Citation: 4P.161/2003 12.11.2003 E. 1

2.2 La manière dont le recourant motive le moyen est totalement contraire aux exigences strictes et minimales en la matière posées par l'art. 90 al. 1 let. b. OJ. En effet, A.________ se limite, comme il le ferait devant une cour d'appel, à critiquer l'état de fait de la décision déférée, sans mettre en évidence en quoi les constatations qui auraient été écartées arbitrairement démontreraient que les conditions fixées par le droit procédural valaisan pour un appel en cause auraient été réalisées en ce qui concerne l'intimée. Le recourant se réfère à une écriture de la fiduciaire I.________ adressée à X.________, datée du 5 décembre 1996, qui montrerait que le 6 décembre 1996 la dette de Y.________ à l'endroit de la banque était éteinte. Dans cette lettre, la fiduciaire en cause, en qualité de commissaire au sursis concordataire de Y.________, a confirmé que la cession des créances de cette société, dont la banque avait bénéficié les 5 et 17 mai 1995, valait sûreté tant pour le crédit en compte courant ... accordé par X.________ à Y.________ que pour toutes les autres dettes de la filiale de Sion de cette société envers la banque. On cherche donc vainement en quoi ce document pourrait étayer la thèse invoquée du remboursement des dettes de Y.________ à l'aide des prêts avancés à Z.________ SA. Quant au témoin J.________, employé de X.________, il a déclaré que la continuité de l'exploitation de Z.________ SA - de sa fondation en juin 1995 jusqu'à la faillite intervenue en février 1999 - avait permis à la banque de limiter ses pertes. Quoi qu'en pense le recourant, il est exclu de déduire de cette déposition que le compte d'exploitation de Z.________ SA a été mis à contribution pour éponger les dettes dues par Y.________ à la banque. Le moyen est dénué de tout fondement, à supposer qu'il soit recevable.