Citation: 7B_35/2025 E. 3.4.2

3.4.2. S'agissant de la situation du recourant et malgré ce qu'il soutient, elle n'a pas évolué depuis 2018; les quelques éléments qu'il avance à cet égard - soit sa prétendue capacité d'introspection, son âge et ses problèmes de santé - ne démontrent pas le contraire. En effet, toute modification de la situation du condamné ne justifie pas une nouvelle expertise: il faut encore que ces changements s'avèrent décisifs (cf. arrêts 7B_376/2024 du 29 mai 2024 consid. 2.3.2 in fine; 7B_96/2023 du 27 novembre 2023 consid. 4.2; 6B_72/2020 du 8 avril 2020 consid. 2.3; Maria Ludwiczak Glassey/Robert Roth/Vanessa Thalmann, in Commentaire romand, Code pénal I, 2e éd. 2021, n° 38 ad art. 56 CP). Or, s'agissant en particulier de la prétendue capacité d'introspection dont le recourant aurait fait preuve depuis 2018, il convient d'emblée de relever que la cour cantonale l'a qualifiée de "très limitée". Le recourant ne saurait ainsi s'y référer pour soutenir que sa situation aurait évolué positivement de façon significative. Tel apparaît d'autant moins être le cas que le recourant refuse toujours de suivre une thérapie orientée sur les infractions commises - soit le seul traitement préconisé par les experts pour réduire le risque de récidive - et que tous les psychiatres qui l'ont suivi depuis 2018 ont relevé que son influençabilité thérapeutique était faible, respectivement inexistante, à cause de sa persistance à nier les infractions commises et ses troubles. Il convient par ailleurs de relever que le recourant semble toujours les nier: il allègue, dans son recours, qu'il n'aurait "tué personne, ni causé de dommage irréversible à l'intégrité physique, psychique ou sexuelle d'autrui" et que, selon les thérapeutes, il ne "souffrirait d'aucun trouble mental" (cf. recours, p. 6 s.). Au vu de ce qui précède, la soi-disant capacité d'introspection qu'aurait développée le recourant en 6 ans ne fait pas apparaître l'expertise de 2018 comme obsolète. Il en va de même de son âge, 59 ans en 2018 et 65 ans en 2024, et de ses problèmes de santé, soit des maux de dos et une sténose aortique (arrêt attaqué nos 55.8 p. 20 et 56.4 p. 23) : le recourant ne saurait à cet égard se contenter de soutenir que ces éléments seraient "susceptible[s] d'avoir un impact sur le risque de récidive" sans aucunement le démontrer (recours, p. 5).