Citation: 8C_240/2024 E. 6.2.2

6.2.2. Dans un considérant suivant (4b), la juridiction cantonale a encore exposé qu'il résultait du texte de la loi que lorsqu'un bénéficiaire majeur d'une aide étatique versée au titre de la LAIH entrait en possession d'un élément de fortune qui aurait à l'époque de l'octroi de l'aide exclu le droit aux prestations, il y avait lieu de réviser les décisions d'octroi en tenant compte de cet élément de fortune. Cette révision est conditionnée au fait que l'État ait pris en charge un montant dépassant "l'aide individuelle pure", c'est-à-dire que les nouveaux éléments de fortune, s'ils avaient été pris en considération initialement, auraient conduit à fixer une contribution personnelle aux frais de pension supérieure à zéro. Une interprétation d'après laquelle seul serait remboursable le montant versé au titre de substitution à la contribution personnelle serait directement contraire au texte de l'art. 48 al. 1 LAIH. Rien n'indiquerait par ailleurs que le terme de substitution utilisé à l'art. 48 al. 2 LAIH désignerait la substitution au paiement de la contribution personnelle dont il était question à l'art. 39 al. 3 LAIH. Il fallait bien au contraire comprendre cette substitution comme la "prise en charge étatique d'une aide financière".