Citation: 4A_329/2018 E. 1

La recourante conclut à la réforme de l'arrêt cantonal, en ce sens que l'appel est rejeté et le deuxième chiffre du dispositif, par lequel la Cour d'appel civile a statué à nouveau et prononcé l'inefficacité de la résiliation de bail, est annulé. Cette formulation alambiquée des conclusions n'est pas des plus heureuses. En effet, l'art. 107 al. 2 LTF permet au Tribunal fédéral de réformer la décision attaquée, c'est-à-dire de statuer lui-même sur le fond comme l'autorité précédente aurait dû le faire, sans qu'il soit pour autant saisi d'un appel à admettre ou à rejeter. Cela étant, les conclusions de la recourante peuvent se comprendre comme une demande de juger au fond de la même manière que la première instance, c'est-à-dire constater la validité de la résiliation anticipée du bail au 31 décembre 2015 et donner ordre au locataire de libérer les locaux dans un délai de 30 jours dès jugement définitif et exécutoire. Dans ces conditions, il convient d'entrer en matière sur le recours, sous réserve de l'examen de la recevabilité des griefs particuliers.