Citation: 4A_393/2019 E. A

A.a. D.________ SA a notamment pour but la distribution de documents publicitaires et la gestion des supports nécessaires à cette diffusion. Dans le cadre de son activité, la D.________ SA édite et/ou distribue des tracts publicitaires destinés aux touristes qu'elle se charge d'exposer, pour le compte de ses clients, sur des présentoirs dans des hôtels, des restaurants et d'autres établissements. A.b. En septembre 2002, la D.________ SA a engagé A.________ en qualité de responsable commercial à plein temps, avec pour mission de développer son chiffre d'affaires dans les cantons de Genève, de Vaud et du Valais. Le contrat de travail contenait notamment une clause d'exclusivité et de non-concurrence interdisant à l'employé, pendant toute la durée du contrat, d'exercer une autre activité professionnelle, même non concurrente, ainsi que d'utiliser, en cas de cessation du contrat, les informations recueillies dans le cadre de son travail au profit de tiers oeuvrant dans le même secteur. B.________, frère de A.________, a lui aussi été engagé par la D.________ SA, au mois d'octobre 2003, en tant que responsable commercial, à des conditions similaires. A.c. Par courriers du 24 septembre 2018, A.________ et B.________ ont résilié leur contrat de travail pour le 31 décembre 2018. Ils sont alors devenus directeurs de la D.________ SA C.________ SA, dont le but avait été modifié, le 22 novembre 2018, afin d'englober toutes activités en lien avec la diffusion, la promotion, la communication ou la gestion d'entreprise. A la même date, ladite D.________ SA avait transféré son siège à Penthaz où est domicilié B.________. A.d. Au mois de janvier 2019, un client de D.________ SA a résilié avec effet immédiat le contrat qui le liait à celle-ci. Il a transmis à la D.________ SA une copie dudit contrat dans laquelle la clause prévoyant le renouvellement automatique du contrat d'année en année, sauf résiliation signifiée trois mois à l'avance, avait été barrée. La D.________ SA s'est déclarée surprise par cette information et a évoqué une manipulation imputable à son ancienne équipe. Elle a toutefois accepté la fin des rapports contractuels par gain de paix. A la même époque, un établissement, dans lequel étaient exposés des prospectus placés sur un présentoir par D.________ SA, a indiqué à cette dernière qu'un représentant de C.________ SA avait retiré lesdits documents. Ce dernier avait expliqué que les annonceurs concernés étaient sous contrat avec C.________ SA. Il avait en outre soumis à l'établissement une proposition de collaboration avec C.________ SA. A.e. Le 29 janvier 2019, par le truchement de son conseil, D.________ SA a sommé A.________, B.________ et C.________ SA de cesser immédiatement leurs agissements auprès de ses clients. Le 25 mars 2019, la D.________ SA a déposé plainte contre les trois prénommés pour faux dans les titres et actes de concurrence déloyale. Elle reprochait notamment à ses deux anciens collaborateurs d'avoir biffé la clause de reconduction automatique figurant dans les contrats conclus avec un grand nombre de ses clients, en vue de permettre à C.________ SA de détourner sa clientèle. A.f. Le 6 mars 2019, A.________ et B.________ ont saisi le Tribunal de prud'hommes de l'arrondissement de Lausanne d'une requête de conciliation dirigée contre D.________ SA, tendant au paiement de divers montants à titre de salaire et à la délivrance d'un certificat de travail. Les requérants ont obtenu une autorisation de procéder à l'issue de l'audience de conciliation tenue le 1 er mai 2019. A.g. En avril 2019, six établissements ont indiqué à D.________ SA mettre un terme à leur collaboration avec elle et lui ont restitué ses présentoirs, sans respecter le délai de préavis prévu contractuellement. Les courriers de résiliation adressés à la D.________ SA étaient identiques.