Citation: 6B_737/2024 E. 2.3.7

2.3.7. La recourante estime qu'aucun élément pertinent ne pouvait être retenu en faveur de l'intimée à partir des déclarations de ses amis présents au salon de coiffure le jour de l'appel téléphonique litigieux. Elle relève que ces témoins savaient tous parfaitement sur quoi porterait l'audition et qu'aucun d'eux n'avait " vu ni entendu " l'appel passé par l'intimée. Ainsi, il était arbitraire de retenir exclusivement ces témoignages. Or, se contenter de reprendre des griefs auxquels la juridiction cantonale a déjà répondu sans plus ample motivation ne suffit pas à démontrer que l'appréciation de la cour cantonale serait arbitraire et constitue une argumentation appellatoire qui ne satisfait pas aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF. En effet, les juges précédents, après avoir relevé que l'état de l'intimée tel que décrit par la recourante dans sa plainte (" elle avait commencé à hurler ") semblait incompatible avec l'ambiance festive au sein du salon de coiffure ce jour-là - atmosphère que les trois autres témoins présents sur place avaient confirmée, tout comme le fait qu'ils n'avaient pas entendu l'intimée tenir des propos racistes ou insultants - ont expliqué que, même si aucun d'eux ne semblait avoir prêté une oreille attentive à la conversation litigieuse, il apparaissait que si l'intimée avait adopté un tel comportement (insultes et hurlements), cela ne serait très certainement pas passé inaperçu, la témoin I.________ ayant même confirmé que la précitée ne semblait pas irritée après l'appel en question. La cour cantonale a également relevé que le fait que les témoins savaient sur quoi allait porter leur audition n'enlevait rien à leur crédibilité dès lors qu'aucun d'eux n'avait affirmé avoir intégralement suivi l'appel téléphonique litigieux, tous ayant été particulièrement mesurés dans leurs propos, relatant uniquement ce qu'ils avaient vu et entendu. Le grief de la recourante est dès lors, là encore, irrecevable.