Citation: 5A_814/2017 E. 4

Le recours contre une décision incidente est soumis à la même voie de droit que celle qui est ouverte contre la décision principale (arrêts 5A_637/2015 du 10 novembre 2015 consid. 1; 5A_278/2012 du 14 juin 2012 consid. 1; 5D_55/2011 du 23 septembre 2011 consid. 1.2). La cause pour laquelle l'assistance judiciaire illimitée est requise a pour objet une procédure de mesures protectrices de l'union conjugale. Or, dans le cadre d'un recours dirigé contre une décision de mesures protectrices de l'union conjugale, à savoir une décision de mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133 III 393 consid. 5), seule peut être dénoncée la violation de droits constitutionnels. Le Tribunal fédéral n'examine de tels griefs que s'ils ont été invoqués et motivés ("principe d'allégation", art. 106 al. 2 LTF), à savoir expressément soulevés et exposés de manière claire et détaillée (ATF 139 I 229 consid. 2.2; 134 II 244 consid. 2.2, 349 consid. 3). En l'espèce, la recourante évoque les art. 117 à 119 CPC, cite l'art. 29 al. 3 Cst. et se prévaut du principe de proportionnalité. Elle affirme que le système genevois d'assistance judiciaire présente de nombreux désavantages pour les bénéficiaires, qu'il engendre des démarches administratives inutiles et qu'il ne sert aucun intérêt public. Ce faisant, la recourante ne démontre pas, avec précision et de manière détaillée, en quoi la motivation de l'arrêt attaqué violerait la Constitution ou l'un de ses droits fondamentaux. Le recours ne satisfait par conséquent pas aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, par renvoi de l'art. 98 LTF, et doit donc aussi être déclaré irrecevable pour ce motif.