Citation: 6B_1037/2022 E. 2.4.2

2.4.2. En tant que le recourant affirme que son suivi thérapeutique sert uniquement à le soutenir dans son quotidien carcéral, il se contente d'opposer son appréciation personnelle aux constatations de la cour cantonale, sans démontrer l'arbitraire de celles-ci. Sa démarche est largement appellatoire, par conséquent irrecevable. Pour le surplus, il ressort du Bilan de phase 1 et suite du PES, dressé fin 2021, que les objectifs thérapeutiques établis étaient d'apporter à l'intéressé un soutien carcéral, mais que d'autres objectifs seraient fixés relatifs notamment à une réflexion à entreprendre sur son parcours délictuel et son fonctionnement psychique. Un travail important de prise de conscience demeurait à réaliser sur ses passages à l'acte, son fonctionnement interne, les circonstances des révocations des libérations conditionnelles, ainsi que sur la problématique de sa consommation passée d'alcool que le condamné persistait à nier. Par conséquent, la phase 1 devait consister en un maintien au pénitentiaire de W.________ afin de permettre au condamné de débuter ledit suivi dans un environnement de confiance. Un prochain réseau interdisciplinaire était prévu à l'automne 2022 afin de faire un point de situation (jugement entrepris, section B.a., p. 8). Ainsi, on comprend que la prise en charge thérapeutique du recourant a débuté par un soutien carcéral, mais doit se poursuivre par un travail axé sur la prise de conscience du recourant. Partant, il ne saurait être fait grief à la cour cantonale d'avoir considéré que le suivi thérapeutique du recourant était pertinent dans la perspective d'une diminution du risque de récidive et qu'il convenait donc d'attendre de voir si cette démarche porterait ses fruits.