Citation: 7B_343/2023 E. 2.2

2.2. Le recourant fait tout d'abord grief à la cour cantonale d'avoir examiné d'office la question de la prescription des faits dénoncés. Certes, la problématique liée à la prescription de l'action pénale n'a pas été abordée par le Ministère public, qui a refusé d'entrer en matière sur la plainte pénale du recourant pour d'autres raisons (cf. let. A.b supra). Cela étant, le recourant perd de vue que l'autorité de recours dispose d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit (cf. art. 393 al. 2 CPP; arrêt 7B_355/2023 du 30 juillet 2024 consid. 2.2.3 et les arrêts cités) et qu'elle n'était dès lors pas liée par la motivation du Ministère public. En tout état, la survenance de la prescription de l'action pénale doit être prise en compte d'office à chaque stade de la procédure, y compris lors de la procédure de recours devant le Tribunal fédéral (ATF 139 IV 62 consid. 1; 129 IV 49 consid. 5.4; 116 IV 80 consid. 2a). Partant, la cour cantonale était fondée à examiner d'office si la prescription de l'action pénale était acquise pour les infractions dénoncées et, partant, si une entrée en matière sur la plainte pénale du recourant était d'emblée exclue pour cette raison.