Citation: 9C_698/2018 E. 4.2

4.2. En l'espèce, il apparaît à la lecture du dossier que pour décider de ne pas entrer en matière sur la nouvelle demande de prestations, l'office intimé s'est limité à soumettre au docteur D.________, médecin au Service médical régional de l'AI (SMR), les documents médicaux transmis par la recourante, sans entreprendre d'autres investigations. Les documents produits par l'assurée sont très succincts et se limitent à énumérer des pathologies soit non invalidantes, soit déjà connues. Il ressort en effet des constatations du docteur D.________ que les nouvelles atteintes somatiques présentées par la recourante, soit une typhlite en octobre 2016 et trois épisodes de diverticulites en 2017, n'ont pas engendré d'incapacités de travail prolongées susceptibles d'altérer durablement la capacité de travail, si bien que celles-ci ne sont pas "invalidante[s] au sens de la [L]AI" (rapports des 19 janvier et 7 mai 2018). D'autre part, les documents médicaux que l'assurée a remis à l'office intimé ne mettent pas en évidence une péjoration de l'atteinte à la santé psychique depuis la décision du 6 décembre 2006. A cet égard, l'appréciation de la capacité de travail (0 %) faite par le docteur E.________, médecin praticien - seul médecin à avoir fait état d'une pathologie psychique - ne repose sur aucun élément concret; l'intéressé s'est en effet limité à dresser une liste des antécédents de sa patiente et à poser le diagnostic de syndrome dépressivo-anxieux, sans préciser en quoi celui-ci serait susceptible de se répercuter sur la capacité de travail (rapport du 12 février 2018). Partant, le refus de l'office intimé d'entrer en matière sur la nouvelle demande de prestations était justifié.