Citation: 6B_269/2013 E. 1.3

1.3. Selon la cour cantonale, la victime a subi une « paralysie » momentanée correspondant objectivement à l'anéantissement passager de sa capacité de résistance. Elle a été provoquée par sa peur induite par l'expérience d'épisodes antérieurs, le recourant ayant eu à plusieurs reprises des comportements équivoques en public sans que son entourage n'intervienne, associée à une forme de dégoût et à l'impuissance à se protéger en raison d'un carcan culturel et du respect voué au recourant dans la communauté afghane. Compte tenu de l'autorité morale dont jouissait l'intéressé, dénoncer les actes dont elle était victime impliquait pour elle de prendre le risque d'être perçue comme une calomniatrice, voire une fille sans vertu, de causer une scission entre sa famille et celle, très proche, de l'auteur, et d'être rejetée. La cour cantonale en conclut que l'on se trouve en présence d'une contrainte psychique, assimilable par son intensité et ses effets à de la violence physique.