Citation: 6P.126/2005 22.12.2005 E. A

A.a Au début de l'année 2003, Y.________ a fait la connaissance et s'est liée d'amitié avec X.________, qui se faisait appeler Z.________ et qui l'a touchée en lui décrivant une vie difficile, avec un fils à charge qu'elle avait dû élever seule. Elle a aussi rencontré en sa compagnie un homme de race noire nommé A.________, dont elle ignorait qu'il était son mari et qui conduisait parfois sa voiture, une Opel de couleur blanche. X.________ lui a montré une carte d'identité française au nom de Z.________, portant sa photo ainsi que l'indication d'un domicile à B.________, en France, et lui en a remis une copie. Elle lui a également donné une carte de visite portant ces mêmes nom et adresse et lui a dit gagner un salaire mensuel de 6'000 francs en travaillant auprès de la fiduciaire C.________, à Genève. Y.________, d'origine serbe, avait à cette époque peu de connaissances en Suisse, où elle vivait depuis juin 1999, et ne parlait ni ne comprenait très bien le français. A.b En décembre 2003, X.________ a dit à son amie avoir un besoin impératif d'argent pour entreprendre des travaux dans sa maison. Y.________ a alors accepté de lui prêter la somme nécessaire, soit 12'500 francs le 10 décembre 2003 et 2'000 francs le 16 décembre 2003, contre la promesse d'un remboursement rapide à une date indéterminée. Chacune des parties a signé deux attestations datées du 10 décembre 2003, l'une portant sur la somme de 25'000 francs et l'autre sur un montant réduit à 20'000 francs. Selon ce second document, X.________ s'engageait à rembourser 20'000 francs à Y.________ en nature, soit par le biais de travaux. Cette dernière a expliqué n'avoir pas du tout compris le sens de cette attestation, confondant avec les travaux sur sa propre maison dont lui a parlé son amie, et persuadée qu'elle serait remboursée en espèces, comme convenu. A.c Par la suite, sans nouvelles de X.________, Y.________, avec son cousin, D.________, a cherché à la retrouver grâce à la copie de la carte d'identité en sa possession. Ils ont alors découvert, avec l'aide des autorités françaises, que le nom et l'adresse donnés étaient faux. Finalement, ils ont retrouvé X.________ au Café E.________, attablée en compagnie de son mari et d'un autre homme. Lorsque Y.________ lui a parlé du prêt, son amie lui a répondu qu'elle ne la connaissait pas et a voulu quitter les lieux, raison pour laquelle la première a appelé la police. Dans l'intervalle, les deux compagnons de X.________ se sont éclipsés en emportant les documents se trouvant sur leur table, non sans que Y.________ parvînt à leur subtiliser la copie d'une autre carte d'identité française portant la photo de X.________, cette fois sous le nom de F.________. A.d Le 31 janvier 2004, Y.________ a déposé une plainte pénale contre X.________.