Citation: 6B_1208/2014 E. 5.1

5.1. Aux termes de l'art. 183 ch. 1 CP, celui qui, sans droit, aura arrêté une personne, l'aura retenue prisonnière, ou l'aura, de toute autre manière, privée de sa liberté (al. 1) ou qui, en usant de violence, de ruse ou de menace, aura enlevé une personne (al. 2) sera puni d'une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d'une peine pécuniaire. La séquestration (art. 183 ch. 1 al. 1 CP) consiste à retenir une personne en l'obligeant, par un moyen de contrainte, à rester où elle se trouve, tandis que l'enlèvement (art. 183 ch. 1 al. 2 CP) vise à emmener, contre sa volonté, une personne dans un autre lieu où elle se trouve sous la maîtrise de son ravisseur (arrêt 6B_123/2014 du 2 décembre 2014 consid. 4.3, destiné à la publication). En tant que le recourant allègue que les portières pouvaient être ouvertes de l'intérieur malgré le fait qu'elles étaient verrouillées, ce qui aurait dû amener la cour cantonale à constater qu'il y avait absence de contrainte, il introduit un fait non constaté dans la décision attaquée, sans formuler de grief recevable sous l'angle de l'art. 106 al. 2 LTF pour établir l'arbitraire de son omission. Au demeurant, cet élément, de même que celui par lequel il plaide que la mise en scène à laquelle il s'est livrée était grotesque et à ce point évidente (absence de tenue des forces de l'ordre et de véhicule appartenant à ces dernières, application gyrophare sur son téléphone portable, victime et témoin qui ont relevé qu'il était vraisemblablement sous l'influence de produits stupéfiants ou d'alcool, etc.) que l'intimé aurait dû s'en rendre compte, ne sont pas pertinents par rapport à l'infraction retenue. Celle-ci découle du fait que par sa tromperie, le recourant a entraîné la victime dans son véhicule, puis l'a contrainte à rester dans celui-ci, où elle aurait sinon refusé d'aller, étant encore relevé que le seul fait de rouler et d'empêcher par là-même toute descente de voiture constitue une séquestration (ATF 99 IV 220 consid. 2 p. 221). En pareil cas, séquestration et enlèvement sont étroitement liés. Une distinction précise ne se justifie cependant pas, les deux situations constituant une même infraction. Il s'ensuit que la condamnation du recourant en vertu de l'art. 183 ch. 1 CP pour séquestration et enlèvement ne viole pas le droit fédéral. Pour le surplus, dans un grief subsidiaire, le recourant fait valoir que si l'infraction de séquestration et enlèvement devait être retenue, il conviendrait de retenir qu'elle est de gravité " très faible au regard de l'art. 184 CP ". Quand bien même on ne saisit pas ce qu'il entend en tirer, son argumentation ne répond pas aux exigences légales de motivation (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). Elle est, partant, irrecevable.