Citation: 4D_45/2009 09.06.2009 E. 5

En dernier lieu, la recourante se plaint d'une violation de son droit d'être entendue. Selon elle, le fait que l'autorité cantonale n'a pas recouru à la deuxième phase d'interprétation constitue une violation de l'obligation de motiver. Le droit d'être entendu prévu à l'art. 29 al. 2 Cst. comprend notamment l'obligation pour le juge de motiver sa décision, afin que le justiciable puisse la comprendre, la contester utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle. Il suffit cependant que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision. Il n'y a violation du droit d'être entendu que si l'autorité ne satisfait pas à son devoir minimum d'examiner et de traiter les problèmes pertinents (ATF 134 I 83 consid. 4.1 p. 88; 133 III 439 consid. 3.3 p. 445). Comme on vient de le voir, il ressort clairement du jugement entrepris que l'autorité cantonale a établi la réelle et commune intention des parties, en constatant que celles-ci avaient initialement prévu que la recourante poserait un raccord métallique, et que, par conséquent, le principe de la confiance n'a pas été mis en oeuvre. La recourante l'a d'ailleurs parfaitement compris, puisqu'elle a été en mesure, à l'appui du précédent grief, de reprocher à l'autorité cantonale de s'être contentée d'une interprétation subjective. Cela étant, il n'y a pas l'ombre d'une violation du droit à obtenir une décision motivée.