Citation: 1F_18/2013 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le requérant soutient que le Tribunal fédéral n'a pas pris en considération l'avis de droit du 23 novembre 1998 de l'Institut suisse de droit comparé - qui porte sur le droit malaisien relatif à l'attribution durant le mariage et entre les parents de la responsabilité parentale et de la garde des enfants ainsi que sur les effets de la dissolution du mariage sur l'attribution de la responsabilité parentale et de la garde des enfants entre les parents -, moyen de preuve nouveau qui permettrait à l'avocat commis d'office de déposer une demande de révision de l'arrêt du 3 avril 1998. Dans son arrêt du 9 avril 2013, le Tribunal fédéral a considéré que la teneur du droit étranger, s'agissant de la qualification pénale des faits ou de l'octroi de l'autorité parentale, n'était pas pertinente pour juger de la commission d'un enlèvement selon le droit suisse; il en allait de même de l'absence de préjudice subi par les enfants, l'application de la circonstance aggravante (art. 184 CP) étant justifiée par une simple mise en danger, ainsi que par la durée de l'enlèvement. On ne saurait donc reprocher à la Cour de céans de ne pas avoir pris en compte l'avis de droit susmentionné par inadvertance au sens de l'art. 121 let. d LTF. Pour le reste, la requête se résume à une critique de nature appellatoire de l'arrêt attaqué et à un rappel des faits qui auraient dû amener à donner une suite favorable à son recours. En effet, le requérant soutient à nouveau qu'une demande de révision de l'arrêt du 3 avril 1998 de la Cour de cassation genevoise n'est pas dénuée de chance de succès; il critique le fait que l'arrêt attaqué tout comme l'ordonnance de la Cour de justice du 28 janvier 2013 reprennent le raisonnement de l'expertise rendue par l'avocat d'office, alors que celle-ci n'a pas répondu à toutes ses objections; il conteste l'application de l'art. 184 CP; il soutient encore que le Tribunal fédéral n'a pas pris en considération le fait qu'il n'existe rien permettant de soutenir que l'intéressé ait pu mettre en danger ses enfants. Partant, le requérant se borne à reprendre l'argumentation qu'il avait développée dans son recours au Tribunal fédéral et que celui-ci avait rejetée. Son argumentation ne porte que sur l'appréciation juridique, ce qui ne constitue pas un motif de révision au sens de la LTF. En effet, la voie de la révision n'est pas ouverte pour remettre en cause l'appréciation juridique contenue dans l'arrêt dont la révision est demandée lorsque celle-ci ne répond pas aux attentes du requérant. Ainsi, les griefs fondés sur la violation de l'art. 184 CP, du principe de la proportionnalité, de la liberté religieuse et de l'art. 19 LDIP sont irrecevables, faute de constituer des motifs de révision (arrêt 1F_5/2012 du 19 avril 2012 consid. 3).