Citation: 4A_536/2020 E. A

A.________ (ci-après: l'assuré) a été engagé en qualité d'opérateur sur machines par la société C.________ à compter du 1er septembre 2012. A ce titre, il bénéficiait de l'assurance-maladie collective d'indemnités journalières conclue par son employeur auprès de B.________ SA (ci-après: B.________). La disposition B4, chiffre 5, des conditions générales applicables à cette assurance prévoit ce qui suit: " Lorsqu'un assuré malade part à l'étranger, le droit aux prestations cesse pendant toute la durée de son séjour hors de Suisse, sauf accord exprès de B.________ donné au préalable ". L'assuré a été en incapacité totale de travail à partir du 14 octobre 2014. B.________ a versé des prestations dès le 13 novembre 2014. Par courriel du 6 juillet 2015, l'assuré a demandé à B.________ l'autorisation d'effectuer un voyage au Portugal du 21 juillet au 20 août 2015. B.________ a communiqué son refus par courriel du 9 juillet 2015. Elle a confirmé sa position le 16 juillet 2015, en précisant que si l'assuré devait choisir de partir, ses indemnités journalières ne lui seraient pas versées. Le 6 août 2015, l'assuré s'est rendu au Portugal en avion. Contacté par B.________ le 10 août 2015 afin de convenir d'un rendez-vous le jour-même, l'assuré a dissimulé sa présence au Portugal. Il a indiqué qu'il n'était pas disponible car il se trouvait en Valais. Un entretien a alors été fixé le lendemain à l'agence de B.________ à Sion. L'assuré a pris un avion le soir du 10 août 2015 pour revenir en Suisse et se présenter à cette entrevue. Il n'a pas évoqué ce voyage lors de cette dernière. Le 8 septembre 2015, au cours d'un entretien auprès de l'agence de B.________ à Neuchâtel, l'assuré a admis avoir caché qu'il se trouvait au Portugal le 10 août 2015. Il a également concédé avoir pris un vol afin de pouvoir participer à l'entrevue fixée au 11 août 2015. B.________ a suspendu le versement des indemnités journalières de l'assuré à compter du 30 septembre 2015. Par courrier du 8 décembre 2015, elle l'a informé qu'elle considérait que son comportement tombait sous le coup de l'art. 40 LCA et qu'elle n'était dès lors pas liée par le contrat d'assurance.