Citation: 1C_415/2022 E. 4.3

4.3. Sous l'angle du défaut de motivation, il apparaît, comme l'a retenu le Tribunal cantonal, que les motifs des refus d'homologation sont à rechercher dans le rapport de synthèse du SDT du 26 novembre 2018 (cf. décision d'homologation du Conseil d'État du 4 novembre 2020, p. 2, 2 ème § in fine). La cour cantonale a expliqué qu'il en ressortait que la définition d'une zone de faible densité de 3 ha dans la plaine du Rhône (modification D3) ne répondait pas à une utilisation mesurée du sol et était contraire à un développement vers l'intérieur du milieu bâti; elle entrait en outre en conflit avec des SDA. Quant aux modifications C2 et C6, celles-ci ont été écartées pour des motifs liés à la protection du paysage dès lors qu'elles s'inscrivaient dans la dernière césure dans l'urbanisation. Ces dernières modifications étaient enfin situées partiellement (C2) ou entièrement (C6) en zone de danger élevé du Rhône. Quoi qu'en disent les recourants, une telle motivation est suffisante sous l'angle des garanties offertes par le droit d'être entendu: elle leur permettait de cerner les raisons pour lesquelles les modifications litigieuses ont été refusées, compréhension dont témoigne du reste non seulement les griefs soulevés dans leur recours fédéral, en lien spécialement avec l'art. 15 al. 4 de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire du 22 juin 1979 (LAT; RS 700), mais aussi ceux développés dans leurs écritures cantonales.