Citation: 2C_528/2023 E. 4.3.2

4.3.2. Le recourant critique la durée de vingt-quatre mois de l'assignation à résidence, qu'il estime exagérément longue. Force est de constater qu'il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant s'est toujours opposé à un retour en Algérie, malgré une décision de renvoi datant de 2005. Par le passé, il a plusieurs fois refusé - comme en 2006 et 2013 - de prendre un vol à destination de son pays, même sous escorte de police et malgré le placement, à deux reprises, en détention administrative en vue du renvoi. Le recourant a ainsi multiplié de longue date les démarches dilatoires afin de prolonger indûment son séjour en Suisse. Il en va de même aujourd'hui puisque le retard dans l'exécution de son renvoi résulte désormais essentiellement du fait qu'il n'entend pas collaborer en requérant lui-même la délivrance d'un laissez-passer auprès des autorités algériennes. Dans ce contexte, le but légitime de la mesure, à savoir inciter le recourant à respecter son obligation légale de quitter le territoire, n'est manifestement pas encore atteint, de sorte que la mesure, même prononcée pour une durée de vingt-quatre mois, ne va pas au-delà de ce qui est nécessaire et ne porte pas une atteinte déraisonnable aux intérêts du recourant. Au demeurant, c'est le recourant lui-même qui a sollicité une assignation en lieu et place d'une détention administrative. Il convient de souligner en outre qu'il pourrait mettre de lui-même un terme à son assignation en se conformant à son obligation de quitter le pays (cf. ég. ATF 144 II 16 consid. 5.3).