Citation: 1C_391/2023 E. 10

Les recourants dénoncent une mauvaise application des dispositions fédérales relatives à la protection de la forêt ainsi qu'une application arbitraire des dispositions cantonales y relatives. Ils soutiennent que le boisement situé sur leur parcelle en continuité de la forêt sise sur la parcelle n° 1247 devrait être qualifié de forêt et que tant le parking souterrain que les villas C1 et C2 ne respecteraient pas la distance de dix mètres à la lisière de la forêt prévue par la loi cantonale. Les juges précédents auraient à tort retenu que cette question avait été tranchée dans le précédent arrêt et refusé d'interpeller la Direction générale de l'environnement à ce sujet. Ils auraient également erronément dénié que l'évolution de la forêt sur leur parcelle ne justifiait pas un contrôle préjudiciel du plan en vertu de l'art. 13 al. 3 LFo. L'art. 23 de la loi forestière vaudoise du 8 mai 2012 (LVLFo; BLV 921.01) est plus large que le droit fédéral et leur donnait un droit de requérir la constatation de la nature forestière sur leur parcelle dans le cadre de la procédure de permis de construire initiée par l'intimée.