Citation: I 893/06 15.10.2007 E. 5

Dans un deuxième moyen, le recourant met en cause les atteintes à la santé considérées comme constitutives d'invalidité par les premiers juges. Se prévalant d'une incapacité totale de travail dans toute activité lucrative, il leur fait grief en particulier d'avoir nié en sus des lombalgies, l'existence d'un trouble somatoforme douloureux invalidant. 5.1 Au regard des pièces médicales figurant au dossier (voir en particulier les rapports des 2 juin 2006 de la doctoresse K.________, 24 avril 2006 des docteurs E.________ et T.________, 9 décembre 2005 des doctoresses G.________ et I.________, 18 avril 2005 des docteurs W.________, U.________ et A.________,16 juin 2005 du docteur F.________), il n'apparaît pas que l'assuré souffre d'un trouble somatoforme douloureux invalidant au sens de la jurisprudence (cf. ATF 130 V 352 consid. 2.2.2. ss p. 353). Rien au dossier ne permet en effet de conclure à l'existence d'un état psychique cristallisé, sans évolution possible au plan thérapeutique ou à l'échec de traitements ambulatoires ou stationnaires conformes aux règles de l'art (au contraire, voir sur ce point les rapports médicaux précités). Enfin, l'assuré est jeune, bénéficie d'une vie de couple et de famille harmonieuse, sort quotidiennement, de sorte qu'il ne subit pas de perte d'intégration sociale et n'a à l'évidence pas épuisé toutes ses ressources adaptatives. Dès lors que l'existence d'un trouble somatoforme douloureux peut être d'emblée niée à l'examen de critères jurisprudentiels, un complément d'instruction sous la forme d'une expertise psychiatrique ne se justifie pas. 5.2 Sur le plan somatique, l'expert a diagnostiqué des lombalgies chroniques (épisodes itératifs de lumbo aigus), un prolapsus disco-ligamentaire et discopathies aux étages L4-L5 et L5-S1, des cervicalgies, un AIT, une hépatite C aiguë (guérie spontanément), des céphalées de tension, un foramen ovale perméable. Il a précisé que le status post AIT et hépatite, le foramen ovale, les céphalées de tension et les cervicalgies n'exerçaient aucune incidence sur la capacité de travail; que les lombalgies constituaient l'affection déterminante du point de vue anamnestique et clinique, entraînant une incapacité totale de travail comme maçon, mais permettant en revanche l'exercice à plein temps d'une activité lucrative caractérisée par les mesures d'épargne classiques du rachis. Ces conclusions sont corroborées par les docteurs O.________ (rapport du 11 novembre 1997), F.________ (rapport du 18 août 2003) et B.________ (rapport du 3 avril 1998). 5.3 Au regard de l'ensemble des pièces médicales figurant au dossier, il n'apparaît pas que les premiers juges aient constaté les faits déterminants de manière manifestement inexacte ou incomplète. Ceux-ci ne présentent pas de contradiction manifeste avec les pièces précitées. Ils n'ont pas davantage été établis au mépris de règles essentielles de procédure. C'est ainsi à juste titre que les premiers juges ont déterminé le degré d'invalidité du recourant compte tenu d'une capacité totale de travail dans une activité lucrative adaptée à son état de santé. Cela étant, l'instruction du dossier permet de statuer en pleine connaissance de cause sur l'état de santé et la capacité corrélative de travail du recourant, de sorte que la mise en oeuvre d'un complément d'instruction s'avère superflue (appréciation anticipée des preuves; cf. ATF 125 I 127 consid. 6c/cc in fine p. 135, 417 consid. 7b p. 430, 124 I 203 consid. 4a p. 211, 274 consid. 5b p. 285).