Citation: 1C_537/2017 E. 3.3.2

3.3.2. Par cette argumentation, les recourants se contentent de livrer - au mépris des exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF - leur propre appréciation de la situation, sans toutefois expliquer en quoi les considérants de l'arrêt attaqué seraient entachés d'arbitraire. Or la cour cantonale a expliqué, sans que les recourants ne le discutent sérieusement, que le garage (existant ou agrandi) ne pouvait, au regard de la jurisprudence cantonale - citée par les recourants eux-mêmes -, être qualifié d'avant-corps dès lors qu'il s'agissait d'un bâtiment fermé. Bien qu'accolé au bâtiment principal, le garage ne communiquait du reste pas avec l'habitation, de sorte que, en tant que petite dépendance non destinée à l'habitation, il pouvait bénéficier du régime dérogatoire de l'art. 4.7 RC. Que la terrasse située sur le toit de cette dépendance soit accessible depuis les portes-fenêtres du premier étage n'est à cet égard d'aucun secours aux recourants. Contrairement à ce que ceux-ci soutiennent, cet aspect du projet ne permet pas de conclure que la terrasse serait destinée à l'habitation et de tenir pour arbitraire l'application de l'art. 4.7 RC au cas particulier. La teneur de cette disposition s'approche de celle de l'art. 39 du règlement d'application du 19 septembre 1986 de la loi sur l'aménagement du territoire et les constructions du 4 décembre 1985 (RLATC; RS/VD 700.11.1), qui a pour but de corriger les effets rigoureux de la législation ordinaire relative aux distances aux limites (cf. arrêt 1P.411/1999 du 10 novembre 1999 consid. 3aa, publié in RDAF 2000 I p. 257). Ce régime de faveur ne saurait toutefois permettre d'étendre la surface habitable au-delà des limites autorisées, en contradiction avec les règles ordinaires; or l'autorisation d'une dépendance fermée et communicante serait, selon les circonstances, susceptible de générer le risque d'un tel abus. Un tel cas de figure apparaît en revanche exclu s'agissant - comme en l'espèce - d'une terrasse ouverte, que celle-ci soit ou non accessible depuis l'habitation: un tel aménagement ne sert manifestement ni de lieu de séjour ni n'augmente l'espace vital. Les recourants n'expliquent enfin pas non plus en quoi le projet présenterait des inconvénients majeurs pour les parcelles adjacentes. Ils ne contestent en particulier pas que le projet présente des dimensions réduites conformes à l'art. 4.7 RC (40 m2). Ils n'avancent à ce sujet pas non plus d'éléments topographiques pertinents, alors que la cour cantonale a constaté que leur parcelle était séparée de celle des constructeurs par un mur et une haie d'une hauteur de 4,5 m, surplombant la terrasse (située à 3 m du sol), et entravant la vue directe sur la parcelle no 1256. Dans ce contexte, il faut, avec l'instance précédente, reconnaître que les recourants ne devraient pas être visuellement importunés par le projet, ce qu'ils ne prétendent d'ailleurs pas. Ils ne discutent au demeurant pas non plus que les aménagements projetés ne seront pas visibles depuis les autres parcelles environnantes - comme l'a constaté le Tribunal cantonal -, point plaidant encore en faveur de l'absence d'inconvénients au sens de l'art. 4.7 RC. Sur le vu de ces éléments, la cour cantonale pouvait, en définitive et sans arbitraire, exclure l'application de l'art. 4.4 RC et mettre l'ensemble du projet au profit du régime dérogatoire instauré par l'art. 4.7 RC.