Citation: 9C_454/2022 E. A

A.________, marié et père de deux enfants (nés en 1999 et 2001), est au bénéfice d'une rente entière de l'assurance-invalidité, assortie de rentes pour enfants, depuis le 1er novembre 2011 (décision de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel [ci-après: l'office AI] du 10 juillet 2013). Par décision du 4 juillet 2014, la Caisse cantonale neuchâteloise de compensation (ci-après: la caisse de compensation ou la CCNC) lui a alloué des prestations complémentaires à compter du 1er novembre 2011. Ce droit a été confirmé à plusieurs reprises par la suite. Dans le cadre d'une révision périodique du dossier de l'assuré initiée en novembre 2019, la CCNC a constaté que les allocations familiales versées à l'assuré pour ses enfants avaient augmenté et que des allocations familiales complémentaires devaient être prises en compte à partir du mois de mars 2017. Par décision du 6 novembre 2020, elle a exigé de A.________ la restitution d'un montant de 6'210 fr., correspondant aux prestations complémentaires indûment perçues du 1er mars 2017 au 30 novembre 2020. Après que l'assuré s'est opposé à cette décision en indiquant qu'il ne contestait pas la correction du montant des allocations familiales et complémentaires, mais la prise en compte d'un revenu hypothétique pour son épouse dans le calcul de son droit à des prestations complémentaires (opposition du 4 décembre 2020), la caisse de compensation a confirmé sa décision (décision sur opposition du 28 juillet 2021). En bref, elle a considéré que sa décision du 6 novembre 2020 portait uniquement sur le montant des allocations familiales et complémentaires, si bien qu'il n'était pas possible de réexaminer, dans ce cadre, la prise en compte d'un revenu hypothétique pour l'épouse, qui n'avait jamais été contesté; elle a également précisé que les éléments invoqués par l'assuré ne permettaient pas d'écarter le revenu hypothétique du calcul.