Citation: 7B_614/2024 E. 3.3

3.3. En l'espèce, les juges cantonaux ont relevé que, jusqu'en octobre 2023, l'intimée avait présenté des certificats médicaux constatant que son état psychologique ne lui permettait pas de comparaître, que ce soit pour être entendue ou pour une audience de confrontation; même une présence symbolique du recourant, dans une salle séparée, engendrerait un risque de décompensation psychique, considéré comme important. Ils ont en outre indiqué qu'aucun élément au dossier ne permettait de considérer que l'état de l'intimée lui permettrait dorénavant d'être entendue en présence du recourant, même dans une pièce séparée; bien au contraire, il ressortait du procès-verbal de l'audience annulée du 23 janvier 2024 qu'elle n'était toujours pas en état physique et psychique d'être auditionnée, même dans ces circonstances adaptées. La cour cantonale en a conclu qu'une restriction des droits du recourant apparaissait raisonnable, adéquate et proportionnée. L'ordonnance querellée ordonnait une suspension partielle de la participation du recourant à l'audition de l'intimée; ainsi, les droits de la défense du recourant restaient garantis par la présence de son avocat, avec la possibilité pour celui-ci de poser immédiatement des questions, par l'accès complet au dossier, y compris au procès-verbal d'audition, et par la possibilité pour le recourant de poser des questions complémentaires par écrit par la suite (cf. arrêt attaqué, consid. 3.6 p. 6-7). Concernant les mesures alternatives proposées par le recourant - soit l'utilisation d'une salle LAVI ou d'une salle séparée avec un dispositif de retransmission audio-visuelle -, les juges cantonaux ont estimé qu'elles apparaissaient comme inadaptées, voire incompatibles avec la protection prépondérante que nécessitait l'état de l'intimée (cf. arrêt attaqué, consid. 3.6 p. 7). S'agissant des certificats médicaux établis en faveur de l'intimée, la cour cantonale a relevé que les praticiens qui les avaient rédigés suivaient l'intimée de manière régulière et qu'ils étaient ainsi à même d'attester de son état; elle a ajouté que le recourant ne remettait pas en doute les incapacités attestées par ces certificats et qu'il n'avait pas sollicité d'expertise à cet égard; elle a enfin exposé qu'elle ne voyait de toute façon pas en quoi la valeur probante desdits documents serait remise en cause par le fait qu'ils auraient été rédigés pour les besoins de la cause, dès lors qu'ils étaient pertinents et concernaient précisément les actes de procédure envisagés (cf. arrêt attaqué, consid. 3.6 p. 7).