Citation: 9C_87/2021 E. 4.2

4.2. Cette argumentation n'est pas fondée. On ne saurait effectivement faire valablement grief au tribunal cantonal d'avoir procédé en l'espèce à une appréciation arbitraire du statut de l'assurée au regard des pièces disponibles. Le statut mixte retenu en l'occurrence (40 % active et 60 % ménagère) repose principalement sur les déclarations de la recourante lors de l'enquête économique sur le ménage. Ce type de document constitue en principe un moyen de preuve approprié pour évaluer le taux d'invalidité des personnes accomplissant des travaux habituels (cf. ATF 128 V 93; cf. aussi arrêt I 90/02 du 30 décembre 2002 consid. 2.3.2, non publié in: ATF 129 V 67 mais in: VSI 2003 p. 218). Dans la mesure où la recourante se contente d'affirmer que le rapport en question constitue davantage une appréciation de l'enquêtrice sur son statut plutôt que la retranscription fidèle de ses déclarations, elle n'apporte aucun élément objectif susceptible de remettre en cause sa valeur probante. Le statut déterminé au terme de l'enquête ménagère correspond de surcroît à la situation professionnelle qui avait existé en dernier lieu (animatrice en EMS à 40 %). Cette situation - qui avait du reste été choisie par l'assurée à une époque où les circonstances familiales, sociales et professionnelles ou son état de santé lui auraient permis d'augmenter son taux d'activité, en cas de nécessité économique par exemple - n'a par ailleurs pas changé par la suite. La recourante n'avance en tout cas aucun argument allant dans ce sens. Dans ces circonstances, le fait que, dans le cadre de l'assurance-chômage, l'assurée a postulé à diverses places de travail, dont certaines avec un taux d'occupation supérieur à celui de son dernier emploi, ne suffit pas pour démontrer un changement de statut. L'application de la méthode mixte d'évaluation de l'invalidité n'est par conséquent pas contraire au droit fédéral.