Citation: 2C_337/2022 E. 1

Revenu illégalement en Suisse en 2006, il a fait l'objet d'une décision d'interdiction d'entrée dans ce pays pour une durée de 5 ans, puis pour une durée indéterminée (décisions de l'Office fédéral des migrations [actuellement Secrétariat d'Etat aux migrations] prononcées respectivement les 6 juin 2006 et 26 janvier 2007). Après s'être marié en Turquie le 17 mai 2017 avec une ressortissante suisse, née en 1985, l'intéressé a déposé une demande d'autorisation de séjour dans le cadre d'un regroupement familial le 29 juin 2017. Par décision du 5 octobre 2018, le Service des migrations du canton de Neuchâtel (ci-après: Service des migrations) a refusé de lui octroyer un visa pour long séjour, ainsi qu'une autorisation de séjour. Ledit service a considéré qu'il existait un faisceau d'indices suffisant et sérieux permettant de présumer l'absence d'une union conjugale réellement voulue et effective. Par ailleurs et au surplus, il a retenu que la dépendance à l'aide sociale de l'épouse depuis avril 2015, en lien avec un montant total supérieur à 130'000 fr. de l'aide public qu'elle avait déjà perçu auparavant, ainsi que le pronostic défavorable quant à la situation financière des époux justifiaient également de refuser à l'intéressé une autorisation de séjour fondée sur le regroupement familial. Interpellé à deux reprises en février et mars 2020, l'intéressé a été sommé de quitter la Suisse et a été placé en détention administrative puis, vu la crise sanitaire, assigné à résidence chez son épouse.