Citation: 4C.335/2001 21.01.2002 E. A

A.- Par contrat du 15 décembre 1999, la société A.________ S.A. a engagé X.________ en qualité d'adjoint à la direction pour une durée d'une année à partir du 1er mars 2000; le salaire brut a été fixé à 6600 fr. par mois versé à treize reprises, avec la précision que "ce salaire a été accepté en vue d'une future reprise de la société". Les parties envisageaient alors que X.________ achète le capital-actions de la société à l'expiration du contrat de travail. Par lettre du 23 février 2000, A.________ S.A. a informé X.________ qu'elle acceptait sa résiliation du contrat de travail. Dans une lettre du 6 mars 2000, X.________ a répondu qu'il n'avait jamais affirmé vouloir résilier son contrat de travail. Le 7 mars 2000, il s'est présenté au lieu de travail et il lui a été proposé de conclure un nouveau contrat prévoyant un salaire mensuel brut de 3500 fr. payé treize fois l'an, ce que X.________ a refusé. Par lettre du même jour remise à X.________, A.________ S.A. a "confirmé la résiliation du contrat". Dans une lettre du lendemain, elle a motivé le congé en invoquant le fait que X.________ manquait à l'évidence de liquidités pour acheter la société et que les contacts étaient devenus difficiles depuis plusieurs semaines. Par contrat du 20 mars 2000, X.________ a été engagé par Y.________ S.A. en qualité de technicien en agro-alimentaire dès le 3 avril 2000 pour un salaire mensuel brut de 5200 fr.