Citation: 1A.169/2000 10.10.2000 E. 4

4.- Les recourants se plaignent d'une violation du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) en faisant valoir qu'après l'annulation, par le Tribunal fédéral, du premier arrêt du Tribunal administratif concernant les autorisations de construire, la juridiction cantonale aurait dû réexaminer complètement leurs moyens, tenir une nouvelle audience, statuer au terme de "vraies délibérations", et rendre un jugement avec une motivation nouvelle. En annulant le premier arrêt du Tribunal administratif, le Tribunal fédéral ne s'est pas prononcé sur le fond, car cette annulation n'était qu'une conséquence de l'admission des recours concernant le plan d'affectation cantonal. L'affaire a été renvoyée au Tribunal administratif pour nouvelle décision, sans aucune indication dans les considérants quant aux mesures d'instruction à prendre ou au contenu du nouveau jugement cantonal, sinon qu'il devrait tenir compte du résultat de la procédure de recours contre le plan d'affectation cantonal (arrêt du 27 avril 1999, causes 1A.181/1998 et 1P.437/1998, consid. 5 et 6). Le Tribunal administratif pouvait donc se fonder sur le dossier constitué dans la première phase de la procédure, avant l'arrêt du Tribunal fédéral du 27 avril 1999. Une audience avait alors été organisée et les recourants n'expliquent pas pourquoi une nouvelle comparution des parties aurait été nécessaire dans la seconde phase de la procédure. Cela étant, les recourants prétendent que le Tribunal administratif aurait renoncé, à l'occasion de son second arrêt, à un examen complet des questions litigieuses. Or le seul indice qu'ils fournissent à ce propos est le fait que, sur de nombreux points, la motivation des deux arrêts est identique. On ne peut manifestement pas en déduire que cette motivation serait insuffisante au regard des exigences du droit d'être entendu (voir la jurisprudence citée supra, consid. 2c). Ce grief est donc mal fondé.