Citation: 6B_213/2022 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la cour cantonale s'est expressément penchée sur la thèse du recourant, selon laquelle le contrôle de police du 18 novembre 2017 serait lié à un précédent contrôle, intervenu le 7 septembre 2016, auquel l'appointée B.________ avait participé et qui s'était mal passé. Pour le recourant, la prénommée l'avait reconnu, avait agi par soif de vengeance et en raison de sa couleur de peau. Tout en relevant que l'appointée B.________ avait effectivement participé à un contrôle concernant le recourant en date du 7 septembre 2016, la cour cantonale a en substance constaté que la plainte qu'avait alors déposée le recourant visait un autre policier ayant participé au contrôle, ce qui amenait déjà à douter de la thèse défendue de la vengeance par ce dernier. Qui plus est, il n'existait aucune raison objective de remettre en cause les déclarations de la policière, qui avait exposé que c'était lorsqu'elle avait lu sa pièce d'identité que le recourant lui avait dit qu'il la connaissait et qu'elle l'avait alors reconnu. La cour cantonale a en outre soigneusement examiné les circonstances de l'espèce pour parvenir à la conclusion que le motif du contrôle de police du 18 novembre 2017, intervenu en marge de recherches effectuées dans un secteur où des feux de containers avaient été signalés, avait trait au comportement énervé et agressif du recourant et non pour une hypothétique vengeance liée à un précédent contrôle auquel l'appointée B.________ avait pris part ou en raison de sa couleur de peau. Les juges précédents ont par ailleurs relevé que le recourant était allé jusqu'à prétendre que la prénommée - policière à F.________ - avait été présente lors d'un contrôle douanier à O.________ en juin 2016 lui ayant valu une précédente condamnation pour violence et menace contre les autorités et les fonctionnaires (cf. supra B.b.a). La cour cantonale a en outre clairement exposé les raisons pour lesquelles les déclarations précises et cohérentes des policiers permettaient de retenir leur version s'agissant du déroulement de l'intervention. Elle a encore relevé que les images de vidéosurveillance depuis l'arrivée en fourgon à l'Hôtel de police, démontraient sans ambiguïté que le recourant avait porté des accusations dénuées de fondement à l'encontre des policiers, au point que cela portait une atteinte irrémédiable à sa crédibilité, tout en disqualifiant l'ensemble de ses déclarations, y compris à l'égard des événements qui se seraient passés hors caméra et après le passage à l'Hôtel de police. La cour cantonale a enfin ajouté, en ce qui concerne les lésions constatées par l'Unité de médecine des violences, que celles-ci étaient compatibles avec les gestes effectués par les policiers, consistant à maîtriser une personne qui se débat avec virulence. Face à ces éléments, le recourant se plaint en vain d'une ordonnance de classement rendue le 18 janvier 2018 par le Ministère public central du canton de Vaud à la suite de la plainte déposée en lien avec le contrôle du 7 septembre 2016, qu'il n'est quoi qu'il en soit pas fondé à critiquer dans le cadre de la présente procédure. Au demeurant, le recourant se limite pour l'essentiel à se plaindre de ce que sa version des faits n'a pas été prise en compte, sans plus étayer son propos. Une telle critique ne saurait suffire à démontrer le caractère arbitraire des constatations cantonales, si tant est qu'elle puisse être considérée comme recevable au regard des exigences de motivation qui prévalent en la matière, en vertu des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF.