Citation: 5A_143/2024 E. 3.2

3.2. Considérant, par référence à la jurisprudence, qu'il était présumé que les moyens disponibles avaient été utilisés pour assumer le niveau de vie mené avant la séparation et que l'excédent éventuel représentait le dernier train de vie des époux, l'autorité cantonale a estimé que, dans la mesure où le mari n'avait jamais allégué en première instance quel était ce standard de vie et que les faits nouveaux qu'il avait introduits à cet égard au stade de l'appel constituaient des pseudo nova irrecevables, il n'était pas possible de vérifier si le montant cumulé des disponibles actuels des conjoints dépassait le niveau de vie qui était le leur lorsqu'ils faisaient encore ménage commun. Il fallait dès lors partir de l'idée que, compte tenu des frais supplémentaires occasionnés par l'existence de deux ménages distincts, chaque époux avait droit, après la séparation, à la moitié de leurs ressources globales actuelles. Le partage effectué par le premier juge pouvait dès lors être confirmé.