Citation: 9C_409/2023 E. A

A.a. Les époux A.A.________ et B.A.________ (ci-après: les contribuables) étaient assujettis de manière illimitée aux impôts dans le canton du Valais pendant les périodes fiscales 2010 à 2015. A.A.________ était employée au sein de C.________ SA (ci-après: la Société), sise à U.________ et active dans le domaine de l'immobilier, dont elle a également été l'administratrice. En 2010, C.________ SA a vendu à A.A.________ l'immeuble à construire "D.________", situé à V.________ et constitué de dix appartements en 10 lots PPE avec 12 places de parc souterraines. Les travaux ont été achevés en 2011 et les parts de copropriété ont été vendues dès le début de l'année 2012. A.b. Les époux A.A.________ et B.A.________ étaient aussi titulaires de l'intégralité des participations dans les sociétés E.________ Sàrl et F.________ (ci-après: GFA [Groupement foncier agricole]), sises à W.________ (France), sociétés au travers desquelles ils ont exploité le domaine de X.________, en France, qui se compose d'un domaine viticole et de gîtes touristiques. A.c. Le 25 janvier 2012, G.________, administrateur de C.________ SA, a adressé un courrier au Service cantonal des contributions du canton du Valais (ci-après: le SCC), par lequel il a indiqué que A.A.________ avait décidé d'acquérir l'immeuble "D.________" en vue de s'assurer un revenu régulier par le biais des produits de location mais qu'elle souhaitait revendre les appartements qui n'avaient pas pu être loués. G.________ a notamment demandé au SCC de confirmer que les ventes des lots PPE seraient imposées sur la base de l'impôt sur les gains immobiliers. Le SCC a répondu par courrier du 9 février 2012 qu'il imposerait les futures ventes des lots PPE "D.________" en tant que gains immobiliers, sous réserve de fait nouveau ou changement de pratique. Le 11 juin 2012, le SCC a informé G.________ que la situation était en réalité différente de celle que celui-ci avait initialement décrite dans son courrier du 25 janvier 2012; le service avait constaté que la totalité des lots PPE inoccupés étaient en vente, qu'aucune recherche de locataires n'avait été effectuée, que A.A.________ était active professionnellement dans la promotion immobilière au sein de l'entreprise C.________ SA, dont elle était également administratrice, que les unités de PPE avaient été vendues par la Société à A.A.________ et que le financement des appartements avait été effectué par un emprunt. Partant, le SCC indiquait que le dossier était désormais analysé sous l'angle de la promotion immobilière et imposé par le Service des indépendants. A.d. Le 13 octobre 2017, le SCC a taxé définitivement les contribuables pour l'impôt fédéral direct (IFD) et les impôts cantonal et communal (ICC) 2011 à 2013 et leur a notifié le bordereau d'impôt rectifié pour l'année 2010. Le 19 octobre 2017, il a procédé à la taxation définitive des contribuables pour les années fiscales 2014 et 2015 en matière d'IFD et d'ICC. A.e. Le 27 novembre 2017, les contribuables ont déposé une réclamation contre les taxations concernant les périodes fiscales 2010 à 2015, que la Commission cantonale d'impôts des personnes physiques du canton du Valais a partiellement admise, par décision du 3 février 2020. Tout en niant l'effet contraignant du ruling du 25 janvier 2012, elle a confirmé la qualification des revenus résultant de la vente des PPE de l'immeuble "D.________" de revenu de l'activité lucrative indépendante, ainsi que l'appartenance à la fortune privée des participations E.________ Sàrl et GFA. Par décision du 22 avril 2021, la Commission de recours en matière fiscale du canton du Valais (ci-après: la Commission de recours; aujourd'hui Tribunal cantonal du Valais, Cour de droit fiscal) a rejeté le recours formé par les contribuables contre la décision du 3 février 2020 aussi bien pour ce qui concerne l'IFD que les ICC pour les périodes fiscales 2010 à 2015. Par arrêt 2C_761/2021 du 14 juillet 2022, le Tribunal fédéral a annulé la décision de la Commission de recours du 22 avril 2021 et lui a renvoyé la cause pour nouvelle décision au sens des considérants. Selon ceux-ci, l'autorité précédente avait porté atteinte au droit d'être entendu des contribuables, dès lors qu'elle n'avait pas exposé en quoi consistaient les différences entre la situation présentée dans la demande de ruling du 25 janvier 2012 et la situation réelle déterminante en vue de la taxation, ni motivé sa décision sur le conflit d'imposition entre la France et la Suisse.