Citation: 2C_15/2024 E. 1.2

1.2. Le recourant attaque une décision qui confirme le refus de son admission à la HEP-VS pour l'année académique 2021/2022. Se pose ainsi la question de son intérêt actuel et pratique à obtenir l'annulation de la décision attaquée. Cet intérêt doit exister tant au moment du dépôt du recours qu'à celui où l'arrêt est rendu. Si l'intérêt actuel disparaît en cours de procédure, le recours devient sans objet, alors qu'il est irrecevable si l'intérêt actuel faisait déjà défaut au moment du dépôt du recours (cf. ATF 142 I 135 consid. 1.3.1 et les arrêts cités). Il est exceptionnellement fait abstraction de cette exigence lorsque la contestation peut se reproduire en tout temps dans des circonstances identiques ou analogues, que sa nature ne permet pas de la trancher avant qu'elle ne perde son actualité et que, en raison de sa portée de principe, il existe un intérêt public suffisamment important à la solution de la question litigieuse (ATF 146 II 335 consid. 1.3; 142 I 135 consid. 1.3.1; 140 IV 74 consid. 1.3.3). En l'espèce, le recourant ne dispose plus d'un intérêt actuel à ce qu'il soit statué sur sa demande d'admission concernant l'année académique 2021-2022, celle-ci étant d'ores et déjà terminée. Toutefois, la contestation peut se reproduire dans des circonstances analogues, comme le montre d'ailleurs la première procédure menée par le recourant à la suite du refus d'admission qui lui avait été communiqué pour l'année académique 2020-2021 et dans laquelle il a formé une demande de réexamen qui fait l'objet de la procédure 2C_13/2024. En outre, il ressort de l'arrêt entrepris et du mémoire de recours que le recourant souhaite toujours suivre la formation dispensée par la HEP-VS, dès que possible, afin de mener une carrière dans l'enseignement. A cela s'ajoute qu'il existe un intérêt public à faire trancher la question de l'admission du recourant à la HEP-VS, et ce même si le droit applicable a été modifié entre-temps. En effet, le Tribunal fédéral doit pouvoir se pencher sur l'interprétation des textes cantonaux et intercantonaux régissant l'accès à la formation dispensées par la HEP-VS à un moment donné, selon un état de fait établi, ce d'autant que les bases légales pertinentes sont régulièrement modifiées (cf. infra consid. 7). Retenir l'inverse pourrait conduire à priver le recourant d'accès à la justice pour faire vérifier le refus de l'admettre à la formation, son intérêt disparaissant chaque année. Les autres conditions de l'art. 89 LTF étant remplies, le recourant a la qualité pour recourir.