Citation: 2C_880/2020 E. 6.2.1

6.2.1. De jurisprudence constante, le Tribunal fédéral retient qu'une demande d'assistance reposant sur l'ancien art. 26 CDI CH-US est fondée lorsqu'elle repose sur une présomption raisonnable de commission d'une fraude fiscale ou d'un délit semblable (cf. ATF 144 II 29 consid. 4.1; 139 II 404 consid. 9.5; 139 II 451 consid. 2.2.1). En l'espèce, le Tribunal administratif fédéral a en substance constaté que, dans sa demande d'assistance administrative, l'IRS a fait valoir que E.________, contribuable américain, serait le propriétaire effectif de A.________Ltd., de B.________Ltd., de C.________Ltd. et de D.________Ltd., au travers d'hommes de paille ou en recourant à des trusts, et qu'il en aurait transféré certains revenus sur des comptes ouverts auprès de I.________AG sans les déclarer aux Etats-Unis. L'intéressé aurait en outre fait de fausses déclarations concernant une procédure pénale dans laquelle il était prévenu en Italie, et il était plausible qu'il ait fait envoyer des documents à Hong Kong pour qu'ils soient détruits et que l'IRS ne puisse les identifier (cf. arrêt attaqué consid. 7.1). Dans ces circonstances, le Tribunal administratif fédéral en a conclu à bon droit qu'on se trouvait en présence d'une présomption raisonnable de commission d'une fraude fiscale ou d'un délit semblable au sens de l'art. 26 par. 1 CDI CH-US, ce qui du reste n'est pas contesté par les intimés.