Citation: 9C_182/2022 E. 6.1

6.1. S'agissant en premier lieu de l'aggravation de l'état de santé psychique alléguée par le recourant postérieurement à l'expertise du 31 mars 2015, les premiers juges n'ont pas constaté de manière arbitraire (sur cette notion, cf. arrêt 9C_151/2022 du 8 juillet 2022 consid. 2.3 et les références) que plusieurs éléments démontraient son caractère temporaire. Ainsi, l'aggravation constatée par la doctoresse F.________ dans son rapport du 12 octobre 2015, consécutive à un incident survenu lors d'un entretien entre le recourant et un collaborateur de l'intimé, n'a pas conduit à augmenter le taux d'incapacité de travail de 50 % qu'elle avait préalablement attesté à son patient. De même, dans son rapport du 9 décembre 2015, le docteur G.________ a expressément qualifié de temporaire cette aggravation à la suite de l'incident susmentionné. En outre, à l'instar des premiers juges, on doit retenir que l'avis du docteur H.________ du 6 septembre 2017 constitue le seul indice, sur une longue période, d'une problématique psychique, alors que le recourant avait consulté d'autres spécialistes pour des douleurs à la cheville en lien avec l'accident survenu en juillet 2016. Or, ce médecin indiquait seulement qu'il persistait "actuellement certainement encore" un état dépressif chez l'assuré et qu'il était "certainement" en dépression, sans détailler ses constats. Certes, le lien établi par la cour cantonale entre l'aggravation décrite par le docteur H.________ en septembre 2017, qu'elle a qualifiée de passagère, et la décision négative de l'assureur-accidents ne repose pas sur une constatation médicale formelle. Toutefois, la conclusion des premiers juges ne s'avère pas pour autant arbitraire dans son résultat, puisque le docteur G.________ a, à deux reprises, fait état d'un lien entre l'état de santé de l'assuré et les étapes de la procédure. Il a d'abord décrit chez ce dernier des symptômes inquiétants d'agressivité en relation avec sa demande pour une rente AI (rapport du 20 juin 2016) puis a précisé que l'absence de réponse de l'office AI "[pesait] sur son état psychologique" (rapport du 15 juin 2017). C'est également à bon droit que la cour cantonale a considéré que le rapport du docteur G.________ du 6 mars 2020, selon lequel il y avait une aggravation de l'état psychique de l'assuré depuis l'expertise de mars 2015 vers un état dépressif "plus sévère", était insuffisamment motivé pour être suivi; il manquait tout constat d'ordre médical susceptible d'objectiver une aggravation qualifiée de sévère sur une durée de quatre ans. Dans ces circonstances, les différents avis des médecins invoqués par le recourant ne permettent pas de remettre en cause les constatations de la juridiction cantonale sur l'absence d'aggravation durable de l'état de santé du recourant depuis mi-mars 2015.