Citation: 4A_230/2023 E. 6

Pour finir, les recourants critiquent le délai d'un mois que leur a accordé la cour cantonale, dès l'entrée en force de l'arrêt litigieux, pour quitter les lieux. Ils requièrent l'octroi d'un délai d'une année. La recevabilité de cette conclusion est fortement douteuse. Quoi qu'il en soit, la cour cantonale a expliqué les raisons pour lesquelles un délai d'un seul mois était accordé. Les quelques lignes formulées par les recourants, en lien notamment avec la situation financière de A.a.________, ne sont pas propres à remettre ce délai en cause. Au vu de ce qui précède, le recours, manifestement mal fondé aux termes de l'art. 109 al. 2 let. a LTF, doit être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité. La requête d'effet suspensif formulée par les recourants se trouve ainsi privée d'objet. Selon l'art. 64 al. 1 LTF, le Tribunal fédéral peut accorder l'assistance judiciaire à une partie à condition que celle-ci ne dispose pas de ressources suffisantes et que ses conclusions ne paraissent pas vouées à l'échec. En l'occurrence, la procédure entreprise devant le Tribunal fédéral n'offrait manifestement aucune chance de succès, ce qui entraîne le rejet de la demande d'assistance judiciaire des recourants. Ils prendront donc solidairement à leur charge les frais de la présente procédure (art. 66 al. 1 et 5 LTF). De plus, ils verseront, également solidairement entre eux, une indemnité de dépens aux intimés, créanciers solidaires, pour leur détermination sur la requête d'effet suspensif (art. 68 al. 1, 2 et 4 LTF). Les intimés ont formulé une requête à fins de sûretés, concurremment à leur détermination sur la requête d'effet suspensif. Seuls des frais futurs, postérieurs à la demande de sûretés, peuvent être couverts par cette garantie (ATF 132 I 134 consid. 2.2; arrêt 4A_46/2015 du 27 mars 2015 consid. 3 non publié in ATF 141 III 155); la partie intimée qui entend obtenir des sûretés doit donc les requérir avant de procéder devant le Tribunal fédéral. En l'occurrence, la demande de sûretés présentée par les intimés est sans objet en tant qu'elle vise la détermination sur la requête d'effet suspensif, puisque les frais supportés par les intimés à cet égard existaient déjà lorsque la demande a été présentée. Cette demande est également sans objet pour le surplus, puisque les intimés n'ont pas été invités à déposer une réponse au recours. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :