Citation: 1C_47/2023 E. 1

Le 23 février 2021, A.________ a sollicité une aide financière de l'Hospice général car il ne bénéficiait plus des indemnités journalières de l'assurance chômage. Un suivi a été mis en place auprès du Centre d'action sociale de Vernier et des prestations lui ont été octroyées avec effet au 1er février 2021. En mai 2021, A.________ a commencé un suivi auprès du Service de réinsertion professionnelle de l'Hospice général, conditionné à son inscription à l'Office cantonal de l'emploi. Il a signé un document qui autorisait notamment l'Hospice général à échanger avec ledit office les données nécessaires à la mise en oeuvre des mesures d'insertion professionnelle prévue par la loi cantonale sur l'insertion et l'aide sociale individuelle. Il a également rempli le document d'inscription auprès de l'assurance chômage par lequel il autorisait l'Office cantonal de l'emploi à fournir à l'Hospice général toute information nécessaire et pertinente concernant son dossier. Par courriel du 31 mars 2022, A.________ a sollicité la "radiation immédiate" de son dossier au Service d'insertion professionnelle et plus généralement à l'Hospice général en raison d'un litige l'opposant à l'Office régional de placement devant la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice. Il exposait avoir demandé en octobre 2021 le financement d'une formation de "compliance officer" qui lui aurait été refusé par le Service des mesures dudit office sans qu'une décision à ce sujet ne lui ait été notifiée et qu'il ait pu faire valoir son droit de recours. Il souhaitait ne plus avoir aucun contact ou relation avec l'Hospice général. Il demandait également que l'Office régional de placement n'ait pas accès à son dossier et ne soit pas informé de son suivi. Le 9 mai 2022, A.________ a confirmé qu'il ne souhaitait plus bénéficier ni du suivi du Service d'insertion professionnelle ni des prestations sociales, ce dont l'Hospice général a pris acte le même jour. Le 12 mai 2022, A.________ a requis la suppression de l'intégralité des documents de son dossier personnel auprès de l'Hospice général qu'il avait pu consulter la veille au motif qu'il s'agissait de documents confidentiels et non pertinents auxquels il ne désirait pas que l'Office régional de placement, avec qui il était en litige, puisse accéder. Le 2 juin 2022, l'Hospice général a transmis cette requête au Préposé cantonal à la protection des données et à la transparence en exposant les raisons pour lesquelles il s'opposait à la destruction des données du requérant. Le 14 juin 2022, le Préposé cantonal a recommandé de ne pas donner suite à la requête en destruction des données personnelles de A.________. Par décision du 24 juin 2022, l'Hospice général a fait sienne la recommandation du Préposé cantonal et a rejeté la requête en destruction de données personnelles de l'intéressé en renvoyant à l'argumentation développée dans ses observations du 2 juin 2022. La Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté, dans la mesure où il était recevable, le recours interjeté contre cette décision par A.________ au terme d'un arrêt rendu le 6 décembre 2022. Par acte du 27 janvier 2023, A.________ forme un "appel" auprès du Tribunal fédéral contre cet arrêt dont il demande l'annulation. Il conclut à ce que l'Hospice général soit condamné à lui verser le montant de 32'400 fr. pour "la perte de revenu annuel lors de son suivi au Service d'insertion professionnelle" et l'atteinte à sa personnalité causée par "des échanges informels avec l'Office cantonal de l'emploi à son insu", à lui verser le montant de 2'400 fr. pour "la perte de revenu annuel lors de son suivi au Service 2019" et à lui proposer un poste à orientation administrative en son sein. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures. La Cour de justice a produit le dossier de la cause.