Citation: 4P.321/2005 14.03.2006 E. 2

La cour cantonale se voit reprocher une appréciation arbitraire des preuves, qui a débouché sur des constatations de fait insoutenables. Aux dires du recourant, les juges cantonaux n'ont pas examiné un certain nombre de pièces, ou les ont mal examinées, et ont tiré des constatations insoutenables des éléments recueillis, notamment en lien avec le défaut de légitimation passive de l'intimé. 2.1 Ainsi, il convient de rappeler la définition de l'arbitraire avant d'analyser les griefs formulés par le recourant au titre de la violation de l'art. 9 Cst. Selon la jurisprudence, l'arbitraire prohibé par l'art. 9 Cst. ne résulte pas du seul fait qu'une autre solution que celle retenue par l'autorité cantonale pourrait entrer en considération ou même qu'elle serait préférable; le Tribunal fédéral ne s'écarte de la décision attaquée que lorsque celle-ci est manifestement insoutenable, qu'elle se trouve en contradiction claire avec la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique indiscuté, ou encore lorsqu'elle heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité (ATF 131 I 57 consid. 2; 128 I 81 consid. 2, 273 consid. 2.1; 127 I 60 consid. 5a). S'agissant de l'appréciation des preuves, l'autorité tombe dans l'arbitraire lorsqu'elle ne prend pas en compte, sans aucune raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa portée, ou encore lorsque, en se fondant sur les éléments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1). Il appartient au recourant d'établir la réalisation de ces conditions en tentant de démontrer, par une argumentation précise, que la décision incriminée est insoutenable (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 129 I 185 consid. 1.6; 122 I 70 consid. 1c). Enfin, pour qu'une décision soit annulée pour cause d'arbitraire, il ne suffit pas que la motivation formulée soit insoutenable, il faut encore que la décision apparaisse arbitraire dans son résultat (ATF 129 I 173 consid. 3.1 et les arrêts cités). 2.2 La cour cantonale a arrêté que l'intimé, en signant personnellement le contrat de bail du 8 juin 1995, tout en apposant le sceau de X.________ S.A. sur sa signature, a expressément manifesté qu'il agissait en qualité de représentant de la société. Pour arriver à ce résultat, les juges cantonaux se sont fondés sur le fait que, pendant près de 5 ans, tous les courriers et factures relatifs au bail ont été adressés par le bailleur à X.________ S.A. De même, ils ont relevé que le recourant ne pouvait qu'être conscient d'être lié à la société, sur le vu de sa tentative de conclure, en novembre 1998 (recte: 1996), un nouveau contrat par lequel l'intimé devenait débiteur solidaire. Ils se sont également appuyés sur l'allégation du recourant selon laquelle l'intimé aurait refusé de signer car il n'entendait pas se lier personnellement. Sur la base de ces éléments, l'instance cantonale a nié toute ambiguïté en lien avec la mention du nom de l'intimé figurant sous la rubrique "locataire" du contrat de bail litigieux. Enfin, en ce qui concerne la capacité de l'intimé de représenter X.________ S.A., l'autorité cantonale a posé que la société en question était valablement engagée par la signature individuelle de l'intimé. En effet, elle a considéré que X.________ S.A. avait ratifié l'acte de l'intimé en s'acquittant des loyers échus, dès le début du contrat. Elle a ainsi arrêté que le cocontractant du recourant n'était autre que X.________ S.A.