Citation: I 138/05 14.06.2006 E. A

A.a Sans formation professionnelle, U.________, né en 1950, a exercé dès la fin de sa scolarité obligatoire, le métier d'agriculteur sur le domaine familial dont il a acquis la propriété en 1975. Depuis 1988, il a en outre travaillé en qualité d'aide-géomètre au service du Bureau technique X.________. Heurté au genou droit par le sabot d'une vache en date du 26 novembre 1999, il a subi une lésion dégénérative tri-compartimentale, une lésion méniscale interne avec kyste postéro-interne et une lésion du ligament croisé postérieur au niveau du genou droit, entraînant plusieurs périodes d'incapacité totale et partielle (50 %) de travail dès le 27 novembre suivant. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) a pris en charge les frais de traitements médicaux ainsi que d'indemnités journalières. Opéré le 8 mai 2001, U.________ présente depuis lors un status sur rupture du ligament croisé postérieur et status post-ostéotomie de valgisation du genou droit, entraînant une incapacité totale de travail dans son ancien métier (rapport du 19 novembre 2001 du docteur S.________ [spécialiste FMH en chirurgie orthopédique]). Le 28 décembre 2001, U.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente. Procédant à l'instruction du dossier, l'Office AI du canton de Fribourg (ci-après : l'office AI) a recueilli divers avis médicaux. Dans un rapport du 8 février 2002, le docteur S.________ fait état, au chapitre des diagnostics exerçant des répercussions sur la capacité de travail de l'intéressé, - au niveau du genou droit - d'un status post-rupture du ligament croisé postérieur, d'un status post-décompensation du compartiment interne et d'un status post-ostéotomie de valgisation et d'un syndrome fémoro-patellaire résiduel; au niveau du genou gauche, il diagnostique un status post-arthroscopie avec résection partielle de la corne postérieure du ménisque interne ainsi qu'une malacie fémoro-patellaire et fémoro-tibiale interne de degré II. De l'avis du médecin traitant de l'assuré, l'ensemble des troubles précités entraîne une incapacité de travail de 75 % au moins dans l'exercice du métier d'agriculteur; moyennant une réduction de l'horaire de travail, U.________ dispose en revanche d'une capacité entière de travail dans une activité lucrative adaptée à son état de santé, à savoir qui n'implique pas d'effort et favorise l'alternance des positions (rapport du 18 mars 2002 du docteur B.________ [spécialiste FMH en médecine interne]). De son côté, le médecin d'arrondissement de la CNA observe qu'à la suite de l'atteinte au genou droit, U.________ subit des difficultés à la marche sur terrain inégal, à la montée ainsi qu'à la descente et que son périmètre de déplacement sur sol plat ne s'étend pas au-delà de trois ou quatre km. La force pure et la capacité de préhension sont conservées, de sorte qu'il peut soulever des charges lourdes sans pouvoir toutefois les déplacer sur de longues distances. La station assise n'étant pas tolérée plus d'une heure, l'exercice d'une activité lucrative adaptée devra favoriser l'alternance des positions. Dans la mesure où le métier d'aide-géomètre s'effectue sur le terrain, il est incompatible avec l'atteinte subie au genou droit; en revanche, l'exercice d'une activité lucrative de type industriel, sur sol plat et moyennant une sollicitation alternée est raisonnablement exigible de l'assuré à 100 % (rapport du 22 février 2002 du docteur Y.________). Par décision du 22 novembre 2002, l'office AI a nié à U.________ le droit à une rente, considérant le degré d'invalidité qu'il présente (35 %), insuffisant pour ouvrir droit à la prestation. En revanche, il a mis l'assuré au bénéfice d'une aide au placement. A.b De son côté, la CNA a communiqué à U.________ son refus de prendre en charge les suites de l'affection subie au genou gauche, celle-ci s'avérant de nature dégénérative et sans lien de causalité avec l'événement accidentel du 26 novembre 1999 (courrier du 26 février 2002). En raison des troubles subis au genou droit, elle lui a par contre accordé une indemnité d'un montant de 9'720 fr. pour atteinte à l'intégrité physique de 10 % (décision du 28 février 2002). Le 26 novembre suivant, elle a décidé de mettre un terme, avec effet au 31 janvier 2003, au paiement des indemnités journalières et des frais médicaux. A compter du 1er février suivant, elle a en revanche mis l'assuré au bénéfice d'une rente fondée sur un degré d'invalidité de 18 % (décision du 3 janvier 2003 confirmée sur opposition le 18 juin suivant).