Citation: 8C_164/2024 E. 4.2

4.2. Les juges cantonaux ont ensuite retenu que l'origine des troubles et le lien avec l'activité professionnelle avaient été révélés au plus tard le 15 janvier 2020, à l'occasion des tests cutanés effectués par l'allergologue. À partir du 14 janvier 2020, l'assurée avait été en incapacité de travail en raison d'une blessure au pied, puis elle avait repris le travail à une date indéterminée. L'atteinte cutanée ayant récidivé dès le retour au travail, l'allergologue avait mis sa patiente en arrêt total de travail pour ce motif dès le 17 mars 2020. L'assurée avait donc été exposée aux acrylates allergènes en 2020, d'abord en janvier, avant sa blessure au pied, puis à son retour au travail, entre fin janvier et début mars 2020. Aussi la recourante était-elle compétente pour allouer l'ensemble des prestations liées à la maladie professionnelle, en application de l'art. 77 al. 1, seconde phrase, LAA. C'était donc à bon droit que l'intimée avait refusé de prester.