Citation: 6B_380/2021 E. 2.3.2

2.3.2. Le recourant conteste le montant de 30'000 fr. qui lui a été alloué en faisant valoir, en substance, que la cour cantonale n'a pas pris en compte l'intégralité des postes mentionnés dans sa note de frais et d'honoraires intermédiaire du 12 février 2020. Il reproche en particulier à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte des différents postes concernant l'étude du dossier, correspondant à 105 heures de travail, respectivement à un montant de 31'500 fr. (105 * 300 fr./heure). Le recourant paraît cependant perdre de vue, d'une part, de façon générale, que le Tribunal fédéral reconnaît un très large pouvoir d'appréciation aux autorités cantonales en matière de fixation de l'indemnité au sens de l'art. 429 al. 1 let. a CPP et qu'il n'entend intervenir que lorsque ces dernières ont clairement abusé de leur pouvoir d'appréciation, au point que les honoraires alloués s'avèrent hors de toute proportion raisonnable avec les prestations fournies par l'avocat. D'autre part, il semble également perdre de vue que le système d'indemnisation mis en place par le biais de la LTar/VS repose sur un mécanisme forfaitaire, admis par la jurisprudence (cf. supra consid. 2.2.2), qui implique une appréciation sur la base de critères généraux, dans le contexte desquels le temps utilement consacré par l'avocat constitue un critère d'évaluation parmi d'autres. En tout état, la cour cantonale a exposé pour quelles raisons elle estimait que les 115 heures d'études de dossier pour une période postérieure au 7 mars 2019 invoquées par le recourant lui apparaissaient excessives. Elle a en effet exposé, en se fondant sur différentes ordonnances du juge des mesures de contrainte, ainsi que sur les correspondances et déterminations adressées à ce dernier, que 99 heures, pointées de façon détaillée pour différentes dates, paraissaient devoir être mises en relation avec la procédure de levée de scellés menée devant le Tribunal des mesures de contrainte, partant avec une autre procédure. En outre, 8 heures supplémentaires, afférentes au 29 août 2019, devaient, selon la cour cantonale, être mises en relation avec un recours formé le 9 septembre 2019 au Tribunal fédéral contre une ordonnance du 10 juillet 2019 du Président de la Chambre pénale du Tribunal cantonal du canton du Valais (cf. arrêt 1B_436/2019 précité), soit, à nouveau, avec une autre procédure. Elle a finalement considéré que 7 heures supplémentaires devaient être décomptées pour une période comprise entre le 7 mars 2019 et le 12 février 2020, en plus des 3 heures déjà retenues en première instance. Face à cela, on ne discerne dans l'argumentation du recourant, parfois malaisée à suivre, aucun élément devant conduire à considérer que les constatations cantonales relatives aux heures effectivement décomptées à titre d'étude du dossier seraient insoutenables, respectivement entachées d'arbitraire. Bien que le recourant conteste les constatations cantonales, son argumentation consiste avant tout à discuter librement, partant de façon appellatoire et irrecevable, les éléments précités et à livrer sa propre perception du temps qu'il juge nécessaire à l'étude du dossier de la cause, fût-ce en rapport avec un dossier volumineux de vingt classeurs fédéraux ou du temps de préparation d'audience pour parvenir à la conclusion que la cour cantonale aurait dû prendre en considération 115 heures et non pas 10 heures seulement. Or, faute pour le recourant d'exposer suffisamment clairement quels postes précis de sa note d'honoraires la cour cantonale aurait indûment omis de prendre en compte, on ne saurait retenir que les constatations de cette dernière seraient entachées d'arbitraire. Toujours en relation avec le montant alloué à titre d'indemnité pour la procédure devant le ministère public, le recourant critique l'indemnisation de ses frais de déplacement. Toutefois, dans la mesure où la cour cantonale a rappelé à bon droit que le temps de déplacement pouvait être indemnisé de façon différente par rapport au temps d'étude de dossier (cf. ATF 142 IV 163 consid. 3.1.3; arrêt 6B_796/2016 du 15 mai 2017 consid. 2.2.2), les critiques formulées par le recourant à cet égard s'avèrent dépourvues d'objet. Il en va de même, mutatis mutandis, s'agissant des critiques qu'il formule en relation avec les frais de photocopies. Au demeurant, le recourant ne formule aucun grief spécifiquement destiné à démontrer que la cour cantonale aurait arbitrairement appliqué les dispositions topiques de la LTar (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF).