Citation: 4C.148/2006 05.07.2006 E. 1

A.d Après que B.A.________ a rappelé à son frère, par lettre du 28 octobre 2002, que les décisions qui sortaient du cadre de la gestion ordinaire de X.________ nécessitaient son accord, le prénommé a constaté en novembre 2003, à la lecture des comptes 2002 de X.________, que l'un des principaux actifs de cette société consistait dans une créance de plus de 6'000'000 fr. à l'encontre de Y.________ SA, personne morale qui a été mise en liquidation par décision de l'assemblée générale du 19 décembre 2003. B.A.________ a ensuite appris que Y.________ SA avait vendu à X.________ un voilier au prix de 2'000'000 . Selon décision du 10 mars 2004, le Tribunal de première instance de Genève a rejeté une requête de mesures provisionnelles de B.A.________, par laquelle celui-ci cherchait à interdire à son frère d'exécuter des opérations de liquidation partielle de X.________. Cette autorité a tenu pour vraisemblable que A.A.________ ait accompli des actes de gestion pour lesquels il aurait dû obtenir l'assentiment de B.A.________, mais a considéré que la menace d'un dommage difficile à réparer n'avait pas été établie. A.e Par pli du 17 juin 2004, B.A.________ a résilié le contrat de société en commandite avec effet au 31 décembre 2004, aux motifs que la gestion de X.________ était catastrophique et que A.A.________ avait accompli des actes sans pouvoir. Ce dernier, qui n'a pas procédé à l'inscription de la liquidation au registre du commerce, est d'avis que la résiliation doit être interprétée comme l'exercice par B.A.________ de son droit de sortie au 1er janvier 2005, ce que le demandeur a contesté expressis verbis. Le 30 septembre 2004, D.A.________ a fait savoir à son frère A.A.________ qu'elle était disposée, sur la base de la dénonciation du contrat de société par son frère B.A.________, à entrer comme commanditaire au sein de X.________ dès le 1er janvier 2005. Le 10 décembre 2004, B.A.________ a avisé A.A.________ que la mise en place des opérations de liquidation était urgente. Le premier, estimant que son frère était prévenu à son endroit, a proposé le choix entre trois personnes comme liquidateur. A.A.________ a répondu le 27 décembre 2004 que les parties s'étaient toujours entendues sur le fait que B.A.________ souhaitait quitter la société à la fin 2004 et qu'une indemnisation du susnommé devait être arrêtée à l'amiable, point qui avait déjà donné lieu à de nombreuses discussions. B.A.________ a rétorqué que si des échanges de vue avaient certes eu lieu pour trouver un arrangement, la résiliation du contrat de société qu'il avait communiquée à son frère le 17 juin 2004 ne saurait en aucun cas être interprétée comme valant exercice d'un droit de sortie.