Citation: 5C.110/2002 04.07.2002 E. 1

La portée juridique d'un jugement résulte de son seul dispositif, même s'il faut parfois recourir aux motifs pour déterminer la portée exacte du dispositif (cf. pour l'autorité de la chose jugée ATF 123 III 16 consid. 2a; 121 III 474 consid. 4a et les références citées; Fabienne Hohl, Procédure civile, Tome I, 2001, n. 1309 et 1311; Walther Habscheid, Droit judiciaire privé suisse, 2e éd., 1981, p. 313). Ainsi, il faut considérer qu'un jugement dont le dispositif déclare une demande irrecevable ne tranche, avec l'autorité de la chose jugée, que cette question de recevabilité (cf. Habscheid, op. cit., p. 316). 1.3 En tant qu'il statue sur la compétence ratione loci pour ordonner des mesures provisionnelles, l'arrêt attaqué n'est pas une décision finale au sens de l'art. 48 OJ; seul le recours en nullité est ainsi recevable en vertu de l'art. 68 al. 1 let. e OJ (cf. ATF 118 II 184 consid. 1a et les références citées), qui au contraire de l'art. 48 OJ n'exige pas que la décision attaquée soit finale (Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. II, 1990, n. 2.1 et 2.3 ad art. 68 OJ).