Citation: 7B_62/2025 E. 4.6.2

4.6.2. Le recourant soutient le contraire en se fondant sur l'expertise psychiatrique dont il ressortirait qu'il "respectera à la lettre les mesures de substitution qui lui seront imposées" et qu'il "[aurait] une personnalité qui tend[rait] à respecter les décisions de l'autorité" (recours n° s 4.3.5 à 4.3.11, p. 14 à 17). Toutefois, comme l'a constaté la cour cantonale sans être contredite, les mesures proposées n'apportent aucune garantie: compte tenu de l'exiguïté du territoire suisse, de la proximité de la France et de l'absence de contrôle d'identité aux frontières dans l'espace Schengen, elles ne permettent pas d'empêcher le recourant de s'enfuir à l'étranger, voire de passer dans la clandestinité (cf. ATF 145 IV 503 consid. 3.2 et 3.3.2; arrêt 7B_1051/2024 du 22 octobre 2024 consid. 3.4.1); il en va en particulier du dépôt des papiers d'identité (cf. la mesure préconisée par les experts [let. A.d supra]). Sa prétendue volonté de s'y conformer ne suffit pas pour démontrer le contraire (cf. arrêts 7B_1009/2023 du 6 février 2024 consid. 6.3.2; 7B_156/2023 du 31 juillet 2023 consid. 3.2; 1B_271/2022 du 16 septembre 2022 consid. 4.2). Tel est d'autant plus le cas lorsqu'il est permis de douter de celle-ci comme en l'espèce: le recourant a déjà évoqué à plusieurs reprises ses envies de quitter le territoire suisse et les experts ont estimé qu'il existait un risque qu'il ne se conforme pas aux mesures de substitution préconisées (cf. consid. 4.4.2 supra).