Citation: 5A_466/2019 E. 3.2

3.2. A la suite du premier juge, l'autorité cantonale a considéré qu'il pouvait être raisonnablement exigé de l'épouse qu'elle exerce une activité lucrative à un taux maximum de 60%. Dans un second temps, elle a retenu que l'intéressée, titulaire d'une demi-licence en lettres obtenue en 1989, avait travaillé à 80% jusqu'à son mariage, en 1994. D'entente avec son époux, elle s'était alors consacrée à sa famille. En 2009, elle avait obtenu un diplôme de styliste ongulaire et avait exercé cette activité de manière très occasionnelle. En 2015, puis en 2016, elle avait acquis un diplôme de réflexologue, respectivement de sourcière, activités qu'elle n'avait cependant jamais exercées. A partir du 3 novembre 2015, elle avait été engagée à un poste de surveillance (loge) auprès d'une entreprise de sécurité sur le site d'une ancienne usine, puis avait donné son congé pour la fin de l'année 2016. Certes, son âge et son parcours professionnel atypique rendaient ses recherches d'emploi plus difficiles, mais pas illusoires. Elle alléguait être en quête d'une activité d'employée de bureau. Selon le calculateur en ligne figurant sur le site de l'Office fédéral de la statistique, une femme de 52 ans, sans formation complète, exerçant une telle activité dans la branche "Autres services personnels", dans l'espace Mittelland, sans fonction de cadre, était en mesure de réaliser un revenu mensuel net d'environ 2'200 fr., part au 13e salaire comprise. C'était donc ce dernier montant - quelque peu inférieur aux 2'600 fr. retenus en première instance - qui devait lui être imputé.