Citation: 2A.184/2006 23.01.2007 E. A

A la suite de son mariage avec un ressortissant suisse en mars 1996, A.________, ressortissante marocaine née en 1966, a été mise au bénéfice d'une autorisation de séjour transformée par la suite en autorisation d'établissement. Elle s'est séparée de son mari le 18 janvier 2003, puis s'est divorcée et remariée, apparemment vers le début de l'année 2005, avec un ressortissant marocain qui est nouvellement venu la rejoindre en Suisse au titre du regroupement familial. Elle est la mère d'une fille, B.________, née le 11 juillet 1989 au Maroc. Cette dernière vit depuis sa naissance dans ce pays où ses grands-parents maternels veillent à son éducation depuis le départ de sa mère pour la Suisse. Le 4 janvier 2005, B.________ a déposé une demande d'entrée et de séjour en Suisse au titre du regroupement familial. Sa mère a indiqué à l'autorité compétente que les grands-parents n'étaient plus en mesure de pourvoir à l'éducation de leur petite-fille en raison de leur âge, tandis qu'elle-même jouissait d'une situation personnelle, familiale et professionnelle lui permettant d'accueillir sa fille dans de bonnes conditions; comme projet d'avenir pour celle-ci, encore étudiante, elle indiquait qu'elle envisageait de lui faire débuter un apprentissage à son arrivée en Suisse. Par décision du 23 septembre 2005, le Service cantonal de la population du canton de Vaud (ci-après: le Service cantonal) a refusé de délivrer une autorisation d'entrée et de séjour à B.________, au motif notamment que celle-ci avait le centre de ses intérêts dans son pays d'origine et que sa requête était abusive, car elle était tardive et paraissait surtout motivée par des raisons économiques.