Citation: 2C_47/2022 E. 2.2.2

2.2.2. Le recourant fait ensuite valoir que la présente cause soulève la question juridique de principe de l'étendue de son devoir de collaborer en tant que "pur tiers", à la lumière des articles 123 à 129 de la loi fédérale du 14 décembre 1990 sur l'impôt fédéral direct (LIFD; RS 642.11). Le Tribunal fédéral a déjà statué sur la problématique de l'étendue du devoir de collaboration d'une personne suisse qui détient des renseignements demandés par la voie de l'assistance administrative internationale (ATF 142 II 69). Il a, en substance, retenu que le point de savoir si elle doit être qualifiée de personne concernée ou de simple tiers détenteur d'informations est une question de droit (ATF 142 II 69 consid. 3), que cette question s'examine à la lumière des art. 126 ss LIFD, que la LIFD distingue entre, d'une part, le devoir général de collaboration du contribuable, qui découle de l'art. 126 LIFD et, d'autre part, les obligations spécifiques de collaboration incombant à certains tiers selon les art. 127-129 LIFD, et que c'est l'art. 126 LIFD qui s'applique lorsqu'un contribuable est requis de fournir des renseignements destinés à l'imposition d'un autre contribuable, si ces renseignements sont toutefois aussi susceptibles d'affecter sa propre situation fiscale (ATF 142 II 69 consid. 4 et 5). Déterminer si, dans un cas d'espèce, l'étendue du devoir de collaboration d'une personne relève de l'art. 126 LIFD ou des art. 127-129 LIFD, notamment si la situation fiscale du recourant en Suisse peut être affectée, relève ainsi également de la mise en oeuvre concrète de principes jurisprudentiels déjà posés. L'appréciation de cette question par le Tribunal administratif fédéral s'agissant du recourant ne soulève aucune nouvelle question juridique.