Citation: 2P.52/2007 05.07.2007 E. 4

4.1 Le recourant soutient que la décision attaquée serait insuffisamment motivée, essentiellement parce que les faits auraient été établis de manière arbitraire, sans tenir vraiment compte des preuves qu'il avait avancées ou offertes. En réalité, le Tribunal administratif s'est suffisamment expliqué sur les motifs de sa décision, autre étant la question de savoir si les faits ainsi retenus l'ont été arbitrairement. Le grief doit donc être rejeté. 4.2 En ce qui concerne l'arbitraire dans l'établissement des faits, on peut se demander si les critiques du recourant ne sont pas appellatoires, donc irrecevables au regard de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ (sur cette disposition, cf. infra consid. 5). Peu importe, car, dans la mesure où elles sont déterminantes, les constatations de fait de l'arrêt attaqué ne peuvent être qualifiées d'arbitraires. Il suffit d'abord de constater que le 11 novembre 2006, la chienne "Titoune", qui n'était pas tenue en laisse, a mordu une personne qui courait dans les bois. Ce fait ne saurait être infirmé par la déclaration du recourant selon lequel les circonstances de l'incident ne seraient pas claires. Ensuite, il est avéré que le 2 mai 2006, le chien "Maximus", qui se trouvait sous une table de café, est parti en direction d'un groupe formé par une femme qui passait devant lui avec son enfant et un chien bouvier. Dans la bousculade qui s'en est suivi, l'enfant est tombé et s'est blessé. Les premières déclarations du recourant font plutôt penser que son chien n'était pas tenu en laisse. Quoi qu'il en soit, seul est décisif que celui-ci ait échappé à son maître. Sous cet angle, peu importe également que le chien se soit heurté au bouvier ou à l'enfant ou - à supposer même que l'on puisse tenir compte du jugement du Tribunal de police du 30 mai 2007 - que le recourant ait été acquitté sur le plan pénal à raison des faits en question. En ce qui concerne la morsure infligée à un fox-terrier le 24 juillet 2006, c'est sans arbitraire que le Tribunal administratif a tranché entre les versions de la personne promenant le fox-terrier et le recourant, pour admettre que "Maximus" avait mordu l'autre chien. Les premiers juges pouvaient en effet valablement se fonder sur le fait que le recourant avait proposé de payer les frais vétérinaires du détenteur du chien mordu. De plus, la personne promenant le fox-terrier a reconnu le chien "Maximus", un Amstaff pouvant du reste être confondu avec un Presa Canario pour un non spécialiste des molosses. En outre, il n'est pas contesté que le 28 août 2006, "Maximus" a "pincé" sans raison apparente un gendarme qui passait devant lui. A partir du moment où il a laissé une ecchymose et des éraflures, cet agissement du chien doit être pour le moins assimilé à une morsure. Enfin, s'agissant des cours d'éducation canine, il suffit de constater que l'arrêt attaqué retient sans arbitraire que le recourant n'y a pas mis une grande ardeur, quelles que soient les excuses qu'il a par ailleurs présentées. Du reste, il a cessé de fréquenter ces cours au motif qu'il ne voulait pas laisser sa chienne "Titoune" se frotter à des congénères.