Citation: 6B_502/2021 E. 4

En l'espèce, les recourants ne disent mot d'éventuelles conclusions civiles à l'égard de la personne contre laquelle ils ont déposé plainte, et l'existence de telles prétentions ne peut être déduite sans ambiguïté des infractions dénoncées. A cet égard, il suffit de relever que la plainte, qui vise notamment l'infraction d'abus d'autorité (art. 312 CP) qui ne peut être commise que par un membre d'une autorité ou un fonctionnaire, est dirigée contre une assistante sociale et est en lien avec les activités de cette dernière au sein de l'APEA dans le cadre de l'intervention de cette autorité au sein de la famille des recourants. Or, conformément à l'art. 454 al. 1 et 2 en corrélation avec l'art. 440 al. 3 CC, la personne lésée par un acte ou une omission illicites dans le cadre de mesures prises par l'autorité de protection de l'adulte ou de l'enfant n'a aucun droit à réparation envers l'auteur du dommage lui-même, seul le canton étant tenu d'une telle obligation. Les recourants ne démontrent, dès lors, pas avoir qualité pour recourir en matière pénale au regard de l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF.