Citation: 6P.125/2005 23.01.2006 E. 5.2

5.2.1 Dans son arrêt du 8 octobre 2004, la Cour correctionnelle genevoise a retenu qu'il était suffisamment vraisemblable que Y.________ SA ait subi un préjudice direct en relation avec les détournements reprochés à C.________. Elle a fondé sa décision principalement sur le fait que N.________ SA fonctionnait comme la centrale de paiement du groupe Y.________ SA et que celle-ci avait remboursé N.________ SA. Elle a ajouté que, s'agissant des autres entités offshore détenues par Y.________ SA, qui avaient également versé à C.________ des montants, Y.________ SA subissait un préjudice dès lors qu'elle exerçait la maîtrise, la responsabilité et le contrôle sur ces sociétés (arrêt de la Cour correctionnelle, p. 5). 5.2.2 Dans l'arrêt attaqué, la Cour de cassation genevoise a confirmé la qualité de partie civile de Y.________ SA. Elle a considéré que la question avait été traitée et résolue par une ordonnance de la Chambre d'accusation du 30 septembre 2003, qui n'avait fait l'objet d'aucun recours et qui était donc définitive. Au demeurant, elle a estimé que le préjudice allégué par Y.________ SA était pour le moins vraisemblable, ce qui suffisait au terme de la jurisprudence genevoise.