Citation: 6B_948/2021 E. 3.2

3.2. Cela fait, la juridiction cantonale a exposé clairement les motifs pour lesquels elle a jugé qu'elle pouvait se passer de telles investigations. La question des troubles psychologiques évoquée par le recourant mise à part, elle a retenu que le récit de l'intimée n'avait rien de délirant dès lors qu'il était cohérent, détaillé, ancré dans l'espace et pouvait l'être dans le temps, au contraire de ce que pourrait être une narration qui ne serait que le fruit d'une imagination chimérique. La juridiction d'appel a également tenu compte des deux tentamens et des trois épisodes de scarification antérieurs à l'ouverture de la procédure. Rappelant que de tels actes auto-agressifs ne sont pas rares chez les adolescents et qu'ils ne constituent pas une indication d'une perte de contact avec la réalité, elle a considéré que l'intimée semblait s'y être livrée avec lucidité. Quant aux médicaments homéopathiques ingurgités, l'intimée ne pouvait pas ignorer qu'elle ne risquait pas grand-chose, ni qu'elle ne pouvait pas se pendre en se tenant assise par terre ainsi qu'elle l'avait relaté dans son journal. Contrairement à ce que soutient le recourant, le volet psychiatrique et la question de l'éventuelle mise en oeuvre d'une expertise de crédibilité ont donc été abordés et traités par l'autorité précédente, d'une manière qui ne prête pas le flanc à la critique. Le grief est infondé.