Citation: 2C_293/2022 E. 5.1

5.1. Le Tribunal cantonal a en substance exposé dans son arrêt qu'il convenait d'examiner la responsabilité de la Haute école à l'aune de l'art. 54 du Concordat intercantonal relatif à la Haute école. D'après cette disposition, la Haute école répond du dommage causé sans droit à un tiers par ses organes et son personnel dans l'exercice de ses fonctions. Le Tribunal cantonal a relevé que cette disposition correspondait à la législation jurassienne sur la responsabilité de l'Etat. Les précédents juges ont ensuite exposé qu'en droit jurassien, tout comme en droit fédéral, la responsabilité de l'Etat était engagée lorsque la preuve d'un dommage se trouvant dans un rapport de causalité adéquate avec un acte illicite commis par une autorité, un magistrat ou un fonctionnaire était apportée par le tiers lésé (cf. arrêt 2C_965/2015 du 25 avril 2016 consid. 3.1). Celui-ci n'a pas besoin d'établir l'existence d'une faute. S'agissant de la condition d'illicéité, le Tribunal cantonal a notamment retenu, en se référant à la jurisprudence du Tribunal fédéral, que lorsque le dommage consiste en une atteinte au patrimoine, l'illicéité suppose que l'auteur ait violé une norme de comportement ayant pour but de protéger le bien juridique en cause. La simple lésion du droit patrimonial d'autrui ne représente donc pas, en tant que telle, un acte illicite; il faut encore qu'une règle de comportement interdise une telle atteinte et que cette règle ait pour but la protection du bien lésé (cf. ATF 144 I 318 consid. 5.5; 139 IV 137 consid. 4.2). Le recourant n'émet aucune critique quant aux bases légales et principes exposés par le Tribunal cantonal s'agissant de la responsabilité de la Haute école, de sorte qu'il n'y a pas lieu de revenir sur ce point.