Citation: 6B_704/2023 E. 3

Conformément à l'art. 42 al. 1 LTF, le mémoire de recours doit être motivé et contenir des conclusions. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). La violation du droit cantonal ne constituant pas un motif pouvant être invoqué dans le recours en matière pénale (cf. art. 95 LTF), le Tribunal fédéral n'en examine l'application que sous l'angle de l'arbitraire (art. 9 Cst.), respectivement de la violation d'autres garanties constitutionnelles ou conventionnelles, à condition que ces griefs aient été soulevés dans le respect des exigences posées par l'art. 106 al. 2 LTF. L'on renvoie, sur la notion d'arbitraire, aux principes maintes fois exposés par le Tribunal fédéral (voir p. ex.: ATF 148 I 127 consid. 4.3; 145 IV 154 consid. 1.1; 143 IV 241 consid. 2.3.1), en soulignant qu'il ne suffit pas que la décision attaquée apparaisse discutable ou même critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable et cela non seulement dans sa motivation, mais aussi dans son résultat (ATF 141 IV 349 consid. 3). En l'espèce, la cour cantonale a considéré que le comportement du recourant contrevenait à l'interdiction des échanges entre détenus, mentionnée dans le "Guide pour la personne détenue" et proscrite par la "Directive du 1er mai 2021 sur l'utilisation du matériel informatique et d'Internet par les personnes détenues", à laquelle faisait référence le Service pénitentiaire. S'il ne pouvait être établi que le recourant connaissait cette directive, il n'en demeurait pas moins que l'interdiction figurait dans le guide dont il disposait et qui constituait un règlement. Cela étant, le terme "échanges" devait être interprété dans un sens large comprenant toute cession, y compris à titre gratuit. Le recourant ne pouvait dès lors "jouer sur les mots" en prétendant que la remise des objets litigieux par un codétenu constituait une donation qui échapperait, selon lui, à l'interdiction des échanges entre détenus. Face à la motivation cantonale, le recourant se borne en substance à soutenir que son comportement ayant consisté à accepter des objets en donation n'était pas interdit, dès lors que la notion d'échanges entre détenus devrait être interprétée plus strictement, dans le sens de la remise d'une chose moyennant une contrepartie. Ce faisant, le recourant ne fait qu'opposer sa propre interprétation du droit cantonal à celle de l'autorité précédente sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Faute de satisfaire aux exigences de motivation accrue de l'art. 106 al. 2 LTF, son grief est irrecevable. En tant que le recourant relève au surplus que le "Guide pour la personne détenue" ne constituait pas un règlement au sens de l'art. 38 RDD/VD et qu'aussi, le comportement proscrit n'était formellement interdit que par une directive qu'il ignorait, il ne conteste toutefois pas qu'il connaissait la règle dont il était question. Il ne démontre ainsi aucunement l'arbitraire des constatations de fait cantonales dénotant le caractère intentionnel de son comportement et ne propose aucune motivation topique susceptible de fonder un grief tiré de l'erreur sur l'illicéité au sens de l'art. 21 CP, dont il ne se prévaut par ailleurs pas. Le recours est dès lors également irrecevable sur ce point (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF).