Citation: 6B_1175/2021 E. 1.3.6

1.3.6. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement omis qu'une peine de prison ferme, même sous forme de semi-détention, était incompatible avec sa situation professionnelle et personnelle. Il souligne notamment qu'il ressort du dossier qu'il effectue de nombreuses heures supplémentaires le soir et les samedis. La cour cantonale n'a pas ignoré la situation professionnelle et personnelle du recourant dès lors qu'elle a précisément fixé une peine compatible avec un régime de semi-détention (art. 77b CP; cf. jugement attaqué, p. 23). En outre, contrairement à ce que semble soutenir le recourant, un tel régime ne devrait pas l'empêcher d'effectuer d'éventuelles heures supplémentaires le soir ou de travailler le samedi dans la mesure où, en principe, dans le cadre de l'exécution d'une peine sous le régime de la semi-détention, le condamné peut passer jusqu'à 13 heures hors de l'établissement d'exécution, notamment pour son travail, et il ne doit passer en principe qu'un jour par semaine dans l'établissement (cf. art. 9 al. 3 et 4 du Règlement concordataire du 20 décembre 2017 sur l'exécution des peines sous la forme de la semi-détention [RS/VD 340.95.3] auquel renvoie l'art. 202 al. 1 du Règlement sur le statut des personnes condamnées exécutant une peine privative de liberté ou une mesure du canton de Vaud [RS/VD 340.01.1]). Le grief selon lequel l'autorité cantonale aurait omis de prendre en considération, ou même n'aurait pas suffisamment tenu compte du fait qu'il a un emploi, est dès lors infondé. Pour le surplus, en tant que le recourant soutient que sa compagne et sa fille ont besoin de lui, il se prévaut de facteurs qui ne sont pas déterminants s'agissant d'évaluer ses perspectives d'amendement. Il sied au demeurant de rappeler qu'il est inévitable que l'exécution d'une peine ferme d'une certaine durée ait des répercussions sur la vie professionnelle et familiale du condamné, la séparation du conjoint et de l'enfant étant une conséquence imparable de l'exécution de la peine privative de liberté et des effets qui y sont liés (cf. arrêts 6B_761/2021 du 23 mars 2022 consid. 1.8.3; 6B_939/2021 du 26 janvier 2022 consid. 2.3; 6B_694/2020 du 17 juin 2021 consid. 4.1.2). Le grief du recourant est rejeté dans la mesure où il est recevable.