Citation: 7B_260/2023 E. 1.2

1.2. Dans la mesure où la Chambre pénale de recours a déclaré irrecevable la requête de récusation du 2 décembre 2022, seule la question de la recevabilité de cette requête peut être portée devant le Tribunal fédéral. La conclusion visant à obtenir la récusation du Procureur intimé est par conséquent irrecevable. Il en va de même de griefs invoqués afin d'étayer les motifs de récusation soulevés sur le fond (cf. notamment ch. 2 p. 44 ss du recours), a fortiori lorsque ceux-ci semblent invoqués pour la première fois devant le Tribunal fédéral; celui-ci ne saurait en effet être saisi sur ces questions en tant qu'autorité de première instance (cf. en particulier p. 6 des observations du recourant du 19 juin 2023). Pour le même motif et vu la compétence conférée par l'art. 59 al. 1 let. c CPP à la juridiction d'appel, il ne peut pas non plus être entré en matière sur les arguments visant à démontrer en substance la partialité de la Chambre pénale de recours dans le traitement de la requête de récusation soumise à son examen (cf. en particulier ch. 5 p. 63 ss du recours); c'est le lieu toutefois de relever que le fait qu'une autorité rende une décision qui ne correspond pas aux attentes d'une partie ne constitue pas un motif de récusation, ni la démonstration que la cause a été traitée en violation du droit de celle-ci à un procès équitable. Il n'y a enfin pas non plus lieu d'examiner dans le présent cas les arguments visant à contester la réalisation des infractions pour lesquelles le recourant est mis en cause, moyens que celui-ci pourra faire valoir devant les autorités d'instruction et, le cas échéant, devant le juge du fond.