Citation: 4P.37/2006 09.05.2006 E. A

E.________ est gérant et propriétaire de la société D.________ GmbH (ci-après: D.________), dont le siège est en Allemagne et qui est active dans le domaine de la sonorisation. Il dirige l'entreprise, qui emploie six collaborateurs et qui fait en outre appel à des auxiliaires temporaires. C.________ est une assurance sociale allemande qui couvre E.________ pour le risque accident. A.________ est le chauffeur d'un camion immatriculé en Italie, véhicule qui est assuré en responsabilité civile auprès de l'Assurance B.________ (ci-après: B.________). En marge du Salon de l'automobile, D.________ a été chargée d'organiser la partie technique d'une soirée qui s'est tenue dans les locaux du Musée international de l'automobile le 3 mars 1997. Lors de sa préparation, E.________ a plusieurs fois emprunté une rampe d'accès située à l'intérieur du musée, destinée aux véhicules. Lors de l'un de ses passages, il a fait une chute après avoir glissé sur de l'huile qui s'était échappée du camion conduit par A.________, qui avait précédemment circulé sur la rampe en question. Il s'est blessé au bras et a été transféré en ambulance à l'hôpital, où il a subi un examen radiologique et s'est fait plâtrer le bras. Il est resté à Genève jusqu'à complète exécution de la mission confiée à D.________. Il est brièvement revenu sur place pour donner à ses collaborateurs les instructions nécessaires pour terminer le travail, nonobstant ses douleurs et le fait qu'il devait porter son bras en écharpe. Il n'a de ce fait pas pu être pleinement disponible. E.________ allègue ensuite avoir été en incapacité de travail jusqu'au 11 juin 1997. Durant cette période, D.________ lui a payé son salaire intégral pendant un délai d'attente de six semaines, soit 37'500 DM, et du 14 avril au 9 juin 1997, C.________ lui a versé des indemnités pour perte de gain totalisant 13'440 DM. Le 23 février 1998, D.________ et E.________ ont réclamé à B.________ le remboursement du dommage consécutif à l'accident du 3 mars 1997. Les négociations avec B.________ n'ont pas abouti et le 24 février 1999, celle-ci a déclaré renoncer à la prescription jusqu'au 31 décembre 2000.