Citation: 4A_458/2007 28.01.2008 E. 5

Le recourant se plaint enfin d'une violation des règles sur le fardeau de la preuve (art. 8 CC) en relation avec la condition suspensive. La condition suspensive étant établie, la question du fardeau de la preuve se pose uniquement pour ce qui est de son accomplissement. Le fardeau en est supporté par la partie qui déduit un droit du fait que la condition suspensive s'est accomplie, soit en l'espèce le recourant (cf. Kummer, Commentaire bernois, n. 264 ad art. art. 8 CC). Le fait que les éléments de preuve soient en mains de la partie adverse ne conduit pas à un renversement du fardeau de la preuve. La seule conséquence est que si ladite partie ne prête pas sa collaboration ou fait obstacle à l'établissement des faits à prouver, le juge en tient compte dans l'appréciation des preuves. En l'espèce, A.________ SA n'a pas eu un tel comportement critiquable; elle avait même d'abord elle-même requis une expertise pour déterminer le chiffre d'affaires généré par l'activité du recourant. Quoi qu'il en soit, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que le recourant aurait requis des moyens de preuve pour établir le chiffre d'affaires ni que A.________ SA y aurait fait obstruction, et le recourant n'allègue rien de tel. En conséquence, faute pour le recourant d'avoir prouvé que la condition suspensive s'était accomplie, c'est à bon droit que sa demande a été rejetée.