Citation: 9C_688/2023 E. A

A.a. Au cours de l'année 2008, A.________ (ci-après: le contribuable) était domicilié dans le canton de Genève. Il était administrateur-président avec signature individuelle de la société B.________ (ci-après: la société), dont il détenait un tiers du capital-actions (constitué de 5'000 actions nominatives liées de 1'000 fr.) en qualité de propriétaire et un autre tiers en qualité de nu-propriétaire, l'usufruitier de ce tiers étant son père, C.________. La mère du contribuable détenait le troisième tiers du capital-actions de la société. Le 24 janvier 2013, C.________ est décédé, laissant pour héritiers son épouse et ses deux enfants, dont le contribuable. Dans sa déclaration fiscale pour l'année 2008, A.________ a mentionné la valeur de sa participation dans la société pour un montant de 5'540'000 fr., en se fondant sur une estimation relative à la période fiscale 2008 de l'Administration fiscale cantonale de la République et canton de Genève (ci-après: l'Administration fiscale) datée du 13 août 2010, selon laquelle la valeur de chaque action s'élevait à 3'324 fr. Dans son bordereau de taxation du 12 novembre 2013 (confirmé sur sur réclamation le 23 juin 2014), l'Administration fiscale a notamment tenu compte, pour déterminer les impôts cantonaux et communaux (ci-après: ICC) de l'année 2008 dus par le contribuable, d'une fortune mobilière de 5'540'000 fr. correspondant à la valeur des actions de la société qu'il avait déclarée. A.b. Le 11 novembre 2016, l'Administration fiscale a informé le contribuable de l'ouverture à son encontre de procédures en rappel d'impôt et en soustraction pour les années 2006 à 2008, ainsi que d'une procédure en tentative de soustraction pour les périodes 2009 à 2014. L'administration fédérale des contributions (ci-après: AFC) avait communiqué à l'autorité cantonale de taxation que A.________ avait bénéficié de prestations appréciables en argent, sous la forme d'une prise en charge de frais privés de véhicule de tourisme à affectation mixte. Le 22 novembre 2017, la division des affaires pénales et enquêtes de l'AFC (ci-après: DAPE) a rendu son rapport d'enquête spéciale à l'encontre de la société pour les années 2006 à 2014. Selon ce document, un grand nombre d'éléments n'avaient pas été déclarés, ce qui avait entraîné une diminution du bénéfice imposable et une réduction illicite d'impôt. Les déclarations d'impôt de la société pour les années 2006 à 2014 se fondaient sur de faux comptes car ceux-ci tenaient compte d'importantes charges fictives. Au cours de la procédure, le contribuable, en sa qualité d'actionnaire et d'administrateur de la société, avait reconnu les faits lors de ses auditions. Le 8 décembre 2017, l'Administration fiscale a procédé à une nouvelle estimation de la valeur des actions de la société pour l'année 2008 en la portant à 7'968 fr. 80. Cette estimation, qui se fondait sur le rapport de la DAPE et les comptes rectifiés de la société, a été communiquée à cette dernière afin que ses actionnaires la déclarent pour l'année fiscale 2008 au titre de leur fortune mobilière. Par courriel du 13 décembre 2017, l'Administration fiscale a communiqué au contribuable le détail des reprises auxquelles elle envisageait de procéder, y compris celles concernant les titres de la société. Celui-ci n'a pas réagi. A.c. Le 20 décembre 2018, l'Administration fiscale a notifié à A.________ un bordereau de rappel d'impôt relatif aux ICC 2008, faisant état d'un supplément d'impôt de 74'910 fr. 85 ainsi qu'un bordereau d'amende de 56'183 fr. Ce supplément d'impôt résultait des reprises sur le revenu de 9'600 fr. à titre de prestations appréciables en argent octroyées par la société et sur la fortune de 7'740'833 fr., correspondant à la réévaluation des actions de la société détenues par le contribuable. Celui-ci a formé réclamation contre ces bordereaux. Après avoir procédé le 26 février 2020 à une nouvelle estimation des titres de la société à 6'717 fr. par action, l'Administration fiscale l'a portée à 6'870 fr. le 7 septembre 2020, ce dont elle a informé la société. Statuant sur réclamation le 17 juillet 2020, l'Administration fiscale a partiellement admis la réclamation du contribuable, en déduisant de la fortune imposable la dette de rappel d'impôt de 74'910 fr. 85. Elle l'a rejetée pour le surplus.