Citation: 6B_652/2023 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a constaté que les parties ne s'étaient pas exprimées sur cette mesure lors des débats d'appel. Toutefois, elle a souligné que dès le renvoi en jugement, la condamnation du chef de séquestration, laquelle entraînait une expulsion obligatoire, avait été requise - de même que dite conséquence - par le ministère public, ce que le recourant ne pouvait ignorer. Le recourant n'était pas non plus sans savoir que l'intimée avait formé un appel joint, afin d'obtenir notamment sa condamnation de ce chef et que, si la question de l'expulsion avait été écartée par le premier juge, celle-ci serait à nouveau examinée dans le cadre des débats d'appel, s'agissant d'une mesure obligatoire ex lege. Pour la cour cantonale, il était des devoirs de l'avocat de la défense de veiller à attirer l'attention de son client sur les risques inhérents à l'appel joint, de sorte qu'il ne lui appartenait pas d'interpeller les parties sur ce point; ainsi il n'y avait pas de violation du droit d'être entendu.