Citation: 6B_1010/2023 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a relevé que le recourant avait déjà fait l'objet d'une expertise psychiatrique dans le cadre de la procédure pénale qui avait abouti à sa condamnation du 31 mars 2015. Un rapport d'expertise avait été rendu le 29 août 2012 et complété le 14 novembre 2012. Les experts avaient constaté que le recourant présentait un trouble mixte de la personnalité qu'ils avaient qualifié d'important. Ils avaient expliqué que ce trouble se caractérisait par des traits obsessionnels (perfectionnisme, méticulosité, conformisme, froideur, éventuellement rigidité et entêtement) et paranoïaques (caractère soupçonneux et méfiant, doutes répétés sur la fidélité de son épouse et une tendance à surévaluer sa propre importance en ne se mettant jamais en cause, rejet de la faute ou de la responsabilité sur l'autre). Les experts avaient également constaté l'existence d'un trouble de l'adaptation qui n'existait plus lors de l'expertise, mais était présent au moment des faits faisant l'objet de la procédure pénale. Ces spécialistes avaient émis l'avis que le trouble de la personnalité du recourant influençait ses cognitions, émotions et comportements dans sa vie quotidienne et altérait sa faculté de s'adapter lorsque des circonstances de vie survenaient. Ils avaient considéré qu'au moment des faits, la capacité cognitive du recourant était conservée, mais que sa capacité de se déterminer par rapport à cette appréciation était relativement restreinte. À la lecture de ces rapports d'expertises, dont les conclusions n'avaient pas été contestées, la cour cantonale s'est estimée suffisamment renseignée sur les troubles du recourant et l'incidence de ces troubles sur sa personnalité et sa capacité à retrouver un éventuel emploi. Pour le reste, le recourant n'alléguait pas que les circonstances se seraient modifiées depuis la première expertise, de sorte qu'il n'était pas nécessaire d'ordonner une nouvelle expertise ou un complément à la précédente.