Citation: 1B_10/2021 E. 1

Par jugement du 3 septembre 2020, frappé d'appel, le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne a reconnu A.________ coupable de fausse alerte, d'empêchement d'accomplir un acte officiel et d'insoumission à une décision de l'autorité et l'a condamnée à une peine privative de liberté de neuf mois, sous déduction de la détention subie avant jugement, ainsi qu'à une amende de 1'500 fr., convertible en cinquante jours de peine privative de liberté de substitution en cas de non-paiement fautif. Il a suspendu l'exécution de la peine privative de liberté et ordonné en faveur de A.________ un traitement institutionnel dans tout établissement psycho-social médicalisé apte à la prendre en charge. Il a ordonné le maintien en détention de A.________ pour des motifs de sûreté. Par arrêt du 1 er octobre 2020, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté le recours formé par la prévenue contre son maintien en détention pour des motifs de sûreté. Elle a mis les frais d'arrêt et l'indemnité allouée au défenseur d'office de la recourante, fixée à 791 fr., à la charge de cette dernière et dit que le remboursement à l'État de cette indemnité ne sera exigible de la recourante que pour autant que sa situation financière le permette. Par acte du 15 octobre 2020, A.________ a recouru contre cet arrêt auprès du Tribunal fédéral en tant qu'il portait sur son maintien en détention pour des motifs de sûreté, en concluant à sa libération immédiate moyennant un suivi ambulatoire auprès de médecins indépendants, subsidiairement à son transfert à la Prison de Champ-Dollon. Par acte du même jour, A.________ a recouru contre l'arrêt de la Chambre des recours pénale du 1er octobre 2020 auprès du Tribunal pénal fédéral en tant qu'il concernait l'indemnité de son défenseur d'office. Le Tribunal fédéral a rejeté, dans la mesure où il était recevable, le recours dont il avait été saisi au terme d'un arrêt rendu le 18 novembre 2020 (cause 1B_545/2020). Par ordonnance du 11 janvier 2021, le Juge unique de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral a déclaré le recours de A.________ irrecevable aux motifs que l'art. 135 al. 3 let. b CPP n'octroyait la qualité pour recourir auprès d'elle contre la décision fixant l'indemnité due au défenseur d'office qu'à celui-ci et que les parties à la procédure ne pouvaient attaquer cette décision qu'en formant un recours en matière pénale à son encontre auprès du Tribunal fédéral. Il a transmis en conséquence la cause au Tribunal fédéral comme objet de sa compétence (cause BB.2020.258).