Citation: 1C_480/2022 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, il n'est pas contesté que l'art. 58a al. 3 aLN est applicable. Le père du requérant a été naturalisé par naturalisation facilitée au sens de l'art. 58a al. 1 aLN, dès lors que sa grand-mère (soit l'arrière grand-mère du requérant) avait perdu sa nationalité suisse en raison de son mariage avec un ressortissant français. Tel avait également été le cas, et pour les mêmes motifs, de la fille de celle-ci, soit la grand-mère paternelle du requérant, alors âgée de 6 ans au moment de ce mariage. Le Tribunal administratif fédéral a d'une part considéré que le requérant n'avait pas démontré avoir des liens étroits avec la Suisse au sens de l'art. 58a al. 3 aLN. Il a d'autre part jugé que les conditions de l'art. 26 aLN en relation avec le respect de l'ordre juridique suisse n'étaient pas réunies non plus en raison de l'excès de vitesse commis en 2019. Ces conditions étant cumulatives, il appartient au recourant de démontrer que les deux motivations retenues par le Tribunal administratif fédéral violent le droit fédéral (cf. arrêt 1C_22/2019 du 6 avril 2020 consid. 2 non publié in ATF 146 II 304). S'agissant des liens étroits avec la Suisse, le requérant affirme que l'appréciation du TAF à ce sujet est peu convaincante et qu'elle est infondée, dès lors qu'il aurait "démontré preuve à l'appui selon dossier explicatif du 3 septembre 2018 avoir des attaches avec la Suisse". Il n'explique toutefois pas quelles seraient ces attaches ni les preuves en question. Il se contente de rappeler qu'il maîtrise évidemment la langue française. Or ce seul critère est largement insuffisant pour attester de liens étroits avec la Suisse. Pour le reste, il se réfère uniquement à des liens qu'il a tissés après le dépôt de sa demande, soit relativement récemment, et qui sont limités à sa vie professionnelle, le requérant ne démontrant - ni même ne tentant de le faire - aucun lien personnel étroit avec la Suisse. En définitive, le requérant parvient tout au plus à faire état de liens "simples" au sens de l'aLN, liens simples qu'il n'a véritablement commencé à tisser qu'après le dépôt de sa demande de naturalisation facilitée. Aussi, les critères légaux impératifs ne sont-ils pas satisfaits. Les recourants échouant à démontrer des liens étroits au sens de l'art. 58a al. 3 LN, il n'y a pas lieu d'examiner leur argumentation relative au respect de l'ordre juridique suisse.