Citation: 5A_392/2023 E. 4.3

4.3. Le recourant soutient tout d'abord que l'absence d'offres d'emploi pouvant correspondre au profil de l'intimée ne permettait nullement de déduire que la reprise d'une activité professionnelle par l'intéressée n'était pas envisageable. Il expose que le développement notoire de l'industrie horlogère, ainsi que la pénurie de main d'oeuvre actuelle auraient dû amener l'autorité précédente à conclure que, moyennant un effort raisonnable et compte tenu des circonstances, l'intimée était parfaitement en mesure de trouver un emploi au regard de ses compétences. Il fait ensuite valoir que l'imputation d'un revenu hypothétique, en l'occurrence de 3'500 fr., pour une activité de traductrice indépendante n'empêcherait pas l'intimée de poursuivre sa formation actuelle. Il ajoute que l'autorité précédente serait partie de la prémisse erronée qu'elle ne disposait pas de formation reconnue en Suisse, alors que celle-ci bénéficierait d'une formation universitaire. Au reste, il relève que la cour cantonale n'aurait pas remis en cause les compétences linguistiques de son épouse, son intégration réussie dans la région, son bon état de santé, ses nombreuses activités annexes et sa flexibilité personnelle, à savoir autant de compétences valables dans le monde professionnel. Au vu de ce qui précède et de sa formation universitaire, l'autorité précédente aurait, selon lui, versé dans l'arbitraire, en estimant que les conditions pour lui imputer un tel revenu n'étaient pas remplies.