Citation: I 791/06 04.09.2007 E. 4

L'intéressé reproche implicitement aux premiers juges d'avoir mal évalué les circonstances prévalant au moment de la décision litigieuse. Il soutient notamment que ceux-ci ont procédé à une appréciation erronée de sa capacité de travail en écartant, à tort, les rapports des docteurs A.________ et O.________ au profit de celui des docteurs D.________, T.________ et S.________. D'après lui, l'expertise de ces derniers est ancienne et ne saurait refléter la situation actuelle, décrite par le docteur O.________, dans la mesure où elle ne prend pas en considération la péjoration de l'état de santé consécutive à la tentative avortée de reprise du travail et l'évolution forcément négative des troubles dégénératifs retenus. Il s'agit dès lors de questions purement factuelles (cf. ATF 132 V 393 consid. 3.2 p. 397 ss) que le Tribunal fédéral revoit avec un pouvoir d'examen restreint. L'argumentation du recourant, constituée essentiellement d'appréciations concernant la capacité de travail issues des rapports médicaux figurant au dossier ou d'allégations non étayées, ne met en évidence aucune irrégularité qu'aurait commise la juridiction cantonale lors de la constatation des faits. A cet égard, on notera d'abord que le rapport du docteur O.________ ne contredit pas celui du COMAI. La date de son établissement n'y change d'ailleurs rien dès lors que le praticien constate l'absence d'évolution sur le plan de la symptomatologie douloureuse depuis le mois de novembre 2001. Celui-ci se déclare en outre d'accord avec de nombreux points de l'expertise et va même jusqu'à atténuer le diagnostic de hernies discales retenu par ses confrères en relevant que celles-ci n'apparaissent pas nettement sur les images de la résonance magnétique. Il considère cependant que la capacité résiduelle de travail du recourant est bien inférieure à 80 %, mais ne précise pas son avis, ni ne dit en quoi les experts du COMAI se seraient trompés. Il se contente donc d'apporter une appréciation différente de la situation en se référant essentiellement à des facteurs dont l'assurance-invalidité n'a pas à tenir compte (composante socio-professionnelle indéniable, capacité d'apprentissage mauvaise, absence de formation professionnelle, manque de motivation; sur les facteurs psychosociaux et socioculturels, cf. ATF 127 V 294 consid. 5 p. 299 sv.). L'opinion du docteur O.________ sur ce point n'est ainsi pas pertinente. Le docteur A.________ mentionne ensuite des diagnostics identiques à ceux déjà avancés par ces confrères et repris par les experts du COMAI (lombalgies, troubles statiques et dégénératifs, hernies). Lors de l'évaluation des différentes affections dont souffre l'intéressé, il fait d'ailleurs état d'un syndrome irritatif L5 gauche qui, seul, avait échappé aux investigations précédentes. Les limitations fonctionnelles dé-crites sont de surcroît absolument analogues chez ce praticien et les docteurs D.________, T.________ et S.________ (travaux légers, alternance des positions, pas de positions en porte-à-faux ou de port de charges supérieures à 15 kg). Il en va de même de la capacité de travail dès lors que le docteur A.________ n'exclut pas la reprise d'une activité adaptée à plein temps. Il mentionne certes une capacité de 50 %, mais il n'y fait référence que pour la période correspondant à la reprise du travail. Cette évaluation se retrouve d'ailleurs chez d'autres praticiens qui font allusion à un stage de réentraînement au travail ou d'une baisse de rendement pour tenir compte de la longue période d'inactivité. Il apparaît dès lors que son opinion rejoint celle des docteurs D.________, T.________ et S.________. D'une manière générale, on remarquera enfin que les troubles dont souffre le recourant n'ont pas subi de changements importants entre le moment de la décision de refus de prestations entrée en force et celui de la décision litigieuse. Dans les rapports médicaux couvrant ces deux périodes, il est en effet systématiquement fait état de lombalgies et de troubles dégénératifs (syndrome lombo-vertébral, discopathies lombaires, hernies discales en L3/4 et L4/5, lombalisation de S1, protrusions, etc.). Les termes utilisés ne sont pas toujours les mêmes, mais ils font fondamentalement référence aux mêmes atteintes. Il apparaît également que le syndrome cervical présent en 2001 a cessé de faire souffrir l'intéressé en 2003 et que le trouble somatoforme douloureux diagnostiqué par le docteur G.________ n'a pas pu être confirmé par les experts du COMAI faute d'éléments anamnestiques suffisants pour retenir une pathologie psychiatrique, de sorte que l'ont peut au moins légitimement conclure à l'absence de changements importants dans la situation médicale du recourant susceptibles d'avoir une influence sur son taux d'invalidité. On notera de surcroît qu'aucune autre modification des circonstances n'est alléguée. Le jugement cantonal n'est donc pas critiquable dans son résultat et il n'y a pas lieu de procéder au calcul de comparaison des revenus, ne s'agissant pas d'une circonstance à laquelle la jurisprudence renvoie. On ajoutera pour terminer que l'évaluation de la capacité de travail par le docteur A.________ (capacité totale dans une activité légère après une période d'adaptation) ou les experts du COMAI (capacité totale dans une activité légère avec une légère diminution de rendement) présente une légère différence par rapport à celle qui avait été effectuée lors de la première décision (capacité totale dans une activité légère), mais il s'agit encore une fois d'une appréciation différente d'une situation médicale dont l'évolution peut au moins être qualifiée de stable si ce n'est de favorable.