Citation: I 126/04 15.04.2005 E. 4

La décision attaquée ne peut cependant être maintenue, les pièces médicales au dossier ne permettant pas de statuer en toute connaissance de cause sur les droits de l'intimée. Le docteur A.________ a fixé la capacité de travail de l'intimée, d'un point de vue somatique, à 50 % dans l'occupation de repasseuse exercée par l'intéressée à l'époque, tout en indiquant que celle-ci pouvait être augmentée à 100 % en l'espace de deux mois, pour autant que l'assurée entreprenne des exercices de gymnastique quotidiens et que le traitement de la dépression soit pris en charge. Pour leur part, les médecins du SMR, sur les conclusions desquelles l'office recourant s'est principalement basé dans sa décision du 6 juillet 2001, ont fixé la capacité de travail de l'intimée à 50 % dans l'activité habituelle de caissière (considérée comme adaptée au handicap de l'intimée), et à 50 % dans tout autre activité adaptée excluant les positions statiques prolongées et le port de charges lourdes. Or, l'appréciation de ces médecins manque de précision; de plus elle est largement fondée sur le rapport du docteur A.________, dont les conclusions à ce moment étaient relativement anciennes (1997) et avaient fait l'objet d'un examen dans un cadre judiciaire. De son côté, l'expert C.________ a retenu une incapacité de travail autonome de 30 % du point de vue psychique, tout en faisant état d'une intrication entre la problématique psychique et physique. L'ensemble de ces éléments fait ressortir que la question de la capacité de travail de l'intimée et son évolution au fil du temps n'ont pas été éclaircies à satisfaction de droit du point de vue somatique et global. Sur le vu de ce qui précède, les premiers juges n'étaient pas fondés à statuer sur la base des seuls avis médicaux au dossier. Il y a donc lieu de renvoyer la cause au recourant afin qu'il procède à un complément d'instruction, dans le sens d'une expertise pluridisciplinaire, afin de déterminer avec précision la capacité de travail de l'intimée compte tenu de toutes les affections dont elle souffre. A l'issue de la mesure complémentaire, il appartiendra à l'administration de rendre une nouvelle décision sur le droit à la rente de l'intimée.