Citation: 1P.105/2003 02.04.2003 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis, notamment en ce qui concerne le recours de droit public (ATF 127 I 92 consid. 1 p. 93 et les arrêts cités). 1.1 Formé en temps utile contre une décision finale rendue en dernière instance cantonale, le recours est recevable sous l'angle des art. 86, 87 et 89 OJ. 1.2 L'art. 88 OJ ne reconnaît la qualité pour agir par la voie du recours de droit public qu'à celui qui est atteint par l'acte attaqué dans ses intérêts personnels et juridiquement protégés. Lorsque le recourant est une victime au sens de la loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infractions (LAVI; RS 312.5), il peut recourir contre un classement ou un non-lieu en se fondant sur l'art. 8 al. 1 let. c LAVI. En application de l'art. 2 al. 2 let. a LAVI, les parents sont assimilés à la victime pour ce qui est des droits dans la procédure pénale (cf. ATF 126 IV 42 consid. 3c p. 46). Il faut pour cela qu'ils aient eu qualité de partie dans le cours de la procédure pénale, et qu'ils aient élevé des prétentions civiles (ATF 120 IV 44 consid. I/4-8 p. 51 ss; Corboz, Les droits procéduraux découlant de la LAVI, SJ 1996 p. 53-92, 80). En l'espèce, il ne fait aucun doute que les recourants, parties civiles, ont participé à la procédure ayant abouti à la décision contestée même si, à défaut d'inculpation, ils n'ont bénéficié que de droits restreints. Par ailleurs, lorsque le recours est dirigé contre une décision de classement ou de non-lieu, c'est-à-dire avant tout jugement, on ne saurait reprocher à la victime de ne pas avoir pris formellement de conclusions civiles, puisque cela n'était pas possible à ce stade (ATF 120 Ia 101 consid. 2b p. 106, IV 44 consid. I/4a p. 53). Les recourants indiquent par ailleurs, dans leur recours de droit public, qu'ils pourraient prétendre à une indemnisation pour tort moral fondée sur l'art. 47 CO. Le recours est par conséquent recevable au regard de l'art. 88 OJ.