Citation: 8C_110/2020 E. 2.1

2.1. Selon l'art. 42 al. 1 LACI (RS 837.0), les travailleurs qui exercent leur activité dans des branches où les interruptions de travail sont fréquentes en raison des conditions météorologiques ont droit à l'indemnité en cas d'intempéries lorsqu'ils sont tenus de cotiser à l'assurance ou n'ont pas encore atteint l'âge minimum de l'assujettissement aux cotisations AVS (let. a) et qu'ils subissent une perte de travail à prendre en considération (let. b). Aux termes de l'art. 43 al. 1 LACI, pour que la perte de travail soit prise en considération, il faut qu'elle soit exclusivement imputable aux conditions météorologiques (let. a), que la poursuite des travaux soit techniquement impossible en dépit de mesures de protection suffisantes, engendre des coûts disproportionnés ou ne puisse pas être exigée des travailleurs (let. b) et qu'elle soit annoncée par l'employeur conformément aux règles prescrites (let. c). L'employeur est tenu d'aviser l'autorité cantonale, au moyen de la formule du SECO, de la perte de travail due aux intempéries, au plus tard le cinquième jour du mois civil suivant (art. 69 al. 1 OACI [RS 837.02] par renvoi de l'art. 45 al. 1 LACI). La procédure d'avis a pour but de permettre à l'autorité d'examiner si les conditions du droit à l'indemnité sont réunies, de vérifier l'existence des chantiers ainsi que la durée des travaux (BORIS RUBIN, Commentaire de la loi sur l'assurance-chômage, 2014, n° 1 ad art. 45 LACI).