Citation: 5A_831/2015 E. 4

Dans un deuxième moyen, la recourante fait grief à la cour cantonale d'avoir fait preuve d'arbitraire (art. 9 Cst.) et violé le droit à l'administration des preuves pertinentes (art. 29 al. 2 Cst.) en niant la reprise de la vie commune malgré les pièces relatives aux nombreux voyages entrepris par les époux, éléments de preuve que la cour cantonale aurait implicitement refusés sans réelle motivation. Outre qu'on peine à discerner ce qui distingue ce moyen du précédent, on ne voit pas que la cour cantonale aurait écarté les pièces produites par la recourante à l'appui de ses allégations selon lesquelles les parties auraient repris la vie commune entre 2011 et 2013. Il apparaît au contraire, à la simple lecture de l'arrêt déféré, que la juge cantonale les a dûment prises en considération, mais qu'elle leur a dénié, motifs à l'appui, la force probante voulue par la recourante. Il n'y a donc aucune trace d'arbitraire ou de violation du droit à l'administration des preuves pertinentes dans un tel procédé. Autant que recevable, le grief ne peut qu'être rejeté.