Citation: 5D_51/2021 E. 4.1

4.1. L'autorité cantonale a constaté que le poursuivant a produit un titre exécutoire et que le poursuivi n'a établi aucun des moyens libératoires prévus par la loi (art. 81 al. 1 LP). Celui-ci ne saurait faire réviser par le biais d'une procédure de mainlevée un jugement définitif et exécutoire qui aurait dû être entrepris par les voies de droit correspondantes; en effet, le juge de la mainlevée n'a pas à examiner le bien-fondé de la prétention, mais uniquement l'existence d'un titre exécutoire. L'autorité précédente a en outre retenu que, s'il n'a pas entièrement succombé dans la procédure de mainlevée, le poursuivi a néanmoins " quasi-intégralement " succombé, puisque le premier juge a uniquement réduit de 140 fr. 30 à 73 fr. 30 le montant des frais de poursuite; il n'a donc obtenu gain de cause que sur la question accessoire des frais de poursuite, à savoir sur une " très faible partie de la valeur litigieuse ". Il est exact que l'intéressé, dans ses déterminations des 28 novembre et 30 décembre 2020, a conclu au " maintien partiel de l'opposition " quant aux frais, alors qu'il a formé opposition totale, mais dans ses " motifs " il a contesté l'ensemble de la requête de mainlevée. Il apparaît dès lors justifié de mettre à sa charge l'intégralité des frais de procédure. Enfin, la question de l'allocation ou de la fixation de l'indemnité équitable, qui constitue des dépens au sens de l'art. 95 al. 3 CPC, n'a pas d'incidence sur la répartition des frais. Vu l'issue de la procédure, les juges précédents ont considéré que le recours était dénué de toute chance de succès; cela étant, ils ont rejeté la requête d'assistance judiciaire du poursuivi (art. 117 let. b CPC).