Citation: 9C_639/2018 E. 4.2

4.2. Contrairement à ce que prétend ensuite la recourante, toujours dans la mesure où elle s'en prend au jugement cantonal et non à la décision administrative, le tribunal cantonal n'a pas violé son droit d'être entendue. En effet, le fait que cette autorité a admis que les motifs du refus de mettre en oeuvre une nouvelle expertise psychiatrique ne ressortaient pas expressément de la décision administrative litigieuse n'ôte rien au fait qu'elle a également constaté que les pièces (en particulier l'avis du SMR du 29 juin 2016) justifiant ce refus avaient été dûment communiquées à l'assurée, lui avaient permis de comprendre la position de l'office intimé à cet égard et d'agir en conséquence. La recourante se limite à reformuler contre l'administration les mêmes griefs qu'elle avait déjà formulés en première instance et auxquels il avait été répondu de façon circonstanciée; elle ne conteste donc pas de façon suffisante le jugement entrepris. On relèvera par ailleurs que le refus de la juridiction cantonale d'ordonner une expertise psychiatrique judiciaire est parfaitement motivé dans la mesure où il résulte de son appréciation des documents médicaux relatifs à l'état de santé psychiatrique de l'assurée (cf. acte attaqué, consid. 6.2.2 p. 14; sur l'appréciation anticipée des preuves, cf. ATF 140 I 285 consid. 6.3.1 p. 299).