Citation: 8C_946/2012 E. A

D.________ a travaillé en qualité d'aide-comptable au service de la Fondation X.________ et était, à ce titre, assurée contre le risque d'accident auprès de Generali Assurances Générales SA (ci-après: Generali). Le 17 janvier 2009, l'assurée a été renversée par une voiture sur un passage à piéton. Souffrant de douleurs au genou droit et de douleurs et de plaies à la cheville gauche, elle a été conduite à l'Hôpital Y.________. Le docteur T.________, médecin au Département de chirurgie, a fait état d'une fracture ouverte du pilon tibial gauche, d'une fracture de la fibula gauche, ainsi que d'une fracture du calcanéum gauche. Une radiographie du genou droit n'a pas révélé de fracture (rapport du 23 mars 2009). L'assurée a subi une incapacité de travail de 100 % dès le 17 janvier 2009. Generali a pris en charge le cas. Durant la période du 17 janvier au 12 février 2009, les médecins de l'Hôpital Y.________ ont réalisé quatre interventions chirurgicales comprenant la mise en place de matériel d'ostéosynthèse au pilon tibial et au calcanéum gauches. Le 11 avril 2009, l'assurée s'est fracturé le scaphoïde gauche lors d'une chute. Dans un rapport du 26 janvier 2010, le docteur E.________, spécialiste en médecine interne et médecin traitant de l'assurée a indiqué l'apparition de douleurs à la hanche droite par surcharge. Des radiographies du bassin et de la hanche droite ont révélé une double discarthrose entourant L5, ainsi qu'une insertionite ossifiante au niveau des deux grands trochanters fémoraux et ont permis d'exclure une coxarthrose. Consultée par Generali, la doctoresse P.________ a nié l'existence d'un lien de causalité entre ces troubles et l'accident. Generali a confié une expertise au docteur A.________, spécialiste en chirurgie orthopédique. Dans son rapport du 9 décembre 2010, l'expert a nié l'existence d'un lien de causalité entre les accidents des 17 janvier et 11 avril 2009 et la gonarthrose droite, les dorso-lombalgies, ainsi que l'enthésopathie calcifiante des trochanters, des crêtes iliaques, des épines iliaques et des ischions. Quant aux lésions post-traumatiques affectant le membre inférieur gauche, elles entrainaient une incapacité de travail de 50 % avec une diminution de rendement de 10 % en raison des difficultés de déplacement. Par courrier du 21 décembre 2010, Generali a informé l'assurée qu'elle mettait fin, à partir du 30 novembre 2010, à la prise en charge des frais de traitement - à l'exception des soins préconisés par le docteur A.________ -, ainsi qu'à l'allocation de l'indemnité journalière; à partir du 1er décembre 2010, le paiement des prestations en espèces serait poursuivi à titre d'avances sur la rente d'invalidité. L'assurée a contesté ce mode de résolution du cas. Invoquant l'avis du docteur E.________ (fax adressé au docteur A.________ le 7 janvier 2011), elle faisait valoir que l'aggravation de l'arthrose au genou droit était due à l'accident du 17 janvier 2009, dans la mesure où elle résultait de la charge totale de la jambe droite pendant la période de cinq mois d'utilisation de béquilles et de surcharge durant deux ans. Par décision du 28 mars 2011, confirmée sur opposition le 22 juillet suivant, Generali a alloué à l'assurée, à partir du 1er décembre 2010, une rente d'invalidité fondée sur une incapacité de gain de 55 %. Au titre des frais médicaux, l'assureur-accidents a pris en charge l'intervention d'ablation du matériel d'ostéosynthèse, les traitements consécutifs et les traitements nécessaires au maintien de l'état de santé et de la capacité résiduelle de gain, à savoir des chaussures et semelles orthopédiques, ainsi que deux à trois séries de séances de physiothérapie par année.