Citation: 7B_2/2022 E. 2.5.2

2.5.2. Le recourant soutient que les seuls éléments au dossier, soit la plainte pénale, le courrier de l'intimé et ses propres observations, n'étaient pas suffisants pour retenir la bonne foi de l'intimé. En particulier, rien ne permettait de retenir que les allégations des clientes de l'intimé corroboraient les accusations de celui-ci. Le grief est mal fondé. Selon les constatations de fait de la cour cantonale, une procédure pénale avait été ouverte contre le recourant et dans ce cadre, il avait été placé en détention durant 5 mois et, à sa sortie, interdit d'exercer son métier. Il en ressort également que l'intimé s'était exprimé sur les faits relevant de ladite procédure en tant qu'avocat de parties plaignantes dans cette affaire. Le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il soutient que rien ne permettait de retenir que les accusations de l'intimé reprenaient les allégations de ses clientes. En effet, dans l'article de presse litigieux, l'intimé a spécifiquement répondu à la question de savoir ce que les femmes qu'il représentait avaient subi dans l'affaire pénale en cause (cf. article de la C.________ du 2 décembre 2020 "Abus sexuels par des médecins, il faut absolument dénoncer ces violences", au dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). De surcroît, il ressortait de la plainte pénale du recourant que l'intimé avait lui-même déposé une plainte contre le recourant à la Commission de surveillance des professions de la santé avec une demande d'interdiction de pratiquer en 2019, soit avant tout jugement (cf. plainte pénale du 1er mars 2021; art. 105 al. 2 LTF), de sorte que la cour cantonale pouvait considérer que l'intimé tenait, de bonne foi, les allégations de ses clientes pour vraies. On relèvera encore que l'indication - quelque peu suprenante - de la cour cantonale selon laquelle le recourant n'avait pas démontré la fausseté des allégations des patientes n'est en l'espèce pas déterminante. Contrairement à ce que prétend le recourant, on ne saurait déduire de cette formulation isolée que la cour cantonale ait renversé le fardeau de la preuve; il ressort en effet très clairement de l'arrêt attaqué (cf. arrêt attaqué consid. 3.3) que c'est bien l'examen des éléments du dossier qui l'a conduite à admettre la bonne foi de l'intimé.