Citation: 4A_45/2020 E. A

A.a. Par acte authentique du 16 décembre 2008, B.________ a vendu à A.________ deux parts d'étages - correspondant à deux appartements - d'une parcelle sise à... (VS), pour le prix de 1'300'000 fr. La clause 6 du contrat de vente avait la teneur suivante: " Les frais d'acte, débours et émoluments relatifs à la vente sont à la charge de l'acquéreur. Les parties déclarent avoir été informées par le notaire sur les aspects fiscaux du présent acte, ainsi que sur les émoluments et les frais d'enregistrement. Le notaire donne toutefois lecture aux parties des termes de l'article 55 de la Loi cantonale sur le notariat du 15 décembre 2004. Il est toutefois relevé que les éventuels impôts sur les gains immobiliers sera [sic] payé par l'acquéreur, à l'entière décharge du vendeur. " A.b. Pour traiter ses affaires fiscales, et notamment sa déclaration d'impôt sur les gains immobiliers, B.________ a mandaté la Fiduciaire X.________ SA. A.________ fait partie de l'équipe dirigeante du groupe international xxx, lequel compte quatre sociétés en Suisse dont la fiduciaire précitée. Le 27 janvier 2010, le Service des contributions du canton du Valais a notifié à B.________ une décision de taxation d'un montant de 111'590 fr. 40 relative au gain immobilier réalisé à l'occasion de cette vente. X.________ SA a formé réclamation contre cette taxation. A.c. Parallèlement, un désaccord est survenu entre A.________ et B.________ au sujet d'une autre affaire. Les relations des parties se sont alors dégradées. A.d. Le 25 juin 2010, le Service des contributions a annulé la taxation et accepté d'imposer le bénéfice de la vente immobilière de décembre 2008 dans le cadre de la taxation ordinaire sur le revenu, ce qui ouvrait la possibilité pour la contribuable de porter en déduction d'éventuelles pertes réalisées dans d'autres opérations immobilières. Le 3 novembre 2010, X.________ SA a toutefois résilié le mandat qui la liait à B.________ en faisant valoir qu'elle était dans l'impossibilité d'obtenir des éléments nécessaires à l'établissement des déclarations fiscales vaudoise et valaisanne de l'année 2008. A.e. B.________ a alors mandaté la Fiduciaire Z.________ SA pour gérer son dossier fiscal. A.f. Par courrier du 23 juillet 2012, cette fiduciaire a demandé au Service des contributions de revenir sur sa décision du 25 juin 2010 et de considérer le bénéfice de la vente immobilière comme un rendement de la fortune privée soumis à l'impôt sur les gains immobiliers plutôt que comme un bénéfice découlant d'une opération professionnelle soumis à l'impôt ordinaire sur le revenu. Elle relevait que sa cliente et son époux n'avaient jamais été actifs dans l'immobilier et que les immeubles dont ils avaient été propriétaires par le passé avaient toujours été considérés comme des éléments de leur fortune privée imposés dans le cadre de l'impôt sur les gains immobiliers. Le 8 novembre 2012, le Département des finances du canton du Valais a adressé à B.________ une facture de 141'273 fr. 90 relative à l'impôt sur les gains immobiliers. A.g. Le lendemain, Z.________ SA a communiqué ce décompte à A.________ en l'invitant à régler le montant précité dans les 30 jours. Le destinataire n'a pas réagi à ce courrier. A.h. Le 21 janvier 2013, B.________ a fait notifier un commandement de payer le montant de 141'409 fr. 35 à A.________, qui a formé opposition totale. La poursuivante s'est vu refuser la mainlevée provisoire au motif que la dette censée reconnue dans l'acte notarié n'étant pas aisément déterminable. A.i. Lors de la prise de possession des appartements par l'acheteur, des meubles appartenant à B.________ s'y trouvaient encore. L'acquéreur a refusé de les restituer à la prénommée nonobstant plusieurs interpellations.