Citation: 6B_895/2024 E. 2.2

2.2. En l'espèce, en tant qu'elle s'en prend aux constatations cantonales lui imputant d'avoir conclu un mariage de complaisance, la recourante fait essentiellement valoir que les juges précédents ont arbitrairement apprécié les différents témoignages à charge et arbitrairement jugés non probants ceux à décharge. Or, par ce biais, la recourante développe une démarche argumentative qui consiste avant tout à opposer sa propre appréciation des témoignages à celle des juges précédents. Tel qu'articulé, ce pan du grief, s'avère très largement appellatoire et, en conséquence, irrecevable. En tout état, il n'est pas en soi insoutenable, de tenir compte de certains éléments ressortant d'un témoignage tout en écartant d'autres aspects en les jugeant non probants, comme l'a fait la cour cantonale dans le cas de la témoin C.________, dont les propos ont été pris en compte en ce qui concerne le fait que B.________ ait pu demander de l'argent à la prénommée, mais non en ce qui concerne la réalité des sentiments qu'elle nourrissait à l'égard de ce dernier et dont elle aurait fait part à la témoin. La cour cantonale a au demeurant forgé sa conviction quant à l'existence d'un mariage de complaisance notamment sur des échanges de messages entre la recourante et B.________, les déclarations de ce dernier en audition ainsi que celles de la compagne de celui-ci. À la suite du premier juge, la cour cantonale a également relevé, entre autres, que la recourante n'avait pas été capable de décrire un seul évènement marquant de sa vie de couple, dont elle n'a conservé aucune photographie ni message attestant d'une relation sentimentale entre les intéressés. À cela s'ajoutait encore le fait qu'elle était restée très vague sur la manière dont s'était déroulée la demande en mariage et qu'elle était demeurée dans l'incapacité de se rappeler la couleur et les noms des deux chats supposés avoir vécu au domicile conjugal. La cour cantonale a encore relevé que la recourante avait conclu un contrat de leasing au mois de juillet 2018 en indiquant qu'elle vivait seule à une autre adresse que celle de son époux, et ce depuis le 17 mars 2017. Les juges précédents en ont conclu que les différents éléments mis en exergue ne laissaient planer aucun doute sur le caractère fictif du mariage conclu entre la recourante et le prénommé. Au vu de ce qui précède, ce constat ne saurait être qualifié d'insoutenable, respectivement d'arbitraire. Le grief s'avère mal fondé, dans la faible mesure de sa recevabilité.