Citation: 4C.465/2004 16.06.2005 E. 2

2.1 Dans son premier moyen, la recourante soutient que la cour cantonale a violé l'art. 8 CC en adoptant la version selon laquelle la cause de la reconnaissance de dette du 14 janvier 1999 résulte du contrat conclu entre le défendeur et Z.________, dont l'objet était d'assurer le transfert du joueur C.________ de W.________ dans un nouveau club. Invoquant les art. 17 et 18 CO, elle prétend que la demanderesse ne pouvait pas raisonnablement concevoir que la dette reconnue dépendait de l'accomplissement par elle d'une activité de courtage. 2.2 Pour toutes les prétentions relevant du droit privé fédéral (cf. ATF 125 III 78 consid. 3b), l'art. 8 CC répartit le fardeau de la preuve (ATF 122 III 219 consid. 3c) - en l'absence de disposition spéciale contraire - et détermine, sur cette base, laquelle des parties doit assumer les conséquences de l'échec de la preuve (ATF 130 III 321 consid. 3.1). Il a également été déduit de cette norme un droit à la preuve et à la contre-preuve (ATF 129 III 18 consid. 2.6 et les arrêts cités). Cette règle est violée quand le juge n'administre pas, sur des faits pertinents (ATF 126 III 315 consid. 4a), des preuves propres à les établir (cf. ATF 90 II 219 consid. 4b) qui ont été offertes régulièrement selon les règles de la loi de procédure applicable (ATF 126 III 315 ibidem). Cependant, l'art. 8 CC ne dicte pas au juge comment il doit former sa conviction. Ainsi lorsque l'appréciation des preuves le persuade de la réalité ou au contraire de l'inexistence d'un fait, la question de la répartition du fardeau ne se pose plus (ATF 129 III 271 consid. 2b/aa in fine). Seul le moyen tiré d'une appréciation arbitraire des preuves, à invoquer impérativement dans un recours de droit public, est alors recevable (ATF 127 III 519 consid. 2a p. 522). In casu, l'autorité cantonale, après avoir apprécié les preuves, s'est déclarée convaincue que le défendeur et Z.________ avaient en janvier 1999 la volonté réelle de transférer le joueur C.________ de W.________ dans un autre club de football. Au vu des principes susrappelés, le grief de violation de l'art. 8 CC tombe désormais à faux. La Cour civile n'a jamais nié que l'acte unilatéral du 14 janvier 1999 constituait une reconnaissance de dette abstraite au sens de l'art. 17 CO, puisqu'il n'indiquait pas sa cause. Amenée à déterminer le rapport juridique à la base de l'engagement de payer, la cour cantonale, après avoir procédé à l'interprétation subjective des manifestations de volonté de l'intimé et de Z.________, a admis que c'était la conclusion d'un "Sportlervermittlungsvertrag" (cf. à ce propos not. Urs Scherrer, Sportler-Management und Sportler-Vermittlung im globalisierten Sport, in Sport und Recht 2004, p. 91), qui était la cause de la dette reconnue. Il s'agit là d'une constatation de fait, qui ne peut être remise en cause en instance de réforme (ATF 129 III 118 consid. 2.5). Enfin, les magistrats valaisans n'ayant pas porté atteinte au principe de la priorité de l'interprétation subjective (cf. ATF 125 III 305 consid. 2b p. 308), aucune violation de l'art. 18 CO ne saurait entrer en considération. Le moyen est dénué de fondement.