Citation: 2C_392/2018 E. 3.2

3.2. Citant la jurisprudence relative à l'art. 8 CEDH de manière partielle, le recourant soutient en vain qu'il entretient des relations étroites et effectives avec son oncle Z.________, ressortissant suisse. En effet, selon la jurisprudence, un étranger peut, selon les circonstances, se prévaloir du droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH, respectivement 13 al. 1 Cst., pour s'opposer à une éventuelle séparation de sa famille. Mais l'art. 8 CEDH vise en premier lieu la famille dite nucléaire, c'est-à-dire la communauté formée par les parents et leurs enfants mineurs (ATF 140 I 77 consid. 5.2 p. 80 s.; 137 I 113 consid. 6.1 p. 118). Le Tribunal fédéral admet aussi qu'un étranger puisse, exceptionnellement et à des conditions restrictives, déduire un droit à une autorisation de séjour de l'art. 8 par. 1 CEDH, s'il existe un rapport de dépendance particulier entre lui et un proche parent (hors famille nucléaire) au bénéfice d'un droit de présence assuré en Suisse (nationalité suisse ou autorisation d'établissement), par exemple en raison d'une maladie ou d'un handicap (ATF 137 I 154 consid. 3.4.2 p. 159; 129 II 11 consid. 2 p. 13 s.; 120 Ib 257 consid. 1d p. 260 s.). En l'espèce, le recourant, âgé de 28 ans, n'expose pas se trouver dans une relation de dépendance particulière au sens de la jurisprudence par rapport à son oncle, son abandon à l'âge de huit ans n'est pas une circonstance qui est déterminante à cet égard. Il ne peut par conséquent pas invoquer de manière soutenable un droit conféré par l'art. 8 CEDH lui permettant de rester en Suisse. Le recours en matière de droit public est par conséquent irrecevable.