Citation: 6B_574/2015 E. 1.2

1.2. Par ordonnance du 25 mars 2015, la cour cantonale a rejeté la requête en complément d'instruction du recourant tendant à l'audition du Dr C.________ et de D.________ ainsi qu'à l'administration d'un complément d'expertise. Elle a jugé que l'audition du Dr C.________ n'apparaissait pas nécessaire à la manifestation de la vérité. Le certificat médical détaillé établi le 30 juin 2009 par ce médecin était suffisant pour apprécier la crédibilité des aveux du recourant; une nouvelle audition de ce médecin, près de six ans après la rédaction de cette attestation, n'était pas de nature à modifier le résultat des moyens de preuve déjà administrés. Quant à D.________, il avait été entendu le 31 mai 2009 par les agents de la police judiciaire et avait déjà répondu aux questions que le recourant souhaitait lui poser; une nouvelle audition, près de sept ans après les faits, n'était pas susceptible de fournir des renseignements plus précis. Enfin, s'agissant du complément d'expertise, la cour cantonale a relevé que les experts judiciaires, dont il n'y avait pas lieu de douter des compétences, avaient exposé de manière détaillée les faits observés et les actes d'instruction auxquels ils avaient procédé; le rapport d'expertise était particulièrement motivé, les experts avaient répondu aux questions posées, leurs conclusions étaient étayées, le rapport était précis et exempt de défauts et ne contenait pas de contradictions, rien ne permettait en outre de penser que la méthodologie adoptée était contraire aux règles de l'art, si bien qu'il n'y avait pas lieu de le compléter. Le recourant se plaint pour la première fois devant le Tribunal fédéral que l'interrogatoire de D.________ n'a pas été réalisé de manière contradictoire; faute d'épuisement des instances cantonales (cf. art. 80 al. 1 LTF), ce moyen est irrecevable. Le recourant ne partage pas l'avis de la cour cantonale et explique pourquoi, de son point de vue, les deux témoins précités auraient dû être entendus et le rapport d'expertise complété. Il ne montre toutefois pas en quoi la motivation précitée de la cour cantonale serait arbitraire. Son argumentation, de nature purement appellatoire, n'est pas recevable. Quoi qu'il en soit, l'appréciation précitée de la cour cantonale échappe à la critique et celle-ci pouvait donc, sans violer le droit d'être entendu du recourant, rejeter ses offres de preuve. Il n'apparaît pas non plus que les juges cantonaux auraient omis de faire usage de leur pouvoir d'examen (cf. art. 398 CPP), puisqu'ils ont procédé à leur propre appréciation de la cause, après avoir tenu des débats et entendu le prévenu. Partant, ce premier grief doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.