Citation: 8C_203/2021 E. 7

En l'espèce, la cour cantonale a considéré que le litige portait sur le bien-fondé du versement au SPMi des allocations familiales en faveur des deux fils du recourant pour les mois de février à juin 2014. Elle a constaté que le 25 juin 2008, le Tribunal tutélaire avait retiré la garde des deux fils du recourant, instauré une curatelle pour organiser, surveiller et financer leur placement et désigné à cette fin une employée du SPMi aux fonctions de curatrice. Le 20 novembre 2015, le SPMi avait demandé à l'intimée de lui verser les allocations familiales litigieuses. Il était en outre établi que le SPMi avait exclusivement financé le placement des enfants du recourant du 1er février au 30 juin 2014 et qu'aucune participation n'avait été facturée à ce dernier. La juridiction cantonale a finalement relevé que le recourant n'avait pas lui-même demandé le paiement des allocations et que ce n'était que trois ans après la demande du SPMi du 20 novembre 2015 que la demande avait pu être transmise à l'intimée dûment complétée et signée par le recourant notamment. Ce dernier n'avait déjà pas collaboré pour demander les allocations familiales en 2011 et sa persistance à contester le paiement direct des allocations au SPMi et à remettre en cause les décisions et jugements à ce sujet laissait penser qu'il ne souhaitait pas que celui-ci les reçoive au final. En effet, toujours selon les premiers juges, on voyait mal pour quelle raison il contesterait la décision de l'intimée s'il avait l'intention de retransmettre les prestations en cause au SPMi. Aussi l'intimée pouvait retenir un risque que le recourant ne reverse pas au SPMi le rétroactif des allocations familiales s'il les recevait et elle était dès lors légitimée à le verser directement à ce service, en application de l'art. 11 al. 2 de la loi cantonale du 1er mars 1996 sur les allocations familiales (RS/GE J 5 10).