Citation: 2C_575/2023 E. 4.4.3

4.4.3. La sanction finale de 252'724 fr. à laquelle les juges précédents ont abouti sur la base de ce qui précède respecte quant à elle l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral. Pour rappel, celui-ci demandait au Tribunal administratif fédéral " d'adapter à la baisse la sanction ", dès lors que la violation de la LCart imputable à la recourante ne concernait finalement qu'une " portion moindre " de ses activités de diffusion-distribution de livres et n'était " pas aussi grave " que ce qui avait été initialement retenu (cf. supra consid. 3.2). On peut certes déduire de cet arrêt qu'il incombait au Tribunal administratif fédéral de réduire de manière significative la sanction de 447'000 fr. prononcée initialement à l'encontre de la recourante, ce qui a été fait puisque le montant de ladite sanction a été diminué de 194'275 fr. 70, soit de plus de 40%. Il est en revanche erroné de prétendre que l'arrêt de renvoi fixait la mesure précise de la réduction à laquelle il y avait lieu de procéder; il soulignait au contraire qu'il s'agissait là d'un acte d'appréciation du ressort des autorités précédentes (cf. arrêt 2C_49/2020 du 8 décembre 2022 consid. 10.1.2). La recourante tente dès lors en vain d'en tirer un quelconque droit à ce que sa nouvelle sanction corresponde à un montant "symbolique" ou à ce qu'elle soit recalculée selon une "approche quantitative proportionnelle" consistant à la fixer à 41%, voire à 10% de l'ancienne sanction de 447'000 fr., pourcentages équivalant tantôt à la proportion d'accords considérés comme sanctionnables par l'arrêt de renvoi (40/93), tantôt à la part du chiffre d'affaires qu'ils représenteraient pour la recourante.