Citation: 5A_453/2023 E. B

B.a. Par acte du 29 juin 2017, l'ex-épouse a intenté une procédure en complément du jugement de divorce devant le Tribunal de première instance du canton de Genève (ci-après: Tribunal), concluant au constat du caractère lacunaire du jugement de divorce russe du 22 décembre 2016 et à son complètement sur les effets accessoires du divorce. Elle a pris des conclusions sur le sort et l'entretien des enfants, en attribution de la jouissance exclusive du domicile familial, ainsi qu'en liquidation du régime matrimonial, requérant notamment le partage des biens communs à parts égales entre les ex-époux et l'attribution de deux biens immobiliers en sa faveur. B.b. Le 27 novembre 2019, elle a assigné son ex-époux devant les autorités moscovites en constatation de la nullité de l'accord passé par les époux le 2 décembre 2016 sur le partage de leurs biens. Elle invoquait la nullité de l'accord en raison de l'absence de la forme notariée exigée par le droit russe. Par ordonnance de renvoi de la demande en justice du 29 novembre 2019, le Juge du district de S.________ de Moscou a renvoyé la demande de l'ex-épouse et dit que celle-ci avait le droit de déposer une telle demande devant la juridiction compétente en la matière. L'ex-épouse a contesté cette décision par acte du 11 décembre 2019, concluant à l'annulation de l'ordonnance du 29 novembre 2019 et au renvoi de la cause au Tribunal du district de S.________ pour nouvelle décision. Par décision du 24 novembre 2020, le Tribunal du district de S.________ a refusé de satisfaire les demandes de l'ex-épouse sur l'invalidation de l'accord sur le partage des biens. Il a retenu que les époux étaient domiciliés en Suisse durant le mariage, qu'ils avaient conclu un simple accord écrit sur le partage de leurs biens, que leurs signatures avaient été certifiées notamment par un avocat, que, selon cet accord, les parties étaient convenues de l'application du droit suisse et d'une élection de for en faveur des tribunaux à Genève, et qu'un procès les opposait devant un tribunal suisse. Sur la base de ces éléments, ce Tribunal a considéré qu'au vu de la clause d'élection de for en faveur des tribunaux genevois et du domicile genevois des époux, leurs obligations étaient soumises au droit suisse. Dite décision pouvait être contestée par le dépôt d'un appel à former auprès du Tribunal municipal de Moscou dans un délai d'un mois à compter de son entrée en vigueur. Aucun appel n'a été formé dans ce délai par l'ex-épouse. B.c. Par jugement du 30 mars 2021, le Tribunal a déclaré irrecevable la demande en complément de jugement de divorce formée par l'ex-épouse le 29 juin 2017 (cf. supra let. B.a). Par arrêt du 22 mars 2022, la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: Cour de justice) a annulé le jugement précité et renvoyé la cause au Tribunal, considérant que le premier juge avait refusé d'entrer en matière sur la demande au motif que les prétentions formulées avaient déjà fait l'objet d'un jugement de divorce alors qu'il avait limité la procédure à la seule question de sa compétence à raison du lieu. B.d. Par nouveau jugement rendu le 24 octobre 2022, le Tribunal a préalablement constaté que le nouveau patronyme de l'ex-épouse est A.________ (ch. 1 du dispositif), puis a déclaré irrecevable la demande en complément de jugement de divorce formée le 29 juin 2017 par celle-ci (ch. 2). B.e. Statuant sur l'appel interjeté par l'ex-épouse le 15 novembre 2022 par arrêt du 23 mai 2023, communiqué aux parties par plis recommandés le lendemain, la Cour de justice a confirmé le jugement du 24 octobre 2022 et débouté les parties de toutes autres conclusions.