Citation: 4A_256/2018 E. 3.4.3

3.4.3. En l'espèce, selon les constatations de fait de l'arrêt attaqué (cf. lettre A.a supra), la villa des époux C.________ (C) a été réceptionnée le 20 décembre 2005, celle des époux D.________ (D) le 19 janvier 2006 et celle des époux E.________ (E) le 1 er mars 2006. Le délai de prescription de cinq ans de l'art. 180 al. 1 SIA-118 arrivait ainsi à échéance le 20 décembre 2010 pour les époux C.________, le 19 janvier 2011 pour les époux D.________ et le 1 er mars 2011 pour les époux E.________. Or par courrier du 16 juillet 2009, la défenderesse a reconnu l'existence du défaut affectant les canalisations et a annoncé qu'elle allait faire le nécessaire pour y remédier (cf. lettre A.c supra). Ce courrier devait être compris de bonne foi comme une reconnaissance de dette et a ainsi interrompu la prescription, de sorte qu'un nouveau délai de cinq ans a commencé à courir dès l'interruption, conformément à l'art. 137 al. 1 CO, pour arriver à échéance le 16 juillet 2014. La défenderesse a signé une déclaration de renonciation à se prévaloir de l'exception de prescription à l'égard des propriétaires jusqu'au 31 décembre 2014, pour autant qu'elle ne soit pas acquise au 15 mars 2013 (cf. lettre A.f supra) - ce qui n'est pas le cas; force est ainsi de constater que les prétentions des demandeurs découlant des défauts de l'ouvrage n'étaient pas prescrites au moment où ils ont ouvert action le 6 novembre 2014.