Citation: 1P.733/2006 13.02.2007 E. 9

Enfin, le verdict de culpabilité du recourant se fonde sur un ensemble d'éléments, à savoir les déclarations de B.________, l'examen gynécologique qui atteste ses dires, les premières déclarations de sa soeur, l'expertise de crédibilité et les aveux partiels de l'accusé, selon lesquels il aurait caressé les seins et le ventre de B.________. En pareil cas, c'est-à-dire lorsque l'autorité cantonale forge sa conviction sur la base d'un ensemble d'indices ou éléments de preuves, c'est leur appréciation globale qui prévaut et la question et de savoir si cette appréciation globale et le résultat auquel elle a conduit doivent être qualifiés d'arbitraires, c'est-à-dire considérés non seulement comme critiquables ou discutables mais comme manifestement insoutenables. Il ne suffit donc pas que le recourant se livre à une rediscussion de chaque élément ou argument ou de l'un ou de l'autre de ceux-ci en prétendant que, sauf arbitraire, il ne pouvait être apprécié ou interprété autrement que dans le sens favorable à sa thèse. Un tel procédé se réduit à une critique appellatoire, dont la jurisprudence a constamment souligné qu'elle n'est pas à même de faire admettre l'arbitraire de la décision attaquée (arrêt du 13 juin 2006 1P.36/2006 consid. 4.2). En l'espèce, comme on l'a vu, les critiques du recourant sont avant tout de nature appellatoire. Au regard de l'ensemble des éléments pris en considération sans arbitraire par l'autorité cantonale, les griefs tirés d'une appréciation arbitraire des preuves ainsi que d'une violation du principe de la présomption d'innocence doivent donc être écartés.