Citation: 6B_177/2021 E. 1.2.1

1.2.1. La cour cantonale a retenu que les déclarations du recourant avaient varié, celui-ci allait jusqu'à nier ou inventer certains faits : il avait menti lors de sa première audition à la police lorsqu'il avait prétendu que le soir des faits, c'était sa compagne qui avait saisi une bouteille d'alcool à brûler et menacé de mettre le feu partout, et qu'il avait, quant à lui, dû lui arracher la bouteille des mains ce qui avait fait gicler de l'alcool partout. Il avait ensuite admis la version de l'intimée tout en indiquant qu'il s'était trompé de bouteille dès lors qu'il voulait prendre une bouteille de javel ou d'un autre produit pour faire des taches sur le mobilier. En outre, lors de cette audition, il avait prétendu que le fils de l'intimée était passé à l'appartement pendant les faits s'étant produits dans la salle de bain, alors que ce dernier avait indiqué, lors de son témoignage, que cela n'avait pas été le cas, ce qui avait d'ailleurs été corroboré lors des contrôles téléphoniques rétroactifs effectués. S'agissant de la nature des relations sexuelles qu'il entretenait avec sa compagne, le recourant avait déclaré, lors de sa première audition, qu'il ne s'adonnait qu'à des " pénétrations vaginales " avec l'intimée, qu'il n'y avait " jamais de sodomie " et qu'elle ne le " suçait jamais, elle n'aimait pas ça ". Or, lors des débats de première instance, lorsqu'il avait été confronté à ces déclarations et au fait qu'il soutenait que l'intimée était consentante lors de la fellation qu'elle lui avait prodiguée le 31 mars 2019, il était revenu sur ses premières déclarations en soutenant que l'intimée lui avait prodigué environ cinq fellations même si elle n'appréciait pas cela. Enfin, alors même que le recourant avait pris contact avec l'homme avec lequel il accusait l'intimée d'avoir eu une liaison, afin de l'intimider avant son audition devant les premiers juges, il avait prétendu que ce n'était pas lui mais un de ses amis qui avait pris cette initiative. Or, sa nouvelle compagne avait déclaré que le recourant lui avait confirmé avoir pris contact avec cet homme et bu un café avec lui. Réinterrogé, le recourant avait soutenu que cela n'avait pas été le cas mais qu'il avait menti à sa nouvelle compagne pour protéger son ami. En appel, il avait finalement reconnu avoir contacté lui-même l'installateur sanitaire.