Citation: 1C_557/2021 E. 5

Les recourants relèvent ensuite que les installations se situeraient dans un massif forestier prolongeant l'aire forestière cadastrée et seraient entourées d'un cordon boisé de plus de 12 mètres de large. En tous les cas, la distance minimale découlant de l'art. 17 de la loi fédérale sur les forêts du 4 octobre 1991 (LFo; RS 921.0) ne serait pas respectée. L'arrêt attaqué constate que selon la planification actuelle, l'aire forestière située au nord de la parcelle n° 2385 est séparée des arbres bordant directement la parcelle par un chemin qui n'est lui-même pas affecté à l'aire forestière. Les arbres en question ne formeraient pas une forêt de plus de 800 m² (selon les critères de la législation vaudoise sur les forêts). Se fondant sur une photographie produite en instance cantonale, les recourants tentent de démontrer que l'on se trouverait en présence d'un cordon boisé de plus de douze mètres de largeur (selon les mêmes critères). La cour cantonale a toutefois répondu à cet argument en relevant que les recourants n'expliquaient pas quelle fonction forestière rempliraient les arbres en question, situés dans le voisinage direct des courts de tennis. Les recourants méconnaissent ainsi que les critères qualitatifs s'ajoutent aux critères quantitatifs au sens de l'art. 2 al. 1 LFo et n'apportent aucun élément qui permettrait de remettre en question l'appréciation de la cour cantonale sur ce point. Finalement - répondant également aux arguments des recourants qui évoquaient une distance insuffisante à la lisière -, la cour cantonale a considéré que le projet de transformation ne générait aucune emprise supplémentaire sur l'aire forestière, ni aucune augmentation du potentiel d'utilisation, et donc aucune atteinte à une éventuelle surface forestière. Tel qu'il a été autorisé, le projet est donc conforme aux exigences de l'art. 43 al. 1 let. b et c OAT. Le grief doit lui aussi être écarté