Citation: 5A_80/2023 E. 3.3

3.3. Le recourant perd de vue que le Tribunal fédéral n'est pas une cour d'appel auprès de laquelle les faits pourraient être rediscutés librement. Son argumentation, outre qu'elle se fonde en partie sur des pièces produites pour la première fois devant le Tribunal ce céans (cf. supra consid. 2.3), est nouvelle et ne saurait dès lors être prise en considération à ce stade faute d'avoir été exposée devant la Cour de justice alors que le financement de l'acquisition de l'immeuble de V.________ faisait précisément l'objet de l'appel. Or, dans sa réponse à l'appel du 26 juillet 2022, le recourant s'est borné à affirmer que "la villa de C.________/V.________ a été entièrement financée par des biens propres de Monsieur A.________" et que "[r]ien ne permet à Mme B.________ de prétendre à une participation quelconque suite à la vente de ce bien en septembre 2006, ce d'autant plus que le régime matrimonial de l'époque était d'ores et déjà celui de la séparation de biens". Cela étant, on ne saurait reprocher un quelconque arbitraire à la Cour de justice, dès lors qu'elle n'était pas en possession des pièces nouvellement produites à l'appui du présent recours. En l'absence de ces pièces - qui contrairement à ce que prétend le recourant ne constituent pas un simple complément aux "explications d'ores et déjà données et prouvées" -, on ne saurait taxer d'insoutenable le fait d'avoir considéré que la provenance de la somme litigieuse de 100'000 fr. n'avait pas été prouvée à satisfaction. On ne voit par ailleurs pas, et le recourant n'en dit mot, sur quelle base la cour cantonale aurait dû interpeller le recourant pour qu'il produise lesdites pièces. Il sera rappelé que lorsque la maxime des débats est applicable (art. 55 al. 1 CPC) - ce qui est le cas s'agissant de la liquidation du régime matrimonial (art. 277 al. 1 CPC) -, il incombe aux parties, et non au juge, de rassembler les faits du procès (ATF 144 III 519 consid. 5.1; arrêt 5A_847/2021 du 10 janvier 2023 consid. 9.2.1 et l'autre référence, publié in RSPC 2023 p. 312). Il suit de là que le grief est irrecevable. Ce résultat rend inutile l'examen des griefs de fond que le recourant entend tirer de la violation des art. 197, 206 al. 1, 209 et 215 CC au motif que ses acquêts n'auraient aucune récompense envers ses biens propres.