Citation: C 247/02 03.06.2003 E. 2

2.1 La commission a estimé en substance que la prise en compte, par la caisse, d'un gain intermédiaire fictif pour les mois de juillet et août 2000 ne reposait sur aucun fondement légal. En revanche, dans la mesure où l'assuré avait déclaré n'être pas disposé à renoncer à ses vacances pour prendre un emploi, il subsistait un sérieux doute quant à son aptitude au placement. 2.2 Le recourant, se référant aux indications contenues dans les attestations de gain intermédiaire remises à la caisse, soutient que depuis le 19 juin 2000, l'assuré est partie à un rapport de travail pouvant être qualifié de convenable au sens de la LACI (c'est-à-dire lui procurant un revenu supérieur à son indemnité journalière de chômage), ce qui exclut le droit à toute indemnité compensatoire. Par ailleurs, il n'incombait pas à l'assurance-chômage de couvrir les pertes de gain subies par un travailleur en raison de son départ en vacances. 2.3 Dans leurs observations, les premiers juges font remarquer qu'on ignore tout des circonstances d'engagement de l'assuré, singulièrement si les intéressés avaient conclu deux contrats successifs, le premier de durée déterminée (du 19 juin au 11 juillet 2000), le second de durée indéterminée (à partir du 8 août 2000), ou si S.________ était parti au Brésil dans le cadre de congés non payés ou pris à l'avance. Quoi qu'il en soit, la caisse était tenue dans les deux cas de verser des prestations pour autant que toutes les conditions du droit à l'indemnité fussent remplies. Elle ne pouvait traiter l'assuré comme si ce dernier avait exercé une activité à plein temps durant la période litigieuse.