Citation: 9C_63/2024 E. 3.1

3.1. Invoquant le principe de la force dérogatoire du droit fédéral (art. 49 al. 1 Cst.), les recourants soutiennent que le nouveau mode d'élection des représentants du personnel au sein du conseil d'administration de la CPPEF mis en place par l'art. 19 LCP/FR, dans sa teneur à compter du 1er janvier 2024, serait incompatible avec l'exigence d'une gestion paritaire des institutions de prévoyance prévue par l'art. 51 LPP. Ils font en substance valoir que la nouvelle réglementation supprime la place des syndicats et autres associations du personnel, prévoit un mode de scrutin dans lequel "l'État-employeur" peut s'immiscer et annihile toute possibilité pour les salariés d'être convenablement représentés par des personnes ayant les connaissances requises et le soutien nécessaire. Selon les recourants, "la volonté [serait] clairement de réduire au maximum la voix des salariés" au profit d'une mainmise totale du Conseil d'État sur la gestion de la CPPEF.