Citation: 9C_127/2017 E. 4.3

4.3. L'argumentation du recourant est fondée. On rappellera que, dans le cadre de sa nouvelle requête d'allocation pour impotent (cf. art. 87 al. 3 RAI), celui-ci doit démontrer que le tribunal cantonal a fait preuve d'arbitraire (concernant cette notion, cf. notamment ATF 140 III 16 consid. 2.1 p. 18) en écartant l'appréciation du docteur C.________ au motif que celle-ci constituait uniquement une appréciation différente de la situation telle qu'elle avait déjà été évaluée par l'expert psychiatre à l'occasion de la procédure antérieure. Tel n'est manifestement pas le cas. En effet, le psychiatre traitant ne s'est pas contenté d'apprécier différemment une situation connue. Il a diagnostiqué des pathologies qui n'avaient pas été observées auparavant et indiqué que son patient était très limité physiquement, mais aussi psychiquement, ce qui engendrait des difficultés à faire même les gestes quotidiens ordinaires (cf. rapport du 31 août 2015). S'il renvoyait d'abord à l'avis du docteur B.________ pour ce qui concerne ces gestes, il a néanmoins produit par la suite un document dans lequel il décrivait non seulement les empêchements rencontrés dans l'accomplissement des actes ordinaires de la vie, mais aussi l'augmentation de la symptomatologie douloureuse ou les limitations physiques aggravantes (poids du bras inerte, affaissement de l'épaule; cf. rapport du 11 décembre 2015). Ces éléments jetaient déjà le doute quant à l'absence d'évolution de la situation et auraient nécessité en soi des éclaircissements. On ajoutera que la juridiction cantonale ne pouvait tirer argument du fait que le docteur B.________ n'a pas mentionné d'autres diagnostics que la paralysie du bras, connue, pour en déduire l'absence de modification de la situation. L'instruction menée par l'intimé était exclusivement orientée sur l'existence d'une atteinte à la santé et ses effets sur la capacité de travail, mais non sur les difficultés à accomplir les actes ordinaires de la vie (cf. formulaires adressés les 27 mai 2015 aux médecins traitants). Le médecin du SMR s'est également prononcé exclusivement sur l'absence de modification en relation avec la capacité de travail de l'assuré (avis du 21 mars 2016). Dans ces circonstances, il convient de constater que l'instruction de la cause ne permet pas de se prononcer sur une modification de la capacité de l'assuré à accomplir les actes ordinaires de la vie. Il y a dès lors lieu d'annuler le jugement entrepris ainsi que la décision litigieuse et de renvoyer la cause à l'office intimé pour qu'il procède à une instruction complémentaire, par exemple sous la forme d'une enquête à domicile, et rende une nouvelle décision. Il n'est pas nécessaire d'examiner les autres griefs du recourant dès lors qu'il obtient gain de cause compte tenu de ce qui précède.