Citation: 5A_366/2008 08.07.2008 E. 4

La recourante se plaint également d'arbitraire dans l'établissement de sa propre situation financière. 4.1 Elle reproche à la cour cantonale d'avoir retenu qu'elle obtenait un revenu mensuel de 4'352,80 fr., alors que ce revenu ne serait que de de 3'690 fr., et de n'avoir pas tenu compte de ce que la prestation reçue de l'OCPA (Office cantonal des personnes âgées, devenu le Service des prestations complémentaires) serait passée de 1'552 fr. à 552 fr. La recourante se fonde sur la pièce n° 9 (budget 2007 établi par le Service des tutelles d'adultes), qu'elle a produit en appel et dont il ressort qu'elle percevait en novembre 2007, sous la rubrique "OCPA Prestations fédérales et cantonales complémentaires", un montant total de 1'552 fr., mais qu'elle devait payer 1'050 fr. sous la rubrique intitulée :" Remb. OCPA". Sur ce point, les juges cantonaux ont relevé qu'à lire la recourante, « les prestations qu'elle perçoit devront être réduites dans les mois à venir, sans que l'on sache toutefois dans quelle proportion; le document produit à cet égard (pièce 9) se révèle en effet dépourvu de pertinence (...) ». Les juges cantonaux ont noté que, selon le décompte en question, la recourante devait faire face au remboursement de dettes à concurrence de 1'350 fr. Leur refus de compenser les montants reçus de l'OCPA avec celui mentionné sous la rubrique "Remb. OCPA", rubrique qui est d'ailleurs curieusement précédée de plusieurs points d'interrogation, ne peut être qualifié d'arbitraire. En effet, la pièce n° 9 de la demanderesse ne prouve pas que la rente de l'OCPA serait réduite à 552 fr. Le montant indiqué sous ladite rubrique paraît plutôt, comme le retient la cour cantonale et comme l'indique d'ailleurs son libellé, concerner le remboursement d'une dette, et ne pas être comptabilisé comme une déduction à porter régulièrement sur son revenu. 4.2 La recourante critique le fait que la cour cantonale n'a pas compté dans ses charges celles assumées pour l'enfant A.________, ainsi que le remboursement de ses dettes vis-à-vis de l'Hospice général et de l'Assistance juridique, de même que les mensualités AVS et les frais de téléphonie pour elle-même et pour son fils. Le recours doit être rejeté sur ce point également. La cour cantonale a, en effet, établi le décompte des charges de la recourante selon les mêmes critères que pour l'intimé. Elle a séparé les frais supportés par les parties de ceux des enfants vivant avec eux, ceux-ci bénéficiant chacun de rentes d'invalidité complémentaires de 750 fr. et d'allocations familiales de 200 fr. Quant aux dettes invoquées, la cour cantonale n'en a pas tenu compte, de même qu'elle n'a pas pris en considération celles, estimées à quelque 50'000 fr., invoquées par l'intimé. Enfin, les frais de téléphonie sont inclus dans le minimum vital des parties et n'ont pas à y être ajoutés. 4.3 Le rejet des moyens tirés de l'établissement manifestement inexact des faits entraîne le rejet, autant qu'il est recevable, du moyen que la recourante tire de la violation de l'art. 9 Cst.