Citation: 6S.165/2005 05.07.2005 E. 1

B.b En janvier 2002, X.________ a convaincu Me G.________, avocat à Lausanne, de lui octroyer un statut de collaborateur au sein de son étude, avec possibilité d'avoir sa propre clientèle à la condition de participer aux frais de secrétariat ou d'assister Me G.________ dans l'exécution de ses propres mandats. En mars 2002, X.________ a téléphoné à un client de l'étude, B.________, pour l'informer que la demande de réexamen de sa requête d'asile, qui avait été rejetée, était prête et l'inviter à verser la somme de 600 francs. Le client s'est déplacé le 28 mars 2002 à Lausanne pour s'acquitter de ce montant, qu'il a remis, en espèces, à X.________ de la main à la main. Celui-ci ne lui a pas délivré de quittance et a conservé la somme à son profit. Me G.________, qui a par la suite remboursé lui-même les 600 francs à son client, a dénoncé les faits et pris des conclusions civiles à concurrence de ce montant. B.c En avril 2002, prétendant agir comme avocat dans le cadre de sa collaboration avec Me G.________, X.________ s'est fait remettre, en plusieurs fois, la somme totale de 5500 francs à titre de prise en charge de la défense des intérêts de la famille C.________. En réalité, il a utilisé cet argent pour ses besoins personnels. B.d A Yverdon-les Bains, entre décembre 2001 et avril 2003, X.________ a obtenu de l'abbé D.________ qu'il lui vienne en aide financièrement par la remise d'espèces. A cette fin, il a notamment invoqué, mensongèrement, des frais de baptême, d'ensevelissement de proches en Afrique, d'hôtel et de voyages impérieux, réussissant chaque fois à apitoyer sa victime. Il a ainsi obtenu, en plusieurs versements, un montant total d'au moins 4700 francs. B.e Entre 2001 et 2002, sous des prétextes fallacieux, X.________ a obtenu de F.________ et de son épouse qu'ils lui remettent en plusieurs fois des sommes d'argent pour un total de 7780 francs. Pour arriver à ses fins, il a allégué mensongèrement qu'il avait besoin d'argent pour faire évacuer sa femme et ses enfants du Gabon au Congo-Brazzaville, puis pour transporter sa famille jusqu'à Genève et, enfin, pour aider cette famille au Congo car elle n'avait pu venir en Suisse à la suite d'un coup d'Etat. B.f Arguant de sa situation de requérant d'asile, X.________ a par ailleurs convaincu F.________ de se porter caution pour l'installation du téléphone fixe à son domicile. Les factures téléphoniques n'ayant pas été payées, F.________ s'est retrouvé débiteur de Swisscom de la somme de 3319,75 francs, qu'il rembourse par mensualités de 200 francs. B.g Les faits décrits sous lettres B.b à B.f ci-dessus ont été considérés comme constitutifs d'escroquerie. Il a notamment été constaté que, dans chacun des cas évoqués, l'accusé avait utilisé pour ses besoins personnels l'argent obtenu de ses victimes, qu'il n'avait jamais eu l'intention de rembourser. Avec les premiers juges, la cour cantonale a estimé qu'une peine de 12 mois d'emprisonnement et une expulsion de 5 ans étaient justifiées, déniant qu'elles puissent être assorties du sursis, faute de pouvoir émettre un pronostic favorable quant au comportement futur de l'accusé.