Citation: 5P.299/2004 03.11.2004 E. A

Y.________ et dame Y.________ se sont mariés le 2 juin 1984 en Grande-Bretagne. Trois enfants sont issus de cette union: A.________, né le 24 juillet 1985, B.________, née le 14 mai 1988 et C.________, né le 22 mars 1994. Par convention de mesures protectrices de l'union conjugale ratifiée le 19 décembre 2002, le mari s'est engagé à verser la somme de 8'000 fr. par mois pour l'entretien de sa famille et à prendre en charge toutes les primes d'assurance maladie. L'épouse a ouvert action en divorce. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 20 juin 2003, le président du Tribunal d'arrondissement de la Côte a, notamment, attribué la garde des enfants à la mère et maintenu à 8'000 fr. par mois le montant de la contribution d'entretien due par le père. Il a été retenu que le mari, qui gagnait 25'032 fr.30 net par mois, avait été licencié à fin novembre 2002. Le 4 décembre suivant, il avait perçu pour cette raison une indemnité, qu'il avait utilisée pour l'entretien de sa première famille et pour celui du ménage qu'il formait depuis l'an 2000 avec sa compagne et leurs deux enfants, nés l'un en 2001 et l'autre en 2003. Il se disait sans emploi ni revenu, mais l'Office régional de placement de Nyon avait relevé l'insuffisance des recherches d'emploi de l'intéressé, qui s'était finalement inscrit au chômage à Schaffhouse le 19 avril 2003. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 31 mars 2004, rendue sur requête du mari, le montant de la contribution d'entretien a été ramené à 2'600 fr. par mois, allocations familiales en sus, dès le 1er avril 2004. Le juge a considéré que la situation financière du requérant était désormais établie, de sorte qu'il ne se justifiait plus de tenir compte d'un revenu hypothétique. Il convenait au contraire de se fonder sur ses ressources effectives, à savoir des indemnités de chômage de l'ordre de 6'590 fr. par mois, plus 350 fr. d'allocations familiales.