Citation: U 349/00 31.05.2001 E. A

A.- A.________ circulait en voiture en ville de X.________, en mars 1996, lorsqu'un automobiliste n'a pas respecté un signal "stop" et embouti son véhicule latéralement. Cet accident a donné lieu à un constat à l'amiable entre les conducteurs; les frais de réparation de la voiture de A.________ se sont élevés à 4300 fr. (rapport d'expertise du 3 mai 1996). Le lendemain, celle-ci a consulté le docteur B.________ qui a diagnostiqué une distorsion cervicale ainsi qu'une commotion cérébrale, sans lésion osseuse. Lors de cet examen, ce médecin a mis en évidence une ancienne lésion cervicale (rapport du 30 avril 1996). La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) a pris le cas en charge. Dans un rapport du 19 juin 1997 qu'il a adressé au médecin-conseil de la CNA, le docteur C.________, spécialiste en neurologie, a estimé que l'assurée ne présentait plus aucun trouble de l'attention et de la concentration. En revanche, elle souffrait de troubles anxieux et phobiques multiples probablement décompensés par le syndrome de stress post-traumatique; il mentionnait également des antécédents dépressifs. Pour se déterminer, le docteur C.________ disposait du rapport de M.________, neuropsychologue, du 16 juin 1997, laquelle avait examiné l'assurée à trois reprises. La CNA a mis fin à ses prestations avec effet au 30 novembre 1997, par décision du 18 novembre 1997. Tant SWICA, assureur-maladie, que l'assurée ont formé opposition contre cette décision, la seconde concluant à la mise en oeuvre d'une expertise. Par décision du 10 décembre 1998, la CNA a rejeté les deux oppositions. En bref, elle a considéré que les troubles cervicaux, antérieurs à l'accident, n'engageaient plus sa responsabilité. Quant aux affections d'ordre psychique, elles étaient sans rapport avec l'accident assuré. La CNA a par ailleurs refusé de soumettre l'assurée à une expertise psychiatrique, dès lors que l'existence de troubles de cette nature était établie.