Citation: 1C_120/2021 E. 5.2

5.2. Il ressort des pièces de forme au dossier que la Chambre administrative de la Cour de justice a, le 7 septembre 2020, informé les parties que la cause était gardée à juger. Le 30 octobre 2020, l'instance précédente leur a signalé que le dossier du TAPI n'avait cependant pas été produit, celui-ci ayant été égaré pendant la période de confinement liée à la lutte contre la pandémie de Covid-19; elle demandait à la ville de lui transmettre une copie de ses écritures et des pièces versées. Ces faits procéduraux ressortant clairement du dossier de la cause, le grief d'établissement incomplet des faits soulevés à ce sujet doit d'emblée être écarté. La recourante en déduit que la Cour de justice ne disposait pas - alors même que la cause était gardée à juger - des éléments nécessaires pour forger sa conviction; elle ne pouvait en particulier pas procéder à une appréciation anticipée des preuves exempte d'arbitraire pour écarter sa demande d'inspection locale. La recourante se garde toutefois de préciser que la Cour de justice disposait alors du dossier complet établi par le DT (cf. notamment correspondances de la Cour de justice aux parties du 30 octobre 2020). Or, celui-ci contient non seulement les préavis et les plans autorisés, mais également un dossier photographique. On ne voit dès lors pas en quoi un refus du transport sur place fondé sur ces éléments, en particulier sur les "photos versées au dossier", procéderait d'une appréciation anticipée des preuves empreinte d'arbitraire; la recourante ne l'explique d'ailleurs pas en dépit des exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF; aussi ne voit-on pas de motif de sanctionner l'appréciation de la Cour de justice. Le grief doit ainsi être écarté, sans qu'il soit nécessaire de se pencher sur la portée de la notion de "cause gardée à juger" du droit de procédure genevois.