Citation: 4A_62/2020 E. 4.2

4.2. Dans la première branche du moyen considéré, le recourant reproche au TAS de n'avoir pas examiné son argument selon lequel le paiement de la prime à la signature n'était dû que si le joueur venait à être définitivement transféré, ce qui n'a pas été le cas. Selon l'intéressé, la Formation aurait omis de tenir compte du texte clair de l'art. 2 du Supplementary Agreement prévoyant que le versement de la première tranche de la prime devait intervenir dans les trente jours suivant le transfert (" 30 business days after the transfer "). Semblable argumentation tombe à faux. On relèvera d'emblée, avec l'intimé, que la manière dont le recourant formule sa critique laisse fortement à désirer du point de vue des exigences de motivation d'un recours en matière civile dirigé contre une sentence arbitrale internationale et que, sous couvert d'une prétendue violation du droit d'être entendu, le recourant cherche en réalité à provoquer un examen de l'application du droit de fond et à remettre en cause l'interprétation d'une clause contractuelle. Or, il sied de préciser qu'en matière d'arbitrage international le processus d'interprétation d'un contrat et les conséquences juridiques qui en sont logiquement tirées sont exclues du champ de protection du principe pacta sunt servandaet ne sauraient ainsi faire l'objet d'un contrôle du Tribunal fédéral sous l'angle du grief tiré de la violation de l'ordre public (arrêt 4A_318/2017 du 28 août 2017 consid. 4.2). Aussi le recourant tente-t-il d'obtenir par la bande un contrôle de l'interprétation du contrat opérée par le TAS, ce qui n'est pas admissible. Cela étant, contrairement à ce que soutient le recourant, la Formation a bel et bien tenu compte de l'argument littéral soulevé par l'intéressé et du texte de l'art. 2 du Supplementary Agreement. Dans la sentence attaquée, les arbitres relèvent en effet que, dans la mesure où les parties sont divisées sur le sens de l'art. 2 du Supplementary Agreement, il y a lieu d'interpréter cette disposition à la lumière de l'ensemble des circonstances. Ils estiment que les termes dudit article laissent peu de place à l'interprétation préconisée par le recourant (sentence, n. 75). Après avoir cité in extenso le texte de l'art. 2 du Supplementary Agreementet rappelé que, de l'avis du recourant, le paiement de la prime à la signature était conditionné au transfert définitif de l'intimé, le TAS considère que cette thèse n'est pas compatible avec les termes du Supplementary Agreement, lequel ne prévoit pas une telle condition. La Formation estime ainsi que le recourant n'a pas démontré que le paiement de la prime à la signature était soumis à une condition. L'interprétation du contrat de travail et du Supplementary Agreement ne permettent pas davantage d'aboutir à une telle conclusion. Sur le vu de ce qui précède, il est clair que le TAS a examiné le texte de l'art. 2 du Supplementary Agreement ainsi que l'argument soulevé par le recourant, ce qui suffit à sceller le sort du grief examiné.