Citation: 4A_256/2023 E. 5.3

5.3. Le reproche que la recourante adresse au TAS, sur la base de l'art. 190 al. 2 let. c LDIP, est dénué de tout fondement. En effet, contrairement à ce que laisse entendre l'intéressée, la Formation était saisie de conclusions tendant notamment à l'exclusion de la recourante de l'édition 2026 de la Coupe du Monde respectivement au prononcé de sanctions disciplinaires appropriées (sentence, n. 87 et 89). Dès lors, en infligeant à la recourante une sanction disciplinaire moins sévère que celle requise par l'une des parties, la Formation n'est manifestement pas sortie des limites assignées à son pouvoir décisionnel et, partant, n'a en aucun cas statué ultra petita. Pour le reste, la recourante ne saurait être suivie lorsqu'elle affirme que les intimées ne disposaient d'aucun intérêt digne de protection à ce que la Formation prononce la sanction litigieuse. En argumentant de la sorte, l'intéressée formule une critique qui ne s'inscrit pas dans le cadre tracé par l'art. 190 al. 2 let. c LDIP. Cette disposition vise en effet à sanctionner le comportement d'un tribunal arbitral qui statue au-delà des conclusions qui lui sont soumises, mais n'a pas vocation à régler le point de savoir si une partie disposait effectivement d'un intérêt digne de protection à l'admission de ses conclusions prises lors de la procédure arbitrale. Au demeurant, on peut légitimement mettre en doute l'affirmation péremptoire de la recourante selon laquelle les intimées n'avaient aucun intérêt digne de protection à ce que le TAS inflige à la recourante une pénalité de trois points lors de la prochaine édition de la Coupe du Monde, dans la mesure où les sélections nationales concernées seront en concurrence directe pour obtenir leur qualification pour la phase finale de ladite compétition.