Citation: 5A_287/2023 E. 6

Les allégations du recourant relatives à sa perception de prestations d'aide sociale lorsqu'il était dans le canton du Jura et de manière continue depuis trois ans à compter de la décision querellée ne ressortent pas de l'arrêt querellé, sans que le recourant soulève à cet égard un grief d'arbitraire; elles sont donc irrecevables (cf. supra consid. 2.2). Il en va de même des allégations sur l'impossibilité de réaliser des revenus en détention ou d'obtenir un budget d'aide sociale. En effet, le recourant se méprend à cet égard sur la notion de fait notoire (cf. sur cette notion: ATF 143 IV 380 consid. 1; 135 III 88 consid. 4.1; 130 III 113 consid. 3.4); il perd par ailleurs de vue que l'exécution d'une peine privative n'empêche pas de percevoir une rémunération (voir notamment art. 83 CP) et n'expose en outre pas pour quelle raison il ne pouvait pas présenter un budget de l'aide sociale, étant à ce propos rappelé que la simple perception de l'aide ne suffit de toute manière pas d'emblée à apporter la preuve de l'indigence au sens de l'art. 117 let. a CPC (voir ATF 149 III 67 consid. 11.4 et les nombreuses références citées). Pour le surplus, le recourant ne saurait tirer argument de l'octroi de l'assistance judiciaire en première instance ou dans d'autres procédures, étant donné que dans la procédure de recours, l'assistance judiciaire doit à nouveau être demandée (art. 119 al. 5 CPC) - et ses conditions d'octroi réexaminées - et que la juridiction de recours n'est pas liée dans l'évaluation de l'indigence par la décision de première instance ou par une décision d'autres procédures (voir notamment ATF 149 III 67 consid. 11.4.2; arrêts 5A_210/2022 du 10 juin 2022 consid. 2.4.2 in fine; 5A_1012/2020 du 3 mars 2021 consid. 3.3). Quoi qu'il en soit, il ressort de la jurisprudence précitée (cf. supra consid. 3.2) qu'une personne qui requiert l'assistance judiciaire se doit, en vertu de son devoir de collaboration, de justifier de sa situation de fortune et de ses revenus et d'exposer l'affaire et les moyens de preuve qu'il entend invoquer; le juge n'a pas l'obligation d'interpeller un requérant expérimenté ou assisté d'un avocat pour l'inviter à compléter une requête lacunaire. En l'occurrence, le recourant ne conteste pas, dans son mémoire de recours ou dans son complément au recours du 5 avril 2023 (cf. supra consid. 1.2), n'avoir produit aucune pièce à l'appui de sa requête d'assistance judiciaire permettant de démontrer son indigence et il est établi qu'il était assisté par un mandataire professionnel. Dans ces circonstances, il n'apparaît pas que la cour cantonale ait violé le droit fédéral en rejetant sa requête d'assistance judiciaire au motif qu'il n'avait pas prouvé son indigence.