Citation: 1C_38/2018 E. 8.2

8.2. Se référant au recensement cantonal, le Tribunal administratif a retenu que le bâtiment avait toujours conservé des fenêtres en bois. En application de sa propre jurisprudence - non contestée (à ce propos, voir arrêt 1C_398/2011 du 7 mars 2012, résumé in RDAF 2014 I p. 262 et la note d' ELOI JEANNERAT, p. 264) - et du droit cantonal, en particulier de l'art. 10b al. 3 1 ère phrase LC, l'instance précédente a considéré que la pose de fenêtres en bois-métal constituait une importante perte de l'état construit initial ayant justifié le classement du bâtiment, et cela malgré le fait que ce changement ne soit pas nécessairement perceptible à l'oeil. Dans sa prise de position du 25 novembre 2014, le SMH avait d'ailleurs expliqué que le caractère traditionnel devait être maintenu, afin de garantir la perceptibilité de la particularité typologique vernaculaire du lieu.