Citation: 6B_1319/2023 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, le recourant ne saurait se prévaloir de la violation de son droit de répliquer. En effet, à la suite d'une première ordonnance du ministère public du 21 juillet 2023 refusant l'indemnisation réclamée, il a demandé, le 3 août 2023, à cette même autorité de revoir sa décision de refus, en n'invoquant aucune disposition légale lui permettant de formuler une telle requête. Le recourant précisait en revanche qu'en cas de refus, sa demande devait être considérée comme un recours et transmise directement à l'autorité supérieure. Ce faisant, il a lui-même présumé et expressément indiqué que son écriture du 3 août 2023 valait recours en cas de refus. Dès lors, la lettre de transmission du ministère public ne saurait être considérée ni comme une pièce, ni comme une prise de position versée au dossier et dont le recourant devrait être informé; elle ne faisait que concrétiser la requête expresse du recourant à cet égard. Dans ces circonstances, le recourant ne saurait se prévaloir d'une violation de son droit d'être entendu sous l'angle du droit à la réplique.