Citation: I 909/06 27.04.2007 E. 5

De son côté, l'intéressé reproche aux premiers juges d'avoir fondé leur jugement uniquement sur l'expertise du docteur G.________ sans prendre en compte la péjoration subséquente de son état de santé attestée par le médecin traitant. Il conteste également son degré d'invalidité, en particulier la détermination de son revenu de valide, estimant comme en procédure cantonale que la juridiction de première instance a omis de prendre en considération l'indemnité de vacances (12,89% du salaire de base pour l'année 1997) mentionnée dans les indications concrètes produites par l'employeur. Dès lors que le premier grief porte sur l'appréciation de rapports médicaux qui reposent sur des observations aboutissant à des diagnostics spécifiques et que le second se fonde sur les informations concrètes fournies par l'employeur, il s'agit à nouveau de données factuelles que le tribunal de céans ne peut examiner qu'avec un pouvoir de cognition restreint. Alléguer sans plus ample motivation que les premiers juges n'ont pas pris en considération l'avis du médecin traitant, alors qu'ils ont expressément constaté que les affections rapportées étaient déjà connues et mentionnées par l'expert deux ans plus tôt, n'est pas de nature à faire paraître la constatation des faits comme manifestement inexacte ou incomplète ou établie en violation des règles essentielles de procédure de sorte que le premier grief est mal fondé. Il en va différemment du second grief. S.________ se contente certes de reprendre le calcul de la juridiction cantonale et de faire allusion à une pièce versée par l'employeur à laquelle d'ailleurs se réfèrent également les premiers juges. On notera toutefois que les renseignements fournis par l'employeur tout au long de la procédure paraissent contradictoires. En effet, dans la déclaration d'accident datée du 23 septembre 1996, l'indemnité de vacances semble devoir s'ajouter au salaire de base, tandis que dans la pièce transmise à l'assureur-accidents le 10 janvier 2002, elle semble déjà en faire partie intégrante. Selon l'interprétation que l'on applique à ces données, qui en plus ne correspondent pas à celles retenues par la CNA, on peut donc aboutir à des solutions différentes dont l'incidence sur le degré d'invalidité est notable (quart ou demi-rente). La juridiction cantonale ne pouvait ainsi omettre de résoudre cette question sans violer le principe d'instruction d'office prévu à l'art. 61 let. c LPGA. Il apparaît par conséquent que le recours de S.________ est partiellement fondé, de sorte que le dossier doit être retourné à l'instance précédente pour qu'elle éclaircisse l'état de fait au sujet du revenu de valide et statue à nouveau à ce propos.