Citation: 8C_175/2017 E. 3.2

3.2. La recourante reproche pour l'essentiel à la juridiction cantonale d'avoir considéré à tort que l'impossibilité de réadapter l'assuré dans une activité non manuelle était uniquement due aux limitations fonctionnelles découlant de l'accident. Si l'assurance-invalidité a jugé qu'il était irréaliste pour l'assuré d'exercer une activité sans utilisation des mains dans le circuit économique normal, cette constatation ne saurait lier l'assureur-accidents. Selon la recourante, l'assuré n'est pas totalement privé de l'usage de ses mains et il existe des activités non manuelles compatibles avec l'exigibilité définie par le docteur E.________ dans son rapport du 21 janvier 2016. L'exercice de telles activités (au niveau de compétences le plus bas) suppose cependant une maîtrise suffisante de la langue française et une scolarité de base permettant d'assimiler une formation interne au sein de l'entreprise, conditions faisant défaut chez l'assuré. Quant à l'âge de ce dernier, il constituerait également un obstacle à une réorientation professionnelle. Par conséquent, ce sont bien des facteurs étrangers à l'invalidité (faible maîtrise de la langue, défaut de formation, âge) qui, selon l'assureur, empêchent l'intimé d'exercer une activité non manuelle légère et non pas principalement ses limitations fonctionnelles.