Citation: 6B_377/2013 E. 1.2.2

1.2.2. La cour cantonale s'est fondée sur le rapport d'expertise du Dr Y.________, établi le 14 décembre 2010. Cet expert a qualifié le risque de récidive d'important et d'imminent et conclu qu'une libération conditionnelle représenterait une prise de risque importante. Il a expliqué que l'expertisé manquait des ressources nécessaires pour s'adapter dans un environnement qui n'était pas clairement structuré et qu'en cas de libération conditionnelle l'on devait craindre une évolution rapide vers un état de désinsertion sociale avec des comportements perturbés dans divers domaines. Les autres intervenants (la Direction de l'Etablissement d'exécution des peines de Bellevue, le psychologue du recourant, l'Office d'exécution des peines, le Ministère public) ont également préavisé négativement à la libération conditionnelle, considérant que les progrès du recourant étaient fragiles et que le travail thérapeutique devait être poursuivi sur une plus longue période. Suivant ces avis, il faut admettre que le recourant n'est pas prêt à vivre en liberté et que les conditions de la libération conditionnelle ne sont pas réalisées.