Citation: 1C_130/2015 E. 2.2

2.2. Dans son acte du 6 juillet 2015, qu'il a intitulé "réponse", le recourant fait valoir pour la première fois plusieurs faits nouveaux qu'il qualifie de faits notoires (en particulier, les commentaires positifs de certains internautes à l'égard de son recours; la possibilité de double vote de citoyens suisses de l'étranger qui retournent dans leur canton; les prétendues interventions illicites des autorités cantonales dans la campagne de vote soulevées par des tiers dans des procédures cantonales séparées; les prétendus 61 bulletins manquants, élément qu'un tiers a fait valoir dans une autre procédure [à cet égard, voir l'arrêt 1C_320/2015 du 20 janvier 2016]). Or, selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, le mémoire de réplique ne peut contenir qu'une argumentation de fait et de droit complémentaire, destinée à répondre aux arguments nouveaux développés dans le mémoire de réponse. Il ne saurait en revanche être utilisé aux fins de présenter de nouvelles conclusions ou de nouveaux griefs qui auraient déjà pu figurer dans l'acte de recours (ATF 125 I 71 consid. 1d/aa p. 77 et les références citées). Admettre le contraire aurait en effet pour conséquence de prolonger les délais légaux, ce qui est expressément prohibé par l'art. 47 al. 1 LTF et de créer des inégalités de traitement. Le recourant aurait dû se prévaloir de ces arguments dans son écriture du 27 mars 2015. Il s'ensuit que ces moyens, pour autant qu'ils satisfassent aux obligations de motiver (art. 42 al. 2 LTF), ne peuvent être pris en considération.