Citation: 1C_298/2023 E. 6.4

6.4. Les recourantes font ensuite valoir que l'équipement serait insuffisant en tant que la voie d'accès aux véhicules lourds des sapeurs-pompiers ne serait ni garantie ni adaptée. Elles affirment tout d'abord que la commune de Port-Valais refuserait de garantir le passage des véhicules lourds sur son territoire et qu'il conviendrait d'interpeller cette commune à ce sujet. La cour cantonale a toutefois sur ce point constaté qu'il ressortait du dossier que, au cours de l'année 2018, les chargés de sécurité des communes de Saint-Gingolph et de Port-Valais avaient discuté de cette problématique avec différents conseillers communaux, discussions au terme desquelles l'accès en question avait été garanti pendant et après les travaux planifiés (cf. courriel du chargé de sécurité de la commune de Saint-Gingolph, sous pièce n° 78 du dossier communal 1); en outre, cet accès avait aussi été examiné et avalisé par un responsable du corps des sapeurs-pompiers, sous réserve de la garantie écrite du conseil communal de Port-Valais (cf. pièce n° 90 du dossier communal 1). La cour cantonale a retenu, sur la base de ces éléments, que les véhicules lourds des sapeurs-pompiers pouvaient emprunter le chemin du Vieux Port en cas d'intervention sur la parcelle n° 1117 et qu'il n'y avait dès lors pas lieu d'interpeler l'autorité communale de Port-Valais à ce propos (cf. ATF 145 I167 consid. 4.1; 140 I 285 consid. 6.3.1). En l'occurrence, force est de constater que les recourantes ne cherchent pas à démontrer le caractère insoutenable de l'appréciation de l'instance précédente, mais se limitent à affirmer sans aucune démonstration que la commune de Port-Valais refuserait de garantir le passage aux véhicules lourds. Faute de satisfaire aux exigences accrues de motivation découlant de l'art. 106 al. 2 LTF, leur critique est à nouveau irrecevable. Il n'y a pas lieu de s'écarter du constat de l'instance précédente. La cour cantonale a ensuite retenu, à l'instar du Conseil d'Etat, que la parcelle de l'intimé n° 1117 bénéficiait d'un droit de passage sur le quai Laval, garanti par une servitude, pour tous véhicules sur une largeur de 3 m. Elle a relevé que s'il était exact que cette route était plutôt étroite, une largeur de 3 m était en principe suffisante pour le passage d'un véhicule poids lourd, ce d'autant plus que la route n'était pas particulièrement sinueuse. A nouveau les recourantes se contentent d'opposer leur propre appréciation à celle des instances précédentes. Elles se limitent pour l'essentiel à soutenir, sans aucune démonstration, que le passage d'un véhicule des sapeurs-pompiers de 2.5 m de large et de 10 m de long ne serait pas possible; le Tribunal fédéral ne voit en particulier pas à quelles photographies les recourantes se réfèrent. Dans ces conditions, compte tenu de la retenue que s'impose le Tribunal fédéral, on ne voit pas de motif de revenir sur l'appréciation de l'instance précédente qui a considéré que l'accès pour les véhicules lourds des sapeurs-pompiers était suffisant. La cour cantonale a d'ailleurs souligné que cet accès par le quai Laval avait été examiné et approuvé aussi bien par l'autorité communale que par un responsable du corps des sapeurs-pompiers, dont les avis devaient être considérés comme fiables au vu de leurs connaissances des circonstances locales. Sur ce point, le recours doit donc être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.