Citation: 6B_1035/2018 E. B

B.a. Par ordonnance du 29 juin 2017, le Ministère public a ordonné le classement de la procédure pénale dirigée contre X.________. Par arrêt du 8 septembre 2017, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a admis le recours formé par A.________ contre cette ordonnance. Elle l'a annulée et a renvoyé le dossier de la cause au Ministère public pour qu'il mette en oeuvre une expertise ou un complément d'expertise permettant d'établir l'existence ou non d'un lien de causalité entre les lésions invoquées et l'accident dont X.________ était à l'origine. B.b. Le 24 novembre 2017, le Procureur a désigné en qualité d'experte la Dresse F.________, directrice du Centre universitaire romand de médecine légale (CURML), chargée notamment de déterminer l'existence ou non d'un lien de causalité entre la blessure à l'épaule de A.________ et les accidents de la circulation des 19 janvier 2013 et 10 janvier 2014. Le Procureur a précisé à cette occasion que l'experte était autorisée à faire appel à d'autres personnes travaillant sous sa responsabilité et de s'entourer de tout spécialiste nécessaire. Le 26 janvier 2018, le Dr G.________, médecin associé au CURML, a informé le Procureur que la déclaration de levée du secret médical produite par A.________ ne concernait que l'accident du 19 janvier 2013 et son passage aux urgences à l'hôpital de H.________, ce qui était insuffisant. Il convenait dès lors que le prénommé produise une déclaration comprenant la levée du secret médical concernant les deux accidents, afin de garantir l'accès à l'ensemble des dossiers médicaux et radiologiques de l'hôpital de H.________, de même qu'à l'ensemble des dossiers de l'Hôpital D.________ ainsi que de la Clinique orthopédique de I.________, pour la période s'étendant de 2013 à 2018. Compte tenu de la complexité orthopédique du dossier, il a en outre requis de pouvoir s'adjoindre un co-expert en chirurgie orthopédique et traumatologique. Les 9 février et 5 mars 2018, A.________ a informé le Procureur qu'il refusait de donner suite aux demandes du Dr G.________, arguant en substance que ce dernier n'était pas mandaté, l'expertise ayant été confiée à la Dresse F.________ ad personam. Or, jusqu'alors, celle-ci n'avait pas fait part de son intention de déléguer son mandat à d'autres spécialistes, ni n'avait exposé les raisons d'une telle délégation. Enfin, faute d'avoir été nommé expert, le Dr G.________ ne pouvait être suivi dans sa proposition de s'adjoindre des co-experts. B.c. Par ordonnance du 29 mars 2018, le Ministère public a en particulier ordonné le classement de la procédure pénale dirigée contre X.________ pour lésions corporelles par négligence. Il a considéré qu'en raison du refus de A.________ de donner accès à ses données médicales, il était impossible de déterminer si les lésions dont il se plaignait étaient dues à l'accident qu'il avait lui-même provoqué (celui de janvier 2013) ou à celui provoqué par le prévenu (celui de janvier 2014) - voire les deux à la fois -, de sorte qu'un renvoi devant une autorité de jugement aboutirait selon toute vraisemblance à un acquittement. Par arrêt du 28 juin 2018, la Chambre des recours pénale a rejeté le recours formé par A.________ contre l'ordonnance du 29 mars 2018, qu'elle a confirmée.