Citation: 1C_327/2024 E. 6.2

6.2. Il n'est pas contesté que la décision de la DIME du 13 juillet 2023 n'a pas été notifiée à l'intimé. Cela étant, en requérant la notification de cette décision dans le cadre de son recours déposé le 5 octobre 2023 au Tribunal cantonal, C.________ a agit dans un délai pouvant être considéré comme raisonnable pour sauvegarder ses droits sans faire preuve de passivité coupable. Contrairement à ce que soutiennent les recourants, l'intimé a effectivement sollicité la notification avant la fin du délai de recours. Le délai pour exercer une voie de droit a ensuite commencé à courir uniquement lorsqu'il a pu prendre connaissance de la décision notifiée irrégulièrement dans son dispositif et ses motifs, à savoir le 9 octobre 2023 (cf. ATF 139 IV 228 consid. 1.3 et 111 V 149 consid. 4c; arrêt 2C_1021/2018 du 26 juillet 2019 consid. 4.2). Dans cette mesure, il n'était pas critiquable pour la juge cantonale d'octroyer un délai supplémentaire de 30 jours à l'intimé pour compléter son recours contre l'autorisation spéciale de la DIME. En revanche, dès lors que le délai (légal) de recours a couru dès la notification effective de la décision, une nouvelle prolongation de ce délai légal, autre qu'un bref délai de trois jours, n'aurait pas dû être octroyée à l'intimé (cf. art. 29 al. 1 et 3 CPJA). Les conséquences de cette problématique peuvent néanmoins demeurer indécises, au vu du sort du recours. En effet, dans la mesure où il peut être confirmé que le permis de construire est devenu sans objet en raison de la destruction de l'immeuble, l'autorisation spéciale l'est également devenue. Dans celle-ci, la DIME, reprenant les conditions posées par le SBC, autorisait une "rénovation et transformation partielle selon l'art. 24c LAT" compte tenu du fait que l'état général des structures porteuses du bâtiment était suffisant pour être assaini et conservé, ce qui n'est manifestement plus possible en raison de l'étendue de la démolition.