Citation: I 173/01 19.10.2001 E. 4

4.- a) Par rapport à la situation qui prévalait au moment de l'octroi de la rente d'invalidité en juin 1999, où l'incapacité de travail était totale, on doit dès lors admettre que la capacité de gain du recourant s'est notablement améliorée depuis le mois de décembre 1999, soit à une date antérieure à celle de la décision de révision de la rente (18 août 2000). Il y a lieu d'examiner si cette amélioration est suffisante pour justifier la suppression de la rente d'invalidité allouée à l'assuré. b) Pour évaluer l'invalidité du recourant l'OAI a comparé l'ancien revenu annuel de l'intéressé en qualité de chauffeur de poids lourds de 58 800 fr. (4900 fr. x 12 en 1999, selon une appréciation généreuse) avec le revenu annuel brut de 44 400 fr. (3700 fr. x 12) qu'il pourrait réaliser en 1999 dans un emploi adapté (tel qu'ouvrier d'atelier mécanique, de télécabines, surveillant de machines, de parking et de magasinier). Certes, cette comparaison, non contestable, fait-elle apparaître une perte de gain de 24.48 %, mais elle ne prend pas en considération le fait que la capacité de travail du recourant a été fixée par l'expert B.________ à 80 %, dans une activité adaptée (cf. supra consid. 3b et d). Il en résulte que le revenu d'invalide doit être fixé à 35 520 fr. (44 400 fr. x 80 %) et que la comparaison avec le revenu hypothétique de 58 800 fr. laisse apparaître une perte de gain de 39,59 %, inférieure aux 40 % nécessaires pour ouvrir le droit du recourant à un quart de rente. Par ailleurs, selon un arrêt E. du 8 août 2001 destiné à la publication (I 32/00), le degré d'invalidité résultant de la comparaison des deux revenus précités est un pourcentage exact du point de vue mathématique qui ne peut, en l'espèce, pas être arrondi. c) Un calcul tenant compte d'un revenu d'invalide fondé sur les statistiques salariales (ATF 126 V 76 consid. 3b/bb) aboutirait à la même solution. En l'occurrence, le salaire de référence (en 1998) est celui auquel peuvent prétendre les hommes effectuant des activités simples et répétitives dans le secteur privé, savoir 4268 fr. par mois (Office fédéral de la statistique, Enquête sur la structure des salaires 1998 TA1, p. 25, niveau de qualifications 4). Comme les salaires bruts standardisés tiennent compte d'un horaire de travail de 40 heures, soit une durée hebdomadaire inférieure à la moyenne usuelle dans les entreprises en 1999 (41, 8 heures; La Vie économique 3/2001, p. 100, tableau B9.2), ce montant doit être porté à 4460 fr., soit 53 520 fr. par an. Si l'on effectue une adaptation à l'évolution des salaires entre 1998 et 1999, soit 0,3 pour cent (La Vie économique, 3/2001, p. 101, tableau B 10.2), on obtient 53 680 fr. Il faut en outre prendre en considération le fait que la capacité de travail du recourant est réduite de 20 pour cent, ce qui donne 42 944 fr. (53 680 x 0,8). Enfin, eu égard à l'ensemble des circonstances personnelles et professionnelles du cas, il se justifie de procéder à un abattement de 15 pour cent (ATF 126 V 78 consid. 5). Le revenu d'invalide déterminant s'élève ainsi à 36 502 fr. La comparaison avec un revenu réalisable sans invalidité de 58 800 fr. (supra, let. b) conduit à une invalidité de 37,92 pour cent ([58 800 fr. - 36 502 fr.] X 100/ 58 800 fr.).