Citation: 7B_901/2023 E. B

Par arrêt du 16 octobre 2023, la Chambre pénale a rejeté le recours formé par le plaignant contre cette ordonnance. Elle a retenu, en résumé, les faits suivants. B.a. Le 21 août 2018, la société a présenté au plaignant deux offres, signées par les prévenus 1 et 3, alors président et vice-président de la société, relatives à l'installation d'une pompe à chaleur et à la pose de panneaux photovoltaïques sur la villa du père du plaignant, située à U.________. L'offre mentionnait un délai de livraison de quatre à six semaines, "après réception de la commande ou selon entente". Le 18 septembre 2018, le plaignant a accepté les deux offres, pour le prix total de 49'315 fr. 73, et a versé, le 8 octobre 2018, la somme de 48'912 fr. 10 en faveur de la société, depuis le compte bancaire dont lui-même et son père étaient titulaires. B.b. Par lettres des 15 février et 11 mars 2019, puis par courriers des 18 avril et 2 mai 2019, le plaignant a relancé la société, respectivement l'a mise en demeure de s'exécuter. Le 16 mai 2019, il a résilié, avec effet immédiat, les deux contrats conclus avec la société et l'a mise en demeure de lui payer, d'ici le 25 mai 2019, la somme de 50'815 fr. 73 (prix total déjà versé + 1'500 fr. de frais d'avocat). B.c. Le 11 juin 2019, le plaignant a déposé sa plainte pénale contre la société et ses administrateurs pour abus de confiance et escroquerie. Il a exposé que les administrateurs précités lui auraient assuré que les contrats pour l'installation d'une pompe à chaleur et la pose de panneaux photovoltaïques seraient honorés et qu'ils l'auraient convaincu de procéder au versement de 48'912 fr. 10 correspondant au coût de travaux qui devaient être réalisés, alors qu'ils savaient que ces derniers ne seraient jamais exécutés. B.d. Sur la base du mandat d'investigation avant ouverture d'instruction du 18 juin 2019, la police a procédé, le 4 octobre 2019, à l'audition du plaignant, puis a entendu, les 28 octobre et 19 novembre 2019, les prévenus 1 et 2 en cette qualité, ainsi que, le 11 décembre 2019, le dénommé F.________, collaborateur au sein de la société à l'époque des faits, en qualité de personne appelée à donner des renseignements. Le 17 décembre 2019, la police a établi un rapport de dénonciation. B.e. Par décision du 21 novembre 2019, le Tribunal du district de Monthey a déclaré la société en faillite, avec effet au même jour, et l'a dissoute d'office. B.f. Le 20 décembre 2019, le Ministère public a invité les parties à requérir d'éventuels moyens de preuve complémentaires et à faire valoir leurs éventuelles observations. Le 30 janvier 2020, le plaignant a notamment requis une audition contradictoire avec les prévenus, la localisation et l'audition du prévenu 3, ainsi que la production des documents comptables de la société, désormais en liquidation. Par ordonnance du 26 février 2020, le Ministère public a requis de l'Office des poursuites et faillites du district de Monthey la production du dossier concernant la faillite de la société, en application de l'art. 194 CPP. Le dossier a été transmis au Ministère public le 3 mars 2020. B.g. Par ordonnance pénale du 11 mars 2020, le Ministère public a condamné le prévenu 2 à une amende de 300 fr., pour contravention à l'art. 88 de la loi fédérale du 20 décembre 1946 sur l'assurance-vieillesse et survivants (LAVS; RS 831.10), pour avoir, en substance, violé son obligation de renseigner la caisse de compensation et rendu impossible, au mois de juillet 2019, le contrôle des salaires de la société pour les années 2017 et 2018. Cette condamnation fait suite à la dénonciation déposée le 10 décembre 2019 par la Caisse cantonale de compensation du canton du Valais. B.h. Le 23 novembre 2022, le Ministère public a transmis au plaignant le dossier "MPB xxx" (paginé de 1 à 262), en lui précisant que le dossier ouvert auprès de l'Office des poursuites et faillites concernant la société se trouvait aux pages 132 à 182. Il lui a imparti un délai au 16 janvier 2023 pour lui transmettre ses déterminations et d'éventuelles réquisitions de preuve. B.i. Par avis du 23 janvier 2023, le Ministère public a adressé une communication de fin d'enquête aux parties (art. 318 al. 1 CPP). Il leur a fait part de son intention de classer la procédure et leur a fixé un délai au 3 février 2023 pour formuler d'éventuelles réquisitions de preuve. Par courrier du 3 février 2023, le plaignant a sollicité une prolongation du délai d'un mois, ainsi que la mise à sa disposition du dossier de la procédure pénale. Le 6 février 2023, le Ministère public a rappelé au plaignant que le dossier de la cause lui avait été transmis préalablement, le 23 novembre 2022, de sorte que sa demande de prolongation devait être rejetée. Il lui a toutefois accordé, à titre exceptionnel, un nouveau délai au 13 février 2023 pour transmettre ses éventuelles réquisitions de preuve et lui a remis le dossier (paginé de 1 à 271). Par lettre du 7 février 2023, le plaignant a expliqué au Ministère public que sa correspondance du 23 novembre 2022, qui contenait le dossier de la cause, n'était jamais arrivée à son avocat en raison d'une erreur d'adressage. Le 10 mars 2023, il a déposé des réquisitions de preuve. B.j. Par ordonnance (sur requête en complément de preuve; art. 318 al. 2 CPP) du 17 mars 2023, le Ministère public a rejeté les réquisitions formulées le 10 mars 2023 par le plaignant. Il a notamment rejeté la requête d'audition du plaignant et des prévenus 1 à 3, ainsi que la requête de production des comptes de la société pour la période de 2017 à 2019 et de documents tendant à prouver les démarches opérées en vue de vendre la société. Enfin, il a rejeté la requête d'audition d'un membre de la fiduciaire de la société afin qu'il apporte des précisions sur la santé financière de celle-ci.