Citation: I 173/01 19.10.2001 E. 3

3.- a) Lorsque des expertises ordonnées au stade de la procédure administrative sont établies par des spécialistes reconnus, sur la base d'observations approfondies et d'investigations complètes, ainsi qu'en pleine connaissance du dossier, et que les experts aboutissent à des résultats convaincants, le juge ne saurait les écarter aussi longtemps qu'aucun indice concret ne permet de douter de leur bien-fondé (ATF 125 V 353 consid. 3b/bb, 122 V 161 consid. 1c et les références). b) En l'espèce, dans son rapport du 21 juillet 2000, l'expert B.________ a diagnostiqué des séquelles d'un accident de la circulation du 26 avril 1986 avec un status après multiples interventions sur le poignet droit pour des séquelles de maladie de Kienböck avec, en dernier, une arthrodèse totale du poignet droit le 24 août 1998, avec également un status après plastie du ligament croisé antérieur du genou droit en 1991 pour lésion post-traumatique et des lombalgies chroniques post-traumatiques avec insuffisance discale lombaire associée à une anomalie de transition lombo-sacrée. Ce praticien a estimé que l'activité de chauffeur de poids lourds ne pouvait plus être exigée, l'assuré n'étant plus en mesure de porter des charges excédant 10 kg, en raison de l'arthrodèse au poignet droit. Il a fixé par ailleurs la capacité de travail du recourant à 80 %, au moins, à partir de décembre 1999, environ, dans une activité adaptée - à temps complet - où l'assuré pourrait éviter de rester longtemps dans la même position, d'adopter des postures pénibles pour le dos et de porter de lourdes charges (maximum 10 kg). Le rapport de l'expert B.________ remplit toutes les exigences requises par la jurisprudence précitée pour qu'on puisse lui accorder pleine valeur probante et s'appuyer sur ces conclusions. c) Jointe au recours de droit administratif, la simple déclaration du médecin traitant, le docteur C.________, selon laquelle le recourant présente une incapacité de travail de 100 % jusqu'au 29 décembre 2000 et de 50 % pour les mois de janvier et de février 2001 - incluse dans une "feuille-accident LAA" ne portant pas de date et donnée sans aucune explication - n'est pas de nature à faire douter du bien-fondé du rapport d'expertise. d) Conformément aux conclusions de l'expert B.________, il y a ainsi lieu de retenir que le recourant jouit, depuis décembre 1999, d'une capacité de travail de 80 % au moins dans une activité adaptée à son handicap, soit une occupation permettant d'alterner les positions, d'éviter les postures pénibles pour le dos et le port de charges supérieures à 10 kg.