Citation: 1B_162/2021 E. A

Le Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois (ci-après: Ministère public) a ouvert une instruction pénale pour abus de confiance et escroquerie à l'encontre de A.________, à la suite de la plainte déposée le 9 août 2017 par la société B.________ SA. A.________ est soupçonné de ne pas avoir, à Lausanne, en février 2017, restitué des pierres précieuses d'une valeur totale de 170'000 USD à la société B.________ SA, alors que celle-ci les lui avait confiées dans le but qu'il les présente et les vende à des clients. Le 6 décembre 2017, la police a procédé à des perquisitions, notamment aux domiciles de A.________ à Lausanne et de C.________ à Pully, et a saisi des pierres précieuses et des documents. Entendu le 6 décembre 2017 par la procureure, A.________ a déclaré que D.________, représentant de la société B.________ SA, lui avait remis le 9 février 2017 un lot de pierres précieuses d'une valeur de l'ordre de 150'000 à 200'000 fr. pour qu'il les vende, qu'il les avait restituées à D.________ le lendemain car celui-ci voulait les montrer à un client, qu'il avait récupéré environ la moitié de ces pierres avant la foire de Bâle 2017 et que certaines pierres retrouvées chez lui appartenaient à E.________, de la société F.________ SA, et non à B.________ SA (cf. procès-verbal d'audition de A.________ du 6 décembre 2017, lignes 79-90, 96-97 et 170-173). Dans son rapport du 1er mars 2018, la police a expliqué que A.________ était venu dans ses locaux pour examiner les pierres précieuses saisies le 6 décembre 2017 et identifier leurs propriétaires, et que la quasi-totalité des pierres retrouvées à Pully correspondait à une partie des pierres recherchées et réclamées par B.________ SA. Le 7 mars 2018, la police a procédé à l'audition de D.________. Celui-ci a expliqué que les pierres précieuses avaient été importées par F.________ SA, que B.________ SA les lui avaient payées, qu'il avait remis toutes les pierres inventoriées sur la quittance du 9 février 2017 à A.________ le 9 février 2017, que celui-ci les lui avait restituées le 10 février 2017 et qu'il avait retransmis ces pierres à A.________ entre mi-février et fin février 2017 sans justificatif (cf. procès-verbal d'audition du 7 mars 2017, R. 7 et R. 10 p. 3). E.________ a, quant à lui, indiqué qu'il avait évalué la valeur des pierres précieuses avec D.________, que le prix avait été fixé à 172'967 USD et que F.________ SA avait facturé ce montant à B.________ SA (cf. procès-verbal d'audition du 22 mars 2017, R. 8). Dans son rapport d'investigation du 2 mai 2018, la police a relevé qu'il avait été impossible d'identifier la quantité exacte de pierres remises par B.________ SA à A.________ après le 10 février 2017 dans le but de les commercialiser.