Citation: 8C_267/2023 E. 5.2.2

5.2.2. L'instance précédente a par ailleurs résumé en détail le rapport d'expertise du 22 mars 2021, exposant en particulier les observations de l'experte appuyant son diagnostic. Contrairement à ce qu'allègue le recourant, celle-ci n'a pas retenu que les facteurs psychosociaux et socioculturels relèveraient de l'arrière-plan. Elle a au contraire motivé son diagnostic notamment par un isolement social, une désocialisation, une perte de l'estime de soi et de motivation, un décalage veille-sommeil, une addiction aux jeux vidéos et un environnement psychosocial carentiel. Dans ces conditions, on ne voit pas non plus que la cour cantonale soit tombée dans l'arbitraire en estimant que la précarité du recourant et le contexte socio-économique familial pouvaient expliquer ses échecs professionnels et son manque de motivation. S'agissant de la capacité de travail, la doctoresse B.________ a clairement conclu à une pleine capacité dans la dernière activité de déménageur ainsi que dans toute activité adaptée au niveau d'instruction, avec peu d'exigence intellectuelle et une liste de tâches précises. Même si elle a évoqué la mise en place d'une "mesure de réinsertion professionnelle" au profit du recourant - sans autre précision - et préconisé un emploi plutôt qu'une formation, afin qu'il dépasse ses blocages, elle n'a pas pour autant conclu à l'existence d'une maladie invalidante. A l'inverse, elle a précisé qu'une entrée dans le monde du travail - qu'elle n'a pas conditionné à une quelconque mesure - pourrait permettre au recourant de se détourner de son comportement addictif aux jeux vidéos et de trouver un rythme se rapprochant de la norme. Quant au point de savoir si le recourant est réellement motivé à suivre une mesure de réinsertion préparant à la réadaptation professionnelle, cette question peut demeurer indécise, dès lors que comme on le verra, les premiers juges ont retenu sans arbitraire qu'il ne présentait de toute manière pas d'incapacité de travail au sens de l'art. 14a al. 1 let. a LAI. Il s'ensuit que les critiques du recourant son mal fondées.