Citation: I 354/01 03.05.2002 E. A

A.- M.________ a travaillé à plein temps au restaurant X.________, à partir de mai 1990. Le 25 juin 1996, son médecin traitant, le docteur A.________, a diagnostiqué une maladie de Biermer, (traitée par injections de vitamines B12), une hypothyroïde sur maladie de Hashimoto (substituée par Eltroxin) et un état dépressif réactionnel avec poly-arthralgies, abattement et asthénie. Il a attesté une incapacité de travail totale, dès le 13 novembre 1995, pour une durée indéterminée. Le contrat de travail de M.________ a été résilié par l'employeur avec effet au 31 décembre 1996, en raison de nombreuses absences de sa part. Le 10 décembre 1996, elle a sollicité l'octroi de prestations de l'assurance-invalidité et a été examinée par divers médecins. Dans un rapport du 28 janvier 1998, le docteur B.________, médecin de l'assurance-invalidité, a constaté que, du point de vue de l'atteinte somatique pure, l'assurée pourrait au moins assumer un poste à 70-80 % dans son métier. L'obstacle à la reprise relevant de troubles psychiques, il a proposé que l'assurée soit soumise à une expertise psychiatrique. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (Office AI) a confié une expertise à la doctoresse D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Dans un rapport du 25 février 1998, l'expert a diagnostiqué une dysthymie et fixé l'incapacité de travail de l'assurée à 50 %. Dans un rapport du 4 mars 1998, le docteur B.________ a fait part de ses observations concernant l'expertise. Par décision du 28 juillet 1998, l'Office AI a rejeté la demande de prestations, motif pris que l'atteinte à la santé de l'assurée entraînait une incapacité de travail de 25 % seulement dans son ancienne occupation.