Citation: 5P.372/2000 22.01.2001 E. 2

2.- a) Dans le cadre d'un recours de droit public pour arbitraire, l'invocation de faits, de preuves ou de moyens de droit nouveaux est exclue (ATF 120 Ia 369 consid. 3b p. 374 et la jurisprudence mentionnée; 118 III 37 consid. 2a p. 39). Dès lors, le Tribunal fédéral s'en tient à l'état de fait sur lequel se fonde la décision attaquée, à moins que le recourant n'établisse que l'autorité cantonale a constaté des faits inexactement ou incomplètement (ATF 118 Ia 20 consid. 5a p. 26 et les arrêts cités). A cet égard, d'après la jurisprudence rendue sous l'empire de l'art. 4 aCst. et qui peut être reprise sans autre forme à propos de l'art. 9 Cst. , il n'y a appréciation arbitraire des preuves que lorsque le juge a manifestement abusé du large pouvoir dont il dispose en la matière, lorsque ses conclusions sont insoutenables ou lorsqu'elles reposent manifestement sur une inadvertance. Le juge doit avoir par exemple, de manière crasse, apprécié les preuves unilatéralement à l'avantage d'une partie ou ignoré totalement des preuves importantes (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40; 118 Ia 28 consid. 1b p. 30; 116 Ia 85 consid. 2b p. 88). Devant le Tribunal fédéral, le recourant ne peut se contenter d'opposer sa thèse à celle de l'autorité cantonale, comme il le ferait dans une procédure d'appel; conformément à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, il doit au contraire démontrer, par une argumentation précise, que la décision déférée repose sur une appréciation insoutenable des preuves; la critique de nature purement appellatoire est irrecevable (ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495; 121 I 225 consid. 4c p. 230; 117 Ia 10 consid. 4b p. 11/12). En outre, l'annulation de la décision cantonale attaquée ne se justifie que si elle est arbitraire non seulement dans sa motivation, mais également dans son résultat (ATF 123 I 1 consid. 4a p. 5; 122 I 61 consid. 3a p. 66/67; 122 III 130 consid. 2a p. 131). b) Les compléments ou précisions que le recourant entend apporter au déroulement des faits sont ainsi irrecevables, dans la mesure où ils ne font pas l'objet d'un grief de violation de la Constitution motivé conformément à l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Il en va notamment ainsi lorsque le recourant affirme disposer encore de la Ford Fiesta et de la BMW et allègue que son épouse aurait acquis un véhicule propre. Tel est aussi le cas lorsque, pour démontrer l'utilité des charges afférentes à la maison qu'il possède au Tessin, il soutient qu'il doit y emmener son fils parce que sa femme préfère passer son temps libre et ses vacances avec son amant. Les pièces 3 à 7 produites à l'appui du présent recours ne seront également pas prises en considération, dès lors qu'elles n'ont pas été soumises aux magistrats intimés. Le recourant reconnaît en effet que ces derniers n'ont pas eu connaissance du bordereau relatif à l'impôt fédéral direct 1999/2000. Quant aux attestations relatives à l'engagement d'une femme de ménage, d'une "mère gardienne" et d'une répétitrice d'allemand et à l'inscription de l'enfant à l'école allemande de Genève, elles ont été établies après l'audience de jugement de la Cour de justice.