Citation: 4A_248/2007 30.10.2007 E. 1

En outre, si, dans le courriel du 21 octobre 2002, E.________ discute du contenu et de la forme du e-mail du recourant concernant le paiement des primes de vente de contrats, il revient également - ce qui est totalement occulté par le recourant - sur les situations de conflits existants entre les parties au litige. A cet égard, le courriel précise explicitement que ces conflits concernent « la relation responsabilité de la tâche et recoupement financier »; le courriel fait aussi mention d'exigences accrues de l'employé au niveau de son salaire, sans référence aux primes de vente revendiquées. Quant à la lettre du 2 décembre 2002, elle ne manque pas de relater les différents qui opposent la direction du service à l'employé, en stigmatisant l'état d'esprit dans lequel le travail de celui-ci est effectué. Au titre des sources de conflits entre l'employeur et l'employé apparaissent la situation salariale, bien distincte du versement de primes - également invoqué -, ainsi que la situation professionnelle. Sous la rubrique « situation salariale », il est fait état de « désaccord flagrant sur le recoupement financier » comme source perpétuelle de tension entre les parties et de démotivation du collaborateur. Sous l'intitulé « versement de primes », après avoir rappelé l'historique de ces primes et leur évolution à la suite de la fusion, l'employeur exprime un défaut d'identification de l'employé aux décisions prises par la direction, ouvertement communiquées. Enfin, sous « situation professionnelle », l'employeur parle notamment de refus de collaborer avec l'organisation centrale du département débiteur du service et de manque d'identification du collaborateur aux règles de conduite qui font la structure de la société. S'agissant enfin des deux certificats de travail délivrés, ils ne sont d'aucun secours à la thèse soutenue par le recourant. Comme il n'est pas remis en cause par le recourant que les difficultés ont surgi dès octobre 2002, tel que cela ressort du certificat du 11 septembre 2003, le certificat daté du 14 octobre 2002 ne peut que concerner une période antérieure à celle litigieuse. Pour ce qui est du contenu du second, force est de constater qu'il n'est pas mentionné que l'octroi de primes est la source du litige. Si l'employeur invoque effectivement le désaccord des parties sur l'octroi de primes incompatible avec la nouvelle activité de l'employé, le certificat indique expressément que la rupture des rapports de travail est due au fait que l'employé ne savait plus se conformer à l'organisation et aux buts de l'entreprise. Ainsi, l'autorité cantonale n'a pas commis d'arbitraire dans l'appréciation des preuves et les constatations de fait qui en découlent en ayant retenu que le licenciement a été prononcé en raison des difficultés relationnelles - non remises en cause par le recourant -, d'intégration et de collaboration de l'employé.