Citation: 6B_598/2019 E. 2.2

2.2. S'agissant du cambriolage commis entre les 30 et 31 mars 2018, la cour cantonale a exposé que le recourant n'avait, initialement, pas contesté formellement sa participation à ce forfait, mais avait indiqué avoir été saoul durant cette nuit et ne pas se souvenir de ses agissements. Ce n'était que par la suite qu'il avait contesté toute implication. Ses dénégations tardives n'étaient pas convaincantes. En effet, l'ADN de l'intéressé était majoritairement présente sur le caillou utilisé pour briser la vitre de l'appartement, ce qui impliquait un contact relativement soutenu et récent. Or, l'auteur du cambriolage avait forcément dû transporter ce caillou lorsqu'il avait escaladé la terrasse, ce qui n'aurait pas permis la subsistance d'une proportion majeure de l'ADN du recourant. Par ailleurs, les probabilités qu'un ADN fût découvert après un dépôt provenant de salive ou d'urine, sur un objet exposé aux intempéries sur la voie publique, étaient insignifiantes, a fortiori en mars, mois notoirement pluvieux. Enfin, le recourant vivait dans le quartier xxx, où se situaient tant l'appartement de son amie que l'établissement public exploité par celle-ci. Même s'il avait pu lui arriver de se rendre dans le quartier yyy, celui-ci n'était pas son lieu de prédilection, ce qui amenuisait encore les probabilités de retrouver accidentellement son matériel génétique sur un caillou utilisé pour commettre un cambriolage. Selon l'autorité précédente, la présence de l'ADN du recourant sur le caillou en question ne s'expliquait que par le fait que l'intéressé l'eût manipulé immédiatement avant sa projection sur la vitre de l'appartement. La cour cantonale a ajouté que l'absence de butin retrouvé lors de la perquisition ayant suivi l'interpellation du recourant n'excluait pas l'implication de l'intéressé dans le cambriolage, puisque celle-ci était intervenue plus de deux mois après les faits. Le recourant avait ainsi eu largement le temps d'écouler son butin. L'absence d'autres traces d'ADN du recourant dans l'appartement n'était pas non plus déterminante. Il n'était en effet pas de coutume de procéder à de nombreux prélèvements d'ADN pour un cambriolage, les recherches ciblant plutôt les objets - à l'instar du caillou utilisé pour briser la vitre - présentant le plus de chances d'avoir été en contact avec l'auteur.