Citation: 5A_70/2024 E. 3

La recourante fait valoir que compte tenu des moyens financiers limités de son ex-époux, il n'était pas admissible d'établir les charges de celui-ci selon le minimum vital élargi du droit de la famille. Dès lors, sa charge fiscale, le forfait télécommunication, le forfait destiné à l'exercice du droit de visite et ses primes d'assurance-maladie complémentaires n'auraient pas dû être pris en considération dans son budget, sous peine de violation du droit. La correction de cette erreur aurait pour effet d'augmenter considérablement le disponible de l'intimé, de sorte qu'il pourrait pleinement contribuer à l'entretien de D.________. Cette critique tombe à faux. Dans le cadre du calcul des contributions d'entretien, lorsque les moyens financiers le permettent, le minimum vital élargi du droit de la famille doit être pris en compte pour le calcul des besoins de tous les membres de la famille (ATF 147 III 265 consid. 7.3; dans ce sens PATRICK STOUDMANN, Le divorce en pratique, 3e éd. 2025, p. 181). Il est manifeste que tel est le cas en l'espèce, dans la mesure où les excédents cumulés des parties, une fois leurs charges et celles de leurs enfants (calculées selon le minimum vital du droit de la famille) couvertes, s'élèvent encore à plus de 4'000 fr. par mois (cf. arrêt cantonal consid. 19.2 p. 33).