Citation: 9C_741/2019 E. 4.3.2

4.3.2. En l'espèce, tout au long de la procédure administrative et judiciaire, l'assurée n'a apporté aucun élément concret permettant d'établir que le centre de ses intérêts était demeuré à Genève à partir du mois de mai 2016, manquant ainsi de se conformer à son obligation de renseigner ou de collaborer à l'instruction (consid. 4.1 supra). Il ressort à cet égard des constatations cantonales que l'intéressée s'était bien gardée de préciser à partir de quelle date elle avait sous-loué son appartement, et d'indiquer à quelle adresse elle aurait réellement résidé à Genève, en particulier depuis février 2018. Pour la période précédente, elle n'avait fait état d'aucun achat de biens ou de services à Genève, qui aurait établi sa présence dans cette ville, ni indiqué des éléments sur le plan personnel ou social en faveur d'un lien concret avec cet endroit. Dans le cadre de la révision initiée par le SPC en mai 2018, l'assurée n'avait pas transmis les pièces nécessaires à la mise à jour de son dossier, nonobstant plusieurs demandes de l'administration. A cet égard, son argumentation, selon laquelle la sous-location démontrerait qu'elle "ne prévoyait pas de quitter Genève, mais, au contraire, qu'elle souhaitait garder son appartement et y revenir une fois [...] ses problèmes familiaux réglés", ne suffit pas pour admettre qu'elle aurait conservé sa résidence habituelle à Genève pendant la période concernée.