Citation: 6B_73/2016 E. 1.2

1.2. Le recourant se plaint d'avoir été profondément choqué par l'utilisation malveillante d'un article de presse, article que tout le monde avait oublié suite à la réhabilitation dont il avait plus tard bénéficié. Il entend réclamer de ce fait une réparation morale pour atteinte à la personnalité au sens de l'art. 49 CO d'un montant d'au minimum 2000 francs. N'importe quelle atteinte légère à la réputation professionnelle, économique ou sociale d'une personne ne justifie pas une réparation (ATF 130 III 699 consid. 5.1 p. 704; 125 III 70 consid. 3a p. 75). L'allocation d'une indemnité pour tort moral fondée sur l'art. 49 al. 1 CO suppose que l'atteinte présente une certaine gravité objective et qu'elle ait été ressentie par la victime, subjectivement, comme une souffrance morale suffisamment forte pour qu'il apparaisse légitime qu'une personne dans ces circonstances s'adresse au juge pour obtenir réparation (cf. arrêt 6B_185/2013 du 22 janvier 2014 consid. 2.2 et la jurisprudence citée). Le recourant ne démontre pas en quoi les conditions opposées à l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF seraient réunies alors même que cela n'a rien d'évident. Il se contente d'alléguer que son inculpation pour fraude électorale en 2007 a été particulièrement douloureuse pour lui et sa famille car elle a eu pour conséquence l'annulation du scrutin et la mise en oeuvre d'une nouvelle élection. Le recourant ne consacre aucun développement à ses prétentions en tort moral qui permettrait de comprendre en quoi l'atteinte subie serait suffisamment grave, ni en quoi sa souffrance serait assez forte pour justifier une réparation. Partant, en l'absence d'explications circonstanciées permettant d'accréditer l'affirmation du recourant selon laquelle il a subi un tort moral du fait des agissements de l'intimé, la simple articulation du montant de 2'000 fr. ne permet pas de retenir qu'il aurait des prétentions civiles à faire valoir dans cette mesure. Il ne se détermine aucunement sur le dommage qu'il allègue, tant sur son principe que sa quotité. En particulier, les faits auxquels l'hyperlien renvoyait remontent à plusieurs années, l'inculpation de fraude électorale a finalement fait l'objet d'un classement et le recourant est sorti vainqueur du nouveau scrutin. Le recourant n'explique pas en quoi le rappel des événements passés, dont il est sorti à la fois blanchi et victorieux, lui aurait causé une souffrance morale suffisamment forte pour justifier une réparation. Le défaut de motivation relatif aux prétentions civiles du recourant exclut sa qualité pour recourir au fond de la cause.