Citation: 6B_1225/2023 E. 1.2

1.2. Le recourant allègue que l'autorité cantonale aurait à tort retenu qu'il n'avait pas contesté les faits au moment du contrôle et que, de toute façon, sa supposée inaction serait sans incidence dans la mesure où il appartient à l'accusation de prouver la commission de l'infraction. La cour cantonale a considéré en substance que le recourant avait été verbalisé sur le champ et n'avait pas contesté l'infraction. Examinant l'état de fait avec un pouvoir d'examen réduit (art. 398 al. 4 CPP), elle a souligné qui si tel avait été le cas, le policier observateur aurait été appelé afin de fournir des explications à ses collègues, ce qui n'avait pas eu lieu. Ces constatations ne sont en rien arbitraires. En effet, lors de son interrogatoire, l'agent observateur a indiqué que si la personne conteste l'infraction, il est appelé par ses collègues soit pour donner des précisions, soit pour se rendre auprès du contrevenant pour donner des explications. Il a souligné que, dans ce cas, il n'avait pas été appelé par ses collègues. Cela étant et contrairement aux allégations du recourant sur ce point, la cour cantonale ne s'est nullement fondée sur l'absence de contestation ou d'opposition motivée pour en déduire qu'il aurait admis sa culpabilité. Bien au contraire, elle a fondé sa conviction, en premier lieu sur le rapport de contravention et sur les témoignages des agents concernant les modalités de la mission, en écartant la version du recourant. Elle a en particulier relevé que le rapport, rédigé deux jours après les faits, était précis et exhaustif. La cour a indiqué que, selon les déclarations du recourant, le contrôle avait " dégénéré un peu ", ce qui ne ressortait nullement du rapport de police. Or, si tel avait été le cas, soit le rapport en aurait fait état, soit le policier observateur aurait été interpellé par ses collègues. Le recourant échoue à démontrer l'arbitraire de cette constatation, étant rappelé que le pouvoir de cognition de la cour cantonale est limité lorsque seule une contravention fait l'objet de la procédure (cf. art. 398 al. 4 CPP). Enfin, il ne conteste pas la constatation selon laquelle l'agent annonceur voyait les mains du conducteur et, s'il éprouvait un doute, ce qui pouvait arriver, il ne dénonçait pas le cas.