Citation: 4C.343/2003 13.10.2004 E. A

Le 26 février 1981, la Commune X.________ (ci-après: la Commune) a engagé A.________, née le 3 mars 1943, sous contrat de droit privé, en qualité d'employée d'administration à mi-temps au secrétariat de l'Office Y.________, devenu l'Office Z.________ (ci-après: l'Office), dès le 1er mars suivant. A partir de 1988, le taux d'occupation de A.________ est passé à 90%. L'Office est un service qui dépend de l'administration cantonale, sauf pour son infrastructure administrative. Le chef de celui-ci et les psychologues qui y travaillent sont des fonctionnaires cantonaux. Le secrétariat fait partie de l'administration communale, ses membres étant nommés par la Municipalité. Le 7 juillet 1995, l'Office a délivré à A.________ une attestation indiquant qu'elle avait travaillé comme secrétaire-assistante pendant quatorze ans, décrivant les tâches qui lui étaient confiées et précisant que c'était avec conscience et compétence qu'elle s'était acquittée de celles-ci, tout en faisant preuve de disponibilité et d'amabilité envers les divers consultants. Le 1er août 1995, B.________ a repris le poste de chef de l'Office. Celui-ci et A.________ se sont opposés. Cette dernière s'est plainte de la situation conflictuelle auprès de la Municipalité, après quoi B.________ a communiqué avec A.________ par l'intermédiaire de notes lui signalant tout ce qui ne "marchait" pas, notamment les 30 juillet et 8 août 1996. Affectée par un état anxio-dépressif réactionnel, A.________ a totalement interrompu son activité professionnelle du 8 août au 8 septembre 1996 puis du 6 novembre 1996 au 7 mars 1997 au moins, périodes entre lesquelles son médecin a estimé qu'elle pouvait travailler à 50% puis à 100% dès le 14 octobre 1996. Par courrier du 15 août 1996 adressé à la Municipalité, A.________ a exposé son point de vue sur la situation conflictuelle avec B.________ et demandé sa mutation dans un autre service. Dans une lettre du 10 septembre 1996, elle a indiqué au chef du personnel de la Commune qu'elle avait accepté, à titre de solution provisoire, de reprendre son activité à 50% tous les après-midis, B.________ ne travaillant en principe que le matin, à l'exception du mercredi. Durant cette période, B.________ a communiqué avec A.________ uniquement à l'aide de notes écrites. Par courrier du 1er novembre 1996 - corrigé le 4 novembre suivant -, adressé au chef du personnel de la Commune, B.________, les conseillers en orientation et la secrétaire-assistante de l'Office ont demandé la mutation de A.________ dans un autre service. Dans sa séance du 8 novembre 1996, la Municipalité a décidé, au vu d'un rapport du service du personnel concernant la situation conflictuelle à l'Office, de licencier A.________ pour le terme le plus proche, "compte tenu de l'absence de l'intéressée pour cause de maladie" et, par ailleurs, d'adresser une lettre au chef de l'Office pour réprouver son attitude dans cette affaire. Par lettre du 12 novembre 1996, la Municipalité a informé A.________ de sa décision de résilier son contrat "dès la fin de son incapacité de travail, mais au plus tard six mois après le début de celui-ci (sic)". Elle lui a exposé qu'après enquête minutieuse, elle devait malheureusement constater que l'arrivée d'un nouveau chef n'avait été que le révélateur d'une situation qui n'était pas nouvelle et que ces conflits se présentaient avec l'ensemble du personnel de l'Office. Elle a ajouté qu'elle se rendait compte depuis de nombreuses années que son comportement, ainsi que son incapacité à s'adapter à des situations et méthodes de travail nouvelles, avait entraîné des dysfonctionnements de l'Office et des conflits qui n'avaient jamais pu être résolus et étaient restés latents. Le 15 mai 1997, la Municipalité a confirmé à A.________ la résiliation de son contrat de travail pour le 31 août 1997. Par lettre du 23 juillet 1997, la Caisse intercommunale de pensions a informé A.________ qu'elle avait été mise au bénéfice d'une pension d'invalidité définitive de 100% avec effet au 1er février 1997.