Citation: 5A_464/2023 E. 3.4

3.4. En tant qu'il remet en cause le déroulement des enchères, auxquelles il était présent, force est de constater avec la Chambre de surveillance que le recourant aurait pu soulever ses griefs dans les dix jours suivant le dépôt des conditions de vente, dès lors que sa critique porte en définitive exclusivement sur le fait que le descriptif de l'immeuble ne mentionnait pas l'existence d'un contrat de bail non annoté au registre foncier, indication qu'il juge essentielle à la sauvegarde de la " libre concurrence ", respectivement à la complète et égale information de tous les enchérisseurs potentiels. On peut à cet égard entièrement se référer aux considérations pertinentes des juges cantonaux. Il sera pour le surplus relevé que la décision attaquée ne fait nullement état d'une prétendue opposition que le recourant aurait formée auprès de l'Office le 14 novembre 2022. En se contentant d'indiquer " dossier de la cause " en marge de son allégation portant sur cette prétendue opposition, le recourant ne saurait valablement motiver un grief d'arbitraire dans la constatation des faits, le Tribunal fédéral n'ayant pas à fouiller le dossier pour vérifier le bien-fondé des allégations formulées dans le recours. Quoi qu'il en soit, à supposer que le recourant ait écrit le 14 novembre 2022 à l'Office pour s'opposer aux conditions de vente, cela ne l'exonérait pas de l'obligation de saisir la Chambre de surveillance dans les 10 jours à compter de leur dépôt, le 3 novembre 2022. Si tant est une fois encore que l'on doive en tenir compte, le recourant ne prétend par ailleurs pas qu'il aurait demandé à l'Office de considérer, en cas de rejet, son opposition comme valant plainte contre les conditions de vente et de l'acheminer à l'autorité compétente. Quant au courrier du 23 novembre 2022 - dont le contenu est dûment constaté dans la décision déférée -, outre qu'il a aussi été adressé à l'Office et non à l'autorité de surveillance, il a été expédié largement après l'échéance du délai de plainte. Le fait que le recourant ait conclu subsidiairement au constat de la nullité des enchères - semblant ainsi considérer que sa plainte serait recevable en tout temps - ne change rien à ce qui précède. On ne voit en effet pas que la prétendue carence dans les informations relatives à l'immeuble mis aux enchères forcées puisse constituer un motif de nullité au sens de l'art. 22 al. 1 LP (pour des cas de nullité admis par la jurisprudence, cf. ROTH, op. cit., n° 34 ad art. 132a LP). La violation alléguée de l'art. 230 al. 1 CO ne saurait dès lors être invoquée en tout temps mais devait l'être dans les dix jours dès la connaissance du vice (ATF 47 III 127 consid. 1; arrêt 5A_229/2017 précité consid. 3.1; GILLIÉRON, op. cit., n° 28 ad art. 132a LP et les arrêts cités). Or, en l'occurrence, l'absence de mention du bail portant sur l'immeuble mis aux enchères pouvait et devait être connue du recourant au moment du dépôt des conditions de vente. Les moyens soulevés par le recourant dans sa plainte contre l'adjudication n'étaient donc pas susceptibles d'entraîner la nullité des enchères au sens de l'art. 22 al. 1 LP. Il suit de là que la critique ne porte pas.