Citation: 8C_120/2023 E. 4

Les premiers juges ont constaté que l'intimée avait subi un choc à la tête et un traumatisme crânien. Ils se sont fondés sur le témoignage de l'élève, selon lequel l'intimée aurait d'abord été percutée par la voiture à la hauteur de la hanche gauche, puis sa tête aurait tapé le haut du capot de la voiture, en faisant un bruit entre moyen et fort. La juridiction cantonale a en outre retenu que la trace longiligne que l'on pouvait voir sur les photographies du CD-ROM sur le côté droit confirmait les déclarations du témoin, qui aurait parlé d'un premier choc au niveau de la hanche de l'intimée. Il ressortait en outre des photos n° 9245 à 9249 une trace d'impact qui aurait pu être causée par la tête de celle-ci. Les constats de la doctoresse C.________, effectuées quatre jours après l'accident selon le rapport du 2 juin 2020, confirmaient une atteinte à la tête de l'intimée, qui avait été objectivée par l'IRM du 11 septembre 2019 et validée par les conclusions du bilan neuropsychologique. En revanche, la cour cantonale a écarté l'avis du docteur D.________, dès lors que ses conclusions étaient fondées sur un état de fait incomplet et que son rapport n'établissait pas l'absence de causalité entre l'accident et les troubles à la santé de l'intimée.