Citation: 2C_408/2007 05.12.2007 E. 2

En sa seule qualité de ressortissant italo-espagnol, le recourant peut, en principe, prétendre à l'octroi d'une autorisation de séjour, par exemple pour exercer une activité lucrative en Suisse (cf. art. 4 ALCP et 2 par. 1 annexe I ALCP). Il échappe ainsi au motif d'irrecevabilité prévu à l'art. 83 lettre c ch. 2 LTF (cf., sous l'ancien droit, l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ; ATF 131 II 339 consid. 1.2 p. 343 s. et les arrêts cités). Quant à sa compagne, étant elle-même empêchée de continuer à vivre en concubinage avec le recourant en Suisse, elle est certes également touchée, de manière indirecte, par la décision attaquée. Il n'est toutefois pas certain qu'il faille, à l'égal de ce que prévoit la jurisprudence pour les épouses suisses ou étrangères de ressortissants étrangers ayant pris part à la procédure cantonale aux côtés de leur conjoint (cf. arrêts du 23 avril 2004, 2A.240/2003, consid. 1.3; du 9 octobre 1998, 2A.383/1998, consid. 2c; du 30 septembre 1998, 2A.103/1998, consid. 1c), lui reconnaître la qualité pour recourir en procédure fédérale: en effet, au contraire d'une femme mariée, elle n'est touchée par la mesure litigieuse que dans sa vie privée, mais non dans sa vie familiale au sens étroit. La question peut néanmoins rester indécise, car le recours est de toute façon ouvert pour son concubin. Pour le surplus, formé en temps utile et dans les formes prescrites, le recours est en principe recevable.