Citation: 2C_709/2018 E. 3.6

3.6. C'est également à bon droit que l'autorité précédente a estimé qu'un éventuel droit de demeurer en Suisse ne pouvait pas non plus se fonder sur le prétendu fait que la réintégration sociale de la recourante dans le pays de provenance serait fortement compromise (cf. supra consid. 3.2). Même si un retour au Brésil impliquera que celle-ci fournisse un certain effort, on ne voit en effet pas en quoi sa réintégration paraîtrait d'emblée insurmontable. Il ressort en particulier de l'arrêt attaqué, dont les faits constatés lient la Cour de céans (cf. art. 105 al. 1 LTF), que l'intéressée n'a aucun problème de santé et qu'elle a vécu au Brésil jusqu'à presque quarante-et-un ans. Ses fils majeurs vivent au demeurant toujours dans ce pays, ainsi que le reste de sa famille, laquelle dispose de biens immobiliers. On peut ainsi partir de l'idée - contrairement à ce que soutient la recourante de manière appellatoire dans son mémoire - que celle-ci y conserve des attaches culturelles et sociales et qu'elle pourra compter sur un certain soutien au moment de son retour. Il importe pour le reste peu que la recourante soit actuellement autonome sur le plan financier et occupe un emploi, car son intégration en Suisse, à supposer même qu'elle soit avérée, n'est pas déterminante sous l'angle de l'art. 50 al. 1 let. b LTF. De manière générale, le simple fait qu'un étranger doive retrouver les conditions de vie de son pays de provenance ne saurait suffire à maintenir son titre de séjour, même si ces conditions sont moins avantageuses que celles dont il bénéficie en Suisse (cf. arrêt 2C_547/2017 du 12 décembre 2017 consid. 4.2 et les références citées).