Citation: 1C_658/2012 E. 2.2

2.2. En l'espèce, le recourant fait valoir que la Cour de justice s'est substituée aux services de l'Etat consultés en développant une théorie purement spéculative sur la faisabilité de la continuité, à terme, de la barre d'immeubles à développer. Or, elle n'a à aucun moment interpellé les parties sur cet argument, jamais invoqué à un stade antérieur de la procédure. Le recourant allègue à tort qu'il s'agit d'un argument nouveau. Dans son préavis du 27 avril 2006, la commission de l'urbanisme avait en effet indiqué que la jonction entre les deux murs pignons actuels (celui de l'immeuble à raccorder et celui de la villa de Y.________ située en limite) ne pouvait se concevoir. L'extrémité de l'immeuble envisagé ne pouvait ainsi constituer un nouveau mur pignon; seule la construction d'une véritable tête de bâtiment, rayonnant à 180°, venant "terminer" l'actuel mur pignon, était envisageable. De même, l'intimée avait soutenu, dans son mémoire de recours du 9 septembre 2011 à la Cour de justice, que le nouveau mur pignon ne répondait pas aux critères d'un mur en attente, car il n'existait aucun projet réalisable concernant un nouveau prolongement de l'immeuble projeté. Le recourant avait ainsi tout loisir de répondre à ces arguments au cours de la procédure cantonale. Mal fondé, son grief relatif à une violation du droit d'être entendu doit être rejeté.