Citation: 6P.18/2003 11.03.2003 E. 2

Le recourant se plaint d'arbitraire dans l'appréciation des preuves ainsi que d'une violation du principe "in dubio pro reo" en tant qu'il se rapporte à l'appréciation des preuves. Le principe "in dubio pro reo" découle de la présomption d'innocence, garantie par l'art. 6 ch. 2 CEDH et par l'art. 14 ch. 2 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (RS 0.103.2) ainsi que, sur le plan interne, par l'art. 32 al. 1 Cst. Comme règle de l'appréciation des preuves, ce principe est violé lorsque le juge, qui s'est déclaré convaincu, aurait dû éprouver des doutes quant à la culpabilité de l'accusé au vu des éléments de preuve qui lui étaient soumis (ATF 120 Ia 31 consid. 2c p. 37). Il s'agit d'une question que le Tribunal fédéral n'examine que sous l'angle de l'arbitraire (ATF 120 Ia 31 consid. 2d p. 37 s.). Tel qu'il est soulevé par le recourant, le grief de violation du principe "in dubio pro reo" n'a donc pas de portée propre par rapport à celui d'arbitraire dans l'appréciation des preuves également invoqué; il n'est d'ailleurs pas étayé par une argumentation distincte. Il suffit donc de l'examiner sous cet angle.