Citation: 7B_49/2025 E. 4.4

4.4. Certes, au jour de l'arrêt attaqué (le 16 février 2024), la détention avant jugement subie par le recourant s'élevait à 22 mois et excédait ainsi la durée de la peine privative de liberté de 12 mois prononcée par la cour cantonale. Cela étant, une mesure thérapeutique institutionnelle au sens de l'art. 59 CP a également été ordonnée contre le recourant en première instance et confirmée en appel, mesure dont la durée maximale - prolongeable au demeurant - est de cinq ans (art. 59 al. 4 CP). Bien que non définitif, ce prononcé constitue un indice important quant à la sanction privative de liberté susceptible de devoir être finalement exécutée (ATF 139 IV 270 consid. 3.1 et les références citées), ce qui peut être garanti par un maintien en détention si les conditions y relatives sont réunies (cf. art. 231 al. 1 let. a et 221 al. 1 CPP). Le recourant conteste la réalisation des conditions pour prononcer cette mesure et prétend qu'un suivi psychiatrique sous la forme ambulatoire (art. 63 CP) aurait été suffisant. Il oublie toutefois qu'il n'appartient pas au juge de la détention de déterminer si une des mesures prévues aux art. 59 à 61, 63 et 64 CP doit être ordonnée et, le cas échéant, laquelle. Seul est déterminant, dans le cadre du contrôle de la détention, le fait qu'une mesure thérapeutique entraînant une privation de liberté (cf. art. 59 al. 3 CP) - certes contestée - n'apparaisse pas d'emblée exclue (cf. ATF 143 IV 330 consid. 2.2; arrêts 7B_1157/2024 du 29 novembre 2024 consid. 3.2.2 et 3.4; 7B_270/2024 du 2 avril 2024 consid. 3.4.2). Or il peut être considéré que tel est le cas en l'espèce. En effet, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant souffre d'un grave trouble mental - une schizophrénie paranoïde sévère - dont il ne reconnaît pas l'existence; les infractions reprochées sont en lien avec ce trouble et il présente un risque élevé de commettre des infractions du même genre, avec une possibilité d'aggravation; il existe en outre un risque "non négligeable de passage à l'acte hétéro-agressif"; il ne peut pas non plus être exclu que le recourant cherche, en cas de libération, à entrer en contact avec son fils ou la mère de celui-ci et qu'il reproduise les comportements reprochés envers une nouvelle compagne ou un nouvel enfant. Comme déjà dit, la cour cantonale a conclu que seule une mesure thérapeutique institutionnelle était propre à soigner le recourant et à diminuer son risque de récidive (cf. pp. 34-37 de l'arrêt attaqué). Si cette autorité n'a pas pu se prononcer sur la durée concrète de la mesure, les experts ont précisé que celle-ci devait être "conduite sur la durée pour déployer ses effets" (cf. p. 13 de l'arrêt attaqué). Par conséquent, on ne voit pas - et le recourant ne cherche pas à démontrer - que la détention subie excéderait la durée de la mesure thérapeutique institutionnelle envisagée. Le grief tiré d'une violation du principe de la proportionnalité sur le plan temporel doit partant être rejeté.