Citation: 2A.197/2006 01.09.2006 E. 3

D'après l'art. 108 al. 2 OJ, le mémoire de recours doit contenir des conclusions et une motivation. Selon la jurisprudence, il ne faut pas poser des exigences trop strictes quant à la formulation des conclusions et des motifs présentés dans un recours de droit administratif. Il suffit qu'on puisse déduire de l'acte de recours sur quels points et pour quelles raisons la décision attaquée est contestée (ATF 130 I 312 consid. 1.3.1 p. 320). Une motivation même brève est suffisante (ATF 109 Ib 246 consid. 3c p. 249). Il n'est pas nécessaire que les conclusions soient formulées explicitement pour qu'elles soient recevables; il suffit qu'elles résultent clairement des motifs allégués (ATF 131 II 449 consid. 1.3 p. 452). En l'espèce, le recourant ne formule pas de conclusions précises, ni d'argumentation topique. En réalité, il ne développe aucune motivation en rapport avec l'irrecevabilité de sa réclamation confirmée par l'arrêt attaqué, même s'il indique qu'il est "en total désaccord avec les motifs de la décision". Il est dès lors douteux que le recours satisfasse aux exigences de l'art. 108 al. 2 OJ et soit recevable. Toutefois, si l'on tient compte que le recours a été rédigé par un "laïc" et que la procédure cantonale était essentiellement orale, la question de la recevabilité du recours peut rester ouverte, celui-ci devant de toute façon être rejeté pour les motifs qui suivent.