Citation: 1P.296/2004 14.06.2004 E. 2

Sous l'angle des art. 9 et 29 Cst., le recourant reproche à l'autorité cantonale de lui avoir arbitrairement dénié la qualité de partie à la procédure de récusation. 2.1 Une décision est arbitraire lorsqu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou lorsqu'elle contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité; à cet égard, le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si elle apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motifs objectifs et en violation d'un droit certain. En outre, il ne suffit pas que les motifs de la décision critiquée soient insoutenables, encore faut-il que cette dernière soit arbitraire dans son résultat (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9, 173 consid. 3.1 p. 178, et les arrêts cités). 2.2 La demande de récusation doit être présentée par une partie ou son avocat (art. 98 al. 1 LOG/GE). Sont parties au procès pénal le Procureur général, la partie civile et l'inculpé (art. 23 CPP/GE). Sur le vu de ces normes, le Collèges des juges d'instruction a estimé que celui qui, comme en l'espèce, est cité par le juge d'instruction en vue de son inculpation, ne peut être considéré comme une partie au procès puisque, précisément, il n'a pas encore été inculpé. Partant, il n'aurait pas qualité, à ce stade de la procédure, pour demander la récusation du juge d'instruction.