Citation: 6B_663/2014 E. 11.3.2

11.3.2. L'invocation des art. 3 et 107 CPP, pour fonder le dépôt de sa déclaration écrite, n'est en outre d'aucun secours au recourant. S'il est exact que ces dispositions visent à garantir au prévenu le droit de s'exprimer, elles ne font que codifier les principes dégagés du droit d'être entendu et n'accordent pas de droit plus étendu. Quant aux art. 143 al. 6 et 145 CPP, le recourant ne fait qu'évoquer leur contenu sans exposer en quoi ils auraient permis le dépôt d'une déclaration écrite. Il apparaît douteux que son argumentation soit suffisamment motivée au regard des exigences de l'art. 42 al. 2 LTF. Quoi qu'il en soit, comme exposé, l'art. 143 al. 6 CPP ne permet pas à la personne entendue de déposer sur la base de ses notes écrites, encore moins en remplaçant ses déclarations par le dépôt d'une déclaration écrite. En outre, comme l'admet lui-même le recourant, le TPF a accepté de verser au dossier les pièces annexées à la déclaration écrite que souhaitait produire le recourant, respectant ainsi l'art. 146 al. 6 CPP. Enfin, l'art. 145 CPP doit rester une exception s'agissant du prévenu.