Citation: 8C_380/2018 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a considéré, en résumé, que la recommandation n° 13/85 comblait un vide juridique pour les situations comparables au cas d'espèce dans lequel l'intimé a subi une atteinte à la suite d'un accident (atteinte au poignet droit) alors qu'il présentait déjà une atteinte à la santé distincte (affections lombaires et scapulaires), le fait que l'intéressé ne percevait plus de prestations de l'assurance-maladie n'étant pas déterminant à cet égard. Cela étant, elle a constaté qu'au mois de juillet 2015, le docteur D.________, spécialiste en rhumatologie, avait attesté une incapacité de travail entière dans toute activité physique en raison de lombalgies chroniques sur troubles dégénératifs mais que le dossier ne contient plus aucun certificat d'incapacité de travail pour cause de maladie au-delà du 31 octobre 2015. En outre, selon les premiers juges, l'OAI a constaté une capacité de travail entière dans une activité adaptée durant la période du 30 septembre 2013 au 1er avril 2016. Aussi la juridiction cantonale est-elle d'avis que l'intimé ne subissait pas une incapacité de travail entière pour cause de maladie au moment de l'intervention chirurgicale au poignet droit le 15 janvier 2016, de sorte que l'incapacité de travail attestée par la doctoresse C.________ du 15 janvier au 18 avril 2016 doit être prise en charge par la CNA par le biais d'indemnités journalières de l'assurance-accidents obligatoire.