Citation: 6B_1408/2021 E. 3.5

3.5. En l'espèce, les parties ne sont pas d'accord sur la manière dont l'usufruit a été cédé. L'intimé allègue que sa mère aurait renoncé à son usufruit à titre gratuit, tandis que celle-ci affirme l'avoir cédé à titre onéreux. Or en écartant les indices en faveur de la thèse de la recourante au motif qu'aucun élément dans le cadre de l'instruction ne laissait croire à un abandon à titre onéreux, la cour cantonale semble avoir retenu la version de l'intimé au bénéfice du principe in dubio pro reo. Toutefois, à ce stade de la procédure, elle devait envisager les faits sous l'angle du principe in dubio pro duriore. En tout état, c'est de manière arbitraire que la cour cantonale a tenu pour clairement établi que la recourante avait cédé son usufruit à titre gratuit (cf. consid. 3.6 infra).