Citation: 4A_191/2023 E. 3

Examinant successivement, sur la base des griefs formulés par les parties en appel, si l'entrepreneur demandeur avait allégué que le maître de l'ouvrage lui avait commandé des travaux supplémentaires à plus-values et si celui-ci avait contesté avoir passé de telles commandes supplémentaires, et ce séparément pour les deux chantiers de Grandfontaine et de Porrentruy, la cour cantonale a conclu que, dans les deux cas, le demandeur avait valablement allégué ses prétentions à plus-values et que le maître de l'ouvrage, partie défenderesse, ne les avait pas contestées et qu'elles étaient donc réputées admises. Elle a donc considéré que le maître de l'ouvrage ne pouvait pas contester ces faits pour la première fois en appel, les conditions d'admission de faux nova de l'art. 317 al. 1 CPC n'étant pas remplies. Dès lors que la recourante se plaint de violation de l'art. 317 al. 1 CPC, en soutenant qu'elle a contesté ces faits de manière globale en première instance et qu'elle n'avait pas à contester des plus-values qui n'y étaient pas alléguées, il y a lieu d'examiner si la cour cantonale a correctement appliqué les exigences en matière d'allégation (consid. 4) et de contestation des prestations supplémentaires à plus-value (consid. 5).