Citation: 1B_322/2019 E. C

Le 3 février 2019, le Tribunal des mesures de contrainte (Tmc) a ordonné le placement en détention provisoire de A.________ jusqu'au 3 mars 2019; cette mesure a ensuite été valablement prolongée. Par ordonnance du 24 avril 2019, le Tmc a ordonné la prolongation de la détention provisoire jusqu'au 24 juin 2019. Il a retenu l'existence de charges graves et suffisantes, relevant que la procédure ne contenait pas d'éléments nouveaux depuis l'arrêt du 28 mars 2019 de la Chambre pénale de recours (cause ACPR_1) et que l'instruction se poursuivait, étant notamment examinée l'opportunité de joindre la présente procédure à la cause P_2011. Le Tmc a constaté l'existence de risques de fuite (en référence aux considérations retenues à cet égard dans la décision susmentionnée), de collusion (eu égard en particulier aux lésés qu'il s'agissait de préserver de toutes pressions ou démarches tendant à les amadouer), ainsi que de réitération (vu les soupçons portant sur la commission de plusieurs infractions contre le patrimoine opérées aux préjudices de nombreuses personnes et la situation financière obérée du prévenu). Selon cette autorité, le principe de proportionnalité était respecté et aucune mesure de substitution n'était susceptible d'atteindre le but de la détention au regard des risques retenus. Le 24 mai 2019, la Chambre pénale de recours a rejeté le recours formé par A.________ contre cette décision.