Citation: 6B_369/2024 E. 2.2.1

2.2.1. P our autant que l'on déduise de l'argumentation du recourant un grief suffisamment motivé tiré de la violation de l'art. 191 CP, ce qui est douteux (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF), celui-ci se révélerait infondé pour les motifs qui suivent. Sur la base d'un état de fait exempt d'arbitraire, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, retenir que le recourant réalisait les conditions objectives et subjectives de l'art. 191 CP. Le recourant ne discute pas, à juste titre, la notion d'actes d'ordre sexuel (toucher et lécher les seins, embrasser sur la bouche avec la langue, toucher le sexe, caresser le clitoris, pénétration du vagin avec les doigts en faisant des mouvements, cf. arrêt entrepris, p. 19). En l'occurrence, certains des actes ont été initiés la nuit, alors que l'intimée 3, âgée de moins de 16 ans, était endormie (cf. arrêt 6B_327/2024 du 11 décembre 2024 consid. 2.1.4 et les références citées). L'intimée 3 étant plongée dans le sommeil, ce dont le recourant avait connaissance, elle était, de ce fait, incapable de s'y opposer, indépendamment de son comportement après son réveil. Alors endormie, l'intimée 3 n'était pas en mesure de percevoir l'acte qui lui était imposé avant qu'il fût accompli et, partant, de porter un jugement sur celui-ci et, cas échéant, le refuser. Son incapacité, bien que passagère, était totale et préexistante au comportement du recourant (cf. ATF 148 IV 329 consid. 3.2 et 5.2). Ce dernier a profité de l'incapacité de l'intimée 3 et exploité la situation dans laquelle elle se trouvait pour accomplir des actes d'ordre sexuel. Compte tenu des faits retenus, le recourant a agi avec intention.