Citation: 4A_238/2009 03.09.2009 E. A

A.a Le 1er septembre 2000, la société anonyme X.________, de siège à A.________, a engagé V.________, en qualité d'agent de sécurité, à partir du 1er octobre 2000. Dès le 1er janvier 2004, l'employée a été affectée à la réception du site genevois de Z.________, dotée du nouveau statut d'hôtesse d'accueil, puis, dès le 1er juillet 2004, du statut d'agent de sécurité fixe. Une attestation datée du 1er février 2005 mentionne la fonction de « réceptionniste de sécurité ». Il n'est pas contesté que les tâches effectuées par l'employée auprès de Z.________ consistaient à réceptionner les personnes se présentant, à contrôler leur identité avant de les autoriser à pénétrer dans les locaux et enfin à conserver leurs documents d'identité pendant la durée de la visite. L'employée portait un badge mentionnant son appartenance à X.________, mais non une carte la légitimant comme agent de sécurité. Dès janvier 2006, le salaire mensuel brut de l'employée s'est élevé à 4'363 fr.20. A.b V.________ a bénéficié, dès le début de l'année 2005, d'une place de parc mise à disposition directement par Z.________. Les loyers dus pour l'occupation de cette place ont été acquittés, en ce qui concerne l'année 2007, par mensualités. S'agissant des années précédentes, des prélèvements ont été effectués sur le salaire de l'employée de juillet à décembre 2007, sans qu'aucune protestation ne soit formulée contre cette manière de faire. A.c X.________ était liée à Z.________ par un contrat, qui représentait le tiers du chiffre d'affaires de la première nommée; le contrat a pris fin le 31 décembre 2007 faute d'avoir été renouvelé en octobre 2007. Le 30 octobre 2007, X.________ a procédé à vingt-neuf licenciements, dont celui de V.________, sans avoir préalablement informé la représentation des travailleurs dans l'entreprise, constituée par une commission de quatre personnes, ni les travailleurs eux-mêmes. De même, aucune notification des licenciements projetés n'a été faite auprès de l'Office cantonal de l'emploi. Une amende administrative de 2'000 fr. a été infligée à X.________ pour non-respect de la procédure en matière de licenciement collectif. V.________ a été licenciée pour le 31 décembre 2007, par remise en mains propres le 30 octobre 2007 de la lettre de licenciement. Le 14 janvier 2008, V.________ a fait opposition à son licenciement et offert ses services à l'employeuse jusqu'à la fin des rapports de travail, en faisant valoir que les rapports de travail n'avaient pas pris fin. A.d Après avoir été interpellé par le Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs (SIT) au sujet de la procédure à suivre en cas de licenciement collectif, l'employeuse a, le 21 janvier 2008, communiqué à l'Office cantonal de l'emploi l'annonce complète des vingt-neuf licenciements. V.________ a perçu des indemnités de l'assurance-chômage dès le mois de janvier 2008.