Citation: I 360/02 30.04.2003 E. 5

Il convient encore d'examiner si la recourante, indépendamment de sa nouvelle formation professionnelle, a vu son état de santé s'améliorer au point d'entraîner une diminution de son taux d'invalidité. Telle semble être l'opinion de la juridiction cantonale, qui a retenu une capacité de travail de 75 % dans la profession de secrétaire de direction, alors qu'une capacité de travail de 50 % dans cette même profession avait été retenue en 1990 (cf. décision du 3 juillet 1990 de la caisse). Cette opinion ne se fonde toutefois sur aucune pièce médicale probante. A cet égard, les premiers juges ont, certes, relativisé à juste titre les conclusions des docteurs D.________ et C.________, lesquels ont fait état, de manière constante, d'une incapacité de travail de 50 % dans la profession de secrétaire et n'ont pas décrit d'amélioration durable de l'état de santé de l'assurée. La valeur probante de ces rapport médicaux prête à discussion, en effet, dès lors qu'ils se concentrent plus sur les conséquences sociales qu'aurait un refus de reconnaître à l'assurée le droit à une rente d'invalidité que sur une description objective et complète de son état de santé. Mais on voit mal, dans ces circonstances, quelle pièce du dossier permettrait de tenir pour établie, au degré de la vraisemblance prépondérante, une amélioration de l'état de santé de l'assurée depuis le 3 juillet 1992 : d'une part, les rapports des docteurs D.________ et C.________ sont insuffisamment probants; d'autre part, une telle amélioration ne ressort pas des rapports des 27 février 1997, 21 janvier 1999 et 6 septembre 2000 du docteur E.________. Ce praticien ne renseigne pas, notamment, sur l'évolution des atteintes à la santé psychique de l'assurée, dont les premiers juges ont fait abstraction dans leur analyse de sa capacité de travail (cf. consid. 4, p. 10, du jugement entrepris). Dans ces conditions, force est de constater que le dossier n'est pas suffisamment instruit pour permettre d'admettre ou de nier en connaissance de cause une amélioration de l'état de santé de l'assurée. Eu égard aux atteintes à la santé physique et psychique dont souffre cette dernière, il appartiendra à l'intimé de compléter le dossier par la mise en oeuvre d'une expertise pluridisciplinaire, à laquelle s'ajoutera un complément d'instruction sur les possibilités ouvertes à la recourante de mettre en valeur le diplôme acquis à X.________ (cf. consid. 4 supra).