Citation: 5A_164/2022 E. 5.2.2

5.2.2. L'intéressée reproche à la juridiction cantonale de s'être principalement basée sur les événements du 17 septembre 2021 et ses déclarations le jour en question ainsi que sur l'événement du 14 décembre 2021, qui seraient prétendument de nature à mettre en péril le bien de l'enfant. Elle fait en outre valoir que l'épisode du 14 décembre 2021 s'expliquerait par les circonstances extrêmement difficiles dans lesquelles la visite aurait été organisée, en se prévalant toutefois de faits dont elle ne démontre pas en quoi ils auraient été omis de manière arbitraire de l'état de fait cantonal (pression pour un changement d'heure de dernière minute, menace d'annulation de la visite par l'OPE, rendez-vous suivant de trop près un rendez-vous chez son propre psychiatre sans qu'elle puisse ni se restaurer, ni se rendre même aux toilettes, après une heure de route, etc.), de sorte que cette dernière argumentation est irrecevable. Par ailleurs, la recourante se contente à nouveau de faire valoir de manière sélective plusieurs éléments favorables censés ressortir du dossier cantonal, notamment des rapports de l'OPE, pour nier toute mise en danger de l'enfant. Elle ne les met toutefois pas en balance avec les nombreux autres éléments retenus par l'autorité cantonale et n'explique pas de manière convaincante en quoi ils devraient absolument, sous peine d'arbitraire, prévaloir sur ceux tenus pour déterminants par l'autorité cantonale pour constater une mise en danger de l'enfant. La recourante reproche par ailleurs à l'autorité cantonale d'avoir ignoré la source de ses difficultés dans la prise en charge de son fils, à savoir non seulement le trouble de l'enfant mais également et surtout le manque de diagnostic. Là encore, elle ne remet pas valablement en cause les considérations de l'autorité cantonale à ce sujet, à savoir que, contrairement à ce qu'elle prétend, ce ne sont pas ses difficultés à poser un cadre au mineur - qui s'expliquent en grande partie à la lumière du TSA qu'il présente - mais bien son épuisement face au comportement de son fils et la mise en danger qui en découle pour l'intégrité physique et psychique de celui-ci qui ont conduit au prononcé des mesures litigieuses (cf. supra consid. 4.2 et 5.2.1). Il suit de ce qui précède que le grief doit être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.