Citation: 1C_206/2020 E. 5.2

5.2. En l'espèce, constatant le caractère surdimensionné de la zone à bâtir communale, la cour cantonale a rappelé qu'un tel surdimensionnement ne saurait constituer le seul critère déterminant pour entrer en matière sur la nécessité d'un contrôle incident de la planification. Elle a ainsi procédé à un examen concret des caractéristiques de la parcelle litigieuse. Elle a constaté que le bien-fonds était équipé. Il se trouvait dans le prolongement immédiat d'une zone déjà bâtie sise au sud et correspondant pour l'essentiel au noyau bâti constituant le centre historique du village. Une zone à bâtir se trouvait un peu plus loin en direction du nord ainsi que des constructions à l'est, de l'autre côté de la route bordant la parcelle. La réalisation sur cette parcelle d'une construction utilisant pleinement les droits à bâtir présentait en outre l'avantage de "terminer" le village avec des constructions présentant un gabarit correspondant à ce type de zone et conférant par conséquent un aspect plus "villageois" à ce secteur que les villas actuellement implantées à l'extrémité de cette zone bâtie. Le maintien de la parcelle no 878 dans la zone à bâtir n'apparaissait ainsi pas d'emblée contraire aux principes de concentration de l'urbanisation et de densification du milieu bâti poursuivis par la LAT. A cela s'ajoutait que les responsables de la commune - dont la révision de la planification était bien avancée - avaient affirmé de manière constante que ce bien-fonds serait maintenu en zone à bâtir; il s'y trouve du reste affecté dans l'avant-projet de nouveau PGA de mai 2019. Les conditions d'un contrôle incident n'étaient ainsi pas réalisées.