Citation: 8C_66/2022 E. 4.3

4.3. Les extraits, cités dans le recours, des feuilles-accident LAA et des rapports médicaux mentionnés par le recourant font état d'une incapacité (partielle) de travail dans ses activités physiques habituelles de chantier, ensuite de la blessure au genou gauche occasionnée par l'accident du 1 er septembre 2017. L'expert orthopédique du centre PMU a pour sa part confirmé que l'intéressé était en mesure d'effectuer une activité sédentaire ou semi-sédentaire adaptée à ses limitations fonctionnelles. Ces constatations médicales étayent ainsi les conclusions du centre PMU, suivies par l'autorité précédente, selon lesquelles le recourant dispose d'une pleine capacité de travail dans une activité sédentaire. Pour le reste, la juridiction cantonale n'a pas contesté que le recourant avait touché des indemnités journalières de l'assurance-accidents en raison d'une incapacité partielle de travail dans son activité habituelle, sur la base des avis médicaux dont il se prévaut. Elle n'a ainsi pas établi les faits de manière arbitraire. En tout état de cause, le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il soutient que le taux d'invalidité en assurance-invalidité devrait être fixé, jusqu'à la stabilisation de l'état de santé en assurance-accidents, en tenant compte de la capacité de travail dans l'activité habituelle. Il perd de vue que la notion de stabilisation de l'état de santé, au sens de l'art. 19 al. 1 LAA, est étrangère à l'assurance-invalidité. De surcroît, bien que la notion d'invalidité soit en principe identique en matière d'assurance-invalidité et d'assurance-accidents, il n'en demeure pas moins que l'évaluation de l'invalidité par l'assurance-accidents n'a pas de force contraignante pour l'assurance-invalidité (ATF 133 V 549), tout comme l'assureur-accidents n'est pas lié par l'évaluation de l'invalidité de l'assurance-invalidité (ATF 131 V 362 consid. 2.3). Le grief du recourant s'avère ainsi mal fondé.