Citation: 8C_449/2022 E. 7.4

7.4. En revanche, force est de constater que la recourante avait dénoncé devant la Chambre administrative le fait que pour la fonction de MSEP, le critère de la formation s'était vu attribuer à tort le niveau L au lieu du niveau M, en expliquant que depuis la rentrée 2013, il était exigé afin d'être nommé d'avoir un bachelor (6 semestres universitaires) plus un DAS [diploma of advanced studies] de 3 semestres (formation complémentaire de niveau universitaire à l'Institut Universitaire de Formation des Enseignants) et que l'échelle de cotation prévoyait le niveau M en présence d'une formation universitaire de 6 à 8 semestres et d'une formation complémentaire de niveau universitaire. La cour cantonale ne s'est pas prononcée sur ce grief, se contentant de relever qu'un même niveau de formation n'induisait pas obligatoirement une même classe de fonction (cf. consid. 3.3 supra). Or il s'agit là d'un point potentiellement déterminant pour l'issue du litige, dans la mesure où l'attribution du niveau M au critère de la formation est susceptible de modifier la classification de la fonction de MSEP sur l'échelle des traitements. Le recours se révèle dès lors fondé sur ce point et la cause doit être renvoyée à l'autorité cantonale pour nouvel examen et nouvelle décision.