Citation: 7B_509/2023 E. 2.2.2

2.2.2. Le recourant estime, deuxièmement, que la cour cantonale lui aurait attribué de manière erronée le remplissage des pots avec le mauvais contenu. La cour cantonale, renvoyant à l'appréciation du tribunal de police, a retenu que le travail du recourant consistait à remplir douze pots avec 100 g d'acide citrique par pot, que cet acide provenait d'un même contenant et que le recourant devait ensuite déposer ces pots dans un même bac. En cas de changement de contenant, un autre bac devait être utilisé pour déposer les pots. Avant de remplir les pots, il devait scanner le code barre du contenant. Ainsi, si une erreur avait été commise en amont de la production - soit, en d'autres termes, si le contenant étiqueté "acide citrique" avait en réalité contenu du sucre comme le soutenait le recourant -, l'ensemble du bac y relatif et, par voie de conséquence, tous les pots qu'il contenait auraient dû être impactés. Or, il ressortait des contrôles effectués par l'intimée que seuls certains pots d'un même bac avaient été impactés. La cour cantonale a ajouté en substance qu'il ressortait des témoignages des employés de l'intimée que les contrôles et analyses effectués avaient révélé que la gelée contenait du sucre au lieu de l'acide citrique, que certains pots du bac préparé par le recourant contenaient du sucre, d'autres de l'acide citrique, que le code barre du contenant "acide citrique" avait été scanné par le recourant et que ce contenant contenait bien de l'acide citrique et non du sucre. Les documents produits par l'intimée tendaient à confirmer que ce n'était pas un problème technique qui était à l'origine de la présence de sucre, mais bien une manipulation humaine survenue lors de la préparation du mélange. Ainsi, les documents produits par l'intimée tendaient à confirmer les déclarations des témoins. Les extractions de données produites étaient suffisamment probantes, puisqu'il s'agissait d'un système informatique dédié à la traçabilité du produit. Le recourant se borne à faire sa propre interprétation des déclarations de C.________, ne conteste en rien les différents éléments de preuve retenus par l'autorité précédente et ne remet pas en cause l'appréciation des preuves opérée. Sa démarche est ainsi purement appellatoire, partant irrecevable (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). En tout état, il convient de souligner que le recourant se fonde à nouveau exclusivement sur le courriel du 9 février 2021 de C.________ pour justifier l'existence d'un doute raisonnable quant à sa culpabilité: il expose essentiellement que le courriel mentionnerait dix-sept flacons plutôt que douze, de sorte qu'il faudrait en conclure que certains de ces flacons n'avaient pas été remplis par lui. A ce propos, la cour cantonale a souligné que le recourant ne s'était exprimé notamment sur la pièce concernée que dans le cadre de sa plaidoirie, sans interroger à ce sujet les représentants de l'intimée qui étaient pourtant présents à l'audience; elle a précisé que les explications de l'intimée n'avaient ainsi pas été protocolées. Le recourant ne s'est pas plaint d'une violation de son droit d'être entendu à cet égard. S'il entendait fonder toute son argumentation sur cette pièce, il lui appartenait effectivement d'amener les éléments soulevés dans le cadre de la procédure déjà, afin de permettre et générer les éclaircissements nécessaires. Quoi qu'il en soit, la cour cantonale a estimé que les documents produits par l'intimée tendaient à confirmer les déclarations des témoins, qu'elle jugeait déterminantes. Au regard des différents éléments de preuve retenus, pertinents, le caractère arbitraire de la motivation cantonale peut être exclu. En l'état, les seules déclarations de C.________ ressortant du courriel du 9 février 2021 n'ont en tout cas pas vocation à faire apparaître manifestement insoutenable l'appréciation des preuves émise par la cour cantonale.