Citation: 8C_402/2023 E. 2.3

2.3. En l'occurrence, contrairement à ce qu'a retenu la juridiction cantonale (cf. consid. 6d de l'arrêt attaqué, p. 27), la demande formulée par la recourante ne pouvait pas être rejetée au motif que celle-ci n'avait pas explicitement invoqué l'art. 6 par. 1 CEDH et la jurisprudence y relative et qu'il s'agissait en substance d'une requête de preuve. D'une part, l'écriture comprenait une requête claire et expresse tendant à la tenue d'une audience publique (cf. art. 61 let. a LPGA). D'autre part, si la possibilité pour la cour cantonale de se rendre compte de visu des graves limitations fonctionnelles de la recourante relève de la constatation des faits et de l'appréciation des preuves, il n'en reste pas moins que la recourante a également évoqué sa volonté d'exposer, ou de faire exposer par l'intermédiaire de son avocat, la gravité de ses atteintes. Cela étant, la requête d'audience publique tendait en tout cas en partie à la possibilité de plaider sa cause elle-même ou par l'intermédiaire de son mandataire, ce qui relève de la publicité des débats. Au demeurant, en cas de doute sur la nature de la demande, il appartenait à la juridiction cantonale d'interpeller la recourante. Enfin, il faut admettre, avec cette dernière, que les circonstances du cas d'espèce se rapprochent de celles qui ont fait l'objet de l'arrêt 9C_349/2022, de sorte qu'il ne se justifie pas de statuer différemment dans la présente cause.