Citation: I 183/04 28.04.2005 E. 3

3.1 Le recourant soutient que le rapport d'expertise du 14 octobre 2002 des docteurs P.________ et S.________, ainsi que le rapport complémentaire du 17 janvier 2003 du docteur P.________, constituent de nouveaux moyens de preuve, au motif qu'ils attestent un état de stress post-traumatique probablement présent dès 1995 et une incapacité de travail de l'ordre de 70 % pendant la période litigieuse courant jusqu'en avril 1998. Toutefois, le docteur H.________ avait déjà mis en évidence un état de stress-post traumatique dans l'expertise du 22 mars 1999, à laquelle le jugement du 9 novembre 2000 du Tribunal administratif du canton de Fribourg se réfère expressément. Le docteur H.________ n'avait alors pas nié l'existence de troubles psychiques antérieurement au 1er janvier 1999, mais avait considéré que ceux-ci s'étaient aggravés dès cette date, au point d'entraîner depuis lors une incapacité de travail de 30 % (puis de 50 % dès le début de l'année 2001). C'est dire que les docteurs P.________ et S.________ n'ont pas constaté de fait nouveau, mais ont uniquement exprimé un point de vue différent - par rapport à celui du docteur H.________ - sur l'influence du traumatisme subi sur la capacité de travail résiduelle de l'assuré entre 1995 et 1999. Une telle différence d'appréciation de faits déjà connus au moment du jugement du 9 novembre 2000 ne constitue pas un nouveau moyen de preuve au sens de l'article 61 let. i LPGA. 3.2 Le recourant fait valoir que l'expertise des docteurs P.________ et S.________ est corroborée par un rapport de stage à la Fondation A.________ établi en mai 1997 et qu'elle revêt une pleine valeur probante. Le rapport de la Fondation A.________ figurait toutefois déjà au dossier de la juridiction cantonale en novembre 2000. Il faisait donc partie, avec l'expertise du 29 mars 1999 du docteur H.________, des pièces dont cette juridiction a apprécié la valeur probante avant de statuer par jugement du 9 novembre 2000. En l'absence de nouvelles constatations de faits ou de nouveaux moyens de preuves - le rapport d'expertise des docteurs P.________ et S.________ ne pouvant être qualifié comme tel (consid. 3.1 supra) - il n'y a pas lieu de revenir sur cette appréciation des preuves et ce jugement, aujourd'hui en force.