Citation: I 526/99 13.04.2000 E. 1

1.- a) Par sa lettre du 13 novembre 1997, adressée à la juridiction cantonale, le représentant de K.________ a requis une prolongation du délai pour recourir contre la décision administrative du 16 octobre 1997. La juridiction cantonale a donné suite à cette requête, en prolongeant le délai de recours jusqu'au 16 décembre 1997. Le 15 décembre précédent, le prénommé a déposé un mémoire (adressé par erreur à l'office AI) satisfaisant aux conditions légales (art. 85 al. 2 let. b, 1ère phrase, LAVS, en relation avec l'art. 69 LAI). b) Selon l'art. 84 al. 1, 1ère phrase, LAVS en liaison avec l'art. 69 LAI, les intéressés peuvent interjeter re- cours contre une décision dans les 30 jours à compter de sa notification. Les décisions passent en force de chose jugée lorsqu'elles n'ont pas fait l'objet d'un recours en temps utile (art. 97 al. 1 LAVS, en relation avec l'art. 81 LAI). La procédure cantonale est régie exclusivement par les art. 20 à 24 PA en ce qui concerne la computation, l'obser- vation et la prolongation des délais (art. 96 LAVS, en liaison avec l'art. 81 LAI; ATF 110 V 37 consid. 2 et les références). Le délai pour recourir commence à courir le lendemain de la communication (art. 20 al. 1 PA). En tant que délai légal, il ne peut pas être prolongé (art. 22 al. 1 PA). c) Vu ce qui précède, la juridiction cantonale aurait dû, en principe, déclarer irrecevable le recours formé le 15 décembre 1997, soit après l'expiration du délai de 30 jours pour recourir contre la décision entreprise, noti- fiée le 25 octobre 1997. Toutefois, bien que la prolonga- tion du délai en cause par le juge soit contraire à la loi, la bonne foi de l'intéressé doit être protégée (en ce qui concerne la prolongation d'un délai légal par une caisse de compensation, cf. ATF 97 V 188), d'autant qu'en l'occurren- ce, la juridiction cantonale est entrée en matière sur le recours.