Citation: 9C_767/2016 E. A

A.________ a travaillé en qualité de soudeur jusqu'au 31 janvier 2010. Ce jour-là, il a été victime d'un accident en jouant au football, ce qui a causé une rupture du ligament croisé antérieur avec lésions méniscales externes et internes du genou gauche, atteintes pour lesquelles il a dû être opéré. En juin 2012, il a subi une intervention chirurgicale en raison d'une nouvelle lésion accidentelle du genou droit. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) a pris le cas en charge. Elle lui a alloué une rente d'invalidité fondée sur un taux d'invalidité de 21 % depuis le 1 er mars 2014, ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 5 % (cf. décision du 26 février 2014, confirmée sur opposition le 21 mai 2014). Entre-temps, le 14 juillet 2010, A.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel (ci-après: l'office AI) a requis le dossier de la CNA et recueilli les avis des docteurs B.________, spécialiste en chirurgie (rapport du 13 décembre 2012), C.________, spécialiste en neurochirurgie (rapport du 15 novembre 2013), D.________, médecin traitant et spécialiste en médecine interne générale (rapports des 28 novembre 2013, 11 juin et 2 juillet 2014), et E.________, médecin à l'Hôpital X.________ (rapport du 24 janvier 2014). L'office AI a fait procéder à un examen clinique rhumatologique et psychiatrique de l'assuré auprès du Service médical régional (SMR), conformément à l'avis des docteurs F.________ et G.________ du 27 octobre 2014. Les docteurs H.________, spécialiste en médecine interne générale et rhumatologie, et I.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, ont posé les diagnostics, avec répercussion sur la capacité de travail, de gonarthrose gauche discrète à modérée avec status après plastie du ligament croisé antérieur et ménisectomie partielle externe gauche, chondropathie fémoro-tibiale externe de grade III du genou droit avec status après résection partielle du ménisque externe et ablation de deux fragments cartilagineux, cervicoscapulalgies gauches et, accessoirement, dorsolombalgies dans le cadre de troubles statiques du rachis et de troubles dégénératifs du rachis cervical avec status après fractures des apophyses épineuses de la 1 ère vertèbre dorsale et de la 7 e vertèbre cervicale; une dysthymie également diagnostiquée n'avait pas de répercussion sur la capacité de travail. Pour les médecins, l'activité habituelle de serrurier ou de soudeur n'était plus exigible, mais l'assuré conservait une capacité de travail entière dans une activité adaptée dès le 1 er mars 2014, respectant les limitations fonctionnelles suivantes pour le rachis: nécessité de pouvoir alterner deux fois par heure la position assise et la position debout, pas de soulèvement régulier de charges d'un poids excédant 5 kg, pas de port régulier de charges d'un poids excédant 10 kg, pas de travail en porte-à-faux statique prolongé du tronc, pas d'exposition à des vibrations, pas de mouvements répétés de flexion-extension de la nuque, pas de rotation rapide de la tête, pas de position prolongée en flexion ou extension de la nuque. Pour les membres inférieurs, les docteurs H.________ et I.________ ont retenu les limitations suivantes: pas de génuflexions répétées, pas de franchissement d'échelle ou escabeau, pas de franchissement régulier d'escaliers, pas de marche en terrain irrégulier, pas de position debout ou de marche de plus de 30 minutes, pas de travail en hauteur. Aucune limitation psychiatrique n'a été retenue (rapport du 16 mars 2015). Par décision du 10 novembre 2015, l'office AI a alloué à l'assuré une rente entière d'invalidité du 1 er février 2011 jusqu'au 31 mai 2014.