Citation: 8C_671/2020 E. A

A.a. A.________, né en 1969, était employé comme aide-couvreur par l'entreprise B.________ Sàrl et, à ce titre, assuré de manière obligatoire contre le risque d'accidents auprès de la Caisse nationale suisse en cas d'accidents (ci-après: CNA). Le 18 novembre 1998, il travaillait sur le toit d'un chalet en construction quand une plaque de sous-couverture a cédé. Il a fait une chute d'une hauteur d'environ six mètres entraînant des fractures des côtes 7 à 10 à droite et une fracture intra-articulaire distale du radius droit. Le traitement a été opératoire pour le poignet droit avec la mise en place d'un fixateur externe. Le 2 décembre 1998, une réduction sanglante ainsi qu'une ostéosynthèse ont été effectuées. L'évolution a été sans complication. L'ablation du matériel d'ostéosynthèse a eu lieu le 1er novembre 1999. A.b. Le 11 janvier 2000, le docteur C.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et médecin d'arrondissement de la CNA, a effectué l'examen médical final. Après avoir procédé aux mesures d'instruction sur le plan économique, la CNA a rendu le 20 avril 2000 une décision par laquelle elle a reconnu à l'assuré le droit à une rente d'invalidité de 20 % dès le 1er mars 2000 ainsi qu'à une indemnité pour atteinte à l'intégrité (IPAI) d'un taux de 10 %. Cette décision a été confirmée sur opposition le 4 septembre 2000. L'assuré s'est ensuite installé au Portugal. A.c. Par courriers des 13 février 2012 et 9 janvier 2017, l'assuré, respectivement son médecin de famille au Portugal, a demandé à la CNA de réévaluer le dossier en raison d'une lésion au niveau thoracique, d'une arthrose au poignet droit et de troubles psychiques. Par courriers des 13 mars 2012 et 30 janvier 2017, la CNA a nié l'existence d'un lien de causalité entre les troubles respiratoires et l'accident du 18 novembre 1998. Quant à l'atteinte au poignet, elle a indiqué qu'en l'absence d'une aggravation notable de la situation, une révision de la rente ne se justifiait pas. A.d. Saisie derechef le 6 décembre 2017 d'une requête de l'assuré comprenant en annexe un rapport médical du 10 novembre 2017 du docteur D.________, spécialiste FMH en rhumatologie, qui estimait à 50 % tout au plus la capacité de travail de l'assuré dans une activité adaptée, la CNA a soumis le cas au docteur E.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et médecin d'arrondissement, qui a rendu son rapport 17 janvier 2018. Par décision du 2 février 2018, la CNA a refusé de réviser la décision du 20 avril 2000, ce qu'elle a confirmé sur opposition le 17 mai 2018, après avoir consulté son médecin d'arrondissement, le docteur F.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique.