Citation: 6B_1003/2022 E. 1.4.3

1.4.3. La recourante reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir retenu que les déclarations des époux ne concordaient pas s'agissant des iPads dérobés. En l'espèce, même si l'époux de la recourante ne se prononçait que sur les objets portés à l'inventaire, il n'en demeure pas moins qu'il n'a déclaré que deux iPads dérobés, alors que la recourante prétendait le vol de quatre iPads. La conclusion de la cour cantonale n'apparaît ainsi pas manifestement insoutenable sur ce point. La recourante reproche ensuite à la cour cantonale de s'être étonnée du fait que seuls deux iPads avaient été déclarés volés alors que selon ses déclarations, il y en aurait eu quatre. Sur ce point, elle relève qu'elle aurait clairement admis que plus d'objets que ceux dressés dans l'inventaire auraient été dérobés. Au surplus, elle invoque une violation de son droit d'être entendue, dans la mesure où elle n'aurait jamais été interrogée sur cette apparente contradiction au cours de la procédure cantonale. En l'espèce, dans la mesure où la recourante disposait des factures permettant d'attester l'achat de quatre iPads, il lui était facile d'ajouter les deux iPads non déclarés à l'inventaire, ce d'autant plus que ceux-ci se trouvent sur la même facture que l'iPad rose présent dans ledit inventaire (cf. pièce 79/4), si bien que l'incompréhension de la cour cantonale sur ce point n'est point entachée d'arbitraire. Son explication selon laquelle l'inventaire n'était que partiel est insuffisant à renverser ce constat, puisqu'elle n'explique pas en quoi elle aurait été empêchée de compléter ledit inventaire par la suite. Par ailleurs, c'est en vain que la recourante se prévaut d'une violation de son droit d'être entendue au motif qu'elle n'aurait jamais été interrogée sur cette contradiction en procédure cantonale, puisque l'autorité précédente n'a fait qu'apprécier les déclarations de la recourante à propos de ces éléments. Infondés, ces griefs doivent, partant, être rejetés. La recourante produit encore une photographie d'un iPad retrouvé dans la résidence secondaire des époux pour appuyer son allégation selon laquelle elle détenait non pas cinq iPads comme retenu par la cour cantonale, mais six. Une telle pièce invoquée pour la première fois en procédure fédérale est irrecevable (cf. art. 99 al. 1 LTF). Au demeurant, pour autant que l'on puisse suivre la recourante quant au fait qu'elle était en possession de six iPads et non de cinq, ce seul élément est impropre en lui-même à démontrer l'arbitraire de la solution à laquelle la cour cantonale est parvenue, dans la mesure où un iPad déclaré volé a été retrouvé au domicile de la recourante, sans que celle-ci n'apporte d'explications crédibles sur ce point. En effet, à supposer que la déclaration de l'iPad rose ne soit qu'une erreur, comme l'allègue la recourante, celle-ci n'explique pas pourquoi elle a attendu plus de trois mois après la perquisition et la découverte de cet objet pour le signaler à son assurance et rectifier l'inventaire sur ce point, alors même qu'elle a été interrogée lors de son audition du 5 février 2019 sur le fait que cet iPad retrouvé à son domicile était identique à celui annoncé volé (cf. PV. d'audition 2, p. 8 R11). L'erreur invoquée ne suffit donc pas à entacher d'arbitraire la conclusion de la cour cantonale quant à l'absence de crédibilité des déclarations de la recourante sur ce thème. Enfin, si l'on peut certes concéder que la capacité de stockage des iPads déclarés dans l'inventaire était identique à celle de certains iPads mentionnés dans les factures versées au dossier, l'on ne discerne pas - et la recourante ne l'explique d'ailleurs pas - en quoi ce seul élément démontrerait l'arbitraire du raisonnement suivi par la cour cantonale, du moins dans son résultat.