Citation: 2C_720/2019 E. 3

Le recourant se limite à remettre en question la pesée des intérêts effectuée par l'autorité précédente. Celle-ci a néanmoins procédé à une application détaillée et correcte du principe de proportionnalité, en tant qu'elle a fait prévaloir l'intérêt public à l'éloignement de celui-ci au regard des faits qui lui sont reprochés et qui lui ont valu au total près de quatre ans de peine privative de liberté, de sorte qu'il est renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué (art. 109 al. 3 LTF). Elle a notamment expliqué que le recourant avait commis des infractions graves (58 pilules d'ecstasy et 620 pilules thaïes destinées à la vente), envers lesquelles le Tribunal fédéral se montre particulièrement rigoureux (ATF 139 II 121 consid. 5.3 p. 126); cela sur une très longue période (de 2002 à 2015), malgré les sursis accordés, et après avoir reçu deux avertissements du Service de la population, en date du 22 avril 2002 et du 4 décembre 2008. Quant au temps écoulé depuis la dernière infraction commise (2015), il doit être relativisé: après la condamnation d'août 2008, l'intéressé n'avait plus commis de faits répréhensibles pendant six ans pour récidiver en 2014, puis en 2015. En outre, s'il faut en effet mettre au crédit du recourant le fait d'avoir trouvé un emploi alors qu'il était encore en prison, il n'en demeure pas moins qu'il a perçu des prestations de l'assurance chômage à plusieurs reprises, ainsi que celles de l'aide sociale; de plus, il a des dettes et a fait l'objet d'actes de défaut de biens. Ainsi, contrairement à ce qu'il affirme, on ne peut qualifier l'intégration professionnelle et sociale du recourant en Suisse de bonne. Le Tribunal cantonal a, par ailleurs, tenu compte de la situation familiale de l'intéressé dans notre pays: son fils, sa mère, ainsi que la plupart de ses frères et soeurs y vivent. Il a justement relevé que le recourant, qui au demeurant ne se prévaut pas d'un lien affectif et économique particulièrement fort avec son fils, pourra exercer son droit de visite de façon concentrée lors de séjours dans notre pays et maintenir des liens avec celui-ci par le biais des moyens de communication modernes, même s'il est effectivement malheureux pour un enfant de cet âge de vivre éloigné de son père. Quant à la durée de son séjour dans ce pays et le fait qu'il y soit arrivé à l'âge de 12 ans, ils ne sauraient contrebalancer les éléments susmentionnés, étant rappelé que les peines infligées par le juge pénal constituent le premier critère servant à procéder à la pesée des intérêts. Finalement, l'autorité précédente a pondéré les difficultés de la réintégration du recourant au Kosovo. En conclusion, le Tribunal cantonal n'a pas violé les art. 96 al. 1 LEtr et 8 par. 2 CEDH.