Citation: 6B_383/2024 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a considéré que la contrainte était réalisée dans la mesure où l'intimée était empêchée de prendre sa médication à domicile; elle n'avait en effet pas le choix de prendre ses médicaments chez ses parents ou de les cacher, car elle savait que le recourant détruirait ses ampoules de morphine si elle les laissait à disposition dans leur domicile (jugement attaqué consid. 4.3). Elle a fondé ce qui précède sur les déclarations jugées constantes de l'intimée, le témoignage de la voisine (selon laquelle l'intimée s'était plainte que le recourant jetait ses médicaments, qui ne servaient à rien selon lui, et qu'elle devait trouver des solutions alternatives pour atténuer ses douleurs, mais également que l'intimée était venue à une reprise chez elle et avait expliqué qu'elle cachait ses médicaments mais ne les trouvaient plus), le témoignage de la soeur de l'intimée (selon laquelle elle avait discuté avec le recourant afin qu'il laisse l'intimée prendre ses ampoules de morphine, cette dernière ayant constaté à une reprise que ses médicaments avaient disparu, ne lui laissant d'autre choix que de les cacher), mais encore le témoignage de la mère de l'intimée (selon laquelle le recourant ne croyait pas que l'intimée était réellement malade).