Citation: 2C_477/2020 E. 4.3

4.3. En l'espèce, le recourant ne peut être suivi lorsqu'il se prévaut d'une intégration réussie. En effet, s'agissant de l'endettement de l'intéressé, les constations cantonales démontrent clairement que sa situation financière est obérée et qu'elle s'est aggravée au cours de la procédure cantonale (selon le dernier extrait produit par le recourant, environ 75'000 fr. de poursuites et 24'755 fr. d'actes de défaut de biens au 18 février 2020 [cf. art. 105 al. 2 LTF]). En outre, et surtout, entre 2009 et 2018, le recourant a fait l'objet de cinq condamnations pénales. En particulier, il a été condamné à une peine privative de liberté de six mois pour violation de la LStup et à une peine privative de liberté d'un an pour violation qualifiée de cette même loi, dans un domaine dans lequel le Tribunal fédéral se montre particulièrement rigoureux (ATF 139 II 121 consid. 5.3 p. 126). Ces infractions, même si certaines d'entre elles sont d'une gravité relative, démontrent l'incapacité de l'intéressé à se conformer à l'ordre juridique suisse. Le fait que les condamnations les plus graves soient relativement anciennes n'est pas pertinent, dès lors que le recourant a encore été condamné récemment (en 2018). Dans ces conditions, les éléments qui plaident en faveur du recourant, soit sa connaissance de la langue française, sa bonne intégration sociale (attestée par des lettres de soutien) et le fait qu'il soit maintenant titulaire de sa propre entreprise et n'ait jamais émargé à l'aide social, ne sont pas propres à remettre en cause l'absence d'intégration réussie. C'est donc sans violer l'art. 50 al. 1 let. a LEtr que la Cour de justice a retenu, sur la base d'un examen global des circonstances, que la seconde condition cumulative prévue par cette disposition (intégration réussie) n'était pas remplie.