Citation: 9C_176/2024 E. A

A.a. A.________ (ci-après: la contribuable), née le xxx décembre 1990, était la petite-nièce de feu C.________, qui est décédée le yyy décembre 2012. L'exécuteur testamentaire de la succession de la défunte a fourni à l'Administration fiscale cantonale du canton de Genève (ci-après: l'Administration fiscale) un certificat d'héritiers, attestant des cinq héritiers légaux de la succession. La contribuable n'était pas mentionnée dans ce certificat. Dans un courrier du 16 octobre 2013, l'exécuteur testamentaire a adressé à l'Administration fiscale une dénonciation spontanée relative à un compte bancaire non déclaré, détenu par C.________ par l'intermédiaire de la fondation panaméenne D.________ (ci-après: la fondation) qu'elle avait constituée en 2004. L'Administration fiscale a rectifié les taxations antérieures de la défunte pour les périodes fiscales couvertes par la dénonciation spontanée. A.b. Après que la déclaration de succession a été déposée, l'Administration fiscale a notifié un bordereau de droits de succession à l'hoirie, le 22 mai 2015. Dans son calcul, elle a intégré le solde du compte bancaire de la fondation dans les éléments imposables de sa fondatrice et les a taxés en main des héritiers. L'exécuteur testamentaire a formé réclamation contre ce bordereau, en invoquant en substance que les avoirs de la fondation ne pouvaient pas être taxés en main des héritiers, motif pris que la fondation panaméenne disposait de la personnalité juridique. Le patrimoine de celle-ci et celui de la défunte étaient donc séparés. En annexe de la réclamation figuraient les "Statuts annexes aux Statuts de la Fondation", datés du 14 mars 2012 et édictés par le conseil de Fondation. Ils prévoyaient notamment ce qui suit: C.________ est la première bénéficiaire de la fondation de son vivant et jouit de l'ensemble de la fortune de la fondation, des revenus et des produits d'une liquidation partielle (art. 1). Au décès de la première bénéficiaire, le Conseil de fondation doit se charger d'effectuer des distributions de montants de 10'000 fr. à 100'000 fr. à des tiers, le solde des avoirs devant ensuite être réparti à parts égales entre les petits-neveux et les petites-nièces nés ou à naître (ci-après: les deuxièmes bénéficiaires) de la première bénéficiaire, qui étaient au nombre de neuf. Ces deuxièmes bénéficiaires pouvaient avoir libre accès à leur part dès l'âge de 30 ans (al. 2). A.c. Le 24 août 2016, l'Administration fiscale a notifié un avis de taxation rectificatif à l'hoirie de la défunte. Pour le calcul des droits de succession, elle a inclus, sous la rubrique "Créances/Titres" de l'avis de taxation, le compte bancaire de la fondation dans les actifs de la masse successorale pour une valeur de 3'197'864 fr. Après l'attribution aux tiers désignés, le solde de 2'857'864 fr. était réparti à parts égales entre les deuxièmes bénéficiaires (1/9 e), à savoir 317'540 fr. chacun, au taux relatif à leur lien de parenté avec la défunte, soit petite-nièce (4 e catégorie) s'agissant de la contribuable, en application de l'art. 20 de la loi cantonale genevoise du 26 novembre 1960 sur les droits de succession (LDS; rs/GE D 3 25). L'impôt sur les successions prélevé auprès de A.________ s'élevait à 79'087 fr. 30, y compris les centimes additionnels. Ce bordereau est entré en force. La fondation a interpellé l'Administration fiscale au sujet du traitement fiscal des distributions qu'elle était chargée d'effectuer en vertu de ses statuts. Faisant droit en partie à cette demande, l'Administration fiscale a confirmé que tant que les deuxièmes bénéficiaires n'avaient pas atteint l'âge de 30 ans et n'avaient pas reçu leur part, aucune imposition dans leur chef des avoirs de la fondation n'aurait lieu. A.d. Le 4 février 2022, l'Administration fiscale a taxé la contribuable pour l'impôt fédéral direct (ci-après: IFD) et pour les impôts cantonaux et communaux (ci-après: ICC) de la période fiscale 2020. Elle a tenu compte dans les revenus de la contribuable de la distribution que lui avait faite la fondation à hauteur 363'600 fr., montant auquel la contribuable avait eu accès depuis le xxx décembre 2019 et qu'elle avait dûment déclaré. Dans les avis de taxation, l'administration a indiqué que "la distribution 2020 du trust est de 363'600 fr.". L'Administration fiscale a rejeté la réclamation de la contribuable par décisions sur réclamation du 17 mars 2022.