Citation: 4D_54/2015 E. A

Par contrat de bail à loyer prenant effet le 1 er août 2006, A.________ (ci-après: le bailleur) a cédé à B.________ (ci-après: la locataire) l'usage de deux appartements de deux pièces aux premier et deuxième étages d'un immeuble situé à Aigle (VD). Le loyer mensuel net était de 1'140 fr., auquel s'ajoutaient 160 fr. d'acompte pour les frais de chauffage et d'eau chaude. La locataire s'est engagée à "garanti[r] l'accès à l'appartement du 2 ème étage pour des travaux de création de deux chambres sous le toit (combles) ". Le 6 juillet 2011, la locataire s'est plainte au bailleur de ce que le mur du salon était gorgé d'eau et s'effritait en raison d'une probable infiltration d'eau depuis la toiture. Elle a demandé une remise en état. Par transaction du 6 mars 2012 passée devant l'autorité de conciliation, les parties ont convenu de fixer le loyer mensuel net à 1'120 fr. dès le 1 er août 2012; le bailleur s'est par ailleurs engagé à supprimer les infiltrations d'eau et à assainir les murs dégradés par ces infiltrations sur les deux étages, dans un délai de trois mois. En janvier 2013, deux architectes mandatés par la locataire ont constaté la présence de nombreuses zones humides sur les murs et les planchers des locaux, voire de la pourriture (champignons) et le décollement des enduits de fond. Ils ont imputé ces problèmes à l'état des ferblanteries et de la couverture de la toiture. Le 19 novembre 2013, la locataire a mis le bailleur en demeure de remédier aux problèmes d'humidité dans un délai de trente jours, faute de quoi elle consignerait le loyer. Le 30 décembre 2013, elle a effectivement consigné le loyer brut afférent au mois de janvier 2014.