Citation: 5A_809/2023 E. A

A.a. A.________ est la mère de B.________, né en 2017. Le père vit en Inde et n'a aucun contact avec son fils. Dès le mois d'avril 2019, l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte de Sierre et région (ci-après: APEA) a été interpellée par la mère en raison de ses difficultés au sujet de son fils. Le 17 mai 2019, cette autorité a institué une mesure d'assistance éducative au sens de l'art. 307 al. 3 CC au profit de l'enfant, confiée à l'Office pour la protection de l'enfant (ci-après: OPE). Dite mesure a été levée le 6 décembre 2019. Le 19 septembre 2020, la mère a contacté le 143, indiquant qu'elle craignait de faire du mal à son fils ou à elle-même. Tous les deux ont été hospitalisés à l'Hôpital de Sion le même jour. A.b. Par décision du 20 septembre 2020, le chef de l'OPE a retiré provisoirement et avec effet immédiat le droit de garde de l'enfant à sa mère et l'a maintenu hospitalisé durant quelques jours. Le 23 septembre 2020, la Présidente de l'APEA a levé le placement de l'enfant, avec effet immédiat, et exhorté la mère à mettre en place un suivi psychiatrique pour elle-même et un suivi pédopsychiatrique pour son fils. A.c. Par décision du 2 octobre 2020, l'APEA a notamment institué une curatelle éducative au sens de l'art. 308 al. 1 CC au profit de l'enfant, confiée à l'OPE. Dite décision a fait l'objet d'un recours de la mère le 15 novembre 2020. Cette procédure est devenue sans objet à la suite de la nouvelle décision de l'APEA du 20 septembre 2021 (cf. infra let. A.d). Le 11 mars 2021, l'OPE a établi un premier bilan de situation à l'attention de l'APEA. Ce rapport faisait en particulier état de l'incapacité de la mère à reconnaître ses difficultés parentales et à collaborer avec l'office. A.d. Par décision urgente du 20 septembre 2021, la Présidente de l'APEA a retiré le droit de déterminer le lieu de résidence de l'enfant à sa mère, au profit de l'OPE. Elle a également ordonné que les relations personnelles entre l'enfant et sa mère s'exercent par le biais de visites accompagnées et instauré une curatelle de surveillance des relations personnelles selon l'art. 308 al. 2 CC, confiée à l'OPE. L'enfant a été placé au foyer éducatif C.________. Cette décision faisait suite à plusieurs épisodes d'agitation importante avec accès de colère et violence de l'enfant envers sa mère. Le 17 septembre 2021, en particulier, la mère, à bout de nerfs, avait passé plusieurs appels au 143, au cours desquels elle demandait de l'aide, disait avoir " attaché son fils sur une chaise " et vouloir " le tuer ". Elle avait au demeurant indiqué à la police avoir voulu prendre des médicaments pour mettre fin à ses jours. A.e. Dans son rapport du 8 octobre 2021, l'OPE a préconisé le maintien du placement de l'enfant dans un foyer éducatif jusqu'à droit connu sur l'expertise des capacités parentales ainsi que le maintien de la curatelle éducative et de la curatelle de surveillance des relations personnelles. A.f. Par décision provisoire du 12 octobre 2021, l'APEA a notamment confirmé le retrait du droit de déterminer le lieu de résidence de l'enfant à sa mère, précisant que dit retrait devrait être réévalué à réception du rapport d'expertise de capacités parentales, arrêté les modalités du droit aux relations personnelles entre la mère et l'enfant, et confirmé la curatelle éducative et de surveillance des relations personnelles. Les recours interjetés par la mère en lien avec cette décision ont été rejetés par arrêt du 3 février 2022 du Juge de l'Autorité de recours en matière de protection de l'enfant et de l'adulte du Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-après: Autorité de recours), puis par arrêt 5A_164/2022 du 16 août 2022 du Tribunal fédéral. A.g. Le 5 novembre 2021, l'APEA a ordonné la mise en oeuvre d'une expertise de capacités parentales. Le 8 novembre 2021, le foyer C.________ a établi un rapport d'observation, qui relevait que la décision de placement de l'enfant semblait répondre à ses besoins. Le 14 décembre 2021, l'Association D.________ a décidé d'interrompre une visite entre l'enfant et sa mère qui avait dégénéré. A.h. Entre novembre et décembre 2021, la Dresse E.________ a établi trois rapports médicaux successifs indiquant que l'enfant présentait un trouble du spectre autistique (TSA). A.i. Le 21 décembre 2021, la Présidente de l'APEA a, provisoirement et avec effet immédiat, suspendu les relations personnelles. A.j. Le rapport d'expertise portant sur les capacités parentales a été établi le 30 mars 2022. A.k. En audience du 23 juin 2022, la mère, assistée de son avocate, a déposé devant l'APEA une détermination de 101 pages au sujet de l'expertise administrée. Elle a contesté les conclusions du rapport, au motif que les expertes n'avaient pas utilisé les outils adaptés face à un enfant souffrant de TSA. Elle a indiqué ne pas vouloir que la mise en oeuvre d'une contre-expertise prolonge le placement de l'enfant, tout en se disant favorable à une expertise menée par des personnes compétentes s'agissant des troubles autistiques. Aucune demande formelle de contre-expertise n'a toutefois été formulée. A.l. Par décision provisoire du même jour, l'APEA a notamment confirmé le retrait du droit de déterminer le lieu de résidence de l'enfant à sa mère jusqu'à droit connu sur la procédure au fond, l'enfant étant placé auprès du foyer C.________ et rétabli provisoirement les relations personnelles entre l'enfant et sa mère à hauteur d'une visite libre par semaine, d'une durée de deux heures. La mère a recouru contre cette décision, avant de retirer son recours.