Citation: U 398/05 20.10.2006 E. 4

4.1 En l'espèce, on doit convenir, avec les premiers juges, qu'il n'existait plus, au degré de vraisemblance prépondérante, d'atteinte somatique en relation avec l'accident au-delà du 15 juillet 2000 (date de suppression des prestations de l'intimée). La Cour de céans ne peut que faire siennes ces conclusions qui correspondent aux pièces du dossier. 4.2 De même, c'est à juste titre que l'autorité cantonale a remarqué qu'à l'exception des douleurs cervicales, des céphalées et des dorsalgies, le recourant n'avait présenté à aucun moment les autres symptômes typiques retenus par la jurisprudence, tels que vertiges, nausées, troubles de la concentration et de la mémoire, syndrome neurovégétatif, diplopie, trouble de l'odorat, fatigabilité accrue, irritabilité, labilité émotionnelle, dépression, modification du caractère (ATF 119 V 338 consid. 2; arrêt A. du 1er juin 2004, U 35/03). Faute d'un tableau clinique typique, l'accident subi par le recourant ne peut donc être considéré comme un accident de type « coup du lapin » et le recourant ne saurait rien déduire en sa faveur du simple mécanisme de l'accident au sens de la jurisprudence. 4.3 En l'absence de trouble somatique objectivable et de traumatisme de type « coup du lapin », force est de constater que l'atteinte à la santé du recourant est exclusivement de nature psychique. On ajoutera que les troubles psychiques ont fini par reléguer les affections somatiques à l'arrière-plan. Dût-on retenir, comme le soutient le recourant, l'existence d'un rapport de causalité naturelle entre ses troubles et l'accident que cette seule conclusion ne lui serait d'aucun secours, vu l'absence d'un lien de causalité adéquate. En effet, il y a lieu de qualifier l'événement du 2 août 1998 comme faisant partie de la catégorie des accidents de gravité moyenne (cf. par exemple arrêts P. du 6 avril 2006, U 142/05 et T. du 13 septembre 2005, U 237/04). Pour juger du caractère adéquat du lien de causalité dans le cas d'espèce, il importe dès lors que plusieurs des critères consacrés par la jurisprudence (cf. ATF 115 V 138 consid. 6, 407 ss consid. 5) se trouvent réunis ou revêtent une intensité particulière. Or, tel n'est pas le cas en l'espèce, pour les motifs exposés par les juges cantonaux (cf. consid. 4.3.2 du jugement entrepris).