Citation: 2C_287/2023 E. A

A.________, médecin vétérinaire, exerce à U.________. Depuis décembre 2014, elle suit la chienne C.________ appartenant à B.________. Ces deux personnes s'étaient rencontrées chez un ami commun. Le 3 mars 2019, B.________ a dénoncé la vétérinaire à la Commission de surveillance des professions de la santé et des droits des patients de la République et canton de Genève (ci-après: la Commission de surveillance). A.________ avait détecté, dès le premier rendez-vous en 2014, trois kystes dans le ventre de la chienne; il avait été prévu de les enlever au début de 2016. Contrairement à la précédente vétérinaire qui n'avait pas recommandé l'ablation de la matrice, compte tenu de l'âge et de la bonne forme de C.________, A.________ avait continuellement insisté pour y procéder; elle avait même affirmé à B.________ que ne pas effectuer cet acte constituerait "un véritable crime" et que C.________ développerait rapidement un cancer. Lors d'un contrôle le 6 juin 2016, A.________ avait persisté à soutenir qu'il fallait non seulement enlever les trois kystes, mais également retirer l'utérus; elle n'avait pas tenu compte des réticences de B.________ et fixé l'intervention deux jours plus tard, à savoir le 8 juin 2016. B.________ était alors épuisée par le récent décès de son père, dont elle avait informé A.________ le 25 mai 2016. Une vétérinaire vaudoise avait examiné C.________, après l'opération, et notamment diagnostiqué un gros problème urinaire. C.________ avait uriné huit mois sans pouvoir se retenir. B.________ n'avait jamais pu obtenir le résumé opératoire de la part de A.________. En consultant d'autres vétérinaires, il était apparu que les kystes n'avaient pas été enlevés.