Citation: 7B_230/2025 E. 2.6

2.6. Cela étant, l'état délirant du recourant semble s'être atténué grâce à son traitement médicamenteux, qu'il a indiqué vouloir poursuivre (cf. ses auditions par le TMC et par la police le 19 décembre 2024, respectivement le 7 janvier 2025 [arrêt entrepris, p. 12 et 13 s.]). Cette évolution est toutefois récente et doit s'inscrire dans la durée, afin de pouvoir s'assurer de son efficacité au point de diminuer le risque de passage à l'acte. Le recourant ne paraît en outre pas insensible à toute injonction de l'autorité puisque, le jour de son arrestation le 12 novembre 2024, il s'est présenté en compagnie de son amie à l'Hôtel de police, après qu'un mandat d'arrêt et d'amener avait été émis à son endroit le 8 novembre 2024. De plus, les experts préconisent, pour limiter le risque de récidive, la mise en place d'un traitement ambulatoire psychiatrique et psychothérapeutique à titre de mesures de substitution à la détention provisoire. À la lumière de ces éléments, l'autorité précédente doit être suivie en tant qu'elle a considéré que la mise en place de mesures de substitution, telles qu'ordonnées dans l'arrêt entrepris (traitement ambulatoire psychothérapeutique et psychiatrique, assorti d'une médication; assistance de probation; obligation d'annoncer au thérapeute et à l'OSAMA tout changement dans sa sphère intime; disposer d'un logement fixe; maintien des activités pro-sociales; annonce auprès de l'OSAMA et de la direction de la procédure d'un départ à l'étranger; interdiction de posséder des armes), permettrait de prévenir un potentiel passage à l'acte. En effet, ces mesures de substitution, qui sont moins contraignantes que la détention, qui s'inscrivent dans la logique du suivi thérapeutique souhaité par le recourant (cf. arrêt entrepris, p. 25 qui se réfère au courrier de l'avocat du recourant du 3 février 2025) et qui suit les recommandations de l'OSAMA, apparaissent nécessaires pour préserver la sécurité d'autrui, tout en respectant le principe de la proportionnalité, ce d'autant que ces mesures ont été ordonnées pour une durée réduite, soit jusqu'au 6 mars 2025, afin que les experts puissent se prononcer sur la question complémentaire du risque de passage à l'acte (cf., sur la question de la durée de la détention en cas de risque de passage à l'acte, arrêt 7B_49/2024 du 2 février 2024 consid. 4).