Citation: I 95/07 15.02.2008 E. 1

4.3 La bonne volonté du recourant n'est pas en cause. Le droit à la rente et le droit à des mesures d'ordre professionnel sont des questions différentes. S'agissant du droit à la rente, celui-ci est fonction de l'exigibilité objective selon l'art. 16 LPGA. Si, sur le plan médical, la mise en valeur de la capacité de travail résiduelle dans une activité adaptée est attestée comme possible, elle est aussi exigible selon cette disposition légale (ATF 132 V 393 consid. 3.2 p. 398). Dans le cas particulier, la motivation du recourant à exercer un emploi n'est pas contestée. En revanche, pour déterminer si une mesure de réadaptation est de nature à rétablir, à maintenir ou à améliorer la capacité de gain de l'assuré (art. 8 al. 1 LAI), il convient d'effectuer un pronostic sur les chances de succès des mesures demandées (ATF 132 V 215 consid. 3.2.2 p. 221). Des mesures d'ordre professionnel ne seront pas allouées si elles sont vouées à l'échec, selon toute vraisemblance (arrêt R. du 16 février 2007 [I 170/06]). Lors du stage d'observation professionnelle du 5 septembre au 2 octobre 2005, le recourant a exprimé ses souffrances de manière démonstrative, voire parfois caricaturale, avec la conviction qu'il ne pouvait plus travailler qu'à 20 % (rapport du service W.________ du 13 octobre 2005, rapport du CIP du 20 octobre 2005). Dans ces conditions, toute mesure d'ordre professionnel était vouée à l'échec, ce qui a entraîné le refus de l'office AI (prononcé du 5 décembre 2005, décision sur opposition du 5 juillet 2006). 4.4 Le recourant méconnaît que même sous l'angle des droits fondamentaux, la réadaptation par soi-même a la priorité sur le droit à la rente (ATF 113 V 22 consid. 4a p. 28 et les références). 4.5 L'argument du recourant, selon lequel il n'existe pas d'activité professionnelle réelle respectant les limitations fonctionnelles qui sont les siennes, ce qui exclurait du même coup que pareille activité soit prise en considération dans la détermination de son droit à la rente, doit être réfuté. Il n'est pas décisif que le CIP, reprenant dans son rapport du 20 octobre 2005 les conclusions du service W.________ dans son évaluation du 13 octobre 2005, ne soit pas en mesure de proposer un seul poste de travail adapté (sédentaire, pratique, sans port de charges) en dehors des ateliers protégés. En effet, le marché du travail selon l'art. 16 LPGA est une notion théorique et abstraite (ATF 110 V 273 consid. 4b p. 276; VSI 1998 p. 293 s. consid. 3b p. 296 [I 198/97]; RCC 1991 p. 329 s. consid. 3b p. 332; cf. ATF 130 V 343 consid. 3.2 p. 346). Dans le cas particulier, la mise en valeur par le recourant de la capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée respectant ses limitations fonctionnelles est possible sur le plan médical, ainsi que l'ont constaté les premiers juges en se fondant sur les conclusions du docteur G.________ dans son rapport du 22 octobre 2004. Une pleine mise en valeur de sa capacité de travail est aussi exigible sur le marché équilibré du travail, où les places de travail disponibles - pour une activité salariée simple et répétitive n'impliquant pas de nouvelle formation - correspondent à l'offre de la main d'oeuvre (VSI 1998 p. 293 consid. 3b déjà cité p. 296). Le recours est mal fondé de ce chef. 4.6 Il s'ensuit que dès octobre 2004, la capacité de travail exigible du recourant était de 100 % dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles (avis SMR du docteur C.________ du 1er novembre 2004, confirmé le 8 novembre 2005). Ainsi, ses conclusions tendant à l'octroi de mesures d'ordre professionnel sont mal fondées.