Citation: 6B_665/2017 E. 2.2.2

2.2.2. S'agissant des faits survenus aux environs du 8 août 2003, la cour cantonale a considéré que les déclarations de l'intimée avaient été précises et constantes. Celle-ci avait toujours affirmé que les faits s'étaient produits dans sa chambre, à U.________, alors qu'elle était allée essayer le pyjama qu'elle avait reçu en cadeau de sa grand-mère. Les déclarations de l'intimée comportaient par ailleurs des détails qui, selon la cour cantonale, étaient difficiles à imaginer s'ils n'avaient pas été vécus. L'intimée avait ainsi déclaré qu'arrivée dans sa chambre pour se changer, le recourant lui avait dit de s'asseoir à côté de lui sur le lit et d'ôter sa culotte. Il lui avait demandé de se toucher elle-même et lui avait dit qu'il allait le faire également. Il avait mouillé ses doigts, l'avait caressée et avait introduit ses doigts dans son vagin. Il l'avait fait s'allonger sur le lit et l'avait pénétrée vaginalement. L'intimée ne s'était pas souvenue quand le recourant s'était déshabillé, ni avoir vu celui-ci nu. Elle s'était juste rappelée avoir fixé le plafond, serré les poings et attendu que cela se passe. Les actes avaient duré quelques minutes. Sa grand-mère était venue ouvrir la porte de sa chambre mais était ressortie. Elle n'avait rien dit et avait laissé faire. L'intimée avait déclaré s'être rendue en 2003 chez le gynécologue, après son quinzième anniversaire. C'était la première fois qu'elle y allait. Elle n'avait jamais eu de relations sexuelles avec son petit ami de l'époque. Elle ne s'était pas confiée à la gynécologue, qui était "froide", d'autant que E.________ était auprès d'elle durant la consultation. La psychologue suivant l'intimée avait en outre rapporté que la mise en place de détails précis et rigoureux l'avait amenée à faire l'hypothèse que celle-ci avait été victime de son agresseur lors de ses 15 ans. Le fait que l'intimée ne se souvenait plus de ce qui s'était passé après le viol, de même que l'indifférence liée à la présence des autres invités, lui semblait assez caractéristique de la véracité des événements. Selon la cour cantonale, le recourant avait pour sa part nié les faits, affirmant que ceux-ci auraient été impossibles vu la proximité entre la chambre où l'agression avait pris place et la terrasse où se trouvaient les convives. En outre, selon lui, personne ne se souvenait du pyjama que l'intimée avait reçu en cadeau. Certes, pour la cour cantonale, les témoins entendus ne s'étaient pas rappelés si l'intimée avait reçu un pyjama pour ses 15 ans. Cette seule circonstance ne suffisait pas à remettre en cause la crédibilité de l'intimée, d'autant que les faits s'étaient passés 11 à 12 ans avant que les témoins fussent entendus. Enfin, selon l'autorité précédente, les circonstances de l'agression, soit au domicile de la mère de l'intimée durant sa fête d'anniversaire, n'étaient pas insolites.