Citation: 2C_1017/2019 E. 6.2

6.2. Dans le présent cas, il ressort des faits de l'arrêt entrepris que l'exercice effectif du droit de visite par le recourant ne correspond pas à un droit de visite usuel. En dernier lieu, l'exercice de ce droit s'effectuait par l'intermédiaire d'un point rencontre deux fois par mois, pour une durée maximale de six heures, ce qui correspondait dans le cas d'espèce à une restriction du droit de visite initialement prévu. Par ailleurs, malgré le montant modeste des contributions d'entretien qu'il était censé verser mensuellement à son épouse pour leurs deux enfants, le recourant n'a rempli que très partiellement cette obligation. En outre, comme déjà mentionné, le comportement du recourant n'a pas été irréprochable : il a été condamné pénalement à deux reprises à 30, respectivement 60 jours-amende, en juin 2014 et décembre 2015, et a dépendu de l'aide sociale sans que le dossier ne révèle de motifs de disculpation. Enfin, le recourant n'explique pas en quoi, en dépit des moyens de communications modernes, il ne serait plus en mesure d'entretenir des contacts avec ses enfants restés en Suisse. A cet égard, il ressort de l'arrêt entrepris que le recourant a visiblement réussi à maintenir depuis la Suisse des liens avec ses trois enfants restés en République démocratique du Congo.