Citation: K 112/02 30.01.2004 E. 3

3.1 En l'espèce, le docteur C.________ a rendu ses conclusions à la suite d'une consultation médicale de R.________ et après avoir pris connaissance des dossiers de l'assurance-maladie et de l'assurance-invalidité, de même que des rapports des médecins consultés par la prénommée (y compris son physiothérapeute actuel). Il s'est également référé à la littérature médicale récente. A l'examen clinique, l'expert a observé de nombreux points de contrôle douloureux mais une mobilité générale assez bien conservée (colonne cervicale, épaules, coudes et poignets) et aucun signe pouvant évoquer un rhumatisme inflammatoire chronique. Il a retenu, entre autres diagnostics, celui de syndrome douloureux diffus qui, selon lui, correspondait mieux aux troubles dont se plaignait R.________; cette dernière souffrait en effet de douleurs à l'ensemble de son organisme tandis que chez les personnes atteintes de fibromyalgie au sens strict, les symptômes douloureux étaient généralement localisés en des points précis sur le corps. La prise en charge médicale était toutefois similaire dans les deux cas, à savoir habituellement une approche multidisciplinaire de la maladie associant le médecin traitant et/ou le rhumatologue, un soutien psychologique, une physiothérapie active (exercices de gymnastique) et, lors d'épisodes de décompensation douloureuse, des infiltrations locales ou une physiothérapie passive; à lui seul, un traitement physique était peu susceptible d'améliorer la situation des personnes concernées. L'expert a d'ailleurs fait remarquer que R.________ était toujours sous traitement médicamenteux en dépit des nombreuses séances de physiothérapie dont elle avait bénéficié et qu'aucune amélioration ou aggravation fonctionnelle n'avait été objectivement constatée à raison du traitement prescrit. Pour lui, le cas de l'assurée ne présentait dès lors aucune particularité justifiant l'application d'un traitement spécifique de physiothérapie «au-delà des limites proposées par le professeur B.________», quand bien même l'intéressée déclarait ressentir un certain soulagement après les séances. A la question de savoir à quel rythme ces séances devraient avoir lieu, il a répondu comme suit : «Le rythme habituel est de une à deux séances par semaine pendant quelques semaines deux à trois fois par année.» (chiffre c page 27 de l'expertise). 3.2 Les premiers juges ont accordé pleine valeur probante à cette expertise; retenant que l'expert judiciaire partageait les conclusions auxquelles était parvenu le professeur B.________ (soit deux fois neuf séances de physiothérapie par année), ils ont confirmé la décision sur opposition de la SUPRA. Pour sa part, la recourante conteste l'interprétation qu'ont fait les premiers juges des déclarations de l'expert tout en reconnaissant que son rapport d'expertise répond aux exigences posées par la jurisprudence en la matière. Selon elle, la formule employée par le docteur C.________ sous le chiffre c de son rapport en page 27 pouvait revenir à admettre la nécessité de deux séances de physiothérapie pendant six semaines au moins trois fois par année (soit 36 séances au total), ce qui correspondait exactement au traitement préconisé par ses médecins traitants. En tout état de cause, elle reproche aux premiers juges de ne pas avoir tenu compte des rapports de ces derniers.