Citation: 6B_383/2024 E. 6.3.1

6.3.1. Cherchant à décrédibiliser l'intimée, le recourant fait état de plusieurs contradictions dans les déclarations de cette dernière. Il relève en particulier (i) qu'elle se serait basée sur ses douleurs pour conclure à l'existence d'actes sexuels non consentis, alors même que des douleurs similaires étaient causées par ses maladies, (ii) qu'elle aurait d'abord déclaré "penser" avoir été victime d'actes sexuels non consentis, avant de déclarer avoir vu qu'il faisait l'amour avec elle, (iii) qu'elle aurait initialement déclaré s'être réveillée nue à une reprise, avant de dire que cela s'était produit à plusieurs reprises, mais encore (iv) qu'elle aurait déclaré qu'elle ne savait pas où il éjaculait dans le cadre de la procédure, alors que sa soeur aurait déclaré que l'intimée avait trouvé les papiers dans lesquels il éjaculait. S'il est vrai que les déclarations de l'intimée ont pu être confuses par moments, il sied de relever que dite confusion était limitée à des points de détail, comme le nombre de fois où elle se serait réveillée nue. En revanche, elle a décrit les éléments importants avec constance, sans jamais changer de version des faits; en particulier, l'intimée n'est jamais revenue sur la matérialité même des rapports sexuels non consentis. À tout le moins, le recourant n'a pas été en mesure de démontrer le contraire. Quoi qu'il en soit, comme l'a relevé la cour cantonale, il n'y a rien d'extraordinaire à ce que les déclarations de l'intimée aient été émaillées de menues contradictions, compte tenu de la situation dans laquelle elle se trouvait au moment des faits, soit une situation familiale et amoureuse compliquée sous l'emprise psychique et physique du recourant pour lequel elle éprouvait des sentiments contradictoires (jugement attaqué consid. D.2, 4.3 et 5.3), le fait qu'elle souffrait de plusieurs maladies et avait une santé fragile ( ibidem consid. D.2), le fait qu'elle consommait de nombreux médicaments, en particulier des somnifères et de la morphine ( ibidem), le fait que les actes du recourant - illicites ou non - à son égard étaient fréquents ( ibidem consid. D.2 à D.2.6), mais encore plus spécifiquement qu'au moment précis des faits, elle était sous l'emprise de somnifères et dormait ( ibidem consid. 6.3). Les experts à l'origine du rapport d'expertise de crédibilité du 4 décembre 2023 ont par ailleurs confirmé que " les éventuels troubles mnésiques ou confusions mis en avant sont des éléments fréquemment observés dans les déclarations faites par les victimes lors des processus judiciaires " ( ibidem consid. 2.2). Il convient encore de relever qu'une partie des incohérences soulevées par le recourant ont d'ores et déjà fait l'objet d'un examen définitif par le Tribunal fédéral dans son arrêt 6B_490/2022 précité consid. 1.1.3 sans qu'une quelconque forme d'arbitraire de la part de la cour cantonale ne soit constatée, que la crédibilité générale de l'intimée a été confirmée par la cour cantonale, et avec elle par l'expertise de crédibilité du 4 décembre 2023, au contraire de celle du recourant, mais encore et surtout que les déclarations de l'intimée ont été corroborées par d'autres éléments dont il sera question infra au consid. 6.3.2, soit en particulier les rapports des 24 juin 2018, 2 août 2018 et 10 mai 2021, ainsi que les témoignages de la voisine, de la soeur et de la mère de l'intimée. Compte tenu de ce qui précède, il n'appert pas que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en se basant notamment sur les déclarations de l'intimée pour établir les faits pertinents.