Citation: 6B_1080/2013 E. 2.2

2.2. Comme le prescrit l'art. 147 al. 2 CPP, celui qui fait valoir son droit de participer à la procédure ne peut pas exiger l'ajournement de l'administration des preuves. Cette disposition permet d'administrer des preuves en cas d'urgence, même si les parties ne peuvent se libérer à brève échéance. Lorsque, pour des motifs impérieux, le conseil juridique ou la partie non représentée n'ont pas pu y prendre part, ils peuvent demander que l'administration des preuves soit répétée. Les parties autorisées à prendre part à des séances, par exemple pour assister à l'audition d'un témoin, doivent être averties aussi vite que possible de la date de l'audience, mais n'ont pas pour autant un droit à la faire déplacer à leur convenance si le terme fixé ne leur convient pas ( JO PITTELOUD, Code de procédure pénale suisse, 2012, n° 366, p. 238). La partie ou son conseil juridique peut renoncer à participer à l'administration d'une preuve. La preuve qui n'a pas été administrée en présence de la partie ou de son conseil juridique pourra être utilisée à son encontre lorsqu'aucune requête tendant à une confrontation n'a été déposée en temps utile ( OLIVIER THORMANN, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, n° s 14/15 ad art. 147 CPP). Le prévenu doit requérir la confrontation et son silence à cet égard jusqu'au terme des débats de première instance permet d'en inférer qu'il y a renoncé ( JEANNERET/KUHN, op. cit., n° 4055).