Citation: 4A_239/2021 E. 4.3

4.3. La recourante se plaint ensuite d'une violation des art. 168 al. 1, 170 et 171 CPC ainsi que de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst. et art. 53 CPC). Elle est d'avis que la pièce 4 s'apparente à une déclaration écrite faite pour les besoins de la cause, qui ne fait pas partie des moyens de preuve dont l'art. 168 al. 1 CPC dresse une liste exhaustive. Ne respectant pas la forme du témoignage (audition, exhortation à dire la vérité, possibilité de poser au témoin des questions complémentaires), elle aurait dû être écartée. Le grief soulevé par la recourante tombe d'emblée à faux. Aux termes de l'art. 150 al. 1 CPC, la preuve a pour objet les faits pertinents et contestés. En l'espèce, le moyen de preuve décrié était censé démontrer un fait nouveau allégué par le demandeur dans son appel, soit que le témoin F.________, sous l'influence de D.________, avait menti lors de son audition: il savait que des tâches supplémentaires avaient été confiées à l'employé. Or, la défenderesse n'a pas déposé de réponse à l'appel (art. 312 CPC) et n'a donc pas contesté le fait en question, recevable au regard de l'art. 317 al. 1 CPC. Elle est dès lors réputée l'avoir admis, l'art. 153 al. 2 CPC étant réservé (dans ce sens, FRANÇOISE BASTONS BULLETTI, in Code de procédure civile, Petit commentaire, Chabloz/Dietschy-Martenet/Heinzmann éd., 2021, n° 5 ad art. 312 CPC). Que la cour cantonale ait tenu ce fait pour acquis n'est donc pas critiquable.