Citation: I 149/05 06.07.2005 E. A

F.________, né en 1977, est sans formation professionnelle. Au terme de sa scolarité obligatoire, il a participé à divers stages en vue de trouver une orientation professionnelle appropriée (électricité, maçonnerie, carrosserie, menuiserie) sans parvenir à faire un choix. Le 1er juin 2002, le prénommé a entrepris un apprentissage d'étancheur au sein de l'entreprise X.________ SA. Le 23 août suivant, il a subi un traumatisme de la colonne dorso-lombaire à la suite d'une chute sur un chantier. Après l'accident, F.________ a repris son travail qu'il a interrompu définitivement le 22 janvier 2003 en raison d'une résurgence de cervico-dorsalgies. Le 7 février 2003, il déposa une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi de mesures d'ordre professionnel (sous la forme d'une orientation professionnelle et/ou d'un reclassement dans une nouvelle profession) et/ou d'une rente auprès de l'Office cantonal AI du Valais (ci-après: l'OAI). Après avoir recueilli des renseignements économiques et médicaux, desquels il ressort que la poursuite de l'activité d'étancheur n'est plus exigible de la part de l'assuré, l'OAI a mis F.________ au bénéfice d'une orientation professionnelle (décision du 1er juillet 2003). Aux termes d'examens d'aptitude (cf. rapport d'orientation professionnelle du 28 août 2003) et d'un examen psychologique (rapport d'examen du 30 septembre 2003), les psychologues M.________ et C.________ ont émis certaines réserves quant à l'opportunité d'une formation professionnelle dans le cas de l'assuré. Ces constations ont été confirmées par le docteur S.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, lequel a jugé irréaliste le choix de l'assuré consistant à vouloir suivre une formation de laborant-chimiste. Le psychiatre a fait état d'un trouble douloureux associé à la fois à des facteurs psychologiques et à une affection médicale générale, d'une personnalité immature sur fond de dysharmonie évolutive à traits de fonctionnement paranoïaque, d'une intelligence limite ainsi que d'antécédents de carence affective et de désinsertion socio-professionnelle. Selon ce médecin, la mise en oeuvre de mesures de réadaptation professionnelle (sous la forme de la prise en charge d'une nouvelle formation professionnelle) est vouée à l'échec au vu du potentiel affectif et intellectuel de l'assuré. En revanche, il faudrait envisager une aide au placement dans une activité adaptée à l'atteinte somatique de l'assuré ainsi qu'à son type de personnalité, son intelligence et ses compétences professionnelles (expertise psychiatrique du 30 avril 2004). Se fondant sur les renseignements médicaux précités ainsi que sur les constatations des docteurs E.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique (cf. rapport du 7 février 2003) et A.________, médecin traitant de l'assuré (cf. rapport du 15 avril 2003), relatives aux problèmes somatiques de l'assuré, l'OAI rendit une décision le 22 juin 2004 par laquelle il nia le droit de l'assuré à un reclassement professionnel. Il reconnut cependant un droit à une aide au placement. Par décision du 23 juin 2004, il nia également son droit à une rente de l'assurance-invalidité, en retenant un taux d'invalidité de 27 pour cent. Par écriture du 11 août 2004, F.________ a formé opposition contre les décisions des 22 et 23 juin 2004, reprochant en substance à l'OAI de ne pas avoir tenu compte des conséquences physiques de sa chute. Il a en outre renoncé à une aide au placement (en se réservant le droit de s'en prévaloir ultérieurement). Par deux décisions du 16 septembre 2004, l'OAI a d'une part classé la mesure d'aide au placement. D'autre part, il a rejeté l'opposition formée contre les décisions des 22 et 23 juin 2004.