Citation: 4A_587/2010 21.01.2011 E. 2

Une décision est arbitraire, donc contraire à cette disposition constitutionnelle, lorsqu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si sa décision apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motifs objectifs ou en violation d'un droit certain. En outre, il ne suffit pas que les motifs de la décision soient insoutenables; il faut encore que celle-ci soit arbitraire dans son résultat. Il ne suffit d'ailleurs pas non plus qu'une solution différente de celle retenue par l'autorité cantonale puisse être tenue pour également concevable ou apparaisse même préférable (ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4/5; 134 I 140 consid. 5.4 p. 148; 133 I 149 consid. 3.1 p. 153). A teneur de l'art. 296 let. a CPC neuch., la demande doit notamment contenir l'exposé en termes clairs et articulés, par numéros d'ordre, de tous les faits sur lesquels le demandeur entend fonder son action. L'art. 301 al. 1 let. b CPC neuch. impose la même exigence pour la réponse du défendeur. Selon l'art. 312 CPC neuch., ladite exigence doit aussi, par analogie, être respectée dans la réplique et la duplique. C'est en ce sens que, selon le jugement de la Cour civile, les prix « détaillant » auraient dû être allégués.