Citation: 1C_63/2024 E. 2.3

2.3. En l'espèce, les recourants considèrent que G.________, directeur de l'AISTBV, est intervenu dans le traitement de la demande de permis alors qu'il aurait dû se récuser, dès lors qu'il est également actif au sein de l'entreprise constructrice. Malgré le fait que le rapport de l'AISTBV du 1 er décembre 2022 mentionne expressément la récusation de G.________, ce dernier était présent en tant qu'accompagnant de la municipalité lors de l'inspection locale du 22 août 2023 effectuée par la CDAP. Il a alors répondu à plusieurs questions des juges cantonaux. Cela, selon les recourants, démontrerait qu'il disposait d'une connaissance du dossier et, partant, qu'il l'aurait examiné en vue de sa validation. Les recourants considèrent également que G.________ aurait participé à l'élaboration du rapport de l'AISTBV et au traitement de la demande de permis de construire. Ils se réfèrent à cet égard à un courriel de G.________ à la municipalité du 5 août 2021. Les recourants rappellent encore que l'AISTBV avait proposé à la municipalité d'exiger de la constructrice une attestation d'un géomètre officiel en lien avec les plans complémentaires devant être déposés. Or, la municipalité, dans son courrier du 19 octobre 2022, avait abandonné cette exigence. Les recourants soutiennent que cet abandon ne pouvait être expliqué que par une intervention de G.________. De même, les recourants estiment que l'absence du rapport de l'AISTBV du 27 juin 2022 au dossier laisse penser que son auteur est G.________.