Citation: 4A_105/2020 E. 7

Sur la base de conjectures exprimées par certains des témoins de l'accident, le demandeur fait grief à la Cour d'appel de n'avoir constaté ni qu'il traversait l'avenue des Terreaux dans le but de monter dans le véhicule de transport en commun à l'arrêt de l'autre côté, ni qu'il est tombé sur la chaussée par suite d'un malaise. Les éléments ainsi invoqués ne sont guère consistants et ils n'imposent pas de manière indiscutable les constatations exigées. Selon les juges d'appel, C.________ a aperçu le demandeur « au dernier moment ». Devant le Tribunal fédéral, ce plaideur critique et discute longuement cette constatation; à son avis, la Cour d'appel aurait dû retenir que C.________ l'a vu « avant » l'accident, c'est-à-dire, comprend-on, plus tôt que « au dernier moment ». Cette ergoterie est vaine parce qu'inapte à mettre en évidence que C.________, dans la situation où il se trouvait, pût et dût arrêter son automobile ou éviter la collision d'une autre manière. Le demandeur insiste aussi inutilement sur divers éléments du contexte de l'accident et de la configuration des lieux. Contrairement à son opinion, il ne s'impose pas de déduire desdits éléments que C.________ ait manqué de l'attention exigée d'un conducteur, ni d'en déduire que la faute à lui-même imputable ne soit pas grave aux termes de l'art. 59 al. 1 LCR.