Citation: 7B_122/2023 E. 3.7.2

3.7.2. Sur la base des nombreux éléments qu'elle a largement exposés aux pages 14 et suivantes de son jugement et qui sont brièvement résumés ci-dessus, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, préférer la version du plaignant. Cette autorité est parvenue à la conviction que les faits litigieux avaient bien eu lieu sur la base d'un faisceau d'indices convergents (déclarations détaillées du plaignant sans véritables incohérences, déclarations contradictoires des trois protagonistes sur des éléments essentiels, absence d'intérêt du plaignant à déposer une plainte pénale s'il avait été l'auteur du vol, thèse du recourant peu probable au vu de l'âge du plaignant et du nombre de protagonistes qu'il aurait approchés pour tenter le prétendu vol). De manière générale, le recourant ne parvient pas à faire la démonstration du caractère arbitraire des constatations de la cour cantonale, respectivement de son appréciation des preuves, puisqu'il se limite, dans une large mesure, à opposer sa propre appréciation à celle de l'autorité précitée, en se fondant notamment sur des faits qui ne ressortent pas du jugement entrepris. Au demeurant, on ne voit en particulier pas en quoi l'absence du plaignant à l'audience de jugement du Tribunal de police, respectivement l'absence de conclusions civiles formulées par ce dernier, permettraient de remettre en cause les constatations cantonales quant à la crédibilité de son discours, étant au surplus relevé que l'intéressé a été entendu lors de l'audience d'appel du 25 novembre 2022 (cf. jugement entrepris, p. 3 et 8). De plus, le défaut de marques sur le visage et le corps du plaignant ne signifie pas encore l'absence de violence, du moins elle ne rend pas l'appréciation de la cour cantonale - qui a relevé que le plaignant s'était plaint de douleurs à l'abdomen, au torse et à la tête (cf. jugement entrepris, p. 24) - insoutenable à cet égard. Le recourant cite encore certains passages des procès-verbaux d'audition des trois protagonistes ainsi que du plaignant, notamment en lien avec la situation financière de ce dernier, en les sortant de leur contexte ou en les retranscrivant de façon partielle pour affirmer qu'ils corroboreraient sa version. Ce faisant, il ne parvient pas non plus à démontrer le caractère prétendument arbitraire de l'appréciation des preuves effectuée par la cour cantonale. Il passe en outre sous silence le fait que lui et ses acolytes ont menti au sujet des liens qui existaient entre eux. Comme l'a retenu la cour cantonale, ces mensonges décrédibilisent fortement leur version des faits, également mise à mal par leurs déclarations contradictoires qui subsistent sur plusieurs points essentiels s'agissant du déroulement des événements. A cet égard, le recourant se contente de mettre en exergue les quelques variations dans les déclarations du plaignant, qui ne portent, quoi qu'il en dise, que sur des éléments secondaires, respectivement ne permettent pas de remettre en cause la version des faits donnée par le plaignant.