Citation: 6B_943/2022 E. 5

Selon l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF, la partie plaignante qui a participé à la procédure de dernière instance cantonale est habilitée à recourir au Tribunal fédéral, si la décision attaquée peut avoir des effets sur le jugement de ses prétentions civiles. Constituent de telles prétentions celles qui sont fondées sur le droit civil et doivent en conséquence être déduites ordinairement devant les tribunaux civils. Il s'agit principalement des prétentions en réparation du dommage et du tort moral au sens des art. 41 ss CO. En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, il incombe à la partie recourante d'alléguer les faits qu'elle considère comme propres à fonder sa qualité pour recourir et d'expliquer dans son mémoire au Tribunal fédéral quelles prétentions civiles elle entend faire valoir contre l'intimé. Comme il n'appartient pas à la partie plaignante de se substituer au ministère public ou d'assouvir une soif de vengeance, la jurisprudence entend se montrer restrictive et stricte, de sorte que le Tribunal fédéral n'entre en matière que s'il ressort de façon suffisamment précise de la motivation du recours que les conditions précitées sont réalisées, à moins que l'on puisse le déduire directement et sans ambiguïté compte tenu notamment de la nature de l'infraction alléguée (ATF 141 IV 1 consid. 1.1 p. 4). En l'espèce, le recourant soutient avoir été directement lésé par l'infraction dénoncée, en faisant valoir que B.________ a provoqué sa condamnation à une peine pécuniaire de 47 jours à 30 fr. le jour et le retrait de son permis de conduire, portant ainsi atteinte à sa sphère privée et à son patrimoine. Pour autant, le recourant n'expose pas à satisfaction de droit (art. 42 al. 1 et 2 LTF), par ce biais, quelles prétentions civiles il entend concrètement déduire de l'infraction dénoncée et faire valoir à l'encontre de celle qu'il met en cause. En tout état, sa démarche paraît supposer une révision de sa condamnation pénale préalable, de même qu'une révision de la décision administrative prononçant son retrait de permis. Or, le recourant perd de vue que selon la jurisprudence, une telle perspective apparaît en règle générale d'emblée trop hypothétique pour fonder la qualité de la partie plaignante pour recourir en matière pénale contre un classement (cf. arrêt 6B_605/2022 du 15 août 2022 consid. 8 et les arrêts cités). Il s'ensuit que le recourant ne dispose pas de la qualité pour recourir sous cet angle.