Citation: 6B_418/2018 E. 2.2.5

2.2.5. Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir ignoré un certain nombre d'éléments à décharge, tels que le fait qu'il n'y a eu aucune autre intervention de la police dans leur domicile conjugal, ni aucune main courante, le fait qu'il n'a jamais eu de comportement violent dans ses autres relations sentimentales, notamment avec G.________, et le fait que l'expert psychiatre ne lui a pas diagnostiqué de trouble sexuel. Il ressort de l'arrêt attaqué que la cour cantonale n'a pas ignoré ces éléments mais a notamment jugé que le fait que deux autres ex-compagnes du recourant entendues dans la procédure avaient nié toute forme de violence physique ou sexuelle ne permettait pas d'exclure qu'il avait pu se comporter de la sorte avec A.________. Elle a également jugé qu'il convenait de considérer les déclarations de G.________ avec une certaine retenue, vu les interventions de la police à la suite d'appels du voisinage qui estimait que celle-ci était en danger, même si l'intéressée n'avait jamais affirmé qu'elle avait été frappée. Enfin, si l'expert n'a effectivement pas conclu à un trouble sexuel, comme le souligne la cour cantonale à juste titre, l'expertise a néanmoins mis en évidence une faible tolérance du recourant à la frustration avec un abaissement du seuil de décharge de l'agressivité, y compris de la violence, de sorte que le portrait de celui-ci n'était pas incompatible avec celui d'un compagnon abusif. Les griefs du recourant doivent dès lors être rejetés dans la mesure où il sont recevables.