Citation: 6A.119/2006 14.02.2007 E. B

Passé en régime d'exécution de peine dès le 16 septembre 2005, X.________ a été transféré aux Etablissements de la plaine de l'Orbe (EPO) le 7 février 2006. Le 13 mars 2006, la directrice des EPO a requis la Commission interdisciplinaire consultative concernant les délinquants nécessitant une prise en charge psychiatrique (ci-après: CIC) de se saisir du cas de X.________, parce que ce dernier ne présentait aucune remise en question, se déresponsabilisait, n'avait exprimé aucun regret envers sa victime, refusait tout travail thérapeutique ainsi que l'idée du risque de récidive, que la directrice considérait comme non négligeable. Par décision des 21 et 22 mars 2006, la CIC a considéré que X.________ relevait de la compétence que lui attribue l'art. 8 ch. 3 de son règlement (ci-après RCIC; RS/VD 340.01.2). Elle a retenu que l'intéressé devait parvenir à se questionner sur son comportement dans le cadre d'un suivi thérapeutique, toute ouverture du régime de détention demeurant prématurée, avant le réexamen de la situation en décembre 2006. A deux reprises, X.________ a contesté la compétence de la CIC, lors même que l'Office d'exécution des peines (ci-après: OEP) lui avait expliqué à quelles conditions la commission devait être saisie et que la question du risque de réitération devait être évaluée avant toute éventuelle mise en oeuvre du régime progressif de l'exécution de la peine. Le 19 juillet 2006, X.________ s'est évadé des EPO. Il a été arrêté et réintégré deux jours plus tard. Ces faits lui ont valu quinze jours d'arrêts disciplinaires sans travail.