Citation: 6P.105/2004 20.09.2004 E. 3

3.1 Le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu. La Cour d'appel n'aurait pas tenu compte de ses critiques tendant à démontrer qu'il n'y avait pas chez lui de volonté et de conscience d'une activité coupable. L'argumentation qu'il a développée en instance cantonale de recours n'aurait pas été réfutée. 3.2 La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) le devoir pour l'autorité de motiver sa décision, afin que le destinataire puisse la comprendre, la contester utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle. Pour répondre à ces exigences, le juge doit mentionner, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause. Le juge n'a toutefois pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les arguments invoqués par les parties. Il n'y a violation du droit d'être entendu que si l'autorité ne satisfait pas à son devoir minimum d'examiner et de traiter les problèmes pertinents (ATF 129 I 232 consid. 3.2 p. 236; 126 I 97 consid. 2b p. 102). 3.3 La Cour d'appel a noté que le recourant contestait l'élément intentionnel. Elle a exposé les éléments sur lesquels elle se fondait pour retenir que le recourant avait envisagé et accepté que son frère allait utiliser les documents comptables falsifiés à l'égard des banques et de la société partenaire Z.________ SA (cf. arrêt attaqué, p. 27/28). De la sorte, la Cour d'appel a satisfait à son devoir minimum de traiter les critiques du recourant et la motivation qu'elle a adoptée est suffisante pour comprendre ce qui a guidé son choix. Il n'y a pas de violation du droit d'être entendu du recourant. Savoir si les éléments pris en compte par la Cour d'appel pour justifier sa solution sont suffisamment probants ou non relève de l'appréciation des preuves, non du droit d'être entendu. 3.4 Le recourant se plaint aussi d'arbitraire. L'argumentation qu'il présente revient à reformuler d'une manière différente sa critique d'une violation de son droit d'être entendu. S'il fallait malgré tout la considérer comme une critique relative à l'établissement des faits et à l'appréciation des preuves, elle ne consisterait qu'en une libre discussion des faits à caractère appellatoire, irrecevable dans un recours de droit public (supra, consid. 2.2).