Citation: 5P.349/2004 18.10.2004 E. 4

Invoquant une violation de son droit d'être entendu pour défaut de motivation et l'arbitraire, le recourant conteste le dies a quo de la pension fixé au jour du dépôt de la demande, soit le 1er mars 2002, la contribution alimentaire ayant été calculée sur le coût de la vie théorique en Suisse, alors que l'intimée vit toujours au Liban. 4.1 De nouveaux moyens de droit sont en principe irrecevables dans le cadre d'un recours de droit public fondé sur l'arbitraire et ce, même lorsque l'autorité de dernière instance cantonale jouissait d'un plein pouvoir d'examen et devait appliquer le droit d'office. Il faut cependant réserver les cas où seule la motivation de la décision attaquée permet de soulever le grief ou dans lesquels le point de vue du recourant aurait dû s'imposer à l'attention de l'autorité de jugement (Kälin, Das Verfahren der staatsrechtlichen Beschwerde, Berne 1994, 2e éd., p. 369-371; ATF 118 Ia 20 consid. 5a p. 26). 4.2 En l'espèce, le recourant n'a pas contesté, dans son recours devant la Cour de justice, la fixation du dies a quo de la pension arrêté par le premier juge au jour du dépôt de la requête et n'a invoqué aucun grief à ce propos. Il ne prétend, ni ne démontre qu'il ne pouvait faire valoir les moyens allégués devant l'autorité cantonale supérieure, ni qu'ils auraient dû s'imposer à cette dernière. Nouveaux, ces griefs sont dès lors irrecevables.