Citation: 8C_224/2021 E. A

A.a. A.________, née en 1955, travaillait comme assistante médicale lorsqu'elle a été victime, le 27 octobre 2001, d'un accident de la circulation, à la suite duquel elle n'a plus été en mesure de reprendre une activité professionnelle. En sa qualité d'assureur-accidents, B.________ a pris en charge le cas. La suppression du droit de l'assurée à des indemnités journalières LAA a fait l'objet de procédures de recours successives. Par arrêt du 14 janvier 2011 (cause 8C_978/2009), le Tribunal fédéral a renvoyé la cause à B.________ pour instruction complémentaire et nouvelle décision. B.________ a alors confié une expertise aux médecins du Département des neurosciences cliniques de l'Hôpital C.________, puis a rendu une nouvelle décision sur la base de leur rapport d'expertise du 1 er juillet 2011 (décision du 18 juillet 2013, confirmée sur opposition le 23 juillet 2015). Saisie d'un recours, la Chambre des assurances sociales de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre des assurances sociales) a ordonné, le 14 juillet 2016, une expertise judiciaire pluridisciplinaire (en neurologie, radiologie et neuropsychologie), dont le rapport a été rendu le 3 février 2020. Par arrêt du 16 novembre 2020, elle a condamné B.________ à verser à l'assurée des indemnités journalières sur la base d'une incapacité de travail de 100 % du 27 octobre 2001 au 31 mai 2006 et de 50 % du 1 er juin 2006 au 31 décembre 2011, en raison des troubles dus à la distorsion cervicale provoquée par l'accident. S'agissant de l'aspect psychique, elle a renvoyé la cause à B.________ pour mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique et nouvelle décision sur le droit éventuel de l'assurée à des indemnités journalières plus élevées pour la période du 1 er juin 2006 au 31 décembre 2011. Le recours interjeté par l'assurée contre cet arrêt a été rejeté par le Tribunal fédéral le 11 mars 2022 (cause 8C_21/2021). A.b. Parallèlement aux procédures relevant de l'assurance-accidents, l'assurée a déposé, le 25 avril 2003, une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Par décision du 5 septembre 2008, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) lui a reconnu le droit à une rente d'invalidité du 1 er octobre 2002 au 31 décembre 2003. Cette décision n'a pas été attaquée. A.c. Le 23 novembre 2009, l'assurée a déposé une nouvelle demande de prestations. Le 8 février 2011, l'office AI a ordonné une expertise bidisciplinaire (rhumato-psychiatrique). Il l'a annulée le 2 mars 2011, après que l'assurée l'eut informé qu'une expertise pluridisciplinaire allait déjà être mise en oeuvre à l'Hôpital C.________ dans la procédure relevant de l'assurance-accidents, de sorte qu'il convenait d'éviter qu'elle soit soumise à deux expertises parallèles. Dans un rapport du 18 octobre 2011, le service médical régional de l'assurance-invalidité (SMR) a considéré, au vu du rapport d'expertise de l'Hôpital C.________, qu'une expertise psychiatrique était nécessaire. Celle-ci a été ordonnée par l'office AI le 3 décembre 2011. Après de nombreuses tergiversations sur la nécessité et les modalités de l'expertise à mettre en oeuvre, l'office AI a communiqué à l'assurée, le 26 avril 2012, qu'il ordonnait une expertise pluridisciplinaire, laquelle a été attribuée à la Policlinique Médicale Universitaire (PMU) et incluait les spécialisations suivantes: médecine interne générale, rhumatologie, neurologie, psychiatrie et neuropsychologie. Le mandat a été maintenu ensuite d'une demande de récusation d'une partie des experts, dont le rejet par l'office AI a été confirmé par arrêt du Tribunal fédéral du 31 décembre 2013 (cause 9C_180/2013). Le 3 février 2014, l'office AI a informé l'assurée que l'expertise pluridisciplinaire allait être mise en oeuvre. Par lettre du 27 février 2014, l'assurée a requis la suspension des démarches jusqu'à ce que la responsabilité de B.________ soit établie ou l'annulation de sa demande de prestations. Le 7 avril 2014, elle a été convoquée par la PMU pour un examen le 6 mai 2014. Le 8 avril 2014, elle s'est adressée à cette dernière pour lui faire part de sa décision d'annulation de sa demande de prestations, de sorte qu'elle ne tiendrait pas compte de la "demande de la PMU". Le 16 avril 2014, l'office AI a sommé l'assurée de se présenter au rendez-vous du 6 mai 2014, faute de quoi une décision serait rendue sur la base du dossier. Par lettres des 25 avril, 1 er septembre et 3 novembre 2014, l'assurée a réitéré ses demandes de suspension et/ou de retrait de la demande de prestations, avec la précision qu'elle ne renonçait toutefois pas aux prestations. Entre-temps, B.________ a fait part à l'office AI de son opposition au retrait de la demande de prestations (lettre du 20 octobre 2014). A.d. Par projet de décision du 27 novembre 2014, confirmé par décision du 13 février 2015, l'office AI a rejeté la demande de prestations. Il a considéré qu'en refusant de se soumettre à l'expertise auprès de la PMU, l'assurée avait manqué à son devoir de collaboration et que, sur la base du dossier, il n'y avait pas d'invalidité suffisante pour ouvrir le droit à des prestations. En outre, le retrait de la demande de prestations était refusé.