Citation: 4A_446/2013 E. 4.1.1

4.1.1. Premièrement, l'intimée n'avait pas demandé, ou pas demandé en temps utile, à A.________ l'autorisation de venir récupérer son équipement sur le site de W.________ pour lui permettre de respecter ses engagements contractuels (recours, n. 40 à 52). Aux dires de la recourante, il ressortirait du témoignage de R.________, responsable des opérations de l'intimée sur place, que cette dernière avait délibérément tardé à demander la libération de son équipement, car elle pouvait tirer un revenu considérable - 2'800 USD par jour - de la prolongation du séjour de celui-ci sur le site de W.________, et qu'elle avait attendu la fin novembre, voire décembre 2007, soit 4 ou 5 mois après l'arrêt du chantier de W.________ pour entamer des négociations sérieuses avec A.________ afin de pouvoir accéder au site et démonter son équipement. Dès lors, en ne prenant pas en compte ces allégations-là, étayées par ce témoignage et rappelées de surcroît aux §§ 5-8 du mémoire après audience ( post-hearing brief ) de la recourante du 8 février 2013, l'arbitre unique n'aurait pas traité les questions décisives de l'existence ou non d'une demande de l'intimée tendant à la libération de son équipement et, le cas échéant, du caractère tardif ou non de pareille demande.