Citation: 9C_98/2019 E. 4.2.1

4.2.1. A.________ reproche aussi au tribunal cantonal d'avoir violé l'art. 52 LAVS. Il soutient en substance que divers éléments de fait sont de nature à le libérer de son obligation de réparer le préjudice. Il fait valoir à cet égard avoir entrepris tout ce qui était en son pouvoir pour maintenir le bail de la société et avoir déjà versé le montant de cotisations sociales impayées en trouvant des arrangements avec la caisse intimée. Il rappelle qu'il ne disposait d'aucune influence sur les paiements quotidiens dans la mesure où il n'avait pas accès aux factures et où le compte bancaire n'était plus alimenté (le directeur avait supprimé les encaissements par cartes bancaires et prélevait tous les soirs le contenu de la caisse pour effectuer les paiements en dépit de ses objections), qu'il avait investi à titre personnel près de 160'000 fr. pour régler les loyers et d'autres factures impayées (dans le but d'éviter la faillite et de pouvoir remettre le fonds de commerce) et que la société avait obtenu gain de cause en première et deuxième instances quant à la validité de la résiliation du bail. Il prétend que sa démission n'aurait rien changé à la situation mais aurait au contraire contribué à aggraver la situation de la caisse intimée dès lors qu'il n'aurait plus eu aucun contrôle sur les négociations en vue de la remise du fonds de commerce. Il soutient en définitive que ces circonstances constituaient des raisons sérieuses et objectives de penser qu'il aurait pu remettre le bail et vendre le fonds de commerce rapidement, ce qui lui aurait permis de s'acquitter de la dette de cotisations et de toutes autres dettes dans un délai raisonnable.