Citation: 8C_580/2021 E. A

A.a. A.________, né en 1969, était gérant de l'entreprise de peinture B.________ Sàrl depuis le 3 septembre 2002 et à ce titre assuré de manière obligatoire contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: CNA). Le 8 mars 2014, à la suite d'une altercation sur un chantier, il a reçu un coup de poing sur le côté droit de son visage. Le même jour, il a été examiné par les médecins urgentistes de l'Hôpital C.________, qui ont diagnostiqué une contusion du globe oculaire et des tissus de l'orbite ainsi qu'une fracture des os propres du nez, qui a été repositionnée par voie chirurgicale le 18 mars 2014. Par la suite, il a développé des troubles olfactifs, visuels et gustatifs ainsi que des troubles psychiques. Depuis l'accident, il a été en incapacité de travail complète jusqu'au 1er mai 2015, date à laquelle il a repris son travail à un taux de 15 %. A.b. Par décision du 6 avril 2017, confirmée sur opposition le 7 juin 2017, la CNA a refusé la prise en charge des troubles olfactifs et cognitifs. Ensuite du recours de l'assuré contre cette décision, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre des assurances sociales) a rendu le 18 décembre 2017 un arrêt par lequel elle a annulé la décision du 7 juin 2017 et a renvoyé la cause à la CNA pour instruction complémentaire et décision concernant les troubles visuels. A.c. Ensuite de ce renvoi, la CNA a mandaté l'unité d'expertise médicale de la Clinique D.________ pour la réalisation d'une expertise interdisciplinaire (ophtalmologie; ORL [oto-rhino-laryngologie]; neurologie; neuroradiologie; psychiatrie et psychothérapie), qui a été coordonnée par un spécialiste en médecine interne. Dans leur rapport du 23 avril 2019, les experts ont retenu les diagnostics de probable affection du nerf olfactif sur traumatisme crânio-cérébral (G52.0), de lésions contusionnelles fronto-basale et temporo-polaire droites non datables (S06.2), d'amputation concentrique du champ visuel de l'oeil droit d'origine fonctionnelle (FH53.1), de dysgueusie (altération du goût) d'origine fonctionnelle (R43.8) et de dysthymie (F34.1). La capacité de travail était de 80 % dans toute activité, une baisse de rendement étant retenue en raison de la dysthymie et des troubles de la concentration qu'elle entraînait. En revanche, la perte d'odorat dans l'activité habituelle telle qu'elle était réalisée actuellement (par délégation de la préparation de peinture à une tierce personne) n'avait pas de répercussion sur la capacité de travail. A.d. Par décision du 13 juin 2019, confirmée sur opposition le 16 décembre 2019, la CNA a refusé la prise en charge des troubles visuels et gustatifs ainsi que des lésions fronto-basale et temporo-polaire droite non datables; elle a en revanche reconnu sa responsabilité pour les troubles olfactifs, lesquels ne justifiaient toutefois pas une incapacité de travail ni même la poursuite d'un traitement médical dès le 1er août 2015. En outre, par décision du 15 octobre 2019 (entrée en force), la CNA a alloué à l'assuré une indemnité pour atteinte à l'intégrité d'un taux de 13 % pour ses troubles olfactifs.