Citation: 2C_231/2020 E. 6.1

6.1. La recourante semble perdre de vue que la présente procédure porte sur le bien-fondé du rejet de sa demande de révision. Or, ses griefs relèvent du fond. Ainsi, la question de savoir si l'Administration fiscale cantonale devait d'office contrôler les conditions de l'exonération ou s'il était justifié d'attendre de la recourante qu'elle produise le certificat Minergie n'est pas pertinente, car elle relève de l'application du droit au fond et une erreur dans l'application du droit ne constitue pas, en principe, un motif de révision (cf. arrêts 2C_200/2014 du 4 juin 2015 consid. 2.4.4.2; 2C_319/2009 du 26 janvier 2010 consid. 5.3, non publié in ATF 136 II 241). A cet égard, la recourante ne démontre pas que les éventuels manquements de l'autorité fiscale dans la procédure de taxation ouvriraient la voie de la révision selon le droit de procédure cantonal. Les constatations cantonales laissent du reste apparaître une négligence de la part de la contribuable, qui ne s'est pas préoccupée de sa certification Minergie lors de ses déclarations et n'a pas recouru contre les taxations n'en tenant pas compte. De même, la violation du principe de la légalité résultant d'une décision potentiellement contraire au droit matériel ne constitue pas en soi un motif de révision et la recourante ne démontre pas qu'il en irait différemment selon le droit de procédure cantonal genevois.