Citation: 8C_262/2019 E. 3.2

3.2. Les premiers juges ont retenu que le recourant avait violé son obligation de renseigner en tant qu'il n'avait pas déclaré être propriétaire d'un bien immobilier en France ainsi que d'un scooter et n'avait pas non plus déclaré un gain issu d'une activité lucrative. A cela s'ajoutait le fait qu'il avait refusé une visite de son domicile pour clarifier sa situation et qu'il avait eu des paroles inadéquates à l'égard du personnel de l'Hospice général, ces comportements constituant une violation de son devoir de collaborer. Les premiers juges ont retenu une violation supplémentaire du devoir d'informer de la part du recourant en tant que ce dernier avait donné des explications peu claires et fluctuantes au sujet de sa relation avec son ex-compagne et mère de ses enfants, refusant une visite de son domicile par le service des enquêtes. En outre, quand bien même il n'était pas établi que le recourant avait sous-loué son appartement à une tierce personne, il apparaissait très vraisemblable, selon les juges précédents, qu'il avait quitté son logement pendant plusieurs mois sans en informer l'Hospice général. Au vu de ces éléments, la juridiction cantonale a confirmé la décision de suppression des prestations prise par l'Hospice général.