Citation: 4C.302/1998 16.03.2000 E. 3

3.- La demanderesse soutient ensuite que les juges précédents ont méconnu le principe "in dubio contra stipulatorem" (au sujet de cette règle d'interprétation, cf. Gauch/ Schluep/Schmid/Rey, Schweizerisches Obligationenrecht, Allgemeiner Teil, vol. I, 7e éd., n. 1231 ss avec de nombreuses références). Elle leur fait grief d'avoir retenu que la troisième phrase de l'art. 6 de la convention était en contradiction avec la première phrase de la même clause, alors qu'elle aurait dû aboutir à la conclusion inverse. Semblable critique n'a rien à voir avec l'"Unklarheitsregel". Son auteur conteste, en réalité, non pas l'application de cette règle en tant que telle, mais l'objet auquel celle-ci a été appliquée. Concrètement, il ne nie pas avoir rédigé le passage de l'art. 6 que la cour cantonale a jugé ambigu, mais estime que ce qualificatif aurait dû être utilisé pour un autre passage dont il conteste la paternité. Or, savoir quel est, parmi les différents éléments constitutifs d'une clause contractuelle, celui qui manque de clarté est une pure question d'appréciation, laquelle doit être résolue à l'aide des moyens d'interprétation ordinaires, un recours éventuel au principe "in dubio contrat stipulatorem" ne se justifiant que si ces moyens-là ne permettent pas de trancher la question (ATF 123 III 35 consid. 2c/bb p. 44 et les références; Gauch/Schluep/Schmid/Rey, op. cit., n. 1232). Le deuxième grief formulé par la demanderesse tombe ainsi à faux.