Citation: I 524/04 28.06.2005 E. A

A.a M.________, née en 1964, mariée et mère de deux enfants, a travaillé à plein temps depuis 1983 en qualité de nettoyeuse/plongeuse dans la branche de la restauration, puis de satineuse spécialisée dans le polissage de bracelets en or à partir de 1986. Au terme d'une longue période d'inactivité professionnelle entamée en 1988, elle a repris à partir du mois d'août 1997, l'exercice à plein temps du métier de satineuse et, parallèlement, effectué des ménages le soir. A la suite d'une tendinite de la coiffe des rotateurs survenue en 1998, M.________ a développé des douleurs qui se sont progressivement généralisées à l'ensemble de l'appareil locomoteur (rachis, trapèzes, épaules, bras, région fessière, genoux et talons) et subi plusieurs périodes d'incapacité totale et partielle de travail avant de perdre son emploi à la fin du mois de juillet 1999. Son médecin traitant a posé les diagnostics de fibromyalgie, état dépressif, status post-épicondylite (1996), status post-tendinite de la coiffe des rotateurs (1998), migraine entraînant une incapacité totale de travail depuis le 14 septembre 1999 (rapports du 29 mars 2000 et du 15 octobre 2001 de la doctoresse T.________, spécialiste en médecine générale). Depuis lors, M.________ n'a repris aucune activité lucrative. A.b Le 2 février 2000, elle a déposé une demande de prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Genève (ci-après : l'office) tendant à l'octroi d'une mesure d'orientation professionnelle ou d'une rente. Procédant à l'instruction du dossier, l'office a recueilli divers avis médicaux. En particulier, il a confié deux mandats d'expertise, le premier au docteur S.________ (spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie) et le second au docteur R.________ (spécialiste FMH en rhumatologie). Selon l'expert psychiatre (rapport du 28 février 2003), M.________ souffre d'un état dépressif de degré moyen réactionnel (F 32.1) à des circonstances adverses (douleurs persistantes, troubles du sommeil, difficultés conjugales), sans incidence sur sa capacité de travail. S'agissant des troubles physiques qu'elle exprime, il précise qu'en qualité de médecin psychiatre, il ne lui appartient pas d'en évaluer l'incidence sur la capacité de travail. De son côté, l'expert rhumatologue constate la présence de troubles dégénératifs mineurs et banals pour l'âge de l'assurée, lesquels n'expliquent pas l'importance des symptômes que celle-ci signale; aucune limitation fonctionnelle n'est objectivée et aucun élément ne permet d'évoquer un pronostic défavorable. Sur le plan strictement organique, le docteur R.________ diagnostique un syndrome de déconditionnement musculaire global, favorisé par la sédentarité et l'inactivité, entraînant une incapacité de travail de 30 % dans toute activité lucrative. Attribuant une origine non organique aux symptômes, il écarte le diagnostic de fibromyalgie et retient celui de trouble somatoforme douloureux persistant sous forme de syndrome panalgique sans incidence importante sur la capacité de travail de l'intéressée (rapport du 22 juillet 2003). A.c Se fondant sur l'ensemble de ces conclusions, l'office a considéré que M.________ ne souffrait pas d'une maladie invalidante au sens de la loi et rejeté sa demande de prestations (décision du 1er septembre 2003 confirmée sur opposition le 4 mars 2004).