Citation: 6P.65/2006 16.06.2006 E. 1

2.2 Le recourant voit une contradiction dans le fait de tenir pour établies des opérations de compensation improuvables. Les juges cantonaux ont relevé que B.________ et C.________ avaient confié leurs fonds, acquis licitement, à un intermédiaire, soit l'agent de change K.________, qui les avait fait sortir du Nigéria par compensation, sans transfert matériel et sans document écrit. Contrairement aux allégations de l'intéressé, ces constatations ne sont pas nécessairement contradictoires. Il est en effet possible d'admettre la réalité de transactions même en l'absence de toute trace documentaire, en se basant par exemple sur les déclarations des parties au contrat. Le grief est dès lors infondé. 2.3 Le recourant soutient que la mauvaise foi des commerçants indiens est évidente, ces derniers se servant à l'aveugle de réseaux maffieux pour une fraude au contrôle des changes. Il affirme également que son argent, crédité sur le compte de G.________, a directement servi à alimenter les comptes de B.________ et C.________. Il conteste enfin le sort réservé à l'assurance-vie de D.________, alors que celle-ci a été financée par des fonds de la G.________ provenant de ses versements et que l'assuré n'a jamais allégué avoir fourni une contre-prestation pour le financement de cette assurance. La Cour de cassation a retenu qu'aucun lien ne pouvait être établi entre les sommes versées par le recourant et les montants qui ont été virés sur les comptes bancaires de B.________ et C.________ ou qui ont servi à financer l'assurance-vie de D.________. L'ampleur des transactions effectuées sur le compte de G.________ rendait effectivement impossible l'établissement du trajet exact des montants en cause. De plus, les dates des versements du recourant étaient éloignés de plusieurs semaines, voire de plusieurs mois, des virements effectués en faveur des commerçants indiens. Le recourant ne démontre pas en quoi cette appréciation serait arbitraire. Il se contente d'alléguer des faits sans pertinence et de contester les constatations cantonales en opposant sa propre appréciation des preuves à celle de l'autorité cantonale. Son argumentation, purement appellatoire, est dès lors irrecevable.