Citation: 1P.564/2002 29.01.2003 E. 1

Le 20 octobre 2000, à la rue des Eaux-Vives à Genève, la police a interpellé B.________ en raison d'un comportement suspect, puis elle l'a confronté à la victime d'un vol survenu une heure auparavant à Cologny. Selon la déclaration signée par elle, celle-ci l'a reconnu comme l'auteur de l'infraction. B.________ a contesté toute implication dans cette affaire; il a immédiatement invoqué un alibi, mais n'a obtenu aucune vérification à ce sujet. Le Juge d'instruction compétent a ordonné son placement en détention préventive. Entendue par ce magistrat le 1er novembre suivant, la plaignante affirma catégoriquement n'avoir jamais dit à la police qu'elle reconnaissait B.________ comme l'auteur du vol; elle avait signé sa déclaration sans la relire. B.________ fut immédiatement remis en liberté. La poursuite pénale ouverte contre lui a pris fin le 10 mai 2001, par une ordonnance de non-lieu rendue par la Chambre d'accusation du canton de Genève.