Citation: 5A_16/2016 E. 4.2

4.2. Il ressort des faits que plusieurs médecins ont constaté, en particulier sur la base du test " Minimal Mental Status " et d'une IRM, que la disposante souffrait depuis 2001, en dépit d'intervalles lucides, d'importants troubles de la mémoire de fixation, partant, qu'elle était capable d'écrire une phrase et d'oublier immédiatement après tant la phrase que de l'avoir écrite ( cf. supra consid. 3.1). S'agissant des constatations de la première médecin, la recourante se méprend lorsqu'elle soutient qu'il n'y a pas eu de diagnostic de démence sénile, ni de suivi, ni de traitement. Il apparaît en effet à la lecture de la lettre dont elle se prévaut que la neurologue affirme que la mémoire de fixation de la testatrice est atteinte de façon massive et qu'elle a introduit un traitement médicamenteux, indiquant qu'elle comptait revoir la patiente. Quant à l'affirmation que la disposante aurait géré ses affaires seule jusqu'à la mesure de tutelle, la recourante se trompe également, omettant de tenir compte des déclarations du témoin F.________, selon laquelle c'est elle qui a engagé la recourante, la rémunérait pour le compte de la testatrice, et s'occupait des comptes de cette dernière jusqu'à la nomination de Me I.________ en qualité de co-tuteur. Enfin, les rapports médicaux ne paraissent pas entachés de partialité; à tout le moins, la recourante n'apporte aucun élément permettant de le supposer. En définitive, la recourante se borne à substituer sa propre appréciation des faits relatifs à la capacité de discernement de la testatrice aux constatations effectuées par l'autorité précédente, sans démontrer que la cour cantonale n'aurait manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, omis sans raisons objectives de tenir compte de certaines preuves pertinentes ou opéré des déductions insoutenables ( cf. supra consid. 2.2). Autant qu'il est motivé à suffisance de droit, le grief d'établissement inexact des faits (art. 9 Cst.) doit être rejeté.