Citation: 7B_85/2022 E. A

A.a. C.________ et D.________ se sont mariés en 1996. De leur union sont issus deux enfants, E.________, né en 1999, et A.________, née en 2000. Le 21 septembre 2007, la grand-mère de C.________ a constitué l'U.________ Trust, trust discrétionnaire détenant la société V.________ L td, laquelle détenait deux comptes ouverts auprès de la banque W.________ & Cie SA (ci-après: la banque W.________), à Neuchâtel. Les bénéficiaires en étaient C.________ et D.________ ainsi que leurs deux enfants. Le 15 août 2017, C.________ a souhaité que seule son épouse, en première ligne, puis ses enfants, soient désignés bénéficiaires du trust. Les intéressés se sont rencontrés dans cette perspective le 17 août 2017. Le 7 septembre 2017, C.________ a été exclu du trust, sa procuration ayant été annulée le 28 septembre suivant. Par lettre d'intention du 16 février 2018, D.________ et ses enfants ont requis la dissolution de l'U.________ Trust en vue de la création du X.________ Trust auprès de la banque Z.________ Private Bank (Suisse) SA (ci-après: Z.________), à Genève. Selon la lettre d'intention du 25 mars 2018, signée par les trois bénéficiaires, tous les fonds et le portefeuille titres de l'U.________ Trust ont été transférés sur le compte ouvert par D.________ auprès de Z.________. Au 31 octobre 2018, le total des actifs était de 10'388'311 fr. 26. A.b. Le 9 septembre 2020, A.________ a déposé deux plaintes pénales, l'une devant le Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après: le MP-GE) et l'autre devant le Ministère public de la Confédération (ci-après: MPC). Elle a ainsi saisi le MP-GE d'une plainte pénale contre D.________, au motif que celle-ci, dans le but de s'approprier les avoirs du trust, avait contrefait ou imité sa signature sur des formulaires destinés à la banque W.________ et sur une lettre d'intention du 16 février 2018 - comme le montrait une expertise réalisée sur ce document-là -, puis l'avait convaincue de signer, sans les lui laisser lire, deux autres lettres d'intention des 16 février et 25 mars 2018, légalisées par l'ambassade de Suisse en Arabie Saoudite le 3 avril 2018. Le 30 octobre 2020, le MP-GE a ouvert une instruction pour escroquerie (art. 146 CP) et faux dans les titres (art. 251 CP). Le MPC a quant à lui été saisi d'une plainte pénale contre B.________, consule et cheffe de chancellerie de l'ambassade de Suisse en Arabie Saoudite, et D.________ pour faux dans les titres commis dans l'exercice de fonctions publiques, respectivement instigation à commettre cette infraction (art. 317 CP). Le 12 octobre 2020, il a ordonné la jonction des causes par-devant l'autorité pénale du canton de Genève. A.c. Le 14 juin 2022, le MP-GE a ordonné le classement des plaintes déposées par A.________ contre D.________ et E.________ et a levé le séquestre en vigueur sur le compte de D.________ auprès de Z.________. A.d. Par ordonnance du même jour, le MP-GE a refusé d'entrer en matière sur la plainte déposée par A.________ contre B.________.