Citation: 6P.155/2004 10.12.2004 E. C

A la suite du renvoi du dossier, le Tribunal de police du district de Boudry a en particulier procédé à l'audition de N.________. Par jugement du 18 août 2003, il a condamné X.________, pour injure, à 200 francs d'amende. Il ressort notamment ce qui suit de ce jugement: Quant au contenu de la télécopie, le tribunal a exclu la qualification d'injure pour l'accusation faite à B.________ d'avoir dérobé certaines affaires, celle-ci ayant admis avoir emporté des objets. En revanche, le tribunal a retenu l'injure par rapport aux propos selon lesquels B.________ avait attenté à la vie privée, calomnié et diffamé des personnes étrangères. Le tribunal a relevé que X.________ avait adressé la télécopie à B.________ deux jours après l'appel téléphonique de N.________ à son domicile et qu'il avait certainement rédigé cet écrit lorsque cette dernière lui avait parlé d'appels téléphoniques reçus à la clinique où elle travaillait et émanant d'une personne qui voulait lui parler, mais qui n'avait pas laissé ses coordonnées. En se fondant sur les déclarations de N.________, le tribunal a retenu que l'auteur des appels à la clinique ne lui avait pas parlé directement ni n'avait discuté avec ses collègues et que, par conséquent, ni elle-même ou des tiers n'avaient été calomniés, diffamés ou atteints dans leur vie privée, contrairement à ce que X.________ reprochait à B.________.