Citation: 9C_738/2018 E. 3

En l'occurrence, le tribunal cantonal a retranscrit l'essentiel du contenu des documents médicaux qui avaient conduit l'office AI, le 4 décembre 2014, à nier le droit de l'assuré à une rente d'invalidité et, le 18 octobre 2016, à lui allouer une demi-rente d'invalidité dès le 1er janvier précédent. Il a considéré que les deux institutions de prévoyance étaient liées par les appréciations de l'office AI dans la mesure où elles reprenaient dans leurs règlements la notion d'invalidité prévalant en matière d'assurance-invalidité et n'avaient pas contesté les décisions administratives des 4 décembre 2014 et 18 octobre 2016 qui leur avaient été notifiées. Il a déduit de ces décisions, ainsi que des pièces médicales (particulièrement du rapport d'expertise du docteur I.________) que si l'intimé souffrait en 2012 voire même plus tôt de certaines pathologies, celles-ci ne s'étaient détériorées et n'avaient acquis un caractère invalidant qu'au début 2015 alors que l'assuré était déjà affilié à la fondation recourante. Il a par ailleurs rejeté les hypothèses d'une maladie professionnelle ainsi que d'une interruption du lien de connexité temporelle. En définitive, il a conclu qu'il appartenait à la fondation recourante de verser à l'intimé une demi-rente d'invalidité de la prévoyance professionnelle à compter du 7 mars 2016 sous réserve d'une éventuelle surindemnisation.