Citation: I 607/01 19.08.2002 E. 1

A la lumière de ces différents avis médicaux, l'office AI a, par décisions du 20 février 1998, alloué à O.________ une demi-rente ordinaire simple d'invalidité dès le 1er décembre 1995, fondée sur un taux d'invalidité de 50 %. Cette prestation était assortie de rentes complémentaires en faveur de l'épouse et des enfants de O.________. A.b Le 10 mars 1998, O.________ a déféré ces décisions au Tribunal des assurances du canton de Vaud. Il a conclu à leur réforme en ce sens que le taux d'invalidité fût fixé à plus de deux tiers et que les rentes fussent adaptées en conséquence. Le Tribunal cantonal a considéré que le rapport du docteur C.________ n'était pas assez précis pour que l'on puisse admettre l'existence d'une atteinte à la santé mentale propre à justifier une invalidité supérieure à 50%. Par jugement du 1er octobre 1998, la juridiction cantonale a admis le recours, annulé les deux décisions attaquées et renvoyé le dossier à l'office AI afin qu'il fasse procéder à une expertise psychiatrique ou multidisciplinaire et rende une nouvelle décision. A.c A la suite de ce jugement et sur mandat de l'office AI, les responsables du Centre d'observation médicale de l'AI de Lausanne (ci-après COMAI) ont examiné O.________. Un rapport a été établi le 5 mai 2000 par le professeur D.________, les docteurs E.________ et F.________, internistes, en collaboration avec le docteur G.________, rhumatologue et le docteur H.________, psychiatre. Ceux-ci ont fait appel à deux consultants, les docteurs I.________, psychiatre, et J.________, rhumatologue. Le docteur I.________ n'a pas mis en évidence de troubles de la personnalité tels qu'ils avaient été décrits par son confrère C.________, mais il n'a pas exclu que, selon les circonstances, de tels troubles puissent s'exprimer. Pour le psychiatre I.________, O.________ souffre d'une maladie mentale, à savoir une comorbidité psychiatrique qui associe à un trouble bipolaire des troubles somatoformes, entraînant ainsi une incapacité totale de travailler. Les experts du COMAI ont posé le diagnostic de troubles affectifs bipolaires, épisode actuel de dépression moyenne, et de troubles somatoformes douloureux. Ce diagnostic était fondé sur le fait que l'examen clinique et le bilan radiologique ne montraient pas d'affection somatique susceptible d'expliquer les plaintes douloureuses de O.________, le docteur J.________ ayant conclu qu'il n'existait pas chez le patient de pathologie permettant de justifier une incapacité de travail en tant que vitrier. Les médecins du COMAI se sont en revanche distancés de l'appréciation du docteur I.________ quant aux conséquences des troubles psychiques de l'assuré sur sa capacité de travail. A ce sujet, ils ont estimé que le patient était encore capable de travailler à 50 % dans son activité antérieure, pour autant qu'il soit dispensé de porter des charges dépassant 15 à 20 kg. Les experts ont justifié leur position par le fait que l'anamnèse n'a pas révélé que la maladie mentale de O.________ aurait provoqué un épisode maniaque franc ou un état dépressif majeur, tout en précisant que pour ce genre de maladie et selon l'expérience médicale, une guérison complète est observée entre deux épisodes maniaques ou dépressifs. Au terme de ce complément d'instruction, l'office AI a conclu qu'un travail de vitrier reste exigible de la part de O.________, car il ne souffre pas d'atteinte à la santé physique ou psychique susceptible de diminuer sa capacité de gain. En conséquence, par décision du 24 juillet 2000, l'office AI a rejeté la demande de prestations du « 1er octobre 1998 », ladite décision prenant effet au premier jour du deuxième mois suivant sa notification. L'administration a ajouté que les rentes avaient été accordées à tort, le 20 février 1998.