Citation: 6B_135/2021 E. 2.3

2.3. Sur la base des échanges que le recourant a eus avec son épouse durant son incarcération, les juges d'appel ont considéré qu'on ne pouvait exclure que l'épouse eût été influencée par le recourant afin qu'elle revienne sur ses déclarations faites à la police le 21 mars 2019. Ils ont par ailleurs retenu que les faits reprochés s'agissant du cas n° 1 de l'acte d'accusation étaient avérés. En effet, le geste consistant à se saisir d'un couteau était en l'espèce explicite. Le recourant avait raconté avoir pris le couteau dans la cuisine et l'avoir tenu le long de la cuisse, la lame en bas. Il avait d'ailleurs d'emblée reconnu, dès son audition d'arrestation, avoir pris ce couteau " pour faire peur à sa femme et pas pour la tuer ", ce qu'il avait confirmé aux débats de première instance en déclarant " pour répondre à la Procureure qui me demande si j'ai cherché à faire peur à mon épouse, je réponds que oui ". Son épouse avait confirmé avoir eu peur, même si elle avait précisé avoir eu peur du couteau et non de son mari. Aux débats d'appel, le recourant avait en outre admis qu'il était fâché avec son épouse. Dans ces circonstances, la cour cantonale a considéré que celle-ci était fondée à redouter une atteinte physique grave avec le couteau que le recourant tenait dans sa main.