Citation: 6A.67/2004 15.11.2004 E. 1

1.2 Le recours de droit public n'est recevable que si la prétendue violation du droit ne peut être soumise par une action ou par un autre moyen de droit quelconque au Tribunal fédéral ou à une autre autorité fédérale (art. 84 al. 2 OJ). Il revêt donc un caractère subsidiaire par rapport aux autres voies de droit. Selon l'art. 97 OJ en relation avec l'art. 5 PA, le recours de droit administratif est ouvert contre les décisions fondées sur le droit public fédéral - ou qui auraient dû l'être -, à condition qu'elles émanent de l'une des autorités mentionnées à l'art. 98 OJ et pour autant qu'il n'existe pas de motif d'exclusion selon les art. 99 à 101 OJ (ATF 129 II 183 consid. 3.1 p. 186; 128 II 259 consid. 1.2 p. 262, 311 consid. 2 p. 315). En particulier, les décisions cantonales de dernière instance en matière de retrait du permis de conduire peuvent être portées devant le Tribunal fédéral par la voie du recours de droit administratif (art. 24 al. 2 LCR). Ce dernier peut notamment être formé pour violation du droit fédéral, y compris l'excès et l'abus du pouvoir d'appréciation (art. 104 let. a OJ). De jurisprudence constante, la notion de droit fédéral au sens de l'art. 104 let. a OJ inclut celle des droits constitutionnels, dont la violation peut donc être invoquée dans un recours de droit administratif (ATF 129 II 183 consid. 3.4 p. 188; 128 II 56 consid. 2b p. 60; 126 V 252 consid. 1a p. 254). 1.3 En l'espèce, la décision attaquée a été rendue sur recours, en dernière instance cantonale, en matière de retrait du permis de conduire et aucun des motifs d'exclusion prévus par la loi n'est réalisé. Elle est donc susceptible d'être attaquée par un recours de droit administratif, voie de droit qui a d'ailleurs été indiquée dans l'arrêt attaqué. C'est donc par la voie du recours de droit administratif, non pas du recours de droit public, qui est subsidiaire (art. 84 al. 2 OJ), qu'eût dû agir la recourante. A lui seul, l'intitulé erroné d'un recours ne nuit toutefois pas à son auteur, pour autant que les conditions d'une conversion en la voie de droit adéquate soient réunies (ATF 126 II 506 consid. 1b p. 509 et les arrêts cités). 1.4 Les griefs soulevés par la recourante, qui agit personnellement, peuvent être examinés dans un recours de droit administratif et l'acte de recours satisfait par ailleurs aux exigences de cette voie de droit. Nonobstant son intitulé erroné, il se justifie donc de traiter le recours comme un recours de droit administratif.