Citation: 8C_309/2015 E. 4

A l'instar de la caisse de chômage, la juridiction cantonale a examiné le litige à l'aune de l'art. 30 al. 1 let. a LACI. Elle relevé que la caisse de chômage reprochait à l'assuré la résiliation d'un commun accord des rapports de travail. A ce propos, elle a constaté que l'assuré n'avait plus exercé son activité professionnelle ni perçu de salaire depuis la fin du mois de septembre 2013. Aussi a-t-elle tenu pour établi que la fin des rapports de travail était intervenue le 30 septembre 2013, conformément à la teneur de la convention du 20 décembre 2013 entre la société C.________ SA et l'intimé. Cela étant, elle a considéré que le délai de suspension de six mois de l'art. 30 al. 3, 4 e phrase, LACI avait commencé à courir le 1 er octobre 2013, selon l'art. 45 let. a OACI, de sorte qu'il était venu à expiration le 1 er avril 2014, soit avant la décision initiale de la caisse de chômage du 24 avril 2014. Les premiers juges ont relevé, par ailleurs, qu'il n'était ni allégué ni établi que les indemnités de chômage aient été valablement retenues pendant ce délai. Aussi ont-ils considéré que la suspension, prononcée tardivement, ne pouvait plus être exécutée. A titre subsidiaire, ils ont également retenu que la sanction n'était pas non plus justifiée dans son principe.