Citation: 5A_886/2017 E. 3.3.3

3.3.3. Au vu de ce qui précède, la décision relative aux sûretés du 23 août 2016 - qui ne statue que sur cette question à l'aune de l'art. 99 al. 1 CPC - constitue sans conteste une circonstance nouvelle justifiant le dépôt d'une requête aux fins d'obtenir l'extension à la dispense de fournir des sûretés de l'assistance judiciaire octroyée le 28 août 2015 uniquement pour les avances et les frais judiciaires (cf. art. 118 al. 1 let. a in fine CPC). Contrairement à ce qu'a retenu le Tribunal cantonal, c'est donc à bon droit que le premier juge est entré en matière sur la requête de la recourante du 25 janvier 2017. Au demeurant, n'en déplaise à l'intimé, rien n'obligeait la recourante à " plaid[er] remplir les conditions de l'assistance judiciaire " et " conclure reconventionnellement " à l'extension de l'assistance judiciaire déjà au stade de ses déterminations sur la requête en fourniture de sûretés. Il suit de là que le grief est fondé. Son admission n'entraîne toutefois pas encore celle du recours. Nonobstant le dispositif d'irrecevabilité de l'arrêt querellé, il ressort en effet clairement de ses motifs que, par une argumentation subsidiaire, le Tribunal cantonal a examiné le fond du litige en entérinant le raisonnement du premier juge. Il y a donc lieu de lever d'office cette contradiction et de comprendre la décision non pas de manière littérale, mais conformément à sa signification juridique concrète, à savoir comme une décision rejetant le recours dans la mesure de sa recevabilité. Doit donc encore être examinée la motivation subsidiaire retenue par les juges précédents, étant précisé que la recourante la critique, conformément aux exigences susrappelées (cf. supra consid. 2.1).