Citation: 6B_873/2014 E. 1.2

1.2. Rappelant que l'accident s'était produit de nuit alors qu'il pleuvait, la cour cantonale a établi, se fondant sur les photographies versées au dossier, que le tronçon emprunté était rectiligne avec une visibilité parfaitement dégagée des deux côtés de la route. La voiture avait heurté l'intimée par la gauche dans son sens de marche. Or le côté gauche de la chaussée était bordé d'un trottoir et était dépourvu de tout obstacle qui permettait de masquer un piéton de la vue d'un automobiliste. En outre, la piétonne, qui portait un jeans bleu clair, était visible. La cour cantonale a considéré qu'il n'était pas pertinent de déterminer si, à l'approche du véhicule, celle-ci se trouvait sur le trottoir ou déjà sur la chaussée, dès lors que le recourant avait déclaré ne jamais l'avoir vue avant les deux mètres la séparant de son véhicule. Ainsi, l'hypothèse selon laquelle elle était apparue de nulle part étant invraisemblable, le recourant aurait dû l'apercevoir, soit parce qu'elle se trouvait sur le trottoir ou sur la route. La cour cantonale en a déduit que, s'il n'avait pas vu l'intimée, c'est qu'il n'était pas attentif à la route.