Citation: 7B.171/2004 10.09.2004 E. 3

S'agissant des autres postes du minimum vital, l'autorité cantonale a considéré que, dans la mesure où la poursuivie n'avait pas discuté en première instance le gain mensuel déterminant (i.e. 3'600 fr. par mois), ni réclamé l'inclusion de frais professionnels (i.e. 200 fr. par mois), elle n'était pas recevable à le faire devant l'autorité de recours. En outre, le grief tout général relatif au «poste créancier non accepté» qui devrait entraîner la «non-prise en compte du poste débiteur» n'est pas assez explicite pour pouvoir être examiné. 3.1 D'emblée, c'est en vain que la recourante reproche à la juridiction précédente d'avoir fait preuve «de formalisme excessif et d'arbitraire» en refusant d'entrer en matière sur les (nouveaux) moyens soulevés dans son mémoire de recours cantonal. En effet, la violation de droits constitutionnels (art. 9 et 29 Cst.) ne peut être dénoncée qu'à l'appui d'un recours de droit public (art. 43 al. 1 in fine OJ, en relation avec l'art. 81 OJ; ATF 122 III 34 consid. 1 p. 35; 119 III 70 consid. 2 p. 72 et les arrêts cités). 3.2 Les prescriptions relatives à la motivation du recours à l'autorité cantonale supérieure de surveillance (art. 18 al. 1 LP) relèvent du droit cantonal (Cometta, Commentario alla LPR, p. 130/131 n. 4.2.), dont la Chambre de céans ne saurait revoir l'application (art. 43 al. 1 OJ, en relation avec l'art. 81 OJ; ATF 114 III 55 consid. 1a p. 56/57). Partant, il n'y a pas lieu de contrôler si c'est à juste titre que l'autorité cantonale ne s'est pas saisie du moyen tiré de la «non-prise en compte du poste débiteur», d'autant plus que la recourante paraît avoir renoncé à cette argumentation en instance fédérale. 3.3 Selon l'arrêt cité par l'autorité cantonale, les éléments de calcul du minimum vital qui n'ont pas été contestés dans la plainte n'ont plus à être revus (ATF 86 III 53 consid. 1 p. 55). Or, la recourante ne soutient pas que cette jurisprudence serait inapplicable ici, pas plus qu'elle ne mentionne en quoi les juges cantonaux auraient au demeurant enfreint le droit fédéral en refusant d'admettre les dépenses en cause. Faute de satisfaire aux exigences légales de motivation (art. 79 al. 1 OJ), le recours s'avère donc irrecevable sur ce point (ATF 119 III 49 consid. 1 p. 50; Pfleghard, ibid., n° 5.78 ss, avec d'autres citations). Au reste, s'il est exact que les autorités de poursuite doivent procéder d'office aux investigations permettant de fixer la quotité saisissable du revenu (ATF 127 III 572 consid. 3c p. 575), la recourante n'en était pas moins tenue de collaborer (art. 20a al. 2 ch. 2 LP: cf. sur la portée de ce devoir: ATF 123 III 328); elle ne saurait remédier à sa carence en reprochant à l'office des poursuites d'avoir violé la maxime inquisitoire (cf. arrêts 7B.100/2004 du 4 août 2004, consid. 3.2; 7B.136/2004 du 17 août 2004, consid. 3.1). Au surplus, il lui appartenait d'établir qu'elle s'acquittait effectivement des frais litigieux dans la mesure prétendue (ATF 126 III 89 consid. 3b p. 92).