Citation: I 176/06 26.02.2007 E. 4

En substance, l'office recourant, dont l'opinion est partagée par l'OFAS, fait grief aux premiers juges d'avoir appliqué de manière erronée les principes jurisprudentiels développés en matière de troubles somatoformes douloureux, lesquels sont également applicables lorsqu'il s'agit d'apprécier le caractère invalidant d'une fibromyalgie (ATF 132 V 65). D'une part, il ressortait de l'expertise réalisée par le COMAI que l'assurée ne présentait pas de comorbidité psychiatrique importante par sa gravité et sa durée. L'état dépressif était réactionnel à la fibromyalgie et ne pouvait faire l'objet, au regard de son degré de gravité, d'un diagnostic en soi; les traits de personnalité dépendants et histrioniques n'avaient quant à eux certainement pas valeur de pathologie. D'autre part, il convenait de nier la réalisation des autres critères cumulatifs pouvant justifier le caractère durablement invalidant d'un trouble somatoforme douloureux. En tant que sur le plan médical, l'assurée était encore susceptible de mettre à profit une capacité de travail de 50 %, l'office recourant pouvait considérer qu'elle disposait encore des ressources psychiques et adaptatives nécessaires pour surmonter ses douleurs et réintégrer le monde du travail. C'est dès lors à bon droit qu'il a estimé que les atteintes à la santé diagnostiquées chez l'assurée ne revêtaient pas le degré de gravité et d'intensité requis pour être qualifiées d'invalidantes au sens des art. 8 LPGA et 4 LAI.