Citation: 4C.34/2005 18.08.2005 E. 3

3.1 La présente cause présente un élément d'extranéité dans la mesure où les demandeurs sont domiciliés en France. Il convient donc de vérifier la compétence locale des tribunaux valaisans et d'examiner d'office la question du droit applicable (ATF 130 III 417 consid. 2 p. 421). 3.1.1 In casu, la Convention de Lugano du 16 septembre 1988 concernant la compétence judiciaire et l'exécution des décisions en matière civile et commerciale (CL; RS 0.275.11), à laquelle tant la Suisse que la France ont adhéré, est applicable. En effet, la localisation sur le territoire d'un Etat contractant du domicile ou du siège de la partie défenderesse est la clé de voûte du système instauré par la Convention (ATF 129 III 738 consid. 3.2 p. 744). Or, l'art. 2 al. 1 CL prévoit comme règle générale la compétence internationale des tribunaux de l'Etat du domicile du défendeur (ATF 131 III 76 consid. 3.4 p. 82; 130 III 285 consid. 4 p. 289), cette disposition n'indiquant pas quel est le tribunal compétent sur le plan interne (ATF 131 III 76 consid. 3.1 p. 81). Dans le cas particulier, les défendeurs ont été assignés à comparaître, conformément à l'art. 2 al. 1 CL, devant le tribunal suisse compétent du lieu de leur domicile, soit devant la Cour civile I du Tribunal cantonal valaisan. 3.1.2 En l'absence d'une élection de droit, les relations contractuelles nouées par les recourants et l'entrepreneur défunt sont soumises au droit suisse en vertu de l'art. 117 al. 2 et al. 3 let. c LDIP, le rattachement se faisant à la loi du lieu où se trouvait l'établissement de l'entrepreneur défunt à qui incombait la prestation caractéristique (Bernard Dutoit, Droit international privé suisse, Commentaire de la loi fédérale du 18 décembre 1987, 4ème éd., n. 20 ad art. 117 LDIP).