Citation: 5A_945/2022 E. 3.1

3.1. Saisie d'un grief de l'appelante à ce sujet, l'autorité cantonale a considéré, contrairement au Tribunal civil, qu'il ne se justifiait pas de déduire l'impôt anticipé des revenus des capitaux mobiliers du mari, puisque la Confédération - ou le canton pour le compte de celle-ci - remboursait cet impôt au bénéficiaire de la prestation ainsi diminuée (art. 1er al. 2 de la loi fédérale sur l'impôt anticipé du 13 octobre 1965 [LIA]) et que l'intéressé remplissait à première vue les conditions pour obtenir un tel remboursement (art. 21 ss LIA). Il était au surplus sans incidence que les revenus perçus sous forme de dividendes soient effectivement déclarés ou non par le mari, dès lors que l'on devait attendre de lui qu'il se conforme à ses obligations fiscales. Les revenus de ses capitaux mobiliers avaient ainsi été sous-estimés à hauteur de 2'357 fr. par mois du 1er septembre au 31 décembre 2021. Cette modification impliquait de procéder à une nouvelle évaluation de la charge fiscale du mari, qui pouvait être arrêtée à 4'000 fr. par mois du 1er septembre au 31 décembre 2021, puis à 2'860 fr. par mois dès le 1er janvier 2022, le Tribunal civil ayant retenu à tort qu'il continuait de percevoir des dividendes au-delà de cette date.