Citation: 5A_270/2007 12.07.2007 E. 7

Toujours sous le couvert d'une violation de l'art. 153 aCC, le recourant expose que, bien que la cour cantonale ait constaté que le solde dont il disposait encore après paiement de ses charges incompressibles ne lui permettait pas de s'acquitter de la pension alimentaire envers son ex-épouse, elle a néanmoins rejeté sa demande car elle a considéré qu'il n'y avait aucun changement notable dans la situation du recourant. Il affirme que celle-ci s'est péjorée depuis le divorce en raison de l'entretien qu'il doit à ses trois enfants nés de son union avec son épouse actuelle. En l'occurrence, la cour cantonale n'a pas retenu que le recourant ne disposait pas des moyens nécessaires pour s'acquitter de la pension alimentaire envers son ex-épouse mais elle a rappelé cet élément du raisonnement tenu par le premier juge. En revanche, elle a constaté que le recourant, qui touchait actuellement un salaire mensuel net de 7'750 fr. au lieu des 7'800 fr. bruts qu'il obtenait au moment du divorce, avait accru ses revenus. Elle a également considéré que la libération en juillet 2007 de l'obligation de contribuer à l'entretien de sa fille C.________ à hauteur de 900 fr. par mois, contribuerait à améliorer la situation du recourant. Enfin, contrairement à la situation qui prévalait au moment du divorce, on pouvait attendre de sa nouvelle épouse, au vu de son âge (41 ans), de sa formation académique, de son état de santé et de l'âge de leurs enfants cadets (13 ans) qu'elle reprenne un emploi à temps partiel. Au vu de ces différents éléments, elle a estimé que la situation économique du recourant ne s'était pas péjorée de manière notable et imprévisible depuis le divorce. Dans la mesure où le recourant prétend que la cour a considéré que sa situation financière ne s'était pas modifiée de manière durable et importante en se fondant sur des faits inexacts, il faut rappeler que toutes ses critiques portant sur la constatation arbitraire des faits ont été écartées (cf. consid. 5 supra). Partant, la cour de céans est liée par l'état de fait admis par l'instance précédente (art. 105 al. 1 LTF). Le recourant méconnaît en outre que les charges engendrées par la naissance de ses enfants nés de son union avec son épouse actuelle ne constituent pas des faits nouveaux imprévisibles puisqu'ils sont nés avant le divorce d'avec l'intimée. Pour le reste, il s'abstient une nouvelle fois de discuter les motifs de la cour cantonale, conformément aux exigences légales (art. 42 al. 1 et 2 LTF), de sorte que sa critique peut être écartée sans plus ample examen. Le même sort doit être réservé aux prétendues violations des art. 249, 250 al. 1 et 2 CO, ainsi que des art. 27 et 125 al. 3 CC, que le recourant ne motive pas de manière recevable (art. 42 al. 1 et 2 LTF).