Citation: 1P.370/2006 26.06.2006 E. 4

Le recourant se plaint d'une violation du droit d'être entendu, garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., parce que le Tribunal cantonal ne lui a pas offert la possibilité de présenter son point de vue. En refusant la récusation spontanée de la Présidente du Tribunal d'arrondissement, la Cour administrative a pris une décision qui n'a pas d'influence sur la situation juridique du recourant, dès lors que la procédure en divorce est toujours traitée dans le même for, par le même juge. Dans cette hypothèse, le droit cantonal prévoit une procédure écrite "sans autre formalité" (art. 48 al. 3 CPC/VD), donc sans audition des parties au procès. Ces parties ne peuvent donc pas se prévaloir du droit d'être entendu et le recourant ne cherche du reste pas à démontrer que des garanties plus étendues devraient, en pareil cas, être offertes sur la base de l'art. 29 al. 2 Cst. Le grief de violation de ce droit constitutionnel est donc mal fondé.