Citation: 5A_747/2015 E. 6.3

6.3. Il apparaît que la recourante se fonde sur des éléments étrangers aux critères d'attribution du logement conjugal ( cf. supra consid. 6.1), singulièrement la volonté des enfants, le fait qu'elle passe beaucoup de temps au domicile, le fait que le bureau de son époux serait aisé à déménager, et que celui-ci pourrait disposer de locaux pour installer son bureau ailleurs. Pour le surplus, elle procède à sa propre appréciation des preuves administrées et présente sa propre balance des intérêts, qu'elle substitue à celle effectuée par la cour cantonale, s'agissant en particulier du besoin professionnel invoqué par son mari. La recourante omet de surcroît de tenir compte de certains éléments - singulièrement le fait que le bureau de son époux est fermé à clé - et, inversement, tient compte de moyens dont la Chambre civile a dénié toute force probante - les attestations établies par sa psychologue -, ou qui doivent être écartés - la lettre de l'associé de l'intimé datée du 20 septembre 2015 ( cf. supra consid. 4) -, sans présenter de grief détaillé à cet égard (art. 106 al. 2 LTF). Autant qu'il est recevable ( cf. supra consid. 2; art. 106 al. 2 LTF), le grief est en définitive mal fondé et doit en conséquence être rejeté.