Citation: 5C.132/2001 18.06.2001 E. 2

2.- a) Le demandeur a invoqué dans son appel, à l'appui de ses conclusions tendant à la suppression des contributions dues pour l'entretien des enfants, le fait que le Dr Y.________, mandaté dans la procédure de divorce pour décider de l'autorité parentale et de l'attribution des enfants, était pédophile et ami de la défenderesse. À cet égard, les juges cantonaux ont relevé que le Dr Y.________, pédiatre, n'avait jamais fonctionné en qualité d'expert judiciaire, ni même extrajudiciaire dans la procédure de divorce des époux C.________, son activité n'ayant eu qu'un caractère privé. Au demeurant, il ne s'agissait pas d'un fait nouveau pouvant être pris en considération, puisque c'est lui qui avait été à l'origine de la demande de révision du jugement de divorce qui avait été déclarée irrecevable par le Président du Tribunal matrimonial du district de Boudry dans un jugement du 15 octobre 1995. Enfin, même s'il s'était agi d'un fait avéré et nouveau, on ne voit pas comment, en 2001, il justifierait la suppression des contributions dues pour l'entretien des enfants (arrêt attaqué, consid. 2). b) Dans la mesure où le demandeur se plaint sur ce point d'une violation des art. 8 et 9 Cst. ainsi que des art. 6 § 1 et 8 CEDH, la Cour de céans ne saurait entrer en matière. En effet, l'art. 43 al. 1 OJ, qui ouvre la voie du recours en réforme pour violation du droit fédéral, réserve le recours de droit public pour violation des droits constitutionnels des citoyens. On ne peut ainsi se plaindre dans un recours en réforme ni de la violation de droits constitution-nels, ni de la violation de la CEDH, dont les garanties sont assimilées à des droits constitutionnels (ATF 124 III 1 consid. 1b; 122 III 404 consid. 2 et les références citées). c) Le demandeur ne démontre par ailleurs pas la violation de l'art. 8 CC. Cette disposition, en tant qu'elle consacre le droit à la preuve, est violée lorsque le juge ne donne pas suite aux offres de preuve d'une partie sur des faits pertinents pour l'appréciation juridique de la cause (ATF 114 II 289 consid. 2a; 118 II 365; 121 III 60 consid. 3c). Or en l'espèce, il ne ressort nullement des explications confuses du demandeur que l'autorité cantonale, dans le cadre de la présente cause civile en modification du jugement de divorce, aurait refusé une preuve régulièrement offerte et portant sur un fait pertinent pour l'issue du présent litige.