Citation: 6B_1210/2017 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a exposé que les informations données par F.________ sur la question des prestations qu'aurait fournies la recourante étaient sans rapport direct avec les actes dont le prénommé était lui-même soupçonné. Ces indications apparaissaient plausibles, F.________ n'ayant aucun intérêt à ne pas dire la vérité sur ce point. La recourante avait d'ailleurs été mise hors de cause sur la foi des déclarations du prénommé, lequel avait expliqué qu'B.________ n'avait pas participé consciemment aux activités délictueuses de Z.________ et avait simplement pensé réaliser une bonne affaire en fournissant des prestations minimales. Selon l'autorité précédente, la recourante prétendait que les parties s'étaient entendues sur un prix forfaitaire de 300'000 EUR pour les prestations fournies. Or, la nature et l'étendue exactes des prestations attendues de la recourante au moment de l'accord passé avec Z.________ et F.________ étaient pour le moins incertaines. La représentante de la recourante n'avait pas été en mesure de produire un document formalisant la teneur de cet accord, dont les contours ne pouvaient ainsi que difficilement être cernés. En outre, les déclarations d'B.________ relatives à la nature de ces prestations ainsi qu'à leur bonne exécution ne concordaient pas avec celles de F.________. Quant à C.________ et E.________, ils avaient formellement contesté avoir donné un quelconque mandat à la recourante. Selon les déclarations de F.________, les quelques prestations effectivement fournies par celle-ci ne correspondaient en rien à ce qui avait été forfaitairement convenu. Il avait en particulier indiqué que lorsque des comptes avaient été demandés à la recourante sur le "package" livré à lui-même et à Z.________, celle-ci avait cherché à "récupérer le coup" en produisant des factures ne reflétant pas la réalité. Faute d'éléments établissant l'existence d'une rémunération forfaitaire, on ne pouvait se contenter des allégations de la recourante. Il n'y avait d'autre choix que de reconstituer l'activité effectivement déployée par cette dernière, en analysant les différentes prestations qu'elle avait allégué avoir fournies. La cour cantonale a notamment retenu ce qui suit concernant les différents postes revendiqués par la recourante.