Citation: 6B_444/2023 E. 2.2

2.2. Après avoir considéré que la culpabilité du recourant était pleine et entière, que sa faute était grave, qu'aucune circonstance atténuante ne trouvait application et que les trois infractions pour lesquelles l'intéressé était condamné en l'espèce étaient passibles d'une peine privative de liberté, la cour cantonale a relevé que la violation des devoirs en cas d'accident (art. 92 al. 2 LCR) constituait l'infraction la plus grave. Le recourant avait eu pleine conscience d'avoir heurté un enfant et ne s'était nullement soucié de son état et de l'éventuelle nécessité de lui prodiguer immédiatement des soins, ce qui aggravait sa faute. Selon la cour cantonale, la peine privative de liberté de 4 mois, estimée nécessaire et suffisante par le premier juge pour sanctionner ce comportement, apparaissait plutôt clémente dans ces circonstances; l'autorité précédente a néanmoins estimé que l'augmentation de cette peine de 45 jours pour l'infraction de lésions corporelles par négligence (art. 125 al. 1 CP) et de 15 jours pour celle de délit manqué d'entrave aux mesures de constatation de l'incapacité de conduire (art. 22 al. 1 CP en relation avec l'art. 91a al. 1 LCR) était adéquate. Elle a ainsi confirmé, sous réserve de la violation du principe de célérité, la peine privative de liberté de 6 mois prononcée par le premier juge. La cour cantonale a de plus refusé d'octroyer le sursis à l'exécution de cette peine. Elle a par ailleurs révoqué le sursis prononcé le 14 février 2019 par le Tribunal du district de Sion pour violation grave des règles de la circulation routière. Enfin, considérant que plus de 23 mois s'étaient écoulés depuis l'ouverture de la procédure d'appel en mars 2021, la cour cantonale a constaté une violation du principe de célérité, ce qui justifiait de diminuer la peine de 2 mois.