Citation: 4P.30/2005 18.08.2005 E. 3

Dans le cas présent, l'acte de recours ne satisfait pas aux exigences strictes de motivation susrappelées. Les recourants ne démontrent pas en quoi les juges cantonaux auraient rendu, par rapport aux faits de la cause, une décision ne respectant pas les garanties fondamentales de procédure ancrées aux art. 29 et 30 Cst. ainsi qu'à l'art. 6 CEDH. Ils n'invoquent d'ailleurs aucune des garanties générales énoncées dans ces normes constitutionnelles et conventionnelle. En ce qui concerne l'application arbitraire de la disposition cantonale invoquée, il n'est pas inutile de préciser aux recourants que le pouvoir d'apprécier librement les preuves confère au juge le libre choix entre des preuves contradictoires (Fabienne Hohl, Procédure civile, tome I, n. 1110, p. 213). Mais il semble que les recourants aient entendu se placer sur le terrain de l'appréciation des preuves. In casu, les premiers juges ont considéré que les recourants étaient déchus de leur droit de se prévaloir de la responsabilité de l'entrepreneur fondée sur la garantie des défauts de l'ouvrage commandé à feu G.________, faute d'avoir signalé ceux-ci en temps utile. Or, les demandeurs n'ont mis en exergue aucune circonstance de fait permettant de conclure qu'ils auraient indiqué immédiatement à l'entrepreneur les défauts dont l'ouvrage était entaché - notamment du point de vue d'une l'instabilité de l'enrochement -, que ce soit sous forme d'une écriture, d'une déclaration orale ou d'une déposition faite en justice. Ils n'ont même pas prétendu que I.________ aurait fait part de constatations permettant de considérer que l'entrepreneur aurait été informé, par une communication idoine, du défaut de l'ouvrage que le demandeur avait relevé lors de son séjour à R.________ pendant les vacances de Pâques 1999 ( i.e. déséquilibre de deux blocs de pierre, accumulation de terre entre l'enrochement et le chalet), éléments de fait que les recourants n'ont pas remis en cause dans le présent recours de droit public. En d'autres termes, les constatations de fait critiquées et les contradictions alléguées par les demandeurs sont sans rapport avec la solution retenue par les juges cantonaux, qui ont axé leur décision sur une absence d'avis des défauts donné en temps utile. Dans ces conditions, on ne voit pas comment il serait possible de considérer que l'autorité cantonale aurait versé dans l'arbitraire pour avoir retenu que les époux A.________ n'avaient pas prouvé avoir informé G.________ de l'instabilité de l'enrochement ou du remblai réalisé par ce dernier dès la découverte de cette circonstance. Le recours est radicalement irrecevable.