Citation: 1C_521/2022 E. 4.5

4.5. La recourante se prévaut encore du concept de protection contre l'incendie, au sein duquel le projet est traité comme un unique bâtiment. Outre qu'il n'apparaît pas que ce concept ait été discuté devant l'instance précédente - sans que pour autant la recourante ne se plaigne d'un éventuel déni de justice -, celui-ci n'est pas déterminant pour la question litigieuse: les règles en matière de protection contre les incendies, notamment en ce qu'elles concernent l'accès aux personnes et aux biens, sont manifestement dictées par d'autres impératifs que ceux ayant présidé à la détermination des critères pour distinguer la présence d'un ou de deux bâtiments en lien avec le respect de l'ordre des constructions. En imposant une certaine distance entre les bâtiments, l'ordre dispersé a aussi pour but la protection contre les incendies (cf. arrêts 1C_133/2018 du 3 décembre 2018 consid. 4.2; 1P.352/2005 du 25 août 2005 consid. 1.7 et la référence à ZEN-RUFFINEN/GUY-ECABERT, Aménagement du territoire, construction, expropriation, 2001, n. 886, p. 387; voir également arrêt 1C_694/2021 du 3 mai 2023 consid. 8.1 en matière de distance à la forêt).