Citation: 4P.236/2004 04.02.2005 E. A

Au début des années 1990, C.________ a commencé à privatiser son système bancaire. Il a utilisé pour ce faire une entité, dotée de la personnalité juridique et capable d'ester en justice, dénommée B.________. Par contrat du 8 mars 1998, B.________ a vendu à la société anglaise A.________ le 36,29% des actions de l'une des quatre plus grandes banques du pays détenues par lui. Le contrat contient une clause arbitrale prévoyant que tous les différends pouvant en résulter seront soumis à un tribunal arbitral, composé de trois membres, qui siégera à Zurich et appliquera le règlement d'arbitrage de la Commission des Nations Unies pour le Droit Commercial International (CNUDCI/UNCITRAL). L'anglais a été choisi comme langue de l'arbitrage. En conformité avec ledit contrat, A.________ a transféré ultérieurement sa participation dans la Banque à la société de droit néerlandais D.________. En juin 2000, la Banque a été placée sous administration forcée et vendue par l'administrateur à une autre banque. Le 18 juillet 2001, D.________ a déposé une requête d'arbitrage contre C.________, à qui elle reproche de lui avoir causé un préjudice en violant un traité d'investissement conclu avec les Pays-Bas. La procédure y relative est toujours pendante.