Citation: 5A_369/2021 E. 3.2

3.2. Concernant la décision de renonciation à entreprendre des travaux d'étanchéité, la cour cantonale a relevé que les premiers juges avaient procédé à une appréciation des preuves. Ils avaient notamment retenu que l'entreprise E.________ SA avait confirmé le 23 novembre 1999 que les travaux effectués par B.B.________ avaient été correctement exécutés et que la société D.________ SA avait indiqué le 18 décembre 2001 que lesdits travaux étaient satisfaisants et ne nécessitaient pas d'intervention supplémentaire. S'il avait certes été constaté que les époux B.________ n'avaient pas donné l'accès à leur terrasse pour effectuer les travaux en question, cela n'avait pas été omis par les premiers juges. Ceux-ci avaient simplement relevé que l'écoulement du temps depuis l'inexécution des travaux et l'absence de fuites d'eau pendant cette période conduisaient à admettre qu'il n'y avait pas d'atteinte à l'usage de la chose et que les travaux étaient superflus. Le tribunal avait en effet considéré qu'aucun élément au dossier ne permettait d'établir un lien de causalité entre l'infiltration " minime " constatée au niveau de la dalle du garage par l'assureur de la PPE le 30 août 2000 et les travaux menés entre 1995 et 1997 par B.B.________, de sorte que l'assemblée générale pouvait décider de renoncer aux travaux d'étanchéité. Cela était d'autant plus vrai que le procès-verbal de l'assemblée générale du 3 mai 2016 mentionnait que les copropriétaires d'étages n'avaient plus constaté de fuites depuis " un hiver particulièrement rigoureux " en 2010, étant relevé que ces fuites étaient survenues à la suite d'une cause externe aux travaux effectués par B.B.________. Sur la base de ces éléments, la cour cantonale a considéré que le raisonnement des premiers juges ne prêtait pas le flanc à la critique et n'était au demeurant pas contesté par le recourant. Elle a par ailleurs précisé que le constat de F.________ du 10 novembre 2017 devait être apprécié avec retenue, dès lors qu'il s'agissait d'un avis technique qui avait été émis sans respect du principe contradictoire et qu'on ne pouvait pas examiner la légalité de la décision prise à l'assemblée générale du 3 mai 2016 sur la base d'un constat dressé postérieurement.