Citation: 1C_80/2014 E. 2.2

2.2. Les recourants reprochent au Tribunal cantonal d'avoir constaté que la parcelle litigieuse se situait dans un terrain en forte pente, alors qu'elle serait "directement constituée par un mur érigé à la verticale [qui descendrait] jusqu'au terre-plein sur lequel serait érigé l'immeuble litigieux": cet élément serait décisif pour déterminer quel niveau de référence doit servir à calculer la hauteur admissible des façades et exclure l'application de l'art. 21 let. b RPGA. Pour les intéressés, ce serait également à tort que le Tribunal cantonal a retenu que l'immeuble en question n'était pas érigé sur un "socle" ou un terre-plein. Ces griefs doivent être d'emblée rejetés, puisqu'il ressort des plans (et particulièrement des plans de coupes longitudinales) figurant au dossier qu'il y a une différence de niveau entre l'entrée de l'immeuble côté avenue Eugène-Rambert (477,69 m) et le pied de l'immeuble qui se situe au sud à environ 465 m; les étages se comptent d'ailleurs à partir de l'entrée du niveau 1 au niveau 4 et du niveau -1 au niveau -4. Les recourants décrivent qu'une passerelle relie le trottoir à l'entrée du bâtiment, surplombant la rampe d'accès au garage souterrain pour les véhicules: c'est précisément pour tenir compte de la forte déclivité du terrain qu'une telle installation a été réalisée. Dans ces circonstances, en retenant que le terrain était en forte pente la cour cantonale n'a pas fait preuve d'arbitraire. De plus, elle pouvait estimer de façon défendable que l'immeuble litigieux n'était pas érigé sur un socle ou encore une terrasse surélevée ou un terre-plein au sens de l'art. 21 let. c RPGA puisqu'aucune plate-forme ou levée de terre ne sert d'assise au bâtiment et que la situation litigieuse ne correspond pas à la figure 2 de l'annexe du RPGA illustrant l'art. 21 let. c. Il en découle que l'instance précédente pouvait considérer sans arbitraire que le niveau de référence permettant de calculer la hauteur du bâtiment projeté se trouvait au niveau de l'entrée de l'immeuble puisqu'il "correspond au niveau du trottoir existant" tel qu'exigé par l'art. 21 let. b RPGA. Le seul fait qu'une passerelle permet l'accès à l'immeuble ne suffit pas à rendre insoutenable l'application de l'art. 21 let. b RPGA qui a conduit à autoriser la surélévation litigieuse. Les recourants font encore grief au Tribunal cantonal d'avoir retenu de façon totalement inexacte que la dimension des places de parc dans le garage souterrain n'empêchait pas leur utilisation. Ils se contentent toutefois d'affirmer qu'en raison de l'exigüité des places et de l'emplacement des piliers deux places contiguës devraient être louées pour permettre de parquer confortablement un seul véhicule. Cela est toutefois insuffisant à établir le caractère insoutenable de la constatation de fait opérée par la cour cantonale, ce d'autant plus que les recourants ne démontrent pas que les occupants actuels de l'immeuble éprouvent des difficultés dans l'utilisation desdites places. Le seul fait que le dimensionnement desdites places ne correspond plus aux normes actuelles ne signifie pas que les places sont inutilisables. Mal fondé, le grief de la constatation arbitraire des faits doit être écarté.