Citation: 6B_1153/2019 E. 3.4

3.4. C'est en vain également que le recourant se plaint d'arbitraire en lien avec les éléments pris en compte par la Cour d'appel sur la base du courrier de l'Hôpital F.________. Les juges précédents ont en effet relevé que le mandat d'expertise relatif à la procédure SK.2017.26 s'était déroulé entre le 10 janvier 2017 (désignation des experts) et le 17 mars 2017 (remise du rapport), alors que la décision de suspension est intervenue en août 2018. En tout état et comme relevé plus haut, les signataires du courrier de l'Hôpital F.________ ont expressément indiqué, sur interpellation de la Cour d'appel, que les faits parvenus à leur connaissance ayant motivé la suspension du Dr B.________ ne portaient pas sur la période durant laquelle l'expertise avait été effectuée, mais sur une période postérieure. Il a également été précisé qu'aucun audit n'avait été ordonné en rapport avec cette expertise et que l'Hôpital F.________ n'avait aucune raison de mettre en doute sa qualité ou les conditions dans lesquelles elle avait été effectuée. Il s'ensuit que le constat selon lequel les faits invoqués par le recourant à l'appui de sa demande de révision sont en réalité postérieurs au jugement faisant l'objet de cette dernière repose directement sur les indications fournies par l'Hôpital F.________, sur réquisition de la Cour d'appel. Le recourant ne saurait donc prétendre que ce constat ne repose sur aucun élément du dossier. Qui plus est, le recourant n'avance aucun élément propre à remettre en cause le contenu de la réponse adressée à la Cour d'appel par l'Hôpital F.________. Pour le reste, il procède par supposition lorsqu'il soutient que les manquements imputables à l'expert auraient déjà été antérieurs au jugement dont il demande la révision. Le grief doit donc lui aussi être rejeté dans la faible mesure de sa recevabilité.