Citation: 8C_554/2022 E. 3.5

3.5. La recourante, qui ne conteste pas ces faits, se borne à présenter sa propre appréciation de la situation, sans aucunement démontrer en quoi le raisonnement de la cour cantonale serait manifestement insoutenable. En effet, on peine à comprendre en quoi le fait d'exercer comme médecin accrédité dans la même clinique privée qu'un autre confrère serait susceptible de créer l'apparence d'une prévention, surtout lorsque cette clinique occupe plus de 200 médecins spécialisés. Comme les premiers juges l'ont relevé à bon droit, on ne saurait comparer la situation du cas d'espèce à celle qui a donné lieu à l'ATF 148 V 225, qui concernait deux médecins travaillant dans les mêmes locaux au sein d'un petit cabinet de groupe, dont ils partageaient les frais. Force est en outre de constater que la supposition de la recourante selon laquelle il ne serait pas exclu que le docteur C.________ travaille (aussi) en qualité de médecin-conseil de l'intimée, ne trouve aucun fondement dans les pièces du dossier et est d'ailleurs expressément réfutée par l'intimée. Enfin, on ne saurait suivre la recourante lorsqu'elle entrevoit un indice de prévention dans le fait que l'intimée ait demandé au docteur C.________ de transmettre les renseignements médicaux directement au docteur D.________ plutôt que de les envoyer à l'adresse électronique générale de l'assureur. En effet, les motifs tenant à l'organisation interne de l'assureur, notamment le fait qu'un médecin spécialiste, comme le docteur D.________, intervienne à plusieurs reprises dans le même dossier, ne constituent pas une raison de douter de son impartialité, même si ses avis ont pu être défavorables à l'assuré (ANNE-SYLVIE DUPONT, in: Dupont/Moser-Szeless [éd.], Commentaire romand, Loi sur la partie générale des assurances sociales, Bâle 2018, n° 12 ad art. 36 LPGA et les références).