Citation: 6P.110/2006 13.10.2006 E. 5

Le recourant, sans plus contester les éléments constitutifs objectifs du viol, prétend que l'élément intentionnel de cette infraction fait défaut. Il n'aurait pas pu discerner d'absence de consentement de la victime, ni savoir que sa seule présence mettait son épouse sous le coup d'une pression psychologique susceptible d'annihiler toute résistance. L'infraction prévue par l'art. 190 CP est intentionnelle. L'auteur doit vouloir ou accepter que la victime ne soit pas consentante, qu'il exerce ou exploite un moyen de contrainte sur elle et qu'elle se soumette à l'acte sexuel sous l'effet de la contrainte. Dans le cas particulier, il ressort des constatations de fait des autorités cantonales, auxquelles la cour de céans est liée et dont le recourant n'est pas admis à s'écarter, que la victime a cédé à son mari contre son gré sous la contrainte, qu'elle n'était par conséquent pas consentante et qu'au vu de ses capacités intellectuelles, ce dernier était parfaitement conscient des menaces qu'il exerçait, de la crainte qu'il inspirait à la plaignante et du fait que ce qu'il obtenait d'elle l'était par l'effet de cette crainte. Par conséquent, c'est sans violer le droit fédéral que l'autorité cantonale a retenu que l'élément subjectif de l'intention était réalisé.