Citation: 4A_494/2019 E. 7.2

7.2. Comme la cour cantonale le relève à juste titre, la recourante devait s'assurer, lors de la conclusion du contrat de réassurance, d'une structure financière conforme à la volonté de la fondation, alors que l'experte intervenait plus tard, en contrôlant le degré de couverture des risques supportés par la fondation et en préconisant si nécessaire des mesures de sécurité supplémentaires. A cet égard, une éventuelle défaillance dans ce contrôle a posteriori ne saurait manifestement constituer un comportement grave, imprévisible et déraisonnable au point que le manquement de la recourante ne puisse plus être considéré comme une cause adéquate du dommage. Peu importe que, le cas échéant, la responsabilité de l'experte soit engagée sur la base de l'art. 52 LPP. Une telle responsabilité n'a pas ipso facto pour effet d'exonérer un autre responsable qui a violé une obligation contractuelle et qui, dans les rapports externes, peut toujours être recherché pour la totalité du dommage qu'il a causé. Il s'ensuit que le grief tiré d'une interruption de la causalité doit être écarté.