Citation: U 408/06 10.08.2007 E. 4

4.1 La juridiction cantonale a nié l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les troubles à la hanche droite et l'accident du 16 février 2001. Elle s'est fondée pour cela sur le rapport du docteur E.________ du 10 janvier 2006, auquel elle a reconnu pleine valeur probante. En particulier, l'avis de ce médecin n'était pas sérieusement remis en cause par les autres avis médicaux versés au dossier. 4.2 A l'instar de la juridiction cantonale, le Tribunal fédéral n'a aucune raison de s'écarter des conclusions du docteur E.________. Ce dernier s'est appuyé sur l'ensemble du dossier radiologique et son appréciation de la situation médicale de l'assuré est convaincante. Il y a lieu d'ajouter, comme le rappelle l'intimée, que la hanche droite n'a pas été touchée lors de l'événement accidentel en cause. Aucun avis médical ne mentionne une quelconque douleur à cet endroit. En particulier, le rapport de sortie de l'Hôpital Y.________ du 26 février 2001 (signé, notamment, par le docteur A.________) ainsi que le rapport du docteur M.________ du 4 juin 2002 sont muets sur ce point. Les lésions à la hanche droite ont été évoquées pour la première fois en août 2003 par le docteur A.________ (rapport du 20 août 2003), soit plus d'une année après la fin du traitement des contusions thoraciques et abdominales (25 mars 2002; rapport du docteur M.________ du 4 juin 2002). On doit ainsi admettre que l'accident n'a eu aucun effet sur la coxarthrose, préexistante, laquelle a suivi son évolution normale, comme l'a indiqué le docteur E.________. Partant, on ne saurait retenir l'existence d'un cas de rechute ou de séquelles tardives. 4.3 Le recourant fait grief à la juridiction cantonale de n'avoir pas pris en considération les éléments médicaux contraires (notamment les avis des docteurs S.________ et A.________). Cependant, ces médecins ne sont pas aussi catégoriques que semble le croire le recourant: de leur propre aveu, il est difficile d'établir une relation de causalité entre les lésions à la hanche et l'accident. Les rapports de ces médecins ne permettent pas de retenir, au degré de vraisemblance prépondérante requis, l'existence d'un lien de causalité entre la coxarthrose et l'accident. Or le juge statue en matière de fait au regard de la vraisemblance prépondérante. Le recourant n'a pas été en mesure d'établir la réalité des faits dont il se prévaut. Il doit dès lors en supporter les conséquences conformément à la jurisprudence. Dans ces conditions, les pièces médicales versées au dossier permettent de statuer en pleine connaissance de cause sur le présent litige, si bien qu'une instruction complémentaire (sous forme d'audition des docteurs A.________ et S.________) s'avère superflue. Le recourant y a d'ailleurs renoncé en procédure cantonale. 4.4 Le dossier médical étant suffisamment étayé, il y a lieu de rejeter la demande d'instruction complémentaire formée par le recourant, tendant au renvoi de la cause à la juridiction cantonale.