Citation: 1A.169/2000 10.10.2000 E.

E.- M.________ et consorts ont déposé, contre cet arrêt du Tribunal administratif, un recours de droit administratif (1A. 169/2000) et un recours de droit public (1P. 287/ 2000). Par la voie du recours de droit administratif, ils demandent au Tribunal fédéral de réformer ou d'annuler l'arrêt du Tribunal administratif, et de prononcer l'annulation des trois permis de construire ainsi que de la décision finale du DTPAT, "un degré de sensibilité au bruit II étant attribué à la partie de la zone qui borde le coteau de La Sallaz vers le bois de Sauvabelin" et le dossier étant renvoyé aux autorités inférieures pour nouvelles décisions. Les recourants se plaignent d'une violation des prescriptions de la législation fédérale sur la protection de l'environnement en matière de protection contre le bruit. Par la voie du recours de droit public, ils demandent au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt du Tribunal administratif. Ils se plaignent, à différents égards, de violations du droit d'être entendu ou d'un déni de justice formel. Ils dénoncent également une violation des principes de la légalité et de la non-rétroactivité des lois, ainsi qu'une application arbitraire de différentes dispositions cantonales, en faisant en substance valoir que les permis de construire n'auraient pas dû être délivrés avant l'issue des procédures de recours contre le plan d'affectation cantonal. Enfin, critiquant les dépens alloués aux intimés et mis à leur charge, les recourants se plaignent d'une application arbitraire du droit cantonal de procédure. L'instruction de ces deux recours a été suspendue jusqu'au jugement du Tribunal fédéral dans les causes concernant le plan d'affectation cantonal et l'autorisation de défricher (arrêt 1A.17/2000 et 1A.39/2000 du 17 août 2000). Dans leurs réponses, la commune de Lausanne et Tridel S.A. concluent au rejet des recours. Les municipalités de Romanel-sur-Lausanne et du Mont-sur-Lausanne ont renoncé à déposer des observations et à prendre des conclusions. L'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage (OFEFP), s'est déterminé sur les moyens du recours de droit administratif. Le mémoire de réponse du Département des infrastructures, daté du 22 septembre 2000 et mis à la poste le 23 septembre 2000, a été déposé après l'échéance du délai de réponse, fixée au 20 septembre 2000. Ce mémoire, tardif (cf. art. 32 al. 3, 93 al. 1 et 110 al. 2 OJ), a été renvoyé à son auteur et il n'a pas été versé au dossier.