Citation: 1B_521/2022 E. 3

Dans son arrêt du 9 septembre 2022, la cour cantonale a déclaré irrecevable le recours déposé par le recourant, au motif que son acte de recours du 11 juillet 2022 ne satisfait pas aux exigences de forme de l'art. 385 al. 1 CPP; elle a en particulier relevé que cet acte de recours ne comportait aucun exposé, même succinct, qui s'en prenait à la motivation de l'ordonnance attaquée; en d'autres termes, le recourant n'expliquait pas en quoi, selon lui, les motifs sur lesquels le ministère public avait fondé sa décision de disjonction des procédures pénales seraient erronés, ni n'articulait le moindre motif factuel ou juridique qui commanderait une autre décision. Par conséquent, la cour cantonale a considéré que le recours, en tant qu'il concernait l'ordonnance de disjonction, était irrecevable. Or, on cherche en vain dans l'acte de recours une quelconque argumentation qui permettrait de tenir cette motivation pour arbitraire ou d'une autre manière contraire au droit. Le recourant se contente en effet de présenter des critiques qui ont trait au fond de l'affaire pénale et qui excèdent ainsi l'objet de la contestation devant le Tribunal fédéral limitée à l'irrecevabilité de son acte de recours cantonal. Le présent recours ne répond ainsi manifestement pas aux exigences de motivation requises et doit par conséquent être déclaré irrecevable. Pour le surplus, il ressort de l'arrêt entrepris que, par décision du 27 janvier 2022, Me D.________ a été désigné comme défenseur d'office du recourant et que cette désignation n'a pas été révoquée. Dans ces conditions, la cour cantonale pouvait à juste titre considérer que la notification de l'ordonnance de disjonction au défenseur d'office du recourant était valable. En effet, conformément à la jurisprudence, les communications doivent être notifiées au conseil désigné, et non directement à la partie assistée (cf. art. 87 al. 3 CPP; ATF 144 IV 64 consid. 2).