Citation: 1A.93/2000 04.05.2000 E. C

C.- Par ordonnance du 27 mars 2000, le Président de la Ie Cour de droit public a, en application de l'art. 150 al. 1 OJ, invité les recourants à fournir, dans un délai expirant le 10 avril 2000, des sûretés d'un montant de 40'000 fr. en garantie des frais judiciaires présumés. Cette ordonnance comprend le texte suivant: "Il vous est loisible d'acquitter ce montant soit en espèces, soit au moyen d'un chèque bancaire non barré, soit encore par virement au compte postal 10-674-3 de la Caisse du Tribunal fédéral. Si vous avez recours aux services postaux, l'envoi doit être déposé, le montant versé ou l'ordre de virement donné le dernier jour du délai au plus tard. S'il est fait usage du service des ordres groupés SOG (qui est utilisé par la plupart des banques), c'est la date d'échéance indiquée aux PTT par l'usager du SOG et non celle de l'ordre donné à la banque qui fait foi. En cas de doute, il vous incombera de prouver que le délai a été respecté. Si vous donnez un ordre de paiement à une banque, vous devez veiller à ce que celle-ci l'effectue en temps utile.. " Conformément à l'art. 150 al. 4 OJ, cette ordonnance précisait aussi qu'à défaut de paiement dans le délai fixé, les conclusions des recourants seraient déclarées irrecevables. La Caisse du Tribunal fédéral a reçu le versement le 12 avril 2000. Invités à se déterminer à ce sujet, les recourants ont indiqué, le 14 avril 2000, avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour que le versement intervienne à temps. La faute du retard incomberait à la Poste exclusivement; le refus d'entrer en matière constituerait une mesure disproportionnée, excessivement formaliste et incompatible avec l'art. 6 CEDH. A titre subsidiaire, les recourants ont demandé à ce que les considérations relatives à la situation des droits de l'homme en Russie, énoncées sous le ch. 4 du recours, soient prises en compte dans l'examen de la procédure du recours de droit administratif formé par les recourants contre la décision de clôture rendue le 29 décembre 1999 par le Ministère public (procédure 1A.32/2000).