Citation: 2C_134/2013 E. 2.7

2.7. S'agissant de l'accord passé entre les Services industriels et C.________, la recourante se prévaut d'une valeur litigieuse de CHF 15 millions. Elle se réfère à cet égard à un article paru en 2011 dans le journal "G.________". De son côté, la Cour de justice a également estimé cette valeur à CHF 15 millions. Quant aux Services industriels, ils affirment seulement qu'il s'agit d'une estimation sans fondement, mais ne produisent aucun document propre à démontrer le caractère manifestement inexacte de l'estimation de la Cour de justice, de sorte que la Cour de céans n'a pas de raison de s'écarter de ce montant (art. 105 al. 1 LTF). La valeur litigieuse minimale prévue par l'art. 83 let. f LTF est atteinte en l'espèce. Quant aux questions juridiques de principe soulevées par la recourante, l'une a déjà été admise par la Cour de céans dans son arrêt du 16 décembre 2011 (cause 2C_611/2011 consid. 4.2), ce qui justifie l'entrée en matière sous cet angle. Elle consiste à savoir si un établissement de droit public dont le but statutaire porte sur des tâches publiques et qui, parallèlement, exerce une activité accessoire de nature industrielle et commerciale est soumis de manière générale au droit des marchés publics, y compris pour son activité industrielle et commerciale (cf. sur ce sujet, arrêt 2C_611/2011 du 16 décembre 2011 consid. 4.2; ETIENNE POLTIER, Les pouvoirs adjudicateurs, in PJA 2008 1107, spéc. p. 1118 s.; MARTIN BEYELER, Der Geltungsanspruch des Vergaberechts, 2012, n° s 289 ss, avec de nombreuses références). Partant, le recours ne tombe pas sous le coup de l'exception de l'art. 83 let. f LTF en ce qu'il s'en prend à l'accord conclu entre les Services industriels et C.________.