Citation: 4A_313/2018 E. 3.6.6

3.6.6. Toutes ces questions peuvent en l'occurrence souffrir de rester indécises. L'autorité précédente a considéré qu'il fallait examiner le secret professionnel sous l'angle du droit italien et a conclu que celui-ci avait un contenu semblable au droit suisse. Force est de constater que le demandeur ne montre pas en quoi cette analyse serait erronée. Premièrement, il voudrait tirer argument du fait qu'un des deux avocats italiens (D.________) a déclaré avoir été délié de son secret professionnel par un procureur... (italien) dans le cadre de la procédure pénale italienne portant sur les mêmes faits. Or cet élément confirme, si besoin était, que le droit italien connaît aussi le secret professionnel de l'avocat. Par ailleurs, la levée du secret dans une procédure pénale en Italie ne signifiait pas encore que l'avocat était autorisé à témoigner en Suisse dans une cause civile pécuniaire initiée contre son ancienne mandante qui refusait de le délier de son obligation de secret.