Citation: 5A_183/2024 E. 3.3

3.3. Contrairement à ce que soutient le recourant, il résulte de l'arrêt attaqué que la cour cantonale a bien pris en compte le fait nouveau dont il s'est prévalu devant elle. Dite autorité a en effet dûment exposé les motifs invoqués par le recourant à l'appui de son recours, à savoir que la poursuite porte sur les cotisations LPP dues pour la période de janvier à mars 2023, plus intérêts et frais de rappel, que le recourant disposait toutefois d'un " bonus " pour la période d'octobre à décembre 2022 de 1'263 fr. 80, soit un montant supérieur à celui requis en poursuite de 1'109 fr. 25, que les cotisations litigieuses s'élevaient en outre au final à 484 fr. 20 et non 700 fr., que le montant de 1'109 fr. 25 n'était par conséquent pas dû et que le prononcé de faillite devait être annulé. La cour cantonale a également constaté que le recourant avait produit à l'appui de son recours un décompte de cotisations de l'intimée du 17 janvier 2024, duquel il ressortait que les cotisations dues pour la période de janvier à mars 2023 (484 fr. 20) "étaient compensées" par le résultat du décompte de cotisations de janvier à décembre 2022 (1'263 fr. 80), de sorte qu'il en résultait un solde de 779 fr. 60 en faveur du recourant. Sur la base de ces constatations, la cour cantonale a retenu que le recourant avait établi que le montant des cotisations dues pour la période de janvier à mars 2023, objet de la réquisition de faillite, fixé forfaitairement à 700 fr., s'était finalement élevé à 484 fr. 20 et que ce montant, " compensé " avec celui résultant du décompte de cotisations dues pour la période de 2022, laissait apparaître un montant de 779 fr. 60 en sa faveur. Elle en a conclu que ce décompte permettait certes de retenir que les cotisations fixées forfaitairement avaient été surévaluées, mais pas encore que la dette, intérêts et frais (y.c. frais judiciaires) compris, avait été payée, si bien que la première condition cumulative de l'art. 174 al. 2 LP n'était pas réalisée. Au vu de ce qui précède, on ne saurait à l'évidence reprocher à la cour cantonale d'avoir violé le droit d'être entendu du recourant, ni commis un quelconque déni de justice.