Citation: 9C_669/2022 E. 4.3

4.3. Le droit d'être entendu découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. comprend notamment pour les justiciables le droit d'obtenir l'administration des preuves pertinentes et valablement offertes, de participer à l'administration des preuves essentielles et de se déterminer sur son résultat, lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (cf. ATF 142 II 28 consid. 2.3). Il convient d'emblée d'écarter l'argumentation dont se prévalent les recourants à l'appui de leur requête de mise en oeuvre d'une expertise judiciaire, à savoir - l'objet du présent litige - l'évaluation des titres non côtés en bourse de la Société et détenus par B.A.________. En effet, l'existence d'un désaccord sur la question litigieuse, que la Cour de justice était amenée à trancher, ne justifiait pas à elle seule la mise en oeuvre d'une expertise judiciaire. La juridiction cantonale pouvait ainsi renoncer à ordonner une expertise, dès lors qu'elle avait retenu que les preuves administrées ("le dossier complet") lui avaient permis de former sa conviction et qu'en les appréciant de manière anticipée, elle avait acquis la certitude qu'une expertise judiciaire ne pouvait l'amener à modifier son opinion (cf. ATF 140 I 285 consid. 6.3.1). En outre, les recourants se contentent d'affirmer qu'une telle expertise serait nécessaire mais n'exposent pas en quoi le refus de la mettre en oeuvre aurait été arbitrairement décidé par la juridiction cantonale (cf. art. 106 al. 2 LTF; ATF 146 III 73 consid. 5.2.2. et les arrêts cités). Au demeurant, la détermination respectivement l'évaluation de la valeur des titres - la notion de valeur vénale relève d'une question de droit alors que le prix effectivement obtenu relève d'une question de fait (cf. ATF 148 I 210 consid. 4.4.3) - concerne le fond du litige et non pas le droit d'être entendu. Le grief est dès lors mal fondé.