Citation: 4A_20/2015 E. 4.2

4.2. Sur le principe, le congé extraordinaire fondé sur l'art. 266g al. 1 CO est annulable sur la base des art. 271 et 271a CO; l'art. 271a al. 3 let. e CO ne prévoit une exception que dans les cas prévus à l'art. 271a al. 1 let. d et e CO. Il n'en demeure pas moins que, dans les faits, il n'est guère envisageable qu'un congé fondé sur de justes motifs au sens de l'art. 266g al. 1 CO soit contraire aux règles de la bonne foi (cf. Wessner, op. cit., n. 38 ad art. 266g CO p. 670 s.; Lachat, op. cit., p. 702) ou alors tout à fait exceptionnellement (cf. Higi, op. cit., n° 72 ad art. 266g CO). En l'espèce, les justes motifs dont la bailleresse peut se prévaloir pour résilier le bail de manière anticipée résident dans le comportement du locataire décrit plus haut (consid. 3.2). Dans cette constellation, on ne voit pas comment les intimés pourraient invoquer à leur tour une attitude abusive de la part de la recourante. Une annulation du congé extraordinaire fondée sur les art. 271 ou 271a al. 1 CO n'entre manifestement pas en considération dans le cas particulier.