Citation: 5A_339/2022 E. 5.1

5.1. En l'espèce, la juridiction précédente a retenu que le recourant n'a pas expliqué en quoi la décision du premier juge serait choquante ou inéquitable, ni pour quel motif elle violerait les art. 123 et 124b CC, ne mentionnant aucune circonstance comparable à celle ayant amené le Tribunal fédéral, dans l'arrêt 5A_443/2018 (ATF 145 III 56), à renoncer à un partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle. On ne saurait tenir compte des observations présentées dans sa réplique, à savoir après l'expiration du délai d'appel, lesquelles sont par ailleurs sans pertinence pour statuer sur la question litigieuse. Au demeurant, l'intéressé n'a pas articulé de conclusion chiffrée et ses explications ne permettent pas de déterminer si les prétentions en cause ne devraient pas être partagées ou alors sur la base d'une autre clé de répartition; à supposer que le partage ne doive pas s'effectuer par moitié, l'autorité d'appel ne pourrait de toute manière pas juger à nouveau ( cf. art. 318 al. let. b CPC). Cela étant, l'appel doit être déclaré irrecevable. En tout état de cause, le Tribunal de première instance a considéré à juste titre que les avoirs de prévoyance professionnelle devaient être partagés par moitié, aucune circonstance ne rendant une telle solution choquante sous l'angle de l'art. 124b al. 2 CC, étant rappelé que cette disposition est d'application exceptionnelle, afin de ne pas vider de sa substance le principe du partage par moitié (art. 123 al. 1 CC).