Citation: 5A_1000/2017 E. B

B.a. En raison d'une situation psychosociale très précaire et d'une importante parentification de l'enfant, laquelle s'inquiétait considérablement pour la santé psychologique de sa mère, une enquête en limitation de l'autorité parentale de A.________ a été ouverte dans le courant de l'année 2013 et un mandat d'évaluer la situation de la famille et de soumettre à la juge de paix un rapport comprenant des propositions sur l'instauration d'une mesure de protection en faveur de l'enfant a été confié au Service de protection de la jeunesse (ci-après: SPJ). B.b. Dans un rapport du 19 février 2014, le SPJ a conclu à la nécessité d'instaurer une mesure de surveillance au sens de l'art. 307 CC en faveur de la jeune mineure, proposant de se charger du mandat, et d'ordonner l'expertise psychiatrique de A.________ pour vérifier son éventuel besoin de soins. B.c. Par décision du 13 mars 2014, la Justice de paix du district de la Riviera-Pays-d'Enhaut (ci-après: la justice de paix) a institué une surveillance judiciaire à forme de l'art. 307 CC en faveur de C.________ (I), nommé le SPJ en qualité de surveillant judiciaire au sens de l'art. 307 al. 3 CC (II) et ordonné la mise en oeuvre de l'expertise psychiatrique de A.________ (V). Par arrêt du 30 juin 2014, la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: Chambre des curatelles) a réformé d'office cette décision aux chiffres I et V de son dispositif, considérant qu'une surveillance judiciaire au sens de l'art. 307 CC devait être provisoirement instaurée en faveur de l'enfant et qu'une expertise pédopsychiatrique devait être mise en oeuvre. Sur ce dernier point, la Chambre des curatelles a en effet précisé que l'objet de l'enquête était de cerner les besoins de la jeune mineure, le cas échéant, de prendre les mesures de protection adéquates en sa faveur et que l'expertise à diligenter n'avait donc pas pour but de déterminer les besoins de soins de A.________, mais d'apprécier son état de santé psychique en tant que celui-ci influait sur ses capacités parentales et la qualité de ses relations avec sa fille. A.________ n'ayant pas donné suite aux nombreuses convocations et sommations qui lui ont été adressées, l'expertise psychiatrique n'a pu être mise en oeuvre. B.d. Par décision du 22 octobre 2015, la justice de paix a mis fin à l'enquête en limitation de l'autorité parentale instruite à l'égard de A.________ (I), a levé la mesure de surveillance judiciaire provisoire au sens de l'art. 307 CC instituée le 13 mars 2014 en faveur de C.________ (II), a instauré une surveillance judiciaire à forme de l'art. 307 CC en faveur de l'enfant (III), a nommé le SPJ en qualité de surveillant judiciaire (IV), a défini ses tâches (V et VI), a ouvert une enquête en institution d'une curatelle et en placement à des fins d'assistance/mesures ambulatoires à l'égard de A.________ (VII) et a désigné un psychiatre et psychothérapeute aux fins de procéder à l'expertise psychiatrique de A.________ (VIII). Par arrêt du 15 janvier 2016, la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal du canton de Vaud a réformé d'office cette décision, ordonnant l'annulation des chiffres VII et VIII de son dispositif.