Citation: 2C_205/2024 E. A

A.________ exploite des locaux affectés à la prostitution de salon depuis plusieurs années. En 2021, il a reçu un avertissement en raison de la présence de deux prostituées dépourvues de titre de séjour dans l'un de ses salons. Dans un rapport du 20 février 2023, la Brigade de lutte contre la traite d'êtres humains et la prostitution illicite de la République et canton de Genève (ci-après: la Police cantonale) a constaté que A.________ avait mis trois appartements (studios meublés), dont il était ou avait été locataire ou sous-locataire, à disposition d'une travailleuse du sexe dépourvue de titre de séjour, afin qu'elle y exerce la prostitution. Une procédure pénale pour suspicion d'infraction à la législation sur les étrangers a été ouverte à l'encontre de l'intéressé. Lors de son audition le 3 février 2023, l'intéressé a expliqué trouver ses locataires sur le site "Anibis", notamment sous la rubrique "érotique immobilier". Après avoir sollicité l'autorisation d'ouvrir un salon dédié à la prostitution, nommé " B.________ ", l'intéressé a été auditionné à nouveau par la Police cantonale, qui a établi un second rapport. Dans ce rapport daté du 28 mars 2023, elle constatait que A.________ gérait la location à la semaine d'une douzaine de locaux. Ils étaient loués à des travailleuses du sexe de passage afin qu'elles y exercent la prostitution. A.________ était également propriétaire d'un appartement mis en location. Les loyers prélevés par l'intéressé se montaient à 100 fr. ou 120 fr. par jour pour un studio meublé.