Citation: 6B_548/2018 E. 1.3.1

1.3.1. C'est en vain que le recourant déclare être titulaire d'un titre de séjour espagnol qui l'autoriserait à séjourner en Suisse pour une période de trois mois, dès lors que la cour cantonale a retenu que le recourant n'avait pas quitté la Suisse dans le délai fixé par décision de septembre 2014 et s'était installé à Genève - ce qu'il avait reconnu -, sans que l'arbitraire de ces constatations ne soit soulevé (cf. art. 97 al. 1 et 106 al. 2 LTF). Au vu de ce comportement, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, condamner le recourant aux frais de première instance relatifs à la procédure pour séjour illégal. Or, ainsi que le relève le recourant, l'infraction à la LEtr n'a pas été traitée par le tribunal de première instance, dès lors qu'elle a fait l'objet d'un classement par le ministère public genevois. Ainsi, seule une partie des frais de l'ordonnance du ministère public peut être mise à la charge du recourant s'agissant de ce pan de la procédure en vertu de l'art. 426 al. 2 CPP.