Citation: 8C_407/2024 E. 4

Après avoir considéré, en référence à la jurisprudence (notamment arrêts 8C_469/2011 du 29 décembre 2011 consid. 5; C 367/99 du 12 mai 2000 consid. 3), que le défaut d'un système de contrôle de la perte de travail ouvrait la voie de la reconsidération (art. 53 al. 2 LPGA) plutôt que de la révision procédurale (art. 53 al. 1 LPGA), la juridiction précédente a examiné le point de savoir si la reconsidération était soumise à un délai particulier. Elle y a répondu par la négative, considérant que seuls entraient en considération les délais de l'art. 25 al. 2 LPGA applicables à la restitution des prestations. En l'espèce, la décision rendue par l'intimé le 5 juin 2023, à la suite du contrôle du bien-fondé des prestations allouées à la recourante, échappait donc à la critique et ne pouvait pas non plus être considérée comme tardive sous l'angle des règles de la bonne foi puisqu'elle avait été rendue moins de quatre mois après le contrôle du 13 septembre 2022.