Citation: 1C_261/2021 E. 2.4

2.4. Que les insuffisances mises en évidence par le Tribunal fédéral, dans son arrêt du 26 février 2020, s'agissant de la question du régime de charriage (1C_693/2017, en particulier consid. 6.3.2) aient été, par hypothèse, d'emblée identifiables n'est, quoi qu'en disent les recourants, pas pertinent et demeure sans conséquence sur la question des dépens ici en procès. En effet, en dépit de ces carences, le Tribunal fédéral n'a pas condamné le projet, mais a renvoyé la cause à la cour cantonale afin qu'elle procède à une instruction complémentaire s'agissant du régime de charriage naturel et, sur cette base, à la pesée des intérêts commandée par l'art. 43a LEaux. A ce stade de la procédure, le sort de la cause n'était ainsi aucunement scellé: le projet était alors encore susceptible d'être validé et le recours cantonal rejeté; dans cette hypothèse, aucun frais ni dépens n'aurait en principe été alloué aux recourants conformément aux principes figurant à l'art. 55 al. 1 LPA-VD, et ce indépendamment du fait d'avoir préalablement obtenu gain de cause devant le Tribunal fédéral (au demeurant sur un unique aspect du projet; cf. arrêt de renvoi 1C_693/2017 consid. 11). Céans, les recourants ne prétendent d'ailleurs plus que cet arrêt fédéral aurait imposé d'admettre le recours devant la cour cantonale et le renvoi de la cause à l'autorité inférieure, hypothèse dans laquelle - selon eux - de pleins dépens leur auraient été dus. Dans ces conditions, il est vain de vouloir, comme les recourants, refaire ici l'ensemble du procès, notamment en discutant longuement le mémoire technique C.________ SA de septembre 2014, à l'origine de l'ensemble du projet (cf. arrêt de renvoi 1C_693/2017, Faits, let. A in fine) ou encore de l'efficacité du seuil à engravures (P1B), ces aspects ayant déjà été examinés (cf. arrêt de renvoi 1C_693/2017, spécialement consid. 2.2-2.2.2 et consid. 5-5.4; au sujet de l'autorité de l'arrêt de renvoi, voir not. arrêt 1C_503/2019 du 7 avril 2021 consid. 3.1 et les arrêts cités). Il s'agit à ce stade uniquement d'examiner sommairement l'issue probable du litige (cf. ATF 142 V 551 consid. 8.2; arrêts 8C_417/2010 du 6 septembre 2010 consid. 7.1) et, dans ce cadre, de déterminer si la renonciation au projet a été provoquée par les éléments avancés par les recourants après la reprise de cause, comme ceux-ci le prétendent.