Citation: 2P.136/2004 06.09.2005 E. A

X.________ a été engagé en 1965 par la Commune de Y.________ (ci-après: la Commune) et a travaillé comme secrétaire-caissier à partir de 1968. Il s'est trouvé en incapacité totale de travail dès le 8 juin 1993. Lors d'une séance tenue le 12 août 1993, le Président de la Commune a fait état de divers problèmes dans la gestion de la comptabilité; à cette occasion, il a indiqué à X.________ qu'il ne pouvait plus le laisser continuer à tenir la comptabilité de la Commune; il lui a, par ailleurs, demandé les clés de son bureau, son remplaçant en ayant besoin; il lui a également proposé de présenter sa démission, tout en insistant sur le fait que cette suggestion n'équivalait pas à un licenciement. X.________ a recouvré une capacité de travail de 50% dès le 4 octobre 1993 et de 100% dès le 3 janvier 1994. Il n'a toutefois jamais repris le travail. Il a atteint l'âge de la retraite en novembre 1994. Par courrier du 18 mars 1994, la Commune a fait savoir à X.________ qu'elle avait décidé de le licencier avec effet immédiat pour justes motifs. Le 28 mars 1994, l'intéressé a contesté cette mesure et demandé à la Commune de lui verser un montant de 97'217,55 fr. (prétentions salariales et indemnités à différents titres). Le 30 septembre 1994, X.________ a recouru contre le licenciement précité auprès du Conseil d'Etat du canton du Valais (ci-après: le Conseil d'Etat) qui a déclaré le recours irrecevable par décision du 5 avril 1995, confirmée par un arrêt rendu le 27 octobre 1995 par la Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-après: le Tribunal cantonal). Par arrêt du 5 septembre 1996, le Tribunal fédéral a admis le recours de droit public de X.________ contre l'arrêt du Tribunal cantonal du 27 octobre 1995 et annulé cet arrêt. Statuant le 26 mars 1997 sur le fond de la cause, le Conseil d'Etat a annulé le licenciement du 18 mars 1994, pour violation du droit d'être entendu de X.________. Le 29 août 1997, le Tribunal cantonal a rejeté le recours formé contre la décision du Conseil d'Etat du 26 mars 1997. Par décision du 5 novembre 2002 communiquée le 10 janvier 2003, la Commune a rejeté les prétentions pécuniaires émises le 28 mars 1994 par X.________ en tant qu'elles excédaient les indemnités pour perte de gain qui lui avaient été versées pour la période durant laquelle il avait été en incapacité de travail.