Citation: 6S.559/2000 29.12.2000 E. A

A.- a) Le samedi 8 mai 1999, X.________, qui exploite une entreprise de peinture, s'est rendu dans la maison de Z.________ pour y achever des travaux de peinture. Sur place, il a trouvé Y.________, qui était occupé à poser du carrelage pour le compte de son employeur, la maison A.________. Entrant dans la cuisine, il a invité celui-ci à déguerpir, en criant à plusieurs reprises "rauss, rauss". Y.________ lui a répondu que s'il y avait un problème, il fallait le régler avec son patron, puis, s'agenouillant, a repris sa tâche. X.________ s'est alors mis à marcher sur le carrelage fraîchement posé, ce qui a fait réagir Y.________, qui s'est relevé "comme l'éclair" et a saisi X.________ au col pour le déplacer sur le côté, avant de se retourner pour reprendre son travail. A ce moment-là, Y.________ a reçu un violent coup derrière la tête et l'épaule, que lui avait assené X.________ au moyen d'une taloche en bois, munie d'un manche, d'une longueur de 40 cm environ. Suite au coup reçu, Y.________ s'est rendu aux urgences de l'Hôpital de Delémont. Selon le rapport du 15 novembre 1999 de cet établissement, Y.________ présentait un traumatisme direct à l'épaule gauche et à l'occipital gauche avec pétéchie d'environ 7 cm de diamètre. La Dresse Lachat, qui avait été consultée le 17 mai 1999 par Y.________ n'a pas constaté de blessure, mais a posé le diagnostic de traumatisme crânien et de syndrome postcommotionnel ainsi que de contusions à l'épaule gauche, au vu des céphalées et vertiges que présentait le patient. Y.________ a été incapable de travailler à 100 % du 8 au 16 mai 1999 et à 50 % du 17 mai au 13 juin 1999. Y.________ a déposé plainte pénale. b) Entre avril et mai 1999, X.________ a effectué des travaux de plâtrerie et de peinture dans la maison de Z.________. Comme la qualité des travaux laissait à désirer, ce dernier n'a pas payé la totalité de la facture que lui a adressée X.________, réglant le 30 juin 1999 ce qu'il estimait lui devoir. Quelques jours plus tard, X.________ a commencé à téléphoner à Z.________ pour essayer d'obtenir qu'il lui paie le solde de sa facture. Très vite, il s'est mis à proférer des insultes à l'encontre de Z.________ et a multiplié ses appels téléphoniques, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit; progressivement, il a également proféré des menaces, disant à Z.________ qu'il ne devrait pas être surpris si sa voiture explosait ou encore qu'on pourrait s'approcher de lui sans difficulté pour l'agresser lorsqu'il se trouvait dans son jardin derrière la maison. Ces appels se sont poursuivis jusqu'au 25 octobre 1999. Z.________ a déposé plainte pénale. Il a produit un relevé de Swisscom relatif aux appels téléphoniques provenant d'appareils de X.________ pour la période du 8 septembre au 18 octobre 1999; il en ressort notamment que, durant la seule journée du 9 septembre 1999, il a reçu quinze appels de X.________ entre 5.04 heures et 22.54 heures et qu'à plusieurs reprises ce dernier a tenté de l'atteindre au-delà de minuit, soit le 10 septembre à 2.03 heures, le 11 septembre à 3.19 heures età 3.20 heures et le 12 septembre à 2.42 heures.