Citation: 7B_40/2024 E. 2.3.2

2.3.2. Son appréciation prête d'autant moins le flanc à la critique que la cour cantonale n'a pas non plus ignoré que cette capacité était limitée, notamment dans la durée ou dans certaines conditions de confrontation - en particulier avec des témoins ou la partie plaignante - ou de stress. Afin notamment de réduire le risque - à ce stade uniquement futur et hypothétique - que le recourant réponde de manière impulsive ou incohérente, elle a ainsi confirmé les aménagements décidés par le Juge de police, à savoir de restreindre la durée des débats par tranches de trente minutes et de ne pas confronter le recourant à la partie plaignante. Le recourant ne prétend d'ailleurs pas que ces aménagements ne correspondraient pas à ceux proposés par l'expert (cf. ch. 5 et 6 p. 3 du complément du 31 mai 2023) et ne développe pas non plus d'argumentation visant à démontrer qu'ils seraient insuffisants et devraient être complétés par d'autres mesures; il se limite en effet à invoquer, de manière toute générale, la complexité de "toute procédure judiciaire", ainsi que les "implications émotionnelles qu'elles génèrent nécessairement pour une partie" (cf. p. 10 du recours), ce qui ne saurait constituer en soi un motif d'incapacité de participer à des débats. Il apparaît en tout état de cause que les suspensions régulières envisagées permettront au recourant de limiter son stress - que celui-ci découle de la longueur des débats, des questions qui pourraient lui être posées ou des éventuelles confrontations avec des témoins - ainsi que de s'informer, le cas échéant, auprès de son mandataire sur les éléments qu'il n'aurait pas été à même de comprendre. Vu notamment l'absence de confrontation avec la partie plaignante prévue, une incapacité de participer aux débats ne découle pas non plus dans le présent cas du fait que la cause constitue a priori une situation de "déclarations contre déclarations". Assisté par un mandataire professionnel, le recourant semble enfin être à même, le cas échéant, de solliciter d'autres mesures, de requérir la suspension des débats - notamment si les tranches de trente minutes ne devaient pas être respectées - ou de contester le déroulement de l'audience ou la validité des propos tenus, y compris dans le cadre d'un appel.