Citation: 1C_291/2009 29.07.2009 E. 5

Le recourant soutient enfin ne pas avoir été traité par le Syndicat de la même manière que les autres propriétaires et dénonce une violation du droit à l'égalité devant la loi ancré à l'art. 8 al. 1 Cst. Il n'a nullement fait valoir un tel grief à l'appui de son recours cantonal. La jurisprudence fait une exception à la règle de l'épuisement des instance cantonales exprimée à l'art. 80 al. 1 LTF et admet la recevabilité des moyens de droit soulevés pour la première fois devant le Tribunal fédéral lorsque l'autorité cantonale de dernière instance disposait d'un libre pouvoir d'examen et devait appliquer le droit d'office, pour autant qu'ils ne se confondent pas avec l'arbitraire et que leur invocation ne soit pas contraire à la règle de la bonne foi (cf. arrêt 1C_251/2007 du 3 mars 2008 consid. 4; cf. Message du 28 février 2001 concernant la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale, FF 2001 p. 4123). Le grief d'inégalité de traitement est distinct de celui de l'arbitraire. Le Président de la Chambre administrative examine en principe librement les questions de droit sans être limité aux moyens que les parties invoquent (art. 122 et 142 CPA/JU). En matière de mesures provisionnelles, il procède toutefois à un examen sommaire des questions de fait et de droit. Par ailleurs, le Tribunal fédéral fait preuve d'une grande retenue dans ce domaine, assimilable à un contrôle sous l'angle de l'arbitraire. Dans ces conditions, il est douteux que de nouveaux moyens de droit puissent être allégués à l'appui du présent recours. Cette question peut demeurer indécise ainsi que celle relative à la bonne foi. En effet, le recourant ne se plaint pas du fait que le Syndicat aurait renoncé à obliger d'autres propriétaires se trouvant dans le même cas que lui de tolérer les travaux de raccordement à une chambre de connexion située sur leur parcelle. Il lui reproche en fait d'avoir favorisé sans raison les propriétaires situés en aval de leur parcelle en leur permettant de se raccorder sur leur propre conduite sans constitution préalable d'une servitude en faveur de leur parcelle. Ce grief se confond donc avec celui pris d'une atteinte inadmissible à leur propriété. Etant donné que l'intervention du Syndicat pouvait se justifier au regard de l'art. 113 al. 1 LUE, au terme d'un examen sommaire, une inégalité de traitement n'entre pas en considération.