Citation: 7B_1071/2024 E. 2.5.1

2.5.1. S'agissant de la première période litigieuse, soit le placement à l'EMS H.________ - en milieu ouvert -, le recourant ne remet pas en cause les constatations de l'autorité cantonale relatives aux possibilités de soins dont il a pu bénéficier dans ce cadre, tant sur le plan somatique que sur le plan psychiatrique, à savoir le traitement thérapeutique et comportemental afin de garantir une prise en charge adaptée à sa pathologie psychiatrique, le suivi assuré par le Service de médecine pénitentiaire, la présence d'un infirmier de référence spécialisé en psychiatrie à raison d'un à deux entretiens par semaine et enfin le traitement neuroleptique suivi (injection bimensuelle de Clopixol), lequel avait conduit à une certaine stabilisation de son état de santé qui aurait été optimale s'il avait accepté d'ingérer un stabilisateur d'humeur (cf. ch. 2.1 p. 5 et consid. 4.2.1 p. 12 de l'arrêt attaqué). Il ne conteste pas non plus l'encadrement socio-éducatif en vue d'une sociabilisation mis en place en parallèle par l'OSAMA - dont des sorties avec un bénévole d'une association et un agent de sécurité en civil, tout d'abord ponctuellement puis à raison de trois heures par semaine en collaboration avec une société spécialisée - et le soutien socio-éducatif à domicile par une intervenante de J.________ durant trois heures par semaine, mesure qui avait certes dû être restreinte puis arrêtée en raison du comportement du recourant (cf. ch. 2.1 et 2.2 p. 5 s. et consid. 4.2.1 p. 12 s. de l'arrêt attaqué). Le recourant ne fait ensuite état d'aucune critique de la part des experts dans leur rapport du 4 novembre 2022 ou de son médecin traitant contre le placement à l'EMS H.________. Il n'indique d'ailleurs pas non plus d'autres mesures qui auraient été préconisées par l'un ou l'autre des précités et qui n'auraient pas pu être mises en oeuvre en raison de son placement dans cette institution. On peine également à comprendre en quoi le fait que son médecin traitant militerait en faveur de la mesure la moins incisive pour son patient (cf. p. 8 du recours) viendrait remettre en cause le placement à l'EMS H.________, puisque, selon ce médecin, cette solution était a priori adéquate et celle à maintenir (cf. les entretiens de réseau du 15 septembre 2021 [ch. 2.1 p. 6], du 3 et du 11 août 2022 où il a notamment relevé une amélioration de la mobilité et de la santé physique de son patient, lequel se trouvait certes alors depuis quelques jours à la Prison B.________ [ch. 2.3 p. 7]; consid. 4.2.1 p. 13 de l'arrêt attaqué). Quant aux critiques émises par le directeur de l'EMS H.________, elles n'ont pas non plus été ignorées par le Juge unique, lequel a notamment indiqué que la prise en charge du recourant s'était avérée lourde et usante pour cet établissement (cf. les difficultés et les complications engendrées, en particulier lors de l'absence du directeur, par l'encadrement d'un résident au comportement instable et parfois très envahissant). Il a cependant également relevé que ce même directeur reconnaissait, en mars 2022, que le recourant avait trouvé une stabilité et que cela se passait bien avec lui dans un cadre très strict (cf. consid. 4.2.1 p. 13 de l'arrêt attaqué). L'appréciation du caractère approprié de cette institution est d'ailleurs aussi confortée par la durée de celui-ci (environ 500 jours [cf. consid. 4.2.1 p. 13 de l'arrêt attaqué]); cette constatation - qui s'ajoute notamment aux remarques de son médecin traitant relevées ci-dessus - suffit d'ailleurs pour écarter les griefs tendant à soutenir que cette institution aurait été d'entrée de cause inadaptée. Enfin, on peut encore relever que, dans le rapport d'expertise - qui retient certes que la mesure pénale apparaît, après plusieurs années de différentes tentatives, vouée à l'échec (cf. l'expertise du 4 novembre 2022) -, les experts n'excluent pas toute mesure future - sur le plan civil - dans un établissement médico-social du même type, voire même auprès de l'Établissement pénitentiaire C.________ (cf. notamment ch. 2.4 p. 8 et consid. 4.2.1 p. 14 de l'arrêt attaqué).