Citation: 4A_82/2017 E. 7.2

7.2. On peut toutefois couper court à toute discussion sur ces différentes règles, le défendeur n'ayant pas prétendu que la volonté des parties serait viciée. Il n'a notamment pas déclaré vouloir résilier ces contrats pour lésion, dans le délai d'un an dès leur conclusion (art. 21 al. 2 CO). Le défendeur ayant été qualifié de " professionnel expérimenté " du marché immobilier, on ne voit d'ailleurs pas comment les conditions de la lésion, et en particulier celle de l'inexpérience, pourraient être réalisées. Le recourant n'a pas non plus déclaré vouloir résilier ces accords pour erreur essentielle, dol ou crainte fondée, dans le délai d'un an dès la découverte de l'erreur, du dol ou dès la dissipation de la crainte (art. 31 al. 2 CO). Enfin, l'art. 27 al. 2 CC (protection de la personnalité contre des engagements excessifs) n'interdit pas à une personne de prendre des engagements qui vont au-delà de ses capacités financières, la protection du débiteur qui aurait conclu un contrat léonin étant assurée, le cas échéant, par l'art. 21 CO (ATF 95 II 55 p. 57 ss). Il n'y a donc pas lieu d'examiner le cas d'espèce en recherchant un éventuel engagement excessif (le défendeur ne le sollicitant d'ailleurs pas), étant ici précisé que le défendeur avait en l'occurrence un intérêt à s'engager avec la banque, pour éviter une perte importante, la banque disposant d'un tissu de relations sur le marché immobilier et étant susceptible de réaliser la vente de manière avantageuse. Il n'y a donc pas lieu d'examiner ces questions et les circonstances factuelles (mentionnées par le recourant) qui les justifient seront écartées ci-après pour laisser la place aux circonstances déterminantes permettant la résolution de la question (encore litigieuse) de la qualification des accords conclus entre les parties.