Citation: 9C_820/2009 21.12.2009 E. 1

2.2 Dans un second grief, se référant à un arrêt K 181/05 du 7 mars 2006, la recourante soutient que le traitement amaigrissant suivi par l'intimée pendant les deux ans précédant l'intervention chirurgicale était inapproprié et inconstant de sorte qu'il ne remplissait pas les exigences de la let. d du ch. 1.1 de l'annexe 1 à l'OPAS relatif au traitement chirurgical de l'adiposité. C'est en vain que la recourante se réfère à l'arrêt précité. La situation dont le Tribunal fédéral avait alors eu à juger n'est en effet pas semblable au cas d'espèce. Le Tribunal fédéral avait dû se prononcer sur le cas d'une assurée qui avait entrepris des régimes-minceurs de type commercial sans ordonnance, ni contrôle de son médecin et dont l'efficacité était difficile à contrôler, faute d'étude pertinente à ce sujet. Une telle situation n'est pas comparable à celle de l'intimée. Contrairement à ce qu'allègue la recourante en faisant valoir que le traitement était dénué de tout suivi et de tout plan de traitement, il ressort en effet des faits constatés par la juridiction cantonale que l'intimée a suivi des traitements médicamenteux prescrits par son médecin traitant ou entrepris sur conseil d'un pharmacien. Ainsi, le docteur G.________ a confirmé que l'intimée a effectué différents traitements médicamenteux sur son conseil et sous son contrôle (courriers des 6 septembre 2006 et 21 février 2007). Elle s'est ainsi rendue régulièrement chez son médecin traitant (seize visites en deux ans) pour discuter des mesures diététiques à prendre. Le docteur G.________ a également attesté du fait que la prise de médicaments amaigrissants n'avait pas atteint son but, de sorte que la constatation de la juridiction cantonale selon laquelle les traitements n'avaient pas donné de résultats n'apparaît pas manifestement inexacte comme le prétend en vain la recourante. Enfin, l'argument que la recourante entend tirer de "l'interruption répétée" des traitements n'est pas déterminant, dès lors que la disposition d'exécution de la LAMal en cause, dans sa version ici déterminante, ne pose pas la condition du caractère ininterrompu du traitement amaigrissant approprié de deux ans. Dans ces circonstances, l'appréciation de l'autorité cantonale de première instance selon laquelle les traitements suivis par l'intimée étaient appropriés au sens de la let. d du ch. 1.1 de l'annexe 1 à l'OPAS relatif au traitement chirurgical de l'adiposité n'est dès lors pas arbitraire. Loin de "s'écarter" du critère prévu par cette disposition, la juridiction cantonale en a fait une application conforme au droit.