Citation: 1B_142/2022 E. B

A la suite d'une plainte pénale déposée le 6 octobre 2021, il est reproché à A.________ d'avoir, au domicile de la partie plaignante à Genève, le 5 octobre 2021, dérobé une bague Dolce Gabbana, une valise et un t-shirt de la marque Diesel; d'avoir persisté à séjourner, entre le 29 septembre 2021 et le 7 janvier 2022, sur le territoire suisse sans les autorisations et les ressources nécessaires pour ce faire; et d'avoir, le 7 janvier 2022, détenu 1,4 g de haschich destiné à sa consommation personnelle. Entendu par la police le 7 janvier 2022, le prévenu a expliqué avoir été hébergé par la partie plaignante à la suite de sa sortie de prison; celle-ci lui avait donné le t-shirt car il n'avait pas de vêtement. A.________ a indiqué avoir mis la bague, qui traînait, à son doigt et avoir pris la valise pour y mettre ses affaires quand la partie plaignante lui avait demandé de partir. Il a déclaré être disposé à rendre la bague. Par ordonnance pénale du 8 janvier 2022, le Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après : le Ministère public) a reconnu A.________ coupable de vol (art. 139 ch. 1 CP), d'infraction à l'art. 115 al. 1 let. b LEI et de contravention à l'art. 19a ch. 1 LStup; la libération conditionnelle accordée le 27 septembre 2021 par le TAPEM a été révoquée et A.________ a été condamné à une peine privative de liberté d'ensemble de trois mois, sous déduction d'un jour de détention avant jugement subi, ainsi qu'au paiement d'une amende de 100 francs. Le 13 janvier 2022, le prévenu a formé opposition contre cette ordonnance et requis l'octroi de l'assistance judiciaire, compte tenu de son indigence. Par ordonnance du jour suivant, le Ministère public a rejeté cette demande, considérant que la cause ne présentait pas de difficultés juridiques ou factuelles particulières; la cause était en outre de peu de gravité, la peine ne dépassant pas quatre mois.