Citation: 9C_399/2021 E. 3.1

3.1. Invoquant une violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst. et 6 par. 1 CEDH), la recourante se plaint tout d'abord du déroulement des différentes enquêtes à domicile, singulièrement de celle du 6 décembre 2019. Elle reproche à la juridiction cantonale de ne pas avoir sanctionné la pratique de l'office intimé de ne permettre aux assurés de se déterminer sur le contenu du rapport d'enquête qu'après coup et par écrit. Elle soutient que les assurés rencontrent généralement des difficultés pour faire rectifier après coup une erreur de compréhension et doivent pour cela produire un rapport médical à l'appui de leurs explications. Le seul fait de pouvoir se déterminer ultérieurement par écrit sur le contenu du rapport d'enquête ne suffirait dès lors pas à garantir le droit d'être entendu des assurés, qui se trouvent empêchés de vérifier la réelle teneur de leurs propos puis, au besoin, de les faire modifier. Les offices AI alémaniques soumettraient d'ailleurs aux assurés un procès-verbal pour accord et signature au terme de l'enquête à domicile.