Citation: 1C_625/2019 E. 1

L'arrêt attaqué se fonde à juste titre sur les explications fournies par le MPC dans la procédure de recours: l'interpellation de l'autorité étrangère visait à obtenir les documents qui manquaient lors de la première transmission, et ne concernait dès lors pas la recourante. C'est dans le cadre de cette exécution complémentaire que le transfert en faveur de la recourante aurait été identifié par le MPC, et les documents y relatifs ont ainsi fait l'objet d'une ordonnance de clôture complémentaire du 11 juin 2019. Cette manière de procéder n'apparaît pas critiquable: l'autorité de la chose jugée ne s'appliquant que de manière restreinte aux décisions relatives à l'entraide judiciaire (ATF 121 II 93 consid. 3), le prononcé d'une décision de clôture n'empêche pas l'autorité d'exécution d'obtenir en tout temps des renseignements supplémentaires, dans la mesure où ceux-ci sont couverts par la demande d'entraide initiale (arrêt 1A.8/2005 du 24 mars 2005 consid. 2.2). Il ne s'agit donc pas de remise spontanée au sens de l'art. 67a EIMP. C'est dès lors en vain que la recourante demande la communication d'une interpellation qui ne la concernait pas et d'une demande d'entraide complémentaire qui n'était pas nécessaire. Si les explications du MPC ont divergé sur ces points, on ne saurait y voir une violation du principe de la bonne foi puisque la recourante n'a pas vu sa situation juridique péjorée et qu'elle a pu s'exprimer durant la procédure de recours sur la version des faits présentée par le MPC.