Citation: 6B_260/2018 E. 2

Dans son écriture du 26 mars 2018, X.________ demande l'annulation de l'ordonnance du 15 mars 2018 et répète, pour l'essentiel, les conclusions incidentes écartées dans cette dernière décision. X.________ n'expose pas précisément quelle voie de droit permettrait, à ses yeux, d'examiner cette conclusion en annulation. On peut dès lors se limiter à rappeler que le Tribunal fédéral n'est pas autorité de recours de ses propres décisions (finales ou incidentes), sur lesquelles il ne peut guère revenir que dans le cadre des procédures prévues par les art. 121 ss LTF (révision, interprétation ou rectification). Or, la voie légale de la révision, qui suppose une décision entrée en force, n'est ouverte que contre les arrêts du Tribunal fédéral et suppose de toute manière l'invocation d'un motif de révision (art. 121, première phrase, LTF), que l'on recherche en vain dans l'écriture du 26 mars 2018. Par ailleurs, sous réserve d'hypothèses - non invoquées en l'espèce - telles que la modification fondamentale des circonstances déterminantes depuis une première décision ou l'allégation de pseudo-nova (cf. ATF 136 II 177 consid. 2.1 p. 181; arrêt 6B_569/2017 du 12 juillet 2017 consid. 2), ni la loi ni la Constitution ne confèrent, généralement, de prétention juridique à la reconsidération d'une décision, même manifestement erronée (cf. en matière administrative, singulièrement dans le domaine des assurances sociales: art. 53 al. 2 LPGA; ATF 119 V 475 consid. 1b/cc p. 479; DAMIEN VALLAT, La nouvelle demande de prestations AI et les autres voies permettant la modification de décisions en force, RSAS 2003 p. 391 ss). Il s'ensuit que les développements de l'écriture du 26 mars 2018 tendant à démontrer que l'ordonnance du 15 mars 2018 serait entachée d'erreurs et de vices divers sont dénués de toute pertinence. Il n'en va pas différemment dans la mesure où X.________ prétend, sur la base d'un état de fait inchangé, au réexamen de sa demande d'assistance judiciaire (arrêt 6B_569/2017 du 12 juillet 2017 consid. 2). En définitive, le procédé consistant à répéter de telles demandes nonobstant leur rejet apparaît abusif, comme cela a déjà été signifié au recourant à propos de ses demandes de récusation (v. ordonnance du 15 mars 2018, consid. 3). La demande d' "annulation" du 15 mars 2018 est ainsi irrecevable.