Citation: 1C_525/2015 E. 4

L'argument tiré de la protection de la bonne foi n'est pas mieux fondé. Il ressort en effet de ce qui précède que la portée de la décision du 11 septembre 2008 était clairement définie et conforme à la loi. En particulier, l'autorité a expressément interdit l'usage d'un permis étranger, et ce pour toutes les catégories de véhicules. Cette décision initiale a été régulièrement rappelée dans les différents refus de révocation ultérieurs, notamment celui du 31 mai 2013 qui mentionne l'inaptitude du recourant à la conduite des véhicules du 3ème groupe. Quant à la première décision imposant un délai d'attente, du 4 octobre 2013, elle rappelle que la mesure de retrait préventif concerne également cette catégorie de véhicules. Le recourant admet que lors de son interpellation du 27 juin 2014, il lui a été rappelé qu'il était sous le coup d'un "retrait de permis". Il a certes interpellé le SAN à ce sujet, mais, ce dernier n'ayant pas répondu, il ne pouvait se prévaloir d'une quelconque garantie ou renseignement de la part de l'autorité. Il ne saurait ainsi invoquer ni sa bonne foi, ni une erreur de droit.