Citation: 5A_266/2020 E. A

Dans le cadre de la poursuite en réalisation de gage immobilier n o xxx________, la vente aux enchères forcées de l'objet du gage, soit la part de copropriété de la débitrice, A.________, sur un immeuble sis à Genève, a été fixée au 29 septembre 2020. Par envoi recommandé du 19 mars 2020, l'Office cantonal des poursuites (ci-après : l'Office) a communiqué à la prénommée, en son domicile élu, une copie de l'état des charges et des conditions de vente. Le 27 mars 2020, A.________ a formé une plainte au sens de l'art. 17 LP, concluant, principalement, à la constatation de la nullité de la " communication " du 19 mars 2020 et à la correction de divers points de l'état des charges. Elle a en outre sollicité qu'il soit procédé à une nouvelle expertise de l'immeuble et que la procédure de réalisation forcée soit suspendue au moins jusqu'au 31 juillet 2020 aux fins de lui permettre de présenter une offre de vente de gré à gré. La plainte était assortie d'une requête d'effet suspensif. Par ordonnance du 30 mars 2020, le Président de la Chambre de surveillance de la Cour de justice civile du canton de Genève a rejeté la requête d'effet suspensif, communiqué la plainte à la banque C.________ SA, à B.________ et à l'Office, leur impartissant un délai au 11 mai 2020 pour détermination, pièces justificatives à l'appui.