Citation: 4A_480/2016 E. 5

Il est constant que le défendeur devait observer un délai de recours fixé à trente jours par l'art. 321 al. 1 CPC, que ce délai s'est écoulé du 12 mai 2016, lendemain de la notification du jugement de première instance, au vendredi 10 juin 2016 selon l'art. 142 al. 1 CPC, et, enfin, que l'acte de recours devait être déposé à la poste, s'il n'était pas directement remis au Tribunal cantonal, au plus tard le dernier jour du délai selon l'art. 143 al. 1 CPC. Il incombait au défendeur de prouver que l'acte de recours transmis par envoi postal avait été déposé avant l'échéance (arrêt 8C_661/2015 du 14 juin 2016, consid. 3.3, destiné à la publication). L'acte de recours est effectivement parvenu au Tribunal cantonal. La Chambre des recours civile a constaté la date de son dépôt en ne prenant en considération que le sceau postal présent à l'avers de l'enveloppe; elle a passé entièrement sous silence la déclaration manuscrite présente au revers, laquelle atteste d'un dépôt en temps utile. Il incombait à l'autorité d'exposer dans son arrêt les motifs de fait ou de droit qui la conduisaient, le cas échéant, à juger cette déclaration dépourvue de pertinence ou de force probante. Son arrêt d'irrecevabilité étant dépourvu de la motivation indispensable, le Tribunal fédéral n'est pas en mesure de vérifier s'il est compatible avec la protection contre l'arbitraire. Il s'ensuit que le recours constitutionnel doit être admis selon les conclusions de son auteur.