Citation: 8C_138/2019 E. 5

En substance, les juges cantonaux ont retenu que le débiteur de contributions d'entretien n'a aucun intérêt digne de protection, au sens de l'art. 44 de la loi [du canton du Valais] sur la procédure et la juridiction administratives du 6 octobre 1976 (RSV 172.6; LPJA), à contester une décision du BRAPA accordant des avances au créancier de ces contributions. Se référant à la jurisprudence fédérale (ATF 143 III 179 consid. 6.3.1), ils ont considéré que le débiteur doit faire valoir devant les tribunaux civils ses moyens contestant l'existence ou l'étendue des prétentions d'entretien. Ceux-ci n'avaient pas à être examinés à l'occasion d'un recours contre une décision prise par le BRAPA. De plus, la collectivité n'avait pas de pouvoir décisionnel contre le débiteur et ne pouvait lui réclamer la contribution d'entretien que dans le cadre de son droit de subrogation légale.