Citation: 8C_617/2020 E. 3.2

3.2. Le recourant fait valoir que les examens cliniques de 2017 et 2019 étaient quasiment identiques en ce qui concernait ses limitations fonctionnelles. Or les constatations médicales faites en 2017 avaient conduit l'intimée à reconnaître une rechute de l'accident du 22 juillet 2005 depuis le 3 novembre 2016, entraînant une incapacité totale de travail dans toute activité, soit une aggravation de son état de santé par rapport à celui constaté en 2015. Selon le recourant, ce résultat incohérent mettrait en lumière l'absence de valeur probante du rapport du docteur H.________ du 25 janvier 2019, complété le 6 mai 2019. En outre, l'appréciation du 6 mai 2019 se fondait sur une IRM réalisée le 25 février 2019, soit seulement 10 mois après l'intervention du 30 avril 2018, alors que l'auteur de ce rapport avait lui-même indiqué, le 25 janvier 2019, qu'une nouvelle imagerie ne présentait aucun sens avant une année au moins suivant la dernière intervention. En outre, sur la base des mêmes constatations, l'assurance-invalidité avait octroyé au recourant une rente entière d'invalidité en raison d'une incapacité de travail dans toute activité dès le mois de novembre 2016. Au vu des doutes sur la fiabilité et la pertinence de l'appréciation du médecin d'arrondissement de l'intimée, cette dernière aurait dû procéder à des investigations supplémentaires avant de rendre sa décision, conformément à son devoir d'instruction (art. 43 al. 1 LPGA).