Citation: 6B_1281/2023 E. 2.2.2

2.2.2. Le recourant soutient que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en considérant que les déclarations de l'intimée étaient cohérentes. Contrairement à ce que prétend le recourant, il ne ressort pas de la première audition de l'intimée que les menottes pouvaient avoir eu une quelconque connotation sexuelle et encore moins relever de "jeux" sexuels, et ce, même si l'intimée avait, dans un même temps, évoqué le caractère normal de leurs relations sexuelles. En outre en retranscrivant les déclarations successives de l'intimée, le recourant tente en vain d'y trouver des contradictions. À titre d'exemple, il n'y a pas de contradiction entre le fait de dire qu'après l'avoir attachée, le recourant gardait la clé dans un endroit caché, puis de préciser qu'il l'avait cachée dans sa poche. De plus, il n'était aucunement arbitraire de retenir, comme l'a fait la cour cantonale, que le fait d'avoir retrouvé les menottes lors de la perquisition étayait les dires de l'intimée, et ce, même si le recourant ne contestait pas l'existence des dites menottes. Le recourant se prévaut de manière purement appellatoire de ses propres déclarations quant à l'existence de prétendus jeux sexuels avec les menottes. C'est également en vain qu'il affirme que les deux témoins qui vivaient dans le même logement n'avaient jamais vu, ni entendu, l'intimée se faire menotter, et que la référente du foyer, auprès de qui l'intimée s'était confiée, n'avait pas mentionné les menottes. En effet, ces éléments ne permettent pas de mettre en doute la version de l'intimée sur cet épisode. De plus quoi qu'ait pu comprendre la mère de l'intimée et le médecin légiste s'agissant de la durée de la séquestration, l'intimée a, à plusieurs reprises, confirmé qu'elle n'avait pas duré trois semaines. Dès lors, c'est sans arbitraire que la cour cantonale a retenu que les déclarations de l'intimée étaient constantes. Au regard de ce qui précède, on ne saurait retenir que la cour cantonale a versé dans l'arbitraire en retenant la version de l'intimée pour établir les faits, ni qu'elle aurait, ce faisant, violé la présomption d'innocence. Le grief doit donc être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.