Citation: 5A_308/2024 E. 3.2

3.2. Les juges cantonaux ont d'abord rappelé les conclusions de l'expertise réalisée le 15 novembre 2022 et les raisons pour lesquelles les experts préconisaient le placement des mineurs à long terme, en famille d'accueil (cf. supra let. B.b.a). Ils ont précisé que ces conclusions n'étaient pas infirmées par les éléments qu'apportait la recourante à propos de l'amélioration de sa situation personnelle, administrative et sociale. Le même raisonnement s'imposait à propos des attestations que l'intéressée produisait devant la cour cantonale, lesquelles témoignaient certes de son engagement auprès de ses enfants, sans pourtant suffire à remettre en cause les constatations et recommandations faites par les experts psychiatres à propos de ses compétences parentales, lesquelles étaient trop entravées par ses troubles psychiques pour fournir à ses enfants l'encadrement dont ils avaient besoin. L'autorité cantonale a par ailleurs refusé les mesures d'instruction sollicitées par la recourante (audition des professionnels des foyers E.________ et F.________, de l'Unité des troubles de la régulation émotionnelle des HUG, de la pédiatre ou de ses parents), considérant pour l'une, qu'elle couvrait une période limitée, éloignée dans le temps (audition des professionnels du foyer F.________), pour les autres, qu'elles n'étaient pas déterminantes en raison du fait que les éléments qu'elles tendaient à établir (engagement et efforts fournis par la recourante en faveur des enfants; régularité de leur suivi) avaient été pris en compte dans l'expertise. Il ne pouvait au demeurant être reproché aux experts d'avoir renoncé à s'entretenir avec la pédiatre des enfants et les responsables du foyer F.________, en tant qu'ils n'étaient pas susceptibles d'avoir d'incidences sur les conclusions de l'expertise. La cour cantonale a enfin précisé que la mesure ordonnée était adéquate et proportionnée dès lors qu'aucune mesure moins incisive ne permettait de garantir le bon développement des enfants, les différents suivis et mesures entrepris depuis leur placement provisoire en foyer n'ayant pas permis une amélioration suffisante des capacités parentales de la mère autorisant un retour des mineurs auprès d'elle. La modalité de placement préconisée par les experts et les curateurs (famille d'accueil plutôt que foyer) devait par ailleurs être confirmée afin de permettre aux enfants de se développer dans un environnement familial, avec des personnes de référence stables.