Citation: 6B_379/2021 E. 2.2

2.2. Pour l'essentiel, le recourant ne conteste pas les éléments le concernant avancés par la cour cantonale, mais se contente d'en réduire la portée sans remettre en question leur pertinence. Il fait valoir que s'il a certes des antécédents judiciaires, les infractions commises ne seraient, selon lui, pas si importantes. En outre, la seule infraction permettant l'application de l'art. 66a al. 1 CP n'avait été retenue qu'au stade de la tentative. Il reproche par ailleurs à la cour cantonale de n'avoir pas tenu compte des liens sociaux, professionnels et familiaux qu'il entretiendrait avec la Suisse. Il considère y être bien intégré dès lors qu'il maîtriserait la langue française et y aurait travaillé comme boulanger, quand bien même il se serait retrouvé - sans faute de sa part - quelques mois au chômage; il allait d'ailleurs travailler à nouveau à plein temps dès le mois d'avril 2021, de sorte qu'il pourrait subvenir aux besoins de sa famille. D'après le recourant, il serait " cruel et insensé " de priver ses enfants de leur père; la mesure d'expulsion les pénaliserait ainsi que leur mère. Il estime donc que la cour cantonale a violé le principe de la proportionnalité découlant des art. 5 al. 2 Cst. et 8 par. 2 CEDH en retenant que l'intérêt public à l'expulsion l'emportait sur son intérêt privé à demeurer auprès de sa famille.