Citation: 2C_178/2022 E. 5.4

5.4. En l'espèce, la critique de la recourante sous l'angle du principe de l'égalité de traitement est manifestement infondée. A la lecture de l'arrêt précité 1C_684/2020 dont se prévaut l'intéressée, force est en effet de constater que celui-ci repose sur un état de fait différent de celui de la présente espèce, puisque c'était la Cour de justice, et non pas le Tribunal administratif, qui avait spontanément imparti au justiciable un ultime délai pour s'acquitter de l'avance de frais qu'il n'avait pas payée dans le délai initialement fixé. Dès lors que l'état de fait à la base de l'arrêt invoqué n'est pas semblable à celui de la présente procédure, il ne saurait être question de violation du principe de l'égalité de traitement. Au demeurant, la jurisprudence a déjà eu l'occasion de préciser que le Tribunal administratif et la Cour de justice sont deux autorités judiciaires différentes, de sorte que, quand bien même elles n'appliqueraient pas de manière identique l'art. 86 LPA/GE, cela ne constituerait pas une inégalité de traitement (cf. arrêt 2D_11/2018 du 12 juin 2018 consid. 3.3). Le recourant qui agit devant le Tribunal administratif ne se trouve en effet pas dans la même situation que celui qui dépose un recours auprès de la Cour de justice et, s'agissant de la mise en pratique de la disposition litigieuse, peut donc être traité différemment de ce dernier sans que cela procède d'une violation de l'art. 8 Cst. (ibid.). Le grief d'inégalité de traitement ne peut par conséquent qu'être rejeté.