Citation: 9C_258/2009 26.11.2009 E. 5

Au regard des arguments avancés à l'appui du recours, il n'y a pas lieu de remettre en cause le résultat de la constatation des faits opérée par les premiers juges et l'appréciation juridique qu'ils en ont faite. En effet, la recourante reproche tout d'abord à la juridiction cantonale de n'avoir pas tenu compte de l'avis de la doctoresse L.________. L'autorité cantonale de première instance a cependant dûment expliqué les raisons qui la conduisaient à s'écarter de l'appréciation de ce médecin, notamment parce qu'elle supposait une évaluation de la capacité de travail fondée uniquement sur un diagnostic psychiatrique rendu par un médecin dont la spécialité n'était pas la psychiatrie. Du point de vue de sa spécialité en revanche, la doctoresse L.________ a retenu des limitations fonctionnelles en raison des douleurs dorso-lombaires, à savoir les mouvements de torsion-rotation et extension du tronc, le port ou le soulèvement de charges ainsi que le fait de rester longtemps en position assise. Or, ces limitations n'empêchaient pas à elles seules la recourante de mettre en valeur sa capacité de travail dans l'activité exercée jusque-là. Quant à l'avis du docteur C.________, il a été émis le 29 février 2009, soit à une date ne faisant pas partie de la période déterminante que la juridiction cantonale devait prendre en considération sous l'angle des faits pertinents (s'étendant jusqu'à la décision sur opposition litigieuse du 19 octobre 2006). La situation qui se présente dans le cas d'espèce est dès lors différente de celle qui a fait l'objet de l'arrêt invoqué par la recourante, lequel ne lui est d'aucun secours. C'est donc à juste titre que les premiers juges n'ont pas tenu compte de l'avis du docteur C.________ et qu'ils ont considéré que les faits attestés par ce médecin devaient faire l'objet d'une nouvelle décision administrative. En ce qui concerne enfin les complications du cancer du sein, la recourante est dans l'erreur lorsqu'elle prétend que celles-ci n'ont pas été prises en considération par les médecins. En effet, les experts du SMR ont retenu une incapacité de travail transitoire justifiée par l'intervention chirurgicale 18 octobre 2005, à savoir l'ablation de l'implant mammaire droit avec capsulectomie et reconstruction autologue par lambeau du grand dorsal. Mal fondé, le recours doit être rejeté. Vu l'issue de la procédure, la recourante doit en supporter les frais (art. 66 al. 1 LTF).