Citation: C 120/99 26.01.2000 E. 1

raison du chômage dû à une faute de l'assuré, en applica- tion de l'art. 44 al. 1 let. a OACI, ne suppose pas une ré- siliation des rapports de travail pour de justes motifs au sens des art. 337 et 346 al. 2 CO. Il suffit que le compor- tement général de l'assuré ait donné lieu au congédiement de celui-ci, même sans qu'il y ait des reproches d'ordre professionnel à lui faire. Tel peut être le cas aussi lors- que l'employé présente un caractère, dans un sens large, qui rend les rapports de travail intenables (ATF 112 V 244 consid. 1 et les arrêts cités). Une suspension du droit à l'indemnité ne peut cependant être infligée à l'assuré que si le comportement reproché à celui-ci est clairement éta- bli. Lorsqu'un différend oppose l'assuré à son employeur, les seules affirmations de ce dernier ne suffisent pas à établir une faute contestée par l'assuré et non confirmée par d'autres preuves ou indices aptes à convaincre l'admi- nistration ou le juge (ATF 112 V 245 consid. 1 et les ar- rêts cités; DTA 1995 no 18 p. 107 sv. consid. 1, 1993/1994 no 26 p. 183 sv. consid. 2a; SJ 1992 p. 551 consid. 1; Gerhards, Kommentar zum Arbeitslosenversicherungsgesetz, n. 10 ss ad art. 30; Thomas Nussbaumer, in: Schweizerisches Bundesverwaltungsrecht [SBVR], Arbeitslosenversicherung, p. 254, ch. m. 695, et la note n° 1312).