Citation: 6B_469/2007 11.10.2007 E. 4

La recourante conteste que l'on puisse tenir pour établie sa volonté de donner la mort à son mari en août 2004. Elle affirme qu'il pourrait s'agir d'un accident en raison d'une prise de poison trop importante ou d'une vulnérabilité accrue de la victime. 4.1 Selon la Cour pénale, l'intéressée a tué son mari pour bénéficier de rentes, continuer sans entrave à entretenir une relation amoureuse avec son amant et ne pas perdre le bénéfice d'un permis d'établissement. Elle a agi avec sang froid et une détermination extraordinaire, en faisant preuve d'une froideur affective extrême. Elle a prémédité son acte, puisqu'elle a administré régulièrement à son époux de la chloralose pendant de nombreux mois, le voyant souffrir le martyre, sans pour autant cesser ses agissements. Elle a successivement augmenté les doses de poison pour finalement lui en faire ingérer une quantité morelle. 4.2 Au vu de ces éléments et en particulier de la manière de procéder, des mobiles poursuivis, des crises et hospitalisations successives subies par la victime, la Cour pénale pouvait, sans arbitraire, exclure la thèse de l'accident et conclure à l'intention criminelle de l'intéressée. Le fait que G.________ ait été empoisonné à plusieurs reprises avant de succomber ne permet pas d'en douter, compte tenu de la nature et des effets connus sur la santé du produit utilisé. Le grief est dès lors infondé.