Citation: 8C_755/2017 E. 5

Le recourant conteste l'existence de faits nouveaux justifiant une révision. Sur le formulaire de déclaration d'accident, on pouvait lire la mention "bureau" sous la rubrique "place de travail habituelle". Dans le contrat de travail, il était précisé que l'employeur pouvait lui confier d'autres tâches si cela s'avérait nécessaire. Il était rémunéré avec un salaire important, ce qui mettait en évidence qu'il assumait un certain nombre de responsabilités. La CNA était ainsi informée depuis le début qu'il travaillait dans un bureau, était contremaître, et avait des responsabilités, ce que le cahier des charges ne faisait que confirmer. En définitive, elle ne faisait qu'apprécier différemment des faits déjà connus d'elle. Au demeurant, il n'avait jamais prétendu que son activité se limitait à la pose de sol comme ouvrier. Le recourant conteste également la valeur probante du rapport du 19 avril 2016 du docteur E.________. Une lecture attentive du cahier des charges remis par l'employeur montrait que parmi les tâches qui lui étaient dévolues, la part des activités administratives représentait 35 % et non pas 80 % comme l'avait retenu le médecin de la CNA. De plus, selon les rapports médicaux versés au dossier, il ressentait encore d'importantes douleurs à la marche ainsi qu'en position assise ou debout au début de l'année 2016, au point qu'une opération était toujours envisagée à cette époque. Or le docteur E.________ n'expliquait nullement comment il aurait pu, dans ces conditions de santé, rester assis plusieurs heures au bureau, se déplacer sur les chantiers et en assurer le suivi. Enfin, le recourant fait valoir que l'entreprise n'aurait pas été en mesure de lui proposer un travail purement administratif à hauteur de 80 % dès le mois de juin 2015.