Citation: 8C_669/2022 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la cour cantonale a tout d'abord rappelé que, selon sa jurisprudence relative à l'évaluation d'une fonction (ATA/458/2022 du 3 mai 2022, ATA/12/2022 du 11 janvier 2022 et ATA/300/2021 du 9 mars 2021), le titulaire du poste ne pouvait pas, dans le cadre de la procédure de collocation du poste, se plaindre de ce que l'examen de sa fonction ne prenait pas en compte des éléments qui ne ressortaient pas de son cahier des charges. La classification de sa fonction ne pouvait être examinée qu'au regard des éléments retenus dans son cahier des charges. Si ce document n'énumérait pas correctement les tâches du titulaire du poste, il revenait à ce dernier de le contester. Les juges cantonaux ont ensuite relevé que la recourante remettait en cause la collocation de son poste sans critiquer l'appréciation faite pour le rattacher à la fonction-type contestée. Elle admettait d'ailleurs que sa demande de collocation n'avait eu aucune réelle portée. En revanche, elle faisait valoir que sa "réalité professionnelle" avait été ignorée et que celle-ci ne correspondait pas à celle d'adjointe scientifique mais à celle de conservatrice. A cet égard, la cour cantonale a souligné qu'une évaluation de fonction présupposait en amont d'établir un cahier des charges reflétant l'activité effective de l'employée concernée (art. 9 SPVG et 30 al. 1 REGPA). Toute divergence relative au cahier des charges devait être clarifiée avant d'entamer la procédure de collocation de fonction, afin que ce document illustre le plus fidèlement possible l'activité exercée par l'employée dans le poste à évaluer. En effet, ce document était le point de départ de l'analyse d'évaluation de fonction. Or, la recourante ne l'avait pas contesté dans le délai prévu auprès de sa hiérarchie et les contestations faites dans son recours étaient exorbitantes au litige, comme l'était sa demande de modification de son cahier des charges faite en cours de procédure de réévaluation. Les éléments mis en avant par la recourante ne pouvaient pas être pris en considération, car seules les tâches décrites dans son cahier des charges de 2018 étaient déterminantes pour l'issue du litige. En outre, elle avait admis lors de son audition que, conformément à son cahier des charges, toutes ses décisions intervenaient sous la responsabilité de sa hiérarchie, à l'exception du contenu des publications ou de la création de liens et de développement de réseau. La cour cantonale a ainsi jugé que la ville s'était fondée à bon droit sur le cahier des charges de 2018 pour procéder à l'évaluation du poste. La recourante avait renoncé à faire valoir le recours hiérarchique prévu par le REGAP, mais avait initié une procédure de modification de son cahier des charges ne faisant pas l'objet du litige en cours.