Citation: 5P.252/2004 13.10.2004 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 III 76 consid. 3.2.2 p. 81; 129 II 453 consid. 2 p. 456 et les arrêts cités). 1.1 La décision sur mesures provisionnelles fondée sur les art. 367 ss CPC/FR, prise en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 OJ; 376 CPC/FR), peut être entreprise par la voie du recours de droit public. En effet, la condition du dommage irréparable de l'art. 87 al. 2 OJ, par quoi on entend exclusivement le dommage juridique qui ne peut être réparé ultérieurement, notamment par le jugement final, est de toute manière réalisée (arrêt 4P.155/1994 du 4 novembre 1994, in: RSPI 1996 II 241 consid. 2; arrêt 4P.144/1989 du 15 janvier 1990, in: SJ 1990 p. 179 consid. 2; cf. aussi: ATF 118 II 369 consid. 1 p. 371 et les références). Interjeté en temps utile pour arbitraire dans l'application du droit cantonal (art. 367 ss CPC/FR), constatation arbitraire des faits et violation de l'art. 26 Cst., le recours est également recevable au regard des art. 84 al. 1 let. a et 89 al. 1 OJ. 1.2 Seule la décision de dernière instance cantonale peut être entreprise par la voie du recours de droit public (art. 86 al. 1 OJ). Ainsi, dans la mesure où la recourante s'en prend à l'ordonnance de mesures provisionnelles du premier juge, le recours est irrecevable.