Citation: 5C.91/2002 28.08.2002 E. 3

3.- Dans un premier moyen, le recourant soutient que l'autorité cantonale aurait reconnu - sans toutefois le dire expressément - que les parties avaient conclu un contrat de société simple au sens des art. 530 ss CO pour financer les opérations d'achat des tableaux et des autres oeuvres d'art dont l'intimé réclame aujourd'hui la restitution. Cela étant, l'autorité cantonale ne pouvait pas, sans violer les art. 548 et 549 CO, permettre au demandeur de reprendre purement et simplement les objets d'art qu'il avait acquis avec son partenaire de l'époque. Ce grief est manifestement mal fondé. En effet, la lecture de l'arrêt attaqué ne permet en aucun cas de confirmer les allégations du recourant; au contraire, dans le considérant B en page 3 de son arrêt, la cour cantonale a retenu, comme l'avait d'ailleurs déjà fait le Tribunal de première instance, que les "circonstances dans lesquelles les parties se sont contractuellement liées ne sont pas clairement établies". C'est donc en vain que le recourant réclame en l'espèce l'application des normes régissant la liquidation de la société simple (en particulier les art. 548 et 549 CO).