Citation: 8C_554/2019 E. A

A.a. A.________, né en 1964, travaille depuis le 23 septembre 2002 pour l'entreprise B.________ SA dont il est le directeur. A ce titre, il est assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Vaudoise Générale Compagnie SA (ci-après: la Vaudoise). Le 23 novembre 2011, alors qu'il roulait au volant de sa voiture, il est entré en collision avec un camion militaire venant en sens inverse. Polytraumatisé, il a notamment subi de nombreuses fractures du visage et des membres inférieurs. La Vaudoise a pris en charge le cas. Dans le cadre de l'instruction médicale, la Vaudoise a confié une expertise monodisciplinaire au docteur C.________, spécialiste FMH en médecine interne générale et pneumologie, qui a rendu son rapport le 22 juillet 2014. Plus tard, elle a mandaté le Centre d'Expertise Médicale (CEMed) pour une expertise pluridisciplinaire. Après avoir procédé à des examens ophtalmologiques, angiologiques, oto-rhino-laryngologiques et orthopédiques, les experts ont rendu leur rapport le 5 février 2015, qu'ils ont complété les 20, 24 avril et 15 mai 2015. A.b. Se fondant sur les rapports de ses médecins-conseils des 26 et 31 mars 2015 respectivement des 2 et 9 février 2016, la Vaudoise a rendu le 15 juillet 2016 une décision par laquelle elle a mis un terme au versement des indemnités journalières au 30 juin 2014 et à la prise en charge des frais de traitement au 31 mars 2015, a reconnu le droit de l'assuré à une indemnité pour atteinte à l'intégrité fondée sur un taux de 40 % et a refusé le droit à une rente d'invalidité. Saisie d'une opposition de l'assuré, la Vaudoise l'a écartée par décision du 28 février 2017.