Citation: 6B_632/2014 E. 1.3

1.3. En l'espèce, tant l'autorité de première instance que la cour d'appel ont retenu que le recourant avait vendu une quantité de drogue brute de 600 grammes. S'agissant du taux de pureté de celle-ci, l'autorité cantonale s'est écartée du jugement de première instance, à teneur duquel le recourant avait écoulé une quantité de cocaïne pure de 328.69 grammes (430 x 64.58 % + 170 x 30 %), pour s'en tenir à la version la plus favorable au recourant, soit 180 grammes de cocaïne pure (600 grammes à un taux de pureté moyen de 30 %). La cour d'appel a toutefois considéré que la modification de la quantité de drogue pure n'imposait pas en soi une réduction de la peine, dans la mesure où les transactions et profits illicites demeuraient inchangés, étant précisé qu'en tout état la quantité de drogue pure trafiquée correspondait à dix fois le cas grave et consacrait ainsi des faits objectivement graves. En outre, le fait de vendre une drogue diluée lui avait permis de réaliser des profits plus importants, ainsi qu'il l'avait admis aux débats de première instance; sa culpabilité ne s'en trouvant pas diminuée. En définitive, la cour cantonale a conclu à une culpabilité très lourde du recourant, en retenant à sa charge qu'il n'était pas toxicomane, qu'il s'adonnait au trafic de drogue à côté de son travail pour gagner encore plus d'argent, le faisant apparaître comme un trafiquant mû exclusivement par l'appât du gain, qu'il avait été condamné à plusieurs reprises pour le même motif sans que cela ne modifie en rien son comportement. Celui-ci s'était au contraire aggravé dès lors qu'il endossait un rôle de semi-grossiste. Il n'avait par ailleurs pas esquissé de regrets ni de prise de conscience et s'était même rétracté à l'audience de jugement. La cour cantonale n'a pas retenu d'éléments à décharge.