Citation: 6B_4/2020 E. 6.1

6.1. L'arrêt attaqué (consid. 3.6 p. 14) renvoie, sur ce point, intégrale-ment au jugement de première instance. Les autorités cantonales ont ainsi jugé successivement que les faits retenus (v. supra consid. B.f) ne démontraient pas que du 28 janvier au 14 février 2017, A.________, B.________ et C.________ auraient obtenu le consentement de L.________ à la prostitution au moyen de la coercition, de l'exploitation ou de son attachement à ses enfants et de sa vulnérabilité. A.________ et C.________ n'avaient pas organisé le déplacement de L.________ d'Allemagne à ccc, pour la faire travailler en tant que prostituée. A.________ n'avait pas entamé de démarches actives afin de faire venir L.________ à ccc. De manière générale, A.________ se contentait d'accepter ou non de nouvelles filles en fonction des places disponibles et de les accueillir, cas échéant. C.________, quant à elle, avait uniquement transmis l'adresse à L.________. B.________ avait véhiculé cette dernière d'Allemagne en Suisse courant janvier 2017. Il n'était toutefois pas démontré que L.________ ne se serait pas prostituée librement. Preuve en était qu'elle avait pu quitter seule et quand elle l'avait voulu l'établissement. A.________, B.________ et C.________ n'avaient pas exploité L.________ en restreignant de manière déterminante son autonomie. Il était uniquement établi qu'ils avaient tenu L.________ à l'écart des autres prostituées. Ils ne l'avaient pas traitée comme un objet. Par surabondance, il n'était pas établi, vu l'absence de connexité temporelle entre l'émission du message no 2518 du 24 octobre 2016 et l'arrivée de L.________ à ccc, que B.________ y parlait bien de cette jeune femme. A.________, B.________ et C.________ n'avaient pas tiré profit de l'activité de prostitution de L.________ en exigeant que cette dernière leur remette la quasi-totalité de ses gain; il ne ressortait, en particulier, pas des faits constatés qu'elle aurait versé des montants à l'un ou l'autre des trois protagonistes (jugement de première instance, consid. C.II.C.3 p. 44 s.).