Citation: 6B_445/2010 04.10.2010 E. 3

Le recourant critique ensuite la quotité de la peine qui lui a été infligée. Selon lui, une peine compatible avec le sursis total aurait été plus opportune compte tenu de l'effet prévisible de l'exécution de la peine sur son avenir professionnel et sa santé, qui serait affectée, en plus d'un trouble de l'adaptation, par une grave maladie cardiovasculaire. L'attitude de la victime à son égard n'aurait pas été prise en considération. Le recourant invoque aussi la jurisprudence publiée aux ATF 118 IV 337, selon laquelle le juge devait, au moment de fixer la peine, prendre en compte la limite au-delà de laquelle le sursis ne pouvait plus être accordé. 3.1 Ni l'arrêt cantonal ni le jugement de première instance ne font état de problèmes cardiovasculaires ou d'une attitude critiquable de la victime. Sur le deuxième point, la cour cantonale a jugé le même moyen irrecevable (arrêt entrepris, consid. 3c, p. 8), de sorte que la critique formulée par le recourant, qui rediscute le fond et non la recevabilité du grief devant l'autorité précédente, ne vise pas la décision de dernière instance cantonale (art. 80 al. 1 LTF). Au demeurant, le recourant s'écarte, sur ces deux questions, de manière inadmissible de l'état de fait de la décision entreprise, qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF). Les premiers juges ont, par ailleurs, mentionné, à décharge, le contexte fragile dans lequel le recourant évoluait au moment des faits, qui était à l'origine du trouble de l'adaptation diagnostiqué. Suivant l'expert, ils ont considéré la responsabilité du recourant comme moyennement diminuée en raison de ce trouble (jugement, consid. 13, p. 15), dont ils n'ont donc pas ignoré la portée dans la fixation de la peine. En ce qui concerne une éventuelle sensibilité accrue du recourant à la sanction, il suffit de rappeler que la vulnérabilité face à la peine ne doit être retenue dans la fixation de cette dernière que si elle la rend considérablement plus dure que pour la moyenne des autres condamnés, par exemple en présence de maladies graves, de psychoses claustrophobiques ou de surdimutité (v. arrêts non publiés du Tribunal fédéral 6B_14/2007 du 17 avril 2007 consid. 6.4 et 6S.703/1995 du 26 mars 1996 consid. 2c). Rien n'indique que le trouble qui affecte le recourant, qui n'apparaît pas d'une gravité comparable aux exemples cités par la jurisprudence, soit susceptible d'avoir un tel effet.