Citation: 4P.141/2000 17.10.2000 E. 3

3.- En premier lieu, le recourant fait grief à la Cour de justice d'avoir constaté des faits manifestement inexacts et d'avoir adopté une chronologie à l'évidence erronée. a) Ce n'est ainsi pas le recourant qui aurait approché l'intimé en 1995, mais bien ce dernier qui aurait proposé au recourant de mettre une partie de son terrain à disposition pour recueillir des fauves. Il est incontesté que les parties avaient en vue la construction d'un abri pour fauves aux frais du recourant sur la parcelle de l'intimé. Cela étant, il importe peu de savoir lequel des deux partenaires a engagé les pourparlers pour déterminer si l'intimé peut être rendu fautif de l'échec de ce projet commun. Même si la cour cantonale a retenu de manière inexacte que la première démarche émanait du recourant, cette constatation demeure sans incidence sur l'issue du litige de sorte que le moyen est mal fondé. b) Selon le recourant, la cour cantonale a également retranscrit de manière manifestement inexacte les paroles du notaire Christen lors de l'entretien du 2 octobre 1996. A cette occasion, le notaire n'aurait en effet ni mentionné une durée de vingt ans pour le droit de superficie, ni conseillé de compléter l'autorisation de construire en indiquant l'affectation réelle de l'abri projeté. Certes, l'arrêt attaqué ne laisse pas apparaître avec précision la date à laquelle Me Christen a prononcé ces paroles. La cour cantonale n'affirme toutefois nulle part qu'elles le furent lors de la rencontre du 2 octobre 1996, au sujet de laquelle elle se borne à noter que le notaire exposa la situation juridique au recourant. Au contraire, le paragraphe qui précède le passage incriminé précise que "durant les six mois qui ont suivi [la réunion du 2 octobre 1996], le notaire eut des entretiens téléphoniques, tant avec Gross qu'avec Guerne" (arrêt attaqué p. 4). Le grief, fondé sur une mauvaise lecture de la décision entreprise, ne peut être que rejeté. c) Plus loin, le recourant soutient que, lors de l'entretien chez le notaire du 31 juillet 1997, l'intimé a soudain posé d'autres conditions à la conclusion du contrat de superficie que celles initialement discutées et convenues. Le recourant ne précise pas quelles sont ces nouvelles conditions. S'agit-il de la durée limitée à vingt ans du droit de superficie et de la nécessité de compléter l'autorisation de construire, exigences que le recourant met dans la bouche du notaire quelques lignes plus haut? On l'ignore et, au demeurant, peu importe. En effet, la critique du recourant, fondée sur une affirmation non étayée, est de nature appellatoire et se révèle par conséquent irrecevable.