Citation: 1C_390/2023 E. B

Le 20 mars 2023, A.________ et B.________ ont adressé au Département cantonal des institutions, du territoire et du sport (ci-après: DITS) ainsi qu'à la Direction générale du territoire et du logement (ci-après: DGTL) - qui dépend du DITS - une "demande d'indemnisation pour expropriation formelle", invoquant la perte de valeur de leur bien-fonds en lien avec la procédure de modification de la planification. Le 26 mai 2023, la DGTL a notamment exposé aux prénommés que leur demande d'indemnisation pour expropriation matérielle était prématurée dès lors que la révision de la planification communale était toujours en cours et qu'aucune nouvelle mesure d'aménagement n'était en vigueur. La DGTL a indiqué qu'elle entendait mettre un terme à la procédure ouverte par leur demande et leur a imparti un délai pour réagir. Par courrier du 30 mai 2023 à la Cheffe du DITS, A.________ et B.________ se sont opposés à ce qu'il soit mis un terme à la procédure. Par courrier du 29 juin 2023, la Cheffe du DITS a repris à l'attention des prénommés les explications déjà fournies par la DGTL, insistant notamment sur le fait que la révision de la planification communale n'était pas encore entrée en vigueur; elle a en outre indiqué transmettre les courriers de A.________ et B.________ à la DGTL qui poursuivait l'instruction de leur demande. Par acte du 11 juillet 2023, A.________ et B.________ se sont pourvus contre cette lettre à la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud. Ils ont conclu à ce qu'il soit constaté que les conditions d'une expropriation sont remplies et à ce qu'il soit ordonné aux autorités de valider leur demande d'indemnisation. Par arrêt du 26 juillet 2023, déniant à la lettre du 29 juin 2023 de la Cheffe du DITS le caractère de décision, la cour cantonale a déclaré leur recours irrecevable.