Citation: 2C_227/2022 E. 4.2

4.2. Selon la jurisprudence, l'étranger doit avoir résidé légalement depuis plus de dix ans en Suisse, ou, si la durée de la résidence est inférieure à dix ans, avoir fait preuve d'une forte intégration en Suisse, pour se prévaloir de manière soutenable du droit au respect de la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH (ATF 144 I 266). En l'occurrence, le recourant n'a résidé légalement en Suisse que du 26 mars 1997 au 11 septembre 2001 (soit 4 ans 1/2), du 14 décembre 2009 au 13 juillet 2010 (soit 7 mois) du 26 mars 2012 au 26 mars 2013 (soit un an), du 9 février 2015 au 15 janvier 2018 (soit 2 ans et 11 mois), au total un peu plus de 8 ans, ce qui reste inférieure au dix ans requis par la jurisprudence, d'autant moins que, durant la période du 9 février 2015 au 18 janvier 2017, le recourant n'était au bénéfice que d'une autorisation révocable en tout temps. A cela s'ajoute que l'instance précédente a constaté (arrêt attaqué, consid. 8c), sans être contredite par une motivation conforme aux exigences des art. 97 al. 1 et 106 al. 2 LTF, que ce dernier ne pouvait pas démontrer une forte intégration en Suisse. Il ne peut donc pas se prévaloir de manière soutenable de l'art. 8 CEDH sous l'angle de la vie privée.