Citation: 5A_926/2021 E. A

A.a. A.A.________, C.A.________ et D.A.________ sont les enfants de B.A.________, né en 1927, et de E.A.________, séparés de fait depuis le 1er janvier 2001. A.b. Le 3 août 2015, B.A.________ a signé devant Me H.________, notaire, un mandat pour cause d'inaptitude, y désignant A.A.________, G.________ et Me F.________ en qualité de mandataires pour le cas où il deviendrait incapable de discernement, avec pour tâches de gérer son patrimoine suisse et international et de le représenter dans ses rapports juridiques avec les tiers. Le même jour, B.A.________ a signé devant le notaire précité un mandat pour cause d'inaptitude, y désignant les mandataires susmentionnés pour lui fournir une assistance personnelle, s'entretenir avec le médecin des soins médicaux à lui administrer et décider en son nom pour le cas où il deviendrait incapable de discernement. A.c. Le 14 mars 2016, le Dr I.________, spécialiste en neurologie et médecin adjoint agrégé responsable d'unité du Service de neurologie du Département des neurosciences cliniques des Hôpitaux Universitaires de Genève (ci-après: les HUG), a établi un rapport médical concernant B.A.________. Il y exposait que celui-ci avait été victime de plusieurs accidents vasculaires cérébraux (ci-après: AVC) ayant conduit à une hospitalisation en septembre 2015 et ayant entraîné des troubles neuropsychologiques sévères; en l'état, le patient n'était pas capable de discernement et ne pouvait se passer d'assistance et d'aide permanentes. Le 22 avril suivant, le Dr I.________ a établi un certificat médical attestant que, depuis la réhospitalisation en décembre 2015 de B.A.________, l'état neurologique de celui-ci présentait une discrète amélioration avec possibilité de contact et réponse aux ordres simples. A.d. Par courrier du 29 avril 2016, C.A.________ et D.A.________ se sont opposées à la confirmation du mandat pour cause d'inaptitude conféré à leur frère. La validité des deux mandats pour cause d'inaptitude constitués le 3 août 2015 a néanmoins été constatée par le juge de paix du district de Nyon le 4 mai 2016; A.A.________, G.________ et Me F.________ ont été désignés conjointement mandataires d'inaptitude de B.A.________. A.e. Le 13 décembre 2016, B.A.________ a été hospitalisé aux HUG en raison d'un état fébrile à 39.4°C et d'une baisse de l'état général à la suite d'une infection de son DAVI (cathéter à chambre implantable). Différents rapports ont été établis à cette période, portant néanmoins sur un examen du patient antérieur à sa récente hospitalisation. La logopédiste J.________ a ainsi déclaré avoir vu le patient à trois reprises entre le 14 novembre et le 13 décembre 2016. Elle a indiqué que le patient avait le discernement pour comprendre et réaliser ce qui se passait autour de lui, était en mesure de répondre adéquatement par oui ou par non aux questions qui lui étaient posées et avait par conséquent la capacité de discernement. Début novembre 2016, les Dr K.________, spécialiste en médecine physique et réadaptation, et Dr. L.________, spécialiste en neurologie, respectivement cheffe de clinique et médecin associé au Service de neuro-réhabilitation du Centre hospitalier universitaire vaudois (ci-après: le CHUV) ont été chargés par la famille de B.A.________ de procéder à l'évaluation clinique de celui-ci suite à un AVC hémorragique capsulo-lenticulaire survenu le 19 décembre 2015. Dans leur rapport établi le 19 décembre 2016, ils ont relevé que B.A.________ présentait un état neurologique globalement diminué et qu'il demeurait peu, voire pas réactif aux stimulations externes non familiales, mais que ses capacités d'interaction avec son environnement augmentaient significativement lorsqu'il était sollicité dans sa langue maternelle ou par son fils, avec lequel il serait capable de communiquer et de répondre à des contenus semi-complexes et émotionnels par des ébauches de sons ou par l'utilisation de codes de communication simples de type oui/non. A.f. Le 22 décembre 2016 à 02h11, B.A.________ a été pris en urgence au bloc opératoire pour ablation du DAVI. Après avoir appris que A.A.________ s'opposait à ce que cette intervention soit effectuée avant le 26 décembre 2016, le médecin de garde l'a reportée à cette dernière date. A.g. Le 23 décembre 2016, B.A.________ a établi une procuration générale en faveur de son fils A.A.________, lui donnant pouvoir de régir, gérer et administrer, tant activement que passivement, tous ses biens mobiliers et immobiliers ainsi que toutes ses affaires commerciales, financières, bancaires présentes ou à venir, sans aucune restriction ni réserve. B.A.________ n'a pas signé cette procuration mais y a apposé l'empreinte de son pouce droit, que le notaire Me M.________ a légalisée, sans assumer aucune responsabilité quant au contenu du document. Par lettre du même jour, le conseil de A.A.________ a informé le juge de paix que B.A.________ avait également " signé " le 23 décembre 2016 un nouveau mandat pour cause d'incapacité dans lequel il le désignait en qualité de mandataire unique dans l'hypothèse où il devrait à l'avenir redevenir incapable de discernement. A.h. Le 23 décembre 2016 toujours, le Dr I.________ a établi un nouveau certificat médical concernant B.A.________, exposant qu'il avait pu voir celui-ci à plusieurs reprises au cours des mois précédents son hospitalisation au centre de soins continus et plus récemment aux HUG; le médecin a attesté que le patient possédait actuellement sa capacité de discernement et était en mesure de prendre des décisions concernant sa situation personnelle. Le 27 janvier 2017, le Dr I.________ a confirmé que le patient disposait de la capacité de discernement et était en particulier en mesure de désigner la personne à qui confier la gestion de ses affaires. Le médecin a réaffirmé cette conclusion par courrier du 10 février 2017.