Citation: U 286/03 01.09.2004 E. 3

En l'occurrence, il y a lieu de se tenir aux conclusions de la doctoresse B.________ en ce qui concerne l'appréciation de la capacité de travail résiduelle de l'assuré. Nonobstant les remarques formulés par l'intimée dans sa réponse au recours, il n'existe pas de motif impérieux de s'en écarter (cf. ATF 125 V 352 consid. 3b/aa). Cela étant, on doit donner raison au recourant lorsqu'il reproche aux premiers juges de lui avoir, sur cette base et sans même procéder à une évaluation chiffrée de son invalidité, dénié purement et simplement tout droit à des prestations d'assurance (in casu : une rente). En effet, la notion légale de l'invalidité est avant tout économique (voir consid. 1.2 supra). Quand bien même un assuré jouit-il d'une capacité de travail entière dans une activité adaptée à son atteinte à la santé, cela ne signifie pas encore qu'il ne subit aucune diminution de sa capacité de gain. Une fois que le taux de la capacité de travail résiduelle exigible est déterminé, il importe encore d'évaluer ses conséquences économiques (revenus hypothétiques avec et sans invalidité). Dans le cas présent, les premiers juges pouvaient d'autant moins s'en dispenser qu'aux termes de l'art. 18 al. 1 LAA dans sa version en vigueur jusqu'au 1er juillet 2001, un assureur-accidents est tenu d'accorder une rente d'invalidité même si le degré d'invalidité de l'assuré concerné se révèle être inférieur à 10 %. Quant au grief du recourant relatif à l'assistance judiciaire pour la période du 1er décembre 2001 au 26 septembre 2003, on ne peut que constater qu'il est bien fondé. Le jugement entrepris est muet sur ce point quand bien même le recourant avait réitéré sa demande d'assistance judiciaire dans son écriture «détermination sur suite de cause» du 9 juillet 2002. Dans ces conditions, il convient d'annuler le jugement entrepris et de renvoyer la cause aux premiers juges afin qu'ils procèdent à une évaluation concrète et chiffrée de l'invalidité du recourant selon la méthode générale de la comparaison des revenus, et statuent sur sa demande d'assistance judiciaire.