Citation: 5A.26/2005 07.12.2005 E. A

A.a X.________, ressortissant d'ex-Yougoslavie né le 25 septembre 1972, est entré en Suisse en décembre 1991, au bénéficie d'une autorisation de séjour saisonnière, puis d'une autorisation de séjour de courte durée (4 mois). Le 8 octobre 1993, il a épousé dame X.________, ressortissante suisse originaire du Valais, de huit ans son aînée. Une autorisation de séjour annuelle lui a alors été délivrée en application de l'art. 7 al. 1 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (ci-après: LSEE; RS 142.20). A.b Le 20 septembre 1997, X.________ a déposé une demande de naturalisation facilitée fondée sur son mariage avec dame X.________. Le 22 septembre 1998, il a signé, sur invitation de l'autorité compétente, une déclaration aux termes de laquelle il confirmait vivre en communauté conjugale effective et stable avec son épouse, et résider à la même adresse qu'elle. Il a aussi attesté avoir connaissance que la naturalisation facilitée ne pouvait pas être octroyée si, avant ou pendant la procédure administrative, la communauté conjugale n'existait plus, notamment si l'un des conjoints demandait le divorce ou la séparation, et que la naturalisation facilitée pouvait être annulée ultérieurement si un tel événement était dissimulé à l'Office fédéral des étrangers (ci-après OFE). Par décision du 9 décembre 1998, X.________ s'est vu accorder la naturalisation facilitée en application de l'art. 27 de la loi fédérale du 29 septembre 1952 sur l'acquisition et la perte de la nationalité suisse (ci-après LN; RS 141.0). A.c Par citation en conciliation du 15 janvier 1999, dame X.________ a ouvert action en divorce. Après l'échec de la tentative de conciliation, elle a, le 1er mars 1999, saisi le Tribunal du district de Monthey d'une demande en divorce à laquelle elle a joint une convention des parties réglant tous les effets accessoires de celui-ci. Faisant droit à la demande, le Juge du district de Monthey a dissous l'union des époux X.________ par jugement contumacial du 24 juin 1999, entré en force le 5 juillet 1999. Le 30 juillet suivant, le Département de la sécurité et des institutions du canton du Valais a porté ces faits à la connaissance de l'OFE.