Citation: 5A_667/2019 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a considéré que c'était à juste titre que les premiers juges avaient arrêté la valeur de la part de copropriété litigieuse au jour de son aliénation, soit au jour de la vente aux enchères, en appliquant par analogie l'art. 214 al. 2 CC. S'agissant de sa valeur, dite part de copropriété ne pouvait correspondre à la moitié du prix qui aurait pu être obtenu en cas de vente de la totalité de la maison, soit 480'000 fr. (960'000 fr. / 2) selon estimation; la valeur d'une seule part de copropriété n'équivalait en effet pas sur le marché à la moitié du prix que l'on pourrait obtenir en cas de vente de la copropriété dans son entier. L'arrêt du Tribunal fédéral dont se prévalait l'épouse (arrêt 5C.81/2001) n'était pour le surplus pas transposable au cas présent, vu qu'il concernait le cas où le bien est vendu aux enchères dans sa totalité, qui plus est à un tiers. Enfin, comme les premiers juges l'avaient retenu, l'aliénation n'était pas intervenue pour léser l'épouse; au contraire, celle-ci avait acquis la part de copropriété de son époux pour un coût plus que modeste. L'exception de la mauvaise foi (art. 2 al. 2 CC) soulevée par l'épouse devait ainsi être rejetée.