Citation: 4A_588/2016 E. 3

La recourante estime être en droit de remettre trois nouvelles pièces (non produites dans la procédure cantonale) qui, selon elle, prouveraient que le donneur de leasing était au courant du transfert et qu'il y aurait même donné son accord. C'est en vain qu'elle affirme, dans le souci de respecter l'art. 99 LTF, que ces pièces " résultent évidemment de la décision de l'autorité précédente " (acte de recours p. 17). En effet, la recourante ne prétend pas qu'elle aurait été empêchée de produire ces documents en temps utile dans la procédure cantonale et on ne voit d'ailleurs pas pourquoi elle n'aurait pas pu le faire, ces trois pièces revêtant toutes une date antérieure au début de la procédure de première instance. Le fait que l'autorité aurait arbitrairement omis de tenir compte de certaines pièces (comme la défenderesse l'a prétendu, en vain, supra consid. 2) est une autre question, qui doit être soulevée devant la Cour de céans en invoquant l'arbitraire (art. 9 Cst.) et, contrairement à ce que pense la recourante, il ne s'agit pas d'une situation qui résulterait de la décision de l'autorité précédente en vertu de l'art. 99 LTF. Le grief est irrecevable.