Citation: 5P.329/2001 15.10.2001 E. 3

3.- a) Le recourant conteste le calcul de son minimum vital. Il reproche à l'autorité intimée d'avoir retenu que son revenu mensuel net était de 4'524 fr. Selon lui, ce montant incluerait 280 fr. d'allocations familiales pour son second fils et la fille de son épouse. Après déduction de cette somme, il ne lui resterait qu'un solde de 440 fr.65 pour payer ses impôts et la contribution d'entretien de 600 fr. mise à sa charge. En le réduisant ainsi à la misère, de même que son autre enfant, la Chambre des recours aurait violé les art. 7, 8, 9 et 11 Cst. b) Par cette argumentation, il ne démontre toutefois pas en quoi les constatations du juge de première instance, auxquelles s'est référée l'autorité cantonale, seraient insoutenables (art. 9 Cst.). Il se contente de présenter ses propres calculs sans indiquer avec précision quelles pièces du dossier prouveraient ses affirmations. De nature purement appellatoire, ces critiques sont irrecevables (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 126 III 534 consid. 1b p. 536; 125 I 492 consid. 1b p. 495). Le recours de droit public pour arbitraire n'est en effet pas un appel qui permettrait au Tribunal fédéral de procéder lui-même à l'appréciation des preuves et d'établir les faits. Il ne lui appartient donc pas de rechercher dans le dossier cantonal les éléments de fait pouvant éventuellement fonder les allégations du recourant. Au demeurant, il s'agit d'un moyen nouveau, et par conséquent irrecevable (ATF 124 I 208 consid. 4b p. 212; 119 Ia 88 consid. 1a p. 90/91), dans la mesure où le recourant ne prétend pas qu'il l'aurait soulevé devant la Chambre des recours et que celle-ci aurait arbitrairement omis d'en tenir compte. Dès lors que le grief d'arbitraire concernant le montant de son disponible est irrecevable, il en va de même, autant qu'on les comprenne, des critiques qui en découlent (atteintes aux droits fondamentaux garantis par les art. 7, 8 et 11 Cst.).