Citation: 4A_431/2010 17.11.2010 E. B

Le 10 août 2006, soit trois jours après l'incendie, B.________, agissant pour Y.________ SA, a informé l'assureur du sinistre. Par courrier du 18 octobre 2006, l'assureur a informé Y.________ SA qu'il refusait de couvrir le sinistre. Un expert mandaté par l'assureur a estimé, le 10 novembre 2006, la valeur du véhicule à 31'000 fr. au moment où il a été incendié. Le 11 mars 2007, un second expert mandaté par l'assureur a considéré, sur la base des déclarations de B.________, qu'il y avait eu deux allumages distincts dans le temps et que seule une intervention humaine délibérée pouvait être à l'origine de la destruction du véhicule. La durée du feu jusqu'à son extinction par les pompiers pouvait être estimée à vingt minutes au maximum. Par acte déposé devant les tribunaux genevois le 25 juin 2007, Y.________ SA a réclamé à l'assureur le paiement de 31'000 fr. avec intérêts à 5% dès le 7 août 2006. L'assureur s'est opposé à la demande en totalité. Par jugement du 30 novembre 2009, le Tribunal de première instance du canton de Genève a condamné Assurances X.________ à payer à Y.________ SA la somme de 31'000 fr. avec intérêts à 5% dès le 9 mars 2007, avec suite de dépens. Le tribunal a considéré qu'il a été prouvé que le véhicule assuré avait été détruit par un incendie le 7 août 2006, et qu'il s'agissait là d'un cas de sinistre prévu par le contrat d'assurance; selon la première instance, l'argumentation de l'assureur revient à dire que Y.________ SA, respectivement son organe, est l'auteur de l'incendie, ce qui n'est pas prouvé. Saisie d'un appel de l'assureur, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a, par arrêt du 18 juin 2010, confirmé le jugement attaqué avec suite de dépens.