Citation: 2A.464/2004 27.08.2004 E. 2

2.1 En matière de police des étrangers, le recours de droit adminis- tratif est exclu à l'encontre des décisions sur le refus, la restriction et l'interdiction d'entrée en Suisse, de même qu'à l'encontre des décisions de renvoi (art. 100 al. 1 lettre b ch. 1 et 4 OJ). Lorsque le recours de droit administratif est irrecevable à l'encontre de la décision (finale) au fond, il n'est pas non plus ouvert, selon le principe de l'unité de la procédure consacré par l'art. 101 OJ (ATF 111 Ib 73 consid. 2; 122 II 186 consid. 1d/aa p. 190; voir aussi ATF 125 II 293 consid. 4j p. 311), contre les décisions incidentes (art. 101 lettre a OJ). 2.2 Supposé recevable, le recours devrait de toute façon être rejeté. En effet, bien que marié à une ressortissante italienne au bénéfice d'un permis d'établissement, X.________ est déchu de son droit à une autorisation de police des étrangers tant au regard de l'art. 17 al. 2 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20) et de l'art. 8 § 1 CEDH (comme cela résulte de l'arrêt du Tribunal fédéral du 8 avril 2002 précité) que sous l'angle de l'art. 3 al. 1 et 2 annexe I ALCP en relation avec l'art. 7 al. 1 LSEE (comme cela a été constaté par arrêt du Tribunal fédéral du 23 avril 2004 précité). Contrairement à ce que cherchent les recourants, il n'y a pas lieu d'examiner encore une fois ces questions qui ont été définitivement jugées par ces deux arrêts dotés de l'autorité de chose jugée. Il s'ensuit que rien ne s'oppose à ce que X.________, qui n'a aucun droit à l'octroi d'une autorisation de séjour, attende à l'étranger l'issue de la procédure pendante devant le Département de justice et police. 2.3 En conclusion, le présent recours, qui est à la limite de la témérité (art. 31 al. 2 OJ), doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'art. 36a OJ, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner un échange d'écritures. Avec ce prononcé, la demande de mesures provisionnelles devient sans objet. Succombant, les recourants doivent supporter, solidairement entre eux, un émolument judiciaire qui sera fixé en fonction de leur façon de procéder (art. 153, 153a et 156 al. 1 et 7 OJ). Par ces motifs, vu l'art. 36a OJ, le Tribunal fédéral prononce: