Citation: 6B_1158/2015 E. 3.3.1

3.3.1. S'agissant des avoirs auprès de la banque B.________ à Genève, le recourant estime que la cour cantonale a passé sous silence le fait que l'intimé avait avoué avoir pris systématiquement possession des montants retirés. Celui-ci avait en effet affirmé: "Il est vrai que dans les salons de B.________ les liasses de liquide m'étaient remises et que je les mettais dans ma poche au vu de l'état de X.________"; hormis les déclarations contestées de l'intimé, aucun élément au dossier ne venait corroborer que ce dernier lui aurait ensuite rendu l'argent quand il le ramenait chez lui. De plus, certains retraits avaient eu lieu pendant qu'il était hospitalisé; il était difficile de soutenir qu'il avait demandé à l'intimé de prélever des sommes conséquentes pour les déposer chez lui sans pouvoir les utiliser, ou les ramener à l'hôpital, ce qui était totalement aberrant. Au surplus, la cour cantonale avait laissé deux questions ouvertes, qui venaient confirmer l'invraisemblance de la version de l'intimé et l'existence de soupçons fondés à son encontre: le recourant se demandait, à raison, pourquoi l'intimé avait limité le remboursement de sa créance aux fonds en compte auprès de la banque B.________ au Luxembourg; de même, on pouvait légitimement se demander pour quelle raison l'intimé avait aidé le recourant à retirer des sommes conséquentes de son compte à Genève pour les lui laisser chez lui, alors que son ami était incapable de gérer son quotidien et dans un état déplorable en raison de son alcoolisme. Il était dès lors indéniable, pour le recourant, que l'intimé avait pris possession de ses avoirs.