Citation: 4A_82/2023 E. 3.2.3

3.2.3. Troisièmement et dernièrement, la recourante fait valoir que la cour cantonale ne pouvait pas statuer à nouveau sur la question de l'indemnité pour tort moral réclamée par l'intimée. A cet égard, elle relève que l'autorité précédente, dans son arrêt du 10 juin 2021, avait indiqué que l'atteinte subie par l'intimée avait déjà été compensée par l'indemnité de 16'020 fr. pour atteinte à l'intégrité que lui avait versée l'assureur-accidents. Quoi que soutienne l'intéressée, la cour cantonale n'a pas enfreint le principe de l'autorité de l'arrêt de renvoi. Il appert en effet que le Tribunal fédéral ne s'est pas prononcé sur la question de l'indemnité pour tort moral réclamée par la lésée, laquelle avait du reste formulé diverses critiques sur ce point, dans le recours qu'elle avait interjeté à l'encontre de l'arrêt cantonal du 10 juin 2021. La cour cantonale, qui n'avait pas examiné cette question dans son premier arrêt, comme en attestent les termes utilisés par elle ("i l n'y a pas lieu d'y revenir non plus "), mais s'était contentée de relever, en passant, que l'atteinte avait déjà été compensée par l'octroi d'une indemnité versée par l'assureur-accidents de la lésée, était dès lors en droit de procéder à un véritable examen de ce préjudice.