Citation: 1A.190/2002 10.12.2002 E. 2

Invoquant l'interdiction de l'arbitraire, le recourant conteste l'existence d'un besoin actuel et réel. Il relève que l'école de recrues de Sion est appelée à disparaître, et que d'autres régions moins habitées peuvent être trouvées en Valais pour une telle installation. 2.1 La justification du besoin, ainsi que la nécessité de l'emplacement de l'installation font partie des conditions nécessaires à l'approbation des plans (art. 7 al. 1 let. a et 9 let. b de l'ordonnance concernant la procédure d'approbation des plans de constructions militaires - OAPCM, RS 510.51). Le recourant peut donc remettre en cause l'existence d'un besoin, ainsi que l'emplacement prévu, sans avoir à se plaindre d'arbitraire. 2.2 Dans la demande de permis de construire, puis dans sa prise de position du 2 août 2001, l'OFEFT exposait que le stand de tir est destiné aux écoles de recrues de Sion, ainsi qu'aux cours de répétition ayant lieu en Haut-Valais ou en Valais central. Le stand du Bois de Finges, utilisé jusqu'à présent, devait être désaffecté. La concentration des tirs sur la seule installation de Saint-Maurice n'était pas possible, et l'installation devait se trouver en plaine afin d'être accessible toute l'année. L'emplacement devait être proche de la caserne de Sion puisque les principaux utilisateurs y seraient stationnés. 2.3 Dans sa réponse, le DDPS admet que les écoles de recrues et de sous-officiers des troupes de forteresse ne seront plus stationnées à Sion. En revanche, la caserne de Sion accueillera les écoles de formation des sous-officiers supérieurs, ainsi que les troupes d'infanterie mécanisée. Ces dernières seraient les futurs utilisateurs principaux du stand de Bramois, l'instruction à la grenade nécessitant un jet formel avant les exercices de combat. La réduction des effectifs aurait comme conséquence une diminution de 2500 à 2000 du nombre des tirs. Sur la base de ces précisions, on ne saurait contester l'existence d'un besoin. Le recourant reproche aussi à l'autorité d'approbation de ne pas avoir recherché d'autres emplacements. Or, il apparaît que l'autorité requérante avait examiné d'autres emplacements, comme la place de tir Pra Bardy et une gravière à Econe, qui ne satisfaisaient pas aux critères de sécurité ou de protection contre le bruit. Par ailleurs, à l'issue de la séance de conciliation du 5 septembre 2001, l'OFEFT avait examiné la possibilité d'utiliser le site du stand de tir du Ball Trap Club, mais celle-ci a dû être écartée après une vision locale du 5 octobre 2001. La nécessité d'un accès hivernal impose une localisation dans la plaine du Rhône, et la proximité de la caserne de Sion constitue un avantage indéniable. Le grief doit par conséquent être écarté.