Citation: 6B_382/2023 E. 1.3

1.3. La recourante reproche également à la cour cantonale d'avoir considéré que la police avait fait preuve de tolérance. Selon elle, l'intervention "immédiate" des forces de l'ordre lors des deux manifestations démontrerait le contraire. Il se trouve que la cour cantonale n'a jamais qualifié le comportement des forces de l'ordre de "tolérant". Tout au plus a-t-elle relevé qu'elles avaient fait preuve de " mesure dans leur intervention [...] en privilégiant l'apaisement et le dialogue " (jugement attaqué consid. 7.3). À cela s'ajoute que la police a certes rapidement demandé aux manifestants de quitter le pont Bessières et la rue Centrale, les manifestations n'étant pas autorisées, mais qu'elle a tout de même attendu plusieurs heures avant de débuter l'évacuation des personnes se trouvant encore sur les lieux (jugement attaqué consid. C.e.1 et C.e.2). Dès lors, l'intervention policière ne saurait être qualifiée d'immédiate et la recourante échoue à démontrer par une motivation conforme aux exigences accrues prévues par l'art. 106 al. 2 LTF en quoi la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire. Le grief est irrecevable.