Citation: 4A_214/2016 E. 2.2

2.2. Au dossier de l'arbitrage figure la copie d'une lettre du 8 février 2016 dans laquelle l'arbitre unique communique à chacune des parties un original de sa sentence finale dûment signé. Une personne agissant pour la recourante a écrit à la main, au sommet de cette missive: "Reçu le 8 février 2016", mention qu'elle a signée. Selon l'art. 32 par. 6 des Swiss Rules of International Arbitration, il appartient au tribunal arbitral de notifier aux parties les originaux de la sentence signés par les arbitres. En l'espèce, l'arbitre unique a respecté cette formalité. Il suit de là que le délai de recours de 30 jours (art. 100 al. 1 LTF), du reste non prolongeable (art. 47 al. 1 LTF), a commencé à courir le 9 février 2016 (art. 44 al. 1 LTF) pour expirer le 9 mars 2016. Comme indiqué dans la lettre du 15 mars 2016, le dépôt du recours par fax du 9 mars 2016 n'a pas été fait valablement. Dès lors, la recourante n'était plus à même de réparer ce vice de forme, puisque le délai de recours était échu. Aussi le second mémoire de recours déposé par elle le 11 avril 2016 ne pouvait-il rien changer à cet état de choses. L'intéressée soutient, il est vrai, avoir déposé, le 9 mars 2016, une copie du recours, munie d'une signature, que le Tribunal fédéral aurait reçue le 10 mars 2016. Force est toutefois de constater que le Tribunal fédéral n'a pas reçu cette écriture à la date indiquée. A cet égard, la copie de la lettre du 9 mars 2016, par laquelle la recourante est censée avoir adressé son recours au Tribunal fédéral (cf. pièce n° 2 du bordereau du 11 avril 2016), n'a aucune valeur probante. Par conséquent, il n'est pas possible d'entrer en matière sur le recours du fait que celui-ci n'a pas été déposé en temps utile dans la forme requise.