Citation: 1B_276/2018 E. 3.2

3.2. En l'espèce, les éléments invoqués par le recourant - dans la mesure où ils seraient suffisants eu égard à son obligation de motivation (art. 42 al. 2 LTF) - ne permettent pas de remettre en cause l'appréciation effectuée par la cour cantonale. Ainsi, celle-ci a retenu à juste titre que le recourant, ressortissant algérien, n'avait aucune attache en Suisse et que son statut de requérant d'asile ne suffisait pas pour retenir qu'au regard de la gravité des faits examinés et/ou de la peine encourue, il ne chercherait pas la fuite ou le refuge dans la clandestinité. Sa propre appréciation des éléments recueillis par l'instruction - qui conduiraient en substance à pouvoir plaider l'acquittement - ne permet pas non plus à ce stade encore initial de l'enquête d'avoir une vision différente de ce danger. Vu le risque de fuite existant, il n'y a pas lieu d'examiner ce qu'il en est d'un éventuel risque de collusion.