Citation: H 422/99 22.05.2000 E. 3

3.- a) Celui qui, pendant une procédure, s'absente un certain temps du lieu dont il a communiqué l'adresse aux autorités, en omettant de prendre les dispositions néces- saires pour que les envois postaux parvenant à cette adres- se lui soient transmis, ou de renseigner l'autorité sur l'endroit où il peut être atteint, ou encore de désigner un représentant habilité à agir en son nom, ne peut se préva- loir de son absence lors de la tentative de notification d'une communication officielle à son adresse habituelle, s'il devait s'attendre avec quelque vraisemblance à rece- voir une telle communication. L'ordre donné au bureau de poste de conserver les envois ne constitue pas une mesure appropriée au sens ci-dessus; en pareil cas, la date du retrait effectif de l'envoi n'est pas déterminante (ATF 119 V 94 consid. 4b/aa et les références). b) En l'espèce, le recourant avait déposé une demande de rente de l'assurance-vieillesse le 26 janvier 1998; il n'avait pas encore reçu de détermination de la caisse lors- qu'il a fait garder son courrier au début de l'été 1998. Au regard de la jurisprudence précitée, le recourant devait cependant s'attendre à tout moment à recevoir une communi- cation officielle. Comme l'ordre donné au bureau postal de garder le courrier n'est pas une mesure appropriée, la date du retrait effectif de l'envoi, le 4 juillet 1998, n'est pas déterminante pour fixer le point de départ du délai de recours. En réalité, on doit retenir qu'envoyées sous pli sim- ple, les décisions de la caisse du 9 juin 1998 sont parve- nues soit le lendemain, soit un des jours suivants mais à tout le moins avant le 15 juin 1998, à l'Office postal de X.________ chargé de garder le courrier du recourant. C'est à ce moment-là qu'elles sont entrées dans la sphère de puis- sance de leur destinataire (ATF 122 III 320 consid. 4b). Le délai de recours arrivait ainsi à échéance avant le 15 juillet 1998, soit avant le début des féries judiciai- res. Même dans l'hypothèse - peu vraisemblable compte tenu des éléments du dossier - où les décisions litigieuses seraient parvenues une semaine plus tard dans la sphère de puissance du recourant (soit à l'Office postal chargé de garder le courrier), le recours déposé le 21 août 1998 seulement serait tardif. Dans ces circonstances, les premiers juges auraient dû déclarer irrecevable le recours dont ils étaient saisis au lieu de le rejeter. Le recours de droit administratif sera dès lors partiellement admis et le dispositif du juge- ment attaqué réformé en ce sens (ATF 125 V 405 sv. consid. 4a et les références).