Citation: 4A_340/2016 E. 1

Vu les annexes produites à l'appui de la lettre de recours, Vu l'avis du 30 mai 2016, par lequel la chancellerie de la cour de céans a imparti aux locataires un délai au 14 juin 2016 pour se déterminer sur le mémoire préventif joint en annexe, Vu le courrier du 14 juin 2016, par lequel les locataires "demande[nt] de suspendre les mesures d'avis d'exécution forcée d'expulsion du 2 juin et l'annulation de la décision" du Tribunal cantonal vaudois, Vu le dossier de la cause; Considérant qu'en vertu de l'art. 42 LTF, la partie recourante doit indiquer ses motifs de recours (al. 1), c'est-à-dire exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (al. 2), faute de quoi le Tribunal fédéral n'entre pas en matière, que le présent recours ne satisfait manifestement pas à ces exigences, qu'en effet, les recourants se contentent de déclarer faire "opposition" à l'arrêt rendu par le Tribunal cantonal, en demandant son annulation, sans nullement expliquer en quoi les juges cantonaux auraient violé le droit fédéral, notamment l'art. 311 al. 1 CPC, en déclarant leur appel irrecevable, faute de motivation et de conclusions réformatoires, que le grief de violation des art. 266l et 266o CO, formé dans le courrier du 14 juin 2016, est tardif (cf. art. 100 al. 1 LTF) et, de surcroît, n'explique toujours pas en quoi l'autorité précédente aurait violé le droit fédéral procédural en déclarant leur appel irrecevable, qu'il y a lieu, partant, de déclarer le présent recours irrecevable en application de la procédure simplifiée prévue à l'art. 108 al. 1 LTF; Considérant que la requête d'effet suspensif présentée par les recourants le 14 juin 2016 s'en trouve privée d'objet, tout comme la requête d'exécution anticipée formée par l'intimé, qui invoque au demeurant à tort une règle prévue par le CPC (art. 315 al. 2) dans le cadre d'un effet suspensif automatique; Considérant que l'autorité de céans renoncera exceptionnellement à percevoir un émolument, étant donné les circonstances (art. 66 al. 1 2 ème phrase LTF), qu'il n'y a pas matière à allouer des dépens à l'intimé, qui a déposé une écriture spontanément et a de surcroît agi sans mandataire, étant lui-même avocat;