Citation: 6B_143/2022 E. 1.3.3

1.3.3. Les juges cantonaux se sont par la suite attachés à examiner les motifs d'atténuation susceptibles d'entrer en ligne en compte. A cet égard, il fallait prendre en considération que l'infraction n'avait été commise qu'au stade de la tentative. Pour autant, bien que C.________ n'avait pas perdu la vie, la recourante avait mis en oeuvre tous les moyens qu'elle avait à disposition pour causer son décès, l'époux n'ayant dû en effet sa survie qu'à l'énorme courage dont il avait fait preuve ainsi qu'à son métabolisme, qui avait particulièrement bien résisté au poison. Dès lors, seule une atténuation légère devait être retenue à ce propos. Par ailleurs, si la reddition et les envies suicidaires de la recourante, alors qu'elle se trouvait au Brésil, ne permettaient pas de conclure à un repentir sincère, il convenait néanmoins d'admettre que celle-là semblait avoir désormais pris conscience qu'elle portait la responsabilité des événements traumatisants qu'elle avait infligés à son époux. La recourante avait en effet non seulement reconnu que son entourage n'y était pour rien, mais elle avait exprimé ses regrets et avait déjà commencé à verser à C.________ l'indemnité pour tort moral qui lui avait été octroyée. Compte tenu de ces éléments, une réduction de 2 ans de la peine initialement fixée à 12 ans était appropriée (cf. arrêt attaqué, consid. 4.4 p. 19 s.).