Citation: 6S.451/2005 05.04.2006 E. 3

Le recourant soutient enfin que l'autorité cantonale a violé l'art. 41 ch. 1 CP en assortissant le sursis d'un délai d'épreuve excessivement long. Aux termes de l'art. 41 ch. 1 al. 3 CP, "en suspendant l'exécution de la peine, le juge impartira au condamné un délai d'épreuve de deux à cinq ans". Dans le cadre ainsi fixé par la loi, la durée du délai d'épreuve est à déterminer en fonction des circonstances du cas, en particulier selon la personnalité et le caractère du condamné, ainsi que du risque de récidive. Plus celui-ci est important plus long doit être le délai d'épreuve et la pression qu'il exerce sur le condamné pour qu'il renonce à commettre de nouvelles infractions (ATF 95 IV 121 consid. 1). La durée doit être déterminée de manière à offrir la plus grande probabilité que le condamné ne récidivera pas (Schneider, Basler Kommentar I, art. 41 n. 131 et les références citées). Dans ce contexte également, les autorités cantonales disposent d'un large pouvoir d'appréciation et, dans la mesure où elles respectent la cadre légal, le Tribunal fédéral ne considère que le droit fédéral a été violé que lorsque le juge a abusé de ce pouvoir d'appréciation (ATF 95 IV 121 consid. 1). En l'espèce, l'autorité cantonale a relevé que le recourant, en tant que conducteur encore peu expérimenté, a adopté un comportement totalement irresponsable, prenant des risques inconsidérés et parfaitement inutiles et qu'il existait un certain risque de récidive. Dans ces circonstances, on ne saurait considérer qu'elle a abusé de son pouvoir d'appréciation en estimant qu'un délai d'épreuve d'une durée certes supérieure au minimum imposé par la loi, mais qui demeure néanmoins plus proche de celui-ci que du maximum prévu par le législateur, était nécessaire à une prise de conscience de la gravité de son comportement suffisante pour limiter assez largement le risque de récidive. Ce grief est également mal fondé, de sorte que le pourvoi doit être rejeté.