Citation: I 562/04 25.04.2005 E. 3

3.1 En l'espèce, le dossier contient une expertise du docteur R.________, spécialiste en maladies rhumatismales, réalisée à la demande de la Winterthur Assurances. Ce médecin a diagnostiqué des lombalgies chroniques, des sciatalgies chroniques du membre inférieur droit d'origine indéterminée, ainsi qu'une limitation de la mobilité de la hanche droite d'origine indéterminée. Il préconisait par ailleurs de compléter les investigations par des examens radiologiques supplémentaires. Dans l'hypothèse où les mesures diagnostiques proposées ne mettaient pas en évidence de pathologie importante, l'incapacité de travail dans l'ancienne activité de la recourante ne devrait pas être importante. Dans un travail plus adapté (réceptionniste, vente de détails, aide de bureau), permettant les changements de position et évitant les répétitions importantes de mouvement d'élévation et d'abaissement de la cuisse droite, la capacité de travail lui semblait supérieure ou égale à 80 % (rapport d'expertise du 7 décembre 1999). Conformément aux mesures préconisées, un scanner de la colonne lombaire L2-S1 a été effectué par le docteur S.________ le 3 février 2000. Il a révélé une discopathie L4-L5 avec contrainte globale sur le sac dural de moyenne importance et une discopathie L5-S1 avec petite compression sur la partie haute de l'émergence radiculaire S1 droite. Des radiographies du bassin et de la hanche droite réalisées par ce même médecin n'ont rien relevé de particulier. La recourante a également été examinée par la doctoresse G.________, spécialiste en neurologie. Cette praticienne a indiqué que l'intéressée présentait des lombosciatalgies S1 droites discrètement déficitaires sur le plan sensitif, qui pouvaient être en relation avec la discopathie L5-S1 et entraîner une compression de la racine S1. A son avis, le syndrome radiculaire demeurait minime. La discopathie pouvait toutefois rendre compte des douleurs que présentait la recourante lors de son travail ou lorsqu'elle effectuait des activités ménagères prolongées debout ou assise (rapport du 7 février 2000). Sur la base de ces éléments, le docteur C.________ a constaté qu'il n'existait pas de réel canal lombaire étroit, ni de hernie discale importante. Compte tenu du traitement médicamenteux, qui se limitait à la prise de produits homéopathiques et d'un anti-douleur administré à dose relativement faible, l'importance de la douleur devait être relativisée. Si l'ancienne activité exercée par la recourante ne paraissait plus appropriée, il y avait lieu néanmoins de retenir une diminution de rendement inférieure à 20 % dans une activité adaptée, ne nécessitant pas de travailler en position debout prolongée, en position statique, en torsion ou en porte-à-faux, ou de porter des charges lourdes (note du 11 novembre 2002). 3.2 Compte tenu de l'ensemble des rapports médicaux figurant au dossier, il n'y a pas lieu de remettre en cause l'appréciation du service médical de l'intimé, laquelle est d'ailleurs corroborée par le médecin-conseil de la Winterthur Assurances (lettre à la recourante du 15 juin 2000). Peu importe à cet égard que le rapport d'expertise du docteur R.________ ait été établi pour le compte d'un assureur privé ou que le docteur C.________ se soit déterminé en qualité de médecin-conseil de l'office AI. L'élément déterminant pour la valeur probante d'un document médical n'est ni son origine ni sa désignation sous la forme d'un rapport ou d'une expertise, mais bel et bien son contenu (ATF 125 V 353 consid. 3b ee). Certes, le docteur D.________ a constamment attesté une incapacité de travail totale. Or, les différents rapports que ce médecin a rédigés en cours de procédure ne contiennent le plus souvent qu'une motivation sommaire, fondée pour l'essentiel sur les plaintes subjectives de la recourante. S'agissant en outre de la valeur probante des rapports établis par les médecins traitants, le juge peut et doit tenir compte du fait que, selon l'expérience, le médecin traitant est généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références).