Citation: 4D_6/2007 07.06.2007 E. 2

2.1 Devant la cour cantonale, le recourant s'est plaint d'une violation de son droit d'être entendu du fait que la Présidente du Conseil de Prud'hommes avait renoncé à l'audition du témoin A.________, requise par le demandeur à l'audience du 25 septembre 2006, car ledit témoin n'avait pas retiré les deux citations qui lui avaient été transmises pour l'audience du 23 novembre 2006. À l'appui de ce grief, le recourant a fait valoir que l'audition de ce témoin était indispensable, car celui-ci avait rencontré des problèmes similaires aux siens quant au paiement des heures supplémentaires. Les juges cantonaux ont considéré que le recourant ne pouvait se plaindre d'une violation de son droit d'être entendu, car, ne s'étant pas opposé à la décision du premier juge de renoncer au témoignage en question et ayant formellement renoncé à requérir un complément de preuve à l'issue de l'instruction, il avait renoncé à son droit de faire administrer cette preuve. 2.2 À l'encontre du raisonnement des juges cantonaux, le recourant fait valoir qu'il ressort du procès-verbal de l'audience du 23 novembre 2006 qu'il y avait confirmé ses « précédentes déclarations faites lors de l'audience du 25 septembre 2006 », lors de laquelle il avait précisément demandé l'audition de M. A.________. Ayant ainsi implicitement souhaité par ses propos que le témoignage de M. A.________ fût maintenu, il ne pourrait se voir reprocher d'avoir renoncé formellement à requérir l'audition de ce témoin. 2.3 Selon la jurisprudence, le droit d'être entendu, tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., comprend notamment le droit pour le justiciable de produire des preuves pertinentes et d'obtenir l'administration des preuves pertinentes et valablement offertes (ATF 129 II 497 consid. 2.2; 127 III 576 consid. 2c; 126 I 15 consid. 2a/aa et les arrêts cités). Le droit d'être entendu peut faire l'objet d'une renonciation de la part de son titulaire, qui doit toutefois être exprimée de manière non équivoque (Auer/Malinverni/Hottelier, Droit constitutionnel suisse, vol. II, 2e éd. 2006, n. 1344 s.; ATF 132 I 42 consid. 3.3.1; 119 Ia 136 consid. 2g; 118 Ia 17 consid. 1d; 101 Ia 309 consid. 2b). 2.4 En l'espèce, lors de l'audience du 23 novembre 2006, le demandeur ne s'est pas opposé à la décision du premier juge de renoncer au témoignage de M. A.________, et il ressort expressément du procès-verbal de cette audience qu'il n'a pas requis de complément de preuve à l'issue de l'instruction. Ce faisant, le demandeur a renoncé de manière non équivoque à obtenir l'audition du témoin A.________. La confirmation de ses précédentes déclarations sur le fond n'infirme en rien cette conclusion. Par ailleurs, la Présidente du Conseil de Prud'hommes a exposé que le témoin A.________ ne pouvait pas apporter d'élément sur la contestation du décompte horaire personnel du demandeur, pouvant tout au plus s'exprimer au sujet des difficultés qu'il aurait lui-même rencontrées avec son employeur. Ce faisant, elle a procédé à une appréciation anticipée des preuves (cf. ATF 129 III 18 consid. 2.6; 127 III 519 consid. 2a et les arrêts cités), dont le recourant ne démontre pas qu'elle serait arbitraire. Pour ces deux motifs, le grief de violation de l'art. 29 al. 2 Cst. se révèle mal fondé.