Citation: 1C_452/2016 E. 2.2

2.2. Les recourants reprochent à la cour cantonale de n'avoir pas retranscrit dans l'arrêt attaqué les motifs indiqués dans la décision de la municipalité, sur lesquels cette dernière s'est appuyée pour lever les oppositions, notamment s'agissant du caractère règlementaire du gabarit de la construction et du respect du quota d'espaces verts imposés par le RPGA; l'instance précédente aurait de même omis de faire figurer dans son arrêt l'appréciation de la commune quant à l'intégration esthétique formulée dans sa réponse du 3 septembre 2015 au recours cantonal. Les recourants font également grief au Tribunal cantonal de ne pas s'être expressément référé au plan de situation du 4 octobre 2012 dont il ressortirait - à les suivre - que les murets, dont le projet litigieux implique la destruction, ne seraient pas réglementaires. Les recourants soutiennent encore que la cour cantonale aurait à tort indiqué que la construction s'étendrait sur pratiquement tout le bien-fonds, celle-ci n'en occupant en réalité que 265 m 2 sur une surface totale de 701 m 2. Ils reprochent enfin à l'instance précédente de n'avoir pas fait expressément mention de la lettre de la municipalité du 12 septembre 2014, par laquelle cette dernière exige, en raison de la proximité des façades de la rue, certains aménagements supplémentaires, à savoir des charmilles architecturées (rideau, marquise, tonnelle) ou la plantation de trois arbres fruitiers; selon les recourants, ces exigences témoigneraient du soin apporté par la municipalité à l'examen de l'intégration du projet. Outre que ces différents éléments ressortent du dossier de la cause, tout particulièrement, s'agissant des dimensions du projet et de son implantation, des différents plans d'enquête, ceux-ci demeurent - comme cela sera exposé ci-après (cf. consid. 3.3 à 3.6) - sans influence sur le sort du litige. La cour cantonale pouvait ainsi, sans que cela ne puisse être taxé d'arbitraire, renoncer à retranscrire dans leur ensemble les points mis en exergue par les recourants. Mal fondé, le grief doit être écarté.