Citation: 4D_97/2009 12.08.2009 E. 2.6

2.6.1 En dernier lieu, la recourante reproche au magistrat cantonal d'avoir violé arbitrairement l'art. 8 CC en la condamnant à payer des contributions pour des montants qu'elle-même n'avait jamais approuvés et que l'intimée n'avait pas justifiés. Selon elle, il serait inexact de dire qu'elle n'a jamais contesté le montant de ces contributions ou la clé de répartition entre les PPE concernées, attendu qu'au début de l'an 2000, elle a fait savoir à l'intimée qu'elle ne payerait plus que les frais correspondant aux parties dont elle a l'usage exclusif. La recourante relève enfin que l'espace pour l'entretien duquel elle est appelée à apporter sa contribution financière n'est pas clairement délimité, faute pour l'intimée d'avoir versé au dossier des pièces justificatives suffisantes, et qu'il n'est donc pas possible, pour cette raison, de lui réclamer le paiement des montants litigieux. 2.6.2 L'intimée a allégué, sous n° 18 de son mémoire-demande, que le découvert, à charge de la recourante, s'élevait à 18'403 fr. 20 au 15 juin 2007 et elle a produit une pièce n° 20, intitulée "Etat des postes ouverts au 15.06.2007", à l'appui de cette allégation. Dans son mémoire de réponse, la recourante s'est déterminée par le mot "ignoré" sur cette allégation. Tenant compte de cet état de choses et, plus généralement, du fait que la recourante ne prétendait ni ne prouvait que les charges comptabilisées sortaient du cadre prévu par l'art. 1er de son règlement d'utilisation et d'administration, le magistrat cantonal a entériné le montant en question. La recourante ne démontre nullement en quoi cette argumentation serait entachée d'arbitraire. Elle n'indique pas, en particulier, la disposition du droit de procédure civile valaisan que le magistrat intimé aurait gravement méconnue en assimilant la détermination "ignoré" à l'absence de contestation de l'allégation relative au montant des contributions en souffrance. Elle ne dit pas non plus pourquoi la pièce justificative citée dans le jugement attaqué ne revêtirait aucun caractère probant. De même n'expose-t-elle pas ce qu'il pourrait y avoir d'insoutenable dans la déduction que le premier juge a faite à partir de la disposition topique de son propre règlement. En réalité, ses objections n'ont pas trait au montant de la créance litigieuse, mais au problème plus général de la répartition des frais en fonction de l'usage - public ou privé - des différentes parties composant l'espace X 0. Force est toutefois de noter, à ce sujet, que, dans son jugement, le magistrat cantonal, se fondant sur l'art. 2 al. 2 CC, a indiqué, à l'attention de la recourante, que celle-ci ne pouvait pas refuser de participer aux assemblées des administrateurs des immeubles bordiers et ignorer les décomptes qui lui étaient régulièrement présentés pour tirer ensuite argument du fait qu'elle n'avait pas été associée aux décisions prises, afin de s'exonérer (totalement ou partiellement) des charges financières facturées. Or, la recourante laisse intact cet argument basé sur l'abus de droit. En tout état de cause, c'eût été à elle, et non pas à l'intimée, d'indiquer, avec preuves à l'appui, quelle part des 18'403 fr. 20 impayés correspondait à des frais d'entretien relatifs à des parties de l'espace X 0 affectées à l'usage public. Elle ne prétend pas ni ne démontre avoir fait une telle démonstration. Enfin, l'affirmation de la recourante concernant l'absence de délimitation suffisante de l'espace en question ne correspond pas à une constatation du premier juge.