Citation: H 105/02 10.01.2003 E. 5

5.1 La recourante reproche aux premiers juges d'avoir abusé de leur pouvoir d'appréciation en ayant assimilé E.________ à son salarié, car le prénommé remplissait de nombreux critères jurisprudentiels communs à ceux d'une personne de condition indépendante. Elle relève notamment que E.________ bénéficiait d'une totale liberté dans l'organisation de son travail, qu'il supportait ses charges financières et qu'il représentait diverses entreprises. 5.2 Les premiers juges ont constaté de manière à lier la Cour de céans que E.________ n'agissait pas en son nom et pour son propre compte mais bien pour celui de X.________ SA. La juridiction cantonale de recours a également constaté que la liste des articles proposés à la vente et leur prix étaient déterminés par la recourante. Quant au contrat qui liait les parties, il ne pouvait être résilié qu'en respectant un préavis comparable à celui qui est exigé en droit du travail et contenait de plus une clause de non-concurrence (p. 8 du jugement attaqué). Ainsi que la commission de recours l'a admis à juste titre, un des critères décisifs, dans la présente affaire, réside dans le fait que la recourante supportait seule les risques de l'exploitation de l'entreprise, savoir la vente des produits fermiers. Quant à E.________, qui agissait en définitive comme un représentant de la recourante, il n'a pas opéré d'investissements d'une certaine importance ni rétribué lui-même de personnel (cf. ATF 119 V 163 consid. 3b; Revue fiscale 2002 p. 422 consid. 3b/aa; RCC 1988 p. 399 consid. 2b et les références citées); en outre, il dépendait économiquement, pour une part, de la recourante. En pareilles circonstances, les premiers juges ont appliqué correctement le droit fédéral en parvenant à la conclusion que les éléments constitutifs d'un statut de salarié, au sens de la LAVS, prédominaient dans les relations que E.________ entretenait avec X.________ SA. A cet égard, le fait que la recourante a jadis ignoré, comme elle l'allègue maintenant, ce que les notions de salarié ou de personne de condition indépendante recouvrent concrètement en droit de l'AVS, n'a aucune incidence sur la solution du litige. Quant au grief d'inégalité de traitement dont la recourante se prévaut en se référant à la situation de l'agent A.________, il n'y a pas lieu de l'examiner, car on ignore la nature des relations contractuelles qui sont en cause dans ce cas.