Citation: 5C.198/2006 13.11.2006 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 132 III 291 consid. 1 p. 292; 131 III 667 consid. 1 p. 688 et les arrêts cités). 1.1 Déposé en temps utile contre une décision finale rendue en dernière instance par le tribunal suprême du canton, dans une contestation civile de nature non pécuniaire, le recours est recevable au regard des art. 44 let. d, 48 al. 1 et 54 al. 1 OJ. En tant qu'il vise l'ordonnance de première instance, il ne peut toutefois être examiné; en effet, seule la décision de l'Autorité de surveillance des tutelles est l'objet du recours (art. 48 al. 1 OJ). 1.2 Selon l'art. 55 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit contenir l'indication exacte des points attaqués de la décision et des modifications demandées. Le simple renvoi aux conclusions formulées dans la procédure cantonale ne suffit pas. Lorsqu'il exerce un recours en réforme, le recourant doit en principe prendre des conclusions sur le fond du litige, sans se borner à demander l'annulation de la décision attaquée. Les conclusions doivent cependant être interprétées à la lumière des motifs et de l'argumentation du recours (ATF 125 III 412 consid. 1b p. 414/415; 106 II 175/176; 101 II 372/373; 99 II 176 consid. 2 p. 181). En l'occurrence, il ressort clairement de l'acte de recours, en relation avec la décision déférée, que le recourant entend obtenir qu'il ne soit pas institué de curatelle de surveillance des relations personnelles selon l'art. 308 al. 2 CC. 1.3 La motivation de la partie recourante doit être contenue dans l'acte de recours (art. 55 al. 1 let. c OJ). En tant que le recourant renvoie à ses écritures cantonales, il n'est pas possible d'en tenir compte (cf. ATF 116 II 92 consid. 2 p. 93/94). 1.4 Le recours en réforme est ouvert pour violation du droit fédéral, y compris les traités internationaux conclus par la Confédération, mais non pour violation directe d'un droit de rang constitutionnel (art. 43 al. 1 OJ) ou pour violation du droit cantonal (ATF 127 III 248 consid. 2c p. 252). Le grief de violation du droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. ou la loi de procédure civile genevoise ne peut donc pas être examiné dans le présent recours en réforme. Il en va de même des critiques selon lesquelles l'autorité cantonale aurait omis de statuer sur toutes les exceptions soulevées par le recourant, un tel reproche équivalant à se plaindre d'un déni de justice formel contraire à l'art. 29 Cst. (ATF 126 I 97 consid. 2b p. 102; 125 III 440 consid. 2a p. 441). Le moyen pris d'une violation de l'art. 6 CEDH doit également être écarté, seul le recours de droit public étant ouvert à cet égard (ATF 125 III 209 consid. 2 p. 211; 124 III 1 consid. 1b p. 2, 205 consid. 3b p. 206). Dans la mesure où le recourant soutient que des dispositions de la Convention de la Haye du 5 octobre 1961 concernant la compétence des autorités et la loi applicable en matière de protection des mineurs (RS 0.211.231.01; ci-après: la Convention) ont été enfreintes par l'Autorité de surveillance des tutelles, il peut être entré en matière sur son recours. Sont en revanche irrecevables, faute de toute précision qui permettrait de comprendre clairement quelles règles de droit fédéral auraient été transgressées, les considérations générales concernant les violations du "Droit International Privé" et de la "Convention Internationale des Droits de l'Enfant" prétendument consacrées (art. 55 al. 1 let. c OJ; cf. ATF 121 III 397 consid. 2a p. 400; 116 II 745 consid. 3 p. 748 s.; 106 II 175 s.; 93 II 317 consid. 2d p. 321 s. et les références). 1.5 Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral fonde son arrêt sur les faits tels qu'ils ont été constatés par la dernière autorité cantonale, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, que des constatations ne reposent sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il ne faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents régulièrement allégués (art. 64 OJ; ATF 130 III 102 consid. 2.2 p. 106) ou, s'agissant comme ici du sort des enfants, en violation de la maxime inquisitoire (ATF 122 III 404 consid. 3d p. 408 et la doctrine mentionnée). En dehors de ces exceptions, il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait - ou l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée l'autorité cantonale (ATF 130 III 136 consid. 1.4 p. 140; 129 III 320 consid. 6.3 p. 327) - ni de fait ou de moyens de preuves nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). Dans la mesure où le recourant s'écarte sur de nombreux points des constatations de fait de l'arrêt entrepris, les complète ou les modifie sans que l'une des exceptions susmentionnées soit réalisée, son recours est irrecevable.