Citation: 6B_945/2016 E. 1.3.2

1.3.2. Le recourant se plaint d'arbitraire; il soutient que l'appréciation faite par la cour cantonale des déclarations de E.________ est purement subjective et fondée sur des a priori et des jugements de valeur. Le Tribunal fédéral n'est pas une autorité d'appel, auprès de laquelle les faits pourraient être rediscutés librement. Il est lié par les constatations de fait de la décision entreprise (cf. art. 105 al. 1 LTF), à moins qu'elles n'aient été établies en violation du droit ou de manière manifestement inexacte au sens des art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF, soit pour l'essentiel de façon arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. La notion d'arbitraire a été rappelée récemment dans l'ATF 142 II 369 consid. 4.3 p. 380, auquel on peut se référer. En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, il n'y a arbitraire que lorsque l'autorité ne prend pas en compte, sans aucune raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa portée, ou encore lorsque, en se fondant sur les éléments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables (ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266 et les références citées). Le Tribunal fédéral n'entre en matière sur les moyens fondés sur la violation de droits fondamentaux que s'ils ont été invoqués et motivés de manière précise (art. 106 al. 2 LTF). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 141 IV 249 consid. 1.3.1 p. 253). Dans le jugement attaqué, la cour cantonale évoque les relations entre E.________ et D.________, qui sont amis depuis l'école. Alors qu'ils ont commis ensemble plusieurs brigandages ou tentatives de brigandage sans que jamais aucun d'eux n'implique l'autre au cours des différentes procédures pénales ( jugement attaqué, p. 10, ch. 4.1), E.________ s'est mis à accuser D.________ d'avoir commis avec lui plusieurs infractions. La cour cantonale note que, dans un des cas au moins, l'accusation n'apparaît pas vraisemblable et que le ministère public a d'ailleurs rendu une ordonnance de non-entrée en matière en faveur de ce dernier ( jugement attaqué, p. 11, 1 er §). Elle relève en outre que, pendant plus de 10 ans, E.________ avait toujours nié avoir participé à un quelconque brigandage avant de reconnaître, au moment où il avait déjà pratiquement purgé l'intégralité de sa peine, en avoir commis plusieurs. Ces éléments, qui ne sont pas contestés, suffisent pour faire admettre que les aveux de E.________ sont sujets à caution, de sorte que les constatations de la cour cantonale à ce propos n'ont rien d'insoutenable. Peu importe que la cour cantonale ait ensuite supputé les motifs pour lesquels les relations entre les protagonistes avaient pu se modifier, les amenant à faire de nouvelles déclarations.