Citation: U 330/00 14.05.2002 E. 3

3.- a) La recourante reproche tout d'abord aux premiers juges d'avoir nié que les composantes psychiques (notamment l'état dépressif réactionnel majeur diagnostiqué par le docteur F.________) de l'atteinte à la santé dont elle souffre, fûssent en relation de causalité adéquate avec l'accident du 29 août 1994. b) Selon la jurisprudence, l'existence d'un lien de causalité adéquate entre un accident insignifiant ou de peu de gravité et des troubles psychiques peut, en règle générale, être d'emblée niée, tandis qu'en principe, elle doit être admise en cas d'accident grave; pour admettre le caractère adéquat du lien de causalité entre un accident de gravité moyenne et des troubles psychiques, il faut que soient réunis certains critères particuliers et objectifs (ATF 115 V 139 sv. consid. 6, 408 consid. 5). Dans cette dernière éventualité, le juge des assurances ne peut admettre la causalité adéquate que si l'un des critères retenus s'est manifesté de manière particulièrement marquante pour l'accident, ou si ces critères déterminants se trouvent soit cumulés, soit réunis d'une façon frappante. En outre, il convient, aux fins de procéder à une classification des accidents de nature à entraîner des troubles psychiques, non pas de s'attacher à la manière dont l'assuré a ressenti et assumé le choc traumatique, mais bien plutôt de se fonder, d'un point de vue objectif, sur l'événement accidentel lui-même (ATF 115 V 139 consid. 6, 407 s. consid. 5). c) En l'espèce, c'est en vain que la recourante soutient que, ayant "lourdement chuté sur le sol ensuite d'un profond malaise", l'accident dont elle a été victime revêt une gravité certaine. Cette relation des circonstances de l'accident est, en effet, en contradiction avec celle figurant dans la déclaration d'accident rédigée par elle-même le 4 novembre 1994, à laquelle, conformément à la jurisprudence de la Cour de céans, il convient de donner la préférence (ATF 121 V 47 consid. 2a, 115 V 143 consid. 8c). Elle avait alors indiqué : "suite à un léger malaise (chute de tension) en chutant j'ai heurté la porte qui était ouverte avec l'épaule gauche". Une telle chute, de hauteur d'homme, n'ayant eu pour effet immédiat qu'une contusion et résultant d'un malaise courant, ne peut être assimilée qu'à un accident de peu de gravité. Conformément à la jurisprudence rappelée ci-dessus, un lien de causalité adéquate entre cet accident et des troubles d'ordre psychique peut, en conséquence être d'emblée nié, comme l'ont retenu à juste titre les premiers juges. Il n'est, dès lors, pas nécessaire d'examiner si les critères particuliers et objectifs permettant d'admettre l'existence d'un lien de causalité adéquate dans le cas d'un accident de gravité moyenne sont réunis en l'espèce. La recourante ne peut, par ailleurs, rien déduire en sa faveur sur ce point du rapport établi le 27 juillet 2000 par le docteur B.________, psychiatre. Les développements de ce spécialiste n'ont en effet de pertinence qu'en ce qui concerne la seule question de fait relative au rapport de causalité naturelle, dont l'examen n'est pas nécessaire dès lors que l'existence d'un lien de causalité adéquate peut être niée. La recourante ne peut, enfin, tirer aucun argument en sa faveur, dans ce contexte, de la circonstance que l'intimée a interrompu la prise en charge de séances de physiothérapie entre le 18 octobre 1994 et le 14 juin 1995.