Citation: 2C_868/2022 E. 5.4

5.4. Le recourant se prévaut d'arrêts du Tribunal fédéral, à savoir les arrêts 2C_167/2020 du 13 mai 2020, 2C_243/2020 du 25 juin 2020 et 2C_354/2021 du 24 août 2021, afin de démontrer que l'amende de 10'000 fr. prononcée à son encontre viole le principe de proportionnalité, ainsi que celui d'égalité. Les actes commis par les avocats sanctionnés dans ces affaires étaient, toutefois, différents de ceux qui lui sont reprochés (l'un d'entre eux avait qualifié le raisonnement d'une autorité judiciaire d'"immonde" et un autre avait enfreint les règles relatives à la censure des courriers des détenus, déposé une dénonciation injustifiée et critiqué une expertise dans des termes inutilement vexatoires, puis avait adopté une attitude véhémente et des propos désobligeants à l'encontre d'inspecteurs et d'un confrère). Au demeurant, la sanction devant être fixée en fonction de l'ensemble des circonstances, il est difficile, voire impossible, de comparer les sanctions prononcées, qui plus est en cas de manquements différents. Il sied de rappeler ici l'élément déterminant dans la quotité de la sanction infligée: le recourant n'en est pas à sa première sanction disciplinaire et n'apprend pas des actes commis et déjà réprimés.