Citation: 1B_483/2018 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a rappelé que le recourant, âgé de 50 ans, ne disposait que de la nationalité suisse et avait passé presque toute sa vie en Suisse, pays dans lequel résidaient sa mère et son frère; depuis sa libération de la détention provisoire, le recourant s'était également engagé dans une activité professionnelle dont le centre se trouvait en Suisse. L'autorité précédente a cependant aussi relevé que le recourant était mis en accusation devant un tribunal criminel, autorité compétente pour connaître des causes dans lesquelles le Ministère public envisage de requérir une peine supérieure à six ans (art. 10 al. 2 de la loi vaudoise d'introduction du Code de procédure pénale suisse du 19 mai 2009 [LVCPP; RS/VD 312.01]); si le recourant devait être jugé coupable de tous les faits qui lui sont reprochés, il n'était ainsi pas exclu qu'il puise être condamné à une peine privative de liberté dont les deux tiers ne seraient pas entièrement compensés par la détention provisoire subie et qu'il doive, malgré cela, réintégrer pour plusieurs années un établissement pénitentiaire. Les juges cantonaux ont estimé en conséquence que ce risque de lourde condamnation, associé au caractère particulièrement traumatisant que la détention avait eu pour le recourant selon l'attestation de son médecin psychiatre du 11 janvier 2018, donnait sérieusement à penser que le recourant pourrait vouloir se soustraire à la procédure pénale; à cela s'ajoutait encore que, selon l'attestation médicale du 19 juillet 2018 de ce même praticien, le recourant s'était plaint d'être éloigné de son amie, domiciliée en France. L'autorité précédente a donc retenu qu'il existait un risque concret que le recourant, s'il disposait de ses papiers d'identité, en profite pour se rendre à l'étranger, notamment en France auprès de son amie; certes, il serait alors exposé à une procédure d'extradition, mais cela dans la mesure où il n'acquérait pas par mariage la nationalité française.