Citation: 2C_1059/2022 E. 3.3

3.3. En l'espèce, les recourants font valoir que la Cour de justice a, à tort, refusé de donner suite à leur requête tendant à l'audition de E.________ en qualité de témoin afin d'établir la durée de sa vie commune avec le recourant 1. Dans l'arrêt attaqué, l'instance précédente a expliqué disposer de suffisamment d'éléments lui permettant de retenir que la vie commune du recourant 1 et de E.________ avait duré moins de trois ans, de sorte que l'audition de cette dernière n'était pas nécessaire. Elle a en outre relevé à titre superfétatoire que E.________, en sa qualité d'ex-épouse du recourant 1, ne pouvait être entendue qu'à titre de renseignement selon le droit cantonal et qu'au vu de ses déclarations quelque peu fluctuantes au cours de la procédure et des bons rapports qu'elle dit maintenir avec le recourant 1, il était à craindre qu'elle ne dépose de manière peu ou prou complaisante. A l'appui de leur critique, les recourants se contentent d'alléguer que E.________ a uniquement été auditionnée par téléphone sans l'assistance d'un interprète, mais ne soutiennent pas et a fortiori ne démontrent pas que l'appréciation anticipée des preuves circonstanciée faite par la Cour de justice sur ce point serait arbitraire, alors qu'il leur incombait de le faire (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1). Partant, le grief de violation du droit d'être entendu doit être écarté.