Citation: 4A_496/2018 E. 4.1.2

4.1.2. Les enseignements tirés de la jurisprudence relative à l'art. 60 al. 1 et 2 CO peuvent être repris dans le cadre de l'application de l'art. 760 CO, puisque cette dernière règle est calquée sur l'art. 60 al. 1 et 2 CO et qu'elle ne diffère de celle-ci que sur un point : le premier délai (relatif) de prescription est allongé d'une année à cinq ans. La prescription de l'action civile, dans son mécanisme, est entièrement régie par le droit privé; le droit pénal n'intervient que pour substituer au délai prévu par le droit civil le délai plus long découlant du droit pénal (art. 760 al. 2 CO). Cette dernière règle a pour but d'harmoniser la prescription du droit civil avec celle du droit pénal. Elle repose sur l'idée qu'il serait inadéquat que la victime perde ses droits contre l'auteur responsable tant que celui-ci demeure exposé à une poursuite pénale, généralement plus lourde de conséquences pour lui (cf. ATF 136 III 502 consid. 6.1 p. 503).