Citation: 5A_308/2024 E. 3.3.5

3.3.5. La recourante se prévaut par ailleurs du fait que la cour cantonale n'aurait pas tenu compte du courrier du SPMi, daté du 13 mars 2024 et antérieur à l'arrêt querellé, qui préconisait pourtant un élargissement du droit de visite en sa faveur. La cour cantonale aurait dû à tout le moins constater qu'il existait un doute sur l'évolution de ses capacités parentales et ordonner ainsi un complément d'expertise. La recourante occulte toutefois une partie des informations ressortant du courrier sur lequel elle s'appuie. Si des visites plus élargies lui ont certes été octroyées, lui permettant de quitter l'enceinte du foyer pendant 2 heures avec ses enfants, l'on peut lire également qu'en dehors du "cadre contenant et protecteur" dans lequel les intervenants avaient pu formuler des observations positives, les parents vivaient une réalité différente de celle qu'ils pouvaient montrer aux professionnels. Malgré les progrès relevés et le travail psychothérapeutique investi, ils n'étaient ainsi toujours pas en capacité d'offrir un cadre de vie sécure à leurs enfants, circonstance permettant de confirmer que le placement des mineurs en famille d'accueil restait le projet qui correspondait le mieux à leur besoin.