Citation: 6B_448/2024 E. B

Par arrêt du 8 mai 2024, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté le recours interjeté par A.________ contre l'ordonnance précitée. La cour cantonale a en substance retenu les faits suivants: B.a. Le 11 août 2023 à 10h59, un accident de la circulation s'est produit à la hauteur du numéro xxx de la route de U.________ à X.________, impliquant deux véhicules conduits respectivement par A.________ et B.________. B.b. Selon le rapport de renseignements du 17 août 2023, venant de V.________, A.________ circulait sur la départementale xxxx en direction de W.________ (France). Arrivé au croisement de la douane de X.________, le conducteur avait tourné à gauche sur la route de U.________ (Suisse), sans prêter gare à B.________ qui, circulant en sens inverse, s'était également engagée sur ladite route. Au vu de ces éléments, A.________ n'avait pas gardé une distance latérale suffisante avec B.________ et un heurt s'était produit entre le flanc droit du véhicule du premier et l'avant de l'aile gauche de l'automobile de la seconde. A.________ avait ensuite quitté les lieux de l'accident sans remplir ses devoirs. B.________ l'avait donc suivi jusqu'à la station-service se trouvant à proximité, où le prénommé avait refusé toute communication. Selon le même rapport, contacté par téléphone le jour des faits, A.________ avait confirmé avoir été impliqué dans un accident survenu plus tôt dans la journée. Il avait insisté sur le fait qu'il s'était déjà engagé dans le carrefour lorsque B.________ était arrivée et qu'il n'était pas parti sans remplir ses devoirs puisqu'il avait laissé cette dernière prendre une photographie de sa plaque d'immatriculation lorsqu'elle l'avait rejoint à la station-service. C.________, piétonne ayant assisté à l'accident, avait de son côté expliqué que le véhicule conduit par A.________ avait "coupé" la route à la voiture conduite par B.________ avant de la percuter au niveau du flanc gauche. B.c. Par ordonnance pénale no 5757161 du 9 octobre 2023, envoyée le jour-même par pli recommandé, le SdC a condamné A.________ à une amende de 2'210 fr., émoluments compris, pour " devoirs en cas d'accident non remplis " et " distance latérale insuffisante, avec accident et dégâts matériels légers " (art. 26, 34 et 90 LCR; 51 et 92 LCR; art. 56 OCR). B.d. D'après le suivi postal, A.________ en a été avisé pour retrait le 10 octobre 2023; faute d'avoir été retiré dans le délai de garde, venu à échéance le 17 octobre 2023, le pli a été retourné à son expéditeur avec la mention " non réclamé ". B.e. Un rappel pour paiement a été adressé au précité le 30 novembre 2023. B.f. Par lettre du 13 décembre 2023, A.________ a formé opposition à l'ordonnance pénale du 9 octobre 2023. Il affirmait ne pas avoir reçu le pli recommandé contenant l'ordonnance litigieuse ni l'avis de la poste. Il contestait notamment avoir su qu'un rapport de police avait été rendu. Il s'était uniquement entretenu téléphoniquement avec un policier, à qui il avait expliqué ne pas avoir vu la voiture en face car il avait été ébloui par le soleil, admettant ainsi "un refus de priorité". Cela étant, la conductrice, qui l'avait vu arriver, avait "forcé le passage" de sorte que c'était elle qui l'avait percuté, et non l'inverse. La photographie de l'impact transmise au policier prouvait ses dires. Puis, comme il n'arrivait pas à se "faire entendre" de la conductrice et que seul son véhicule à lui avait été endommagé, il avait dit à cette dernière qu'il prendrait le coût des réparations à sa charge. Comme il avait tort, il n'avait pas vu l'utilité de faire un constat à l'amiable ni d'appeler la police. Il n'était pas en mesure de s'acquitter de la contravention et demandait à être entendu par un juge vu les inexactitudes contenues dans le rapport de police, étant précisé qu'il contestait les déclarations du témoin. B.g. Par courriel du 20 janvier 2024, le policier signataire du rapport précité (cf. supra consid. B.b) a confirmé que A.________ avait été averti par téléphone de l'établissement dudit document. Il précisait avoir informé les parties que l'établissement du rapport "mènerait à des sanctions financières pour les fautes de circulation". B.h. Par ordonnance du 30 janvier 2024, le SdC, constatant la tardiveté de l'opposition, a transmis la procédure au tribunal de police afin qu'il statue sur la validité de ladite opposition et de l'ordonnance pénale. B.i. Dans sa détermination du 16 février 2024, après interpellation du 8 précédent par le tribunal de police sur la question de la recevabilité de son opposition, A.________ a réitéré ne pas avoir reçu d'avis relatif au pli recommandé contenant l'ordonnance litigieuse. Il ne pouvait s'attendre à recevoir une ordonnance pénale, ce qui, selon l'art. 85 al. 4 [let. a] CPP, justifiait la validité de son opposition.