Citation: 8C_568/2013 E. 6

Dans un deuxième grief, la recourante reproche aux premiers juges de ne pas avoir pris en compte dans leur raisonnement la fracture du mur postérieur de la 6 ème vertèbre cervicale diagnostiquée en mai 2012. En ce qui concerne le diagnostic de fracture vertébrale, celui-ci a été posé pour la première fois par le docteur F.________ le 7 juin 2012, lequel s'est fondé sur le bilan radiologique (IRM et scanner cervical) réalisé par la doctoresse G.________ en date du 23 mai 2012. Dans la mesure où ces nouvelles constatations sont postérieures à la décision sur opposition du 12 mai 2011, c'est à bon droit que les premiers juges n'ont pas tenu compte de la nouvelle lésion (fracture vertébrale) invoquée dans l'appréciation du droit de la recourante à des prestations d'assurance. En effet, selon une jurisprudence constante, le juge apprécie la légalité des décisions attaquées, en règle générale, d'après l'état de fait existant au moment où la décision litigieuse a été rendue. Les faits survenus postérieurement, et qui ont modifié cette situation, doivent normalement faire l'objet d'une nouvelle décision administrative (ATF 132 V 215 consid. 3.1.1. p. 220; 121 V 362 consid. 1b p. 366 et les références). Au demeurant, on rappellera que malgré les nombreux examens radiologiques effectués dans la suite des accidents des 25 janvier et 24 juillet 2009, aucun spécialiste n'a fait état d'une fracture du mur postérieur de la 6 ème vertèbre. Enfin, il est rappelé que la recourante a subi un accident de ski le 8 février 2011, à propos duquel elle a allégué, dans la procédure l'opposant à son nouvel assureur-accidents Bâloise Assurances SA, qu'il s'agissait d'une "fracture de l'angle postéro-inférieur du corps de C6 dont l'origine était en l'état incertaine mais provenait très certainement de l'accident de ski du 9 février 2011". Au vu de ce qui précède, les constatations du docteur F.________ selon lesquelles l'accident du 25 janvier 2009 serait à l'origine de la fracture vertébrale ne sauraient remettre en cause la décision sur opposition de l'intimée du 12 mai 2011.