Citation: 4A_132/2009 18.05.2009 E. 3

Dans son premier moyen, la recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir transgressé les art. 337 CO et 337b CO. Elle conteste que le retrait du portefeuille de A.________ ait constitué pour le travailleur un juste motif de résiliation immédiate, du moment que ce retrait a été décidé afin de sauvegarder les intérêts de la demanderesse, mis à mal par la mauvaise gestion et le manque de performance du défendeur, et qu'il a été effectué en application de l'art. 3 let. b du contrat de travail. Or, la faute du défendeur aurait été corroborée par les enquêtes et par les preuves administrées. La demanderesse prétend que le maintien des objectifs assignés au travailleur impliquait un engagement accru de sa part sur son portefeuille « agent 1 ». Elle allègue que le comportement qu'elle a adopté envers le travailleur ne saurait constituer une faute grave susceptible de justifier une résiliation abrupte des rapports de travail. En ce qui concerne l'invitation qui a été faite au défendeur de ne plus se rendre auprès des clients sans être accompagné des directeurs A.________ ou B.________, elle serait conforme aux dispositions habituelles qui sont prises durant le délai de résiliation d'un contrat de travail. La violation de l'art. 337b CO résulterait du fait que la cour cantonale a accordé une indemnité de 21'600 fr. au défendeur, alors qu'il avait résilié sans motifs le contrat qui le liait à la demanderesse.