Citation: 1P.719/2003 01.03.2004 E. 1

Les décisions prises en matière d'exécution des peines et mesures que le droit fédéral réserve au juge, telle que la révocation du sursis, sont en principe susceptibles d'un pourvoi en nullité (cf. ATF 128 IV 34 consid. 1a p. 36 et les arrêts cités). Le recourant ne se plaint toutefois pas d'une mauvaise application de l'art. 41 ch. 3 al. 1 CP, mais uniquement de la violation de son droit à l'assistance d'un défenseur, tel qu'il découle du droit cantonal de procédure et des art. 29 al. 2 et 3 Cst. et 6 § 3 let. c CEDH. Un tel grief doit être invoqué par la voie du recours de doit public (art. 84 al. 1 let. a OJ et 269 PPF; ATF 127 IV 215 consid. 2d p. 218). Le droit cantonal exclut le relief contre un jugement de révocation du sursis rendu par défaut (art. 214 ch. 2 CPP val.) et ne prévoit aucune autre voie de droit pour le contester. L'exigence de l'épuisement des instances cantonales posée à l'art. 86 al. 1 OJ est ainsi observée (cf. ATF 121 IV 340 consid. 1a; 120 II 93 consid. 1c p. 95; arrêt 1P.481/2003 du 10 septembre 2003, consid. 1.3, s'agissant plus particulièrement du recours de droit public). Les autres conditions de recevabilité de cette voie de droit sont au surplus réunies, de sorte qu'il convient d'entrer en matière sur le fond.