Citation: 6B_984/2020 E. 1.3.2

1.3.2. Initialement, le recourant a indiqué être parti chez B.________ en voiture une heure environ après le téléphone de 19h38. En outre, il a déclaré être parti avec son arme. Ce n'est que lorsqu'il a été confronté au fait qu'il a garé sa voiture à 21h54 et que les victimes sont arrivées vers 23h30 qu'il a supposé être rentré chez lui dans l'intervalle, puis qu'il a soutenu, en plaidoirie, qu'il n'aurait pris son arme que lors de son second voyage; il a toutefois expliqué n'avoir aucun souvenir de s'être déplacé à deux reprises. Or, pour établir le déroulement des événements, la cour cantonale s'est appuyée sur de nombreux éléments. Elle s'est tout d'abord fondée sur les déclarations de C.________, qui a expliqué que son père lui avait dit qu'il s'était caché sous le lit. La cour cantonale a retenu que la crédibilité de la fille du recourant, âgée de neuf ans au moment des faits, ne faisait pas de doute, ce que le recourant ne remet pas en question. En outre, ce récit est corroboré par l'aspirant de police M.________, qui surveillait le recourant après son interpellation; sans qu'on ne lui pose de questions, le recourant avait déclaré: " je les ai attendus dans mon ancien lit, puis quand il sont entrés, je suis allé à la cuisine et leur ai tiré dessus " (jugement attaqué, consid. M., p. 48 à 53). C'est ainsi que deux personnes sans aucun lien entre elles ont indiqué que, juste après les faits - et avant que le recourant déclare ne plus se souvenir de ce qu'il avait fait -, l'intéressé leur avait dit qu'il avait attendu les victimes dans la chambre parentale avant de les abattre. Le recourant se limite à alléguer qu'il a dit n'importe quoi après les faits en citant deux exemples, soit qu'il a déclaré qu'il avait tiré deux balles à chacune de ses victimes, alors qu'il n'en a tiré qu'une seule pour tuer E.________, et que son chien était un berger allemand alors que c'était un labrador. De telles inexactitudes ne sont pas comparables avec l'invention complète d'une histoire de cachette dans la chambre et ne démontrent ainsi aucunement l'arbitraire des constatations cantonales.