Citation: 9C_652/2014 E. 4.2

4.2. Cette argumentation n'est pas fondée. Les premiers juges n'ont en l'occurrence nullement reproché à l'administration d'avoir excédé positivement ou négativement son pouvoir d'appréciation ou d'avoir abusé de celui-ci mais ont estimé que leur appréciation personnelle était plus judicieuse quant à son résultat ou la mieux appropriée, ce que la jurisprudence évoquée (cf. consid. 3.2) leur permet de soutenir pour autant qu'ils puissent se baser sur des circonstances pertinentes propres à le démontrer. Or, si les considérations de la juridiction cantonale peuvent paraître relativement peu pertinentes dans le sens où on peine effectivement à y déceler le caractère plus approprié de son appréciation par rapport à celle de l'office recourant, comme semble le suggérer ce dernier, elles révèlent toutefois un usage du pouvoir d'appréciation clairement contraire au droit de la part de l'administration. A cet égard, il ressort des constatations du tribunal cantonal que les deux autorités mentionnées se sont référées à des circonstances personnelles ou professionnelles pouvant justifier une réduction du revenu d'invalide (en particulier, l'âge ou les limitations fonctionnelles liées au handicap en général) ou à des éléments qui peuvent presque tous (à l'exception de la formation professionnelle) y être rattachés (singulièrement l'expérience professionnelle réduite, que l'on peut mettre en relation avec les années de service, ou les faibles capacités adaptatives et d'apprentissage, l'anhédonie ainsi que les fluctuations thymiques, qui sont toutes des limitations fonctionnelles attestées médicalement résultant des troubles psychiques diagnostiqués) mais en ont fait une appréciation qui a abouti à des résultats différents. Si chacune de ces circonstances ou chacun de ces éléments, pris séparément, peut certes sembler en lui-même non-pertinent dans le contexte de la détermination du taux de réduction du revenu d'invalide, une analyse globale desdites circonstances ou desdits éléments à laquelle il convient légalement de procéder conduit à un tout autre résultat et démontre qu'une réintégration du marché du travail est rendue bien plus difficile pour l'intimée qui en cumule plusieurs, contrairement à ce qu'a retenu l'office recourant, que pour un assuré qui n'en présente pas ou qu'un seul. Ainsi, si l'intimée était âgée de 57 ans lorsqu'il a été constaté que l'exercice d'une activité adaptée était exigible du point de vue médical (cf. ATF 138 V 457 consid. 3 p. 459), ce qui était en soi relativement éloigné du seuil à partir duquel la jurisprudence considère qu'une méthode d'évaluation plus concrète est nécessaire (sur la limite d'âge, cf. p. ex. arrêt 9C_486/2013 du 2 décembre 2013 consid. 3.2.2 non publié dans l'ATF 139 V 600), il convient encore d'analyser cette circonstance en relation avec les limitations somatiques (qui restreignent l'éventail des activités adaptées et qui, en association avec les limitations psychiques, limitent la capacité résiduelle de travail à 60 % dans les activités déjà exercées et à 70 % dans les activités adaptées) et avec les limitations psychiques (susceptibles d'engendrer un absentéisme imprévisible empêchant une exploitation linéaire de la capacité résiduelle de travail ou d'assimiler de simples instructions caractéristiques déjà de toutes mises au courant initiales) qui ont certes déjà été prises en compte dans l'évaluation de la capacité de travail mais constituent néanmoins en l'espèce un désavantage important pour l'assurée vis-à-vis d'un postulant à un emploi qui n'en présente pas. Il apparaît dès lors que l'administration a excédé son pouvoir d'appréciation en ne tenant pas entièrement compte des circonstances pertinentes. L'examen global de ces dernières, auquel le Tribunal fédéral se doit de procéder dans la mesure où la juridiction cantonale n'a pas pris les conclusions qu'imposaient ses constatations et son raisonnement (cf. arrêt 9C_160/2014 du 30 juin 2014 consid. 5.3 et les références), permet toutefois de confirmer le résultat auquel celle-ci a abouti de sorte que, compte tenu des considérations qui précèdent, son jugement peut être confirmé.