Citation: 1B_372/2017 E. 2.3

2.3. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique et le recourant ne développe aucune argumentation propre à le remettre en cause. Il ne mentionne en particulier aucun élément du dossier postérieur à l'arrêt du 29 mai 2017 qui viendrait démontrer que les charges, pour le moins de complicité de vol (art. 25 et 139 ch. 1 CP), pesant à son encontre au regard des éléments susmentionnés se seraient amoindries. Indépendamment de leur éventuelle punissabilité, différents éléments laissent également à croire que le recourant pourrait avoir eu un rôle plus important que ce qu'il soutient : connaissance depuis le départ de Roumanie du vol envisagé, participation - notamment financière - à l'achat d'un véhicule, conduite de celui-ci où était cachée la quasi totalité du butin et prétention à une part égale sur le montant volé. L'avis de clôture du Ministère public du 24 juillet 2017 semble d'ailleurs aller dans le sens de charges plus lourdes, puisque ce magistrat entend en substance renvoyer le recourant en jugement en tant que coauteur pour vol par métier (art. 139 ch. 2 CP), vol en bande (art. 139 ch. 3 al. 2 CP), dommage à la propriété (art. 144 al. 1 CP) et violation de domicile (art. 186 CP). La référence à cet acte apparaissant tant dans l'ordonnance du Tmc du 3 août 2017 (cf. ad consid. 2.4 de cette décision) que dans l'arrêt attaqué (cf. ad F et consid. 2.2.1), le reproche en lien avec le défaut de prise en compte des circonstances postérieures à l'arrêt du 29 mai 2017 peut être écarté. Cela vaut d'autant plus que la juridiction cantonale a aussi fait état de l'audition du 5 juillet 2017 devant les autorités suisses du recourant lors de laquelle il a admis avoir été au courant que ses compatriotes envisageaient un vol en Suisse, ainsi que de la délégation de compétence du 7 juillet 2017. Le recourant conteste également avoir réalisé des infractions sur le territoire suisse et remet en conséquence en cause la compétence des autorités suisses. Vu cependant le lieu du cambriolage - D.________ - et le rôle peut-être joué par le recourant - que ce soit à titre de complice ou de coauteur (sur cette notion en particulier, cf. ATF 135 IV 152 consid. 2.3.1 p. 155) -, un for en Suisse n'apparaît pas d'emblée exclu (cf. art. 8 al. 1 CP; cf. également le consid. 2.2 de l'arrêt du 29 mai 2017 auquel se réfère l'autorité précédente au début de son consid. 2.2.1; DUPUIS et al., Petit commentaire, Code pénal, 2012, nos 20 s. ad art. 8 CP). S'agissant ensuite du grief lié au principe de spécialité - auquel n'a pas renoncé le recourant lors de son extradition -, cette mesure a été accordée - et acceptée - le 3 janvier 2017 afin d'élucider les faits entourant le cambriolage perpétré le 14 octobre 2016 à D.________. Contrairement à ce que voudrait croire le recourant, l'instruction - suisse - y relative ne se limite pas au braquage proprement dit, mais peut également porter, le cas échéant, sur des actes subséquents qui y sont liés. Selon le contenu de la délégation de compétence du 7 juillet 2017, les faits dont la poursuite pénale est déléguée aux autorités helvétiques sont ceux en lien avec le contrôle douanier du 14 octobre 2016 au cours duquel 193'940 francs suisses ont été découverts dans le véhicule conduit par le recourant. Vu la date en cause et le montant de l'argent proche des 199'990 francs suisses dérobés à D.________, il n'est de loin pas manifeste, à ce stade de la procédure, que cette délégation de compétence porterait sur des faits antérieurs et/ou différents de ceux ayant motivé la décision d'extradition (ATF 135 IV 212 consid. 2.1 p. 214), qu'elle tendrait à élucider d'autres infractions, notamment celles peut-être en lien avec la détention pour "une autre cause" mentionnée dans la décision d'extradition ou celles poursuivies par les autorités italiennes. Il appartiendra au juge du fond, au regard notamment du degré de participation du recourant et des chefs d'infraction qui pourront être retenus, de déterminer si ce principe est ou pas respecté dans la présente cause. Au vu de ces considérations, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, confirmer l'existence de charges suffisantes pesant à l'encontre du recourant.