Citation: 8C_575/2017 E. 4

La cour cantonale a retenu que les conditions de l'art. 49 al. 2 let. a OLAA étaient remplies. Sur la base du dossier des procédures pénales (état au 24 mai 2016), comprenant notamment une vidéo de l'altercation, le tribunal cantonal a retenu que le soir en question, le recourant, accompagné de D.________ et de deux amies, a rencontré fortuitement son agresseur, qu'il connaissait depuis des années. Après que les trois amis eurent quitté le bar, les deux protagonistes se sont retrouvés seuls à leur table face à face. Quelques minutes plus tard, dans des circonstances peu claires, le recourant s'est levé, s'est approché de son agresseur et lui a posé la main sur la nuque. Celui-ci s'est également levé puis, après quelques instants, a violemment frappé le recourant de ses poings. En ce qui concerne l'échange verbal qui a précédé les coups, les déclarations des intéressés étaient divergentes. Quoi qu'il en fût, il était indéniable que le ton était monté. Le recourant s'était rendu compte que la situation devenait tendue, si bien qu'il a déclaré avoir tout fait pour calmer son agresseur. Toutefois, il ressortait de ses déclarations à la police puis au procureur qu'il avait tenu des propos peu nuancés et peu à même d'apaiser la situation. En effet, il avait reconnu avoir mis la main sur la nuque de son agresseur puis lui avoir proposé d'aller dehors "dans le but de s'expliquer", respectivement d'aller dehors si C.________ voulait lui "casser la gueule". En outre, il lui avait demandé "de la fermer physiquement". Dans ces conditions, et vu les propositions claires de se battre, il était difficile de prétendre que le recourant n'était pas impliqué dans une situation de bagarre. Quant au geste du recourant sur la nuque de son agresseur, il tendait à démontrer une certaine animosité et agressivité, et constituait le premier comportement physique de l'altercation. En conclusion, selon la cour cantonale, le recourant ne pouvait ignorer qu'il participait à une discussion de bar de nature à dégénérer en empoignade physique. Son comportement était en outre dans une relation de causalité avec les lésions subies, dès lors que la bagarre s'était inscrite dans une progression de la tension entre les protagonistes sans que le comportement de l'un ou de l'autre ne l'interrompe.