Citation: 9C_101/2023 E. 5

L'assuré fait grief au tribunal cantonal d'avoir fait preuve d'arbitraire en fixant la survenance de son incapacité de travail au 5 septembre 2018. Il soutient en substance que la dégradation de son état de santé et son incapacité totale de travail étaient déjà effectives le 16 juillet 2018, soit avant son hospitalisation à la CRR, et que l'aggravation de sa situation avait été constatée par la doctoresse C.________ (dans son rapport du 3 août 2018 concernant la consultation du 16 juillet précédent), ainsi que par le docteur E.________ (dans son rapport du 19 novembre 2018). Il explique encore que les précédentes demandes déposées auprès de l'office intimé étaient destinées à faire reconnaître son handicap sur le plan professionnel pour que son poste et son temps de travail soient adaptés. Il précise également avoir mentionné un "congé éducatif" comme motif justifiant sa démission en raison de la nécessité de s'occuper de ses enfants dans un contexte familial difficile, aggravé par son état de santé. Il explique en outre avoir aussi contesté la date du début de son incapacité de travail dans le cadre de l'assurance-chômage et paraît évoquer l'importance de cette date pour son droit à une rente de la prévoyance professionnelle. Il s'interroge finalement sur l'enchaînement chronologique des rapports du docteur D.________ ainsi que sur l'impression d'une dissimulation de la réalité médicale qui en découle au regard des avantages que peut en retirer l'institution de prévoyance auprès de laquelle il était assuré lors de son dernier emploi.