Citation: 4A_59/2024 E. 3.1.2

3.1.2. Pour le surplus, le recourant soutient en substance: - que les juges cantonaux auraient dû remarquer, sur la base de relevés que le recourant avait fournis, que si un litige pouvait subsister quant à la quotité d'heures supplémentaires effectuées, le litige ne portait en revanche pas sur les dates des jours travaillés ou non; - que l'instance précédente aurait dû relever l'ampleur des tâches effectuées par le travailleur en sus du pur travail de cuisine et aurait accordé un poids trop important à la prétendue grande liberté du recourant dans son organisation, alors que des relevés GPS produits par le recourant démontreraient que celui-ci ne pouvait pas bénéficier de grandes pauses, notamment l'après-midi; - que la cour cantonale se devait, au regard des témoignages recueillis, de relever les carences d'organisation de l'intimée et le retenir comme un élément déterminant prouvant que la charge de travail qui pesait sur les collaborateurs était conséquente; - que, même si des erreurs dans les décomptes produits par le travailleur devaient être retenues, il serait arbitraire de tenir le travailleur responsable de ces erreurs et de motiver le caractère invraisemblable des heures supplémentaires effectuées sur cette base; - que l'autorité précédente aurait dû tenir pour acquis que des heures supplémentaires étaient effectuées de manière structurelle au sein du restaurant, sur le vu d'un courriel de la fiduciaire de l'intimée et des déclarations de l'administrateur de celle-ci; - que les témoignages de deux anciens collègues du recourant seraient crédibles et attesteraient de la réalisation d'heures supplémentaires, les fiches d'heures des autres employés devant au surplus être prises en compte; et - que la cour cantonale aurait examiné les moyens de preuve individuellement alors que si les pièces produites avaient été recoupées entre elles, les allégations et déclarations du recourant auraient été confirmées et un fort faisceau d'indices décelé quant à la connaissance par l'intimée de l'exécution d'heures supplémentaires par le travailleur.