Citation: 5A_72/2022 E. 5.2.4

5.2.4. Le recourant soutient subsidiairement que, conformément à la jurisprudence (ATF 117 II 16 consid. 1b; arrêt 5A_690/2019 du 23 juin 2020 consid. 3.3.1 et 3.3.2), l'autorité cantonale aurait dû tenir compte, à titre de rendement de la fortune de l'intimée, d'un montant de 37'500 fr. par an (3'125 fr. par mois), correspondant à 1,5% de 2'500'000 fr. Le recourant ne peut être suivi lorsqu'il affirme, en se fondant sur l'arrêt 5A_690/2019 précité, que le Tribunal fédéral retient un taux de 1,5% lorsque la personne n'est pas une professionnelle de la finance. Dans ce cas d'espèce, il avait été jugé que la cour cantonale n'avait manifestement pas outrepassé sa marge d'appréciation en retenant un taux de 1,5%, au lieu de 1%, sur un capital à placer de 412'850 fr., l'époux concerné ayant, au regard de son parcours professionnel, une bonne connaissance du milieu des affaires et l'expérience des milieux financiers. Nonobstant qu'en l'occurrence, il n'est pas établi que ces qualités seraient aussi remplies par l'intimée - les affirmations du recourant étant à cet égard purement appellatoires (cf. supra, consid. 2.2) -, on ne saurait tirer une règle générale d'un cas examiné au regard du pouvoir d'appréciation de l'autorité, et encore moins d'opinions émises dans le cadre d'un magazine de consommateurs. Au demeurant, selon la jurisprudence (cf. supra, consid. 6.2.2), la prise en considération du rendement de la fortune suppose que l'obtention d'un rendement approprié soit possible et raisonnable. Or, en l'espèce, l'autorité cantonale a relevé que les taux d'intérêts alors en vigueur ne permettrait vraisemblablement pas à l'intimée de tirer un revenu significatif de sa fortune, constat dont le recourant ne démontre pas l'arbitraire (cf. supra, consid. 2.2).