Citation: 2P.44/2001 24.04.2001 E. A

A.- Par contrat de travail de droit privé du 18 juin 1997, A.________ a été engagée en qualité de responsable de l'atelier "couture" au sein des Ateliers de Formation pratique, à X.________. Ce contrat, conclu pour une durée indéterminée, stipule qu'après le temps d'essai, chacune des parties pourra y mettre fin, moyennant congé signifié par lettre recommandée trois mois à l'avance pour la fin d'un mois. Le contrat se réfère, au titre des dispositions spéciales, à certains articles de la loi jurassienne du 26 octobre 1978 sur le statut des magistrats, fonctionnaires et employés (LStMF) et prévoit pour le surplus l'application du titre dixième du Code des obligations. Le 20 octobre 1999, B.________, chef des Ateliers de Formation pratique, a informé A.________ de son intention de mettre un terme aux rapports de travail. L'intéressée a été entendue le 27 octobre 1999 par le chef du service du personnel du canton du Jura. La cessation des rapports de travail, annoncée oralement le 15 novembre 1999, a fait l'objet d'une décision formelle du Ministre de l'économie et de la coopération du 9 décembre 1999, motivée par les résultats insatisfaisants de l'Atelier "création-textile" et l'insuffisance des compétences de A.________ en matière de direction de personnel et de gestion. L'échéance des rapports de travail a été fixée au 31 mars 2000. Par lettre du 29 décembre 1999, adressée au Ministre de l'économie et de la coopération, A.________ a sollicité la reconsidération de la décision de résiliation du 9 décembre 1999 et l'ouverture d'une enquête à l'encontre de B.________ pour "mobbing" et propos sexistes, reproches qu'elle avait formulés oralement le 27 octobre 1999 en présence du chef du service du personnel.