Citation: 2C_1003/2017 E. 5.4

5.4. En l'occurrence, le recourant a aménagé une piscine intérieure dans sa maison en 2001. L'installation comportait un défaut en ce sens qu'aucun extracteur d'air n'avait été installé. C'est le défaut en question qui a conduit à l'exécution de travaux de remise en état de l'immeuble et au remplacement de la piscine, comme l'a établi l'instance cantonale précédente et comme le recourant le reconnaît lui-même. En procédant au déblaiement du local de piscine, à sa déshumidification, à sa ventilation, à la démolition avec déblaiement de l'ancienne piscine ainsi qu'à l'installation d'une nouvelle piscine, le recourant a reconstruit une installation qui était défectueuse dès sa construction et a réparé les dommages causés par celle-ci. Ce faisant, il a exécuté des travaux d'investissement non déductibles, non pas des travaux d'entretien, car les travaux en question n'ont pas été causés par l'usure normale de la chose, ni par l'écoulement du temps (supra consid. 5.1). C'est donc à juste titre que le Tribunal cantonal a considéré, en conformité avec la jurisprudence fédérale exposée ci-avant (supra consid. 5.2), que le recourant n'était pas en droit de déduire les dépenses engendrées par les travaux précités de son revenu fiscal pour l'année 2013. Les critiques du recourant, qui y voit une application " arbitraire " du droit, sont donc infondées. Enfin, on ne comprend pas pourquoi le recourant se plaint d'une prétendue " double imposition ", qui " obligerait le contribuable à renoncer à la réduction du revenu locatif ainsi qu'à la réduction de la valeur fiscale tout en l'obligeant à déclarer et se voir imposer le revenu de l'indemnité obtenue (les intérêts) et voir sa fortune être arbitrairement augmentée ". En l'espèce, le recourant a profité en 2008 d'une réduction de la valeur fiscale et locative de son immeuble, réduction qu'il a lui-même demandée et qui lui était favorable. Il sied en revanche de relever que la déduction à laquelle prétend le recourant présenterait, elle, l'inconvénient de transférer à l'État une partie de la charge financière des travaux de réfection liés à une installation défectueuse. Il n'incombe pas à l'État d'assumer les conséquences financières du choix du recourant qui aurait théoriquement pu se faire entièrement dédommager pour de tels travaux, mais qui a accepté, par le biais d'une transaction judiciaire, une indemnisation qui, selon ses dires, ne couvre que partiellement les frais de réparation. Le recourant doit assumer les implications d'un tel choix qui peut se comprendre sous un angle non juridique, mais qui ne change rien au fait que le droit fédéral n'autorise pas la déduction des moins-values immobilières appartenant à la fortune privée, ni, en règle générale, la déduction des frais de reconstruction (cf. arrêt TF 2C_57/2008 du 11 décembre 2008 consid. 2.5 in RDAF 2009 II 467).