Citation: 7B_44/2023 E. 1.2.4

1.2.4. La banque recourante se prévaut du secret des affaires pour démontrer la recevabilité de son recours (cf. ch. 1.2 p. 4 du recours). Cela étant, elle ne saurait en principe se prévaloir d'un tel secret pour s'opposer au versement au dossier du document sous scellés, dès lors qu'elle est mise en cause dans la procédure pénale en cours; il lui est ainsi reproché de n'avoir pas pris, dans le cadre de ses activités, toutes les mesures d'organisation raisonnables et nécessaires pour empêcher des actes de blanchiment d'argent (art. 102 al. 2 et 305bis CP; arrêt 1B_282/2021 du 23 novembre 2021 consid. 2.3 et 5.2 et les arrêts cités). L'existence d'un préjudice irréparable en raison d'une atteinte à un secret des affaires est d'autant moins manifeste que le Tmc a enjoint au Ministère public de caviarder les éléments de la décision FINMA correspondant à ceux bénéficiant de cette mesure dans le rapport B.________ notamment pour ce même motif (cf. consid. 3 p. 8 de l'ordonnance entreprise; voir les arrêts 1B_59/2020 du 19 juin 2020 consid. 6 et 1B_53/2022 du 14 juillet 2022 spécialement consid. 2.3.2). Si la recourante semble soutenir que ce caviardage n'empêcherait pas la divulgation de données "hautement confidentielles" (cf. en particulier let. b p. 16 de son recours), elle ne fait cependant état, devant le Tribunal fédéral, d'aucune référence précise à la décision FINMA qui viendrait étayer ses affirmations, notamment quant à l'insuffisance de la mesure de protection déjà ordonnée. Faute de démonstration, un préjudice irréparable ne résulte en l'espèce pas d'une éventuelle atteinte au secret des affaires.