Citation: 1C_122/2019 E. 2

L'arrêt attaqué, rendu en dernière instance cantonale dans le cadre d'une procédure administrative de retrait du permis de conduire, fixe les conditions auxquelles A.________ peut être réadmis à la circulation routière à la suite de la révocation du retrait de sécurité prononcé à son encontre en raison d'une dépendance à l'alcool. Cette décision est susceptible d'un recours en matière de droit public au sens des art. 82 ss de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110). Le recourant est particulièrement touché par l'arrêt cantonal, qui l'astreint notamment à se soumettre à une abstinence médicalement contrôlée de toute consommation d'alcool durant une période de douze mois, et peut se prévaloir d'un intérêt digne de protection à obtenir sa modification (au sens de l'art. 89 al. 1 LTF). Le mémoire de recours doit contenir les conclusions et les motifs à l'appui de celles-ci (art. 42 al. 1 LTF) sous peine d'irrecevabilité (art. 108 al. 1 let. b LTF). Les conclusions doivent indiquer sur quels points la décision est attaquée et quelles sont les modifications demandées (ATF 133 III 489 consid. 3.1). Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 91). En outre, les éventuels griefs de violation des droits fondamentaux sont soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF), le recourant devant alors citer les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 142 II 369 consid. 2.1 p. 372). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 142 III 364 consid. 2.4 p. 368). Le recourant n'a pris aucune conclusion formelle en lien avec l'arrêt attaqué. Il conteste toutefois " la limitation de ses libertés individuelles au-delà de six mois ". On peut admettre qu'il s'en prend à la condition de l'abstinence contrôlée de toute consommation d'alcool durant une période de douze mois subordonnée au maintien de son droit de conduire et qu'il conclut à la réforme de l'arrêt attaqué sur ce point en ce sens que la durée de la période d'abstinence est limitée à six mois. Pour le surplus, le recourant n'indique ni les normes du droit fédéral ni les principes constitutionnels qui auraient été violés comme il lui incombait de le faire en vertu de l'art. 106 al. 2 LTF. On comprend néanmoins de son mémoire de recours qu'il tient pour excessive et disproportionnée la durée de la période d'abstinence médicalement contrôlée de toute consommation d'alcool à laquelle son maintien du droit de conduire a été subordonné. Quoi qu'il en soit, vu l'issue du recours, la recevabilité de celui-ci au regard des exigences de motivation requises peut demeurer indécise.