Citation: I 901/06 23.11.2007 E. 1

4.2 En l'espèce, on constate avec les premiers juges que le recourant a reconsidéré la décision d'octroi d'un quart de rente, en se fondant sur la jurisprudence publiée aux ATF 130 V 352 (arrêt I 683/03 du 12 mars 2004) en matière de troubles somatoformes douloureux. Il a, dans la décision sur opposition du 2 mars 2006, examiné l'existence d'une atteinte à la santé à la lumière des critères dégagés par l'ATF 130 V 352, postérieur à la décision initiale d'octroi d'un quart de rente. Le Tribunal fédéral (des assurances) s'était certes déjà référé à l'avis de Mosimann et sa description de la tâche spécifique de l'expert médical dans le contexte de troubles somatoformes dans l'arrêt I 554/98 du 4 janvier 2000 (VSI 2000 p. 152) cité par le recourant. C'est toutefois avec l'arrêt I 683/03 (ATF 130 V 352) qu'il a développé, à l'aide de critères plus restrictifs, les conditions auxquelles il y a lieu d'admettre à titre exceptionnel que des troubles somatoformes douloureux entraînent une limitation de longue durée de la capacité de travail de l'assuré. Quoi qu'en disent le recourant et l'autorité de surveillance, on ne saurait donc considérer que l'arrêt I 683/03 du 12 mars 2004 n'a fait que reprendre une jurisprudence qui existait déjà au moment des décisions de rente des 11 février et 4 mars 2003. Par conséquent, la juridiction cantonale a admis à juste titre que le recourant n'était pas en droit de reconsidérer ces décisions en s'appuyant sur une jurisprudence postérieure à leur prononcé. 4.3 Il y a également lieu de suivre les premiers juges lorsqu'ils retiennent que l'octroi d'un quart de rente d'invalidité à l'intimée n'apparaît pas non plus manifestement erroné à la lumière des rapports médicaux dont disposait le recourant en mars 2003. Appréciant la situation de l'assurée dans son ensemble, en tenant compte notamment des résultats des consultations spécialisées (de rhumatologie et de psychiatrie), les médecins de X.________ avaient conclu que l'intimée souffrait d'un syndrome douloureux somatoforme sous forme de fibromyalgie et d'un trouble de la personnalité "qui motivent une diminution de la capacité de travail de 40% en raison des douleurs" (p. 15 du rapport du 26 octobre 2001). Contrairement à ce qu'allègue le recourant, les médecins ont donc considéré que les deux diagnostics mis en évidence (p. 12 du rapport) avaient des répercussions sur la capacité de travail de l'assurée. Au vu de leurs conclusions - qui ne sauraient être remises en cause par l'avis du médecin AI du 28 janvier 2002, faute de motivation suffisante -, le recourant n'a pas fait un usage manifestement erroné de son pouvoir d'appréciation en retenant que l'intimée souffrait à l'époque d'une atteinte à la santé limitant sa capacité de travail à 60%, ce dont il a ensuite dûment tenu compte pour fixer l'invalidité de l'assurée (à 40%). En conséquence de ce qui précède, le recours est mal fondé.