Citation: 9C_13/2017 E. 5.2.1

5.2.1. La caisse recourante tente tout d'abord d'imposer son appréciation de la capacité de travail de l'intimée antérieure au 1er janvier 2008 en rediscutant les éléments invoqués devant la cour cantonale (survenance, degré, durée et pronostic de l'atteinte à la santé), sans démontrer en quoi les éléments de fait invoqués, s'ils étaient avérés, pourraient influencer l'issue du litige. Les premiers juges n'ont en effet pas passé sous silence les antécédents médicaux de l'intimée, notamment le traitement médical dont celle-ci a bénéficié pour des symptômes anxio-dépressifs dès octobre 2006 ou les difficultés de son couple associées à un épuisement professionnel. Après avoir procédé à une appréciation anticipée des preuves et rejeté les offres de preuves complémentaires formulées par la recourante, ils sont cependant arrivés à la conclusion que l'éventuelle incapacité de travail de l'intimée résultant d'une atteinte à la santé antérieure au 1er janvier 2008 n'était pas pertinente pour l'issue du litige; l'activité professionnelle exercée par celle-ci à plein temps pour le compte de B.________ SA avait en effet duré suffisamment longtemps pour interrompre tout lien de connexité temporelle entre "une éventuelle incapacité de travail antérieure aux rapports de travail" et l'incapacité de travail survenue dès le 20 avril 2009. A cet égard, la recourante aurait donc dû s'en prendre à l'appréciation anticipée de l'autorité précédente si elle entendait démontrer que les moyens de preuve invoqués avaient été arbitrairement écartés ou les faits établis de façon manifestement inexacte au sens de l'art. 97 al. 1 LTF (consid. 2 supra). Les simples allégations de la recourante selon lesquelles "la correction de ces erreurs de fait revêt un intérêt manifeste, puisqu'[elle] permettrait de conclure que l'incapacité de travail qui est à l'origine de l'invalidité est survenue antérieurement aux rapports d'assurance" ne permettent nullement d'établir en quoi l'autorité précédente aurait versé dans l'arbitraire en laissant ce point ouvert. Il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation (anticipée) des preuves opérée par la juridiction cantonale.