Citation: 5A_338/2024 E. C

Par acte du 29 mai 2024, l'épouse exerce un recours en matière civile au Tribunal fédéral. Elle conclut, à titre de mesure d'instruction, à ce qu'il soit procédé à l'audition des enfants et à ce que la mise en oeuvre par le Service de la jeunesse et de l'enfance (ci-après: le SEJ) d'une enquête sociale familiale soit ordonnée. A titre principal, elle conclut à ce qu'il soit pris acte que les parties vivent séparées depuis le 15 juin 2023, à ce que la jouissance du domicile conjugal lui soit attribuée, à ce que la garde sur les enfants lui soit confiée, les filles étant domiciliées chez elle, à ce que le père dispose d'un libre et large droit de visite d'entente avec la mère ou, à défaut, un week-end sur deux, du vendredi 18h00 au dimanche 18h00, la moitié des vacances scolaires et la moitié des jours fériés, et à ce que le père contribue à l'entretien de ses enfants par le versement d'une contribution mensuelle d'entretien en faveur de chacune d'elles de 1'230 fr., allocations familiales non comprises. Par courrier du 29 juillet 2024, la recourante a produit une pièce supplémentaire, à savoir un courrier du SEJ du 26 juillet 2024. Invité à se déterminer sur le recours, l'intimé a conclu à son rejet dans la mesure de sa recevabilité et a également requis le bénéfice de l'assistance judiciaire pour la procédure fédérale. La juridiction précédente a quant à elle indiqué n'avoir pas d'observations à formuler. Par écriture du 3 janvier 2025, la recourante a confirmé ses conclusions et requis une mesure d'instruction supplémentaire, à savoir la production par le SEJ d'un rapport complet concernant la situation des enfants, en particulier sur la question des liens père-filles et de l'exercice du droit de visite de l'intimé. Par acte du 20 janvier 2025, l'intimé a conclu à l'irrecevabilité des éléments nouveaux présentés par la recourante dans ses déterminations.