Citation: 8C_188/2023 E. A

A.a. Le 1er mai 2018, A.________ (ci-après: l'assuré), né en 1962, a conclu un contrat de durée déterminée avec la société de construction B.________ SA (ci-après: l'ancien employeur ou la société) pour un poste de maçon. Il était à ce titre assuré auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: la CNA). Le 28 mai 2018, l'assuré a été victime d'un accident professionnel en chutant d'environ deux mètres d'un échafaudage. La CNA a pris en charge le cas. A.b. Après avoir instruit le cas sur le plan médical, la CNA a demandé par courrier du 5 octobre 2020 à l'ancien employeur de l'assuré de lui confirmer la fonction exacte qu'occupait ce dernier en son sein, dès lors que le certificat de travail établi par ses soins le 19 novembre 2018 mentionnait qu'il avait employé l'assuré entre le 2 mai et le 26 octobre 2018 en qualité de chef d'équipe. Le 15 octobre 2020, l'ancien employeur a répondu que l'assuré avait été engagé en qualité de maçon en date du 2 mai 2018. Il a précisé que durant l'engagement, il avait été convenu que l'assuré aurait un peu plus de responsabilités afin d'acquérir de l'expérience en tant que chef d'équipe; toutefois, au vu de sa courte période de travail et compte tenu du peu d'expérience accumulée, il n'était pas possible de qualifier l'assuré en tant que chef d'équipe. A.c. Par courrier du 22 octobre 2020, la CNA a informé l'assuré qu'elle mettrait fin au paiement des soins médicaux et de l'indemnité journalière avec effet au 30 novembre 2020 au soir. Par décision du 23 novembre 2020, elle lui a nié le droit à une rente, au motif que le taux d'invalidité était inférieur au degré d'invalidité minimum de 10 %. A.d. Le 6 janvier 2021, l'assuré a formé opposition contre cette décision. Dans ce contexte, il a signalé avoir travaillé uniquement en qualité de chef d'équipe pour le compte de la société, et non en tant que maçon. Cette fonction entraînait des conséquences sur le montant de son salaire et, partant, sur celui des indemnités journalières de même que sur le calcul du droit à la rente d'invalidité. A.e. Par courriels du 22 février 2021, l'assuré a signalé à la CNA avoir travaillé uniquement en qualité de chef d'équipe pour le compte de la société B.________ SA, cela contrairement à ce que cette dernière avait déclaré dans son courrier du 15 octobre 2020. Il lui a en outre transmis un document intitulé "Rapports de travail envoyés à l'entreprise B.________ SA" listant notamment les opérations ayant été menées entre le 12 mars et le 1 er juin 2018 sur le chantier de U.________ et mentionnant son nom en tant que chef de chantier. Par courrier du 10 mars 2021, l'assuré, par l'intermédiaire du syndicat Unia, a requis de son ancien employeur qu'il rectifie son courrier adressé le 15 octobre 2020 à la CNA, en tant qu'il l'y désignait inexactement comme maçon et qu'il lui verse le différentiel du salaire dû. Il a en outre rappelé que le certificat de travail du 19 novembre 2018 et une attestation de travail datée du 2 décembre 2020 confirmaient sa position de chef d'équipe. Le même jour, l'assuré a transmis une copie de ce courrier à la CNA, sollicitant une réanalyse de sa situation. A.f. Par décision sur opposition du 12 mars 2021, la CNA a confirmé sa décision du 23 novembre 2020. A.g. Le 25 mars 2021, le conseil de la société a répondu au courrier de l'assuré du 10 mars 2021 en maintenant sa position quant à sa fonction de maçon. Il a ajouté que le certificat de travail du 19 novembre 2018 et l'attestation de travail du 2 décembre 2020 avaient été rédigés à la requête de l'assuré, sans que la société n'ait été informée de leur but. A.h. Non contestée, la décision sur opposition du 12 mars 2021 est entrée en force. A.i. Le 11 novembre 2021, l'assuré a déposé une demande de révision de la décision du 23 novembre 2020 et de la décision sur opposition du 12 mars 2021. Il a expliqué qu'à l'occasion d'une audience de conciliation, tenue le 26 octobre 2021 dans la procédure civile initiée à l'encontre de son ancien employeur, celui-ci avait reconnu que l'assuré travaillait en qualité de chef d'équipe, acceptant de ce fait de lui payer la différence de salaire correspondante et de corriger son certificat de travail. Ces éléments avaient été consignés dans une convention qui valait jugement définitif et constituait donc un fait ou un moyen de preuve nouveau. Par décision du 16 décembre 2021 confirmée le 25 mai 2022, la CNA a refusé d'entrer en matière sur la demande de révision.