Citation: 9C_241/2021 E. A

A.a. A.________, née en 1978, mariée et mère de trois enfants, a travaillé en qualité de vendeuse et gérante adjointe au sein d'un commerce franchisé. Incapable de travailler à compter du 3 septembre 2015, elle a, le 13 novembre suivant, déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: l'office AI), arguant souffrir d'une spondylarthrite ankylosante. Par la suite, elle a précisé suivre une psychothérapie. L'office AI a notamment confié une expertise bidisciplinaire au Bureau d'expertises médicales (BEM). Le docteur B.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie, et la doctoresse C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, ont rendu leur rapport le 18 février 2019. Ils ont retenu les diagnostics invalidants de spondylite ankylosante, de syndrome douloureux chronique, de syndrome du canal carpien bilatéral à prédominance droite et d'épisode dépressif moyen sans syndrome somatique. Sur le plan somatique, les experts ont conclu que la capacité de travail était nulle dans l'activité habituelle depuis le 3 septembre 2015; à partir de cette date, la capacité de travail était en revanche de 70 % dans une activité adaptée à certaines limitations fonctionnelles, sans perte de rendement. Au plan psychique, la capacité de travail était, depuis septembre 2014, de 70 % tant dans l'activité habituelle que dans une autre activité adaptée à l'état psychique de l'assurée. Les experts ont précisé que les incapacités de travail somatique et psychique ne s'additionnaient pas. Ils ont pris position sur les observations de l'assurée dans un rapport complémentaire du 29 novembre 2019. Par décision du 9 décembre 2019, l'office AI a rejeté la demande de prestations de l'assurée, motif pris que le taux d'invalidité de 33 % était insuffisant pour ouvrir le droit à une rente d'invalidité.