Citation: 1C_96/2022 E. 3.4

3.4. Il est constant que la qualité pour agir de Patrimoine Suisse (entité suisse) doit lui être reconnue sur la base de l'application combinée de la LEaux et de la LPN. Cela étant et à comprendre la recourante, la reconnaissance de cette qualité pour recourir la légitimerait à se prévaloir également d'une violation du règlement communal des constructions, singulièrement de l'art. 43 RPGA. On ne discerne cependant pas, dans le cas particulier, quelle influence une violation éventuelle de l'art. 43 RPGA pourrait avoir sur le régime de protection des eaux; les recourantes ne fournissent au demeurant aucune explication sur ce point, leur argumentation étant centrée sur l'atteinte à la forêt et au biotope - prétendument présents sur la parcelle no 238. Or, les organisations de protection de la nature ne sauraient arguer de prescriptions dont l'application au cas particulier ne viserait pas à défendre les intérêts de la protection de la nature et du patrimoine fondant leur qualité pour recourir (cf. ATF 139 II 271 consid. 9.3; 118 Ib 11 consid. 2e; voir également ATF 118 Ib 301 consid. 1c; REGINA MEIER, Das ideelle Verbandsbeschwerderecht, Eine Darstellung der Regelungen auf Bundesebene, 2015, p. 41; KÖLZ/HÄNER/BERTSCHI, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 3e éd. 2013, n. 991; PETER M. KELLER, in Commentaire de la LPN, 2e éd. 2019, n. 19 ad art. 12 LPN; cf. aussi ATF 148 II 359 consid. 3.1; arrêt 1C_393/2011 du 3 juillet 2012 consid. 5 in fine et 6.1). Il n'est ainsi pas contraire au droit d'avoir jugé le grief irrecevable, ce indépendamment de la question de savoir si, sur le principe, la qualité pour recourir découlant de la LEaux permet aussi aux organisations de protection de la nature de se prévaloir de dispositions communales en matière de construction, question pouvant ainsi souffrir de demeurer indécise.