Citation: I 317/99 10.02.2000 E. C

C.- Quelques jours auparavant, le 4 décembre 1996, C.________ avait présenté une demande de révision de la demi-rente d'invalidité en cours, en invoquant une aggravation de son état de santé. Dans un rapport du 27 décembre 1996 à l'intention de l'office de l'assurance-invalidité, le docteur G.________ a posé le diagnostic de fibromyalgie et d'état dépressif; il a attesté une incapacité de travail de 100 pour cent à partir du 5 janvier 1996. De son côté, le docteur B.________ a posé le diagnostic de polyinsertionnite, de cervicoscapulagie, tout en soulignant que l'état de santé de la patiente était resté stationnaire depuis 1993, le syndrome douloureux diffus étant relativement bien contrôlé par le repos, l'épargne lors des activités de la vie quotidienne, la physiothérapie et les antalgiques (rapport du 3 janvier 1997). Dans une note du 19 mars 1997, le docteur L.________, médecin de l'Office cantonal genevois de l'assuranceinvalidité, a estimé que l'état de santé de l'assurée ne s'était pas aggravé depuis 1993. Le 6 mai 1997, le docteur G.________ a envoyé à l'office de l'assurance-invalidité un certificat dans lequel il indiquait avoir proposé à la patiente un arrêt de travail, à 100 pour cent, depuis le 6 mars 1995 déjà, mais que l'intéressée avait voulu travailler encore à mi-temps; elle avait finalement accepté l'arrêt de travail prescrit, parce qu'elle «ne pouvait plus aller de l'avant». Dans une nouvelle note, du 21 août 1997, le docteur L.________ a relevé qu'il n'y avait pas d'éléments médicaux nouveaux : l'affection rhumatismale se traduit essentiellement par des plaintes douloureuses, mais l'examen clinique ne révèle en général rien de très anormal hormis la présence de points de pression douloureux. En conséquence, selon le médecin de l'office, les informations fournies par le docteur G.________ ne remettaient pas en cause l'appréciation du docteur B.________. Par décision du 23 août 1997, l'office de l'assuranceinvalidité a rejeté la demande de révision, au motif que le degré d'invalidité ne s'était pas modifié dans une mesure propre à entraîner une augmentation du droit à la rente.