Citation: C 113/00 13.09.2000 E. 2

2.- Les premiers juges ont considéré que les reports de délais de plusieurs grands projets, ou l'attente de réalisation d'autres projets ont entraîné pour l'entreprise intimée une perte de travail inévitable, dont on peut difficilement nier, compte tenu de l'ensemble des circonstances, qu'elle soit due principalement à des facteurs économiques. Ils ont ajouté que même si une telle perte devait être considérée comme usuelle dans la branche, elle revêtirait un caractère exceptionnel dès lors que le marché pousse actuellement les entreprises à calculer leurs prix au plus juste, voire parfois à travailler à perte, ce qui ne leur permet plus d'y inclure des charges consécutives au manque de travail. Dans le cas d'espèce, la juridiction de recours a estimé que l'accumulation de retards dans la réalisation des projets de l'intimée ne saurait être assimilée à des risques normaux d'exploitation au point qu'on puisse lui imposer de les prendre en considération dans sa gestion, ses prévisions budgétaires et la planification de son programme de travail. Enfin, les juges cantonaux ont considéré que l'intimée avait démontré qu'elle avait fait des efforts de prospection évidents, de sorte que l'évolution de son chiffre d'affaires paraissait satisfaisante, en tout cas à court terme. Quant à la réduction de l'horaire de travail, elle ne devrait être que passagère, dès lors que les grands chantiers prévus devraient s'ouvrir prochainement.