Citation: 1C_552/2023 E. 5.2

5.2. En l'espèce, la DGE a procédé à une inspection locale le 20 juillet 2022 afin de préciser les zones de végétation dignes de protection, après avoir pris connaissance du rapport du botaniste E.________ indiquant que le site présentait de nombreuses espèces protégées qui figuraient sur la liste rouge de l'OFEV. Selon un rapport du 22 juillet 2022 de G.________, experte en environnement, la parcelle n'était pas concernée par un inventaire fédéral ou cantonal et n'était également pas comprise dans l'un ou l'autre élément du réseau écologique cantonal. L'experte de la DGE a relevé la présence de trois espèces figurant sur la liste rouge des espèces menacées ou à protéger : des spécimens de Buxus sempervirens (statut NT, soit potentiellement menacé), de Silene coronaria (NT) et d' Ophioglossum vulgatum (statut VU, soit vulnérable). L'expertise a ensuite relevé que le parc arboré de la villa D.________ abritait de nombreuses structures présentant un intérêt certain pour la faune dans le contexte urbain. Mentionnant la présence d'une population d'ophioglosses devant être protégée, l'experte a cependant conclu que la parcelle n'abritait pas de milieu naturel digne de protection. Sur cette base, la DGE a délivré son autorisation spéciale à la condition que les individus d ' ophioglosses soient prélevés et déplacés sur site dans un secteur en bordure de parcelle qui pourra être aménagé en milieu favorable et protégé tout au long du chantier. La constructrice intimée s'est pour sa part fondée sur une étude du 29 novembre 2022, établie par un spécialiste en gestion de la biodiversité, sur la faisabilité de la transplantation d'une population d'ophioglosses sur la parcelle litigieuse. Faisant sienne l'appréciation de la DGE, la cour cantonale a considéré que la parcelle n'abritait pas un milieu naturel protégé et que la pesée des intérêts penchait en faveur de la construction projetée (cf. consid. 6 de l'arrêt attaqué). La CDAP a en outre refusé d'ordonner la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise visant à déterminer la présence d'autres espèces protégées sur les parcelles concernées, dès lors que le rapport établi pour la DGE par G.________ disposait d'une pleine valeur probante et n'avait pas été remis en cause par une contre-expertise (cf. consid. 2 de l'arrêt attaqué).