Citation: 5A_995/2022 E. 3

Dans l'arrêt querellé, les juges cantonaux ont relevé que l'autorité de première instance avait considéré qu'en raison de son trouble bipolaire, la personne concernée n'était plus en mesure de gérer ses affaires administratives et financières ni d'assurer elle-même la sauvegarde de ses intérêts et qu'une curatelle de représentation et de gestion devait dès lors être instituée en sa faveur. Compte tenu du risque de signer des contrats contraires à ses intérêts et des dépenses somptuaires effectuées par le passé, il se justifiait par ailleurs d'assortir la mesure de certaines restrictions, en lui retirant l'exercice de ses droits civils en matière d'affaires juridiques et en la privant d'accéder et de disposer de ses revenus et de sa fortune, à l'exception d'un compte laissé à sa libre disposition. Les juges cantonaux ont confirmé la décision de première instance en considérant que la situation de la recourante s'était à nouveau péjorée, celle-ci se mettant en danger en interrompant son traitement et son suivi psychiatrique. En effet, lors de ses décompensations maniaques, elle dépensait son argent de manière inconsidérée, comme cela ressortait notamment de son propre aveu, de ses directives anticipées du 19 juin 2013 et du procès-verbal de la séance de réseau du 30 mars 2021, mettant ainsi son patrimoine en danger. Par ailleurs, elle pouvait être la cible de tiers malintentionnés, ce qui pouvait l'amener à prendre des engagements contraires à ses intérêts. Il existait également un besoin d'assistance pour les différents suivis médicaux, comme les rendez-vous ou la médication. Ils ont ainsi considéré que tant la cause que la condition d'une curatelle étaient réalisées et que c'était à juste titre que l'autorité de première instance avait institué une curatelle de représentation et de gestion, avec restrictions, une curatelle d'accompagnement, comme souhaitée par la recourante, étant insuffisante en l'état.