Citation: 5A_376/2010 24.12.2010 E. 4

La recourante soutient que le jugement entrepris la «prive indûment [...] de l'accès à la justice et est arbitraire, en tant qu'il refuse [de lui] octroyer une seconde prolongation de délai pour payer l'émolument de mise au rôle». 4.1 La sanction attachée à l'inobservation du délai pour effectuer une avance de frais est réglée à l'art. 32 LPC/GE; l'art. 3 al. 1 RTGMC/GE concrétise ce principe pour l'émolument de mise au rôle, en prévoyant que le non-paiement de celui-ci entraîne l'irrecevabilité de la demande (arrêt 5P.317/2006 du 6 février 2007 consid. 6.3). Sous réserve d'exceptions qui n'entrent pas en considération dans le cas particulier (art. 95 let. c-e LTF), la violation du droit (de procédure) cantonal ne constitue pas un motif de recours; la partie recourante peut uniquement faire valoir que la mauvaise application du droit cantonal viole le principe de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.) ou un autre droit constitutionnel (ATF 133 III 462 consid. 2.3). Or, en l'espèce, la recourante ne reproche pas au magistrat précédent d'avoir appliqué de manière arbitraire les dispositions précitées, pas plus qu'elle n'indique quelle norme cantonale accorderait une «seconde prolongation» pour acquitter l'émolument. Faute de motivation, le grief est donc irrecevable (art. 106 al. 2 LTF). 4.2 Il est exact que les émoluments judiciaires ne doivent pas entraver de manière excessive l'accès à la justice (ATF 106 Ia 249 consid. 3a; 120 Ia 171 consid. 5; CourEDH, arrêt Kreuz c/ Pologne du 19 juin 2001, ch. 52 ss). Mais cet aspect est dépourvu de pertinence, car l'objet de la décision entreprise n'est pas le montant de l'émolument de mise au rôle - qui pouvait être contesté dans une procédure ad hoc (cf. supra, consid. 3) -, mais la sanction de l'inobservation du délai pour fournir la somme réclamée de ce chef. D'après une jurisprudence constante, la sanction de l'irrecevabilité de l'action ou du recours faute de paiement à temps de l'avance de frais ne procède pas d'un excès de formalisme ou d'un déni de justice, autant que la partie a été avertie de façon appropriée du montant à verser, du délai imparti à cette fin et des conséquences de l'inobservation du délai (cf. parmi plusieurs: ATF 133 V 402 consid. 3.3; 104 Ia 105 consid. 5; 96 I 521 consid. 4; arrêt 1P.673/2000 du 5 février 2001, in: Praxis 2001 n° 123 consid. 3a, avec d'autres références). La partie qui, comme ici, a reçu un avis répondant à ces exigences n'est pas fondée à réclamer l'octroi d'un délai supplémentaire (arrêts 5P.36/1997 du 3 mars 1997; 1P. 49/1996 du 14 mai 1996 consid. 2b et les arrêts cités). Le jugement attaqué ne contrevient pas à l'art. 29 al. 1 Cst.