Citation: B 19/06 31.05.2007 E. 4

4.1 Les premiers juges ont considéré que la recourante n'était pas liée par la décision de l'assurance-invalidité. En revanche, ils ont estimé que le principe et le degré de l'invalidité admis par l'office n'étaient pas contestables et que le droit à la rente était né en octobre 1995. A cet égard, ils ont retenu les conclusions de l'expert G.________, lequel avait fixé le début de l'incapacité totale de travail au mois d'octobre 1994, et observé que les différentes atteintes à la santé présentées par l'intimé pendant la période d'assurance étaient en définitive toutes liées; ils ont considéré que l'essentiel résidait dans la survenance d'une incapacité de travail durable pendant la période d'assurance, réalisée en l'espèce à partir du mois d'octobre 1994, et qu'il importait peu que sa cause ou son taux se fussent modifiés avec le temps. Dès lors, le droit à la rente était né en octobre 1995; toutefois, vu la demande formée en juin 2005, l'intimé ne pouvait prétendre au versement des arrérages de la rente qu'à partir du mois de juin 2000 en raison de la prescription. 4.2 Pour la recourante, ni la décision de l'office, ni la conclusion de l'expert, selon laquelle l'intimé présentait en 1994 déjà une incapacité de travail totale au titre de l'atteinte psychique à l'origine de son invalidité, ne sauraient lui être imposées. La première en raison de la procédure menée par l'office, la seconde au motif qu'une incapacité de travail en raison d'une affection psychiatrique n'était pas établie au degré de la vraisemblance prépondérante pendant la couverture d'assurance. Dans l'hypothèse où elle devrait néanmoins verser des prestations d'invalidité, celles-ci ne porteraient intérêt qu'à partir de la date de la demande déposée devant le tribunal cantonal.