Citation: 1B_173/2014 E. 3.2

3.2. S'agissant d'abord de la plainte déposée à l'encontre de B.________ pour dénonciation calomnieuse, le Tribunal cantonal a retenu en substance que toute prétention civile semblait d'emblée vouée à l'échec dans la mesure où le recourant avait été condamné pour injure par ordonnance pénale et que - bien qu'il s'y soit opposé - il avait reconnu les faits, de sorte qu'il paraissait exclu que cette plainte puisse déboucher sur une condamnation pour dénonciation calomnieuse. L'argumentation de l'instance précédente ne prête pas le flanc à la critique. Le recourant ne discute d'ailleurs pas cette motivation dans son recours. Le refus de lui accorder l'assistance judiciaire pour la plainte pénale dirigée contre B.________ doit dès lors être confirmé. Concernant ensuite la plainte déposée à l'encontre de C.________ pour menaces et atteintes à l'honneur, le Tribunal cantonal a considéré que les faits, survenus en l'absence de témoin s'agissant des menaces, étaient pour l'essentiel reconnus par le prévenu, sous réserve que celui-ci estimait que le canon du fusil n'était pas pointé sur son interlocuteur alors qu'il l'interpellait, au moment de sortir des armes du coffre de son véhicule; d'après le recourant lui-même, le prévenu ne l'aurait pas mis en joue puisqu'il tenait l'arme à la main et se serait limité à lui dire "Si vous vous approchez là, je vous tire". L'instance précédente a encore estimé que le seul poste des conclusions civiles concernerait une indemnité pour tort moral mais qu'il paraissait douteux que les conditions restrictives posées par l'art. 49 CO (notamment la gravité de l'atteinte) puissent être réalisées. Elle en a déduit que le refus d'accorder l'assistance judiciaire au recourant résistait à l'examen non seulement sous l'angle du critère des chances de succès de ses prétentions civiles mais aussi sous celui de la nécessité de la désignation d'un conseil juridique, compte tenu de la simplicité de l'état de fait et des circonstances personnelles de l'intéressé. Le recourant ne démontre pas précisément et concrètement en quoi et pourquoi les motifs avancés par le Tribunal cantonal seraient erronés (art. 42 al. 2 LTF). Comme s'il plaidait devant une cour d'appel, il se contente d'affirmer - sans le démontrer - que l'action civile n'est pas vouée à l'échec : il avance de façon péremptoire que le fait d'être menacé par une arme à feu ainsi que les insultes qu'il s'est vu infliger constituent des atteintes graves à la personnalité au sens de l'art. 49 CO et justifient une indemnité pour tort moral de 5'000 à 10'000 francs. Le recourant entend ainsi substituer sa propre appréciation des circonstances à celle de l'autorité précédente. Il fait aussi valoir, à nouveau sur un mode purement appellatoire, que l'affaire est complexe, vu "les mesures d'instruction que le plaignant devra requérir et auxquelles il devra participer", sans exposer en quoi celles-ci consistent. Il dénonce enfin l'instruction "lacunaire" opérée par le Ministère public. Or, cet argument n'est pas pertinent dans la mesure où il ne tend pas à démontrer la complexité de l'affaire. En définitive, le recourant n'expose pas en quoi il ne serait pas capable de suivre une procédure pénale simple, telle que celle qui fait l'objet du présent litige. Dans ces conditions, compte tenu de la simplicité de la cause, il y a lieu de retenir qu'une personne raisonnable munie de ressources suffisantes n'aurait pas fait appel à un avocat. Le Tribunal cantonal n'a donc pas violé l'art. 136 CPP en considérant que le refus du Ministère public d'accorder l'assistance judiciaire était justifié. Le recours est par conséquent rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.