Citation: 5F_23/2022 E. 3

Le recourant soutient que plusieurs faits nouveaux seraient intervenus entre le dépôt de son recours en matière civile au Tribunal fédéral et la notification de l'arrêt rendu par ce dernier. Il relève qu'en date du 3 mai 2022, le Tribunal de première instance du canton de Genève a rendu une ordonnance en modification de mesures provisionnelles dans le cadre de la procédure de divorce l'opposant à son ex-épouse, ce nonobstant le fait que sa requête d'effet suspensif avait été admise par ordonnance du 1er avril 2022 du Tribunal fédéral. Cette ordonnance était certes signée par la juge D.________ et non par la juge C.________ dont il sollicitait la récusation. Il soutient toutefois que la juge D.________ ne pouvait avoir connaissance du dossier dans la mesure où il ressortait d'une ordonnance du 15 mars 2022 rendue par la juge C.________ que l'intégralité du dossier avait été transmis par la Cour de justice au Tribunal fédéral en date du 25 mai 2021. Il en déduit que l'ordonnance du 3 mai 2022 a en réalité été rendue par la juge C.________ et uniquement signée par sa collègue. Il soutient que cette dernière ne pouvait de toute façon pas statuer dans cette procédure puisqu'elle ne lui avait pas été attribuée conformément à l'art. 29 al. 4 let. a de la loi genevoise sur l'organisation judiciaire (RS/GE E 2 05; ci-après: LOJ/GE). Il en déduit que tant que la juge C.________ siège dans " [son] dossier ", la procédure de divorce doit demeurer suspendue. Il en conclut que les juges C.________ et D.________ ont sciemment contourné l'ordonnance d'effet suspensif rendue par le Tribunal fédéral en rendant l'ordonnance du 3 mai 2022 qui n'aurait en conséquence aucune valeur légale. Elles avaient au demeurant agi " dans le plus grand secret " puisqu'aucune audience n'avait précédé cette ordonnance et il n'avait pas été informé de l'intervention prochaine de la juge D.________. Le 12 mai 2022, les chiffres 5 et 6 de l'ordonnance du 3 mai 2022 avaient été exécutés et le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant du canton de Genève avait instauré une curatelle d'organisation et de surveillance des relations personnelles en faveur de son fils et nommé deux membres du Service de protection des mineurs à ce titre. Par arrêt du 31 mai 2022, la Cour de justice avait toutefois admis la requête d'effet suspensif qui assortissait l'appel qu'il avait formé contre l'ordonnance du 3 mai 2022, ce qui constituait une preuve de plus de l'abus d'autorité commis par les juges C.________ et D.________. Le requérant se prévaut également du fait qu'il aurait par le passé refusé d'être en couple avec la juge C.________, ce qui serait à l'origine de son " acharnement " à son égard. Elle lui aurait ainsi fait passer un message clair en le menaçant de l'amende de l'art. 128 CPC et de prononcer des jugements contraires à ses intérêts et ceux de son fils s'il continuait " à dévoiler la vérité ". Il lui reproche d'avoir choisi de ne pas révéler leur relation passée et de ne pas s'être récusée d'elle-même en violation de ses obligations légales. Il illustre son propos avec une photo censée le représenter avec la juge C.________, laquelle " a son bras autours (sic) de [lui] ".