Citation: 6B_217/2019 E. 2.2

2.2. Le rapport médical réalisé le 24 mai 2018 par la Dresse H.________ expose, sous la forme d'un questionnaire, l'état de santé psychique actuel de l'intimée et présente notamment des hypothèses quant aux causes et aux conséquences de l'état traumatique constaté chez cette dernière (cf. dossier cantonal, P. 73). En tant qu'il a été produit à l'initiative de l'intimée, ce document consiste, à l'instar d'une expertise privée, en de simples allégués de parties, soumis au principe de la libre appréciation des preuves de l'autorité de jugement (cf. art. 10 al. 2 CPP; ATF 142 II 355 consid. 6 p. 359). Il ne saurait être assimilé à un témoignage écrit établi sur demande de l'autorité pénale (cf. art. 145 et 162 ss CPP) ou à un rapport réalisé dans le cadre d'un mandat d'expertise judiciaire (cf. art. 184 ss CPP), de sorte que le recourant n'est pas fondé à se plaindre de ne pas avoir pu participer à son élaboration en étant consulté sur les questions à poser. Dans ce contexte, on ne voit pas que ce rapport serait une preuve inexploitable au regard des art. 141 al. 2 et 147 al. 4 CPP.