Citation: 8C_78/2018 E. B

A.________ a déféré la décision du 10 mai 2013 à la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève, laquelle a suspendu la procédure jusqu'à droit jugé dans la procédure pénale. En outre, une copie du dossier de la procédure a été transmise au ministère public. Le ministère public a rendu une ordonnance pénale le 28 octobre 2014, par laquelle il a reconnu l'intéressé coupable d'actes d'ordre sexuel avec des personnes hospitalisées, détenues ou prévenues, en relation avec la deuxième dénonciation. En revanche, les faits rapportés par la première dénonciatrice ne pouvaient être retenus à la charge de A.________, dès lors que celle-ci n'avait pas pu être auditionnée, en raison de son décès, et qu'une procédure contradictoire n'avait pas pu être diligentée sur ces faits. Par jugement du 30 novembre 2015, le Tribunal de police de la République et canton de Genève a acquitté l'intéressé des faits qui lui étaient reprochés. Saisie d'un appel du ministère public, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice l'a rejeté et confirmé l'acquittement. Par jugement du 28 novembre 2017, la Chambre administrative a admis le recours de A.________ et constaté que la décision de résiliation des rapports de service était contraire au droit. Elle a alloué au prénommé, à la charge des HUG, une indemnité correspondant à 24 mois de son dernier traitement brut, comprenant le treizième salaire au pro rata temporis et non soumise aux déductions des cotisations sociales, à l'exclusion de tout autre élément de rémunération, avec intérêts moratoires à 5 % l'an dès le 21 mai 2012.