Citation: 5D_103/2020 E. 2

Par acte du 28 mai 2020, A.________ exerce un recours en matière civile au Tribunal fédéral. Au préalable, la recourante sollicite l'octroi de l'effet suspensif à son recours. Eu égard à la la valeur litigieuse (3'255 fr.) nettement inférieure au seuil légal de 30'000 fr. (art. 74 al. 1 let. b LTF) et en l'absence de question juridique de principe (art. 74 al. 2 let. a LTF; ATF 141 III 159 consid. 1.2 et les arrêts cités), le présent recours doit être traité en tant que recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Dans son écriture, la recourante se plaint, en quelques lignes, que ses moyens de défense devant l'autorité cantonale n'ont pas été retenus et persiste à affirmer qu'elle n'est pas responsable du manquement qui a affecté la notification du prononcé de mainlevée. Elle fait en outre valoir qu'elle n'a pas été entendue et qu'elle n'a pu porter ses explications que par voie écrite. Ce faisant, la recourante présente à nouveau sa propre appréciation de la cause en omettant de tenir compte de la motivation de l'arrêt déféré, et, bien qu'elle soulève en substance une violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.), ne démontre pas de manière claire et précise que l'arrêt déféré serait contraire à l'un de ses droits fondamentaux ou à la Constitution (art. 106 al. 2 LTF). Au demeurant, la garantie de l'art. 29 al. 2 Cst. ne comprend pas le droit d'être entendu oralement (ATF 134 I 140 consid. 5.3; 130 II 425 consid. 2.1 et la jurisprudence citée). En définitive, le recours ne satisfait pas aux exigences accrues de motivation posées par les art. 106 al. 2 et 116 LTF, par renvoi de l'art. 117 LTF.