Citation: 5A_863/2022 E. 3.5.2

3.5.2. La recourante soutient qu'il serait vain de tenter de faire croire que la décision de placement des enfants émanerait de l'autorité et non de la curatrice, étant donné que ce serait sur la base des indications de cette dernière que la mesure aurait été prononcée. Elle se prévaut à ce titre d'un risque de collusion et de conflit d'intérêts évident et ajoute que le lien marital serait hautement problématique puisqu'aucune évaluation crédible ou rapport neutre du placement en question n'aurait été effectuée, respectivement établi, depuis le début de la mesure. Elle expose, s'agissant de l'ATF 143 III 65 consid. 6.2, que la cour cantonale aurait méconnu cette jurisprudence et qu'il serait évident qu'il existerait un lien manifeste entre le directeur du foyer, dont l'intérêt consiste à avoir un foyer accueillant autant d'enfants que possible, et la curatrice chargée du placement des enfants. Elle serait, selon elle, également dans l'erreur lorsqu'elle retient que la curatrice n'a pas à se prononcer sur la poursuite du placement, la décision du 10 février 2020 chargeant l'APEA respectivement la curatrice dudit placement démontrerait le contraire. Elle ajoute que le principe de proportionnalité commanderait une évaluation régulière du placement. Or, dès lors que le dossier civil serait clos, il reviendrait à la curatrice d'évaluer la mesure et d'établir un rapport destiné à l'APEA. Enfin, elle prétend que le conflit d'intérêts serait manifeste et que ce faisant, l'arrêt querellé violerait le droit fédéral.