Citation: 4P.169/2006 26.10.2006 E. 3

Invoquant l'art. 9 Cst., les recourants se plaignent d'arbitraire dans la constatation des faits et l'appréciation des preuves. 3.1 D'après la jurisprudence, une décision est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité (ATF 132 III 209 consid. 2.1; 131 I 57 consid. 2); il ne suffit pas qu'une autre solution paraisse concevable, voire préférable (ATF 132 III 209 consid. 2.1; 129 I 8 consid. 2.1); pour que cette décision soit annulée, encore faut-il qu'elle se révèle arbitraire, non seulement dans ses motifs, mais aussi dans son résultat (ATF 132 III 209 consid. 2.1; 131 I 217 consid. 2.1). Il appartient à la partie recourante de démontrer, par une argumentation précise, en quoi la décision incriminée est arbitraire (ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 262). Dans la mesure où l'arbitraire est invoqué en relation avec l'établissement des faits, il convient de rappeler que le juge dispose d'un large pouvoir lorsqu'il apprécie les preuves (arrêt 4P.173/2006 du 5 octobre 2006, consid. 4.1; 4P.68/2006 du 4 juillet 2006, consid. 4.1). La partie recourante doit ainsi expliquer dans quelle mesure le juge a abusé de son pouvoir d'appréciation et, plus particulièrement, s'il a omis, sans aucune raison sérieuse, de prendre en compte un élément de preuve propre à modifier la décision attaquée, s'il s'est manifestement trompé sur son sens et sa portée ou encore si, en se fondant sur les éléments recueillis, il en a tiré des constatations insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1; 127 I 38 consid. 2a p. 41). Il ne suffit pas que la partie recourante invoque seulement quelques moyens de preuve dont elle souhaiterait qu'ils aient une portée différente de celle retenue dans l'arrêt attaqué. Le recours de droit public n'étant pas un appel, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de substituer sa propre appréciation à celle de l'autorité cantonale (cf. ATF 128 I 295 consid. 7a), de sorte que la partie recourante ne peut discuter librement les faits et le droit en présentant sa propre version des événements (cf. ATF 129 III 727 consid. 5.2.2). 3.2 Les recourants reprochent tout d'abord à la cour cantonale d'avoir fait une relation des faits pour le moins partielle, celle-ci n'étant de surcroît pas limitée à la partie "en fait" de l'arrêt, des éléments de fait déterminants étant en effet disséminés au milieu des considérants "en droit". Premièrement, les juges cantonaux n'auraient pas restitué in extenso la teneur de l'annonce parue dans la Tribune de Genève du 31 octobre 2001, plus particulièrement en ce qu'elle ferait état d'une "reprise d'agencement", sans plus de précisions. Or, cette annonce constituerait pourtant le fondement de l'idée de l'existence d'un prétendu "pas-de-porte". Deuxièmement, l'arrêt entrepris pêcherait également par l'absence de toute mention au fait que le sous-locataire vivait précédemment dans un appartement meublé. Or, cet élément permettrait d'expliquer l'intérêt avec lequel celui-ci s'était porté acquéreur des meubles et installations. Une troisième carence consisterait en l'absence de toute référence aux déclarations faites par les témoins B.________ et C.________ "relativement à la liste des meubles et installations subsumés sous le syntagme «reprise d'agencement»". Or, ces témoignages, par ailleurs corroborés par les pièces relatives à la vente des meubles et installations, seraient pertinents pour trancher la question de l'existence d'un "pas-de-porte". Quatrièmement, la partie "en fait" de la décision entreprise ferait une simple référence à la pièce 18, sans aucune mention de la clause incluse dans celle-ci, selon laquelle les locataires s'engageaient à reprendre toutes les installations fixes au départ du sous-locataire. Dans la mesure où les recourants exposent, dans un second temps, que les carences dans la relation des faits sont ensuite relayées dans la partie "en droit" de l'arrêt attaqué, ces prétendues omissions arbitraires seront en tant que besoin analysées au fur et à mesure de l'examen de leurs griefs.