Citation: 8C_655/2018 E. 6.1

6.1. Par un autre moyen, la recourante invoque la constatation arbitraire des faits pertinents et la violation du droit, en tant que la cour cantonale a conclu à une stabilisation de son état de santé sans tenir compte des interventions chirurgicales qu'elle a subies les 9 mars 2015 et 15 février 2016. Selon l'intéressée, il existerait une contradiction flagrante et irréductible entre les conclusions du rapport du CEMed du 22 décembre 2010, d'une part, et celles du rapport du 8 mai 2015, d'autre part, contradiction qui n'aurait pas été levée par le rapport complémentaire du 28 novembre 2015, dans lequel les experts du CEMed ont indiqué que le risque d'aggravation de la situation au niveau du genou droit, évoqué en 2010, ne s'était pas vérifié en 2015 et que l'état pouvait donc être qualifié de stable dès le début de l'année 2011. La recourante conteste ce point de vue en alléguant que l'opération réalisée le 15 février 2016 démontrerait au contraire que l'éventualité d'une détérioration de l'état du genou s'est concrétisée. Cette intervention ne constituerait pas un simple suivi ni une opération d'entretien, comme l'indiquent les experts dans leur complément de rapport du 28 novembre 2015, étant donné qu'elle avait pour but de remplacer par un autre système une prothèse qui s'était enfoncée dans le tibia. Pour ce motif, la recourante soutient que les premiers juges ne pouvaient pas retenir que cette opération était liée à une usure normale inhérente à tout dispositif médical de ce type ni que son état était stabilisé.