Citation: 1C_552/2023 E. 2.2

2.2. Selon les recourantes, les constructions litigieuses auraient dû être équipées conformément à l'art. 28 al. 1 de la loi vaudoise sur l'énergie (LVLEne; RS/VD 730.01). Elles font grief à la CDAP de n'avoir pas indiqué les motifs pour lesquels le permis de construire pouvait être accordé sans que certaines des villas (n os 8, 9 et 10) ne soient pourvues de capteurs solaires. Ce grief a été soulevé par les recourantes à titre de "réquisition d'entrée de cause" lors de l'inspection locale du 8 mai 2023, soit après le dépôt de leur mémoire de recours et de leur réplique. La recevabilité d'une telle manière de procéder relève du droit cantonal (cf. arrêt 1C_382/2018 du 10 juillet 2019 consid. 3.5), la jurisprudence de la CDAP ayant déjà considéré comme recevable un grief invoqué pour la première fois à l'issue de l'inspection locale (cf. arrêts de la CDAP MPU.2015.0001 du 18 juin 2015 consid. 3b et AC.2009.0086 du 20 août 2010 consid. 1). Si l'arrêt attaqué ne se prononce effectivement pas expressément sur cette question, on peut en inférer que la cour cantonale a implicitement considéré que le projet respectait l'art. 28a al. 1 LVLEne, au vu du dossier déposé par la constructrice intimée qui comprenait notamment les bilans énergétiques et le formulaire intitulé "Justificatif énergétique - Part minimale d'énergie renouvelable". Les recourantes ne soutiennent d'ailleurs pas que les exigences de l'art. 28a al. 1 LVLEne ne seraient en l'espèce pas réalisées. Par conséquent, on ne saurait considérer qu'elles aient été empêchées de saisir la portée de l'arrêt et de l'attaquer utilement, étant précisé que le seul fait que la motivation de l'arrêt entrepris ne réponde pas en détail à chaque grief du recours ne constitue pas une violation du droit d'être entendu (cf. arrêt 1C_235/2023 du 11 mars 2024 consid. 4.2). Le grief relatif à l'art. 29 al. 2 Cst. est dès lors rejeté.