Citation: 9C_298/2013 E. 6.2

6.2. S'il est exact que le débiteur d'une prestation commet un abus de droit (art. 2 al. 2 CC) en se prévalant de la prescription lorsqu'il amène astucieusement le créancier à ne pas réagir en temps utile ou lorsque, même sans mauvaise intention, il adopte un comportement qui incite le créancier à renoncer à entreprendre des démarches juridiques pendant le délai de prescription (cf. ATF 128 V 236 consid. 4a p. 241 sv.), on ne saurait rien reprocher de tel à T.________, dès lors que, comme l'ont relevé les premiers juges, celle-ci n'a jamais reconnu la dette, même par actes concluants, s'y est toujours clairement opposée et qu'elle a même temporairement accepté de renoncer à invoquer la prescription. Le fait pour la juridiction cantonale de ne pas avoir utilisé le terme d'abus de droit ne doit pas être regardé comme un défaut de motivation (sur cette notion, cf., p. ex., ATF 129 I 232 consid. 3.2 p. 236 sv.) de son jugement dans la mesure où elle a expressément exposé les éléments permettant au destinataire de la décision de recourir utilement ou à l'autorité de recours d'exercer son contrôle.