Citation: 5A_230/2021 E. 4.3

4.3. Dans la mesure où le recourant critique ensuite la validité des motifs ayant conduit l'autorité précédente à nommer une autre personne que le père en qualité de curateur du recourant, celui-ci entend d'abord rectifier, en fait, les raisons ayant conduit à la décision intimant l'ordre au recourant et à son père de quitter leur logement. Ce faisant, et autant que le recourant soulève une critique d'arbitraire dans l'établissement des faits (art. 9 Cst.), force est de relever que la correction d'un tel vice suppose qu'il ait une incidence sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF et supra consid. 4.1). Or, tel n'est pas le cas en l'espèce. Les événements ayant conduit à l'expulsion de D.A.________ et A.A.________ de leur logement ne sont à eux seuls pas pertinents pour l'issue de la présente affaire, à tout le moins le recourant n'établit pas le contraire. Il apparaît quoi qu'il en soit que cette expulsion a eu des répercussions majeures sur la vie de l'intéressé, en sorte qu'un nouveau risque quant à la stabilité du logement de A.A.________ doit être évité à l'avenir. Autant que recevable, le grief est infondé. Pour le surplus, le recourant estime en substance que la cour cantonale aurait violé les art. 400 et 401 CC en retenant que des difficultés financières et un risque quant à la stabilité du logement pourraient constituer des motifs juridiques valables permettant d'écarter D.A.________ de la fonction de curateur. Il ressort des considérants de la décision entreprise que la cour cantonale a constaté que le père du recourant rencontrait des difficultés significatives dans la gestion de ses affaires administratives et financières courantes (logement, assurances, impôts), de sorte qu'à la lumière des critères des art. 400 et 401 CC qu'elle a rappelés, celui-ci n'était pas juridiquement éligible à la fonction de curateur du recourant, faute de disposer des aptitudes nécessaire à ces fonctions. En se limitant à réfuter la validité du raisonnement de la cour précédente et à présenter sa propre appréciation de sa cause selon laquelle la nomination de son père doit primer toute autre solution, sans expliciter plus avant sa critique, singulièrement sans s'en prendre plus avant à la motivation de la cour cantonale basée sur les poursuites dont son père fait l'objet, le recourant ne démontre nullement une violation des dispositions précitées. La critique, autant que recevable eu égard aux exigences minimales de motivation (art. 42 al. 2 LTF, cf. supra consid. 4.1), est mal fondée et doit en conséquence être rejetée.