Citation: 9C_115/2021 E. 3.2

3.2. Dans leur arrêt du 24 mai 2019, les premiers juges ont toutefois abouti à la conclusion que "[...] les créances en réparation du dommage fondées sur les décomptes 2009, 2010 et 2e trimestre 2011 [étaient] prescrites" (consid. 2.3). Cela signifie concrètement qu'ils ont explicitement constaté que le paiement du montant des créances, dont le recouvrement avait abouti à la délivrances des trois premiers actes de défaut de biens, ne pouvait plus être demandé, faute pour la caisse intimée d'avoir agi en responsabilité à l'encontre des recourants avant l'expiration du délai de prescription de deux ans qui avait débuté avec la délivrance des actes de défaut de biens mentionnés (cf. art. 52 al. 3 LAVS dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 janvier 2019). Ils ont dès lors annulé les décisions sur opposition du 15 mars 2017 (qui confirmaient les décisions du 9 décembre 2016) et ont renvoyé la cause à la caisse intimée pour qu'elle procède à un nouveau décompte du dommage qui tienne compte de la prescription du droit de demander la réparation de certaines créances et rende de nouvelles décisions (consid. 9 et dispositif du jugement cantonal).