Citation: 5A_112/2022 E. 10.2

10.2. Autant que les recourants prétendent que l'autorité cantonale aurait failli à son devoir de motivation en reprenant, " mutatis mutandis ", les motifs précédemment développés, leur critique - pour autant qu'elle soit motivée conformément aux exigences - est mal fondée. Ils méconnaissent que le seul fait que l'autorité cantonale ait motivé brièvement sa décision ne constitue pas une violation de la garantie constitutionnelle posée à l'art. 29 al. 2 Cst. (cf. ATF 141 V 249 consid. 1.3.1; 139 IV 179 consid. 2.2). Au demeurant, leur écriture démontre à l'évidence qu'ils ont compris le sens et la portée des considérations litigieuses. Pour le reste, leurs griefs ne portent pas plus. Ils ne contestent en effet pas que la soeur du défunt faisait partie des personnes autorisées à connaître l'état de santé de ce dernier, données ressortissant à la vie intime et, partant, strictement personnelles sur lesquelles les héritiers ne peuvent faire valoir un droit aux renseignements (cf. supra, consid. 3.1.1). On ne discerne par ailleurs pas l'intérêt des recourants - qui n'ont donné aucune explication à cet égard - à obtenir ce courrier isolé pour examiner la bonne et fidèle exécution des activités de l'intimée (cf. supra, consid. 5.1).