Citation: 5D_51/2016 E. 3

Les recourants invoquent la violation de leur droit d'être entendus et l'application arbitraire de l'art. 317 CPC en relation avec l'interdiction de stationner sur l'assiette de la servitude litigieuse. Ils affirment que le juge cantonal aurait retenu qu'ils stationnaient leurs véhicules à cet endroit en se référant à des clichés photographiques annexés à un courrier que lui avaient adressé les intimés en date du 4 septembre 2015, qu'ils n'auraient cependant jamais été invités à se déterminer sur ces pièces et que le juge ne les aurait pas informés qu'il tiendrait compte de celles-ci dans sa décision. Les critiques des recourants tombent néanmoins à faux dès lors que le magistrat cantonal a confirmé le stationnement retenu par le premier juge en se référant à la pièce 11 produite par les intimés à l'appui de leur demande, les photographies accompagnant le courrier du 4 septembre ayant quant à elles servi à établir l'existence d'une barrière sur la propriété des recourants.