Citation: 1B_426/2022 E. 2.2

2.2. Les recourants se plaignent ensuite du refus du Tmc d'ordonner l'apport des échanges entre le Ministère public et les policiers en lien avec la mesure de surveillance. Selon les recourants, de tels éléments auraient permis d'examiner "s'il [était] apparu aux enquêteurs que des avocats - pas forcément ceux dans la présente procédure - se rendaient au domicile des recourants, ce qui aurait nécessité l'engagement d'une procédure de tri immédiat au sens de l'art. 271 al. 3 CPP" (cf. ad ch. 30 du recours). On rappellera encore une fois que les recourants ont reçu une clé USB contenant l'intégralité des images vidéos. Or, ils ne prétendent pas avoir étayé leurs affirmations quant à la visite d'avocats et/ou de clients de la banque devant le Tmc. Ils ne contestent pas non plus avoir eu accès aux pièces essentielles relatives à la mesure de surveillance, dont font partie les rapports adressés par la police au Ministère public; doivent y figurer en principe les constatations de la première en lien avec la surveillance opérée afin d'observer les allées et venues - non pas des visiteurs des recourants - mais de leur personnel. Partant, le Tmc pouvait, sans violer le droit fédéral, considérer que l'apport d'éventuels autres échanges entre le Ministère public et les policiers - leur existence serait-elle au demeurant avérée - n'était pas pertinent et rejeter cette requête.