Citation: K 63/00 02.08.2000 E. 4

4.- En l'occurrence, le docteur V.________, médecinconseil de la recourante, a constaté dans deux rapports des 15 juin et 16 septembre 1999 que l'intimé souffrait d'une affection chronique avec des poussées aiguës mais qu'il était pleinement apte à travailler dans son activité de mécanicien, dans un environnement adapté. Toutefois, dans un rapport du 31 mai 1999, le docteur G.________ a fixé à 50 % la capacité de travail de l'intimé dans sa profession et à 80 % dans une activité adaptée. Dans deux rapports des 23 août 1999 et 21 février 2000, il a modifié son appréciation, en ce sens qu'il a estimé nulle la capacité de travail de son patient. De son côté, le 29 juillet 1999, le docteur L.________ a constaté que l'asthme chronique de l'intimé s'aggravait et a évoqué la possibilité d'une hospitalisation. Le 27 août 1999, le docteur B.________ a également constaté que l'état de santé de l'assuré s'aggravait et a nié que celui-ci jouisse encore d'une capacité de travail résiduelle dans une activité exigeant un effort physique et l'exposant à des fumées ou des gaz. Eu égard au caractère succinct et largement contradictoire de ces rapports médicaux, il n'est dès lors pas possible de trancher en connaissance de cause le point de savoir si l'intimé jouissait au-delà du 29 juin 1999 d'une capacité de travail entière. Dans ces conditions, une expertise médicale est indispensable pour permettre au juge de répondre en connaissance de cause à cette question (art. 87 let. c LAMal). Sur le vu de ce qui précède, le recours se révèle bien fondé dans sa conclusion subsidiaire et le jugement entrepris doit être annulé, la cause étant renvoyée à l'autorité cantonale pour instruction complémentaire.