Citation: 2C_256/2023 E. 5.2

5.2. La recourante fait encore valoir qu'au vu de ses problèmes de santé, il n'apparaît pas concevable d'ordonner son renvoi, du moins pas tant que ses problèmes perdureront. Cela porterait atteinte à son intégrité corporelle. Elle cite à l'appui de sa conclusion un extrait d'un arrêt de la CourEDH qui expose les conditions dans lesquelles un renvoi dans le pays d'origine porte atteinte à la dignité humaine. En l'occurrence, il ne ressort pas du certificat médical figurant dans l'arrêt attaqué qu'en raison de la santé de la recourante, un renvoi de celle-ci serait contraire à l'intégrité physique et à la dignité humaine garanti par l'art. 3 CEDH. Dans la mesure où la recourante souffre, selon certificat médical, d'un état dépressif accompagné d'idées noires, mais sans volonté toutefois de passage à l'acte, son renvoi ne l'expose pas à un risque réel d'être confrontée à un déclin grave, rapide et irréversible de son état de santé entraînant des souffrances intenses ou à une réduction significative de son espérance de vie (cf. arrêt CourEDH Paposhvili c. Belgique du 13 décembre 2016, n° 41738/10 § 183; arrêt 2C_671/2021 du 15 février 2022 consid. 8.1 et les arrêts cités). Le grief est infondé.