Citation: 6B_403/2017 E. 2.3

2.3. Le recourant soutient qu'il n'existerait aucun risque de récidive en Suisse, dès lors qu'il aurait pour projet de regagner le Maroc en cas de libération conditionnelle de l'internement. La cour cantonale a retenu, à cet égard, que le risque de récidive présenté par l'intéressé était indépendant de son lieu de séjour, dès lors qu'il découlait de son trouble de la personnalité et de sa consommation de substances psychoactives. Au demeurant, il ressort de l'expertise du Dr E.________ que le recourant "n'est pas à même d'élaborer et particulièrement d'élaborer un projet adéquat de libération", de sorte que l'idée d'un retour au Maroc "reste un projet bien vague qu'il ne parvient pas à concrétiser de manière crédible". L'expert a ajouté que le projet de l'intéressé se limitait à vouloir vivre à Kenitra, à Souk El Arba ou à Rabat, ce qui semblait "bien court" (art. 105 al. 2 LTF; pièce 49 du dossier cantonal, p. 11). Partant, c'est à bon droit que la cour cantonale n'a pas fondé le pronostic de l'art. 64a CP sur une perspective de départ à l'étranger dénuée de crédibilité.