Citation: I 325/04 24.09.2004 E. 4

4.1 La recourante soutient que la juridiction cantonale de recours s'est fondée à tort sur le rapport de la Clinique et policlinique de H.________ du 15 février 2002, où le diagnostic de maladie de Behçet et de sclérose en plaques n'avait pas été retenu, car les médecins de la Policlinique de neurologie de H.________ ont désormais posé le diagnostic de sclérose en plaques dans leur rapport du 22 août 2003. En pareilles circonstances, elle estime que les premiers juges auraient dû apprécier le cas à la lumière de ce nouvel avis médical et faire déterminer, par expertise, l'étendue de sa capacité de travail. 4.2 En l'occurrence, aucune aggravation de l'état de santé de la recourante ne ressort des rapports médicaux dont l'intimé disposait au moment où il a rendu sa décision litigieuse, le 18 décembre 2002. En effet, les médecins de H.________ ont fait état d'une situation clinique stable (rapport du 22 mars 2002), sans argument en faveur d'une maladie de Behçet au niveau oculaire ou de sclérose en plaques (rapport du 15 février 2002). De son côté, le psychiatre C.________ a attesté une amélioration d'un point de vue psychique, en précisant que les troubles psychiques de la recourante ne justifiaient pas une augmentation de l'incapacité de travail (rapport du 4 septembre 2002). Si les médecins de la Policlinique de neurologie de H.________ ont fait état d'une forme chronique progressive de la sclérose en plaques dans leur rapport du 22 août 2003, ils ont précisé qu'il s'agissait-là d'une constatation actuelle; en revanche, ils n'ont pas attesté que l'état de santé de la recourante se serait aggravé antérieurement au 18 décembre 2002. Quant à la doctoresse A.________, elle n'a pas indiqué, dans son écriture du 9 juillet 2002, en quoi consistait la péjoration de l'état de santé; ce n'est que le 4 mai 2003 qu'elle a donné quelques explications, qui se sont d'ailleurs révélées en contradiction avec celles du psychiatre C.________. Enfin, dans son certificat du 14 avril 2003, la doctoresse I.________ n'a pas davantage attesté que l'état de santé de sa patiente se serait aggravé en 2002. Il s'ensuit que l'intimé a appliqué correctement l'art. 41 LAI en rejetant la demande de révision du droit à la rente, car les conditions n'en étaient pas remplies en décembre 2002. Le recours est infondé.