Citation: 1C_348/2007 21.12.2007 E. 1

3.1 Les recours au Tribunal fédéral doivent être motivés, en ce sens qu'ils doivent exposer au moins succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (art. 42 al 2 LTF). Dans la mesure où le recours en matière de droit public est formé pour violation des droits fondamentaux, l'art. 106 al. 2 LTF prévoit pour sa motivation des exigences qualifiées, qui correspondent à celles prescrites par l'ancien art. 90 al. 1 let. b OJ (ATF 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254; 133 III 439 consid. 3.2 p. 444; 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). Le Tribunal fédéral, qui n'est pas une juridiction d'appel, n'examine pas d'office si la décision attaquée est conforme aux règles de droit applicables; il incombe donc au recourant d'expliquer de manière claire et précise en quoi cette décision pourrait être contraire aux droits fondamentaux invoqués. 3.2 Lorsque les recourants critiquent, sous l'angle du droit d'être entendu, la décision du département cantonal ou l'élaboration de l'"étude multicritère", ils ne se plaignent pas d'une violation, par le Tribunal administratif, des garanties de procédure. En particulier, ils ne font pas valoir que la juridiction cantonale aurait refusé à tort de sanctionner la violation par l'autorité administrative de certaines prescriptions de nature formelle. Or le recours au Tribunal fédéral n'est recevable que contre la décision de l'autorité cantonale de dernière instance (art. 86 al. 1 let. d LTF); les griefs ne peuvent donc pas être dirigés contre une décision d'une autorité inférieure. 3.3 Les recourants reprochent à l'expert du Tribunal administratif de ne pas les avoir entendus avant qu'il ne dépose son rapport. Or ils n'expliquent pas de manière claire sur quelle base juridique ils auraient pu exiger cette audition, la garantie du droit d'être entendu par l'autorité, selon les exigences minimales du droit constitutionnel, ne comprenant à l'évidence pas le droit de s'exprimer devant l'expert pendant l'élaboration de l'expertise. Ce grief, insuffisamment motivé, est irrecevable (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). 3.4 Les griefs visant le Tribunal administratif lui-même, ou son juge instructeur, sont quant à eux manifestement mal fondés. A la lecture du mémoire des recourants, on comprend qu'eux-mêmes ou leur mandataire auraient souhaité, à différentes étapes, une organisation différente des mesures d'instruction. Ils paraissent s'être forgé, sur cette base, une impression défavorable du tribunal. Or, en vertu de la jurisprudence relative aux garanties du procès équitable, selon les art. 30 al. 1 Cst. et 6 par. 1 CEDH, les impressions individuelles d'un plaideur, contrairement à des circonstances constatées objectivement, ne sont pas décisives pour apprécier la situation ou le comportement d'un juge, afin de déterminer si les éléments invoqués sont de nature à faire naître un doute sur son impartialité (cf. ATF 131 I 24 consid. 1.1 p. 25, 113 consid. 3.4 p. 116). D'un point de vue objectif et global, rien n'indique que les recourants n'auraient pas bénéficié d'un procès équitable au niveau cantonal. Une violation des garanties générales de procédure judiciaire des art. 30 al. 1 Cst. et 6 par. 1 CEDH ne saurait résulter simplement du rejet de certaines requêtes incidentes, de l'exclusion de la prolongation de certains délais de déterminations, ni encore du choix de remettre aux parties un rapport d'expertise à un stade de la procédure où elles ne pourront pas faire valoir leurs observations oralement mais seulement par écrit. Au demeurant, en présentant cette argumentation, les recourants ne prétendent pas - ou du moins pas de manière suffisamment claire et précise - que chacune des mesures critiquées serait, individuellement, contraire aux règles de procédure administrative.