Citation: 6B_919/2022 E. 3.6

3.6. Le recourant reproche encore à la cour cantonale de ne pas avoir retenu à charge le comportement adopté par l'intimé à la suite de l'agression, en particulier sa visite à B.________. À cet égard, elle a retenu ce qui suit: " Ce doute n'est pas levé par la visite que l'appelant [ici: l'intimé] a faite à B.________ le lendemain des faits incriminés. S'il paraît discutable que la démarche ait eu pour seul but d'obtenir des nouvelles du lésé, elle peut aussi s'expliquer par le fait que l'accusé avait bien été impliqué dans la bousculade et que c'est dans le contexte de celle-ci que les plaignants ont été frappés. Dès lors, en sa qualité de ressortissant étranger déjà condamné par le passé, il pouvait nourrir le souci légitime d'être interpellé à la suite d'une altercation dont les circonstances pouvaient apparaître floues et déboucher sur une mise en cause, comme le dossier l'a d'ailleurs démontré. Même à suivre les déclarations de B.________ en relation avec cette visite, les actes imputés à l'appelant n'y sont pas décrits, le plaignant ne faisant que rapporter ce que lui ont dit les jeunes filles présentes et les informations recueillies par son fils. L'on ne saurait dès lors en déduire que l'accusé les a commis, alors qu'ils ne sont confirmés ni par les plaignants eux-mêmes, ni par les autres témoins ". Avec le recourant, et tout comme l'a retenu la cour cantonale, il est constaté que l'intimé n'a pas rendu visite à B.________ le lendemain des faits sans raison. Pour autant, c'est sans arbitraire que la cour cantonale a considéré qu'il pouvait très bien avoir agi ainsi pour d'autres motifs que sa participation active à l'agression, d'autant plus qu'il était connu de B.________ et qu'il était en droit de penser que, de ce fait, il risquait d'être impliqué. À tout le moins, le raisonnement cantonal n'est pas manifestement insoutenable et ainsi, est exempt de tout arbitraire.