Citation: U 138/02 06.06.2003 E. 3

3.1 La juridiction cantonale a considéré que l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'accident et l'incapacité de travail ou de gain d'origine psychique n'était pas établie au degré de la vraisemblance prépondérante. Ce faisant, elle n'a toutefois pas examiné si, compte tenu de la nature des lésions subies et malgré l'absence de preuves d'un déficit fonctionnel organique, on était en présence d'un tableau clinique typique présentant de multiples plaintes (maux de tête diffus, vertiges, troubles de la concentration et de la mémoire, fatigabilité, dépression, etc.) permettant de présumer l'existence d'un lien de causalité naturelle. En l'occurrence, le recourant a été victime notamment d'un traumatisme crânien simple (rapport des médecins de l'Hôpital Z.________ du 6 avril 1998), lequel n'est pas de nature à entraîner des troubles de nature neuro-psychologique (cf. rapport du docteur D.________, spécialiste en neurologie et médecin à la Clinique de Y.________, du 14 juillet 1998). Au demeurant, les examens radiologiques effectués le 27 mars 1998 n'ont pas mis en évidence de lésion intra-crânienne (rapport du docteur E.________ du 30 mars 1998). Néanmoins, l'intéressé s'est plaint assez tôt de maux de tête importants, ainsi que de vertiges. En revanche, il ne présente pas de troubles de la mémoire consécutifs à l'accident. Cela étant, bien que l'on soit en présence de certains éléments du tableau clinique typique, le défaut de gravité du traumatisme crânien subi ne permet pas d'admettre l'existence, au degré de la vraisemblance prépondérante - généralement appliqué dans le domaine des assurances sociales (ATF 126 V 360 consid. 5b, 125 V 195 consid. 2 et les références) -, d'une atteinte analogue à une lésion cervicale de type « coup du lapin ». L'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'accident et l'incapacité de travail ou de gain d'origine psychique ne saurait dès lors être présumée. 3.2 Il n'en demeure pas moins que la doctoresse C.________ a diagnostiqué un trouble état de stress post-traumatique chez une personnalité mixte, histrionique, évitante et dépendante (rapport d'expertise psychiatrique du 28 septembre 1999). On ne saurait dès lors affirmer, comme les premiers juges, que cet avis médical « laisse ainsi indécise la question du lien de causalité entre l'accident incriminé et l'atteinte psychique ». Par ailleurs, le fait que cette atteinte est liée à la personnalité de l'assuré (cf. rapport de la doctoresse C.________ du 28 septembre 1999), ainsi qu'à d'autres facteurs extra-traumatiques (cf. rapport du docteur B.________ du 15 décembre 1998) ne permet pas de nier l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les troubles constatés et l'accident, dès lors qu'il suffit que celui-ci apparaisse comme la condition sine qua non de l'atteinte à la santé psychique.