Citation: 1B_248/2017 E. 6.2

6.2. Dans son écriture, le recourant présente une argumentation confuse mêlant reproches à l'encontre de plusieurs procureurs genevois. Il voit notamment un motif de récusation de Stéphane Grodecki dans le fait que celui-ci entendait classer la cause P/11310/2016, sans avoir procédé à une véritable instruction, et en dépit du fait que les conditions au classement selon l'art. 319 CPP n'étaient pas réunies; il lui reproche en particulier de ne pas avoir entendu F.________ et de n'avoir posé aucune question pertinente à G.________. En réalité, par cette argumentation, le recourant tend davantage à critiquer le refus de donner suite à ses offres de preuve et le classement de la procédure par le magistrat que de démontrer une possible prévention de celui-ci. Or, en utilisant la voie de la récusation pour se plaindre de ce classement, le recourant se trompe de moyen (cf. arrêts 1B_151/2015 du 1er juillet 2015 consid. 3; 1B_200/2014 du 15 juillet 2014 consid. 2.2). Il devait en effet faire valoir ses arguments dans la cadre de la procédure de recours contre cette ordonnance de classement du 8 mai 2017 (cf. art. 322 al. 2 CPP). En l'espèce, les éléments dont l'intéressé se prévaut ne suffisent pas à établir une prévention à son égard de la part de ce magistrat. C'est dès lors à juste titre que la demande de récusation du Procureur Stéphane Grodecki a été écartée par l'instance précédente. Point n'est dès lors besoin d'examiner plus avant les griefs - à supposer recevables - invoqués par le recourant en lien avec la demande de récusation en bloc du Ministère public et la désignation d'un procureur spécial.