Citation: 4A_444/2014 E. 4.3

4.3. La défenderesse fait aussi grief à la Cour d'appel d'avoir arbitrairement constaté un temps de réaction de la pédale d'accélération, à faible vitesse et avec la transmission enclenchée en mode « D ». Elle lui reproche d'avoir violé son droit d'être entendue en omettant de recueillir le témoignage du nouvel acquéreur de la voiture, témoignage qu'elle a offert dans sa réponse à l'appel. Le temps de réaction a été observé et rapporté par l'expert judiciaire, par un autre expert mis en oeuvre à titre privé par le demandeur et entendu en qualité de témoin, puis par un autre témoin. Contrairement à l'argumentation développée par la défenderesse, l'observation rapportée par l'expert judiciaire ne doit pas être jugée dépourvue de force probante seulement parce que ce spécialiste n'a pas répondu à toutes les questions qui lui ont été soumises. La déposition de l'expert privé ne se révèle pas non plus sujette à caution au motif que le demandeur lui a indiqué comment conduire afin que le défaut se manifeste, car le défaut n'en a pas moins été observé. Enfin, il n'importe pas davantage que le temps de réaction soit « tout à fait normal » selon l'opinion exprimée par l'autre témoin, car ce retard a été là encore observé et rapporté. La constatation critiquée est donc exempte d'arbitraire. Pour le surplus, la défenderesse ne prétend pas avoir démontré que son offre d'un témoignage supplémentaire fût recevable en appel au regard des conditions restrictives fixées par l'art. 317 al. 1 CPC.