Citation: 6B_705/2015 E. 2

Le recourant conteste le refus de l'assistance judiciaire. Se référant aux motifs de son recours, il réfute exclusivement l'absence de chances de succès de sa démarche. Le recourant ne soutient pas se trouver dans un cas de défense obligatoire. A cet égard, la question de sa libération conditionnelle ayant été examinée régulièrement, d'office, la dernière fois le 15 janvier 2015, et sa demande de libération immédiate ayant été formulée quelque 4 mois plus tard seulement sans être, apparemment, motivée par un changement de circonstances survenu dans l'intervalle, il n'apparaît pas que le rejet de cette nouvelle demande entraîne une atteinte grave supplémentaire à sa liberté rendant indispensable l'assistance d'un avocat. De surcroît, le recourant a été assisté par un conseil tant devant les autorités cantonales que pour former recours en matière pénale, de sorte que seule est litigieuse la question de la prise en charge des honoraires de ce conseil. Or, le caractère obligatoire de la défense ne préjuge en rien du droit à la prise en charge par l'Etat des honoraires de l'avocat commis d'office (arrêts 1B_705/2011 du 9 mai 2012 consid. 2.3.2). Le recourant ne reproche pas non plus à la cour cantonale d'avoir, à tort, conditionné son droit à l'assistance d'un conseil d'office à l'exigence de chances de succès. Sur ce point, il suffit de relever que contrairement à la situation visée par l'art. 132 al. 1 let. b et al. 2 CPP (qui a principalement trait à la procédure menant au jugement pénal), la procédure cantonale a été introduite à la demande du recourant, en marge des cas de réexamen d'office de l'internement prévus par la loi. Dans une telle hypothèse, l'absence de chances de succès doit pouvoir être opposée au détenu dans le cadre d'une procédure judiciaire ultérieure indépendante au sens des art. 363 ss CPP (v. NIKLAUS RUCKSTUHL, in Basler Kommentar, Schweizerische Strafprozessordnung, 2e éd. 2014, art. 132 CPP, no 11), comme elle peut - fût-ce avec retenue selon la jurisprudence - l'être plus généralement dans le cadre de procédures accessoires à une procédure pénale principale (v. en matière de recours en cas de détention avant jugement: arrêts 1B_705/2011 du 9 mai 2012 consid. 2.3.2; 1B_732/2011 du 19 janvier 2012 consid. 7.2).