Citation: 6S.179/2005 10.06.2005 E. A

Dans le cadre d'une enquête pour trafic de stupéfiants, la police genevoise a mis en liberté provisoire un dénommé Z.________ afin qu'il prenne contact avec le réseau de trafiquants. A cette occasion, un téléphone portable lui a été remis par la police. Le 16 juillet 2001, le juge d'instruction A.________ a ordonné la surveillance de ce téléphone portable, surveillance qui a été approuvée le même jour par le président de la Chambre d'accusation. Au cours d'entretiens téléphoniques intervenus les 19 et 20 juillet, l'un des trafiquants, suspecté d'être le citoyen belge X.________, a pris contact avec Z.________ pour récupérer la drogue que ce dernier était censé encore détenir. Il a été convenu de reprendre contact trois semaines plus tard. Le 24 juillet, le juge d'instruction a ordonné la suspension immédiate de la surveillance téléphonique et en a informé le président de la Chambre d'accusation. Le 17 août 2001, le juge d'instruction A.________ a ordonné une nouvelle surveillance du téléphone portable, surveillance approuvée le même jour par le président de la Chambre d'accusation. Le 21 septembre 2001, Z.________ a informé la police qu'il avait reçu un appel de la personne devant venir chercher la drogue et qu'il lui avait donné rendez-vous le lendemain. Z.________ s'y est rendu en compagnie de l'inspecteur de police B.________, qui jouait le rôle d'un revendeur. X.________ s'est présenté au rendez-vous et a été arrêté. Le 6 septembre 2002, il a été extradé vers la Belgique qui a accepté que la poursuite pénale lui soit déléguée.