Citation: 4C.415/2006 11.09.2007 E. 2

2.1 Exercé par le défendeur, qui a succombé dans ses conclusions libératoires, et dirigé contre une décision finale rendue en dernière instance cantonale par un tribunal supérieur (art. 48 al. 1 aOJ) sur une contestation civile dont la valeur litigieuse dépasse le seuil de 8'000 fr. (art. 46 aOJ), le recours en réforme soumis à l'examen du Tribunal fédéral est en principe recevable, puisqu'il a été déposé en temps utile (art. 32 et 54 al. 1 aOJ; art. 1 de la loi fédérale du 21 juin 1963 sur la supputation des délais comprenant un samedi) et dans les formes requises (art. 55 aOJ). 2.2 En règle générale, le Tribunal fédéral n'examine que les moyens soulevés par la partie recourante et dûment motivés (art. 55 al. 1 let. c aOJ). Le défendeur ne conteste ni l'existence d'une relation de causalité naturelle et adéquate entre l'accident et la diminution de la capacité de travail du demandeur, ni le principe de sa responsabilité en tant qu'assureur, ni enfin le montant de 30'000 fr. alloué au titre d'indemnité pour tort moral; ces points sont donc acquis. Le litige porte encore d'une part sur les montants dus pour la perte de gain actuelle et future, d'autre part sur l'obligation de réparer le dommage de rente et, à titre subsidiaire, sur le montant à verser à ce titre. 2.3 Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il faille rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents, régulièrement allégués et clairement établis (art. 64 OJ). 2.4 La détermination du dommage consécutif à un accident, en particulier la détermination de l'incapacité de travail, de sa cause, de sa durée et de la perte de gain actuelle et future en résultant, est une question de fait. Néanmoins, les principes d'évaluation du dommage relèvent du droit (cf. ATF 123 III 241 consid. 3a; 113 II 86 consid. 1a; 111 II 295 consid. 3; 82 II 397 consid. 4; 56 II 116 consid. 5).