Citation: 4A_148/2022 E. 3.3

3.3. Si l'avocat faillit à l'une de ses obligations contractuelles, se pose la question de savoir si le client, s'il avait été conseillé avec la diligence requise, aurait ou non consenti aux opérations effectuées par l'avocat. S'il faut retenir qu'il l'aurait fait, une exécution diligente du mandat par l'avocat n'aurait rien changé; la situation patrimoniale du client serait donc identique à ce qu'elle est et la mauvaise exécution du mandat par l'avocat n'aurait pas causé de dommage. Conformément à l'art. 8 CC, le fardeau de la preuve du fait justificatif que constitue le consentement hypothétique du client incombe à l'avocat (arrêts 4A_350/2019 du 9 janvier 2020 consid. 3.2.1; 4A_38/2008 du 21 avril 2008 consid. 2.3 et 2.4).