Citation: 1P.416/2000 03.10.2000 E. C

C.- Agissant par la voie du recours de droit public pour violation des art. 8 et 9 Cst. , A.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler cet arrêt. Il reproche à la cour cantonale d'avoir appliqué de manière arbitraire l'art. 55 al. 1 let. c de la loi vaudoise du 29 novembre 1961 sur les améliorations foncières (LAF) en considérant, d'une part, que l'avantage de la perpendicularité l'emportait sur l'inconvénient lié à la création d'une surface de 120 ares de "faux-tours" et, d'autre part, que le respect de la forme carrée de la maison d'habitation et du jardin de la famille B.________ et du sens des cultures qu'elle impliquait devait être garanti alors qu'il ne répondait à aucune considération agronomique ou de technique agricole, mais relevait de considérations esthétiques sans rapport avec les objectifs d'améliorations foncières poursuivis par le Syndicat. Il voit une inégalité de traitement prohibée par l'art. 8 Cst. dans l'attribution qui lui est faite d'une parcelle dont la forme est définie selon des principes différents que ceux ayant présidé à la délimitation des parcelles sises dans le secteur contigu "En Meilloret", d'une part, et selon des principes étrangers à ceux poursuivis par la loi sur les améliorations foncières, d'autre part. Il dénonce enfin une violation du principe de la proportionnalité. Le Tribunal administratif et les intimés B.________ concluent au rejet du recours. Le Syndicat d'améliorations foncières de Grandcour-Forel n'a pas déposé d'observations.