Citation: 6B_1307/2020 E. 3.5

3.5. Il ressort de la décision de curatelle de portée générale devant la Justice de paix de l'arrondissement de la Sarine du 15 avril 2015 qu'une curatelle éducative au sens de l'art. 308 al. 1 CC en faveur de l'intimé avait été prononcée le 14 mai 2013 "pour tenir compte des spécificités liées à son état de santé (syndrome d'Asperger) ". Plus loin, la Justice de paix indique que l'intimé "est atteint du syndrome d'Asperger, diagnostic établi au printemps 2012. Cette condition, son état de santé psychique fragile, témoigné notamment par ses fréquentes hospitalisations et ses angoisses, ainsi que son inexpérience dans le domaine de la gestion administrative et financière, sont des éléments qui plaident en faveur de l'institution d'une mesure de protection de l'adulte. En effet, malgré ses capacités intellectuelles remarquables, [l'intimé] nécessite un soutien et un encadrement global dans ses premiers pas vers l'âge adulte" (pièce n° 2010-2017). Fondée sur la décision de la Justice de paix de l'arrondissement de la Sarine, la constatation cantonale selon laquelle un diagnostic de syndrome d'Asperger avait été posé en ce qui concernait l'intimé n'est pas arbitraire. Par ailleurs, cette autorité ne s'est pas limitée à constater l'inexpérience de l'intimé dans le domaine de la gestion administrative et financière, mais elle a considéré que celui-ci nécessitait un soutien et un encadrement global. Enfin, la cour cantonale n'a pas méconnu l'attestation du Dr C.________ puisqu'elle a relevé son diagnostic à l'appui de ses considérations. Elle n'a pas non plus manqué de constater que l'intimé disposait de sa capacité de discernement. Dans ces conditions, la recourante n'établit pas que la cour cantonale aurait omis des éléments pertinents dans l'établissement des faits, ni que son appréciation des moyens de preuve serait entachée d'arbitraire.