Citation: 6B_1054/2021 E. 1.3

1.3. Il n'est pas contesté que la recourante est contrevenue aux interdictions émises dans les ordonnances de mesures superprovisionnelles datées du 12 février 2018 et 4 juin 2018, confirmées par l'ordonnance de mesures provisionnelles du 3 septembre 2018. Comme l'a indiqué l'autorité précédente, l'absence d'une demande au fond valablement déposée dans le délai imparti entraine la caducité des mesures provisionnelles avec effet ex nunc (cf. consid. 1.2 supra). En l'espèce, l'irrecevabilité de la demande au fond et le retrait des conclusions déposées auprès de la Chambre patrimoniale s'assimilent à l'absence de demande valablement formée dans le délai imparti, déployant ainsi des effets ex nunc. Les références citées par la recourante à l'appui d'un effet ex tunc ne sont pas pertinentes, dans la mesure où elles concernent l'effet d'une décision de mesures provisionnelles sur celle octroyant des mesures superprovisionnelles (cf. art. 265 CPC; arrêt 5A_1023/2018 du 8 juillet 2019 consid. 6.2.3.2; Thomas Sprecher, op. cit, n° 45 ad art. 265 CPC). Il en découle que les interdictions figurant dans l'ordonnance de mesures provisionnelles du 3 septembre 2018, signifiées sous la menace de la peine prévue par l'art. 292 CP et ce pour un délai de trois mois, étaient en vigueur au moment de la commission des actes reprochés, soit entre le 1er mai 2018 et fin novembre 2018. Partant, le grief soulevé est infondé et la condamnation de la recourante du chef d'insoumission à une décision de l'autorité ne viole pas le droit fédéral.