Citation: 4C.266/2004 30.11.2004 E. A

X.________ SA exploite plusieurs cafés-restaurants dans des magasins, en particulier dans des magasins d'ameublement Z.________. Par une lettre du 8 octobre 1999 que son destinataire a contresignée le 28 du même mois, elle a engagé A.________ en qualité de gérant du Café Z.________. L'activité convenue devait commencer le 1er décembre 1999. Cette lettre fixait le salaire du gérant et sa participation au bénéfice. Elle prévoyait que "les heures supplémentaires nécessitées par le poste de gérant et par ses responsabilités ne pourraient en aucun cas faire l'objet de prétentions que ce soit en espèces ou en récupération par congés". Pour les autres conditions, les parties se référaient à la "convention collective nationale de travail". En outre, le 1er décembre 1999, les parties ont signé un "contrat de travail pour employé à plein temps" établi sur une formule de la fédération patronale de l'hôtellerie et de la restauration. A cette occasion, elles ont passé une convention nouvelle au sujet du salaire et de diverses indemnités, et elles ont confirmé leur accord antérieur concernant la participation au bénéfice. La formule comporte une clause relative à la durée moyenne de la semaine de travail mais rien n'est précisé au sujet des heures supplémentaires. Selon le ch. 11, "tout point non défini par le présent contrat relève de la CCNT 98 et, ensuite, des dispositions légales suisses de la législation du travail". A.________ a exercé l'activité convenue jusqu'à fin mars 2001. Par lettre du 30 mars, X.________ SA a résilié le contrat avec effet au 30 avril 2001.