Citation: 1B_24/2016 E. 2.3

2.3. La Chambre des recours pénale a considéré en substance que la Procureure ne faisait pas preuve de partialité en ordonnant les mesures nécessaires au bon déroulement de la procédure dans la mesure où elle agissait pour les besoins de celle-ci et dans le cadre des possibilités légales; elle pouvait ainsi notamment limiter l'accès au dossier, ne pas renvoyer des audiences et/ou ne pas communiquer certaines informations aux parties. Selon la cour cantonale, le Ministère public ne faisait en particulier pas preuve de partialité lorsqu'il ordonnait des mesures de contrainte si celles-ci s'avéraient nécessaires pour garantir la bonne marche de l'enquête. La juridiction précédente a encore considéré que la défense n'avait pas été empêchée d'interroger correctement le témoin entendu le 7 décembre 2015; dix-huit questions lui auraient été posées et il appartenait à la Procureure de veiller au bon ordre des débats. Quant à la mise en accusation annoncée lors de cette même audition, elle ne constituait pas, selon la cour cantonale, un indice de prévention, car il ne paraissait pas inadéquat après trois ans d'instruction que la magistrate intimée prenne position.