Citation: 1C_380/2020 E. 1.4

1.4. Les recourants se plaignent également du refus de la Cour des plaintes d'entendre deux témoins susceptibles de confirmer l'existence d'un procès truqué, l'enquête illégale dont le recourant fait l'objet et les liens entre les administrations russes et lettones. La Cour des plaintes a retenu que l'offre de preuve n'avait été formulée qu'en réplique et qu'elle ne paraissait pas décisive dès lors que le juge de l'entraide n'avait pas à enquêter sur les faits exposés dans la demande. Cette appréciation est conforme à la jurisprudence (ATF 142 II 161 consid. 2.1.2 p. 166), la loi prévoyant que la seule administration de preuve à laquelle une autorité d'entraide doit se livrer est celle prévue à l'art. 53 EIMP, c'est-à-dire la vérification d'un alibi immédiat en matière d'extradition. En l'occurrence, les témoignages proposés étaient censés porter sur des éléments de fait que les recourants n'étaient, comme on l'a vu, pas habilités à invoquer. Le refus de l'instance précédente ne constitue dès lors pas une violation du droit d'être entendu.