Citation: 5A_358/2015 E. B

B.a. Le 13 avril 2012, dame X.________ a déposé au Tribunal de première instance une requête de conciliation dirigée contre Y.________, dans laquelle elle a conclu à ce qu'il soit dit et jugé que l'accord conclu le 18 février 2014 ( recte : 2004) était valide et liait les parties. Au bénéfice d'une autorisation de procéder délivrée le 25 mars 2013, elle a introduit le 21 juin 2013 l'action en constatation de droit à l'encontre de Y.________. Par courrier du 18 octobre 2013, dame X.________ a communiqué qu'elle avait dénoncé l'instance à son petit-fils D.________, lequel avait accepté de procéder à sa place, ce à quoi elle avait consenti. Par ordonnance du 21 octobre 2013, le Tribunal de première instance a admis la requête de Y.________ tendant à ce que la procédure soit limitée à la recevabilité de la demande. Par mémoire-réponse du 29 novembre 2013, Y.________ a conclu à l'irrecevabilité de la demande; elle a fait valoir une exception de litispendance, en raison de la procédure italienne. Elle a précisé qu'elle n'admettait pas la dénonciation d'instance. Par réplique du 28 mars 2014, D.________ " procédant à la place " de dame X.________ a, sur la recevabilité de la demande, principalement conclu à ce que l'action soit déclarée recevable, subsidiairement à ce que l'action soit suspendue, en application de l'art. 126 CPC, jusqu'à droit définitivement jugé sur l'action en justice introduite le 28 mai 2007 par Y.________ contre A.________, B.________ et C.________ par-devant le Tribunal de Turin, et, sur le fond, à ce qu'il soit dit et jugé que l'accord conclu entre dame X.________ et Y.________ le 18 février 2004 était valide et liait les parties. Par duplique du 28 avril 2014, Y.________ a persisté dans ses conclusions antérieures. Par ordonnance du 29 septembre 2014, le Tribunal de première instance, retenant que l'éventualité d'une future décision contraire de la Cour de cassation italienne ne pouvait être totalement écartée, de sorte qu'il convenait de faire application, pour des questions d'opportunité, de l'art. 126 CPC, a ordonné la suspension de la procédure jusqu'à droit définitivement jugé sur l'action en justice opposant Y.________ à A.________, B.________ et C.________ par-devant le Tribunal de Turin. B.b. Par acte du 13 octobre 2014, Y.________ a formé recours contre la décision précitée auprès de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: Cour de justice). Elle a conclu à l'annulation de celle-ci, cela fait au renvoi de la cause au Tribunal de première instance pour qu'il statue sur la recevabilité de l'action en constatation de droit introduite par dame X.________, et au déboutement de la précitée, ainsi que, en tant que de besoin de D.________, avec suite de frais et dépens. Par arrêt du 27 mars 2015, expédié le 1er avril 2015, la Cour de justice a, préalablement, pris acte de ce que dame X.________ avait dénoncé l'instance à D.________, lequel procédait en son propre nom pour le compte de celle-ci, puis, au fond, a annulé l'ordonnance de suspension du 29 septembre 2014 et invité le Tribunal de première instance à statuer sur la recevabilité de l'action introduite devant lui le 21 juin 2013.