Citation: 4A_441/2020 E. 3

En l'espèce, si le Tribunal fédéral devait admettre le recours, il pourrait rendre une décision finale immédiate, de sorte que la première condition posée à l'art. 93 al. 1 let. b LTF est remplie. La recourante allègue que cette décision permettrait d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse. Elle fait valoir que la procédure pendante en première instance se trouve au stade des mesures probatoires, à la suite d'une ordonnance de preuves imposant l'audition des parties, de six témoins - dont un seul a déjà été entendu -, ainsi que la mise en oeuvre d'une expertise. Celle-ci portait sur des " questions épineuses de défauts de deux constructions ". La recourante précise encore que cette expertise a trait aux prétentions des intimés et aux " défauts de l'ouvrage, matière complexe, à l'évidence ". Il n'est pas suffisant d'affirmer que les questions à résoudre par l'expert seraient " épineuses " ou la matière " complexe ". La recourante devait au contraire expliquer en quoi l'expertise revêtirait la complexité requise par la jurisprudence, ce qu'elle n'a pas fait. Il ne ressort en outre pas de l'arrêt de la cour cantonale des éléments qui autoriseraient à considérer que l'expertise serait complexe. Par ailleurs, l'audition d'un certain nombre de témoins, de même que celle des parties, ne sauraient justifier un recours immédiat (cf. consid. 2 supra; également arrêt 4A_464/2012 du 11 septembre 2012 consid. 2.2). De plus, la recourante ne prétend pas que ces auditions seraient difficiles à mettre en oeuvre. Force est ainsi de constater que la seconde condition posée par l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'est pas réalisée. Par conséquent, il y a lieu de déclarer le recours en matière civile irrecevable selon la procédure de l'art. 108 al. 1 let. a LTF.