Citation: 1C_195/2023 E. 3.2

3.2. Dans l'arrêt entrepris, l'instance précédente a jugé que l'incapacité de travail de la recourante n'était pas démontrée. L'intéressée avait produit plusieurs certificats médicaux qui décrivaient ses troubles et traumatismes liés à l'agression; néanmoins, aucun de ces certificats ne concernait sa capacité de travail. Au surplus, le fait que la recourante ait continué à travailler, même à un taux réduit, entre le 12 février (date de l'agression) et la mi-mars 2020 (date du début du semi-confinement et du départ de l'intéressée pour Madrid) attestait, selon la Cour de justice, de la capacité de travail de l'intéressée. Même si une incapacité de travail était retenue, la Cour de justice a nié qu'un lien de causalité entre celle-ci et l'agression puisse être établi. Depuis mi-mars 2020, et sauf pour l'audience pénale de confrontation ayant eu lieu en juillet 2020, la recourante n'était pas revenue à Genève. La Cour de justice a ainsi jugé que l'impossibilité, pour la recourante, d'exercer son activité de travailleuse du sexe à Genève ne trouvait pas sa cause dans les conséquences de son agression, mais dans son déménagement à Madrid. Dans ces circonstances, il ne serait pas démontré que la perte de gain pour la période du 6 juin au 2 novembre 2020 est liée à l'agression dont la recourante a été victime.