Citation: 2C_138/2024 E. 3.3

3.3. Dans son recours cantonal, le recourant s'est prévalu du fait que, contrairement à ses autres collègues chauffeurs de taxi, il n'avait pas reçu le courrier du 5 janvier 2023 du Service cantonal l'informant de la nécessité de déposer une requête en renouvellement et du délai pour ce faire. Il s'était donc rendu à la fin du mois de février 2023 au guichet dudit Service, afin d'obtenir des renseignements sur sa situation. Le collaborateur qui l'avait reçu lui avait alors indiqué qu'il avait encore "tout le temps", soit "jusqu'à avril ou mai" pour déposer sa requête. Or, si cet employé lui avait communiqué à ce moment la teneur du courrier du 5 janvier 2023 et le délai, par ailleurs erroné, qu'il indiquait, à savoir une période de renouvellement entre le 28 février et le 31 mars 2023, il aurait pu s'y conformer. Le recourant a également souligné qu'il avait, à la fin mars, reçu une facture en paiement de l'émolument relatif au renouvellement de son autorisation, dont il s'était acquitté le 30 mars 2023. N'ayant pas de nouvelles au mois de mai 2023, il avait commencé à s'inquiéter et avait contacté B.________, également collaborateur au Service cantonal, qui l'avait informé de l'envoi du pli A+ du 5 janvier 2023 et lui avait indiqué que le délai de renouvellement prévu par celui-ci était dépassé. Il s'était toutefois fié aux déclarations de l'employé du guichet formulées à la fin février 2023 et avait déposé sa requête le 17 mai 2023, soit deux jours après l'expiration du délai légal. La confiance qu'il avait placée dans lesdites déclarations devait être protégée et le Service cantonal devait assumer les informations inexactes que son employé lui avait communiquées. Sa requête en renouvellement devait partant être admise.