Citation: 9C_787/2015 E. 6

En l'occurrence, il n'y a pas lieu de s'écarter des considérations des premiers juges. Lorsqu'une appréciation repose sur une évaluation médicale complète, telle que l'expertise réalisée par la doctoresse H.________, il appartient à la partie recourante, si elle entend remettre en cause l'évaluation d'un expert, de faire état d'éléments objectivement vérifiables ignorés dans le cadre de l'expertise et suffisamment pertinents pour en remettre en cause les conclusions ou en établir le caractère objectivement incomplet. L'assurée ne fait toutefois pas mention de tels arguments. Comme l'a relevé la juridiction cantonale, la doctoresse H.________ a dûment motivé les raisons pour lesquelles elle retenait une incapacité de travail de 100 % de mi-juillet 2012 à mi-juillet 2013, de 50 % de mi-juillet à fin 2013 et de 30 % depuis janvier 2014 en raison d'un trouble dépressif récurrent, en rémission, et d'un trouble anxieux (rapport du 31 mars 2014). Le docteur D.________ a mentionné un trouble de la personnalité émotionnellement labile de type compulsif (rapport du 13 octobre 2014). Se référant à cette appréciation, la recourante allègue qu'il est abusif d'ignorer un tel diagnostic. Or si cette pathologie n'a pas été retenue par l'experte, ce n'est pas uniquement parce que cette dernière n'avait pas décelé rapidement des problèmes graves dans son enfance, contrairement à ce que l'assurée déclare. La doctoresse H.________ a également procédé à une anamnèse complète (notamment sur le plan familial, personnel, social, somatique et psychopathologique) et entendu les plaintes de la recourante. Par ailleurs, il convient de relever que l'évaluation du taux d'invalidité ne se détermine pas en fonction du trouble dont souffre l'assuré mais au regard de l'effet de l'atteinte à la santé sur sa capacité de travail résiduelle (cf. art. 8 LPGA). En ce qui concerne l'incapacité totale de travail invoquée par la recourante, cette dernière se limite à retranscrire les observations du docteur D.________, sans mentionner les raisons qui auraient dû conduire le tribunal cantonal à écarter l'expertise et sans faire non plus état d'éléments dont la doctoresse H.________ n'aurait pas eu connaissance au moment où elle a apprécié la situation. La recourante ne fait qu'opposer sa propre interprétation des conclusions du rapport du 31 mars 2014 à l'appréciation des premiers juges. Ce grief est dès lors de nature appellatoire et n'est pas propre à faire apparaître comme insoutenable l'appréciation à laquelle a procédé la juridiction cantonale. Quant à l'article du psychologue Knuf, il constitue une appréciation générale et non pas une évaluation en lien avec les données du cas particulier, de sorte qu'il n'est pas déterminant. Au vu de ce qui précède, il ne ressort pas de l'argumentation de l'assurée que les premiers juges se sont fondés de manière arbitraire sur les constatations de la doctoresse H.________. Une aggravation de l'état de santé postérieure au mois de juillet 2013, à savoir une incapacité de travail de plus de 50 %, doit être exclue.