Citation: 6S.382/2005 12.11.2005 E. 3

Le recourant soutient que l'aspect subjectif du meurtre au sens de l'art. 111 CP est réalisé dans le cadre du second coup de feu. 3.1 Se rend coupable de meurtre celui qui aura intentionnellement tué une personne (art. 111 CP). L'intention comprend le dol éventuel. Il y a dol éventuel lorsque l'auteur envisage le résultat dommageable, mais agit néanmoins, même s'il ne le souhaite pas, parce qu'il s'en accommode pour le cas où il se produirait (ATF 109 IV 147 consid. 4 p. 150). La différence entre le dol éventuel et la négligence consciente réside dans ce que veut l'auteur; en cas de négligence consciente, l'auteur escompte que le résultat - qu'il refuse - ne se produira pas, alors qu'en cas de dol éventuel, il accepte le résultat au cas où il se produirait, sans pour autant avoir agi de manière à en favoriser l'avènement (ATF 119 IV 1 consid. 5a p. 3). 3.2 Appréciant les diverses déclarations de l'intimé, la Chambre pénale a retenu que ce dernier avait uniquement eu l'intention de blesser, qu'il pensait que le fait de tirer vers le bas éviterait le résultat survenu, qu'il n'a pas accepté l'éventualité que la victime serait tuée, qu'il a voulu prendre les précautions pour éviter la survenance du résultat et que c'est le hasard qui a fait que la victime soit touchée mortellement. Ces constatations relèvent du fait et ne sauraient par conséquent être discutées dans le cadre d'un pourvoi en nullité (cf. supra consid. 1 et 2.1). Sur cette base, la Chambre pénale n'a pas violé le droit fédéral en écartant le dol éventuel et en retenant la négligence. Le grief du recourant est donc infondé.