Citation: 7B_80/2023 E. 2.3.1

2.3.1. En l'espèce, s'agissant tout d'abord de l'infraction de gestion déloyale, la recourante a porté plainte contre B.B.________ le 26 avril 2021, lui reprochant de s'être rendu coupable, aux côtés de D.B.________, de cette infraction par la cession, respectivement la vente subséquente de la villa de C.________ en Italie. Or, force est de relever que vis-à-vis de C.________, celui-ci n'aurait pas la qualité de proche ni de familier au sens de l'art. 158 ch. 3 CP en lien avec l'art. 110 al. 1 et 2 CP. Il en découle que B.B.________ pouvait être poursuivi pour gestion déloyale au sens de l'art. 158 CP sans qu'une plainte pénale ait été déposée contre lui. Ce constat implique qu'à défaut de se plaindre d'une infraction poursuivie sur plainte, la recourante n'a pas la qualité de plaignante et ne peut donc pas se prévaloir de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 6 LTF sur ce point (cf. consid. 2.1.1 supra). Il en irait par ailleurs de même s'il fallait considérer, comme le prétend la recourante (cf. consid. 3 infra), que les faits précités pourraient constituer non pas de la gestion déloyale, mais de l'usure ou de l'escroquerie, lesquelles se poursuivraient également d'office dans un tel cas (art. 157 ch. 1 CP; art. 146 al. 1 CP).