Citation: 4F_2/2022 E. B

B.a. Le 4 février 2021, la bailleresse a déposé sa requête en protection dans les cas clairs auprès du Tribunal des baux et loyers du canton de Genève, concluant à l'expulsion de la locataire, assortie de mesures d'exécution, et à sa condamnation au paiement de 1'651 fr. 65, intérêts en sus, à titre d'indemnité pour occupation illicite pour les mois de janvier et de février 2021. Lors de l'audience du 9 mars 2021, la bailleresse a précisé que l'arriéré s'élevait alors à 2'631 fr. 65 et a amplifié ses conclusions en conséquence. La locataire, assistée par son avocat, a quant à elle déclaré avoir versé la veille le montant de 2'940 fr. et invoqué que la situation était à jour et qu'elle avait besoin des locaux pour exercer son activité lorsqu'elle pourrait la reprendre. Par jugement du 9 mars 2021, le tribunal a condamné la locataire à évacuer immédiatement le local commercial litigieux. En substance, il a retenu que les conditions d'une résiliation selon l'art. 257d CO étaient manifestement réunies. B.b. Par arrêt du 7 juin 2021, la Cour de justice du canton de Genève a admis le recours formé par la locataire et a déclaré irrecevable la requête de la bailleresse. En substance, elle a considéré, d'une part, que les faits allégués en lien avec la pandémie et les fermetures des établissements publics ordonnées par les autorités cantonales puis fédérales constituaient des faits notoires recevables et que la nouvelle argumentation juridique développée par la locataire à ce sujet dans le recours était donc admissible et, d'autre part, que la question du paiement du loyer des locaux commerciaux pendant la pandémie de Covid-19, en particulier concernant les établissements publics dont la fermeture avait été ordonnée par les autorités tant cantonales que fédérales, n'avait pas encore été tranchée et devait faire l'objet d'une analyse approfondie sous l'angle de l'art. 259d CO (réduction de loyer), de l'art. 119 CO (impossibilité subséquente), de l'art. 97 al. 1 CO (exorbitance) et de la clausula rebus sic stantibus. La doctrine étant partagée à ce sujet, elle en a conclu que la condition de la situation juridique claire exigée par l'art. 257 al. 1 let. b CPC n'était pas réalisée. B.c. Par arrêt 4A_376/2021 du 7 janvier 2022, le Tribunal fédéral a, en substance, admis le recours en matière civile formé par la bailleresse et a annulé l'arrêt entrepris et l'a réformé, en ce sens que la requête d'expulsion était admise. En substance, il a retenu (1) que la locataire n'a pas contesté que, assistée de son avocat, elle n'avait soulevé, en audience de première instance, aucune des objections dont elle s'est prévalue pour la première fois devant la cour cantonale, (2) qu'elle n'avait soulevé aucun argument découlant du fait notoire que constituent les fermetures administratives des discothèques, et (3) que, sur la base des faits et des objections qui lui avaient été soumis, le tribunal des baux et loyers ne pouvait que faire droit à la requête de la bailleresse.