Citation: 6B_946/2014 E. B

Par arrêt du 19 juin 2014, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève a admis l'appel du ministère public contre ce jugement et a reconnu X.________ coupable de meurtre, de mise en danger de la vie d'autrui, d'infractions à la loi fédérale sur les armes et à la loi fédérale sur les stupéfiants et l'a condamné à une peine privative de liberté de 10 ans, sous déduction de la détention subie avant jugement. Cet arrêt repose, en substance, sur les faits suivants: Le 8 novembre 2011, vers 18h40, X.________ s'est rendu dans un centre commercial à Genève, muni d'un revolver chargé de cinq balles. A la caisse, il a été invectivé par B.________ qu'il connaissait et qui est ensuite monté à l'étage supérieur. Ayant quitté la caisse, X.________ est parvenu à proximité des ascenseurs sur le même étage, lorsqu'il a été rejoint par B.________ lequel l'a projeté au sol en le poussant. En se relevant, X.________ a sorti son revolver et a tiré dans la direction de B.________ au moins à cinq reprises à une distance comprise entre deux et six mètres. Celui-ci a été atteint par quatre balles, dont l'une a traversé le cerveau et l'a mortellement blessé à la tête dans la région temporale antérieure droite. L'une des balles a ricoché sur un panneau de publicité, manquant de toucher un enfant qui s'était réfugié derrière ce panneau, avant de terminer sa trajectoire à l'intérieur d'un commerce, coupant ainsi le chemin des clients quittant la caisse. Une autre balle a brisé la vitre séparant un bar et le commerce voisin, manquant de toucher les clients de l'établissement. Alors que B.________ gisait au sol, immobile, X.________ s'est approché, a pointé son arme en direction de sa tête, à une dizaine de centimètres de distance, et à cherché à tirer une balle, étant précisé qu'à ce moment-là le chargeur de son revolver était vide. Il ressort de l'expertise mise en oeuvre en cours d'instruction que X.________ souffrait d'un trouble mixte de la personnalité ainsi que de syndromes de dépendance aux opiacés, au cannabis et à l'alcool. Les experts ont également relevé qu'au moment des faits, il était sous influence du cannabis, de la méthadone et de l'alcool, l'alcoolémie relevée étant proche de 2 g o/oo.