Citation: 4P.100/2004 27.08.2004 E. 2

2.1 Concédant que les possibilités de faire valoir des faits nouveaux dans le cadre d'un recours de droit public sont très réduites, la recourante produit néanmoins devant le Tribunal fédéral une correspondance échangée entre le 4 novembre 2003 et le 10 décembre 2003 (pièces nos 12 à 16), qu'elle n'a pas soumise à l'autorité cantonale. 2.2 Dans le cadre d'un recours de droit public qui repose essentiellement, comme en l'espèce, sur un autre grief que l'arbitraire, le Tribunal fédéral ne prend en considération les allégations, preuves ou faits nouveaux qu'à titre exceptionnel. Il admet ainsi les nova s'ils concernent un point mentionné pour la première fois dans la décision attaquée (ATF 118 Ia 369 consid. 4d), s'ils ont trait à un point de vue qui s'imposait à l'autorité cantonale, de sorte que celle-ci aurait manifestement dû le prendre en compte d'office en instance cantonale (ATF 99 Ia 113 consid. 4a), s'ils se rapportent à des faits qui ne sont devenus déterminants qu'au cours de la procédure probatoire instituée par l'art. 95 OJ (ATF 107 Ia 187 consid. 2b; Rhinow/Koller/Kiss, Öffentliches Prozessrecht und Justizverfassungsrecht des Bundes, n. 1859, p. 358) ou s'ils sont liés à de nouveaux moyens de droit, recevables devant le Tribunal fédéral parce que l'autorité de dernière instance cantonale disposait d'un pouvoir d'examen libre et devait appliquer le droit d'office (ATF 119 Ia 88 consid. 1a). Aucune de ces exceptions n'est réalisée in casu. La recourante ne le prétend d'ailleurs même pas. Partant, sont irrecevables les pièces 12 à 16 que la recourante a produites avec son recours de droit public.