Citation: 2P.303/2006 18.04.2007 E. A

X.________ est avocat à Genève, associé au sein de l'étude A.________ et Associés (ci-après: A.________). Le 13 décembre 2001, il a reçu de l'Administration fiscale cantonale un bordereau rectificatif d'impôt cantonal et communal pour la période fiscale 2000, contre lequel il a déposé une réclamation. Sa réclamation ayant été rejetée, X.________ a déposé un recours auprès de la Commission cantonale de recours en matière d'impôt (ci-après: la Commission de recours). Par décision du 8 mai 2006, notifiée le 15 mai 2006, la Commission de recours a partiellement admis le recours de X.________, acceptant de rectifier une erreur de calcul. Par acte daté du 14 juin 2006, X.________, représenté par un avocat de l'étude A.________, a interjeté recours auprès du Tribunal administratif. L'adresse figurant sur l'enveloppe contenant le recours ne mentionnait pas le numéro de l'immeuble abritant le Tribunal administratif à la rue du Mont-Blanc à Genève. L'enveloppe portait en revanche le timbre humide de la Poste daté du 16 juin 2006, ainsi qu'une mention manuscrite « retour -> », « reçu par erreur c/o P.________» ainsi qu'une signature illisible. Dans ses observations sur recours, l'Administration fiscale cantonale relevait que le recours, remis à la poste le 16 juin 2006, semblait être tardif, l'accusé de réception de la décision attaquée portant la date du 15 mai 2006. Dans ses contre-observations du 16 août 2006, X.________ a répondu qu'il pensait que l'acheminement avait dû probablement être ralenti par une cause inconnue malgré le défaut du numéro de la rue du Tribunal et produit une attestation ainsi que son annexe sous la signature de B.________, membre de l'étude A.________, déclarant que « la lettre du 14 juin 2006 destinée au Tribunal administratif dans l'affaire X.________ c/ AFC et CCRMI figure au rôle de l'étude A.________ & ASS selon bordereau du 14 juin 2006 (masqué pour des raisons de confidentialité) ci-joint qui est établi chaque jour ».