Citation: 8C_259/2022 E. 8.3.2

8.3.2. En l'occurrence, la classification de l'accident comme étant de gravité moyenne à la limite des cas de peu de gravité échappe à la critique et n'est d'ailleurs pas concrètement contestée par la recourante. Le Tribunal fédéral considère en effet qu'une collision par l'arrière alors que le véhicule est à l'arrêt devant un feu de signalisation ou un passage pour piétons constitue un accident de gravité moyenne à la limite des cas de peu de gravité (cf., parmi d'autres, arrêts 8C_582/2021 du 11 janvier 2022 consid. 11.2; 8C_783/2015 du 22 février 2016 consid. 4.2; 8C_135/2011 du 21 septembre 2011 consid. 6.1.1 et les arrêts cités). En outre, le fait que l'assurance véhicule de la recourante parle de "valeur d'épave" ou mentionne "l'épave peut se vendre au prix de []" (cf. consid. 6.1.4 supra) ne donne aucune indication pertinente sur l'importance des forces générées par l'accident, au contraire des photographies figurant dans le rapport d'expertise de l'assureur qui, comme l'ont relevé les juges cantonaux, ne montrent pas de déformation importante de la carrosserie. Par conséquent, la reconnaissance du lien de causalité adéquate n'entre en considération que si l'un des critères mentionnés au considérant précédent s'est manifesté de manière particulièrement marquante ou si plusieurs de ces critères sont remplis (arrêt 8C_411/2012 du 27 décembre 2012 consid. 4.1).