Citation: 2C_897/2017 E. B

Par décision du 17 juin 2015, le Service de la population a révoqué l'autorisation de séjour de A.________ et a prononcé son renvoi de Suisse pour le 17 août 2015. En substance, l'autorité a considéré que l'intéressé ne pouvait pas se prévaloir d'un droit de séjour fondé sur les art. 6 et 24 Annexe I de l'Accord du 21 juin 1999 entre la Confédération suisse, d'une part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d'autre part, sur la libre circulation des personnes (ci-après: ALCP ou l'Accord; RS 0.142.112.681), au motif qu'il avait travaillé moins d'un an depuis l'obtention de son autorisation de séjour de longue durée et qu'il bénéficiait de prestations de l'aide sociale par le biais du revenu d'insertion depuis le 1er décembre 2014. Le 16 novembre 2015, A.________ a recouru contre cette décision auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal). A l'appui de son recours, l'intéressé a produit de nombreux documents attestant de diverses activités lucratives entre 2013 et 2016. Le recourant a notamment fourni un contrat de travail conclu le 20 mars 2016 avec le restaurant " D.________ ", à X.________, par lequel l'intéressé avait été engagé en qualité d'aide de cuisine à plein temps durant la période du 1 er avril au 30 septembre 2016, pour un salaire mensuel brut de 4'116 fr. 55. A.________ a également produit deux décomptes établis par la Caisse cantonale de chômage pour les mois de février et mars 2015, desquels il résulte que les prestations versées par le Centre social intercommunal de W.________ à l'intéressé pour la même période avaient été déduites des indemnités journalières. Il en découlait qu'aucun montant n'avait été versé par la Caisse de chômage au titre d'indemnités pour les mois en question. Par arrêt du 14 septembre 2017, le Tribunal cantonal a rejeté le recours de A.________ contre la décision du 17 juin 2015 et confirmé celle-ci, tout en octroyant l'assistance judiciaire à l'intéressé. Il a considéré en substance que les activités exercées par le recourant depuis le 30 septembre 2016 devaient être considérées comme marginales et accessoires, de sorte que le recourant ne pouvait plus se prévaloir de la qualité de travailleur. L'intéressé ne satisfaisait pas non plus aux conditions pour l'obtention d'un titre de séjour pour personnes n'exerçant pas d'activité économique.