Citation: I 201/06 14.07.2006 E. 4

4.1 Se fondant sur les conclusions des experts M.________ et R.________, la juridiction cantonale a considéré que le recourant disposait d'une capacité résiduelle de travail de 50 % dans toute activité autre que celle de musicien. Pour sa part, le recourant estime que les acouphènes bilatéraux dont il est atteint l'empêchent fondamentalement d'exercer une quelconque activité professionnelle. 4.2 L'examen audiologique auquel a procédé le docteur M.________ n'a rien relevé de particulier, en dehors de discrètes séquelles bilatérales du traumatisme acoustique et d'un abaissement des seuils subjectifs d'inconfort et de la douleur en relation avec une hyperacousie. Selon ce médecin, l'assuré souffrait d'un acouphène chronique invalidant et d'une hyperacousie générant un important stress émotionnel et des troubles affectifs (anxiété, trouble du sommeil, difficultés de concentration, irritabilité, etc.). D'après le docteur R.________, la réaction de stress précitée était à l'origine d'une dysthymie chez une personnalité pouvant être sinon considérée comme relativement compensée. L'assuré ne présentait en effet pas d'affection psychique de nature à influencer sa capacité de travail. Un traitement cognitivo-comportemental axé sur une meilleure gestion du stress était néanmoins susceptible d'aider le recourant à mieux gérer son problème. Compte tenu des atteintes à la santé présentées par le recourant, la capacité de travail était, selon les experts, nulle dans une activité de musicien et ne dépassait pas 50 % dans une autre activité (rapports des 17 février et 26 mars 2003). 4.3 Cette expertise bidisciplinaire remplit toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document. A défaut d'éléments contradictoires ressortant du dossier médical, les premiers juges étaient dès lors fondés, sans qu'il ne soit nécessaire de mettre en oeuvre une mesure d'instruction complémentaire, à retenir les conclusions concordantes exposées par les docteurs M.________ et R.________. D'ailleurs, le recourant ne relève aucune circonstance particulière ou élément concret permettant de douter de l'objectivité de cette appréciation. Certes fait-il valoir sa perception subjective de la situation; elle ne saurait toutefois prévaloir en l'absence d'observations médicales concluantes.