Citation: 6B_143/2009 19.05.2009 E. 3

3.1 Il ressort du jugement attaqué que si le rapport de police fait effectivement état de traces de frottement contre le pare-chocs avant gauche du camion, il n'indique pas pour autant que celles-ci attesteraient du point d'impact avec la cycliste. En revanche, il en résulte qu'au moment où le camion a obliqué à droite, A.________ se tenait probablement dans une zone située à l'avant droit du véhicule et sortant du champ de visibilité du chauffeur. Le rapport d'expertise explique qu'en raison de la faible différence de vitesse entre les deux véhicules, le vélo n'a pas nécessairement laissé de marques spécifiques contre le pare-chocs avant du camion. Ce dernier a pu heurter le corps de la victime et le déséquilibrer sans laisser de telles marques. Compte tenu de l'orientation angulaire du point d'impact, la bicyclette a été entraînée dans un mouvement de rotation jusqu'à être positionnée parallèlement au camion. La dynamique de l'accident décrite par l'expert correspond ainsi à celle retenue par le rapport de police. Cela étant, les constatations cantonales reposent sur les conclusions -de surcroît concordantes- de la police et de l'expert. Les recourants ne prétendent pas que les autorités en auraient faussement retranscrit le contenu. Se bornant à formuler un avis divergent au sujet des circonstances de l'accident, ils ne démontrent pas pour autant en quoi ces rapports seraient dépourvus de valeur probante (ATF 125 V 351 consid. 3 b/aa p. 352). Les autorités cantonales -qui ont au demeurant souligné la présence de traces de ripage du vélo à l'extrême droite de la chaussée- n'ont pas procédé par arbitraire en retenant que peu avant le heurt, A.________ se tenait dans une zone invisible au chauffeur, s'étendant du milieu de la partie frontale jusqu'aux abords avant droit du véhicule. 3.2 Par ailleurs, il n'est pas contesté que l'instruction n'a pas pu déterminer le déroulement précis de l'accident. Les indices à disposition après un appel à témoins n'ont en particulier pas permis d'identifier le cheminement suivi par la cycliste avant qu'elle ne se positionne au pied du camion conduit par Z.________. A cet égard, les recourants ne prétendent pas disposer d'éléments de preuve nouveaux susceptibles d'établir que A.________ aurait remonté par la gauche, la file de véhicules en attente du feu vert ou qu'elle aurait circulé sur le côté droit de la chaussée, entre le bus des Transports Publics Genevois qui l'aurait précédée et le camion conduit par Z.________ qui l'aurait suivie, circonstances dont il y aurait alors lieu d'inférer que la victime n'aurait pas progressé dans une zone invisible pour Z.________ et que ce dernier aurait par conséquent pu et dû l'apercevoir. Sous l'angle du fardeau de la preuve et de la présomption d'innocence (ATF 127 I 38 consid 2a p. 41), les autorités cantonales devaient retenir les conclusions de l'expertise les plus favorables à l'intimé, à savoir celle démontrant que la cycliste avait pu circuler dans un angle mort, de sorte que le chauffeur n'avait pas - ni pu - réalisé sa présence aux abords immédiats du poids lourd. 3.3 Dans ces circonstances, une condamnation de Z.________ pouvait sans arbitraire être tenue pour hautement invraisemblable au vu de l'important doute qui subsistait, de sorte que la décision attaquée ne viole pas le principe in dubio pro duriore. Le recours se révèle donc mal fondé.