Citation: 9C_364/2015 E. 5.2

5.2. Il en va de même du reproche tiré du caractère lapidaire de l'appréciation du docteur C.________. A l'inverse de ce que prétend la recourante, le rapport du 20 décembre 2013 ne se résume pas à l'indication manuscrite apportée par le médecin, rédigée dans les termes suivants: "A mon avis, il n'y a pas matière à intervenir de la part de l'AI". En effet, le médecin a expressément renvoyé à son rapport de consultation adressé le 21 octobre 2013 à la doctoresse D.________, lequel contient une anamnèse et le résultat de l'examen clinique du neurologue. Même si les indications du docteur C.________ (du 21 octobre 2013) sont succinctes, elles comprennent une anamnèse incluant les plaintes de la patiente ("douleurs parascapulaires droites", "hémicrânie droite"), le compte-rendu de son examen clinique (notamment une mobilité cervicale libre dans tous les plans, mais quelques mouvements entraînant des douleurs) et la référence au rapport IRM du 1 er novembre 2012. Elles suffisent à comprendre les conclusions du praticien (du 20 décembre suivant), selon lesquelles les troubles cervicaux étagés induisent certes une gêne de l'assurée, mais ne l'empêchent pas d'exercer une activité lucrative ("Même si la patiente est gênée, on peut exiger d'elle qu'elle accomplisse une activité rémunérée"). A cet égard, la mention selon laquelle le "poste actuel est tout à fait adapté", lue en relation avec le rapport de consultation et le fait que le docteur C.________ n'a attesté aucune incapacité de travail (de 20 % au moins dans la dernière activité exercée) mais nié la nécessité d'intervention de l'assurance-invalidité, met en évidence que le médecin ne retient aucune incapacité de travail dans le poste occupé par l'intéressée, quel qu'en soit le taux d'activité effectif. Par ailleurs, au lieu de renoncer à répondre aux questions posées par l'office AI comme le lui reproche la recourante, le docteur C.________ s'est exprimé sur l'incapacité de travail - l'assurance-invalidité n'a pas à intervenir - et a énuméré à l'annexe du rapport du 20 décembre 2013 les limitations présentées par l'assurée (port de charges avec poids limités, pas de travaux nécessitant de monter sur une échelle ou des escaliers, ou de lever les bras au-dessus de la tête, pas de maintien prolongé de certaines postures, possibilité de pouvoir changer de position en se levant occasionnellement). Or on ne voit pas que l'activité de gestionnaire de clients auprès de B.________ AVS/AI ne puisse pas être exercée en tenant compte des limitations mentionnées.