Citation: 5A_826/2015 E. 5.1

5.1. La recourante fait cependant valoir que la juridiction précédente a arbitrairement (art. 9 Cst.) établi les faits et apprécié les preuves, en considérant que la meilleure solution pour C.________ était de le confier à son époux. Selon elle, il est erroné de considérer que des liens particuliers unissent celui-ci à l'animal, alors que depuis l'arrivée du chien dans la famille, ce sont elle-même et l'enfant D.________ qui s'en occupaient. Elle affirme qu'elle " le sortait tous les jours, le brossait très régulièrement, lui brossait les dents chaque semaine, le nettoyait entre les rendez-vous chez la toiletteuse pour chien et l'emmenait chez le vétérinaire ", alors que son époux " ne l'a baigné qu'une seule fois et brossé qu'un maximum de 5 fois durant les trois ans de vie commune ". Elle prétend que l'argument selon lequel C.________ serait mieux avec son époux en raison du fait qu'il travaille principalement à la maison " tombe à faux ", et précise qu'elle travaille pour sa part non seulement à temps partiel, mais également très souvent " depuis chez elle ", de sorte qu'elle aurait parfaitement le temps de s'occuper du chien. Se référant à la pièce 2 nouvellement produite (extrait d'un site internet faisant l'exposé des 10 meilleurs chiens d'appartement), elle précise que l'appartement dans lequel elle vit constitue un excellent environnement pour l'animal. En outre, elle vivrait " à proximité immédiate de larges champs et d'étables offrant d'innombrables possibilités de promenade pour le chien C.________, contrastant avec le jardin à l'intérieur duquel [son époux] laisse l'animal sans s'en occuper ". Enfin, il faudrait tenir compte de la relation fusionnelle qui unit sa fille D.________ au chien C.________: les séparer serait néfaste pour l'enfant. En définitive, le chien ne serait pour l'époux qu'un moyen d'atteindre la recourante.