Citation: 1C_552/2016 E. 4

Les recourants soutiennent encore que le principe de la coordination imposerait que les questions liées à l'augmentation du trafic qu'entraînera l'adoption du plan litigieux soient examinées dans le cadre de son adoption et non - comme l'envisage l'autorité communale - à l'occasion d'une procédure ultérieure. Dans le cas particulier, la cour cantonale a retenu, se fondant à cet égard sur la réponse de la commune, que le trafic, au bas du chemin de Montenailles, ne dépassera pas 470 véhicules par jour, ce que confirme du reste le rapport 47 OAT (rapport, p. 17). Un trafic inférieur à 1'000 véhicules par jour ne nécessitant pas, selon le Tribunal cantonal, de mesure constructive particulière en plus des restrictions selon la loi fédérale sur la circulation routière du 19 décembre 1958 (LCR; RS 741.01), celui-ci a jugé qu'il n'était pas contraire au principe de la coordination d'envisager cette problématique à un stade subséquent. Les recourants ne discutent pas réellement cette appréciation: ils se contentent d'avancer, sans autre forme de démonstration, que les problèmes d'augmentation du trafic liés à l'adoption et à la mise en oeuvre du plan litigieux pourraient d'ores et déjà être appréhendés, ce qui exclurait, à les suivre, de repousser leur examen à une procédure ultérieure de planification routière. Ils ne fournissent cependant aucun élément permettant d'aboutir à la conclusion que le plan de quartier et le futur plan routier se trouveraient dans une relation si étroite que leur adoption ne pourrait être envisagée de manière indépendante (cf. ATF 123 II 8 consid. 2a p. 93; arrêt 1C_163/2011 du 15 juin 2012 consid. 3.1); ils ne soutiennent en particulier pas qu'il en résulterait un risque de décisions contradictoires (art. 25a al. 3 LAT). Le rapport 47 OAT aborde au demeurant la question de l'augmentation du trafic automobile; les mesures qu'il préconise, à savoir le renforcement de la modération le long du chemin des Saux ainsi que le maintien des mesures actuelles et l'adjonction d'une bande jaune sécurisant le cheminement piétonnier sur le chemin des Montenailles - où l'augmentation sera relativement la plus importante - n'apparaissent pas, au regard de leur ampleur, devoir impérativement être intégrées à la présente procédure, sous peine, à défaut, d'aboutir à des décisions inconciliables. Dans ces conditions et dans la mesure où la jurisprudence rendue en application de l'art. 25a LAT n'exclut pas de traiter séparément les autorisations spéciales de moindre portée (cf. ARNOLD MARTI, Commentaire LAT, 2010, nos 17 et 19 ad art. 25a LAT; en matière d'aménagements routiers, cf. arrêts 1C_414/2013 du 30 avril 2014 consid. 3 et 1C_304/2016 du 5 décembre 2016 consid. 5), il n'apparaît pas que l'arrêt attaqué consacre sur ce point une violation du principe de la coordination. On ne discerne enfin pas non plus en quoi l'adoption, dans un deuxième temps seulement, de mesures routières commanderait de nier que les parcelles en cause bénéficient d'un équipement conforme à l'art. 19 LAT; les recourants ne fournissent, là encore, aucune explication, se limitant qui plus est à n'émettre que de simples doutes, au mépris des exigences de motivation du recours fédéral (art. 42 al. 2 LTF). Cette critique est en tout état infondée, le périmètre du quartier étant d'ores et déjà desservi par un réseau routier, lequel ne nécessite de surcroît que de faibles aménagements pour endiguer l'augmentation de trafic, comme cela vient d'être exposé. Il s'ensuit que, sous cet angle, l'arrêt attaqué ne consacre pas non plus une violation de l'art. 25a LAT. Le grief doit être rejeté.