Citation: 6B_1179/2015 E. 5.3

5.3. En l'occurrence, la détention provisoire et la détention pour des motifs de sûreté sont réglées par les art. 220 ss CPP, qui déterminent les conditions où une telle privation de liberté peut être ordonnée ainsi que la procédure qui doit être suivie. L'art. 235 al. 1 CPP prévoit en particulier que la liberté des prévenus en détention ne peut être restreinte que dans la mesure requise par le but de la détention et par le respect de l'ordre et de la sécurité dans l'établissement. Cette clause autorise dans son principe la restriction des droits des détenus, dans la mesure requise par le but de la détention et pour assurer l'ordre et la sécurité dans l'établissement. Elle constitue une base légale suffisante pour ce faire (cf. arrêts 1B_425/2015 du 21 juin 2016 consid. 2.4.1; 1B_17/2015 du 18 mars 2015 consid. 3.1; NIKLAUS SCHMID, Schweizerische Strafprozessordnung, Praxiskommentar, 2e éd. 2013, n° 1 ad art. 235 CPP). Conformément à l'art. 235 al. 5 CPP, c'est au législateur cantonal qu'il appartient de régler les droits et les obligations des prévenus en détention, leurs droits de recours, les mesures disciplinaires ainsi que la surveillance des établissements de détention.