Citation: 6F_36/2023 E. 2.2

2.2. La requérante reproche en substance au Tribunal fédéral de ne pas avoir tenu compte de l'intitulé de son email du 12 février 2023 à C.________, "Zum Check mit Me D.________". Elle argue que cela signifierait qu'elle voulait que C.________ "vérifie" avec Me D.________ sa liste de salaires 2012 avec le bonus de 27'000 fr. mentionné, qui figurait en annexe et donc qu'elle était de bonne foi. Ce grief tombe à faux. Dans son arrêt, le Tribunal fédéral a examiné si c'était à bon droit que la cour cantonale avait considéré que l'email du 12 février 2013 intitulé "Zum Check mit Me D.________" ne constituait pas un moyen de preuve nouveau et sérieux au sens de l'art. 410 al. 1 let. a CPP (cf. arrêt attaqué, consid. 2.2.3). En tant que la requérante soutient que cet email démontrait qu'elle était de bonne foi et n'avait pas l'intention de commettre une gestion déloyale s'agissant des versements de bonus, elle s'en prend à l'appréciation juridique de la cour de céans, ce qui n'est pas admissible par la voie de la révision (cf. supra consid. 2.1). En tout état, le Tribunal fédéral a considéré que le seul fait que la requérante aurait envoyé un certificat de salaire en 2012 à son compagnon, C.________, qui comprenait une indication quant au bonus ne changeait rien à l'appréciation de la Cour d'appel pénale selon laquelle les pièces produites n'étaient pas propres à établir la bonne foi de l'intéressée, rappelant que les bonus avaient tous été signés de la seule main du prénommé, alors que toutes les augmentations salariales avaient toujours été signées par deux personnes autorisées, ce que la requérante savait (cf. arrêt attaqué, consid. 2.2.1 et 2.2.3). On ne voit dès lors pas en quoi le Tribunal fédéral n'aurait pas pris en considération un fait important par inadvertance au sens de l'art. 121 let. d LTF. Le grief est rejeté.