Citation: 6F_2/2018 E. 1.5

1.5. Dans un second moyen, toujours en relation avec l'infraction d'escroquerie, le requérant se plaint de ce que le Tribunal fédéral a rejeté une partie de ses griefs portant sur l'établissement des faits en les déclarant irrecevables car appellatoires (arrêt attaqué consid. 17.1 et sous-considérants). Il tente ainsi de revenir sur les motifs retenus par le TPF comme ayant conduit l'Etat tchèque à vendre sa part des actions MUS. Le requérant ne fait toutefois que reprendre en grande partie les éléments factuels déjà exposés dans son recours en affirmant que s'il en avait été tenu compte il n'aurait pas été possible de retenir les faits tels qu'ils l'ont été par le TPF et le Tribunal fédéral. Conformément à la jurisprudence (cf. consid. 1.2 supra), celui qui ne motive pas suffisamment le moyen tiré de l'art. 105 al. 2 LTF ne saurait reprocher ensuite au Tribunal fédéral, par la voie d'une demande de révision, de n'avoir pas rectifié d'office une constatation de fait de l'autorité précédente, quand bien même cette constatation reposerait sur une inadvertance manifeste de l'autorité précédente. En d'autres termes, le requérant ne peut pas utiliser la voie de la révision pour discuter à nouveau des faits ou tenter de présenter à nouveau ses moyens alors que ceux-ci étaient insuffisants dans son recours. Le Tribunal fédéral n'a ainsi pas ignoré par inadvertance les faits présentés par le requérant dans son recours mais a estimé que son grief ne remplissait pas les exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF. En outre, le requérant reproche au TPF et au Tribunal fédéral de s'être notamment référé à une pièce qui ne figurerait pas à la procédure pour retenir les motifs ayant conduit l'Etat tchèque à vendre sa part des actions MUS. L'" exposé introductif " en question figure toutefois au dossier (pièce n° 05-00-00-0817) comme cela ressort du jugement du TPF (consid. 2.5 p. 139 renvoyant au consid. 2.3.2/c p. 132-133) auquel se réfère l'arrêt du Tribunal fédéral (arrêt attaqué consid. 17.1.1). Au vu de ce qui précède, il n'y a pas eu d'inadvertance, si bien qu'un motif ne révision de l'art. 121 let. d LTF fait défaut.