Citation: 2C_298/2024 E. 5.4.1

5.4.1. Tout d'abord, la Cour de justice a retenu que c'est la recourante qui a recruté et choisi C.________ ainsi que D.________, avec l'aide de son mari. Concernant la façon dont la prestation de travail était effectivement exécutée, elle a précisé qu'il ressortait des échanges de la messagerie WhatsApp versés au dossier et des déclarations concordantes des employés que c'est la recourante qui planifiait, organisait et assurait un contrôle strict de la bonne exécution des tâches quotidiennes. Celle-ci donnait régulièrement des instructions aux employés, même en présence de son défunt père, sans avoir expliqué de manière circonstanciée pourquoi celui-ci n'était pas capable de le faire lui-même alors qu'il parlait la même langue que les employés et qu'il disposait, en l'absence de preuves contraires, de la capacité de discernement. Il ressort encore de l'arrêt entrepris que la recourante a réprimandé un employé qui s'était adressé à son père, et non à elle, pour entamer une négociation à la hausse de son salaire. Cet employé s'était également adressé à la recourante, à plusieurs reprises par message, afin d'obtenir un contrat de travail écrit. Il ressort enfin de l'arrêt entrepris que c'est principalement la recourante qui rémunérait les employés directement, voire par l'intermédiaire de son mari. Elle correspondait à ce sujet avec les salariés. La Cour de justice a ainsi examiné les circonstances de la conclusion du contrat, la manière dont le contrat a été exécuté ainsi que les interactions et échanges entre la recourante et les employés. Sur la base de ces éléments, la Cour de justice n'a pas violé les art. 319 ss CO en retenant un lien de subordination propre à la relation de travail entre la recourante, d'une part, et C.________ ainsi que D.________, d'autre part, et en concluant que la recourante était bien partie aux deux contrats de travail, en tant qu'employeuse.