Citation: 2C_301/2024 E. 4.1.3

4.1.3. Dans leur mémoire, les recourants invoquent l'art. 8 CEDH. Ils se prévalent du droit au respect de la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH. Ils relèvent à cette fin la durée du séjour du recourant 1 en Suisse et son intégration. Ils perdent cependant de vue que celui-ci n'a jamais détenu de titre de séjour et qu'il ne peut donc pas bénéficier de la présomption selon laquelle après un séjour "légal" en Suisse de plus de dix ans, les liens sociaux que l'étranger a développés avec ce pays sont à ce point étroits qu'un refus de renouvellement d'autorisation de séjour ne pourrait être prononcé que pour des motifs sérieux (cf. ATF 144 I 266 consid. 3). Il n'a du reste pas séjourné en Suisse de manière continue pendant une telle durée. Au surplus, l'instance précédente a constaté qu'il n'avait pas démontré une intégration socioculturelle particulièrement remarquable, bien qu'il ne fasse pas l'objet de poursuites et n'ait jamais recouru à l'aide sociale. Il est par conséquent exclu d'admettre une intégration hors du commun qui justifierait exceptionnellement un droit de séjour en Suisse (ATF 149 I 207 consid. 5.3.1 et 5.3.2). On ne peut donc pas considérer que les recourants invoquent de manière défendable un droit de séjour fondé sur l'art. 8 CEDH sous l'angle de la vie privée. Quant à la protection de la vie de famille, elle n'est pas touchée puisque la mesure litigieuse n'a pas pour effet de séparer la famille.