Citation: 2A.201/2005 30.06.2005 E. A

X.________ s'est inscrit pour la première fois au premier examen propédeutique pour médecins, médecins-dentistes et médecins-vétérinaires, à la session d'automne 1986, à Genève. Il ne s'y est pas présenté, mais n'a pas retiré son inscription ni fait valoir de motif d'empêchement. Le Président local de Genève (ci-après: le Président local) a constaté que X.________ avait échoué cet examen par une décision du 26 septembre 1986 qui n'a pas été contestée. Lors d'une rencontre en novembre ou décembre 1986, le Président local a expliqué à l'intéressé que, pour des raisons formelles, on devait considérer qu'il avait échoué l'examen; cependant, il pouvait encore tenter de le passer à deux reprises. X.________ s'est alors présenté à la session d'été 1987, mais il a obtenu une moyenne insuffisante. Le Président local a constaté ce nouvel échec par une décision du 10 juillet 1987 qui n'a pas non plus été contestée. A la fin des années huitante, X.________ a renoncé à poursuivre ses études de médecine. Toutefois, en août 2004, il a décidé de s'immatriculer à nouveau à la Faculté de médecine de l'Université de Genève (ci-après: la Faculté). Par lettre du 7 septembre 2004, celle-ci lui a cependant fait savoir que l'Office fédéral de la santé publique avait refusé sa réinscription, parce que la troisième tentative pour se présenter aux examens propédeutiques avait été supprimée en 1995, ce changement s'accompagnant d'un régime transitoire jusqu'en 1998. Produisant deux attestations médicales, X.________ a alors déposé une demande de réinscription que le Comité directeur des examens fédéraux pour les professions médicales (ci-après: le Comité directeur) a rejetée, par décision du 7 décembre 2004, en se fondant sur l'ordonnance générale du 19 novembre 1980 concernant les examens fédéraux des professions médicales (ci-après: l'Ordonnance ou OPMéd, RS 811.112.1). Le Comité directeur a invoqué en particulier le premier alinéa de l'art. 39 OPMéd, intitulé "Exclusion définitive", dans sa version du 16 novembre 1994; il a relevé qu'aucune dérogation n'était possible au regard de cette disposition ou d'un autre texte de loi. Se référant en outre aux art. 40, 41 et 42 OPMéd, il disait n'avoir trouvé dans le dossier aucun élément susceptible de conclure que l'intéressé n'était pas en mesure de se rendre compte de sa situation personnelle et de prendre une décision adaptée aux circonstances lors des sessions d'examens d'automne 1986 et d'été 1987. Enfin, il relevait qu'une restitution du délai pour recourir contre les deux décisions d'échec d'automne 1986 et d'été 1987 ne pouvait entrer en ligne de compte en l'espèce.