Citation: 5C.6/2000 06.04.2000 E. 1

1.- a) Le recours en réforme est recevable, sous l'angle de l'art. 44 OJ, quant à l'attribution de la garde et de l'autorité parentale sur les deux enfants ainsi que - par attraction - au sujet des contributions d'entretien en faveur de ceux-ci (J.-F. Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, n. 1.4 ad art. 44 OJ). Déposé en temps utile contre une décision finale prise en dernière instance cantonale, il est également recevable sous l'angle des art. 54 al. 1 et 48 al. 1 OJ. b) Les dépens des instances cantonales ne sont pas réglés par le droit fédéral. Le recours est donc irrecevable dans la mesure où le recourant cherche à en obtenir (cf. art. 43 al. 1 OJ). Celui-ci entend sans doute son chef de conclusions comme une conséquence de l'admission du recours (cf. art. 159 al. 6 OJ). c) Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral fonde son arrêt sur les faits tels qu'ils ont été constatés par la dernière autorité cantonale, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées ou que des constatations ne reposent manifestement sur une inadvertance (art. 63 al. 2 OJ). Il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait (art. 55 al. 1 let. c OJ), ni contre l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée l'autorité cantonale (ATF 122 III 26 consid. 4a/aa p. 32, 61 consid. 2c/bb; 120 II 97 consid. 2b p. 99 et les arrêts cités). Les faits et moyens de preuve nouveaux sont irrecevables, même si la maxime d'office est applicable (ATF 121 III 436 consid. 5b p. 440; 120 II 229 consid. 1c p. 231; 118 II 12 consid. 3b p. 19). Le recours est par conséquent irrecevable dans la mesure où, notamment dans l'exposé des faits - d'ailleurs superflu au regard des exigences légales (art. 55 al. 1 let. c, deuxième phrase OJ) -, il s'écarte des constatations de l'arrêt entrepris, les complète ou encore les modifie, sans que l'une des exceptions susmentionnées puisse être invoquée. La demande tendant à ce que le nouveau curateur établisse un rapport sur le déroulement du droit de visite est, pour le même motif, également irrecevable. Lorsque le recourant reproche sur ce point à l'autorité cantonale de n'avoir pas donné suite à cette offre de preuve, son grief concerne l'application du droit cantonal et ressortit dès lors au recours de droit public. d) Le recourant critique les modalités de son droit de visite sans toutefois prendre de conclusions subsidiaires à cet égard. De toute façon, il ne résulte pas de l'arrêt entrepris que ce grief ait été soulevé devant l'autorité cantonale; le défendeur ne le prétend d'ailleurs pas. Il s'agit dès lors d'un moyen nouveau, partant irrecevable pour ce motif déjà (art. 55 al. 1 let. c OJ). La violation du principe de l'égalité de traitement, auquel le recourant se réfère, relève en outre du recours de droit public.