Citation: 6B_528/2021 E. 3.4.1

3.4.1. Contrairement à ce que suggèrent les développements du recourant, on ne saurait tout d'abord déduire de la jurisprudence du Tribunal fédéral que la quotité journalière de l'indemnité ne pourrait être réduite graduellement que jusqu'à 100 fr. selon la durée de la privation de liberté (ATF 143 IV 339 consid. 3.1). Si un avis de doctrine semble soutenir cette approche (MIZEL/RÉTORNAZ in Commentaire romand, Code de procédure pénale, 2e éd. 2019, no 48 ad art. 429 CPP), une indemnisation sur la base de 100 fr. par jour a, par exemple, été tenue pour demeurer dans les limites du pouvoir d'appréciation de l'autorité cantonale dans un cas où la durée de la détention (180 jours) avait été singulièrement plus courte que celle subie par le recourant, en l'absence de facteurs d'aggravation du tort moral, à tout le moins de facteurs qui ne puissent être relativisés par d'autres circonstances (arrêt 6B_909/2015 du 22 juin 2016 consid. 2.2.2 s.). On rappelle également, dans ce contexte que l'arrêt du Tribunal pénal fédéral auquel se réfère le recourant (arrêt du TPF CA.2019.35 du 23 juin 2020 consid. 2.2.3 qui cite l'auteur mentionné ci-dessus) ne lie pas le Tribunal fédéral. Du reste, s'en tenir strictement et sans nuance à une telle limite " fixe " apparaîtrait, de toute manière, peu adéquat dans un domaine largement dominé par l'appréciation des circonstances concrètes. Il est ainsi plus que douteux qu'un tel plancher doive être appréhendé comme une règle de droit fédéral dont la violation devrait être sanctionnée dans le recours en matière pénale. Cette question souffre toutefois de demeurer indécise dans le cas présent.