Citation: 1P.518/2001 24.08.2001 E. 1

Cette question doit être examinée au regard de l'ensemble des circonstances concrètes d'espèce (ATF 126 I 172 consid. 5a p. 177; 124 I 208 consid. 6 p. 215; 123 I 268 consid. 3a p. 273; 116 Ia 143 consid. 5a p. 147; 107 Ia 256 consid. 1b p. 257; arrêts de la CourEDH dans les causes Muller c. France, du 17 mars 1997, Recueil des arrêts et décisions 1997 p. 374, § 35 et W. c. Suisse, du 26 janvier 1993, Série A vol. 254, § 30). b) En l'espèce, le recourant se trouve en détention préventive depuis le 30 mai 2001 sous l'inculpation notamment de crime manqué de meurtre, selon la décision d'inculpation prise le même jour à l'issue de son audition. On ne saurait d'emblée exclure que les éléments constitutifs de cette infraction soient réunis. Or, s'il devait effectivement être reconnu coupable de crime manqué de meurtre, N.________ s'exposerait à une peine ferme de réclusion d'au moins une année, compte tenu de ses antécédents, excédant la détention préventive subie à ce jour (art. 22 al. 1, 35, 65 et 111 CP), de sorte que la durée de celle-ci n'apparaît pas excessive. Le principe de la proportionnalité est ainsi respecté de ce point de vue. La détention préventive constituant une atteinte grave à la liberté personnelle, il importe que l'expert psychiatre se prononce rapidement sur le risque de récidive éventuel présenté par le recourant de manière à permettre une nouvelle appréciation de la situation.