Citation: 8C_654/2021 E. 5.2

5.2. La recourante reproche à la cour cantonale d'avoir violé le droit fédéral en considérant son inscription comme tardive. Elle se prévaut à ce titre de la protection de sa bonne foi en lien avec l'art. 27 LPGA; les informations qu'elle avait reçues de la CNA (courrier du 4 mars 2020, courriels du 20 avril 2020 et d u 18 mai 2020) l'avaient induite en erreur. Elle avait ensuite appelé plusieurs fois la caisse de chômage et s'était même déplacée en personne aux guichets de la caisse à trois reprises, sans succès. Ce n'était qu'au cours de la dernière semaine du mois d'avril 2020 qu'elle avait enfin pu joindre un collaborateur de la caisse de chômage, qui l'avait informée qu'elle devait se réinscrire auprès de l'ORP. Elle n'avait par ailleurs obtenu les informations souhaitées qu'avec le courrier du 29 mai 2020, ce qui ne lui laissait pas la possibilité de s'inscrire avant le 1 er juin 2020. La recourante rappelle la confusion généralisée induite par le contexte de pandémie et la difficulté toute particulière des autorités de chômage à renseigner dûment les assurés à temps notamment en raison de la fermeture des guichets. Elle invoque encore son état de santé ainsi que les difficultés qu'elle avait rencontrées dans l'utilisation d'internet, raisons pour lesquelles elle avait précisément cherché à joindre la caisse de chômage par téléphone. Enfin, la recourante soutient que le délai d'inscription devrait être considéré comme respecté, compte tenu de ce qu'elle avait interpellé une autorité incompétente en mars 2020.