Citation: 1C_349/2023 E. 3.4

3.4. Certes, comme constaté par les recourants, l'arrêt attaqué n'expose pas l'intégralité du contenu de la note faunistique. Les recourants n'exposent toutefois pas précisément quels éléments de fait déterminants n'auraient pas été mentionnés dans l'arrêt attaqué et ne démontrent pas l'arbitraire de leur omission. Le grief tiré de la constatation arbitraire des faits soulevé par les recourants est dès lors irrecevable et il n'y a donc pas lieu de compléter l'état de fait de l'arrêt entrepris (cf. ci-dessus consid. 2.1.2 et 3.1). Contrairement à l'avis des recourants et de l'OFEV, l'appréciation du Tribunal cantonal peut être confirmée. L'OFEV estime que les indices de fréquentation du site par le chiroptères mentionnés dans la note faunistique du bureau S.________ sont pertinents et convaincants. L'OFEV se réfère à ces indices ainsi qu'à la présence du ver luisant dans les environs immédiats de la parcelle litigieuse. En l'occurrence, les deux biologistes du bureau S.________ ont simplement évoqué la possibilité que la parcelle, n'étant pas éclairée, offre un terrain de chasse pour les chauves-souris et que certains vieux arbres comportant des trous soient occupés par cet animal. Or, lors de l'inspection locale, la biologiste de la DGE-BIODIV a exposé qu'elle doutait que des chauves-souris y nichent vu la faible hauteur des trous dans les arbres. La DGE-BIODIV a en outre indiqué, le 30 août 2022, que selon ses propres connaissances et celles disponibles auprès du CCO-VD (Centre de Coordination Ouest pour l'étude et la protection des chauves-souris du canton de Vaud), la parcelle n'abritait pas de colonies connues de reproduction des chauves-souris. Par ailleurs, la fontaine visible sur les orthophotographies du guichet cartographique cantonal qui ajouterait, selon les biologistes de S.________, un intérêt supplémentaire à ce potentiel terrain de chasse, n'existe plus, comme constaté lors de l'inspection locale. Par ailleurs, l'OFEV indique certes avoir eu connaissance, dans les environs immédiats de la parcelle, de la présence du ver luisant, insecte qui aurait des exigences très spécifiques quant à son habitat (éclairage artificiel le plus faible possible) correspondant en partie aux exigences des chauves-souris. L'OFEV ne produit toutefois aucun élément à l'appui de son allégation: il ne cite ni la source de cette affirmation, ni la ou les parcelles concernées. Enfin, il n'a pas été établi, lors de l'inspection locale, que la pelouse, régulièrement tondue, située sur la parcelle constitue une prairie riche en insectes. Dans ces conditions et au vu de la retenue dont doit faire preuve le Tribunal fédéral (cf. ci-dessus consid. 2.1.1 in fine et 3.1), la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, considérer qu'il n'existait pas d'indices suffisants pour rendre vraisemblable la présence d'un biotope digne de protection. C'est sans arbitraire que la cour cantonale a renoncé à donner suite aux réquisitions d'instruction formulées par les recourants en lien avec l'existence d'un biotope digne de protection. Il sied, dans ce contexte, de souligner que le Tribunal cantonal a constaté, à l'instar notamment du Service d'architecture et du SPADOM, que le projet prévoyait des mesures de conservation et de compensation permettant le maintien de certaines valeurs naturelles (notamment le hêtre pourpre) et la reconstitution d'un milieu intéressant. Il relevait que le permis de construire allait intégrer les recommandations de la DGE-BIODIV - que la constructrice s'était engagée à suivre - concernant l'élimination d'éventuels obstacles pour les déplacements de la faune, l'abattage des arbres de manière à éviter des périodes critiques pour la faune, et la pose de nichoirs au besoin.