Citation: 1B_305/2014 E. 3.2

3.2. Conformément au principe de proportionnalité (art. 36 al. 3 Cst.), il convient encore d'examiner les possibilités de mettre en oeuvre d'autres solutions moins dommageables que la détention. Cette exigence est concrétisée par l'art. 237 al. 1 CPP, qui prévoit que le tribunal compétent ordonne une ou plusieurs mesures moins sévères en lieu et place de la détention si celles-ci permettent d'atteindre le même but. En l'occurrence, les mesures de substitution proposées (assignation à domicile, bracelet électronique, dépôt de ses papiers d'identité et/ou obligation de se présenter une ou plusieurs fois par jour à un commissariat) ne permettent pas de pallier le risque de fuite existant. En effet, le pays d'origine de la recourante - qui est par ailleurs limitrophe à la Suisse et où il est possible de se rendre facilement en peu de temps même sans pièce d'identité - n'extrade pas ses ressortissants, ainsi que l'a relevé la cour cantonale. La recourante pourrait donc aisément y trouver refuge. Une telle hypothèse ne semble pas non plus exclue au vu de la proximité temporelle des audiences de jugement la concernant dont les conséquences pourraient être le prononcé d'une peine privative de liberté d'une certaine importance à son encontre. Il résulte que, dans ces circonstances particulières, aucune mesure de substitution n'est propre à parer le danger de fuite retenu. Quant au principe de proportionnalité, il n'est pas violé par la durée de la détention déjà subie (13 mois en août 2014). La recourante est en effet renvoyée pour escroquerie avec la circonstance aggravante du métier, infraction susceptible d'une peine privative de liberté de 10 ans au plus (art. 146 al. 2 CP). A suivre d'ailleurs la propre appréciation de la recourante s'agissant de son rôle, une peine privative de liberté de deux à trois ans pourrait entrer en considération (cf. son mémoire p. 4 et 5). Il est en outre rappelé qu'il n'appartient pas au juge de la détention mais à l'autorité de jugement de vérifier si les conditions d'octroi du sursis - total ou partiel - (ATF 139 IV 270 consid. 3.1 p. 275) ou d'une libération conditionnelle (arrêt 1B_82/2013 du 27 mars 2013 consid. 3.2 in Pra 2013 74 549) sont remplies. Enfin, en l'état et au vu des informations reçues par l'autorité monégasque (cf. consid. 2 ci-dessus), il ne paraît pas exclu que les audiences de jugement puissent être tenues en octobre 2014.