Citation: 6B_3/2018 E. 3.3

3.3. En l'espèce, au vu de l'état de fait de la cour cantonale, dont la recourante n'a pas démontré l'arbitraire (cf. consid. 2 supra), il n'apparaît pas que cette dernière aurait pu obtenir des prix supérieurs, de la part de E.________, à ceux qu'elle avait acceptés pour l'acier vendu, ni, en conséquence, qu'elle aurait consenti à des actes préjudiciables à ses intérêts, desquels aurait résulté un dommage consistant en une non-augmentation de l'actif. L'affirmation de la recourante selon laquelle l'intimé lui aurait présenté des offres d'achat "inférieures au prix du marché" est dénuée de fondement, étant par ailleurs relevé que celle-ci prétend que le marché de l'acier ne connaît pas de prix référentiels. Au demeurant, dès lors que l'intimé se contentait de communiquer une offre d'achat à la recourante, laquelle l'acceptait ou la refusait en fonction de la marge prévue, on ne voit pas quelle tromperie astucieuse aurait été déployée par l'intimé afin de la déterminer à vendre son acier à un prix plus bas que celui qu'elle aurait éventuellement pu obtenir auprès de E.________ ou d'un autre acheteur. A défaut des éléments constitutifs d'une infraction d'escroquerie, un acquittement de l'intimé apparaît plus vraisemblable qu'une condamnation. La cour cantonale n'a, partant, nullement violé le droit fédéral en confirmant le classement de la procédure sur ce point. Le grief doit être rejeté.