Citation: 6B_447/2020 E. 3.3.1

3.3.1. Se prévalant d'une constatation lacunaire, partant arbitraire, des faits, le recourant soutient d'abord que la cour cantonale aurait procédé à une "estimation très approximative" des quantités de "Roundup" utilisées par les employés avant 2015, et n'aurait pas pris la peine d'établir celles utilisées pour l'année en question. Il ressortirait pourtant du dossier une utilisation annuelle moyenne de 14 litres, alors qu'en 2015, il aurait été question de 120 litres d'herbicide, référence étant faite au jugement de la Cour de droit public du Tribunal cantonal valaisan du 23 août 2018. Le recourant en déduit que l'intimé 2 aurait décidé de son propre chef de faire une utilisation abusive du produit, et qualifie sa faute de "grave et sérieuse". Il serait arbitraire de prétendre que l'intimé 2 aurait agi selon les ordres de son supérieur, celui-ci ayant déclaré le contraire lors de ses premières auditions. Ces éléments de fait ne sont cependant pas de nature à influer sur le sort de la cause. La cour cantonale a en effet bel et bien retenu que la quantité de désherbant utilisée en 2015 était manifestement supérieure à celle des autres années, ce qui avait d'ailleurs été l'élément déclencheur du litige, sans qu'il ait toutefois pu être déterminé si cette augmentation était liée à un changement de pratique - ce qui, selon la cour cantonale, ne semblait pas être le cas - ou à une modification des buses de la bossette utilisée pour l'épandage. En outre, la cour cantonale a conclu qu'une quantité d'herbicide supérieure aux années précédentes ne suffisait pas encore à conclure à une violation des consignes données. Contrairement à ce que soutient le recourant, peu importe, dès lors, l'estimation des quantités de "Roundup" utilisées en 2015 ou les années précédentes. S'agissant du comportement de l'intimé 2, la cour cantonale a relevé que celui-ci n'avait pas pris seul l'initiative d'acheter du glyphosate, ces achats étant autorisés par le chef d'équipe, et a par ailleurs conclu que les faits en relation avec une violation des ordres clairs et précis n'étaient pas établis. Procédant à sa propre appréciation des moyens de preuve, le recourant ne démontre ce faisant pas en quoi les considérations cantonales seraient entachées d'arbitraire. Infondé, le grief est partant rejeté.