Citation: 7B_652/2024 E. 4.2.2

4.2.2. Dans ce contexte, selon la cour cantonale, le renvoi de l'intimé devant un tribunal ne pouvait aboutir qu'à son acquittement, au moins au bénéfice du doute. Il fallait ainsi prendre en considération, d'une part, qu'aucun témoin interrogé n'avait pu confirmer les accusations de la recourante et, d'autre part, que le dossier ne contenait pas de preuves matérielles des infractions dont il était question, aucun élément compromettant n'ayant en particulier pu être déduit de l'analyse des messages contenus dans les téléphones des parties. Il apparaissait au demeurant exclu, d'après les juges cantonaux, qu'une condamnation de l'intimé pût être envisagée sur la seule base des déclarations de la recourante, dont plusieurs éléments venaient d'emblée en entacher la crédibilité. Ainsi, alors que le dépôt de la plainte de la recourante était intervenue le 17 février 2023 après que l'intimé avait déposé la sienne en décembre 2022, obtenant sur le plan civil que des mesures d'éloignement fussent imposées à la recourante pour qu'elle cesse de l'importuner, il était surprenant que la plainte de la recourante, qui dénonçait des faits remontant pour certains au mois d'août 2022, n'avait pas été déposée plus tôt, soit au moins au début du mois de décembre 2022, lorsqu'elle s'était rendu compte que sa relation avec l'intimé n'avait pas d'avenir. Aussi, un certain esprit de vengeance pouvait être déduit des déclarations de la recourante, celle-ci insistant beaucoup sur le fait qu'elle avait appris que l'intimé lui aurait été infidèle à de multiples reprises, menant une double vie, alors qu'elle-même faisait également l'objet d'autres procédures judiciaires, étant notamment accusée par le père de ses enfants d'avoir enlevé ces derniers. La plainte en soi laissait par ailleurs transparaître une absence de retenue, voire une tendance à l'exagération et à l'aménagement des faits (par exemple: "un cauchemar aux proportions stratosphériques"; "il y a des milliers de preuves que c'est le cas"; "je peux vous fournir les numéros de téléphone de 100 femmes qui ont eu des relations avec [l'intimé]"; arrêt attaqué, consid. 7.2 p. 14 s.).