Citation: 6B_847/2022 E. 5.4.2

5.4.2. Le recourant souligne que l'acte d'accusation ne décrit pas la manière dont il s'est procuré la cartouche de cigarettes, ni à cet égard, les règles alors en vigueur relativement à la distribution de l'épicerie, et en particulier quant à la légitimité des agents de pénétrer dans sa cellule. On comprend que, par de telles critiques, le recourant entend en réalité faire écho à ses développements formulés en instance cantonale selon lesquels le litige trouvait son origine dans le refus des agents de détention de lui faire signer un reçu, lesquels auraient pris comme prétexte le fait qu'il ne portait pas de masque de protection, dont le port était obligatoire à titre de mesure sanitaire en lien avec la pandémie de Covid-19. Or, comme le recourant l'avait constamment soutenu, ce fait ne lui était pas imputable, dès lors que l'élastique de son masque s'était cassé. En tant qu'il pourrait être déduit du rapport d'incident établi par l'agent D._________ que le recourant ne portait pas de masque de protection à l'occasion de la distribution de l'épicerie et que les agents de détention lui avaient alors demandé d'en porter un pour réceptionner la cartouche de cigarettes et signer le reçu (cf. arrêt attaqué, ad "En fait", let. B.a p. 2), l'éventuelle prise en compte de ces circonstances relève avant tout de l'appréciation des preuves, et non à proprement parler d'une critique en lien avec le contenu de l'acte d'accusation. Aussi, au stade de l'examen de la portée de l'accusation, il suffit de relever l'absence d'ambiguïté quant au fait que le recourant avait pris possession de la cartouche de cigarettes sans signer le reçu y afférent, ce qui était en soi propre, selon le ministère public, à justifier l'intervention des agents dans sa cellule pour y récupérer la marchandise. Il est tout aussi clair, comme l'a relevé la cour cantonale, que l'absence de signature du reçu, si elle n'était pas en elle-même constitutive d'une infraction pénale, contribuait à décrire l'entrave à un acte officiel, soit en l'occurrence à la distribution de l'épicerie par les agents de détention, que le recourant avait provoquée par ses actes de violence et ses menaces, tels que décrits dans la suite de l'acte d'accusation.