Citation: 2A.538/2004 01.10.2004 E. 2

2.1 En l'occurrence, il existe un faisceau d'indices sérieux et concrets permettant de conclure que le recourant a l'intention de se soustraire à son refoulement. Dépourvu de papiers d'identité, l'intéressé est sous le coup d'une mesure de renvoi exécutoire. Il n'a pas obtempéré à l'ordre de quitter la Suisse avant le 3 juin 2004. Le 27 mai 2004, il a affirmé ne pas vouloir partir et n'avoir entrepris aucune démarche en vue de se procurer un document de voyage lui permettant de retourner dans son pays d'origine. Le 3 juin 2004, il a rempli un formulaire "d'aide au retour individuel" et s'est engagé à quitter volontairement la Suisse. Le 19 août 2004, il a déclaré à la police cantonale valaisanne qu'il avait demandé à un ami en Russie de se procurer son acte de naissance afin que les autorités russes puissent établir une copie de son passeport; il a toutefois refusé de donner des renseignements sur le nom de jeune fille de son épouse et de sa mère. Le 7 septembre 2004, il a affirmé qu'il n'entendait quitter la Suisse qu'avec sa femme et de son propre chef, tout en précisant que les copies de son acte de naissance et de son passeport n'avaient pas pu être établies. Force est de reconnaître que les déclarations du recourant au sujet de son intention de quitter notre pays - qui ont du reste passablement varié au fil du temps - sont sujettes à caution, étant donné qu'il ne dispose toujours pas d'un document de voyage et qu'il n'a pas rendu vraisemblable avoir réellement entrepris des démarches sérieuses dans ce sens. Le recourant n'a pas collaboré avec les autorités à l'acquisition d'un document de voyage, ni à son identification, bien que des doutes sérieux subsistent quant à son identité et à sa nationalité. D'après une pièce du 16 décembre 2003 du dossier de l'Office fédéral des réfugiés, l'intéressé serait probablement originaire de Géorgie. En définitive, tout porte à croire que le recourant cherche à égarer les autorités sur sa véritable identité et ainsi à se soustraire au refoulement. Le motif de la détention en vue de refoulement est réalisé. 2.2 Pour le surplus, la mise en détention du recourant pour trois mois apparaît comme proportionnée aux circonstances et respecte le principe de diligence. Et l'exécution du renvoi de l'intéressé ne s'avère pas d'emblée impossible pour des raisons juridiques ou matérielles, mais devrait avoir lieu dans un délai raisonnable.