Citation: 4A_621/2021 E. 3.3.2

3.3.2. En ce qui concerne la partie " en droit " de l'appel, la cour cantonale relève tout d'abord que l'on peut certes comprendre à la lecture de la table des matières que l'appelante soutient que la durée de la cession est de trois ans (let. B), que E.________ Inc n'était pas titulaire de la créance (C), que cette créance a été remboursée (D), qu'une société tierce en aurait été la créancière durant la durée du premier prêt (E), que la créance est prescrite (F), qu'elle conteste la quotité de la créance (G) et le rôle de l'avocat I.________ (H) et qu'elle invoque que la décision de cession serait simulée (I). Il y a lieu de relever d'emblée que presque tous ces points relèvent de l'appréciation des faits effectuée par le Tribunal de première instance, et non de l'application du droit. L'appelante semble méconnaître qu'il ne saurait y avoir de violation du droit - et qu'elle ne peut donc soulever un grief de cette nature - lorsqu'elle se base sur sa propre appréciation des preuves et son propre état de fait, autrement dit en modifiant l'état de fait qui a été retenu dans le jugement attaqué et dont elle n'est pas parvenue, par ses critiques " en fait ", à démontrer le caractère erroné. Même son " aperçu des erreurs manifestes en droit " est incompréhensible. Force est de constater, avec la cour cantonale, que les motifs de la critique de l'appelante - peut-on d'ailleurs parler de motivation - sont présentés de manière confuse et prolixe et qu'ils sont inintelligibles. La motivation de son recours en matière civile ne rend pas l'appel plus clair, la recourante y omettant totalement de démontrer en quoi la motivation du Tribunal de première instance serait erronée en droit.