Citation: 1B_347/2020 E. A

Par jugement du 4 décembre 2019, le Tribunal pénal de l'arrondissement de la Sarine a reconnu A.________ coupable d'actes d'ordre sexuel avec des enfants, de contrainte sexuelle, de pornographie et de violation du devoir d'assistance et d'éducation et l'a condamné à une peine privative de liberté ferme de huit ans, sous déduction des jours d'arrestation et de détention avant jugement subis depuis le 26 juin 2018. Il a également ordonné le maintien du prévenu en détention pour des motifs de sûreté jusqu'au 3 mars 2020. Statuant sur appel le 10 juin 2020, la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg a confirmé la condamnation de A.________ pour actes d'ordre sexuel avec des enfants, contrainte sexuelle et violation du devoir d'assistance et d'éducation et a fixé la peine privative liberté à quatre ans et demi, sous déduction des jours d'arrestation et de détention avant jugement subis depuis le 26 juin 2018. La Cour d'appel pénal a retenu en substance que le prévenu avait prodigué des caresses et des baisers sur le cou et le lobe de l'oreille de sa petite-fille, née le 11 juillet 2000, au printemps 2016, que ces gestes avaient une connotation sexuelle et qu'ils tombaient sous le coup de l'art. 187 ch. 1 CP. Elle a admis que A.________ avait tiré profit de l'isolement social et émotionnel dans lequel il avait plongé sa petite-fille et de la domination qu'il exerçait sur elle pour l'amener à participer, après sa majorité sexuelle, à des actes d'ordre sexuel (soit à le toucher dans la zone du ventre, du bassin et des cuisses, à l'embrasser sur la bouche, à lui faire subir des attouchements, puis à se masturber et à se caresser les parties intimes, aussi bien simultanément que mutuellement, et à l'avoir amenée à utiliser un vibromasseur sur elle-même et sur lui) en recourant aux mensonges et à la manipulation et qu'il s'était rendu ainsi coupable de contrainte sexuelle. Elle a considéré qu'en amenant sa petite-fille à entretenir avec lui, en 2014 et 2015, une relation qu'elle-même qualifiait aujourd'hui d'inadéquate et en mettant gravement son bien-être psychique en danger, A.________ avait réalisé l'infraction de violation du devoir d'assistance et d'éducation. Elle a qualifié la culpabilité du prévenu de lourde sur les plans tant objectif que subjectif, relevant le manque d'empathie et d'introspection et son acharnement à soutenir que sa petite-fille l'a séduit et contraint à entreprendre une relation charnelle. Par arrêt séparé du 10 juin 2020, la Cour d'appel pénal a maintenu A.________ en détention pour des motifs de sûreté en raison du risque de récidive.