Citation: 5A_285/2022 E. 5.1

5.1. En l'espèce, l'autorité précédente a retenu que rien n'indique que le poursuivi aurait manqué à son devoir d'indiquer les autres biens lui appartenant (art. 91 al. 1 ch. 2 LP) susceptibles d'être mis sous main de justice ou que des éléments concrets (non de simples suppositions de la créancière) corroborent l'existence d'autres biens saisissables; en particulier, les biens mobiliers que possède la société E.________ Sàrl n'appartiennent a priori pas au poursuivi, ce que la poursuivante ne soutient par ailleurs pas. Ainsi, dans la mesure où la saisie de salaire ne permettait d'affecter qu'un montant de 100 fr. par mois à la couverture des poursuites concernées, l'Office était fondé à saisir les immeubles litigieux. Les documents justifiant les réquisitions de continuer la poursuite des autres poursuivants de la même série se trouvent en outre au dossier; il en ressort que les réquisitions de C.________ SA et de la commune d'U.________ ont bien été formées dans le délai de l'art. 110 al. 1 LP. Même si ces documents n'ont pas été communiqués à la poursuivante, la violation du droit d'être entendu n'a pas eu d'influence sur la procédure et ne justifie pas l'annulation de la décision attaquée. La juridiction précédente a rappelé que les immeubles ne sont saisis qu'à défaut de biens meubles suffisants pour couvrir la créance (art. 95 al. 2 LP); sont saisis en dernier lieu les biens séquestrés, ceux que le poursuivi désigne comme appartenant à des tiers, ainsi que ceux que des tiers ont revendiqués (art. 95 al. 3 LP). S'agissant de l'attribution à la poursuivante du logement familial à la suite du jugement de divorce (en appel) du 21 décembre 2012, l'existence et les conséquences d'un éventuel droit d'habitation ou d'un éventuel droit de jouissance d'une autre nature devront être examinées à un stade ultérieur (i.e. procédure de revendication ou d'épuration de l'état des charges), et non lors de la saisie. De même, la nature de la restriction du droit d'aliéner en faveur de l'Office cantonal du logement et les conséquences qui en découlent devront aussi être examinées par la suite. Enfin, le fait que les parts de copropriété auraient déjà fait l'objet d'une autre saisie ne s'oppose pas à une nouvelle mesure de cette nature (art. 110 al. 3 LP).