Citation: 9C_619/2021 E. 5.1.2

5.1.2. C'est également en vain que l'assurée affirme, en se référant au "raptus suicidaire en 2017", qu'une tentative de suicide contredit l'absence d'anamnèse psychiatrique retenue par le docteur B.________. Quoi qu'elle en dise, dans son rapport du 3 août 2020, l'expert a expliqué que les médecins de l'établissement dans lequel elle avait été hospitalisée durant l'été 2017 n'avaient établi aucune anamnèse psychiatrique et qu'il avait essayé de prendre contact à plusieurs reprises avec elle pour clarifier cet événement, notamment par téléphone et par une correspondance du 17 juillet 2020, mais sans succès. En ce qu'elle tend à affirmer que la mise en oeuvre de mesures d'instruction complémentaires pourrait apporter des renseignements supplémentaires, l'argumentation de la recourante n'est pas suffisante pour mettre en évidence en quoi la juridiction cantonale aurait procédé de manière arbitraire à une appréciation anticipée des preuves (à ce sujet, voir ATF 140 I 285 consid. 6.3.1) ou aurait établi les faits de manière incomplète. C'est par ailleurs le lieu de rappeler que la maxime inquisitoire, qui régit la procédure devant le tribunal cantonal des assurances - de même que la procédure administrative (art. 43 al. 1 LPGA) - dans le domaine des assurances sociales et oblige le juge à établir (d'office) les faits déterminants pour la solution du litige, avec la collaboration des parties, doit être relativisée par son corollaire, soit le devoir de collaborer des parties. Celui-ci comprend l'obligation d'apporter, dans la mesure où cela est raisonnablement exigible, les preuves commandées par la nature du litige et des faits invoqués, faute de quoi elles risquent de devoir supporter les conséquences de l'absence de preuves (ATF 125 V 193 consid. 2 et les références; voir aussi ATF 140 I 285 consid. 6.3.1).