Citation: 5A_141/2019 E. 5.1

5.1. Ils affirment que si ces pièces n'avaient pas été produites en première instance, c'est en raison du fait qu'ils étaient persuadés que les règles de partage contenues dans la pièce 9 (codicille du de cujus de 1983) étaient acceptées par les intimés. En raison toutefois du refus de ces derniers, évoqué uniquement au stade des plaidoiries finales de première instance, de reconnaître la recevabilité [de cette pièce] et une quelconque portée aux règles de répartition du mobilier garnissant la propriété de X.________ décidées par le de cujusen faveur de ses enfants, leur production avait été rendue nécessaire en appel. Les recourants rappellent que les intimés n'avaient pas contesté la conclusion de la réponse du 7 décembre 2015 tendant à ce que " chacune des parties défenderesses [reçoive] les meubles de X.________ et/ou les bijoux que leurs parents souhaitaient leur voir recevoir ", laquelle était une référence claire aux règles de partage contenues dans la pièce 9. Ils avaient attendu les plaidoiries finales de première instance pour dévoiler leur position concernant cette pièce. La jurisprudence admettait qu'un tel comportement justifiât la production de pièces nouvelles en appel, en l'occurrence pour prouver que les intimés avaient toujours accepté les règles de partage des meubles et bijoux décidées par leur père.