Citation: 4A_417/2013 E. 3.2

3.2. A lire le mémoire d'appel, il apparaît clairement que le défendeur requiert de n'être pas condamné au paiement à son adverse partie de la somme de 821'221,75 USD ou sa contrevaleur de 989'687 fr.18. Il n'admet être débiteur d'aucun autre montant, inférieur à la somme précitée. Ses conclusions libératoires sont demeurées identiques dès le début du litige, que ce soit sur le volet contractuel ou celui délictuel de l'action. Il suit de là que, contrairement à l'appréciation de la cour cantonale, les conclusions d'appel sont donc recevables à la lumière de l'art. 311 CPC. Mais il n'en découle pas que la cause doit être renvoyée à la Cour de justice afin qu'elle se saisisse de l'appel et examine le mérite du volet contractuel de l'action ouverte par l'intimée. En effet, à titre préjudiciel, la cour cantonale a bel et bien contrôlé au fond cette partie du litige, qui a fait l'objet du jugement sur partie rendu le 23 mars 2012. A ce propos, elle a considéré ce qui suit: le recourant, lorsqu'il a ouvert quatre comptes auprès de l'intimée le 30 juillet 2008, a signé notamment les conditions générales de celle-ci et accepté que la correspondance soit gardée banque restante; il a obtenu ultérieurement de l'intimée deux crédits (un crédit contre titres le 24 septembre 2008 et un crédit lombard le 10 octobre 2008), par le débit desquels il a fait virer un montant de 2 millions d'USD sur un compte qu'il avait ouvert dans une banque tierce et a acheté des titres pour 525'885,87 USD; le 3 décembre 2008, la banque, alertée par des articles de presse faisant état de malversations commises par la société pour laquelle le recourant avait agi dans le cadre de l'octroi à celle-ci de deux autres crédits auprès du même établissement, a dénoncé au remboursement avec effet immédiat, par courrier adressé banque restante, les crédits octroyés au recourant; lors de la dénonciation desdits crédits, selon un décompte de l'intimée resté incontesté, le recourant était débiteur de cette dernière d'un montant global de 2'525'885 USD; la résiliation des crédits était valable du moment que l'art. 15 des conditions générales de l'intimée l'autorisait en tout temps; elle pouvait être signifiée par banque restante, dès l'instant où le recourant avait accepté expressément ce mode de communication avec l'intimée; la banque n'avait pas résilié les prêts de manière abusive ou contrairement à la bonne foi (art. 2 CC), puisque le recourant n'a pas contesté la baisse importante de la cotation des titres qu'il avait nantis ni prétendu que l'intimée n'avait pas de motifs d'être alarmée par les révélations de la presse relatives à A.________, suspectée par la SEC de manipulations illicites de cours de titres. Dans ces circonstances particulières, où la branche du litige ayant fait l'objet d'un jugement partiel a été contrôlée au fond avec minutie par la cour cantonale à titre préjudiciel, aucun renvoi de l'affaire à celle-ci ne se justifie. Le moyen est infondé.