Citation: 4P.304/2005 01.05.2006 E. 3

Le recourant soutient qu'il a payé le salaire litigieux de la main à la main, en plusieurs fois, en espèces et sans réclamer de quittances. Devant le Tribunal des prud'hommes, plusieurs témoins ont déclaré qu'ils avaient eux aussi travaillé au service du recourant et que celui-ci leur avait parfois versé leur dû de cette façon. Le recourant reproche aux précédents juges d'avoir apprécié arbitrairement ces témoignages en ne retenant pas que sa version des faits était ainsi confirmée. En ce qui concerne l'appréciation des preuves et la constatation des faits, la juridiction cantonale tombe dans l'arbitraire, et elle viole ainsi l'art. 9 Cst., lorsque, sans aucune raison sérieuse, elle ne prend pas en considération un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa portée, ou encore lorsque, sur la base des éléments recueillis, elle parvient à des constatations insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; voir aussi ATF 130 III 87 consid. 3.3 p. 89/90). Dans la présente affaire, les témoignages invoqués portent sur des paiements à des tiers; ils ne fournissent aucune indication sur les sommes que l'intimé aurait reçues du recourant, le cas échéant, sans avoir à signer de quittance. Par conséquent, la Cour de cassation civile retient sans arbitraire que ces mêmes témoignages n'apportent pas la preuve des paiements allégués.