Citation: 5A_76/2024 E. 8.2.1

8.2.1. La recourante cite en premier lieu, à l'appui de son argumentation, une casuistique de cas déjà tranchés par le Tribunal fédéral en application de l'art. 274a CC. Or, elle omet que, de manière générale, les comparaisons avec des décisions judiciaires rendues dans des causes que les parties tiennent pour similaires à la leur doivent être appréciées avec circonspection. Établir une casuistique en se focalisant sur un seul élément du dossier, sorti de son contexte, n'est pas significatif (cf. arrêt 5A_146/2023 du 23 mai 2023 consid. 7.2.3 et les références). Tel est a fortiori le cas en matière de droit aux relations personnelles, puisque dans ce domaine, les autorités cantonales disposent d'un pouvoir d'appréciation, que le Tribunal fédéral ne revoit qu'avec retenue (cf. supra consid. 3.4). A cela s'ajoute que le présent cas se distingue de ceux cités par la recourante notamment par l'existence d'un lien de parentalité d'intention. Or, la jurisprudence retient que dans une telle configuration, le maintien de relations personnelles est en principe dans l'intérêt de l'enfant, à l'inverse de ce qui prévalait dans les affaires citées par la recourante. Quant à l'arrêt 5A_520/2021 du 12 janvier 2022 à laquelle la recourante se réfère aussi, il s'agit de surcroît d'un arrêt rendu sur mesures provisionnelles, domaine dans lequel le Tribunal fédéral dispose d'une cognition limitée à l'arbitraire (art. 98 LTF) et qui suppose l'existence d'une urgence à statuer pour sauvegarder des intérêts menacés (cf. consid. 5.2.2.1 de cet arrêt).