Citation: 1C_367/2019 E. 3.1

3.1. Le Tribunal administratif fédéral a ensuite rappelé les conditions auxquelles la loi et la jurisprudence subordonnent l'annulation de la naturalisation facilitée. Il a considéré que le court laps de temps séparant la décision de naturalisation du 8 juin 2010, la séparation définitive des époux en avril 2011 et leur divorce le 12 octobre 2011 était de nature à fonder la présomption de fait selon laquelle, au moment de la décision de naturalisation, la communauté conjugale des époux A. et B.________ n'était plus stable et orientée vers l'avenir au sens de l'art. 27 aLN; en d'autres termes que la naturalisation avait été obtenue frauduleusement (cf. ATF 135 II 161 consid. 3 p. 166; arrêt 1C_658/2019 du 28 février 2020 consid. 3.1.2).