Citation: 6B_773/2020 E. 5

Le recourant critique enfin sa condamnation pour infraction à la LPP. Il nie avoir déduit des cotisations LPP du salaire des travailleurs de D.________ Sàrl, ainsi qu'avoir utilisé celles-ci pour d'autres fins que celles auxquelles elles étaient destinées. Il conteste également avoir eu l'intention d'agir de la sorte. Or, cette argumentation s'écarte intégralement des constatations de fait de l'autorité précédente, qui lient le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF) et dont le recourant ne prétend ni ne démontre qu'elles seraient arbitraires (cf. art. 97 al. 1 LTF). La cour cantonale a en effet retenu que, durant les débats de première instance, le recourant avait admis que la société avait "de moins en moins d'argent", qu'il avait donc privilégié le paiement des salaires, de l'essence et des fournisseurs, sans quoi il n'aurait plus pu travailler. Le recourant avait donc reconnu avoir utilisé le montant des charges sociales à d'autres fins que celles auxquelles elles étaient destinées, soit pour le paiement des frais généraux de l'entreprise. On peine à comprendre comment le recourant peut désormais contester ces faits, en soutenant que ceux-ci ne reposent sur "aucune pièce", alors qu'il a lui-même déclaré ce qui suit, au cours des débats de première instance, à propos du chef de prévention d'infraction à l'art. 76 al. 3 LPP (cf. jugement du 1er novembre 2019, p. 5) : "Comme il y avait de moins en moins d'argent, pour les motifs que je vous ai déjà expliqués, j'ai privilégié le paiement des salaires et de l'essence et des fournisseurs, sans quoi on ne pouvait pas travailler. Je suis conscient de ma faute. Tout ce que je peux dire, c'est que ça n'a pas été payé." Au vu de ce qui précède, la cour cantonale pouvait retenir que le recourant n'avait pas reversé les cotisations LPP litigieuses à H.________, mais qu'il avait utilisé les montants correspondants pour payer des frais généraux de D.________ Sàrl. Pour le reste, le recourant ne présente aucune argumentation recevable, fondée sur l'état de fait de la cour cantonale, propre à démontrer que celle-ci aurait pu violer le droit en le condamnant pour infraction à l'art. 76 al. 3 LPP.