Citation: 8C_173/2023 E. 5.3.2

5.3.2. La recourante fait valoir en outre que, le jour du dépôt du présent recours, elle aurait déjà eu 62 ans et aurait été absente du marché du travail depuis plus de dix ans. Cette réalité actuelle devrait être prise en compte dans l'appréciation de la situation. En effet, il serait illusoire de penser qu'il existerait un employeur encore disposé à l'engager, y compris sur un marché du travail réputé équilibré. Dans ces conditions, le taux d'invalidité devrait être déterminé sur la base de la capacité de travail résiduelle dans l'activité habituelle qu'exerçait la recourante avant la survenance de son atteinte à la santé. Toutefois, selon la jurisprudence exposé ci-dessus (cf. consid. 3.3 supra), le moment auquel la question de la mise en valeur de la capacité (résiduelle) de travail pour un assuré proche de l'âge de la retraite doit être examinée correspond au moment auquel il a été constaté que l'exercice (partiel) d'une activité lucrative était médicalement exigible. En l'espèce, la recourante admet elle-même que ce moment est celui de l'expertise du docteur C.________ du 2 mars 2020. Il n'y a pas lieu de s'écarter de la jurisprudence à cause du simple écoulement du temps. Par conséquent, l'âge plus avancé de la recourante à un moment ultérieur ne saurait faire foi. Il n'en ressort rien d'autre de l'arrêt 9C_913/2012 du 9 avril 2013 qu'invoque la recourante. Car dans ce cas, l'assurée était à deux mois de l'âge ouvrant le droit à une rente de vieillesse au moment (déterminant) de l'expertise, de sorte que l'on ne pouvait plus attendre d'elle de reprendre une activité adaptée (consid. 5.3 de l'arrêt cité).