Citation: 5A_819/2021 E. 1

A.b.d. Par arrêt du 26 juin 2019, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: chambre pénale) a confirmé le jugement du Tribunal correctionnel quant au principe et au montant de la créance compensatrice prononcée à l'encontre de C.________. Elle a admis le recours et modifié le jugement s'agissant du séquestre du compte de A.________ auprès de la Banque E.________. Elle a donc ordonné le maintien de ce séquestre pénal. A.b.e. Par arrêt 6B_1000/2019, 6B_1001/2019, 6B_1002/2019, 6B_1008/2019 du 19 février 2020, le Tribunal fédéral a partiellement admis les recours formés par F.________ et C.________ contre l'arrêt rendu le 26 juin 2019 par la chambre pénale. En substance, le Tribunal fédéral a rappelé qu'il ressortait de l'état de fait de la cour cantonale que C.________ s'était appropriée les montants litigieux transférés sur son compte, résultat d'une infraction, et les avait utilisés à son profit, de sorte qu'elle s'était donc concrètement trouvée enrichie de ces sommes. Il a précisé qu'on ne percevait pas comment l'établissement bancaire pourrait désormais rectifier le solde de son compte afin de l'empêcher de disposer des fonds en question. En revanche, le Tribunal fédéral a considéré qu'en l'état du dossier, il n'était pas possible de vérifier si les montants perçus indûment par C.________ auraient, en tout ou partie, compensé un dommage causé par d'éventuels actes délictueux de F.________ et donc, en conséquence, si la précitée aurait pu s'opposer au prononcé de la créance compensatrice litigieuse. Le Tribunal fédéral a ainsi annulé l'arrêt attaqué en tant qu'il avait prononcé une créance compensatrice et a renvoyé la cause à l'autorité cantonale pour nouvelle décision. Pour le surplus, le Tribunal fédéral a considéré que C.________ était toujours la première bénéficiaire de D.________ et la véritable ayant droit économique du compte de A.________ ouvert auprès de la Banque E.________. A.b.f. Par arrêt du 30 novembre 2020, statuant sur renvoi du Tribunal fédéral, la chambre pénale a notamment jugé qu'il n'y avait pas lieu de prononcer une créance compensatrice à l'encontre de C.________ et ordonné la levée, au plus tôt quarante jours après la notification de son arrêt, des séquestres ordonnés sur le compte de C.________ auprès de B.________ AG et sur le compte de A.________ auprès de la Banque E.________, à concurrence de 3'300'000 fr. Elle a considéré que, compte tenu de l'avancement de la procédure complémentaire, il n'y avait en l'état pas de certitude sur le fait que les versements indus effectués par F.________ sur le compte G.________ résulteraient uniquement de pertes dues à la crise financière et à la chute des titre " H.________ " tel que retenu par l'acte d'accusation. Dans cette incertitude, il ne pouvait ainsi pas être arrêté une quotité pour le prononcé d'une créance compensatrice à l'encontre de C.________ sans prendre le risque de la priver de montants dont elle ne se serait pas trouvée enrichie.