Citation: I 127/07 07.01.2008 E. 5.2

5.2.1 Selon la jurisprudence, un litige sur le droit éventuel à une rente d'invalidité n'est pas susceptible d'affecter d'une manière particulièrement grave la situation juridique de l'intéressé; en revanche, il a une portée considérable pour l'assuré (arrêts M. du 19 avril 2005, I 83/05, consid. 3.2.2; W. du 12 octobre 2004, I 386/04, consid. 4.2; H. du 7 septembre 2004, I 75/04 [résumé in : REAS 2004 p. 317], consid. 3.3). Si, en l'espèce, il est incontestable - et incontesté - que l'intéressée n'est pas en mesure d'agir seule dans la procédure d'opposition, il faut néanmoins examiner si l'assistance d'un avocat était nécessaire, compte tenu de ses possibilités éventuelles de bénéficier de l'assistance de personnes de confiance ou de spécialistes oeuvrant au sein d'institutions sociales. Ce point doit être tranché au regard de la difficulté du cas. 5.2.2 Dans le cas particulier, l'assurée a été soumise à une expertise confiée au docteur S.________, spécialiste FMH en rhumatologie, médecine interne et médecine manuelle. Dans son rapport du 20 juin 2005, l'expert a posé le diagnostic de syndrome cervico-lombo-vertébral chronique sans signe radiculaire irritatif ou déficitaire, de fibromyalgie et d'obésité. Il a précisé que l'ensemble de la symptomatologie s'inscrivait en avant plan d'un syndrome d'amplification de la douleur avec présence de nombreux points de fibromyalgie, probable reflet d'une diminution du seuil de tolérance à la douleur. L'assurée ne présentait pas, de prime abord, d'affection psychiatrique majeure. Selon l'expert, l'assurée avait une capacité résiduelle de travail dans son ancienne activité d'aide de cuisine polyvalente de 80 % et de 100 % dans une activité adaptée (évitant les positions statiques prolongées, le port de charges de plus de 10 kilos, les mouvements en porte-à-faux et avec long bras de levier ainsi que les déplacements à plat de plus de 30 minutes). Il ajoutait qu'un stage d'observation en tant qu'emballeuse et conditionneuse avait permis de mettre en évidence une capacité de travail résiduelle de 100 % et que des mesures de réadaptation professionnelle ne paraissaient pas indispensables, vu qu'une activité adaptée était exigible. En l'espèce, il ressort clairement du rapport d'expertise précité que l'assurée ne souffre pas d'une affection psychiatrique invalidante. Quant à l'atteinte somatique, elle n'empêche pas la recourante d'exercer une activité adaptée à plein temps. En l'absence d'avis médical contraire et motivé se trouvant au dossier, il y a lieu de constater que la situation de fait n'était en l'espèce pas problématique, du moins pas dans une mesure telle qu'elle eût été inaccessible à un assistant social ou toute autre personne qualifiée oeuvrant au sein d'une institution sociale. D'autre part, à ce stade de la procédure, le cas ne présentait pas de questions de droit spécifiques. Aussi, les circonstances du cas d'espèce n'exigeaient-elles pas l'assistance d'un avocat dans la procédure d'opposition. Le jugement attaqué n'est dès lors pas critiquable dans son résultat dans la mesure où il refuse à la recourante l'assistance gratuite d'un conseil juridique dans la procédure d'opposition. Le recours s'avère ainsi mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: