Citation: I 878/06 16.11.2007 E. 5

5.1 A l'appui de ses conclusions, la recourante soutient essentiellement que l'échec des mesures de placement aurait justifié un nouvel examen médical. Elle reproche aussi aux premiers juges d'avoir admis que l'échec de ces mesures était dû à un manque de motivation de sa part, alléguant qu'elle avait été contrainte de quitter sa place de travail en raison de problèmes de santé. 5.2 Nonobstant le caractère sommaire du mémoire de recours, on peut - sous l'empire de l'OJ - inférer de l'écriture de la recourante qu'elle s'en prend à la manière dont l'administration a instruit sa demande de prestations, de même qu'à l'établissement des faits déterminants par les premiers juges (art. 43 et 61 let. c LPGA). L'office intimé a pourtant instruit la demande conformément à l'art. 43 LPGA, en recueillant notamment les renseignements dont il avait besoin. Les rapports médicaux sur lesquels il s'est fondé, singulièrement ceux qui émanent des docteurs M.________, spécialiste en chirurgie orthopédique (du 29 juillet 2005) et D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (des 27 juin et 12 septembre 2005), ont pleine valeur probante (ce que la recourante ne conteste pas) et permettent ainsi de connaître l'étendue de la capacité de travail exigible. De leur côté, les premiers juges ont constaté que la recourante avait recouvré une capacité de travail de 50 % dès le mois de mai 2005; en outre, ils ont constaté que l'échec de l'aide au placement résultait avant tout d'un manque de motivation. La recourante n'indique pas en quoi ces constatations de faits auraient été établies en violation des règles essentielles de procédure (voir l'art. 61 let. c LPGA) ou qu'elles seraient manifestement erronées, si bien que la Cour de céans est liée par ces constats. On rappellera à ce sujet, avec le Tribunal cantonal, que le sentiment personnel d'un assuré quant à sa capacité de travail n'est pas déterminant, surtout - comme en l'espèce - lorsqu'il ne correspond pas aux constatations médicales; de plus, pareille appréciation personnelle ne justifie pas non plus, à elle seule, la mise en oeuvre d'investigations médicales complémentaires. Il s'ensuit que les conclusions de la recourante, tendant au renvoi de la cause aux premiers juges en vue d'un complément d'instruction, sont infondées. Au demeurant, pareil renvoi ne se justifie pas non plus au regard des moyens soulevés par l'intimé. En effet, ce dernier n'indique pas en quoi les faits pertinents auraient été constatés de manière manifestement inexacte ou incomplète, voire établis au mépris de règles essentielles de procédure.