Citation: 5A_500/2022 E. 4.3

4.3. Compte tenu de la jurisprudence susexposée (cf. supra consid. 4.1), il sied tout d'abord de relever que, quand bien même, comme le soutient la recourante, l'exécution de la mesure litigieuse devrait avoir un effet définitif, cela ne créerait pas un obstacle dirimant pour un refus de l'effet suspensif en procédure d'appel. Par ailleurs, la recourante ne remet pas valablement en question les éléments tenus pour déterminants par l'autorité cantonale. Ainsi, et notamment, elle s'en prend en vain à la constatation selon laquelle elle n'aurait pas rendu vraisemblable que l'intimé aurait tenu des propos attentatoires à son honneur (cf. supra consid. 3.2) et ne conteste pas le fait que l'intimé n'aurait pas la possibilité d'envoyer des courriels depuis l'adresse litigieuse. Au demeurant, on ne décèle pas d'arbitraire dans l'examen des chances de succès de l'appel, respectivement dans la conclusion que celles-ci doivent manifestement être niées et que l'effet suspensif doit être refusé. Il suit de là que le moyen tiré de la violation prétendument arbitraire de l'art. 315 CPC est infondé.