Citation: 4C.23/2004 14.12.2004 E. 2.1

2.1.1 Pour toutes les prétentions relevant du droit privé fédéral (cf. ATF 125 III 78 consid. 3b), l'art. 8 CC, en l'absence d'une disposition spéciale contraire, répartit le fardeau de la preuve (ATF 122 III 219 consid. 3c) et détermine, sur cette base, laquelle des parties doit assumer les conséquences de l'échec de la preuve (ATF 126 III 189 consid. 2b). Cette norme ne règle cependant pas comment et sur quelles bases le juge peut forger sa conviction. En effet, lorsque l'appréciation des preuves convainc le juge de la réalité ou de l'inexistence d'un fait, la question de l'application de l'art. 8 CC ne se pose plus; seul le moyen tiré d'une appréciation arbitraire des preuves, à invoquer impérativement dans un recours de droit public, est alors recevable (ATF 122 III 219 consid. 3c). 2.1.2 Dans la mesure où le recourant principal entend remettre en cause les constatations de l'instance cantonale relatives au prix convenu par les parties, le moyen est irrecevable. II s'agit en effet d'une question de fait (ATF 129 III 118 consid. 2.5), qui a résisté au grief d'appréciation arbitraire des preuves examiné dans l'instance de recours de droit public 4P.145/2004. A juste titre, le défendeur ne se prévaut pas d'une mauvaise répartition du fardeau de la preuve selon l'art. 8 CC.