Citation: 4A_20/2015 E. 2

2. Qui sont les élus du POP & GM (tous!) pour qu'ils reçoivent cette missive. Merci de la réponse rapide de la direction de section. Par ailleurs, si d'ici le 11 février, je n'ai pas de réponse officielle de la section de Lausanne (la mienne) sur ma demande non pas de décision, mais ma demande de démarche que la section peut entreprendre dans ce cas précis, je ferais (sic) valoir mes droits au POP & GM cantonal selon les statuts, puis je continuerais (sic) plus loin au cas où...car je n'ai pas l'habitude de laisser tomber mon os. Pour l'heure, j'imagine que vous avez remarqué que je n'ai pas voulu donner beaucoup de publicité à cette affaire, pour laisser du champ à une médiation possible...mais je suis en train de me demander si je n'ai pas eu tort. (...) PS 1: je vous ai envoyé le dossier de l'ASLOCA. (...) " Déclarant avoir compris ce dont son parti était capable, A.B.________ a renoncé, le 12 février 2013, à poursuivre ses démarches auprès du POP et a refusé la rencontre qui lui était proposée. Il démissionnera du parti en date du 16 avril 2013. La bailleresse et son fils ont eu connaissance des courriels envoyés par A.B.________ à différentes instances du POP. Par lettre du 15 avril 2013, A.A.________ a renoncé à la hausse de loyer litigieuse et, par formule officielle du même jour adressée uniquement à A.B.________, elle a résilié le bail avec effet au 31 mai 2013, subsidiairement au 31 juillet 2013; principalement, le congé était motivé par le manque d'égards envers l'usufruitière et le nu-propriétaire (art. 257f CO) et, subsidiairement, il était donné pour justes motifs (art. 266g CO). Le même jour, C.A.________ a déposé une plainte pénale contre A.B.________ pour dénonciation calomnieuse, en raison de la plainte pénale non fondée d'avril 2011 et des courriels envoyés au POP. L'ordonnance de non-entrée en matière a été confirmée le 12 juin 2013 par la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud. Le 21 juin 2013, A.B.________ a écrit à A.A.________; il lui proposait notamment de "se concentrer sur l'essentiel: vivre en toute harmonie dans l'immeuble". Le 3 juillet 2013, la bailleresse a répondu que, pour vivre en bonne harmonie dans l'immeuble, ce n'était pas seulement à elle qu'il fallait écrire, mais surtout à son fils C.A.________ qui, chargé de l'entretien de l'immeuble, avait des contacts réguliers avec les locataires; elle ajoutait que son défunt mari n'aurait pas apprécié le dépôt de plainte d'avril 2011, ni les démarches entreprises auprès du POP. Le premier congé n'ayant pas été adressé à B.B.________, une nouvelle résiliation a été notifiée le 30 août 2013 à chacun des époux locataires pour le 31 octobre 2013, subsidiairement pour le 30 juin 2014. Le courrier accompagnant la formule officielle mentionnait comme motifs du congé la plainte pénale déposée contre C.A.________ pour "destruction de jardin" ainsi que les courriels envoyés aux instances dirigeantes du POP dénonçant le comportement prétendument scandaleux de C.A.________; il était précisé que l'attitude du locataire avait profondément blessé la bailleresse et son fils et que, comme ceux-ci habitaient le même immeuble, la continuation du bail leur était intolérable.