Citation: 6B_1435/2017 E. 1

Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir violé l'art. 189 CPP en refusant d'ordonner une nouvelle expertise portant sur le déroulement de l'accident du 15 avril 2014. L'argumentation qu'il développe à cet égard repose sur la prémisse selon laquelle D.________ aurait conduit une première expertise judiciaire et H.________ en aurait diligenté une seconde. Selon le recourant, dès lors que les conclusions des intéressés divergeraient, un nouvel expert judiciaire aurait dû être désigné conformément à l'art. 189 CPP. Cette argumentation tombe à faux, dès lors que, contrairement à ce que soutient le recourant, il apparaît qu'une seule expertise judiciaire au sens de l'art. 182 CPP a été mise en oeuvre et confiée à H.________, D.________ n'ayant pas, pour sa part, donné suite à un mandat émanant de la direction de la procédure (cf. art. 184 CPP) mais ayant fonctionné pour le compte d'un assureur privé. Le fait que ce dernier eût été interpellé par le ministère public afin de donner des précisions concernant son rapport du 20 octobre 2014 (cf. pièce 25 du dossier cantonal) ne suffit aucunement à admettre que le prénommé aurait été désigné comme expert judiciaire par celui-ci. On comprend néanmoins du mémoire de recours que le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir refusé sa réquisition de preuve, soit en l'occurrence la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise judiciaire. Il convient donc d'examiner si la cour cantonale pouvait refuser l'administration de cette preuve en procédant à une appréciation anticipée de celle-ci.