Citation: U 443/04 28.02.2006 E. A

A.a F.________, né en 1941, a travaillé en qualité de magasinier-vendeur au service de l'agence agricole X.________. A ce titre il était assuré contre le risque d'accident par Allianz Suisse Société d'assurances, anciennement Elvia, Assurances (ci-après: Allianz). Le 24 février 1997, il est tombé dans sa salle de bains et s'est blessé au dos. Consulté le lendemain, son médecin traitant, le docteur V.________, spécialiste en médecine générale, a posé le diagnostic de « fracture-tassement vertèbre dorsale » et attesté une incapacité de travail entière dès le jour de l'accident (rapports des 10 mars, 15 mai, et 10 juillet 1997). Le 31 juillet 1997, le docteur H.________, spécialiste en chirurgie, a posé le diagnostic de syndrome vertébral douloureux persistant, en précisant que cette atteinte à la santé avait pour unique cause la fracture-tassement du corps vertébral D7 consécutive à l'accident assuré, que la capacité de travail de l'assuré était nulle dans toute activité professionnelle et que l'état définitif n'était pas encore atteint. Par la suite, le docteur V.________, médecin traitant, a régulièrement constaté que l'incapacité de travail résultant de l'accident restait entière (voir par exemple rapports du 19 novembre 1997 ainsi que des 20 janvier et 11 mai 1998). Un examen neurologique pratiqué le 12 septembre 1998, n'a révélé aucune séquelle traumatique (rapport du docteur P.________ du 14 septembre 1998). A.b Entre-temps, F.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Mandaté par l'Office AI du canton du Valais (office AI), le docteur C.________, médecin-chef du service d'orthopédie et de traumatologie de l'Hôpital Y.________ a constaté qu'il n'y avait pas de substrat organique susceptible d'expliquer la symptomatologie douloureuse de l'assuré. Il a considéré que dans la mesure où son activité habituelle de vendeur consistait, à raison de 10 %, en des travaux lourds de manutention, l'intéressé disposait d'une capacité de travail résiduelle de 90 % (rapport du 23 septembre 1998). Se fondant sur cette appréciation, l'office AI a, par décision du 7 avril 1999, alloué à l'assuré une rente entière d'invalidité du 1er février 1998 au 31 octobre 1998. Cette décision a été confirmée successivement par le Tribunal cantonal des assurances du Valais (jugement du 23 février 2001) et par le Tribunal fédéral des assurances (arrêt du 19 mars 2002; cause I 207/01). Le 23 avril 2002, l'assuré a présenté à nouveau une demande de prestations de l'assurance-invalidité en faisant valoir qu'il souffrait, notamment, d'un trouble dépressif majeur récurrent depuis septembre 2000 (rapport du 11 juin 2002 du docteur M.________, psychiatre traitant). Par décision du 19 août 2002, l'office AI lui a octroyé une rente entière d'invalidité dès le 1er septembre 2001. A.c Par décision du 15 octobre 2002, après avoir interrompu le versement des indemnités journalières au 31 décembre 1998, Allianz a formellement confirmé qu'elle mettrait fin à ses prestations à partir du 1er janvier 1999, au motif que le trouble dépressif majeur était préexistant à l'accident, ainsi que l'avait précisé le docteur M.________ dans son rapport du 11 juin 2002. L'assuré s'est opposé à cette décision en produisant une lettre du 12 novembre 2002 du docteur M.________, dont il ressortait que les problèmes psychiques de son patient n'avaient aucune relation avec un état dépressif présenté en 1996. Allianz a confié une expertise au docteur O.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, lequel a rendu ses conclusions le 1er juillet 2003. Se fondant sur cette appréciation, Allianz a rejeté l'opposition par décision du 2 octobre 2003.