Citation: 4A_173/2008 02.10.2008 E. 3

En dernier lieu, la recourante fait grief à la cour cantonale d'avoir fixé, de manière arbitraire, la participation au chiffre d'affaires, pour la période du 1er janvier au 31 mai 2001, à 3% de ce chiffre. La recourante dénonce aussi un défaut de motivation. Le grief d'arbitraire est fondé. Il est en effet insoutenable pour la cour cantonale de s'être référée, pour déterminer la quotité de la participation au chiffre d'affaires, au pourcentage sollicité par l'intimé, et d'avoir omis de prendre en considération la déposition du témoin B.________, propre à modifier la décision. Ce témoin s'est en effet exprimé clairement sur la question, puisqu'il a affirmé que « le paragraphe relatif à un bonus de fin d'année correspond à un treizième salaire si les chiffres étaient atteints ». Le fait que l'intimé ait conclu pour la période postérieure à juin 2001 au versement prorata temporis d'un treizième salaire confirme du reste que, pour les parties, la participation au chiffre d'affaires devait se calculer sur la base de l'octroi d'un treizième salaire et non pas en pourcentage du chiffre d'affaires réalisé. Pour les mois de janvier à mai 2001, l'intimé a donc droit à un capital de 3'334 fr. ([8'000 : 12] x 5), en lieu et place de 21'770 fr.80, les bonus octroyés pour la période s'étendant du 1er juin 2001 au 5 septembre 2002 (4'666 + 5'400) demeurant inchangés. L'arrêt attaqué sera dès lors réformé en ce sens que la recourante est condamnée à verser à l'intimé la somme de 13'400 fr. (3'334 + 4'666 + 5'400), avec intérêts au taux de 5% l'an dès le 27 mars 2003, le dies a quo des intérêts n'ayant fait l'objet d'aucune discussion. Cela étant, le grief dénonçant un défaut de motivation peut demeurer indécis.