Citation: 6B_1306/2015 E. 3.3

3.3. Contrairement à ce que déclare la cour cantonale, il ne suffit pas que la titularité de l'intimé sur les avoirs litigieux soit vraisemblable. Celle-ci doit être quasi certaine pour qu'une condamnation paraisse moins vraisemblable qu'un acquittement et qu'une ordonnance de classement s'impose. Or, en l'espèce, de nombreux éléments, sur lesquels la cour cantonale ne se prononce pas, peuvent faire douter que les valeurs patrimoniales appartiennent à l'intimé. Le recourant est le titulaire du compte litigieux et il est aussi indiqué comme étant l'ayant droit économique (arrêt attaqué p. 2 consid. B, let. a). Le recourant gérait les avoirs en question, donnant des ordres d'investissements et de transferts. Il avait octroyé des procurations à ses deux fils (arrêt attaqué p. 7 consid. B, let. n). Le gestionnaire de fortunes au sein de la banque H.________ SA et l'avocat du recourant en Israël ont déclaré que les avoirs déposés sur le compte litigieux appartenaient au recourant, mais qu'ils étaient destinés, après sa mort, à son fils, B.X.________ (arrêt attaqué p. 7 consid. B, let. n et et p. 8 consid. B, let. o). L'intimé avait donné des explications contradictoires quant à la nature de ses droits sur ces avoirs. Il n'a invoqué que tardivement l'existence d'une donation de son père. La cour d'appel de Bâle, dont le jugement ne lie certes pas la cour cantonale, a estimé que les droits du recourant sur les avoirs séquestrés étaient vraisemblables (arrêt attaqué p. 8 consid. B, let. p). Enfin, il convient de relever que la cour cantonale se fonde essentiellement sur un acte à cause de mort, qui ne produit ses effets qu'au moment du décès du testateur et qui ne devrait pas donner lieu à des interprétations, tant que celui-ci vit et peut être interrogé sur sa volonté réelle. Au vu de l'ensemble de ces éléments, la cour de céans ne peut pas considérer qu'il n'y a aucun soupçon de gestion déloyale ou d'autre infraction pénale. Elle ne peut avoir que des doutes sur la titularité de l'intimé sur les avoirs litigieux, de sorte que, conformément au principe " in dubio pro duriore ", l'instruction doit être poursuivie. La décision de classement doit donc être annulée et la cause renvoyée à la cour cantonale.