Citation: 8C_627/2023 E. 6.2.1

6.2.1. Les premiers juges ont constaté que les conclusions de l'expertise du 15 septembre 2022 se superposaient, à peu de choses près, à celles émises par les experts en 2011. Ainsi, en mars 2011, les médecins experts ont diagnostiqué des gonalgies antérieures aspécifiques chroniques, des lombalgies basses récurrentes et un syndrome cervicobrachial avec discopathie C5-C6, n'entraînant pas d'incapacité de travail dans toute activité évitant les escaliers et les échelles, les déplacements et le travail sur terrain inégal, sans port de charges de plus de 10 kilos, en alternant les positions. En septembre 2022, les experts du SMEX ont posé les diagnostics de gonalgie droite sur gonarthrose post-traumatique du genou droit, de syndrome lombo-vertébral chronique sur discopathie dégénérative avec arthrose des apophyses responsable d'un canal lombaire étroit et de syndrome cervicobrachial droit avec une discopathie pluri-étagée, uncarthrose, arthrose facettaire et sténose foraminale des 2 côtés de C3 à C7, faisant état d'une capacité de travail de 80% dans une activité adaptée (100% de temps de présence avec baisse de rendement de 20% en raison des pauses supplémentaires nécessaires pour dérouiller son genou). Du point de vue strictement médical, le recourant ne conteste pas ces constatations. Celles-ci dénotent cependant, contrairement au point de vue des premiers juges, une péjoration notable de l'état de santé du recourant qui justifiait un nouvel examen du droit aux prestations, auquel l'intimé a toutefois dûment procédé.