Citation: 4A_558/2020 E. 7

La recourante estime que la cour cantonale a méconnu la notion de causalité naturelle, violant ainsi les art. 41 CO et 58 LCR. Son grief tient plus précisément au fait que celle-ci aurait dû, d'après la recourante, reconnaître l'existence d'un statu quo ante (vel sine) cinq ans après la survenance de l'accident du 26 août 1998, ce qu'elle déduit en particulier du rapport du Dr L.________ du 29 septembre 2003. A son sens, l'accident n'aurait fait que déclencher un processus qui serait survenu même sans le traumatisme. De la sorte, enchaîne-t-elle, aucun lien de causalité naturelle n'existerait entre cet accident et " l'épisode dépressif " qui, d'après elle, remonterait à 2005 seulement, date à laquelle le suivi psychiatrique a débuté. L'expert n'aurait pas analysé la question du statu quo ante, c'est-à-dire le moment où la causalité naturelle prend fin parce que l'état de la victime est revenu au stade où il se trouvait au moment de l'accident, respectivement le statu quo sine, soit le moment où elle prend fin parce que cet état a rejoint le stade de l'évolution qu'il aurait atteint sans l'existence de l'accident. Quant à la cour cantonale, elle aurait indûment reporté l'examen de cette question au stade du calcul du dommage.