Citation: K 215/05 20.03.2007 E. A

A.a S.________, était au bénéfice d'une assurance collective d'indemnités journalières conclue par son employeur auprès de Helsana Assurances SA (ci-après : Helsana). Après son licenciement pour le 30 juin 1995, il s'est affilié à la Helsana pour une assurance individuelle d'indemnité journalière de 160 fr. en cas de maladie, et de 40 fr. en cas d'accident, après un délai d'attente de 360 jours (attestation d'assurance pour la période courant à partir du 1er juillet 1997). A la suite de la perte de son emploi, S.________ a obtenu l'ouverture d'un premier délai-cadre d'indemnisation par l'assurance-chômage, qui lui a alloué des indemnités journalières. Il a ensuite été employé par X.________ pendant deux ans, avant de bénéficier d'un nouveau délai-cadre d'indemnisation pour la période du 3 janvier 2000 au 2 janvier 2002. Depuis cette dernière date, il n'a plus perçu d'indemnités journalières de l'assurance-chômage. En revanche, l'Aide sociale vaudoise lui a alloué un montant mensuel de 1977 fr. 25. A.b Par lettre du 5 mai 2003, S.________ a demandé à Helsana de lui verser les prestations assurées. Il indiquait avoir déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité le 11 septembre 2002 et se référait aux certificats médicaux de son médecin traitant, le docteur M.________. Celui-ci attestait une incapacité de travail de 75 % du 1er janvier 2002 au 31 août 2003, puis de 100 %, en raison de diverses atteintes à la santé. Helsana a alloué à son assuré une indemnité journalière dès l'échéance d'un délai d'attente de 360 jours; elle a imputé ce délai sur la durée d'indemnisation de 720 jours, de sorte que la période d'indemnisation a couru du 27 décembre 2002 au 21 décembre 2003 (indemnité de 120 fr. du 27 décembre 2002 au 31 août 2003 [248 jours] et de 160 fr. du 1er septembre au 21 décembre 2003 [112 jours]). Par lettre du 23 décembre 2003 à S.________, elle a précisé que son droit aux prestations était épuisé depuis le 21 décembre 2003 et qu'elle «annulait» l'assurance d'indemnités journalières dès le 1er janvier 2004. L'assuré a exigé la poursuite du paiement de l'indemnité journalière pendant 360 jours supplémentaires, contestant l'imputation du délai d'attente sur la durée d'indemnisation de 720 jours. Helsana a refusé, par décision du 4 février 2004, puis décision sur opposition du 23 mars 2004. Aux motifs précédemment invoqués pour justifier son refus de prestations pour la période postérieure au 21 décembre 2003, elle a ajouté que l'incapacité de travail de l'assuré n'entraînait aucune perte de gain; il n'était pas vraisemblable, compte tenu de sa situation personnelle, qu'il aurait exercé une activité lucrative s'il avait été en bonne santé.