Citation: 5A_882/2022 E. 3.4

3.4. En l'espèce, la recourante laisse entendre que la tenue de débats principaux aurait une incidence sur la possibilité de prendre des conclusions à ce stade malgré sa défaillance au sens de l'art. 223 al. 2 CPC; or il n'en est rien. La fixation d'une telle audience résulte dans le cas présent du fait que la cause, tant s'agissant du régime matrimonial que de la prévoyance professionnelle, n'était pas en état d'être jugée. C'est dans ce cadre uniquement que le juge de district a fait usage de son pouvoir d'interpellation et non pas, contrairement à ce que la recourante semble soutenir, dans le but de réparer ses négligences procédurales, cette possibilité étant de jurisprudence constante exclue (cf. supra consid. 3.2). Il en va de même s'agissant de l'absence de recours formé par l'intimé contre le procès-verbal des débats principaux, respectivement l'ordonnance de preuves. En effet, la recourante ne peut rien déduire de l'inaction de celui-ci; elle ne saurait notamment s'en prévaloir pour introduire à ce stade des conclusions. Enfin, on ne saurait non plus la suivre lorsqu'elle prétend, de manière purement appellatoire, que l'interpellation des parties par le juge permettrait de contourner le principe de simultanéité des moyens d'attaque et de défense, alors que celui-ci impose aux parties de présenter leurs moyens en une seule fois et à un stade donné de la procédure (arrêt 4A_370/2013 du 6 janvier 2014 consid. 2.1). Partant, la recourante échoue à démontrer une quelconque violation du droit fédéral. Pour autant que recevable, son grief doit être rejeté.