Citation: 6B_316/2021 E. 1.3.1

1.3.1. Le recourant soutient que la cour cantonale n'aurait pas motivé pourquoi l'application de l'art. 19 al. 3 let. b LStup n'avait pas conduit à un jugement plus clément que celui de première instance qui n'aurait pas appliqué cette disposition. En l'espèce, la cour cantonale a procédé à une motivation détaillée s'agissant de la fixation de la peine. En effet, la cour cantonale a fixé une peine de 84 mois pour l'ensemble des produits stupéfiants concernés. Cette peine a été augmentée de 12 mois en raison de la durée du trafic, de l'importance de la clientèle, du nombre d'opérations, qui dénotaient d'une énergie criminelle extrêmement importante, ainsi que par le fait que les quantités de stupéfiants avaient été écoulées dans leur écrasante majorité. En outre, la cour cantonale a retenu pour justifier un durcissement de la peine que le prévenu réalisait une seconde qualification aggravante, soit celle du métier, et qu'il aurait manifestement encore continué longtemps son trafic s'il n'avait pas été arrêté. Elle a également retenu que l'ampleur du trafic était essentiellement régionale, mais pas exclusivement. En effet, le recourant savait que l'un de ses clients principaux revendait les produits stupéfiants dans une autre région. Au vu de la toxicodépendance du recourant, dont l'importance et l'influence étaient fluctuantes au cours du trafic, la peine a été ensuite réduite. A cet égard, la cour cantonale a précisé que l'influence de la consommation de stupéfiants sur le comportement du recourant ne pouvait être niée, mais qu'elle devait être relativisée. En effet, pendant de nombreuses années, sa consommation ne l'avait en rien empêché de conserver une activité professionnelle. Dès la fin de celle-ci, il était tout de même parvenu à gérer son trafic. Il avait, en outre, toujours maintenu un grand intérêt envers son fils. Ainsi, le désinvestissement tel que mentionné dans la classification CIM-10 pour retenir une réelle dépendance n'était pas totalement présent. Toutefois, elle a estimé que la circonstance atténuante de la toxicodépendance devait être prise en compte, au vu notamment des symptômes relativement importants constatés quelques mois après son traitement de sevrage en mars 2018. Ainsi, la cour cantonale a retenu que le recourant avait souffert, de manière quelque peu intermittente, d'une dépendance au sens de la classification CIM-10. En outre, elle a retenu que le trafic, dans son résultat, avait servi à financer exclusivement sa propre consommation. Dès lors, elle a estimé que l'art. 19 al. 3 let. b LStup trouvait application de manière nuancée dans le cas d'espèce et que la peine devait être réduite de 2 ans. La peine de base a ainsi été fixée à 6 ans. La motivation de la cour cantonale permet de comprendre en détail dans quelle mesure elle a appliqué l'art. 19 al. 3 let. b LStup. Elle est dès lors suffisante tant sous l'angle du droit d'être entendu - que le recourant n'invoque toutefois pas - que des exigences découlant de l'art. 50 CP. Dans une argumentation peu intelligible, le recourant soutient que, contrairement à la cour cantonale, le juge de première instance n'aurait pas fait application de l'art. 19 al. 3 let. b LStup et ainsi "une réduction de la peine prononcée en première instance aurait dû avoir lieu dans une plus ample mesure que d'1/4 fixée par cette dernière". Il semble donc reprocher à la cour cantonale d'avoir réduit la peine de la même proportion que la première instance qui n'aurait pas tenu compte de cette disposition. Or, il ressort du jugement attaqué que le tribunal de première instance avait également fait application de cette disposition (cf. jugement entrepris consid. 15.2, p. 18 in fine). D'ailleurs, le recourant souligne dans son recours que le tribunal de première instance avait retenu une diminution de peine de 1/4 en lien avec sa dépendance à divers produits stupéfiants. Quoi qu'il en soit, le recourant perd de vue que la cour cantonale disposait d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit (cf. art. 398 al. 2 et 408 CPP) sur les points attaqués (cf. ATF 141 IV 244 consid. 1.3.3; arrêts 6B_757/2020 du 4 novembre 2020 consid. 3.3.2; 6B_249/2016 du 19 janvier 2017 consid. 1.4.1), aussi pour ce qui concerne les pures questions d'appréciation comme la fixation de la peine (cf. arrêts 6B_798/2017 du 14 mars 2018 consid. 2.4; 6B_812/2015 du 16 juin 2016 consid. 2.1 et les références citées). Ainsi, la cour cantonale a rendu un nouveau jugement dans lequel il lui revenait de fixer la peine de manière discrétionnaire. Elle n'avait pas à se baser sur la manière dont la première instance avait pondéré les différents éléments à prendre en compte. Dès lors, tel que formulé, le reproche du recourant est sans fondement.