Citation: 7B_738/2023 E. 2.5

2.5. Le recourant reproche encore à la juridiction cantonale d'avoir pris en compte, dans le cadre de la fixation de sa peine, une simple consommation et d'avoir considéré que celle-ci n'était pas suffisamment importante pour justifier une application de l'art. 19 al. 3 LStup. Il estime que seule une diminution de la peine au sens de l'art. 19 al. 2 CP aurait dû entrer en ligne de compte en raison de sa toxicodépendance au moment des faits et rappelle qu'elle aurait dû être établie au moyen d'une expertise sur la base de l'art. 20 CP. En l'espèce, il n'y a pas lieu de reprocher à la juridiction cantonale de ne pas avoir appliqué l'art. 19 al. 3 LStup, dès lors que cette disposition légale exige, selon la jurisprudence, que l'auteur soit toxicodépendant (cf. arrêt 6B_858/2014 du 19 mai 2015 consid. 2.2). Or, comme on l'a vu, l'autorité cantonale a retenu sans arbitraire qu'il n'y avait pas d'indices de toxicodépendance du recourant au moment des faits et qu'il n'y avait dès lors pas lieu de douter de sa responsabilité pénale pour cette raison. Pour le même motif, l'application de l'art. 19 al. 2 CP n'entre pas non plus en ligne de compte. Il n'est dès lors pas nécessaire d'examiner le moyen du recourant selon lequel la cour cantonale aurait dû examiner l'éventuel atténuation de peine sur la base de cette disposition légale plutôt que sur celle de l'art. 19 al. 3 LStup. Enfin, au regard du large pouvoir d'appréciation dont dispose l'autorité cantonale en matière de fixation de la peine (cf. ATF 144 IV 313 consid. 1.2), le fait qu'elle ait voulu tenir compte de la consommation du recourant comme un motif de réduction de peine au sens de l'art. 47 CP ne prête pas le flanc à la critique. A toutes fins utiles, on relève que dans le mesure où la mise en oeuvre d'une expertise n'est en l'espèce pas nécessaire, il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur la conclusion du recourant tendant à la réforme du jugement querellé en ce sens qu'il doit être condamné à une peine privative de liberté de 40 mois. En définitive, le recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable. Le recourant, qui succombe, supportera les frais judiciaires (art. 65 al. 2 let. a et 66 al. 1 LTF). Il ne sera pas alloué de dépens (art. 68 al. 3 LTF). Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :