Citation: 4A_10/2023 E. 3.3

3.3. A l'encontre de cette motivation détaillée, le recourant tente, de façon timide, de revenir sur la question de la propriété des meubles restaurés, tout en qualifiant lui-même ce point de secondaire. Quoi qu'il en soit, l'intéressé échoue à démontrer que la cour cantonale aurait apprécié les faits de manière arbitraire respectivement enfreint le droit fédéral en retenant que lesdits meubles appartenaient à l'origine à la mère de B.A.________, lequel les avait reçus en héritage au décès de celle-ci. Il n'y a dès lors pas lieu de revenir sur ce point. Dans ces circonstances, on ne discerne pas pour quelle raison les enfants B.________ auraient chargé leur père de faire réparer des meubles qui ne leur appartenaient pas. Quoi qu'il en soit, le recourant, qui soutient que la cour cantonale aurait violé l'art. 33 al. 3 CO et établi les faits de manière arbitraire, ne peut rien tirer en sa faveur de l'application des règles sur la représentation. L'intéressé assoit en effet sa démonstration sur des faits qui s'écartent de ceux constatés par l'autorité précédente. Ainsi, il prétend que les enfants B.________ étaient au courant du fait que leur père les avait représentés vis-à-vis du recourant en ce qui concerne la restauration des meubles anciens. Or, la cour cantonale n'a rien retenu de tel. Le recourant, qui se borne à souligner que les bulletins de commande de 1997 étaient libellés au nom des " consorts B.________ ", à relever que B.A.________ a indiqué à plusieurs reprises qu'il agissait au nom des " consorts B.________ ", et à se référer à un passage extrait d'une audition de B.A.________ pour étayer sa démonstration, ne parvient nullement à établir le caractère arbitraire des constatations opérées par la juridiction cantonale. L'intéressé poursuit sa démonstration en prétendant que la cour cantonale a sombré dans l'arbitraire, en ne retenant pas que les enfants B.________ avaient mandaté, conjointement avec leur père, l'avocat C.________. Par sa critique purement appellatoire, il se contente cependant de substituer, une nouvelle fois, sa propre appréciation des preuves à celle de la juridiction cantonale. Au demeurant, l'autorité précédente a considéré, de manière exempte d'arbitraire, qu'il n'était pas établi que l'avocat précité avait été mandaté par les enfants B.________. Elle a du reste correctement retranscrit les déclarations faites par B.E.________, laquelle avait déclaré, en cours d'audience, ne pas devoir délier l'avocat en question de son secret car les enfants B.________ ne l'avaient jamais mandaté. Le recourant insiste certes sur le fait que l'avocat concerné a demandé, lors de son audition, à être aussi délié du secret professionnel par les enfants B.________ et a indiqué ne pas pouvoir répondre à la question de savoir s'il avait été mandaté par les consorts B.________ dans le cadre de la restauration des meubles anciens. Que cet avocat ait refusé de répondre à cette question ne signifie toutefois pas que la cour cantonale aurait apprécié les faits de manière arbitraire en ne retenant pas que les enfants B.________ l'avaient mandaté conjointement avec leur père en 1998. L'autorité précédente a du reste souligné que l'avocat précité n'avait pas fourni de procuration en sa faveur délivrée par les enfants B.________, lorsqu'il avait été invité à le faire par courriers des 8 avril et 10 mai 1999 émanant de l'établissement bancaire Y.________. C'est également en vain que le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir établi les faits arbitrairement en lien avec les événements qui ont suivi la notification des commandements de payer aux enfants B.________ en juillet 2004. La juridiction cantonale a en effet établi que ceux-ci avaient réagi puisqu'ils avaient interpellé leur père, lequel leur avait indiqué que les poursuites en question n'étaient pas valables et qu'il ferait le nécessaire. Elle a du reste retenu, sans que le recourant ne parvienne à démontrer le caractère arbitraire de cette constatation, que les poursuites en question avaient été annulées par la suite sur requête du recourant. Au regard de l'ensemble des faits constatés souverainement par la cour cantonale, force est ainsi d'admettre que celle-ci n'a pas enfreint l'art. 33 al. 3 CO, en jugeant que le recourant ne pouvait pas inférer du comportement des enfants B.________ que leur père bénéficiait du pouvoir de les représenter et de les engager valablement. Les circonstances ne permettent en effet pas de retenir que les enfants B.________ auraient été au courant des actes du représentant, qu'ils l'auraient laissé agir en tant que tel et qu'ils n'auraient rien fait pour l'en empêcher. Il n'est pas davantage possible de conclure que l'attitude adoptée par les enfants B.________ pouvait objectivement être comprise par le recourant comme la communication de pouvoirs de représentation qui n'existaient en réalité pas. Rien ne permet d'établir que les enfants B.________ auraient eu connaissance du contrat conclu par leur père avec le recourant, avant le 8 juillet 2004, date à laquelle ils se sont vu notifier des commandements de payer. Le recourant semble du reste avoir été convaincu par les explications que lui avait alors fournies B.A.________, puisqu'il a donné par la suite des instructions afin que les poursuites dirigées contre les enfants B.________ soient annulées. De plus, par courrier du 7 juillet 2004 émanant de l'avocat D.________, l'intéressé avait été rendu attentif au fait que B.A.________ n'avait pas le pouvoir d'agir au nom et pour le compte des enfants B.________. Il s'ensuit que la cour cantonale n'a pas enfreint le droit fédéral en considérant que les enfants B.________ ne disposaient pas de la légitimation passive.