Citation: I 466/04 18.10.2005 E. A

S.________, né en 1964, a travaillé en qualité d'employé de voirie. Le 2 avril 2000, il a été victime d'un accident de la circulation qui a occasionné des lombalgies. La CNA, qui avait pris le cas en charge, a fait examiner son assuré auprès la Clinique X.________, où les docteurs R.________ et Z.________ ont fait état de lombalgies chroniques, de troubles dégénératifs et antélisthésis de degré I L5-S1 et de séquelles de dystrophie de croissance. Selon ces médecins, la capacité de travail de l'assuré était de 50 % en qualité d'employé de voirie à partir du 14 août 2000 (rapport du 22 septembre 2000). Par décision du 17 novembre 2000, la CNA a mis un terme à ses prestations avec effet au 30 novembre 2000, considérant que les troubles dont pouvait encore souffrir l'assuré n'étaient pas en relation de causalité avec l'accident. Le 24 août 2000, S.________ s'est annoncé à l'AI. Dans un rapport du 13 octobre 2000, la doctoresse M.________, médecin traitant, a confirmé le diagnostic de ses confrères R.________ et Z.________, auquel elle a ajouté un état dépressif circonstantiel. Elle a attesté que la profession de manoeuvre ne pouvait plus être exercée par son patient, que son état de santé était stationnaire et qu'il devrait bénéficier d'une réinsertion professionnelle dans un travail physiquement beaucoup moins lourd. Elle a attesté une incapacité de travail de 100 %. L'assuré a bénéficié d'un stage d'observation auprès du Centre d'observation professionnel de l'assurance-invalidité (COPAI), du 11 mars au 22 septembre 2002. A l'issue de cette période, les responsables du COPAI ont estimé que l'assuré pouvait être réadapté dans des activités légères, non statiques et offrant la possibilité d'alterner les positions. Sa capacité résiduelle de travail s'élevait à 75 % en tant qu'ouvrier d'usine (rapport de synthèse du 20 novembre 2002). Par décision du 19 décembre 2002, l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du canton de Genève a nié le droit de l'assuré à une rente, dès lors que la comparaison des revenus à laquelle il avait été procédé laissait apparaître un degré d'invalidité de 30 %. L'office AI a par ailleurs refusé de prendre en charge des mesures professionnelles, par décision du 20 décembre 2002.