Citation: 4A_267/2023 E. B

Le 17 mai 2021, l'employé a saisi le Tribunal civil de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois d'une demande tendant à ce que A.________ SA lui verse divers montants représentant un montant total supérieur à 50'000 fr., intérêts en sus, et lui remette un certificat de travail conforme aux exigences légales. Dans sa réponse du 25 octobre 2021, la défenderesse a élevé diverses prétentions à titre reconventionnel, concluant notamment à ce que l'employé lui restitue l'ordinateur portable professionnel qui avait été mis à sa disposition. Par jugement du 13 juin 2022, l'autorité de première instance a condamné A.________ SA à payer au demandeur un montant brut de 13'699 fr. 95, avec intérêts et sous déduction des charges sociales usuelles, ainsi qu'un montant net de 7'448 fr. 58, intérêts en sus, et a ordonné à la défenderesse de délivrer à son adversaire un certificat de travail conforme aux exigences de l'art. 330a du Code des obligations (CO; RS 220). Pour le reste, elle a débouté les parties de toutes leurs conclusions. En substance, elle a considéré que le licenciement immédiat du demandeur était injustifié puisqu'aucun motif avancé à l'appui du congé n'était prouvé. L'instruction n'avait par ailleurs pas permis d'établir que l'employé n'aurait pas restitué l'ordinateur portable qui lui avait été confié dans le cadre des rapports de travail. Saisie d'un appel de A.________ SA, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud, statuant par arrêt du 17 avril 2023, l'a rejeté et a confirmé le jugement attaqué. En bref, elle a jugé que l'autorité de première instance n'avait pas méconnu le droit en retenant qu'il n'était pas établi que l'employé aurait proféré des injures à l'encontre de l'administrateur de son employeuse ou qu'il aurait conservé un ordinateur portable à l'issue des rapports de travail.