Citation: 7B_29/2023 E. 2.1

2.1. Le recourant invoque une violation de son droit d'être entendu et de l'art. 19 al. 4 LStup. Il considère que les autorités suisses seraient incompétentes pour le juger. Se prévalant du fait qu'il a passé la commande des produits litigieux depuis la France, il reproche en particulier à la cour cantonale de ne pas avoir obtenu, de la part de la France, un nihil obstat. Il estime que l'obtention de ce document serait en l'occurrence nécessaire à l'exercice de la compétence répressive de la Suisse, de sorte que la cour cantonale aurait dû constater l'incompétence de ce pays et le libérer. Il reproche également à l'autorité cantonale, qui se serait limitée à indiquer qu'elle n'éprouvait pas de doute que les autorités françaises sanctionnaient aussi la commande de LSD, de ne pas avoir examiné le droit français visant à réprimer le comportement décrit à l'art. 19 al. 1 let. b, d et g LStup, si bien qu'elle ne pouvait donc selon lui pas valablement appliquer l'art. 19 al. 4 LStup. A cet égard, il reproche encore à la juridiction cantonale d'avoir refusé sa réquisition de preuve visant à interpeller les autorités française afin de "vérifier si la constitutionnalité des normes punissant des actes en lien avec la substance LSD a été tranchée par l'autorité compétente française".