Citation: 6B_91/2015 E. 1.3

1.3. Pour ce qui concerne le principe de la proportionnalité, la cour cantonale a rappelé que le recourant avait été condamné notamment pour des infractions contre l'intégrité sexuelle et corporelle, que les intérêts à protéger étaient ainsi importants, que la mesure thérapeutique durait depuis moins de cinq ans, que l'atteinte à la personnalité du recourant était atténuée parce qu'il avait déjà bénéficié d'un allègement de régime sous forme d'un placement en secteur fermé à la Colonie et qu'il devrait pouvoir passer prochainement en milieu ouvert. Elle a relevé que les progrès réalisés par le recourant démontraient l'utilité de la mesure. Elle a nié à ce stade une violation du principe de la proportionnalité (arrêt attaqué, p. 16). Le recourant se contente de dire que le passage prochain en milieu ouvert est à ce jour incertain. Selon lui, l'autorité n'aurait pas pesé le poids de l'atteinte subie et ses progrès rendent encore plus disproportionné son maintien en détention. Il est douteux que l'argumentaire présenté satisfasse aux exigences minimales de motivation. Quoi qu'il en soit, la cour cantonale n'a omis aucun élément pertinent. Une libération apparaît à ce stade prématurée conformément à l'avis des experts psychiatres dans leur rapport du 4 septembre 2014, lesquels ont relevé que l'abstinence totale à l'alcool et aux drogues était impérative, ces substances constituant clairement un risque d'actes de violence chez le recourant et que le maintien d'un cadre contenant et soutenant dans lequel s'inscrivait une prise en charge psychiatrique était nécessaire pour diminuer le risque de récidive (cf. arrêt attaqué, p. 10). La cour a néanmoins admis qu'un passage en milieu ouvert apparaissait opportun, les différents intervenants s'accordant à cet égard, l'Office d'exécution des peines étant compétent pour sa mise en oeuvre (cf. arrêt attaqué, p. 14 in fine). Ainsi, contrairement à l'opinion du recourant, la cour a clairement procédé à une pesée des intérêts et pris en considération l'évolution du recourant, ainsi que le régime assoupli dont il allait pouvoir bénéficier. La prétendue incertitude évoquée par le recourant quant à la mise en place d'un tel régime ne constitue qu'une simple affirmation, sans que soit de la sorte formulé un grief recevable susceptible de mettre en cause la solution cantonale. En l'état, on ne perçoit aucune violation du principe de la proportionnalité.