Citation: 1C_408/2022 E. 2.2

2.2. Devant le Tribunal fédéral, comme devant la cour cantonale d'ailleurs, les recourants ne contestent pas que la requête tendant à régulariser la construction litigieuse n'a pas été signée par la propriétaire de la parcelle concernée. Dans leur recours fédéral, ils ne critiquent pas non plus la conclusion juridique à laquelle sont parvenus, sur la base du droit cantonal, les juges cantonaux, à savoir l'irrecevabilité d'une telle demande d'autorisation de construire déposée sans la signature ni l'accord du propriétaire du fonds concerné. S'agissant d'une question de procédure soumise au droit cantonal, il appartenait aux recourants de démontrer l'arbitraire de la solution cantonale (art. 106 al. 2 LTF; cf. ATF 142 II 369 consid. 2.1) ou sa contrariété au droit fédéral. Or, ceux-ci n'émettent aucune critique à l'encontre du raisonnement juridique développé par la cour cantonale en relation avec l'irrecevabilité de la demande de régularisation de la construction litigieuse. Leurs seules critiques sont dirigées contre le raisonnement au fond de l'arrêt attaqué et se limitent à opposer leur point de vue à celui des juges cantonaux, dans un style purement appellatoire, voire sous forme interrogative. Une telle manière procéder, en présence d'une décision cantonale amplement motivée tant sur la recevabilité que le fond, n'est pas conforme aux règles élémentaires de la procédure devant le Tribunal fédéral.