Citation: 2C_1045/2016 E. 2.2

2.2. La recourante reproche au Tribunal cantonal de s'être contenté de relever qu'elle était fiancée et que son compagnon vivait dans le canton de Genève, sans mentionner que cette relation dure depuis des années, qu'elle est stable au point que le couple a essayé et essaie d'avoir un enfant et qu'il a prospecté pour acquérir un bien immobilier, ce qui s'est d'ailleurs concrétisé par un achat à G.________, dans le canton de Vaud. Ces faits seraient déterminants, dès lors que les attaches de la recourante à Genève en 2015 étaient en grande partie fondées sur la relation qu'elle entretient avec son fiancé. En employant dans son arrêt le terme "fiancé" pour évoquer le compagnon de la recourante, le Tribunal cantonal a rendu compte du sérieux de la relation du couple. L'instance précédente a toutefois relevé que la recourante ne précisait pas depuis combien de temps sa relation durait. Se contentant d'affirmer que sa relation dure "depuis des années" et remonte aux années d'études communes du couple à l'Université de Genève, la recourante ne démontre pas en quoi la constatation du Tribunal cantonal serait sur ce point manifestement inexacte. Quant aux tentatives du couple d'avoir un enfant et leur recherche d'un bien immobilier en commun, elles ne sont certes pas mentionnées dans l'arrêt entrepris; ces faits ne sont toutefois pas susceptibles de conduire à retenir un domicile fiscal à Genève en l'absence de résidence commune du couple dans ce canton pendant la période fiscale considérée, étant précisé que la recourante est annoncée domiciliée auprès de ses parents à Genève. Le Tribunal cantonal pouvait donc, sans arbitraire, ne pas les mentionner dans son arrêt.