Citation: 5P.214/1999 06.07.2000 E. 4

4.- Les recourantes reprochent aussi à l'autorité cantonale d'avoir fait droit à la requête en reddition de compte de l'intimée, alors même que celle-ci ne pouvait se prévaloir d'aucun intérêt juridique actuel à l'obtention de mesures provisionnelles à leur encontre. Elles invoquent à cet égard l'art. 1er al. 1 LPC gen. Contrairement à ce que soutiennent les recourantes, ce grief doit être rattaché au droit de fond, à savoir à l'art. 400 CO. Il ne concerne donc pas l'application du droit cantonal de procédure, mais relève du droit fédéral et par conséquent du recours en réforme lorsque, comme en l'espèce, celui-ci est ouvert (cf. supra consid. 3b). Le moyen est dès lors irrecevable dans le présent recours de droit public.