Citation: 1B_650/2021 E. 2

Le recourant se plaint d'un déni de justice (art. 29 al. 2 Cst.) dans l'application de l'art. 382 CPP. Il estime avoir suffisamment expliqué dans son recours cantonal en quoi l'anonymat du "tiers-financeur" le priverait de la faculté de faire valoir les règles sur la récusation. Le recourant se plaint aussi à ce titre d'une violation des art. 56 CPP, 30 al. 1 Cst. et 6 par. 1 CEDH. Il est douteux que le tiers qui se contente de financer les parties à une procédure puisse, comme l'affirme le recourant, être lui-même considéré comme une partie dont les liens éventuels avec un magistrat pourraient fonder une demande de récusation au sens de l'art. 56 CPP. Quoiqu'il en soit, si le recourant soupçonne l'implication à ce titre de D.________, il pourrait interpeller le Procureur en charge du dossier sur ses liens éventuels avec cette personne. Si par ailleurs le recourant entend se plaindre d'une atteinte astucieuse à ses intérêts (art. 151 CP), rien ne l'empêche non plus de déposer une plainte pénale dans ce sens, le cas échéant contre inconnu. Enfin, comme le relève la cour cantonale, il appartient à la direction de la procédure, soit en l'état le Ministère public, d'écarter - comme il l'a déjà fait en rejetant une demande de réincarcération - les requêtes des parties plaignantes qui apparaitraient infondées ou abusives et seraient dictées par le tiers en question. Dans ces circonstances, la cour cantonale pouvait reconnaître à juste titre que le recourant n'avait pas démontré subir un préjudice juridique au sens de l'art. 382 al. 1 CPP. Son refus d'entrer en matière ne viole dès lors aucunement le droit fédéral.