Citation: 6B_805/2020 E. 2.5

2.5. La recourante reproche ensuite à l'autorité précédente d'avoir violé l'art. 42 CP en n'assortissant pas intégralement sa peine privative de liberté du sursis à l'exécution. Son argumentation repose sur la prémisse selon laquelle le pronostic formulé aurait dû être favorable, aspect qu'elle a échoué à démontrer (cf. consid. 2.4 supra). L'intéressée affirme encore que l'autorité précédente aurait violé les règles en matière de sursis partiel à l'exécution. Selon elle, si les infractions ayant donné lieu à la condamnation de 2018 dans le canton de Neuchâtel et celles réprimées par la cour cantonale avaient fait l'objet d'un unique jugement, le juge n'aurait pu prononcer une peine privative de liberté de 24 mois avec sursis portant sur quatre mois, au regard de l'art. 43 al. 3 CP. Cette argumentation tombe à faux. En effet, l'autorité précédente n'a aucunement fait application de l'art. 43 CP, étant d'ailleurs rappelé qu'un pronostic défavorable - tel que celui formulé en l'espèce - exclut tant le sursis partiel que le sursis total (ATF 144 IV 277 consid. 3.1.1 p. 280). La cour cantonale a fixé une peine complémentaire puis a, conformément à la jurisprudence, formulé son pronostic afin d'exclure tout sursis à l'exécution de la peine privative de liberté, sans pouvoir revenir sur la décision neuchâteloise de 2018 entrée en force. Une telle manière de procéder n'a nullement violé le droit fédéral.