Citation: U 115/04 25.08.2004 E. 4

C'est en vain que la recourante se plaint de n'avoir pas été informée par le tribunal cantonal, avant de se voir notifier le jugement entrepris, que sa requête en complément d'expertise ou en contre-expertise n'était pas admise. Le droit de faire administrer des preuves, qui découle du droit d'être entendu (ATF 122 II 469 consid. 4a), n'empêche en effet pas l'autorité de mettre un terme à l'instruction si, se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves fournies par les investigations auxquelles elle doit procéder d'office, elle est convaincue que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation; une telle manière de procéder ne viole pas le droit d'être entendu (ATF 124 V 94 consid. 4b). Or, il découle du considérant qui précède qu'un complément d'expertise ou une autre expertise médicale ne se justifiait pas dans le cas de la recourante.