Citation: 1B_372/2017 E. 3

Le recourant soutient encore que le principe de célérité serait violé par la durée de la procédure (art. 5 CPP) et que dès lors sa remise en liberté s'imposerait. Dans la mesure où ce grief, respectivement celui de déni de justice invoqué à l'encontre du Ministère public, serait recevable, il ne peut pas être reproché au Procureur son inaction depuis l'échéance du délai pour déposer des réquisitions de preuve le 15 août 2017. En effet, dans le cadre de la présente procédure, le dossier de la cause a été transmis le 10 août 2017 à la Chambre pénale (cf. la pièce 511 du dossier), puis le 13 septembre 2017 au Tribunal fédéral (cf. acte 7 du dossier fédéral), le Ministère public ne disposant ainsi pas des pièces pour pouvoir, le cas échéant, finaliser son acte d'accusation. Le principe de célérité paraît d'autant moins violé qu'au jour du jugement cantonal - le 23 août 2017 -, seuls huit jours s'étaient écoulés depuis la fin du délai susmentionné. Toutefois, il y a lieu de relever que le fait que les autorités italiennes pourraient déposer une demande d'extradition - dont il n'appartient pas au Tribunal fédéral d'apprécier la légalité dans le cadre de la présente cause - ne saurait en principe à lui seul empêcher le Ministère public de faire avancer la procédure.