Citation: 1C_172/2008 06.05.2008 E. 5

L'art. 16d al. 1 LCR mentionne les causes d'inaptitude à la conduite pouvant justifier le retrait du permis de conduire pour une durée indéterminée. Le recourant, dans son argumentation, ne conteste pas que cette disposition lui soit applicable; en particulier, il ne critique pas les conclusions du rapport de l'institut universitaire de médecine légale de Genève (IUML), sur lesquelles le SAN s'est fondé. Le recourant fait en revanche valoir que cette décision le "met dans une situation vraiment désespérée" et il se demande s'il doit payer les conséquences de manquements passés ("erreurs de jeunesse") pendant une période indéterminée. Il affirme que le permis de conduire lui est indispensable pour exercer sa profession d'installateur-sanitaire. Il déclare douter de pouvoir obtenir un rapport positif d'un institut de médecine légale. Ces arguments ne sont, à l'évidence, pas propres à exclure l'application de l'art. 16d al. 1 LCR dans le cas particulier, ni à justifier une levée de la mesure de retrait du permis de conduire avant le nouvel examen médical prescrit par le SAN et le Tribunal administratif. En l'absence de violation du droit fédéral, le recours est donc manifestement infondé. La cause peut être liquidée selon la procédure simplifiée de l'art. 109 al. 2 let. a LTF.