Citation: 6B_1169/2022 E. 4.3

4.3. Le recourant affirme qu'il n'aurait pas été responsable de l'ouverture de la procédure pénale, que sa collaboration aurait été sans faille et qu'il aurait d'ailleurs géré son mandat de bonne foi, seule une certaine légèreté pouvant lui être opposée. Le recourant se limite ici une nouvelle fois à opposer sa propre version des faits, dans une démarche strictement appellatoire, partant irrecevable (cf. ci-dessus consid. 2.1.1). Cela étant, le recourant a été condamné pour les infractions d'abus de confiance et d'abus de confiance qualifié; il a en revanche été acquitté des chefs de prévention d'abus de confiance qualifié et de gestion déloyale qualifiée, d'une part, et de gestion déloyale, d'autre part, pour deux complexes de faits distincts, la prescription étant acquise s'agissant de la seconde infraction. La cour cantonale a retenu la violation par le recourant de son devoir de gestion - résultant de son mandat de curatelle - avait justifié l'ouverture d'une instruction pénale. Autrement dit, elle a considéré que le comportement illicite et fautif du recourant était en relation de causalité avec l'ouverture de l'instruction pénale, et donc avec les frais de la procédure. La cour cantonale n'a par conséquent pas violé l'art. 426 al. 2 CPP en mettant la totalité des frais à la charge du recourant, ni l'art. 430 al. 1 let. a CPP en refusant de lui allouer une indemnité. Pour le surplus, le grief du recourant devient sans objet en tant qu'il suppose son acquittement, qu'il n'obtient pas. Il en va de même du grief formulé en lien avec l'art. 433 CPP.