Citation: 8C_961/2012 E. 1

Par ailleurs, l'avis de l'expert est entièrement partagé par le docteur F.________. De son côté, le spécialiste en rhumatologie, le docteur P.________, a examiné l'assurée le 19 novembre 2010 et confirmé qu'après une reprise du travail par étapes, sa capacité de travail était complète. Les seuls éléments médicaux contraires émanent de la doctoresse H.________, médecin généraliste et médecin traitant, pour laquelle l'incapacité est totale depuis le jour de l'accident. Dans ses rapports, la doctoresse H.________ a régulièrement diagnostiqué des atteintes au rachis et un état dépressif réactionnel. Or, les experts O.________ et V.________ ont nié le caractère incapacitant de ces affections. Au vu de tous ces éléments, il y a lieu de retenir que la juridiction cantonale pouvait admettre que la recourante n'était pas incapable de travailler pour des raisons somatiques et, en se fondant sur une appréciation anticipée des preuves (ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157), elle pouvait refuser la mise sur pied d'une nouvelle expertise médicale sans violer le droit d'être entendue de la recourante (ATF 124 V 90 consid. 4b p. 94).