Citation: 4A_571/2019 E. 6.4

6.4. Enfin, pour discréditer le troisième argument dont s'est servie la cour cantonale, la recourante fait valoir que celle-ci fait reposer sur elle la preuve d'un fait négatif, qu'il lui serait impossible d'apporter. En guise de démonstration, elle explique que, si elle s'était véritablement accommodée du risque qu'une commission de courtage soit due, elle aurait tout bonnement versé ce montant et n'aurait pas été impliquée dans la présente procédure. Le premier juge lui aurait d'ailleurs donné raison sur ce point puisqu'il a retenu qu'elle n'aurait probablement pas conclu le contrat aux mêmes conditions. L'argumentation de la recourante tronque un passage déterminant de l'arrêt cantonal: au moment de la transaction, la recourante tenait pour à tout le moins possible - pour ne pas dire probable - qu'elle se trouve, après la signature, tenue de prendre à sa charge une commission de courtage due par Y.________ ensuite de la vente en cause. Elle s'est donc bien accommodée de ce risque. Savoir pour quelle raison elle n'a pas acquiescé dans le cadre de la présente procédure n'est pas déterminant. C'est dès lors sans arbitraire ni violation du droit fédéral que la cour cantonale a conclu que la recourante ne pouvait exciper du dol pour échapper au ch. 2.13 du contrat de vente immobilière.