Citation: 1C_475/2022 E. 1.3.1

1.3.1. La cour cantonale a en substance rappelé que la recourante ne conservait pas uniquement des bus, respectivement des trolleybus, mais également des remorques, des minibus, des tramways. Toutefois la question de savoir précisément quel type de véhicule était stationné illicitement n'était pas déterminante, ce qui importait était la situation de risque créée et maintenue par la propriétaire qui ne pouvait être tolérée. Aucun véhicule, quel qu'il soit, muni ou non d'une plaque de contrôle, ne pouvait être garé en dehors des places expressément prévues à cet effet, à savoir en particulier la halle érigée sur la parcelle no 1835. L'art. 68 al. 1 let. i du règlement cantonal du 19 septembre 1986 d'application de la loi du 4 décembre 1985 sur l'aménagement du territoire et les constructions (RLATC; RS/VD 700.11.1) soumettait expressément à autorisation municipale les dépôts de tous genres, notamment de machines, d'épaves de véhicules à moteur et d'autres objets encombrants. La cour cantonale a encore expliqué que le risque de fuites d'huile ou d'hydrocarbures (pollution des eaux souterraines, inflammabilité du pétrole, etc.) n'était pas le seul motif pour soumettre ces amas d'engins à autorisation; il y avait aussi des motifs ordinaires d'aménagement du territoire (esthétique, garantie des espaces libres entre les halles industrielles, etc.). Si bien qu'en exigeant l'évacuation des bus et véhicules assimilés, la décision du 25 avril 2022 était pleinement justifiée.