Citation: 6B_1098/2023 E. 1.2.1

1.2.1. La cour cantonale a constaté, à l'instar du premier juge, que le droit d'être entendu du recourant avait été respecté tant par le vétérinaire cantonal que par le ministère public. Le vétérinaire cantonal lui avait demandé l'entier du dossier médical du cheval et diverses informations, de sorte que le recourant avait eu l'occasion de s'exprimer avant que le vétérinaire cantonal ne dénonçât son comportement aux autorités pénales. Quant à l'instruction menée par le ministère public, le recourant avait eu l'occasion de s'expliquer à plusieurs reprises et avait produit l'entier de son dossier le 16 janvier 2022. La cour cantonale a constaté que le premier juge avait fondé sa conviction sur les avis convergents du Tierspital de Zurich, du vétérinaire cantonal et des vétérinaires D.________ et E.________, dont aucun élément ne permettait de mettre en doute les compétences. Le dossier était complet sur cet aspect technique et rien ne justifiait de mettre en oeuvre une expertise. Les conditions de l'art. 389 al. 3 CPP n'étaient pas réalisées. La cour cantonale a relevé que le recourant s'était prévalu en appel d'une violation des art. 147 al. 1 CPP et 182 ss CPP au motif que "les dénonciateurs" n'avaient pas été entendus par le tribunal de première instance, lequel ne pouvait pas prendre leurs déclarations écrites pour "argent comptant". La cour cantonale a relevé que les professionnels impliqués avaient livré leurs avis par écrit (pièces 4/1, 4/2 et 4/3 du dossier cantonal [cf. infra]). Le recourant ne démontrait pas en quoi il y aurait matière à les interroger plus avant. Il ne donnait aucun indice qui pouvait faire apparaître un doute sur le contenu de "l'expertise" zurichoise, ni sur la dénonciation du vétérinaire cantonal ou encore sur les positions des deux autres vétérinaires qui étaient intervenus. La cour cantonale ne voyait pas ce qui imposerait la "retenue" sou haitée par le recourant.