Citation: 6B_824/2018 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a considéré que l'expertise psychiatrique réalisée était exempte de contradiction. L'expert entendu par le tribunal de première instance avait admis, lors de son audition, une certaine évolution du recourant. Il avait expliqué que celui-ci avait commencé à reconnaître un peu les faits lors du second entretien, mais qu'il manquait d'authenticité et interprétait les choses. Il s'agissait d'une reconnaissance progressive en fonction des lieux, des moments et des enjeux. Concernant le trouble dont souffrait le recourant, les experts avaient indiqué que ce dernier présentait une pédophilie, laquelle n'était pas une maladie mentale grave. Cette pédophilie avait été présente au moment de la commission des infractions, mais la faculté du recourant d'apprécier le caractère illicite de ses actes et de se déterminer d'après cette appréciation était alors pleinement conservée. Selon l'autorité précédente, cette constatation n'était nullement contradictoire, car la maladie du recourant pouvait influer sur son comportement sans pour autant entraîner une diminution de responsabilité. L'expertise s'avérait ainsi claire, complète et convaincante.