Citation: 6B_1501/2022 E. 3.2

3.2. En se référant aux passages qu'il cite à l'appui de son argumentation relative au profond désarroi (v. supra consid. 2.2), le recourant reproche à la cour cantonale, indépendamment de cette qualification, de n'en avoir pas tenu compte dans le cadre général de l'art. 47 CP, de n'avoir pas pris en considération son jeune âge (22 ans au moment des faits), d'avoir ignoré sa fragilité psychique mise en évidence par l'expert psychiatre ainsi que d'avoir méconnu son état après les faits, en particulier lorsqu'il avait découvert la plaie de la victime à la demande de l'opérateur des services médicaux d'urgence (effrayé, bouleversé, décontenancé, désespéré, égaré, prostré, perdant ses moyens). Enfin, la cour cantonale aurait retenu, en arrêtant à 13 ans de privation de liberté la peine infligée, qu'il s'agissait " tant [de] sanctionner l'acte commis que [d']amener le prévenu à entreprendre un travail de remise en question, d'intégration et d'admission du geste qu'il a commis et de reprise en main de sa vie ". Un tel travail ne constituerait, selon le recourant, pas un critère légal au regard de l'art. 47 CP.