Citation: 1C_232/2020 E. 3.2.2

3.2.2. Comme il a déjà été exposé (consid 3.1.2.1), la mesure imposée aux recourants est en rapport avec le but visé, puisqu'elle permet de contrôler l'absence d'introduction dans le sol d'eaux polluées, au sens de la législation. Cette mesure est en outre adéquate, puisque ainsi qu'on l'a déjà relevé également, les solutions proposées par les recourants - contrôle visuel de l'installation et interventions d'entretien - ne permettent pas de s'assurer de la qualité des eaux infiltrées. En outre, au contraire de ce qu'affirment les recourants, le prélèvement et l'analyse réguliers d'échantillons n'est pas dépourvu d'intérêt public: la protection des sols et des nappes phréatiques visée par la législation ne se limite pas aux seuls périmètres de protection des eaux ou secteurs proches de cours d'eau, de telles surfaces étant en réalité soumises à une protection accrue par rapport à la protection générale qui est, elle, applicable à tout le territoire. Or, face à cet intérêt public, les recourants ne démontrent pas que ce qui est exigé de leur part serait excessif. Ils affirment sans autre explication qu'aucun prélèvement n'est possible en sortie de l'installation. Ils ne reviennent toutefois pas sur l'état de fait de l'arrêt attaqué dont il ressort que l'installation n'aurait pas besoin d'être adaptée, le prélèvement d'eau étant possible (let. F p. 2) et qu'ils auraient proposé de fournir une analyse de leurs eaux tous les deux ans (let. F p. 3). Ils n'exposent par ailleurs pas en quoi une modification de l'installation, si une adaptation était nécessaire, serait impossible ou coûteuse au point que ceci ne puisse leur être raisonnablement imposé. Appellatoire, leur argumentation doit être écartée et la mesure jugée proportionnée.