Citation: 2C_746/2019 E. 3.3

3.3. Le recourant reproche ensuite au Tribunal cantonal d'avoir établi arbitrairement qu'il "maîtris[ait] également l'italien" en plus du français, qu'il "a[vait] toujours éprouvé des affinités avec le pays d'origine de ses parents", soit l'Italie, et qu'il "n'[était] donc pas enraciné uniquement en Suisse et parmi des ressortissants suisses". Selon lui, de telles allégations ne reposent sur aucun élément du dossier. En l'occurrence, on pourrait se demander s'il est véritablement soutenable de considérer, comme paraît l'avoir fait le Tribunal cantonal, qu'un étranger de deuxième génération, à l'instar du recourant, parle forcément la langue de son pays d'origine, alors même qu'il a d'emblée contesté maîtriser cette langue en cours de procédure et n'a jamais vécu ailleurs qu'en Suisse. On peut également douter qu'il soit possible de retenir, sans tomber dans l'arbitraire, qu'un étranger de deuxième génération, tel que le recourant, entretient forcément des "affinités" avec son pays d'origine et n'est "pas enraciné uniquement en Suisse", simplement parce qu'il ne s'est jamais naturalisé suisse et qu'il a commis des délits avec la complicité d'autres personnes étrangères. Tel semble avoir été, en effet, le raisonnement du Tribunal cantonal. Il n'est toutefois pas nécessaire de trancher ces deux questions. Dans le cas d'espèce, déterminer si le recourant maîtrise l'italien et s'il est resté attaché à son pays d'origine n'aurait de toute manière aucune influence sur l'issue du litige.