Citation: 1C_173/2024 E. A

A.a. Le 13 décembre 2018, le Conseil administratif de la Ville de Genève a déposé plainte pénale contre inconnu du chef de violation du secret de fonction à la suite de la divulgation dans la presse du rapport d'audit de conformité en lien avec les frais professionnels du personnel de la ville (ci-après: rapport du CFI). Le Procureur général du canton de Genève a transmis cette plainte à la brigade des délits contre les personnes de la police (ci-après: BDP) pour complément d'enquête. Les trois conseillers municipaux qui avaient retiré leur exemplaire du rapport CFI avant la parution des articles de presse à son sujet ont été entendus le 6 juin 2019. Parmi eux, A.________ a notamment indiqué en avoir parlé à des journalistes; il a notamment précisé être conseiller municipal de la Ville de Genève depuis 2005 ainsi que chef du groupe du Parti xxx depuis début 2019; il travaillait également au service des analyses stratégiques de la police depuis mai 2018. A.b. Le 25 juin 2019, le Procureur général a ordonné l'ouverture d'une instruction pénale contre inconnu pour violation du secret de fonction, sous la référence P/24778/2018. À teneur du rapport de la BDP du 12 décembre 2019, relatif à l'analyse des téléphones de A.________, établi par le sergent-chef B.________, le nombre de données contenues dans un des téléphone portable de A.________ était important. Toutefois, deux échanges entre le prénommé et C.________, alors Conseiller d'État de la République et canton de Genève, sur la messagerie (...) avaient pu être mis en exergue et le rapport en concluait que A.________ avait transmis des informations tirées du journal de la Police (P2K) à la demande d'un tiers, sans autorisation. À réception de ce rapport, le Procureur général a, par mandat d'actes d'enquête du 12 décembre 2019, ordonné à la police, soit à la BDP assistée par l'Inspection générale des services (ci-après: l'IGS), d'exécuter un mandat d'amener et de fouille concernant A.________, ainsi que plusieurs ordonnances de perquisition et de séquestre qui visaient respectivement la place de travail du prénommé et son domicile, celui de sa mère et celui de son amie intime, ainsi que les appareils électroniques de A.________. Le rapport de la BDP du 13 décembre 2019, établi par B.________, mentionne notamment que A.________ a été appréhendé à 7h55 à la sortie du domicile de sa mère et conduit dans les locaux de l'IGS où il a été procédé à sa fouille de sécurité et que les perquisitions ordonnées ont été mises en oeuvre et du matériel informatique a été saisi pour analyse. Après avoir été auditionné par la police en qualité de prévenu, de 16h51 à 20h59, en présence de son conseil, A.________ a été remis en liberté à 21h30, sur ordre du Ministère public. A.c. Le 5 mars 2020, A.________ a déposé plainte contre B.________ et inconnu des chefs d'abus d'autorité, dénonciation calomnieuse, induction de la justice en erreur et violation du secret de fonction (procédure P/4603/2020). A.d. Par ordonnance du 16 novembre 2020, le Ministère public a partiellement classé la procédure pénale P/24778/2018 menée contre A.________ pour violation du secret de fonction, en tant qu'elle concernait les soupçons de transmission, par le prénommé, d'informations internes à la police à des tiers non autorisés. Il a arrêté à 9'075,40 fr. son indemnisation au titre de dépenses occasionnées par l'exercice raisonnable de ses droits de procédure (ch. 3), a refusé de lui allouer des indemnités aux titres de réparation du dommage économique subi (ch. 4) et de réparation du tort moral (ch. 5) et laissé la moitié des frais de la procédure à la charge de l'État, soit le montant de 7'585 fr. (ch. 6). Par arrêt du 24 août 2021, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: Cour de justice ou cour cantonale) a partiellement admis le recours de A.________ contre cette ordonnance de classement partiel, dont elle a annulé les chiffres 3, 4 et 5 de son dispositif. La Cour de justice lui a alloué les indemnités de 13'718,45 fr. pour ses frais de défense dans la procédure préliminaire, de 651,55 fr. à titre de dommage économique (frais médicaux), de 2'000 fr. à titre de tort moral et a rejeté pour le surplus ses conclusions en indemnisation. Le recours formé par A.________ contre cette décision a été rejeté par le Tribunal fédéral (arrêt 7B_12/2021 du 11 septembre 2023). A.e. Le 16 novembre 2020, toujours dans la procédure P/24778/2018, le Ministère public a également rendu une ordonnance pénale déclarant A.________ coupable de violation du secret de fonction en sa qualité de yyy de la Ville de Genève, pour avoir transmis le rapport du CFI à La Tribune de Genève le 10 décembre 2018. A.________ s'est opposé avec succès à cette ordonnance: le Tribunal de police l'a acquitté le 14 décembre 2021 et a condamné l'État de Genève à lui verser 12'277,80 fr. à titre d'indemnité pour les dépenses occasionnées par l'exercice raisonnable de ses droits de procédure ainsi que 2'200 fr. à titre d'indemnité pour tort moral, les conclusions en indemnisation étant rejetées pour le surplus et les frais de la procédure laissés à la charge de l'État. Cette décision est définitive. A.f. Par ordonnance du 1 er novembre 2021 (P/4603/2020), le Ministère public a classé la plainte de A.________ contre B.________, refusé ses réquisitions de preuves et laissé les frais à la charge de l'État. Par arrêt du 18 mai 2022, la Cour de justice a confirmé cette décision. A.________ s'est pourvu contre cette décision le 20 juin 2022 auprès du Tribunal fédéral, lequel n'a pas statué à ce jour.