Citation: 9C_507/2019 E. 5

La recourante fait grief aux premiers juges d'avoir arbitrairement nié la détérioration de son état de santé. Elle conteste que le rapport d'expertise du CEMed sur lequel repose le jugement attaqué soit probant dès lors que les experts ont ignoré, nié ou apprécié différemment ses problèmes psychiques et l'incapacité de travail en résultant, sans explication. En effet, les experts auraient non seulement nié toute incidence présente mais aussi passée en relation avec lesdits problèmes alors qu'une incapacité de travail de 30 % avait été dûment retenue lors de la procédure initiale. Elle prétend que cette longue incapacité de travail était déterminante pour évaluer l'aggravation de sa situation ainsi que ses ressources personnelles pour surmonter le trouble somatoforme. Elle reproche à la juridiction cantonale de s'être uniquement étonnée du défaut d'explication au sujet du recouvrement d'une pleine capacité de travail mais de ne pas en avoir tiré les conséquences quant à la valeur probante du rapport d'expertise et de ne pas avoir donné suite à sa requête d'expertise judiciaire.