Citation: 2C_991/2017 E. 6.2

6.2. Comme on l'a vu précédemment, le recourant a été condamné à deux reprises. Sur le vu de la gravité des infractions commises et de l'importance de la culpabilité, il convient de retenir que les arguments d'intérêt public en faveur de l'éloignement de Suisse du recourant sont clairs. Cet intérêt doit être mis en balance avec l'intérêt personnel du recourant à demeurer en Suisse. Il ressort de l'arrêt entrepris que le recourant, célibataire et sans enfant, est né en Suisse et a toujours vécu chez ses parents. S'il a fait partie d'une équipe de football jusqu'à ses 18 ans, il n'a pas mentionné un quelconque engagement sociétal postérieur. Sa situation financière est saine, n'ayant jamais émargé à l'aide sociale, ni fait l'objet de poursuites ou d'actes de défaut de biens. Il est au bénéfice d'une formation d'employé de commerce et a travaillé pour divers employeurs dans différents domaines. Ceux-ci se sont généralement montrés satisfaits des compétences professionnelles du recourant. Ces éléments plaident effectivement en faveur de la poursuite du séjour en Suisse. Toutefois, à l'instar de ce qu'a jugé le Tribunal cantonal, on doit retenir que le recourant ne présente pas une intégration telle qu'elle serait prépondérante par rapport à l'intérêt public tendant à éloigner un étranger condamné à cinq ans de peine privative de liberté pour meurtre. En outre, s'il faut reconnaître qu'un départ de Suisse ne sera assurément pas facile pour le recourant, force est quand même de relever que ce départ n'affectera aucune autre personne de sa famille, telle un enfant ou une épouse. De plus, le recourant, qui est jeune et en excellente santé, parle le portugais et pourra mettre à profit sa formation d'employé de commerce pour obtenir un travail dans son pays d'origine. Il y retrouvera d'ailleurs ses grand-parents qui pourront l'aider à s'installer lors de son arrivée et ainsi faciliter son intégration.