Citation: 6B_648/2022 E. 1.4

1.4. Ce faisant, le recourant ne démontre d'aucune manière qu'il subirait un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Si l'arrêt entrepris renvoie la cause au ministère public, celui-ci est enjoint à rendre une décision formelle de classement. Il ne s'agit pas d'une introduction de la procédure préliminaire, laquelle pourrait faire l'objet d'un recours aux conditions de l'art. 300 al. 2 CPP (interdiction de la double poursuite). Aussi, le recourant ne saurait rien déduire en sa faveur de cette disposition. De plus, il n'explique pas en quoi il serait, cas échéant, empêché de soulever son grief tiré d'une violation du principe ne bis in idem, à la suite de la nouvelle décision que sera amené à rendre le ministère public. Le recourant échoue ainsi à démontrer le dommage de nature juridique qui ne pourrait plus être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision qui lui serait favorable (cf. arrêt 6B_1244/2022 du 16 décembre 2022 consid. 1.3.1; cf. supra consid.1.1). En tant qu'il fonde l'essentiel de son argumentation sur le " principe-même" du classement partiel implicite et sur la voie et le délai de recours qui en découlent, le recourant ne fait pas valoir de préjudice irréparable, étant précisé que cette forme de classement ne peut être admise qu'avec réserve (cf. arrêt 6B_367/2020 du 17 janvier 2022 consid. 4.5.2; cf. en ce sens également arrêts 6B_84/2020 du 22 juin 2020 consid. 2.1.3; 6B_819/2018 du 25 janvier 2019 consid. 1.3.2, 1.3.5 et 3.8). Pour le surplus, il y a lieu de relever que le ministère public, à qui la cause est renvoyée pour un motif formel, conserve une certaine marge de manoeuvre, notamment quant aux motifs de classement partiel. Aussi, l'exception jurisprudentielle - non soulevée par le recourant - concernant les décisions de renvoi ne laissant aucune latitude de jugement à l'autorité inférieure appelée à statuer (cf. notamment ATF 140 V 282 consid. 4.2 p. 285 s.; arrêt 6B_1174/2015 du 18 juillet 2016 consid. 1.2 et 1.4), ne saurait trouver application. Le recourant ne soulève en outre pas en quoi les conditions - exceptionnelles en matière pénale - de l'art. 93 al. 1 let. b LTF seraient réalisées en l'espèce (cf. ATF 144 IV 127 consid. 1.3 p. 130; 133 IV 288 consid. 3.2 p. 292; arrêt 6B_1244/2022 précité consid. 1.1.2 et 1.3.2). En définitive, l'arrêt querellé ne constitue pas une décision susceptible d'un recours en matière pénale en application de l'art. 93 al. 1 LTF.