Citation: 2C_54/2022 E. 1.4

1.4. Le recours en matière de droit public étant recevable, il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur le recours constitutionnel subsidiaire du recourant (cf. art. 113 LTF a contrario). Il importe en l'occurrence peu que celui-ci soulève, dans le cadre de cet autre recours, un grief distinct selon lequel son renvoi au Maroc, tel que décidé par l'arrêt attaqué, violerait son droit, garanti par l'art. 3 CEDH, à ne pas être traité de manière inhumaine et dégradante, dès lors qu'il ne pourrait plus avoir accès aux soins nécessaires pour traiter sa schizophrénie paranoïde. Certes, un tel grief, qui ne peut en principe pas être examiné dans le cadre du recours en matière de droit public (cf. art. 83 let. c. ch. 4 LTF), est susceptible de relever de la voie du recours constitutionnel subsidiaire (cf. ATF 137 II 305 consid. 1.1; arrêt 2C_204/2018 du 9 septembre 2018 consid. 1.3). Toutefois, dans une situation comme celle d'espèce où le recourant peut se prévaloir d'un droit à demeurer en Suisse, le point de savoir si son renvoi est exigible en dépit de sa maladie et si une telle mesure respecte l'art. 3 CEDH fait partie du contrôle de proportionnalité du refus de prolongation de l'autorisation de séjour auquel il sera procédé dans le cadre du recours en matière de droit public (cf. infra consid. 7.4.1; aussi arrêts 2C_1004/2018 du 11 juin 2019 consid. 1.4; 2C_1009/2018 du 30 janvier 2019 consid. 1.3; 2C_204/2018 du 9 septembre 2008 consid. 1.3).