Citation: 4C.385/2000 15.08.2001 E. 5

5.- La recourante soutient encore qu'à défaut d'appliquer les dispositions légales relatives au contrat d'agence, la cour cantonale aurait dû admettre que l'intimée devait réparation à la demanderesse en vertu de sa responsabilité contractuelle découlant de l'art. 97 CO. On peut sérieusement douter de la recevabilité de ce grief au regard de l'art. 55 al. 1 let. c OJ, étant donné que son exposé est d'une rare indigence. Loin de tenter de démontrer que le raisonnement juridique adopté par la cour cantonale est erroné, la demanderesse se contente désormais de marteler l'argument selon lequel le contrat litigieux lui conférait le droit exclusif de vendre des ordinateurs Y.________ à certains clients et de réaliser chez ceux-ci divers travaux d'installation informatique. L'autorité cantonale a retenu qu'en cours d'exécution du contrat de collaboration, la défenderesse a acheminé certains clients vers d'autres revendeurs pour des installations complexes, cela sans que la demanderesse, qui en avait eu connaissance, n'ait élevé la moindre protestation. Il s'agit là d'un indice de la volonté réelle des parties - que la recourante n'est pas à même de critiquer en instance de réforme (cf. ATF 118 II 365 consid. 1 p. 366) - qui ne va certainement pas dans le sens de l'exclusivité prétendue par la recourante. Enfin, la Cour de justice a admis, au considérant 5 in fine de son arrêt, que l'exclusivité est une chose rare dans le domaine informatique. Si tant est qu'on ne soit pas en présence de la constatation de l'existence et du contenu d'un usage - points qui relèvent du fait et sont donc soustraits à la censure de la juridiction de réforme (ATF 113 II 25 consid. 1a) -, la recourante ne discute même pas cet élément, qui va derechef clairement à l'encontre de l'opinion qu'elle professe. Le grief n'a aucun fondement à supposer qu'il soit recevable.