Citation: C 103/00 27.04.2001 E. 2

2.- a) Le litige porte sur le moment à partir duquel la caisse a eu connaissance, au sens de l'art. 95 al. 4 LACI, du caractère indu des prestations qu'elle avait versées de 1994 à 1995. Le recourant estime qu'il s'agit du 7 décembre 1998, alors que l'intimé soutient qu'il faut partir du 14 février 1997. b) En bref, le Tribunal administratif a considéré que le droit de la caisse de demander la restitution des prestations versées à tort était périmé une année après le mois de février 1997. Selon la juridiction de recours, la caisse a su, à ce moment-là, que l'employeur prétendait être lié avec le travailleur par un contrat de travail sur appel. Le Tribunal a ajouté que cette thèse, même si elle n'avait pas encore été confirmée par le juge civil, pouvait sans autre être opposée à l'employeur puisqu'il la soutenait lui-même. L'intimé partage ce point de vue. Il estime par ailleurs que le simple fait, pour l'administration, d'avoir reçu des informations propres à faire naître des doutes sur le bien-fondé d'une indemnisation et d'avoir effectivement nourri des doutes à ce sujet suffit à faire courir le délai d'une année prévu à l'art. 95 al. 4 LACI.