Citation: 5A_281/2023 E. 7.2

7.2. En l'espèce, la recourante soulève plusieurs critiques en lien avec l'application du droit de procédure, notamment s'agissant de la compétence du juge de paix pour prononcer l'exécution de mesures de sûreté. Néanmoins, en tant qu'elle ne se plaint pas de la violation d'un droit constitutionnel en lien avec l'application du droit cantonal (CDPJ/VD ou CPC appliqué à titre de droit cantonal supplétif), dans une argumentation motivée conformément au principe d'allégation (cf. supra consid. 2.1), son grief est irrecevable, étant rappelé qu'il ne suffit pas à cet égard de citer de manière toute générale l'arbitraire au fil du recours comme elle le fait. La suite de la critique soulevée en lien avec le grief relatif à la compétence du juge de paix est tout simplement incompréhensible: la recourante conteste le caractère exécutoire de l'injonction de remettre les biens successoraux en raison d'une modalité d'exécution prévue dans la décision attaquée (soit le versement sur le compte de l'administrateur officiel), modalité qu'elle conteste non seulement sans dénoncer l'arbitraire dans l'application de l'art. 341 CPC, mais aussi en imaginant à cet égard qu'elle serait " le moment venu, contrainte d'ouvrir action contre l'avocat O.________ pour obtenir son dû, alors que les conditions de restitution ne sont pas fixées dans une décision judiciaire et que l'avocat O.________ est aussi le président de l'association (...) qui intervient en Pologne pour obtenir une partie des sommes provenant des loyers et de la vente du Palais V.________ de (...) ". Outre que l'intérêt de la recourante à recourir sur ce point est douteux compte tenu du changement d'administrateur officiel (cf. supra consid. 5.3), la recourante méconnaît que le lieu de l'exécution de la prestation ne modifie pas le créancier de celle-ci. Par ailleurs, en argumentant, au sujet des biens de la succession dont elle est en possession, que l'arrêt cantonal du 8 mars 2022 " n'a pu créer de tels biens, dont l'existence ou l'inexistence doit nécessairement aussi pouvoir être examinée au moment de l'exécution ", la recourante revient encore et toujours sur la vraisemblance des conditions du prononcé même des mesures de sûreté, question sur laquelle elle n'a pas obtenu gain de cause malgré toutes les voies de droit dont elle a d'ores et déjà usé. Elle ignore que, précisément, la procédure d'exécution ne saurait être confondue avec une voie de remise en cause de la décision au fond et que, en conséquence, la partie succombante ne peut pas revenir sur l'objet du litige. Sur le fond, cette partie peut uniquement alléguer que des faits s'opposant à l'exécution de la décision se sont produits après la notification de celle-ci (art. 341 al. 3 CPC; cf. supra consid. 4). Il suit de là que la critique de la recourante est irrecevable.