Citation: 1F_20/2024 E. 1.3

1.3. Les critiques systématiques du recourant ne permettent pas d'admettre l'existence de telles erreurs, en particulier s'agissant - d'un point de vue formel - de la possibilité de présenter de nouveaux griefs et de nouvelles conclusions en réplique (soit après l'échéance du délai de recours prévu à l'art. 100 al. 1 LTF) et de l'obligation de motiver le recours (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF); sur le fond, le recourant estime que le Tribunal fédéral aurait mal appliqué la jurisprudence de 2008 (arrêt 1C_343/2008) et se serait fondé sur les art. 24 et 100 de la loi genevoise sur l'exercice des droit politiques (LEDP RS/GE A 5 05) au lieu de l'art. 54 al. 2 LEDP selon lui seul pertinent. Un examen de ces récriminations ne permet toutefois pas de discerner l'existence d'erreurs particulièrement lourdes et répétées, ni surtout un parti pris ou une prévention à l'égard du requérant. La demande de récusation (tout comme le moyen tiré de l'art. 121 let. a LTF) doit ainsi être rejetée. Elle était manifestement dénuée de chance de succès, ce qui autorise les magistrats et greffier dont la récusation est demandée à statuer à son sujet (cf. ci-dessus consid. 1 in initio).