Citation: 6B_689/2018 E. A

Le 19 novembre 2015, A.________ a déposé plainte pénale pour menaces, auprès de la police cantonale valaisanne à Martigny, contre X.________. Elle a reproché à ce dernier de l'avoir menacée de faire appel au Département de l'agriculture valaisan afin de faire fermer son exploitation agricole, de lui avoir déclaré que la propriété privée n'existait pas, qu'il continuerait à venir sur sa parcelle, qu'elle allait "goûter" à son avocat, qu'il avait gagné toute sa vie et qu'elle avait "déjà perdu". La prénommée a par ailleurs expliqué à la police cantonale que des problèmes de voisinage étaient apparus avec X.________ et B.________, lesquels traversaient sa parcelle plusieurs fois par jour, bien qu'elle leur eût demandé de respecter les limites des terrains. Le 25 janvier 2016, le voisin de A.________, C.________, a été auditionné par la police cantonale concernant d'éventuelles menaces proférées à l'encontre de celle-ci. Il a expliqué que, le jour des faits, il se trouvait chez la prénommée et avait entendu X.________ se montrer agressif envers elle et déclarer qu'il était un "winner", qu'il n'avait jamais perdu, qu'elle avait "déjà perdu", qu'il allait racheter sa maison, qu'il ne connaissait pas de frontière, qu'il faisait ce qu'il voulait, avait des relations et pouvait faire contrôler l'exploitation agricole pour des motifs sanitaires. Le 26 février 2016, X.________ a été auditionné par les enquêteurs. Il a admis avoir eu une discussion avec A.________ mais a contesté les accusations de menaces portées à son encontre. Dans une lettre du 25 mai 2016 adressée à la police cantonale, A.________ a en substance indiqué que les problèmes de voisinage rencontrés ne s'étaient pas arrangés, que X.________ et B.________ promenaient leurs chiens détachés sur sa propriété et que les déjections canines causaient la mort de ses vaches.