Citation: 9D_6/2023 E. 6.1

6.1. Dans la mesure où la recourante s'en prend à l'instruction menée par la Ville de Vernier pour évaluer son droit à une remise de la taxe professionnelle communale, soit à l'exigence et à la pertinence des documents demandés sur les créances figurant au bilan et sur les mesures d'assainissement prises, elle perd de vue que la maxime inquisitoire prévalant en la matière ne la dispensait nullement de l'obligation de collaborer à l'établissement des faits, en particulier en indiquant à l'autorité les moyens de preuves disponibles pour les étayer (cf. consid. 5.3 supra). La recourante ne démontre pas non plus qu'elle n'aurait pas eu la possibilité de proposer elle-même des preuves pour les faits qu'elle était la mieux à même d'établir, telle sa situation financière ou le licenciement d'un collaborateur, à tout le moins lorsque l'autorité a requis les documents y relatifs (cf. consid. 1.5 supra). Cela est d'autant plus valable qu'elle a été sommée à plusieurs reprises de fournir lesdits documents et qu'elle ne pouvait s'attendre, alors qu'elle entendait obtenir une remise de contribution, à ce que l'autorité se fonde sur ses seules allégations. Aussi, le fait que l'associé gérant ne disposait pas de connaissances juridiques n'est ici d'aucune pertinence. En outre, la recourante ne saurait valablement soutenir qu'elle n'avait appris que par l'arrêt cantonal qu'il lui incombait de collaborer à l'établissement des mesures d'assainissement prises. Dans ces conditions, on ne voit pas que la juridiction cantonale aurait appliqué la règle du fardeau de la preuve de manière à commettre un formalisme excessif.