Citation: 6B_716/2023 E. 3.2

3.2. Tout en considérant que la question de la recevabilité de la lettre du 20 avril 2021 pouvait souffrir de rester ouverte, l'autorité précédente a jugé qu'elle ne constituait pas un motif de révision au sens de l'art. 410 al. 1 let. a CPP. En substance, après avoir laissé entendre que le recourant ne pouvait se prévaloir du motif de révision invoqué compte tenu du fait qu'il avait été établi douze ans après l'ouverture de la procédure probatoire, l'autorité précédente a constaté que la lettre du 20 avril 2021 n'était pas propre à ébranler les constatations de fait sur lesquelles la condamnation du recourant était fondée, autrement dit que le caractère sérieux du motif de révision n'était pas donné. À l'issue de son appréciation du moyen de preuve offert (soit: lettre rédigée par une personne se prévalant à ce jour encore d'un statut de liquidateur qui ne semble pas être le sien, s'apparentant tout au plus à un allégué de partie, se contentant de revisiter de manière appellatoire les faits préalablement établis et ne contenant aucune justification sur les raisons pour lesquelles elle a été établie douze ans après l'ouverture de la procédure probatoire et quatre ans après le rendu du jugement du 20 novembre 2017), l'autorité précédente a considéré qu'il n'avait pas de valeur probante, raison pour laquelle il n'était pas sérieux.