Citation: 5A_125/2025 E. 4.2

4.2. Par référence à l'expertise du Dr D.________, la recourante exerce une seconde critique en tirant argument du caractère partiel de son incapacité de discernement, respectivement de l'étendue restreinte de l'expertise, et de son impact sur la curatelle. Elle relève que l'expert se concentre uniquement sur sa capacité à gérer ses intérêts patrimoniaux, en se limitant aux aspects financiers, en sorte que son analyse restreinte ne permettrait pas de conclure à une incapacité totale de discernement. Ainsi, la curatelle devrait également inclure la protection de la personne dans l'ensemble de ses intérêts personnels. L'arrêt attaqué verserait ainsi dans l'arbitraire en ce qu'il considérerait de manière générale et absolue l'incapacité de discernement de la recourante sur la seule base d'un rapport d'expertise limité aux questions patrimoniales, respectivement en validant une curatelle fondée sur une incapacité de discernement partielle, sans procéder à une évaluation complète et individualisée des capacités de la personne concernée. La critique est dénuée de pertinence dès lors que l'arrêt attaqué ne constate pas une incapacité totale de discernement de la recourante et que la mesure de curatelle dont elle fait l'objet est limitée à sa représentation et à la gestion de ses biens, avec limitation de l'exercice des droits civils, la cour cantonale se référant à l'expertise en cause pour retenir une incapacité de discernement s'agissant de la gestion de ses intérêts financiers et personnels, de même que pour désigner un représentant dans ce cadre. La recourante, se limitant à des considérations générales, ne s'en prend pas plus avant à cette motivation, en sorte que son grief est irrecevable, faute de satisfaire aux exigences de motivation (cf. supra consid. 2).