Citation: 1B_500/2019 E. 3.2

3.2. Le recourant conteste l'existence de soupçons suffisants de culpabilité. Sur ce point toutefois, il se borne à objecter, dans une démarche essentiellement appellatoire et partant irrecevable, avoir commis les faits qui lui sont reprochés (notamment la confection de fausses cartes d'identité et les accusations de violence conjugale), ceux-ci relevant selon lui, pour le reste, de différends de nature civile et non pénale. Cela étant, il suffit de relever, ainsi que cela ressort également de l'arrêt 1B_325/2019 précité (cf. consid. 4), que les agissements du recourant font l'objet de nombreuses plaintes et dénonciations, émanant non seulement des travailleurs concernés mais également de l'office cantonal chargé de l'inspection du travail, qui concordent quant aux conditions de travail particulièrement déficientes qu'il offrait à ses employés, pour la plupart démunis et vulnérables, que ce soit au regard du salaire, des prestations en nature ou des horaires imposés. Les déclarations recueillies en cours de procédure ont ainsi permis de renforcer ces charges. Celles-ci ne se limitent du reste pas aux actes commis strictement au préjudice de travailleurs, mais plus généralement à l'ensemble de son activité commerciale en Suisse, les infractions reprochées concernant tant ses obligations en matière fiscale que celles liées à l'affiliation aux assurances sociales et à l'emploi de personnel étranger, auxquelles il faut encore ajouter des soupçons liés à des menaces proférées à certains plaignants, à des actes de dénonciation calomnieuse, à la confection de faux documents et au fait d'avoir conservé des véhicules de luxe malgré le non-paiement des mensualités dues à la société de leasing. Au regard de ces accusations, nombreuses et convergentes, dont le recourant fait l'objet, il importe peu que certaines d'entre elles, en particulier celles en lien avec les violences conjugales, ne reposeraient selon l'intéressé que sur les déclarations des personnes concernées. Par ailleurs, en tant que le recourant se plaint d'une attitude partiale du Ministère public à son égard, les arguments développés en ce sens ne sont pas pertinents dans le cadre de la présente procédure, mais sont susceptibles d'être soulevés à l'occasion de la procédure de récusation qu'il allègue avoir introduite contre la Procureure en charge du dossier. L'existence d'indices sérieux de culpabilité étant suffisamment établie, le grief doit être rejeté.