Citation: I 1034/06 06.12.2007 E. 3.3.2

3.3.2.1 En règle générale, le revenu hypothétique de la personne valide se détermine en établissant au degré de la vraisemblance prépondérante ce qu'elle aurait effectivement pu réaliser au moment déterminant si elle était en bonne santé. Le revenu sans invalidité doit être évalué de la manière la plus concrète possible; c'est pourquoi il se déduit en principe du salaire réalisé en dernier lieu par l'assuré avant l'atteinte à la santé, en tenant compte de l'évolution des salaires jusqu'au moment de la naissance du droit à la rente (ATF 129 V 222 consid. 4.3.1 p. 224 et la référence). Si un assuré, en mesure sur le plan de la santé d'exercer une activité lucrative à plein temps, décide de son propre gré de réduire son horaire de travail pour s'accorder plus de loisirs ou pour poursuivre sa formation (ou son perfectionnement professionnel) ou si le marché du travail ne lui permet pas d'avoir une activité à plein temps, l'assurance-invalidité n'a pas à intervenir (ATF 131 V 51 consid. 5.1.2 p. 53 et les références). C'est pourquoi par revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide au sens de l'art. 16 LPGA, il faut entendre le gain qu'il réaliserait effectivement s'il était en bonne santé, et non pas ce qu'il pourrait gagner dans le meilleur des cas. Si, en se basant sur les circonstances du cas particulier, il y a lieu d'admettre que l'assuré, en l'absence d'atteinte à la santé, se serait contenté d'un gain modeste, il faut prendre en compte ce revenu, même s'il aurait pu bénéficier de meilleures conditions de rémunération (ATF 125 V 146 consid. 5c/bb p. 157 et les références); il convient toutefois de renoncer à s'y référer lorsqu'il ressort de l'ensemble des circonstances du cas particulier que l'assuré ne se serait pas contenté d'une telle rémunération de manière durable ou lorsque le dernier salaire obtenu ne correspond manifestement pas à ce que l'assuré aurait été en mesure de réaliser - au degré de la vraisemblance prépondérante - s'il n'était pas devenu invalide (cf. RCC 1992 p. 94 consid. 4a; voir également arrêt B 80/01 du 17 octobre 2003, consid. 5.2.2). Il y a alors lieu en principe de se rapporter aux données statistiques résultant de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) éditée par l'Office fédéral de la statistique (cf. VSI 1999 p. 246 consid. 3b). 3.3.2.2 On ne saurait suivre le Tribunal cantonal des assurances lorsqu'il soutient que le salaire que percevait le recourant depuis 2000 (39'000 fr.) ne correspondait à l'évidence pas à ce qu'il aurait été en mesure de réaliser en tant que personne valide. De ce qu'il semble ressortir de la motivation lapidaire du jugement cantonal, la juridiction cantonale est partie de l'idée qu'il y avait lieu de retenir le montant que l'assuré aurait pu réaliser dans le meilleur des cas, soit en exerçant une activité de dessinateur-architecte. Cette solution méconnaît la jurisprudence précitée du Tribunal fédéral. Au contraire, il ressort du dossier que le recourant a entendu se contenter de manière durable du revenu qu'il obtenait en travaillant à temps partiel auprès de la Fondation X.________. Aucun élément ne laisse à penser qu'à compter de son engagement le 1er janvier 2000, le recourant ait cherché à se procurer un emploi à temps complet, respectivement un emploi à temps partiel dans le but de compléter ses revenus. Il ne ressort pas non plus du dossier que le recourant se soit inscrit au chômage durant la période en question. On peut enfin exclure que l'étendue des revenus du recourant était la conséquence directe d'un état de santé instable. Il s'ensuit que celui-ci ne saurait prétendre à ce que soit retenu un revenu sans invalidité supérieur à ce qu'il réalisait effectivement avant la survenance de son atteinte à la santé.