Citation: 4A_89/2021 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la cour cantonale a retenu que l'administration des preuves confirmait que le motif mentionné dans la lettre de résiliation du 26 mars 2015 correspondait à celui ayant réellement fondé le licenciement du demandeur. Après plusieurs discussions, le demandeur persistait en effet à refuser d'accepter que la gestion de la relation commerciale relative au client ait été confiée à C.________, quand bien même cela répondait au choix du client et reposait sur des raisons objectives. Malgré les échanges destinés à résoudre ce litige, il continuait à exprimer son refus de continuer à travailler avec l'agent général. La décision de l'employeuse de résilier le contrat fait ainsi suite au refus du travailleur, quand bien même il n'avait pas de droit à se voir attribuer la relation commerciale litigieuse, d'accepter cette décision prise par sa hiérarchie. Partant, la résiliation était motivée par la rupture du lien de confiance entre l'agent général et le travailleur, en raison de la relation délétère que tous deux avaient fini par entretenir. Dès lors, le congé n'est pas abusif.