Citation: 1D_5/2016 E. B

En 2012, A.________ a déposé une première demande de naturalisation ordinaire. Le Conseil municipal de St-Maurice l'a refusée, se fondant sur une décision du Ministère public condamnant, en 2009, l'intéressé pour lésions corporelles simples. Le 5 août 2014, le prénommé a déposé une nouvelle demande de naturalisation ordinaire. Dans le cadre de l'instruction, il a été entendu par la Commission de naturalisation de la Commune de St-Maurice, le 26 novembre 2015. Dans son rapport établi à la suite de cette audition, la commission de naturalisation préavise favorablement la demande. Elle relève que A.________ n'est pas inscrit à l'office des poursuites et qu'il paie régulièrement ses impôts. Sur le plan des loisirs, il est fait mention de la pratique du football, durant plusieurs années, au sein du FC St-Maurice. Le prénommé parle couramment le français et ses connaissances de la Suisse sont jugées bonnes. Il ressort enfin de ce document qu'interpellé au sujet de ses soucis judiciaires, A.________ a estimé qu'ils constituaient des "erreurs de jeunesse"; la commission de naturalisation remarque néanmoins qu'il s'agit du même discours que celui tenu dans le cadre de sa première demande de naturalisation, en 2012, et qu'en dépit de cela de nouvelles infractions avaient été commises en 2013, en particulier la détention d'un poing américain en violation de la législation sur les armes (art. 33 al. 2 de la loi fédérale sur les armes, les accessoires et les munitions du 10 juin 1997 [LArm; RS 514.54]).