Citation: 2C_3/2025 E. 1.1

1.1. Lorsqu'une autorité refuse d'accorder l'effet suspensif à un recours sur le plan cantonal ou retire l'effet suspensif qui l'assortit en principe selon la loi, elle rend une décision incidente qui ne met pas fin au litige (cf. ATF 137 III 475 consid. 1; arrêt 2C_595/2021 du 30 septembre 2021 consid. 1.1; cf. également, sur la notion de décision incidente, ATF 139 V 604 consid. 2.1). Il en va de même des décisions accordant ou refusant la suspension de la procédure (cf. ATF 137 III 522 consid. 1.2; arrêt 2C_1156/2018 du 12 juillet 2019 consid. 1.1). Or, sous réserve des cas visés par l'art. 92 LTF qui n'entrent manifestement pas en ligne de compte en l'espèce, les décisions incidentes notifiées séparément ne peuvent, d'après l'art. 93 al. 1 LTF, faire l'objet d'un recours immédiat au Tribunal fédéral que si elles peuvent causer un préjudice irréparable (let. a) ou, alors, si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale permettant d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (let. b). Cette dernière hypothèse étant d'emblée exclue, la recevabilité du présent recours est donc subordonnée à la condition que la décision attaquée soit susceptible de causer un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Cela signifie qu'elle doit être de nature à provoquer un dommage de nature juridique ne pouvant pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision favorable à la partie recourante (ATF 149 II 170 consid. 1.3; 147 III 159 consid. 4.1; arrêts 2C_540/2024 du 16 janvier 2025 consid. 1.1; 2C_170/2024 du 4 décembre 2024 consid. 1.2). Un dommage économique ou de pur fait n'est pas considéré comme un dommage irréparable de ce point de vue (ATF 147 III 159 consid. 4.1; 142 III 798 consid. 2.2; 141 III 80 consid. 1.2), à moins que la partie recourante ne soit exposée à de graves difficultés financières, sans perspectives de remboursement même en obtenant gain de cause sur le fond, ou à un risque de faillite (cf. ATF 136 II 370 consid. 1.5; arrêts 1C_62/2020 du 4 juin 2021 consid. 1.2; 5A_147/2020 du 24 août 2020 consid. 2.3; 5D_1/2017 du 15 mars 2017 consid. 1.1). Il appartient en principe à la partie recourante de démontrer dans quelle mesure la décision incidente contestée risque de causer un préjudice irréparable (ATF 147 III 159 consid. 4.1, 142 III 798 consid. 2.2), à moins que celui-ci ne fasse aucun doute (cf. ATF 141 III 80 consid. 1.2; 137 III 522 consid. 1.3).