Citation: 6B_688/2014 E. 6.2.3

6.2.3. Le recourant ne discute pas de la motivation du TPF. Il se contente d'affirmer que la présence des autorités tchèques l'a empêché de s'exprimer librement. Il n'explique pas pour quel motif la suspension aurait dû être ordonnée et ce en quoi elle aurait permis de respecter son droit d'être entendu. Il n'expose pas davantage de quels éléments il aurait été empêché de faire état en raison de la prétendue présence des autorités tchèques. Si le recourant entendait s'opposer à la présence de celles-ci, il lui incombait de requérir le huis-clos (art. 70 CPP) ou d'autres mesures de protection (art. 149 CPP), ce qu'il n'a pas fait. En effet, il a expressément renoncé à requérir le huis-clos, soutenant que des demandes d'entraide étaient de toute manière toujours pendantes ce qui permettrait éventuellement au MPC de transmettre des informations aux autorités tchèques (cf. pièce 671 920 083). A cet égard, on peine à comprendre en quoi une déclaration écrite (que le recourant souhaitait déposer en grande partie pour remplacer son audition, ce que le TPF a refusé) serait différente d'une déclaration orale, les deux manières de procéder pouvant aboutir à une transmission par voie d'entraide. Quant aux éventuelles informations ressortissant de la procédure suisse, dont le recourant sous-entend qu'elles ont été transmises aux autorités tchèques, il lui appartenait de s'opposer à leur transmission dans le cadre de la procédure d'entraide. A cet égard, selon la jurisprudence, la personne entendue en Suisse peut se prévaloir, dans le cadre de la procédure d'entraide, de son droit de refuser de déposer. Il lui est en effet loisible d'expliquer que certaines déclarations, susceptibles de lui porter préjudice, n'auraient pas été faites si l'intéressé avait su qu'une autorité étrangère pourrait en prendre connaissance. Saisie d'une telle objection, l'autorité suisse d'exécution devrait alors se livrer à une pesée d'intérêts dans le cadre de l'examen de la proportionnalité (arrêt 1A.268/2004 du 11 février 2005 consid. 4). Au vu de ce qui précède, le recourant ne démontre pas en quoi le refus de suspendre la procédure suisse violerait son droit d'être entendu. En outre, il ne démontre pas que les conditions pour une suspension auraient été réalisées et c'est à bon droit que le TPF l'a refusée, en particulier en application du principe de célérité. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.