Citation: 5A_968/2017 E. 3.2

3.2. En l'espèce, l'autorité cantonale a considéré que durant la vie commune, l'épouse avait essentiellement travaillé à temps partiel. En effet, après une courte interruption à la naissance de son fils, elle avait rapidement repris son activité professionnelle à 50% en 2009, avant d'augmenter son taux d'occupation à 70%, consacrant le reste du temps aux soins et à l'éducation de l'enfant. Depuis la séparation des parties intervenue en 2013, elle s'occupait de son fils une semaine sur deux du lundi soir au lundi matin suivant et tous les mercredis, sous réserve du soir, ainsi que les mardis et jeudis midi. Le bien de l'enfant commandait qu'elle puisse continuer à le prendre personnellement en charge et, par conséquent, requérait le maintien du cadre de vie mis en place. Ainsi, contrairement à la situation du père, la prise en charge de l'enfant ne permettait pas à la mère d'augmenter son taux d'activité, étant rappelé qu'elle travaillait actuellement à 70%. On ne pouvait dès lors lui reprocher de ne pas avoir effectué de recherches d'emploi en ce sens. De surcroît, son employeur avait confirmé que, bien qu'il soit satisfait de son travail, il n'était pas envisageable d'augmenter son taux d'activité car le milieu était en régression, l'équipe étant par ailleurs au complet. Dans ce contexte, il ne se justifiait pas de déroger à la règle selon laquelle il ne peut être exigé de la mère qu'elle travaille à plein temps avant que l'enfant ait atteint l'âge de 16 ans révolus, soit avant septembre 2024, le fait qu'une garde alternée ait été mise en place ou que l'enfant soit à certains moments pris en charge par sa grand-mère maternelle n'étant à cet égard pas décisif. En conséquence, c'était à bon droit que le Tribunal n'avait pas imputé de revenu hypothétique à la mère.