Citation: 4C.54/2006 09.05.2006 E. 3

Dans un autre grief, la défenderesse fait valoir que la cour cantonale a violé le droit fédéral, en particulier l'art. 42 CO, en ayant simplement considéré que le dommage correspondait à la plus-value objective du bâtiment, sans avoir examiné si les coûts supplémentaires que le maître voulait s'épargner pouvaient objectivement être évités. Elle nie toute violation du contrat et, dans l'hypothèse où une telle violation devait être retenue, elle conteste l'existence d'un rapport de causalité naturelle entre le contrôle insuffisant du budget reproché, voire les autres violations alléguées du contrat, et le prétendu dommage. 3.1 Le dommage juridiquement reconnu réside dans la diminution involontaire de la fortune nette; il correspond à la différence entre le montant actuel du patrimoine du lésé et le montant qu'aurait ce même patrimoine si l'événement dommageable ne s'était pas produit (ATF 127 III 73 consid. 4a; 126 III 388 consid. 11a et les arrêts cités). Le dommage peut se présenter sous la forme d'une diminution de l'actif, d'une augmentation du passif, d'une non-augmentation de l'actif ou d'une non-diminution du passif (cf. ATF 122 IV 279 consid. 2a; 121 IV 104 consid. 2c). Dire s'il y a eu un dommage et quelle en est la quotité est une question de fait qui lie le Tribunal fédéral saisi d'un recours en réforme (ATF 127 III 73 consid. 3c; 126 III 388 consid. 8a; 123 III 241 consid. 3a). C'est en revanche une question de droit de dire si la notion juridique de dommage a été méconnue (ATF 130 III 145 consid. 6.2 et les arrêts cités).