Citation: 5A_624/2013 E. 2.1

2.1. Sur l'institution de la mesure de curatelle, la cour cantonale a d'abord relevé qu'il n'est ni contesté, ni contestable, que le recourant est atteint d'un trouble psychique au sens de l'art. 390 al. 1 ch. 1 CC. Se référant à l'expertise du Dr B.________, elle a au surplus exposé que l'expert considère qu'il est nécessaire que l'intéressé bénéficie d'un traitement neuroleptique, que ses taux sanguins soient contrôlés et qu'il s'abstienne de consommer du cannabis, au risque de renforcer sa problématique psychotique; du point de vue psychiatrique, une mise sous tutelle est nécessaire, la « forte maladie» dont il souffre l'empêchant de gérer convenablement ses affaires; au surplus, la mesure préconisée permettrait d'assurer le suivi du traitement médical. Par ailleurs, la cour cantonale se réfère aux constatations de l'OAP sur la gestion inconsidérée des revenus, conduisant à des fins de mois difficiles qui contribuent à précipiter les décompensations. En définitive, elle considère que le besoin d'aide au sens de l'art. 398 CC est avéré, ceci au vu de l'expertise psychiatrique, des nombreuses hospitalisations du recourant, ainsi que des infractions commises en raison de son état psychique d'une part, de ses difficultés à gérer son budget d'autre part. Le recourant expose à cet égard qu'il s'estime en mesure de gérer sa rente AI et ses prestations complémentaires, ce qu'il fait depuis de nombreuses années, le contraire ne résultant pas de son dossier. Il conteste que ses problèmes de santé affectent sa capacité à gérer ses affaires et se réfère à un passage d'un courrier de son curateur indiquant qu'il paie régulièrement ses factures. Aux termes de l'art. 398 CC, une curatelle de portée générale est instituée lorsqu'une personne a particulièrement besoin d'aide, en raison notamment d'une incapacité durable de discernement. Par son argumentation, le recourant conteste en définitive son besoin d'aide. En tant qu'il s'en prend à la constatation selon laquelle il n'est pas capable de gérer son budget, il se contente d'opposer sa version des faits à celle de la cour cantonale, se fondant sur sa propre appréciation et se référant à un passage tronqué d'un courrier de son curateur, qu'il cite de façon imprécise et en le sortant de son contexte, le curateur se limitant à évoquer qu'il semble que les factures sont régulièrement payées, non sans avoir préalablement confirmé que le recourant lui-même lui avait indiqué que sa consommation de cannabis le privait régulièrement de toutes ressources financières dès le milieu du mois. Largement appellatoire, la critique, en tant qu'elle vise à remettre en cause l'établissement des faits, est dès lors irrecevable (cf. consid. 1.3 supra). Enfin, autant que l'on admette que le recourant invoque aussi une violation du droit fédéral et conteste en définitive que les conditions permettant d'instituer une curatelle de portée générale soient remplies, il fonde son grief sur des éléments de faits qui ne peuvent être retenus et ne s'en prend d'aucune autre manière à la motivation, cohérente, de la cour cantonale. Partant et autant que recevables, ses griefs sont manifestement infondés.