Citation: 5A_749/2023 E. 7.3

7.3. La question de savoir quel poids il convient de donner à chacune des estimations produites par les parties relèvent de l'appréciation des preuves, que le Tribunal fédéral ne revoit que sous l'angle restreint de l'arbitraire (art. 9 Cst.; cf. supra consid. 2.2). En l'occurrence, les arguments du recourant ne sont pas de nature à démontrer un quelconque arbitraire dans l'appréciation des preuves opérée par la Cour de justice. Si le recourant relève à bon droit que la crédibilité d'une estimation immobilière peut être appréciée au regard de son contenu, il n'expose pas pour quelle raison ses estimations seraient, par leur contenu, plus crédibles que celle de l'intimée. Il se borne derechef à se prévaloir du nombre respectif d'estimations que chacune des parties avait produites et du caractère notoirement surévalué des estimations de l'agence immobilière mandatée par l'intimée. Or, force est d'admettre que ce n'est pas parce qu'une partie produit un nombre plus important d'estimations d'un bien immobilier qu'une autre que cela confère une force probante plus élevée aux siennes. C'est par ailleurs en vain que le recourant invoque qu'il est notoire que l'agence mandatée par l'intimée surévalue les biens immobiliers, ce dont feraient état certains journaux. Il sera rappelé au recourant qu'à teneur de la jurisprudence, en ce qui concerne les informations figurant sur Internet, seules les informations bénéficiant d'une "empreinte officielle" (par ex: Office fédéral de la statistique, inscriptions au registre du commerce, cours de change, horaire de train des CFF etc.) peuvent en principe être considérées comme notoires (ATF 143 IV 380 consid. 1.2), ce qui n'est pas le cas de sites internet de presse (arrêt 9C_753/2020 du 23 novembre 2021 consid. 6.1). En l'occurrence, le recourant confond les faits notoires (connus) avec les renseignements accessibles, méconnaissant ainsi que le fait qu'une information soit relayée par les médias ne suffit pas à la qualifier comme notoire (arrêt 9C_753/2020 précité consid. 6.2). Quant aux critiques du recourant en lien avec le taux d'imposition sur les gains immobiliers et la commission d'un agent immobilier, elles font fi de la motivation cantonale. En effet, le recourant ne démontre pas que les informations qu'il avait fournies étaient suffisantes pour déterminer le montant imputable au titre de l'impôt, compte tenu notamment de l'argument de la Cour de justice selon lequel le taux d'imposition pouvait dépendre du revenu imposable du vendeur et que le recourant n'avait pas indiqué si et quand il entendait vendre le bien immobilier en question. Il n'établit pas non plus que, comme le relève la Cour de justice, il devrait lui-même supporter des frais de courtage dans l'hypothèse d'une vente future du bien londonien et qu'ainsi il y aurait lieu de tenir compte de ces frais dans l'évaluation du bien. Il suit de là que ces dernières critiques doivent, elles aussi, être écartées, faute de motivation suffisante, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur la recevabilité des pièces que le recourant a produites en appel sur ce point.