Citation: I 833/05 21.11.2006 E. 5

5.1 Le recourant fait valoir que l'expertise de la Clinique Z.________ n'a pas été menée de manière objective. Il conteste l'impartialité des experts, qui ont été désignés unilatéralement et sans concertation préalable par l'office AI. 5.2 Le seul fait que l'office AI confie, dans le cadre de l'instruction d'une demande de prestations AI, un mandat d'expertise à la Clinique Z.________ ne permet pas en soi de douter de l'objectivité et de l'impartialité des médecins qui y travaillent (arrêts S. du 30 juin 2004 [I 642/03] et B. du 26 juillet 2002 [I 19/02]). En effet, du moment que l'impartialité objective des médecins liés par des relations de service à l'assurance-accidents vis-à-vis de celle-ci n'est pas mise en doute, comme d'ailleurs, bien que dans un cadre relationnel différent, celle des médecins du COMAI à l'égard de l'AI, on ne voit pas que l'impartialité objective pourrait être déniée aux médecins travaillant à la Clinique de réadaptation (liée à l'assurance-accidents) lorsqu'ils donnent leur avis d'experts à la demande de l'assurance-invalidité. En outre, la CNA n'est pas partie à la présente procédure. On ne voit pas ce qui aurait pu amener les experts à faire preuve, subjectivement, de partialité dans le cadre d'un litige qui oppose le recourant à l'office AI. A tout le moins, il convient de constater que la preuve du contraire permettant de renverser la présomption d'impartialité dont bénéficie l'expert n'a pas été rapportée (cf. Auer/Malinverni/Hottelier, Droit constitutionnel suisse, Berne 2000, n° 1205). Au stade de la procédure d'opposition, le recourant a pu consulter l'ensemble du dossier de l'assurance-invalidité. S'il avait des doutes sur l'impartialité des médecins de la Clinique Z.________, il avait la possibilité d'invoquer ce grief déjà à ce stade de la procédure, ce qu'il n'a pas fait.