Citation: 4C.150/2003 01.10.2003 E. 7

La défenderesse ne remet pas en question la lésion au pouce subie par la demanderesse. Elle conteste en revanche l'existence d'un lien de causalité adéquate entre l'événement dommageable et les douleurs aux poignets dont s'est plainte son ancienne employée, car rien ne permettrait de comprendre cette évolution. Le défaut d'entretien de la place était propre, selon le cours ordinaire des choses et l'expérience de la vie, à entraîner des chutes par glissade. Il est donc une cause adéquate de la chute de la demanderesse le 18 novembre 1995. Il a été constaté que celle-ci avait ressenti immédiatement une douleur vive au poignet droit et une douleur moindre au poignet gauche. Les médecins se sont par la suite concentrés sur les lésions du pouce droit puis ont relevé que la demanderesse souffrait également de douleurs aux poignets. Compte tenu de ces éléments de fait, il y a donc lieu d'admettre un lien de causalité adéquate entre la chute liée au défaut d'entretien de la place et les blessures qui s'en sont suivies, qui comprennent aussi bien la lésion au pouce que les douleurs aux poignets ressenties du reste par la demanderesse immédiatement après sa chute.