Citation: 9C_605/2020 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, le 10 octobre 2019, la Cour de justice a transmis au recourant la prise de position de l'office AI du 19 septembre 2019, accompagnée de l'avis du médecin du SMR du même jour. Elle l'a informé à cette occasion que la cause était gardée à juger. En procédure genevoise, cette expression signifie que l'autorité précédente considère que l'instruction est close (arrêt 8C_897/2011 du 22 novembre 2012 consid. 5.3). Aussi, s'il considérait qu'il était nécessaire de s'exprimer sur la prise de position de l'office AI ou sur son annexe, le recourant devait réagir et requérir sans retard l'autorisation de se déterminer, soit adresser sa réplique à l'autorité précédente (cf. ATF 138 I 484 consid. 2.2; arrêt 2D_50/2012 du 1 er avril 2013 consid. 3.2 et la référence). Dans la mesure où l'arrêt cantonal a été rendu le 24 août 2020, le recourant a en tout état de cause disposé d'un temps suffisant pour requérir la réouverture de la procédure probatoire s'il en avait eu l'intention. Le grief de la violation du droit à la réplique est par conséquent mal fondé. De même, dans ces circonstances, le recourant aurait été en mesure de transmettre à la juridiction cantonale la décision sur opposition de la CNA du 30 septembre 2019. La production de cette décision devant le Tribunal fédéral ne satisfait donc pas aux conditions de l'art. 99 al. 1 LTF (supra consid. 1.2). Il n'y a pas lieu de prendre en considération cette pièce nouvelle.