Citation: 9C_504/2023 E. 5.2.2

5.2.2. Dans le cadre de l'octroi ou du refus de prestations, les organes de l'assurance-invalidité et les juridictions cantonales à leur suite sont tenus de prendre en compte toutes les atteintes à la santé engendrant une perte de gain d'une certaine importance (cf. art. 4 al. 1 LAI en lien avec les art. 6-8 LPGA). Tel a bien été le cas en l'occurrence. L'office intimé et les premiers juges qui ont confirmé la décision administrative litigieuse ont repris à leur compte les conclusions du rapport d'expertise. La doctoresse B.________ y a détaillé les diagnostics qu'elle retenait. Elle a plus particulièrement expliqué pourquoi l'anxiété généralisée repérée lors de son examen était la conséquence directe de la consommation d'alcool. Au contraire de ce qu'allègue le recourant, elle s'est donc exprimée sur le lien de causalité entre la consommation d'alcool et l'anxiété. Elle a aussi exposé les raisons pour lesquelles elle se distanciait de certains autres diagnostics posés par les médecins traitants et, sur la base des indicateurs permettant d'apprécier le caractère invalidant d'un syndrome de dépendance, a conclu à une capacité entière de travail de l'assuré dans les activités de menuisier et de carrossier, ainsi que de toute autre activité adaptée. Il apparaît dans ces circonstances qu'en reprenant les conclusions de l'experte, le tribunal cantonal a examiné la question que le recourant lui reproche de ne pas avoir instruite. On ne saurait dès lors valablement lui faire grief d'avoir violé son devoir d'instruction ni d'avoir constaté les faits de façon manifestement inexacte. On ne saurait davantage lui reprocher d'avoir renoncé à réaliser une mesure d'instruction (audition des proches de l'assuré) dont une appréciation anticipée des preuves démontrait l'inutilité (ATF 140 I 285 consid. 6.3.1). On ajoutera qu'en se limitant à critiquer le jugement entrepris sous l'angle du lien de causalité entre la consommation d'alcool et l'anxiété, le recourant ne s'en prend pas à l'analyse par la juridiction cantonale des indicateurs permettant d'apprécier le caractère invalidant d'un syndrome de dépendance (cf. ATF 145 V 215) et ne démontre ainsi pas en quoi son raisonnement serait susceptible d'influencer l'issue du litige. Son grief est dès lors mal fondé.