Citation: I 258/04 13.05.2005 E. 1

Par ailleurs, sur le vu des facteurs mis en évidence par les experts, force est de considérer que les limitations liées à l'exercice d'une activité résultent d'une exagération des symptômes. Ainsi, le docteur S.________ a indiqué que l'assurée faisait une importante fixation sur ses douleurs dont les caractéristiques demeuraient vagues, puisque les plaintes dépassent largement une problématique post-traumatique de l'épaule droite, pour s'étendre à une grande partie de l'hémicorps droit. En effet, les douleurs irradient à la nuque, dans la région occipitale droite et se manifestent notamment sous la forme de brachialgies diffuses mal systématisées atteignant les doigts. En outre, l'expert relève le caractère très démonstratif des plaintes exprimées par l'intéressée, ainsi qu'une importante discordance entre les limitations alléguées et les mesures angulaires de la mobilité passive de l'épaule en position couchée. Vu ce qui précède, étant donné l'absence d'une comorbidité psychiatrique importante et la présence de plusieurs facteurs permettant de conclure à une exagération des symptômes, il y a lieu de nier l'existence d'une atteinte à la santé psychique ouvrant le droit à des prestations d'assurance. Aussi, la juridiction cantonale était-elle fondée à considérer que la capacité de travail découlant de l'atteinte à la santé était de 60 % dans une activité adaptée.