Citation: 2C_125/2025 E. 1.2

1.2. Par décision du 12 décembre 2024, la Cour de justice a rejeté les conclusions de l'Association prises à titre super-provisionnel. Le 13 décembre 2024, la Ville de Genève a demandé une prolongation du délai pour se déterminer sur la requête d'effet suspensif et s'est engagée à ne procéder à aucune intervention d'exécution de la décision du 21 novembre 2024. Le 29 janvier 2025, la Ville de Genève a conclu au rejet de la requête d'effet suspensif. Elle a exposé que l'Association n'avait pas fourni la documentation requise dans les délais impartis malgré plusieurs mises en demeure et qu'elle avait été rendue attentive aux conséquences des manquements aux devoirs d'information qui lui incombaient. Elle a précisé qu'il n'y avait pas de droit à la subvention et que celle-ci ne pouvait être accordée qu'à des organismes disposant des moyens financiers nécessaires et d'une organisation capable de répondre à cette exigence. La subvention avait pour objet principal de permettre au mouvement junior de l'Association de disposer des infrastructures nécessaires à la pratique du football. Dans cette optique, elle avait pris les dispositions transitoires nécessaires pour assurer la continuité des activités des équipes juniors en offrant notamment un site, des horaires et un encadrement pour tous les juniors qui le souhaitaient jusqu'à fin juin 2025 ou jusqu'à droit jugé sur le recours. Le 18 février 2025, l'Association a persisté dans ses conclusions. Elle a réaffirmé que son intérêt privé paraissait prépondérant, tandis que celui la Ville n'apparaissait pas majeur. Elle a en particulier ajouté que le refus de restituer l'effet suspensif et donc l'interdiction d'accès aux installations sportives entraînerait de facto la cessation de ses activités, puis sa dissolution forcée.