Citation: 5A_910/2021 E. 6.4.2

6.4.2. En l'occurrence, en tant que le recourant se prévaut de la forme des dispositions litigieuses (présentation, orthographe, écriture), sa critique ne remplit pas les exigences de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.2), de sorte qu'elle est irrecevable. Par ailleurs, les liens entre le recourant et la défunte, de même que la haine que celle-ci manifestait à l'encontre de ses demi-soeurs, ressortent clairement de l'arrêt querellé, la cour cantonale ayant toutefois retenu que l'attitude de la de cujus à l'égard de celles-ci n'apparaissait pas raisonnable au vu des éléments du dossier, qu'elle tendait à confirmer la constance des troubles de la défunte et que l'ap parence de logique des dispositions prises en faveur du recourant ne constituait en tant que telle pas une preuve de la capacité de discernement de la testatrice, ce qui est conf orme à la jurisprudence fédérale (arrêt 5A_859/2014 du 17 mars 2015 consid. 4.4). Par ailleurs, le fait que la testatrice aurait confirmé sa volonté dans le codicille de 2005 et maintenu ses dispositions testamentaires jusqu'à son décès n'apparaît, en l'espèce, pas déterminant dès lors que, selon les constatations de l'arrêt querellé (cf. supra consid. 6.1) - que le recourant n'a pas valablement remises en cause (cf. supra consid. 6.3) - le trouble dont souffrait la défunte altérait de façon constante sa perception de la réalité par un mécanisme interprétatif. D ans la mesure où il reproche à la juridiction précédente d'avoir établi le " contexte général " de la cause contrairement aux pièces du dossier et d'avoir omis de tenir compte de certains faits établis dans le cadre de la procédure tutélaire et de relever les contradictions dans les déclarations de certains témoins auditionnés dans le cadre de ladite procédure, le recourant perd de vue que le Tribunal fédéral n'est pas une cour d'appel auprès de laquelle les faits pourraient être rediscutés librement (arrêts 5A_389/2022 du 29 novembre 2022 consid. 6.2; 5A_627/2021 du 20 décembre 2021 consid. 1.2.2). Il en va de même lorsque le recourant complète les faits en lien avec l'exécution testamentaire et l'administration d'office de la succession.