Citation: 4A_491/2008 04.02.2009 E. 3

La recourante se plaint également d'une violation de l'art. 8 CC. A l'en croire, l'employé n'a pas prouvé avoir véritablement effectué les heures supplémentaires réclamées; il n'a de même pas établi les faits sur lesquels il fonde ses prétentions concernant les jours de vacances et de repos non pris et le droit au treizième salaire. La recourante reproche enfin à l'autorité cantonale d'avoir calculé le solde dû au titre des indemnités journalières de manière incorrecte et d'avoir ainsi enfreint l'art. 8 CC. 3.1 Pour toutes les prétentions fondées sur le droit civil fédéral, l'art. 8 CC, en l'absence de règles contraires, répartit le fardeau de la preuve et détermine, sur cette base, laquelle des parties doit assumer les conséquences de l'échec de la preuve (arrêt du Tribunal fédéral 4C.386/2006 du 18 avril 2007 consid. 4.1, non publié in ATF 133 III 323; 130 III 321 consid. 3.1 p. 323). L'art. 8 CC ne prescrit cependant pas quelles sont les mesures probatoires qui doivent être ordonnées (ATF 127 III 519 consid. 2a p. 521 s.) et ne dicte pas au juge comment il doit former sa conviction (ATF 128 III 22 consid. 2d p. 25; 127 III 248 consid. 3a p. 253). Ainsi, lorsque l'appréciation des preuves le convainc de la réalité ou de l'inexistence d'un fait, la question de la répartition du fardeau de la preuve ne se pose plus (ATF 128 III 271 consid. 2b/aa p. 277). Seul le moyen tiré d'une appréciation arbitraire des preuves est alors recevable, pour autant que le recours énonce le grief de manière suffisamment circonstanciée au sens de l'art. 106 al. 2 LTF. 3.2 L'autorité cantonale a tranché le grief de violation de l'art. 8 CC soulevé devant elle en jugeant que la critique n'avait pas de portée propre, dans la mesure où la recourante ne remettait pas en cause l'application par les premiers juges des règles sur le fardeau de la preuve, mais leur appréciation des preuves. S'agissant des prétentions relatives aux heures supplémentaires et aux jours de repos et de vacances, la recourante reformule, dans le présent recours, exactement les mêmes critiques que celles soulevées devant la dernière instance cantonale, en faisant totalement fi des considérations émises par cette juridiction. En cela, le moyen est irrecevable. Au reste, le motif avancé par l'autorité cantonale pour nier toute violation de l'art. 8 CC est convaincant, puisque la question de la répartition du fardeau de la preuve ne se pose plus, lorsque l'appréciation des preuves a convaincu le juge qu'un fait est établi à satisfaction de droit ou réfuté. C'est en outre à tort que la recourante construit le raisonnement relatif au treizième salaire et aux indemnités journalières sur la non-application au cas d'espèce de la CCNT.