Citation: 1C_416/2013 E. C

Par arrêt du 22 mars 2013, le Tribunal administratif fédéral a rejeté le recours formé par A.________. Cette autorité a retenu que le laps de temps - un peu moins de deux ans - entre la déclaration commune (2 mai 2008), l'octroi de la naturalisation facilitée (27 juin 2008), la séparation de fait du couple (octobre 2008), le dépôt de la requête commune en divorce (19 octobre 2009) et la demande en contestation de la paternité déposée par l'ex-mari (29 avril 2010) tendait à confirmer que les époux n'envisageaient pas de mener une vie partagée lors de la signature de la déclaration commune, à tout au moins lors du prononcé de la naturalisation facilitée. La juridiction précédente a en particulier relevé qu'il ne s'était écoulé que quatre mois entre l'octroi de la naturalisation et la séparation de fait des époux. Le Tribunal administratif fédéral n'a en outre pas considéré que le domicile à Zurich de l'ex-mari de la recourante, puis la rencontre d'une autre femme par ce dernier suffisaient à expliquer que le couple se soit séparé en si peu de temps. Enfin, selon l'autorité précédente, aucun motif ne permettait de ne pas étendre l'annulation de la naturalisation au fils de l'intéressée.