Citation: 6B_110/2024 E. 3.3

3.3. En l'espèce, si les attaques qui mettent en cause les aptitudes professionnelles d'une personne ne sont en principe pas constitutives d'atteinte à l'honneur, le recourant perd de vue le contexte dans lequel les allégations de nuire à l'enfant et d'incompétence ont été proférées. Au regard des éléments mis en exergue par la cour cantonale, il n'est pas critiquable d'avoir estimé que de telles allégations avaient excédé ce qui était tolérable pour dénoncer les actions du SPMi et, plus particulièrement, de l'un de ses collaborateurs. En effet, les propos tenus à l'encontre de l'un des tuteurs de l'enfant, largement diffusés dans le cadre d'un acharnement médiatique au cours duquel ledit tuteur était également accusé d'infractions pénales, évoquaient un comportement clairement réprouvé par les conceptions morales généralement admises et étaient ainsi propres à l'exposer au mépris en tant qu'être humain. Pour le surplus, les griefs du recourant - pour autant qu'ils soient recevables sous l'angle des exigences de motivation (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF) - sont impropres à démontrer en quoi la cour cantonale aurait violé le droit fédéral en confirmant la condamnation du recourant du chef de diffamation. La motivation de l'arrêt entrepris ne prêtant pas le flanc à la critique, il peut y être intégralement renvoyé (cf. art. 109 al. 3 LTF). Manifestement infondés, les griefs doivent, partant, être rejetés.