Citation: I 225/04 06.03.2006 E. 2

2.1 La juridiction cantonale a examiné le caractère invalidant de la fibromyalgie dont souffre l'assuré en faisant application des critères consacrés par la jurisprudence dans les cas de troubles somatoformes douloureux. Elle a retenu l'existence d'une comorbidité psychiatrique sous la forme d'un «état dépressif majeur» et estimé que d'autres critères pertinents étaient également réunis chez l'assuré. Ainsi, il était établi que celui-ci présentait des affections corporelles chroniques sans rémission durable depuis plusieurs années et résistantes à tous les traitements. Il n'apparaissait pas non plus qu'il cherchait à tirer profit de sa maladie. Il n'y avait par ailleurs pas de divergence entre les informations fournies par l'intéressé et celles ressortant de l'anamnèse, ni entre les douleurs décrites (en partie objectivables sous la forme de nettes contractures musculaires le long de la colonne dorsale) et le comportement observé. Au vu de tous ces éléments, il n'existait aucun motif sérieux de s'écarter de l'avis des experts pour lesquels une reprise du travail ne pouvait être exigée de M.________ qu'à temps partiel. Des mesures professionnelles n'étant pas susceptibles d'augmenter sa capacité de gain, le prénommé avait droit à une demi-rente d'invalidité. 2.2 Pour l'office AI, au contraire, les critères pour admettre le caractère invalidant d'un trouble somatoforme douloureux ou d'une fibromyalgie étaient absents dans le cas d'espèce, ou du moins ne se manifestaient pas avec une intensité particulière. Un des critères importants, celui d'une comorbidité psychiatrique, n'était à l'évidence pas rempli. De plus, il fallait constater un vécu douloureux relativement sélectif en fonction des domaines de la vie ainsi qu'un problème de motivation. Ces circonstances plaidaient en défaveur de la reconnaissance d'une incapacité de travail de longue durée.