Citation: 6B_53/2020 E. B

Par arrêt du 14 novembre 2019, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise, statuant sur l'appel formé par le ministère public contre ce jugement, a réformé celui-ci en ce sens que A.________ est condamné, pour abus d'autorité, à une peine pécuniaire de 60 jours-amende à 170 fr. le jour, avec sursis durant deux ans. La cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. A.________ est né en 1961. Il a travaillé au sein de la police entre 1988 et 2018. Il n'a aucun antécédent en Suisse ou à l'étranger. B.b. Le 28 avril 2016, la perquisition du poste de travail de B.________, agent de renvoi de la Brigade C.________, a été menée dans le cadre d'une enquête ouverte à son encontre. L'analyse de l'ordinateur professionnel du prénommé a permis d'extraire un certain nombre d'enregistrements vidéos d'interventions policières, que celui-ci avait lui-même filmées. B.c. Parmi les fichiers découverts, figurait une vidéo montrant A.________ - alors chef de groupe au sein de la Brigade C.________ - entrant dans une salle d'audition en compagnie de deux collègues, dont l'auteur du film, puis s'adressant en italien à un détenu - D.________ - qui se trouvait assis, avant de quitter la salle. La traduction des propos tenus est la suivante : "- Toi maintenant tu t'en vas. Si tu reviens ici, tu es mort. - Tu es mort, si tu reviens ici. Compris? - Ne ris pas. Tu as cassé chez des amis à moi. Tu as volé chez des amis à moi. Tu as de la chance d'être chez la police et que je ne peux pas te taper. Si je te vois dehors, je te tranche la gorge, je te tape. Compris? - Pas espérons, je te tue. Je t'amène dans les caves et on te tabasse à mort. - Géorgien de merde. Tu as de la chance d'être ici. OK?" D.________ n'a pas déposé plainte à la suite de ces événements.