Citation: 1C_108/2015 E. 2.2

2.2. En l'espèce, le Tribunal cantonal a rejeté la proposition de procéder à une vision locale au motif que les pièces du dossier lui permettaient de statuer. La recourante se contente d'affirmer qu'une inspection des lieux est nécessaire pour démontrer que la mensuration du terrain figurant sur les plans et au registre foncier ne tient pas compte de la forte pente de celui-ci et des travaux intervenus sur place pour y construire un court de tennis. Elle soutient que les mensurations de la parcelle ne doivent pas être prises en compte en mesurant "à plat" la parcelle. Elle n'explique cependant pas ce que signifie "mesurer à plat" un terrain et ne propose pas une manière différente de mesurer la parcelle. L'argument manque d'autant plus de pertinence que la recourante ne conteste pas que la surface constructible d'un terrain n'est pas fonction de son éventuelle pente, mais correspond aux dimensions de la parcelle sise en zone d'urbanisation, sans la prise en compte des surfaces spécifiques énumérées à l'art. 13 al. 2 RELCAT (voir arrêt attaqué p. 9). La recourante mentionne encore l'importance d'une inspection locale "sous l'angle de la clause d'esthétique", sans autre motivation. Partant, elle ne démontre ni en quoi le refus du Tribunal cantonal serait arbitraire ni en quoi la tenue d'une inspection locale aurait permis de remettre en cause la surface de la parcelle telle qu'elle ressort des plans et du registre foncier. Ses critiques ne satisfont dès lors pas aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF et sont irrecevables. Fût-il recevable, ce grief n'en serait pas moins infondé, dans la mesure où les plans joints au dossier permettent aisément de situer et de comprendre le projet, si bien qu'une renonciation des juges cantonaux à une vision locale n'aurait pu être taxée d'arbitraire et n'aurait pas constitué une violation du droit d'être entendue de la recourante.