Citation: 5A_170/2016 E. 4.3.2

4.3.2. Dans sa réponse, l'époux fait valoir que la recourante n'indique pas quelle base de calcul aurait dû être utilisée pour fixer le montant à prélever sur sa fortune. Il soutient en outre que le raisonnement de son épouse consistant à retenir les revenus générés par sa fortune et la substance de ce même capital est insoutenable, car les deux solutions envisageables sont alternatives, partant, elles s'excluent. A titre éventuel, pour le cas où la critique de la recourante devrait être admise, l'intimé expose que le novum qu'il a présenté devant la Juge déléguée a été arbitrairement écarté. Il rappelle avoir allégué, le 4 décembre 2015, le décès du père de son épouse - avant la décision de première instance -, élément qui a eu un impact déterminant sur la situation financière de celle-ci, dès lors qu'elle devenait propriétaire, selon les pactes successoraux produits dans la cause, de nombreux biens, en particulier d'immeubles. S'il devait être astreint à entamer son capital, le mari soutient que la recourante devrait également être contrainte de puiser dans son importante fortune.