Citation: 8C_610/2017 E. 4.4

4.4. Enfin le recourant invoque une violation du droit en tant que la cour cantonale n'a effectué aucun abattement sur le salaire statistique et il demande qu'une réduction de 15 % au minimum soit opérée au titre des circonstances personnelles et professionnelles du cas particulier, à savoir sa nationalité française et sa qualité de frontalier domicilié en France. Ce moyen est mal fondé. En vertu des dispositions de l'Annexe I à l'Accord du 21 juin 1999 entre la Confédération suisse, d'une part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d'autre part, sur la libre circulation des personnes (Accord sur la libre circulation des personnes, ALCP; RS 0.142.112.681), un ressortissant français a le droit d'exercer une activité économique en Suisse (art. 2 par. 1 annexe I ALCP) et ne peut être, en raison de sa nationalité, traité différemment des travailleurs suisses, notamment en matière de rémunération (art. 9 par. 1 annexe I ALCP). En l'occurrence le recourant ne saurait donc subir d'emblée un désavantage par rapport à un travailleur suisse du fait de sa nationalité française et de sa qualité de frontalier domicilié en France. Au demeurant il n'allègue pas avoir été pénalisé par rapport à ses collègues de nationalité suisse lorsqu'il travaillait au service des B.________. Une déduction sur le salaire statistique n'apparaît dès lors pas justifiée.