Citation: 1A.174/2001 26.02.2002 E. 1

Formés dans un même acte et dirigés contre un seul arrêt, les recours de droit administratif et de droit public peuvent être joints afin qu'il soit statué simultanément à leur sujet (art. 24 al. 1 PCF par renvoi de l'art. 40 OJ). 1.1 Le recours de droit public est formé pour violation de l'autonomie communale. La recourante reproche au Tribunal administratif d'avoir substitué son appréciation à la sienne s'agissant du respect des objectifs d'aménagement figurant dans le plan directeur communal, en rapport avec l'implantation des bâtiments et la densification de la zone. Dans son recours de droit administratif, la recourante reprend ces griefs, sans même les répéter, et invoque en outre l'art. 34 al. 1 LAT. Selon cette disposition, le recours de droit administratif est ouvert contre les décisions d'application des art. 5 et 24 à 24d LAT. Tel n'est pas le cas de l'arrêt attaqué, qui ne concerne notamment pas la conformité de constructions hors de la zone à bâtir. Quant aux considérations de la cour cantonale relatives à la protection contre le bruit, elles ne font l'objet d'aucun grief de la part de la recourante. Il s'ensuit que le recours de droit administratif est irrecevable. 1.2 Lorsqu'une décision la touche en tant que détentrice de la puissance publique, une commune a qualité pour se plaindre par la voie du recours de droit public d'une violation de son autonomie (ATF 124 I 223 consid. 1b p. 226). Déterminer ensuite si la commune est effectivement autonome dans le domaine en cause n'est pas une question de recevabilité, mais de fond (ATF 116 Ia 43 consid. 1a, 255 consid. 3a et les arrêts cités). En l'espèce, la Commune de Chavannes-près-Renens invoque les objectifs d'aménagement découlant de son plan directeur, qu'elle reproche au Tribunal administratif d'avoir méconnus. Dans ces conditions, le présent recours de droit public est recevable. 1.3 De nature cassatoire, le recours de droit public - y compris lorsqu'il est formé pour violation de l'autonomie communale -, ne peut conclure qu'à l'annulation de l'arrêt attaqué. Les conclusions allant au-delà sont irrecevables (ATF 126 III 534 consid. 1c p. 536; 124 I 327 consid. 4 p. 332 et les arrêts cités). 1.4 Outre la production du dossier, la recourante demande qu'il soit procédé à une inspection locale « dans la mesure où le Tribunal fédéral ne serait pas déjà convaincu du bien-fondé des recours ». La résolution du cas d'espèce dépend de l'application de normes et de principes relatifs à la densification et à la protection de la zone de verdure, ainsi qu'à la protection contre le bruit. A cet égard, les pièces figurant au dossier, ainsi que les pièces produites en annexe au recours renseignent la cour de céans de manière suffisante, sans qu'il soit nécessaire de se rendre sur place.