Citation: 4A_256/2018 E. B

B.a. Par requête de conciliation du 6 novembre 2014, les propriétaires des villas C, D et E (ci-après: les demandeurs) ont assigné l'entreprise générale devant le Tribunal de première instance du canton de Genève. A l'appui de leur demande du 27 février 2015, ils ont conclu au paiement de 200'000 fr. pour l'exécution des travaux de réfection, ainsi qu'au remboursement des divers frais générés par les problèmes d'inondation et de canalisations, dont 10'800 fr. pour l'expertise avant procès. X.________ SA a invoqué la péremption, respectivement la prescription des droits de garantie. Elle a par la suite annoncé que ses actifs et passifs avaient été repris par la société Z.________ SA, selon contrat de fusion du 25 juin 2015. B.b. Par jugement du 2 mai 2017, le Tribunal de première instance a condamné Z.________ SA (ci-après: la défenderesse) à payer aux demandeurs, conjointement et solidairement, le montant de 200'000 fr. plus intérêts, à titre d'avance de frais sur les travaux de réfection préconisés par l'expert judiciaire dans la variante B de son rapport (ch. 1 du dispositif de jugement). Le Tribunal a précisé que cette somme devrait être exclusivement affectée au financement de ces travaux (ch. 2), que les demandeurs devraient adresser à la défenderesse le décompte du coût desdits travaux à l'issue de ceux-ci et lui rembourser la part éventuellement excédentaire de l'avance versée (ch. 3); à défaut d'avoir fait exécuter les travaux dans un délai de deux ans à compter de l'entrée en force du jugement, l'avance versée devrait être restituée (ch. 4). Le Tribunal a par ailleurs condamné la défenderesse à rembourser divers montants (et les intérêts y afférents) correspondant à des frais d'intervention de diverses entreprises et aux frais d'expertise, soit 2'743 fr. 80 (ch. 6), 360 fr. (ch. 7), 404 fr. 77 (ch. 8), 2'412 fr. 92 (ch. 9; recte: 412 fr. 92, cf. consid. 3.5 infra), 1'701 fr. 33 (ch. 10), 603 fr. 80 (ch. 11), 10'800 fr. (ch. 12) et 1'241 fr. (ch. 13). Le Tribunal a laissé indécise la question de savoir si les demandeurs avaient signalé les défauts en temps utile, considérant que la défenderesse avait en tout état renoncé, à tout le moins tacitement, à se prévaloir d'une éventuelle tardiveté dans l'avis des défauts. B.c. Statuant par arrêt du 6 mars 2018 sur appel de la défenderesse, la Cour de justice genevoise a réformé ce jugement en ce sens qu'elle a débouté les demandeurs des fins de leur demande en paiement.