Citation: 9C_433/2023 E. 3.2

3.2. Contrairement à ce qu'affirme la recourante, le rapport du docteur B.________ du 3 novembre 2022 n'a pas eu "une considérable influence [...] sur la décision de l'[o]ffice AI". Les premiers juges ont exposé de manière circonstanciée que même s'il fallait admettre que le fait de transmettre la prise de position du médecin du SMR du 3 novembre 2022 seulement avec la décision pouvait constituer une violation du droit d'être entendue de l'assurée, la violation devait être qualifiée de légère, dès lors que le document litigieux n'avait pas modifié la motivation principale, ni le résultat de la décision, et avait en soi servi à répondre aux objections de la recourante et à s'assurer que celles-ci ne modifiaient pas le résultat envisagé et annoncé à l'assurée par le projet de décision du 16 août 2022. En effet, comme le fait du reste valoir l'assurée, dans son rapport du 3 novembre 2022, le docteur B.________ avait indiqué que les nouveaux rapports médicaux produits dans le cadre de la quatrième demande de prestations étaient plutôt centrés sur une aggravation subjective des plaintes de l'intéressée et décrivaient une situation qui était connue depuis plusieurs années et qui ne semblait présenter aucun changement objectif. La recourante ne conteste pas que le docteur B.________ avait déjà fait ce constat dans son rapport du 16 août 2022, qui était joint au projet de décision, daté du même jour. Avec ce projet, l'office intimé lui avait fait savoir qu'il considérait que les documents produits à l'appui de la nouvelle demande de prestations déposée en avril 2022 n'avaient pas rendu plausible une modification de sa situation de manière à influencer ses droits.