Citation: 4A_160/2021 E. 5.1

5.1. Dans ce cadre, les recourants font valoir une violation de leur droit d'être entendus (art. 29 al. 2 Cst.), respectivement de leur droit à la preuve au sens de l'art. 152 al. 1 CPC. Ils soulignent avoir requis la mise en oeuvre d'une expertise portant sur deux questions, dont une libellée ainsi: « Le protocole de prescription du Roaccutan (édicté dans le Compendium suisse des médicaments) est-il applicable dans le cas d'espèce ? », ce qu'il faudrait traduire par « est-il contraignant pour le médecin-prescripteur ? », ou bien « représente-t-il les règles de l'art applicables en matière de prescription? ». Or, le juge aurait refusé de poser cette question spécifique aux experts. Ce grief ne saurait prospérer. La cour cantonale l'avait déjà balayé par des motifs que les recourants n'évoquent pas, ce qui justifierait de déclarer le grief irrecevable. En tout état de cause, les considérations des juges cantonaux emportent l'adhésion. En effet, les experts ont cité le protocole de prescription en question dans les documents sur lesquels ils ont fondé leur expertise et ils ont par ailleurs répondu à la question susdite de manière parfaitement explicite, en donnant une réponse affirmative à la question 8 qui était libellée ainsi: " L'information sur les risques tératogènes du Roaccutane (Isotrétinoïne-Mepha) est-elle la seule obligation du médecin prescripteur lors de la remise dudit médicament à une femme en âge de procréer ? ". Les recourants n'ont dès lors pas matière à se plaindre.