Citation: 4A_642/2024 E. 4.3

4.3. Cette argumentation ne convainc pas. En parcourant l'e-mail dont il est question (dont la recourante fournit un extrait dans son recours), on ne perçoit pas la marque de l'inimitié que la recourante prétend y lire. Certes, certaines expressions sont pour le moins "fleuries"; ainsi lorsqu'il est question de la recourante dont il est expliqué que si elle s'obstine à "faire l'autruche", elle s'exposera à une poursuite de la procédure d'expertise. Pour surprenantes et délicates qu'elles soient dans le contexte du mandat dont il était chargé à l'époque, ces expressions ne sont pas nécessairement la marque d'une antipathie vis-à-vis de la recourante; il était parfaitement concevable de les mettre en rapport avec le temps que l'absence inopinée de la recourante - si c'est bien d'elle dont il s'agit - à une séance pourtant planifiée avait fait perdre aux protagonistes, ce qui peut effectivement susciter quelques pointes de vocabulaire, sans pour autant que ceci traduise un sentiment plus profond ou durable. Ainsi, c'est à raison que la cour cantonale en a conclu qu'il n'existait pas de motif de récusation à l'encontre de la personne de l'expert.