Citation: 8C_691/2022 E. 4.3.3

4.3.3. Dans son bref rapport du 27 octobre 2021, le docteur F.________ a pour sa part conclu que l'étiologie traumatique de la déchirure méniscale lui paraissait "juste". Pour appuyer son appréciation, il a relevé que le genou gauche était asymptomatique avant l'accident et que l'IRM du 5 octobre 2017 avait montré une corne postérieure du ménisque interne déchirée ainsi que deux languettes instables et luxées. Or de telles lésions instables avec formation de lambeaux méniscaux n'auraient pas été asymptomatiques si elles avaient existé avant l'accident. En outre, le recourant avait ressenti une douleur subite au genou gauche lors de l'accident et ledit genou avait par la suite présenté un épanchement, ce qui parlait également en faveur d'une origine traumatique de la déchirure méniscale. Force est toutefois de constater que le docteur F.________ n'a pas fait état d'éléments qui auraient été ignorés par le docteur E.________ et qui seraient suffisamment pertinents pour remettre en cause les conclusions de ce dernier. Il ressort bien du rapport d'IRM du 5 octobre 2017 qu'une "petite languette méniscale dans le récessus tibial médial" ainsi qu'une "fine languette méniscale développée au dépens de [l]a corne postérieure" ont été mises en évidence. Le docteur E.________ a toutefois également décrit ces languettes méniscales dans son expertise et en a tenu compte dans son analyse, en les opposant à des déchirures en languette "sans substrat dégénératif". Il a par ailleurs également tenu compte de la présence d'un épanchement mais a qualifié celui-ci de "peu significatif", conformément au rapport d'IRM qui mentionne un épanchement intra-articulaire "de faible abondance", précision ignorée par le docteur F.________. L'expertise du docteur E.________ ne saurait donc être remise en cause sur la seule base de l'opinion divergente du docteur F.________.