Citation: 4C.58/2003 08.07.2003 E. 5

5. La banque X.________ versera à A.________ 1'100 fr. à titre de dépens". Examinant les moyens soulevés par la débitrice, l'autorité cantonale a considéré, en substance, que, contrairement à l'avis de celle-ci, les versements effectués postérieurement à la dénonciation au remboursement de 294 434 fr. pour le 24 août 1992 ne pouvaient être déduits de la dette, étant donné que la relation de compte courant avait continué. La Cour civile a admis que la banque, en dénonçant au remboursement le compte courant le 24 mai 1995 pour l'échéance du 5 juillet 1995, avait respecté le délai légal de six semaines. C'est le solde dû au 30 juin 1995, par 137'157 fr. 20, qui représentait le montant exigible du débiteur après la résiliation du contrat, ce dernier n'ayant jamais contesté les relevés de compte. Cette somme devait porter intérêts dès le lendemain de la résiliation du contrat de compte courant, à savoir le 6 juillet 1995, au taux légal de 5 % l'an, faute pour la défenderesse d'avoir établi la quotité d'un taux supérieur. Le montant de 61'266 fr. 90, valeur 2 mai 1998, devait être toutefois retranché du solde dû. Comme le contrat précisait expressément que les cautions pouvaient être recherchées avant la réalisation des gages et que les sûretés non affectées à la dette cautionnée étaient susceptibles d'être destinées au remboursement d'autres créances, la somme de 110'000 fr. cédée par B.________ à X.________ a pu servir au remboursement de n'importe quelle créance. Il suit de là qu'aucune imputation supplémentaire n'entrait en ligne de compte. En sa qualité de caution solidaire, a conclu l'autorité cantonale, la demanderesse est débitrice de X.________ dans la même mesure que B.________.