Citation: 2C_452/2019 E. 3.3

3.3. Dans sa prise de position, l'intimé ne conteste pas la gravité de sa faute, mais la relativise en raison du contexte dans lequel les infractions ont été commises. Il relève à ce propos qu'il ne représente pas un danger pour la société, mais qu'il était un " époux ayant commis de graves erreurs et infractions à l'encontre de son épouse, dans un contexte d'importantes difficultés conjugales couplées avec une consommation problématique de consommation d'alcool chronique " (sic). Il affirme à ce propos ne jamais s'en être pris à l'intégrité physique ou sexuelle d'une femme autre que son épouse. L'intimé mentionne en outre, comme élément permettant selon lui de relativiser sa faute, le fait qu'il est issu de l'immigration, c'est-à-dire d'une autre culture. Il constate par ailleurs que la peine prononcée pour un viol se trouve au bas de l'échelle pour ce genre d'infractions. Il se targue finalement d'une prise de conscience quant à son addiction et du fait qu'il ne consomme plus d'alcool et suit une thérapie.