Citation: U 350/05 26.09.2006 E. 5

5.1 La CNA conteste l'appréciation de la juridiction cantonale. Elle allègue, notamment, qu'en l'absence de mesures médicales propres à améliorer l'état de santé de l'assurée et de mesures de reclassement professionnel, rien ne lui imposait de retarder la fixation de la rente. Elle était ainsi habilitée à passer à ce régime dès le 1er juillet 2002. Par ailleurs, la prétendue contradiction entre le rapport médical final et l'estimation de l'atteinte à l'intégrité constituait simplement un « lapsus calami », le libellé des phrases et les constatations objectives relatives aux limitations de la santé de l'intimée étant identiques dans ces deux documents. 5.2 Ce point de vue doit être suivi. L'analyse des pièces médicales des années 2001(deuxième partie) et 2002 révèle que les traitements prodigués à l'intimée sont essentiellement de nature conservatrice (physiothérapie, notamment). Le dossier met également en lumière le caractère diffus des douleurs sous l'angle orthopédique, face à une évolution radiologique satisfaisante. Par ailleurs, les médecins consultés signalent l'interférence d'éléments sans rapport avec l'accident (psoriasis invalidant, difficultés financières majeures, extrême nervosité, stress). En particulier, la poursuite du traitement médical n'était manifestement pas susceptible d'entraîner une sensible amélioration de l'état de l'intimée au sens de l'art. 19 al. 1 LAA. On ne saurait dès lors faire grief au docteur C.________ d'avoir considéré que l'état de la cheville droite de l'intimée était stabilisé à la date de son examen (15 avril 2002). Certes, les médecins de la CRR avaient-ils fait état, neuf mois plus tôt, d'une évolution possible vers une arthrose de plus en plus invalidante. Or, relevant d'une hypothèse, cette simple possibilité ne suffit pas pour que ce fait soit tenu pour établi.