Citation: 4C.10/2004 29.04.2004 E. 4

L'art. 8 CC désigne celui qui, du titulaire du droit ou de sa partie adverse, doit supporter les conséquences de l'échec de la preuve d'un fait. L'art. 8 CC confère également, lorsque certaines conditions sont remplies, à la partie chargée du fardeau de la preuve la faculté de prouver ses allégations (ATF 128 III 22 consid. 2d p. 25; 127 III 248 consid. 3a p. 253 et les arrêts cités). En l'espèce, les demandeurs, qui invoquent la violation de l'art. 8 CC, s'en prennent en réalité à l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée la cour cantonale, ce qui n'est pas admissible dans la procédure du recours en réforme (consid. 1.3). Tel est en particulier le cas, lorsqu'ils reprochent aux premiers juges de ne pas avoir tenu compte de l'allégué 286 de la réplique et de la pièce s'y rapportant ou du témoignage de Z.________, exposant qu'ils n'avaient pas collaboré au projet "N.________". C'est par la voie du recours de droit public pour arbitraire que les demandeurs auraient dû se plaindre de ces omissions. Il n'apparaît au demeurant pas, et les demandeurs n'allèguent pas, que les juges cantonaux auraient refusé d'administrer une preuve ou tiré des conséquences erronées de l'échec d'une preuve.