Citation: 9C_709/2022 E. 5.3.1

5.3.1. La recourante reproche également à la juridiction d'avoir violé le principe de la légalité (art. 127 al. 1 Cst.), en ce sens que les estimations afférentes à des immeubles "non locatifs" visés par la LIPP seraient périmées en fin de période décennale. Dès lors, la LIPP ne constituerait pas une base légale suffisante pour permettre au canton de Genève de prélever un impôt calculé "sur une estimation visée par la LIPP en cours de période décennale subséquente". Pour la recourante, la valeur déduite de l'art. 52 al. 3 LIPP n'aurait vocation à s'appliquer que pour le reste de la période décennale (soit en l'occurrence que jusqu'au 31 décembre 2014) et non pas pour la période décennale suivante, car ce sont les art. 1 et 2 LEFI qui constitueraient la base légale formelle exigée par la Constitution. Partant, selon le raisonnement de la recourante, la "valeur déterminante" pour l'estimation fiscale de l'immeuble en cause pour les années 2015 à 2018 serait celle résultant de la taxation définitive de l'année 2014 (soit 876'344 fr.), et non celle calculée en application de l'art. 52 al. 3 LIPP (soit 6'936'778 fr.).