Citation: 5A_457/2023 E. 5

La recourante reproche enfin à l'autorité cantonale d'être tombée dans l'arbitraire en retenant que son chef de conclusions subsidiaire tendant à la mainlevée partielle de l'opposition était nouveau, car il n'avait pas été formulé en première instance. Elle soutient en substance s'être prévalue en audience de mainlevée du fait que la dette avait été partiellement éteinte par paiement. Elle se réfère à cet égard à son allégué consigné au procès-verbal du 6 février 2023 selon lequel " s'agissant du règlement global de toutes les commandes, il y a[vait] un tableau récapitulatif en pièce 19 def ". Cette argumentation ne porte pas. Il ne résulte nullement de cette allégation très générale que la recourante aurait invoqué comme motif d'extinction de la dette le paiement partiel de la facture n o 92. Par ailleurs, quand bien même la pièce 19 faisait état de " trois paiements en faveur de [l'intimée], relatifs à la facture n o 92, [...] intervenus les 26 février 2021, 18 mars 2021 et 10 février 2022, pour les sommes de USD 15'400, 10'000 et 10'000 ", il n'appartenait pas au juge de la mainlevée d'en déduire d'office que la débitrice entendait se prévaloir de l'extinction partielle de sa dette par paiement. La procédure de mainlevée d'opposition étant soumise à la maxime des débats (art. 55 CPC, art. 255 CPC a contrario; arrêts 5A_740/2018 du 1 er avril 2019 consid. 6.1.3, non publié aux ATF 145 III 160; 5A_734/2018 du 4 décembre 2018 consid. 4.3.5 et la référence), il incombait à la débitrice - qui était représentée par un mandataire professionnel - de lui soumettre les faits justifiant sa libération.