Citation: 1B_38/2023 E. 2.2

2.2. Au vu de la saisine, en mars 2023, du Président du Conseil supérieur de la magistrature par le Procureur général, respectivement de la désignation par cette autorité d'un procureur extraordinaire pour traiter des plaintes pénales déposées contre la Procureure et les policiers soupçonnés d'avoir écouté et retranscrit des conversations téléphoniques potentiellement couvertes par le secret professionnel de l'avocat (cf. https://justice.ge.ch/fr/actualites/affaire-dite-des-promoteurs-immobiliers-designation-dun-procureur-extraordinaire, consulté le 4 mai 2023, à 12h27), le recourant a en substance obtenu gain de cause sur sa demande du 29 novembre 2022, soit celle à l'origine du présent litige. Il n'a ainsi plus d'intérêt actuel et pratique à obtenir l'examen des griefs soulevés dans son recours au Tribunal fédéral déposé le 20 janvier 2023, respectivement à obtenir le renvoi de la cause à l'autorité précédente pour qu'elle entre en matière sur le fond de son recours cantonal. Les conditions permettant exceptionnellement de renoncer à l'exigence d'un intérêt actuel ne sont pas non plus réalisées en l'occurrence (cf. ATF 146 II 335 consid. 1.3 p. 338 s.; 140 IV 74 consid. 1.3.3. p. 78). Certes, la question de la compétence de la Chambre pénale de recours pour statuer sur un recours contre le refus du Procureur général de saisir le Président du Conseil supérieur de la magistrature en application de l'art. 82A LOJ pourrait se poser à nouveau; elle n'est pas non plus dénuée de tout intérêt public. Cela étant, le recourant ne soutient pas, à juste titre, qu'il serait, le cas échéant, impossible de soumettre cette problématique à une autorité judiciaire avant qu'elle ne perde son actualité; il relève d'ailleurs lui-même que cette même question a été soulevée dans son recours dans la cause 1B_40/2023 et donc aucune des parties ne prétend qu'elle serait à ce jour devenue sans objet. L'intérêt actuel ayant disparu après le dépôt du recours au Tribunal fédéral, le recours doit être déclaré sans objet et la cause rayée du rôle (ATF 142 I 135 consid. 1.3.1 p. 143).