Citation: 5P.443/2006 18.12.2006 E. 4

La recourante soutient, en outre, que les juges cantonaux ont commis arbitraire dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves. 4.1 De jurisprudence constante, le Tribunal fédéral se montre réservé en matière d'établissement des faits et d'appréciation des preuves, vu le large pouvoir qu'il reconnaît aux juridictions cantonales (ATF 104 Ia 381 consid. 9 p. 399 et les références citées); il n'intervient, du chef de l'art. 9 Cst., que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis sans motifs objectifs de tenir compte d'un moyen de preuve pertinent ou encore s'il a effectué, sur la base des éléments recueillis, des déductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9). Conformément à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit contenir, sous peine d'irrecevabilité (cf. ATF 123 II 552 consid. 4a p. 558), un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste cette violation. Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs expressément soulevés et présentés de façon claire et détaillée, le principe iura novit curia étant inapplicable (ATF 130 I 26 consid. 2.1 p. 31). Le justiciable qui se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.) ne peut, dès lors, se contenter de critiquer la décision attaquée comme il le ferait en instance d'appel, où la juridiction supérieure dispose d'une libre cognition; en particulier, il ne saurait se borner à opposer sa thèse à celle de l'autorité cantonale, mais doit démontrer par une argumentation précise que cette décision repose sur une appréciation insoutenable des preuves (ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261/262; 125 I 492 consid. 1b p. 495 et la jurisprudence citée). 4.2 En l'espèce, la Cour de justice a retenu que le relâchement, puis la rupture, des relations personnelles entre la recourante et les intimés trouvaient leur origine dans les altercations ayant éclaté entre ceux-ci et le nouvel époux de celle-là. Les circonstances de ces événements démontraient que tant les enfants que le mari endossaient une part de responsabilité dans la survenance de ces disputes, sans qu'il y ait lieu de rechercher lequel des protagonistes y avait contribué de manière prépondérante. Par conséquent, la rupture des relations personnelles ne pouvait être imputée à la seule faute des intimés. Comme les faits constatés permettaient de conclure que la désunion n'incombait pas exclusivement à ces derniers, l'ouverture d'enquêtes et l'interrogatoire du mari ne s'avéraient pas nécessaires. En tant qu'il est dirigé à l'encontre de cette appréciation des preuves (cf. supra, consid. 3.2), le grief est irrecevable; la recourante ne réfute aucunement les motifs de l'autorité cantonale, mais se limite à exposer sa propre argumentation. Par ailleurs, il est manifestement erroné de prétendre que la juridiction cantonale se serait ralliée à la version des intimés lorsqu'ils ont affirmé "que l'absence des relations personnelles était due au seul comportement de M. Y.________"; les juges d'appel ont admis, au contraire, qu'aucun des protagonistes n'assumait l'entière responsabilité de la désunion. Pour le surplus, la recourante n'indique pas quels éléments du dossier contrediraient "l'établissement des faits et l'appréciation des preuves" incriminés, pas plus qu'elle n'explique en quoi résiderait le "contexte ayant entouré les incidents" litigieux ou "l'attitude et la véritable intention" de son mari. Il s'ensuit que le moyen est entièrement irrecevable.