Citation: 5A_25/2016 E. 1

Dans sa motivation, la Cour d'appel a considéré qu'une évaluation détaillée de la situation des enfants était primordiale pour déterminer les modalités d'exercice du droit de visite vu l'important conflit conjugal, l'absence d'informations sur les conditions de vie du recourant et les inquiétudes de sa femme quant à son comportement. Il fallait en effet prendre en compte les craintes de l'épouse qui alléguait que le recourant vivait dans des conditions de vie insalubres avec trois autres hommes dans une vieille ferme et il convenait, compte tenu des incertitudes quant aux conditions d'accueil des enfants chez leur père, de maintenir le droit de visite surveillé de ce dernier dans l'attente du résultat du mandat d'évaluation. La Cour d'appel a également adhéré à l'opinion des premiers juges qui ont aussi fondé la restriction du droit de visite du père des enfants sur l'état de santé et le comportement de celui-ci. Le recourant, qui ne contestait pas avoir rencontré des problèmes psychiatriques en 2014, avait en particulier arrêté toute médication et ne bénéficiait plus d'aucun suivi psychiatrique depuis lors. Il avait envoyé plusieurs SMS au contenu inquiétant à sa femme et ses écritures étaient souvent absconses, confuses et incohérentes, de sorte que sa capacité à prendre en charge les enfants de manière adéquate lors d'un droit de visite usuel était douteuse. Eu égard aux indices concrets d'une possible mise en danger des enfants, il fallait donc maintenir l'exercice du droit de visite au Point Rencontre.