Citation: 2C_302/2024 E. 6.4.1

6.4.1. Elle vise tout d'abord et principalement à réduire le temps d'attente pour obtenir une telle autorisation et à favoriser la rotation entre les chauffeurs de taxi (PL 12'649, p. 27. cf. aussi PL 12'649-A, p. 33, 64, 109). Sur ce point, le Tribunal fédéral a déjà eu l'occasion de préciser - lors de l'examen de griefs en lien avec la liberté économique et l'égalité de traitement entre concurrents économiques - que lorsque une collectivité publique réglemente l'usage accru du domaine public par les taxis, les autorisations ne doivent pas être concentrées entre les mains d'un petit cercle toujours identique de bénéficiaires, mais être réparties équitablement entre les différents concurrents, selon un système permettant également l'accès à de nouveaux candidats (cf. arrêts 2C_394/2020 du 20 novembre 2020 consid. 7.2; 2C_829/2015 du 15 janvier 2016 consid. 4.3 et les arrêts cités). Il en découle un devoir pour la collectivité publique d'assurer une rotation. Sous cet angle, il convient d'admettre l'existence d'un motif légitime.