Citation: I 275/05 24.10.2005 E. 3

En l'occurrence, l'expertise des docteurs V.________ et F.________ du 30 décembre 2002 ainsi que celle de leur confrère D.________ du 6 septembre 2001, remplissent toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante de tels documents (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références citées). En effet, ces rapports reposent sur une étude complète et circonstanciée de la situation médicale du recourant, ne contiennent pas d'incohérences et aboutissent à des conclusions motivées et convaincantes. Sur le plan physique, le docteur D.________ est arrivé à la conclusion que l'intéressé disposait d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée, exercée à hauteur d'établi et évitant le port de lourdes charges avec le bras droit (maximum 5 kg). Cette appréciation est d'ailleurs partagée par le docteur A.________, de l'Hôpital Y.________, (rapport du 31 janvier 2000). Certes, les docteurs M.________ et N.________, médecins-traitants, ont attesté d'une totale incapacité de travail, même dans une activité légère (lettre du docteur M.________ du 7 juin 2001 à l'attention de Me Agier; rapport du docteur N.________ du 17 septembre 2003). Toutefois, ces médecins n'indiquent pas sur quelles investigations ou examens concrets repose leur appréciation divergente, laquelle paraît davantage fondée sur les plaintes du recourant que sur des constatations médicales objectives. Or leurs confrères D.________ et A.________ avaient déjà fait état d'une discordance entre la situation objective et l'importance des plaintes du recourant (rapports des docteurs D.________ du 6 septembre 2001 et A.________ du 1er octobre 1999). De surcroît, il y a lieu de tenir compte du fait que, selon l'expérience, le médecin-traitant est généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 353 consid. 3 b/cc). Aussi, doit-on considérer, en l'absence d'une aggravation de l'état de santé, que les conclusions divergentes de ces médecins ne sont pas de nature à ébranler la solidité de celles de l'expert D.________. Par ailleurs, sur le plan psychiatrique, les docteurs V.________ et F.________ ont conclu à l'absence de toute restriction sur la capacité de travail, appréciation qui n'est par ailleurs pas sérieusement remise en cause par les autres avis médicaux figurant au dossier.