Citation: 5P.468/2003 18.03.2004 E. 3

La recourante prétend de surcroît que, en lui impartissant un délai plus bref pour verser l'avance de frais que pour recourir au Tribunal fédéral, l'autorité cantonale a violé le principe de la force dérogatoire du droit fédéral. 3.1 Bien que nouveau, ce moyen est néanmoins admissible, car sa présentation a été provoquée par l'ordonnance attaquée (ATF 129 I 49 consid. 3 p. 57). Le Tribunal fédéral en connaît librement (ATF 128 II 66 consid. 3 p. 70 et les arrêts cités). 3.2 Le grief s'avère infondé. La cour de céans a déjà eu l'occasion de juger que lorsque, comme ici (art. 94 OJ), la décision attaquée ne peut faire l'objet que d'un recours de droit public - ou d'un autre moyen de droit auquel l'effet suspensif n'est pas attribué ex lege (art. 70 al. 2, 80 al. 2, 111 al. 2 OJ) -, l'autorité cantonale ne viole pas le principe de la primauté du droit fédéral en fixant un délai d'exécution plus court que celui pour saisir le Tribunal fédéral (arrêt 5C.227/2000 du 21 décembre 2000, consid. 4b). Au surplus, la sanction de l'irrecevabilité de l'appel pour non-paiement de l'avance de frais ne contrevient pas au principe de la force dérogatoire du droit fédéral, lequel s'oppose uniquement à ce qu'une telle informalité entraîne la perte de l'action, c'est-à-dire du droit matériel lui-même (ATF 104 Ia 105 consid. 4 p. 108 ss). Enfin, la recourante ne prétend pas (avec raison) que l'avis du greffe manquait de clarté s'agissant du montant de l'avance de frais, du délai pour la fournir et des conséquences de l'inobservation du délai (ATF 96 I 521 consid. 4 p. 523).