Citation: 6B_1342/2020 E. 1.3

1.3. Dans son recours en matière pénale, le recourant s'attache principalement, sous couvert de dénoncer une constatation arbitraire des faits, à contester toute implication dans la tentative de brigandage pour laquelle il a été condamné. Par ses développements, il se borne néanmoins à y proposer sa propre appréciation des moyens de preuve pris en considération par la cour cantonale, cela dans une démarche essentiellement appellatoire et partant irrecevable. Ainsi, en tant que l'argumentation du recourant vise à démontrer qu'un doute doit subsister au regard de ses propres déclarations et de celles inconstantes de ses deux comparses, il suffit à cet égard de constater que la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, se fier aux déclarations de B.________ en audience d'appel, alors que ce dernier avait expliqué de manière crédible avoir pris du recul lors de sa détention, gagné en maturité et effectué un travail d'introspection, en particulier grâce à la psychothérapie qu'il avait entreprise, ce qui l'avait d'ailleurs amené à présenter des excuses à D.________ (cf. arrêt attaqué, ad " En fait ", let. C.a.a p. 9). La déposition de B.________ ne laisse pas transparaître une volonté de ce dernier de nier sa propre implication, celui-ci admettant avoir accepté de remplacer C.________ dans le rôle de l'agresseur, sans qu'il prétende y avoir été forcé. La version exposée par B.________ correspondait du reste à celle présentée en premier lieu au ministère public par C.________, sans que l'on distingue d'éléments laissant supposer une collusion entre les précités, C.________ s'étant finalement rétracté en première instance, possiblement par crainte de représailles, en affirmant alors avoir dénoncé à tort le recourant pour protéger B.________ (cf. arrêt attaqué, ad " En fait ", let. B.h.b p. 7). La version retenue est de surcroît cohérente avec les autres moyens de preuve administrés. En particulier, l'analyse des données rétroactives du téléphone de C.________ avait permis d'établir que, le jour des faits, le recourant l'avait contacté à neuf reprises (sept appels et deux SMS) entre 11 heures 23 et 13 heures 10, puis lui avait passé six appels entre 18 heures 39 et 18 heures 55, soit à l'heure précise des faits, et encore sept appels après les faits, le premier d'entre eux à 18 heures 57. Il a également été établi que les prénommés s'étaient entretenus par téléphone la veille, à 21 heures 37 (cf. arrêt attaqué, ad " En fait ", let. B.e p. 4). Quoi qu'en dise le recourant, il n'y a rien d'insoutenable à considérer que ses nombreux échanges téléphoniques avec C.________, concomitants aux actes qui leur sont reprochés, de même que leur présence côte à côte sur des images de vidéo-surveillance alors qu'ils cheminaient ensemble vers la gare de Genève-Cornavin immédiatement après les faits, permettent de corroborer le rôle d'organisateur et de coordinateur évoqué par ses deux comparses, lesquels ne vivaient pas dans l'agglomération genevoise et ne connaissaient pas les lieux, contrairement au recourant, domicilié à F.________, en France voisine. Il n'est en outre pas critiquable de considérer que l'absence d'appels entre 13 heures 10 et 18 heures 39 pouvait s'expliquer par le fait que les protagonistes s'étaient rencontrés physiquement durant cette période. On ne voit par ailleurs pas que la cour cantonale aurait dû tenir compte des explications du recourant, inconstantes et partant guère crédibles, quant à sa présence et à ses contacts téléphoniques avec C.________ le jour des faits. Ainsi notamment, alors que le recourant avait tout d'abord expliqué avoir rencontré C.________ par hasard en sortant fumer sur la terrasse d'un bar situé aux Pâquis, sans se souvenir d'appels ou d'un rendez-vous fixé, dès lors qu'il n'était pas ami avec celui-ci, il avait ensuite affirmé, confronté aux éléments du dossier, que sa rencontre avec lui n'était pas le fruit du hasard, mais qu'ils avaient bien prévu de se voir ce jour-là pour " faire la fête ". Il n'y avait pas non plus matière à prendre en considération les déclarations par lesquelles il s'était prévalu que ses appels à C.________ consistaient en de simples échanges de banalités et que son téléphone coupait régulièrement, ce qui expliquait selon lui le nombre important d'appels et leur brièveté (cf. arrêt attaqué, ad " En fait ", let. B.h.c p. 8). Il n'est au surplus pas déterminant que la localisation exacte du recourant au moment des faits n'a pas pu être établie, pas plus que la manière dont il avait procédé à d'éventuels repérages ou dont il s'était procuré le matériel nécessaire à la commission de l'infraction et l'avait remis aux co-prévenus, ces circonstances s'expliquant principalement par l'incapacité du recourant de donner des explications claires et crédibles quant à ses activités le jour des faits. Le recourant ne saurait enfin rien tirer du fait qu'il n'avait pas reconnu B.________ sur la planche photographique qui lui avait été présentée lors de son audition par la police le 11 décembre 2019. Au vu de ce qui précède, la cour cantonale n'a pas constaté les faits de manière arbitraire, ni violé la présomption d'innocence, en retenant que le recourant avait planifié l'opération visant à s'emparer de l'argent que l'employé du bureau " E.________ " transportait sur lui alors qu'il circulait à vélo, en fournissant à ses comparses les informations et le matériel nécessaires.