Citation: 9C_220/2013 E. 4.2

4.2. Compte tenu de son pouvoir d'examen restreint, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante d'établir en quoi celle opérée par l'autorité cantonale serait manifestement inexacte ou incomplète, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. En l'occurrence, la juridiction cantonale a expliqué de manière circonstanciée les raisons pour lesquelles elle considérait que les pièces médicales versées au dossier permettaient de conclure à l'existence d'une modification sensible de l'état de santé et de la capacité de travail du recourant. En se limitant à arguer que l'expertise réalisée par les docteurs G.________, B.________ et U.________ ne revêtait aucune valeur probante et qu'il y avait lieu de considérer en se fondant sur l'opinion de ses médecins traitants qu'il présentait toujours une incapacité de travail totale ou à tout le moins de mettre en oeuvre une nouvelle expertise, l'intéressé ne tente nullement d'établir, au moyen d'une argumentation précise et étayée, le caractère insoutenable de la constatation des faits opérée par les premiers juges et de l'appréciation juridique qu'ils ont faite de la situation; comme l'avaient relevé les premiers juges, les experts considéraient qu'au plan psychique la situation ne s'était pas modifiée significativement mais qu'en revanche au plan somatique au vu de leurs examens les éléments objectifs mis en évidence parlaient pour une amélioration. Le recourant ne démontre pas que l'expertise comporterait des contradictions manifestes ou ignorerait des éléments cliniques ou diagnostiques essentiels; il explique encore moins en quoi le point de vue de ses médecins traitants serait objectivement mieux fondé que celui des experts ou justifierait - au travers des éléments qu'il mettrait en évidence - la mise en oeuvre d'un complément d'instruction sous la forme d'investigations médicales supplémentaires. Ses allégations selon lesquelles le docteur M.________ aurait détecté des troubles expliquant des douleurs à l'aine que les experts auraient ignorées, alors même qu'il les leur aurait signalées, ne reposent sur aucune constatation ou observation médicale; en outre, l'absence de modification de l'état de santé dont a fait état le docteur R.________ en 2004 n'est pas déterminante, dès lors qu'elle ne dit rien sur la situation postérieure à cette date, notamment à la fin 2010 lors de l'expertise du BREM ou à la date de la décision attaquée; enfin, comme les premiers juges l'ont déjà relevé, les autres documents médicaux évoqués sont postérieurs à la décision attaquée. Pour finir, s'il est regrettable que le rapport des médecins du BREM mentionne à plusieurs reprises le nom d'un tiers, il ressort clairement des passages concernés comme des pièces qui y sont mentionnées que les experts se prononcent bien sur la personne du recourant et cette seule inadvertance ne permet pas de remettre en cause leurs conclusions. L'argumentation du recourant contre le jugement cantonal ne révèle donc ni violation du droit fédéral ni appréciation arbitraire des preuves.