Citation: I 275/05 24.10.2005 E. 5

5.1 Pour procéder à la comparaison des revenus, il convient de se placer au moment de la naissance possible du droit à la rente; les revenus avec et sans invalidité étant par ailleurs déterminés par rapport au même moment (ATF 129 V 223 consid. 4.2). En l'occurrence, celle-ci doit se faire au regard de la situation existant en mai 2000, dès lors que la rente a été révisée à compter de cette date (art. 88a aRAI). 5.2 L'évaluation du revenu de personne invalide au moyen des DPT à laquelle a procédé la juridiction cantonale ne saurait être suivie. En effet, selon la jurisprudence, l'office AI doit, entre autres conditions, indiquer le nombre de postes, documentés dans la base de données de la CNA, entrant en considération pour l'assuré (ATF 129 V 472), exigence qui n'est pas satisfaite. Aussi, en l'absence d'un revenu effectivement réalisé, y a-t-il lieu, conformément à la jurisprudence, de se référer aux données statistiques, telles qu'elles résultent des enquêtes sur la structure des salaires de l'Office fédéral de la statistique (ATF 124 V 321). Selon la table TA1 relative à l'année 2000 (p. 31), il faut ainsi partir d'un gain déterminant, toutes activités confondues dans le secteur privé, de 4'437 fr. par mois (valeur standardisée) pour des travaux simples et répétitifs (niveau 4) exercés par un homme. Ajusté à 41,8 heures par semaine (La vie économique, 9/2005 p. 90 tabelle B9.2), ce salaire hypothétique est de 4'636 fr. 67 par mois, ou de 55'639 fr. 98 par an. Compte tenu des circonstances personnelles et professionnelles du cas particulier, un abattement de 15 % paraît approprié (pour comparaison: arrêt P. du 2 septembre 2003, U 329/02; arrêt S. du 4 février 2003, U 311/02), si bien que le gain annuel d'invalide se monte à 47'293 fr. 98. D'après les renseignements fournis par l'entreprise X.________ SA (rapport de la division administrative de l'office AI du 16 octobre 2000), le recourant aurait réalisé un salaire de 90'285 fr. en 2000. Il s'ensuit que la comparaison des revenus aboutit à un degré d'invalidité de 47,62 % (47'293,98 / 90'285) qu'il convient d'arrondir à 48 % (ATF 130 V 121), ouvrant droit à un quart de rente. Par ailleurs, dans la mesure où l'épouse de T.________ est domiciliée en France, il y a lieu d'admettre, à l'instar de l'office intimé, que la rente complémentaire pour conjoint ne peut être allouée qu'à partir du 1er juin 2002, dès lors qu'une application rétroactive des normes de coordination auxquelles renvoie l'ALCP, pour une période antérieure à leur entrée en vigueur pour la Suisse est exclue (art. 8 ALCP; art. 94 par. 1 et art. 95 par. 1 du règlement n° 1408/71; voir ATF 131 V 37 consid. 2.2). 5.3 L'examen du droit à une éventuelle demi-rente d'invalidité pour cas pénibles auquel a procédé la juridiction cantonale n'est pas criticable si bien que le recourant peut être renvoyé aux considérants du jugement entrepris (art. 36a al. 3 OJ). 5.4 A la lumière de ces éléments, c'est à juste titre que les instances inférieures ont réduit la rente d'invalidité du recourant à un quart de rente à partir du 1er mai 2000, soit trois mois après que le docteur A.________ eut attesté, dans son rapport du 31 janvier 2000, une pleine capacité de travail dans une activité adaptée, une rente complémentaire pour conjoint étant allouée dès le 1er juin 2002.