Citation: 1C_95/2024 E. 3.2

3.2. Les faits dont se prévaut le recourant sont rappelés au consid. 8 de l'arrêt attaqué. La durée du mariage, la vie conjugale au Burkina Faso avant de s'installer en Suisse, la naissance des deux enfants ainsi que les voyages de 2010, 2013 et 2017 sont mentionnés comme autant de faits établis. Le TAF a toutefois considéré ces faits comme dénués de pertinence dès lors qu'ils étaient pour la plupart antérieurs à la signature de la déclaration de vie commune et à l'octroi de la naturalisation. Les vacances communes de 2017 n'étaient pas non plus propres à renverser la présomption résultant de l'enchaînement rapide des circonstances. Les éléments de faits ont par conséquent été établis conformément au dossier, mais le TAF les a écartés pour des motifs juridiques. Quant à l'infidélité de l'ex-épouse, elle a été considérée comme insuffisamment démontrée au terme d'une appréciation anticipée qui ne prête, comme on l'a vu, pas le flanc à la critique. Pour autant qu'il soit suffisamment motivé, le grief doit lui aussi être écarté.