Citation: 1C_618/2014 E. 6.1

6.1. Le principe de la légalité de l'activité administrative prévaut en principe sur celui de l'égalité de traitement. En conséquence, le justiciable ne peut généralement pas se prétendre victime d'une inégalité devant la loi lorsque celle-ci est correctement appliquée à son cas, alors qu'elle aurait été faussement, voire pas appliquée du tout, dans d'autres cas (ATF 126 V 390 consid. 6a p. 392 et les références citées). Cela présuppose cependant, de la part de l'autorité dont la décision est attaquée, la volonté d'appliquer correctement à l'avenir les dispositions légales en question. Le citoyen ne peut prétendre à l'égalité dans l'illégalité que s'il y a lieu de prévoir que l'administration persévérera dans l'inobservation de la loi (ATF 136 I 65 consid. 5.6 p. 78 et les références). Il faut encore que l'autorité n'ait pas respecté la loi selon une pratique constante, et non pas dans un ou quelques cas isolés (ATF 132 II 485 consid. 8.6 p. 510; 127 I 1 consid. 3a p. 2; 126 V 390 consid. 6a p. 392 et les arrêts cités), et qu'aucun intérêt public ou privé prépondérant n'impose de donner la préférence au respect de la légalité (ATF 123 II 248 consid. 3c p. 254; 115 Ia 81 consid. 2 p. 83 et les références). Le Tribunal cantonal a relevé que la ressemblance entre les exemples cités par la recourante et le cas d'espèce se limitait à l'utilisation du domaine viticole à des fins promotionnelles. Constatant que les moyens utilisés, la grandeur des inscriptions, la nature des lieux ou encore la collectivité locale concernée étaient en revanche différents, la cour cantonale a estimé que la comparaison opérée par la recourante apparaissait peu pertinente. Devant le Tribunal fédéral, la recourante affirme au contraire que, parmi les exemples cités, deux caves se trouveraient non seulement dans la même commune, mais encore dans la même zone protégée et que leurs messages publicitaires auraient une visibilité identique aux épigraphes en cause. Cette assertion de nature purement appellatoire - dont la recevabilité est sujette à caution - ne démontre pas en quoi l'appréciation de la cour cantonale serait critiquable, ce d'autant moins que la recourante reconnaît elle-même que les moyens publicitaires employés par les exploitants cités en exemple diffèrent du sablage litigieux. Quoi qu'il en soit, cette critique n'apparaît pas pertinente, le Tribunal cantonal ayant retenu - sans que cela ne soit contesté - que la CCC n'avait pas manifesté son intention de tolérer à l'avenir la prolifération de messages publicitaires, en particulier sur des éléments exemplaires du paysage, et rien au dossier ne permet d'affirmer le contraire. Par ailleurs, il faut, avec la cour cantonale, reconnaître que le principe de la légalité doit en l'espèce avoir le pas sur celui de l'égalité de traitement eu égard au caractère prépondérant de l'intérêt public à la préservation d'un paysage viticole caractéristique (cf. consid. 4.2.2 ci-dessus). Le grief tiré d'une violation du principe d'égalité de traitement s'avère mal fondé.