Citation: 5A_71/2018 E. 4.1

4.1. Il rappelle avoir été condamné à payer tous les impôts fédéraux, cantonaux et communaux de son épouse jusqu'à concurrence de 16'262 fr. par mois. Il reproche à la cour cantonale d'avoir retenu ce montant en se fondant sur les seules allégations de l'intimée, ce qui constitue selon lui une application arbitraire de l'art. 176 CC. Il relève que ce montant correspond à ce qui avait été allégué par l'intimée devant l'autorité de première instance alors qu'elle réclamait une contribution d'entretien mensuelle de 52'901 fr. Elle avait ensuite réduit ses prétentions d'entretien devant l'autorité d'appel à 47'653 fr. 40 par mois sans pour autant modifier la charge fiscale. Il estime dès lors que, dans la mesure où la Cour de justice a finalement retenu une contribution d'entretien mensuelle de 12'000 fr. sur les 52'901 fr. allégués, à savoir 22% de ce dernier chiffre, la charge fiscale aurait dû être réduite d'autant. Il soutient que cette condamnation à payer une charge fiscale indéterminée est totalement arbitraire dès lors qu'elle laisse une liberté totale à l'intimée dans la manière de remplir ses obligations fiscales. On pouvait ainsi imaginer qu'elle se fasse taxer d'office, qu'elle fasse l'objet d'un redressement fiscal, qu'elle déclare des revenus fictifs ou qu'elle oublie de procéder à certaines déductions, ce qui aurait un impact sur le montant qu'il devrait payer. Dans ces hypothèses, il ne disposerait d'ailleurs pas de la qualité pour recourir et contester les bordereaux fiscaux notifiés à l'intimée, ce qui serait choquant dans la mesure où il devrait s'en acquitter en intégralité. L'arrêt attaqué avait également pour effet qu'il doive s'acquitter de l'impôt sur la fortune mobilière et immobilière de l'intimée alors qu'il avait été retenu en procédure qu'il s'agissait de biens propres de cette dernière. Enfin, l'arrêt querellé le condamnait à prendre en charge les impôts de l'intimée avec un effet rétroactif à l'année 2014 mais sans toutefois tenir compte des montants qu'il avait versés en sus de la contribution d'entretien à laquelle il a finalement été condamné durant la période comprise entre janvier 2014 et octobre 2017. Il affirme s'être acquitté de 683'800 fr. durant cette période alors qu'il n'aurait dû en réalité payer que 552'000 fr. (12'000 fr. x 46 mois). Or, la cour cantonale avait omis arbitrairement de tenir compte du fait que ce " sur-paiement ", qu'elle avait pourtant reconnu, aurait dû être prioritairement affecté au règlement de la dette fiscale de l'intimée.