Citation: 8C_249/2014 E. A

A.________, originaire du Kosovo, est au bénéfice, depuis le 1 er décembre 1993, d'une rente complémentaire de survivant allouée par Swica Assurances SA (ci-après: Swica) à la suite du décès de son époux. Le montant mensuel de cette prestation s'élève à 1219 fr. depuis le 1 er janvier 2009, y compris une allocation de renchérissement de 165 fr. L'assurée a déposé une demande de rachat de sa rente le 9 novembre 2009. Par courrier du 18 novembre suivant, Swica a indiqué que le rachat de la rente n'était pas possible étant donné le faible revenu dont disposait l'intéressée. La demande pourrait toutefois être réexaminée si l'assurée établissait que ses intérêts à long terme étaient sauvegardés. Le 21 mai 2010, l'intéressée a réitéré sa requête en exposant son projet d'exploiter un magasin d'alimentation spécialisé dans les produits albanais, ce qui lui permettrait d'améliorer sa situation financière. Swica ayant refusé de donner suite à cette demande (lettre du 7 juin 2010), l'assurée l'a informée de son intention de retourner vivre au Kosovo, pays dans lequel son projet professionnel serait économiquement viable, étant donné qu'elle était au bénéfice d'un diplôme obtenu dans ce pays, l'autorisant à exploiter un magasin. Face à un nouveau refus de Swica (courriers des 21 septembre et 22 octobre 2012), l'intéressée a fourni des précisions quant à son projet professionnel par lettre du 10 décembre 2012. Se référant à un " business plan " produit en annexe, elle a indiqué qu'elle avait entrepris des démarches notamment afin de trouver un local commercial à loyer raisonnable à Vevey, qu'elle serait l'unique employée durant la première année d'exploitation, afin de limiter les dépenses, et qu'elle bénéficierait de l'aide de membres de sa famille pour les tâches administratives, la gestion du stock et la mise en route du commerce. Après un nouvel échange de correspondance, Swica a rendu une décision le 30 janvier 2013, confirmée sur opposition le 22 mai suivant, par laquelle elle a rejeté la demande de rachat de la rente complémentaire de survivant, motif pris qu'il n'était pas patent que les intérêts de l'assurée seraient sauvegardés à long terme en cas de rachat.