Citation: 6B_1213/2015 E. 2.3

2.3. Le recourant reproche en premier lieu à la cour cantonale d'avoir estimé que ses déclarations étaient moins crédibles que celles de l'intimée. Il soutient que le fait que l'intimée n'ait pas toujours indiqué avoir fait l'objet d'attouchements de nature sexuelle serait la preuve que son récit variait en fonction de son interlocuteur et que ses déclarations ne seraient donc pas constantes, contrairement à ce qu'avait retenu la cour cantonale. On perçoit toutefois mal en quoi les récits que la jeune fille a livrés au conseiller social de son école, H.________, au Dr D.________, l'un des psychiatres qui l'a suivie, et au Dr C.________, qui a assuré sa prise en charge à la suite du Dr D.________, devraient faire naître un doute quant à leur véracité et démontrer l'absence de constance dans ses déclarations comme le soutient le recourant. Ces récits relatent des faits très similaires et ces derniers ont tous trois déclaré n'avoir aucune raison de douter des révélations de l'intimée. Le recourant déclare certes que les déclarations du Dr D.________ doivent être relativisées dès lors qu'il est intervenu en qualité de " médecin privé ". Il ne fournit toutefois aucun élément qui permettrait de remettre en doute le témoignage de celui-ci et rien n'indique que ce médecin n'aurait pas fidèlement reproduit les propos de sa patiente. Le fait que H.________ n'ait pas relaté les confidences de l'intimée à sa hiérarchie ne saurait pas davantage porter préjudice à celle-ci puisqu'il a réaffirmé lors de son audition n'avoir jamais douté des propos de la jeune fille. En tant que le recourant estime que la Cour de justice a retenu de manière arbitraire que les médecins ayant suivi l'intimée n'ont mis en évidence aucun élément susceptible de remettre en cause la crédibilité des déclarations de celle-ci, son grief est infondé. Il est vrai que le Dr C.________, qui a assuré la prise en charge de l'intimée à la suite du Dr D.________, a résilié le mandat le liant à sa patiente en 2011. Contrairement à ce que soutient le recourant, cette décision n'est toutefois pas intervenue à la suite de la rupture du lien de confiance avec sa patiente mais, aux dires du Dr C.________ lui-même, en raison d'un commun désaccord sur la nécessité de soins, de sorte qu'on ne peut rien en déduire s'agissant de la crédibilité de l'intimée. En outre, même s'il est vrai que ce dernier a déclaré qu'il peut arriver qu'un enfant " fantasme sur des événements tels que des attouchements ", il a toutefois ensuite nié prétendre que cela était le cas de sa patiente, de sorte que ces propos ne permettent pas à eux seuls de remettre en cause le témoignage de l'intimée. Le recourant reproche à la Cour de justice d'avoir retenu en sa défaveur ses dénégations s'agissant de prétendus problèmes d'alcool et de violences commises à l'encontre de B.________, ce alors même qu'aucun élément " neutre " au dossier n'en attestait l'existence de manière absolue. S'il est vrai que les violences que le recourant aurait infligées à B.________ ressortent uniquement des témoignages de celle-ci et de sa fille, il n'en va toutefois pas de même s'agissant des problèmes d'alcool du recourant. Il ressort en effet des différents témoignages des personnes auxquelles l'intimée s'est confiée que celle-ci a toujours mentionné que le recourant avait bu au moment des faits. Les déclarations des témoins sur ce point sont concordantes et le fait que B.________ ait déclaré avoir trouvé plusieurs bouteilles de vin vides à son retour ce soir là vient corroborer leurs dires. C'est par conséquent sans arbitraire que la cour cantonale a estimé que le fait que le recourant nie ses problèmes d'alcool à l'époque des événements litigieux était un élément démontrant son manque de crédibilité.