Citation: 2C_366/2020 E. 4.3

4.3. La déduction du Tribunal administratif fédéral selon laquelle l'intéressé a contracté son mariage civil sans volonté de fonder une communauté conjugale effective avec son ex-épouse ab initio (mais uniquement dans le but de s'assurer l'obtention d'un titre de séjour) repose également sur de nombreux et sérieux indices. Il en va ainsi du fait que le mariage civil a été conclu alors que les ex-conjoints s'étaient rencontrés à deux reprises uniquement et qu'ils avaient de la peine à communiquer, ni lui ni elle ne maîtrisant la langue de l'autre; que ceux-ci ont fait chambre à part la nuit de noce et que le second enfant du recourant avec son épouse macédonienne (qui en ont encore accueilli un troisième en 2009) a été conçu aux environs du mois de février 2005, à savoir un mois avant la célébration du mariage civil avec B.________, puisque celui-ci est né le 19 novembre 2005. Dans ce cadre, on ne saurait reprocher aux juges précédents de ne pas avoir accordé un poids prépondérant, par rapport aux autres éléments, à l'argumentation selon laquelle les ex-époux connaissaient leur famille respective: d'une part, l'oncle du recourant a habité dans la maison de l'ex-conjointe suisse pendant une vingtaine d'années; il avait, en outre, accompagné celle-ci en vacances en Macédoine du Nord, vacances lors desquelles le recourant lui avait été présenté; de plus, il ressort de l'arrêt attaqué que B.________ s'est rendue au Macédoine du Nord en vacances durant son mariage; d'autre part, le recourant ayant cohabité avec son ex-épouse, il est normal qu'il ait rencontré les enfants de celle-ci. Il faut ainsi souligner que la vie commune des ex-époux pendant quelques années n'est pas niée, de même qu'il apparaît que B.________ a certainement désiré former une communauté de vie; en revanche, on peut conclure des éléments susmentionnés que ce désir n'était pas réciproque. Ainsi, les propos tenus par l'ex-épouse du recourant au sujet de leur relation, mis en avant par celui-ci (" bonne relation "; " il m'a aidé "; " il a fait la cuisine "), importent peu, dès lors que seule la volonté de l'intéressé est pertinente quant à l'existence d'une véritable union conjugale.