Citation: 8C_162/2019 E. A

A.________, né en 1980, titulaire du diplôme d'économiste d'entreprise HES et au bénéfice de quatre ans d'expérience en tant qu'adjoint du chef de service de B.________, a été engagé à partir du 1er juillet 2007 par la Direction des finances du canton de Fribourg (ci-après: la DFIN) en qualité de réviseur III. Son traitement initial a été fixé en classe 19, palier 4. Le 1er août 2013 est entrée en vigueur la directive du 12 juillet 2013 de la DFIN relative à la classification du réviseur/e du Service cantonal des contributions (ci-après: la directive). Le 17 septembre suivant, A.________ a déposé une requête tendant à être promu réviseur II (classe salariale 21), au 1er janvier 2014, au motif qu'il avait obtenu le certificat de la Conférence suisse des impôts CSI II. Le Service cantonal des contributions l'a alors informé qu'il ne pouvait pas donner suite à sa requête dès lors qu'il ne remplissait pas les conditions requises par la directive pour accéder à la fonction de réviseur II. Le 15 janvier 2018, le prénommé a requis du Service du personnel et d'organisation de l'Etat de Fribourg (SPO) qu'il le colloque en classe 21 avec effet rétroactif au 1er janvier 2013, arguant avoir été victime d'une inégalité de traitement, en particulier par rapport à deux de ses collègues féminines. Par décision du 27 avril 2018, la DFIN a constaté qu'au jour de l'entrée en vigueur de la directive, l'intéressé ne remplissait pas toutes les exigences du statut de réviseur II, de sorte qu'il n'y avait aucune raison de corriger rétroactivement sa classification. Il ne pouvait pas non plus bénéficier des dispositions transitoires, contrairement à ses collègues féminines qui étaient colloquées en classe 21. La DFIN a toutefois proposé, en application de la directive, de lui octroyer une promotion dès le 1er janvier 2018 à la fonction de réviseur II, classe 21, palier 13, dès lors qu'il comptabilisait dix ans d'expérience au 1er juillet 2017.