Citation: 1C_127/2015 E. 3.4

3.4. Quant aux délais imposés au recourant pour se prononcer sur la demande de communication (soit quarante-huit heures, puis une prolongation de quelques jours), ils s'expliquent aisément par la nécessité de répondre sans retard aux demandes des médias, l'affaire ayant été déjà largement médiatisée. Cela peut également expliquer le fait que le Procureur général ait statué sur les demandes de communication sans attendre l'issue du présent recours. Il n'en résulte aucun préjudice pour le recourant puisque l'exécution de ces décisions est suspendue jusqu'à droit jugé sur le fond. Le recourant reproche enfin à la cour cantonale de ne pas avoir statué sur le grief selon lequel, dans ses déterminations du 8 janvier 2014 (recte: 2015), le Procureur général se serait déjà prononcé sur la force de chose jugée des décisions du magistrat précédent. Cette prise de position répond toutefois aux griefs concernant le prétendu dessaisissement du précédent magistrat. Le Procureur général a d'ailleurs pris la peine de préciser que cette question devrait être examinée lors du traitement au fond des demandes de communication. Cela rendait sans objet le grief soulevé par le recours et n'appelait dès lors pas de motivation particulière.