Citation: 4A_494/2019 E. 5

La recourante reproche aux juges genevois d'avoir retenu de manière arbitraire qu'elle était informée de la volonté de D.________ de conclure un contrat de réassurance couvrant intégralement les prestations prévues par son règlement de prévoyance. Premièrement, par une appréciation arbitraire d'un moyen de preuve, la cour cantonale aurait déduit de manière insoutenable du courrier du 22 avril 2005 de l'administrateur de la recourante, d'une part, que celle-ci connaissait la volonté de congruence complète de D.________ et, d'autre part, que cette concordance était garantie par le contrat de réassurance négocié. La recourante relève à cet égard que le courrier en question concerne le contrat de réassurance conclu en avril 2005, alors que la fondation s'est vu refuser la prise en charge des prestations allouées à G.________ sur la base du contrat de réassurance du 30 juillet 2008, entré en vigueur le 1er janvier 2009. Par ailleurs, l'annonce du comblement de quelques lacunes de couverture, figurant dans le courrier du 22 avril 2005, ne signifierait manifestement pas que la réassurance devait être complète. Enfin, la concordance de la réassurance mentionnée dans ledit courrier n'est garantie expressément qu'avec la nouvelle version du règlement de D.________ "suite à la 1ère révision de la LPP", et non pas de manière générale. La recourante fait également grief à la Cour de justice d'avoir établi la volonté de la fondation d'assurer une concordance totale en se fondant arbitrairement sur le témoignage de J.________, ancien membre du comité de gestion de D.________ - dont les propos n'étaient étayés par aucune pièce de l'époque - ainsi que sur les déclarations de K.________ en qualité de partie - qui a rejoint l'intimée bien après la conclusion des contrats de réassurance -, tout en écartant les déclarations de l'administrateur de la recourante, qui a fait état du flou de D.________ en matière de réassurance et de l'absence d'instructions au sujet du degré de réassurance.