Citation: 8C_737/2017 E. 5.2

5.2. Ces griefs ne sont pas fondés. En effet, contrairement à ce que soutient le recourant, il n'est pas contraire à l'égalité de traitement de punir de la même sanction - soit par une suspension du droit à l'indemnité de chômage - le chômage fautif (art. 30 al. 1 let. a LACI) et l'insuffisance dans les recherches d'emploi (art. 30 al. 1 let. c LACI). D'une part, la LACI ne prévoit pas d'autres formes de sanctions. D'autre part, la gravité de la faute est prise en compte lors de la fixation de la durée de suspension (art. 30 al. 3 LACI). Par rapport à l'art. 26 Cst., le recourant se plaint à tort de l'absence de base légale formelle permettant de suspendre son droit à l'indemnité de chômage. En effet, le comportement qui lui est reproché entre dans le champ d'application de l'art. 17 al. 1 LACI (supra consid. 3.1), en relation avec l'art. 30 al. 1 let. c LACI. Cela étant, il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur la violation alléguée de l'art. 14 Cst., qui repose sur la prémisse erronée que son comportement n'est pas prévu dans la loi, contrairement au cas de chômage fautif. Quant au droit prévu à l'art. 8 par. 1 CEDH - si tant est que cette disposition puisse trouver application -, il n'est pas absolu et le recourant ne prétend pas que les conditions de restriction du droit de l'art. 8 par. 2 CEDH ne seraient pas remplies. Il s'ensuit que le recours, manifestement mal fondé, doit être rejeté selon la procédure simplifiée de l'art. 109 LTF.