Citation: 4A_63/2021 E. A

A.a. B.X.________ et C.X.________ (ci-après: les demandeurs) ont acquis le 20 février 2014 une maison à... (VD) pour un montant de 645'000 fr. Ils y ont effectué de nombreux travaux totalisant 130'813 fr. 90. Ils ont emménagé sept mois après l'achat. A.b. Le 27 octobre 2014, la Commission d'estimation fiscale des immeubles du district a revu l'estimation fiscale du bien immobilier, qui a passé de 225'000 fr. à 511'000 fr. A.c. Afin de réaliser un maximum d'économies suite à cet achat et aux travaux entrepris, les prénommés ont décidé de confier leur déclaration d'impôt à un bureau fiduciaire. A.________ (ci-après: la défenderesse), titulaire de la fiduciaire du même nom et inscrite au Registre du commerce en raison individuelle depuis le 21 décembre 2006, était une ancienne relation de travail de la demanderesse. Les époux X.________ lui ont confié le mandat de préparer et rédiger leur déclaration d'impôt pour l'année 2014, ce qui fut fait le 17 mars 2015, pour la somme de 120 fr. A.d. La déclaration d'impôt a été, ce jour-là, adressée aux demandeurs pour contrôle, signature et envoi à l'Office d'impôt des districts de la Riviera-Pays-d'Enhaut et de Lavaux-Oron. Sous la rubrique des frais d'entretien d'immeuble figurait le montant de 2'057 fr. 40. Les demandeurs se sont exécutés le 24 mars 2015. A.e. Le 16 juin 2015, ledit office a rendu une décision de taxation concernant l'impôt cantonal et communal sur le revenu et la fortune (ICC) ainsi que l'impôt fédéral direct (IFD) 2014, qu'il a notifiée directement aux demandeurs. Etaient retenus au titre de frais d'entretien d'immeuble déductibles un montant de 2'848 fr. 60 pour l'impôt fédéral direct et de 2'057 fr. 40 pour l'impôt cantonal et communal. Le total des impôts ascendait à 21'006 fr. 55, dont 18'256 fr. 55 en faveur du canton et de la commune et 2'750 fr. pour la Confédération. A.f. Etonnés par ces montants, les demandeurs s'en sont ouverts à des proches qui leur ont indiqué que la plus grande partie des frais de rénovation de leur immeuble pouvait être déduite dans le cadre de leur déclaration fiscale. Ils s'en sont inquiétés auprès de la défenderesse. A.g. Par courrier du 1er février 2016, la défenderesse a adressé à l'office d'impôt une nouvelle déclaration 2014 pour les demandeurs, en expliquant que dans la version précédente, elle avait considéré les travaux comme un apport de plus-value, alors qu'il s'agissait de frais d'entretien. Elle priait l'administration fiscale de l'excuser pour cette erreur et requérait le réexamen du dossier de ses clients. L'annexe 7 relative aux frais d'entretien et d'administration d'immeuble de cette nouvelle déclaration datée du 25 janvier 2016 mentionne des frais "divers selon relevé/toiture, carrelage, etc." pour un montant de 130'814 fr. En tenant compte de cette adaptation, aucun impôt n'était dû. A.h. Par décision du 2 février 2016, l'office d'impôt a indiqué aux demandeurs, avec copie à la défenderesse, que la réclamation du 1er février 2016 concernant la décision de taxation du 16 juin 2015 était irrecevable, puisque le délai de réclamation de trente jours était échu. A.i. Le 18 février 2016, la défenderesse a adressé une lettre à l'office d'impôt indiquant qu'elle avait induit en erreur ses clients en leur affirmant que les frais d'immeuble étaient des plus-values et non des frais d'entretien, dès lors qu'ils étaient de nouveaux propriétaires. Elle a expliqué s'être trouvée dans l'impossibilité de recourir contre la décision de taxation du 16 juin 2015, car elle n'avait pas connaissance de son erreur; ce n'était qu'à fin janvier 2016 que les demandeurs avaient appris que les travaux effectués étaient déductibles. A.j. Par décision du 13 avril 2016, l'administration cantonale des impôts a déclaré la réclamation irrecevable en raison de sa tardiveté et a refusé de réviser la décision de taxation du 16 juin 2015 au motif que le manque d'attention du mandataire ou du contribuable, tout comme l'omission de déclarer un revenu ou de déduire des frais, ne constituait pas un motif de révision. A.k. Contactée par les demandeurs, la société fiduciaire D.________ SA (ci-après: D.________) leur a fait savoir, par courrier du 2 mai 2016, que l'analyse de la liste des travaux effectués laissait apparaître des frais d'entretien déductibles pour un montant non inférieur à 90'000 fr., de sorte qu'après déduction desdits frais, leur revenu imposable pour 2014 aurait dû être nul. A.l. Le 9 juin 2016, les demandeurs ont mis en demeure la défenderesse de leur verser la somme de 21'006 fr. 55 correspondant au montant de l'impôt 2014 dont ils avaient dû s'acquitter en raison de son erreur. La défenderesse s'y est refusée.