Citation: 8C_459/2017 E. 5.2

5.2. L'intimée et l'instance précédente ont admis à juste titre que le critère du caractère particulièrement impressionnant de l'événement du 14 avril 2015 est rempli. Cela étant, quoi qu'en dise le recourant, aucun autre critère n'est réalisé. En particulier, les atteintes physiques qu'il a subies ne peuvent être qualifiées de graves au regard de la casuistique tirée de la jurisprudence (pour des exemples voir RUMO-JUNGO/HOLZER, Bundesgesetz über die Unfallversicherung, 4 e éd. 2012, ad art. 6 LAA, p. 71). De plus, comme cela est relevé dans le jugement attaqué, hormis la lésion au nez qui a nécessité une opération une année après l'agression en raison d'une obstruction nasale gauche avec une ronchopathie persistante, toutes les autres suites physiques de l'accident se sont assez rapidement résorbées dans les mois qui ont suivi sans laisser de séquelles. L'assuré a dû suivre des séances de physiothérapie à raison de deux fois par semaine pendant un certain temps, ce qui ne saurait être considéré comme un traitement lourd et pénible sur une longue durée (voir, pour un cas où ce critère a été admis, l'arrêt 8C_818/2015 du 15 novembre 2016 consid. 6.2). Quant au critère des douleurs persistantes, on précisera qu'il faut que des douleurs importantes aient existé sans interruption notable durant tout le temps écoulé entre l'accident et la clôture du cas (art. 19 al. 1 LAA). L'intensité des douleurs est examinée au regard de leur crédibilité, ainsi que de l'empêchement qu'elles entraînent dans la vie quotidienne (ATF 134 V 109 consid. 10.2.4 p. 128). Or, deux mois après les événements, la doctoresse F.________ signalait déjà une "nette amélioration" des douleurs, de sorte que ce critère ne peut pas non plus être retenu (voir son rapport médical intermédiaire du 12 juin 2015). Enfin, en ce qui concerne l'incapacité de travail découlant des seules lésions physiques, elle n'a pas été particulièrement longue. Il s'ensuit que les troubles psychiques développés par le recourant ne se trouvent pas en relation de causalité adéquate avec l'accident assuré et n'engagent pas la responsabilité de l'intimée. Sous cet angle également, le jugement entrepris n'est pas critiquable.