Citation: 1C_387/2018 E. B

En novembre 2014, les propriétaires de la parcelle n o 15483 et la société F.________, promettante-acquéreuse, ont déposé une demande d'autorisation portant sur la transformation des bâtiments érigés sur la parcelle n o 15483 pour la réalisation de 5 appartements, de panneaux solaires en toiture, d'un garage souterrain de 9 places pour voitures et de 11 places pour vélos, ainsi que des aménagements extérieurs comprenant une place de jeux. Il s'agissait également de démolir les bâtiments non cadastrés et de supprimer les 4 places de stationnement existantes. Selon le formulaire de demande de permis de construire, la surface bâtie demeurerait à 444 m 2et la surface brute de plancher utile (SBPU) consacrée au logement augmenterait de 190 m 2 à 1'123 m 2. Durant l'enquête publique, A.________, propriétaire de la parcelle voisine n o 15484, s'est opposé au projet. La synthèse CAMAC (n o 144794) a été délivrée le 9 décembre 2014. Les autorisations spéciales requises ont été délivrées; le service de l'éducation physique et des sports a cependant recommandé que la place de jeux respecte les normes de sécurité. La Municipalité a, quant à elle, reprenant les observations de sa déléguée à la protection du patrimoine bâti, demandé qu'un effort de conservation plus sensible soit réalisée sur la façade sud-est, visible depuis la voie publique. Le 19 juillet 2016, les constructeurs ont déposé de nouveaux plans apportant une série de modifications au projet: déplacement du garage souterrain et de la place de jeux, augmentation du nombre de places de stationnement pour automobiles et bicyclettes, réduction de la largeur des velux et conservation d'un tilleul et d'un bouleau. Par décision du 19 avril 2017, la municipalité a levé l'opposition de A.________; elle a délivré le permis de construire sur la base des plans modifiés. Le prénommé a recouru contre cette décision auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud. Après avoir procédé à une inspection locale, le 8 février 2018, la cour cantonale a rejeté le recours par arrêt du 13 juillet 2018. Elle a en substance considéré que le projet, à savoir la transformation du bâtiment existant par la création de 5 appartements, dont un au niveau des combles, pouvait être autorisé en application de l'art. 23 du règlement du plan d'extension "Les Antêts" (ci-après: RPE).