Citation: 2C_58/2021 E. 3.2

3.2. Le Tribunal administratif fédéral a procédé à une application correcte de l'art. 8 CEDH, de sorte qu'il est renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué (art. 109 al. 3 LTF). Il a, en particulier, retenu, sous l'angle du lien affectif, qu'après avoir habité "une année et quelques mois" avec sa fille et la mère de celle-ci, le recourant n'a vu celle-là entre 2012 et 2017 qu'environ deux fois par semaine pendant quelques heures et depuis 2017 "parfois (...) durant la journée entière", mais jamais pour la nuit, le recourant ayant déclaré que son appartement était trop petit pour cela; du point de vue économique, le jugement du 22 août 2012 atteste que la fille du recourant a renoncé à toute contribution d'entretien, compte tenu de la situation financière précaire de son père, et il n'apparaît pas que celui-ci aurait consenti des efforts particuliers à cet égard. En ce qui concerne le comportement de l'intéressé, le Tribunal administratif fédéral souligne que celui-ci, qui souffre de dépression, dépend de l'aide sociale et a été condamné, en 2013, pour séjour illégal en Suisse (au demeurant, le recourant ne vit en Suisse légalement que depuis 2014 et il oublie que les années passées dans l'illégalité ne sont pas déterminantes [ATF 137 II 1 consid. 4.3]). Finalement, il est certain que la distance entre la Suisse et l'Algérie rendra difficile l'exercice du droit de visite du recourant (cf. ATF 144 I 91 consid. 6.1 p. 101); les intéressés pourront toutefois garder un lien par le biais des moyens de communication modernes. Les juges précédents n'ont ainsi pas violé l'art. 8 CEDH en considérant que le recourant ne pouvait pas prétendre à un droit de séjour en Suisse au titre de la relation avec sa fille, compte tenu de l'absence de relation affective et économique entre ceux-ci.