Citation: 9C_355/2014 E. 4.2

4.2. Au sujet de la prétendue violation du principe de l'égalité des armes, tiré du droit à un procès équitable garanti par l'art. 6 § 1 CEDH, il y a lieu de rappeler qu'il n'existe pas, dans la procédure d'octroi ou de refus de prestations d'assurances sociales, de droit formel à une expertise menée par un médecin externe à l'assurance (ATF 135 V 465 consid. 4.3 p. 468). Une telle expertise sera néanmoins ordonnée si des doutes, même faibles, subsistent quant à la fiabilité et à la pertinence des constatations médicales effectuées par le service médical interne de l'assurance (ATF 135 V 465 consid. 4.6 p. 471). Contrairement à ce qu'affirme la recourante, le simple fait que la doctoresse B.________ fait partie du SMR n'est pas pertinent pour écarter son rapport. Il est de jurisprudence constante que le fait qu'un expert, médecin indépendant, ou une institution d'expertises soient régulièrement mandatés par un organe de l'assurance sociale, le nombre d'expertises ou de rapports confiés à l'expert, ainsi que l'étendue des honoraires en résultant ne constituent pas à eux seuls des motifs suffisants pour conclure au manque d'objectivité et à la partialité de l'expert (ATF 137 V 210 consid. 1.3.3 p. 226 et les arrêts cités). Cela vaut de même pour les rapports d'examen réalisés par le SMR conformément à l'art. 49 al. 2 RAI, lorsque ceux-ci respectent les conditions auxquelles sont soumises les expertises faites en dehors de l'administration pour se voir conférer une valeur probante (ATF 137 V 210 consid. 1.2.1 p. 219 sv.). Dans ces circonstances, le tribunal cantonal pouvait se fonder sur le rapport de la doctoresse B.________. Par ailleurs, les premiers juges ont écarté les avis médicaux des docteurs D.________ et E.________, médecins traitants et généralistes, parce qu'ils étaient moins étayés au plan médical et prenaient en compte des facteurs extra-médicaux, plus précisément des aspects sociaux; ils ne permettaient pas de remettre en cause les conclusions de la doctoresse B.________. Il ressort des considérations des premiers juges qu'ils n'ont pas eu de doutes sur la pertinence des constatations du médecin interne à l'assurance - l'absence de doutes constituant une constatation de fait, dont l'argumentation de la recourante n'établit pas le caractère manifestement inexact. La juridiction cantonale n'avait donc pas à ordonner une expertise judiciaire, de sorte qu'on ne saurait leur reprocher une violation du principe tiré de l'égalité des armes.