Citation: 1P.520/2001 24.08.2001 E. B

B.- Par ordonnance du 11 juin 2001, le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne a rejeté une demande de mise en liberté provisoire présentée par W.________ en se fondant sur le danger de fuite et le risque de réitération qu'il tenait pour établi sur la base d'un rapport d'expertise médico-psychiatrique du prévenu établi le 22 août 2000 par le Docteur A.________, médecin assistant au sein du Service de Psychiatrie de Liaison du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois, à Lausanne, qui conclut à l'existence d'un risque de récidive en cas de situation à forte implication émotionnelle conjuguée avec la prise de médicaments ou de drogues. Le Tribunal d'accusation du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal d'accusation) a confirmé cette décision au terme d'un arrêt rendu le 6 juillet 2001. Il a estimé qu'il existait des indices de culpabilité suffisants à l'encontre du prévenu; il a considéré en outre qu'en raison du trouble de la personnalité mis en évidence par l'expert, joint à l'abus de substances psychotropes, W.________ était susceptible de commettre à nouveau des infractions à la loi sur les stupéfiants et des actes de violence du genre de ceux qui lui sont reprochés, de sorte que son maintien en détention se justifiait par un risque de récidive; il a jugé que cette mesure s'imposait également en raison du danger concret de fuite lié à l'absence d'attaches étroites en Suisse. Il a enfin admis que le principe de la proportionnalité était encore respecté, compte tenu de la durée de la détention préventive déjà subie et de la gravité des infractions imputées au prévenu.