Citation: U 212/02 19.04.2004 E. 1

Il n'y a pas non plus lieu de s'écarter de l'opinion du docteur C.________ au sujet de l'exigibilité d'une reprise d'activité professionnelle en relation avec les séquelles orthopédiques dont la recourante est atteinte, même si le docteur A.________ est d'un avis contraire. Dans son écrit du 15 avril 1999, ce dernier a commencé par affirmer que B.________ conservait une capacité de travail de 66,7 % en qualité de secrétaire pour en définitive conclure «qu'il faudrait se résoudre à fixer à 50 % la capacité de travail et faire la demande d'une demi-rente à l'AI». Ces déclarations témoignent d'une attitude pour le moins bienveillante envers l'assurée. Si on ne peut en faire le reproche au docteur A.________ vu sa qualité de médecin traitant, il convient cependant d'en tenir compte quand il s'agit d'apprécier l'ensemble des preuves à disposition (voir ATF 125 V 353 consid. 3b/cc et les références). L'activité de secrétaire implique certes essentiellement la station assise, mais n'exclut pas une alternance des positions : une secrétaire n'est pas tenue de rester assise en continu. Dans le cadre d'un taux d'activité à 80 %, l'assurée peut en outre aménager son temps de travail de manière à minimiser autant que possible les limitations liées à son handicap (horaire journalier réduit, pauses plus importantes). A cet égard, les objections formulées par la recourante ne sont pas fondées. 2.3 On doit dès lors admettre - sans qu'il soit encore nécessaire de mettre en oeuvre une instruction médicale complémentaire - que malgré ses affections, la recourante est à même de mettre à profit une capacité de travail dans la mesure fixée par les docteurs C.________ et G.________. Il en résulte un taux d'incapacité de gain de 20 %. Bien que les premiers juges aient confirmé ce taux dans une motivation extrêmement sommaire et en se référant à la jurisprudence relative à la coordination de l'évaluation de l'invalidité dans les différentes branches de l'assurance sociale - alors que la référence à cette jurisprudence n'est pas du tout pertinente dans le cas d'espèce -, leur solution se révèle néanmoins correcte en son résultat.