Citation: 5A_630/2018 E. B

B.a. Sur requête de l'Etat de Genève, soit pour lui l'Administration fiscale cantonale (ci-après: AFC), le Tribunal a, par ordonnance du 6 novembre 2015, prononcé le séquestre au préjudice de D.A.________, à hauteur des montants de 390'937 fr. 75 avec intérêts au taux de 5% l'an dès le 6 novembre 2015, 32'540 fr. 55, 130'483 fr. 30 avec intérêts au taux de 3% l'an dès le 6 novembre 2015 et 2'938 fr. 35, de " la créance dont est titulaire [D.A.________] envers [le notaire dépositaire des fonds], soit les fonds provenant du produit de la vente du bien immobilier dont était propriétaire [D.A.________] sis [adresse], xxxx U.________ ". Comme cause de l'obligation, sont mentionnés les bordereaux et sommations relatifs aux impôts ICC et IFD des années 2002, 2007 et 2010 (art. 105 al. 2 LTF). L'ordonnance de séquestre a été reçue le 6 novembre 2015 par l'Office (séquestre n° ee eeeeee e) et exécutée le même jour par l'envoi au tiers débiteur d'un avis au sens de l'art. 99 LP. Le séquestre a été validé en temps utile par une poursuite n° ff ffffff f dans le cadre de laquelle une réquisition de vente a été formée le 2 mars 2016. L'Office paraît cependant avoir omis d'informer le tiers débiteur de la conversion du séquestre en saisie définitive. B.b. Dans l'intervalle, A.A.________ a formé, le 18 novembre 2015, une opposition à l'ordonnance de séquestre rendue le 6 novembre 2015, invoquant être titulaire en main commune de la créance séquestrée. Son opposition a toutefois été déclarée irrecevable par jugement du 19 février 2016, aujourd'hui entré en force.