Citation: 5P.368/2002 13.12.2002 E. 2

En vertu de l'art. 82 al. 1 LP, la mainlevée provisoire n'est accordée que sur le vu d'une reconnaissance de dette constatée par acte authentique ou sous seing privé (cf. à ce sujet: ATF 122 III 125 consid. 2 p. 126 et les références); le titre sur lequel se fonde la présente poursuite, à savoir un certificat d'insuffisance de gage, revêt (formellement) cette qualité (art. 158 al. 3 LP). Pour faire échec à la mainlevée, le poursuivi est admis à invoquer tout moyen libératoire tiré du droit civil, en l'occurrence l'inexigibilité de la créance en raison de l'octroi d'un sursis (Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, vol. I, n. 81 ad art. 82 LP); ce moyen est admissible en l'espèce, dès lors que l'intimée ne prétend pas qu'il aurait été rejeté par le juge dans une action au fond ayant opposé les parties (Gilliéron, op. cit., vol. II, n. 41 ad art. 158 LP). Contrairement à ce qui vaut pour la mainlevée définitive (art. 81 al. 1 LP; cf. ATF 124 III 501 consid. 3a p. 503), le poursuivi peut se borner à rendre vraisemblable sa libération (art. 82 al. 2 LP).