Citation: 4A_275/2023 E. 6.2

6.2. En l'occurrence, l'autorité précédente, après avoir exposé les principes applicables en matière de rémunération de l'entrepreneur, a relevé que le contrat d'entreprise conclu le 19 novembre 2008 prévoyait une rémunération basée sur les prix et quantités de l'offre du 11 septembre 2008 d'un montant total brut de 56'727 fr. 75 dont à déduire un rabais de 2%. Elle a considéré qu'il s'agissait d'un devis approximatif au sens de l'art. 375 CO et que la fixation du prix devait s'effectuer selon les frais effectifs, l'entrepreneur devant pour ce faire démontrer l'existence des éléments nécessaires, soit notamment que les prestations exécutées par ses soins correspondaient à la convention d'origine ou aux modifications approuvées ultérieurement par les parties. Or, la cour cantonale a considéré que la recourante avait échoué à démontrer que tous les travaux supplémentaires réalisés par rapport à ceux figurant dans l'offre initiale auraient été acceptés par l'intimée, celle-ci ayant uniquement reconnu, en cours de procédure, avoir passé deux commandes de travaux supplémentaires. A titre superfétatoire, elle a relevé qu'il ne suffisait pas de vérifier, comme l'avait fait l'expert judiciaire, que les métrés correspondaient bien à ceux mentionnés dans la facture finale pour admettre que les travaux exécutés correspondaient bel et bien à ceux qui avaient été approuvés par l'intimée.