Citation: 2D_136/2008 28.01.2009 E. 5

Invoquant l'art. 29 al. 2 Cst., le recourant se plaint de ce que le Tribunal cantonal a violé son droit de faire administrer les preuves en refusant d'ordonner une contre-expertise. 5.1 Le droit d'être entendu, tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., comprend le droit pour l'intéressé de s'exprimer sur les éléments pertinents avant qu'une décision ne soit prise touchant sa situation juridique, de produire des preuves pertinentes, d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes, de participer à l'administration des preuves essentielles ou à tout le moins de s'exprimer sur son résultat, lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 133 I 270 consid. 3.1 p. 277). La garantie constitutionnelle du droit de faire administrer des preuves n'empêche toutefois pas l'autorité de mettre un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de former sa conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, elle a la certitude que celles-ci ne pourraient l'amener à modifier son opinion (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 429; 119 Ib 492 consid. 5b/bb p. 505/506). 5.2 Le Tribunal cantonal a jugé que le contenu des rapports d'expertise des Dr. E.________ et F.________ corroboraient l'opinion de l'experte mandatée par le vétérinaire cantonal (arrêt attaqué, p. 6), qu'ils avaient été établis avant le 25 février 2008 et qu'ils ne justifiaient pas de se distancier de l'expertise 31 août 2007, dont le contenu était confirmé par l'agression du 25 février 2008. Il en a conclu qu'une nouvelle expertise était inutile à l'établissement des faits pertinents. Le recourant objecte que "depuis la survenance des événements, le chien C.________ a suivi des cours d'éducation intensifs et, selon les déclarations des professionnels qui l'ont entouré, son comportement a évolué positivement". Ce faisant, il n'expose pas en quoi le Tribunal cantonal a procédé à une appréciation arbitraire des preuves. Il s'écarte en outre des faits retenus par le Tribunal cantonal, qui lient le Tribunal fédéral (cf. consid. 3 ci-dessus) et fait valoir des faits nouveaux irrecevables (art. 99 LTF). Son grief est irrecevable.