Citation: 5A_826/2020 E. 4.1

4.1. Il ressort de l'arrêt entrepris que, dans sa réponse de première instance du 20 juin 2014, l'épouse avait conclu à l'allocation d'une contribution d'entretien en sa faveur de 2'500 fr. pour une durée de cinq ans dès l'entrée en force du jugement de divorce. Par mémoire complémentaire du 1er mars 2016, elle avait ensuite conclu au versement d'une contribution d'entretien de 4'500 fr. par mois sa vie durant, conclusion qu'elle avait encore précisée à l'audience du 22 novembre 2018 en ce sens que, dès qu'elle aurait atteint l'âge de la retraite, la contribution d'entretien serait due sous imputation de la rente AVS et LPP qui lui serait versée. L'autorité de première instance avait retenu, contre l'avis de l'époux, que ces conclusions étaient recevables puisqu'elles se fondaient sur le fait nouveau de l'élection de l'époux en qualité de X.________. Dans la procédure d'appel, celui-ci s'en était à nouveau pris à la recevabilité des conclusions du 1er mars 2016, au motif que l'augmentation des revenus d'un conjoint se produisant après la séparation ne devait pas être prise en compte dans le cadre de l'examen du droit de l'autre conjoint à une contribution d'entretien après le divorce. Sur ce point, les juges cantonaux ont retenu que la question de savoir dans quelle mesure l'augmentation des revenus du mari après la séparation devait être prise en compte relevait du fond du litige et non de la recevabilité des conclusions nouvelles. Dès lors que les conclusions de l'épouse du 1er mars 2016 étaient effectivement fondées sur des faits nouveaux et qu'elles avaient été déposées sans délai, ce qui n'était pas contesté, elles étaient recevables.