Citation: 1B_413/2019 E. 3.5

3.5. Conformément au principe de la proportionnalité (art. 36 al. 3 Cst.), il convient d'examiner les possibilités de mettre en oeuvre d'autres solutions moins dommageables que la détention (règle de la nécessité). Cette exigence est concrétisée par l'art. 237 al. 1 CPP, qui prévoit que le tribunal compétent ordonne une ou plusieurs mesures moins sévères en lieu et place de la détention provisoire ou de la détention pour des motifs de sûreté si ces mesures permettent d'atteindre le même but que la détention. En l'espèce, le recourant propose, à titre de mesures de substitution en vue de pallier le risque de récidive, une assignation à résidence, des interdictions de contact et de périmètre avec les membres de sa famille ainsi qu'une obligation de poursuivre ses activités salariées de même que son suivi thérapeutique. Il soutient à cet égard qu'il est nécessaire qu'il puisse poursuivre ses activités professionnelles, qui lui permettent de subvenir à l'entretien de sa famille par le versement d'une pension mensuelle. En dépit des craintes du recourant quant à la situation financière de sa famille, la cour cantonale pouvait considérer que les mesures proposées n'étaient pas susceptibles de constituer, quant au risque de récidive constaté, une garantie suffisante au regard de la gravité des faits reprochés au prévenu, de l'atteinte aux biens juridiques protégés considérée et des risques pour l'intégrité sexuelle et psychique de mineurs, qui commandaient de faire preuve de la plus grande prudence dans l'attente des conclusions de l'expertise psychiatrique et des développements de l'enquête. Une telle appréciation ne prête pas le flanc à la critique. On relève au demeurant, s'agissant des autres mesures proposées, à savoir la saisie de ses documents d'identité ainsi que l'obligation de se présenter régulièrement à un service administratif, qu'elles ne sont pas aptes à pallier le risque de récidive constaté.