Citation: 4P.316/2006 23.02.2007 E. C

C.a Le 1er novembre 2000, X.________ a ouvert auprès de W.________ Bank SA (ci-après: W.________) à Genève un compte numérique n° zzz. Il a confié un mandat de gestion à cette banque, la correspondance étant conservée banque restante. Le même jour, soit le 1er novembre 2000, il a donné instructions écrites à Y.________ de clôturer le compte de dépôt n° xxx-2 et de transférer l'intégralité de ses avoirs à W.________ à Zurich. La relation bancaire n° xxx «Flocon» a été clôturée le 22 novembre 2000 par la bonification de Y.________ à W.________ de USD 128'547.-, les avoirs en dépôt sur le compte n° xxx-2, estimés à CHF 1'487'237.- au 31 décembre 1999, ayant été mis à la disposition du client, valeur au 16 novembre 2000. X.________ affirme n'avoir pas pris connaissance de l'état de ses actifs à l'occasion du transfert de ses avoirs à W.________ et n'avoir pas consulté les relevés de comptes. Il a précisé n'avoir pas demandé de relevés de comptes à Y.________, lorsqu'il est venu à Genève au moment de l'ouverture du compte auprès de W.________. A.________ a pris les fonctions de gestionnaire de fortune, avec rang de directeur-adjoint, chez W.________ le 25 novembre 2000 et a en cette qualité continué de gérer les avoirs bancaires de X.________. C.b Le 1er octobre 2003, W.________ a déposé plainte pénale contre A.________, qu'elle avait congédié la veille. Celui-ci a été inculpé de faux dans les titres, de gestion déloyale et d'escroquerie dans la procédure P/.../2003 en raison de détournements au préjudice de clients de W.________, dont X.________. X.________ s'est constitué partie civile dans la procédure pénale le 5 janvier 2004 en faisant état d'un dommage chez W.________ de EUR 1'459'143.- à la suite de malversations de A.________ à son préjudice. Il a affirmé devant le Juge d'instruction n'avoir jamais procédé à des opérations de compensation et ignorer de quoi il s'agissait. S'agissant des retraits litigieux exécutés sur la relation n° xxx «Flocon» auprès de Y.________, A.________ a expliqué au Juge d'instruction avoir procédé, à la demande de son client, qui avait grand besoin de liquidités en France, à des opérations de compensation, notamment par le biais du compte «Eurovision». Le client ne connaissait pas forcément les références des comptes, mais était au courant du procédé. A.________ a précisé que X.________ connaissait l'état de la relation bancaire au moment de sa clôture et du transfert des avoirs à W.________ pour s'entretenir avec lui au moins deux fois par mois par téléphone ou directement à Paris. Confronté à X.________, il a confirmé avoir remis les montants retirés du compte au client en France à l'occasion d'opérations de compensation, ce que X.________ a contesté. C.c Par lettre recommandée du 11 mars 2004, X.________ a mis en demeure Y.________ d'établir en sa faveur deux chèques de respectivement CHF 398'670.83 et EUR 356'081.94 en réparation de son dommage. Parallèlement, à l'issue de négociations avec W.________, il a accepté, le 25 mai 2004, d'être indemnisé par cette banque à concurrence de EUR 700'000.- pour solde de toute prétention à son encontre.