Citation: 9C_17/2022 E. 5.1

5.1. Dans un premier grief, le recourant reproche à la juridiction cantonale une violation de la maxime inquisitoire, en ce qu'elle aurait manqué d'ordonner une nouvelle expertise psychiatrique. A l'appui de son argumentation, il se réfère en premier lieu au rapport du docteur B.________. Celui-ci a évoqué l'hypothèse d'un trouble de l'attention et de l'hyperactivité, qui ne pouvait pas être en l'état évalué en raison de la charge médicamenteuse. Pour l'expert, il convenait que l'assuré se soumît à un sevrage complet afin de pouvoir conduire des examens complémentaires. Selon le recourant, l'office AI et, à sa place la juridiction cantonale, auraient ainsi dû le sommer de procéder à un sevrage avant d'effectuer une nouvelle évaluation psychiatrique, afin de déterminer l'influence du trouble évoqué sur sa capacité de travail. Contrairement à ce que soutient le recourant, l'expert psychiatre a indiqué que quand bien même un trouble de l'attention et de l'hyperactivité était diagnostiqué, cela n'aurait aucune conséquence sur la capacité de travail. Malgré les problèmes liés à cet hypothétique trouble, l'assuré avait en effet pu suivre des formations et assumer des activités tant professionnelles que privées. Il ressort donc des conclusions de l'expert, que la confirmation ou non du trouble en cause n'était pas déterminante sous l'angle de la capacité de travail. Une nouvelle expertise psychiatrique aux fins de diagnostiquer un éventuel trouble de l'attention et de l'hyperactivité chez le recourant ne s'avérait dès lors pas nécessaire, sans que l'on puisse reprocher au docteur B.________ de s'être contredit. Une sommation en vue d'un sevrage ne s'imposait pas non plus, ce que l'intimé a du reste expressément indiqué à l'assuré par courrier du 21 février 2020.