Citation: 2C_3/2019 E. B

Le 14 octobre 2011, l'Administration fiscale a informé les époux A.________ de l'ouverture d'une procédure en rappel et soustraction d'impôt pour les impôts cantonal et communal (ci-après: ICC) et l'impôt fédéral direct (ci-après: IFD) des périodes fiscales 2001 à 2007. Le 19 octobre 2012, l'Administration fiscale a requis divers documents de la part des contribuables, notamment le relevé détaillé de deux comptes bancaires, ce à quoi ceux-ci n'ont pas donné suite, produisant à la place l'état de ces deux comptes à la fin des années en cause. Le 16 juin 2014, l'Administration fiscale a clos la procédure en rappel et soustraction d'impôt et a transmis aux contribuables des décisions fixant les reprises pour les années 2001 à 2007 en procédant en particulier à une taxation d'office, ajoutant un montant de 245'000 fr. de revenu aux revenus imposables des intéressés par période fiscale. Elle a également fait parvenir des amendes pour soustraction d'impôt, dont la quotité a été fixée à une fois l'impôt soustrait. Le 16 juillet 2014, les époux A.________ ont élevé réclamation à l'encontre des décisions du 16 juin 2014. Celle-ci a été partiellement admise par l'Administration fiscale le 23 mai 2016, la quotité de l'amende ayant notamment été réduite à 0,75 fois l'impôt soustrait. Le 20 juin 2016, les contribuables ont recouru auprès du Tribunal administratif de première instance de la République et canton de Genève (ci-après: le Tribunal administratif de première instance) en concluant notamment à l'annulation des reprises de 245'000 fr. de revenu pour chacune des années sous revue et à la réduction des amendes à 0,3 fois l'impôt soustrait. Après avoir procédé à l'audition des parties le 28 novembre 2017, le Tribunal administratif de première instance, par jugement du 24 janvier 2018, a partiellement admis le recours, car le droit de procéder au rappel d'impôt de la période fiscale 2001 (IFD et ICC) était prescrit, au même titre que l'action pénale des années 2001 à 2003 (les amendes 2002 et 2003 n'ayant pas été formellement annulées par le Tribunal administratif de première instance). Les époux A.________ ont contesté ce jugement le 28 février 2018 auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) qui, par arrêt du 27 novembre 2018, a partiellement admis le recours en constatant la prescription du droit de procéder au rappel d'impôt de la période fiscale 2002 (IFD et ICC) et, formellement, la prescription de l'infraction de soustraction d'impôt pour l'ICC et l'IFD des années 2002 et 2003.