Citation: 9C_388/2017 E. 5.1

5.1. Dans son premier moyen, le recourant se limite à affirmer que sa situation médicale n'était pas stabilisée et que ses capacités résiduelles auraient été grossièrement surévaluées, sans mettre véritablement en évidence des éléments objectivement vérifiables qui auraient été ignorés par l'instance précédente et seraient suffisamment pertinents pour remettre en cause le point de vue de celle-ci. Son argumentation ne suffit donc pas pour établir que la juridiction de première instance aurait fait preuve d'arbitraire dans l'appréciation des preuves. En effet, contrairement à ce qu'il soutient, les premiers juges se sont livrés à un examen synthétique de son cas et des pièces médicales recueillies pour établir qu'il disposait d'une capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles à compter de sa sortie de la CRR. Ils ont considéré que les conclusions des médecins de la CRR ont été confirmées par celles du médecin d'arrondissement de la CNA et du médecin-conseil de l'AI et qu'elles n'étaient pas remises en cause par les avis des médecins consultés par l'assuré. De plus, la capacité de travail du recourant a été soigneusement analysée, puisqu'elle a été évaluée durant un séjour d'un mois à la CRR, non seulement par des médecins et des physiothérapeutes, mais également en prenant en considération les observations faites lors du stage aux ateliers professionnels. La juridiction cantonale a par ailleurs tenu compte tant de l'impact d'atteintes accidentelles massives aux deux épaules sur les capacités fonctionnelles d'un ouvrier âgé - elle a en effet confirmé que la capacité de travail du recourant était nulle dans son activité habituelle, mais totale dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles -, que des douleurs et des «tolérances médicamenteuses aux douleurs». Elle s'est en effet fondée sur des avis médicaux qui concluaient à des symptômes et douleurs très peu spécifiques, d'intensité modérée, sans signe inflammatoire et sans déficit neurologique, moteur ou sensitif (rapports des docteurs C.________, spécialiste en anesthésiologie, soins intensifs et traitement interventionnel de la douleur et D.________, des 24 juin, 13 juillet et 1er septembre 2016). L'argument selon lequel des indemnités journalières ont été octroyées par l'assurance-accidents jusqu'au printemps 2017 n'est au demeurant pas un critère suffisant pour admettre que la situation médicale n'était pas stabilisée, au regard tant de l'appréciation convaincante de la juridiction cantonale sur l'état de santé que du fait que l'assurance-invalidité procède à sa propre évaluation du droit aux prestations de l'intéressé indépendamment de celle de l'assurance-accidents. En outre, contrairement aux allégations du recourant, la juridiction cantonale n'était pas tenue d'ordonner la mise en oeuvre d'une expertise judiciaire, dès lors qu'elle avait accompli une appréciation consciencieuse des preuves et était arrivée à la conclusion que d'autres mesures probatoires supplémentaires ne pourraient modifier son appréciation (sur l'appréciation anticipée des preuves, cf. ATF 135 V 465 consid. 4.3.2 p. 469).