Citation: 4P.98/2000 17.10.2000 E. 2

2.- a) Selon l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés précisant en quoi consiste la violation, ce à peine d'irrecevabilité. Le Tribunal fédéral n'entre en matière que sur les griefs expressément soulevés et étayés par une argumentation précise et détaillée (ATF 110 Ia 1 consid. 2a). Cette exigence de motivation n'est pas remplie lorsque le recourant se contente d'opposer sa propre version des faits à celle de l'autorité intimée. Le Tribunal fédéral se fonde sur l'état de fait tel qu'il ressort de la décision attaquée, à moins que l'une des parties n'établisse que l'autorité cantonale a constaté ou omis de constater des faits pertinents en se mettant en violation avec les garanties offertes par l'art. 9 Cst. , soit, s'agissant d'arbitraire, que l'autorité cantonale a admis ou nié un fait en se mettant en contradiction évidente avec les pièces du dossier ou en interprétant celles-ci d'une manière insoutenable (ATF 125 I 166 consid. 2a); l'allégation de nouveaux faits ou l'administration de nouveaux moyens de preuve est exclue dans ce cadre. b) Ces exigences de motivation ne sont pas remplies en ce qui concerne les moyens développés par les recourants à l'encontre de l'appréciation des preuves effectuée en première instance, particulièrement s'agissant de l'appréciation de la force probante des expertises. On est en présence de critiques de nature purement appellatoire, impropres à démontrer l'arbitraire des appréciations de l'autorité cantonale. Ces critiques ne peuvent qu'être déclarées mal fondées pour autant qu'elles soient recevables. Quant aux griefs dirigés contre l'allocation de la demande, en principe et en quotité, et contre le refus de permettre un paiement en chèques WIR, ils sont dirigés contre l'application du droit fédéral. Ils auraient donc pu et dû être formés dans un recours en réforme, si bien qu'ils sont irrecevables dans la présente procédure en vertu de l'art. 84 al. 2 OJ. La répartition des frais de la procédure dépend du droit cantonal. Lorsqu'ils s'en prennent à cette répartition, les recourants n'indiquent pas quelle est la disposition cantonale applicable en la matière, ni en quoi elle aurait été arbitrairement appliquée. Là encore, formulé de manière purement appellatoire, comme si le Tribunal fédéral avait un plein pouvoir d'examen, voire un pouvoir d'examen d'office, le moyen est irrecevable.