Citation: 1C_103/2023 E. 1

En mai 2018, la Commune du Cerneux-Péquignot a mis à l'enquête publique un plan d'alignement communal, déclaré d'utilité publique, en vue d'un réaménagement et d'un élargissement du carrefour sis au lieu-dit "A Bétod", ainsi qu'une demande d'expropriation formelle des terrains nécessaires à cette fin, portant en particulier sur 72 mètres de la parcelle n° 58, 128 mètres de la parcelle n° 67, 3 mètres carrés de la parcelle n° 805 et 118 mètres de la parcelle n° 1130, parcelles dont A.________ est propriétaire ou copropriétaire. Le plan d'alignement n'a pas fait l'objet d'oppositions et a été approuvé le 22 août 2018. La demande d'expropriation a en revanche suscité une opposition de la part de A.________ que le Département du développement territorial et de l'environnement de la République et canton de Neuchâtel a levée au terme d'une décision non contestée et entrée en force rendue le 11 janvier 2019. A défaut d'entente sur l'indemnisation, la Commune du Cerneux-Péquignot a saisi la Commission cantonale d'estimation en matière d'expropriation en concluant à la fixation de l'indemnité due pour les surfaces expropriées des biens-fonds n° s 58, 67, 805 et 1130 à 10 francs par mètre carré. Par décision du 15 mars 2022, la commission a fixé l'indemnité à 2,41 francs le mètre carré pour les parcelles n° s 58 et 67, à 1,07 franc le mètre carré pour la parcelle n° 805 et à 2,40 francs le mètre carré s'agissant de la parcelle n° 1130. Aux termes d'un arrêt rendu le 16 janvier 2023, la Cour de droit public du Tribunal cantonal a rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, le recours formé contre cette décision par A.________. Elle a rejeté la requête d'assistance judiciaire assortie au recours et mis les frais de procédure et les débours à la charge de son auteur par 1'320 francs. Le 28 février 2023, la Cour de droit public a transmis au Tribunal fédéral comme objet de sa compétence la lettre du 13 février 2023 que A.________ avait adressée à sa Présidente dans laquelle il déclarait s'opposer à l'expropriation de la parcelle n° 58. Par avis du 7 mars 2023, A.________ a été rendu attentif au fait que sa lettre du 13 février 2023 ne satisfaisait pas aux exigences de forme et de motivation d'un recours au Tribunal fédéral dès lors qu'il contestait le principe même de l'expropriation qui avait donné lieu à de précédentes décisions non contestées, alors que l'arrêt cantonal du 16 janvier 2023 n'avait pour objet que le montant de l'indemnité. Il était invité à préciser dans un délai échéant au 21 mars 2023 si elle devait ou non être considérée comme un recours contre cet arrêt. A.________ a adressé au Tribunal fédéral un courrier recommandé daté du 13 mars 2023 et reçu le 21 mars 2023, dans lequel il demande "l'annulation du procès".