Citation: 7B_662/2024 E. 3.3.2

3.3.2. Certes, on peine à à comprendre les motifs ayant amené le TMC à ne pas communiquer aux recourantes les courriers précités du MPC, notamment au moment de leur réception, et cette autorité est invitée à respecter à l'avenir ses obligations en matière de transmission. Cela étant, les écritures du MPC apparaissent - sous réserve peut-être du courrier du 13 février 2024 - largement antérieures à l'ordonnance attaquée. Les recourantes ne prétendent pas non plus qu'elles n'auraient jamais eu accès au dossier du TMC ou qu'un tel droit leur aurait été refusé, notamment à la suite de l'ordonnance du TMC du 15 février 2024 relative aux DRV_4 et DRV_6. Elles ne font en outre pas état, de manière claire et circonstanciée, d'éventuels arguments qu'elles auraient fait valoir en lien avec les observations du MPC qui ne leur ont pas été adressées. S'agissant enfin du courrier du 13 février 2024, il ne figure pas dans les faits retenus par l'autorité précédente et les recourantes ne développent aucune argumentation visant à démontrer un établissement arbitraire des faits à cet égard (sur les obligations en la matière, voir art. 42 al. 2, 105 al. 1 et 106 al. 2 LTF; ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2), respectivement permettant de considérer que le TMC se serait fondé sur ledit courrier pour procéder à son appréciation. Dans la mesure où une violation du droit d'être entendu pourrait être retenue, un renvoi de la cause pour ce motif semble ainsi ne constituer en l'occurrence qu'une vaine formalité. A cela s'ajoute encore que les recourantes ne sauraient de bonne foi prétendre avoir ignoré ce mode particulier de procéder. En effet, le 28 décembre 2023, les recourantes, assistées de plusieurs mandataires professionnels, ont déposé un recours en matière pénale au Tribunal fédéral en soulevant un grief similaire contre l'ordonnance du 16 novembre 2023 rendue par le TMC dans une procédure de levée des scellés connexe (PC-78; voir la cause 7B_5/2024). Elles ont fait de même le 18 mars 2024 contre l'ordonnance du TMC du 15 février 2024 relative aux DRV_4 et DRV_6 (PC19.017204-ENE), invoquant de plus ce reproche en lien avec les mêmes courriers que ceux visés dans la présente cause (cf. ch. 22/a p. 8 s. et ch. 30 p. 11 s. du recours dans la cause 7B_341/2024). Dès lors qu'elles avaient au moment de la notification de ces deux ordonnances identifié un potentiel vice de procédure - a fortiori les courriers litigieux dans la présente cause vu leur recours au Tribunal fédéral du 18 mars 2024 (cause 7B_341/2024) -, il leur appartenait d'agir, par exemple en requérant un procès-verbal des opérations du TMC dans la cause PC19.017204-ENE en lien avec les DRV_1 et DRV_16, en sollicitant un accès au dossier de cette procédure de levée des scellés ou en requérant une communication formelle des déterminations du MPC qu'elles n'auraient pas reçues. Elles ont cependant choisi d'attendre, encore une fois, la notification de l'ordonnance entreprise - en mai 2024 - pour réagir, comportement qui, eu égard au principe de la bonne foi en procédure, n'appelle dans le cas d'espèce aucune protection.