Citation: 1B_117/2021 E. A

Depuis le 5 novembre 2018, le Ministère public de la Confédération (ci-après : MPC) mène une instruction pénale contre la Banque A.________ SA, J.________ - l'une de ses anciennes employées - et inconnus pour complicité de corruption d'agents publics étrangers (art. 322septieset 25 CP) et pour blanchiment d'argent aggravé (art. 305bis ch. 1 et 2 CP en lien avec l'art. 102 al. 2 CP). Cette enquête est en rapport avec l'affaire relative à la société semi-étatique sud-américaine L.________ pour des chefs d'infraction similaires à ceux précités. Le 25 juillet 2019, le MPC a étendu l'instruction de ces infractions à l'encontre de K.________, [ancien membre de la direction] de la Banque A.________ SA. Le 7 mai 2019, la Police judiciaire fédérale (ci-après : PJF), agissant sur mandat du 1er mai 2019 du MPC, a perquisitionné les locaux de la Banque A.________ SA, à X.________, en présence notamment de son représentant - D.________ ("General Counsel") -, ainsi que des avocats Carlo Lombardini et M.________. Selon les explications de la Banque A.________ SA, les documents recherchés à la suite de l'ordre de dépôt du 6 mai 2019 et de ses deux annexes se trouvaient principalement à Y.________ et il n'a donc été procédé à aucune saisie ou mise en sûreté sur place. Après discussions, une procédure de remise des documents - selon notamment leur priorité - a été convenue entre les parties (cf. le procès-verbal de perquisition signé par D.________). Après divers échanges de courriers, réunions et prolongations de délai, la Banque A.________ SA a, le 2 août 2019, remis au MPC 18 disques durs cryptés (DRV_1 à DRV_18) protégés par des mots de passe. Un des disques (DRV_18) contenait des "Autres documents" relatifs à l'organisation et à la structure de la banque, des procès-verbaux et échanges internes, des directives, des processus de contrôle, un audit interne et externe, des dossiers clients, ainsi que les profils de K.________ et de J.________; quant aux 17 autres, ils avaient trait à des données tirées des boîtes de courriers électroniques relatives aux employés suivants : - DRV_1 : N.________; - DRV_2 : H.________; - DRV_3 : O.________; - DRV_4 : J.________; - DRV_5 : P.________; - DRV_6 : K.________; - DRV_7 : G.________; - DRV_8 : Q.________; - DRV_9 :R.________; - DRV_10 : S.________; - DRV_11 : A.________; - DRV_12 : U.________; - DRV_13 : F.________; - DRV_14 : I.________; - DRV_15 : E.________; - DRV_16 : V.________; - DRV_17 : D.________. Dans deux courriers du 2 août 2019, la Banque A.________ SA et A.________ Holding AG ont requis que ces 18 supports de données soient placés sous scellés, au motif qu'ils contiendraient des éléments sans pertinence pour l'enquête ou couverts par des secrets protégés. Ce 2 août 2019 également - par courriers séparés -, C.________, D.________, E.________, F.________, G.________, H.________, I.________ et K.________ ont sollicité la mise sous scellés de leurs boîtes de courriers électroniques professionnelles respectives, celles-ci contenant des courriers sans lien avec la procédure, privés et/ou couverts par un secret protégé. A la suite de la requête du 7 août 2019 du MPC, la Banque A.________ SA a fourni, le 13 août suivant, des informations quant au contenu des disques durs. Par courrier du 14 août 2019 adressé à la Banque A.________ SA, le MPC a confirmé la mise sous scellés - ce même jour - des 18 disques durs cryptés. Le 22 suivant, il a requis auprès du Tribunal des mesures de contrainte du canton de Vaud (ci-après : Tmc) la levée des scellés apposés le 14 août 2019 sur les supports de données électroniques "remis le 2 août 2019 par A.________ SA".