Citation: I 142/00 23.10.2000 E. 2

2.- Il est constant que le recourant présente une dermite de contact aux protéines sous forme d'un eczéma chronique récidivant et qu'il a dû, pour cette raison, abandonner son activité d'aide-cuisinier en Suisse à la suite de la décision d'inaptitude de la CNA, du 25 juillet 1994. a) L'art. 13 de la Convention de sécurité sociale entre la Suisse et le Portugal, dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 octobre 1995, disposait ce qui suit : "Sont considérés comme étant assurés à l'assurance-invalidité suisse les ressortissants portugais non domiciliés en Suisse qui, à la suite d'une maladie ou d'un accident, ont dû abandonner leur activité en Suisse mais demeurent dans ce pays jusqu'à la survenance de l'invalidité. Ils doivent acquitter les cotisations comme s'ils avaient leur domicile en Suisse". Modifié par l'art. 14 de l'avenant du 11 mai 1994 à la convention de sécurité sociale précitée, en vigueur depuis le 1er novembre 1995, l'art. 13 de la convention a dorénavant la teneur suivante : "1 Pour l'ouverture du droit à une prestation de l'assurance-invalidité suisse, le ressortissant portugais contraint d'abandonner son activité lucrative en Suisse à la suite d'une maladie ou d'un accident, mais dont l'état d'invalidité est constaté dans ce pays, est considéré comme étant assuré au sens de la législation suisse pour une durée d'une année à compter de la date de l'interruption de travail suivie d'invalidité et doit acquitter les cotisations à l'assurance-vieillesse, survivants et invalidité suisse comme s'il avait son domicile en Suisse. 2 Est également considéré comme assuré au sens des dispositions légales suisses le ressortissant portugais qui bénéficie de mesures de réadaptation de l'assurance-invalidité suisse après l'interruption de travail.. " b) Selon la décision administrative litigieuse, l'affiliation du recourant à l'AVS/AI obligatoire a pris fin le 31 juillet 1994, date de son départ de Suisse. Or, jusquelà, les conditions de la naissance du droit à une rente d'invalidité (art. 29 al. 1 LAI) n'étant pas remplies, l'invalidité n'était pas survenue. En ce qui concerne la période ultérieure, les conditions d'assurance n'étaient plus remplies. c) Toutefois, il n'y a pas lieu d'examiner plus avant les motifs de la décision administrative litigieuse. En effet, la question de l'ouverture du droit à une rente d'invalidité peut demeurer indécise, attendu que, comme on va le voir au consid. 3 ci-dessous, le taux d'invalidité du recourant ne lui donne pas droit à une rente d'invalidité.