Citation: 9C_889/2008 11.09.2009 E. 3

Les premiers juges ont retenu que sur le plan somatique, le recourant présentait une diminution de sa capacité de travail dans la dernière activité qu'il avait exercée, mais que la capacité de travail était toutefois équivalente à 100 % dans la profession d'architecte. Sur le plan psychique, les conclusions de l'expert M.________ selon lesquelles il n'y avait pas d'incapacité de travail devaient être suivies, contrairement à celles du docteur I.________. En effet, l'existence d'une comorbidité psychiatrique devait être niée. Les autres critères permettant d'admettre le caractère non exigible de la reprise du travail n'étaient pas non plus remplis. Ainsi, le recourant ne présentait pas, en sus du trouble somatoforme douloureux persistant, une affection corporelle chronique ou un processus maladif s'étendant sur plusieurs années sans rémission durable. On ne saurait non plus parler d'une perte d'intégration sociale dans toutes les manifestations de la vie. Aucun des spécialistes n'avait relevé l'existence d'un état psychique cristallisé, sans évolution possible au plan thérapeutique, résultant d'un processus défectueux de résolution du conflit, mais apportant un soulagement du point de vue psychique (profit primaire tiré de la maladie). Enfin, le dossier ne faisait pas mention de l'échec de traitements ambulatoires ou stationnaires conformes aux règles de l'art. 3.1 Il n'apparaît pas que les faits ci-dessus retenus par la juridiction cantonale, au demeurant non discutés par le recourant, aient été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit. En effet, seuls les troubles somatiques entraînent une diminution de la capacité de travail du recourant dans la dernière activité qu'il a exercée. Sa capacité de travail est toutefois de 100 % dans la profession d'architecte. 3.2 Se référant à l'arrêt U 63/06 du Tribunal fédéral du 7 mars 2007, les premiers juges ont considéré que le recourant présentait une incapacité de gain de 22 %. Ce taux d'invalidité ne confère aucun droit à une rente d'invalidité (art. 28 al. 1 LAI, teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2007).