Citation: 1B_288/2015 E. 1.1.2

1.1.2. Lorsqu'en revanche une pièce est écartée du dossier, le recours immédiat contre cette décision peut être ouvert si les droits de la défense s'en trouvent irrémédiablement atteints ou si la décision ne peut plus être remise en cause ultérieurement. Tel peut être le cas lorsque le moyen de preuve doit être détruit (cf. par exemple les art. 248, 271 al. 3, 277 et 289 al. 6 CPP) ou lorsqu'il est susceptible de s'altérer ou de disparaître (cf. art. 394 let. b CPP). Il incombe au recourant d'alléguer, en vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les faits permettant de démontrer l'existence d'un préjudice irréparable lorsque celui-ci n'est pas d'emblée évident. Comme le relève la cour cantonale, la restitution du matériel informatique a déjà fait l'objet d'une ordonnance du Ministère public confirmée successivement en instance cantonale, puis fédérale (arrêt 1B_11/2015 du 13 mai 2015). Ce dernier arrêt retient que l'existence d'un préjudice irréparable n'est pas démontrée. Il en va de même s'agissant du ticket de caisse dont le recourant n'indique pas pour quel motif il devrait être maintenu au dossier.