Citation: 4A_578/2017 E. A

A.a. Le 19 juin 2015, X.________ (ci-après: le joueur), un footballeur professionnel roumain né le 5 janvier 1994, et Z.________ Ltd (ci-après: le club), un club de football professionnel israélien, ont signé un contrat de travail prenant effet rétroactivement le 1er juin 2015 et arrivant à échéance le 31 mai 2019. La rémunération des services fournis par le joueur a été fixée à l'équivalent, en monnaie israélienne ( New Israeli Shekel; ci-après: NIS), de 240'000 euros pour la saison sportive 2015/2016 et de 300'000 euros pour chacune des saisons sportives 2016/2017, 2017/2018 et 2018/2019. Ce salaire, dont le montant total s'élevait à 1'140'000 euros, était payable pour chaque saison sportive en douze tranches égales, le 10 du mois suivant. S'y ajoutaient, à titre de bonus de signature, la contre-valeur, en NIS, de 30'000 euros et de deux fois 20'000 euros, montants payables au plus tard le 1er juillet 2015, respectivement le 31 décembre 2015 et le 31 mai 2016, ainsi que d'autres bonus dépendant des prestations de l'équipe et des avantages en nature. Le contrat était soumis au Règlement du Statut et du Transfert des Joueurs (RSTJ; en anglais: RSTP), édicté par la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), et les différends susceptibles d'en découler à la compétence d'un arbitre unique du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) qui conduirait la procédure en anglais. Dans un premier addendum, signé le 31 mars 2016, il a été précisé que les 20'000 euros de bonus en souffrance depuis le 31 décembre 2015 devraient être payés jusqu'au 25 avril 2016, faute de quoi une pénalité de 300 euros serait appliquée au club à compter de cette dernière date pour chaque jour de retard. A.b. Par la suite, le club n'a exécuté qu'en partie son obligation de payer le salaire du joueur, ce qui a donné lieu à un échange de correspondance, via telefax et courrier électronique, entre les cocontractants. Le 9 août 2016, ceux-ci ont signé un second addendum, dans lequel, après avoir constaté que le club était encore redevable d'un montant total de 60'000 euros pour la saison 2015/2016, ils ont fixé au débiteur, d'un commun accord, trois échéances - les 15 septembre (let. a), 15 octobre (let. b) et 15 novembre (let. c) 2016 - pour le versement de trois fois 20'000 euros. L'art. 2 de l'addendum précisait que cet accord amiable serait tenu pour nul en cas de non-respect de l'une de ces trois échéances, si bien que le joueur serait alors en droit de réclamer le paiement de la totalité de ce qui lui restait dû pour la saison 2015/2016. Qui plus est, en vertu de l'art. 3 de l'addendum, le défaut de paiement d'une seule de ces trois tranches autoriserait le joueur à requérir du TAS la résiliation du contrat de travail pour juste cause en application de l'art. 14 RSTJ. Le 23 octobre 2016, le conseil roumain du joueur a écrit au club au sujet de la mise en oeuvre de cet addendum. Constatant que la deuxième tranche de 20'000 euros n'avait pas été payée comme elle aurait dû l'être le 15 octobre 2016 au plus tard, il lui a fixé un ultime délai au 25 octobre 2016 pour s'exécuter et verser également la troisième tranche de 20'000 euros non encore échue (let. c), soit un total de 40'000 euros, faute de quoi le joueur mettrait fin immédiatement pour juste cause au contrat de travail le liant au club. Le même conseil est revenu à la charge, par fax du 25 octobre 2016, pour attirer l'attention du club sur le fait que, sur la totalité du salaire de 300'000 fr. dû au joueur, en vertu du contrat de travail, pour la saison 2016/2017, les tranches de 25'000 euros chacune (i.e. 300'000 euros : 12) échues le 10 août 2016 (salaire de juillet 2016), le 10 septembre 2016 (salaire d'août 2016) et le 10 octobre 2016 (salaire de septembre 2016) demeuraient impayées, sous réserve du versement d'un acompte de 9'000 euros, si bien qu'à la date de l'envoi du fax, le club était