Citation: 6B_924/2017 E. B

Par arrêt du 19 juin 2017, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté l'appel du Ministère public et admis partiellement celui de X.________. Elle a réformé le jugement entrepris en ce sens que X.________ a été condamné à une peine privative de liberté ferme de trois et demi, sous déduction de 28 jours de détention avant jugement, ainsi qu'au versement d'une indemnité de 27'085 fr. 50 à A.________ à titre de participation à ses honoraires de conseil afférents à la procédure de première instance. Elle a confirmé le jugement entrepris pour le surplus. Elle a également condamné X.________ à verser à A.________ une indemnité de 6'930 fr. 35 à titre de participation à ses honoraires de conseil afférents à la procédure d'appel, ainsi qu'aux deux tiers de la procédure d'appel, comprenant dans leur ensemble un émolument de 2500 francs. En résumé, cet arrêt se fonde sur les faits suivants. B.a. Le 4 janvier 2016 au domicile de A.________ à Genève, X.________ a traité A.________, avec laquelle il était en couple, de " sale pute " à plusieurs reprises, l'a poussée, fait chuter et maintenue au sol en saisissant sa gorge. B.b. Dans la soirée du 8 au 9 janvier 2016, alors que A.________ se trouvait dans un bar avec une amie, X.________ est venu la trouver et lui a demandé de sortir de l'établissement avec lui. Comme A.________ refusait d'obtempérer, les videurs ont demandé à X.________ de partir, et ce dernier a passé son doigt sous la gorge " comme s'il voulait [la] tuer ". Lorsque A.________ et son amie ont quitté le bar environ 30 minutes plus tard, X.________, qui attendait à l'extérieur, a attaqué A.________ par surprise. Il lui a donné deux coups suffisamment violents au visage pour la faire chuter, lui faisant perdre connaissance. X.________ lui a encore asséné au moins deux coups de pied supplémentaires à la tête. L'intéressé a finalement été repoussé par un passant, B.________. X.________ est parti en courant et B.________ a fait mine de le poursuivre pour qu'il ne revienne pas. B.c. D'après le constat médical établi le 9 janvier 2016 par l'Hôpital C.________, l'examen médical effectué sur A.________ a notamment mis en évidence une plaie du scalp vertex paramédian gauche centimétrique, un hématome en monocle avec important oedème marqué en palpébrale inférieure à droite, un enfoncement de la pommette droite, une ouverture buccale à 4 cm et une plaie de la lèvre supérieure droite linéaire d'environ 3 cm profonde avec atteinte orbiculaire. Le CT-scan cérébral et du massif facial a révélé six fractures distinctes à la tête. Les photos du visage de A.________ prises par l'Hôpital C.________ montrent de nombreux hématomes, en particulier au niveau des orbites, des traces de sang, ainsi qu'une importante tuméfaction de la joue droite et des lèvres. Le bilan lésionnel établi par le Centre universitaire romand de médecine légale (CURML) en date du 2 mai 2016 évoque un minimum de six impacts distincts au niveau de la tête de A.________. Plusieurs coups à la tête, portés avec une force certaine, étaient à l'origine des lésions constatées. D'après ce rapport, A.________ avait été ré-hospitalisée du 14 au 19 janvier 2016 pour une prise en charge chirurgicale de ses multiples fractures crânio-faciales, en vue d'une reconstruction symétrique de son visage. Elle avait ainsi subi deux interventions chirurgicales maxillo-faciales, pendant lesquelles il avait été procédé à la pose de cinq vis au niveau des os pariétaux gauche et droit, ainsi qu'à une réduction et une ostéosynthèse de fractures multiples de la face, pour lesquelles il avait fallu effectuer une incision du cuir chevelu d'une oreille à l'autre, ce qui avait laissé une importante cicatrice. Six plaques d'ostéosynthèse avaient ainsi été insérées de part et d'autre du visage de A.________. Lors de son audition, la Dresse D.________, médecin-légiste et co-auteure du rapport précité, a déclaré, eu égard aux lésions constatées, qu'elle n'excluait pas qu'il y ait eu plus de six coups portés à la victime, lesquels, compte tenu de la " force certaine " avec laquelle ils avaient été donnés, étaient susceptibles de causer le décès de la victime. Ce résultat ne s'était cependant pas concrétisé, le pronostic vital de l'expertisée n'ayant pas été engagé. S'agissant des séquelles, il n'était pas prévu d'enlever le matériel d'ostéosynthèse, à moins que celui-ci n'occasionne une gêne particulière. Elle a relevé enfin que le fait d'avoir un nombre si important de plaques sur un visage n'était pas un élément mineur et que les cicatrices étaient bien évidemment permanentes.