Citation: 2C_455/2007 09.11.2007 E. 1

1.1 Le recourant n'a pas indiqué par quelle voie de recours il procède auprès du Tribunal fédéral. Toutefois, cette imprécision ne saurait lui nuire si son recours remplit les exigences légales de la voie de droit qui lui est ouverte (sur le choix erroné d'une voie de recours, cf. ATF 126 II 506 consid. 1b p. 509 et les arrêts cités). Il convient en l'espèce d'examiner si l'acte de recours remplit les conditions de recevabilité du recours en matière de droit public. 1.2 Le recours est dirigé contre une décision d'exmatriculation, prise ensuite d'échecs aux examens. D'après l'art. 83 lettre t LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions sur le résultat d'examens ou d'autres évaluations des capacités, notamment en matière de scolarité obligatoire, de formation ultérieure ou d'exercice d'une profession. Dans la mesure où le recourant remet en cause l'application du règlement d'études par les autorités cantonales, son recours ne tombe pas sous le coup de l'exception précitée. En revanche, en tant qu'il s'en prend à l'évaluation de ses capacités et à l'attribution des notes, son recours est irrecevable comme recours en matière de droit public. Déposé en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et dans les formes prescrites par la loi (art. 42 LTF), le recours est recevable en vertu des art. 82 ss LTF. 1.3 Aux termes de l'art. 113 LTF, le Tribunal fédéral connaît des recours constitutionnels contre les décisions des autorités cantonales de dernière instance qui ne peuvent faire l'objet d'aucun recours selon les art. 72 à 89. Dans la mesure où le recourant s'en prend à l'évaluation de ses capacités et à l'attribution des notes, le recours en matière de droit public est fermé (cf. consid. 1.2 ci-dessus), de sorte que l'intéressé pourrait procéder par la voie du recours constitutionnel subsidiaire. En vertu de l'art. 116 LTF, le recours constitutionnel peut être formé pour violation des droits constitutionnels. Le Tribunal fédéral n'examine de tels griefs que s'ils ont été invoqués et motivés par le recourant (art. 106 al. 2 LTF par renvoi de l'art. 117 LTF), qui doit notamment indiquer les motifs et les moyens de preuve (art. 42 al. 1 LTF) et exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Ainsi, si le recourant se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.), il ne peut se contenter de critiquer la décision attaquée comme il le ferait en instance d'appel, où la juridiction supérieure jouit d'une libre cognition (cf. ATF 129 I 113 consid. 2.1 p. 120). En particulier, il ne suffit pas de prétendre avec des remarques générales que l'arrêt attaqué est arbitraire (ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495). Le recourant se contente des affirmation suivantes: "en ce qui concerne la notation, certains professeurs (...) nous donnaient des notes arbitraires tout en tenant compte de nos origines" et "tout était bien organisé pour m'éliminer ainsi que mes compatriotes". A ce propos, il demande à l'autorité de céans de "mener les enquêtes auprès de l'Ecole d'Ingénieurs de Y.________ avant de statuer, car aucun étudiant fonctionnaire noir n'a progressé ou obtenu son diplôme dans cette école". L'intéressé mentionne l'art. 9 Cst. mais son écriture ne contient aucune motivation sur une éventuelle violation de l'interdiction de l'arbitraire, du principe de l'égalité de traitement ou d'autres droits fondamentaux. En particulier, il n'étaye ni ne développe son allégation selon laquelle il y aurait une relation entre ses résultats scolaires et son origine. Il se borne à émettre une simple hypothèse sur les causes de son échec et ses explications sur ses difficultés et celles de ses compatriotes à suivre le cursus de l'Ecole d'Ingénieurs de Y.________ ne reposent sur aucun élément concret. Son grief ne satisfait ainsi pas aux exigences des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF et le mémoire est par conséquent irrecevable comme recours constitutionnel subsidiaire. Partant, il n'y a pas lieu de donner suite à la demande d'instruction complémentaire du recourant.