Citation: 9C_92/2016 E. 5.2

5.2. Le raisonnement de l'autorité précédente et la conclusion à laquelle elle aboutit selon laquelle la recourante n'était pas disposée à se soumettre à des mesures de réadaptation ne peuvent en l'espèce être suivies, dans la mesure où ils ne sont pas conformes à la jurisprudence précitée. Comme le fait tout d'abord valoir à juste titre la recourante, dès lors qu'elle a bénéficié d'une rente d'invalidité pendant plus de quinze ans (du 1er août 1997 au 11 février 2015), elle fait partie de la catégorie des assurés dont il convient d'admettre qu'ils ne peuvent en principe pas entreprendre de leur propre chef tout ce que l'on peut raisonnablement attendre d'eux pour tirer profit de leur capacité résiduelle de travail. Les premiers juges ont ensuite constaté que la recourante avait présenté une "totale incapacité de travail" depuis le 1er janvier 2007 (jugement entrepris consid. 12a). On ne saurait dès lors retenir que l'assurée était en mesure dès cette date de chercher à se réinsérer sur le marché du travail. Cet éloignement professionnel prolongé ne saurait donc être retenu en sa défaveur et conduit à admettre que la réadaptation par soi-même n'est pas exigible de la part de la recourante. Les premiers juges n'ont par ailleurs fait état d'aucun élément propre à fonder une exception au sens où l'entend la jurisprudence.