Citation: 6P.112/2006 18.08.2006 E. 8

Le recourant se plaint encore d'appréciation arbitraire des preuves administrées pour établir sa faculté d'apprécier le caractère illicite de ses actes, et de se déterminer en fonction de cette appréciation, lorsqu'il a établi, le 13 février 2002, une fausse comptabilité de l'Association fribourgeoise des inspecteurs des écoles (cas 38). Plus précisément, il soutient que la cour cantonale a versé dans l'arbitraire en retenant que les éléments du dossier ne révélaient aucune circonstance nouvelle (par rapport aux cas 7 à 37) susceptible d'éveiller un doute sérieux quant à son état mental au moment où il a fabriqué la fausse comptabilité de l'association précitée. Cependant, il n'indique pas dans son mémoire de recours - du moins pas de manière conforme aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ - quels éléments du dossier éveilleraient un doute sérieux sur sa pleine responsabilité pénale le 13 février 2002 ni en quoi, par conséquent, l'appréciation anticipée des preuves sur la base de laquelle la cour cantonale a refusé d'ordonner un complément d'expertise serait entachée d'arbitraire. Et il ne peut compléter la motivation de ses moyens après l'échéance du délai de recours. Aussi, faute d'avoir été suffisamment motivé en temps utile, le moyen est-il irrecevable.