Citation: 7B_734/2024 E. 1

Le Procureur a par ailleurs considéré qu'il n'y avait pas lieu de revenir sur les critiques du prénommé relatives à la question n° 3 du questionnaire soumis par avis d'expertise du 9 janvier 2024, soit: " L'examen de A.________ et des pièces du dossier met-il en évidence la mise en place de modalités relationnelles particulières avec les membres de la communauté religieuse? Dans l'affirmative, veuillez les décrire le plus précisément possible ". En effet, la Chambre des recours pénale avait déjà eu l'occasion de confirmer la pertinence d'une expertise psychiatrique sur la base du même questionnaire. En outre, le Procureur a indiqué que la renonciation des experts précédemment désignés à procéder à une expertise sur dossier n'en disqualifiait pas la faisabilité, soulignant que l'attention du Prof. B.________ avait été attirée sur le fait que dans de telles circonstances, à teneur de la jurisprudence du Tribunal fédéral, il lui incomberait en premier lieu d'apprécier si une expertise fondée uniquement sur pièces pourrait exceptionnellement lui permettre de répondre aux questions posées. Il a également souligné que pour pouvoir se déterminer en respectant les réquisits du Tribunal fédéral en la matière, il convenait que les experts puissent se voir soumettre le questionnaire concerné et les pièces pertinentes; il a ainsi rejeté, à ce stade, la demande du recourant tendant à les interroger sur leurs "aspects méthodologiques". Enfin, s'agissant des pièces médicales relatives à certaines parties plaignantes dont le recourant s'opposait à ce qu'elles paraissent au dossier, elles allaient être communiquées aux experts dans la mesure où elles paraissaient nécessaires à la réalisation de l'expertise au sens de l'art. 184 al. 4 CPP, en particulier en vue de répondre à la question n° 3 du questionnaire. Au demeurant, le recourant n'avait pas motivé sa position en communiquant la cote des pièces, respectivement les passages concernés par sa demande, nonobstant le courrier du Ministère public du 6 février 2024. B.b. Par mandat d'expertise du 2 avril 2024, le Ministère public a désigné en qualité d'expert le Prof. B.________ et en qualité de co-experte la psychologue H.________, avec mission de répondre à une série de questions. Ledit mandat d'expertise indique également qu'à l'échéance du délai de recours, une série de pièces nécessaires à l'accomplissement de la mission de l'expert et de sa co-experte allait être remise à ces derniers. B.c. Par arrêt du 2 mai 2024, la Chambre des recours pénale a rejeté le recours formé par A.________ contre le mandat d'expertise du 2 avril 2024. En particulier, après avoir confirmé le mandat d'expertise dans son principe, elle a rejeté, d'une part, la requête du recourant tendant à ce que la question n° 3 du mandat soit supprimée et à ce que les pièces médicales des plaignants ne soit pas remises aux experts et, d'autre part, la demande du recourant tendant à intégrer des questions complémentaires au mandat d'expertise. La cour cantonale a par ailleurs déclaré irrecevable, pour cause de tardiveté, la demande de récusation visant le Prof. B.________.