Citation: 2A.240/2000 14.08.2000 E. B

B.- JC.________ est arrivé à Genève le 23 septembre 1998 et il a déposé, le 30 septembre 1998, une demande d'autorisation de séjour pour pouvoir vivre auprès de son père. Par décision du 26 novembre 1998, l'Office cantonal a refusé l'autorisation d'établissement sollicitée et imparti à l'intéressé un délai de départ échéant le 31 janvier 1999. Il a notamment retenu que l'art. 17 al. 2 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142. 20) tendait à permettre à l'étranger de préserver ou de reconstituer l'unité familiale, ce qui n'était pas possible en l'espèce puisque la femme et la fille de AC.________ demeuraient à l'étranger. Au surplus, l'Office cantonal estimait que l'autorisation requise visait à assurer la proche et future vie d'adulte de JC.________, ce qui ne correspondait pas au but du regroupement familial. Le 19 février 1999, AC.________ a présenté une nouvelle demande d'autorisation de séjour pour son fils JC.________, au titre du regroupement familial. Il faisait valoir que sa femme avait décidé d'introduire une demande en divorce au Portugal et que les époux avaient convenu que l'autorité parentale sur JC.________ et sa garde seraient confiées à son père. Le 9 mars 1999, l'Office cantonal a rejeté la requête. Il a considéré en particulier qu'en l'occurrence, il ne pouvait y avoir qu'un regroupement familial partiel et que, lorsque les parents étaient séparés ou divorcés, la prétention au regroupement familial supposait que l'enfant entretienne avec le parent vivant en Suisse une relation familiale prépondérante et des rapports privilégiés, ce qui n'était pas le cas, en l'espèce.