Citation: 2C_537/2013 E. 3.4.2

3.4.2. En l'occurrence, il n'apparaît pas, et son mémoire déposé auprès du Tribunal fédéral ne l'allègue d'ailleurs point (cf. art. 106 al. 2 LTF), que le recourant se serait expressément plaint auprès du Tribunal cantonal du temps pris pour statuer dans sa cause. Il est partant douteux que l'intéressé puisse de bonne foi soulever ce grief devant la Cour de céans. Quoi qu'il en soit, son grief doit être déclaré mal fondé. Il résulte en effet du dossier qu'à la suite de la décision de la Commission de surveillance du 29 mai 2012 lui déniant la qualité de partie, le recourant a, le 23 juillet 2012, adressé une nouvelle "plainte" de trente-quatre pages, à laquelle était joint un bordereau de septante-neuf pièces numérotées, à cette autorité. Traitant cette plainte comme un recours contre la décision du 29 mai 2012, cette dernière instance lui a annoncé par courrier du 31 juillet 2012 qu'elle transmettait la cause au Tribunal cantonal. Le 27 août 2012, le juge délégué du Tribunal cantonal a accusé réception de l'écriture du recourant du 23 juillet 2012, en lui impartissant un délai pour remédier aux carences constatées dans cette écriture. Par lettre du 30 août 2012, le même juge délégué a pris note de la missive du recourant du 27 août 2012, par laquelle ce dernier confirmait recourir contre la décision du 29 mai 2012, et lui a imparti un délai au 1 er octobre 2012 pour s'acquitter d'une avance de frais. A la demande du recourant, le Tribunal cantonal a prolongé au 15 septembre 2012 le délai imparti pour compléter son recours du 23 juillet 2012, ce à quoi l'intéressé a procédé par l'envoi d'un mémoire de recours de trente-quatre pages au Tribunal cantonal, reçu par ce dernier le 18 septembre 2012. L'avance de frais requise par le Tribunal cantonal ne lui étant parvenue que le 3 octobre 2012, ce dernier a invité le recourant à prouver qu'il s'en était acquitté en temps utile, ce que le recourant a fait par courrier du 13 octobre 2012, reçu le 16 octobre 2012. Par la suite, le Tribunal cantonal a, par courrier du 23 octobre 2012, imparti un délai de trente jours à la Commission de surveillance pour qu'elle se détermine sur le recours, ce que celle-ci a fait le 6 novembre 2012. Par courrier du 13 avril 2013 auquel étaient jointes des annexes, le recourant a saisi le Tribunal cantonal d'une requête en mesures provisionnelles en vue de la production de moyens de preuve relatifs au respect du secret médical par l'expert psychiatre. Les juges cantonaux ont rendu l'arrêt ici querellé le 3 mai 2013. En pareilles circonstances, on ne voit pas que l'on puisse, globalement, reprocher aux précédents juges de ne pas avoir statué dans un délai raisonnable. Il ne faut en effet pas perdre de vue que la durée de la première phase de la procédure de recours (du 23 juillet au 16 octobre 2012) est presque entièrement imputable au recourant, dont le mémoire déjà volumineux devant la Commission de surveillance a dû être transmis à la juridiction cantonale et adapté par le recourant en conformité avec les exigences légales. En outre, le paiement de l'avance n'a été effectué qu'à la dernière date impartie, de sorte à nécessiter la vérification qu'il soit intervenu dans les délais. S'ajoute à cela que le recours cantonal contenait une multitude de griefs dont le traitement par le Tribunal cantonal, indépendamment de leur pertinence, pouvait s'avérer chronophage. Le cours de la procédure devant le Tribunal cantonal ne dénote par ailleurs aucune partialité objective ou subjective, ni une quelconque volonté de procrastination de la part de cette autorité. En tant que recevables, ces griefs doivent donc être écartés.