Citation: U 256/05 25.10.2006 E. 3

3.1 Reste à examiner l'éventualité d'une reconsidération. Aux termes de l'art. 53 al. 2 LPGA, l'assureur peut revenir sur les décisions ou les décisions sur opposition formellement passées en force lorsqu'elles sont manifestement erronées et que leur rectification revêt une importance notable. Selon la jurisprudence, l'administration n'est pas tenue de reconsidérer les décisions qui remplissent les conditions fixées; elle en a simplement la faculté et ni l'assuré ni le juge ne peuvent l'y contraindre. Cependant, lorsque l'administration entre en matière sur une demande de reconsidération et examine si les conditions d'une reconsidération sont remplies, avant de statuer au fond par une nouvelle décision de refus, celle-ci est susceptible d'être attaquée par la voie d'un recours. Le contrôle juridictionnel dans la procédure de recours subséquente se limite alors au point de savoir si les conditions d'une reconsidération (inexactitude manifeste de la décision initiale et importance notable de la rectification) sont réunies (ATF 119 V 479 consid. 1b/cc et les références; Meyer-Blaser, Die Abänderung formell rechtskräftiger Verwaltungsverfügungen in der Sozialversicherung, ZBl 1994 p. 337 ss; Die Bedeutung von Art. 4 Bundesverfassung für das Sozialversicherungsrecht, RDS 111 [1992] II p. 443 ss). 3.2 En l'espèce, il y a lieu de constater que la CNA est entrée en matière sur la demande de l'assurée en examinant si les conditions d'une reconsidération étaient remplies. Elle a procédé à de nouvelles mesures d'instruction (cf. rapports du docteur T.________, des 8 octobre et 21 novembre 2003) et s'est demandée s'il était justifié, en 2002, de refuser tout droit de la recourante à des prestations. Elle a répondu par l'affirmative à cette question dans sa décision sur opposition du 2 février 2004. Dès lors que la CNA est entrée en matière sur la demande de la recourante, il convient d'examiner si sa décision du 25 mars 2002 était manifestement inexacte.