Citation: 9C_641/2009 04.11.2010 E. 3

3.1 Par ses griefs, le recourant invoque une violation du droit fédéral au sens de l'art. 95 let. a LTF, résultant aussi bien d'une mauvaise appréciation des preuves que d'une application erronée du principe inquisitoire (art. 61 let. c LGPA). Le point de savoir si la juridiction cantonale de recours a correctement administré et apprécié les preuves relève d'une question de droit, de sorte que le Tribunal fédéral peut examiner librement les griefs soulevés. A cet égard, on précisera que le rapport du docteur G.________ du 29 septembre 2010, que le recourant a produit en procédure fédérale, constitue un nouveau moyen de preuve qui n'est pas recevable (cf. art. 99 al. 1 LTF). 3.2 A propos du volet psychiatrique, les juges cantonaux ont été confrontés à deux appréciations médicales différentes de la situation du recourant. Leur approche du cas et le résultat auquel ils sont parvenus ne prêtent pourtant pas le flanc à la critique. En effet, cette autorité a exposé clairement les motifs qui l'ont conduite à s'en tenir à l'avis du docteur O.________, puis à admettre que les conditions présidant à la reconnaissance du caractère invalidant du trouble somatoforme douloureux n'étaient pas réalisées. A cet égard, le discours du recourant (qui reproduit en grande partie le mémoire de recours qu'il avait formé contre la décision administrative) revient en définitive à rappeler que les vues des spécialistes qui s'étaient exprimés divergeaient tant sur les diagnostics que sur la capacité de travail, ce que l'on sait déjà. Cela ne permet toutefois pas pour autant d'admettre que l'appréciation du tribunal cantonal serait arbitraire (au contraire, elle apparaît convaincante sur la question du caractère invalidant du trouble somatoforme). Par ailleurs, on saisit mal en quoi l'intimé aurait mandaté à tort le docteur O.________, après avoir admis que le rapport d'expertise du docteur S.________ ne satisfaisait pas aux réquisits jurisprudentiels relatifs à la valeur probante de tels documents. 3.3 A propos du volet somatique, plusieurs années s'étaient certes écoulées entre le moment où le docteur U.________ avait rédigé son rapport et le jour où la décision sur opposition avait été rendue (le juge des assurances sociales apprécie la légalité des décisions administratives au jour où elles sont rendues : ATF 131 V 407 consid. 2.1.2.1 p. 412 et les références). A lui seul, l'écoulement du temps n'altère pas la valeur probante de cette expertise (cf. ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352). Seul est décisif le fait que les conclusions du docteur U.________ n'avaient pas été remises en cause par un avis médical pertinent, au jour où l'intimé a statué, de façon à justifier la mise en oeuvre d'un complément d'instruction. Sur ce point, on ajoutera que le recourant n'a plus abordé l'aspect somatique du cas dans la procédure de recours cantonale qu'il a dirigée contre la décision du 11 mars 2008, cette question ayant été développée dans le jugement de renvoi du 28 juin 2004 (consid. 6b p. 15). Les reproches que le recourant adresse maintenant à la juridiction cantonale (le défaut d'une nouvelle instruction de ce volet du dossier médical et la non prise en considération d'un stage) sont dès lors mal fondés, sans qu'il faille examiner à cet égard la recevabilité de la conclusion subsidiaire (cf. art. 99 al. 2 LTF). En d'autres termes, le tribunal cantonal pouvait statuer sur la légalité de la décision du 11 mars 2008 à la lumière des avis médicaux versés au dossier, sans procéder à un complément d'instruction. 3.4 Quant à l'évaluation de l'invalidité proprement dite, elle n'est pas sujette à discussion. Au demeurant, le recourant n'indique pas en quoi elle serait erronée. Le recours est mal fondé.