Citation: 1B_438/2022 E. 1

Le 31 janvier 2022, A.________ a formé opposition contre ce prononcé. Par requête du 7 février 2022, la prévenue a demandé au Ministère public, en se prévalant de l'art. 101 CPP, de lui adresser des copies des "directives de coordination" émises par le Procureur général du canton de Vaud (ci-après : le Procureur général) "à l'attention des Procureurs en charge des différentes procédures relatives à l'évacuation de la [zone à défendre (ci-après : ZAD) de V.________]". Le 15 suivant, le Ministère public a refusé de donner suite à cette requête; il n'existait pas de "directives de coordination", le Procureur général s'étant limité à donner des instructions générales aux Procureurs au titre de la surveillance de leur activité (cf. l'art. 23 de la loi vaudois du 19 mai 2009 sur le Ministère public dans sa teneur jusqu'au 31 décembre 2022 [LMPu; RS/VD 173.21]). A.________ a étayé sa demande le 22 février 2022 et a requis le classement de la procédure. Le Ministère public a, le 29 mars 2022, maintenu son ordonnance pénale - laquelle valait donc acte d'accusation - et a transmis le dossier au Tribunal de police de l'arrondissement de La Côte (ci-après : le Tribunal d'arrondissement ou le tribunal de première instance). Le Ministère public a également précisé : "S'agissant de vos réquisitions de preuve, je vous informe qu'il n'y a pas lieu de rendre une « décision de refus d'accès au dossier », l'accès à celui-ci ne vous ayant jamais été refusé. S'agissant des « documents/échanges de correspondance/notes téléphoniques » dont vous demandez la production au dossier, comme déjà indiqué dans mon courrier du 15 février 2022, ce type de document n'existe pas. S'agissant des instructions générales mentionnées dans mon courrier du 15 février 2022, la consignation de celles-ci au dossier n'est pas pertinente pour déterminer l'activité délictueuse déployée par votre cliente et sa culpabilité. Il ne sera pas non plus donné suite à cette réquisition".