Citation: 9C_33/2021 E. 3.2.3

3.2.3. Contrairement à ce qu'ont ensuite admis les premiers juges, le fait que l'assurée avait repris une activité lucrative à temps partiel à la fin de l'année 2013 ne signifiait par ailleurs pas qu'elle ne pouvait pas ignorer, au moment du jugement du 25 septembre 2014, par lequel la juridiction cantonale avait annulé la décision du 10 juillet 2012 et renvoyé la cause à l'office AI pour instruction complémentaire quant à l'examen de l'opportunité de l'octroi de mesures de réintégration professionnelle avant de statuer définitivement sur la révision de la rente d'invalidité, que de telles mesures étaient devenues inutiles. A la lecture du rapport d'entretien daté du 1er juin 2015, on constate en effet que l'octroi de mesures de réadaptation était encore envisagé à ce moment-là et que de telles mesures devaient être mises en oeuvre, du point de vue de l'office AI, afin de permettre à la recourante de recouvrer une capacité de travail de plus de 50 %. L'argumentation des premiers juges, selon laquelle l'assurée aurait multiplié les procédures à partir du moment où elle avait retrouvé une capacité de gain de 50 %, prenant ainsi le risque d'induire la justice en erreur, du moins de conforter l'administration dans son ignorance en continuant à soutenir une thèse qui ne correspondait alors plus à la réalité, ne saurait dès lors être suivie.