Citation: 1B_483/2018 E. 2.3

2.3. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique et le recourant ne développe aucun argument permettant de le remettre en cause. En particulier, il ne reproche pas à l'autorité précédente d'avoir ignoré lors de son appréciation certains éléments le liant à la Suisse (nationalité, âge, famille, travail). Il ne conteste pas non plus que sa compagne réside en France et que l'hypothèse d'un mariage avec celle-ci pourrait exclure une procédure d'extradition. Enfin, le recourant ne cache pas que, s'il obtenait la restitution de ses papiers d'identité, il entreprendrait des voyages à l'étranger, certes selon ses allégations dans un cadre uniquement professionnel. Ces éléments suffisent dès lors à confirmer l'existence d'un risque de fuite. Eu égard au stade de la procédure, ce danger n'est pas non plus dénué de toute intensité. En effet, au regard de la date de l'audience de jugement - le 26 novembre 2018 -, la perspective d'une possible lourde condamnation si les graves faits reprochés au recourant devaient être retenus paraît se concrétiser. Le recourant semble ainsi se trouver dans la même situation que celle qui prévalait au moment où le Tmc a rendu son ordonnance du 27 février 2017 et redoutait un "coup de tête" de sa part à la veille des audiences de jugement prévues en juillet 2017. Vu l'échéance susmentionnée, le respect des mesures de substitution ordonnées ou l'écoulement du temps ne permettent pas non plus de retenir que le risque de fuite se serait en l'occurrence amenuisé.