Citation: 8C_13/2022 E. 4.2

4.2. Les premiers juges ont considéré que l'intimée n'avait pas à répondre des troubles psychiques du recourant (état dépressif de moyen à sévère avec syndrome somatique selon les psychiatres traitants; trouble de l'adaptation avec réaction dépressive prolongée selon les médecins de la CRR; épisode dépressif moyen et majoration de symptômes physiques pour des raisons psychologiques selon l'expert psychiatre du BEM), en l'absence d'un lien de causalité adéquate entre les accidents des 29 juin 2007 et 20 mai 2013 et lesdits troubles. A cet égard, ils ont retenu que l'accident du 20 mai 2013 se situait dans la catégorie des accidents de gravité moyenne et que le point de savoir s'il était à la limite des accidents de peu de gravité pouvait rester indécis, dès lors que seul était rempli le critère de la durée anormalement longue du traitement médical - lequel s'était poursuivi jusqu'à cinq ans après l'accident en question - sans toutefois qu'il se soit manifesté de manière particulièrement marquante.