Citation: 9C_435/2013 E. 4.1

4.1. L'autorité cantonale de recours a constaté que l'intimée avait exercé une activité lucrative à 100 % du 1er juin 2001 au 15 août 2003, alors qu'elle était mère d'un enfant, avant de bénéficier d'indemnités de chômage de 2003 à 2005, à la suite de son licenciement, et de chercher du travail à 100 %. N'ayant pas repris d'activité lucrative en raison des accidents successifs des 4 décembre 2005 et 21 janvier 2008, l'intéressée avait indiqué à l'administration, le 23 avril 2007, qu'en bonne santé elle aurait travaillé à 100 % comme femme de chambre. Elle avait par ailleurs contesté les conclusions de l'enquête économique sur le ménage, selon lesquelles un statut de ménagère à 100 % devait lui être reconnu, reprises par le projet de décision du 2 mai 2011. L'assurée avait alors exposé que sans atteinte à la santé, elle aurait repris une activité professionnelle à la fin de son congé maternité, qu'elle avait toujours souhaité être active sur le plan professionnel et avait un solide réseau familial de garde d'enfants. Dans son recours, elle avait ensuite fait valoir qu'au vu de sa situation familiale, elle aurait repris une activité à temps partiel, avant de préciser, lors de l'audience de comparution personnelle des parties du 30 janvier 2012, qu'elle aurait, en bonne santé, repris une activité à 50 %. Les premiers juges en ont déduit, au vu des déclarations constantes de l'intimée quant au fait qu'elle aurait repris une activité lucrative (à un taux partiel de 50 %) même en charge de plusieurs enfants, du parcours professionnel et familial de l'assurée, encore jeune, et de l'arrêt de travail à partir de 2005 justifié par l'accident, que l'intimée aurait exercé une activité à mi-temps si elle avait été en bonne santé et devait être considérée comme ayant un statut mixte du point de vue de l'assurance-invalidité. Les conclusions de l'enquête ménagère, fondées sur le nombre d'enfants de la recourante, n'y changeaient rien, compte tenu des circonstances mentionnées, des explications plausibles de l'assurée et du fait que la question du statut n'avait pas été abordée avec elle durant l'enquête. Par ailleurs, rien ne permettait, de l'avis de la juridiction cantonale, de considérer que l'intimée n'aurait pas eu la volonté ni la possibilité de faire garder ses enfants pendant qu'elle travaillait à 50 %, ce d'autant que son époux se chargeait de l'éducation des enfants et des tâches ménagères durant la journée. On ne pouvait en outre déduire des difficultés évoquées à cet égard par l'assurée en lien avec un examen auprès de la Clinique Y.________ qu'elle n'avait plus du tout eu l'intention de retravailler à 50 % et de s'organiser en conséquence.