Citation: 7B_810/2024 E. 3.4.6

3.4.6. Ainsi, même à considérer que le comportement de la victime et de sa fille ait joué un rôle dans la décompensation psychique de la recourante au moment des faits litigieux, comme le prétend cette dernière, l'autorité précédente pouvait sans arbitraire, sur la base de ses précédents constats (tels qu'ils ressortent de son arrêt du 9 avril 2024) et du rapport d'expertise, retenir un risque sérieux et imminent que l'intéressée, qui ne reconnaît pas sa maladie, s'en prenne à nouveau à l'intégrité corporelle d'autrui, en l'absence d'un traitement adéquat, étant rappelé qu'il n'y a pas lieu de se montrer trop exigeant quant au critère de l'imminence d'un tel risque (cf. arrêt 7B_583/2024 précité consid. 3.4.4). Peu importe à cet égard que les experts aient considéré, lors de l'examen de l'ensemble des facteurs protecteurs susceptibles de contrebalancer le risque de récidive, que la recourante faisait preuve d'une "relative maîtrise d'elle-même sur le plan comportemental" ou qu'elle apparaissait "respectueuse dans des cadres contenants et sécurisants" (cf. arrêt attaqué, p. 10); ils ont en effet estimé que ces facteurs protecteurs apparaissaient très faibles si l'expertisée ne bénéficiait d'aucune prise en charge psychiatrique psychothérapeutique et médicamenteuse, vu notamment l'absence de réseau social autour d'elle, de relation intime soutenante, de soins professionnels (qu'elle refuse), de conditions de vie adéquates et d'un contrôle externe cadrant (cf. expertise, p. 27). Cela vaut d'autant plus si elle devait se trouver dans une nouvelle phase de décompensation (cf. expertise, pp. 25, 26 et 31).