Citation: 6B_1065/2015 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a considéré qu'il était suffisamment établi que le recourant avait eu une attitude globalement inadéquate. Elle a ainsi jugé que le comportement civilement illicite du recourant était bien à l'origine de l'intervention des agents de sécurité et de la poursuite pénale, étant précisé qu'en droit pénal, les fautes ne se compensaient pas. En répartissant les frais de la procédure de première instance entre les trois protagonistes, le premier juge avait correctement appliqué l'art. 426 al. 2 CPP. S'agissant de l'indemnité réclamée, tout en rappelant que c'était le comportement inadéquat du recourant qui était à l'origine de la procédure pénale, la cour cantonale a relevé, à l'instar du premier juge, que c'était le retrait de plainte de B.________ - voire la prescription s'agissant des voies de fait à l'encontre de A.________ - qui avait permis d'acquitter le recourant. Le refus de lui allouer une indemnité au sens de l'art. 429 CPP était dès lors fondé. Ce refus se justifiait d'autant plus qu'en application du chiffre I de la convention signée par les parties le 7 mai 2015, le recourant avait déjà obtenu une compensation financière de la part de B.________ et de A.________ à hauteur de 2'000 fr. à titre de dommages et intérêts et de participation aux dépens de la procédure pénale.