Citation: 4A_317/2015 E. 4.1

4.1. Dans la partie de son arrêt intitulée "EN FAIT", l'autorité intimée a résumé, sous lettres C.m. (p. 5 s.), les éléments pertinents découlant des déclarations des nombreux témoins entendus par le Tribunal des baux et loyers. Appréciant, au consid. 3.3 dudit arrêt (p. 9 s.), la valeur des différents témoignages consignés aux procès-verbaux d'audition, elle a retenu ce qui suit: " Il résulte des enquêtes diligentées par les premiers juges que sept témoins ont confirmé l'existence des nuisances, dont quatre ont confirmé qu'elles avaient persisté entre l'avertissement écrit du 22 janvier 2010 et la résiliation du 19 mars 2010. Ces témoins occupent des logements majoritairement situés entre le 5èmeet le 7ème étage de l'immeuble sis 26, chemin .... De nombreux autres témoins n'ont pas été en mesure de confirmer l'existence de ces nuisances. Il s'agit cependant de témoins plus éloignés du logement des locataires, soit des témoins habitant soit au 24, chemin ..., soit dans les étages peu élevés du 26, chemin ..., à l'exception du témoin F.________ occupant un logement au 5ème étage de l'immeuble sis 26, chemin .... La Cour tient pour déterminants les témoignages des voisins logeant entre le 5èmeet le 7ème étage du 26, chemin ..., puisque les appelants occupent un appartement au 6ème étage dudit immeuble. En effet, les voisins proches sont plus susceptibles d'être incommodés par les nuisances de bruit que les voisins éloignés. Au vu du nombre de témoins ayant constaté de manière concordante les nuisances de bruit, l'existence de ces nuisances, d'une part, ainsi que la persistance de ces nuisances au-delà de l'avertissement écrit, d'autre part, sont établies. Dans ce contexte, le témoignage du voisin F.________ apparaît isolé et, ainsi, impropre à remettre en cause les témoignages concordants des autres voisins proches du logement litigieux. Contrairement à l'affirmation des appelants, aucun élément ne vient corroborer l'hypothèse selon laquelle les accusations des différents témoins relèveraient de «considérations racistes». Les appelants font une appréciation orientée du contenu du témoignage de M. G.________ qui a indiqué ne pouvoir ni exclure ni affirmer que les plaintes relèveraient de telles considérations. La production de différents courriers et attestations du voisinage, dont certains soutiennent et d'autres accusent les appelants, n'est d'aucune utilité au sort de la cause. En effet, ces personnes n'ont pas été entendues contradictoirement - l'identité de l'une d'elles étant même caviardée - et les faits qui y sont rapportés sont contradictoires entre eux et quoi qu'il en soit non pertinents, puisque postérieurs au congé litigieux. Enfin, l'intensité de ces nuisances de bruit est manifestement suffisante au sens de l'art. 257f al. 3 CO, différents témoins faisant état de cris, de pas de course, de coups et vacarme, notamment, ceci matin et soir. Certains locataires ont indiqué avoir déménagé en raison de ces nuisances. Il est ainsi indéniable que le maintien du bail est insupportable pour les voisins directs des appelants."