Citation: 1B_67/2018 E. 2.2

2.2. En l'espèce, le recourant continue d'être assisté dans la procédure pénale par le défenseur qui lui a été désigné de sorte qu'il ne subit en principe pas de préjudice juridique irréparable. La Présidente de la Chambre pénale d'appel et de révision a considéré que la rupture du lien de confiance entre le recourant et son défenseur d'office actuel n'était de loin pas établie et que l'intéressé ne faisait valoir aucun grief précis à l'encontre de Me Romain Jordan, si ce n'est un nombre de visites jugé insuffisant, alors qu'il apparaissait que le recourant avait objectivement bénéficié d'une défense efficace, au vu notamment de l'arrêt du Tribunal fédéral du 8 novembre 2017. Elle relevait au surplus que le recourant exécutant sa peine de manière anticipée depuis plusieurs années, il était logique qu'il reçoive beaucoup moins de visites qu'une personne se trouvant en détention provisoire et que cela l'était d'autant plus lorsque la procédure ne connaît pas d'évolution comme ce fut le cas durant l'attente de la décision du Tribunal fédéral, le soutien psychologique d'un détenu ne relevant pas de la mission d'un défenseur d'office. Le recourant ne cherche pas à démontrer en quoi la motivation ainsi développée pour conclure que l'absence de visites de la part de son avocat d'office depuis son incarcération au sein de l'Etablissement fermé de La Brenaz ne permettait pas de retenir que la relation de confiance avec son avocat serait gravement perturbée pour des motifs objectifs, comme l'exige l'art. 134 al. 2 CPP, serait insoutenable ou d'une autre manière contraire au droit.