Citation: I 207/01 19.03.2002 E. 2

2.- a) Le recourant conteste le taux d'invalidité retenu par l'administration (10 % ou 9,8 %) et par les premiers juges (3 % ou 27 % au maximum), pour la période subséquente au 31 octobre 1998. Il reproche en particulier à la cour cantonale de s'être fondée sur le taux d'incapacité de travail de 10 % fixé par l'expert B.________ (médecin-chef du service d'orthopédie et de traumatologie de l'Hôpital Y.________) sans égard aux conclusions des rapports des docteurs C.________, spécialiste en chirurgie (rapport du 31 juillet 1997) et de son médecin traitant, le docteur D.________. b) En l'espèce, dans son rapport du 23 septembre 1998, le docteur B.________ a posé le diagnostic de status après fracture-tassement du corps vertébral de D7 avec atteinte du mur antérieur et postérieur, cyphose dorsale localisée et dorsolombalgies résiduelles sans atteinte radiculaire. Il a fixé le degré d'incapacité de travail de l'assuré à 100 % à partir du 24 février 1997, en indiquant qu'on pourrait maintenant reconnaître à ce patient une capacité de travail de 90 % dans son activité de vendeur. Il a également considéré que la lésion diagnostiquée empêchait l'intéressé de procéder aux opérations de manutention lourde ou légère qu'impliquait, à raison de 10 %, son occupation habituelle. Les conclusions du docteur B.________ remplissent toutes les exigences requises par la jurisprudence pour qu'on puisse leur accorder pleine valeur probante (ATF 125 V 352 consid. 3a et 353 consid. 3b/bb). Ces conclusions se fondaient d'ailleurs en partie sur celles du 14 septembre 1998 du docteur E.________, dont il ressortait que, du point de vue strictement neurologique, le recourant ne présentait aucune séquelle traumatique susceptible de conduire à une invalidité même partielle. En particulier, le recourant ne saurait rien tirer des conclusions du docteur C.________ et de son médecin traitant, pour les motifs, pertinents, avancés par les premiers juges, auxquels il sera renvoyé par économie de procédure. Conformément aux conclusions de l'expert, il y a ainsi lieu de retenir que le recourant présentait une incapacité de travail de 100 % du 24 février 1997 jusqu'en juillet 1998 (date de l'examen du patient). A partir de là, l'incapacité de travail dans une activité adaptée de vendeur était de 90 %. c) Dans ce contexte, le moyen du recourant tiré du fait que le rapport du docteur B.________ présenterait des lacunes, au motif, notamment, que ce médecin ne tient pas compte du fait que ses maux de dos se seraient aggravés depuis le 23 septembre 1998 doit être écarté. En effet, ainsi que le relève à juste titre l'office intimé, le médecin traitant du recourant n'a jamais apporté d'élément objectif permettant de corroborer la thèse de l'aggravation soutenue par le recourant. En particulier, même le rapport du 30 octobre 1999 du docteur D.________ ne fait état d'aucune aggravation. C'est dès lors à tort que le recourant reproche au docteur B.________ d'avoir omis de l'examiner à l'occasion du rapport complémentaire du 1er octobre 1999. d) Le recourant ne saurait tirer parti des échecs essuyés au cours de ses recherches d'emploi pour en déduire qu'il lui est médicalement impossible de reprendre une quelconque activité lucrative, depuis 1997, ou encore pour alléguer que celle-ci n'existe pas sur le marché. Les premiers juges ont d'ailleurs souligné que le recourant avait été licencié pour des raisons économiques, que l'assurance-invalidité et l'assurance-chômage ne sont pas deux branches d'assurance complémentaires (VSI 1999 p. 145 consid. 4a) et que l'assurance-invalidité couvre la perte de la capacité de gain et non pas la seule perte de gain. Est déterminante à cet égard la question de savoir dans quelle mesure la capacité de gain résiduelle de l'assuré peut être exploitée sur un marché du travail équilibré entrant en considération pour lui (VSI 1998 p. 296 consid. 3b et les arrêts cités; Peter Omlin, Die Invalidität in der obligatorischen Unfallversicherung, thèse Fribourg 1995, p. 208). Il n'y a pas lieu, dans ce contexte, d'examiner si une personne invalide peut être placée eu égard aux conditions concrètes du marché du travail, mais uniquement si elle pourrait encore exploiter économiquement sa capacité de travail résiduelle lorsque les places de travail disponibles correspondent à l'offre de la main d'oeuvre.