Citation: I 554/01 19.04.2002 E. A

A.- D.________ a travaillé à mi-temps en qualité de secrétaire jusqu'au 31 mars 1997, date à laquelle elle a été licenciée pour cause de restructuration. A la suite d'un premier bilan respiratoire du 3 décembre 1996, elle a consulté à plusieurs reprises le docteur A.________, spécialiste en maladies pulmonaires, qui a constaté un asthme chronique sévère, empêchant la reprise d'une activité lucrative dès le 21 mai 1997 (rapports des 4 décembre 1996, 4 juin et 4 décembre 1997). Le 4 décembre 1997, D.________ a présenté une demande de prestations à l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office AI), en précisant par la suite qu'elle aurait continué à travailler à 50 % si elle avait été en bonne santé. A la demande de l'assurance perte de gain, La Suisse Assurances, la prénommée a été examinée par le docteur B.________, spécialiste en pneumologie, qui, diagnostiquant un syndrome obstructif chronique relativement sévère, a estimé la capacité de travail à "vraisemblablement 100 % pour un travail sédentaire" (rapport du 18 mai 1998). Une enquête économique, réalisée par l'office AI le 13 décembre 1999, a révélé que l'assurée présente un empêchement de 27 % en relation avec l'accomplissement des travaux ménagers. Par décision du 10 mai 2000, l'office AI a refusé d'allouer des prestations AI à D.________. Il a considéré que la capacité de travail et de gain sur le plan professionnel était totale, alors que les empêchements dans la tenue du ménage étaient évalués à 27 %. Le degré d'invalidité de 13,50 % qui en résultait n'ouvrait pas le droit à une rente.