Citation: 1C_599/2017 E. 1.2.2

1.2.2. Le recours n'est donc ouvert qu'à la condition que la décision querellée puisse causer un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Selon la jurisprudence, le préjudice visé par cette disposition doit être d'ordre juridique. Il ne peut donc pas s'agir d'un inconvénient de fait découlant naturellement de la poursuite de la procédure. En particulier, il ne suffit pas que la décision attaquée ait pour effet de prolonger ou de renchérir la procédure. Le préjudice doit encore être irréparable, ce qui n'est pas le cas lorsqu'une décision finale favorable à la partie recourante le ferait disparaître entièrement. Lorsqu'il n'est pas évident que le recourant soit exposé à un préjudice irréparable, il lui incombe d'expliquer dans son recours en quoi il le serait et de démontrer ainsi que les conditions de recevabilité de son recours sont réunies (ATF 137 III 522 consid. 1.3 p. 525). Le rejet du recours cantonal, qui confirme, à tout le moins implicitement, la nécessité pour la commune d'examiner le caractère autorisable des travaux illicites, dans le cadre de l'instruction de la demande de régularisation, entraîne la poursuite de la procédure de remise en état telle que définie par le droit cantonal (art. 51 LC; cf. consid. 1.2.1; voir également arrêt 1C_167/2015 du 18 août 2015 consid. 5.3); elle n'expose pas les recourants à un préjudice irréparable de nature juridique puisqu'une décision finale qui leur soit favorable, notamment sous forme d'un refus de la demande de régularisation, n'est pas exclue (cf. arrêts 1C_408/2014 et 1C_412/2014 du 23 octobre 2014 consid. 2.3). Les recourants pourront, le cas échéant, attaquer la décision de régularisation (art. 51 al. 4 let. c LC), respectivement, en cas de refus, voire de retrait de la demande, la décision déterminant définitivement l'étendue de la remise en état (art. 51 al. 4 let. d LC), et se prévaloir, dans ce cadre, de leurs différents griefs, en particulier s'agissant d'une éventuelle violation du principe de coordination (art. 25a de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire du 22 juin 1979 [LAT; RS 700]), en lien avec les travaux extérieurs affectant le torrent communal (parcelles n os 976 et 1041). Ces travaux font d'ailleurs actuellement, de l'aveu même des recourants, l'objet d'une procédure de régularisation, dans le cadre de laquelle ils pourront s'exprimer, ce qu'ils paraissent au demeurant avoir déjà fait, si l'on en croit la copie de leur opposition du 30 octobre 2017 produite céans. Le recours ne contient au surplus pas non plus d'élément laissant supposer que les recourants subiraient un préjudice irréparable du fait de la poursuite de la procédure de régularisation telle qu'agencée par le droit cantonal. Il s'ensuit que la décision attaquée ne peut pas faire l'objet d'un recours immédiat au Tribunal fédéral.