Citation: 5D_162/2018 E. 3.3

3.3. Pour l'essentiel, les recourants soutiennent que, contrairement à ce que retenait la cour cantonale, le rétablissement de l'état initial ne ressortait nullement du texte de la convention, axant pour le surplus leur argumentation sur le sens du terme " reboucher ". La définition que les recourants lui prêtent - à savoir " fermer " - diffère de celle préférée par l'autorité précédente - à savoir " combler ". Si celle-là peut certes être admise, celle-ci le peut cependant tout autant, singulièrement en référence à la suppression d'un trou. Les critiques des recourants sur ce point ne suffisent donc pas à considérer la décision entreprise comme étant arbitraire. Pour le surplus, l'on relèvera que les intéressés ne contestent nullement la présence de résidus de matériaux sur le terrain, pourtant attestés par le procès-verbal d'inspection locale du 9 mai 2018, circonstance également retenue par la cour cantonale pour conclure à l'inexécution de la convention prévoyant l'enlèvement de la totalité des installations. Il faut enfin relever que le contexte entourant la conclusion de la convention litigieuse - modification de l'assiette d'une servitude de passage -, qui ne ressort au demeurant nullement des faits établis par l'autorité précédente, ne permet pas de fonder le prétendu arbitraire de l'interprétation effectuée par la cour cantonale.