Citation: 5A_524/2017 E. 4

Selon le recourant, l'autorité cantonale aurait aussi enfreint son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst. et 6 CEDH) en attribuant la jouissance exclusive de la villa conjugale à l'intimée alors même que celle-ci, qui avait pris à bail un appartement à compter du 1er juin 2017, s'était déjà constitué un domicile séparé. Il soutient qu'à la date où elle a rendu son arrêt, l'autorité cantonale, qui avait refusé l'effet suspensif à l'appel, ne pouvait ignorer que le délai de six mois fixé par le Tribunal à l'épouse pour quitter le domicile conjugal était arrivé à échéance le 9 mai 2017, de sorte qu'elle aurait dû interpeller les parties à ce sujet.