Citation: 9C_672/2020 E. 3.1

3.1. La Caisse de pensions recourante reproche en substance à la juridiction cantonale d'avoir fait preuve d'arbitraire dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves et d'avoir violé le droit fédéral (art. 34a LPP et art. 24 al. 6 OPP 2), en ce qu'elle a admis que l'intimée aurait travaillé à 100 % jusqu'au moment où elle a demandé à bénéficier de prestations de préretraite à compter du 1er janvier 2017 si elle n'avait pas été victime d'un accident en 2007. Elle fait valoir que l'intéressée présentait une capacité de travail de 100 % avec une diminution de rendement de 20 % et que c'est par convenance personnelle et sans aucun motif lié à une atteinte à la santé qu'elle a travaillé à 30 % depuis le 1er novembre 2010. En conséquence, la Caisse de pensions considère qu'elle n'a pas à "compenser" le refus de l'intimée d'exploiter sa capacité de travail en procédant au calcul de surindemnisation en se fondant sur un gain annuel présumé perdu de 88'660 fr. 60, correspondant au revenu hypothétique sans invalidité retenu par l'office AI. Selon elle, le gain annuel présumé perdu au sens de l'art. 34a al. 1 LPP est le salaire assuré pour l'activité professionnelle exercée par l'intimée en dernier lieu à 30 %, à savoir un montant annuel de 25'998 fr. 70.