Citation: 1B_87/2019 E. 5

La Cour des plaintes a déclaré irrecevable le recours pour déni de justice interjeté par E.________ pour le compte de C.________ et D.________ faute pour le recourant d'avoir fourni des documents attestant de ses pouvoirs de représentation en leur faveur et l'a rejeté pour le surplus pour les mêmes motifs qui l'ont amenée à écarter les autres recours. La décision attaquée repose ainsi à leur égard sur une double motivation qu'il leur appartenait de contester dans les formes requises. E.________ ne prétend pas avoir réagi à l'injonction qui lui a été faite de fournir tout document attestant de ses pouvoirs de représentation en produisant une procuration signée de ses mandants l'habilitant à recourir en leur nom. Il se borne à affirmer que les personnes physiques qu'il représente sont au bénéfice d'une procuration sans toutefois produire une copie de ce document et justifier de son envoi à la Cour des plaintes. Il ne s'en prend donc pas dans les formes requises à la motivation retenue pour déclarer irrecevable le recours formé pour le compte de C.________ et de D.________. Au demeurant, la motivation retenue pour rejeter les recours n'est pas valablement contestée. Les recourants soutiennent que la jonction de leurs recours pour déni de justice et retard injustifié et la reddition d'une unique décision violeraient les principes les plus élémentaires de la procédure et de la Constitution et le secret de fonction. Ils avaient déjà fait valoir un tel moyen dans le recours dirigé contre la décision de la Cour des plaintes du 28 juin 2018 (arrêt 1B_313/2018 du 13 juillet 2018 consid. 4). La Cour de céans avait répondu par une motivation détaillée à laquelle les recourants peuvent être renvoyés intégralement dans la mesure où elle garde toute sa pertinence et n'est pas contestée. Les recourants ne s'en prennent pas à l'argumentation de la Cour des plaintes selon laquelle le Ministère public de la Confédération ne s'est pas rendu coupable d'un déni de justice dans la mesure où il a averti E.________ le 29 mars 2018 qu'il ne rendrait pas de décision sur de nouvelles requêtes de levée de séquestre en l'absence d'éléments nouveaux. Ils n'expliquent en particulier pas quels éléments nouveaux, dont la Cour des plaintes n'aurait arbitrairement pas tenu compte, seraient survenus depuis lors qui auraient justifié un nouvel examen du bien-fondé des séquestres prononcés à leur encontre, alors qu'ils avaient déjà été rendus attentifs à cette question dans l'arrêt rendu le 13 juillet 2018 sur recours contre la décision du 28 juin 2018 (arrêt 1B_313/2018 précité consid. 4 in fine). Le seul écoulement du temps ne suffit pas pour justifier un réexamen des séquestres en l'absence d'éléments nouveaux. L'affirmation péremptoire et non étayée selon laquelle les soupçons ne se seraient pas renforcés depuis lors ne constitue pas une motivation suffisante. En tant qu'ils font valoir de manière appellatoire que les séquestres toucheraient des tiers non impliqués dans la procédure pénale, le recours n'est pas mieux motivé et les recourants peuvent être renvoyés à cet égard à la motivation retenue dans l'arrêt 1B_38/2017 du 7 mars 2017 qui concernait une entité dont E.________ était également le représentant (consid. 6).