Citation: 5A_176/2015 E. 1.3

1.3. La recevabilité du recours constitutionnel est également soumise à l'exigence que la partie qui recourt dispose de la qualité pour former un tel recours (art. 115 LTF), ce qui suppose qu'elle ait pris part à la procédure devant l'autorité précédente ou ait été privée de la possibilité de le faire (let. a) et ait un intérêt juridique à son annulation ou sa modification (let. b). L'intérêt à recourir doit être actuel et personnel (arrêt 5A_705/2014 du 15 octobre 2014 consid. 6). Il appartient à la partie recourante de démontrer, sous peine d'irrecevabilité, que la condition de l'intérêt juridiquement protégé est remplie, sauf si cette condition apparaît d'emblée évidente ( FRÉSARD, op. cit., n° 7a ad art.115 LTF). En l'occurrence, la recourante prend une conclusion qui concerne son conseil d'office, en demandant que l'indemnité allouée à celui-ci soit arrêtée à 1'242 fr. 50. Il apparaît manifestement que la recourante est dépourvue d'intérêt personnel à recourir contre la rémunération de son conseil d'office et son recours ne contient de surcroît aucune motivation à cet égard. Par ailleurs, l'avocat ne recourt pas personnellement sur cet aspect. Pour le surplus, la recourante a pris part à la procédure en qualité d'appelante devant l'autorité précédente et a un intérêt personnel et actuel à ce que le reste de ses conclusions soient reconnues. Il s'ensuit que la recourante a qualité pour former un recours constitutionnel, sous réserve de sa conclusion concernant la rémunération de son avocat, laquelle est d'emblée irrecevable.