Citation: 8C_204/2019 E. 6.2.3

6.2.3. Même si l'on admettait avec le recourant que sa problématique d'ordre psychique ne représente pas une atteinte à la santé psychique propre, distincte du tableau clinique, un examen sur la base des critères développés pour les cas de traumatisme de type "coup du lapin" à la colonne cervicale, de traumatisme analogue à la colonne cervicale ou de traumatisme cranio-cérébral ne peut pas non plus conduire à la reconnaissance d'un lien de causalité adéquate. En effet, quoi qu'en dise le recourant, aucun des critères invoqués n'est réalisé en l'espèce. En particulier, le fait qu'il a eu l'impression de mourir lors de l'accident n'est pas déterminant dans la mesure où l'examen des circonstances concomitantes particulièrement dramatiques ou du caractère particulièrement impressionnant de l'accident se fait sur la base d'une appréciation objective des circonstances. En l'espèce, le choc s'est produit à faible vitesse et le recourant s'est immédiatement relevé après sa chute. En outre, la survenance d'un accident de gravité moyenne présente toujours un certain caractère impressionnant pour la personne qui en est victime, ce qui ne suffit pas en soi à conduire à l'admission de ce critère (arrêt 8C_766/2017 du 30 juillet 2018 consid. 6.3.1.1 et les arrêts cités, in SVR 2019 UV n° 5 p. 18). Par ailleurs, le recourant a pu reprendre son activité à 50 % (rapports d'expertise des 2 novembre 2017 p. 9; du 12 février 2018 p. 3 et du 13 septembre 2018 p. 1; étant rappelé qu'il travaillait avant l'accident à 80 %), de sorte que l'incapacité de travail ne revêt pas une intensité suffisante pour que le critère en question apparaisse réalisé, malgré les efforts fournis à cet égard. Quant aux autres critères, ils ne font pas l'objet de la moindre motivation et l'on ignore à quelles lésions physiques et thérapie spécifique se réfère le recourant.