Citation: 4D_63/2023 E. B

Par demande du 31 janvier 2022 suite à l'échec de la conciliation, adressée au Tribunal de première instance du canton de Genève et dirigée contre le défendeur, le demandeur a conclu au paiement par celui-ci de 28'000 fr. Le défendeur a conclu au déboutement du demandeur. Il a soutenu avoir agi en sa qualité d'associé gérant avec signature individuelle de la société et que le montant réclamé avait déjà été payé le 15 janvier 2020. Outre une copie de la facture du 15 janvier 2020 comportant une annotation "total payé en espèce" à côté du montant de 28'000 fr., le défendeur a produit un document comprenant deux écritures, à savoir un crédit de 28'000 fr. au profit de B.________ et un débit du même montant avec l'indication "paiement C.________", toutes deux datées du 15 janvier 2020. Le défendeur a allégué qu'il s'agissait d'une écriture comptable de la société E.________ Sàrl. En audience, le demandeur a expliqué que le défendeur ne voulait pas que le nom de la société figure sur la facture car il était en litige avec son associé, raison pour laquelle celle-ci était libellée au nom "F.________". De son côté, le défendeur a expliqué que les discussions avec le demandeur s'étaient toujours faites au nom de la société. Il a indiqué que le montant de 28'000 fr. avait été payé en espèces le jour même avec de l'argent provenant de son coffre-fort, ce qu'il avait transcrit dans une écriture comptable. Par jugement du 7 décembre 2022, le Tribunal de première instance a condamné le défendeur à payer au demandeur la somme de 28'000 fr. avec intérêts à 5 % l'an dès le 15 janvier 2021. Statuant sur appel le 17 octobre 2023, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a annulé le jugement et l'a réformé en ce sens que la demande a été rejetée. En substance, la cour cantonale a considéré que le défendeur n'avait pas la légitimation passive.