Citation: 1C_307/2019 E. 4.2

4.2. Même s'il est vrai que l'instance précédente n'a pas formellement mentionné le principe de la bonne foi, celle-là a néanmoins examiné si le comportement des autorités communales pouvait avoir déçu la confiance que l'octroi du permis de construire avait éveillé chez le failli, comme ce dernier le leur reproche. Elle l'a cependant nié, considérant que l'instauration par la commune d'une zone réservée n'avait pas eu pour but de geler temporairement le projet litigieux tant que la durée de validité de son autorisation n'était pas expirée. Le Tribunal cantonal a par ailleurs constaté que les projets de contrats de vente et d'acte de réunion des parcelles dont se prévaut la masse recourante, que la commune n'a finalement pas signés, étaient postérieurs au refus de prolongation du 12 octobre 2017. Le fait que la vente de la parcelle no 2421 n'ait en définitive pas pu intervenir n'avait ainsi pas joué de rôle dans le processus décisionnel ayant conduit à ce refus, par quoi il faut comprendre - à tout le moins implicitement - l'absence de tout comportement contradictoire de la part de l'autorité communale. Ainsi, même si la cour cantonale n'a pas analysé expressément, une par une, chaque condition de la protection de la bonne foi (cf. consid. 5.1), elle a non seulement traité ce grief, mais l'a également motivé de manière suffisante: les considérants de l'arrêt attaqué ont en effet permis à la recourante d'agir en toute connaissance de cause - comme on le verra encore ci-après - ce qui est suffisant au regard des garanties de l'art. 29 Cst. Mal fondé, le grief est rejeté.