Citation: 1B_304/2017 E. 1

Par arrêt du 26 janvier 2017, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.________ contre le jugement de première instance. Elle a confirmé ledit jugement et dit que la détention subie depuis le 10 octobre 2016 était déduite. Elle a également ordonné le maintien en détention pour des motifs de sûreté. Le prévenu a déposé un recours en matière pénale au Tribunal fédéral contre le jugement sur appel (cause 6B_255/2017). A.b. A.________ a demandé, le 26 mai 2017, sa mise en liberté au Tribunal cantonal. A la suite du courrier de son défenseur d'office du 2 juin 2017, A.________ considérait avoir exécuté la peine prononcée le 10 octobre 2016. Sur requête du Président de la Cour d'appel pénale, l'Office d'exécution des peines a expliqué, le 8 juin 2017, que le prévenu devait "subir deux peines privatives de liberté en sus de celle prononcée dans le cadre de l'affaire [...] pendante auprès du Tribunal fédéral". Invité à se déterminer, le prévenu a maintenu sa requête de mise en liberté. Le 16 juin 2017, le Président de la Cour d'appel pénale a rejeté cette demande. Il a considéré qu'au vu du courrier du 8 juin 2017 de l'Office de l'exécution des peines, A.________ n'avait pas exécuté l'ensemble des peines privatives de liberté prononcées à son encontre. Il a ensuite retenu l'existence de soupçons suffisants de la commission d'infractions au regard du jugement de condamnation du 26 janvier 2017, ainsi que celle d'un risque de fuite (cf. en particulier sa nationalité étrangère, l'absence de domicile connu, son statut de célibataire, ses multiples condamnations notamment pour séjour illégal), ce qui justifiait le maintien en détention du prévenu.