Citation: 1B_342/2010 04.11.2010 E. 5

Le séquestre litigieux a été ordonné en lien avec la procédure instruite contre B.________ pour infractions aux art. 165, 166 et 167 CP, en raison des faits décrits par l'Office des faillites dans sa dénonciation, comme cela ressort de la détermination du juge d'instruction du 11 mai 2010, dont une copie a été notifiée au conseil de la société A.________ en liquidation. La plaignante fondait ses soupçons sur différents éléments tels que la remise de documents et de comptes incomplets, l'existence d'une situation de surendettement de la société que les administrateurs n'auraient pas annoncée au juge et contre laquelle aucune mesure n'aurait été prise ou encore la manière dont les actifs de la société avaient été estimés puis réalisés pour ne laisser subsister qu'une créance litigieuse et non provisionnée contre l'Administration fiscale des contributions. Le recourant ne prétend pas que la Chambre d'accusation aurait relaté de manière inexacte et arbitraire la teneur de la dénonciation dont il a fait l'objet. Il soutient que l'allégation de l'un des administrateurs de la société selon laquelle les machines lui auraient été cédées à très bas prix serait fausse et en contradiction flagrante avec les comptes et les bilans à disposition de la plaignante et avec une précédente évaluation des mêmes biens intervenue en 2002. Ce fait n'est qu'un élément parmi d'autres évoqué par l'Office des faillites dans sa dénonciation. On cherche en vain une argumentation en lien avec les autres éléments mis en évidence par la plaignante propre à tenir le séquestre pour injustifié. Le recours ne répond donc pas aux exigences de motivation découlant de l'art. 106 al. 2 LTF. Il ne s'agit pas d'une irrégularité formelle susceptible d'être réparée par l'octroi d'un délai approprié en vertu de l'art. 42 al. 6 LTF.