Citation: 5A_848/2019 E. 6

Le recourant fait encore valoir que, soumise à la maxime inquisitoire illimitée de l'art. 296 al. 1 CPC, l'autorité cantonale " aurait dû instruire pour déterminer [...] s'[il] devait encore [...] entretenir financièrement " son fils majeur D.________ qui vit avec lui, en vertu de l'art. 277 al. 2 CC. En n'examinant pas la situation de ce dernier, elle aurait fait preuve d'arbitraire et violé " gravement le principe juridique clair et indiscuté de l'égalité entre enfants majeurs ", dans la mesure où, à partir de la majorité de l'intimée, ces deux enfants devraient " être mis sur pied d'égalité ". Cette critique ne porte à l'évidence ni sous l'angle de la maxime inquisitoire ni sous celui du principe de l'égalité de traitement entre enfants majeurs. Force est en effet de constater que le recourant ne prétend ni ne cherche à démontrer qu'il aurait allégué et offert de prouver en instance cantonale qu'il assumait l'entretien de son fils majeur. Dans ces conditions, on ne saurait reprocher à la Cour d'appel civile de n'avoir posé aucune constatation à cet égard. La maxime inquisitoire illimitée dont se prévaut le recourant ne dispense en effet pas les parties de collaborer à la procédure, notamment en apportant, dans la mesure où cela est raisonnablement exigible, les preuves commandées par la nature du litige et les faits invoqués (cf. parmi plusieurs : ATF 139 V 176 consid. 5.1 et les références). Au demeurant, le recourant semble méconnaître que, selon l'art. 276a CC, les contributions d'entretien envers un enfant mineur prime les autres obligations d'entretien du droit de la famille (al. 1), dont celle découlant de l'art. 277 al. 2 CC, sous réserve de cas dûment motivés - dont le recourant ne se prévaut pas - justifiant une dérogation à ce principe (al. 2; ATF 144 III 502). Pour ce qui est de la période postérieure à l'accession à la majorité de l'intimée, le recourant ne saurait se plaindre d'une quelconque violation. Comme relevé par l'autorité cantonale, au vu de l'incertitude quant à la formation future de l'intimée, la contribution d'entretien en faveur de cette dernière pourrait en tout état devoir être adaptée dès l'accession à la majorité sur la base des nouveaux éléments de fait intervenus, les parties devant le cas échéant saisir le juge compétent en l'absence d'entente entre elles. Il s'ensuit que, à supposer que D.________ - qui n'est pas partie à la procédure - ait véritablement droit à une contribution d'entretien en vertu de l'art. 277 al. 2 CC, l'accession à la majorité de l'intimée n'entraînera de toute façon pas ipso facto une violation du principe de l'égalité entre enfants majeurs.