Citation: 6B_1176/2020 E. 1.4.3

1.4.3. Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte de huit témoignages qui infirmeraient la séquestration. Il s'agit des témoins suivants: G.________ (PV aud. 9), H.________ (PV aud. 6), I.________ (jugement de première instance, p. 7), J.________ (jugement de première instance, p. 8), E.________ (jugement de première instance, p. 9), K.________ (jugement de première instance p. 10), L.________ (jugement de première instance p. 11), M.________ (jugement de première instance p. 12). La cour cantonale a considéré que le témoignage de E.________ n'était pas déterminant puisque celui-ci avait pu ne pas voir la personne escortant l'intimée ou ne pas vouloir porter ombrage au recourant en raison d'un lien de famille, même ténu, imposant de lui rendre service par loyauté clanique. Elle a de la sorte motivé de manière convaincante les raisons qui l'ont conduite à écarter ce témoignage. Les témoins I.________ (jugement de première instance, p. 7; amie très proche des A.________), L.________ (jugement de première instance p. 11; mère du recourant) et M.________ (jugement attaqué p. 12; soeur du recourant), qui ont été cités par le recourant et entendus lors des débats de première instance à sa demande, ont des liens très proches avec le recourant. D'emblée, le juge de première instance a relevé qu'il convenait en conséquence d'apprécier avec circonspection et prudence leurs déclarations et a expressément écarté leurs explications. La cour cantonale n'a certes pas mentionné ces témoignages. On peut admettre qu'elle les a écartés pour les mêmes raisons que le juge de première instance, raisons qui sont pertinentes. Le recourant reproche encore à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte des témoignages de G.________ (belle-soeur du recourant), de H.________ (frère du recourant), de J.________ et de K.________. Il est vrai que la cour cantonale n'a fait aucune référence à ces témoignages. G.________ a déclaré que sa belle-soeur était libre de ses mouvements; de par sa généralité, ce témoignage n'est pas déterminant, de sorte que la cour cantonale n'avait pas à s'y référer pour l'écarter. H.________ a exposé que l'intimée était venue chez lui souper; dans la mesure où il s'agissait du frère du recourant, l'intimée restait sous la surveillance de la famille du recourant. J.________ a expliqué avoir vu passer l'intimée avec ses enfants depuis son balcon le lundi 10 décembre 2018; comme pour E.________, on peut admettre qu'elle n'a pas vu la personne escortant l'intimée. Enfin, l'épicier K.________ a déclaré qu'il avait vu l'intimée venir faire les courses dans son magasin, accompagnée de sa belle-soeur. En définitive, ces témoignages confirment les constatations cantonales, selon lesquelles l'intimée pouvait sortir de chez elle, sous la surveillance du recourant ou de sa famille. Les griefs tirés de l'arbitraire dans l'établissement des faits et de la violation du droit d'être entendu doivent donc être rejetés.