Citation: 4A_431/2017 E. 5.3

5.3. On peine à comprendre ce que le recourant entend déduire en sa faveur de l'arrêt de renvoi lorsque, se prononçant sur la motivation de la cour cantonale, le Tribunal fédéral a écrit: " La cour cantonale ne pouvait pas non plus, au motif que l'employé n'aurait pas pu offrir ses services en raison de sa maladie, appliquer l'art. 324a CO. Qu'il soit tardif, justifié ou injustifié, le congé immédiat met fin aux rapports de travail; l'incapacité ultérieure du travailleur est sans incidence; il n'a plus à offrir ses services. ". Le Tribunal fédéral n'a pas voulu modifier par là le fait que l'indemnité à laquelle l'employé peut prétendre est limitée à ce qu'il aurait pu réclamer à son employeur en cas de maladie (sur les conditions pour un changement de jurisprudence, cf. ATF 136 III 6 consid. 3). Quoi qu'il en soit, la cour cantonale ayant alloué à l'employé deux mois de salaire, rien ne lui a été déduit du fait de sa maladie. En tant qu'il fait valoir qu'il aurait le droit de percevoir son revenu non seulement jusqu'à la notification de la résiliation immédiate le 17 septembre 2013, mais aussi - compte tenu du délai de congé légal de deux mois - jusqu'au 30 novembre 2013, le recourant méconnaît que, selon l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral, la résiliation immédiate est intervenue le 31 janvier 2013 et, partant, que c'est à cette date que se calcule le droit au salaire de l'art. 337c al. 1 CO, sans tenir compte d'une maladie ultérieure. Le Tribunal a déjà exclu dans son arrêt de renvoi toute résiliation immédiate " en deux parties ".