Citation: 2C_772/2017 E. 1.3

1.3. L'art. 89 al. 1 LTF confère la qualité pour former un recours en matière de droit public à quiconque a pris part à la procédure devant l'autorité précédente ou a été privé de la possibilité de le faire (let. a), est particulièrement atteint par la décision ou l'acte normatif attaqué (let. b) et a un intérêt digne de protection à son annulation ou à sa modification (let. c). Lorsque l'acte attaqué est un acte normatif, l'intérêt personnel requis peut être simplement virtuel; il suffit qu'il existe un minimum de vraisemblance que la partie recourante puisse se voir un jour appliquer les dispositions contestées (ATF 138 I 435 consid. 1.6 p. 445; arrêt 2C_589/2016 du 8 mars 2017 consid. 1.3). Quant à l'intérêt digne de protection, il n'est pas nécessaire qu'il soit de nature juridique, un intérêt de fait étant suffisant (ATF 141 I 78 consid. 3.1 p. 81; arrêt 2C_735/2017 du 6 février 2018 consid. 1.3). En l'occurrence, l'art. 6 al. 3 LTVTC/GE in fine concerne les examens des chauffeurs de voitures de transport avec chauffeur (ci-après: les chauffeurs VTC). Dans la mesure où la Société fait notamment valoir que cette disposition consacrerait une violation de l'égalité de traitement entre concurrents, il faut admettre qu'elle a un intérêt digne de protection à l'annulation de celle-ci (cf. arrêt 2P.91/1997 du 30 avril 1998 consid. 1d). Il en va de même de l'art. 11A LTVTC/GE, qui oblige chaque détenteur d'une ou plusieurs autorisations d'usage accru du domaine public à payer une taxe annuelle. En effet, la Société, qui exploite une entreprise de taxis dans le canton de Genève, est susceptible de se voir appliquer cette disposition. Ayant pris part à la procédure devant l'autorité précédente, l'intéressée a donc qualité pour recourir.