Citation: I 64/05 19.09.2005 E. A

P.________, né en 1961, travaillait depuis 1980 en qualité de maçon pour le compte de l'entreprise X.________ SA. Souffrant d'une lombosciatalgie droite sur hernie discale L5-S1, il a présenté une incapacité de travail totale depuis le 21 août 2000. Le 7 septembre suivant, il a subi une intervention chirurgicale pratiquée par le docteur D.________, spécialiste en neurochirurgie et médecin-chef à l'Hôpital Y.________. Le 26 mars 2001, l'assuré a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente. Procédant à l'instruction du dossier, l'Office cantonal AI du Valais (ci-après : l'office AI) a recueilli les avis médicaux des docteurs R.________, médecin traitant de l'assuré (rapports des 28 mai 2001 et 28 janvier 2003), et D.________ (rapport du 26 décembre 2001). Il a également organisé du 26 août au 22 novembre 2002 un stage d'observation professionnelle au Centre de formation professionnelle Q.________ et confié aux docteurs A.________ et F.________, médecins à la Clinique et Policlinique de neurologie de l'Hôpital Z.________, le soin de procéder à une expertise sur la personne de l'assuré. Selon le rapport de ces derniers du 10 novembre 2003, l'assuré présentait des lombosciatalgies droites déficitaires, dans le contexte d'un remaniement fibreux lombaire post-opératoire avec, plus récemment, l'apparition de lombosciatalgies gauches non déficitaires. Les experts étaient d'avis que l'assuré n'était plus en mesure d'exercer sa profession de maçon, mais qu'il était apte à exercer à plein temps une activité ne sollicitant pas le dos, ne nécessitant de marcher que sur de courtes distances, permettant de changer fréquemment de positions et ne comportant pas le port de charges supérieures à 5 kilos. En raison des temps de repos réguliers nécessaires à diminuer l'intensité des douleurs, le rendement était certainement diminué de 50 %. Par décision du 22 janvier 2004, l'office AI a dénié le droit de l'assuré à une rente en raison d'un taux d'invalidité insuffisant (27 %). Il a considéré qu'à l'échéance du délai de carence d'une année à compter du 21 août 2000, on pouvait en effet exiger de la part de l'assuré l'exercice, à plein-temps et avec un rendement normal, de toute activité légère et adaptée à ses limitations fonctionnelles. Par décision du 23 janvier 2004, l'office AI a également refusé d'octroyer à l'assuré une mesure de reclassement. Saisi d'une opposition à l'encontre de ces deux décisions, l'office AI l'a rejetée par décision du 15 juillet 2004.