Citation: 2C_264/2023 E. 10.2

10.2. Selon les faits retenus dans l'arrêt attaqué, qui lient le Tribunal fédéral, le courrier du 30 novembre 2022 ne contenait pas de mise en demeure, mais une demande, faite en vue de l'assemblée générale de la profession le 8 décembre 2022 au soir, de constatation de la part du Service cantonal que la décision du 16 novembre 2022 était nulle et que C.________ B.V. avait toujours l'interdiction d'exercer son activité. Le Service cantonal a répondu à ce courrier par écrit du 6 décembre 2022, soit dans le délai fixé, en expliquant que la décision en cause du 16 novembre 2022 avait été adressée à C.________ B.V., qui en était l'unique destinataire, et que les recourantes ne pouvaient pas être considérées comme parties à la procédure ayant conduit à cette décision. Il indiquait qu'il ne donnerait pas autrement suite au courrier du 30 novembre 2022. Il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que les recourantes auraient, dans leur courrier du 30 novembre 2022, expressément requis le prononcé d'une décision les concernant directement, ni démontré en quoi la décision du 16 novembre 2022 les touchait de façon directe. Toujours selon l'arrêt querellé, les recourantes n'ont pas non plus formellement requis le prononcé d'une décision formelle après réception du courrier du 6 décembre 2022. Dans ces circonstances, la Cour de justice ne prête pas le flanc à la critique lorsqu'elle retient que les conditions d'un déni de justice n'étaient pas remplies. Le Service cantonal n'a pas tardé à se prononcer sur le courrier du 30 novembre 2022 et il pouvait sans violer le droit considérer que le contenu de celui-ci n'appelait pas de décision formelle de sa part, respectivement que les conditions permettant d'exiger le prononcé d'une décision au sens de l'art. 4A LPA/GE n'étaient pas remplies. En outre, les recourantes n'expliquent pas en quoi l'autorité précédente aurait fait une application arbitraire de l'art. 4 al. 4 LPA/GE. Sur ce point, le recours ne satisfait pas aux exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF. Par ailleurs, on rappellera que la seule fixation d'un délai pour se prononcer ne peut pas en soi être assimilée à une mise en demeure.