Citation: 5A_943/2016 E. B

B.a. Selon un rapport du Service de protection de la jeunesse (ci-après: SPJ) du 13 février 2015, établi dans le cadre d'une première enquête en limitation de l'autorité parentale, A.________ et B.________ ont convenu de se séparer à la fin de l'année 2013 mais ont continué à vivre dans un premier temps sous le même toit, à deux étages différents du domicile familial, en prévision d'un projet de garde alternée. Le conflit entre les parents s'est toutefois aggravé et a nécessité l'intervention de la police à trois reprises entre janvier et août 2014. Aucune mise en danger des enfants n'a été relevée. Les compétences éducatives de chacun des parents ont été reconnues. Le SPJ a en revanche souligné les difficultés de communication entre ceux-ci. Lors d'une audience tenue le 21 août 2015 devant la Justice de paix du district du Jura-Nord vaudois, F.________, assistant social de l'Office régional de protection des mineurs (ci-après: ORPM) du Nord vaudois, a estimé qu'il fallait conserver le statu quo, à savoir la garde des enfants à la mère, car un nouveau changement pourrait être mal vécu par C.________ et D.________, quand bien même il reconnaissait que le père lui avait présenté un projet valable, avec des solutions adéquates de garde concernant les enfants. L'enquête a finalement abouti à la ratification, par décision de la Justice de paix du district du Jura-Nord vaudois du 21 août 2015 rectifiée le 22 décembre 2015, de la convention parentale prévoyant une autorité parentale conjointe et l'attribution de la garde sur les enfants C.________ et D.________ à la mère, le père jouissant d'un libre et large droit de visite. B.b. Par décision du 15 janvier 2016, la Justice de paix du district de Lausanne (ci-après: la Justice de paix) a accepté le transfert de for - les enfants étant désormais domiciliés à U.________ - et a désigné un curateur des relations personnelles conformément à l'art. 308 al. 2 CC, ainsi qu'un curateur pour la fixation de la contribution d'entretien. Le 6 mai 2016, elle a approuvé la convention d'entretien conclue entre celui-ci et les parents de C.________ et D.________. B.c. Le 21 juin 2016, le psychologue et psychothérapeute G.________ a signalé au SPJ la situation de C.________. B.d. Par requête de mesures provisionnelles du 21 juillet 2016, B.________ a requis l'attribution de la garde des enfants C.________ et D.________ en sa faveur et la réglementation du droit de visite de la mère, ainsi que la modification de la contribution d'entretien. Sur interpellation de la Justice de paix du 9 août 2016, divers intervenants ont déposé un rapport concernant la prise en charge des enfants, à savoir le Dr H.________ - pédiatre des enfants concernés depuis septembre 2015 -, le Dr I.________ - pédiatre consulté de septembre 2011 à décembre 2014 -, J.________ - logopédiste en charge du suivi de C.________, sur une base privée, depuis le mois de mai 2016 - et K.________ - doyenne chargée de direction auprès de l'établissement scolaire de C.________. Le 2 septembre 2016, la Justice de paix a procédé à l'audition des parents, de L.________ - assistante sociale du SPJ - et de M.________ - curateur de surveillance des relations personnelles desenfants concernés. Elle a également entendu deux témoins, à savoir N.________ - logopédiste scolaire - et O.________ - enseignante de C.________. Le 16 septembre 2016, la Justice de paix a confié au SPJ un mandat d'évaluation de la situation et des conditions de vie des enfants C.________ et D.________. Le 29 septembre 2016, ce mandat a été, à la requête du SPJ, étendu à l'enfant E.________. Le 11 octobre 2016, P.________, adjoint suppléant de la Cheffe de l'ORPM du Centre, pour le SPJ, a déposé un rapport d'évaluation, concluant que les intérêts des enfants C.________ et D.________ seraient plus rapidement et mieux préservés si c'était leur père qui en avait la charge quotidienne, qu'un travail de réseau pourrait alors être effectué pour préparer le transfert de garde, soutenir les enfants dans le changement et aider les parents à rechercher la complémentarité dans leurs rapports. Le 13 octobre 2016, la logopédiste J.________ a adressé à chacune des parties un courriel dans lequel elle a expliqué qu'elle donnait suite à la demande de la mère de déposer un rapport en sa faveur après le rapport défavorable du SPJ, mais qu'elle avait jugé nécessaire de répondre aux deux parents. Elle a en substance estimé qu'un transfert de la garde serait bénéfique pour C.________. A la reprise d'audience le 14 octobre 2016, la Justice de paix a procédé à l'audition des parents, ainsi que de Q.________, assistante sociale pour le SPJ, en remplacement de L.________. Elle a également entendu en qualité de témoins G.________, R.________ - infirmier en psychiatrie intervenant depuis décembre 2015 à raison d'une heure hebdomadaire au domicile de la mère -, S.________ - infirmière scolaire - et T.________ - amie de la mère et éducatrice de profession. Par ordonnance du 14 octobre 2016, la Justice de paix a notamment arrêté provisoirement le lieu de résidence des enfants au domicile de leur père, qui en exerce désormais la garde, fixé le droit de visite de la mère et institué à titre provisoire une curatelle d'assistance éducative au sens de l'art. 308 al. 1 CC en faveur des enfants, dont le mandat a été confié à l'assistante sociale L.________. B.e. Par arrêt du 23 novembre 2016, la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: la Chambre des curatelles) a rejeté l'appel formé par la mère contre l'ordonnance de la Justice de paix.