Citation: 6B_58/2016 E. C

Le 27 janvier 2013, X.________ se trouvait à St-Maurice en compagnie de B.________, C.________ et D.________ lorsqu'ils ont croisé E.________. D.________, convaincu que celui-ci transportait de la marijuana, a alors déclaré que " s'il y avait un moyen de prendre quelque chose à fumer, de prendre un truc, E.________ n'avait qu'à [le leur] donner ". Ayant constaté que ce dernier se dirigeait seul vers la promenade du Rhône, ils ont décidé d'intervenir dans ce secteur, peu fréquenté et donc moins risqué. Le groupe, au sein duquel il n'y avait pas de meneur, est parti à pied à la rencontre de E.________ sur la promenade du Rhône. Aucun plan n'a été échafaudé et il n'était pas prévu d'avoir recours à la violence, l'effet de groupe devant suffire à inciter la victime à leur remettre la drogue. Lorsque E.________ est parvenu à une cinquantaine de centimètres du groupe, B.________ lui a asséné un coup de pied à hauteur de la poitrine (high kick), sans qu'il puisse par la suite expliquer les motifs de ce geste. En raison de la force du coup, E.________ est tombé assis. D.________ s'est alors approché de lui et lui a demandé s'il avait de la marijuana. A la suite de la réponse négative de E.________, D.________, C.________ et X.________ ont fouillé ses poches et son sac à dos, ne trouvant qu'un sachet contenant une petite tête de chanvre d'environ 0,5 g, des CD et un téléphone cellulaire. E.________ a par la suite été roué de coups. L'agression a duré 3 à 4 minutes, au cours desquelles les assaillants n'ont pas parlé, hormis pour demander à la victime si elle détenait de la drogue. La victime est décédée. Les prévenus ont pour l'essentiel reconnu les faits mais leurs déclarations divergent s'agissant des coups portés à la victime.