Citation: 6P.215/2006 18.12.2006 E. 1

Le recourant se plaint uniquement d'une violation de la garantie d'être traité sans arbitraire par les organes étatiques (art. 9 Cst.). 1.1 Le recours de droit public au Tribunal fédéral est ouvert contre une décision cantonale de dernière instance pour violation des droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a et art. 86 al. 1 OJ). En vertu de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit contenir, sous peine d'irrecevabilité (cf. ATF 123 II 552 c. 4d), un exposé succinct des droits constitutionnels violés, précisant en quoi consiste la violation. Dans le cadre d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs expressément soulevés et exposés de façon claire et détaillée (ATF 130 I 26 c. 2.1). En l'espèce, à défaut de toute motivation spécifique relative aux dispositions de procédure cantonales prétendument appliquées arbitrairement, il n'y a d'emblée pas lieu d'entrer en matière sur ce volet du grief faute de motivation répondant aux exigences légales. 1.2 Selon la jurisprudence, l'arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst., ne résulte pas du seul fait qu'une autre solution pourrait entrer en considération ou même qu'elle serait préférable. Une décision n'est annulée pour cause d'arbitraire que lorsqu'elle est manifestement insoutenable, qu'elle se trouve en contradiction claire avec la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique indiscuté, ou encore lorsqu'elle heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Il ne suffit pas que la motivation formulée soit insoutenable, il faut encore que la décision apparaisse arbitraire dans son résultat. Lorsque la partie recourante s'en prend plus particulièrement à l'appréciation des preuves et à l'établissement des faits, la décision n'est arbitraire que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, si, sur la base des éléments recueillis, il a fait des déductions insoutenables, ou encore s'il a omis, sans raison sérieuse, de tenir compte d'un moyen important propre à modifier la décision attaquée (ATF 129 I 8 c. 2.1). Le recourant ne peut se borner à critiquer la décision attaquée comme il le ferait en procédure d'appel, où l'autorité de recours jouit d'une libre cognition; il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer son opinion à celle de l'autorité cantonale, mais il doit démontrer, par une argumentation précise, que cette décision repose sur une appréciation des preuves manifestement insoutenable (ATF 129 I 113 c. 2.1, 128 I 295 c. 7a). La Chambre d'accusation s'est fondée sur les témoignages de diverses personnes présentes ainsi que sur l'avis de deux experts en auto-défense requis par le recourant. Qu'elle a finalement retenu la version de Y.________ ne signifie pas encore qu'elle soit tombée dans l'arbitraire; que Y.________ exerce la profession d'agent de police et que le recourant soit un étranger en situation irrégulière n'est pas pertinent non plus. Pour le surplus, la critique du recourant porte sur des détails, comme l'ordre dans lequel les protagonistes ont quitté le pub ou l'intention dans laquelle il a levé le bras contre Y.________, détails dont l'importance n'apparaît pas déterminante pour décider si Y.________ s'est senti menacé et s'il a réagi de manière proportionnée. En outre, contrairement à ce que soutient le recourant, la Chambre d'accusation n'a pas ignoré le fait que Y.________ était rompu aux sports de combat. En fin de compte, la critique du recourant se limite à exposer sa version des faits; il ne démontre pas que celle retenue par la Chambre d'accusation serait insoutenable.