Citation: 8C_490/2021 E. 5.1.3

5.1.3. Quant à la doctoresse G.________, elle relève que rien n'a pu être objectivé lors des iconographies de février 2017 et août 2018, ainsi que lors de l'exploration chirurgicale de décembre 2017, de sorte qu'elle peine à retenir la présence d'un fragment osseux. S'agissant de l'éventuelle présence d'une calcification, elle la considère comme tout à fait plausible puisque le produit injecté (Diprophos) peut effectivement être à l'origine d'une calcification et puisqu'il peut également se développer une calcification à la suite d'une inflammation chronique. Néanmoins, avant l'IRM d'août 2018, le recourant avait déjà subi trois infiltrations et lors de cette imagerie aucun hypersignal laissant suspecter une calcification n'avait été objectivé. Partant, la présence d'une calcification serait tout au plus possible. Quoi qu'il en soit, celle-ci ne serait pas à l'origine de la symptomatologie douloureuse puisque celle-ci a toujours été présente depuis 2015 avec des rémissions, puis depuis l'intervention de décembre 2017. La doctoresse G.________ se dit par ailleurs surprise que la doctoresse E.________ puisse prétendre que la découverte radiologique en avril 2019, à quatre ans de l'accident, pourrait être à l'origine de la symptomatologie et propose une intervention, alors que le recourant a déjà subi une exploration chirurgicale qui s'est révélée blanche et que l'opération se fera sur un tissu cicatriciel, avec toutes les complications que cela peut impliquer. Elle relève que dans le rapport de la doctoresse E.________ du 30 avril 2019, il n'y a aucun examen clinique décrit et que le conflit semble seulement avoir été constaté radiologiquement. C'est aussi avec étonnement qu'elle apprend que le docteur F.________ est prêt à opérer le recourant simplement sur une trouvaille radiologique, alors qu'en octobre 2018, il considérait qu'il n'y avait pas d'indication chirurgicale. En conclusion, la doctoresse G.________ préconise de poursuivre un traitement conservateur à l'aide d'ondes de choc, de séances d'ultrason antalgique et éventuellement de needling, en précisant que ce traitement a pour but une antalgie et une éventuelle dissolution de la calcification mais ne remet pas en cause la stabilisation de l'état de santé et la reprise d'une activité professionnelle adaptée en novembre 2018.