Citation: 1A.222/2006 08.05.2007 E. 3

En vertu de l'art. 34 al. 3 LAT, seule la voie du recours de droit public est en principe ouverte contre les décisions de dernière instance cantonale relatives à l'approbation d'un plan d'affectation, comme le plan localisé de quartier litigieux; cette règle ne vaut cependant que dans la mesure où l'application du droit de l'aménagement du territoire est en jeu. Lorsque le litige porte sur l'application du droit fédéral de la protection de l'environnement ou sur d'autres prescriptions fédérales directement applicables, ces décisions peuvent, dans cette mesure, faire l'objet d'un recours de droit administratif (cf. ATF 132 II 209 consid. 2 p. 211 et les arrêts cités). Cette voie de droit permet alors de soulever également des griefs concernant l'application du droit constitutionnel fédéral ou des normes cantonales autonomes, pour autant qu'il existe un rapport suffisamment étroit avec l'application du droit fédéral (cf. ATF 129 I 337 consid. 1.1 p. 339 et les arrêts cités). C'est notamment dans le cadre d'un recours de droit administratif que le grief tiré du non-respect des prescriptions fédérales relatives à la protection contre le bruit doit être invoqué (cf. ATF 132 II 209 consid. 2.2.2 p. 214 et les arrêts cités). Il en va de même du moyen tiré de l'absence de qualité pour recourir de l'Association de quartier "Q.________". En effet, une décision de refus d'entrer en matière peut, alors même qu'elle n'est pas fondée sur le droit public fédéral, mais sur le droit cantonal de procédure, faire l'objet d'un recours de droit administratif au Tribunal fédéral dans les cas où l'autorité, si elle avait statué sur le fond, aurait dû appliquer le droit administratif fédéral (ATF 127 II 264 consid. 1a p. 267; 123 I 275 consid. 2c p. 277; 121 II 190 consid. 3a p. 192 et les arrêts cités), ce qui est le cas en l'espèce. Les autres griefs invoqués ne portent en revanche pas sur l'application du droit fédéral de la protection de l'environnement et ils ne sont pas dans un rapport étroit avec le non-respect allégué des valeurs de planification fixées dans l'ordonnance sur la protection contre le bruit. Ils doivent être examinés dans le cadre du recours de droit public (cf. arrêt 1A.168/1990 du 18 avril 1991 consid. 1a/bb paru à la RDAF 1992 p. 193, s'agissant du grief tiré de la violation de l'art. 14 let. a et e de la loi cantonale sur les constructions et les installations divers [LCI]). Recours de droit administratif