Citation: 6B_385/2020 E. 1.3

1.3. L'argumentation du recourant est dans son ensemble de nature largement appellatoire et consiste pour l'essentiel à présenter une nouvelle fois sa propre version des faits et sa propre appréciation de certains moyens de preuve, essentiellement les photos produites par l'intimée, sans toutefois montrer en quoi l'appréciation des preuves à laquelle a procédé la cour cantonale serait arbitraire, notamment dans son résultat. En outre, certaines de ses critiques concernent en réalité la qualification des infractions qui lui sont imputées et devront par conséquent être examinées dans le contexte du grief tiré d'une violation de l'art. 123 al. 1 CP. Seuls seront par conséquent examinés ci-après les arguments qui n'apparaissent pas d'emblée appellatoires et ne relèvent pas de la qualification de l'infraction. S'agissant des faits du 7 novembre 2015, le recourant se prévaut du fait que l'intimée s'est photographié le cou mais n'a pas fait de même avec les autres parties de son corps qu'elle prétend affectées par les coups; il fait en outre référence à deux autres épisodes pour lesquels les photos produites montrent des rougeurs similaires sans que des griefs ne soient émis à ces dates concernant des lésions aux endroits porteurs de ces traces. On comprend mal quel argument il entend en tirer et il n'apparaît à tout le moins pas que ces allégations soient de nature à faire apparaître comme insoutenable de prendre en considération des lésions qui apparaissent sur les photos produites. Pour le surplus, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir omis de prendre en compte un message que l'intimée lui a adressé en date du 10 décembre suivant et qui fait état d'une réaction allergique nécessitant une visite chez le médecin. Cet argument n'est pas pertinent car l'existence d'une réaction allergique plus d'un mois après les faits ne suffit de toute évidence pas à faire apparaître comme arbitraire l'appréciation qu'a faite la cour cantonale des marques figurant sur la photographie de l'intimée. En ce qui concerne les actes qui lui sont imputés en date du 21 mai 2016, le recourant fait valoir que les messages échangés à cette date entre l'intimée et une de ses amies n'évoquent en rien un épisode de violence physique, en quoi il omet clairement un message envoyé le jour en question à 2 h 34 mn et 42 sec et qui mentionne qu'il a eu un geste de strangulation à l'encontre de l'intimée (" he took stranglehold around my throat "). Par ailleurs, le recourant cherche à minimiser la portée d'un message rédigé 3 jours plus tard par sa propre soeur en alléguant que cette dernière n'avait pas été témoin de la scène, n'avait aucun lien particulier avec l'intimée, qu'elle n'avait rencontrée qu'à deux ou trois reprises lors d'événements familiaux, de sorte qu'elle ne pouvait selon lui que rapporter ce que l'un des protagonistes, vraisemblablement l'intimée, lui avait déclaré. Cet argument n'est pas convaincant. Le message en question se réfère à un événement qui s'est déroulé le weekend précédent, évoque clairement des violences physiques, pose la question de savoir si selon les protagonistes il est acceptable pour un homme de frapper une femme et affirme que le recourant ne changera pas, à moins qu'il ne subisse un électrochoc. Il en ressort donc à l'évidence que son auteur connaît l'existence d'actes de violences du recourant envers sa compagne. Si, comme le prétend le recourant, sa soeur n'avait que peu de contact avec l'intimée et n'avait pas connaissance d'actes de violence on ne voit vraiment pas pour quelle raison elle serait intervenue pour engager les partenaires à mettre fin à une situation délétère imputable à son propre frère. Ce message pouvait de toute évidence être retenu comme un élément étayant la version de l'intimée.