Citation: 8C_152/2023 E. 4.3

4.3. En ce qui concerne le grief de l'absence de traducteur pour les examens auxiliaires, on rappellera que la question de savoir si, dans un cas concret, un examen médical doit se dérouler dans la langue maternelle de l'assuré ou avec l'assistance d'un interprète, est en principe laissée à la libre appréciation de l'expert, responsable de la bonne exécution du mandat (arrêts 9C_295/2021 du 23 novembre 2021 consid. 4.1.1; 9C_509/2010 du 4 février 2011 consid. 4.1.1). En l'occurrence, l'examen neuropsychologique a été effectué en italien, soit dans la langue maternelle de la recourante. Quant à l'examen psychologique, il est établi et non contesté que lors de l'examen, la recourante était assistée de sa soeur qui était chargée d'assumer la traduction. Sur ce point, l'experte a précisé dans son rapport que la recourante s'exprimait dans un français approximatif et qu'il a été possible de se comprendre sans traducteur externe. Même s'il n'est dans ce contexte pas idéal que la soeur de la recourante ait été chargée de cette tâche, cela ne suffit pas pour nier d'emblée la valeur probante du rapport établi par la psychologue. On relèvera au demeurant que la recourante ne soutient pas que, dans le cadre de l'expertise, ses propos auraient été mal retranscrits ou de manière lacunaire, ni qu'elle n'aurait pas compris certaines questions.