Citation: 1P.733/2004 05.01.2005 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et avec une pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 II 249 consid. 2 p. 250, 302 consid. 3 p. 303/304, 306 consid. 1.1 p. 308, et les arrêts cités). 1.1 X.________ a qualité pour agir, au sens de l'art. 88 OJ, contre la décision maintenant sa détention préventive. Il est superflu d'examiner ce qu'il en est, de surcroît, pour ce qui concerne sa mère et sa grand-mère. 1.2 Le recours de droit public n'a qu'un effet cassatoire (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 129 I 129 consid. 1.2.1 p. 131/132, 173 consid. 1.5 p. 176; 128 III 50 consid. 1b p. 53, et les arrêts cités). Il est fait exception à ce principe lorsque l'admission du recours ne suffit pas à rétablir une situation conforme à la Constitution et qu'une mesure positive est nécessaire (ATF 129 I 129 consid. 1.2.1 p. 131/132). Tel est le cas notamment lorsqu'une mesure de détention préventive n'est pas - ou n'est plus - justifiée (ATF 115 Ia 293 consid. 1a p. 297; 107 Ia 256 consid. 1 p. 257; 105 Ia 26 consid. 1 p. 29). La conclusion du recours tendant à la libération immédiate de X.________ est ainsi recevable. Il n'en va pas de même, en revanche, de la conclusion préalable, de nature constatatoire, formulée par le Tribunal de la jeunesse dans sa réponse au recours. 1.3 Le Ministère public n'étant pas partie à la procédure cantonale, il ne l'est pas davantage devant le Tribunal fédéral. Sa prise de position du 22 décembre 2004, irrecevable, est écartée du dossier. 1.4 La Cour de justice a déclaré irrecevable le recours formé le 18 novembre 2004 contre le mandat d'arrêt. Les recourants ne critiquent pas ce point de la décision attaquée. L'objet du recours de droit public est ainsi circonscrit à la détention ordonnée le 24 novembre 2004.