Citation: 8C_227/2017 E. A

A.________, né en 1956, était employé en qualité de maçon au service de la société B.________ de 1994 jusqu'à 2008, année au cours de laquelle l'entreprise a cessé son activité. Le 15 mars 2007, il s'est tordu le genou droit à la suite d'un faux mouvement sur un chantier, ce qui lui a occasionné une déchirure des ménisques interne et externe ainsi qu'une déchirure partielle des ligaments croisés. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: la CNA), auprès de laquelle il était assuré obligatoirement contre le risque d'accident, a pris en charge le cas. Après la fermeture de la société qui l'employait, A.________ s'est inscrit au chômage. En février 2010, alors qu'il avait été placé par l'assurance-chômage dans une entreprise de déménagement, le prénommé a annoncé à la CNA une rechute de l'accident du 15 mars 2007 en raison d'une nouvelle déchirure de la corne postérieure du ménisque interne à droite et d'une lésion de la corne moyenne du ménisque externe. Il a été opéré le 15 mars 2010, puis encore le 29 juillet 2011 à cause d'une récidive de la lésion. En tout, l'assuré a dû se soumettre à cinq arthroscopies du genou. A l'issue d'un examen médical final de l'assuré du 16 juillet 2015, le docteur C.________, médecin-conseil de la CNA et spécialiste en chirurgie orthopédique, a considéré que l'état de santé de celui-ci était stabilisé et qu'il disposait désormais d'une pleine capacité de travail sans baisse de rendement dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles suivantes: pas de port de charges lourdes, de marche en terrain irrégulier, de montées et de descentes d'échelles ou de positions contraignantes pour le genou. Sur cette base, la CNA a informé A.________ qu'elle mettait un terme au versement de l'indemnité journalière avec effet au 30 septembre 2015 tout en acceptant de prendre en charge les coûts relatifs à un suivi médical à long terme, ainsi que des mesures ponctuelles d'antalgie et de physiothérapie. Le 29 décembre 2015, la CNA a rendu une décision par laquelle elle a nié le droit de l'assuré à une rente d'invalidité, mais lui a alloué une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 7,5 %. A.________ a contesté cette décision. Par une nouvelle décision du 30 mai 2016, confirmée sur opposition le 24 juin suivant, la CNA a modifié sa précédente décision en ce sens qu'elle a alloué à l'assuré une rente d'invalidité fondée sur un degré d'invalidité de 16 % à partir du 1er octobre 2015. Pour déterminer le revenu d'invalide de l'assuré, l'assureur-accidents s'est fondé sur les données de l'Enquête suisse sur la structure des salaires [ESS] et a, en outre, procédé à un abattement de 5 % sur le salaire statistique.