Citation: U 57/06 07.02.2007 E. A

C.________, née en 1968, était assurée obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 21 juin 1997, elle a reçu une barre de fer sur la tête lors d'une promenade. Dans un rapport du 12 août 1997, le docteur M.________ a diagnostiqué un traumatisme crânien, une commotion cérébrale, ainsi qu'une amnésie rétrograde. La CNA a pris en charge le cas. Lors d'un examen pratiqué le 11 février 1998, le docteur A.________, spécialiste en chirurgie et médecin d'arrondissement de la CNA, a indiqué que l'incapacité de travail et les troubles qui nécessitaient la poursuite du traitement médical n'étaient plus en relation de causalité avec l'accident (rapport du 16 février 1998). Aussi, par décision du 11 mars 1998, la CNA a-t-elle supprimé le droit de l'assurée à une indemnité journalière et à la prise en charge du traitement médical après le 31 mars suivant. L'assurée n'a pas fait opposition à cette décision. Par écriture du 6 avril 2005, elle a demandé à la CNA de réexaminer cette décision à la lumière de nouveaux éléments ressortant de deux avis médicaux versés au dossier de l'assurance-invalidité et parvenus à la connaissance de l'intéressée au mois de février 2005. Il s'agissait, d'une part, d'un rapport du docteur S.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et médecin au Centre X.________ (du 12 décembre 2003) et, d'autre part, d'un rapport du docteur F.________, médecin à la Clinique Y.________ (du 7 septembre 1998). Par décision du 27 avril 2005, la CNA a refusé d'entrer en matière sur la demande dans la mesure où elle tendait à la reconsidération de la décision du 11 mars 1998 et l'a rejetée en tant qu'elle visait à la révision de cette décision. Saisie d'une opposition, la CNA l'a rejetée par décision du 30 juin 2005.