Citation: 6B_1093/2018 E. 5.4

5.4. L'intéressé conteste ne jamais avoir eu l'intention d'exécuter les prestations dues sur la base des contrats du 7 mars 2014. Il n'aurait donc pas eu recours à une tromperie afin de convaincre C.B.________ et B.B.________ de lui verser les montants litigieux. Déterminer ce qu'une personne a su, envisagé, voulu ou accepté relève des constatations de fait (ATF 141 IV 369 consid. 6.3 p. 375 et les références citées). A cet égard, le recourant ne démontre pas en quoi il aurait été arbitraire, pour la cour cantonale, de retenir qu'il n'avait pas eu l'intention initiale d'exécuter intégralement les contrats du 7 mars 2014. L'intéressé était à la tête d'une société criblée de poursuites et dépourvue de ressources. Il a poussé C.B.________ et B.B.________ à lui verser des acomptes - notamment en leur faisant accroire qu'il avait procédé à un dépôt d'avance de 35'000 fr. -, et a systématiquement procédé à d'importants retraits immédiatement après la réception des acomptes, justifiés par de prétendus honoraires versés par F.________ Sàrl. Peu importe, dès lors, qu'il eût effectué quelques démarches administratives et mandaté des entreprises. En prélevant pour son propre compte la majeure partie des acomptes versés à F.________ Sàrl, le recourant s'est en effet d'emblée placé, comme l'a retenu la cour cantonale, dans l'impossibilité d'exécuter ses obligations, le solde des montants forfaitaires convenus ne devant être acquittés par C.B.________ et B.B.________ qu'à la fin des travaux. C'est donc à bon droit que l'autorité précédente a constaté l'absence, chez le recourant, de la volonté initiale d'exécuter intégralement les contrats du 7 mars 2014. L'intéressé a bien, partant, recouru à la tromperie pour se faire remettre les acomptes dont une part importante a été immédiatement utilisée à des fins personnelles.