Citation: 7B_32/2022 E. B

Par arrêt du 5 août 2022, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre pénale de recours) a rejeté le recours formé par A.________ contre cette ordonnance et a mis à sa charge les frais de la procédure de recours, arrêtés à 800 francs. La Chambre pénale de recours a retenu en substance les faits suivants. B.a. A.________ était copropriétaire avec C.________, alors son épouse, d'un restaurant nommé "D.________". B.b. Le 29 juillet 2016, A.________ et son épouse ont conclu une convention avec B.________. Il en résulte qu'en échange de l'aide financière de ce dernier, les premiers étaient disposés à céder le fonds de commerce pour un prix non inférieur à 300'000 fr., sauf accord contraire. B.________ s'engageait à entreprendre toutes les démarches utiles, à superviser l'exploitation du restaurant et à veiller à la répartition du produit de vente au pro rata des apports respectifs des époux, sous déduction de l'intégralité de ses créances, des dettes du restaurant et des honoraires de l'avocat E.________ (ordonnance du 30 mars 2022; cf. art. 105 al. 2 LTF). Le 21 décembre 2016, B.________ a signé, en qualité de cédant, une "Convention de remise de fonds de commerce" en vertu de laquelle un dénommé F.________ a acquis le fonds de commerce en cause pour la somme de 250'000 francs. Le 21 décembre 2016 également, B.________ a adressé à A.________ et C.________ un document intitulé "Contrat de prêt du 25 septembre 2015 - décompte final", faisant état d'un montant prêté à ceux-ci de 20'000 fr., plus 5'750 fr. d'intérêts et de pénalités contractuelles. Le 21 février 2017, B.________ a présenté à A.________ une lettre rédigée par ses soins et intitulée "Vente du fonds de commerce du restaurant "D.________" / lettre de renonciation"; le second a signé cette lettre en vertu de laquelle il renonçait "définitivement et inconditionnellement à toutes prétentions passées et futures en relation avec le produit de la vente en question". B.c. Le 19 novembre 2019, A.________ a déposé plainte pénale contre B.________ pour faux dans les titres. Il a indiqué qu'il n'aurait pas reçu d'argent ensuite de la vente de son fonds de commerce et n'aurait jamais eu connaissance de la lettre du 21 février 2017 comportant sa signature. B.d. Le 17 juin 2021, le Ministère public a tenu une audience de confrontation. Il résulte des déclarations concordantes de A.________ et de B.________ que le second a rédigé le courrier du 21 février 2017 et l'a fait signer au premier. A.________ a précisé qu'il n'avait pas regardé ce qu'il signait; comme il avait une confiance totale en B.________, il ne lisait jamais les documents que celui-ci lui soumettait. Il a également admis que B.________ avait payé de nombreuses factures de créanciers du restaurant "à titre d'avances". B.________ a pour sa part indiqué que, sur le produit de la vente, il avait perçu 97'445 fr. 05, ce qui remboursait ses avances. Il a produit un tableau récapitulatif intitulé "Factures D.________ payées selon justificatifs", faisant état de factures payées par ses soins, dont le total s'élevait à 97'445 fr. 05, et qu'il avait adressé à l'avocat E.________ par courriel du 5 mai 2017. B.e. Le 24 septembre 2021, A.________ a complété sa plainte contre B.________ du chef d'escroquerie.