Citation: 6B_587/2012 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a considéré que le recourant et G.________ savaient d'emblée que les montants versés recevraient une destination autre que celle convenue entre les parties et qu'ils ont continué à chercher des fonds alors même que H.________ (Ltd) avait des problèmes de liquidités, qu'elle avait réduit au minimum son exploitation, puis avait été mise en liquidation. Il existait une relation de confiance entre G.________ et les investisseurs, qui mettait en avant le caractère sérieux de l'investissement en indiquant que des institutions importantes y participaient. Des intérêts avaient en outre été servis, convainquant les investisseurs du sérieux de l'affaire. Les prévenus s'étaient cependant bien gardés d'indiquer que la situation financière de M.________ SA et de l'usine était mauvaise et des fonds avaient été recueillis sans informer les investisseurs de la réalité économique du projet. Ceux-ci ne connaissaient rien aux questions économiques et financières et en les trompant, les prévenus les avaient amenés à accomplir des actes préjudiciables à leurs intérêts. Subjectivement, les prévenus savaient ou devaient savoir que les investissements effectués par les intimés l'étaient à perte et qu'ils ne seraient jamais en mesure de fournir la prestation promise. Ils avaient agi dans un dessein d'enrichissement illégitime puisqu'ils avaient utilisé l'argent obtenu frauduleusement, en particulier, pour éteindre des dettes de la société M.________ SA ainsi que, vraisemblablement, pour leur usage personnel. Ils avaient menti aux investisseurs pour les amener à entrer dans le projet et, par ce biais, investir dans une affaire vouée à la perte. De manière plus générale, les prévenus ne pouvaient ignorer que l'investissement proposé était risqué et hasardeux d'un point de vue financier. Si un semblant de stabilité avait paru favoriser la venue d'investisseurs et de projets de développement en Ouganda, il n'en demeurait pas moins que de telles opérations représentaient un risque majeur, ce que les prévenus, spécialistes en finance, ne pouvaient ignorer (arrêt entrepris, consid. 3.3.2.2 p. 46 s).