Citation: 7B_38/2024 E. 3.2.3

3.2.3. Pour le surplus, on ne voit pas que la cour cantonale soit tombée dans l'arbitraire en constatant que la perception du recourant n'avait pas évolué depuis mai 2023. Lors de l'audience du 27 novembre 2023 devant le TAPEM, le recourant a en effet déclaré qu'il percevait le suivi thérapeutique comme une contrainte, affirmant être obligé de s'y soumettre pour ne pas se retrouver incarcéré à nouveau (art. 105 al. 2 LTF; cf. dossier cantonal, procès-verbal de l'audience du TAPEM du 27 novembre 2023, p. 227). Il ne voit toujours pas pourquoi il devrait être soigné, nonobstant la commission récente d'actes de récidive et la violation des règles de conduite (cf. arrêt attaqué, p. 10 s.). Le recourant n'indique par ailleurs pas quel élément permettrait de retenir qu'il a opéré une prise de conscience à la suite de son accident en octobre 2023, le fait de ne pas récidiver depuis lors n'étant à lui seul pas déterminant. Contrairement à ce qu'indique le recourant, on cherche en outre vainement dans le procès-verbal de l'audience du TAPEM du 27 novembre 2023 toute explication de sa part en lien avec les circonstances dans lesquelles s'est terminé l'entretien de réseau du 16 octobre 2023. L'autorité précédente pouvait dès lors, sans arbitraire, se fier au compte-rendu de cet entretien, qui n'avait fait l'objet d'aucune contestation, pour retenir qu'il avait quitté cette séance à la suite d'une remarque sur le fait de se présenter alcoolisé aux consultations. Enfin, le recourant se méprend en soutenant qu'il n'a jamais pu se déterminer sur les éléments en lien avec les propos qu'il avait tenus lors d'une prise de contact avec l'ex-époux de C.________ et l'apprenti de l'entreprise dans laquelle ce dernier travaillait. Il a été questionné à ce propos par le TAPEM lors de l'audience du 27 novembre 2023 et, assisté de son conseil, n'a alors pas contesté le caractère menaçant et insultant des propos qu'il avait tenus. Il ne soutient en tout état pas s'être exprimé à ce sujet dans son recours cantonal. Il ne saurait dès lors être reproché à la cour cantonale d'avoir constaté que le recourant avait effectivement tenu de tels propos.