Citation: 6P.130/2006 18.08.2006 E. 1

La recourante invoque une violation de la garantie constitutionnelle d'être traitée sans arbitraire par les organes étatiques (art. 9 Cst.) en relation avec la constatation selon laquelle la plaignante a eu connaissance du fax incriminé le 26 juin 2002 seulement et donc que la plainte du 25 septembre 2002 a été déposée dans les trois mois. 1.1 Le recours de droit public au Tribunal fédéral pour violation des droits constitutionnels des citoyens est ouvert contre une décision cantonale de dernière instance (art. 84 al. 1 let. a et art. 86 al. 1 OJ). Cette exigence de l'épuisement des instances cantonales signifie que le recourant doit faire valoir ses griefs devant la dernière instance cantonale et ne peut pas en soulever de nouveaux dans le cadre du recours de droit public. Une exception est admise lorsque l'autorité cantonale disposait d'un pouvoir d'examen libre et devait appliquer le droit d'office, sauf lorsque le nouveau grief se confond avec l'arbitraire ou lorsque le fait d'avoir tardé à présenter un grief lié à la conduite de la procédure est contraire à la bonne foi (ATF 119 Ia 88 c. 1a p. 90). L'arrêt attaqué constate qu'aux débats d'appel, la recourante a renoncé à invoquer l'éventuelle tardiveté de la plainte et que la question de la recevabilité de celle-ci ne se posait donc pas (c. 1c/bb, p. 4). L'arrêt cantonal semble ainsi constater que la recourante n'a pas valablement soulevé de grief à ce sujet au plan cantonal, ce qui entraînerait l'irrecevabilité du présent grief faute d'épuisement des voies de recours cantonales. La question peut rester indécise.