Citation: 1P.175/2003 13.05.2003 E. 3

Le recourant reproche au Tribunal cantonal d'avoir violé arbitrairement l'art. 48 ch. 1 CPP/VS. 3.1 Une décision est arbitraire lorsqu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou lorsqu'elle contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si elle apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motifs objectifs et en violation d'un droit certain. Il ne suffit pas que les motifs de la décision critiquée soient insoutenables, encore faut-il que cette dernière soit arbitraire dans son résultat (ATF 128 I 177 consid. 2.1 p. 182, 273 consid. 2.1 p. 275; 127 I 54 consid. 2b p. 56, 60 consid. 5a p. 70, et les arrêts cités). 3.2 Selon le Tribunal cantonal, celui qui veut se voir reconnaître la qualité de partie civile ne doit pas seulement prétendre être lésé, comme l'exige l'art. 48 ch. 1 CPP/VS, mais doit encore rendre vraisemblable le dommage qu'il aurait subi à raison de l'infraction. Cette conception paraît plus restrictive que le texte légal, au regard duquel on pourrait se demander s'il ne suffit pas d'affirmer la lésion pour être admis à la procédure comme partie civile, sans devoir en outre démontrer la vraisemblance d'un dommage. La question souffre de rester indécise, car le recourant ne critique pas la façon dont le Tribunal cantonal interprète l'art. 48 ch. 1 CPP/VS. Il conteste la version retenue par le Tribunal cantonal (soit celle de la collusion des copropriétaires pour obtenir de T.________ un dessous-de-table) pour lui préférer celle d'un accord passé entre T.________ et O.________ aux dépens de la Société, à l'insu de laquelle O.________ aurait conservé pour lui la totalité des dessous-de-table, privant ainsi sa copropriétaire d'une partie du prix de vente effectif. Mais sur ce point, le recourant ne fait qu'opposer sa version à celle retenue par l'autorité intimée, ce qui ne suffit pas pour la qualifier d'arbitraire.