Citation: 8C_730/2017 E. 4.4

4.4. La recourante fait tout d'abord remarquer que la tuméfaction est un symptôme qui fait partie des suites normales d'une contusion du genou comme celle subie par l'assurée. Elle soutient qu'au cours de la période de huit semaines suivant l'accident, seul le symptôme d'allodynie s'était manifesté chez l'assurée de façon marquée, ce qui n'était pas suffisamment caractéristique pour établir un lien de causalité entre l'accident et le SDRC ultérieur. Et quand bien même plusieurs symptômes typiques (chaleur, oedème et allodynie) avaient été observés lors de la consultation du 15 décembre 2015, cela n'était clairement plus le cas le 8 janvier 2016. A cette date, le genou droit de l'assurée était sec et calme. L'amélioration de l'état de ce genou avait d'ailleurs été jugée suffisante par les médecins pour conduire à une reprise du travail partielle. Dès lors, si tant est qu'un éventuel SDRC léger était apparu, les symptômes en avaient disparu. En date du 10 mars 2016, le docteur C.________ n'avait constaté aucun empâtement pathologique ou épanchement articulaire, ni d'hyperthermie régionale. En outre, il n'avait pas seulement écarté un syndrome dystrophique sur la base des résultats de la scintigraphie mais en se fondant également sur les signes cliniques qu'il avait constatés. En tout état de cause, les symptômes présentés par l'assurée dans les suites immédiates de l'accident n'étaient pas suffisants pour établir un lien de causalité entre le SDRC diagnostiqué ultérieurement et cet événement.