Citation: 5C.279/2006 31.05.2007 E. 9

En conclusion, il convient d'admettre partiellement le recours principal et le recours joint et de réformer l'arrêt attaqué sur la question de la contribution d'entretien due à l'épouse, laquelle doit être fixée à 3'700 fr. par mois jusqu'au 31 mai 2014. Pour le surplus, le recours principal et le recours joint sont rejetés dans la mesure où ils sont recevables. Dans son recours joint, la demanderesse sollicite le bénéfice de l'assistance judiciaire. A l'appui de sa requête, elle fait valoir qu'elle a bénéficié, devant les instances cantonales, de l'assistance judiciaire, compte tenu du fait qu'elle réalise des revenus nets de l'ordre de 1'000 fr., auxquels il convient d'ajouter la contribution d'entretien que lui verse le défendeur; elle prétend que celui-ci a spontanément réduit à 2'700 fr. par mois cette contribution, nonobstant l'effet suspensif accordé au recours; elle ne disposerait donc pas des ressources suffisantes pour faire face aux frais de la procédure. Il incombe à la partie qui sollicite l'octroi de l'assistance judiciaire de démontrer qu'elle est dans le besoin (cf. art. 152 al. 1 OJ), en produisant des pièces renseignant sur ses revenus, sa fortune, ses charges financières complètes et ses besoins élémentaires actuels; si elle ne fournit pas ces données, la demande doit être rejetée (ATF 125 IV 161 consid. 4a p. 164/165). En l'espèce, la demanderesse se borne à prétendre qu'elle ne dispose pas des ressources suffisantes pour payer ses frais de procès, mais sans produire les documents exigés par la jurisprudence précitée. Pour cette raison déjà, sa requête doit être rejetée. Au demeurant, elle n'a pas non plus établi qu'une provisio ad litem ne pourrait lui être allouée pour sa participation à la procédure fédérale de recours (ATF 91 II 253 consid. 1 p. 255). Il convient en outre de relever que le fait que la demanderesse a plaidé devant les juridictions cantonales au bénéfice de l'assistance judiciaire n'est pas déterminant, puisque le Tribunal fédéral prend sa propre décision pour la procédure fédérale, en application de l'art. 152 OJ (ATF 122 III 392 consid. 3a p. 393). Vu le sort des recours, il se justifie de répartir les frais de la procédure fédérale par moitié entre les parties et de compenser les dépens (art. 156 al. 3 et 159 al. 3 OJ). Pour le surplus, la cause sera renvoyée à la cour cantonale pour nouvelle décision sur les frais et dépens cantonaux (cf. art. 157 et 159 al. 6 OJ).