Citation: 8C_536/2013 E. A

B.________ a été engagée le 1er février 2006 en qualité de pilote et planificatrice de vols à un taux d'environ 65 % par la société C.________ SA. Cette société, fondée en avril 2003, a pour but l'organisation, la planification, la gestion et la commercialisation de transports aériens, ainsi que l'organisation de voyages. D.________ en est l'administrateur unique avec droit de signature individuelle. Le 21 août 2007, B.________ a épousé D.________ avec lequel elle a deux enfants nés respectivement en 2002 et 2007. Le 26 avril 2011, C.________ SA a résilié le contrat de travail de A.________ (auparavant B.________) avec effet au 30 juin suivant pour raisons économiques. Le 26 mai 2011, la prénommée s'est annoncée au chômage et a requis l'octroi des indemnités journalières à partir du 1er juillet 2011 pour une perte de travail de 70 %. Par décision du 27 juillet 2011, la Caisse cantonale vaudoise de chômage (ci-après: la caisse) a refusé d'allouer des prestations à l'assurée en raison de sa situation de conjointe d'un dirigeant de l'entreprise qui l'a licenciée. L'intéressée a contesté cette décision. A l'appui de son opposition, elle a fourni les explications suivantes. C.________ SA avait été fondée dans la perspective d'une relation d'affaires avec E.________ SA, société à qui F.________ SA avait donné la charge d'organiser le transport de personnes en avion pour l'entreprise. Les discussions entre E.________ SA et C.________ SA avaient abouti à la conclusion, en décembre 2004, d'une convention d'assistance technique selon laquelle la première, propriétaire d'un avion G.________, confiait à la seconde l'organisation et l'exploitation exclusive de cet avion conformément aux termes dudit contrat. C.________ SA avait engagé A.________, qui disposait d'une licence de pilote de ligne, pour gérer et piloter l'avion G.________. A cette fin, la prénommée avait suivi une formation complémentaire sur cet avion spécifique à l'étranger financée par E.________ SA. A la fin de l'année 2010, cette société avait résilié la convention d'assistance technique pour le 30 juin 2011. C.________ SA, qui n'était propriétaire d'aucun avion et dont l'activité avait essentiellement consisté à organiser le transport aérien pour le compte de E.________ SA, avait donc dû se séparer de A.________ ainsi que de trois autres pilotes ayant travaillé pour elle en "free lance". Vu l'âge de A.________ et le fait qu'elle ne disposait que d'une licence pour piloter l'avion G.________ dont il n'existait que très peu d'exemplaires en Suisse, un réengagement auprès de C.________ SA était exclu. Il n'y avait donc pas de risque de détournement de la loi. Dans une nouvelle décision du 13 mars 2012, la caisse a écarté l'opposition de l'assurée. Elle a considéré que malgré les éléments avancés, le risque d'une mise à contribution abusive de l'assurance ne pouvait être écarté.