Citation: 1C_361/2022 E. 2.1

2.1. Les recourants admettent qu'ils ont eu l'occasion de recourir contre l'ordre de remise en état du 16 mars 2020, leur recours ayant été déclaré irrecevable pour défaut de paiement de l'avance de frais à la suite d'une incompréhension avec leur représentant de l'époque. Ils ne contestent pas par ailleurs qu'il n'existait pas de motif de reconsidération au sens de l'art. 33 de la loi valaisanne sur la procédure et la juridiction administratives (LPJA, RS/VS 172.6). Ils considèrent en revanche que la décision du 16 mars 2020 serait entachée de nullité en raison d'une violation grave du principe de la proportionnalité, d'une violation de l'interdiction de l'arbitraire, d'une atteinte à la garantie de la propriété et au principe de la bonne foi.