Citation: 1C_608/2023 E. 2

Les recourants contestent l'arrêt querellé en tant qu'il retient que les dispositions applicables à la hauteur des bâtiments et à celle des ouvrages techniques en toiture sont inapplicables aux antennes de téléphonie mobile. Ils estiment que ce raisonnement sans nuance ferait abstraction du droit cantonal et communal applicable, emportant une violation de l'art. 22 al. 3 LAT. L'installation de téléphonie mobile dont la modification est projetée bénéficie d'une situation contraire au droit puisqu'elle est érigée sur un bâtiment comportant deux niveaux supplémentaires par rapport à la hauteur maximale autorisée dans la zone de moyenne densité. La modification autorisée prolongera sans droit cette situation et l'aggravera, puisque les nouvelles antennes seront légèrement plus hautes que les précédentes, en violation de l'art. 80 de la loi cantonale sur l'aménagement du territoire et les constructions (LATC; BLV 700.11) et de l'art. 124 du règlement communal sur le plan d'extension et la police des constructions (RPE). Le permis de construire n'aurait ainsi pas dû être délivré.