Citation: 4A_406/2020 E. 4.1

4.1. S'agissant des fissures que présente la villa du recourant, la cour cantonale ne s'est pas déclarée convaincue par l'existence d'un lien de cause à effet avec le chantier de l'intimée. Il appartenait au recourant de démontrer cette condition de la responsabilité civile, ce qu'il ne conteste pas. Or, il n'était pas parvenu à prouver que sa villa était dépourvue de fissures avant les travaux entrepris par l'intimée sur la parcelle voisine. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir sombré, à cet égard, dans une appréciation arbitraire des preuves. D'après lui, elle aurait dû s'en remettre aux déclarations des témoins G.________ et H.________, selon lesquels aucune fissure n'existait avant le début de ces travaux. Que ces fissures aient évolué entre le premier et le second constat d'huissier serait également la preuve de leur lien avec le chantier incriminé. C'est à tort que le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir fait fi des témoignages précités. Le jugement attaqué relève que le courtier H.________ a indiqué lors de son audition qu'il n'était pas en mesure d'attester de l'état de la villa du recourant après 2010, étant précisé que les travaux avaient commencé cinq ans plus tard, ce qui laissait suffisamment de temps pour que d'éventuelles fissures apparaissent. Ceci est parfaitement explicite. Le jugement cantonal évoque également le témoignage de l'entrepreneur G.________ auquel il attribue une valeur probante affaiblie en raison du fait que ce témoin était intervenu en faveur du recourant. Son courrier du 29 janvier 2016 n'était pas non plus suffisant pour établir l'état de la villa avant travaux, ce témoin ayant travaillé pour le compte du recourant et de son épouse en 2015 et avant, ses interventions des 25 septembre et 7 décembre 2015 n'ayant pas eu pour objet la constatation de fissures et le courrier en question, vraisemblablement établi à la requête du recourant, remontant à plusieurs mois après sa première visite. L'on ne décèle nul arbitraire dans cette appréciation des preuves. Quant aux constats d'huissier, la cour cantonale s'est également exprimée à leur propos. Elle a relevé qu'ils avaient été diligentés hors la présence de l'intimée, à l'initiative du recourant et de son épouse. Il s'agissait d'expertises privées qui ne constituaient pas un moyen de preuve au sens de l'art. 168 al. 1 CPC, mais une pure allégation de partie à démontrer si elle était contestée par la partie adverse. S'agissant ensuite de leur contenu, le premier constat ne comportait aucune indication sur l'état de la villa avant le début des travaux ni sur la cause des fissures constatées; la méthodologie n'était pas indiquée et les constatations n'étaient pas illustrées à l'aide de photographies. Selon le second procès-verbal effectué à la fin des travaux, de nouvelles fissures seraient apparues depuis le 1er décembre 2015. Cela étant, il n'en ressortait pas que ces fissures auraient été causées par le chantier de l'intimée. L'auteur de ce procès-verbal n'indiquait pas avoir employé la même méthodologie que le précédent huissier et n'illustrait pas non plus ses constatations par des photographies. Partant, la comparaison entre les fissures constatées dans ces deux documents n'était pas possible avec une valeur probante suffisante; la cause de ces fissures ne pouvait non plus être déterminée. Là encore, c'est vainement que le recourant invoque l'arbitraire dans l'appréciation des preuves, les réflexions menées par les juges cantonaux n'étant pas critiquables sous cet angle.