Citation: I 698/03 28.07.2004 E. A

S.________, né en 1969, est titulaire d'un CFC d'employé de bureau. Il a exercé l'activité de gérant d'un magasin de disque jusqu'au 19 novembre 1996, date à laquelle il a été déclaré incapable de travailler par son médecin traitant, le docteur A.________, en raison de gonalgies. Le 23 janvier 1998, S.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à une rééducation dans la même profession ou à l'octroi d'une rente. Interpellé par l'Office AI pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI), le docteur A.________ a fait état d'un syndrome rotulien sur hyperpression externe de la rotule avec chondropathie et tendinopathie rotulienne gauche, ainsi que d'un syndrome dépressif réactionnel (rapports des 24 février 1998 et 3 mai 1999). De son côté, le docteur E.________, spécialiste FMH en médecine interne et en maladies rhumatismales, que l'assuré avait consulté une fois en juin 1997 sur recommandation de son médecin traitant, a indiqué, dans un rapport du 1er mars 2000 établi à l'intention de l'AI, que d'après ses constatations d'alors, l'activité d'employé de bureau était parfaitement adaptée aux troubles du genou de l'intéressé. Se fondant sur ces documents, l'office AI a rendu un projet de décision par lequel il refusait tout droit aux prestations. L'assuré ayant contesté ce projet de décision, l'office AI a confié une expertise au docteur E.________, qui a, dans les grandes lignes, confirmé sa précédente évaluation tout en recommandant un examen psychiatrique (rapport du 5 juillet 2001). S.________ a été examiné au Service médical régional AI (SMR) par le docteur V.________, psychiatre, qui a diagnostiqué un trouble de l'adaptation à prédominance anxieuse chez une personnalité émotionnellement labile, et estimé que les manifestations anxieuses ne jouaient pas de rôle déterminant quant à sa capacité de travail (rapport d'examen psychiatrique du 21 décembre 2001). Se fondant sur ces pièces médicales, l'office AI a rejeté la demande de prestations, considérant que S.________ jouissait d'une capacité de travail entière dans sa profession, parfaitement adaptée à ses problèmes de santé (décision du 9 avril 2002).