Citation: 2A.32/2004 18.02.2004 E. 2

2.1 L'art. 7 al. 2 LSEE prévoit que le conjoint étranger d'un ressortissant suisse n'a pas droit à l'octroi ou à la prolongation de l'autorisation de séjour lorsque le mariage a été contracté dans le but d'éluder les dispositions sur le séjour et l'établissement des étrangers et notam- ment celles sur la limitation du nombre des étrangers (sur la ratio legis de cette disposition: cf. ATF 122 II 289 consid. 2a p. 294 et la jurisprudence citée). 2.2 Il n'est pas contesté qu'en l'espèce, les époux X-Y.________ avaient vécu ensemble avant leur mariage et qu'ils ont eu l'intention de former une réelle communauté conjugale au début de leur union. Les interrogatoires menés par la police de A.________ une année après leur mariage font tout au plus état de quelques divergences de points de vue entre les époux, mais ne concluent nullement à l'existence d'un mariage fictif. Avant leur séparation de biens en avril 2002 et les mesures protectrices de l'union conjugale du 10 juin 2003, ces derniers avaient en effet emprunté conjointement la somme de 38'000 fr., et l'épouse un montant de 30'000 fr., en vue de construire une maison au Kosovo. Par ailleurs, la Cour cantonale a retenu à juste titre qu'il n'était pas déterminant de savoir si le recourant avait ou non deux filles d'un premier mariage en Yougoslavie dans le cadre d'une demande de prolongation d'une autorisation séjour fondée sur l'art. 7 LSEE. De même, pour cette procédure, le recourant ne saurait faire état des années qu'il a passées en Suisse au bénéfice d'une admission provisoire. Seule compte la question de savoir s'il peut encore se prévaloir de son union avec une ressortissante suisse, sans que cela n'apparaisse comme abusif (ATF 128 II 145 consid. 2.1 p. 151; 127 II 49, consid. 5a p. 56).