Citation: 6B_668/2014 E. 21

Le recourant se plaint de ce qu'il n'aurait pas pu reprendre à son compte les propositions d'administration de moyens de preuve concernant l'infraction de gestion déloyale requises par le Juge Popp, ni formuler ses propres propositions dès lors qu'elles auraient été discutées dans le cadre de la procédure où il n'était plus partie en raison de la disjonction. Comme déjà exposé (cf. supra consid. 16), le recourant a eu connaissance des propositions en question et de la décision du 22 mai 2013 qui lui a été notifiée. Il était ainsi libre de formuler les mêmes requêtes lors de la reprise de la procédure le concernant. Quoi qu'il en soit, la question de savoir si le recourant peut contester le refus de procéder aux mesures d'instruction requises par le Juge Popp alors que la proposition d'administration de preuve n'émane pas de lui et qu'il ne l'a pas reprise à son compte peut demeurer indécise, son grief étant irrecevable, car insuffisamment motivé. En effet, le recourant ne s'en prend pas à la motivation du TPF figurant dans la décision du 22 mai 2013. Il se contente d'affirmer que le rejet serait motivé par le fait que X.________ et lui-même n'étaient pas parties à la procédure en cause mais à celle disjointe. Cet argument procède toutefois d'une lecture biaisée et partielle de la décision du 22 mai 2013. Le TPF a exposé pour chacune des mesures proposées les motifs de son rejet. Il a fait état du fait que les prénommés n'étaient plus parties à la cause principale s'agissant des mesures requises en relation avec l'accusation de gestion déloyale. Toutefois, il a également retenu que les mesures proposées visaient à investiguer au sujet de la connaissance que les autres administrateurs de MUS avaient des relations contractuelles entre MUS et D.________, respectivement DDD.________. Cette connaissance n'était toutefois pas pertinente pour qualifier juridiquement le comportement des prévenus à qui des faits concrets étaient reprochés, notamment le fait d'avoir signé au nom et pour le compte de MUS le contrat du 2 janvier 1997 avec D.________, d'avoir décidé chaque transfert de MUS vers DDD.________ et d'avoir profité, à titre privé des actes qualifiés par le MPC de détournements de fonds au préjudice de MUS. Le recourant ne s'en prend pas à cette seconde motivation. Le recourant ne démontre ainsi pas en quoi l'appréciation anticipée de la pertinence du moyen de preuve du TPF serait arbitraire et son grief est irrecevable.