Citation: 6B_533/2023 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a exclu que le recourant ait pu commettre l'excès de vitesse de 81 km/h par négligence. Elle a estimé que si l'intéressé avait pu être surpris par l'accélération de son véhicule, il en connaissait les caractéristiques et en particulier la puissance. À cet égard, il avait d'ailleurs déclaré à la police qu'il avait acheté la voiture une semaine auparavant, qu'il avait déjà fait un grand tour avec son épouse sans commettre d'excès et que, partant en Allemagne la semaine suivante, il avait eu envie de voir "ce que ça valait quand on poussait vraiment la voiture en accélération" (PV aud. 1, p. 2). Il avait dès lors suffisamment conduit le véhicule pour appréhender correctement ses capacités d'accélération sans être surpris au point de commettre un tel dépassement par négligence, ayant par ailleurs admis vouloir tester le véhicule. La référence au prochain départ en Allemagne - pays notoirement connu pour son absence de limitation de vitesse sur les autoroutes - venait corroborer cette appréciation. D'ailleurs, la vitesse de 161 km/h était atteinte après quelques secondes et ce temps devait lui permettre de se rendre compte qu'il circulait à une allure parfaitement excessive, en vérifiant par exemple le compteur de vitesse. Le recourant était par ailleurs malvenu de prétendre que le fait qu'il se soit arrêté pour prêter assistance à une personne en détresse au bord de la route démontrait son caractère généreux et attentif aux autres, puisqu'il s'agissait d'un policier qui l'interpellait et qu'il n'avait fait qu'obéir aux ordres. Enfin, la durée de l'excès de vitesse étant étrangère au texte légal, il importait peu que le recourant ait roulé à une vitesse excessive sur une courte distance. Ainsi, il ne saurait se prévaloir de circonstances particulières permettant d'exclure le caractère intentionnel de l'excès de vitesse constaté.