Citation: 1A.145/2001 24.09.2002 E. 1

1.1 Selon l'art. 34 al. 1 LAT, la voie du recours de droit administratif est ouverte notamment contre les décisions prises par l'autorité cantonale de dernière instance sur des indemnisations résultant de restrictions apportées au droit de propriété au sens de l'art. 5 de la même loi. Tel est le cas en l'occurrence de l'arrêt attaqué confirmant la décision par laquelle la Commission de révision a débouté les recourants de leur action en paiement d'une indemnité pour expropriation matérielle (ATF 122 I 328 consid. 1b p. 332; 118 Ib 196 consid. 1a p. 198; 117 Ib 497 consid. 7a p. 498). 1.2 Propriétaires atteints par une décision qui détermine leurs droits à l'égard de la collectivité publique intimée, les recourants ont un intérêt digne de protection à ce que l'arrêt qu'ils attaquent soit annulé; partant, ils ont qualité pour agir (art. 103 let. a OJ). 1.3 Lorsque le recours est dirigé contre la décision d'une autorité judiciaire, comme c'est le cas en l'espèce, le Tribunal fédéral est lié par les faits constatés dans la décision, sauf s'ils sont manifestement inexacts ou incomplets ou s'ils ont été établis au mépris des règles essentielles de procédure (art. 105 al. 2 OJ). La question de savoir si une indemnité pour expropriation matérielle est due constitue une question de droit que le Tribunal fédéral examine librement (ATF 115 Ib 408 consid. 1b p. 409/410; 112 Ib 514 consid. 1b p. 517). 1.4 Compte tenu du pouvoir d'examen réduit dont dispose le Tribunal fédéral quant à l'établissement des faits, de ce qu'une délégation du Tribunal cantonal s'est rendue sur les lieux, et des autres mesures d'instruction prises, une inspection locale est superflue.