Citation: 6B_584/2019 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la cour cantonale s'est également référée, s'agissant du sursis, aux développements des premiers juges (cf. art. 82 al. 4 CPP). Elle a relevé que ces derniers avaient retenu un pronostic futur très mitigé concernant le recourant, compte tenu de ses antécédents, soit trois condamnations en 2016 n'ayant eu aucun effet dissuasif au vu des faits survenus en décembre de cette même année, lesquels étaient se surcroît beaucoup plus graves. Il a également été tenu compte des conclusions de l'expert psychiatre, qui a évoqué un risque de récidive modéré à élevé pour des actes de même nature. La cour cantonale a encore ajouté que, malgré la mise en place du traitement ambulatoire, à la demande du recourant, ce dernier ne répondait pas aux convocations du Service de l'exécution des sanctions pénales et de la probation (SESPP) et du Réseau fribourgeois de santé mentale (RFSM), la plupart du temps sans excuse. Elle a dès lors considéré qu'il ne lui était pas possible de se rendre compte de son évolution depuis le jugement de première instance. L'attitude du prévenu laissait à penser qu'il n'a pas compris la gravité des actes commis, qu'il refuse toute aide dans un cadre structurant dont l'absence l'expose à des facteurs déstabilisants pouvant conduire à de nouveaux comportements violents, ainsi que l'avait relevé l'expert psychiatre. Le recourant objecte que la cour cantonale a elle-même relevé que le recourant n'avait plus commis d'infraction depuis le 17 décembre 2016, date des faits. Il reproche à la cour cantonale la motivation très succincte de son arrêt. Toutefois, les éléments mis en exergue plus haut permettent de comprendre et de justifier - sans contradiction, quoi qu'en pense le recourant - les raisons pour lesquelles la cour cantonale a retenu un pronostic futur très mitigé le concernant, à la suite des premiers juges. Autrement dit, les éléments retenus lui permettaient de nourrir de sérieux doutes sur les perspectives d'amendement du recourant. La cour cantonale n'a pas non plus, sur ce point, abusé du large pouvoir d'appréciation qui lui est reconnu. Elle n'a donc pas violé le droit fédéral en refusant au recourant le bénéfice d'un sursis complet. Le grief s'avère par conséquent lui aussi infondé.