Citation: 4C.447/1999 09.03.2000 E. 1

1.- a) L'arrêt attaqué ne met pas fin à la procédure sur l'une ou l'autre des prétentions litigieuses, de sorte qu'il ne saurait être qualifié de décision finale ou partielle (sur la notion de décision finale en matière de recours en réforme: ATF 123 III 414 consid. 1; 122 III 92 consid. 2a; 120 II 93 consid. 1c; 120 II 352 consid. 1b). Il se borne à rejeter l'exception de prescription, ce qui constitue une décision incidente (ATF 118 II 447 consid. 1a). Une décision incidente, qui ne porte pas sur la compétence (cf. art. 49 OJ), ne peut faire l'objet d'un recours en réforme immédiat qu'aux conditions fixées par l'art. 50 al. 1 OJ. Il faut, d'une part, qu'une décision inverse puisse entraîner immédiatement une décision finale (cf. ATF 122 III 254 consid. 2a) et, d'autre part, que la durée et les frais de la procédure probatoire soient si considérables qu'il convient de les éviter en autorisant le recours immédiat au tribunal (art. 50 al. 1 OJ). La première condition est incontestablement remplie, puisque l'admission de l'exception de prescription entraînerait immédiatement le rejet de la demande sur le fond (ATF 97 II 136 consid. 1; 93 II 242 consid. 1). En ce qui concerne la seconde condition, les recourants invoquent l'audition de témoins à l'étranger (il était question d'importer du matériel japonais) et l'arrêt attaqué évoque la perspective d'une expertise (p. 10); au vu des éléments contenus dans le recours et l'arrêt attaqué, on peut considérer que l'ampleur prévisible de la procédure probatoire justifie d'examiner immédiatement la question de la prescription (cf. ATF 122 III 254 consid. 2a; Corboz, Le recours en réforme au Tribunal fédéral, SJ 2000 II 13). Les conditions de l'art. 50 al. 1 OJ sont donc remplies. b) Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit conduire son raisonnement sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il n'y ait lieu à rectification de constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il ne faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents et régulièrement allégués (art. 64 OJ; ATF 119 II 353 consid. 5c/aa; 117 II 256 consid. 2a; 115 II 484 consid. 2a). Dans la mesure où les parties, sans se prévaloir de l'une des exceptions qui viennent d'être rappelées, invoquent des faits qui ne sont pas contenus dans la décision attaquée, il n'est pas possible d'en tenir compte. Il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ).