Citation: I 531/06 29.10.2007 E. 1

5.2 Les premiers juges se sont fondés sur les rapports du professeur S.________ (du 8 août 2000) et de la doctoresse A.________ (du 5 juin 2002), dont ils ont déduit que les troubles dépressifs, phobiques et de la personnalité de la recourante, présents dès son adolescence, n'étaient pas réactionnels à la fibromyalgie ou au trouble somatoforme douloureux, mais lui étaient antérieurs. De ce fait, ils constituaient une comorbidité psychiatrique grave entraînant à eux seuls une incapacité totale de travail dès le 29 juin 1999. Les premiers juges ont ensuite retenu que selon la doctoresse A.________, les troubles dépressifs aigus s'étaient améliorés grâce au traitement, n'entraînant plus qu'une incapacité de travail de 20 %. En ce qui concerne le début de cette amélioration, ils n'ont pas suivi la doctoresse A.________ qui la situait dès le 5 juillet 2001 mais l'ont fixée au 30 mai 2002, date de l'examen effectué au SMR. Enfin, la juridiction cantonale a retenu que sur le plan psychique, l'incapacité de travail était de 20 % déjà dès le mois de septembre 1998, conformément à l'avis de la doctoresse I.________, du SMR. Sur le plan somatique, les premiers juges ont retenu que F.________ n'était plus apte à exercer son ancienne profession mais que sa capacité de travail était entière dans une activité adaptée, c'est-à-dire sans stations assises prolongées et sans port de charges supérieures à 20 kg.