Citation: 2C_72/2019 E. 3.2

3.2. Le recourant reproche tout d'abord à l'autorité précédente d'avoir retenu que son union conjugale avait duré moins de trois ans, ce qui porte en l'occurrence sur une question de fait (arrêts 2C_277/2019 du 26 mars 2019 consid. 5.1; 2C_976/2012 du 11 février 2013 consid. 3.2). Selon lui, si le Tribunal administratif fédéral avait estimé à raison que la communauté conjugale avait duré du 3 septembre 2010 au 1er mai 2013, soit deux ans et huit mois, il avait en revanche considéré à tort que la deuxième période de vie commune, commencée le 15 octobre 2013, avait cessé fin 2013, en se fondant sur la relation extra-conjugale entretenue par son ex-épouse à cette période. Il estime que le moment à prendre en compte était celui où celle-ci avait quitté le logement conjugal en avril-mai 2014. Le recourant fait en particulier valoir que l'autorité précédente n'a à tort pas tenu compte des troubles psychiques qui affectaient son ex-épouse et qui expliqueraient pourquoi celle-ci l'avait trompé. A cet égard, il mentionne qu'un certificat médical a confirmé l'existence de ces troubles et que son ex-épouse avait déclaré à plusieurs reprises souffrir de ceux-ci. Le recourant ne précise toutefois pas de quel certificat il s'agit, ni ne spécifie les déclarations auxquelles il se réfère. Il n'allègue pas avoir valablement produit ce certificat, ni n'explique en quoi l'autorité précédente aurait fait preuve d'arbitraire dans l'appréciation des éléments qui se trouvaient au dossier. L'argumentation du recourant est ainsi sur ce point insuffisante au regard des exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF. Par ailleurs, il est pleinement soutenable de considérer, comme l'a fait le Tribunal administratif fédéral, que l'on ne pouvait plus retenir l'existence d'une communauté conjugale effectivement vécue à partir du moment où l'ex-épouse du recourant a entrepris une nouvelle relation adultérine vers la fin de l'année 2013. Dans les présentes circonstances, le seul fait d'avoir partagé le même domicile jusqu'en avril-mai 2014 ne permet pas de conclure au maintien d'une union conjugale, ce d'autant plus qu'il ressort également de l'arrêt attaqué que l'ex-épouse du recourant aurait également vécu durant la période comprise entre janvier et juin 2014 alternativement chez sa mère et une amie, chez laquelle elle avait déposé une bonne partie de ses affaires personnelles. Enfin, l'arrêt attaqué ne retient aucun élément qui indiquerait que les époux avaient encore la volonté de former une union conjugale au début de l'année 2014. Le grief d'arbitraire dans la constatation des faits est sur ce point infondé.