Citation: 1B_228/2022 E. 4.2

4.2. Le recourant a été condamné pour avoir frappé B.________ à de multiples reprises à coups de poing et de pied, entre début 2019 et juillet 2020 (ce qu'il a admis), et de l'avoir menacée et violée le 31 juillet 2020 (ce qu'il conteste). Ces comportements, établis par les débats devant les juges du fond et désormais constatés dans le jugement de première instance, sont suffisamment graves pour permettre de retenir un risque de réitération. La cour cantonale s'est fondée à cet égard sur l'expertise psychiatrique du 13 novembre 2020 selon laquelle le recourant présentait un trouble de la personnalité de type dyssocial avec dépendance au cannabis et à la cocaïne et abus d'alcool réguliers. Il présentait un déficit émotionnel avec surcompensation par la colère dont la prise en charge diminuerait le risque de récidive. Celui-ci était qualifié d'élevé en raison du cumul de facteurs de risques. Les comportements de violence conjugale étaient fortement à craindre tant auprès de la plaignante qu'avec de nouvelles relations intimes. L'expert a encore précisé qu'un emploi permettait de structurer son quotidien et de donner une bonne image de lui, ce qui l'éloignait d'une trajectoire délinquante, ajoutant par la suite que les relations conflictuelles avec C.________ constituaient un risque supplémentaire de violences conjugales. Rien ne permet à ce stade de supposer que la santé psychique du recourant se serait améliorée depuis la date de l'expertise. Comme cela ressort de l'arrêt attaqué, le SAVC a fait savoir au mois de mai 2021 qu'il n'avait pas été en mesure d'initier un réel travail avec le recourant, cet échec pouvant se reproduire avec toute autre injonction de soin relative à une prise en charge thérapeutique reposant sur la parole. Le recourant ne dit rien non plus sur le traitement actuel de ses addictions, alors qu'il a déjà été condamné par le passé pour des faits de violence en lien avec des infractions à la LStup. Contrairement à ce qu'il soutient, la reprise de la vie de couple avec la victime, certes apparemment de manière paisible pendant près de huit mois, ne vient pas amoindrir le risque de réitération. En effet, l'expertise précitée considère précisément que la persistance des sentiments amoureux à l'égard de la plaignante est "plutôt aggravante".