Citation: 2C_343/2024 E. 6.5

6.5. Les recourants citent enfin l'art. 8 CEDH. Toutefois, on ne voit pas quelle circonstance du cas d'espèce mettrait en cause la protection de la vie familiale ou privée garantie par l'art. 8 CEDH. La décision entreprise ne sépare pas les membres de la famille, les trois recourants devant quitter la Suisse. En outre, le recourant 1 séjourne légalement en Suisse seulement depuis 2018. Quant aux recourantes 2 et 3, qui l'ont rejoint illégalement en Suisse en 2019, elles n'ont jamais été au bénéfice d'une autorisation de séjour. Les recourants ne peuvent donc pas déduire un droit de séjour de la protection de la vie privée garantie par l'art. 8 CEDH (cf. ATF 149 I 207 consid. 5; 144 I 266 consid. 3).