Citation: 6B_1097/2022 E. 3.5

3.5. En l'espèce, l'arrêt attaqué retient que les rémunérations litigieuses ont été versées par A.A.________ SA de juillet 2004 à juillet 2007, date du début de la prescription pénale. Elle est au vu de ce qui précède atteinte à ce jour s'agissant des trois infractions en cause, étant précisé que la prescription de l'action pénale n'a pas été interrompue par les ordonnances de classement du 11 avril 2018ou du 25 novembre 2021, qui ne sont pas un "jugement de première instance" au sens de l'art. 97 al. 3 CP (inchangé; cf. arrêts 6B_967/2022 précité consid. 1; 6B_565/2019 du 12 juin 2019 consid. 3.2 et 6B_614/2015 du 14 mars 2016 consid. 2.2). Ainsi, en cas de renvoi de la cause à l'instance précédente, celle-ci ne pourrait que constater que la prescription est acquise. Il découle de ce qui précède que la recourante ne dispose pas d'un intérêt juridique actuel à la contestation de l'arrêt attaqué, une condamnation de l'intimé pour abus de confiance, escroquerie ou gestion déloyale étant exclue en raison de la prescription de l'action pénale. Il n'y a par conséquent pas lieu d'entrer en matière sur le recours dans la mesure où la recourante demande l'annulation de la décision de l'instance précédente et le renvoi de la procédure à l'autorité de première instance.