Citation: 4A_517/2022 E. 8.2

8.2. Les critiques que formule la cour cantonale quant au fait que plusieurs pièces n'ont pas été produites ne sont pas choquantes. Les recourants se seraient limités à " évoqu[er] dans l'appel " la destruction du dossier de l'affaire D.________ Sàrl (cf. " Bref préambule ", p. 4 de leur recours, sans qu'ils ne fournissent pour autant de références précises à leur appel). On ne saurait quoi qu'il en soit retenir que ce dossier a été entièrement détruit (cf. consid. 2.3 supra). Par ailleurs, si certains termes employés par les juges cantonaux dans leur arrêt peuvent avoir heurté la sensibilité des recourants, on ne discerne objectivement pas de matière à retenir un manque d'impartialité de leur part. Dans leur " Bref préambule ", les recourants soulignent encore que les effets de la prévention se manifestent sur l'ensemble de l'arrêt cantonal. En particulier, il critiquerait un défaut de motivation de l'appel pour ne pas traiter correctement les griefs, alors que la motivation aurait été précise et systématique. Ou encore, il refuserait d'examiner des arguments en considérant qu'ils relèvent du fait, alors qu'il s'agirait de raisonnements juridiques. Toutefois, de jurisprudence constante, des décisions (mêmes) viciées, voire arbitraires, ne fondent pas en soi une apparence objective de prévention; seules des erreurs particulièrement lourdes ou répétées, constitutives de violations graves des devoirs du magistrat, peuvent en conséquence justifier une suspicion de partialité, pour autant que les circonstances corroborent à tout le moins objectivement l'apparence de prévention (ATF 138 IV 142 consid. 2.3 et les arrêts cités; arrêt 4A_140/2014 du 6 août 2014 consid. 3.3). En l'occurrence, ces conditions restrictives ne sont quoi qu'il en soit pas réalisées.