Citation: 6B_1191/2023 E. 1.4.6

1.4.6. Le recourant soutient encore qu'il n'y a pas eu de pression psychique. Il fait valoir à cet égard que le seul fait que l'intimée ait été tétanisée ne suffit pas. Ce raisonnement ne saurait être suivi. En effet, il ressort notamment des faits du jugement attaqué que la jeune fille était seule, à l'étranger, dans un bus de nuit, non éclairé et rempli d'inconnus. Elle était coincée dans son siège entre la vitre et le recourant - dont la corpulence et l'âge étaient déjà propres à créer une infériorité physique pour la victime -, lequel avait déjà usé de force physique à son égard. Il s'ensuit que, pour arriver à ses fins, le recourant a utilisé comme moyen de contrainte non seulement la force physique mais également des pressions d'ordre psychique.