Citation: U 190/02 12.08.2003 E. 5

En résumé, le caractère adéquat du lien de causalité entre l'accident du 16 septembre 1986 et les troubles psychiques du recourant doit être nié, de sorte que celui-ci n'a pas droit à des prestations de l'assurance-accidents en raison de ces troubles. Sur le plan physique, il n'existe pas de relation de causalité naturelle entre les troubles dorsaux et l'accident, ni de séquelles d'algoneurodystrophie. Par ailleurs, l'état de la jambe droite - laquelle est parfaitement guérie - et l'arthrose modérée interphalangienne affectant le pied droit n'entraînent, à tout le moins depuis le 22 avril 1994, ni incapacité de travail ni atteinte à l'intégrité ouvrant droit à indemnisation. Les séquelles au pied droit nécessitent toutefois l'octroi d'un moyen auxiliaire sous la forme de supports plantaires. Aussi, l'intimée était-elle fondée, par sa décision sur opposition du 28 août 2001, à supprimer le droit du recourant à des prestations à partir du 31 janvier 1995, hormis la prise en charge de supports plantaires. Le jugement attaqué n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.