Citation: 9C_175/2017 E. 4.2.1

4.2.1. L'argumentation de l'assuré est infondée. On rappellera d'abord que l'art. 17 al. 1 LPGA s'applique, par analogie, à toutes les décisions par lesquelles un office AI alloue des rentes pour des périodes limitées dans le temps, à titre rétroactif (cf. ATF 125 V 413 consid. 2d p. 417 s. et les références). Cette disposition prévoit que la rente est, d'office ou sur demande, révisée pour l'avenir si le taux d'invalidité du bénéficiaire de la rente subit une modification notable. Or il ressort en l'espèce des constatations cantonales que le recourant a été considéré comme apte à exercer à 100 % une activité adaptée dès le 1er mars 2014. Il est exact que, comme le prétend l'assuré, les documents et avis médicaux à disposition évoquent une stabilisation et pas une amélioration de l'état de santé (cf., notamment, rapport du médecin d'arrondissement de l'assureur-accidents du 6 mars 2014). Il n'en demeure pas moins que le recourant est passé d'une situation dans laquelle il était incapable de travailler, à cause des opérations subies (cf. rapports du docteur B.________ des 15 mars 2011 et 8 février 2013), des séjours de réadaptation intensive auprès de la CRR (cf. rapports des 12 juin 2012 et 28 octobre 2013) ou des divers traitements de la douleur (infiltrations et cryothérapie) entrepris auprès de services hospitaliers spécialisés (cf. rapports de l'hôpital C.________ des 10 août 2012, 17 janvier 2013 et 27 avril 2015 ou de la clinique D.________ des 9 septembre et 5 décembre 2014), à une situation dans laquelle on pouvait exiger de lui la reprise à 100 % d'une activité adaptée (cf. en particulier rapport du médecin d'arrondissement de la CNA du 6 mars 2014), en raison de la fin des interventions médicales. Le changement survenu et exigé par la loi relève de la stabilisation de l'état de santé du recourant et des effets de celle-ci sur sa capacité de travail. En fonction de l'exigibilité déterminée, le taux d'invalidité de l'assuré est passé de 100 % à 3 % selon l'office intimé ou à 10 % d'après les premiers juges et par conséquent, il a subi une modification notable justifiant dans les deux cas la suppression de la rente.