Citation: 6B_372/2016 E. 1.2

1.2. Le recourant prétend que c'est de manière arbitraire que la cour cantonale a constaté qu'il se serait rendu à plusieurs reprises au Kosovo en se légitimant au moyen d'un passeport kosovar valable, passeport qu'il aurait caché aux autorités suisses. Sur ce point également le recourant cherche principalement à opposer sa propre version des faits à celle retenue par la cour cantonale. Il reproche à cette dernière de s'être fondée exclusivement sur une décision rendue le 21 novembre 2014 par le Comité contre la torture, lequel se serait limité à reporter les allégations du Secrétariat d'Etat aux migrations d'une part et celles du recourant d'autre part. Il n'en demeure pas moins que les seules affirmations du recourant, qui prétend une nouvelle fois n'avoir pas quitté la Suisse depuis 2007 et avoir perdu son passeport, qui était de surcroît échu depuis 2006, ne sauraient faire apparaître les constatations de la cour cantonale comme arbitraire. Il n'y a en effet rien d'insoutenable à préférer la version des faits fournie par une autorité dont l'impartialité n'est pas mise en doute à celles de l'intéressé, qui a un intérêt évident à faire admettre la sienne et a par ailleurs menti à plusieurs reprises au cours de la procédure. Dans ce contexte, le recourant évoque le principe " in dubio pro reo ". Invoqué en relation avec l'appréciation des preuves et la constatation des faits, ce principe n'a pas de portée plus large que l'interdiction de l'arbitraire (ATF 138 V 74 consid. 7 p. 82), de sorte que le grief doit également être rejeté sous cet angle, dans la mesure où il serait recevable au regard de l'art. 106 al. 2 LTF. Le recourant se plaint de ce que la cour cantonale se serait abstenue de faire usage de son pouvoir d'instruction. Il n'indique toutefois pas par une motivation satisfaisant aux exigences de l'art. 106 al. 2 respectivement 42 al. 2 LTF quel droit aurait ainsi été violé.