Citation: 4A_525/2017 E. 3.3.1

3.3.1. La recourante fait grief au Tribunal arbitral d'avoir appliqué les règles de l'équité à la réclamation formant l'objet de la conclusion reconventionnelle n° 3 de l'intimée, sans qu'aucune des parties n'ait jamais invoqué de telles règles relativement à cette réclamation tout au long de la procédure d'arbitrage. On pourrait se demander si, en argumentant de la sorte, elle ne reproche pas, en réalité, aux arbitres d'avoir statué en équité en l'absence d'une autorisation des parties (cf. art. 187 al. 2 LDIP). Point n'est, toutefois, besoin d'examiner plus avant cette question. En effet, l'usurpation du pouvoir de statuer en équité constitue une irrégularité qui relève tout au plus de l'art. 190 al. 2 let. e LDIP (arrêt 4A_14/2012 du 2 mai 2012 consid. 3.2.2). Or, la recourante ne soulève pas semblable moyen et la Cour de céans ne peut pas le faire à sa place (art. 77 al. 3 LTF).