Citation: 6B_137/2021 E. 3.4

3.4. Il est vrai que dans les procédures où l'accusation repose essentiellement sur les déclarations de la victime, auxquelles s'opposent celles du prévenu et lorsqu'il n'est pas possible d'estimer que certaines dépositions sont plus crédibles que d'autres, le principe in dubio pro duriore impose en règle générale que le prévenu soit mis en accusation (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.2 et les arrêts cités). Il ne ressort tout d'abord pas de la décision entreprise que la cour cantonale aurait fait application de ces principes. En tant que la cour cantonale a renvoyé de manière assez générale à la décision du ministère public, c'est tout au plus en relation avec l'accusation de menace que pouvait se poser une telle question (v. supra consid. A avant-dernier paragraphe). En effet, les événements se sont, pour l'essentiel, déroulés en public et ont, pour part tout au moins, été captés par des caméras de vidéosurveillance. Quoi qu'il en soit, même dans l'hypothèse d'un délit commis typiquement "entre quatre yeux " pour lequel il n'existe souvent aucune preuve objective, il peut être renoncé à une mise en accusation lorsque la partie plaignante fait des dépositions contradictoires, rendant ses accusations moins crédibles ou encore lorsqu'une condamnation apparaît au vu de l'ensemble des circonstances a priori improbable pour d'autres motifs (ATF 143 IV 241 consid. 2.2.2; arrêt 6B_258/2021 précité consid. 2.2 et les arrêts cités). En outre, face à des versions contradictoires des parties, il peut être exceptionnellement renoncé à une mise en accusation lorsqu'il n'est pas possible d'apprécier l'une ou l'autre version comme étant plus ou moins plausible et qu'aucun résultat n'est à escompter d'autres moyens de preuve (arrêts 6B_277/2021 du 10 février 2022 consid. 3.1.3; 6B_258/2021 du 12 juillet 2021 consid. 2.2; 6B_1164/2020 du 10 juin 2021 consid. 2.2). En l'espèce, il ressort sans ambiguïté de la décision querellée que la cour cantonale a écarté le scénario affirmé par le recourant en cours d'instruction selon lequel l'agent de sécurité lui aurait " sauté dessus ", cependant que les déclarations de E.________ et B.________ quant aux circonstances dans lesquelles ce dernier avait été amené à éloigner le recourant de l'entrée de l'établissement public étaient confirmées par les images vidéo qui démontraient clairement que c'est le comportement du recourant qui, en refusant obstinément de quitter le périmètre de l'entrée de la discothèque, était à l'origine de l'intervention à son endroit. On comprend ainsi aisément que les explications du recourant sont apparues moins crédibles que celles de l'agent de sécurité et de l'agent de police. Il s'ensuit que le recourant ne peut rien déduire en sa faveur de ses développements et il suffit de renvoyer à ce qui a déjà été exposé à propos du caractère appellatoire de la discussion qu'il propose (supra consid. 3.3).