Citation: 4A_318/2023 E. 2.4

2.4. En l'espèce, la motivation de l'appel tient en ces lignes: « Le Tribunal verse dans l'arbitraire lorsqu'il retient que l'appelante n'aurait pas formé opposition à son licenciement du 14 décembre 2021. En effet, par courrier du 14 décembre 2021 [pièce n° 15], l'appelante a fait part au conseil des intimés qu'elle contestait son deuxième licenciement, ce qui ne pouvait être compris autrement que comme une opposition à la résiliation de son contrat. En considérant que l'appelante, en usant du mot 'contester' en lieu et place du mot 'opposition', n'aurait pas satisfait à l'art. 336b al. 1 CO, [le Tribunal] verse dans un arbitraire insoutenable. Il va de soi que l'appelante a contesté son deuxième licenciement, ce que même la partie adverse n'a pas osé contester, à juste titre. » La motivation tient dès lors dans la simple affirmation que la « contestation » du second licenciement ne pouvait s'entendre que comme une opposition à la résiliation du contrat. Et dans la dénégation de l'emploi impératif du mot « opposition ». Il s'agit d'un postulat, non d'une motivation. En d'autres termes, l'employée s'est contentée d'affirmer le contraire de ce que les premiers juges avaient considéré. A bon droit, la cour cantonale a refusé d'entrer en matière au motif que les exigences jurisprudentielles déduites de l'art. 311 al. 1 CPC n'étaient pas réalisées. La recourante plaide encore qu'elle aurait développé son grief dans son mémoire de réplique. Cela étant, cette écriture ne saurait servir à compléter une motivation inexistante ou insuffisante (cf. par ex. arrêt 4A_177/2022 du 8 septembre 2022 consid. 2 i.f.). Le Tribunal fédéral ne discerne dès lors aucune violation du droit fédéral.