Citation: 7B_68/2022 E. 1.3

1.3. Aucun fait nouveau, ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente (art. 99 al. 1 LTF). A l'appui de son recours, le recourant produit deux pièces, à savoir deux rapports de suivi médico-psychologique des 13 novembre 2019 et 2 octobre 2020 du Service des Mesures Institutionnelles (ci-après: le SMI) des Hôpitaux universitaires de Genève (pièces 3 et 4) et un courrier du 29 septembre 2022 de l'OSAMA (pièce 5). Le recourant paraît soutenir qu'il n'aurait pas eu connaissance des deux rapports avant le courrier précité de l'OSAMA les lui transférant (recours p. 14, 2e § de la let. c) et semble se plaindre du fait que ces documents n'auraient pas été produits auparavant. Il n'expose cependant pas en quoi leur production serait admissible au regard de l'art. 99 al. 1 LTF (cf. ATF 143 V 19 consid. 1.2; arrêt 7B_392/2023 du 15 septembre 2023 consid. 2). Faute de motivation suffisante (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF), ces pièces s'avèrent irrecevables. La question de savoir si elles auraient dû être produites devant les instances précédentes sera traitée ci-dessous en relation avec le grief de violation du droit d'être entendu (cf. consid. 2.3 infra). Après l'échéance du délai de recours, le recourant a encore produit deux pièces, à savoir le procès-verbal d'une audience du TAPEM du 3 novembre 2023, ainsi qu'une décision de cette autorité du 8 novembre 2023. Il s'agit toutefois de pièces ultérieures à l'ordonnance querellée et le recourant n'expose pas non plus pour quels motifs elles devraient être prises en compte. Elles se révèlent dès lors également irrecevables.