Citation: 1C_119/2017 E. 2.4

2.4. Le recourant conteste ensuite la présomption, retenue par l'instance précédente, selon laquelle la communauté conjugale n'était pas stable et orientée vers l'avenir au moment de la naturalisation facilitée. Sa critique doit être rejetée. En effet, le Tribunal administratif fédéral pouvait, au vu de la jurisprudence rendue en la matière (cf. notamment arrêts du Tribunal fédéral 1C_796/2013 du 13 mars 2014 consid. 3.2 et 1C_172/2012 du 11 mai 2012 consid. 2.3), considérer que l'enchaînement chronologique entre la déclaration commune (le 4 décembre 2013), l'octroi de la naturalisation facilitée (le 10 décembre 2013) et la séparation des époux (le 19 juin 2015) fondait la présomption que la naturalisation facilitée avait été obtenue frauduleusement. Pour l'instance précédente, cette présomption était notamment renforcée par le fait que la décision de se remarier avec une citoyenne suisse, de 26 ans son aînée, avait été prise alors que le recourant s'était vu refusé fin 2008 le renouvellement de son autorisation de séjour en raison de la séparation avec sa première épouse. Quoi qu'en pense le recourant, l'instance précédente pouvait, sans violer le droit fédéral, prendre en compte ces éléments dans son appréciation.