Citation: 6B_926/2022 E. 2.5

2.5. En définitive, compte tenu de la gravité des faits reprochés, de la menace que le recourant représente pour l'ordre public, de son intégration limitée en Suisse et des perspectives qu'il conserve de se réintégrer dans son pays d'origine, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que l'intérêt public à son expulsion l'emportait sur son intérêt privé à demeurer en Suisse (seconde condition de l'art. 66a al. 2 CP). Si l'on ne peut certes pas ignorer que l'expulsion est susceptible de porter atteinte aux relations entre le recourant et sa famille, il convient de relever que cette mesure reste d'une durée limitée, qu'il reste envisageable que la vie de famille se poursuive à l'étranger et que, si tel ne devait pas être le cas, la mesure n'empêchera pas le recourant d'entretenir des contacts avec son épouse et leur enfant par le biais des moyens de télécommunication modernes et de visites de ces derniers en Érythrée (cf. ATF 144 IV 332 consid. 3.3.3; arrêt 6B_257/2022 du 16 novembre 2022 consid. 3.6.4; 6B_627/2021 du 27 août 2021 consid. 4.3.3 et les références citées). Il s'ensuit que la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en ordonnant l'expulsion du recourant. Pour le surplus, le recourant n'articule aucun grief au sujet de la durée de la mesure prononcée à son encontre. La durée (minimale) de 5 ans s'avère d'ailleurs conforme au principe de la proportionnalité découlant des art. 5 al. 2 Cst. et 8 par. 2 CEDH.