Citation: 7B.104/2002 29.07.2002 E. 1

Que sur la base d'une ordonnance judiciaire rendue en faveur de S.________ (créancier séquestrant), l'Office des poursuites Arve-Lac a, le 5 juin 2000, procédé au séquestre, en mains de F.________ (quart détenteur), d'un lot de vaisselle contemporaine et de divers objets folkloriques hongrois au préjudice de M.________ (débiteur séquestré); que T.________ Sàrl ayant revendiqué la propriété des biens séquestrés et le quart détenteur confirmé qu'il détenait ceux-ci pour le compte du débiteur, l'office a, conformément aux dispositions de l'art. 107 LP, fixé au créancier séquestrant un délai de 10 jours pour contester la revendication, puis, celui-ci ayant effectivement contesté la revendication, imparti au tiers revendiquant, le 22 juin 2001, un délai de 20 jours pour ouvrir action en constatation de son droit; que par courrier du 19 décembre 2001, l'office a exposé une nouvelle fois au tiers revendiquant, qui lui avait écrit à deux reprises, qu'il lui eût appartenu d'ouvrir action dans le délai imparti; que saisie d'une plainte contre ledit courrier, qualifié expressément de décision susceptible de faire l'objet d'une plainte, l'autorité cantonale de surveillance l'a rejetée dans la mesure où elle était recevable; que le présent recours n'est recevable qu'en tant qu'il est dirigé contre la décision de l'autorité cantonale de surveillance (art. 19 al. 1 LP), de sorte que les critiques de la recourante à l'adresse de l'office, en ce qui concerne l'exécution même du séquestre et la décision de confirmation du 19 décembre 2001, n'ont pas à être examinées; qu'il convient néanmoins de rappeler, quant à la prétendue lacune dont souffrirait cette dernière ("aucune indication d'une quelconque autorité à solliciter"), que l'office, lorsqu'il impartit le délai d'ouverture d'action au tiers selon l'art. 107 al. 5 LP, n'a pas à indiquer quel est le juge compétent dans le cas d'espèce (Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, n. 26 ad art. 109); que l'argumentation de la recourante concernant le bien-fondé de sa revendication est irrecevable, car l'autorité de surveillance, tant fédérale que cantonale, n'a pas à instruire sur la propriété des biens séquestrés, ce point relevant du juge civil dans le cadre de la revendication (ATF 109 III120 consid. 6 p. 127; 107 III 33 consid. 1 et les références); que les faits invoqués et les pièces déposées à l'appui de cette argumentation n'ont donc pas à être pris en considération, la Chambre de céans étant d'ailleurs liée par les faits constatés dans la décision attaquée (art. 63 al. 2 et 81 OJ) et ne pouvant tenir compte des nova (art. 79 al. 1 OJ); que sur le fond, c'est à bon droit que l'autorité cantonale de surveillance a confirmé l'application par l'office de l'art. 107 al. 5 LP, dès lors que les biens séquestrés se trouvaient en la possession du quart détenteur pour le compte, non pas du tiers séquestrant, mais du débiteur, hypothèse formellement visée par la disposition précitée (ATF 121 III 85 consid. 2a; 120 III 83 consid. 3a);