Citation: 5C.140/2001 10.09.2001 E. B

B.- Le 28 septembre 2000, le SPDJ a interdit à B.________ toute visite à son fils J.________. Il s'est fondé sur un rapport établi le 28 septembre 2000 par le département de pédiatrie de l'Hôpital cantonal universitaire de Genève, qui expose: - qu'il a été retrouvé, dans les urines de J.________ du 23 septembre 2000, une quantité non négligeable d'halopéridol (Haldol), un neuroleptique puissant qui n'est pas détenu par le service et qui n'a pas pu être absorbé par le lait maternel, l'enfant n'étant plus allaité; - qu'il a été observé chez B.________ une attitude inadéquate avec mouvements brusques dans les soins envers son enfant; - que B.________ tient souvent des propos et des discours incohérents envers l'enfant, les infirmières et les médecins et n'est pas du tout consciente de ses problèmes; - que l'équipe soignante et médicale de l'unité de développement ainsi que les pédopsychiatres sont unanimes pour dire que l'on exposerait ainsi J.________ à un risque trop important en permettant à sa mère de continuer à le voir, en sachant que même sous surveillance infirmière, une maltraitance ne peut pas toujours être évitée. B.________ a contesté avoir administré des neuroleptiques à son fils.