Citation: 1C_4/2022 E. A

A.________ exerce la profession d'épaviste indépendant. Il s'est vu retirer son permis de conduire du 1er au 31 juillet 2016 à la suite d'une infraction moyennement grave commise le 14 juin 2014. Il a fait l'objet de deux autres mesures de retrait d'une durée d'un mois pour des infractions légères commises les 21 mars 2017 et 18 janvier 2018. Par décision du 12 juillet 2019, le Service des automobiles et de la navigation du canton de Vaud lui a retiré le permis de conduire pour une durée d'un mois en raison d'une infraction légère aux règles de la circulation routière commise le 11 mai 2019. Le retrait devait être exécuté au plus tard du 8 janvier jusqu'au 7 février 2020, étant précisé que si A.________ omettait de déposer son permis de conduire, le retrait s'exécuterait automatiquement dès le 8 janvier 2020. Les conséquences d'une éventuelle conduite sans permis étaient par ailleurs expressément rappelées. A.________ n'a pas formé de réclamation à l'encontre de cette décision qui est entrée en force. Le 12 octobre 2019, A.________ a commis une nouvelle infraction légère aux règles de la circulation routière que le Service des automobiles et de la navigation a, par décision du 8 janvier 2020 notifiée à l'avocat de choix de l'intéressé, sanctionnée d'un retrait de permis d'un mois à exécuter au plus tard du 6 juillet 2020 au 5 août 2020. Le 13 janvier 2020, A.________ a fait l'objet d'un contrôle alors qu'il circulait au volant d'une voiture de livraison équipée d'une remorque. Il s'est vu provisoirement saisir son permis de conduire au motif qu'il était sous le coup d'un retrait depuis le 8 janvier 2020. Auditionné le même jour, il a déclaré ne pas savoir qu'une interdiction de conduire lui avait été notifiée et avoir transmis à son avocat tous les documents nécessaires pour recourir contre le retrait du 8 janvier 2020. Son permis de conduire lui a été restitué le 7 février 2020. Le 16 mars 2020, le Service des automobiles et de la navigation a suspendu la procédure administrative relative à cette infraction jusqu'à droit connu sur l'opposition formée à l'ordonnance pénale rendue le 3 mars 2020 par le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne. Par nouvelle ordonnance pénale du 10 juillet 2020, A.________ a notamment été reconnu coupable de conduite sans autorisation au sens de l'art. 95 al. 1 let. b de la loi fédérale sur la circulation routière (LCR; RS 741.01). Le 14 janvier 2021, le Service des automobiles et de la navigation a repris la procédure administrative. A.________ s'est déterminé par l'intermédiaire de son avocat le 8 février 2021.