Citation: 8C_312/2022 E. 5.2

5.2. Contrairement à ce que semble penser le recourant, la nature des activités qu'il a exercées durant son délai-cadre d'indemnisation ne saurait dépendre d'instructions de la part de l'intimée. Il est tout aussi erroné de penser que, pour les mêmes activités qualifiées d'indépendantes par les premiers juges, le recourant aurait pu choisir d'être salarié s'il avait su qu'on n'en tiendrait pas compte dans la période de cotisation. Sur ce point, et pour autant qu'on la comprenne, son argumentation relative au portage salarial est mal fondée. En effet, le recours au portage salarial n'aurait pas permis au recourant d'avoir droit à un nouveau délai-cadre d'indemnisation. Le simple fait que l'indépendant facture par l'intermédiaire d'une entreprise de portage, qu'il n'agisse souvent pas en son nom propre mais qu'il fasse conclure le contrat avec la clientèle par l'intermédiaire de l'entreprise de portage et qu'il n'établisse pas lui-même le décompte des cotisations d'assurance sociale ne fait pas de lui une personne salariée, ni d'ailleurs de l'entreprise de portage un employeur. Il s'agit plutôt d'un statut fictif de salarié. Du point de vue du droit des assurances sociales, les personnes qui décomptent via le portage salarial sont donc en général considérées comme des indépendants (cf. feuille d'information sur le portage salarial de l'Office fédéral des assurances sociales, juin 2022, <https://www.bsv.admin.ch/bsv/fr/home/assurances-sociales/ueberblick/lohntraegerschaft.html>).