Citation: 4C.212/2004 25.10.2004 E. A

Par lettre du 23 avril 1992, qui tient lieu de contrat, A.________ a été engagé par la banque X.________ SA (ci-après: la banque) en tant que directeur adjoint, à compter du 1er juillet 1993. Le salaire mensuel brut s'élevait à 17'693 fr. payable 13 fois par an. De même la banque s'était engagée à payer un bonus annuel "basé sur la profitabilité des affaires générées par vous-même et par votre groupe et sur la profitabilité générale de la Banque. Vos bonus pour 1993 et 1994 seront au minimum de Fr. 40'000.-- par année". Le salaire de A.________ a régulièrement été augmenté et s'élevait à 275'000 fr. en 1997. Dès 1997, la banque a attribué une partie du bonus dans un fonds spécial géré par un trust en faveur des employés, selon un "plan de fidélisation à long terme". Le bonus de A.________ s'est monté à 318'750 fr. pour 1997, 380'000 fr. pour 1998 et 320'000 fr. pour 1999. Sur ces bonus, au total 94'500 £ ont été affectés au trust, pour compte de A.________. Celui-ci a été informé du fait que la période d'investissement dans le trust pouvait être de trois, cinq ou sept ans et que ses administrateurs pouvaient ne rien lui verser s'il n'était plus employé de la banque. Jusqu'en 1998, A.________ a également perçu divers montants, variant entre 2'000 fr. et 7'000 fr. par année, au titre de "profit sharing". A.________ a résilié le contrat de travail pour le 31 juillet 2000. Un litige est alors survenu au sujet de la restitution des bonus investis dans le trust. A.________ a fait notifier un commandement de payer à la banque.