Citation: 4A_111/2007 26.06.2007 E. A

A.a Le 15 février 1996, X.________ SA, en tant que locataire, et la Banque A.________ (ci-après: A.________), en qualité de bailleresse, ont conclu un contrat de bail à loyer portant sur des locaux commerciaux, avec sanitaires et places de parc extérieures, sis à ... et destinés à l'exploitation d'un dancing. D'une durée initiale de dix ans, le bail se renouvelait tacitement pour cinq ans et ainsi de suite s'il n'était pas résilié une année au moins avant son échéance, fixée au 1er mars 2006. Le loyer mensuel, payable d'avance, a été fixé à 6'525 fr. En cours de bail, Y.________ a succédé à A.________ comme bailleur. Il a confié la gestion de la chose louée à B.________ SA. A.b Par lettre recommandée du 11 août 2006, B.________ SA a sommé X.________ SA de s'acquitter, dans les 30 jours, d'un montant de 13'050 fr. au titre des loyers de juillet et août 2006, faute de quoi le bail serait résilié. Le pli contenant cette lettre a été retourné à l'expéditeur, le 22 août 2006, avec la mention "non réclamé". Un montant de 7'800 fr. a été versé au bailleur le 30 août 2006. Le 21 septembre 2006, B.________ SA, agissant pour Y.________, a résilié le bail avec effet au 31 octobre 2006 au moyen de la formule officielle. X.________ SA a reçu le courrier contenant cette formule le 25 du même mois. Son mandataire a saisi la Commission de conciliation du district de Nyon, le 19 octobre 2006, afin de contester le congé.