Citation: 6B_849/2022 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a motivé la peine prononcée à l'encontre du recourant. On peut s'y référer (cf. jugement entrepris, p. 16 ss). La gravité des faits justifiait une peine privative de liberté de 30 mois, laquelle devait toutefois être réduite à 24 mois pour tenir compte de la violation du principe de célérité en appel. La cour cantonale a notamment considéré que les actes commis par le recourant étaient graves. Sa faute était lourde dès lors qu'il avait agi de manière égoïste, afin d'assouvir ses pulsions sexuelles, n'hésitant pas à traiter l'intimée comme un objet et à lui faire preuve d'un manque total de respect. Ses déclarations contradictoires et ses revirements face aux preuves matérielles démontraient qu'il n'éprouvait aucun remords et qu'il n'avait pas pris conscience ni de la gravité, de ses actes ni de leurs conséquences sur l'intimée. En première instance, il s'était écoulé un peu plus de neuf mois entre la plainte déposée par l'intimée et le renvoi du recourant devant l'autorité inférieure par le ministère public, ce qui représentait un délai raisonnable compte tenu des auditions et des actes d'instruction ordonnés en cours de procédure. Le tribunal de première instance avait ensuite tenu les débats quatre mois après le dépôt de l'acte d'accusation puis avait notifié le jugement motivé quatre jours après l'audience. Il n'y avait pas de violation du principe de célérité devant le ministère public et l'autorité inférieure. Il en allait différemment en appel, compte tenu du délai de 18 mois écoulé entre la déclaration d'appel du 7 août 2020 et l'audience des débats du 24 février 2022, ce qui entraînait une réduction de peine en appel. La durée de la peine était compatible tant avec le sursis qu'avec le sursis partiel. Tant l'attitude générale du recourant que ses antécédents multiples dénotaient l'inefficacité des sanctions prononcées jusqu'ici et excluaient un "pronostic favorable". En revanche, le pronostic n'était pas totalement défavorable, ce qui justifiait l'octroi du sursis partiel.