Citation: 6B_1016/2014 E. 1.4

1.4. Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale de s'être fondée sur le témoignage de l'épouse de l'intimé nonobstant l'intérêt de celle-ci à l'issue de la procédure (prétentions civiles de l'intimé à hauteur de 120'000 fr.) et les liens affectifs les unissant. Les déclarations de ce témoin ne seraient, en outre, pas crédibles dans leur contenu. L'épouse n'aurait pu apercevoir la main gauche de son mari, cachée par le corps de ce dernier et alors qu'il lui parlait. Son état de panique, lié à sa grossesse, à l'accélération des contractions résultant du choc et à la présence de sa fille de deux ans hurlant à l'arrière du véhicule aurait pu altérer ses souvenirs. L'instantanéité des faits entre l'ouverture et la fermeture de la porte ne permettrait pas de retenir que l'intimé avait pu glisser sa main dans l'embrasure. En tant que le recourant discute ce que l'épouse de l'intimé aurait pu voir ou non de sa place de passager au moment des faits et les conditions dans lesquelles la portière a été fermée, il se borne à opposer sa propre lecture des faits et des déclarations du témoin à celle de la cour cantonale. Il ne ressort pas du jugement entrepris que l'épouse du recourant aurait éprouvé des contractions au moment des faits mais tout au plus des explications de l'intimé en cours d'instruction que sa femme souffrait toujours de conséquences psychologiques liées à l'agression. " Cela avait accentué les contractions liées à sa grossesse. Elle avait dû être alitée " (procès-verbal d'audience du 15 janvier 2013 p. 4). E.________ a expliqué, quant à elle, qu'elle était apeurée et qu'elle s'était retournée pour voir sa fille qui hurlait au moment où elle avait entendu un choc contre le véhicule, soit à un stade ultérieur des événements (procès-verbal du Tribunal de police, du 18 novembre 2013, p. 5). Les développements du recourant se fondent, dans cette mesure, sur une lecture aussi personnelle qu'imprécise du dossier cantonal. Ils sont appellatoires. Il n'y a pas lieu de les examiner plus avant (v. supra consid. 1.1). Par ailleurs, la cour cantonale n'a pas méconnu les liens unissant ce témoin à l'intimé. Ce nonobstant, face aux explications de ce témoin, jugées cohérentes et concordant avec celles fournies par l'intimé, il n'était, en tous les cas, pas insoutenable de retenir cette relation des événements plutôt que celle, jugée peu convaincante du recourant (v. supra consid. 1.2) pour des motifs que ce dernier ne discute pas. Le grief est infondé.