Citation: I 151/03 10.06.2003 E. A

B.________, née en 1972, mariée et mère de deux enfants a obtenu un CFC d'aide en pharmacie en 1991. Elle a alors travaillé à plein temps en qualité de secrétaire. A la fin de l'année 1995, alors qu'elle était enceinte de son premier enfant, elle a demandé à son employeur, la possibilité de réduire son temps de travail à 50 %. A la suite du refus de celui-ci, elle a donné son congé et perçu des prestations de l'assurance-chômage jusqu'au mois d'août 1997. A partir de 1996, elle s'est consacrée à la tenue de son ménage et à l'éducation de ses deux enfants. Elle a également repris l'exploitation d'une parcelle viticole d'une surface totale de 1000 m2 qu'elle a héritée de ses parents. Souffrant d'une hernie discale opérée au mois de décembre 1998, B.________ a perçu des prestations d'assurance-maladie fondées sur des taux d'incapacité de travail de 100 % du 9 décembre 1998 au 30 juin 1999, de 66 % du 1er juillet 1999 au 30 septembre 1999 et de 50 % à compter du 1er octobre 1999 pour une durée indéterminée (rapports du 8 août 2000 et du 11 septembre 2000 du docteur A.________). Le 30 août 2002, elle a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente. Par décision du 13 mars 2002, l'Office valaisan de l'assurance-invalidité (ci-après: l'office) a rejeté la demande, motif pris que le degré d'invalidité de l'assurée (14 %) était insuffisant pour ouvrir droit à une rente. En substance, l'office a considéré que, sans atteinte à la santé, l'assurée exercerait, à mi-temps, une activité lucrative et consacrerait le reste de son temps à la tenue de son ménage et à l'éducation de ses enfants. Se fondant sur les constatations d'une enquête économique (rapport du 21 novembre 2000), l'office a retenu qu'en raison de l'atteinte à sa santé, l'assurée présente une invalidité de 27,5 %, respectivement 14 % (50 % de 27,5 %) dans l'accomplissement des travaux habituels. Se fondant sur les rapports des docteurs A.________, médecin traitant (avis du 6 décembre 2000 et du 11 septembre 2000), C.________, spécialiste en neurochirurgie (rapport du 18 avril 2001 et du 2 octobre 2000) et D.________, psychiatre (rapport du 9 décembre 2001), il a par ailleurs considéré que l'état de santé de l'assurée était compatible avec l'exercice à 50 % d'une activité lucrative exigible telle que celle d'aide en pharmacie et que sur ce plan, elle ne subirait par conséquent pas d'incapacité de gain.