Citation: 1B_10/2007 26.02.2007 E. 1

4.2 La Chambre d'accusation a estimé que le principe de la proportionnalité était respecté, les faits reprochés au recourant étant particulièrement graves, s'agissant d'actes avec violence. Elle a relevé que si les victimes n'avaient pas été molestées, elles avaient été menacées au moyen d'une arme dont elles ne pouvaient se douter qu'elle était factice et elles avaient dû exécuter les ordres donnés par le recourant, sur un ton souvent agressif. Certaines victimes ont du reste été particulièrement choquées par les événements et ont subi un traumatisme sévère et durable. 4.3 En l'espèce, le recourant est détenu provisoirement depuis bientôt une année. Selon l'art. 140 ch. 1 CP, le brigandage est puni d'une peine privative de liberté de dix ans au plus ou d'une peine pécuniaire de 180 jours-amende au moins. Au regard des charges qui pèsent sur le recourant, s'agissant d'un nombre élevé d'infractions commises avec une certaine violence, la durée de la détention n'apparaît à ce jour pas excessive. La conclusion serait identique, même si l'on devait tenir compte d'une responsabilité restreinte, dans la mesure où la question du sursis n'entre pas en considération (ATF 125 I 60 consid. 3d p. 64). En outre, d'après les indications fournies par le recourant, l'instruction est terminée, la procédure ayant été communiquée au Procureur général le 2 février 2007. En l'état, rien ne permet d'affirmer que le recourant ne pourra pas être jugé à bref délai. Le grief doit dès lors être rejeté.