Citation: 5C.83/2003 26.06.2003 E. C

L'Office des poursuites Arve-Lac (ci-après : l'Office) a appris que A.________ s'attendait à recevoir une rémunération de la part de l'avocat Y.________, sans toutefois avoir connaissance de l'accord précité. Mal informé du caractère et de l'importance de la rémunération, l'Office a avisé l'avocat Y.________, le 30 mai 2000, d'une saisie de revenus en ses mains, à concurrence de 2'000 fr. par mois. Dans l'avis de saisie en question, l'Office a mentionné une poursuite série n° 98 xxxxx, tout en indiquant simultanément comme "numéro à rappeler" le n° 92 xxxxx. Le 7 juin 2000, l'avocat Y.________ a informé l'Office qu'il n'était ni le mandataire ni chargé des intérêts de A.________ et qu'il ne détenait encore aucun actif appartenant à ce dernier, mais qu'il signalerait à l'Office les montants qu'il pourrait recevoir. En réaction à un nouveau courrier de l'avocat Y.________, l'Office a avisé celui-ci, le 2 décembre 2000, de la saisie d'une créance en ses mains, au préjudice de A.________, à concurrence de 85'070 fr. 50 avec intérêts et frais, dans le cadre de trois séries (nos 98 xxxxx, 99 xxxxx et 99 yyyyy) qui n'englobaient pas la poursuite n° 92 xxxxx. Par un nouvel avis du 11 décembre 2000, l'Office a porté le montant de la saisie de créance à 155'152 fr. 75 plus intérêts et frais, sur la base de l'addition de quatre séries (nos 98 xxxxx, 99 xxxxx, 99 yyyyy et 00 xxxxx) n'incluant toujours pas la poursuite n° 92 xxxxx.