Citation: 5A_472/2016 E. 5.2

5.2. Le premier juge a mis à la charge de la recourante les frais judiciaires arrêtés à 34'875 fr. en application des art. 18 et 22 al. 1 TFJC/VD, à savoir 1'000 fr. pour la requête de suspension et 33'875 fr. à titre d'émolument forfaitaire de la procédure au fond. La cour cantonale a confirmé la décision de première instance. Elle a relevé que l'art. 22 al. 1 TFJC/VD concrétisait le principe d'équivalence, lorsque le procès prenait fin prématurément pour une des causes prévues aux art. 241 s. CPC; la réduction de trois quarts de l'émolument reposait sur la réduction correspondante du travail accompli par l'autorité judiciaire, la procédure menée jusqu'à la première audience impliquant déjà plusieurs opérations pour le greffe et le magis trat saisi. En l'espèce, le relevé des opérations comportait 37 inscriptions concernant l'avancement de la procédure, allant du 6 juin 2014 au 5 avril 2016. Ces opérations concernaient non seulement la procédure incidente de suspension, mais également l'échange d'écritures, en particulier les différends au sujet de la nécessité d'un second échange d'écritures. Le premier juge avait ainsi examiné de nombreux courriers et tranché différentes requêtes, de sorte que rien ne permettait de considérer que la réduction des trois quarts de l'émolument ne correspondait pas à une application correcte du principe d'équivalence. Quant au principe de la couverture des frais, il était notoire que les causes présentant une valeur litigieuse élevée, comme en l'espèce, compensaient en quelque sorte les très nombreuses causes dont la valeur litigieuse était faible et ne permettait pas aux autorités judiciaires d'assurer une couverture suffisante des frais. Il n'y avait en l'espèce pas non plus d'entrave inadmissible à la justice, la recourante ayant été en mesure d'effectuer l'avance de frais, dont l'essentiel lui était restitué.