Citation: 6B_1335/2021 E. B

Statuant sur l'appel de B.________, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise l'a partiellement admis par arrêt du 22 septembre 2021. Elle a réformé le jugement de première instance en ce sens qu'elle a réduit à 8'000 fr., avec intérêts à 5 % dès le 9 juin 2020, le montant dû par B.________ à A.________ à titre de réparation du tort moral. Les faits pertinents retenus à l'appui de cet arrêt sont en substance les suivants. B.a. Le 9 juin 2020, alors qu'ils étaient assis à deux tables distinctes mais proches l'une de l'autre dans une salle de l'établissement C.________ à Genève, B.________ s'est levé et s'est précipité sur A.________. Il lui a asséné un premier coup sur le visage avec un verre plein, le brisant, puis un second coup avec un tesson de ce verre, alors que A.________ tentait en vain de le repousser avec ses mains. B.b. Selon le constat médical du 10 juin 2020, A.________ présentait une plaie de 8 cm partant de l'oeil gauche jusqu'à la base du nez, une plaie frontale gauche de 6 à 8 cm et une plaie en regard de l'arcade zygomatique gauche avec lambeau, lui laissant de profondes balafres sur le visage. A.________ est suivi depuis le 4 septembre 2020 par un psychologue, qui a attesté dans un certificat du 3 février 2021 qu'il présentait un état de stress post-traumatique dont les symptômes étaient très présents et actifs, à savoir le besoin de répéter à de nombreuses reprises ce qui s'était passé, ses peurs et son insécurité. À cela s'ajoutaient également des troubles du sommeil et de l'alimentation importants ainsi qu'une anxiété accrue et un épuisement émotionnel et physique généralisé. B.c. Aux débats d'appel, le conseil de A.________ a produit plusieurs photographies, prises quelques jours plus tôt, sur lesquelles apparaissent les cicatrices sur le côté gauche du visage, notamment une trace très visible, sous l'oeil, qui rejoint le sillon naso-génien au niveau de la base du nez, ainsi qu'une cicatrice verticale au niveau de la tempe. Il a produit également un certificat du service de chirurgie plastique et reconstructive des HUG attestant de l'impossibilité d'apporter une amélioration chirurgicale à ces cicatrices. Il a également produit une nouvelle attestation de son psychologue, témoignant de la persistance de symptômes de stress post-traumatique, et du fait qu'il demeurait très choqué par les cicatrices sur son visage, avec des répercussions majeures sur son sentiment de sécurité et son image de lui-même.