Citation: 1A.246/2000 20.11.2000 E. B

B.- Par acte du 4 mars 2000, mis à la poste le 6 mars 2000, l'hoirie X.________ a recouru au Tribunal administratif du canton de Neuchâtel (ci-après: le Tribunal administratif ou la cour cantonale) contre la décision du Département du 24 décembre 1998 en faisant valoir les divers vices de forme qui auraient entaché la mise à l'enquête du projet litigieux et qui les auraient privés du droit de former opposition; sur le fond, elle invoquait une violation des art. 24 LAT et 63 LCAT. Elle a adressé le même jour au Département une requête de reconsidération que cette autorité a déclarée irrecevable. Le 16 mai 2000, l'hoirie a recouru au Tribunal administratif contre cette décision, prise le 25 avril 2000, en invoquant une violation de son droit d'être entendue comme motif de réexamen. Par arrêt du 8 août 2000, le Tribunal administratif a rejeté le recours dirigé contre la décision du Département du 25 avril 2000, après avoir considéré que le Département n'avait aucune obligation d'entrer en matière sur la demande de reconsidération de sa décision du 24 décembre 1998 en raison de l'effet dévolutif accordé au recours formé contre celle-ci. Il a également déclaré irrecevable pour tardiveté le recours en tant qu'il était dirigé contre cette dernière décision. Il a retenu en substance que l'hoirie avait eu connaissance de cette décision au plus tard le 21 décembre 1999 et qu'elle n'avait pas respecté le délai de recours de vingt jours imparti à l'art. 34 al. 1 de la loi cantonale sur la procédure et la juridiction administratives (LPJA) en déposant son mémoire le 6 mars 2000.