Citation: 1P.129/2003 08.04.2003 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 128 I 46 consid. 1a p. 48; 128 II 66 consid. 1 p. 67). 1.1 Formé en temps utile contre une décision prise en dernière instance cantonale et relative à une demande de récusation, le recours est recevable au regard des art. 86 al. 1, 87 et 89 OJ (ATF 126 I 203). Le recourant est par ailleurs personnellement touché par la décision attaquée, qui refuse la récusation d'un magistrat qu'il considère comme prévenu à son égard, et a qualité pour agir selon l'art. 88 OJ. 1.2 En présence d'une décision se fondant sur deux motivations indépendantes, alternatives ou subsidiaires, il appartient au recourant de démontrer que chacune d'entre elles viole ses droits constitutionnels, à peine d'irrecevabilité (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 121 I 1 consid. 5a p. 10; 121 IV 94 consid. 1b p. 95; 119 Ia 13 consid. 2 p. 16; 118 Ib 26 consid. 2b p. 28 et les arrêts cités; cf. aussi Jean-François Poudret, La pluralité de motivations, condition de recevabilité des recours au Tribunal fédéral ?, in: Le droit pénal et ses liens avec les autres branches du droit, Mélanges en l'honneur du Professeur Jean Gauthier, RDS 114/1996 p. 205 et les références citées). Tel est le cas en l'espèce. A titre principal, le Président du Tribunal cantonal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté; il l'a tenue pour infondée et l'a rejetée sur le fond, à titre subsidiaire, comme l'indique l'usage des termes "en tout état de cause". Or, le recourant se borne à attaquer la décision au fond, sans chercher à démontrer en quoi le Président du Tribunal cantonal aurait fait preuve d'arbitraire en considérant sa demande de récusation comme tardive. Le recours est donc irrecevable. Au demeurant, il est manifestement mal fondé.