Citation: 7B_116/2023 E. 2.3.2

2.3.2. La cour cantonale a retenu qu'il ressortait du dossier, en particulier du rapport de la Caisse du GGE (ci-après: l'intimée) du 4 octobre 2018 et des explications de l'administrateur de cette dernière, C.________, ainsi que des échanges de courriels avec B.________ SA entre fin avril et fin août 2018, que l'intimée n'avait pas émis l'attestation Multipack n° xxx du 19 avril 2018, ni aucune autre depuis le 19 janvier 2018 en faveur de B.________ SA. Le numéro du document ne correspondait en effet pas aux attestations portant la date précitée, le registre de l'intimée n'en avait gardé aucune trace et des recherches informatiques approfondies n'avaient révélé aucun envoi par courriel, même effacé dans l'intervalle, d'une attestation à B.________ SA le 19 avril 2018. L'attestation indiquait en outre faussement que cette dernière était à jour dans le paiement de l'impôt à la source et de ses cotisations sociales. Or de tels retards excluaient l'émission d'une attestation Multipack par l'intimée le 19 avril 2018. Après les avoir vainement réclamées à plusieurs reprises, celle-ci n'avait en particulier reçu les fiches de salaire de B.________ SA pour les mois de janvier à juin 2018 que le 23 août 2018. Elle n'avait donc pas pu lui transmettre sa facture pour les cotisations du premier trimestre avant cette date. Les informations concernant les effectifs de B.________ SA figurant dans l'attestation Multipack (laquelle aurait dû reporter l'indication "11-20 ouvriers" au lieu de "6-10 ouvriers") étaient également erronées. La société n'avait au demeurant jamais été en mesure de donner suite à la demande ultérieure de la Ville de Genève de lui transmettre l'original de ladite attestation.