Citation: 1B_210/2016 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, on ne voit pas quels arguments justifieraient de se distancer de cette solution. Celle-ci permet, notamment en cas d'infractions graves, d'assurer la sécurité publique (cf. consid. 3.1 ci-après) jusqu'à l'entrée en force du jugement de condamnation, respectivement le début de l'exécution de la peine. En effet, si un risque de récidive paraît avéré - par exemple à la suite d'une expertise psychiatrique -, l'intérêt public à la sécurité des potentielles prochaines victimes impose de ne pas attendre la réalisation de ce risque et la procédure pénale y relative pour pouvoir l'invoquer dans ce cadre (cf. a priori dans ce sens, DANIEL LOGOS, in Commentaire romand, Code de procédure pénale, 2011, n° 7 ad art. 232 CPP). Un tel raisonnement vaut d'ailleurs d'autant plus quand la nouvelle condamnation constitue déjà un cas de récidive pour des faits similaires. Il découle de ces considérations qu'un placement en détention pour des motifs de sûreté à l'issue de la procédure d'appel peut aussi se fonder sur l'existence d'un risque de récidive au sens de l'art. 221 al. 1 let. c CPP. Par conséquent, ce premier grief doit être rejeté.