Citation: 2C_788/2022 E. 7.4

7.4. Le refus d'un titre de séjour ne méconnaît en outre pas le principe de proportionnalité exprimé à l'art. 8 par. 2 CEDH. Le recourant a établi il y a plusieurs années son centre d'intérêts en Turquie, ce qui lui a valu de perdre son autorisation d'établissement. Hormis la présence de son fils majeur, le recourant n'a pas d'intérêts privés qui justifieraient la poursuite de son séjour en Suisse. Il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que le recourant serait intégré dans ce pays. Avec sa famille, il a accumulé au 21 février 2021 une dette sociale considérable de 490'000 fr. Le recourant est malvenu de minimiser ce montant en l'imputant à sa défunte épouse et ses enfants au vu du constat qu'il exerçait une activité professionnelle en Turquie. Il ne conteste au demeurant pas vivre depuis ces dernières années de l'aide sociale, admettant un montant de 68'261 fr., ce qui n'est de loin pas négligeable. Le recourant, qui se rend régulièrement en Turquie, n'aura pas de difficultés particulières à se réintégrer dans son pays. Ses problèmes respiratoires, reconnus dans l'arrêt attaqué, ne l'ont pas empêché de voyager et il n'est en outre pas démontré qu'ils ne pourront pas être traités en Turquie. Enfin, la relation affective entre le recourant et D.________, qui n'a pas participé à la présente procédure et n'a pas manifesté le souhait de vivre avec son père, ne sera pas rompue. Père et fils pourront en effet continuer à se voir lors de séjours en Suisse au bénéfice d'un visa pour le premier ou en Turquie, étant relevé que le recourant a toujours voyagé entre ces deux pays et que D.________ peut aussi se rendre en Turquie selon les éléments allégués dans le recours.