Citation: 6B_1061/2021 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a retenu que les manifestations auxquelles le recourant avait pris part s'étaient déroulées sur le domaine public et étaient donc soumises à autorisation. Or la manifestation du 20 septembre 2019 n'était pas autorisée et l'autorisation accordée pour celle du 27 septembre 2019 n'incluait pas le droit pour les participants de quitter le trajet prévu pour aller bloquer la circulation ailleurs. Dans ces conditions, des restrictions aux libertés de réunion et de manifestation avaient été légitimes, la sécurité et l'ordre publics étant des motifs pouvant justifier des restrictions de police auxdites libertés, même dans le cadre de réunions pacifiques. Les juges cantonaux ont ajouté qu'au demeurant, la police s'était montrée tolérante, n'étant intervenue qu'après plusieurs heures d'occupation et de vaines incitations à quitter les lieux sous peine de sanctions. Par ailleurs, le droit de manifester du recourant aurait pu être exercé dans le cadre de rassemblements autorisés, en se conformant aux règles et ordres des autorités. Pour cette raison, l'intéressé ne pouvait pas non plus se prévaloir de l'art. 14 CP.