Citation: 9C_1/2023 E. 7.3

7.3. On constatera ainsi (art. 105 al. 2 LTF) que les options reçues par le contribuable et exercées en 2010 ont été octroyées de manière personnelle pour une durée de dix ans et n'étaient pas cessibles, hormis dans des situations relevant (notamment) du droit des successions. De plus, ces options étaient assorties d'un délai de blocage de respectivement un, deux et trois ans pour chaque tiers du paquet d'options et en cas de cessation d'activité ou d'un délai de blocage fixe de trois ans depuis l'octroi (clause de "vesting"; la période de vesting désigne une période pendant laquelle le collaborateur doit "mériter" une option notamment en atteignant certains objectifs professionnels ou en ne résiliant pas son contrat de travail avant un certain délai [cf. arrêt 2C_974/2019 du 17 décembre 2020 consid. 6.3]). Le recourant disposait d'un délai de soixante jours pour exercer ses options en cas de cessation du contrat le liant à son employeur, délai à l'issue duquel les options non exercées et pouvant encore l'être étaient perdues; en cas de fin du contrat consécutif à un départ à la retraite, ce délai était porté à soixante mois (cf. document intitulé "E.________ Plan" dans sa version au 11 juin 2002, pp. 2-4; "E.________ Plan [...]", pp. 1-3; documents intitulés "Nonqualified Stock Option" datés respectivement des 9 juin 1998, 6 décembre 2000, 6 décembre 2001 et 6 novembre 2002).