Citation: U 350/05 26.09.2006 E. A

D.________, née en 1971, a été placée par l'Office régional de placement de Nyon comme employée de maison. A ce titre, elle était assurée contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 4 mars 1999, elle a perdu la maîtrise de son véhicule et subi une fracture-luxation bimalléolaire de la cheville droite, laquelle a été traitée par des mesures chirurgicales (ostéosynthèse et cerclage ainsi que chondroplastie astragalienne, suivie d'une immobilisation plâtrée). Du 23 mai au 20 juin 2001, D.________ a séjourné à la Clinique romande de réadaptation (CRR). Selon le rapport de sortie du 12 juillet 2001, elle présentait des douleurs persistantes de la cheville droite, un conflit péronéo-tibial distal droit, une fracture-luxation bi-malléolaire comminutive de la cheville droite et fracture parcellaire du dôme astragalien, traitée par ostéosynthèse ainsi qu'un psoriasis, au titre de comorbidité. Il n'y avait pas de trouble psychique franc et encore moins d'incapacité de travail sur le plan psychiatrique. La capacité de travail était nulle dans la profession d'employée de maison, la situation n'étant pas stabilisée du point de vue médical en raison de l'évolution possible d'une arthrose de plus en plus invalidante. En revanche, l'assurée était en mesure de travailler à raison de 50 % dans une activité professionnelle légère en position assise, avec de courts déplacements, sans port de charges lourdes, une amélioration de la situation n'étant pas envisageable actuellement. Dans un rapport médical final du 15 avril 2002, le docteur C.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et médecin-conseil de la CNA, a fait état d'une évolution défavorable avec persistance d'un syndrome douloureux chronifié de la cheville droite, sur lequel se greffaient actuellement une maladie psoriasique, des lombalgies et un état anxio-dépressif. La situation de la cheville n'évoluait guère depuis plus d'une année et pouvait donc être considérée comme stabilisée. Eu égard aux seules séquelles de la fracture de la cheville, la capacité médico-théorique était complète dans un travail sédentaire ou permettant les positions alternées assis/debout, sans déplacement important ou déplacement en terrain irrégulier. Le 6 mai 2002, le docteur C.________ a estimé à 10 % l'atteinte à l'intégrité en évoquant une évolution favorable. Dans un avis complémentaire du 16 mai 2002, le docteur C.________ a fixé à 60 % la capacité de travail médico-théorique de l'assurée dans son activité d'employée de maison. Par décision du 8 novembre 2002, confirmée sur opposition le 8 septembre 2003, la CNA a octroyé à l'assurée le droit à une rente d'invalidité de 21 % ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 10 %, dès le 1er juillet 2002.