Citation: 6B_1351/2023 E. 1.2

1.2. Le recourant fait valoir que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant qu'il n'avait pas d'intérêt à récupérer les données administratives ou financières se trouvant sur les supports informatiques saisis, dès lors que celles-ci pouvaient facilement être récupérées auprès des autorités administratives et des établissements financiers. Il expose, en substance, que, marié sous le régime de la séparation des biens, il doit, dans le cadre de son divorce, conformément à la maxime des débats (art. 55 al. 1 CPC), désigner précisément les biens qu'il considère comme étant sa propriété et en établir la preuve. Les "fichiers Excel sophistiqués qu'il a tenus devraient lui permettre de retracer les dépenses du ménage et de les mettre en relation avec l'origine de son épargne, de même qu'avec celle des fonds ayant servi à l'acquisition du domicile conjugal" (mémoire de recours p. 11). "Une matière brute, par exemple des relevés bancaires qu'il pourrait obtenir auprès des établissements bancaires, ne serait ainsi pas qualitativement substituable aux données dont le recourant demande la restitution" (mémoire p. 12). En outre, vu que les documents en cause seraient âgés de plus de dix ans, il ne serait "pas assuré de pouvoir récupérer les informations en cause par d'autres canaux" (mémoire de recours p. 12). Par cette argumentation, le recourant n'expose toutefois pas, de manière claire et précise, en quoi les données licites figurant sur les supports informatiques séquestrés lui seraient nécessaires. En particulier, il ne précise pas quels sont les biens dont ces données devraient permettre d'établir sa propriété dans le cadre de la procédure de divorce. Il n'explique pas non plus pourquoi les données, telles que des relevés bancaires, la déclaration d'impôts, etc., qu'il pourrait récupérer auprès des autorités concernées ne pourraient pas lui permettre d'apporter les preuves nécessaires. La seule affirmation que ces données brutes ne seraient pas substituables aux données figurant sur les supports informatiques séquestrés n'est à cet égard pas suffisante. L'argumentation du recourant est ainsi de nature essentiellement appellatoire et ne satisfait pas aux exigences de précision posées à l'art. 106 al. 2 LTF. Elle est irrecevable.