Citation: 6B_946/2015 E. 1.9

1.9. A ce propos, il a été constaté, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que sur invitation du ministère public le conseil du recourant a réclamé l'écoute avec traduction immédiate de conversations téléphoniques, en complément de celles qui avaient déjà fait l'objet d'une audience, et qu'il a indiqué par la suite ne plus solliciter d'acte d'instruction supplémentaire. A ce sujet, on précisera qu'environ 80 conversations téléphoniques ont fait l'objet d'une écoute en audience. Toujours par rapport aux écoutes, le recourant a déclaré lors d'une audience du 20 février 2014 que " si c'est pour repartir encore 6 mois, ça va et vous pouvez me renvoyer comme cela au Tribunal ". Il y a lieu de compléter d'office sur ce point l'état de fait de la décision entreprise (art. 105 al. 2 LTF). Cela étant, le recourant a renoncé de manière explicite aux actes d'instruction qui devaient permettre la réparation du vice lié au défaut d'avertissement - à l'égard du traducteur initial - des sanctions pénales de l'art. 307 CP. La juridiction cantonale pouvait donc refuser d'écarter les retranscriptions et le rapport de police du 21 mars 2012, sans violer le droit d'être entendu du recourant. Au demeurant, en demandant ultérieurement d'écarter du dossier les pièces précitées, le recourant adopte une attitude contraire aux règles de la bonne foi (cf. ATF 138 I 97 consid. 4.1.5 p. 100 s.).