Citation: U 227/99 18.04.2000 E. 3

3.- a) Les différents médecins consultés ont constaté que les troubles de la colonne cervicale du recourant sont de caractère dégénératif. Dès lors, le lien de causalité entre ceux-ci et les accidents doit être nié, ce que le recourant ne conteste du reste pas. En ce qui concerne les troubles qui affectent le membre supérieur droit, le docteur H.________ a admis qu'ils étaient en relation de causalité avec l'accident du 18 février 1994. Les experts de COMAI ont constaté à cet égard qu'il était difficile de juger de l'importance clinique exacte de l'atteinte du nerf médian au niveau du canal carpien. Ils ont admis que celle-ci est la cause de quelques brachialgies et troubles sensitifs. Selon les experts, il ne fait toutefois pas de doute que cette atteinte ne saurait expliquer l'importance des troubles ni leur répercussion sur la capacité de travail du recourant. Il n'y a pas de raison de mettre en doute la valeur probante de ce rapport qui répond en tout point aux exigences de la jurisprudence en cette matière (ATF 125 V 353 consid. 3a et les références). Dès lors que l'atteinte précitée n'affecte pas la capacité de travail du recourant, celui-ci ne subit pas d'incapacité de gain de ce chef. Il ne saurait donc prétendre l'octroi d'indemnités journalières ou d'une rente de l'assurance-accidents pour ce motif (art. 16 al. 1 et 18 al. 2 LAA). b) En ce qui concerne les troubles psychiques du recourant, il résulte du rapport du COMAI que celui-ci souffre d'un état dépressif moyen secondaire à des douleurs persistantes et de séquelles d'accident. Les experts ajoutent que l'accident du 18 février 1994 semble avoir été le facteur déclenchant des douleurs. Dans leur rapport du 8 mars 1995, les médecins de la Clinique de Bellikon excluent cependant un tel lien de causalité. Les documents médicaux au dossier ne permettent dès lors pas d'établir au degré de la vraisemblance prépondérante l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les troubles psychiques du recourant et l'accident précité. Un complément d'instruction sur ce point n'est toutefois pas nécessaire : même si la causalité naturelle était prouvée sur la base d'investigations supplémentaires, le caractère adéquat de ce rapport de causalité devrait néanmoins être nié. En effet, la chute dont a été victime le recourant constitue tout au plus un accident de gravité moyenne à la limite des accidents de peu de gravité. Or, on ne voit pas de circonstances de nature à la faire apparaître comme particulièrement impressionnante ou dramatique, la lésion qu'elle a provoquée n'étant pas d'une gravité particulière (syndrome du tunnel carpien droit). Aucune erreur n'a entaché les traitements médicaux. Quant à la durée de ceux-ci et de l'incapacité de travail due aux lésions physiques, elle n'apparaît pas non plus particulièrement longue, dès lors que l'évolution laborieuse du cas a relevé très tôt de la tendance à l'exagération du patient selon les déclarations concordantes des médecins. Ainsi, c'est à juste titre que le recourant ne conteste pas que les critères particuliers requis par la jurisprudence pour admettre l'existence d'un lien de causalité adéquate entre un accident de gravité moyenne et des troubles psychiques font défaut en l'espèce (ATF 115 V 139 sv. consid. 6, 408 consid. 5).