Citation: 8C_723/2017 E. 5

La cour cantonale a constaté que l'interruption de la mesure auprès de l'agence B.________ avait pour cause non pas le fait que l'assuré, comme il l'alléguait, n'avait pas trouvé de stage jusqu'au 21 avril 2016, mais la teneur des deux courriels qu'il avait envoyés le 18 avril 2016 à une collaboratrice de l'agence de placement E.________. Elle en a déduit que pour l'examen de la bonne foi de l'assuré, il fallait déterminer si celui-ci était à même de comprendre que par son attitude, il risquait de se voir infliger une sanction, telle une suspension de son droit à l'indemnité de chômage, autrement dit s'il était conscient du fait que ses courriels étaient de nature à provoquer l'arrêt de la mesure. La cour cantonale a répondu par l'affirmative à cette question, retenant que l'assuré ne pouvait en effet manquer de réaliser que leur contenu serait peu apprécié. Par conséquent, elle a conclu qu'il s'était rendu coupable d'une négligence grave, son comportement n'étant pas conforme à ce qui pouvait raisonnablement être exigé d'une personne capable de discernement dans une situation identique. Néanmoins, la cour cantonale a jugé que l'on ne pouvait pas considérer que lorsque l'assuré avait reçu les prestations de l'assurance-chômage du 22 avril au 20 mai 2016, il savait ou devait savoir, en faisant preuve de l'attention requise, que celles-ci étaient indues. En effet, elles ne l'étaient pas à ce moment-là. Sa bonne foi devait ainsi être admise.