Citation: 5A_978/2022 E. 3.4.2

3.4.2. En l'espèce, il apparaît que, par son argumentation, le recourant entend reprendre la procédure s'agissant des revenus et charges déterminés pour l'intimée dans l'arrêt cantonal du 17 mai 2021. Or, il est forclos à soulever valablement tout grief à cet égard dès lors que, dans l'arrêt 5A_505/2021, qui concernait la décision cantonale précitée, seule la question du point de départ du versement de la contribution d'entretien a fait l'objet du renvoi à la cour cantonale et que les autres griefs, relatifs notamment à la situation financière de l'intimée, ont été rejetés. Par ailleurs, le recourant ne soutient pas valablement que, dans la procédure menée sur renvoi par l'autorité cantonale, celle-ci aurait tenu compte de faits et moyens de preuve nouveaux contredisant l'arrêt du 17 mai 2021 ou qu'elle aurait arbitrairement refusé de tenir compte de faits et moyens de preuve nouveaux allégués pertinents pour l'issue de la cause et qui auraient rempli les conditions de l'art. 317 al. 1 CPC (cf. supra consid. 2.1). En outre, le recourant ne démontre pas que les faits essentiels pris en compte dans l'arrêt entrepris, dont la juridiction précédente a relevé qu'ils n'avaient pas été remis en cause par le Tribunal fédéral (cf. supra consid. 3.3), divergeraient de ceux figurant dans l'arrêt cantonal du 17 mai 2021. Il s'ensuit que les faits relatifs à la situation financière de l'intimée et à l'entretien convenable de l'enfant pris en considération pour trancher la question litigieuse pouvaient bien être repris de l'arrêt précité. Sur le vu des constatations qui précèdent, c'est en pure perte que le recourant procède à une distinction entre les faits pertinents pour la situation financière de l'intimée au 23 janvier 2018 et ceux prétendument pertinents au 8 octobre 2019. En effet, les deux dates concernées étaient déjà couvertes par l'état de fait de l'arrêt du 17 mai 2021, étant relevé qu'il ressort de l'arrêt déféré qu'avant la reddition de l'arrêt initial, la cause avait été gardée à juger le 14 janvier 2021. En retenant que l'ex-épouse ne pouvait pas couvrir ses charges incompressibles le 23 janvier 2018 déjà et en supprimant l'obligation de versement d'une contribution d'entretien depuis la date en question, sans revenir sur cette suppression pour une période ultérieure, la juridiction précédente avait implicitement considéré dans son arrêt du 17 mai 2021 que, en date du 8 octobre 2019, l'absence de couverture des charges personnelles de l'ex-épouse par ses revenus était également réalisée. Le recourant ne pouvant valablement s'en prendre à cette constatation, son grief doit dès lors être rejeté. A noter encore qu'il ressort de l'arrêt cantonal du 17 mai 2021 que l'intimée était en mesure de réaliser un revenu mensuel net hypothétique à 50 % de l'ordre de 2'500 fr. avant la fin de sa formation. Il en ressort également que les charges incompressibles de l'intimée étaient de " 3'52 fr. " ( recte : 3'520 fr.) de janvier 2019 à novembre 2019 (1'650 fr. + 1'350 fr. + 450 fr. + 70 fr.). Le revenu de 2'000 fr. mentionné par l'autorité cantonale dans l'arrêt du 24 novembre 2022 contredit ainsi celui de 2'500 fr. admis dans l'arrêt du 17 mai 2021. Cela étant, cette erreur ne porte pas à conséquence dès lors qu'elle n'a pas d'incidence sur le résultat de la décision querellée, les charges incompressibles de l'intimée, arrêtées à 3'520 fr., ne pouvant être couvertes ni par l'un ni par l'autre des revenus mentionnés.