Citation: 8C_82/2022 E. 5.1.2

5.1.2. Le recourant conteste ensuite l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle il aurait dû renoncer à se rendre en Russie. Il allègue que la situation pandémique due au COVID-19 était tellement exceptionnelle qu'il ne pouvait pas savoir que tous les vols internationaux seraient suspendus. Le grief tombe à faux. La juridiction cantonale n'est en effet pas tombée dans l'arbitraire en considérant que le recourant aurait pu et dû renoncer à entreprendre ce voyage en Russie ou du moins réserver un billet de retour pour préserver son aptitude au placement. En effet, à l'instar de l'instance précédente, il sied de rappeler que le 22 mars 2020, lorsque le recourant s'est rendu en Russie, les déplacements internationaux étaient déjà fortement impactés par la crise sanitaire; la Russie avait déjà limité ses vols en provenance et à destination de l'Europe et avait imposé une quarantaine de quatorze jours, ce qui compliquait notablement son séjour et risquait clairement de le retarder, rendant son retour en Suisse pour le 1er avril 2020 encore plus aléatoire. Partant, c'est à bon droit que la cour cantonale a considéré que le recourant devait connaître les risques qu'il prenait en partant en Russie le 22 mars 2020, en particulier celui de ne pas être de retour et apte au placement le 1er avril 2020.