Citation: 9C_404/2014 E. B

L'assuré a simultanément actionné les deux institutions de prévoyance déjà mentionnées devant la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal du canton de Vaud le 4 janvier 2012. Il a conclu à la condamnation de la Caisse de pensions B.________ ou - à titre subsidiaire - d'AXA Fondation de prévoyance, Winterthur à lui verser une rente d'invalidité de la prévoyance professionnelle. Il a expliqué que les troubles, dont il était actuellement affecté, s'étaient déclarés alors qu'il était assuré par une desdites institutions de prévoyance et qu'ils avaient justifié de longues périodes d'incapacité de travail, ainsi que des changements d'activité. Parmi les documents produits à l'appui de ses allégations, figure notamment un avis du docteur E.________ attestant l'apparition, en l'an 2000 déjà, d'une phobie sociale rendant tout effort de réinsertion professionnelle illusoire (rapport du 1er décembre 2011). Les caisses de pensions actionnées ont conclu au rejet du recours. Toutes deux ont estimé que l'intéressé n'était plus assuré au moment de la survenance de l'incapacité de travail dont la cause est à l'origine de l'invalidité. Les parties ont maintenu leurs argumentations et conclusions respectives à l'occasion du deuxième échange d'écritures. A.________ a en outre déposé un avis du docteur E.________ démontrant la présence de lombo-sciatalgies au début de l'année 2002 déjà (rapport du 19 février 2002) et a sollicité la réalisation d'une expertise pluridisciplinaire destinée à déterminer la date à laquelle étaient apparus les troubles ayant justifié l'octroi de la rente entière d'invalidité, l'interrogatoire des médecins traitants sur le même sujet, ainsi que la production de son dossier personnel d'employé de C.________. Sur demande expresse du tribunal cantonal, le docteur E.________ a précisé qu'il avait découvert chez son patient un état d'épuisement professionnel associé à une phobie sociale majeure, ayant engendré une incapacité totale de travail du 13 novembre au 30 décembre 2000 ainsi qu'un reclassement dans une activité impliquant moins de contacts humains, dont la symptomatologie était réapparue à l'occasion de l'activité exercée pour D.________ SA (rapport du 9 octobre 2012). Le dossier personnel de l'assuré constitué par C.________ (certificats médicaux, déclarations d'accidents, bilan d'évaluation, avis de changement de fonction, liste d'absence, lettre de démission, etc.) et celui de l'office AI ont en outre été requis et produits. Invitée à se déterminer sur ces différents documents, chaque partie y a décelé des éléments confortant sa position et a confirmé ses conclusions. L'intéressé a en outre déposé un avis du docteur E.________ attestant une intolérance au stress incompatible avec des emplois dans la vente (rapport du 12 novembre 2007). La Caisse de pensions B.________, ainsi que A.________ ont commenté les pièces anciennes et nouvellement déposées à l'occasion de plusieurs échanges postérieurs d'écritures. L'assuré a notamment rapporté un avis du docteur F.________ alléguant que l'incapacité de travail en lien avec la psychopathologie dont son patient souffrait était bien antérieure au 10 novembre 2008 (rapport du 12 septembre 2011). Tous les deux ont à chaque fois maintenu leurs conclusions respectives. Ont encore été auditionnés pendant l'instance un ex-collègue de l'intéressé, le docteur F.________, ainsi que le concierge remplacé à deux reprises par A.________ (procès-verbal du 26 mars 2014). La juridiction cantonale a débouté l'assuré, estimant à l'issue d'une appréciation des preuves recueillies que, si le rapport de connexité matérielle entre les affections physiques et psychiatriques et l'invalidité était établi, le lien de connexité temporelle avait été durablement interrompu (jugement du 26 mars 2014).