Citation: 6B_1364/2023 E. 5.2.4

5.2.4. Toujours en lien avec ce qui figure supra au consid. 5.2, le recourant soutient que F.B.________ n'aurait pas eu la volonté de rompre avec lui le jour des faits. Le recourant commence par baser son argumentaire sur le postulat selon lequel les griefs examinés supra au consid. 5.2.1 à 5.2.3 auraient été admis, ce qui n'est toutefois pas le cas. Il se réfère ensuite aux déclarations de B.B.________, selon lesquelles G1.________, une amie de la famille proche de F.B.________, lui aurait dit que la précitée aurait confié " qu'elle ne voulait jamais l'oublier [le recourant]", ce à la fin du mois d'octobre 2019. À juste titre, la cour cantonale a relevé que cela ne prouvait rien, " tant il est fréquent qu'à 17 ans, on change rapidement d'avis " (jugement attaqué consid. 7.4.4). C'est d'autant plus le cas qu'il est établi que la relation entre F.B.________ et le recourant était entrecoupée de nombreuses ruptures (cf. jugement attaqué consid. C.2.1), et que cette discussion avec G1.________ remontait à deux mois avant les faits, laps de temps durant lequel beaucoup peut changer. Il convient encore de relever que F.B.________ a certes déclaré ne jamais vouloir oublier le recourant - du moins à l'aune des déclarations de G1.________ telles que rapportées par B.B.________ - mais pas qu'elle entendait poursuivre sa relation avec lui, l'un n'étant pas forcément lié à l'autre, mais également qu'il ne s'agit que de la retranscription des dires présumés de F.B.________ par deux personnes successives, de surcroît après plusieurs mois, la force probante y relative devant être examinée avec prudence. Le recourant voit également une contradiction entre la volonté de rompre de F.B.________ et les déclarations de sa soeur, dont la teneur est la suivante: " Pour vous répondre, j'ai compris depuis environ deux mois et demi qu'elle est de nouveau en relation avec A.________ car le soir, dans notre chambre, je la voyais écrire sur son natel et elle se cachait quand elle le faisait " (procès-verbal de l'audition du 31 décembre 2019, p. 7). Avec le recourant, il peut être confirmé que deux mois avant les faits, F.B.________ " n'avait pas cessé de voir le recourant, qu'elle était en relation avec lui, lui écrivait le soir et s'en cachait de sa soeur [...]". On ne voit toutefois pas en quoi ces éléments seraient propres à démontrer que F.B.________ n'avait pas la volonté de rompre avec le recourant le jour des faits, soit le 27 décembre 2019, d'autant plus que, comme mentionné plusieurs fois, la relation entre F.B.________ et le recourant était entrecoupée de nombreuses ruptures (cf. jugement attaqué consid. C.2.1). Il peut en être dit autant s'agissant de l'argument selon lequel le frère de F.B.________ a admis avoir connaissance du couple formé par la précitée et le recourant et a procédé à un contrôle de son téléphone deux mois auparavant. Cet élément ne change rien au fait que durant les trois semaines précédant les faits, le couple ne se parlait plus, ce que rien n'a permis d'infirmer. Dans une argumentation similaire, le recourant se réfère finalement aux nombreux messages qu'il a échangés avec F.B.________. Selon lui, l'examen de ceux-ci permettrait de démontrer qu'elle n'avait pas cessé de le voir ou de lui écrire et qu'il n'était pas question de rupture, pas même durant les trois semaines précédant les faits. À cet égard, la cour cantonale a considéré, sans faire preuve d'arbitraire (i) que la plupart des messages dont se prévalait le recourant dataient de six mois avant les faits, mais au plus tard du mois d'octobre 2019, soit deux mois avant les faits, et (ii) qu'il était fort possible que F.B.________ ait changé de point de vue durant ce laps de temps, compte tenu du fait qu'elle était encore mineure et grandissait, mûrissait. Il est encore précisé, et le recourant le reconnaît lui-même, que ces messages ne constituent qu'une partie des échanges entre F.B.________ et le précité, ceux-ci ayant communiqué " par le biais de divers canaux de communication tels que [...]", de sorte qu'ils ne sauraient en aucun cas représenter fidèlement l'état de leur relation et servir de fondement à la thèse avancée par le recourant. Pour le surplus, il est renvoyé aux explications supra.