Citation: 2C_129/2013 E. 3.3

3.3. Il s'ensuit que le recours doit être rejeté et l'arrêt attaqué confirmé, dans la mesure où il refuse de reconnaître aux recourantes la qualité d'entreprises familiales au sens de l'art. 4 al. 1 LTr. Le fait que les juges cantonaux ont laissé ouverte la question de la portée de l'art. 4 LTr et n'ont examiné l'application de cette disposition que par rapport à l'indépendance des recourantes vis-à-vis de la société Coop n'y change rien, dans la mesure où le Tribunal fédéral applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF) et peut procéder à une substitution de motif (cf. supra consid. 2.1). En outre, la motivation juridique retenue ne revêt pas un caractère inattendu ou insolite pour les recourantes, sur laquelle elles n'auraient jamais eu l'occasion de s'exprimer. La décision initiale du Service du travail se fondait en effet sur cette conception juridique et elles ont pu développer leur point de vue devant le Département, puis devant le Tribunal cantonal. Du reste, dans le recours auprès du Tribunal fédéral, les recourantes ont elles-mêmes indiqué qu'elles renonçaient à revenir sur cette question de principe, dès lors que celle-ci était sur le point d'être tranchée dans l'affaire 2C_1126/2012. Partant, il n'y a pas lieu de les interpeller à ce sujet (ATF 130 III 35 consid. 5 p. 39; 128 V 272 consid.5b/bb p. 278 et les arrêts cités; arrêt 2C_835/2012 du 1er avril 2013, consid. 4.1 et 4.2).