Citation: 6B_159/2022 E. 1.3

1.3. En l'espèce, la cour cantonale a conclu que les griefs invoqués par le recourant n'étaient pas susceptibles de remettre en cause l'état de fait retenu par le tribunal de police et l'a ainsi confirmé (cf. supra consid. B.a). L' autorité cantonale s'est notamment fondée sur les déclarations des deux témoins et sur le constat de la voiture endommagée fait par la police. A cet égard, la cour cantonale a précisé que les témoins avaient relevé le numéro de plaque, ainsi que la marque de la voiture et que, s'ils s'étaient trompés d'un chiffre sur le numéro d'immatriculation (en mentionnant xx xxx au lieu de xxx xxx), cela ne portait pas atteinte au crédit de leurs déclarations; le fait que l'un des témoins avait indiqué (lors de son audition du 16 février 2021, soit plus de huit mois après les faits) ne pas bien se souvenir de ceux-ci venait renforcer sa crédibilité; au contraire, la version du recourant - qui affirmait ne garder " aucun souvenir d'avoir touché un véhicule en stationnement à l'endroit qui nous occupe " et qui relevait ne pas se souvenir des faits et ne s'être " rendu compte de rien " - n'était pas plausible, sauf à considérer une amnésie ensuite d'une forte alcoolisation. L'autorité précédente a ensuite relevé qu'il n'était pas soutenable de dire qu'une manoeuvre mal menée ou qu'un défaut de conduite ne pouvait pas engendrer des dégâts de l'ordre de ceux constatés sur la voiture endommagée, les traces de peinture sur celle-ci étant précisément de la couleur du véhicule du recourant; elle a enfin souligné qu'affirmer que le choc aurait dû impacter les deux voitures de la même manière résultait d'une conception assez réductrice de la physique, dès lors qu'il s'agissait de deux corps de poids différents, dont seul l'un était en mouvement, et qui n'avaient très vraisemblablement pas la même résistance.