Citation: 1C_48/2021 E. 5.3.1

5.3.1. La méthode de l'EMPA recommande de régler la correction de niveau K2 sur 0 (K2 =0). Selon les recourants, qui s'appuient sur un rapport d'expertise privé, il s'imposerait toutefois de retenir K2=2. L'OFEV maintient pour sa part l'application du facteur K2 selon la méthode EMPA et précise que la valeur mentionnée par les recourants est une valeur Kt (et non K2; cf. Annexes au rapport d'expertise privée WindCalExpert du 20 janvier 2019, ch. 2, p. 6). Or celle-ci est une caractéristique de l'émission à proximité de la turbine, qui ne peut être transposée aux lieux d'immissions, seuls déterminants selon l'annexe 6 à l'OPB. Pour ce qui est de l'effet de sol, l'OFEV reconnaît que les auteurs du RIE ne pouvaient ajouter manuellement 3 dB (A), dans le logiciel de simulation CadnaA, à leurs calculs. Cependant, selon l'office fédéral, vu les paramètres choisis dans ce logiciel, il ne reste, abstraction faite de cet ajout injustifié, qu'une marge d'insécurité de nette de +1 dB (A) (cf. observations du 16 juin 2021, p. 12); en outre, il ressort du RIE, qu'un calcul à la main - non automatisé - a été opéré pour confirmer la plausibilité de la simulation (cf. RIE, p. 190). S'agissant des erreurs systématiques de 4 dB (A) conduisant à une sous-estimation des niveaux d'évaluation, la critique est uniquement développée en lien avec la norme ISO 9613-2 (cf. rapport WindCalExpert, ch. 2.2, p. 5) et non avec la méthode EMPA, dont il n'est pas contesté qu'elle fournit globalement des résultats de 1 à 3 dB (A) supérieurs à cette norme internationale couramment utilisée (cf. arrêt 1C_575/2019 du 1 er mars 2022 consid. 5.4.2). Aussi ne décèle-t-on pas une influence significative des erreurs invoquées par les recourants sur la méthode appliquée et les résultats obtenus.