Citation: 5A_446/2018 E. 7.1

7.1. A ce sujet, il ressort en substance de l'arrêt entrepris que les pièces n° 6 et 7, produites par A.________ pour tenter de démontrer que B.________ a pris sa place dans la société F.________ Group Inc., étaient des documents de complaisance dénués de toute valeur probante; que les explications fournies concernant l'achat d'actions dans une société américaine (depuis longtemps liquidée) disposant prétendument de terres dont le sous-sol contiendrait d'importantes quantités d'or laissaient songeur; qu'il en allait de même des pièces signées par la société G.________ AG promettant indirectement au recourant, en moins de cinq mois, des rendements de 250% sur son investissement, soit un rendement annuel de près de 600%; que plusieurs documents qu'il a déposés étaient incomplets, confus et avaient de toute évidence été rédigés postérieurement à la requête de mainlevée pour les besoins de la cause, par des personnes dont les agissements dans cette affaire étaient extrêmement suspects; que l'on peinait à comprendre le rôle joué par un certain E.________, agissant pour F.________ (sic) tout en étant incapable d'orthographier correctement le nom de cette société, par D.________, qui avait signé divers documents au nom de G.________ AG sans avoir jamais été organe de cette société, ainsi que par la société H.________, dont on ne voyait pas le rôle qu'elle aurait pu jouer dans ce contexte. La Cour suprême a encore relevé que le document intitulé " Aktien-Rückkauf-Garantie II " ne démontrait en rien une quelconque reprise de créance. Par ailleurs, selon l'autorité cantonale, les explications du recourant étaient incohérentes, dès lors qu'il affirmait que l'intimé aurait exigé des garanties avant de lui verser une somme importante en date du 9 juin 2015, tout en ajoutant qu'il aurait établi une reconnaissance de dette de F.________ Group Inc. près d'un an après le versement de cette somme. En résumé, les arguments avancés par le recourant pour faire obstacle à la mainlevée étaient aussi troubles et peu cohérents que l'ensemble du programme " d'investissements " mis sur pied par F.________ Group Inc. et/ou G.________ AG auquel le recourant et l'intimé avaient participé, vraisemblablement dans l'espoir d'obtenir des rendements annuels de presque 600%. En définitive, l'autorité cantonale a considéré que les explications et documents fournis par le recourant ne permettaient pas de rendre vraisemblable sa libération.