Citation: 2G_2/2024 E. 3.2

3.2. Une telle conclusion n'entre toutefois pas en contradiction avec la condamnation au versement de dépens telle que fixée au chiffre 3 du dispositif contesté. En effet, selon la jurisprudence, les participants à la procédure au sens de l'art. 102 al. 1 LTF peuvent être tenus de verser des frais judiciaires s'ils se sont comportés comme des parties, notamment en prenant des conclusions propres. Ils peuvent aussi, dans de tels cas, être condamnés au versement de dépens (cf. arrêts 2C_1005/2021 du 26 avril 2022 consid. 7.2; 1C_665/2017 du 16 janvier 2019 consid. 7; 2C_64/2013 du 26 septembre 2014 consid. 4.2.2 à 4.2.3; 2C_116/2011 à 2C_118/2011 du 29 août 2011 consid. 12.2; GRÉGORY BOVEY, op. cit., n° 19 et 23 ad art. 68 LTF). En l'occurrence, bien qu'elle ne soit que participante à la procédure selon l'art. 102 al. 1 LTF (cf. supra consid. 3.1), la Police cantonale du commerce s'est comportée comme une partie à part entière, en prenant des conclusions en rejet du recours (cf. déterminations du 9 octobre 2023, p. 2). Il y avait dès lors lieu, dans la mesure où elle succombait partiellement dans ses conclusions, de la condamner - respectivement le Département cantonal dont elle est la représentante (cf. supra consid. 2) - solidairement avec le Conseil communal de Lucens, partie intimée à la procédure, au versement de dépens réduits en faveur de A.________ Sàrl. Sur ce second point, la demande d'interprétation respectivement de rectification doit donc être rejetée. Pour le reste, c'est également à juste titre que la requérante ne s'est pas vue imposer de frais judiciaires, en vertu de l'art. 66 al. 4 LTF, et qu'aucun dépens ne lui a été alloué, selon l'art. 68 al. 3 LTF.