Citation: 6B_373/2020 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a exposé que l'intimé avait expliqué, de façon constante, avoir remarqué que les deux garages dont s'occupait le recourant étaient déficitaires depuis plusieurs années, raison pour laquelle il avait commencé à s'intéresser à ceux-ci. L'intimé s'était rendu à plusieurs reprises sur le site de L.________, sans y trouver le recourant. Il en avait notamment fait le reproche à ce dernier. Un rendez-vous avait été organisé, avec le recourant et J.________, le 25 avril 2018 à 17 h, afin de faire le point sur la situation. Le recourant l'avait cependant appelé à 15 h 30 pour lui dire qu'il souhaitait le voir seul, prétextant détenir des informations susceptibles de l'intéresser. L'intimé avait encore expliqué qu'il était par la suite entré dans le bureau du recourant, que ce dernier avait monté le volume de la radio au maximum, que l'homme identifié plus tard comme étant M.________ - aperçu à l'extérieur du bureau - était alors entré dans la pièce. Le recourant, hors de lui, l'avait frappé à coups de poing, en hurlant. L'intimé était tombé au sol sous la violence des coups. Le recourant lui avait demandé de lui apporter 300'000 fr. le lendemain, en menaçant de tuer l'intimé et son amie s'il avisait la police. Selon l'autorité précédente, le recourant avait quant à lui minimisé ses actes, tenu des propos contradictoires et contraires à la vérité. S'agissant de l'infraction d'extorsion et chantage, il n'était pas contesté que le recourant et l'intimé se fussent rencontrés le 27 mars 2018, à l'initiative du premier. Le recourant avait prétendu avoir pris contact avec l'intimé pour évoquer des rénovations au garage de L.________. L'intimé avait pour sa part indiqué que le recourant avait effectivement mentionné la rénovation comme sujet de discussion, mais que, à l'occasion de cette entrevue, ce dernier lui avait demandé un prêt de 500'000 fr. pour pouvoir ouvrir une seconde pizzeria, demande à laquelle l'intéressé n'avait pas accédé. Il n'était pas non plus contesté que le recourant et l'intimé se fussent rencontrés une deuxième fois, le 5 avril 2018, au domicile de ce dernier. Selon la témoin N.________, le recourant avait derechef demandé de l'argent à l'intimé durant cet entretien, soit la somme de 300'000 fr. pour ouvrir une pizzeria, en expliquant qu'il ne pouvait pas demander un tel prêt à son père pour des "questions d'héritage". En outre, il ressortait des messages échangés entre le recourant et sa mère en mars et avril 2018 que la pizzeria manquait de liquidités, que tous les salaires, loyers et assurances des voitures demeuraient impayés, Gastrovaud ayant demandé la mise en faillite de l'établissement. La mère du recourant avait par ailleurs déjà averti ce dernier, le 22 février 2018, qu'il faudrait à nouveau injecter des fonds dans la société I.________ Sàrl. D'ailleurs, à l'époque des faits, cette société faisait l'objet de deux comminations de faillite, pour un montant de plus de 12'000 fr., et était visée par huit poursuites pour une somme totale de 30'269 fr. 25. Selon la cour cantonale, il devait être retenu que la situation financière du recourant s'était dégradée, que ce dernier avait eu un besoin urgent d'argent pour sa pizzeria et qu'il avait déjà demandé par deux fois des fonds à l'intimé sous le prétexte d'ouvrir un second restaurant. Pour la cour cantonale, le recourant avait en outre admis avoir éprouvé du ressentiment à l'encontre de l'intimé. L'intéressé considérait en effet s'être fait gruger en investissant 300'000 fr. dans le groupe D.________ SA. Il savait que la rencontre du 25 avril 2018 avait pour objet son licenciement et ne l'acceptait pas. Le recourant avait quant à lui prétendu que l'intimé lui aurait proposé 300'000 fr. en échange d'informations relatives à son père. Il avait nié ses propres problèmes financiers et avait contesté avoir requis un prêt. Les explications du recourant à cet égard avaient été fantaisistes et contradictoires. Ainsi, le recourant avait attiré l'intimé dans son bureau, sous un faux prétexte, afin de le violenter et de le menacer s'il n'acceptait pas de lui remettre la somme de 300'000 francs. Le témoin M.________ avait certes déclaré ne pas avoir entendu le recourant menacer l'intimé et lui demander ce montant. Cela s'expliquait car le prénommé avait précisé que le recourant avait au préalable fortement augmenté le volume de la radio et qu'il n'avait donc rien entendu de l'échange entre les parties. L'intimé avait confirmé cet élément par ses propres déclarations. Enfin, le témoin J.________ avait déclaré que l'intimé l'avait appelé, le 25 avril 2018 vers 17 h 30, en lui disant que le recourant lui avait asséné des gifles et des coups et avait proféré des menaces à son encontre. Le prénommé avait ajouté que le ton de la voix de l'intimé évoquait alors celui d'une personne venant de "prendre une raclée" et que ce dernier avait mentionné une somme de 300'000 fr. qu'il devait apporter au recourant le lendemain. Ainsi, après avoir frappé et menacé l'intimé, le recourant avait exigé de sa part le versement de 300'000 fr. pour le jour suivant.