Citation: 6B_220/2024 E. 1.3.2

1.3.2. Dans l'arrêt entrepris, la cour cantonale a fondé son raisonnement sur les art. 356 al. 3 CPP et l'art. 386 al. 3 CPP (par analogie), après avoir retranscrit la teneur de ces dispositions, en référence à de la jurisprudence ainsi qu'à des avis de doctrine. Relevant que le retrait de l'opposition était possible par acceptation tacite ultérieure de l'ordonnance pénale ou en payant l'amende, la cour cantonale a interprété les déclarations de la recourante dans son courrier du 21 novembre 2023 et lors de son échange avec la greffière du tribunal de police. Elle en a déduit que la recourante avait " clairement manifesté sa volonté " de mettre un terme à la procédure et que " la greffière s'était assurée de cette volonté ". Par ce raisonnement, on comprend que la cour cantonale a établi la volonté réelle manifestée par la recourante, tout en reconnaissant que cette volonté avait changé " après réflexion ", puisque cette dernière avait voulu revenir sur sa décision de retrait. Cela suffit à comprendre le raisonnement cantonal dont on ne voit pas qu'il serait fondé sur une interprétation objective de la manifestation de volonté (approche applicable à titre subsidiaire en matière de droit des contrats; cf. ATF 144 III 93 consid. 5.2). Pour le surplus, la recourante se méprend en tant qu'elle prétend que la cour cantonale aurait procédé par substitution de motifs en violation de son droit d'être entendue, avançant que l'art. 356 al. 3 CPP aurait été ignoré. En effet, le raisonnement cantonal repose précisément sur cette disposition et les principes qui en découlent. Dans la subsomption, seul le caractère définitif du retrait de l'opposition, lequel n'est au demeurant pas remis en cause, est fondé sur une application par analogie de l'art. 386 al. 3 CPP. Or l'application de cette disposition du CPP pouvait raisonnablement être prévue compte tenu de l'objet du litige (retrait de l'opposition). Au vu de ce qui précède, la cour cantonale a motivé sa décision à satisfaction de droit, étant relevé que la recourante attaque utilement, tant les aspects factuels retenus, que le raisonnement juridique adopté. Elle ne saurait dès lors se prévaloir d'une violation de son droit d'être entendue (cf. supra consid. 1.3.1).