Citation: 8C_316/2023 E. A

A.a. A.________, né en 1971, sans formation, travaillait depuis vingt-huit ans comme transporteur de patients pour l'hôpital B.________. Le 20 novembre 2018, il a été percuté au genou droit alors qu'il jouait au hockey. Il a subi deux arthroscopies du genou droit les 15 mai et 16 octobre 2019, effectuées par le docteur C.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique. Le cas a été annoncé à l'assureur-accidents de l'assuré, la Baloise Assurance, qui a versé des indemnités journalières. L'évolution du cas n'étant pas favorable, l'assuré a été adressé au docteur D.________, spécialiste FMH en anesthésiologie et traitement interventionnel de la douleur. L'assureur-accidents a ensuite mis en oeuvre une expertise qu'il a confiée au docteur E.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique. Le rapport d'expertise du docteur E.________ a été rendu le 1 er décembre 2020 et son rapport complémentaire le 9 juillet 2021. Par décision du 17 septembre 2021, la Baloise a mis fin à la prise en charge du cas à compter du 20 février 2019, soit trois mois après l'accident. Cette décision est entrée en force. Le cas a ensuite été pris en charge par l'assureur perte de gain en cas de maladie, soit la Caisse de pension de F.________, qui a également mis en oeuvre une expertise. Le rapport du docteur G.________ a été rendu le 23 février 2021 puis complété le 6 septembre 2022. A.b. Entre-temps, soit le 23 décembre 2019, A.________ s'est annoncé auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: l'OAI) en indiquant être traité depuis mi-avril 2019 pour une déchirure du ménisque, laquelle avait entraîné une incapacité de travail de 50 % du 14 avril au 15 mai 2019, puis une incapacité de travail de 100 % depuis le 16 mai 2019. Par décision du 17 décembre 2021, confirmant un projet de décision du 5 novembre 2021, l'OAI a nié le droit de l'assuré à une rente d'invalidité ou à un reclassement. Se fondant pour l'essentiel sur les conclusions du docteur E.________, il a considéré que l'assuré ne souffrait d'aucune atteinte durable à la santé ayant un caractère invalidant et qu'il était dès lors en mesure de poursuivre son activité habituelle ou une activité plus légère.