Citation: 6B_1269/2017 E. 3.5.2

3.5.2. Le recourant développe une argumentation largement appellatoire, par laquelle il rediscute librement l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée l'autorité précédente, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Il en va ainsi lorsqu'il affirme que sa fortune dépassait 28 millions d'USD à la fin du mois de décembre 2010. Il n'apparaît pas que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant que l'extrait de compte bancaire de la société G1.________ Ltd ne permettait pas de conclure que le recourant aurait disposé librement d'un montant d'environ 27 millions d'USD depuis mai 2011. A cet égard, on ne saurait reprocher à l'autorité précédente d'avoir remarqué qu'aucun document suffisant, ni postérieur à l'année 2010, ne permettait de se convaincre qu'il aurait disposé d'une telle somme. On ne saurait davantage considérer, comme le soutient le recourant, que la cour cantonale aurait renversé la charge de la preuve sur ce point. Si l'intéressé prétendait disposer d'actifs dont n'avaient pas connaissance les autorités pénales, il ne pouvait en effet attendre du ministère public que celui-ci cherchât à en établir précisément le montant, notamment en obtenant des documents concernant la société G1.________ Ltd pour la période déterminante. Pour le reste, les constatations de la cour cantonale à cet égard ne sont nullement contredites par les allégations du recourant concernant les montants qu'il aurait reçus, ainsi que son épouse, de la part de G1.________ Ltd et F1.________ Ltd. De tels versements ne démontrent en effet aucunement que l'intéressé aurait pu librement disposer, à son profit, de l'intégralité des sommes possédées par les sociétés précitées durant la période déterminante. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, la cour cantonale n'a pas ignoré les difficultés qu'il a rencontrées, de même que J.________ SA, dans ses relations avec certaines banques en Suisse. Enfin, c'est de manière purement appellatoire et, partant, irrecevable, que celui-ci soutient que tout transfert de fonds depuis l'étranger lui aurait été interdit, y compris sur les comptes ouverts auprès de la banque I1.________ et de la Banque J1.________. Quoi qu'il en soit, dès lors que la cour cantonale a constaté, sans arbitraire, que le recourant ne disposait pas de revenus ou d'une fortune suffisants pour couvrir les dépenses qu'il engageait, il importe peu de savoir dans quelle mesure il aurait encore pu acheminer de l'argent en Suisse quelques mois avant la faillite de J.________ SA.