Citation: 6B_544/2024 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a rappelé que le recourant avait été régulièrement convoqué et qu'il ne s'était pas présenté aux débats d'appel, sans faire valoir aucun empêchement ou motif d'excuse et sans solliciter une dispense de comparution personnelle. Elle a donc estimé qu'il devait être considéré comme défaillant. Selon la cour cantonale, son conseil ne pouvait pas être admis à le représenter dans la mesure où l'affaire présentait une certaine complexité et exigeait la comparution personnelle du recourant; son interrogatoire revêtait en effet une grande importance en raison de la contestation de l'intégralité des chefs d'accusation d'infractions retenus à son encontre en lien avec le viol. La cour cantonale a en outre qualifié le comportement du recourant de contradictoire, voire d'abusif, dans la mesure où il exigeait une procédure d'appel tout en refusant d'y participer. Le recourant étant responsable de l'absence de réexamen en appel du jugement de première instance, il devait en être inféré qu'il y avait renoncé en toute connaissance de cause. La cour cantonale a donc conclu que l'appel était réputé retiré. Il s'ensuivait que l'appel joint devenait caduc (cf. art. 401 al. 3 CPP).