Citation: H 118/04 19.05.2005 E. 6

6.1 Selon les premiers juges, le fait que le recourant ait varié dans ses déclarations au sujet des dates rend vraisemblable qu'il n'a pas déplacé le centre de son existence et de ses relations personnelles en Espagne depuis 1996, voire le début de 1997, et qu'il a conservé son domicile Z.________ pendant la période du 1er janvier 1998 au 8 mai 2000. En effet, celui-ci n'a pas donné d'indications fiables quant à la date de son départ de Z.________ et l'on conçoit mal l'intérêt de l'épouse à quitter l'Espagne pour venir s'établir à Z.________ le 15 avril 1999, de surcroît à l'adresse de son mari, si ce n'est pour le rejoindre. Etant donné que le recourant a déclaré son départ aux autorités genevoises le 8 mai 2000 et que c'est également cette date qu'il a indiquée dans le questionnaire d'affiliation des personnes sans activité lucrative, la juridiction cantonale considère que les allégations de la caisse et les pièces qu'elle a produites établissent que celui-ci était bel et bien domicilié à Z.________ pendant la période litigieuse. 6.2 Le recourant fait valoir qu'il a quitté la Suisse en 1996, qu'il s'est inscrit auprès du Consulat général de Suisse à Barcelone pour pouvoir s'immatriculer et obtenir sa résidence en Espagne, mais qu'il a gardé une boîte aux lettres auprès de S.________, qui était sa voisine à X.________. Il déclare que son épouse est venue dans le canton de Genève pour apprendre la langue française et que, pour se voir, ou c'est lui qui se rendait en Suisse ou c'est sa femme qui venait en Espagne. A l'appui de ses affirmations, il fait remarquer qu'il n'aurait pas pu obtenir à partir de 1996 des permis de résidence en Espagne ni acquérir en 2002 la nationalité espagnole s'il était resté domicilié en Suisse.