Citation: 4A_117/2009 16.06.2009 E. 3

La recourante se plaint notamment d'arbitraire dans l'application de la loi cantonale, en l'occurrence des dispositions de la LPAv/GE. Se référant à la décision de la Commission n° 46/98 du 8 juin 1998 selon laquelle le client ayant déjà payé devait agir "dans un délai raisonnable après la réception de la note d'honoraires, lui permettant ensuite d'agir le cas échéant en répétition de l'indu", elle soutient en substance que la Commission n'aurait à tort pas tiré de conséquences du fait essentiel selon lequel les time-sheets de l'intimé relatifs aux honoraires à taxer ne lui auraient été remis qu'au mois de janvier 2008, élément central à examiner sous l'angle de l'art. 67 CO qui prévoit que l'action en répétition de l'indu se prescrit par un an dès le moment où le lésé a eu connaissance de son droit; par ailleurs, la Commission serait revenue sans motif sur sa propre jurisprudence. 3.1 Selon la jurisprudence, une décision est arbitraire, au sens de l'art. 9 Cst., lorsqu'elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité; il ne suffit pas qu'une autre solution paraisse concevable, voire préférable; pour que cette décision soit annulée, encore faut-il qu'elle se révèle arbitraire non seulement dans ses motifs, mais aussi dans son résultat, ce qu'il appartient à la partie recourante de démontrer en vertu de l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 134 I 263 consid. 3.1 p. 265 s.). En matière d'application du droit cantonal, arbitraire et violation de la loi ne doivent pas être confondus; une violation de la loi doit être manifeste et reconnaissable d'emblée pour être considérée comme arbitraire. Le Tribunal fédéral n'a pas à déterminer quelle est l'interprétation correcte que l'autorité cantonale aurait dû donner des dispositions applicables; il doit uniquement examiner si l'interprétation qui a été faite est défendable. Il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution paraît également concevable, voire même préférable (ATF 132 I 13 consid. 5.1 p. 18).