Citation: 7B_662/2024 E. 2.5.1

2.5.1. La recourante Banque D.________ SA est la titulaire des boîtes de messagerie électronique professionnelles contenues sur les supports DRV_1 et DRV_16 et dispose ainsi de la qualité pour recourir (cf. art. 81 al. 1 LTF). Elle invoque aussi de manière suffisante au stade de la recevabilité une atteinte au secret professionnel de l'avocat pour établir la recevabilité de son recours (cf. ch. 6 p. 6 du recours; voir également ch. 65 p. 17 et ch. 102 ss p. 24 du recours). La condition posée à l'art. 93 al. 1 let. a LTF est ainsi réalisée en ce qui la concerne. En revanche, vu sa qualité de prévenue, la recourante Banque D.________ SA ne peut pas se prévaloir des secrets bancaire ou des affaires pour justifier l'entrée en matière sur son recours, respectivement pour obtenir le maintien des scellés dans la présente cause (cf. art. 248 al. 1, 264 al. 1 let. c et 173 al. 2 CPP). En effet, dans le cadre de la procédure pénale en cours, il lui est notamment reproché de n'avoir pas pris, dans le cadre de ses activités, toutes les mesures d'organisation raisonnables et nécessaires pour empêcher des actes de blanchiment d'argent (cf. art. 102 al. 2 et 305bis CP). Dans une telle configuration, elle ne saurait en particulier invoquer le secret bancaire de ses clients pour s'opposer à la levée des scellés (cf. également la réserve de l'art. 47 al. 5 de la loi fédérale du 8 novembre 1934 sur les banques et les caisses d'épargne [LB; RS 952.0]; ATF 142 IV 207 consid. 10; 141 IV 77 consid. 5.2; 140 IV 108 consid. 6.5; arrêts 7B_35/2024 du 21 mai 2024 consid. 3.2; 7B_44/2023 du 24 août 2023 consid. 1.2.4; 1B_282/2021 du 23 novembre 2021 consid. 2.3; DAMIAN K. GRAF, Praxishandbuch zur Siegelung, 2022, n° 596 p. 211 et n° 687 p. 246 s.). Elle ne développe au demeurant aucune réelle argumentation sur le fond visant à étayer ces secrets (cf. notamment ch. 67 ss p. 17 s. du recours). En effet, elle paraît avant tout contester la proportionnalité de la mesure, notamment sous l'angle d'une absence d'utilité potentielle des pièces saisies (cf. ch. 71 ss p. 18 ss du recours). Elle ne prétend en outre pas que le MPC ne pourrait pas, le cas échéant, ne pas verser au dossier des documents dénués de pertinence ou, à sa demande, prononcer d'éventuelles mesures de protection, précises et motivées, en application des art. 102 et 108 CPP. Faute de pouvoir invoquer de tels secrets, il n'y a dès lors pas lieu d'entrer en matière sur les griefs visant à contester l'utilité potentielle des pièces saisies eu égard à de tels motifs (cf. notamment ch. 70 s. p. 17 s. et 120 ss p. 26 s; voir au demeurant sur cette problématique consid. 3.5.3 infra).