Citation: 2A.39/2005 06.05.2005 E. B

Entendu le 28 mars 2001 par le Service cantonal des étrangers du canton de Neuchâtel (ci-après: le Service cantonal), X.________ a affirmé qu'il avait gardé de bonnes relations avec sa femme jusqu'au mois de janvier 2001 mais que, depuis lors, il n'avait plus eu de contact avec elle, mis à part un entretien téléphonique d'une durée de 90 minutes la veille; sa femme lui avait alors dit qu'elle voulait demander le divorce. Il a ajouté qu'il ne pensait pas qu'ils allaient "se remettre en ménage", en tout cas pas tant que ses enfants n'auraient pas quitté la maison. Entendue à la même date, Y.________ a déclaré vouloir divorcer au plus vite, même si, a-t-elle ajouté, son mari n'en était pas d'accord, "car il voudrait obtenir le permis d'établissement C". De fait, elle a introduit une nouvelle action en divorce au printemps 2001. Par décision du 9 juillet 2001, le Service cantonal a rejeté la demande de permis d'établissement ou de prolongation d'autorisation de séjour formée par X.________, au motif que ce dernier invoquait abusivement son mariage pour rester en Suisse et que son comportement général dénotait au surplus une absence d'intégration. Selon cette décision, le sort des enfants devait suivre celui de leur père. Saisi d'un recours de X.________, le Département de l'économie publique du canton de Neuchâtel (ci-après: le Département) l'a partiellement admis, par décision du 21 mai 2002, en ce sens qu'il a décidé que la situation de l'aînée des enfants, majeure au jour de la décision attaquée, devait être réexaminée par le Service cantonal; pour le surplus, il a rejeté le recours.