Citation: 6B_966/2021 E. 2.3.4

2.3.4. Le recourant reproche encore à la cour cantonale de n'avoir tiré aucune conséquence du fait qu'il avait déposé une plainte pénale contre l'Hôpital B.________ pour prescription erronée de médicaments plusieurs mois avant l'instruction ouverte contre lui. Selon lui, cette circonstance serait pertinente en ce sens qu'elle expliquerait l'origine du litige qui l'opposait à l'Hôpital B.________ et permettrait d'établir "que d'autres personnes que [lui] pourraient avoir eu un intérêt à soutenir ultérieurement le caractère falsifié de l'ordonnance", en particulier pour éviter de devoir admettre une erreur de prescription ou une faute professionnelle. Elle jouerait également un rôle déterminant sous l'ange subjectif puisqu'elle rendrait très peu vraisemblable le fait qu'il ait lui-même établi l'ordonnance aux fins d'obtenir un avantage illicite. Il ressort des pièces auxquelles s'est référée la cour cantonale qu'avant les faits de la présente cause, le recourant était déjà très remonté contre l'Hôpital B.________ pour d'autres raisons (un refus de consultation aux urgences le 29 mars 2018 et des poursuites pour des factures qu'il considérait ne pas devoir) et qu'il écrivait régulièrement à la direction générale de l'hôpital pour se plaindre des prestations médicales fournies. L'origine du conflit est ainsi antérieure à l'épisode des ordonnances falsifiées et, quoi qu'en dise le recourant, ce contexte permet de lui attribuer un intérêt à fabriquer ces faux documents en vue de s'en servir contre l'hôpital et les médecins de cet établissement, notamment pour fonder une plainte pénale. Quant aux explications qu'il avance pour incriminer "d'autres personnes que [lui]", elles sont inconsistantes. En particulier, la mise hors de cause des docteurs C.________ et E.________ qui ont déclaré à la police n'avoir jamais prescrit les médicaments figurant sur les ordonnances en question ne prête pas le flanc à la critique.