Citation: 6S.165/2004 04.06.2004 E. 2

Invoquant une violation de l'art. 63 CP, le recourant se plaint de la peine infligée. 2.1 Les critères en matière de fixation de la peine ont été rappelés à l'arrêt publié aux ATF 127 IV 101. Il convient de s'y référer. 2.2 En se prévalant de l'arrêt publié aux ATF 121 IV 202, le recourant soutient que sa culpabilité aurait dû être appréciée de manière atténuée pour la partie du trafic où il est intervenu comme transporteur. Le recourant s'écarte en partie des faits constatés ou en introduit de nouveaux. A cet égard, son argumentation est irrecevable. La Cour de cassation vaudoise a relevé à propos des 4,981 kilos d'héroïne saisis que le recourant avait lui-même élaboré la stratégie pour transporter cette drogue jusqu'à Vevey, qu'il comptait en garder 500 grammes, le solde devant être acheminé à divers revendeurs de la place de Genève, après notamment qu'il eut coupé la drogue (cf. arrêt attaqué, p. 7). Il apparaît donc que le recourant n'est pas intervenu comme simple transporteur. Il a au contraire joué un rôle important dans le trafic et sa culpabilité doit être appréciée sous cet angle. Son grief est infondé dans la mesure où il est recevable. 2.3 Selon le recourant, la quantité de drogue en cause implique une peine inférieure. Il semble vouloir fonder son argumentation uniquement sur la drogue qu'il a vendue, soit 1,6 kilo, et non sur celle destinée aux revendeurs opérant à Genève. Cette approche est erronée. Conformément aux constatations cantonales, il faut prendre en compte que son trafic a porté sur l'acquisition de 6,1 kilos d'héroïne brute, dont il a vendu 1,6 kilo. Pour démontrer le caractère excessif de sa peine - dix ans de réclusion -, le recourant invoque l'étude de Thomas Hansjakob (Strafzumessung in Betäubungsmittelfällen - eine Umfrage der KSBS, RPS 115/1997 p. 233 ss). Il souligne que selon celle-ci un trafic portant sur 8 kilos d'héroïne pure implique une peine d'environ neuf ans de réclusion.