Citation: 9C_248/2009 27.11.2009 E. 6

Inscrits au Registre du commerce en qualité d'administrateur délégué et de président ou d'administrateur, avec signature individuelle ou collective à deux, A.________ et B.________ n'exerçaient pas les mêmes fonctions dans l'entreprise. Cela est du reste confirmé par l'agreement du 1er juillet 1998 entre la société et Z.________ SA, par lequel la seconde mettait B.________ à disposition de la première seulement pour la réalisation de certaines tâches spécifiques. B.________ ne peut cependant exciper de ce seul fait pour nier toute responsabilité dans le dommage infligé à la caisse intimée dès lors que la délégation des compétences de gestion à la direction, à des tiers ou à un administrateur délégué - comme en l'occurrence - n'exempte pas les autres administrateurs de veiller personnellement au paiement régulier des cotisations paritaires (cf. Mélanie Fretz, La responsabilité selon l'art. 52 LAVS: une comparaison avec les art. 78 LPGA et 52 LPP, in HAVE/REAS 2009, n° 3, p. 242; cf. aussi arrêt du Tribunal fédéral des assurances H 265/02 du 3 juillet 2003 consid. 3.2 et la référence). Affirmer s'être régulièrement informé ne prouve rien et ne remet pas en question l'appréciation de la juridiction cantonale selon laquelle B.________ aurait dû demander des rapports plus détaillés ou proposer des solutions, d'autant plus que l'agreement mentionné montre qu'il avait accès à la comptabilité de la société, ce qui implique qu'il ne pouvait ignorer l'étendue des obligations de cette dernière envers ses créanciers. Le recours est donc en tout point mal fondé.