Citation: 9C_373/2020 E. 3.2

3.2. Le recourant reproche ensuite aux experts du CEMed - dont la juridiction cantonale a suivi les conclusions pour fixer la capacité de travail - de n'avoir pas tenu compte des atteintes neurologiques établies par les investigations pratiquées à l'Hôpital D.________, bien qu'ils aient mentionné "les rapports de février 2017 et novembre 2016" (sous-entendu: les rapports du professeur B.________ des 2 février 2017 et 2 novembre 2016). A son avis, ces atteintes ont une lourde répercussion dans toute activité professionnelle même adaptée. En ce qui concerne l'examen neuropsychologique pratiqué par le neuropsychologue H.________ à la demande des médecins du CEMed, le recourant relève que le prénommé n'a pas pu se prononcer sur un diagnostic neuropsychologique, tout en concluant à diverses limitations. Ces arguments ne lui sont d'aucun secours. A l'inverse de ce que prétend le recourant, les experts du CEMed ont dûment pris en considération les rapports du professeur B.________ dont le bilan neuropsychologique avait montré un déficit attentionnel. Par ailleurs on ne saurait tirer de l'avis de ce médecin que les troubles discutés auraient une "lourde répercussion dans toute activité professionnelle", dès lors qu'il ne s'est pas prononcé sur la capacité de travail de l'assuré. Par ailleurs, si aucun diagnostic neuropsychologique n'a été posé à l'issue de l'expertise pluridisciplinaire, l'examinateur neuropsychologue a dûment expliqué qu'en raison de signes de défaut d'effort pendant les épreuves, il ne lui était pas possible de se prononcer sur l'intensité réelle de troubles neuropsychologiques, tout en reconnaissant quelques limitations sur ce plan. L'absence d'un tel diagnostic ne justifie dès lors pas de mettre d'autres investigations en oeuvre comme le recourant le souhaite.