Citation: 5A_204/2022 E. 3

L'autorité cantonale a tout d'abord déclaré irrecevables les pièces nouvelles et les faits nouveaux du recourant. Ensuite, après avoir rappelé la jurisprudence sur le rôle du juge de la mainlevée ainsi que sur les conséquences de la nullité des décisions en procédure de mainlevée et les conditions de celle-ci, en particulier en cas de défauts matériels, elle a exposé que la critique du recourant portait uniquement sur le fondement de la créance en poursuite, et de celle, sous-jacente, de l'intimée contre la société dont le recourant est administrateur. Elle a alors jugé qu'il n'appartenait pas au juge de la mainlevée d'entrer en matière sur ces questions. La nullité de ces créances, qui résulterait de l'absence de base légale des décisions d'imposition en application de l'Ordonnance du 14 octobre 2009 sur l'imposition du tabac (RS 641.311) - lesquelles étaient antérieures et sans lien direct avec la créance en poursuite -, n'était ni manifeste ni facilement reconnaissable, de sorte qu'elle ne saurait être constatée.