Citation: 1C_12/2019 E. 2.3

2.3. Les recourants contestent que le projet porte sur deux constructions distinctes. Ils se prévalent à cet égard des plans produits au dossier, dont en particulier d'un plan en coupe ainsi que d'un plan de la façade vue du côté lac qui feraient apparaître une construction présentant cinq niveaux et qui dénoteraient donc une violation flagrante de l'art. 7 al. 1 LPRLac. Cela étant, quoi qu'en disent les recourants, les plans produits par l'intimée à l'appui de sa demande d'autorisation de construire figurent bien deux habitations indépendantes construites sur un terrain en pente, disposant chacune de son propre accès et reliées entre elles par un couvert à voitures. Dans cette mesure, il n'y a rien d'arbitraire à les assimiler à des constructions contiguës au sens de l'art. 58 al. 2 LCI et partant distinctes l'une de l'autre. Ainsi, quand bien même leur positionnement parallèle - l'une en amont, l'autre en aval du terrain en pente - pourrait donner l'impression que les villas se superposent pour ne former qu'un seul bâtiment, on ne voit pas que l'art. 7 al. 1 LPRLac impose dans cette configuration d'additionner les niveaux de chacune des constructions. De surcroît, on relève que, dans son préavis favorable sous condition du 13 janvier 2015, la CMNS paraît avoir tenu compte de l'impact visuel du projet en imposant la mise en place d'une toiture végétalisée extensive. La Commission considérait du reste que les constructions projetées allaient donner lieu à une diminution générale de l'impact en comparaison avec l'immeuble existant (cf. arrêt entrepris, p. 3). Il n'apparaît pas dans ce contexte que l'objectif de protection visé par la LPRLac serait vidé de sa substance, ni que l'art. 7 al. 1 LPRLac aurait été appliqué de manière arbitraire. Le grief est dès lors infondé.