Citation: 9C_124/2014 E. A

A.________, née en 1956, perçoit une rente de l'assurance-invalidité depuis le 1er avril 1998 (décisions des 8 mars et 2 avril 2001) ainsi que des prestations complémentaires à ladite rente d'invalidité depuis le 1 er avril 1999 (décisions des 26 février 2002 et 11 décembre 2009). Le Service des prestations complémentaires (ci-après: le SPC) a lancé une première procédure de révision le 14 septembre 2010. Sur la base des renseignements récoltés, il a recalculé le droit de l'assurée pour le mois de décembre 2010 (décision du 24 novembre 2010) et à partir du mois de janvier 2011 (décision du 16 décembre 2010). Il a en outre réclamé des informations complémentaires portant sur les années 2004-2008. L'intéressée s'est opposée à la dernière décision et a requis des explications quant à la diminution de ses prestations. Le SPC lui a précisé que ladite diminution était liée à l'augmentation de son épargne et à la déclaration d'un avoir de libre passage. A.________ a produit les documents sollicités et expliqué que ses affaires étaient gérées depuis des années par son colocataire qui payait les factures avec son propre argent et se remboursait occasionnellement par la suite, ce que confirmaient les mouvements observés sur son compte bancaire. Se fondant sur les pièces transmises, l'administration a fixé le montant des prestations complémentaires dues depuis le 1er avril 2011 et exigé la restitution de 53'648 fr. perçus indûment entre les 1er mai 2006 et 31 mars 2011; elle a admis le système de compensation mis en place par l'assurée et son colocataire et estimé que l'évolution du solde bancaire de la première du mois de janvier 2006 au mois de janvier 2010 attestait une situation parfaitement compensée de sorte que le prélèvement de 80'000 fr. réalisé le 23 septembre 2010 devait être traité comme un dessaisissement de fortune dont il fallait tenir compte dans le nouveau calcul et non comme une transaction destinée à équilibrer les comptes des deux colocataires (décision du 8 avril 2011). L'intéressée s'est opposée à cette nouvelle décision, considérant en substance que le SPC avait fait preuve d'arbitraire dans l'appréciation des éléments déjà produits puisque ceux-ci montraient que le montant total remboursé à son colocataire ne suffisait pas pour couvrir l'intégralité des versements effectués par celui-ci depuis de nombreuses années et que les 80'000 fr. retenus à titre de dessaisissement correspondaient approximativement au solde dû pour équilibrer les comptes à la fin de l'année 2010. Elle a déposé de nouveaux documents. L'administration a malgré tout confirmé sa position initiale (décision sur opposition du 19 novembre 2012).