Citation: I 607/04 06.12.2005 E. A

H.________, né en 1955, a exercé la profession de commerçant indépendant. Souffrant de psychose maniaco-dépressive chez une personnalité schizophrénique depuis 1981, il a bénéficié de mesures de réadaptation d'ordre professionnel sous la forme d'un reclassement dans la profession d'aide-soignant, lequel s'est achevé avec succès en avril 2003. Par deux décisions du 27 juin 2003, l'Office cantonal AI du Valais (l'office AI) a nié le droit de l'assuré à une rente d'invalidité ainsi qu'à des mesures médicales, car la perte de gain qu'il subissait à l'issue de son reclassement (10 %) n'ouvrait pas droit à d'autres prestations. Ces décisions n'ont pas été attaquées. Le 22 janvier 2004, H.________ a déposé une nouvelle demande tendant au versement d'une rente, en invoquant une grave détérioration de son état de santé au cours des cinq années précédentes. A réception de la demande, l'office AI a informé l'assuré qu'il lui incombait de rendre plausibles les faits allégués. Dans le délai imparti par l'administration, le docteur C.________, généraliste et médecin traitant, s'est exprimé sur l'état de santé de son patient, par écriture du 23 février 2004. Il a relevé que l'état de santé psychique de son patient s'était progressivement détérioré, dans le cadre de sa maladie de base. A son avis, l'assuré était entièrement incapable de travailler depuis le 19 janvier 2004, pour une durée encore indéterminée mais probablement longue. Par décision du 30 mars 2004, confirmée sur opposition le 1er juillet 2004, l'office AI a refusé d'entrer en matière sur la demande, au motif que l'assuré n'avait pas rendu plausible que son état de santé s'était péjoré depuis le 27 juin 2003.