Citation: 5A_346/2007 25.09.2007 E. 5

Le recourant prétend que la Cour de cassation civile ne pouvait plus compter, à partir du 1er mars 2005, dans les charges de l'intimée les frais que celle-ci prétendait supporter pour l'entretien de leur fille cadette (minimum vital pour enfant de 500 fr. et frais d'assurance-maladie de 85 fr.); à cette date, leur fille était devenue majeure; elle ne vivait par ailleurs plus avec sa mère depuis la séparation du couple et ne faisait pas d'études supérieures. L'autorité cantonale aurait en fait dû distinguer deux périodes pour le calcul des dépenses de l'intimée: du 1er janvier jusqu'au 1er mars 2005, jour de la majorité, puis du 1er mars 2005 au 31 janvier 2006. Le recourant reproche par ailleurs aux juges cantonaux d'avoir ignoré que, dès le 1er février 2006, son propre revenu a passé de 6'210 fr. à 5'507 fr. et les intérêts hypothécaires qu'il supporte de 608 fr. à 537 fr. 50. La méconnaissance de ces éléments aurait conduit, de façon insoutenable, à une augmentation des charges de l'intimée, à un calcul erroné des soldes disponibles et, partant, à l'allocation du 1er mars 2005 au 31 janvier 2006 d'une rente non due en faveur de l'intimée et à la non-allocation du 1er février 2006 à ce jour d'une rente en sa propre faveur, que le recourant admet cependant n'avoir pas réclamée. 5.1 Le recours en matière civile est ouvert contre les décisions des autorités cantonales de dernière instance (art. 75 al. 1 LTF). Cela signifie notamment que seuls sont recevables devant le Tribunal fédéral les moyens qui, pouvant l'être, ont été présentés à l'autorité cantonale de dernière instance (Message, in FF 2001 p. 4109). Autant que le recourant critique la prise en considération dans les charges de l'intimée du minimum vital et de la prime d'assurance-maladie de sa fille cadette, son grief ne répond pas à cette exigence. Il ne ressort en effet pas de l'arrêt attaqué que ce moyen aurait été soulevé en instance cantonale. Le recourant n'établit par ailleurs pas que tel aurait été le cas ni ne prétend que son argumentation ne pouvait être dirigée qu'à l'encontre de l'arrêt querellé. Invoqué pour la première fois dans le recours en matière civile, le grief est dès lors nouveau et, partant, irrecevable au regard de l'art. 75 al. 1 LTF (cf. arrêt 5A_433/2007 du 18 septembre 2007 consid. 2 destiné à la publication). 5.2 Dans la mesure où le recourant reproche, pour le surplus, à la cour cantonale d'avoir ignoré les diminutions de son salaire et des intérêts hypothécaires, son grief est mal fondé. Il résulte clairement de l'arrêt cantonal que la Cour de cassation civile a tenu compte de ces modifications intervenues au mois de février 2006 et de leur incidence sur le solde disponible de l'intéressé. Elle a en effet considéré que la baisse du revenu à 5'507 fr. était partiellement compensée par celle des intérêts hypothécaires à 537 fr. 50 et qu'il n'y avait pas lieu de tenir compte d'une réduction de la charge fiscale, ce qui justifiait de retenir, en l'état, un solde disponible de 170 fr., considérations que le recourant laisse intactes (art. 106 al. 2 LTF).