Citation: 8C_90/2023 E. 4.5

4.5. Cette critique n'est pas justifiée. D'une part, le recourant ne pouvait pas ignorer que B.________ serait amenée à statuer au sein du Conseil administratif au terme de l'enquête administrative, voire même durant cette enquête, notamment dans le cadre des huit demandes de récusation déposées contre les enquêteurs. Or au moment des faits à l'origine de la demande de récusation, à savoir le 21 mai 2021, l'enquête administrative était en cours. D'autre part, quand bien même le recourant aurait eu une raison de se prévaloir du motif de récusation seulement à compter du 30 mars 2022, force est de constater que ce n'est que dans son recours du 20 juin 2022 qu'il a précisé les propos qu'aurait tenus la conseillère administrative ainsi que la date et le contexte dans lequel ces propos seraient intervenus. C'est donc à bon droit que la cour cantonale a jugé que la demande de récusation était tardive. Il s'ensuit que l'arrêt attaqué échappe à la critique et que le recours doit être rejeté, dans la mesure où il n'est pas sans objet (cf. consid. 1.4 supra).