Citation: 1C_209/2022 E. 6.3.2

6.3.2. Les recourants discutent également la dangerosité de l'intersection entre l'accès mixte prévu à l'arrière du bâtiment de l'UAPE et la route du Martoret. En se fondant sur le plan d'enquête, le Tribunal cantonal a établi que cet accès mixte présentera une largeur de 7 m au débouché sur la route du Martoret et que l'angle de la future UAPE se trouvera à une distance supplémentaire de 2,50 m, si bien qu'un conducteur disposera d'une bonne visibilité au niveau de cette intersection. Les véhicules sortant de l'accès mixte circuleront à droite, augmentant encore leur visibilité sur la route du Martoret; cela leur permettra aussi d'être vus par les usagers circulant sur cette route. Le danger sera encore minimisé par la configuration de la route du Martoret, de même que par la limitation de la vitesse à 30 km/h, ainsi que par la restriction d'accès aux seuls bordiers. Cette appréciation, fondée une nouvelle fois sur l'appréciation des circonstances locales et sur des éléments objectifs issus du dossier, doit aussi être confirmée, faute pour les recourants de fournir d'éléments convaincants permettant de douter de son bien-fondé; le recours ne contient en effet aucune discussion sérieuse dirigée contre cette appréciation, les recourants se limitant, sans réelles explications, à se référer au rapport d'expertise privée produit devant le l'instance précédente, ce qui s'avère insuffisant au regard des exigences de motivation du recours fédéral (cf. art. 42 al. 2 LTF et 106 al. 2 LTF); il est au demeurant rappelé que ce rapport ne constitue qu'un simple allégué de partie, qui ne saurait être inconditionnellement suivi (cf. ATF 142 II 355 consid. 6). Les recourants soutiennent encore que le Tribunal cantonal aurait à tort écarté l'examen de la situation à la lumière de la norme VSS SN 40 723a relative aux distances de visibilité dans les carrefours. Il ressort de l'arrêt attaqué qu'en droit cantonal, l'application des normes VSS découle de l'application de l'art. 4 al. 3 LC. Cette disposition prévoit qu'à défaut de prescriptions prévues dans la législation cantonale et la réglementation communale, l'autorité compétente peut s'inspirer des règles fixées dans des normes techniques d'organismes spécialisés. A la lumière de cette disposition de droit cantonal - de nature de surcroît potestative -, que les recourants ne discutent au demeurant pas, au mépris des exigences de motivation du recours fédéral (art. 106 al. 2 LTF; cf. arrêt 1C_507/2021 du 13 juin 2022 consid. 5.1), il n'apparaît pas arbitraire, après avoir à juste titre nié - pour les motifs qui précèdent - l'existence de situations dangereuses, d'avoir écarté l'application de la norme VSS, en soi non contraignante (cf. arrêt 1C_234/2020 du 5 février 2021 consid. 6).