Citation: 4A_396/2020 E. 5

Contrairement à ce qu'affirment les recourants, l'arrêt attaqué n'est pas une décision finale, au sens de l'art. 90 LTF, car il ne met pas fin à la procédure. En effet, lorsque l'arrêt d'une autorité de recours termine l'instance introduite devant elle mais que le recours à l'origine de ce prononcé était dirigé contre une décision incidente, l'arrêt revêt lui aussi le caractère d'une décision incidente selon l'art. 93 al. 1 LTF (ATF 142 III 653 consid. 1.1; 137 III 380 consid. 1.1). En l'occurrence, le recours devant l'autorité précédente était dirigé contre une décision accordant la restitution de délai sollicitée par H.A.________. L'arrêt attaqué constitue dès lors une décision relative à l'instruction de la cause pendante, autrement dit une décision incidente de procédure ne concernant ni la compétence ni une demande de récusation (cf. art. 92 LTF) et qui tombe, partant, sous le coup de l'art. 93 LTF. L'hypothèse envisagée par l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'entrant pas en ligne de compte, le recours n'est recevable que si la décision attaquée peut causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF). Partant de l'idée erronée que la décision entreprise revêt un caractère final, les recourants n'exposent pas en quoi les conditions de l'art. 93 al. 1 LTF seraient réalisées. Pour ce motif déjà, leur recours est manifestement irrecevable. Au demeurant et en tout état de cause, les recourants se bornent à critiquer la décision rendue le 2 mars 2020 par la Juge de paix par laquelle celle-ci a accordé le bénéfice de l'assistance judiciaire à H.A.________; à cet égard, ils se plaignent de ce que la Juge de paix aurait " implicitement refusé " d'octroyer l'assistance judiciaire à F.A.________. En argumentant de la sorte, les recourants perdent de vue que la question de l'assistance judiciaire n'est pas l'objet de la décision attaquée, laquelle n'a trait qu'à la restitution de délai et à la demande de suspension formées par H.A.________. Aussi est-ce en vain que les recourants dénoncent une violation de leur droit à l'assistance judiciaire, en soutenant que l'autorité cantonale aurait aussi rejeté implicitement la demande d'assistance judiciaire présentée par F.A.________. Pour le surplus, les recourants ne présentent aucune argumentation, satisfaisant à l'exigence de motivation posée à l'art. 42 al. 2 LTF, visant à démontrer que l'autorité précédente a méconnu le droit. Dans ces conditions, le présent recours apparaît manifestement irrecevable. Il y a lieu, dès lors, de constater la chose selon la procédure simplifiée (art. 108 al. 1 let. a LTF).