Citation: 6B_247/2020 E. B

Par arrêt du 22 novembre 2019, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a rejeté l'appel de A.________ ainsi que l'appel joint formé par le ministère public contre ce jugement. Il en ressort ce qui suit s'agissant des événements relatifs à C.________. B.a. A.________ est né en 1966 au Portugal, pays dont il est ressortissant. Il a gagné la Suisse à l'âge de 16 ans. B.b. Le 20 mars 2015, la disparition de C.________ - née en 1941 et domiciliée à D.________ - a été annoncée à la police. Dans ce cadre, la relation d'amitié que cette dernière entretenait depuis deux ans avec son voisin A.________ a notamment été évoquée. B.c. Des soupçons se sont rapidement portés sur A.________, lequel a été interpellé le 21 mars 2015. Au domicile genevois du prénommé ont été retrouvés différents objets appartenant à C.________, en particulier divers bijoux, la clé de son domicile, ses lunettes de vue, la clé de sa voiture, sa carte bancaire ou encore sa Postcard. Des bijoux ont en outre été découverts au Portugal, chez la cousine de l'ex-épouse de A.________, tandis qu'un montant de 45'400 EUR - essentiellement en coupures de 500 EUR - a été trouvé, dans ce pays, caché au domicile de la soeur de ce dernier. B.d. Le profile ADN de C.________ a été mis en évidence notamment sur la sacoche et le portemonnaie retrouvés au domicile portugais de A.________, de même que sur les menottes découvertes dans son appartement genevois. B.e. Des images de vidéosurveillance ont notamment révélé que, le 5 février 2015, C.________ avait effectué - depuis son compte épargne - un retrait de 40'400 EUR, somme que cette dernière a souhaité obtenir en coupures de 500 EUR. Le 21 février 2015, une personne portant une veste identique à celle revêtue par C.________ lors du retrait du 5 février 2015, capuche relevée, a effectué un prélèvement sur le compte de la prénommée au moyen de sa carte bancaire. Le 6 mars 2015, un retrait de 1'000 fr. sur le compte bancaire de C.________ a été effectué par la fille de A.________. B.f. Divers prélèvements et achats ont par ailleurs été effectués dans le canton de Genève, entre le 7 février et le 6 mars 2015, avec les cartes bancaire et postale de C.________. B.g. Un véhicule immatriculé au nom de C.________ a activé un radar fixe en raison d'un excès de vitesse, le 6 février 2015. B.h. Afin de faire progresser l'enquête et d'obtenir des informations sur la nature de la disparition de C.________, une mission d'investigation secrète sous la forme d'un agent infiltré a été mise en place dès le 29 juin 2015, cela jusqu'au 16 mars 2017. Un agent infiltré a été placé en détention à la prison de E.________, dans la même cellule que A.________, du 13 au 30 juillet 2015, la mission ayant ensuite perduré en dehors de la prison. Cet agent infiltré a ainsi rendu visite au prénommé 15 fois au parloir de la prison, entre le 20 janvier 2016 et le 9 février 2017. Les conversations des intéressés ont été enregistrées à compter du 19 avril 2016. Lors des entretiens des 27 et 30 janvier puis du 9 février 2017, A.________ a avoué à l'agent infiltré avoir tué C.________ à son domicile, en indiquant n'avoir utilisé que ses mains, avant de transporter le cadavre en France le lendemain puis, une semaine plus tard, de brûler la dépouille avec du gasoil. A.________ a en outre dessiné un plan précis de l'endroit où le corps avait été déposé et a remis celui-ci à l'agent infiltré afin que ce dernier récupère un os, de préférence la tête de C.________, et dépose cet élément sur les boîtes à lettres de son immeuble, dans le but de jeter le soupçon sur une autre personne. B.i. L'analyse des téléphones portables de A.________ a permis de découvrir des photographies de codes de cartes bancaires ainsi que de la carte d'identité française et du permis de conduire suisse de C.________. Un enregistrement audio datant du 5 février 2015, d'une durée de 4 minutes et 45 secondes, a également pu être extrait. On y entend la prénommée et A.________ dialoguer. C.________ y indique notamment être bâillonnée et demande à l'intéressé de la détacher. Ce dernier demande à son interlocutrice d'être "sage". Tous deux évoquent notamment de l'argent et une carte. B.j. Le 13 mars 2017, divers ossements humains à moitié calcinés - correspondant à ceux de C.________ - ont été trouvés en France. Sur la base des ossements trouvés, il était impossible d'établir la cause du décès. B.k. La cour cantonale a retenu que, dans la soirée du 5 au 6 février 2015, A.________ avait volontairement tué C.________, par strangulation, afin de délester cette dernière notamment de la somme qu'elle avait retirée quelques heures plus tôt. B.l. Une expertise psychiatrique a été mise en oeuvre durant l'instruction. Dans un rapport du 13 avril 2018, les experts ont mis en évidence un trouble mixte de la personnalité dyssociale à forte composante narcissique, assimilable à un grave trouble mental, d'une sévérité moyenne. Ils ont par ailleurs relevé que les relations de A.________ avec autrui étaient surtout centrées sur l'argent, l'importance qu'y apportait le prénommé étant de nature quasi obsessionnelle, voire pathologique. La responsabilité de A.________ était pleine et entière et le risque de récidive concernant des actes criminels devait être considéré comme très important. Les experts ont par la suite pris connaissance de rapports établis par la psychologue F.________, produits en procédure par A.________. Ils ont confirmé leur rapport d'expertise.