Citation: 1B_118/2007 13.07.2007 E. 1

3.2 Le recourant allègue d'abord que la Chambre d'accusation a omis à tort d'examiner les conditions de l'art. 160 CPP/GE relatif à la réincarcération. Aux termes de cette disposition, l'inculpé peut être réincarcéré « lorsque apparaissent des faits nouveaux, des charges nouvelles de nature à justifier la mise en détention, ou lorsque des besoins nouveaux de l'information l'exigent ». En l'occurrence, s'il est vrai que l'autorité intimée n'a pas mentionné expressément l'art. 160 CPP/GE, elle se réfère néanmoins à des écoutes de conversations téléphoniques et à l'inculpation complémentaire de recel par métier. Le recourant était donc à même de comprendre que ces éléments ont motivé la nouvelle arrestation et il était en mesure de contester efficacement ce point. Quant à la question des besoins de l'instruction, elle fait l'objet d'une courte motivation dans l'ordonnance du 15 juin, selon laquelle ces besoins sont concrets dès lors que le juge d'instruction doit interroger les deux inculpés au sujet de chacune de leurs conversations téléphoniques, « à la suite de leurs contestations en bloc des éléments ressortant de ces conversations ». L'ordonnance du 19 juin renvoie quant à elle aux motifs invoqués par le juge d'instruction, qui a fait part de la nécessité d'entendre le recourant en détail sur ces écoutes téléphoniques et de le confronter à son co-inculpé B.________. Le recourant pouvait donc saisir les motifs qui ont guidé l'autorité intimée et attaquer l'ordonnance sur ce point, ce qu'il a d'ailleurs fait. Ainsi, bien que la motivation des ordonnances attaquées soit particulièrement succincte, on peut encore admettre que les exigences susmentionnées sont satisfaites en ce qui concerne les deux points soulevés par le recourant. Le grief tiré d'une violation du droit d'être entendu doit donc être rejeté.