Citation: 1B_22/2013 E. A

Dans le cadre d'une procédure pénale dirigée contre A.________ pour contrainte sexuelle qualifiée, le Procureur de la Région Jura bernois-Seeland a nommé, le 11 octobre 2011, Me B.________ comme avocat d'office. Le 4 septembre 2012, le prénommé a été condamné en première instance par le Tribunal régional Jura bernois-Seeland à une peine privative de liberté de 6 ans pour cette infraction notamment. Le 9 mars 2013, A.________ a demandé de ne plus être défendu par Me B.________, demande qu'il a confirmée le 25 mars 2013. Le prévenu reprochait à Me B.________ de n'avoir jamais sollicité l'assistance d'un traducteur alors qu'il le lui avait demandé avec insistance au motif qu'il ne parlait pas bien le français. Me C.________, qui a été mandatée par le prévenu à titre privé le 13 mars 2013, a présenté, le 24 avril 2013, une demande formelle de changement de défenseur d'office au nom du prévenu; elle relevait notamment que le recourant, insatisfait du travail de son défenseur d'office, avait déjà sollicité à plusieurs reprises son changement, la première fois en février 2012. Me B.________ a conclu, le 10 mai 2013, au rejet de la demande de changement d'avocat d'office du 24 avril 2013; il contestait tous les griefs formulés à son encontre, à moins d'être admis expressément dans sa prise de position. Par décision du 29 mai 2013, le Président de la 2e Chambre pénale de la Cour suprême du canton de Berne a refusé de révoquer le mandat de défenseur d'office, considérant que la rupture du lien de confiance alléguée ne reposait pas sur des motifs objectifs suffisants et que la relation de confiance n'était pas gravement perturbée. L'efficacité de la défense était par ailleurs toujours assurée.