Citation: 6B_438/2019 E. 4.3

4.3. La recourante revient sur les aspects subjectifs de l'infraction, contestant avoir agi intentionnellement et dans un dessein d'enrichissement illégitime. S'agissant du caractère intentionnel de l'infraction, la cour cantonale a retenu que, si la recourante n'avait certes pas agi dans le but final de nuire à la société, elle avait néanmoins accepté les conséquences de ses actes, lesquels ne relevaient pas d'une erreur ou d'une inadvertance, mais d'un comportement délibéré. En tant que la recourante s'oppose à cette appréciation en faisant valoir qu'elle avait été autorisée par l'Office des faillites à agir de la sorte, il est renvoyé à cet égard à ce qui a été relevé ci-dessus s'agissant de l'infraction réprimée à l'art. 164 ch. 1 CP (cf. consid. 3.3 supra). Cela étant, la cour cantonale pouvait retenir sans violer le droit fédéral que les circonstances décrites caractérisaient une commission par dol éventuel. La cour cantonale a en outre retenu que la recourante avait agi dans un dessein d'enrichissement illégitime, les détournements opérés ayant été effectués délibérément en sa faveur sur un compte qu'elle venait d'ouvrir à cette fin. Cette appréciation ne prête pas le flanc à la critique, la recourante ne pouvant pas se prévaloir à cet égard d'une volonté de compenser, pour les motifs exposés ci-dessus (cf. consid. 3.2 supra). L'infraction est partant réalisée sur le plan subjectif.