Citation: 6B_352/2024 E. B

Par arrêt du 19 février 2024, la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal fribourgeois a rejeté l'appel de A.A.________ et a confirmé le jugement de première instance. En substance, les faits pertinents qui ressortent du dossiers sont les suivants: B.a. Le 1er juin 2020, A.A.________ a passé la journée avec des amis, dont B.________, au bord de la Sarine, près du pont U.________, à V.________. Dans le courant de la journée, il a cumulé la consommation de médicaments (Ketiapin), d'alcool (2 ou 3 bières) et de stupéfiants (un joint de marijuana). Vers 18h00, à l'endroit précité, C.________ a rejoint un autre groupe de personnes. Environ une demi-heure plus tard, A.A.________ s'est dirigé vers ce groupe de personnes, où se trouvait C.________. A.A.________ et C.________ se connaissaient déjà avant le 1er juin 2020. Le jour en question, A.A.________ voulait savoir pourquoi C.________ parlait de lui dans la rue. Il lui reprochait notamment d'avoir colporté, auprès de connaissances communes, une rumeur sur l'infidélité de son amie D.________. En arrivant près du groupe dans lequel se trouvait C.________, A.A.________ a dit aux personnes présentes qu'il s'excusait pour ce qui allait se passer. Avec son bras, il a plaqué C.________ afin de l'empêcher de se lever de la chaise. Cependant, ce dernier est parvenu à se lever. Avec une pierre qu'il portait dans sa main droite, A.A.________ a frappé C.________ sur le côté gauche du front, à proximité de la tempe. Celui-ci est tombé à terre, totalement sonné. A.A.________ a continué à frapper C.________, après que celui-ci eut réussi à se relever. Quand ils sont tombés à terre, A.A.________ s'est retrouvé sous C.________ et lui a mordu le nez. C.________ a essayé de se libérer, en mettant sa main sur le cou de A.A.________. Après quoi, il l'a mordu à son tour à la joue droite. Quand B.________ est intervenu pour les séparer, A.A.________ a donné un coup de pied au visage de C.________. Ce dernier a pu se relever et, sonné, est retombé dans l'eau en s'achoppant à des pierres. A.A.________ a alors lancé, de toutes ses forces, en direction de C.________, une pierre qu'il tenait dans la main. Grâce à un geste d'évitement, ce dernier l'a reçue sur la jambe droite et non sur la tête. B.b. À la suite de cette bagarre, C.________ a souffert d'un traumatisme crânien, d'une plaie frontale située à gauche, d'une plaie de 5 cm sur le nez ayant nécessité 11 points de suture, d'une plaie à la lèvre inférieure, d'une égratignure au menton et à l'épaule gauche et de diverses blessures sur les membres supérieurs et inférieurs. Il a été en arrêt de travail durant 2 mois et a dû suivre des séances de physiothérapie, traitement qui n'était pas terminé au jour du jugement. En effet, son bras droit nécessitait encore des soins. Finalement, une opération chirurgicale supplémentaire devrait encore être nécessaire pour faire disparaître la cicatrice sur son nez. B.c. Selon les Dres E.________ et F.________ du Réseau Fribourgeois de Santé Mentale (RFSM), A.A.________ souffre d'un trouble mixte de la personnalité et d'autres troubles de la personnalité à traits paranoïaques et impulsifs pouvant induire une irritabilité, une intolérance à la frustration et une interprétativité qui peuvent contribuer à l'émergence de comportements particulièrement violents de sa part. La consommation active de cannabis peut aussi y contribuer. En outre, A.A.________ était soumis à un traitement psychotrope (Quétaine) à visée sédative. A.A.________ a admis que, le jour en question, il avait bu de l'alcool et consommé des stupéfiants et que cela n'était pas recommandé avec les médicaments qu'il prenait pour l'aider à rester calme. Les pathologies dont souffre l'intéressé et son comportement préalable à l'altercation ont ainsi favorisé son passage à l'acte. B.d. A.A.________ est né et a grandi à Cuba, pays dont il est ressortissant. Il a vécu en Suisse durant 14 ans, du mois d'avril 2007 au mois d'août 2021, moment où il est retourné vivre à Cuba puis en Espagne pendant 17 mois. Il est arrivé en Suisse à l'âge de 35 ans. Après son arrivée en Suisse, il a travaillé durant 8 ans en qualité de déménageur auprès de la société G.________, puis sur divers chantiers et enfin à H.________. Il a perdu son travail en raison de problèmes de santé mentale et a ensuite été soutenu par le Service social. Il a divorcé et n'exerçait pas son droit de visite sur ses quatre enfants au moment de l'audience devant le ministère public du 5 octobre 2020. Lors des débats d'appel, il a affirmé exercer un emploi stable depuis le mois de juillet 2023, respectivement un droit de garde sur sa fille I.A.________ depuis le 15 janvier 2024.