Citation: 4C.134/2006 16.06.2006 E. 3

En vertu de l'art. 137 let. b OJ, la demande de révision d'un arrêt du Tribunal fédéral est recevable lorsque le requérant a connaissance subséquemment de faits nouveaux importants ou trouve des preuves concluantes qu'il n'avait pas pu invoquer dans la procédure précédente. 3.1 Sont "nouveaux", au sens de la première disposition citée, les faits qui, survenus à un moment où ils pouvaient encore être allégués dans la procédure principale, n'étaient cependant pas connus du requérant malgré toute sa diligence (ATF 108 V 170 consid. 1 p. 171). Ces faits nouveaux doivent en outre être importants, c'est-à-dire être de nature à modifier l'état de fait qui est à la base de la décision entreprise et à conduire à un jugement différent en fonction d'une appréciation juridique exacte (ATF 118 II 199 consid. 5; 110 V 138 consid. 2 et l'arrêt cité; voir aussi: Jean-François Poudret, COJ, n. 2.2.2 ad art. 137). 3.2 Ces conditions ne sont pas réalisées, s'agissant de l'allégation du requérant selon laquelle les seuls dégâts occasionnés à l'armoire transportée par lui le 17 novembre 2003 et placée ensuite sous une couverture dans un container étaient le décollage de corniches de la paroi murale. D'une part, le requérant, en prêtant un minimum d'attention à la situation, aurait dû savoir quels dommages il avait lui-même causés, ce qui lui aurait permis, en faisant preuve de la diligence requise, d'alléguer et de prouver le fait correspondant dans la procédure principale. D'autre part, l'importance des dégâts occasionnés à l'armoire litigieuse ne constitue pas une circonstance décisive pour décider si le licenciement immédiat du travailleur était justifié ou non. Selon les motifs retenus par la cour cantonale, auxquels renvoie l'arrêt fédéral, l'élément décisif à cet égard réside dans le fait, pour le requérant, d'avoir dissimulé les dégâts survenus au cours du déménagement, quelle qu'en fût la gravité et qu'ils fussent réparables ou non.