Citation: 5A_191/2013 E. 4.3.1

4.3.1. La motivation cantonale développée pour le dernier groupe d'appelés en cause - à savoir la soeur de P.X.________ et les neveux et nièce de celui-ci - se rapproche de celle formulée pour le premier groupe (consid. 4.1 supra). A l'exception de L.X.________ - domiciliée en Suisse -, le premier juge a considéré que la recourante, qui ne disposait pas de la qualité d'héritière, ne pouvait attraire les intéressés, qui soulevaient l'incompétence des tribunaux suisses, ni sur la base d'une action successorale (art. 86 LDIP), ni sur la base de l'art. 3 LDIP. Le magistrat a ensuite relevé que ni les conclusions reconventionnelles des défendeurs, ni les moyens invoqués dans leur réponse ne justifiaient l'appel en cause des intéressés, de sorte qu'attraire ceux-ci à la procédure pendante reviendrait simplement à étendre le procès à d'autres litiges, notamment la succession de P.X.________. A titre subsidiaire, le premier tribunal a conclu que les conclusions formulées par la recourante étaient vouées à l'échec dès lors qu'elle n'avait aucun intérêt à l'appel en cause puisqu'elle ne disposait d'aucune action contre les appelés, ni de droits réels sur les biens réclamés, l'objectif consistant en fin de compte à détourner l'appel en cause de son objectif. La cour cantonale a tout d'abord considéré - en relation avec la première motivation ci-dessus - que les trois appelés domiciliés à l'étranger ne pouvaient être attraits devant les tribunaux suisses, en tant que, comme retenu par le premier juge, aucune action de nature successorale, ni même d'action fondée sur un acte illicite (pour M.X.________ exclusivement) ne pouvait être invoquée à leur encontre: il ne pouvait ainsi y avoir de fausse application des art. 86 et 129 LDIP, l'argumentation de la recourante sur la prétendue violation de cette dernière disposition étant appellatoire dans la mesure où elle reposait sur des faits qui n'avaient pas été établis. En lien avec la troisième motivation sus-évoquée, la cour cantonale s'est ensuite ralliée à l'opinion du premier juge, ajoutant qu'une action de la recourante contre les défendeurs était suffisante pour que lui fussent délivrés les objets visés par le legs, voire pour fonder une prétention compensatoire en dommages-intérêts en l'absence de délivrance.