Citation: U 81/06 02.06.2006 E. 3

3.1 Les accidents des 6 juin et 20 novembre 2002 ont occasionné à G.________ des douleurs à la colonne vertébrale, qui, dans un premier temps, ne l'ont pas contraint à interrompre son activité lucrative. Il convient à cet égard de noter que dans un rapport daté du 8 juillet 2003 adressé à l'intimée, le docteur S.________ faisait encore mention d'une capacité de travail normale. Les douleurs présentées par le recourant s'inscrivaient par ailleurs dans un contexte d'altérations dégénératives préexistantes du rachis lombaire (radiographies du 26 juin 2000). La CT lombaire réalisée le 5 novembre 2002 mettait en évidence une atteinte dégénérative lombaire pluri-étagée, avec discopathies lombaires étagées de L2 à S1, protrusion discale L3-L4 avec composante de hernie foraminale gauche, forte protrusion discale L4-L5 avec composante de sténose foraminale droite et hernie discale médiane et paramédiane droite L5-S1 avec sténose foraminale bilatérale à prédominance droite. Peu après qu'il eut interrompu son travail, G.________ a été examiné par le docteur E.________, médecin-conseil de l'intimée, qui n'a pas constaté de myogélose manifeste au niveau du rachis et de déficits périphériques manifestes (rapport du 25 août 2003), ainsi que par le docteur O.________, spécialiste en neurologie, qui récusait avec certitude une souffrance médulo-radiculaire liée à un traumatisme lombaire (rapports des 1er et 29 octobre 2003). L'assuré présentait en revanche, selon ces deux médecins, les manifestations subjectives d'un traumatisme cervical qui s'inséraient dans un contexte socioprofessionnel difficile. Le docteur S.________ notait pour sa part l'existence de troubles somatoformes dans le cadre d'un syndrome post-traumatique et d'un état dépressif, tout en précisant que le licenciement de l'assuré avait joué un rôle dans l'évolution du cas (rapport du 20 octobre 2003). Soulignant également le rôle joué par la perte d'emploi, la doctoresse R.________, chef de clinique au Centre psychosocial Y.________, a, quant à elle, posé les diagnostics de trouble de l'adaptation et de réaction mixte anxieuse et dépressive (rapport du 7 janvier 2004). 3.2 Dans son rapport du 12 février 2004, le docteur P.________ a indiqué que les troubles diffus du rachis lombaire dont se plaignait l'assuré n'avaient aucun lien de causalité vraisemblable avec l'accident du 6 juin 2002, dans la mesure où des radiographies réalisées le 26 juin 2000 montraient déjà l'existence d'altérations dégénératives du rachis lombaire. Il n'existait par ailleurs aucune suite physique objectivable de l'accident du 22 novembre 2002, aussi bien sur le plan orthopédique que neurologique. Il n'y avait pas d'éléments indiquant une véritable aggravation des altérations dégénératives préexistantes du rachis lombaire ou parlant en faveur de l'existence d'un syndrome cervical. Le recourant disposait sur le plan physique d'une pleine capacité de travail et ne présentait aucune atteinte à l'intégrité durable et importante. La situation était en fait dominée par une problématique psychiatrique prenant la forme d'un trouble de l'adaptation avec troubles somatoformes.