Citation: 6B_1361/2021 E. 2.2.3

2.2.3. Le recourant s'en prend en outre à l'appréciation faite par la cour cantonale du témoignage de D.________. Il cherche en premier lieu à faire apparaître des divergences entre ce témoignage et les déclarations de B.________, essentiellement sur l'existence de relations sexuelles violentes ou de disputes entre cette dernière et le recourant. Les éléments qu'il invoque ne sont pas propres à remettre en question l'appréciation de la cour cantonale. En effet, il ressort de l'arrêt attaqué que B.________ avait accepté que le recourant passe assez régulièrement la nuit dans sa chambre d'étudiante car elle se sentait coupable de lui refuser des relations sexuelles et pensait ainsi lui donner un peu de l'intimité qu'il demandait. Elle avait à ces occasions accepté qu'ils se frottent l'un à l'autre tout en gardant leurs habits et sans se toucher les parties génitales. Elle a aussi dit qu'entre août et octobre, voire novembre, 2014 ils se disputaient plusieurs fois par semaine parce qu'elle ne voulait pas entretenir de relations sexuelles. Contrairement à ce que soutient le recourant, ces déclarations ne sont pas incompatibles avec le témoignage de D.________. Il est parfaitement possible que les moments d'intimité entre le parties et les disputes qui les accompagnaient aient pu donner l'impression au témoin, qui se trouvait dans la pièce contiguë, qu'il s'agissait de relations sexuelles accompagnées d'une certaine violence. Le recourant tente par ailleurs de remettre en question la crédibilité du témoignage en qualifiant de " très excessives " les déclarations de D.________, à qui il reproche d'avoir fait des descriptions trop détaillées et affirmatives d'actes qui se déroulaient dans la pièce voisine, et reproche à la cour cantonale d'avoir passé sous silence de nombreuses déclarations attestant du fait que plusieurs éléments auraient été supposés ou devinés dans le but éventuel de soutenir B.________. La cour cantonale a relevé que les bruits entendus par D.________ le jour en question étaient sans commune mesure avec ceux entendus précédemment. Par ailleurs, si le témoin a évoqué des relations anales c'est en raison des cris perçus, qui dénotaient des rapports très douloureux. L'appréciation de la cour cantonale à ce propos est par ailleurs convaincante et c'est à juste titre qu'elle a relevé qu'on ne comprenait pas pourquoi le lendemain des faits D.________ aurait demandé à B.________, qu'elle ne connaissait pas et ne saluait même pas lorsqu'elles se croisaient, de venir dans sa chambre pour l'assurer de son soutien en cas de besoin en lui donnant ses coordonnées.