Citation: I 706/04 11.05.2005 E. A

P.________, née en 1961, exerçait une activité de femme de ménage à temps partiel. Déclarée incapable de travailler à 50% depuis le 5 novembre 1999, et à 100% depuis le 24 janvier 2000, elle a présenté, le 2 juillet 2001, une demande tendant à l'octroi d'une rente de l'assurance-invalidité. Après avoir recueilli l'avis du docteur W.________, médecin traitant de l'assurée (rapport du 5 juillet 2001), l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud a confié au docteur G.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, la réalisation d'une expertise. Dans son rapport du 4 juin 2002, ce médecin a fait état d'un trouble dépressif majeur, épisode isolé, en rémission partielle, d'un trouble somatisation, d'un trouble de la personnalité non spécifié et de traits de la personnalité psychosomatique; il a conclu à une incapacité de travail de 70% dans l'exercice d'une activité lucrative et de 50% dans l'accomplissement des travaux habituels. De son côté, le Service médical régional AI (SMR) a également procédé à un examen psychiatrique de l'assurée. La doctoresse A.________ a diagnostiqué un trouble somatisation, un trouble dépressif, épisode isolé, en rémission complète, et des traits de personnalité immature; malgré ces affections, l'assurée conservait une capacité de travail entière (rapport du 21 janvier 2003). Se fondant sur ce dernier rapport, l'office AI a, par décision du 24 janvier 2003, confirmée sur opposition le 16 juin 2003, rejeté la demande de prestations, motif pris que l'assurée ne présentait pas d'atteinte à la santé qui pouvait justifier une incapacité de travail.