Citation: 6B_34/2017 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a constaté que l'intimé s'était rendu coupable de deux homicides par négligence, de cinq mises en danger de la vie d'autrui et de diverses infractions à la LCR. Elle a considéré que la culpabilité de l'intimé devait être qualifiée de grave. En effet, en raison de son comportement délictueux, l'intimé avait causé la mort de deux personnes et en avait blessé trois autres. Il avait agi avec une totale légèreté; ses mobiles étaient particulièrement futiles, à savoir la volonté d'épater ses amis en adoptant une conduite téméraire, en dépit de son manque d'expérience en la matière. En raison de la surestimation de ses aptitudes de conducteur et de sa tendance à minimiser le danger, rien ne l'avait dissuadé de modérer sa conduite, pas même les nombreuses récriminations de ses passagers, qui lui avaient également proposer de prendre le volant pour effectuer le trajet du retour. Il pouvait à tout moment lever le pied et adopter une conduite prudente, adaptée à son véhicule et aux conditions de la route. Pour impressionner ses amis, il n'avait pas hésité à violer bon nombre de règles de la circulation routière. Il avait également bu de l'alcool avant de conduire, en particulier avant de revenir de J.________. Ignorant les remarques et les craintes de ses passagers, il avait au contraire demandé à E.________ de lui indiquer les virages, de manière certainement à lui permettre de les prendre à la vitesse la plus élevée possible. La cour cantonale a retenu que la responsabilité de l'intimé était pleine et entière et qu'il n'avait pas pris totalement conscience de ses actes, en particulier de son comportement téméraire au volant et de sa tendance à minimiser le danger. A sa décharge, l'autorité précédente a cité les efforts de l'intimé afin de terminer sa formation et d'obtenir une situation professionnelle stable, l'empathie et le remords témoignés à plusieurs reprises envers les familles des victimes, son casier judiciaire vierge, sa bonne réputation et sa jeunesse, même si ce dernier élément ne constituait pas une circonstance atténuante dans la mesure où l'intéressé n'était pas immature au moment des faits. Enfin, la cour cantonale a tenu compte du fait que l'intimé avait été profondément marqué par l'accident et qu'il portait sur sa conscience le décès de deux amis. Au regard de ce qui précède, la cour cantonale a estimé qu'une peine privative de liberté de 36 mois, assortie d'une amende contraventionnelle de 1500 fr., réprimait équitablement sa culpabilité.