Citation: 5A_165/2015 E. 3.2

3.2. La Cour de justice a en revanche considéré que le créancier n'avait pas rendu suffisamment vraisemblable l'existence de la créance qu'il alléguait à l'encontre de la société séquestrée. Selon les propres allégations de l'intéressé et les pièces auxquelles il se référait, son prétendu débiteur serait non pas l'intimée, mais son fils E.A.________. L'ordonnance de séquestre du 23 mai 2014 mentionnait en effet comme titre de la créance l'invalidation de la donation du 26 janvier 2009 par l'action introduite au Tribunal de première instance par F.A.________ et G.A.________; dans cette demande, le versement litigieux était décrit, pièces à l'appui, comme une avance d'hoirie faite par le recourant à son fils E.A._______, enrichi personnellement, même si le versement était intervenu sur un compte bancaire de la société séquestrée, société lui appartenant. Le 29 avril 2014, la co-curatrice du recourant avait par ailleurs exposé au Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant qu'elle avait effectué, le 26 janvier 2009, une donation en faveur de E.A.________ sur le compte de sa société. Dans la requête de séquestre, le recourant alléguait enfin que le versement litigieux avait été effectué en faveur de E.A.________, sur un compte bancaire de sa société, pour des raisons propres à celui-ci, à titre d'avance sur héritage. Il produisait à l'appui de cet allégué un courrier du conseil de sa co-curatrice, daté du 5 novembre 2009, adressé au conseil de E.A.________, qui qualifiait le versement litigieux d'avancement d'hoirie. Se fondant sur ces mêmes éléments, la cour cantonale a finalement jugé que l'existence de biens appartenant au débiteur séquestré n'était elle non plus pas rendue vraisemblable. Elle a en conséquence admis le recours interjeté par la société séquestrée et révoqué le séquestre obtenu par le recourant.