Citation: 6B_152/2014 E. 3.5

3.5. S'agissant des accusations de mise en danger de la vie ou de la santé d'autrui (art. 127 CP) et d'incitation au suicide (art. 115 CP), l'autorité précédente a estimé que lorsque la personne était capable de discernement, l'art. 115 CP était seul applicable. Elle a ensuite écarté l'application de l'art. 127 CP, rien n'indiquant que le recourant était dans une situation où ses capacités mentales étaient diminuées. S'agissant de l'intimé B.________, elle a estimé que même en retenant la version du recourant, les propos imputés à ce gardien n'avaient pas joué de rôle quant à la décision de tenter de se suicider: le recourant avait clairement indiqué qu'il se laisserait "tomber" si on ne le laissait pas voir le directeur, la seule voie laissée au gardien étant de donner suite aux exigences posées. De toute manière, l'autorité précédente a jugé qu'il était exclu de retenir qu'un comportement passif puisse être constitutif d'infraction à l'art. 115 CP, même à l'égard d'un garant. Ainsi, elle a estimé que l'on ne pouvait reprocher au gardien B.________ d'avoir fait preuve de passivité et de ne pas avoir empêché le recourant, en pleine possession de ses moyens, de se suicider. Elle a également nié que l'intimé B.________ ait été mû par un mobile égoïste. Le classement à l'égard de cet intimé se justifiait (arrêt attaqué, p. 13-16 ch. 6 - 7.2). Concernant l'intimé E.A.________, l'autorité précédente a relevé que les propos, incitatifs au suicide selon le recourant, étaient contestés par l'intimé, partant que les chances d'acquittement étaient, faute de preuve supplémentaire disponible, nettement plus élevées que celles de condamnation, aucun acte d'instruction n'étant suggéré (arrêt attaqué, p. 16 ch. 7.3).