Citation: C 101/02 08.07.2003 E. 4

4.1 Il est constant que l'assuré a bénéficié d'indemnités de chômage à l'intérieur d'un délai-cadre ouvert dès le 4 juin 1997, qui s'est terminé le 3 juin 1999. S'étant retrouvé au chômage dans l'intervalle de trois ans à l'issue du délai-cadre d'indemnisation, il doit justifier d'une période de cotisation minimale de 12 mois (art. 13 al. 1 deuxième phrase LACI). 4.2 Le fait qu'antérieurement au délai-cadre ouvert dès le 4 juin 1997, le recourant a bénéficié à deux reprises, la première fois du 9 novembre 1992 au 8 mai 1993 et la seconde fois du 4 décembre 1996 au 3 juin 1997, d'un emploi temporaire cantonal auprès de X.________ au titre des actions concernant les ex-indépendants prévues à l'art. 44 de la loi cantonale genevoise en matière de chômage (RSG J.2.20) n'est pas déterminant. Selon le contrat de travail de personnel temporaire (action contre le chômage) conclu le 20 février 2001 par les représentants de X.________, le recourant a été engagé en qualité d'architecte pour la durée du 26 février 2001 au 25 mai 2001. Au regard de l'exigence de la durée formelle du rapport de travail considéré (DTA 2001 n° 16 p. 156 consid. 1b précité et les références), il n'est pas décisif de savoir si le contrat d'une durée formelle de trois mois était renouvelable. La question du caractère renouvelable du contrat de travail de personnel temporaire pouvant demeurer indécise, la commission cantonale de recours n'a pas violé le droit d'être entendu de l'assuré en ne procédant à aucune instruction sur ce point, notamment à l'audition des témoins cités par celui-ci. Quand bien même le contrat de travail de personnel temporaire d'une durée formelle de trois mois aurait été renouvelé par les représentants de X.________, la condition d'une période de cotisation minimale de 12 mois n'aurait pas été remplie et n'aurait pas permis l'ouverture d'un nouveau délai-cadre d'indemnisation. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: