Citation: 2A.691/2006 13.03.2007 E. 3

3.1 Le recourant produit une attestation de domicile de la commune de P.________ et une autre de la commune de O.________, toutes deux datées du 27 octobre 2006, aux fins de démontrer qu'il a fait ménage commun avec son épouse jusqu'en juin 2001, date à laquelle celle-ci est allée s'établir à Z.________. Outre qu'il s'agit de moyens de preuve nouveaux, ces pièces ne sont pas de nature à établir que la décision attaquée repose sur un état de fait manifestement inexact: l'autorité intimée a considéré comme seulement vraisemblable que l'union n'ait plus été vécue depuis la fin de l'année 1999; elle a tenu ce fait pour établi uniquement à partir du mois de juin 2001. Au demeurant, le recourant allègue que la grave crise conjugale que son couple a connue est "heureusement résorbée à l'heure actuelle" et qu'"aucune procédure de divorce n'est plus active". Il ne donne toutefois aucune précision et n'invoque aucun élément à l'appui de ses affirmations. Ainsi, il ressort de l'état de fait établi par l'autorité intimée - d'une manière qui lie le Tribunal de céans (art. 105 al. 2 OJ) - que, lors du prononcé de la décision attaquée, les époux X.________ étaient séparés depuis plus de cinq ans. Il faut convenir avec cette dernière que le dossier ne contient aucun élément qui laisserait envisager une reprise de la vie commune avec un minimum de vraisemblance. Le recourant lui-même ne prétend pas que la vie commune aurait repris. Il se limite à faire valoir "qu'aucune procédure de divorce n'est plus active", en contestant que l'union ne soit plus qu'un "mariage de façade". Dans ces conditions, il y a lieu d'admettre que l'union conjugale apparaît vidée de sa substance et qu'elle l'était déjà avant l'écoulement du délai de cinq ans de l'art. 7 al. 1 LSEE. Dès lors, l'autorité intimée n'a pas mal apprécié les faits de la cause ni autrement violé le droit fédéral en considérant qu'il était abusif de droit de la part du recourant d'invoquer une union n'existant plus que formellement aux fins d'obtenir la prolongation de son autorisation de séjour. Le recours doit donc être rejeté sur ce point.