Citation: 6B_1485/2021 E. 1.2

1.2. Les écritures du recourant des 27 et 28 avril 2022 et leurs annexes, qui interviennent largement après l'échéance du délai de recours et portent sur des éléments nouveaux ne résultant pas de la décision entreprise, sont irrecevables (art. 48 al. 1 cum 100 al. 1 LTF et 99 al. 1 LTF). Le recourant soutient que la cour cantonale avait méconnu un certain nombre d'éléments essentiels concernant sa situation personnelle, qui ressortaient pourtant de l'instruction. Elle s'était ainsi contentée de retenir que le recourant avait eu deux relations extraconjugales sans relever notamment que la seconde n'avait duré que trois mois, alors qu'il était marié depuis vingt ans. Elle aurait également dû retenir que les visites de son épouse et de ses enfants (quatre, respectivement trois visites) étaient plus nombreuses et plus récentes que celles de sa maîtresse (deux visites), et que son épouse lui avait régulièrement versé des sommes d'argent depuis sa mise en détention. De par leurs visites et les fréquents entretiens téléphoniques, ses enfants avaient clairement manifesté leur volonté de conserver des liens avec leur père. L'ensemble de ces éléments démontraient la solidité des relations entre les époux et avec leurs enfants. Par ailleurs, la cour cantonale avait omis de retenir que son frère souhaitait l'engager dans sa carrosserie dès sa sortie de prison. Il pourrait ainsi retrouver une vie stable, négocier un remboursement de ses dettes et être un bon père de famille et un époux dévoué. Enfin, l'autorité précédente n'avait pas pris en considération son comportement irréprochable en prison, notamment le résultat négatif des trois tests toxicologiques, qui corroboraient ses déclarations à propos de sa volonté de " s'en sortir " et de tourner la page.