Citation: 6B_914/2015 E. 1.5

1.5. Au demeurant, et quoi qu'en dise le recourant, on ne saurait, sous l'angle de l'arbitraire, reprocher à l'autorité cantonale de s'être convaincue qu'il était bien le conducteur du motocycle KTM, immatriculé BE xxx, qui a commis une infraction à A.________ le 30 juin 2013 par le fait d'avoir dépassé hors localité la vitesse maximale signalée de 31 km/h. Elle a fondé son intime conviction sur un ensemble d'indices convergents, en particulier le fait que le recourant est le détenteur du véhicule en question, son emploi du temps le jour de l'infraction et l'heure à laquelle elle a été commise, la direction qu'il a prise après son passage à domicile et la distance entre son domicile et le lieu de l'infraction - lesquels coïncident de manière exacte avec un passage de l'intéressé à son domicile à B.________, puis un départ en moto en direction de C.________ - et les déclarations évasives, contradictoires et non constantes de ce dernier. Les dénégations du recourant ne permettent pas d'ébranler l'ensemble de ces indices. L'absence de doute à l'issue d'une appréciation des preuves exempte d'arbitraire exclut la violation de la présomption d'innocence en tant que règle sur le fardeau de la preuve. Le fait que la cour cantonale ait précisé à la fin de son argumentation que le recourant n'avait pas « rendu vraisemblable » qu'il ne se trouvait pas au guidon de son motocycle au moment critique, ou qu'un inconnu avait emprunté sa moto sans droit à son insu, n'est certes rédactionnellement pas adéquat. Il n'en reste pas moins que la cour cantonale est clairement parvenue à une conviction sur la base de différents indices probants et n'a ainsi pas renversé le fardeau de la preuve. Le recourant ne soulève au demeurant aucun grief recevable quant à l'application du droit matériel. Il n'y a donc pas lieu d'examiner cette question.