Citation: 5C.42/2002 26.09.2002 E. 4

Le défendeur reproche également à la Cour de justice de l'avoir astreint à verser une contribution d'entretien de 900 fr. en faveur de sa fille mineure, B.________, pour la période au-delà de sa majorité. 4.1 L'art. 133 al. 1 2e phrase CC ne précise pas à quelles conditions matérielles une contribution d'entretien peut être fixée pour une période allant au-delà de l'accès de l'enfant à la majorité (cf. Lüchinger/Geiser, Basler Kommentar, n. 20 ad art. 156 aCC). Il n'est toutefois pas nécessaire d'examiner ici cette question, vu le sort qui doit être réservé au grief. 4.2 En l'espèce, la Cour de justice a constaté que B.________ était âgée de quatorze ans et qu'elle étudiait dans un collège genevois. Elle a retenu qu'il était fortement probable que l'enfant suive l'exemple de ses soeurs aînées et entreprenne une formation professionnelle après sa majorité. En soutenant que l'âge de sa fille au moment du prononcé de l'arrêt entrepris ne permettait pas de retenir avec certitude qu'elle allait faire des études universitaires, le défendeur s'en prend à l'appréciation des preuves des juges cantonaux et, partant, formule une critique irrecevable dans le cadre d'un recours en réforme (art. 55 al. 1 let. c OJ; cf. consid. 1.3 ci-dessus). Le grief relatif à la prise en compte de la situation financière du défendeur après sa mise à la retraite ayant été admis, la cause doit néanmoins être renvoyée à l'autorité cantonale (art. 64 al. 1 OJ), afin que le montant de la contribution d'entretien pour la période après le 31 octobre 2003 soit calculé en fonction des revenus qu'il touchera alors.