Citation: 6B_542/2015 E. 2.2

2.2. En l'espèce, les recourants ne démontrent pas quel préjudice direct ils subiraient du possible faux témoignage reproché à E.________. Ainsi, il ressort de leur mémoire que les agissements reprochés à D.________ et allégués couverts par l'intéressé ont été a priori confirmés par d'autres témoignages (cf. ad 33 p. 8). Dès lors, ainsi que l'a retenu à juste titre la cour cantonale, on ne voit pas en quoi les déclarations de E.________ auraient une possible influence sur l'issue du litige opposant les recourants à la compagne de feu leur père, voire seraient susceptibles d'affecter les revendications émises dans ce cadre. La constatation de la juridiction précédente n'est d'ailleurs pas remise en cause par les recourants; en particulier, ils ne citent pas quels seraient les propos litigieux, mais relèvent principalement les faits allégués non évoqués ou tus par l'intéressé. Quant à la seule déclaration citée, les recourants n'indiquent aucun élément démontrant qu'elle serait erronée; ils ne mentionnent notamment pas qui serai (en) t la/les autre (s) personne (s) ayant été empêchée (s) de pénétrer sur le domaine. En tout état de cause, un intérêt juridique protégé ne découle pas du seul fait que le témoignage effectué ne correspond pas à ce que les recourants désiraient entendre ou ne permet pas de confirmer leur version. Partant, c'est à juste titre que la Chambre pénale de recours a retenu que les recourants n'avaient aucun intérêt juridiquement protégé à recourir contre l'ordonnance de non-entrée en matière rendue par le Ministère public s'agissant de leur plainte pour faux témoignage. Ce grief doit donc être rejeté.