Citation: 1B_354/2014 E. A

L'Office régional du Ministère public du Bas-Valais instruit une procédure pénale contre A.________, ressortissant portugais né le 3 janvier 1993, pour meurtre, agression, omission de prêter secours, recel et contravention à la loi fédérale sur les stupéfiants. L'intéressé est notamment soupçonné d'avoir participé, avec trois coprévenus, à l'agression mortelle de B.________ survenue le 28 janvier 2013. Il a contesté avoir frappé la victime et affirme s'être borné à fouiller le sac à dos et les poches de la veste de celle-ci pour y chercher de la drogue. Il lui est également reproché d'avoir tenté sans succès, en date du 17 juin 2013, d'écouler des Rail Checks volés, au guichet de la gare de Monthey, avec deux autres comparses. Enfin, il a reconnu consommer régulièrement en groupe du cannabis à raison de deux joints par semaine. Le prévenu, qui a été placé en détention provisoire le 25 septembre 2013, a fait l'objet d'une expertise confiée au Dr C.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, à Martigny. Celui-ci a rendu son rapport le 13 août 2014. Au terme de l'évaluation clinique et actuarielle, il conclut à l'existence d'un faible risque de commettre une infraction violente et d'un risque élevé de répéter une situation dans laquelle l'expertisé se retrouve dans la position de "spectateur/ voyeur" d'une scène licite ou illicite. Par ordonnance du 23 septembre 2014, le Tribunal des mesures de contrainte du canton du Valais a refusé la demande de libération présentée par A.________ et prolongé la détention provisoire de celui-ci jusqu'au 23 décembre 2014 au motif que le prévenu n'avait pas commencé le traitement ambulatoire préconisé par l'expert pour garantir un degré faible à très faible de risque de réitération, alors qu'il était possible de le suivre en détention, et qu'une libération ne pourrait être envisagée que lorsque ce suivi aura porté ses premiers fruits. Statuant le 27 octobre 2014 sur recours de l'intéressé, la Chambre pénale du Tribunal cantonal du canton du Valais a ordonné la libération provisoire de A.________, par les soins du ministère public, moyennant le dépôt de ses documents d'identité, l'obligation de se présenter une fois par semaine au poste de police de St-Maurice, la fourniture des sûretés de 20'000 fr. que ses parents se sont engagés à verser, ainsi que les obligations de donner suite à toute convocation judiciaire, de se soumettre à un traitement psychothérapeutique et d'avoir un travail régulier. Il a rendu le prévenu attentif au fait qu'il sera remis en détention en cas de non-respect de ces conditions.