Citation: 5P.250/2004 02.09.2004 E. 3

3.1 Selon le recourant, la cour cantonale a retenu arbitrairement que la parcelle 7014 dans son ensemble n'est pas dépourvue de toute issue sur la voie publique, même pour des véhicules à moteur, puisque son garage se situe à cheval sur les parcelles 2450 et 7014 et que ce dernier terrain est situé en zone agricole. Il estime que ce n'est pas la parcelle dans son ensemble qui devait être examinée pour apprécier l'issue sur la voie publique, mais la partie de la parcelle sur laquelle le garage a été érigé sans opposition de l'intimé. Le grief du recourant selon lequel les juges cantonaux seraient tombés dans l'arbitraire en retenant que sa parcelle 7014 disposerait d'une issue suffisante sur la route publique est irrecevable dès lors qu'il ne répond pas aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. supra, consid. 2.2). Déterminer si c'est l'ensemble ou uniquement la partie de la parcelle sur laquelle le garage a été érigé qui doit être examiné pour apprécier l'accès suffisant sur la voie publique au sens de l'art. 694 CC est une question de droit fédéral qui peut, en l'espèce, faire l'objet d'un recours en réforme; la critique est par conséquent irrecevable dans le cadre du recours de droit public (cf. supra consid. 1.2). 3.2 Le recourant prétend que la cour cantonale serait tombée dans l'arbitraire en affirmant que c'est par pure commodité qu'il exigerait un passage chez l'intimé pour profiter de son garage et de son couvert actuel et qu'il souhaiterait un accès supplémentaire à son terrain, alors qu'il ne demande qu'à pouvoir accéder à son garage et à régulariser une situation qui existe depuis de nombreuses années. Ce faisant, le recourant se contente de contester les faits et d'opposer sa thèse à celle de l'autorité cantonale, sans démontrer, par une argumentation précise, en quoi la décision attaquée selon laquelle il dispose d'un accès suffisant pour rejoindre son garage depuis la route publique qui borde sa parcelle n° 7014, qu'il peut aménager un chemin d'accès à son garage, à travers son jardin, ou encore qu'il peut faire construire un autre garage plus proche de la route Y.________ et de ses bâtiments d'habitation, serait arbitraire. Une telle critique ne répond pas aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ et est donc irrecevable (cf. supra, consid. 2.2). 3.3 Le recourant soutient que la servitude demandée ne saurait constituer une atteinte durable à la propriété de l'intimé dans la mesure où il s'agit déjà d'un usage admis à titre conventionnel depuis plus de trente ans et qu'il accède actuellement à son garage par la servitude de passage inscrite au profit de sa parcelle 2450. Il s'agirait donc d'une pure chicane de la part de l'intimé. Comme déjà mentionné, le grief est irrecevable dans la mesure où le recourant s'écarte des constatations cantonales selon lesquelles l'intimé n'a pas accepté pendant trente ans l'accès en voiture automobile à la parcelle n° 7014, puisqu'il a toléré le passage à bien plaire durant treize ans seulement (cf. supra, consid. 2.3). Pour le reste, le recourant ne conteste pas, conformément aux exigences posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ, les constatations cantonales selon lesquelles une pure chicane de la part de l'intimé est exclue, puisqu'il a fait part d'un souci de dévaluation de son fonds par une servitude de passage sur sa parcelle.