Citation: 6B_182/2022 E. C

La cour cantonale a retenu les faits suivants. C.a. Le 10 septembre 2017, vers 23h, C.A.________ a fait appel à la police à la suite d'une violente dispute avec son époux. Dans un premier temps, ce sont les agents D.________ et E.________ de la police municipale de U.________ qui sont intervenus. Arrivés sur place, l'épouse leur a dit "qu'il fallait calmer Antonio car il était en colère". Celui-ci était sous le coup de l'alcool. Il a d'ailleurs lui-même reconnu en procédure que c'était en raison de son grand état d'énervement que son épouse avait fait appel à la police. Quand A.A.________ a constaté la présence de l'agent D.________, il est allé vers lui et lui a dit qu'il n'avait rien à faire chez lui. D.________ s'est éloigné, sentant, selon son collègue E.________, qu'une bagarre pouvait survenir et a demandé à celui-ci d'appeler du renfort. L'agent E.________ est sorti de la propriété pour téléphoner près de la voiture. L'agent D.________ a invité C.A.________ à venir à l'extérieur de la propriété avec les enfants. Il a ensuite rejoint son collègue et lui a demandé l'appareil téléphonique pour discuter avec un agent de la centrale d'engagement de la police cantonale. A.A.________ est aussi sorti et s'est dirigé vers les deux agents. Voyant cela, E.________ est allé vers lui avant qu'il n'arrive à la voiture. Lors de son audition par le procureur, l'agent E.________ a décrit ainsi la suite des événements: "Monsieur A.A.________ se trouvait à ce moment-là à côté de moi. Nous étions tranquilles Monsieur A.A.________ et moi. Je veux dire par là qu'il était tranquille par rapport à moi [...]. Quand D.________ a fini sa discussion téléphonique avec ses collègues, il est venu vers nous. Il a décidé de menotter Monsieur A.A.________. Il s'est placé devant lui et lui a saisi le bras gauche. Il a posé la menotte. Monsieur A.A.________ s'est défendu en étant agité. Il a empoigné un objet fixé en continuation du portail pour empêcher mon collègue de le menotter. D.________ a dû le ceinturer. Je me suis approché et j'ai saisi la main droite de Monsieur A.A.________ pour finir le menottage. C'est à ce moment-là que Monsieur A.A.________ a volontairement donné un coup de boule au visage de Monsieur D.________. On a assis Monsieur A.A.________ dans la voiture de police en l'attachant avec la ceinture de sécurité sur la banquette arrière droite. Il a réussi à se détacher. Il voulait sortir du véhicule mais il y avait la sécurité à la portière. Il a cassé la poignée de la portière. Ensuite les collègues de la police cantonale sont arrivés et ont pris en charge A.A.________. J'ai conduit le collègue D.________ à l'hôpital". C.b. Quand les agents de la police cantonale, B.________ et F.________, sont arrivés, ils ont constaté que D.________ portait une grosse blessure au visage et que A.A.________ était menotté dans le véhicule de la police municipale, fortement agité et vociférant contre les agents. Pour permettre à l'agent E.________ de conduire D.________ à l'hôpital, les agents B.________ et F.________, aidés de E.________, ont sorti A.A.________ du véhicule de la police municipale pour l'installer dans celui de la police cantonale, à l'arrière droit, les menottes dans le dos et attaché à la ceinture de sécurité. Tandis que l'agent B.________ est allé discuter avec C.A.________, l'agent F.________ est resté seul avec A.A.________. Par la fenêtre arrière droite restée ouverte, il a procédé à un contrôle à l'éthylotest que A.A.________ a accepté. Puis celui-ci s'est à nouveau agité et a recommencé à hurler. L'agent F.________ a tenté de le calmer en discutant avec lui. Étant donné l'heure et la situation, il a fermé la fenêtre et s'est déplacé à l'arrière gauche de la voiture de manière à pouvoir l'observer. A.A.________ s'est alors détaché et s'est déplacé sur la banquette arrière gauche, se frappant violemment la tête contre la fenêtre à plusieurs reprises. Par la radio, l'agent F.________ a appelé l'agent B.________, lequel était en discussion avec l'épouse de A.A.________ pour s'enquérir d'éventuelles violences qu'elle aurait subies ce soir là. A ce propos, l'agent B.________ a déclaré qu'il n'y avait pas eu de violences. Son appel était lié à la crainte vis-à-vis de son époux par rapport à son état d'excitation. Elle lui avait présenté les dégâts que son mari avait commis autour de son domicile (pots de fleurs cassés et arbre présentant des traces de brûlures devant le domicile) et lui avait dit qu'il avait mis le feu à un arbre. Les deux agents sont intervenus en sortant A.A.________ de la voiture, en le couchant sur le sol et en lui passant des menottes au pied vu son état d'énervement. Ils ont appelé une ambulance dès lors qu'il était blessé à la tête et l'ont maintenu à plat ventre jusqu'à l'arrivée de celle-ci. A ce moment-là, ils l'ont levé pour lui menotter les bras et faciliter son installation sur le brancard. A.A.________ s'est débattu, s'agrippant à un lampadaire et assenant un coup de pied à la face antérieure du genou gauche de l'agent B.________, provoquant un hématome. Lorsqu'il a été couché sur le brancard, il a envoyé un coup de pied en direction du torse d'une des ambulancières présentes sur les lieux, qui est parvenue à se protéger au moyen de son bras qui a reçu le coup. Les deux gendarmes ainsi que l'ambulancière l'ont maintenu de force pour permettre à une seconde ambulancière d'installer les dispositifs de contention. A.A.________ s'est finalement résigné et calmé. Il a été transporté à l'hôpital de Sion où il a passé la nuit dans un lit de contention. C.c. L'agent de police communale D.________ a déposé plainte contre A.A.________ pour lésions corporelles simples, violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires, voies de faits et dommages à la propriété. Il s'est constitué partie civile. L'agent de la police cantonale B.________ a aussi porté plainte pour violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires. C.d. Par ordonnance pénale du 29 novembre 2017, le Ministère public du canton du Valais a condamné A.A.________ à 120 jours-amende à 50 fr. le jour avec sursis pendant 2 (recte : 4) ans, pour lésions corporelles simples, dommages à la propriété et violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires. A.A.________ a fait opposition. A la suite d'un accord intervenu entre celui-ci et l'agent D.________, le ministère public a classé la procédure en tant qu'elle concernait ce dernier et l'a poursuivie pour le surplus.