Citation: 5A_361/2021 E. 4.1

4.1. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir soumis la réalisation du cas de séquestre de l'art. 271 al. 1 ch. 2 LP à la condition que la vente (ou la tentative de vente) des biens du débiteur s'effectue de manière clandestine. Or, selon lui, ni la jurisprudence ni la doctrine ne considéreraient que ce cas de séquestre ne peut être réalisé que s'il est rendu vraisemblable que le débiteur, qui vend ou tente de vendre ses actifs pour se soustraire à ses obligations, procède de manière clandestine. En retenant que ce cas de séquestre n'était pas réalisé en l'espèce au motif que l'intimée n'aurait " pas tenté de cacher ses démarches de vente " de ses parcelles, la cour cantonale avait ajouté de manière injustifiée et choquante une condition qui n'avait pas à être remplie selon la loi. Le recourant considère que l'arrêt entrepris est par conséquent arbitraire non seulement dans ses motifs, dès lors qu'il est totalement contraire à la jurisprudence et à la doctrine ainsi qu'au but visé par l'art. 272 al. 1 ch. 2 LP, mais également dans son résultat puisqu'il revient à l'empêcher de séquestrer les actifs de l'intimée que celle-ci tentait de faire disparaître pour échapper à ses obligations et à l'exposer ainsi à un dommage important.