Citation: 6B_974/2024 E. 3.3

3.3. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir retenu qu'il disposait de 13'000'000 fr. avant les séquestres intervenus en février 2022, lui reprochant de ne pas avoir compris que ces derniers n'avaient fait que se substituer au séquestre prononcé en 2015, sur les mêmes comptes, avec pour conséquence que les avoirs visés par ces séquestres n'avaient jamais été disponibles pour le recourant depuis 2015. Les séquestres prononcés pour un montant de 13'000'000 fr. n'impliqueraient du reste pas qu'un tel montant existait en réalité sur les comptes séquestrés. L'autorité précédente disposait au contraire de relevés bancaires et de déclarations fiscales qui faisaient état d'une fortune et de revenus bien inférieurs. De plus, s'il avait obtenu une levée partielle de séquestre à hauteur de 1'100'000 fr. en décembre 2021, c'était précisément qu'il ne disposait pas de ressources suffisantes. La cour cantonale aurait ainsi retenu de manière choquante que le prononcé d'un séquestre fiscal équivalait à un établissement de la fortune (et non d'une simple créance fiscale) pour aboutir au résultat choquant de retenir un passif (une créance fiscale) comme actif (des biens disponibles). Le recourant reproche en outre à l'autorité précédente de ne pas avoir essayé de déterminer, ou à tout le moins d'estimer, sa situation financière concrète, ce nonobstant les pièces financières à sa disposition. Au lieu de cela, elle se serait livrée à un raisonnement sélectif et arbitraire par suppositions et hypothèses, procédant à un renversement du fardeau de la preuve en retenant qu'il n'avait pas établi qu'il remboursait ses prêts auprès de sociétés qui "lui [étaient] proches" et que son train de vie était tout simplement inconnu, en relevant de manière choquante qu'il apparaissait logique qu'en faisant l'objet de l'attention de l'administration fédérale des contributions, il avait pu vouloir dissimuler ses actifs et augmenter ses passifs, ceci sans instruire quels éventuels revenus il aurait prétendument dissimulés, ou encore en admettant qu'il aurait privilégié des remboursements de dettes de créanciers non prioritaires au détriment de son épouse, sans tenir compte de ses explications à ce sujet.