Citation: 2C_99/2018 E. 4.4

4.4. En l'espèce, depuis qu'il est arrivé pour la dernière fois en Suisse en juin 2012, le recourant n'a exercé qu'une seule activité lucrative, durant cinq mois. Depuis le mois de novembre 2014, il perçoit des prestations de l'aide sociale. On peut en conséquence retenir que le recourant n'a plus exercé d'activité régulière rapportant un revenu suffisant depuis novembre 2014 et que son engagement n'a pas duré au moins un an. Postérieurement à son licenciement, le recourant n'a effectué aucune recherche d'emploi, le Tribunal cantonal ayant retenu que le recourant n'avait produit aucune offres d'emploi qu'il aurait faites, ni les réponses qu'il aurait reçues. Il ne s'est d'ailleurs inscrit auprès de l'Office régional de placement qu'en février 2015, soit environ deux ans après la fin de son activité lucrative. Par conséquent, à l'instar de ce qu'a considéré le Tribunal cantonal, le recourant ne peut plus se prévaloir du statut de travailleur au sens de l'art. 6 annexe I ALCP, à tout le moins depuis juin 2012 et la fin de son activité lucrative en Suisse. Le comportement adopté par le recourant depuis qu'il est en Suisse quant à la recherche d'activités professionnelles permet en effet de retenir que, depuis cette date, il n'existait plus aucune perspective réelle qu'il soit engagé dans un laps de temps raisonnable. Le fait qu'il ait retiré son 2 e pilier pour ne prétendument pas faire appel aux services sociaux ou aux assurances sociales n'y change rien.