Citation: 4C.171/2005 31.08.2005 E. B

Par requête du 18 avril 2002, A.________ (ci-après: le demandeur) a saisi le Tribunal des baux du canton de Vaud en reprenant les conclusions qu'il avait soumises à la Commission de conciliation. Le 22 avril 2002, B.________, C.________ et D.________ (ci-après: les défendeurs) ont adressé, eux aussi, une requête au même Tribunal afin d'obtenir qu'il constate la résiliation anticipée du bail par le locataire pour le 31 décembre 2001, qu'il ordonne que les loyers consignés leur soient remis et qu'il dise que le demandeur reste responsable du paiement du loyer jusqu'au 1er juillet 2005. A titre subsidiaire, les défendeurs ont conclu à ce qu'il soit dit que le congé donné avec effet immédiat par le locataire pour le 31 décembre 2001 est inefficace. A l'invitation du Tribunal, les défendeurs ont précisé leurs conclusions en ce sens que le montant dû par le demandeur à la date du 7 février 2003 s'élevait à 94'500 fr., intérêts en sus. Les locaux litigieux ont pu être reloués à partir du 1er février ou du 1er avril 2004. Par jugement du 12 septembre 2003, notifié le 30 novembre 2004 aux parties, le Tribunal des baux a constaté l'inefficacité de la résiliation en cause, dit que le demandeur restait responsable du paiement du loyer jusqu'au 1er juillet 2005, aux conditions de l'art. 264 CO, et ordonné que les loyers consignés soient libérés en faveur des défendeurs. Saisie par le demandeur, la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rendu, le 13 avril 2005, un arrêt au terme duquel elle a rejeté le recours et confirmé le jugement du Tribunal des baux. Les motifs énoncés à l'appui de cet arrêt seront exposés plus loin dans la mesure utile.