Citation: 7B_484/2024 E. C

C.a. Par acte de "recours en matière de droit public" et de "recours constitutionnel subsidiaire", A.________ demande au Tribunal fédéral de constater un déni de justice et une violation de son droit à un recours effectif (art. 13 CEDH), ainsi que la violation de son droit à une défense effective (art. 6 par. 1 et 3 CEDH) et de son droit à la sphère privée (art. 8 CEDH). "Cela fait", il conclut à la réforme de l'arrêt du 19 décembre 2023 en ce sens qu'ordre soit donné au Département "de requérir du Ministère public la restitution immédiate des notes personnelles en main du recourant ou de ses Conseils et la destruction de toute pièce y faisant référence, et qu'interdiction soit faite à toute personne ayant pris connaissance de leur contenu de le partager, sous peine de poursuites". Il requiert aussi que soit ordonnée "l'ouverture d'une enquête administrative visant à identifier et sanctionner toute personne ayant participé, ordonné, toléré ou encouragé les violations des droits fondamentaux précités, ainsi que de prendre les mesures propres à prévenir tout risque de répétition". Le recourant conclut par ailleurs à l'octroi d'un montant de 1'000 fr. en raison du tort moral causé par la violation de ses droits. À titre subsidiaire, il demande l'annulation de l'arrêt attaqué et le renvoi de la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision dans le sens des considérants. C.b. Invités à se déterminer par la IIe Cour de droit public du Tribunal fédéral, l'autorité précédente y a renoncé, tandis que l'Office cantonal de la détention de la République et canton de Genève (ci-après: l'Office cantonal de la détention) a conclu à l'irrecevabilité du recours, dans la mesure où il porte sur l'acte de saisie des notes personnelles, et à son rejet pour le surplus dans la mesure de sa recevabilité. Le recourant n'a pas déposé d'observations complémentaires. C.c. Le 30 avril 2024, la présente cause a été transmise à la IIe Cour de droit pénal comme objet de sa compétence. Invités à se déterminer sur l'éventuelle tardiveté du recours - au regard de la jurisprudence selon laquelle la suspension du délai de recours selon l'art. 46 al. 1 let. c LTF ne trouve pas application dans les causes relatives aux modalités de la détention provisoire -, le recourant conclut à ce qu'il soit entré en matière sur celui-ci, tandis que l'autorité précédente et l'Office cantonal de la détention ont conclu à son irrecevabilité. Également invité à se déterminer, le Ministère public s'en est remis à justice sur la recevabilité du recours et a conclu à son rejet. Le recourant a déposé des observations complémentaires sur les déterminations du Ministère public et de l'Office cantonal de la détention.