Citation: 6A.58/2003 07.10.2003 E. C

X.________ a été incarcéré le 12 juin 2001 à la prison du Bois-Mermet, à Lausanne, puis transféré le 6 novembre 2001 aux établissements de Witzwil, à Gampelen. C.a Dans son préavis du 28 janvier 2003, la direction des établissements de Witzwil a proposé de ne pas accorder immédiatement la libération conditionnelle au détenu. Elle a relevé qu'en raison de son bon comportement, il avait pu être transféré le 22 juillet 2002 dans une section où il jouissait de plus de liberté, que les permissions s'étaient déroulées sans problème, à l'exclusion d'un léger retard à une occasion, et que les tests d'alcoolémie étaient tous négatifs. Son comportement est toujours correct et aimable. Il a oeuvré pendant trois mois à la vente de produits de l'établissement, puis a été réaffecté au groupe de nettoyage, où il fournit de bonnes prestations. Depuis deux mois, il ne travaille qu'à 50 % en raison de son état de santé. Il reconnaît ses fautes, projette de monter une entreprise familiale dans le domaine alimentaire et refuse de s'engager dans une activité de salarié. Il entend vivre à Bienne avec sa femme et leur enfant, qui sont soutenus par les services sociaux. Il a renoncé à passer en régime de semi-liberté en raison de son état de santé. C.b Dans son préavis du 18 février 2003, le service pénitentiaire a proposé de refuser la libération conditionnelle. Il estime que les antécédents de l'intéressé et les procédés délictueux dont il ne s'est pas départi depuis 1988 démontrent son imperméabilité aux sanctions infligées. Il reconnaît qu'il souffre d'une grave pathologie du foie, mais juge que, selon le service médical de la prison, son état de santé lui permettrait de travailler à temps complet. Le service déplore sa persistance à vouloir exercer une activité indépendante et son refus d'envisager un projet réaliste. C.c Le membre visiteur de la commission de libération relève qu'il est difficile pour le détenu de préparer des projets de sortie dès lors qu'il est gravement atteint dans sa santé. Il estime que le parcours de l'intéressé doit inciter à la prudence et que les éléments à disposition ne permettent pas d'envisager un élargissement plus complet.