Citation: 6B_1198/2020 E. 4.3

4.3. La cour cantonale a constaté que le recourant vivait depuis 2004 en Suisse, où résidaient également sa mère et ses deux soeurs. Il disposait d'un permis C. Son intégration professionnelle restait médiocre, puisque l'activité indépendante qu'il déployait ne lui permettait pas de subvenir seul à ses besoins et le contraignait encore à recourir à l'aide financière de tiers. Pour le reste, il était célibataire, sans charge de famille et il ne se prévalait pas de liens sociaux particulièrement intenses en Suisse. Le recourant avait par ailleurs suivi une partie de sa scolarité au Cameroun, puisqu'il avait quitté son pays à l'âge de 11 ans. Sa réinsertion dans son pays d'origine serait facilitée par ses relations avec ses cousins sur place, avec qui il entretenait toujours des contacts réguliers. Il pourrait également faire valoir son expérience en tant qu'indépendant, ayant l'habitude d'effectuer des travaux de différentes sortes et probablement exercer sa profession de charpentier au Cameroun. Au surplus, l'intérêt public marqué à ce que le recourant quitte le territoire suisse était important. Les infractions commises par le recourant étaient en effet particulièrement graves. Il avait en particulier par deux fois porté atteinte à l'intégrité sexuelle de jeunes femmes. Il avait en outre récidivé en cours d'enquête. Sa prise de conscience était inexistante. Il était manifestement incapable de résister à ses pulsions et de respecter les autres ainsi que l'ordre juridique. Partant, l'autorité précédente a jugé que l'intérêt public à l'expulsion du recourant l'emportait sur son intérêt privé à demeurer en Suisse.