Citation: 1B_216/2018 E. 2

Selon l'art. 78 LTF, le recours en matière pénale est ouvert contre les décisions rendues en matière pénale. Cette notion comprend toutes les décisions qui se fondent sur le droit pénal matériel ou le droit de procédure pénale. Elle s'étend donc à un prononcé relatif à un mandat d'amener. Le recourant se réfère à tort à l'art. 90 LTF pour établir la nature de la décision attaquée. Celle-ci n'est en effet pas finale, mais incidente, puisqu'elle ne met pas un terme à la procédure pénale. Le recours en matière pénale contre un tel prononcé n'est dès lors recevable qu'aux conditions de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, soit en présence d'un préjudice irréparable (sur cette notion, ATF 143 IV 175 consid. 2.3 p. 177; 141 IV 284 consid. 2.2 p. 287). Dans le cas d'espèce, un tel préjudice n'est pas d'emblée évident puisque le mandat d'amener contesté a été exécuté (cf. a contrario arrêt 1B_72/2018 du 23 mars 2018 consid. 1). Il appartenait en conséquence au recourant de démontrer l'existence d'un préjudice irréparable qu'aucune décision ultérieure ne pourrait être à même de réparer (cf. art. 42 al. 2 LTF; ATF 141 IV 289 consid. 1.3 p. 292, 284 consid. 2.3 p. 287), ce qu'il ne fait pas. Partant, faute de préjudice irréparable, le recours est irrecevable.