Citation: 1B_357/2017 E. 3.2.2

3.2.2. S'agissant ensuite de la plainte pour violation d'une obligation d'entretien, la juridiction précédente a relevé qu'en l'occurrence, la cause revêtait une certaine complexité. Cette appréciation ne prête pas le flanc à la critique vu notamment les modes utilisés pour le versement - dont le montant pourrait en outre avoir varié - des contributions d'entretien, soit parfois apparemment de mains à mains ou par le paiement de loyers, ainsi qu'en raison de la situation financière peu claire du prévenu, musicien employé à 50% dans une boîte de nuit avec la perspective alléguée d'en reprendre la gérance (art. 105 al. 2 LTF; cf. les auditions du 15 novembre 2016 et du 25 janvier 2017). Implicitement, la cour cantonale a donc reconnu que la recourante avait besoin d'être assistée. Les juges cantonaux ont cependant considéré que l'aide, gratuite, du SCARPA était suffisante (cf. art. 2 al. 1 LARPA), cet office pouvant engager des procédures civiles et/ou pénales contre le débiteur (cf. art. 4 LARPA). Cet avis ne saurait être partagé. En effet, on peine tout d'abord à comprendre en quoi la possible représentation devant les autorités de poursuites pour dettes et faillite que peut assurer le SCARPA au nom de la recourante (cf. art. 4 1ère phrase LARPA) constituerait une assistance adéquate pour cette dernière au cours de la procédure pénale. Quant à la possibilité de déposer plainte pénale que la loi confère au SCARPA (cf. art. 4 2ème phrase LARPA), cela n'implique pas encore qu'il intervienne - que ce soit en son nom ou, dans la mesure où cela serait admissible, au nom de la recourante - à la procédure pénale, notamment s'il n'a pas procédé à des avances. En tout état de cause, le SCARPA ne peut se constituer partie plaignante au civil que dans la mesure des prestations assurées (cf. sa subrogation légale, art. 10 LARPA), son intervention directe dans la procédure pénale semble ainsi limitée. Or, c'est le lieu de rappeler encore une fois que la période dénoncée par la recourante ne coïncide pas avec celle des avances versées. Le SCARPA ne paraît ainsi pas à même d'apporter, dans le cas d'espèce, toute l'aide nécessaire à la recourante afin de défendre ses intérêts au cours de la procédure pénale, notamment quant à l'établissement des faits. Dans la mesure de sa recevabilité (art. 99 al. 1 LTF), cette appréciation est d'ailleurs confirmée par le courrier du SCARPA du 1er mars 2017, relevant que toute procédure débutée avant le début de son mandat - le 28 février 2017 - ne le concerne pas. Partant, sous réserve de l'indigence qu'il y a encore lieu d'instruire (cf. consid. 2.4), la complexité de la cause et le défaut d'assistance adéquate pourraient justifier en l'espèce la désignation d'un mandataire d'office pour assister la recourante dans le cadre de sa plainte pour violation d'une obligation d'entretien (art. 136 al. 2 let. c CPP).