Citation: 9C_738/2017 E. 5.2

5.2. A l'inverse de ce que la recourante allègue ensuite, on ne saurait reprocher aux premiers juges d'avoir accordé pleine valeur probante à l'expertise du docteur C.________. Ils ont notamment constaté que ce médecin avait examiné de manière fouillée les points litigieux importants, qu'il avait exclu une à une, au moment de son examen et de manière circonstanciée, les atteintes à la santé retenues à l'époque par le docteur B.________, que son appréciation était claire et ses conclusions dûment motivées, et que son analyse était parfaitement convaincante et reposait sur de propres constatations et des tests psychométriques. La juridiction cantonale a au demeurant relevé que la valeur probante de l'expertise avait été confirmée de manière motivée et détaillée par le docteur E.________, médecin au SMR, qui concluait également à une amélioration indiscutable de l'état de santé psychique de la recourante (rapport du 23 mars 2016). En particulier, le grief selon lequel le rapport du docteur C.________ comporterait de "nombreuses omissions/contradictions" et ne donnerait pas "une vue d'ensemble complète sur l'état de santé" de la recourante, doit être écarté; il ne repose que sur une affirmation non étayée de la recourante. Il suffit de constater que les conclusions du docteur C.________ interviennent au terme d'un examen complet du dossier et qu'elles reposent sur des constatations étayées et dûment motivées. Contrairement à ce que soutient par ailleurs la recourante, le fait que l'expert ne l'a reçue qu'à une seule occasion ne saurait en soi remettre en cause la validité de son expertise. Le rôle de l'expert consiste en effet à mettre ses compétences à la disposition de la justice et à se faire une idée sur l'état de santé du patient dans un délai relativement bref (arrêt 9C_352/2017 du 9 octobre 2017 consid. 5.1 et les arrêts cités). L'argument selon lequel l'expertise du docteur C.________ devrait être remise en cause en raison du fait qu'il n'aurait pas requis des renseignements auprès de l'ensemble des médecins de l'assurée ne résiste pas non plus à l'examen. Comme l'admet d'ailleurs la recourante, le docteur C.________ s'est entretenu avec le docteur D.________, soit avec le psychiatre qui l'a suivie le plus longtemps et qui était donc le plus à même de fournir des renseignements actuels sur son état de santé; il ressort par ailleurs du rapport de l'expert qu'il a examiné l'ensemble des rapports médicaux.