Citation: 7B_1251/2024 E. A

A.a. A.________, né en 1988, d'origine étrangère, est célibataire et sans enfant ni attache avec la Suisse. Il ne dispose pas d'une autorisation de séjour pour ce pays. Selon ses déclarations, il serait revenu en Suisse en 2022 et vivrait au foyer B.________, percevant 500 fr. par mois de l'aide sociale. Selon son casier judiciaire suisse, il a été condamné à quinze reprises depuis le 20 mai 2015, notamment pour entrée illégale, séjour illégal, vol, violation de domicile, dommages à la propriété, recel, lésions corporelles simples et violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires. A.b. Dans le cadre de la procédure P1, A.________ a été reconnu coupable de dommages à la propriété (art. 144 al. 1 CP) ainsi que de vol (art. 139 ch. 1 CP) et condamné par ordonnance pénale du 28 octobre 2022 à une peine privative de liberté de 100 jours. Il lui était reproché d'avoir endommagé, le 2 octobre 2022, du mobilier dans un restaurant lors d'une bagarre et d'avoir dérobé, le 27 octobre 2022, une veste dans un magasin. Le prévenu a fait opposition. A.c. Le 5 mars 2023, A.________ a été interpellé pour dommages à la propriété (art. 144 al. 1 CP) et pour menace ou violence contre les autorités et les fonctionnaires (art. 285 CP). Il est soupçonné d'avoir donné un coup de pied dans un motocycle, lequel était tombé sur le côté, ce qui avait endommagé son rétroviseur; le prévenu se serait également fortement opposé à son interpellation, notamment en se débattant et en tentant d'asséner des coups de pied aux policiers. Ces faits ont conduit à l'ouverture de la procédure P/5031/2023, à laquelle la cause P1 a été jointe par ordonnance du Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après : le Ministère public) le 7 mars 2023. A.d. Par ordonnance du Tribunal des mesures de contrainte de la République et canton de Genève (ci-après : le TMC) du 6 mars 2023, A.________ a été placé en détention provisoire, décision confirmée le 4 avril 2023 par la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après : la Chambre pénale de recours; art. 105 al. 2 LTF). Par arrêt du 26 mai 2023 (1B_243/2023), le Tribunal fédéral a ordonné la libération immédiate du prévenu, sans mesure de substitution, considérant en substance qu'il n'existait pas de risque de fuite vu les atteintes chroniques et graves dont souffrait le prévenu, le traitement assuré en Suisse et pris en charge par les services sociaux, ainsi que l'impossibilité, notamment financière, pour l'intéressé d'obtenir ces soins à l'étranger. Il a en outre retenu que s'il existait une situation de récidive, les nouvelles infractions ne paraissaient pas devoir aggraver de manière significative la peine privative de liberté encourue, faute notamment d'escalade dans la gravité des actes commis (cf. consid. 3.2 et 3.3). A.________ a été libéré le 31 mai 2023. A.e. A.________ a été interpellé, successivement, le 14 septembre, le 30 octobre, le 22 décembre 2023 et le 24 mai 2024. Il a été mis en prévention de vol, exhibitionnisme, injure, menaces, lésions corporelles simples, séjour illégal et infraction à l'art. 11c de la loi pénale genevoise du 17 novembre 2006 (LPG/GE; RS/GE E 4 05). En lien avec ces infractions, il lui est reproché d'avoir volé un porte-monnaie (le 14 septembre 2023), d'avoir souillé les toilettes du restaurant-bar C.________, d'avoir montré son sexe en érection à D.________, serveuse dans ledit bar, d'avoir traité celle-ci de "grosse pute", de lui avoir craché dessus et dit qu'il "allai[t] la tuer (le 30 octobre 2023), d'avoir blessé son voisin de chambre au foyer E.________ en le frappant au visage et en le mordant à l'oreille (le 22 décembre 2023) et d'avoir séjourné illégalement en Suisse. A.________ conteste l'essentiel de ces faits. Les procédures ouvertes en raison de ces quatre interpellations - à la suite desquelles le prévenu a, à chaque fois, été relaxé - ont toutes été jointes à la cause P/5031/2023. A.f. Le 26 septembre 2024, A.________ a été interpellé pour vol (art. 139 ch. 1 CP; P2). Dans ce cadre, il lui est reproché, d'avoir, le 22 septembre 2024 vers 11h30, à U.________, dérobé la sacoche appartenant à F.________, dans laquelle se trouvaient 200 fr. et une carte bancaire. Selon le rapport d'arrestation de la police, des caméras de surveillance avaient filmé le vol et le voleur prenant un tram. Selon la police, les photos du voleur prenant le tram étaient contenues dans un CD-Rom annexé au rapport; les images recueillies par les Transports publics U.________ devraient être transmises rapidement avec un rapport circonstancié. A.________ avait été arrêté par une patrouille de police car il portait "exactement les mêmes chaussures, la même sacoche ainsi que la même casquette que le jour du vol". Dans le rapport figurait une "image du prévenu à sa sortie des transports publics"; il y était aussi constaté que l'intéressé n'apparaissait pas sur les images de vidéosurveillance montrant des achats frauduleux effectués avec la carte bancaire volée. Un communiqué de recherche devait être émis dans les plus brefs délais à l'endroit de l'auteur desdits achats. Devant la police, A.________ s'est refusé à toute déclaration. Lors de son audition par le Ministère public le 27 septembre 2024, il a contesté les faits: en particulier, il ne comprenait pas pourquoi il n'avait été arrêté que quatre jours après le vol et pourquoi il était mis en cause; il habitait au foyer B.________ et était suivi médicalement en raison de problèmes cardiaques, traitement qui impliquait notamment une prise de sang tous les quatre jours; il a déclaré souhaiter rester en Suisse pour se faire soigner, ayant déposé une demande dans ce sens auprès de l'Office cantonal de la population et des migrations; il s'engageait à se présenter aux convocations du pouvoir judiciaire. Par ordonnance du 1er octobre 2024, le Ministère public a ordonné la jonction de la cause P2 à la procédure P/5031/2023. A.________ a recouru auprès de la Chambre pénale de recours contre cette décision. Par ordonnance du 8 octobre 2024 (OCPR1), la direction de la procédure de cette autorité a refusé d'accorder l'effet suspensif à ce recours. Le traitement de ce recours a fait l'objet d'un arrêt séparé. A.g. Par ordonnance du 29 septembre 2024, le TMC a ordonné le placement en détention provisoire de A.________ pour une durée de deux mois, soit jusqu'au 26 novembre 2024. Il a retenu l'existence de charges suffisantes (cf. les constatations de la police, les images de vidéosurveillance décrites dans le rapport de police, le stade de l'instruction et les auditions du prévenu à venir en lien avec de nouvelles plaintes pénales); si le prévenu ne présentait pas un risque de récidive suffisant, le danger de fuite était concret (nationalité étrangère, absence d'autorisation de séjour et d'attache en Suisse, peine menace concrètement encourue et perspective d'expulsion) et toute mesure de substitution était insuffisante. Selon le TMC, la durée de la détention provisoire de deux mois était conforme au principe de la proportionnalité (jonction des causes et auditions du prévenu à effectuer).