Citation: 6B_553/2014 E. 3.5.3

3.5.3. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir refusé une réduction de peine en se fondant sur le fait que la survenance du résultat avait été empêchée par des circonstances externes. Ce serait le propre d'une tentative qu'un élément externe empêche la consommation de l'infraction et le juge ne pourrait retenir cet élément pour nier la réduction. Tout d'abord, le recourant se trompe lorsqu'il affirme que la cour cantonale aurait nié la réduction. Elle a en effet relevé que la tentative impliquait une réduction minime de sa peine, étant rappelé qu'elle n'est pas tenue d'exprimer en chiffres ou en pourcentages l'importance qu'elle accorde à chacun des éléments qui entrent en ligne de compte dans la fixation de la peine (cf. ATF 136 VI 55 consid. 5.6 p. 61; 127 IV 101 consid. 2c p. 105). Si la motivation cantonale fait certes référence au fait que l'escroquerie a échoué grâce à la vigilance du bijoutier, soit un élément externe, elle précise que c'est alors que le recourant avait posé tous les actes nécessaires à la réalisation de l'infraction. On comprend ainsi que ce qui est déterminant n'est pas tant l'intervention d'un élément extérieur mais le fait que le résultat était imminent, élément pertinent dans l'examen de la mesure de l'atténuation. Au vu de l'ensemble des circonstances, en particulier de l'imminence du résultat et des éléments à charge relevés par la cour cantonale, tels que l'énergie certaine nécessaire à l'élaboration du plan et à sa réalisation, le bénéfice, partant le préjudice, important escompté, l'absence d'autre mobile que l'enrichissement facile, c'est sans violer le droit fédéral que cette autorité a admis que la réduction de peine due au fait que l'on avait affaire à une tentative ne devait être que minime et ce même en tenant compte de la collaboration raisonnable du recourant et de son insertion professionnelle.