Citation: 6B_23/2022 E. 2.4

2.4. Le recourant s'en prend tout d'abord au raisonnement principal de la cour cantonale. Il soutient qu'au printemps 2010, sa fille n'aurait jamais fait part à l'intimée d'un ressenti désagréable en lien avec le bain qu'ils ont partagés ou avec les chatouilles. En retenant le contraire, la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire. Au gré de ses explications, le recourant reconnaît pourtant qu'à cette époque, sa fille s'est plainte auprès de l'intimée du fait qu'il la chatouillait un peu partout et qu'elle ne voulait plus qu'il le fasse. Pour cette seule raison, on ne décèle pas que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en inférant des déclarations de l'enfant, soit qu'elle ne voulait plus qu'il le fasse, qu'elle l'avait ressenti comme une expérience désagréable. Le recourant estime encore que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en ne mentionnant pas que sa fille a rapidement démenti ses premières déclarations du printemps 2010. Pourtant, cet élément ressort expressément de l'exposé des faits retenus par le tribunal de première instance (arrêt attaqué consid. 2) et repris par la cour cantonale. Le seul fait que l'enfant ait finalement déclaré avoir menti, après une discussion avec son père, n'est pas suffisant pour dire que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire. Il n'y a rien d'étonnant à ce que la fille du recourant, âgée de 7 ans au moment des faits, ait changé sa version après une discussion avec lui. Cela n'implique pas encore que l'intimée ait été convaincue par ces rétractations et donc, qu'elle savait le recourant innocent. Partant, puisque le recourant ne le conteste pas (ou échoue à le faire sous l'angle de l'arbitraire), la cour cantonale pouvait retenir que l'intimée avait connaissance des éléments suivants depuis le printemps 2010: Le recourant s'est baigné avec sa fille; il l'a chatouillée à cette occasion et, parfois, lorsqu'il allait lui dire bonne nuit; l'enfant s'est plaint auprès de l'intimée du comportement du recourant; l'enfant a, par la suite, déclaré avoir menti, après une discussion avec son père; en lien avec ces événements, l'enfant a évoqué un ressenti désagréable. Le recourant ne démontre pas et on ne décèle pas, sur la base de ces éléments, que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en retenant qu'au printemps 2010 déjà, l'intimée était légitimée à penser que sa fille avait subi des attouchements sexuels de la part du recourant et ainsi, qu'elle l'a dénoncé en le pensant coupable ou, à tout le moins, qu'un doute subsistait à cet égard.