Citation: 8C_689/2023 E. 6.2.3

6.2.3. On peut déduire de ces constatations médicales que la capacité de travail, limitée en 2018 à un taux de 70%, a évolué favorablement. Initialement, les limitations fonctionnelles découlant du tableau établi par le professeur F.________ concernaient le port de charges, les positions et les déplacements. Ces limitations avaient été émises en lien avec les phénomènes douloureux, qui justifiaient en l'état - selon le professeur F.________ - un rendement de 70%, et ne relevaient pas de restrictions définitives à une activité adaptée. En 2021, les limitations fonctionnelles induites par la gonarthrose droite avaient évolué, dès lors qu'elles concernaient désormais plus spécifiquement les activités en terrains accidentés, les escaliers et échafaudages et le port de charges désormais exigible à 15 kg de manière régulière et à 20 kg de manière irrégulière. La baisse de rendement ne se justifiait plus si l'activité professionnelle respectait ces restrictions fonctionnelles. En outre, il apparaissait objectivement une maîtrise des phénomènes douloureux. En novembre 2019, le traitement antalgique prescrit par le professeur F.________ était du Dafalgan et Ponstan selon nécessité et du Flector Tissugel et, en février 2020, "une décharge antalgique" du pied droit. Il n'apparaît pas au dossier que le professeur F.________ ait mis en place un traitement spécifique de la gonarthrose ensuite de l'expertise de 2018. En mai 2021, l'intimé prenait des antalgiques seulement en cas de besoin. En février 2022, il ne suivait aucun traitement contre la douleur du genou droit selon le docteur I.________. Ce médecin a en outre relevé qu'en août 2019, "l'assuré était apte à pratiquer la trottinette. Ce qui, de par les importantes charges mécaniques appliquées à la rotule droite lors de cette pratique, est incompatible avec une affection symptomatique de celle-ci".