Citation: 1P.496/2005 14.10.2005 E. 5

La recourante se plaint de sa condamnation à une partie des frais de la procédure cantonale, qu'elle qualifie d'insoutenable. 5.1 La condamnation de la recourante à une partie des frais de la procédure cantonale a été prononcée sur la base de l'art. 159 al. 1 du code de procédure pénale vaudois (CPP/VD; RSV 312.01), aux termes duquel "le plaignant et la partie civile peuvent, même si le prévenu est condamné à une peine, être astreints à supporter une partie des frais si l'équité l'exige, notamment s'ils ont agi par dol, témérité ou légèreté ou s'ils ont compliqué l'instruction". Le grief soulevé revient donc à invoquer une application arbitraire de cette disposition. 5.2 La décision attaquée, qui peut seule faire l'objet du recours (art. 86 al. 1 OJ), justifie la condamnation litigieuse par une double motivation. Elle reprend d'abord à son compte, bien que de manière nuancée, la motivation des premiers juges, selon laquelle la recourante, en affirmant, lors du dépôt de sa plainte pénale à Glasgow, avoir été violée par l'intimé le 24 mars 2000 à Lausanne, alors que depuis son audition par la police vaudoise elle a constamment soutenu que les contraintes sexuelles dénoncées avaient été commises en 1998 à Vienne, avait donné lieu à une instruction pénale en Suisse, qui, sans cela, n'aurait pas été ouverte. Elle y ajoute cependant une seconde motivation, à savoir que la recourante, tout en sachant qu'il n'y avait pas eu de contrainte, a multiplié les frais d'instruction, notamment en requérant une expertise. En conclusion, elle a observé que, vu l'ampleur disproportionnée prise par l'affaire, il se justifiait, pour des motifs d'équité, de lui faire supporter une partie des frais de la procédure. La condamnation litigieuse repose ainsi sur deux motivations indépendantes. Sous peine d'irrecevabilité, il appartenait donc à la recourante de démontrer, dans les formes exigées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ, en quoi chacune d'elles violerait ses droits constitutionnels (ATF 121 I 1 consid. 5a/bb p. 11 et les arrêts cités; 121 IV 94 consid. 1b p. 95). Or, elle s'en prend exclusivement à la première, dirigeant d'ailleurs sa critique directement contre le jugement de première instance, sans contester en quoi que ce soit la seconde, qu'elle n'évoque même pas. Il n'est dès lors aucunement établi, ni d'ailleurs allégué, que, fondée sur la seconde motivation adoptée, la condamnation litigieuse violerait les droits constitutionnels de la recourante. Partant, le grief est irrecevable.