Citation: 9C_733/2017 E. 7

La Fondation recourante ne saurait finalement faire grief à l'instance cantonale de ne pas avoir ordonné une expertise judiciaire complémentaire. On rappellera à cet égard que le juge est en droit de renoncer à procéder à des mesures d'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de forger sa conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, il a la certitude que ces dernières ne pourraient l'amener à modifier son opinion (ATF 140 I 285 consid. 6.3.1 p. 298 s. et les références). En l'espèce, l'argumentation de la recourante ne démontre pas que l'appréciation en fonction des pièces au dossier était insoutenable de sorte qu'elle aurait commandé de nouvelles mesures d'instruction. En particulier, les premiers juges ont examiné et répondu à satisfaction de droit aux questions soulevées à nouveau par la recourante en instance fédérale, sous réserve de la question non pertinente de l'incidence du traitement médicamenteux (hypothétiquement) débuté en 2007.