Citation: 2C_916/2019 E. B

B.a. Par décision du 17 mars 2016, le Département de la sécurité et de l'économie du canton de Genève (ci-après: le Département) a révoqué les autorisations d'établissement de A.A.________ et de B.A.________, en application des art. 63 al. 1 let. a, 62 let. a et 51 al. 1 let. b LEtr (LEI depuis le 1 er janvier 2019; RS 142.20). Cette autorité a retenu que l'intéressé avait toujours eu l'intention de maintenir une communauté conjugale avec la mère de ses enfants au Kosovo, tout en dissimulant aux autorités suisses l'existence de E.A.________ et F.A.________. Les circonstances tendaient à démontrer un abus de droit au moins depuis la naissance de l'enfant E.A.________ en 2003. Cela étant, dans la mesure où il ne pouvait être établi avec certitude que la deuxième union conjugale avait été vidée de sa substance avant l'échéance du délai de trois ans de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr, le Département a indiqué qu'une fois sa décision entrée en force, une demande d'octroi d'autorisation de séjour pour A.A.________ et B.A.________ serait soumise au SEM pour approbation. Le Département a enfin précisé que la décision de l'Office cantonal au sujet de la demande de regroupement familial en faveur de F.A.________, E.A.________ et X.A.________ demeurait en l'état réservée. B.b. Le 15 juin 2016, l'Office cantonal - constatant que la décision du Département du 17 mars 2016 était entrée en force - a informé A.A.________ et sa fille B.A.________ que leur dossier serait transmis au SEM pour approbation. Par décision du 19 octobre 2017, notifiée le 23 octobre 2017, le SEM, après avoir procédé à des mesures d'instruction et entendu les intéressés, a refusé son approbation à la "prolongation" de l'autorisation de séjour de A.A.________ et de B.A.________ et prononcé leur renvoi de Suisse. Par arrêt du 30 septembre 2019, le Tribunal administratif fédéral a rejeté le recours formé par A.A.________ et B.A.________ contre la décision précitée du SEM du 19 octobre 2017.