Citation: 2C_281/2023 E. 4.9

4.9. Au demeurant, comme le constate à bon droit l'arrêt attaqué, même si on devait considérer les faits allégués par le recourant comme étant avérés et que l'on devait entrer en matière sur la demande de réexamen, la seule modification des circonstances invoquée ne permettrait pas d'arriver à la conclusion que le recourant peut bénéficier d'un droit de séjour en Suisse. Sous l'angle de l'art. 47 al. 4 LEI, il n'existe pas de raison familiale majeure à ce que l'intéressé vive après de sa mère. En effet, la situation actuelle du recourant, qui atteindra la majorité l'année prochaine, plaide en faveur d'un processus d'émancipation parentale déjà bien avancé et d'une autonomie déjà acquise pour les tâches quotidiennes. Comme le relèvent les juges cantonaux, seul un encadrement ponctuel réduit au strict minimum s'avère encore nécessaire dont rien ne permet d'affirmer qu'il ne puisse continuer à être garanti dans le pays d'origine, ni d'ailleurs en partie prodigué à distance par la mère de l'intéressé - qui vit séparé de lui depuis qu'il est âgé de deux ans - au moyen d'échanges téléphoniques réguliers ou lors de ses visites annuelles à son fils. Par ailleurs, il est dans l'intérêt du recourant de continuer à vivre au Cameroun où il a toujours vécu sans la présence de sa mère. Le recourant étant âgé de 17 ans et ayant toujours vécu au Cameroun jusqu'à son emménagement chez sa mère en octobre 2021, il est à craindre qu'il se heurte à des difficultés d'assimilation en Suisse.