Citation: 4C.51/2004 04.06.2004 E. 1

1.1 Interjeté par les demandeurs qui ont entièrement succombé dans leurs conclusions, le présent recours est dirigé contre un arrêt rendu par la Cour d'appel cantonale, statuant en tant que tribunal unique (cf. art. 48 al. 1 OJ), sur une contestation civile (ATF 129 III 750 consid. 2.2 p. 754). Malgré les doutes des demandeurs, la décision attaquée, qui met un terme à la procédure, doit en outre être qualifiée de finale au sens de l'art. 48 OJ, dès lors que la motivation présentée interdit définitivement que des prétentions identiques soient émises à nouveau entre les mêmes parties (cf. ATF 126 III 445 consid. 3b p. 447; 123 III 414 consid. 1). Le recours paraît donc en principe recevable, sans égard à la valeur litigieuse (art. 45 let. a OJ), puisqu'il a été déposé en temps utile compte tenu des féries (art. 34 al. 1 let. c et 54 al. 1 OJ) et dans les formes requises (art. 55 OJ). 1.2 Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit conduire son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents, régulièrement allégués et clairement établis (art. 64 OJ; ATF 130 III 102 consid. 2.2; 127 III 248 consid. 2c et les arrêts cités). Hormis ces exceptions que le recourant doit invoquer expressément, il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). A part quelques inadvertances manifestes expressément soulevées et dont le bien-fondé sera examiné dans la mesure utile, les demandeurs perdent de vue les principes précités, car ils fondent leur argumentation juridique sur des éléments de fait différents de ceux qui figurent dans la décision attaquée, ce qui n'est pas admissible. Les griefs invoqués seront donc exclusivement examinés à la lumière des faits ressortant de l'arrêt entrepris.