Citation: 9C_487/2022 E. 2.3

2.3. La recourante soutient que le dossier n'a pas fait l'objet d'une instruction suffisante sur le plan médical dans la mesure où elle souffre d'un syndrome de sensibilité chimique multiple. En particulier, elle fait grief aux juges cantonaux d'avoir résumé de manière très incomplète et arbitraire les avis médicaux favorables à sa cause. Elle relève que la doctoresse C.________ avait fait état d'une aggravation importante de son état de santé et diagnostiqué une hypersensibilité multiple dont elle avait exposé les effets limitatifs. Par ailleurs, le docteur I.________ avait déploré un défaut d'instruction du cas, indiquant qu'il avait été frappé par l'absence d'observation, alors que l'un de ses confrères, le docteur G.________, avait préconisé un testing lors d'une exposition qui n'avait jamais été effectuée. La recourante ajoute que ce dernier avait retenu les diagnostics d'atopie, soit une prédisposition génétique au développement cumulé d'allergies courantes, d'allergies aux produits chimiques environnementaux et à l'aspirine, d'asthme allergique et de maladie réactives des voies respiratoires). En substance, elle reproche aux premiers juges de n'avoir pas retenu l'aggravation "patente" de son état de santé ni donné suite à sa requête tendant à la mise en oeuvre d'une expertise comprenant les aspects immunologique, allergologique et pneumologique, ainsi que le cas échéant un volet psychiatrique avec évaluation psychodynamique lors d'une exposition, afin de déterminer sa capacité de travail réelle. Elle en déduit que l'instance précédente aurait dû retenir que sa maladie a bien un substrat organique, ainsi que la doctoresse C.________, le docteur D.________, le professeur E.________ et la doctrine médicale l'auraient expliqué de manière détaillée. Une expertise psychiatrique n'était donc pas suffisante pour apprécier sa capacité de travail, d'autant que son médecin traitant avait exclu un trouble de cet ordre.