Citation: 4A_37/2019 E. 3.3

3.3. Si, dans le cours des travaux, la matière fournie par le maître ou le terrain désigné par lui est reconnu défectueux, ou s'il survient telle autre circonstance qui compromette l'exécution régulière ou ponctuelle de l'ouvrage, l'entrepreneur est tenu d'en informer immédiatement le maître de l'ouvrage, sous peine de supporter les conséquences de ces faits (art. 365 al. 3 CO). Cette obligation d'information découle du constat que l'entrepreneur est habituellement la partie la plus expérimentée au contrat (ATF 116 II 305 consid. 2c/cc). Ainsi, l'entrepreneur, en tant que spécialiste, est en principe tenu d'examiner la matière (arrêt 4C.297/2003 du 20 février 2004 consid. 2.2.1; TERCIER ET ALII, op. cit., no 3695; ZINDEL ET ALII, in Basler Kommentar, 6e éd. 2015, no 17 ad art. 365 CO; CHAIX, op. cit., no 21 ad art. 365 CO; GAUCH, op. cit., no 2000). L'entrepreneur est délié de son obligation lorsqu'il démontre que l'ouvrage aurait de toute façon été exécuté au moyen de la matière, malgré un avis immédiat au maître de l'ouvrage (CHAIX, op. cit., no 23 ad art. 365 CO; ZINDEL ET ALII, op. cit., no 42 ad art. 365 CO; GAUCH, op. cit., no 832).