Citation: 2C_384/2023 E. 7.3

7.3. La recourante expose que la décision de refus d'assistance juridique du 3 avril 2023 ne lui a été notifiée que le 19 avril 2023, de sorte qu'elle avait jusqu'au 19 mai 2023 pour recourir. Ces affirmations ne sont pas prouvées. En effet, la recourante a certes produit devant le Tribunal fédéral un suivi des expéditions de la Poste suisse, mais il est impossible de déterminer si ce suivi correspond à la décision du 3 avril 2023. Cet élément n'est cependant pas décisif. Quoi qu'il en soit en effet du déroulement de la procédure relative à l'assistance juridique, il résulte du dossier de la présente cause (cf. art. 118 LTF) et de la décision querellée que, le 6 avril 2023, la Cour de justice a invité la recourante à s'acquitter d'ici au 6 mai 2023 d'une avance de frais d'un montant de 400 fr., en relevant que la demande d'extension auprès de l'assistance juridique pour la procédure de recours avait été refusée par décision du 3 avril 2023 et en l'avertissant qu'à défaut de paiement le recours serait déclaré irrecevable. Dans sa demande de prolongation de délai pour payer l'avance de frais du 2 mai 2023, le conseil de la recourante n'a pas indiqué qu'un éventuel recours contre la décision de rejet de la demande d'assistance juridique était envisagé, mais que le montant demandé était important et qu'il ne parvenait pas à joindre sa cliente (cf. art. 118 al. 2 LTF). La Cour de justice a accordé à la recourante une prolongation de délai jusqu'au 15 mai 2023, en l'avertissant que le recours serait déclaré irrecevable à défaut de paiement. La recourante n'a pas payé dans le délai imparti. La Cour de justice l'a informée le 17 mai 2023 qu'elle refusait une nouvelle prolongation de délai et que la cause était gardée à juger. Après plus de dix jours, le 30 mai 2023, la Cour de justice a rendu sa décision d'irrecevabilité. La recourante, qui est assistée d'un mandataire professionnel, a donc largement eu le temps et plusieurs occasions de prévenir la Cour de justice qu'elle comptait recourir ou qu'elle avait, par acte du 19 mai 2023, recouru contre le refus d'assistance juridique et qu'elle ne s'était pas acquittée de l'avance de frais dans l'attente de l'issue de cette procédure. Ne l'ayant pas fait et ayant été prévenue à deux reprises des conséquences du non-paiement de l'avance de frais, la recourante ne saurait reprocher à la Cour de justice d'avoir déclaré son recours irrecevable sur la base des informations dont elle disposait. La Cour de justice n'a violé ni le droit à un procès équitable ni le droit d'être entendu de la recourante et n'a pas appliqué de manière arbitraire le droit cantonal de procédure.