Citation: 6B_1373/2021 E. 2.1.2

2.1.2. De son côté, les déclarations de la victime étaient crédibles. Elle avait certes indiqué que la veste de son agresseur était brune, alors que les images extraites des caméras de vidéosurveillance montraient un individu portant une veste verte. Comme l'avait déjà rappelé la première instance, elle n'avait cependant pas ses lunettes et avait été projetée au sol très rapidement. Elle avait donc entr'aperçu son agresseur, lequel était de plus arrivé dans son dos. Il n'était pas surprenant qu'elle n'ait pas vu la couleur exacte de la veste, ni les tacons qui la garnissaient. De plus, la veste était de couleur vert foncé, d'un vert khaki qui s'apparentait à un brun, et pouvait aisément être confondue avec la couleur brune. Cette légère confusion était donc parfaitement compréhensible, au vu de l'état de choc dans lequel la victime devait se trouver juste après s'être faite pousser à terre et s'être blessée à la tête.