Citation: 6B_1150/2017 E. 3.4

3.4. Il résulte pour le surplus de l'état de fait établi par l'autorité précédente et dont le recourant n'invoque ni ne démontre le caractère arbitraire, que ce dernier s'est rendu au chevet de sa mère à l'étranger, demandant à son fils et à sa famille de lui transmettre son courrier. Il n'a toutefois pas avisé ces derniers de l'existence d'une procédure à son encontre, dont il était parfaitement conscient, et qu'il convenait en conséquence de lui transmettre rapidement son courrier. Aucun élément ne permet de penser qu'il n'aurait pu y procéder et ainsi organiser diligemment son absence, quitte à le faire au cours de son absence. Rien n'explique non plus que le fils ou les membres de la famille chargés de relever le courrier du recourant aient été empêchés d'y procéder de manière non fautive. Le recourant n'expose, de manière recevable, aucunement une impossibilité à cet égard. Force est ainsi de constater que le recourant n'a pas rendu vraisemblable que le défaut de transmission ne serait imputable à aucune faute de sa part ou de celle des membres de sa famille considérés comme des auxiliaires, qu'il a choisis et dont il répond (cf. supra consid. 3.1). Dans ces conditions, le refus de lui octroyer la restitution du délai pour former opposition ne viole pas l'art. 94 al. 1 CPP.