Citation: 5A_379/2023 E. 8.3

8.3. Le recourant soutient que, même si ses charges et celles de son fils, arrêtées par l'autorité précédente, venaient à être confirmées, l'autorité cantonale aurait tout de même appliqué de manière insoutenable les dispositions qui précèdent en lui faisant supporter la totalité des coûts directs de l'enfant. S'il admet que la prise en charge en nature de l'enfant est majoritairement supportée par l'intimée, en raison notamment de la séparation géographique (Suisse-Canada) qui lui a été imposée, l'asymétrie des disponibles - lesquels s'élèveraient pour la période II, à 900 fr. (13'380 fr. - [9'460 fr. + 3'000 fr.]) pour lui et à 5'600 fr. jusqu'au 31 juillet 2023 (10'200 fr. - 4'600 fr.) et à 5'000 fr. (10'200 fr. - 5'200 fr.) dès le 1er août 2023 pour l'intimée - serait telle qu'elle justifierait une répartition différente. Selon lui, l'autorité cantonale aurait dû mettre à la charge de la mère une partie des coûts directs de l'enfant, à savoir 26 % (780 fr. = 26 % x 3'000 fr.), à l'instar de ce que le premier juge avait retenu. De la sorte, il jouirait encore d'un excédent de 1'700 fr. (3'920 fr. - [3'000 fr. - 780 fr.]) tout en laissant à l'intimée un excédent toujours relativement important de 4'820 fr. (5'600 fr. - 780 fr.), puis de 4'220 fr. (5'000 fr. - 780 fr.).