Citation: 6B_632/2015 E. 1.2

1.2. Pour reconnaître le recourant coupable de diffamation, la juridiction cantonale a considéré qu'il n'avait pas établi que ses déclarations étaient conformes à la vérité. Le message qu'il avait publié constituait la reprise quelque peu différenciée d'un fax du 10 avril 2007 que feu L.________ - partenaire d'affaires de A.________ - lui avait envoyé et qui dénonçait certains agissements du promoteur. Ce document ne faisait que rapporter les propos de tiers et n'était corroboré par aucune autre pièce probante. Son contenu était d'autant moins fiable qu'au moment de sa rédaction, une voire plusieurs procédures judiciaires opposaient les intérêts de feu L.________ à ceux de A.________. Les indications approximatives voire contradictoires et non documentées de M.________ ne permettaient pas de tenir pour avéré le fait que A.________ aurait pris des engagements non tenus à " D.________ ". Les faillites n'étaient pas davantage établies, pas plus que la promotion d'appartements-témoins d'un standing supérieur à celui des objets livrés. La bonne foi du recourant ne pouvait pas non plus être admise, celui-ci n'ayant pas démontré avoir accompli les actes que, selon les circonstances et sa situation personnelle, l'on pouvait attendre de lui afin de vérifier la véracité de ses allégations. Il n'avait présenté aucune source - autre que le fax de feu L.________ - susceptible de corroborer ses dires. Les éléments du dossier ne démontraient pas non plus que partie d'entre eux concordaient avec le mail de E.________ du 14 février 2007, comme prétendu en appel.