Citation: 2D_2/2023 E. 4.2

4.2. Selon l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Selon la jurisprudence, l'étranger doit avoir résidé légalement depuis plus de dix ans en Suisse, ou, si la durée de la résidence est inférieure à dix ans, avoir fait preuve d'une forte intégration en Suisse, pour se prévaloir de manière soutenable du droit au respect de la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH (ATF 144 I 266) justifiant d'entrer en matière en application de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF. En l'espèce, la recourante ne peut pas se prévaloir d'un séjour légal en Suisse d'une durée supérieure à dix ans, puisqu'elle n'a jamais séjourné légalement en Suisse. En outre, les nombreuses condamnations pénales pour séjour illégal en Suisse, qui ne l'ont pas dissuadée de rester dans la clandestinité, ne lui permettent pas de se prévaloir d'une forte intégration en Suisse. Elle ne peut par conséquent pas invoquer de manière défendable le droit à la protection de la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH pour obtenir une autorisation de séjour en Suisse. Elle ne peut pas non plus invoquer de manière soutenable à cet effet le droit à la vie familiale garanti par l'art. 8 CEDH, puisqu'elle indique elle-même n'avoir aucune famille et que l'art. 8 CEDH ne donne pas de droit à séjourner dans un Etat déterminé (ATF 144 I 91 consid. 4.2). La voie du recours en matière de droit public est donc exclue sous l'angle de l'art. 8 CEDH.