Citation: 1B_343/2014 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, tant le Ministère public que la Chambre pénale reconnaissent qu'entre le 9 mai et le 16 septembre 2014 (quatre mois), le recourant n'a été confronté à aucune des personnes le mettant en cause (cf. consid. 6/c du jugement entrepris). Cependant, l'argumentation tendant à soutenir que la procédure engagée à son encontre serait indépendante de celles instruites dans le cadre de la "cause X.________" ne suffit pas pour retenir que cette durée - certes sans acte d'instruction concernant directement le recourant - atteindrait la gravité nécessaire au sens de la jurisprudence précitée pour qu'une éventuelle violation du principe de célérité et/ou ses conséquences soient examinées déjà au cours de la procédure relative à la détention. Cela vaut en particulier au regard du chef de prévention retenu à l'encontre du recourant, soit la participation à un trafic de drogue d'envergure internationale (art. 19 al. 2 de la loi fédérale du 3 octobre 1951 sur les stupéfiants et les substances psychotropes [LStup; RS 812.121]), que celui-ci fasse d'ailleurs partie ou pas de la cause susmentionnée. Ce type d'infraction induit généralement l'implication d'un grand nombre de personnes, avec des rôles plus ou moins importants. L'organisation des auditions et/ou des confrontations en découlant a donc nécessairement un impact sur la durée de l'instruction, ainsi que d'ailleurs, cas échéant, sur l'existence d'un éventuel risque de collusion. Partant, la Chambre pénale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que, dans les circonstances d'espèce, une possible violation du principe de célérité en raison de la période d'inactivité de quatre mois devait être examinée, et si nécessaire prise en compte, par le juge du fond.