Citation: I 250/04 09.03.2005 E. 5

A l'examen des trois avis médicaux que la recourante a versés au dossier en procédure cantonale, il faut admettre qu'on ne se trouve pas dans une situation exceptionnelle, au sens de la jurisprudence, justifiant de s'écarter du forfait de 1'500 fr. En effet, dans son rapport du 28 juin 2001, la dermatologue P.________, qui eût été à même d'émettre un avis autorisé, ne s'est pas exprimée sur la question - pourtant centrale - des prothèses capillaires de sa patiente et de leurs effets éventuels. Le rapport du psychiatre R.________ du 15 juin 2002 n'apporte quant à lui pas d'éléments utiles, dès lors que son auteur ne formule que des considérations générales sur le bénéfice du port de prothèses de bonne qualité. Quant au docteur I.________, s'il constate dans son rapport du 17 juin 2002 que les prothèses capillaires de sa patiente contiennent des substances très allergisantes, il ne s'exprime pas sur la nature des allergies en cause et ne fournit pas de renseignements suffisants qui permettraient à l'administration et au juge de se faire une idée concrète de la situation. Vu ce qui précède, l'intimé a refusé à juste titre d'allouer plus de 1'500 fr. par an à la recourante à titre de contribution à ses frais de prothèses capillaires. Le recours est infondé.