Citation: 1C_549/2013 E. 2

Les recourantes se plaignent d'une violation des dispositions sur l'entraide judiciaire internationale (art. 2, 65a al. 3, 67 et 80d EIMP notamment). Elles relèvent que dans de précédentes décisions, un Etat étranger (la Tunisie, arrêt TPF 2012 48) s'était vu reconnaître l'accès au dossier de procédures pénales en Suisse moyennant l'engagement de ne pas utiliser les renseignements pour des procédures dans cet Etat, alors que dans une autre cause, un autre Etat (l'Egypte) s'était vu opposer un refus. En l'occurrence, la solution adoptée ne permettrait pas de prévenir le contournement des règles de l'entraide judiciaire. Elle serait incompatible avec les règles de la profession d'avocat, en particulier l'obligation d'informer le client en temps utile, de manière complète et exacte. Seule une suspension du droit de consulter le dossier, jusqu'à l'entrée en force d'une décision de clôture permettrait de sauvegarder les exigences du droit de l'entraide. La décision attaquée ne prévoirait pas le cas où l'entraide judiciaire serait finalement refusée aux autorités russes. A titre subsidiaire, les recourantes demandent qu'interdiction soit faite aux avocats de l'intimée de lever copie du dossier.