Citation: 6B_585/2012 E. 1.5

1.5. Pour opposer à la recourante sa connaissance des faits lui valant la condamnation litigieuse, les magistrats cantonaux se sont fondés sur ses déclarations ainsi que sur celles de A.________, qui ont tous deux confirmé avoir voyagé ensemble à travers la Suisse. Ils se sont également référés aux rétroactifs téléphoniques figurant au dossier. Il en ressortait qu'entre les mois de septembre 2010 et décembre 2010, la recourante et A.________ s'étaient rendus à Genève, Bienne, Zurich, Bâle, Soleure et Saint-Gall, en des lieux réputés pour être des plaques tournantes du trafic de stupéfiants et régulièrement fréquentés par les trafiquants de cocaïne africains. Ils y avaient activé les mêmes bornes aux mêmes moments. En particulier, le rétroactif téléphonique du 11 décembre 2010 attestait que A.________ avait échangé plusieurs contacts téléphoniques avec son fournisseur de cocaïne en présence de la recourante. Les déclarations des parties établissaient en outre que A.________ avait versé de l'argent à la recourante, de même qu'il lui avait offert un voyage au Cameroun où elle s'était rendue en décembre 2010. Lors de son interpellation, elle détenait 1'190 fr. 40 dont elle avait déclaré qu'ils constituaient le solde d'un montant de 1'500 fr. que le prénommé lui avait remis le 11 janvier 2011. Selon les magistrats, ces prestations ne constituaient pas les présents d'un amant, mais la rémunération des services obtenus. Enfin, la cour cantonale a exposé les raisons pour lesquelles elle s'écartait de la version des faits relatée par la recourante et qu'elle tenait pour incohérente. Pour l'essentiel, les magistrats ont relevé que le couple n'avait pas franchi la frontière suisse par le poste de douane le plus proche, celui de Moillesullaz, mais par celui plus éloigné de Fossard en raison de la surveillance douanière qui y était moins étroite. Ils ont également tenu pour invraisemblable que A.________ eût besoin d'un chauffeur pour le conduire de la gare d'Annemasse à celle de Cornavin, dès lors qu'en provenance de Paris, il lui suffisait d'emprunter un train direct à destination de Genève. Il n'apparaissait pas non plus que le motif de son passage à Annemasse avait été une visite galante à la recourante, dès lors qu'ils s'étaient bornés à franchir ensemble la frontière suisse.