Citation: I 404/05 19.09.2006 E. A

P.________, né en 1942, a travaillé depuis 1970 en qualité de technicien en téléphonie au service de X.________. En tant que tel, il était assuré au titre de la prévoyance professionnelle auprès de la « Pensionskasse der X.________ » (ci-après : la Caisse de pension). A l'annonce au cours du mois d'août 2001 de son licenciement consécutivement à une restructuration d'entreprise, il a cessé toute activité lucrative. Le 20 mars suivant, il a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente. Procédant à l'instruction du dossier, l'Office cantonal AI de Genève (ci-après : l'Office AI) a recueilli l'avis des médecins traitants consultés successivement par l'assuré. Selon un rapport du 3 mai 2002 de la doctoresse B.________, celui-ci souffre d'un état dépressif entraînant depuis le mois d'août 2001, une incapacité totale de travail de durée indéterminée; malgré le suivi d'une psychothérapie de soutien, une guérison à court terme s'avère improbable. De son côté, le docteur T.________ (spécialiste en psychiatrie et psychothérapie) diagnostique une dépression majeure réactionnelle à l'annonce du licenciement de l'assuré entraînant une incapacité totale de travail depuis le 27 août 2001; il précise ne constater aucune rémission satisfaisante de l'état dépressif certes profond, mais néanmoins susceptible de s'améliorer (rapport du 26 juin 2002). Le 6 décembre 2002, le docteur R.________ (spécialiste en psychiatrie et psychothérapie) pose quant à lui le diagnostic de trouble de l'adaptation avec humeur dépressive et précise que des particularités comportementales de nature socio-culturelle influencent grandement cette affection. Il constate une incapacité corrélative de travail de 50 % depuis le 21 janvier 2002 jusqu'au 1er mars suivant. Poursuivant l'instruction de la cause, l'Office AI a confié un mandat d'expertise psychiatrique au docteur A.________. Dans un rapport du 18 août 2003, celui-ci diagnostique un épisode dépressif moyen avec syndrome somatique (F32.11) et considère l'exercice d'une activité lucrative ne requérant pas l'apprentissage de techniques ou compétences nouvelles raisonnablement exigible à 50 %; en revanche, il estime qu'au cours de l'année suivant l'annonce de son licenciement, l'assuré a souffert d'un état dépressif particulièrement sévère ayant entraîné une incapacité totale de travail. Dans un rapport du 18 septembre 2003, le Service médical régional de l'AI (ci-après : SMR) a retenu le diagnostic d'épisode dépressif moyen ayant entraîné une incapacité de travail de 100 puis de 50 % à partir du mois d'août 2001, respectivement du 1er mars 2003. Se fondant essentiellement sur les conclusions des docteurs A.________ et C.________, l'Office AI, par deux décisions du 10 décembre 2003, a mis P.________ au bénéfice d'une rente entière dès le 1er août 2002 jusqu'au 28 février 2003, puis d'une demi-rente à partir du 1er mars 2003. La caisse de pension a formé opposition contre les décisions de l'Office AI dont elle a requis l'annulation en concluant principalement au rejet de la demande, au motif que l'assuré ne présente pas un degré d'invalidité ouvrant droit aux prestations. A l'appui de ses conclusions, elle s'est fondée sur l'avis du docteur L.________ (spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie), selon lequel le rapport d'expertise du docteur A.________ serait dépourvu de toute valeur probante (cf. rapports des 12 janvier et 28 mai 2004). Par décision sur opposition du 28 juin 2004, l'Office AI a confirmé ses décisions initiales, en précisant que la mise en oeuvre de mesures de réadaptation professionnelle n'était pas indiquée.