Citation: 6B_450/2018 E. 4.5.3

4.5.3. Un préjudice ne peut être qualifié d'irréparable que s'il cause un inconvénient de nature juridique (ATF 139 V 42 consid. 3.1 p. 47 s.; 138 III 46 consid. 1.2 p. 47 s.; 137 III 324 consid. 1.1 p. 327 ss). En matière pénale, le préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF se rapporte à un dommage de nature juridique qui ne puisse pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision favorable au recourant (ATF 137 IV 172 consid. 2.1 p. 173 s.). En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, il incombe au recourant d'alléguer les faits qu'il considère comme propres à fonder sa qualité pour recourir (ATF 141 IV 1 consid. 1.1 p. 4 s.; 138 IV 86 consid. 3 p. 88 et les arrêts cités) et ceux permettant de démontrer l'existence d'un préjudice irréparable lorsque celui-ci n'est pas d'emblée évident (ATF 138 III 46 consid. 1.2 p. 47 et les arrêts cités). En l'espèce, le recourant, qui considère simplement que l'arrêt entrepris a un caractère final (mémoire de recours, p. 10), ce qui n'est que partiellement exact (v. supra consid. 4.5.1 et 4.5.2), ne tente pas une telle démonstration. On comprend toutefois de son recours qu'à ses yeux le refus de joindre les procédures pourrait l'empêcher " de faire valoir efficacement ses arguments dans sa propre procédure " (mémoire de recours, p. 16), respectivement que " la procédure suivie pour établir la réalité des agissements potentiellement répréhensibles des entreprises du Groupe A.________ et des services de l'Etat concernés sur la parcelle n° xxx de la commune de C.________ ne satisferait pas aux exigences nécessaires pour garantir le caractère contradictoire de la procédure et l'égalité des armes " et n'offrirait pas non plus " les garanties permettant de protéger adéquatement les intérêts du recourant face aux reproches auxquels il doit répondre " (mémoire de recours p. 17). Il invoque ainsi, sous divers angles dont la présomption d'innocence (mémoire de recours, p. 18), qu'il ne serait pas en mesure, dans la procédure le concernant, de démontrer la réalité des faits qu'il a dénoncés. Toutefois, comme cela a déjà été exposé au recourant (v. arrêt 6B_1003/2017 du 20 août 2018 consid. 4.2 et 4.4, auxquels on renvoie), selon la jurisprudence, cette situation ne compromet pas juridiquement les intérêts du dénonciateur dès lors qu'il lui reste loisible, dans la procédure dirigée contre lui, d'exciper de sa bonne foi, respectivement de contester la réalisation des aspects subjectifs des infractions qui lui sont reprochées, singulièrement la dénonciation calomnieuse (art. 303 CP) et les menaces alarmant la population (art. 258 CP). Une décision ultérieure favorable au recourant n'est ainsi pas exclue a priori. Il s'ensuit que l'existence d'un préjudice irréparable n'est pas démontrée. Le recours est irrecevable sous cet angle.