Citation: 6B_191/2021 E. A

A.a. En août 2007, la société C.________ SA, sous-bailleresse, a conclu avec B.________, avocat, deux contrats de sous-location portant notamment sur seize bureaux situés à Genève, en contrepartie de loyers mensuels d'environ 18'145 fr. au total. Le 8 janvier 2008, B.________ et A.________, également avocat, ont signé une convention, à teneur de laquelle notamment, ils s'associaient à des fins de partage de frais, le nom de l'étude étant "B.________ & A.________ Avocats". Selon la convention, le premier sous-louait au second quatre des bureaux précités, dont certains étaient équipés. A.________ versait à son associé une participation forfaitaire mensuelle, laquelle couvrait, entre autres prestations, ladite sous-location. Dans un addendum signé ultérieurement, les intéressés ont qualifié cette convention de société simple. D'autres associés ont ensuite rejoint l'étude. Courant 2010, les relations entre les membres de cette étude se sont dégradées. Chacun s'est progressivement installé dans d'autres locaux. A.________ a quitté les lieux le 3 décembre 2010. B.________ a pris à bail, auprès de particuliers, de nouveaux bureaux le 1er novembre 2010. Ce dernier et C.________ SA ont, d'un commun accord, mis un terme aux deux contrats de sous-location. A.b. Les avocats précités se sont opposés durant de nombreuses années sur les modalités financières de la liquidation de leur association. Un tribunal arbitral a finalement été constitué. B.________ a initié une procédure d'arbitrage contre A.________, aux fins d'obtenir le paiement de la somme de 40'330 fr. environ à titre de participation aux charges de l'étude. Dans le cadre de la procédure d'arbitrage, A.________ a déposé, en 2018, auprès de ce tribunal, une demande de reddition de comptes (art. 541 CO), sollicitant la production, par B.________, entre autres documents "du bail; des baux et tous les avenants; courriers y relatifs pour les locaux occupés par l'étude". Par ordonnance du 2 mars 2018, l'arbitre, Me D.________, a rejeté cette requête considérant que B.________ avait d'ores et déjà produit l'ensemble des baux et avenants qu'il affirmait être en sa possession, respectivement que les autres prétentions du requérant étaient trop imprécises pour être accueillies. B.________ exposait avoir résilié le contrat de société simple avec effet au 31 décembre 2010, raison pour laquelle son ancien associé aurait dû s'acquitter, entre autres prestations, du forfait mensuel convenu jusqu'à cette date, ce qu'il n'avait pas fait. Il soulignait n'avoir "jamais reçu la moindre indemnité quelconque de C.________ SA, lorsqu'il avait quitté les locaux en janvier 2011, en particulier (...) pour avoir abattu une cloison, remis une cuisinette et posé quelques rayonnages", travaux également financés par A.________. Par sentence finale du 30 août 2018, le tribunal arbitral a notamment condamné A.________ à verser à B.________ 34'330 fr. environ avec intérêts ainsi que les frais d'arbitrage. Cette sentence indiquait, entre autres, que rien ne permettait de douter de l'affirmation de B.________ selon laquelle C.________ SA ne lui avait versé aucune indemnité - susceptible d'être partiellement restituée à A.________ - en contrepartie des travaux effectués dans les locaux. Le dernier nommé a vainement contesté cette décision auprès du Tribunal fédéral (arrêt 4A_539/2018 du 27 mars 2019). Sur réquisition de B.________, A.________ s'est vu notifier, le 15 octobre 2018, un commandement de payer la somme de 58'944 fr. 25 plus intérêts, fondée sur la sentence arbitrale. A.c. Fin 2019, B.________ a déposé une demande en paiement, devant un autre arbitre, contre une ancienne associée de l'étude "B.________ & A.________ Avocats", actuellement associée à A.________. Pour étayer sa requête, il a notamment produit un accord passé entre C.________ SA et lui-même le 20 octobre 2010. A teneur de cet accord, qui consiste dans une lettre adressée par C.________ SA à "Me B.________, B.________ & A.________ Avocats" contresignée par le prénommé: les obligations de loyers de B.________ à l'égard de C.________ SA prenaient fin le 31 décembre 2010; aucune somme n'était réclamée au sous-locataire pour les "15 jours de janvier 2011"; C.________ SA prenait en charge le loyer des nouveaux bureaux de B.________ pour les mois de novembre et décembre 2010, à savoir 20'800 fr. au total; C.________ SA procéderait au calcul de la valeur résiduelle de l'alarme installée à l'étage de l'étude et rembourserait le prénommé le montant idoine. Dans une sentence arbitrale rendue le 27 avril 2020, B.________ a été débouté de sa demande en paiement. L'arbitre a considéré que la convention liant les parties avait été conclue entre l'avocate défenderesse et l'étude "B.________ & A.________ Avocats", composée des deux prénommés, de sorte que B.________ ne pouvait agir seul pour demander le paiement de créances - en particulier celles afférentes à la sous-location d'un bureau - dont l'étude semblait toujours être titulaire.