Citation: 7B_741/2023 E. 5.2

5.2. Comme déjà dit, les déclarations du policier E.________ ne jouent aucun rôle dans la condamnation du recourant; la question de savoir si une confrontation aurait dû avoir lieu peut donc rester indécise. Quant aux déclarations, respectivement constatations de l'appointé C.________, la cour cantonale les a examinées soigneusement et les a confrontées aux autres éléments du dossier. Le recourant a pu, au cours de la procédure, se déterminer à leur propos. À cela s'ajoute que le verdict de culpabilité n'est pas fondé uniquement sur les observations de l'appointé C.________, mais également sur les propres déclarations du recourant, sa mesure à l'éthylotest et celle de l'agent B.________ le matin des faits et dont le résultat, soit un taux d'alcool dans l'haleine de 0.38 mg/l, a été accepté par ce dernier (cf. consid. 3.4.2 du jugement entrepris). En outre, l'appointé C.________ a été auditionné par la police le 28 août 2021 en tant que personne appelée à donner des renseignements, sans délégation du Ministère public. De la sorte, le recourant ne peut pas se prévaloir d'une violation de l'art. 147 CPP du fait qu'il n'a pas assisté à cette audition (cf. arrêt 6B_780/2021 du 16 décembre 2021 consid. 1.2 non publié in BGE 148 IV 195). Si le recourant avait certes le droit d'interroger l'appointé C.________ au moins une fois durant la procédure (cf. ATF 148 I 295 consid. 2.1 et les références citées), il ressort du jugement attaqué qu'il n'a jamais requis une confrontation avec ce dernier en première instance ou devant l'instance d'appel, ni à un quelconque autre moment de la procédure. Le recourant ne prétend d'ailleurs pas avoir sollicité une telle confrontation, ni même n'indique quelles questions il aurait souhaité poser au prénommé. Or on ne voit pas ce qui l'aurait empêché de requérir cette audition comme il en avait la possibilité jusqu'au stade de l'appel (cf. arrêt 6B_893/2023 du 26 février 2024 consid. 5.2.2 et les références citées), ce qu'il a toutefois renoncé à faire, se contentant, devant la cour cantonale, de soutenir que les déclarations de l'appointé C.________ étaient inexploitables. Dans ces circonstances, la cour cantonale n'a pas violé le droit en retenant que le recourant avait implicitement renoncé à une confrontation avec l'appointé C.________, de sorte que les déclarations faites par le prénommé étaient exploitables. Le grief doit partant être rejeté.