Citation: 1C_114/2018 E. 4.2

4.2. Pour déterminer la longueur admissible de 3,82 m, la cour cantonale s'est référée à l'estimation opérée par le Conseil d'Etat dans sa décision du 4 mai 2011. A la lecture de l'arrêt du Tribunal cantonal du 21 octobre 2011, il n'apparaît pas que cette estimation ait alors été valablement contestée par les recourants; ces derniers ne se sont du reste pas pourvus contre cet arrêt au motif qu'il violerait sur ce point leur droit d'être entendus ou encore procéderait d'un établissement inexact des faits. Dans ces circonstances, l'instance précédente pouvait, sans arbitraire, se fonder sur les faits établis au cours de ces procédures antérieures pour déterminer, dans le cadre de la présente procédure, la longueur du couvert détruit par la neige. Les recourants ne démontrent au demeurant pas - alors qu'il leur aurait appartenu de le faire (art. 106 al. 2 LTF) - que cette mesure s'écarterait totalement de la réalité; il est à cet égard insuffisant de se prévaloir du fait qu'il ne s'agit que d'une estimation pour en établir le caractère insoutenable. Cela scelle également le sort du grief d'arbitraire soulevé ultérieurement: celui-ci ne porte en effet que sur ce seul et même aspect, sans que l'application faite du droit cantonal (en particulier l'art. 57 al. 1 à 3 de la loi sur les constructions du 15 décembre 2016 [LC; RS/VS 705.1]) pour confirmer la remise en état ne soit en revanche discutée. Il est par ailleurs erroné d'affirmer n'avoir jamais pu se déterminer sur la largeur du couvert initial de 3,82 m. Outre que cette mesure - on l'a dit - ressortait de la décision du Conseil d'Etat du 4 mai 2011, non valablement contestée sur ce point, celle-ci a nouvellement été reprise dans la décision du Conseil d'Etat du 21 juin 2017, à l'origine de l'arrêt cantonal attaqué. Or, alors qu'il était loisible aux recourants de contester ce point, on cherche en vain, dans leur recours cantonal, une quelconque critique à ce sujet, laquelle aurait, le cas échéant, été examinée avec pleine cognition, en fait et en droit, par le Tribunal cantonal (cf. art. 78 de la loi sur la procédure et la juridiction administratives du 6 octobre 1976 [RS/VS 172.6]). Les recourants sont dès lors malvenus de se plaindre d'une violation de leur droit d'être entendus.