Citation: 5A_558/2007 02.11.2007 E. 3

3.1 L'arrêt attaqué retient que, en l'absence de règlement d'utilisation et d'administration, chaque copropriétaire peut solliciter l'intervention du juge pour qu'il ordonne les mesures nécessaires. En l'espèce, faute d'un pareil règlement, les demandeurs ont usé des possibilités offertes par les art. 647a et 647b CC. Le défendeur étant intervenu personnellement auprès des locataires et n'ayant pas l'intention de respecter les mesures prises conformément à ces dispositions légales, la gestion de l'immeuble est compromise. Les parties semblent, par ailleurs, irréconciliables, une procédure de partage (art. 650 CC) étant parallèlement pendante. Les demandeurs pouvaient donc s'adresser au juge afin de régler l'administration de l'immeuble; la seule voie envisageable pour assurer la gestion régulière de l'immeuble était de confier la gestion à la gérance Y.________ et d'interdire au défendeur de s'y ingérer. 3.2 Le recourant fait tout d'abord valoir qu'il n'a pas été associé aux négociations du contrat passé avec Y.________, qu'il a donc refusé de signer cette convention et que celle-ci autorise la gérance à ne pas respecter l'art. 254 CO - ainsi qu'en atteste un article publié dans le journal de l'ASLOCA -, à abuser et discriminer les locataires. Ensuite, il soutient que les copropriétaires se sont engagés par lettre du 18 mai 2003 à ne pas augmenter les loyers pour une durée indéterminée, promesse qui ne figure pas dans le contrat avec Y.________; il allègue que celle-ci persiste «à ennuyer et à stresser» les locataires, dont il fait partie, en leur envoyant des menaces de procédure d'encaissement et de résiliation de bail, alors que les loyers sont correctement payés. 3.3 Par ces griefs, le recourant ne s'en prend ni à la compétence du juge de nommer une gérance pour administrer la copropriété, ni à la nécessité d'une telle mesure en raison du conflit opposant les copropriétaires (Meier-Hayoz, Berner Kommentar, n. 33 ad art. 647 CC), vu en particulier le procès en partage de la copropriété pendant entre les parties. Il se borne à exprimer sa méfiance à l'égard de la personne du gérant, sur le vu notamment d'un article de presse, et à faire état de la promesse que les copropriétaires auraient faite en 2003 de ne pas augmenter les loyers. Or, d'une part, ces faits ne résultent pas de la décision attaquée, et le recourant ne démontre pas qu'il les aurait allégués et prouvés en instance cantonale, de sorte que la question de la personne de l'administrateur n'a pas à être examinée; d'autre part, on ne voit pas en quoi la prétendue promesse de ne pas augmenter les loyers aurait une incidence sur la désignation de l'administrateur de la copropriété.