Citation: 5A_164/2022 E. 5.3.1

5.3.1. Sur cette question, l'autorité cantonale a notamment relevé que, malgré les mesures de protection prononcées par l'APEA le 2 octobre 2020 (cf. supra let. B.f), la situation n'avait que peu, voire pas évolué, comme le démontraient le bilan de situation du 11 mars 2021 de l'OPE et les diverses hospitalisations qui avaient déjà émaillé le parcours de vie de B.________. En particulier, la recourante avait refusé la mise en place de la mesure AEMO préconisée par l'OPE, estimant que celle-ci était inutile et qu'un travail " en termes d'objectifs éducatifs " n'était pas nécessaire. Certes, l'intéressée avait entamé, dès le mois de novembre 2020, son propre suivi psychiatrique et effectué plusieurs démarches dans l'intérêt de son fils. Cela étant, elle avait montré de grandes difficultés à mettre en place un suivi de l'enfant sur la durée et avait mis un terme au suivi entamé auprès de trois thérapeutes. Par ailleurs, dans son bilan du 11 mars 2021, l'OPE retenait que la mère était incapable de reconnaître les difficultés rencontrées quant au comportement de B.________ ainsi que la nécessité d'un cadre éducatif adéquat et qu'elle peinait à adhérer aux aides proposées afin de remédier à la situation. L'OPE avait encore relevé un défaut de collaboration de la recourante qui se manifestait par " une attitude fermée et agressive " ainsi qu'un " discours accusateur " envers ledit office et un dénigrement des professionnels quasi systématique, éléments qui avaient d'ailleurs conduit l'OPE à s'interroger sur les capacités parentales de la mère. La cour cantonale a relevé, à la décharge de la recourante, les diverses démarches entamées concernant le suivi de B.________. Elle a toutefois constaté, exemples à l'appui, que l'intéressée avait continué à faire preuve d'ambivalence quant à ses demandes d'aide et que son comportement inadéquat n'avait pas cessé, tant l'OPE que les intervenants de la Fondation E.________ faisant par ailleurs état de difficultés de collaboration. Les juges cantonaux ont estimé que les agissements de la mère avaient un impact certain sur l'enfant et que, en l'état, seul son placement paraissait apte à garantir son bien-être. En effet, les autres mesures d'accompagnement ne paraissaient pas suffisantes pour le protéger jusqu'à ce que la mère ait pu prendre conscience des raisons à l'origine du placement, à savoir la mise en danger du développement de son fils, inhérente à divers comportements qu'elle avait elle-même adoptés, ainsi qu'appréhendé le caractère inadéquat de certaines de ses attitudes. Ils ont relevé qu'il était certes dans l'intérêt du mineur de regagner son domicile, mais pas avant que les experts judiciaires aient rendu leur rapport, qu'il ait pu être établi que la mère était en mesure de prendre adéquatement soin de B.________ et que les mesures préconisées par le rapport médical complémentaire du 13 décembre 2021 (guidance parentale, interventions spécialisées à domicile) de la pédopsychiatre puissent être mises en place. Or, de telles interventions par des tiers nécessitaient une bonne collaboration de la recourante, la création d'une relation de confiance avec les différents intervenants ainsi qu'une attitude respectueuse à leur égard.