Citation: 5A_366/2008 08.07.2008 E. 2

Procédant à la comparaison des revenus et des charges des parties, la cour cantonale a constaté que la situation financière de l'intimé, qui conservait la garde de l'enfant B.________, n'était pas plus favorable que celle de la recourante, partant que lui imposer le versement d'une pension en faveur de l'enfant A.________, qui demeurait sous la garde de sa mère, reviendrait à léser les intérêts de l'enfant B.________ et porterait atteinte au principe de l'égalité entre les enfants. 2.1 La recourante fait grief à la cour cantonale d'avoir violé les art. 133 al. 1 et 145 al. 1 CC en omettant de mener une instruction complète sur la question de la capacité contributive de l'intimé et en excluant sans motivation pertinente des moyens de preuve indispensables pourtant dûment requis sur ce point. 2.2 L'art. 145 al. 1 CC prescrit au juge d'établir d'office les faits et d'apprécier librement les preuves. En tant qu'elle impose la libre appréciation des preuves, cette disposition interdit seulement au juge cantonal de retenir des faits contre sa conviction, de se considérer comme lié par des règles de preuve cantonales ou d'exclure des moyens de preuve. En tant qu'elle prévoit la maxime inquisitoire, elle fait devoir au juge d'éclaircir les faits et de prendre en considération d'office, sans être lié par les conclusions ou les allégations des parties, tous les éléments qui peuvent être importants pour rendre une décision conforme à l'intérêt de l'enfant (ATF 128 III 411 consid. 3.2.1). La maxime inquisitoire ne signifie pas que le juge doive donner suite à toutes les offres de preuves qui lui sont présentées; elle ne lui interdit pas de procéder à une appréciation anticipée des preuves déjà recueillies pour évaluer la nécessité d'en faire administrer d'autres (ATF 130 III 734 consid. 2.2.3; arrêt 5C.22/2005 du 13 mai 2005, publié in FamPra 2005 p. 950, consid. 2.2). 2.3 En l'occurrence, la cour cantonale n'a effectivement pas donné suite à toutes les offres de preuves requises par la recourante. Toutefois, dans la mesure où son refus procède d'une appréciation anticipée des preuves, la cour s'estimant suffisamment renseignée par les preuves déjà administrées devant elle, en particulier par les déclarations des parties, le grief de violation des art. 133 et 145 CC apparaît infondé.