Citation: I 787/04 09.08.2005 E. 3

3.1 La recourante reproche aux premiers juges d'avoir retenu que, sans atteinte à la santé, elle aurait exercé une activité lucrative à raison de 50 %. L'aggravation progressive de son état de santé a eu, au fil des ans, des répercussions négatives sur sa capacité de gain, ce dont il y avait lieu de tenir compte au moment de déterminer le taux d'activité qu'elle aurait eu et, par conséquent, le revenu sans invalidité qu'elle aurait réalisé. 3.2 Pour savoir si un assuré doit être considéré comme une personne exerçant une activité à plein temps ou à temps partiel, respectivement pour déterminer la part de l'activité lucrative par rapport à celle consacrée aux travaux ménagers, il convient d'examiner ce que ferait l'assuré dans les mêmes circonstances s'il n'était pas atteint dans sa santé. Pour les assurés travaillant dans le ménage, il faut tenir compte de la situation familiale, sociale et professionnelle, ainsi que des tâches d'éducation et de soins à l'égard des enfants, de l'âge, des aptitudes professionnelles, de la formation, des affinités et des talents personnels. Selon la pratique, la question du statut doit être tranchée sur la base de la situation telle qu'elle s'est développée jusqu'au moment où l'administration a pris sa décision, encore que, pour admettre l'éventualité selon laquelle l'assuré aurait exercé une activité lucrative s'il avait été en bonne santé, il faut que la force probatoire reconnue habituellement en droit des assurances sociales atteigne le degré de la vraisemblance prépondérante (ATF 125 V 150 consid. 2c, 117 V 194 consid. 3b et les références citées). 3.3 En l'occurrence, le dossier ne fait pas ressortir d'indices concrets permettant de retenir que la recourante rencontrait antérieurement au mois de février 2003 des difficultés professionnelles en raison d'une dégradation progressive de son état de santé, qui l'aurait contrainte à réduire son taux d'activité. Dans son rapport du 27 décembre 2003, le docteur M.________, qui suivait R.________ depuis trois ans pour des problèmes d'obésité, a en effet précisé que sa patiente avait présenté une décompensation douloureuse au niveau de l'épaule droite au mois de février 2003, puis de l'épaule gauche peu après. L'anamnèse ne faisait en revanche pas mention de problèmes antérieurs à la décompensation décrite ci-dessus, qui auraient été susceptibles d'influencer la capacité de travail de la recourante. Il n'y a pas de raison de s'écarter de ces constatations. Au contraire, elles sont confirmées par le relevé des cotisations AVS versées par la recourante, qui atteste que depuis 1989, ses revenus annuels ont constamment progressé au fil des années (avec des exceptions en 1998 et 2001). Les circonstances ne justifiaient par ailleurs pas que la recourante augmente de manière durable son taux d'occupation professionnelle. Il ressort en effet des propres déclarations de la recourante (cf. rapport économique sur le ménage du 15 mars 2004) que le montant de son salaire et des allocations et pensions alimentaires versées par son mari était suffisant pour lui permettre de vivre. Au vu de ce qui précède, il convient par conséquent de confirmer la répartition des tâches retenues par les premiers juges, selon laquelle la recourante aurait exercé, à la date déterminante de la décision litigieuse, une activité lucrative à raison de 50 %, et aurait consacré le reste de son temps à ses travaux habituels. 3.4 En revanche, il est vraisemblable que R.________ aurait été dans l'obligation d'exercer une activité à plein temps à partir de l'automne 2004, moment où son fils allait débuter des études universitaires et être le créancier direct de la pension alimentaire versée par son père. Postérieure toutefois à la date de la décision litigieuse (8 juillet 2004), cette circonstance n'est pas relevante dans le cadre du présent litige (voir ATF 129 V 4 consid. 1.2 et les références).