Citation: 7B_14/2025 E. 3.2

3.2. L'autorité cantonale a considéré que c'était à juste titre que le TMC avait retenu un risque de récidive justifiant une détention provisoire. Elle a relevé que bien qu'il niât les infractions commises au préjudice "de l'une ou l'autre de ses filles", le recourant avait admis "s'être trouvé avec elles, nues, dans un lit, et qu'à au moins une occasion, ses filles jouaient avec son pénis et rigolaient, le [recourant] affirmant leur avoir dit ensuite que cela ne se faisait pas, mais qu'il était possible qu'à cette occasion, [la victime 1] ait mis son pénis dans sa bouche, ce dont il disait cependant ne pas avoir le souvenir puisqu'il dormait". Les juges cantonaux ont considéré qu'une telle description interpellait très sérieusement. Ils ont ajouté que la consommation importante de pornographie admise par le recourant et les clichés pris à l'insu de plusieurs personnes de sexe féminin de tout âge, alors que celles-ci étaient nues, faisaient craindre un risque de récidive. En outre, le recourant n'avait pas hésité à reprendre contact avec la victime 3 le 14 novembre 2024, alors qu'il avait été interpellé par la police le 12 novembre 2024 devant le domicile de cette dernière parce qu'il l'importunait. La cour cantonale a ainsi considéré qu'un avis psychiatrique était indispensable avant d'écarter un risque de récidive, notamment au vu de la gravité des infractions et des "multiples facettes" concernées (cf. arrêt entrepris, p. 9-10).