Citation: 9C_656/2017 E. 5.1

5.1. On relèvera d'abord que, contrairement à ce que la recourante allègue, le fait que le dossier contiendrait des rapports médicaux qui attesteraient l'absence d'évolution, voire une péjoration, de sa situation médicale ne suffit pas pour nier l'existence d'une amélioration de son état de santé et démontrer que le tribunal cantonal aurait violé le droit ou fait preuve d'arbitraire dans son appréciation en parvenant à ce résultat. En effet, ce faisant, l'assurée omet de mentionner que les avis des quatre médecins invoqués, cités du reste par les premiers juges, ont conduit au prononcé du jugement cantonal du 5 janvier 2015 qui renvoyait la cause à l'administration afin qu'elle mît en oeuvre une expertise pluridisciplinaire visant justement à lever les contradictions ressortant des documents en question. L'expertise pluridisciplinaire réalisée par la suite l'a été en toute connaissance de ces éléments contradictoires et a abouti à la conclusion que la maladie de Gaucher n'avait plus d'incidence sur la capacité de l'assurée à exercer une activité lucrative; seule une diminution de rendement de 30 % demeurait mais celle-ci était liée au traitement antalgique à base d'opiacés, qualifié d'inefficace et de nocif. Ces constatations ont été reprises par les premiers juges et lient le Tribunal fédéral (art. 97 al. 1 LTF). Dans la mesure où la recourante ne s'en prend pas à ces constatations, son raisonnement ne lui est d'aucune utilité.