Citation: 8C_816/2021 E. 5.2.2

5.2.2. En l'espèce, la cour cantonale a retenu de manière convaincante, en se référant à la casuistique ressortant de la jurisprudence, que tant l'accident de 2012 que celui de 2017 étaient de gravité moyenne stricto sensu. S'agissant de l'accident du 26 septembre 2012, la main droite du recourant a été écrasée par un tube de 20 kg, ce qui a causé des coupures et des fractures au membre en question. Au vu de la casuistique jurisprudentielle concernant les blessures à la main (cf. arrêt 8C_600/2020 précité consid. 4.1.4), cet accident ne saurait être classé parmi ceux de gravité moyenne à la limite supérieure, la main du recourant demeurant entière malgré certaines limitations fonctionnelles. En ce qui concerne l'accident de voiture du 17 juillet 2017, il ressort des déclarations du recourant ainsi que des rapports du service des urgences et de la police que l'intéressé roulait à 30 ou 40 km/h au passage d'une douane; peu après le poste de douane, il s'est légèrement déporté vers la gauche afin de contourner un terre-plein formant une chicane; en tentant d'éviter un autre véhicule ayant entamé la même manoeuvre en sens inverse, il a freiné et sa voiture a dévié de sa trajectoire; son véhicule a heurté avec une roue le bord droit du terre-plein et a terminé sa course contre un panneau de signalisation; le recourant, qui a perdu connaissance ensuite du choc, a été transporté aux urgences, où le diagnostic de douleur du membre supérieur droit post-traumatique a été posé; le recourant a précisé avoir vu une voiture en face de lui et ne plus se souvenir de ce qui s'était passé par la suite. Au vu de ces éléments, en particulier de la vitesse peu élevée au moment du choc et des lésions subies, cet accident ne peut pas être classé dans la catégorie des accidents les plus graves de la catégorie intermédiaire, à la limite de la catégorie des accidents graves.