Citation: 6B_652/2023 E. 3.1

3.1. La cour cantonale a reconnu le recourant coupable de contrainte. S'agissant de la dispute du 2 décembre 2018, la cour cantonale a retenu que le recourant, après avoir blessé son épouse, avait voulu étouffer les cris de celle-ci en plaçant un oreiller sur son visage. Les déclarations de l'intimée à ce propos avaient toujours été constantes et mesurées. Lors de son témoignage, C.________ avait spontanément déclaré se souvenir précisément que son amie lui avait rapporté avoir été réduite au silence au moyen d'un coussin. En ce qui concerne la dispute du 4 janvier 2019, la cour cantonale a retenu que l'intimée avait déclaré à la police que le recourant avait tiré ses cheveux pour la faire taire, alors qu'elle lui disait qu'il se rendait coupable de séquestration et que Dieu le lui ferait payer. Avant les faits, l'intimée avait déjà fait part à la gendarmerie française de ce que son mari lui tirait les cheveux. Ceci ressortait également du constat médical du 3 décembre 2018. L'intimée s'en était également plainte auprès de l'association F.________ et D.________, comme cela ressortait de l'attestation de la première, d'une part, et des déclarations de G.________, d'autre part. La cour cantonale a également retenu que compte tenu de l'ambiance conflictuelle qui régnait ce jour et du fait que le recourant s'était rendu à la mosquée peu avant, il était crédible que l'intimée ait invoqué leur foi commune et la menace d'une punition divine pour amener son époux à prendre conscience de ses actes, ce qu'il n'aurait pas accepté. Ainsi, la cour cantonale a retenu qu'en tirant les cheveux de son épouse pour la faire taire, le recourant avait intentionnellement recouru à la force physique pour exercer sur elle une contrainte. S'agissant finalement de la dispute du 12 janvier 2019, la cour cantonale a retenu que conformément aux déclarations de l'intimée, le recourant l'avait attrapée au niveau de la bouche, l'avait amenée au sol et l'y avait maintenue jusqu'à ce qu'elle cessât de réagir. S'il ne ressortait au dossier aucun élément objectif démontrant un placage au sol, la cour cantonale a constaté que l'intimée s'était résolue à déposer plainte pénale deux jours après cet épisode violent, lequel était survenu cinq jours après la tentative de médiation, ce qui portait à considérer que cet évènement lui avait fait réaliser que les violences ne cesseraient pas sans l'intervention de la police.