Citation: 8C_510/2018 E. 4

La cour cantonale a constaté que la recourante, tout en sachant que son domicile principal était en France, avait indiqué uniquement son lieu de résidence secondaire suisse sur plusieurs formulaires, en particulier dans la demande d'indemnité. Elle devait donc se douter que la caisse de chômage n'était pas en possession de toutes les informations lui permettant de statuer de manière correcte sur son droit au chômage. La recourante n'avait pourtant pas fait corriger son adresse, telle qu'elle ressortait de la documentation ni précisé qu'elle n'était à Lausanne qu'en résidence secondaire. En outre, elle avait dû assister à la séance collective d'information collective sur l'assurance-chômage au cours de laquelle est rappelée l'obligation de domicile en Suisse. Par ailleurs, le fait que les décomptes de salaire de l'ancien employeur étaient adressés en France n'était pas déterminant au vu des déclarations successives de la recourante, selon lesquelles elle était domiciliée à Lausanne. Enfin, il n'était pas établi que la caisse de chômage avait eu connaissance de l'attestation du contrôle des habitants de la ville de Lausanne - d'où il ressort qu'elle y est inscrite en résidence secondaire - avant le printemps 2015.