Citation: 5A_228/2020 E. 1

En janvier 2017, le père a initié une procédure devant la Justice de paix de l'arrondissement de la Glâne (ci-après: Justice de paix), faisant part de difficultés relationnelles avec la mère de l'enfant, de ses inquiétudes au sujet de celui-ci et de problèmes dans l'exercice du droit de visite, la mère cherchant à l'exclure de la vie de leur fils. Le 7 février 2017, la mère a quitté la Suisse avec l'enfant pour se rendre en République dominicaine, sans solliciter l'accord du père. Celui-ci a déposé plainte pénale pour enlèvement de mineur. L a Justi ce de paix a ordonné le retour immédiat de l'enfant par décision du 20 février 2017. La mère est rentrée en Suisse avec l'enfant le 8 mai 2017. Par décision urgente du même jour, confirmée et complétée le 12 mai 2017, la Justice de paix lui a retiré le droit de déterminer le lieu de résidence de son fils et a ordonné le placement de celui-ci dans un foyer pour une durée de trois mois à des fins d'évaluation, une enquête sociale étant parallèlement mise en oeuvre. Le Service de l'enfance et de la jeunesse (SEJ) a déposé son rapport d'enquête sociale le 11 juillet 2017 et l'a complété le 14 août 2017. A.b. Le 30 mai 2017, le père a déposé auprès du Tribunal civil de l'arrondissement de la Sarine (ci-après: Tribunal) une demande de modification du jugement de divorce assortie d'une requête de mesures provisionnelles et superprovisionnelles. Il concluait principalement à l'attribution en sa faveur de l'autorité parentale et de la garde exclusives, une contribution à l'entretien de l'enfant étant mise à la charge de la mère; subsidiairement, à l'octroi de la garde, au maintien de l'autorité parentale conjointe "sous contrôle d'une mesure de curatelle appropriée" et à la fixation d'une contribution d'entretien à verser par la mère. La requête de mesures superprovisionnelles a été rejetée par décision du 31 mai 2017. Par décision du 2 juin 2017, Me Isabelle Brunner Wicht a été désignée comme curatrice de représentation de l'enfant. A.c. Le 19 juillet 2017, le Président du Tribunal a, sur mesures provisionnelles, confié la garde de l'enfant au père dès la fin du placement en foyer, prévue pour le 20 août 2017, réservé à la mère un droit de visite à raison d'un week-end sur deux et d'un demi-jour par quinzaine, décidé que les papiers d'identité de l'enfant seraient confiés au père, prévu que la mère contribuerait à l'entretien de son fils par le versement de la rente AI complémentaire pour enfant qu'elle perçoit, enfin, maintenu les curatelles de représentation et de surveillance du droit de visite précédemment instituées. Statuant sur l'appel de la défenderesse par arrêt du 14 novembre 2017, la Ie Cour d'appel civil du Tribunal cantonal de l'État de Fribourg (ci-après: Cour d'appel) a réformé la décision attaquée en ce sens que le droit de visite de la mère s'exercerait, en semaine, tous les mercredis et non un mercredi sur deux, dès après le repas de midi et jusqu'à 18h00, voire jusqu'au lendemain matin, ainsi que durant la moitié des vacances scolaires, et que le versement de sa rente complémentaire à titre de contribution à l'entretien de l'enfant serait limité à 500 fr. par mois, le solde de 127 fr. restant à sa disposition. Le 29 mars 2018, la curatrice du SEJ a transmis un rapport relatif à la situation de l'enfant, qu'elle a complété le 10 avril suivant.