Citation: 1B_260/2017 E. A

Le 12 octobre 2016, A.________, ressortissant suisse né en 1950, a été placé en détention provisoire sous la prévention d'homicide pour avoir, au petit matin, intentionnellement tué son épouse par suffocation, en lui obstruant le nez et la bouche, vraisemblablement à l'aide d'un coussin, dans le logement où ils passaient la nuit. Une plume de plusieurs centimètres de long - à l'instar de celles de l'oreiller du prévenu - a été retrouvée dans les bronches de la défunte. Les lésions constatées par les médecins-légistes sur la victime étaient caractéristiques d'une hétéro-agression. Le prévenu conteste les faits. A.________ a déposé une demande de libération assortie de mesures de substitution, laquelle a été rejetée par le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Genève (ci-après: Tmc). Sur recours de l'intéressé, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: la Chambre pénale de recours) a, le 24 novembre 2016, partiellement admis le recours et renvoyé la cause au Tmc pour se déterminer sur d'éventuelles mesures de substitution à la détention. Ce dernier a, par ordonnance du 2 décembre 2016, constaté que le risque de fuite demeurait concret; il a néanmoins ordonné la mise en liberté du prévenu moyennant plusieurs mesures de substitution (interdiction de quitter la Suisse; dépôt de ses papiers d'identité; dépôt de sûretés d'un montant de 4 millions; interdiction de se défaire de son patrimoine immobilier sans l'accord de la Direction de la procédure; obligation de donner suite à toute convocation du pouvoir judiciaire). Le 13 avril 2017, le prévenu a demandé la levée de l'interdiction de quitter la Suisse afin de pouvoir assister au mariage de son fils à Venise. Par ordonnance du 21 avril 2017, le Tmc a refusé de révoquer, même partiellement, la mesure d'interdiction de quitter la Suisse.