Citation: U 221/03 13.10.2004 E. 3

En l'espèce, il est incontestable, au regard des nombreuses pièces médicales versées au dossier, que les seules séquelles de l'accident, susceptibles, le cas échéant, d'ouvrir droit à des prestations d'assurance à la charge de la recourante, consistent en une atteinte à la santé psychique. 3.1 Se fondant sur l'avis des experts O.________ et F.________, la juridiction cantonale a considéré que ce trouble, qualifié médicalement d'état de stress post-traumatique, était en relation de causalité naturelle avec l'événement du 10 juin 1998. La recourante conteste ce point de vue en se référant à l'avis du docteur F.________, selon lequel l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'incapacité de travail due à l'atteinte à la santé psychique et l'événement assuré tend à devenir de moins en moins plausible à mesure que le temps passe, au point de devoir seulement être admise au degré du possible au plus tard cinq ans après l'événement traumatique (rapport du 11 décembre 2000). D'après la recourante, la juridiction cantonale aurait dû tenir compte de cet avis pour nier l'existence du lien de causalité naturelle dans son jugement rendu plus de cinq ans après l'événement assuré.