Citation: 8C_458/2008 13.08.2008 E. A

G.________ a présenté une demande d'indemnités journalières de chômage en indiquant avoir été licencié pour le 31 août 2003 par son employeur, l'entreprise X.________. La Caisse publique cantonale valaisanne de chômage (ci-après : la Caisse publique) lui a alloué les indemnités journalières requises. Dès le mois de novembre 2003, l'assuré a réalisé des gains intermédiaires auprès de X.________. Le 5 mai 2004 au plus tard, lors d'un entretien à l'Office régional de placement de A.________ et B.________ (ci-après : ORP), il a informé son conseiller en placement du fait que X.________ était gérée par son épouse. Cette question a également fait l'objet d'une discussion lors de l'entretien suivant, le 17 juin 2004. G.________ a alors choisi de renoncer aux prestations de chômage pour l'avenir. Il a toutefois présenté une nouvelle demande d'indemnisation dès le 21 décembre 2004, à laquelle la Caisse publique a répondu favorablement. A la suite d'un appel téléphonique, le 16 juin 2005, la Caisse publique a constaté que X.________ était dirigée par l'épouse de l'assuré. Interpellé sur cette question, G.________ a confirmé ce fait, en ajoutant que son conseiller à l'ORP en était informé. Par décision du 28 juin 2005, la Caisse publique a exigé de G.________ la restitution de 23'556 fr. 55, correspondant à des indemnités journalières indûment versées. Elle a considéré qu'il n'était pas, en réalité, au bénéfice d'un contrat de travail avec X.________, mais qu'il exploitait cette entreprise avec son épouse, à titre indépendant. Son droit aux prestations de chômage devait également être nié, avec effet rétroactif, au motif qu'il était le «conjoint de l'administratrice» de X.________. G.________ s'est opposé à cette décision et, simultanément, a demandé la remise d'une éventuelle obligation de restituer. Le 21 septembre 2005, il a retiré son opposition en maintenant sa demande de remise de l'obligation de restituer. Par décision du 1er juin 2007, le Service de l'industrie, du commerce et du travail (ci-après : SICT) a rejeté cette demande de remise. Il a considéré que l'assuré ne remplissait pas la condition de la bonne foi, dès lors qu'il n'avait jamais précisé à la Caisse publique que X.________ était gérée par son épouse. Dans ses demandes d'indemnités de chômage, il avait omis de répondre à la question de savoir si lui-même ou son épouse avait une participation financière ou occupait une fonction dirigeante dans l'entreprise qui l'employait. Son épouse avait également omis de répondre à la même question sur les attestations de gain intermédiaire qu'elle avait remplies au nom de «X.________». Par décision sur opposition du 2 août 2007, le SICT a maintenu son refus de remettre l'obligation de restituer.