Citation: 9C_566/2023 E. 2.2

2.2. Dans la mesure où l'admission du grief invoqué n'entraînerait aucune diminution de l'impôt respectivement du revenu imposable des époux, mais au contraire à une augmentation de celui-ci, les recourants ne disposent en principe pas d'un intérêt actuel digne de protection, dès lors qu'ils se trouveraient dans une situation plus défavorable (cf. arrêt 9C_416/2023 du 16 mai 2024 consid. 2.3.1 et 2.3.2 et les références, destiné à la publication). En effet, en cas de confirmation de l'existence d'une prestation appréciable en argent (prêt simulé) et de l'application de la théorie du bénéficiaire direct, cette prestation serait imposable dans le chef de A.________, qui n'est pas détenteur de parts. Exceptionnellement, l'intérêt actuel peut être reconnu même en cas de conclusion tendant à l'augmentation de l'assiette imposable, notamment si cette demande entraîne une diminution de la charge fiscale au cours d'une période ultérieure ou qu'elle permet d'éviter une procédure de rappel d'impôt ou de soustraction d'impôt (cf. arrêt 9C_416/2023 du 16 mai 2024 consid. 2.3.2 et les références, destiné à la publication). Cependant, aucune de ces hypothèses n'est donnée ou démontrée en l'espèce. Enfin, même si l'attribution d'une prestation appréciable en argent pourrait être déterminante en cas de cessation de la vie commune (art. 13 al. 2 LIFD), il s'agit en l'espèce d'une simple hypothèse dont la survenance est incertaine, les recourants n'affirmant pas qu'ils envisageraient de mettre un terme à leur ménage commun. Une simple éventualité théorique ne justifie pas de s'écarter de l'exigence d'un intérêt actuel à recourir au sens de l'art. 89 al. 1 let. c LTF. Faute de démontrer en quoi ils retireraient un avantage actuel et pratique de l'admission du recours en ce qui concerne l'attribution de la prestation en cause au recourant au lieu de son épouse, ce grief n'a pas à être examiné. Le recours est, dans cette mesure, irrecevable.