Citation: I 339/02 02.04.2003 E. 4.2

4.2.1 Pour établir le revenu sans invalidité, il faut prendre le salaire annuel de 60'190 fr. qu'aurait réalisé l'assuré en 1998, au dire de son employeur. Cependant, comme 1999 est en l'occurrence l'année de référence pour la comparaison des revenus, il convient de procéder à une adaptation de ce montant en fonction de l'évolution des salaires de 1998 à 1999, soit une augmentation de 0,3 % (La Vie économique, 12/2001, p. 81, tableau B 10.2), ce qui donne un revenu (arrondi) de 60'370 fr. 4.2.2 Pour la première fois, le recourant fait valoir qu'il était sur le point de devenir maçon qualifié, en s'appuyant sur un bulletin de notes relatives à des cours pratiques qui se sont déroulés début 1998 à l'Ecole Professionnelle C.________. Cette affirmation n'est pas de nature à aider l'intéressé. En effet, en ce qui concerne spécifiquement la question de la prise en considération d'un changement hypothétique d'activité, la jurisprudence relative aux art. 28 al. 2 LAI, et 18 al. 2 LAA, notamment, (cf. ATF 119 V 470 consid. 2b, 116 V 249 consid. 1b, 114 V 313 consid. 3a; SVR 2003 MV no 1 p. 1) pose que des possibilités théoriques de développement professionnel ou d'avancement ne doivent être prises en considération que lorsqu'il est très vraisemblable qu'elles seraient advenues. En l'occurrence, ainsi que le Président de la Cour des affaires de langue française l'a fait observer, dans sa demande de prestations (du 29 septembre 1998), le recourant avait fait part de son intention d'accomplir son apprentissage dans son pays d'origine, le Portugal, ce qui est d'autant plus compréhensible que son épouse et ses enfants sont retournés dans ce pays en septembre 1998, avant qu'il ne cesse toute activité le 11 octobre 1998. Dans ces circonstances, on ne saurait admettre que la seule fréquentation d'un stage de maçon qualifié d'une durée de deux mois est apte à prouver les dires du recourant au degré de vraisemblance prépondérante requis. De toute manière, le revenu qu'il aurait pu obtenir en tant que maçon qualifié (5'015 fr. par mois ou 60'180 fr. par an) est inférieur au revenu sans invalidité pris en compte ci-dessus, de sorte que ce moyen doit être rejeté.