Citation: 1F_9/2016 E. 2

A l'appui de sa demande de révision fondée sur l'art. 123 al. 2 let. a LTF, le requérant produit une attestation de remise, en date du 10 mars 2014, d'un duplicata de son permis de conduire par le SAN. Selon lui, cette pièce attesterait qu'il avait simplement égaré son permis de conduire suisse et que le Tribunal fédéral aurait donc à tort retenu que "l'émission d'un nouveau de permis de conduire de durée non limitée en 2014 impliquait l'existence en Suisse d'un domicile" (cf. arrêt 1C_251/2015 consid. 2.2). Le requérant réaffirme qu'il était domicilié en France et que l'adresse mentionnée en Suisse ne constituait qu'une boîte à lettres au siège de l'entreprise B.________ Sàrl. Les conditions de l'art. 123 al. 2 let. a LTF ne sont toutefois pas satisfaites. En effet, le requérant ne démontre pas ce qui l'aurait empêché de produire durant la procédure de recours ladite attestation de remise d'un duplicata de son permis de conduire. Au demeurant, ce document n'est pas de nature à démontrer l'inexistence d'un domicile en Suisse au sens de la législation en matière de circulation routière. Le requérant perd en particulier de vue que les personnes ayant transféré leur domicile à l'étranger et dont le permis de conduire suisse a été égaré reçoivent une attestation des autorisations de conduire enregistrées en Suisse (art. 24h al. 2 OAC), et non pas un duplicata dudit permis de conduire, comme en l'espèce.