Citation: 1C_440/2022 E. 1

A.A.________ et B.A.________ sont propriétaires de la parcelle n° 925 de la commune de Perroy, au chemin des Pêcheurs. Le 8 juillet 2003, la Municipalité de Perroy a délivré à J.________ et K.I.________ un permis de construire cinq villas individuelles, dont celle prévue sur la parcelle n° 925, et cinq couverts à voitures. Le 16 février 2005, elle a prolongé la validité du permis jusqu'au 7 juillet 2006. Le 5 juillet 2006, A.A.________ et B.A.________ ont confirmé à la Municipalité avoir commencé les travaux de construction de leur villa. Des échanges sont intervenus entre les propriétaires et la Municipalité qui a exigé un calendrier des travaux de construction et fixé un ultime délai au 30 novembre 2011 pour les achever. Le 7 février 2012, la Municipalité a ordonné l'arrêt immédiat des travaux relatifs à la construction d'un garage non autorisé et la prise de toutes les mesures nécessaires pour sécuriser le terrain et assurer la stabilité des constructions voisines. Le 21 février 2012, la Municipalité a retiré le permis de construire qu'elle avait délivré le 8 juillet 2003 en tant qu'il porte sur la parcelle n° 925 en se réservant le droit de rendre ultérieurement une décision complémentaire tendant à la démolition de cet ouvrage. La Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud a confirmé ces décisions sur recours des propriétaires au terme d'un arrêt rendu le 16 décembre 2013. Le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable, respectivement rejeté dans la mesure où il était recevable le recours constitutionnel subsidiaire et le recours en matière de droit public formés contre cet arrêt par A.A.________ et B.A.________ en date du 14 mars 2014 (arrêt 1C_66/2014). L'architecte mandaté par la Commune pour évaluer l'état général de la villa a rendu son rapport le 2 octobre 2014. Il conclut que la maison est actuellement inhabitable mais qu'une démolition ne s'impose pas en l'état pas. Les travaux concernant l'enveloppe extérieure, la toiture et le balcon à l'étage devaient toutefois impérativement être terminés afin d'éviter une dégradation de la bâtisse et un assainissement profond et coûteux. Des travaux d'assèchement du sous-sol devaient également être envisagés le plus tôt possible. Les aménagements extérieurs définitifs devaient enfin être réalisés pour permettre de lever la fermeture provisoire du chantier et assurer la sécurité des lieux. Par la suite, la Municipalité de Perroy n'a ni rendu d'ordre de remise en état ou de suppression des travaux effectués sur la parcelle n° 925 ni délivré de permis d'habiter. Au mois d'octobre 2020, A.A.________ et B.A.________ ont déposé une demande de permis de construire portant sur des adjonctions et aménagements divers sur leur villa. Selon les plans de construction, il s'agissait de finaliser les aménagements intérieurs pour leur permettre d'emménager et de réaliser un garage avec sous-sol au nord-est de la parcelle, un étang d'agrément à l'est de celle-ci, un porche d'entrée sur la façade nord de la villa, un bassin non chauffé au pied de la façade sud ainsi qu'une rambarde le long des façades ouest et sud. Mis à l'enquête publique du 14 novembre au 13 décembre 2020, ce projet a notamment suscité les oppositions des propriétaires voisins, C.________ et D.________, E.E.________ et F.E.________, G.________ et H.________ et I.I.________. Par décisions du 11 janvier 2021, la Municipalité de Perroy a levé les oppositions et a délivré le permis de construire requis sous diverses conditions, en précisant que la demande d'autorisation avait pour but de terminer les travaux de construction engagés en 2003, suspendus en 2013, et de permettre aux constructeurs d'emménager dans la villa. Statuant le 17 juin 2022 sur recours des opposants, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal a partiellement annulé ces décisions et a retourné la cause à la Municipalité de Perroy pour qu'elle procède dans le sens exposé au considérant 14 de son arrêt et statue à nouveau. Par acte du 22 août 2022, corrigé et complété le 24 août 2022, A.A.________ et B.A.________ forment un recours de droit public et un recours constitutionnel subsidiaire contre cet arrêt en concluant à sa réforme en ce sens que l'habitabilité du sous-sol de leur villa ne peut être remise en question, le renvoi de la cause à la Municipalité de Perroy étant annulé sur ce point " pour une troisième évaluation du coefficient d'utilisation du sol ", à l'annulation de l'émolument judiciaire mis à leur charge et à l'allocation d'une juste indemnité à titre de dépens. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.