Citation: 9C_269/2013 E. 4.2.1

4.2.1. Si, comme le fait valoir la recourante, l'office AI envisageait certes sa réadaptation en février 2000 (cf. note interne du 4 février 2000, note d'entretien du 15 mars 2000 et avis du médecin du SMR du 4 septembre 2000), tandis que ses médecins traitants s'étaient exprimés en faveur de mesures professionnelles (cf. rapports du docteur C.________, chef de clinique de l'Hôpital Z.________, du 26 mars 2001 et de la doctoresse E.________, spécialiste FMH en ophtalmologie, du 21 mars 2001), il appartenait cependant à l'administration de s'assurer que de telles mesures étaient effectivement réalisables au regard de l'état de santé et de l'aptitude de la recourante. En particulier, le fait que les médecins de la recourante, respectivement le médecin de l'intimé, ont répondu positivement à la question de savoir si "des mesures professionnelles sont indiquées" ou si celles-ci "pourront augmenter la capacité de travail" ne signifiait pas déjà qu'ils estimaient de telles mesures réalisables immédiatement. Ainsi, la doctoresse E.________ a indiqué à la suite de sa réponse positive qu'elle avait renvoyé la patiente chez son confrère de l'Hôpital ophtalmique en raison d'une nouvelle baisse d'acuité visuelle et qu'elle ne l'avait plus revue depuis août 2000. De son côté, le docteur C.________ a attesté une incapacité entière de travail depuis le 22 juin 1999 pour une durée indéterminée et mentionné que la patiente était très gênée par des sensations d'éblouissement et des métamorphopsies "très gênantes pour un travail précis". De même, la réponse favorable de la doctoresse U.________ du SMR était complétée par la mention selon laquelle il convenait de "voir avec REA où en sont ses possibilités de travail, ceci avant l'éventuel octroi d'une rente limitée dans le temps avec DD". Quoi qu'en dise la recourante, on ne saurait voir dans ces indications médicales la preuve qu'elle était apte à se soumettre à des mesures de réadaptation d'ordre professionnel en juin 1999, voire en mars 2000 au plus tard. Il ressort au contraire des observations du docteur C.________ qu'à la suite des deux interventions des 30 mars et 26 mai 1999, l'assurée avait présenté un oedème maculaire cystoïde bilatéral entraînant des effets secondaires incapacitants (sensations d'éblouissement et difficultés d'adaptation à la lecture). Alors que le docteur C.________ mentionnait, le 5 juin 2000, qu'il était impossible de préciser jusqu'à quand l'arrêt de travail (total) devait être prolongé, il a, le 26 mars 2001, confirmé que l'incapacité de travail était toujours de 100%. Les indications du médecin se recoupent du reste avec celles de la recourante, lorsqu'elle exposait subir de "très graves problèmes postopératoires" qui l'empêchaient de reprendre une activité lucrative (courriers des 28 décembre 1999 et 16 février 2000), l'intimé constatant à cet égard, le 15 mars 2000, que "notre assurée n'est toujours pas en mesure de reprendre une activité professionnelle". A la lecture des pièces au dossier, on constate à la suite de la juridiction cantonale que ce n'est qu'à partir du mois de juin 2001, soit après deux nouvelles interventions des 7 février et 2 mai 2001, que la recourante était apte à reprendre une activité (légère) du point de vue médical et à se soumettre à des mesures professionnelles. Dans son rapport du 7 juin 2001, le docteur S.________ a indiqué qu'une activité lucrative sans exigences optiques particulières, ni travail à l'écran permanent, était exigible de l'assurée, une capacité de travail de 100% pouvant être attendue. C'est également à partir de cette période que l'assurée a suivi des mesures en vue d'une réhabilitation visuelle et envisagé concrètement des cours de dactylographie (note de l'office AI du 24 juillet 2001).