Citation: 6B_785/2021 E. 3.4

3.4. La cour cantonale a considéré que la culpabilité du recourant était importante et que la gravité des actes reprochés ne devait pas être relativisée. Il avait fait endurer un long calvaire à son épouse pour des motifs stupides et égoïstes, commettant une nébuleuse d'infractions dans sa vie conjugale. Il avait abusé de l'emprise qu'il avait sur l'intimée, de onze ans sa cadette, pour l'amener à se soumettre à son contrôle tyrannique en régentant tous les pans de sa vie privée pour lui faire subir diverses violences physiques et psychiques dès le début de leur vie commune. Seule la séparation des époux avait pu mettre un terme à ses agissements, lesquels s'étaient produits dans l'intimité du cadre familial, à l'abri des regards, au bénéfice des sentiments de honte et de culpabilité qu'il avait su instiller chez son épouse. En outre, le recourant n'avait eu de cesse, en cours de procédure, de nier en bloc toutes les accusations portées à son encontre et n'avait fait preuve d'aucune empathie vis-à-vis de son épouse, n'ayant absolument pas pris conscience de la gravité de ses actes. A sa décharge, outre ses importants problèmes de santé et son absence d'antécédents, la cour cantonale a tenu compte du fait qu'il s'occupait convenablement de sa fille. La juridiction précédente a considéré que, sous réserve de l'injure qui n'était passible que d'une peine pécuniaire et pour laquelle le recourant devait à juste titre être exempté de peine, une peine privative de liberté s'imposait pour sanctionner les autres infractions pour des motifs de prévention spéciale, quand bien même le casier judiciaire du recourant était vierge, car celui-ci n'avait aucunement pris conscience de la gravité de ses actes. Elle a retenu que l'infraction la plus grave était la contrainte sexuelle qui justifiait à elle seule une peine privative de liberté de 14 mois. Les effets du concours conduisaient à l'augmentation de cette peine de 8 mois - compte tenu des années de souffrance endurées par l'intimée - pour réprimer la contrainte (cf. let. B.e supra), de 2 mois pour sanctionner les menaces qualifiées, de 80 jours pour les lésions corporelles simples qualifiées, à raison d'un mois pour la lésion à la lèvre, d'un mois pour l'oeil au beurre noir et de 20 jours pour l'hématome au bras (cf. let. B.e supra), ainsi que de 10 jours pour les dommages à la propriété (cf. let. B.e supra). Le recourant devait ainsi être condamné à une peine privative de liberté de 27 mois.