Citation: 5A_837/2013 E. 1.1.2

1.1.2. En l'occurrence, selon l'état de fait, la requête de l'épouse a été déposée dans le cadre de la procédure en divorce toujours pendante, manifestement pour appuyer ses prétentions en liquidation du régime matrimonial et en matière d'entretien futur. Il ressort aussi des faits que l'ordonnance de reddition de comptes a été rendue " à titre préparatoire ", et notifiée aux parties de manière séparée du jugement de divorce. Quoi qu'il en soit, le recourant ne conteste pas l'établissement des faits et ne prétend pas, ni a fortiori ne démontre que la volonté de son ex-épouse était de faire valoir son droit aux renseignements en se fondant sur le droit matériel (art. 170 CC; arrêt 5A_635/2013 du 28 juillet 2014 consid. 3.2 et 3.4). Il s'ensuit que, contrairement à ce que soutient le recourant, cette décision ne saurait être qualifiée de décision finale au sens de l'art. 90 LTF, mais apparaît plutôt constituer une décision préjudicielle ou incidente, conformément à l'art. 93 LTF. La cour cantonale indique certes de manière erronée dans les voies de droit que sa décision en reddition de comptes est finale, en référence à l'ATF 138 III 728, mais le cas d'espèce diffère de cette jurisprudence. Ainsi qu'il a été exposé, la présente requête en reddition de comptes de l'épouse paraît fondée sur la procédure civile, à l'appui des conclusions prises dans la procédure de divorce (arrêt 5A_421/2013 du 19 août 2013 consid. 1.2.2 et 1.2.3), mais non, comme dans l'ATF 138 III 728, de manière indépendante de la procédure pour laquelle les renseignements sont requis, de surcroît devant une autre autorité. En dépit de l'indication erronée de l'arrêt entrepris, le recourant, assisté d'un mandataire professionnel, ne pouvait l'ignorer ou devait établir que son ex-épouse a eu la volonté de formuler sa requête en reddition de compte de manière indépendante, partant, que la décision attaquée est de nature finale, ce qu'il a omis de faire, d'autant qu'il paraît même concéder que dite procédure de reddition de comptes relève du droit procédural, dès lors qu'il précise lui-même dans son mémoire de recours que la décision entreprise est une "ordonnance préparatoire", portant le "numéro de procédure qui est celui de l'instance au fond".