Citation: 1B_198/2014 E. 2

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis. L'arrêt attaqué revêt un caractère incident dans la procédure pénale ouverte par le Ministère public sur plainte de F.________ et consorts. S'agissant d'une décision qui n'entre pas dans le champ d'application de l'art. 92 LTF, il ne peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral en vertu de l'art. 93 al. 1 LTF que s'il est susceptible de causer un préjudice irréparable (let. a) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (let. b). Cette dernière hypothèse n'entre manifestement pas en considération en l'espèce. Quant à l'art. 93 al. 1 let. a LTF, il suppose, en matière pénale, que la partie recourante soit exposée à un dommage de nature juridique, qui ne puisse pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision qui lui serait favorable (ATF 137 IV 172 consid. 2.1 p. 173). Il incombe à la partie recourante d'alléguer et d'établir la possibilité que la décision préjudicielle ou incidente lui cause un tel dommage (ATF 134 III 426 consid. 1.2 p. 429), à moins que celui-ci ne fasse d'emblée aucun doute (arrêt 8C_473/2009 du 3 août 2009 consid. 4.3.1 in SJ 2010 I p. 37). En l'occurrence, les recourants soutiennent qu'il n'y aurait pas lieu de s'interroger sur l'existence d'un préjudice irréparable dès lors qu'ils requièrent l'accès au dossier pour leur permettre de disposer de tous les moyens de preuve dans la procédure en levée des séquestres actuellement pendante devant le Tribunal fédéral. Ils se réfèrent à une autre procédure enregistrée sous la cause 1B_199/2014 qui fait l'objet d'une instruction séparée et qu'il n'y a pas de raison de joindre à la présente cause. Cela étant, pour peu que la jurisprudence sur laquelle ils se fondent s'applique (arrêt 1B_593/2012 du 14 décembre 2012), elle ne saurait fonder une dérogation à la règle de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Les recourants n'expliquent au surplus pas quel dommage irréparable ils subiraient du fait que la Cour de justice a rejeté leur recours en tant qu'il porte sur l'accès au dossier de la procédure pénale et l'a déclaré sans objet à compter du 29 janvier 2014 au motif que cet accès leur serait reconnu sans restriction dès cette date par l'intermédiaire de la prévenue. Les recourants affirment également subir un préjudice irréparable si F.________ et consorts se voyaient reconnaître la capacité d'être parties et d'ester en justice, car ceux-ci auraient alors accès au dossier de la procédure et, en particulier, à des documents et à des informations de nature financière confidentiels qu'ils auraient le droit de voir protéger par la confidentialité en vertu des art. 13 Cst. et 73 CPP. Il ressort toutefois des pièces annexées au recours que la question de la qualité de partie plaignante de F.________ et consorts fait l'objet d'un recours pendant devant la Chambre pénale de recours qui a accordé l'effet suspensif et enjoint au Ministère public de ne pas leur accorder l'accès à la procédure jusqu'à droit jugé sur le recours. Il n'y a par conséquent pas lieu de craindre que F.________ et consorts aient accès au dossier en raison du refus de la cour cantonale d'entrer en matière sur les conclusions des recourants tendant à ce que la capacité de F.________ et consorts d'être parties et d'ester en justice, voire d'être représentés par un avocat et d'avoir accès au dossier par l'intermédiaire de leur conseil leur soit déniée. Enfin, dans la mesure où la présente cause peut être liquidée sans autre mesure d'instruction, le risque que F.________ et consorts puissent prendre connaissance de la procédure pénale dans le cadre de la présente procédure n'existe pas. La condition du préjudice irréparable n'est pas réalisée. Le recours est ainsi irrecevable au regard de l'art. 93 al. 1 LTF.