Citation: 2A.190/2005 19.04.2005 E. 2

2.1 Selon l'art. 7 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20), le conjoint étranger d'un ressortissant suisse a droit à l'octroi et à la prolongation de l'autorisation de séjour; après un séjour régulier et ininterrompu de cinq ans, il a droit à une autorisation d'établissement (al. 1), à moins que le mariage n'ait été contracté dans le but d'éluder les dispositions sur le séjour et l'établissement des étrangers (al. 2), sous réserve au surplus d'un abus de droit manifeste. En l'occurrence, X.________ ne peut plus se prévaloir de l'art. 7 al.1 LSEE pour obtenir la prolongation de son autorisation de séjour, vu la dissolution de son mariage à la suite du décès de son époux suisse (ATF 120 Ib 16 consid. 2c/d). L'union conjugale ayant duré moins de cinq ans (du 21 mars 2000 au 23 décembre 2004), elle ne saurait non plus prétendre à une autorisation d'établissement (ATF 122 II 145 ss). Le recours de droit administratif est donc en principe irrecevable sous cet angle (art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ). 2.2 La mère et l'enfant ne recourent pas contre le refus de renouvellement de leur autorisation de séjour, mais contre la révocation de celle-ci. Le recours de droit administratif est en principe recevable contre les décisions de révocation de l'autorisation de séjour (art. 101 lettre d et 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ; ATF 119 Ib 417 consid. 2a; 102 Ib 97 consid. 1; 101 Ib 98 consid. 2; 99 Ib 1 consid. 2; 98 Ib 85 consid. 1a). En l'espèce cependant, les recourants ne sont pas légitimés à déposer un recours de droit administratif: au moment du dépôt du présent recours (31 mars 2004), ils ne disposaient déjà plus d'un intérêt actuel et pratique à recourir (art. 103 lettre a OJ), étant donné que leur autorisation de séjour était déjà arrivée à échéance le 20 mars 2004. De plus, comme on vient de le voir, X.________ ne peut de toute façon plus se fonder sur l'art. 7 al. 1 LSEE pour obtenir une autorisation de police des étrangers, indépendamment de la question de l'existence ou non d'un mariage fictif et/ou d'un abus de droit. 2.3 Enfin, X.________ ne peut pas invoquer l'art. 8 par. 1 CEDH vis-à-vis de son fils cadet, Victor, qui vit chez elle, pour obtenir une autorisation de séjour. Car il n'est pas établi, ni même allégué, que cet enfant ait un droit de présence assuré en Suisse (nationalité suisse, permis d'établissement ou au moins un droit certain à une autorisation de séjour; cf. ATF 130 II 281 consid. 3.1; 126 II 335 consid. 2a et les arrêts cités).