Citation: 5A_702/2022 E. 4

La recourante se plaint de la violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.). Elle soutient qu'elle n'a jamais été invitée à participer à la procédure menée devant l'autorité de surveillance, notamment à s'exprimer sur la détermination de l'office, sur la circulaire du 13 [ recte : 2] mai 2022 et sur la question de savoir si la majorité absolue des créanciers s'était ralliée au préavis de l'office et avait requis la cession de créance. La recourante méconnaît ce faisant que l'office a transmis son courrier du 8 juin 2022 à l'autorité de surveillance, qui l'a traité comme une plainte, comprenant une requête de restitution de délai pour requérir la cession des droits de la masse. Après que l'office s'était déterminé sur cette plainte par rapport du 8 juillet 2022, seul entrait donc en considération le droit de répliquer de la recourante. Toutefois, ce droit n'impose pas à l'autorité de surveillance l'obligation de fixer un délai à la plaignante pour déposer d'éventuelles observations; elle doit seulement lui laisser un laps de temps suffisant, entre la remise des documents et le prononcé de sa décision, pour qu'elle ait la possibilité de déposer des observations si elle l'estime nécessaire (ATF 146 III 97 consid. 3.4.1 et les références; arrêt 5A_222/2022 du 3 août 2022 consid. 3). Or, tel a manifestement été le cas en l'espèce vu la date du prononcé de la décision, le 1 er septembre 2022, et celle où elle a transmis à la plaignante la détermination de l'office et l'a informée que l'instruction était close, le 11 juillet 2022.