Citation: 6B_738/2019 E. 4.3

4.3. En l'espèce, il ressort du jugement attaqué que la demande de confrontation du recourant avec T.________ a été rejetée par la cour cantonale au motif que celui-ci avait déjà été entendu en présence du défenseur du recourant (cf. PV d'audition du 29 août 2017 n° 4), ce que le recourant ne conteste d'ailleurs pas. Par ailleurs, il ne ressort pas du jugement attaqué - et le recourant ne le prétend pas - que les déclarations de ce témoin seraient l'unique preuve des faits qui lui sont reprochés. En effet, la condamnation du recourant repose également sur son arrestation alors qu'il venait de livrer de la cocaïne et sur le fait que des paquets contenant de la cocaïne ainsi que des sacs plastiques contenant de l'argent ont été trouvés dans son véhicule. Elle se fonde aussi sur des surveillances téléphoniques rétroactives et des extractions de données des téléphones portables et du GPS du recourant (cf. jugement attaqué, p. 13 et cf. pièce 57: rapport d'investigation de la police de sûreté du 26 janvier 2018, p. 4, 7 et 8). Il s'ensuit qu'une réaudition de T.________ en présence du recourant ne s'imposait pas selon les art. 343 et 389 CPP. La cour cantonale pouvait, sans violer l'art. 6 par. 3 let. d CEDH, se fonder sur les déclarations de ce témoin, qui restent exploitables. Le grief du recourant est rejeté.