Citation: 6B_270/2015 E. 2.3

2.3. L'autorité cantonale a constaté que l'examen des documents déposés en cause ne révèle en aucune façon l'existence d'indices d'une volonté délibérée de tromperie et de falsification. En particulier, le ministère public a vérifié que la somme de 4'275 fr. 80 résulte bien de factures déposées en cause, que ces factures correspondent à des bulletins de livraison et qu'elles ressortent de la liste des paiements produite par l'intimé, à côté des factures qui ont fait l'objet de la procédure civile introduite le 23 décembre 2009. Il a donc vérifié l'affectation de ce montant. Par ailleurs, comme l'a souligné l'autorité cantonale, la justice civile a tranché la question de savoir si le paiement de 4'275 fr. 80 devait ou non être imputé sur les factures litigieuses. Elle l'a fait au terme d'un examen minutieux et fouillé. Enfin, le ministère public a également souligné que malgré la qualité des documents et les annotations qui y figurent, annotations qui s'apparentent à des pointages effectués par les livreurs, il n'apparaît pas que l'intimé les a falsifiés voire confectionnés pour tromper le juge civil. Il apparaît donc que les faits ne sont pas punissables. Les seules affirmations du recourant ne sauraient suffire à démontrer qu'une condamnation de l'intimé serait plus vraisemblable que son acquittement. Partant, l'appréciation à laquelle la cour cantonale a procédé en confirmant l'ordonnance de classement rendue par le ministère public ne viole pas, dans son résultat, le principe " in dubio pro duriore ", pas plus que le principe de la légalité dont ce dernier découle.