Citation: 2C_417/2021 E. 5.4

5.4. En l'espèce, c'est en vain que le recourant se prévaut de la période maritale vécue à l'étranger avant son entrée en Suisse, dans la mesure où, selon la jurisprudence constante, celle-ci n'est pas comptabilisée dans le calcul de la durée du ménage commun au sens de l'art. 50 al. 1 let. a LEI, seule celle ayant été vécue en Suisse étant décisive (cf. ATF 136 II 113 consid. 3.3.2; arrêts 2C_603/2019 du 16 décembre 2019 consid. 5.1; 2C_50/2015 du 26 juin 2015 consid. 3.1). Dans ces circonstances, il n'est nul besoin d'examiner si les motifs dont se prévaut l'intéressé constituent des raisons majeures justifiant l'existence de domiciles séparés au sens de l'art. 49 LEI, pas plus que de savoir si la communauté familiale aurait été maintenue durant cette période. Dès lors qu'il n'est pas contesté que les époux, qui se sont mariés le 3 novembre 2016, mais qui n'ont fait ménage commun en Suisse que depuis l'entrée dans ce pays du recourant le 6 septembre 2017, se sont séparés en février 2020, et ont ainsi vécu en ménage commun durant moins de trois ans, c'est donc à tort que l'intéressé se plaint de la violation de l'art. 50 al. 1 let. a LEI ainsi que de ses dispositions d'exécution figurant à l'art. 77 OASA.