Citation: 2A.623/2005 22.11.2005 E. 2

Invoquant l'art. 29 al. 2 Cst., le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu, plus précisément de son droit de participer à l'administration des preuves essentielles. A cet égard, il reproche à la juridiction intimée d'avoir refusé de l'entendre, de même que les personnes qui l'emploient et certains amis qui le connaissent, ce qui lui aurait permis d'apprécier différemment son degré d'intégration en Suisse. 2.1 Le droit de participer à l'administration des preuves essentielles comprend le droit de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son détriment, de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur la décision, d'avoir accès au dossier, de participer à l'administration des preuves ou à tout le moins d'en prendre connaissance et de se déterminer à leur propos, lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 129 II 497 consid. 2.2 p. 504; 124 II 132 consid. 2b p. 137 et les arrêts cités). En particulier, le droit de faire administrer des preuves suppose notamment que le fait à prouver soit pertinent et que le moyen de preuve proposé soit apte et nécessaire à prouver ce fait. Le droit d'être entendu découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. ne comprend toutefois pas le droit d'être entendu oralement, ni celui d'obtenir l'audition de témoins (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 428). L'autorité peut donc mettre un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de former sa conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves proposées, elle a la certitude qu'elles ne pourraient l'amener à modifier son opinion (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 429 et les arrêts cités; 122 V 157 consid. 1d p. 162: 119 Ib 492 consid. 5b/bb p. 505). 2.2 En l'espèce, la juridiction cantonale s'est basée sur les témoignages écrits des employeurs du recourant, de certains amis ou clients. Elle a également pris en considération les certificats favorables de ses différents employeurs, ainsi que la pétition signée par 666 clients de la station-service. Au vu de toutes les pièces en sa possession, elle pouvait, sans violer le droit d'être entendu du recourant estimer que les auditions requises n'auraient pas apporté plus d'éléments pour apprécier la situation de l'intéressé. En particulier, l'audition personnelle de ce dernier paraissait inutile, dans la mesure où il a eu largement l'occasion de s'exprimer par écrit, en déposant un mémoire complémentaire après les déterminations du Service cantonal de la population. Quant aux critiques portant sur l'appréciation des témoignages écrits par le Tribunal administratif, elles concernent le fond du litige. 2.3 Il s'ensuit que le recours doit être rejeté en tant qu'il porte sur une violation du droit d'être entendu.