Citation: 8C_314/2024 E. 6.2

6.2. Les critiques sont mal fondées. En l'absence d'autorisation de séjour, celui-ci ne peut pas être considéré comme étant légal au sens de l'art. 5 al. 1 LPC. Le fait que le recourant ne puisse pas être expulsé ou qu'une mesure pénale soit en cours d'exécution ne permet pas de retenir le contraire. Ces éléments pourraient tout au plus avoir une pertinence dans le cadre de la procédure d'octroi d'une autorisation de séjour, soit lors d'une étape préalable à une demande de prestations complémentaires. Ainsi, comme rappelé par la cour cantonale (cf. consid. 4 supra), le bien-fondé d'une telle demande présuppose le séjour légal du requérant, ce qui rend sans pertinence l'argument relatif aux circonstances du séjour prolongé du recourant en Suisse. Il en va de même des griefs tirés de l'ATF 118 V 79, visant à transposer purement et simplement dans le cas d'espèce les principes développés dans cet arrêt, bien que le présent litige ne concerne ni le droit à des prestations de l'assurance-invalidité, ni l'existence d'une autorisation de travail (cf. aussi arrêt 9C_38/2020 du 20 octobre 2020 consid. 3). Enfin, les critiques relatives à la prétendue violation des art. 7 et 12 Cst. ne satisfont pas aux exigences de motivation accrue de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. consid. 2.2 supra), ce qui les rend irrecevables.