Citation: 2C_1024/2015 E. B

B.a. Par décision finale du 24 septembre 2014, l'Administration fédérale a accordé l'assistance administrative à la France s'agissant de A.________ et décidé de lui transmettre les renseignements suivants, précisant avoir effectué le caviardage des informations non couvertes par la demande ou portant sur des tiers non concernés: - Durant la période concernée, [A.________] a été titulaire et ayant droit économique de la relation bancaire n° 1 auprès de [la Banque]. Ce compte a été clôturé le 12 janvier 2010. - Durant la période concernée, [A.________] a été ayant droit économique de la relation bancaire n° 2 dont le titulaire était [B.________]. Ce compte a été clôturé le 6 janvier 2010. - Les copies des formulaires A relatifs aux relations bancaires n° 1 et n° 2. - Les relevés de comptes relatifs aux relations bancaires n° 1 et n° 2 pour la période du 1er janvier 2010 jusqu'à la clôture des comptes concernés. Le 27 octobre 2014, A.________ et B.________ ont recouru contre la décision du 24 septembre 2014 en concluant à son annulation. B.b. Dans un arrêt A-6843/2014 du 15 septembre 2015, le Tribunal administratif fédéral a conclu à l'irrecevabilité de la demande d'assistance administrative du 23 décembre 2013 dans une procédure qui concernait un autre contribuable figurant sur l'une des listes qui y étaient jointes. Le 7 octobre 2015, l'Administration fédérale a demandé au Tribunal administratif fédéral de suspendre toutes les procédures pendantes fondées sur la demande d'assistance administrative du 23 décembre 2013 jusqu'à droit connu sur le recours qu'elle avait déposé auprès du Tribunal fédéral contre l'arrêt A-6843/2014. B.c. Par arrêt du 2 novembre 2015, le Tribunal administratif fédéral a rejeté la requête de suspension de procédure (ch. 1 du dispositif), admis le recours et annulé la décision de l'Administration fédérale du 24 septembre 2014 (ch. 2 du dispositif) et dit qu'il n'est pas entré en matière sur la demande d'assistance administrative du 23 décembre 2013 dirigée à l'encontre de A.________ et de B.________ (ch. 3 du dispositif), sous suite de frais et dépens (cf. ch. 4 et 5 du dispositif). Les juges précédents ont retenu en substance, en se référant au raisonnement développé dans l'arrêt A-6843/2014 précité, que la demande d'assistance administrative du 23 décembre 2013 était irrecevable, en vertu de l'art. 7 let. c de la loi fédérale sur l'assistance administrative internationale en matière fiscale [LAAF; RS 651.1], car elle était fondée sur des actes punissables au regard du droit suisse. Dans ces circonstances, les autres questions soulevées par les intéressés pour s'opposer à la transmission de renseignements à la France pouvaient rester ouvertes.