Citation: 6B_1075/2017 E. 1

Concernant les déclarations du témoin E.________, on ne voit pas en quoi les constatations de la cour cantonale auraient été arbitraires. Durant l'audition du 17 décembre 2014, après avoir été questionné sur les relations entretenues par le recourant et l'intimée, sur les différends qui avaient opposé ceux-ci, sur les accusations de violences physiques ainsi que sur la question des violences sexuelles, E.________ a été prié de se prononcer sur les "accusations" formulées par l'intimée. Le témoin a déclaré qu'il penchait pour la version de celle-ci, sans avoir aucune preuve et sans exclure des exagérations. S'agissant des déclarations du témoin D.________, il ressort certes du procès-verbal d'audition du 10 décembre 2014 que lorsque le prénommé a déclaré qu'il ne pouvait pas se prononcer et n'avait pas de preuves, en ajoutant qu'il ne serait pas "surpris que cela soit vrai", il faisait référence aux violences physiques - et non à caractère sexuel - dont s'était plainte l'intimée. On ne comprend ainsi pas pourquoi la cour cantonale a retenu que ces propos concernaient les "accusations de violence [s] sexuelles" (cf. jugement attaqué p. 14). Quoi qu'il en soit, il n'apparaît pas que la correction d'un éventuel vice serait, sur ce point, susceptible d'influer sur le sort de la cause (cf. art. 97 al. 1 LTF). En effet, dans le considérant concerné, l'autorité précédente s'attachait à examiner, d'une part, dans quelle mesure les témoins entendus avaient confirmé le fait que l'intimée et le recourant entretenaient une relation de couple et, d'autre part, s'ils avaient prêté foi aux "accusations de violence" portées par l'intimée. La cour cantonale s'est principalement référée aux témoignages de D.________ et de E.________ pour établir la relation de couple, dont le recourant contestait l'existence. Elle a ensuite rapporté, à propos des accusations litigieuses, qu'aucun des deux prénommés n'avait assisté à un épisode violent ni ne disposait d'une preuve en la matière, sans pour autant estimer que ces mises en cause seraient apparues d'emblée extravagantes ou dénuées de crédibilité. La cour cantonale a déduit de l'ensemble des déclarations de ces deux témoins que ces derniers avaient corroboré, "dans une certaine mesure", la version des faits de l'intimée. Il apparaît cependant que si elle a admis l'existence d'une relation de couple entre les intéressés en se fondant sur ces témoignages, tel n'a pas été le cas des viols et contraintes sexuelles, ces faits ayant été retenus - comme s'en est d'ailleurs plaint le recourant - essentiellement sur la base des déclarations de l'intimée. Pour le reste, on ne voit pas en quoi la cour cantonale aurait tiré des constatations insoutenables des témoignages concernés, dès lors qu'elle a précisément rapporté le caractère peu affirmatif, les incertitudes et réserves des témoins concernant les accusations portées par l'intimée.