Citation: 2C_839/2014 E. 1

Ressortissant kosovar, A.A.________ est entré en Suisse en octobre 2004. Le 1er mai 2006, il a obtenu une autorisation de séjour au titre du regroupement familial, ensuite de son mariage avec une ressortissante suisse. Le 28 août 2013, une autorisation d'établissement a été délivrée en sa faveur. Des suites d'un mariage coutumier, non reconnu, contracté au Kosovo avec une compatriote, A.A.________ est père de trois enfants, B.A.________, né en 1998, C.A.________, en 1999, et D.A.________, née en 2000. Ces derniers habitent à X.________/Kosovo, aux côtés de leur grand-mère paternelle, E.A.________, née en 1945, à qui leur éducation a été confiée depuis la séparation des parents. Les enfants A.________ voient leur mère deux à trois fois par semaine et leur père, trois semaines durant l'été; ils ne sont jamais venus en Suisse chez leur père et ne connaissent pas sa nouvelle épouse. Le 2 septembre 2013, les trois enfants ont requis une autorisation d'entrée en Suisse et A.A.________ a demandé qu'une autorisation de séjour leur soit délivrée, au titre du regroupement familial. Par décision du 27 décembre 2012, le Service de la population du canton de Vaud a refusé de délivrer les autorisations requises. A.A.________ a recouru contre cette dernière décision auprès du Tribunal cantonal du canton de Vaud. Le juge instructeur a ordonné un second échange d'écritures, à l'issue duquel chaque partie a maintenu ses conclusions. A.A.________ a en outre spontanément produit un lot de pièces, dont un rapport médical concernant E.A.________.