Citation: 5A_212/2021 E. 4.3

4.3. La recourante reproche également à la cour cantonale d'avoir constaté que l'expertise rendue était claire, complète et convaincante. Elle relève que les expertes n'expliquent pas comment, après avoir constaté chez elle des troubles cognitifs légers et indiqué n'avoir pas pu se prononcer sur sa capacité de discernement dans la globalité, elles sont arrivées à la conclusion que sa faculté d'agir raisonnablement n'était pas préservée en ce qui concerne la gestion de son patrimoine, qu'elle n'était pas capable actuellement d'assurer elle-même la sauvegarde de ses intérêts et qu'elle était susceptible de prendre des engagements contraires à ceux-ci et d'être victime d'abus de tiers. Au vu de l'absence d'articulation entre les constatations sur son état et le résultat auquel des expertes sont arrivées, la recourante estime qu'il aurait été sans aucun doute pertinent de réaliser une seconde expertise ou, à tout le moins, d'ordonner un complément d'expertise. Elle indique en outre que ses médecins traitants, qui la connaissaient depuis plusieurs années au contraire des expertes mandatées dont les avis avaient été influencés par des intervenants avec lesquels elle n'avait pas de bons rapports, n'ont étrangement pas été consultés par les expertes. Or, l'un de ses médecins avait attesté qu'elle ne présentait pas à l'examen clinique des signes évocateurs de maladie physique ou mentale. Quant à l'autre, il avait rapporté que " ses capacités de discernement " étaient plutôt conservées, ce qui lui permettait de conduire sa voiture et de prendre des décisions administratives, et qu'un complément d'examen était " nécessaire " et " accepté par la patiente ". Sur cette base et dès lors qu'aucun avertissement ou mise en garde n'avait été fait de la part de ses médecins, la recourante soutient que les conditions pour la placer sous curatelle de portée générale ne seraient pas remplies. Lorsque la recourante fait valoir que les expertes n'ont pas pris contact avec ses médecins traitants pour rédiger leur rapport et que leur avis a été influencé par des personnes avec lesquelles elle n'avait pas de bons contacts, elle se prévaut de faits qui ne ressortent pas dans l'arrêt querellé sans soulever de grief d'arbitraire quant à l'omission de celui-ci (cf. supra consid. 2.2). Au surplus, il ressort de son argumentation qu'elle conteste l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle l'expertise judiciaire serait probante pour instituer une curatelle de portée générale et qu'ainsi une seconde expertise n'avait pas à être ordonnée. En tant qu'elle ne soulève toutefois pas de grief d'arbitraire en lien avec cette appréciation des preuves (cf. supra consid. 2.2), ses critiques - qui sont au demeurant essentiellement appellatoires (cf. supra consid. 2.2) - sont irrecevables.