Citation: 4C.159/2006 13.07.2006 E. C

Statuant par arrêt du 17 mars 2006, la Cour de justice a rejeté l'appel formé par le demandeur et confirmé le jugement déféré. Elle a relevé, tout d'abord, que le demandeur n'avait rien allégué au sujet du devoir d'information de la défenderesse n° 5, ajoutant que le premier juge avait nié à juste titre, du point de vue matériel, toute obligation d'information du demandeur à charge de la défenderesse n° 5 (consid. 3). La cour cantonale a exclu ensuite la violation de devoirs précontractuels, d'autant plus qu'il n'était pas établi que la défenderesse n° 5 ait formulé son offre d'achat des actions restantes de E.________ avant le 22 avril 2002 (consid. 4) et que le demandeur, représenté par un avocat, non seulement entendait vendre ses actions le plus rapidement possible, mais encore n'avait pas la possibilité de le faire à un prix supérieur en raison des limitations que lui imposaient les statuts de la société et son contrat d'engagement (consid. 5). Dans cette mesure, la cour cantonale a reconnu la validité de ces limitations (consid. 6). Elle est également arrivée à la conclusion que le demandeur n'avait subi aucun dommage en relation de causalité avec la prétendue violation du devoir de renseigner, car il n'aurait pas pu vendre ses actions à un prix supérieur même s'il avait été dûment informé, comme cela ressort des conditions du contrat que les défendeurs n°s 1 et 2 ont conclu avec la défenderesse n° 5 (consid. 7).