Citation: 5A_269/2017 E. 6.2

6.2. Le grief du recourant est fondé. Il apparaît en effet que celui-ci s'est plaint dans ses écritures d'appel du 27 août 2014 de l'absence de prise en compte de la baisse de revenus qu'il subira une fois à la retraite et du fait que la contribution due à son ex-épouse n'ait pas été réduite en conséquence. Le Tribunal cantonal a admis ce grief et réformé la décision du premier juge notamment sur cette question. Pour procéder au calcul de la contribution due par le recourant à son épouse à compter du 1er décembre 2019, le Tribunal cantonal a toutefois à la fois intégré le revenu plus faible que le recourant percevra une fois à la retraite (4'065 fr. 30) mais a également supprimé de ses charges les postes afférents aux frais de déplacement et de repas à l'extérieur du domicile qu'il n'aura plus à assumer à compter de cette date. Si la manière de procéder du Tribunal cantonal s'explique par le fait qu'il s'agit de charges futures prévisibles, la prise en compte de ces charges réduites constitue toutefois en l'espèce une violation de la maxime des débats. Dans la procédure en divorce, la fixation de la contribution d'entretien due à un époux est en effet soumise à dite maxime (art. 55 al. 1 et 277 al. 1 CPC; ATF 128 III 411 consid. 3.2.2; arrêt 5A_862/2012 du 30 mai 2013 consid. 5.3.2, publié in SJ 2014 I p. 76). Dans ce type de procédure, les parties ont le devoir d'alléguer les faits sur lesquels elles fondent leurs prétentions et d'indiquer les moyens de preuve; elles doivent également contester les faits allégués par l'autre (art. 221 al. 1 let. d et e, 222 al. 2 CPC; arrêts 5A_465/2016 du 19 janvier 2017 consid. 6.2 et 6.3; 5A_751/2014 du 28 mai 2015 consid. 2.4 et 2.5.3). En l'occurrence, le recourant n'a jamais allégué le montant de ses charges une fois sa retraite prise puisqu'il s'est limité dans ses écritures d'appel à faire état du montant de son revenu futur. Invitée à se déterminer sur l'appel du 27 août 2014, l'intimée n'a, quant à elle, pas répondu dans le délai imparti et n'a par conséquent pas contesté le montant des charges du recourant qui devrait être pris en compte dans l'hypothèse où son grief serait admis et la contribution due par celui-ci postérieurement à sa retraite recalculée. Elle n'avait pas non plus contesté les charges telles qu'arrêtées par le premier juge, lequel n'avait pas fait de distinction dans la fixation de la pension pour la période postérieure à la retraite du recourant, puisqu'elle n'avait pas fait appel de cette décision. Dans ces circonstances, le Tribunal cantonal ne pouvait établir d'office les charges futures du recourant, de sorte que ce sont effectivement les charges telles qu'arrêtées par le premier juge qui doivent être prises en compte également pour calculer la contribution d'entretien due à compter du 1er décembre 2019. Si l'on se fonde sur le calcul effectué par le Tribunal cantonal tout en reprenant les charges telles qu'arrêtées par le premier juge, c'est ainsi une contribution mensuelle de 1'082 fr. que le recourant devra verser à son ex-épouse à compter du 1er décembre 2019 et jusqu'à ce qu'elle atteigne l'âge de 64 ans révolus (moitié du disponible des parties ([2'512 fr. 10 (revenus de l'intimée) + 4'065 fr. 30 (revenus du recourant)] - [3'000 fr. (charges de l'intimée) + 2'390 fr. (charges du recourant)] / 2) + charges de l'intimée (3'000 fr.) - revenu de l'intimée (2'512 fr. 10)).