Citation: 5A_960/2020 E. 4.5

4.5. Vu les prémisses de son raisonnement pour les paiements opérés avant l'ordonnance matrimoniale ( cf. supra, consid. 4.1), la juridiction cantonale devrait logiquement tenir compte de ceux qui sont intervenus après cette décision. Sans résoudre cette question, elle a retenu que seuls étaient concernés les " frais d'écolage " de l'enfant commune des parties (946 fr. 65), qui ne peuvent être considérés, du moins au stade de la vraisemblance, comme faisant partie des contributions d'entretien, faute d'être visés par l'ordonnance de mesures provisionnelles. Quoi qu'en dise de manière péremptoire le recourant, cette conclusion n'apparaît pas " opposé [e] à la vision du Juge du fond ". L'ordonnance en question est en effet totalement muette sur lesdits frais, aussi bien dans les charges de l'intimée que dans les besoins de l'enfant; seuls sont mentionnés les " frais de prise en charge de l'enfant en dehors du temps scolaire ", qui doivent être assumés au moyen de la contribution allouée pour l'entretien de l'enfant ( p. 11-12). En d'autres termes, il ne résulte pas de cette décision que les factures concernées seraient à la charge de l'intimée, qui devrait dès lors s'en acquitter " au moyen de la contribution qu'elle reçoit mensuellement ", et que le paiement litigieux effectué par le recourant " en lieu et place " de l'intéressée viendrait en déduction de ses obligations alimentaires. La position de l'intimée sur ce point n'est pas déterminante; la qualification juridique ressortit à la connaissance du juge et elle est soustraite à la libre disposition des parties ( cf. parmi plusieurs: KRAMER, in : Berner Kommentar, 1986, n° 84 ad art. 18 CO). On peut toutefois relever que, contrairement aux autres versements effectués après l'ordonnance de mesures provisionnelles, l'intéressée n'a pas imputé ce paiement sur sa prétention globale. Quant à ces autres versements, l'autorité cantonale a constaté qu'ils se recoupent avec les montants que l'intimée a reconnu avoir perçus et a porté en déduction de sa réclamation. Le recourant ne soulève aucun grief motivé conformément aux exigences légales à l'encontre de cette constatation (art. 106 al. 2 LTF; ATF 142 III 364 consid. 2.4), de sorte qu'il n'y a pas lieu d'en débattre plus avant.