Citation: 5P.8/2000 08.05.2000 E. 2

2.- Le recourant reproche à la Chambre civile de ne pas avoir suffisamment motivé son arrêt. En particulier, cette autorité n'aurait pas indiqué les raisons pour lesquelles elle n'a pas appliqué les principes juridiques clairs du droit français, admis l'existence d'une "fausse déclaration" ainsi que la mauvaise foi de l'assuré, et écarté les "témoignages techniques clairs et indiscutés". a) Selon la jurisprudence, le droit d'être entendu - tel qu'il était déduit de l'art. 4 de la Constitution fédérale du 29 mai 1874 et tel qu'il est désormais garanti par l'art. 29 al. 2 de la Constitution fédérale du 18 avril 1999 - comprend notamment l'obligation pour l'autorité de motiver sa décision, afin que l'intéressé puisse la comprendre et l'attaquer utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle. Pour répondre à ces exigences, il suffit que l'autorité mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a fondé sa décision, de manière que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause (ATF 122 IV 8 consid. 2c p. 14/15 et les références indiquées). b) L'arrêt attaqué - certes bref - est conforme à ces principes. Les faits et motifs sur lesquels l'autorité cantonale s'est fondée ressortent avec suffisamment de précision pour permettre au recourant d'en saisir la portée, ce qu'attestent, au demeurant, les divers griefs soulevés dans le présent recours. L'incompréhension dont se plaint le recourant tient plus - comme on le verra ci-après - à une confusion entre, d'une part, les notions de fait et de droit, et d'autre part, les questions d'appréciation de preuves et de répartition du fardeau de la preuve qu'à un défaut de motivation.