Citation: 5A_755/2023 E. 11.2

11.2. L'autorité de première instance avait accordé au recourant un droit de visite de sept semaines durant les vacances d'été, à exercer en Amérique du Nord. Dans son appel, l'intéressé avait subsidiairement conclu, pour l'hypothèse où la garde des enfants serait attribuée à la mère, à ce qu'il puisse exercer son droit de visite durant les vacances d'été librement et non impérativement en Amérique du Nord. La juridiction précédente a considéré que c'était à bon droit que le recourant reprochait à l'autorité de première instance d'avoir prévu que le droit de visite de sept semaines dont il bénéficierait chaque été devrait se dérouler exclusivement sur le continent américain. Elle a indiqué que, bien que la famille ait régulièrement passé de longues périodes en Amérique du Nord, elle ne discernait pas en quoi l'intérêt des enfants pourrait justifier d'imposer à l'intéressé d'en faire de même chaque année. Cette contrainte pourrait en outre s'avérer difficile à supporter pour l'époux sur le plan financier, dès lors qu'elle pourrait l'exposer à d'importants frais de séjour. A cela s'ajoutait que les parents de l'intéressé affectionnaient, selon ses déclarations, de rendre visite à leurs petits-enfants en Europe. Il ne paraissait dès lors guère fondé de les empêcher de s'organiser en ce sens durant les vacances d'été. Finalement, la cour cantonale a partiellement fait droit aux conclusions de l'époux en prévoyant que, sur les sept semaines de vacances qu'il pourrait passer avec les enfants chaque été, trois semaines devraient se dérouler en Amérique du Nord et les autres dans un lieu laissé à son libre choix.