Citation: U 150/06 07.02.2007 E. 4

Aussi bien le professeur B.________ et que le docteur M.________ ont fondé leurs conclusions sur les faits suivants : D.________ a subi une distorsion cervicale du type "coup du lapin" sans perte de connaissance; consécutivement à cet accident, il a développé des cervicalgies qui se sont aggravées au fil du temps et qui se sont étendues aux épaules et aux membres supérieurs, des céphalées et une fatigabilité plus grande; une lésion post-traumatique de la colonne cervicale a pu être exclue; enfin, il existait des altérations dégénératives assez importantes (protrusion discale en C3/4, spondylarthrose et uncarthrose étagées C3/C7). Sur la question de la causalité, le premier médecin s'est exprimé comme suit : "Le plus grand nombre des patients victimes d'un phénomène du coup du lapin reprennent une activité personnelle et professionnelle habituelle après quelques semaines. Restent quelques patients invalidés professionnellement. Il a été établi par de nombreuses études que l'état prémorbide antérieur, le milieu socio-professionnel jouaient un rôle dans la persistance des symptômes douloureux après un accident mineur (réf 1-2). L'ensemble des troubles présentés ne sont actuellement plus en relation avec l'accident datant du 9.7.2002" (page 4 de son rapport d'expertise). Pour sa part, le docteur M.________, a estimé que le cas de D.________ se différenciait de la normalité du fait justement des atteintes dégénératives dont celui-ci était affecté; il était reconnu que dans un tel cas de figure, le risque de développer des douleurs évoluant vers un état douloureux chronique après un accident de type du coup du lapin était plus élevé; on ne pouvait cependant pas non plus dire que la situation se serait développée de la même manière sans l'accident puisque l'assuré, ancien champion de judo, pratiquait ce sport une fois par semaine sans que cela ne lui ait jamais posé de problèmes; compte tenu du type d'activité exercée, l'incapacité de travail due aux troubles cervicaux pouvait être évaluée à 25 %. Quant au docteur K.________, il a déclaré que le point de vue du professeur B.________ concordait avec la littérature récente en matière de coup du lapin; dès lors que le choc avait été mineur et que l'examen neurologique excluait "toute séquelle radiculaire, myélopathique voire intracérébrale de l'accident", il était "licite [...] d'invoquer dans le phénomène de chronicité d'autres facteurs que l'atteinte traumatique initiale, ayant pris la relève au fil du temps" (pages 6 in fine et 7 de son appréciation médicale).