Citation: 4P.154/2004 30.11.2004 E. 4

4.1 A suivre les recourants, ce serait de manière indéfendable que l'autorité cantonale aurait constaté que l'information tue avait trait à la probabilité d'un contrôle ultérieur par les SI des installations électriques du bâtiment, éventualité que A.________ ne pouvait manquer de prendre en compte. Et les demandeurs de se référer à l'arrêt 4C.237/1999. 4.2 Faute d'avoir exercé un recours en réforme, les recourants ne sont pas recevables à s'en prendre au raisonnement des juges cantonaux fondés sur la responsabilité précontractuelle, qui oblige, déjà pendant les pourparlers contractuels, les parties à se comporter conformément aux règles de la bonne foi. Il s'agit bien évidemment d'un principe de droit fédéral (cf. ATF 128 III 324 consid. 2, 120 II 331 consid. 5), que le Tribunal fédéral ne saurait revoir en instance de recours de droit public, vu la subsidiarité de cette voie de droit (art. 84 al. 2 OJ). 4.3 Le précédent invoqué n'a de toute manière aucune pertinence. Dans cet arrêt, une partie contractante avait passé sous silence, lors de la signature d'un acte de vente immobilière, que les canalisations du bien-fonds acheté devaient obligatoirement être raccordées à un nouveau collecteur d'eaux usées installé dans le quartier. Dans la présente espèce, il a été retenu, sans arbitraire, que les SI n'avaient pas exigé que des travaux d'électricité soient accomplis dès l'acquisition de l'immeuble, mais qu'il avait été simplement question d'un contrôle ultérieur. Enfin, il n'y a rien d'insoutenable à admettre que celui qui acquiert un immeuble vétuste et qui est au bénéfice d'une formation d'ingénieur doit s'attendre à ce que l'autorité compétente procède dans les années à venir à des vérifications des installations électriques. Le grief n'a aucun fondement, dans la faible mesure de sa recevabilité.