Citation: 1C_249/2015 E. 6.1.1

6.1.1. En tant que plans d'affectation spéciaux au sens de l'art. 14 LAT (cf. art. 13 al. 1 let. a LaLAT), les PLQ définissent dans un secteur délimité, une réglementation détaillée qui, en plus du mode et de la mesure de l'utilisation du sol, fixe avec précision les contraintes que doit respecter le constructeur. Le plan de quartier peut ainsi régler un certain nombre de mesures qui doivent reposer sur une base légale, fédérale ou cantonale (arrêt 1C_891/2013 du 20 mars 2015 consid. 8.1 et l'arrêt cité). En droit cantonal, aux termes des art. 3 al. 1 LExt et 3 al. 1 LGZD (dans leur version antérieure au 21 mars 2015 applicables aux PLQ adoptés ou mis à l'enquête avant cette date, selon les art. 35 al. 4 LExt et 12 al. 5 LGZD), les PLQ prévoient notamment le périmètre d'implantation, le gabarit et la destination des bâtiments à construire (let. a). L'art. 4 al. 1 LGZD dispose que les PLQ sont accompagnés d'un règlement de quartier. Toutefois, à défaut de règlement adopté spécialement ou de conventions particulières, les dispositions du règlement type annexé au RGZD (RGZD2; RS/GE L 1 35.04) sont applicables (art. 4 al. 2 LGZD). En vertu de la législation cantonale genevoise, les projets de construction établis selon les normes d'une zone de développement doivent être conformes aux plans localisés de quartier en vigueur. Toutefois, lors du contrôle de conformité des requêtes en autorisation de construire avec le plan localisé de quartier, le département de l'aménagement, du logement et de l'énergie peut admettre que le projet s'écarte du plan dans la mesure où la mise au point technique du dossier ou un autre motif d'intérêt général le justifie (art. 3 al. 5 LGZD dans sa teneur actuelle, entré en vigueur le 21 mars 2015, inchangé sur ce point par rapport à l'ancien art. 3 al. 4 LGZD).