Citation: 8C_766/2018 E. 4.3

4.3. Le recourant conteste la jurisprudence du Tribunal fédéral selon laquelle, dans le cas où la rente naît plus de cinq ans après l'accident (art. 24 al. 2 OLAA), l'adaptation du gain assuré ne doit pas se faire concrètement compte tenu de l'avancement professionnel présumé ou effectif et de l'augmentation correspondante du revenu, mais sur la base de l'évolution des salaires nominaux dans le domaine d'activité antérieur (cf. consid. 5.2 infra). Le recourant demande que le salaire déterminant pris en compte pour le calcul de sa rente soit celui effectivement reçu pendant l'année précédant l'ouverture du droit à la rente et non pas un salaire hypothétique, ce qui se justifierait également sous l'angle du principe d'équivalence. Il fait en outre valoir que la solution retenue par les premiers juges ne serait pas non plus conforme aux principes constitutionnels de l'égalité de traitement (art. 8 Cst.) et de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.), dès lors qu'en adaptant le salaire annuel assuré déterminant uniquement à l'évolution nominale des salaires, on défavoriserait sans motif objectif les assurés victimes d'un accident en début de carrière, pour lesquels les effets sur la capacité de gain ne se produisent que plusieurs dizaines d'années plus tard, par rapport aux assurés victimes d'un accident en fin de carrière, pour lesquels les conséquences sur la capacité de gain sont immédiates. Le recourant soutient enfin que l'indemnité journalière et la rente reposant pour l'essentiel sur les mêmes bases de calcul, il conviendrait d'interpréter l'art. 24 al. 2 OLAA de manière concordante avec l'art. 23 al. 8 OLAA et de tenir compte de son salaire déterminant durant l'année précédant l'ouverture du droit à la rente, soit un montant de 96'558 fr.