Citation: 4A_457/2014 E. B

Le 29 juin 2006, A.________ a déposé une demande en qualité de créancier social agissant comme cessionnaire au sens de l'art. 260 LP, concluant à ce que les défendeurs B.________ et C.________, solidairement entre eux, lui versent le montant de 140'371 fr.05. A l'appui de cette demande, il a fait valoir un certain nombre d'actes que ces derniers auraient commis au préjudice de D.________ SA et qui engageraient leur responsabilité en leur qualité d'organe. Par réplique du 25 mai 2009, le demandeur a déclaré " ne pas confirmer " la conclusion I d'un montant de 100'000 fr., en raison de faits nouveaux (soit la restitution du carnet d'épargne) survenus depuis le dépôt de sa demande. Il a par contre maintenu les conclusions II à VI portant sur divers postes d'un montant total de 40'371 fr.05. Par jugement du 1er mars 2014, la Cour civile du Tribunal cantonal a rejeté la demande. Par acte du 25 mars 2014, le demandeur a formé appel contre ce jugement. Il a conclu, avec suite de frais et dépens, à sa réforme en ce sens que les conclusions II à VI prises dans sa demande du 29 juin 2006 soient admises. Par arrêt du 28 avril 2014, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel et confirmé le jugement entrepris. Elle a retenu qu'il ressort des conclusions prises par le demandeur, ainsi que de ses allégués, que celui-ci n'a pas engagé une action en réparation pour dommage direct, mais qu'il a introduit l'action sociale visée à l'art. 757 al. 2 CO. Cela étant, elle a observé que le demandeur n'a pas établi un quelconque dommage qui aurait été subi par la société. Elle a également relevé, en tout état de cause, que, même si le demandeur avait intenté une action en réparation de son dommage direct, les conditions d'une responsabilité des intimés ne seraient pas réunies.