Citation: 5A_1016/2017 E. 5.2

5.2. La recourante conteste d'abord avoir donné l'autorisation de poser les éléments dont elle sollicite l'enlèvement avant le commencement des travaux de la villa. Elle invoque à cet égard une violation des art. 229 CPC et 8 CC, prétendant en substance que l'intimée n'aurait jamais allégué (art. 229 CPC) ou du moins prouvé (art. 8 CC), s'être vu céder l'autorisation de construire octroyée aux précédents propriétaires de la parcelle n o 4187. Son argumentation en droit se recoupe avec celle développée en fait. La demande d'autorisation complémentaire déposée par les époux C.________ faisait état de l'installation de panneaux solaires; les enquêtes ont par ailleurs démontré que les sorties de ventilation y figuraient également, ce que la recourante ne conteste pas; il est ensuite avéré que, moyennant notamment l'inscription définitive de la servitude n o 77313, la recourante a retiré son opposition à cette dernière autorisation. Ce faisant, l'intéressée a en conséquence validé la pose des installations susmentionnées. La recourante paraît ensuite méconnaître les effets mêmes de l'autorisation de construire: si cette autorisation de police est certes en principe personnelle, elle est néanmoins liée à un bien-fonds et non pas à la personne du propriétaire, ce qui lui confère un caractère réel. Le transfert de l'immeuble entraîne dès lors le transfert de l'autorisation (ZEN-RUFFINEN/GUY-ECABERT, Aménagement du territoire, construction, expropriation, 2001, n. 476; HÄFELIN/ MÜLLER/UHLMANN, Allgemeines Verwaltungsrecht, 7 e éd. 2016, n. 2660), circonstance expliquant que l'éventuelle " cession " des autorisations de construire n'ait au demeurant logiquement jamais prêté à discussion en cours de procédure. Le grief de la recourante tombe ainsi manifestement à faux.