Citation: 4A_52/2024 E. B

Par mémoire du 20 janvier 2021, A.________ a déposé, par-devant la Présidente du Tribunal civil de la Sarine (ci-après : la Présidente), une requête de conciliation à l'encontre de Me B.________ dans le cadre d'une action partielle en paiement, concluant, avec suite de frais judiciaires et dépens, à ce que ce dernier soit astreint à lui verser la somme de 30'000 fr. avec intérêts à 5 % l'an depuis le 31 octobre 2020. A.________ reproche en substance à Me B.________, qui était son avocat dans le cadre de la procédure de modification du jugement de divorce, de ne pas avoir veillé diligemment et fidèlement à ses intérêts, d'avoir violé, de manière grave et réitérée, ses obligations de diligence et de fidélité envers elle et de lui avoir ainsi causé un préjudice de plusieurs centaines de milliers de francs. En substance, elle soutient qu'il a accumulé les manquements et les négligences grossières tout au long des deux ans de procédure et toléré ainsi des atteintes inutiles à sa personnalité qui l'ont fragilisée et que, le 13 mai 2019, il l'a finalement incitée à conclure une transaction judiciaire qui lui était défavorable, alors que l'action de son ex-époux était vouée à l'échec. La tentative de conciliation ayant échoué, A.________ a déposé sa demande au fond le 14 juin 2021, reprenant les conclusions de sa requête de conciliation. Par décision du 28 septembre 2023, la Présidente a rejeté la demande en paiement déposée par A.________ et mis les frais à sa charge. Par mémoire du 19 octobre 2023, A.________ a interjeté appel à l'encontre de la décision susmentionnée, concluant, avec suite de frais judiciaires et dépens des deux instances, à ce que Me B.________ soit condamné à lui verser la somme de 30'000 fr. avec intérêt à 5 % l'an depuis le 31 octobre 2020. Dans ce même mémoire, elle a requis l'assistance judiciaire totale. Par courrier du 3 novembre 2023, A.________ a, par l'intermédiaire de son mandataire, produit les pièces complétant sa requête d'assistance judiciaire. Elle a requis que celles-ci ne soient pas communiquées à Me B.________, requête qu'elle a réitérée par courrier du 8 novembre 2023. Par courrier du 11 décembre 2023, Me B.________, par l'intermédiaire de son mandataire, s'est déterminé sur la requête d'assistance judiciaire déposée par A.________, concluant à son rejet. Les parties se sont encore manifestées les 12 et 13 février 2024 en lien avec la requête d'assistance judiciaire précitée. Par courrier du 22 février 2024, le Juge délégué de la Cour, Laurent Schneuwly, lequel avait précédemment communiqué aux parties qu'un arrêt serait prochainement rendu sur la requête d'assistance judiciaire, les a informées qu'il venait de constater que c'était lui, alors Président du Tribunal civil de la Sarine, qui avait homologué la convention de divorce par décision du 16 mai 2012. Il a considéré qu'étant donné que la Cour pouvait être amenée à devoir interpréter cette convention, il devait se récuser dans ce dossier. Par arrêt du 5 mars 2024, la Cour d'appel civil du Tribunal cantonal du canton de Fribourg a rejeté l'appel dans la mesure de sa recevabilité et a rejeté la demande d'assistance judiciaire.