Citation: 9C_539/2017 E. 5.1

5.1. Contrairement à ce que soutient d'abord l'office recourant, il ressort des constatations des premiers juges, qui se fondent sur les rapports des médecins traitants et d'enquête sur l'impotence, que l'intimée présentait un besoin d'accompagnement régulier et actuel pour faire face aux nécessités de la vie; ce besoin était en effet justifié non seulement par la nécessité de prévenir une phase de décompensation, mais également par la présence de limitations induites par le trouble affectif bipolaire et par sa maîtrise au moyen de psychotropes (fatigue matinale intense et somnolences liées à la prise des médicaments, notamment) qui empêchaient déjà actuellement l'assurée d'effectuer ses tâches ménagères et d'organiser son quotidien. L'avis du médecin du SMR selon lequel le besoin d'accompagnement de l'intimée serait purement préventif ne remet pas en cause la valeur probante des points de vue convergents exprimés tant par les médecins traitants que par l'enquêtrice. En effet, cet avis n'est fondé sur aucun élément médical objectif justifiant le caractère préventif du besoin d'aide ou justifiant de douter des conclusions du docteur C.________ ou de l'enquêtrice. L'argument de l'office recourant selon lequel l'instance cantonale n'aurait pas précisé quelle éventualité prévue par les différentes lettres de l'art. 38 al. 1 RAI devait s'appliquer à la situation de l'intimée tombe également à faux. Certes, les premiers juges n'ont pas expressément indiqué si le besoin d'accompagnement était un cas d'application de la lettre a, b ou c. Cependant, on comprend aisément qu'ils se sont référés à l'art. 38 al. 1 let. a RAI, dans la mesure où leurs conclusions sont explicitement fondées sur celles du rapport d'enquête sur l'impotence, dans lequel son auteur expliquait de manière détaillée que l'accompagnement devait permettre à l'intimée de vivre de manière indépendante au sens de la disposition précitée. Il ne s'agit au demeurant que d'une allégation dont l'office recourant ne tire aucun argument utile pour la résolution du litige.