Citation: P 67/04 21.02.2006 E. 2

2.1 L'office intimé et la juridiction cantonale ont nié le maintien du droit de la recourante à la prise en charge du régime alimentaire prescrit, motif pris qu'il n'était pas indispensable au maintien de la vie de l'intéressée et qu'il n'entraînait pas de dépenses supplémentaires par rapport à une alimentation courante. Ils se sont fondés pour cela sur le rapport complémentaire du docteur P.________ (du 10 mai 2004), rédigé à l'intention de l'office intimé. La juridiction cantonale a considéré que cet avis médical était convaincant et qu'il l'emportait sur l'opinion du docteur G.________, lequel avait fait état d'un diabète de type II, nécessitant un régime alimentaire particulier pour une durée indéterminée (rapport du 22 avril 2004). Aussi, la juridiction cantonale a-t-elle renoncé à administrer d'autres preuves (appréciation anticipée des preuves). 2.2 Le rapport complémentaire du docteur P.________ du 10 mai 2004, sur lequel la juridiction cantonale s'est fondée essentiellement, ne concerne pas la recourante mais une autre personne au bénéfice de prestations de l'OCPA, une certaine I.________. Le docteur P.________ y préconise le refus de l'allocation-régime en se référant au diagnostic posé chez la prénommée par un certain docteur C.________. Dans le cas particulier, il n'est toutefois pas possible de savoir si le diabète diagnostiqué chez I.________ était le même que celui qui a été constaté chez la recourante. Certes, dans son premier rapport du 29 avril 2004, le docteur P.________ s'est référé à l'attestation du docteur G.________ du 3 février 2004, laquelle concernait bien la recourante. Cependant, dans le rapport en question, le docteur P.________ ne motive pas sa prise de position, de sorte qu'il n'est pas possible d'accorder à cet avis plus de force probante qu'aux attestations du docteur G.________ des 3 février et 22 avril 2004. Sur la base de ces avis médicaux, la juridiction cantonale ne pouvait dès lors pas considérer que certains faits présentaient un degré de vraisemblance prépondérante et renoncer à administrer d'autres preuves. Par ailleurs, dans la mesure où les pièces versées au dossier ne permettent pas de connaître la nature du régime alimentaire prescrit, il n'est pas possible non plus de trancher le point de savoir si celui-ci entraînait des frais supplémentaires pour la recourante. Cela étant, il convient de renvoyer la cause à l'office intimé pour instruction complémentaire et nouvelle décision sur le droit éventuel de l'intéressée au remboursement des frais liés au régime alimentaire prescrit par le docteur G.________.