Citation: 5A_306/2022 E. 3.2

3.2. Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir omis de tenir compte du treizième salaire prévu par la CCT. Il relève que le salaire maximum mensuel en classe 7 prévu par la CCT est bien de 4'822 fr., comme retenu par l'autorité cantonale, mais précise à juste titre que le versement d'un treizième salaire est prévu par cette même convention, à hauteur d'un salaire maximum annuel de 62'685 fr. pour la classe 7, à savoir environ 5'223 fr. par mois, part au treizième salaire comprise (62'685 fr. / 12). Cela ressort non seulement de l'art. 3.5 de la CCT mais également de son annexe 3, auxquels renvoie le recourant (cf. supra consid. 2.4). Cela étant, il n'apparaît pas que la cour cantonale ait ignoré que la CCT prévoyait le versement d'un treizième salaire, puisqu'elle a elle-même, dans les comparaisons de revenus effectuées selon les classes 5 à 7 de la CCT, procédé à une moyenne des revenus part au treizième salaire comprise. Il ressort bien plutôt de la décision entreprise qu'en retenant un revenu hypothétique de 4'184 fr. à 100 %, la cour cantonale a entendu, par un système de comparaisons, se rapprocher du revenu perçu en 2012 par la mère de l'intimée, à savoir 4'121 fr. à un taux de 100 %, treizième salaire compris. Dès lors que le recourant ne motive pas pour quelle raison le revenu retenu serait en soi arbitraire compte tenu des circonstances de la cause, son grief doit être rejeté.