Citation: 6B_104/2022 E. 4

Le recourant fait enfin valoir que la cour cantonale a violé l'art. 66a CP en ordonnant son expulsion. A titre liminaire, il y a lieu de relever que l'expulsion obligatoire ordonnée par la Cour cantonale est de trois ans, alors que le minimum légal est de cinq ans (art. 66a al. 1 CP). Cela étant, tenu par l'interdiction de la reformatio in pejus, la cour de céans ne peut que le constater. Le recourant n'a pas contesté son expulsion en appel. Il est irrecevable à le faire à ce stade faute d'épuisement des instances cantonales (art. 80 al. 1 LTF). Au surplus, le grief du recourant repose exclusivement sur les prémisses selon lesquelles les éléments constitutifs de l'art. 148a al. 1 CP n'étaient pas réalisés, subsidiairement la cour cantonale aurait violé le droit fédéral en ne faisant pas application de l'art. 148a al. 2 CP, sachant que l'art. 66a al. 1 let. e CP prévoit une expulsion obligatoire uniquement dans le cas de l'art. 148a al. 1 CP, soit pour l'infraction de base et non pour l'infraction privilégiée (cf. arrêt 6B_797/2021 du 20 juillet 2022 consid. 3), encore plus subsidiairement l'état de nécessité licite aurait justifié son comportement. Dès lors que ces griefs sont infondés, le grief de violation de l'art. 66a CP doit en l'occurrence être écarté à son tour.