Citation: 1P.267/2001 18.06.2001 E. 1

d) Les recourantes soutiennent également que la Chambre d'accusation aurait fait preuve d'arbitraire en déclarant le recours irrecevable en tant qu'il émanaitd'A. ________ SA parce que cette dernière n'avait pas la qualité de partie plaignante. La recevabilité de ce grief au regard de l'art. 88 OJ ne saurait être déniée (ATF 119 Ia 4 consid. 1 p. 5 et les arrêts cités). Toutefois, A.________ SA et A.________ AG ont déposé un recours unique contre l'ordonnance de non-lieu du Juge d'instruction cantonal. La Chambre d'accusation est entrée en matière sur le fond du recours en tant qu'il était formé par A.________ AG et a confirmé la décision attaquée. Dans ces conditions, la question de savoir si l'autorité intimée a dénié à tort la qualité de partie plaignante à A.________ SA et déclaré irrecevable le recours pour ce motif ne présente qu'un intérêt théorique qui, pour les raisons exposées au considérant précédent, est insuffisant pour que le Tribunal fédéral entre en matière sur ce moyen; le recours est donc également irrecevable sur ce point. e) Les recourantes reprochent enfin à la Chambre d'accusation d'avoir constaté les faits et apprécié les preuves de manière arbitraire, en tenant pour établis des faits contredits par les pièces du dossier de la procédure et en ne prenant pas en compte des éléments essentiels qui démontreraient le bien-fondé de leur plainte. Dans ce contexte, elles ne se plaignent pas d'un déni de justice formel, lié à leur droit d'être entendues. Toute leur argumentation tend à démontrer que l'arrêt attaqué serait arbitraire dans sa motivation au fond. Or, sur le vu de la jurisprudence précitée, les recourantes ne sont pas habilitées à agir de la sorte.