Citation: 8C_512/2024 E. 4.1.3

4.1.3. En l'occurrence, comme l'a retenu à juste titre la cour cantonale, les conditions précitées ne sont pas toutes réunies dans le cas du recourant dès lors qu'il ne met pas pleinement en valeur sa capacité de travail résiduelle exigible - qui est de 100 % dans une activité adaptée - auprès de son employeur actuel. Le recourant ne conteste d'ailleurs pas ce dernier point. On rappellera que l'assurance-accidents ne connaît pas l'invalidité dite "professionnelle"; en cas d'incapacité de travail durable, un assuré peut être tenu de changer d'activité conformément à son obligation de diminuer le dommage si cela peut être raisonnablement exigé de sa part (voir MARGIT MOSER-SZELESS, in Commentaire romand, Loi sur la partie générale des assurances sociales, 2018, n° 39-40 ad art. 6 LPGA). Or on ne discerne aucun motif rendant inexigible un changement d'activité professionnelle par le recourant. Il s'ensuit qu'il doit se laisser imputer un gain (hypothétique) correspondant à une capacité de travail entière dans une activité adaptée à titre de revenu d'invalide. Pour ce faire, la jurisprudence admet le recours aux données statistiques résultant de l'ESS.