Citation: 6B_663/2014 E. 8.2.2

8.2.2. Il ressort du jugement attaqué (p. 34), que seul W.________ a requis la traduction de l'entier des pièces du dossier. Le recourant ne prétend, ni ne démontre avoir formulé lui-même une telle requête ou à tout le moins avoir repris à son compte celle du prénommé, relevant à cet égard que le TPF avait rejeté la requête de W.________ (cf. recours p. 82, point 2.3.10). Il apparaît ainsi douteux que son grief concernant le rejet d'une requête d'administration des preuves qu'il n'a pas lui-même formulée puisse être recevable. Quoi qu'il en soit, son grief est de toute façon infondé. En effet, l'art. 68 CPP vise le cas où une personne participant à la procédure ne comprend pas la langue de la procédure ou n'est pas en mesure de s'exprimer suffisamment bien dans cette langue (cf. art. 68 al. 1 CPP). Dans ce cas, le contenu essentiel des actes de procédure les plus importants est porté à sa connaissance dans une langue qu'il comprend (cf. art. 68 al. 2 CPP). Cette disposition permet ainsi d'obtenir la traduction des pièces dans une langue que comprend le prévenu. Il apparaît douteux que le recourant puisse fonder un droit à la traduction des pièces du dossier qui sont originellement dans sa langue maternelle sur la base de cette disposition. Quoi qu'il en soit, à supposer que cette disposition soit applicable, elle prévoit que nul ne peut se prévaloir d'un droit à la traduction intégrale de tous les actes de procédure et des pièces du dossier (art. 68 al. 2 in fine CPP). Le recourant ne peut dès lors fonder un droit à la traduction de l'entier des pièces du tchèque en français, sans aucune distinction, sur la base de cette disposition. Le grief du recourant doit être rejeté. Cela rend superflu l'examen du grief tiré du droit à un procès équitable qui n'accorde pas une garantie plus étendue que celle conférée par l'art. 68 CPP.