Citation: 8C_689/2023 E. 6.2.2

6.2.2. Liminairement, il sied de relever que l'expert du CEMed a pris en compte les rapports médicaux antérieurs ainsi que les plaintes de l'intimé, avant de détailler la situation médicale actuelle. Ses conclusions - motivées et convaincantes - concernant la capacité de travail dans une activité adaptée se fondent sur un examen clinique complet et documenté, qui rend compte de manière claire et détaillée des restrictions fonctionnelles et des ressources de l'intimé. Cette expertise devait donc être prise en compte dans le cadre de l'appréciation des preuves (cf. consid. 3.2 supra), le fait que le SMR s'en soit distancé n'en affaiblissant pas sa valeur probante. Cela étant, le docteur H.________ a relevé que les différents bilans radiologiques depuis 2015 n'avaient pas montré d'évolution de la gonarthrose droite, laquelle devait être considérée comme très modérée. Si les plaintes au niveau du genou droit n'avaient que peu évoluées avec le temps et étaient toujours présentes, il n'en demeurait pas moins que le traitement antalgique (Dafalgan et Ponstan) était placé en réserve et l'intimé ne se souvenait plus quand avait eu lieu la dernière prise de celui-ci. Selon l'expert, il y avait une divergence importante entre la symptomatologie déclarée, les plaintes exprimées et les signes orthopédiques observés, qu'ils soient cliniques ou constatés à l'imagerie. La capacité de travail de l'intimé était de 100%, sans baisse de rendement, dans une activité adaptée respectant les limitations fonctionnelles suivantes: les activités en terrain accidenté, la montée et la descente régulières d'escaliers, le travail en échafaudage, le port de charges régulier supérieures à 15 kg et le port de charges irrégulier supérieures à 20 kg. Le docteur H.________ a encore précisé que les différents traumatismes avaient justifié des incapacités de travail qui, actuellement, devant l'absence de complications notoires hormis la gonarthrose droite secondaire, n'entraînaient plus aucune incapacité de travail si l'activité professionnelle respectait les limitations fonctionnelles énoncées. Il a en outre constaté que l'état de santé était stabilisé à 6 mois maximum du dernier traumatisme, soit le 9 février 2020.