Citation: 4A_488/2022 E. A

A.a. D.________ et E.________ entretenaient des rapports commerciaux depuis longtemps, le premier achetant des porcs au second et les lui revendant après une période d'engraissement. Les transactions étaient consignées sur des "Kontokarten", selon un système qui s'apparentait à un compte courant. En novembre 2006, D.________ a cédé à ses fils A.________ et B.________ ses biens immobiliers composant son exploitation agricole. Ces derniers les ont mis à disposition de leur père de 2007 à 2011. A.b. Un solde de factures impayées du commerce de porcs avec E.________, selon un récapitulatif du 3 juin 2009, s'élevait à 486'000 fr. en faveur de celui-ci. Un plan de remboursement a été négocié, comportant un premier versement de 60'000 fr. avant fin décembre 2009, puis treize versements de 30'000 fr. et un dernier versement de 36'000 fr. Seul le premier versement de 60'000 fr. a été effectué. Le solde de 426'000 fr. a fait l'objet d'une action en paiement, introduite par E.________ contre D.________ et A.________ et B.________ (ci-après: le père et ses deux fils) devant le Tribunal civil de l'arrondissement de la Sarine. En bref, ni la qualité de créancier de E.________, ni la qualité de débiteur du père n'étaient contestées. En revanche, les deux fils de ce dernier contestaient avoir formé avec lui une société simple et, partant, être solidairement débiteurs du solde. Le tribunal civil a condamné le père et ses fils à verser au demandeur le montant de 426'000 fr. avec intérêts. Cette condamnation est devenue définitive et exécutoire à la suite d'un arrêt de renvoi du Tribunal fédéral (arrêt 4A_513/2015 du 13 avril 2016), puis d'un second arrêt du Tribunal cantonal, confirmant le premier jugement, et enfin d'un arrêt final de rejet du Tribunal fédéral (arrêt 4A_253/2017 du 18 juin 2018). En bref, il a été considéré que le demandeur pouvait de bonne foi penser que les deux fils étaient également ses cocontractants parce que leur comportement laissait supposer qu'ils formaient une société simple avec leur père.