Citation: 8C_120/2020 E. 4.3

4.3. Le recourant s'en prend également à la constatation des premiers juges que l'on ne pouvait pas exclure le versement de dédommagements financiers au recourant entre fin 2012 et 2014. La cour cantonale a retenu qu'il ressortait des comptes de la société des années 2013 et 2014 que les recettes étaient passées de 180'425 fr. 67 en 2013 à 108'425 fr. 67 en 2014 (sans changement dans la masse salariale), ce qui démontrait une baisse significative de l'activité commerciale. Les résultats finaux des exercices présentaient un bénéfice de 437 fr. 01 en 2013 et une perte de 1102 fr. 06 en 2014. Dans les comptes, la diminution des recettes était compensée en grande partie par la rubrique "achats marchandises" qui avait chuté de presque 50'000 fr., alors que le stock et les actifs n'avaient pas évolué. Au surplus, les montants portées au crédit du compte de la banque I.________ de l'entreprise étaient, d'après l'enquêteur du CSR, légèrement inférieurs à 85'000 fr. en 2013 puis chutaient à 55'000 fr. en 2014, avant de remonter à plus de 60'000 fr. sur la période de janvier à mi-novembre 2015. L'enquêteur avait également constaté qu'environ 50 % des produits de l'exploitation annoncées ne transitait pas par le compte de la banque I.________. Le recourant explique la diminution des recettes par le fait qu'en 2013, celles-ci étaient constituées non seulement du poste dépannage/réparations (140'143 fr. 27) mais aussi des indemnités de la CNA (14'832 fr.40) et du produit de la vente de véhicules (25'450 fr.), tandis qu'en 2014, elles contenaient seulement le poste dépannage/réparations (108'718 fr. 53). Cela n'est toutefois pas propre à remettre en question les considérations de la cour cantonale et n'explique pas pourquoi le stock marchandises est resté inchangé malgré la différence significative dans les achats de marchandises. Le recourant ne convainc par ailleurs pas lorsqu'il allègue que la baisse des recettes en 2014 serait due au départ officiel de son beau-père de la Suisse le 23 juillet 2013, ce qui aurait contraint la société à modifier son activité, car il soutient en même temps que ledit beau-père aurait continué à gérer de facto la société depuis la Suisse, et il ressort des constatations de l'arrêt attaqué que la masse salariale n'a pas changé entre 2013 et 2014. Par ailleurs, le recourant ne peut rien déduire en sa faveur de son affirmation qu'il serait usuel dans les petites sociétés, surtout dans le domaine automobile, qu'environ 50 % des produits de l'exploitation annoncés ne transitent pas par le compte bancaire.