Citation: 4P.252/2002 31.03.2003 E. 1

3.3 En l'espèce, la Cour d'appel a considéré que la nouvelle argumentation des recourants n'était pas compatible avec leurs déclarations antérieures, puisqu'ils avaient reconnu devoir à l'intimé un montant de 93'572,05 fr. à titre de commissions sur les affaires de PG réalisées sur l'ensemble du territoire suisse. Il n'était donc plus possible d'affirmer, après coup, que le contrat et son avenant ne couvraient que les affaires réalisées par les bureaux de X.________ SA situés à Genève et Zoug, à l'exclusion des bureaux régionaux. Toutefois, dans une argumentation subsidiaire, la Cour d'appel considère que la distinction invoquée par les recourants ne se justifie pas, étant donné la centralisation à Genève et à Zoug de la comptabilité des bureaux de X.________ SA situés à Bâle, Neuchâtel, Lausanne et au Tessin. L'autorité cantonale entre donc en matière sur l'argumentation des recourants et respecte ainsi leur droit d'être entendu. Peu importe dès lors de rechercher si les maximes inquisitoire et d'office prévues par les art. 29 et 66 LJP gen. autorisaient ou non les recourants à développer une nouvelle argumentation après l'arrêt de renvoi. Peut également rester ouverte la question de savoir si la contestation initiale par les recourants de tout droit de l'intimé à des commissions sur les affaires de X.________ SA englobait aussi les bureaux régionaux de Bâle, Neuchâtel, Lausanne et du Tessin. Pour le surplus, on ne voit pas en quoi la maxime inquisitoire aurait obligé la Cour d'appel à inviter les parties à lui fournir des éléments complémentaires sur les activités déployées par les bureaux autres que Genève et Zoug, vu les renseignements recueillis à ce sujet lors de l'audience du 6 mars 2002. La motivation cantonale, bien que succincte, permet aux recourants de comprendre pourquoi l'autorité a rejeté leur argumentation. Ils l'attaquent d'ailleurs de manière pertinente par un recours détaillé. Le grief de violation du droit d'être entendu et d'application arbitraire du droit cantonal est ainsi dénué de tout fondement.