Citation: 8C_106/2018 E. 4.1

4.1. Les premiers juges ont retenu que la recourante - qui avait mis fin aux rapports de service pendant la période d'initiation - n'avait manifestement pas procédé à un licenciement pour justes motifs au sens de l'art. 337 CO. Elle avait en effet respecté le délai de congé d'un mois et avait continué à collaborer avec l'employée durant celui-ci. De surcroît, la cour cantonale a considéré que l'avertissement envoyé à l'employée le 5 mai 2017, lequel contenait des reproches de caractère général, ne permettait pas de retenir que l'attitude de celle-ci était telle qu'elle ne permettait pas, selon les règles de la bonne foi, d'exiger de l'employeuse la continuation des rapports de service jusqu'à l'expiration du délai de congé. Les arrivées tardives n'étaient pas non plus propres à rompre le rapport de confiance entre les parties. Quant au deuxième avertissement communiqué à l'employée, il était intervenu après la notification de la résiliation des rapports de travail et n'était donc pas pertinent pour déterminer s'il s'agissait d'un licenciement pour justes motifs. Par conséquent, les premiers juges ont retenu que l'administration était fondée à révoquer la décision d'octroi des AIT du 7 décembre 2016. L'absence de justes motifs au licenciement étant suffisamment établie, ils ont en outre considéré qu'une instruction complémentaire sous la forme d'une audition de témoins telle que requise par la recourante ne se justifiait pas.