Citation: 6B_342/2022 E. 4.2

4.2. Dans la mesure où les sanctions disciplinaires prononcées ont été exécutées, il n'existe dès lors plus d'intérêt actuel à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée. Par ailleurs, le recourant soutient que les sanctions prononcées pourraient avoir une influence sur le plan d'exécution de la sanction et sur sa libération conditionnelle. Dans la mesure où il a été libéré le 27 mars 2022, les éléments cités par le recourant ne permettent pas non plus de démontrer un intérêt actuel. Il convient donc d'examiner si les conditions permettant exceptionnellement de traiter un recours nonobstant l'absence d'un tel intérêt pourraient être remplies. Au vu de la libération du recourant le 27 mars 2022, il ne peut pas faire valoir que la contestation pourrait se reproduire en tout temps dans des circonstances identiques ou analogues, si bien que l'une des conditions cumulatives fait déjà défaut. Au demeurant, on ne saurait admettre que, en raison de sa portée de principe, il existerait un intérêt public suffisamment important à la solution de la question litigieuse. En effet, le recourant a été sanctionné pour avoir refusé d'exécuter le travail assigné, respectivement ne pas s'être présenté à l'atelier auquel il était affecté. Selon ses dires, son refus serait motivé par le fait que le travail proposé et sa place de travail n'auraient pas été adaptés à son état de santé. On peine à distinguer un intérêt public à cet égard, puisqu'il s'agit en définitive uniquement de savoir si le travail et ses conditions d'exercice étaient adaptés au recourant et si son refus pouvait être sanctionné. Le recourant ne prétend pas qu'un tel comportement serait généralisé. La décision attaquée ne revêt ainsi aucun caractère de principe qui permettrait de s'écarter exceptionnellement de l'exigence d'un intérêt actuel pour entrer en matière sur le recours.