Citation: 9C_538/2015 E. 2

Les premiers juges ont considéré que les expertises médicales réalisées sur mandat de l'intimé par les docteurs E.________ (rapport du 4 juillet 2011) et D.________ (du 30 mai 2011), satisfaisaient aux réquisits jurisprudentiels relatifs à la force probante de tels documents. En particulier, la juridiction cantonale a répondu aux critiques de la recourante relatives à la durée de l'expertise psychiatrique du docteur E.________. En ce qui concerne les rapports des docteurs B.________ et C.________, les juges cantonaux ont admis qu'ils ne remettaient pas en cause l'appréciation psychiatrique réalisée par le docteur E.________: d'une part, le docteur B.________ qui n'est pas spécialisé en la matière avait préconisé de prendre l'avis d'un psychiatre, d'autre part la doctoresse C.________ n'avait pas posé de diagnostic selon la Classification internationale des maladies (CIM-10). Les juges cantonaux ont constaté que la capacité de travail de la recourante restait entière dans son ancienne activité de buraliste postale. Ils ont confirmé le taux d'invalidité de 10 % retenu par l'intimé.