Citation: B 58/99 31.03.2000 E. 1

entraînent tout au plus une incapacité de travail de 30 % depuis 1993 (rapport du 21 avril 1999); que dans la mesure où le moment auquel ces troubles ont provoqué une incapacité de travail ne coïncide pas avec les périodes d'affiliation du recourant à l'institution de prévoyance intimée, celle-ci n'a pas à en répondre, confor- mément à l'opinion des premiers juges; qu'en revanche, on ne saurait suivre ces derniers lorsqu'ils considèrent que l'intimée n'est pas non plus tenue à prestation pour les troubles d'origine psychique dont est atteint le recourant, au motif que ceux-ci "n'ont certainement pas débuté durant la période mars-avril 1994 (mais) remontent assurément plus haut dans le temps"; qu'en effet, ce n'est pas l'apparition des troubles comme telle qui constitue l'événement assuré au sens de l'art. 23 LPP, mais bien la survenance d'une incapacité de travail d'une certaine importance; que selon le docteur K.________, psychiatre, l'incapa- cité de travail du recourant est totale en raison des troubles psychiques qu'il présente (personnalité para- noïaque, trouble délirant persistant, folie simultanée, trouble anxieux et dépressif); que dans son rapport du 8 mars 1999, ce médecin ne précise toutefois pas quand cette incapacité de travail a débuté; qu'il se contente de mentionner que "la décompensation de ces dernières années a été déclenchée et alimentée par une querelle de voisinage", en ajoutant que "c'est depuis 1994 que les choses ont empiré pour Monsieur D.________ : (sa) voisine a insulté sa femme et ses enfants, est venue sonner à la porte tard le soir, puis elle a déposé plainte sur plainte contre Monsieur D.________ (...) "; qu'il n'est ainsi pas possible, en l'état, de savoir si le recourant était affilié à l'intimée au moment déter- minant de la survenance de l'incapacité de travail dont la cause est à l'origine de l'invalidité; qu'il se justifie par conséquent d'annuler le jugement entrepris et de renvoyer une seconde fois la cause à la juridiction cantonale afin qu'elle mette en oeuvre une expertise médicale visant à déterminer à partir de quel moment les troubles psychiques du recourant ont provoqué chez lui une incapacité de travail d'une certaine importan- ce; que par ailleurs, il ressort du dossier AI que le recourant a également sollicité des prestations de la part de la fondation de prévoyance Winterthur Columna à laquelle il était affilié lorsqu'il travaillait au service de l'en- treprise S.________ SA (soit du 13 février 1989 au 28 février 1993); qu'il serait dès lors utile de connaître la position de cette fondation de prévoyance avant de trancher le pré- sent litige; que le recours est bien fondé dans cette mesure,