Citation: 1F_8/2016 E. 5

Le requérant voit enfin un élément nouveau qui justifierait la révision de l'arrêt du 2 mars 2016 dans le fait que le Ministère public a ouvert une procédure pénale en février 2016 sous la référence P/3793/2016 prétendument à la suite de ses dénonciations des 8 et 12 mai 2015. Cet élément aurait dû être porté à la connaissance du Tribunal fédéral par le Procureur général ou le Ministère public dans la mesure où il était pertinent pour apprécier le bien-fondé de sa demande de récusation fondée sur le refus d'ouvrir sans délai une procédure pénale pour les faits dénoncés dans les courriers précités en violation de l'art. 7 al. 1 CPP. Le requérant se réfère sur ce point également à l'art. 121 let. d LTF. On voit cependant mal comment reprocher à la Cour de céans une inadvertance dès lors que le fait dont il se prévaut lui était inconnu lorsqu'elle a statué. S'agissant au surplus d'un fait nouveau, il n'aurait de toute manière pas pu être pris en compte par le Tribunal fédéral au regard de l'art. 99 al. 1 LTF. Il pourrait tout au plus être invoqué à l'appui d'une nouvelle requête de récusation du Procureur général, du Premier procureur en charge de cette procédure ou du Ministère public en tant qu'institution. Cela étant, il n'y a pas lieu d'examiner s'il aurait été de nature à entraîner une autre motivation au fond que celle retenue et à conduire à l'admission de la demande de récusation.