Citation: 8C_509/2024 E. 7.2.4

7.2.4. S'agissant de l'évaluation de la capacité de travail, l'experte judiciaire a pris en compte les limitations fonctionnelles causées par les atteintes neurologiques et ophtalmologiques, à savoir des céphalées et une fatigue visuelle. Contrairement à ce que soutient la recourante, les premiers juges, qui se sont fondés sur cette évaluation, ont donc bien tenu compte de ces atteintes pour déterminer la capacité de travail. Constatant que la recourante travaillait à temps complet dans sa nouvelle activité, la doctoresse D.________ a évoqué une diminution théorique (de maximum 30 %) de sa capacité de travail dans son ancienne activité de secrétaire comptable, en soulignant que l'importance des douleurs était difficile à évaluer et que l'intéressée ne suivait aucun traitement. Elle a précisé que la vision de près pouvait aggraver les douleurs. Or, si la recourante est en mesure de travailler à 100 % dans le montage de montres, il n'apparaît pas vraisemblable qu'elle ne puisse pas travailler à plein temps également dans son ancienne activité de secrétaire comptable, qui sollicite moins les yeux, plus singulièrement la vision de près. Dans ces conditions, la recourante ne subit aucune perte de gain. L'évaluation de la capacité de travail par le docteur E.________, qui prend en considération des plaintes en lien avec des troubles neuropsychologiques écartés à juste titre par l'instance précédente, n'est pas déterminante. Au vu de ce qui précède, l'arrêt cantonal échappe à la critique en tant qu'il dénie le droit de la recourante à une rente d'invalidité.