Citation: 9C_147/2021 E. 4.1

4.1. Après avoir constaté que l'office AI avait fixé au 24 octobre 2013 le moment de la survenance de l'incapacité de travail qui a constitué la cause de l'invalidité ayant fondé le droit de l'assuré à une rente de l'assurance-invalidité dès le 1er mars 2015, et considéré que cette date n'était cependant pas déterminante pour l'examen du droit aux prestations de la prévoyance professionnelle, dès lors que la demande de prestation de l'assurance-invalidité avait été présentée tardivement par l'assuré, la juridiction cantonale a procédé à une appréciation du cas sans égard à la date déterminante pour l'assurance-invalidité. Elle a constaté que l'incapacité de travail ayant conduit au droit de l'assuré à une rente de l'assurance-invalidité en 2006 était exclusivement en lien avec des atteintes somatiques, alors que la rente octroyée dès le 1er mars 2015 l'avait été en raison essentiellement d'un trouble spécifique de la personnalité, personnalité anxieuse (F60.4) et d'un trouble dépressif récurrent, épisode moyen. Partant, les premiers juges ont nié que l'incapacité de travail survenue en 2006 pût constituer la cause de l'invalidité reconnue dès 2015 (à défaut de lien de connexité matérielle). Si l'instance de premier recours a ensuite admis que le choc subi par l'annonce du licenciement le 17 avril 2012 avait entraîné une perturbation psychique chez le recourant, elle a constaté que celle-ci n'avait évolué que progressivement vers une atteinte sévère et finalement invalidante et qu'aucun élément au dossier ne permettait de retenir une perte (durable) de capacité de travail de l'intéressé durant sa période d'emploi auprès de la Poste Suisse pour ce motif. Les premiers éléments concrets concernant une baisse de la capacité de travail du recourant avaient été mentionnés le 4 octobre 2013 par l'office régional de placement, alors que l'assuré était inscrit depuis le 1er octobre 2012 comme demandeur d'emploi à 100 % à l'assurance-chômage. En conséquence, les premiers juges ont admis que la connexité temporelle entre la prétendue incapacité de travail durant le rapport de prévoyance (dès le printemps 2012) et l'invalidité ultérieure avait été interrompue.