Citation: 6B_665/2017 E. 4.3

4.3. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir considéré que son âge et son état de santé le rendaient particulièrement vulnérable face à la sanction. L'âge du recourant, 72 ans, n'apparaît pas avancé au point qu'il rendrait la sanction, en tant que telle, considérablement plus dure pour celui-ci que pour la moyenne des autres condamnés (cf. arrêts 6B_1368/2016 du 15 novembre 2017 consid. 6.3.2; 6B_71/2016 du 5 avril 2017 consid. 4.2), dès lors que le recourant ne prétend pas se trouver particulièrement diminué ou affaibli par son âge. Par ailleurs, le recourant n'établit nullement souffrir d'une maladie grave susceptible de rendre la sanction considérablement plus dure pour lui que pour la moyenne des autres condamnés. Il se prévaut au demeurant, à cet égard, de faits qui ne ressortent pas de l'état de fait de la cour cantonale, dont il n'a pas démontré l'arbitraire de leur omission, ainsi que d'un certificat médical irrecevable dès lors qu'il est postérieur au jugement attaqué et ne ressort pas de la décision de l'autorité précédente (cf. art. 99 al. 1 LTF). L'autorité précédente pouvait ainsi juger que le recourant n'était pas particulièrement vulnérable face à la sanction - au regard de son âge et de son état de santé - sans violer son large pouvoir d'appréciation en matière de fixation de la peine. Pour le reste, la critique du recourant, selon laquelle la cour cantonale aurait dû "d'office prendre des renseignements auprès des médecins-traitants [...] pour connaître son état de santé" est sans portée. En effet, il ressort du jugement attaqué que l'autorité précédente a pris en compte les ennuis de santé dont le recourant avait fait état, notamment son opération et sa convalescence de février 2017. On ne voit pas pourquoi la cour cantonale aurait dû s'enquérir des détails de ces événements auprès des médecins du recourant, s'agissant d'éléments qui n'ont pas été allégués.