Citation: 6B_159/2007 20.06.2007 E. 4

La recourante se plaint ensuite d'appréciation arbitraire des preuves. D'après elle, il serait manifeste que le collier séquestré n'est pas identique à celui qui figure sur les photos produites par la partie civile. En outre, les juridictions cantonales auraient omis de tenir compte du rapport d'expertise et de divers autres éléments, qui prouveraient que le collier séquestré appartient à sa mère depuis près de dix ans. L'arbitraire que le Tribunal fédéral, juge du droit, peut relever et corriger dans l'appréciation des preuves ne résulte pas du seul fait qu'une autre solution aurait été possible, voire préférable. L'appréciation des preuves n'enfreint l'interdiction constitutionnelle de l'arbitraire, et ne permet une intervention du Tribunal fédéral sur le fondement de l'art. 105 al. 2 LTF, que si le juge du fait n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis sans raison sérieuse de tenir compte d'un moyen important et propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a fait des déductions insoutenables (cf. ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9 et les arrêts cités). La cour de céans n'a dès lors pas à entrer en matière sur les arguments purement appellatoires - c'est-à-dire sur ceux qui ne font que l'inviter à substituer sa propre appréciation des preuves à celle du juge du fait, sans tenter de démontrer que le raisonnement suivi par celui-ci ou le résultat auquel il est parvenu est insoutenable. Contrairement à ce que soutient la recourante, la comparaison du collier séquestré (p. 35 du dossier cantonal de première instance) avec les photos déposées par la partie civile (p. 18 du dossier cantonal de première instance) ne révèle, pour le moins, aucune dissemblance empêchant d'identifier le collier séquestré avec celui de la partie civile. Par ailleurs, le rapport d'expertise ne contient aucune constatation qui obligerait à douter que le collier séquestré soit bien celui qui figure sur les photos de la partie civile. Quant aux autres critiques de la recourante, elles consistent à reprocher au juge du fait de n'avoir pas ajouté foi aux déclarations écrites de certains parents ou amis de la recourante, sans comporter la moindre explication sur la raison pour laquelle il aurait été insoutenable de dénier toute force probante à ces déclarations. De telles critiques sont purement appellatoires et, partant, irrecevables. Aussi, dans la mesure où il est recevable, le moyen pris de l'appréciation arbitraire des preuves est-il mal fondé.