Citation: 6B_272/2022 E. 3.7

3.7. Le recourant prétend que la cour cantonale aurait arbitrairement retenu que l'expertise du Dr K.________ retenait un risque de récidive moyen à élevé et qu'une récidive en matière sexuelle n'était pas exclue. Certes, l'expert a effectivement souligné qu'"Un nouveau passage à l'acte - même soutenu par la position subjective perverse - ne sera pas forcément illicite au sens du code pénal" (cf. dossier cantonal, rapport d'expertise psychiatrique du 25 mai 2020, pièce 70, p. 71; art. 105 al. 2 LTF). Cela ne signifie pas pour autant que l'expert a exclu une récidive de nature "pénale". Il a précisé que le recourant était à risque de commettre des passages à l'acte (licites et/ou illicites), le risque était modéré à élevé (cf. dossier cantonal, rapport d'expertise psychiatrique du 25 mai 2020, pièce 70, p. 40; art. 105 al. 2 LTF). D'ailleurs, à la question relative à la récidive spéciale suivante: "l'expertisé est-il aujourd'hui susceptible de commettre de nouveaux actes punissables du même genre que ceux pour lesquels il a été jugé? Cas échéant, le risque de récidive doit-il être considéré comme important et imminent ?", l'expert a clairement répondu que "Les caractéristiques de la personnalité d[u recourant] sont fixées et stables et elles sont donc compatibles avec un risque moyen à élevé de mise en acte dans ses rapports avec l'autre" (cf. dossier cantonal, rapport d'expertise psychiatrique du 25 mai 2020, pièce 70, p. 70; art. 105 al. 2 LTF). Partant, la cour cantonale a retenu sans arbitraire que le risque de récidive était moyen à élevé. S'agissant du type de récidive, la cour cantonale a retenu que le fait que l'expert avait précisé que le risque de récidive ne concernait pas automatiquement des actes de nature sexuelle et que le passage à l'acte était tributaire de l'environnement dans lequel le recourant se trouvait, n'avait rien de rassurant et n'excluait naturellement pas une récidive en matière sexuelle, ce d'autant moins que le recourant semblait avoir pour projet de retourner vivre en Thaïlande, soit dans un environnement identique à celui qui prévalait lorsque les faits pour lesquels il avait été condamné s'étaient produits. Le recourant ne démontre pas en quoi cette appréciation serait arbitraire et tel n'apparaît pas être le cas. Son grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.