Citation: 4P.85/2006 04.07.2006 E. 10

Dans son dernier grief, la recourante considère que la constatation selon laquelle l'intimée avait été informée, en juin 1997 seulement, des difficultés financières rencontrées par le groupe Z.________ serait arbitraire. Elle affirme que, lorsque Z.________ a demandé à la Banque, le 20 février 1997, de lui avancer des fonds, afin d'assurer les échéances nécessaires à la bonne marche de la société, l'intimée devait en conclure que le groupe rencontrait des difficultés financières. La recourante perd de vue que la demande de février 1997 pouvait simplement s'expliquer par un manque momentané de liquidités du groupe, sans que la santé financière de celui-ci ne soit en péril. Il n'apparaît donc pas que les juges cantonaux sont tombés dans l'arbitraire en ne déduisant pas de cette requête la preuve que la Banque connaissait, dès janvier 1997, les difficultés financières rencontrées par le groupe Z.________. Dans ces circonstances, le recours ne peut qu'être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.