Citation: I 415/04 14.02.2005 E. 3

Se fondant sur le rapport d'expertise du COMAI du 24 avril 2002, les premiers juges ont considéré que la recourante ne présentait pas une aggravation notable de son état de santé susceptible d'influencer son degré d'invalidité. Selon ce rapport, la recourante présentait, sur le plan rhumatologique, une symptomatologie douloureuse diffuse de l'appareil moteur, assimilable à un syndrome somatoforme douloureux, de type fibromyalgie non classique, caractérisé par des douleurs existant tant à l'hémicorps supérieur qu'inférieur, droit que gauche, avec à l'examen clinique la présence de 14 points de fibromyalgie sur 18. La présence de points de contrôle et de signes de non organicité selon Wadell suggéraient toutefois une composante non organique à la symptomatologie douloureuse, laquelle survenait d'ailleurs dans un contexte psychosocial particulier. Compte tenu du rôle prépondérant joué par la symptomatologie douloureuse, l'importance des constatations objectives (discopathie C6-C7 avec protrusion discale médiane, sans compression radiculaire ni médullaire, chondropathie rotulienne et arthrose fémoro-tibiale modérée) devait être relativisée. La capacité résiduelle de travail de la recourante était limitée à 50 % pour les professions nécessitant des mouvements de flexion-extension, la rotation répétitive de la colonne cervicale, le maintien de positions statiques prolongées sans possibilité de varier la position de plus d'une heure tels que les travaux prolongés à l'écran d'ordinateur, ou la conduite fréquente d'un véhicule. La recourante disposait par contre d'une capacité résiduelle de travail de 80 % dans l'exercice d'une activité adaptée. Sur le plan psychiatrique, la recourante présentait un trouble dépressif récurrent dont l'épisode actuel pouvait être qualifié de moyen, un syndrome douloureux somatoforme persistant, ainsi qu'un trouble mixte de la personnalité avec traits de type masochique et traits caractériels de la personnalité. L'incapacité de travail s'élevait à environ 70 %. Dans leur appréciation globale, les experts ont conclu à une discrète aggravation de l'état de santé de la recourante depuis l'automne 2000, époque de la diffusion des douleurs à l'ensemble de l'appareil locomoteur. La situation concernant l'état dépressif et le trouble de la personnalité était stabilisée, tandis que l'obésité morbide s'était améliorée à la suite d'une intervention chirurgicale intervenue en 1998. Depuis l'automne 2000, la capacité de travail avait diminué d'un maximum de 10 % dans le cadre d'un emploi de type adapté.