Citation: 8C_655/2018 E. 7.3

7.3. En l'espèce, le cas doit être examiné sous l'angle de l'art. 21 al. 1 LAA étant donné que le droit à la rente d'invalidité a déjà pris naissance. Les let. a (maladie professionnelle) et b (rechute ou séquelles tardives) de cette disposition n'entrent pas en considération en l'occurrence. En outre, le cas ne tombe pas sous le coup de la let. d de l'art. 21 al. 1 LAA, puisque cette disposition vise les bénéficiaires de rente entièrement invalides (ATF 140 V 130 consid. 2.3 p. 133; 124 V 52 consid. 4 p. 57; SVR 2012 UV n° 6 p. 21 [8C_191/2011], consid. 5.2; arrêts 8C_518/2016 du 8 mai 2017 consid. 3.4; 8C_275/2016 du 21 octobre 2016 consid. 3), soit une éventualité qui n'est pas réalisée en l'occurrence. Quant à l'art. 21 al. 1 let. c LAA, il subordonne la prise en charge ou le maintien du traitement médical après la fixation de la rente d'invalidité à la condition que le bénéficiaire de cette prestation en ait besoin de manière durable pour conserver sa capacité résiduelle de gain ("zur Erhaltung seiner verbleibenden Erwerbsfähigkeit"; "per mantenere la capacità residua di guadagno"). Or, en l'espèce, la recourante n'a pas repris d'activité lucrative après la survenance de l'accident. En outre, née le 9 octobre 1950, elle a atteint l'âge de la retraite au mois d'octobre 2014. Dans ces conditions, on ne voit pas en quoi le maintien éventuel du traitement médical après la fixation de la rente d'invalidité aurait de nature à conserver sa capacité résiduelle de gain. Les conditions de l'art. 21 al. 1 LAA n'étant pas réalisées, le traitement médical requis par la recourante doit être pris en charge par l'assurance-maladie obligatoire (cf. ATF 140 V 130 consid. 2.2 p. 132; 134 V 109 consid. 4.2 p. 115).