Citation: 5P.418/1999 04.04.2000 E. 2

2.- Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir violé son droit d'être entendu, garanti par l'art. 4 aCst. , en rendant une décision insuffisamment motivée. Comme il ne se réfère à aucune disposition de procédure cantonale, son grief doit être examiné à la lumière de cette seule garantie constitutionnelle et avec un plein pouvoir d'examen (ATF 125 I 257 consid. 3a p.259 et les arrêts cités). a) L'exigence de motivation s'impose par la nécessité de sauvegarder les droits de recours du justiciable. Celui-ci est en effet hors d'état d'attaquer à bon escient une décision dont il ne connaît pas l'argumentation et dont le bien-fondé est alors soustrait tant au contrôle de l'intéressé qu'à celui de l'autorité de recours. Il suffit cependant, selon la jurisprudence, que le juge mentionne au moins brièvement les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision; il n'a donc pas discuter tous les moyens soulevés et peut s'en tenir à l'essentiel (ATF 124 II 146 consid. 2a p. 149; 124 V 180 consid. 1a in fine p. 181; 122 IV 8 consid. 2c p. 14/15 et les références citées). L'importance de la motivation ne peut dès lors être fixée de manière uniforme. Selon les circonstances, elle pourra être sommaire, voire stéréotypée; mais plus la règle à appliquer laisse de pouvoir d'appréciation au juge, plus la motivation devra être complète et précise (ATF 112 Ia 107 consid. 2c p. 110).