Citation: 2C_167/2007 21.05.2007 E. 3

La décision attaquée ayant été rendue après l'entrée en vigueur de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110), l'acte du recourant doit être traité comme recours en matière de droit public (art. 82 ss LTF). 3.1 Selon l'art. 13b al. 1 lettres c et cbis LSEE, en sa teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2007, si une décision de renvoi ou d'expulsion de première instance a été notifiée à un étranger, l'autorité cantonale compétente peut, aux fins d'en assurer l'exécution, mettre en détention cette personne lorsque des indices concrets font craindre qu'elle ne se soustraie au refoulement (ATF 130 II 56 consid. 3.1 p. 58/59 et les arrêts cités) ou que son comportement permet de conclure qu'elle se refuse à obtempérer aux instructions des autorités. Il est nécessaire que l'exécution du renvoi soit momentanément impossible (p.ex. faute de papiers d'identité), mais possible dans un délai prévisible (ATF 125 II 369 consid. 3a p. 374, 377 consid. 2a p. 379). La durée de la détention est en principe de trois mois, mais elle peut être prolongée de quinze mois, si des obstacles particuliers s'oppose à l'exécution du renvoi ou de l'expulsion (art. 13b al. 2 LSEE). 3.2 En l'espèce, le recourant a confirmé qu'il n'entendait pas accepter son renvoi dans son pays d'origine. Il demande ainsi à être renvoyé en Italie, où il aurait été domicilié pendant quatre ans, sans autorisation de séjour. Examinant le cas d'un ressortissant algérien qui se déclarait prêt à être renvoyé en Italie, sans papier et sans visa, le Tribunal fédéral, a clairement affirmé qu'au vu des relations internationales, en particulier au regard de l'Accord entre la Confédération suisse et la République italienne relatif à la réadmission des personnes en situation irrégulière du 10 septembre 1998 (RS 0.142.114.549), il était exclu de renvoyer illégalement quelqu'un dans un Etat tiers (arrêt 2_C19/2007 du 2 avril 2007, destiné à la publication). A moins que le recourant ne puisse obtenir des papiers pour séjourner en Italie, il ne peut donc être renvoyé que dans son pays d'origine. Il s'ensuit que, dans les circonstances présentes, le maintien en détention du recourant se justifie. Partant, le recours peut être rejeté selon la procédure simplifiée de l'art. 109 al. 2 lettre a LTF, sans mettre de frais à la charge du recourant (art. 66 al. 1 LTF). Par ces motifs, vu l'art. 109 LTF, le Tribunal fédéral prononce: