Citation: 1C_556/2014 E. B

Par courrier du 15 août 2011, l'Office fédéral des migrations (ODM, actuellement Secrétariat d'Etat aux migrations) a informé l'intéressée qu'il devait examiner s'il y avait lieu d'annuler la décision d'octroi de la naturalisation facilitée. A.________ s'est déterminée par écrit le 14 septembre 2011; elle a expliqué qu'elle et son ex-époux avaient pris la décision de se séparer en 2010 et a précisé qu'après cette rupture C.________ lui avait redonné goût et confiance à la vie alors qu'elle était totalement effondrée. Auditionné le 29 novembre 2011, B.________ a expliqué que les difficultés rencontrées au sein du couple avaient débuté en 2006 au motif qu'il n'était pas souvent à la maison pour des raisons professionnelles; à partir de "fin 2006 voire début 2007", une fois les problèmes conjugaux au plus fort, ils avaient vécus séparés au domicile conjugal en ayant "chacun une vie privée de son côté"; cette situation avait perduré jusqu'à ce que son épouse décide de quitter le domicile conjugal pour se mettre en ménage avec C.________. Invitée à se prononcer sur les déclarations de son ex-époux, A.________ a expliqué que la désunion était imputable au fait que ce dernier ne lui avait jamais offert d'enfant alors qu'elle le lui demandait. Elle a affirmé qu'elle n'était sortie avec le père de son enfant qu'en 2010 et qu'ils vivaient ensemble depuis le 1 er octobre 2010 - comme le confirmait l'attestation de résidence -, précisant que la décision de la Chambre pupillaire comportait une erreur sur ce point.