Citation: 5A_754/2023 E. 3.2

3.2. Les recourants considèrent qu'en l'espèce, une mesure de curatelle éducative serait suffisante en tant qu'elle permettrait qu'ils soient accompagnés dans les difficultés rencontrées dans la prise en charge de leur enfant et que son suivi soit supervisé, moyennant, le cas échéant, des mesures contraignantes à leur égard. Une telle curatelle serait ainsi adéquate, apte à atteindre le but visé et constituerait une atteinte moins grave " au droit de la famille ". Ils soulignent que cet accompagnement avait " du reste " été préconisé par le Dr F.________ et la Dre G.________. Les recourants relèvent en outre que la guidance parentale instaurée n'a pas mis en place de formation adéquate pour leur permettre de gérer le handicap de leur enfant, ainsi que d'assurer un accompagnement optimal sur le plan de la nutrition et des besoins affectifs de celui-ci. Par une telle motivation, force est de constater que les recourants ne discutent pas les motifs de la décision attaquée. Ils se contentent en effet d'affirmer leur propre point de vue selon lequel une mesure de curatelle éducative serait plus adaptée et proportionnée. Ce faisant, ils perdent complètement de vue que la Chambre de surveillance s'est fondée sur le rapport d'expertise psychiatrique familiale établi le 20 septembre 2022 par la Dre D.________ et la psychologue E.________, ainsi que sur l'audition de ces expertes, pour rendre sa décision. Ils oublient aussi que les juges précédents ont dûment exposé les raisons pour lesquelles ils estimaient que les reproches formulés par les parents à l'encontre de l'expertise n'étaient pas fondés. Il appartenait donc aux recourants d'exposer en quoi il était arbitraire pour les juges cantonaux de s'en remettre aux conclusions de l'expertise, en démontrant notamment que celle-ci était lacunaire, erronée ou dépassée (parmi plusieurs, cf. ATF 141 IV 369 consid. 6.1; 138 III 193 consid. 4.3.1), ce qu'ils ne font nullement, rendant leur critique irrecevable (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). N'est pas plus recevable l'affirmation purement appellatoire selon laquelle la guidance parentale qui a été instaurée n'a pas mis en place de formation adéquate pour gérer le handicap de l'enfant et assurer un accompagnement optimal sur le plan de la nutrition ainsi que des besoins affectifs de leur fils. On ne voit pas, et les recourants n'en disent rien, en quoi le suivi d'une telle formation, si tant est qu'elle n'ait pas été dispensée, permettrait d'infirmer le constat de la Chambre de surveillance selon lequel les mesures moins incisives ordonnées par le Tribunal de protection depuis juillet 2020, soit les curatelles d'assistance éducative et de soins, de même que les injonctions faites aux parents d'honorer les différents suivis instaurés en faveur du mineur auprès d'une sage-femme, de l'AEMO, de la guidance infantile et du pédiatre n'avaient pas été suffisantes pour garantir le bon développement de l'enfant.