Citation: 2C_1004/2018 E. 6.2

6.2. Le recourant fait d'abord valoir que l'affirmation de l'arrêt attaqué selon laquelle le passeport serbe avec lequel il était entré en Suisse était faux (p. 1 de l'arrêt) serait inexacte, le Tribunal de police ayant au contraire constaté qu'il était vrai. Il conteste aussi l'affirmation de l'arrêt attaqué (p. 5), selon laquelle il se serait procuré une fausse pièce d'identité slovène; ce faux document lui aurait été donné par ses parents et il n'aurait pas cherché à le faire établir. Enfin, il reproche pour les mêmes motifs à l'instance précédente d'avoir retenu à tort qu'il avait trompé l'Etat slovène (p. 7 de l'arrêt attaqué). Il faut d'abord relever que le jugement du Tribunal de police dont se prévaut le recourant, par lequel ce dernier a été condamné pour faux dans les titres, entrée illégale et comportement frauduleux à l'égard des autorités, retient qu' " il est établi et la défense ne conteste du reste pas que A.________ a obtenu en 2013 au Kosovo un passeport serbe authentique mais sur la base d'indications fausses quant à son nom, prénom et date de naissance afin d'annihiler tout lien avec sa nationalité kosovare " (art. 105 al. 2 LTF). Le passeport serbe était donc certes authentique, mais contenait des informations fausses. Lorsqu'il se plaint d'une constatation arbitraire des faits au sujet de l'authenticité de ce passeport, le recourant joue sur les mots, omet de préciser que ce vrai passeport contenait de fausses indications sur son identité et qu'il l'a sciemment utilisé pour entrer en Suisse. La constatation de l'instance précédente échappe partant à l'arbitraire. Au surplus, le recourant ne conteste pas s'être volontairement servi de ces documents serbe et slovène pour entrer en Suisse et y obtenir une autorisation de séjour. Il n'a d'ailleurs pas recouru contre le jugement pénal du Tribunal de police qui l'a condamné en relation avec ces faits. Dans ces circonstances, on ne voit pas, et le recourant ne l'expose pas, en quoi le fait qu'il n'ait pas été lui-même à l'origine de la confection de ces documents aurait un impact sur le résultat de la pesée des intérêts. Il s'agit là au contraire d'un élément de détail secondaire dans le contexte du cas d'espèce.