Citation: 1C_477/2015 E. 2.3

2.3. Le recourant conteste que l'accès au garage puisse être considéré comme une construction sur cour. Cette qualification n'aurait jamais été évoquée devant le Tribunal administratif de première instance; elle serait aberrante et en contradiction manifeste avec les plans de l'immeuble projeté. L'expert immobilier qu'il a mandaté n'a jamais envisagé la possibilité que cet accès puisse être érigé en tant que construction sur cour. L'accès n'est pas construit dans une cour ou sur une cour. La qualification contestée de l'accès au garage souterrain a été évoquée en première instance comme cela ressort du jugement rendu par le Tribunal administratif de première instance, référence ayant été faite à l'art. 237 RCI tant par les parties que par cette juridiction. A supposer même que cette question n'ait été soulevée pour la première fois qu'à la séance de comparution personnelle tenue le 29 janvier 2015 par le juge délégué de la Chambre administrative, le recourant a pu s'exprimer à ce sujet dans le respect de son droit d'être entendu (cf. ATF 129 II 497 consid. 2.2 p. 504). Pour le surplus, la notion de "cour" n'est pas définie dans la LCI. Selon la définition qu'en donne le dictionnaire et à laquelle se réfère la pratique cantonale (cf. ATA/407/2005 du 7 juin 2005 et les références citées), il s'agit d'un espace découvert, clos par des murs ou des bâtiments et dépendant d'une habitation. Il n'était à tout le moins pas arbitraire de qualifier comme tel l'espace existant non bâti entre les immeubles érigés sur les parcelles n os 5246, 693, 695, 697 et 698 et celui nouvellement créé entre la construction nouvelle projetée et le bâtiment érigé sur la parcelle n° 698 après démolition des boxes et des annexes édifiés sur la parcelle n° 5247. Sur ce point, le recours est infondé. Pour le surplus, le recourant ne cherche pas à démontrer par une argumentation qui réponde aux exigences de motivation accrues déduites de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266) en quoi la Chambre administrative aurait fait preuve d'arbitraire en considérant que les art. 43 LCI et 136 RCI n'étaient pas applicables aux constructions basses sur cour et que ce type de construction pouvait être édifié en limite de propriété en application de l'art. 42 al. 2 LCI. Il ne conteste pas davantage l'arrêt attaqué en tant que celui-ci retient que les conditions posées à l'art. 237 al. 1 RCI sont réunies.