Citation: 6B_1129/2023 E. 1.4

1.4. Le recourant soutient que lors de l'envoi de son mail du 17 novembre 2011 au notaire visant à ventiler les fonds versés par R.________, il ne pouvait pas avoir conscience du caractère pénal des opérations menées par B.________ et le notaire. En l'espèce, la cour cantonale qui reprend les développements du jugement du 5 mars 2021 (cf. jugement attaqué, p. 64) a retenu que le recourant pouvait être mis au bénéfice du doute pour le cas commis au détriment de cette première dupe. Toutefois, elle a retenu que juste après la réception des fonds de celle-ci, le 17 novembre 2011 à 9h54, le recourant avait envoyé au notaire un courriel lui donnant des instructions pour ventiler les 1'500'000 fr. pour rembourser des dettes de B.________ et de sa société S.________ SA. Ainsi, la cour cantonale pouvait retenir - sans arbitraire - qu'à partir de ce moment-là, à tout le moins, le recourant savait que les prêts sollicités pour l'opération immobilière ne seraient en réalité pas directement affectés au projet en question. Partant, les critiques du recourant sont rejetées dans la mesure où elles sont recevables.