Citation: 2C_870/2022 E. 1.6

1.6. Par décision du 31 janvier 2022, la DGAV a ordonné le séquestre définitif et l'euthanasie de la chienne "D.________" et mis les frais de la procédure ainsi que les frais d'euthanasie et de fourrière à la charge de A.________. En substance, elle a considéré, au vu des éléments du dossier, que les chiennes "C.________" et "D.________" avaient un trouble du comportement similaire et que le risque d'agression présenté par l'une ou l'autre se valait. S'agissant plus particulièrement de "D.________", elle a retenu, en se fondant sur les conclusions du rapport d'évaluation comportementale du 15 décembre 2021 de la Dresse G.________, que même si cette chienne était prise en charge de manière exemplaire par quelqu'un ayant conscience de tous les facteurs de risque, tant ceux liés intrinsèquement à cet animal que ceux relatifs aux mesures sécuritaires, le risque d'agression resterait malgré tout très présent. En définitive, compte tenu du degré de dangerosité présenté par cet animal et au regard de l'ensemble des circonstances, il n'existait pas de mesures moins incisives que l'euthanasie pour garantir la sécurité publique; en effet, A.________ n'apparaissait pas être à même d'assumer de manière exemplaire la responsabilité importante et spécifique liée à la détention d'une chienne problématique telle que "D.________", présentant une dysthymie sévère, et il paraissait en outre très peu plausible que la SVPA puisse trouver un nouveau foyer pour cet animal auprès d'un détenteur au bénéfice des qualifications et des connaissances cynologiques nécessaires. Par acte du 21 février 2022, A.________ a interjeté recours auprès du Tribunal cantonal du canton de Vaud contre la décision de la DGAV du 31 janvier 2022.