Citation: 6B_530/2019 E. B

Par jugement du 7 février 2019, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois, statuant à la suite de l'arrêt de renvoi du 9 novembre 2018, a rejeté l'appel formé par X.________ contre le jugement du 17 août 2017 et a confirmé celui-ci. La cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. X.________, de nationalité libanaise, est né en 1972. Entre 1996 et 2001, le prénommé a été condamné à de multiples reprises par les autorités libanaises, pour chèques sans provision, escroquerie et falsification. Le casier judiciaire suisse de X.________ fait par ailleurs état d'une condamnation, en 2004, pour blanchiment d'argent, escroquerie par métier et faux dans les titres. Il a été retenu que ce dernier avait été membre d'une organisation criminelle internationale réalisant à grande échelle des escroqueries de type " A.________ ", soit visant à appâter des victimes, par le biais d'Internet, pour les amener à verser des fonds aux escrocs. B.b. X.________ a fait la connaissance de B.________ à la prison de C.________. En mai 2006, ce dernier a été engagé par D.________ au sein de la société E.________ Sàrl. B.________ s'est ensuite associé, le 24 octobre 2006, avec D.________ notamment, pour créer la société F.________ SA. En novembre 2006, X.________ et G.________, avocat en Jordanie, ont contacté B.________ en vue de la création d'un centre d'affaires dans ce pays. En juin 2007, D.________ est sorti de la société F.________ SA et H.________ en est devenu administrateur. C'est dans ce cadre que X.________ a fait la connaissance du dernier nommé. D.________, B.________ et H.________ ont tous trois signé, le 25 juillet 2007, un document informant des risques, liés au blanchiment d'argent, de travailler avec une clientèle du Moyen-Orient et, plus particulièrement, avec X.________ et G.________. A sa sortie de prison, X.________ a créé un centre d'affaires en Jordanie, dénommé I.________, dans lequel il s'est associé à G.________ et J.________. Il est également devenu directeur général de la société K.________, dont le siège se trouvait en Jordanie et qui détenait des comptes auprès de la banque L.________. X.________ avait également accès à un compte bancaire ouvert auprès de la banque L.________, dont le titulaire était la société M.________. B.c. Dans la structure mise en place, X.________ avait pour rôle, dans un premier temps, de fournir à des escrocs des numéros de comptes bancaires sur lesquels ceux-ci pouvaient faire virer des fonds par des victimes et, dans un second temps, de collecter ces fonds afin de les transférer pour masquer leur origine. Agissant par l'intermédiaire de D.________, B.________ et H.________, X.________ a ainsi fait ouvrir et mis à disposition d'escrocs des comptes auprès de plusieurs banques - notamment un compte intitulé "N.________", détenu par E.________ Sàrl auprès de la banque O.________ -, dont cette dernière société et F.________ SA étaient titulaires, sur lesquels ont été virées de nombreuses sommes par des personnes victimes d'escroqueries de type " A.________ ". Une fois le produit des escroqueries versé par les victimes sur les comptes bancaires en question, D.________, B.________ et H.________ effectuaient, sur ordre de X.________, des virements au bénéfice des sociétés K.________ et M.________, ainsi que sur des comptes tiers. Ainsi, entre le 20 juillet et le 14 septembre 2007, l'équivalent de 196'983 fr. 63 a été versé sur les comptes jordaniens contrôlés par X.________, tandis que l'équivalent de 231'084 fr. a été viré auprès de tiers sur ordre du prénommé. En outre, un montant de 8'000 fr. a été fourni en liquide à l'intéressé par B.________. La somme de ces montants a donc atteint l'équivalent de 436'067 fr. 63. B.d. Lorsque les fonds concernés ont été bloqués sur le compte détenu par E.________ Sàrl auprès de la banque O.________, X.________ a transmis à D.________ des faux documents pour tenter de justifier les versements effectués sur celui-ci. Pour ce faire, X.________ a confectionné de fausses factures au nom de E.________ Sàrl, à l'adresse de prétendus investisseurs, destinées à justifier les versements opérés par des victimes d'escroqueries sur le compte en question. Il a également fabriqué des décomptes de prestations afin de justifier les avis de débit.