Citation: 5A_166/2022 E. 8.2

8.2. On rappellera ici que le Tribunal de céans ne peut s'écarter des faits retenus par l'autorité cantonale que s'ils ont été constatés de façon arbitraire et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (cf. supra consid. 2.2). Or, quand bien même on suivrait le recourant dans sa critique d'arbitraire dans l'établissement des faits, ceux-ci n'ont aucune incidence sur l'issue de la cause. En effet, la Cour d'appel a constaté que l'intimée subissait un déficit mensuel de 1'296 fr. 25 jusqu'au 31 mai 2022, puis de 1'056 fr. 25. Au demeurant, si elle décidait de prendre sa retraite dès le 1 er février 2022 comme elle en avait le droit, alors son manco serait de 1'873 fr. du 1 er mars au 31 mai 2022 puis de 1'633 fr. En conséquence, la contribution d'entretien que le recourant a été condamné à verser à l'intimée, à savoir 530 fr. dès jugement définitif et exécutoire et jusqu'au 31 mai 2022, puis 920 fr. dès le 1er juin 2022, ramenés respectivement à 400 fr. et 800 fr. dans le présent arrêt (cf. infra consid. 11), est largement insuffisante pour couvrir le déficit mensuel subi par l'intimée. Partant, le fait de retenir que l'intimée pourrait bénéficier, en sus de ses revenus, d'une rente mensuelle de 102 fr. 40 comme le sollicite le recourant n'aurait aucunement pour effet de réduire le montant de la pension due à son ex-épouse. Il suit de ce qui précède que le grief est irrecevable faute pour le recourant de démontrer l'arbitraire dans le résultat.