Citation: 1B_95/2007 10.07.2007 E. 2.2

Selon l'art. 59 de la loi fribourgeoise d'organisation judiciaire, "le mode de procéder sur la récusation est régi par les lois de procédure". Selon l'art. 43 al. 2 CPC/FR, lorsque le cas de récusation est contesté et que le requérant le demande, il est admis à faire valoir ses moyens oralement. Le code de procédure pénale (CPP/FR) ne contient pas de disposition sur la procédure à suivre en cas de récusation. Toutefois, en l'absence d'un renvoi explicite à la loi de procédure civile, on ne peut considérer, comme semble le faire le recourant, que les dispositions du CPC/FR seraient systématiquement applicables à une récusation en matière pénale. S'agissant en particulier du droit d'être entendu, le Tribunal cantonal a considéré, avec raison, que les principes généraux découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. étaient applicables dans ce cas à la procédure de récusation (arrêt 1P.245/2006 du 12 juillet 2006), comme le rappelle d'ailleurs l'art. 4 al. 2 let. d CPP/FR. Le droit de procédure pénale ne souffrant d'aucune lacune sur ce point, l'application des dispositions de procédure civile ne s'imposait donc pas. La solution adoptée par la cour cantonale n'a par conséquent rien d'arbitraire. 2.3 Pour le surplus, le recourant ne prétend pas que la procédure suivie par le Tribunal cantonal aurait violé son droit constitutionnel d'être entendu: il a pu s'exprimer par le dépôt de sa demande de récusation dans laquelle il a (ou aurait pu) faire valoir l'intégralité de ses motifs de récusation, et il ne soutient pas que les réponses apportées par les parties auraient justifié un droit de réplique de sa part (cf. ATF 133 I 100). Le grief doit par conséquent être rejeté.