Citation: 8C_327/2019 E. 5.1

5.1. Le recourant reproche ensuite au tribunal cantonal d'avoir constaté qu'un assuré disposant d'une capacité de travail de 20 % était apte à cotiser à l'assurance-chômage et sortait ainsi du cadre de l'art. 14 LACI. Il soutient que cette approche serait trop schématique et qu'il conviendrait de procéder à un examen concret qui consisterait à déterminer sans se référer à un taux limite de capacité de travail s'il est possible et raisonnable d'exiger d'une personne qui dispose d'une capacité de travail très partielle qu'elle exerce une activité soumise à cotisation. Il prétend que, dans son cas particulier, il ne lui était pas possible d'exploiter sa capacité résiduelle de travail de 20 % dans une activité soumise à cotisation dès lors que cette capacité n'était valable que pour une courte période de deux mois, inscrite de surcroît dans un processus de reprise du travail à temps complet, qu'aucun employeur n'aurait accepté de l'engager pour une si brève période à un taux si bas, qu'une telle activité n'aurait pas pu être qualifiée de convenable au sens de l'art. 16 al. 2 let. b à d LACI et que d'autres circonstances étaient susceptibles de restreindre les possibilités d'embauche.