Citation: 2C_604/2023 E. 1.3.2

1.3.2. En l'espèce, si le recourant a résidé en Suisse durant près de quinze ans avant de demander une autorisation de séjour, sa présence n'était pas légale et il ne peut pas, au contraire de ce qu'il prétend en se référant à l'ATF 144 I 266, se prévaloir de la présomption susmentionnée. Le recourant met aussi en avant l'arrêt de la CourEDH Gezginci contre Suisse du 9 décembre 2010. Dans cette affaire, la personne étrangère avait d'abord séjourné légalement dans notre pays durant dix-huit ans, avant d'y demeurer dans l'illégalité, puis de se voir refuser l'octroi d'une nouvelle autorisation de séjour et renvoyer en Turquie malgré une dépression avec tendance suicidaire et un rhumatisme, ces problèmes de santé pouvant être traités dans ce pays. Comme l'a souligné à juste titre le Secrétariat d'Etat aux migrations, la CourEDH n'a pas retenu de violation de l'art. 8 CEDH dans cette affaire. Par conséquent, les arrêts cités par le recourant ne sont pas de nature à faire présumer qu'il disposerait d'un droit à demeurer en Suisse en raison de la durée de sa présence dans notre pays, celui-ci n'y ayant jamais séjourné légalement.