Citation: 6B_719/2019 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le recourant se plaint pour l'essentiel de ce que la peine privative de liberté de 7.5 ans prononcée à l'issue du jugement de première instance du 7 novembre 2018 est demeurée identique à celle préalablement prononcée à son encontre à l'issue du jugement rendu par défaut le 7 septembre 2016. Il fait valoir que des éléments à décharge évoqués dans le cadre du second jugement de première instance aurait dû conduire à diminution de cette dernière et qu'il serait hautement contestable d'avoir retenu une quotité identique. Ainsi articulé, le grief du recourant vise en réalité le jugement de première instance, qui n'est toutefois pas l'objet du recours en matière pénale (art. 80 al. 1 LTF). Il est, dans cette mesure, irrecevable et le recourant ne peut rien tirer en sa faveur d'une comparaison entre les peines successivement prononcées par les premiers juges. On comprend néanmoins que le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir abusé de son pouvoir d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte des éléments à décharge dont il se prévaut. A cet égard, le recourant ne saurait tirer argument des menaces qu'il prétend avoir reçues pour soutenir que la cour cantonale n'en aurait pas tenu compte au niveau de la fixation de la peine. Comme relevé plus haut, la cour cantonale a écarté les allégations en question en examinant les arguments que le recourant prétendait en tirer pour faire valoir des circonstances atténuantes. Dès lors que les allégations en cause n'ont pas été retenues en fait, elles n'ont pas davantage à être prises en considération comme éléments devant permettre d'apprécier la culpabilité du recourant sous l'angle de l'art. 47 CP. Cet aspect mis à part, le recourant ne prétend pas que la cour cantonale aurait omis de prendre en compte des éléments pertinents pour fixer sa peine. La cour cantonale a notamment considéré qu'au vu de ses antécédents (notamment brigandage et vol en bande sanctionné en 2009) et malgré le bénéfice d'une libération conditionnelle, il n'avait pas hésité à poursuivre son activité criminelle et à commettre un nouveau brigandage extrêmement violent, aux graves conséquences pour sa principale victime. Il a en outre commis deux tentatives de vol. Il ressort au demeurant du jugement attaqué que la cour cantonale a bel et bien pris en compte, à décharge, les aveux du recourant, les reconnaissances de dettes signées à l'égard de la victime, les regrets et excuses manifestés, ainsi que, dans une moindre mesure, son apparente réinsertion sociale et professionnelle. Cela étant, le recourant échoue à démontrer en quoi la cour cantonale aurait abusé du large pouvoir d'appréciation qui lui est reconnu en en tenant insuffisamment compte. Quoi qu'il en soit, l'ensemble des circonstances mises en exergue par la cour cantonale lui permettait de considérer une culpabilité extrêmement lourde sans violer le droit fédéral. En définitive, le grief tiré d'une prétendue violation de l'art. 47 CP s'avère infondé. Pour le surplus, le recourant ne soulève aucun grief sous l'angle de l'art. 49 CP et ne prétend pas qu'il lui aurait été impossible de suivre le raisonnement adopté par la cour cantonale dans ce contexte.