Citation: 1C_578/2013 E. 6.4

6.4. Quant aux recourants, ils reprochent à l'instance précédente d'avoir interprété la disposition précitée selon les éléments objectifs liés à la structure des bâtiments et non pas selon une interprétation téléologique et historique du règlement communal. Ils soutiennent que les objectifs du nouveau RPGA de 1999 étaient notamment de limiter l'expansion démographique et partant de limiter le nombre de nouvelles constructions à plusieurs logements. Ils se réfèrent au rapport du 30 juillet 1999 et à l'audition de la personne mandatée par la Municipalité pour élaborer le nouveau RPGA. Ces critiques - essentiellement appellatoires - ne permettent pas de remettre en cause l'appréciation de l'instance précédente. Les recourants se contentent en effet d'opposer leur propre interprétation à celle de l'instance précédente, sans chercher à démontrer le caractère arbitraire du jugement. Ils se bornent à affirmer que "l'interprétation du RPGA faite par la Municipalité est insatisfaisante et ne saurait valablement fonder une décision de justice". Même si la formulation de l'art. 31 ch. 4 RPGA n'est pas parfaite, il n'apparaît pas insoutenable de considérer que les villas qui par leur composition structurelle peuvent être assimilées à des villas jumelles sont celles qui sont composées d'unités juxtaposées ou accolées. Il n'est pas déraisonnable d'en déduire, en se fondant sur l'aspect extérieur de la construction et en rappelant une jurisprudence cantonale constante, qu'une villa comportant deux appartements - et formant un tout en termes de volume - n'est pas une "villa à plusieurs logements présentant les mêmes caractéristiques (qu'une villa jumelle) ". Dès lors que l'application du règlement communal défendue par l'autorité cantonale ne s'avère pas arbitraire, cette interprétation doit être confirmée, même si une autre solution paraît possible.