Citation: 2A.252/2005 17.10.2005 E. 1

1.1 L'objet de la contestation porte sur le refus d'autorisation opposé à X.________ à sa demande tendant à se faire exceptionnellement remplacer de manière temporaire par son assistante en pharmacie. Les recourants ne contestent pas qu'une telle autorisation ne peut plus être délivrée en vertu du droit cantonal depuis que le délai transitoire de trois ans prévu à cet effet à l'art. 61 al. 1 du règlement cantonal a expiré le 31 décembre 2003. Ils soutiennent cependant - et c'est leur seul grief en procédure fédérale - que la disposition cantonale précitée est contraire à la réglementation transitoire fédérale prévue à l'art. 95 al. 6 LPTh. On peut se demander si le grief invoqué par les recourants doit être soulevé dans le cadre d'un recours de droit administratif ou d'un recours de droit public, la réponse à cette question dépendant du point de savoir si la décision attaquée se fonde - ou aurait dû se fonder - sur le droit fédéral ou cantonal (cf. ATF 128 I 46 consid. 1b/aa p. 49). Dans le domaine des médicaments et de leur remise, les compétences cantonales et fédérales sont passablement enchevêtrées (cf. infra consid. 2.3). Il n'est cependant pas nécessaire d'examiner plus avant cette question au stade de la recevabilité. En effet, à supposer que la voie du recours de droit administratif ne soit pas ouverte aux recourants et qu'il faille traiter leur écriture comme un recours de droit public pour violation du principe de la primauté du droit fédéral, reconnu comme droit constitutionnel des citoyens au sens de l'art. 84 al. 1 lettre a OJ (cf. ATF 127 I 60 consid. 4a p. 68), le Tribunal fédéral devrait vérifier avec le même plein pouvoir d'examen que dans le cadre d'un recours de droit administratif si la norme cantonale critiquée - dont l'interprétation n'est comme telle pas litigieuse - est conforme au droit fédéral (cf. ATF 128 I 46 consid. 5a p. 54). 1.2 Pour le surplus, les recourants ont qualité pour recourir: ils sont directement touchés par la décision attaquée (au sens de l'art. 103 lettre a OJ), tandis que, si seule la voie du recours de droit public devait entrer en ligne de compte, il faudrait admettre qu'ils disposent d'un intérêt juridiquement protégé (au sens de l'art. 88 OJ) à demander l'annulation de la décision attaquée, dans la mesure où ils soutiennent qu'une interprétation correcte de l'art. 95 al. 6 LPTh leur confère le droit à l'autorisation souhaitée. Il convient dès lors d'entrer en matière sur le recours qui a été déposé en temps utile et dans les formes prescrites.