Citation: 8C_520/2023 E. 7.2.3

7.2.3. En opposition à cette dernière conclusion, d'autres médecins ont fait état de troubles neurologiques ensuite de l'expertise, comme cela ressort de l'arrêt cantonal. Dans un avis du 16 janvier 2019, le docteur E.________, spécialiste en anesthésiologie et titulaire d'une formation en traitement interventionnel de la douleur, a rapporté des douleurs sternales au niveau de la jonction chondro-sternale, associées à des "douleurs à caractère clairement neurogène au niveau du membre supérieur droit"; il précisait que la main droite était fatigable à l'effort et constatait une asymétrie de température entre les deux mains, en défaveur de la main droite, légèrement tuméfiée avec une disparition du parcours veineux. Le 12 mars 2019, la doctoresse F.________, spécialiste en neurologie, a pour sa part rapporté des thoracodynies et des brachialgies dans le contexte d'une disjonction chondro-sternale et d'une pseudarthrose chondro-sternale de la première côte à droite; le caractère et la topographie de ces douleurs évoquaient une névralgie du nerf inter-costo-brachial (second nerf intercostal), l'examen électroneuromyographique, techniquement difficile, ne pouvant pas mettre en évidence la pathologie. Auparavant, les médecins de l'hôpital D.________ avaient notamment retenu le diagnostic principal de déconditionnement sur douleur probablement neuropathique au membre supérieur droit en lien avec une pseudarthrose chondro-sternale. En outre, plusieurs médecins ont fait état d'un lourd traitement antalgique, comme la doctoresse F.________ dans son rapport du 12 mars 2019. Le 8 février 2019, le docteur G.________, spécialiste en médecine interne générale, a quant à lui souligné que les souffrances physiques de la recourante nécessitaient une médication morphinique importante.