Citation: 1C_546/2018 E. 3.2

3.2. Le liseré rouge sur les plans qu'ont produits les recourants devant la cour cantonale délimite la portion de terrain que la commune, à la suite de l'arrêt cantonal de 2007 et avant d'opter - à la demande des recourants - pour une reprise complète de la procédure de modification du PGA, entendait affecter en zone de dégagement. Dans la mesure où, dans l'intervalle, une procédure de planification complète a eu lieu et les décisions d'adoption du plan d'affectation qui s'en sont suivies ont été examinées puis annulées par la cour cantonale en 2015, il importe peu de savoir quelle avait été l'intention première de la commune à la suite de l'arrêt cantonal de 2007. Cette question est par conséquent sans incidence pour l'issue du litige. Au surplus, quoi qu'en disent les recourants, on ne voit pas qu'une légère variation de trait sur des documents de travail finalement sans pertinence soit à même de démontrer ni même rendre vraisemblable une prétendue intention générale des autorités communales de prétériter leurs intérêts. Il en va de même de l'imprécision d'un élément de fait que les recourants relèvent dans le cadre de leur grief en violation de la LAT et de l'ordonnance du 28 juin 2000 sur l'aménagement du territoire (OAT; RS 700.1). La divergence, dans les deux décisions d'approbation du plan attaquées (celle de la commune qui évoque 721 m2et celle du département cantonal qui évoque 750 m2), quant à l'énoncé de la surface nouvellement affectée en zone de dégagement n'est pas significative, seuls les plans graphiques pouvant être tenus pour déterminants. Il n'y a donc pas lieu de modifier l'état de fait de l'arrêt attaqué.