Citation: 9C_691/2017 E. 4

On relèvera d'abord que, contrairement à ce que soutient l'assuré, les médecins traitants et le médecin d'arrondissement de la CNA n'attestent nullement une péjoration de la situation médicale mais uniquement la persistance d'une symptomatologie douloureuse connue. Le seul fait d'utiliser le terme "persistance" suffit déjà à démontrer la stabilité du cas. Peu importe que le docteur C.________ ait signalé une incapacité totale de travail dès lors qu'il ne motive pas sa conclusion et que la symptomatologie évoquée, présente de longue date, n'avait pas empêché la suppression des prestations à partir du 1er mars 2012. On ajoutera que l'invocation du refus temporaire de mettre en oeuvre des mesures d'ordre professionnel n'est d'aucune utilité au recourant. En effet, le refus en question ne peut être interprété en soi comme la reconnaissance d'une quelconque péjoration de l'état de santé. De plus, ce refus ressortait d'une communication du 11 octobre 2016, qui n'en indiquait pas les motifs. Par ailleurs, il pourrait être justifié par d'autres raisons telles que l'attitude de l'assuré vis-à-vis de ces mesures ou le besoin de compléter l'instruction médicale. Il en va de même de la planification d'une nouvelle intervention chirurgicale dans la mesure où le recourant en a subi plusieurs pour tenter de remédier à la symptomatologie douloureuse sans pour autant qu'une détérioration de la situation n'ait été retenue. On notera enfin que, comme l'a relevé le tribunal cantonal et contrairement à ce que prétend l'assuré, le soupçon d'expansion de l'enchondrome ne permet pas d'établir une aggravation de l'état du genou mais constitue uniquement une explication possible quant à l'origine des douleurs. Le recourant se contente d'affirmer son point de vue mais n'apporte aucun élément médical susceptible de l'étayer. Dans ces circonstances, en application du principe d'appréciation anticipée des preuves (cf. ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157 s. et les références), les premiers juges pouvaient légitimement renoncer à procéder à des investigations supplémentaires. Entièrement mal fondé, le recours doit donc être rejeté.