Citation: 8C_705/2020 E. A

A.a. A.________, né en 1975, a travaillé pour le compte de B.________ SA en qualité de comptable-analyste à partir du 1 er mai 2013. Il était à ce titre assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de AXA Assurances SA (ci-après: AXA). Le 1 er août 2013, il a été frappé principalement au visage lors d'une altercation avec un ami. Il a subi des fractures nasale, septale et du plancher de l'orbite qui ont nécessité une intervention chirurgicale le 14 août 2013. AXA a pris en charge le cas. A.b. En 2018, l'assuré a demandé à AXA de prendre en charge une rhinoplastie et une psychothérapie cognitivo-comportementale; il a déposé, à l'appui de cette requête, des rapports médicaux qui faisaient état d'une déformation post-traumatique entraînant une gêne respiratoire et des ronflements, ainsi que d'un syndrome post-commotionnel et de stress post-traumatique. AXA a soumis ces propositions de traitements à deux de ses médecins-conseils, à savoir le docteur C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et le docteur D.________, spécialiste en médecine interne générale. Après avoir sollicité des informations complémentaires auprès du Centre E.________, de la doctoresse F.________, médecin assistant au Centre G.________, et du docteur H.________, spécialiste en oto-rhino-laryngologie, les médecins-conseils ont chacun rendu leur rapport. Dans son rapport du 5 février 2019, le docteur C.________ a écarté le diagnostic d'état de stress post-traumatique et a retenu celui de trouble de l'adaptation avec réaction mixte anxieuse et dépressive ou (diagnostic différentiel) de trouble de l'humeur; il a nié l'existence d'un lien de causalité naturelle entre le suivi psychiatrique entrepris depuis octobre 2018 et l'événement assuré du 1 er août 2013. Dans son rapport du 12 juin 2019, le docteur D.________ a également nié tout lien de causalité naturelle entre l'accident et les troubles neuropsychologiques de l'intéressé; il est arrivé à la même conclusion concernant une rhinosinusite chronique et un syndrome d'apnées obstructives du sommeil constatés par le docteur H.________; en revanche, il a admis le lien de causalité naturelle entre l'accident et une déformation nasale également diagnostiquée par le docteur H.________. A.c. Par décision du 15 août 2019, confirmée sur opposition le 28 janvier 2020, AXA a accepté de prendre en charge les frais relatifs à une rhinoplastie mais a refusé de prester pour la rhinosinusite, les apnées obstructives du sommeil ainsi que les troubles psychologiques et neuropsychologiques.