Citation: 9C_80/2009 26.10.2009 E. 2

2.1 Pour refuser le droit à une rente d'invalidité, le Tribunal cantonal s'est notamment fondé sur l'expertise psychiatrique du docteur A.________ (rapport du 7 avril 2008), à laquelle il a reconnu pleine valeur probante. Les premiers juges ont considéré que les arguments du recourant ne sont pas fondés dans la mesure où il conteste les conclusions du docteur A.________. Selon l'expert psychiatre une capacité de travail entière est donnée en tenant compte de l'accompagnement de l'assuré par un proche pour se rendre chez les clients potentiels. Les juges cantonaux ont relevé que selon le docteur A.________, l'assuré travaille à tout le moins l'après-midi et que l'expérience de la vie enseigne que les gens du voyage ne se déplacent pas seuls lorsqu'ils proposent leurs services de porte à porte. En distinguant entre le mandat thérapeutique assumé par la doctoresse Y.________, psychiatre traitant du recourant, et le mandat d'expertise confié au docteur A.________, ils ont en outre considéré qu'il n'y avait pas lieu de compléter l'instruction. 2.2 Le recourant reproche aux juges cantonaux d'avoir déduit de l'expérience de la vie des conclusions inexactes et arbitraires relatives aux gens du voyage, lesquelles ne correspondent nullement aux faits tels qu'ils se présentent dans sa vie personnelle. Il considère que, si selon le docteur A.________ il ne travaille que l'après-midi, sa capacité de travail résiduelle ne peut être supérieure à 50 %. Il conteste cependant l'opinion de l'expert dans la mesure où celui-ci affirme qu' il se fait accompagner par son père ou ses proches pour exercer sa profession de rémouleur. A son avis, dès lors qu'il devrait effectivement se faire accompagner par un proche pour se rendre chez les gens afin de leur demander du travail et qu'il est ainsi incapable de travailler seul, une incapacité de travail dans son activité professionnelle doit manifestement être admise.