Citation: 6B_1269/2017 E. 3.6.2

3.6.2. S'agissant du surendettement de J.________ SA, la cour cantonale évoque un chiffre de 323'773 fr. au 31 décembre 2010 et de 23'600'094 fr. à la date de la faillite. L'autorité précédente ne reprend cependant pas ces montants à son compte, mais précise que ceux-ci ressortent simplement de l'acte d'accusation. En indiquant "donner acte" au recourant du montant de 323'773 fr. mentionné à titre de surendettement à fin 2010, la cour cantonale semble admettre que ce chiffre n'est pas établi mais devrait bénéficier à l'intéressé. Par ailleurs, l'autorité précédente constate, d'une part, que J.________ SA a été déclarée en faillite le 26 janvier 2012 et, d'autre part, que des créances ont été admises pour environ 24 millions de francs dans l'état de collocation déposé au printemps 2013 par l'office des faillite. Sur la base de ces éléments, on ignore quel aurait été l'éventuel surendettement de J.________ SA au moment de sa reprise par le recourant. On ignore également quel était le surendettement de la société au moment de la faillite, celui-ci ne pouvant être simplement assimilé au montant des créances admises dans l'état de collocation (cf. consid. 3.1 supra). Enfin, la cour cantonale ne précise pas comment et dans quelle mesure le surendettement de J.________ SA aurait été aggravé par les actes de gestion fautive reprochés au recourant, se bornant à faire état d'une "débâcle financière de grande ampleur". Compte tenu de ce qui précède, la motivation de la cour cantonale ne permet pas de vérifier si et quand les conditions de l'art. 725 al. 2 CO ont été réalisées, en particulier quels montants ont en définitive été retenus par l'autorité précédente s'agissant du surendettement et de son aggravation par les actes de gestion fautive reprochés au recourant. Le jugement attaqué doit donc être annulé et la cause renvoyée à l'autorité cantonale afin qu'elle complète l'état de fait sur ce point et examine à nouveau si et dans quelle mesure la condition objective du surendettement était réalisée, de même que le lien de causalité entre ledit surendettement et les agissements reprochés au recourant (cf. art. 112 al. 3 LTF).