Citation: 2C_505/2022 E. 3.1

3.1. La première porte sur le point de savoir si une prise de position de l'Assemblée fédérale constatant une violation du principe de spécialité par un Etat dans le domaine de l'entraide administrative internationale relative à la surveillance des marchés financiers peut constituer un obstacle à l'octroi subséquent de l'assistance administrative fiscale par la Suisse à ce même Etat. Cette question repose sur la prémisse selon laquelle l'Assemblée fédérale aurait pris position sur la dénonciation déposée par A.________, et dans le sens d'un constat de violation du principe de spécialité. Or, le Tribunal administratif fédéral a constaté, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que cette dénonciation était toujours en suspens (arrêt attaqué consid. 5.4.1.4). La question soulevée ne se pose donc pas concrètement, ce qui exclut d'emblée l'existence d'une question juridique de principe (cf. supra consid. 2.3 in fine). En outre, les recourants n'expliquent pas quelle disposition spécifique au domaine de l'assistance administrative en matière fiscale serait concernée par la question qu'ils soulèvent, ni en quoi une prise de position de l'Assemblée fédérale sur une prétendue violation du principe de spécialité par l'AMF aurait été déterminante pour la présente procédure. Au surplus, il ressort des constatations de fait de l'arrêt attaqué (consid. 5.4.2.2), qui lient aussi le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que l'AMF était déjà en possession des renseignements concernés lorsque la FINMA lui a transmis des renseignements par la voie de l'entraide administrative, de sorte que l'existence d'une violation du principe de spécialité paraît douteuse.