Citation: 4P.246/1999 14.02.2000 E. 4

4.- a) Le recourant s'en prend ensuite à l'allocation d'un treizième salaire à l'intimée. Selon lui, la Chambre d'appel n'aurait pas tenu compte de la dénonciation de la CCNT 92 un mois après le début des rapports de travail, et elle aurait considéré arbitrairement que les parties avaient reconduit tacitement cette convention. L'intimée pourrait prétendre seulement à un treizième salaire au pro rata du premier mois de travail, effectué sous l'égide de la CCNT 92. b) Le moyen est vain. Pour autant que la constatation litigieuse, selon laquelle les parties ont entendu laisser subsister les conditions en vigueur à l'échéance de la CCNT 92, relève du fait, force est d'observer que le recourant ne démontre pas en quoi elle est arbitraire, car il n'apparaît pas qu'il ait allégué que la dénonciation de la CCNT avait modifié les relations de travail des parties. La cour cantonale pouvait retenir sans arbitraire que les intéressées avaient entendu maintenir leurs relations de travail sur les mêmes bases que celles qui existaient lorsque la convention était en vigueur (cf. ATF 98 Ia 561 consid. 1 et 2). Et dans la mesure où la critique du recourant consiste en une remise en question de l'application de la CCNT, il s'agit d'un grief touchant à l'application du droit fédéral, irrecevable dans un recours de droit public compte tenu de l'ouverture de la voie du recours en réforme (art. 43 ss, 84 al. 2 OJ).