Citation: I 53/03 19.08.2003 E. 3

Au regard de l'ensemble des pièces médicales figurant au dossier, on peut tenir pour établi que l'assuré ne souffre pas d'une atteinte à la santé physique propre, à elle seule, à entraîner une incapacité de travail et de gain d'une certaine importance. Selon les experts du COMAI, les rachialgies intenses que l'intimé décrit sont discordantes tant avec les observations cliniques qu'avec les constatations radiologiques; elles doivent être imputées à un syndrome douloureux somatoforme persistant (pp. 12 et 15 du rapport du 25 avril 2001). En ce qui concerne cet aspect du dossier, l'intimé n'apporte aucun élément concret qui devrait conduire le juge à s'écarter des conclusions de l'expertise du COMAI, ou à tout le moins à mettre en doute la pertinence des conclusions rendues. On rappellera que la tâche des experts est précisément de mettre leurs connaissances spéciales à la disposition de l'administration afin de l'éclairer sur les aspects médicaux du cas (cf. ATF 125 V 352 consid. 3b/aa et les références). Il s'agit dès lors d'examiner si l'intimé présente une atteinte invalidante à sa santé psychique.