Citation: 6B_1010/2023 E. 3.6

3.6. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir discuté sa situation personnelle et de n'avoir en particulier pas tenu compte des nombreux certificats médicaux et attestations médicales postérieurs à l'expertise, versés au dossier, qui tous tendraient à démontrer "une descente aux enfers". Il cite à titre d'exemple, un rapport du Département de psychiatrie du CHUV qui diagnostiquait le 15 mai 2015, un trouble de l'adaptation, réaction mixte, anxieuse et dépressive, un trouble de la personnalité paranoïaque ainsi que d'autres difficultés liées à l'entourage immédiat et à certaines situations psychosociales. La cour cantonale n'a pas omis la situation personnelle du recourant dès lors qu'elle a notamment constaté qu'il ressortait des certificats médicaux que le recourant avait été en incapacité de travail à 100 % du 12 février au 30 novembre 2015 et qu'il bénéficiait d'un suivi, de sorte qu'il n'était pas en mesure de remplir ses obligations entre le 1er avril et le 30 novembre 2015, précisant qu'il avait cependant droit à des allocations de chômage jusqu'au 31 mars 2015, mais qu'il y avait renoncé (cf. supra consid. 2.3). La cour cantonale n'a par ailleurs pas omis qu'il souffrait de troubles (cf. jugement attaqué, consid. 3.2). Elle a cependant relevé à juste titre que le recourant avait suffisamment de ressources pour entamer des études universitaires à la Faculté de droit et pour réussir son année universitaire 2015. Elle pouvait ainsi considérer sans arbitraire qu'on pouvait raisonnablement attendre du recourant qu'il mobilise une partie de son énergie pour entreprendre les démarches administratives qui lui auraient permis de bénéficier des allocations de chômage qui s'élevaient à une moyenne mensuelle de 7'680 fr., ce qui lui aurait permis de régler à tout le moins une partie des pensions dues. Le grief est dès lors rejeté dans la mesure où il est recevable.