Citation: 6B_1083/2020 E. 1.3

1.3. Le recourant soutient qu'il n'est pas établi de manière satisfaisante que la signalisation lumineuse indiquait au moment des faits que la voie de gauche ne devait pas être empruntée et conteste l'appréciation des faits de la cour cantonale. Il soutient que le verdict repose essentiellement sur les déclarations de B.________, recueillies plus de 6 mois après les faits et qui ne seraient corroborées par aucun élément de preuve concret, et reproche à la cour cantonale de n'avoir pas discuté des autres éléments de preuve figurant au dossier. Or, il ressort du considérant 1.2 ci-dessus que la cour cantonale a dûment examiné les données dont elle disposait et le recourant n'indique pas quels éléments auraient été méconnus. S'agissant des déclarations de B.________, le fait qu'elles datent de plus de six mois après les événements ne suffit pas pour remettre en question leur force probante. Il n'y a rien de surprenant à ce qu'une personne qui s'occupe de surveillance et de gestion du trafic et assiste en direct à un accident comme celui qui est à l'origine de la présente procédure se souvienne clairement, même quelques mois plus tard, des circonstances dans lesquelles il s'est déroulé. Le recourant cherche à tirer argument de divergences entre les déclarations de B.________ et celles de l'employé de la voirie relatives à l'endroit où débutait la signalisation. Cet élément n'est pas pertinent dès lors que le recourant ne soutient pas que la signalisation n'aurait pas été en place à l'endroit litigieux, ce qui ne ressort au demeurant des déclarations d'aucun des deux témoins, mais qu'elle ne fonctionnait pas au moment de l'accident. Le recourant soutient que le rapport de police initial, selon lequel la signalisation lumineuse était en service, ne serait corroboré par aucun élément concret et probant. Il omet le témoignage de B.________ ainsi que le rapport complémentaire relatif à l'analyse du fichier informatique contenant les informations sur le pilotage de la signalisation et les déclarations de son auteur, desquels il ressort également que la signalisation fonctionnait au moment des faits. De même, c'est en vain qu'il soutient que l'audition du signataire de ce rapport ne serait pas suffisante pour éclaircir les circonstances de l'accident. Ces déclarations confirment en effet le rapport, duquel il ressort que le jour en question entre 6h10 et 6h30 la voie de gauche était signalée par une croix rouge. L'absence d'audition du chauffeur du camion impliqué dans l'accident n'est pas déterminante puisque la cour cantonale disposait de suffisamment d'éléments pour établir les faits. Enfin, lorsque le recourant prétend qu'une erreur humaine ou informatique ne pourrait être exclue, il ne fait qu'évoquer une hypothèse, ce qui ne constitue pas un grief recevable.