Citation: 4A_137/2022 E. B

B.a. Après l'échec de la conciliation, B.________ SA (ci-après: la demanderesse) a assigné A.________ SA (ci-après: la défenderesse) devant la Chambre patrimoniale du canton de Vaud. Elle a conclu à ce que la défenderesse soit condamnée à lui payer immédiatement le montant de 109'171 fr. avec intérêts. La défenderesse a conclu principalement à l'irrecevabilité de la demande pour défaut de compétence ratione loci, subsidiairement à la dénonciation de l'instance à C.________ SA, ainsi qu'à la constatation de ce qu'elle n'était pas débitrice de la demanderesse du montant précité. Le Juge délégué de la Chambre patrimoniale a limité la procédure à la question de la compétence ratione loci. Par jugement incident du 26 mars 2013, la Chambre patrimoniale a déclaré la demande recevable. Elle a retenu que le contrat d'entreprise du 30 septembre 2009 liait la défenderesse, en qualité de maître de l'ouvrage représenté par la direction des travaux C.________ SA, et la demanderesse, en vertu de l'art. 33 al. 3 CO. Ce contrat, comme la clause de prorogation de for à Lausanne qu'il comportait, étaient donc opposables à la défenderesse. Par jugement du 14 novembre 2016, la Chambre patrimoniale du canton de Vaud a refusé de revenir sur la question de la légitimation passive de la défenderesse. Sur le fond, elle l'a condamnée à verser à la demanderesse le montant de 69'825 fr. 90 avec intérêts. Statuant le 4 décembre 2017, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel de la défenderesse dans la mesure où il était recevable et a confirmé le jugement attaqué. Par arrêt du 15 novembre 2018 (4A_75/2018), le Tribunal fédéral a admis le recours interjeté par la défenderesse, a annulé l'arrêt rendu le 4 décembre 2017 par la cour cantonale et lui a retourné la cause pour suite de la procédure. Il a expliqué que l'existence d'un contrat d'entreprise entre les parties était un fait doublement pertinent, puisqu'il était pertinent tant pour la compétence que pour le fond. Ce qui avait été décidé de manière incidente pour la compétence n'était ni final ni décisif pour ce qui serait décidé sur le fond. La question de la légitimation passive de la défenderesse devait notamment être tranchée. Par arrêt du 11 juin 2019, la Cour d'appel civile a admis l'appel interjeté par la défenderesse contre le jugement du 14 novembre 2016 de la Chambre patrimoniale cantonale. Elle a annulé ce jugement et a renvoyé la cause à celle-ci pour reprise de l'instruction et nouvelle décision sur le fond, ceci afin de respecter la garantie de la double instance. B.b. A la suite de l'arrêt de renvoi, la Chambre patrimoniale a, par jugement du 31 août 2020, condamné A.________ SA à payer à B.________ SA la somme de 69'825 fr. 90 avec intérêts. Par arrêt du 29 septembre 2021, dont la motivation a été envoyée pour notification aux parties le 22 février 2022, la Cour d'appel civile a rejeté l'appel formé par A.________ SA à l'encontre de ce jugement et l'a confirmé.