Citation: 4A_582/2023 E. A

A.a. Le 6 mai 1987, B.________, en qualité de bailleresse, et A.________, en qualité de fermier, ont conclu un contrat de bail à ferme pour domaines entiers. Le contrat portait sur des prairies naturelles et un droit de pâturage sur une surface de 1'561 ares au lieu-dit (...). Le contrat de bail débutait le 1er mai 1987 et sa durée initiale était fixée à neuf ans. Il était réputé reconduit sans changement pour six ans, à défaut de résiliation communiquée une année à l'avance à l'autre partie. Le bail a été reconduit à plusieurs reprises, la dernière fois par un avenant du 1er mai 2006, pour une durée de dix ans. A.b. Le 1er juin 2005, la bailleresse a vendu trois bien-fonds incluant le domaine (...) à ses quatre enfants, à savoir G.________, E.________, D.________ et F.________, qui en sont devenus copropriétaires. Les conditions de vente précisaient que le "bail à ferme agricole conclu avec Monsieur A.________ (était) repris, sous réserve de l'usufruit ci-après constitué". Un usufruit viager grevant les trois bien-fonds vendus a été constitué en faveur de la bailleresse. Les quatre acheteurs ont adopté un règlement de copropriété le jour même de la vente. A.c. Par courrier recommandé du 22 janvier 2015 adressé au fermier, la bailleresse a résilié le bail pour la prochaine échéance, à savoir le 30 avril 2016, en précisant que, dorénavant, sa fille exploiterait le domaine.