Citation: 9C_720/2018 E. 6.2

6.2. Cet argument est mal fondé. Une fois encore, l'assurée ne critique pas directement l'acte attaqué mais livre sa propre interprétation des rapports médicaux disponibles en se focalisant seulement sur certains éléments qui paraissent aller dans le sens de la thèse qu'elle soutient. Ce faisant, elle ne démontre nullement en quoi la juridiction cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en déduisant des rapports successifs de la doctoresse I.________ l'absence de péjoration de la situation du point de vue psychique (voire même d'une amélioration dans la mesure où l'épisode du trouble dépressif récurrent était actuellement qualifié par ce praticien de modéré alors qu'il était auparavant moyen à sévère), la similitude des tableaux cliniques aux deux moments déterminants dans le cadre d'une révision du droit aux prestations, ainsi que l'absence de tout nouvel élément objectif (hormis la décompensation évoquée) dans son histoire psychiatrique. Le tribunal cantonal a en outre considéré à raison que l'avis du psychiatre traitant sur la capacité de travail de sa patiente ne constituait qu'une nouvelle appréciation d'une situation restée identique.