Citation: 9C_427/2018 E. 5

En l'occurrence, l'évaluation médico-théorique du rendement de la recourante établie par le SMR (rapport du 26 septembre 2014) diverge sensiblement du rendement effectif qui a été constaté ultérieurement aussi bien au terme de l'apprentissage de deux ans chez C.________ (cf. procès-verbal d'entretien du 13 septembre 2016) qu'à la fin du stage de trois mois chez D.________ (rapport final du 1 er juin 2017). Le Tribunal cantonal a dès lors confronté ces évaluations puis exposé les motifs qui l'ont conduit à s'en tenir aux observations effectuées lors de situations concrètes auprès de ces deux entreprises du commerce de détail (cf. consid. 4.2 p. 11-12 du jugement attaqué). La recourante ne démontre pas en quoi l'appréciation de l'autorité cantonale serait insoutenable dans la mesure où elle s'est fondée sur l'évaluation concrète du rendement effectuée en milieu professionnel. En particulier, elle ne conteste pas la pertinence des conclusions du maître d'apprentissage, largement corroborées ultérieurement par le stage accompli chez D.________. Les griefs que la recourante soulève à cet égard sont d'ailleurs tardifs, car elle n'avait formé aucune objection sur le principe d'une telle évaluation auprès du magasin D.________ lorsque l'office intimé lui avait accordé cette mesure à laquelle elle s'est soumise (cf. octroi de l'orientation professionnelle du 24 février 2017). Quant aux responsables du programme d'évaluation temporaire de l'assurance-chômage, ils n'ont pas chiffré concrètement le rendement de la recourante, mais ils ont exprimé des doutes quant à son autonomie ce qui a apparemment conduit l'office intimé à ordonner un stage en entreprise. La recourante a achevé avec succès sa formation initiale (cf. art. 16 LAI) et rien ne l'empêche de mettre son CFC et sa capacité de gain à profit en subissant au plus une perte de gain de 30 %. Elle ne soutient pas qu'elle ne pourrait pas être placée en raison de son état de santé et n'invoque aucun avis médical actuel permettant de remettre cette appréciation professionnelle en cause. De plus, elle ne demande pas non plus à pouvoir bénéficier d'une nouvelle formation professionnelle et n'indique pas en quoi le nouveau stage qu'elle souhaite effectuer dans un grand magasin, en partie à charge de l'AI, lui permettrait de se perfectionner et d'améliorer sa capacité de gain. Il est donc superflu d'ordonner un nouveau stage en milieu professionnel. Le droit à une aide au placement est réservé. Vu ce qui précède, le taux d'invalidité ne peut être fixé sur la seule base du rapport du SMR du 26 septembre 2014 qui retenait un rendement de 50 % pour un horaire de travail de 80 % à 100 %. En effet, cette appréciation, elle-même fondée uniquement sur l'avis d'une psychologue qui s'était exprimée avant le début de l'apprentissage, ne correspondait manifestement pas au rendement bien supérieur qui a été observé par la suite dans la pratique. Compte tenu d'une perte de gain maximale de 30 %, le seuil ouvrant droit la rente d'invalidité n'est pas atteint. Le recours est infondé.