Citation: I 648/06 08.08.2007 E. 5

Le recourant soutient que le rapport d'expertise du docteur S.________ n'a pas davantage de force probante que les avis de ses médecins-traitants, dès lors que cet expert n'avait pas été désigné d'un commun accord entre les parties. Il allègue aussi que son droit d'être entendu, garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., n'a pas été respecté, car l'office intimé n'a pas soumis l'expertise du docteur S.________ à l'appréciation de ses médecins traitants, les docteurs H.________ et M.________, comme il l'avait requis. Ces griefs sont infondés. D'une part, le recourant n'a pas réagi à la lettre de l'intimé du 29 septembre 2004 qui l'invitait à former d'éventuelles objections quant à la désignation de l'expert, si bien qu'il est forclos à se plaindre de ce choix. D'autre part, dans sa décision sur opposition du 10 novembre 2005 (page 2), l'intimé a dûment motivé son refus de soumettre l'expertise du docteur S.________ aux médecins-traitants du recourant. Dès lors, le droit de ce dernier d'être entendu a été respecté.