Citation: 6B_1321/2021 E. 1.2

1.2. En tant que de besoin, on peut encore relever que l'on ne perçoit pas concrètement en quoi les infractions dénoncées ont engendré un préjudice pour la recourante 2 - encore moins pour le recourant 1 qui ne serait, en qualité d'ayant droit économique de la recourante 2, que touché indirectement par une atteinte aux intérêts pécuniaires de celle-ci (cf. ATF 141 IV 380 consid. 2.3.3 p. 386; 140 IV 155 consid. 3.3.1 p. 158). En effet, selon les explications des recourants ressortant de leur écriture de recours, "les deux stipulants au faux contrat de sponsoring ont eu très clairement l'intention délibérée de porter atteinte aux intérêts pécuniaires de B.________ SA, l'un - E.________ - en mettant en péril les intérêts financiers de B.________ SA sachant en particulier que la convention avortée du mois de décembre 2018 interdisait au soussigné d'engager des dépenses - l'autre - le C.________ SA - sachant l'absence de tout pouvoir de E.________ au sein de B.________ SA et se réjouissant d'avance de porter dans des comptes une créance de CHF 70'000.- issue de nulle part, mais dont ce même C.________ SA savait qu'elle était susceptible d'avoir une portée juridique certaine ne serait-ce qu'en prolongement d'une procédure judiciaire à la faveur de laquelle les stipulants au faux contrat de sponsoring se feront un malin plaisir à confirmer le bien-fondé dudit contrat et de son exécution" (recours, § 69). A bien comprendre les explications qui précèdent, la recourante 2 n'a, à ce jour, pas subi d'atteinte concrète à ses intérêts pécuniaires découlant directement des infractions en cause. En particulier, elle ne prétend pas s'être acquittée du montant pour lequel C.________ SA avait initié une poursuite, ni même que les mis en cause auraient introduit une action judiciaire en se fondant sur le faux contrat de sponsoring afin d'obtenir le paiement de la prétention déduite en poursuite. Or, la seule notification de commandements de payer ne suffit pas à établir l'existence d'un dommage direct résultant d'agissements prétendument constitutifs de (tentative de) contrainte (cf. arrêt 6B_294/2017 du 16 janvier 2018 consid. 3.1.2). Pour le reste, les recourants exposent que la notification d'une poursuite injustifiée est nuisible pour l'image et les relations commerciales d'une société, notamment dans le contexte d'une demande d'aide pour cas de rigueur résultant de la pandémie de Covid-19; ces déclarations d'ordre général ne permettent pas de rendre vraisemblable l'existence d'un quelconque dommage découlant directement des infractions dénoncées, la recourante 2 n'alléguant pas, en particulier, qu'une demande d'aide lui aurait été refusée en raison de l'inscription au registre de la poursuite en cause.