Citation: 5A_37/2021 E. 3.3

3.3. L'autorité cantonale a par ailleurs déterminé la soulte que l'intimé devait verser à la recourante pour racheter sa part de copropriété en fonction de l'élément de calcul contesté. Elle a jugé que la recourante se méprenait lorsqu'elle prétendait au partage de la plus-value de la valeur de la copropriété en proportion des apports de chacune des parties puisque celles-ci étaient copropriétaires pour moitié chacune du bien litigieux, et que, compte tenu de la séparation de biens des parties, il fallait partager la plus-value conjoncturelle par moitié entre elles. Elle a ensuite retenu que la recourante avait prouvé avoir reçu 50'000 DM en 1979 et 47'114 fr. 35 en septembre 1980, mais non avoir utilisé la totalité de cet argent pour l'achat de sa part du bien immobilier, de sorte qu'il fallait limiter la participation de la recourante au montant de 85'000 fr. admis par l'intimé. Elle a également retenu que la recourante n'avait pas prouvé que l'intimé aurait répercuté la somme de 27'042 fr. à la charge du ménage, la note manuscrite à laquelle la recourante se référait étant insuffisante à le prouver compte tenu de sa nature. Au vu des autres éléments de calcul pertinents, elle a confirmé, à la suite du premier juge, que le montant dû par l'intimé à la recourante pour le rachat de sa part de copropriété était de 818'879 fr. en sus de la reprise de la totalité de l'emprunt hypothécaire de 60'200 fr.