Citation: 2A.97/2000 21.06.2000 E. 3

3.- Les recourants se plaignent encore d'une violation du droit d'être entendu pour le motif que le Tribunal administratif n'a pas examiné leur grief relatif à la non application de l'ordonnance du Conseil fédéral limitant le nombre des étrangers du 6 octobre 1986 (OLE; RS 823. 21) à leur cas. Ce grief est toutefois manifestement mal fondé. Il ressort en effet clairement des considérants "en fait et en droit" de la décision du Département de la police du 8 octobre 1998 que l'autorité inférieure s'est fondée uniquement sur les art. 4 et 17 al. 2 LSEE, 8 du règlement d'application de la LSEE, ainsi que sur la directive A 552 de l'Office fédéral des étrangers, pour rejeter l'autorisation sollicitée, de sorte que le Tribunal administratif pouvait admettre que l'ordonnance précitée n'avait pas été appliquée. N'étant pas tenu d'examiner ce point, son omission de motiver son arrêt à ce sujet n'est dès lors pas constitutive d'une violation du droit d'être entendu.