Citation: 9C_424/2021 E. 4.2

4.2. Le recourant ne conteste ni sa qualité d'organe de la société B.________ Sàrl (du 25 novembre 2014 au 20 décembre 2018), ni le calcul du montant de 267'869 fr. 60. Invoquant une violation de l'art. 52 LAVS, en lien avec l'art. 772 CO, le recourant soutient qu'il n'a pas commis de faute grave dans la gestion de la société, qu'il n'existe pas de lien de causalité entre une prétendue faute grave de sa part et la survenance du dommage, qu'il n'a plus eu la possibilité d'empêcher le dommage après son départ de la société (alors qu'il restait des factures ouvertes pour 335'000 fr. au moment de son départ) et que la caisse de compensation intimée a fait preuve de mauvaise foi en rejetant toute responsabilité de sa part dans la survenance du préjudice. Il fait valoir qu'il était en particulier raisonnable de penser qu'à terme, l'essentiel des créances clients serait réglé à condition que l'entreprise maintienne son activité. Il n'avait dès lors eu d'autre choix que de tenter de maintenir l'appareil de production en activité, en versant les salaires et en payant les fournisseurs. En offrant des plans de paiement de longue durée, la caisse de compensation avait d'ailleurs admis implicitement qu'il pouvait y avoir des retards conséquents de cotisations. En d'autres termes, il affirme qu'il ne peut être tenu responsable des cotisations sociales impayées car la société ne disposait pas des liquidités financières suffisantes pour les acquitter.