Citation: 6B_640/2008 12.02.2009 E. 1

Dans un premier moyen, le recourant reproche à la cour cantonale de n'avoir pas mis un terme à l'action pénale introduite par B.________, alors qu'il avait satisfait aux conditions posées par ce dernier pour retirer sa plainte. La cour cantonale aurait dû admettre que cette plainte avait été maintenue abusivement et qu'il n'y avait donc plus de raison de suivre à la procédure, plutôt que de lui objecter que les efforts qu'il avait fournis en vue d'un retrait de la plainte avaient été pris en compte dans l'appréciation de sa culpabilité et dans la décision de lui octroyer le sursis. 1.1 L'art. 33 al. 1 CP reconnaît au plaignant la possibilité de retirer sa plainte avant le jugement de deuxième instance cantonale. Celui-là peut revenir sur sa décision non seulement en raison d'une éventuelle modification des circonstances depuis le dépôt de sa plainte (par exemple, la conclusion d'un compromis), mais aussi parce qu'une connaissance plus approfondie de l'état de fait le conduit souvent à une nouvelle appréciation de la situation (Christof Riedo, Strafantrag, in Basler Kommentar, Strafrecht I, 2ème éd. Bâle 2007, art. 33 CP, n° 3). 1.2 La loi confère ainsi au plaignant une faculté; elle ne lui fait pas d'obligation. Si celui-ci décide de maintenir sa plainte, le juge ne peut donc qu'en prendre acte et suivre à la procédure. Il peut en revanche, comme l'ont fait les juges cantonaux, tenir compte des efforts déployés par l'accusé pour donner satisfaction au plaignant dans l'appréciation de la culpabilité de celui-ci et dans la décision de lui accorder le sursis. Sous réserve de certains vices du consentement affectant la décision de retrait de plainte, il n'y a pas place pour une application analogique du droit des obligations (Christof Riedo, op. cit., loc. cit., n° 17 à 19). En conséquence, c'est à juste titre que les juges cantonaux ont considéré qu'en l'absence d'un retrait de sa plainte par B.________, il n'était pas possible de mettre un terme à l'action pénale initiée par cette plainte. Le grief est donc infondé.