Citation: 1B_283/2014 E. A

A.a. Le 16 octobre 1997, le Juge d'instruction de la République et canton de Genève est entré en matière sur une demande d'entraide judiciaire (xxx) formée par le Procureur général du Pakistan dans le cadre d'une enquête dirigée contre B.________ - ancien Premier ministre du Pakistan -, C.________ - son mari - et sa mère, D.________; ces trois personnes étaient soupçonnées de s'être enrichies illicitement dans l'exercice de leurs fonctions officielles. Dans la requête complémentaire du 6 novembre 1997, il y est notamment exposé que de très importantes sommes d'argent provenant de la corruption avaient été dissimulées grâce à un réseau élaboré de sociétés "offshore", notamment A.________ - dont C.________ était l'ayant droit économique -, et que ces sociétés, gérées par l'avocat genevois E.________, détenaient des comptes bancaires en Suisse. Une procédure pénale a également été ouverte en Suisse (yyy) contre B.________, C.________ et E.________. Le 16 juin 1998, le Juge d'instruction a ordonné la saisie auprès de la bijouterie F.________, à Genève, de bijoux valant £ 117'000.- (un collier, un bracelet, une paire de boucles d'oreilles et une bague; ci-après : la parure) qu'il a considérés comme acquis par B.________; le magistrat a retenu qu'après le versement d'un acompte en espèces de £ 25'000.-, le solde avait été payé, sur ordre de E.________, par un virement depuis le compte de A.________. Au cours de l'instruction, différentes personnes, dont E.________, B.________ et un représentant de la bijouterie, ont été entendus et la qualité de partie civile a été reconnue à l'Etat du Pakistan à plusieurs reprises. La police a rendu un rapport le 10 août 2000, constatant en particulier que des commissions avaient été versées entre septembre 1994 et septembre 1997, notamment sur le compte de A.________, par deux sociétés ayant obtenu un contrat d'inspection de marchandises au Pakistan.