Citation: I 293/05 17.07.2006 E. 6

6.1 Lorsque l'assuré n'a pas repris d'activité lucrative ou aucune activité adaptée lui permettant de mettre pleinement en valeur sa capacité résiduelle de travail, contrairement à ce qui serait raisonnablement exigible de sa part, le revenu d'invalide peut être évalué sur la base, notamment, des données salariales publiées par l'Office fédéral de la statistique (ci-après : OFS). Dans ce cas, on réduira les montants des salaires ressortant de ces données en fonction des empêchements propres à la personne de l'invalide, tels que le handicap, l'âge, les années de service, la nationalité, la catégorie d'autorisation de séjour ou le taux d'occupation. On procédera à une évaluation globale des effets de ces empêchements sur le revenu d'invalide, compte tenu de l'ensemble des circonstances, étant précisé que la jurisprudence n'admet pas de déduction globale supérieure à 25 % (ATF 126 V 76 sv. consid. 3b/bb, 78 ss consid. 5). 6.2 D'après l'ESS 2002, le salaire mensuel brut (valeur centrale) des femmes exerçant une activité simple et répétitive (niveau de qualification 4, selon la classification utilisée par l'OFS) dans le secteur privé était de 3'820 fr. Il convient d'adapter ce salaire pour tenir compte du fait que les salaires bruts standardisés sont calculés sur la base d'un horaire de travail de 40 heures par semaine, soit une durée hebdomadaire inférieure à la moyenne dans les entreprise en 2002 (41.7 heures; La Vie économique 12/2005, tableau B 9.2 p. 94), et de la diminution de rendement de 20 % admise par les médecins du SMR dans une activité adaptée. Les adaptations nécessaires conduisent à un montant de 3'185 fr. 90 par mois. Or, même en procédant à réduction de 25 % de ce montant, soit le maximum admis par la jurisprudence, en raison des circonstances propres à la personne de l'assurée, sa capacité résiduelle de gain en 2002 (28'673 fr. par an) exclut un taux d'invalidité égal ou supérieur à 40 %. Les premiers juges ont en effet retenu un revenu sans invalidité de 43'550 fr. en 2002, que la recourante ne conteste pas, à juste titre si l'on se réfère aux salaires annoncés par ses anciens employeurs à l'assurance-vieillesse, survivants et invalidité. 6.3 Vu ce qui précède, la juridiction cantonale a confirmé à bon droit la suppression du droit à la rente trois mois après le début de l'amélioration de l'état de santé attestée par les docteurs I.________, V.________ et R.________, soit dès le 1er avril 2000. Dans ce contexte, on précisera qu'une comparaison des revenus avec et sans invalidité sur la base de données salariales pour l'année 2000, plutôt que pour l'année 2002, ne conduirait manifestement pas à un résultat plus favorable à l'assurée.