Citation: 6B_1235/2023 E. 8.2.2

8.2.2. La cour cantonale a nié une attaque fondant une légitime défense, considérant que la réaction de l'ex-compagne du recourant avait été provoquée par ce dernier ou qu'elle avait à tout le moins cessé avant le coup de poing litigieux. En bref, que le recourant ait cherché à protéger son véhicule ne justifiait pas qu'il s'en prît avec une telle intensité au bien juridique supérieur de l'intégrité physique de son opposante, dont l'état avait requis l'intervention d'une ambulance. Il avait ainsi largement dépassé les limites de la légitime défense. Soulignant que l'ex-compagne avait admis le jet de clés sur la carrosserie, la cour cantonale a retenu une légère diminution de l'amende (art. 16 al. 1 CP). On peine à identifier dans le recours les motifs pour lesquels la cour cantonale aurait violé le droit fédéral en niant l'existence d'une attaque fondant une légitime défense, motifs qu'il appartenait au recourant de développer (cf. art. 42 al. 2 LTF; v. supra consid. 1.1). Ce dernier se limite à invoquer à cet égard une contradiction dans l'arrêt attaqué, en relevant que la cour cantonale avait, inversement, tenu pour justifiée la riposte de son ex-compagne (dirigée contre l'intégrité physique du recourant) alors qu'il ne s'en était pris qu'à un bien matériel. Il tente ensuite de démontrer la proportionnalité de sa contre-attaque eu égard aux biens juridiques en jeu. Dans la mesure où le recourant se borne, pour l'essentiel, à opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, sans démontrer que cette dernière aurait excédé ou abusé du pouvoir d'appréciation que lui confère la loi, il est douteux que le grief, qui n'est guère de nature à démontrer l'existence d'une violation du droit fédéral, soit recevable. Au demeurant, le raisonnement de la cour cantonale ne prête pas le flanc à la critique. Au vu de l'état de fait retenu par la cour cantonale, qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), il apparaît que le recourant a lui-même créé la situation de conflit en pénétrant à l'arrière du véhicule de son ex-compagne pour reprendre ses clés, puis qu'il a pu se libérer de la prétendue emprise de son ex-compagne. Eu égard au bien matériel qu'il cherchait à protéger et à l'intensité de l'atteinte portée à l'intégrité physique de son ex-compagne, la réaction du recourant n'aurait au surplus en tous les cas pas pu être considérée comme proportionnée. Partant, fût-il recevable, le grief devrait être rejeté.