Citation: 6B_383/2024 E. 9.2

9.2. La cour cantonale a considéré que la culpabilité du recourant était très lourde, ce dernier s'en étant pris à de nombreuses reprises à l'intégrité physique et psychique de l'intimée, son épouse, alors qu'elle était atteinte dans sa santé et donc en situation particulièrement vulnérable. Il a continué à s'en prendre illicitement à l'intimée malgré les plaintes pénales de cette dernière et les procédures pénales dirigées contre lui, et malgré qu'elle avait tenté de lui donner encore une dernière chance début 2019. La cour cantonale a également relevé qu'immédiatement après sa libération de la détention provisoire, alors que la procédure pénale diligentée à son encontre était toujours en cours, le recourant avait fait montre d'une escalade de violence en commettant un viol particulièrement crasse et prémédité. Elle a encore fait état de ses antécédents de trafic de stupéfiants en Turquie. Quant au genre de la peine, la cour cantonale a considéré que toutes les infractions susceptibles d'une peine privative de liberté devaient être sanctionnées par ce genre de peine pour des motifs de prévention spéciale, le risque de récidive étant élevé. Elle a fixé la peine privative de liberté de base du recourant pour viol à trois ans, en tenant notamment compte du caractère particulièrement grave de cet acte, de la brutalité dont il avait fait montre à cet occasion (victime ligotée et bâillonnée), mais encore de sa volonté d'humilier l'intimée. La cour cantonale a ensuite augmenté cette peine de 18 mois pour les trois cas d'actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance, de trois mois pour la séquestration, de deux mois pour les menaces, la tentative de contrainte et la contrainte, et d'un mois pour la violation de domicile, le délit à la LStup et l'incitation au séjour illégal, pour un total de 60 mois, soit cinq ans. À cette peine, elle a ajouté une amende de 100 fr. pour la contravention à la LStup (jugement attaqué consid. 9.3).