Citation: 1C_372/2020 E. 1.3

1.3. Selon la jurisprudence, le préjudice irréparable prévu par l'art. 93 al. 1 let. a LTF doit être de nature juridique et ne pas pouvoir être ultérieurement réparé par une décision finale favorable au recourant (ATF 137 V 314 consid. 2.2.1 p. 317 et les arrêts cités). Un dommage de pur fait, comme la prolongation de la procédure ou un accroissement des frais de celle-ci, n'est pas suffisant (ATF 138 III 190 consid. 6 p. 192). En l'occurrence, la recourante pourrait, comme on l'a vu, être autorisée à présenter son propre projet si celui de l'intimée devait finalement être écarté. En outre, en cas d'autorisation donnée à cette dernière, la recourante pourrait, à tout le moins en tant que propriétaire voisine du projet, former recours contre cette décision finale en reprenant le cas échéant les arguments soulevés céans s'ils présentent encore une pertinence (cf. art. 93 al. 3 LTF). Le seul allongement de la procédure d'autorisation ne constitue pas, comme cela est rappelé ci-dessus, un préjudice irréparable. Quant à l'hypothèse visée à l'art. 93 al. 1 let b LTF, elle n'est pas non plus réalisée car l'admission du recours ne permettrait pas d'aboutir immédiatement à une décision finale, mais seulement à une autre décision, elle aussi incidente, en faveur de la recourante. Il n'y a dès lors pas lieu de déroger à la volonté du législateur fédéral, concrétisée à l'art. 93 LTF, selon laquelle le Tribunal fédéral ne doit être saisi qu'une seule fois d'une même affaire, au stade de la décision finale (ATF 142 II 363 consid. 1.3; arrêt 4A_619/2020 du 17 février 2021 consid. 4.1 destiné à la publication).