Citation: 1F_11/2021 E. 2

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des écritures qui lui sont soumises. En vertu de l'art. 61 LTF, les arrêts du Tribunal fédéral acquièrent force de chose jugée le jour où ils sont prononcés. Ils sont définitifs et ne sont pas susceptibles d'un recours ordinaire sur le plan interne. Seule la voie extraordinaire de la révision est ouverte pour les remettre en cause ou en obtenir le réexamen; la requête de nouveau jugement formulée par A.________ Ltd et B.________ SA le 24 février 2021 doit ainsi être traitée comme une demande de révision de l'arrêt 1B_63/2021, dont l'examen relève de la compétence de la cour qui a rendu l'arrêt, soit de la Ire Cour de droit public. La révision d'un arrêt du Tribunal fédéral ne peut être requise que pour l'un des motifs énoncés de manière exhaustive aux art. 121 ss LTF. Les exigences de motivation découlant de l'art. 42 al. 2 LTF s'appliquent également aux demandes de révision. Il incombe ainsi au requérant de mentionner le motif de révision dont il se prévaut et d'expliquer en quoi ce motif serait réalisé sous peine de voir sa demande déclarée irrecevable (arrêt 1F_34/2020 du 26 novembre 2020 consid. 2.1.1). L'écriture de A.________ Ltd et B.________ SA ne satisfait pas à ces exigences. Les requérantes soutiennent, pour autant qu'on les comprenne, que la Cour des plaintes aurait induit le Tribunal fédéral en erreur en indiquant que la décision de la Cour des affaires pénales aurait statué le 19 novembre 2020 par des décisions sujettes à recours sur leur requête de levée de séquestre. Elles ne précisent pas le motif de révision auquel elles entendent rattacher leur grief. On ne discerne pas davantage d'emblée et sans équivoque lequel serait susceptible d'entrer en considération.