Citation: 1P.551/2001 27.09.2001 E. 2

2.- Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 127 I 92 consid. 1 p. 93; 127 III 41 consid. 2a p. 42 et les arrêts cités). La voie du recours de droit public pour violation de droits constitutionnels des citoyens peut être ouverte contre une décision, prise en dernière instance cantonale, sur une demande de récusation (art. 84 al. 1 let. a, 86 et 87 OJ). L'acte de recours doit alors, en vertu de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, contenir un exposé des faits essentiels et un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation. Il résulte de cette obligation de motiver que le Tribunal fédéral n'examine que les griefs soulevés de manière claire et explicite. Le recourant ne saurait se contenter de critiquer la décision attaquée de manière appellatoire, en reprenant les arguments développés en dernière instance cantonale; il doit au contraire exposer en quoi leur rejet par l'autorité cantonale violerait le droit constitutionnel (ATF 127 I 38 consid. 4 p. 43; 127 III 279 consid. 1c p. 282; 125 I 71 consid. 1c p. 76; 117 Ia 412 consid. 1c p. 414 et les arrêts cités). On cherche en vain, dans les différentes écritures de la recourante, la mention d'un droit constitutionnel ou de règles de la législation cantonale, dont la violation serait dénoncée. On ne voit pas non plus sur quels points elle critique l'argumentation du Tribunal civil de la Gruyère. Au surplus, l'exposé des faits est particulièrement confus. Il s'ensuit que le recours de droit public doit d'emblée être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'art. 36a al. 1 OJ, car il ne satisfait manifestement pas aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ.