Citation: 2C_137/2024 E. 4.4

4.4. Dans un second chapitre intitulé " les salaires et les sous-enchères " (mémoire de recours, ch. 49 ss), la recourante critique le calcul des salaires, indiquant une première fois que ce calcul a une influence sur le montant de la sous-enchère salariale retenu à tort dans l'arrêt attaqué (mémoire de recours ch. 65) et, une deuxième fois, que le montant de la sous-enchère salariale pour l'un des employés s'élève à 443 fr. 14 et non pas 2'599 fr. 64, " ce qui a également une influence sur le montant de l'amende retenu à tort " (mémoire de recours, ch. 77). En l'occurrence, une partie des griefs de la recourante consiste à soutenir que l'instance précédente n'a pas établi que les employés avaient bien travaillé à plein temps, à savoir 42 heures par semaine. Ce grief repose sur une prémisse erronée, puisqu'elle a échoué à démontrer que l'instance précédente aurait versé dans l'arbitraire en retenant précisément que les cinq employés avaient bien travaillé 42 heures par semaine (cf consid. 4.2 ci-dessus), de la date de leur engagement jusqu'à la date de leur démission. Il n'y a donc pas lieu de revenir sur le fait que l'une des employées n'aurait pas travaillé le mois d'octobre 2022, celle-ci ayant démissionné pour la fin de ce mois comme cela ressort des faits retenus dans l'arrêt attaqué qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) sans que la recourante ne s'en prenne à ce constat. De même, il n'y a pas lieu de revenir sur le fait qu'un des employés aurait reçu plus de salaire qu'arrêté par l'instance précédente, puisque la recourante ne conteste pas non plus que celui-ci n'a travaillé pour elle que du 1er juillet au 31 août 2022, alors qu'il est établi (art. 105 al. 1 LTF) et sans que la recourante ne s'en prenne sur ce constat, que cette part de salaire provenait d'un autre employeur. Ces griefs sont par conséquent infondés. Enfin, la recourante se plaint de ce que l'instance précédente n'a pas tenu compte, s'agissant du cinquième employé en cause, d'un montant de salaire de 2'157 fr. 24 versé ultérieurement, ce qui réduirait par voie de conséquence le montant global de la sous-enchère salariale et donc, selon elle, le montant de l'amende confirmé par l'instance précédente. Elle perd de vue à cet égard que l'instance précédente a fondé son jugement sur une approximation du montant de la sous-enchère globale, soit 20'000 fr. "environ", et que l'examen de la quotité de l'amende litigieuse a pris en considération de nombreux autres critères, notamment sa très faible collaboration à l'établissement des faits et l'absence de mise en conformité par le versement des salaires manquants. En affirmant simplement, alors que le montant de la sous-enchère a fait l'objet d'une approximation, qu'une somme de 2'157 fr. 24 devrait modifier le montant de l'amende, la recourante ne motive pas suffisamment en quoi la prise en compte de ce montant déjà envisagé par l'approximation rendrait le montant de l'amende confirmé par l'instance précédente contraire au droit. L'absence totale de griefs tirés d'une éventuelle violation du droit cantonal s'agissant de la quotité de l'amende dans le mémoire de recours implique que ce point n'a pas être examiné plus avant (art. 106 al. 2 LTF en lien avec la violation du droit cantonal; cf. ATF 145 I 108 consid. 4.4.1).