Citation: 5A_727/2016 E. B

Par arrêt du 26 août 2016, la Cour de justice du canton de Genève a déclaré irrecevable le recours formé par l'épouse à l'encontre de cette ordonnance, faute pour elle d'avoir démontré l'existence d'un préjudice difficilement réparable, au sens de l'art. 319 let. b ch. 2 CPC, auquel l'exposerait la décision attaquée. Après avoir constaté - ce qui n'était à juste titre pas contesté - que la décision entreprise était une ordonnance d'instruction portant sur l'administration des preuves, la juridiction cantonale a retenu que, comme aucun recours n'était prévu par la loi contre une telle décision, celle-ci n'était susceptible d'un recours que si elle pouvait causer un préjudice difficilement réparable. Elle a réfuté l'argumentation de la recourante selon laquelle ce préjudice réside dans la " violation de son droit d'être entendue et du principe d'égalité, dès lors qu'elle ne pourra prouver son train de vie durant le mariage qu'au moyen des pièces limitées fournies par l'intimé ": d'une part, le Tribunal pouvait en tout temps modifier sa décision et avait expressément réservé le réexamen des réquisitions de preuves à un stade ultérieur de la procédure; d'autre part, si le premier juge devait persister à refuser les preuves demandées, la recourante pourrait encore diriger ses critiques contre la décision finale. S'agissant du moyens pris de ce que la production de documents dont le délai de conservation de dix ans est arrivé, ou arrivera bientôt, à échéance, les magistrats précédents ont constaté que les conclusions (admissibles) de la recourante se rapportaient aux pièces relatives aux années 2008 et suivantes, dont le délai de conservation n'arrivera pas à échéance avant fin 2018.