Citation: 1C_525/2012 E. 2.4

2.4. En l'espèce, il n'est pas contesté que le recourant circulait sur la bretelle d'autoroute lorsque son véhicule a glissé dans un virage à gauche où la vitesse était limitée à 80 km/h. Au moment de l'accident, il pleuvait et la route était mouillée. La perte de maîtrise du véhicule est due en l'occurrence exclusivement au fait que le recourant roulait à une vitesse inadaptée. Au vu des faits retenus par l'instance précédente, il apparaît cependant excessif de retenir une faute grave à l'encontre de l'intéressé. Si celui-ci a en effet manqué de précaution en n'adaptant pas sa vitesse à l'état de la chaussée (incurvée et mouillée), aucun élément ne permet cependant d'inférer qu'il a fait preuve d'une grave imprudence. Il n'a en particulier pas été établi qu'il avait roulé à une vitesse supérieure à la limite autorisée, ni même qu'il avait accéléré dans le virage; une forte pluie ou de l'aquaplaning - qui auraient exigé une prudence accrue du recourant - n'ont pas non plus été constatés. La jurisprudence a d'ailleurs considéré, à plusieurs reprises, que la perte de maîtrise d'un véhicule due à l'inadaptation de la vitesse à l'état de la route relevait de la faute moyennement grave (cf. arrêts 6A.9/2004 du 23 avril 2004 consid. 2.3.2, 6A.24/2004 du 18 juin 2004 consid. 3 et 6A.35/2004 du 1er septembre 2004 consid. 4.3). La cour cantonale a en l'occurrence estimé à tort que les circonstances du cas jugé dans l'arrêt 6A.67/2005, invoqué par le recourant pour retenir une faute de gravité moyenne, différaient de celles du cas d'espèce. Dans cet arrêt, la faute commise par le conducteur qui avait circulé à une vitesse inadaptée de 80 km/h - qui correspondait à la vitesse maximale autorisée - sur un tronçon autoroutier incurvé et mouillé et qui, de ce fait, avait perdu la maîtrise de son véhicule, avait été qualifiée de moyennement grave. Contrairement à ce qu'affirme l'instance précédente pour justifier une appréciation différente in casu, l'élément de fait dont se prévalait le conducteur fautif dans l'arrêt 6A.67/2005 pour se disculper - présence d'une substance non déterminée sur la chaussée - n'a pas été tenu pour avéré par l'autorité administrative ayant retenu une faute de gravité moyenne (cf. arrêt 6A.67/2005 du 24 février 2006 consid. 2). Enfin, à la différence de l'arrêt 1C_302/2011 du 4 novembre 2011 dans lequel le Tribunal fédéral a qualifié de grave la faute du conducteur ayant perdu la maîtrise de son véhicule sur une entrée d'autoroute en raison d'une accélération excessive, il n'a pas été retenu en l'espèce que le recourant avait accéléré sur le tronçon en question. Dans ces circonstances et compte tenu des cas énumérés ci-dessus qui présentent des similitudes avec le cas d'espèce, il convient de retenir une faute de gravité moyenne; le recourant ne prétend d'ailleurs pas, à juste titre, que son comportement constituerait une faute légère au sens de l'art. 16a LCR. Cette appréciation donne lieu à l'application de l'art. 16b al. 1 LCR, l'infraction devant être qualifiée de moyennement grave (cf. consid. 2.1 supra). Point n'est dès lors besoin d'examiner plus avant l'appréciation de l'instance précédente concernant la gravité de la mise en danger induite par la faute du recourant. Peut donc rester indécise, dans ce contexte, la question de savoir si la constatation de la cour cantonale selon laquelle la bretelle d'autoroute était particulièrement fréquentée au moment de l'incident - fait qui ne ressort pas du rapport de police - est insoutenable, comme le soutient le recourant. Il résulte de ce qui précède que l'instance précédente a violé le droit fédéral en confirmant le retrait de permis d'une durée de douze mois en application de l'art. 16c al. 2 let. c LCR.