Citation: 4A_249/2008 12.12.2008 E. 3

La recourante ne conteste pas être liée à l'intimé par un contrat d'architecte global, auquel la norme SIA 102 a été intégrée. Il ressort de l'état de fait qui lie le Tribunal fédéral que la recourante a mis fin à ce contrat par courrier du 23 août 2004. La cour cantonale a considéré, à juste titre, que le mandant qui révoque le contrat est tenu de payer les honoraires correspondant aux prestations accomplies jusqu'à la date de la révocation, ainsi que tous les frais que l'architecte a dû engager (art. 1.14.2 de la norme SIA 102). Le litige porte sur le prétendu droit à une expertise invoqué par la recourante. Cette dernière reproche à la cour cantonale d'avoir violé l'art. 8 CC en refusant d'ordonner l'expertise qu'elle avait requise afin de déterminer les frais et honoraires de l'intimé. Outre la violation du droit à la preuve, la recourante fait également valoir que les faits pertinents pour établir les honoraires de l'architecte ont été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit à la preuve de l'art. 8 CC, au sens de l'art. 97 LTF. On remarquera d'entrée de cause que la recourante se contente d'affirmer que les faits ont été établis de façon manifestement inexacte, sans expliquer de manière circonstanciée en quoi les conditions d'une exception prévue par l'art. 105 al. 2 LTF seraient réalisées, de sorte que ce grief n'est pas recevable. Quant au grief relatif à l'établissement des faits en violation du droit à la preuve, il se recoupe avec le motif tiré de la violation de l'art. 8 CC, de sorte qu'ils seront examinés conjointement ci-après. 3.1 L'art. 8 CC répartit le fardeau de la preuve pour toutes les prétentions fondées sur le droit fédéral et détermine, sur cette base, laquelle des parties doit assumer les conséquences de l'échec de la preuve (ATF 127 III 519 consid. 2a; 126 III 189 consid. 2b, 315 consid. 4a). La jurisprudence en déduit également un droit à la preuve et à la contre-preuve (ATF 126 III 315 consid. 4a), à la condition qu'il s'agisse d'établir un fait pertinent (ATF 126 III 315 consid. 4a; 123 III 35 consid. 2b), qui n'est pas déjà prouvé (ATF 127 III 519 consid. 2a; 126 III 315 consid. 4a), par une mesure probatoire adéquate (cf. ATF 90 II 224 consid. 4b) qui a été régulièrement offerte selon les règles de la loi de procédure applicable (ATF 126 III 315 consid. 4a; 122 III 219 consid. 3c).