Citation: 4P.23/2001 17.10.2001 E. 5

5.- Dans un dernier moyen, la recourante, invoquant la violation de son droit d'être entendue, fait grief à la Cour de justice d'avoir écarté, sans la moindre motivation, les conclusions qu'elle avait prises sur la base de l'art. 111 CO (porte-fort). a) La portée du droit d'être entendu et les modalités de sa mise en oeuvre sont tout d'abord déterminées par la législation cantonale, dont le Tribunal fédéral ne revoit l'application que sous l'angle de l'arbitraire. Lorsque la protection accordée par le droit cantonal est inférieure ou équivalente aux garanties minimales conférées par l'art. 29 al. 2 Cst. , dont le Tribunal fédéral vérifie librement le respect, le justiciable peut invoquer celles-ci directement (ATF 126 I 15 consid. 2a p. 16 et les arrêts cités). En l'espèce, la recourante mentionne certes diverses dispositions du droit judiciaire genevois, mais elle ajoute que la législation cantonale ne fait que reprendre les exigences du droit fédéral. Par conséquent, c'est à la lumière de l'art. 29 al. 2 Cst. qu'il convient d'examiner son grief.