Citation: 6B_587/2012 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a, dans un premier temps, examiné le rôle assumé par le recourant (consid. 3.2), considérant à cet égard que s'il n'avait effectivement pas eu ou peu eu de contacts directs avec des investisseurs, il avait "collaboré de façon essentielle à l'exécution des opérations financières", le faisant apparaître comme auteur au même titre que G.________. La cour cantonale a ensuite examiné, dans un deuxième temps, si le recourant s'était rendu coupable des infractions d'abus de confiance (consid. 3.3.1) et d'escroquerie (consid. 3.3.2). Il n'est toutefois pas possible de décider à titre préalable, abstraitement et sans référence à une infraction déterminée, si un prévenu doit être qualifié de coauteur. Il doit être examiné concrètement, pour chaque chef d'infraction, si un prévenu a réalisé les conditions objectives et subjectives d'application de celui-ci, compte tenu de ses actes. La simple association en vue de développer le projet de conserverie de poisson, le fait de convenir de modalités de paiement des intérêts ou de signer des confirmations de réception de fonds ne sont pas, en eux-mêmes, des éléments qui permettaient de retenir la participation à une infraction sans faire référence à un chef d'infraction donné. Afin de déterminer si le recourant peut être reconnu coauteur d'abus de confiance ou d'escroquerie, il convient donc d'examiner, séparément, si les circonstances permettent de retenir qu'il a participé à leur réalisation d'une manière telle qu'il puisse apparaître comme un participant principal.