Citation: U 114/02 28.07.2003 E. 4

4.1 En procédure fédérale, le recourant reproche essentiellement aux médecins de la CNA de ne pas avoir tenu compte des symptômes qui étaient apparus après les accidents et qu'il énumère comme suit : fatigue extrême après deux à trois heures d'état de veille, désafférentation des doigts de pieds et du cuir chevelu, brûlure froide à la nuque, maux de tête et état crépusculaire, déglutition difficile fréquente, névralgies, sub-ileus, amnésie, irritabilité, etc. A son avis, les médecins de la CNA ont attribué à tort ces symptômes à un état dépressif, dont il conteste la réalité; il soutient que si ce diagnostic était néanmoins avéré, les médecins auraient alors dû conclure que cet état dépressif constituait la conséquence de ses problèmes et non leur cause. Le recourant en déduit que l'intimée aurait dû admettre l'existence d'un lien de causalité entre les accidents dont il a été victime et ses troubles neuropsychologiques. 4.2 Ces griefs ne résistent pas à l'examen. Si la plupart des symptômes décrits par le recourant étaient connus des médecins de la CNA (cf. rapport du docteur G.________, médecin d'arrondissement de la CNA, du 26 juin 2000, p. 2), le docteur A.________ a dûment exposé, dans son appréciation finale, les raisons pour lesquelles il n'était pas possible de conclure que ces troubles se trouvent en relation de causalité avec les deux accidents, à un degré de vraisemblance suffisante. En d'autres termes, le médecin conseil de la CNA a pris ces plaintes en considération, contrairement à ce que le recourant soutient, si bien que son rapport du 13 mars 2001 n'est pas lacunaire et ne prête, de ce chef, pas le flanc à la critique (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a et les références). Sans apporter le moindre indice probant, le recourant allègue derechef qu'un lien de causalité existe bel et bien entre les accidents et ses problèmes de santé. Pourtant, il lui incombait, à défaut de jeter le doute sur le bien-fondé des conclusions du docteur A.________, d'indiquer au moins en quoi l'instruction de son dossier médical devrait être qualifiée de déficiente. Il n'y est toutefois pas parvenu, de sorte qu'il est superflu d'ordonner la mise en oeuvre de plus amples investigations. Au demeurant, le recourant n'a pas produit l'expertise psychiatrique qu'il avait annoncée dans son recours, ni sollicité une prolongation du délai pour le faire, de sorte qu'on peut raisonnablement douter que ce moyen de preuve eût été favorable à sa cause. Pour le surplus, la Cour de céans fait siens les considérants des premiers juges auxquels elle n'a rien à ajouter. Le recours est mal fondé.