Citation: 5A_532/2015 E. 3.2

3.2. L'argumentation principale du recourant se fonde pour l'essentiel sur des faits qui ne ressortent pas de la décision cantonale. Elle présuppose donc l'admission du grief d'établissement arbitraire des faits. Or ce moyen a été jugé irrecevable (cf. supra consid. 2.2). La critique apparaît donc vaine. Quant à l'argumentation subsidiaire présentée par le recourant, reprise en partie textuellement de l'acte d'appel, elle ne s'en prend pas valablement aux motifs retenus par la cour cantonale (cf. supra consid. 1.2). Cette dernière a constaté, à l'instar du premier juge, que le recourant n'avait jamais remis en cause la convention d'entretien par un moyen judiciaire avant la présente procédure, alors même que dite convention précise que les contributions d'entretien peuvent être adaptées en cas de modifications importantes des circonstances, et qu'il était "bien au fait" de sa situation financière ainsi que représenté par un homme de loi en 1998 déjà. Elle a également constaté qu'aucun élément particulier ne commandait que l'autorité tutélaire procède à des investigations complémentaires lors de l'approbation de la convention et que le recourant ne prétendait ni qu'il aurait dû ou demandé à être entendu par dite autorité, ni qu'il aurait été contraint de signer cet accord. Par ailleurs, aucun élément au dossier ne permettait de retenir que le recourant n'aurait pas réalisé la portée de ses engagements, ni qu'il ne connaissait pas ses revenus. Il ne pouvait dès lors invoquer après coup un élément dont il ne s'était pas préoccupé et qui existait déjà au moment de la signature de la convention. S'agissant de la dégradation de sa situation financière, alléguée pour justifier la réduction du montant de la contribution arrêté en 1995, la cour cantonale a relevé que le recourant n'avait pas contesté en appel les chiffres retenus à cet égard par le juge de première instance, lequel s'était référé à la comptabilité de sa fiduciaire. Force est de constater que le recourant ne discute pas ces motifs, alors que ceux-ci sont en tant que tels suffisants pour justifier le rejet de son action. Il se contente de reprendre son argumentation présentée en appel et de soutenir en sus, de façon téméraire, que la convention d'entretien de 1995, "incomplète et viol[ant] les principes légaux", ne saurait lui être opposée, dès lors qu'elle ne remplirait pas "tant les exigences formelles que les exigences matérielles". Tout aussi téméraire est l'argument selon lequel la cour cantonale aurait commis un déni de justice en n'examinant pas son argument selon lequel l'autorité tutélaire devait le rendre attentif à la prétendue inadéquation entre ses revenus et le montant de la contribution d'entretien. Non seulement cette critique n'est pas formulée en ces termes dans son acte d'appel, mais les juges précédents y ont implicitement répondu en constatant que l'autorité tutélaire n'avait pas à procéder à des investigations complémentaires et que le recourant n'avait pas prétendu qu'il aurait demandé à ou dû être entendu par dite autorité. Pour autant que recevable, le grief ne peut donc qu'être rejeté.