Citation: 8C_708/2019 E. 5

En l'espèce, la juridiction cantonale a motivé la réduction de la quotité de la suspension du droit à l'indemnité de chômage par le fait qu'il se justifiait d'interpréter le barème du SECO en ce sens que la sanction prévue était proportionnelle au nombre de mois durant lesquels l'assurée n'avait pas effectué suffisamment de recherches d'emploi, et non à la durée totale du délai de congé. Cette solution était plus conforme au principe de l'égalité de traitement, dès lors qu'un assuré ne fournissant aucune recherche d'emploi durant un délai de congé de deux mois était mieux traité (8 à 12 jours de suspension selon le barème du SECO) qu'un assuré au bénéfice d'un délai de congé de trois mois qui ne fournissait aucune recherche d'emploi durant le premier mois du délai de congé mais un nombre de recherches d'emploi suffisant et adéquat durant les deux derniers mois du délai de congé (9 à 12 jours de suspension). Le SECO reproche à la Chambre des assurances sociales d'avoir violé le principe relatif au calcul du nombre de recherches d'emploi avant l'inscription au chômage en réduisant de 9 à 6 jours la durée de la suspension du droit à l'indemnité de l'intimée.