Citation: 9C_260/2016 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, il apparaît que la juridiction cantonale a occulté le fait que la capacité de l'assuré à être réadapté n'avait pas été remise en cause après l'interruption, le 22 octobre 2012, de la formation en cours au Centre B.________. Même si l'office intimé avait repris l'instruction médicale (réactualisation des informations médicales et établissement d'une ultime liste d'activités adaptées; rapport intermédiaire du 4 décembre 2012), il en était résulté une situation identique, soit la possibilité pour le recourant d'être réadapté. En outre, on ne peut pas reprocher à ce dernier d'avoir manqué de volonté ni d'avoir retardé la mise en oeuvre des mesures de réadaptation. En effet, conformément à ce qu'ont retenu les premiers juges, la formation au Centre B.________ avait été interrompue, le 22 octobre 2012, indépendamment de la volonté de l'assuré. A la suite de cet échec, le recourant avait cherché une nouvelle option et avait finalement souhaité commencer une formation de technicien-dentiste (courrier du 14 février 20143). Face à cette requête de l'assuré, le comportement de l'office intimé aurait dû apparaître contradictoire aux yeux des premiers juges. L'administration a décidé de prendre en charge le stage du 29 avril au 26 mai 2013 alors qu'elle avait précédemment émis des réserves en mentionnant qu'il serait difficile dans ce domaine professionnel de retrouver une capacité de gain équivalente à celle qui prévalait avant son atteinte à la santé. Finalement, l'office intimé a refusé le remboursement des frais de la formation qui aurait dû être mise en place à la suite du stage. Dans ces circonstances, on aurait pu attendre de l'administration qu'elle refuse toute mesure de réadaptation dans l'activité de technicien-dentiste dès la réception du courrier du 14 février 2013 ou à tout le moins à la suite de l'entretien du 8 avril 2013 au lieu de faire attendre inutilement l'assuré. L'office intimé avait en effet les moyens de se déterminer plus tôt sur l'adéquation de cette activité dans la mesure où il était question de la capacité de gain et non pas de la compatibilité de la formation envisagée d'un point de vue médical qui n'avait effectivement pu être évaluée qu'après un stage. Ce n'est pourtant qu'en date du 11 juillet 2013, ou éventuellement du 1er mai 2013, que l'office intimé a indiqué que cette formation ne pouvait entrer en ligne de compte. Par conséquent, le mauvais choix de la formation et le temps d'attente qui en est résulté était imputable à l'office intimé et non pas à l'assuré.