Citation: U 76/00 06.06.2000 E. 3

3.- En l'espèce, on ignore sur quels éléments l'assurance-invalidité a fondé sa décision de porter le degré d'invalidité du recourant à 85 % depuis le 1er février 1997. Il n'est dès lors pas possible d'admettre sans autre examen l'évaluation du taux d'invalidité à laquelle a procédé l'assurance-invalidité après révision du droit à la rente. a) Dans son rapport du 20 janvier 1997, le docteur H.________ a constaté que les lésions dégénératives médiotarsiennes du recourant n'avaient pas progressé significativement. Il a ajouté que les plaintes de l'intéressé et son examen étaient strictement superposables à la situation présentée quatre ans auparavant. Le docteur S.________ a pleinement confirmé cette appréciation dans un rapport du 17 octobre 1997, en soulignant qu'aucun élément objectif ne permettait d'admettre une aggravation déterminante de l'état de santé de l'assuré. Il n'y a pas lieu de mettre en doute la valeur probante de ces documents médicaux qui répondent en tout point aux exigences de la jurisprudence en cette matière (ATF 125 V 353 consid. 3a et les références). Le docteur C.________, médecin traitant de l'assuré, a certes conclu à une aggravation de l'état de santé de son patient depuis le 2 novembre 1996. Il a toutefois essentiellement fondé son opinion sur les plaintes subjectives de l'assuré. En outre, dans un rapport du 13 mars 1997 à l'attention de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Vaud, il a admis l'absence d'une modification nette du diagnostic orthopédique. L'opinion de ce médecin ne permet dès lors pas de remettre en cause les constatations des médecins de la CNA. Il faut par conséquent admettre que l'état de santé du recourant ne s'est pas modifié depuis l'époque où la rente initiale de 50 % lui a été accordée. b) S'agissant des conséquences de l'état de santé de l'intéressé sur sa capacité de gain, elles n'ont pas non plus subi de modification susceptible d'entraîner une augmentation de son degré d'invalidité. En effet, un changement lié aux conséquences économiques de l'invalidité consiste par exemple dans l'acquisition d'une nouvelle formation, dont la mise en valeur influe sur la capacité de gain, ou dans l'obligation d'abandonner une profession appelée à disparaître (ATF 119 V 475 consid. 1b/aa). Or, il ne ressort pas du dossier que tel soit le cas en l'espèce. Le recourant a au contraire soutenu que sa société a bénéficié de la mauvaise conjoncture, en soulignant que les contrats d'entretien confiés à son entreprise étaient encore nombreux en 1997. Sur le vu de ce qui précède le jugement attaqué n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.