Citation: C 60/05 18.04.2006 E. 1

A.b Le 7 août 2002, l'ORP a assigné à l'intéressée une place de directrice/gérante avec formation auprès de «X.________ SA», succursale de Y.________. D.________ n'a pas présenté sa candidature en raison des déplacements trop longs et trop coûteux entre son domicile et le lieu de travail. Elle a rappelé dans sa détermination du 8 octobre 2002 qu'elle n'était disponible qu'entre 7h00 et 18h00, devant s'occuper en soirée de son enfant âgé de dix ans. Elle estimait par ailleurs que le salaire n'était pas convenable. Par décision du 28 octobre 2002, l'ORP a prononcé une deuxième suspension du droit de l'assurée à l'indemnité durant 31 jours, au motif qu'elle avait refusé un emploi convenable. Le Service de l'emploi a confirmé cette suspension le 29 août 2003. A.c Pour la troisième fois le 29 octobre 2002, l'ORP a sanctionné l'intéressée en suspendant son droit à l'indemnité pour une période de 7 jours. Il a considéré que les recherches d'emploi effectuées le mois précédent étaient insuffisantes. Le Service de l'emploi a confirmé cette décision le 14 juillet 2003. A.d Le 6 mars 2003, l'ORP a enjoint à D.________ de participer à un emploi temporaire subventionné. Il lui a fait parvenir deux propositions de poste comme responsable de cafeteria ou sommelière auprès de Z.________. L'assurée a commencé à travailler le 1er avril 2003, mais a cessé toute activité le soir même. Elle a déclaré ne pas vouloir trier des déchets, mais être disposée à suivre cette mesure si on lui proposait un poste convenable. Le 3 septembre 2003, l'ORP a prononcé une quatrième suspension du droit de l'intéressée à l'indemnité de chômage pendant 16 jours pour avoir abandonné une mesure relative au marché du travail. Cette sanction a été confirmée par le Service de l'emploi le 23 juin 2004. A.e Au mois d'août 2003, D.________ a refusé une place de sommelière dans un restaurant-pizzeria, au motif que l'employeur n'aurait pas voulu adapter les horaires de travail. Elle aurait dû ainsi être présente de 14h00 à 0h00 une semaine sur deux, ce qui selon elle n'était pas convenable, compte tenu de sa situation personnelle. Elle a rappelé à l'ORP qu'elle devait toujours garder son fils le soir, car son mari travaillait. Elle a par ailleurs ajouté que le poste ne correspondait pas à ses qualifications. Considérant qu'elle avait refusé un emploi convenable, l'ORP a, pour la cinquième fois le 12 septembre 2003, suspendu le droit de l'assurée à l'indemnité de chômage durant 45 jours. Le 24 juin 2004, le Service de l'emploi a rejeté l'opposition formée par l'intéressée contre cette décision. A.f Le 4 novembre 2003, D.________ a été assignée par l'ORP à suivre une mesure relative au marché du travail. Le poste envisagé en premier lieu ayant été repourvu, le Service social et du travail de Lausanne (ci-après: le SST), bureau chargé de l'organisation des emplois temporaires subventionnés, devait encore mettre sur pied ladite mesure. Il a d'abord voulu attribuer à l'assurée le poste d'assistante de restauration dans un établissement médico-social, mais l'a finalement placée auprès du Groupe romand W.________, pour la même fonction. Le SST a organisé un rendez-vous entre l'intéressée et un responsable de W.________, auquel celle-ci ne s'est pas rendue. Elle a refusé le poste et fait parvenir à l'ORP un certificat médical, selon lequel son état psychologique ne lui permettait pas d'entreprendre une quelconque activité en relation avec des personnes âgées (certificat établi le 5 décembre 2003 par le docteur K.________, spécialiste FMH en médecine générale). Par décision du 23 janvier 2004, l'ORP a prononcé une sixième suspension du droit de D.________ à l'indemnité pendant 31 jours, au motif qu'elle ne s'était pas présentée à une mesure de marché du travail. Le 15 juin 2004, l'assurée a transmis au Service de l'emploi un deuxième certificat médical établi la veille par le docteur K.________. Celui-ci attestait que sa patiente ne pouvait pas travailler au contact de personnes atteintes de troubles psychologiques. Le Service de l'emploi a confirmé la décision de l'ORP (décision sur opposition du 28 juin 2004).