Citation: 6B_1182/2021 E. 2.5.1

2.5.1. En l'occurrence, la condamnation du recourant en raison de la participation à un trafic international de stupéfiants, de surcroît après une précédente condamnation pour des faits similaires, consacre un intérêt public important à son expulsion. On rappelle dans ce contexte que la jurisprudence commande de se montrer particulièrement strict en cas de violation de la LStup (cf. arrêts 6B_93/2021 du 6 octobre 2021 consid. 5.2; 6B_316/2021 du 30 septembre 2021 consid. 2.7.3). Il est du reste admis que la participation qualifiée à un trafic de stupéfiants constitue une violation grave de l'ordre public, justifiant une restriction à la libre circulation au sens de l'art. 5 par. 1, annexe 1, de l'Accord sur la libre circulation des personnes (cf. ATF 145 IV 364 consid. 3.5.2 et les réf. citées; arrêt 6B_316/2021 du 30 septembre 2021; JACQUEMOUD-ROSSARI/MUSY, La jurisprudence du Tribunal fédéral en matière d'expulsion pénale, in: SJ 2022, pp. 473 ss., spéc. p. 485). Est également admise dans ce contexte la prise en considération de l'ensemble des antécédents comprenant des infractions commises avant le 1er octobre 2016 dans l'examen des aspects pertinents pour la pesée des intérêts (cf. arrêts 6B_693/2020 du 18 janvier 2021 consid. 7.1 et les réf. citées; 6B_1043/2017 du 14 août 2018 consid. 3.2.2; 6B_506/2017 du 14 février 2018 consid. 2.5.1). C'est au surplus en vain que le recourant allègue avoir agi par désarroi, dès lors que la pandémie de Covid-19 l'aurait plongé, au moment des faits, dans une situation financière très difficile en l'absence d'emplois disponibles dans les secteurs de la restauration et de la construction. Il est à cet égard relevé qu'au moment de déterminer la culpabilité du recourant, la cour cantonale a considéré que sa situation personnelle n'était pas de nature à justifier ses actes, sa faute demeurant importante. Alors qu'il aurait notamment pu solliciter l'aide de proches, le recourant avait préféré gagner de l'argent rapidement et facilement par le biais d'un trafic de stupéfiants, comme cela avait déjà été le cas par le passé, sans se préoccuper de la dangerosité des substances qu'il avait transportées en franchissant une frontière internationale, démontrant ainsi une importante volonté délictuelle (cf. arrêt attaquée, consid. 2.2 p. 7 s.). S'agissant de la prise en compte de l'impact prétendument important de la pandémie sur sa situation professionnelle, le recourant se borne à présenter, de manière irrecevable, une contestation appellatoire de l'appréciation opérée par la cour cantonale. Il ne ressort en particulier pas de l'arrêt attaqué que le recourant était dépourvu de toute perspective professionnelle à la période des faits, étant observé qu'il devait recommencer une mission de maçon au sein de la même entreprise dès le début de l'année 2021 (cf. arrêt attaqué, ad " En fait ", let. D p. 4). De même, alors que sa belle-soeur était de surcroît disposée à l'aider financièrement en s'acquittant de son loyer, le recourant ne prétend pas s'être vu refuser son droit aux indemnités de l'assurance-chômage dans l'intervalle.