Citation: 5A_125/2025 E. 4.3

4.3. Dans une dernière critique, la recourante fait valoir que quand bien même elle ferait l'objet d'une limitation de ses droits civils, elle aurait néanmoins la capacité d'agir pour contester la résiliation du mandat qui la lie à son avocat, dans la mesure où une telle action relève de ses droits strictement personnels absolus, rappelant qu'elle lui a " donné procuration " pour qu'il la représente dans la procédure concernant la curatelle dont elle fait l'objet. L'arrêt attaqué verse dans l'arbitraire en ce qu'il méconnaît le caractère strictement personnel du droit de mandater un avocat protégé par l'art. 19c CC, entraînant une incapacité totale d'agir en justice, avec pour conséquence de lui entraver l'accès à la justice "de manière excessive et manifestement contraire au droit fédéral". La critique, guère motivée à suffisance de droit (cf. supra consid. 2), ne porte pas. La recourante se contente en effet, ici aussi, d'affirmations générales, en définitive sans s'en prendre au raisonnement de l'arrêt attaqué qui ne remet pas en cause, comme telle, la validité de la procuration du 30 janvier 2024 sur la base de laquelle elle a contesté la curatelle dont elle fait l'objet, mais sa pertinence pour la présente procédure, au vu de l'évolution des circonstances. La recourante laisse également intact le constat selon lequel elle n'a pas donné suite à l'exigence de production d'une procuration actualisée, ni ne remet en cause en tant que telle dite exigence formulée par l'autorité précédente, pour les raisons qu'elle évoque. Enfin, le droit de mandater un avocat ne saurait lui-même être qualifié comme tel de "droit strictement personnel absolu", les droits strictement personnels étant ceux qui appartiennent à une personne de par sa qualité d'être humain (sa personnalité) et qui portent sur des attributs essentiels de la personne, tels les biens de la personnalité ou l'aménagement de relations familiales (W ERRO/SCHMIDLIN, in : Commentaire romand, Code civil I, 2e éd. 2024, n° 3 ad art. 19c CC et les références). Ceci dit, n'est pas remis en cause le droit de mandater un avocat en lien avec des droits pour lesquels la personne concernée conserve des prérogatives et qu'elle entendrait faire valoir avec l'appui d'un mandataire, question que la recourante ne discute en définitive pas plus avant dans son argumentation. Autant que suffisamment motivé, le grief est rejeté.