Citation: 1P.459/2006 13.10.2006 E. 2

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 I 312 consid. 1 p. 317; 130 II 249 consid. 2 p. 250, 302 consid. 3 p. 303/304, 306 consid. 1.1 p. 308 et les arrêts cités). 2.1 La décision attaquée dénie, en dernière instance cantonale, un retard injustifié à statuer sur les dénonciations pénales de la recourante et a ainsi pour effet de maintenir la suspension de leur l'examen. Elle ne met donc pas fin à la procédure, de sorte qu'il s'agit d'une décision incidente au sens de l'art. 87 OJ. Comme elle ne porte pas sur la compétence ou sur une demande de récusation, la recevabilité du recours de droit public à son encontre supposerait en principe qu'elle puisse entraîner un préjudice iirréparable pour la recourante. Le Tribunal fédéral renonce toutefois à l'exigence d'un tel dommage lorsque, comme en l'espèce, est invoqué un retard injustifié à statuer, constitutif d'un déni de justice formel; le justiciable doit en effet pouvoir faire remédier immédiatement à un retard - ou à un refus - de statuer, en particulier lorsque l'autorité suspend sans raison suffisante le traitement d'une affaire (ATF 120 III 143 consid. 1b p. 144/145; 117 Ia 336 consid. 1a p. 337/338; cf. également arrêts 1P.99/2002 consid. 2.2, 1P.267/2000 consid. 2, 1P.178/1995 consid. 1b, 1P.59/1995 consid. 1a, 5P.389/1993 consid. 1c, 1P.9/1992 consid. 1b). 2.2 En tant qu'auteur des dénonciations pénales, la recourante est personnellement touchée par la décision attaquée et a un intérêt juridiquement protégé à ce qu'elle n'ait pas été rendue en violation de ses droits constitutionnels. Elle conserve par ailleurs un intérêt actuel et pratique à l'examen du présent recours dans la mesure où ce dernier n'a pas perdu son objet au moment où le Tribunal fédéral statue, c'est-à-dire où il n'est pas établi qu'à ce jour une décision mettant fin à la suspension de la procédure litigieuse aurait été rendue par l'autorité compétente (cf. arrêt 1A.223/1999 consid. 1c et les arrêts cités). Elle a donc qualité pour recourir sur la base de l'art. 88 OJ. 2.3 Le recours de droit public n'a en principe qu'un effet cassatoire et ne peut donc tendre qu'à l'annulation de la décision attaquée. Lorsqu'il est formé pour retard injustifié à statuer, le recourant est toutefois recevable à demander que l'autorité soit invitée à statuer sans délai (ATF 117 Ia 336 consid. 1b p. 338 et les arrêts cités; cf. également arrêt 1P.99/2002 consid. 4.3). 2.4 Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral ne peut entrer en matière que sur les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans le recours (cf. art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261/262; 129 I 113 consid. 2.1 p. 120, 185 consid. 1.6 p. 189). Sous peine d'irrecevabilité, le recourant doit donc non seulement indiquer quels droits constitutionnels auraient été violés, mais démontrer en quoi consiste cette violation.