Citation: 6S.440/2006 24.11.2006 E. 2

Dans la première partie de son mémoire, le recourant qualifie d'arbitraire certains faits qui figurent dans l'ordonnance cantonale. 2.1 Saisie d'un pourvoi en nullité, la Cour de cassation contrôle l'application du droit fédéral sur la base de l'état de fait retenu par l'autorité cantonale, et le recourant n'est pas habilité à s'écarter de cet état de fait. De tels griefs sont donc irrecevables. 2.2 Comme le recourant a intitulé son mémoire "recours de droit public et pourvoi en nullité avec demande d'assistance juridique", on peut se demander si le recourant n'a pas voulu former, parallèlement au pourvoi, un recours de droit public pour arbitraire dans l'établissement des faits (art. 9 Cst.). Cette question peut rester indécise, car l'argumentation du recourant, qui est purement appellatoire, serait également irrecevable dans ce cas. En effet, l'art. 90 al. 1 let. b OJ relatif au recours de droit public prévoit que l'acte de recours doit contenir, sous peine d'irrecevabilité (cf. ATF 123 II 552 consid. 4d p. 558), un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés et préciser en quoi consiste la violation. Le justiciable qui exerce un recours de droit public pour arbitraire ne peut dès lors pas se borner à critiquer la décision attaquée comme il le ferait en procédure d'appel, où l'autorité de recours jouit d'une libre cognition; il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer son opinion à celle de l'autorité cantonale, mais il doit démontrer, par une argumentation précise, que cette décision repose sur une application de la loi ou une appréciation des preuves manifestement insoutenables (ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261/262; 129 I 113 consid. 2.1 p. 120; 128 I 295 consid. 7a p. 312; 125 I 492 consid. 1b p. 495 et les arrêts cités). Or, le recourant se borne, dans la partie fait de son mémoire, à reprendre sa propre version des faits de la bagarre, en qualifiant d'arbitraire certains faits qui figurent dans l'ordonnance cantonale, sans expliquer en quoi consiste l'arbitraire. Ses griefs ne répondent donc pas aux exigences de forme posées à l'art. 90 al. 1 let. b OJ.