Citation: 1B_126/2017 E. 2.3

2.3. Sur le fond, la Chambre pénale de recours a constaté que le recourant s'en prenait non pas au contenu du procès-verbal d'audience ni au fait qu'il en ait été établi un, mais à la tenue de l'audience qu'il estimait avoir eu lieu en violation de la loi, c'est-à-dire avant que la récusation du magistrat en charge de l'instruction demandée par son co-prévenu n'ait été tranchée. Elle a considéré que cette question aurait pu et dû être soulevée lors d'une contestation fondée contre sa convocation, mais non "contre la mise en oeuvre, qu'a représentée l'audience du 31 janvier 2017, de cette décision-là". Elle a par ailleurs jugé que le recourant n'avait aucun intérêt juridiquement protégé, au sens de l'art. 382 al. 1 CPP, à obtenir l'annulation du procès-verbal qui ne lui causait aucun préjudice. S'il estimait que l'audience faisait la part belle à la partie plaignante, il lui eût appartenu de comparaître, pour faire usage de son droit de poser des questions, porter la contradiction à son accusateur et s'exprimer sur les faits reprochés. Sous ces deux aspects, le recours était donc irrecevable.