Citation: 6B_650/2015 E. 6

Dans sa déclaration d'appel, le recourant a présenté des réquisitions de preuve qui ont été rejetées; elles portaient sur l'audition du contremaître, déjà interrogé par le Ministère public puis par le Tribunal de police, d'un client qui lui a payé des travaux, et du travailleur B.________. Devant le Tribunal fédéral, le recourant tient le rejet de ces réquisitions de preuve pour contraire à l'art. 29 al. 2 Cst. La garantie conférée par cette disposition constitutionnelle inclut le droit à l'administration des preuves valablement offertes en procédure, à moins que le fait à prouver ne soit dépourvu de pertinence ou que la preuve apparaisse manifestement inapte à la révélation de la vérité. Par ailleurs, le juge est autorisé à effectuer une appréciation anticipée des preuves déjà disponibles et, s'il peut admettre de façon exempte d'arbitraire qu'une preuve supplémentaire offerte par une partie serait impropre à ébranler sa conviction, refuser d'administrer cette preuve (ATF 136 I 229 consid. 5.3 p. 236/237; 131 I 153 consid. 3 p. 157; 130 II 425 consid. 2.1 p. 428). Pour le surplus, le recourant persiste dans sa propre version des faits. Sur tous les chefs de la contestation, soit en rapport avec chacun des trois travailleurs étrangers trouvés en situation irrégulière, les juges d'appel ont discuté en détail les preuves et indices disponibles; ils ont aussi rapporté et discuté les arguments du recourant, et expliqué pourquoi il ne leur paraissait pas utile d'administrer les preuves supplémentaires offertes par lui. A l'appui du recours en matière pénale, le recourant revient sur ces discussions; il critique point par point les considérants de l'arrêt attaqué et il développe sa propre appréciation des preuves et indices. Or, en principe et au regard de l'art. 105 al. 1 LTF, les faits de la cause échappent au contrôle du Tribunal fédéral. En tant que le recourant se plaint d'arbitraire et de violation de la présomption d'innocence, le Tribunal fédéral ne discerne guère sur quels points il reproche réellement aux juges d'appel, sinon par de simples protestations ou dénégations, d'avoir commis une erreur certaine ou de s'être livrés à une appréciation absolument insoutenable des preuves disponibles. L'argumentation présentée tend seulement à substituer une appréciation différente de celle de l'autorité précédente; elle est par conséquent irrecevable au regard de cette disposition légale et de la jurisprudence déjà citée relative à l'art. 97 al. 1 LTF. Le recourant reproche à la Cour d'appel d'avoir méconnu la notion de l'emploi d'un étranger consacrée par l'art. 117 al. 1 LEtr, mais cette critique ne repose que sur sa version divergente des faits; le Tribunal fédéral n'entre donc pas en matière.