Citation: 5A_61/2010 26.02.2010 E. 3

Saisi d'un recours constitutionnel, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs soulevés et motivés (art. 106 al. 2 et 117 LTF). Le justiciable qui se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst. et 116 LTF) n'est pas admis à critiquer la décision attaquée comme il le ferait en instance d'appel, où l'autorité de recours dispose d'une libre cognition; en particulier, il ne saurait se contenter d'opposer sa thèse à celle de l'autorité précédente, mais doit démontrer par une argumentation précise que cette décision se fonde sur une application de la loi (en l'occurrence cantonale) manifestement insoutenable (ATF 134 V 138 consid. 2.1 p. 143 et les arrêts cités). 3.1 En l'espèce, la Chambre des recours a retenu que le recourant ne contestait pas être intervenu en qualité de notaire dans la succession en cause, l'essentiel des opérations ayant été effectué avant le 16 juin 2008 - date à laquelle il a renoncé à sa patente -, et avoir calculé ses honoraires sur la base des règles régissant la profession de notaire. Il n'y a dès lors aucune raison de soustraire la note litigieuse au pouvoir de modération de la Chambre des notaires; l'intéressé ne saurait priver ses clients, par une décision unilatérale, de la procédure simplifiée de contestation des notes d'honoraires prévue par la loi (vaudoise) sur le notariat, la renonciation volontaire ne pouvant avoir un effet rétroactif sur les opérations antérieures. 3.2 Le recourant reproche tout d'abord à l'autorité précédente de ne pas avoir déclaré irrecevable le recours cantonal, faute pour l'héritier concerné (à savoir B.________) d'être au bénéfice du consentement des autres membres de l'hoirie. Toutefois, son argumentation repose sur des faits nouveaux (art. 118 al. 1 LTF), sans dénoncer à cet égard un état de fait arbitrairement lacunaire (art. 118 al. 2 LTF; cf. ATF 133 III 393 consid. 7.1 p. 398); de surcroît, il ne critique pas le motif pour lequel l'autorité cantonale est entrée en matière (arrêt attaqué, p. 4). Pour le surplus, le recourant ne réfute aucunement les motifs des juges cantonaux au sujet de la compétence de la Chambre des notaires pour statuer sur la modération de la note d'honoraires litigieuse (ATF 134 II 244 consid. 2.2 p. 246). Quant au "recours constitutionnel subsidiaire", le recourant déclare, sans autres développements, que l'arrêt attaqué "résulte d'une application arbitraire de la loi sur le notariat", ce qui ne correspond manifestement pas aux exigences légales (art. 106 al. 2 et 117 LTF).