Citation: 2A.212/2003 10.09.2003 E. A

Ressortissant algérien né le 22 avril 1972, F.________ a épousé, le 25 mars 2000, en Tunisie, H.________, ressortissante suisse née le 17 juin 1966. Le 1er juin 2000, il a rejoint sa femme à X.________. II a alors été mis au bénéfice d'une autorisation de séjour à l'année pour vivre auprès d'elle. Le 1er décembre 2000, H.________ a informé l'Office cantonal de la population du canton de Genève (ci-après: l'Office cantonal) qu'elle ne vivait plus avec son mari. Les époux F.________ ont été entendus par l'Office cantonal. A cette occasion, ainsi que dans le cadre de diverses procédures civiles engagées par H.________ (action en annulation de mariage, requête de mesures protectrices de l'union conjugale), ils ont donné des versions diamétralement opposées de leur vie de couple. Selon H.________, son mari s'était refusé à toute vie commune dès son arrivée à X.________. Elle-même avait déménagé au mois d'août 2000 et avait été rejointe, le 10 novembre 2000, par son compagnon, P.________. D'après F.________, lui-même et sa femme avaient eu une vie de couple normale jusqu'à leur séparation intervenue au mois de décembre 2000 à la demande de l'épouse. L'intéressé comptait reprendre la vie commune avec sa femme. Le 19 septembre 2001, H.________ a donné naissance à une fille, L.________. L'enfant, qui est de nationalité suisse, a été inscrite dans le registre de l'Etat civil sous le patronyme de F.________. H.________ a toujours affirmé que sa fille était issue des oeuvres de P.________, ce que celui-ci a confirmé. Par décision du 11 juillet 2002, l'Office cantonal a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de F.________ et imparti à l'intéressé un délai échéant le 11 octobre 2002 pour quitter le territoire genevois. Il a retenu que F.________ commettait un abus de droit en maintenant un mariage n'existant plus que formellement pour obtenir la prolongation de son autorisation de séjour ainsi qu'une autorisation d'établissement.