Citation: 8C_232/2019 E. A

A.a. A.________, né en 1964, travaillait en qualité d'architecte au service de la société B.________ SA. A ce titre, il était assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: la CNA). Le 30 juin 2004, il s'est blessé à l'épaule droite en chutant lors d'un match de football. Consulté le lendemain, le docteur C.________, spécialiste en médecine générale, a attesté une incapacité de travail de 100 % jusqu'au 15 juillet 2004. La CNA a pris en charge le cas. Après avoir reçu une facture transmise par l'assuré pour le remboursement d'un traitement de physiothérapie entrepris du 21 janvier au 1er avril 2005, la CNA a demandé au docteur C.________ d'établir un rapport médical intermédiaire. Celui-ci a posé le diagnostic de "probable lésion tendineuse ou de coiffe des rotateurs à droite" et a précisé que l'assuré n'avait pas eu le temps d'entreprendre le traitement de physiothérapie en août 2004 (rapport du 14 avril 2005). Le 19 avril 2005, la CNA a informé A.________ qu'elle refusait de prendre en charge le traitement de physiothérapie. Par la suite, le docteur C.________ a adressé l'assuré au docteur D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et spécialiste en chirurgie de la main, lequel a notamment relevé que "radiologiquement" l'épaule était centrée avec un acromion type III (rapport du 29 juin 2005). A.b. Dès le mois de juin 2016, A.________ a ressenti des douleurs à l'épaule droite. Il s'est soumis le 20 juin 2016 à une IRM qui a notamment mis en évidence un conflit sous-acromial avec une rupture quasi complète du tendon sus-épineux et une diminution de la trophicité musculaire du muscle sus-épineux, ainsi qu'un conflit sous-coracoïdien avec amincissement de la partie supérieure du tendon sous-scapulaire. Dans son rapport du 4 octobre 2016, le docteur E.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur et médecin traitant, a posé le diagnostic de status après opération de la coiffe à gauche et rupture étendue de la coiffe des rotateurs à droite. Il était d'avis que, vu ses activités sportives, l'assuré pourrait bénéficier d'une refixation de la coiffe. Le même jour, l'employeur a annoncé à la CNA une rechute de l'accident du 30 juin 2004, en indiquant "football: opération de l'épaule prévue au printemps 2017, car lésions de l'épaule droite suite à l'accident de 2004". Après avoir recueilli l'avis du docteur F.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur et médecin d'arrondissement de la CNA (rapport du 21 novembre 2016), l'assureur-accidents a rendu le 21 février 2017 une décision, confirmée sur opposition le 31 mars suivant, par laquelle il a refusé d'allouer des prestations pour les troubles annoncés dès le mois de juin 2016, au motif qu'aucun lien de causalité certain ou du moins probable ne pouvait être établi entre ceux-ci et l'accident du 30 juin 2004.