Citation: 6B_672/2019 E. 4.2

4.2. Selon la cour cantonale, le recourant n'avait pas contesté que, durant la période concernée, il avait eu l'obligation de verser à B.________ la somme de 35'000 fr. par mois et d'avance pour son entretien et celui de leur fils D.________, puis, dès septembre 2014, une somme de 30'000 fr. au même titre. Le recourant avait admis ne jamais avoir intégralement payé ces montants, hormis en mai 2014 et mai 2016, pour lesquels il avait reconnu avoir procédé en retard, s'étant contenté de verser une somme mensuelle moyenne de 9'000 francs. S'agissant des sommes créditées, durant la période considérée, sur le compte de la banque G.________ aux Etats-Unis d'Amérique, on ne pouvait considérer que B.________ en aurait disposé, puisque le recourant avait indiqué que ces montants servaient à payer les charges de leurs copropriétés américaines, lesquelles n'avaient pas été incluses dans le calcul de la contribution d'entretien. Même en tenant compte de ces montants, la somme des prestations fournies sur les comptes suisse et américain était demeurée inférieure à celle qui était due. En outre, le recourant avait pris en compte des frais relatifs à une propriété de H.________ pour réduire le montant dû à son épouse. La cour cantonale a ajouté que l'argument du recourant, selon lequel il aurait été contraint de payer les dettes de son épouse - avant d'opérer une compensation avec les contributions d'entretien - car celle-ci ne réglait pas les factures mises à sa charge, ne pouvait être suivi. Elle a considéré que même si ces explications devaient être véridiques, le recourant aurait alors imputé à son épouse des charges non prévues par l'arrêt de la Cour de justice genevoise du 11 avril 2014, telles que celles relatives à leurs propriétés en Valais et aux Etats-Unis d'Amérique, dont il était copropriétaire. Le recourant aurait de plus alors agi contre la volonté de l'intéressée, ce qui était exclu par l'art. 125 ch. 2 CO qui prohibait l'extinction d'une créance alimentaire par compensation. S'agissant par ailleurs des frais en lien avec la propriété genevoise attribuée à son épouse, le recourant avait retenu un montant supérieur aux 4'400 fr. fixés par l'autorité civile et avait empêché B.________ de résilier certains contrats d'entretien en vue d'amoindrir ses charges. L'autorité précédente a enfin considéré que le recourant ne pouvait se prévaloir d'un quelconque état de nécessité, puisqu'il n'avait aucunement démontré l'existence d'un danger imminent ou impossible à détourner autrement. L'unique démarche entreprise par le recourant afin de régulariser la situation avait consisté à mettre à disposition de son épouse l'intégralité de la contribution d'entretien en mai 2014 et de lui laisser à peine deux semaines pour assumer elle-même ses frais, avant de revenir sur sa position.