Citation: 6B_143/2020 E. B

Par arrêt du 25 novembre 2019, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours formé par A.________ contre cette ordonnance. Elle a retenu en substance ce qui suit. F.________, né en janvier 2000, était scolarisé en internat au sein de l'établissement G.________, à H.________, depuis le 26 août 2016. L'école était dirigée par B.________. Les époux C.C.________ et D.C.________ étaient responsables notamment de la conciergerie du bâtiment où logeait le pensionnaire. E.________ était enseignante au service de l'école, directrice de l'éducation et membre de la Direction de l'école. La cérémonie de remise des promotions aux collégiens a eu lieu le 24 mars 2017 depuis la fin de matinée et s'est clôturée par le repas de midi. Elle réunissait quelque 300 participants. B.________, les époux C.________ et E.________ y ont assisté. Ils n'ont pas constaté l'absence de F.________, notamment au repas de midi, alors même que son nom avait été au préalable vainement appelé à deux reprises pour qu'un prix lui soit remis. L'ordinateur personnel et le téléphone cellulaire de F.________ ne présentaient aucun signe d'utilisation le jour en question après 10h20 et 10h47 respectivement. Le 24 mars 2017, à une heure qui n'a pas été déterminée, F.________ s'est donné la mort en se pendant à l'aide d'une ceinture en cuir dans les toilettes d'un étage de l'établissement. Son corps a été découvert peu après 21h par trois de ses camarades, dont I.________ et J.________. A.________, père du défunt, a découvert sur le téléphone portable de son fils des messages rédigés et envoyés le jour de son décès par I.________ depuis le téléphone portable de J.________, qu'il avait emprunté. Ces messages avaient la teneur suivante : - " Yo F.________ " (24.03.2017 16:07) - " Kill yourself " (24.03.2017 16:07) - " Please " (24.03.2017 16:07) - " For us " (24.03.2017 16:07). I.________ et J.________ ont été entendus par le Président du Tribunal des mineurs. Ils ont indiqué que les époux C.________ et E.________ avaient été informés le soir même du décès par I.________ de l'existence et du contenu des quatre messages qu'il avait envoyés à F.________. E.________ aurait ensuite fait part au directeur de l'établissement de l'existence de ces messages. B.________, C.C.________, D.C.________ et E.________ n'ont pas informé la police du fait qu'ils avaient connaissance des messages. Le 7 septembre 2017, A.________ a déposé plainte pénale contre les prénommés pour entrave à l'action pénale, exposition et omission de prêter secours.