Citation: 6B_619/2022 E. 4.2

4.2. Le recourant avait sollicité des autorités cantonales la production du dossier en mains du SAN, ainsi que de l'assurance de responsabilité civile, et l'audition de B.A.________ et C.________ en lien avec les excès de vitesse. En l'occurrence, la cour cantonale a considéré qu'aucun de ces moyens de preuve n'était nécessaire à l'élucidation des faits. D'une part, le SAN avait produit tous les documents permettant d'établir la situation administrative du recourant au moment des faits, soit en particulier la sommation adressée le 19 novembre 2018 et le courrier l'informant de la cessation de la couverture de l'assurance. D'autre part, il était inutile d'entendre B.A.________ et C.________, tous deux domiciliés à l'étranger, tant il n'apparaissait pas crédible que ceux-ci fussent responsables des excès de vitesse commis en 2018 (cf. arrêt attaqué, consid. 2.6.3 p. 14). Cela étant, le recourant ne démontre pas en quoi l'appréciation de la cour cantonale serait entachée d'arbitraire. Il n'explique pas ce que les pièces du dossier en mains du SAN, qui n'ont pas déjà été produites, seraient susceptibles d'établir (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). Il se borne, pour le surplus, à affirmer que B.A.________ et C.________ attesteront de la véracité de ses déclarations et qu'aucun élément au dossier ne démontre le contraire, sans indiquer en quoi il était critiquable pour la cour cantonale de refuser ces moyens de preuve dans une administration anticipée de celles-ci. On ne voit du reste pas qu'il était insoutenable de refuser de procéder à ces auditions, lors même que le recourant avait déclaré tardivement durant la procédure que son motocycle était conduit par un tiers lors des excès de vitesse, que cela était contradictoire avec ses oppositions faisant état que son véhicule ne se trouvait pas dans le canton de Genève au moment des faits, qu'il n'avait jamais expliqué plus avant les circonstances dans lesquelles il l'aurait prêté à des tiers et que les photographies prises par le radar permettaient de constater, pour un des excès de vitesse reproché au recourant, que le conducteur était un homme, et non B.A.________.