Citation: 6B_150/2020 E. 3.3

3.3. La recourante reproche également à la cour cantonale de ne pas avoir fait des "investigations supplémentaires [...] en vue de déterminer les éventuels autres auteurs potentiels de maltraitances sur E.B.________" (mémoire de recours, p. 14). En particulier, elle reproche aux autorités pénales de n'avoir jamais vérifié auprès des grands-parents de l'enfant, si conformément aux dires des parents, c'était bien eux qui s'étaient occupés de lui durant la semaine que sa mère avait passée en Grèce en septembre 2014 (cf. mémoire de recours, p. 14). Elle reproche également à la cour cantonale de ne pas avoir vérifié les déclarations de l'intimée selon lesquelles l'enfant avait été gardé par une autre maman de jour pendant quelques jours en octobre 2014. Il ne ressort pas du jugement attaqué que la recourante aurait requis l'administration de preuves supplémentaires telles que l'audition de ces témoins devant la cour cantonale (cf. jugement attaqué, p. 17) et celle-ci ne le prétend pas. Elle fait donc grief à l'autorité précédente de ne pas avoir procédé d'office à des investigations supplémentaires. Comme susmentionné, la cour cantonale a retenu que la garde de l'enfant pendant la période critique n'était pas litigieuse, ce que la recourante ne semble pas contester. Dans ces conditions, on ne saurait reprocher à la cour cantonale de ne pas avoir "vérifié" les dires des parents auprès des tiers pour savoir si ceux-ci avaient bien gardé l'enfant durant quelques jours pendant cette période. Par ailleurs, s'agissant d'une éventuelle responsabilité de tiers, la recourante ne précise pas quelles autres preuves supplémentaires pertinentes pour l'issue du litige auraient dû être administrées d'office par l'instance précédente. En outre, contrairement à ce que prétend la recourante, il ne ressort pas de l'expertise du CURML que les lésions auraient pu être infligées durant la semaine où l'intimée était en Grèce (mémoire de recours, p. 14; cf. pièce 91 du dossier cantonal, p. 5 et 6). La cour cantonale a au contraire jugé que les autres tiers qui avaient gardé l'enfant pendant la période litigieuse, en particulier les grands-parents, devaient être exclus comme suspects dès lors que, selon les experts, la survenance de fractures s'était forcément traduite par de forts pleurs de l'enfant et que de tels pleurs n'avaient pas été signalés en lien avec des prises en charge par des tiers (cf. jugement attaqué, p. 14). En revanche, les épisodes de pleurs aigus de l'enfant les 10 et 29 juillet 2019 - qui avaient conduit les parents à emmener celui-ci à l'hôpital ou chez le pédiatre - s'étaient produits à des dates où l'enfant était gardé par la recourante. Il ressort de ces considérations que la cour cantonale s'est forgée une conviction sur la base des preuves administrées qui l'ont conduite à considérer, sans arbitraire, qu'il n'y avait pas lieu d'administrer d'autres preuves (cf. consid. 3.1). L'autorité précédente n'a donc pas violé le droit fédéral en ne procédant pas d'office à l'administration de preuves supplémentaires, en particulier à l'audition des grands-parents.