Citation: 7B_559/2024 E. 4.4.5

4.4.5. Le recourant critique la pratique de la cour cantonale consistant à tirer des infractions commises par le passé "un indice de récidive fiable". D'une part, il se prévaut d'un arrêt cantonal valaisan (ACPR 545/2022 du 10 août 2022) qui présenterait des "similitudes" avec le cas d'espèce. D'autre part, il reproche à la cour cantonale d'avoir "déconsidéré" l'avis doctrinal de VIREDAZ qui, à bien le suivre, préconiserait de se montrer moins strict dans l'appréciation du risque de récidive sous l'angle de la surveillance électronique en cas de courte peine privative de liberté et dans tous les cas sous l'angle de la semi-détention. Tout d'abord, il sied de relever que, dans l'affaire valaisanne précitée, la partie recourante n'avait jamais exécuté de peine privative de liberté auparavant et que le risque qu'elle commette de nouvelles infractions - aux art. 159 et 169 CP ainsi qu'à la LAVS et à la LPP - avait été qualifié d'"impossible". En effet, celles-ci avaient été commises en sa qualité de gérante de sociétés, qu'elle ne revêtait plus et ne risquait plus sérieusement de revêtir à l'avenir (ACPR 545/2022 précité consid. 3.5). En l'occurrence, le recourant expose lui-même qu'il a déjà purgé une peine de prison de 18 jours et que ses condamnations seraient les conséquences de son activité professionnelle indépendante, qu'il exerce toujours. Partant, force est de constater que sa situation n'est pas similaire à celle ressortant de l'arrêt en question et qu'il ne saurait donc s'en prévaloir pour obtenir la surveillance électronique, subsidiairement la semi-détention. Ensuite, dans le passage doctrinal précité, VIREDAZ préconise de se montrer particulièrement rigoureux au moment d'examiner le risque de récidive d'un détenu qui a été condamné à une longue peine privative de liberté pour des infractions de violence physique et/ou sexuelle. Pour cette catégorie de détenus, il estime en effet que des "risques identifiables de réitération" suffiraient déjà à écarter le régime de la surveillance électronique, ce qui reviendrait - en d'autres termes - à exiger un pronostic favorable. Par contre, la surveillance électronique intervenant sur des courtes peines ne saurait selon lui faire l'objet d'un examen aussi strict (BAPTISTE VIREDAZ, in Commentaire romand, Code pénal I, 2 e éd. 2021, n°13 ad art. 79b CP). Pour l'auteur précité, l'octroi de la surveillance électronique en cas de condamnation à une longue peine pour des infractions violentes devrait donc être plus difficile qu'en cas de courte peine, puisque ce régime serait subordonné à une condition positive - l'existence d'un pronostic favorable - et non plus à une condition négative, soit l'absence de pronostic défavorable. Dans la mesure où un pronostic défavorable a été retenu, on ne perçoit pas ce que le recourant entend tirer de cet avis doctrinal.