Citation: 9C_809/2009 15.03.2010 E. A

A.a T.________ travaillait comme peintre industriel. Arguant souffrir des séquelles d'une affection au coude droit, totalement incapacitante depuis le mois de février 1999, il s'est annoncé à l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel (ci-après : l'office AI) le 13 mars 2000. Se fondant seulement sur l'avis du docteur B.________, interniste et rhumatologue traitant, qui avait fait état d'une épitrochléite droite apparue en 1997, traitée conservativement (infiltrations, physiothérapie), puis opérée (ténotomie), ayant théoriquement permis la reprise, à plein temps, d'une activité adaptée (épargnant le bras droit) depuis le 1er novembre 1999 (rapport du 10 avril 2000), l'office AI a rejeté la requête de l'assuré (décision du 30 mai 2000). La décision a été annulée par le Tribunal administratif du canton de Neuchâtel (actuellement, Cour des assurances sociales du Tribunal administratif du canton de Neuchâtel) dans la mesure où la cause aurait été insuffisamment instruite, notamment sur le point de savoir quelles étaient concrètement les activités adaptées à l'état de santé de l'intéressé (jugement du 5 octobre 2000). Suivant l'avis de son médecin-conseil, l'administration a confié la réalisation d'une expertise au docteur S.________, interniste et rhumatologue. Le praticien a diagnostiqué des douleurs chroniques de l'épitrochlée, bilatérales, prédominant à droite, un status post-cure chirurgicale d'épitrochléite droite le 18 juin 1999 et radiothérapie à visée anti-inflammatoire, un diabète anamnestique et une obésité n'influençant pas la capacité de travail dans une activité légère, évitant les travaux de force, les mouvements répétitifs ou les positions statiques prolongées des membres supérieurs (rapport du 22 juin 2001). Une mesure d'aide au placement ayant été vainement entreprise et la poursuite de l'instruction médicale ayant été suggérée par le médecin traitant, un avis complémentaire a été requis du docteur S.________. Outre les affections connues, celui-ci a signalé l'existence d'un trouble somatoforme douloureux persistant sous forme de douleurs chroniques des avant-bras des deux côtés sans influence sur la capacité de travail dans une activité adaptée (rapport d'expertise du 11 juillet 2002). Egalement mandatée par l'office AI, la doctoresse L.________, psychiatre, a conclu à une capacité totale de travail malgré une personnalité émotionnellement labile, type borderline, des douleurs aux coudes d'origine indéterminée et un diabète (rapport d'expertise du 15 novembre 2002). Au regard des informations médicales collectées, l'administration a rejeté la demande (décision du 27 mai 2003) et, en dépit de l'opposition formulée par l'assuré, soutenu par le docteur H.________, nouveau rhumatologue traitant, qui doutait des chances de son patient de retrouver une capacité de travail à cause principalement des douleurs aux épitrochlées (rapport du 22 juin 2003), a confirmé son refus de prester (décision sur opposition du 8 mars 2004). A.b L'intéressé s'est une nouvelle fois annoncé à l'administration le 28 avril 2004. Spontanément et sur requête, le docteur H.________ a fait état d'une aggravation de la situation médicale de T.________; outre les diagnostics connus, il a mentionné l'apparition d'une coronopathie sévère avec quintuple pontage coronarien, une polyneuropathie diabétique sévère générant des douleurs difficilement supportables aux jambes, une discopathie L4/5 et un épisode dépressif majeur totalement et définitivement incapacitants (rapports des 3 mai 2004, ainsi que 27 janvier et 9 février 2005). Sollicité, le docteur G.________, cardiologue, a attesté une incapacité totale de travail depuis le 13 décembre 2004 en lien avec la pathologie cardiaque (rapport du 29 février 2005). L'office AI a encore mis en oeuvre une expertise pluridisciplinaire. Les docteurs M.________, interniste, U.________, psychiatre, et E.________, cardiologue, Centre d'observation médicale de l'assurance-invalidité (COMAI), ont diagnostiqué une maladie coronarienne, un status après cinq pontages coronariens, un diabète de type II avec polyneuropathie discrète à modérée des membres inférieurs, des douleurs aux coudes d'origine indéterminée et une dysthymie laissant subsister une pleine capacité de travail (sauf lors des périodes post-opératoires) dans toute activité évitant les mouvements répétitifs des membres supérieurs, les longues marches sur terrains irréguliers et les travaux lourds (rapport du 18 octobre 2005). Estimant que la situation médicale de l'assuré n'avait pas fondamentalement évolué par rapport à celle prévalant au moment de la décision sur opposition du 8 mars 2004, l'administration a rejeté la demande de prestations (décision du 9 juin 2006). Appuyé par le docteur H.________, qui mettait notamment l'accent sur une hospitalisation due à l'affection psychiatrique apparue récemment (rapport du 16 juin 2006), l'intéressé s'est opposé à la décision. L'avis des docteurs A.________ et N.________, psychiatres traitants, Centre psycho-social neuchâtelois, concluant à une incapacité totale de travail en raison d'un trouble dépressif récurrent, épisode actuel sévère sans symptômes psychotiques, d'une épitrochléite bilatérale, d'un diabète de type II insulino-dépendant, d'une polyneuropathie diabétique de type "burning feet", d'une insuffisance cardiaque sur maladie coronarienne et d'une capsulite rétractile de l'épaule droite (rapport du 30 mai 2007), n'a pas influencé la position de l'office AI qui, sur la base d'une évaluation du rapport des psychiatres traitants par son service médical régional (SMR; rapport du docteur F.________, du 8 octobre 2007), a rejeté l'opposition (décision du 18 octobre 2007).