Citation: 1C_238/2014 E. D

Par acte du 8 mai 2014, Charles Pache a déposé un recours en matière de droit public. Il reprend les conclusions présentées à l'autorité cantonale, précisant qu'il ne requiert pas de mesures provisionnelles. Le Conseil d'Etat s'en remet à justice. La Chancellerie de la Confédération considère que l'intervention litigieuse de la Conseillère fédérale, ainsi que les prises de position et informations du Conseil fédéral, seraient conformes au droit. Lors du scrutin du 18 mai 2014, l'initiative a été acceptée par 63,5% des votants et la majorité des cantons. Le recourant a alors été invité à se déterminer sur la question de savoir si son recours conservait un objet, et à se déterminer le cas échéant sur les observations de la Chancellerie fédérale et du Conseil d'Etat. Dans ses observations du 6 juin 2014, il estime qu'un certain nombre de voix favorables à l'initiative aurait été perdu en raison de l'attitude du Conseil fédéral. Il considère que son recours pose une question juridique de principe (soit le droit du Conseil fédéral d'exprimer une position en cas de divergence des Chambres sur la recommandation de vote) et relève les difficultés liées à la brièveté des délais, qui le priveraient d'un recours effectif au sens des art. 29a Cst. et 6 par. 1 CEDH. Il requiert également que les frais judiciaires et les dépens soient modérés. Il semble toutefois réserver l'avis des autorités impliquées sur la question de savoir si son recours conserve un objet.