Citation: I 244/06 20.06.2007 E. 4

Il est constant que l'assuré souffre principalement de céphalées tensionnelles avec composante migraineuse ainsi que des séquelles de brûlures subies au niveau des membres inférieurs sur 40 % dont 15 % de deuxième degré sous forme de cicatrices hypertrophiques et chéloïdiennes. 4.1 Les céphalées sont apparues à la suite d'une crise d'angoisse survenue au cours du mois de mai 1988. Confronté à une apnée de sanglots de son dernier né, le recourant a en effet subi une sévère décompensation psychique ponctuée par des céphalées. A l'issue de multiples investigations médicales, aucune pathologie organique n'a été mise en évidence, de sorte que ces dernières sont demeurées difficilement objectivables. Le tableau clinique s'est avéré essentiellement dominé par une problématique psychiatrique à laquelle se sont superposées des céphalées de type mixte caractérisées par un fond douloureux chronique constrictif avec des épisodes d'exacerbation entraînant des nausées, des vomissements et des phonophotophobies. En réponse à une personnalité particulièrement insécurisée et un système de défense paranoïaque mal structuré, l'assuré a tenté de combler l'insécurité socio-professionnelle dont il souffrait par voie de somatisation en vue d'obtenir des avantages assécurologiques. Les médecins ont conclu à un trouble somatoforme douloureux chez un patient pré-psychotique à traits paranoïaques subissant une incapacité de travail de 50 % au moins sur le plan psychiatrique (rapports des 27 novembre 1989 des docteurs S.________ et B.________, 15 novembre 1989 des docteurs O.________ et H.________ et 15 novembre 1989 des docteurs T.________ et E.________). 4.2 Par ailleurs, le recourant présente un status sept ans après des brûlures sur 40 % des membres inférieurs dont 15 % ayant nécessité une intervention chirurgicale et un status post-greffe de peau fine au niveau des membres inférieurs. Selon les constatations médicales, les cicatrices de prise de greffe et les zones greffées sont tout à fait stables, souples et ne semblent pas être le siège de prurit à défaut de lésion cutanée (eczéma, écorchures, traces de grattage). Il n'y a pas de déficit fonctionnel résultant des brides cicatricielles. La mobilité des articulations du genou, des chevilles et des hanches demeure préservée. Aucune parésie, ni trouble moteur majeur ne sont observés. Nonobstant l'évolution favorable des cicatrices, les plaintes exprimées par le recourant ont perduré et nécessité de nombreuses investigations médicales notamment de type neurologique et angiologique dont aucune n'a livré d'explication satisfaisante à la symptomatologie (rapports des 28 juin 1999 des docteurs U.________ et W.________, 15 novembre 1996 du docteur K.________, 7 novembre 1996 du docteur C.________, 6 février 1995 du docteur Z.________, 7 octobre 1992 du docteur M.________ et 30 juillet 1992 du docteur I.________). Les plaintes du patient s'avèrent ainsi dépourvues de substrat cutané et disproportionnées au status et aux lésions subies (rapports des 12 août 1999 du docteur J.________ et 1er février 1999 des docteurs A.________ et R.________). Au regard en outre d'importants conflits émotionnels et de facteurs psychosociaux auxquels le recourant se trouve confronté, les médecins ont conclu à un trouble somatoforme douloureux, estimant les chances de succès d'un traitement psychothérapeutique comme faibles (rapports du 15 juillet 1999 des docteurs J.________, U.________, Q.________ et du 5 juillet 1999 du docteur Q.________).