Citation: 9C_714/2017 E. A

A.a. B.________, née en 1967, a travaillé en tant qu'assistante de gestion auprès de différentes banques privées, puis comme chargée de relation junior auprès de la Banque A.________ & Cie du 1 er avril 2006 au 31 décembre 2007 (convention de fin des rapports de travail du 15 octobre 2007). A ce titre, elle a été affiliée pour la prévoyance professionnelle obligatoire et surobligatoire auprès de la Caisse de retraite des employés de A.________ & Cie et des sociétés du groupe (actuellement: la Caisse de retraite du groupe A.________; ci-après: l'institution de prévoyance). Le 23 septembre 2007, B.________ a été admise à l'Unité d'accueil et d'Urgences psychiatriques de l'hôpital C.________ à la suite d'un accident de la circulation routière et d'un état confusionnel), puis hospitalisée au sein du département de psychiatrie de l'hôpital C.________ (du 24 au 27 septembre 2007). L'assurée a été conduite derechef aux urgences psychiatriques de l'hôpital C.________ le 18 octobre 2007. Elle a ensuite séjourné à la clinique psychiatrique D.________ (du 24 octobre au 30novembre 2007), puis débuté un suivi ambulatoire auprès des docteurs E.________, médecin associé à la clinique D.________ (du 3 décembre 2007 au 31 mai 2008), et F.________, sp écialiste en médecine interne générale, en psychiatrie et en psychothérapie (dès juillet 2008). Du 12 décembre 2007 au 13 mai 2008, elle a également bénéficié d'un accompagnement psychosocial auprès du Centre G.________, spécialisé dans le traitement des addictions. Après la fin de ses rapports de service, B.________ a perçu des indemnités de l'assurance-chômage dès le 6 février 2008 et suivi différents stages et formations professionnelles jusqu'à ce que ses médecins traitants, les docteurs F.________ et H.________, spécialiste en médecine interne générale, prescrivent un arrêt de travail à 100 % dès le 12 février 2009. Par décision du 9 septembre 2009, l'Office cantonal de l'emploi (OCE) a, en se basant sur l'avis de son médecin conseil (du 4 septembre 2009), mis un terme aux prestations cantonales de chômage avec effet au 4 septembre 2009. A.b. Par décision du 8 décembre 2010, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a octroyé à B.________ une rente entière d'invalidité dès le 1 er mai 2010. En se fondant sur l'avis de son Service médical régional (du 12 août 2010), il a retenu que l'assurée présentait une capacité de travail nulle depuis le 1 er janvier 2008 en raison d'un trouble de la personnalité émotionnellement labile décompensé et d'une anorexie mentale et qu'elle avait par conséquent droit à une rente entière d'invalidité six mois après le dépôt (tardif) de sa demande de prestations du 20 novembre 2009. A.c. B.________ a demandé à la Caisse de retraite du groupe A.________ le versement de prestations de la prévoyance professionnelle. Après un échange de correspondances, l'institution de prévoyance a, en se référant notamment à l'avis du docteur I.________, spécialiste en médecine interne générale et médecin conseil (avis du 29 septembre 2011), refusé d'allouer des prestations (courriers du 19 dé cembre 2011 et du 23 octobre 2013). Entre-temps, la Fondation institution supplétive LPP, Assurance de risque des chômeurs, a accepté de prendre en charge de manière provisoire le versement d'une rente d'invalidité de la prévoyance professionnelle (correspondance du 16 janvier 2013).