Citation: I 343/03 22.03.2004 E. A

A.a P.________, né le 30 janvier 1954, ressortissant espagnol, était au bénéfice du statut de saisonnier. Au cours des années 1972 et 1973, il a travaillé en qualité de monteur de voies ferrées au service de l'entreprise M.________ AG. Le 13 juin 1973, il a été victime d'un accident professionnel ayant entraîné l'amputation du membre inférieur droit. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-dessous: CNA) a pris en charge le cas et lui a alloué à partir du 16 décembre 1973 une rente d'invalidité pour une incapacité de gain de 55 %. A.b Le 5 octobre 2001, P.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité suisse. Dans un questionnaire du 19 février 2002, il a indiqué qu'il n'avait pas repris d'activité lucrative depuis l'accident survenu en 1973. La doctoresse G.________, médecin de l'Institut National Espagnol de la Sécurité Sociale, dans un rapport médical détaillé du 26 octobre 2001, a constaté une légère claudication à droite. Elle a répondu par la négative à la question de savoir si l'invalidité dont l'intéressé était atteint le rendait incapable d'exercer une profession quelconque. Dans une appréciation médicale du 13 mars 2002, le docteur R.________, médecin de l'Office AI pour les assurés résidant à l'étranger, a posé le diagnostic de status après accident ferroviaire avec amputation du membre inférieur droit, avec prothèse bien adaptée et bonne fonctionnalité. Il indiquait qu'il n'y avait pas d'invalidité permanente donnant droit à la rente et que le requérant n'avait jamais subi, sans interruption notable, une incapacité de travail de 50 % en moyenne durant une année. Le 10 avril 2002, confirmant sa prise de position antérieure, il a précisé que des activités de substitution légères dans le secteur industriel étaient exigibles à 100 % et qu'il en allait de même en ce qui concerne l'activité de magasinier. Procédant à l'évaluation de l'invalidité de P.________ selon la méthode générale de comparaison des revenus, l'office AI pour les assurés résidant à l'étranger (ci-après: l'office AI) a fixé à 12 % la diminution de sa capacité de gain. Dans un projet de décision du 31 mai 2002, il l'a avisé qu'il n'avait pas droit à une rente d'invalidité, attendu que l'on pouvait raisonnablement attendre de lui qu'il exerce une activité légère dans laquelle il pourrait réaliser un revenu supérieur à la moitié de celui qui serait le sien sans invalidité. Le prénommé a contesté la position de l'office AI. Il produisait un certificat médical du 5 juillet 2002 du docteur N.________, chirurgien à C.________, dans lequel ce spécialiste signalait des lombalgies à répétition et attestait une incapacité totale et permanente d'exercer tout travail nécessitant un effort physique, par ex. dans la construction, l'agriculture ou l'élevage du bétail. De son côté, le docteur R.________, dans une prise de position du 22 août 2002, a confirmé que P.________ pouvait, avec un bon appareillage, exercer de nombreuses activités. Par décision du 9 septembre 2002, l'office AI a rejeté la demande.