Citation: 5P.152/2006 27.07.2006 E. 3

Le recourant taxe d'arbitraire la décision d'irrecevabilité, subsidiairement de rejet, de son grief de violation du droit de plaider et du droit d'être entendu. 3.1 Selon l'arrêt attaqué, après le dépôt en vue de ratification, en août 2004, d'une convention supprimant les contributions d'entretien des enfants et le revirement de l'intimée, le premier juge a finalement statué sans reprise de l'audience de jugement. La Chambre des recours a considéré qu'en se plaignant à cet égard d'une violation de son droit d'être entendu et de son droit de plaider, le recourant se prévalait de la violation d'une règle essentielle de la procédure au sens de l'art. 444 al. 1 ch. 3 CPC/VD. Un tel moyen était irrecevable comme grief de nullité puisque l'éventuelle violation du droit d'être entendu pourrait être guérie dans le cadre du recours en réforme où l'autorité dispose d'une pleine cognition. Au demeurant, il était infondé dès lors que le premier juge avait informé les parties que la convention soumise à ratification ne pourrait être homologuée, qu'il avait fixé au recourant un délai pour produire une pièce et un procédé valant plaidoirie - ce qui avait été fait le 2 mars 2005 -, que l'intimée avait également déposé un mémoire valant plaidoirie écrite et que le recourant s'était déterminé sur les dernières pièces dans un procédé complémentaire. Le recourant avait ainsi pu faire valoir son point de vue comme s'il y avait eu reprise d'audience - qu'il n'avait d'ailleurs pas expressément requise - et avait eu la possibilité de requérir des mesures d'instruction s'il les avait jugées utiles. Partant, son droit d'être entendu avait été respecté. 3.2 Le recourant ne s'en prend ni à l'une ni à l'autre de ces deux motivations comme l'exige l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. supra consid. 2; à propos de la double motivation: ATF 129 I 185 consid. 1.6 p. 189 et l'arrêt cité; 121 IV 94 consid. 1b p. 95). En effet, il se borne à affirmer le caractère essentiel du droit de plaider et à soutenir que, s'il avait su que l'intimée conclurait à la non-ratification de la convention et serait suivie en cela par le juge, il aurait vraisemblablement modifié ses conclusions, de sorte que, en refusant d'homologuer la convention sans reprendre préalablement l'audience, le premier juge a violé son droit de plaider.