Citation: U 573/06 01.03.2007 E. 4.2

4.2.1 Les divergences entre les constatations des docteurs M.________, H.________ et S.________, d'une part, et W.________ et N.________, d'autre part, résultent également du fait que le docteur W.________ a constaté une instabilité de la cheville droite et soutient que l'assuré a subi une déchirure totale du ligament péronéo-astragalien antérieur droit, alors que les docteurs M.________, H.________ et S.________ n'ont pas pris en considération d'atteinte à la cheville droite. Le docteur W.________ fonde ses constatations sur la sensation d'instabilité et les douleurs alléguées par le recourant, ainsi que sur des radiographies sous anesthésie révélant un baillement de 5 degrés à droite, pour 0 degré à gauche. Dans un premier temps, le docteur N.________ n'a pas constaté d'instabilité de la cheville (rapport du 9 août 2004); il semble par la suite avoir simplement repris le diagnostic posé par le docteur W.________, sans autre explication (rapport du 6 mars 2006). 4.2.2 Après avoir eu connaissance des soupçons émis par le docteur W.________, relativement à une instabilité de la cheville droite, le docteur H.________ a procédé à un nouvel examen clinique, en prêtant une attention particulière à cette cheville, mais sans constater de laxité pathologique (rapport du 26 avril 2005). Le docteur H.________ s'est également référé à une imagerie par résonance magnétique réalisée le 15 juillet 2004 par le docteur T.________, ainsi qu'à des radiographies réalisées le 11 juin 2004 par le docteur B.________. Le docteur T.________ a constaté que le ligament péronéo-calcanéen n'était pas rompu, son signal étant toutefois augmenté et légèrement épaissi dans sa portion supérieure, cet élément pouvant témoigner de séquelles d'entorse. Une discrète accentuation de signal était également constatée sur les chefs obliques du ligament collatéral interne, ce qui évoquait le diagnostic différentiel de séquelle de lésion traumatique, mais il n'y avait pas de discontinuité (rapport du 19 juillet 2004). Pour sa part, le docteur B.________ n'a pas décelé de lésion traumatique fraîche ou ancienne (rapport du 11 juin 2004). Enfin, le docteur S.________ a contesté qu'on puisse conclure à une instabilité ligamentaire significative en raison d'un baillement de trois à cinq degrés, en l'absence de constatations cliniques confirmant ce diagnostic. Les radiographies ne mettaient par ailleurs pas en évidence de signes d'arthrose post-traumatique, ce qui, près de neuf ans après l'accident, rendait également peu vraisemblable la survenance d'une déchirure ligamentaire le 25 avril 1997 (rapports des 1er février et 28 mars 2006).