Citation: 6B_909/2024 E. 2.2

2.2. En substance, la cour cantonale a d'abord retenu que le recourant avait manifesté dans son courrier du 1er juin 2024 à deux reprises sa volonté d'annuler son recours. Le retrait avait été formulé en termes exprès, univoques et inconditionnels et était intervenu en temps utile. S'agissant d'un droit strictement personnel, elle a considéré que le recourant était habilité à retirer l'appel annoncé auprès du Tribunal de police sans l'aval de son défenseur d'office. La cour cantonale a ensuite retenu qu'aucun vice de volonté n'avait été plaidé ni même allégué, et qu'il n'existait aucun indice que le recourant fût limité dans la formation de sa volonté ou qu'il eût méconnu l'importance de sa déclaration. La cour cantonale a relevé que le conseil du recourant s'était limité à soutenir, sans autre développement, que la décision exprimée par son mandant avait été motivée par la crainte que la poursuite de la procédure puisse empêcher sa libération. Elle a toutefois considéré que le contenu du courrier du 1er juin 2024 n'apparaissait pas faire écho à cette explication, étant précisé que le conseil du recourant n'avait pas saisi les deux occasions qui lui avaient été offertes pour déposer des observations complémentaires.