Citation: 7B_215/2022 E. 2.5.1

2.5.1. En l'espèce, l'autorité précédente a apprécié les faits sur la base des éléments ressortant du dossier cantonal, sans administrer de nouveaux moyens de preuve. Elle a rejeté la réquisition de preuve de l'intimé 2 tendant à l'audition en qualité d'experte de E.________, spécialiste en psychologie légale FSP, sur les spécificités de la mémoire de l'enfant et de l'influence que peut avoir l'attitude d'adultes sur celle-ci dans certaines situations. Elle a considéré à cet égard que E.________, qui n'avait pas assisté aux faits, ne pouvait pas être entendue comme témoin (cf. art. 162 CPP), mais devrait être désignée en qualité d'experte en vue de l'établissement d'une expertise de crédibilité des déclarations de la recourante (cf. art. 184 CPP), ce qui ne se justifiait pas dès lors que la juridiction d'appel pouvait procéder elle-même à l'appréciation de celles-ci en relation avec les autres moyens de preuve au dossier. En outre, la cour cantonale a relevé qu'une nouvelle audition de la recourante était exclue vu le temps écoulé depuis les faits et que l'audition de l'intimé 2 n'apporterait rien dans la mesure où il persistait à contester les faits reprochés. Cela étant, la cour cantonale a estimé que, le premier juge ayant analysé de manière détaillée l'ensemble des moyens de preuve existants, il ne lui appartenait pas de procéder à un réexamen complet et détaillé de l'ensemble des éléments au dossier. Elle s'est dès lors limitée à l'appréciation des moyens de preuve qui lui paraissaient être les plus importants (cf. jugement attaqué, consid. 8 et 12.1 p. 7 et 12 s.; décision de la cour cantonale du 20 janvier 2021, consid. 3 à 8).