Citation: 5A_539/2018 E. 1

En l'espèce, le recourant a méconnu la nature incidente de la décision entreprise, de sorte que son acte de recours ne contient aucune argumentation relative à la recevabilité de son écriture au regard de l'art. 93 al. 1 LTF. Les conditions cumulatives posées à l'art. 93 al. 1 let. b LTF ne sont manifestement pas remplies dans l'hypothèse d'une décision de renvoi à l'autorité inférieure en raison d'une instruction supplémentaire nécessaire, de sorte que cette hypothèse doit d'emblée être écartée. Quant à l'éventualité visée par l'art. 93 al. 1 let. a LTF, une décision qui renvoie la cause à l'autorité inférieure pour nouvelle décision n'est généralement pas de nature à causer un préjudice irréparable aux parties, le seul allongement de la durée de la procédure ou le seul accroissement des frais de celle-ci n'étant pas considérés comme des éléments constitutifs d'un tel dommage (ATF 134 III 426 consid. 1.3). De surcroît, le renvoi de la cause en première instance n'a pas pour conséquence d'autoriser les intimés à entreprendre des démarches sur la parcelle propriété du recourant. Il s'ensuit qu'un préjudice irréparable n'apparaît pas manifeste.