Citation: 6B_114/2013 E. 6

Le recourant invoque une violation de l'art. 47 CP. Il affirme que la cour cantonale n'aurait pas tenu compte de certains éléments, comme sa prise de conscience, la détresse personnelle dans laquelle il se trouvait au moment des faits ou la médiatisation de l'affaire. La cour cantonale a nié une réelle prise de conscience (cf. jugement p. 74). Le recourant ne démontre pas que l'appréciation de la cour à cet égard relèverait d'une appréciation arbitraire des preuves. C'est donc de manière irrecevable qu'il se prévaut d'une prise de conscience. Par ailleurs, dans son analyse quant au sursis, la cour cantonale a exclu qu'au moment des faits, le recourant ait connu une situation financière, psychologique et sociale difficile (cf. jugement p. 75). Là non plus, il ne démontre pas que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en établissant les faits et en niant sa détresse personnelle. De manière générale, les différents éléments dont le recourant soutient qu'ils auraient été omis par la cour cantonale relèvent d'une argumentation purement appellatoire, laquelle est irrecevable (cf. supra consid. 2 in fine). Le recourant est d'avis que la cour cantonale ne pouvait pas se référer au jugement de première instance, ce qui serait contraire à l'art. 398 al. 2 et 3 CPP. La disposition précitée concerne le pouvoir d'examen de l'autorité d'appel. Elle n'exclut en soi pas, quand bien même il incombe à l'autorité d'appel de fixer la peine lorsqu'elle est saisie d'un appel non limité, que celle-ci puisse se référer dans une certaine mesure à l'appréciation contenue dans le jugement de première instance. Le recourant ne soutient pas en l'occurrence que le jugement attaqué ne contiendrait pas une motivation suffisante sur la peine mais se plaint plutôt de ce que la cour aurait omis de traiter certains éléments à propos desquels, comme indiqué ci-dessus, il se limite à une argumentation appellatoire, donc irrecevable. Le recourant reproche à la cour cantonale de n'avoir pas tenu compte dans la fixation de la peine de l'abandon de deux cas d'escroquerie et de quatre cas de faux dans les titres par rapport au jugement de première instance. La cour cantonale a exposé que l'abandon des infractions précitées ne justifiait pas une réduction de la peine vu la multiplicité des infractions commises. La quotité de la peine était adéquate au regard des infractions commises, de la culpabilité du recourant et de sa situation personnelle (cf. jugement p. 74). Il ressort du jugement attaqué (p. 45, 52 et 59) que le recourant a été condamné en première instance pour un vol, quinze escroqueries, trois tentatives d'escroqueries et soixante-sept faux dans les titres. Au vu du nombre très élevé des infractions retenues, il n'apparaît pas que les quelques infractions pour lesquelles le recourant a été libéré au stade de l'appel justifient une réduction de peine. Le recourant ne motive d'ailleurs pas son grief et ne cherche en particulier pas à démontrer que les infractions abandonnées auraient eu un poids déterminant sur la fixation de la peine. Leur abandon ne justifie donc pas à lui seul une réduction de celle-ci. Le recourant ne formule aucun autre grief recevable relatif à la fixation de la peine. Vu l'ampleur des infractions reprochées et le laps de temps important durant lequel elles ont été commises, on ne perçoit aucune violation du droit fédéral quant à la peine infligée.