Citation: 2D_8/2018 E. 4.3

4.3. S'agissant tout d'abord de la grille d'évaluation, dans la mesure où le recourant estime que l'autorité précédente l'a mal retranscrite, et pour autant qu'il s'agisse-là d'un grief d'établissement inexact des faits suffisamment motivé (cf. consid. 2.2 ci-dessus), celui-ci ne peut être qu'écarté. On constate en effet que la grille d'évaluation retranscrite par la Commission de recours correspond en tous points à celle figurant au dossier et, au demeurant, jointe au recours. Il en va de même de l'audition du professeur de construction, refusée par l'autorité précédente. Le recourant ne motive pas à suffisance son grief d'établissement inexact des faits, s'agissant d'une appréciation anticipée d'un moyen de preuve par la Commission de recours. Au demeurant, on ne voit pas en quoi cet élément aurait eu une quelconque incidence sur l'issue du recours. Que le professeur ait été présent à l'examen et même qu'il ait posé des questions n'exclut nullement son absence de participation dans l'évaluation du travail du recourant. Pour le surplus, le recourant perd de vue que ce n'est pas uniquement la grille d'évaluation qui sert à reconstituer le déroulement de l'examen et à comprendre quels aspects de son travail ont été jugés "moyens" ou "minimum", mais l'ensemble du document intitulé "Synthèse", comme l'a d'ailleurs clairement expliqué l'autorité précédente. Il en va de même de la reproduction des échelles 1/10 et 1/20, la Commission de recours ayant justement jugé que ces échelles n'avaient pas été incluses dans la grille d'évaluation et que seule la planche à l'échelle 1/50 avait été prise en compte pour juger l'apport de l'aspect constructif à la qualité du résultat final. En se sens, et dans la mesure où c'est ce dont le recourant désire se plaindre en invoquant une violation de son droit d'être entendu, on ne saurait faire grief à la Commission de recours d'avoir considéré que la décision contestée devant elle et la décision de l'école étaient suffisamment motivées.