Citation: 2C_117/2024 E. 6.1

6.1. En l'occurrence, la Cour de justice a correctement exposé les bases légales applicables et la jurisprudence relative à la notification des communications des autorités par courrier A Plus et au respect du délai dans lequel une réclamation doit être formée en droit genevois (art. 19 al. 1 la loi genevoise 12'938 du 30 avril 2021 relative aux aides financières extraordinaires de l'État destinées aux entreprises particulièrement touchées par la crise économique ou directement par les mesures de lutte contre l'épidémie de coronavirus pour l'année 2021 [ci-après: LAFE/GE-2021], art. 17, 51 et 62 al. 3 de la loi cantonale du 12 septembre 1985 sur la procédure administrative [LPA; RS/GE E 5 10]; ATF 142 III 599 consid. 2.2 et 2.4.1; arrêt 2C_170/2022 du 21 décembre 2022 consid. 5.2; cf. également ATF 144 IV 57 consid. 2.3.1; arrêt 2C_988/2022 du 7 novembre 2023 consid. 5.3.4). Il peut être renvoyé à l'arrêt entrepris sur ce point (cf. art. 109 al. 3 LTF). En particulier, l'autorité précédente relève à juste titre qu'un courrier A Plus est réputé notifié dès son dépôt dans la boîte aux lettres ou la case postale de son destinataire, moment qui constitue le point de départ pour le calcul du délai de recours (arrêt 2C_170/2022 du 21 décembre 2022 consid. 5.2 et la référence). Elle rappelle également correctement que, même si une erreur de distribution ne peut pas d'emblée être exclue, elle ne doit cependant être retenue que si elle paraît plausible au vu des circonstances. L'exposé des faits par le destinataire qui se prévaut d'une erreur de distribution, et dont on peut partir du principe qu'il est de bonne foi, doit être clair et présenter une certaine vraisemblance (ATF 142 III 599 consid. 2.4.1). Dans ce contexte, des considérations purement hypothétiques ne sont pas suffisantes (arrêts 2C_988/2022 du 7 novembre 2023 consid. 5.3.5; 2C_170/2022 du 21 décembre 2022 consid. 5.2).