Citation: 6B_490/2024 E. 3.2.5

3.2.5. Il est ainsi suffisamment établi que l'intervention de "C.________" n'a pas été au-delà de ce qui était nécessaire à la concrétisation de la décision préexistante du recourant. Ce dernier n'a donc pas été victime d'une instigation policière et l'enquêteur qui a endossé le rôle de "C.________" ne s'est pas mué en agent provocateur, mais est demeuré, compte tenu du type de recherche dont il s'agissait, dans les limites d'une démarche passive. Les preuves recueillies de cette manière et dans la suite de l'instruction étaient, dès lors, exploitables. Il en va ainsi notamment des déclarations du recourant, qui, entendu par le ministère public, a admis éprouver de l'attirance pour des jeunes hommes à partir de 14 ans. Il avait ainsi eu, en 2014, l'intention d'aboutir à une relation avec un jeune de 15 ans et, s'agissant de "C.________", c'était bien avec un jeune de 14 ans qu'il conversait. Il avait l'intention de le rencontrer. Plus généralement, le recourant a admis que s'il n'y avait pas eu de relations sexuelles avec des jeunes de moins de 16 ans, il y avait eu des conversations avec de tels jeunes à la suite de petites annonces dans le but d'avoir des discussions sexuelles ou d'aller jusqu'à leur rencontre (dossier cantonal, p. 3009 s.) et le recourant s'est bien rendu à un rendez-vous fixé avec "C.________". Dans ces conditions, il n'y avait rien d'insoutenable à retenir qu'il avait réservé une chambre d'hôtel dans le but d'entretenir des relations sexuelles avec un mineur de moins de 16 ans. On peut renvoyer au raisonnement détaillé de la cour cantonale, que le recourant ne discute pas précisément et qui ne prête, de toute manière, pas le flanc à la critique (arrêt entrepris, consid. 3.2.3 p. 8).