Citation: 1P.52/2001 29.03.2001 E. 4

4.- Les recourants prétendent enfin que le décret litigieux porterait une atteinte inadmissible au principe de l'annualité du budget ancré aux art. 46 Cst. vaud. et 3 de la loi vaudoise sur les finances en tant qu'il contraint le Grand Conseil à "garantir" et à "maintenir" chaque année au budget de l'Etat une somme de près de 70 millions de francs. Ce grief n'a pas trait directement à une violation des droits politiques susceptible de faire l'objet d'un recours de droit public fondé sur l'art. 85 let. a OJ. Seule la voie du recours de droit public pour violation des droits constitutionnels des citoyens entre en considération (ATF 123 I 41 consid. 6b p. 46 et les références citées). Or, un tel recours n'a pas été formé dans le cas particulier. Au demeurant, l'art. 88 OJ ne reconnaît la qualité pour agir par cette voie qu'à celui qui est touché dans un intérêt juridiquement protégé. Tel n'est pas le cas de celui qui attaque les dispositions de la loi cantonale sur les finances publiques définissant les modalités de la tenue d'un budget car elles ne servent pas à la protection de ses intérêts (cf. ATF 114 Ia 267 consid. 3 p. 271; 112 Ia 221 consid. 1d in fine p. 225 et les références citées). Le recours est donc irrecevable sous cet angle.