Citation: 6B_1229/2023 E. 2.2

2.2. En l'espèce, le recourant se plaint de ne pas avoir été assisté d'un défenseur d'office durant l'enquête administrative, de sorte que le grief du recourant doit être examiné au regard de l'art. 33 DPA. Les questions de fait ou de droit ne présentaient pas, dans le cas particulier, des difficultés que le recourant n'était pas en mesure de surmonter seul et qui imposaient la présence d'un avocat durant l'instruction. Le recourant est certes au bénéfice d'un CFC de boucher, sans formation complémentaire. Il a toutefois toujours travaillé dans l'entreprise familiale où il était responsable des commandes, achats, ventes et de la production depuis une dizaine d'années. Les réponses qu'il a données aux enquêteurs révèlent du reste qu'il maîtrisait le sujet de son interrogatoire, à savoir l'importation de viande en Suisse et les prescriptions douanières. Enfin, la peine finalement infligée reste une amende, certes d'un montant élevé, à l'exclusion d'une peine privative de liberté. Au vu de l'ensemble de ces circonstances, l'AFD n'était pas tenue de désigner au recourant un défenseur d'office pour cette phase de la procédure, et la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en confirmant cette décision.