Citation: 5A_413/2022 E. B

B.a. Par requête déposée au greffe du Tribunal de première instance de Genève (ci-après: Tribunal) le 20 avril 2018, A.________ a intenté une action en annulation de mariage, subsidiairement en divorce sur la base de l'art. 115 CC. B.b. Par jugement du 16 août 2019, le Tribunal a annulé le mariage contracté par les parties le 1er décembre 2017. Sur appel formé par B.________, la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: Cour de justice) a, par arrêt du 6 mars 2020, annulé ce jugement pour violation du droit d'être entendu et retourné la cause au Tribunal pour complément d'instruction et nouvelle décision. Devant l'autorité cantonale, B.________ a produit une attestation de sa précédente épouse, C.________, datée du 11 septembre 2019, ainsi que l'acte d'un notaire espagnol devant lequel celle-ci avait comparu le 8 octobre 2019, contenant la même attestation. La susnommée exposait notamment dans ce document qu'elle était de nationalité espagnole, qu'elle était retournée vivre dans son pays d'origine, qu'elle avait été tenue informée de la procédure de divorce intentée par son mari et qu'elle n'avait pas fourni son adresse en Espagne pour ne pas être importunée dans sa nouvelle relation avec un tiers. B.c. Statuant derechef par jugement du 6 septembre 2021, le Tribunal a débouté l'épouse de ses conclusions en annulation de mariage et en divorce. Il a considéré, en bref, que ni la cause d'annulation de l'art. 105 ch. 1 CC, ni celle de l'art. 105 ch. 4 CC n'étaient établies. La condition de l'existence de motifs sérieux selon l'art. 115 CC n'était en outre pas réalisée. Par arrêt du 8 avril 2022, expédié le 28 suivant, la Cour de justice a confirmé ce jugement.