Citation: 6B_112/2024 E. 3.3

3.3. Le recourant critique la motivation de la cour cantonale sur plusieurs points, lui reprochant de ne pas avoir tenu compte de certains éléments. Il reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte de l'effet de la peine sur son avenir. Il explique qu'il perdra son droit à ses rentes invalidité, qu'il ne disposera plus d'un logement à sa sortie de prison et que le milieu carcéral le replongera dans une atmosphère dans laquelle il ne pourra pas se développer personnellement. Ce grief est infondé. Il est en effet inévitable qu'une peine privative de liberté d'une certaine durée ait des répercussions sur la vie du condamné, son logement et ses relations. Seules des circonstances extraordinaires peuvent conduire à une réduction de peine (cf. notamment arrêt 6B_1253/2023 du 3 juillet 2024 consid. 2.2), lesquelles ne sont pas réalisées en l'espèce. Le recourant invoque sa vulnérabilité particulière face à la peine. Il expose qu'il ne sera plus en mesure de poursuivre son traitement avec le Dr C.________, avec lequel il a développé un lien de confiance et a pu aborder les problématiques en lien avec la présente procédure. Ce grief est également infondé. Selon la jurisprudence, la vulnérabilité face à la peine n'est retenue comme circonstance atténuante que si elle rend la sanction considérablement plus dure que pour la moyenne des autres condamnés, par exemple en présence de maladies graves, de psychoses claustrophobiques ou de surdimutité (cf. notamment arrêt 6B_849/2022 du 21 juin 2023 consid. 4.1.1). Au vu de l'état de fait cantonal, une telle vulnérabilité n'est pas établie. Le recourant explique que ses capacités d'introspection seraient inférieures à celles de tout à chacun, de sorte que l'on ne pourrait pas lui reprocher une absence de prise de conscience. Comme le relève toutefois le recourant lui-même, il a admis les faits en lien avec la violation de la loi sur les stupéfiants et avoir tenu des propos désobligeants et à s'en excuser. Son grief est dès lors infondé. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir considéré que sa situation personnelle n'expliquait en rien les faits commis. La cour cantonale n'a pas méconnu la situation personnelle du recourant qu'elle a exposée en pages 20 s. Elle a simplement déclaré que celle-ci ne pouvait excuser son comportement. Le recourant semble critiquer le choix de la peine privative de liberté. Au vu de l'infraction commise (cf. art. 190 aCP) et la gravité de la peine infligée, seule une peine privative de liberté pouvait être prononcée. Pour le surplus, le recourant ne cite aucun élément important, propre à modifier la peine, qui aurait été omis ou pris en considération à tort par la cour cantonale, ni ne démontre que la cour cantonale aurait dû pondérer différemment l'un ou l'autre des éléments. Au regard des circonstances, il n'apparaît donc pas que la cour cantonale aurait abusé du large pouvoir d'appréciation dont elle disposait en fixant la quotité de la peine infligée au recourant. Le grief est donc rejeté.