Citation: 9C_13/2023 E. A

A.________ Sàrl (ci-après: la société), sise à B.________, a pour but la distribution et le commerce national et international de produits naturels dans le domaine de la santé, de la cosmétique et de l'alimentation. Elle est affiliée en tant qu'employeur auprès de la Caisse AVS de la Fédération patronale vaudoise (ci-après: la caisse de compensation). C.C.________ et D.C.________, alors domiciliés à B.________, en ont été les associés gérants avec signature individuelle depuis le 11 février 1999. A compter du 26 octobre 2015, D.C.________ est devenu associé gérant président avec signature individuelle, tandis que C.C.________ est restée associée gérante avec signature individuelle; leur fils, E.C.________, a été inscrit en qualité de directeur, avec signature individuelle. Le 15 avril 2016, les époux C.C.________ et D.C.________ ont quitté le canton de Vaud pour s'établir à l'étranger, à F.________. A la suite d'un contrôle d'employeur portant sur la période de janvier 2015 à décembre 2018, la caisse de compensation a réclamé à A.________ Sàrl le paiement de la somme de 151'292 fr. 40, par décision du 24 février 2020, confirmée sur opposition le 3 août suivant. Ce montant correspondait à la reprise des cotisations paritaires, frais d'administration et intérêts moratoires compris, en faveur des époux C.C.________ et D.C.________, sur des rémunérations versées entre le 1er juin 2016 et le 31 décembre 2018. En bref, la caisse de compensation a considéré que les rémunérations versées par A.________ Sàrl à C.C.________ et D.C.________, puis celles que la société avait versées sur un compte bancaire de la société G.________, basée à l'étranger (H.________) et détenue par les époux C.C.________ et D.C.________, à titre d'honoraires en faveur de ceux-ci en 2017 et 2018, constituaient un salaire déterminant d'une activité lucrative dépendante soumis aux cotisations sociales.