Citation: 5P.179/2002 01.07.2002 E. 1

A cette opinion, la recourante objecte qu'elle a demandé l'invalidation de la convention du 1er décembre 2000, que c'est à sa requête que les époux se sont engagés mutuellement à ne pas aliéner les biens entrant dans la liquidation du régime matrimonial - ce qui prouverait qu'elle revendiquait non seulement la copropriété des immeubles, mais sollicitait également une protection provisoire - et qu'elle craignait dès le début du litige pour ses prétentions. Ce faisant, la recourante ne s'en prend nullement aux motifs de l'autorité cantonale, dont elle ne démontre pas le caractère arbitraire. En effet, il ne suffit pas d'affirmer que, subjectivement, elle craint pour ses droits pour que l'appréciation des juges cantonaux puisse être qualifiée d'insoutenable. Lorsqu'elle invoque l'"énorme tension" existant entre elle et son mari, qui a conduit à son licenciement en dépit de la promesse que ce dernier avait faite devant le juge, la recourante ne démontre pas, faute d'éléments de fait concrets en relation avec la volonté de l'époux de faire disparaître ses biens pour se soustraire à ses obligations, que l'appréciation de la cour cantonale serait arbitraire. La cour cantonale a réfuté le grief tiré de la prétendue contradiction du premier juge - qui aurait affirmé que le mari "tient le couteau par le manche", tout en refusant à la femme la protection provisionnelle de ses droits - parce que les propos prêtés à ce magistrat ne ressortent pas du dossier et que la recourante n'a pas établi, à partir d'éléments contenus dans la décision attaquée, un quelconque arbitraire dans la constatation des faits ou l'application du droit. La recourante admet que ces propos ne résultent pas du dossier et réaffirme qu'ils ont été tenus, mais elle ne démontre pour autant aucun arbitraire; il ne suffit pas d'affirmer à cet égard qu'une telle conclusion s'impose, puisque l'épouse est la "partie faible".