Citation: 6B_437/2009 28.09.2009 E. 1

Dans un premier moyen, le recourant s'en prend à l'établissement des faits relatifs à l'agression de Z.________, qu'il qualifie d'arbitraire sur plusieurs points. 1.1 Le Tribunal fédéral est un juge du droit. Il ne peut revoir les faits établis par l'autorité précédente que s'ils l'ont été de manière manifestement inexacte, c'est-à-dire arbitraire (sur cette notion, cf. ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4/5; 134 I 140 consid. 5.4 p. 148; 133 I 149 consid. 3.1 p. 153 et les arrêts cités), ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF et pour autant que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Encore faut-il, à peine d'irrecevabilité, que la réalisation de ces conditions soit démontrée dans le recours (cf. arrêts 6B_338/2008 consid. 10.1.1 et 4A_28/2007 consid. 1.3). Il ne suffit donc pas que le recourant plaide à nouveau sa cause, conteste simplement les faits retenus ou rediscute la manière dont ils ont été établis comme s'il s'adressait à une juridiction d'appel. Il lui incombe d'exposer, de manière claire et détaillée, pièces à l'appui si possible, que les faits retenus l'ont été d'une manière absolument inadmissible, et non seulement discutable ou critiquable. 1.2 Le recourant fait valoir, en premier lieu, que la cour cantonale est tombée dans l'arbitraire en retenant qu'il avait téléphoné le jour de l'agression à A.________ ou à Y.________. Il relève que ces contacts téléphoniques n'auraient pas été documentés par le relevé rétroactif de ses deux numéros. Certes, la vidéosurveillance le montrerait en train de téléphoner, mais il soutient qu'il discutait alors avec un ami. Il fait en outre valoir que A.________ n'aurait pas reçu d'autres appels que ceux de Y.________. La cour cantonale a retenu que le recourant avait téléphoné à A.________ en se fondant sur l'image de la caméra de vidéosurveillance de la banque le montrant en train de téléphoner depuis l'intérieur. Elle a considéré que le recourant avait vraisemblablement utilisé une autre puce de téléphone ou un autre téléphone, ce qui expliquerait que cet appel entre le recourant et A.________ n'ait pas été documenté par le relevé rétroactif des numéros qu'il utilisait normalement. Le raisonnement de la cour cantonale n'est pas entaché d'arbitraire. L'hypothèse, qu'elle a émise, selon laquelle le recourant aurait utilisé une autre puce de téléphone, a été confirmée par les deux comparses, qui ont tous les deux déclaré que le recourant possédait plusieurs téléphones portables (arrêt de première instance, p. 10 et 12). Quant aux relevés rétroactifs du téléphone de A.________, produits par le recourant, ils ne prouvent rien, puisque A.________ a également pu utiliser une autre puce de téléphone ou un autre téléphone. Le grief d'arbitraire soulevé par le recourant doit donc être rejeté. 1.3 Le recourant soutient ensuite que la cour cantonale serait tombée dans l'arbitraire en retenant qu'il avait repéré la victime qui prélevait de l'argent au guichet n° 3. En effet, à ce moment, il aurait été en train de discuter avec l'employé du guichet n° 6, comme le prouveraient les photos de la vidéosurveillance. Pour apprécier le rôle du recourant dans le brigandage, il est sans importance de savoir lequel des deux comparses a pu observer la victime retirer de l'argent; ce qui est déterminant, c'est de savoir qui a pris la décision de l'agresser. Or, la cour cantonale a retenu que le recourant était l'inspirateur du brigandage sur la base des déclarations concordantes de ses deux comparses (A.________, arrêt de première instance p. 9/10; Y.________, arrêt de première instance p. 11), qu'il était à l'intérieur de la banque avec son acolyte A.________ et qu'il a téléphoné à ce dernier (cf. consid. 1.2). Dans ces conditions, c'est sans tomber dans l'arbitraire que la cour cantonale a retenu que le recourant avait été l'indicateur de l'agression en sélectionnant la victime octogénaire. Mal fondé, le grief soulevé doit être rejeté. 1.4 En dernier lieu, le recourant qualifie d'arbitraire la constatation de la cour cantonale, selon laquelle il aurait reçu 300 fr. comme part de butin. Selon lui, il aurait reçu 100 fr. de Y.________ pour prendre de l'essence. Y.________ a déclaré avoir remis 300 fr. au recourant (arrêt de première instance p. 12) et A.________ a expliqué avoir pris sa part et laissé le reste à ses deux comparses, mais ne pas savoir comme ils se le sont répartis (arrêt de première instance p. 10). Se fondant sur ces déclarations, la cour cantonale a ainsi retenu que le recourant avait reçu une part du butin. Par son argumentation, le recourant n'établit pas en quoi les faits constatés par la cour cantonale sont arbitraires, mais se borne à opposer sa version à celle de la cour cantonale. De nature appellatoire, le grief soulevé par le recourant est irrecevable.