Citation: 6B_1051/2018 E. 2.2.1

2.2.1. En l'espèce, les intimés A.________, née en 1947, et B.________, né en 1937, ont reçu, sur un compte " G.________ " dont ils étaient les titulaires et ayants droit économiques auprès de la banque H.________, à I.________, quatre versements: 800'000 EUR le 17 février 2011 en provenance du compte de F.________; 400'000 EUR le 17 juin 2011 en provenance du compte de F.________; 600'000 le 22 décembre 2011 en provenance du compte de J.________; 500'000 EUR le 23 mars 2012 en provenance du compte de J.________. Après avoir constaté que D.________ n'avait jamais mis en cause les intimés, la cour cantonale a expliqué que les quatre versements correspondaient à une partie du prix d'un tableau de G.________ que A.________ et B.________ avaient vendu à C.________. L'intimé, C.________, acquéreur du tableau, avait un compte auprès de la banque E.________ et il avait donné l'ordre à D.________ de payer le tableau à A.________ et B.________. Comme D.________, poursuivi pour avoir commis des détournements au sein de la banque, avait détourné les avoirs de C.________, il avait débité le compte des recourantes pour payer les vendeurs. Le prix de 2'300'000 EUR et les transferts opérés au détriment de F.________ étaient conformes au contrat de vente produit par les intimés. Selon la cour cantonale, il n'existe à l'heure actuelle pas d'élément qui permettrait de fonder un soupçon suffisant de commission d'escroquerie de la part des intimés. Au vu des faits constatés, la cour cantonale a estimé qu'il n'y avait pas d'infraction. Elle a toutefois ajouté que si les investigations, qui continuaient dans la procédure P/930/2013 dirigée contre D.________ amenaient une autre image de la réalité, l'instruction pourrait être étendue à tout participant nouvellement mis au jour (art. 311 al. 2 CPP) ou la présente cause pourrait être réouverte (art. 323 al. 1 CPP; ATF 141 IV 194).