Citation: 6B_410/2020 E. 2.4

2.4. La recourante soutient que le conflit parental s'était apaisé au moment du dévoilement, de sorte que c'est à tort que la cour cantonale a considéré qu'elle était à l'époque en grande souffrance et prise dans un conflit de loyauté. Elle en veut pour preuve une déclaration faite par l'intimé devant le tribunal correctionnel selon laquelle ses relations avec la mère de la recourante s'étaient améliorées, omettant toutefois d'indiquer que l'intimé avait immédiatement précisé que la relation était toujours tendue. Force est donc de constater que cet argument n'est pas recevable faute de se fonder sur des éléments de fait qui ressortent de l'arrêt attaqué. S'agissant des circonstances du dévoilement, la recourante conteste s'être, comme l'a constaté la cour cantonale, contentée de répondre par oui ou par non au moyen de signes de tête aux questions qui lui étaient posées. Elle se prévaut du procès-verbal de son audition devant le tribunal correctionnel, lors de laquelle elle a déclaré qu'à l'issue du dévoilement, sa tante était venue et qu'elle lui avait expliqué un peu plus en détails ce qui s'était passé. Outre le fait que cet élément repose uniquement sur des déclarations, par ailleurs tardives, de la recourante, il n'en demeure pas moins que le dévoilement s'est fait dans un premier temps exclusivement par des hochements de tête en réponse à des questions fermées. Dans ces circonstances, même avéré, le seul fait que la recourante ait ensuite donné quelques précisions à sa tante ne saurait faire apparaître comme arbitraire l'appréciation des preuves de la cour cantonale. La recourante relève en outre que l'expertise de crédibilité de ses propres déclarations parvient à la conclusion que celles-ci sont crédibles. La cour n'a pas méconnu cet élément puisqu'elle le relève expressément, en précisant toutefois, à juste titre, que le score se situe juste au-dessus de la zone d'incertitude, puisque qu'il est de 17/38 alors que la crédibilité est considérée comme discutable lorsque le score se situe entre 10 et 16. La recourante se prévaut par ailleurs de son état de santé, compatible avec les faits dénoncés. Il ne ressort pas non plus de l'arrêt attaqué que la cour cantonale aurait ignoré cet élément. Par ailleurs, le fait qu'il soit compatible avec les faits dénoncés n'implique pas que ceux-ci en soient la seule explication possible, de sorte qu'on ne sauraiten tirer aucune conclusion déterminante quant à la réalité des faits dénoncés. La recourante se prévaut, enfin, de ses propres déclarations devant la police d'une part et devant l'autorité de première instance d'autre part. Sur ce point son argumentation est de nature appellatoire. Dans ces circonstances, force est de constater que l'argumentation de la recourante ne suffit pas à remettre en question l'appréciation des preuves de la cour cantonale.