Citation: 4C.32/2006 04.05.2006 E. 2

2.1 Le recours en réforme est ouvert pour violation du droit fédéral, mais non pour violation directe d'un droit de rang constitutionnel (art. 43 al. 1 OJ) ou pour violation du droit cantonal (ATF 127 III 248 consid. 2c p. 252). Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit conduire son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents et régulièrement allégués (art. 64 OJ). Dans la mesure où une partie recourante présente un état de fait qui s'écarte de celui contenu dans la décision attaquée, sans se prévaloir avec précision de l'une de ces exceptions, il n'est pas possible d'en tenir compte (ATF 130 III 102 consid. 2.2 p. 106, 136 consid. 1.4). Il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). Le recours en réforme n'est pas ouvert pour remettre en cause l'appréciation des preuves et les constatations de fait qui en découlent (ATF 130 III 136 consid. 1.4; 129 III 618 consid. 3). 2.2 Sur deux points essentiels, les défendeurs s'écartent indûment de l'état de fait de l'arrêt attaqué. Il en va ainsi, en premier lieu, lorsqu'ils contestent que les travaux litigieux aient impliqué des tâches de planification, d'organisation et d'administration allant au-delà de celles qu'un artisan assume traditionnellement. La constatation contraire, faite par les juges cantonaux, lie la juridiction fédérale de réforme. Sous le couvert de la violation de l'art. 8 CC, les défendeurs s'en prennent, en second lieu, à la constatation selon laquelle les travaux en cause ont consisté, notamment, en "la création d'une salle d'eau". Leur critique touchant cette constatation ne relève pas de l'application de la disposition citée, mais bien de l'appréciation des preuves. Ils utilisent, du reste, l'adverbe "arbitrairement" dans l'énoncé de leur grief. Comme telle, cette critique n'a pas sa place dans un recours en réforme.