Citation: 6B_236/2013 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a admis que le Ministère public avait violé le droit d'être entendu de la recourante en ne se déterminant pas sur ses réquisitions de preuve. Selon l'autorité précédente, lui renvoyer la cause afin qu'il rende une nouvelle ordonnance motivée constituerait toutefois une vaine formalité (cf. arrêt entrepris consid. 2.3 p. 26). Les enquêtes avaient été menées sans désemparer pendant quatre ans. Les parties ainsi que de nombreux témoins avaient été entendus, une multitude de pièces avaient été versées au dossier, une commission rogatoire avait été décernée à Paris et plusieurs rapports avaient été rendus par la Brigade financière. L'instruction apparaissait ainsi complète. Les parties avaient en outre eu tout le loisir de s'exprimer dans le cadre du recours qui lui était soumis (cf arrêt entrepris consid. 7 p. 41). Concernant plus particulièrement les mesures d'instruction réclamées, la cour cantonale a indiqué qu'on ne discernait pas en quoi les employés de C.________ SA qui avaient oeuvré à rendre à nouveau accessible le poste de travail de l'intimé pourraient témoigner de l'importance de la destruction des fichiers et du préjudice subi, ni en quoi d'éventuelles précisions à ce sujet seraient propres à étayer davantage les faits établis (cf. arrêt entrepris consid. 7.1 p. 41 s.). Quant à l'audition de D.________, la recourante ne spécifiait pas quel élément nouveau celle-ci serait susceptible d'apporter à la compréhension du dossier, en sus de l'ensemble des actes d'enquête opérés depuis sa dernière audition, et la recourante n'explicitait pas davantage pour quel motif une confrontation s'imposerait (cf. arrêt entrepris consid. 7.2 p. 42). Enfin, en relation avec l'absence d'audience tenue à la suite de la commission rogatoire, la cour cantonale a considéré que la recourante n'avait pas expliqué quels éléments figurant dans les pièces saisies auprès de la banque E.________ mériteraient de plus amples éclaircissements. Le Ministère public avait relevé que lesdites pièces avaient été mises à la disposition des parties et qu'elles n'en avaient rien tiré, hormis la confirmation que les ordres de transactions de change étaient cosignés par un autre intervenant que l'intimé et que les documents relatifs à ces opérations étaient systématiquement envoyés à Londres (cf. arrêt entrepris consid. 7.3 p. 42).