Citation: 2D_22/2024 E. 1

A.A.________, ressortissante de Madagascar née en 1969, a épousé B.A.________, ressortissant suisse né en 1961, le 17 avril 2021. Le 21 avril 2021, une autorisation de séjour échéant le 16 avril 2024 lui a été délivrée. Le couple s'est séparé une première fois le 19 janvier 2022. Le 16 février 2022, A.A.________ a déposé une plainte pénale, complétée le 24 février 2022, contre son époux pour harcèlement moral, rabaissements et injures. Le 15 mars 2022, le Service de la population et des migrations du canton de Fribourg (ci-après: le Service de la population) a informé A.A.________ qu'au vu de la séparation du couple, il envisageait de révoquer son autorisation de séjour et l'a invitée à se déterminer. Par courriers des 4 et 11 avril 2022, les intéressés ont annoncé au Service de la population qu'ils avaient repris la vie commune le 20 mars 2022. En juin 2022, A.A.________ a entamé un suivi psychologique auprès d'un psychologue, qu'elle a interrompu fin 2022 au motif notamment que, selon ses propres dires, "la vie du couple s'améliorait". Le 31 août 2022, sur demande de A.A.________, le Ministère public a suspendu la procédure pénale pour une durée de six mois, puis, par ordonnance du 16 mars 2023, il l'a classée au motif que lors de son audition, l'épouse avait indiqué que sa situation s'était "stabilisée voire améliorée" et qu'elle retirait sa plainte. Le 17 avril 2023, B.A.________ a déposé une requête de mesures protectrices de l'union conjugale. Le 11 juillet 2023, une audience a eu lieu. Le juge a constaté la séparation du couple. Ensuite de la séparation, les époux ont continué de vivre sous le même toit. A.A.________ a appelé la police à deux voire trois reprises, ensuite de disputes avec B.A.________. La police est intervenue une fois sur place. Les époux ont en outre chacun déposé plainte pénale l'un contre l'autre.