Citation: 6B_246/2022 E. 1.2.1

1.2.1. La cour cantonale a estimé qu'il subsistait un doute sur le fait qu'avant leur interpellation, les intimés avaient effectivement entendu les sommations préalablement formulées par la police pour les enjoindre à se disperser après la manifestation pour le climat qui s'était tenue à Genève le 15 mars 2019. Les intimés, dont les déclarations ne pouvaient pas être remises en cause à ces égards, avaient tous fait part de leur sentiment d'avoir poursuivi le cortège initial dans la légalité compte tenu de son ambiance festive et de sa destination apparemment logique, à savoir l'Hôtel de Ville. Tous avaient ainsi affirmé n'avoir entendu aucune sommation, mais seulement la musique et les chants de la manifestation (cf. arrêt attaqué, consid. 1.5 p. 10).