Citation: U 256/05 25.10.2006 E. B

B.a Le 1er octobre 2003, P.________ a déposé une demande de révision, respectivement une demande de reconsidération de la décision de la CNA du 25 mars 2002. A l'appui de sa demande, elle a produit un rapport du docteur G.________, médecin adjoint du Service d'otologie et d'otoneurologie de la Clinique W.________. Dans son rapport du 17 septembre 2003, ce médecin a constaté une atteinte vestibulaire bilatérale dont l'origine toxique était tout à fait possible. Il a indiqué que l'atteinte s'était aggravée, les tests pratiqués auparavant à Lausanne ne faisant état que d'une atteinte vestibulaire gauche. Le docteur T.________ a considéré que les informations apportées par le docteur G.________ ne modifiaient en rien ses considérations antérieures, selon lesquelles les atteintes de l'assurée n'étaient pas typiques d'une exposition au n-hexane. Il a par ailleurs précisé que l'affection dont souffrait l'assurée faisait partie des polyneuropathies (cf. rapport du 8 octobre 2003). Dans un nouveau rapport du 5 novembre 2003, le docteur G.________ a exposé que P.________ ne souffrait pas de polyneuropathie, mais que son atteinte concernait les organes neuro-sensoriels de l'oreille interne. Selon ses explications, l'atteinte toxique de l'oreille interne la plus fréquente était liée à l'usage de certains antibiotiques et il avait été démontré qu'un certain délai existait entre le moment de l'administration de la substance toxique et la dégénérescence neuro-sensorielle. L'ototoxicité du n-hexane était moins connue que celle des antibiotiques du groupe des aminoglycosides. Il n'a pour sa part trouvé qu'une seule publication qui décrivait des effets toxiques de certains solvants organiques sur l'oreille interne. Il affirmait en outre que P.________ ne souffrait d'aucun syndrome polymalformatif, d'aucune affection autoimmune, d'aucun syndrome déficitaire qui pouvait expliquer son atteinte vestibulaire. Par conséquent, le déficit vestibulaire bilatéral observé chez elle ne pouvait, selon le docteur G.________, être mis sur le compte que d'une atteinte toxique. Ce médecin a conclu qu'une atteinte toxique de la fonction vestibulaire de l'oreille interne était très probable, toutes les autres possibilités étant exclues. Le docteur T.________ a maintenu ses conclusions, estimant que le docteur G.________ n'apportait aucun élément nouveau, mise à part sa conviction personnelle qu'il s'agissait d'une atteinte sélective de l'oreille interne (cf. rapport du 21 novembre 2003). Par décision du 8 décembre 2003, la CNA a rejeté la demande de reconsidération et de révision. L'assurée s'est opposée à cette décision et a déposé un rapport du docteur G.________, du 16 décembre 2003, sur lequel le docteur T.________ a pris position (cf. rapport du 23 janvier 2004). La CNA a confirmé sa décision du 8 décembre 2003 par une nouvelle décision, du 2 février 2004.