Citation: 5D_6/2022 E. 6.2

6.2. En l'espèce, l'autorité cantonale ayant estimé, sur la base de l'appréciation des preuves, que le premier juge avait retenu sans arbitraire que l'identité entre la créancière et la poursuivante avait été établie, la question de la répartition du fardeau de la preuve (art. 8 CC) ne se pose plus et l'art. 9 Cst. entre alors seul en cause (ATF 141 III 241 consid. 3.2, arrêt 5A_314/2021 du 31 janvier 2022 consid. 2.2 et les autres références) - en ce sens en l'occurrence de contrôler l'examen limité à l'arbitraire, par l'autorité cantonale, des faits établis en première instance (cf. supra consid. 2.2.1). La recourante ne soulève pas formellement un tel grief, mais on peut le déduire des termes utilisés dans sa critique (" déductions et constats en contradiction flagrante avec les pièces de la cause ", " de manière insoutenable "). Cela étant, il sied de déclarer irrecevable son allégué selon lequel la procuration émise par l'intimée ne serait pas signée par E.________; la recourante n'a en effet pas émis une telle contestation durant la procédure cantonale. Pour le reste, la recourante ne démontre pas que c'est à tort que l'autorité cantonale a retenu que les constatations du premier juge ne violaient pas, en tout cas dans leur résultat, l'art. 9 Cst. En effet, dans l'extrait du registre du commerce du 10 février 2020 qu'elle cite, la recourante relève elle-même qu'il est inscrit " progetto di fusione ", sans exposer en quoi l'autorité cantonale aurait retenu à tort sur la base de cet extrait que le permier juge pouvait sans arbitraire considérer qu'il s'agissait d'une mention portant sur un projet de fusion, et non d'une inscription de fusion, entre la société intimée et une autre entité. Par ailleurs, de manière contradictoire à son argument visant à démontrer l'existence d'une fusion finalisée ayant donné lieu à une nouvelle société, la recourante affirme aussi, en page 15 de son recours, que la fusion " est toujours en cours ". La seule affirmation selon laquelle une fusion n'exclut pas que les numéros de référence et de contribuables restent les mêmes est appellatoire. Enfin, on ne saisit pas quel argument la recourante entend tirer du fait que l'actionnaire unique de la société C.________ SpA serait B.D.________ Srl si, comme elle le soutient, ces deux sociétés ont fusionné un mois auparavant. Il suit de là que l'autorité précédente était fondée à nier tout arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'établissement des faits opérés par le premier juge et que les griefs de droit matériel de la recourante doivent également être rejetés.