Citation: 5A_174/2023 E. 8

Le recourant invoque une violation de la méthode du minimum vital du droit de famille avec répartition de l'excédent. Citant notamment l'ATF 147 III 265 (consid. 7.2 in fine et 7.3), il rappelle d'abord que ce n'est que lorsqu'il reste des ressources après la couverture des minima vitaux élargis des ex-époux et des enfants mineurs qu'il subsiste un excédent qui peut être réparti selon l'appréciation du juge, en général en tenant compte du principe " des grandes et petites têtes ", avec pour effet d'augmenter les contributions d'entretien et que, dans l'hypothèse où les minima vitaux du droit de la famille de tous les ayants droit ne pourraient pas être intégralement couverts - de sorte qu'il n'y aurait pas d'excédent à distribuer -, il convient d'élargir la couverture des besoins de chacun en procédant par étapes, le cas échéant en prenant en considération seulement une partie des impôts. Il relève ensuite que la cour cantonale se serait refusée à procéder de la sorte. En particulier, elle n'aurait pas déterminé les charges des parties qui résulteraient du minimum vital élargi du droit de la famille, à savoir notamment les charges fiscales, la part " somptuaire " du logement occupé par son épouse et les enfants, ainsi que les assurances complémentaires et, pour lui, le remboursement de la dette privée; dans la mesure où le minimum vital étendu du droit de la famille n'était pas couvert pour tous les individus, ces postes auraient dû être réduits au prorata. Le recourant perd manifestement de vue que les charges de tous les membres de la famille, arrêtées dans l'arrêt querellé, comprennent les primes LCA et les impôts (cf. arrêt cantonal, consid. 3.1 à 3.4). Dès lors qu'au surplus ses critiques sur les mensualités afférentes au prêt à la consommation et celles sur les frais de logement de l'intimée, respectivement des enfants en tant qu'ils comprennent une part aux frais de logement de celle-ci, ont été rejetées (cf. supra consid. 4 et 6.1), son grief, pour autant que suffisamment motivé, apparaît dénué de fondement.