Citation: 7B_38/2024 E. 4.3.2

4.3.2. L'autorité précédente a ensuite mis ces faits en perspective avec l'attitude du recourant face à ses manquements. Elle a relevé à ce propos que le recourant ne s'était pas présenté à l'entretien de réseau du 25 septembre 2023 et qu'il percevait son suivi comme une contrainte, dénuée de sens. Comme il ne saisissait pas pourquoi il devrait être soigné et refusait tout travail en lien avec la dépendance à l'alcool, sa position face à son suivi ne permettait pas de supposer que le recourant pût remettre en question son mode de fonctionnement. Sur la base de ce qui précède et face aux antécédents du recourant (cf. let. A.c supra) ainsi qu'aux actes de récidive, l'autorité précédente pouvait constater l'échec de la mesure ambulatoire, des règles de conduite et de l'assistance de probation. Contrairement à ce que soutient le recourant, la finalité des mesures d'accompagnement est en l'espèce sérieusement compromise, eu égard à l'important risque de récidive qui persiste et à la mise en danger de la sécurité publique qui en découle. Vu les actes de récidive reprochés au recourant et l'élargissement récent du cercle des destinataires de ses menaces, ainsi que son attitude face aux mesures d'accompagnement - consistant à enfreindre les règles de conduite et à ne pas s'investir dans un suivi qu'il estime contraignant et dénué de tout sens -, la mise en oeuvre d'une expertise ou l'établissement d'un nouveau rapport psycho-criminologique par l'OSAM n'apparaissent pas nécessaires pour établir l'existence d'un risque sérieux de récidive. La présence du recourant à différents entretiens de réseau ne permet en outre pas de renverser le constat selon lequel il perçoit son suivi comme un contrainte sans fondement. Son refus de tout travail sur la dépendance à l'alcool démontre également le défaut d'investissement dont il fait preuve à l'égard de la mesure ambulatoire. Rien n'indique par ailleurs qu'après son accident de travail au mois d'octobre 2023, le recourant aurait opéré une prise de conscience. Ses seules allégations à cet égard, ainsi que celles se rapportant à sa situation personnelle et professionnelle, sont insuffisantes. C'est enfin en vain que le recourant estime que l'autorité précédente aurait dû tenir compte du fait qu'il ne serait jamais passé des paroles aux actes. Ni la loi ni la jurisprudence ne prévoient que le passage à l'acte est une condition à la réintégration dans l'exécution d'une peine selon l'art. 95 al. 5 CP.