Citation: 6B_312/2019 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a exposé que le recourant avait reçu la somme totale de 393'549 fr. 80 de la part de son assureur, sous la forme d'indemnités journalières perte de gain, en raison d'incapacités de travail partielle et totale du 7 septembre 2007 au 5 septembre 2009 d'après les certificats médicaux établis par son médecin traitant. Selon les honoraires perçus par le recourant durant ces périodes, ce dernier aurait cependant travaillé à 120% durant le dernier trimestre de 2007, alors qu'il se trouvait en incapacité totale de travail, respectivement à 80% en décembre 2007. En 2008, il aurait travaillé à 47% alors qu'il s'était trouvé en incapacité médicale moyenne de 82,44%. Il aurait finalement travaillé à 87% en 2009, alors qu'il s'était trouvé en incapacité moyenne de 83,89%. Selon l'autorité précédente, le recourant, en tant que prétendu médecin, jouissait d'une confiance particulière de la part de son assureur et ses incapacités de travail avaient été attestées par un médecin. Le taux des incapacités de travail avait varié au fil des mois. Selon les renseignements pris par le médecin interne de l'assureur auprès du médecin traitant du recourant, ce dernier affirmait toujours pouvoir reprendre une activité à 50% et n'avait indiqué le contraire qu'en janvier 2009. Ces éléments, en particulier l'annonce d'une augmentation prochaine de l'activité, étaient de nature à décourager l'assureur de mettre en oeuvre des examens de contrôle couteux. En outre, le recourant avait fait l'objet d'une opération du poignet en octobre 2008, élément qui renforçait la crédibilité de ses incapacités de travail. On ne pouvait reprocher à l'assureur de ne pas avoir demandé à l'intéressé de se soumettre à une expertise, celui-ci ayant finalement épuisé son droit aux prestations en septembre 2009.