Citation: 8C_580/2023 E. 5.4

5.4. Comme l'ont relevé à juste titre les premiers juges, le docteur C.________ a finalement confirmé, dans son rapport du 10 septembre 2021, que l'état de santé du recourant était stabilisé "depuis de nombreux mois". Il précisait que les éventuelles infiltrations - évoquées dans son avis antérieur du 20 juillet 2021 - auraient peu d'impact sur la symptomatologie. S'agissant de la stabilisation de l'état de santé du recourant, son appréciation converge ainsi avec celle des médecins d'arrondissement de l'intimée. En ce qui concerne la capacité de travail dans une activité adaptée, le docteur C.________ n'a effectivement pas fait état d'une capacité réduite avant son rapport du 10 septembre 2021, alors qu'il avait précédemment attesté une capacité totale dans un rapport du 8 mai 2020 et avait constaté entre-temps, le 20 juillet 2021, une amélioration de la mobilisation des doigts, décrite comme quasi-complète, ensuite de la dernière intervention chirurgicale. Par ailleurs, il n'a pas expliqué pour quelle raison il s'écartait finalement de l'appréciation de ses confrères. Il n'a pas non plus donné de détails sur la nature des troubles à l'origine de l'incapacité de travail de 50 %. Or, il avait précédemment souligné - notamment dans un rapport du 28 septembre 2020 - les origines multifactorielles, notamment psychiques, des douleurs du recourant. Dans ces conditions, l'avis du docteur C.________ ne fait pas douter de la fiabilité et de la pertinence de l'appréciation des docteurs D.________ et E.________, lesquels n'ont tenu compte que des affections somatiques causées par l'accident. Cette appréciation est du reste validée par les observations des médecins de la CRR, qui, avant même les trois dernières opérations, ont émis un pronostic favorable de réinsertion dans une activité adaptée, compte tenu des seuls facteurs médicaux. Par conséquent, il n'y avait pas de raison d'ordonner une expertise. Il s'ensuit que le recours, mal fondé, doit être rejeté.