Citation: 1C_89/2020 E. 3.2.4

3.2.4. En tant que la recourante soutient que la définition déduite du site internet consulté par la cour cantonale ne constitue pas un fait notoire, dès lors que ce site ne revêt aucun caractère officiel, on ne voit pas pour autant que la définition du mot "mur" proposée par ce dictionnaire en ligne diverge en une quelconque façon de celle communément admise en français, ni qu'elle est fondamentalement différente de celle contenue dans des dictionnaires en format papier utilisés plus couramment, tels que peuvent l'être Le Petit Larousse ou Le Petit Robert. En cela, la situation doit être distinguée de celle qui s'était présentée dans l'arrêt publié aux ATF 143 IV 380, lors duquel, selon les faits retenus par la cour cantonale, la seule définition disponible du mot "muzz" figurait dans un dictionnaire en ligne (Wiktionnaire), dont les définitions proposées étaient susceptibles d'être modifiées par qui le souhaitait (cf. ATF 143 IV 380 consid. 1.3 p. 385 s.). Cela étant, il ne saurait être reproché en l'espèce à la cour cantonale de ne pas avoir informé les parties qu'elle entendait se référer à la définition proposée par la version en ligne du dictionnaire TLFi, ni de ne pas les avoir invitées à se déterminer sur la définition en cause. La recourante ne prétend pas au surplus que l'interprétation des art. 79 et 112 LCI effectuée par la cour cantonale - qui a considéré que les installations litigieuses répondaient à la qualification de murs dès lors qu'elles créaient une séparation visuelle (cf. arrêt attaqué consid. 6d p. 18) - consacrerait une application arbitraire de ces dispositions.