Citation: 2C_1028/2018 E. 1

Par décision du 16 décembre 2008, l'Office fédéral des migrations (ODM; désormais le Secrétariat d'Etat aux migrations: SEM) a annulé la naturalisation facilitée qui avait été accordée à C.X.________ le 24 juin 2004. Il a retenu que l'octroi de la naturalisation facilitée s'était fait sur la base de déclarations mensongères, voire de dissimulation de faits essentiels. Le recours formé par l'intéressé contre ce prononcé a été successivement rejeté par le Tribunal administratif fédéral le 16 février 2011, puis par le Tribunal fédéral par arrêt du 26 août 2011 (cause 1C_158/2011). Dans l'intervalle, C.X.________ a eu, avec sa seconde épouse A.X.________, une fille, B.X.________, née en 2009 à Amman, en Jordanie. Il est ensuite revenu seul en Suisse le 20 janvier 2010. La même année, il aurait également eu un autre enfant, né le 16 novembre 2010, avec sa première épouse, sur lequel il exercerait une autorité parentale conjointe et un libre droit de visite. A.b. Le 10 mai 2011, A.X.________ a déposé une demande de visa de long séjour en Suisse en vue d'un regroupement familial avec son époux. Le Service de la population de l'Etat de Vaud (ci-après: le Service cantonal) a suspendu le traitement de cette requête jusqu'à droit connu s'agissant de la révocation de la naturalisation facilitée de C.X.________, qui faisait alors l'objet d'un recours au Tribunal fédéral. Dans une lettre adressée le 15 novembre 2011 au Service cantonal, C.X.________, par le biais de son conseil, a indiqué qu'il renonçait pour le moment à solliciter le regroupement familial pour son épouse et sa fille vu sa situation financière. En date du 4 janvier 2012, le Service cantonal a prié l'intéressé d'inviter son épouse à retirer la demande de regroupement familial déposée en sa faveur et en faveur de sa fille auprès de l'Ambassade suisse de Jordanie et de l'en informer. A.c. Le 11 mai 2012, le Service cantonal a octroyé à C.X.________ une autorisation d'établissement. A.d. Donnant suite à une demande déposée le 28 octobre 2013, l'ODM a habilité la représentation suisse à Amman à délivrer un visa Schengen en faveur de A.X.________ et de sa fille. Ces dernières ne semblent toutefois pas avoir séjourné en Suisse à la suite de cette décision. A.e. C.X.________ a obtenu la nationalité suisse le 8 mars 2017.