Citation: U 354/00 20.11.2001 E. 3

3.- a) En premier lieu, le recourant reproche à la juridiction cantonale d'avoir nié l'existence, au moment - déterminant en l'occurrence (ATF 121 V 366 consid. 1b et les arrêts cités) - où la décision sur opposition litigieuse a été rendue, d'une relation de causalité naturelle entre différents troubles d'ordre physique - à savoir des douleurs au poignet et à l'épaule droits, ainsi que des dorsalgies - et l'accident du 21 août 1996. aa) En ce qui concerne les douleurs au poignet droit, les premiers juges ont considéré que les fractures de l'extrémité inférieure du radius et de la styloïde cubitale - à l'origine de ces douleurs - étaient antérieures à l'accident assuré. Ils se sont fondés pour cela sur l'avis des médecins de la Clinique de réadaptation de F.________ (rapport du 5 décembre 1997). De son côté, le recourant conteste ce point de vue en invoquant l'avis du docteur H.________ (rapport du 15 mai 1998). Celui-ci se réfère à un rapport du docteur K.________, médecin français du travail, lequel a attesté l'absence de pathologie des membres supérieurs ou du rachis lors des visites obligatoires de médecine du travail durant la période du mois d'avril 1992 au mois de février 1996. L'appréciation du docteur H.________ est toutefois contredite par tous les autres médecins qui ont examiné l'assuré et selon lesquels il n'existait pas de fracture récente au niveau du poignet droit. En particulier, les docteurs C.________ (rapport du 11 avril 1997) et E.________ (rapport du 23 septembre 1997) ont attesté une mobilité du poignet normale et symétrique. Comme l'indique le docteur J.________ (rapport du 1er octobre 1998), ces constatations permettent d'exclure la survenance de toute fracture au poignet droit lors de l'accident assuré. Il convient donc de se rallier au point de vue des premiers juges, selon lequel l'existence d'une relation de causalité entre les troubles au poignet droit et l'accident n'apparaît pas vraisemblable au degré requis par la jurisprudence (ATF 125 V 195 consid. 2, 121 V 47 consid. 2a, 208 consid. 6b et la référence). bb) Pour ce qui est des troubles à l'épaule droite, la juridiction cantonale a nié l'existence de toute pathologie objectivable - en particulier une éventuelle lésion de la coiffe des rotateurs. Le recourant ne conteste pas sérieusement ce point, mais se contente d'alléguer l'existence de douleurs à l'épaule droite, en relation avec l'événement du 21 août 1996. Faute de lésion objectivable, les douleurs alléguées ne peuvent donc pas être mises sur le compte de troubles somatiques, mais de troubles psychiques. cc) Quant aux dorsalgies, aucun des médecins qui se sont exprimés sur le cas n'a conclu qu'elles sont dues à l'accident assuré et le recourant ne fait valoir aucun argument permettant de mettre en cause ces avis médicaux. b) Par ailleurs, il faut examiner si, en fonction de l'expérience médicale acquise dans des cas similaires, l'intimée était fondée à émettre le pronostic que l'assuré s'accoutumerait à la perte de l'index droit au niveau de l'interphalangienne - affection pour laquelle il a obtenu une rente temporaire -, au point que cette lésion n'entraînerait plus de perte de gain après le 31 mai 2000. Dans son rapport du 23 septembre 1997, le docteur E.________ a fait état d'un moignon calme, avec une mobilité complète, tout en indiquant une hypersensibilité due toutefois au manque d'endurcissement et d'utilisation du moignon. Cet avis a été confirmé par le docteur J.________, selon lequel la perte partielle de l'index droit peut être bien compensée sur le plan fonctionnel, au plus tard deux ans après la dernière opération (du 21 mai 1997). Il n'y a pas de raison de mettre en cause ces conclusions qui sont dûment motivées et reposent sur une appréciation claire de la situation médicale. c) Vu ce qui précède, force est de considérer que le recourant ne subissait plus, après le 31 mai 2000, une incapacité de gain due à des troubles somatiques en relation avec l'accident du 21 août 1996.