Citation: 5C.38/2003 31.03.2003 E. D

Le 17 juillet 2000, X.________ Assurances a confié une expertise au Dr B.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, qui a examiné l'intéressée les 8 et 28 août 2000. Dans son rapport du 15 novembre 2000, ce praticien indique qu'il existe une relation entre l'accident du 21 janvier 2000 et les troubles psychiques constatés par le Dr A.________, "bien que les symptômes se greffent sur la personnalité antérieure de l'expertisée"; il estime que sans une reprise d'activité progressive, "le pronostic est mauvais". Au vu des éléments contenus dans cette expertise, X.________ Assurances a écrit à Y.________ qu'elle limitait au 31 janvier 2001 la prise en charge de l'accident. Le 14 février 2001, le Dr B.________ a de nouveau examiné l'intéressée en tant qu'expert psychiatre. Dans son rapport adressé à X.________ Assurances, il a indiqué que la patiente avait retrouvé une pleine capacité de travail dès le 14 février 2001. Le 13 mars 2001, X.________ Assurances a dès lors écrit à son assurée qu'elle cessait ses prestations avec effet au 14 février 2001. Le Dr C.________, le Dr D.________ et la Doctoresse E.________ ont contesté le point de vue exprimé le 14 février 2001 par le Dr B.________; au vu du tableau clinique constaté et de l'évolution de leur patiente, ils réalisent avec peine comment celle-ci peut présenter une pleine capacité de travail dès la mi-février 2001. Dans un nouveau rapport du 9 mai 2001, le Dr B.________ a confirmé que la capacité de travail de l'intéressée est complète dès le 14 février 2001. En revanche, dans un certificat médical du 28 juin 2001, la Doctoresse E.________ estime que l'intéressée est en incapacité totale de travail du 21 janvier 2000 au 15 juillet 2001 et qu'une reprise du travail est possible dès le 16 juillet 2001; dans un certificat médical du 21 août 2001, elle atteste que l'intéressée peut reprendre le travail à 40% dès le 21 août 2001.