Citation: I 62/00 04.07.2000 E. 1

que par décision du 5 mai 1998, l'Office AI pour les assurés résidant à l'étranger a rejeté la demande de rente de l'assurance-invalidité présentée le 4 juin 1997 par R.________; que par jugement du 3 février 1999, la Commission fédérale de recours en matière d'assurance-vieillesse, survivants et invalidité pour les personnes résidant à l'étranger a rejeté le recours interjeté par R.________ contre cette décision; que par arrêt du 19 octobre 1999, le Tribunal fédéral des assurances a rejeté le recours de droit administratif formé par le prénommé contre ce jugement; que par acte du 3 décembre 1999, complété par écriture du 21 janvier 2000, R.________ demande la révision de cet arrêt; qu'il fait tout d'abord valoir que les juges précédents ont donné une portée inexacte aux rapports des docteurs C.________ et G.________, dans la mesure où ils n'ont pas retenu qu'il présentait avant son départ de Suisse d'importantes douleurs ostéo-articulaires et des troubles dépressifs qui l'empêchaient de travailler; qu'il sied d'interpréter cette allégation comme une demande de révision fondée sur l'art. 136 let. dOJ; qu'à teneur de cette disposition, la demande de révision d'un arrêt du Tribunal fédéral des assurances est recevable lorsque, par inadvertance, le tribunal n'a pas apprécié des faits importants qui ressortent du dossier; que selon la jurisprudence, tel est le cas lorsqu'une pièce déterminée du dossier a échappé à l'attention du juge, ou que celui-ci a donné un sens inexact - différent, en particulier, du sens littéral ou de la portée réelle - à un élément déterminé et essentiel du dossier (RJAM 1982 no 479 p. 64 consid. 2a et 1975 no 210 p. 30 consid. 1; cf. aussi ATF 122 II 18 consid. 3, 115 II 399, 101 Ib 222, 96 I 280); qu'en revanche, l'appréciation juridique de faits correctement interprétés en tant que tels ne constitue pas un motif de révision quand bien même elle serait erronée ou inexacte - la décision sur le point de savoir si un fait est déterminant relevant également de l'appréciation juridique; qu'en l'espèce, on a peine à discerner, à la lecture de la demande de révision, en quoi l'autorité de recours aurait par inadvertance omis de prendre en considération des faits importants qui ressortent du dossier; qu'en effet, dans son arrêt du 19 octobre 1999, le Tribunal fédéral des assurances a constaté, d'une part, que le requérant avait résilié de son propre chef son contrat de travail et, d'autre part, que son dossier personnel ne faisait état d'aucun problème de santé; que ces constatations résultent sans ambiguïté de l'attestation du 12 décembre 1997 de l'employeur de R.________ en Suisse et des rapports médicaux des docteurs G.________ (du 19 février 1997) et C.________ (du 17 mars 1997); qu'en conséquence, la demande de révision doit être rejetée en tant qu'elle se fonde sur l'art. 136 let. d OJ; que, dans la mesure où il produit - en sus de cinq avis de médecins déjà versés au dossier de la procédure précédente - deux nouveaux certificats médicaux (rapport du 15 juin 1999 d'un praticien espagnol non identifié et rapport du 13 janvier 2000 du docteur V.________), le requérant se prévaut implicitement de l'art. 137 let. b OJ; qu'aux termes de cette disposition, la demande de révision est recevable si le requérant a connaissance subséquemment de faits nouveaux importants ou trouve des preuves concluantes qu'il n'avait pas pu invoquer dans la procédure précédente; qu'en l'espèce, le requérant aurait parfaitement pu réunir, au cours de la procédure précédente, toutes les informations médicales nécessaires concernant l'état de santé qu'il présentait en 1996;