Citation: 5P.64/2003 11.06.2003 E. 1

1.2 En principe, le recours de droit public ne peut tendre, vu sa nature cassatoire, qu'à l'annulation de la décision attaquée. Des conclusions allant au-delà de l'annulation pure et simple de celle-ci sont cependant recevables en matière de mainlevée d'opposition, à certaines conditions. Il en va ainsi lorsque le Tribunal fédéral n'examine pas la décision attaquée uniquement sous l'angle de l'arbitraire et que la situation juridique peut être considérée comme suffisamment claire (ATF 120 Ia 256 consid. 1b). Dans le cas particulier, la première condition n'est pas réalisée, car le Tribunal fédéral est saisi d'un recours de droit public pour arbitraire seulement. 1.3 Dans le cadre d'un tel recours, l'invocation de faits ou de moyens de droit nouveaux est exclue (ATF 120 Ia 369 consid. 3b; 119 II 6 consid. 4a et les arrêts cités). Le Tribunal fédéral s'en tient donc, en principe, aux faits tels qu'ils ont été constatés dans l'arrêt querellé, à moins que le recourant n'établisse que l'autorité cantonale a arbitrairement retenu un état de fait inexact ou incomplet (ATF 118 Ia 20 consid. 5a). A ce propos, le recourant reproche à la cour cantonale de s'être fourvoyée dans sa constatation relative aux trois volets de la cause en ne relevant pas, dans la partie "faits" de son arrêt (p. 4), leur caractère successif par l'indication des termes "puis" et "enfin" tels que mentionnés dans l'ordonnance du 19 avril 1999. Cette inexactitude n'a manifestement pas conduit la cour cantonale à une appréciation erronée puisque, en droit (p. 8, consid. 3), celle-ci tient expressément compte du caractère successif des décisions prises à propos de chacune des opérations. En outre, selon le recourant, la cour cantonale constaterait à tort que l'arrêt du 22 février 2002 a confirmé le rejet "des demandes principales et reconventionnelles" (p. 4), dès lors qu'il n'a pas encore été statué sur sa demande - principale - en paiement d'honoraires. La relation faite par la cour cantonale de l'arrêt en question est certes inexacte en tant qu'elle met les termes "principale" et "reconventionnelle" au pluriel. Cette erreur ne porte toutefois nullement à conséquence, car on lit et comprend très bien dans le contexte que l'arrêt du 22 février 2002 a confirmé le rejet de la (seule) demande principale du frère et de la (seule) demande reconventionnelle de la soeur concernant les immeubles X.________. Il résulte de ce qui précède que le Tribunal fédéral peut s'en tenir aux faits constatés dans l'arrêt attaqué.