Citation: 1C_290/2018 E. 3.2

3.2. Conformément à l'art. 39 al. 9 LIPAD, l'art. 3 RDROCPMC autorise l'OCMP à renseigner le public notamment sur l'adresse des personnes enregistrées à Genève. Selon l'art. 7 al. 1 RDROCPMC, les particuliers qui se prévalent d'un juste motif peuvent demander à l'office que leur adresse ne soit pas communiquée au public. Tel est le cas des magistrats genevois qui bénéficient d'une protection particulière ("stop direction"), laquelle n'est pas seulement justifiée par l'intérêt privé des magistrats, mais aussi par l'intérêt général à une bonne administration de la justice. La pratique cantonale considère à juste titre que les justiciables disposent d'un intérêt digne de protection à obtenir l'adresse des personnes contre lesquelles elles entendent élever des prétentions en justice; en l'occurrence toutefois, le recourant n'entend pas agir en justice contre la magistrate intimée, mais présenter une éventuelle demande de récusation dans le cadre d'une procédure pendante dont elle aurait la charge. On ne voit pas en quoi il se trouverait empêché de présenter une telle demande dans le cadre de la procédure judiciaire en question, en exposant les motifs qui fondent - ou pourraient fonder - une éventuelle prévention en rapport avec le domicile de l'intéressée. Les faits pertinents pourraient ainsi être établis dans l'instruction d'une procédure de récusation. Le recourant n'explique nullement en quoi il se trouverait empêché d'agir de la sorte. Compte tenu des intérêts en présence et de la possibilité pour les justiciables de parvenir d'une autre manière au but recherché, l'application de la disposition réglementaire n'est d'aucune manière arbitraire.