Citation: 2A.527/2000 31.01.2001 E. 1

1.- a) Aux termes de l'art. 17 al. 2 3ème phrase de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142. 20), les enfants célibataires de moins de dix-huit ans ont le droit d'être inclus dans l'autorisation d'établissement de leurs parents aussi longtemps qu'ils vivent auprès d'eux. b) Selon la jurisprudence (ATF 125 II 585 consid. 2, 633 consid. 3a et les arrêts cités), lorsque les parents sont divorcés ou séparés et que l'un d'eux se trouve en Suisse et l'autre à l'étranger, il n'existe pas un droit inconditionnel des enfants vivant à l'étranger de rejoindre le parent se trouvant en Suisse, surtout lorsque la séparation résulte initialement de la libre volonté de celui-ci. Un tel droit suppose que l'enfant entretienne avec le parent établi en Suisse une relation familiale prépondérante; encore faut-il que la venue de l'enfant en Suisse soit nécessaire. c) Or tel n'est pas manifestement pas le cas en l'espèce. Il ressort de l'arrêt attaqué du Tribunal administratif - dont les constatations de fait lient en principe le Tribunal fédéral (art. 105 al. 2 OJ) - que A.________, âgée de plus de dix-sept ans au moment du dépôt de la requête de regroupement familial, est née et a été élevée dans son pays d'origine d'abord par sa mère jusqu'en 1990, puis par sa tante jusqu'à ce que celle-ci décède en 1997. C'est ensuite le mari de sa tante décédée qui s'est occupé d'elle. Ces changements de circonstances ne rendaient pas nécessaire la venue de l'intéressée en Suisse. Les recourants n'établissent en tout cas pas que l'oncle n'était pas en mesure de continuer à s'occuper de A.________ jusqu'à la majorité de celle-ci. Quant à B.________, il a volontairement quitté l'Angola peu après la naissance de sa fille née hors mariage et a refait sa vie en Suisse. Il n'est pas établi qu'il ait entretenu des liens particulièrement intenses avec sa fille durant toute la séparation. L'autorité intimée n'a donc pas violé l'art. 17 al. 2 LSEE, ni l'art. 8 CEDH en refusant le regroupement familial en faveur de A.________, dont la venue en Suisse était dictée plutôt par des motifs professionnels que par des raisons d'ordre familial. d) Pour le surplus, il y a lieu de renvoyer aux motifs convaincants de l'arrêt attaqué, ainsi qu'aux observations de l'Office fédéral des étrangers (art. 36a al. 3 OJ). e) Dans la mesure où les recourants requièrent la production d'une attestation par le Service de l'état civil et des étrangers du canton du Valais, leur demande doit être écartée, la pertinence d'une telle requête n'ayant pas été démontrée.