Citation: 9C_516/2008 15.04.2009 E. A

A.a S.________ travaillait à Y.________ (France) en qualité de gardienne d'immeuble pour le compte d'un syndicat de copropriétaires. Au mois de mai 1996, elle s'est mariée avec un ressortissant suisse et est venue s'établir en Suisse dans la ville de X.________. En arrêt maladie depuis le 14 juin 1996 en raison de troubles dépressifs, elle a été licenciée par son employeur avec effet au 13 mars 1997. Le 21 juillet suivant, elle a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité suisse tendant à l'octroi d'une rente. L'instruction médicale menée par l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a révélé que S.________ souffrait d'un épisode dépressif sévère avec symptômes psychotiques et de troubles mixtes de la personnalité, lesquels ne lui permettaient pas de reprendre l'exercice d'une activité professionnelle (rapport d'expertise du docteur M.________ du 14 décembre 2000, complété le 28 janvier 2001). Par décision du 6 janvier 2003, confirmée sur opposition le 26 mars suivant, l'office AI a toutefois rejeté la demande de prestations, au motif que les conditions d'assurance n'étaient pas remplies, l'intéressée ne comptant pas une année de cotisations au moins au moment de la survenance de l'invalidité, en juin 1997. Il a considéré qu'elle n'avait pas pu se créer un domicile en Suisse avant le mois de septembre 1996. A.b Le 6 septembre 2004, S.________ a sollicité la reconsidération de la décision du 26 mars 2003. A l'appui de sa demande, elle a produit plusieurs documents visant à établir qu'elle était domiciliée à X.________ depuis le 16 mai 1996. Par décision du 15 septembre 2006, l'office AI a rejeté la demande de reconsidération, motif pris que les éléments apportés ne suffisaient pas à établir le caractère manifestement erroné de l'appréciation à laquelle il avait procédé à l'époque.