Citation: 8C_101/2017 E. A

A.________ a été engagé, le 1er novembre 2013, en qualité de responsable du bureau B.________ auprès de l'Université de Genève. Il a remplacé C.________, qui l'a accompagné dans sa prise de service durant un mois, avant de partir à la retraite fin novembre 2013. Dès le départ de C.________, des tensions sont apparues entre A.________et les quatre collaboratrices dont il avait la supervision, D.________, E.________, F.________ et G.________. Celles-ci se sont plaintes d'une absence de coopération et ont dénoncé un manque d'intérêt du prénommé pour leurs activités quotidiennes et le fonctionnement du service tel qu'il existait avant son arrivée. De son côté, A.________ a eu le sentiment que les quatre gestionnaires s'étaient liguées contre lui pour s'opposer à ses initiatives et qu'elles n'étaient pas ouvertes aux changements qu'il souhaitait apporter. En raison de la détérioration des rapports de travail et des différends qui n'ont cessé de croître au sein de l'équipe durant le mois de décembre 2013, le supérieur direct de l'intéressé, H.________, a proposé une séance de médiation afin de rétablir une communication acceptable entre les intéressés. Toutefois, avant même que celle-ci ne puisse intervenir, de nouvelles altercations ont obligé H.________ à contacter la responsable des ressources humaines (RH), I.________, afin de trouver une solution. Les entretiens individuels que cette dernière a organisés ont mené au constat que la collaboration entre A.________ et les quatre collaboratrices qui lui étaient subordonnées n'était plus possible. Le 21 janvier 2014, H.________, I.________ et J.________, directeur de la division K.________ - à laquelle le bureau B.________ avait été rattaché au mois de janvier 2013 - se sont réunis et ont pris la décision de rompre les liens hiérarchiques entre A.________ et son équipe. Le prénommé a donc été physiquement déplacé et son cahier des charges ainsi que ses activités ont été réaménagés. H.________ a constaté que l'éloignement de l'intéressé - bien qu'il ait apaisé les tensions au sein du bureau B.________ -engendrait une surcharge de travail au sein du service qui n'était pas envisageable à long terme. Il a dès lors convoqué A.________ à un entretien de service le 13 mai 2014. Lors de cet entretien, la hiérarchie a passé en revue les événements qui s'étaient produits depuis l'entrée en fonction de A.________ et est arrivée à la conclusion que son maintien au poste de responsable du bureau B.________ n'était pas envisageable. Il lui a donc été fait part de l'ouverture d'une procédure de reclassement et de la possibilité de bénéficier d'un coaching ou d'un bilan de compétence. Il lui a également été demandé de rechercher de son côté un nouveau poste, aucun autre poste adapté n'étant ouvert au sein de la division K.________. Enfin, A.________ a été informé qu'au terme de cette mesure et en l'absence d'autres postes ouverts, l'Université engagerait une procédure de licenciement. Le prénommé s'est déterminé sur le compte rendu de l'entretien de service par courrier du 2 juin 2014. D'autres échanges d'écritures ont eu lieu ultérieurement entre ce dernier et H.________. Par décision du 19 septembre 2014, confirmée sur opposition le 18 décembre suivant, l'Université a procédé au licenciement de l'intéressé pour motif fondé avec effet au 31 décembre 2014, retenant que ses prestations en tant que responsable du bureau B.________ étaient en inadéquation avec la fonction et les besoins du service.