Citation: 1F_26/2009 10.12.2009 E. 2

La révision des arrêts du Tribunal fédéral ne peut être demandée que pour l'un des motifs prévus aux art. 121 ss LTF et dans les délais fixés à l'art. 124 LTF. Vu l'issue de la demande de révision, le point de savoir si elle a été présentée en temps utile peut demeurer indécis. Dans le cas présent, les arrêts du 2 octobre 2009 déclarent les précédents recours du requérant irrecevables pour des motifs de procédure tenant au défaut de motivation des mémoires de recours, d'une part, et au caractère abusif et procédurier des recours, d'autre part. Le requérant motive sa demande de révision par le fait que ses plaintes pénales du 18 mai 2009 n'étaient nullement vouées à l'échec et qu'elles auraient dû être déposées par un avocat, mais que cela n'a pas été possible, car tous les avocats contactés avaient refusé de le défendre. Son argumentation vise essentiellement le fond du litige alors que le Tribunal fédéral n'est pas entré en matière sur les recours pour des raisons formelles. Le requérant n'indique pas en quoi les arrêts d'irrecevabilité du 2 octobre 2009 prêteraient à révision en regard des motifs corrélatifs prévus aux art. 121 ss LTF, de sorte que sa demande de révision est irrecevable. Il requiert certes qu'un avocat lui soit désigné pour rédiger sa demande dans l'hypothèse où elle ne répondrait pas aux exigences de motivation requises. Une suite favorable ne pourrait être donnée à sa requête que si les conditions posées à l'art. 64 LTF étaient réunies. Cela suppose en particulier qu'une demande de révision puisse présenter des chances de succès. Selon la jurisprudence, un procès est dénué de chances de succès lorsque les perspectives de le gagner sont notablement plus faibles que les risques de le perdre; il ne l'est pas en revanche lorsque les chances de succès et les risques d'échec sont à peu près égaux, ou lorsque les premières ne sont guère inférieures aux seconds. Ce qui est déterminant est de savoir si une partie, qui disposerait des ressources financières nécessaires, se lancerait ou non dans le procès après une analyse raisonnable. Une partie ne doit pas pouvoir mener un procès qu'elle ne conduirait pas à ses frais, uniquement parce qu'il ne lui coûte rien (ATF 129 I 129 consid. 2.3.1 p. 136). La situation doit être appréciée à la date du dépôt de la requête et sur la base d'un examen sommaire (ATF 133 III 614 consid. 5 p. 616). En l'espèce, ce sont les chances de succès de la demande de révision, pour laquelle la demande d'assistance juridique litigieuse a été déposée, qu'il s'agit d'examiner et non celles des plaintes déposées le 18 mai 2009. Le Tribunal fédéral a écarté les recours pour des raisons formelles tirées de l'absence de motivation adéquate des mémoires de recours et de leur caractère procédurier. Il ne pourrait entrer en matière sur une demande de révision que si l'une des hypothèses visées par les art. 121 ss LTF était réalisée. Or, on ne voit pas, sur la base d'un examen sommaire du dossier, que l'un des motifs de révision entre en considération avec une vraisemblance suffisante pour admettre que la demande de révision puisse présenter des chances de succès. La requête de A.________ tendant à ce qu'un avocat d'office lui soit désigné pour déposer une demande de révision doit par conséquent être écartée.