Citation: 8C_220/2016 E. 5.2

5.2. De manière générale, le Tribunal fédéral considère qu'une collision par l'arrière alors que le véhicule est à l'arrêt devant un feu de signalisation ou un passage pour piétons constitue un accident de gravité moyenne à la limite des cas de peu de gravité (cf. notamment arrêts 8C_783/2015 du 22 février 2016 consid. 4.2; 8C_398/2012 du 6 novembre 2012 consid. 5.2, in SVR 2013 UV n° 3 p. 8; 8C_135/2011 du 21 septembre 2011 consid. 6.1.1; U 380/04 du 15 mars 2005 consid. 5.1.2 et les arrêts cités, in RAMA 2005 n° U 549 p. 236; voir aussi RUMO-JUNGO/HOLZER, Bundesgesetz über die Unfallversicherung, 4 e éd. 2012, p. 64 ss.). En l'espèce, les juges cantonaux ont constaté, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral, que l'accident avait consisté en une collision entre une voiture à l'arrêt et un deuxième véhicule dont la vitesse n'était pas établie, les 60 km/h allégués par le recourant ne reposant que sur la propre estimation de celui-ci. En outre, les blessures subies par les occupants de la voiture percutée, en particulier l'absence de fracture, ne revêtaient pas une gravité particulière susceptible de démontrer l'importance des forces générées par l'accident. En l'occurrence, on ne dispose pas d'un rapport de police ni d'autres éléments objectifs donnant des indications supplémentaires sur le déroulement de l'accident. Les arguments du recourant reposent sur sa propre appréciation de la situation et non sur des moyens de preuve concrets. Par ailleurs, la gravité des lésions subies n'a pas à être prise en considération à ce stade (arrêt 8C_77/2009 du 4 juin 2009 consid. 4.1.1, in SVR 2009 UV n° 57 p. 203). Au demeurant, quoi qu'en dise le recourant, ses lésions ne sont pas de nature à donner une indication sur les forces en jeu. Dans ces conditions, il n'y pas de raison de revenir sur la qualification retenue par les premiers juges, d'autant moins qu'au regard de la casuistique tirée de la jurisprudence, elle est plutôt favorable au recourant.