Citation: 1C_443/2023 E. A

Le 8 août 2018 vers 05h00, A.________, née en 1993, est sortie d'une discothèque dans le canton de Genève avec trois de ses amies. Elles ont alors vu un homme agresser une femme, la poussant dans les escaliers et lui assénant des coups de pied et de poing. La prénommée et ses amies ont cherché à porter secours à cette femme, mais ont alors été prises à partie par un groupe de cinq jeunes gens, qui les ont à leur tour agressées en leur donnant des coups de pied, de poing et de béquille. À la suite de l'intervention de passants, les agresseurs ont pris la fuite. A.________ a reçu des coups de pied à la tête, à l'épaule et aux côtes. Le jour de l'agression, elle s'est rendue aux Hôpitaux universitaires de Genève (ci-après: HUG) où elle a subi des examens, le Ministère public genevois ayant ordonné une expertise. Il ressort du rapport établi par les HUG le 12 septembre 2018 que l'examen physique de l'épaule gauche n'a pas mis en évidence de troubles neuro-vasculaires et a montré une mobilisation complète, avec toutefois une discrète douleur au niveau de l'articulation acromio-claviculaire, sans touche de piano ainsi qu'une tête humérale "sensible"; il est aussi fait mention d'un hématome de 5 cm de diamètre au niveau de la partie latérale de la tête humérale, sans laxité au niveau de l'articulation acromio-claviculaire; le reste de l'examen clinique était sans particularité; vu l'absence de signe de gravité, la patiente a pu regagner son domicile le jour même avec un arrêt de travail pour une durée de 11 jours.