Citation: 8C_135/2014 E. 1

Il y a d'autant moins de raisons de mettre en doute l'appréciation du docteur C.________ qu'à la suite de l'accident du 16 novembre 2011, il n'a été diagnostiqué qu'une contusion du poignet droit (rapport médical initial du 31 décembre 2011). Or, à l'occasion de l'opération du 16 janvier 2012, il a été retenu le diagnostic de status post-ostéosynthèse radio-cubitale droite, en lien avec la fracture de l'avant-bras opérée plusieurs années auparavant (protocoles opératoires des 16 janvier et 14 mai 2012). Quant à la seconde opération, le docteur G.________, médecin-chef au service d'orthopédie et de traumatologie des Hôpitaux F.________, et le docteur H.________, chef de clinique au même service, indiquent une séquelle de fracture distale de l'avant-bras avec cal vicieux, un conflit cubito-carpien et une incongruence radio-cubitale inférieure "occasionnant douleurs et limitation fonctionnelle en pronosupination à 10-0-60°". Cette opération était destinée à supprimer les séquelles de l'ancienne fracture, soit à écarter le conflit cubito-carpien d'une part et à remédier à la limitation de la pronosupination d'autre part. On ne peut dès lors suivre le recourant, lorsqu'il soutient que ces interventions n'avaient pas de lien avec l'ancienne fracture. Les deux opérations ont bien été justifiées par l'état séquellaire de celle-ci. Tant dans le protocole opératoire du 16 janvier 2012 que dans celui du 14 mai 2012, il n'est question que des troubles liés à l'ancienne fracture. A cet égard, il est constant que l'intimée n'a pas à répondre de ceux-ci. En outre, on ne saurait retenir l'existence d'un lien de causalité du seul fait qu'avant l'événement du 16 novembre 2011, l'assuré ne ressentait aucune douleur et pouvait mener à bien ses activités sans problèmes. Cela revient en effet à se fonder sur l'adage post hoc ergo propter hoc lequel ne permet pas, selon la jurisprudence, d'établir l'existence d'un tel lien (ATF 119 V 335 consid. 2b/bb p. 341 s.).