Citation: 9C_67/2015 E. 3.2

3.2. Le recourant reproche à la juridiction cantonale d'avoir procédé à une constatation manifestement inexacte des faits pertinents consécutive à une mauvaise appréciation des preuves et d'avoir violé le droit fédéral, soit les art. 6 et 61 let. c LPGA ainsi que les art. 8 et 29 al. 1 Cst. En substance, il lui fait grief d'avoir retenu, sur la base des conclusions de l'expertise du docteur F.________, qu'il était encore capable de travailler à 100 % dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles. En s'abstenant d'examiner les insuffisances de l'expertise, les premiers juges auraient de facto conféré à l'expert une compétence décisionnelle en matière d'évaluation de la capacité de travail, alors même qu'il s'agissait d'une question de droit qui échappait à l'autorité d'un médecin. Il ressortait très clairement de l'attestation établie par son employeur ainsi que de l'expertise du docteur F.________ elle-même - laquelle était à ce titre contradictoire - que l'activité qu'il exerçait actuellement à 50 % était parfaitement adaptée à son état de santé et à ses limitations fonctionnelles et qu'aucune autre activité n'était exigible à un taux d'occupation ou avec un rendement supérieur à 50 %. Pour s'en assurer, il aurait convenu à tout le moins de mettre en oeuvre une mesure d'observation professionnelle ou de commander un complément d'instruction sur le plan médical afin de déterminer concrètement quelles étaient les activités qu'il pouvait, malgré son atteinte à la santé, encore exercer à 100 %.