Citation: 5A_377/2024 E. 3.2.2

3.2.2. Le recourant soutient que la cour cantonale aurait arbitrairement retenu qu'il aurait pour la première fois fait mention d'un empêchement de déménager en raison de sa santé dans son mémoire d'appel et fait valoir qu'il aurait déjà indiqué en première instance qu'un déménagement n'était pas raisonnable compte tenu de son état de santé. S'agissant de la preuve apportée à cet égard, le recourant soutient que la cour cantonale aurait arbitrairement omis de retenir que, dans son mémoire d'appel, il avait indiqué avoir demandé à sa médecin traitante, la Dre F.________, de rédiger une attestation médicale confirmant l'impact qu'un déménagement pourrait avoir sur son état de santé mais que celle-ci avait refusé d'établir un tel document au motif que, en tant que médecin de famille commune aux parties, elle considérait qu'établir une telle attestation reviendrait à prendre parti pour l'un des époux. Le recourant soutient ainsi qu'il était dans une impossibilité non fautive de produire un certificat médical de sa médecin traitante attestant du risque de décompensation de son état de santé en cas de déménagement; il ajoute toutefois que, quoi qu'il en soit, l'impact d'un déménagement sur sa santé n'avait nul besoin d'être attesté formellement par sa médecin traitante, une telle attestation n'étant pas décisive. Le recourant se plaint en outre d'une appréciation arbitraire des preuves concernant son état de santé. Il soutient que le fait que ses difficultés d'adaptation et sa sensibilité au stress soient apparues dans un contexte professionnel n'aurait pas la portée que lui prête la cour cantonale. Selon lui, il serait notoire, sinon découlant à tout le moins de l'expérience générale de la vie, que les difficultés d'adaptation et la sensibilité au stress ne se manifesteraient pas exclusivement dans un contexte déterminé mais affecteraient une personne dans tout le spectre de sa vie, engendrant des répercussions importantes sur sa capacité à gérer les changements et les transitions dans tous les aspects de son quotidien, y compris le domaine personnel et familial. Le recourant s'appuie en outre sur deux extraits de littérature scientifique ainsi que sur un arrêt du Tribunal cantonal fribourgeois selon lequel un déménagement serait "par nature" une source de stress (TC FR 101 2023 260 du 7 décembre 2023 consid. 3.4.2). Il soutient que, dès lors que le déménagement engendrerait du stress pour celui qui est contraint de partir, il serait indiscutable que ses difficultés d'adaptation et sa vulnérabilité face au stress l'affecteraient très largement, à tout le moins dans une mesure nettement prépondérante par rapport à l'épouse.