Citation: 6B_1244/2023 E. 4.3

4.3. Le recourant soutient qu'il est courant que les plaintes pénales contre des opposants v.________ soient signées par un sous-officier de la police politique de l'Etat de V.________. Dans le cas d'espèce, c'était soit le sous-officier de la police politique en poste dans la représentation diplomatique de V.________ à W.________ qui avait apposé sur la plainte une photocopie de la signature de l'intimé, ou alors le conseil de celui-ci. En effet, la signature du plaignant était différente de celle apposée sur d'autres documents. Du reste, l'intimé avait volontairement déposé une plainte affectée d'un vice de forme afin que les informations qu'elle contenait, à savoir le fait que l'intimé est propriétaire des avions dont il est question dans son blog, ne puissent pas être utilisées contre lui dans le cadre d'une procédure pénale en cours d'instruction par-devant le Parquet financier de Paris. Le recourant explique en outre en quoi, selon lui, un courrier recommandé affranchi de V.________ le 9 septembre 2020 n'a pu arriver à l'Étude du conseil de l'intimé à W.________ au plus tôt que le 21 septembre 2020, ce dont il déduit que l'intimé n'a pas pu signer la plainte lui-même et la déposer à temps. Cette argumentation repose exclusivement sur des faits qui ne ressortent pas du jugement entrepris sans que l'arbitraire de leur omission ne soit démontré. De plus, en tant que le recourant soutient que la signature apposée sur la plainte pénale ne présentait aucune similitude avec celle figurant au pied du procès-verbal signé par l'intimé en date du 28 septembre 2022, il se limite à opposer son appréciation des moyens de preuve à celle de la cour cantonale sans en démontrer le caractère insoutenable. L'articulation de son grief est, dans cette mesure, largement appellatoire, partant irrecevable. Pour le reste, le recourant se prévaut d'une rhétorique spécifique aux avocats et des nombreuses références légales et jurisprudentielles figurant dans la plainte pénale dans le but d'établir que l'intimé n'a pas pu rédiger lui-même cet acte. Ce faisant, il perd de vue que le plaignant peut se faire assister d'un conseil juridique dans la rédaction de sa plainte, tant et aussi longtemps qu'il la dépose lui-même, ou octroie une procuration spéciale à son conseil pour le faire (cf. consid. 4.1 supra). Au regard de ce qui précède, le recourant n'élève aucune critique recevable, susceptible de remettre en cause l'appréciation de la cour cantonale relative à la validité de la plainte pénale. Le grief est rejeté, dans la faible mesure de sa recevabilité.