Citation: 1C_443/2020 E. 3.3

3.3. Devant le Tribunal fédéral, les recourants ne contestent pas que la cognition dont jouit le Tribunal cantonal répond aux exigences de la jurisprudence en matière de réparation d'une violation du droit d'être entendu. Ils estiment en revanche que le vice ne pouvait être réparé car l'atteinte à leurs droits serait grave au sens de la jurisprudence. Ils soutiennent que l'expertise requise aurait permis de déterminer si l'alternative passant par le barrage de Zeuzier était préférable au rehaussement de la digue; la balance des intérêts mentionnée par le Conseil d'État serait en outre insuffisamment motivée, les intérêts publics contraires au projet ayant été écartés, sans que l'on en connaisse les raisons. Ce faisant, les recourants ne nient pas avoir eu la possibilité de se déterminer sur la réponse du Conseil d'État et d'y avoir renoncé. Ils n'expliquent par ailleurs pas où résiderait la prétendue gravité dans la lésion dont ils ont été victimes. La motivation du Conseil d'État, puis du Tribunal cantonal, leur a au demeurant permis de comprendre pourquoi leur requête d'expertise avait été rejetée et de l'attaquer en toute connaissance de cause. C'est donc à bon droit que le Tribunal cantonal a jugé que la violation du droit d'être entendu avait été réparée devant lui.