Citation: 9C_41/2023 E. 3.1

3.1. Après avoir constaté que, dans son rapport du 17 juin 2019, l'enquêtrice avait fait état d'un besoin d'aide régulière et importante de l'assurée pour tous les actes ordinaires de la vie depuis 2012, ainsi que d'un besoin d'accompagnement durable pour faire face aux nécessités de la vie et de surveillance personnelle, la juridiction cantonale a considéré que ce rapport n'était pas probant et que c'était donc à juste titre que l'office intimé s'en était écarté. Les premiers juges ont constaté à cet égard que le rapport d'enquête à domicile contenait plusieurs incohérences et certaines contradictions. Par ailleurs, en se fondant sur les conclusions du docteur B.________ du SMR (rapport du 13 août 2019), ils ont admis que l'enquêtrice n'avait pas apprécié de façon critique les déclarations et plaintes de l'assurée, mais qu'elle s'était contentée de les reprendre telles quelles, sans recul. L'instance précédente a ensuite nié que les avis des médecins traitants de la recourante (rapports du docteur C.________, médecin praticien, des 23 avril et 7 novembre 2019, et de la doctoresse D.________, médecin praticien, du 18 octobre 2019) fûssent suffisamment motivés et détaillés pour permettre de retenir un besoin d'aide régulière et importante pour l'accomplissement des actes élémentaires de la vie quotidienne au sens de l'art. 37 RAI. Pour le surplus, le Tribunal cantonal a constaté que les explications du docteur B.________, selon lesquelles le trouble de la personnalité borderline de la recourante favoriserait l'autolimitation et les comportements démonstratifs, n'étaient contredites par aucune pièce médicale au dossier. En conséquence, il a confirmé que l'assurée ne remplissait pas les conditions d'octroi d'une allocation pour impotent.