Citation: 5A_755/2022 E. 4.3

4.3. La recourante expose que les arrêts ACJC/1155/2017, ACJC/964/2020 et ACJC/534/2021 font l'objet d'un recours à la Ire Cour de droit civil (cause 4A_323/2021) dans le cadre duquel des ordonnances ont été rendues les 18 octobre 2021 et 7 juillet 2022; celles-ci auraient prononcé la restitution de l'effet suspensif dans les deux poursuites, à savoir les nos xxx concernant D.A.________ et yyy concernant la recourante, et partant, retiré aux arrêts précités leur caractère exécutoire, si ce n'est définitif. Elle explique à cet effet que le Tribunal fédéral aurait suspendu la procédure de séquestre et la poursuite sous-jacente, ce que la cour cantonale aurait interprété comme englobant la procédure de poursuite elle-même, celle-ci ayant mentionné dans l'arrêt entrepris " ... en ce sens que la " procédure de séquestre " - soit la poursuite n° xxx - était s uspendue ". Elle allègue ensuite que l'ordonnance de séquestre ne constituerait pas un titre de mainlevée définitive. La procédure de séquestre ne serait qu'une mesure provisionnelle prononcée à titre préventif, aux fins d'obtenir le blocage des avoirs du prétendu débiteur durant la procédure de poursuite intentée ou à venir (cf. art. 279 et 280 LP) et que dans cette mesure et au vu de l'ordonnance de restitution de l'effet suspensif prononcé dans ce cadre par le Tribunal fédéral, englobant précisément la procédure de poursuite précitée, la requête de mainlevée des intimés aurait dû être rejetée. Elle ajoute que cela vaudrait d'autant plus qu'un jugement ne constituerait un titre de mainlevée définitive que si, entre autres, il résulte d'une procédure non limitée à la vraisemblance des faits allégués. Enfin, elle soutient que les frais de justice et dépens alloués au poursuivant dans le cadre d'une procédure sommaire devraient être ajoutés à la poursuite et être recouvrés dans la poursuite en cours et non dans le cadre d'une poursuite séparée.