Citation: 6B_1283/2018 E. B

Statuant sur l'appel formé par X.________ à l'encontre du jugement précité, la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal fribourgeois l'a rejeté par arrêt du 29 octobre 2018 et a intégralement confirmé le jugement de première instance. La cour cantonale a retenu en substance les faits suivants. A.________ et X.________ se sont rencontrés le 21 mai 2016, à l'occasion d'une soirée au club B.________ de C.________. Ils ont échangé leurs numéros de téléphone et se sont envoyés plusieurs messages les jours suivants. Dans la nuit du 4 juin 2016, A.________ a pris contact avec X.________ et tous deux se sont retrouvés au club B.________ le 5 juin 2016 vers 1h40. Ils ont bu de l'alcool, dont deux verres de vodka pour A.________. Plus tard, X.________ a proposé à A.________ de passer la nuit ensemble à l'hôtel, proposition que cette dernière a acceptée, d'une part parce que X.________ lui plaisait, et, d'autre part, dans l'idée de rendre jaloux et de faire réagir l'un de leur amis communs, D.________, dont elle était amoureuse et avec lequel elle entretenait régulièrement des relations sexuelles. En quittant le club B.________, A.________ et X.________ se sont rendus au Selecta de la gare pour y acheter des préservatifs. Tous les hôtels qu'ils avaient contactés étant complets, ils ont finalement décidé de se rendre au domicile de X.________, après que ce dernier eut préalablement refusé de se rendre chez A.________, qui habite avec sa mère. Vers 5h00, au matin du 5 juin 2016, ils sont arrivés chez X.________ et se sont rendus dans sa chambre après s'être assis un court instant sur le canapé du salon. Ils se sont embrassés, puis A.________ a demandé à pouvoir utiliser les toilettes, ce que X.________ a accepté en lui demandant toutefois de se dépêcher. A son retour, ils se sont déshabillés et ont débuté les préliminaires avant que X.________ mette un préservatif pour pénétrer vaginalement A.________. A cet instant, elle était consentante. X.________ a ensuite changé de comportement. Il est devenu agressif et s'est adressé à A.________ en lui disant qu'elle était nulle, avant de la saisir par l'arrière de la tête et de la rapprocher de son sexe en lui disant: " suce-moi la queue, salope ". Alors qu'elle lui demandait d'arrêter de la traiter de la sorte, il l'a obligée à lui faire une fellation, quand bien même elle lui avait dit ne pas aimer cela du tout. X.________ l'a ensuite lâchée en lui disant qu'elle n'avait qu'à partir. Sur ce, A.________ s'est levée et a commencé à se rhabiller. Elle venait de remettre son string lorsqu'il l'a saisie par le bras, l'a ramenée sur le lit et lui a enlevé son sous-vêtement. Elle s'est ensuite retrouvée sur le dos, X.________ lui tenant les avant-bras avec les deux mains, avant de déclarer qu'il serait dorénavant gentil et de l'embrasser sur la bouche. Ensuite de cela, X.________ a asséné à A.________ plusieurs coups au niveau du visage et de la mâchoire, tout en la pénétrant dans plusieurs positions différentes; il l'a mordue aux seins en lui saisissant brutalement la poitrine. A plusieurs reprises, A.________ a demandé à X.________ d'arrêter et a essayé de se lever du lit pour partir en se débattant. Elle a réussi à se relever à deux reprises. X.________ l'a cependant à chaque fois attrapée par les bras et l'a remise sur son lit, jusqu'à ce qu'il puisse finir son plaisir, A.________ s'étant rendu compte qu'il était plus fort qu'elle, vu leur différence de gabarit (1m62 pour 56 kg contre 1m84 pour 81kg). Après avoir éjaculé en elle, X.________ a retiré son préservatif et l'a jeté par la fenêtre de sa chambre. Il a ensuite quitté la pièce pour aller chercher son téléphone portable et, à son retour, a fait savoir à A.________, en comptant à voix haute, qu'elle avait dix secondes pour quitter l'appartement, à défaut de quoi il la ferait sortir nue. Au cours de ces faits, X.________ a donné plusieurs coups au visage de A.________ en lui disant: " je sais que tu aimes ça, salope ". Il lui a également griffé le dos et provoqué plusieurs hématomes au niveau du visage et des seins. De plus, il lui a mordu les tétons, provoquant ainsi diverses lésions et lui a fait plusieurs suçons au niveau du cou. Le 5 juin 2016, à 17h30, X.________ s'est rendu au domicile de A.________, à la demande de la mère de cette dernière. Celle-ci voulait en effet discuter des événements de la veille dont sa fille lui avait fait part et lui faire constater les blessures qu'il lui avait causées. X.________ a alors proposé aux deux femmes de trouver une solution dans le but que A.________ ne dépose pas plainte.