Citation: 8C_453/2016 E. 4.2

4.2. D'autre part, lors de son audition, l'expert J.________ a indiqué s'être fondé, également, sur la présence chez l'assuré de difficultés existentielles, à savoir un divorce récent, un fils avec des problèmes psychiques ayant entraîné une hospitalisation, ainsi que des difficultés professionnelles. La juridiction cantonale relève à ce sujet que l'expert n'avait pas connaissance du fait que l'assuré avait une amie avec laquelle il avait prévu de partir en vacances à l'étranger. Il n'avait pas non plus tenu compte du fait que le jour de son décès, le fils de l'assuré devait sortir de l'hôpital. Ces événements, que la juridiction cantonale qualifie d'heureux, ne rendent pas vraisemblables des difficultés existentielles qui auraient pu pousser le défunt à mettre fin à ses jours. Quant aux difficultés professionnelles, elles ne seraient pas avérées selon les premiers juges: le témoignage en audience du supérieur hiérarchique établirait au contraire que l'employé donnait entière satisfaction. Même si le projet informatique difficile qu'il menait faisait l'objet d'un audit, l'employé avait fêté par un cocktail un "succès d'étape" du projet. La juridiction cantonale met aussi en évidence le fait que l'assuré avait acheté un cadeau - retrouvé à son domicile - pour son fils et qu'il se préparait à fêter l'anniversaire de celui-ci. Enfin, elle relève encore, à l'encontre des conclusions de l'expert, l'absence de lettre d'adieu et la présence du pot de yaourt et d'une cuillère retrouvés à côté du cadavre, corroborant selon elle l'absence d'un acte intentionnel.