Citation: 5A_711/2018 E. 4.3

4.3. Le grief de la recourante tombe à faux dès lors que, dans sa requête du 6 novembre 2017, l'intimée a conclu préalablement à la recevabilité de sa requête, à titre principal à la reconnaissance et à la déclaration de force exécutoire du séquestre prononcé par le Tribunal de Massa le 11 décembre 2015, et, cela fait, au séquestre des biens de la recourante. La conclusion en reconnaissance et déclaration de force exécutoire a été expressément réitérée par courrier du 12 décembre 2017 à l'intention du Tribunal, ainsi que constaté à juste titre par la cour cantonale. Il est évident que la conclusion en reconnaissance et en constatation de la force exécutoire constitue un préalable nécessaire au prononcé du séquestre, mais qu'il peut parfaitement être statué sur celle-là indépendamment de la conclusion relative à celui-ci, sans que l'on puisse ainsi reprocher au premier juge d'avoir outrepassé sa compétence matérielle à cet égard. Cette conclusion rend sans objet la motivation relative à l'application prétendument excessive de l'art. 271 al. 3 LP. Il s'ensuit que ni la décision du premier juge, ni la décision entreprise qui la confirme, ne sont donc frappées de nullité absolue.