Citation: C 183/05 09.08.2006 E. 5

Au vu de ce qui précède, la recourante ne pouvait prétendre à des indemnités journalières calculées en fonction d'une perte de travail complète pour les mois d'avril et mai 2003. En revanche, le droit aux indemnités journalières pour les mois de juin à décembre 2003 a été déterminé par l'intimée de manière conforme à la loi, contrairement à ce qu'elle a retenu dans la décision litigieuse. Etant donnés les éléments dont disposait l'intimée au moment de l'allocation des prestations, le versement d'indemnités journalières fondées sur un taux d'activité de 100 % pendant les mois d'avril et mai 2003 relevait d'une erreur manifeste au sens de l'art. 53 al. 2 LPGA et la jurisprudence de la Cour de céans, abondamment citée dans le jugement entrepris auquel on peut renvoyer sur ce point. Contrairement à ce que fait valoir la recourante, ses recherches d'emploi n'ont en effet porté sur une activité à 100 % qu'à partir de l'été 2003 et elle n'a déclaré sa disponibilité à accepter une telle activité à son conseiller en placement qu'au début du mois de juin 2003. L'appréciation des faits qu'elle soutient n'apparaît dès lors pas défendable au sens où l'entend la jurisprudence qu'elle cite (arrêt P. du 23 mars 2005, K 9/04, consid. 4.1). Par ailleurs, la condition de la rectification notable étant également remplie - ce que les parties ne contestent du reste pas -, l'intimée était en droit de reconsidérer les décisions (matérielles) d'octroi d'indemnités journalières fondées sur un taux d'activité de 100 % pour les mois d'avril et mai 2003. Par conséquent, la décision de restitution litigieuse est partiellement fondée, dans la mesure où elle porte sur les indemnités versées à tort pour les mois d'avril et mai 2003. Il convient donc de renvoyer la cause à l'intimée pour qu'elle détermine à nouveau la quotité du montant à restituer par la recourante pour cette période.