Citation: 6B_1485/2021 E. 1

B.b. Depuis 2018, C.D.________ vit séparé de son épouse, H.D.________, qu'il soupçonne de consommer de la cocaïne, et de recevoir à domicile d'autres consommateurs de substances illicites, en présence de leurs enfants communs, âgés respectivement de 7 et 2 ans. Peu avant les faits de la présente cause, très inquiet pour ses enfants et désireux d'identifier le dealer de son épouse, C.D.________ a passé commande de cocaïne par l'intermédiaire de celle-ci, sans intention d'achat. Le 16 juillet 2019, C.D.________ s'est ensuite rendu au domicile de son épouse, chez qui se trouvaient A.________ et un fournisseur de cocaïne non identifié, personnes qu'il voyait pour la première fois. Sous le prétexte de procéder à une pesée, il s'est emparé d'un sachet contenant à tout le moins 15 g de cocaïne et a jeté la marchandise dans les toilettes après l'avoir aspergée d'eau de javel. Puis, il a fait mine de faire appel à la police, ce qui a immédiatement mis le dealer en fuite. Ce dernier, furieux, a réclamé le remboursement de sa marchandise à A.________. Deux jours plus tard, soit le 18 juillet 2019, formant une expédition vengeresse, A.________, muni d'un couteau, et son amie intime, F.________, laquelle se trouvait dans un état de grande colère, sont partis à la recherche de C.D.________, bien décidés à obtenir de sa part le remboursement de la marchandise détruite, à une valeur majorée, soit entre 15'000 fr. et 25'000 francs. Ils se sont d'abord rendus au domicile de C.D.________, sans succès. Ils se sont alors déplacés chez H.D.________, laquelle leur a fourni l'adresse de B.________, amie et confidente de C.D.________, chez qui ce dernier passait la soirée. Au cours d'une conversation houleuse à propos de la cocaïne détruite deux jours plus tôt, A.________ a giflé C.D.________. De son côté, F.________ a frappé violemment à la porte de l'appartement de B.________ en hurlant de la lui ouvrir. A.________ a laissé entrer son amie intime, alors que lui-même n'était plus le bienvenu et que B.________ en refusait l'accès à la nouvelle venue. F.________, très en colère, s'est immédiatement jetée sur B.________ et l'a rouée de coups au visage, tandis que celle-ci tentait de se défendre et de la repousser. A.________ a retenu son bras pour l'empêcher de se défendre contre les coups de sa comparse et l'a frappée d'un coup de poing au visage, en lui disant qu'on " ne touchait pas à sa femme ". F.________ s'est alors saisie de trois oeufs en pierre (dont l'un au moins pesait 206 g), qui ornaient un buffet du hall d'entrée, a tiré B.________ par les cheveux jusque dans le salon en hurlant qu'il " lui fallait ses 25'000 fr. tout de suite ", et a lancé deux oeufs dans sa direction, l'atteignant à la tête, avant de la contraindre à s'asseoir sur le canapé. Comme B.________ tentait de sortir du salon, F.________ l'a frappée de plusieurs coups de poing au visage et au moyen du troisième oeuf en pierre, et lui a mordu le pouce droit jusqu'au sang. Parvenant à quitter le salon, B.________ a tenté de s'enfuir par la fenêtre de la cuisine. F.________ l'a retenue par les cheveux et a cogné sa tête contre le sol. Ne parvenant ni à s'enfuir ni à riposter, B.________ a renoncé à se défendre et a " fait la morte ", ce qui a eu pour effet de stopper la fureur de F.________, laquelle est sortie de la cuisine. Dans le même laps de temps, A.________ avait sorti son couteau de poche dont il a déplié la lame d'une longueur de 8 cm, l'a placée à environ 35 cm du visage de C.D.________ et l'a menacé de le couper en morceaux et de s'en prendre à sa famille, empêchant ainsi ce dernier de porter secours à son amie. Puis, A.________ et sa comparse ont pris la fuite ensemble, comprenant que des personnes extérieures avaient fait appel à la police. Au moment des faits, la victime B.