Citation: 9C_753/2010 22.12.2010 E. A

S.________, né en 1964, exerçait la profession de jardinier horticulteur indépendant, lorsqu'il a été victime le 28 août 2002 d'un accident du travail. Incapable depuis lors de mobiliser une capacité de travail entière, il a définitivement cessé son activité indépendante le 31 décembre 2004. Le 8 février 2005, le prénommé a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. L'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a recueilli l'avis médical des docteurs B.________, médecin traitant (rapports des 1er mars 2005 et 1er septembre 2006), N.________ (rapport du 29 septembre 2006), M.________ (rapport du 27 octobre 2006) et A.________ (rapport du 6 novembre 2006), et versé une expertise réalisée par le docteur G.________ pour le compte de l'assureur perte de gain en cas de maladie de l'assuré (rapport du 6 novembre 2004). D'après ces différents documents, l'assuré présentait principalement un état douloureux chronique au niveau de la région cervicale et lombaire ainsi que des troubles statiques aux pieds avec arthrose tibio-talienne antérieure gauche. Dans le but d'examiner les possibilités de réadaptation de l'assuré, l'office AI a mis en oeuvre une mesure d'observation professionnelle auprès du Centre X.________ qui s'est déroulée du 2 octobre au 3 novembre 2006. Dans leur rapport du 29 novembre 2006, les responsables du centre X.________ ont estimé que l'assuré n'avait pas donné à voir ce que l'on était en droit d'attendre de sa part - en termes de qualité et de quantité - dans les tâches effectuées; toutes les activités légères et simples permettant l'alternance des positions et sans mouvement en amplitude lui semblaient être accessibles. Se fondant sur l'avis de son service médical régional (SMR), qui considérait que l'assuré était en mesure de travailler à 100 % dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles (rapport du 4 avril 2007), l'office AI a, dans un projet de décision daté du 21 janvier 2008, informé l'assuré qu'il n'entendait pas lui allouer de rente d'invalidité, motif pris que son degré d'invalidité (21 %) était insuffisant pour donner droit à une telle prestation. A la suite de l'opposition formée par l'assuré contre ce projet, le SMR a décidé de procéder à un examen clinique bidisciplinaire, (rhumatologique et psychiatrique). Dans leur rapport du 10 février 2009, les docteurs P.________ et T.________ ont retenu les diagnostics de cervico-lombalgies chroniques persistantes (discopathies cervicales étagées; hernie discale médiane-para-médiane droite C6-C7 non déficitaire; discrètes séquelles de maladie de Scheuermann au niveau dorsal bas et lombaire haut; discopathies lombaires étagées), de conflit sous-acromial des deux épaules, d'arthrose post-traumatique de la cheville gauche, de pieds plats bilatéraux (du 1er degré à droite; du 2e degré à gauche), d'hallux valgus bilatéral et de troubles statiques des orteils. Si la problématique présentée par l'assuré était clairement et définitivement incompatible avec une activité de paysagiste, il était néanmoins apte à travailler dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles. Par décision du 10 mars 2009, l'office AI a rejeté la demande de prestations de l'assuré.