Citation: 8C_267/2023 E. 7.1

7.1. Le recourant reproche encore à la cour cantonale de ne pas avoir constaté que la doctoresse B.________ avait ignoré des éléments invalidants de nature clinique et diagnostique, et que son expertise était viciée pour ce motif. En passant sous silence les griefs émis par le recourant à ce propos, les juges cantonaux auraient en outre violé son droit d'être entendu. L'experte aurait notamment indiqué à tort que le recourant entretenait de bonnes relations avec sa mère, et n'aurait pas fait mention de ses difficultés à l'école, en particulier du harcèlement scolaire dont il aurait fait l'objet et qui aurait contribué au développement d'une personnalité schizoïde. Afin de prouver que l'experte n'avait pas retranscrit correctement ses déclarations, le recourant aurait requis auprès du tribunal cantonal l'audition de sa mère. Or cette réquisition de preuve n'aurait même pas été mentionnée dans l'arrêt attaqué. Par ailleurs, l'experte aurait retenu de manière erronée que le recourant ne souffrait d'aucun symptôme de persécution ni d'aucune discordance idéo-affective, et qu'aucun traitement médicamenteux n'avait été prescrit, écartant ainsi le trouble de la personnalité schizoïde, pourtant attesté par le docteur C.________. Le recourant soutient qu'à l'inverse, les rapports de celui-ci seraient exempts d'incohérences, contrairement à ce qu'a retenu la juridiction cantonale. Les juges fribourgeois se seraient du reste livrés à des appréciations médicales échappant à leur domaine de compétence, en constatant que des manifestations d'angoisse et d'anxiété semblaient peu compatibles avec les traits typiques d'un trouble schizoïde, et que l'isolement social du recourant relevait d'une problématique psychosociale ainsi que d'une addiction aux jeux vidéos. Au terme de plusieurs examens cliniques, le docteur C.________ aurait diagnostiqué un trouble de la personnalité schizoïde sur la base de symptômes qu'il a décrits. Il aurait précisé l'impact de cette affection - à l'origine d'un délire persécutoire - sur la capacité de travail du recourant. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, l'instance précédente aurait dû ordonner la mise en oeuvre d'une expertise judiciaire.