Citation: 6B_361/2021 E. 3.1

3.1. Dans son premier jugement, la cour cantonale a refusé d'entrer en matière sur la demande de révision du 11 février 2021, en application de l'art. 412 al. 2 CPP, considérant que les motifs de révision apparaissaient d'emblée mal fondés. Elle a, d'abord, déclaré qu'elle ignorait si B.________ avait véritablement écrit et signé le document produit à l'appui de la demande de révision, aucune pièce d'identité n'y étant jointe. Elle a reproché au recourant de ne pas avoir donné des indications sur les contacts et communications qu'il aurait pu avoir avec l'enfant et qui permettraient de comprendre dans quel contexte ce revirement avait eu lieu. Elle a contesté la spontanéité et l'indépendance de cette déclaration pour le motif qu'elle rejoindrait la position de défense du recourant. Elle a acquis la conviction que l'auteur de l'écrit n'était pas véritablement B.________, mais le recourant lui-même, utilisant éventuellement un auteur médiat. Elle a ajouté que le contenu de l'écrit demeurait vague et sommaire, singulièrement imprécis lorsqu'il s'agissait d'exposer les prétendus moyens de contrainte et la manipulation qui auraient permis à G.________ d'obtenir de l'enfant qu'il accuse mensongèrement le requérant. Elle a conclu que cette déclaration écrite ne constituait pas un moyen de preuve sérieux propre à ébranler les constatations ayant fondé la condamnation du requérant, compte tenu des éléments à charge retenus par le Tribunal criminel de l'arrondissement de La Côte, en particulier de la véracité et de la crédibilité des déclarations de l'enfant vérifiées par une expertise, et de l'absence totale de consistance de la thèse du complot déjà présentée par le recourant à l'époque (jugement du 17 février 2021 p. 9).