Citation: 6B_198/2016 E. 3

Dénonçant une violation de son droit d'être entendu, le recourant se plaint de la motivation sommaire de l'arrêt attaqué. Le droit d'être entendu consacré à l'art. 29 al. 2 Cst. implique l'obligation pour le juge de motiver sa décision, afin que le justiciable puisse la comprendre, la contester utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle. Il suffit que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision; il n'est pas tenu de discuter tous les arguments soulevés par les parties, mais peut se limiter à ceux qui lui apparaissent pertinents (ATF 141 IV 249 consid. 1.3.1 p. 253; 139 IV 179 consid. 2.2 p. 183). La cour cantonale a apprécié le risque de récidive, compte tenu de la faible prise de conscience de la part du recourant et des résultats de traitement très mitigés. Elle a ajouté que le renvoi au Portugal rendrait illusoire la menace de la révocation de la libération conditionnelle et les injonctions d'un suivi. Un tel raisonnement respecte l'obligation de motivation. Le grief soulevé doit être rejeté.