Citation: 6B_230/2021 E. 1.4

1.4. En substance, il ressort de l'état de frais déposé par le défenseur des parties plaignantes pour la procédure d'appel (pce 5), qu'il a pris connaissance de la décision de première instance en 1h, que les échanges téléphoniques avec le client ont duré une vingtaine de minutes, qu'environ 4h15 (2h + 2h15) ont été nécessaires à la rédaction de l'appel joint et 15h00 (5h + 6h30 + 3h30) pour la rédaction de la réponse et des déterminations sur l'appel de l'intimée. Pour le surplus, il est fait mention de frais liés à la prise de connaissance de correspondances et documents, et de différents appels, courriers, courriels et photocopies. Les recourants ne prétendent ni ne tentent de démontrer que les différents postes liés à la correspondance allaient au-delà d'une gestion administrative du dossier ou que les débours devaient être indemnisés à prix coutant, contrairement à ce que prévoit le règlement cantonal. En définitive, sur les 20h35 environ consacrées à la défense des recourants en appel, hors débours et forfait correspondance, la cour cantonale en a retenu 15h comme étant nécessaires, opérant une réduction de l'ordre de 25 % des heures annoncées. Les honoraires alloués demeurent dans une proportion raisonnable avec les prestations fournies par l'avocat, au tarif usuel du barreau fribourgeois. Ce faisant, la cour cantonale n'a pas dépassé son large pouvoir d'appréciation en la matière. Faute pour les recourants, qui ont obtenu gain de cause sur appel et ont été indemnisés à hauteur de 4'579 fr. 95, d'avoir été placés dans une situation de net désavantage par rapport à la prévenue, la cour cantonale n'a pas violé le principe de l'égalité des armes, lequel exige un "juste équilibre" entre les parties, notamment entre le prévenu et la partie civile (cf. ATF 134 IV 36 consid. 1.4.5; arrêt 6B_259/2016 du 21 mars 2017 consid. 4.3.1; arrêts CourEDH Ali Riza contre Suisse du 13 juillet 2021, requête n° 74989/11, § 129; Avotins contre Lettonie du 23 mai 2016, requête n° 17502/07, § 119). Pour ce motif et au vu de leurs différents statuts dans la présente procédure, les recourants ne sauraient davantage invoquer une violation du principe de l'égalité de traitement avec la prévenue, du fait que les frais de défense admis en faveur de cette dernière sont supérieurs aux leurs. Les griefs des recourants dirigés contre la quotité du montant accordé au titre d'indemnité des frais de défense au sens de l'art. 433 CPP sont infondés.