Citation: 1P.545/2006 11.05.2007 E. C

Le 20 décembre 2005, A.________ et B.________ ont requis du Tribunal cantonal qu'il révise son arrêt du 6 juin 2003. Ils ont allégué, sur la base d'un rapport technique établi en automne 2005, que le chalet litigieux ne respectait ni les règles sur la hauteur des bâtiments, ni les distances à la limite de la parcelle ou à l'axe de la route. Le bureau d'architecture a déposé une réponse le 25 janvier 2006, en concluant au rejet de la demande de révision et à l'allocation de dépens. Dans des observations du 16 mars 2006, A.________ et B.________ ont contesté la qualité de partie du bureau d'architecture ainsi que ses pouvoirs pour représenter les propriétaires du chalet. Les époux C.________ et D.________ ont ensuite indiqué au tribunal qu'ils étaient inscrits au registre foncier comme propriétaires de la parcelle depuis le 11 mars 2002, que le bureau d'architecture ne les avait pas informés des procédures en cours, et qu'ils concluaient au rejet de la demande de révision pour les motifs invoqués dans la réponse du bureau d'architecture du 25 janvier 2006. Dans une écriture du 3 avril 2006, le bureau d'architecture a mentionné une procuration en sa faveur délivrée le 17 mars 2003 par C.________. Le 5 avril 2006, les consorts A.________ ont requis de la Cour de droit public qu'elle retire du dossier la réponse déposée le 25 janvier 2006 par le bureau d'architecture. La Cour de droit public a rejeté la demande de révision par un arrêt rendu le 22 juin 2006. Elle a mis à la charge de A.________ et B.________ les frais de justice, par 1'000 fr., ainsi qu'une indemnité de 1'200 fr. à verser au bureau d'architecture à titre de dépens. En première page de l'arrêt, la Cour de droit public a ainsi désigné la décision dont la révision était demandée: "L'arrêt de la Cour de droit public du 6 juin 2003, notifié le 12 juin 2003 dans la cause opposant les requérants à E.________, à Verbier, représentée par Me Jacques Evéquoz, avocat à Sierre, aux époux C.________ et D.________, à Helsingborg, représentés par Me Jacques Philippoz, avocat à Leytron, à la commune de Bagnes et au Conseil d'Etat." Dans l'état de fait de l'arrêt du 22 juin 2006, il est indiqué que, lors de l'instruction, "le bureau d'architecture s'est référé [...] à une procuration délivrée le 17 mars 2003 par C.________ et au fait qu'ayant suivi tous les travaux, il lui sembl[ait] légitime de faire valoir son point de vue dans la procédure". Dans les considérants, la Cour a notamment exposé qu'elle rejetait la requête visant à éliminer du dossier la réponse du bureau d'architecture du 25 janvier 2006, "la qualité de représentant de ce bureau n'ayant pas été mise en cause dans l'arrêt dont la révision est demandée, et les époux C.________ et D.________ se référant expressément à cette prise de position" (consid. 4). Les dépens dus au bureau d'architecture ont été alloués au motif que ses "déterminations requ[éraient] pareille indemnité (art. 260 CPC, art. 26 et 35 al. 2 LTar)".