Citation: 6B_808/2022 E. 4.3

4.3. S'agissant des lésions corporelles, la cour cantonale a retenu que l'intimée s'était brûlée au moyen d'une cigarette au niveau du pubis et qu'elle avait effectué ce geste sous la menace de voir ses images intimes diffusées par le recourant et dans le but d'éviter l'acte sexuel par pénétration anale que ce dernier voulait lui imposer. Selon la cour cantonale, au vu des intenses pressions psychiques exercées - examinées en lien avec les actes d'ordre sexuel -, l'intimée, qui avait agi sous la menace et la pression psychique du recourant, n'était plus libre de se déterminer comme elle le souhaitait. La cour cantonale a en outre tenu pour établi que le recourant avait, en usant de l'ascendant qu'il avait sur l'intimée, récupéré le téléphone portable de celle-ci après qu'il l'avait surprise en train de l'enregistrer et lui en avait fait composer le code d'accès; il avait effacé l'enregistrement sonore effectué par elle afin de détenir une preuve des propos qu'il tenait à son égard et de ses agissements à son encontre. La cour cantonale a considéré que le recourant avait exercé de la contrainte sur sa compagne, celle-ci ayant obtempéré dans la crainte que le recourant ne mette à exécution ses menaces répétées de diffusion de ses images intimes ou souhaite la punir d'une autre façon. Selon la cour cantonale, n'ayant d'autre choix, l'intimée avait été contrainte de déverrouiller son téléphone.