Citation: 4A.9/1999 18.04.2000 E. A

A.- a) Karina Melnikoff-Weber travaillait depuis 1992 au Centre de langues (ci-après: le Centre) de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (ci-après: EPFL). Pour les semestres d'hiver 1995 et d'été 1996, elle enseignait l'allemand à raison de huit heures par semaine. L'EPFL lui avait reconnu le statut de chargée de cours. Le 6 mars 1995, la direction de l'EPFL a décidé de supprimer le Centre avec effet au 30 septembre 1996 et de confier l'enseignement des langues à un organisme privé. Les collaborateurs du Centre en ont été informés lors d'une séance du 27 mars 1995. b) Karina Melnikoff-Weber a pu faire valoir son droit d'être entendue. Par décision du 29 juillet 1996, l'EPFL a résilié ses rapports de service pour le 31 octobre 1996. Dans sa décision, l'EPFL indiquait qu'elle entreprendrait des démarches auprès du Conseil des Ecoles Polytechniques Fédérales (ci-après: EPF) en vue de faire bénéficier l'intéressée - qu'elle déclarait assimiler à une employée permanente - de l'indemnité de départ prévue à l'art. 19 de l'ordonnance sur les mesures à prendre en faveur du personnel en cas de restructurations dans l'administration générale de la Confédération (RS 172. 221.104. 0; ci-après: l'Ordonnance). L'EPFL confirmait également sa volonté d'aider dans la mesure du possible Karina Melnikoff-Weber en prenant en charge certains frais découlant d'une formation complémentaire. Karina Melnikoff-Weber a recouru en vain contre cette décision auprès du Conseil des EPF et de la Commission fédérale de recours en matière de personnel fédéral (ci-après: la Commission).