Citation: 5C.46/2002 12.03.2002 E. 2

2.- Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit conduire son raisonnement sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu à rectification de constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents, régulièrement allégués et prouvés (art. 64 OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c; 126 III 59 consid. 2a; 119 II 353 consid. 5c/aa). Dans la mesure où un recourant présente un état de fait qui s'écarte de celui contenu dans l'arrêt attaqué sans se prévaloir avec précision de l'une des exceptions qui viennent d'être rappelées, il n'est pas possible d'en tenir compte (ATF 127 III 248 consid. 2c). En particulier, la partie qui entend obtenir l'application de l'art. 64 OJ doit démontrer que le fait omis est pertinent, qu'il a été régulièrement allégué devant les juridictions cantonales et que l'allégation était assortie d'une offre de preuve en bonne et due forme (ATF 119 II 353 consid. 5c/aa et les arrêts cités). En l'occurrence, le recourant présente sur six pages entières de son recours, sous le titre "rappel des faits", toute une série de faits non constatés dans l'arrêt attaqué, en se bornant à affirmer préliminairement que l'autorité cantonale n'aurait "pas tenu suffisamment compte des faits pertinents et régulièrement allégués relatifs aux motifs sérieux du divorce". Une telle manière de procéder revient à contourner purement et simplement le principe posé par l'art. 63 al. 2 OJ et ne satisfait manifestement pas aux exigences rappelées ci-dessus. Le Tribunal fédéral conduira ainsi son raisonnement sur la base des faits contenus dans l'arrêt attaqué, sans prendre en considération les allégations divergentes du recourant.