Citation: 1C_618/2014 E. 3.2

3.2. En l'espèce, il est constant que les inscriptions en cause résultent du nettoyage partiel par sablage des murs de vigne et qu'elles ont été réalisées sans ajout de matériel tangible. On ne peut toutefois en déduire que cette réalisation ne serait pas soumise à l'exigence d'un permis de construire. En effet, et même si l'on doit avec la recourante reconnaître que ces inscriptions s'estomperont sous l'effet du temps (et du dépôt progressif de sédiments), il ressort de l'arrêt cantonal que celles-ci étaient toujours visibles quinze mois après leur réalisation, ce qui en confirme indéniablement le caractère durable. En outre, contrairement à ce que soutient la recourante, qui estime que le sablage effectué constitue un travail d'entretien non soumis à autorisation, ce n'est en l'espèce pas la méthode employée qui doit être analysée à l'aune de l'art. 22 LAT, mais le résultat, respectivement l'impact de la réalisation sur son environnement. A cet égard, compte tenu de l'ampleur des inscriptions publicitaires, atteignant environ six mètres de hauteur, et visibles depuis la plaine du Rhône - comme le révèlent les photographies versées au dossier - c'est à juste titre que la cour cantonale a estimé que celles-ci entraînent une modification nettement perceptible de l'aspect paysager du site. Ce dernier fait d'ailleurs l'objet d'une protection particulière, la parcelle en cause étant classée en zone agricole protégée au sens de l'art. 74 RCCZ. Cette disposition prévoit en substance que cette zone comprend les terrains remarquables par leur valeur de paysage naturel et/ou construit (al. 2). Le maintien des caractéristiques essentielles du paysage doit y être préservé (al. 3). Cette règlementation traduit à l'évidence l'existence d'un intérêt public à la sauvegarde des particularités de cette zone, justifiant un examen préalable des réalisations qui y sont projetées, en particulier sous l'angle de l'esthétique et de la protection du paysage. On comprend d'ailleurs dans ce cadre les préoccupations de la ville de Sion, qui craint de voir ce type d'enseignes se multiplier dans une zone sensible et protégée du vignoble sis sur le territoire communal. Dans ces circonstances, la soumission des réalisations litigieuses à la procédure d'autorisation de construire ne viole pas le droit fédéral; ce premier grief doit être écarté.