Citation: 9C_786/2007 22.07.2008 E. 3

La juridiction cantonale a constaté que le recourant disposait des qualifications et des connaissances nécessaires pour exercer la profession de dessinateur de machines, pour laquelle il n'aurait pas besoin d'un interprète et dans laquelle il ne subirait pas de diminution de sa capacité de gain. Elle a retenu que la condition de l'invalidité ou de la menace d'invalidité au sens des art. 4 et 8 LAI n'était en conséquence pas remplie. Par ailleurs, les premiers juges ont considéré, en se fondant sur un arrêt du Tribunal fédéral des assurances I 10/03 du 30 août 2004, que la prestation litigieuse - qui ne relevait pas d'une mesure de perfectionnement professionnel - devait également être refusée en vertu du principe de la priorité de l'obligation de réduire le dommage. Examinant encore le droit aux contributions requises sous l'angle du chiffre 1036 de la Circulaire de l'OFAS concernant la remise des moyens auxiliaires (CMAI), ils ont retenu que les prestations de service fournies par un tiers ne pouvaient être accordées en plus d'un moyen auxiliaire, mais seulement en lieu et place de celui-ci. Dès lors que le recourant était déjà au bénéfice d'un moyen auxiliaire sous la forme d'une prothèse auditive, il ne pouvait rien tirer en sa faveur du chiffre 1036 CMAI. Pour toutes ces raisons, la juridiction cantonale a retenu que le refus de prise en charge prononcé par l'intimé était conforme au droit.