Citation: 1D_7/2022 E. 4

La recourante reproche à la Procureure extraordinaire nommée par le Bureau du Grand Conseil de ne pas l'avoir entendue, la privant ainsi d'un procès équitable. Ce grief ne s'adresse pas à l'autorité qui a rendu la décision attaquée, mais à l'instance de préavis. En outre, la recourante n'indique pas sur quelle base légale ou constitutionnelle elle fonde sa prétention à être entendue oralement par la Procureure extraordinaire avant qu'elle ne rende son préavis. L'art. 18 al. 2 LVCPP dispose que le bureau décide souverainement de l'ouverture de la poursuite pénale à l'encontre du Procureur général sur le vu du dossier, des mémoires de chaque partie et d'un préavis du procureur extraordinaire. Cette disposition ne consacre aucun droit de la partie requérante à être entendue par le Procureur extraordinaire désigné. Un tel droit ne découle pas davantage de l'art. 29 al. 2 Cst. (cf. ATF 140 I 68 consid. 9.6.1). La recourante n'explique pas pourquoi son audition aurait été nécessaire. La Procureure extraordinaire se borne à émettre un préavis non contraignant à l'attention du Bureau du Grand Conseil qui statue souverainement. Elle peut pour ce faire se fonder sur les pièces du dossier et les mémoires écrits des parties. Le recours est infondé en tant qu'il dénonce une violation du droit d'être entendu.