Citation: 6B_799/2015 E. 2.3

2.3. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. Les recourants ne remettent d'ailleurs pas en cause les deux premiers points. S'agissant du troisième point, une lecture non tronquée des arrêts civils ne permet pas de retenir que ces juridictions se seraient fondées sur les seules déclarations de l'intimé. Au contraire, elles ont pris en compte les arguments soulevés par les recourants pour défendre leur position, à savoir l'absence de facturation durant la période litigieuse (cf. ad consid. B 2ème § p. 5 du jugement de première instance, ad consid. 3.2 p. 8 de l'arrêt de la Chambre civile [allégation par ailleurs confirmée par l'intimé], ad consid. 4.2 de l'arrêt 4D_91/2012 [qui statue sous l'angle de l'arbitraire et se contente de rappeler les constatations non critiquées de la cour cantonale]), ainsi que l'amitié alléguée du recourant X.________ avec l'intimé (cf. ad consid. B 3ème § p. 5 du jugement de première instance et ad consid. 3.2 p. 9 de l'arrêt de la Chambre civile). En particulier, la Chambre civile a ainsi relevé que ces deux éléments - s'ils étaient avérés - ne permettaient pas d'accréditer la thèse du mandat gratuit ("la date d'émission de ces factures et l'éventuelle tardiveté de leur envoi ne saurait en l'espèce constituer la preuve que [C.________ SA] aurait renoncé à ses honoraires ou que les parties avaient conclu une convention de gratuité, [la société] disposant légalement d'un délai de dix ans pour faire valoir ses honoraires"; "ce fait [amitié], même avéré, ne prouve pas que [C.________ SA] ait renoncé à ses honoraires en raison de l'amitié ou des relations d'affaires entre son administrateur et l'administrateur [de la recourante Y.________ SA]. Cela pourrait en revanche expliquer pourquoi A.________ a accordé autant de temps à X.________ pour s'acquitter des factures de [C.________ SA] et pourquoi il ne lui a signifié qu'oralement les rappels de paiement"). Il apparaît que les juridictions civiles n'ont de loin pas fondé leur appréciation sur les seules déclarations alléguées mensongères de l'intimé et, partant, on ne voit pas quel dommage spécifique pourrait en résulter pour les recourants. Cela vaut d'autant plus s'agissant du recourant X.________ qui n'était pas partie dans la procédure civile alléguée influencée par les déclarations de l'intimé; le premier n'apparaît ainsi pas directement touché par les infractions peut-être commises dans ce cadre. Il en résulte que la Chambre pénale de recours pouvait donc, sans violer le droit fédéral, dénier aux recourants la qualité pour recourir concernant ces deux infractions (art. 382 CPP, 306 et 307 CP). Partant, ce grief doit être rejeté.