Citation: 4C.30/2000 10.04.2000 E. B

B.- Le 22 mars 1993, la société en nom collectif a déposé devant la Cour civile du Tribunal cantonal vaudois une demande dirigée contre les vendeurs, leur réclamant en particulier la restitution du prix de vente. Les défendeurs se sont opposés à la demande. L'expert commis en cours d'instance a estimé que la société Chemla S.A. n'avait aucune valeur vénale à la date de la vente, le 20 novembre 1991. Dans son jugement du 19 mai 1999, la Cour civile a émis le considérant décisif suivant: "Le bilan établi par la Fiduciaire Currat au 30 septembre 1991 présentait une perte de 172 287 fr. Or malgré l'existence de ce document - Sigmund Toman a fait des déclarations précises et annoncé à sa cocontractante que l'exercice 1991 ne serait pas plus défavorable que le dernier exercice comptable. Ce faisant, il a affirmé sciemment des choses fausses et a dès lors commis un dol.. " Se fondant sur cette conclusion, la cour cantonale a condamné les vendeurs, solidairement entre eux, à payer à la société en nom collectif la somme de 329 000 fr. avec intérêts à 5% dès le 20 novembre 1991 sur 300 000 fr. et avec intérêts à 5% dès le 25 septembre 1991 sur 29 000 fr.