Citation: 6B_480/2017 E. 1.4

1.4. Après avoir longuement exposé la portée et l'importance du principe "in dubio pro reo", le recourant développe une argumentation largement appellatoire, par laquelle il critique l'attitude de la cour cantonale, présente sa propre version des événements et commente la pertinence des conclusions des expertises, sans démontrer en quoi l'autorité précédente en aurait tiré des conclusions insoutenables. S'agissant de la vitesse et de la trajectoire de F.A.________, la cour cantonale a retenu que le motocycliste roulait au centre de la chaussée lorsque le recourant l'avait aperçu. Le recourant soutient qu'il serait possible que l'intéressé eût alors circulé sur la voie de gauche. A l'appui de cette hypothèse, il invoque les conclusions des rapports d'expertise de H.________, aux termes desquelles on ne pouvait exclure la version des faits du recourant. Or, lesdites conclusions ne confirment en aucune manière que le motocycliste aurait circulé sur la voie de gauche, mais s'attachent à la manoeuvre de déport qu'aurait pu effectuer le recourant. Il n'apparaît ainsi nullement que l'autorité précédente se serait, comme le prétend le recourant, écartée de l'expertise sur ce point. Le recourant critique ensuite certaines formules ressortant du rapport des experts I.________/J.________, auxquels il reproche en particulier de ne pas avoir su se montrer davantage affirmatifs. Il n'expose cependant nullement en quoi la cour cantonale en aurait tiré des conclusions insoutenables. Le recourant prétend encore avoir toujours expliqué que le motocycliste circulait sur la voie de gauche. Il se réfère, sur ce point, à ses déclarations du 9 juillet 2011, dont il ressort pourtant que l'automobiliste a vu F.A.________ rouler "proche du centre de la chaussée" et a eu l'impression que le prénommé allait "terminer" sur sa propre voie de circulation. Par ailleurs, il prétend qu'en déclarant à plusieurs reprises durant la procédure avoir aperçu le motocycliste arriver "face" à lui, il aurait entendu indiquer que ce dernier circulait sur la voie de gauche, ce qui ne correspond toutefois manifestement pas au sens des propos en question. Le recourant ne démontre ainsi nullement en quoi la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant, sur la base de ses déclarations du 9 juillet 2011 et du témoignage de G.________ - qui a expliqué avoir vu F.A.________ rouler "plutôt au milieu de la route" -, que ce dernier circulait au milieu de la chaussée mais non sur la voie de gauche. Le recourant discute ensuite librement la qualité des expertises judiciaires et des rapports d'analyses qu'il a produits au dossier. Il soutient en particulier que les experts I.________/J.________ ne pouvaient conclure que sa version des faits n'était pas plausible, alors que l'expert H.________ ainsi que les techniciens auxquels il avait demandé des analyses étaient arrivés à une conclusion inverse. Dès lors que la cour cantonale ne s'est nullement fondée sur les conclusions critiquées pour établir les faits, on ne distingue cependant pas la pertinence de cette argumentation, au demeurant purement appellatoire. Concernant sa propre trajectoire avant et pendant l'accident, le recourant fait grief à la cour cantonale de s'être écartée des expertises judiciaires. Son argumentation est irrecevable dans la mesure où elle s'attache au jugement de première instance, puisque seul le jugement de la cour cantonale fait l'objet du recours devant le Tribunal fédéral (art. 80 al. 1 LTF). Elle est par ailleurs appellatoire et, partant, irrecevable, dans la mesure où elle consiste à reprocher à l'autorité précédente d'avoir recouru à une "stratégie oratoire Schopenhauerienne de discréditation" permettant de relever des "mini-contradictions" dans ses déclarations afin de les discréditer, sans toutefois préciser ni démontrer quelles conclusions insoutenables auraient été tirées de ses propos par la cour cantonale. Pour le reste, le recourant reproche à l'autorité précédente de ne pas avoir suivi les conclusions des experts. Il n'indique cependant pas en quoi il aurait été arbitraire de constater que ces derniers avaient fondé leurs calculs sur la prémisse selon laquelle l'automobiliste avait donné un coup de volant brusque à gauche, puis un coup de volant à droite pour redresser le véhicule avant de freiner, alors que cette manoeuvre ne ressortait nullement de la description des événements fournie par le recourant. Ce dernier n'expose pas non plus dans quelle mesure, une fois ce constat fait, l'autorité précédente aurait retenu de manière insoutenable qu'il était impensable que l'automobiliste, s'il avait roulé en tenant sa droite, eût choisi non pas de serrer ce côté de la chaussée mais de viser un point de fuite sur la gauche afin de changer de voie. Enfin, le recourant ne démontre pas en quoi la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en considérant qu'à défaut d'un coup de volant brusque permettant un déplacement latéral de 2 m sur la gauche - manoeuvre qui n'avait pas été rapportée par l'automobiliste - seul un déport vers la gauche depuis une position proche du centre de la chaussée permettait d'expliquer la position de l'automobile lors du choc. En définitive, le recourant ne démontre pas en quoi la version des faits de la cour cantonale serait insoutenable, ni en quoi celle-ci aurait apprécié les preuves de manière arbitraire. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.