Citation: 6B_155/2019 E. 3.3

3.3. Au vu de ce qui précède, le recourant a bien été invité à s'exprimer concernant les infractions de blanchiment d'argent ainsi que sur les agissements qui lui étaient reprochés s'agissant de l'altercation du 18 mars 2016. Il a également pu s'exprimer à propos de sa situation personnelle. A cet égard, il convient de relever que si les parties n'ont pas à pallier, par des questions, une absence d'interrogatoire par l'autorité d'appel (cf. consid. 3.1 supra), le fait que le recourant eût été interrogé par son défenseur concernant une partie des éléments contestés a bien permis à l'intéressé de s'exprimer et de faire valoir ses explications en la matière. En revanche, force est de constater que le recourant n'a aucunement été interrogé à propos du trafic de stupéfiants lors des débats d'appel, alors qu'il contestait les faits qui lui étaient reprochés à cet égard. En outre, ces agissements, qui constituaient pourtant un aspect essentiel de l'accusation, n'avaient été que brièvement évoqués durant les débats de première instance. Certes, dès lors que le recourant avait été condamné par le tribunal de première instance et que la cour cantonale a retenu les mêmes faits sur ce point, l'autorité précédente pouvait largement s'appuyer sur les éléments de preuve administrés précédemment et limiter son interrogatoire en conséquence (cf. a contrario l'arrêt 6B_308/2018 du 23 juillet 2018 consid. 3.3). Elle ne pouvait toutefois se dispenser totalement de questionner le recourant concernant ces faits. Compte tenu de ce qui précède, le recours doit être admis, le jugement attaqué annulé et la cause renvoyée à l'autorité cantonale afin qu'elle conduise de nouveaux débats d'appel conformes au droit fédéral, soit en interrogeant le recourant sur l'accusation relative au trafic de stupéfiants ainsi que sur les résultats de la procédure préliminaire et de la procédure de première instance à cet égard, avant de rendre une nouvelle décision. Conformément à l'art. 389 CPP, il appartiendra à l'autorité cantonale de déterminer l'ampleur que devra revêtir l'interrogatoire, au regard des preuves administrées pendant la procédure préliminaire et la procédure de première instance (cf. arrêt 6B_308/2018 précité consid. 3.3).