Citation: 4A_524/2023 E. 6.1

6.1. En ce qui concerne le premier compte, les recourants reprennent mot pour mot les termes de leur appel, insérant ici et là de nouvelles affirmations, en particulier qu'ils n'ont pas plaidé uniquement la préservation du capital, soit le résultat obtenu, mais qu'ils reprochent à la banque et à ses employés des actions et omissions et que les juridictions cantonales auraient dû vérifier si la banque avait respecté ses obligations de conseil, réitérant qu'elle leur avait promis que l'ouverture d'un portefeuille leur permettrait de payer les intérêts et d'amortir leur prêt hypothécaire. Dans la mesure où leur recours n'est qu'une reprise textuelle de leur appel, il est irrecevable. Il ne suffit pas d'insérer ici et là quelques nouveaux paragraphes pour le rendre recevable. Pour le reste, en tant qu'ils reprochent à la banque des actions et omissions de manière générale, sans préciser en relation avec quels investissements elle aurait violé ses devoirs, hormis les cas admis par l'expert et les juridictions cantonales, leur grief est également irrecevable pour défaut de motivation. Enfin, en tant qu'ils invoquent que la banque leur avait promis que l'ouverture d'un portefeuille leur permettrait de payer les intérêts, d'amortir leur prêt et de générer des bénéfices importants, alors qu'ils ne remettent pas en cause la constatation de la cour cantonale selon laquelle la banque "les a avertis sur le fait qu'elle ne pouvait leur donner aucune garantie ni aucune assurance" quant à leur capital et qu'ils étaient conscients du fait que le capital devait être investi pour espérer un retour sur investissements, leur grief est impropre à fonder une responsabilité de la banque. En tant qu'ils prétendent que la banque les a trompés en affirmant qu'elle était financièrement plus forte que jamais et qu'elle leur a donné des informations incomplètes, que sa situation était à risque avant même la crise de 2008, ils se limitent à ces affirmations, qui ne trouvent aucun appui dans les constatations de la cour cantonale, ne démontrant d'ailleurs pas précisément quels investissements antérieurs leur auraient causé un dommage. Ils ne s'en prennent pas non plus, pour en démontrer l'arbitraire, à la constatation que les investissements ont subi des pertes à cause de la chute des marchés boursiers survenue en 2008 à la suite de la crise financière qui a impacté les marchés financiers du monde entier.