Citation: 4A_430/2023 E. 5.5

5.5. Tel qu'il est présenté, le grief ne saurait prospérer. A la lecture de la sentence entreprise, il appert, en effet, que l'arbitre désignée par le TAS a visiblement réussi à mettre à jour la réelle et commune intention des parties puisqu'elle a constaté que les parties, en concluant l'art. 49, avaient choisi de soumettre les litiges en matière de travail à la compétence exclusive d'une autorité judiciaire hongroise ("... when agreeing on Article 49, the Parties opted out of Article 22 lit. b) of the FIFA RSTP [RSTJ] and, at the same time, clearly and exclusively opted in Article 22 of the FIFA RSTP in favour of the jurisdiction of the Administrative and Labour Court"; sentence, n. 83) et a retenu l'existence d'un accord clair et non équivoque entre les parties à cet égard ("... clear and unequivocally agreement between the Parties to refer employment-related decision exclusively to Administrative and Labour Court..."; sentence, n. 84). Or, de telles constatations relatives à la volonté des parties relèvent du domaine des faits et lient, partant, le Tribunal fédéral lorsqu'il est saisi d'un recours en matière civile dirigé contre une sentence arbitrale internationale. Aussi est-ce en vain que le recourant se borne à proposer sa propre interprétation de la clause litigieuse. L'intéressé perd en effet de vue que si le Tribunal fédéral conserve la faculté de revoir l'état de fait à la base de la sentence attaquée, ce n'est qu'à la condition que l'un des griefs mentionnés à l'art. 190 al. 2 LDIP soit soulevé à l'encontre dudit état de fait ou que des faits ou des moyens de preuve nouveaux soient exceptionnellement pris en considération dans le cadre de la procédure du recours en matière civile. Or, on cherche en vain, dans l'acte de recours, un grief de ce genre, qui aurait été dûment invoqué et motivé. Force est par ailleurs de constater que la thèse du recourant selon laquelle son adversaire n'aurait pas contredit son interprétation de l'art. 49 du contrat de travail est infirmée par le contenu même de la sentence attaquée. Il appert, en effet, que l'intimé a soutenu, devant le TAS, que la compétence du tribunal étatique concerné était exclusive (sentence, n. 50). A titre superfétatoire, on relèvera que les critiques formulées par le recourant ne suffisent pas à établir que l'arbitre aurait enfreint l'art. 190 al. 2 let. b LDIP. Le résultat auquel a abouti l'arbitre apparaît en effet juridiquement défendable. Une autre formation arbitrale du TAS a du reste retenu une solution identique dans une affaire hongroise similaire jugée en novembre 2022 (TAS 2021/A/7775). Comme l'expose de manière convaincante le TAS, les clauses attributives de compétence dans ladite affaire et la présente cause avaient la même teneur dans le texte original hongrois, seule la traduction anglaise de celles-ci présentant quelques nuances. Saisi d'un recours dirigé contre la sentence rendue dans l'affaire TAS 2021/A/7775, la Cour de céans a considéré que l'interprétation de la clause contractuelle topique opérée par les arbitres ne prêtait pas le flanc à la critique (arrêt 4A_2/2023 du 6 octobre 2023 consid. 3.4). Il ne saurait en être autrement ici.