Citation: 9C_482/2008 18.05.2009 E. 4

Les premiers juges ont retenu que le trouble somatoforme douloureux persistant et la fibromyalgie ne s'étaient pas manifestés entre février 2001 et juillet 2004 avec une sévérité telle que, d'un point de vue objectif, la mise en valeur complète de la capacité de travail ne puisse plus être raisonnablement exigée de la part de la recourante, compte tenu de surcroît du jeune âge de celle-ci, née en 1966. En revanche, il existait depuis août 2004 un pronostic défavorable suffisamment marqué pour admettre une diminution de la capacité de travail de 50 % dès cette date, point de vue de l'intimé qu'ils ont confirmé en retenant que selon les conclusions de la doctoresse U.________, l'état dépressif moyen persistant avec syndrome somatique d'accompagnement marqué, correspondant à une maladie psychiatrique dépassant de loin l'état dysthymique associé habituellement au trouble somatoforme douloureux, s'était fixé dans le courant des deux dernières années, soit depuis l'été 2004. Ainsi, la fixation de la problématique psychique à partir de ce moment-là justifiait l'incapacité de travail de 50 % dès août 2004. 4.1 La recourante conteste que l'expertise de l'Hôpital Y.________ du 28 juin 2006 ait pleine valeur probante. Ce grief a été rejeté par les premiers juges, qui ont admis que les critères jurisprudentiels (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352) permettant de reconnaître aux rapports médicaux pleine valeur probante étaient réalisés en ce qui concerne cette expertise. L'assurée ne démontre pas le contraire. La durée du 19 au 20 juin 2006 du séjour dans cet établissement, durant lequel se sont déroulés l'examen orthopédique du docteur E.________ et l'examen psychiatrique du 20 juin 2006 de la doctoresse U.________, ne saurait remettre en question la valeur probante du travail de ces médecins. En effet, le rôle d'un expert consiste notamment à se faire une idée sur l'état de santé d'un assuré dans un délai relativement bref (arrêt 9C_443/2008 du 28 avril 2009). Le fait que les conclusions du rapport d'expertise du 28 juin 2006 se fondent notamment sur l'expertise psychiatrique de la doctoresse U.________ du 20 juin 2006 ne diminue pas non plus la valeur probante de ce rapport, l'expertise orthopédique et psychiatrique effectuée par les docteurs E.________ et U.________ correspondant bel et bien au mandat d'expertise pluridisciplinaire que l'office AI avait confié à l'Hôpital Y.________.