Citation: 1B_332/2021 E. 6.2

6.2. En l'occurrence, il est établi que le recourant a pu bénéficier, au début de l'instruction, de l'assistance d'un avocat d'office; ce dernier a toutefois été relevé de ce mandat le 16 avril 2021, le recourant ayant décidé de confier sa défense à une avocate de son choix, soit Me Kathrin Gruber. Pour écarter la requête d'assistance judiciaire pour la procédure de recours, la cour cantonale a rappelé que le procureur s'était assuré, avant de relever le précédent défenseur de son mandat, que la mandataire de choix du recourant disposait d'une provision suffisante, en l'occurrence 5'000 fr., " pour assurer la représentation de [l'intéressé] tout au long de la procédure, [a]u moins jusqu'à la clôture des débats de première instance ". Elle a encore relevé que rien n'indiquait que cette provision était destinée à couvrir uniquement les frais de l'avocate pour assurer sa défense dans la procédure principale et non dans les procédures de recours annexes. Elle est parvenue à la conclusion que son avocate de choix avait été mandatée pour l'ensemble de la procédure, le recourant ne pouvant opter pour une défense privée " à la carte ". Si une modification des circonstances doit pouvoir être invoquée au cours de l'instruction, il appartient toutefois au recourant, sauf à contourner de manière contraire à la bonne foi les conditions posées à l'art. 134 al. 2 CPP, de motiver les raisons qui l'amènent à présenter une nouvelle requête de désignation de défenseur d'office (cf. arrêt 1B_152/2020 du 28 mai 2020 consid. 2.2), ce que ce dernier ne fait pas. En effet, le prénommé se limite à affirmer que la cour cantonale n'aurait pas remis en cause son indigence, respectivement qu'il n'aurait pas les moyens de rémunérer son avocate ni de payer les frais judiciaires. Il soutient que sa famille aurait rétribué sa mandataire privée, mais uniquement pour la procédure pénale jusqu'au jugement de première instance, ce qui n'inclurait pas les procédures de recours. Ce faisant, outre qu'il se fonde sur des éléments qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué sans démontrer l'arbitraire de leur omission (cf. art. 97 al. 1 et 106 al. 2 LTF), il n'allègue pas une modification des circonstances entre le moment de la constitution de son avocate de choix et sa requête d'assistance judiciaire; il ne démontre en particulier pas qu'il serait sans ressources, respectivement que la provision de 5'000 fr. versée à son avocate serait insuffisante pour couvrir les frais engendrés par la procédure de recours menée devant l'instance précédente. Eu égard à la jurisprudence rappelée ci-dessus et à l'absence de motivation quant à la nécessité de requérir à nouveau un défenseur d'office, le prévenu ne saurait prétendre à la désignation de sa mandataire de choix actuelle en qualité de défenseur d'office pour la procédure de recours cantonale. Ce raisonnement vaut d'autant plus en l'occurrence au regard du peu de temps écoulé entre la date de l'annonce du mandat de choix le 16 mars 2021 (cf. pièce 515 du dossier cantonal) et celle de sa demande d'assistance judiciaire déposée devant le Tribunal cantonal.