Citation: 4C.436/1999 28.03.2000 E. A

A.- C.________ et H.________, tous deux architectes, étaient copropriétaires, à raison de 50 % chacun, de trois parcelles sises à Genève, dans le périmètre Terrassière-Villereuse. Le 10 juillet 1984, la société exploitée notamment par B.________ a déclaré vouloir acheter ces parcelles. Elle y a renoncé à la suite de difficultés financières. Le 13 novembre 1985, B.________ a reçu des copropriétaires l'autorisation, valable jusqu'au 15 février 1986, de vendre les parcelles. Par acte notarié du 21 février 1986, les copropriétaires ont promis de vendre leurs parcelles à six personnes, parmi lesquelles figurait dame B.________, l'épouse de B.________, pour un prix de 7'285'000 fr. dont un million a été versé à titre d'acompte. Le 1er juillet 1986, H.________ a écrit à B.________ en lui indiquant que le rôle de celui-ci dans le cadre de la promesse de vente méritait la commission d'usage et qu'il espérait que C.________ aurait la même attitude. Le 4 février 1987, les copropriétaires ont signé une quittance dans laquelle ils certifiaient avoir reçu la somme de 75'000 fr. de dame B.________ à titre d'acompte sur sa participation à l'achat des parcelles. Dame B.________ a signé pour sa part, le 12 février 1987, une reconnaissance de dette selon laquelle elle admettait devoir la somme de 75'000 fr. qu'elle s'engageait à rem- bourser au plus tard le 31 décembre 1987. Sous sa signature figurait la mention "bon pour accord" avec les signatures de C.________ et de H.________. Par acte notarié du 20 février 1987, la promesse de vente a été concrétisée. L'acte indiquait notamment que dame B.________ avait versé, hors la vue du notaire, en mains du vendeur et antérieurement à ce jour, la somme de 75'000 fr. dont quittance. Le 8 mai 1987, C.________ a payé 37'500 fr. à B.________ à titre de "commission pour apport d'autres acheteurs". Par courrier du 13 mai 1991, C.________ a réclamé à B.________ le "versement de 75'000 fr. dû par toi sur le prix convenu" en faisant référence à la reconnaissance de dette signée "par ta femme". Le 14 mai 1991, B.________ a écrit à C.________ en lui précisant que ces 75'000 fr. étaient à diviser par deux entre chacun des anciens copropriétaires et qu'il s'était déjà acquitté de la part de H.________ par compensation de créances. Il proposait à C.________ de régler l'affaire dans le contexte général d'une opération immobilière en cours. C.________ lui a fait savoir, le 17 mai 1991, qu'il n'était pas du tout d'accord.