Citation: 5P.48/2002 11.06.2002 E. C

Le 15 février 2001, l'épouse a déclaré réduire ses conclusions pour ne solliciter que le prononcé de mesures protectrices de l'union conjugale, soit l'autorisation de se constituer un domicile séparé, l'octroi de la garde des enfants, le père devant bénéficier d'un large droit de visite, l'attribution à l'époux de la jouissance exclusive du domicile conjugal et la condamnation de l'époux à une contribution mensuelle d'entretien de 1'500 fr. par enfant. L'époux a conclu au rejet de cette demande. Par jugement du 7 mars 2001, le Tribunal de première instance a donné acte à l'épouse du retrait de sa demande de divorce, déclaré recevables ses conclusions tendant au prononcé de mesures protectrices de l'union conjugale et fixé la cause à plaider. Le 22 mars 2001, l'épouse a repris ses conclusions du 15 février précédent. De son côté, l'époux a sollicité l'ouverture d'enquêtes; il a de plus notamment requis que l'épouse soit autorisée à se constituer un domicile séparé, que la garde des enfants lui soit confiée, la mère devant bénéficier d'un large droit de visite, et que la jouissance exclusive du domicile conjugal lui soit attribuée. Après l'audition d'un témoin et des parties le 16 mai 2001, celles-ci ont derechef été appelées à conclure. Seul l'époux s'est exprimé à nouveau. Statuant le 22 juin 2001, le Tribunal de première instance a, notamment, autorisé les époux à vivre séparés, confié la garde des enfants à la mère, dit que les parents continueraient d'exercer en commun l'autorité parentale, fixé le droit de visite du père, attribué à l'époux la jouissance du domicile conjugal et condamné le père à une contribution mensuelle d'entretien échelonnée de 1'300 à 1'500 fr. par enfant jusqu'à la majorité, voire au-delà, au maximum jusqu'à 25 ans, en cas de formation professionnelle ou d'études sérieuses et régulières.