Citation: 1B_324/2017 E. 2

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis. L'arrêt attaqué ne met pas fin à la procédure pénale ouverte contre le recourant et revêt un caractère incident. S'agissant d'une décision qui n'entre pas dans le champ d'application de l'art. 92 LTF, il ne peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral que s'il est susceptible de causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b LTF). Cette dernière hypothèse n'entre pas en considération. Quant à l'art. 93 al. 1 let. a LTF, il suppose, en matière pénale, que la partie recourante soit exposée à un dommage de nature juridique, qui ne puisse pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision qui lui serait favorable (ATF 141 IV 284 consid. 2.2 p. 287). Il incombe à la partie recourante d'alléguer et d'établir la possibilité que la décision préjudicielle ou incidente lui cause un tel dommage, à moins que celui-ci ne fasse d'emblée aucun doute (ATF 141 IV 284 consid. 2.3 p. 287; arrêt 8C_473/2009 du 3 août 2009 consid. 4.3.1 in SJ 2010 I p. 37). Le recourant voit un préjudice irréparable dans le fait qu'il ne pourra plus requérir la jonction des causes ultérieurement étant donné que le Ministère public a clos l'instruction dans la procédure pénale dirigée contre lui et qu'il envisage de le renvoyer en jugement devant le Tribunal pénal économique. Il pourra toutefois soulever à nouveau cette question devant l'autorité de jugement de première instance et requérir qu'elle ajourne les débats et suspende la procédure jusqu'à ce que la cause instruite contre B.________ soit close voire jugée s'il estime indispensable de connaître l'issue de cette procédure ou qu'elle décline, le cas échéant, sa compétence. Si cette autorité devait rejeter cette requête et statuer sans attendre, le recourant aurait la faculté de reprendre ses moyens à l'encontre de l'arrêt incident confirmant le refus de jonction de causes dans le cadre d'un recours en matière pénale formé contre un jugement final qui lui serait défavorable (cf. art. 93 al. 3 LTF). Le motif allégué ne permet ainsi pas d'établir l'existence d'un dommage irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Le recourant ne fait pas valoir d'autres arguments pour établir qu'il subirait un tel dommage. Il s'ensuit que l'arrêt attaqué ne peut pas être déféré immédiatement auprès du Tribunal fédéral.