Citation: 2A.782/2006 14.05.2007 E. B

Le 8 mars 2003, X.________ a épousé Y.________ par procuration, dans sa patrie. Le 22 janvier 2004, le Service cantonal a décidé d'octroyer à X.________ une autorisation de séjour par regroupement familial pour une période de 6 mois, à l'échéance de laquelle il serait procédé à un examen circonstancié de sa situation financière. Le Service cantonal précisait que, si les moyens financiers de l'intéressé provenaient encore de l'assistance publique, il lui refuserait la poursuite de son séjour sur la base de l'art. 10 al. 1 lettre d LSEE. L'intéressé est arrivé en Suisse le 8 mars 2004. Le 10 décembre 2004, le Service cantonal a octroyé à X.________ une nouvelle autorisation de séjour pour une période de 6 mois, soumise à la même condition que la première. Le 27 juillet 2005, le Bureau des étrangers de la commune de W.________ a informé le Service cantonal que X.________ n'avait pas trouvé de travail depuis le 8 mars 2004 et que la famille X.Y.________ avait déjà perçu des prestations d'assistance pour un montant de 251'378,65 fr. Le 24 janvier 2006, le Service cantonal a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de X.________ et imparti à l'intéressé un délai d'un mois dès la notification de cette décision pour quitter le territoire vaudois. Il s'est fondé sur l'art. 10 al. 1 lettre d LSEE (motifs d'assistance publique). Le 22 juin 2006, X.________ a été condamné à 3 mois d'emprisonnement, avec sursis pendant 5 ans, pour voies de fait sur une personne dont il avait la garde (son beau-fils B.________).