Citation: 2P.263/2005 21.02.2006 E. 3

Sur le fond, le recourant fait valoir implicitement que l'autorité intimée a fait preuve d'arbitraire dans l'appréciation des faits. Il lui reproche essentiellement de n'avoir pas réfuté ses arguments. 3.1 Une décision est arbitraire lorsqu'elle contredit clairement la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté ou qu'elle heurte d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. A cet égard, le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si elle apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motifs objectifs ou en violation d'un droit certain. De plus, pour qu'une décision soit annulée, il ne suffit pas que sa motivation soit insoutenable; il faut encore que la décision soit arbitraire dans son résultat. En outre, il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution - en particulier une autre interprétation de la loi - que celle de l'autorité intimée paraît concevable, voir préférable (ATF 129 I 173 consid. 3.1 p. 178, 8 consid. 2.1 p. 9; 120 Ia 369 consid. 3a p. 373). Lorsque le recourant s'en prend à l'appréciation des preuves et à l'établissement des faits, la décision n'est arbitraire que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raison sérieuse, de tenir compte d'un moyen important propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a fait des déductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9). 3.2 La Conférence d'évaluation a relevé les insuffisances suivantes liées au stage professionnel: une gestion déficiente de la classe peu propice à instaurer un climat favorable à l'apprentissage; un faible souci de faire participer tous les élèves aux cours; un manque aussi bien de précision dans les objectifs annoncés que de concision dans les consignes communiquées aux élèves; des problèmes de rythme, de cohérence des activités et d'intégration des diverses formes de travail; une difficulté à choisir des sujets adaptés aux élèves et à les leur présenter dans un langage approprié; une analyse centrée sur la matière enseignée tenant peu compte "du climat et des élèves". Ces appréciations reposent sur différents comptes-rendus d'évaluation établis après des visites de classe et sur des bilans de stage professionnel. Elles résultent donc d'observations directes de la part de plusieurs évaluateurs et sont fondées sur des faits objectifs. Dans ces conditions, l'autorité intimée n'a pas fait preuve d'arbitraire en considérant que les lacunes constatées sur ces documents justifiaient l'échec définitif du recourant et mettaient un terme à sa formation. L'intéressé n'indique du reste pas en quoi l'appréciation de l'autorité intimée serait arbitraire sur ce point. Il ne se plaint pas du mode d'évaluation de ses prestations ni des conclusions auxquelles les évaluateurs sont parvenus. A cet égard, son argumentation ne répond pas aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ.