Citation: 7B_22/2022 E. 1.3.5

1.3.5. Le recourant se plaint également de la "privation du médicament bronco-dilatateur Ventolin durant toute la journée du 29 avril [réd.: 2015], combinée avec la détention dans une cellule occupée par un fumeur à la prison de U.________, provoquant une impression d'étouffement" (grief n° 6). Dans la mesure où il soutient qu'il aurait demandé en vain son médicament, alors qu'il en aurait besoin plusieurs fois par jour, de sorte qu'il aurait été mis en danger, il s'écarte de manière inadmissible des faits retenus dans l'ordonnance querellée. En effet, il ressort des constatations de la Chambre pénale que le recourant s'était plaint pour la première fois de ne pas avoir son médicament lors de l'examen médical du 29 avril 2015 à 8h50, qu'il avait pu récupérer ce médicament à la prison le même jour à 13h34 et ne prétendait pas avoir dans l'intervalle eu une crise, ni avoir réclamé en vain son médicament, et que son placement en cellule avec un fumeur avait duré moins de deux heures durant lesquelles il était alors en possession de son médicament. En l'espèce, quand bien même le recourant n'aurait pas eu à sa disposition son médicament durant plusieurs heures, on ne voit pas que ce fait aurait dépassé une simple gêne passagère et aurait revêtu une intensité susceptible de constituer un traitement dégradant.