Citation: 9C_727/2014 E. 4.4

4.4. La recourante n'expose pas en l'occurrence en quoi la qualification de salaire opérée par les premiers juges serait manifestement inexacte. Ceux-ci ont appliqué la présomption découlant des art. 5 al. 2 LAVS et 7 RAVS selon laquelle les honoraires versés à un membre du conseil d'administration constituent un salaire déterminant. La recourante n'a en particulier pas démontré que l'administrateur aurait de toute façon perçu ses honoraires pour l'activité déployée, indépendamment de sa qualité de membre du conseil d'administration. En n'exposant pas en quoi consiste l'activité déployée par l'administrateur, la recourante ne parvient pas à renverser la présomption rappelée ci-avant (consid. 4.1). Qui plus est, le contrat du 22 octobre 2007 conclu entre la société et son administrateur prévoit expressément à son article IV, sous la dénomination "rémunération de l'administrateur", que le paiement des charges sociales incombe à la société. Pour ces motifs déjà, le grief est mal fondé. Au demeurant, en ce qui concerne l'absence d'un lien de subordination invoquée, elle n'est pas démontrée par la recourante et est contredite par les termes mêmes du contrat précité. En effet, l'administrateur reçoit des ayants droit toutes les informations nécessaires à la bonne exécution de son mandat et au respect des obligations que la loi lui impose (art. II relatif aux conditions d'exercice du mandat) et doit suivre leurs instructions (art. III relatif à la responsabilité de l'administrateur). En ce qui concerne le critère de la dépendance économique, nié par la recourante, ce fait n'apparaît pas à lui seul déterminant.