Citation: 8C_23/2024 E. 4.3

4.3. En tant que la recourante oppose tout d'abord l'avis de son médecin traitant à celui du "médecin des assurances", elle perd de vue que le docteur D.________ n'est pas employé par l'intimée et ne peut pas être considéré comme un médecin interne à l'assureur-accident, contrairement à ce qui serait le cas pour le docteur E.________ dans le cas d'espèce. En outre, la recourante se limite à affirmer que l'avis du docteur C.________ aurait dû susciter des doutes auprès de la juridiction cantonale au point d'ordonner une expertise judiciaire. Ce faisant, elle ne parvient pas à démontrer que les premiers juges auraient violé les règles d'appréciation des preuves en appliquant des exigences trop élevées à la possibilité pour l'assurée de soulever des doutes sur une appréciation médicale. L'avis de son médecin traitant n'apporte en effet aucun élément concret que le docteur D.________ aurait ignoré dès lors que dans son attestation du 29 octobre 2021, rendue après l'examen par le docteur D.________ et la reddition de la décision mettant fin aux indemnités journalières, le docteur C.________ a prescrit une prolongation de l'incapacité de travail de la recourante jusqu'au 31 décembre 2021, sans toutefois la motiver, ni indiquer en quoi l'activité habituelle n'était pas exigible sur le plan médical, en listant par exemple des limitations fonctionnelles ou en faisant référence à un nouvel examen clinique. Il a simplement mentionné que l'état de santé de la recourante nécessitait la poursuite des soins de rééducation de la main gauche, sans préciser leur nature, leur durée, ni le cas échéant en quoi ces soins empêcheraient la reprise de l'activité professionnelle. Ainsi que l'ont constaté les premiers juges, le dernier rapport du docteur C.________ du 6 juillet 2022 n'apporte pas d'élément déterminant non plus, puisqu'il mentionne seulement la nécessité de soins de rééducation et du port d'une orthèse dynamique, qui avaient entraîné un arrêt de travail nécessaire et indispensable. Ce faisant, il ne s'est pas distancé de l'avis du docteur D.________ et n'a pas non plus pris position sur la capacité de travail de la recourante durant les deux mois litigieux dans cette attestation. On ajoutera qu'une évaluation médicale complète et approfondie, telle que celle du docteur D.________, ne saurait être remise en cause au seul motif qu'un médecin a une opinion divergente. Il ne peut en aller différemment que si ledit médecin fait état d'éléments objectivement vérifiables - de nature notamment clinique ou diagnostique - qui auraient été ignorés et qui seraient suffisamment pertinents pour en remettre en cause les conclusions, ce qui, comme on vient de le voir, n'est pas le cas en l'espèce. Il n'y a dès lors pas lieu de s'écarter des constatations des premiers juges, qui au terme d'une discussion circonstanciée, ont retenu que la recourante disposait d'une pleine capacité de travail dans son activité habituelle et dans toute activité de bureau dès le 1 er novembre 2021.