Citation: 8C_249/2014 E. 3.1

3.1. La recourante invoque une violation de son droit d'être traitée sans arbitraire par les organes de l'Etat (art. 9 Cst.) en tant que la cour cantonale a considéré que l'investissement envisagé par l'intéressée - soit la création d'un commerce d'alimentation sur la base d'un " business plan " dûment préparé - revêtait un caractère spéculatif qui ne saurait garantir la sauvegarde à long terme de ses intérêts. Elle fait valoir que le terme " spéculatif " se rapporte à un risque basé sur quelque chose d'abstrait et de théorique, ce qui ne saurait concerner le cas présent, du moment que son projet repose sur une analyse sérieuse et concrète des chances de réussite de l'entreprise. En outre, l'intéressée qualifie d'arbitraire le point de vue de la juridiction précédente, selon lequel ce " business plan " reposait sur de simples conjectures (s'agissant notamment du bénéfice escompté) et des déclarations d'intention qui ne démontraient en rien que les intérêts de l'assurée seraient garantis à long terme par l'activité envisagée. Selon l'intéressée, ce " business plan ", réalisé dans les règles de l'art, reposait sur une analyse sérieuse du risque et prévoyait une réalisation de but tout à fait convaincante. Ces allégations ne sont pas de nature à démontrer que l'intimée a fait un usage excessif ou abusif du large pouvoir d'appréciation dont elle dispose, en considérant que le versement d'une rente complémentaire de survivant, dont le montant mensuel s'élevait à 1219 fr. au moment de la décision litigieuse, préservait de manière plus appropriée les intérêts à long terme de l'assurée que le rachat de ladite rente. Aussi ne peut-on reprocher à la cour cantonale d'avoir confirmé la décision de l'intimée. Par ailleurs, on ne saurait partager le point de vue de la recourante selon lequel la juridiction précédente a interprété de manière insoutenable l'art. 35 al. 1 LAA en retenant que la préservation à long terme des intérêts de l'assuré doit être patente et non seulement vraisemblable. De plus, sur le vu des arguments avancés par l'intéressée, il n'est pas patent qu'en cas de rachat de la rente, ses intérêts seraient sauvegardés à satisfaction de droit par l'exercice de l'activité indépendante envisagée, même si celle-ci n'est pas dénuée de chances de succès.