Citation: 1C_126/2022 E. 3.3

3.3. La recourante ne conteste ni l'enchaînement des événements ni que celui-ci est de nature, sur le principe, à fonder l'application de la présomption jurisprudentielle. Elle nie en revanche avoir obtenu la naturalisation par des propos mensongers et se prévaut de la survenance d'un événement extraordinaire expliquant la détérioration rapide du lien conjugal. La cause de la séparation, respectivement du divorce, résiderait dans l'hospitalisation de son ex-mari, le 15 avril 2018, en raison d'une décompensation psychotique et de violences conjugales qu'elle aurait consécutivement subies de la part de celui-ci. Si le Tribunal administratif fédéral a certes reconnu que ces événements ont pu être marquants et perturbants pour la recourante, ceux-ci n'apparaissaient pas être les seules raisons ayant mené à la séparation du couple. S'ils pouvaient avoir accéléré la séparation, celle-ci résultait cependant d'un processus d'éloignement progressif, ayant débuté avant les événements d'avril 2018. Son fondement se trouvait dans la différence d'âge, qui se faisait de plus en plus sentir, et les problèmes médicaux dont souffrait l'ex-époux depuis quelques années (notamment maladie de Guillain Barré [syndrome guéri, selon la recourante], problèmes de dos importants, problèmes sexuels et, apparemment, alcoolisme).