Citation: 7B_182/2024 E. A

A.a. B.________, avocat au barreau depuis 1989, est un homme d'affaires et un entrepreneur fribourgeois. Ayant notamment été lieutenant de Préfet de U.U.________ (...), il a également développé une activité politique sur le plan communal et cantonal (...). De juin 1996 à mai 1997, il a été l'administrateur vice-président de la Société Coopérative A.________, puis jusqu'en juillet 2020 son administrateur président; il bénéficiait d'un droit de signature collective à deux. Quant à C.________, elle a été active auprès de la Société Coopérative A.________ en tant que sous-directrice disposant de juin 1996 à octobre 1999 d'une procuration collective à deux, puis jusqu'en 2012 d'un droit de signature collective à deux; continuant à bénéficier de ces mêmes pouvoirs de représentation, elle a exercé ensuite comme directrice jusqu'en septembre 2017, puis en tant qu'administratrice jusqu'en juillet 2020. A.b. Le 1er juillet 2019, la Fédération A.________ a déposé plainte pénale contre B.________ et inconnus pour gestion déloyale qualifiée, pour tentative d'escroquerie, pour faux dans les titres et pour toute autre disposition pénale pouvant entrer en considération. A.c. Par courrier du 16 juillet 2019, la Société Coopérative A.________ a déposé une plainte pénale - dénonciation - contre B.________ et inconnus en lien avec des soupçons de gestion déloyale qualifiée et toute autre infraction pouvant entrer en ligne de compte; cette plainte visait deux paiements de 800'000 fr. effectués au bénéfice des sociétés D.________ SA et E.________ SA en lien avec la construction de deux nouveaux magasins A.________, soit un premier en 2014 à V.V.________ et un second en 2015 à W.W.________. Il ressort de cette écriture les éléments suivants : - s'agissant de V.V.________, D.________ SA avait vendu l'immeuble à F.________ SA, laquelle avait ensuite conclu un contrat de bail le 11 juin 2014 avec la Société Coopérative A.________; ce bail prévoyait "par convention séparée avec la société D.________ SA la participation due aux frais d'infrastructure de base, englobant la partie commerciale du bâtiment, en lien avec les locaux objet du bail"; par convention du même jour entre D.________ SA et la Société Coopérative A.________, cette dernière s'était engagée à payer à la précitée 800'000 fr. (TVA en sus) à titre de participation à la réalisation des différentes infrastructures (éléments du bâtiment, infrastructures techniques de base, aménagement de la zone d'accès au magasin, quai de chargement, aménagements extérieurs, etc.), lesquelles devaient être construites pour accueillir le magasin A.________; la Société Coopérative A.________ avait payé les factures y relatives émises le 23 juin 2014 par D.________ SA; - en ce qui concernait W.W.________, le mode opératoire était en tout point identique, impliquant cependant les sociétés E.________ SA (constructrice) et G.________ SA (bailleresse); le bail et la convention - au contenu similaire à ceux relevés ci-dessus - ont été signés le 25 mars 2015; la Société Coopérative A.________ avait payé les factures de 800'000 fr. (TVA en sus) émises le 17 avril 2015 par E.________ SA; - C.________ et H.________ avaient signé ces documents contractuels; la première et I.________ avaient visé les factures; si les départements de la Société Coopérative A.________ effectuaient le suivi des éléments, ni H.________, ni I.________ ne disposaient d'une vue d'ensemble : ils ne participaient pas à la prise de décision globale et n'étaient impliqués ni dans la phase de construction des projets, ni dans la négociation des loyers aux entreprises concernées; - aucune contre-prestation adéquate pour les paiements incriminés, notamment à la lecture des descriptifs techniques des objets de J.________ SA ou de K.________ SA, n'avait pu être établie; - le rapport du 19 mars 2019 de L.________ (ci-après : le rapport L.________) - complété le 2 avril 2019 -, ainsi que celui de M.________ du 27 juin 2019 (ci-après : le rapport M.________) ont été produits. A.d. Par ordonnance du 9 janvier 2023, le Ministère public du canton de Fribourg (ci-après : le Ministère public) a ordonné le classement de la procédure ouverte contre B.________, C.________ et inconnus pour gestion déloyale aggravée ou escroquerie, relevant en outre qu'aucune instruction n'avait été ouverte pour faux dans les titres.