Citation: 4A_578/2017 E. 3.2.1

3.2.1. Le recourant fait grief à l'arbitre de n'avoir pas examiné certains arguments qu'il lui avait présentés. A cet égard, il met en évidence les deux éléments factuels indiqués ci-après. S'agissant, tout d'abord, du chèque dont le club avait annexé une copie au second fax adressé par lui le 9 novembre 2016 au conseil du joueur, le recourant souligne que la constatation posée par l'arbitre sous n. 16 de sa sentence, en ce qui concerne le montant du chèque en question (cf. let. B.b, 4e par., ci-dessus), est doublement erronée en ce sens, d'une part, que les 585'699 NIS - i.e. l'équivalent de 140'000 euros - mentionnés par l'arbitre à ce titre ne correspondent à aucune allégation des parties, celles-ci étant convenues lors de l'audience du 18 mai 2017 que le montant correct était de 280'000 NIS, soit l'équivalent de 66'941 euros, et, d'autre part, que l'arbitre a commis une erreur de conversion des 585'699 NIS précités en indiquant une contre-valeur en euros (86'000) inférieure à la réalité (140'000). Et le recourant d'ajouter que l'erreur mise au jour par lui s'est répétée à deux reprises (sentence, n. 18 et 107). Dès lors, l'arbitre serait parti de l'idée que le montant du chèque était supérieur à celui qui était dû par l'intimé au 8 novembre 2016 (86'000 euros), bien que ce ne fût pas le cas puisque le chèque portait sur la contre-valeur de 66'941 euros en devise israélienne. Le recourant s'en prend, ensuite, à la constatation, faite par l'arbitre sous n. 18 de sa sentence (cf. let. B.b, 4e par., ci-dessus), voulant que, le 10 novembre 2016, le chèque de 585'699 NIS ait été déposé par le club sur le compte bancaire du joueur en Israël. Il admet certes qu'à cette date, l'intimé a effectué quatre virements sur ce compte pour un total de 585'699 NIS (140'000 euros), mais en aucun cas qu'un chèque d'une telle valeur ait été déposé le même jour à la banque du bénéficiaire de cette somme. Ayant mis en évidence les deux inadvertances imputées par lui à l'arbitre, le recourant s'emploie à démontrer, dans une dernière partie de son mémoire, que les faits sur lesquels elles portent - le montant du chèque et les modalités de versement des 585'699 NIS - étaient de nature à influer sur le sort du litige. A cette fin, il commence par reproduire, en traduction libre, le raisonnement tenu par l'arbitre sous n. 105 à 108 de sa sentence (cf. let. B.b, 5e par., ci-dessus). Puis il expose le raisonnement que l'arbitre aurait dû adopter, s'il s'était fondé sur l'état de fait que les parties lui avaient soumis. C'est ainsi qu'à ses yeux l'arbitre aurait dû constater qu'aucun paiement n'avait été effectué le 8 novembre 2016, date ultime fixée au club, dans la mise en demeure du 1er novembre 2016, pour s'exécuter; que le chèque annexé en copie au fax du 9 novembre 2016 de l'intimé portait sur l'équivalent de 66'941 euros, montant qui ne couvrait pas la créance totale du joueur, à savoir 86'000 euros; que le club s'était donc borné à offrir en guise de paiement tardif un chèque d'un montant inférieur à l'intégralité de la somme due; que rien n'indique qu'une tentative du joueur d'encaisser ledit chèque eût été couronnée de succès, l'hypothèse inverse, émise par l'arbitre, reposant sur la constatation erronée que les 585'699 NIS versés le 10 novembre 2016 sur le compte bancaire du joueur provenaient du chèque déposé auprès de la banque du créancier; que le recourant était, dès lors, parfaitement en droit de résilier le contrat de travail avec effet immédiat le 9 novembre 2016 sans que l'on pût lui imputer un comportement empreint de mauvaise foi; que la rencontre, d'ailleurs contestée par lui, qu'il aurait eue le 8 novembre 2016 avec des responsables du club, lesquels lui auraient indiqué qu'un chèque était à sa disposition, ne modifiait en rien cette conclusion, du moment que le chèque ne couvrait pas la créance impayée.