Citation: 2A.254/2006 16.05.2006 E. 1

1.1 Ressortissante marocaine née en 1963, X.________ a travaillé en Suisse en qualité de danseuse de cabaret de 1995 à 1997. Le 2 décembre 1997, elle a épousé un ressortissant portugais au bénéfice d'un permis d'établissement mais n'a pas obtenu une autorisation de séjour, le couple ayant divorcé le 7 mai 1999. Après avoir repris son activité de danseuse de cabaret, X.________ s'est remariée, le 5 novembre 1999, avec un ressortissant suisse né en 1972, et a obtenu une autorisation de séjour. Le 7 septembre 2003, suite à une dispute qui a nécessité l'intervention de la police, elle a quitté le domicile conjugal. Le 23 septembre 2003, l'époux a introduit une demande unilatérale en divorce. 1.2 Par décision du 12 mars 2004, le Service des étrangers du canton de Neuchâtel a refusé de prolonger l'autorisation de séjour de X.________, considérant, en substance, que le couple était séparé depuis six mois et qu'une réconciliation était improbable, le mari ayant clairement affirmé ne plus vouloir reprendre la vie commune. Saisi d'un recours contre cette décision, le Département de l'économie publique du canton de Neuchâtel (actuellement: Département de l'économie) l'a rejeté, par décision du 22 juin 2005. Par arrêt du 11 avril 2006, le Tribunal administratif a rejeté le recours dirigé contre la décision du Département de l'économie publique. 1.3 Agissant par la voie du recours de droit administratif, X.________ demande au Tribunal fédéral principalement d'annuler l'arrêt du 11 avril 2006. Elle requiert l'octroi de l'effet suspensif.