Citation: 4A_627/2015 E. A

A.a. B.________ (ci-après : l'assurée), née en 1963, est affiliée auprès de A.________ SA (ci-après: la compagnie d'assurance) au titre de l'assurance-maladie complémentaire. Elle a pu bénéficier d'un rabais dans le cadre d'un contrat collectif conclu par son employeur. S'agissant de la couverture d'assurance en cas d'hospitalisation, l'assurée a opté pour le produit P1.________ privé, sans franchise, couvrant notamment les frais supplémentaires de traitement et de pension en cas de séjour hospitalier en division privée, avec une participation aux frais de convalescence, d'aide à domicile et de transport. Le 1 er janvier 2008, la compagnie d'assurance a été intégrée dans le groupe C.________, organisé sous forme de holding, qui comprend notamment C.________ SA. A.b. En 2011, la prime d'assurance P1.________ de l'assurée s'élevait à 125 fr. 80 par mois. En 2012, cette prime a été fixée à 394 fr. 50, après déduction d'un rabais de 20 fr. 80 en vertu du contrat-cadre souscrit par l'employeur. Par courrier du 24 janvier 2012, l'assurée a contesté cette augmentation de 213,6%, la qualifiant de « surprenante et injustifiée ». La compagnie d'assurance lui a répondu le 17 février 2012 qu'elle faisait partie du contrat collectif conclu avec son employeur, de sorte qu'elle bénéficiait depuis des années d'un rabais sur ses assurances complémentaires; au vu de la rentabilité du contrat et étant donné que les primes encaissées ne couvraient plus les prestations versées, l'assurance P1.________ avait dû faire l'objet d'une adaptation plus importante que les autres années. Par pli du 21 février 2012, l'assurée a rétorqué qu'à l'évidence, P1.________ était désormais une police fermée qui n'acceptait plus aucun assuré; partant, elle demandait à être transférée dans une police d'assurance complémentaire aux prestations équivalentes, avec effet rétroactif au 1 er janvier 2012. Diverses correspondances ont été échangées sans que la compagnie d'assurance n'accède à la requête de l'assurée.