Citation: 7B_49/2025 E. 4.5.2

4.5.2. En l'espèce, la cour cantonale ne s'est pas expressément prononcée sur d'éventuelles mesures de substitution dans les considérants de sa décision. Néanmoins, en écartant expressément la possibilité d'ordonner un traitement ambulatoire - jugé insuffisant du point de vue de l'objectif de soigner le recourant et de contenir son risque de récidive (cf. pp. 36-37 de l'arrêt attaqué) - et en retenant de surcroît un risque de fuite, il convient d'admettre que la cour cantonale a implicitement considéré qu'aucune mesure de substitution n'entrait en considération en l'espèce. Le recourant échoue à établir, par une motivation conforme aux exigences en la matière, en quoi l'autorité cantonale aurait violé le droit fédéral en retenant - implicitement - qu'aucune mesure de substitution n'était envisageable (cf. art. 42 al. 2 LTF). On ne voit au demeurant pas en quoi les mesures proposées seraient susceptibles - même cumulées - de prévenir efficacement les risques importants de récidive et de fuite. De surcroît, on relèvera que, si un traitement ambulatoire peut en principe être prononcé à titre de mesure de substitution, cette mesure doit reposer sur un avis d'expert et ne peut pas être ordonnée par le juge de la détention sans que toutes les conditions en soient a priori assurées (cf. arrêts 7B_1157/2024 du 29 novembre 2024 consid. 5.4.1; 7B_810/2024 du 23 août 2024 consid. 4.2.1 et les références citées), ce qui fait en l'occurrence défaut.