Citation: 1B_298/2013 E. 4

Le recourant se prétend la victime d'une inégalité de traitement dans la mesure où D.________ aurait été libéré moyennant des mesures de substitution comparables à celles qu'il a vainement proposées. Il reproche à la Cour de justice de ne pas avoir traité ce grief, violant ainsi son droit d'être entendu et son droit à un recours effectif. Le droit d'être entendu, garanti à l'art. 29 al. 2 Cst., implique pour l'autorité l'obligation de motiver sa décision. Pour satisfaire à cette exigence, il suffit qu'elle mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause. Elle n'est pas tenue d'exposer et de discuter tous les griefs invoqués par les parties, mais elle peut au contraire se limiter à ceux qui, sans arbitraire, peuvent être tenus pour pertinents (ATF 138 I 232 consid. 5.1 p. 237; 136 I 184 consid. 2.2.1 p. 188). La cour cantonale pouvait avec raison considérer le moyen pris d'une prétendue violation de l'égalité de traitement comme dénué de pertinence et s'abstenir de prendre position à ce sujet. Le Ministère public pouvait en effet tenir compte, pour exclure un risque de collusion, que D.________ avait reconnu son implication dans la tentative d'assassinat, que ses déclarations sont restées constantes tout au long de la procédure et que, contrairement au recourant, il n'avait jamais exercé de pressions sur des co-prévenus, le traducteur ayant précisé que si D.________ et A.________ s'étaient mutuellement insultés pendant les audiences, seul ce dernier avait proféré des menaces. Dans ces conditions, la situation du recourant pouvait être appréciée de manière différente de celle de D.________, s'agissant du risque de collusion. Il n'y a pas lieu d'examiner ce qu'il en est au regard d'un éventuel risque de fuite puisque la question du maintien du recourant en détention provisoire pour ce motif n'a pas à être traitée. Au demeurant, à supposer que D.________ ait été remis en liberté à tort, le recourant ne pourrait s'en prévaloir, car la loi a été correctement appliquée à son cas (cf. ATF 127 I 1 consid. 3a p. 2; 127 II 113 consid. 9b p. 121, 125 II 152 consid. 5 p. 166). Le moyen tiré d'une éventuelle inégalité de traitement est donc également infondé.