Citation: 6P.71/2005 06.09.2005 E. 1

En règle générale, toute comparaison des peines est stérile vu les nombreux paramètres intervenant dans la fixation de la peine. Il n'en demeure pas moins qu'un écart important entre les peines infligées à deux coaccusés prévenus pour l'essentiel des mêmes infractions doit être fondé sur des motifs pertinents (ATF 120 IV 136 consid. 3b p. 145; 121 IV 202 consid. 2d p. 204 ss). En l'espèce, la cour cantonale explique que la faute de G.________ (7 ans de réclusion) paraît moins grave que celle de ses comparses en raison de ses aveux; l'écart d'une année entre la peine infligée au recourant et celle qui a été prononcée à l'encontre de G.________ est donc justifié. La peine, relativement clémente, de A.________ (2 1/2 ans de réclusion) tient compte du fait que l'activité délictueuse de la jeune fille était peu intense (elle n'a pas participé à l'exécution même du brigandage) et qu'elle a bénéficié de circonstances atténuantes (bonne collaboration avec la justice; jeune âge). Enfin, la différence, relativement peu importante, entre la peine infligée au recourant et celle de D.________ (10 ans de réclusion) se justifie par le fait que si le recourant n'était pas le chef des opérations, il a néanmoins joué un rôle essentiel dans le brigandage, participant notamment à l'exécution proprement dite du brigandage. Mal fondés, les griefs soulevés doivent être rejetés.