Citation: 2A.277/2004 10.02.2005 E. 5

Dans le cas particulier, les recourants sont propriétaires de leur maison de X.________ depuis environ dix ans. Il s'agit d'une maison individuelle sise sur une parcelle de 344 m2 et qui comporte cinq pièces. Les recourants affirment passer chaque semaine au moins trois jours (et nuits) auprès de leur fille et de leur petit-fils, à Y.________. Celle-ci loue un appartement de deux pièces et demie qui comprend en plus deux mansardes sous le toit. Depuis 1997, les recourants occupent les deux mansardes. Selon la décision attaquée, ils sous-loueraient cette partie de l'appartement à leur fille pour un loyer de 300 fr. par mois. Ce montant n'aurait pas été déclaré au fisc bâlois. Par ailleurs, les recourants iraient fréquemment rendre visite à la famille de leur fils, à Z.________. Les recourants font valoir qu'ils ont tous leurs contacts sociaux (activités associatives: sport, jass; rencontres avec des amis) durant leurs séjours à Y.________. C'est de là aussi qu'ils se rendraient chez le médecin et chez le physiothérapeute. Les conditions d'habitation à X.________ et à Y.________ ne sont pas comparables. Dans cette dernière localité, ils ne disposent que d'un pied-à-terre chez leur fille, de dimensions plutôt modestes et plus ou moins précaire. Qu'ils offrent un défraiement à leur fille n'y change rien. A X.________, au contraire, ils sont propriétaires d'une maison offrant toutes les commodités et où ils sont véritablement chez eux. La différence marquée existant entre les deux « cadres de vie » donne à penser que c'est là que se trouve le centre de leurs intérêts personnels. S'agissant de la durée du séjour, ils affirment passer environ la moitié de la semaine à X.________ et l'autre moitié à Y.________ ou, parfois également, à Z.________, ce qui diminue la durée du séjour à Y.________. De plus, quoiqu'ils en disent, il est probable que les recourants ont noué des contacts aussi à X.________, ne serait-ce qu'avec la voisine qui prend soin de leur maison et de leur jardin durant leurs absences. Il convient aussi de relever que les visites ne se font pas à sens unique: non seulement les recourants vont trouver leurs enfants et petits enfants à Y.________ et Z.________, mais aussi ceux-ci passent des week-ends et des vacances dans la maison de X.________. Au vu de ce qui précède, il y a lieu d'admettre que le centre des intérêts personnels et, partant, le domicile fiscal principal des recourants se trouvent à X.________, sans qu'il soit besoin de trancher la controverse portant sur la consommation d'eau. Compte tenu de la différence des conditions d'habitation, un domicile alternant n'entre pas en considération. Il en va ici différemment du cas tranché par l'arrêt 2P.201/1996, précité, où la contribuable partageait son temps entre sa maison de Soleure et son appartement de 3 pièces et demie à Zurich.