Citation: 8C_461/2019 E. 7.2

7.2. En l'occurrence, le moyen est bien plus dirigé contre l'établissement des faits et l'appréciation des preuves que contre l'interprétation du droit cantonal. Le recourant admet d'ailleurs, avec les premiers juges, que le caractère provisoire ne se détermine pas uniquement sur la durée de l'incapacité de travail mais sur l'ensemble des circonstances du cas d'espèce. Cela étant, force est de constater que les arguments du recourant ne sont pas susceptibles de démontrer en quoi la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en qualifiant de longue durée une incapacité de travail qui, au 1 er juin 2018, avait duré près de 18 mois depuis la survenance de l'affection en octobre 2016. Contrairement à ce que laisse entendre le recourant à cet égard, les juges cantonaux n'ont pas pour autant qualifié l'incapacité de travail de définitive. Partant, l'amélioration de la symptomatologie et l'éventualité d'une intervention chirurgicale évoquées par le docteur C.________ n'apparaissent pas déterminante. Quant à l'augmentation du taux de capacité de travail en septembre 2018 et l'aptitude au placement reconnue consécutivement au recourant, elles ne remettent nullement en cause la constatation des premiers juges, selon laquelle il demeurait en incapacité de travail à tout le moins partielle depuis plus de deux ans. Enfin, on peine à saisir la portée de l'argumentation relative à la procédure AI, dont on ignore les tenants et aboutissants. On ne peut en tout cas rien déduire de l'absence de décision sur le droit éventuel du recourant à une rente AI. En conclusion, l'argumentation ne permet pas de retenir que les premiers juges ont apprécié les avis médicaux de façon insoutenable ou qu'ils auraient appliqué le droit cantonal de manière arbitraire.