Citation: 1C_98/2019 E. B

Le 15 février 2010, A.________ et son épouse se sont définitivement séparés. En septembre 2010, le prénommé a fait la connaissance de C.________, ressortissante camerounaise née en 1983, avec laquelle il a eu deux enfants nés en 2011 et 2014. Le 9 juillet 2014, A.________ et B.________ ont formé une requête commune en divorce qui a abouti le 5 novembre 2014. Le 21 février 2015, le prénommé et C.________ se sont mariés. Invité par le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) à se déterminer au sujet d'une éventuelle annulation de la naturalisation facilitée, A.________ a notamment fait valoir, en date du 30 octobre 2015, qu'il s'était intégré en Suisse de manière exemplaire, qu'un enfant était issu de son ancienne union conjugale et qu'il ne s'agissait pas d'un mariage de complaisance. En date du 3 mai 2016, l'ex-épouse de l'intéressé a été auditionnée sur les circonstances de son mariage et de son divorce; elle a notamment exposé que leur communauté conjugale était effective et stable au moment de la naturalisation de l'intéressé et que tout allait bien avant Noël 2009; elle a précisé que des tensions étaient apparues dans le couple en raison du fait qu'elle avait passé Noël sans son mari; elle a également déclaré qu'ils n'avaient ni les mêmes intérêts pour les fêtes de famille, ni la même conception de la vie de famille. A.________ s'est déterminé, le 12 août 2016, sur les déclarations de son ex-épouse.