Citation: 4A_273/2017 E. A

A.a. Dans le cadre de la rénovation de sa maison, M.________ a acheté un parquet en chêne massif soldé à 145 fr. le m 2 (au lieu de 300 fr. le m 2) auprès de B.________ Sàrl. Elle en a confié la pose à A.________ Sàrl. Les travaux de pose du parquet ont débuté le 2 septembre 2013. Ils ont été interrompus le 6 septembre 2013, à la demande de M.________. Les époux M.________ étaient catastrophés tant par la qualité du parquet que par le travail effectué. A.b. Toutes les parties ont convenu de confier une expertise à X.________, expert auprès de la Communauté d'intérêts de l'Industrie Suisse du parquet (ISP). Dans son rapport du 24 octobre 2013, le prénommé a constaté de nombreux endommagements aux coins et arêtes des lames de parquet, des éclats de bois avec formation d'échardes, des coins et arêtes brisés lors du processus de vieillissement artificiel du parquet, ainsi que diverses parties de rainures brisées ou manquantes. Selon lui, l'endommagement du bois était imputable au fabriquant, respectivement au fournisseur. Qui plus est, le poseur du parquet avait effectué un travail d'ajustement inapproprié, à l'origine de largeurs irrégulières des joints de raccordement. Des raccords sous forme de plinthes avaient été prévus mais n'avaient pas été réalisés. L'expert observait en outre une adaptation irrégulière des marches d'escalier et, au niveau des sous-sols, une distance de décalage trop courte s'agissant des joints frontaux. L'expert concluait que le parquet, avec ses endommagements excessivement nombreux, extrêmes et peu naturels des coins et des arêtes, était inutilisable et devait être entièrement remplacé. A.c. Par lettres du 4 novembre 2013, M.________, agissant par son conseil, a adressé un avis des défauts tant à B.________ Sàrl qu'à A.________ Sàrl. Elle a résilié le contrat de vente conclu avec la première et déclaré à la seconde que l'ouvrage était refusé en vertu de l'art. 368 CO. A.________ Sàrl a répondu le 18 novembre 2013 qu'elle procéderait à ses frais au démontage du parquet. Quant à B.________ Sàrl, elle a proposé le 21 novembre 2013 d'échanger le parquet livré contre un autre parquet de prix équivalent, à titre de geste commercial. M.________ n'a pas donné suite à ces propositions. A.d. M.________ a fait poser un nouveau parquet par une entreprise tierce, optant pour un parquet en chêne à 146 fr. 50 le m 2. Ces travaux, y compris la fourniture du parquet, ont fait l'objet d'une facture du 22 janvier 2015, comportant essentiellement un poste de 55'875 fr. 10, selon un devis du 10 avril 2014.