Citation: U 147/99 15.10.2001 E. 1

état antérieur dégénératif. Selon l'expérience acquise en matière de médecine des accidents, l'aggravation significative et donc durable d'une affection dégénérative préexistante de la colonne vertébrale par suite d'un accident est prouvée seulement lorsque l'imagerie médicale met en évidence un tassement subit des vertèbres, ainsi que l'apparition ou l'aggravation de lésions après un traumatisme (RAMA 2000 n° U 363 p. 46 sv. consid. 3a). Or, selon le bilan osseux du 11 juillet 1996, les radiographies de la colonne cervicale, de la colonne dorsale, de la colonne lombaire et du bassin n'ont pas montré de fracture, fissure ou luxation. Le fait que le recourant a été adressé à la Clinique K.________ pour un test ergonomique de base afin de déterminer ses capacités et que les résultats de ce test ne sont jamais parvenus à la Clinique thermale U.________ ne change rien à ce qui précède. Du reste, dans le rapport de sortie du 19 septembre 1997, les médecins indiquent qu'ils ont renoncé à répéter ce test dans la mesure où, lors des examens cliniques, quatre signes de Waddell sur cinq et un des deux critères de Kummel étaient positifs et que, dans ces conditions, le test ergonomique de base perdait de sa signification. Ils ont constaté que le recourant souffrait déjà avant la survenance de l'accident, et cela depuis des années, de lombalgies, sans que ces dernières l'aient pour autant obligé de cesser son travail, et que sur le plan radiologique, on retrouvait de nettes lésions dégénératives avec une ankylose incertaine au niveau de L3-L4. Selon le docteur G.________, une nouvelle radiographie effectuée le 26 février 1998 ne montrait aucune séquelle osseuse de traumatisme ni de lésions osseuses (rapport médical intermédiaire du 3 mars 1998). Dès lors, même si la chute du 11 juillet 1996 a pu aggraver le substrat dégénératif préexistant, hypothèse que le docteur H.________ n'exclut pas, cela ne remet pas en cause les conclusions de la juridiction cantonale en ce qui concerne les lombalgies, les discopathies et la spondylodiscite, affections qui ne sont plus en relation de causalité naturelle avec l'accident. En effet, il n'y a aucune raison de s'écarter sur ce point de l'appréciation du docteur H.________ en ce qui concerne le statu quo sine (rapport du 20 mars 1998), confirmée par le docteur I.________ (appréciation médicale du 7 mai 1998). e) Les premiers juges ont conclu que les nucalgies et les paresthésies étaient apparues par la suite et qu'elles se seraient de toute façon manifestées, même sans la survenance de l'accident du 11 juillet 1996. Cela n'est pas en contradiction avec les constatations du docteur E.________ en ce qui concerne la persistance de cervico-nucalgies et l'apparition de paresthésies (rapport du 19 juin 1997). Le traitement auprès du docteur G.________ s'est terminé le 3 mars 1998. Le chiropraticien, qui a diagnostiqué des nucalgies/céphalées occipitales avec brûlures et une méralgie paresthésique à gauche, n'arrive pas à objectiver de séquelles de l'accident incriminé. De son côté, le docteur H.________ n'a pas pu établir une corrélation claire entre les plaintes subjectives et le substrat organique en tenant compte uniquement des séquelles de l'événement du 11 juillet 1996. Se référant à l'avis émis par de nombreux experts de la colonne vertébrale, le médecin d'arrondissement de l'intimée en conclut que l'état antérieur du rachis était rétabli au plus tard six mois, ou un an (en présence d'une pathologique dégénérative) après la survenance du traumatisme ayant consisté dans une contusion dorso-lombaire. On ne saurait dès lors reprocher aux