Citation: 4A_411/2021 E. 6.3.1

6.3.1. La demanderesse recourante soutient que la cour cantonale a retenu que " C.________ SA n'agissait pas en son nom propre, mais bien pour le compte et au nom de [la venderesse], en tout cas à l'égard de la partie acquéreuse " et qu'elle aurait violé l'art. 32 al. 1 CO en ne retenant pas que cette société représentait aussi la venderesse à son égard. Ce faisant, la recourante tente de prendre en défaut la cour cantonale. Or, la seule chose que la cour cantonale a voulu dire par là, c'est que C.________, en tant que courtière, a manifesté agir pour le compte de la venderesse dans les négociations avec l'acheteuse, mais qu'elle n'a pas manifesté à la demanderesse qu'elle entendait conclure un contrat de courtage entre la venderesse et elle. La recourante n'invoque pas l'art. 97 al. 1 LTF en relation avec l'art. 9 Cst., ni ne démontre, conformément à l'art. 106 al. 2 LTF, l'arbitraire de cette constatation de la cour cantonale. Il n'y a donc pas de violation de l'art. 32 al. 1 CO. Il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur les hypothèses que la recourante échafaude sur la base de faits non constatés, soit le fait que la venderesse serait une société de domiciliation nécessairement organisée et gérée par des tiers et dont les actionnaires auraient un lien familial avec ceux de C.________. La cour cantonale ayant constaté que la première condition de l'art. 32 al. 1 CO n'était pas remplie, la question de savoir si C.________ avait ou pouvait raisonnablement penser avoir des pouvoirs internes (seconde condition) n'avait donc pas à être examinée, pas plus que celles d'une représentation par procuration interne par tolérance, d'une procuration externe par tolérance ou d'une ratification.