Citation: 1B_384/2020 E. 1

A.________ a été interpellé le 3 janvier 2020 et mis en prévention pour voies de fait, tentative de lésions corporelles simples et menaces au préjudice de sa compagne, laquelle a déposé plainte pénale contre lui. Le 4 janvier 2020, la défense obligatoire du prévenu a été ordonnée. Le 5 janvier 2020, le Tribunal des mesures de contrainte (Tmc) a ordonné la mise en liberté du prévenu moyennant la mise en oeuvre de diverses mesures de substitution. Par arrêt du 18 juin 2020 (ACPR/423/2020), la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) a rejeté le recours formé par le prévenu A.________ contre l'ordonnance de refus de levée des mesures de substitution à la détention provisoire rendue le 11 mai 2020 par le Tmc. Elle a également écarté les prétentions du prévenu en indemnité pour tort moral. Par arrêt du même jour (ACPR/425/2020), la Cour de justice a rejeté le recours du 15 juin 2020 formé par le prévenu contre l'ordonnance du 29 mai 2020 du Ministère public révoquant la nomination de Me C.________ et désignant en lieu et place Me B.________ comme avocat d'office. La Cour de justice a considéré que le recourant ne remettait pas en question les qualités de son nouvel avocat d'office ou la relation de confiance entre eux. Elle relevait par ailleurs qu'une défense obligatoire pouvait être ordonnée contre la volonté du prévenu tant et aussi longtemps que les conditions en étaient données; le prévenu demandait ainsi à tort le droit de se défendre seul, étant en outre précisé que celui-ci n'avait pas contesté la décision du 4 janvier 2020 ordonnant la défense obligatoire. Par arrêt rendu toujours le même jour (ACPR/424/2020), la Cour de justice a déclaré sans objet le recours formé le 8 juin 2020 par A.________ contre l'ordonnance du 25 mai 2020 par laquelle le Ministère public a refusé de révoquer la nomination de Me C.________ en qualité d'avocat d'office. Elle a en effet considéré que l'ordonnance précitée du 29 mai 2020 du Ministère public - révoquant la nomination de Me C.________ - faisait matériellement droit aux conclusions prises par le prévenu dans son recours du 8 juin 2020. Par acte du 22 juillet 2020, A.________ a recouru auprès du Tribunal fédéral, dans un seul et même acte intitulé "mémoire de recours portant requête de mesures provisionnelles et d'exonération d'avance de frais" contre les trois arrêts précités rendus le 18 juin 2020 par la Cour de justice. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.