Citation: I 703/02 04.07.2003 E. 4

4.1 Eu égard à ces considérations médicales, les premiers juges ont estimé qu'il n'existait, à la date déterminante de la décision litigieuse, aucun motif de supprimer la rente. Il en ressortait en effet que l'état de santé de l'assuré n'avait connu aucune amélioration - voire s'était péjoré - par rapport aux circonstances qui prévalaient au moment de la décision de rente initiale, si bien qu'une suppression des prestations par la voie de révision au sens de l'art. 41 LAI était exclue. Une reconsidération ne pouvait pas non plus entrer en ligne de compte, car même s'il fallait considérer la première décision du 10 mai 1993 comme étant manifestement erronée, tel n'était plus le cas, la situation médicale actuelle de l'assuré justifiant, en tout état de cause, la reconnaissance d'une incapacité de travail, respectivement de gain, totale. 4.2 Pour le recourant, en revanche, il y a matière à reconsidération : dans son rapport d'expertise du 3 octobre 2000, le docteur B.________ avait clairement mis en évidence que les troubles dorsaux dont S.________ est atteint depuis 1989 n'étaient pas de nature à fonder une incapacité de travail de longue durée; quant à l'obésité, elle n'était pas en soi une maladie invalidante; enfin, sur le plan psychique, le docteur C.________ avait également nié l'existence d'une affection psychiatrique ayant valeur de maladie. De fait, l'assuré ne présentait aucune atteinte à la santé somatique ou psychique qui lui aurait ouvert le droit à une rente.