Citation: 4A_127/2015 E. 3.1

3.1. Elle soutient tout d'abord que la cour cantonale a arbitrairement ignoré que les défendeurs voulaient avoir une employée corvéable à merci et, du fait qu'elle ne bénéficiait pas d'une autorisation de séjour, habitée par la crainte de réclamer ses droits en justice. Ces faits feraient obstacle à ce que le bénéfice de la bonne foi soit attribué aux intimés. Si on la comprend bien, la recourante fait ensuite valoir que les magistrats genevois ont retenu de manière insoutenable que les employeurs s'absentaient de leur domicile trois mois par année et qu'elle ne travaillait pas pour eux pendant leur absence. Invoquant enfin quatre témoignages, elle affirme que son horaire journalier était de 12 heures du lundi au vendredi, plus quatre heures le samedi, de sorte qu'elle travaillait 64 heures par semaine au service des défendeurs. Prétendant en conclusion qu'ont été transgressés "les principes fédéraux de l'équité, de l'interdiction de l'arbitraire et l'établissement correct des faits ", elle en déduit qu'elle a droit à la différence de rémunération entre le montant de 180'014 fr. (salaires minimaux prévus par les contrats-types) et la somme qu'elle reconnaît avoir reçue, par 108'600 fr., soit à 71'414 fr. bruts, ainsi qu'à 3'969 fr. nets pour le salaire pendant le délai de congé.