Citation: 2C_587/2022 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la recourante reproche à la Cour de justice de ne pas avoir analysé si, comme elle le soutient, un envoi au moyen de la plateforme électronique de la Poste "IncaMail" remplit toutes les conditions de transmission à la Poste suisse telles que prévues par le droit cantonal de procédure pour que le délai de recours soit observé. Elle estime également que les juges cantonaux auraient dû tenir compte de son argumentation dont il ressort que tout envoi électronique adressé à un nom de domaine est réceptionné par ce dernier, même si l'identifiant précédent le nom de domaine est incorrect. On ne saurait suivre ce raisonnement. En effet, dans l'arrêt attaqué, la Cour de justice a clairement expliqué que le droit cantonal de procédure interdisait la transmission d'écritures en procédure de recours par la voie électronique et qu'il imposait par ailleurs qu'une signature olographe originale soit apposée pour qu'un recours soit valable. En conséquence, la Cour de justice pouvait, sans arbitraire, ne pas traiter les griefs de la recourante en lien avec la manière dont elle a transmis son recours par la voie électronique, ces critiques étant dénuées de pertinence, car une transmission électronique n'est, selon l'arrêt attaqué, pas admise par le droit cantonal. Partant, le grief de violation du droit d'être entendu est infondé.