Citation: 6B_1209/2015 E. 1.3

1.3. En l'espèce, la cour cantonale a expliqué pourquoi, même en l'absence de preuve technique, elle considérait comme non crédible la version des faits du recourant selon laquelle, d'une part, il avait dépassé le cycliste bien avant le lieu de l'accident (quelque trois cents mètres avant) et, d'autre part, celui-ci était tombé une dizaine de mètres derrière lui sans qu'il ait une quelconque responsabilité dans cette chute. Relativement au premier point, la cour cantonale a indiqué qu'il était invraisemblable, vu la différence de vitesse entre une voiture (50 km/h) et un vélo (35 km/h), que le cycliste ait pu arriver à la hauteur du véhicule du recourant au moment où celui-ci s'était déporté vers la gauche, fait admis par X.________ lors de son audition par la gendarmerie, si le dépassement avait effectivement eu lieu quelque trois cents mètres avant l'accident. En revanche, elle a laissé indécise la question de savoir si le recourant avait fait une queue de poisson au cycliste. En ce qui concerne l'existence ou non d'un heurt avec le cycliste, la cour cantonale a relevé que le recourant avait reconnu avoir fait un écart vers la gauche sans regarder dans son rétroviseur, ni avoir enclenché son clignotant. Le jour des faits, il avait déclaré à la police "s'être retrouvé en présence d'un cycliste qui tentait de [le] dépasser". Aucun élément autre que l'écart soudain du recourant sur la voie de gauche ne pouvait expliquer la chute du cycliste. En particulier, rien ne permettait de retenir que ce dernier aurait été gêné par une aspérité de la route ou par un autre événement. Il ne suffit pas de dire qu'il existe deux versions contradictoires des faits concernant le déroulement de l'accident pour invoquer avec succès une violation du principe in dubio pro reo. Encore faut-il démontrer que la cour cantonale, qui s'est déclaré convaincue par la version soutenue par l'une des parties, est parvenue à ce résultat au terme d'une appréciation arbitraire des preuves, ce que le recourant ne fait nullement. On ne voit au demeurant pas ce qu'il y aurait d'insoutenable dans la manière dont la cour cantonale a apprécié les déclarations de l'intimé et du recourant, notamment en les confrontant entre elles et en examinant leur cohérence, ni dans les raisons que celle-ci a donné pour écarter la version des faits du recourant. Le grief doit donc être rejeté.