Citation: 6B_670/2023 E. 4.2

4.2. En se référant au rapport et propositions de la Commission des affaires juridiques du 20 novembre 2000 (96.464; Initiative parlementaire; Classification parmi les infractions poursuivies d'office des actes de violence commis sur des femmes; Révision de l'art. 123 CP, [ci-après: le rapport]), la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir introduit, pour apprécier l'existence ou non d'une communauté de vie au sens de l'art. 123 ch. 2 al. 6 CP, deux conditions complémentaires, soit l'existence ou non de projets communs ou d'une vision d'avenir partagée. Cette argumentation ne saurait être suivie. Il ressort en effet de l'arrêt attaqué que la cour cantonale a cherché à déterminer si la relation entre la recourante et l'intimé pouvait être considérée comme un partenariat à vie ou du moins de longue durée ou s'il s'agissait d'une relation temporaire. Contrairement à ce que laisse entendre la recourante, afin d'examiner s'il s'agissait d'un concubinage stable, assimilable à un mariage (cf. arrêt 6B_124/2022 précité consid. 1.3.2), la cour cantonale pouvait examiner si la recourante et l'intimé avaient des projets communs ou une vision d'avenir partagée. En effet, le fait d'être un couple et de faire ménage commun pendant une période limitée ne suffit pas à conclure à une communauté de vie au sens de l'art. 123 ch. 2 al. 6 CP. Conformément à la jurisprudence et au rapport que cite d'ailleurs la recourante, pour appliquer l'art. 123 ch. 2 al. 6 CP, "les partenaires doivent avoir formé une communauté de vie destinée à durer toute la vie ou au moins une assez longue période. Il convient d'exclure les relations passagères ou tout autre rapport d'avance limité dans le temps" (cf. rapport précité, p. 9; cf. arrêt 6B_124/2022 précité consid. 1.3.2). Or, la cour cantonale a relevé à juste titre que l'intimé avait constamment déclaré - alors même qu'il n'était pas assisté d'un avocat - que la recourante s'était "imposée" dans son appartement et qu'il avait demandé à plusieurs reprises à celle-ci de quitter son appartement (cf. PV d'audience devant le tribunal de police du 9 novembre 2020, p. 3-4; art. 105 al. 2 LTF; cf. aussi PV d'audience du 7 mars 2023, p. 3; art. 105 al. 2 LTF). La recourante ne démontre pas en quoi la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en retenant que les déclarations de l'intimé étaient crédibles. Il s'ensuit que la cour cantonale pouvait sans violer le droit fédéral considérer que les conditions de l'art. 123 ch. 2 al. 6 CP n'étaient pas réalisées.