Citation: C 60/05 18.04.2006 E. 4

Par décision du 3 septembre 2003, confirmée par le Service de l'emploi le 23 juin 2004, le droit de la recourante à l'indemnité de chômage a été suspendu pendant 16 jours, au motif qu'elle avait abandonné un emploi temporaire auprès de Z.________. 4.1 La juridiction cantonale a confirmé la sanction du Service de l'emploi en estimant que la faute commise était de gravité moyenne. Elle a retenu que l'emploi temporaire proposé était convenable au regard des qualifications de l'assurée et de la difficulté à lui assigner un poste correspondant à sa précédente place de responsable de restaurant. Pour sa part, la recourante soutient que l'emploi temporaire ne correspondait pas à ses qualifications, ni aux deux emplois qui lui ont été assignés (responsable de cafeteria ou sommelière), mais plutôt à celui de casserolière. Selon elle, le poste n'était pas susceptible d'améliorer son aptitude au placement, raison pour laquelle elle l'avait quitté. 4.2 Enjointe de suivre un emploi temporaire, la recourante s'est rendue à son travail à la date fixée, mais n'y est pas retournée le lendemain. Elle a estimé que le poste n'était pas convenable et s'est montrée particulièrement heurtée de devoir trier des déchets. Le but d'un emploi temporaire est d'améliorer l'aptitude au placement des assurés, de leur permettre une réinsertion rapide et durable, de promouvoir leur qualification professionnelle, de diminuer le risque de chômage de longue durée et d'acquérir de l'expérience professionnelle (cf. art. 59 al. 2 LACI et 72b aLACI). Certes, le poste semble ne pas correspondre aux emplois assignés et s'éloigner de ceux exercés antérieurement par la recourante. Cependant, il aurait sans aucun doute permis à celle-ci d'améliorer son aptitude au placement en lui permettant notamment d'acquérir une expérience supplémentaire, étant donné le peu d'emplois exercés antérieurement et son inactivité depuis plus de neuf mois. De plus, la législation fait obligation à l'assurée de rechercher du travail au besoin dans une autre profession que celle qui était la sienne jusqu'alors (cf. ancien et nouvel art 17 al. 1 LACI). Par ailleurs, cela ne l'autorisait pas à mettre un terme de manière unilatérale à son activité sans faire l'effort d'attendre quelques jours au moins pour voir s'il y avait une évolution ou sans discuter préalablement avec le responsable du stage pour voir si d'autres genres d'activités allaient lui être proposées durant les six mois prévus. C'est donc à juste titre que les premiers juges ont estimé que le comportement de la recourante était fautif. Compte tenu de ses antécédents, la juridiction cantonale n'a pas outrepassé son pouvoir d'appréciation en confirmant la suspension de 16 jours, minimum de la faute de gravité moyenne.