Citation: 4A_437/2017 E. 8

Pour trancher la question des intérêts compensatoires, qui présuppose de tenir compte de chaque poste séparément, des modifications du taux d'invalidité au cours des mois, des prestations sociales devant être imputées et des nombreux acomptes versés à des dates différentes, il s'impose d'utiliser le programme de calcul Leonardo (cf. SCHAETZLE/WEBER, Manuel de capitalisation, Leonardo II, 5e éd. 2001, n. 2.331 ss p. 150 ss). Sur la base des données retenues en l'espèce, l'application du logiciel indique qu'à la date de l'arrêt cantonal, le lésé ne pouvait prétendre à aucun intérêt (ce qui s'explique notamment par les versements réguliers faits dès 2003 par les assureurs sociaux et par la défenderesse). Le montant de 22'335 fr. 15 sera dès lors assorti d'intérêts moratoires de 5% l'an dès le 26 juin 2017 (date de l'arrêt cantonal). On ne saurait à cet égard reprocher au demandeur, comme le fait la défenderesse qui plaide l'insuffisance de l'allégation en lien avec la perte de gain future, de n'avoir pas réclamé des intérêts. Il résulte en effet de l'arrêt entrepris que le demandeur, lors de l'audience de plaidoiries finales, a réclamé des intérêts dans la procédure cantonale, puisqu'il a sollicité, de manière globale, des " intérêts à 5% dès le 16 mars 2016 ". Cela étant, le dies a quo fixé au 26 juin 2017 est parfaitement admissible au regard des conclusions du demandeur. Enfin, on ne saurait non plus suivre la défenderesse lorsqu'elle soutient que les intérêts sollicités ne sont pas décrits de manière suffisamment précise et que le demandeur aurait dû indiquer s'il s'agissait d'intérêts par mois, par an ou par décennie (acte de recours p. 12 s.). Le taux de 5% est celui fixé par l'art. 104 al. 1 CO pour l'intérêt moratoire et, partant, il convient de se fonder sur un taux annuel de 5% (ATF 122 III 176 consid. 5a).