Citation: 4A_414/2024 E. 2.2.3

2.2.3. En l'espèce, la recourante s'est limitée à conclure à l'annulation et à la réforme de la décision attaquée. Ces deux seuls termes ne suffisent pas pour que l'instance d'appel puisse déterminer l'objet de l'appel, à la lecture de la décision attaquée et de ces deux termes. Pour ce motif, l'appel était irrecevable. La recourante qui soutient avoir bien motivé son appel perd de vue que ce qui lui est reproché est de n'avoir pas pris de conclusions, conformément au principe de disposition. Elle méconnaît qu'il n'appartient pas à la cour d'appel de rechercher dans le dossier les conclusions de l'appelant. Même si elle avait renvoyé à sa requête de première instance, son appel serait irrecevable. L'exigence de conclusions doit permettre à la cour d'appel de savoir dès réception du mémoire d'appel et de la décision attaquée (art. 311 al. 2 CPC) quel est l'objet de l'appel. La recourante ne peut rien tirer du fait que la cour d'appel a adopté une motivation subsidiaire, en supposant que l'appelante entendait reprendre les mêmes conclusions qu'en première instance, à l'évidence pour le cas où sa motivation principale sur l'irrecevabilité ne serait pas suivie par le Tribunal fédéral, saisi d'un éventuel recours. L'appelante n'a pas pris de conclusions comme l'exige la jurisprudence publiée. La cour cantonale n'a commis aucun arbitraire dans l'application de l'art. 311 al. 1 CPC en s'en tenant à cette jurisprudence. Il n'y a pas de formalisme excessif à exiger d'un avocat qu'il se conforme aux exigences légales et jurisprudentielles, destinées à une saine administration de la justice et au respect de l'égalité entre les parties. On ne décèle aucune violation du droit d'être entendu. Le recours doit donc être rejeté sur ce point.