Citation: 9C_523/2020 E. 5.2

5.2. Le recourant invoque ensuite en vain l'arbitraire, en faisant valoir que la juridiction cantonale ne s'est fondée que sur les déclarations de l'ancien directeur technique pour admettre qu'il était en mesure d'occuper ce poste, alors que D.________ avait au contraire attesté qu'il était impossible de dissocier les tâches légères des tâches lourdes dans cette activité. A l'inverse de ce que prétend le recourant, les premiers juges ont pris en considération plusieurs autres éléments au dossier, en plus des renseignements donnés par C.________, selon lequel son poste de directeur technique avait consisté principalement en des tâches d'encadrement, de gestion et de travaux administratifs, alors qu'il n'avait effectué que très occasionnellement des travaux mécaniques (note d'entretien téléphonique du 18 janvier 2018). Ils ont ainsi déduit du cahier des charges produit par le recourant en 2018 que le poste de directeur technique (correspondant à celui de chef d'atelier) comportait essentiellement des tâches administratives, d'encadrement et de gestion, seuls 10 % des tâches correspondant à des "travaux de mécanique lourde", incompatibles avec les limitations de l'assuré, voire 20 % tout au plus en excluant la tâche de "diagnostic sur véhicule" comme le voulait le recourant. A ce sujet, on constate que cette description des tâches n'est pas contredite par l'attestation de D.________ invoquée par le recourant. Si le prénommé a indiqué que le recourant ne pourrait en aucun cas le remplacer dans ses fonctions de directeur technique, dans lesquelles les tâches, diverses et variées selon le cahier des charges, ne pouvaient être exécutées séparément et confiées à un tiers, "a fortiori à M. Galati en raison de ses limitations physiques", il n'a pas précisé la nature des tâches ni commenté celles qui ressortaient de son cahier des charges. Par ailleurs, en lien avec cette attestation et l'exigibilité du poste de directeur technique, la juridiction cantonale a constaté, en se fondant sur le rapport de réadaptation professionnelle du 6 septembre 2013, que le recourant avait déjà occupé ce poste par intérim, de sorte qu'il était de toute évidence capable d'accomplir les tâches qu'impliquait cette fonction, à tout le moins la plupart d'entre elles. A cet égard, il ressort dudit rapport qu'à la question de savoir pourquoi il ne reprendrait pas le poste de directeur technique alors vacant, le recourant a répondu que cela n'était pas possible pour des questions d'organisation, avant de préciser que l'organisation actuelle était basée sur son désir de se retirer progressivement de l'entreprise (rapport du 6 septembre 2014, sous "Possibilités de réduire le dommage par des changements dans l'organisation d[e] l'entreprise"). Le recourant n'a alors pas fait valoir de limitations physiques en relation avec le poste discuté, mais des motifs indépendants de son atteinte à la santé. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, la constatation de la juridiction cantonale quant au caractère exigible de l'activité de directeur technique, à un taux de 40 %, n'est pas manifestement inexacte. Les premiers juges étaient en droit de renoncer à des mesures d'instruction complémentaires, comme une audition de C.________ et de D.________, puisque l'attestation du second n'était pas susceptible de remettre en cause les indications du premier, qui étaient corroborées par les documents fournis par le recourant (cahier des charges). Celui-ci se limite du reste à se référer à l'avis succinct de D.________, sans remettre en cause les autres circonstances prises en considération par les premiers juges, de sorte que son argumentation n'est pas suffisante pour faire apparaître comme arbitraire leur appréciation (anticipée) des preuves.