Citation: 4A_288/2022 E. 4.3

4.3. C'est là un autre point que l'assuré voudrait remettre en question: la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant qu'il savait, dès sa première consultation en juillet 2018, que cette hernie pouvait nécessiter un traitement, suivant la manière dont elle évoluerait. Selon l'arrêt attaqué, le médecin avait déclaré à l'assuré en juillet 2018 qu'il n'existait pas d'indication opératoire; toutefois, les choses pouvaient évoluer, la hernie devenir symptomatique et un traitement entrer en considération à l'avenir. Ces éléments découlent du témoignage de ce praticien. Or, l'assuré n'accorde aucun crédit à ces propos, tenus près de trois ans après la consultation médicale. Ils contrediraient l'attestation rédigée par le même médecin le 9 décembre 2019, laquelle ne mentionne pas cette évolution. Cette lacune ne s'apparente pas à une contradiction, n'en déplaise à l'assuré. Quant au temps qui s'est écoulé entre la consultation et le témoignage, il n'est pas suffisamment important pour remettre en cause sa crédibilité, d'autant moins que le médecin s'est montré suffisamment affirmatif. En définitive, l'assuré échoue dans la démonstration d'un quelconque arbitraire, ce qui conduit à rejeter cette première branche de griefs.