Citation: 4C.247/2005 17.11.2005 E. A

Le 1er mai 2003, X.________ SA (défenderesse) a fait paraître une annonce concernant un poste de responsable marketing, avec expérience en marketing et formation médicale. A.________ (demanderesse), laborantine au bénéfice de douze ans d'expérience comme responsable marketing dans un groupe de laboratoires d'analyses médicales, y a répondu. Les parties se sont rencontrées à de nombreuses reprises entre le 26 mai et le 3 octobre 2003. A la demande du représentant de la défenderesse, le docteur B.________, la demanderesse lui a remis un projet de contrat de travail, le 26 août 2003. Pensant être engagée, elle prétend avoir démissionné du poste d'enseignante en laboratoire qu'elle occupait alors. Le 26 septembre suivant, le docteur B.________ et son fils ont informé la demanderesse que deux points du projet de contrat ne leur convenaient pas, soit le mode de calcul des commissions et le poste "frais de véhicules". Le 3 octobre 2003, la demanderesse s'est une nouvelle fois rendue dans les locaux de la défenderesse et a déposé une version "mise au propre" du même contrat. Au cours du mois d'octobre 2003, les points de désaccord entre les parties se sont intensifiés, notamment à propos de la nature exacte de leurs relations. Le 9 octobre 2003, la défenderesse a écrit à la demanderesse qu'elle n'acceptait pas les termes du contrat remis et lui a proposé une relation de travail, basée sur une rémunération fixe par client visité. Par courrier du 17 novembre 2003, la demanderesse a déclaré à la défenderesse mettre "fin à la relation de travail qui nous lie pour le 30 novembre 2003"; elle a réclamé le paiement des salaires des mois d'octobre et de novembre 2003. Le 20 novembre 2003, la défenderesse a contesté les revendications de la demanderesse, faisant valoir que leurs relations n'avaient jamais abouti à la conclusion d'un contrat de travail et qu'elles n'avaient jamais dépassé le stade des négociations précontractuelles.