Citation: 6B_601/2015 E. 6.2

6.2. Le recourant conteste l'existence d'un surendettement. Le recourant revient à cet égard sur la manière dont la réévaluation du terrain et la poudre de cuivre ont été comptabilisées. Comme il le reconnaît, cette question est sans pertinence sur la détermination du surendettement. Le recourant se réfère pour le surplus à un " tableau " qu'il aurait versé " au dossier officiel " dont il ressort qu'un surendettement faisait en l'occurrence défaut (recours, p. 13). Un tel renvoi, sans plus de détail, à une pièce indéterminée d'un dossier volumineux est inadmissible. Le grief est irrecevable. Au demeurant, au vu des postes d'actifs et de passifs retenus par l'autorité précédente, la non-prise en compte - en l'absence de toute garantie de la solvabilité de l'actionnaire - de l'actif constituée par le compte-courant de ce dernier était légitime et conduisait à une situation de surendettement fin 2003 déjà. Par la suite, la non-prise en compte des réévaluations comptabilisées sans que les conditions de l'ancien art. 670 CO ne soient réalisées conduit à l'augmentation massive de ce surendettement. A cet égard, on relève que le recourant conteste la non-prise en compte de la réévaluation de 190'000 fr. reliée par l'autorité précédente à un terrain et examinée ci-dessus (cf. supra consid. 5.3.1). Il ne conteste en revanche pas l'illicéité retenue par l'autorité précédente des réévaluations comptabilisées à hauteur de 1'025'000 fr. en 2005 et de 1'900'000 fr. en 2006, qui ont permis, comptablement, de cacher une grande partie du surendettement pour ces années-là. Le grief est infondé dans la mesure où il est recevable.