Citation: 6B_660/2013 E. B

Par arrêt du 30 mai 2013, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a rejeté l'appel formé par le Ministère public visant à la condamnation de X.________ à une peine privative de liberté de neuf ans. En bref, il en ressort les éléments suivants. Durant l'année 2011, X.________ a acquis un pistolet Sig Sauer P210 et l'a détenu sans droit jusqu'au 12 septembre 2011. Le 12 septembre 2011, X.________ a pénétré dans les locaux de la banque Y.________ SA à Z.________ (ci-après: la banque), en se faisant passer pour un employé au moyen d'une fausse carte. Après avoir réussi à accéder au sous-sol où se situait la cafétéria, il a attendu le collaborateur qui s'occupait de la recharge des bancomats. Lorsque celui-ci est arrivé avec l'argent, X.________ a sorti son pistolet Sig Sauer P210 munitionné de huit balles, mais sans mouvement de charge, et l'a pointé sur la tête de l'employé lui intimant de se mettre à terre. Il lui a ensuite attaché les pieds et les mains et a placé du scotch sur sa bouche avant de s'emparer des sacs contenant 890'000 fr. et 100'000 euros. Il a quitté les lieux mais a été rattrapé par l'employé qui avait réussi à se défaire de ses liens, alors qu'il montait sur son scooter. Il lui a assené un violent coup à la tête au moyen de la crosse du pistolet. L'employé a souffert d'un traumatisme cranio-cérébral ainsi que d'une plaie ayant nécessité la pose de huit points de suture. X.________ a préparé le braquage durant environ un mois et demi avant celui-ci. Il s'est créé un personnage de faux banquier et a fréquenté les mêmes restaurants que les employés de banque afin d'écouter leurs conversations. Il s'est documenté sur Internet. Habillé d'un costume cravate, il s'est teint les cheveux et portait de petites lunettes. Il s'est muni d'un faux badge de la banque qu'il avait fabriqué. Il s'est ainsi présenté à l'agence à trois ou quatre reprises comme employé de la banque, légitimant sa présence par des rendez-vous avec des clients. Il a réservé des salons à cet effet et a pu effectuer des observations lui permettant de voir l'employé transportant l'argent pour la recharge des bancomats et l'heure à laquelle cette manoeuvre était effectuée. En usant de stratagèmes et en montrant sa fausse carte de légitimation, il s'est fait ouvrir les portes et l'ascenseur et a accédé au sous-sol où se trouvait la cafétéria et la porte blindée dont il a supposé qu'elle permettait d'accéder à la zone de recharge des bancomats. X.________, de nationalité française, est né en 1975. Il est titulaire d'un baccalauréat et d'un certificat d'aptitude professionnelle en maintenance automobile. Célibataire, il a un fils de trois ans. Il n'a pas d'antécédents judiciaires en Suisse. Son casier judiciaire français fait état de huit condamnations entre 1998 et 2009. Il a notamment été condamné le 26 octobre 1998 pour vol avec violence à cinq années d'emprisonnement, dont deux avec sursis pendant deux ans, et le 8 août 2003 à six ans d'emprisonnement pour vol aggravé et destruction du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes. En prison, X.________ bénéficie d'un traitement psychiatrique. Selon le rapport du 21 mars 2013 de son psychiatre, il se montre appliqué dans sa psychothérapie et motivé à poursuivre et consolider les progrès déjà effectués. Il a en outre suivi une formation de techniques en maintenance informatique sanctionnée par l'obtention d'un certificat. Parallèlement, il a acquis une expérience de peintre en bâtiment et entamé une formation autodidacte afin d'obtenir un CAP français.