Citation: 5A_1059/2021 E. 4.2.2

4.2.2. En l'espèce, l'argumentation de la recourante sur la fiabilité du témoignage du conseiller financier de l'intimée ne peut être suivie. Aucun motif ne s'opposait à l'administration de cette preuve et le juge forge sa conviction après une libre appréciation des preuves (art. 157 CPC). Partant il est inadmissible de dénier d'emblée toute valeur probante à un moyen de preuve prévu par la loi (ATF 143 III 297 consid. 9.3.2; arrêt 5A_550/2019 du 1 er septembre 2020 consid. 9.1.3.1). Par ailleurs la contradiction alléguée dans les constatations de l'autorité cantonale au sujet de la situation financière du failli entre 2007 et 2012 n'existe pas: pour répondre à la propre critique de la recourante qui entendait déduire des déclarations du failli, entendu en qualité de prévenu, que l'intimé était au courant de sa situation financière, l'autorité cantonale a seulement rendu compte de ces déclarations, aux termes desquelles le failli affirmait que, jusqu'à la fin de l'année 2012, il n'était pas en état de surendettement et que, à cette date, l'intimé connaissait sa situation financière. Au demeurant, l'autorité cantonale n'a pas considéré ces déclarations comme décisives, étant donné que le failli répondait en qualité de prévenu, et ne les a examinées qu'en réponse à la critique de la recourante. Enfin, le dernier argument de la recourante au sujet des investigations de la société conseillant l'intimé et de la pression exercée par celle-ci sur le failli pour obtenir un gage immobilier n'est pas non plus convaincant: il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que cette société aurait eu accès à d'autres informations que celles concernant les seuls prêts de son client au failli, notamment qu'elle aurait eu des éléments lui permettant de déterminer la situation financière de celui-ci dans son ensemble. Par ailleurs, c'est sans arbitraire que l'autorité cantonale a considéré que, au vu de l'ampleur des prêts accordés par son client, il est apparu nécessaire à cette société d'obtenir une garantie immobilière, quelle que soit la situation financière du débiteur. Il suit de là que le grief de violation de l'art. 9 Cst. dans l'établissement des faits doit être rejeté, dans la mesure où il est recevable. A noter que la recourante cite également l'art. 29 Cst., mais sans développer de critique autre que celle précitée liée à l'arbitraire, de sorte que ce grief n'a aucune portée.