Citation: 5A_58/2018 E. 4

La décision querellée, qui refuse de suspendre l'exécution d'une ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale relative notamment à l'entretien d'un mineur, contre laquelle un appel a été formé, constitue une décision incidente au sens de l'art. 93 LTF, rendue en matière civile (art. 72 al. 1 LTF; ATF 137 III 475 consid. 1). Hormis les décisions mentionnées à l'art. 92 al. 1 LTF, une décision préjudicielle ou incidente ne peut être entreprise immédiatement que si elle peut causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b LTF; ATF 134 II 124 consid. 1.3). Les conditions cumulatives posées à l'art. 93 al. 1 let. b LTF ne sont manifestement pas remplies, de sorte que cette hypothèse doit d'emblée être écartée. Un préjudice ne peut être qualifié d'irréparable que s'il cause un inconvénient de nature juridique (ATF 139 V 42 consid. 3.1; 138 III 46 consid. 1.2; 137 III 324 consid. 1.1). Il appartient au recourant d'alléguer et d'établir la possibilité que la décision incidente lui cause un tel dommage (ATF 134 III 426 consid. 1.2), à moins que celui-ci ne fasse d'emblée aucun doute (art. 42 al. 2 LTF; ATF 141 III 80 consid. 1.2; 138 III 46 consid. 1.2; 137 III 522 consid. 1.3). En l'occurrence, il ne ressort ni de la décision attaquée, ni du mémoire de recours - qui ne contient pas de démonstration chiffrée d'une atteinte au minimum vital du débirentier - que le recourant subirait un préjudice irréparable en cas d'exécution de l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale querellée. Au contraire, l'autorité précédente a relevé, d'une part, que le recourant avait lui-même conclut à ce qu'il lui soit donné acte de son engagement de verser 400 fr. par mois pour sa fille et, d'autre part, que les montants retenus par le Tribunal de première instance à titre de revenu hypothétique n'était manifestement ni erronés, ni excessifs. Le recourant ne rend ainsi pas vraisemblable une atteinte à son minimum vital. Tout au plus, le recourant n'allègue, sans autre précision, qu'un dommage purement patrimonial qui, de jurisprudence constante, n'est pas de nature à l'exposer à un préjudice irréparable (ATF 141 III 80 consid. 1.2; 138 III 333 consid. 1.3.1). Dans ces circonstances, l'on ne peut que nier l'existence d'un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, causé au recourant. Par conséquent, le recours contre la décision incidente refusant l'effet suspensif doit déjà être déclaré irrecevable pour ce premier motif.