Citation: 6B_482/2009 11.08.2009 E. 1

La recourante conteste les quatres cas retenus à sa charge. Elle fait valoir que, sauf arbitraire, les éléments de preuve sur lesquels repose sa condamnation sont insuffisants à fonder sa culpabilité ou, du moins, laissent subsister des doutes à ce sujet, qui doivent lui profiter. 1.1 Le Tribunal fédéral, qui n'est pas une juridiction d'appel, ne peut revoir l'appréciation des preuves à laquelle a procédé le juge du fait que sous l'angle restreint de l'arbitraire. Cette dernière notion, de jurisprudence constante, n'est pas synonyme de discutable, ni même de critiquable. Une décision, respectivement une appréciation, ne peut être considérée comme arbitraire que si elle s'avère manifestement insoutenable, et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (ATF 134 I 140 consid. 5.4 p. 148; 133 I 149 consid. 3.1 p. 153 et les arrêts cités). A peine d'irrecevabilité, l'arbitraire allégué doit par ailleurs être démontré conformément aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). 1.2 Il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que la recourante, qui n'établit pas le contraire ni même ne le prétend, ait contesté d'une quelconque manière en instance cantonale sa condamnation à raison des infractions commises au préjudice de B.________ et de C.________, notamment qu'elle se soit plainte d'une appréciation arbitraire des preuves en ce qui concerne la première de ces lésées et, comme elle le fait en réalité valoir, d'une violation de son doit à une confrontation en ce qui concerne la seconde. Les griefs ainsi soulevés dans le présent recours sont donc nouveaux et, partant, irrecevables. 1.3 S'agissant des infractions commises au détriment de D.________, la recourante reproche aux juges cantonaux d'avoir admis arbitrairement que la fille de la lésée, E.________, a fait des déclarations claires et constantes sur la question de l'identité des auteurs. L'arrêt attaqué ne méconnaît pas que, dans la plainte de E.________, il est indiqué que les auteurs des infractions dénoncées sont inconnus. Il considère toutefois que cet élément ne suffit pas à infirmer que la recourante est, avec son coaccusé, l'auteur de ces infractions. Il fonde cette conclusion sur divers indices. Il constate d'abord que, durant l'enquête, puis à nouveau lors des débats, E.________ a reconnu la recourante, sans aucune hésitation, comme étant à la fois l'infirmière qui avait pris sa mère en charge lors de son hospitalisation et la personne qu'elle avait surprise au domicile de sa mère. Il constate également que la description que E.________ a donnée de la recourante dans sa plainte correspond sur plus d'un point au signalement de celle-ci. Il retient en outre que la myopie de E.________ n'est pas telle que cette dernière ait pu confondre les accusés avec d'autres personnes et que ce problème de vue ne l'a au demeurant pas empêchée de décrire avec une certaine précision l'aspect physique des auteurs des infractions, même si, à l'époque, elle n'a pas établi de lien avec l'infirmière de sa mère. Enfin, il retient que le butin a été retrouvé au domicile de la recourante et de son coaccusé. L'arbitraire de cette appréciation n'est aucunement démontré dans le recours conformément aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF. En particulier, la recourante n'établit pas qu'il était manifestement insoutenable de considérer que l'indication dans la plainte que les auteurs des infractions étaient inconnus ne suffit pas à faire contre-poids aux autres indices retenus, que, pour la plupart, elle ne conteste pas. Elle se borne à contredire simplement la constatation cantonale relative aux effets de la myopie de la fille de la lésée et à arguer de l'absence d'indices supplémentaires à ceux qui ont été recueillis. Le grief est dès lors irrecevable, faute de motivation suffisante. 1.4 La recourante soutient que sa condamnation à raison des infractions commises au préjudice de F.________ repose sur des éléments de preuve insuffisants. L'argumentation présentée à l'appui de ce grief se réduit à l'allégation de faits non retenus, sans même que la recourante ne prétende que l'autorité cantonale aurait omis arbitrairement d'en tenir compte et moins encore ne le démontre. Partant, le moyen est irrecevable.