Citation: 1C_287/2018 E. 3.2

3.2. S'agissant du dallage, les recourants perdent de vue que le permis de construire initial, délivré le 8 novembre 2011, englobe également la réalisation d'une aire de manoeuvre. L'ancien SFFN avait alors toutefois exigé que celle-ci soit aménagée en surface perméable. Il est ainsi erroné d'affirmer que cet ouvrage n'a pas fait l'objet d'une autorisation cantonale. L'instance précédente était par conséquent compétente pour examiner, dans le cadre de l'arrêt présentement attaqué, la conformité de l'aire de manoeuvre, telle qu'elle a été réalisée, avec le permis de construire initialement accordé. A ce propos, la cour cantonale a retenu, se référant au rapport de l'architecte du constructeur du 28 octobre 2015, que les dalles de revêtement étaient entrecoupées de joints non étanches d'une largeur de 4 cm laissant passer l'eau; ces joints filtrants étaient en contact direct avec le tout-venant, perméable. Sur cette base, examinant cet aspect sur le fond, l'instance précédente a jugé que le dallage répondait aux exigences imposées par le permis de construire initial et a écarté les griefs formulés dans ce sens. Les recourants se contentent à cet égard d'affirmer appellatoirement que les dalles ne répondraient pas aux exigences décidées par l'ancien SFFN, en particulier qu'elles ne seraient pas perméables; cela est cependant insuffisant à remettre en cause les faits établis à ce propos par le Tribunal cantonal et son appréciation sur le fond (art. 106 al. 2 LTF). Les critiques en lien avec l'aire de manoeuvre en dalles doivent partant être rejetées.