Citation: I 840/04 28.12.2005 E. 3

3.1 Examinant les conditions posées par la jurisprudence pour le versement direct des rentes pour enfants en mains de la mère séparée ou divorcée avant l'entrée en vigueur de l'art. 71ter RAVS (ATF 103 V 134, 129 V 362 [VSI 2004 p. 64]), les premiers juges les ont considérées comme remplies en ce qui concerne les rentes pour enfant pour la période du 1er juin 1999 au 31 décembre 2001. Pour la période subséquente, ils ont considéré que le chiffre 5 de la convention des ex-époux du 23 novembre 2000, ratifiée par le juge du divorce, prévoyait clairement que les rentes pour enfant devaient être versées en sus de la pension alimentaire représentant le 25 % de toutes les rentes ou indemnités que pouvait percevoir leur père. En conséquence, le versement en mains de la mère des rentes pour enfant en plus des contributions d'entretien mensuelles était admissible même au-delà du 1er janvier 2002, puisque l'art. 71ter RAVS réservait expressément toute décision contraire du juge civil. 3.2 Le recourant soutient en substance que pour la période de juin 1999 à novembre 2000, la troisième condition du versement en mains de la mère n'était pas remplie, parce que le total de ses contributions d'entretien dépassait le coût moyen d'entretien d'un enfant ressortant des statistiques. Quant à la période courant dès le mois de novembre 2000, il fait valoir que le versement rétroactif doit être refusé parce qu'il est fondé sur une convention dont il a demandé la modification au juge civil - la procédure étant encore en cours -, et qu'il ne lui serait pas possible de récupérer les sommes versées par l'assurance-invalidité en mains de son ex-épouse.