Citation: 9C_9/2009 28.09.2009 E. 2

A propos de la révision de la rente, le tribunal des assurances a reconnu pleine valeur probante au rapport de l'expert G.________, en précisant qu'il n'y avait en principe pas lieu de s'écarter de ses conclusions bien motivées. Après avoir rappelé que les docteurs N.________, B._________ et R.________ avaient fait état d'une incapacité de travail, le tribunal a constaté que ces médecins et l'expert G.________ avaient retenu les mêmes diagnostics mais que leur appréciation du cas était différente. Il en a déduit qu'il n'y avait pas matière à révision en l'état (consid. 11 du jugement). Quant à la question de la reconsidération, le tribunal des assurances a constaté que l'office AI s'était jadis fondé sur les rapports des docteurs N.________ et B._________ pour prendre sa décision du 24 septembre 2004. Comme le docteur N.________ avait fait état à l'époque d'une incapacité totale de travailler dans l'activité lucrative et qu'une reprise du travail avait été tentée sans succès en novembre 2003, le tribunal en a déduit, en se référant à l'arrêt I 703/02 du 4 juillet 2003, que la décision de rente n'était pas manifestement erronée (consid. 14 du jugement). Ayant ainsi admis que les conditions d'une reconsidération et d'une révision n'étaient pas réalisées, la juridiction cantonale de recours a dès lors annulé la décision du 24 janvier 2008.