Citation: 1C_38/2018 E. 9

La recourante se plaint enfin d'une violation de la garantie de la propriété (art. 26 Cst.), de la sécurité du droit et du principe de la bonne foi (art. 5 Cst.). Compte tenu des particularités du cas d'espèce, il est légitime que la recourante s'inquiète du sort réservé aux travaux de fenestrage d'ores et déjà réalisés, tout particulièrement au regard du montant de 133'214.60 fr. qu'elle allègue avoir investi. Les critiques qu'elle formule à ce propos apparaissent cependant prématurées. En effet, comme l'a souligné le Tribunal administratif, sans que la recourante ne le discute, la cause porte au fond sur les conditions d'octroi de l'autorisation de construire, plus spécialement sur l'introduction d'une charge relative au matériau exigé pour le remplacement des fenêtres; seule cette question a été débattue devant les autorités cantonales (cf. ATF 142 I 155 consid. 4.4.2 p. 156). La problématique d'un éventuel rétablissement conforme à la loi des fenêtres en bois-métal installées dans l'intervalle est par conséquent, à ce stade, hors de cause. C'est précisément dans le cadre d'une procédure distincte portant sur la remise en conformité - que la TTE a enjoint la commune d'entreprendre (cf. décision de la TTE du 10 mars 2016 consid. 5) - que la recourante pourra faire valoir ses intérêts, se prévaloir, le cas échéant, d'une violation de la garantie de la propriété et exciper de sa bonne foi, tout particulièrement en lien avec les travaux réalisés sur la base de permis du 16 mars 2015 et le montant déboursé à cet effet (cf. arrêts 1C_82/2015 du 18 novembre 2015 consid. 4.1 non publié in ATF 141 II 476, mais publié in DEP 2016 p. 239; 1C_273/2017 du 20 juin 2018 consid. 2.2). Le grief, tel que formulé, apparaît ainsi prématuré et doit, faute d'intérêt actuel, être déclaré irrecevable.