Citation: 8C_214/2008 02.12.2008 E. 4

La juridiction cantonale a nié la bonne foi de l'assurée. Elle a considéré que celle-ci avait donné intentionnellement des indications inexactes, afin que soient réunies les conditions du droit à la prestation de chômage. En particulier, elle a constaté que l'intéressée avait donné de fausses indications en affirmant, dans un premier temps, habiter dans un appartement de quatre pièces en Suisse, puis en déclarant occuper un studio en compagnie de ses enfants, lesquels vivaient en réalité en France. Les allégations de la recourante ne font pas apparaître ces constatations de fait comme manifestement inexactes, de sorte qu'elles lient le Tribunal fédéral. Aussi, doit-on considérer que dans la mesure où elle a donné des indications inexactes au sujet de faits déterminants pour le droit à l'indemnité de chômage, l'intéressée ne peut se prévaloir de sa bonne foi. Partant, il n'est pas nécessaire d'examiner si la restitution des prestations indûment perçues pourrait la mettre dans une situation difficile. C'est dès lors à juste titre que l'OCE a refusé la remise de l'obligation de restituer ces prestations et le jugement entrepris n'est pas critiquable. Le recours, manifestement infondé, doit être rejeté selon la procédure simplifiée (art. 109 al. 2 let. a LTF).