Citation: 6B_971/2023 E. 1.5.2

1.5.2. En l'espèce, il ressort du dossier que le rapport d'expertise du 31 décembre 2021 a été communiqué au recourant le 10 janvier 2022 et qu'un délai lui a été imparti, en application de l'art. 188 CPP, pour formuler ses éventuelles observations. Il a dès lors eu l'occasion de se déterminer par rapport à l'expertise en formulant d'éventuelles questions et/ou critiques. Par courrier du 25 janvier 2022, le recourant a cependant indiqué qu'il n'avait pas d'observations à formuler quant au rapport d'expertise psychiatrique (cf. pièce 71 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). Par ailleurs, il ressort également du dossier qu'à la suite d'un courrier du 22 février 2022 impartissant au recourant un délai au 17 mars 2022 pour faire part des éventuelles réquisitions de preuve, celui-ci n'a pas requis l'audition des experts (cf. pièce 75 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). Par ailleurs, il ne ressort pas du jugement de première instance qu'il aurait requis une telle mesure devant le tribunal correctionnel. Dans ces conditions, il est douteux que le recourant puisse se prévaloir du refus de la cour cantonale d'accéder à sa requête subsidiaire tendant à l'audition des experts psychiatres, formulée en appel à titre de réquisition d'entrée de cause. En tout état, dans la mesure où l'instance précédente a considéré que l'expertise était claire, complète et ne comportait aucune contradiction (cf. supra consid. 1.3), elle pouvait, sans arbitraire, par une appréciation anticipée des preuves, renoncer à l'audition des experts.