Citation: 5A_863/2021 E. 4.2

4.2. L'arrêt déféré a pour objet des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF; les recourants ne sont dès lors admis à se plaindre que de la violation de leurs droits constitutionnels, moyen qu'ils doivent de surcroît motiver conformément à l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 135 III 232 consid. 1.2; 134 II 349 consid. 3, avec d'autres citations). Les recourants affirment que la décision attaquée enfreint leurs " droits fondamentaux ", en particulier la prohibition de l'arbitraire (art. 9 Cst.) et la garantie de la propriété (art. 26 Cst.). Sur ce dernier point, le recours est d'emblée irrecevable, cette garantie n'entrant pas en considération dans un litige soumis au droit privé (ATF 143 I 217 consid. 5.2, avec la jurisprudence citée). Pour le surplus, l'argumentation des recourants ne répond pas aux exigences de motivation, mais s'épuise en une critique purement appellatoire de la décision entreprise, assortie de nombreux faits qui n'ont pas été constatés par les magistrats précédents (art. 99 al. 1 LTF); en particulier, ils ne réfutent pas à satisfaction de droit les motifs de la juridiction précédente quant à l'absence d'intérêt digne de protection, mais se contentent d'affirmer qu'ils possèdent un tel intérêt afin de " ne pas avoir de droit de passage inscrit au registre foncier en faveur d'un restaurant d'altitude qui n'a été construit (sans autorisation) que récemmen t". Cela étant, il n'y a pas lieu d'examiner si la décision attaquée doit être qualifiée de finale ou d'incidence et, dans ce dernier cas, si elle cause un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF; cf. à ce sujet: ATF 137 III 324 consid. 1.1 et les arrêts cités).