Citation: 6B_1340/2018 E. 2.4

2.4. En l'espèce, la cour cantonale a constaté, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF), que la recourante avait voulu, par sa plainte du 21 juillet 2017, dénoncer les propos qu'aurait tenus X.________ lors d'une conversation téléphonique du 27 juin 2017. L'intéressée y liait expressément le dépôt de plainte aux recommandations de B.________, lequel aurait reçu le coup de téléphone litigieux. Elle y décrivait ensuite la teneur des propos prêtés à X.________, pour conclure à son souhait de voir cette dernière poursuivie pour diffamation. La recourante mentionnait encore les coordonnées de B.________, lequel devait permettre aux autorités pénales d'entreprendre "les démarches légales suffisantes et nécessaires pour arrêter et sanctionner Mme X.________". Elle précisait que la prénommée avait déjà passé "ce genre d'appel" par le passé, mais que, "sans dépôt de plainte, elle s'[était] permis de recommencer". A propos du message publié sur Facebook, la recourante a indiqué ce qui suit : "[X.________] se vante publiquement de ce genre d'acte diffamatoire sur les réseaux sociaux, ce qui constitue des aveux, comme vous pourrez le constater sur la copie d'écran jointe." La recourante a enfin achevé sa plainte de la manière suivante : "Mme X.________ m'insulte régulièrement par le biais des réseaux sociaux, de mes beaux parents, et parents. Devant la Justice, elle tente de se faire passer pour une victime alors que c'est elle le bourreau. Je vous demande de bien vouloir faire tout ce qui est en votre pouvoir afin qu'elle soit punie pour ses agissements inacceptables et qu'elle arrête de me nuire." Ainsi, la plainte du 21 juillet 2017 était intégralement consacrée à la description et à la mise en contexte des événements du 27 juin 2017. Il n'était nullement insoutenable, pour la cour cantonale, de retenir que la recourante n'avait pas, dans cette plainte, visé d'autres agissements prêtés à X.________. Contrairement à ce que soutient l'intéressée, il n'était pas arbitraire de considérer que le dernier paragraphe de la plainte, par lequel celle-ci se plaignait d'être régulièrement insultée sur les réseaux sociaux, n'avait pas pour but de dénoncer tous les propos éventuellement diffamatoires publiés sur lesdits réseaux. La recourante n'a en effet pas produit, à l'appui de sa plainte, divers messages publiés sur des réseaux sociaux par X.________, mais uniquement celui par lequel elle entendait prouver que cette dernière avait bien passé l'appel téléphonique du 27 juin 2017. En outre, sur la capture d'écran jointe en annexe de la plainte, l'intéressée a surligné différents éléments, comme la date du message et son "statut" sur Facebook, mais aucunement les termes contenus dans celui-ci.