Citation: 2C_170/2018 E. 1.3

1.3. Le dispositif doit être interprété à la lumière de la motivation (cf. arrêt 4A_561/2008 du 9 février 2009 consid. 2.6.4, non publié in ATF 135 III 259). En l'occurrence, le Service cantonal a, dans le dispositif de sa décision du 1 er juin 2017, déclaré la demande en reconsidération irrecevable, subsidiairement l'a rejetée, ce qui peut prêter à confusion. Toutefois, il ressort de la motivation de la décision qu'il s'agit d'un refus d'entrée en matière, sans examen au fond. L'arrêt attaqué confirme également ce refus et n'envisage pas, même à titre subsidiaire, la cause au fond. Dans un tel cas, la procédure devant le Tribunal fédéral ne peut porter que sur le bien-fondé du refus d'entrée en matière (cf. arrêts 2C_689/2016 du 30 novembre 2016 consid. 1.4; 2C_876/2013 du 18 novembre 2013 consid. 1.3; 2C_1007/2011 du 12 mars 2012 consid. 4.1; cf. aussi ATF 139 II 233 consid. 3.2 p. 235 s.). Il s'ensuit que le recourant ne peut pas invoquer le fond, à savoir l'existence des conditions justifiant l'octroi d'une autorisation de séjour (cf. arrêt 2C_781/2013 du 4 mars 2014 consid. 4.1). En tant que le recourant expose, au fond, pour quels motifs une autorisation de séjour devrait, selon lui, lui être octroyée, il perd de vue les principes précédemment exposés. Il ne sera partant pas entré en matière sur cette partie de l'argumentation, ni sur le grief tiré de la violation du droit au respect de la vie familiale (art. 8 CEDH et 13 Cst.) y relatif. L'examen du Tribunal fédéral portera uniquement sur la question de savoir si c'est à juste titre que le Tribunal cantonal a confirmé la décision du Service cantonal refusant d'entrer en matière sur la demande de reconsidération.