Citation: 6B_939/2020 E. 1

- une condamnation à une peine pécuniaire de 180 jours-amende à 40 fr. avec sursis pendant deux ans, et amende de 1'000 fr., peine partiellement complémentaire à celle prononcée le 17 juillet 2015 par le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne, prononcée le 12 mai 2016 par le Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois, pour abus de confiance, escroquerie, faux dans les titres et faux dans les certificats. B.b. Entre le 13 septembre 2017 et le 14 août 2018, A.________, alors au bénéfice de l'aide sociale, a sciemment dissimulé au Centre social régional de la Riviera (ci-après : CSR) le compte bancaire ouvert à son nom auprès de la Banque C.________ de la Riviera. Le 13 septembre 2017, elle a celé le versement, sur le compte précité, de la somme de 265'027 fr. 30 provenant de la Fondation Interprofessionnelle Sanitaire de Prévoyance (FISP) à titre de 2e pilier de feu sa mère D.________, décédée en 2015, prestation dont A.________ était bénéficiaire en vertu du règlement de cette institution. A.________ avait ouvert ce compte bancaire spécialement afin d'encaisser la prestation de la prévoyance professionnelle ci-dessus. En cachant ces éléments de fortune, elle a déterminé les services sociaux à lui verser indûment des prestations du revenu d'insertion, à hauteur de 25'890 fr. 80. Par ailleurs, entre le 22 janvier et le 6 juin 2018, A.________, contre laquelle avaient été dressés des actes de défaut de biens, a sciemment dissimulé à l'Office des poursuites du district de la Riviera-Pays-d'Enhaut son compte bancaire auprès de la Banque C.________ précité, ainsi que le versement, sur ce même compte, de la somme de 265'027 fr. 30. Elle a définitivement mis ces deniers hors d'atteinte de ses créanciers en retirant d'importants montants de son compte, qu'elle dit avoir fait acheminer en Bosnie et Herzégovine, et, ensuite, en transférant de ce compte un montant de 50'000 fr. sur le compte épargne de son fils B.________. A.________ a ainsi empêché l'Office des poursuites de procéder à une saisie, lésant ses créanciers. En outre, lorsqu'elle a été interrogée par l'Office des poursuite sur la raison d'être de deux actes de poursuite en lien avec des prestations en capital provenant de la prévoyance professionnelle, A.________ a alors faussement affirmé avoir reçu environ 85'000 fr. au titre de la succession de feu sa mère et avoir dépensé l'entier de la somme, notamment dans des jeux de hasard et pour l'acquisition d'un frigorifique. A.________ n'a pas non plus donné suite à une décision de l'Office des poursuites du 2 février 2018 l'astreignant à remettre divers documents en lien avec ses allégations. La décision en question précisait qu'à défaut de fournir les informations demandées, la destinataire pourrait être dénoncée auprès de l'autorité compétente pour insoumission à une décision de l'autorité, conformément à l'art. 292 CP.