Citation: 8C_135/2024 E. 7.1

7.1. Les juges cantonaux ont reconnu le caractère professionnel de la mission d'enseignement du recourant auprès de l'Université catholique de C.________ - bien que la nécessité d'effectuer ce voyage dans le cadre de son activité d'assistant doctorant ne fût pas établie avec certitude -, ce qui ne suffisait pas encore à conclure à son aptitude au placement durant cette période. Examinant si le recourant demeurait disponible sur le marché suisse du travail malgré l'éloignement géographique, les premiers juges ont relevé que l'intéressé se prévalait de l'option prise sur son billet d'avion, lui permettant de reprendre le vol de retour à n'importe quel moment pour rentrer en Suisse en moins de 14 heures, propos qui n'étaient cependant étayés par aucune preuve. En tout état de cause, D.________, compagnie desservant U.________, proposait une seule liaison aérienne quotidienne, ce qui rendait impossible un retour en Suisse en moins de 14 heures. Par ailleurs, le recourant ne semblait guère disposé à renoncer à sa mission d'enseignement, ce qui l'aurait probablement contraint à n'accepter qu'un travail à temps partiel, qu'il aurait dû exercer à distance et à côté de son gain intermédiaire. De surcroît, il n'était pas établi que l'intéressé avait une disponibilité suffisante quant au temps à consacrer à ses obligations liées à son statut de chômeur, dès lors qu'aucune information sur son horaire de travail pendant sa mission auprès de l'Université catholique de C.________ ne figurait au dossier. En outre, le recourant avait manqué à ses devoirs à deux reprises durant son voyage: il n'avait pas donné suite à un entretien de conseil planifié le 17 avril 2023 alors qu'il pouvait s'effectuer par téléphone, sans qu'il en justifie ultérieurement les raisons et, de surcroît, qu'il établisse qu'il restait atteignable nonobstant la distance; il n'avait fourni que 3 preuves de recherches d'emploi pour le mois de mars 2023 alors que 4 candidatures étaient requises pour cette période. En conclusion, l'impossibilité quasi-concrète d'accepter un emploi sur le marché suisse et de remplir son obligation de chômeur justifiaient l'inaptitude au placement pour la période du 25 février au 8 mai 2023.