Citation: 6B_610/2007 22.02.2008 E. 4

La recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir omis de tenir compte, dans l'état de fait de sa décision, d'un avis de droit du Professeur T.________, selon lequel la vente immobilière conclue le 17 août 1994 était nulle, ainsi que d'un autre avis de droit - dont elle n'indique ni l'auteur ni la date -, qui démontrerait que la décision de première instance octroyant à l'avocat B.________ des dépens dans l'affaire immobilière est entachée d'une erreur manifeste. A raison de cette omission, l'autorité cantonale aurait méconnu arbitrairement la pertinence des faits attestés par ces avis de droit, plus précisément que ceux-ci sont propres à diminuer la culpabilité de la recourante et, partant, à entraîner une réduction de la peine. 4.1 Une décision n'est pas arbitraire du seul fait qu'elle apparaît discutable ou même critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable, et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (ATF 132 III 209 consid. 2.1 p. 211). Sous peine d'irrecevabilité, l'arbitraire allégué doit par ailleurs être démontré conformément aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, dès lors que le grief revient à se plaindre d'une violation de l'art. 9 Cst. 4.2 Même si elle n'en a pas fait mention dans l'état de fait de son arrêt, l'autorité cantonale n'a pas ignoré les avis de droit invoqués par la recourante, puisque, statuant sur le grief de cette dernière, qui se plaignait de ce que les premiers juges n'avaient pas tenu compte de ces avis, elle en a discuté la portée. 4.3 L'arrêt attaqué nie la pertinence des faits dont se prévaut la recourante, au motif que, même avérés, ils n'autorisaient pas cette dernière à détruire la réputation de B.________ en l'accusant d'avoir adopté un comportement pénalement répréhensible, d'autant moins que l'enquête menée par le Tribunal cantonal fribourgeois ne laissait subsister aucun doute quant à la fausseté de cette accusation. Il n'y a rien à reprendre à ce raisonnement. La réalité, le cas échéant, des faits invoqués, soit l'irrégularité de la vente immobilière et l'octroi de dépens excessifs à B.________, ne justifiait pas que la recourante accuse ce dernier d'être un escroc, un diffamateur, un calomniateur et un faussaire, et moins encore qu'elle le fasse en sachant que les accusations ainsi portées étaient fausses. Supposés établis, les faits invoqués ne disculperaient donc en rien la recourante, ni ne pourraient diminuer sa faute, de sorte qu'ils ne sont pas propres à influencer le jugement dans le sens d'une réduction de la peine. Cela pouvait en tout cas être admis sans arbitraire. Le grief est par conséquent infondé.