Citation: 4A_406/2020 E. 5.1

5.1. Fondée sur les relevés du sismographe, la cour cantonale a considéré que les vibrations engendrées par la démolition de la maison voisine étaient d'une intensité admissible pour une personne raisonnable. Le recourant lui fait deux reproches. Premièrement, elle aurait dû constater que les vibrations " étaient plus importantes avant (la) période (du 7 au 17 décembre 2015) " c'est-à-dire avant qu'elles ne soient enregistrées par un sismographe. Il en veut pour preuves les photographies qu'il a produites en procédure, le témoin K.________ lequel aurait confirmé que le sismographe avait été posé après " les gros travaux ", le témoin I.________ qui aurait indiqué que " les engins conséquents " présents sur le chantier " faisai (ent) beaucoup de bruits et de vibrations que l'on pouvait ressentir dans le jardin " et le témoin J.________ qui aurait affirmé avoir " (lui) -même ressenti des chocs " au point qu'il demande une réduction de loyer. N'en déplaise au recourant, ces éléments, à supposer avérés, sont aussi imprécis que subjectifs. Exprimé différemment, ils ne prouvent pas que les vibrations atteignaient un degré ou un autre à un moment ou sur une période donnée. Quant aux poches d'eau, le recourant ne prend pas la peine d'esquisser une quelconque théorie qui contredirait les explications données par l'ingénieur civil K.________, lequel a nié tout lien de cause à effet entre les poches d'eau et une possible augmentation des ondes de choc. Il n'y a donc nul arbitraire qui se loge dans les constatations de la cour cantonale. Deuxièmement, le recourant relève que le seuil d'avertissement a été dépassé une fois entre le 7 et le 17 décembre 2015, et fait grief aux juges cantonaux d'avoir nonobstant estimé que les " secousses " n'avaient rien d'excessif. Cette considération ne prête toutefois pas flanc à la critique, précisément car ce seuil n'a été dépassé qu'à une seule reprise.