Citation: 6B_808/2022 E. 3.5

3.5. Le recourant soutient que l'élément constitutif subjectif de l'infraction ne serait pas réalisé, l'état de fait retenu par la cour cantonale étant en contradiction avec la subsomption opérée. Son raisonnement est cependant biaisé dans la mesure où le passage des faits de l'arrêt cantonal auquel il se réfère est précédé de la précision qu'il s'agit des "faits sur lesquels s'accordent les parties". Or cela ne correspond pas aux faits retenus par la cour cantonale qui reposent en particulier sur les déclarations de l'intimée (cf. ci-dessus consid. 2.3) et qui lient le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF), faute pour le recourant d'en avoir démontré l'arbitraire. Il ressort de l'arrêt cantonal que le samedi soir, menacée par le recourant de punition et de diffusion de vidéos et photographies intimes, l'intimée avait "préféré" se brûler plutôt que subir le sexe anal, le recourant n'ignorant pas que l'intimée n'aimait pas cette pratique qui lui causait des douleurs. Au vu des menaces proférées, elle avait finalement accepté cette pratique; le recourant avait poursuivi l'acte malgré les plaintes de l'intimée, empêchant avec sa main celle-ci de crier, pour ne s'interrompre qu'au vu des douleurs ressenties par l'intimée. Cette dernière avait ensuite refusé, malgré les menaces, de prodiguer la fellation sollicitée par le recourant et d'avaler son sperme; le recourant s'était alors masturbé et avait éjaculé sur sa poitrine sans qu'elle y ait consenti. Le couple s'étant couché, le recourant avait touché sa compagne à plusieurs reprises sur la poitrine, sans qu'elle y ait consenti, alors qu'il s'était collé nu contre elle dans le lit et qu'elle lui tournait le dos et était en pleurs. Selon la cour cantonale, le lendemain matin, craignant que le recourant ne mette sa menace à exécution, l'intimée avait accepté de lui faire une fellation; celle-ci n'ayant pas été en mesure de poursuivre, le recourant s'était masturbé, avait éjaculé dans sa bouche et l'avait obligée à avaler son sperme. Au regard des éléments retenus par la cour cantonale, en particulier des refus réitérés de l'intimée dont le recourant est venu à bout par des menaces, des cris de la première durant l'acte sexuel par pénétration anale et de ses pleurs, son opposition était perceptible par le recourant. Par son comportement, l'intimée a exprimé son absence de consentement de manière suffisamment reconnaissable. C'est donc à bon droit que la cour cantonale a retenu que l'intimée avait clairement exprimé son refus mais que le recourant avait fait totalement fi de cette opposition; l'élément constitutif subjectif est donc également réalisé. Le grief doit être rejeté.