Citation: I 567/04 16.11.2005 E. A

C.________, née en 1958, mariée avec un enfant à charge, a travaillé à temps partiel (62,5 %) en qualité de manutentionnaire depuis 1994, consacrant le reste de son temps à l'accomplissement des tâches ménagères. Souffrant essentiellement de douleurs dans la moitié droite du corps apparues à partir de 1996, elle a subi plusieurs arrêts de travail (rapport du 23 avril 1999 du docteur H.________), avant de subir une incapacité de travail totale à partir du 14 avril 1999 (rapport du 4 août 1999 du docteur H.________). Le 22 mars 1999, C.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité (AI) auprès de l'office cantonal de l'AI pour le canton de Genève (ci-après : l'office AI) sous forme d'un reclassement dans une nouvelle profession. Après avoir recueilli divers avis médicaux faisant tous état de fibromyalgie, l'office AI a mis en oeuvre un stage d'observation professionnelle qui a eu lieu du 27 septembre au 19 novembre 1999 au Centre d'intégration professionnelle, à Genève (CIP), fonctionnant comme Centre d'observation professionnelle de l'AI (COPAI). Selon le médecin-consultant auprès du COPAI, le stage a démontré que l'assurée était en mesure d'exercer une activité professionnelle adaptée à temps complet et avec un rendement total, à condition d'apprendre à maîtriser et à doser ses efforts (rapport du 19 décembre 1999 du docteur L.________). Le 31 janvier 2000, l'intéressée a commencé un stage de réentraînement à l'effort de six mois en atelier de préparation à une activité industrielle légère (APAIL) au CIP, qu'elle a interrompu à la fin de la première journée. L'assurée a produit un certificat médical de son médecin traitant du 2 février 2000, lequel a attesté une incapacité de travail totale dès le 31 janvier 2000, relevant l'incompatibilité du stage avec l'état de sa patiente. Il ressort du rapport de stage du 16 février 2000, que l'assurée ne semblait pas prête à s'investir dans la démarche proposée. Elle s'est d'emblée sentie mal à l'aise en raison du fait qu'elle était la seule femme dans un milieu exclusivement masculin. Malgré un travail très léger de conditionnement, permettant l'alternance des positions, l'assurée s'est plainte qu'elle ne pouvait le supporter. Les réadaptateurs ont estimé que le rendement de C.________ n'était pas représentatif de son réel potentiel. Au vu des discordances entre l'avis du médecin traitant de l'assurée et les résultats du stage au COPAI, le docteur A.________, médecin-conseil de l'AI, a préconisé la mise en oeuvre d'une expertise au Centre d'observation médicale de l'AI [COMAI] (cf. note du 14 février 2000). L'assurée a été examinée au COMAI de Lausanne les 22 et 23 mai 2001. Selon le rapport établi consécutivement le 16 octobre 2001, l'assurée souffre d'un trouble somatoforme douloureux persistant entraînant une incapacité de travail de 70 % dans un emploi de manutention lourde et de 30 % dans une activité adaptée. Se fondant partiellement sur ces conclusions, l'office AI a refusé tout droit à des mesures d'ordre professionnel, motif pris que le trouble somatoforme douloureux n'était pas associé à une pathologie psychiatrique, de sorte qu'il n'avait pas de caractère invalidant (décision du 24 mai 2002).