Citation: 2C_532/2020 E. 1

A.c. Durant l'été 2018, la famille A.________ s'est installée en Suisse. L'épouse de A.________ et les deux enfants ont annoncé leur arrivée le 1er août 2018 et ont obtenu une autorisation de séjour UE/AELE valable jusqu'au 31 juillet 2023. L'intéressée travaille depuis le 1er août 2018 en qualité de nettoyeuse et les deux enfants sont scolarisés. Le 4 octobre 2018, A.________, qui n'avait pas annoncé son arrivée en Suisse, a fait l'objet d'un contrôle par les inspecteurs du marché du travail de la branche de la construction, alors qu'il travaillait sans autorisation sur un chantier. Le 10 octobre 2018, l'intéressé s'est annoncé auprès des autorités de son lieu de domicile et a sollicité l'octroi d'une autorisation de séjour par regroupement familial auprès du Service de la population du canton de Vaud (ci-après : le Service cantonal). A cette occasion, il a indiqué qu'il était arrivé en Suisse le 29 septembre 2018 et a répondu par la négative à la question portant sur l'existence d'antécédents pénaux en Suisse ou à l'étranger. Ce faisant, il a tu l'existence de six condamnations prononcées à son encontre de 2010 à 2018 par les autorités italiennes et suisses, soit : - le 15 juillet 2010, par la Corte di Appello di Ancona, pour prostitution de mineurs continue, lésions corporelles, séquestration de personnes et encouragement à la prostitution continue, à une peine privative de liberté de 4 ans et à une amende de 16'000 euros, la peine principale étant notamment assortie d'une expulsion du territoire italien et d'une interdiction perpétuelle d'engagement auprès de structures publiques ou privées fréquentées principalement par des mineurs. Il lui a en substance été reproché d'avoir, en 2006, participé activement à faire venir en Italie, depuis l'Albanie, à tout le moins deux jeunes femmes, dont l'une était mineure, en leur laissant entendre qu'elles pourraient exercer une activité de serveuse, avant de les contraindre à se prostituer durant plusieurs mois et de vivre des revenus réalisés par ses victimes; - le 2 septembre 2010, par le Tribunale du Pesaro, pour défaut de paiement de cotisations sociales, à une peine privative de liberté de 15 jours et à une amende de 300 euros; - le 14 septembre 2010, par le Tribunale di Pesaro, pour défaut de paiement de cotisations sociales, à une peine privative de liberté de 20 jours et à une amende de 250 euros; - le 1er septembre 2016, par le Ministère public de Lausanne, pour séjour illégal et activité lucrative sans autorisation, à une peine pécuniaire de 80 jours-amende avec sursis pendant deux ans (révoqué le 27 juillet 2017) et à une amende de 480 fr.; - le 27 juillet 2017, par le Ministère public de Lausanne, pour entrée illégale et séjour illégal, à une peine pécuniaire de 40 jours-amende; - le 19 novembre 2018, par le Ministère public de Lausanne, pour activité lucrative sans autorisation, à une peine pécuniaire de 60 jours-amende.