Citation: 5D_2/2024 E. 3.1

3.1. L'autorité cantonale a jugé que les développements consacrés par le recourant à la remise en question du tarif horaire de 180 fr. pour la rémunération de l'avocat d'office n'appelaient pas de réponse dans le cadre d'un recours, le pouvoir de cognition de la chambre des recours civile ne permettant pas la modification du Règlement sur l'assistance judiciaire en matière civile du 7 décembre 2020 (BLV 211.02.3; ci-après: RAJ). Elle a par ailleurs considéré que le premier juge n'avait pas à interpeller le recourant avant de s'écarter des décomptes produits car il appartenait au recourant de démontrer que les opérations pour lesquelles il entendait être indemnisé étaient justifiées, quitte à fournir une note explicative avec sa note de frais. Elle a ajouté que l'examen du dossier ne permettait pas de retenir que la procédure de divorce aurait été particulièrement difficile et que l'âge des parties au divorce ne saurait justifier à lui seul le temps et la quantité d'opérations comptabilisées, étant rappelé que le rôle du conseil d'office devait se limiter aux opérations nécessaires à l'accomplissement du mandat officiel, sans endosser le rôle du mandataire privé appelé à résoudre toutes les questions que lui soumettrait son client. Elle a également considéré la motivation du premier juge comme suffisante. Ensuite, l'autorité cantonale a jugé que l'ampleur et le motif des réductions étaient justifiés (déduction des mémos, réduction du temps pour les opérations admises, travail de secrétariat déjà inclus dans le tarif horaire de l'avocat), de sorte qu'elle a confirmé le montant de l'indemnité d'office alloué en première instance.