Citation: 8C_235/2020 E. 4.3.1

4.3.1. La raison pour laquelle la jurisprudence a adopté le critère des circonstances concomitantes particulièrement dramatiques ou du caractère particulièrement impressionnant de l'accident repose sur l'idée que de telles circonstances sont propres à déclencher chez la personne qui les vit des processus psychiques pouvant conduire ultérieurement au développement d'une affection psychique. C'est le déroulement de l'accident dans son ensemble qu'il faut prendre en considération. L'examen se fait sur la base d'une appréciation objective des circonstances d'espèce et non en fonction du ressenti subjectif de l'assuré, en particulier de son sentiment d'angoisse (arrêt 8C_613/2019 du 17 septembre 2020 consid. 6.4.1). Il faut en effet observer qu'à tout accident de gravité moyenne est associé un certain caractère impressionnant, lequel ne suffit pas pour admettre l'existence du critère en question (arrêts 8C_96/2017 du 24 janvier 2018 consid. 5.1; 8C_1007/2012 du 11 décembre 2013 consid. 5.4.1). En l'espèce, on ne saurait nier que l'accident dont l'intimé a été victime le 18 mai 2007 présente objectivement un certain caractère impressionnant lorsqu'on considère qu'en raison de l'impact avec la voiture, il a été projeté en l'air et a fini sa chute plusieurs mètres après ce véhicule. Cet accident ne saurait pour autant être comparé à l'état de fait ayant donné lieu à l'arrêt 8C_134/2015 du 14 septembre 2015 invoqué par l'intimé. On précisera dans ce contexte que le véhicule ayant percuté le scooter de l'intimé était en train de faire une manoeuvre pour obliquer à gauche et avait donc déjà ralenti sa vitesse lorsque le choc entre les deux véhicules a eu lieu, alors que dans le cas précité, il s'agissait d'une collision frontale avec un motocycliste et un automobiliste roulant respectivement à 40-50 km/h et à 50 km/h (consid. 5.3.1). Par ailleurs, la cour cantonale a relevé que selon la jurisprudence, il convient d'accorder à ce critère une portée moindre lorsque la personne ne se souvient pas de l'accident (arrêts 8C_818/2015 du 15 novembre 2016 consid. 6.1, publié in SVR 2017 UV n° 10 p. 35; 8C_929/2015 du 5 décembre 2016 consid. 5.3). Dès lors, c'est sans violer le droit fédéral que la cour cantonale a conclu que le critère des circonstances concomitantes particulièrement dramatiques ou du caractère particulièrement impressionnant de l'accident n'était pas réalisé.