Citation: 5D_90/2022 E. 3.1

3.1. Conformément à l'art. 52 CPC, quiconque participe à la procédure doit se conformer aux règles de la bonne foi, concept qui inclut l'interdiction de l'abus de droit (ATF 132 I 249 consid. 5). Cette obligation concrétise le droit à un procès équitable et le droit à l'égalité des armes (arrêt 4A_319/2021 du 18 juillet 2022 consid. 2 et les références citées). Elle vaut également pour le grief tiré de la violation du droit d'être entendu (cf. ATF 138 III 97 consid. 3.3.2; arrêts 5A_75/2018 du 18 décembre 2018 consid. 2.3; 5A_121/2013 du 2 juillet 2013 consid. 4.2). Le moyen pris de l'abus de droit ne vise pas à écarter de façon générale l'application de normes juridiques à certaines situations, mais invite le juge à tenir compte des particularités du cas d'espèce lorsque, en raison des circonstances, l'application ordinaire de la loi ne se concilie pas avec les règles de la bonne foi (ATF 144 III 407 consid. 4.2.3 et les arrêts cités). De surcroît, l'abus de droit n'est réprouvé que s'il est " manifeste ", de sorte qu'il doit être admis restrictivement (ATF 143 III 666 consid. 4.2, avec les arrêts cités).