Citation: 8C_424/2021 E. 7.3.1

7.3.1. Il ressort de la jurisprudence rappelée ci-dessus (cf. consid. 6.3 supra) qu'une différence de rémunération entre la fonction de la recourante et celle de son collègue H.________ ne rend pas encore vraisemblable une discrimination fondée sur le sexe. Pour cela, il faudrait que leurs cahiers des charges soient comparables, mais il ressort des faits constatés par les premiers juges, qui lient le Tribunal fédéral (cf. consid. 3 supra), que les tâches de la recourante en sa qualité de "Directrice de C.________" se différencient nettement de celles du directeur du service des bourses et prêts d'études, dont le cahier des charges créé le 1er février 2011 et modifié le 4 décembre 2012 faisait état d'une classe de traitement maximale 24. Il faudrait également que la recourante et son collègue directeur des bourses et prêts d'études aient une position semblable, mais la recourante ne fait valoir aucune analogie entre ces deux fonctions. Elle ne conteste pas non plus les constatations des premiers juges selon lesquelles leurs postes se différencient nettement non seulement par les tâches effectivement confiées mais également par l'importance du budget à gérer, la recourante n'ayant à cet égard aucune compétence décisionnelle en matière financière alors que les directeurs de services de l'OFPC doivent être capables d'établir et de gérer un budget pouvant avoisiner, en ce qui concerne plus particulièrement le directeur du service des bourses et prêts d'études, un montant de 40 millions de francs. Or il s'agit là de critères de nature à influencer la valeur du travail (RÉMY WYLER, op. cit., n° 30 ad art. 6 LEg).