Citation: 1B_170/2018 E. 1

Le 9 juin 2016, la Procureure de l'arrondissement de Lausanne Valérie de Watteville Subilia a ouvert une procédure pénale contre B.________ pour voies de fait qualifiées et menaces qualifiées à la suite de violences et menaces de mort exercées et proférées à l'encontre de son ex-épouse A.________. Le même jour, elle a ouvert une instruction pénale contre A.________ pour avoir menacé de tuer son ex-mari. La plainte pénale dirigée contre B.________ a été étendue le 30 novembre 2016 aux infractions de contrainte sexuelle et de viol, son ex-épouse l'accusant de lui avoir imposé une relation sexuelle à trois et de l'avoir violée. Le 27 janvier 2017, l'instruction des causes a été confiée à la Procureure Elodie Pasquier. Par avis de prochaine clôture du 17 novembre 2017, cette magistrate a informé les parties de son intention de rendre une ordonnance de classement en leur faveur et les a invitées à présenter leurs réquisitions de preuves d'ici au 1 er décembre 2017. Le 17 janvier 2018, la Procureure a rendu une ordonnance de non-entrée en matière sur la plainte pénale déposée le 20 décembre 2017 par A.________ à l'encontre de son ex-mari pour violation d'une obligation d'entretien. Le même jour, elle lui a demandé des précisions concernant une plainte déposée le 9 janvier 2018 contre B.________ pour une infraction à la loi fédérale sur les étrangers. Par courrier du 25 janvier 2018 complété le 29 janvier 2018, A.________ a sollicité la récusation de la Procureure Elodie Pasquier. La Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté cette requête dans la mesure où elle était recevable au terme d'une décision rendue le 19 février 2018 que A.________ a déférée au Tribunal fédéral le 4 avril 2018 en lui demandant de récuser la Procureure Elodie Pasquier, de reconnaître la complaisance de la Chambre des recours pénale dans son refus de démettre cette magistrate, d'infirmer la décision attaquée et de reconnaître que la Procureure et la Chambre des recours se sont rendues complices par leur silence des faits de viol à son encontre. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures. La Chambre des recours pénale a produit son dossier.