Citation: 5A_135/2025 E. 3.4

3.4. Dans cette perspective, l'autorité cantonale s'est référée aux critères pertinents pour l'attribution de la garde afin de déterminer quelle solution correspondait le plus à l'intérêt de l'enfant. Elle a d'abord retenu que les parties disposaient de compétences parentales égales, mais que l'intimée était toutefois plus disponible que le recourant pour s'occuper de sa fille (taux d'activité réduit; horaires particulièrement favorables en raison de sa profession d'enseignante; taux d'activité complet pour le recourant avec prise en charge quotidienne de l'enfant par des tiers). Au sujet du cercle social et familial entourant les parties, le juge unique a relevé que l'intimée avait grandi et vécu la plupart de sa vie en Valais où se trouvaient ses proches; elle pourrait résider auprès de sa mère en attendant que l'appartement dont elle était propriétaire se libère. L'oncle, la tante et le cousin paternels de l'enfant habitaient à proximité du recourant, tandis que ses grands-parents paternels vivaient à U.________. Le recourant n'avait pas la garde du demi-frère de C.________ en sorte que le déplacement du lieu de résidence de celle-ci n'aurait pas d'impact significatif sur les relations personnelles entre les deux enfants. Le juge unique a par ailleurs remarqué que C.________ n'était pas encore scolarisée, si bien que les difficultés usuelles inhérentes à l'intégration dans un nouveau lieu de vie étaient ici évitées, un déménagement rapide, avant son entrée à l'école étant même dans son intérêt. Les doutes émis par le recourant quant au projet de déménagement de l'intimée devaient par ailleurs être écartés: l'engagement de l'intimée apparaissait sérieux, elle avait trouvé un travail et des solutions de logement en Valais. Aucune volonté de nuire au recourant ne devait être retenue et l'on ne pouvait considérer que le déménagement de l'enfant serait préjudiciable au lien père-fille, l'absence de volonté de l'intimée de favoriser son maintien n'étant étayée par aucun élément du dossier; rien ne permettait ainsi de retenir que la recourante ne se conformerait pas au droit de visite accordé au recourant, voire qu'elle ne consentirait pas à en élargir ou en adapter le cadre. Le juge cantonal a ainsi conclu que la garde de l'enfant devait être confiée à sa mère et que celle-ci devait être autorisée à déplacer le lieu de résidence de C.________ en Valais.