Citation: I 422/01 30.11.2001 E. 4

4.- a) Le droit d'être entendu doit être reconnu et respecté lorsque le juge envisage de fonder sa décision sur une norme ou un motif juridique non évoqué dans la procédure antérieure et dont aucune des parties en présence ne s'est prévalue et ne pouvait supputer la pertinence in casu (ATF 125 V 370 consid. 4a et les références). Toutefois, selon la jurisprudence, la violation du droit d'être entendu, pour autant qu'elle ne soit pas d'une gravité particulière - est réparée lorsque la partie lésée a la possibilité de s'exprimer devant une autorité de recours jouissant d'un plein pouvoir d'examen. Au demeurant, la réparation d'un vice éventuel ne doit avoir lieu qu'exceptionnellement (ATF 125 V 371 consid. 3c/aa). b) En l'occurrence, les premiers juges ont confirmé la décision litigieuse par substitution de motifs, sans que le motif de la reconsidération ait été évoqué dans la procédure antérieure. Cependant, le fait de ne pas prévenir l'intéressé d'un changement de motivation ne constitue pas une violation si grave du droit d'être entendu qu'elle ne pourrait être corrigée par la suite (cf. ATF 125 V 371 consid. c/bb). Etant donné que le recourant a eu la faculté de s'exprimer devant le Tribunal fédéral des assurances qui peut revoir librement tant les faits que le droit (art. 132 OJ), il y a lieu d'admettre que le vice a pu être exceptionnellement réparé en l'espèce.