Citation: 1P.794/2000 08.01.2001 E. C

C.- Par pli recommandé du 24 novembre 2000, cette dernière a sollicité la récusation du Juge d'instruction Henri-Joseph Theubet afin d'éviter de "nouveaux débordements comportementaux" de la part de ce magistrat. Elle se référait à "toutes les plaintes, requêtes et recours intervenus antérieurement en cours de procédure" et, plus particulièrement, aux déclarations erronées que le Juge d'instruction aurait faites dans sa prise de position du 26 janvier 2000 et à celles intervenues dans le cadre des affaires du meurtre de Y.________ et du douanier de Vendlincourt, dont elle demandait l'apport à la procédure. Par arrêt du 27 novembre 2000, la Chambre d'accusation a rejeté la requête en tant qu'elle était recevable. S'estimant liée par l'arrêt rendu le 14 mars 2000 et confirmé le 8 août 2000 sur recours par le Tribunal fédéral, elle a considéré que B.________ n'était pas fondée à faire valoir les faits invoqués à l'appui de sa précédente demande de récusation. Elle a également relevé que les phrases tirées de la prise de position du Juge d'instruction du 26 janvier 2000 ne constituaient pas un motif de récusation, pour autant que celui-ci soit recevable, et qu'il en allait de même du renvoi aux affaires de Y.________ et de Vendlincourt, faute pour la requérante de préciser les faits qui justifieraient la récusation du magistrat ni comment ils pourraient jeter un doute sur son impartialité.