Citation: 5P.358/2006 11.01.2007 E. 4

La recourante invoque pêle-mêle la violation de l'art. 9 Cst., la violation du droit d'être entendu et l'application arbitraire du droit fédéral. Pour peu qu'on la comprenne, la recourante formule trois griefs. 4.1 Invoquant tout d'abord la violation de l'art. 9 Cst., la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir violé son droit d'être entendu, en ne tenant pas compte d'une grande partie des griefs formulés dans son mémoire d'appel; elle estime à cet égard que l'arrêt cantonal est insuffisamment motivé. Elle est d'avis que l'affaire doit être renvoyée à la cour cantonale afin qu'elle complète l'état de fait et qu'elle statue à nouveau. Elle résume ensuite les griefs invoqués dans son mémoire d'appel et réaffirme que la motivation concernant l'absence d'atteinte à la personnalité fait totalement défaut alors que, pourtant, ses griefs étaient présentés de manière correcte. -:- Une telle motivation ne répond pas aux exigences posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. consid. 2.2). La recourante confond la violation du droit d'être entendu - qui relève de l'art. 29 al. 2 Cst. - et l'interdiction de l'arbitraire qui ressortit à l'art. 9 Cst. Elle ne s'en prend pas à la motivation de la cour cantonale, qui a écarté ses griefs en se fondant sur leur défaut de motivation, au sens de l'art. 294 al. 2 let. c CPC/FR, ne se plaint pas d'application arbitraire de cette disposition du droit de procédure cantonal, ni ne démontre en quoi il était arbitraire d'écarter ses griefs sur cette base, se bornant à les résumer. Ses critiques sont donc irrecevables. 4.2 La recourante soutient également que la cour cantonale a appliqué et interprété arbitrairement le droit fédéral en considérant que l'atteinte à la personnalité devait être examinée du point de vue d'un lecteur syndiqué, en n'examinant pas la véracité des faits présentés dans l'article et en ne procédant pas à une pesée des intérêts entre l'intérêt à l'honneur commercial de la recourante et l'intérêt d'information de la presse. Ce grief est irrecevable dans le recours de droit public dès lors que, dans une contestation qui peut faire l'objet d'un recours en réforme (cf. ATF 127 III 481 consid. 1a p. 483 et la référence citée), les griefs relatifs à l'application du droit fédéral doivent être présentés dans celui-ci (art. 84 al. 2 OJ et art. 43 al. 1 OJ). 4.3 Quant à l'appréciation juridique de l'article litigieux que propose la recourante, comme l'aurait compris le lecteur moyen, à l'issue de laquelle elle conclut que l'arrêt attaqué est matériellement arbitraire, elle est également irrecevable dans le recours de droit public (art. 84 al. 2 OJ et art. 43 al. 1 OJ).