Citation: 6B_668/2014 E. 12.5

12.5. Le recourant prétend qu'un détournement au sens du § 206 CPCZ ne serait envisageable qu'en cas d'appropriation d'une chose ou d'un droit d'autrui, cette appropriation devant être durable. Dès lors que le TPF aurait qualifié le contrat du 2 janvier 1997 de contrat de fiducie et que D.________ aurait été obligée de restituer en tout temps, ce contrat ne pourrait pas tomber sous le coup de l'infraction de détournement. L'argumentation du recourant repose non sur les faits retenus par le TPF - qui n'a à aucun moment qualifié le contrat de contrat de fiducie - mais sur sa propre interprétation de ceux-ci. Quoi qu'il en soit, sous l'angle de l'appropriation, ce n'est pas tellement ce que prévoirait le contrat qui est déterminant mais bien plutôt le fait que D.________ n'a concrètement jamais remboursé le montant détourné. En effet, même à considérer que l'interprétation du recourant soit exacte, il n'en demeure pas moins que D.________ a " remboursé " le crédit grâce à un autre détournement commis au préjudice de MUS, s'appropriant ainsi définitivement le bien d'autrui. Le grief du recourant doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.