Citation: I 226/05 04.07.2006 E. 4

Dans un arrêt B. (I 92/05), rendu ce jour et prévu pour la publication au Recueil officiel, le Tribunal fédéral des assurances a jugé que le droit à l'allocation pour impotent devait être examiné sur la durée d'un mois civil et non pas sur une certaine période donnée. Il a par ailleurs retenu que devaient être considérés comme des assurés séjournant dans un home au sens de l'art. 42ter al. 2, première phrase, LAI, les bénéficiaires d'une allocation pour impotent qui y passent plus de quinze nuits par mois. La Cour de céans a encore précisé qu'au regard du système instauré par le législateur quant au montant de l'allocation pour impotent - allocation entière (ou «double») et la moitié de celle-ci -, il n'y avait pas place pour un troisième type d'allocation sous la forme d'une fraction de l'allocation entière. Compte tenu de cet arrêt, aux considérants duquel il est renvoyé pour le surplus, la solution de la juridiction cantonale ne peut être admise. Etant donné que l'intimée a séjourné moins de quinze jours à X.________ au cours de chacun des mois de janvier à juin 2004 (12 jours en janvier; 10 jours en février; 14 jours en mars; 9 jours en avril; 13 jours en mai et en juin 2004), il convient bien plus de retenir qu'elle ne doit pas être considérée comme séjournant dans un home au sens de l'art. 42ter al. 2, première phrase, LAI, mais comme vivant chez elle. Partant, elle a droit à l'allocation entière pour impotence de degré grave, à savoir 1'688 fr. par mois, pour cette période. Le jugement entrepris doit donc être réformé en ce sens.