Citation: 2C_212/2022 E. 1

A.________, ressortissante hongroise, née en 1999, est, selon ses explications entrée, en Suisse le 31 mars 2018. Elle a emménagé à U.________, dans un appartement en compagnie de son époux, B.________, ressortissant kosovar de Serbie, son beau-frère, C.________ et l'épouse de ce dernier, D.________. A.________ a requis la délivrance d'un permis de séjour UE/AELE. A l'appui de sa demande, elle a produit divers contrats de travail, le premier daté du 30 novembre 2017 avec des employeurs ayant leur siège en Suisse, le dernier du 1 er novembre 2018. Les autorités ont dû insister pour que l'intéressée se présente personnellement dans leurs locaux le 20 décembre 2018. A.________ a indiqué que son logement était partagé avec D.________ et un autre couple. Elle a ajouté ne pas pouvoir apporter la preuve des versements de ses salaires sur un compte bancaire ou postal, prétextant qu'en l'absence d'autorisation de séjour valable, elle ne pouvait bénéficier d'un tel compte et que son salaire lui était donc versé de main à main. Une autorisation de séjour UE/AELE, valable jusqu'au 31 octobre 2023, a été délivrée à A.________. B.________ s'est vu délivrer, pour sa part, une autorisation de séjour UE/AELE de même durée, au titre du regroupement familial avec son épouse. Des doutes étant nés sur la réalité de l'activité lucrative exercée par A.________, une enquête administrative a été ouverte. A.________ et B.________ ont été dénoncés aux autorités pénales pour faux dans les titres et comportement frauduleux à l'égard des autorités. La procédure pénale n'est pas encore close. Après un contrôle effectué auprès des autorités hongroises, il est apparu que A.________ avait travaillé en Hongrie entre le 24 juillet 2018 et le 19 mai 2019 auprès de E.________ puis dès le 20 mai 2019 pour F.________, à concurrence de 40 heures par semaine.