Citation: 5A_685/2018 E. 4.1

4.1. La recourante prétend d'abord qu'il était insoutenable de retenir que l'intimé avait effectué une quarantaine de recherches d'emploi, les justificatifs produits à cet égard ne revêtant pas de caractère probant. La conclusion de l'autorité précédente selon laquelle le mari avait entrepris les efforts qui pouvaient être exigés de lui pour retrouver un emploi dans son domaine d'activité en Suisse serait ainsi arbitraire. Dans la mesure où elle affirme qu'on ignore quelles réponses ont été apportées aux postulations effectuées par l'intimé, que certains documents ne font pas état de candidatures pour des emplois précis, et que d'autres lettres ne sont pas signées ou datées ni ne précisent leur destinataire, de sorte qu'il n'est pas établi qu'elles auraient été envoyées, elle se borne, pour une large part, à opposer sa propre appréciation des preuves sans démontrer en quoi celle effectuée par l'autorité cantonale serait arbitraire. A cet égard, il convient de rappeler que compte tenu de son pouvoir d'examen restreint (cf. supra consid. 2.2), il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante de démontrer en quoi celle opérée par les juges précédents serait manifestement inexacte ou incomplète, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure (notamment: arrêt 5A_334/2018 du 7 août 2018 consid. 3.3 et la jurisprudence citée). Au demeurant, la Cour de justice n'a pas méconnu que certaines pièces justificatives produites en appel par le mari ne mentionnaient pas le nom de leur destinataire ou leur date. Elle n'en a pas moins estimé qu'elles revêtaient un caractère probant, sans que la recourante n'établisse en quoi cette opinion serait arbitraire. En particulier, on ne voit pas en quoi il serait insoutenable de considérer que le mari a effectué des offres d'emploi, quand bien même celles-ci n'auraient pas reçu de réponse écrite, voire pas de réponse du tout. Quant à l'argument selon lequel les justificatifs produits ne concerneraient qu'une période restreinte, à savoir de novembre 2016 à août 2017, il n'apparaît pas à lui seul décisif, la Cour de justice ayant de surcroît retenu comme indice des efforts fournis par le mari le fait, non contesté, que celui-ci avait perçu des indemnités de chômage de 2012 à 2014, puis de 2015 à mars 2017. Le grief est par conséquent infondé, dans la mesure où il est suffisamment motivé (art. 106 al. 2 LTF).