Citation: I 239/00 19.01.2001 E. 1

1.- a) Selon l'art. 41 LAI, si l'invalidité d'un bénéficiaire de rente se modifie de manière à influencer le droit à la rente, celle-ci est, pour l'avenir, augmentée, réduite ou supprimée. Tout changement important des circonstances, propre à influencer le degré d'invalidité, donc le droit à la rente, peut donner lieu à une révision de celle-ci. Le point de savoir si un tel changement s'est produit doit être tranché en comparant les faits tels qu'ils se présentaient au moment de la décision initiale de rente et les circonstances régnant à l'époque de la décision litigieuse (ATF 109 V 265 consid. 4a, 106 V 87 consid. 1a, 105 V 30; voir également ATF 112 V 372 consid. 2b et 390 consid. 1b). b) En l'espèce, l'administration et les premiers juges n'ont pas examiné si les circonstances, propres à influencer le degré d'invalidité, avaient changé entre le 27 juin 1995 et le 18 novembre 1998. Ils se sont bornés à constater, au vu du dossier de la CNA, que le degré d'invalidité du recourant s'est élevé à 33 1/3 % postérieurement à la décision initiale de rente de l'AI, ce qui en justifiait à leurs yeux la suppression par voie de révision, en application des art. 28 al. 1 et 41 LAI. Cette manière d'appliquer l'art. 41 LAI n'est toutefois pas conforme au droit fédéral. En effet, la jurisprudence relative à cette disposition légale commande de comparer deux situations de fait à deux moments différents, ce qui a été omis. Dans ces conditions, l'intimé ne pouvait pas se fonder uniquement sur la décision de rente de la CNA du 25 avril 1996 pour réviser la décision de l'AI du 27 juin 1995, en vertu de l'art. 41 LAI.