Citation: 4A_437/2009 11.11.2009 E. 6

6. Dans une dernière partie de son mémoire, la recourante articule trois groupes de moyens d'ordre constitutionnel. 6.1 L'intéressée dénonce, en premier lieu, la violation de son droit d'être entendue. Elle reproche plus précisément à l'autorité intimée d'avoir failli à son obligation de motiver (mémoire, nos 32, 33 et 55 à 58). La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu consacré à l'article 29 al. 2 Cst. le devoir pour l'autorité de motiver sa décision, afin que le destinataire puisse la comprendre, la contester utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle. Pour répondre à ces exigences, il suffit que l'autorité mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a fondé sa décision; elle n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les arguments des parties (ATF 133 III 439 consid. 3.3 p. 445; 130 II 530 consid. 4.3 p. 540). En l'espèce, l'arrêt attaqué énonce les raisons pour lesquelles les juges cantonaux ont considéré que l'interprétation objective de l'avenant du 8 février 2005 excluait l'existence d'un engagement personnel de l'intimée. Il renvoie par ailleurs, ainsi que le permet le droit de procédure civile vaudois (art. 471 al. 3 CPC/VD), au jugement de première instance en ce qui concerne l'argumentation subsidiaire retenue par le Tribunal des baux, en y ajoutant quelques considérations pour répondre aux arguments de la recourante. La cour cantonale a ainsi satisfait aux exigences de motivation découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. D'ailleurs, pour tenter de démontrer que tel ne serait pas le cas, la recourante se contente d'alléguer que les juges précédents auraient systématiquement rejeté les moyens soulevés par elle dans son recours cantonal sans indiquer en quoi chacun d'eux n'aurait pas été pertinent. Il est déjà douteux que cette simple affirmation suffise à étayer le grief en question, lequel tombe de toute façon à faux. 6.2 Sous l'angle de la violation de l'interdiction de l'arbitraire consacrée par l'art. 9 Cst., la recourante reproche, ensuite, à l'autorité intimée de n'avoir pas tiré les conclusions juridiques qui s'imposaient à partir des faits mentionnés dans le recours (mémoire, nos 59 à 63). Comme les déductions que la Chambre des recours a faites au regard du droit fédéral applicable, sur la base de ses constatations, ont résisté au libre examen auquel elles ont été soumises dans le présent arrêt, à plus forte raison résisteraient-elles à un examen effectué sous l'angle de l'arbitraire. Partant, le moyen pris de la violation de l'art. 9 Cst. est dénué de fondement. 6.3 Sans dire lesquels, la recourante se plaint, en dernier lieu, de la violation de ses droits fondamentaux, au sens de l'art. 36 Cst., consécutive à la violation des art. 9 Cst., 29 al. 2 Cst., 6 par. 1 CEDH et 14 ch. 1 Pacte ONU II. Sur ce point, le recours est irrecevable en vertu de l'art. 106 al. 2 LTF.