Citation: 6B_1268/2023 E. D

Statuant sur renvoi par jugement du 26 juin 2023, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a, en substance, confirmé ses précédents jugements des 17 novembre 2020 et 10 décembre 2021, à cela près qu'elle a stipulé la peine privative de liberté de 24 mois complémentaire à celle prononcée le 25 août 2021 (à cet égard, v. infra consid. E). En substance, elle a retenu les faits pertinents suivants: D.a. A.________ est né en 1976 en République démocratique du Congo, pays dont il est ressortissant. Élevé par ses parents, il a suivi des études universitaires jusqu'à l'âge de 25 ans. Il a indiqué avoir huit enfants, dont deux vivent en Suisse, les autres vivant sur le continent africain, sans pouvoir préciser où exactement. Il a reconnu officiellement uniquement sa dernière fille, née en 2016, qu'il voit un week-end sur deux et qu'il entretient à hauteur de 100 fr. par mois. A.________ est arrivé en Suisse avec l'un de ses enfants en 2013, a obtenu l'asile en 2016 et est actuellement au bénéfice d'un permis de séjour. Son fils majeur effectuerait un apprentissage dans le domaine des soins et vivrait auprès de l'amie actuelle de A.________. Sa dernière fille vit auprès de sa mère. Il a travaillé du 1er avril au 30 septembre 2020 auprès de la fondation E.________ et a été engagé le 1er octobre 2020 auprès de F.________ SA, entreprise qui prodigue des soins à domicile. Ensuite de l'interdiction prononcée à son égard de travailler dans le domaine professionnel des soins, il a démissionné et se trouve au chômage. Il suit actuellement plusieurs formations, en particulier dans les domaines de l'intendance et de la conciergerie. Son casier judiciaire comporte une inscription (v. infra consid. E). D.b. À U.________, à I'EMS G.________, site de V.________, à la fin de l'année 2016, A.________ a demandé à D.________, aide-infirmière qui se trouvait en salle de repos, s'il y avait encore de la place. Tel étant le cas, A.________, prétextant vouloir se reposer avant d'aller faire du sport, a rejoint cette dernière dans ladite salle. D'autorité, il s'est assis à côté de sa collègue qui était en train de s'habiller et, alors même qu'elle lui avait demandé à une autre occasion antérieurement de ne pas la toucher, il a mis son bras droit sur l'épaule droite de D.________ avant de passer sa main sur sa poitrine. Celle-ci a immédiatement réagi en poussant son bras gauche et s'est levée tout en lui répétant qu'elle ne voulait pas qu'il la touche. D.________ a déposé plainte le 3 avril 2017. D.c. À U.________, en février 2017, alors qu'il avait insisté pour raccompagner sa collègue H.________, auxiliaire de santé, à sa voiture, A.________, profitant que cette dernière se trouvait sur la place passager, a mis sa main sur son sexe par-dessus le pantalon en le frottant fortement. Alors que sa passagère l'avait tout de suite repoussé, A.________ a remis sa main de manière prononcée sur le sexe de cette dernière en déclarant qu'elle le voulait. Dès lors que H.________ lui a alors déclaré qu'elle ne voulait pas qu'il touche son sexe, il a arrêté son geste. H.________ n'a pas souhaité déposer plainte à l'issue de son audition par la police le 1er avril 2017. D.d. À U.________, début mars 2017, A.________ est entré dans l'ascenseur de l'EMS G.________, site de V.________, alors que s'y trouvait déjà B.________, née en 1999, apprentie aide-soignante, qui désirait se rendre aux vestiaires au rez inférieur afin de se changer. Alors que la porte venait de se refermer, A.________, qui se trouvait sur sa droite, est venu directement sur B.________, plaquant cette dernière contre la paroi de l'ascenseur. Immédiatement, il l'a obligée à l'embrasser et, alors même qu'elle fermait la bouche, lui a introduit la langue dans sa bouche. Alors qu'elle essayait de se dégager, il a passé sa main sous sa blouse, lui caressant l'ensemble du corps, plus particulièrement les seins, par-dessus le soutien-gorge, puis a passé sa main sous le pantalon de travail de celle-ci. Quand bien même B.________ tentait d'éviter qu'il puisse passer sa main, notamment en s'accroupissant, celui-ci a réussi à la lever et à lui glisser une main sous son slip, avant de lui toucher le sexe et introduire un doigt dans son vagin. Arrivé au rez inférieur, les portes de l'ascenseur se sont ouvertes et B.________ en a profité pour partir en direction des vestiaires. Elle a déposé plainte le 18 avril 2017. D.e. À U.________, à l'EMS G.________, site de V.________, le 27 mars 2017, alors qu'elle prodiguait des soins à une résidente, A.________ s'est approché de C.________, aide-soignante, et lui a, d'une main, fortement saisi le visage au niveau de la bouche avant de l'embrasser en lui gobant littéralement les lèvres. C.________ a déposé plainte le 31 mars 2017. D.f. À U.________, à tout le moins le 1er avril 2017, A.________ détenait dans son téléphone portable une vidéo mettant en scène des actes d'ordre sexuel avec un enfant et trois images d'un homme tenant dans ses mains la tête décapitée d'une femme.