Citation: I 279/04 08.04.2005 E. 4

4.1 Selon son ancien employeur, l'assurée aurait gagné, dès le 1er janvier 2000, 3460 fr. par mois. S'y ajoutent une indemnité de résidence (100 fr. par mois), ainsi qu'une gratification (2577 fr. en 1999, que l'on peut arrondir à 2800 fr.). L'addition de ces montants donne un salaire de 3793 fr. par mois ou de 45'516 fr. par an que l'on peut arrondir à 45'520 fr. C'est ce montant qu'il convient de retenir à titre de revenu sans invalidité. 4.2 Pour le revenu d'invalide, on peut se référer aux données salariales publiées dans L'Enquête suisse sur la structure des salaires 2000 (ci-après : ESS) par l'Office fédéral de la statistique. A cet égard, on constate que le salaire mensuel brut (valeur centrale) des femmes, pour une activité simple et répétitive dans le secteur privé, était de 3658 fr. en 2000 (ESS, table A1, p. 31). Après adaptation de ce montant à la durée de travail hebdomadaire usuelle dans les entreprises cette année-là (41,8 heures; La Vie économique 10/2002 p. 88) les salaires bruts standardisés tenant compte d'un horaire de travail de 40 heures (ESS p. 10), on obtient un revenu mensuel hypothétique de 3822 fr. 60, ou soit 45'871 fr. par an. Un abattement maximum de 10 pour cent tient compte, en l'espèce, suffisamment de l'empêchement lié à la personne de l'assurée (cf. ATF 126 V 78 ss consid. 5), ce qui donne un revenu annuel de 41'283 fr. 4.3 Ces chiffres sont réalistes. Au regard du large éventail d'activités simples et répétitives que recouvrent les secteurs de la production et des services, on doit convenir qu'un nombre significatif de ces activités sont légères et adaptées au handicap de l'intimée. Le salaire statistique qui a été pris en considération est donc représentatif de ce que pourrait gagner l'intéressée, compte tenu d'un marché équilibré du travail (au sens de l'art. 28 al. 2 aLAI ou 16 LPGA), en mettant à profit sa pleine capacité de travail dans une activité adaptée. Il faut noter, au demeurant, que l'office, dans sa décision, s'est déclaré prêt à accorder à l'assurée, sur demande, une aide au placement, qui implique, le cas échéant un droit à des indemnités journalières pour la période de mise au courant (art. 20 RAI). Cette mesure apparaît suffisante pour permettre à l'intéressée de trouver un emploi adapté. 4.4 La comparaison des revenus déterminants (à savoir 45'520 fr. pour le revenu sans invalidité et 41'283 fr. pour le revenu d'invalide) conduit à un taux d'invalidité (arrondi; cf. ATF 130 V 121) de 9 pour cent, sensiblement inférieur à 20 pour cent. Comme on peut par ailleurs partir de l'idée qu'à moyen et à long terme les perspectives de gain de l'assurée dans une activité adaptée ne seront pas réduites dans une plus large mesure que si elle avait poursuivi son activité de caissière de supermarché (cf. ATF 124 V 111 ss consid. 3b et c), le droit à des mesures de réadaptation doit être nié.