Citation: 8C_102/2024 E. A

A.a. A.________ (ci-après aussi: l'assurée), née en 1970 et employée depuis le 1er juillet 1997 par B.________ SA (ci-après: la Société), a été licenciée le 21 février 2022 pour le 31 août 2022. La Société a été fondée par l'époux de l'assurée en mars 1996. Celui-ci est inscrit au registre du commerce en tant qu'administrateur président depuis sa création, initialement avec signature individuelle, puis avec signature collective à deux depuis le 17 novembre 2000. A.b. Le 9 septembre 2022, l'assurée s'est inscrite auprès de l'Office régional de placement de U.________. Elle a sollicité l'ouverture d'un délai-cadre d'indemnisation auprès de la Caisse cantonale de chômage (ci-après: la caisse) dès le 1er octobre 2022. Selon l'attestation de l'employeur du 30 septembre 2022, son licenciement était intervenu pour motif économique à l'occasion d'une restructuration. A.c. Par décision du 6 octobre 2022, la caisse a refusé de donner suite à la demande d'indemnité de l'assurée, au motif que son époux était toujours inscrit au registre du commerce en tant qu'administrateur président de la Société, avec signature collective à deux, et qu'il disposait à ce titre d'un pouvoir décisionnel. A.d. Par décision sur opposition du 18 janvier 2023, la caisse a rejeté l'opposition de l'assurée et confirmé sa décision du 6 octobre 2022. Après avoir constaté que l'époux de celle-ci était toujours inscrit au registre du commerce en tant qu'administrateur président de la Société avec signature collective à deux, elle a considéré que, bien que malade et au bénéfice d'une demi-rente de l'assurance-invalidité, il disposait toujours d'un pouvoir décisionnel au sein de la Société. La caisse a par ailleurs relevé qu'il avait signé, conjointement à l'autre administrateur, la lettre de licenciement de son épouse.