Citation: 1B_9/2020 E. 2.4

2.4. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique et la recourante ne développe aucune argumentation propre à le remettre en cause, en particulier s'agissant de l'appréciation retenue en lien avec les conclusions civiles. Elle ne démontre pas non plus quelles seraient les difficultés objectives de la cause. Il n'est ainsi à cet égard pas suffisant d'invoquer une définition strictement théorique d'un des termes utilisés ("ignoble") pour démontrer qu'il serait dans le cas d'espèce - où l'existence d'un conflit conjugal important semble avérée - sujet à une interprétation particulièrement complexe (cf. le qualificatif de "père ignoble" et les explications de la recourante en lien avec l'idée de "défendre sa fille"); cela vaut d'autant plus que la recourante ne conteste pas les faits reprochés. De possibles difficultés ne découlent pas non plus des éventuels vices que comporterait la procuration produite le 22 août 2019 par l'avocat de la partie plaignante (défaut de date et objet du litige prétendument indiqué de manière trop large). En effet, la plainte à l'origine de la procédure pénale ouverte contre la recourante n'a pas été déposée par l'avocat (cf. a contrario dans les causes connexes 6B_463/2019 du 6 août 2019 et 6B_996/2017 du 4 juillet 2018), mais par l'ex-mari de celle-ci, soit la personne titulaire du bien juridiquement protégé par les infractions dénoncées (cf. sa déposition à la police le 10 août 2019; ATF 141 IV 380 consid. 2.3.1 p. 383 s. et consid. 2.3.4. p. 387). Vu cette chronologie et sans autre indication, il ne saurait ainsi être retenu que l'intervention subséquente de l'avocat ne serait pas conforme à la volonté manifestée par son client; peu importe donc de savoir si la procuration produite remplirait ou pas les exigences prévalant en cas de dépôt par un représentant d'une plainte pénale pour des infractions à l'honneur (ATF 122 IV 207 consid. 3c p. 208 s.; 118 IV 167 consid. 1b et 1c p.169 ss; 99 IV 1 consid. d/aa p. 4 s.). Cette motivation permet d'ailleurs aussi d'écarter le grief d'arbitraire dans l'établissement des faits. En tout état de cause, la partie plaignante a évoqué, au moment du dépôt de sa plainte pénale, tant les messages postés sur Facebook que ceux adressés à ses clients privés, même s'il n'a produit que des copies des premiers; le courrier du 22 août 2019 ne semble ainsi constituer, tel son intitulé, qu'un complément, notamment quant aux faits dénoncés en lien avec une même période pénale (du 8 au 10 août 2019), aux moyens de preuve y relatifs et/ou aux notions juridiques pouvant entrer en considération. Sur le plan subjectif, la recourante n'explique pas en quoi le défaut de formation, l'absence de connaissance juridique et/ou son origine étrangère l'auraient empêchée de comprendre la procédure à ce jour, notamment par exemple en raison de la langue utilisée; elle a d'ailleurs refusé l'assistance d'un interprète lors de son audition du 8 octobre 2019. Sauf à permettre à tout prévenu encourant une inscription au casier judiciaire d'obtenir l'assistance d'un mandataire professionnel, cet élément ne saurait entrer en considération sans autre explication; cette constatation s'impose d'autant plus que la recourante ne fait état d'aucune éventuelle conséquence sur le plan professionnel et/ou privé. Dans un dernier moyen, la recourante invoque une violation du principe de l'égalité des armes dès lors que la partie plaignante est assistée par un avocat. A nouveau, sans autre démonstration, cette seule circonstance ne suffit pas à démontrer une violation de ce principe.