Citation: 1C_608/2023 E. 2.3

2.3. Se fondant sur sa jurisprudence, la cour cantonale a constaté que les dispositions sur les hauteurs des bâtiments et les distances aux limites ne concernaient que de véritables bâtiments et n'étaient pas applicables aux antennes de téléphonie mobile. Partant, on ne saurait considérer que l'installation de nouvelles antennes de téléphonie mobile plus hautes que les précédentes antennes sur un bâtiment qui n'est pas réglementaire en ce qui concerne la hauteur constitue un agrandissement du bâtiment concerné. Le moyen pris d'une violation de l'art. 124 al. 2 RPE n'était par conséquent pas fondé. Il en allait de même du grief relatif à l'art. 124 al. 1 RPE dès lors que, d'une part, on n'était pas en présence d'une reconstruction d'un bâtiment supportant l'installation et que, d'autre part, le projet litigieux ne portait pas atteinte à la destination, au caractère et au développement de la zone. La cour cantonale a en outre relevé qu'on ne se trouvait pas en présence d'une transformation ou d'un agrandissement qui serait susceptible de poser problème au regard de l'art. 80 al. 2 LATC au motif qu'il aggraverait l'atteinte à la réglementation en vigueur (consid. 5). Pareillement, elle a relevé que les dispositions générales communales visant à limiter la hauteur des superstructures en toiture ne s'appliquaient pas aux antennes de téléphonie mobile, de sorte que l'art. 74 al. 3 RPE ne s'appliquait pas au cas d'espèce. Si la commune avait voulu interdire les antennes de téléphonie mobile sur les toits à pans en zone de moyenne densité, une disposition spécifique aurait dû être édictée (consid. 6).