Citation: 7B.15/2006 09.03.2006 E. 2

Dans un second grief, la recourante fait valoir une violation de l'art. 20a LP en tant que cette disposition prescrit aux autorités cantonales de surveillance de constater les faits d'office (al. 2 ch. 2). 2.1 La règle de la maxime inquisitoire prévue par cette disposition contraint l'autorité cantonale de surveillance à diriger la procédure, à définir les faits pertinents et les preuves nécessaires, à ordonner l'administration de ces preuves et à les apprécier d'office. L'autorité doit établir d'elle-même les faits pertinents dans la mesure qu'exige l'application correcte de la loi et ne peut se contenter d'attendre que les parties lui demandent d'instruire ou lui fournissent spontanément les preuves idoines. Certes, les parties peuvent être tenues de collaborer à l'établissement des faits, mais cette obligation ne délie pas l'autorité du devoir d'attirer l'attention des parties sur les faits qu'elle considère comme pertinents et les moyens de preuve dont elle attend l'administration, dans la mesure du possible (Gilliéron, op. cit., n. 29 et 33 ad art. 20a LP et la jurisprudence citée).