Citation: 2C_487/2022 E. 7.2

7.2. Comme le relève à juste titre le recourant, contrairement à ce qui prévaut dans le canon du Thurgovie, dans le cas d'espèce, deux autorités formellement distinctes ont été chargées de l'imposition sur les gains immobiliers et sur le revenu, à savoir le Service cantonal des contributions, respectivement la Commission communale d'impôts de la commune de U.________. Cependant, il existe des liens personnels étroits entre ces deux autorités. En effet, l'art. 218 al. 2 LF/VS prévoit que les commissions communales d'impôts sont composées d'un représentant du Service cantonal des contributions, qui la préside, et deux représentants de la commune concernée. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué (p. 10 let. i) que la Commission communale d'impôts de la commune de U.________, qui a rendu la décision querellée, était présidée par B.________, en tant que représentant du Service cantonal des contributions, celui-ci étant un employé dudit service. B.________ a en outre été en contact avec le contribuable, en tant que taxateur réviseur, Section des personnes physiques, dans le cadre de la taxation par ce service de son gain immobilier. En conséquence, compte tenu des liens personnels étroits qui unissent les deux autorités de taxation concernées, en particulier au travers de B.________ qui est intervenu dans les deux procédures de taxation, on ne saurait reprocher à l'instance précédente d'avoir appliqué en l'espèce l'arrêt 2C_908/2019 en considérant que la présente affaire était similaire au cas thurgovien. Partant, en fondant la motivation de l'arrêt attaqué sur l'arrêt 2C_908/2019 pour modifier sa jurisprudence, l'instance précédente n'a pas méconnu le contenu de cet arrêt. Le grief est rejeté.