Citation: 2C_858/2021 E. 8.2

8.2. En l'occurrence, le recourant se réfère à l'art. 31 al. 1 OASA (RS 142.201), qui concrétise l'art. 50 al. 1 let. b LEI, en mettant en particulier en avant son intégration dans notre pays. Il mentionne à cet égard la durée de son séjour en Suisse, sa maîtrise du français, son autonomie financière, l'absence d'antécédents pénaux et de poursuites, sa bonne intégration sociale et professionnelle, ainsi que de très fortes attaches familiales en Suisse, notamment avec sa soeur. Il fait également valoir les circonstances de sa séparation, en précisant ne pas avoir été accepté par les enfants de son épouse, ainsi que la dégradation de la situation à la suite du décès d'un des enfants de celle-ci, ainsi que la situation politico-sociale en Tunisie. Ces éléments, à savoir la durée de présence et l'intégration en Suisse, ainsi que les possibilités de réintégration dans l'Etat de provenance, sont pertinents mais non décisifs à eux seuls, pour juger de l'existence d'un cas d'extrême gravité, respectivement de l'existence de raisons personnelles majeures (cf. arrêt 2C_49/2021 du 20 mai 2021 consid. 2.2). Ils ont, de plus, été correctement pris en compte par l'autorité précédente. A cet égard, il ressort en particulier de l'arrêt attaqué que la durée du séjour en Suisse du recourant ne saurait être déterminante, puisque celui-ci n'a vu sa situation régularisée qu'en juin 2017 (les années passées dans l'illégalité ou au bénéfice d'une simple tolérance ne comptent pas; cf. ATF 137 II 1 consid. 4.3; 134 II 10 consid. 4.3). En outre, son intégration doit également être relativisée puisqu'il découle aussi de cet arrêt que l'intéressé n'a exercé son activité de nettoyeur à plein temps qu'à partir du 1er avril 2021 et qu'avant cela, il bénéficiait de revenus d'insertion. Il ne ressort pas non plus de l'arrêt querellé d'éléments permettant de retenir l'existence de violence domestique au sens de l'art. 50 al. 1 let. b LEI. Enfin, l'autorité précédente a retenu que le recourant, qui était encore jeune (relativement), en bonne santé et sans enfant, disposait des ressources nécessaires à une réintégration dans son pays d'origine, pays dans lequel il était né et avait passé la majeure partie de sa vie et où résidait la plupart des membres de sa famille. L'autorité précédente relève par ailleurs à juste titre que l'attachement de l'intéressé pour sa soeur aînée, seule proche parente vivant en Suisse, et pour les enfants de celle-ci ne saurait fonder une raison personnelle majeure. Sur ce point, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué qu'il existerait un lien de dépendance particulier entre le recourant et les membres de sa famille vivant en Suisse. Les arguments invoqués par le recourant ne suffisent pas à démontrer qu'un départ de Suisse représenterait un déracinement excessif au point de constituer une raison personnelle majeure donnant droit à une autorisation de séjour au sens de l'art. 50 al. 1 let. b LEI. Enfin, la simple référence à la situation socio-politique en Tunisie ne suffit pas pour retenir un cas de rigueur. Au surplus, il peut être renvoyé à l'arrêt attaqué (art. 109 al. 3 LTF).