Citation: 2P.284/2003 21.01.2004 E. 1

1.1 Par acte du 25 septembre 2003, la Ville de Genève a informé le Consortium d'entreprises Y.________ SA (ci-après: le Consortium) que les travaux d'installations sanitaires ayant fait l'objet d'un appel d'offres avaient été adjugés à la société X.________ SA. Le Consortium évincé a recouru auprès du Tribunal administratif du canton de Genève à l'encontre de la décision du 25 septembre 2003, dont il demandait l'annulation, tout en concluant à titre préalable à l'octroi de l'effet suspensif à son recours. Par décision du 8 octobre 2003, le Président du Tribunal administratif a - sans entendre les autres parties - admis la demande d'effet suspensif et fait interdiction à la Ville de Genève de passer avec X.________ SA un contrat d'entreprise, tout en impartissant à l'autorité adjudicatrice et à la société adjudicataire un délai au 7 novembre 2003 pour se déterminer sur le fond du recours. La Ville de Genève et X.________ SA ont déposé chacune une réponse contenant une demande motivée de levée de l'effet suspensif. Par décision du 19 novembre 2003, le Président du Tribunal administratif a rejeté la requête de levée de l'effet suspensif et maintenu pour le surplus sa décision du 8 octobre 2003, après avoir procédé à une nouvelle pesée des intérêts publics et privés en présence sur la base des arguments invoqués par les parties intimées. 1.2 Entre-temps, le 10 novembre 2003, la Ville de Genève avait formé un recours de droit public auprès du Tribunal fédéral contre la décision sur l'effet suspensif rendue le 8 octobre 2003 par le Président du Tribunal administratif, dont elle demandait l'annulation. Le Consortium conclut au rejet du recours en tant qu'il n'est pas devenu sans objet. Le Tribunal administratif s'en rapporte à justice quant à la recevabilité du recours et persiste dans ses considérants. X.________ SA conclut à l'annulation de la décision du 8 octobre 2003, soit à l'admission du recours.