Citation: 6B_652/2023 E. B

Par arrêt du 30 mars 2023, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a rejeté l'appel de A.________ et a admis l'appel joint de B.________. Elle a déclaré A.________ coupable de lésions corporelles, d'injures, de contrainte et de séquestration. Elle a classé la procédure s'agissant de l'infraction de voies de fait pour les faits des 2 décembre 2018, 4 janvier 2019 et 6 janvier 2019. Elle l'a condamné à une peine pécuniaire de 180 jours-amende à 135 fr. l'unité, avec sursis et délai d'épreuve de deux ans. Elle a en outre ordonné son expulsion de Suisse pour une durée de cinq ans. Elle l'a aussi condamné à payer à B.________ 2'000 fr., avec intérêts à 5 % dès le 2 décembre 2018, à titre de tort moral; les sommes de 200 fr. et de 150 EUR, avec intérêts à 5 % dès le 1er septembre 2019, à titre de remboursement des frais de suivi psychologique; ainsi que la somme de 1'395 fr. 05, avec intérêts à 5 % dès le 25 juillet 2019, à titre de perte de gain. Il a également été condamné à payer à B.________ 926 fr. 35 au titre de dépenses obligatoires occasionnées par la procédure. Elle a enfin statué sur les frais et indemnités des procédures de première instance et d'appel. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. B.________ et A.________ se sont mariés en octobre 2015. De cette union est issue une fille née en 2017. Les époux ont vécu en France avant de s'installer à U.________ en septembre 2018. B.b. Par acte d'accusation du 7 septembre 2020, le ministère public a reproché à A.________ d'avoir: B.b.a. Entre le 14 octobre 2018 au 14 janvier 2019, régulièrement attaqué son épouse B.________ dans son honneur, en la traitant de "pute", de "salope", d'idiote, de "merde", de "grosse conne" et en l'invitant à "aller se faire enculer". B.b.b. Le 4 janvier 2019, tiré B.________ par les cheveux pour qu'elle s'arrête de parler, alors qu'elle disait être victime de séquestration. B.b.c. Le 6 janvier 2019, attrapé B.________ par le bras, jeté celle-ci sur le lit, l'avoir chevauchée, mis ses mains de part et d'autre de son visage et serré. B.b.d. Le 2 décembre 2018, appuyé son front avec force sur la pommette de B.________, lui causant de la sorte un hématome, une plaie superficielle et un choc psychologique, lésions attestées par certificat médical du 3 décembre 2018. B.b.e. Le 2 décembre 2018, mis un oreiller sur le visage de B.________ pour l'empêcher de crier. B.b.f. Le 12 janvier 2019, attrapé le visage de B.________ au niveau de la bouche, l'avoir amenée au sol et l'y avoir maintenue jusqu'à ce qu'elle cesse de réagir, l'empêchant ainsi de se déplacer à sa guise. B.b.g. Le 4 janvier 2019, empêché B.________ de faire des courses en lui disant qu'elle ne devait pas sortir dans son état, puis l'avoir empêchée de quitter le domicile avec son téléphone portable, l'empêchant d'appeler des secours. B.c. A.________, de nationalité française, est né en 1988. Il est séparé et père d'une enfant de cinq ans. Consultant en cybersécurité, il serait actuellement au chômage et percevrait quelque 6'200 fr. mensuels nets (situation non documentée). En première instance, son salaire était de 149'000 fr. annuels nets. Il a indiqué s'acquitter d'un loyer de 2'543 fr., d'une prime d'assurance-maladie de 681 fr. 05 et de verser une pension pour sa fille et sa femme de 500 EUR. Son casier judiciaire suisse est vierge.