Citation: 8C_793/2023 E. 5.4.3

5.4.3. Par ailleurs, un simple examen général des fiches de salaires ne pouvait permettre à la caisse de détecter sans difficulté le fait que B.________ avait atteint l'âge de la retraite et n'était donc plus éligible aux RHT. En effet, les numéros AVS ne permettent pas de déterminer par une simple lecture l'année de naissance de leur titulaire. En l'absence d'un devoir de vérification de ces numéros, la caisse n'était donc pas en mesure d'en déduire quoique ce soit quant à la réalisation des conditions d'obtention du droit. La recourante fait valoir que les fiches de salaire de B.________ mentionnaient qu'aucun prélèvement n'était effectué sur le salaire au titre de cotisation à l'assurance-chômage. Si tel est bien le cas, seule une lecture attentive permet de le détecter, ce qui n'était pas exigé de la caisse. Il en résulte que celle-ci ne pouvait déterminer l'absence de droit à des prestations de B.________ qu'en procédant à un contrôle approfondi de la situation de la recourante. Or, la directive du SECO 2020/02 du 11 mars 2020, envoyée par courriel tant aux autorités cantonales qu'aux caisses de chômage, indiquait qu'au vu de la situation particulière en lien avec le coronavirus, les autorités cantonales ne devaient exiger que les indications et documents obligatoires et qu'elles devaient examiner les demandes avec discernement et ne s'y opposer qu'en cas de doutes fondés. Il en ressort de manière plus générale que les autorités en charge des demandes de RHT devaient procéder rapidement au traitement des demandes sans exigence complémentaire au questionnaire. Le devoir accru de contrôle dont tente de se prévaloir la recourante est donc infondé et le grief doit être également écarté pour ce motif.