Citation: 2C_216/2024 E. 2.2

2.2. D'un point de vue formel, la motivation exigée par l'art. 106 al. 2 LTF, en particulier en cas de griefs de violation de droits fondamentaux, doit être contenue dans l'acte de recours, lequel ne peut être complété ou modifié à cet égard que pour autant que le recours fixé à l'art. 100 LTF ne soit pas encore échu. Cela signifie qu'un éventuel mémoire de réplique intervenant, par définition, après l'échéance du délai de recours, ne peut contenir qu'une argumentation de fait et de droit complémentaire, destinée à répondre aux arguments nouveaux développés par d'autres parties ou participants à la procédure dans leurs observations au Tribunal fédéral. Une réplique ne saurait être utilisée aux fins de présenter de nouvelles conclusions ou de nouveaux griefs qui auraient déjà pu figurer dans l'acte de recours (ATF 131 I 291 consid. 3.5; 125 I 71 consid. 1d/aa; aussi arrêts 2C_856/2017 du 13 mai 2019 consid. 1.6; 1C_214/2011 du 16 janvier 2012 consid. 5). Il découle de ce qui précède que la Cour de céans ne tiendra pas compte du grief de violation du droit à la protection de la bonne foi, garanti à l'art. 9 Cst., que la recourante n'a pas formulé dans son mémoire de recours, mais soulevé uniquement dans sa réplique à la réponse de l'Université sans que ce grief consiste à répondre à des arguments nouveaux de celle-ci, ce qui n'est pas admissible sous l'angle de l'art. 106 al. 2 LTF.