Citation: I 393/05 09.06.2006 E. 3

Se fondant, notamment, sur les rapports des docteurs H.________ et T.________, la juridiction cantonale a, d'une part, retenu que l'assurée souffre de fibromyalgie, de lombosacralgies, d'obésité sévère, d'un diabète de type II, ainsi que d'un était dépressif et, d'autre part, fixé le taux de son incapacité de travail à 50 %. 3.1 Ainsi que l'expose l'OFAS, le rapport du docteur H.________, au demeurant succinct, ne répond pas aux exigences posées par la jurisprudence du Tribunal fédéral des assurances en matière de preuve. En particulier, l'anamnèse ne fait pas état des plaintes de l'assurée et ne mentionne pas les avis médicaux antérieurs. Par ailleurs, les conclusions de ce médecin ne sont pas motivées. De plus, le docteur H.________ laisse entendre que l'assurée souffre peut-être d'un état dépressif, simple possibilité qui ne satisfait pas au critère de la vraisemblance prépondérante applicable dans le domaine des assurances sociales. 3.2 Du rapport de la doctoresse T.________, il ressort que la recourante souffre principalement de fibromyalgie. Un travail de force n'est plus exigible de l'assurée. En revanche, une activité légère respectant les règles d'ergonomie rachidienne peut être exigée, à un taux d'occupation de 50 % . Les capacités fonctionnelles de l'intéressée peuvent être augmentées par une nouvelle hygiène de vie (pratique régulière de la marche, régimes pour la problématique articulaire et pour le diabète). Quant à la symptomatologie douloureuse, elle peut être diminuée par la prise de médicaments (paracétamol ou anti-inflammatoires en cas d'exacerbation, prise d'un tricyclique type Surmontil en gouttes à débuter à petites doses). A la lecture de ces éléments médicaux, on doit convenir avec l'OFAS qu'aucun traitement intensif et de longue durée n'a été entrepris selon les règles de l'art pour remédier aux effets de la fibromyalgie. Pour ce premier motif déjà, on peut douter que la fibromyalgie justifie à elle-seule le taux d'incapacité de travail de 50 % fixé par la doctoresse T.________. En pareilles circonstances, conformément à la jurisprudence, il convient d'apprécier le caractère invalidant de la fibromyalgie de manière analogue aux troubles somatoformes douloureux.