Citation: I 465/04 09.05.2005 E. 3

La juridiction cantonale a considéré que le rapport du docteur L.________ reposait sur des contradictions. D'une part, l'expert avait estimé qu'en fournissant des efforts très importants, la recourante pourrait travailler deux à trois heures par jour; d'autre part, il expliquait qu'en raison de ses capacités d'adaptation et de résilience limitées et de l'absence de toute motivation et de tout espoir, elle ne serait pas en mesure d'apporter l'effort nécessaire pour reprendre une activité professionnelle. L'autorité cantonale de recours a par ailleurs retenu que les troubles psychiques présentés par la recourante résultaient en grande partie de sa situation personnelle (dépression grave de son mari, difficultés conjugales et financières, chômage, déménagement) et étaient d'ordre réactionnel, de sorte qu'ils n'étaient pas invalidants au sens de l'art. 4 LAI. Aussi, les premiers juges se sont-ils écartés des conclusions de l'expert judiciaire et ont-ils tenu pour déterminantes celles du rapport des médecins du SMR du 2 juillet 2002. De son côté, la recourante soutient qu'il faut reconnaître pleine valeur probante aux conclusions du docteur L.________ confirmant l'avis des autres médecins qui se sont exprimés sur sa capacité de travail, à l'exception de l'appréciation des praticiens du SMR.