Citation: 7B_65/2023 E. 4.1.3

4.1.3. Des valeurs patrimoniales qui sont blanchies, ou en voie de blanchiment, sont considérées par la jurisprudence comme le résultat d'une infraction de blanchiment d'argent au sens de l'art. 305bis CP (ATF 128 IV 145 consid. 2d). En effet, une fois blanchi, l'argent sale peut être investi ou placé dans l'économie légale et cette possibilité d'utiliser de l'argent illégalement acquis est un avantage pécuniaire évident, découlant directement de l'infraction de blanchiment (arrêt 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.8.2 et les arrêts cités). En cas de blanchiment d'argent, l'argent blanchi ou en voie de l'être est confiscable dans son intégralité, indépendamment notamment des infractions qui l'ont généré, car il constitue en lui-même le produit de l'infraction (arrêts 1B_623/2022 du 1er juin 2023 consid. 3.2.3 et les références citées; 6B_917/2018 du 13 janvier 2022 consid. 6.2; 6B_67/2019 du 16 décembre 2020 consid. 5.8.2 et les arrêts cités). Dès lors, en cas d'infraction de blanchiment d'argent commise en Suisse, la prescription du droit de confisquer est soumise au droit suisse (cf. BENOÎT MAURON, op. cit., p. 384 s.).