Citation: 9C_117/2018 E. 5.2

5.2. Dans le contexte d'une révision au sens de l'art. 17 LPGA, le juge doit vérifier l'existence d'un changement important de circonstances propre à justifier l'augmentation, la réduction ou la suppression de la rente. Or un tel examen ne peut intervenir qu'à la faveur d'une comparaison entre deux états de fait successifs (arrêt 8C_441/2012 du 26 juillet 2013 consid. 6.1.2). Méconnaissant le sens de cette jurisprudence, la juridiction cantonale s'est contentée de procéder à un bref descriptif des différentes procédures qui se sont succédé depuis l'octroi initial de la demi-rente d'invalidité à l'intimé. Les premiers juges n'ont dès lors pas précisé expressément quelle était la décision entrée en force qu'ils jugeaient pertinente pour procéder à la comparaison des états de fait. Il convient de compléter sur ce point l'état de fait cantonal (art. 105 al. 2 LTF). Selon le descriptif établi par la juridiction cantonale, l'office AI a procédé à un examen matériel initial du droit à la rente du recourant en février 2007 (décision du 26 février 2007), puis considéré que l'assuré continuait à avoir droit à une demi-rente d'invalidité (degré d'invalidité: 50 %) au terme d'une procédure de révision initiée en décembre 2009 (correspondance du 28 juillet 2010). A cette occasion, l'office intimé n'a cependant pas procédé à une évaluation matérielle de la situation du recourant, en dépit des mesures d'instruction effectuées. La communication du 28 juillet 2010 ne repose de plus pas sur des pièces médicales qui auraient été propres à justifier une augmentation de la rente, si le résultat de l'appréciation eût été différente (cf. arrêt 8C_441/2012 cité consid. 6.2). Il faut ainsi constater que la décision du 26 février 2007 constitue le point de départ temporel pour l'examen de la révision.