Citation: 8C_235/2024 E. A

A.a. A.________ (ci-après aussi: l'assuré), né en 1966, a été engagé en novembre 2013 comme secrétaire de direction des services "constructions, bâtiments et aménagement du territoire" de la commune de U.________. Le 17 juillet 2016, il a subi une crise d'épilepsie tonico-clonique généralisée inaugurale d'origine indéterminée, qui a conduit à son hospitalisation le jour même à l'Hôpital B.________. Les médecins de cet hôpital ont posé les diagnostics secondaires d'hématome sous-arachnoïdien frontal gauche post-traumatique, de syndrome vestibulaire droit post-traumatique et d'hématome sous-galéal occipital droit post-traumatique. Le 26 janvier 2017, l'assuré a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité auprès de l'Office cantonal AI du Valais (ci-après: l'office AI), qui a confié une expertise neurologique au docteur C.________, spécialiste en neurologie. Dans son rapport du 12 septembre 2018, cet expert a diagnostiqué un traumatisme crânio-cérébral (TCC) mineur sur un malaise attribué à une crise d'épilepsie unique, sans séquelles organiques décelables sur le plan neurologique et sans troubles cognitifs, hormis une altération attentionnelle et une fatigue cognitive et motrice objectivée d'allure psychogène. Il a estimé que l'assuré disposait d'une pleine capacité de travail, en proposant cependant une reprise de l'activité professionnelle à 50 % durant trois mois, avec une augmentation progressive par la suite, associée à un coaching psychologique. Par décisions des 10 janvier 2019 et 20 mars 2019, l'office AI a refusé d'octroyer des mesures d'ordre professionnel à l'assuré et lui a alloué une rente entière d'invalidité du 1 er juillet 2017 au 28 février 2018 et du 1 er septembre 2018 au 30 novembre 2018. A.b. Le 3 décembre 2019, l'assuré a demandé à l'office AI de réexaminer sa situation, en se prévalant des avis médicaux des doctoresses D.________, spécialiste en médecine interne générale, et E.________, spécialiste en neurologie, qui faisaient toutes deux état d'un échec de la tentative de reprise du travail à 100 % en raison des atteintes cognitives. L'office AI a sollicité une nouvelle expertise du docteur C.________, qui a constaté dans son rapport du 2 février 2021 une capacité de travail de 60 % dans l'activité habituelle d'aide-comptable en raison des troubles neuropsychologiques, les 40 % restant pouvant être accomplis dans une activité simple sans effort cognitif, probablement uniquement occupationnelle. Dans son rapport final du 10 février 2021, le docteur F.________, médecin praticien auprès du Service médical régional (SMR), a retenu que la seconde expertise ne démontrait pas, sur le plan médico-théorique, de modification objective, significative et durable de l'état de santé de nature à influencer le droit aux prestations. Par décision du 6 mai 2021, l'office AI a refusé d'accorder des prestations à l'assuré, motif pris qu'aucune péjoration de son état de santé n'était objectivée depuis la décision du 20 mars 2019.