Citation: 2C_688/2018 E. 1

X.________, ressortissante de la République du Cabo Verde, née en 1980, a séjourné et travaillé illégalement en Suisse entre 2002 et 2005. Sous une fausse identité, elle a obtenu, en 2007, une autorisation de séjour, puis, en 2012, une autorisation d'établissement. Le 1er février 2013, ayant découvert que X.________ s'était légitimée avec de faux papiers, le Service de la population et des migrants du canton de Fribourg (ci-après: le Service cantonal) a révoqué l'autorisation d'établissement de l'intéressée et ordonné son renvoi de Suisse. Par arrêt du 20 juin 2013, le Tribunal cantonal du canton de Fribourg (ci-après: le Tribunal cantonal) a confirmé cette décision. A la suite de son mariage, le 2 mai 2014, avec le ressortissant portugais Y.________, X.________ a été mise au bénéfice d'une autorisation de séjour UE/AELE valable jusqu'au 9 avril 2018. Lors de trois contrôles effectués en 2016, la police cantonale a constaté qu'il n'y avait que peu d'affaires personnelles de Y.________ au domicile conjugal et que celui-ci, qui n'était au demeurant pas présent lors des contrôles, "n'avait pas l'air d'y habiter". Le 5 octobre 2016, les époux ont été entendus par le Service cantonal, qui a retenu que ceux-ci n'avaient aucune activité commune et n'étaient jamais partis en vacances ensemble, que chaque époux n'entretenait des relations familiales qu'avec ses propres enfants, que Y.________ avait arrêté de travailler en avril 2016 et qu'il se rendait environ tous les quinze jours à Marseille, où résidait son frère. Selon un rapport de l'Administration fédérale des douanes, communiqué au Service cantonal le 21 octobre 2016, Y.________ avait indiqué aux autorités douanières, lors d'un contrôle effectué par celles-ci le 4 octobre 2016 (soit le jour précédant son audition par le Service cantonal), qu'il vivait en France depuis trois ans, ses séjours en Suisse étant peu nombreux et de courte durée, que son permis de séjour suisse était entre les mains de son épouse, qu'il avait quitté le domicile conjugal quelques mois après le mariage et que, ne trouvant pas de travail en Suisse, il s'était installé de façon permanente à Marseille, ville dans laquelle il travaillait comme plaquiste, afin d'entretenir ses cinq enfants issus d'une précédente relation et domiciliés au Cabo Verde.