Citation: 8C_661/2023 E. A

A.a. A.________, née en 1991, est au bénéfice d'un diplôme d'études de commerce, d'un diplôme de Fitness Training Instructor ainsi que d'un diplôme et d'un certificat attestant d'une formation dans le domaine de l'immobilier. Le 23 avril 2020, elle a demandé des prestations de l'assurance-invalidité en raison des conséquences d'une endométriose dont elle souffrait depuis l'âge de treize ans. Par projet de décision du 25 janvier 2021, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'OAI) a rejeté la demande de l'assurée. Cette dernière a formé opposition à ce projet, faisant valoir qu'il ressortait des derniers rapports médicaux de 2020 et 2021 qu'elle était dans l'incapacité d'assumer une activité professionnelle à plein temps en raison de sa lourde symptomatologie. Une activité à temps partiel ne pouvait être envisagée que si elle était adaptée à sa maladie avec des horaires flexibles lui permettant de poursuivre ses traitements et de s'absenter lors des épisodes douloureux. Une activité de télétravail lui permettrait de gérer sa maladie et de travailler dans de bonnes conditions. A.b. A la suite d'une instruction complémentaire, le Service médical régional de l'assurance-invalidité (SMR) a conclu, le 5 mai 2021, qu'il était raisonnablement exigible de retenir une capacité de travail d'au moins 50 % dans une activité adaptée dès décembre 2019. Les limitations fonctionnelles étaient les suivantes: pas de port de charges ni de déplacements de longue durée, possibilité d'alterner différentes positions et d'accéder facilement à des toilettes et flexibilité des horaires. Il se fondait en particulier sur un rapport établi le 26 avril 2021 par la doctoresse B.________, spécialiste FMH en médecine interne générale. L'assurée a fait un stage auprès des Établissements publics pour l'intégration (ci-après: les ÉPI) du 20 septembre au 19 décembre 2021 en tant qu'assistante administrative à raison de 20 heures par semaine. Dans le rapport subséquent établi le 3 mars 2022, le maître de réadaptation professionnelle a conclu que A.________ avait les capacités nécessaires pour exercer avec compétence et professionnalisme une activité dans le domaine administratif (secrétariat); le seul frein constaté au cours du stage avait été le grand nombre d'absences pour maladie, lesquelles nécessitaient une flexibilité d'horaires qui était impossible à réaliser dans l'économie ordinaire. La division de réadaptation professionnelle a proposé de retenir un taux d'invalidité de 55 % pour l'assurée, en tenant compte d'un temps de travail raisonnablement exigible de 50 % et d'un abattement de 10 %, en raison du taux d'occupation. Le 9 juin 2022, une conseillère en réadaptation professionnelle a précisé que durant le stage, aucune difficulté n'avait été observée sur le plan physique et que l'assurée n'avait pas formulé de plaintes. Ses absences étaient liées à son atteinte à la santé. Celle-ci influait l'horaire de travail et la nature des tâches, qui ne devaient pas être demandées dans des délais courts et urgents. Sur un marché du travail équilibré, l'assurée pourrait occuper un poste à 50 % dans le domaine administratif en organisant son horaire sur le mois. Elle avait de très bonnes capacités d'adaptation sur des tâches complexes, une grande polyvalence et était rapidement autonome. A.c. Par décision du 3 novembre 2022, l'OAI a octroyé à l'assurée une demi-rente d'invalidité fondée sur un taux de 55 % dès le 1 er décembre 2020, sous réserve des indemnités journalières déjà versées.