Citation: 2C_138/2023 E. 5.2

5.2. Il ressort de l'arrêt attaqué que la recourante a reçu les pièces manquantes de son dossier les lundi 15 et mercredi 17 août 2022 et que la Commission s'est réunie pour discuter de son cas le lundi suivant 22 août 2022, ce qui est a priori un délai trop court. Cela étant, il ressort aussi de l'arrêt entrepris que la recourante avait été prévenue que la Commission allait se réunir le 22 août 2022. A réception des pièces, la recourante, qui était assistée de son conseil, aurait donc dû demander un report de cette réunion. Ne l'ayant pas fait, elle ne saurait se plaindre de ne pas avoir eu de temps suffisant pour se déterminer. On ajoutera que la recourante a par la suite eu l'occasion de critiquer ses évaluations devant la Cour de justice, qui contrôle aussi bien le droit que les faits (cf. art. 110 LTF), mais qu'elle ne l'a pas fait, ni dans son recours, ni dans le complément à son recours, ni dans sa réplique. Si la recourante a certes, au départ, été mal informée par le Directeur de l'Institut, qui lui a indiqué à tort qu'elle ne pouvait pas critiquer ses notes dans un recours, la recourante, par la suite assistée d'un avocat, a pu faire valoir ses moyens tout au long de la procédure. On ne décèle ainsi pas de violation du droit d'être entendu et le grief y relatif doit être rejeté.