Citation: 8C_578/2020 E. 5.2

5.2. En second lieu, les premiers juges ont retenu qu'en alléguant percevoir un salaire annuel brut permettant une indemnisation basée sur le montant maximum du gain assuré de 148'200 fr. (art. 22 al. 1 OLAA), alors même qu'il percevait en réalité un salaire de 108'000 fr., le recourant s'était fait l'auteur d'une fausse déclaration destinée à obtenir des prestations d'assurance auquel il ne pouvait raisonnablement pas prétendre, justifiant ainsi l'application de l'art. 46 al. 2 LAA. A cet égard, la cour cantonale a retenu que les montants annoncés par le recourant dans la déclaration d'accident, en particulier celui du 13 e salaire, ne pouvaient pas être imputables à une simple erreur. En effet, le système informatique d'AXA permettait de choisir facilement si la rémunération déclarée était mensuelle ou annuelle. En outre, il n'appartenait pas à l'intimée de vérifier la justesse de la déclaration d'accident dans la mesure où la dernière déclaration de sinistre remplie par le recourant en 2015 faisait état d'une rémunération annuelle globale de plus de 185'000 fr., de sorte qu'une augmentation annuelle d'environ 30'000 fr. en deux ou trois ans, si substantielle fût-elle, n'apparaissait pas inconcevable. La juridiction précédente a encore retenu que le recourant, en tant que professionnel de la branche, aurait dû être à même de remplir correctement une déclaration d'accident et se rendre compte que le montant des indemnités journalières perçues était trop élevé par rapport à ses revenus habituels. Par ailleurs, le caractère volontaire des fausses déclarations était renforcé par les variations de versions proposées et le fait que le recourant n'avait finalement jamais perçu de 13 e salaire, ce qu'il avait du reste fini par admettre après avoir vainement tenté d'apporter des explications pour le moins hasardeuses à ce sujet. Au vu de ce qui précède, la juridiction cantonale a retenu que l'intimée pouvait à juste titre refuser de prester.