Citation: 1C_118/2007 05.06.2007 E. 5

L'arrêt du Tribunal administratif précise que la décision administrative qui lui avait été déférée n'indiquait aucune voie de droit. En l'absence de recours cantonal, cette décision de département cantonal aurait pu, le cas échéant, faire directement l'objet d'un recours au Tribunal fédéral. Comme la décision a été rendue avant le 1er janvier 2007, un recours de droit public, pour violation de droits constitutionnels des citoyens, aurait pu être formé (art. 84 al. 1 let. a OJ et art. 86 ss OJ). Il est manifeste que le présent mémoire de recours, dépourvu de toute référence aux garanties du droit constitutionnel ou à d'autres principes juridiques, ne satisferait pas aux exigences formelles de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. D'après cette disposition, dans la procédure de recours de droit public, l'acte de recours doit contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation. Le Tribunal fédéral, qui n'est pas une juridiction d'appel, n'examine pas d'office dans ce cadre si la décision attaquée a été prise conformément aux normes applicables; il incombe bien plutôt au recourant d'expliquer de manière claire et précise en quoi cette décision pourrait être contraire à ses droits constitutionnels (cf. ATF 130 I 26 consid. 2.1 p. 31; 129 I 185 consid. 1.6 p. 189; 127 III 279 consid. 1c p. 282; 126 III 534 consid. 1b p. 536; 125 I 71 consid. 1c p. 76). Il s'ensuit que, dans l'hypothèse où l'on aurait traité le recours comme un recours de droit public dirigé contre la décision du département cantonal, ce recours aurait également été déclaré irrecevable pour défaut de motivation.