Citation: I 16/05 13.03.2006 E. 3

Pour rendre leurs conclusions, les experts du COMAI ont procédé à un examen clinique et rhumatologique le 8 juillet 2002. Un consilium de psychiatrie a eu lieu le 18 juillet 2002. Ils se sont adjoints les services du professeur G.________, avec lequel les conclusions rhumatologiques ont été discutées, et de la doctoresse T.________ lors de la consultation de psychiatrie. Les conclusions du rapport d'expertise du 8 octobre 2002 ont été discutées dans le cadre d'un colloque de synthèse multidisciplinaire le 20 août 2002 en présence du professeur A.________, de la doctoresse D.________, internistes, de la doctoresse S.________, rhumatologue, et de la doctoresse O.________, psychiatre. Dans leur rapport, les docteurs P.________, D.________ et S.________ ont posé les diagnostics avec influence essentielle sur la capacité de travail de syndrome douloureux somatoforme persistant, se manifestant principalement par des rachialgies (F45.4), de trouble dépressif récurrent, actuellement stabilisé sous traitement (F33.4) et de probable épicondylite droite. Globalement, en tenant compte de l'aspect rhumatologique et psychiatrique, l'assuré présentait une capacité de travail de l'ordre de 50 %, dans une activité physiquement allégée, son ancienne activité de maçon ne semblant plus guère exigible. En effet, malgré un vécu douloureux important, l'assuré semblait avoir encore quelques ressources. Durant deux ans, il avait cherché un emploi adapté à son handicap physique et il semblait assez motivé, jusqu'à ce qu'il subisse plusieurs échecs dans ses démarches. Ainsi avec une aide au placement, qui paraissait être bien nécessaire dans cette situation, on pouvait espérer que, dans un emploi adapté, l'assuré retrouve une capacité de travail de 50 % au moins après une période de réentraînement. Cette diminution de la capacité de travail semblait cependant durable, au vu de la fixation de la situation depuis plusieurs années et de l'absence d'entourage le soutenant.