Citation: 7B_68/2022 E. 3.4

3.4. La cour cantonale a relevé - sans que le recourant le critique - qu'au moment de la commission des faits qui lui sont reprochés, le recourant souffrait en substance de troubles psychiques sévères, à savoir de troubles mentaux et du comportement répondant aux critères du trouble psychodysleptique, syndrome de dépendance et de sevrage alcoolique avec impulsivité occasionnelle. Ces troubles requéraient le prononcé d'un traitement institutionnel. Au vu du risque élevé de récidive de comportements violents à l'égard d'autrui et faute d'autres mesures, la mesure ne pouvait qu'être exécutée en milieu fermé; le recourant ne pouvait par conséquent pas être placé en milieu ouvert en attendant qu'une place dans un établissement adapté soit disponible. L'autorité précédente a notamment examiné si le traitement carcéral avait exacerbé les troubles psychiques du recourant. Elle s'est à cet égard d'abord fondée sur les déclarations de l'intéressé aux débats de première instance du 12 mars 2018, dont il résultait qu'il allait mieux. L'autorité cantonale a relevé que le recourant n'avait nullement mentionné d'aggravation de son cas, alors qu'il lui appartenait de le faire en vertu de l'ordonnance du 18 décembre 2013 sur les droits et les devoirs de la personne détenue (RS-VS 340.100). S'agissant du traitement prodigué au cours de l'incarcération, la cour cantonale a en substance retenu que le recourant avait fait l'objet d'une prise en charge chimiothérapeutique, ainsi que psychiatrique et psychothérapeutique. Il avait en outre fait l'objet de deux prises en charge hospitalières. L'autorité précédente a souligné que si le recourant avait certes subi des souffrances durant sa détention, celles-ci semblaient inhérentes à l'incarcération; cela pouvait avoir des effets sur le bien-être sans pour autant constituer un traitement inhumain ou dégradant. Par ailleurs, le recourant n'avait pas allégué avoir requis un soutien psychothérapeutique plus intense durant sa détention. Ce n'était que le 6 septembre 2018 que son conseil avait requis devant le Tribunal cantonal que des démarches soient entreprises pour qu'il puisse bénéficier de soins et que des débats soient rapidement fixés au motif d'une "dégradation constante psychique et physique". Quoi qu'il en soit, la juridiction cantonale a considéré que les omissions de son mandataire étaient imputables au recourant. Elle a enfin estimé qu'il ne résultait pas du complément d'expertise du 24 avril 2017 que le recourant n'aurait pas reçu les soins qui lui étaient nécessaires. Sur la base de ces éléments, l'autorité précédente a considéré que le traitement subi n'atteignait manifestement pas le niveau d'avilissement ou d'humiliation propre à le faire apparaître comme contraire à l'art. 3 CEDH.