Citation: 5A_57/2017 E. 4.2

4.2. Le recourant reproche à la Cour de justice d'avoir pris en considération pour l'intimée le montant des primes d'assurance-maladie de l'année 2015 de 670 fr. par mois, plus élevé de 40 fr. par rapport à l'année 2014 (630 fr.). Or, les parties s'étaient entendues pour " s'arrêter sur les charges 2014 ". Hormis vouloir avantager l'intimée, on ne comprenait au demeurant pas pourquoi la Cour de justice avait retenu pour lui le montant de la prime d'assurance-maladie 2014 et non, comme pour l'intimée, celui, notoirement plus élevé, valable pour l'année 2015. L'équité voulait que les mêmes charges soient considérées pour les deux époux. Il convenait ainsi d'également retenir pour l'intimée la prime d'assurance-maladie 2014 de 630 fr. par mo is. Par ailleurs, les montants retenus au titre des impôts avaient été fixés " à la louche ", la cour cantonale n'ayant donné aucune explication sur la méthode employée pour arrêter ces montants. On ne comprenait ainsi pas comment le montant de ses impôts avait été fixé à 800 fr. au lieu des 1'200 fr. qu'il avait allégués. Quant au montant des impôts de l'intimée retenu à concurrence de 500 fr., il était trop élevé par rapport à celui de 350 - 400 fr. régulièrement allégué par ses soins et résultant d'un calcul opéré au moyen de la calculette et du programme GeTax 2013 mis à disposition sur Internet par l'Administration fiscale genevoise en fonction de la situation financière de l'intimée au 31 décembre 2014, soit sur la base des données fournies par cette dernière pour l'année 2013, et du montant de la contribution d'entretien fixée par le jugement de première instance. On ne pouvait dès lors lui reprocher de ne pas avoir fourni de preuves s'agissant du montant des impôts modifiés suite à ce jugement. S'agissant d'un fait notoire, il n'avait à produire aucune estimation et, sauf à violer les art. 8 CC et 150 al. 1 CPC, il appartenait à la Cour de justice de vérifier l'exactitude des montants qu'il avait allégués à ce titre au moyen des outils informatiques à disposition du public. Au demeurant, si l'on prenait en considération les contributions d'entretien fixées par l'arrêt entrepris, les impôts de l'intimée seraient encore plus bas que ce qui avait été allégué sur la base du jugement de première instance pour se monter à environ 280 fr. par mois. Quant à ses propres impôts, ils devraient alors être estimés à 1360 fr. par mois. Au vu de ce qui précède, il y avait lieu de retenir que les charges mensuelles de l'intimée s'élevaient, au maximum, à 3'800 fr. (loyer: 1'435 fr.; caution: 18 fr.; assurance-maladie: 630 fr.; impôts: 300 fr.; frais de transport: 225 fr.; minimum vital: 1'200 fr.). Quant à ses propres charges, elles devaient tenir compte d'un montant d'impôts d'au minimum 1'360 fr. pour s'élever ainsi à 4'792 fr. Les soldes disponibles des parties se montaient ainsi à 2'950 fr. pour l'intimée en tenant compte d'un revenu de 6'745 fr., respectivement 3'700 fr. en considérant un revenu hypothétique de 7'500 fr., et à 4'440 fr. pour lui.