Citation: 4A_240/2007 20.09.2007 E. 4

Le recourant fait grief aux instances cantonales d'avoir méconnu les art. 275 et 99 LP, dont il découle uniquement que lorsque le séquestre porte sur une créance, le préposé prévient le tiers débiteur que désormais, il ne pourra plus s'acquitter qu'en main de l'office. Il soutient ne plus avoir pu payer les acomptes mensuels à partir du moment où il a été informé du séquestre et ne pas avoir payé les acomptes après la levée des séquestres au motif que l'intimé exigeait le paiement de l'intégralité de la dette. Selon l'état de fait retenu par la cour cantonale, qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 et 2 LTF) et que le recourant ne remet en outre pas en cause, celui-ci a été informé du séquestre après l'échéance pour le paiement de l'acompte du mois d'avril 2005. A ce moment-là, la créance entière était déjà exigible. Cela scelle le sort du grief. Au demeurant, comme le relève la cour cantonale, le séquestre ne dispensait pas le recourant de remplir ses obligations contractuelles, mais signifiait uniquement qu'il devait le faire en main des autorités de poursuite; les dispositions invoquées par le recourant ne disent rien d'autre. Enfin, on ne discerne pas pour quel motif le recourant aurait été dispensé du paiement des acomptes du fait que l'intimé exigeait le paiement de l'entier de la créance, fut-ce à tort.