Citation: 4A_449/2022 E. 4.5

4.5. La recourante pointe le fait que la date d'achèvement des travaux n'apparaît nulle part dans l'arrêt attaqué. Celui-ci évoque la controverse des parties quant à cette date, qu'elles situent, qui le 6 octobre 2014, qui le 13 mars 2015. Pour la Cour de justice, cette question souffrait de rester indécise, car l'achèvement des travaux dans un tel intervalle (entre le 6 octobre 2014 et le 13 mars 2015) signifiait que l'avis des défauts - communiqué tout d'abord le 14 octobre 2014, puis réitéré le 15 septembre 2015 - avait de toute façon été donné dans le délai de deux ans prévu par la norme SIA-118, soit en temps utile. Partant, il importe peu que la date précise d'achèvement des travaux n'ait pas été fixée, contrairement à ce que plaide la recourante qui invoque à mauvais escient l'art. 8 CC. La cour d'appel a aussi jugé indifférent qu'un premier avis des défauts - soit la liste du 14 octobre 2014 - ait le cas échéant été communiqué avant l'achèvement des travaux (survenu le 13 mars 2015 selon l'entreprise), car une séance de réception s'était encore tenue le 15 septembre 2015 pour déterminer quels défauts subsistaient. L'entreprise y avait participé sans émettre une quelconque réserve, de sorte qu'elle était malvenue de plaider, après-coup, la soi-disant tardiveté de la séance de réception, en déplorant le fait qu'elle intervenait prétendument plus d'un mois après l'avis d'achèvement des travaux.