Citation: 2P.37/2001 06.03.2002 E. 2

2. Recours de droit administratif (2A.55/2001) 2.1 Déposé en temps utile et dans les formes prescrites par la loi contre la partie d'un arrêt rendue par une autorité judiciaire statuant en dernière instance cantonale et fondée sur le droit public fédéral, le présent recours est recevable en vertu des art. 97 ss OJ, ainsi que de la règle particulière de l'art. 146 de la loi fédérale du 14 décembre 1990 sur l'impôt fédéral direct (LIFD; RS 642.11, en vigueur depuis le 1er janvier 1995). Bien que dirigée contre une partie de l'arrêt fondée sur le droit cantonal de procédure, la conclusion tendant à l'allocation de dépens pour l'instance cantonale est recevable en recours de droit administratif, uniquement pour application arbitraire du droit cantonal, en raison de son étroite connexité avec les questions de fonds soumises au droit fédéral (ATF 122 II 274 consid. 1b/aa p. 277 s.). Elle doit néanmoins être déclarée irrecevable parce que le recours ne contient pas d'exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation (art. 90 al. 1 lettre b OJ). En tant qu'elle est formulée par Z.________, la conclusion tendant à la réduction de l'amende infligée à Y.________ est irrecevable. Z.________ n'est en effet pas touchée par l'arrêt attaqué sur ce point (cf. art. 103 lettre a OJ). 2.2 Lorsque le recours est dirigé, comme en l'espèce, contre l'arrêt d'une autorité judiciaire, le Tribunal fédéral est lié par les faits constatés dans l'arrêt, sauf s'ils sont manifestement inexacts ou incomplets ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 104 let. b et 105 al. 2 OJ; ATF 125 II 633 consid. 1c p. 635 s. et les références citées). 2.3 Le Tribunal fédéral revoit d'office l'application du droit fédéral, qui englobe notamment les droits constitutionnels du citoyen (ATF 126 V 252 consid. 1a p. 254; 125 III 209 consid. 2 p. 211). L'appréciation juridique des faits relève également de l'application du droit (Archives 53 p. 54 consid. 4 p. 58 s. et les références citées). Le Tribunal fédéral n'est pas lié par les motifs que les parties invoquent et peut admettre le recours pour d'autres raisons que celles avancées par les recourants ou, au contraire, confirmer la décision attaquée pour d'autres motifs que ceux retenus par l'autorité intimée (art. 114 al. 1 in fine OJ; ATF 127 II 264 consid. 1b p. 268; 121 II 473 consid. 1b p. 477 et les arrêts cités). En outre, en matière de contributions publiques, il peut aller au-delà des conclusions des parties, à l'avantage ou au détriment de celles-ci, lorsque le droit fédéral est violé ou lorsque des faits ont été constatés de manière inexacte ou incomplète (art. 114 al. 1 OJ). En revanche, il ne peut pas revoir l'opportunité de la décision attaquée, le droit fédéral ne prévoyant pas un tel examen en la matière.