Citation: 4A_546/2009 01.02.2010 E. 3

Selon la recourante, l'autorité cantonale aurait interprété le contrat de licence de manière arbitraire en retenant que la réelle et commune intention des parties lors de la conclusion était de transférer de Y.________ sur X.________ SA les obligations liées à la protection et au maintien des droits rattachés à la demande de brevet. Le Tribunal fédéral n'examine que les griefs constitutionnels expressément invoqués et motivés (art. 106 al. 2 LTF). En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, il n'y a arbitraire que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, si, sur la base des éléments recueillis, il a fait des déductions insoutenables, ou encore s'il a omis, sans raison sérieuse, de tenir compte d'un moyen important propre à modifier la décision attaquée (ATF 129 I 8 consid. 2.1). L'acte de recours doit donc, sous peine d'irrecevabilité, préciser en quoi consiste la violation invoquée; la partie recourante doit discuter les attendus de la décision attaquée et exposer de manière claire et circonstanciée en quoi consiste la violation du droit constitutionnel (ATF 134 II 244 consid. 2.2; 134 V 138 consid. 2.1). La recourante relève que le transfert, sur la personne du preneur de licence, des obligations relatives au brevet serait atypique, et elle veut en déduire le principe qu'un tel transfert ne serait concevable comme relevant de la réelle et commune intention des parties que s'il était expressément convenu dans le contrat. Ce faisant, elle soulève en réalité une question de droit relative à la forme du contrat (cf. art. 11 ss CO). Or, la loi n'exige aucune forme pour le contrat litigieux (cf. ATF 101 II 293 consid. 2c p. 299) et les parties n'en ont pas convenu (cf. art. 16 CO). Pour le surplus, la recourante se limite à expliciter sa façon de voir les choses et les motifs pour lesquels elle ne partage pas l'interprétation de l'autorité cantonale. Elle insiste en particulier sur le fait que la volonté commune retenue par les précédents juges serait inhabituelle et dérogerait à la réglementation légale subsidiaire; cela n'est toutefois pas encore constitutif d'arbitraire. Nonobstant l'utilisation répétée du terme "arbitraire", la critique de la recourante se réduit à un exposé appellatoire et n'est, partant, pas recevable.