Citation: 6A.77/2006 08.02.2007 E. 3

Le recours de droit public a un caractère subsidiaire (art. 84 al. 2 OJ). Cela signifie ici que si le recours de droit administratif est recevable, la recevabilité du recours de droit public, qui contient les mêmes griefs, est exclue. Le recourant précise d'ailleurs lui-même que son recours de droit public ne vise qu'à sauvegarder ses droits si le recours de droit administratif devait être déclaré irrecevable (mémoire du recours de droit public p. 16). Il se justifie donc de trancher cette question de recevabilité dans ce préambule. Selon la jurisprudence, la voie du recours de droit administratif est ouverte contre une décision d'irrecevabilité fondée sur un motif de droit cantonal et qui empêche pratiquement l'application du droit fédéral. Dans cette hypothèse, le Tribunal fédéral statue avec un pouvoir d'examen limité, conformément aux principes applicables au recours de droit public (ATF 122 IV 8 consid. 2a p. 12; 116 Ib 8 consid. 1; 115 Ib 206 et les arrêts cités). Le recours de droit administratif est recevable notamment pour violation du droit fédéral (art. 104 let. a OJ). Celui-ci inclut également le droit constitutionnel (ATF 128 II 259 consid. 1.5 p. 264 et la jurisprudence citée). Sont de même recevables, à côté des griefs principaux de violation du droit fédéral, ceux qui ont un caractère annexe. Cela découle du principe de l'unité de la procédure. Il peut s'agir par exemple de contestations portant sur les frais de justice cantonaux ou de l'assistance judiciaire (ATF 123 I 275 consid. 2e et la jurisprudence citée). En l'espèce, la décision d'irrecevabilité empêche pratiquement d'examiner le bien-fondé du retrait du permis de conduire ordonné selon le droit fédéral. Elle résulte d'un motif de droit cantonal. Le recourant fait valoir pour l'essentiel des violations de la LCR et de ses droits constitutionnels. Dès lors, conformément à la jurisprudence précitée, le recours de droit administratif est recevable.