Citation: 6B_1158/2023 E. 4

Le recourant invoque encore la violation du principe de célérité (art. 29 al. 1 Cst. et 5 CPP). Selon lui, une réduction de peine de 30 jours (soit un tiers de la sanction envisagée) tiendrait insuffisamment compte de la gravité des violations de ce principe. Compte tenu, par ailleurs, de la longue durée de sa détention provisoire (276 jours) et de celle des mesures privatives de liberté de substitution (2 ans), une exemption totale de peine s'imposerait. Il souligne que celle finalement infligée ne compense qu'une partie de la détention subie et que, de surcroît, la sanction est pécuniaire et a été assortie du sursis, de sorte qu'il aurait ainsi été privé des effets du sursis et indemnisé, pour 60 jours, à raison de 30 fr. le jour (montant du jour-amende) au lieu des 150 fr. quotidiens alloués au titre de son tort moral. Il relève aussi "les effets néfastes et pénibles d'une procédure pénale trop longue". Enfin, il devrait, selon lui, être tenu compte de la violation du principe de célérité en relation avec la limitation à 25'000 fr. du montant alloué en première instance pour la défense d'office.