Citation: 9C_298/2022 E. 3

La juridiction cantonale a considéré qu'il n'y avait pas lieu de s'écarter de l'appréciation consensuelle des experts, selon laquelle le recourant disposait d'une capacité résiduelle de travail de 50 % depuis octobre 2014. Dans le cadre de la comparaison des revenus, elle a retenu que les perspectives de développement de carrière évoquées par le recourant en relation avec l'expertise privée qu'il avait produite ne pouvaient pas être prises en considération pour déterminer le revenu sans invalidité. Elles reposaient en effet sur de simples hypothèses qui n'étaient pas étayées par des éléments concrets. De plus, les premiers juges n'ont pas tenu compte d'un bonus de 16'800 fr., ainsi que d'une somme forfaitaire de 6'000 fr., mentionnés dans une lettre de promotion adressée au recourant par son dernier employeur en juin 2014. Si ces éléments figuraient certes sur ce courrier, ainsi que sur le certificat de prévoyance, rien ne permettait d'affirmer que le recourant percevait concrètement ces montants. En effet, ni le questionnaire de l'employeur rempli à la demande de l'intimé, ni l'extrait du compte individuel du recourant, pas plus que les calculs effectués par l'assureur perte de gain en cas de maladie ne faisaient état de ces montants supplémentaires en sus du salaire annuel de 120'300 fr. S'agissant du revenu avec invalidité, la juridiction cantonale a considéré que le recourant était en mesure d'obtenir un revenu de 40'670 fr. (en fonction des données de l'ESS correspondant au niveau de compétence 2 et compte tenu d'un abattement de 5 % retenu sur le salaire statistique), de sorte que la comparaison des revenus aboutissait à un degré d'invalidité arrondi de 66 %, ouvrant le droit à trois quarts de rente.