Citation: I 830/02 25.08.2003 E. A

A.a Le 15 janvier 1998, D.________, née en 1959, a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Elle y indiquait avoir été opérée d'une hernie discale en 1995 et subir depuis le 2 décembre 1997 une incapacité de travail totale dans son activité d'employée de maison qu'elle venait de débuter à 80 % au service de l'Hôpital X.________ en raison d'une recrudescence de ses douleurs lombaires. En cours d'instruction de la demande, l'assurée a informé l'Office AI du canton de Neuchâtel (ci-après : l'office AI) qu'elle avait trouvé un autre emploi, également à 80 %, comme gérante de magasin à partir du 16 mars 1998. Par décision du 11 novembre 1998, l'office AI a rejeté la demande de prestations; la décision est entrée en force. A.b Le 2 août 2000, D.________ a présenté une nouvelle demande de prestations, invoquant une aggravation de ses problèmes dorsaux. Interpellé par l'office AI, le docteur A.________, médecin traitant, a fait état d'une fragilité au niveau de la colonne lombaire en dépit de deux interventions chirurgicales récentes et attesté d'une incapacité de travail de 50 % du 16 août au 15 septembre 1999, puis de 100 % à partir du 11 décembre 1999; il a préconisé un changement d'activité, la station debout exigée dans le secteur de la vente étant contre-indiquée (rapport du 8 novembre 2000). Après avoir appris que l'assurée continuait, malgré son inaptitude à travailler, à participer à des épreuves de course à pied (son sport de prédilection), le docteur B.________, médecin-conseil de l'office AI, l'a convoquée pour un entretien personnel à la suite duquel il a mandaté le docteur C.________, spécialiste FMH en médecine interne & rhumatologie et titulaire du certificat AMPP en médecine psychosomatique et psychosociale, pour une expertise médicale. Dans son rapport du 24 avril 2001, ce médecin a posé le diagnostic de lombosciatalgies persistantes après double cure de hernie discale L5-S1 droite, status après récessotomie pour racines conjointes L4-L5 et trouble somatoforme douloureux persistant sans comorbidité psychiatrique; selon lui, D.________ conservait une capacité de travail entière dans toute activité lui permettant de rester en mouvement. Se fondant sur ces conclusions, l'office AI a rejeté la demande de prestations, au motif que l'assurée ne subissait aucune invalidité significative (décision du 21 août 2001).