Citation: 1C_418/2024 E. 3.1

3.1. Critiquant la constatation des faits, les recourants estiment premièrement que la CDAP n'avait pas suffisamment décrit l'importance des travaux effectués par la constructrice intimée sur la parcelle n° 77. Selon eux, connaître la nature et l'ampleur de ces travaux était indispensable pour apprécier leur qualité pour recourir. Il ressort cependant clairement des faits établis par l'arrêt attaqué que les transformations litigieuses concernaient uniquement l'un des cinq appartements du bâtiment sis sur la parcelle n° 77 (appartement E). La cour cantonale a constaté qu'une modification des pièces et de l'escalier avait été entreprise au premier étage et dans les combles de cet appartement de cinq pièces en duplex, dans lequel se situait auparavant un atelier (cf. point C des faits de l'arrêt attaqué). Rien ne permet de retenir que des travaux sans autorisations auraient aussi été réalisés dans les autres appartements de l'immeuble (A, B, C et D), respectivement dans une "ferme rénovée" dont on ne saisit pas le lien avec le bien litigieux, comme le prétendent les recourants. Les pièces de la municipalité de Juriens, notamment le rapport d'expertise du 31 août 2022 d'un bureau d'ingénieurs, confirment que les appartements A, B, C et D, existants dans la partie sud de l'immeuble, n'étaient pas concernés par la demande de régularisation. Les objections appellatoires des recourants, selon lesquels les travaux illicites effectués seraient "bien plus importants", sont par conséquent infondées. Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter de l'état de fait établi par la CDAP.