Citation: 1A.278/1999 17.01.2001 E. F

F.- Agissant par la voie du recours de droit administratif et par celle du recours de droit public (les deux recours étant présentés dans le même acte), l'APAR et consorts demandent au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt du Tribunal administratif. Dans le cadre du recours de droit administratif, ils critiquent d'abord le refus d'ordonner une enquête publique complémentaire, en invoquant l'art. 33 de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LAT; RS 700) ainsi que des dispositions du droit cantonal. Ils se plaignent ensuite de violations de la législation fédérale sur la protection de l'environnement, en relation avec les nuisances du trafic routier. Ils prétendent en outre que les décisions portant sur l'adaptation du réseau routier auraient dû être coordonnées avec la procédure d'adoption du plan partiel d'affectation; les principes de l'art. 25a LAT auraient dès lors été méconnus. Enfin, ils se plaignent d'une violation de l'art. 24 LAT. Dans le cadre du recours de droit public, ils se plaignent d'une violation du droit d'être entendu, la cour cantonale ayant refusé une écriture et une pièce qu'ils avaient produites. Ils reprochent en outre au Conseil d'Etat un déni de justice, en relation avec la zone réservée ayant précédé l'adoption du plan d'affectation litigieux. Ils reprennent enfin leurs griefs concernant l'absence d'enquête publique complémentaire. La commune de Saint-Légier-La Chiésaz et la Société Coopérative Migros Vaud concluent au rejet des recours, dans la mesure où ils sont recevables. Le département cantonal a renoncé à répondre aux recours. L'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage (OFEFP) a été invité à se déterminer sur le recours de droit administratif. Ses observations ont été communiquées aux parties, qui ont pu s'exprimer à ce sujet. L'Office fédéral de l'aménagement du territoire (actuellement: Office fédéral du développement territorial) a renoncé à se déterminer.