Citation: 4A_517/2022 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a écarté l'argument des appelants sur la base d'une double motivation, chacune suffisant à en sceller le sort. De manière générale, on peut relever qu'il est vrai qu'au vu du contenu des questions formulées dans le courrier du 11 mars 2013, tel qu'il ressort des faits constatés par les autorités précédentes, l'appréciation du jugement du 4 juillet 2018 quant aux expertises diligentées, telle que constatée, peut soulever des incertitudes. Cependant, dans son jugement du 30 mars 2022, le tribunal a relevé que l'avocat ne pouvait être considéré comme indiligent en ne réagissant pas à l'un des courriers de l'expert, " et pour autant que l'on puisse considérer que l'expert ne s'est in fine pas conformé à l'ordonnance de preuves " (cf. consid. IV ba, p. 15 dudit jugement). Comme le relève la cour cantonale dans sa première motivation, le tribunal n'a ainsi pas retenu que l'expert ne s'était pas conformé à cette ordonnance. Plus loin, sous l'angle de la causalité, le tribunal n'a peut-être pas été aussi clair (cf. consid. VI b, p. 24). Néanmoins, étant donné ces considérations, il appartenait aux intéressés, déjà dans leur appel, de soutenir valablement qu'il était établi que l'expert ne s'était pas conformé à cette ordonnance, comme ils le font désormais valoir devant le Tribunal fédéral. Or, la cour cantonale a relevé que les appelants n'avaient soulevé à cet égard aucun grief de constatation inexacte des faits correctement motivé. Dans le présent recours, les intéressés n'allèguent pas, avec références précises à leur appel, avoir valablement soulevé cet argument déjà devant la cour cantonale. Ils ne satisfont ainsi pas au principe de l'épuisement des griefs (cf. ATF 143 III 290 consid. 1.1; arrêt 4A_461/2022 du 15 décembre 2022 consid. 6.1), de sorte qu'il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur ce point. Par ailleurs, les recourants ne prétendent pas non plus, références à l'appui, s'être prévalus auprès de la cour cantonale du fait qu'ils avaient allégué dans leur demande que l'expertise ne correspondait pas à l'ordonnance de preuves (soit répondre aux questions du courrier du 11 mars 2013), ce que l'intimé n'aurait pas valablement contesté dans sa réponse à la demande. Ici aussi, étant donné les considérations précitées du tribunal, il leur incombait de soulever ce grief déjà devant la cour cantonale. Au demeurant, dès lors que la première motivation de la cour cantonale suffit à sceller le sort de cette partie du litige, il n'y a pas lieu d'examiner ses considérations subséquentes, notamment quant au fait que les appelants n'auraient pas allégué certains éléments.