Citation: 1B_163/2019 E. 4

La cour cantonale a relevé que le recourant se plaignait que son défenseur n'avait pas été invité à assister aux auditions par la police de certains autres prévenus; ce faisant, son avocat n'avait pas été en mesure de vérifier la conformité des accusations rapportées par les enquêteurs avec les déclarations effectuées; selon le recourant, les preuves ainsi réunies à son encontre seraient donc irrecevables. La juridiction précédente a cependant estimé que, faute de "décision" ou d' "acte de procédure" du Ministère public, cette conclusion - nouvelle - était irrecevable; le recourant n'avait d'ailleurs aucun intérêt juridiquement protégé à voir lesdits procès-verbaux retranchés du dossier, ayant, lors de sa deuxième audition et avant toute confrontation avec les déclarations des autres prévenus, admis les faits qui lui sont reprochés. Le Juge unique a encore relevé que rien n'indiquait en l'état que le recourant ne pourrait pas être confronté à ceux l'ayant mis en cause avant d'être jugé. Ce raisonnement peut être confirmé. Le recourant ne soutient en effet pas avoir requis auprès du Ministère public le retrait de certaines pièces du dossier et/ou la répétition en confrontation des auditions effectuées sans la présence de son avocat et obtenu une décision sur ces questions. Eu égard aux considérations émises précédemment en lien avec la transmission du dossier le 5 novembre 2018 (cf. consid. 2.1 ci-dessus), on ne voit dès lors pas quel serait l'acte que l'autorité de recours devrait vérifier, motif suffisant pour déclarer le recours irrecevable sur ce point. En tout état de cause, la question de l'exploitation de moyens de preuves prétendument recueillis de manière contraire à l'art. 147 CPP - notamment à charge de la partie qui n'était pas présente (art. 147 al. 4 CPP) - relève de la compétence du juge du fond.