Citation: 6F_2/2020 E. 4.6

4.6. Le demandeur en révision perçoit comme contradictoire que le Tribunal fédéral ait, dans l'arrêt de renvoi (consid. 12), attiré l'attention de la cour cantonale sur les principes posés dans l'arrêt CourEDH Karaman c. Allemagne précité, en tant qu'elle serait amenée à rediscuter les faits qui paraissaient devoir être imputés à J.________ ainsi qu'à d'autres personnes pouvant se prévaloir de la présomption d'innocence, puis qu'il ait retenu dans l'arrêt du 14 novembre 2019 que J.________ avait dirigé le " commando de tueurs ", été " à la (co-) tête [!] du groupe d'hommes qui avait mis à exécution le plan criminel parallèle ", qu'il avait " personnellement participé à des moments cruciaux de la mise en oe uvre du plan B [criminel] ", que " son implication " résultait de différents éléments de preuves, la cour cantonale ayant fourni à cet égard " des développements sensiblement plus étoffés " que dans son premier arrêt, que le fait que certains détenus étaient morts durant l'épisode des tirs initiaux n'entrait pas "en contradiction avec la constatation de leur exécution froide, durant cet épisode, par certains membres de l'équipe cagoulée entrée en premier dans l'enceinte et dirigée par J.________ ", que celui-ci " avait pris la direction de ce groupe " avec " D1.________ et E1.________ ", que " la cour cantonale a constaté que J.________ se trouvait à la (co-) tête de ce groupe dans le prolongement de l'arrêt de renvoi ", que J.________ " avait donné des ordres aux membres du commando ", que " la participation active de J.________ à la direction de tout le groupe " permettait de considérer que " son rôle avait été différent de celui de sa garde ", que J.________ " ne s'est comporté ni comme un simple superviseur, ni comme un officier surpris par la tournure des événements, mais comme un officier actif, aux côtés de D1.________ et E1.________, notamment, lequel était son subordonné et a été condamné pour certains des homicides commis à C1.________ ", etc. (demande de révision, p. 24 s.). Le demandeur en révision en déduit que, de façon générale, l'arrêt du 14 novembre 2019 retiendrait qu'il était le complice de J.________, auteur principal des assassinats, commis par un commando de tueurs qu'il dirigeait. Cet arrêt affirmerait ainsi la culpabilité de J.________ en violation des principes de l'arrêt Karaman c. Allemagne précité.