Citation: 6B_172/2022 E. B

Par jugement du 23 décembre 2021, la Cour pénale I du Tribunal cantonal du Valais a partiellement admis l'appel de A.________, a rejeté l'appel joint de B.________ et a pris acte du retrait par le Ministère public de son appel. Elle a reformé le jugement précédent en condamnant A.________ à une peine pécuniaire de 180 jours-amende à 40 fr. le jour-amende, avec sursis pendant deux ans. Pour le surplus, elle a confirmé le jugement du 23 mai 2019. En résumé, elle a retenu les faits suivants : B.a. A.________ et B.________ se sont fréquentés dès le mois de juin 2015. Ils ont emménagé ensemble au mois d'avril 2016, avant de se séparer le 24 octobre 2016, date à laquelle A.________ a quitté le domicile commun. B.b. Du 12 au 24 octobre 2016, plusieurs altercations ont eu lieu entre B.________ et A.________, durant lesquelles il l'a traitée de "pute" et de "vache". Le 19 octobre 2016, il lui a dit qu'il allait la jeter par le balcon, ce qui l'a effrayée. B.c. Le 31 octobre 2016, A.________ s'est rendu à l'ancien domicile commun pour y récupérer ses affaires personnelles. À cette occasion, il a emporté un bureau, une chaise de bureau, un lit, un matelas et un sommier appartenant à B.________. Il a cassé le bureau avant de s'en débarrasser et a vendu le matelas et le sommier. B.d. Le 4 novembre 2016, vers 12h00, A.________ s'est rendu à l'ancien domicile commun, alors occupé par B.________, pour y récupérer les clés de l'appartement en question. Une altercation verbale est survenue entre les parties dans le couloir menant à l'appartement. B.________, accompagnée de C.________, a ouvert la porte de son logement et a tenté de la refermer avant que A.________ ne puisse entrer, après lui avoir précisé qu'elle ne voulait pas parler avec lui. A.________ est tout de même entré dans l'appartement, ce qui a donné lieu à une discussion houleuse entre les précités, durant laquelle il a notamment traité B.________ de "pute" et de "vache". Elle n'a pas réagi à ces insultes et s'est contentée de lui demander de quitter les lieux, ce qu'il a refusé de faire. De guerre lasse, B.________ a accepté de quitter l'appartement et a commencé à ranger ses affaires. Soudain, A.________ l'a saisie par derrière en l'entourant de ses bras. Excédée par les propos et le comportement de A.________, elle s'est saisie d'une ventouse servant à déboucher les toilettes et l'a frappé à plusieurs reprises dans le dos, sur la tête et sur le bras gauche, avant de jeter l'objet en question dans sa direction. Alertée par les cris de B.________, C.________ les a rejoints et les a trouvés en train de s'empoigner en se tenant mutuellement les bras. C.________ s'est interposée en se plaçant entre eux. À ce moment, B.________ s'est emparée d'un couteau à steak et a crié à plusieurs reprises à A.________ qu'elle allait le tuer, le bras levé au-dessus de sa tête, le couteau à la main, la pointe dirigée vers lui, sans toutefois chercher à s'approcher et en lui demandant de partir. Celui-ci a levé son t-shirt en rétorquant "ben tue-moi". B.________ lui a lancé les clés qu'il réclamait, ce qui a provoqué son départ. Avant cela, elle a jeté un toaster au sol, dans sa direction. B.e. Le 22 juin 2017, vers 14h00, au volant de son véhicule, A.________ a suivi B.________ durant 3 ou 4 minutes alors qu'elle véhiculait D.________ de son domicile à l'office régional de placement de X.________ (ci-après : "ORP"). Il l'a dépassée avant de réduire sa vitesse en deçà de la limitation autorisée. Arrivé au giratoire de U.________, il en a fait le tour complet pour se retrouver derrière le véhicule de B.________. Alors qu'ils circulaient entre U.________ et V.________, A.________ a dépassé B.________. Parvenu au giratoire de W.________, il en a fait le tour complet pour, à nouveau, en ressortir derrière B.________. À la hauteur du centre commercial E.________ à X.________, cette dernière a constaté que A.________ ne les suivait plus. Alors que B.________ marchait en compagnie de D.________ à proximité de l'ORP, elle a aperçu le véhicule de A.________. Lorsque les précitées ont pris la route pour rentrer à leur domicile et qu'elles se trouvaient entre V.________ et Y.________, elles ont constaté que A.________ se trouvait à nouveau derrière elles. A.________ a dépassé leur véhicule puis a brusquement freiné, sans motif objectif et justifié tenant aux conditions du trafic. B.________ a également dû brusquement freiner. Elle a été effrayée.