Citation: 5A_534/2023 E. 4.2

4.2. En l'espèce, c'est à tort que le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir omis d'examiner la preuve du virement. Cette autorité a établi qu'il ressortait des titres produits que la recourante avait effectivement procédé, le 2 mars 2020, au versement de la somme convenue. Or, le recourant ne démontre pas l'arbitraire de cette constatation. Il ressort de la pièce dont il conteste la force probante qu'elle est intitulée "P aiement en Suisse avec IBAN ", qu'elle porte en en-tête la mention " Votre ordre a été accepté pour exécution le 02.03.2020 et ne peut pas être modifié ", que, si elle n'indique pas le motif du versement, elle mentionne C.________ SA en qualité de bénéficiaire avec l'IBAN de son compte, et le montant de 65'000 fr. comme objet du versement. La critique du recourant selon laquelle le paiement ne serait pas irrévocable ne porte donc pas. Au demeurant, le recourant n'allègue ni qu'il aurait mis en demeure l'intimée d'exécuter le contrat, ni qu'il aurait trouvé un autre moyen pour obtenir les fonds dont C.________ SA avait besoin pour constituer la garantie de loyer du bien immobilier. Il n'allègue pas non plus que C.________ SA entretenait d'autres relations contractuelles avec la recourante qui auraient donné lieu au versement du montant exact de 65'000 fr. à cette même date. Par ailleurs, le fait que l'intimée a renoncé à recevoir de sa banque un avis séparé de débit pour ce versement n'a aucune incidence sur l'exécution de celui-ci. Enfin, le recourant fait un parallèle erroné avec les faits de l'arrêt 5A_450/2019, où le créancier poursuivant avait produit un avis qui ne comportait aucune indication relative au titulaire du compte débité ni à la cause du virement, alors qu'il résultait d'une plainte pénale que le débiteur avait certes admis avoir reçu un versement de 400'000 fr., mais fondé sur un autre contrat conclu le même jour avec une société tierce. Il suit de là que le grief d'arbitraire dans l'établissement des faits doit être rejeté. En conséquence, les griefs relatifs à l'art. 82 LP fondés sur la correction des faits que le recourant entendait obtenir n'ont plus d'objet.