Citation: 6B_712/2024 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a relevé que le recourant avait avoué, au fil de ses auditions, qu'il travaillait pour le compte de B.________ en qualité de chauffeur livreur, qu'il n'ignorait pas que ce dernier s'adonnait à un trafic de stupéfiants et qu'il se mettait à sa disposition lorsqu'il avait besoin de lui, en particulier lorsqu'il n'avait plus assez de chauffeurs. Le recourant a également reconnu qu'il avait pris conscience du fait que B.________ lui faisait pleinement confiance et qu'il jouait, de ce fait, un rôle important dans le trafic mené par ce dernier. Il a ainsi déclaré: " Je pense qu'à la fin j'étais une grande aide pour lui finalement. Il savait que j'étais fiable, je n'aurais jamais pris l'argent. Il me faisait confiance. Je pense que dans ce business on peut pas avoir beaucoup confiance et pour ça j'étais important pour lui ". Le recourant a en outre été reconnu par plusieurs clients de B.________ dont l'un a affirmé qu'il donnait l'impression d'être "son bras droit". Du point de vue de B.________, la cour cantonale a relevé que celui-ci considérait le recourant comme un "employé" qu'il prenait pour quelqu'un d'expérimenté et toujours disponible en cas de besoin. B.________ a chargé le recourant, à plusieurs reprises, de le conduire auprès de ses grossistes, de prendre part à des covoyages de drogue en pilotant une voiture ouvreuse, de se déplacer seul pour livrer de la drogue à ses clients et/ou récupérer de l'argent auprès de ceux-ci. La cour cantonale a enfin indiqué, qu'en parallèle, le recourant n'avait eu de cesse de tenter de minimiser son rôle maladroitement, de réduire son implication et de rejeter la faute sur B.________.