Citation: 2C_646/2022 E. 4.3

4.3. La recourante reproche ensuite au Tribunal cantonal d'avoir retenu qu'il pouvait " raisonnablement être admis que la présence d'un box de voltige serait susceptible d'amener les pilotes à considérer que celle-ci s'y concentrera et, ainsi, à réduire leur vigilance hors cette zone ". Selon elle, aucun élément du dossier n'indiquerait que les pilotes auraient tendance à se montrer moins vigilants lorsqu'ils volent hors de la zone de voltige délimitée par la carte VAC. Elle soutient dès lors que cette affirmation, qui ne reposerait selon elle sur aucun fondement, serait arbitraire. Par ses critiques, la recourante ne démontre toutefois à nouveau aucun arbitraire dans l'établissement des faits. En effet, comme on vient de le dire, il ressort de l'arrêt attaqué que les pilotes adeptes de voltige auront tendance à se rendre dans la zone désignée par un box de voltige pour effectuer leurs acrobaties (cf. supra consid. 4.2). A partir de ce constat, il n'apparaît pas manifestement insoutenable de partir du postulat que certains pilotes peuvent avoir tendance à considérer qu'ils ne seront généralement pas confrontés à une activité de voltige en dehors de ladite zone ou, alors, uniquement dans une mesure moindre, ce qui est susceptible de diminuer leur niveau d'attention à cet égard. La recourante semble du reste souscrire elle-même à cette présomption, puisqu'elle martèle dans ses écritures que la suppression du box de voltige litigieux contraindra en pratique les pilotes à augmenter leur vigilance, en les obligeant à "chercher" des appareils effectuant des acrobaties.