Citation: 4A_326/2007 29.11.2007 E. 3

3.1 Invoquant le principe de l'interdiction de l'arbitraire, les défendeurs reprochent à la cour cantonale d'avoir repris un montant manifestement inexact dans le décompte final figurant au considérant 7 du jugement attaqué. En effet, les acomptes versés ne s'élèveraient pas à 425'426 fr.90, mais bien à 435'426 fr.90, comme le démontreraient clairement le décompte du 18 décembre 1996 et la lettre de la demanderesse du 5 février 1997, repris dans l'état de fait de la décision entreprise. Après rectification, le décompte final devrait comprendre des déductions de 435'426 fr.90 pour les acomptes versés et de 8'708 fr 75 à titre d'escompte de 2% sur les acomptes versés. Les défendeurs font ainsi valoir que le montant qu'ils doivent encore à l'entrepreneur se monte à 4'537 fr.95, et non à 14'737 fr.95. 3.2 Le grief est fondé. Le montant de 425'426 fr.90 retenu par la cour cantonale dans son décompte final est un fait établi d'une façon manifestement inexacte au sens de l'art. 97 al. 1 LTF. En effet, le décompte final du 18 décembre 1996 fait état de paiements effectués d'un montant de 405'426 fr.90 alors que, dans un décompte ultérieur du 5 février 1997, l'entrepreneur déduit en plus un acompte de 30'000 fr. reçu le 10 janvier 1997. Du reste, tant la demanderesse que la cour cantonale reconnaissent, dans leurs prises de position, l'erreur de 10'000 fr. qui entache le poste «acomptes versés» du décompte final figurant dans le jugement attaqué. Au surplus, le montant inexact des acomptes versés a influé sur le montant déduit à titre d'escompte sur lesdits acomptes; ce dernier poste doit ainsi être augmenté de 200 fr. Le recours des défendeurs sera dès lors admis. L'incidence exacte de cette admission sur le dispositif de l'arrêt de la cour de céans dépend toutefois du sort réservé au recours de la demanderesse.