Citation: 1B_402/2016 E. 4

Le recourant fait grief à l'autorité précédente d'avoir considéré qu'il existerait des soupçons suffisants de la commission d'infractions de sa part. Il soutient en substance que les loyers perçus sur le compte courant de l'agence auraient été affectés aux paiements des charges liées à son activité professionnelle. Il affirme de plus que, selon les contrats le liant à ses mandants, il aurait été admis qu'il prélève directement, sur les loyers reçus, ses impenses et le montant de ses honoraires. Selon le recourant, il aurait également appartenu à ses mandants de prendre les mesures pour se prévenir contre une éventuelle faillite de sa part ou un manque de liquidité, par exemple en faisant verser les loyers sur un compte spécifique. Sur le plan pénal, le recourant prétend encore qu'aucun élément objectif au dossier ne permettrait de retenir qu'il serait l'auteur d'infractions; en particulier, ses déclarations - mal comprises - ne sauraient suffire à cet égard. Les conditions subjectives de l'infraction ne seraient pas non plus remplies, dès lors qu'il n'aurait jamais eu la volonté de déposséder durablement ses mandants.