Citation: 5A_165/2023 E. 3.3

3.3. Le recourant ne motive pas ses critiques de manière conforme aux exigences déduites de l'art. 106 al. 2 LTF. En tant qu'il conteste le revenu que l'intimée retire effectivement de sa société, il se contente de prétendre, en reprenant par moment mot pour mot les termes de son recours cantonal, qu'il était arbitraire de retenir que cette société n'était pas florissante. Il reproche à la cour cantonale d'être arrivée à ce constat en incluant l'année 2018, qui était déficitaire, dans le calcul d'un revenu moyen, alors qu'en 2019 et 2020, la société avait généré des bénéfices, ce qui serait le "signe d'une constante augmentation". Il ajoute que la Cour de justice a elle-même souligné que "la diminution alléguée du résultat 2021 et du chiffre d'affaires entre décembre 2021 et février 2022 n'était pas documentée", ce qui corroborerait l'évolution positive de la société, comme le confirmerait également le fait qu'elle emploie désormais deux employées. Il aurait ainsi démontré, du moins sous l'angle de la vraisemblance, que les revenus de l'intimée provenant de sa société sont plus élevés que ceux qui ont été retenus, puisqu'ils seraient de 3'945 fr. 40 par mois. Ce faisant, le recourant se borne toutefois à faire valoir sa propre opinion, sans tenter d'établir en quoi l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée la cour cantonale serait insoutenable. Le moyen ne répond donc pas non plus aux exigences de motivation accrues déduites de l'art. 106 al. 2 LTF. Il en va de même s'agissant du revenu hypothétique que le recourant voudrait voir imputer à l'intimée. Selon lui, l'autorité précédente aurait arbitrairement refusé de tenir compte d'un tel revenu, au motif que "l'expérience professionnelle de l'intimée durant les vingt dernières années était limitée au travail qu'elle avait fourni pour sa propre entreprise qui n'était pas florissante" et que, "âgée de 54 ans bientôt, ses chances de pouvoir augmenter ses revenus à court terme apparaissait ainsi ténues, d'autant plus qu'elle devait s'occuper de [son second fils] à son retour des EPI [soit: Établissements publics pour l'intégration] l'après-midi". Ce raisonnement ferait totalement fi de la formation avancée en marketing de l'épouse, ainsi que du fait que son entreprise dispose de deux employées à mi-temps et d'un site internet permettant la vente en ligne, ce qui lui permet d'être ouverte et "active" même lorsque l'intimée se trouve avec son fils, ce qu'il avait pourtant étayé. Il prétend aussi avoir démontré, en se basant notamment sur le calculateur suisse de salaire, que l'intéressée serait en mesure de réaliser, en travaillant à 100% dans sa branche, un revenu mensuel net de 10'530 fr. En réalité, le passage de l'arrêt attaqué reproduit par le recourant consiste toutefois en un résumé des motifs du premier juge, dont l'autorité cantonale a constaté, sans être contredite, qu'ils n'avaient pas été critiqués devant elle, sauf s'agissant de la question de la prise en charge de l'enfant. L'argumentation du recourant, au demeurant de nature appellatoire et quasi textuellement reprise de son mémoire d'appel (art. 106 al. 2 LTF), se heurte ainsi aussi au principe de l'épuisement des griefs (art. 75 al. 1 LTF; ATF 146 III 203 consid. 3.3.4; 145 III 42 consid. 2.2.2; 143 III 290 consid. 1.1 et les références). Le moyen est dès lors entièrement irrecevable.