Citation: 6F_3/2024 E. A

A.a. B.________ a consulté la société de courtage immobilier C.________ SA, de siège social à U.________, dont D.________ est l'un des organes inscrits au registre du commerce, en vue de lui confier la vente d'un immeuble en construction lui appartenant sur la commune de V.________. Elle a signé le 1er octobre 2020 un contrat de courtage avec cette société qu'elle estime caduc pour diverses raisons. E.________ et F.________ s'étant intéressés à l'achat de ce bien immobilier, le notaire G.________ a établi un projet d'acte de vente, lequel devait être instrumenté le 25 janvier 2021. B.________, qui estime que la signature de cet acte était impossible, notamment parce que l'autorisation de construire n'avait pas été délivrée et que les travaux avaient été suspendus le 21 janvier 2021, ne s'est pas rendue au rendez-vous chez le notaire, dont elle soutient n'avoir pas été informée. Le 26 janvier 2021, C.________ SA, par D.________, lui a écrit que, en renonçant à céder son bien immobilier pour le prix de 455'000 fr. convenu et aux conditions prévues, elle avait violé clairement et délibérément les clauses du contrat de courtage, de sorte que la société entendait en encaisser la commission. Une facture à régler dans les 10 jours était jointe à l'envoi. La commission n'ayant pas été versée, C.________ SA a entrepris une action civile auprès du Tribunal des districts de Martigny et St-Maurice. A.b. Le 9 avril 2021 B.________ et A.________ ont déposé plainte pénale. En substance, ils rapportaient que B.________ avait consulté la société de courtage immobilier C.________ SA, en vue de lui confier la vente d'un immeuble en construction lui appartenant sur la commune de V.________. Un premier contrat de courtage lui avait été soumis le 17 juillet 2020, qu'elle avait refusé de signer. C.________ SA lui aurait alors promis de nombreuses prestations prétendument supérieures à la concurrence, lesquelles avaient été consignées dans un nouveau contrat de courtage qu'elle avait paraphé le 1er octobre 2020. Ce dernier acte aurait été caduc, car aucune des prestations n'aurait été honorée par le courtier et B.________ aurait été dupée par les nombreuses promesses écrites qui s'étaient révélées n'être que du vent. Les plaignants relevaient en outre que sous la rubrique "courtier responsable" du contrat aucune mention de la personne concernée ne figurait, qu'il n'était pas possible de déterminer, sur la base de la signature manuscrite, qui avait signé ce contrat pour C.________ SA et, enfin, que le signataire ne disposait pas des pouvoirs de représentation de cette société, ce qui, de leur avis, rendait également caduc ce contrat, de sorte que l'utilisation de ce document relevait de la tentative d'escroquerie. En outre, l'employé de C.________ SA, H.________, aurait prétendu à tort, avant que B.________ ne s'engageât, qu'en cas de nouvel investissement en Valais du produit de la vente, elle n'aurait pas à payer d'impôt sur les gains immobiliers, ce qui l'aurait conduite par erreur à signer le contrat de courtage et aurait constitué un comportement astucieux, pénalement répréhensible comme une tentative d'escroquerie. C.________ SA aurait tenté de forcer B.________ à vendre son bien immobilier, avant qu'elle n'obtienne l'autorisation de construire, en faisant notamment préparer par le notaire G.________ un projet d'acte de vente en faveur des acheteurs potentiels (E.________ et F.________), ce qui, toujours selon les plaignants, aurait constitué à l'égard de la venderesse une tentative de contrainte, respectivement une tentative d'escroquerie destinée à obtenir la commission de courtage de 20'000 fr. en imposant la signature d'un acte impossible, et à l'égard des potentiels acheteurs, une escroquerie, ceux-ci n'ayant pas été informés par le courtier du fait que l'autorisation de construire n'avait pas été délivrée et que les travaux avaient été suspendus le 21 janvier 2021. Les intéressés faisaient encore grief à C.________ SA, respectivement au notaire, de n'avoir pas annulé la séance de signature de l'acte de vente (fixée au 25 janvier 2021), alors que la société et l'officier public auraient été informés de ce qui précède. Ils voyaient aussi une tentative de contrainte, respectivement une tentative d'escroquerie, dans le fait que C.________ SA poursuivait B.________ en paiement de la commission de courtage. A.c. Par ordonnance du 5 mai 2021, l'Office régional du ministère public du Bas-Valais a refusé d'entrer en matière sur la plainte pénale précitée en constatant que les faits décrits dans celle-ci n'étaient constitutifs d'aucune infraction, frais à la charge de l'État. A.d. Au mois de juillet 2021, B.________ a déposé plainte pénale à l'encontre de D.________ auprès du Ministère public du Valais central, pour fausses déclarations en justice, faux témoignage et complicité de tentative d'escroquerie, motif pris qu'un courrier du 26 janvier 2021, produit devant le juge civil, aurait contenu des informations erronées et que, dans ses allégués, C.________ SA, par D.________, aurait affirmé mensongèrement qu'elle avait appelé le 22 janvier 2021 le notaire G.________ pour stopper toute démarche relative à la vente. Elle soutenait que, par ces déclarations mensongères, C.________ SA entendait lui extorquer les montants de 20'000 fr. à titre de commission de courtage et de 20'000 fr. pour de prétendus avis diffamatoires qu'elle aurait émis sur internet. A.e. Par ordonnance du 19 juillet 2021, l'Office régional du ministère public du Bas-Valais a refusé d'entrer en matière sur la plainte de B.________, en constatant que les faits décrits dans celle-ci n'étaient constitutifs d'aucune infraction pénale, frais (non chiffrés) à la charge de l'État et en renvoyant, s'agissant de la complicité d'escroquerie à l'ordonnance de non-entrée en matière rendue le 5 mai 2021 dans la cause connexe ayant opposé B.________ et A.________ à I.________, administrateur de C.________ SA. A.f. Par trois ordonnances du 18 octobre 2021 (P3 21 124, P3 21 125 et P3 21 180), une Juge de la Chambre pénale du Tribunal cantonal valaisan a rejeté, dans la mesure où ils étaient recevables, les recours interjetés respectivement par A.________ et B.________ contre les ordonnances précitées des 5 mai et 19 juillet 2021.