Citation: 6B_324/2021 E. B

Par décision du 11 février 2021, la Chambre pénale des recours du Tribunal cantonal de la République et canton du Jura a rejeté le recours interjeté par A.________ à l'encontre de l'ordonnance de non-entrée en matière du 19 octobre 2020. Les faits considérés par la cour cantonale sont, en substance, les suivants. B.a. Une instruction pénale a été ouverte à l'encontre de A.________ pour infraction à la Loi fédérale sur les denrées alimentaires (LDAI; RS 817.0), en raison du soupçon d'avoir remis des produits alimentaires en ne respectant pas les prescriptions imposées pour la mise sur le marché de produits alimentaires, infraction à la Loi fédérale sur les produits thérapeutiques (LPTh; RS 812.21), en raison du soupçon d'avoir remis des produits à base de substance active sans autorisation, infraction à la Loi sanitaire du canton du Jura (LSan/JU; RS/JU 810.01), et pour soupçon d'exercice illégal de la médecine, par le fait d'avoir posé des diagnostics médicaux relatifs au COVID et d'avoir fait des prescriptions médicales en remplaçant des médicaments prescrits par un médecin (cause MP [JU] 2362/2020). B.b. La plainte déposée par A.________ en date du 25 septembre 2020 était dirigée contre B.B.________ pour diffamation, calomnie, dénonciation calomnieuse ou encore toute infraction pertinente. Aux dires de A.________, il semblait, à la lecture du dossier d'instruction relatif à la cause évoquée plus haut, que la dénonciation ayant donné lieu à la procédure diligentée à son encontre (lettre envoyée à la pharmacienne cantonale, belle-soeur de B.B.________) émanait de la prénommée et qu'elle n'était fondée sur aucun élément probant. Dite plainte était également dirigée contre C.________ pour les mêmes qualifications pénales, la dénonciation semblant également émaner de cette dernière. La plainte visait de surcroît D.________, médecin cantonal, pour abus d'autorité ou encore toute autre infraction pertinente, à qui A.________ reprochait, par son action fondée sur des pouvoirs de fonctionnaire public, d'avoir voulu nuire à son existence et à son activité professionnelle. Pour les mêmes raisons, la plainte visait également E.B.________, pharmacienne cantonale, à raison des mêmes qualifications pénales, à qui elle reprochait en outre de s'être montrée humiliante, vexante et agressive à son endroit lors d'une perquisition effectuée le 25 juin 2020, et d'avoir adressé un courrier censément diffamatoire en date du 25 juin 2020 aux autorités de Bâle-Campagne afin de faire fermer sa société "F.________". B.c. A la suite du ministère public, la cour cantonale a considéré, en bref, que B.B.________ et C.________ avaient, en tout état de cause, en ce qui concerne les atteintes à l'honneur qui leur étaient reprochées, agi de bonne foi et en considération d'un intérêt public évident à ce que la médecine soit légalement pratiquée, en particulier s'agissant de la COVID-19 en pleine période de pandémie, respectivement dans l'intérêt public à ce que la médecine soit pratiquée par des personnes disposant des habilitations légales. La cour cantonale a en outre considéré, en bref toujours, qu'aucun élément ne permettait de considérer que D.________ ou E.B.________, médecin cantonal et pharmacienne cantonale, qui avaient donné suite aux dénonciations qui leur étaient parvenues dans le cadre de leurs compétences, auraient abusé des pouvoirs inhérents à leur tâche. En ce qui concerne cette dernière, ni le rapport d'inspection établi le 25 juin 2020, ni l'annonce faite aux autorités bâloises ne constituait une dénonciation calomnieuse, sachant notamment qu'elle avait agi conformément aux dispositions fédérales et cantonales applicables.