Citation: 1C_398/2023 E. 4.3

4.3. Le recourant ne conteste pas vraiment ce raisonnement. Il se contente d'avancer, sans le démontrer, qu'il ne ressortirait d'aucun rapport ou document émanant du centre LAVI qu'il lui a été donné connaissance de sa possibilité d'introduire une demande d'indemnisation LAVI et d'un délai pour faire cette démarche. Cette simple affirmation est insuffisante à démontrer que le recourant aurait agi dans un délai raisonnable lorsque l'information complète sur ses droits de déposer une demande d'indemnisation LAVI lui a été transmise, dans la mesure où il ne conteste pas avoir consulté un centre LAVI en février 2012 et bénéficié de prestations LAVI (notamment de plusieurs heures d'assistance juridique auprès de deux avocats en mai 2012 et en 2013). En déposant une demande d'indemnisation en juin 2016, soit trois voire quatre ans après avoir bénéficié d'assistance juridique sous forme de prestations LAVI, le recourant ne peut, de bonne foi, prétendre avoir agi dans un délai raisonnable. Le grief doit être rejeté dans la faible mesure de sa recevabilité.