais d'études pour la réalisation de faux-plafonds qui a finalement été confiée à un tiers. Il a considéré qu'il n'avait soit pas été allégué, soit pas prouvé que le paiement de ces montants découlait d'obligations contractuelles de la défenderesse. L'audition de D.________ en audience n'avait pas convaincu le Tribunal de première instance du fait que ces montants étaient dûs. Enfin, quant à la prétention de la demanderesse en remboursement des frais de la requête d'inscription provisoire d'une hypothèque légale des artisans et entrepreneurs, le Tribunal de première instance l'a rejetée. Il a considéré, en droit, que la requête n'était pas justifiée puisque C.________ SA avait déjà fourni une garantie bancaire avant le dépôt de celle-ci. La requête d'inscription provisoire avait justement été rejetée faute d'intérêt de la requérante, pour cette même raison.