Citation: 4A_248/2007 30.10.2007 E. 5

Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir fait une appréciation arbitraire des preuves s'agissant du motif du licenciement - qui relève des faits (ATF 131 III 535 consid. 4.3; 130 III 699 consid. 4.1). 5.1 Le recourant prétend que la constatation selon laquelle son licenciement serait motivé par des difficultés d'intégration et de collaboration est arbitraire, puisqu'à part les déclarations de E.________, aucun élément de preuve ne vient étayer cette version. Au contraire, tous les éléments recueillis lors de l'instruction confirment que le recourant a bel et bien été licencié en raison des prétentions élevées en relation avec le paiement de primes sur les contrats d'entretien conclus. Le recourant se réfère aux témoignages de C.________ et de D.________, au courriel rédigé par E.________ le 21 octobre 2002, à la lettre de l'employeur du 2 décembre 2002, ainsi qu'au contenu des certificats de travail délivrés les 14 octobre 2002 et 11 septembre 2003. Pour tenter de démontrer le lien de causalité entre les prétentions élevées au sujet des commissions dues et le licenciement, le recourant prend appui sur la déposition du témoin D.________, qui a indiqué que la demande de motivation au sujet du refus de payer les commissions a été « la goutte qui a fait déborder le vase ». Le recourant revient ensuite sur le courriel du 21 octobre 2002 et dénonce un état de fait inexact et incomplet, en tant que cette pièce indique très clairement l'objet qui est la cause de l'enchaînement des faits ayant conduit au licenciement. Le recourant se réfère également au courrier du 2 décembre 2002, qui mentionne, au titre des motifs de la décision de licenciement, « exclusivement » la revendication du recourant relative au paiement de commissions, sans évoquer les prétendues difficultés d'intégration dans la structure de l'entreprise. Il relève aussi que le courrier en question indique expressément que les divergences entre les deux parties ne portent pas sur la qualité intrinsèque du travail. Enfin, le recourant affirme que les deux certificats de travail délivrés confirment eux aussi le motif réel du licenciement. Pour n'avoir pas discuté la portée de ces éléments figurant dans l'état de fait, sous la seule réserve du certificat intermédiaire de travail du 14 décembre 2002, la Chambre des recours aurait fait preuve d'arbitraire dans l'appréciation des preuves. 5.2 Si les témoins sont à même d'apporter des précisions sur les circonstances qui ont pu provoquer le licenciement, il ne leur appartient pas de dire si ces circonstances ont ou non constitué la cause du licenciement. En conséquence, la portée des dépositions de C.________ et de D.________, en tant qu'elles se rapportent aux difficultés d'intégration et d'acceptation de la nouvelle organisation de la société par l'employé, ne saurait être amoindrie du seul fait que les témoins n'ont pas indiqué que les circonstances invoquées auraient constitué la cause du licenciement. A cet égard, le raisonnement du recourant tombe à faux. Au demeurant, le fait que les relations de travail que C.________ entretenait avec le recourant se soient améliorées au fil du temps est indépendant d'éventuels problèmes d'intégration. Il n'y a donc pas lieu de relativiser les témoignages en question, qui font état, pour l'un, de difficultés d'intégration et, pour l'autre, de difficultés à accepter l'organisation choisie par le management.