Citation: 6B_491/2021 E. 2.5.1

2.5.1. Elle soutient tout d'abord que l'extraction des dents 24, 25, 32 et 41 à laquelle l'intimé 1 avait procédé serait constitutive d'une atteinte grave à son intégrité corporelle. Sous couvert d'une violation de l'art. 125 CP, la recourante se borne à opposer sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale, dans un procédé largement appellatoire et, partant, irrecevable (cf. ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2 p. 81; 146 IV 88 consid. 1.3.1 p. 92). Il en va notamment ainsi du fait que l'expert aurait conclu que l'extraction des dents 24, 25, 32 et 41 était grave, alors qu'il est arrivé à la conclusion inverse, que l'absence de dents et d'implants en positions 24, 25, 26, 27, 31, 32 et 41 la défigurerait à tout jamais et que l'expression de son visage ne serait plus jamais la même, ce qui n'a pas été retenu par la cour cantonale sans que la recourante n'en démontre l'arbitraire. Il en va de même du fait que la cour cantonale aurait reconnu qu'une dent constituait un organe important, alors que l'autorité précédente a indiqué qu'indépendamment de l'importance que l'on pouvait y attacher, l'atteinte ne pouvait être qualifiée de grave, n'étant pas de nature, en soi, à provoquer une infirmité permanente ou de longues et graves souffrances. Au demeurant, les extractions des dents 24, 25, 32 et 41 auxquelles avait procédé l'intimé 1 n'avaient, selon les différents médecins, y compris l'expert, pas eu de conséquences particulières pour la patiente, si ce n'était la nécessité de les remplacer par des implants, ce qui avait été fait. Selon l'expert, l'extraction de la dent 27 était assez courante et ne posait pas de problème esthétique, fonctionnel ou mécanique. Les traitements planifiés pour les dents 32 et 41, soit la pose de nouveaux implants moyennant une greffe ou celle d'une prothèse amovible, étaient propres à régler le problème. Enfin, l'expert n'a pas été en mesure de dire si l'absence des dents 24 à 27 et 41 à 32 était de nature à provoquer des acouphènes ou la perte du goût et de l'odorat. Même si des difficultés à la mastication ont été admises par l'expert, la cour cantonale a retenu qu'elles n'étaient que de nature temporaire. A cet égard, outre que l'expert a également déclaré qu'il était difficile d'objectiver les plaintes liées aux difficultés à s'alimenter, la recourante elle-même a admis que des problèmes d'anorexie étaient antérieurs aux interventions de l'intimé 1 et l'un de ses amis n'avait pas constaté de perte de poids depuis qu'il la connaissait. Enfin, la recourante ne peut être suivie lorsqu'elle affirme que les possibilités de remplacement et de réparation seraient sans pertinence, puisque la complexité et la longueur du traitement, ainsi que la durée de la guérison, constituent des critères pertinents dans l'évaluation de la gravité de l'atteinte (cf. supra consid. 2.1.1). Dans ces circonstances, la cour cantonale n'a pas outrepassé sa marge d'appréciation en ne qualifiant pas ces atteintes à l'intégrité corporelle de graves.