Citation: 8C_43/2024 E. 5.3

5.3. Les responsables de l'Orif, auprès duquel le recourant a réalisé un stage professionnel durant plus de trois mois, ont expliqué que le taux de présence prévu avait été de 50 %. Il ne réalisait toutefois qu'un taux de présence effectif de 33 %, malgré la persévérance, la détermination et le comportement irréprochable dont il avait fait preuve dans le cadre de la mesure. L'évolution du taux de présence était négative, principalement pour des problèmes de douleurs aux genoux et en raison des consultations médicales y relatives ainsi que pour une problématique à un doigt qui devrait être opéré. Ils ont en outre fait état de plaintes quotidiennes pour cause de douleurs et d'une forte restriction de la motricité du recourant. Celui-ci a tenu la position debout statique pendant une demi-heure au maximum et la position assise sur une heure, suivie de mouvements de détente par de petites marches de quelques minutes, ce qui se répétait à plus grande fréquence au fil de l'avancement de la période de travail. La marche sur un sol plat et régulier était lente avec une ou deux cannes, et peu stable dans les escaliers. De plus, le rapport de l'Orif mentionne des facteurs de stress psychiques principalement en lien avec une incompréhension de l'évaluation de sa situation et l'imprévisibilité des conséquences financières que le positionnement de la CNA et de l'OAI lui réserve. Ceci avait parfois impacté le recourant au point qu'il ne lui était plus possible de mobiliser ses ressources afin d'avancer dans le travail. Dans cette situation, sa résistance au stress était limitée. Les responsables de l'Orif ont conclu que les éléments contenus dans le rapport ainsi que sa situation de santé non stabilisée ne permettaient pas d'envisager un retour sur le marché de l'emploi et qu'une mesure supplémentaire dans le cadre de l'Orif n'était pas pertinente.