Citation: 6B_377/2018 E. B

Statuant sur l'appel de X.________, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois l'a rejeté par jugement du 25 janvier 2018. Ce jugement repose sur les faits suivants. X.________ est né en 1971 au Kosovo, pays dont il est originaire. Arrivé en Suisse le 12 juillet 2004, il a obtenu, fin 2014, un permis F, dont il est toujours titulaire dans l'attente d'une décision finale sur son statut. A la suite des faits résumés ci-après, il est débiteur de l'Etablissement A.________ d'un montant supérieur à 100'000 fr., qu'il rembourse régulièrement chaque mois depuis 2015 en fonction de ses revenus. Selon ses déclarations, il a déjà remboursé plus de 20'000 fr. sur le montant dû, par des acomptes entre 500 et 2'000 fr. par mois. X.________ a bénéficié, avec sa famille, des prestations de l'aide sociale délivrées par l'Etablissement A.________ du 21 juillet 2004 au 31 décembre 2007. Puis, entre le 1er janvier 2008 et le 11 août 2014, date à laquelle une décision d'admission provisoire a été rendue en sa faveur, il a uniquement perçu des prestations d'aide d'urgence, ceci après avoir été débouté de sa demande d'asile. Durant l'ensemble de la période précitée, l'intéressé avait l'obligation de déclarer à l'Etablissement A.________ les éventuels revenus qu'il percevait, de manière à réduire d'autant les aides obtenues. Les investigations entreprises ont permis d'établir que, nonobstant cette obligation et sous réserve de la période pendant laquelle X.________ avait été détenu administrativement, soit entre le 6 juillet et le 23 octobre 2006, celui-ci avait travaillé entre le 1 er janvier 2006 et le 28 février 2009 pour l'entreprise B.________ Sàrl, sans déclarer cette activité auprès de l'Etablissement A.________. Les prestations perçues indûment par X.________ se sont finalement élevées, pour cette période, à 112'231 fr. 15. En outre, durant la période du 1 er février au 30 avril 2015, X.________ a perçu, pour sa famille et lui-même, des prestations d'assistance de l'Etablissement A.________. Pendant ce laps de temps, il a exercé une activité lucrative au sein de la société C.________ SA, à tout le moins à compter du 2 mars 2015. Aucune information en ce sens n'avait alors été donnée à l'Etablissement A.________. Le montant perçu indûment par X.________ au titre de l'assistance touchée s'élève, pour cette seconde période, à 7'863 fr. 05. Durant la période du 2 au 22 mars 2015, X.________ a travaillé alors qu'il n'était pas autorisé à le faire. Le 2 juillet 2015, l'Etablissement A.________ a dénoncé X.________.