Citation: 6B_422/2020 E. 3.2

3.2. En tant qu'on la comprend, la recourante fait valoir, pour relativiser la gravité de l'infraction, qu'on peut tout au plus lui reprocher d'avoir obtenu indûment le logement mais non de l'avoir conservé dès lors que ses revenus n'ont jamais dépassé le barème de sortie. Ce faisant, elle méconnaît qu'il ne lui a pas été reproché, une fois entrée dans le logement, d'avoir dissimulé des revenus qui dépassaient le barème de sortie, mais des revenus qui dépassaient le barème d'entrée, conservant ainsi indûment un logement et évitant de payer de surcroît une surtaxe. Sa critique tombe à faux. Elle n'expose pas en quoi le fait d'avoir été licenciée et s'être retrouvée sans revenu était pertinent dans l'appréciation de la faute, le licenciement étant intervenu à la suite de ses agissements en lien avec les faux dans les titres découverts par son employeur. En tant qu'elle reproche à la cour de ne pas avoir chiffré "tous ces éléments" sans que l'on sache à quels éléments elle fait référence, sa critique est insuffisamment motivée (art. 42 al. 2 LTF), étant rappelé que le juge n'est pas tenu d'indiquer en chiffres ou en pourcentage l'importance qu'il accorde à chacun des éléments qu'il cite (consid. 3.1). Enfin, contrairement à ce qu'elle affirme, la cour cantonale a qualifié la faute de la recourante qu'elle a jugée importante, en retenant qu'elle avait trompé les autorités au moyen de faux pour bénéficier d'un logement réservé à des administrés en situation moins favorable et qu'elle avait agi de façon égoïste, ainsi qu'au mépris de la législation en vigueur en matière d'accès au logement d'utilité publique. La recourante ne critique pas sous un autre angle la fixation de la peine. Le grief tiré d'une prétendue violation de l'art. 47 CP doit ainsi être rejeté dans la mesure où il est recevable.