Citation: 1B_390/2018 E. 2

Les faits et moyens de preuve nouveaux sont prohibés (cf. art. 99 al. 1 LTF); il n'y a exception à cette règle que lorsque c'est la décision de l'autorité précédente qui, pour la première fois, a rendu pertinents ces faits ou moyens de preuve, ce qu'il appartient au recourant de démontrer. En outre, les faits et pièces postérieurs à l'arrêt entrepris sont d'emblée irrecevables (ATF 143 V 19 consid. 1.2 p. 22 s.; 139 III 120 consid. 3.1.2 p. 123). Il découle des principes susmentionnés que les pièces produites de parts et d'autres en lien avec les faits survenus ultérieurement à l'arrêt attaqué sont irrecevables; aucune des parties ne soutient au demeurant que tel ne serait pas le cas. Constitue en particulier un fait nouveau irrecevable l'issue de la vente de l'immeuble sis sur la parcelle n° 1 réalisée en septembre 2018; elle ne saurait par conséquent être prise en considération par le Tribunal fédéral dans le cadre de la présente cause, dont l'examen ne peut porter que sur l'état de fait qui prévalait au jour du jugement attaqué. C'est le lieu cependant de préciser que cette vente ne rend pas non plus sans objet le présent recours. En effet, indépendamment de celle-ci, il n'est pas exclu que les garanties offertes par les séquestres tels que confirmés par la cour cantonale pouvaient, au moment de sa décision, ne pas être suffisantes eu égard aux prétentions formées par la recourante. Devant le Tribunal fédéral, la recourante produit l'état des charges de la parcelle n° 1 établi par l'Office des poursuites le 24 mai 2018. Si ce document est ultérieur à l'ordonnance du Ministère public à l'origine de la présente cause, il est en revanche antérieur au dépôt du recours cantonal le 28 mai 2018 (cf. let. F/b p. 5 de l'arrêt attaqué). Dès lors que l'autorité de recours peut tenir compte de faits nouveaux (cf. art. 393 al. 2 CPP; ATF 141 IV 396 consid. 4.4 p. 405), la recourante pouvait produire ce document au cours de la procédure cantonale. Or, elle ne prétend pas l'avoir fait, respectivement ne soutient pas que la cour cantonale aurait arbitrairement omis de le prendre en considération dans son raisonnement. Partant, la recourante ne peut pas s'en prévaloir pour la première fois devant le Tribunal fédéral (art. 99 al. 1 LTF); celui-ci est par conséquent lié par les faits retenus dans l'arrêt attaqué (art. 105 al. 1 LTF; ATF 143 IV 500 consid. 1.1 p. 503), soit que les charges hypothécaires pesant sur la parcelle n° 1 s'élevaient à 35'800'000 fr. (cf. consid. 3 p. 9 de l'arrêt attaqué).