Citation: 5A_765/2007 17.09.2008 E. 2

Pour fixer le principe et le montant de la contribution d'entretien à la famille, la Cour de justice a retenu que l'époux pouvait compter sur des ressources mensuelles de 2'692 fr. comprenant une rente d'invalidité de 525 fr., des prestations complémentaire de 799 fr. et le revenu de son travail à temps partiel à hauteur de 1'368 fr. Ses charges incompressibles ont été fixées à 1'985 fr. En ce qui concerne l'épouse, la cour cantonale a constaté qu'après avoir cessé l'exploitation d'un commerce, elle avait travaillé sur appel dans le « merchandising » en réalisant pour le mois de juin et juillet 2007 un revenu moyen de 1'445 fr. 45 pour un taux d'activité de 40 %. Les juges précédents ont estimé que l'intimée serait en mesure d'augmenter ce taux à 75 % de manière à obtenir un revenu de 2'587 fr. Quant à ses charges mensuelles, elles ont été fixées à 3'488 fr. jusqu'au 31 mars 2007 et, dès le 1er avril 2007, à 4'005 fr. 60. Se fondant sur ces chiffres, la Cour de justice a appliqué la méthode du minimum vital, qui l'a conduite à fixer la contribution due par l'époux pour l'entretien de la famille à 910 fr. jusqu'au 30 juin 2007 et à 700 fr. dès le 1er juillet 2007, date à laquelle l'épouse percevrait directement la part de rente AI de l'enfant de 200 fr. Elle a relevé que cette contribution ne permettait pas à la crédirentière de couvrir les charges incompressibles de la famille, mais qu'il mobilisait l'entier du solde mensuel disponible du débirentier qui était réduit à son minimum vital.