Citation: 9C_349/2020 E. 5.2.2

5.2.2. Le raisonnement de l'assuré est ensuite fondé en tant qu'il cherche à démontrer que les experts D.________ et G.________ ont fixé le recouvrement d'une pleine capacité de travail le 1er janvier 2014 et non pendant l'année 2013 comme les premiers juges l'ont retenu. En effet, comme le soutient le recourant, les deux experts mentionnés ont clairement constaté l'absence de pathologie psychique incapacitante au moment de la réalisation de leurs expertises. Si le docteur D.________ a certes fait allusion à l'expertise du docteur E.________ réalisée en 2013 ou au bénéfice du traitement mis en place par le docteur J.________ postérieurement au décès de l'épouse, il a néanmoins expressément fixé le recouvrement d'une pleine capacité de travail au 1er janvier 2014. L'analyse du docteur G.________, qui a également abouti à la conclusion du recouvrement d'une pleine capacité de travail, ne vient pas contredire celle du docteur D.________. Ce médecin a effectivement relevé la difficulté, voire l'impossibilité, de se déterminer rétroactivement sur une situation ou son déroulement. Il a évoqué la possibilité d'une aggravation entre 2008 et 2010, voire entre 2010 et 2011 et, sur la base d'une "extrapolation rétroactive" d'un état émotionnel correctement traité et compensé entre 2012 et 2017. Les précautions utilisées par l'expert pour formuler ses conclusions montrent toutefois que ses réflexions reposent sur des incertitudes qui ne permettent pas de leur reconnaître un degré de vraisemblance suffisant en matière d'assurances sociales (ATF 126 V 353 consid. 5b p. 360 s.) ni, par conséquent, de retenir une autre date que celle retenue par le docteur D.________ quant au recouvrement d'une pleine capacité de travail. Le fait que l'assuré a raison sur ce point ne suffit cependant toujours pas pour établir que la juridiction cantonale est parvenue à un résultat arbitraire en niant la survenance d'une péjoration de la situation psychique ensuite de la maladie et du décès de l'épouse. On peine par ailleurs à comprendre l'utilité de l'argumentation du recourant, qui requiert la correction de l'état de fait sur ce point au sens de l'art. 97 al. 1 LTF, dans la mesure où, compte tenu de ses conclusions, il cherche à démontrer une aggravation de son état de santé et non une amélioration.