Citation: 7B_363/2024 E. 1.3.2

1.3.2. Ces seules explications ne suffisent pas à rendre vraisemblable un risque sérieux de violation du principe de la célérité. En particulier, le recourant ne fait concrètement état d'aucune inaction ou passivité du Ministère public dans la conduite des causes concernées, ni d'un risque de prescription de l'action pénale, ni encore d'un délai excessif dans le traitement des différentes causes eu égard aux mesures d'instruction qui avaient été ordonnées et effectivement menées par le Ministère public. A tout le moins, en tant que, selon le recourant, l'adjonction d'un nouvel "état de fait" à la procédure P_1 serait en soi de nature à la complexifier, on ne voit pas pour autant que cette circonstance compromette à elle seule le traitement de la procédure dans un délai raisonnable, étant rappelé qu'au-delà de la jonction contestée, la procédure regroupe déjà en l'état cinq instructions pénales qui avaient initialement été menées de manière distincte.