Citation: I 607/01 19.08.2002 E. 3

3.1 En procédure fédérale, le recourant s'en prend essentiellement aux conclusions des experts psychiatres et plus particulièrement à celles du docteur I.________, qui jugeait l'intimé entièrement incapable de travailler. Selon le recourant, le diagnostic de l'expert I.________ - un trouble bipolaire à pôle maniaque - est erroné, car l'état objectif de l'intimé ne correspond ni aux descriptions de cet expert ni à la définition de cette affection psychique. Le recourant poursuit en soutenant que le «malaise» de l'expert I.________ - qui a parlé ensuite d'un trouble affectif bipolaire, épisode actuel de dépression moyenne - a gagné l'ensemble du COMAI, lequel a finalement retenu à tort, à son avis, une incapacité de travail de 50 %. Le recourant allègue par ailleurs que l'état de l'intimé n'est ni clairement dépressif ni clairement maniaque, mais qu'il correspond plutôt à une dysthymie chez une personnalité passive-agressive, comme le docteur C.________ l'avait attesté. Dès lors, estime le recourant, les troubles évoqués ne témoignent pas d'une pathologie psychiatrique grave, si bien qu'en faisant preuve de toute la bonne volonté qu'on est en droit d'exiger de l'intimé, ce dernier peut mettre sa capacité de travail à profit. 3.2 En saisissant le Tribunal fédéral des assurances, l'office recourant devait à tout le moins exposer en quoi les conclusions des experts du COMAI souffraient de contradictions ou n'étaient pas convaincantes. Le recourant n'a toutefois pas remis sérieusement en cause les conclusions desdits experts, dans la mesure où le seul grief qu'il leur adresse consiste à s'être laissés gagner par ce qu'il appelle le «malaise» de l'expert I.________. En revanche, sans raison apparente, le recourant a focalisé ses critiques sur le rapport du docteur I.________ dont les experts du COMAI s'étaient pourtant distancés. Quant à la référence au diagnostic du psychiatre C.________, elle ne lui est d'aucun secours, car le Tribunal cantonal des assurances avait considéré, dans son jugement de renvoi du 1er octobre 1998, que le rapport de ce médecin manquait de précision. Quoi qu'en dise le recourant, le rapport d'expertise du COMAI du 5 mai 2000 remplit toutes les conditions auxquelles la jurisprudence rappelée au consid. 2.2 ci-dessus soumet la valeur probante de tels documents. Les médecins du COMAI, parmi lesquels officiait le psychiatre H.________, ont fait une analyse nuancée et approfondie de la situation et de l'ensemble des examens. En particulier, ils ont exposé les motifs - pertinents - qui les ont conduit à s'écarter des conclusions de leur confrère I.________ et à fixer le taux d'incapacité de travail de l'intimé à 50 %. Le recours est mal fondé.