Citation: 4C.265/2004 01.10.2004 E. 2

Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit mener son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents, régulièrement allégués et clairement établis (art. 64 OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c et l'arrêt cité). Dans la mesure où une partie recourante présente un état de fait qui s'écarte de celui contenu dans la décision attaquée, sans se prévaloir avec précision de l'une des exceptions qui viennent d'être rappelées, il n'est pas possible d'en tenir compte (ATF 130 III 353 consid. 2.2.3 ; 127 III 248 consid. 2c). Il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). Bien qu'elle affirme se fonder sur les faits ressortant de l'arrêt entrepris, la défenderesse s'en prend à plusieurs reprises à l'appréciation des preuves, notamment des témoignages, et aux circonstances retenues par la cour cantonale, en présentant une argumentation appellatoire. Dès lors qu'aucune des exceptions prévues aux art. 63 al. 2 et 64 OJ n'est soulevée, la Cour de céans vérifiera la compatibilité de l'arrêt attaqué avec le droit fédéral, en se limitant aux faits constatés par les juges de dernière instance.