Citation: 9C_131/2020 E. 4

En se fondant sur les certificats médicaux de la doctoresse C.________, la juridiction cantonale a retenu que A.________ avait droit à des indemnités journalières fondées sur les incapacités de travail médicalement attestées du 29 avril 2015 au 31 août 2015 (recte: 2016). Elle a constaté que les déclarations de l'intimé étaient tout d'abord corroborées par les documents comptables. Il ressortait des comptes d'exploitation de la société B.________ Sàrl que les charges salariales avaient en effet diminué (72'000 fr. en 2014, 56'700 fr. en 2015 et 56'434 fr. en 2016), tandis que les travaux facturés à la société par des tiers avaient augmenté en adéquation avec les périodes d'incapacité de travail médicalement attestée. Elle a ensuite constaté que l'assuré avait déclaré oeuvrer essentiellement dans le canton de Genève, alors que les mandats sous-traités à des tiers en 2015 avaient été effectués en Valais. Le lieu d'exécution des travaux sous-traités n'avait par ailleurs aucune incidence sur la capacité de travail de l'assuré, qui n'était pas nulle mais en moyenne de 50 % durant l'année 2015. Selon les premiers juges, l'assuré était ainsi en mesure d'effectuer certains travaux, en ménageant son dos et en s'octroyant des plages de repos. Le médecin traitant avait d'ailleurs clairement attesté, le 16 octobre 2015, qu'il était apte à travailler sur des chantiers malgré sa maladie. L'assuré n'avait du reste jamais nié avoir continué à se rendre sur les chantiers pour y amener du matériel et surveiller l'avancement des travaux sous-traités. Les quelques travaux ou tâches qu'il pouvait effectuer, que ce soit à Genève ou en Valais, n'étaient par surabondance aucunement interdits sur le plan médical. C'était d'ailleurs dans le but de maintenir l'activité de l'entreprise qu'une certaine capacité de travail avait été conservée par le médecin traitant et augmentée progressivement au fil du temps. Si le chiffre d'affaires de la société avait pu être maintenu à des niveaux plus ou moins stables entre 2014 et 2016, c'était selon les premiers juges grâce aux travaux effectués par des tiers que l'assuré avait dû payer.