Citation: 1B_608/2019 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu qu'"aucun élément du dossier ne laisse à penser qu'il serait susceptible d'être incarcéré à nouveau". Il explique qu'il a été condamné, le 8 novembre 2019, à une peine privative de liberté ferme de 12 mois, sous déduction des 345 jours passés en détention préventive. Il fait valoir que si l'exécution du solde de la peine est suspendue en raison de l'appel qu'il a déposé contre le jugement de première instance, il existe une décision judiciaire exigeant qu'il soit à nouveau incarcéré pour au moins 20 jours. Ce complément de l'état de fait n'est cependant pas susceptible d'avoir une incidence sur l'issue du litige. En effet, la cour cantonale a déclaré le recours irrecevable pour deux motifs, l'absence de décision au sens de l'art. 4 LPA d'une part et le défaut d'intérêt actuel d'autre part. Dès lors que la motivation relative à l'absence de décision doit être confirmée (cf. infra consid. 3.3), ce constat scelle le sort du recours sans qu'il y ait lieu d'examiner les critiques soulevées par le recourant relatives à la motivation complémentaire tirée de l'absence d'intérêt actuel. Mal fondé, le grief de l'établissement arbitraire et incomplet des faits doit être rejeté. Pour les mêmes motifs, il en va de même de la critique relative à la violation du droit d'être entendu en lien avec le renseignement donné par l'Office cantonal de la détention - selon lequel le recourant ne serait plus détenu depuis le 8 novembre 2019 -.