Citation: U 199/99 19.05.2000 E. 3

3.- Le recourant invoque tout d'abord une violation de l'art. 99 LAA. A ses yeux, l'intimée avait l'obligation de rendre une décision formelle portant sur la diminution du montant des prestations qui lui ont été versées à partir du 1er juin 1995 sur la base d'un taux d'incapacité de travail de 50 %. Comme la lettre du 2 juin 1995 de la CNA ne revêt pas cette qualité, il estime avoir droit rétroactivement à des indemnités journalières entières aussi longtemps qu'une décision formelle contraire n'est pas entrée en force. Aux termes de l'art. 99 LAA, les assureurs doivent rendre une décision écrite quant aux prestations et aux créances qui ont une portée importante ou que l'intéressé conteste. En l'occurrence, aussitôt que le recourant a manifesté son désaccord avec le taux d'incapacité de 50 % retenu par l'intimée - soit seulement en septembre 1996 - cette dernière a rendu une décision formelle à ce sujet, conformément à la disposition précitée. Le grief tombe ainsi à faux. Au surplus, le recourant méconnaît le fait que la procédure prévue à l'art. 99 LAA est justement destinée à obliger l'assureur-accidents à confirmer à bref délai sa position initiale dans un acte formel, susceptible, le cas échéant, d'être attaqué. Aussi bien les prétentions du recourant, dans la mesure où elles s'appuient sur la prétendue inefficacité de la lettre du 2 juin 1995, sont-elles manifestement infondées.