Citation: 6B_394/2024 E. 1.2

1.2. Tout d'abord, le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte du "lourd traitement médicamenteux" qu'il suivait au moment des faits. La cour cantonale a relevé que le recourant n'avait pas démontré qu'il aurait été privé de son discernement ou qu'il aurait été amoindri dans ses capacités cognitives au point que cela ait porté à conséquence lorsqu'il avait demandé les prêts litigieux, respectivement lorsqu'il en a utilisé les fonds de manière contraire aux conventions de crédits. Elle a souligné que les attestations médicales du 11 janvier et 8 octobre 2021 déposées par le recourant n'établissaient pas que sa capacité de discernement était amoindrie lorsqu'il avait rédigé les demandes de prêts litigieuses. Si tel avait été le cas, il y en aurait eu une trace parmi les moyens de preuve au dossier, puisque le recourant faisait l'objet d'un suivi médical régulier à l'époque. À cela s'ajoutait encore que le fils du recourant - qui avait signé les formulaires de demande de crédit sur demande de son père -, avait déclaré avoir eu confiance en ce dernier et ne pas avoir imaginé les conséquences de sa signature sur les documents préparés par celui-ci. La cour cantonale a considéré qu'il n'aurait manifestement pas signé les demandes de crédit que lui soumettait son père, sans même prendre la peine de les lire, s'il n'avait pas totalement eu confiance en lui et dans ses capacités à mener à bien ses activités professionnelles à ce moment-là. En tant qu'il soutient que les documents médicaux qu'il a fournis, qui n'auraient d'ailleurs pas uniquement été produits pour les besoins de la cause malgré leur datation, permettraient de retenir que le traitement médicamenteux qu'il suivait à l'époque des faits était de nature à diminuer ses capacités cognitives et décisionnelles au moment de remplir les demandes de prêt COVID-19 respectives des 3 et 13 avril 2020, le recourant ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celui-ci serait arbitraire, ce qui n'est d'ailleurs pas le cas.