Citation: 6S.162/2005 06.07.2005 E. 1.1

La décision attaquée constitue une ordonnance de non-lieu au sens de l'art. 268 ch. 2 PPF (cf. ATF 129 IV 216 consid. 1.1 p. 217/218). Elle peut donc faire l'objet d'un pourvoi en nullité. 1.2 Le recourant, qui a été gravement blessé dans l'accident, revêt la qualité de victime au sens de l'art. 2 LAVI. Il a manifestement participé à la procédure cantonale, puisqu'il a provoqué la décision attaquée par son recours. On ne peut lui reprocher de n'avoir pas pris de conclusions civiles, dès lors que la procédure n'a pas été menée jusqu'à un stade qui aurait permis de le faire. Il est au reste évident que, comme le fait d'ailleurs valoir le recourant, la décision attaquée, en tant qu'elle dénie l'existence de l'infraction invoquée, est susceptible d'influencer négativement le jugement des prétentions civiles, notamment en réparation du tort moral, qu'il pourrait élever à l'encontre des personnes dénoncées. Les conditions de l'art. 270 let. e ch. 1 PPF étant ainsi réalisées (cf. ATF 129 IV 216 consid. 1.2 p. 218 s.), le recourant a qualité pour se pourvoir en nullité sur la base de cette disposition.