Citation: 2C_467/2023 E. 1.4

1.4. Enfin, les recourants se prévalent de l'art. 42 al. 1 LEI pour en déduire un droit au regroupement familial. Cette disposition confère certes un droit à une autorisation de séjour aux enfants des ressortissants suisses, mais le soumet à la condition qu'ils soient âgés de moins de 18 ans. Selon la jurisprudence, c'est le moment du dépôt de la demande qui est déterminant pour calculer l'âge de l'enfant (cf. ATF 136 II 497 consid. 3.7). La détermination de l'âge est également déterminante pour la question de la recevabilité du recours en matière de droit public (cf. ATF 136 II 497 consid. 3.3). Or, la question de savoir si la recourante 1 avait ou non déjà atteint l'âge de 18 ans au moment de sa demande de regroupement familial constitue l'un des objets de l'arrêt attaqué respectivement du litige porté devant le Tribunal fédéral. L'examen de la recevabilité du recours suppose donc de résoudre une question à double pertinence, dès lors qu'elle se recoupe avec le fond du litige. Dans un tel cas, il suffit au stade de la recevabilité que la partie recourante rende, comme en l'espèce, vraisemblable que, sur la question litigieuse, les conditions fondant la compétence du tribunal sont remplies, le point de savoir si tel est effectivement le cas étant ensuite tranché avec l'examen de la cause au fond (cf. ATF 147 IV 188 consid. 1.4 et les arrêts cités; arrêt 2C_236/2022 du 2 mai 2023 consid. 1.2, destiné à la publication). Il convient dès lors, dans ces conditions, d'entrer en matière sur le recours en matière de droit public et d'examiner la question au fond.