Citation: 9C_615/2024 E. 4

Comme indiqué ci-dessus (consid. 2.2.3 supra), le recours est également ouvert contre les décisions préjudicielles ou incidentes, notifiées séparément, si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b LTF). En ce qu'elle se contente d'affirmer que si l'instruction devait se poursuivre, il faudrait tenir compte de frais d'expertise et d'analyse de nombreuses factures payées par l'intimée afin d'examiner, dans le détail, les prestations fournies, la recourante n'établit pas de manière détaillée quelles questions de fait sont encore litigieuses et quelles sont les preuves longues et coûteuses qui devraient être administrées. On rappellera à cet égard que tout complément d'instruction entraîne nécessairement des frais et un prolongement de la procédure et que cela ne suffit pas pour ouvrir le recours immédiat. Pour que la condition légale soit remplie, il faut que la procédure probatoire, par sa durée et son coût, s'écarte notablement des procès habituels. Tel peut être le cas lorsqu'il faut envisager une expertise complexe ou plusieurs expertises, l'audition de très nombreux témoins, ou encore l'envoi de commissions rogatoires dans des pays lointains (arrêts 9C_732/2023 du 4 mars 2024 consid. 2.2.2; 4A_632/2012 du 21 février 2013 consid. 2.2.2). L'art. 93 al. 1 let. b LTF doit par ailleurs être appliqué de façon stricte, dès lors que le recours immédiat se conçoit comme une exception et que l'irrecevabilité d'un tel recours ne porte pas préjudice aux parties, qui peuvent contester la décision incidente en même temps que la décision finale (ATF 133 IV 288 consid. 3.2). Dans ce contexte, une entrée en matière exceptionnelle en application de l'art. 93 al. 1 let. b LTF apparaît exclue en l'occurrence.