Citation: 7B_466/2024 E. 4.4.2

4.4.2. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. Le recourant ne développe tout d'abord aucune argumentation conforme à ses obligations en matière de motivation pour démontrer que la Chambre pénale d'appel et de révision aurait arbitrairement omis de constater, respectivement d'examiner, les délais accordés dans les procédures PS/rrr (cause 7B_260/2023) et PS/www (cause 7B_259/2023); les griefs y relatifs sont dès lors irrecevables. En tout état de cause, il ne prétend pas qu'il aurait été dans l'incapacité de se déterminer en temps utile dans l'une ou l'autre des procédures de récusation visant le Procureur (causes PS/rrr, PS/www, PS/sss, PS/ttt et PS/uuu), notamment en raison de l'absence d'un avocat pour l'assister; à ce propos, contrairement à ce que semble croire le recourant, le refus de désigner un défenseur d'office ne l'empêche pas de se faire assister, certes alors à ses frais, par un avocat (cf. les art. 127 ss CPP). S'agissant en particulier des procédures PS/sss, PS/ttt et PS/uuu, il ne conteste pas la brièveté des écritures déposées par le Procureur (cf. consid. 2.2.2 p. 7 de l'arrêt attaqué) et ne soutient pas que les observations qu'il aurait formulées dans ces causes auraient été écartées en raison d'un dépôt tardif. La jurisprudence précitée relative au droit de répliquer serait-elle applicable lorsqu'un délai est formellement accordé à la partie pour se déterminer qu'on ne saurait considérer que les brefs délais impartis par les Juges intimés au recourant pour se déterminer démontreraient objectivement une apparence de prévention de leur part à son égard, ni qu'ils constitueraient une grave faute de procédure qui imposerait leur récusation.