Citation: 1C_540/2023 E. 5

La recourante soutient encore qu'en raison de la durée du séquestre, soit 22 ans jusqu'à la décision de première instance sur le sort des valeurs patrimoniales, le principe de la célérité serait violé, la jurisprudence considérant qu'une durée de 18 ans est excessive. L'OFJ avait considéré, le 18 février 2018 que le jugement du 23 mai 2017 ne permettait pas d'ordonner un transfert des fonds; il aurait dû lever le séquestre à ce moment-là, voire au plus tard en 2019. Les autorités brésiliennes auraient également violé le principe de célérité, tout comme la Cour des plaintes qui a mis 20 mois pour statuer sur le recours.