Citation: 1B_87/2021 E. A

A.a. Le 6 octobre 2020, A.________, résident français, a été arrêté au motif qu'il était soupçonné d'avoir participé à un important trafic de stupéfiants, de dimension internationale, portant à tout le moins sur 422 kg de haschich. Le prénommé a été entendu par des agents de police en présence de Me B.________, avocat de permanence. Il a souhaité que ce conseil puisse contacter son père pour l'informer de sa détention provisoire; il n'avait pas en tête le numéro de ce dernier, qui était toutefois enregistré dans le répertoire de l'un des trois téléphones portables saisis. La police l'a invité à reformuler cette demande devant le Procureur. Par missive du 6 octobre 2020, Me B.________ a informé le Ministère public qu'il assurait "la défense d'office" du prévenu, avec élection de domicile en son étude. Au terme d'une audience appointée le 7 octobre 2020 - lors de laquelle Me B.________, indisponible, était représenté par un confrère -, le Procureur a informé A.________ (prévenu notamment d'infraction grave à la loi sur les stupéfiants) que le but de l'instruction interdisait que ses proches soient informés de son arrestation et a ajouté ne pas connaître, au demeurant, le numéro de téléphone du père de l'intéressé. Il a requis et obtenu du Tribunal des mesures de contrainte le placement du prévenu en détention provisoire. A.b. Le 9 octobre 2020, le Ministère public a rendu un mandat d'actes d'enquête aux termes duquel il invitait la police à procéder à l'extraction et à l'analyse de données contenues dans les trois téléphones portables saisis; ce mandat valait ordonnance de perquisition et de séquestre. Il a été notifié "à A.________, soit pour lui Me B.________", son défenseur. A.c. Par courriel du 9 octobre 2020, Me B.________ a remercié le Procureur pour la confiance témoignée par l'octroi du mandat d'office et a demandé d'en informer la prison de Champ-Dollon; il a, par ailleurs, requis la transmission des pièces essentielles du dossier, respectivement l'autorisation de contacter le père de son mandant pour l'informer de l'arrestation de ce dernier. En réponse, le Procureur a acquiescé, ajoutant que le prévenu pouvait écrire à son père pour l'informer de sa détention. A.d. Par courriel désigné comme urgent du 14 octobre 2020, Me B.________ a informé le Ministère public du fait qu'il se rendrait ce jour-là, à 15h45, à la prison, pour s'entretenir avec A.________. Dès lors que l'établissement exigeait la présentation d'une ordonnance de nomination d'office pour lui permettre de voir son mandant et qu'un tel document ne figurait pas au nombre des pièces qui lui avaient été remises, il invitait le Procureur à adresser directement à l'institution une copie de cette ordonnance ou un "n'empêche pour le parloir de ce jour". Par courriel responsif du même jour, envoyé à 16h56, le Ministère public a octroyé un "n'empêche" pour "un parloir de ce jour".