Citation: 1C_249/2015 E. 9.2

9.2. Comme indiqué ci-dessus (cf. consid. 3.2.2), la recourante soutient que dès lors que le bâtiment B est projeté en limite de sa propriété, elle n'aura d'autre choix, si elle entend construire, que de réaliser son projet dans le prolongement immédiat de cet immeuble, auquel elle devra s'aligner. Dès lors que le quota de logements sociaux du bâtiment B a été transféré au bâtiment A', la recourante affirme que sa future construction devra compenser ce manque de logements sociaux, en plus de la réalisation de son propre quota imposé par l'art. 4A al. 1 LGZD. Elle prétend par ailleurs - et pour peu qu'on la comprenne - que sa future construction devra être en tout point identique au bâtiment B tel que prévu "par [l']autorisation de construire et ses dérogations". A l'appui de son grief, la recourante livre des explications confuses fondées sur le transfert de SBP entre les parcelles nos 10446 et 10447 pour la réalisation du bâtiment A'. Outre que les calculs opérés par la recourante apparaissent erronés pour les motifs exposés au consid. 2.3 ci-dessus, on peine à comprendre l'influence de ce transfert sur la réalisation future de logements sociaux sur sa propre propriété. On ne voit pas non plus, à l'aune de ses explications, en quoi la redistribution du quota de logements sociaux entre deux projets de constructions indépendants de la future réalisation qu'elle pourrait entreprendre pourrait influencer celle-ci; il faut à cet égard, avec le DALE, reconnaître qu'au vu du texte de l'art. 4A al. 1 let. a et b LGZD, chaque projet de construction, considéré individuellement, doit respecter les obligations imposées en matière de réalisation de logements subventionnés. Par ailleurs, dès lors qu'il n'est en l'espèce pas critiquable d'autoriser une réalisation partielle du PLQ (cf. consid. 7 ci-dessus) et que la conformité du projet B n'est pas valablement remise en cause (cf. consid. 6.3 ci-dessus), contester - comme le fait la recourante - devoir construire dans l'alignement de ce dernier bâtiment, alors même que cette configuration s'impose de par le PLQ, revient à mettre en cause à titre préjudiciel les choix opérés lors de son adoption, ce qui n'est pas admissible d'après la jurisprudence (cf. ATF 121 II 317 consid. 12c p. 346). En outre, contrairement à ce qu'affirme la recourante, sa future construction ne devra pas être strictement identique à la construction B; ses choix architecturaux seront certes limités par l'implantation (art. 3 al. 1 LGZD dans sa version antérieure au 21 mars 2015; à ce propos voir consid. 6.1.1 ci-dessus) et les gabarits imposés par le PLQ, mais, sous cette réserve, elle conserve ses prérogatives de propriétaire dans la réalisation d'un futur projet; on relèvera d'ailleurs à cet égard que les bâtiments A et A', présentent des différences architecturales notables à la lumière des plans d'enquête (dispositions des fenêtres, balcons, etc.) en dépit de leur contiguïté imposée par le PLQ. Pour le surplus, la recourante ne prétend à juste titre pas que le PLQ ne reposerait pas sur une base légale (LGZD). Dans ces circonstances, on ne discerne pas que la recourante soit soumise à un régime juridique différent des autres propriétaires concernés par le PLQ, lequel repose de surcroît sur une loi au sens formel et poursuit un intérêt public à la création de logements (cf. consid. 7.2); il s'ensuit qu'en tant qu'il porte sur une violation des art. 8 et 26 al. 1 Cst., le recours est infondé.