Citation: 4A_457/2014 E. 2.4

2.4. Quant aux diverses opérations brièvement examinées par la cour cantonale (versement d'honoraires par D.________ SA à B.________, postposition de créances, établissement de la comptabilité, détermination des actifs de la société, octroi d'un prêt à C.________), elles ont été, de l'avis du recourant, effectuées en violation des devoirs incombant aux administrateurs. Ces opérations consistent en des actes qui, potentiellement, pouvaient causer un dommage direct à la société. C'est donc de manière erronée que la cour cantonale les examine sous l'angle de l'action individuelle du créancier social (arrêt entrepris p. 22). L'autorité précédente, sur la base des conclusions de l'expert, ne retient aucune irrégularité dans les agissements susmentionnés, ce qui sous-entend qu'une violation du devoir de diligence ou de fidélité des administrateurs ne peut être reprochée à ceux-ci. A cet égard, le recourant ne fournit aucune motivation conforme aux exigences de l'art. 42 LTF qui permettrait de comprendre en quoi, dans la perspective de l'action sociale qu'il a introduite, les actes décrits par la cour cantonale seraient susceptibles de fonder une responsabilité des administrateurs vis-à-vis de la société. Il se limite en effet à substituer sa propre appréciation à celle exposée dans l'arrêt cantonal et il n'explique pas en quoi le raisonnement de la cour précédente serait contraire au droit. S'agissant en particulier du prêt accordé à C.________, la cour cantonale a expressément indiqué que les circonstances dans lesquelles le prêt a été effectué et la date à laquelle il a été accordé n'ont pas été établies, de sorte qu'il n'est pas possible d'en déduire que le prêt constituait une opération risquée. A nouveau, le recourant revient sur ce constat sans toutefois expliquer, en partant de la décision attaquée, en quoi ce constat de la cour cantonale serait, dans la perspective de l'action sociale, arbitraire.