Citation: 6B_990/2020 E. 3.4

3.4. Par ses développements relatifs à l'établissement des faits, la recourante se concentre une nouvelle fois à remettre en cause, dans une démarche appellatoire et irrecevable, les différents éléments d'appréciation pris en considération par la cour cantonale. Il va en particulier ainsi lorsqu'elle insiste sur sa bonne intégration socio-professionnelle en Suisse, où elle n'a jamais eu besoin de solliciter l'aide sociale, sur l'important cercle d'amis dont elle y dispose et sur sa maîtrise satisfaisante du français, de telles circonstances, même supposées établies, n'étant quoi qu'il en soit à elles seules pas suffisantes pour justifier un renoncement à l'expulsion en application de l'art. 66a al. 2 CP. A tout le moins, si la recourante explique avoir déposé une demande d'autorisation de séjour en mars 2020, elle ne prétend pas qu'une suite favorable avait été donnée à celle-ci, ni n'expose dans quelle mesure seraient réunies les conditions présidant à l'octroi d'une telle autorisation, qu'elle n'avait du reste jamais obtenue depuis son arrivée, relativement récente, en Suisse. A défaut par ailleurs pour la recourante de pouvoir se prévaloir de difficultés insurmontables à son retour dans son pays d'origine ou de l'existence de liens étroits et effectifs avec un conjoint ou un enfant mineur de sa famille ayant le droit de résider en Suisse, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral, ni d'une autre manière le droit conventionnel, en estimant que l'expulsion de la recourante pour une durée de cinq ans n'avait pas pour conséquence de la placer dans une situation personnelle grave.