Citation: 2C_391/2024 E. 5.5

5.5. Il reste à déterminer si la Cour de justice a nié le cas de force majeure au sens de l'art. 16 al. 1 LPA/GE de façon soutenable. En l'occurrence, devant la Cour de justice, le recourant a produit un certificat médical du 27 juillet 2023 attestant d'une incapacité de travail totale du 1er au 31 juillet 2023, ainsi qu'un certificat médical du 25 avril 2024 évoquant des troubles de la mémoire et de la concentration survenus presque un an auparavant, soit durant le mois de mai 2023. La Cour de justice a toutefois constaté au sujet de ces documents que ceux-ci n'attestaient pas que l'intéressé se serait trouvé dans un état tel qu'il l'empêchait de solliciter un tiers pour lui confier la tâche de mener à bien le renouvellement de ses autorisations. Le recourant se contente, sur ce point, de substituer sa propre appréciation à celle de l'instance précédente, sans démontrer, comme l'exige l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.2), pour quelles raisons cette dernière serait insoutenable. L'intéressé ne prétend par ailleurs pas avoir été malade durant le mois de juin, de sorte qu'il aurait pu prendre les dispositions nécessaires durant cette période, étant donné qu'il savait - ou aurait dû savoir (cf. supra consid. 4.2) - dès le 2 mai 2023 qu'il avait jusqu'au 31 juillet 2023 pour renouveler l'autorisation liée aux plaques GE xxx. Enfin, l'incapacité de travail totale du recourant a débuté le 1er juillet 2023, et n'est donc pas survenue peu avant l'expiration du délai (cf., dans le même sens, arrêt 2C_1212/2013 précité consid. 6.3). Enfin, il appartenait au recourant, dès la fin de son incapacité, de demander le renouvellement des plaques GE xxx, ce qu'il n'a fait, sa demande du 10 août 2023 ne renvoyant qu'aux plaques GE yyy.