Citation: 6B_912/2022 E. 4.3

4.3. Le recourant se contente de dire qu'il ne savait pas que l'intimée avait moins de 16 ans et que, morphologiquement parlant, le justiciable moyen n'aurait pas d'emblée considéré que tel était le cas. Étant rappelé que de déterminer ce qu'une personne a su, voulu, envisagé ou accepté relève de l'établissement des faits (cf. supra consid. 4.1.3), faits qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), il est constaté que le recourant ne reproche pas à la cour cantonale d'avoir fait preuve d'arbitraire et que dès lors, son grief est irrecevable, puisque fondé sur un état de fait librement réinterprété. Même s'il fallait considérer que par ses explications, il entendait soulever un grief tiré de l'arbitraire, il siérait de constater le caractère appellatoire de sa démarche, puisqu'il se contente de rediscuter l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait insoutenable, ce qui n'appert pas être le cas au regard des éléments pertinemment avancés par celle-ci (cf. supra consid. 4.2). Il est encore relevé que le recourant conteste certes avoir su que l'intimée était âgée de moins de 16 ans, mais qu'il ne prétend pas avoir cru par erreur qu'elle était âgée de plus de 16 ans. Au contraire, les motifs développés par ce dernier (" Par ailleurs, morphologiquement parlant, l'on ne se trouve à l'évidence pas dans un cas où un justiciable moyen qui aurait croisé la plaignante devait d'emblée considérer que cette dernière était âgée de moins de 16 ans ") permettent de comprendre qu'il s'est accommodé de la possibilité que l'intimée ait moins de 16 ans.