Citation: I 493/04 13.04.2005 E. 5

En l'espèce, c'est à juste titre que la juridiction cantonale a retenu les conclusions du docteur G.________, dont le rapport d'expertise remplit toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document. A cet égard, le rapport des médecins du SMR n'est pas de nature à remettre en cause ce point de vue. Ce rapport se limite en effet à expliquer de manière très sommaire les raisons pour lesquelles il y aurait lieu, à la lumière de la Classification internationale des troubles mentaux et des troubles du comportement CIM-10 établie par l'OMS, d'écarter certains diagnostics posés par le docteur G.________ et de ne retenir au final que l'existence d'un trouble somatoforme douloureux. Cette appréciation ne repose toutefois sur aucune analyse circonstanciée de la situation médicale de l'assuré, qui tiendrait compte des plaintes exprimées ou de constatations objectives ressortant du dossier médical. Insuffisamment motivée, elle ne saurait avoir une quelconque valeur probante pour porter un jugement valable sur le droit litigieux. Si sur la base de cette analyse médicale, l'office AI doutait de la pertinence des conclusions de l'expertise psychiatrique, il lui incombait de procéder à un complément d'instruction sous la forme d'une nouvelle expertise. L'office AI semble d'ailleurs l'avoir bien compris, puisqu'il requiert une telle mesure devant la Cour de céans. Or, dans le cas particulier, il n'existe aucun indice au dossier susceptible de mettre en doute la crédibilité des constatations et conclusions de l'expert, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'ordonner une nouvelle expertise. Partant, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.