Citation: 2A.248/2004 03.06.2004 E. 3

Au demeurant, le recourant soutient que le taxateur n'a "pas souhaité l'entendre" alors qu'il avait évoqué par téléphone et par écrit ses problèmes de santé. Il s'estime "victime d'une inégalité de traitement" par rapport à d'autres contribuables qui se trouvent dans la même situation. Le recourant reproche à l'autorité fiscale apparemment moins de ne pas lui avoir permis de s'exprimer sur les éléments pertinents du dossier que de ne pas avoir admis son argumentation. Cela ne saurait naturellement constituer une violation de son droit d'être entendu. De plus, s'agissant du grief d'inégalité de traitement, le recourant ne fournit aucun élément à l'appui de ses allégations. Le recourant reproche également à l'administration fiscale et à l'autorité intimée de ne pas être entrées en matière sur le fond du litige, alors qu'il existe un écart important (plus de 25%) entre le revenu taxé d'office et celui qui ressort de sa déclaration. Il voit dans ce comportement une violation de l'art. 186 al. 2 de la loi sur les impôts directs cantonaux ainsi que du principe de l'imposition selon la capacité contributive. Dès le moment où la réclamation était tardive, l'administration fiscale devait la déclarer irrecevable et ne pouvait entrer en matière sur le fond du litige. Quant à l'autorité intimée, elle était, comme le Tribunal de céans, limitée dans son examen par l'objet de la contestation et devait se borner à déterminer si c'était à bon droit que la réclamation avait été déclarée irrecevable. Les griefs soulevés par le recourant doivent donc être rejetés, pour autant qu'ils soient recevables.