Citation: 1P.755/2001 11.03.2002 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 127 III 41 consid. 2a p. 42; 126 I 207 consid. 1 p. 209 et les arrêts cités). 1.1 La décision attaquée est une décision du magistrat instructeur, compétent en cas de retrait du recours pour rayer la cause du rôle et statuer sur les frais et dépens (art. 52 al. 1 de la loi cantonale vaudoise sur la juridiction et la procédure administratives [LJPA]). Elle n'est pas susceptible de recours au Tribunal administratif (art. 50 LJPA); il s'agit donc d'une décision finale prise en dernière instance cantonale qui peut faire l'objet d'un recours de droit public au Tribunal fédéral, pour violation de droits constitutionnels des citoyens (art. 84 ss, 86 al. 1 OJ). La partie condamnée au paiement des frais et des dépens a manifestement qualité pour recourir contre cette décision (art. 88 OJ). 1.2 Conformément à l'art. 89 al. 1 OJ, l'acte de recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours dès la communication, selon le droit cantonal, de la décision attaquée. Celle-ci étant datée du 1er novembre 2001, le premier acte de recours, déposé le 28 novembre 2001 (en l'occurrence remis à cette date à La Poste Suisse à l'adresse du Tribunal fédéral - cf. art. 32 al. 3 OJ) n'est manifestement pas tardif. S'agissant du second recours - qui est en fait un mémoire complétant le premier recours -, la question de l'observation du délai de l'art. 89 al. 1 OJ est plus délicate, en l'absence de preuve de la notification de la décision dans le dossier du Tribunal administratif (lequel n'a pas utilisé, pour l'expédition par la poste, le moyen de l' « acte judiciaire avec accusé de réception », ni celui de la « lettre signature »). Il ressort du dossier, en l'occurrence d'une lettre d' « opposition » adressée par les recourants au Tribunal administratif avant qu'ils ne déposent leur première écriture destinée au Tribunal fédéral, qu'ils avaient eu connaissance de la décision de classement le 15 novembre 2001 au plus tard; au cas où cette décision leur aurait été notifiée ce jour-là, le délai de l'art. 89 al. 1 OJ prenait fin le lundi 17 décembre 2001, date du dépôt de leur second mémoire (cf. art. 32 al. 2 OJ). Aucun élément probant ne permet de qualifier cet acte de tardif. Aussi le mémoire complétif doit-il être considéré comme déposé dans le délai légal.