Citation: 2D_50/2020 E. 4.3

4.3. A l'instar de ce qu'a retenu le Tribunal cantonal à propos de l'art. 8 al. 2 Cst., il convient de mentionner que le préavis de l'enseignante ne fait en rien mention du handicap du fils des recourants. Son avis porte bien plus sur les compétences de l'élève à suivre l'enseignement des mathématiques à un niveau supérieur à la fin du premier semestre de la 9e année, déniant cette capacité en raison d'un manque d'organisation. Rien ne permet de retenir que ce manque d'organisation est en lien direct avec le trouble du déficit de l'attention ou la dyslexie de l'élève. Il faut en revanche relever que le fils des recourants bénéficie d'aménagements dans sa scolarité, notamment au travers de l'utilisation d'un ordinateur et de logiciels particuliers, ainsi que de temps supplémentaire pour accomplir certains travaux. Le préavis de l'enseignante, qui intervient dans le cadre d'une scolarisation ordinaire de cet enfant, tient compte de ces aménagements et des réquisits pour passer au niveau 2 en mathématiques. Malgré cela, elle a considéré que son élève présentait un manque d'organisation qui ne lui permettait pas de changer de niveau. On ajoutera pour terminer qu'il ne ressort pas des faits de l'arrêt entrepris que le camarade de classe du fils des recourants aurait rencontré de problèmes particuliers, qu'ils soient d'organisation ou autres. Il a donc bénéficié d'un préavis positif de son enseignant d'allemand pour changer de niveau dans cette branche. S'il n'a certes probablement pas dû fournir des efforts comparables à ceux produits par l'enfant des recourants en raison du handicap de celui-ci, force est de constater que les aménagements dont cet enfant bénéficie sont justement là pour équilibrer les efforts consentis et le mettre sur un pied d'égalité avec ses camarades, étant rappelé qu'il suit une scolarité ordinaire sans adaptation d'objectifs. Il convient dès lors d'écarter le grief de l'interdiction de discrimination.