Citation: 5A_37/2023 E. C

Parallèlement, par acte du 15 février 2019, A.A.________ a formé une demande unilatérale en divorce. C.a. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 10 décembre 2019, le Tribunal de première instance du canton de Genève (ci-après: le tribunal) a modifié l'arrêt de la cour cantonale du 28 mai 2019 ( supra let. B). S'agissant de C.A.________, il était donné acte à A.A.________ qu'il s'engageait à verser mensuellement la somme de 2'750 fr. à C.A.________ dès décembre 2019, à continuer de s'acquitter mensuellement du montant du loyer afférent au logement d'étudiante de sa fille directement en mains du bailleur (415 fr.) et à transférer à celle-ci, dès décembre 2019, le montant des allocations familiales ou de formation. S'agissant de D.A.________, il était donné acte aux parties de ce qu'elles avaient convenu de suspendre, dès le 10 octobre 2019, le versement mensuel de la somme de 400 fr. à B.A.________ à titre de contribution à l'entretien de l'enfant, les effets du dispositif de l'arrêt de la Cour du 28 mai 2019 étant en conséquence suspendus sur ce point (chiffre 2 du dispositif de l'ordonnance). D.A.________ vivait à cette période exclusivement chez son père, refusant de voir sa mère. La contribution d'entretien destinée à B.A.________ a été fixée à 2'600 fr. par mois dès octobre 2019 par ordonnance de mesures provisionnelles du 7 août 2020, confirmée par arrêt de la cour cantonale du 22 janvier 2021. C.b. Par requête de modification des mesures provisionnelles déposée le 30 septembre 2021, A.A.________ a conclu à la suppression des contributions d'entretien dues à son épouse et à sa fille C.A.________ à compter du 1er octobre 2021, l'intéressé faisant valoir une diminution de ses revenus par moitié et la fin des études de C.A.________. Il invoquait par ailleurs la nouvelle jurisprudence du Tribunal fédéral relative au calcul des contributions d'entretien. Dans sa réponse du 8 février 2022, assortie d'une requête sur mesures provisionnelles, B.A.________ a conclu au rejet des conclusions prises par son époux et à la condamnation de celui-ci à lui verser mensuellement 3'220 fr., allocations familiales non comprises, à titre de contribution à l'entretien de D.A.________. Elle indiquait que celle-ci vivait désormais exclusivement auprès d'elle. Par ordonnance du 20 juin 2022, le tribunal a annulé avec effet au 1er mars 2022 le ch. 2 de l'ordonnance du tribunal du 10 décembre 2019 par lequel les effets du dispositif de l'arrêt de la cour cantonale du 28 mai 2019 étaient partiellement suspendus ( supra let. B et C.a). A.A.________ a été astreint à prendre à sa charge l'intégralité des frais de D.A.________ (soit: primes d'assurance-maladie de base et complémentaires, frais médicaux non remboursés, frais d'écolage et répétiteur, téléphone et vacances; ch. 2) et à verser à B.A.________ la somme de 400 fr. par mois à titre de contribution à l'entretien de D.A.________, cela dès le 1er mars 2022 (ch. 3). Les parties ont été déboutées de toutes autres conclusions. Il est précisé qu'à cette période, D.A.________, devenue majeure en avril 2022, vivait exclusivement chez sa mère et refusait de voir son père. Statuant sur l'appel de A.A.________ le 6 décembre 2022, la cour cantonale a annulé le ch. 3 de l'ordonnance du 20 juin 2022 et astreint l'intéressé à verser à titre de contribution à l'entretien de D.A.________ la somme mensuelle de 400 fr. en mains de B.A.________ à compter du 1er mars 2022, puis en mains de D.A.________ dès le 1er mai 2022. L'ordonnance a été confirmée pour le surplus, les parties étant déboutées de toutes autres conclusions.