Citation: 2P.249/2002 02.05.2003 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 128 I 177 consid. 1 p. 179, 46 consid. 1a p. 48, 128 II 66 consid. 1 p. 67, 56 consid. 1 p. 58, 46 consid. 2a p. 47). 1.1 La décision attaquée est exclusivement fondée sur les dispositions du droit cantonal vaudois prises en application de l'art. 65 de la loi fédérale sur l'assurance-maladie du 18 mars 1994 (LAMal; RS 832.10) qui pose le principe de la réduction des primes par les cantons. Selon la jurisprudence, les dispositions édictées en application de cette disposition constituent du droit cantonal autonome, dont la violation ne peut être soumise au Tribunal fédéral que par la voie du recours de droit public (ATF125 V 183 consid, 2a et b, p. 185). Le présent recours est donc recevable sous cet angle. 1.2 Le recours de droit public n'est recevable qu'à l'encontre d'une décision prise en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 OJ). II résulte notamment de cette règle que des moyens de fait ou de droit qui n'ont pas été soumis à l'autorité de dernière instance cantonale ne peuvent, en principe, être soulevés devant le Tribunal fédéral. Une exception n'est admise, dans un recours pour arbitraire, que si les nouveaux moyens portent sur une question juridique qui a été évoquée pour la première fois et de façon imprévisible dans la décision attaquée ou qui s'imposait à tel point que l'autorité cantonale aurait dû l'examiner d'office (ATF 107 Ia 187 consid. 2b p. 191; 99 Ia 113 consid. 4a p. 122). Cette condition n'étant pas réalisée, les moyens du recourant relatifs à son activité indépendante, en particulier par rapport aux relations contractuelles en cours, ne sont pas recevables. 1.3 Selon l'art. 90 al. 1 OJ, le recours doit, à peine d'irrecevabilité, contenir un exposé des faits essentiels et un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation. Lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'a donc pas à vérifier lui-même si la décision attaquée est en tout point conforme au droit et à l'équité; il n'examine que les moyens de nature constitutionnelle, invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours. En outre, dans un recours pour arbitraire fondé sur l'art. 9 Cst., le recourant ne peut se contenter de critiquer la décision entreprise comme il le ferait dans une procédure d'appel où l'autorité de recours peut revoir librement l'application du droit. II doit préciser en quoi la décision attaquée serait arbitraire, ne reposant sur aucun motif sérieux et objectif, apparaissant insoutenable ou heurtant gravement le sens de la justice (ATF 125 I 71 consid. 1c p. 76; 110 Ia 1 consid. 2a; p. 3/4). Le présent recours ne satisfait manifestement pas à ces exigences. En effet, le recourant se borne à reprendre l'argumentation déjà développée en instance cantonale de recours, sans tenter de démontrer, par un exposé précis et circonstancié, en quoi la juridiction cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant des dispositions topiques une interprétation différente de la sienne. Quant à l'inégalité de traitement dont il déclare se plaindre au début de son acte, elle n'est absolument pas motivée. 1.4 Il s'ensuit que le recours doit être déclaré irrecevable.