Citation: 4F_8/2023 E. 2

Dans sa demande de révision, la requérante tente de démontrer, dans un mémoire s'étendant sur 16 pages, qu'elle avait bel et bien contesté l'état de fait retenu par la cour cantonale, dans son recours ayant donné lieu à l'arrêt du 18 janvier 2023. La requérante ne comprend toujours pas que, dans cet arrêt, le Tribunal fédéral a tenu compte de son argumentation, mais a considéré que celle-ci ne démontrait pas que la cour cantonale aurait établi l'état de fait de manière arbitraire. En d'autres termes, son argumentation n'a pas convaincu le Tribunal fédéral de la réalisation du grief invoqué. Dans son arrêt du 27 septembre 2023, rendu sur demande de révision de la recourante fondée sur l'inadvertance (art. 121 let. d LTF), le Tribunal fédéral a exposé qu'aucune inadvertance n'avait été commise, celle-ci ne pouvant se réaliser que lorsque le Tribunal fédéral n'a pas pris en considération une pièce déterminée, versée au dossier de la procédure du recours en matière civile, qui a précédé et a abouti à l'arrêt du Tribunal fédéral, ce qui n'était pas le cas en l'espèce. Bien qu'elle formule une demande de révision d'un arrêt de révision, la requérante n'invoque pas d'irrégularités commises dans cette dernière procédure, mais elle revient une deuxième fois sur le motif de révision écarté par l'arrêt de révision. Sa critique est déjà irrecevable pour cette raison. De plus, la requérante ne fonde sa présente demande de révision de l'arrêt du 27 septembre 2023 sur aucune des dispositions des art. 121 à 123 LTF et il ne ressort au demeurant pas de son acte que les conditions posées par ces dispositions seraient réunies. En lieu et place d'une motivation juridique, elle ne fait que répéter en substance, qu'il aurait fallu admettre son grief d'établissement arbitraire des faits dans le premier arrêt du Tribunal fédéral. La demande de révision est par conséquent irrecevable.