Citation: 2C_149/2023 E. 4.1

4.1. Aux termes de l'art. 2 al. 2 LEtr, la LEtr n'est applicable aux ressortissants des Etats membres de l'Union européenne et aux membres de leur famille que dans la mesure où l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP, RS 0.142.112.681) n'en dispose pas autrement ou lorsque ladite loi contient des dispositions plus favorables. Or, tel est précisément le cas. L'ALCP ne régit en effet pas le droit de séjour en Suisse des personnes issues d'un Etat tiers qui, comme le recourant, sont encore officiellement mariées à un ressortissant européen vivant en Suisse, mais n'ont plus aucune volonté de maintenir le lien et la communauté conjugale avec celui-ci (cf. ATF 130 II 113 consid. 9; arrêts 2C_886/2011 du 28 février 2012 consid. 9 et 2A.557/2002 du 3 juin 2004 consid. 5). En revanche, l'art. 50 LEtr octroie, à certaines conditions, un droit de demeurer en Suisse à toute personne étrangère qui vit en Suisse après s'être mariée avec un ressortissant helvétique ou avec une personne étrangère disposant d'une autorisation d'établissement en Suisse, ce nonobstant la fin de toute vie commune. L'intéressé, qui a initialement reçu son autorisation de séjour en application de l'ALCP à la suite de son mariage avec une ressortissante portugaise au bénéfice d'une autorisation d'établissement, est ainsi habilité, sur le principe, à invoquer l'art. 50 LEtr qui lui est plus favorable que cet accord (cf. notamment ATF 144 II 1 consid. 4.7).