Citation: 2C_599/2023 E. 1.2.2

1.2.2. Cela étant, la jurisprudence admet que la partie recourante qui n'a pas qualité pour agir au fond peut se plaindre par la voie du recours constitutionnel subsidiaire du fait que les autorités cantonales précédentes auraient violé des droits de partie et, partant, commis un déni de justice formel à son égard. Elle interdit toutefois de soulever des moyens qui ne peuvent pas être séparés du fond ("Star-Praxis"; cf. notamment ATF 141 IV 1 consid. 1.1; 137 II 305 consid. 2). En l'occurrence, dans ses écritures, la recourante, qui est destinataire de l'arrêt attaqué, reproche, entre autres griefs, à la Cour de justice d'avoir appliqué arbitrairement la loi genevoise sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA/GE; RSGE E 5 10) et, plus particulièrement, ses art. 80 et 48 qui régleraient, selon elle, les cas dans lesquels l'autorité précitée devrait entrer en matière sur une demande de révision, respectivement de reconsidération de ses arrêts. Par le biais d'un tel grief, la recourante soutient que ses prétentions n'auraient, à tort, même pas été examinées au fond, c'est-à-dire affirme avoir été victime d'un déni de justice formel, ce en violation de dispositions légales qui lui confèrent une position juridiquement protégée. Dans la mesure où l'intéressée soulève de cette manière une question qui peut être traitée séparément du fond, soit indépendamment du point de savoir s'il y a lieu de lui accorder une autorisation de séjour pour études, il convient de lui reconnaître la qualité pour déposer un recours constitutionnel subsidiaire, conformément à la jurisprudence exposée ci-dessus.