Citation: 9C_407/2022 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la juridiction cantonale a notifié au recourant, par courrier daté du 22 juin 2022, une copie de l'écriture de l'office intimé du 20 juin 2022, à laquelle était joint un avis du SMR du 8 juin 2022, en lui impartissant un délai au 12 juillet 2022 pour déposer ses déterminations. Or la juridiction cantonale a rendu son arrêt le 30 juin 2022, de sorte qu'elle n'a pas laissé au recourant la possibilité de se déterminer dans le délai imparti. A cet égard, contrairement à ce qu'elle a indiqué au recourant postérieurement au prononcé de son arrêt (courrier du 11 juillet 2022), la correspondance de l'assuré du 24 juin 2022 ne saurait valoir détermination ensuite de l'avis du 22 juin 2022. Dans son courrier, le recourant a en effet indiqué produire différentes pièces médicales "dans le prolongement de [s]on courrier du 25 mai dernier", sans se référer aux écritures qui lui avaient été transmises le 22 juin 2022. Au vu du délai imparti au 12 juillet 2022, l'assuré disposait encore de suffisamment de temps pour se déterminer sur celles-ci. En cas de doute quant à la nature du courrier du recourant du 24 juin 2022, il eût appartenu à la cour cantonale de l'interpeller avant de rendre son arrêt le 30 juin 2022, afin de s'assurer qu'il avait renoncé à exercer son droit d'être entendu ou d'attendre la fin du délai accordé. Partant, il y a eu violation du droit d'être entendu de l'assuré.