Citation: 1B_497/2021 E. 3.2.2

3.2.2. Conformément à la jurisprudence précitée (cf. supra consid. 3.1.2), la procédure de récusation n'a pas pour objet de permettre aux parties de remettre en cause la manière dont les actes de procédure sont menés; en effet des voies de droit sont ouvertes contre de tels actes (cf. art. 393 al. 1 let. a CPP), moyen que le recourant a d'ailleurs su utiliser à bon escient. Seules le peuvent des erreurs particulièrement lourdes ou répétées, constitutives de violations graves des devoirs de la personne concernée, et pour autant que les circonstances dénotent que cette dernière est prévenue ou justifient à tout le moins objectivement l'apparence de prévention. En l'occurrence, au vu des précisions données par l'inspecteur intimé, il apparaît que ce dernier a apprécié les circonstances de l'espèce, considérant qu'elles nécessitaient un placement du recourant en box de maintien. L'inspecteur intimé a ainsi indiqué qu'une telle mesure se justifiait au regard de la perquisition ordonnée et du risque de fuite présenté par le recourant, relevant par ailleurs qu'aucun collègue n'était disponible pour contrôler le comportement de l'intéressé; quant à la fouille, il l'avait effectuée avant de le placer en box de maintien en application des directives internes, afin d'assurer la sécurité du prévenu ainsi que celle des inspecteurs de police. Pour sa part, le recourant se limite à soutenir que l'inspecteur intimé aurait agi de la sorte dans le but de l'intimider avant son audition; ainsi, dès lors que les mesures de contrainte auxquelles ce dernier a eu recours étaient disproportionnées, respectivement illicites, sa récusation serait justifiée. Ce faisant, il ne remet toutefois pas valablement en cause l'impartialité de l'inspecteur intimé, dans la mesure où il n'établit aucune autre circonstance susceptible de concrétiser une prévention de sa part. En effet, même si l'on devait voir dans les moyens de contrainte auxquels a recouru l'inspecteur intimé une erreur de procédure ou d'appréciation des circonstances, respectivement des directives en vigueur au moment des faits, cette erreur ne revêtirait pas, en l'absence d'autres éléments concrets propres à étayer objectivement un parti pris négatif de l'inspecteur intimé à l'endroit du recourant, la gravité requise pour fonder un soupçon de prévention.