Citation: I 665/04 29.11.2005 E. A

A.________, né le 12 janvier 1957, a travaillé en qualité de manoeuvre à partir du 5 mars 1990 au service de l'entreprise de bâtiments et travaux publics X.________ SA. Dès le 6 mars 1998, il a été en arrêt de travail jusqu'au 31 août 1998. Entre le 1er septembre et le 30 octobre 1998, il a repris son activité professionnelle à 25 %. Depuis le 2 novembre 1998, il a présenté une incapacité totale de travail. Entre 1990 et 1998, A.________ a oeuvré également le soir au service des entreprises de nettoyage « Y.________ » jusqu'en 1995 et « Z.________ » dès 1996. Le 2 octobre 1998, A.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Dans un rapport médical du 6 mai 1999, le docteur H.________, spécialiste FMH en médecine interne, a posé le diagnostic de cruralgie droite sur tendinite chronique à ce niveau. Dans un rapport médical du 19 juin 2000, le docteur R.________, spécialiste FMH en médecine interne et spécialiste en maladies rhumatismales, a retenu une sciatalgie droite chronique, des douleurs de la hanche droite d'origine indéterminée et un état dépressif. Il signalait que le patient était à l'arrêt de travail complet à la suite d'une tentative de reprise du travail à 25 % en avril 1999, au cours de laquelle celui-ci avait été victime d'une chute ayant entraîné une entorse grave de la cheville gauche. Dans un rapport médical du 5 juillet 2001, ce médecin a indiqué que l'assuré présentait un état dépressif modéré, ne justifiant pas une prise en charge en psychothérapie thérapeutique, et qu'il y avait discordance entre les plaintes du patient et l'examen clinique. En ce qui concerne le point de savoir si A.________ était réellement capable de reprendre une activité professionnelle, le docteur R.________ était d'avis qu'une expertise psychiatrique chez un médecin parlant le portugais était indispensable. L'Office cantonal de l'assurance-invalidité de Genève a confié une expertise pluridisciplinaire au Centre d'observation médical de l'assurance-invalidité (COMAI) de Lausanne. Dans un rapport du 27 janvier 2003, les docteurs P.________, médecin-chef adjoint, et C.________, chef de clinique adjoint, ont posé le diagnostic avec influence essentielle sur la capacité de travail de trouble somatoforme douloureux persistant. En tenant compte de la situation globale, ils ont retenu une capacité de travail de l'ordre de 20 % dans un emploi adapté. Dans un avis médical du 15 avril 2003, le docteur E.________, spécialiste FMH en médecine interne et médecin du Service médical régional AI, a considéré que les médecins du COMAI, en fixant à 20 % la capacité résiduelle de travail de l'assuré, s'appuyaient sur des constatations qui n'étaient pas du ressort de l'assurance-invalidité et qu'une nouvelle appréciation médicale était dès lors nécessaire. Le 7 juillet 2003, les médecins du Service médical régional AI ont procédé à un examen clinique pluridisciplinaire. Les docteurs E.________, F.________, spécialiste FMH en médecine interne-rhumatologie, et V.________, spécialiste FMH en psychiatrie, ont posé le diagnostic de lombopygialgies droites chroniques persistantes dans le cadre de discrets troubles dégénératifs lombaires, de diabète de type II non insulino-requérant avec discrète polyneuropathie sensitive aux membres inférieurs et de probable psoriasis. En l'absence de toute limitation fonctionnelle du point de vue psychiatrique, ils ont estimé que la capacité de travail exigible était de 70 % dans le métier de manoeuvre dans le bâtiment et de 100 % dans une activité adaptée sur le plan biomécanique (rapport du 23 septembre 2003 et rapport d'examen du 9 octobre 2003). Par décision du 12 décembre 2003, l'office AI a rejeté la demande, au motif que A.________ présentait une invalidité de 22.4 %, taux qui ne donnait pas droit à une rente d'invalidité, et qu'il n'était pas intéressé par une quelconque mesure de réadaptation, de sorte que des mesures d'ordre professionnel ne pourraient pas être menées à bien. A.________ a formé opposition contre cette décision, en concluant à l'allocation d'une rente entière d'invalidité. Par décision du 21 mai 2004, l'office AI a rejeté l'opposition.