Citation: 6B_527/2017 E. 4.3

4.3. Par ailleurs, on ignore quelles prétentions civiles directement déduites d'une éventuelle infraction à l'art. 145 CP pourraient être invoquées par la recourante 2. En effet, la somme de 700'000 USD évoquée n'apparaît pas comme un dommage consécutif à l'infraction dont se plaint l'intéressée. Si, comme le soutient la recourante 2, l'intimé 2 s'était engagé à lui verser 700'000 USD contre la restitution des machines livrées en Jordanie, la privation de ce montant ne résulterait pas d'une infraction à l'art. 145 CP mais découlerait éventuellement d'une inexécution du contrat. A l'inverse, si des pourparlers ont été menés sur ce point sans toutefois aboutir, le non paiement de la somme de 700'000 USD - évoquée dans le cadre des discussions contractuelles - ne pourrait de toute évidence être considéré comme le résultat d'un détournement de choses frappées d'un droit de gage ou de rétention. Enfin, dès lors que la recourante 2 affirme qu'un tribunal arbitral a condamné C.________ Lda et C.________ SA à lui payer, ainsi qu'au recourant 1, environ 4'500'000 fr., avec intérêts, ensuite de l'inexécution du contrat du 28 octobre 2005, on ne perçoit pas - et l'intéressée ne l'explique aucunement - quel dommage supplémentaire pourrait être déduit d'une éventuelle infraction à l'art. 145 CP portant sur les machines litigieuses. En particulier, on ne voit pas en quoi la condamnation de l'intimé 2 pourrait lui permettre "de disposer d'un moyen de preuve pour revendiquer le paiement d'au moins USD 700'000". En définitive, à défaut d'explications suffisantes en la matière, la recourante 2 ne démontre pas en quoi la décision attaquée pourrait avoir des effets sur le jugement de ses prétentions civiles. Elle n'a donc pas qualité pour recourir sur le fond au sens de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF.