Citation: 5A_1053/2020 E. 4.1

4.1. Les constatations selon lesquelles une pièce de la villa est occupée par l'intimée pour exercer son activité professionnelle, une chambre est sa chambre à coucher, une autre chambre est celle de l'enfant majeur encore aux études et la dernière chambre est occupée occasionnellement par un autre enfant et son compagnon lorsqu'ils rentrent à V.________ ressortent déjà du jugement du 20 décembre 2019 du Tribunal de première instance. Vu qu'il n'apparaît pas que le recourant a contesté l'exactitude de ces constatations en procédure d'appel, en particulier de sa réponse du 1er mai 2020, son grief d'arbitraire dans l'établissement des faits doit être écarté, en vertu du principe d'épuisement des griefs (cf. supra consid. 2.4). Il en va de même de son argumentation portant sur le fait qu'il pourrait être exigé de l'enfant majeur habitant encore dans la villa de verser à sa mère une participation de loyer, dès lors qu'il n'apparaît pas non plus que le recourant s'en soit prévalu devant la juridiction précédente. Quant à son allégation selon laquelle un loyer médian pour une chambre individuelle dans une villa à U.________ s'élève entre 1'000 fr. et 1'500 fr., elle ne figure pas dans l'arrêt attaqué, sans que le recourant soulève valablement un grief d'arbitraire dans l'omission de ce fait (cf. supra consid. 2.2). Il en résulte qu'en tant qu'elle se fonde à la fois sur des moyens nouveaux et sur des faits irrecevables, sa critique portant sur l'absence d'imputation d'un revenu hypothétique à l'intimée pour la location d'une ou de plusieurs chambres de la villa doit être rejetée, dans la mesure de sa recevabilité. Concernant l'imputation d'un revenu hypothétique au motif que l'intimée pouvait prétendre à des prestations de l'assurance-invalidité pour son incapacité de travail, il n'apparaît pas que ce grief ait été traité dans l'arrêt querellé, sans que le recourant soulève une violation de son droit d'être entendu (art. 29 Cst.). Quoi qu'il en soit, à supposer que son grief remplisse les exigences en matière d'allégation (cf. supra consid. 2.1), le recourant ne démontre pas en quoi la cour cantonale aurait méconnu le droit en n'imputant pas à l'intimée un revenu hypothétique en raison de son invalidité. Son affirmation selon laquelle celle-ci peut " selon toute vraisemblance " souscrire à des prestations de l'assurance-invalidité est manifestement insuffisante, dès lors que toute incapacité de travail, même médicalement attestée, ne donne pas encore droit à une rente d'assurance invalidité (arrêts 5A_1040/2020 du 8 juin 2021 consid. 3.1.1; 5A_455/2019 du 23 juin 2020 consid. 5.4.1) et que l'imputation d'une telle rente sous l'angle d'un revenu hypothétique impose que le droit à l'obtenir soit établi ou, à tout le moins, hautement vraisemblable (arrêts 5A_455/2019 précité consid. 5.1; 5A_836/2015 du 8 avril 2016 consid. 5.2 et les arrêts cités). Autant que recevables, les critiques du recourant portant sur l'imputation d'un revenu hypothétique à l'intimée doivent ainsi être rejetées.