Citation: 1C_651/2022 E. 4

Le recourant estime également que le Tribunal cantonal aurait dû retenir une faute concomitante de l'autre conducteur pour fixer la durée du retrait de permis. Comme l'a relevé le Tribunal cantonal, cette objection se rapporte exclusivement au comportement d'un autre usager de la route et ne permet pas de remettre en cause l'appréciation concernant la propre faute du recourant, qui doit être examinée pour elle-même (arrêts 1C_144/2018 du 10 décembre 2018 consid. 2.4; 1C_628/2012 du 25 mars 2013 consid. 2.2.2). Au demeurant, l'autorité pénale ne retient pas une quelconque faute concomitante de l'autre conducteur. Dans tous les cas, la durée du retrait correspond en l'espèce à la durée minimale prévue par l'art. 16c al. 2 let. b LCR et ne peut donc être réduite par l'autorité (art. 16 al. 3 LCR; cf. arrêt 1C_650/2022 du 31 mars 2023 consid. 4.1.2). Ce grief est dès lors infondé et doit être rejeté.