Citation: C 35/04 15.02.2006 E. 4

L'intimée et la juridiction de recours ont constaté que les déclarations du recourant et de ses deux derniers employeurs présentaient plusieurs contradictions. En particulier, dans sa demande d'indemnités du 1er octobre 2002 (ch. 27), le recourant n'a pas fait mention d'une activité lucrative auprès de l'hôtel-restaurant T.________ du 1er janvier au 28 février 2002, alors qu'il avait pourtant été invité à communiquer la liste des employeurs qui l'avaient occupé antérieurement au 1er mars 2002; en revanche, à cette occasion, le recourant a désigné deux autres établissements publics auprès desquels il avait travaillé. Par ailleurs, dans deux attestations rédigées à moins de trois mois d'intervalle (les 11 novembre 2002 et 29 janvier 2003), l'hôtel-restaurant T.________ a communiqué à l'intimée des informations qui divergeaient aussi bien sur la durée des rapports de service et la date de leur résiliation, le montant du salaire réalisé au cours des six derniers mois, ainsi que l'identité des assureurs sociaux (la caisse de compensation, l'assurance-accidents et la caisse de pension) avec lesquels il était en relation. A cet égard, le recourant a allégué que les indications divergentes de l'employeur procédaient d'un cumul d'erreurs, dont ce dernier et la fiduciaire A.________ portaient tous deux la responsabilité. Les premiers juges ont toutefois considéré que les explications apportées n'étaient pas convaincantes, car il était fort peu vraisemblable qu'un représentant qualifié pût commettre un grand nombre d'imprécisions et d'erreurs successives en remplissant un document officiel, si bien que les pièces produites ne constituaient pas des preuves idoines pour établir l'exercice effectif de l'activité lucrative invoquée (consid. 3a du jugement attaqué). A propos de l'activité de barman auprès de l'hôtel-restaurant X._______, du 1er mars au 31 août 2002, les juges cantonaux ont relevé que les décomptes de salaires afférents aux mois de mai à août 2002 divergeaient quelque peu (dates, lieux, signatures), suivant qu'ils avaient été adressés à la caisse de chômage, dans un premier temps, ou par la suite au Tribunal cantonal. Par ailleurs, les premiers juges ont constaté que l'intimée avait tenté en vain (cf. lettre du 6 février 2003) d'obtenir des documents établissant le versement d'un salaire (notamment un extrait du compte d'exploitation), l'employeur ayant déclaré qu'il n'en existait pas (cf. note d'entretien téléphonique du 14 février 2003). Dès lors, il a paru surprenant au Tribunal cantonal que l'employeur ait néanmoins pu produire pareilles pièces plusieurs mois après. Quant au paiement de cotisations sociales, il n'était à lui seul pas de nature à établir la réalité du versement de salaires (consid. 3b du jugement attaqué). Cela étant, les juges cantonaux ont déduit que l'exercice d'une activité soumise à cotisations d'une durée supérieure à 4,987 mois durant le délai-cadre de cotisation n'était pas suffisamment vraisemblable.