Citation: 1C_14/2025 E. 2.2

2.2. En l'occurrence le recours cantonal, portant uniquement sur la question de l'effet suspensif, a été formé le 14 octobre 2024. La commune intimée a répondu le 24 octobre suivant, la CCC le lendemain. Par lettre du 28 octobre 2024, la cour cantonale a informé les parties recourantes que l'instruction lui semblait complète et qu'il serait statué dans les 10 jours sauf avis contraire exprimé dans le même délai. Les recourants ont ensuite déposé une réplique le 6 novembre 2024. Le Conseil d'État a pour sa part conclu, également le 6 novembre 2024, au rejet du recours, sans observations particulières. Cette écriture a été transmise au mandataire des recourants avec l'indication que celle-ci ne paraissait pas nécessiter l'octroi d'un délai de détermination supplémentaire à celui fixé le 28 octobre 2024. Le 27 novembre 2024, la commune a produit un article de presse paru le 26 novembre 2024 dans Le Nouvelliste, dans lequel le secrétaire général de la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS) confirme que tant le bâtiment de chronométrage que la zone d'arrivée (et son sous-sol) doivent impérativement être réalisés dans la perspective des championnats du monde 2027. Cet envoi a été transmis aux recourants le lendemain. Ceux-ci se sont déterminés à ce sujet le 9 décembre 2024, prétendant faire usage du délai de réplique dans les 10 jours consacré par la jurisprudence, alors que l'arrêt avait déjà été rendu le 6 décembre précédent. Compte tenu de la nature et de l'état de la procédure, on peut se demander si les recourants pouvaient se prévaloir d'un délai de 10 jours pour présenter leurs observations spontanées. La cour cantonale avait en effet déjà indiqué, le 28 octobre 2024, qu'elle s'estimait suffisamment renseignée et qu'elle allait statuer très prochainement sur la base du dossier. S'agissant en outre d'un recours sur mesures provisionnelles, les recourants devaient s'attendre à ce que l'arrêt soit rendu très rapidement, dans les jours suivants, et devaient dès lors réagir immédiatement s'ils entendaient contester les allégations de la partie intimée, à tout le moins en annonçant qu'ils comptaient encore se déterminer sur l'envoi du 27 novembre 2024. Quoi qu'il en soit, il apparaît que les allégations en question n'ont eu aucune influence sur l'issue de la cause. La cour cantonale s'est en effet exclusivement limitée à l'examen des intérêts invoqués par les recourants pour conclure à l'octroi de l'effet suspensif: l'intérêt lié à la zone réservée (consid. 6), l'intérêt lié aux dérogations à l'affectation de la zone (consid. 7) et l'intérêt lié à la nécessité d'une EIE (consid. 8). La cour cantonale ne s'est en revanche nullement exprimée sur la nécessité, invoquée par la commune, de réaliser les installations litigieuses, et moins encore sur les exigences posées par la FIS pour l'organisation des championnats du monde 2027. Dans ces conditions, la cour cantonale n'a pas violé le droit à la réplique des recourants. Par ailleurs, ceux-ci n'ont pas exposé dans leur recours devant le Tribunal fédéral ce qu'ils comptaient faire valoir suite à la réception de l'article de journal, et moins encore dans quelle mesure cela aurait pu influer sur le sort de la cause (cf. ATF 143 IV 387 consid. 1.4.1; arrêt 5A_391/2023 du 7 août 2023 consid. 4.1). lls se contentent d'alléguer que le Tribunal cantonal aurait dû leur laisser au moins 10 jours pour se déterminer. Enfin, un renvoi de la cause au Tribunal cantonal pour nouvelle décision relèverait de la pure formalité dès lors que, comme exposé, l'article de journal en question n'a joué aucun rôle dans le raisonnement de la cour cantonale. Les déterminations des recourants du 9 décembre 2024 n'apportent pas non plus d'élément qui pourrait conduire à une autre appréciation.