Citation: 6B_1130/2023 E. 1

Par arrêt du 8 août 2023, l'Autorité de recours en matière pénale du Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel n'est pas entrée en matière sur le recours formé par A.________ contre l'ordonnance rendue le 27 juin 2023 par le Tribunal de police des Montagnes et du Val-de-Ruz par laquelle celui-ci a pris acte du retrait de l'opposition à l'ordonnance pénale du 17 mai 2023, a dit que cette dernière ordonnance était assimilée à un jugement entré en force et a classé le dossier devant lui sans frais. En substance, la cour cantonale a retenu que par ordonnance pénale du 17 mai 2023, le ministère public avait condamné A.________ à 60 jours de peine privative de liberté sans sursis, prononçant en outre la confiscation et la destruction des stupéfiants et d'un aérosol saisis, pour infractions aux art. 115 al. 1 let. b LEI (RS 142.20), 291 CP, 33 al. 1 let. a de la loi fédérale du 20 juin 1997 sur les armes, les accessoires d'armes et les munitions (LArm; RS 514.54), 19 al. 1 let. d et 19a LStup (RS 812.121). Le prénommé, sous la plume de son défenseur, avait formé le 1 er juin 2023 opposition à l'ordonnance pénale précitée. Le 13 juin 2023, le ministère public avait transmis ladite ordonnance pénale au tribunal de police, pour valoir acte d'accusation. Par courrier de son mandataire du 26 juin 2023, A.________ avait déclaré retirer son opposition à l'ordonnance pénale du 17 mai 2023. La cour cantonale a considéré que la motivation du recours de A.________ ne satisfaisait pas aux exigences légales, malgré les explications qui lui avaient été fournies dans la lettre du président de l'autorité précédente du 14 juillet 2023, avec la possibilité donnée à l'intéressé de compléter son recours, au sens de l'art. 385 al. 2 CPP. En effet, le recourant ne critiquait pas les motifs par lesquels l'ordonnance du tribunal de première instance du 27 juin 2023 avait été rendue, soit le retrait - par le mandataire du recourant, agissant par mandat de ce dernier - de l'opposition faite à l'ordonnance pénale et la conséquence de ce retrait, soit que l'ordonnance pénale valait jugement entré en force. Le recourant ne prétendait pas que son mandataire n'avait pas retiré l'opposition, ni qu'il l'avait retirée sans ses instructions ni même son consentement, ni que le tribunal de première instance, vu la situation, avait mal appliqué l'art. 356 al. 3 CPP. Par actes datés des 3 et 13 septembre 2023, A.________ forme un recours en matière pénale au Tribunal fédéral contre l'arrêt du 8 août 2023.