Citation: 5A_882/2022 E. 3.1

3.1. Se basant sur un arrêt valaisan publié (RVJ 2018, p. 233), l'autorité cantonale a considéré que la partie défaillante était limitée dans ses allégations et ses offres de preuves à celles qui se rapportaient à des faits introduits par le demandeur aux débats principaux et qu'elle ne pouvait pas prendre de conclusions pour la première fois lors de ces débats, à moins que celles-ci ne découlassent directement de faits nouveaux introduits par le demandeur à cette occasion. Elle a relevé que ces principes étaient d'ailleurs expressément rappelés dans la citation à comparaître du 23 novembre 2018, le juge de district ayant à cette occasion encore précisé que l'audience était fixée en lien avec les conclusions de l'époux sur le partage des avoirs de prévoyance et sur la liquidation du régime matrimonial. De surcroît, contrairement à ce que soutenait l'épouse, le fait que dans l'arrêt cantonal précité (RVJ 2018, p. 233) les parties n'aient pas été convoquées aux débats principaux n'était pas déterminant. L'autorité précédente a ajouté que l'on ne discernait en outre pas en quoi le fait que le juge ait protocolé dans le procès-verbal les allégués et conclusions de l'épouse ou que l'époux n'ait pas recouru contre l'ordonnance de preuves serait pertinent pour juger de la recevabilité des allégués, pièces et conclusions, dès lors que le tribunal devait examiner d'office la recevabilité de ceux-ci. Par ailleurs, l'intéressée n'avait pas démontré que les conditions de l'art. 319 let. b CPC pour recourir contre le procès-verbal ou l'ordonnance de preuves étaient données. C'était ainsi en vain qu'elle tentait, sur la base de l'art. 223 al. 2 CPC, d'accorder à la tenue des débats principaux un effet réparateur général permettant de pallier son défaut de réponse. L'autorité cantonale a encore considéré que le juge de district ne pouvait pas non plus se voir reprocher d'avoir violé l'art. 277 al. 2 CPC, en tant que cette disposition ne faisait qu'imposer au juge d'aviser les parties lorsqu'il manquait des pièces nécessaires pour statuer sur les conséquences patrimoniales du divorce. Ce devoir se limitait toutefois aux pièces qui étaient nécessaires à la preuve de faits allégués. Autrement dit, cette disposition visait uniquement à corriger des offres de preuve insuffisantes et n'avait pas pour but de faire procéder à une amélioration lorsqu'une partie n'avait pas suffisamment formulé, respectivement n'avait pas formulé du tout comme ici, des allégués de fait concernant les conséquences patrimoniales du divorce (cf. arrêts 5A_18/2018 du 16 mars 2018 consid. 5; 5A_751/2014 du 28 mai 2015 consid. 2.3). Le juge de district n'avait donc pas à prendre en considération, sur la base de cette disposition, des pièces produites par l'épouse qui ne reposaient sur aucun fait valablement allégué. Enfin, l'autorité précédente a considéré que, conformément à la jurisprudence, la faculté pour une partie de prendre des conclusions, au même titre que celle de présenter des allégués ou proposer des moyens de preuve, était subordonnée au fait que la partie agisse dans les formes prescrites et en temps voulu. Défaillante en première instance, l'épouse ne pouvait pas déposer des conclusions pour la première fois lors des débats principaux, sous peine de contrevenir au principe de simultanéité qui imposait aux parties de présenter leurs prétentions lors de la phase d'échange d'écritures. Même à supposer que ses conclusions, en tant que telles, étaient recevables, elles seraient dépourvues de tout fondement, dès lors qu'elles ne reposeraient sur aucun allégué ni offre de moyens de preuve. L'autorité cantonale a ainsi estimé que c'était à juste titre que le juge de district n'avait pas tenu compte des conclusions en paiement d'une contribution d'entretien formulées par l'épouse lors des débats principaux.