Citation: 4P.230/2001 12.02.2002 E. 1

1.- a) Le recours de droit public au Tribunal fédéral est ouvert contre une décision cantonale pour violation des droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ). L'arrêt rendu par la cour cantonale, qui est final, n'est susceptible d'aucun autre moyen de droit sur le plan fédéral ou cantonal dans la mesure où le recourant invoque la violation directe d'un droit de rang constitutionnel, de sorte que la règle de la subsidiarité du recours de droit public est respectée (art. 84 al. 2 et 86 al. 1 OJ). Il n'est pas exclu d'attaquer en cette occasion une décision préjudicielle ou incidente (art. 87 al. 3 OJ). Le recourant est personnellement touché par la décision attaquée, qui a pour effet d'écarter définitivement son recours, de sorte qu'il a un intérêt personnel, actuel et juridiquement protégé à ce que cette décision n'ait pas été prise en violation de ses droits constitutionnels; en conséquence, il a qualité pour recourir (art. 88 OJ). Interjeté en temps utile (art. 89 al. 1, 32 al. 2 OJ, art. 1 de la loi fédérale du 21 juin 1963 sur la supputation des délais comprenant un samedi, RS 173. 110.3), dans la forme prévue par la loi (art. 90 al. 1 OJ), le recours est en principe recevable. Hormis certaines exceptions qui ne sont pas réalisées en l'espèce, il n'a qu'un caractère cassatoire (ATF 127 III 279 consid. 1b; 127 II 1 consid. 2c; 126 III 534 consid. 1c). b) Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 127 I 38 consid. 3c; 127 III 279 consid. 1c; 126 III 524 consid. 1c, 534 consid. 1b). En partant de la décision attaquée, le recourant doit indiquer quel droit constitutionnel aurait été violé; pour chacun des droits invoqués, il doit expliquer de manière circonstanciée en quoi consisterait la violation. Ce n'est qu'à ces conditions qu'il est possible d'entrer en matière (cf. ATF 110 Ia 1 consid. 2a). En l'espèce, l'acte de recours est loin de répondre à ces exigences. Le recourant invoque l'arbitraire en citant tantôt l'ancien art. 4 Cst. , tantôt le nouvel art. 9 Cst. ; il évoque longuement ce qui lui paraît la bonne application du droit cantonal, perdant de vue que le recours de droit public n'est pas un appel; il ponctue ces diverses récriminations contre l'arrêt cantonal de la référence plus ou moins désordonnée à de nombreux droits constitutionnels. Il ne sera donc possible d'entrer en matière que dans la mesure où un droit constitutionnel a été invoqué et que l'on parvient à discerner en quoi pourrait consister sa violation.