Citation: 7B_1170/2024 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a relevé que le recourant semblait s'être accommodé de l'inaction du Ministère public en ne se plaignant pas de l'absence d'audition de B.________ avant 2024. Cette attitude paraissait contraire à la bonne foi et il y avait de forts indices qu'il s'agisse d'un procédé visant au classement des faits reprochés pour des motifs de prescription, tel ayant déjà été le cas pour une partie d'entre eux. Dans son avis de prochaine clôture de cette enquête qui avait duré huit ans, le Ministère public avait précisément indiqué que, compte tenu du risque de prescription de certaines infractions, le délai de prochaine clôture ne pourrait être prolongé qu'en raison de circonstances exceptionnelles. L'instruction ne pouvait dès lors pas être retardée par des mesures de longue durée dont les chances de succès étaient aléatoires, voire extrêmement faibles, ce qui était le cas d'une demande d'entraide judiciaire en U.________ Dans un tel cas, l'entier des infractions reprochées au recourant seraient prescrites lorsqu'il pourrait être mis en accusation. Le principe de la célérité devait dès lors prévaloir. La cour cantonale a également relevé qu'une procédure par défaut ne pouvait pas être engagée contre B.________, dès lors que les conditions de cette procédure n'étaient pas remplies. Dans la mesure où le prénommé avait déjà disparu au moment de la procédure préliminaire et où son lieu de séjour était inconnu, il y avait lieu de suspendre l'instruction à son égard en application de l'art. 314 al. 1 let. a CPP. Une telle suspension impliquait également la disjonction des procédures.