Citation: 5A_28/2016 E. A

A.a. C.________ (poursuivie) a été engagée le 14 mai 2009 en qualité de secrétaire à plein temps par " l'Etude A.________ & B.________ " (" Etude "). Dans le cadre de la poursuite formant la série n° xxxx dirigée à son encontre, l'Office des poursuites de Genève (Office) a, par courrier recommandé du 4 avril 2014, enjoint à " l'Etude " de prélever la somme saisie de xxxx fr. par mois sur le salaire versé à la poursuivie. Cet avis a été retiré à la poste par la poursuivie en personne, qui n'en a pas informé ses employeurs. En avril et juin 2014, deux retenues de salaire ont été versées sur le compte débiteur de la poursuivie ouvert à cette fin auprès de l'Office; il est apparu par la suite que l'intéressée avait effectué elle-même ces versements. A.b. À la suite du dépôt de nouvelles réquisitions de continuer les poursuites formant la série n° yyyy, l'Office a renvoyé à " l'Etude ", par courrier recommandé du 4 août 2014, un second avis de saisie portant sur le salaire de son employée, à concurrence du même montant mensuel que précédemment (cf. supra, let. A.a). Par plis séparés et recommandés des 7 août et 29 octobre 2014, l'Office a envoyé deux rappels à " l'Etude " en raison du retard constaté, pour les mois de juin à octobre 2014 inclus, dans le règlement des sommes saisies; ces rappels ont été retirés à la poste par la poursuivie personnellement, qui n'en a pas informé non plus ses employeurs. A.c. Le 31 octobre 2014, la poursuivie a déclaré faussement à l'Office qu'elle ne travaillait plus au sein de " l'Etude " et percevait depuis le mois de juillet 2014 des prestations d'aide sociale de l'Hospice général; à l'appui de ses dires, elle a produit une attestation de l'Hospice général, qui s'est par la suite révélée fausse. A.d. Le 14 avril 2015, " l'Etude " a licencié la poursuivie avec effet au 30 juin suivant et l'a libérée immédiatement de son obligation de travailler, après avoir découvert qu'elle détournait des fonds au préjudice de ses employeurs en falsifiant des quittances. Le 21 avril 2015, une autre employée de " l'Etude " a informé ses employeurs de l'existence d'un avis de saisie concernant le salaire de la poursuivie. Le lendemain, " l'Etude " s'est renseignée auprès de l'Office, qui lui a indiqué que l'employeur aurait dû procéder à des retenues de salaire entre août 2014 et mars 2015, le montant total non versé s'élevant à xxxxx fr.; " l'Etude " a contesté devoir ce montant.