Citation: 6B_528/2021 E. 3.3.2

3.3.2. En ce qui concerne ensuite les circonstances concrètes alléguées par le recourant, il sied de renvoyer à ce qui a déjà été exposé à propos du pouvoir d'examen restreint du Tribunal fédéral en matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits (v. supra consid. 1.1). 3.3.2.1. La discussion proposée par l'intéressé procède, pour part, de la reprise d'éléments que la cour cantonale n'a pas ignorés (ainsi par exemple de l'arrestation du recourant à V.________, de son extradition en Suisse, de l'existence d'un impact tant familial que professionnel, de la portée et des motifs de l'ordonnance de classement ou encore de la durée de la détention). Le recourant y mêle d'autres circonstances que n'a pas constatées la cour cantonale, voire que cette autorité a expressément exclues (ainsi par exemple de l'arrestation " avec fracas " plaidée par le recourant ou de la perte de considération sociale, alors que la cour cantonale a souligné que la réputation du recourant n'avait, au contraire, pas été mise en cause publiquement et qu'aucune assertion n'avait été diffusée par les autorités pénales en cours d'enquête [ordonnance entreprise, p. 22]). 3.3.2.2. La cour cantonale n'a, en particulier, pas ignoré les conséquences de la procédure que le recourant a subies sur le plan professionnel, qu'elle a mentionnées expressément tant en relation avec le tort moral qu'avec le dommage économique, en soulignant, sur ce dernier point de manière non arbitraire (v. supra consid. 2.3.3), que ces conséquences n'étaient plus causales au-delà d'une année après la libération du recourant. Le refus d'administrer des preuves sur ce point n'apparaît donc pas arbitraire non plus. 3.3.2.3. On peut aussi relever, dans cette perspective, que le recourant ne tente pas de démontrer que la constatation de la cour cantonale, selon laquelle les souffrances psychiques s'exprimaient sous la forme " modérée " d'un trouble de stress post-traumatique, procéderait d'une lecture insoutenable du certificat médical du 23 mars 2017. L'intéressé n'a produit non plus aucune pièce médicale plus récente établissant une aggravation de sa situation sur ce plan, ou même le simple statu quo de cet état. Etant rappelé que la cour cantonale a statué sur recours, de sorte qu'elle aurait pu prendre en considération une telle pièce nouvelle (cf. arrêt 1B_768/2012 du 15 janvier 2013 consid. 2.1), et qu'elle l'a fait au mois de mars 2021, soit quatre années après qu'avait été établi le certificat médical précité, cette autorité pouvait, sans arbitraire, se considérer comme suffisamment renseignée et se dispenser de procéder à l'audition du recourant et de son épouse sur cet aspect. En l'absence de tout grief d'arbitraire sur ces différents points de fait, la motivation du recours apparaît de nature essentiellement appellatoire. Le recours en matière pénale est donc irrecevable, dans cette mesure. Il en va également ainsi, en particulier, en ce qui concerne de manière spécifique le statut juridique du recourant à V.________, soit l'allégation que son arrestation aurait précarisé son statut et que cette situation aurait perduré tout au moins jusqu'à ce que la procédure soit classée formellement. Le recourant ne tente pas de démontrer en quoi il serait arbitraire de ne pas retenir cette circonstance (art. 106 al. 2 LTF). Il ne soutient pas avoir produit des pièces officielles établissant le changement de son statut administratif à V.________ et moins encore d'autres éléments susceptibles de démontrer que cette modification devrait uniquement être imputée à son incarcération, respectivement à l'existence formelle d'une procédure pénale ouverte contre lui. On ne voit pas non plus que ses propres explications ou celles de témoins auraient, à elles seules, été de nature à établir de tels faits de nature administrative, technique et juridique. A tout le moins, la conclusion contraire n'apparaît-elle pas arbitraire et l'on ne saurait ainsi reprocher à la cour cantonale d'avoir violé le droit d'être entendu du recourant en se dispensant d'administrer des preuves supplémentaires à ce propos.