Citation: 2C_72/2019 E. 6.2

6.2. En l'espèce, le recourant, qui est majeur, divorcé et sans enfant, ne présente pas de lien de dépendance particulier par rapport à des membres de sa famille résidant en Suisse qui lui permettrait de se prévaloir du droit au respect de la vie familiale garanti par l'art. 8 par. 1 CEDH. Le recourant mentionne certes son père atteint d'un cancer de stade avancé, sans cependant fournir le moindre élément attestant de la dépendance de celui-ci avec lui. En outre, la maladie de son père ne ressort pas de l'arrêt attaqué. Le recourant n'allègue pas avoir valablement présenté cet élément devant l'autorité précédente ou que celle-ci aurait arbitrairement retenu les faits sur ce point. Enfin, il n'explique pas non plus en quoi les conditions d'une exception à l'interdiction des faits nouveaux seraient remplies (art. 99 al. 1 LTF; cf. arrêt 4A_229/2010 du 7 octobre 2010 consid. 1.3 non publié aux ATF 136 III 518). Ce fait ne peut ainsi pas être pris en compte. En outre, la durée de la relation de concubinage de quelques mois invoquée par le recourant est relativement courte au regard des exigences jurisprudentielles en la matière et dépourvue d'enfant commun - même en gestation -, si bien qu'elle ne peut être assimilée à une véritable union conjugale (cf. ATF 144 I 266 consid. 2.5 p. 270; arrêts 6B_612/2018 du 22 août 2018 consid. 2.7; 2C_97/2010 du 4 novembre 2010 consid. 3.3). De plus, l'arrêt attaqué ne révèle aucun indice concret d'un mariage sérieusement voulu et imminent entre le recourant et sa concubine. Dans ces circonstances, l'autorité précédente a à juste titre retenu que le recourant ne pouvait pas se prévaloir de l'art. 8 CEDH sous l'angle du droit au respect de la vie familiale.