Citation: 5A_808/2022 E. 5.2.2

5.2.2. En tant que " l'enlèvement ", dont le recourant accuse l'intimée ne ressort nullement des faits constatés par la juridiction précédente, il n'en sera pas tenu compte; tout au plus, l'arrêt litigieux mentionne que le 9 juillet 2021, l'intimée a quitté le domicile conjugal avec les enfants et qu'à partir de cette date, elle a refusé que le père les voie, tout en maintenant un contact téléphonique. Cela étant, si la prise en compte du critère de la stabilité peut avoir dans certains cas pour effet de favoriser le statu quo, le maintien de la situation antérieure n'était dans le cas présent pas déterminant à lui seul. En effet, le désir d'attribution exprimé par C.________, ou plutôt la variation de celui-ci, a également joué un rôle dans l'analyse opérée par les juges cantonaux, étant rappelé qu'aucun des critères n'a d'emblée une valeur prépondérante par rapport aux autres, celle-ci étant dépendante des circonstances du cas d'espèce (cf. supra consid. 4.1.1). Enfin, le recourant ne démontre pas que l'autorité cantonale aurait manifestement abusé de son large pouvoir d'appréciation en considérant qu'il apparaissait à ce stade prématuré et contraire à l'intérêt des enfants d'attribuer au père la garde exclusive, dès lors notamment que la situation familiale était complexe, que les enfants avaient eu peu de contact avec lui depuis la séparation, que les relations père-enfants étaient fragiles et devaient être renforcées, et que ceux-ci étaient suivis par des spécialistes et avait besoin de stabilité. Ainsi, pour autant que recevable (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF), le grief doit être rejeté.