Citation: 4A_323/2021 E. 5.6.2

5.6.2. La première instance était régie par l'ancienne procédure civile genevoise. Ce point n'a échappé ni au premier juge, ni aux magistrats d'appel, n'en déplaise aux demandeurs. Les juges cantonaux n'ont pas ignoré le grief fondé sur un prétendu refus d'appliquer l'ancienne loi procédurale genevoise (aLPC/GE; RS/GE E 1 03) : ils ont rappelé les traits essentiels de cette réglementation en lien avec la problématique du cas d'espèce, puis l'ont appliquée pour aboutir à la même conclusion que le premier juge. Qu'ils n'aient pas expressément rejeté le moyen tiré d'une prétendue violation de l'art. 404 al. 1 CPC ne saurait alimenter le grief de déni de justice. Le juge n'est pas tenu d'aborder en détails tous les arguments soulevés par le justiciable et peut se contenter de rejeter un grief dans les grandes lignes. Evoquer des postulats très vagues selon lesquels l'ancienne procédure genevoise n'imposait pas de fournir des offres de preuve détaillées, ou encore permettait de tenir compte de faits non allégués révélés par des pièces produites n'est d'aucun secours pour les demandeurs: les juges d'appel restaient libres d'exclure sans arbitraire une contravention aux règles de l'ancienne procédure genevoise, laquelle ne permettait qu'à certaines conditions - non réalisées en l'espèce - d'introduire des faits et preuves nouveaux, respectivement des conclusions nouvelles. Le simple fait que les juges d'appel ne soient pas parvenus au résultat espéré par les demandeurs n'est pas la démonstration que le premier juge aurait appliqué à tort le Code fédéral au lieu de l'ancienne procédure genevoise - question qui ne ressortit d'ailleurs plus au problème du prétendu déni de justice.