Citation: I 472/04 22.02.2006 E. 5

En l'espèce, le trouble délirant de type somatique dont souffre le recourant est une comorbidité psychiatrique à son trouble somatoforme douloureux. D'après les experts du COMAI, ces deux affections réduisent la capacité de travail du recourant à 60 % dans une activité adaptée, point de vue que partage le psychiatre du SMR. La Cour de céans ne voit aucune raison de s'écarter de cette appréciation médicale dans un sens plus favorable au recourant, d'autant que le rapport d'expertise du COMAI satisfait à tous les réquisits jurisprudentiels relatifs à la valeur probante de tels documents (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a). Le recourant n'apporte d'ailleurs pas d'élément qui permettrait de jeter le doute sur le bien-fondé de l'avis des experts. A cet égard, le rapport du centre APAIL du 13 mars 2002 qu'il invoque ne lui est d'aucun secours, car le directeur du centre le jugeait inapte à reprendre une activité professionnelle dans le circuit économique normal non pas en raison de son état de santé, mais de sa situation psychosociale, ce dont l'AI ne répond pas. Au regard de la jurisprudence susmentionnée, la reconnaissance d'un taux d'incapacité de travail de 40 pour cent se révèle d'ailleurs assez généreuse si l'on considère que le trouble délirant n'est pas lui-même invalidant (p. 18 du rapport d'expertise), que le recourant semble avoir conservé un environnement social intact (p. 10) et qu'il n'a pas, comme on l'a vu, épuisé toutes ses ressources adaptatives. Quant au taux d'invalidité de 56 % que l'intimé a fixé en partant d'une capacité résiduelle de travail de 60 %, il n'est pas contestable. Il s'ensuit que le recours est mal fondé.