Citation: 6B_331/2009 13.11.2009 E. 1

5.2 Le recourant reproche aux précédents juges d'avoir écarté le témoignage de B.________. La Cour criminelle a observé que les abus dénoncés avaient commencé par être niés par les autres participants avant d'être finalement admis, soulignant néanmoins que B.________ était resté sur ses dénégations. A ce sujet, elle a toutefois fait siennes les explications fournies par A.A.________ quant à la volonté de l'intéressé de rester à l'écart de cette affaire du fait notamment qu'il continuait à fréquenter l'accusé qu'il désignait comme son ami (cf. jugement p. 15). Cette appréciation n'est pas arbitraire. La critique est donc infondée. 5.3 Le recourant reproche aux premiers juges d'avoir ignoré la genèse et les circonstances du dépôt de la plainte pénale, alors que celles-ci ne permettent pas d'exclure que le plaignant ait agi sous influence. Les autorités cantonales n'ont nullement ignoré les circonstances qui avaient entouré le dépôt puis le retrait de la plainte déposée par A.A.________. En effet, la Cour correctionnelle a précisé qu'au vu des indices à charge, la plainte ne pouvait être interprétée comme un moyen de se venger après l'épisode de l'accident avec la voiture du recourant, même si l'aspect financier pouvait ne pas être étranger à la démarche de A.A.________; de la même manière, le retrait de la plainte opéré début 2004 ne pesait pas d'un poids significatif, sinon qu'il fallait le comprendre comme un autre moyen de revendiquer de l'argent au recourant, ce qui était certes moralement indigne, sans toutefois être de nature à modifier la conviction des juges. Cette appréciation n'est pas arbitraire au vu de l'ensemble des éléments fondant la culpabilité de l'intéressé (cf. supra consid. 3 et 4). La critique est par conséquent rejetée. 5.4 Le recourant fait grief aux premiers juges d'avoir mis les nouvelles déclarations de A.A.________ faites aux débats et relatives à des viols sur le compte de sa médication tout en attachant foi à celles faites à l'instruction, sans avoir établi si au cours de celle-ci le jeune homme ne souffrait pas déjà des mêmes troubles, ni ne prenait les mêmes médicaments. La Cour correctionnelle a relevé que A.A.________ était resté constant dans ses accusations initiales qui s'accompagnaient par ailleurs d'un mal-être perceptible par tous les proches. Elle a toutefois admis qu'en audience, il était patent que le jeune homme était sous médication, ce qui revenait à relativiser la portée de ses nouvelles révélations (cf. jugement p. 14). Les juges ont fondé leur conviction quant à la réalité des abus sexuels non seulement sur les déclarations initiales et répétées de la victime, mais sur plusieurs autres éléments extérieurs au sujet desquels aucun arbitraire n'a été démontré (cf. supra consid. 4). La critique tombe donc à faux.