Citation: I 1021/06 19.12.2007 E. A

R.________, né en 1960, travaillait pour le compte de la division des travaux de X.________. Souffrant de lombalgies chroniques, il a bénéficié d'une mesure d'ordre professionnel de l'assurance-invalidité consistant en un apprentissage de dessinateur en génie civil. Après avoir obtenu en 2001 son certificat fédéral de capacité, il a réintégré un poste au sein de X.________ jusqu'au 28 février 2003, date à laquelle il a été licencié. Souffrant toujours de problèmes dorsaux, R.________ a déposé, le 24 octobre 2003, une nouvelle demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant cette fois-ci à l'octroi d'une rente. Dans le cadre de l'instruction de cette demande, l'Office de l'assurance-invalidité du canton du Jura (ci-après: l'office AI) a recueilli l'avis du médecin traitant, le docteur G.________ (rapport du 7 décembre 2003) et confié la réalisation d'une expertise rhumatologique au docteur B.________ (rapport du 3 octobre 2004). Considérant que l'assuré présentait un trouble somatoforme douloureux sans élément psychopathologique ayant valeur de maladie, l'office AI a rejeté la demande par décision du 17 décembre 2004. L'assuré a formé opposition contre cette décision. A son appui, il a produit deux rapports médicaux des docteurs A.________ (du 11 janvier 2005) et E.________ (du 25 avril 2005). Du 1er juin au 20 juillet 2005, il a séjourné à l'Hôpital Y.________, sans que ledit séjour n'apporte d'amélioration à ses douleurs chroniques. L'office AI a alors décidé de confier la réalisation d'une expertise pluridisciplinaire à son service médical régional (SMR). Dans leur rapport du 30 décembre 2005, les docteurs U.________, spécialiste en médecine physique et réadaptation, et V.________, spécialiste en psychiatrie, ont considéré que l'assuré présentait sur le plan ostéoarticulaire des troubles dégénératifs et statiques du rachis dorso-lombaire induisant des limitations fonctionnelles par rapport à une activité à forte charge physique et aux positions statiques prolongées; sur le plan psychiatrique, il ne présentait en revanche aucune atteinte à la santé qui pouvait porter préjudice à sa capacité de travail; sur un plan général, la capacité de travail était entière dans l'activité pour laquelle il avait été réadapté. Malgré les doutes exprimés par le docteur G.________ à l'encontre des conclusions de cette expertise (rapport du 30 janvier 2006), l'office AI a, par décision du 1er février 2006, rejeté l'opposition de l'assuré.