Citation: 5P.352/2004 01.12.2004 E. G

Dans son recours contre cette décision, X.________ a notamment allégué, par l'intermédiaire de son avocat, que les fonds déposés à la Banque A.________ appartiendraient à des tiers. Il a soutenu qu'il incombait au Service de l'assistance juridique de lui demander des renseignements sur sa situation et que c'est en raison de son ignorance du français qu'il avait répondu par la négative à la question relative à la fortune mobilière et immobilière du formulaire de demande. Il avait toutefois mentionné ses dettes hypothécaires. Il a enfin rappelé qu'au moment de sa requête, en mai 2002, ses comptes bancaires à la Banque A.________ ainsi que ses biens immobiliers faisaient l'objet d'une mesure de séquestre et de blocage. Il a enfin allégué être "manifestement" dans l'indigence, encore au bénéfice d'indemnités de chômage. Il a produit quatre pièces, soit une ordonnance anglaise du 18 juin 1999, sa traduction ainsi que des copies de sa requête d'assistance juridique et de la décision de révocation. Par décision du 19 juillet 2004, la Présidente de la Cour de Justice du canton de Genève a confirmé la révocation de l'assistance juridique. Elle a notamment considéré que le recourant ne démontrait pas de manière satisfaisante ne pas être en mesure de rembourser à l'Etat de Genève les honoraires versés à son avocat. Par ailleurs, si l'assistance juridique lui avait été accordée sur la seule base des renseignements indiqués dans sa requête du mois de mai 2002, c'était en raison du délai relativement court dans lequel il devait agir pour défendre ses intérêts. Cela ne le dispensait toutefois pas de fournir au Service de l'assistance juridique les renseignements et pièces qui lui avaient été réclamés lorsque ce service lui a annoncé son intention de révoquer l'assistance juridique. Or le recourant n'avait pas collaboré activement à l'établissement de sa situation financière réelle, alors qu'il avait été interpellé formellement à deux reprises (25.3 et 2.4 2004). Il s'était borné à alléguer que les fonds déposés à la Banque A.________ appartiendraient à des tiers et que ses deux appartements londoniens allaient être réalisés au profit des créanciers saisissants. Pour le surplus, on ignorait s'il disposait d'autres biens immobiliers, d'autres comptes en banque et comment il avait rémunéré ses avocats londoniens. Il ne donnait pas d'informations quant à son train de vie à Londres, sa situation familiale, ses revenus et ses charges (si ce n'est qu'il se trouvait au chômage).