Citation: 6B_475/2017 E. 2

Le recourant se prévaut d'une erreur sur la limitation de vitesse à l'endroit où l'infraction a été commise. Il reproche à la cour cantonale de s'être bornée "à expliquer que pour elle cette erreur serait injustifiable" alors que la question à examiner, pour déterminer si la commission de l'infraction était volontaire ou non, est de savoir s'il y a eu erreur ou non. La cour cantonale a retenu qu'au regard de la topographie des lieux et de la signalisation mise en place, le recourant ne pouvait pas légitimement penser ne plus être soumis à la limitation générale de 50 km/h ou se situer hors de la localité qu'il venait de traverser. Pour fonder son appréciation, elle a constaté que les lieux présentaient toutes les caractéristiques d'une localité, en particulier l'existence, sur un des côtés de la route, d'un quartier d'habitations parfaitement identifiable par des chemins d'accès aux maisons, des haies, un trottoir et des lampadaires. En outre, elle a constaté que la route, rectiligne, éclairée et bien dégagée, offrait une visibilité sur une très longue distance, ce qui avait pour conséquence que le recourant devait nécessairement voir le panneau de fin de limitation de vitesse. Le recourant propose sa propre vision des lieux et sa propre interprétation de la topographie. Dans cette mesure, il s'agit d'arguments purement appellatoires qui ne sont pas recevables et sur lesquels le Tribunal fédéral n'entre pas en matière. Cela étant, l'intention ou la volonté, en tant que contenu de la pensée, relève du fait (ATF 135 IV 152 consid. 2.3.2 p. 156). Les constatations de l'autorité cantonale lient la cour de céans (art. 105 al. 1 LTF). Sur la base des faits retenus, dont l'arbitraire n'est pas établi, la cour cantonale pouvait sans violer le droit fédéral retenir la commission intentionnelle de l'infraction. Par ailleurs, au vu des faits retenus, il n'y a aucune place pour envisager une erreur sur les faits (art. 13 CP).