Citation: 7B_509/2023 E. 2.3

2.3. S'agissant de l'établissement du montant du dommage, la cour cantonale a considéré que la pièce produite par l'intimée démontrait à satisfaction de droit le dommage qu'elle avait subi, notant qu'il s'agissait d'une extraction de sa comptabilité qui faisait état d'un préjudice de 21'027 fr. correspondant aux 7'055 canapés rendus invendables par la faute du recourant. Pour contester la constatation de fait et l'appréciation des preuves opérées par la cour cantonale, le recourant se fonde en premier lieu sur l'audition de C.________ du 19 août 2021, laquelle avait indiqué que la production était bloquée deux jours avant le 31 janvier 2021 en raison d'un problème de gélification; il soutient ainsi que l'intimée était dans l'impossibilité générale de vendre des canapés ces jours-là. Ainsi qu'on l'a vu (cf. consid. 2.2.1 supra), il n'était pas arbitraire de retenir que la production était active la nuit du 31 janvier 2021 et que le problème qui a rendu les 7'055 canapés produits impropres à la vente était survenu le matin qui a suivi la nuit litigieuse. En outre, la pièce comptable fournie par l'intimée recense le nombre de canapés qui n'ont pas pu être vendus parce qu'ils ont été rendus invendables par le recourant et non le nombre de canapés qui n'ont pas pu être produits pour diverses raisons; partant, pour autant qu'elle puisse être considérée suffisamment intelligible (cf. art. 42 al. 2 LTF), l'argumentation soutenue par le recourant n'apparaît pas pertinente. Le recourant avance en second lieu que l'intimée n'aurait indiqué ni le prix de fabrication ni le prix de revente des canapés et que l'on ignore comment elle est arrivée au chiffre de 7'055 canapés. Cette argumentation n'a pas vocation à démontrer le caractère arbitraire de l'appréciation des preuves effectuée par la cour cantonale, lequel n'a d'ailleurs pas été allégué (cf. art. 97 al. 1 et 106 al. 2 LTF). Son argumentation est dès lors irrecevable. Il n'y a aucune raison apparente de ne pas accorder foi à la pièce comptable fournie par l'intimée; en tout cas, le recourant n'en fournit aucune. C'est dès lors également sans arbitraire que la cour cantonale a fixé le dommage causé par le recourant à 21'027 francs.