Citation: 8C_640/2024 E. 5.2.1

5.2.1. Dans son recours cantonal du 24 octobre 2023, le recourant a requis, au titre de mesures d'instruction, l'octroi d'un délai de trois mois pour produire un "rapport de contre-expertise orthopédique ou neurologique". Il sollicitait alternativement la mise en oeuvre d'une expertise judiciaire. Un délai échéant le 29 janvier 2024 lui a été imparti pour produire l'expertise privée proposée. Le juge instructeur a ensuite prolongé ce délai au 1 er mars 2024, à la demande du recourant. En revanche, par décision incidente du 6 mars 2024, il a refusé une nouvelle demande de prolongation de délai, en précisant qu'il l'interprétait cette fois comme une demande de suspension de la procédure. Il a observé que cette demande n'était pas motivée et qu'aucune preuve des démarches déjà effectuées vis-à-vis de l'expert n'était produite. En l'état du dossier et des explications données, le principe de célérité s'opposait à une suspension de la procédure. Le juge instructeur a néanmoins imparti au recourant un ultime délai au 18 mars 2024 pour produire d'éventuelles explications complémentaires, produire toutes pièces éventuelles et présenter ses réquisitions. Plus d'un mois plus tard, le recourant a requis un nouveau délai pour produire l'expertise privée, en précisant que celle-ci était actuellement en cours et qu'un premier examen avait eu lieu le 22 avril 2024. Le juge instructeur a rejeté cette demande en renvoyant à sa décision incidente du 6 mars 2024. Enfin, convoqué le 30 août 2024 à une audience de débats publics pour le 26 septembre 2024, le recourant s'est présenté à cette audience en requérant à nouveau une suspension de procédure pour lui permettre de produire l'expertise privée. À l'appui de ses allégations relatives à l'expertise en cours, il s'est limité à produire un simple échange de courriers électroniques datés des 25 et 26 septembre 2024 avec le secrétariat du professeur H.________.