Citation: 5P.56/2006 18.04.2006 E. A

Le 28 novembre 2000, X.________ a acheté aux frères F.________, fils de G.________, l'immeuble n° xxx de la commune de Y.________, comprenant une habitation, une place-jardin et un pré-champ. Cet immeuble bénéficie d'une servitude n° xxx de passage à pied et pour tous véhicules à la charge de la parcelle n° xxx de la même commune. Actuellement, la servitude n'est pas aménagée et consiste en une bande herbeuse de 335 mètres, en légère déclivité, traversée à un endroit par un ruisseau. Pour accéder à son immeuble, X.________ utilise un autre chemin, gravillonné, traversant l'immeuble n° xxx de la même commune, copropriété des membres de la Société H.________, soit actuellement A.________, B.________, C.________, D.________ et E.________. Il s'agit de la servitude n° xxx de passage à pied ("sentier public... rejoignant le chemin ...") en faveur de la commune de Y.________, grevant les fonds n° xxx, xxx et xxx. En 1990, lors de la transformation de la ferme située sur l'immeuble n° xxx, qui appartenait alors à G.________, le passage des camions a transformé le sentier piétonnier en piste de chantier; G.________ l'a ensuite gravillonné. Les propriétaires de l'immeuble n° xxx, dont faisait partie G.________, ont autorisé ce dernier, à bien plaire, à rejoindre sa ferme en passant par ce chemin, mais ils ont toujours refusé d'inscrire un droit de passage. Contactés par les frères F.________ et leur mère avant la vente de l'immeuble n° xxx à X.________, les propriétaires de l'immeuble n° xxx ont refusé de constituer une servitude, le chemin devant demeurer un accès à pied. Le contrat de vente mentionne que l'acheteur a été renseigné à sa satisfaction sur l'exercice des servitudes. X.________ allègue toutefois qu'il a cru que la servitude de passage pour tous véhicules était celle qui se présentait sous la forme du chemin gravillonné traversant l'immeuble n° xxx.