Citation: 5C.279/2006 31.05.2007 E. 5

Le défendeur reproche également à la cour cantonale d'avoir violé l'art. 205 al. 2 CC en lui attribuant l'immeuble de Romanel-sur-Morges sans qu'il ait formé de demande dans ce sens. 5.1 Aux termes de l'art. 205 al. 2 CC, lorsqu'un bien est en copropriété, un époux peut demander, en sus des autres mesures prévues par la loi, que ce bien lui soit attribué entièrement s'il justifie d'un intérêt prépondérant, à charge de désintéresser son conjoint. 5.2 Dans le présent recours, le défendeur reprend pour l'essentiel la critique formulée dans son recours de droit public. Dès lors que dans l'arrêt sur recours de droit public, il a été jugé que c'est sans arbitraire que la cour cantonale a retenu que le défendeur a manifesté la volonté de se voir attribuer la maison familiale (5P.463/2006, consid. 6), son grief est infondé. Lorsqu'il soutient que, à supposer qu'il y ait eu requête d'attribution de l'immeuble de sa part, il n'a de toute façon pas justifié d'un intérêt prépondérant, un tel intérêt ne pouvant résider dans le simple fait qu'il occupe cette maison comme usufruitier depuis plusieurs années, le défendeur méconnaît la notion d'intérêt prépondérant telle qu'elle a été développée par la jurisprudence (cf. ATF 119 II 197 consid. 2 p. 199). Sous cet angle également, son grief est infondé.