Citation: U 466/00 03.04.2001 E. B

B.- Donnant suite à l'arrêt du 13 septembre 1999, le Tribunal cantonal a interrogé le professeur L.________. Dans son rapport du 4 janvier 2000, ce dernier a indiqué que l'assuré pourrait exercer toute profession ne requérant pas le port de charges excédant 10 kg, des manipulations répétitives avec la main droite, des professions n'exigeant pas la station debout prolongée de plus d'un quart d'heure à vingt minutes ou une marche de plus de trente minutes. L'expert a précisé qu'un travail de bureau autorisant l'alternance des positions assise et debout et ne nécessitant aucun port de charges serait idéal. A son avis, un travail d'huissier, d'aide de bureau non spécialisé ou de mécanicien dans une industrie légère où il pourrait travailler assis à un établi et se lever régulièrement serait adapté (ch. 1 de l'expertise). L'expert a ajouté que l'assuré serait capable d'accomplir une formation "sur le tas" (ch. 2 de l'expertise) et d'occuper un emploi à temps complet comme surveillant de parking, employé au contrôle ou portier, pour autant qu'il ne doive pas rester debout en permanence (ch. 15 et 16 de l'expertise). Avec ses observations sur le rapport d'expertise complémentaire, la CNA a communiqué, le 4 février 2000, six descriptions du poste de travail (DPT), correspondant à des activités lucratives retenues par l'expert. Il en ressort que l'assuré pourrait réaliser un salaire annuel de 48 002 à 69 500 fr. dans un emploi d'huissier auprès de diverses banques, lors de travaux de petite mécanique ne requérant pas de CFC (fabrication de cylindres), en qualité de cariste au service d'une brasserie, ou comme gardien ou caissier de parking. La juridiction cantonale a rendu son jugement le 4 septembre 2000. Elle a considéré que la CNA n'avait pas rendu vraisemblable qu'il existait, sur le marché du travail, une faculté concrète pour le recourant de mettre en valeur la capacité de travail théorique qui lui a été reconnue, car les professions entrant en ligne de compte étaient trop peu nombreuses. De surcroît, les activités retenues par l'expert seraient inadaptées, compte tenu des restrictions importantes dues à l'état de santé de l'assuré. En conséquence, elle a confirmé son premier jugement du 1er octobre 1998, en prenant le dispositif suivant :