Citation: 4A_9/2024 E. 2.5

2.5. Par cette critique au caractère appellatoire marqué, la recourante ne démontre pas l'arbitraire de la motivation cantonale conformément aux exigences posées par l'art. 117 en relation avec l'art. 106 al. 2 LTF. Tout d'abord, elle ne s'en prend pas à l'argumentation de celle ci, qui reproche à l'autorité de première instance d'avoir repris, dans son dispositif du 21 décembre 2021, un chiffre non motivé, qui ressortait d'une convention passée entre les époux actionnaires et à laquelle la commissaire n'était pas partie. Ensuite, comme la cour cantonale le relève, elle ne conteste aucune opération précise qu'aurait facturée la commissaire et qui poserait problème. On relève d'ailleurs qu'une année s'est écoulée entre la première note d'honoraires de celle-ci du 29 juillet 2021, qui faisait état d'un temps de 104 heures et 41 minutes, et sa note finale du 8 juillet 2022, qui fait état d'un temps de travail de 166 heures et 17 minutes. Or, ni le temps de travail, ni les tarifs appliqués ne sont remis en cause par la recourante. Pour démontrer l'arbitraire, il ne suffit pas de soutenir que la LLCA et l'art. 21 CDS seraient applicables et, sans aucune motivation, conclure que la commissaire ne pourrait prétendre à un montant supérieur au montant des provisions qui lui ont été versées. Le grief de motivation lacunaire, qui ne se confond pas avec l'arbitraire de l'art. 9 Cst., aurait supposé une motivation au titre de l'art. 29 al. 2 Cst., au titre de droit à une décision motivée. Au demeurant, même recevable, ce grief aurait dû être rejeté, la cour cantonale ayant exposé que la critique de la société, qui prétend que les honoraires de la commissaire ne pouvaient pas dépasser les provisions requises par elle, n'a aucun sens et qu'elle n'est même pas motivée.