Citation: 2C_521/2020 E. 4.3

4.3. En troisième lieu, le recourant invoque une grave violation du droit à la réplique, au motif que les juges précédents auraient établi des faits utiles à la cause, notamment sur le type de cartes de crédit litigieux sur la base de considérations collectées sur internet ou ailleurs, en violation des art. 29 al. 2 Cst. et 6 CEDH. On ne saisit pas de cette motivation en quoi consiste la violation grave du droit à la réplique dont se prévaut le recourant. Il ressort de l'arrêt attaqué que la demande portait notamment sur la remise par la Banque de renseignements relatifs à des comptes en lien avec des "credits cards". Le recourant contestait la pertinence de la demande au motif que, selon la Banque, ces cartes étaient des cartes de débit et non de crédit. Le Tribunal administratif fédéral a indiqué qu'il ne voyait pas en quoi le fait que l'autorité requérante ait mentionné "carte de crédit" dans sa demande était de nature à remettre en cause les faits à la base de la requête, dès lors que " sur le marché, des cartes de ce type peuvent être assimilées à des cartes de crédit " (cf. consid. 9.1.2 p. 22 de l'arrêt attaqué). Ce faisant, les juges précédents n'ont fait que prendre position sur un argument allégué par le recourant lui-même, pour en dénier la pertinence. Savoir si c'est ou non à juste titre est une question d'appréciation qui ne relève pas du droit d'être entendu.