Citation: 5A_105/2023 E. 3.1

3.1. Elle reproche à la Chambre de surveillance d'avoir arbitrairement omis de tenir compte de l'évolution de sa situation depuis l'expertise du 17 décembre 2020 (recte: 2 juin 2021). La Chambre de surveillance s'était selon elle contentée de mentionner que le fait qu'elle ait obtenu un logement stable constituait un élément positif pour l'avenir sans faire état des conséquences concrètes sur sa santé. Avec l'obtention de ce logement, elle était en effet manifestement sortie de la précarité et était en mesure d'accueillir son enfant moyennant une assistance adéquate. Il n'était pas surprenant de constater l'amélioration drastique de son état de santé depuis lors. D'ailleurs, l'ensemble des constats médicaux postérieurs au mois de mai 2021 relataient une amélioration de son état de santé une fois sortie de la précarité. Ainsi, l'influence de la prise de ce logement sur sa situation de santé existait et ne pouvait être sous-estimée alors que la décision entreprise n'en faisait même pas mention. L a motivation de la décision querellée se fondait essentiellement sur le contenu du rapport d'expertise du 2 juin 2021, lequel n'avait pas tenu compte de cette question du logement puisque le déménagement était intervenu postérieurement à sa reddition.