Citation: 8C_539/2012 E. A

F.________ travaillait principalement en qualité de "préleveuse" (préparation des commandes) pour une entreprise de vente par correspondance et accessoirement en qualité de nettoyeuse pour une société active dans les domaines de l'entretien, de la maintenance et de l'exploitation d'immeubles. Elle a été victime d'un accident de moto le 12 août 2004. Elle a souffert d'une fracture trimalléolaire de la cheville gauche dont les conséquences ont été prises en charge par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Évoquant la persistance des séquelles totalement incapacitantes de la fracture de sa cheville, l'assurée a requis des prestations de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office AI) le 2 août 2005. Outre le dossier médical de la CNA, l'office AI a recueilli l'avis des médecins traitants dont il ressort un status après fracture trimalléolaire de la cheville gauche, un trouble dépressif majeur, épisode actuel moyen, et un trouble somatoforme douloureux empêchant l'exercice des activités habituelles mais pas la reprise d'une activité adaptée (rapports des docteurs N.________, chirurgien orthopédique, ainsi que S.________, oto-rhino-laryngologiste, des 8 septembre 2005 et 25 février 2006). L'administration a aussi confié la réalisation d'une expertise psychiatrique aux docteurs B.________ et T.________, qui ont évoqué un trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen avec syndrome somatique, un état de stress post-traumatique et un trouble somatoforme indifférencié totalement incapacitants quelle que soit l'activité considérée (rapport du 25 avril 2007). Son service médical régional (SMR) ayant critiqué les conclusions des experts (avis des docteurs C.________, anesthésiologiste, et G.________, psychiatre, du 16 juillet 2007), l'office AI a désigné le docteur H.________, psychiatre, afin qu'il effectue une autre expertise. L'expert a considéré que le trouble anxieux de degré léger, le dysfonctionnement neurovégétatif somatoforme et la majoration de symptômes physiques pour des raisons psychologiques observés n'avaient aucune incidence sur la pratique d'une quelconque activité lucrative (rapport du 17 mars 2008). Ses conclusions ont été entérinées par le SMR (avis du docteur C.________ du 16 avril 2008). L'apparition de nouveaux troubles ayant été annoncée, l'administration a derechef sollicité les médecins traitants, qui ont signalé une tendinopathie de la coiffe gauche des rotateurs, une arthropathie acromio-claviculaire gauche, des lombo-sciatalgies sur petite hernie discale L5-S1 et déconditionnement musculaire ainsi qu'un épisode dépressif léger à modéré engendrant avec les séquelles de la fracture de la cheville une incapacité de travail partielle pour certains et totale pour d'autres (rapports des docteurs E.________, chirurgien orthopédique, M.________, chirurgien, L.________, Département de l'appareil locomoteur de la Clinique X.________, et de A.________, psychiatre, des 3 octobre et 18 novembre 2008, ainsi que des 5 janvier, 29 juin et 3 septembre 2009). Le SMR a soutenu que ces affections n'influençaient pas durablement la capacité de travail de l'assurée et que ses conclusions du 16 avril 2008 restaient valables (avis du docteur O.________, généraliste, des 23 octobre 2008, 21 janvier et 23 septembre 2009 ainsi que 29 juin 2010). Sur cette base, l'office AI a averti l'intéressée qu'il envisageait de rejeter sa requête (projet de décision du 6 juillet 2010). Ni les observations de celle-ci relative à l'appréciation des preuves, ni l'opinion du docteur D.________, chirurgien orthopédique, qui parlait d'une problématique polymorphe justifiant le réappréciation de la situation (rapport du 16 juin 2010), n'ont modifié l'intention première de l'administration qui a entériné son refus de prester (courrier et décision du 8 septembre 2010).