Citation: 6B_1061/2021 E. 4.3

4.3. Le recourant allègue que ses actes auraient été justifiés et proportionnés et qu'ils auraient été menés dans le cadre d'un débat d'intérêt général. Il aurait exercé sa liberté d'expression dans le but de défendre d'autres droits individuels garantis par le CEDH, à savoir le droit à la vie (art. 2 CEDH) et le "droit de vivre dans un environnement sain découlant de l'art. 8 CEDH", dans un contexte de lutte contre le dérèglement climatique visant à alerter la population et les autorités, de sorte que le recours à la répression pénale ne serait ni nécessaire ni proportionné. Les manifestations auxquelles il a pris part les 20 et 27 septembre 2019, bien que non autorisées, auraient été pacifiques, prévues pour être limitées dans le temps et menées pour une cause légitime. Les évacuations des manifestants ayant permis de préserver leur liberté de réunion et de manifestation tout en garantissant le maintien de l'ordre public, il n'y aurait pas eu lieu de poursuivre et de condamner pénalement le recourant.