Citation: 9C_17/2018 E. 3

En se fondant sur les conclusions de la doctoresse B.________, qui ont été confirmées par le SMR, la juridiction cantonale a constaté que l'intimé présentait une capacité de travail de 100 % dans une activité adaptée à compter du 1er décembre 2015. Elle a admis que l'office AI s'était à juste titre référé au tableau TA1, tous secteurs confondus de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS 2014) pour retenir que, malgré son invalidité, l'assuré aurait pu réaliser un revenu de 66'633 fr. dans une activité simple et répétitive en 2015; elle a cependant considéré, qu'au vu des limitations fonctionnelles de l'intimé et de son âge (56 ans en juillet 2015), ainsi que du fait qu'il n'a pas travaillé depuis 2008, l'administration aurait dû prendre en compte un taux d'abattement de 15 % (et non de 10 %), et donc retenir un revenu avec invalidité de 56'638 fr. 05 (et non de 59'969 fr.). S'agissant du revenu sans invalidité, les premiers juges ont en revanche considéré que l'office AI avait à tort recouru aux salaires statistiques, dans la mesure où il ressort du compte individuel de l'assuré qu'il avait perçu de son dernier employeur un revenu de 33'485 fr. entre janvier et juin 2008, ce qui correspond à un revenu annuel de 66'970 fr., et de 71'259 fr. 66 indexé à 2015 (66'970 fr. x 2'226 / 2'092). En conséquence, ils ont fixé le taux d'invalidité de l'intimé à 20 % (71'259 fr. 66 - 56'638 fr. 05 x 100 / 71'259 fr. 66), soit un taux suffisant pour potentiellement ouvrir droit à une mesure de reclassement. Ils ont reconnu le droit de l'intéressé à une telle mesure, considérant qu'elle était susceptible de lui procurer une possibilité de gain à peu près équivalente à celle que lui offrait son ancienne activité.