Citation: 4A_200/2021 E. 5.2

5.2. Tel qu'il est présenté, le moyen fondé sur l'art. 190 al. 2 let. e LDIP, à la recevabilité plus que douteuse, ne saurait prospérer. On relèvera d'emblée que l'exigence d'une double instance ou d'un double degré de juridiction ne relève pas de l'ordre public procédural au sens de l'art. 190 al. 2 let. e LDIP (arrêts 4A_384/2017 du 4 octobre 2017 consid. 4.2.3 et les arrêts cités). Quoi qu'il en soit, l'intéressé a déjà bénéficié de ce double degré de juridiction. Il lui était ainsi loisible de se déterminer sur le fond de la cause pour le cas où les organes juridictionnels de la FRF auraient admis leur compétence et seraient entrés en matière. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, la condition de l'épuisement des instances sportives prévue à l'art. R47 du Code a été remplie en l'espèce puisque les intimés avaient saisi la CRL FRF et le CA FRF avant d'interjeter appel auprès du TAS. Peu importe que les deux organes juridictionnels de la FRF aient décliné leur compétence, car ces instances ont été formellement épuisées. En l'espèce, il appartenait à l'arbitre de décider, dans le cadre de la procédure d'appel, si le CA FRF avait exclu à bon droit sa compétence pour se prononcer sur le litige divisant les parties. C'est ce qu'il a fait en répondant à cette question par la négative, puis en se prononçant sur le fond de l'affaire ainsi que l'y autorisait l'art. R57 al. 1 du Code. On ne discerne pas à quel titre il pourrait se le voir reprocher. Pour le reste, le recourant fait fausse route lorsqu'il assimile la prétendue violation du principe de l'interdiction de l'arbitraire à une contrariété à l'ordre public au sens de l'art. 190 al. 2 let. e LDIP. En raisonnant de la sorte, il perd en effet de vue que l'incompatibilité de la sentence avec l'ordre public est une notion plus restrictive que celle d'arbitraire (ATF 144 III 120 consid. 5.1; arrêts 4A_318/2018 du 4 mars 2019 consid. 4.3.1; 4A_600/2016 du 29 juin 2017 consid. 1.1.4).