Citation: 6B_311/2024 E. 1.3

1.3. Le recourant fait singulièrement grief à la cour cantonale de s'être contentée de reprendre le raisonnement opéré par le tribunal de première instance. Le recourant perd de vue que l'autorité cantonale d'appel peut renvoyer aux motifs du jugement de première instance (art. 82 al. 4 CPP). Il en va ainsi notamment si elle est entièrement du même avis que l'autorité précédente et pour autant que l'on comprenne sur quel état de fait repose le jugement d'appel. Elle peut alors confirmer l'état de fait retenu globalement (ATF 141 IV 244 consid. 1.2.3 et consid. 1.3.1; arrêt 6B_904/2023 du 18 janvier 2024 consid. 1.2; v. ég. arrêts 6B_1349/2022 du 24 janvier 2025 consid. 2.1; 7B_734/2023 du 15 janvier 2025 consid. 2.2). On comprend de la motivation du jugement attaqué que c'est ce qu'a fait la cour cantonale. Que celle-ci n'indique pas expressément faire sienne la motivation du jugement de première instance en application de l'art. 82 al. 4 CPP est sans conséquence, étant rappelé qu'une motivation peut être implicite. En l'occurrence, la cour cantonale, après avoir exposé la motivation du tribunal de première instance, discute explicitement celle-ci en procédant à sa propre appréciation globale - concordante à celle de celui-ci - des éléments sur lesquels elle se fonde (jugement attaqué, consid. 3.4.1 [concernant l'infraction de voies de fait qualifiées]), respectivement en confrontant la motivation du jugement de première instance à différents éléments du dossier (jugement attaqué, consid. 6.3 [concernant l'infraction de menaces qualifiées]). Le grief est dès lors mal fondé sur ce point.