Citation: 5A_8/2023 E. 8.4

8.4. La cour cantonale a retenu que le taux d'activité de l'épouse s'était élevé à 100 % jusqu'au 31 juillet 2019 et que, à compter du 1er août 2019, il avait été réduit à 85 % pour des raisons médicales. La décision de première instance, à l'état de fait de laquelle l'arrêt querellé renvoie pour l'essentiel, précise que l'intéressée avait souffert d'une surcharge chronique de travail pendant des années et qu'elle avait subi plusieurs épisodes d'épuisement sur des périodes allant de quelques semaines à quelques mois. On doit ainsi constater que l'épouse a travaillé à temps plein jusqu'à l'été 2019 alors que, au regard du principe du taux d'activité raisonnablement exigible, on ne pouvait exiger d'elle qu'elle travaille à un taux supérieur à 50 %, l'enfant cadet E.________ ayant fêté ses 12 ans au mois de juin 2019. Par la suite, le taux d'activité de l'intimée, même réduit à 85 %, était encore supérieur à celui que l'on pouvait raisonnablement exiger d'elle au regard de la jurisprudence, E.________ ayant atteint l'âge de 16 ans au mois de juin 2023. C'est ainsi sans arbitraire que la juridiction précédente a tenu compte du " travail surobligatoire " de l'intimée ainsi que de la charge accrue résultant pour elle de la prise en charge des enfants du couple, tous mineurs au moment de la première période de versement arrêtée en faveur de l'époux, les aînés se trouvant ensuite encore en formation au moment de leur accès à la majorité. Dans ce contexte, point n'est besoin de déterminer dans quelle mesure l'argument du recourant relatif à sa prévoyance professionnelle permet de s'écarter valablement d'une répartition de l'excédent par " grande tête ". Le moyen est, partant, infondé.