Citation: 1C_664/2021 E. 3.3.3

3.3.3. L'argumentation appellatoire des recourants, qui consiste en définitive à se référer, sans réelle discussion, au rapport du 29 avril 2020 de leur expert privé, P.________ AG, n'est pas suffisante à remettre en cause l'appréciation du Tribunal cantonal, en particulier s'agissant de la visibilité au sortir des places, que les recourants qualifient d'insuffisante. Cette question ne relève pas de l'application du droit, mais des faits, que le Tribunal fédéral ne revoit qu'aux conditions de l'art. 105 al. 2 LTF et au prix d'une motivation suffisante (art. 106 al. 2 LTF). En fin de mémoire, les recourants se prévalent certes d'arbitraire dans l'établissement des faits; ils se contentent cependant, là encore, de se référer à leur rapport privé, affirmant que l'arbitraire résiderait dans le fait d'avoir "retenu que la visibilité était dégagée du côté d'où venait le trafic motorisé, en contradiction avec le contenu du rapport de P.________ AG", ce qui est insuffisant (art. 106 al. 2 LTF). C'est également en vain qu'ils reprochent à la cour cantonale - à tout le moins implicitement - de ne s'être référée qu'à la norme VSS 40 291a et non pas aussi à la norme VSS 640 273a. Sans autre forme d'explication, on ne discerne en particulier pas en quoi il serait critiquable de ne pas l'avoir appliquée au cas d'espèce; il n'est en particulier pas prétendu que le RPGA commanderait l'application de cette norme privée, laquelle demeure ainsi non contraignante (cf. arrêt 1C_234/2020 du 5 février 2021 consid. 6). Quant à la violation de l'art. 6 de la loi fédérale du 4 octobre 1985 sur les chemins pour piétons et les chemins de randonnée pédestre (LCPR; RS 704), les recourants la déduisent également du prétendu manque de visibilité, sans - une nouvelle fois - démontrer, sur ce point, l'arbitraire des constatations cantonales. Sur le fond, indépendamment de savoir si cette disposition s'applique au chemin en cause - ce qui peut demeurer indécis -, l'art. 6 al. 1 let. b LCPR se limite à exiger "si possible" un cheminement sans danger (cf. arrêt 1C_575/2019 du 1er mars 2022 consid. 16.4). Or, en l'espèce, au regard de la configuration du chemin Adolphe Burnat, en particulier des aménagements réalisés par la commune, de la limitation de vitesse et de la visibilité au sortir des places litigieuses, cette exigence apparaît remplie.