Citation: 9C_681/2014 E. 3.4

3.4. Les considérations présentées par la juridiction cantonale au sujet de l'affection scapulaire ne résistent pas à l'examen des reproches formulés par l'assuré. En confirmant la décision litigieuse, le tribunal cantonal n'a pas tenu compte que, selon la jurisprudence citée, le principe régissant la procédure était et restait celui de l'instruction d'office et qu'il lui appartenait ainsi qu'à l'office intimé en premier lieu d'établir les faits pertinents de l'affaire. Or il ressort des constatations des premiers juges que l'administration n'a pas effectué le moindre acte d'instruction concernant la pathologie scapulaire ni ne s'est exprimée à son propos, quand bien même le recourant avait entièrement satisfait à son obligation de collaborer non seulement en déposant tant en procédure administrative qu'en procédure judiciaire des documents médicaux corroborant l'existence d'un trouble potentiellement incapacitant pour un assuré exerçant habituellement l'activité de maçon et d'autres documents attestant notamment les démarches entreprises à la suite de l'événement accidentel survenu le 3 mai 2013 auprès de l'assureur-accidents, ainsi que leur résultat, contrairement à ce que prétendait le tribunal cantonal. On relèvera à cet égard que le médecin traitant du recourant avait spécifiquement signalé la survenance depuis le mois de mai 2013 de luxations, à répétition, de l'épaule droite sur lésion de Hill-Sachs post-traumatique générant en concours avec les pathologies connues une incapacité totale à exercer professionnellement n'importe quelle activité et que l'existence de ladite lésion, son origine traumatique ainsi que la présence d'autres atteintes à l'épaule avaient été confirmées par le dépôt en procédure judiciaire des conclusions objectives d'une arthro-IRM de l'épaule droite. Par conséquent, en l'absence d'avis contraire - a fortiori de toute instruction médicale -, la juridiction cantonale ne pouvait nier l'existence d'un trouble potentiellement incapacitant, ni défendre sérieusement l'hypothèse selon laquelle les affections mentionnées seraient apparues postérieurement à la décision originairement litigieuse. Dans ces circonstances, les premiers juges ne pouvaient donc pas faire supporter le fardeau de la preuve à l'assuré en confirmant une décision foncièrement lacunaire pour ce qui concerne les répercussions sur la capacité de travail d'une pathologie dûment établie. Ainsi, tant l'office intimé que le tribunal cantonal ont violé leur obligation d'instruire l'affaire d'office. Il convient dès lors d'annuler le jugement entrepris, ainsi que la décision contestée et de retourner le dossier à l'administration pour qu'elle en complète l'instruction sur le plan des affections affectant l'épaule droite du recourant et rende une nouvelle décision prenant en compte toutes les pathologies diagnostiquées. Cette solution rend en outre superflue l'analyse des autres griefs soulevés par l'assuré.