Citation: 5D_230/2020 E. 3.4

3.4. Invoquant un défaut de motivation de l'arrêt attaqué, la recourante reproche à la juridiction précédente de ne pas avoir suffisamment motivé la réduction de 2'575 fr. 50 intervenue par rapport aux notes d'honoraires produites pour la période du 1er mai 2018 au 6 mars 2020. Il sied en l'occurrence de rappeler que le recours porte sur une décision confirmant trois indemnités, la première de 4'671 fr. 70 pour la période du 1er mai 2018 au 30 avril 2019 - arrêtée sur la base d'une note d'honoraires de 4'762 fr. 03 -, la seconde de 3'683 fr. 30 pour la période du 1er mai au 4 décembre 2019 - arrêtée sur la base d'une note de 6'213 fr. 67 - et la troisième de 1'442 fr. 80 pour la période du 5 décembre 2019 au 6 mars 2020 - arrêtée sur la base d'une note d'honoraires de 1'487 fr. 60. Dans l'arrêt entrepris, la cour cantonale a notamment considéré que, s'agissant de la première indemnité de 4'671 fr. 70, il n'était pas sérieux de la part de la curatrice de s'élever contre une réduction de 33 centimes, à savoir une réduction de 0,007 % sur l'indemnité réclamée. Au demeurant, l'intéressée n'avait pas formé de recours contre une précédente décision du 4 septembre 2019 qui lui avait déjà alloué cette même indemnité. Pour ce qui était de la troisième indemnité, de 1'442 fr. 80, la curatrice perdait de vue que, dans une lettre du 6 mars 2020, elle avait elle-même indiqué ce montant à l'APEA. Par ailleurs, elle n'avait jamais adressé à cette dernière la note d'honoraires et frais s'élevant à 1'487 fr. 60 qu'elle avait déposée avec son recours, de sorte que son argumentation était téméraire et de mauvaise foi. Il convenait au demeurant d'observer que la différence entre ce qui avait été alloué par l'APEA et ce que l'intéressée réclamait s'élevait à 44 fr. 80, ce qui ne justifiait pas que l'on s'arrête plus avant sur son grief. En l'espèce, la recourante ne s'en prend pas à la décision attaquée en tant qu'elle rejette, de manière motivée, ses griefs relatifs aux première et troisième indemnités litigieuses. Faute de critique dûment soulevée et étayée, la recourante ne saurait par conséquent se prévaloir d'une violation de son droit d'être entendue en relation avec la motivation du montant des deux indemnités en question (cf. supra consid. 2.1). Seule la seconde indemnité de 3'683 fr. 30 - arrêtée pour la période du 1er mai au 4 décembre 2019 et pour laquelle une réduction de 2'530 fr. 37 a été opérée - sera ainsi examinée sous l'angle d'une éventuelle violation du droit d'être entendu.