Citation: 2C_469/2021 E. B

B.a. Par acte déposé le 6 novembre 2020 auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après : la Chambre administrative), B.________, prêtre catholique appartenant à la Fraternité sacerdotale xxx, et A.________, catholique pratiquant domicilié à Genève, ont conjointement interjeté recours contre l'arrêté Covid-19, concluant préalablement à l'octroi de l'effet suspensif et principalement à l'annulation de l'art. 18 al. 2 et 3 let. a et b dudit arrêté, à ce que les cérémonies religieuses soient inscrites au nombre des exceptions prévues à l'art. 18 al. 3 dudit arrêté sans limitation du nombre de fidèles autres que celles découlant du plan de protection et à l'octroi d'une indemnité de procédure. Par arrêt du 17 novembre 2020, la Chambre administrative a déclaré le recours irrecevable et l'a transmis à la Chambre constitutionnelle de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après : la Chambre constitutionnelle) pour raison de compétence, ce dont les parties ont été informées. B.b. Les 16 et 23 novembre 2020, le Service du médecin cantonal de la République et canton de Genève a rejeté les demandes de dérogation déposées successivement par B.________, les 2 et 20 novembre 2020, pour pouvoir célébrer la messe du samedi et du dimanche. B.c. Par arrêté du 25 novembre 2020 entré en vigueur le 28 novembre 2020, le Conseil d'Etat a modifié l'arrêté Covid-19 et permis la réouverture de certains lieux culturels et de loisirs, ainsi que des commerces de détail. Il a pour le surplus reconduit la durée de validité dudit arrêté, dont la mesure litigieuse, jusqu'au 17 décembre 2020. B.d. Le 3 décembre 2020, la Chambre constitutionnelle a octroyé l'effet suspensif au recours. Par arrêtés des 7 et 21 décembre 2020 ( publiés dans la Feuille officielle d'avis des 7 et 22 décembre 2020), le Conseil d'E tat a modifié l'arrêté Covid-19 en autorisant désormais les services religieux et autres manifestations religieuses accessibles au public jusqu'à 50 personnes, les mariages et les baptêmes demeurant limités à 5 personnes. Les personnes rattachées à l'office et au service des pompes funèbres n'étaient pas comptées dans ces chiffres et l'organisateur était chargé de mettre en oeuvre des mesures de protection. La durée de validité de l'arrêté Covid-19 a été régulièrement prolongé jusqu'au 31 mai 2021. Par arrêt du 6 mai 2021, la Chambre constitutionnelle a admis partiellement le recours des intéressés et annulé l'art. 18 al. 2 et 3 let. a de l'arrêté Covid-19, considérant en substance que l'interdiction des services religieux et autres manifestations religieuses, ainsi que la limitation des cérémonies religieuses de mariage à 5 personnes étaient disproportionnées.