Citation: 5A_732/2022 E. 3.2

3.2. En l'espèce, selon l'arrêt entrepris, tant en première qu'en seconde instance, la recourante a, d'une part, fait valoir que, n'étant qu'une associée " de fait " de la société en nom collectif, elle ne devait pas répondre des dettes de cette dernière et, d'autre part, invoqué sa situation financière et son incapacité à désintéresser les créanciers sociaux. De son propre aveu, le grief tiré de la validité du titre de mainlevée provisoire a été soulevé pour la première fois devant le Tribunal fédéral. Qu'elle n'ait pu le soulever auparavant motif pris que, n'ayant pas été assistée d'un avocat jusqu'au mois de septembre 2022, " elle n'avait aucun moyen de découvrir l'existence de [ce] vice " ne revêt aucune pertinence. Sa décision de ne pas se faire représenter devant les autorités cantonales par un mandataire professionnel constitue un libre choix que lui garantit l'art. 68 al. 1 CPC; elle ne saurait s'y référer pour pallier les conséquences de la violation du principe de l'épuisement matériel des griefs. Partant, le grief est irrecevable. Quand bien même devrait-on admettre que la règle de l'épuisement des griefs serait respectée, la critique ne serait pas plus recevable. La recourante fonde - contrairement à ce qu'elle soutient - son argumentation sur des faits nouveaux (art. 99 al. 1 LTF) qui ne ressortent pas de l'arrêt entrepris, sans qu'elle se plaigne à cet égard - d'une façon motivée conformément aux exigences (cf. parmi plusieurs: ATF 146 IV 114 consid. 2.1; 143 II 283 consid. 1.2.2) - d'arbitraire dans la constatation des faits et l'appréciation des preuves (art. 9 Cst.). Il en va notamment ainsi lorsqu'elle fait état du déroulement de la poursuite (n o zzz) ayant abouti à la délivrance de l'acte de défaut de biens après saisie et, plus singulièrement, de son stade au moment de la déclaration de faillite de la société en nom collectif ou du fait que la créancière n'aurait pas " dépos[é] une nouvelle réquisition de continuer la poursuite ".