Citation: 2A.612/1999 30.06.2000 E. 1.-

Le Tribunal fédéral examine d'office et libre- ment la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 124 II 499 consid. 1a p. 501). a) Déposé en temps utile et dans les formes prescri- tes par la loi contre un arrêt rendu en dernière instance cantonale et fondé sur le droit public fédéral, le présent recours, qui ne tombe sous aucune des exceptions des art. 99 à 102 OJ, est en principe recevable en vertu des art. 97 ss OJ ainsi que de la règle particulière de l'art. 57 de la loi fédérale du 13 mars 1964 sur le travail dans l'industrie, l'artisanat et le commerce (ci-après: la loi sur le travail ou LTr; RS 822.11). b) Selon les art. 58 al. 1 LTr et 103 lettres a et c OJ, ont qualité pour recourir les employeurs et travailleurs intéressés et leurs associations ainsi que toute personne qui justifie d'un intérêt direct. D'après ses statuts du 29 février 1996, la recouran- te est ouverte à toute personne active dans le secteur ter- tiaire privé (art. 3 al. 1) et elle défend les intérêts maté- riels, professionnels, sociaux et culturels de ses membres (art. 2 al. 2). Dès lors, il y a lieu de lui reconnaître la qualité pour agir. On ne saurait suivre la Société quand elle conteste la qualité pour agir de la recourante en l'espèce. En effet, l'art. 103 lettre c OJ ne subordonne pas expressément la re- cevabilité du recours de droit administratif à la participa- tion à la procédure antérieure. Par ailleurs, la loi sur le travail ne contient pas de dispositions prévoyant la partici- pation à la procédure cantonale des organisations mentionnées à son art. 58 al. 1. Dans ces circonstances, il y a lieu d'admettre la qualité pour agir de la recourante (cf. Walther Hug, Commentaire de la loi fédérale sur le travail, Berne 1971, n. 1, p. 411/412 ad art. 58; voir aussi Daniel Elias Gundelfinger, Das Arbeitsgesetz und die Verwaltungsrechts- pflege im Bund und im Kanton Zürich, thèse Zurich 1983,