Citation: 5A_184/2024 E. 1

La juridiction cantonale a notamment retenu que l'UEMS, dans le cadre de son mandat d'évaluation, avait déposé le 3 mai 2023 un rapport concluant au maintien de la garde des enfants à l'intimée, à l'instauration d'un droit de visite médiatisé pour le père, à exercer par le biais de Point Rencontre, durant deux heures à l'intérieur des locaux, selon le calendrier de ladite structure, ou par le biais d'une structure équivalente, pour le cas où l'intimée déménagerait dans le canton de Saint-Gall, ainsi qu'au maintien du mandat de surveillance au sens de l'art. 307 CC confié à la DGEJ, afin de veiller à la bonne reprise du droit de visite père-enfants. L'autorité cantonale a exposé que, selon la DGEJ, la mère se montrait très soucieuse du bien-être de ses enfants et qu'elle était à la recherche de solutions. La DGEJ avait relevé que le père peinait à se décentrer de son propre ressenti et que son attitude n'avait pas évolué depuis la séparation des parties. Depuis le mois d'octobre 2022, il n'avait ni contacté ses enfants ni pris de leurs nouvelles. Quant à ces derniers, ils avaient exprimé de la colère et de l'incompréhension face à l'absence de leur père, émettant par ailleurs le souhait de le revoir. A cet égard, la DGEJ avait préconisé un droit de visite médiatisé, afin de prendre en compte l'absence prolongée du père et le manque d'évolution de son attitude; elle avait toutefois émis quelques doutes quant à l'implication de celui-ci dans la reprise éventuelle d'un droit de visite et avait souligné l'importance pour les enfants de la régularité des visites à envisager. La juridiction précédente a en outre relevé que, dans son appel, le père n'avait pas clairement contesté la suspension de son droit de visite sur ses enfants et qu'il ne semblait pas solliciter son rétablissement.