Citation: 9C_360/2014 E. 6

Par le biais de l'art. 42bis al. 3 LAI, le législateur a prévu que le droit aux prestations pouvait prendre naissance durant les premiers mois de vie, dès le moment où l'on pouvait supposer à juste titre qu'un enfant gravement handicapé aurait besoin d'assistance durant plus de douze mois (cf. Message du Conseil fédéral concernant la 4e révision de la loi fédérale sur l'assurance-invalidité, FF 2001 IV 3133). Or le raisonnement de la juridiction cantonale viole le droit fédéral, en tant qu'il considère comme établi le fait que l'intimé a besoin d'aide pour deux actes ordinaires de la vie pour une durée supérieure à douze mois. S'il est vrai que parmi les signes cliniques du syndrome de Williams-Beuren figure notamment un retard des acquisitions motrices, il ressort de la littérature médicale que l'âge moyen pour l'acquisition de la station assise est de treize mois et celui pour l'acquisition de la marche de vingt-huit mois ( BRIGITTE GILBERT-DUSSARDIER, Le syndrome de Williams-Beuren, Encyclopédie Orphanet, 2006). Il suit de là que le décalage relatif à l'acquisition de la position assise n'est objectivement pas suffisamment important pour justifier, au regard des exigences fixées par la loi, la prise en considération d'un besoin d'aide dans l'acte ordinaire de la vie consistant à s'asseoir. Faute de présenter à ce moment précis un besoin d'aide pour deux actes ordinaires de la vie pour une durée supérieure à douze mois, l'intimé ne pouvait prétendre à l'octroi d'une allocation pour impotent à compter du 1 er juin 2013. C'est par conséquent à juste titre que l'office recourant a refusé la demande de prestations déposée par l'intimé.