Citation: 2C_1054/2021 E. 6.4

6.4. En l'occurrence, il ressort de la décision attaquée rendue le 23 décembre 2021, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que le recourant n'a pas déposé de demande d'assistance judiciaire devant le Tribunal administratif fédéral. Le recourant ne prétend d'ailleurs pas le contraire. Or, le juge instructeur du Tribunal administratif fédéral ne devait pas examiner d'office si le recourant remplissait les conditions de l'art. 65 al. 1 PA, ce d'autant moins que le recourant était représenté par un mandataire professionnel. Au surplus, le recourant n'a transmis aucune pièce au Tribunal administratif fédéral établissant qu'il serait indigent. Dans son mémoire, il soutient que l'assistance judiciaire aurait dû lui être accordée au seul motif que l'Administration fédérale des douanes lui a désigné un conseil d'office dans une procédure pénale liée à la cause. Ce faisant, le recourant oublie qu'un conseil d'office lui a été octroyé non pas en raison de sa situation financière (art. 33 al. 2 DPA), mais parce qu'il risquait une expulsion du territoire sur la base des art. 66a al. 1 let. f ou 66a bis CP, au vu des faits qui lui étaient reprochés. Faisant application de l'art. 33 al. 1 let. a DPA, l'Administration fédérale des douanes a considéré, en raison de la complexité de l'affaire et des lourdes sanctions encourues par le recourant, que celui-ci n'était pas en mesure de se défendre seul et l'a mis au bénéfice d'un conseil d'office, sans se prononcer sur sa situation financière. Il n'est donc nullement établi que le recourant ne dispose pas de ressources financières suffisantes pour garantir la sauvegarde de ses droits par un mandataire professionnel. Dans ces circonstances, le juge instructeur du Tribunal administratif fédéral n'a pas enfreint les art. 29 al. 3 Cst. et 65 PA en n'octroyant pas au recourant le bénéfice de l'assistance judiciaire.