Citation: I 450/04 06.10.2005 E. 5.2

Quant au revenu d'invalide, il doit être fixé à la lumière des statistiques salariales ressortant de l'enquête suisse sur la structure des salaires 2000 publiée par l'Office fédéral de la statistique. Il faut partir du gain déterminant, selon la table TA1 (p. 31), toutes activités confondues dans le secteur privé, de 4'437 fr. par mois (valeur standardisée) pour des travaux simples et répétitifs (niveau 4) exercés par un homme. Dans la mesure où le montant de 4'437 fr. représente le salaire mensuel brut (valeur centrale) pour des postes de travail qui ne requièrent pas de qualifications professionnelles particulières, force est d'admettre que la plupart de ces emplois sont, abstraction faite des limitations physiques éprouvées par le recourant, conformes aux aptitudes de celui-ci. Par ailleurs, au regard du large éventail d'activités simples et répétitives que recouvrent les secteurs de la production et des services, on doit également convenir qu'un nombre significatif de ces activités sont adaptées au handicap du recourant. Ce salaire mensuel hypothétique se base sur une durée hebdomadaire de travail de 40 heures, inférieure à la moyenne usuelle dans les entreprises, il convient dès lors de l'ajuster à 41,8 heures par semaine (Annuaire statistique 2002, p. 207, T3.2.3.5), ce qui aboutit à un salaire mensuel de 4'636 fr., ou annuel de 55'640 fr., soit 31'158 fr. en tenant compte d'une capacité de travail de 56 %. Il convient ensuite d'appliquer au montant ainsi déterminé un facteur de réduction conformément à la jurisprudence (cf. ATF 126 V 75). Les premiers juges ont fixé celui-ci à 20 % pour tenir compte de la nationalité étrangère de l'assuré, de son âge et du fait qu'il ne peut travailler qu'à temps partiel dans une activité légère. Or, le recourant est bien intégré en Suisse depuis une trentaine d'années de sorte que sa nationalité ne constitue pas un handicap supplémentaire. Par ailleurs, le passage à une activité légère exercée à temps partiel a été largement pris en considération dans la fixation du taux d'incapacité de travail. Compte tenu de ces circonstances un abattement maximal de 15 % paraît approprié, si bien que le gain d'invalide se monte à 26'484 fr. La comparaison des revenus aboutit à un degré d'invalidité de 58.3 % (63'516/ 26'484) arrondi à 58 % (ATF 130 V 121). Ce taux n'ouvre le droit qu'à une demi-rente d'invalidité (art. 28 al. 1 aLAI). Le recours doit dès lors être rejeté.