Citation: 7B_830/2024 E. 2.5.2

2.5.2. En second lieu, la cour cantonale a admis que le recourant n'avait pas été accusé de brigandage jusqu'à présent et que ses antécédents judiciaires ne constituaient pas en soi une menace importante pour la sécurité d'autrui. Elle a toutefois relevé que le comportement présumé de l'intéressé avait désormais radicalement changé et qu'il y avait eu une escalade, ainsi qu'une intensification dans son activité délictueuse en raison des nouveaux actes qui lui étaient reprochés. Elle a dès lors estimé que le recourant représentait une menace considérable pour la sécurité et qu'il était désormais disposé à faire usage de la violence. Il est vrai que si les soupçons pesant sur le recourant relatifs aux deux accusations de brigandage venaient à se confirmer, le comportement de l'intéressé peut à tout le moins être qualifié d'inquiétant. Dans ce cas de figure, on relèverait également, avec la juridiction cantonale, une escalade en termes de violence et d'intensification de l'activité répréhensible du recourant, les infractions commises par celui-ci par le passé au préjudice du patrimoine apparaissant comme une prémisse des infractions, plus graves, de brigandage pour lesquelles il est aujourd'hui poursuivi. Au regard de ces considérations, il est également exact qu'on ne peut pas exclure avec certitude que le recourant semble désormais capable de s'en prendre à des biens juridiques plus précieux que le patrimoine, comme l'intégrité physique et psychique des victimes, et qu'il puisse par conséquent représenter une menace pour la sécurité d'autrui. Toutefois, à défaut d'antécédents du même genre que les infractions pour lesquelles il est poursuivi - le seul indice fiable permettant d'établir un pronostic légal, selon le Message du 28 août 2019 concernant la modification du Code de procédure pénale (cf. FF 2019 6351 ss, spéc. 6394-6395) -, ainsi que d'une expertise psychiatrique, il n'apparaît, au regard des faits retenus, pas possible de poser un pronostic entièrement défavorable concernant le risque de récidive du recourant. On peut également rappeler que le motif de détention prévu à l'art. 221 al. 1 let. c CPP doit généralement être admis avec retenue.