Citation: 2C_798/2020 E. 4.4

4.4. S'agissant de la possibilité de se déterminer sur les faits relatifs à l'enregistrement du temps de travail des employés de la recourante, la Cour de justice a constaté qu'il ressortait du dossier qu'à compter du 14 juin 2019, l'Office cantonal avait requis de la recourante, pour l'ensemble du personnel actif sur le chantier, la production de divers documents nécessaires au contrôle du respect des UMB 2018 et que cette demande avait été réitérée les 26 et 27 juin 2019. L'autorité a ensuite jugé que ces courriers, ainsi que les deux avertissements qui ont suivi contenaient les faits qui étaient reprochés à la recourante et sur lesquels elle a pu s'exprimer à de nombreuses reprises jusqu'au prononcé de la décision du 14 octobre 2019. Selon la Cour de justice, la recourante avait également connaissance des documents dont la production était requise, puisqu'ils étaient expressément mentionnés dans les divers courriers de l'Office cantonal. Il ressort encore des faits retenus par l'autorité précédente, mais également des propos de la recourante elle-même, que les courriers envoyés par l'Office cantonal traitaient notamment du contrôle du temps de travail des employés de la recourante. En outre, quant à l'absence de suite donnée aux requêtes de la recourante en lien avec diverses explications et une demande de "rattrapages salariaux", la Cour de justice a expressément relevé que l'Office cantonal s'était déjà prononcé sur les allégations de la recourante dans ses précédents courriers et avertissements et que les éclaircissements demandés par celle-ci, notamment en rapport avec les "rattrapages salariaux", portaient au surplus sur des faits qui n'étaient pas l'objet de la décision de l'Office cantonal.