Citation: 9C_124/2023 E. 8.2

8.2. La recourante reproche à la Cour de justice de ne pas avoir constaté que l'obligation de répondre solidairement du montant global de l'impôt total aurait pris fin avec son divorce, prononcé par jugement du 2 décembre 2019 et entré en force le 17 décembre 2019, contrevenant ainsi à l'art. 13 al. 2 LIFD. La recourante soutient en substance que le jugement de divorce indonésien ne devait pas faire l'objet d'une procédure d'exequatur, parce que la procédure est de nature fiscale et que ce jugement ne présenterait ainsi qu'un caractère déclaratif suffisant pour déployer des effets quant à la question de la fin de la responsabilité solidaire des ex-époux. En outre, la recourante avance que le divorce, qui aurait été prononcé le 2 décembre 2019, constitue à lui seul un motif pour répartir la dette d'impôts entre elle et son ex-mari, sans qu'il soit nécessaire de démontrer que les conditions d'une séparation de fait seraient remplies. A cet égard, elle fait notamment valoir que c'est uniquement en raison de ses convictions personnelles et religieuses qu'elle serait unie par les liens du mariage jusqu'à la mort, indépendamment de l'état civil et des considérations juridiques. La recourante est également d'avis que tous ces éléments démontreraient plutôt l'existence "d'un mariage de convenance" que d'un "divorce de circonstances". Elle indique encore qu'il conviendrait d'imputer l'ensemble des revenus à son ex-époux, à l'exception éventuellement des revenus locatifs de l'immeuble situé dans le canton de Genève, dont elle a la propriété exclusive.