Citation: 4A_420/2022 E. 7.2.3

7.2.3. Dans la troisième et dernière branche du moyen considéré, l'intéressé soutient que la Formation aurait violé son droit d'être entendu en décidant de scinder la procédure aux fins de traiter trois questions déterminées, pour prendre ensuite une décision sur un point sortant du cadre de l'instruction séparée de ces trois questions juridiques, soit en l'occurrence l'examen d'allégations de faits de corruption qui auraient entouré la conclusion du contrat de transfert. Semblable argumentation n'emporte point la conviction de la Cour de céans. En l'occurrence, la décision de scinder la procédure était libellée de la manière suivante (sentence, n. 61) : " The Panel has decided to bifurcate the proceedings and, therefore, to preliminarily deal with the following legal issues on the merits: (i) If the transfer agreement entered into by the Parties is valid (with all conditions precedent being complied with); (ii) If the CAS / FIFA PSC [CSJ FIFA] is competent to decide on the set-off with a damage claim; (iii) Under the law applicable - as a matter of principle - a claim for transfer fee can be set-off against a tort claim. " Le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il prétend, en substance, que les allégations de corruption auraient relevé d'une thématique distincte, destinée à être abordée ultérieurement et pour elle-même. D'éventuels faits de corruption relevaient manifestement de la première des trois questions censées faire l'objet d'un examen séparé préalable, soit celle ayant trait à la validité du contrat de transfert. Dans ces conditions, l'intéressé ne saurait raisonnablement soutenir qu'il ne pouvait pas s'attendre à devoir étayer de telles allégations et les plaider lors de l'audience arbitrale, d'autant que c'est lui qui avait fait valoir cet argument pour conclure à la nullité du contrat de transfert.