Citation: 6S.114/2003 05.05.2003 E. 1

2.2 Le recourant prétend avoir soumis à l'autorité cantonale un moyen de preuve nouveau et sérieux, soit un rapport de l'Institut de médecine légale de l'Université de Lausanne du 11 octobre 1995, dont il ressort que "le chanvre à drogue est caractérisé par une teneur en THC supérieure à 1 %". Le recourant souligne que le taux de 0,13 % retenu dans le jugement du 16 janvier 1997 est largement inférieur à ce taux minimum. L'argumentation du recourant revient en réalité à dire que sa condamnation n'est pas justifiée compte tenu du taux de THC de 0,13 % retenu, qui exclurait de pouvoir qualifier le chanvre vendu de stupéfiant. Or, déterminer si du chanvre d'un certain taux de THC doit être ou non qualifié de stupéfiant dont le commerce est interdit par la LStup est une question de droit. Une telle question ne peut pas faire l'objet d'une procédure de révision, laquelle n'est ouverte que pour des motifs purement factuels et ne permet le cas échéant pas de corriger un jugement entaché d'une erreur de droit (ATF 75 IV 181). Le recourant n'expose par ailleurs aucun autre grief recevable. A défaut d'un grief admissible, son pourvoi est irrecevable.