Citation: 1C_384/2013 E. 2.4

2.4. Au contraire de la recourante, la cour cantonale ne s'est pas arrêtée à la seule mention figurant dans la seconde demande de permis de construire. Elle a recherché si, matériellement, il fallait y voir un projet nouveau ou un simple complément. Elle a ainsi retenu que les modifications portaient sur la répartition et l'affectation intérieure des locaux, l'immeuble conservant pour l'essentiel son gabarit. Le second permis venait également compléter le premier en ce sens que la démolition du bâtiment ECA 934 était un préalable nécessaire à la réalisation du permis complémentaire. Cette approche, qui tend à définir le sens et le but de la seconde demande de permis, sans s'arrêter à une mention inexacte employée par son auteur, est conforme au principe de la bonne foi et à l'interdiction du formalisme excessif (art. 5 al. 3 et 9 Cst.). Elle ne saurait dès lors être considérée comme arbitraire. Il n'y a pas non plus d'établissement manifestement inexact des faits au sens de l'art. 97 al. 1 LTF, dans la mesure où la mention dont se prévaut la recourante était, pour les mêmes motifs, dénuée de pertinence.