Citation: 5A_320/2022 E. 6.1

6.1. Soulevant des griefs de violation de l'art. 29 al. 2 Cst. et de constatation arbitraire des faits (art. 9 Cst.), le recourant reproche à la cour cantonale de n'avoir pas mentionné qu'il avait pris position le 10 mars 2022 sur la requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles du 22 février 2022 de l'épouse d'autoriser le déménagement de l'enfant en France. Après avoir rappelé la teneur de ses déterminations, il expose que l'arrêt querellé détaillait pourtant le contenu de la requête de l'épouse, puis précisait que la procédure sur mesures provisionnelles en lien avec cette autorisation s'était poursuivie; il ressortait de la partie en droit de l'arrêt attaqué que la cour cantonale prenait appui sur ces éléments pour attribuer l'autorité parentale exclusive puisqu'il était relevé que la question du lieu de résidence de l'enfant sur le territoire français avait fait l'objet de dissensions entre les parties. Or, comme il ressortait de ses déterminations, il n'avait pas été consulté par l'épouse à cet égard et ne s'était pas opposé, sur le principe même, à un déplacement temporaire du domicile de l'enfant en France, bien qu'il n'en ait pas saisi les réels motifs. Selon le recourant, il en résulterait que la cour cantonale avait fondé son appréciation uniquement sur les plaintes non motivées de l'épouse, en tirant des déductions insoutenables et en violation de son droit d'être entendu puisqu'elle n'avait pas pris en considération ses propres déterminations, à tout le moins ne les avait pas mentionnées dans l'arrêt querellé.