Citation: 7B_14/2025 E. 4.3

4.3. En premier lieu, le recourant propose une "obligation de suivre les soins ordonnés par le Centre neuchâtelois de psychiatrie [ (ci-après: le CNP)], y compris l'hospitalisation"; cela permettrait en substance qu'il soit gardé "à disposition de la justice" et que l'expertise psychiatrique se déroule convenablement. Il expose en outre que les moyens et ressources en prison ne seraient pas aussi importants que ceux du CNP. En lien avec son suivi médical, le recourant se plaint par ailleurs d'une "constatation inexacte des faits" au sens de l'art. 97 LTF. Il estime que l'autorité précédente n'aurait pas tenu compte, à sa juste valeur, de la question de l'hospitalisation à laquelle il aurait souhaité se soumettre peu de temps avant son interpellation. Le recourant propose ensuite une interdiction "d'entretenir des rapports intimes ou de proximité importante avec qui que ce soit" et une obligation "de se soumettre à des tests réguliers pour démontrer son abstinence d'alcool". Il affirme que l'autorité précédente n'expliquerait pas les raisons pour lesquelles elle considère qu'une telle mesure ne pourrait pas être respectée, qu'il a conscience que le contrôle de celle-ci ne serait pas évident, mais qu'il souhaiterait toutefois s'y soumettre. Selon le recourant, il serait par ailleurs "arbitraire de retenir simplement" qu'il ne respecterait pas une éventuelle mesure d'interdiction d'entretenir des relations intimes. Le recourant ajoute notamment que l'Office d'exécution des sanctions et de probation pourrait contrôler le bon respect de ces mesures et qu'il aurait déjà accepté de se soumettre "sans discussion" à celles de l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte lui interdisant de voir ses filles. Il expose enfin qu'une consommation d'alcool pourrait lui être interdite, sous la supervision des médecins qui s'occupent de lui, une telle abstinence pouvant être, selon lui, facilement contrôlée.