Citation: 2C_124/2025 E. 7.2

7.2. Puis, l'instance précédente a procédé à une analyse détaillée et convaincante de la situation d'espèce. En particulier, elle a dûment considéré la longue durée du séjour, les problèmes de santé du recourant, la présence de sa famille en Suisse ainsi que l'intérêt supérieur des enfants (cf. art. 3 et 6 de la Convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant, CDE; RS 0.107). Elle a correctement retenu que ces intérêts privés ne sauraient toutefois l'emporter, notamment au vu du fait que le recourant n'avait travaillé que sporadiquement jusqu'en 2013 et n'avait plus exercé d'emploi depuis lors, ni fait de recherche d'emploi, alors que la première décision AI lui refusant des prestations avait été rendue il y a près de 9 ans et la demande de reconsidération rejetée en 2022. Sur le plan financier, elle a constaté que la situation du recourant était fortement obérée (dette d'aide sociale de la famille de 280'671.45 fr. au 14 mars 2022, qui a continué à prendre de l'ampleur depuis lors; poursuites pour 39'754.15 fr. et actes de défaut de biens pour 108'763.70 fr. au 26 avril 2022), étant précisé que la dépendance à l'aide sociale pouvait être qualifiée de fautive, à tout le moins partiellement. À cela s'ajoutait que, dès 2014, le Service cantonal avait mis le recourant en garde contre les conséquences de sa dépendance à l'aide sociale et lui avait adressé trois avertissements formels. Enfin, le Tribunal cantonal a retenu que le recourant ne pouvait se targuer d'une bonne intégration sociale en Suisse et avait passé toute son enfance, son adolescence et le début de sa vie d'adulte dans son pays d'origine, étant précisé que le Portugal disposait de structures médicales permettant une prise en charge de ses affections. Sur ces bases, le Tribunal cantonal a correctement retenu que le refus de renouveler l'autorisation de séjour respectait le principe de la proportionnalité. Les intérêts privés du recourant ont dûment été pris en compte dans l'arrêt entrepris, et correctement appréciés dans une pesée globale des intérêts, quoi qu'en dise le recourant. Le grief de la violation des art. 8 par. 2 CEDH et 96 LEI est partant rejeté.