Citation: 5A_192/2024 E. 6.2

6.2. Le recourant ne s'en prend qu'à une partie de la motivation des juges précédents. Il reproche à la cour cantonale d'avoir considéré que l'intimée devait conserver son excédent pour s'acquitter des frais d'entretien et des frais hypothécaires de leur résidence secondaire alors que ce bien faisait l'objet d'une procédure d'exécution forcée précisément en raison du défaut de paiement de ces frais et qu'elle en tirait de surcroît des revenus en le louant. Or, comme évoqué ci-dessus (cf. supra consid. 4.2), rien ne permet d'exclure qu'à tout le moins une partie de ces frais ait tout de même été acquittée et les revenus locatifs n'ont pas été rendus vraisemblables. Quoi qu'il en soit, cet élément n'apparaît pas déterminant s'agissant du partage de l'excédent dans la mesure où cette villa est en vente depuis octobre 2023, de sorte qu'aussi bien les charges acquittées par l'intimée que les revenus que le recourant prétend qu'elle en tire ne sont pas pérennes. Ce sont donc plutôt les autres postes de charges acquittés par l'intimée qui doivent être appréciés. S'agissant de ces autres éléments, le recourant reproche à la Chambre civile d'avoir permis à l'intimée de conserver son excédent également pour maintenir son épargne et de s'être écartée de la jurisprudence en lui refusant ainsi qu'aux enfants le maintien de leur train de vie. Or, comme déjà mentionné (cf. supra consid. 4.2), le recourant n'est pas parvenu à rendre vraisemblable avoir mené durant la vie commune un train de vie supérieur à celui retenu dans la mesure où il n'a même pas contesté les charges retenues en sa faveur. Partant, il ne peut prétendre à une part de l'excédent censée lui permettre de maintenir dit train de vie. Quant au train de vie des enfants, on peine à voir en quoi ces derniers seraient lésés par l'arrêt querellé dans la mesure où l'intimée assume seule leur entretien financier et que la Chambre civile a précisément retenu que l'excédent devait demeurer en mains de l'intimée également pour permettre aux enfants d'en bénéficier. Enfin, la Chambre civile a aussi estimé que le disponible de l'intimée devait rester en ses mains dans la mesure où elle s'acquittait également des frais de logopédiste, de loisirs et de vacances des enfants, lesquels avaient été écartés par les premiers juges malgré leur effectivité et qu'elle devait faire face à une augmentation importante des primes d'assurance-maladie pour elle et ses enfants dont il avait aussi été tenu compte en faveur du recourant. Ce dernier ne s'en prend aucunement à ce pan de la motivation des juges précédents dont il ne démontre en conséquence pas l'arbitraire. En définitive, l'ensemble des griefs du recourant doivent être écartés. Le grief de violation du principe d'égalité entre époux (art. 8 al. 2 et 3 Cst.) est quant à lui irrecevable pour les motifs exposés ci-dessus (cf. supra consid. 5).