Citation: 8C_878/2008 25.06.2009 E. A

B.________, née en 1953, comptable, s'est inscrite au chômage le 1er août 2006. Fin juin 2007, elle s'est vue proposer par l'Office cantonal genevois de l'emploi (ci-après : l'office) un emploi temporaire fédéral pour une activité d'employée de bureau auprès du service X.________ du Département Y.________. B.________ s'est présentée à l'entretien d'embauche le 3 août suivant. Dans un courriel du 6 août 2007, M.________, à l'époque cheffe du service précité, a informé l'office que le résultat de la candidature s'était révélé négatif à cause du comportement de l'assurée. Elle écrivait notamment ce qui suit : "Le profil de l'intéressée ne correspond absolument pas au poste mis au concours, non pas pour ses compétences, [...], mais de par son attitude. Que dire d'une personne qui se présente d'emblée en précisant qu'elle sera absente pour des vacances dans les jours qui suivent pour une dizaine de jours, qu'elle est de toute manière payée par le chômage et qu'un placement ne lui signifie rien, et - interrogée sur un de ses hobbys figurant sur son CV - répond qu'elle gère un site internet ... de "films violents"! En deux mots, une personne qui montre de manière flagrante qu'elle n'a aucune envie de travailler, ni d'être agréable ou collégiale, et qui a bien l'intention de profiter de prestations qui lui sont dues sans rien donner en retour. [...] Qui voudrait d'une personne de si mauvaise augure, si ce n'est peut-être pour faire du travail de classement solitaire dans une cave, peut-être ... [...]".