Citation: 4A_654/2018 E. 6

L'arrêt présentement attaqué est une décision incidente car il ne met pas fin au procès mais règle seulement, par le rejet de l'objection que le demandeur fonde sur l'art. 340c al. 2 CO, une question juridique susceptible de déterminer le sort de l'action reconventionnelle. Si le Tribunal fédéral se saisissait du recours et accueillait cette objection, son arrêt conduirait au rejet de cette action et, par là, à une décision partielle selon l'art. 91 let. a LTF. Son arrêt n'aurait en revanche aucune incidence sur l'action principale. La défenderesse, selon ses conclusions articulées devant le Juge de district, n'acquiesce pas entièrement à cette action, mais seulement à hauteur de 18'589 fr.; le procès devrait donc se poursuivre sur les autres prétentions élevées contre cette partie, celles-ci portant notamment sur la remise d'un certificat de travail. Au regard de l'art. 93 al. 1 let. b LTF, la recevabilité du recours est subordonnée à deux conditions cumulatives. D'une part, le succès du recours doit conduire immédiatement à une décision finale; d'autre part, il doit éviter une procédure probatoire longue et coûteuse. Il n'est pas nécessaire d'examiner si la première de ces conditions doit être jugée accomplie aussi lorsque le succès du recours ne conduit certes pas à une décision finale selon l'art. 90 LTF, mais à une décision partielle selon l'art. 91 let. a LTF. De toute manière, la deuxième des deux conditions n'est pas accomplie en l'espèce. En effet, le demandeur n'indique pas de manière suffisante en quoi les preuves restant à administrer entraîneraient une procédure probatoire longue et coûteuse. Il ne prétend pas que l'expertise requise par la défenderesse, d'ores et déjà admise par une ordonnance de preuves, soit particulièrement complexe, ni que les témoins restant à interroger soient extraordinairement nombreux. Pour ce motif donc, le recours en matière civile est irrecevable au regard de l'art. 93 al. 1 let. b LTF.