Citation: 9C_179/2022 E. 5.2

5.2. Tel qu'invoqué en relation avec le choix des premiers juges de suivre certaines conclusions médicales au détriment d'autres et d'avoir renoncé à ordonner une nouvelle expertise médicale, le grief de la recourante tiré de la violation de son droit d'être entendue n'a pas de portée propre par rapport à celui de l'arbitraire dans l'appréciation des preuves (arrêt 9C_98/2021 du 31 mai 2021 consid. 4.2; ATF 136 I 229 consid. 5.3 et les arrêts cités). Dans son argumentation, qu'il y a donc lieu d'examiner sous cet angle, l'assurée ne fait pas état d'éléments cliniques ou diagnostiques concrets et objectifs susceptibles de mettre en cause les conclusions médicales suivies par la juridiction canto nale, ni de motifs susceptibles d'établir le caractère arbitraire de l'appréciation qu'elle en a faite. Il apparaît d'abord que le rapport d'expertise se fonde sur une anamnèse complète et des examens cliniques, que les appréciations sont claires et les conclusions motivées, de sorte qu'il respecte les exigences jurisprudentielles relatives à la valeur probante de ce genre de documents (ATF 125 V 351 consid. 3a). En outre, la juridiction cantonale a expliqué de manière convaincante en quoi les divers avis médicaux produits par la recourante ne permettaient pas de se distancier de l'expertise de CEMEDEX SA. Le fait que les experts n'ont pas mentionné dans la partie de leur expertise "synthèse du dossier" quatre rapports que la recourante a présentés dans la procédure ne signifie toutefois pas que leur expertise a été établie en méconnaissance de la situation médicale de celle-ci (comp. arrêt 8C_714/2012 du 15 octobre 2013 consid. 5.1). Au contraire, lorsque la recourante reproche par exemple l'absence de la mention du rapport du docteur G.________, spécialiste en neurologie, du 30 avril 2018 qui ferait état d'une fibromyalgie et soutient que sa prise en considération aurait eu pour conséquence une approche différente de celle des experts, il faut constater que les experts de CEMEDEX SA ont examiné cette éventualité et expressément exclu l'atteinte en question et que la juridiction cantonale en a dûment tenu compte. Les premiers juges ont par ailleurs retenu sans arbitraire que les rapports successifs du docteur H.________, chef du service de rhumatologie de l'hôpital F.________, n'avaient pas mis en lumière d'éléments objectifs dont les médecins de CEMEDEX SA n'auraient pas tenu compte. Ils ont en particulier discuté du diagnostic du syndrome Sjögren, retenant finalement une connectivité non spécifique (code CIM-10 M35.9) avec impact sur la capacité de travail. L'argumentation de la recourante - au demeurant largement appella toire - tend en définitive à substituer une appréciation différente à celle des premiers juges et à affirmer que la mise en oeuvre de mesu res d'instruction complémentaires pourrait apporter des renseignements supplémentaires. Se fondant avant tout sur la divergence entre l'évaluation des médecins de CEMEDEX SA et celle de ses médecins traitants, la recourante ne s'en prend pas de manière circonstanciée aux considérations cantonales relatives, par exemple, à certains éléments constatés par le docteur H.________, dont il n'y a pas lieu de tenir compte pour apprécier le caractère invalidant des troubles de la santé. Son argumentation n'est pas suffisante pour mettre en évidence en quoi la juridiction cantonale aurait procédé de manière arbitraire à une appréciation anticipée des preuves (à ce sujet, voir ATF 140 I 285 consid. 6.3.1).