Citation: 7B_32/2022 E. 2.5

2.5. S'agissant de la créance en remboursement retenue par la cour cantonale, le recourant fait grief à cette dernière de s'être fondée sur le "plan de paiement F.________" qui ne constituerait pas une preuve de l'existence de la créance, ni de son montant. Ce faisant, il se méprend sur la pièce prise en compte par la Chambre pénale de recours. Le tableau auquel il se réfère est effectivement un tableau faisant état de paiements effectués par le dénommé F.________ - qui a repris le fonds de commerce - et des destinataires de ces montants (cf. dossier de première instance, pièce 12 produite par B.________ à l'appui de son courrier du 25 mai 2021). Or la Chambre pénale de recours a pris en considération une autre pièce, à savoir un tableau intitulé "Factures D.________ payées selon justificatifs" (cf. let. B.d supra; cf. dossier de première instance, pièce 8 produite par B.________ à l'appui de son courrier du 25 mai 2021). Ce document atteste de factures payées par les soins de B.________ pour un montant total de 97'445 fr. 05. A cet égard, la cour cantonale était fondée à retenir que le tableau n'avait pas été remis en cause par le recourant. Il ne résulte en effet pas de l'arrêt querellé que le recourant aurait contesté ce tableau - produit lors d'une audition en sa présence -, respectivement le montant de la dette y figurant, que ce soit devant le Ministère public ou la Chambre pénale de recours, et ce alors qu'il était assisté d'un conseil. Il ressort au surplus de l'arrêt querellé - et le recourant ne le conteste pas non plus - que B.________ l'avait plusieurs fois soutenu financièrement pour sauver le restaurant de la faillite et que le recourant avait admis lors de son audition que les montants payés par B.________ à ses créanciers constituaient des "avances", impliquant un remboursement; il en résultait que B.________ avait avancé des sommes en faveur du recourant et que la nature juridique de ses avances relevait du prêt, ce que venait confirmer le document intitulé "Contrat de prêt du 25 septembre 2015 - décompte final" (cf. let. B.b supra). Au vu des pièces, des déclarations à sa disposition en relation avec les avances consenties par B.________ et de l'absence de contestation par le recourant du montant clairement articulé de la créance en cause, la Chambre pénale de recours n'a pas fait preuve d'arbitraire en tenant pour établi que B.________ disposait d'une créance en remboursement de 97'445 fr. 05 contre le recourant, et ce sans procéder à de plus amples mesures d'instruction. Elle était en particulier fondée à écarter les réquisitions de preuve du recourant tendant à l'audition de E.________ et d'C.________. Enfin, le recourant ne conteste pas que la part perçue par B.________ sur le produit de la vente avait pour seul but de solder ses créances contre le recourant. Il ne remet pas non plus en cause qu'il en résultait que la condition d'enrichissement illégitime nécessaire à l'escroquerie n'était pas réalisée.