Citation: 6B_974/2020 E. 1.2.1

1.2.1. Dans le cadre de l'arrêt 6B_984/2018 du 4 avril 2019, le Tribunal fédéral avait tenu pour conforme au droit fédéral la peine privative de liberté de 26 mois infligée au recourant par la Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral par jugement du 6 mars 2018 (cf. consid. 3.5). Néanmoins, en tant que, selon cette autorité, la peine, initialement fixée à 28 mois, devait être réduite de 2 mois " compte tenu de la durée de la procédure ", la motivation présentée dans le jugement attaqué ne permettait pas de saisir si cette réduction se justifiait en raison d'une violation du principe de célérité (cf. art. 5 CPP) - que le recourant avait dénoncée lors des débats - ou d'une prise en compte du temps écoulé depuis la commission des infractions (cf. art. 48 let. e CP). Ainsi, soit la Cour des affaires pénales avait entendu admettre une violation du principe de célérité et il apparaissait que sa motivation ne permettait pas de saisir dans quelle mesure celle-ci avait été prise en considération ni pourquoi ladite violation n'avait pas été inscrite dans le dispositif du jugement attaqué, soit l'autorité précédente avait omis de traiter le grief du recourant et avait, partant, commis un déni de justice formel. Devant cette imprécision, le jugement devait être annulé et la cause renvoyée à l'autorité précédente pour qu'elle complète sa décision à cet égard (cf. art. 112 al. 3 LTF; arrêt 6B_984/2018 précité consid. 6.2).