________, terrorisée, a uriné sous elle. Ensuite de l'agression qu'elle a subie, la prénommée a souffert de céphalées holocrâniennes, d'un hématome sous-orbitaire gauche, d'un hématome des muscles masséter et buccinateur de la joue gauche, d'une dermabrasion longeant l'aile gauche du nez, d'une tuméfaction du pouce droit avec deux plaies superficielles sur la première phalange, d'une fracture de la troisième phalange du troisième doigt de la main droite, ainsi que d'une ecchymose de la pulpe et de la face dorsale de la deuxième phalange du cinquième doigt de la main droite. B.c. Entendue par la police, F.________, désireuse de cacher le véritable mobile de l'agression du 18 juillet 2019, a accusé faussement C.D.________, puis H.D.________, de s'être emparés sans droit de deux bagues lui appartenant, d'une valeur totale de 15'000 fr., qu'elle aurait oubliées le 14 ou le 15 juillet 2019 au domicile de cette dernière. Elle a réitéré ces déclarations mensongères devant la procureure lors de l'audition d'arrestation du même jour. A.________ a corroboré, dans les grandes lignes, les propos mensongers tenus par son amie intime. A la suite de ces déclarations mensongères concordantes, une instruction pénale a été ouverte contre C.D.________ et H.D.________, pour vol, impliquant une perquisition de leurs domiciles respectifs les 19 et 20 juillet 2019, ainsi que leurs auditions en qualité de prévenus. B.d. Entre le mois de mars 2017 (la consommation antérieure étant prescrite) et le 18 juillet 2019 (date de sa mise en détention provisoire), A.________ a consommé de la cocaïne, se fournissant notamment auprès de H.D.________. Le 16 juillet 2019, auprès d'un revendeur non identifié, il s'est fourni de 5 g de cocaïne, d'une valeur de 500 fr., dont la moitié était destinée à H.D.________, pour laquelle il a ainsi fonctionné en qualité d'intermédiaire. En outre, entre mars 2020 et le 25 mai 2020, date de son interpellation, A.________ a régulièrement consommé de la cocaïne. B.e. A tout le moins de mars 2020 au 25 mai 2020, date de son interpellation, A.________ s'est adonné à un important trafic de stupéfiants. Durant la période susmentionnée, A.________ a été mis en cause pour avoir vendu: - entre mars et avril 2020, à tout le moins 10 grammes de cocaïne contre la somme de 1'000 fr.; - entre mars et avril 2020, à tout le moins 3 grammes de cocaïne contre une somme indéterminée; - entre mars et avril 2020, à tout le moins 29 grammes de cocaïne contre la somme de 1'885 fr.; - en avril 2020, à tout le moins 10 grammes de cocaïne contre la somme de 1'000 francs. Considérant le taux de pureté le plus favorable observé dans les statistiques pour des quantités de moins d'un gramme (38% en 2020), cela correspond à une quantité de 19,76 grammes de cocaïne pure. Entre le 29 avril 2020 et le 12 mai 2020, A.________ a participé à la vente de 20 grammes de cocaïne contre la somme de 1'400 francs. Considérant le taux de pureté le plus favorable observé dans les statistiques pour des quantités d'un à dix grammes (59% en 2020), la cocaïne saisie en possession de A.________ lors de son interpellation présentant un taux supérieur de 83,4%, cela correspond à une quantité de 11,80 grammes de cocaïne pure. Le 25 mai 2020, vers 22h40, A.________ été interpellé en possession d'une quantité nette de 29 grammes de cocaïne destinée à la vente. En tenant compte du taux de pureté le plus favorable, soit 83,4%, cela correspond à une quantité de 24,20 grammes de cocaïne pure. En tenant compte des quantités de cocaïne vendues et saisies, le trafic de stupéfiants de A.________ a ainsi porté à tout le moins sur une masse totale de cocaïne pure de 55,76 grammes. B.f. Le 25 mai 2020, vers 22h40, A.________ a circulé au volant du véhicule de marque I.________, alors qu'il présentait une concentration de cocaïne dans le sang supérieure à la valeur limite définie à l'art. 34 OOCCR (Ordonnance de l'OFROU [Office fédéral des routes] concernant l'ordonnance sur le contrôle de la circulation routière du 22 mai 2008; RS 741.013.1).