Citation: 6B_83/2024 E. 1.2

1.2. Il sied de relever, à titre préliminaire, que dans un arrêt relativement récent, le Tribunal fédéral, notamment saisi de griefs fondés sur la violation du droit d'être entendu, a clairement excepté du devoir de documentation déduit de l'art. 76 CPP les moyens développés en plaidoirie (arrêt 1B_323/2022 du 27 septembre 2022 consid. 2.1). Or, le recourant ne discute pas ce précédent et n'explique pas ce qui imposerait de s'en écarter dans la perspective de l'application du droit fédéral, partant en quoi celui-ci serait violé. Les développements au long desquels il ne se réfère à aucune règle conventionnelle ou constitutionnelle et n'expose pas précisément non plus quel principe supérieur aurait été violé ne répondent manifestement pas aux exigences de motivation accrues précitées. Le recourant se prévaut certes de son " droit d'être entendu ". Cette expression recouvre cependant nombre de garanties de procédure distinctes et d'essences différentes (même si elles participent toutes du droit à un procès équitable) telles que, notamment, le droit de prendre part à l'instruction, celui d'offrir des preuves ou encore de consulter le dossier; il n'incombe pas au Tribunal fédéral, confronté à des griefs dépourvus de toute précision, de tenter de rechercher quel moyen le recourant a pu vouloir invoquer. Le recourant, qui est assisté, n'explique pas s'il entend se prévaloir de son droit à consulter le dossier ou de celui à une décision suffisamment motivée, susceptibles tous deux d'entrer en considération dans ce contexte (cf. arrêt 6B_536/2014 du 5 janvier 2016 consid. 2.4). Il ne soutient pas plus expressément qu'il aurait été dans l'impossibilité, en raison du changement de défenseur intervenu au stade du recours en matière pénale, de contrôler que tous les moyens plaidés en appel ont été traités par la cour cantonale et que son ancien avocat d'office aurait refusé toute collaboration dans cette perspective. Il ne tente pas de démontrer non plus que les indications figurant dans l'arrêt cantonal (qui est intégré logiquement et physiquement au procès-verbal de l'audience d'appel, avec lequel il est paginé sans solution de continuité) au sujet des contestations qu'il a émises en deuxième instance seraient insuffisantes pour restituer les éléments essentiels de sa plaidoirie en appel (v. jugement sur appel, consid. 4.1, consid. 5, consid. 6.1 et consid. 7.3). Enfin, le recourant se borne à conclure de ce moyen qu'il devrait entraîner l'annulation du jugement d'appel et le renvoi de la cause à la cour cantonale afin qu'elle répète cette audience. Il perd toutefois de vue que même une éventuelle insuffisance du procès-verbal au regard des exigences de l'art. 76 CPP n'entraînerait pas nécessairement l'annulation d'opérations de procédure telles qu'une audience d'appel, mais qu'une sanction de cet ordre n'a de sens qu'autant que l'influence sur la procédure d'une éventuelle violation du droit d'être entendu, qui ne constitue pas une fin en lui-même, soit perceptible (cf. ATF 147 III 586 consid. 5.2.1; 143 IV 380 consid. 1.4.1). En l'absence de toute esquisse d'une démonstration d'un tel effet, le moyen est, faute d'une motivation suffisante, irrecevable sous cet angle également.