Citation: 6P.252/2006 01.02.2007 E. 1

La Cour de cassation a jugé que l'auteur a exécuté un projet froidement réfléchi, dans le but de pouvoir récupérer la garde de ses enfants et que la discussion qu'il a eue avec son épouse quelque temps avant les faits ne laissait planer à cet égard aucun doute (cf. arrêt p. 15). Ce faisant, elle s'est prononcée sur les mobiles du crime. Pour le reste, en niant avoir agi pour le motif indiqué, le recourant se livre à une critique purement appellatoire des faits retenus, en opposant sa version à celle de l'autorité cantonale, sans démontrer d'arbitraire d'une manière qui satisfasse un tant soit peu aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. L'argument est par conséquent rejeté dans la mesure où il est recevable. 3.4 Le recourant conteste que l'achat du billet de train, du couteau électrique et de la scie puisse constituer des actes préparatoires. 3.4.1 Les autorités cantonales ont admis, au vu des démarches effectuées la veille du drame, que le recourant avait prémédité l'élimination de son épouse. Ainsi, ce dernier a acheté une scie à métaux le 3 mars 2003, à 15 h. 48. Il a expliqué cet achat par un projet de réparation d'une cage à oiseaux en roseau appartenant à un voisin. Or, cette explication n'a pas convaincu les juges. En effet, d'une part, le recourant bricolait quasi tous les jours, de sorte qu'on ne voit pas pourquoi un nouvel outil aurait été soudain indispensable pour l'ouvrage indiqué. D'autre part, le voisin concerné a affirmé que s'il lui avait donné une cage à réparer, c'eût été en 2002 déjà. Enfin, à cette époque, le recourant avait des préoccupations beaucoup plus graves que le choix d'un outil de bricolage dans la perspective indiquée. Le recourant a également acheté une trancheuse électrique, le 3 mars 2003, à 16 h. 13. Les juges ont estimé que la version du recourant selon laquelle cette machine devait lui servir à couper de fines tranches de pain était peu crédible, puisqu'il avait demandé à la vendeuse si cet outil pouvait également couper des os et que le pain trouvé chez lui, contrairement à ses allégations, n'était pas tranché. Enfin, le 3 mars 2003 encore, à 18 h. 12, le recourant a fait acheter par Y.________ un billet de train à destination de Stuttgart. Ce témoin a toujours déclaré que ce document était, selon les dires mêmes du recourant, destiné à la victime dont il s'était d'ailleurs vu remettre une copie du permis C. Les juges ont estimé que rien ne permettait de douter de la crédibilité de ce témoin, d'autant plus qu'il s'agissait d'un ami du recourant. Ils ont aussi relevé que la version du recourant n'était pas sérieuse, dans la mesure où celui-ci maintenait avoir acheté ce billet pour lui-même, au motif qu'il envisageait de faire, à l'occasion, un voyage à Stuttgart pour se changer les idées et rendre visite à un ami, qui, d'après l'enquête, ne s'y trouvait certainement plus et était, dans tous les cas, sans domicile connu. 3.4.2 Sur la base des éléments exposés ci-dessus, il n'était pas arbitraire de rejeter les diverses explications du recourant quant aux achats faits le 3 mars 2003 et de considérer que ceux-ci constituaient des actes préparatoires à la disparition de la victime, ces démarches ne pouvant au demeurant être comprises différemment. Le contraire n'est en tout cas pas établi conformément aux exigences de motivation posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ. En effet, le recourant n'explique, ni ne démontre en quoi l'appréciation cantonale et les arguments retenus pour rejeter sa version des faits seraient manifestement insoutenables. Il se contente d'avancer de nouveaux éléments pour accréditer sa thèse, de soulever certaines failles et erreurs dans ses plans, et de poser toute une série de questions, ce qui ne suffit pas pour démontrer l'arbitraire. Le grief est donc infondé. 3.5 Sous une rubrique intitulée "Et encore", le recourant critique, pèle-mêle, l'appréciation de divers éléments de preuves. Ces griefs, tels qu'ils sont formulés, ne répondent cependant pas aux exigences de motivation rappelées ci-dessus (cf. supra consid. 2.1) et sont par conséquent irrecevables.