Citation: 1B_3/2016 E. 1

Le mémoire de recours revêt un caractère appellatoire marqué et ne satisfait manifestement pas les exigences de motivation requises. On cherche en vain une argumentation qui tendrait à démontrer en quoi l'irrecevabilité des motifs de récusation invoqués en lien avec les actes accomplis par le Procureur général dans de précédentes procédures pénales serait arbitraire ou d'une autre manière contraire au droit. Certains griefs évoqués concernent non pas le Procureur général mais la Chambre pénale de recours ou son président. Il en va ainsi de la brièveté du délai imparti pour répondre aux observations du Procureur général ou pour procéder au versement de l'avance de frais qui lui a été réclamée dans une précédente cause et qui ne tiendrait pas compte de son indigence. Quant aux griefs ayant trait à l'ordonnance pénale du 18 septembre 2015, la Chambre pénale de recours a précisé qu'elle n'était pas habilitée à statuer à leur propos mais qu'il appartiendra au Ministère public puis éventuellement au Tribunal de première instance de les trancher. On cherche en vain une motivation qui permettrait de tenir cette appréciation pour contraire au droit. Le recourant a certes sollicité la désignation d'un avocat d'office pour assurer sa défense mais, faute de chances de succès, celle-ci ne peut lui être accordée (cf. art. 64 al. 1 et 2 LTF). Il n'y a en effet pas lieu de désigner un avocat d'office pour recourir ou compléter le recours, s'il apparaît d'emblée que cet avocat se trouverait dans l'incapacité de soulever un grief pourvu de quelque chance de succès. Tel est le cas en l'espèce où la Chambre pénale de recours a fait une application en tout point correcte de la règle exprimée à l'art. 58 al. 1 CPP et s'en est tenue au surplus, sur le seul grief recevable, à la jurisprudence en considérant que le simple fait de prononcer une ordonnance pénale était impropre à fonder un soupçon de partialité du ministère public. La désignation d'un avocat d'office pour déposer un recours contre l'arrêt sur récusation rendu par la Chambre pénale de recours ne se justifiait donc pas. Pour le surplus, la question de savoir si le recourant pourrait prétendre à un défenseur d'office pour l'assister dans la procédure d'opposition à l'ordonnance pénale excède l'objet du litige.