Citation: 6B_1052/2020 E. 5.3

5.3. Le recourant ne conteste pas le renvoi partiel qu'a opéré la cour cantonale à la motivation des premiers juges. La cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, établir la culpabilité du recourant relative à l'assassinat en tenant compte des circonstances liées à la personne de l'auteur et de son comportement (délinquant professionnel, membre d'une organisation criminelle, absence de collaboration, contribution à l'allongement de la procédure, etc.), lesquelles ne sont pas contestées. Toutefois, d'autres facteurs retenus - notamment le contexte et les circonstances des faits, le dépouillage de bijoux et la mise en place du système de mise à feu - sont consubstantiels à ceux retenus pour qualifier l'infraction d'assassinat et la cour cantonale n'a pas mis en évidence d'intensité particulière dans laquelle ces éléments étaient pertinents pour qualifier la gravité de la faute en lien avec cette infraction (cf. supra consid. 5.1 in fine). Si la motivation cantonale permet de comprendre les motifs pour lesquels une peine privative de liberté supérieure à 10 ans devait être prononcée pour l'assassinat, les éléments indépendants de la qualification de l'infraction retenus ne justifient pas une quotité de 8 ans supérieure à la peine plancher prévue à l'art. 112 CP. Aussi, le recours doit être admis sur ce point, le jugement attaqué annulé s'agissant de la peine et la cause renvoyée à la cour cantonale afin qu'elle fixe une peine pour l'infraction abstraitement la plus grave, à savoir l'assassinat, en tenant compte des éléments pertinents sous l'angle de l'art. 47 CP. Pour le surplus, et par économie de procédure, il convient de relever que, contrairement à ce que prétend le recourant, la cour cantonale a tenu compte de son état de santé ainsi que de sa situation familiale, aspects qu'elle a expressément décrits (jugement entrepris, let. C.1 p. 10 s.), sans pour autant les considérer comme étant susceptibles d'influencer la quotité de la sanction. Or le recourant ne démontre pas que les affectations physiques, dont il prétend souffrir rendraient la sanction considérablement plus dure que pour la moyenne des autres condamnés (cf. arrêts 6B_289/2020 du 1er décembre 2020 consid. 13.3.1; 6B_233/2020 du 5 juin 2020 consid. 3.2; 6B_1276/2015 du 29 juin 2016 consid. 2.2.1). Il s'écarte de manière inadmissible des faits retenus par la cour cantonale en tant qu'il prétend que son fils cadet souffrirait d'un handicap nécessitant des interventions chirurgicales, sur la base de correspondances privées échangées avec ses proches depuis son incarcération, et sans soulever l'arbitraire de l'omission de ce fait. Aussi, c'est en vain qu'il prétend avoir quitté son pays à la recherche d'un moyen de gagner l'argent nécessaire aux soins médicaux de son fils, étant relevé que cet élément serait impropre à influencer sa culpabilité s'agissant des infractions en cause. Quant aux peines infligées pour les infractions de délit manqué d'incendie aggravé et de vol, le recourant ne forme aucune critique, en particulier sous l'angle de l'art. 49 CP (cf. ATF 144 IV 313 consid. 1.1.2; 127 IV 101 consid. 2b; arrêt 6B_984/2020 du 4 mars 2021 consid. 3.1), de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'y arrêter plus avant. La demande de mise en liberté immédiate est sans objet.