Citation: 6B_1426/2020 E. 3.6

3.6. Le recourant soutient que, dès lors qu'il a entamé un suivi psychiatrique volontaire depuis plus d'une année, la situation se serait modifiée depuis les deux expertises de 2015 et 2016, de sorte que celles-ci ne seraient plus d'actualité. Contrairement à ce que semble soutenir le recourant, la cour cantonale a bel et bien tenu compte du suivi psychiatrique initié par le recourant dans le cadre de l'examen de la libération conditionnelle. Elle a cependant considéré que la prise de conscience du recourant n'en était qu'à ses débuts, alors qu'il était emprisonné depuis plus de 10 ans. Elle a ainsi retenu en substance que les circonstances ne s'étaient pas modifiées depuis le jugement du 8 juin 2018 et les expertises de 2015 et 2016 sur lesquelles celui-ci s'était fondé et qu'en particulier aucun intervenant n'avait posé un diagnostic différent. Dans son recours, le recourant se contente essentiellement de répéter qu'il a initié un suivi, sans toutefois démontrer en quoi l'appréciation de la cour cantonale serait arbitraire ou violerait le droit fédéral, étant au demeurant rappelé que, d'une part, le risque élevé de récidive retenu dans les expertises de 2015 et 2016 a également été mis en évidence dans l'évaluation criminologique du 20 janvier 2020 et que, d'autre part, plusieurs intervenants, dont l'Office d'exécution des peines dans son préavis négatif du 16 mars 2020, ont relevé qu'un engagement volontaire dans un processus thérapeutique n'en était qu'à ses prémisses, de sorte qu'un pronostic favorable quant au comportement futur du recourant ne pouvait pas être posé. Il s'ensuit que la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en fondant sa décision sur les expertises de 2015 et de 2016 figurant au dossier. Pour le surplus, c'est en vain que le recourant reproche à la cour cantonale de s'être " fondée " sur le jugement du 8 juin 2018 rendu par le tribunal criminel, au motif qu'il n'appartiendrait pas à cette autorité de " poser un diagnostic médical ". En effet, comme on l'a vu ci-dessus, la cour cantonale n'a pas fondé le refus de la libération conditionnelle sur ce jugement, mais sur les avis convergents des différents intervenants ainsi que sur deux expertises psychiatriques.