Citation: 1C_479/2023 E. 3.4

3.4. Les recourants critiquent l'appréciation de la cour cantonale. Ils relèvent que l'AIHC était déjà en vigueur lorsque le PAD "Grand Clos" et son règlement ont été approuvés par l'autorité cantonale compétente le 7 mai 2015. Ils soutiennent que les cantons "ne peuvent évidemment pas établir des définitions de notions qui seraient en contradiction avec celles qui figurent dans l'AIHC" (cf. message du 15 avril 2008 du Conseil d'État fribourgeois au Grand Conseil accompagnant le projet de loi portant adhésion du canton à l'AIHC). La critique des recourants doit être rejetée. En effet, la cour cantonale pouvait, sans verser dans l'arbitraire, considérer qu'il existait des raisons objectives permettant d'admettre que la notion de "bâtiment" utilisée à l'art. 18 du règlement du PAD ne correspondait pas à celle de l'AIHC et qu'elle devait être interprétée plus largement pour inclure également les murs de soutènement. Il n'était pas insoutenable de se fonder sur le rapport explicatif du PAD, ainsi que sur le contenu des servitudes pour le passage des conduites et canalisations sur la parcelle des recourants pour considérer en substance que la notion de bâtiment figurant à l'art. 18 du règlement du PAD ne restituait pas le véritable sens voulu par l'auteur de la disposition réglementaire en question, à savoir que le talus demeure libre de toute construction. Le recours à l'AIHC, en ce qui concerne la notion de bâtiment, est dès lors, dans le cas présent, sans pertinence. La cour cantonale n'a donc pas violé le droit fédéral en confirmant le refus du préfet concernant la demande de mise en conformité relative au mur de soutènement.