Citation: 4A_457/2014 E. 2.1

2.1. Selon les constatations cantonales, il ressort des conclusions du demandeur et de ses allégués qu'il n'a pas engagé une action en réparation de son propre dommage direct, mais bien plutôt l'action sociale visée à l'art. 757 al. 2 CO (arrêt entrepris p. 21). Ce constat est bien étayé par la cour précédente qui explique que, lors de la faillite de la société, le demandeur a produit ses créances à l'encontre de D.________ SA pour un montant total de 140'371 fr.05; l'Office des faillites de Morges a admis cette production à l'état de collocation pour le même montant. Le 1er juillet 2004, le demandeur a obtenu de l'Office, administration de la faillite de D.________ SA, la cession des droits de la masse à teneur de l'art. 260 LP, afin de faire valoir les droits de celle-ci relatifs à l'action en responsabilité prévue par les art. 752 ss CO, à condition qu'il procède dans un délai au 1er juillet 2005, prolongé ultérieurement au 1er juillet 2006. Dans la demande qu'il a déposée le 29 juin 2006, le demandeur, en qualité de créancier social, réclame aux défendeurs, solidairement entre eux, paiement du même montant de 140'371 fr.05; à l'appui de sa conclusion, il fait valoir dans sa demande divers actes que les défendeurs auraient conclus au préjudice de la société. Il résulte au demeurant du dossier que, lors de l'introduction de l'action, le demandeur s'est lui-même expressément référé au document remis par l'office des faillites intitulé " Cession des droits de la masse à la teneur de l'art. 260 LP " (allégués nos 201 et 202).