Citation: 5A_773/2022 E. 4.3.2

4.3.2. Sur le principe même du droit à une contribution de prise en charge pour les périodes 5 et 6, le recourant estime la décision arbitraire en tant que la perte de l'intimée ne serait pas entièrement due à la prise en charge des enfants. Il prétend ainsi que, du 1er février 2022 au 28 février 2023, dans la mesure où l'intimée travaillait à 40% et s'occupait des enfants la moitié du temps en garde alternée, seul un quart de son déficit devrait être pris en compte pour fixer le montant de la contribution de prise en charge. Dès le 1er mars 2023, il soutient qu'aucune contribution de prise en charge ne devrait être arrêtée dès lors que l'impossibilité de l'intimée d'assumer ses propres frais de subsistance ne serait pas en lien avec la prise en charge des enfants. L'intimée renonce à se déterminer sur ce point et s'en remet à l'appréciation de la Cour de céans. 4.3.2.1. La critique du recourant relative à la période du 1er février 2022 au 28 février 2023 (période 5) doit en réalité être reliée à la motivation cantonale relative au revenu imputable à l'intimée (arrêt attaqué, p. 41 s.). Dans ce contexte, le juge unique a retenu que les parties ne remettaient pas en cause leur taux d'activité respectif avec une garde partagée (à savoir 80% chacune). L'intimée travaillait actuellement à 39% et était en incapacité partielle de travailler jusqu'au 31 août 2022; l'on ignorait si cette incapacité perdurerait au-delà, mais l'on ne pouvait toutefois exiger d'elle la reprise concrète d'une activité à 80% dès le 1er septembre 2022, son incapacité de travail partielle étant de nature à l'entraver dans ses recherches d'emploi. Un délai au 28 février 2023 lui a ainsi été accordé pour augmenter son taux d'activité à 80%, la cour admettant ainsi implicitement que le taux d'activité que pratiquait actuellement l'intimée (39%) était admissible jusqu'à la fin février 2023. Dans la mesure où le recourant ne critique pas ce raisonnement, singulièrement le délai d'adaptation octroyé à son épouse, il n'apparaît pas arbitraire de retenir qu'il doit prendre à sa charge l'intégralité de son déficit par le biais de la contribution de prise en charge. 4.3.2.2. Le raisonnement du juge cantonal n'apparaît pas non plus arbitraire lorsqu'il considère que l'intégralité du déficit de l'intimée doit être couverte par la contribution de prise en charge à compter du 1er mars 2023. Un revenu hypothétique de 3'171 fr. 35, pour un taux de 80% est alors imputé à l'intimée - sans que le recourant en conteste le taux ou le montant -, revenu qui tient compte de la prise en charge des enfants par leur mère, en sorte que les principes évoqués plus haut (consid. 4.1.2 supra) permettent de retenir que la contribution de prise en charge doit intégralement compenser le déficit subi par l'intimée. L'on ne saisit pas en effet en quoi la perte subie par l'intéressée ne serait pas en lien avec la prise en charge des enfants, ainsi que l'allègue le recourant.