Citation: 4P.290/2005 01.02.2006 E. 1

A.b La débâcle financière de X.________ a entraîné l'ouverture d'une instruction pénale qui a abouti à la seule condamnation, en 1995, de C.________ à une peine de 6 ans de réclusion pour diverses infractions contre le patrimoine. Selon les experts judiciaires commis au pénal, Y.________ avait failli à ses devoirs légaux et statuaires de réviseur en acceptant de certifier, jusqu'en juin 1991, les comptes partiellement faux de X.________. Il a été retenu que, pour sa part, W.________ avait concouru à la prise de décisions essentielles concernant la gestion de la société et avait exercé, dès le mois de juillet 1991 au plus tard, un rôle d'organe de fait de X.________. La masse en faillite de X.________ (ci-après : la masse en faillite) a inventorié une prétention en responsabilité contre divers anciens administrateurs et anciens organes de X.________, parmi lesquels figuraient C.________, B.________ et Y.________. Dans le cadre des opérations de liquidation et d'établissement de l'état de collocation, la masse en faillite a conclu plusieurs transactions, dont une, le 22 mai 1995, avec W.________, portant sur le rachat de certaines créances douteuses. A.c Deux actions en responsabilité ont été introduites à l'encontre de Y.________, l'une par la masse en faillite, le 9 avril 1998, l'autre par W.________, le 8 mars 1993. Dans le cadre de ces deux procédures, Y.________ a appelé en cause plusieurs anciens administrateurs de X.________. Ces appels en cause ont été admis judiciairement. B.________ ne faisait pas partie des appelés en cause. Ces deux actions ont été définitivement retirées à la suite de transactions passées respectivement en septembre et en octobre 2002 entre la masse en faillite et Y.________ d'une part et W.________ et Y.________, d'autre part, ce qui a entraîné l'extinction des appels en cause.