Citation: 6B_1011/2023 E. 4.1

4.1. Le recourant se plaint d'arbitraire quant à l'appréciation, de la part de la cour cantonale, du processus de dévoilement relatif aux révélations de l'intimé du 31 janvier 2023. Il reproche en substance à la cour cantonale de ne pas avoir examiné ce processus au regard notamment de la chronologie des entretiens psychiatriques, du comportement de l'intimé après les faits, des démarches procédurales engagées par l'intimé (encore au stade de l'appel) ainsi que des circonstances de la reconstitution des faits. Estimant qu'il s'agit d'un récit libre et appellatoire du recourant, l'intimé relève que les faits tels qu'arrêtés par la cour cantonale ressortaient de l'acte d'accusation subsidiaire du ministère public. Rappelant les mesures d'instructions auxquelles a procédé la cour cantonale, il prétend que celle-ci a dûment apprécié le contexte du dévoilement. En l'espèce, la cour cantonale a fondé la crédibilité des nouvelles révélations de l'intimé, d'une part, sur les mentions faites par ce dernier de "relations sexuelles avec force" durant l'instruction, et, d'autre part, sur le constat de sa psychologue en prison, selon lequel l'intimé s'était montré touché et ému lors de ses révélations, avec des émotions congruentes au récit (arrêt entrepris consid. 3.4.1 p. 55). Ce faisant, elle a omis d'apprécier les révélations de l'intimé à la lumière de l'ensemble du contexte, tant procédural (stade de la procédure, démarches procédurales précédentes [reconstitution des faits, réquisitions de preuves et production d'expertise privées, etc.]), que psychologique (refus d'expertise psychiatrique, chronologie et déroulement du suivi psychologique, dates et modes de dévoilement aux thérapeutes) ainsi que personnel (réaction après les faits [immédiatement après le constat du décès; avant l'appel à la fille de la défunte; les jours suivants, à savoir notamment le débarras de la literie]). En particulier, elle n'a pas examiné le motif invoqué par l'intimé pour justifier son mensonge, à savoir sa "grande pudeur" et celle de son épouse vis-à-vis de leur vie sexuelle (arrêt entrepris let. B.e.a p. 33 et 35), dans la configuration d'espèce. Elle n'a pas davantage apprécié les explications livrées par le recourant quant à son " processus de réalisation " et sa décision de " dire cette vérité " (arrêt entrepris let. B.e.a p. 32 et 36). Au vu des lacunes que comporte l'arrêt cantonal sous l'angle de l'appréciation des preuves relatives au déroulement des faits (cf. infra consid. 4.2 ss), et compte tenu de la portée des révélations livrées par l'intimé en appel (cf. supra consid. 3.4), la cour cantonale ne pouvait, sans arbitraire, faire l'économie de l'appréciation rigoureuse de la nouvelle version présentée par l'intimé, ainsi que du processus de dévoilement, au regard de l'ensemble du contexte d'espèce.