Citation: 4P.78/2006 09.06.2006 E. 3

Selon l'art. 66 al. 1 CPC val., les parties doivent exposer au juge l'état de fait concernant le litige. Sous réserve de la maxime d'office, seuls les faits allégués en procédure sont pris en compte. 3.1 La recourante se plaint de l'application prétendument arbitraire de cette disposition. Elle relève que l'intimé n'a jamais allégué dans le procès qu'un accord oral avait été conclu entre les marchands de fer et lui, mais qu'il a soutenu, au contraire, n'avoir donné aucune garantie de paiement à ceux-ci. Elle souligne, par ailleurs, que l'intimé n'a jamais allégué que son intervention était soumise à trois conditions. 3.2 Sur la base de ses constatations de fait, le Tribunal cantonal a jugé que les marchands de fer pouvaient déduire de bonne foi du comportement et des déclarations des représentants de l'intimé que celui-ci avait pris un engagement juridique d'un certain contenu en leur faveur. En raisonnant ainsi, la cour cantonale n'a pas introduit sua sponte des faits dans la procédure, mais s'est bornée à appliquer le droit aux faits constatés par elle (cf. ATF 130 III 417 consid. 3.2 p. 425 et les arrêts cités). Elle n'a pas méconnu l'art. 66 al. 1 CPC val., et encore moins arbitrairement, lorsque, pour interpréter les manifestations de volonté, telles que les marchands de fer pouvaient les comprendre de bonne foi eu égard au comportement adopté et aux déclarations faites par les représentants de l'intimé, elle s'est écartée de l'interprétation juridique que les parties en avaient faite dans la procédure cantonale. Le grief d'application arbitraire de l'art. 66 al. 1 CPC val. tombe, dès lors, à faux.