Citation: 5A_269/2024 E. 3.3.1

3.3.1. A propos du comportement violent reproché au recourant, les parties se réfèrent d'abord à une attestation établie par le médecin traitant de l'intéressé, qu'ils reprochent à l'autorité cantonale d'avoir arbitrairement écartée en l'absence de tout autre avis médical. La présidente a effectivement ignoré l'appréciation de ce médecin, estimant que celui-ci ne présentait pas de garanties d'indépendance suffisantes. Il ressort de cette attestation, produite par le recourant dans le contexte des démarches entreprises afin de suivre un cours sur la gestion de la violence, requis par l'APEA (let. B.d.b supra), que le couple était "fortement agacé" en raison des "tracasseries administratives" traversées et surtout du placement de leur fille; l'auteur de l'attestation affirme ne jamais avoir eu l'occasion de constater un comportement inadéquat ou colérique chez son patient et en déduit le caractère illusoire, voire totalement inutile du suivi d'un cours de gestion de la colère, renvoyant les intervenants à "faire preuve de patience" et d'un effort de compréhension et indiquant y parvenir lui-même sans difficulté lors des consultations médicales. Or il semble évident que cette appréciation médicale a été formulée dans le contexte de la relation de confiance vécue entre un patient et son médecin: elle se révèle en effet en parfaite contradiction avec les propos menaçants proférés à l'encontre de la curatrice et de l'interprète à la suite de la décision de première instance ( supra let. B.d.a et infra consid. 3.3.4), auxquels le médecin n'a assurément pas assisté et qui ne sauraient se rapprocher de la manifestation d'un simple "agacement". Dans cette mesure, la conclusion cantonale considérant que cette attestation ne présente pas de garanties suffisantes d'indépendance ne relève pas de l'arbitraire.