Citation: 6B_1046/2019 E. 1.4

1.4. Le recourant soutient encore que la cour cantonale a procédé à une appréciation arbitraire des preuves en retenant qu'il avait volé la nouvelle carte de crédit de l'intimé dans sa boîte aux lettres (recours, p. 13). Il précise à cet égard que la date d'envoi de la nouvelle carte de crédit et du code PIN à l'intimé ainsi que la date de sa réception par celui-ci ne sont pas prouvées (recours, p. 14). Il ressort de l'arrêt attaqué que la cour cantonale s'est fondée sur le relevé de compte de l'intimé ainsi que sur les déclarations crédibles de celui-ci à la police, dont il résulte qu'il a commandé une nouvelle carte de crédit entre deux à cinq jours avant le 15 août 2017, mais qu'il ne l'a jamais reçue alors que sa banque lui avait confirmé l'avoir envoyée par la poste (arrêt attaqué, consid. 2.2, p. 9). Or, rien dans le dossier ni dans l'arrêt attaqué ne laisse penser que l'intimé aurait menti ou se serait trompé lorsqu'il a fait ces déclarations à la police. La cour cantonale pouvait dès lors sans arbitraire retenir que le recourant, qui habite dans le même immeuble que l'intimé, avait dérobé la carte de crédit de ce dernier dans sa boîte aux lettres le 15 août 2017 ou peu avant.