Citation: 1C_629/2022 E. 1

La voie du recours en matière de droit public est ouverte, la décision attaquée ayant été rendue dans une cause de droit public (art. 82 let. a LTF). Les communes vaudoises sont en principe autonomes en matière de droit des constructions, notamment pour ordonner la démolition d'ouvrages qui ne seraient pas conformes aux prescriptions légales et réglementaires, en vertu de l'art. 105 al. 1 de la loi vaudoise sur l'aménagement du territoire et les constructions du 4 décembre 1985 (LATC; BLV 700). La qualité pour recourir de la Municipalité de Pully, agissant au bénéfice d'une procuration de la Ville de Pully, en vertu de l'art. 89 al. 2 let. c LTF est donnée. Le fait qu'elle n'ait pas requis l'effet suspensif ne signifie pas qu'elle aurait accepté la solution retenue et ne la prive pas d'un intérêt actuel et pratique à obtenir la modification de l'arrêt attaqué dans le sens des conclusions prises au terme de son mémoire de recours. L'arrêt attaqué, qui est une décision de renvoi à une autorité inférieure, a un caractère incident. Il laisse une importante latitude de jugement à la recourante de sorte qu'il ne peut pas être assimilé à une décision finale qui pourrait faire l'objet d'un recours immédiat au Tribunal fédéral (ATF 145 III 42 consid. 2.1; 144 V 280 consid. 1.2). Il exclut en revanche définitivement le déplacement des monoblocs et des gaines de ventilation à l'intérieur des bâtiments d'habitation comme l'exigeait la recourante. Cette dernière se trouve ainsi dans une situation dans laquelle elle serait contrainte, ensuite d'injonctions de la juridiction cantonale, de rendre une nouvelle décision qu'elle considère comme fausse et qu'elle ne pourrait plus contester par la suite. En pareil cas, la jurisprudence admet qu'il peut en résulter un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF pour la commune (cf. ATF 141 V 330 consid. 1.2; 134 II 124 consid. 1.3; arrêt 1C_119/2023 du 25 juillet 2023 consid. 1.1). Le recours au Tribunal fédéral est donc recevable de ce point de vue. La Municipalité de Pully a au surplus agi en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et selon les formes prescrites par la loi (art. 42 LTF). Il y a donc lieu d'entrer en matière.