Citation: 6P.124/2006 04.09.2006 E. 1

En se contentant de prétendre que le refus du Tribunal correctionnel du district du Val-de-Ruz, confirmé par la cour de cassation pénale cantonale, d'ordonner une expertise et leur appréciation du témoignage du Dr Boudry violait l'art. 6 CEDH, sans aucunement motiver en quoi la décision attaquée porterait atteinte à ses droits constitutionnels, plus précisément à son droit d'être entendu ou à celui à un procès équitable, ni en quoi l'appréciation des juges cantonaux serait arbitraire, le recourant ne motive à l'évidence pas son grief d'une manière satisfaisant aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Il n'est donc pas possible d'entrer en matière sur ce point. Le recourant ne s'en prend pas au refus des autorités cantonales d'ordonner une expertise permettant d'établir sa responsabilité pénale au sens de l'art. 11 CP, faute pour elles d'avoir éprouvé des doutes sur celle-ci. Au demeurant, selon l'art. 13 CP, s'il existe un doute sérieux quant à la responsabilité de l'inculpé au moment des faits, le juge doit en principe ordonner une expertise psychiatrique, laquelle devra également porter sur l'importance de la diminution de responsabilité. Si le recourant entendait se plaindre de ce que les autorités cantonales auraient arbitrairement ou en violation du droit d'être entendu refusé d'ordonner une expertise psychiatrique et retenu qu'il était pleinement responsable au moment des faits, son grief serait également irrecevable, car cette question relève du droit pénal matériel et devait être invoquée dans un pourvoi en nullité (ATF 103 Ia 55 consid. 1 p. 57; ATF 96 I 71). Quant à la question de savoir si l'autorité cantonale a correctement apprécié d'autres expertises figurant au dossier ou l'avis de son médecin traitant, elle relève de l'appréciation des preuves. Si le recourant entendait se plaindre de cette dernière, il lui appartenait d'en invoquer l'arbitraire. Faute de l'avoir fait et faute d'avoir motivé un tel grief conformément aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours est également irrecevable sur ce point. Le recours doit donc être déclaré irrecevable. Pourvoi en nullité