Citation: 6B_812/2020 E. 3.3

3.3. L'argumentation de la recourante est appellatoire et, partant, irrecevable. Celle-ci rediscute l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Il en va ainsi lorsque l'intéressée livre sa propre lecture du rapport d'expertise du 20 janvier 2016 ou du témoignage de D.________, ou lorsqu'elle rediscute librement les déclarations successives de l'intimé ou ses propres propos tenus durant l'instruction, sans montrer quel élément insoutenable en aurait été tiré par la cour cantonale. Au demeurant, les experts médicaux-légaux ont notamment relevé ce qui suit, dans leur rapport du 20 janvier 2016, à propos de la compatibilité des lésions subies avec des coups donnés au moyen d'un objet contondant (cf. pièce 17/21 du dossier cantonal, p. 5) : "Sur la base seule des traits de fracture visualisés au niveau tibio-fibulaire gauche, un traumatisme direct provenant de la face médiale de la jambe pourrait être compatible. Cependant, la présence de la fracture du 1er métatarsien gauche et l'infiltration des tissus mous située sur la face latérale parlent plutôt en faveur d'un mécanisme complexe, de type torsion, tel qu'on peut l'observer lors d'une chute. En effet, un unique choc contondant à la jambe n'expliquerait pas la fracture du pied gauche située à distance de la fracture tibio-fibulaire. [...] Compte tenu des diverses observations que l'on peut faire sur les images radiologiques fournies et d'après le Dr E.________, le tableau lésionnel parle plutôt en faveur d'un traumatisme à haute énergie survenant lors de phénomènes de torsion d'un membre inférieur, telle qu'une chute dans les escaliers. [...] Sur la base de tous les éléments à notre disposition, nous pouvons raisonnablement exclure que le tableau lésionnel est consécutif à un choc à l'aide d'un objet contondant. Cependant, nous ne pouvons pas exclure de manière formelle qu'un traumatisme avec un objet contondant ait précédé ou suivi la chute avec torsion du membre inférieur. " Au vu de ce qui précède, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir que les lésions en question avaient été causées sans l'intervention de l'intimé. Pour le reste, il n'appartenait pas à l'autorité précédente de présenter des scénarii pouvant expliquer les lésions en question, dès lors que la recourante elle-même, lors de son examen médical du 24 novembre 2014, a indiqué qu'en raison de sa forte alcoolisation elle ne se souvenait plus du déroulement de la soirée "jusqu'à ce que, dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16 novembre [2014], elle reprenne ses esprits «dans les escaliers» des policiers se tenant à ses côtés", et qu'elle se demandait si l'intimé était responsable des lésions qu'elle présentait (cf. pièce 17/20/2 du dossier cantonal). La cour cantonale pouvait donc, sans arbitraire, exclure l'intervention de l'intimé dans la survenance des lésions en question. Le fait qu'un "tuyau d'aspirateur" eût été retrouvé sous le lit de celui-ci ne fait aucunement apparaître ce constat comme insoutenable. Le grief doit donc être rejeté dans la mesure où il est recevable.