Citation: 6B_164/2022 E. 5.2

5.2. En l'espèce, c'est en vain que le recourant invoque que le fait qu'il ait menti ou fait usage de son droit de se taire ne saurait être retenu contre lui pour établir un pronostic. En effet, on comprend du jugement attaqué, qui renvoie notamment au jugement de première instance, que la cour cantonale a tenu compte entre autres du défaut de prise de conscience du recourant, qui constitue, selon la jurisprudence, un élément susceptible de justifier un pronostic défavorable (cf. supra consid. 5.1). C'est également à juste titre que la cour cantonale a pris en considération les antécédents du recourant, dès lors que celui-ci a déjà été condamné à deux reprises pour lésions corporelles, étant précisé qu'il a commis les actes qui lui sont imputés dans la présente procédure un peu plus d'une année après sa dernière condamnation. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a pas omis de s'intéresser à la situation personnelle et professionnelle du recourant, dès lors qu'elle n'a pas retenu un pronostic défavorable mais un pronostic mitigé et qu'elle a confirmé le prononcé d'une quotité ferme de la peine compatible avec un régime de semi-détention (art. 77b CP; cf. jugement de première instance, p. 27). Compte tenu de l'ensemble des éléments, la cour cantonale n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation ni violé le droit fédéral en refusant le sursis complet.