Citation: 8C_272/2023 E. A

A.a. A.________ a obtenu en 2003 un diplôme de l'école supérieure de commerce. Depuis le 1 er janvier 2004, elle a travaillé pour l'État de Genève, d'abord à l'administration fiscale comme taxatrice 1, puis comme taxatrice 2. Dès le 1er mai 2009, elle a été affectée à la fonction de gestionnaire en ressources humaines au service paie et administration du personnel (ci-après: SPAP) de l'office du personnel de l'État (ci-après: OPE), rattaché au département devenu depuis lors celui des finances, des ressources humaines et des affaires extérieures (ci-après: le département). A.b. Après avoir obtenu un certificat d'assistante en gestion du personnel en mars 2010, A.________ a été promue à la fonction de commise administrative 6 dès le 1er mai 2011. Cette fonction de cadre intermédiaire était colloquée en classe 18; un code 9F (impliquant une diminution de deux classes par rapport à la classe prévue parce que le titulaire ne possède pas encore le titre ou le niveau de formation requis pour la fonction) a été appliqué au traitement de l'intéressée, qui a ainsi été fixé en classe 16; deux annuités lui ont été attribuées; son traitement annuel brut s'élevait à 90'612 fr. De septembre 2011 à août 2012, A.________ a suivi une formation en cours d'emploi pour l'obtention du brevet fédéral de spécialiste en ressources humaines, qu'elle a obtenu fin novembre 2012. Dès le 1er août 2012, à l'issue de sa formation mais avant l'obtention du brevet fédéral, elle a bénéficié d'une augmentation de traitement: le code 9F a été atténué en code 9E et le traitement est passé en classe 17 et s'élevait à 92'832 fr. A.c. Dès le 1er mai 2013, A.________ a été promue à la fonction de cheffe de secteur, secteur paie et administration du personnel. La fonction était colloquée en classe 22 et trois annuités lui ont été attribuées; son traitement annuel brut s'élevait à 119'159 fr. Le 13 novembre 2018, la cheffe du département a résilié les rapports de service pour le 28 février 2019. Le recours interjeté contre cette décision a été rejeté par arrêt de la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre administrative) du 28 novembre 2021, lequel n'a pas été attaqué. A.d. Donnant suite à une demande de A.________ portant sur des différences de traitement par rapport à des anciens collègues, la cheffe du département a rendu, le 13 septembre 2019, une décision constatant, d'une part, que le traitement de l'intéressée depuis le 1er mai 2013, ensuite de sa promotion à la fonction de cheffe de secteur, avait été fixé conformément aux dispositions légales et règlementaires ainsi qu'aux directives de l'OPE et, d'autre part, qu'il n'existait aucune discrimination en raison du sexe dans la détermination dudit traitement. Le recours interjeté contre cette décision a été rejeté par la Chambre administrative par arrêt du 28 septembre 2021. Saisi d'un recours contre cet arrêt, le Tribunal fédéral l'a admis et a renvoyé la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision (arrêt 8C_728/2021 du 18 mai 2022). Il a considéré que la recourante avait rendu vraisemblable l'existence d'une discrimination salariale en raison du sexe, de sorte que le fardeau de la preuve était renversé; il appartenait donc à l'employeur de démontrer l'inexistence de la discrimination.