Citation: 5A_787/2017 E. 4.2

4.2. Comme en appel, le recourant allègue qu'il souffre de problèmes d'hypertension et de dos, ainsi que de troubles de nature psychique. Il soutient que les nombreuses " pièces médicales " qu'il a produites exposent clairement ses problèmes de santé, lesquels l'empêchent d'exercer une activité lucrative. Il en allait ainsi du certificat médical du 13 mars 2015 du Dr E.________, ainsi que de celui du 22 décembre 2014 du Dr D.________, joints à sa requête initiale. Il avait en outre, à l'appui de son écriture du 20 octobre 2015, fourni des analyses de laboratoire, des prescriptions de physiothérapie, une prescription d'un médicament, ainsi que les résultats d'une IRM " retenant une petite hernie discale ". Les trois certificats médicaux déposés le 14 avril 2016, ainsi que les deux autres produits en annexe à l'écriture du 19 octobre 2016, constituaient des attestations usuelles d'incapacité de travail pour cause de maladie requises notamment aux fins d'être présentées à l'assurance ou au service social. Il ne s'agissait donc pas de demander au médecin concerné un rapport détaillé ou une expertise, laquelle n'avait au demeurant jamais été demandée en procédure par le juge ou l'intimée. On ne pouvait donc, sous peine d'arbitraire, leur opposer leur caractère insuffisamment précis ou lacunaire. On ne pouvait pas non plus considérer, comme l'avait fait à tort la cour cantonale, qu'ils étaient contradictoires au motif que la durée de l'incapacité de travail passait, à trois jours d'intervalle, de 7 jours à 32 jours. Cette différence s'expliquait en effet par l'aggravation de sa situation, laquelle l'avait conduit à consulter un médecin à V.________ qui lui avait été vivement conseillé. Au reste, ce médecin est psychiatre et psychothérapeute et, comme le relevait son médecin traitant, dans son attestation du 11 septembre 2015, il " nécessit[ait] des consultations spécialisées chez le neurochirurgien et le psychiatre et ce pour une durée d'un an ". Il avait trouvé auprès de son médecin genevois une oreille attentive et compétente et il continuait de le consulter. Ses déplacements entre U.________ et V.________ étaient donc parfaitement conformes à la réalité de tout malade appelé à se déplacer pour recevoir le traitement approprié ou s'entretenir avec le médecin de son choix.