Citation: 5A_216/2016 E. B

B.a. Statuant le 19 novembre 2015 par voie de mesures protectrices de l'union conjugale, la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne a suspendu la cause jusqu'à droit connu sur les procédures matrimoniales pendantes devant les autorités marocaines; elle a retenu qu'une audience était prévue le 1er octobre 2015 et que la justice marocaine pourrait rendre dans un délai convenable une décision pouvant être reconnue en Suisse. B.b. Par arrêt du 3 février 2016, la Juge déléguée de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a admis l'appel interjeté par l'épouse, annulé la décision de suspension et renvoyé la cause au premier juge pour nouvelle décision. Cette magistrate a considéré que, à ce stade de la procédure, le mari n'avait pas rendu vraisemblable qu'une action en divorce serait encore pendante au Maroc, voire qu'elle aboutirait prochainement: la requête en divorce du 24 décembre 2013 a été déclarée irrecevable, il n'a pas été rendu vraisemblable que le mari ait recouru contre cette décision et la nouvelle requête du 12 août 2014 tendait uniquement à la condamnation de l'épouse à réintégrer le foyer conjugal. Par ailleurs, la requête de l'épouse du 24 février 2014, assimilable à une requête de mesures protectrices de l'union conjugale selon le premier juge et ayant donné lieu à un jugement au Maroc le 15 juillet 2014, ne tendait pas au divorce, mais à assurer l'entretien de la requérante, dans les faits.