Citation: 6B_12/2024 E. 1

En l'espèce, il ne ressort pas du jugement entrepris que le recourant aurait réitéré une quelconque requête de mise en oeuvre d'une expertise, notamment lors des débats d'appel (art. 331 al. 3 CPP). D'ailleurs, il ne le prétend pas. Dès lors, il paraît douteux que le grief soit recevable sous l'angle du principe de la bonne foi en procédure (art. 5 al. 3 Cst.) et de l'épuisement des voies de droit (art. 80 al. 1 LTF; cf. ATF 143 IV 397 consid. 3.4.2). En outre, on comprend de manière satisfaisante pourquoi la cour cantonale a estimé qu'il n'était pas nécessaire de déterminer la vitesse du motocycliste, ainsi que la distance de visibilité. En effet, comme cela sera examiné ci-après (cf. consid. 2.4.1), même à supposer que la vitesse de la victime eût été excessive, cela n'aurait pas permis de retenir une rupture du lien de causalité, au regard des circonstances d'espèce. Ainsi la cour cantonale, pouvait considérer, comme on le comprend, qu'il n'était pas pertinent de déterminer ces éléments. Il s'ensuit également que les critiques relatives à un défaut de motivation sur cette question ne sont pas fondées. Mal fondé, le grief du recourant est rejeté.