Citation: 9C_75/2021 E. 4.2

4.2. L'appréciation des premiers juges du rapport du docteur C.________ du 5 juin 2018 n'apparaît pas arbitraire. Le diagnostic de syndrome de conversion grave repose sur des éléments médicaux qui avaient déjà été attestés dans le passé. En effet, comme l'ont constaté de manière circonstanciée les premiers juges en se référant aux rapports du SMR des 3 août et 27 septembre 2018, la symptomatologie présentée par la recourante (apathie, difficultés de déplacement et la non-participation aux tâches ménagères) remontait à juillet 2012 et avait déjà été prise en compte dans l'expertise du docteur B.________. A l'époque, l'expert avait en effet relevé, au chapitre des plaintes et descriptions subjectives de l'assurée, des maux de tête, des vertiges - en raison desquels elle utilisait un déambulateur -, des blocages imprévisibles des bras ou des mains, des troubles du sommeil et un manque d'énergie, notamment dans l'exécution des tâches ménagères. Constatant qu'aucun trouble organique n'avait pu être mis en évidence comme étant à l'origine du trouble fonctionnel, le docteur B.________ avait considéré que des facteurs extra-médicaux jouaient un rôle important dans la diminution des capacités fonctionnelles et avait conclu à une capacité de travail entière de la recourante dans son activité habituelle de nettoyeuse. Contrairement aux allégations de la recourante, peu importe que le diagnostic initialement soupçonné par les spécialistes du Centre psychiatrique D.________, soit un "épisode dépressif sévère sans symptôme psychotique", a été révisé en faveur du diagnostic de "trouble dissociatif de conversion". Selon les constatations des premiers juges - que la recourante ne remet pas en cause et qui lient le Tribunal fédéral - celle-ci présente toujours la même symptomatologie qu'en 2012, à savoir des troubles de l'équilibre qui l'obligent à utiliser un déambulateur ou à être accompagnée et un hémi-syndrome fluctuant (auparavant des blocages imprévisibles des membres supérieurs) pour lequel aucun trouble neurologique n'a été objectivé par le docteur C.________. Ces constatations sont en outre confirmées par le rapport du Centre psychiatrique D.________ du 9 juillet 2018, dont il ressort que les symptômes psychiatriques et les difficultés fonctionnelles présentées par l'assurée existaient déjà depuis plusieurs années. Pour le même motif, la recourante ne saurait tirer un argument en sa faveur du fait que le docteur C.________ indique dans son rapport du 5 juin 2018 que le trouble dissociatif s'avère rebelle à une prise en charge physio- et psychothérapeutique. Le rapport de ce médecin n'apporte aucun élément susceptible de rendre plausible une aggravation de l'état de santé de la recourante ouvrant le droit aux prestations requises (rente et allocation pour impotent). C'est dès lors sans arbitraire que la juridiction cantonale a retenu que ni le Centre psychiatrique D.________ ni le docteur C.________ ne décrivaient des symptômes qui étaient inconnus lors de l'expertise du docteur B.________.