Citation: K 114/02 14.03.2003 E. 1

3.2 Dans le cas d'espèce, la caisse intimée n'a rendu aucun prononcé sous forme de décision formelle quant à la prise en charge des frais litigieux en vertu de l'assurance obligatoire des soins (art. 80 LAMal). Le recourant et l'intimée ont certes procédé à un échange fourni de correspondances portant sur la prise en charge d'une partie des coûts du médicament en cause, mais l'assureur-maladie n'a rendu ni décision formelle, ni, partant, décision sur opposition (art. 85 LAMal) à ce propos, alors que le recourant ne lui a, de son côté, rien demandé de tel. Dans un courrier du 28 novembre 2001, le recourant s'est borné à prendre acte de la déclaration de l'intimée, selon laquelle elle refusait de prendre en charge les frais du savon «Lubex» qui dépassaient la limitation prévue par la liste des spécialités édictée par l'OFAS (art. 52 al. 1 let. b LAMal), et lui a alors demandé le remboursement de ceux-ci dans le cadre des assurances complémentaires. En réponse, la caisse-maladie s'est limitée à discuter de la prise en charge des coûts invoqués sous l'angle des seules assurances complémentaires du recourant (courrier de la caisse-maladie du 12 décembre 2001). Pour sa part, le premier juge a considéré le recours porté devant lui comme une action relative à l'application du régime des assurances complémentaires, refusant, implicitement, d'entrer en matière sur le recours cantonal en tant qu'il concernait la prise en charge des frais litigieux en vertu des prescriptions de la LAMal, ce qui ne ressort du reste pas clairement de l'acte de recours cantonal. Au demeurant, le recours cantonal ne pouvait être interprété comme un recours formé par l'assuré lorsque l'assureur n'a pas rendu de décision ni de décision sur opposition, en dépit de la demande de l'assuré, au sens de l'art. 86 al. 2 LAMal, dans la mesure où le recourant n'a justement pas fait usage de la faculté de requérir une décision formelle de l'intimée. On constate qu'en l'absence de décision formelle rendue par l'intimée sur la prise en charge des coûts en cause sous l'angle de l'assurance obligatoire des soins, c'est à bon droit que l'instance judiciaire cantonale n'est pas entrée en matière sur le recours de l'assuré. 3.3 Il suit de là que le recours est mal fondé. Il y a lieu, néanmoins, de transmettre à la caisse intimée le recours de droit administratif de K.________ comme une demande visant à obtenir une décision formelle, puisqu'il invoque explicitement - en procédure fédérale - l'application de la LAMal et requiert la prise en charge des frais en question au titre de l'assurance obligatoire des soins. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :