Citation: 5D_90/2022 E. 6.3

6.3. En l'espèce, faute de toute indication à cet égard, on ne sait si la cour cantonale a fixé l'émolument judiciaire de seconde instance en application du tarif cantonal ou de l'OELP et, partant, si la critique du recourant doit être examinée, librement, sous l'angle de la violation de la primauté du droit fédéral ou d'une application arbitraire de l'OELP. Quoi qu'il en soit, en arrêtant à 600 fr. l'émolument judiciaire de seconde instance, il appert qu'elle a arbitrairement violé l'art. 61 al. 1 en relation avec l'art. 48 al. 1 OELP. En première instance, les deux procédures ont en effet été menées séparément. Pour chacune d'elle, il est manifeste que la valeur litigieuse n'excédait pas 1'000 fr. et que, partant, l'émolument judiciaire ne pouvait dépasser le maximum de la fourchette prévue par l'art. 48 al. 1 OELP, à savoir 150 fr., et que, dès lors, celui de seconde instance ne pouvait quant à lui excéder une fois et demie ce montant maximal, soit 225 fr. ou 450 fr. pour les deux procédures. Le recours est sur ce point fondé. Le chiffre 7 du dispositif de l'arrêt cantonal sera réformé conformément aux conclusions du recourant en ce sens que les frais de justice de deuxième instance sont arrêtés à 450 fr. et mis à la charge du poursuivi à raison de 360 fr., sous réserve des règles de l'assistance judiciaire, le solde de 90 fr. étant laissé à la charge de l'État.