Citation: U 243/05 18.04.2006 E. 2

La recourante se prévaut, en premier lieu, du principe de la concordance des décisions rendues par l'assureur-invalidité et l'assureur-accidents. Elle soutient que l'évaluation de la capacité de travail et de gain, faite par l'Office AI, est pertinente et repose sur une instruction attentive et minutieuse du dossier; elle reproche à la juridiction cantonale de s'en être écartée sans motif. 2.1 Conformément à la jurisprudence citée dans le jugement de première instance, l'uniformité de la notion d'invalidité devrait, en principe, conduire les deux assureurs à fixer un même degré d'invalidité pour une même atteinte à la santé. Cela n'a cependant pas été le cas en l'occurrence, même si l'intéressée ne présentait pas d'autres affections que celles découlant de l'accident de 1997. 2.2 A la lecture du dossier, on constate que l'Office AI s'est fondé sur les mêmes éléments que l'assureur intimé pour rendre sa décision. De surcroît, il s'est entretenu avec l'intéressée, s'est renseigné directement auprès des médecins consultés et a confié l'intégralité des informations recueillies à son service médical pour évaluation. L'instruction du dossier, comme le soutient la recourante, semble donc n'encourir aucun reproche. On notera toutefois que les rapports médicaux destinés spécifiquement à l'administration n'apportent pas d'éléments nouveaux et se réfèrent expressément à des pièces connues. Par ailleurs, l'entretien mentionné n'a porté que sur des questions salariales et sur les objectifs professionnels de l'intéressée compte tenu des problèmes de santé rencontrés. Les documents et renseignements récoltés ne semblent, en outre, pas avoir fait l'objet d'une exploitation analytique très poussée. En effet, le seul point de divergence subsistant parmi le corps médical se rapportait à la capacité de travail de la recourante. Or, la seule pièce afférente à cette problématique, dans le dossier de l'Office AI, est le rapport établi le 30 janvier 2002 par son service médical. Ledit rapport se caractérise par une absence totale de motivation et apparaît sous la forme d'un document préformulé et standardisé peu convaincant par lequel les docteurs K.________ et V.________ se sont contentés, sans considération d'aucune sorte, d'entériner la situation de fait (l'assurée avait repris son activité antérieure à 75 %, ce qui lui convenait parfaitement, mais estimait impossible d'augmenter son taux d'activité), qui n'avait de toute façon aucune incidence en matière d'assurance-invalidité (sur l'échelonnement plus grossier des rentes en matière d'assurance-invalidité, cf. ATF 126 V 288, 119 V 473; si le taux d'incapacité de travail et de gain de 25 % avait dû être réévalué, il ne l'aurait été qu'à la baisse); aucune allusion relative aux séquelles de l'accident et à leurs influences sur la capacité de travail n'apparaît dans le document cité. 2.3 Il ressort de ce qui précède que le taux retenu par l'administration ne reposait sur aucune motivation et constituait, en conséquence, une conclusion peu convaincante justifiant de s'écarter du principe d'uniformité de la notion d'invalidité. Les premiers juges ont donc, à juste titre, affirmé que l'évaluation de la capacité de travail faite par l'Office Ai n'était pas déterminante en l'espèce; la recourante ne saurait s'en prévaloir pour revendiquer le droit à une rente de l'assurance-accidents.