Citation: 6B_849/2022 E. 5.3.2

5.3.2. Dans un premier moyen, le recourant forme différentes critiques quant à l'établissement des faits. Il reproche à la cour cantonale d'avoir conféré une "gravité supplémentaire" aux agissements du recourant sur la base des seules déclarations de l'intimée. A bien le comprendre, il conteste que les faits aient eu un impact significatif sur la vie de l'intimée puisqu'il ressortirait de ses déclarations qu'elle serait seulement "un peu stressée" depuis leur occurrence. Cette manière de procéder est purement appellatoire. Il n'établit pas en quoi la cour cantonale aurait arbitrairement considéré que les faits, constitutifs d'une infraction de violence portant atteinte à l'intégrité sexuelle, avaient eu un impact sérieux sur la vie de la victime. La critique est donc irrecevable. Au surplus, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en prenant en considération la nature et la gravité de l'infraction commise par le recourant dans la pesée d'intérêts. S'agissant du risque de récidive élevé, le recourant conteste la qualification opérée par la cour cantonale et fait valoir un défaut de motivation à cet égard. A lire la motivation cantonale, on ne discerne aucun défaut de motivation. La cour cantonale a exposé les éléments qu'elle a pris en compte pour qualifier le risque d'élevé, soit essentiellement l'absence de remords et d'excuses, les quatre condamnations pénales antérieures (dont une pour agression, dommages à la propriété et menaces) et le défaut de prise de conscience de la gravité des actes. Le recourant soutient que la cour cantonale aurait arbitrairement retenu un "défaut de pronostic favorable", dès lors que sa peine était assortie du sursis partiel. On comprend toutefois de la motivation cantonale que celle-ci a considéré que les attaches pourtant bien réelles du recourant en Suisse et ses responsabilités familiales ne l'avaient pas empêché de récidiver, de manière plus grave, puisqu'il s'en était pris à l'intégrité sexuelle, ce qui conduisait cette fois-ci au prononcé d'une peine privative de liberté, assortie du sursis partiel compte tenu d'un pronostic incertain. La critique est partant infondée. En tant que le recourant affirme que ses antécédents LCR n'auraient aucun rapport avec les faits de la présente procédure, on peut souligner, une nouvelle fois, que la cour cantonale n'a pas retenu autre chose (cf. supra, consid. 4.5). Que les antécédents soient anciens ne rend pas insoutenable l'appréciation cantonale selon laquelle leur nombre témoignait d'une réelle difficulté à respecter l'ordre juridique suisse. Enfin, c'est en vain que le recourant fait valoir qu'il s'est bien comporté depuis ses condamnations antérieures, compte tenu des faits à la base de la présente procédure. En définitive, l'appréciation de la cour cantonale considérant le risque de récidive comme élevé ne prête pas le flanc à la critique. Pour le surplus, le recourant échoue à démontrer l'arbitraire des considérations cantonales, se contentant de livrer sa propre appréciation des faits et des preuves dans une démarche appellatoire. Ainsi en va-t-il notamment de son affirmation selon laquelle son ancrage dans la délinquance ne serait pas démontré. Infondées, les critiques sont rejetées dans la mesure de leur recevabilité. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement retenu qu'il pourrait trouver relativement aisément un emploi au Portugal. On ne voit pas en quoi il était insoutenable de tirer cette conclusion sur la base des éléments pris en compte par la cour cantonale. Or, le recourant ne conteste pas qu'il parle couramment et comprend le portugais, qu'il a de la famille au Portugal et qu'il bénéficie d'un CFC et de plusieurs années d'expériences professionnelles en Suisse. En affirmant que sa formation ne serait pas reconnue au Portugal, il procède de manière appellatoire. Contrairement à ce qu'il soutient, la cour cantonale n'a pas ignoré qu'il ne savait pas écrire le portugais. On comprend cependant que ce désavantage ne suffit pas, au regard des autres circonstances, à faire obstacle à une réinsertion dans son pays d'origine, à plus forte raison qu'il pourra y être remédié. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte du fait qu'il n'aurait jamais fait l'objet d'un avertissement au sens de l'art. 96 al. 2 LEI. L'absence (alléguée) d'un avertissement selon le droit des étrangers ne rend pas encore la mesure disproportionnée en l'espèce. Selon le recourant, la cour cantonale aurait omis de prendre en compte le fait qu'il ne pourrait plus honorer, ou que très partiellement, les contributions d'entretien pour ses fils en cas d'expulsion. La cour cantonale a retenu que l'expulsion porterait atteinte aux relations personnelles et familiales du recourant, ainsi qu'à sa situation professionnelle et financière, son intégration en Suisse étant bonne, ce qui le placerait dans une situation personnelle grave. Le recourant n'établit ainsi pas en quoi la cour cantonale aurait atténué les conséquences de l'expulsion prononcée. Infondés, les griefs du recourant sont, partant, rejetés, dans la mesure de leur recevabilité.