Citation: 5A_381/2009 04.08.2009 E. 5.1

5.1.1 Concernant la charge liée au sous-loyer, la cour cantonale a estimé qu'en produisant des récépissés postaux des mois de février 2008 à janvier 2009, ainsi qu'une attestation de sous-location du logement établie par le locataire principal, le recourant avait rendu vraisemblable la situation de sous-location. Elle a donc retenu le montant de 1'132 fr. à titre de charge locative. La recourante soutient que son époux n'a produit aucun contrat de bail relatif à l'appartement prétendument occupé, qu'il n'a pas démontré que le bailleur aurait été averti de la sous-location conformément à l'art. 262 CO et que les quittances produites ne permettent pas de préciser l'affectation exacte du montant versé. Il s'ensuivrait qu'en se contentant de preuves manifestement insuffisantes à établir la réalité du loyer, la Cour de justice aurait abusé de son pouvoir d'appréciation et surévalué les charges de l'intimé pour finalement priver la recourante d'une contribution à l'entretien de la famille. 5.1.2 Appelée à statuer dans le cadre de la procédure relative à la première décision de mesures provisoires, la Cour de céans avait jugé que c'était sans arbitraire que la Cour de justice avait tenu pour non établis le montant du sous-loyer et son paiement effectif (arrêt 5A_496/2008 du 16 octobre 2008 consid. 5.3); elle avait ainsi confirmé l'arrêt cantonal sur ce point. En procédure cantonale, l'époux n'avait en effet produit qu'une unique quittance postale, preuve considérée comme insuffisante à démontrer l'existence d'une prétendue sous-location pour un montant de 1'132 fr. En tant que, dans le cadre de la présente procédure, la cour cantonale s'est fondée sur une attestation de sous-location établie par le locataire lui-même, ainsi que sur des quittances démontrant le paiement effectif d'un montant mensuel de 1'132 fr. en faveur du locataire et ce, sur une période d'une année, on ne saurait lui reprocher d'avoir abusé de son pouvoir d'appréciation en jugeant que l'intimé avait désormais établi la vraisemblance de la sous-location et le paiement régulier et effectif du loyer y afférent. Au demeurant, le fait que l'intimé n'ait produit aucun contrat de bail, ni démontré que le bailleur aurait été averti de la sous-location est sans pertinence dans la mesure où ce ne sont pas les conditions mêmes de la validité de la sous-location qui font l'objet du présent litige, mais bien le paiement effectif d'un sous-loyer, dont le montant a été retenu parmi les charges de l'intimé.