Citation: 6B_484/2024 E. 5.2

5.2. Après avoir relevé que l'infraction de viol entraîne une expulsion obligatoire selon l'art. 66a al. 1 let. h CP, la cour cantonale a considéré qu'aucune circonstance ne justifiait en l'espèce de renoncer à l'expulsion. Elle a retenu que le recourant est arrivé en Suisse en 2015, à l'âge de 33 ans, qu'il n'a aucun lien social et professionnel intense avec la Suisse, dès lors qu'il n'exerce aucune activité professionnelle, émarge à l'aide sociale, et que son épouse et ses enfants se trouvent en Éthiopie, que ses problèmes de santé mentale sont loin de revêtir la gravité requise par la jurisprudence pour empêcher son expulsion, les expertes ayant uniquement préconisé un traitement psychothérapeutique ambulatoire volontaire, et que si le recourant a expliqué avoir été soldat durant 8 ans avant de déserter l'armée et que s'il retournait en Érythrée il courait un grand risque de se voir emprisonner et poursuivre, il n'a toutefois aucunement établi ni même rendu vraisemblable ce qu'il prétendait et n'a jamais évoqué ces éléments durant l'instruction, ni à l'audience d'appel, se limitant à le faire aux débats de première instance. La durée de 10 ans a quant à elle été jugée adéquate au regard de la culpabilité du recourant (cf. jugement entrepris, p. 27 ss).