Citation: 5A_678/2023 E. 4.2

4.2. Relevant s'occuper de ses enfants à tout le moins selon les modalités prévues dans l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 15 mars 2018 et soulignant disposer des capacités éducatives nécessaires à la prise en charge de ses filles, le recourant rappelle d'abord qu'il serait contraire à la jurisprudence de la Cour de céans d'accorder la garde uniquement au père ou à la mère dans le cas où, en pratique, les parents se la partagent. Il affirme ensuite que ce serait à tort que la convention des parties attribuant la garde à l'intimée aurait été ratifiée par le premier juge. D'une part, l'autorité de la décision antérieure à laquelle se référait la cour cantonale - en l'occurrence une décision rendue sur mesures provisionnelles - était limitée, dès lors qu'elle cessait d'exister une fois rendu le jugement au fond. D'autre part, c'est un nouvel examen qui devait être effectué dans le contexte de la procédure de divorce, la maxime d'office impliquant que le tribunal pouvait statuer différemment d'une transaction entre les parties; le recourant précise à ce dernier égard avoir d'ailleurs pris des conclusions visant à la reconnaissance de la garde alternée dans ses déterminations du 4 février 2021. L'intimée reprend pour l'essentiel la motivation cantonale. Elle précise de surcroît s'occuper des enfants pour leurs activités scolaires, extra-scolaires et leurs rendez-vous médicaux et soutient que l'implication du recourant dans la vie quotidienne de ses filles et les obligations qui en découlent ne correspondent absolument pas à un 40%. Elle conclut en affirmant que les modalités de garde actuelles satisferaient le bien des enfants et nécessiteraient ainsi d'être maintenues.