Citation: 5A_6/2023 E. 3

La recourante se plaint de la violation des art. 8 CC et 296 al. 1 CPC. La cour cantonale aurait tenu pour établis des faits non prouvés et renoncé aux " investigations requises " afin de déterminer la situation financière des parties, notamment en lien avec les frais de logement de l'intimé. Elle se serait " acharn[ée] à trancher chaque élément en sa défaveur, en dépit du fait qu'elle ait fait preuve, au contraire de [l'intimé], de la plus grande transparence quant à sa situation effective ". En l'occurrence, la recourante perd de vue que si, au terme de l'appréciation des preuves, le juge parvient à la conviction - comme c'est le cas en l'espèce - qu'une allégation a été établie ou réfutée, la question de la répartition du fardeau de la preuve, de même que celle de la violation de la maxime inquisitoire, ne se posent plus, l'art. 9 Cst. étant alors seul en cause (cf. concernant l'art. 8 CC: ATF 141 III 241 consid. 3.2 et les références; arrêts 5A_53/2022 du 14 février 2023 consid. 4.1; 5A_182/2022 du 10 août 2022 consid. 6.2; concernant l'art. 296 al. 1 CPC: arrêts 5A_929/2022 du 20 février 2023 consid. 2.3.1; 5A_354/2016 du 22 novembre 2016 consid. 4.2.3; 5A_524/2014 du 21 août 2014 consid. 2.2). La recourante se plaignant également d'arbitraire dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves, ses griefs y relatifs seront examinés ci-après (cf. infra consid. 5-8).