Citation: 8C_185/2023 E. 7.1

7.1. La recourante reproche ensuite au tribunal cantonal d'avoir appliqué de manière arbitraire l'art. 12 al. 1 et 3 LU ainsi que les art. 155A et 164 ss RPers. Elle expose qu'en application de l'art. 12 al. 3 LU, lorsqu'un collaborateur exerce des activités temporaires et que les fonds finançant son poste proviennent de l'extérieur, son engagement relève du droit privé. En l'espèce, plusieurs contrats de travail auraient été liés à des fonds extérieurs. S'agissant du caractère temporaire des activités de l'intimé, les premiers juges auraient omis de tenir compte du fait que ses différents engagements visaient soit à remplacer des professeurs, soit à assurer le suivi de projets de recherche spécifiques limités dans le temps. Tous ces engagements auraient donc répondu à des besoins temporaires. La juridiction cantonale aurait en outre retenu de manière arbitraire, en référence à l'art. 171 al. 5 RPers, qu'il n'était pas prévu qu'un poste de MER puisse être financé par des fonds extérieurs pour une période supérieure à six mois. D'une manière tout aussi arbitraire, elle aurait fait une analogie entre l'art. 155A al. 4 RPers et l'art. 7 al. 2 LPAC, alors que cette dernière disposition, contrairement à la première, ne prévoit aucune exception à la durée d'engagement maximale. Par ailleurs, dès lors que les engagements successifs de l'intimé auraient été fondés sur des motifs objectifs et des besoins temporaires, on ne pourrait pas reprocher à la recourante d'avoir voulu éluder les garanties offertes par la loi aux titulaires d'une fonction renouvelable.