Citation: 1P.259/2000 18.05.2000 E. B

B.- Par ordonnance du 20 avril 2000, la Chambre d'accusation a autorisé une nouvelle prolongation de la détention, jusqu'au 20 juillet 2000, rejetant simultanément une demande de mise en liberté. Même si le dossier avait été communiqué au Procureur général, le risque de collusion persistait jusqu'à l'audience de jugement, en particulier à l'égard des personnes déjà jugées, compte tenu des déclarations contradictoires de l'inculpé au sujet de l'ampleur du trafic. Le risque de récidive ne pouvait être totalement exclu sur le vu de la personnalité fragile de l'inculpé. Le risque de fuite s'était encore accru vu la proximité du jugement et l'absence de garantie de représentation. La détention apparaissait encore proportionnée, la Chambre d'accusation souhaitant néanmoins que l'audience de jugement soit appointée dans les trois mois.