Citation: 5A_677/2019 E. 5.1

5.1. Elle soutient que cette constatation repose sur trois attestations médicales établies les 9 février 2018, 13 novembre 2018 et 11 juin 2019, ainsi que sur un lot de certificats d'incapacité de travail. Or, l'ensemble de ces certificats étaient antérieurs à l'arrêt sur mesures protectrices de l'union conjugale du 15 octobre 2018 du Tribunal cantonal fribourgeois, sous réserve du certificat médical du 4 octobre 2019, qui attestait d'une incapacité de travail à 100% du 4 au 30 octobre 2018, et de celui curieusement daté du 30 octobre 2018 attestant d'une incapacité de travail du 29 au 30 octobre 2018. L'intimé n'avait en revanche attesté d'aucune incapacité de travail, même partielle, dès le 1er janvier 2019. Le Tribunal cantonal fribourgeois avait toutefois déjà pris en considération les problèmes de santé de l'intimé et, ce nonobstant, avait retenu des revenus de l'ordre de 700 fr. pour son activité de garagiste, montant non contesté par l'intimé. Quant à la comptabilité produite par l'intimé, la recourante rappelle qu'elle avait relevé que celle-ci avait été établie par l'intimé lui-même et qu'elle avait sollicité la mise en oeuvre d'une expertise au vu de la disproportion évidente entre les recettes d'exploitation annoncées et les charges de matériel et de marchandises. Elle avait réitéré cette requête en appel. En refusant de mettre en oeuvre une expertise comptable, le Juge délégué s'était distancié arbitrairement de la motivation des juges cantonaux fribourgeois et avait procédé à une appréciation arbitraire des preuves en se basant sur les seules allégations de l'intimé qui soutenait avoir " démantelé " son garage, alors qu'il continuait à recevoir en parallèle des livraisons de matériel, que son entreprise individuelle était toujours inscrite au registre du commerce et qu'il n'avait ni allégué ni établi la clôture des comptes de l'entreprise ni sa liquidation.