Citation: 7B.250/2004 07.01.2005 E. 2

2.1 Selon l'arrêt attaqué, la recourante a, par sa lettre du 28 avril 2004, invité l'office à ordonner la production de pièces en mains de la créancière afin que, une fois en possession des documents demandés, elle puisse ouvrir action en contestation de l'état des charges; en tant qu'elle remettait en cause, dans ladite lettre, la qualité de créancière de la poursuivante, sa contestation relevait de l'action en contestation de l'état des charges et ne pouvait pas être reçue dans le cadre d'une plainte; la lettre en question ne faisait d'ailleurs mention d'aucune plainte, mais évoquait clairement la possibilité d'ouvrir une action en contestation de l'état des charges; il s'agissait donc d'une requête de production de pièces ou de renseignements utiles en vue de contester la qualité de créancière de la poursuivante par la voie de l'opposition à l'état des charges ou d'ouvrir une éventuelle action en contestation de l'état des charges. La Cour cantonale en a déduit que le refus de l'autorité inférieure de considérer la lettre du 28 avril 2004 comme une plainte - seul objet d'ailleurs du recours cantonal - était donc bien fondé. 2.2 Devant la Chambre de céans, la recourante se contente de prétendre avoir été "scandaleusement empêchée de contester l'état des charges par un tour de passe-passe orchestré par l'OP Nyon et l'autorité inférieure de surveillance", évoquant à cet égard un courrier important qui ne lui serait jamais parvenu sans sa faute, et de traiter les considérations émises sur ce point dans l'arrêt attaqué de "galimatias juridique qui ne tient pas debout et constitue une violation grossière du droit fédéral". Ce faisant, la recourante ne s'en prend pas aux motifs pertinents et décisifs de l'arrêt attaqué par une argumentation topique répondant aux exigences de l'art. 79 al. 1 OJ. Elle ne tente d'ailleurs même pas d'établir en quoi la Cour cantonale elle-même aurait commis un abus ou un excès de son pouvoir d'appréciation, griefs sur lesquels se fonde pourtant principalement son recours. Il s'ensuit que la Chambre de céans ne peut entrer en matière.