Citation: 5F_16/2016 E. 2.3

2.3. En l'occurrence, il ressort de la procédure fédérale 5A_168/2016 que le requérant de la révision a présenté, dans son mémoire de recours du 29 février 2016, une argumentation selon laquelle l'arrêt de la Cour de justice du 22 novembre 2013 était entré en force en tant qu'il fixait la contribution d'entretien de son ex-épouse à 5'000 fr. au maximum, substituant - selon lui - la réglementation provisoire fixée en mesures provisionnelles du 25 janvier 2013. Dans sa réponse au recours, l'intimée a pris une conclusion, sous chiffre 3, tendant à ce que son ex-mari lui verse la somme de 128'454 fr. 10 plus intérêts, à titre d'arriérés d'allocations familiales et de contributions à l'entretien de la famille, sur la base de l'ordonnance de mesures provisionnelles du 25 janvier 2013. Le requérant de la révision s'est spontanément déterminé sur ce poste, dans sa réplique du 2 septembre 2016, en concluant à son irrecevabilité, sans développer d'argumentation subsidiaire pour le cas où l'irrecevabilité ne devait pas être constatée par le Tribunal fédéral. Enfin, l'arrêt fédéral contesté (5A_168/2016 consid. 4.7), après avoir fixé le dies a quo de la contribution d'entretien "post-divorce" au 1er décembre 2013, a confirmé, en réponse à l'argumentation développée par le requérant de la révision dans son recours, que les mesures provisionnelles du 25 janvier 2013 continuaient de s'appliquer jusqu'à ce terme ( cf. supra consid. 2.1), partant pour la période antérieure au 1er décembre 2013, mais postérieure au 25 janvier 2013. Le requérant de la révision, qui a conclu, dans son propre recours au Tribunal fédéral, à la fixation du dies a quo de la contribution d'entretien "post-divorce", qui a argumenté en faveur de l'application du jugement de la Cour de justice du 22 novembre 2013 pour la période antérieure au 1er décembre 2013, en tant qu'il fixait la contribution d'entretien de son ex-épouse à 5'000 fr. au maximum, en lieu et place des mesures provisionnelles du 25 janvier 2013 et qui a déposé des observations sur les conclusions de l'intimée explicites à ce sujet, ne saurait donc dorénavant soutenir de bonne foi qu'il ne pouvait pas s'attendre à ce que le Tribunal fédéral se prononce sur la question des arriérés de contributions d'entretien pour la période de février à novembre 2013 en application de la réglementation provisoire du 25 janvier 2013, pas plus qu'il ne saurait prétendre avoir été empêché de se prononcer sur ce point. Le Tribunal fédéral, en se prononçant sur la période de février à novembre 2013, n'est pas sorti du cadre délimité par les conclusions des parties sur lesquelles elles ont eu l'occasion de se déterminer, et n'a donc pas statué extra petita, ni violé les droits d'être entendu et à un procès équitable (art. 29 al. 2 Cst. et 6 para. 1 CEDH) du requérant de la révision. Quant au montant des conclusions prises par les parties, le requérant de la révision soutient que son ex-épouse a conclu à l'allocation d'une contribution de 12'000 fr. par mois pour cette période, partant que le calcul auquel le Tribunal fédéral a procédé - qui aboutit à un montant mensuel supérieur - revient à statuer ultra petita. L'argumentation du requérant de la révision est d'emblée vaine. Il est manifeste que l'intimée a pris une conclusion portant sur les arriérés de contributions d'entretien dont le montant global s'élève à plus de 128'000 fr. En constatant que l'intimée accusait un manco de 68'000 fr. - d'ailleurs compensé avec un trop-perçu de 68'000 fr. que le requérant de la révision ne remet au demeurant pas en cause - et en rejetant toute prétention des parties concernant des arriérés de contributions d'entretien ( cf. supra consid. 2.1 in fine citant le consid. 4.7 de l'arrêt 5A_168/2016), le Tribunal fédéral est resté largement en-deça du cadre pécuniaire fixé par les parties ( cf. supra consid. 2.2, 2ème §) et ne saurait en conséquence se voir reprocher d'avoir statué ultra petita. L'argumentation du requérant fondée sur l'art. 121 let. b LTF et, autant que recevable, sur la violation de ses garanties à un procès équitable (art. 29 al. 2 Cst. et 6 para. 1 CEDH) sont ainsi vouées à l'échec. Il apparaît bien plutôt que le recourant cherche à obtenir une nouvelle décision qui lui serait plus favorable. Toutefois, la procédure de révision n'est pas destinée à ouvrir un nouveau débat sur le bien- fondé de la décision entreprise (arrêt 5F_7/2016 du 7 juillet 2016 consid. 5.2 avec les références). En définitive, la requête de révision fondée sur l'art. 121 let. b LTF doit être rejetée.