Citation: 1C_156/2022 E. 4.1

4.1. A teneur de l'art. 22 al. 2 let. a LAT, une autorisation de construire ne peut être délivrée que si la construction ou l'installation est conforme à l'affectation de la zone. Il appartient au droit cantonal et communal de définir les utilisations permises dans chacune des zones, en particulier au sein du territoire constructible. L'examen du Tribunal fédéral se limite ainsi à l'application des dispositions topiques du droit communal et est par conséquent restreint à l'arbitraire (cf. arrêts 1C_548/2021 du 24 février 2023 consid. 6.1; 1C_510/2020 du 21 juin 2021 consid. 5.1). Ainsi, dans le canton du Valais, l'art. 24 LcAT relatif aux zones de constructions et d'installations publiques dispose que ces zones comprennent des terrains que les communes désirent réserver à l'usage des bâtiments ou des équipements d'utilité publique tels que bâtiments administratifs, hôpitaux, écoles, églises, salles polyvalentes et places de parc. Quant à l'art. 69 RCCZ, il prévoit que la zone d'intérêt général A, dans laquelle se situent les parcelles n os 15669 et 15670, est réservée aux bâtiments, équipements et espaces d'utilité publique, tels que: églises, écoles, hôpitaux, bâtiments administratifs, installations publiques, terrains et installations de sport, promenades et places, ainsi que les voies de communication nécessaires à leur exploitation (let. b); les bâtiments ou installations privés présentant un intérêt important pour la collectivité (tels que: centres culturels, hôteliers et sportifs, cliniques, instituts, etc) ou faisant intégralement partie d'un ensemble projeté par la collectivité peuvent également être prévus dans ce type de zone (let. c). Les bâtiments et installations d'intérêt public sont ceux qui, indépendamment de leur propriétaire, servent au sens large l'accomplissement des tâches de l'Etat (arrêts 1C_235/2011 du 17 février 2012 consid. 5.2; 1C_310/2011 du 10 novembre 2011 consid. 2.4, in ZBl 113/2012 p. 371). Ce qui est déterminant, c'est que les constructions et installations autorisées servent principalement des intérêts publics et non privés. En font partie, outre les écoles et les installations sportives, les maisons de retraite et de soins ainsi que les jardins familiaux, les parkings publics et autres (arrêt 1C_817/2013 du 21 mars 2014 consid. 4.4.1).