Citation: 5A_191/2021 E. 5.4

5.4. Le paiement d'une contribution d'entretien de 5'000 fr. jusqu'au 30 juin 2022 n'est pas contesté; le recourant ne critique pas non plus que l'intimée ne peut travailler à 100% qu'à compter du 1er décembre 2022, seul un taux de 80% étant exigible entre le 1er juillet et le 30 novembre 2022. L'intimée, qui dispose d'une formation à l'Institut de culture et des arts de Z.________, est danseuse et chorégraphe. Ses compétences linguistiques n'ont pas été arrêtées par la cour cantonale, étant précisé que le recourant prétend qu'outre l'ukrainien, elle maîtriserait le russe et l'anglais et disposerait d'un niveau de base en français (B1 du CECR, admis par l'intimée). Âgée de 46 ans, elle est en bonne santé. Pour déterminer l'activité que l'intimée était susceptible d'exercer et fixer le montant du revenu hypothétique qui lui était imputable, la juridiction cantonale s'est limitée à se référer à l'activité de vendeuse qu'elle avait exercée à temps partiel suite à la séparation. La cour cantonale n'a cependant pas examiné si, depuis lors, l'intimée avait été en mesure d'entreprendre des démarches afin de se réinsérer professionnellement au moyen du capital de 50'000 fr. que son ex-époux lui avait versé à cette fin en 2017 (cf. jugement de séparation de corps; let. B supra), respectivement si une telle perspective était ici concrètement envisageable, de même que les conséquences que de telles démarches seraient susceptibles d'avoir sur le revenu hypothétique qui pourrait lui être imputé et, ainsi, sur le montant de la contribution d'entretien à laquelle elle pourrait éventuellement prétendre. Dans ces conditions, il convient de renvoyer la cause à la cour cantonale afin que soient examinées cette question et ses possibles répercussions sur la situation financière de l'intimée à compter du mois de juillet 2022.