Citation: 4F_7/2009 28.07.2009 E. 1

2.1 La révision d'un arrêt du Tribunal fédéral peut être demandée pour les motifs énumérés aux art. 121 à 123 LTF. Le requérant ne se prévaut d'aucun des motifs, exhaustifs, énoncés dans ces trois articles de la LTF. A supposer qu'il entende se prévaloir de l'art. 123 al. 2 let. a LTF, seul motif pouvant entrer en considération, norme qui prévoit que la révision peut être demandée, dans les affaires civiles notamment, si le requérant découvre après coup des faits pertinents ou des moyens de preuve concluants qu'il n'avait pas pu invoquer dans la procédure précédente, à l'exclusion des faits ou moyens de preuve postérieurs à l'arrêt, sa demande serait privée de tout fondement. En effet, le fait qu'il invoque, soit l'oubli d'envoyer un mémoire de recours avec sa lettre du 11 mai 2009, a été découvert par lui bien avant la reddition de l'arrêt dont est révision du 17 juin 2009, puisque le Tribunal fédéral avait mentionné cette circonstance dans une écriture envoyée à l'intéressé le 15 mai 2009, que celui-ci n'a jamais contesté avoir reçue. 2.2 Il reste à examiner si le requérant peut obtenir l'annulation de l'arrêt du 17 juin 2009 par la voie de la restitution de délai au sens de l'art. 50 LTF. Selon l'alinéa 1 de cette disposition, la restitution de délai est subordonnée à la condition que la partie ou son mandataire qui a été empêché d'agir dans le délai fixé n'ait pas commis de faute. Il n'y a donc pas matière à restitution lorsque l'inobservation du délai est due à la faute de la partie elle-même, de son mandataire ou d'un auxiliaire (ATF 114 Ib 67 consid. 2 p. 69 ss et les références citées). Or c'est précisément le cas en l'espèce, puisque le non-respect du délai pour former le recours en matière civile est dû à la seule négligence du requérant qui a oublié « d'introduire le recours... dans l'enveloppe de transmission envoyée le 11 mai 2009 », ainsi qu'il le réitère dans sa demande de révision. Cet élément exclut toute restitution de délai en vertu de l'art. 50 LTF et, partant, toute annulation de l'arrêt d'irrecevabilité sur la base de l'alinéa 2 de cette disposition.