Citation: 1B_162/2018 E. 1

En vertu de l'art. 393 al. 1 let. b CPP, le recours est recevable contre les ordonnances, les décisions et les actes de procédure des tribunaux de première instance, sauf contre ceux de la direction de la procédure. Selon l'art. 398 al. 1 CPP, l'appel est recevable contre les jugements des tribunaux de première instance qui ont clos tout ou partie de la procédure. A teneur de l'art. 399 al. 4 let. e CPP, il peut être limité aux conséquences accessoires du jugement au sens de l'art. 81 al. 4 let. e CPP. Le recours est subsidiaire à l'appel (art. 20 al. 1 let. a et 394 let. a CPP). Le séquestre ordonné en application de l'art. 263 CPP peut être levé en tout temps par le Ministère public ou le tribunal (art. 267 al. 1 CPP). Selon la jurisprudence, la levée d'un séquestre ordonnée dans le dispositif d'un jugement de première instance (art. 351 CPP) est un prononcé relatif aux effets accessoires au sens de l'art. 81 al. 4 let. e CPP (arrêt 1B_505/2011 du 2 avril 2011 consid. 2; voir aussi arrêt 6B_620/2013 du 5 septembre 2013 consid. 2), qui doit être contesté par la voie de l'appel (cf. art. 399 al. 4 let. e CPP; ATF 143 IV 40 consid. 3.2.2 et 3.2.3 p. 43; 139 IV 199 consid. 5.2 p. 202; dans le même sens, SCHMID/JOSITSCH, Schweizerische Strafprozessordnung, Praxiskommentar, 2018, n. 8 ad art. 267 CPP, p. 514), lequel suspend la force de chose jugée du jugement attaqué dans les limites des points contestés (art. 402 CPP). La Chambre pénale de recours a donc constaté à juste titre et sans violer le droit fédéral que A.________ AG, en qualité de partie plaignante, devait contester ce point du jugement du Tribunal correctionnel par la voie de l'appel.