Citation: 1B_206/2013 E. 1.2

1.2. En l'espèce, le séquestre prononcé - mesure conservatoire provisoire destinée à préserver des objets ou des valeurs que le juge du fond pourrait être amené à confisquer au terme de la procédure pénale (arrêt 1B_127/2013 du 1er mai 2013 consid. 2) - concerne principalement des armes (art. 4 al. 1 let. c, f et al. 5 LArm), soit des objets dont l'usage au quotidien n'est de loin pas nécessaire ou indispensable au recourant, qui n'est par ailleurs pas actif professionnellement dans le domaine des armes. Il ne prétend pas non plus en avoir une quelconque utilité spécifique, mentionnant uniquement que ces armes font partie de son patrimoine familial. Cette question ne mérite cependant pas d'être approfondie. En effet, les circonstances relevées dans l'arrêt cantonal et que le recourant ne conteste pas - quatre tirs avec le fusil de chasse à son domicile en décembre 2012, le nombre d'armes possédées en janvier 2013, l'altercation dans un bar-restaurant à cette même époque - ne permettent pas d'écarter prima facie tout risque, tant d'ailleurs pour le recourant que pour autrui, du fait de la possession desdites armes et ainsi, un séquestre au sens des art. 8 al. 2 let. c et 31 al. 1 let. b LArm se justifie.