Citation: 4A_164/2023 E. B

B.a. Faisant suite à une résiliation du bail signifiée par la bailleresse, la locataire a saisi la Commission de conciliation en matière de bail à loyer du canton du Valais d'une requête tendant notamment à ce que cette résiliation soit considérée comme nulle. Une audience a été fixée au 14 juin 2022 à Monthey. La veille, la locataire en a demandé le renvoi, en déposant un certificat médical établi par son médecin, attestant qu'elle était en arrêt de travail à 100 % pour cause de maladie jusqu'au 30 juin 2022. Une nouvelle audience a été fixée au 6 septembre 2022 à 10 heures à Monthey. La locataire n'a pas comparu. Seul l'avocat-stagiaire de l'étude de Me Aba Neeman s'y est présenté. Par courrier du même jour, Me Aba Neeman a demandé à ce qu'une nouvelle audience soit agendée. Il a exposé que sa mandante avait tout fait pour être présente à l'audience. Sa pathologie et le traitement qu'elle suivait avaient de lourdes conséquences pouvant se répercuter sur son sommeil et son réveil. Elle avait en outre des problèmes de gestion du stress et de mémoire, ce qui expliquait qu'elle n'avait pas fourni un certificat médical du 18 août 2022 plus tôt. En annexe, il a joint ledit certificat, attestant un arrêt de travail à 100 % pour cause de maladie jusqu'au 18 septembre 2022. Par décision du 13 septembre 2022, la Commission de conciliation a rejeté la demande de restitution de délai. Elle a constaté que la cause était devenue sans objet et l'a rayée du rôle. Le lendemain, la Commission de conciliation a réceptionné un certificat médical émis à une date indéterminée par le Dr C.________, psychiatre de la locataire, faisant état d'un " tableau clinique actuel sévère (...) expliqu (ant) les dysfonctionnements actuels, distraction, trouble de la mémoire, irritabilité, etc. ". B.b. Par décision du 10 février 2023, la Cour civile I du Tribunal cantonal valaisan a rejeté l'appel déposé par la locataire à l'encontre de la décision du 13 septembre 2022.