Citation: 4A_221/2008 23.09.2008 E. 1

Le recours doit être motivé (art. 42 al. 1 LTF) et sa motivation doit exposer succinctement en quoi la décision attaquée - respectivement le défaut de décision - viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Pour les griefs de violation du droit fédéral et du droit international (art. 95 let. a et b LTF), l'exigence de motivation résultant de l'art. 42 al. 2 LTF correspond à celle qui valait pour le recours en réforme (art. 55 al. 1 let. c aOJ). En revanche, pour les griefs de violation des droits constitutionnels, du droit cantonal et du droit intercantonal, les exigences de motivation sont accrues et conformément à l'art. 106 al. 2 LTF, elles correspondent à celles qui valaient pour le recours de droit public (art. 90 al. 1 let. b aOJ; ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). Il s'ensuit en particulier que les motifs doivent être exposés dans le mémoire de recours, peu importe les griefs soulevés; le renvoi au dossier ou à des pièces ne suffit pas (cf. ATF 110 II 74 consid. 1; 93 Ia 130 consid. 2). En l'espèce, à la lecture du mémoire déposé par le recourant, on comprend certes que celui-ci entend se plaindre d'un déni de justice dans une procédure de révision, et semble donc invoquer une violation de l'art. 29 Cst. garantissant à toute personne que dans une procédure judiciaire ou administrative, sa cause soit jugée dans un délai raisonnable. Il n'est en revanche pas possible de saisir le fond du litige. Le recourant ne précise en effet pas quelle est la décision dont il demande la révision, la date et l'objet de celle-ci ne ressortant pas du mémoire. Le recourant ne précise pas non plus le motif de ses demandes de révision et les conclusions prises. Enfin, dès le moment où il écrit que ses demandes sont "pratiquement" toutes restées sans réponse, il admet implicitement avoir reçu des réactions; il ne les détaille toutefois pas et ne démontre pas en quoi elles seraient insuffisantes. Il s'ensuit l'irrecevabilité du recours pour défaut de motivation.