Citation: 1C_762/2021 E. 5.5

5.5. L'argumentation de la recourante à cet égard est appellatoire et irrecevable (cf. consid. 3) : elle consiste uniquement à répéter les éléments soulevés devant l'instance précédente, soit en substance qu'elle ne serait pas responsable de la séparation du couple qui aurait été causée par le comportement et les problèmes psychiques de son ex-époux, de sorte qu'elle ne devrait pas en subir les conséquences, et à les substituer aux considérations des premiers juges sans démontrer en quoi ces dernières seraient insoutenables. Quoiqu'il en soit, ces seuls éléments ne sont pas à même de tenir en échec les constatations de l'instance précédente selon lesquelles la responsabilité de la désunion et les difficultés psychologiques de l'ancien époux de la recourante préexistantes au mariage et à l'obtention de la naturalisation n'étaient pas pertinentes pour l'issue du litige. La recourante ne peut, en particulier, pas se contenter d'alléguer qu'il " sauterait aux yeux " que son ex-mari l'aurait mise à la porte à cause d'un changement de personnalité, sans aucunement le démontrer ou encore prétendre abstraitement que l'instance inférieure se serait perdue dans des fondements académiques sans tenir compte des faits pertinents du cas d'espèce. Par ailleurs, elle ne peut pas non plus se limiter à prétendre que ces considérations violeraient les principes de la garantie d'un procès équitable et de l'exercice mesuré des droits sans le motiver (cf. consid. 3). Le Tribunal administratif fédéral n'a ainsi pas abusé de son pouvoir d'appréciation et n'est pas tombé dans l'arbitraire en considérant que les éléments précités ne constituaient pas des événements extraordinaires postérieurs à la naturalisation de nature à entraîner rapidement la rupture du lien conjugal et à remettre en cause la présomption jurisprudentielle (cf. ATF 135 II 161 consid. 2 et 3; 1C_410/2021 du 21 décembre 2021 consid. 3; 1C_80/2019 du 2 mai 2019 consid. 4.2). Le grief d'arbitraire et d'abus du pouvoir d'appréciation apparaît dès lors mal fondé.