Citation: 1B_327/2009 11.02.2010 E. 3

Le recourant critique ensuite les considérations de la Chambre d'accusation à propos de la célérité de la procédure. Il persiste à considérer que le Juge d'instruction a tardé à répondre à ses demandes, et relève qu'il n'était pas nécessaire d'attendre que le Tribunal fédéral statue sur les recours qui lui étaient soumis, car ceux-ci étaient sans incidence sur sa propre situation. On peine à discerner en quoi le recourant se trouve lésé par les considérations de la Chambre d'accusation sur ce point. En effet, même si l'on devait admettre que le Juge d'instruction a tardé à statuer, il ne s'ensuivrait pas qu'il faille faire droit, pour ce seul motif, à la demande de levée partielle de la saisie. Le recourant n'explique pas par ailleurs quel intérêt juridique il pourrait avoir à une simple constatation d'une violation du principe de célérité. Au demeurant, il paraissait conforme à l'économie de procédure d'attendre que le Tribunal fédéral statue sur les recours formés, par d'autres parties à la procédure, contre des mesures de saisies mobilières et immobilières ordonnées dans le même contexte, puisque ces recours portaient notamment sur l'admissibilité de telles mesures ainsi que sur le respect du principe de la proportionnalité. La motivation de l'ordonnance attaquée n'est dès lors arbitraire ni dans son résultat, ni dans sa motivation.