Citation: 1F_40/2018 E.

Par acte du 19 décembre 2018, A.________ a formé une demande de révision contre l'arrêt du Tribunal fédéral du 20 janvier 2016. Il a demandé principalement l'annulation de l'arrêt 1C_320/2015 du 20 janvier 2016, de l'arrêt du 11 mai 2015, de l'arrêté du 11 mars 2015 du Conseil d'Etat et du scrutin du 8 mars 2015. Il a conclu subsidiairement au renvoi de la cause à la cour cantonale pour suite d'instruction. Par ordonnance présidentielle du 11 janvier 2019, la procédure a été suspendue jusqu'à droit connu sur la demande de reconsidération de l'arrêté du 3 février 2016 que A.________ a déposée en parallèle auprès du Conseil d'Etat. Le 15 mai 2019, A.________ a complété sa demande de révision. En se référant à des articles de presse, il a mis en évidence de nouveaux faits en lien avec des irrégularités du Service des votations et élections du canton de Genève s'agissant de différentes opérations électorales essentiellement dès le mois de mai 2019. Par ordonnance de classement partiel rendue le 27 juin 2019 (et entrée en force), le Ministère public du canton de Genève a écarté toute allégation de corruption électorale et de fraude électorale en relation avec la votation du 8 mars 2015 sur la loi sur la police. Par arrêté du 17 mars 2021, le Conseil d'Etat a déclaré irrecevable la demande de reconsidération de son arrêté du 3 février 2016. Il s'est référé à l'ordonnance de classement partiel du 27 juin 2019 (et entrée en force) de laquelle il ressort qu'il n'existe aucun élément permettant de conclure à une manipulation du résultat du vote du 8 mars 2015. Par ordonnance du 27 mai 2021, sur requête de A.________, l'instruction de la cause devant le Tribunal fédéral est reprise. Le requérant s'est déterminé, alors que le Conseil d'Etat y a renoncé.