Citation: 2F_24/2019 E. 5

Pour le surplus, la violation du droit fédéral, notamment de l'art. 47 de la loi du 16 décembre 2005 sur les étrangers et l'intégration (LEI; RS 142.20, nouveau titre dès le 1er janvier 2019 [RO 2017 6521]), que les requérants invoquent dans leur mémoire du 17 octobre 2019 ne constitue pas un motif de révision au sens de l'art. 121 LTF. A supposer même que le grief des requérants puisse être examiné, il devrait être rejeté. En effet, selon la jurisprudence, les étrangers qui ont sans succès sollicité une première demande de regroupement familial alors qu'ils ne disposaient d'aucun droit à cet égard, parce qu'elle était fondée sur l'art. 44 LEI, peuvent, lors de la survenance d'une circonstance leur ouvrant un tel droit, en particulier l'obtention d'une autorisation d'établissement, former une nouvelle demande, pour autant que la première ait été déposée dans les délais de l'art. 47 LEI (art. 73 OASA) et que la seconde demande intervienne dans ces mêmes délais à compter de l'ouverture du droit (ATF 137 II 393 consid. 3.3 p. 395). Par conséquent en l'espèce, le fait que le requérant principal a bénéficié d'une autorisation d'établissement à partir du 3 novembre 2013 ne serait pas de nature à faire renaître un délai à compter de cette date, du moment qu'aucune demande de regroupement familial n'avait été déposée précédemment.