Citation: 2C_537/2024 E. B

B.a. Le 3 novembre 2023, B.________ a dénoncé A.________ à la Commission du barreau de la République et canton de Genève (ci-après: la Commission du barreau). Il avait demandé explicitement à son avocat si les contraventions pour lesquelles il avait été condamné le 23 mars 2022 seraient inscrites au casier judiciaire, compte tenu de son aspiration à rejoindre la police cantonale genevoise. A.________ lui avait indiqué que tel était le cas. Lui-même avait été informé, quelques jours avant l'audience devant le Tribunal de police, par un ami magistrat que sa condamnation ne serait pas inscrite au casier judiciaire. A.________ avait alors transformé la formulation de sa plaidoirie. L'erreur de son avocat lui avait créé un préjudice financier. Il avait finalement été condamné à payer une somme totale de 6'141 fr., alors que le montant initial s'élevait à 1'320 fr.; à ce montant s'ajoutaient les 16'206 fr. d'honoraires de A.________. B.b. La Commission du barreau, par décision du 15 avril 2024, a considéré que A.________ avait violé son devoir de diligence. Les manquements étaient d'une gravité suffisante pour justifier un avertissement. B.c. Par arrêt du 24 septembre 2024, la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) a rejeté le recours de A.________ à l'encontre de la décision du 15 avril 2024 de la Commission du barreau. Elle a en substance retenu que l'existence d'un conseil erroné était prouvée, en tant que l'avocat avait été longtemps persuadé que les infractions en cause résulteraient en une inscription au casier judiciaire et qu'en conséquence il convenait de mener la procédure d'opposition; en outre, A.________ n'avait pas su se distancier du dossier, en ce sens qu'il avait épousé la version des événements de son client, en qualifiant l'affaire de "road rage", ce que les faits tels que retenus par le Tribunal de police infirmaient. En outre, la légitime défense plaidée paraissait difficile à obtenir concernant les voies de fait et étant rappelé que B.________ avait admis les faits en lien avec les infractions au droit de la circulation routière. Finalement, l'avocat n'avait pas démontré avoir indiqué à son client les coûts qu'une procédure pouvait engendrer, non seulement par rapport aux honoraires mais également aux frais dus à la partie adverse. L'avertissement était proportionné à la faute commise.