Citation: 4A_37/2007 12.07.2007 E. 6

La recourante ne remet pas en cause la qualification juridique des contrats signés entre les parties, ni l'application de la norme SIA 118 s'agissant de la garantie des défauts. Selon la norme SIA 118, l'entrepreneur répond des défauts cachés, que le maître ne découvre qu'après l'expiration du délai de garantie de deux ans, à la condition que le maître les lui signale aussitôt après leur découverte (cf. art. 179 en lien avec l'art. 172 SIA 118). Le maître n'a pas à respecter l'obligation légale d'avis immédiat tant qu'il agit à l'intérieur du délai conventionnel de deux ans (cf. art. 173 SIA 118). Selon la jurisprudence, un avis des défauts communiqué deux ou trois jours ouvrables après la découverte de ceux-ci respecte la condition d'immédiateté prévue par la loi ou la convention (ATF 98 II 191 consid. 4; 76 II 221 consid. 3); en revanche sont tardifs des avis transmis dix-sept ou vingt jours après la découverte des défauts (ATF 118 II 142 consid. 3b; 107 II 172 consid. 1c). Sans même dénoncer une mauvaise application, par l'autorité cantonale, de cette norme - dont elle ne cite aucun article -, la recourante estime que « le délai d'avis des défauts doit être étendu à un minimum de deux à trois mois ». Se contentant de dire qu'il s'agit d'une question de principe, elle n'argumente pas davantage son point de vue, qui se heurte pourtant à la jurisprudence du Tribunal fédéral dûment appliquée par l'autorité antérieure. Il va sans dire qu'une telle motivation est largement insuffisante au regard de l'art. 42 al. 2 LTF. Il n'y a donc pas lieu d'entrer en matière sur ce grief. Par surabondance, la recourante soutient avoir immédiatement signalé le défaut relatif à la hauteur des pièces. Elle en veut pour preuve les correspondances des 9 juin et 12 juillet 1999. Dans ce volet de la critique, la recourante oppose sa propre version des faits à celle retenue par le tribunal cantonal. Une telle argumentation est inadmissible. Elle l'est d'autant plus que les juges cantonaux ont constaté que les correspondances invoquées faisaient référence à la surélévation de la toiture et non à la hauteur des pièces, sans que la recourante ne critique cette appréciation sous l'angle de l'arbitraire.