Citation: 6B_812/2015 E. 2.11

2.11. Il résulte de ce qui précède que les considérants de la cour cantonale ne constituent certes pas, à eux seuls, un développement linéaire complet du processus de fixation de la peine. Ces considérants n'en permettent pas moins, au travers de renvois au jugement de première instance, de contrôler comment a été fixée la peine infligée au recourant dans ses principales composantes. On comprend, en particulier, que la très lourde culpabilité du recourant - dont l'intention relève manifestement du dol direct -, révélée par sa manière d'agir, n'est pas sensiblement atténuée par une diminution de responsabilité qui n'est que légère. Dans de telles circonstances, soit un meurtre qui, par le caractère lâche et futile des circonstances de sa commission n'est pas sans évoquer la manière particulièrement odieuse d'agir d'un assassin (art. 112 CP), une peine située dans le dernier quart de l'échelle des sanctions (5 à 20 ans; art. 111 CP en corrélation avec l'art. 40 CP) pouvait entrer en considération sans aucun abus du pouvoir d'appréciation. La diminution de responsabilité légère, qui laisse toujours apparaître la culpabilité du recourant comme tout au moins lourde à très lourde, ne pourrait, de son côté, expliquer, à elle seule, la peine de 14 ans de privation de liberté infligée, qui n'excède que de 18 mois le milieu de l'échelle des peines entrant en considération (12 ans et demi) et qui correspondrait, partant, plutôt à une culpabilité appréciée comme moyenne ou moyenne à grave. On doit donc admettre que la sanction de 14 ans de privation de liberté tient suffisamment compte des éléments favorables retenus à décharge par la cour cantonale soit, en particulier, du jeune âge du recourant au moment des faits - cette circonstance n'ayant pu, en l'espèce, avoir qu'un effet relativement restreint (v. supra consid. 2.6), de son comportement en cours d'enquête, des excuses adressées aux proches de la victime et des montants épargnés afin de les indemniser ainsi que de l'investissement du recourant en détention, dans l'acquisition d'une formation professionnelle, aspect le plus positif de son parcours carcéral, entaché, par ailleurs, de plusieurs sanctions disciplinaires. Ces griefs sont infondés.