Citation: 8C_54/2014 E. 4

Les premiers juges ont constaté que le recourant était soupçonné d'abus de confiance et de faux dans les titres commis au détriment de son employeur et de Ticket Corner, partenaire de la Poste, dans le cadre de son activité professionnelle. Ensuite des plaintes déposées par la Poste les 19 décembre 2011 et 12 mars 2012, les soupçons dirigés contre le recourant avaient justifié l'ouverture d'une enquête pénale. Les investigations menées par le Ministère public avaient entraîné son interpellation ainsi que son placement en détention provisoire dès le 26 juillet 2012 jusqu'au 24 septembre 2012. Compte tenu de ces faits, les premiers juges ont retenu que la suspension des rapports de travail ainsi que l'interdiction d'accès aux locaux de la Poste étaient pleinement justifiées au moment de leur prononcé et continuaient de l'être au-delà du 24 septembre 2012. Le Tribunal administratif fédéral a ensuite retenu que si la suppression du salaire était justifiée dans le cas d'espèce, l'autorité inférieure avait méconnu son obligation préalable de clarifier la situation financière du recourant et de s'assurer qu'il ne tombait pas dans une situation de détresse. Considérant que cette omission pouvait être réparée par ses soins, la juridiction précédente a constaté que le recourant aurait dû requérir la levée partielle du séquestre sur ses comptes, à concurrence de son minimum vital, ce qu'il n'avait pas fait, pas plus qu'il ne s'était plaint auprès de son employeur entre le 26 juillet et le 30 novembre 2012 de se trouver dans une situation financière difficile. Dès lors, le recourant ne se trouvait objectivement pas dans une situation de détresse, malgré la suspension totale du salaire.