Citation: 6P.134/2004 25.11.2004 E. 7

Invoquant une violation de l'art. 63 CP, le recourant se plaint de la peine infligée. Les critères en matière de fixation de la peine ont été rappelés à l'arrêt publié aux ATF 127 IV 101. Il convient de s'y référer. Le recourant affirme que la Cour d'assises lui aurait reproché son ancienne toxicomanie dans le cadre de la fixation de la peine. L'argument n'est pas fondé. La Cour d'assises a pris en compte l'ancienne toxicomanie du recourant pour conclure qu'il savait le danger qu'il faisait courir aux consommateurs de drogue (cf. arrêt, p. 22). Cette appréciation est pertinente et ne viole pas l'art. 63 CP. Le recourant soutient que sa situation personnelle n'a pas été prise en compte. A cet égard, il introduit des faits non constatés en instance cantonale, ce qu'il n'est pas habilité à faire dans un pourvoi (supra, consid. 5). La Cour d'assises a clairement exposé la situation personnelle du recourant (cf. arrêt, p. 21). Elle n'a donc pas omis cet aspect pour fixer la peine. Le recourant s'est livré à un trafic qui porte sur plus de 5 kilos d'héroïne brute. Il encourait une peine maximale de vingt ans de réclusion (art. 19 ch. 1 in fine LStup et 35 CP). Il a agi dans le but de faire du profit. Il a positivement collaboré à l'enquête. Au vu des éléments pertinents, la peine de sept ans de réclusion prononcée n'est pas excessive. Elle ne procède pas d'un abus du pouvoir d'appréciation.