Citation: I 15/06 21.12.2006 E. 3

3.1 Il est établi que la recourante présente un status après hémilaminectomie de L5/S1 gauche effectuée en décembre 1996, de petites hernies discales L2-L3 et L3-L4 à gauche, pas de récidive en L5-S1, une fibrose post-cicatricielle autour de L5-S1 à gauche et une cervicarthrose avec protrusions des disques entre C3 et C7. Cela n'est pas contesté devant la Cour de céans. 3.2 Les documents et rapports médicaux produits par la recourante en annexes à son mémoire du 29 décembre 2005 figurent déjà au dossier. Ils ont été pris en considération par l'intimé dans la décision sur opposition du 6 juin 2005 et par la juridiction de première instance dans le jugement attaqué du 22 novembre 2005. Les arguments de la recourante portent pour l'essentiel sur les souffrances et maladies qui sont les siennes. Celles-ci ont été prises en compte par les premiers juges dans leur examen de sa capacité de travail. Il se révèle que les examens objectifs effectués en 2003/2004 (radiographies, résonance magnétique) ont fait état d'une atteinte fonctionnelle moyenne, qu'il subsiste une limitation des mouvements du tronc et des manifestations occasionnelles algiques au membre inférieur gauche, que la colonne cervicale ne présente pas d'atteinte importante et que les protrusions discales entre C3 et C7, relevées sur le plan objectif, n'entraînent pas de limitations fonctionnelles déterminantes. Il ne subsiste pas d'atteinte radiculaire. Certes, le rapport d'examen neurologique du 2 mars 2004 fait état d'un syndrome douloureux à plusieurs niveaux (colonne cervicale, dorso-lombaire en particulier), mais cette symptomatologie algique est présente depuis longtemps et, malgré cela, la recourante a toujours travaillé à plein temps. L'employeur observe qu'elle rencontrait des difficultés dans son travail et devait, par exemple, changer souvent de position. Le point de savoir si la recourante, comme elle le prétend, a dû abandonner son activité dans l'atelier de confection en raison de son état de santé ou si, comme l'ont retenu les premiers juges, son licenciement est intervenu pour des raisons économiques peut demeurer indécis. En effet (supra, consid. 2.2), ce sont les conséquences économiques objectives de l'incapacité fonctionnelle qu'il importe d'évaluer. Il y a lieu de se fonder sur les constatations du médecin de l'INSS espagnol, lequel indique dans son rapport médical détaillé du 4 mai 2004 que la patiente présentait un taux d'incapacité de travail de 20 à 30 % dans sa dernière activité. Selon le docteur R.________ (avis médical du 10 janvier 2005), l'activité dans la confection qu'elle a cessée en 2003 est médicalement toujours exigible, sans aucune restriction. Avec les premiers juges, il se justifie donc de retenir que la recourante serait à même de reprendre, dans une mesure supérieure à 60 %, une activité semi-sédentaire semblable à la précédente. C'est en vain qu'elle entend justifier son droit à des prestations de l'assurance-invalidité suisse par le fait que la sécurité sociale espagnole lui a reconnu un droit à une rente d'invalidité fondée sur une incapacité de travail permanente et totale. Ainsi qu'on l'a vu (supra, consid. 2.1), un tel fait ne saurait lier les organes chargés de déterminer le taux d'invalidité selon le droit suisse.