Citation: 8C_247/2018 E. 6.3.2

6.3.2. Tout d'abord, cette dernière affirmation se trouve clairement en contradiction avec les pièces du dossier. L'existence d'une problématique psychique est signalée pour la première fois par les médecins de la CRR et a été confirmée par la doctoresse E.________ à l'issue de son examen de novembre 2016. Il ressort de la pièce 147 de la CNA que l'assuré a suivi plusieurs séances chez un psychologue en 2015. Enfin, dans son rapport du 27 février 2017, le docteur F.________, psychiatre, a fait état d'une répercussion psychologique sévère imputable directement à l'accident et à l'amputation partielle du pied. Au vu de ces éléments et indépendamment de la date du début des consultations auprès du psychiatre précité, les premiers juges ne pouvaient simplement affirmer que le recourant ne présentait aucune atteinte à la santé psychique en relation avec l'événement du 11 juillet 2014. Il faudrait mettre en oeuvre un complément d'instruction médical pour confirmer ou infirmer ce point.