Citation: 6B_418/2018 E. 3.2

3.2. S'agissant des infractions commises à l'encontre de A.________, le recourant soutient en substance que c'est à tort que la cour cantonale a retenu que la période pénale était longue, et que sa faute était dès lors lourde. Il rappelle qu'il n'a été condamné que pour quatre épisodes en quatre ans. Ce raisonnement ne saurait être suivi. En effet, la cour cantonale a qualifié la faute du recourant de lourde d'abord au motif qu'il s'en était pris à plusieurs reprises à l'intégrité physique de sa compagne, entretenant un climat de violence dans le couple. Elle a également souligné qu'il avait violé l'intégrité sexuelle de celle-ci, en la forçant de lui prodiguer une fellation et de subir un rapport anal. A cela s'ajoute que sa victime a dû se sentir prise au piège, du fait de son absence de statut en Suisse et de sa dépendance financière à l'égard du recourant. Dans ces conditions, la cour cantonale pouvait sans violer le droit fédéral retenir que les faits s'inscrivaient dans la durée. Par ailleurs, elle a également considéré que la faute du recourant était lourde en raison de ses mobiles purement égoïstes, du fait qu'il avait nié en bloc l'ensemble des faits qui lui étaient reprochés, n'hésitant pas à avancer des explications fantaisistes et à accuser la victime ainsi que des tiers. Pour le surplus, c'est en vain que le recourant se prévaut de son absence d'antécédents de violence, dans la mesure où, selon la jurisprudence, l'absence d'antécédents a un effet neutre sur la fixation de la peine (ATF 136 IV 1 consid. 2.6).