Citation: 9C_651/2024 E. 7.1.2

7.1.2. C'est en vain que le recourant invoque une violation de l'art. 116 al. 2 LIFD, en s'appuyant sur divers principes constitutionnels et l'art. 6 CEDH. En effet, même si cette disposition s'applique bien dans les affaires fiscales ayant un caractère pénale comme en l'espèce (cf. ATF 140 I 68 consid. 9.2), elle ne s'oppose pas - contrairement à ce que prétend le recourant - à ce que la notification d'une décision en matière de soustraction pénale ("composante pénale") ait lieu par voie édictale. À cet égard, le recourant perd de vue que les dispositions sur les principes généraux de procédure - dont fait partie l'art. 116 al. 2 LIFD prévoyant la publication des décisions de taxation - s'appliquent par analogie aux décisions ayant une "composante pénale" (soustraction fiscale), comme l'a d'ailleurs rappelé la Cour de justice (cf. art. 182 al. 3 LIFD; arrêt cantonal, p. 9; consid. 5.1 supra). Par ailleurs, ses recherches effectuées sur le lieu de séjour du recourant sont conformes au principe de proportionnalité. En effet, l'intimée a tenté de contacter le recourant à quatre reprises par voie postale entre novembre 2021 et mai 2022, en se fiant de bonne foi à l'extrait de la poste émiraties transmis par le service clientèle internationale de la Poste Suisse lui confirmant la notification du courrier du 10 mai 2022. Conformément à l'arrêt 9C_685/2023 du 24 avril 2024 consid. 2.4.2, il n'était de toute manière pas nécessaire que le contribuable soit invité, préalablement à la publication des bordereaux litigieux, à désigner un représentant en Suisse. Quoi qu'en dise encore le recourant, le fait que la procédure de rappels d'impôts et de soustraction fiscale repose sur sa dénonciation spontanée ne lui permet pas d'en déduire qu'il a agi de bonne foi et de minimiser son obligation de collaborer, d'autant plus que ce devoir de collaboration est particulièrement accru dans un contexte international (cf. ATF 144 II 427 consid. 2.3.2).