Citation: 6B_712/2024 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la cour cantonale a condamné le recourant pour infraction grave à la LStup (art. 19 al. 2 let. a, b et c LStup), passible d'une peine privative de liberté d'un an au moins, respectivement d'infraction simple à la LStup (art. 19 al. 1 let. b et d LStup), passible d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire. En substance, la cour cantonale a qualifié la faute du recourant de lourde: il s'en est pris à la santé publique à de multiples reprises sur une période de deux ans et à des intervalles très rapprochés. Elle a indiqué que sa volonté délictueuse apparaissait d'autant plus intense que l'enquête pénale ouverte contre lui dans le canton de Bâle-Ville dans le cadre d'un trafic de marijuana ne l'a pas dissuadé de poursuivre ses activités délictueuses ailleurs et de les intensifier en procurant à des tiers des drogues "dures". La cour cantonale a relevé le fait que le recourant n'était pas lui-même consommateur et qu'il n'avait donc pas agi sous pression d'une addiction mais uniquement par appât du gain. Cet élément était propre à aggraver sa culpabilité, ce d'autant plus qu'il aurait pu aisément renoncer à ses activités délictueuses en trouvant un travail licite. Enfin, la cour cantonale a jugé son comportement en procédure très mauvais et sa prise de conscience de ses actes et son amendement inexistants. La cour cantonale a précisé que, compte tenu du fait que le recourant n'avait été libéré d'aucun des chefs d'accusation qu'il conteste, elle n'avait pas l'obligation spécifique de motiver une peine de base identique à celle qui a été fixée en première instance. Elle a donc fait siens les considérants du jugement de première instance, confirmant la peine de trois ans sanctionnant l'infraction réprimée par l'art. 19 al. 2 let. a, b et c LStup. Au vu du principe de l'aggravation découlant de l'art. 49 al. 1 CP, la cour cantonale a considéré que la peine de base susmentionnée devait être augmentée de 90 unités pénales pour infraction simple à la LStup (art. 19 al. 1 LStup) et que cette infraction devait être sanctionnée par une peine privative de liberté au vu du comportement du recourant au cours de la procédure et de son absence de prise de conscience de la gravité des faits. Elle a finalement prononcé une peine privative d'ensemble de trois ans et trois mois.