Citation: 6B_185/2023 E. 3.3.5

3.3.5. Le recourant allègue enfin que l'interdiction litigieuse ne serait pas suffisamment précise. Elle s'articulerait sur la notion de " documents médicaux " qui serait une notion juridiquement indéfinie et étrangère au Code pénal. En outre, les documents listés dans l'interdiction litigieuse ne seraient qu'exemplatifs et l'on ignorerait de quelle " portée " le document devrait être pourvu. Enfin, l'interdiction litigieuse serait impossible à contrôler. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, la notion de " documents médicaux " n'a pas besoin d'être juridiquement définie et être prévue par le Code pénal pour être prononcée, une marge d'appréciation étant laissée à la cour cantonale dans le cadre de l'art. 67 CP pour interdire l'activité en cause, précisément pour tenir compte du principe de la proportionnalité. Par ailleurs, la cour cantonale a explicité les contours de la mesure d'interdiction litigieuse dans le jugement entrepris de manière suffisamment intelligible pour en comprendre la portée (cf. jugement attaqué, consid. 4.2), de sorte que la critique du recourant doit être rejetée pour peu qu'elle soit recevable. Enfin, le recourant se borne à affirmer qu'une telle mesure d'interdiction ne serait pas susceptible de contrôle, sans aucunement étayer sa critique, contrairement aux exigences de motivation (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). Un tel grief est irrecevable.