Citation: 1C_380/2021 E. 1.2.2

1.2.2. A la lumière de ces explications, on ne décèle toutefois pas de préjudice irréparable au sens où l'entend la jurisprudence développée autour de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. En effet, de l'aveu même du recourant, le préjudice dont il se prévaut revêt un caractère strictement économique; il s'agit d'un dommage de pur fait lié à l'allongement de la procédure. Quant aux problématiques juridiques tranchées par l'arrêt attaqué, elles pourront le cas échéant être soulevées à l'encontre de la décision finale (cf. art. 93 al. 3 LTF); on pense en particulier à la recevabilité du recours cantonal et à la portée de l'autorisation du 15 septembre 2020, plus particulièrement la mesure dans laquelle celle-ci remplace et annule la décision du 26 août 2020 et si elle concerne les trois terrasses de l'établissement ou une seule, comme le soutient le recourant. Cela exclut l'existence d'un préjudice irréparable juridique au sens où l'entend la jurisprudence (cf. ATF 141 III 80 consid. 1.2; voir également ATF 134 III 188 consid. 2.2). Il n'y a pas non plus lieu d'admettre un tel préjudice sous l'angle de la jurisprudence qui en admet un lorsqu'il est question d'interdire des activités qui avaient auparavant été autorisées par l'administration (cf. arrêt 2C_547/2015 du 7 juin 2016 consid. 1.3 publié in SJ 2016 I p. 260). Il ressort de l'état de fait constaté par la Cour de justice que les locaux du bar en question avaient à l'origine été une arcade commerciale, que le changement d'affectation avait été autorisé en juillet 2019, que cela ne comportait toutefois pas encore l'utilisation des terrasses. L'installation et l'exploitation des terrasses n'ont été autorisées qu'en août, respectivement septembre 2020 et ont fait l'objet d'un recours des voisins qui a abouti par l'arrêt de la Cour de justice du 11 mai 2021, ici attaqué. De jurisprudence constante, il n'est pas admis un préjudice irréparable lorsqu'une partie ne peut pas utiliser ou mettre en oeuvre immédiatement une autorisation de construire ou d'exploiter en raison d'une procédure de recours pendante.