Citation: 6B_712/2024 E. 4.4.2

4.4.2. L'intérêt public à l'expulsion est important compte tenu de la nature et de la gravité des infractions commises par le recourant. Celui-ci a été condamné pour infraction grave à la LStup pour un trafic portant sur 130 g de crystal meth et de 19 g de cocaïne sur une durée de deux ans et impliquant de nombreux acheteurs. Il a agi par appât de gain facile et par convenance personnelle, soit pour des motifs égoïstes. On rappelle dans ce contexte que la jurisprudence commande de se montrer particulièrement strict en cas de violation de la LStup (cf. arrêts 6B_627/2024 précité consid. 1.5.2; 6B_1256/2023 du 19 avril 2024 consid. 4.8; 6B_1182/2021 du 3 octobre 2022 consid. 2.5.1). En effet, la Cour européenne des droits de l'Homme estime que, compte tenu des ravages de la drogue dans la population, les autorités sont fondées à faire preuve d'une grande fermeté à l'encontre de ceux qui contribuent à la propagation de ce fléau (cf. arrêts CourEDH K.M. c. Suisse du 2 juin 2015 [requête no 6009/10], § 55; Dalia c. France du 19 février 1998, Recueil CourEDH 1998-I 76, par. 54; arrêts 6B_1256/2023 précité consid. 4.8; 6B_621/2023 précité consid. 6.4.2; 6B_381/2023 précité consid. 4.7.2; 6B_1250/2021 du 13 juin 2022 consid. 2.7.3 et les références citées). Par ailleurs, on peut relever que la peine privative de liberté à laquelle le recourant a été condamné dépasse le seuil d'une année, ce qui signifie que des circonstances extraordinaires doivent être réunies pour que son intérêt privé de demeurer en Suisse l'emporte sur l'intérêt public à son expulsion (cf. supra consid. 4.1.3). Enfin, si le recourant est expulsé du territoire suisse, c'est bien parce qu'il représente toujours une menace réelle, actuelle et d'une certaine gravité pour l'ordre public suisse. L'exécution d'une peine privative de liberté, menée jusqu'à son terme, ne fait pas obstacle à une expulsion, comme le laisse entendre le recourant.