Citation: 4A_655/2017 E. A

A.a. Par contrat du 14 octobre 2003, X.________ (ci-après: le locataire) a pris à bail un appartement de trois pièces au 4ème étage d'un immeuble appartenant à l'hoirie Z.________, laquelle est composée de A.Z.________, B.Z.________ et C.Z.________ (toutes les trois prises ensemble: les bailleresses). M.________ est l'administrateur de l'hoirie et gère l'immeuble précité. La durée du bail a été fixée du 16 octobre 2003 au 31 octobre 2006, renouvelable ensuite aux mêmes conditions d'année en année, sauf avis de résiliation donné par l'une ou l'autre des parties au moins quatre mois à l'avance. A.b. Depuis plusieurs années, X.________ formule des griefs à l'égard de ses voisins et de l'administration de l'immeuble et adopte, selon les constatations de la cour cantonale, un comportement peu propice aux rapports de bon voisinage. Un important conflit l'oppose en particulier à L.________, qui occupe l'appartement au-dessous du sien. Depuis 2011, L.________ a interpellé plusieurs fois M.________ et la concierge de l'immeuble au sujet du bruit émanant de l'appartement de X.________. Informé de ces reproches par les bailleresses, ce dernier en a fermement contesté la réalité. Les plaintes de L.________ pour nuisances sonores n'en ont pas moins perduré, jusqu'à conduire à une intervention de la police en avril 2014, laquelle n'a toutefois constaté aucune nuisance. Le 17 mai 2014, X.________ a porté plainte pénale contre L.________ et sa fille, pour injures respectivement menaces. Par courrier du 3 juin 2014, il a pour la première fois signalé au gérant de l'immeuble que L.________ le réveillait quotidiennement et depuis plusieurs mois à 6h15 et qu'à plusieurs repriseselle-même ou sa fille avaient sonné ou frappé violemment à sa porte vers 6h30. Evoquant les plaintes pénales déposées, il a mis le gérant en demeure de faire cesser les agissements décrits, à défaut de quoi il consignerait son loyer et saisirait la Commission de conciliation pour réclamer notamment une réduction de loyer rétroactive de 5% dès le 2 novembre 2011. X.________ a par la suite consigné son loyer. A.c. Par courrier du 4 juillet 2014, les bailleresses ont adressé un avertissement commun à X.________ et à L.________. Elles y font mention de ce que chacun d'eux se plaint du comportement de l'autre, " qu'il s'agisse de nuisances sonores à des heures incongrues, de réveils brutaux, de propos désobligeants, pour ne pas dire menaçants, allant jusqu'à l'intervention récente de la police ". Précisant que le courrier vaut avertissement, les bailleresses ont enjoint X.________ et L.________ à " veiller à rétablir un climat serein dans l'immeuble, exempt de tout conflit ou altercation, de façon à ménager les intérêts des autres locataires et des voisins ". Elles ont ensuite affirmé que cette protestation tenait au fait qu'elles ne sauraient être tenues pour responsables de leur dispute continuelle et du climat délétère qui rend la vie insupportable dans l'immeuble pour l'hoirie et les autres locataires. Elles ont précisé que les démarches entreprises par X.________, en vue de la réduction et de la consignation de son loyer, étaient parfaitement infondées, et qu'elles attendaient de celui-ci qu'il renonce à sa demande de baisse de loyer et à son projet de saisir la commission de conciliation en matière de baux à loyer. Enfin, elles ont déclaré que la gravité des faits était de nature à justifier une résiliation de bail anticipée en vertu de l'art. 257f al. 3 CO, dans l'hypothèse où l'avertissement ne serait pas suivi d'effets. Par courriel du 9 juillet 2014, X.________ a informé les bailleresses qu'il allait néanmoins saisir la Commission de conciliation et que L.________ l'avait une nouvelle fois réveillé en tapant de façon répétitive sur un radiateur dès 6h15. Il a saisi la commission de conciliation le 21 juillet 2014, puis le Tribunal des baux le 29 octobre 2014. Sa demande a cependant été déclarée irrecevable, en tant qu'elle était dirigée contre une hoirie qui n'avait pas la capacité d'être partie à la procédure. Par courrier du 4 août 2014, L.________ a intégralement contesté les reproches qui lui étaient adressés, précisant qu'elle avait toujours eu une attitude en tous points irréprochable, sans jamais faire l'objet de plaintes de la part de ses voisins ou des propriétaires. L.________ déclarait en outre vivre quotidiennement un enfer en raison des nuisances provoquées jour et nuit par X.________ et invitait M.________ à réagir en fonction. Par courriel du 19 novembre 2014, X.________ s'est à nouveau plaint auprès des bailleresses de ce que L.________ le réveillait régulièrement autour de 6h15. Le 5 décembre 2014, les bailleresses l'ont alors informé que L.________ avait également réitéré son mécontentement à propos de nuisances sonores provenant de son appartement. Elles en ont déduit que l'avertissement du 4 juillet 2014 n'avait pas été suivi d'effet et ont précisé qu'une résiliation du bail était réservée. Par courriel du 18 décembre 2014, X.________ a répondu aux bailleresses qu'il réfutait entièrement les accusations portées à son encontre, leur reprochant d'agir ainsi depuis plusieurs années, dans le but de l'intimider. Le 7 janvier 2015, il leur a imparti un délai pour mettre un terme aux agissements de L.________, réitérant sa menace de consigner le loyer et de réclamer une réduction de loyer de 5% dès le 2 novembre 2011. Dans un courrier du 16 janvier 2015, les bailleresses ont signalé à X.________ que son attitude confinait à l'obstination. Elles s'opposaient à la prétention en réduction de loyer qu'il avait élevée, dans la mesure où son comportement inapproprié, en particulier à l'égard de L.________, était à l'origine du conflit de voisinage. A cette occasion, elles lui ont rappelé que ce comportement constituait une violation de ses obligations contractuelles pouvant justifier une résiliation anticipée de son bail. Par ordonnance du 13 janvier 2015, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a classé la procédure pénale initiée par X.________, motivant sa décision par le contexte houleux, les versions contradictoires des parties et l'absence d'éléments probants suffisants. Le 24 février 2015, le demandeur a saisi la Commission de conciliation, concluant à l'élimination des défauts constitués, selon lui, par L.________ et à l'allocation d'une réduction de loyer. A.d. Par formule officielle du 9 mars 2015, les bailleresses ont résilié de manière anticipée le contrat de bail de X.________ pour le 30 avril 2015, motivant la résiliation par le non-respect de l'avertissement préalable du 4 juillet 2014. Dans un courrier séparé, elles ont déclaré que le rapport de confiance était rompu et que X.________ était à l'origine de l'atmosphère délétère persistant dans l'immeuble, ce qu'elles démontraient par un rappel des événements survenus postérieurement au courrier d'avertissement du 4 juillet 2014. Parallèlement, pour les mêmes motifs que ceux fondant la résiliation anticipée, les bailleresses ont résilié le bail pour son échéance ordinaire du 31 octobre 2015.