Citation: 4A_293/2013 E. 1

L'art. 99 al. 2 LTF prohibe les conclusions nouvelles, en les déclarant irrecevables. Cette règle vaut pour le recours en matière civile comme pour le recours constitutionnel subsidiaire (cf. art. 117 LTF). En l'occurrence, l'un et l'autre recours concluent à ce que l'arrêt attaqué soit annulé et à ce que la cause soit jointe à la procédure d'appel contre le jugement au fond, "la recourante n'étant pas débitrice de dépens envers l'intimée". La conclusion en jonction de causes est une conclusion nouvelle irrecevable. En effet, devant l'autorité précédente, qui était déjà saisie de l'appel d'après les allégations partiellement concordantes des parties, la recourante s'était simplement opposée à l'octroi des dépens demandés par la partie adverse. La formulation adoptée par la recourante lie la suppression des dépens à l'annulation de la décision pour cause de jonction. L'on ne peut pas en déduire une conclusion subsidiaire indépendante identique à celle prise devant l'autorité précédente. Au demeurant, les deux parties s'accordent à dire que l'appel contre le jugement du 11 juillet 2012 était pendant devant la Cour de justice lorsqu'elle a rendu son arrêt sur les dépens afférents à la requête de restitution. La procédure n'étant pas close, la décision sur les dépens ne saurait à ce stade faire l'objet d'un recours au Tribunal fédéral. Une telle décision ne peut en effet être contestée que dans un recours dirigé contre la décision finale (cf., mutatis mutandis, ATF 135 III 329 consid. 1.2). Enfin, la cour de céans ne saurait connaître de griefs ayant trait à la restitution du délai de réponse ou aux conditions requises pour rendre un jugement "par défaut", questions que l'autorité précédente n'a pas eu à traiter - et n'a pas traitées - dans l'arrêt attaqué. Il s'ensuit que les recours sont irrecevables.