Citation: 4C.140/2006 14.08.2006 E. A

A.a B.________, né en 1910, est décédé le 26 mai 2004. Le défunt laissait pour héritiers son fils Louis, né en 1938, qu'il avait eu avec sa première épouse, décédée en 1999, ainsi que sa seconde épouse, A.________, une ressortissante française, née en 1942, avec qui il s'était marié le 4 octobre 1999, à l'âge de 89 ans, sous le régime de la communauté de biens, et qui était auparavant la compagne de son second fils, prénommé D.________, décédé en 1997. Tant ce mariage que la succession de B.________ ont donné lieu à des procédures, dont certaines n'ont pas encore été liquidées, qui opposent, en particulier, C.________, formellement exhérédé par feu son père, à A.________, sa belle-mère. A.b La société anonyme X.________ est propriétaire d'un immeuble sis à Genève, à l'endroit indiqué dans sa raison sociale. C.________ en est l'actionnaire majoritaire et l'administrateur unique. A.________ prétend avoir acquis par donation de feu son mari la propriété de 24 des 50 actions de ladite société. Celle-ci lui dénie toutefois la qualité d'actionnaire. A une date indéterminée, X.________ a remis à bail à A.________ un appartement de six pièces situé au deuxième étage de l'immeuble en question. Le loyer mensuel, charges non comprises, a été fixé en dernier lieu à 2'300 fr. A.c Par avis du 13 juillet 2004, la Société privée de gérance, agissant pour le compte de la bailleresse, a imparti à la locataire un délai de 30 jours pour s'acquitter des loyers échus à cette date, en la menaçant de résilier le bail si elle ne s'exécutait pas dans ce délai. Dans deux courriers des 20 juillet et 11 août 2004 adressés à la représentante de la bailleresse, le conseil de la locataire a fait valoir le caractère abusif du congé en expliquant que le défaut de paiement du loyer était la conséquence du refus de la bailleresse de verser les dividendes à ses actionnaires. Par avis officiel du 24 août 2004, la représentante de la bailleresse a résilié le bail de A.________ pour le 31 octobre 2004, les loyers échus n'ayant pas été payés dans le délai comminatoire.