Citation: 8C_704/2019 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la juridiction cantonale a définitivement tranché l'obligation du recourant de restituer la somme de 119'060 fr. 10, correspondant aux indemnités journalières indûment perçues au titre de la rechute, soit du 10 juin 2016 au 25 octobre 2017. Cette partie du jugement revêt les caractéristiques d'une décision partielle, contre laquelle un recours est recevable (cf. ATF 135 III 212 consid. 1.2.1 p. 217; 133 V 477 consid. 4.1.2-4.3 p. 480 ss.). En revanche, en tant qu'il renvoie la cause à l'assureur-accidents pour qu'il procède à un nouveau calcul de sa créance en restitution en relation avec les indemnités versées du 8 janvier 2014 au 10 janvier 2016, le jugement entrepris constitue une décision incidente car il ne met pas fin à la procédure (cf. ATF 133 V 477 précité consid. 4.2 p. 481 s.). A cet égard, le recourant ne prétend pas que les conditions de l'art. 93 al. 1 LTF seraient remplies et il n'est pas manifeste que le complément d'instruction ordonné à l'intimée - qui vise à déterminer le dernier salaire perçu par le recourant avant son accident - causerait à celui-ci un dommage irréparable ou entraînerait une procédure probatoire longue et coûteuse. Dans cette mesure, le recours se révèle donc irrecevable.