Citation: 8C_15/2010 23.12.2010 E. 1

Compte tenu de ce qui précède, on retiendra que selon le jugement entrepris, les rapports de travail ont perduré au-delà de la date de licenciement fixée par l'employeur, mais jusqu'au 7 janvier 2009 au plus tard. Le salaire est dû pour toute la période en question, étant précisé qu'il appartiendra encore à l'employeur d'effectuer un décompte plus précis des absences pour vérifier si, en réalité, la limite de 360 jours d'absence n'a pas été atteinte avant cette date, avec pour corollaire la fin des rapports de travail et du droit au salaire. 2.3 Bien que les conclusions de la recourante ne soient, formellement, que de nature cassatoire, on peut déduire du recours qu'elle entend, en réalité, obtenir la condamnation de son employeur, sans réserve, à la réintégrer à son poste de travail, y compris pour la période postérieure au 7 janvier 2009. A titre subsidiaire, elle souhaite que son employeur soit condamné à payer son salaire pendant une année après la date de la résiliation des rapports de travail. Cette interprétation s'impose à la lecture de l'ensemble du mémoire de recours (cf. ATF 135 I 119 consid. 4 p. 122; 118 Ib 134 consid. 2 p. 135; FLORENCE AUBRY GIRARDIN, in Commentaire de la LTF, 2009, no 18 ad art. 42; LAURENT MERZ, in Commentaire bâlois, Bundesgerichtsgesetz, 2008, no 18 ad art. 42), notamment au regard de la requête d'effet suspensif et de mesures provisionnelles tendant à la réintégration de la recourante à son poste de travail pendant la durée de la procédure devant le Tribunal fédéral. Partant, le recours est recevable nonobstant les conclusions uniquement cassatoires prises formellement par la recourante (sur la recevabilité de conclusions formelles tendant uniquement à l'annulation de la décision litigieuse, dans un recours en matière de droit public, cf. également ATF 133 II 409 consid. 1 p. 411 ss, en particulier consid. 1.4 p. 414). Par ailleurs, la recourante énonce plusieurs griefs d'ordre formel contre le jugement entrepris et les motive suffisamment pour répondre aux exigences de l'art. 42 al. 2 LTF. En particulier, on comprend à la lecture de son recours que la nature formelle du droit d'être entendu imposait aux premiers juges, selon elle, de constater une violation de ce droit et d'annuler, pour ce motif, la décision de licenciement litigieuse, plutôt que de trancher le litige sur le fond. La recourante expose également pourquoi elle estime que les premiers juges auraient dû l'entendre expressément sur la question de la fin ex lege des rapports de travail après une période d'incapacité de travail de 360 jours. Il s'ensuit que le recours répond aux exigences de forme posées par l'art. 42 al. 1 et 2 LTF.