Citation: 5A_534/2023 E. 5.3

5.3. En l'espèce, il est incontesté que le contrat de prêt du 28 février 2020 liait l'intimée, d'une part, en qualité de prêteur, et C.________ SA, le recourant ainsi que deux autres personnes, d'autre part, en qualité d'emprunteurs, et qu'il avait pour but de constituer une garantie pour la location de bureaux destinés à C.________ SA. Par ailleurs, le contrat instituait expressément une solidarité entre emprunteurs pour le remboursement du prêt et de ses accessoires et ne prévoyait pas de mode d'exécution particulier. Au vu de ces éléments, la critique du recourant qui vise à faire admettre qu'on aurait pu retenir l'existence d'un cautionnement le concernant, alors que le contrat ne fait pas la moindre mention d'un tel engagement et ne répond à aucune de ses conditions impératives (cf. art. 493 ss CO), et que le paiement en mains de C.________ SA ne vaut pas exécution, alors que cette société était créancière de la dette de prêt et que le contrat ne prévoyait aucune modalité d'exécution spécifique ni quant à la personne ni quant au lieu (cf. art. 74 al. 2 CO), est sans consistance. Au demeurant, en instance cantonale, le recourant n'a pas contesté la solidarité. En établissant le contenu du contrat tel qu'elle l'a fait, l'autorité cantonale n'a pas outrepassé le rôle du juge de la mainlevée: le sens du titre de mainlevée invoqué n'était source d'aucun doute et la reconnaissance de dette, soit la volonté de rembourser le prêt d'un montant déterminé, ne ressortait pas d'actes concluants, contrairement à ce que prétend le recourant. Il suit de là que le grief de violation de l'art. 82 LP doit être rejeté.