Citation: 2C_244/2023 E. 4.6.1

4.6.1. S'agissant du motif de réexamen prévu à l'art. 64 al. 2 let. a LPA/VD, à savoir la modification notable des circonstances de fait à la base de la décision litigieuse, les recourants perdent manifestement de vue que les décisions pénales dont ils se prévalent constituent certes de vraies nova, mais que l'état de fait sur lequel celles-ci sont fondées ne concerne nullement des faits survenus après la prise de la décision du 3 mars 2021. En effet, il ressort des constatations cantonales, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF; cf. supra consid. 2.2), que les décisions pénales en question portent sur les événements qui se sont déroulés les 20 juin, 3 octobre (selon les recourants) et 3 novembre 2020 au sein de l'établissement, et il n'apparaît pas - et les recourants ne prétendent d'ailleurs pas le contraire - que celles-ci auraient établi des faits qui se seraient réalisés après le 3 mars 2021. Au surplus, il est constant que l'état de fait à la base de la décision sur reconsidération du 3 mars 2021 concerne des incidents ponctuels et révolus dans le temps, et non pas un état de fait permanent et ouvert susceptible d'évoluer avec le temps, à l'instar du statut d'une personne sous l'angle du droit des étrangers (cf. ATF 146 I 185 consid. 4.2; 136 II 177 consid. 2.2.1), de sorte que la voie du réexamen pour le motif ici analysé n'entre quoi qu'il en soit pas en ligne de compte.