Citation: 6B_539/2014 E. 2.2

2.2. Le recourant soutient que la cour cantonale a versé dans l'arbitraire en déduisant des images de vidéosurveillance qu'il avait asséné un coup de poing au détenu alors même qu'elle a également constaté que ces images ne montraient pas qu'il avait eu un tel geste. Quant à la fracture, elle pouvait avoir été causée par la clé de bras qu'il avait pratiquée sur le détenu pour le maîtriser ou par sa chute lorsque celui-ci a été reconduit en cellule. Il se plaint en outre de ce que la cour cantonale a écarté les déclarations de sa collègue B.________, qui plaidaient en sa faveur. Il soutient également que la cour cantonale aurait dû tenir compte du fait que 35 sanctions disciplinaires avaient été prononcées à l'encontre du détenu, ce qui attestait de son caractère violent et menaçant. Enfin, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir omis de prendre en considération la décision disciplinaire rendue à l'encontre du détenu le jour des faits, de laquelle il ressortait que celui-ci avait créé un contexte potentiellement dangereux. Cette appréciation insoutenable des preuves aurait conduit la cour cantonale à constater à tort qu'il avait donné un coup de poing au détenu et que la fracture au nez subie par celui-ci était la conséquence du coup porté.