Citation: 6A.59/2006 07.09.2006 E. 1

Toutefois, le Tribunal administratif n'a pas lui-même prononcé de mesure plus contraignante. Il n'a pas non plus, de façon à le lier, invité le SAN à le faire; rien de tel ne figure en tout cas expressément dans l'arrêt. En fin de compte, l'arrêt attaqué ne modifie pas la mesure en défaveur du recourant; il l'annule simplement. Il n'y a donc pas eu d'application arbitraire de l'art. 69 LPA/GE par le Tribunal administratif, sans qu'il soit nécessaire de discuter l'incidence du fait que l'interdiction ne s'applique pas à un éventuel recours de droit administratif de l'Office fédéral des routes contre la décision de la dernière instance cantonale (art. 24 al. 5 let. c LCR; ATF 119 Ib 154 consid. 2b p. 156, 102 Ib 282 consid. 3 p. 287; cf. André Bussy / Baptiste Rusconi, Code suisse de la circulation routière - commentaire, Lausanne 1996, art. 24 n. 1.2.b). En l'espèce, la question est en réalité de savoir si après le renvoi, le SAN était lié par l'interdiction de la reformatio in peius et l'a violée en prononçant une mesure plus incisive (cf. ATF 119 IV 10 consid. 4c/cc p. 17). Elle n'est pas l'objet de la présente procédure.