Citation: 5A_227/2010 09.07.2010 E. 1

Une telle argumentation ne répond nullement aux exigences légales de motivation. En effet, le recourant se limite à exposer son opinion, qu'il oppose à celle de l'autorité précédente, sans démontrer par une argumentation précise en quoi la décision attaquée serait arbitraire. Tel est notamment le cas lorsqu'il affirme que la Chambre des recours ne pouvait écarter les avis des médecins mandatés par l'Office de l'assurance-invalidité au profit des médecins traitants de l'intimée, l'autorité cantonale ayant relevé, à juste titre, que le médecin choisi et rémunéré par cette assurance pouvait tout aussi bien avoir été tenté de complaire à celle-ci, et que le juge civil n'était pas tenu par le refus de considérer l'intéressée comme invalide. En l'occurrence, l'autorité cantonale n'a pas manqué de discuter et de confronter les rapports des quatre médecins ayant examiné l'intimée pour en déduire, sans arbitraire, que l'état de santé de celle-ci l'empêchait objectivement d'exercer une activité professionnelle. Dans la mesure où le recourant s'en prend aux considérations de l'autorité cantonale relatives à l'âge de l'intimée, à sa formation professionnelle et au fait qu'elle n'a que peu travaillé durant la vie commune, ses allégations, essentiellement appellatoires, ne permettent pas non plus de conclure à une appréciation insoutenable des faits. Enfin, le recourant ne conteste pas l'opinion de l'autorité cantonale selon laquelle l'épouse n'a que d'infimes chances de retrouver un emploi eu égard au marché du travail. Autant qu'il est suffisamment motivé, le grief est dès lors infondé.