Citation: 1C_104/2015 E. 2.2

2.2. En l'espèce, le recourant ne conteste pas avoir commis un excès de vitesse de 38 km/h sur un tronçon d'autoroute limité à 80 km/h, ce qui est objectivement constitutif, en application de la jurisprudence susmentionnée, d'une faute grave (art. 16c al. 1 let. a LCR). Le recourant prétend en revanche que cette appréciation ne tiendrait pas compte des circonstances d'espèce. Il reproche à cet égard à la cour cantonale de n'avoir pas pris en considération l'heure de l'infraction, la bonne visibilité qui prévalait, la chaussée sèche et l'absence de trafic. Certes, il ne ressort pas du jugement entrepris que ces éléments aient été discutés spécifiquement dans le cadre de l'appréciation de la faute. Le recourant ne démontre toutefois pas en quoi ils justifieraient en l'occurrence de retenir une faute de moindre gravité. Au contraire, au vu de la vitesse limitée sur ce tronçon d'autoroute, une attention accrue y est exigée de la part des conducteurs, mesure ne dépendant pas des conditions de circulation. Au demeurant, la juridiction précédente n'a pas ignoré les éléments relevés par le recourant. Ainsi, dans le cadre de l'examen de la durée de la sanction, elle a retenu qu'aucun autre usager de la route n'avait été concrètement mis en danger, appréciation qui tient compte des conditions de circulation qui prévalaient au moment de la commission de l'infraction. Cette constatation permet d'ailleurs d'exclure toute violation du droit d'être entendu du recourant; la cour cantonale n'a en effet aucune obligation d'exposer et de discuter tous les arguments invoqués, satisfaisant son devoir minimum en examinant les problèmes pertinents (ATF 138 I 232 consid. 5.1 p. 238 et les arrêts cités). Quant à l'existence contestée ou le manque de visibilité du panneau de signalisation de la limitation de vitesse, cette argumentation ne repose que sur les seules allégations du recourant, sans autre démonstration. Il ne peut ainsi être reproché à la juridiction cantonale de ne pas en avoir fait état. Dès lors qu'aucune circonstance particulière ne permet en l'espèce de se distancer des critères objectifs permettant de qualifier l'excès de vitesse de faute grave (art. 16c al. 1 let. a LCR), l'appréciation effectuée par la Chambre administrative est conforme au droit fédéral. Partant, ce premier grief doit être rejeté.