Citation: 6B_1281/2022 E. 2.3

2.3. Le recourant invoque qu'il n'aurait pas pu préparer une stratégie de défense à l'encontre de l'infraction prévue à l'art. 129 CP, dès lors que l'acte d'accusation aurait été vicié et que dite infraction ne lui aurait pas été reprochée. En substance, il estime que ce vice ne serait pas réparable par la cour cantonale, qu'il aurait potentiellement été privé d'invoquer des faits, qu'il aurait perdu une instance et que son droit d'être entendu aurait été violé. Le tribunal de première instance a écarté la qualification de tentative d'assassinat, subsidiairement de tentative de meurtre, visée par l'acte d'accusation et retenu celle de mise en danger de la vie d'autrui. Ce faisant, il n'a pas respecté le droit d'être entendu du recourant sur ce point. Cependant, celui-ci ne conteste pas que l'art. 344 CPP est ici applicable, et ce également par la cour cantonale. Dans la mesure où il n'invoque pas que la qualification de l'art. 129 CP reposerait sur des faits différents de ceux contenus dans l'acte d'accusation et où il ne conteste pas que la cour cantonale lui a donné la possibilité de se prononcer, son droit d'être entendu n'a pas été violé. À cela s'ajoute que la qualification de mise en danger de la vie d'autrui avait déjà été retenue par le tribunal de première instance. Le grief, qui tombe pour l'essentiel à faux, doit donc être rejeté.