Citation: 1C_153/2024 E. 2

L'arrêt attaqué a été rendu en dernière instance cantonale par l'autorité compétente pour traiter les recours formés contre les décisions des autorités et offices judiciaires prises en application de l'art. 23 al. 1 de la loi vaudoise du 24 septembre 2002 sur l'information (LInfo; BLV 170.21). Il peut en principe faire l'objet d'un recours en matière de droit public au sens de l'art. 82 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110). En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés et contenir des conclusions. Celles-ci doivent exprimer sur quels points la décision est attaquée et quelles sont les modifications demandées (ATF 137 II 313 consid. 1.3). Conformément à l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient à la partie recourante de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et expliquer en quoi ils seraient contraires au droit (ATF 148 IV 205 consid. 2.6; 142 I 99 consid. 1.7.1). En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige, tel qu'il est circonscrit par la décision attaquée (ATF 133 IV 119 consid. 6.4). Lorsque celui-ci est dirigé contre une décision d'irrecevabilité, les motifs développés dans le mémoire de recours doivent porter sur la question de la recevabilité traitée par l'instance précédente à l'exclusion du fond du litige (ATF 123 V 335 consid. 1b). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 148 IV 409 consid. 2.2; 146 IV 114 consid. 2.1). La Cour de droit administratif et public a retenu en substance que la demande de consultation de l'expertise psychiatrique du recourant versée au dossier pénal archivé PE21.009975-OPI s'inscrivait dans le cadre d'une procédure de protection de l'adulte régie par les art. 484 ss du Code civil suisse (CC; RS 210) et que cette procédure obéissait à des règles spéciales, s'agissant de la transmission de documents entre autorités, qui faisaient obstacle à l'application de la LInfo et de la loi cantonale sur la protection des données personnelles (LPrD; BLV 170.21). Elle relevait en outre avoir jugé, dans un précédent arrêt, que l'autorité administrative qui donne suite à la demande d'un tribunal civil de lui transmettre des renseignements ou des documents ne rend pas une décision au sens de l'art. 3 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative (LPA-VD; BLV 173.36). Elle a déclaré le recours irrecevable en précisant qu'il appartiendra, le cas échéant, à l'autorité de protection de l'adulte de prendre les mesures nécessaires pour sauvegarder les intérêts dignes de protection du recourant selon l'art. 448 al. 1 CC. Le recourant ne s'en prend pas à la motivation qui a amené la cour cantonale à considérer son recours comme irrecevable. Il a produit plusieurs écritures antérieures à l'arrêt attaqué ou rédigées à la même date, sans lien avec la question litigieuse liée à la transmission de l'expertise psychiatrique figurant au dossier pénal archivé à l'autorité de protection de l'adulte. Le recours, en tant qu'il porte sur cette question, se résume à quelques annotations manuscrites portées sur l'exemplaire de l'arrêt attaqué qui lui a été notifié et qui ne satisfont manifestement pas les exigences de motivation requises par les art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF.