Citation: 1P.713/2006 19.12.2006 E. 1

A.________ a fait l'objet d'une première plainte pénale pour injures, le 8 octobre 2001, émanant de B.________, puis d'une seconde pour menaces et injures, le 7 novembre 2001, de la part de C.________. Ces plaintes ont été classées respectivement les 19 juin 2002 et 12 novembre 2001, car l'intéressée était introuvable et n'avait pas pu être entendue. Le 12 septembre 2003, D.________ a déposé contre A.________ une plainte pénale pour tentative d'extorsion et chantage et menaces, qui a été jointe à celle formée en octobre 2002 par E.________ pour crime manqué d'extorsion et chantage, injure, utilisation abusive d'une installation de télécommunication et menaces. A raison de ces faits, A.________ a été renvoyée en jugement le 7 novembre 2003 devant le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne et condamnée, le 26 mai 2005, à 20 jours d'emprisonnement avec sursis pendant cinq ans pour injure et utilisation abusive d'une installation de télécommunication. A la demande de A.________ et de son conseil, le Chef de la police de la République et canton de Genève a ordonné, en date du 15 juillet 2005, la suppression de la mention des termes de "prostituée", de "péripatéticienne", de "service d'escorting" et de "racolage" qui figurent dans différents documents du dossier de police de la requérante. Le 26 juin 2006, A.________ est intervenue auprès du responsable de la Centrale de documentation de la police genevoise pour que la mention de "prostituée" associée à la mention de sa profession soit également radiée des fichiers informatiques de la police. Elle sollicitait par ailleurs la suppression de son dossier de police des données recueillies en relation avec les plaintes déposées contre elle par C.________ et B.________, qu'elle tenait pour périmées. Le 3 juillet 2006, le Chef de la police lui a répondu que la mention concernant la profession avait été corrigée de prostituée en couturière dans le système informatique de la police, mais qu'en revanche, les diverses affaires contenues dans le dossier de police étaient toujours mentionnées dans la base de données. Il a refusé de supprimer les données concernant les plaintes déposées par C.________ et B.________ au motif que ces plaintes étaient récentes et qu'elles se devaient d'être conservées à titre préventif dans la mesure où elles portaient sur le même type de faits que ceux ayant donné lieu au dépôt d'une autre plainte contre la requérante en septembre 2003 et à la condamnation pénale de celle-ci le 26 mai 2005 à 20 jours d'emprisonnement pour injure et utilisation abusive d'une installation de télécommunication. Il précisait en outre que la demande pourrait être réexaminée à l'issue du délai d'épreuve de cinq ans assorti à cette peine. Le Président de la Chambre d'accusation de la République et canton de Genève a confirmé cette décision au terme d'une ordonnance rendue le 20 septembre 2006 sur recours de A.________. Cette dernière a recouru le 20 octobre 2006 contre cette ordonnance auprès du Tribunal fédéral. Sa demande d'assistance judiciaire a été rejetée en tant qu'elle portait sur la désignation d'un avocat d'office par décision du 25 octobre 2006. Il n'a pas été demandé de réponses au recours.