Citation: 4P.329/2001 12.02.2002 E. B

B.- Le 18 décembre 2001, les demanderesses ont déposé, parallèlement, un recours de droit public au Tribunal fédéral. Elles concluent à l'annulation de l'ordonnance de mesures préprovisionnelles du 13 décembre 2001 et requièrent, à titre de mesures préprovisionnelles urgentes et de mesures provisionnelles, qu'interdiction soit faite au Registre du commerce de procéder à une quelconque inscription relative à l'augmentation du capital-actions de l'intimée jusqu'à ce que le Tribunal fédéral ait rendu son arrêt sur le recours de droit public. Par ordonnance du 19 décembre 2001, le Président de la Ie Cour civile du Tribunal fédéral a fait interdiction, à titre superprovisoire, au Registre du commerce de procéder à une quelconque inscription relative à une augmentation du capital-actions de Z.________ S.A. jusqu'à décision sur la requête d'effet suspensif présentée par les recourantes, pour autant que ladite inscription ait été requise jusqu'au 18 décembre 2001 inclusivement et qu'elle n'ait pas déjà été opérée; Par ordonnances présidentielles du 20 novembre 2001, l'intimée et le Juge II du district de X.________ ont été invités à se déterminer sur la requête d'effet suspensif jusqu'au 18 janvier 2002 et à déposer leur réponse au recours jusqu'au 4 février 2002; Le 20 décembre 2001, l'intimée, faisant état de la procédure de recours pendante devant le Tribunal cantonal valaisan à l'encontre de la décision présentement attaquée, a conclu notamment à l'irrecevabilité du recours de droit public en application de l'art. 86 al. 1 OJ; le lendemain, elle a déposé une écriture, intitulée "Détermination", dans laquelle elle est revenue sur cette conclusion, en produisant une copie du jugement cantonal précité du 20 décembre 2001, avant d'inviter le Tribunal fédéral à déclarer le recours de droit public recevable, à rejeter la requête d'effet suspensif en tant qu'elle serait recevable et à constater que l'ordonnance présidentielle du 19 décembre 2001 est devenue sans objet, le tout avec suite de frais et dépens. Dans cette écriture, l'intimée alléguait en particulier que l'inscription litigieuse avait été opérée le 17 décembre 2001 déjà. En date du 7 janvier 2002, le Juge II du district de X.________ a transmis le dossier de la cause au Tribunal fédéral sans formuler d'observations au sujet du recours de droit public. Quelques jours plus tôt, il avait informé les parties du renvoi sine die de la séance fixée au 9 janvier 2002 pour débattre de la requête de mesures provisionnelles. Par ordonnance du 25 janvier 2002, le président de la Ie Cour civile a invité le préposé au Registre du commerce à indiquer au Tribunal fédéral, dans les dix jours, quand et dans quelle mesure il avait procédé à l'inscription relative à l'augmentation du capital-actions de Z.________ S.A., ainsi que l'incidence concrète de la suspension de la publication sur la procédure d'inscription de cette augmentation de capital. Répondant par lettre du 5 février 2002, le préposé a indiqué qu'il avait procédé à cette inscription le 18 décembre 2001, mais que, à réception d'un double du pourvoi en nullité formé par les demanderesses, il avait obtenu, le 19 décembre 2001, de l'Office fédéral du registre du commerce (OFRC), la suspension de la procédure d'approbation. Il a précisé que la date de l'inscription correspond à celle de la mention faite sur le journal, à condition toutefois que l'OFRC approuve l'inscription.