Citation: 6B_70/2024 E. 2.3.2

2.3.2. C'est en vain que le recourant prétend qu'une peine pécuniaire serait amplement suffisante pour le détourner de la commission d'autres infractions à l'avenir. En effet, la cour cantonale a, à juste titre, souligné que le recourant se trouvait en situation de récidive puisqu'il avait été condamné à deux reprises en 2021 puis 2022, notamment pour entrée et séjour illégaux ainsi que pour opposition aux actes de l'autorité. Elle a par ailleurs relevé que l'intéressé avait récidivé rapidement après sa condamnation du 26 février 2022, puis une nouvelle fois en août 2022 et que son activité délictuelle s'intensifiait puisqu'aux infractions contre l'autorité publique et la LEI, s'ajoutait maintenant une infraction en matière de stupéfiants. Compte tenu de ces éléments, la cour cantonale pouvait retenir (au sens de l'art. 41 CP) que, étant donné les antécédents du recourant (spécifiques et récents s'agissant des infractions à la LEI et à l'art. 286 CP) et ses ressources limitées, il était très vraisemblable qu'une peine pécuniaire n'aurait aucun effet préventif et ne pourrait pas être exécutée. Le fait que le recourant n'aurait plus fait l'objet de jugements depuis le 12 août 2022 ne change rien à cette appréciation. La cour cantonale pouvait ainsi conclure, sans violer le droit fédéral, qu'il y avait lieu de prononcer une peine privative de liberté pour les infractions à la LStup et à la LEI.