Citation: 6B_946/2015 E. 2.8.1

2.8.1. S'agissant enfin de l'infraction de blanchiment d'argent, les juges cantonaux ont retenu que l'épouse du recourant s'était vue confier à deux reprises d'importantes sommes d'argent qu'elle avait acheminées à l'étranger. Elle s'était rendue au Portugal, munie d'environ 17'500 fr. ou euros remis par un certain K.________, dans l'optique de financer des faux papiers d'identité portugais à C.________. Puis, elle avait entrepris un voyage à Bruxelles avec pour tâche de remettre une somme de 22'950 euros à " H.________ ". En ce qui concerne l'origine des fonds, les juges cantonaux ont considéré que les explications du recourant, selon lesquelles l'argent proviendrait de la vente par son frère G.________ de terrains familiaux en Guinée, n'étaient pas crédibles. En effet, le recourant avait varié dans ses déclarations, prétendant d'abord que l'argent transporté en Belgique appartenait à L.________, le frère de C.________. En outre, aucune des signatures apposées sur les documents liés à la vente des terrains ne correspondait à celle de G.________. Les explications du recourant étaient également contredites par les déclarations de son épouse, laquelle avait indiqué en audience qu'aux dires de son mari, c'est K.________ qui lui devait de l'argent. Enfin, la juridiction cantonale a relevé que ni le recourant ni C.________ n'avaient exercé d'activité lucrative licite avant leur arrestation. Aussi a-t-elle considéré que l'argent émanait du trafic de stupéfiants auquel s'était livré le recourant. Dans la mesure où le fait d'enjoindre à son épouse de transporter des fonds de provenance criminelle à l'étranger constituait un acte d'entrave au sens de l'art. 305 bis ch. 1 CP, le recourant devait être condamné pour blanchiment d'argent.