Citation: 2C_956/2022 E. 5.4

5.4. La recourante soutient encore que le Tribunal administratif fédéral a arbitrairement omis de constater que les numéros de référence d'affaires qu'elle a arbitrées au CIRDI, et qui figurent dans la documentation bancaire destinée à être transmise, permettent d'accéder facilement, par une recherche sur internet, à des indications sur le nom des parties qui ont sollicité l'arbitrage, alors qu'il s'agirait-là d'informations qui sont couvertes par l'immunité. Or, si l'autorité requérante devait accéder à cette documentation bancaire par la voie de l'assistance administrative, elle pourrait alors prendre connaissance d'informations confidentielles, "ce qui équivaudrait à une levée de l'anonymat, prohibée par les règles applicables". On peine à saisir ce que la recourante entend tirer en sa faveur de ces explications. En effet, en faisant valoir que le numéro de référence d'un arbitrage permet de retrouver facilement le nom des parties qui ont sollicité ledit arbitrage, la recourante démontre par là-même que cette information n'est précisément pas confidentielle, mais accessible au public. Du reste, si l'on procède à une recherche en ligne au moyen du numéro de référence qu'elle mentionne dans son recours, on accède aisément non seulement à la décision arbitrée correspondante, dans une version complète et non anonymisée, mais également à toutes les mesures ordonnées dans le cadre de l'instruction de la cause.