Citation: I 531/04 11.07.2005 E. B

V.________ a déféré cette décision au Tribunal des assurances du Canton de Vaud en concluant à la prise en charge, par l'assurance-invalidité, de mesures de réadaptation et à l'allocation d'une rente. L'Office AI a conclu au rejet du recours en admettant la prise en charge d'une aide au placement. En procédure, V.________ a produit une écriture de la Fondation intégration pour tous (ci-après : la fondation IPT) du 11 février 2003, dans laquelle le directeur a mentionné que l'assuré ne peut qu'exercer une activité à mi-temps dans un atelier protégé. Comparaissant en qualité de témoin lors de l'audience d'instruction du 30 mars 2004, le directeur de la fondation IPT, a indiqué que l'assuré n'est pas en mesure d'exécuter des tâches de précision ou pour lesquelles de la force est requise. A son avis, V.________ ne peut pas assumer les emplois pris en compte par l'Office AI dans l'évaluation de l'invalidité. Par jugement du 22 juillet 2004, la juridiction cantonale a admis le recours et alloué à V.________ une rente entière d'invalidité à partir du 1er novembre 1998. Elle a considéré en substance, qu'eu égard à ses troubles de santé, V.________ n'est pas en mesure d'exercer un emploi dans le secteur industriel, ni comme chauffeur de taxi dans la mesure où cette activité implique nécessairement le port de bagages. Par ailleurs, elle a estimé qu'une réadaptation professionnelle n'était guère envisageable que ce soit dans une activité manuelle ou dans tout autre domaine de l'économie.