Citation: 6B_1011/2023 E. 4.5

4.5. Le recourant tient pour invraisemblable la version de l'intimé selon laquelle, bien qu'amoureux de son épouse et ayant entretenu avec elle une relation sexuelle "intense", il aurait réagi comme il le décrit, au moment où elle a cessé de se mouvoir (cf. arrêt entrepris p. 33 s.). L'intimé retranscrit un passage de ses déclarations en appel et estime que l'interprétation du recourant relève d'une extrapolation. La cour cantonale retient à plusieurs reprises le caractère attentionné de l'intimé envers son épouse (cf. supra let. B.a: " s'était montré - comme à son habitude - attentionné envers elle "; B.e: " messages contenant de fervents témoignages d'affection et d'amour "). Bien qu'elle mentionne la version relatée par l'intimé concernant son comportement immédiatement consécutif au décès (cf. arrêt entrepris p. 33 s.; supra let. B.d.f: pas de regard ni de parole après l'acte; passage aux toilettes puis constat du décès), la cour cantonale n'apprécie pas ces déclarations et omet d'arrêter expressément les faits sur ce point. En outre, l'arrêt entrepris ne contient pas de précision sur l'" épisode du sac plastique " évoqué par l'intimé en lien avec un " début de problème ", (cf. supra let. B.d.f) ni sur les conséquences des AIT dont avait souffert la victime (cf. supra let. B.d.f), auxquelles l'intimé fait également référence (déterminations de l'intimé p. 6, p. 39). Or il s'agit d'indices permettant d'établir les risques liés à la pratique d'asphyxie en cause, ainsi que la connaissance de ceux-ci par l'intimé (cf. supra consid. 2.2.1). Si la cour cantonale rappelle le défaut d'explication de l'intimé sur le laps de temps écoulé entre la découverte du corps inanimé de son épouse (aux alentours de 5h30) et l'appel de sa belle-fille (à 6h37), elle n'en tire aucune conclusion. Or ces éléments sont pertinents dans l'établissement des faits de la cause et participent à déterminer si l'intimé s'était accommodé du risque de décès de son épouse (cf. supra consid. 2.2.1). Au vu de la portée des révélations de l'intimé dans la présente procédure, de telles lacunes dans leur appréciation relèvent de l'arbitraire. Aussi, l'arrêt entrepris doit être annulé sur ce point également et renvoyé à la cour cantonale pour nouvel examen sur ces aspects.