Citation: 4A_449/2022 E. 4.4

4.4. La recourante tente de contester le fait que la direction des travaux a représenté les défendeurs pour l'ensemble de la relation contractuelle, respectivement conteste que cette direction a voulu intégrer la norme SIA-118 pour l'ensemble de cette relation. Encore une fois, les témoignages et autres déclarations, même complétés par les précisions jugées primordiales par la recourante, sont impropres à modifier l'appréciation portée par la cour d'appel, qui échappe au grief d'arbitraire, si tant est que ce moyen soit valablement soulevé. Dès lors, le grief tiré du caractère soi-disant insolite de la norme SIA-118 se trouve voué à l'échec: la recourante ne saurait sérieusement prétendre que le bureau d'architecte représentant les défendeurs ignorait cette réglementation bien connue dans le milieu professionnel concerné. Au surplus, la cour d'appel n'a pas ignoré que le premier contrat du 6 janvier 2014, nonobstant son intitulé (art. 18 al. 1 CO), n'était pas un contrat d'entreprise, de sorte que la norme SIA-118, qu'il incorporait, ne lui était pas applicable; cependant, elle en a déduit la volonté des défendeurs/intimés, représentés par le bureau d'architecte, d'intégrer cette norme dans les futures prestations d'entreprise que la demanderesse/recourante serait appelée à fournir. Que cette déduction déplaise à l'intéressée n'est pas encore le signe d'une transgression du droit fédéral.