Citation: 9C_442/2020 E. 6.3.1

6.3.1. L'argumentation de l'assuré est en grande partie fondée. Les premiers juges ont suivi les conclusions de l'expert (rapports des 11 et 28 mars 2019) quant à la capacité résiduelle de travail au seul motif que les appréciations divergentes des docteurs E.________ (rapport du 14 juin 2018) et J.________ (rapport du 11 juillet 2019) étaient par trop succinctes ou tout bonnement dénuées de toute motivation. Leur appréciation ne porte cependant que sur deux pièces extraites d'un dossier médical plus important. La lecture de ces pièces montre que l'avis du docteur E.________ est étayé par des documents annexes contemporains de la rédaction de son rapport et que l'avis du docteur J.________ correspond au compte-rendu d'une consultation particulière. Ces deux avis reflètent donc la situation du recourant à deux instants précis de son parcours hospitalier mais pas l'évolution de cette situation depuis la déclaration de la maladie. Tous deux suggèrent toutefois clairement une évolution qui n'a pas été linéaire et dont on ne pouvait augurer la suite. Le docteur E.________ évoque effectivement de multiples interventions chirurgicales compliquées d'infections et de ré-opérations n'ayant pas entièrement résolu les symptômes de l'hydrocéphalie et nécessitant encore des contrôles et des réglages itératifs. Les mêmes constatations à plus d'une année d'intervalle ressortent du rapport du docteur J.________ qui dresse en outre la liste des nombreuses opérations pratiquées dans un laps de temps inférieur à trois ans (novembre 2016 à mai 2019). Le motif pour lequel le tribunal cantonal a écarté les conclusions des médecins traitants quant à la capacité résiduelle de travail de l'assuré n'est donc pas convaincant.