Citation: 6S.457/2006 01.12.2006 E. 1

1.3 Le recourant estime, par ailleurs, que la règle de conduite aurait un caractère punitif. 1.3.1 Dans la mesure où le recourant souligne, à ce propos, que l'usage de sa voiture lui serait nécessaire pour véhiculer son épouse qui a été victime d'une hémorragie cérébrale il y a deux ans, il se fonde sur des constatations de fait étrangères à l'arrêt cantonal, si bien que le grief est irrecevable sur ce point (art. 273 al. 1 let. b PPF). 1.3.2 Le recourant invoque également, dans ce contexte, le retrait d'admonestation du permis de conduire, d'une durée de trois mois, prononcé contre lui par le Service des automobiles et de la navigation du Canton de Vaud. Un long retrait du permis de conduire peut être pris en considération pour accorder le sursis (ATF 118 IV 97 consid. 2d). S'il n'y a pas eu de retrait du permis de conduire ou si, comme en l'espèce, celui-ci est de courte durée, l'imposition d'une règle de conduite est justifiée lorsqu'elle rend possible l'octroi du sursis; l'alternative n'est pas la renonciation à la règle de conduite, mais l'exécution de la peine (Schneider, op. cit. art. 41, n. 318 et la référence). Le grief est infondé. 1.4 Le recourant soutient que la mesure serait contre-productive en ce sens que le priver, à 77 ans, de pratique de la conduite durant la période probatoire augmenterait le risque de récidive à son échéance. En l'état du dossier, aucun élément ne permet cependant d'aboutir à un pronostic aussi défavorable sur le résultat de la mesure, dont on doit précisément attendre qu'elle ait pour effet si le recourant ne devait plus être apte à la conduite à son échéance, qu'il y renonce spontanément. Au demeurant, si l'on devait suivre le recourant sur ce terrain, la seule alternative serait l'exécution de la peine (Schneider, op. cit. art. 41, n. 318 et la référence), que le recourant a précisément contestée jusqu'ici en procédure. Le grief est infondé.