Citation: 5A_348/2015 E. 2.2

2.2. L'argumentation du recourant repose sur de fausses prémisses. Il est vrai que le moyen tiré du beneficium excussionis realis ressortit au droit matériel (ATF 140 III 180 consid. 5.1.4 et les citations; ZOBL, Das Fahrnispfand, in : Berner Kommentar, IV/2/5/1, 2e éd., 1982, n° 602 ad Sys. Teil, avec d'autres références; contra : AMONN/WALTHER, Grundriss des Schuldbetreibungs- und Konkursrechts, 9e éd., 2013, § 32 n° 9, qui parlent de " verfahrensrechtliche Einrede "). La jurisprudence défend toutefois cette solution de longue date, sans ouvrir pour autant la voie de l'opposition ( cf. ATF 36 I 337 consid. 1; 68 III 131 p. 133); comme l'a déjà expliqué le Tribunal fédéral, cette voie n'entre pas en ligne de compte, car le poursuivi ne conteste ni la créance, ou le droit de gage, ni le droit du poursuivant d'exercer la poursuite (ATF 54 III 241 p. 244; ZOBL, ibid., n° 604, avec les citations; ACOCELLA, in : Basler Kommentar, SchKG I, 2e éd., 2010, n° 43 ad art. 41 LP). GILLIÉRON observe à cet égard que les autorités de surveillance tranchent une question de droit matériel (l'existence d'un droit de gage au sens de l'art. 37 LP), mais uniquement à titre préjudiciel, pour permettre l'application du mode de poursuite prévu dans le cas d'espèce par la loi (Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, t. I, 1999, n° 44 ad art. 41 LP; cf. aussi: BRAND, note in : JdT 1947 II p. 106, qui rappelle que la détermination erronée du mode de poursuite doit être attaquée par la voie de la plainte aux autorités de surveillance; en général, avec d'autres exemples: MEIER, Die Anwendung des Privatrechts durch die Betreibungs- und Konkursbehörden, in : BlSchK 1985 p. 161 ss).