Citation: 6B_813/2024 E. 3.2

3.2. Selon l'état de fait cantonal, établi sans arbitraire (cf. consid. 1.3 ci-dessus), le recourant a forcé le passage en insérant son pied dans la porte de l'immeuble, il a poursuivi l'intimé jusque devant la salle de classe, en élevant la voix et en manifestant son mécontentement, puis, arrivé devant la classe, il s'est opposé à la fermeture de la porte de la classe. Comme l'a relevé la cour cantonale, un tel comportement constitue une agression. Dans ces circonstances, l'intimé était légitimé à fermer la porte de sa classe. Peu importe si, comme le soutiennent le recourant et certains élèves, il a eu à ce moment un geste agressif en direction du recourant. En effet, il ne ressort pas de ces témoignages que ce geste aurait été disproportionné. Ainsi, à supposer que l'intimé ait eu un tel geste, cet acte de défense eût été licite et le recourant ne pouvait pas invoquer lui-même la légitime défense et frapper l'intimé, comme il l'a fait. C'est donc à juste titre que la cour cantonale n'a pas admis que le recourant se trouvait en état de légitime défense. Le grief soulevé par le recourant est infondé.