Citation: 4A_20/2007 30.04.2007 E. 1

1.1 Par arrêt du 12 janvier 2007, la Cour d'appel des prud'hommes du canton de Genève, après avoir annulé partiellement le jugement rendu le 23 novembre 2006 par le Tribunal des prud'hommes dans la même cause, a condamné la République X.________, défenderesse, à payer à A.________, demandeur, la somme de 19'166 fr. 45 avec intérêts à 5% dès le 4 mai 2005. Elle a confirmé, pour le surplus, le jugement de première instance dans ses autres dispositions (certificat de travail et certificat de salaire) et débouté les parties de toutes autres conclusions. La cour cantonale a retenu, en substance, que le demandeur, un frontalier français, avait travaillé du 22 mars au 27 juillet 2004 comme chauffeur/huissier au Consulat général de X.________, à Genève. Elle a écarté la thèse de la défenderesse selon laquelle il aurait été convenu que le travail fourni par le demandeur jusqu'à l'arrivée du contrat écrit établi à ... (27 avril 2004) ne serait pas rémunéré. Par ailleurs, de l'avis des juges cantonaux, le temps d'essai de trois mois, prévu dans le contrat de travail à durée déterminée, avait pris fin le 22 juin 2004 au plus tard, de sorte que la défenderesse ne pouvait plus résilier ultérieurement les rapports de travail, comme elle l'avait fait en y mettant fin le 20 juillet 2004 pour le 27 du même mois. Ainsi le demandeur s'est-il vu allouer, d'une part, la somme de 4'904 fr., à titre d'arriéré de salaire pour la période antérieure à la réception du contrat de travail écrit, soit du 22 mars au 27 avril 2004, et, d'autre part, le montant de 14'408 fr., en application de l'art. 337c al. 1 CO, pour la période du 27 juillet au 31 octobre 2004, date à laquelle il avait trouvé un nouvel emploi. Les juges cantonaux ont imputé un montant de 145 fr. 55, du chef d'un excédent de vacances, sur les 19'312 fr. revenant au demandeur et ramené cette somme à 19'166 fr. 45. En revanche, ils ont considéré que l'employeur sis en Suisse d'un frontalier français ne pouvait pas se prévaloir de l'art. 337c al. 2 CO pour réclamer l'imputation des allocations de chômage versées par les ASSEDIC françaises sur les dommages-intérêts dus en vertu de l'art. 337c al. 1 CO. 1.2 Le 28 février 2007, la défenderesse a adressé un recours en matière civile au Tribunal fédéral en vue d'obtenir l'annulation de l'arrêt cantonal et le rejet intégral de la demande. L'intimé et la Cour d'appel n'ont pas été invités à déposer une réponse.