Citation: 4A_188/2018 E. B

Après l'échec de la conciliation, l'employé a déposé sa demande, le 19 septembre 2014, à l'encontre de la société employeuse devant le Tribunal des prud'hommes de Genève. Il a conclu à ce que la défenderesse soit condamnée à lui payer le montant total de 169'155 fr.10, intérêts en sus (somme englobant les postes suivants : indemnité pour congé abusif, indemnité pour tort moral, indemnité pour longs rapports de travail, salaires d'octobre 2013 à mars 2014, indemnité pour vacances non prises, retenue illégitime sur salaire, dommage additionnel). Subsidiairement, il a réclamé le paiement de 7'913 fr.60 (salaire du mois d'octobre 2013, indemnité pour vacances non prises au mois d'octobre 2013). La défenderesse a conclu au déboutement du demandeur de toutes ses conclusions. Par jugement du 10 novembre 2016, le Tribunal des prud'hommes a condamné la défenderesse à verser au demandeur la somme brute de 30'902 fr.55 (solde du salaire jusqu'au 31 mars 2014), intérêts en sus, et elle a invité la partie qui en avait la charge à opérer les déductions sociales et légales usuelles. Il a rejeté les autres prétentions du demandeur. Par arrêt du 16 février 2018, la Chambre des prud'hommes de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté l'appel formé par le demandeur et admis partiellement celui exercé par la défenderesse. Réformant le jugement attaqué, elle a condamné celle-ci à verser à celui-là la somme brute de 25'444 fr. (solde du salaire jusqu'au 31 mars 2014), intérêts en sus.