Citation: 6B_357/2022 E. 2.3.2

2.3.2. A l'appui de son grief tiré d'une violation de l'art. 430 al. 1 let. a CPP, le recourant allègue que son comportement relèverait davantage de la volonté de faire son travail de manière consciencieuse et qu'il ne pouvait raisonnablement être interprété comme un comportement contraire au droit. Dans une argumentation purement appellatoire et, partant, irrecevable, le recourant ne fait qu'opposer sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale sans démontrer en quoi celle-ci aurait sombré dans l'arbitraire. Il en va notamment ainsi lorsqu'il conteste avoir emporté des documents originaux, ceux retrouvés à son domicile lui ayant été confiés par des administrés pour examiner, à titre gratuit, la faisabilité d'une demande de permis, qu'il n'aurait jamais commis d'autre faute que de ramener à son domicile des décisions rendues par le Tribunal fédéral, accessibles depuis internet, ou des décisions rendues par son service, en copie, qui pouvaient lui être utiles pour rédiger ses propre décisions, que ces documents auraient été conservés dans un bureau distinct de l'appartement auquel son épouse et ses enfants n'avaient pas accès, et que la transmission de renseignements à des tiers n'aurait été effectuée que sur mandat des administrés. Il en va de même lorsque le recourant soutient que même s'il avait violé les normes de droit administratif régissant le statut de la fonction publique, cela n'aurait jamais engendré l'ouverture d'une procédure pénale, faute de plainte déposée et qu'en tout état cela n'aurait jamais justifié que le fonctionnaire prétendument manquant soit arrêté sur son lieu de travail. Selon lui, dans l'hypothèse où il aurait commis une faute en emportant des documents à son domicile, la cour cantonale n'aurait dû retenir à son encontre qu'une faute légère ce qui ne s'opposait pas à une indemnisation et ne justifiait pas l'ouverture d'une procédure pénale. Une telle critique, appellatoire, est irrecevable. Au demeurant et contrairement à ce que soutient le recourant, le défaut de plainte est sans pertinence, puisque l'infraction de corruption passive se poursuit d'office (cf. art. 322quater CP). Quant au fait que sa faute ne serait que légère, il sied de relever que les violations du droit administratif retenues dans la décision du Conseil d'État ont conduit cette autorité à le révoquer, soit à prononcer la sanction la plus grave en matière de fonction publique.