Citation: 6B_1061/2021 E. 7.2

7.2. Considérant que la culpabilité du recourant était moyenne à lourde, la juridiction cantonale a retenu que celui-ci avait agi par militantisme pour défendre une cause environnementale qui devait selon lui l'emporter sur toute autre cause, tant qu'il n'était pas question d'atteinte à l'intégrité physique des individus. Selon les juges cantonaux, la sauvegarde du climat - qui pouvait être défendue de manière légale - progressait dans l'échelle des valeurs éthiques, sans que l'on puisse déterminer son rang lorsqu'elle entrait en conflit avec des valeurs économiques perçues comme tout autant vitales. En l'espèce, le recourant avait commis des infractions pour en tirer un effet publicitaire et n'avait pas obtempéré aux sommations des forces de l'ordre, de sorte que son mobile, aussi respectable fût-il, avait été relégué à l'arrière-plan, si bien que l'art. 48 let. a ch. 1 CP ne trouvait pas application. Les conditions de l'art. 52 CP n'étaient pas non plus réunies, le recourant ayant multiplié les infractions à l'occasion d'épisodes successifs sans tenir compte des réactions répressives qui en découlaient et sans la moindre considération pour la sécurité et l'ordre publics.