Citation: 6B_1003/2022 E. 1.2.2

1.2.2. En l'espèce, c'est en vain que la recourante se prévaut des traces sur la porte de la buanderie pour en inférer un doute sur l'existence d'une effraction qui devrait lui profiter. A cet égard, le rapport d'intervention de la société de serrurerie ne lui est d'aucun secours. En effet, ce rapport a été établi le 27 juillet 2021 (cf. pièce 130/6, et non pièce 143/4 comme indiqué par la recourante), soit près de trois ans après les faits reprochés. Il n'était dès lors pas manifestement insoutenable pour la cour cantonale d'ignorer cette pièce dans son raisonnement. Quant au rapport de police du 20 février 2020, l'on ne discerne pas en quoi celui-ci viendrait à l'appui du grief de la recourante, dans la mesure où ledit rapport a écarté la piste d'introduction par la buanderie commune, en se fondant non seulement sur les déclarations du voisin de la recourante, lequel n'avait pas constaté d'effraction à son domicile, mais aussi sur le fait que l'entrée par la buanderie ne pouvait s'effectuer que depuis les villas et qu'il n'était pas possible de dire si les marques constatées sur la porte de la buanderie étaient récentes ou non (cf. pièce 91, p. 4). Enfin, la recourante ne saurait faire grief à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte du fait qu'aucun constat technique n'avait été réalisé, dans la mesure où la piste d'introduction par la buanderie a été écartée et qu'aucune autre trace n'a été découverte. Pour le surplus, la recourante se borne à opposer sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale sans démontrer en quoi celle-ci aurait versé dans l'arbitraire, dans une démarche appellatoire et, partant, irrecevable. Il en va notamment ainsi lorsqu'elle considère que plusieurs voies d'introduction auraient dû être envisagées, en se fondant sur les déclarations du voisin et de son époux, ou lorsqu'elle avance qu'un cambrioleur soigneux aurait refermé la porte derrière lui pour ne pas laisser de signes de son effraction, ne pas alerter le voisinage ou encore pour disposer de suffisamment de temps avant que l'alerte ne soit donnée. Au demeurant, si le voisin a indiqué que personne ne " semblait " être entré chez lui, comme l'a d'ailleurs retenu la cour cantonale, la recourante ne conteste pas la crédibilité de ce témoignage, de sorte que la cour cantonale pouvait s'y fier pour asseoir son constat selon lequel la piste d'introduction dans le domicile de la recourante par la maison du voisin, puis par la porte de la buanderie, devait être écartée. En outre, si des cambrioleurs avaient effectivement forcé la porte de la buanderie pour s'introduire dans le domicile de la recourante ou s'y étaient introduits par la porte de la terrasse laissée déverrouillée par son époux, aucune autre trace d'effraction n'a été relevée dans la maison, en particulier pas sur la porte du bureau de la recourante alors que celui-ci était pourtant toujours fermé à clé. Or, comme le souligne à raison la cour cantonale, il apparaît improbable que de potentiels voleurs aient pris le temps de rechercher la clé - pourtant cachée - qui ouvrait cette porte au lieu de la forcer, raisonnement que la recourante ne critique d'ailleurs pas. Enfin, il n'est nullement insoutenable de retenir qu'un cambrioleur n'aurait pas pris le soin de refermer la porte de la terrasse en partant, dans la mesure où une telle manipulation, sans poignée extérieure, même si elle reste possible, n'est pas aisée, ce d'autant plus si le voleur est chargé de son butin, et qu'en règle générale, les cambrioleurs préfèrent quitter les lieux de leur forfait rapidement. Au vu de ce qui précède, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant qu'aucune effraction n'avait eu lieu au domicile de la recourante et que les diverses voies d'introduction dans le domicile de cette dernière devaient être écartées. Infondés, les griefs doivent être rejetés, dans la mesure de leur recevabilité.