Citation: 1C_561/2018 E. 2.5.2

2.5.2. Au regard de l'ensemble de ces éléments, fruit d'une instruction approfondie de la cause, il n'apparaît pas arbitraire - contrairement à ce que soutiennent les recourants - de retenir la présence d'une végétation forestière, sur la portion médiane de leur parcelle, sur plus de deux décennies (cf. art. 4 al. 1 let. c LVLFO); ni que celle-ci a été entièrement éradiquée par un traitement intensif de la surface en prairie. Il n'est ainsi pas critiquable, indépendamment de l'état actuel de cette portion de terrain, de considérer qu'elle forme, avec la forêt en amont, une unité fonctionnelle (cf. arrêt 1A.44/2003 du 19 août 2003 consid. 3.2) et de l'englober dans l'aire forestière (cf. ATF 124 II 85 consid. 4d; 120 Ib 339 consid. 4; arrêt 1C_239/2016 du 13 février 2017 consid. 3).