Citation: 7B_957/2024 E. 2.4.3

2.4.3. Dans la mesure où l'estimation de l'AFC ne tenait pas compte au jour de la décision attaquée des éventuels revenus pour les années 2020 à 2022 (cf. consid. 8.3.2 p. 18 de la décision attaquée), ainsi que des éventuels intérêts (cf. consid. 6.1 in fine p. 11 de la décision attaquée) - ce que le recourant ne conteste pas -, il n'apparaît pas non plus contraire au principe de la proportionnalité de saisir un montant plus élevé que le montant d'impôts soustraits estimé à ce stade à 12'272'474 fr. (cf. consid. 6.1 p. 11 de la décision attaquée). Eu égard à la quotité saisie, le raisonnement de l'autorité précédente peut d'autant plus être confirmé qu'elle n'a pas manqué de préciser qu'il appartiendrait à l'AFC "au fur et à mesure de l'avancement de son enquête, de peaufiner le montant des impôts dont la soustraction fiscale [était] suspectée" (cf. consid. 8.3.3 p. 19 de la décision attaquée), ce que l'AFC semble au demeurant avoir anticipé puisque durant la procédure devant l'instance précédente, elle a déjà levé certains séquestres (cf. ses ordonnances du 10 juillet 2024 [let. F p. 5 de la décision entreprise]).