Citation: 8C_697/2023 E. A

A.a. A.________, née en 1971, sans formation, a perçu une rente entière d'invalidité, fondée sur un taux d'invalidité de 80 %, du 1 er juillet au 30 novembre 2016 (décision de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel [ci-après: l'office AI] du 18 janvier 2018). En 2018, elle a trouvé un emploi à plein temps en tant qu'opératrice de production au sein d'une entreprise horlogère. À la suite d'un changement de poste au sein de cette entreprise, elle a présenté une incapacité de travail totale dès le 5 septembre 2018. A.b. Le 6 mars 2019, A.________ a déposé une nouvelle demande de prestations de l'assurance-invalidité. Après avoir recueilli les rapports médicaux des médecins consultés, le service médical régional de l'assurance-invalidité (SMR) a confié un examen rhumatologique au docteur B.________, spécialiste en médecine physique et réadaptation, ainsi qu'un examen psychiatrique au docteur C.________, spécialiste en psychiatrie. Dans leur rapport du 23 février 2022, ces médecins ont retenu, comme diagnostic influençant la capacité de travail, un trouble anxieux, sans précision (F41.9). Sur le plan psychiatrique, ils ont conclu à une incapacité de travail dans toute activité de 100 % du 5 septembre 2018 au 24 février 2019 et de 50 % du 25 février au 10 mars 2019. A partir du 11 mars 2019, la capacité de travail était de 70 % dans l'activité habituelle et totale dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles (moindre résistance au stress, fatigabilité en fin de journée, difficultés à soutenir une attention et concentration sur un travail routinier et monotone nécessitant un rendement important). Sur le plan rhumatologique, les médecins ont conclu à une capacité de travail totale dans l'activité habituelle, laquelle était adaptée aux limitations fonctionnelles (pas de port de charges supérieures à 10 kg, pas de marche à plat sans pause au-delà de 30 minutes, pas de montées et descentes répétées d'escaliers, pas de marche fréquente en descente ou en montée, pas de marche sur terrain irrégulier, pas d'activité en zone basse à genoux ou accroupie, pas d'activité prolongée au-dessus de la tête, pas de posture en porte-à-faux, pas de posture statique de la colonne cervicale ou de la colonne lombaire, pas de mouvements répétitifs de flexion-extension ou de rotation de la colonne vertébrale). Par projet de décision du 10 mars 2022, l'office AI a informé l'assurée de son intention de lui refuser l'octroi d'une rente d'invalidité, au motif qu'elle ne présentait pas d'incapacité de gain suffisante pour ouvrir le droit à une telle prestation. Compte tenu des objections de l'intéressée et d'un nouveau rapport de sa médecin traitante, la doctoresse D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, du 25 mai 2022, le cas a été soumis à l'appréciation du SMR, qui a constaté une divergence d'appréciation portant sur les diagnostics incapacitants et sur la capacité de travail de l'assurée (avis du 31 mai 2022). || a néanmoins retenu l'impartialité du docteur C.________ et le fait qu'aucun nouvel élément médical probant ne pouvait le faire départir de ses précédentes conclusions. Par décision du 22 juin 2022, l'office AI a confirmé son projet de refus de rente.