Citation: 4A_368/2022 E. A

A.a. Le 18 mars 2004, B.________ a été engagé pour une durée indéterminée en qualité d'assistant de direction dès le 1er mai 2004 par la société A.________ SA laquelle exploite notamment le cabaret-dancing " C.________ " à Genève. Après le temps d'essai, le délai de congé était fixé à deux mois dès la cinquième année de service. Avant la fin des rapports de travail, l'employé percevait un salaire mensuel brut de 5'020 fr. versé treize fois l'an. A.b. B.________ a reçu un avertissement le 8 novembre 2011 et a été mis à pied le 30 janvier 2019 en raison notamment d'un manque de ponctualité et du non-respect des consignes de son employeur. Il a reçu plusieurs courriers lui rappelant les tâches qui lui incombaient ainsi que les directives à respecter. A.c. Le 24 mai 2019, en début de soirée, A.________ SA a organisé une réunion avec le personnel et les membres de la direction de " C.________ ". Bien que les versions divergent quant au déroulement de cette séance, il appert qu'une altercation a eu lieu entre B.________ et D.________, qui oeuvrait en tant qu'agent de sécurité et de barman au sein de " C.________ " et qui est devenu titulaire de la patente dudit établissement à compter du 19 juillet 2019. A.d. B.________ s'est trouvé en incapacité de travailler à 100 % du 26 mai 2019 au 31 mars 2020, puis à 30 % jusqu'au 30 avril 2020. Il a bénéficié d'un suivi psychiatrique dès le 6 juin 2019. Par certificat médical du 29 août 2019, le psychiatre consulté par B.________ a indiqué que son patient souffrait d'une symptomatologie anxieuse, dépressive et post-traumatique nécessitant un traitement médicamenteux conséquent. A son avis, cet état psychique résultait d'une agression physique subie par B.________ sur son lieu de travail et de la " minimisation voire le déni des événements de la part de sa hiérarchie ". A.e. Le 19 juillet 2019, B.________ a déposé plainte contre D.________ en raison des faits survenus le 24 mai 2019. Par ordonnance du 17 novembre 2020, le Ministère public genevois a classé la procédure. Au vu des éléments du dossier et des déclarations des parties, il a retenu qu'une altercation verbale avait eu lieu entre les deux hommes. Cela étant, aucun élément de preuve objectif ne permettait d'accréditer la version du plaignant s'agissant du déroulement précis des faits survenus lors de ladite réunion. B.________ a déclaré ne pas avoir recouru contre ladite ordonnance de classement pour des raisons économiques. A.f. Entre le 31 juillet et le 2 décembre 2019, B.________ a demandé à A.________ SA de prendre des mesures à l'encontre de D.________ afin de préparer son retour au sein de l'équipe eu égard à l'agression qu'il avait subie le 24 mai 2019. Le 3 décembre 2019, A.________ SA a contesté l'existence d'une telle agression. A.g. Le 27 décembre 2019, A.________ SA a licencié B.________ pour le 28 février 2020. Le motif du congé invoqué était une restructuration interne. Le 20 février 2020, l'employé a formé opposition à son licenciement qu'il jugeait abusif.