Citation: 4D_99/2009 11.09.2009 E. 3

La recourante se prévaut ensuite de la protection contre l'arbitraire, garantie par l'art. 9 Cst. 3.1 Selon la jurisprudence, l'arbitraire ne résulte pas du seul fait qu'une autre solution serait envisageable ou même préférable. Le Tribunal fédéral n'annule la décision attaquée que lorsque celle-ci est manifestement insoutenable, qu'elle se trouve en contradiction claire avec la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique indiscuté, ou encore lorsqu'elle heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Pour qu'une décision soit annulée au titre de l'arbitraire, il ne suffit pas qu'elle se fonde sur une motivation insoutenable; encore faut-il qu'elle apparaisse arbitraire dans son résultat (ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4 s.; 134 I 140 consid. 5.4 p. 148, 263 consid. 3.1 p. 265 s.). 3.2 A suivre la recourante, la IIe Cour d'appel civil, qui lui reproche le défaut de motivation de son mémoire de recours, aurait elle-même rendu un arrêt "particulièrement pauvre en motivation". A supposer qu'une telle remarque puisse constituer un grief en bonne et due forme, celui-ci serait irrecevable. Le droit d'obtenir une décision motivée relève, en effet, de la garantie du droit d'être entendu, au sens de l'art. 29 al. 2 Cst. (ATF 133 III 439 consid. 3.3 p. 445), et n'a donc rien à voir avec la protection contre l'arbitraire, assurée par l'art. 9 Cst.