Citation: 2C_71/2022 E. 4.2

4.2. Selon la jurisprudence bien établie, l'art. 8 CEDH vise en premier lieu la famille dite nucléaire, c'est-à-dire la communauté formée par les parents et leurs enfants mineurs (ATF 140 I 77 consid. 5.2 p. 80 s.; 137 I 113 consid. 6.1 p. 118). Le Tribunal fédéral admet toutefois qu'un étranger majeur peut, exceptionnellement et à des conditions restrictives, déduire un droit à une autorisation de séjour de l'art. 8 par. 1 CEDH, s'il existe un rapport de dépendance particulier entre lui et un proche parent (hors famille nucléaire) au bénéfice d'un droit de présence assuré en Suisse, par exemple en raison d'un handicap - physique ou mental - ou d'une maladie grave dont il souffrirait (ATF 140 I 77 consid. 5.2 p. 80 s.; 137 I 113 consid. 6.1 p. 118, arrêt 2C_920/2018 du 28 mai 2019 consid. 3.1). En l'espèce, la recourante fait valoir qu'elle constitue un "énorme pilier" pour sa soeur, qui réside en Suisse. Cette relation ne répond toutefois pas aux exigences de la jurisprudence rappelée ci-dessus, la soeur de la recourante ne souffrant d'aucun handicap. Comme la recourante ne peut faire valoir aucun rapport de dépendance particulier au sens de la jurisprudence et que le Tribunal fédéral n'en décèle aucun, elle ne saurait invoquer de manière soutenable l'art. 8 CEDH sous l'angle de la vie de famille. Comme les recourants ne peuvent se prévaloir d'aucun droit de séjour en Suisse, le recours considéré comme recours en matière de droit public est irrecevable. Seule reste envisageable la voie du recours constitutionnel subsidiaire.