Citation: 5D_113/2017 E. 1

En l'espèce, il est manifeste que la IIe Cour d'appel civil du Tribunal cantonal de l'État de Fribourg n'a pas respecté le délai d'attente pour une éventuelle réplique spontanée, puisqu'elle a statué le 16 mai 2017, alors que la détermination du Tribunal de la Sarine a été notifiée au recourant le 18 mai 2016, savoir postérieurement à l'arrêt déféré. Il suit de ce qui précède que le droit de réplique du poursuivi a été violé. En l'occurrence, l'admission du grief de violation du droit d'être entendu et le renvoi de la cause à l'instance précédente pour nouvelle décision constituerait toutefois en l'espèce une vaine formalité, dès lors que le Tribunal cantonal n'est pas entré en matière sur le recours pour déni de justice du recourant, constatant qu'il s'agissait d'un acte de quérulence destiné à entraver la procédure d'exécution forcée et qu'un délai de quatre mois pour traiter une demande n'était nullement constitutif d'un déni de justice. En tout état de cause, il ne suffit pas que le recourant affirme que la cour cantonale l'a privé de son droit de réplique; il devait au contraire apporter la démonstration, en alléguant les éléments de son argumentation dont il a été frustré, que le sort de la cause devant l'autorité précédente s'en serait trouvé modifié. Faute pour le recourant d'avoir indiqué le contenu de la motivation qu'il entendait présenter, son grief de violation du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) demeure insuffisamment motivé (art. 106 al. 2 LTF) et ne peut qu'être déclaré irrecevable.