Citation: 7B_35/2025 E. 3.3

3.3. En l'occurrence, la cour cantonale a commencé par relever que, faute d'évolution positive de la situation du recourant, une nouvelle expertise n'était pas nécessaire pour examiner les questions de sa libération conditionnelle, respectivement de la levée de son internement et de la conversion de celui-ci en mesure thérapeutique institutionnelle (arrêt attaqué no 55.7 p. 19 et 55.11 p. 21). Elle a toutefois précisé que les timides progrès que le recourant semblait avoir réalisés depuis 2018 - soit les vagues regrets qu'il aurait exprimés et la capacité d'introspection très limitée dont il aurait fait preuve -, additionnés à sa longue détention, son âge et ses problèmes de santé, justifiaient de ne pas fermer complètement ses perspectives et d'examiner si des possibilités d'action pouvaient, dans le futur, être mises en place. C'est pourquoi elle a pris les mesures prévues au chiffre 1 du dispositif de l'arrêt attaqué qui concernent "l'avenir" (arrêt attaqué nos 55.8 à 55.10 p. 20 s.; cf. let. C et consid. 1.2.4 supra). La cour cantonale a ensuite estimé qu'en l'état, les conditions d'un internement étaient toujours réunies, que cette mesure devait être maintenue et que la libération conditionnelle du recourant, comme la conversion de la mesure en mesure thérapeutique institutionnelle, n'était pas possible (arrêt attaqué nos 56.6 s. p. 24).