Citation: 5P.403/2001 19.04.2002 E. 4

Le recourant se plaint d'une détermination arbitraire des charges de l'épouse (art. 9 Cst). 4.1 L'intéressé considère d'abord arbitraire le montant des impôts dus par son épouse, estimé par la Cour de justice à 2'678 fr. par mois. ll rappelle à cet égard que le salaire mensuel net dont dispose l'intéressée est de 5'500 fr., ce qui conduit d'après lui, calculs et législations à l'appui, à un impôt cantonal de base avant rabais de 560 fr. par mois. La Cour de justice a indiqué adhérer au montant de 2'678 fr. articulé par l'épouse, au motif que celui-ci paraissait "compatible avec ses revenus auxquels s'ajoutent les contributions d'entretien sur mesures protectrices". Or, l'argumentation du recourant se fonde exclusivement sur le salaire de l'intéressée, sans tenir compte de ces aliments - de 7'330 fr. - ni exposer les motifs de cette omission. Ce grief est ainsi irrecevable faute de respecter les exigences de motivation posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ. 4.2 C'est en revanche à juste titre que l'intéressé soutient que les primes d'assurance-maladie de Y.________ s'élèvent à 81 fr., et non à 181 fr. comme admis par la Cour de justice. Le certificat d'assurance auquel il se réfère (pièce 15), indique effectivement une prime de 81 fr. seulement dès le 1er janvier 2001, le montant de 181 fr. correspondant en réalité aux cotisations dues par Z.________ (pièce 14). Du reste, contrairement à ce que mentionne l'arrêt attaqué (p. 5), c'est bien une somme de 81 fr. qui a été retenue par le jugement de première instance. Dans ces conditions, force est d'admettre ce grief. Toutefois, une diminution de 100 fr. dans les charges de l'intimée ne suffit pas à rendre arbitraire l'arrêt attaqué dans son résultat, dès lors que cette réduction n'a qu'une répercussion proportionnellement très minime sur la pension due, de 7'330 fr., d'autant que celle-ci avait été initialement fixée à 7'368 fr. avant d'être arrondie par commodité.