Citation: 1C_482/2023 E. 2.3

2.3. La cour cantonale ne s'est pas estimée liée par l'ordonnance pénale sur les points non abordés ou retenus dans celle-ci. Procédant à sa propre appréciation des faits, elle a retenu que le recourant avait admis, dans son opposition du 25 octobre 2022, rouler à 90 km/h en mettant l'accent sur cette vitesse. Aucun élément ne justifiait de s'écarter de ces premières déclarations, dont l'expérience démontre qu'elles sont plus proches de la vérité que celles faites ultérieurement dans le cadre d'une procédure contentieuse, en ayant pleinement conscience des intérêts en jeu (ATF 121 V 47 consid. 2a). La cour cantonale a ensuite constaté que la distance insuffisante, évaluée par le Service des automobiles et de la navigation à 5 mètres, voire à 10 mètres au maximum, ne ressortait pas du dossier, mais d'une appréciation du rapport de police selon lequel le recourant aurait circulé à une distance qui n'aurait pas permis à un véhicule de même gabarit de s'insérer entre les deux. Sur ce point également, elle s'en est tenue aux déclarations du recourant faite dans son opposition, qui avait évalué à 20 mètres la distance le séparant du véhicule précédent. Ainsi, en roulant à 90 km/h (ou 25 mètre/seconde) avec un espace de 20 mètres entre son véhicule et celui qui le précédait, il en découle que 20 mètres sont parcourus en 0,8 seconde. Dans ces circonstances, il convenait de qualifier la faute commise de moyennement grave et de la sanctionner d'un retrait de permis d'une durée d'un mois.