Citation: 5A_809/2023 E. 4.2.2

4.2.2. La recourante soutient ensuite que la cour cantonale aurait totalement ignoré ou sous-estimé les répercussions importantes de la séparation et du placement sur le développement futur de l'enfant. L'expertise remontait à un an et demi et divers éléments nouveaux s'étaient produits depuis lors, soit en particulier la mise en place des suivis pour l'enfant et surtout l'impact négatif du placement et de la séparation sur son état de santé. Le simple fait que l'enfant se développait bien en foyer n'était pas suffisant pour l'y laisser. Une pesée des intérêts devait conduire à la conclusion qu'un retour à son domicile n'exposait pas l'enfant à un danger particulier et surtout présentait moins de risque pour sa santé que le maintien du placement. Plusieurs documents médicaux attestaient de l'état dépressif de l'enfant. La cour cantonale avait toutefois décidé de ne pas les prendre en compte, tout comme la position de l'enfant qui exprimait son ennui de sa mère et son souhait de retourner à la maison, mais avait préféré tenir compte d'avis de personnes non professionnelles du domaine de la santé, ce qui constituait une appréciation arbitraire des faits. Il était du reste " intéressant " de se pencher sur un article scientifique publié par la Dresse F.________ qui indiquait que la blessure d'éloignement d'un parent renforçait la blessure interne et la conflictualité interne chez l'enfant. Il ressort de l'arrêt entrepris que la cour cantonale a pris en considération dans son raisonnement les éléments intervenus postérieurement à l'expertise et les déclarations de l'enfant en lien avec sa tristesse d'être séparé de sa mère et son souhait de rentrer à la maison, rapportées par sa psychothérapeute. Par ailleurs, il n'apparaît pas que la cour cantonale a justifié le maintien du placement de l'enfant au seul motif qu'il évoluait favorablement en foyer comme l'affirme péremptoirement la recourante, mais parce qu'un retour à la maison de l'enfant en l'état menaçait son bien-être et son développement. Cela étant, en tant que la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir ignoré les répercussions de la séparation et du placement sur l'enfant et prétend que la santé de l'enfant commandait de le laisser rentrer à la maison, elle ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale. S'il apparaît effectivement que la Dresse F.________ avait relevé dans son rapport du 13 décembre 2022 que l'enfant souffrait d'un état dépressif réactionnel à sa situation et avait une tendance à la suradaptation, en dehors des moments de débordement émotionnel, il ne ressort pas des faits constatés dans l'arrêt entrepris qu'elle aurait préconisé un retour immédiat de l'enfant à la maison et la recourante ne soulève aucun grief d'arbitraire en lien avec cette prétendue omission (cf. supra consid. 2.2). Un tel constat ne résulte pas non plus des autres documents cités, la recourante se contentant à cet égard de renvoyer aux faits - irrecevables - contenus dans la partie " En fait " de son mémoire (cf. supra consid. 2.2). Il n'y a au surplus pas lieu de s'attarder sur l'" intéressant " renvoi de la recourante à un article scientifique, ce renvoi étant dénué de toutes considérations concrètes.