Citation: 9C_855/2007 21.08.2008 E. 4

Contrairement à ce que semble croire le recourant, la juridiction de première instance ne s'est pas référée à l'avis du SMR pour apprécier son état de santé psychique et une éventuelle incapacité de travail correspondante. Alors que sur le plan somatique, les premiers juges se sont fondés sur l'avis des divers spécialistes concernés, à savoir les chirurgiens de la main H.________ et S.________, ainsi que les rhumatologues C.________ et K.________, sur le plan psychique, ils ont pris en considération les conclusions du rapport d'expertise psychiatrique du docteur E.________. Or, dans son rapport du 11 mars 2005, ce médecin a mentionné qu'un trouble douloureux associé à la fois à des facteurs psychologiques et à une affection médicale générale chronique de gravité légère pouvait tout au plus être retenu, excluant d'emblée que ce trouble puisse entraîner une quelconque incapacité de travail d'ordre psychiatrique. L'expert a par ailleurs précisé que le recourant ne présentait aucune comorbidité psychiatrique ni aucun critère pour un trouble de conversion. En outre, tant l'examen clinique que l'analyse du dossier montraient un bon nombre de discordances, voire d'incohérences entre les plaintes subjectives du recourant et les constatations objectives. Il a conclu que la capacité de travail devait être appréciée uniquement sur la base des éléments médico-somatiques objectifs relevés par les spécialistes concernés. Ceux-ci ne retenaient cependant aucune incapacité de travail chez le recourant.