Citation: 4P.55/2001 13.07.2001 E. 1

La Chambre des recours a cependant retenu qu'à la différence des hypothèses envisagées dans les deux arrêts mentionnés ci-dessus, dans le cas d'espèce les trois demandeurs n'ont pas agi comme consorts en déposant une seule demande comportant leurs conclusions respectives, mais ils ont ouvert chacun action séparément contre leur ancien employeur. Elle a considéré qu'on ne saurait dès lors déduire, du fait que la consorité est admise lorsque des employés décident d'ouvrir action contre leur ancien employeur par une seule demande, un droit de l'employeur à obtenir la jonction de causes introduites par des actions séparées de plusieurs anciens employés; de fait, il peut être préférable pour ces derniers, poursuit l'autorité cantonale, que leur cause demeure dans la compétence du Tribunal de prud'hommes plutôt qu'elle soit transmise à la Cour civile à telle enseigne que la jonction ne serait pas compatible avec la nécessité d'une procédure simple et rapide (art. 43 al. 2 LTPr). Elle a ajouté qu'en outre l'employeur ne saurait contraindre les employés à défendre leurs causes respectives devant une autre autorité que celle qu'ils ont choisie de saisir. Jugeant ainsi mal fondé le recours en nullité de la défenderesse, la cour cantonale l'a rejeté.