Citation: 9C_147/2021 E. 5.2.2

5.2.2. Le fait que l'assuré a annoncé à son employeur qu'il avait des "problèmes de moral" au cours de l'entretien disciplinaire d'avril 2012 et qu'en réponse à l'annonce de son licenciement, il a manifesté "une volonté de se jeter dans le Rhône", ne sont pas non plus des éléments suffisants pour admettre, au degré de la vraisemblance prépondérante, qu'il présentait une incapacité de travail en raison d'une atteinte à la santé psychique au printemps 2012 déjà. Outre qu'il s'agit des propres déclarations - subjectives - de l'assuré, on constate, à la suite de la juridiction cantonale, que les premiers éléments concrets concernant une baisse de la capacité de travail de l'assuré ont été mentionnés le 4 octobre 2013 par l'office régional de placement, alors que l'assuré était inscrit depuis le 1er octobre 2012 comme demandeur d'emploi à 100 % à l'assurance-chômage. Selon les constatations cantonales, qui lient le Tribunal fédéral (consid. 1 supra), hormis des incapacités attestées en raison d'accidents divers et un jour d'arrêt maladie le jour de l'annonce du licenciement, le 17 avril 2012, aucune incapacité de travail pour des raisons psychiques n'avait été médicalement attestée. Il ressort par ailleurs des décomptes de salaires afférents aux mois de mai à septembre 2012 et des relevés de la saisie du temps de travail relatifs aux mois de juillet à septembre 2012 que le recourant avait travaillé jusqu'au terme des rapports de travail, effectuant même les travaux de nuit. A cet égard, l'argumentation de l'assuré selon laquelle il n'aurait travaillé que 31 jours de juillet à septembre 2012, ce qui lui "permettait de compenser une incapacité de travail due à son état de santé", ne saurait emporter conviction, dès lors déjà qu'il admet avoir été en vacances et libéré de son obligation de travailler pendant une partie de cette période.