Citation: 7B_334/2023 E. 1.3

1.3. En l'occurrence, le recourant se prévaut d'un risque sérieux de violation du principe de la célérité, dès lors que l'instruction ouverte en 2014 devra se poursuivre conjointement contre l'ensemble des prévenus et qu'ainsi, l'issue de la procédure pourrait être retardée. Il relève à cet égard qu'aucun nouvel élément pertinent n'a été versé au dossier de la procédure depuis que le Ministère public a informé les parties de la fin de l'enquête le 21 octobre 2020, l'instruction paraissant depuis lors avoir été mise en suspens jusqu'à la décision de disjonction rendue le 6 avril 2023. Bien que la cause présente une certaine complexité, il serait choquant, selon lui, que le Ministère public n'ait pas encore rendu une ordonnance pénale ou transmis l'acte d'accusation au tribunal de première instance. Le recourant indique en outre que, le Ministère public souhaitant mettre en oeuvre une procédure simplifiée à l'égard de C.________ et lui, il serait injuste de subir un prolongement de la procédure pénale du fait de diverses "manoeuvres dilatoires" que la coprévenue B.________ n'hésiterait pas à entreprendre, comme elle l'aurait fait durant l'instruction par d'innombrables réquisitions de preuves et des productions de pièces, dans le seul but de pouvoir bénéficier de la prescription de l'action pénale.