Citation: 6B_55/2017 E. 1.2

1.2. En tant que la recourante affirme que le contrat de bail contrefait n'était qu'un projet et que l'inscription manuscrite du nom du locataire n'était pas une signature, du moins à ses yeux, elle oppose sa propre appréciation des preuves à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Sa motivation est ainsi appellatoire, partant irrecevable (consid. 1.1 supra). Est de même appellatoire, car ne ressortant pas de l'état de fait cantonal, son affirmation selon laquelle elle ne tirait aucun avantage financier du bail en question. Au demeurant, au regard du faisceau de preuves incriminant la recourante, l'appréciation de la cour cantonale n'apparaît pas insoutenable. En effet, on ne voit pas pourquoi la recourante aurait fourni un projet de contrat de bail, non signé, pour que le juge civil puisse déterminer ses revenus. De plus, elle a admis devant le procureur avoir fourni un faux bail à l'appui de sa demande. Le seul élément qui va dans le sens de la recourante sont ses propres déclarations, faites par-devant le procureur, selon lesquelles l'inscription manuscrite se trouvant sur le contrat ne serait pas une signature. Cette inscription ne saurait néanmoins être confondue avec autre chose. En effet, elle se trouve à la fin du contrat, sur la ligne prévue pour la signature du locataire, à côté de la signature de la bailleresse. De ce fait, comme le constate la cour cantonale, tout lecteur non prévenu ne pouvait ainsi que tenir l'inscription pour la signature réelle du locataire. Le grief de la recourante doit par conséquent être rejeté dans la mesure où il est recevable.