Citation: 6B_4/2020 E. 6.3.2

6.3.2. Que C.________ ait pu " pousser " L.________ (désignée comme "la femme ") " à se faire de l'argent ", qu'elle ait pu vouloir la faire taire face aux autres prostituées sur les véritables liens existant entre elle-même et B.________ ou encore qu'elles aient pu partager une chambre (ou peut-être un studio; dossier cantonal, conversation no 15341 du 22 janvier 2017 à 10h37) ne signifie pas encore que l'une aurait exploité l'autre. Dans la suite de la conversation citée par le recourant, A.________ précise, après avoir dit que C.________ (décrite, par ailleurs, comme paresseuse; dossier cantonal, Conversation no 19551 du 31 janvier 2017 à 10h16) poussait " l'autre " à se faire de l'argent, que les deux femmes s'encourageaient mutuellement, pouvaient se rendre ensemble chez un client, accepter deux clients s'ils se présentaient ou aller les deux avec un client, ce que C.________ acceptait alors qu'elle avait toujours dit qu'elle ne l'accepterait jamais (dossier cantonal, p. 8899a, conversation du 20 janvier 2017 à 18h22). Ces éléments plaident plutôt en faveur d'une certaine complicité des deux femmes dans leur activité. Et il ressort aussi des conversations enregistrées que " la femme ", ou L.________ (jugement de première instance, consid. H.1 p. 18) ne donnait pas satisfaction, parce qu'elle restait assise à côté des clients sans leur demander à boire, la faute en incombant à C.________ (dossier cantonal, conversation audio no 14023 du 20 janvier 2017 à 18h43), respectivement qu'elle manquait de savoir-vivre (dossier cantonal, conversation audio no 15706 du 22 janvier 2017 à 12h41), ce qui peut également expliquer qu'elle n'ait plus disposé d'argent au moment de quitter aaa, bien qu'elle ait travaillé durant les semaines précédant son départ. Quant à l'autre conversation citée par le recourant à propos de dettes, il suffit de relever que le dossier fourmille de relations pécuniaires entre les intéressés soit, en particulier, entre les prostituées et que même le terme français " dette ", utilisé pour " créance " en roumain (comme le recourant l'a fait noter dans un procès-verbal d'audition; dossier cantonal, p. 3042), n'est pas dénué d'ambiguïté dans les traductions, pas toujours claires des conversations issues de la surveillance de l'appartement de A.________.