Citation: 9C_588/2017 E. 7.2

7.2. Contrairement à ce que soutient la recourante, la juridiction de première instance n'était pas tenue de procéder à l'audition de D.________, dès lors que, par une appréciation anticipée des preuves, elle était arrivée à la conclusion que cette audition n'apporterait pas d'éléments pertinents susceptibles de modifier son opinion (sur l'appréciation anticipée des preuves, cf. ATF 135 V 465 consid. 4.3.2 p. 469). L'argumentation de la recourante ne met en évidence aucun élément complémentaire qui aurait été ignoré par les premiers juges dans leur appréciation de sa responsabilité à l'égard de la caisse de compensation intimée. Elle ne démontre en particulier pas le caractère arbitraire de l'appréciation anticipée des preuves à laquelle ils ont procédé lorsqu'ils ont constaté, entre autres faits, que ce n'est pas le directeur de la caisse intimée qui avait le pouvoir de décider de la cessation des activités de la société ou que celle-ci avait augmenté sa masse salariale - sans en avertir au demeurant la caisse - alors qu'elle ne s'acquittait plus des cotisations depuis la moitié de l'année 2011. Le grief tiré de la violation du droit d'être entendu en relation avec l'appréciation des preuves est dès lors mal fondé.