Citation: 4A_304/2022 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, il sied de rappeler que le litige porte sur le point de savoir si l'intimé était en droit d'aligner le joueur concerné lors de trois rencontres disputées dans le cadre du championnat de football congolais de première division au cours de la saison 2020/2021. Au terme de son examen, l'arbitre a considéré que tel était bien le cas, raison pour laquelle il a levé les sanctions infligées à l'intimé par la Commission ad hoc instituée par la FECOFA et, partant, a notamment annulé la perte par forfait du match que l'intimé avait remporté face au recourant le 12 mai 2021. Bien que le recourant prétende le contraire, les explications fournies par lui dans son mémoire de recours ne permettent nullement de démontrer qu'il disposait effectivement d'un intérêt digne de protection à l'annulation de la sentence querellée au moment où il a introduit son recours au Tribunal fédéral. L'intéressé voit un intérêt à l'admission de son recours dans la mesure où la sentence entreprise a eu pour effet de lui faire perdre les trois points qu'il avait obtenus en raison de l'annulation par forfait du match en question. Semblable argumentation tombe à faux. Comme l'expose le TAS dans sa réponse, sans être contredit par le recourant, ce dernier a terminé au huitième rang du championnat lors de la saison 2020/2021, avec le même nombre de points que l'équipe ayant terminé à la septième place du classement, et à six longueurs du club qui s'est classé en sixième position. Il est ainsi manifeste que l'admission du présent recours n'apporterait au recourant aucun avantage pratique. Comme le souligne à juste titre le TAS dans sa réponse, sans être contredit par l'intéressé, la saison 2020/2021 de la première division du championnat congolais est achevée depuis longtemps et les places qualificatives pour les différentes compétitions continentales ne peuvent plus être revues, dès lors que lesdites compétitions sont déjà terminées. L'annulation de la sentence entreprise permettrait tout au plus au recourant de gagner, après coup, une place au classement et d'occuper le septième au lieu du huitième rang. Cela étant, la Cour de céans ne discerne pas quel intérêt pratique l'admission du recours apporterait au recourant, étant précisé que celui-ci n'en invoque aucun. Il appert des remarques précédentes que le recourant n'avait aucun intérêt digne de protection à l'annulation de la sentence attaquée au moment où il a formé le présent recours.