Citation: I 581/01 21.08.2002 E. 2

2.- Il résulte des différents certificats médicaux que l'intimé présente de multiples atteintes à la santé. Dans son rapport du 6 juillet 2000, le docteur Y.________ a posé les diagnostics de fibromyalgia probable versus troubles somatoformes, de rachialgies lombo-dorsales chroniques avec épisodes d'exacerbation, d'une hernie discale foraminale droite avec sciatalgie irritative non déficitaire droite, de cervicarthrose modérée compatible avec l'âge, de pseudarthrose du scaphoïde droit, de pseudarthrose de l'os crochu gauche, d'arthrose acromio-claviculaire bilatérale et polyarthrose débutante, de névrose d'assurance probable et de status après cure de hernie hiatale selon Nissen. Sous réserve d'investigations complémentaires, il situait le degré d'incapacité de travail entre 30 et 50 %. Alors que le médecin traitant a attesté une incapacité de travail de 100 %, les autres rapports médicaux, notamment celui du 4 février 1999 du docteur W.________, spécialiste en chirurgie et traumatologie, ceux des 10 mai et 11 juin 1999 des praticiens du service de rhumatologie, médecine physique et réhabilitation du Centre Hospitalier C.________, et celui du 1er juin 1999 des docteurs V.________ et U.________, médecins au Service de Psychiatrie S.________, ne font pas état d'une incapacité de travail. Au vu de ces nombreux avis médicaux, partiellement contradictoires, on doit constater qu'il existe tout de même suffisamment d'éléments pour que la question de la capacité de travail de l'intimé soit examinée de manière plus approfondie, contrairement à l'opinion du recourant qui s'en tient à sa décision de refus du 20 avril 2000. Dans ces circonstances et pour statuer en toute connaissance de cause, un complément d'instruction s'avère nécessaire. Il incombera à l'office recourant d'y procéder, en ordonnant notamment une expertise médicale, au besoin pluridisciplinaire. A l'issue de la procédure d'instruction complémentaire, il lui appartiendra de décider si des mesures médicales ou professionnelles sont nécessaires et/ou si l'intimé peut prétendre d'autres prestations de l'assurance-invalidité.