Citation: 7B_1157/2024 E. 4.4

4.4. Les considérations de la cour cantonale sont conformes aux principes qui viennent d'être rappelés. Comme exposé ci-avant (cf. consid. 3.4.2 supra), il ne peut pas être d'emblée exclu que le recourant soit soumis par le juge du fond à un traitement institutionnel (cf. art. 59 al. 1 CP), soit à une mesure entraînant une privation de liberté dont la durée maximale (prolongeable) est de cinq ans (cf. art. 59 al. 4 CP). Il apparaît en outre qu'une mesure ambulatoire au sens de l'art. 63 CP, telle que préconisée par les experts, pourrait être ordonnée dans un second temps, dans le cadre d'une libération conditionnelle du traitement institutionnel (cf. art. 62 al. 3 CP). Contrairement à ce que soutient le recourant, cette mesure, d'une durée maximale (prolongeable) de cinq ans (art. 63 al. 4 CP), pourrait également avoir en l'espèce un effet privatif de liberté (cf. ATF 145 IV 359 consid. 2.7). Aussi, compte tenu notamment de la gravité des faits reprochés au recourant, de l'importance du trouble dont ce dernier souffre et de sa propension à interrompre ses précédents traitements - ainsi que du rapport d'expertise psychiatrique, selon lequel "les perspectives de diminution du traitement dans les cinq ans sont bonnes en cas d'inscription durable dans les soins" (expertise psychiatrique pénale du Centre universitaire romand de médecine légale du 18 juillet 2024, p. 40; cf. art. 105 al. 2 LTF) -, on ne voit pas, et le recourant ne cherche pas à démontrer, en quoi la durée de la détention provisoire serait en l'état excessive au regard de la durée prévisible des mesures institutionnelle et ambulatoire envisagées.