Citation: 8C_230/2024 E. 1

Le cas d'espèce n'est pas comparable. Si le frère du recourant est l'administrateur président de la société B.________, il n'en est pas - comme la mère de l'assuré dans l'arrêt 8C_401/2015 - l'administrateur unique. Il ne dispose pas non plus d'un droit de signature individuelle mais d'un droit de signature collective à deux avec un autre administrateur. Au demeurant, la société B.________ n'est pas détenue par le frère du recourant mais par une holding (la société D.________), laquelle est elle-même détenue, selon les constatations de la juridiction cantonale, par sept actionnaires, ayant chacun une part égale non majoritaire. On ne voit aucun indice, dans l'enchaînement des faits et la date de la création des différentes sociétés, de contournement des règles posées par l'art. 31 al. 3 let. c LACI. Dans de telles circonstances, cette disposition, même par analogie, ne constitue pas une base légale suffisante pour exclure le droit aux prestations dès lors qu'elle ne fait aucune mention de la parenté de l'employeur hormis le conjoint. Vu ce qui précède, la cour cantonale a violé le droit en retenant que le recourant n'avait pas droit à une indemnité de chômage postérieurement au 9 mai 2023, au motif qu'il bénéficiait encore d'une position assimilable à celle d'un employeur. Il convient en conséquence de renvoyer la cause à l'intimée pour qu'elle vérifie si les autres conditions - non examinées ici - du droit à l'indemnité de chômage sont remplies et rende ensuite une nouvelle décision.