Citation: 4A_444/2022 E. 7.3

7.3. La recourante se plaint d'une part d'une violation d'une disposition du droit cantonal vaudois, en l'occurrence de l'art. 12 LVLBFA, sans toutefois soutenir que la cour cantonale en aurait fait une application arbitraire. Le recours en matière civile ne peut pas être interjeté pour violation du droit cantonal en tant que tel. Il est toutefois possible de faire valoir que la mauvaise application du droit cantonal constitue une violation du droit fédéral, en particulier qu'elle est arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. ou contraire à d'autres droits constitutionnels (ATF 138 I 1 consid. 2.1; 134 III 379 consid. 1.2; 133 III 462 consid. 2.3). Un tel grief, qui met en cause un droit constitutionnel, doit être motivé de façon stricte: le justiciable doit désigner le droit dont il se prévaut, en expliquant dans le détail en quoi consiste la violation (principe de l'allégation, art. 106 al. 2 LTF; ATF 139 I 229 consid. 2.2; 134 II 244 consid. 2.2). En l'espèce, la recourante n'allègue pas un tel grief. Dès lors, son argument lié à la violation du droit cantonal est irrecevable. De surcroît, son argument qui est fondé sur le fait que la Commission d'affermage du canton de Vaud n'aurait pas été saisie sur la question de la durée du bail, s'écarte de la version des faits retenue par la cour cantonale, sans toutefois que la recourante ne soutienne que la cour cantonale aurait établi ce fait de manière arbitraire. Sa critique, appellatoire, est également irrecevable pour ce motif (art. 106 al. 2 LTF).