Citation: 1C_336/2017 E. A

Les hoirs de feu A.________ sont propriétaires de la parcelle n° 221 du registre foncier de la commune de X.________. Une ferme est implantée sur cette parcelle. Par décision du 1 er octobre 1998, le Conseil communal de X.________ a ordonné aux membres de l'hoirie de feu A.________ de procéder à la démolition de la partie rurale de la ferme et de la remise attenante dans un délai de trente jours, pour des motifs de sécurité. Cette décision se fondait sur les conclusions concordantes de deux rapports d'expertise établis en décembre 1997. Le 10 avril 2001, cette décision a été confirmée, en dernière instance, par le Tribunal fédéral (arrêt 1P.48/2001). Par décision du 18 novembre 2002, également confirmée en dernière instance (arrêt 1P.312/2003 du 14 juillet 2003), le conseil communal a ordonné la démolition de la partie habitation de la ferme; au vu de la dangerosité de la situation et de l'obstruction des propriétaires, l'autorité a ordonné que les travaux soient d'emblée exécutés par substitution. Le 11 décembre 2002, le conseil communal a ordonné l'évacuation de tous les nouveaux véhicules accidentés, machines agricoles hors d'usage, épaves, pièces détachées, ferrailles, dépôts en tous genres, batteries, bidons contenant des liquides non identifiés et autres récipients jonchant le sol, sous la menace d'une exécution par substitution.