Citation: 9C_410/2019 E. 5.2

5.2. Selon les constatations de la juridiction cantonale, le docteur D.________ a travaillé au service du SMR d'octobre 2005 à juillet 2014. Comme l'ont dûment retenu les premiers juges, le seul fait qu'un médecin a exercé une activité au service de l'assurance-invalidité par le passé ne crée pas un risque potentiel accru de partialité (cf. arrêt 9C_257/2016 précité, consid. 2). A cet égard, on ajoutera que le recours régulier aux services d'un expert par un office AI, de même que le volume d'honoraires ainsi généré, ne sont pas non plus des éléments constitutifs d'une apparence de prévention à l'encontre de l'expert (cf. arrêt 9C_704/2018 du 29 janvier 2019 consid. 5.1). En ce qui concerne la prétendue absence de suivi des développements de la science médicale psychiatrique, il suffit de constater que le docteur D.________ dispose d'une autorisation cantonale de pratiquer et des titres de formation (postgrade) en psychiatrie et psychothérapie requis (voir le registre des professions médicales géré par l'Office fédéral des assurances sociales [www.medregom.admin.ch]), ce qui suffit déjà pour retenir qu'il dispose des connaissances nécessaires pour exercer sa profession et rendre des expertises dans son domaine de spécialisation (cf. arrêt 9C_121/2016 du 27 avril 2016 et les références). Quant aux activités que le docteur D.________ pratique en dehors de ses mandats d'expertises médicales, il est sans importance qu'elles entrent ou non dans le cadre de la spécialisation médicale pour laquelle ce médecin est appelé à s'exprimer comme expert. La recourante n'apporte aucun élément pertinent propre à remettre en cause les compétences médicales et l'impartialité de l'expert psychiatre lorsqu'elle lui reproche son habillement ou de s'occuper de jeûne thérapeutique. Les griefs tirés de la partialité ou de l'incompétence de l'expert sont mal fondés.