Citation: 1B_152/2015 E. 2.6

2.6. A l'instar du Tmc, la Cour de justice a considéré que les interruptions (de 6 à 14 nuits) dont avait bénéficié le recourant entre les différentes périodes passées dans une cellule où il disposait de 3,83 m 2 étaient suffisamment importantes pour faire repartir un nouveau décompte. Elle a jugé que le placement en cellule forte, mesure disciplinaire consécutive au comportement inadéquat du recourant, interrompait les périodes de détention susmentionnées dans la mesure où il était alors seul en cellule et disposait d'une surface nette de 12 m 2. S'agissant des périodes d'interruption liées à la diminution du nombre de détenus, l'instance précédente a considéré qu'elles étaient conformes aux standards minimaux exigés, dans un cas de surpopulation carcérale telle que la connaît la prison de Champ-Dollon. Enfin, s'agissant de la brève interruption de 2 jours entre les 237 nuits et les 30 nuits passées dans une cellule avec 3,83 m 2 d'espace individuel à disposition, la cour cantonale a considéré que c'était un séjour ininterrompu de 269 nuits: pour les mêmes motifs, il devait y être ajouté les 60 nuits que le prévenu avait passées dans la même cellule depuis le 8 août 2014 (interrompues par 2 nuits uniquement); cela faisait un total de 329 jours (du 12 novembre 2013 au 6 octobre 2014).