Citation: 1B_117/2020 E. 1

Le recourant voit également un préjudice immédiat et irréparable dans le fait qu'il n'aurait pas pu participer aux auditions de B.________ et de C.________ en violation de l'art. 147 CPP. Il se fonde sur un arrêt paru aux ATF 143 IV 25 consid. 1 p. 27. Cet arrêt se rapporte toutefois à un recours du Ministère public contre un jugement cantonal qui admet une violation des droits de la défense et qui lui impose de donner l'occasion au prévenu de participer aux actes d'instruction; dans cet arrêt, un préjudice irréparable a été admis dans la mesure où le Ministère public estimait que les restrictions aux droits de la défense se justifiaient par un risque de collusion susceptible de porter une atteinte irréparable à la recherche de la vérité. Dans le cas présent, il y a lieu de s'en tenir au principe selon lequel le maintien au dossier pénal de preuves prétendument administrées en violation de l'art. 147 CPP ne cause pas de préjudice irréparable (ATF 141 IV 220 consid. 3.2 et 3.3 p. 225; arrêt 1B_46/2017 du 22 août 2017 consid. 1.2). En effet, l'alinéa 4 de cette disposition ne prévoit pas le retrait ou la destruction des preuves illicites, mais uniquement leur inexploitabilité à la charge de la partie qui n'était pas présente lors de l'administration de la preuve incriminée (arrêt 1B_366/2017 du 13 décembre 2017 consid. 1.2.4). Or, un tel constat peut être rendu par le juge du fond en cas de renvoi en jugement sans autre préjudice pour le recourant. En cas de condamnation fondée sur ce moyen de preuve, ce dernier pourra faire appel du jugement et, le cas échéant, recourir en dernier ressort auprès du Tribunal fédéral en faisant valoir une violation de ses droits procéduraux. Le refus de retrancher les procès-verbaux d'audition litigieux et de répéter les auditions de B.________ et de C.________ ne cause ainsi pas de préjudice irréparable au recourant. Pour le surplus, l'hypothèse visée à l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'est pas réalisée puisque l'admission du recours ne conduirait pas à rendre une décision finale dans la procédure pénale ouverte contre le recourant et qu'aucun élément ne permet de retenir en l'état que l'instruction de la cause serait longue et coûteuse. Il s'ensuit que l'arrêt attaqué ne peut pas faire l'objet d'un recours immédiat devant le Tribunal fédéral.