Citation: I 60/05 27.04.2006 E. 3

En l'espèce, la comparaison des revenus doit se faire au regard de la situation existant en 2003 (cf. ATF 129 V 222). Les premiers juges ont fixé le revenu sans invalidité 2002 à 53'835 fr. en se fondant sur le gain annuel obtenu par le recourant en tant que coiffeur indépendant en 1993, soit l'année précédant celle au cours de laquelle il a subi une incapacité de travail de longue durée. Dès lors que le montant de 53'835 fr. correspond à celui revendiqué par l'assuré dans le cadre de la procédure cantonale et qu'il n'est plus contesté par l'intimé, aucune raison ne justifie de s'écarter de ce montant dans la comparaison des revenus. Après adaptation de ce montant à l'évolution des salaires selon l'indice des salaires nominaux pour les hommes de l'année 2003 (+ 1,3 %; La Vie économique, 7/8 2005, p. 99, B 10.3), on obtient un revenu sans invalidité de 54'535 fr. (valeur 2003). S'agissant du revenu d'invalide, on ne saurait tenir compte du gain moyen réalisable dans les activités liées à l'industrie manufacturière et aux transports terrestres retenues par l'administration, au regard du caractère trop peu représentatif et limitatif de ces occupations. Il convient plutôt, à l'instar des premiers juges, de se référer aux données salariales, telles qu'elles résultent des enquêtes sur la structure des salaires de l'Office fédéral de la statistique (ATF 126 V 76 consid. 3b/aa et bb). En l'espèce, compte tenu des activités adaptées de substitution que pourrait exercer le recourant, le salaire de référence est celui auquel peuvent prétendre les hommes effectuant des activités simples et répétitives (niveau de qualification 4) dans le secteur privé, soit en 2002, 4'557 fr. par mois ou annuellement 54'684 fr. (Enquête suisse sur la structure des salaires 2002, [ESS], p. 43, TA1). Comme les salaires bruts standardisés tiennent compte d'un horaire de travail de quarante heures, soit une durée hebdomadaire inférieure à la moyenne usuelle dans les entreprises en 2002 (41,7 heures; La Vie économique, 7/8 2005, p. 98, B 9.2), ce montant doit être porté à 57'008 fr. Après adaptation de ce chiffre à l'évolution des salaires selon l'indice des salaires nominaux pour les hommes de l'année 2003 (+ 1,3 %; La Vie économique, 7/8 2005, p. 99, B 10.3), on obtient un revenu annuel de 57'749 fr. Au regard de la capacité résiduelle de travail du recourant (70 %), il y a lieu de ramener ce montant à 40'424 fr. Ce montant doit encore être réduit, afin de tenir compte de l'ensemble des circonstances personnelles et professionnelles du cas particulier, par exemple de certaines limitations liées au handicap et à l'âge. En l'espèce, la déduction maximale retenue par l'administration et les premiers juges apparaît justifiée au regard des circonstances. Il en résulte un revenu d'invalide de 30'318 fr. (valeur 2003). La comparaison avec le revenu sans invalidité de 54'535 fr. conduit à un degré d'invalidité de 44 % (le taux de 44,4 % étant arrondi au pour cent inférieur [ATF 130 V 122 s. consid. 3.2; SVR 2004 UV Nr. 12 p. 44]). Ce taux ouvre droit à un quart de rente. Il s'ensuit que le jugement entrepris n'est pas critiquable dans son résultat et que le recours se révèle mal fondé.