Citation: 2C_613/2024 E. 3.4

3.4. Relevons que le recourant se prévaut en vain d'une rechute ou de séquelles tardives liées à son accident de 2015 qui l'empêcheraient à nouveau d'exercer toute activité professionnelle de manière durable et pour lesquelles il aurait déposé une nouvelle demande de prestations auprès de la SUVA. Le dépôt d'une telle demande n'a pas été prouvé devant l'autorité précédente et ne constitue dès lors pas un fait dont la Cour de céans doit tenir compte (cf. art. 105 al. 1 LTF; aussi supra consid. 2.2). Tout indique au demeurant que l'ouverture de cette nouvelle procédure n'est en tous les cas aucunement propre à justifier une prolongation du droit de séjour de l'intéressé, même provisoirement dans l'attente de son issue. Il apparaît en effet très peu vraisemblable que l'incapacité permanente de travailler que le recourant s'est mis à alléguer après la décision du Service cantonal rétroagisse à un moment où il aurait encore joui de la qualité de travailleur au sens de l'ALCP, à supposer encore que cette incapacité soit admise par les assurances sociales concernées (cf. dans le même sens arrêts 2C_306/2022 du 13 juillet 2022 consid. 7.5 et 2C_986/2020 du 5 novembre 2021 consid. 7.2.2). Rappelons que l'intéressé n'a plus occupé de poste de travail stable depuis son accident, soit depuis 2015, alors même qu'il est acquis qu'il a récupéré une capacité entière de travail depuis septembre 2018. Il a tout au plus effectué une mission de travail temporaire de trois mois, entre mai et juillet 2022. Si l'on ne peut pas exclure que ce bref emploi ait été suffisant pour faire revivre son ancienne qualité de travailleur (cf. arrêt CJCE du 6 novembre 2003, C-413/01, Rec. 2003, no 32), celle-ci n'a en tous les cas pas pu perdurer au-delà de fin janvier 2023 (cf. art. 61a al. 1 LEI), soit à une époque où le recourant ne se plaignait encore nullement d'une incapacité permanente de travailler en raison d'une rechute de son ancien accident.