Citation: 4A_666/2020 E. 6.4.3

6.4.3. Appliqués aux circonstances du cas concret, ces principes permettent d'écarter le reproche de formalisme excessif formulé par le recourant. En l'occurrence, il est établi que le recourant connaissait les dispositions pertinentes du Règlement. Il savait que la notification de la décision était imminente, que celle-ci pouvait lui être valablement communiquée par courrier électronique et qu'il était tenu d'en requérir la motivation dans les dix jours s'il voulait la contester. Le recourant a en outre reconnu avoir reçu ladite décision par courrier électronique mais prétend ne pas en avoir pris connaissance au motif que celle-ci s'est classée parmi ses courriels indésirables. On ne saurait suivre le recourant quand il remet en cause le but poursuivi par l'art. 15 du Règlement ou lorsqu'il affirme avoir démontré sa " volonté d'agir " contre la décision de la CRL en appelant immédiatement de celle-ci auprès du TAS. En argumentant de la sorte, l'intéressé perd en effet de vue que les formes procédurales sont nécessaires à la mise en oeuvre des voies de droit, pour assurer le déroulement de la procédure conformément au principe de l'égalité de traitement et pour garantir l'application du droit matériel. Un strict respect des règles relatives aux modalités de recours s'impose pour des motifs d'égalité de traitement et de sécurité du droit (arrêts 4A_238/2018, précité, consid. 5.3; 4A_692/2016, précité, consid. 6.2). En décider autrement dans le cas d'une procédure arbitrale particulière reviendrait à oublier que la partie intimée est en droit d'attendre du tribunal arbitral qu'il applique et respecte les dispositions de son propre règlement (arrêt 4A_692/2016, précité, consid. 6.2). Il n'est dès lors pas envisageable de sanctionner plus ou moins sévèrement le non-respect d'une règle procédurale qui érige la demande de motivation en un préalable indispensable à la recevabilité de l'appel au TAS, suivant le comportement adopté ultérieurement par le recourant. Le moyen pris d'une violation de l'ordre public procédural se révèle ainsi infondé.