Citation: 6B_990/2020 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a considéré que, si les actes commis par la recourante en lien avec les feux initiés n'avaient certes occasionné que des dommages matériels, sa faute demeurait très grave. Elle avait ainsi agi sous l'emprise d'une colère mal maîtrisée, dans le seul but d'attirer l'attention de son compagnon, sans se soucier par ailleurs de la dangerosité de ses actes. Elle avait également contrevenu à la législation sur les étrangers durant plus d'une année avant les faits d'incendie, en séjournant et en travaillant illégalement en Suisse. Si, lors de ses premières déclarations à la police, la recourante avait menti, accusant de surcroît son compagnon, sa participation subséquente à la procédure avait été bonne. Il fallait également à cet égard tenir compte de sa prise de conscience ainsi que de ses regrets, qui apparaissaient sincères. La situation personnelle de la recourante, certes précaire, ne justifiait aucunement ses agissements, dès lors qu'elle aurait pu régler son différend avec son compagnon d'une manière plus respectueuse et prudente. Sa consommation d'alcool avait certainement eu pour effet de la désinhiber dans son passage à l'acte, mais n'avait pas été de nature à influencer sa capacité à se déterminer sur l'illicéité de ses actes, ni sa capacité volitive, au point d'affecter sa responsabilité. Il n'y avait enfin pas matière à retenir qu'elle avait été violentée par son compagnon le soir des faits, l'instruction n'ayant pas porté sur ce point, les faits allégués à cet égard n'ayant de surcroît pas été établis et ne pouvaient en tout état pas justifier la mise en danger de biens collectifs. Compte tenu de ces différents éléments, la cour cantonale a tenu pour appropriée une peine privative de liberté de 12 mois en relation avec l'infraction d'incendie intentionnel (cas I.2 de l'acte d'accusation), cette peine devant être aggravée de 1 mois pour l'infraction d'incendie intentionnel tentée (cas I.1 de l'acte d'accusation; peine hypothétique de 2 mois) et également de 1 mois pour les infractions à la LEI (peine hypothétique de 2 mois), de sorte que c'était une peine privative de liberté de 14 mois qui devait en définitive être prononcée (cf. arrêt attaqué, consid. 3.2.2 p. 15 s.)