Citation: I 221/02 05.06.2003 E. 3

En l'espèce, il y a lieu d'examiner si l'invalidité de la recourante s'est modifiée de manière à justifier la suppression de sa rente entière et son remplacement par une demi-rente entre le 23 novembre 1992, date de la décision initiale d'octroi d'une rente entière, et le 13 février 2001. 3.1 L'intéressée a été mise au bénéfice d'une rente entière fondée sur une incapacité de gain de 100 % en raison de lombosciatalgies L5-S1 à gauche (lesquelles ont nécessité une foraminotomie L5-S1 gauche le 10 juin 1991), de dysesthésies chroniques dans le territoire C6 à gauche et d'un état anxieux et dépressif consécutif à la douleur. Selon le docteur A.________, spécialiste en médecine interne, ces affections, qui allaient en s'aggravant, entraînaient une incapacité de travail entière dans la profession habituelle d'aide hospitalière depuis le 19 avril 1991 (rapport du 13 juin 1992). 3.2 Dans un rapport du 30 octobre 1998, les médecins du Centre régional de la sécurité sociale de Z.________ (P) ont fait état de séquelles d'une intervention chirurgicale à la colonne vertébrale au mois de juin 1991 et de sciatalgies à gauche. En ce qui concerne les plaintes de l'intéressée, ils ont indiqué des douleurs cervicales et lombaires, des paresthésies au niveau des membres supérieurs et inférieurs, ainsi que des sciatalgies à gauche fréquentes. Ces médecins ont conclu à une incapacité de travail de 100 %. Le docteur B.________, médecin de l'office AI, ayant déploré l'absence de données médicales objectives dans l'avis des médecins de la sécurité sociale portugaise (rapport du 8 juin 1999), le dossier médical a été complété par les documents suivants: - un rapport du docteur C.________, neurologue (du 29 juillet 1999), attestant que les douleurs étaient liées à une forte composante psychique; - un rapport du docteur D.________, spécialiste en orthopédie (du 31 juillet 1999), selon lequel l'état d'anxiété et les troubles cliniques persistants entraînaient une incapacité de travail entière dans la profession habituelle; - un rapport d'examen électroneuromyographique (du 23 juillet 1999), aux termes duquel il n'y avait pas de signe évident de lésions récentes ou anciennes au niveau des racines L4, L5 et S1. Se référant à l'ensemble des investigations médicales mises en oeuvre au Portugal, le docteur E.________, médecin de l'office AI, a indiqué qu'il n'existait pas d'atteinte neurologique objectivable, ni de signe de récidive de hernie au niveau opéré (L5-S1 gauche); ni les réflexes achilléens affaiblis ni la très discrète arthrose cervicale accompagnée d'une discrète sténose du trou de conjugaison C5-C6 à droite n'avaient d'incidences fonctionnelles. Selon ce médecin, les douleurs alléguées découlent exclusivement d'une surcharge psychogène sous la forme d'un trouble somatoforme douloureux, sans qu'ait été mise en évidence une affection d'ordre psychiatrique. La disparition de tout signe d'atteinte objective neurologique doit dès lors être considérée comme une amélioration de l'état de santé. Aussi, le docteur E.________ conclut-il à une capacité de travail résiduelle de 20 % dans l'activité d'aide hospitalière. Toutefois, il considère que l'assurée est pleinement capable d'exercer une activité évitant le port de charges, ainsi que les mouvements de flexion du tronc fréquents, comme les professions d'aide hospitalière responsable d'un secteur sans activité de déplacement de patients ou de soins fréquents, de réceptionniste dans un hôpital ou encore de téléphoniste. 3.3 Sur le vu des avis médicaux versés au dossier, il apparaît que l'état de santé physique de la recourante s'est amélioré durant la période soumise à l'appréciation du juge, au point de ne plus entraîner une incapacité de gain suffisante pour justifier l'octroi d'une rente entière d'invalidité.