Citation: 6B_718/2018 E. 4.4.3

4.4.3. A l'encontre de cette seconde constatation, le recourant objecte que l'intimé n'était pas un novice dans le milieu de la distribution, puisqu'il avait une autorisation de vente de produits alcoolisés depuis 3 ans et se présentait en tant que professionnel de la branche; à bien comprendre le recourant, l'intimé était donc en mesure de procéder aux vérifications usuelles. Ce faisant, le recourant ne fait qu'opposer sa propre version des faits à celle de la cour cantonale, sans motiver de grief d'arbitraire conformément aux exigences de motivation déduites de l'art. 106 al. 2 LTF. Le recourant agit donc de manière purement appellatoire, partant irrecevable. Au demeurant, la cour cantonale a relevé que le recourant donnait l'apparence d'une activité commerciale importante et sérieuse - notamment avec du papier à en-tête travaillé ou encore des clauses contractuelles élaborées. Sur la base des différents éléments retenus par la cour cantonale, celle-ci pouvait donc retenir, sans violer le droit fédéral, que l'intimé n'était pas en mesure de procéder aux vérifications usuelles et que, partant, le recourant avait astucieusement trompé l'intimé.