Citation: 6B_206/2024 E. 2.3.1

2.3.1. En substance, la recourante soutient que la preuve produite à l'appui de sa demande de révision, soit une expertise privée du Dr méd. O.________ du 29 août 2023 (pièce 713/3 du dossier cantonal), remettrait en cause le faisceau d'indices ayant fondé sa condamnation et constituerait, partant, un motif de révision au sens de l'art. 410 al. 1 let. a CPP. Aucun des indices retenus par la cour cantonale pour fonder sa culpabilité ne suffirait à prouver son arrivée sur les lieux du crime le soir des faits alors que sa mère était encore en vie, en particulier pas le rapport d'autopsie médico-légale et ses compléments. L'expertise privée démontrerait que les conclusions du Dr méd. Q.________ étaient fausses et incomplètes car ne tenant pas compte de la littérature existante au sujet des multiples causes possibles des embolies de graisse, surtout légères. L'expert privé aurait clairement établi que de légères embolies de graisse telles que constatées chez K.B.________ pouvaient être survenues après la mort, ce que les experts judiciaires auraient exclu, point qui avait été décisif dans la conviction de la cour cantonale. La recourante reproche à la cour cantonale d'avoir outrepassé son pouvoir d'appréciation et de s'être substituée à l'expert privé et, partant, d'être tombée dans l'arbitraire, en affirmant notamment que l'expertise privée n'était pas convaincante, ce qu'elle n'aurait en outre pas suffisamment motivé. Les conclusions de l'expert privé seraient suffisantes pour faire naître un doute, de sorte que la cour cantonale aurait dû au moins entendre l'expert privé et ordonner cas échéant une nouvelle expertise judiciaire - auprès d'un expert neutre choisi hors du canton - avant de déclarer la demande de révision irrecevable.