Citation: 8C_655/2018 E. 8.1.2

8.1.2. La recourante reproche tout d'abord à la cour cantonale de n'avoir pas tenu compte en outre d'une diminution de rendement de 30 % en relation avec une xérophtalmie. Les experts du CEMed ont retenu que sur le plan ophtalmologique, l'examen effectué en 2015 était entièrement superposable à l'examen réalisé en 2011 et qu'il n'existait aucune diminution de la capacité de travail ou de rendement sur ce plan (rapport du 8 mai 2015). La recourante conteste toutefois cette appréciation en faisant valoir que dans leur rapport du 2 mars 2012, auquel ils se réfèrent dans leur rapport du 8 mai 2015, les experts ont indiqué que les troubles ophtalmologiques étaient à l'origine d'une diminution de rendement de 30 %, voire moindre dans une activité ne nécessitant pas l'utilisation constante de l'ordinateur et/ou la lecture. Ce grief est mal fondé. Dans leur rapport du 2 mars 2012, les experts du CEMed ont fait état d'une kératopathie ponctuée superficielle inférieure bilatérale, en rapport avec une xérophtalmie relative. Ils ont toutefois nié l'existence d'un lien de causalité entre ce trouble et l'accident. Selon les experts, il était seulement possible que les traitements médicamenteux administrés aient pu contribuer à l'apparition d'une xérophtalmie. Dans ces conditions, l'existence d'un lien de causalité entre ce trouble et l'accident, ou le traitement médical y relatif, n'apparaît pas établie au degré de la vraisemblance prépondérante, de sorte que l'assureur-accidents n'a pas à répondre d'une éventuelle diminution de rendement en relation avec la xérophtalmie.