Citation: U 82/02 01.05.2003 E. 4

Sur les clichés radiographiques nouvellement effectués du dos de l'assuré, le docteur A.________ a constaté l'existence d'une bascule du bassin vers la droite, une légère scoliose lombaire à convexité droite, ainsi qu'un discret pincement discal L4-L5; il a également relevé le status après fracture des apophyses transverses L1 à L4 sans y voir de changement significatif par rapport aux examens qui avaient été pratiqués en mars 1995. Mettant en parallèle les résultats cliniques et radiologiques, ce médecin a conclu qu'il ne subsistait plus de séquelles de l'accident; à ses yeux, les douleurs récidivantes dont se plaint l'assuré devaient «plutôt» être attribuées à la dysbalance de la colonne lombaire provenant d'un raccourcissement du membre inférieur droit. Invité à compléter sa prise de position en tenant compte des critiques soulevées par le recourant, le docteur A.________ a encore précisé que le pincement discal L4-L5 ne pouvait avoir été causé par l'accident du 6 août 1993, car «les fractures n'(avaie)nt pas touché les corps des vertèbres, mais seulement les processus transverses» (appréciation médicale du 20 février 2003). Il est vrai, comme le souligne le recourant, que le type de radiographies pratiquées à l'initiative de la CNA ne donnent aucune indication sur l'état des parties molles du rachis. Mais la question à résoudre n'est pas celle de déterminer la cause exacte des douleurs qu'il présente, mais porte sur l'existence ou non d'un lien de causalité entre l'accident du 6 août 1993 et ses plaintes actuelles. Or, les investigations menées à l'époque n'ont pas mis en évidence de lésion aux parties molles du rachis de l'assuré (le docteur de B.________, médecin traitant, l'a même spécifié, déclarant, dans un rapport du 1er octobre 1993, que «la hauteur des disques et des corps vertébraux est conservée à tous les étages») mais seulement aux apophyses transverses L1 à L4 (rapport médical initial LAA du 4 novembre 1993). A cet égard, les conclusions auxquelles a abouti le docteur A.________ sont claires et convaincantes : ce dernier n'a pas noté de douleurs à la percussion des apophyses épineuses ni dans la région para-lombaire, et a pu voir que le status après fracture des apophyses L1 à L4 est resté inchangé par rapport aux examens précédents. Depuis lors, sont en revanche apparus des troubles touchant d'autres régions de la colonne lombaire dont le médecin d'arrondissement a estimé qu'ils pouvaient être à l'origine des douleurs de l'assuré. Sur la base de ces considérations médicales, on peut tenir pour établie l'absence d'un lien de causalité naturelle. Au demeurant, le recourant n'a pas apporté d'élément contraire alors même qu'il lui avait été donné l'occasion de se déterminer sur la nouvelle appréciation médicale du docteur A.________. Le recours se révèle mal fondé.