Citation: 2C_533/2019 E. 3.3

3.3. En l'occurrence, les recourants contestent l'établissement des faits sous quatre points différents. En premier lieu, ils mentionnent que les responsables de la société acheteuse ont reconnu qu'ils avaient eu des soupçons de malversation à l'encontre de l'un de leurs employés, celui-ci ayant par la suite été licencié. Selon les recourants, cet élément corrobore leurs déclarations tendant à démontrer que le recourant a été victime d'une tromperie. Ils estiment ensuite que c'est de manière contradictoire que l'autorité précédente a retenu qu'il était possible que la signature du contribuable ait été imitée et, plus loin dans son arrêt, qu'il était néanmoins peu probable qu'une personne désirant falsifier une signature procède d'une manière aussi grossière. Les recourants se plaignent également de ce que le Tribunal cantonal se soit fondé sur deux états de fait précis pour arriver à la conclusion que la société C.________ Sàrl n'a pas déclaré le chiffre d'affaires lié à des transactions qu'elle aurait passées avec la société acheteuse. Ils sont d'avis qu'aucun document au dossier ne permet de prouver que le recourant a personnellement procédé à la livraison du 2 décembre 2005 et déplorent que la personne nommée "D.________", qui a signé plusieurs ordres de transport, n'ait pas été entendue par l'autorité précédente. Finalement, les recourants estiment qu'il est arbitraire de se servir du précédent contrôle fiscal de la société comme preuve de leur culpabilité. Pour eux, une telle manière de faire ne tient pas compte du principe de la présomption d'innocence.