Citation: 6P.150/2006 21.10.2006 E. 7

Le recourant enfin se plaint d'une violation du principe "in dubio pro reo", de la prise en considération de moyens de preuve illicites, de la violation du secret de la correspondance et des communications, ainsi que d'atteintes multiples à la protection des données. Conformément au principe "in dubio pro reo", découlant de l'art. 6 ch. 2 CEDH et de l'art. 32 al. 1 Cst., toute personne est présumée innocente tant qu'elle n'a pas fait l'objet d'une condamnation en force. Ce principe ne fait bien évidemment pas obstacle à l'ouverture d'une procédure pénale contre une personne déterminée s'il existe, comme en l'espèce, des indices pour une infraction tombant sous la juridiction suisse (cf. ATF 107 Ia 138 consid. 4c). Pour ce qui est des autres griefs, le recourant ne précise pas quels droits constitutionnels auraient été violés. En outre, ils ne précise pas en quoi les éventuelles violations auraient influé sur la décision attaquée, c'est-à-dire auraient servi à admettre, à tout le moins provisoirement, que la juridiction suisse était donnée. Ces griefs sont irrecevables faute de motivation répondant aux exigences légales.