Citation: 4D_47/2022 E. 4.3

4.3. L'argumentation de la recourante mêle les faits et le droit. Elle soutient que l'intimée n'a ni allégué ni prouvé les prestations qu'elle aurait fournies; la recourante en avait de plus contesté l'exécution. Elle ajoute que les listes des opérations détaillées ont été déposées lors de l'audience du 11 octobre 2018, tardivement, et non en même temps que la demande, ce que les juges cantonaux auraient constaté de manière arbitraire. Ce dépôt tardif l'avait privée de son droit de concrétiser sa contestation dans la phase d'allégation (cf. également consid. 5.1.2 infra). La cour cantonale aurait également utilisé l'expertise pour compléter des faits qui n'ont pas été allégués par l'intimée, ce de manière arbitraire. Quoi qu'il en soit, la recourante ne parvient pas à démontrer que la cour cantonale aurait violé une disposition légale de manière arbitraire - comme cela est requis dans le cadre d'un recours constitutionnel subsidiaire - ou aurait établi les faits de manière arbitraire, ce qui, de surcroît, aurait conduit à un arrêt arbitraire dans son résultat. Par ailleurs, la recourante soutient que la cour cantonale a sombré dans l'arbitraire en retenant que ces décomptes de prestations prouvaient que les travaux avaient été exécutés. Il s'agit là d'une question d'appréciation des preuves. Or, la recourante se limite à opposer sa propre appréciation à celle des juges cantonaux, sans démontrer le caractère arbitraire de cette dernière. En outre, les juges cantonaux n'ont pas appliqué de présomption quant à l'existence de ces prestations, contrairement à ce qu'elle semble soutenir.