Citation: 2C_983/2018 E. 2

Par arrêt du 28 septembre 2018, le Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté le recours que X.________ avait déposé contre la décision rendue le 9 janvier 2018 par le Service cantonal de la population du canton de Vaud tendant à la prolongation de son autorisation de séjour. Les conditions de l'art. 50 LEtr n'étaient pas réunies. Sans lien affectif et économique fort avec son fils A.________, sur lequel il n'avait ni l'autorité parentale ni le droit de garde, l'intéressé ne pouvait pas non plus se prévaloir de l'art. 8 CEDH. Le droit au respect de sa vie privée en Suisse pouvait être restreint : en dépit de son jeune âge, le recourant avait déjà fait l'objet de six condamnations pénales, dont trois portaient sur des infractions particulièrement graves, telles que brigandage (art. 140 CP) et crime selon l'art. 19 al. 2 let. c de la loi sur les stupéfiants (trafic par métier), les activités criminelle allant en s'amplifiant malgré l'avertissement du 29 novembre 2011. D'un jugement rendu par le Tribunal correctionnel de l'Est vaudois le 14 mars 2016, il ressortait que la culpabilité de l'intéressé était lourde, en l'absence de prise de conscience de la gravité de son comportement. Ces circonstances permettaient de douter de la capacité du recourant à s'amender à l'avenir. L'intérêt public à l'éloigner, pour éviter que de telles infractions graves ne se reproduisent, l'emportait sur l'intérêt privé à demeurer en Suisse pour conserver des relations avec son fils.