Citation: 4A_308/2023 E. 4.2.1

4.2.1. Ensuite, dans une deuxième étape, en ce qui concerne le but visé par les parties, la cour cantonale a opposé les deux versions que celles-ci ont présentées: le vendeur soutient que les conventions de cession ont été passées pour permettre à l'acheteur d'obtenir des prestations de l'assurance-chômage; l'acheteur soutient que le vendeur voulait par cette acquisition d'actions augmenter son pouvoir décisionnel au sein de la société. La cour cantonale a conclu que le cessionnaire et revendeur des actions, qui savait que la société avait été déclarée en faillite la veille, n'avait aucun intérêt à renoncer au remboursement de ses prêts en acceptant la cession de ces actions contre l'annulation de ses prêts et que, s'il avait voulu augmenter son pouvoir décisionnel dans la société, il n'était pas plausible qu'il eût accepté de les revendre par ces conventions de rachat. Elle en a conclu l'existence d'un engagement inconditionnel du cédant à procéder au rachat de ses actions.