Citation: 1B_291/2020 E. 5.2

5.2. Il soutient ensuite que la cour cantonale a violé l'art. 227 al. 7 CPP en considérant que sa détention pouvait être prolongée pour une durée supérieure à trois mois. Conformément à l'art. 227 al. 7 CPP, la détention provisoire peut être prolongée à plusieurs reprises, chaque fois de trois mois au plus et, dans les cas exceptionnels, de six mois. En l'espèce, la prolongation de la détention pour des motifs de sûreté a été ordonnée pour une période de l'ordre de 4 mois et demi, en application de l'art. 227 al. 7 in fine CPP (cf. art. 229 al. 3 let. b CPP). Cette mesure n'apparaît pas critiquable. En effet, compte tenu des débats qui avaient été fixés du 18 au 20 août 2020, il n'était pas contraire au droit fédéral de considérer comme prévisible que le motif de détention retenu n'aurait pas disparu trois mois après le prononcé du Tmc (cf. le Message du Conseil fédéral du 21 décembre 2005 relatif à l'unification du droit de la procédure pénale, [FF 2006 1057, p. 1214]).