Citation: 2C_954/2017 E. 3

Suivant les indications données par l'autorité précédente, les recourants ont agi par la voie du recours en matière pénale. Or la détermination de la voie de droit ouverte à l'encontre d'une décision incidente causant un préjudice irréparable telle que la présente (art. 93 LTF; cf. arrêt 2D_46/2012 du 16 janvier 2013 consid. 1.3) dépend de la cause au fond (cf. ATF 133 III 645 consid. 2.2 et 2.3 p. 647 s.; 134 V 138 consid. 3 p. 144). Les décisions rendues en matière de responsabilité de l'Etat relevant du droit public (art. 82 let. a LTF; cf. arrêt 2C_58/2016 du 27 mars 2017 consid. 1; cf. également la loi neuchâteloise du 26 juin 1989 sur la responsabilité des collectivités publiques et de leurs agents [LResp/NE; RSN 150.10]), c'est le recours en matière de droit public qui est ouvert en l'espèce, l'arrêt attaqué ne tombant au demeurant pas sous le coup de l'une des exceptions prévues à l'art. 83 LTF. La dénomination erronée du recours ne saurait cependant nuire aux recourants, dans la mesure où leur acte répond aux exigences de la voie de droit à disposition (ATF 138 I 367 consid. 1.1 p. 370). Le point de savoir si les recourants ont tous la qualité pour recourir (cf. art. 89 al. 1 LTF), notamment en raison du fait que la recourante 2, sur le vu de l'extrait du registre du commerce, ne peut être représentée que par deux administrateurs et que le recourant 3, tel que cela ressort de la décision entreprise, ne semble pas concerné par la demande au fond, peut être laissé indécis compte tenu de l'issue du litige. Au surplus, les autres conditions de recevabilité sont réunies (cf. art. 42, 86 al. 1 let. d et al. 2 et 100 al. 1 LTF).