Citation: 6B_1167/2021 E. 8.5

8.5. Le recourant soutient que la cour cantonale aurait arbitrairement retenu qu'il n'avait pas établi sa situation d'indigence. Elle aurait arbitrairement omis qu'il aurait bénéficié de l'assistance judiciaire durant la procédure ayant abouti à sa condamnation et que des frais judiciaires conséquents ainsi que des prétentions civiles en faveur des parties plaignantes auraient été mis à sa charge pour des centaines de milliers de francs. En outre, il aurait passé, en tout, plus de vingt ans de sa vie en détention et la population carcérale serait notoirement surendettée. Il ressort effectivement de l'arrêt 6B_35/2017 (du 26 février 2018 consid. 9.2) que le recourant a bénéficié d'un défenseur d'office, sur le plan cantonal, dans le cadre de la procédure ayant conduit à sa condamnation. Par ailleurs, le Tribunal fédéral a admis, à différentes reprises, que la situation financière du recourant n'apparaissait pas favorable, fixant ainsi des frais réduits à sa charge (arrêts 6B_580/2021 du 22 septembre 2021 consid. 7; 6B_1228/2020 du 22 septembre 2021 consid. 9; 6B_860/2019 du 18 septembre 2019 consid. 4; 6B_94/2019 du 5 février 2019 consid. 3; 6B_35/2017 du 26 février 2018 consid. 10). Au vu de ces éléments, la cour cantonale ne pouvait pas considérer, à tout le moins sans fixer un délai au recourant afin qu'il produise les pièces établissant sa situation financière, qu'il n'avait pas établi son indigence. Il convient par conséquent d'admettre le recours sur ce point et de renvoyer la cause à l'autorité cantonale pour qu'elle réexamine la question de l'assistance judiciaire s'agissant de la procédure de première et de deuxième instance, étant rappelé que s'ajoutent à l'indigence, deux autres conditions, soit les chances de succès et le besoin d'être assisté.