Citation: 2C_184/2024 E. 5.3

5.3. En l'espèce, selon les faits retenus dans l'arrêt attaqué, la recourante est arrivée en Suisse le 14 juillet 2014 et a obtenu une autorisation de séjour en septembre 2014, après son mariage avec un ressortissant suisse. C.________, né en mai 2013, a rejoint sa mère en Suisse en juillet 2015 et a commencé l'école en 2017. L'époux de la recourante a perdu son emploi en 2018 et a quitté le foyer conjugal en septembre 2019. Sous l'angle de l'intégration professionnelle, on constate que la recourante n'a jamais travaillé durant la vie conjugale, ni même après. Elle s'est occupée de son fils, mais celui-ci a commencé l'école à la rentrée 2017. Elle n'a pas non plus exercé d'activité lucrative, après que son époux avait perdu son emploi en 2018. Elle souligne qu'elle a commencé une formation dans l'horlogerie qui lui permettra de subvenir à ses besoins. Elle n'a toutefois entrepris des démarches en ce sens qu'en 2021, c'est-à-dire bien après la cessation de la vie conjugale, qui a pris fin en septembre 2019. A ce sujet, les juges précédents ont relevé que les cours auraient pu être suivis le soir, ce qui aurait permis à l'intéressée de travailler la journée. Alléguant qu'elle ne trouvait pas de travail à cause de l'absence de renouvellement de son autorisation de séjour, elle a été rendue attentive au fait qu'elle pouvait demander une autorisation provisoire de travail par le biais d'un formulaire F signé par un employeur. Malgré cela, elle est toujours sans emploi. Le stage effectué dans l'horlogerie, invoqué par la recourante, ne saurait influencer le constat de son absence d'intégration professionnelle. En outre, du point de vue économique, la recourante n'a pas été en mesure de subvenir à ses besoins, lorsque son époux est parti. Depuis le 1er octobre 2019, elle touche des prestations de l'Hospice général dont le montant totalisait plus de 124'000 fr. en novembre 2022. L'intéressée prétend qu'avec sa formation elle sera à même de subvenir à ses besoins et à ceux de son fils dans le futur. Cet élément n'est toutefois pas pertinent pour juger si la condition de l'intégration professionnelle et économique est remplie, dès lors que la recourante n'avait toujours pas d'emploi au moment où l'arrêt attaqué a été rendu et avait une dette sociale importante. Compte tenu de ce qui précède, c'est à bon droit que la Cour de justice a considéré que la recourante n'était pas intégrée sur le plan économique. Le fait qu'elle ne fasse plus l'objet de poursuites ou actes de défaut de biens, à teneur de l'arrêt attaqué, ne suffit pas à retenir le contraire. En ce qui concerne les critères de respect de l'ordre juridique et des valeurs de la Constitution, on constate que la recourante, comme elle le relève, n'a fait l'objet d'aucune condamnation pénale. Cet élément ne suffit toutefois pas à lui seul pour retenir une intégration réussie. Il ne ressort en outre pas de l'arrêt entrepris que la recourante serait intégrée d'une autre manière en Suisse et elle ne le prétend d'ailleurs pas.