Citation: 1C_487/2018 E. 1.2

1.2. A l'instar du précédent, le présent recours est ainsi dirigé contre une décision incidente. Il y a ainsi lieu d'examiner si celle-ci est susceptible de causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF). En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, il incombe au recourant d'alléguer les faits permettant de démontrer l'existence d'un tel préjudice lorsque celui-ci n'est pas d'emblée évident (ATF 138 III 46 consid. 1.2 p. 47 et les arrêts cités). Les considérations émises à ce sujet dans l'arrêt du 28 juin 2018 peuvent être reprises à ce stade également. En effet, la recourante n'explique pas en quoi, dans l'hypothèse d'une admission de son recours au Conseil d'Etat, un rétablissement de l'état conforme au droit serait impossible ou d'emblée disproportionné.