Citation: 6B_1241/2020 E. 4.3

4.3. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a, ensuite, pas simplement considéré de but en blanc qu'une personne s'entretenant avec un journaliste devait s'attendre à ce que la conversation soit enregistrée par ce dernier pour peu qu'elle souhaite ou sache que les informations fournies pourraient être communiquées à l'opinion publique. Appréciant l'ensemble des circonstances déterminantes, elle a recherché quelle avait été l'intention du recourant en contactant un journaliste et retenu qu'il s'agissait pour lui, qui était animé d'une haine viscérale envers le supérieur hiérarchique qu'il jugeait seul responsable de son éviction professionnelle, dans un mouvement revanchard, de le critiquer et de le narguer publiquement en se présentant comme le principal artisan de sa défaite électorale. La démarche adoptée par la cour cantonale apparaît ainsi conforme à l'exigence de la jurisprudence de prendre en considération l'ensemble des circonstances pertinentes afin de déterminer si une conversation est ou non publique ou privée et le recourant n'avance, en tout cas de manière recevable dans un recours en matière pénale (v. infra consid. 5), aucune circonstance pertinente qui aurait été ignorée à tort.