Citation: 2C_348/2024 E. 3.4

3.4. En l'occurrence, la recourante ne démontre pas, par une argumentation topique, en quoi l'autorité précédente aurait méconnu les principes juridiques relatifs à l'assistance judiciaire ou des circonstances pertinentes en lui refusant l'octroi d'une telle aide pour défaut de chances de succès de son recours dirigé contre le refus d'octroi d'une dispense scolaire pour la semaine du 6 février 2023. Dans son premier courrier, transmis par le Tribunal administratif, la recourante se contente d'affirmer que le refus de dispense scolaire a méconnu ses droits, mais ne démontre pas en quoi le Tribunal cantonal aurait violé le droit en considérant qu'il n'y avait a priori pas d'intérêt actuel au recours et, qu'en sus, la recourante n'avait pas demandé à temps et motivé sa demande de dispense, de sorte que le recours apparaissait dénué de chances de succès. Dans son recours du 14 juillet 2024, la recourante invoque le principe d'égalité des armes, ce qui ne constitue pas une motivation suffisante au regard de l'art. 42 LTF pour remettre en cause une décision de refus d'octroi de l'assistance judiciaire pour défaut de chances de succès. Le principe d'égalité des armes se rapporte en effet à la condition de la nécessité d'un conseil dans une procédure et non à celle des chances de succès du recours et ne conduit par ailleurs pas automatiquement à la désignation d'un conseil lorsque l'autre partie est représentée (ATF 128 I 225 consid. 2.5.2; arrêt 8C_376/2014 du 14 août 2014 consid. 3.3). La recourante souligne aussi avoir souscrit une assurance juridique, ce qui lui ouvrirait, selon elle, le droit à l'assistance judiciaire de l'État. La recourante se méprend. Le contrat privé qu'elle a conclu avec une assurance juridique ne lui confère pas le droit à l'assistance judiciaire, même si l'assurance juridique se refuse à prendre en charge les frais d'une procédure. Enfin, la mise en cause de la responsabilité du directeur de l'école sort du cadre du présent litige, qui porte uniquement sur le refus d'assistance judiciaire dans la procédure relative au rejet de la demande de dispense scolaire pour la semaine du 6 février 2023. En définitive, le recours ne contient pas de motivation répondant aux exigences de l'art. 42 al. 2 LTF à l'encontre de la décision attaquée.