Citation: 9C_594/2009 29.01.2010 E. 3

3.1 L'assuré reproche au Tribunal cantonal des assurances sociales d'avoir procédé à une constatation manifestement inexacte des faits pertinents consécutive à une mauvaise appréciation des preuves. Il fait plus particulièrement grief aux premiers juges d'avoir écarté les conclusions de l'expertise rhumatologique réalisée par la doctoresse S.________. A tout le moins, dans la mesure où l'instruction apparaissait incomplète ou contradictoire d'un point de vue somatique, il convenait de demander à l'experte de préciser la teneur de son rapport ou d'ordonner une nouvelle expertise rhumatologique. 3.2 Cela étant, l'assuré n'explique pas véritablement en quoi l'appréciation des preuves à laquelle le Tribunal cantonal des assurances sociales a procédé serait manifestement insoutenable. Les premiers juges se sont appliqués à comparer de façon exhaustive et minutieuse l'ensemble des documents médicaux recueillis au cours de la procédure. S'agissant plus particulièrement des affections de nature somatique, ils ont expliqué de façon circonstanciée les raisons pour lesquelles ils ont estimé que les problèmes somatiques, s'ils conduisaient à retenir un certain nombre de limitations fonctionnelles, n'entraînaient pas de réduction de la capacité de travail. A l'appui de son recours, l'assuré se contente de juger arbitraire le fait d'avoir écarté l'expertise de la doctoresse S.________, sans chercher à démontrer que les points de vue des docteurs V.________ et A.________, sur lesquelles les premiers juges se sont fondés, étaient objectivement moins bien fondés que celui de l'experte. Au contraire, il est permis de partager les doutes des premiers juges sur la valeur probante de l'expertise de la doctoresse S.________, tant il semble difficile d'établir, sur la base du contenu de l'expertise, une corrélation objective entre les affections et les limitations fonctionnelles constatées et la capacité résiduelle de travail retenue. Dans ces circonstances, dès lors qu'elle estimait que les éléments figurant au dossier étaient suffisants pour se forger une opinion claire et précise sur l'état de santé de l'assuré, la juridiction cantonale n'a pas violé le droit fédéral en refusant d'ordonner des investigations médicales complémentaires, que cela soit sous la forme de questions complémentaires adressées à l'experte ou d'une nouvelle expertise (sur l'appréciation anticipée des preuves, voir ATF 124 V 90 consid. 4b p. 94). Le recours de l'assuré se révèle par conséquent mal fondé.