Citation: 8C_47/2023 E. 5.1

5.1. La recourante invoque une application arbitraire des art. 27 et 28 LPAC, en tant que la suspension de ses fonctions n'aurait pas été suivie d'une enquête administrative. Cette manière de procéder aurait par ailleurs violé son droit d'être entendu. La recourante se réfère aux arrêts 8C_244/2014 du 17 mars 2015 (consid. 5.2) et 8C_221/2018 du 4 juillet 2019 (consid. 7.2), dans lesquels le Tribunal fédéral a jugé qu'il n'était, en principe, pas possible de se plaindre d'une violation du droit d'être entendu en raison de l'absence d'une enquête administrative lorsque l'autorité cantonale a choisi de résilier les rapports de service par un licenciement ordinaire en lieu et place d'une procédure disciplinaire. Elle soutient qu'en l'occurrence, cette jurisprudence ne serait pas applicable, puisque l'État aurait adopté un comportement contradictoire, en choisissant d'abord de suspendre le fonctionnaire pour pouvoir mener une enquête administrative, puis en renonçant à mener une telle enquête pour procéder à un licenciement ordinaire.