Citation: 2D_18/2024 E. 1.1

1.1. Selon l'art. 83 let. c ch. 6 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers qui concernent le déplacement de la résidence dans un autre canton, même si la personne étrangère dispose d'un droit au changement de canton (arrêts 2C_996/2021 du 9 décembre 2021 consid. 3; 2C_99/2021 du 10 novembre 2021 consid. 1.2; 2C_1115/2015 du 20 juillet 2016 consid. 1.3.1 et les arrêts cités), peu importe qu'elle puisse déduire un tel droit d'un accord d'établissement conclu entre la Suisse et un autre État (arrêts 2C_140/2010 du 17 juin 2010 consid 2.3; 2C_886/2008 du 4 mai 2009 consid. 2; cf. en l'occurrence, l'Accord du 14 septembre 1950 entre le Conseil fédéral suisse et le gouvernement fédéral autrichien concernant des arrangements complémentaires réglant les conditions d'établissement des ressortissants des deux États [RS 0.142.111.631.1]). Dans ce cas, seule la voie du recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 LTF), pour violation des droits constitutionnels (art. 116 LTF), est ouverte. Le législateur a en effet considéré que l'accès au Tribunal fédéral par une autre voie de recours que celle du recours constitutionnel subsidiaire n'était pas nécessaire, étant donné qu'en cas de refus de changement de canton, le maintien du droit de séjour de la personne étrangère en Suisse n'est en principe pas remis en cause, dans la mesure où son titre de séjour continue d'être valable sur le territoire du canton qui le lui a délivré (cf. art. 66 de l'ordonnance du 24 octobre 2007 relative à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative [OASA; RS 142.201]; arrêts 2C_99/2021 précité consid. 1.2; 2C_1115/2015 précité consid. 1.3.1 et les arrêts cités). C'est donc à juste titre que l'intéressé a déposé un recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 LTF).