Citation: 1C_47/2023 E. 3

La Chambre administrative a jugé que le litige portait exclusivement sur la demande du recourant de détruire son dossier, à tout le moins une partie de ses données personnelles, en possession de l'Hospice général. Cette demande avait été formulée en mai 2022 après que l'intéressé a manifesté sa volonté de ne plus bénéficier de prestations, financières ou non, d'aide sociale. Elle avait donné lieu à une recommandation du Préposé cantonal sur laquelle s'était fondé l'intimé pour rendre sa décision du 24 juin 2022. En conséquence, les conclusions du recourant portant sur une éventuelle indemnisation, le cas échéant sur une proposition d'emploi de la part de l'Hospice général étaient exorbitantes à l'objet du litige et, partant, irrecevables. Il en allait de même des griefs relatifs à la qualité de son suivi et au financement de sa formation. Le fait qu'une contestation opposerait le recourant à l'Office cantonal de l'emploi et la question de savoir si et dans quelle mesure la formation que l'intéressé avait suivie dans le cadre de son insertion professionnelle avait été prise en charge n'étaient pas pertinents pour trancher la contestation au fond. Enfin, le recourant alléguait, sans le démontrer, que les institutions l'ayant accompagné auraient agi sans transparence et continueraient à échanger à son insu des informations à son sujet, ce qui paraissait peu probable et ne permettait pas de remettre en cause le refus d'ordonner la destruction de son dossier au sein de l'Hospice général.