Citation: 6B_690/2021 E. 2.2

2.2. En ce qui concerne les éléments relatifs à l'auteur, la cour cantonale a constaté que le recourant était un délinquant primaire au moment de la commission des faits reprochés. Depuis lors, il avait été condamné à trois reprises pour des injures, des voies de fait, des violences ou menaces contre les autorités et les fonctionnaires et des contraventions à la LStup. Ces récidives en procédure devaient être prises en compte dans la fixation de la peine en tant qu'elles démontraient que le recourant - par ailleurs en détention provisoire lors des débats de première instance (pour des faits qui avaient certes ensuite abouti à un classement) - n'était pas impressionné par le fait d'occuper la justice, ce qui était le signe qu'il était déjà un délinquant relativement endurci. Le jeune âge du recourant, son manque de maturité au moment des événements, ses difficultés personnelles, ainsi que son parcours de vie marqué par la violence et les placements en foyer atténuaient légèrement la faute commise. En effet, le recourant ayant été battu par son père, il avait très probablement banalisé l'usage des coups. Il avait un rapport biaisé des relations familiales, pensant qu'en tant que grand frère, il devait prendre soin de son frère cadet qui devait lui être soumis et que le frapper était une manière de l'éduquer. En outre, le recourant présentait un quotient intellectuel très faible. La mémoire, la vitesse de raisonnement ou encore la capacité à comprendre et à s'exprimer n'étaient pas des éléments faciles pour lui. Ainsi, si aucune diminution de responsabilité ne pouvait être admise, il devait être tenu compte du fait que ses capacités intellectuelles ne lui permettaient pas d'aborder toutes les situations avec le recul nécessaire. Le recourant avait tenté de se faire passer pour une victime à de nombreuses reprises dans la présente procédure et avait très souvent rejeté la responsabilité de ses actes sur des tiers. Il avait tout d'abord émis des regrets devant le ministère public le 1er janvier 2018, mais sans expliquer sur quoi portaient ses regrets. On pouvait donc se demander s'il regrettait ses agissements ou seulement les conséquences qui en avaient découlé pour lui. Le recourant n'avait jamais présenté d'excuses. Ce n'était que dans un courrier remis au Tribunal de première instance, lors de l'audience des débats, que le recourant avait finalement fait état d'une prise de conscience du mal qu'il avait pu " faire durant toute [s]on existence ", sans toutefois être plus précis. Dans ce courrier, il faisait également le " serment " de son " changement de comportement " et relevait que les autorités de poursuite pénale n'entendraient plus jamais parler de lui. Ces propos avaient toutefois été rapidement démentis. La situation personnelle du recourant n'était pas favorable. Il était à l'aide sociale, sans avoir fait d'apprentissage, ses projets d'avenir étaient inconsistants. Quand bien même il était soutenu financièrement pas la collectivité, l'extrait actuel du registre des poursuites le concernant faisait état d'actes de défaut de biens pour un montant de 9'428 fr. 55 et de poursuites ouvertes. S'agissant des éléments relatifs aux actes, l'instance précédente a estimé que la faute du recourant était légère au vu du fait qu'il n'avait asséné qu'un seul coup et s'était arrêté de son propre chef. Ainsi, une peine de 21 mois paraissait adéquate. Cette peine correspondait à l'infraction consommée de lésions corporelles graves pour le cas d'un coup de pied à la tête susceptible d'entraîner un traumatisme crânien de gravité moyenne ou une lésion grave du visage, commise dans des circonstances similaires. Cette peine hypothétique devait être réduite pour tenir compte du fait que l'infraction était restée au stade de la tentative. Bien que le recourant avait de lui-même mis un terme à ses agissements coupables, la tentative n'en restait pas moins achevée, de sorte que seule une réduction d'un tiers de la peine s'imposait. En effet, si B.________ n'avait pas souffert de blessures plus graves, ce n'était que le fait de la chance. La survenance de lésions corporelles graves importantes aurait très clairement pu se réaliser aisément, au vu de la manière dont le coup avait été administré et de l'endroit où il avait frappé. Il était à noter toutefois que les lésions physiques effectivement subies par la victime étaient de peu d'importance. Le degré de la réalisation de l'infraction justifiait donc une peine privative de liberté de 14 mois. Ainsi, en déduction de la peine entrée en force déjà prononcée, A.________ devait être condamné à une peine privative de liberté de 13 mois et 10 jours, peine complémentaire à celle prononcée le 2 octobre 2020 par le ministère public du canton de Fribourg.