Citation: 7B_1114/2024 E. 4.3

4.3. La cour cantonale a indiqué que le recourant n'avait formulé aucun grief en lien avec le traitement par l'intimé de la plainte pénale du 22 août 2023, seul objet de la procédure confiée à celui-ci. Elle a exposé que l'omission du Ministère public dont le recourant faisait cas, à savoir de ne pas avoir rappelé à une partie plaignante, dans une autre procédure (P_2), qu'elle était tenue de déposer conformément à la vérité, aurait pu et dû être corrigée par les voies de droit ouvertes dans le cadre de la procédure concernée. Elle a ensuite ajouté qu'on ne "saurait exiger d'un membre du Ministère public qu'il se saisisse des allégations épistolaires" du recourant relatives à une procédure, terminée, dont l'intimé n'avait jamais eu à connaître. Elle a ainsi considéré qu'on ne saurait reprocher à ce dernier d'avoir fait preuve de partialité pour n'avoir pas répondu aux allégations précitées. S'appuyant sur les art. 413 al. 2 et 414 al. 1 CPP, elle a enfin ajouté que le recourant n'était pas empêché d'agir en révision du jugement rendu dans la procédure P_2, dès lors qu'une telle initiative, et l'éventuelle ouverture subséquente d'une instruction, ne dépendaient pas du Ministère public (cf. arrêt entrepris, p. 4). Au vu de ces éléments, la cour cantonale a conclu que la requête de récusation formée par le recourant était dénuée de fondement.