Citation: 4C.207/2005 09.01.2006 E. 3

A titre liminaire, le demandeur se plaint d'une inadvertance manifeste dont serait entachée une constatation de fait de l'arrêt attaqué. 3.1 La jurisprudence n'admet l'existence d'une inadvertance manifeste, susceptible d'être rectifiée par le Tribunal fédéral en application de l'art. 63 al. 2 OJ, que lorsque l'autorité cantonale a omis de prendre en considération une pièce déterminée, versée au dossier, ou l'a mal lue, s'écartant par mégarde de sa teneur exacte, en particulier de son vrai sens littéral (ATF 115 II 399 consid. 2a; 109 II 159 consid. 2b). L'inadvertance invoquée doit porter sur une constatation propre à influer sur le sort du recours (cf. ATF 95 II 503 consid. 2a p. 507; Poudret, COJ, n. 1.6.2 in fine ad art. 55 et n. 5.1. ad art. 63). 3.2 A la page 7, lettre k, de son arrêt, la Cour de justice constate que les défendeurs, d'une part, ainsi que X.________ Sàrl et Y.________ SA, d'autre part, ont signé, le 19 mai 1999, une convention de réservation de la villa A. Selon le demandeur, cette constatation serait entachée d'une inadvertance manifeste dès lors que ladite convention n'aurait pas été signée par X.________ Sàrl. A l'en croire, cette erreur aurait amené la cour cantonale à considérer qu'il était impliqué dans la conduite de la promotion alors qu'en réalité il ne l'était pas. Il ressort effectivement de la pièce 6 du chargé des défendeurs que la convention du 19 mai 1999 n'a pas été signée par X.________ Sàrl. Cependant, l'inadvertance commise par les juges précédents ne porte pas à conséquence dans la mesure où ceux-ci n'ont pas fondé leur argumentation juridique sur l'existence et le contenu de la convention précitée. On a donc affaire à une inadvertance qui porte sur une constatation n'ayant pas d'incidence sur le sort du recours.