Citation: 1C_426/2024 E. 2.1

2.1. L'art. 111 al. 1 LTF dispose que la qualité de partie à la procédure devant toute autorité cantonale précédente doit être reconnue à quiconque a qualité pour recourir devant le Tribunal fédéral. Le droit cantonal doit par conséquent définir la qualité de partie conformément à l'art. 89 LTF: il peut la concevoir de façon plus large, mais pas de façon plus étroite (ATF 150 II 123 consid. 4.1). Selon l'art. 89 al. 1 let. c LTF, qui correspond à l'art. 60 al. 1 let. b de la loi genevoise sur la procédure administrative du 17 septembre 1985 (LPA; rsGE E 5 10; ATF 144 I 43 consid. 2.2), la qualité pour recourir est reconnue à toute personne qui dispose d'un intérêt digne de protection à demander la modification ou l'annulation de la décision attaquée. Selon la jurisprudence, l'intérêt digne de protection au sens de l'art. 89 al. 1 let. c LTF doit être un intérêt direct et concret. Ces conditions sont cumulatives (ATF 137 II 40 consid. 2.2). La partie recourante doit se trouver dans un rapport suffisamment étroit, spécial et digne d'être pris en considération avec l'objet de la contestation. Elle doit être touchée dans une mesure et avec une intensité plus grande que l'ensemble des administrés (ATF 150 II 123 consid. 4.1; 146 I 172 consid. 7.1.2; 143 II 506 consid. 5.1). Selon la jurisprudence, la qualité pour recourir d'un tiers qui n'est pas destinataire de la décision dont il est fait recours n'est admise que restrictivement. Les tiers ne sont en effet pas touchés par une décision de la même manière que son destinataire formel et matériel, dans la mesure où elle ne leur octroie pas directement des droits ou ne leur impose pas des obligations (arrêt 2C_116/2024 du 25 septembre 2024 consid. 2.1). Pour avoir qualité pour recourir, le tiers doit ainsi être touché directement et plus fortement que tout autre tiers et se trouver, avec l'objet de la contestation, dans une relation particulière, étroite et digne d'être prise en considération (ATF 146 I 172 consid. 7.1.2; 139 II 279 consid. 2.2). Une atteinte indirecte ou médiate ne suffit pas (ATF 138 V 292 consid. 4; 130 V 514 consid. 3.1). Un simple intérêt de fait ne permet en particulier pas de fonder une relation suffisamment étroite avec l'objet du litige (ATF 138 V 161 consid. 2.5.2 et 2.7; 138 V 292 consid. 4; FLORENCE AUBRY GIRARDIN, Commentaire de la LTF, 3 e éd. 2022, n° 46 ad art. 89 LTF). Le tiers doit en outre avoir un intérêt pratique à l'annulation ou à la modification de la décision qu'il attaque, en ce sens que l'issue de la procédure doit pouvoir influencer sa situation de manière significative (ATF 146 I 172 consid. 7.1.2; 139 II 279 consid. 2.2; arrêt 9C_627/2023 du 25 juin 2024 consid. 5.2.1). De manière générale, la jurisprudence considère que l'actionnaire unique ou majoritaire n'est pas touché directement par une décision adressée à la société qu'il contrôle et lui dénie la qualité pour recourir (ATF 131 II 306 consid. 1.2.2; 116 Ib 331 consid. 1c; arrêt 9C_627/2023 du 25 juin 2024 consid. 5.2.2). L'architecte ne dispose en principe que d'un intérêt économique indirect à obtenir l'annulation de la décision ordonnant une remise en état d'un immeuble qu'il aurait planifié et/ou construit ou refusant le permis de construire qu'il a sollicité, dès lors qu'il n'agit dans ce cadre que comme mandataire du propriétaire (arrêt 1C_541/2023 du 8 juillet 2024 consid. 1.4 et 2). De même, le locataire d'un appartement n'est pas habilité à contester les factures de ramonage adressées au propriétaire quand bien même une partie des frais était reportée sur le loyer dès lors que l'atteinte subie est une simple répercussion contractuelle du bail qu'il a passé avec sa bailleresse et n'est partant pas touché directement par les décisions qu'il conteste (arrêt 2C_76/2022 du 10 juin 2022 consid. 4.5).