Citation: 2P.92/2005 30.01.2006 E. 9.1

9.1. F.________ La recourante insiste sur le fait que A.________ SA ne serait en rien concernée par l'achat d'un immeuble à Monaco par F.________, moyennant un prêt octroyé par C.________ Inc. et encore comptabilisé chez celle-ci au moment de la dissolution de F.________. On ne peut que lui donner raison, et c'est pourquoi il n'est pas compréhensible que, dans la convention (cf. partie en faits point E) établissant les modalités de la dissolution anticipée de F.________, signée par les époux B.________, ceux-ci se réfèrent au prêt accordé par "A.________ SA" et s'engagent à rembourser cette société, ce qui confirme l'absence de réalité de C.________ Inc. (cf. consid. 7.2 et 8). Le financement des immeubles de F.________ a été rendu possible grâce à un prêt de 1'031'000 fr. de C.________ Inc. Aucun intérêt n'a été facturé à F.________ relativement à ce prêt. Ainsi, C.________ Inc. a octroyé un prêt sans contre-prestation à F.________ qui était une personne touchant de près son actionnaire, puisque l'épouse de B.________ est actionnaire de F.________. Il est en outre indéniable que C.________ Inc. n'aurait pas consenti un prêt à un tiers sans lui réclamer des intérêts. Dès lors, cette opération doit être qualifiée de prestation appréciable en argent et les intérêts que C.________ Inc. aurait dû exiger de F.________ doivent être ajoutés à son bénéfice. C'est à bon droit que les intérêts en cause ont été intégrés au bénéfice de C.________ Inc., partant de A.________ SA, l'importance de ces prestations sans contre-prestations ne pouvant pas échapper aux organes de C.________ Inc.