Citation: 6B_403/2017 E. 4.4.2

4.4.2. En l'espèce, le recourant a été condamné, par arrêt du 7 septembre 1987, à une peine de réclusion de quatre ans, suspendue au profit d'un internement. En outre, le passage du régime ancien au nouveau régime a été examiné par le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne, lequel a, le 1er octobre 2007, ordonné la poursuite de l'internement selon l'art. 64 CP. La détention du recourant repose ainsi sur une condamnation prononcée par un tribunal, conformément aux exigences de l'art. 5 par. 1 let. a CEDH. En outre, l'objectif visé par l'internement du recourant au moment de son prononcé en 1987 était la protection de la sécurité publique. Cette mesure n'impliquait aucune durée maximale mais pouvait être continuée aussi longtemps que l'objectif visé le requérait. En l'occurrence, le risque de voir le recourant commettre des infractions de même genre que celles pour lesquelles il a été condamné demeure élevé. C'est en vain que le recourant conteste la licéité de sa détention en rediscutant les motifs des jugements rendus à son encontre en 1994 et 1996, dès lors que l'internement a été prononcé par la Cour de cassation pénale vaudoise en 1987 puis confirmé par le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne en 2007. L'argumentation de l'intéressé est par ailleurs irrecevable dès lors qu'elle repose sur des éléments - notamment le rapport d'expertise du Dr G.________ - qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué. Enfin, l'argument du recourant, selon lequel son internement serait "un échec" dès lors qu'il ne l'aurait pas amené à un "amendement sur le plan pénal et personnel", est infondé. En effet, la poursuite d'un internement n'est pas subordonnée à la perspective d'un quelconque succès, en particulier de l'amendement de l'interné, dès lors que cette mesure vise en priorité à garantir la sécurité publique. Ainsi, le lien de causalité entre la détention du recourant et sa condamnation n'est pas rompu.