Citation: 5A_662/2022 E. 3.1

3.1. A cet égard, il cite en premier lieu des dispositions de droit cantonal relatives à la computation des délais, soit les art. 44 al. 2 et 45 al. 1 de la loi de procédure et de juridiction administrative et constitutionnelle [du canton du Jura] (Cpa; RSJU 175.1). Il allègue ensuite une violation du droit fédéral, plus particulièrement de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.). Il soutient en premier lieu qu'en remettant ses déterminations et ses diverses annexes à un bureau de poste suisse le 21 juin 2022, il aurait respecté le délai imparti par ordonnance du 7 juin 2022, fixé selon lui au 22 juin 2022. Partant, en refusant de tenir compte de son pli, l'autorité cantonale l'aurait privé d'une part de la possibilité de se déterminer sur la dernière prise de position de l'APEA du 2 juin 2022 et d'autre part de produire de nouvelles preuves, violant ainsi son droit de réplique. Le recourant allègue également que le jugement ne devant pas être rendu avant le 23 juin 2022, il aurait de bonne foi (art. 5 al. 3 Cst.) estimé que ses observations pouvaient parvenir à l'autorité cantonale au plus tard le 22 juin 2022. Celle-ci aurait ainsi fait preuve d'arbitraire (art. 9 Cst.) en refusant sciemment d'en tenir compte, alors qu'elle en était en possession au moment de la reddition du jugement.