Citation: U 87/04 31.03.2005 E. 5

5.1 Du rapport du docteur O.________, il ressort que l'assuré présente également une affection psychique sous la forme d'un trouble anxieux, non clairement défini, apparu près d'un an après l'accident. Dût-on retenir, comme le soutient le recourant, l'existence d'un rapport de causalité naturelle entre ces troubles et l'accident que cette seule conclusion ne lui serait d'aucun secours, vu l'absence d'un lien de causalité adéquate. En effet, il y a lieu de qualifier l'événement du 21 octobre 2000 comme faisant partie de la catégorie des accidents de gravité moyenne; pour juger du caractère adéquat du lien de causalité dans le cas d'espèce, il importe dès lors que plusieurs des critères consacrés par la jurisprudence (cf. ATF 115 V 138 consid. 6, 407 ss consid. 5) se trouvent réunis ou revêtent une intensité particulière. 5.2 Or, on ne voit pas d'éléments de nature à faire apparaître l'événement du 21 octobre 2000 comme particulièrement impressionnant ou dramatique. Les lésions qu'il a entraînées (une plaie de lacération/contusion de 0.5 cm sur l'arête du nez, une plaie de lacération/contusion de 2 cm sur la paupière droite, ainsi qu'une dermabrasion frontale droite sur 3 cm (éraflure) et une fracture partielle de l'incisive gauche) ne sont pas propres, selon l'expérience, à entraîner des troubles psychiques. Une IRM du 16 novembre 2000 n'a, en particulier, pas mis en évidence de lésion récente post-traumatique visible. Quant à la durée du traitement médical, elle n'apparaît pas anormalement longue. Par ailleurs, le dossier ne met pas en évidence la présence d'erreurs dans le traitement médical qui auraient entraîné une aggravation notable des séquelles de l'accident, ni la survenance de difficultés particulières ou de complications importantes. Enfin la durée de l'incapacité de travail n'est pas excessive, si l'on tient compte du fait que, selon les médecins de la CNA, le recourant était en mesure de reprendre son travail d'employé postal à la fin juin 2002. Le seul critère des douleurs persistantes ne suffit pas pour que l'accident assuré soit tenu pour la cause adéquate de l'affection psychique évoquée par le docteur O.________, si bien qu'il ne se justifie pas de procéder encore à une expertise psychiatrique.