Citation: 6B_886/2024 E. 3.5

3.5. Le recourant a certes un intérêt privé à demeurer en Suisse compte tenu de la durée relativement longue de son séjour dans ce pays. Cet intérêt doit cependant être relativisé dès lors que l'intéressé n'a jamais travaillé dans le pays, qu'il dispose de peu d'attaches, sa fille, sa mère et son frère résidant en Serbie, et qu'il est lourdement endetté. En outre, rien n'indique que, si nécessaire, ses problèmes de santé ne pourront pas également être pris en charge dans son pays d'origine, ce que le recourant ne conteste d'ailleurs pas. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir omis qu'il n'a pas d'antécédents et que le sursis lui a été accordé, de sorte que son pronostic serait "favorable". Ce faisant, il perd toutefois de vue que le jugement forme un tout et on admet que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent (cf. arrêts 6B_1183/2023 du 19 janvier 2024 consid. 3.3.2; 6B_1003/2022 du 23 août 2023 consid. 1.5.3; 6B_94/2021 du 29 septembre 2021 consid. 6.3). Par ailleurs, la cour cantonale a considéré que l'intérêt public à son expulsion était manifeste, compte tenu de la durée de son activité délictueuse et des montants dont il était question, ce qui n'apparaît pas critiquable, les faits litigieux s'étant déroulés sur une période d'au moins trois ans. Enfin, la réintégration du recourant en Serbie ne devrait pas être difficile dès lors qu'il y a grandi, y a fait ses études et y a travaillé. Le recourant est également retourné à plusieurs reprises dans son pays d'origine, où vivent ses proches, dont sa fille à qui il dit verser une pension alimentaire.