Citation: 5A_763/2015 E. 3.3.2

3.3.2. Par surabondance, le raisonnement de l'intimée, qui soutient que l'immeuble a été acquis grâce à une vente "à prix d'ami" est dénué de pertinence. Pour qu'il y ait donation mixte, l'accord des parties doit porter sur la différence de valeur des prestations échangées et sur la libéralité faite par l'un des cocontractants à l'autre. La preuve de cet élément subjectif ( animus donandi), à savoir la détermination de ce que les parties savent ou veulent au moment de conclure un contrat, relève de la constatation des faits (ATF 133 III 675 consid. 3.3; 128 II 231 consid. 2.4.2.1 avec références). Un tel constat de fait ne peut être contesté, en instance fédérale, que dans la mesure restreinte permise par l'art. 97 al. 1 LTF (arrêt 5A_87/2010 du 5 mai 2010 consid. 3.1). En l'occurrence, il ressort de la décision querellée que la cour cantonale a retenu que le bien-fonds "villa C.________" avait été acquis par l'ex-époux par une donation mixte de sa mère ( cf. supra consid. 3.2). Il s'agit d'une constatation de fait qui lie le Tribunal fédéral, non remise en cause dans un recours, a fortiori de manière conforme à l'art. 97 LTF, en sorte que l'argumentation de l'intimée tombe à faux.