Citation: 9C_866/2018 E. 4.3

4.3. Dans la décision du 1 er février 2017, le Tribunal administratif fédéral a, selon le bref résumé opéré par la juridiction cantonale, considéré que l'expertise du docteur D.________ permettait de retenir, dans tous les cas, une amélioration "très nette" de la santé psychique de la recourante à compter du 25 mars 2015 (jugement attaqué, p. 14). En tant qu'elles reposaient sur un examen rétrospectif, les organes de l'assurance-invalidité n'ont dès lors pas suivi les conclusions du docteur D.________. En se limitant à citer des extraits tirés de nombreux cas particuliers traités par le Tribunal fédéral, sans montrer en quoi ceux-ci seraient concrètement similaires à sa situation, ou des avis médicaux sur lesquels le Tribunal administratif fédéral s'est déjà prononcé, la recourante n'établit pas que les organes de l'assurance-invalidité auraient constaté de manière insoutenable une amélioration de son état de santé psychique à compter de la date de l'examen clinique mené par le docteur D.________ le 24 mars 2015. Celui-ci a sans ambiguïté indiqué que lors de son examen, l'assurée ne présentait aucun signe de dépression et n'avait aucune plainte de ce type; il a retenu une amélioration de l'état de santé de l'assurée, sans qu'aucune limitation sur le point psychique puisse être retenue. Quant au risque de décompensation psychiatrique, la recourante se limite à renvoyer aux "avis médicaux concordants" sans plus de précisions. Dans la mesure où elle se réfère à l'avis du docteur E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (du 25 juin 2015), selon lequel l'assurée décompenserait au moindre stress, il s'agit d'une appréciation insuffisamment motivée qui n'est pas susceptible de mettre en doute les conclusions de l'expertise. Dans ces conditions, les griefs doivent être rejetés.