Citation: 4A_495/2008 29.01.2009 E. A

Dès le 1er avril 1997, X.________ a travaillé en qualité d'acquisiteur professionnel au service externe d'une agence générale de la Compagnie d'Assurances Y.________ (ci-après: Y.________). L'art. 3.2.1 des conditions d'engagement prévoyait que le collaborateur n'était pas autorisé à transmettre à une autre compagnie d'assurances ou à un courtier, directement ou indirectement, des propositions d'assurance refusées par l'employeur ou les compagnies partenaires, à moins que l'agence ne l'y autorise. Du 1er octobre 2004 au 30 avril 2005, le fils de X.________ a travaillé pour A.________ Sàrl, en tant qu'acquisiteur en assurances. Après avoir été licencié parce qu'il n'amenait pas assez d'affaires, il a continué à travailler quelques mois comme agent libre pour l'un des associés de son ancienne employeuse. Le 14 mars 2005, Y.________ a adressé un avertissement écrit à X.________, qui avait imité la signature d'un client sur une proposition d'assurance et contresigné celle-ci en qualité d'agent. Y.________ a découvert d'autres cas de propositions d'assurance dont la signature du preneur avait été imitée. Le 5 mars 2008, X.________ a été inculpé de faux dans les titres. Courant 2005, le chef de vente vie a interpellé X.________, dont il avait constaté qu'il ne produisait pratiquement pas d'assurance vie. Celui-ci a expliqué qu'au vu des commissions versées par Y.________, il ne faisait pas les affaire avec elle et les donnait à son fils. X.________ a également tenu les mêmes propos en présence de l'agent général et d'un inspecteur d'assurance. Ces déclarations ont circulé au sein du personnel de Y.________. Au vu de l'énormité des faits, certains collaborateurs ont pensé à une plaisanterie. Le chef de vente vie a rapporté ces paroles au directeur régional, qui a convoqué X.________ pour un entretien le 24 août 2005. A cette occasion, celui-ci a admis avoir aidé son fils qui débutait dans le métier en lui confiant l'opportunité de conclure des contrats d'assurance vie. Le 26 août 2005, Y.________ a mis fin au contrat de travail de X.________ avec effet immédiat. Sa décision était motivée par l'aveu fait par celui-ci en présence du directeur régional d'avoir sciemment remis plusieurs affaires vie à son fils. Au terme de l'entretien de licenciement, X.________ a déclaré qu'il ne se laisserait pas faire et que Y.________ ne détenait pas de preuves.