Citation: 7B_747/2023 E. 3.5

3.5. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir omis certains éléments qu'il considère comme étant déterminants pour sa culpabilité, en l'occurrence son faible risque de récidive en matière de violences sexuelles, le temps écoulé depuis les infractions, son comportement irréprochable depuis les faits, sa situation personnelle et financière stable, ainsi que la naissance de son nouvel enfant et l'effet de la peine sur son avenir. Ces éléments ressortent toutefois de l'arrêt attaqué (cf. pp. 11, 13, 15 de l'arrêt attaqué). Ils n'ont ainsi pas été omis par la cour cantonale, qui n'était pas tenue de les répéter au stade de la fixation de la peine car le jugement forme un tout et on admet que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent (arrêt 6B_849/2022 du 21 juin 2023 consid. 4.3.1 et les références citées). En outre, et contrairement à ce qu'affirme le recourant, le fait que son risque de récidive en matière d'infractions sexuelles ait été qualifié de "faible" est de moindre importance, notamment face à la gravité des actes d'ordre sexuel dans le cas d'espèce et aux conséquences de ceux-ci ainsi qu'à son absence totale d'introspection. De plus, les conditions permettant de prendre en compte une diminution sensible de l'intérêt à punir à cause de la prescription de l'action pénale (cf. art. 101 al. 1 let. e et al. 2 CP; sur les conditions d'application de ces articles, voir ATF 140 IV 145 consid. 3.2 et 3.6), respectivement du temps écoulé depuis les infractions (art. 48 let. e CP; sur les conditions d'application respectives de ces articles, voir ATF 140 IV 145 consid. 3.1), ne sont pas réalisées. En outre, de jurisprudence constante, l'absence d'antécédents a un effet neutre sur la peine (ATF 141 IV 61 consid. 6.3.2). Le fait que le recourant n'aurait plus récidivé depuis les faits de la cause n'a pas à être considéré à sa décharge dans le calcul de la peine à prononcer. Enfin, selon la jurisprudence, l'effet de la peine sur l'avenir du condamné, en tant qu'élément de prévention spéciale, ne permet que des corrections marginales, la peine devant toujours rester proportionnée à la faute (arrêts 6B_1326/2022 du 29 novembre 2023 consid. 4.3; 6B_558/2023 du 11 septembre 2023 consid. 4.3 et les références citées). Du reste, il est inévitable que l'exécution d'une peine ferme d'une certaine durée ait des répercussions sur la vie professionnelle et financière du condamné. Ces conséquences ne peuvent conduire à une réduction de la peine qu'en cas de circonstances extraordinaires (arrêts 6B_558/2023 du 11 septembre 2023 consid. 4.3; 6B_1520/2022 du 5 septembre 2023 consid. 3.2.3 et les références citées). Dès lors, en tant que le recourant invoque sa situation professionnelle et personnelle, la naissance de son nouvel enfant et le fait qu'il serait le seul à pourvoir financièrement à son entretien, il ne se prévaut d'aucune circonstance extraordinaire qui justifierait une réduction de peine. En définitive, le recourant ne cite aucun élément important, propre à modifier la peine, qui aurait été omis ou pris en considération à tort par la cour cantonale, ni ne démontre que la cour cantonale aurait dû pondérer différemment l'un ou l'autre élément.