Citation: 5A_406/2010 08.09.2010 E. 2

2.1 Les juges cantonaux ont avant tout considéré que le recourant pouvait se voir imputer un revenu hypothétique de 4'000 fr. Titulaire d'une formation d'enseignant, il était en bonne santé et disponible pour travailler à temps plein dans un domaine où l'existence de nombreux postes vacants était établie, de sorte qu'il était en mesure de trouver un poste fixe ou à tout le moins de faire des remplacements l'occupant davantage qu'un demi-jour par semaine. L'attestation de l'Office régional de placement selon laquelle il faisait des recherches d'emploi en bonne et due forme ne suffisait pas à démontrer sa recherche assidue d'emploi. La juridiction cantonale a ensuite considéré que, dans la mesure où l'on ne pouvait sérieusement compter sur une reprise de la vie commune des parties, les critères applicables à l'entretien après le divorce devaient être pris en considération pour évaluer si l'époux pouvait néanmoins prétendre à une pension alimentaire. Observant que le salaire hypothétique imputé permettait au recourant de faire face à ses charges, le tribunal en a conclu qu'il ne saurait se voir octroyer une contribution et a en conséquence libéré son épouse du paiement de tout entretien dès le 1er novembre 2009. 2.2 Pour l'essentiel, le recourant s'en prend au montant du revenu hypothétique fixé par le tribunal d'arrondissement, sans lui reprocher de s'être référé aux critères applicables à l'entretien après le divorce pour déterminer son droit à une contribution. A ce sujet, il se limite en effet à soutenir que, dans la mesure où le mariage aurait concrètement influencé sa situation financière, il pourrait prétendre au même train de vie que celui mené durant le mariage. En tant que son revenu devait être fixé sur la base de ses indemnités de chômage, d'un montant de 1'222 fr. 20, il pouvait ainsi prétendre à l'octroi d'une pension d'un montant de 2'400 fr.