Citation: I 225/03 18.07.2003 E. A

M.________, ressortissant portugais, né en 1952, a travaillé en Suisse dès le mois de mars 1993 en tant qu'aide-jardinier saisonnier. Victime d'un accident le 22 décembre 1994, il a subi une lésion de la coiffe des rotateurs de l'épaule droite et a été incapable de travailler jusqu'au 25 juin 1995. Il a ensuite repris son activité à 50 % jusqu'au 30 novembre 1995, date à laquelle il a été licencié. Le 17 octobre 1995, M.________ a déposé une demande de prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'OAI) afin d'obtenir des mesures de reclassement dans une nouvelle profession. Ensuite d'une chute survenue le 14 juillet 1996, il a été opéré au mois de mars 1997 pour une lésion du ligament croisé du genou droit. L'OAI a recueilli des renseignements médicaux et versé au dossier deux expertises mises en oeuvre par l'assureur-accidents de l'intéressé. Dans la première expertise (rapport du 15 janvier 1998), le docteur A.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie, a conclu à une capacité résiduelle de travail de 75 % dans une occupation lourde (maçon) et à une capacité de travail de 100 % dans un métier adapté (chauffeur de taxi, surveillant, magasinier ou encore aide-jardinier, mais seulement dans des occupations légères). Dans une expertise du 1er juillet 1999, les médecins de l'unité d'orthopédie et de chirurgie de l'appareil moteur de l'hôpital H.________ ont constaté une incapacité de travail entière dans l'activité d'aide-jardinier, et une capacité de travail de 100 % dans une profession sédentaire ne nécessitant pas l'utilisation de l'épaule droite en élévation. En outre, M.________ a effectué un stage d'évaluation du 7 au 25 juillet 1997 au centre d'observation professionnelle de l'assurance-invalidité X.________. Il ressort notamment du rapport final que l'intéressé était peu limité dans ses mouvements, mais que le port de charges devait être évité. De son côté, l'assuré a produit un rapport d'expertise du docteur B.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, du 2 juillet 1998, qui faisait état d'une capacité résiduelle de travail de 0 à 25 % dans la profession de maçon. Par décision du 1er mars 2000, l'OAI a rejeté la demande de prestations, motif pris que le taux d'invalidité de M.________ était de 9,1 %. M.________ a recouru contre cette décision devant le Tribunal des assurances du canton de Vaud. Il a conclu à son annulation et à l'octroi d'une rente entière d'invalidité et, subsidiairement, à la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise médicale. En cours de procédure, M.________ a produit une expertise du 8 janvier 2001 du docteur C.________, (Portugal), spécialiste en chirurgie orthopédique. Celui-ci a repris le diagnostic établi précédemment, mais a conclu à une "incapacité permanente partielle" (IPP) de 61,2 %. Par jugement du 17 décembre 2001, le Tribunal des assurances du canton de Vaud a décliné sa compétence en raison du domicile au Portugal de M.________ et a renvoyé la cause à la Commission fédérale de recours en matière d'assurance-vieillesse, survivants et invalidité pour les personnes résidant à l'étranger (ci-après: la commission de recours) comme objet de sa compétence. Par jugement du 19 février 2002, la commission de recours a annulé la décision de l'OAI et transmis le dossier pour nouvelle décision à l'autorité compétente, à savoir l'Office de l'assurance-invalidité pour les assurés résidant à l'étranger (ci-après: l'OAIE).