Citation: U 54/02 10.01.2003 E. 2

En substance, le premier juge a considéré que l'existence d'un rapport de causalité naturelle n'était pas établi au degré de la vraisemblance prépondérante. Il s'est référé sur ce point aux explications de la doctoresse B.________ et a, en outre, relevé que si les trois agressions avaient eu un effet traumatisant certain, l'assuré n'en avait pas moins présenté des phénomènes de dépersonnalisation et d'agnosie en 1980 déjà, que la crainte d'un licenciement et son vécu persécutoire vis-à-vis de son employeur (interrogatoires, enquêtes internes, faute professionnelle commise à l'âge de dix-sept ans et suivie d'une sanction) n'avaient pu que péjorer un état déjà défavorable et, enfin, qu'il n'y avait pas eu d'arrêt de travail significatif à la suite des agressions, l'assuré ayant accompli des efforts louables pour limiter le dommage. Pour sa part, le recourant conteste la valeur probante de l'avis donné par la doctoresse B.________, arguant, d'une part, de ses liens avec l'intimée et mettant, d'autre part, en évidence les contradictions et les imprécisions qui lui sont apparues à l'étude de cette pièce.