Citation: 4A_428/2018 E. 5.3

5.3. Ce faisant, l'autorité précédente a procédé à une interprétation subjective de la volonté des parties, en déterminant ce qu'elles entendaient par «résultat de l'opération des villas de P1.________» à l'art. 1 ch. 8 de leur convention. A ainsi été tranchée une question de fait (cf. ATF 144 III 93 consid. 5.2.2). Or, cette appréciation des preuves, qui ne porte pas sur une question nécessitant en soi des connaissances spéciales, est exempte d'arbitraire. Dans la mesure où le recourant se borne à renvoyer à son mémoire d'appel ainsi qu'à l'expertise comptable et à son annexe II, le procédé n'est pas admissible (cf. ATF 133 II 396 consid. 3.2 in fine p. 400). Par ailleurs, il tente vainement de substituer son appréciation à celle des juges d'appel en s'appuyant spécialement sur un lapsus calami de l'arrêt attaqué, lequel indique par inadvertance manifeste que la convention entre associés a été conclue le 20 avril 20 12 au lieu du 20 avril 20 10. L' erratum apparaît à d'autres endroits de l'arrêt; il ressort toutefois clairement de l'état de fait - conforme aux pièces du dossier - et de l'exposé chronologique des événements que la convention datée du 20 avril 2010 a été signée le 22 avril 2010 et qu'elle était ainsi antérieure au courrier du 10 avril 2012. Le recourant objecte que les intimés n'ont pas allégué ni invoqué l'existence de plusieurs rapports de compte concernant la promotion P1.________, qui commanderaient de distinguer entre le bénéfice du terrain et le sort des autres opérations. De même, ils n'auraient jamais allégué ni prétendu que le montant de 100'000 fr. évoqué dans le courrier litigieux correspondrait au versement du 7 janvier 2010. Le recourant tente vainement de placer le débat sur le terrain du cadre des allégués. En réalité, il s'en prend derechef à l'appréciation des preuves qui a conduit les juges à s'écarter de l'avis exprimé par l'expert-comptable. Celui-ci a fait sien le point de vue selon lequel le versement de 100'000 fr. effectué le 7 janvier 2010 devait être considéré comme un acompte sur la «marge bénéficiaire» du projet P1.________ (rapport d'expertise, p. 11), tout en précisant que ce point, notamment, divisait les parties (rapport d'expertise, p. 14). Les juges vaudois ont constaté que l'expert n'avait pas tenu compte des explications figurant dans le courrier du 10 avril 2012 - omission que le recourant ne conteste pas en soi - et ont jugé que celles-ci contredisaient l'analyse de l'expert - dans une appréciation qui n'a rien d'insoutenable, les explications de la cour cantonale étant suffisamment éloquentes à cet égard. Par surabondance, on relèvera que la correspondance entre le versement de 100'000 fr. «début 2010» qu'évoque cette missive et le versement du 7 janvier 2010 résulte déjà du décompte fourni le 9 mai 2012 (let. B.b supra), l'expert-comptable ayant lui-même lié le versement du 7 janvier 2010 à la promotion P1.________.