Citation: 2A.129/2001 19.06.2001 E. 2

2.- a) Selon l'art. 9 al. 3 lettre c de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142. 20), l'autorisation d'établissement prend fin lorsque l'étranger annonce son départ ou qu'il a séjourné effectivement pendant six mois à l'étranger; sur demande présentée au cours de ce délai, celui-ci peut être prolongé jusqu'à deux ans. Pour faciliter l'application de cette disposition, le législateur a utilisé deux critères formels, en évitant ainsi de se fonder sur la notion de transfert de domicile ou de centre des intérêts, vu les difficultés d'interprétation que cela aurait entraîné (ATF 120 Ib 369 consid. 2c). En cas de séjour effectif de plus de six mois à l'étranger, l'autorisation d'établissement prend fin quels que soient les causes de cet éloignement et les motifs de l'intéressé. Ce délai n'est en principe pas interrompu lorsque l'étranger revient en Suisse avant son échéance non pas durablement, mais uniquement pour des séjours d'affaires ou de visite (ATF 120 Ib 369 consid. 2c à la fin et la jurisprudence citée). b) En l'espèce, le Tribunal administratif a constaté que les recourants ont quitté la Suisse le 31 août 1999, accompagnés de leur mère, pour n'y revenir que le 2 juillet 2000, après avoir suivi toute l'année scolaire 1999/2000 dans leur pays d'origine. Cette constatation n'apparaît pas manifestement inexacte ou incomplète et les recourants ne le prétendent d'ailleurs pas, raison pour laquelle elle lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 2 OJ). Il est vrai que, dans un premier temps, B.________ avait affirmé que sa présence à l'étranger pendant cette période n'avait pas été continue et qu'il était rentré assez régulièrement en Suisse pour des séjours temporaires. Il faut toutefois souligner que cette version des faits, qui apparaît en contradiction avec les déclarations faites le 18 juillet 2000 par son père, n'a pas été répétée au cours de la procédure, durant laquelle les intéressés n'ont pas discuté de la durée de leur absence. Toujours sur ce point, il faut ajouter que, tant devant la cour cantonale que devant le Tribunal fédéral, les recourants n'ont même pas fait valoir être revenus en Suisse pendant les vacances scolaires, ce qui, à la limite, aurait pu remettre en question le caractère permanent de la résidence à l'étranger. Aucune pièce au dossier ne permet par ailleurs de penser le contraire. Dès lors, force est d'admettre que les juges cantonaux n'ont pas violé le droit fédéral en estimant que les conditions, prévues par l'art. 9 al. 3 lettre c LSEE comme cause d'extinction des permis d'établissement délivrés le 5 février 1999 aux recourants, étaient remplies.