Citation: 6P.176/2004 11.01.2005 E. 6

Enfin, le recourant se plaint d'une violation de l'art. 41 ch. 1 CP. Selon l'art. 41 ch. 1 al. 1 CP, le sursis à l'exécution d'une peine privative de liberté peut être octroyé si la durée de la peine n'excède pas dix-huit mois et si les antécédents et le caractère du condamné font prévoir que cette mesure le détournera de commettre d'autres crimes ou délits. Lorsqu'une peine complémentaire doit être prononcée en application de l'art. 68 ch. 2 CP, une jurisprudence constante permet qu'elle soit assortie du sursis seulement si, ajoutée aux peines principales, elle ne représente pas une détention de plus de dix-huit mois (ATF 109 IV 68 consid. 1 p. 69 s.). En l'espèce, la condition objective du sursis n'est pas réalisée puisque la peine d'ensemble est de vingt-deux mois. Il n'appartenait pas à l'autorité cantonale d'examiner si, compte tenu de la situation personnelle du recourant, il ne convenait pas de réduire la peine d'ensemble à dix-huit mois pour pouvoir octroyer le sursis. En effet, selon la jurisprudence, le juge doit procéder à cet examen seulement si la peine privative de liberté qu'il envisage de prononcer n'est pas d'une durée nettement supérieure à dix-huit mois, c'est-à-dire seulement si elle n'excède pas vingt et un mois (ATF 127 IV 97 consid. 3 p. 101; 118 IV 337 consid. 2c p. 339 s.). Comme la condition objective du sursis n'est pas réalisée, l'autorité cantonale n'avait pas à examiner la condition subjective du sursis. L'argumentation du recourant relative au pronostic favorable n'est dès lors pas pertinente. Elle doit être rejetée.