Citation: H 344/01 19.02.2002 E. 3

3.- En l'espèce, l'instruction de la cause devant la Cour cantonale a permis de recueillir, outre des renseignements de police des étrangers sur la durée des séjours en Suisse du recourant, trois extraits du compte individuel de ce dernier pour la période 1956 à 1959, produits par la Caisse de compensation du canton de Berne, datés des 7 décembre 1999, 21 mars 2000 et 8 février 2001, ainsi que les décomptes annuels des employeurs de l'assuré pour l'année 1959. Seul le dernier en date de ces extraits du compte individuel mentionne les mois de cotisation. Le recourant veut y voir un moyen de preuve fiable pour fixer la durée de cotisation. A l'examen des autres pièces du dossier, il ne peut toutefois pas être suivi. Antérieurement au 1er janvier 1969, les inscriptions au compte individuel ne devaient indiquer que l'année de cotisation et non la durée de cotisation en mois (ATF 107 V 14 consid. 3a). Si l'extrait de la Caisse de compensation du canton de Berne du 7 décembre 1999 mentionne, en plus des années, les trimestres pour lesquels des cotisations ont été versées, c'est manifestement au regard des décomptes annuels déposés par les différents employeurs de l'intéressé dont l'extrait du 21 mars 2000 ne fait que préciser les noms. Ces décomptes annuels indiquaient en effet le salaire soumis à cotisation versé à l'assuré par trimestre, sans plus de précision, ainsi que cela ressort des pièces recueillies pour l'année 1959. Aucun document susceptible de fournir d'autres détails sur les périodes de travail de l'assuré n'a pu être produit par la caisse de compensation en question, quand bien même la Cour cantonale en avait fait la demande expresse. De toute évidence, comme l'ont retenu les juges cantonaux, l'extrait du 8 février 2001 n'indique rien d'autre que la durée de cotisation en trimestres, même si ceux-ci figurent sous la rubrique réservée aux mois de cotisation. Par ailleurs, le relevé des séjours en Suisse du recourant pour les années litigieuses, tel qu'il ressort des actes de la police des étrangers, ne permet pas d'établir que l'intéressé a bien exercé, pendant toute la durée de ces séjours, une activité lucrative soumise à cotisations. Dès lors, l'usage des tables AVS/AI de l'OFAS susmentionnées, dont le recourant ne remet en cause que le principe de l'application, était en l'occurrence obligatoire.