Citation: 8C_682/2019 E. 6.3

6.3. Devant l'instance cantonale, les recourants ont conclu que soit constaté le déni de justice que la commandante de la police aurait commis en refusant d'entrer en matière sur leur demande de décision quant à leur droit à bénéficier de la couverture prévue à l'art. 67 al. 1 let. b LPol. Or il ressort du jugement cantonal que les recourants ont été informés du fait que la réussite de la formation de policier ne garantissait pas un engagement en cette qualité au sein de la police. Ils n'étaient donc pas directement touchés par la modification des conditions de rémunération des policiers engagés dans la police. Ils ne sauraient pas davantage se prévaloir de droits acquis dans ce contexte. Au surplus, l'art. 67 LPol dans sa teneur depuis le 28 juillet 2018 ne donne pas lieu à des incertitudes particulières sur la situation juridique des recourants et leur droit à obtenir l'indemnité litigieuse. En effet, le texte légal définit clairement les personnes qui bénéficient de la prise en charge de l'indemnité litigieuse: les aspirants de la volée 2018 ne figurent pas parmi les bénéficiaires de l'indemnité litigieuse et la situation juridique des recourants n'appelle pas de clarification. Enfin, on peut relever que le nouvel art. 67 LPol est entré en vigueur avant les requêtes des aspirants au directeur RH, de sorte que le résultat de la procédure n'aurait pas pu produire d'effets rétroactifs à cet égard. Par conséquent, les recourants n'avaient aucun intérêt actuel et pratique à recourir - étant également précisé que les conditions dans lesquelles il peut être fait exceptionnellement abstraction de l'exigence d'un intérêt actuel ne sont pas remplies en l'espèce - ni ne disposaient d'un droit à obtenir une décision en constatation. Du reste, selon la cour cantonale, ceux des recourants qui ont été engagés entre-temps dans la police ont reçu une décision sur la rétribution à laquelle ils peuvent prétendre en qualité de policier ou de policière.