Citation: I 504/99 28.02.2000 E. 1

que le dernier salaire réalisé par l'intimé (en 1994) - quand bien même il serait adapté au renchérissement - ne traduit pas avec suffisamment de fiabilité sa capacité de gain comme personne valide. Dans ces conditions, et par analogie à la jurisprudence précitée, il se justifie bien plutôt de procéder à une moyenne des salaires sur la pério- de s'étendant de 1993 à 1998. Ce procédé permet en effet de pondérer les facteurs variables de la rétribution de l'as- suré dans le temps et de refléter ainsi davantage la situa- tion économique qui aurait été la sienne sans atteinte à la santé. On arrive à un revenu annuel sans invalidité de 52 987 fr., soit un montant presque équivalent à celui re- tenu par l'office recourant, qui s'est basé sur le salaire offert par l'entreprise A.________ SA durant l'année 1998. Dans tous les cas, c'est à tort, que la commission a rete- nu, comme valeur de comparaison, le salaire que l'intimé aurait pu réaliser en 1996, lequel représente en outre la plus haute rémunération versée par l'employeur entre 1993 et 1998. b) Il est établi que l'intimé est en mesure de tra- vailler comme manutentionnaire et qu'il pourrait gagner, en cette qualité et avec un rendement de 100 %, un salaire an- nuel - non contesté - de 42 000 fr. A cet égard, que l'on procède à une diminution de rendement de 10 %, comme le re- quiert l'office, ou que l'on retienne le taux de 20 % admis par les premiers juges, le degré d'invalidité qui en ré- sulte - soit 28,6 % ou 36,5 % - n'atteint de toute manière pas le seuil minimal de 40 % pour ouvrir le droit à un quart de rente. Le recours s'avère par conséquent bien fondé.