Citation: 6B_669/2007 16.01.2008 E. 1

2.2 Dans le cas particulier, le recourant conteste avoir emmené la jeune fille dans son studio et l'avoir violée. En l'absence de toute trace matérielle des événements, le tribunal a motivé sa conviction selon laquelle la version de la victime correspondait à la réalité par le fait qu'elle avait pu décrire succinctement mais complètement l'appartement du recourant et qu'on ne comprenait pas comment elle pourrait mentir avec une telle précision et une telle émotion. Le tribunal a relevé que la psychologue n'avait jamais constaté de tendance à l'affabulation chez la victime. Il a insisté sur l'émotion dégagée par l'enregistrement des déclarations faites par celle-ci à la police, qu'il a opposée à la défense désinvolte ainsi qu'à l'indignation factice de l'accusé et a considéré que les déclarations de la victime avaient une résonance psychologique juste. Il a encore précisé que ces déclarations étaient intervenues dans un contexte d'angoisse et de somatisation et que la victime avait clairement distingué les deux situations auxquelles elle avait été confrontée, ayant également été victime d'attouchements de la part de son beau-père, faits reconnus par ce dernier. Pour l'essentiel, le moyen du recourant tiré d'une appréciation arbitraire des preuves a été déclaré purement appellatoire par la cour cantonale et a été rejeté. Devant la cour de céans, le recourant se limite à prétendre que l'autorité de recours s'est contentée de retenir la version de la victime et qu'elle a confirmé sa condamnation uniquement parce qu'elle n'était pas convaincue de son innocence, ne donnant au demeurant aucune explication convaincante sur le refus de prendre en considération sa version plutôt que celle de la victime. Or, il ressort clairement du dossier que le recourant n'a pas été condamné parce qu'il n'a pas pu prouver son innocence, mais au contraire que sa culpabilité a été retenue sur la base d'une appréciation des preuves qui a conduit à admettre que la version de la victime correspondait à la réalité. En tant qu'il conteste cette appréciation des preuves sans en démontrer le caractère arbitraire et sans expliquer en quoi l'arrêt cantonal aurait rejeté à tort son grief, le recourant ne satisfait pas aux exigences de motivation rappelées ci-dessus et il n'y a pas lieu d'examiner ce grief, qui doit être déclaré irrecevable.