Citation: 6B_324/2017 E. 1

En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. Née en 1956, X.________ exerce la profession d'archiviste. Ayant connu d'importantes difficultés liées à sa consommation d'alcool, elle a entrepris en cours d'enquête une psychothérapie auprès du Centre B.________, à C.________, qui la suit depuis 2012. Son casier judiciaire est vierge. Les époux X.________ et Y.________ sont les parents d'A.________, née en 2004. X.________ est en outre la mère de D.________, née en 1992 d'un précédent mariage. B.b. En 2002 et jusqu'au 7 mai 2003, dans leur appartement de E.________, X.________ et Y.________ ont à plusieurs reprises entretenu des rapports sexuels bruyants sur le canapé du salon ou dans leur chambre, alors que D.________ se trouvait dans sa chambre et qu'elle leur avait demandé plusieurs fois d'arrêter, car elle était incommodée par les bruits qu'elle entendait. A une dizaine de reprises, D.________ a également surpris les époux dans leurs ébats sur le canapé du salon, alors qu'elle s'était levée pour aller chercher un verre d'eau ou se rendre aux toilettes. A une reprise, l'enfant a vu sa mère et son beau-père avoir des relations sexuelles sur le balcon de l'appartement. Durant la même période, à une date indéterminée, X.________ et Y.________ ont annoncé à D.________ qu'ils allaient entreprendre "quelque chose de fou". L'enfant leur a alors répondu "chiche" sans savoir de quoi ils parlaient. Les époux sont alors sortis de l'immeuble pour aller entretenir un rapport sexuel sur le capot de leur voiture stationnée sur le parking extérieur, tout en sachant que D.________ les regardait depuis le balcon de l'appartement. Entre 2003 et 2006, X.________ et Y.________ ont effectué à plusieurs reprises des séances de photographie. Les clichés réalisés à ces occasions revêtaient un caractère sexuel. Certaines photographies ont été prises en présence de D.________, qui posait nue ou en sous-vêtements. D'autres photographies mettant en scène les époux avaient été prises par D.________. Un de ces clichés montrait Y.________ en train de mordre ou de sucer le sein de son épouse enceinte alors que les deux protagonistes étaient en sous-vêtements. D.________ a renoncé à déposer plainte. B.c. Entre 2007 et 2012, X.________ et Y.________ ont, à plusieurs reprises, effectué des séances de photographie. Les clichés réalisés à ces occasions revêtaient un caractère sexuel, alors que leur fille A.________ était présente. En particulier, dans la soirée du 9 février 2008, F.________, un photographe spécialisé dans les images de charme engagé spécialement par les époux, déféré séparément, a pris, en présence d'A.________, des photographies à caractère sexuel de X.________, alors qu'elle posait de manière suggestive avec son époux. En 2011, à une date indéterminée, X.________ a asséné une gifle à sa fille A.________ lui occasionnant une marque rouge au niveau de l'oeil. A.________ a déposé plainte le 28 août 2012, par l'entremise de sa curatrice.