Citation: 1C_359/2022 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a considéré que s'agissant d'une disposition potestative l'autorité saisie n'est pas tenue de donner suite à une requête de conciliation présentée par l'une des parties. Cette appréciation échappe à l'arbitraire. Elle a également indiqué que la tentative de conciliation serait dépourvue de chances de succès en raison du caractère impératif du droit de la construction. En l'occurrence, la CMNS a rendu un premier préavis négatif puis, par suite de compléments apportés par la requérante, un second préavis confirmant le premier; elle a été suivie par le SMS qui a préavisé négativement le projet pour les mêmes motifs. Ce processus a permis à la recourante de faire valoir ses arguments. Par la suite, malgré de nombreux échanges d'écritures, ni les autorités, ni la recourante n'ont modifié leur position. L'autorité de dernière instance pouvait donc inférer des circonstances que la conciliation serait vouée à l'échec et ne pas faire usage de la possibilité offerte par l'art. 65A LPA/GE. Si, comme le soutient la recourante, cette disposition n'a jamais été appliquée, cela tendrait à confirmer que de façon générale les échanges intervenus entre les autorités concernées et un administré avant la prise de décision, rendent inutile toute tentative de conciliation ultérieure. L'autorité précédente pouvait ainsi sans arbitraire écarter la requête de conciliation, n'étant pas tenue d'y donner suite tant en application de la loi que des circonstances du cas d'espèce.