Citation: 8C_198/2024 E. 6.6

6.6. S'agissant de la capacité de travail, la recourante se limite à se référer aux expertises psychiatriques antérieures - qui, selon elle, se rejoindraient toutes sur ce point -, sans se déterminer de manière argumentée sur l'évaluation réalisée par la docteure M.________ au moyen des indicateurs standards. On soulignera qu'il est établi, et non contesté, que les docteurs E.________ et F.________ n'ont pas évalué la capacité de travail au moyen de ces indicateurs. S'agissant des docteures H.________ et L.________, le fait que le médecin du SMR ait qualifié leur expertise de "détaillées, complètes et convaincantes, et en adéquation avec les critères jurisprudentiels en la matière" n'est pas décisif, dès lors que les expertes prénommées tenaient compte du diagnostic d'état de stress post-traumatique - qui ne pouvait être confirmé (cf. consid. 6.5 supra) - pour se prononcer sur la capacité de travail. Les premiers juges ont relevé que la docteure M.________ s'était prononcée sur l'atteinte à la santé, le traitement mis en oeuvre et la personnalité de la recourante. S'agissant de la cohérence des troubles, elle a relevé que l'atteinte à la santé dans les différents domaines de la vie quotidienne ne pouvait être évaluée objectivement au vue de la majoration manifeste. Elle notait également la présence de discordances, soit la disproportion entre le traumatisme initial et ses conséquences, l'absence de compliance médicamenteuse et d'hospitalisation en dépit d'une situation annoncée sévère, une incapacité totale de travailler dans toute activité et l'absence de pathologie objectivée sur le plan somatique. S'agissant des ressources, la recourante conservait de bonnes capacités de communication, d'adaptation et de respect du cadre expertal; aucun trouble de la concentration, de la mémoire ou de troubles du comportement de type impulsivité ou irritabilité susceptible d'entraver la gestion des relations interpersonnelles n'était mis en évidence. Seule la capacité d'endurance pouvait être raisonnablement altérée en raison du déconditionnement. La docteure M.________ a encore noté la présence de croyances dysfonctionnelles rigides, concernant l'incurabilité de la recourante et sa perte définitive de toute capacité de travail, probablement acquise au fil du temps depuis l'agression de 2016, confortant la recourante dans un statut de victime. La recourante apparaissait relativement autonome dans les actes de la vie quotidienne, les ressources externes étant probablement pauvres, limitées à sa fille. Les constatations de la docteure M.________ sont fondées, cohérentes et prennent en compte tous les éléments pertinents pour évaluer la capacité de travail de la recourante à l'aune des indicateurs pertinents.