Citation: 8C_560/2020 E. 3.2.2

3.2.2. S'agissant tout d'abord de la valeur probante de la seconde expertise du CEMed, force est de constater avec l'instance précédente que le rapport du 14 septembre 2016 - complété les 28 juillet 2017 et 5 avril 2018 - répond amplement aux exigences de forme posées par la jurisprudence (cf. consid. 2.2 supra). Bien que l'expertise ait été ordonnée dans le cadre d'une procédure en assurance-invalidité, les experts se sont dans leur rapport complémentaire du 28 juillet 2017 déterminés de manière complète et détaillée sur la question du lien de causalité naturelle propre à l'assurance-accidents. Dès lors que ce rapport complémentaire s'inscrit dans le prolongement du rapport principal du 14 septembre 2016, on ne saurait retenir que les experts du CEMed se soient déterminés sans avoir examiné la recourante et sans investigation médicale. Par ailleurs, la recourante perd de vue que c'est le contenu d'un rapport d'expertise, et non son origine, qui est déterminant pour juger de sa valeur probante (cf. consid. 2.2 supra). La juridiction cantonale était ainsi fondée à s'appuyer sur l'expertise du CEMed pour rendre sa décision.