Citation: 6B_1038/2018 E. 4.3

4.3. Le recourant ne dit à aucun moment en quoi il faudrait retenir que l'intimé avait exagéré ses liens avec B.________ Genossenschaft non simplement pour inciter ses clients à conclure des contrats qu'il avait l'intention d'exécuter, mais pour s'enrichir de manière indue. La cour cantonale pouvait déduire sans arbitraire du comportement de l'intimé - travail de coordination et de direction des travaux, contacts avec C.________ AG, démarches pour trouver les maîtres d'état susceptibles d'exécuter les prestations complémentaires non fournies par cette dernière et paiements en faveur des maîtres d'état - que l'intimé n'avait pas menti en vue de dépouiller ses clients. Ce n'est que dans un second temps, soit après que les clients l'ont mandaté et lui ont versé les montants devant servir à payer les maîtres d'état, que l'intimé a décidé de détourner une partie de l'argent reçu du but fixé en l'affectant au paiement des frais de fonctionnement de sa société ou en s'acquittant de dettes personnelles. Pour ces faits, la cour cantonale a retenu l'infraction d'abus de confiance. Le recourant échoue ainsi à démontrer que l'intimé aurait trompé astucieusement ses clients dans le dessein de s'enrichir indûment. Partant, le recours est rejeté en tant qu'il conclut à la condamnation de l'intimé pour des faits constitutifs d'escroquerie par métier.