Citation: 4A_95/2007 21.06.2007 E. 3

Le présent recours porte uniquement sur des questions de faits. Les recourants contestent les heures supplémentaires retenues par l'autorité cantonale. 3.1 Saisi d'un recours en matière civile, le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF). La partie recourante ne peut critiquer les constatations de fait que si les faits ont été établis de façon manifestement inexacte - notion qui correspond à celle d'arbitraire (Message concernant la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale du 28 février 2001, ci-après: Message, FF 2001 p. 4000 ss, spéc. p. 4135) -, ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF, en particulier en violation de l'interdiction constitutionnelle de l'arbitraire (art. 97 al. 1 LTF). Ce n'est que dans ces cas que le Tribunal fédéral peut s'écarter de l'état de fait souverainement constaté par l'autorité cantonale (art. 105 al. 2 LTF). La LTF, qui a remplacé l'ancienne OJ, n'a pas élargi les compétences du Tribunal fédéral en matière d'examen des faits et celui-ci ne revoit pas les faits comme le ferait une cour d'appel. 3.2 D'après la jurisprudence, une décision est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité; il ne suffit pas qu'une autre solution paraisse concevable, voire préférable; pour que cette décision soit annulée, encore faut-il qu'elle se révèle arbitraire, non seulement dans ses motifs, mais aussi dans son résultat (ATF 132 III 209 consid. 2.1). Dans la mesure où l'arbitraire est invoqué en relation avec l'établissement des faits, il convient de rappeler que le juge dispose d'un large pouvoir lorsqu'il apprécie les preuves. La partie recourante doit ainsi démontrer dans quelle mesure le juge a abusé de son pouvoir d'appréciation et, plus particulièrement, s'il a omis, sans aucune raison sérieuse, de prendre en compte un élément de preuve propre à modifier la décision attaquée, s'il s'est manifestement trompé sur son sens et sa portée ou encore si, en se fondant sur les éléments recueillis, il en a tiré des constatations insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1). La partie recourante qui entend s'écarter des constatations de l'autorité précédente doit expliquer de manière circonstanciée en quoi les conditions d'une exception prévue par l'art. 105 al. 2 LTF seraient réalisées, faute de quoi il n'est pas possible de tenir compte d'un état de fait qui diverge de celui contenu dans la décision attaquée (cf. ATF 130 III 138 consid. 1.4). Aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente (art. 99 al. 1 LTF). 3.3 En l'espèce, l'autorité cantonale, après instruction, a retenu que l'intimée avait effectué six heures de travail supplémentaire par semaine pour du "baby-sitting". Elle a procédé à une estimation en appliquant l'art. 42 al. 2 CO par analogie. Cette disposition du droit de la responsabilité permet au juge, lorsque le montant exact du dommage ne peut pas être établi, de le déterminer équitablement en considération du cours ordinaire des choses et des mesures prises par la partie lésée; il s'agit d'une règle de preuve de droit fédéral dont le but est de faciliter au lésé l'établissement du dommage. Elle est applicable par analogie lorsqu'il s'agit de déterminer l'ampleur des heures supplémentaires d'un travailleur (cf. ATF 128 III 271 consid. 2b/aa). 3.4 Sous les titres "établissement inexact des faits" et "appréciation arbitraire des faits", les recourants rediscutent les motifs de l'arrêt de la cour cantonale. Il s'agit d'une argumentation appellatoire dans laquelle ils donnent leur interprétation du résultat de la procédure probatoire; qu'ils utilisent les termes "manifestement inexact" ou "arbitraire" n'y change rien. Quoi qu'il en soit, même si l'argumentation des recourants n'est pas dénuée de toute pertinence, l'état de fait retenu par l'autorité cantonale n'en est pas pour autant insoutenable. Qui plus est, l'autorité cantonale a procédé à une estimation, ce qui implique nécessairement quelques incertitudes. En définitive, on ne saurait admettre que la constatation critiquée est arbitraire.