Citation: 1B_117/2022 E. 4

La recourante reproche ensuite à l'autorité précédente d'avoir confirmé la levée du séquestre portant sur la chienne en faveur de l'intimée. Selon la recourante, l'appréciation émise par la cour cantonale reposerait sur des preuves inexploitables (soit en particulier les observations secrètes de la police, ses auditions des 21 et 22 janvier 2021 sans avocat, les données extraites de son téléphone portable lequel aurait été obtenu en violation de son droit de ne pas collaborer, ainsi que la "confrontation" entre la chienne et l'intimée effectuée en violation de son droit de participer à l'administration des preuves). Invoquant une violation de l'art. 267 al. 2 CPP, la recourante soutient également en substance que sa culpabilité ne serait pas démontrée et que la restitution de la chienne violerait donc la présomption d'innocence. La recourante se plaint également d'une violation du droit d'être entendue dès lors que la cour cantonale ne se serait pas prononcée sur le grief d'inopportunité soulevé devant elle.