Citation: 5A_534/2019 E. 3.3.2

3.3.2. Le recourant fait aussi grief à l'autorité cantonale d'avoir estimé, au regard du critère de la stabilité, que le système de garde alternée qu'il préconisait aurait pour conséquence que les enfants seraient séparés trop longtemps de leur mère lors des semaines où ils passeraient le week-end chez lui. A suivre cette théorie, dont l'arrêt entrepris n'expliciterait pas le fondement, il ne pourrait jamais emmener ses enfants en vacances puisque celles-ci durent généralement plus de quatre jours. Exposant l'organisation de la prise en charge des enfants avant la séparation des parties, il soutient en outre que l'intimée ne serait pas le parent de référence. De nature purement appellatoire, ces allégations ne permettent pas de retenir que l'autorité cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en considérant que, vu l'âge des enfants (quatre et deux ans), il était contraire à leur intérêt d'être séparés de leur mère quatre jours d'affilée toutes les deux semaines. Il en va de même en tant que la Juge déléguée a estimé que celle-ci était vraisemblablement leur parent de référence, puisqu'elle assurait leur garde exclusive depuis la séparation des parties. La comparaison que le recourant entend effectuer avec les vacances, au cours desquelles les enfants seraient séparés encore plus longtemps de l'intimée, n'apparaît de surcroît pas pertinente, la récurrence de ces périodes étant moins importante. Pour le surplus, le recourant se contredit en soutenant que le critère de la stabilité devait s'analyser au regard de la fréquence des déplacements des enfants, tout en affirmant que celle-ci n'avait pas à être examinée, dès lors que les domiciles des parties ne seraient distants que de 200 mètres. Il n'apparaît d'ailleurs pas insoutenable de considérer que plus les enfants sont petits, plus le temps où ils sont séparés du parent de référence durant la semaine doit être court (cf. arrêt 5A_968/2016 du 14 juin 2017 consid. 5.1 et les auteurs cités), les changements de lieu de vie qui en résultent étant moins contraires à leur intérêt que de longues séparations hebdomadaires avec celui-ci. Autant qu'il satisfait aux exigences de motivation requises, le grief est par conséquent mal fondé (art. 106 al. 2 LTF).