Citation: I 814/02 30.04.2003 E. 3

En l'espèce, le recourant se borne à critiquer le revenu sans invalidité retenu par les premiers juges. Il estime que ceux-ci auraient commis une erreur en prenant en considération un salaire d'aide-boucher et non de boucher spécialisé, profession qui était la sienne avant son accident. Pour déterminer le revenu sans invalidité, tant l'office que les premiers juges se sont fondés sur le gain mensuel retenu par le Tribunal fédéral des assurances dans son arrêt du 8 mai 2001. Ce montant découle, d'une part, du salaire effectif perçu par l'assuré dans son dernier emploi de boucher en 1994 et, d'autre part, du revenu minimum pour un boucher assumant une responsabilité spéciale au sens de la Convention collective de travail pour la boucherie-charcuterie suisse, édition 1997 (voir consid. 5 de l'arrêt précité). Par conséquent, lors même qu'il ressort des considérants en fait du jugement cantonal (cf. p. 2) que l'assuré serait un «aide-boucher au chômage», les premiers juges ont bel et bien tenu compte, afin d'évaluer son degré d'invalidité, d'un salaire de boucher spécialisé.