Citation: 2P.288/2002 24.02.2003 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 128 I 177 consid. 1 p. 179, 46 consid. 1a p. 48; 128 II 66 consid. 1 p. 67, 56 consid. 1 p. 58, 46 consid. 2a p. 47, 13 consid. 1a p. 16). 1.1 Le présent recours est dirigé contre une décision de non entrée en matière prise en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 OJ). Il s'agit donc uniquement de déterminer si, en déclinant sa compétence pour statuer sur le fond du litige, le Tribunal administratif a interprété et appliqué le droit cantonal de procédure de manière arbitraire ou en violation d'un droit constitutionnel (ATF 126 II 377 consid. 8d p. 395). Dans cette mesure, la Coopérative a qualité pour agir par la voie du recours de droit public, indépendamment de sa qualité pour recourir sur le fond ( art. 88 OJ; ATF 122 I 267 consid. 1b p. 270). 1.2 En vertu de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ, l'acte de recours doit toutefois, à peine d'irrecevabilité, contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés et préciser en quoi consiste la violation. Lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'a donc pas à vérifier de lui-même si l'arrêt entrepris est en tous points conforme au droit et à l'équité. Il n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours. Le recourant ne saurait se contenter de soulever de vagues griefs ou de renvoyer aux actes cantonaux (ATF 125 I 71 consid. 1c p. 78; 115 Ia 27 consid. 4a p. 30; 114 Ia 317 consid. 2b p. 318). En outre, dans un recours pour arbitraire fondé sur l'art. 9 Cst., l'intéressé ne peut se contenter de critiquer l'arrêt attaqué comme il le ferait dans une procédure d'appel où l'autorité de recours peut revoir librement l'application du droit. Il doit préciser en quoi cet arrêt serait arbitraire, ne reposerait sur aucun motif sérieux et objectif, apparaîtrait insoutenable ou heurterait gravement le sens de la justice (ATF 110 Ia 1 consid. 2a p. 3/4). Motivé de façon particulièrement succincte, l'acte de la recourante doit être examiné à la lumière de ces principes.