Citation: 6B_982/2009 23.02.2010 E. 1

2.2 Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte de sa situation personnelle. Cet argument n'est cependant pas fondé, dans la mesure où l'arrêt attaqué expose, en page 2, que le recourant est né en 1985, qu'il est d'origine malienne et que sa demande d'asile a été rejetée par une décision du 11 novembre 2003. Le recourant fait valoir qu'il n'avait qu'un rôle de revendeur. La cour cantonale n'a pas méconnu ce fait, mais en a relativisé la portée, insistant sur l'importance du trafic, les années de transaction et les méthodes professionnelles utilisées (arrêt attaqué p. 12; jugement p. 10). Le recourant fait grief à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte de l'impact de la peine sur son avenir. C'est ainsi qu'une peine privative de liberté de six ans le toucherait particulièrement durement, vu son jeune âge, son absence de famille en Suisse et, partant, de visite en détention et de l'impossibilité d'obtenir la libération conditionnelle compte tenu du rejet de sa demande d'asile. La vulnérabilité face à la peine peut certes varier d'un condamné à l'autre. Elle ne peut toutefois être retenue comme circonstance atténuante que si elle rend la sanction considérablement plus dure que pour la moyenne des autres condamnés, par exemple en présence de maladies graves, de psychoses claustrophobiques ou de surdimutité (cf. arrêt du Tribunal fédéral 6S.703/1995 du 26 mars 1996). Le jeune âge et l'absence de famille en Suisse invoqués par le recourant ne constituent pas de telles circonstances. Il est pour le surplus faux de prétendre qu'un étranger sans autorisation de rester en Suisse ne peut obtenir la libération conditionnelle. Le recourant compare enfin sa peine avec celle infligée à une meurtrière genevoise. En conformité avec le principe d'égalité de traitement, des peines semblables doivent être prononcées dans des cas semblables, et il est arbitraire d'infliger des peines semblables dans des cas dissemblables. Toute comparaison en l'espèce est toutefois exclue puisque les infractions commises et les circonstances personnelles déterminantes pour la fixation de la peine sont totalement différentes. 2.3 Le recourant ne cite en définitive aucun élément important, propre à modifier la peine, qui aurait été omis ou pris en considération à tort. Il convient dès lors d'examiner si, au vu des circonstances, la peine infligée apparaît exagérément sévère au point de constituer un abus du pouvoir d'appréciation. En l'espèce, le comportement du recourant réalise la circonstance aggravante prévue à la lettre a de l'art. 19 LStup., cette circonstance étant retenue à partir de 18 grammes de cocaïne pure (ATF 109 IV 143 consid. 3b et 111 IV 100 consid. b; arrêt du Tribunal fédéral 6S.519/1993 du 8 novembre 1993, consid. 2c). En qualité de revendeur au sein d'un réseau de trafiquants, il a écoulé au moins 2'435 grammes de cocaïne d'un taux de pureté non déterminé globalement, à savoir pour chaque dose vendue; mais l'analyse de la composition de trois boulettes destinées à la vente a donné un taux compris entre 28,3 et 28,6 %. Son activité délictueuse, qui a débuté peu après son arrivée en Suisse, a duré plusieurs années. N'étant pas un consommateur régulier, le recourant a agi par appât du gain. En sa faveur, on peut relever son bon comportement et sa position inférieure au sein du réseau. Aux infractions à la loi fédérale sur les stupéfiants s'ajoutent celles à la législation sur le séjour et l'établissement des étrangers. Dans ces circonstances, la faute du recourant ne peut qu'être qualifiée de grave. La peine privative de liberté de six ans n'apparaît dès lors pas sévère à un point tel qu'il faille conclure à un abus du large pouvoir d'appréciation accordé à la cour cantonale. Le grief tiré de la violation de l'art. 47 CP doit être rejeté.