Citation: 7B.242/2000 03.11.2000 E. 1

1.- L'autorité cantonale de surveillance a jugé la plainte fondée parce que l'ouverture d'une nouvelle procédure de revendication, vu l'arrêt rendu par le Tribunal fédéral, se serait heurtée à l'autorité de chose jugée: les prétentions nouvellement émises par la revendiquante se rapportaient en effet à la même créance bancaire, savoir celle existant avant la clôture du compte joint no 206'436, dont le solde avait été transféré à la fin de l'année 1989 sur le compte no 236'893, ouvert sous la désignation 678'678 LEFATO, qui avait effectivement été séquestré en main de la banque concernée. La recourante se plaint sur ce point d'abus du pouvoir d'appréciation. C'est à tort, estime-t-elle, que l'autorité cantonale a assimilé la nouvelle revendication à l'ancienne; en effet, la nouvelle revendication différait justement de la première "vu que l'ancien conseil de la recourante avait omis, comme l'a constaté l'autorité de surveillance, de revendiquer immédiatement la totalité des montants lui appartenant". Contrairement à ce que la recourante affirme, l'autorité cantonale n'a fait là aucune constatation à proprement parler; elle s'est bornée à reproduire, au terme de l'exposé des faits, comme on le fait généralement dans les décisions judiciaires, le contenu essentiel de la détermination de la partie intimée sur la plainte. La décision retient d'ailleurs à propos de l'omission en question qu'elle n'est que "prétendue" (p. 5 consid. 2 in fine: "la prétendue erreur commise par le précédent conseil") sans rien constater de plus à ce sujet. Il en va de même de l'allégation selon laquelle l'autorité cantonale aurait retenu que "la cause de cette nouvelle créance bancaire correspond au produit provenant de la réalisation, entre 1985 et 1986, de divers biens immobiliers ayant appartenu à la recourante à Divonne-les-Bains". Il s'agit là aussi d'une simple affirmation de la recourante, reprise de sa nouvelle revendication, et non pas d'une constatation de l'autorité cantonale elle-même. Appuyé sur des constatations de l'autorité cantonale qui n'en sont pas en réalité, le grief d'appréciation abusive apparaît dès lors manifestement mal fondé. Il est irrecevable pour le surplus, dans la mesure où il se borne à une pure contestation des faits (art. 63 en liaison avec l'art. 81 OJ et 79 al. 1 OJ).