Citation: 4A_445/2018 E. A

A.a. X.________ SA (la demanderesse), dont A.________ est l'administrateur-président et ayant-droit économique, et Z.________ SA (la défenderesse, aujourd'hui Z.________ SA, en liquidation), dont B.________ est l'administrateur et ayant-droit économique, détenaient le capital-actions des deux sociétés suivantes: M.________ Sàrl, dont le capital-actions était détenu par chacune des sociétés à 50 %, et N.________ SA, dont le capital-actions était détenu à 67% par X.________ SA et à 33% par Z.________ SA. X.________ SA a indiqué en procédure que les quatre sociétés précitées formaient un groupe. A.b. Le 25 février 2014, X.________ SA et Z.________ SA ont conclu un contrat de vente à terme portant sur la vente par Z.________ SA à X.________ SA de ses participations dans la société N.________ SA, à savoir 33 actions d'une valeur individuelle nominale de 1'000 fr. pour un montant total de 42'000 fr. X.________ SA devait régler le prix d'achat par virement dans les soixante jours suivants la signature de l'acte. A.c. Par courrier du 30 mai 2014, N.________ SA a indiqué à M.________ Sàrl que celle-ci lui devait 70'000 fr. et qu'elle acceptait que cette dette soit reprise par X.________ SA à hauteur de 37'000 fr. et par Z.________ SA à hauteur de 33'000 fr. Le courrier était signé par A.________. L'existence de cette reprise de dette externe, contestée par Z.________ SA, a été admise par la cour cantonale et n'est désormais plus litigieuse. A.d. Par courrier du 1er septembre 2014, N.________ SA a indiqué à X.________ SA et Z.________ SA qu'elle avait enregistré dans ses livres le transfert à X.________ SA de la dette de 33'000 fr. que Z.________ SA avait envers elle. Cette dette était donc désormais éteinte. Le courrier était signé par A.________, en qualité d'administrateur de N.________ SA. En procédure, X.________ SA a expliqué que cette reprise de dette interne avait été convenue oralement entre elle-même et Z.________ SA. Z.________ SA a pour sa part contesté avoir reçu le courrier du 1er septembre 2014, comme elle a contesté la reprise de sa dette de 33'000 fr. par X.________ SA et donc la déduction de ce montant sur le prix de vente de 42'000 fr. L'existence de cette reprise de dette interne, qui n'a pas été admise par la cour cantonale, est l'objet de la présente procédure de recours. A.e. Par courriel du 13 octobre 2014, A.________ a écrit à B.________ qu'il venait de procéder à différents transferts, énumérés comme suit: " Nous venons de procéder aux différents transferts. Le compte courant de M.________ Sàrl envers N.________ SA est donc compensé à 0. Par apport en compte courant de 33'000 de Z.________ à M.________ Sàrl et de 77'000 [37'000 fr. selon X.________ SA qui allègue la faute de frappe] d'Eurasia à M.________ Sàrl. Le surplus de 7'000 fr. est réglé ce jour à Z.________ sous forme d'une compensation du solde de 5'000 fr., reliquat de la libération de capital de 10'000 fr. de M.________ Sàrl [et] d'un virement de 2'000 fr. sur le compte bancaire de Z.________. [...] " Par courriel du 20 octobre 2014, B.________ a indiqué à A.________ qu'il n'avait pas vu passer le virement de 2'000 fr. sur le compte de Z.________ SA. A.________ lui a répondu que cela avait été fait et que le virement devait partir le lendemain. Le 22 octobre 2014, X.________ SA a versé, par un virement bancaire comportant la mention " solde de l'achat N.________ SA ", la somme de 2'000 fr. à Z.________ SA. A.f. A une date indéterminée, X.________ SA a vendu à un tiers le capital social de la société N.________ SA.