Citation: 9C_212/2023 E. 4.2

4.2. Dans ces circonstances, la juridiction cantonale a retenu de manière manifestement inexacte que l'intimée avait renoncé à travailler à plein temps en raison de son état de santé (avant l'année 2017). Pareilles constatations, qui relèvent d'une appréciation insoutenable des preuves, ne lient pas le Tribunal fédéral (cf. art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF). En l'absence de périodes d'incapacités de travail durables dûment établies ou rendues vraisemblables par un avis médical avant l'année 2017, il convient au contraire d'admettre que l'intimée disposait jadis d'une capacité de travail entière lorsqu'elle travaillait à temps partiel, nonobstant les problèmes de santé qu'elle éprouvait déjà en 2004 et en raison desquels le port de charges lourdes ou les positions contraignantes (activités inadaptées) étaient déconseillées (attestation du docteur C.________ du 7 juin 2004). En conséquence, il apparaît que l'intimée avait choisi de renoncer à mettre entièrement en valeur sa capacité de travail pour des motifs étrangers à son état de santé. Comme d'autres éléments (circonstances personnelles, familiales, sociales, financières et professionnelles) qui auraient pu corroborer la volonté exprimée par l'assurée de travailler à plein temps sans la survenance de l'invalidité n'ont pas été invoqués ni établis, les seules déclarations de l'intimée ne suffisent pas pour lui reconnaître un statut de personne exerçant une activité à plein temps. Au demeurant, au cours de l'enquête ménagère, l'intimée a d'abord indiqué que sans atteinte à la santé, elle aurait recherché une activité à temps partiel, avant d'ajouter qu'elle aurait même travaillé à 100%, de sorte qu'elle paraît spontanément avoir opté plutôt pour le maintien (hypothétique) d'une activité à temps partiel. La décision du recourant d'évaluer l'invalidité en fonction de la méthode mixte (art. 28a al. 3 LAI) est conforme au droit.