Citation: U 197/05 20.01.2007 E. A

A.a O.________, née en 1963, était assurée contre le risque d'accidents auprès de la Generali Assurances Générales (ci-après : Generali) en qualité de vendeuse employée par la société S.________ SA. A la suite d'un accident de la circulation routière survenu le 1er juillet 1993, elle a subi une fracture par tassement du plateau supérieur de la septième vertèbre cervicale, une distorsion ligamentaire de la colonne cervicale, ainsi qu'une atteinte au niveau de l'épaule gauche entraînant une incapacité totale de travail. Dès le 1er septembre 1993, elle a repris l'exercice d'une activité professionnelle en qualité d'aide soignante. Souffrant de cervicalgies, céphalées frontales, insomnies ainsi que d'un état anxio-dépressif, elle a cessé toute activité lucrative depuis le mois de juin 1994 (voir rapports des 26 octobre 1993 du docteur G.________, 29 juillet 1994 du docteur V.________ [médecin auprès de la policlinique de chirurgie et d'orthopédie de l'Hôpital X.________], 12 septembre 1994 du docteur T.________ [spécialiste en chirurgie], 1er et 7 novembre 1994 du docteur R.________ [spécialiste FMH en médecine interne et des maladies rhumatismales], 29 juillet et 6 décembre 1994 ainsi que 24 janvier 1995 du docteur Z.________ [spécialiste FMH en neurologie]). La symptomatologie douloureuse ainsi que l'incapacité de travail subies par O.________ persistant, un mandat d'expertise a été confié aux docteurs U.________ (spécialiste FMH en rhumatologie) et A.________ (spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie). Dans un rapport établi le 16 février 1995 et complété le 3 avril suivant, ces médecins diagnostiquent une décompensation hystérique, une névrose post-traumatique en voie de résolution, des cervico-brachialgies et céphalées, des dysfonctions cervicales ainsi qu'une insuffisance mécanique de la colonne cervicale post-whiplash entraînant une incapacité de travail de 100 % jusqu'au 30 avril 1995, puis de 50 % jusqu'au 30 juin 1995. Se fondant sur ces conclusions, la Generali a mis un terme au versement de l'indemnité journalière ainsi qu'à la prise en charge des frais médicaux avec effet au 30 juin 1995 (décision du 19 décembre 1995). A.b O.________ a formé opposition contre cette décision et produit un rapport établi le 26 décembre 1995 par les docteurs E.________ et F.________ (spécialistes FMH en neurologie). En bref, il en appert que celle-ci souffre de céphalées ainsi que de cervicalgies chroniques et secondairement de troubles du sommeil associés à un état anxio-dépressif entraînant une incapacité de travail totale mais susceptible d'évoluer favorablement dans le futur. Dans un rapport du 11 mars 1998, le professeur E.________ fixe à 25 % le taux de l'atteinte à l'intégrité. En présence d'avis médicaux contradictoires, la Generali a confié un mandat d'expertise au docteur F.________. Dans un rapport du 5 août 1998, ce dernier constate qu'il ne subsiste que des douleurs chroniques sous forme de cervicalgies et de céphalées vraisemblablement séquellaires à une distorsion cervicale avec fracture de la septième vertèbre, constitutives d'une atteinte à l'intégrité de 25 % et entraînant une incapacité résiduelle de travail de 20 % à partir du 28 février 1997 jusqu'à fin 1998 ou début 1999, date à partir de laquelle l'assurée devait recouvrer une capacité entière de travail à la faveur d'une prise en charge ergothérapeutique. Se fondant sur ces conclusions, la Generali a réduit le service de l'indemnité journalière à 20 % depuis le 1er mars 1997. De son côté, O.________ a produit un rapport médical supplémentaire, selon lequel elle présente un syndrome cervical chronique post-traumatique, un status post-fracture de la septième vertèbre cervicale, ainsi qu'un état dépressif constitutifs d'une atteinte à l'intégrité globale de 85 %, soit 25 % sur le plan fonctionnel et 60 % en raison d'une décompensation psychologique et d'un état dépressif (rapport du 3 mars 1999 du docteur C.________ [spécialiste FMH en médecine physique et rééducation, ainsi que des maladies rhumatismales]). Invité à se déterminer sur ces conclusions, le docteur F.________ a indiqué que seule une partie des troubles psychiques pouvait être considérée comme constitutive de l'atteinte à l'intégrité subie par l'assurée, portant le taux de celle-là à 50 % (rapport du 9 juin 1999).