Citation: 1C_308/2024 E. 1

Enfin, le recourant a pu attaquer la décision du 16 août 2023 du Service de la formation professionnelle devant le Tribunal cantonal en faisant valoir des griefs aussi bien formels que matériels et les juges précédents se sont ainsi prononcés sur le bien-fondé de sa résiliation. Ainsi, l'incompétence du Service de la formation professionnelle au moment où celle-ci a rendu sa décision n'a eu aucune conséquence sur les droits procéduraux et matériels du recourant. La sécurité du droit n'a donc pas été mise en péril. Dans un tel contexte, et compte tenu de l'intérêt de l'intéressé à ce que la cause soit tranchée au fond dès que possible afin qu'il puisse éventuellement être réintégré dans son poste aux conditions qui prévalaient avant son licenciement, il apparaît contraire au principe d'économie de procédure de renvoyer l'affaire à la Direction de l'économie, de l'emploi et de la formation professionnelle, comme objet éventuel de sa compétence, alors qu'elle n'entendait pas s'opposer à la délégation de compétence en faveur du Service de la formation professionnelle. Le grief relatif à la nullité de la décision du 16 août 2023 du Service de la formation professionnelle doit ainsi être écarté. Partant, la cour cantonale n'a pas violé l'art. 16 al. 2 CPJA en ne transmettant pas la cause à la Direction de l'économie, de l'emploi et de la formation professionnelle comme objet de sa compétence.