Citation: 4C.285/2000 14.03.2001 E. 4

4.- a) La défenderesse relève que l'autorité cantonale part du principe que le demandeur avait droit au paiement de 40 060 fr. à titre d'heures supplémentaires. Elle en déduit que le fait d'accorder à son ex-employé un montant de 25 000 fr. brut après compensation (ou 22 636 fr. 25 net) revient à faire supporter à l'intéressé 21,6% du dommage subi par elle. Ce faisant, la cour cantonale aurait omis de prendre en compte le fait que le demandeur avait limité à 30 036 fr. ses prétentions en matière d'heures supplémentaires afin de rester dans la compétence du Tribunal de prud'hommes. En allouant au demandeur un montant de 25 000 fr. brut, après une compensation non sollicitée par l'intéressé avec un montant supérieur à celui qu'il avait fait valoir en justice, la cour cantonale aurait statué audelà de ce qui lui était demandé, violant ainsi le droit fédéral. b) La violation du droit fédéral alléguée n'existe pas. En effet, la possibilité ou l'interdiction pour le juge cantonal de s'écarter des conclusions et de statuer ultra petita relève de la procédure cantonale et non du droit fédéral (ATF 89 II 56 consid. 3 p. 62; Poudret, op. cit. , n. 1.3.2.7 ad art. 43, p. 118, et n. 1.4.2.11 ad art. 43, p. 134). Le moyen est donc irrecevable dans un recours en réforme (art. 55 al. 1 let. c OJ).