Citation: 6B_1269/2015 E. 4.3

4.3. Dans un deuxième moyen, le recourant invoque la violation de l'art. 64 al. 1 CP. Selon lui, il ne serait pas démontré à satisfaction de droit que l'art. 59 CP ne serait pas applicable. Le maintien de l'internement ne répondrait pas à l'exigence de proportionnalité, soit au caractère subsidiaire de cette mesure. Le recourant souligne qu'un " fort risque de récidive " n'a pas été admis, seul ayant été mis en évidence un risque de récidive " modéré à élevé " évalué en tenant notamment compte de la récidive de 2007, alors que les circonstances auraient changé depuis lors (situation familiale; comportement en détention). Le recourant souligne aussi son désir d'activité professionnelle, la reconnaissance de sa responsabilité dans les infractions commises et sa demande de poursuivre un traitement thérapeutique. Il soutient, dans ce contexte, qu'il ne serait pas possible de ne pas adapter son comportement après une dizaine d'années de thérapie et reproche à la cour cantonale de retourner contre lui ses déclarations démontrant, selon lui, un progrès. Son mariage ne serait pas une " pseudo-adaptation au monde de la détention et à ses exigences " et les experts relèveraient eux-même la nécessité d'intensifier les relations familiales et l'activité professionnelle. Le recourant affirme que la meilleure manière de réaliser ces exigences consisterait en une mesure au sens de l'art. 59 CP. En pratique, en Valais, seul l'établissement pénitentiaire de E.________ offrant la possibilité aux détenus de travailler et de recevoir des visites de leur famille sans vitre de séparation, l'internement du recourant dans ce canton ne serait pas compatible avec les exigences posées par les experts. Les mesures de réhabilitation et de traitement devraient primer sur le caractère sécuritaire. L'établissement C.________ n'offrirait pas non plus la possibilité d'un suivi médical systématique. Le recourant en conclut qu'aucun établissement pénitentiaire ne serait adapté aux exigences de son internement, qui induirait ainsi un risque hautement probable d'empirer sa situation, psychique notamment.