Citation: 7B_238/2023 E. 3.2

3.2. S'agissant tout d'abord des frais de la procédure de recours, l'autorité précédente, se référant à l'art. 428 al. 1 CPP ainsi qu'à l'art. 13 al. 1 du règlement genevois du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais en matière pénale (RTFMP; rs/GE E 4 10.03), a considéré que le recourant ne succombait que partiellement au vu des mesures provisionnelles prises; il devait dès lors supporter la moitié des frais envers l'Etat, fixés en totalité à 1'000 fr., soit un montant de 500 fr., l'autre moitié étant laissée à la charge de l'Etat. Le recourant ne remet pas en cause l'application de l'art. 428 al. 1 CPP, lequel prévoit que les frais de la procédure de recours sont mis à la charge des parties dans la mesure où elles ont obtenu gain de cause ou succombé. Il soutient en revanche qu'au vu de sa situation précaire, ils seraient trop élevés. Le Tribunal fédéral examine avec retenue les décisions concernant les frais de justice. Il n'intervient que si l'autorité a excédé le large pouvoir d'appréciation qui lui est accordé sur ce point (cf. ATF 146 IV 196 consid. 2.2.1; arrêt 1B_134/2023 du 5 avril 2023 consid. 6). L'art. 13 al. 1 let. c RTFMP permet la perception, outre les émoluments généraux, d'un émolument entre 100 et 20'000 fr. pour les décisions sur recours. En l'espèce, dans la mesure où l'autorité précédente a considéré que le recourant avait succombé pour l'essentiel du recours, il ne saurait lui être reproché d'avoir mis des frais à sa charge. L'indigence alléguée ne suffit pas, à elle seule, pour soustraire la partie qui succombe au paiement des frais judiciaires (arrêt 1B_126/2020 du 28 avril 2020 consid. 3). Pour ces mêmes motifs, il n'était pas non plus arbitraire de la part de l'autorité précédente de s'écarter du seuil minimal fixé à l'art. 13 al. 2 let. c RTFMP (100 fr.); cela vaut d'autant plus que le montant retenu de 1'000 fr. se situe manifestement dans la tranche inférieure du cadre prévu par la disposition précitée. Ce grief doit ainsi être écarté.