Citation: 7B_177/2023 E. 3.4

3.4. La cour cantonale n'a ainsi pas ignoré le grief soulevé devant elle. Le seul fait qu'elle en tire d'autres conséquences - notamment quant à l'absence d'allusion à certains "indices" dans l'ordonnance du Ministère public - que celles attendues par les recourants ne suffit pas pour considérer que la motivation susmentionnée violerait leur droit d'être entendus. Cette appréciation vaut d'autant plus que les recourants ne prétendent en tout cas pas avoir été privés de faire valoir l'ensemble de leurs griefs contre l'ordonnance du Ministère public au cours de la procédure devant l'autorité précédente, laquelle dispose d'une pleine cognition en fait et en droit (cf. art. 391 al. 1 et 393 al. 2 CPP; arrêt 7B_57/2022 du 27 mars 2024 consid. 7.4.2 in fine et les arrêts cités). Une simple lecture de l'arrêt attaqué suffit d'ailleurs pour constater que tel a été le cas (cf. consid. 4.4.1 p. 9 s.); cela permet également d'écarter le défaut de motivation reproché à l'autorité précédente (cf. ch. 2.c p. 15 du recours). Celle-ci s'est penchée sur les "indices listés par les recourants, pris isolément ou dans leur ensemble" et a considéré que l'absence du représentant de la banque intimée lors de l'audience civile n'excluait pas tout interrogatoire ultérieur; que les déclarations du supérieur hiérarchique de G.________ dans la procédure pénale étaient impropres à établir le comportement de la banque intimée dans la procédure civile; que le défaut de production par la précitée de ses dossiers n'induisait pas une implication de sa part dans la commission d'une infraction; enfin, que les autres comportements reprochés à celle-ci (refus de production dans la cause civile de ses dossiers relatifs au "mobbing" dénoncé ou subi par d'autres employés, rédaction de lettres de dispense de témoigner par l'un de ses employés ou divulgation à certains témoins d'informations concernant cette cause) étaient exorbitants au faux témoignage imputé à G.________ et comme tels inaptes à accréditer la thèse des recourants contre la banque. On ne voit ainsi pas lequel des éléments énumérés sous ch. 2.c en page 15 du recours n'aurait pas été traité par la cour cantonale.