Citation: 6B_403/2017 E. 1.3.4

1.3.4. Enfin, le recourant soutient que le Dr E.________ aurait recommandé l'octroi de sa libération conditionnelle de l'internement. Le prénommé a indiqué ce qui suit dans son rapport du 21 août 2016 (art. 105 al. 2 LTF; pièce 49 du dossier cantonal, p. 12 s.) : "Comme tous les experts qui ont examiné [le recourant] je ne peux que recommander une ouverture progressive du cadre sachant qu'à chaque fois que [le recourant] n'a pas été à même de respecter les règles imposées à cet élargissement. Le problème qui se pose à chaque fois est celui de la tolérance. Quelle tolérance doit-on montrer à l'égard des infractions aux règles édictées en considérant que ces infractions sont également l'expression de l'angoisse et non pas exclusivement d'une volonté de transgression ? J'estime que l'ouverture du cadre ne peut se faire qu'en tolérant certains écarts. Mais cette tolérance ne signifie pas une absence de sanction mais la volonté de tenter de ne pas révoquer une décision par un retour en internement en milieu carcéral. Mais il s'agit peut-être d'un voeu pieux." En évoquant une "ouverture progressive du cadre", l'expert faisait référence à la tentative de séjour à la Fondation A.________, rappelée dans le paragraphe précédent de son rapport. En discutant la nécessité de montrer une "tolérance [...] à l'égard des infractions aux règles édictées", il ne faisait pas allusion aux éventuelles infractions que pourrait commettre le recourant une fois remis en liberté - pour lesquelles un risque de récidive était considéré comme important -, mais aux incartades auxquelles pouvait se livrer l'intéressé dans une structure non carcérale. Par ailleurs, l'expert a précisé les règles de conduite et l'assistance de probation nécessaires en cas de libération conditionnelle de l'internement uniquement dans la mesure où son mandat impliquait notamment de s'exprimer sur cette question. Mal fondé, le grief doit être rejeté.