Citation: 9C_523/2020 E. A

A.a. A.________ est titulaire d'un CFC de mécanicien en automobiles et d'une maîtrise fédérale de mécanicien sur automobiles. Il a dirigé le garage B.________ d'octobre 2000 à juin 2009, où il accomplissait aussi bien des travaux administratifs que des travaux en atelier. Depuis le mois d'août 2009, il travaille en qualité de directeur commercial de la société B.________ SA, laquelle a repris les actifs et passifs de l'entreprise exploitée précédemment sous la forme d'une raison individuelle. A.b. En février 2005, A.________ s'est fracturé le poignet gauche. Invoquant cette atteinte à la santé, il a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité en décembre 2006, que l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a rejetée par décision du 10 février 2009. Le litige qui a suivi entre l'assuré et l'office AI a donné lieu à un arrêt du Tribunal fédéral du 23 mai 2013 (9C_512/2012), à la suite duquel l'administration a repris l'instruction. Par décision du 9 septembre 2015, l'office AI a derechef nié le droit de A.________ à une rente. Cette décision a été annulée par la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales, qui a renvoyé la cause à l'administration pour instruction complémentaire, par arrêt du 6 juillet 2016. Dans ce contexte, l'office AI a recueilli divers renseignements relatifs à la société B.________ SA, notamment les données comptables, les cahiers des charges, le témoignage de C.________, ancien directeur technique de l'entreprise jusqu'en 2013 (cf. procès-verbal d'entretien téléphonique du 18 janvier 2018), ainsi que celui de D.________, directeur technique en 2017 (cf. attestation du 21 mars 2017). Se fondant sur le rapport de son Service des indépendants du 19 février 2019 qui a pondéré les activités que l'assuré pourrait accomplir après handicap dans son entreprise (50 % pour les tâches de direction et d'administration, 40 % pour les tâches de chef d'atelier, sans incapacité de travail dans ces deux champs d'activités), l'office AI a fixé la perte de gain à 7 % et a nié le droit de l'assuré à toute prestation par décision du 2 avril 2019.