Citation: 4A_303/2023 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a considéré que l'avis des défauts avait été donné à temps. En substance, elle a retenu, s'agissant des défauts liés au fonctionnement de la piscine (soit notamment une infiltration d'eau, des fixations défectueuses et des fuites), qu'il était crédible que les maîtres de l'ouvrage ne se fussent pas penchés sur les aspects techniques du fonctionnement de la piscine avant que leur " mandataire " (soit probablement E.________) ne vînt la mettre en service au début de la belle saison. Même à supposer que les défauts eussent été constatés à la mi-avril 2019, elle a jugé qu'il ne pourrait leur être reproché de ne pas avoir procédé à des investigations dans les deux ou trois semaines qui avaient suivi avant d'envoyer leur avis des défauts ou d'avoir trop tardé. Le type de défauts, relativement technique et caché dans les entrailles des installations, confirmait cela. S'agissant des défauts affectant la terrasse (soit des torsions du bois, des échardes et un aspect vieilli du bois), la cour cantonale a retenu qu'il était crédible que la présence d'échardes eût été constatée " en mai, soit à une période où l'on commence à marcher pieds nus ". Quant aux torsions du bois et à l'aspect vieilli de celui-ci, elle a considéré qu'il s'agissait d'un dommage évolutif, de sorte qu'il ne pouvait pas être exigé des maîtres de l'ouvrage qu'ils signalassent les moindres défauts de ce type avant d'avoir une idée d'ensemble de leur étendue. Enfin, la cour cantonale a estimé qu'il y avait lieu de tenir compte du comportement subséquent de l'entrepreneur, qui s'était notamment rendu sur place et avait offert de prendre à sa charge une partie des réparations sans jamais prétendre que l'avis des défauts eût été tardif.