Citation: 9C_95/2017 E. 5

Les griefs du recourant sont mal fondés. En effet, contrairement à ce que celui-ci soutient d'abord, les premiers juges n'ont pas écarté les rapports médicaux qu'il avait produits sans motivation. Ceux-ci ont été soumis à l'appréciation des médecins-conseil de l'AI, qui, par prises de position des 7 février et 1er août 2014, ont retenu qu'ils n'étaient pas de nature à remettre en cause le résultat de l'expertise pluridisciplinaire. Les docteurs G.________ et F.________ ont confirmé l'amélioration de l'état de santé psychique et l'absence d'atteinte somatique significative. Dès lors que le recourant se contente uniquement d'opposer l'avis des médecins traitants à celui des experts, sans mettre en évidence de manière précise des éléments objectivement vérifiables qui auraient été ignorés par les seconds et seraient suffisamment pertinents pour remettre en cause le point de vue de l'instance précédente, son argumentation ne suffit pas à démontrer le caractère arbitraire de l'appréciation des premiers juges. Par ailleurs, contrairement aux allégations du recourant, la seule existence d'avis médicaux contradictoires ne suffit pas encore à justifier la mise en oeuvre d'une expertise judiciaire. Le juge est en effet en droit de renoncer à accomplir certains actes d'instruction du moment que, au terme d'une appréciation consciencieuse des preuves, il arrive à la conclusion que d'autres mesures probatoires supplémentaires ne pourraient modifier son appréciation (sur l'appréciation anticipée des preuves, cf. ATF 135 V 465 consid. 4.3.2 p. 469). Au demeurant, comme l'a justement souligné la juridiction de première instance, les documents produits par l'assuré font avant tout état de diagnostics somatiques, sans satisfaire aux exigences en matière de valeur probante, ni contenir d'indications sur l'évolution des troubles psychiques. On ne saurait dès lors reprocher aux premiers juges d'avoir apprécié les preuves de manière arbitraire. Le recours est donc entièrement mal fondé.