Citation: 1C_154/2007 29.08.2007 E. 1

5.1 Selon la jurisprudence, le droit d'être entendu garanti à l'art. 29 al. 2 Cst. comprend pour les justiciables notamment le droit d'obtenir l'administration des preuves pertinentes et valablement offertes, de participer à l'administration des preuves essentielles et de se déterminer sur son résultat lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 126 I 15 consid. 2a/aa p. 16 et les arrêts cités). Le droit d'être entendu ne peut être exercé que sur les éléments qui sont déterminants pour décider de l'issue du litige. Il est ainsi possible de renoncer à l'administration de certaines preuves offertes lorsque le fait à établir est sans importance pour la solution du cas, qu'il résulte déjà de constatations ressortant du dossier ou lorsque le moyen de preuve avancé est impropre à fournir les éclaircissements nécessaires. Ce refus d'instruire ne viole le droit d'être entendu des parties que si l'appréciation anticipée de la pertinence du moyen de preuve offert, à laquelle le juge a ainsi procédé, est entachée d'arbitraire (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 428; 125 I 127 consid. 6c/cc in fine p. 135, 417 consid. 7b p. 430). 5.2 En l'espèce, contrairement à ce que soutiennent les recourants, le Tribunal administratif s'est prononcé sur les réquisitions. Il a en effet jugé que, ayant été en mesure de se prononcer en l'état du dossier, il n'était pas nécessaire d'administrer d'autres moyens de preuve. S'agissant plus particulièrement de l'étude de 1985, la cour cantonale a en outre précisé que la comparaison n'était pas pertinente, le projet de 1985 concernant un tracé beaucoup plus long, ce que les recourants ne contestent pas. A l'appui de leur mémoire au Tribunal administratif, les recourants n'ont en aucune façon exposé en quoi la production de l'acte de vente pouvait servir à la résolution du litige. Dans la présente procédure, ils soutiennent que le prix d'acquisition aurait pu prouver que lorsque les époux LE.________ et ME.________ ont acquis le terrain, tout devait leur laisser penser que le plan d'alignement n'était pas applicable. On discerne mal quel pourrait être l'intérêt à déterminer ce qu'ont pu penser les intimés à l'époque de l'achat de leur bien-fonds. Au demeurant, la cour cantonale a conclu, de façon motivée, à la validité persistante du plan d'alignement. Dans ces conditions, l'acte de vente ne lui était d'aucune utilité. Le grief tiré d'une violation du droit d'être entendu doit par conséquent être rejeté.