Citation: 6B_1483/2021 E. 5

Le recourant soutient qu'il n'a jamais été détenu dans un établissement approprié pour personnes atteintes de maladie mentale et qu'il n'a pas davantage reçu de traitement adéquat. Ses conditions de détention seraient dès lors contraires à l'art. 5 § 1 let. e CEDH et à l'art. 3 CEDH. Le recourant ne saurait se plaindre d'être détenu dans un établissement pénitentiaire, dès lors qu'il fait l'objet d'un internement. Une telle mesure peut être exécutée dans un établissement d'exécution des mesures ou dans un établissement prévu à l'art. 76 al. 2 CP, à savoir dans un établissement fermé ou dans la section fermée d'un établissement ouvert s'il y a lieu de craindre que l'intéressé ne s'enfuie ou ne commette de nouvelles infractions (art. 64 al. 4 première phrase CP). Au demeurant, il ressort de l'expertise psychiatrique que, conformément à l'art. 64 al. 4 CP (dernière phrase), le recourant bénéficie d'une prise en charge thérapeutique en milieu carcéral. Lorsque le recourant soutient qu' "il est enfermé 23h sur 24 et ne peut bénéficier d'aucune activité thérapeutique susceptible d'améliorer sa situation mentale. Il vit pratiquement en isolement", il s'écarte de l'état de fait cantonal, de sorte que son argumentation est irrecevable. Le recourant invoque l'art. 5 § 1 let. e CEDH et l'art. 3 CEDH. L'invocation des moyens déduits du droit constitutionnel et conventionnel (art. 106 al. 2 LTF) suppose une argumentation claire, détaillée (ATF 141 IV 249 consid. 1.3.1 p. 253) et circonstanciée (ATF 136 II 101 consid. 3 p. 105), sous peine d'irrecevabilité. En l'occurrence, le recourant ne développe pas en quoi ces dispositions seraient violées. Sa motivation est ainsi insuffisante au regard des exigences accrues de l'art. 106 al. 2 LTF et son grief est irrecevable.