Citation: 4A_564/2020 E. 6.5

6.5. Le raisonnement tenu par la Formation laisse en effet particulièrement songeur. Il repose sur une logique plus que discutable qui consiste, dans un premier temps, à concéder au recourant que les dispositions réglementaires de la FCF et de ses divisions censées étayer la compétence du TAS comme juridiction d'appel se révèlent impropres à le faire sur la base d'un premier examen, pour rechercher et tenter de découvrir ensuite, dans l'arsenal réglementaire dense de la FCF (" la forêt enchantée "), quelques dispositions éparpillées ouvrant la voie de l'appel au TAS contre des décisions rendues dans d'autres domaines du droit footballistique colombien ou par d'autres organes de règlement des différends, puis d'inclure les dispositions isolées découvertes à l'occasion de cette recherche dans une analyse globale et d'appliquer certains principes juridiques à mauvais escient, pour en tirer finalement la conclusion que les dispositions réglementaires pertinentes n'ont pas le sens que l'on semblait devoir leur attribuer de prime abord, mais, à y regarder plus près, révèlent la volonté de la FCF de permettre à la partie déboutée en seconde instance par la CSJ FCF d'en appeler au TAS. La Formation aurait en réalité dû s'en tenir à sa conclusion initiale et renoncer à s'enfoncer dans la forêt enchantée mais elle a préféré s'y aventurer au risque de s'y perdre.