Citation: 6B_663/2022 E. 1.3.4

1.3.4. Le recourant critique le raisonnement de la cour cantonale et estime que l'intimé n'a pas fait preuve de sincérité en s'adressant spontanément à un véhicule de police. En particulier, il relève que ce dernier a pris le temps de dissimuler tous les éléments qui pouvaient l'accabler avant de procéder. Il est vrai qu'avant de s'adresser à la police, l'intimé s'est brièvement rendu chez D.________ (procès-verbal de la première audition de l'intimé du 15 avril 2021, p. 3). Il n'en demeure pas moins qu'il s'est spontanément adressé à la police ensuite au sujet de l'altercation. Même à imaginer que l'intimé aurait pris le temps de dissimuler les preuves relatives à la commission d'infractions propres, ce qui ne ressort pas de l'état de fait cantonal qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) et n'est pas critiqué par le recourant sous l'angle de l'arbitraire, on ne voit pas que le raisonnement de la cour cantonale serait insoutenable. Si, comme le sous-entend le recourant, l'intimé était le seul à s'être rendu coupable d'une infraction en lien avec son altercation avec le recourant, il aurait certainement pris soin d'éviter toute confrontation avec les forces de l'ordre et ne les aurait pas abordées spontanément. Partant, c'est sans arbitraire que la cour cantonale a retenu qu'il s'agissait d'une preuve de sincérité de la part de l'intimé. L'argumentation du recourant doit être rejetée dans la mesure où elle est recevable.