Citation: 4C.307/2003 19.02.2004 E. 5

5.1 Dans un dernier moyen, le recourant prétend qu'il n'est pas responsable des graves dégâts subis par la machine le 14 janvier 1998, étant donné que son auxiliaire Y.________ a exercé la diligence que le créancier, soit la demanderesse, pouvait légitimement attendre. Il est donc d'avis que s'il avait personnellement agi comme son auxiliaire, on ne pourrait lui reprocher aucune faute, ce qui impliquerait son absence de responsabilité en vertu de l'art. 101 al. 1 CO. A l'en croire, l'intimée n'aurait jamais apporté la preuve d'une violation du contrat dont il devrait répondre. 5.2 La responsabilité du débiteur pour ses auxiliaires instituée par l'art. 101 CO permet à celui-ci de se libérer s'il prouve qu'on n'aurait pas pu lui reprocher une carence quelconque s'il était intervenu lui-même. En d'autres termes, le comportement de l'auxiliaire est imputé au débiteur, qui en répond dans la même mesure que s'il avait agi personnellement de manière identique (ATF 119 II 337 consid. 3c/aa; cf. également Thévenoz, Commentaire romand, n. 26 et 27 ad art. 101 CO). La cour cantonale a retenu en fait que l'auxiliaire du défendeur Y.________ a provoqué la chute au sol de la machine alors suspendue en l'air en voulant la redescendre avec le treuil. Partant, il appert sans conteste que si le défendeur avait agi comme son auxiliaire et laissé tomber brutalement la machine, causant la destruction à 80% de l'engin, il aurait violé l'obligation d'entretenir la chose (art. 307 al. 1 CO), laquelle comprend la prise de toute mesure utile pour prévenir sa détérioration (Tercier, op. cit., n. 2707, p. 389). Dès l'instant où le défendeur doit répondre comme du sien propre du comportement contraire au contrat de son auxiliaire, qui a fait l'objet de constatations par la cour cantonale, il saute aux yeux que l'inexécution contractuelle a été établie par l'intimée. La critique est dénuée de tout fondement.