Citation: 8C_810/2019 E. 5.3

5.3. En l'espèce, l'accident du 2 décembre 2012 n'a pas provoqué de traumatisme de type "coup du lapin" ou un traumatisme analogue. L'indication "status après entorse cervicale en 2009 et 2012" ressortant du rapport du docteur C.________ du 14 janvier 2013 - dont se prévaut la recourante - résulte certainement d'une erreur en ce qui concerne l'année 2012. En effet, un tel diagnostic n'a jamais été posé en relation avec l'accident du 2 décembre 2012 et le docteur C.________ n'en fait d'ailleurs plus état dans ses rapports ultérieurs, mentionnant uniquement un status après entorse cervicale en 2009 (rapports des 15 février et 7 mars 2013). Pour le reste, même si l'on effectuait un examen du caractère adéquat du lien de causalité entre l'accident de 2013 et les troubles de l'assurée persistant au-delà du 31 mars 2016, en prenant en considération l'accident de 2009, on ne pourrait pas non plus admettre l'existence d'un tel lien. En effet, la recourante se prévaut des traitements antalgique et de physiothérapie mis en oeuvre à la suite de l'accident de 2009, soit des traitements qui ne sont pas particulièrement pénibles, ni invasifs, de sorte que le critère de la durée anormalement longue du traitement médical demeure exclu (cf. consid. 4.3.1 supra). Il en va de mêmes du critère relatif au degré et à la durée de l'incapacité de travail, au vu des diverses périodes d'incapacité de travail consécutives à l'accident de 2009 invoquées par la recourante (100 % du 19 janvier au 1 er février 2009, 50 % du 2 au 8 février 2009, 100 % du 2 au 30 novembre 2009 et 20 % du 7 juin 2010 au 31 août 2011; pour des exemples où le critère a été admis, voir arrêt 8C_249/2018 du 12 mars 2019 consid. 5.2.7 et les arrêts cités). Par ailleurs, contrairement à ce que soutient la recourante, la gravité particulière des lésions n'est pas donnée du seul fait d'avoir subi plusieurs accidents de type "coup du lapin". Encore faut-il qu'un nouveau traumatisme affecte une colonne vertébrale déjà très endommagée (arrêt 8C_508/2008 du 22 octobre 2008 consid. 5.4), ce qui n'est pas établi en l'espèce (cf. rapport d'IRM cervicale du 16 janvier 2012). S'agissant des autres critères jurisprudentiels invoqués par la recourante (caractère particulièrement impressionnant de l'accident de 2009 et douleurs physiques persistantes), il apparaît d'emblée exclu qu'ils puissent revêtir une intensité particulière permettant d'admettre le lien de causalité adéquate litigieux. En effet, par rapport à l'accident de la circulation survenu en 2009, la recourante se prévaut essentiellement d'une peur intense pour sa propre vie et celle d'autrui. Or l'examen du caractère particulièrement impressionnant d'un accident se fait sur la base d'une appréciation objective des circonstances de l'espèce et non en fonction du ressenti subjectif de l'assuré, en particulier de son sentiment d'angoisse (cf. arrêts 8C_96/2017 du 24 janvier 2018 consid. 5.1, in SVR 2018 UV n° 21 p. 74). Quant aux douleurs physiques persistantes, la recourante se contente de se référer aux éléments développés dans son précédent grief, sans exposer en quoi un examen global aboutirait à un résultat différent.