Citation: 9C_427/2007 05.02.2008 E. 2

Les premiers juges ont retenu, de manière à lier le Tribunal fédéral, qu'au vu des diagnostics retenus dans l'expertise bi-disciplinaire de X.________ du 27 juin 2006, la capacité de travail du recourant était complète dans une activité adaptée, voire même dans son ancienne activité de manoeuvre. Dans la mesure où le recourant reproche à la juridiction cantonale d'avoir suivi l'avis des médecins de X.________ et non ceux des médecins du Centre Z.________ (du 2 octobre 2002) et du docteur E.________ (du 31 mars 2003), il se plaint d'une violation de la libre appréciation des preuves et du devoir qui en découle de procéder à une appréciation complète, rigoureuse et objective des rapports médicaux, en relation avec leur contenu. Ce grief - lequel constitue une violation du droit - est infondé. En effet, la juridiction cantonale a expliqué de façon circonstanciée pourquoi elle se fondait en premier lieu sur les conclusions de l'expertise bi-disciplinaire du 27 juin 2006, lesquelles étaient en outre confirmées par divers autres rapports médicaux se trouvant au dossier. Contrairement à ce que prétend le recourant, le rapport du Centre Z.________ ne fait pas état d'une incapacité de travail persistante mais conclut que «du fait de la collaboration du patient, de l'efficacité possible de l'association des thérapeutiques actuelles et à venir, une réévaluation des possibilités d'un travail n'occasionnant pas des efforts physiques lourds pourrait permettre à ce patient de retrouver non seulement une capacité de travail mais également un état de santé global physique et psychique meilleur». Quant au docteur E.________, s'il atteste une incapacité de travail de 100 % dans le poste d'ouvrier, il laisse ouverte la question quant à une éventuelle capacité de travail du recourant dans une autre activité adaptée. On ne voit dès lors pas en quoi ces avis médicaux, de surcroît antérieurs à l'expertise de X.________, pouvaient remettre en cause cette dernière ou les autres avis médicaux sur lesquels s'est fondée la juridiction cantonale. Le recourant reproche en outre à la juridiction cantonale de ne pas avoir retenu que la question d'un lien de causalité entre l'accident du 3 février 2001 et son atteinte à la santé n'était pas déterminante. Cet argument est également infondé dans la mesure où le tribunal cantonal a expressément précisé que l'existence d'un lien de causalité entre l'accident et la prise en charge de ses conséquences sur la santé du recourant étaient sans pertinence dans le contexte du droit à une rente en matière d'assurance-invalidité, l'examen de cette problématique relevant de l'assurance-accident. En conséquence de ce qui précède, il n'y a pas lieu de s'écarter des faits retenus par la juridiction cantonale, ni de l'appréciation qu'elle en a faite. Manifestement infondé, le recours doit être rejeté.