Citation: 9C_483/2022 E. 4.2.1

4.2.1. Le tribunal cantonal a d'abord considéré que la caisse intimée aurait dû déclarer irrecevable la demande de révision de la décision du 4 février 2015 ou la lui faire suivre comme objet de sa compétence dès lors que seul l'arrêt du 9 mai 2016 (qui s'était substitué à la décision sur opposition du 14 avril 2015 qui elle-même s'était substituée à la décision du 4 février 2015) était susceptible d'être légalement révisé. Il a en outre expliqué que, si cette demande lui avait été transmise, il aurait dû la déclarer irrecevable pour cause de tardivité puisque, datée du 28 mai 2019, elle aurait été déposée bien après le délai de nonante jours dès la découverte de l'arrêt en matière de poursuites du 30 juillet 2018. Il a enfin retenu que, dans l'éventualité où il aurait fallu conclure à la recevabilité de la demande, il aurait dû de toute façon la rejeter dans la mesure où, rendu le 30 juillet 2018, l'arrêt de la Cour des poursuites et faillites était postérieur à l'arrêt de la Cour des assurances sociales du 9 mai 2016 et, par conséquent, ne pouvait pas constituer un moyen de preuve nouveau justifiant une demande de révision. Il a par conséquent confirmé la décision administrative litigieuse dans son résultat.