Citation: 1B_607/2020 E. 1

A.b. Le 1er juin 2020, C.________ a déposé plainte pénale auprès de la police genevoise contre A.________ pour menaces et tentative d'extorsion. A.________ a été entendu le 10 juin 2020 par la police vaudoise sur les faits ayant conduit au dépôt de la plainte susmentionnée. Lors de cette audition, les policiers ont fait entendre un enregistrement audio produit par C.________. Le défenseur de A.________ a alors demandé la mise sous scellés de cet enregistrement et son retrait de la procédure, soutenant que celui-ci constituait un enregistrement d'une conversation privée effectué à l'insu de son client. Par ordonnance du 13 juillet 2020, le Tribunal des mesures de contrainte (Tmc) a constaté que la demande de mise sous scellés était manifestement infondée et a déclaré irrecevable la requête de levée des scellés déposée le 30 juin 2020 par le Ministère public; le Tmc a en substance considéré que l'enregistrement litigieux avait été déposé par une partie et que l'accès à son contenu - connu des autorités - devait dès lors être examiné sous l'angle de l'exploitabilité. Le 24 juin 2020, le Ministère public vaudois - représenté par la Procureure Claudia Correia - a demandé au Ministère public central - division affaires spéciales - d'initier une procédure de fixation de for avec le canton de Genève. Le 1er juillet 2020, la compétence des autorités vaudoises a été reconnue pour instruire la plainte pénale déposée par C.________ à Genève. Le dossier de la cause genevoise a été versé dans celui vaudois ouvert pour brigandage qualifié (PE18.002726). Le 20 août 2020, les parties ont été informées de cette reprise de for. A.c. La Procureure Claudia Correia a étendu, le 24 juin 2020, l'instruction pénale contre A.________ pour avoir, à la fin du mois de février 2018 dans un lieu indéterminé et à la suite du braquage du fourgon blindé, demandé à des connaissances d'enlever et de séquestrer B.________ afin d'obtenir des informations sur ledit braquage, ainsi que pour avoir, le 28 mai 2020 à Genève, indiqué à C.________, en le menaçant de mort, qu'il devait lui remettre la somme de 50'000 fr. d'ici au 31 décembre 2020. Par courrier du 26 juin 2020, A.________, par le biais de son défenseur, a notamment requis le retrait du dossier de l'enregistrement audio produit dans la procédure genevoise. Le 30 suivant, il a déposé plainte pénale contre C.________ et inconnus pour enregistrement de conversations entre d'autres personnes et enregistrement non autorisé de conversations. Agissant par son mandataire le 30 juin 2020, C.________ a sollicité le prononcé de mesures de substitution à l'encontre de A.________, au motif que le premier avait vu le second à trois reprises non loin de son lieu de travail, ce qui l'aurait inquiété. Par courrier du 6 juillet suivant, la Procureure Claudia Correia s'est adressée aux mandataires de A.________, relevant qu'au vu de l'enquête, ainsi que de la plainte déposée par C.________, elle ne saurait tolérer - "si tel avait bien été le cas" - les comportements décrits dans la correspondance de l'avocat de C.________ du 30 juin 2020; A.________ était formellement mis en garde qu'en cas de nouvelle intimidation ou d'un quelconque contact - y compris par l'intermédiaire d'un tiers -, il serait immédiatement déféré devant le Ministère public et pourrait, le cas échéant, faire l'objet de nouvelles mesures de substitution ou être placé en détention provisoire. A.________ a demandé le 17 août 2020 la disjonction des causes liées aux plaintes pénales des 1eret 30 juin 2020 du dossier relatif au brigandage. Cette requête a été refusée par ordonnance du 20 août 2020.