Citation: 6P.34/2005 21.05.2005 E. 3

Le recourant invoque une application arbitraire de l'art. 134 CPP/GE, en tant qu'il prévoit que "dès que l'enquête révèle des charges suffisantes, le juge d'instruction inculpe la personne faisant l'objet de son instruction". Se référant aux éléments invoqués dans le cadre du grief qui vient d'être examiné, il reproche à l'autorité cantonale d'avoir nié qu'ils suffisaient à justifier une inculpation. Selon l'ordonnance attaquée, par charges suffisantes au sens de l'art. 134 CPP/GE, il faut entendre des faits suffisamment précis et vraisemblables pour que l'on puisse conclure à la probabilité que la personne mise en cause a commis l'infraction dont elle est soupçonnée. A ce stade de la procédure, il s'agit, non pas de statuer sur la culpabilité ou l'innocence, mais de déterminer si la prévention est suffisante. Cette notion n'implique pas que la preuve des faits coupables soit rapportée de manière irréfutable. Une vraisemblance suffit, laquelle n'exige pas de certitudes mais néanmoins plus que de simples indices. En outre, plus l'instruction - comme en l'espèce - aura été complète, plus grande sera la prévention requise pour justifier la poursuite de la procédure. Au vu de cette jurisprudence, qui n'est pas remise en cause par le recourant, le grief pris d'une application arbitraire de l'art. 134 CPP/GE revient en l'espèce à se plaindre de ce que l'autorité cantonale, ensuite d'une appréciation arbitraire des éléments de preuve recueillis durant l'instruction, a nié une vraisemblance suffisante de la commission des infractions litigieuses par l'intimée. Il n'est donc en réalité pas distinct de celui qui a été examiné au considérant précédent (cf. supra, consid. 2.3), de sorte qu'il n'y a pas lieu d'y revenir.