Citation: U 388/04 16.02.2006 E. 3

3.1 Se référant à la nombreuse documentation médicale au dossier, les premiers juges ont retenu que l'accident du 13 avril 1999 n'avait causé aucune atteinte organique chez la recourante et que ses douleurs cervicales et occipitales, résultant de troubles somatoformes douloureux, étaient d'origine exclusivement psychique. Ils ont ensuite admis l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'atteinte psychique et l'événement accidentel, et examiné la question du lien de causalité adéquate en application de la jurisprudence publiée à l'arrêt ATF 123 V 99, considérant, en bref, que si l'entorse cervicale et le traumatisme crânien ont pu être des éléments déclencheurs dans le développement du processus douloureux, l'évolution défavorable de l'état de santé de P.________ procédait avant tout de facteurs psychiques. Jugeant, enfin, que les critères développés par le Tribunal fédéral des assurances en matière de troubles psychiques consécutifs à un accident de gravité moyenne n'étaient pas remplis en l'espèce, ils en ont déduit que le cas de l'assurée n'engageait plus la responsabilité de l'assureur-accidents. 3.2 Pour la recourante, la juridiction cantonale aurait méconnu la nature (physique) de ses troubles douloureux. En effet, tous les médecins consultés étaient unanimes pour reconnaître que ceux-ci étaient directement liés au traumatisme qu'elle avait subi lors de son accident de la circulation. Et si elle présentait une atteinte psychique en sus (un état dépressif anxieux réactionnel), la raison principale en était la présence persistante desdits troubles douloureux. L'analyse du caractère adéquat du lien de causalité devait donc se faire sur la base des critères posés dans l'arrêt ATF 117 V 366. Or, l'application de ces critères ne pouvait que conduire à la reconnaissance du lien de causalité adéquat. Etaient notamment réunis le critère des circonstances concomitantes particulièrement dramatiques ou le caractère particulièrement impressionnant de l'accident, celui des douleurs persistantes, de la durée anormalement longue du traitement médical, ainsi que du degré et de la durée particulièrement longue de l'incapacité de travail. Aussi, l'intimée devait-elle répondre de ses atteintes à la santé, respectivement de son incapacité de travail, au-delà du 31 janvier 2003.