Citation: 8C_440/2021 E. 7.2

7.2. Ce faisant, le recourant ne soulève pas de griefs précis et son argumentation ne permet pas de saisir en quoi la cour cantonale aurait violé le droit en considérant qu'il n'avait pas fait valoir son droit au chômage dans le délai légal et que les motifs invoqués par lui ne permettaient pas au final de considérer son erreur comme étant non fautive (cf. consid. 3.1 du jugement attaqué). En particulier, on ne voit pas, avec la juridiction précédente, en quoi l'incertitude sur la période d'embauche alléguée l'aurait empêché de remettre la documentation en temps utile. Quant aux difficultés liées à la crise sanitaire, si elles peuvent expliquer un certain retard, elles ne constituaient pas non plus une impossibilité objective d'agir dans les délais. On relèvera sur ce dernier point que le droit d'être entendu, qui impose à l'autorité de mentionner au moins brièvement les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a fondé sa décision (ATF 146 II 335 consid. 5.1; 143 III 65 consid. 5.2), n'exige pas de celle-ci qu'elle expose et discute tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties; elle peut au contraire se limiter à ceux qui, sans arbitraire, peuvent être tenus pour pertinents (ATF 142 II 154 consid. 4.2).