Citation: 1P.737/1999 16.05.2000 E. 3

3.- La recourante soutient enfin que l'ordonnance entreprise viole la présomption d'innocence au sens des art. 4 aCst. et 6 CEDH. La question de savoir si ce grief est suffisamment motivé au sens de l'art. 90 al. 1 let. b OJ peut rester indécise, car il est clairement infondé. Comme indiqué plus haut, le classement n'est pas un jugement sur le fond, mais une ordonnance de procédure. Il ne signifie pas que la personne bénéficiant du classement se soit rendue coupable des faits reprochés, mais statue la clôture de la poursuite pour motifs d'équité ou d'opportunité, tout en laissant au Procureur général la possibilité de reprendre la procédure s'il l'estime opportun. La question de la culpabilité reste ainsi ouverte. Le principe de la présomption d'innocence interdit la constatation de la culpabilité tant qu'elle n'est pas établie, non celle du soupçon.