Citation: 6B_1390/2017 E. 2.3.3

2.3.3. Contrairement à ce que soutient le recourant, on ne déduit ni de sa requête du 4 décembre 2015 (cf. dossier cantonal, P. 191 ss) ni du procès-verbal de l'audience du 2 mars 2016 (cf. dossier cantonal, P. 451 ss) qu'il aurait alors demandé au juge de première instance la production du dossier fiscal genevois de la société. Il n'apparaît pas non plus que le recourant en avait demandé la production durant la procédure préliminaire. Jusqu'à la procédure d'appel, ses réquisitions de preuve se sont en effet limitées à demander l'édition de la facture relative à la créance fiscale litigieuse par l'administration fiscale valaisanne, l'audition de témoins et la mise en oeuvre d'une expertise comptable. Ces réquisitions n'avaient pas pour but de démontrer l'existence d'un paiement effectué par la société, mais d'établir "l'impossibilité pour la société de verser le montant litigieux" dès lors notamment qu'en 2008 et 2009, elle se trouvait sans liquidités, toutes ses recettes étant redirigées vers d'autres sociétés de Y.________ (cf. dossier cantonal, P. 193). Le recourant n'ayant pas cherché à démontrer que la société avait procédé au paiement litigieux, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en ne tenant pas compte de ses réquisitions de preuve au moment de déterminer si son comportement justifiait la mise à sa charge des frais de procédure et le refus d'indemnisation.