Citation: 1C_552/2016 E. 3.2

3.2. Les recourants ne remettent pas en cause la coordination formelle, reconnaissant en particulier que les autorités concernées ont rendu leurs décisions respectives de manière simultanée. Ils affirment que, d'un point de vue matériel, le principe de la coordination n'aurait en revanche pas été observé. Les recourants soutiennent à ce propos que la mesure de certaines surfaces différerait entre la procédure d'amélioration foncière et celle relative à l'adoption du plan de quartier Montenailles. Reprenant pour l'essentiel la même argumentation que celle développée devant l'instance précédente, ainsi qu'une démonstration chiffrée identique, ils mettent spécialement en évidence une variation, reconnaissable d'une procédure à l'autre, des mensurations de la parcelle no 2701 et de la surface du périmètre du plan de quartier. Selon les recourants, ces divergences confirmeraient l'absence de coordination matérielle entre ces deux procédures. Il est vrai - comme le reconnaît du reste la commission de classification du syndicat (cf. réponse du 2 juillet 2013 à l'opposition au plan de quartier et décision de la commission du 20 novembre 2014) - qu'il existe, à teneur du dossier, des divergences de mensurations relatives à la surface du plan de quartier, d'une part, ainsi que s'agissant de la parcelle no 2701, d'autre part. Elles n'entraînent cependant aucune discordance entre les parcelles attribuées aux propriétaires dans le cadre du remaniement et les périmètres d'implantation délimités par le plan; elles ne se heurtent pas non plus aux aménagements envisagés - les recourants ne le prétendent d'ailleurs pas. On constate en effet, à l'examen des surfaces des parcelles indiquées en marge du plan de quartier, que celles-ci coïncident avec la situation, au nouvel état, à laquelle aboutit la procédure de remaniement. Il existe certes, s'agissant de la parcelle no 2701, une différence dans la mesure de sa surface de 1'057 m2 d'une procédure à l'autre; il s'agit cependant d'une parcelle de dépendance rattachée à la plupart des biens-fonds destinés à recevoir des constructions (fonds nos 2702, 2704, 2706, 2708. 2710, 2712, 2714, 2715, 2716, 2718 et 2726; cf. arrêt attaqué partie Faits, let. H/cc et le plan reproduit), mais qui, d'après le plan de quartier, n'est, en elle-même, pourvue d'aucun périmètre d'implantation. C'est par ailleurs en vain que les recourants pointent les variations entre les documents s'agissant de la surface brute de plancher utile (SBPU) : le plan de quartier définit en effet pour chacune des parcelles une surface de plancher déterminée ainsi qu'un périmètre d'évolution (cf. art. 7 du règlement du plan de quartier Montenailles [ci-après: RPQ]), dont les recourants ne soutiennent pas qu'ils seraient inconciliables avec la délimitation et la redistribution des parcelles opérées dans le cadre du remaniement. On peine enfin également, dans ces circonstances, à identifier - les recourants n'étayant au demeurant guère leur propos - le risque de difficultés d'application du plan de quartier ou de décisions contradictoires, lors de sa mise en oeuvre.