Citation: 5D_182/2019 E. 2.2.1

2.2.1. L'autorité cantonale a analysé la question de savoir si la décision du 9 février 2018 produite en qualité de titre de mainlevée définitive était exécutoire. Elle a alors jugé qu'une simple lecture systématique des dispositions cantonales applicables, soit les art. 53 LC, 34a LPJA et 41 LPJA, permettait au poursuivi, avocat en exercice, de se rendre compte du caractère erroné de l'indication des voies de droit, étant entendu qu'on ne peut admettre qu'un avocat se prévale d'une diligence moins importante dans ses affaires personnelles que professionnelles. L'autorité cantonale a ajouté que l'attitude de la commune poursuivante de ne pas indiquer la voie de droit ouverte à l'encontre de la facture ni de transmettre la réclamation du poursuivi au Conseil d'Etat comme objet de sa compétence ne faisait pas obstacle à l'entrée en force de la décision, étant donné qu'à réception du courrier du 2 mars 2018 lui indiquant que la voie de la réclamation n'était pas ouverte, le poursuivi n'avait pas réagi et ne s'était pas enquis des mesures à adopter afin de contester la décision visée.