Citation: 6B_665/2017 E. 1.3

1.3. S'agissant des faits survenus à V.________, le recourant se plaint de ce que l'acte d'accusation ne précise pas l'année durant laquelle les infractions ont été commises, mais indique seulement qu'elles l'ont été lorsque l'intimée était âgée d'environ 11 ans. Selon lui, cette indication de temps serait "extrêmement imprécise". Il se plaint également du fait que l'acte d'accusation n'indique pas que les infractions ont été réalisées tandis qu'il gardait l'intimée avec son épouse, car le père et la belle-mère de celle-ci se trouvaient en voyage en Australie. Le fait que l'année durant laquelle les infractions ont été commises ne figure pas dans l'acte d'accusation n'a pas d'importance en l'occurrence, puisque l'âge qu'avait alors l'intimée y est indiqué. Cette dernière étant née en 1988, la formulation de l'acte d'accusation permet ainsi de comprendre que les faits reprochés au recourant ont été perpétrés dans le courant de l'année 1999 ou au début de l'année 2000. Le fait que l'acte d'accusation ne précise pas que les infractions eussent été commises tandis que le recourant gardait l'intimée à V.________, à l'occasion d'un voyage du père de l'intéressée en Australie, n'est pas non plus déterminant. En effet, l'acte d'accusation permet de comprendre que les faits se sont produits chez l'intimée. Le motif de la présence du recourant à V.________ n'a quant à lui aucune incidence sur le déroulement des infractions. Il importe donc seulement que les indications figurant dans l'acte d'accusation aient, conformément aux fonctions de délimitation et d'information de celui-ci, permis au recourant de comprendre précisément ce qui lui était reproché. Or, à cet égard, le recourant ne prétend aucunement avoir éprouvé des doutes relatifs aux faits mis à sa charge. On ne voit pas, par ailleurs, en quoi le fait d'ignorer à quelle période de l'année 1999 les événements litigieux ont pu prendre place aurait empêché le recourant de préparer efficacement sa défense. Pour le reste, le fait que la cour cantonale ait retenu que les infractions en question avaient été commises tandis que le recourant gardait l'intimée chez elle car son père et sa belle-mère se trouvaient en Australie concorde avec les événements décrits dans l'acte d'accusation. Le recourant a pu se défendre sur ce point, en tentant de prouver qu'il n'avait jamais gardé l'intimée à V.________, hormis en 1996. Or, il ne prétend nullement, à cet égard, avoir cru qu'il lui était reproché d'avoir commis les infractions concernées en 1996, tandis que l'intimée était âgée de 8 ans. Il découle de ce qui précède que l'acte d'accusation du 19 janvier 2016 était conforme aux exigences découlant du principe de l'accusation, en particulier à celles ressortant de l'art. 325 al. 1 CPP. Cet acte d'accusation a ainsi permis au recourant de comprendre les faits qui lui étaient reprochés et de préparer efficacement sa défense. Pour le surplus, on ne voit pas en quoi l'acte d'accusation n'aurait pas compris les éléments évoqués à l'art. 325 al. 1 let. g CPP, dont le recourant allègue la violation sans toutefois motiver son grief sur ce point. Le grief doit être rejeté.