Citation: 6B_71/2015 E. 2.2

2.2. La juridiction cantonale a considéré qu'il n'y avait pas eu de menace, mais emploi volontaire de la force physique dans le but de faire céder la victime. La corpulence du recourant et son expérience d'agent de sécurité lui avaient permis d'immobiliser la victime en la saisissant par la tête. Il avait porté cette prise alors qu'il se tenait debout, tandis qu'elle était assise, empêchée de fuir, à distance de tiers susceptible de la secourir et particulièrement vulnérable compte tenu de son ébriété que l'auteur connaissait. Leurs postures respectives lui assuraient une position dominante, qui avait suppléé à l'inertie de la victime. Sur le plan subjectif, il avait réalisé que cette dernière ne consentait pas à la fellation dont il avait pris l'initiative. Imposer brutalement une fellation à une femme inconnue, en la maintenant sans autres préliminaires ou propos amoureux, sans requérir son accord et sans lui laisser la possibilité de réaliser ce qui allait se passer, revenait à accepter de la contraindre, par dol éventuel tout du moins.