Citation: 7B_53/2022 E. 1

Pour ces mêmes motifs, il ne saurait être reproché à l'autorité précédente de n'avoir pas examiné sous l'angle d'un motif de récusation les reproches invoqués par la recourante, mais d'avoir considéré en substance que celle-ci avançait le défaut de récusation "spontanée" de l'agent intimé comme la démonstration d'un éventuel abus de pouvoir (cf. notamment consid. 3.4 p. 8 de l'arrêt attaqué). Cette conclusion s'impose au demeurant d'autant plus que la juridiction précédente, certes autorité de recours au sens des art. 20 CPP et 128 al. 1 let. a et 2 let. a de la loi genevoise du 26 septembre 2010 sur l'organisation judiciaire (LOJ; RS/GE E2 05), est incompétente lorsqu'un policier est visé par une demande de récusation (cf. art. 59 al. 1 let. a CPP) et que la recourante, assistée alors d'un mandataire professionnel, ne prétend pas, devant le Tribunal fédéral, l'avoir saisie expressément d'un recours pour déni de justice en lien avec une requête de récusation.