Citation: 2C_342/2024 E. 1.2

1.2. La conclusion est la même s'agissant des recourants 2 à 6, c'est-à-dire de l'épouse et des enfants mineurs du recourant 1 qui, comme celui-ci, concluent au renouvellement de leurs autorisations de séjour, respectivement à l'octroi d'une telle autorisation. Certes, contrairement à leur mari et père, ils ne peuvent se prévaloir d'aucun séjour légal de dix ans en Suisse susceptible de leur procurer un droit potentiel à demeurer dans le pays tiré du respect de la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH; ils ont en effet reçu leur titre de séjour au plus tôt en octobre 2012 et celui-ci est échu depuis avril 2020 (cf. ATF 144 I 266 consid. 3.9; cf. infra consid. 6.2). Ils peuvent en revanche invoquer un droit potentiel à obtenir un titre de séjour sous l'angle du droit au respect de leur vie familiale, également protégée par l'art. 8 CEDH, dans l'hypothèse où il faudrait admettre que le recourant 1 bénéficie de son côté d'un droit de séjour assuré en Suisse - c'est-à-dire d'un droit à la prolongation de son autorisation de séjour - en application du droit au respect de la vie privée, point qu'il convient précisément d'examiner au fond (cf. ATF 146 I 185 consid. 6; aussi arrêt 2C_1075/2019 du 21 avril 2020 consid. 1.2; aussi infra consid. 6.2). Aussi la présente cause ne tombe-t-elle pas non plus sous le coup de la clause d'irrecevabilité de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF en tant qu'elle concerne les recourants 2 à 6.