Citation: 9C_467/2023 E. 6.2

6.2. Le tribunal arbitral a en l'espèce constaté que la pratique médicale de la recourante ne différait pas de celle des angiologues au point de justifier le choix d'un autre groupe de comparaison. Il n'a certes pas expressément contesté le nombre d'opérations que le médecin prétend avoir effectuées en 2016, ni le nombre de consultations nécessaires pour chaque opération. Cela ne signifie toutefois pas qu'il a admis ces éléments sans restriction. Au contraire, en se prononçant sur les coûts engendrés par l'accomplissement d'actes médicaux et la facturation de positions tarifaires nécessitant une valeur intrinsèque qualitative autre que l'angiologie (singulièrement la chirurgie vasculaire), sur la base de la liste des positions tarifaires fournie par la recourante elle-même, il a clairement indiqué que l'activité opératoire de celle-ci ne représentait qu'une petite partie de sa pratique médicale qui ne justifiait pas de la comparer à un autre groupe que celui des angiologues. En procédant à sa propre appréciation de sa pratique opératoire, sur la base de chiffres dont elle n'explique au demeurant pas l'origine, la recourante ne s'en prend pas directement à l'appréciation de l'autorité précédente et n'établit pas en quoi celle-ci serait arbitraire. On ne saurait dans ces circonstances faire valablement grief au tribunal arbitral d'avoir procédé à une appréciation arbitraire des preuves. Le grief est dès lors mal fondé.