Citation: 7B_111/2023 E. 2.3.2

2.3.2. 2.3.2.1. En deuxième lieu, le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir retenu qu'il n'y avait eu aucune bagarre à proximité des faits à l'origine de la présente procédure qui aurait impliqué un autre groupe de personnes que le sien. Il soutient que, selon ses propres déclarations et celles des témoins provenant de son groupe - selon lui cohérentes et concordantes -, une bagarre qui aurait impliqué d'autres individus aurait eu lieu. Il reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement écarté ces déclarations et ajoute, ici également, que les membres de son groupe n'auraient pu ni communiquer entre eux, ni avec lui, puisqu'il avait été arrêté. Ainsi, selon le recourant, la juridiction cantonale aurait procédé à une appréciation insoutenable des pièces du dossier en déduisant des moyens de preuve au dossier qu'il n'y aurait eu aucune bagarre le soir des faits. 2.3.2.2. Le recourant se borne toutefois à mettre en avant une partie de ses propres déclarations et de celles de ses amis, qui auraient évoqué une bagarre impliquant d'autres personnes. Bien qu'il en cite une partie, il ne s'en prend cependant pas aux autres éléments retenus par la cour cantonale pour constater qu'une telle bagarre n'avait en réalité pas eu lieu et ne conteste dès lors pas valablement l'appréciation des preuves opérée par la juridiction cantonale sur ce point (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). Il ne parvient au surplus pas à démontrer que cette appréciation serait arbitraire. Afin de considérer qu'il n'était pas établi que la bagarre alléguée par le recourant avait eu lieu, la juridiction cantonale s'est fondée sur plusieurs éléments concordants (cf. jugement querellé, pp. 26-27). Elle a relevé, sans que cela soit remis en cause par le recourant, que les policiers intervenus à l'endroit où se serait produit cette bagarre, à savoir au carrefour des rues de U.________ et du X.________, devant l'établissement F.________, n'en avaient pas constaté l'existence. Elle a surtout retenu que le gérant de l'établissement précité, à savoir L.________, n'avait pas constaté de bagarre devant son établissement, alors qu'il avait passé la soirée sur la terrasse de celui-ci; de plus, M.________, entendue comme témoin, avait regardé par sa fenêtre à plusieurs reprises durant la soirée et n'avait pas non plus vu de bagarre à l'endroit précité. Les juges cantonaux ont par ailleurs relevé de manière convaincante - sans contestation par le recourant - que sa version selon laquelle il aurait cru être agressé par une personne provenant d'une telle bagarre n'était chronologiquement pas cohérente. Il y a lieu d'ajouter que, contrairement à ce que fait valoir le recourant, il n'était, comme on l'a vu, pas insoutenable, pour la cour cantonale, de considérer que lui et ses amis avaient divergé à propos de la prétendue bagarre et que leurs déclarations étaient contradictoires et peu cohérentes: le recourant, ainsi que deux de ses amis, K.________ et J.________, avaient en effet livré trois versions différentes sur ce point et le recourant avait changé la sienne en parlant d'abord d'une personne qui se faisait "entièrement taper", avant de nuancer ses propos et d'indiquer qu'une personne se faisait poursuivre. La cour cantonale a également relevé que les déclarations du recourant n'étaient corroborées par aucun élément objectif du dossier. Ainsi, elle pouvait sans arbitraire préférer les déclarations de témoins neutres et celles des policiers entendus - qui n'ont pas évoqué de bagarre impliquant des tiers - à celles du recourant pour acquérir la conviction qu'il n'y avait en réalité pas eu de bagarre, ni même d'agitation, impliquant un autre groupe de jeunes que le sien. L'autorité cantonale a par ailleurs indiqué que l'absence d'une telle bagarre était renforcée par le fait que les seules altercations qui étaient avérées le soir des faits étaient celles ayant impliqué le recourant et son groupe d'amis. Elle a en effet indiqué que L.________, qui avait suivi l'attitude du groupe depuis la terrasse de son établissement, avait constaté qu'à tout le moins une altercation avait éclaté au sein de ce groupe, ce qui l'avait d'ailleurs conduit à appeler la police, qui était donc intervenue en raison de cette altercation et non d'une autre prétendue bagarre. On peut ajouter que la cour cantonale a relevé que plusieurs témoignages confirmaient la présence d'une altercation au sein du groupe du recourant, dès lors que M.________ avait vu, au sein de celui-là, des personnes s'en prendre à un de ses membres et deux individus s'empoigner, dont l'un avait été identifié comme étant K.________; I.________ et J.________ avaient également confirmé qu'il y avait une tension au sein du groupe peu avant l'arrivée de la police. Il s'ensuit qu'on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir procédé à une appréciation arbitraire des preuves et d'avoir dès lors considéré qu'il n'y avait pas eu une bagarre telle qu'alléguée par le recourant et écarté la version des faits de celui-ci et de ses amis.