Citation: 6B_545/2009 27.04.2010 E. 2.3

2.3.1 D'entrée de cause, il convient d'indiquer que le recourant ne saurait réouvrir la discussion du jugement de son divorce sur la base du présent procès pénal, les deux procédures n'ayant aucun rapport entre elles. Par ailleurs et contrairement à ce qu'il prétend, A.X.________ a bénéficié, devant les autorités de répression, de l'assistance d'un avocat qui lui a été commis d'office par décision du 10 mai 2007. 2.3.2 Le recourant soulève le grief d'appréciation arbitraire des preuves. En pareil cas, la loi sur le Tribunal fédéral exige le développement d'une motivation qualifiée (cf. art. 106 al. 2 LTF; ATF 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254; 133 IV 286 cons 1.4 p. 287) en ce sens que l'intéressé doit expliquer de manière claire et précise en quoi la décision qu'il conteste pourrait être arbitraire. Pour qu'il y ait arbitraire, il ne suffit pas que la décision attaquée apparaisse discutable ou même critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable et cela non seulement dans sa motivation mais aussi dans son résultat (ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4/5). L'appréciation des preuves est en particulier arbitraire lorsque le juge de répression n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raison sérieuse, de tenir compte d'un moyen important propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a fait des déductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9). En revanche, l'autorité ne commet pas d'arbitraire lorsqu'elle renonce à requérir des mesures d'instruction supplémentaires au motif que les preuves administrées lui ont permis de former sa conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, elle acquiert la certitude que ces dernières ne pourraient pas l'amener à modifier son opinion (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 429). En l'occurrence, le recourant -qui, de manière erronée, s'en prend principalement au jugement de première et non pas de seconde instance- n'allègue pas que les autorités cantonales auraient faussement retranscrit les déclarations des témoins entendus ou le contenu des pièces sur lesquelles elles se sont fondées. De même, il n'expose pas en quoi le refus d'auditionner certains témoins heurterait de manière choquante les sentiments de justice et d'équité. Il ne prétend pas non plus qu'elles auraient ignoré une preuve essentielle à la procédure. En particulier, il n'apparaît pas que les juges se soient manifestement mépris sur le sens et la portée des preuves retenues -s'agissant en particulier de l'appréciation de sa personnalité-, ni qu'ils aient omis, sans raison sérieuse, de tenir compte d'un autre moyen important et propre à modifier leur décision, ni qu'ils aient tiré des déductions insoutenables à partir des éléments recueillis. Le recourant se borne à porter en instance fédérale les griefs soulevés devant la juridiction cantonale et auxquels cette dernière a répondu de manière exhaustive et convaincante. Il ré-expose sa propre vision de l'ensemble du litige dans une démarche de nature appellatoire qui ne remplit à l'évidence pas les exigences de motivation, ni ne démontre que l'appréciation cantonale serait insoutenable. Le grief est irrecevable (cf. ATF 133 III 393 consid. 6 p. 397). 2.3.3 Le recourant, qui n'invoque aucune garantie de procédure judiciaire, conteste ensuite l'impartialité, d'une part, de ses juges compte tenu de leur appartenance politique, d'autre part, du juge d'instruction spécial T.________, pour le motif qu'il aurait effectué son stage d'avocat auprès de Me D.________. En outre, il fait grief au Ministère public d'avoir été représenté par la même procureure devant les deux instances cantonales. Le Tribunal fédéral n'examine la violation de droits fondamentaux que si le grief a été invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF). Tel n'est pas le cas du motif de prévention soulevé in casu, de sorte qu'il est irrecevable également. Ce nonobstant et par surabondance, le Tribunal fédéral rappelle que la garantie prévue à l'art. 30 al. 1 Cst. - qui a la même portée que l'art. 6 § 1 CEDH (ATF 127 I 198 consid. 2b) - permet d'exiger la récusation d'un juge dont la situation et le comportement sont de nature à faire naître un doute sur son impartialité (ATF 126 I 73 consid. 3a). Elle tend notamment à éviter que des circonstances extérieures à la cause ne puissent influencer le jugement en faveur ou au détriment d'une partie. Elle n'impose pas la récusation seulement lorsqu'une prévention effective du juge est établie, car une disposition interne de sa part ne peut guère être prouvée. Il suffit que les circonstances donnent l'apparence de la prévention et fassent redouter une activité partiale du magistrat. Seules les circonstances constatées objectivement doivent être prises en considération. Les impressions purement individuelles d'une des parties au procès ne sont pas décisives (ATF 127 I 198 consid. 2b, 125 I 122 consid. 3a, 124 I 261 consid. 4a).