Citation: 1C_374/2022 E. 3.3.2

3.3.2. A l'appui de son grief, le recourant affirme que durant les treize années écoulées, le département n'aurait jamais remis en cause la conformité de son activité de pépiniériste à la zone agricole et qu'il aurait, en outre, de sérieuses chances de rétablir une situation conforme au droit, en mettant en oeuvre l'accord trouvé entre les parties fin 2019. Ce faisant, le recourant se contente d'affirmations strictement appellatoires, au mépris des exigences de motivation précitées (cf. consid. 3.1 in fine); le recourant ne fournit en particulier aucun élément concret susceptible de démontrer le caractère disproportionné de la remise en état. Quoi qu'il en soit, l'appréciation de l'instance précédente ne prête pas le flanc à la critique. Le recourant a en l'occurrence bénéficié pendant de nombreuses années des installations et aménagements réalisés sans aucune autorisation de construire valable et, pour certains, a priori non conformes à la zone agricole, tels que le parking et les zones de stockage mis en évidence par la cour cantonale. Il existe en l'occurrence un intérêt public important - lié à des motifs de sécurité du droit et d'égalité de traitement - au respect des règles du droit public des constructions, et en particulier de la procédure d'autorisation de construire s'agissant tout spécialement de la zone agricole comprenant des SDA. Le recourant ne saurait se prévaloir du fait que la conformité de son activité avec la zone agricole n'a pas été examinée par la cour cantonale, dès lors qu'il n'avait, selon les constatations de l'instance précédente, déposé aucune demande de permis de construire, malgré l'invitation du département à le faire. Dans ces conditions, il n'existe aucune mesure moins incisive que l'ordre de remise en état, étant toutefois précisé que le département pourra, le cas échéant, examiner les arguments du recourant quant à la conformité des aménagements réalisés en lien avec son activité professionnelle, dans le cadre d'une procédure d'autorisation de construire. Quant à la conclusion subsidiaire du recourant tendant à l'octroi d'un délai de dix ans pour rétablir une situation conforme à la zone agricole, elle doit être rejetée.