Citation: 1C_132/2019 E. 4.2

4.2. En l'espèce, le recourant reproche d'abord au Tribunal cantonal de s'être entièrement référé aux considérants de son arrêt du 9 mars 2018 - lequel concernait l'approbation du PAD -, pour juger de la suffisance des accès extérieurs au cycle d'orientation. Le recourant n'explique cependant pas en quoi les constats du Tribunal cantonal sur les accès extérieurs au PAD dans l'arrêt du 9 mars 2018 seraient manifestement inexacts dans le cadre des permis de construire. L'instance précédente ne s'est par ailleurs pas contentée de renvoyer à son arrêt du 9 mars 2018, mais a précisé que le Service cantonal de la mobilité n'avait soulevé aucun problème de sécurité routière et avait rendu des préavis favorables les 26 novembre 2014 et 8 mai 2017 dans le cadre des procédures de permis de construire, objets du présent litige. Le recourant ne parvient ainsi pas à démontrer que, dans ces circonstances, l'instance précédente a fait preuve d'arbitraire en reprenant des éléments de fait de son arrêt du 9 mars 2018. Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir mal interprété les préavis du 26 novembre 2014 et du 27 juillet 2015 (repris dans le préavis de synthèse final du 5 novembre 2015 relatif à la procédure de PAD) du Service cantonal de la mobilité quant à l'examen de la sécurité. Il fait cependant uniquement valoir à cet égard que le préavis du 26 novembre 2014 n'aborde pas les normes VSS relatives à la sécurité et que, dans le cadre du PAD, le Service cantonal de la mobilité avait imposé que les aménagements routiers prévus par le projet soient effectués au plus tard pour la mise en service du CO. Ces éléments ne permettent cependant pas d'établir que le Tribunal cantonal a fait preuve d'arbitraire en retenant que, dans les procédures d'autorisation de construire litigieuses, le Service cantonal de la mobilité n'a pas soulevé de problème du point de vue de la sécurité routière. En effet, cet élément peut être déduit tant du préavis du 26 novembre 2014 que du préavis du 8 mai 2017, tous deux relatifs aux permis de construire, objets de la présente contestation. Le recourant fait enfin grief aux juges précédents d'avoir mal évalué la réalité du trafic sur la route du Temple-Romain. Il estime qu'il est insuffisant de retenir que "la coexistence entre le trafic généré par le nouveau CO et les convois agricoles du recourant sur ce chemin commande d'adopter une conduite prudente". L'intéressé ne parvient cependant pas à démontrer que cette constatation serait insoutenable. Le Tribunal cantonal a d'ailleurs rappelé que la route du Temple-Romain faisait l'objet d'une procédure de réaménagement, laquelle prévoyait notamment son élargissement. Mal fondé, le grief d'établissement manifestement inexact des faits doit être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.