Citation: 8C_2/2023 E. 5.2.3

5.2.3. Avant toute chose, il y a lieu de rappeler que ce sont les circonstances prévalant au moment de la naissance du droit à une rente (ainsi que les modifications éventuelles survenues jusqu'au moment où est rendue la décision litigieuse) qui sont déterminantes pour procéder à la comparaison des revenus (cf. ATF 148 V 174 consid. 4.1; 146 V 364 consid. 7.1; 144 V 210 consid. 4.3.1 et les références). En l'occurrence, au moment des faits déterminants, l'art. 29 al. 1 LAI (dans sa teneur avant l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2008, de la 5e révision AI) prévoyait que le droit à la rente prend naissance au plus tôt à la date dès laquelle l'assuré présente une incapacité de gain durable de 40 % au moins (art. 7 LPGA) (let. a), ou à la date dès laquelle l'assuré a présenté, en moyenne, une incapacité de travail de 40 % au moins pendant une année sans interruption notable (art. 6 LPGA) (let. b). La rente est allouée dès le début du mois au cours duquel le droit à la rente a pris naissance, mais au plus tôt dès le mois qui suit le dix-huitième anniversaire de l'assuré; le droit ne prend pas naissance tant que l'assuré peut prétendre une indemnité journalière au sens de l'art. 22 (al. 2). Appliqué au cas d'espèce, un droit éventuel à une rente d'invalidité naîtrait au plus tôt en juin 2004, si à ce moment le recourant présentait déjà une incapacité de gain durable de 40 % au moins, ou au plus tard en juin 2005, dès lors qu'il est établi que le recourant présentait à ce moment-là une incapacité de travail d'au moins 40 % depuis une année.