Citation: 4A_83/2007 30.07.2007 E. 4

Le premier point litigieux a trait à la créance de 35'000 fr. également que la recourante entend opposer en compensation à la susdite créance. 4.1 A l'appui de sa prétention compensatoire, la recourante a fait valoir, devant les juges d'appel, que l'intimée l'avait chargée de l'assister dans la négociation des termes financiers de l'accord d'hébergement, la gestion des problèmes liés à la transmission des confirmations des réservations, le paiement des acomptes et la modification du nombre des chambres réservées. Elle soutenait avoir garanti au client japonais le bon déroulement des séjours à Genève et l'avoir amené à confirmer sa réservation substantielle de chambres à l'hôtel A.________. Selon la recourante, la convention y relative relevait, en droit, soit du mandat (art. 394 al. CO), soit du courtage de négociation (art. 412 al. 1 CO). Pour la Chambre civile, l'existence d'un contrat de courtage peut être exclue d'emblée, dans la mesure où la recourante, en sa qualité de représentante indirecte de C.________ Ltd, n'a pu, par définition, favoriser la conclusion d'un contrat entre la société japonaise et l'intimée, puisque c'est elle-même qui a conclu le contrat d'hébergement en son nom avec cette dernière. Raisonnant ensuite par rapport au mandat proprement dit, les juges d'appel ont admis, à l'instar du Tribunal de première instance, que la recourante n'avait pas exécuté ni offert d'exécuter ses prestations, de sorte que l'intimée était fondée à se prévaloir de l'inexécution du contrat (art. 82 CO). De fait, les seules activités à mettre au crédit de la recourante consistaient dans la confirmation écrite de la réservation effectuée le 15 novembre 1999 par C.________ Ltd, dans la requête d'un calendrier pour le versement des acomptes et dans le paiement du prix des chambres réservées, tous actes exécutés par l'intéressée en sa qualité de partie au contrat d'hébergement et ne relevant pas d'une activité déployée en vue de décharger l'intimée de ses tâches de gestion. En revanche, les pièces n'établissaient nullement que la recourante aurait exécuté une autre prestation en faveur de l'intimée. L'échec de la preuve sur ce point devait être supporté par la recourante, car c'était à elle d'établir l'exécution du mandat dès lors que sa cocontractante avait soulevé l'exceptio non adimpleti contractus (art. 82 CO). 4.2 Par de longs développements, de nature essentiellement appellatoire, la recourante tente de démontrer qu'elle a déployé une activité importante en faveur de l'intimée dans le cadre soit d'un contrat de courtage, soit d'un mandat onéreux, de sorte qu'elle aurait droit à la rémunération de 50'000 fr. convenue par les parties. A l'en croire, elle aurait rendu de nombreux services à l'intimée, et ce durant une longue période, en faisant notamment augmenter le nombre de nuitées réservées par rapport à l'objectif initial. De plus, son principal associé, de par son origine et sa pratique courante de la langue japonaise, se serait révélé être un atout inestimable pour traiter avec C.________ Ltd. La recourante aurait, par ailleurs, apporté son concours à l'intimée pour la mise sur pied du projet d'antenne Telecom Japan. Il n'est pas nécessaire d'examiner plus avant, en l'espèce, le cadre légal dans lequel la recourante a déployé sa prétendue activité en faveur de l'intimée. Aussi bien, l'argumentation présentée par la recourante ne consiste que dans une simple remise en cause des constatations des juges du fait touchant les prestations censées effectuées au profit de l'intimée, sans que l'une des exceptions susmentionnées, qui permettraient à la Cour de céans de s'écarter desdites constatations, ne soit invoquée. La recourante fait également fi de la constatation des juges précédents selon laquelle le montant de sa rémunération n'avait pas été arrêté de manière définitive. Il ressort bien plutôt des circonstances de la cause en litige, selon la description qui en est faite dans l'arrêt attaqué, que la recourante s'est surtout employée à négocier avec C.________ Ltd un prix de location des chambres d'hôtel sensiblement supérieur à celui qui lui a été consenti par l'intimée (455 fr. par jour et par chambre au lieu de 360 fr.), ce qui lui a permis de tirer un revenu non négligeable de cette opération. Tel qu'il est présenté, son grief tombe, dès lors, manifestement à faux.