Citation: C 169/02 21.03.2003 E. A

S.________, divorcée, est mère de huit enfants, dont trois sont nés respectivement en 1997, 1998 et 1999. Du 1er décembre 1997 au 31 mai 2001, la prénommée a exploité le Café-restaurant X.________ Sàrl. Cette société ayant été dissoute par décision de l'assemblée générale du 12 juin 2001, S.________ s'est annoncée à l'assurance-chômage. Dans sa demande d'indemnités de chômage du 11 juin 2001, elle a indiqué qu'elle était disposée et capable de travailler à temps partiel, au maximum 25 heures par semaine. Invitée par l'Office régional de placement (ci-après: l'ORP) à fournir une attestation de garde pour ses enfants, S.________ a répondu qu'elle n'avait pas de solution pour assurer la garde de ses enfants. Par décision du 10 juillet 2001, l'ORP l'a déclarée inapte au placement dès son inscription au chômage, au motif qu'elle n'était pas en mesure d'établir que la garde de ses enfants serait assurée en cas de reprise d'un emploi. L'assurée a déféré cette décision au Service de l'emploi du canton de Vaud (ci-après: le service de l'emploi), première instance cantonale de recours en matière d'assurance-chômage, en exposant que le problème de la garde de ses enfants était lié à sa situation financière précaire et que le versement des indemnités de chômage lui permettrait d'engager une fille au pair et de travailler à nouveau à plein temps. Par décision du 4 octobre 2001, le service de l'emploi l'a déboutée.