toujours redevable d'un total de 66'000 euros au titre du salaire des mois de juillet, août et septembre 2016. Fort de cette constatation, le conseil du joueur a mis le club en demeure de verser ladite somme dans les cinq jours, sous la menace de mettre un terme à la relation contractuelle en conformité avec l'art. 14 RSTJ, en précisant que cette commination était indépendante de celle contenue dans le fax du 23 octobre 2016. Par fax du 25 octobre 2016, le club a répondu, notamment, que, à l'instar de tous les paiements, le chèque du joueur pour le paiement afférent au mois d'octobre au titre de l'accord amiable était à la disposition de l'intéressé à cette date, en temps utile, et sans retard en tenant compte des jours ouvrables (" As all payments, Player's cheque for October payment under the settlement agreement is ready for him today, in due time, and without any delay of working days. "). Aussi contestait-il avoir violé quelque accord que ce fût d'une quelconque manière (" Hence, our club is under no violation of any agreement whatsoever. "). Le conseil du joueur s'est déterminé sur cette réponse par fax du même jour. Il a relevé, à l'intention du club, qu'en date du 20 octobre 2016, le joueur, constatant que la mensualité de 20'000 euros échue le 15 de ce mois n'avait pas été versée, s'était rendu à la banque et avait requis le paiement du chèque bancaire que l'employeur avait émis en sa faveur pour garantir le paiement de la totalité du salaire relatif à la saison 2015/2016. Cependant, il s'était vu opposer un refus par la banque au motif que le chèque n'était pas provisionné. De ce fait, l'avocat du joueur, pour qui l'accord du 9 août 2016 était caduc, exigeait le paiement des 40'000 euros en souffrance le 27 du même mois au plus tard, et ce indépendamment de la mise en demeure concernant les salaires impayés de juillet, août et septembre 2016, qu'il maintenait telle quelle. Par fax du 28 octobre 2016, le conseil du joueur a donné acte au club de la réception, la veille, de 20'000 euros sur les 40'000 dus en vertu de l'addendum du 9 août 2016. Il lui a rappelé, en outre, que le délai fixé pour le paiement des 66'000 euros pour les salaires en souffrance de juillet à septembre 2016 expirerait le 30 du même mois. Le club s'est déterminé sur cet envoi par fax du 28 octobre 2016. Faisant état d'une position différente adoptée à son égard par le joueur et son agent, d'une part, et le mandataire du joueur de l'autre, il a réclamé la production par l'avocat d'une procuration l'autorisant à agir au nom et pour le compte du joueur. Par fax du 1er novembre 2016, le conseil de ce dernier a produit une seconde fois la procuration que son mandant lui avait délivrée le 13 juin 2016. Il a, de plus, fixé au club un délai de sept jours, expirant le 8 novembre 2016, pour verser au joueur la somme de 86'000 euros, ajoutant qu'à ce défaut, le contrat de travail prendrait fin pour juste cause en date du 9 novembre 2016. Le 9 novembre 2016, le club a adressé deux fax au conseil du joueur. Dans le premier, expédié à 13 h 59 (heure israélienne; 12 h 59 heure roumaine), se référant à la lettre précitée du 1er novembre 2016, il l'a informé qu'un chèque pour le paiement des montants dus au 8 novembre 2016 était à la disposition du joueur qui pouvait venir en prendre possession depuis la veille, ce dont l'intéressé avait été informé oralement et par sms (" Following your letter in reference, we hereby to [sic] inform you that a chque [sic] payment of the amounts due to 8 November 2016 is ready for your client pickup as from yesterday. As informed to Player both orally and in sms, he is invited to coordinate an immediate pick up. "). Dans le second, expédié à 17 h 44 (heure israélienne; 16 h 44 heure roumaine), le CEO du club s'est exprimé comme il suit (sic) : " 1. Following our letter from today, Player informed us that he refuses to collect the bank cheque (attached a photo of the bank cheque).