Citation: 5A_971/2013 E. 2.2

2.2. En l'espèce, l'autorité cantonale s'est saisie de la question (de droit matériel) relative à l'existence d'un contrat de bail à ferme parce qu'elle est partie du postulat que ce contrat n'était pas une " charge réelle " qui devait être inscrite à l'état des charges (Gilliéron, Poursuite pour dettes, faillite et concordat, 5e éd., 2012, nos 1294, 1314 et 1328 ss; D. Piotet, in : Commentaire romand, Poursuite et faillite, 2005, n° 13 ad art. 135 et n° 7 ad art. 140 LP [du moins pour le contrat de bail non annoté au registre foncier]), en sorte qu'un litige à ce sujet devait être tranché par la voie de la plainte, et non par celle de l'action en épuration de l'état des charges ( cf. Piotet, op. cit., n° 27 ad art. 140 LP). La prémisse de cette opinion est toutefois contestée par la doctrine majoritaire, qui est de l'avis que le bail non annoté doit figurer dans l'état des charges, en tant qu'il peut justifier une double mise à prix ( cf. parmi plusieurs: Ingrid Jent-Sörensen, Die Rechtsdurchsetzung bei der Grundstückverwertung in der Spezialexekution, 2003, n° 800 et les références; Gerhard Kuhn, in : Kurzkommentar VZG, 2011, n° 19 ad art. 34 ORFI). Quoi qu'il en soit, cette question n'a pas besoin d'être résolue ici, car le recours est irrecevable pour d'autres motifs.