Citation: 1B_368/2019 E. 4

La Présidente de la Chambre de recours pénale a rappelé qu'en vertu du Décret cantonal sur les frais de procédure, l'autorité judiciaire pouvait remettre totalement ou partiellement les frais de procédure ou accorder un sursis si le paiement constitue pour les personnes assujetties une rigueur excessive ou que la créance est irrécouvrable ou présumée telle. Il ressortait des explications du requérant que sa situation financière n'était pas encore stable mais qu'elle avait évolué favorablement depuis sa dernière demande de remise de frais en septembre 2018. Son salaire mensuel variait encore sensiblement selon le nombre d'heures de travail qu'il était appelé à effectuer. Même si, au vu de ses charges familiales, le requérant n'apparaissait pas actuellement en mesure de s'acquitter de ses dettes, fût-ce par acomptes, il était très probable que sa situation financière continue de s'améliorer grâce à des efforts soutenus et durables. Un risque de défaillance totale du requérant n'était dès lors pas donné, de sorte que les conditions d'une remise de frais n'étaient pas réalisées. Seul un sursis pour le paiement des frais judiciaires pouvait donc être accordé provisoirement jusqu'au 30 novembre 2019. Passé ce délai, la procédure d'encaissement sera reprise à moins qu'une requête de sursis de paiement des frais judiciaires ne soit présentée entre-temps par A.________. Le recourant ne s'en prend pas à cette argumentation et ne cherche pas à démontrer en quoi elle serait arbitraire ou violerait d'une autre manière le droit, notamment quant à l'appréciation des chances d'un retour à meilleure fortune d'ici le 30 novembre 2019, mais il se borne à réitérer son incapacité actuelle à payer les frais de procédure afférents aux décisions de la Chambre de recours pénale des 6 avril 2018 et 27 juin 2018 à hauteur de 2'400 fr., en exposant avoir été licencié le 15 juillet 2019 avec effet au 31 juillet 2019 et être à la recherche d'un nouvel emploi. Le licenciement dont il a fait l'objet est toutefois un fait postérieur aux décisions attaquées que le Tribunal fédéral ne saurait prendre en considération en vertu de l'art. 99 al. 1 LTF, mais que le recourant pourra faire valoir, le cas échéant, à l'appui d'une nouvelle demande de remise de frais ou de sursis de paiement si sa situation personnelle et financière ne devait pas lui permettre de s'acquitter des frais de procédure mis à sa charge d'ici au 30 novembre 2019.