Citation: 5A_94/2016 E. 5.2

5.2. La Cour de justice a constaté que l'intimé avait produit le décompte de son 3ème pilier avec son mémoire de réponse et qu'il avait déclaré être propriétaire de parts dans plusieurs sociétés. Il n'avait toutefois pas offert de verser à la recourante une somme correspondant à la moitié de la valeur de son 3ème pilier et il lui avait proposé de lui donner la moitié de la valeur de ses parts des sociétés après avoir affirmé que celles-ci étaient sans valeur. Par conséquent, l'on ne pouvait retenir, comme le plaidait la recourante, que ces postes de la liquidation du régime matrimonial n'étaient pas litigieux puisque l'intimé n'avait pas pris de conclusions concordantes à celles de la recourante s'agissant de ces valeurs. C'était donc à juste titre que le premier juge avait retenu que la recourante avait renoncé à ses autres conclusions sur liquidation du régime matrimonial à l'exclusion du bien immobilier et que, partant, ses conclusions prises dans ses dernières écritures étaient tardives dès lors qu'elles ne reposaient sur aucun fait nouveau. Par surabondance, la Cour de justice a constaté que dites conclusions auraient de toute façon dû être déclarées irrecevables: elles n'étaient pas chiffrées s'agissant du partage du 3ème pilier, dont la valeur avait pourtant été établie en cours de procédure, et la recourante n'avait en outre pas indiqué quel était le nom des sociétés dont elle désirait obtenir la moitié de la valeur des parts, qu'elle n'avait pas non plus chiffrée. Force est ainsi de constater que l'argumentation adoptée par la cour cantonale pour confirmer la non-entrée en matière sur les conclusions litigieuses de la recourante repose sur une double motivation, dont chacun des pans suffit à sceller le sort du grief. Or, en l'occurrence, la recourante ne s'en prend qu'à la première motivation, contestant la tardiveté de ses conclusions en liquidation du régime matrimonial portant sur le 3ème pilier et les participations de l'intimé. En revanche, elle ne conteste pas la motivation subsidiaire retenue par la cour cantonale. Le grief est partant irrecevable.