Citation: 1P.164/2000 04.04.2000 E. 5

5.- Le recourant voit un traitement inhumain et dégradant contraire aux art. 7 et 10 al. 3 Cst. et à l'art. 3 CEDH dans la pression psychologique liée à l'incertitude dans laquelle il se trouve quant à la date du jugement, à la peine prononcée et au moment de sa libération. Il n'a toutefois jamais invoqué un tel grief au cours de la procédure cantonale pour justifier sa libération immédiate. Il s'agit dès lors d'un moyen de droit nouveau qui n'est pas recevable à l'appui d'un recours de droit public (cf. ATF 114 Ia 204 consid. 1a p. 205). Au demeurant, la pression psychologique que le recourant déclare subir ne revêt pas une gravité suffisante pour tomber sous le coup des dispositions évoquées et justifier sa libération immédiate.