Citation: C 221/00 15.11.2000 E. 3

3.- L'obligation de restituer des prestations peut, comme c'est le cas en l'espèce, faire suite à l'octroi d'une rente à titre rétroactif. La jurisprudence a précisé que si le capital obtenu grâce au paiement de la rente arriérée est encore disponible au moment où la restitution doit avoir lieu, cette restitution n'entraîne pas de rigueurs particulières (ATF 122 V 221, 134). D'après le recourant, cette jurisprudence permettait aux premiers juges d'exclure, sans complément d'instruction, l'existence de rigueurs particulières. a) Selon l'art. 103 al. 4 LACI, l'autorité cantonale de recours établit d'office les faits et apprécie librement les moyens de preuve. Elle bénéficie donc d'une grande latitude de jugement sur la nécessité, voire l'opportunité d'ordonner une instruction complémentaire. b) En l'espèce, la question de la situation financière de l'intimé au moment déterminant n'a pas fait l'objet de mesures d'instruction particulières. On ne peut pas, sans plus, admettre que l'intimé bénéficiait encore, au moment où la restitution devait avoir lieu, du capital versé par l'assureur-accidents ensuite de sa décision du 25 septembre 1998. Dès lors, la jurisprudence évoquée ci-dessus ne permettait pas de renoncer à des mesures d'instruction complémentaires. A tout le moins les premiers juges pouvaient-ils s'estimer insuffisamment renseignés pour trancher directement tous les aspects du litige. Ayant en principe le choix entre procéder eux-mêmes à un complément d'instruction et renvoyer la cause à l'administration pour qu'elle complète le dossier (cf. RAMA 1993 no U 170 p. 136), ils ont opté pour un renvoi, ce qui n'est pas critiquable.