Citation: 5A.12/2003 06.04.2004 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 129 I 337 consid. 1 p. 339; 129 II 453 consid. 2 p. 456 et les références citées). 1.1 La décision de refus de transcrire un jugement étranger de reconnaissance de paternité prise en dernière instance cantonale est susceptible de faire l'objet d'un recours de droit administratif en application des art. 20 al. 2 de l'Ordonnance sur l'état civil (OEC; RS 211.212.1), 97, 98 let. g et 99 à 102 OJ. 1.2 Conformément à l'art. 104 let. a OJ, le recours de droit administratif peut être formé pour violation du droit fédéral, y compris l'excès et l'abus du pouvoir d'appréciation. Le Tribunal fédéral revoit d'office l'application du droit fédéral qui englobe notamment les droits constitutionnels du citoyen (ATF 129 II 183 consid. 3.4 p. 188 et les références citées) ainsi que les traités internationaux (ATF 126 II 506 consid. 1b p. 508 s; 124 II 293 consid. 4b p. 307), sans être lié par les motifs invoqués par les parties (art. 114 al. 1 in fine OJ). En revanche, lorsque le recours est dirigé, comme en l'espèce, contre la décision d'une autorité judiciaire, le Tribunal fédéral est lié par les faits constatés dans cette décision, sauf s'ils sont manifestement inexacts ou incomplets ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 105 al. 2 OJ). Ainsi, dans la mesure où le recourant et les intimés, sans invoquer l'une des exceptions prévues à l'art. 105 al. 2 OJ, se prévalent de faits qui n'ont pas été constatés dans l'arrêt attaqué, leurs griefs sont irrecevables.