Citation: 2C_520/2022 E. 5.4

5.4. Appliquant à titre de droit cantonal supplétif la jurisprudence fédérale relative à l'art. 60 al. 1 CO (dans sa teneur avant l'entrée en vigueur, au 1er janvier 2020, du nouveau droit de la prescription), le Tribunal cantonal expose, dans l'arrêt attaqué, que le créancier connaît suffisamment le dommage lorsqu'il apprend, touchant son existence, sa nature et ses éléments, les circonstances propres à fonder et à motiver une demande en justice; le créancier n'est pas admis à différer sa demande jusqu'au moment où il connaît le moment absolument exact de son préjudice, car le dommage peut avoir été estimé selon l'art. 42 al. 2 CO (cf. ATF 131 III 61 consid. 3.1.1; 111 II 55 consid. 3a). Au demeurant, le dommage est suffisamment défini lorsque le créancier détient assez d'éléments pour qu'il soit en mesure de l'apprécier (cf. ATF 111 II 55 consid. 3a cité par le Tribunal cantonal). D'après le principe de l'unité du dommage, celui-ci doit être considéré comme un tout et non comme la somme de préjudices distincts. Il en résulte que lorsque l'ampleur du préjudice provient d'une "situation qui évolue", le délai de prescription ne court pas avant le terme de l'évolution (cf. ATF 112 II 118 consid. 4 cité par l'instance précédente).