Citation: 6B_530/2019 E. 2.3

2.3. Le recourant commence par énumérer des moyens probatoires qui auraient pu être administrés par la cour cantonale afin de vérifier la véracité des déclarations faites par D.________, B.________ et H.________. Il ne ressort toutefois pas du jugement attaqué que le recourant aurait réclamé l'administration des preuves qu'il évoque, de sorte que son argumentation est sans portée. Le recourant développe ensuite une argumentation par laquelle il pointe l'absence de preuves matérielles propres à accréditer les liens retenus par la cour cantonale entre sa personne, les escroqueries commises, les comptes et sociétés utilisés pour recevoir et ventiler les fonds. Celle-ci est également dénuée de pertinence, puisque l'autorité précédente a fondé ses constatations sur les déclarations concordantes de D.________, B.________ et H.________. Le recourant ne saurait donc démontrer que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en se plaignant d'un prétendu manque de moyens probatoires, mais devrait montrer que celle-ci aurait tiré des constatations insoutenables de ces déclarations, ou qu'elle aurait arbitrairement prêté foi à celles-ci. Or, à cet égard, le recourant se borne à affirmer que les déclarations en question ne seraient pas crédibles car les trois intéressés auraient eu intérêt à le mettre en cause. Une telle argumentation, purement appellatoire et reposant sur la conjecture selon laquelle D.________, B.________ et H.________ auraient accordé leurs versions des événements pour accabler de manière fantaisiste le recourant, ne fait en rien apparaître comme arbitraire l'appréciation de ces moyens de preuve par la cour cantonale. Le recourant soutient ensuite que les sommes reçues sur les comptes jordaniens qu'il contrôlait auraient constitué des investissements pour son projet de centre d'affaires en Jordanie. On ne perçoit cependant pas en quoi l'éventuelle existence du centre d'affaires jordanien - alléguée par le recourant - pourrait avoir une influence sur le sort de la cause (cf. art. 97 al. 1 LTF). En effet, la cour cantonale a retenu que le recourant avait utilisé ledit projet comme couverture servant à justifier les transferts de fonds, en laissant ouverte la question de l'existence réelle du centre d'affaires. Peu importe, à cet égard, que le projet eût par ailleurs trouvé une concrétisation. Cela ne change rien au fait que le recourant eût indiqué à D.________, B.________ et H.________ de procéder à des versements - à partir de comptes suisses qu'il leur avait demandé d'ouvrir et qui recevaient régulièrement des montants versés par des tiers à la suite d'escroqueries, ce que l'intéressé ne conteste pas - sur les comptes bancaires dont il avait le contrôle en Jordanie. Une éventuelle effectivité du centre d'affaires jordanien n'aurait aucunement fait apparaître comme arbitraire ces constatations, puisqu'on ne voit pas pour quels motifs - autres que ceux retenus par l'autorité précédente - des sommes provenant directement d'escroqueries commises au préjudice de personnes se trouvant eu Europe ou aux Etats-Unis d'Amérique auraient pu se trouver, par le biais de nombreux virements accomplis presque hebdomadairement, sur les comptes des sociétés K.________ et M.________. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.