Citation: 1P.672/2002 18.02.2003 E. 1

Que la cause a été déférée au Tribunal de police de l'arrondissement de l'Est vaudois; Que dans sa séance du 4 avril 2002, ce tribunal a interrogé contradictoirement l'appelant et l'agent dénonciateur, a effectué une inspection de l'appareil radar utilisé par ce dernier et s'est fait expliquer son fonctionnement; Que le dénonciateur a réfuté les objections de l'appelant tendant à mettre en doute l'exactitude de la mesure; Que l'appelant a alors maintenu une requête tendant à ce que cet appareil fût soumis à une expertise; Que le tribunal a pris connaissance du certificat de vérification de l'appareil, daté du 30 juillet 2001; Que, statuant le même jour sur la cause pénale, il a refusé de donner suite à la réquisition d'expertise, rejeté l'appel et confirmé le prononcé préfectoral; Que P.________ a recouru à la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois, pour critiquer l'appréciation des preuves et le rejet de sa réquisition d'expertise; Que le Tribunal cantonal a rejeté le recours par arrêt du 23 mai 2002; Qu'agissant par la voie du recours de droit public, P.________ requiert le Tribunal fédéral d'annuler ce dernier prononcé; Qu'il se plaint de violation du droit d'être entendu et d'appréciation arbitraire des preuves; Qu'il persiste dans l'argumentation déjà soutenue dans les instances précédentes; Qu'il se dit avoir été empêché, par le rejet de sa réquisition d'expertise, de mettre en évidence la possibilité d'une perturbation de l'appareil par un facteur extérieur à celui-ci, telles que des vibrations ou une manipulation de l'agent; Que le Tribunal de police, dans son jugement, a expliqué de façon détaillée et convaincante son appréciation des preuves; Que le Tribunal cantonal, dans les limites de son pouvoir d'examen, a également discuté de façon détaillée les critiques du recourant; Qu'il a correctement appliqué, dans son contrôle de l'état de fait retenu par le premier juge, les principes consacrés par la jurisprudence relative aux art. 9 Cst. (protection contre l'arbitraire) et 32 al. 1 Cst. (présomption d'innocence; cf. ATF 127 I 38 consid. 2 p. 40, 124 IV 86 consid. 2a p. 87/88), alors même qu'il ne s'y est pas explicitement référé; Que l'appréciation anticipée de la preuve supplémentaire offerte par le recourant a aussi été contrôlée conformément à la garantie du droit d'être entendu conférée par l'art. 29 al. 2 Cst. (cf. ATF 124 I 208 consid. 4a p. 211, 122 V 157 consid. 1 d p. 162); Que le recours de droit public doit, ainsi, être rejeté pour les motifs déjà retenus par le Tribunal cantonal, auxquels le Tribunal fédéral peut adhérer (art. 36a al. 3 OJ); Que le recourant doit acquitter l'émolument judiciaire. Par ces motifs, vu l'art. 36a OJ, le Tribunal fédéral prononce: