Citation: 8C_511/2020 E. 4.1

4.1. Les premiers juges ont constaté que le docteur F.________, spécialiste consulté par la recourante en tant qu'expert privé, avait posé dans son premier rapport du 8 août 2018 le diagnostic de tendinopathie en sablier du biceps (long chef du biceps; LCB) qui, avec la subluxation, entraînait une déchirure partielle du sous-scapulaire. En s'appuyant sur les appréciations de la doctoresse H.________, ils ont toutefois conclu que ce diagnostic n'avait jamais été posé auparavant par les médecins traitants, mais que cette atteinte n'avait été révélée qu'en 2018, soit sept ans après l'accident, et que, par conséquent, elle n'était pas en lien de causalité avec celui-ci. Malgré les doutes du docteur F.________, il y avait lieu également de se fier au diagnostic de contusion (qu'avait subi la recourante lors de l'accident), posé par la doctoresse H.________ dans son appréciation médicale du 29 octobre 2018, car ce diagnostic se retrouvait dans nombre de rapports antérieurs aux appréciations de cette praticienne. En outre, les premiers juges ont écarté une lésion de type SLAP, évoquée par le docteur F.________ dans son rapport du 24 janvier 2019. Ils ont relevé que même le rapport du docteur G.________ du 16 juillet 2018, auquel le docteur F.________ faisait référence, n'était pas aussi affirmatif sur cette lésion, qui n'avait été que suspectée lors des premiers examens et n'avait plus été visible sur l'arthro-IRM effectuée le 25 juin 2013. Au surplus, les médecins de la CRR avaient relevé des facteurs contextuels influençant négativement les aptitudes fonctionnelles, de sorte que la persistance des plaintes de la recourante devait être appréciée dans un contexte subjectif. Selon l'appréciation de la doctoresse H.________ du 29 octobre 2019, il demeurait une atteinte interstitielle du tendon du sus-épineux qui devait être considérée comme stabilisée au 22 février 2017. La praticienne se référait à cet égard au rapport du docteur E.________ du 24 février 2017, intervenu onze mois après la troisième intervention chirurgicale de l'épaule droite. A cette occasion, la recourante avait expliqué au docteur E.________ n'avoir perçu aucun changement de l'état de son épaule droite à la suite de cette opération. L'auteur du rapport en avait conclu qu'il n'y avait aucune amélioration à attendre et que le cas pouvait être considéré comme stabilisé. Les juges cantonaux ont considéré que ce raisonnement, fondé sur l'analyse des pièces médicales au dossier et sur l'examen de la recourante, méritait d'être confirmé. Ils ont conclu que le cas était stabilisé au 28 février 2017 plutôt qu'au 30 novembre 2016 comme retenu par la CNA.