Citation: 5D_17/2020 E. 1

A.b. A.________ Sàrl a produit dans la faillite de B.________ SA en liquidation une créance de 70'373 fr. 45 avec intérêts à 6% à compter du 19 avril 2016. Cette créance était fondée sur la réparation d'un prétendu dommage résultant de l'exécution par la seconde de travaux sur un chantier dont la première était maître de l'ouvrage. A.c. Par publication dans la Feuille d'avis officielle (FAO) du 9 août 2016, l'Office des faillites de Genève (ci-après: l'Office) a déposé l'état de collocation. Il a écarté en totalité la créance produite par A.________ Sàrl. Le dividende prévisible pour les créanciers en 2èmeet 3ème classe était de zéro pour-cent. A.d. Le 29 août 2016, A.________ Sàrl a introduit devant le Tribunal de première instance de Genève (ci-après: le Tribunal) à l'encontre de la masse en faillite de B.________ SA en liquidation une action en contestation de l'état de collocation. Elle a conclu à ce que soit admise en 3ème classe sa production pour un montant de 134'000 fr., à ce qu'il soit ordonné au préposé de l'Office de rectifier l'état de collocation en conséquence et à ce qu'il soit pris acte de la compensation de tout montant dû par elle à B.________ SA avec tout montant dû par celle-ci à son égard. A.e. Le Tribunal a tenu audience le 4 mai 2017, A.________ Sàrl a produit un bordereau de pièces complémentaires et sollicité l'audition de quatre témoins ainsi que la mise en oeuvre d'une expertise. Elle a réduit le montant réclamé à 81'704 fr. 60. Par ordonnance de preuves du 23 octobre 2017, le Tribunal a refusé les mesures d'instruction requises. Les parties ont plaidé lors de l'audience du 29 novembre 2017. A.f. Par jugement du 16 avril 2018, le Tribunal a débouté A.________ Sàrl des fins de sa demande. Le premier juge a retenu en substance que la demanderesse n'avait ni prouvé, ni même allégué de manière suffisamment claire et précise un état de fait qui aurait éventuellement permis d'admettre l'existence d'une quelconque créance à l'encontre de la défenderesse. A.g. Par arrêt du 7 décembre 2018, la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: Cour de justice) a rejeté le recours interjeté par A.________ Sàrl contre cette décision. La Cour de justice a jugé que la recourante n'avait pas prouvé, ni même rendu vraisemblable, sa créance à l'encontre de la faillie. A cet égard, elle a constaté qu'il ne ressortait pas des pièces produites, essentiellement établies par ses soins et sur lesquelles figuraient des montants dont on ignorait la base, que la recourante aurait une créance en dommages et intérêts issue de réparations ayant été nécessitées par des défauts allégués de la prestation de la faillie. Elle a également constaté que le dossier ne contenait aucun avis des défauts, prémisse nécessaire à la réparation d'un dommage. Elle en a conclu que le premier juge n'avait en conséquence pas rendu de décision arbitraire en fait. L'autorité cantonale a en outre jugé que le premier juge pouvait, par une appréciation anticipée des preuves, retenir que l'audition de témoins que la recourante avait sollicitée, au vu des carences de motivation dont souffrait sa requête, confinait à la recherche indéterminée de preuves. Elle a ajouté, en référence à sa constatation précédente, que, en l'absence d'avis des défauts, l'audition de témoins apparaissait vaine. A.h. Par arrêt du 11 juin 2019, le Tribunal fédéral a admis, pour violation du droit d'être entendu, le recours constitutionnel subsidiaire interjeté par A.________ Sàrl contre l'arrêt du 7 décembre 2018 et a renvoyé la cause à la Cour de justice pour nouvelle décision au sens des considérants (5D_34/2019).