Citation: 2C_720/2021 E. 8.2

8.2. En l'occurrence, il ressort des faits de l'arrêt querellé que le recourant a volontairement dissimulé des faits essentiels en n'informant pas l'Office cantonal de l'évolution de sa situation conjugale et parentale et en cachant la réalité sur le lieu, voire la réalité de sa vie conjugale. Comme on le comprend, le recourant nie essentiellement le caractère volontaire des dissimulations en cause. Or, il perd de vue sur ce point que la détermination de ce qu'une personne a voulu relève des constatations de faits, que le Tribunal fédéral ne revoit que sous l'angle de l'arbitraire (cf. ATF 138 V 74 consid. 8.4.1) et il n'explique pas, en violation des exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 5.1), en quoi cette appréciation des faits serait insoutenable. Par ailleurs et contrairement à ce que le recourant soutient, l'autorité précédente n'a pas négligé ses explications voulant qu'il aurait rencontré de nombreux problèmes dans sa vie professionnelle et privée qui l'auraient conduit à négliger ses affaires sur le plan administratif. Elle ne les a toutefois pas jugés crédibles. A l'instar de l'autorité précédente, on doit reconnaître dans ce sens que les explications données par le recourant ne convainquent pas. On ne voit en effet pas ce qui l'aurait empêché de réunir a posteriori les preuves de leur vie commune à une adresse donnée, en demandant notamment aux entreprises de fournir par exemple des copies des factures d'électricité ou d'autres correspondances. On peine également à comprendre en quoi le fait de donner des renseignements après le prononcé de la décision de révocation démontrerait une quelconque intention primaire de ne pas dissimuler des faits importants. Au regard des faits de l'arrêt attaqué, qui lient le Tribunal fédéral (cf. supra consid. 5.1), la Cour de justice a à juste titre retenu que les conditions d'une révocation de l'autorisation de séjour prévu à l'art. 62 al. 1 let. a LEI étaient remplies.