Citation: 6B_1142/2015 E. 2

Par arrêt du 28 septembre 2015, la Cour pénale neuchâteloise a déclaré irrecevable la demande de révision formée le 15 juin 2015 par X.________ contre le jugement du 23 février 2012. En bref et pour l'essentiel, elle a considéré qu'en alléguant qu'il n'avait aucune raison de s'en prendre à sa fille et que la justice avait été induite en erreur par les fausses déclarations de son ancienne épouse et de son entourage, le requérant ne faisait valoir aucun fait ni moyen de preuve nouveaux au sens de l'art. 410 al. 1 let. a CPP. S'agissant des éléments probatoires dont celui-ci se prévalait, la cour cantonale a précisé que ni le témoignage de Mme A.________ ni l'audition de Mme B.________ n'étaient nouveaux. En outre, le requérant n'expliquait pas en quoi l'interrogatoire des autres habitants de l'immeuble où les événements du 15 juin 2009 s'étaient déroulés, était susceptible de remettre en question les constatations de fait ayant fondé sa condamnation. Le rapport de police établi le 12 mars 2008 dans le cadre d'une procédure de naturalisation ne constituait pas non plus un moyen de preuve nouveau et n'apportait aucun éclairage pertinent sur les faits. Il en allait de même des relevés bancaires du requérant, des SMS échangés entre les 16 décembre 2008 et 13 juin 2009, des messages de son ancienne épouse, du rapport de la doctoresse C.________ du 8 août 2001, de l'autorisation signée le 8 août 2011 par sa belle-mère, ainsi que des photos, certificats, attestations, articles de presse et autres documents déposés par le requérant, lesquels ne portaient pas sur les événements survenus le 15 juin 2009.