Citation: 4A_387/2022 E. A

A.a. B.________ était le directeur général de H.________ de 1984 à mai 2012 puis d'octobre 2012 à janvier 2014. Cette dernière lui reproche de s'être enrichi illégitimement à son détriment durant de nombreuses années, en obtenant le versement de commissions secrètes sur des investissements effectués auprès de divers établissements financiers dont A.________ SA (ci-après: A.________). Lesdites commissions auraient été versées sur des comptes ouverts auprès de ladite banque et détenus par B.________ ou par un intermédiaire financier, à savoir I.________. A.b. En 2012, le Ministère public de la Confédération (MPC) a ouvert une procédure pénale à l'encontre de B.________ en raison notamment de soupçons de blanchiment d'argent et de gestion déloyale. H.________ s'est constituée partie plaignante. Dans le cadre de cette procédure, A.________ a notamment transmis au MPC toute la documentation bancaire relative aux comptes n.... et... ouverts auprès d'elle par des sociétés dont B.________ était l'ayant droit économique ainsi que celle relative au compte personnel n.... du prénommé. Par décision du 10 janvier 2017, le Tribunal pénal fédéral (TPF) a considéré que H.________ était une entité de nature quasi-étatique, de sorte qu'il existait un risque concret de "transmission intempestive" à l'Etat U.________ de tous documents obtenus dans le cadre de la procédure pénale. Il a dès lors limité l'accès au dossier de H.________, en ce sens que cette dernière pouvait uniquement consulter celui-ci dans les locaux du MPC, sans possibilité d'en lever des copies. A.c. En 2019, une procédure pénale a été initiée dans l'Etat U.________ à l'encontre de B.________ et de son épouse. Le 4 janvier 2021, les autorités de l'Etat U.________ ont adressé au MPC une requête d'entraide judiciaire internationale en matière pénale (procédure no...) en vue d'obtenir les documents bancaires recueillis dans le cadre de la procédure pénale suisse précitée. B.________ s'est opposé à cette requête.