Citation: 1B_482/2017 E. A

Dans le cadre d'une procédure pénale pour faux dans les titres, le Ministère public genevois a convoqué A.________ - ressortissant du Koweït domicilié à Londres - à une audience du 21 décembre 2016. L'intéressé n'ayant pas donné suite à cette convocation, un mandat d'arrêt a été décerné à son encontre le même jour et une demande d'extradition a été formée. A.________ a été entendu par commission rogatoire au mois de juillet 2017 et a été prévenu de faux dans les titres. Il a ensuite demandé au Ministère public de lever le mandat d'arrêt international, alléguant avoir des raisons légitimes de ne pas quitter le territoire britannique. Par décision du 21 juillet 2017, le Procureur a maintenu son mandat d'arrêt. A.________ a recouru contre cette décision en demandant que les autres parties à la procédure soient maintenues dans l'ignorance des raisons pour lesquelles il ne pouvait quitter le territoire britannique. Le 13 septembre 2017, il a à nouveau requis le Procureur de lever le mandat d'arrêt, tout en demandant que cette requête ne figure pas au dossier. Par décision du 15 septembre 2017, le Procureur a refusé de lever le mandat d'arrêt, et également refusé de donner un caractère confidentiel à la requête, considérant que les conditions d'une restriction du droit d'accès au dossier n'étaient pas réunies. L'intéressé a également recouru contre cette décision.