Citation: 5A_539/2020 E. 4.1.1

4.1.1. Il convient de préciser que le cas d'espèce a ceci de particulier que la mère a requis, dans le cadre de la procédure de divorce et non dans une procédure indépendante, l'autorisation de déplacer la résidence habituelle de l'enfant au Canada. Cela implique d'examiner à la fois les critères d'attribution de la garde et la réalisation des conditions de l'art. 301a al. 2 let. a CC, ces deux questions étant étroitement liées. Il convient par ailleurs de rappeler que l'attribution de l'autorité parentale conjointe, dont le droit de déterminer le lieu de résidence de l'enfant fait partie intégrante (art. 301a al. 1 CC), ne doit pas priver de facto les parents de leur liberté d'établissement (art. 24 Cst.) en les empêchant de déménager (parmi plusieurs: arrêts 5A_916/2019 du 12 mars 2020 consid. 3.1; 5A_310/2019 du 5 novembre 2019 consid. 3.1; 5A_641/2015 du 3 mars 2016 consid. 4.1). Partant, dès lors que l'intimée a en l'espèce manifesté une volonté ferme de s'établir au Canada et que le père de l'enfant vit en Suisse, l'instauration d'une garde alternée sur l'enfant est d'emblée exclue, contrairement à ce que semble penser le recourant qui persiste devant la Cour de céans à conclure à l'instauration d'un tel mode de garde. En conséquence, l'examen des griefs du recourant quant à l'attribution de la garde de l'enfant doit être circonscrit à la question de l'attribution exclusive de la garde à l'un des parents tout en prenant en compte les conditions spécifiques développées par la jurisprudence en lien avec l'art. 301a al. 2 let. a CC, soit notamment que le déménagement n'entraîne pas une mise en danger du bien de l'enfant (cf. infra consid 4.1.3).