Citation: U 118/03 30.06.2004 E. A

A.a O.________, né en 1952, travaillait en qualité de chauffeur pour l'entreprise de transports D.________ depuis le 23 janvier 1995. A ce titre, il était assuré contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: CNA). Après avoir subi un premier accident, le 31 août 1991, qui a entraîné une fissure du calcanéum droit et dont les suites ont été prises en charge par la CNA, le prénommé a été victime d'un second événement accidentel: le 4 novembre 1995, en descendant de la cabine de son camion, il a chuté et est tombé sur son épaule gauche. Consulté par l'assuré, le docteur R.________ a diagnostiqué une distorsion massive en abduction de l'épaule gauche et attesté d'une incapacité de travail de 100 % dès le 20 novembre 1995 (rapport du 1er décembre 1995). Des investigations médicales complémentaires ont montré que l'assuré souffrait d'une lésion du bourrelet glénoïdien antérieur. Malgré divers examens et traitements médicaux, une limitation fonctionnelle importante et douloureuse de l'épaule gauche persistait (rapport du docteur T.________, médecin d'arrondissement de la CNA du 21 décembre 1998) et l'assuré n'a pas repris son activité depuis l'événement en question. A.b Le 4 octobre 1997, alors que O.________ était en train de ralentir au volant de sa voiture pour les besoins de la circulation, son véhicule a été percuté à l'arrière par une voiture et projeté sur une distance de 9,50 m. Il a été conduit à l'Hôpital C.________ où le docteur E.________ a diagnostiqué un «coup du lapin», le patient présentant des douleurs nucales et une contracture paravertébrale, et lui a prescrit un traitement antalgique ainsi que le port d'une collerette. Dans un rapport du 14 octobre 1997, le docteur B.________, spécialiste FMH en neurologie, a fait état de douleurs latéro-cervicales, de céphalées et de troubles de la mémoire, sans vertiges ni troubles neuro-psychiatriques. Il a diagnostiqué un status après traumatisme crânio-cervical de type «whip-lash» avec probable commotion cérébrale et état confusionnel transitoire; l'examen neurologique électro-clinique était normal, sans signes d'une complication intra-crânienne post-traumatique de type hématome. Par la suite, le médecin a indiqué à la CNA que son patient continuait à souffrir de céphalées, d'insomnies et de difficultés de concentration dues au syndrome post-commotionnel causé par l'accident du 4 octobre 1997, malgré les traitements entrepris. Selon lui, une incapacité de travail à long terme, due avant tout à l'impotence fonctionnelle de l'épaule et, à un moindre degré, aux troubles neuro-psychologiques, était à craindre (rapports des 24 mars 1999, 27 avril 1999 et 28 mars 2000). Entre-temps, la CNA a recommandé à O.________ de s'annoncer auprès des organes de l'assurance-invalidité, ce que celui-ci a fait en déposant une demande de prestations le 30 septembre 1997 auprès de l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité.