Citation: 5A_206/2024 E. 4.2.1

4.2.1. Elle relève d'abord que la décision de première instance avait tiré la conclusion très claire que l'intérêt et le bien des enfants commandaient impérativement que leur garde lui soit confiée. Tout en admettant que les compétences éducatives des parties avaient certes été jugées équivalentes, la recourante souligne néanmoins que la décision du premier juge retenait que l'intimé avait " totalement perdu de vue le bien-être et l'intérêt prépondérant de ses enfants ", faisant état d'un " manque de discernement gravement délétère " pour ces derniers qui était " de nature à mettre sérieusement en danger leur développement ". Vu le comportement clairement nocif de l'intimé pour les mineurs, la recourante soutient qu'en empêchant leur retour immédiat auprès d'elle, la décision entreprise était ainsi manifestement insoutenable. Selon la décision du premier juge, les compétences parentales et éducatives de l'intimé " ne semblent pas problématiques ", n'étant " pas contesté qu'il s'occupe de ses enfants de manière adéquate " (décision de première instance, let. L.b in fine, p. 33). Il apparaît donc difficilement soutenable d'affirmer que le maintien des enfants auprès de lui pendant la durée de la procédure d'appel mettrait ceux-ci en péril. Les éléments problématiques soulevés par la recourante, qui ressortent certes clairement du jugement de première instance, ont été développés dans le contexte de l'évaluation des capacités de communication et de collaboration parentales, qui sont essentielles dans la détermination des modalités de garde des enfants, objet de la procédure opposant les parties. Ce point est discuté en appel et, sauf à préjuger de la cause au fond, c'est sans arbitraire que le magistrat cantonal ne s'y est pas arrêté pour refuser l'octroi de l'effet suspensif.