Citation: 5A_72/2022 E. 5.2.3

5.2.3. Le recourant prétend d'abord que, si l'autorité cantonale n'avait pas fait preuve d'arbitraire dans la constatation des faits, il aurait fallu imputer à l'intimée un revenu hypothétique mensuel en lien avec la villa de W.________ d'au moins 4'389 fr., montant correspondant à un loyer mensuel de 6'500 fr. déduction faite des charges d'entretien par 2'111 fr. Il affirme que l'intimée a déménagé " par pure convenance personnelle (volonté de tourner la page) dès lors que la villa [...], qui comptait 14 pièces, aurait pu [l']accueillir [ainsi que] M. I.________ et leurs enfants respectifs ", qu'à partir de ce déménagement, elle aurait pu chercher à mettre ce bien en location et percevoir ainsi un loyer important et qu'elle " n'a fait aucun effort suffisant " à cet égard. Il allègue qu'elle n'a en effet mandaté que trois régies pour la mise en location, n'a pas entrepris de démarches particulières par la suite et aurait pu, contrairement à ses affirmations, diminuer le loyer à un montant inférieur à 7'500 fr., faits que, " sans justification aucune " et " en violation de l'art. 9 Cst. ", l'arrêt attaqué ne mentionnerait pas. Il avance qu'avec un minimum d'effort la villa aurait " sans nul doute trouvé un locataire avec un loyer de 6'500 fr. par mois " et qu'on peine à saisir pourquoi elle a renoncé à percevoir un loyer même diminué durant près de trois ans alors même qu'elle alléguait ne pas parvenir à couvrir ses charges. Une telle critique de l'état de fait, qui correspond quasiment mot pour mot à celle de l'appel, est toutefois appellatoire et, partant, irrecevable (cf. supra, consid. 2.2). Quant à l'allégation du recourant selon laquelle l'intimée se serait volontairement dessaisie de la villa avant le jugement de divorce dans le but d'éviter l'imputation d'un loyer hypothétique en relation avec ce bien ainsi qu'une diminution de ses aliments, elle est aussi appellatoire et, partant, ne saurait fonder aucun abus de droit selon l'art. 2 al. 2 CC.