Citation: M 1/03 07.12.2004 E. 3

Il reste à examiner si le recourant a droit à la prise en charge des suites des troubles invoqués sous l'angle de l'art. 6 LAM, à titre de rechute ou de séquelles de l'affection assurée, étant précisé que la seconde hypothèse prévue par cette disposition (affection causée ou aggravée pendant le service) n'entre pas en ligne de compte en l'espèce. 3.1 Selon la jurisprudence, les rechutes et les séquelles tardives ont ceci en commun qu'elles sont attribuables à une atteinte à la santé qui, en apparence seulement, mais non dans les faits, était considérée comme guérie. Il y a rechute lorsque c'est la même maladie qui se manifeste à nouveau. On parle de séquelles tardives lorsqu'une atteinte apparemment guérie produit, au cours d'un laps de temps prolongé, des modifications organiques ou psychiques qui conduisent souvent à un état pathologique différent (ATF 123 V 138 consid. 3a et les références). En cas de rechute ou de séquelles, la responsabilité de l'assurance militaire n'est engagée que s'il est établi au degré de la vraisemblance prépondérante qu'il existe un lien de causalité naturelle et adéquate entre la rechute ou les séquelles tardives et l'affection assurée et, dans une certaine mesure, avec des influences subies pendant le service (Jürg Maeschi, op. cit., ad art. 6, n° 24). Toutefois, plus le temps écoulé entre l'accident et la manifestation de l'affection est long, et plus les exigences quant à la preuve, au degré de la vraisemblance prépondérante, du rapport de causalité naturelle doivent être sévères (RAMA 1997 n° U 275 p. 191 consid. 1c). 3.2 Les premiers juges se sont fondés sur les conclusions des docteurs K.________, du 5 juillet 2000, et N.________, du 15 août 2001, pour considérer qu'aucun lien de causalité entre la fibromyalgie et la schizophrénie ne pouvait être retenu. De son côté, le recourant s'appuie sur le rapport établi par le docteur B.________ et la psychologue C.________, du 28 avril 2004, pour faire valoir le contraire.