Citation: 1B_161/2016 E. 2.2

2.2. Les recours en matière pénale - formés en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) - sont dirigés contre deux arrêts d'irrecevabilité qui ne mettent pas fin à la procédure pénale et qui revêtent donc un caractère incident. En principe, ces recours ne seraient recevables qu'aux conditions restrictives posées à l'art. 93 LTF. Toutefois, lorsque les recours portent sur le refus de reconnaître l'existence même d'un droit de recourir sur le plan cantonal, ce qui équivaut à un déni de justice formel, le Tribunal fédéral renonce à l'exigence d'un préjudice irréparable (ATF 138 IV 258 consid. 1.1 p. 261). Indépendamment de sa qualité pour recourir sur le fond - au demeurant douteuse sous l'angle de l'intérêt juridique (cf. art. 81 al. 1 let. b LTF) et/ou de l'existence d'un préjudice irréparable (cf. art. 93 al. 1 let. a LTF) dès lors que la prolongation de la détention n'est pas contestée -, le recourant a qualité pour contester l'irrecevabilité de ses recours cantonaux (ATF 141 IV 1 consid. 1.1 p. 5; 136 IV 41 consid. 1.4. p. 44). Toutefois, seule cette question peut alors être portée devant le Tribunal fédéral; à ce stade, celui-ci n'a pas à statuer sur le fond, à savoir en l'occurrence sur les griefs en lien avec le refus du Tmc de transmettre certaines pièces du dossier en sa possession (cf. en particulier l'art. 227 al. 3 CPP). Il en résulte que les conclusions principales du recourant sont irrecevables (ATF 138 III 46 consid. 1.2 p. 48). Il y a cependant lieu d'entrer en matière vu la conclusion subsidiaire - qui tend au renvoi de la cause à l'autorité précédente - et l'argumentation développée en lien avec les art. 393 et 382 CPP.