Citation: B 135/05 15.12.2006 E. 5

Les moyens invoqués par la recourante pour contester la prescription de la créance en prestations ne sont pas déterminants. 5.1 Ainsi, il n'existe d'élément objectif qui permette de retenir un abus de droit de la part de l'intimée (cf. jurisprudence rendue à propos des art. 127 à 142 CO) ou une violation du principe de la bonne foi (cf. ATF 128 V 241 consid. 4a et les arrêts cités). Lorsque la recourante a contacté l'intimée pour la première fois en 2004, sa créance en prestations était prescrite depuis presque deux ans. On ne saurait en particulier reprocher à la caisse de pensions d'avoir incité la recourante à renoncer à entreprendre des démarches juridiques. Par ailleurs, il n'existe pas un devoir légal pour l'institution de prévoyance de renseigner un assuré sur le risque de prescription. Le devoir d'informer dans le domaine de la prévoyance professionnelle, était réglé (jusqu'au 31 décembre 2004, cf. nouvel art. 86b LPP, entré en vigueur le 1er janvier 2005) par les Directives sur l'obligation pour les institutions de prévoyance enregistrées de renseigner leurs assurés du 11 mai 1988 (FF 1988 629 ss). Il découle de ces dispositions qu'il appartient au bénéficiaire d'une prestation d'assurance de s'adresser à l'institution de prévoyance et non l'inverse. 5.2 C'est à tort également que la recourante invoque son jeune âge. La rente d'orphelin est, par nature, destinée à des personnes jeunes ou à charge. D'une manière générale, c'est le représentant légal qui agira pour les intéressés. L'omission par son tuteur de réclamer les prestations auxquelles elle pouvait prétendre lui est opposable.