Citation: 9C_700/2009 29.03.2010 E. B

L'assuré - directement et par le truchement des doctoresses U.________, H.________, psychiatre traitant, et de son avocate nouvellement désignée - a déféré la décision au Tribunal cantonal genevois des assurances sociales. Il concluait en substance à l'octroi de mesures d'ordre professionnel et déposait une attestation datée du 30 juin 2008 de son psychiatre traitant qui mentionnait un état dépressif majeur totalement incapacitant du 18 mai 1998 au 31 décembre 2001 engendré par la crainte de ne plus pouvoir revoir sa famille restée au Pakistan. Au cours de la procédure, la juridiction cantonale a mandaté le docteur L.________, psychiatre, pour qu'il mette en oeuvre une expertise judiciaire. Le praticien a diagnostiqué un état de stress post-traumatique, un épisode dépressif léger avec syndrome somatique et un status après épisode dépressif sévère sans symptômes psychotiques de 1998 à 2001, occasionnant une incapacité totale et définitive de travail (rapport du 18 février 2009). Invités à se déterminer, l'intéressé concluait désormais à l'octroi d'une rente entière d'invalidité, tandis que l'office AI maintenait son point de vue initial. Les premiers juges ont accédé aux conclusions de O.________ en ce sens que, les avis des docteurs T.________ et L.________ revêtant pleine valeur probante, ils lui ont reconnu une incapacité totale de travail pour motif psychiatrique uniquement depuis 1998 et lui ont accordé une rente entière d'invalidité dès le 1er février 2002, la demande de prestations - tardive - étant datée du 22 février 2003 (jugement du 29 juin 2009).