Citation: 7B_1071/2024 E. 1.2

1.2. La mesure privative de liberté ordonnée le 10 avril 2015 contre le recourant a été levée par jugement du TAPEM du 28 décembre 2022. Il appartenait dès lors au recourant de développer une argumentation visant à étayer sa qualité pour recourir indépendamment de l'existence d'un intérêt actuel et pratique (art. 81 al. 1 let. a et b LTF; sur cette exigence, ATF 147 IV 453 consid. 1.4.3; 140 IV 74 consid. 1.3.1; arrêts 7B_68/2022 du 6 mars 2024 consid. 1.2.1; 7B_887/2023 du 24 novembre 2023 consid. 1.1), ce que, contrairement à ses obligations en matière de motivation (cf. art. 42 al. 2 LTF; ATF 141 IV 284 consid. 2.3; arrêt 7B_68/2022 du 6 mars 2024 consid. 1.2.1), il ne fait pas. Sur le fond, le recourant se plaint toutefois, de manière défendable au stade de la recevabilité, d'une violation de l'art. 5 par. 1 let. e CEDH eu égard aux lieux d'exécution de sa mesure privative de liberté, ce qui permet par conséquence exceptionnellement l'entrée en matière indépendamment d'un intérêt actuel (cf. ATF 142 I 135 consid. 1.3.1; 137 I 269 consid. 4.3; 136 I 274 consid. 1.3 et 2.2; arrêts 7B_68/2022 du 6 mars 2024 consid. 1.2.1 et 1.2.2; 6B_925/2022 du 29 mars 2023 consid. 2.3.2 et 2.3.4).