Citation: 1C_630/2022 E. 6.2

6.2. En l'espèce, si une violation du principe de la célérité a été reconnue pour la procédure pénale, la procédure administrative a quant à elle été menée sans retard après le jugement pénal du Tribunal fédéral du 31 mars 2021 (contrairement aux affaires 1C_190/2018 du 21 août 2018 et 1C_192/2013 du 9 janvier 2014, dans lesquelles la procédure administrative n'avait pas été menée avec célérité). Le SCAN a en effet rendu sa décision un peu plus de huit mois après l'entrée en force du jugement pénal, après avoir donné l'occasion au recourant de déposer des observations. S'ajoute à cela que le recourant a lui-même demandé la suspension de la procédure administrative jusqu'à droit connu sur le plan pénal. Cela n'empêche pas que la durée totale de la procédure - depuis les faits incriminés jusqu'à l'arrêt du Tribunal fédéral - s'élève à sept ans. Une telle durée contrevient au principe de la célérité. Avec le Tribunal cantonal, il y a cependant lieu de constater que la durée de la procédure jusqu'à la décision administrative est inférieure à six ans (7 juillet 2016 - 4 janvier 2022) et ne dépasse pas les limites temporelles exposées dans la jurisprudence du Tribunal fédéral. L'effet dissuasif de la mesure paraît toujours d'actualité. En d'autres termes, l'exécution de la mesure prévue par la loi n'est pas dénuée d'effet éducatif, malgré la durée de la procédure. Le grief de violation du principe de la célérité doit ainsi être écarté.