Citation: 6B_157/2023 E. 1.5.1

1.5.1. Cela étant, sur la base des faits ressortant de l'arrêt attaqué, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), le raisonnement de la cour cantonale ne prête pas le flanc à la critique. Il ressort en effet de l'arrêt attaqué, qui renvoie à celui du 11 mars 2021, que le recourant bénéficiait de solides connaissances et d'une importante expérience dans le domaine des appareils à jeux. De ses propres aveux, il savait que des appareils qu'il avait installés auprès de différents établissements n'étaient pas autorisés. Aussi, il avait dissimulé l'existence de jeux de casino aux personnes non initiées, en configurant certaines machines de manière à ce qu'il fallût cliquer sur "Music box" pour accéder aux jeux d'argent. Il avait persisté à installer des machines non autorisées dans un établissement qui faisait l'objet d'une procédure pénale ouverte en raison de la présence d'appareils installés par lui-même. À aucun moment, il n'avait entrepris des démarches auprès de la CFMJ (cf. arrêt attaqué, consid. 1.2.2 p. 6 s.). À l'instar du procédé mis en place pour dissimuler l'existence de jeux de casino, les aveux du recourant excluent toute erreur sur l'illicéité. Ce dernier savait que les machines qu'il avait installées n'étaient pas autorisées, respectivement qu'elles constituaient des appareils à sous servant à des jeux de hasard. Soutenir, dans ce contexte, que ses aveux n'impliquaient pas qu'il avait conscience du caractère illicite de son comportement relève d'une certaine témérité. Le recourant s'écarte ainsi de manière inadmissible de l'arrêt attaqué en alléguant qu'après avoir consulté une liste sur le site internet de la Confédération, il était convaincu que les appareils litigieux n'étaient pas interdits, sans toutefois critiquer la constatation cantonale selon laquelle il savait que certains jeux installés n'étaient pas autorisés. Son grief s'avère à cet égard irrecevable (art. 42 al. 2 LTF).