Citation: 4A_63/2021 E. 3.3.1

3.3.1. Selon l'art. 32 al. 2 LIFD (loi fédérale sur l'impôt fédéral direct, RS 642.11), "le contribuable qui possède des immeubles privés peut déduire les frais nécessaires à leur entretien", soit principalement les dépenses dues aux réparations ou aux rénovations du bien immobilier, si elles n'entraînent pas une augmentation de la valeur de l'immeuble (selon l'art. 1 al. 1 let. a ch. 1 de l'Ordonnance de l'AFC du 24 août 1992 sur les frais relatifs aux immeubles privés déductibles dans le cadre de l'impôt fédéral direct, alors en vigueur; RS 642.116.2). Ne sont pas déductibles les frais d'acquisition, de production ou d'amélioration d'éléments de fortune (art. 34 let. d LIFD). Il s'agit de dépenses d'investissement immobilier ayant pour effet d'apporter une plus-value à l'immeuble. L'art. 32 al. 2 LIFD prévoit également que le Département fédéral des finances détermine dans quelle mesure les investissements destinés à économiser l'énergie et à ménager l'environnement peuvent être assimilés aux frais d'entretien. L'Ordonnance du 24 août 1992 sur les mesures en faveur de l'utilisation rationnelle de l'énergie et du recours aux énergies renouvelables (RS 642.116.1) comporte une liste non exhaustive de mesures techniques pouvant conduire à une déduction (cf. art. 1: "Sont en particulier..."; arrêt 2C_161/2020 du 24 juin 2020 consid. 6.2). Les règles sont les mêmes tant pour l'ICC que pour l'IFD (cf. art. 9 al. 1 et 3 LHID [loi fédérale sur l'harmonisation des impôts directs des cantons et des communes; RS 642.14]; art. 36 al. 1 let. b LI-VD [loi vaudoise sur les impôts directs cantonaux; RS/VD 642.11]). Lorsque le canton, comme c'est le cas du canton de Vaud, a fait le choix d'autoriser des déductions pour des économies d'énergie, il est tenu de se conformer strictement à l'ensemble de la réglementation fédérale (cf. ATF 128 II 66 consid. 4b p. 71; arrêt précité 2C_161/2020 consid. 9.1). Les considérations développées pour l'IFD concernant les déductions en cause s'appliquent dès lors aussi à l'ICC pour la période fiscale en cause. Quant à la pratique Dumont, consistant à déclarer non déductibles les frais d'entretien au sens technique lorsqu'ils ont été engagés dans les cinq ans à compter de son acquisition pour la remise en état d'un immeuble dont l'entretien avait été négligé (inaugurée par l'ATF 99 Ib 362, précisée par l'ATF 123 II 218), elle n'a plus cours depuis la modification législative de 2008 (art. 32 al. 2, première phrase LIFD), entrée en vigueur le 1er janvier 2010 aussi bien pour l'impôt fédéral direct (RO 2009 1515) que pour l'impôt direct sur le revenu vaudois (cf. art. 72j LHID et art. 36 LI-VD sous-note 18). L'expertise rappelle - très succinctement - ces principes. Même si les juges cantonaux ne se sont pas étendus sur la question, il faut admettre qu'ils ne se sont pas laissé dicter le droit par l'expert. En tout état de cause, la recourante n'affirme pas que ces notions de droit fiscal auraient été méconnues et n'opère dès lors pas la démonstration d'un quelconque arbitraire, ce qui scelle le sort de ce grief.