Citation: I 12/06 28.09.2006 E. 5

5.1 L'intéressé soutient, en substance, que la prise en charge de la seconde formation de paysagiste lui permettrait de prétendre à un salaire annuel qui, une fois la comparaison des revenus effectuées, lui ouvrirait droit à une demi-rente, voire même à un quart de rente étant donné son expérience professionnelle, ce qui serait nettement plus avantageux pour l'administration. 5.2 Cette argumentation ne lui est d'aucune utilité dans la mesure où le choix de la profession a été fondé uniquement sur son goût pour le travail au contact de la nature, sans tenir compte des critères posés par la jurisprudence en matière de reclassement. En effet, l'invalidité objectivée ne semblait déjà pas rendre nécessaire la première formation de floriculteur, dès lors que l'intéressé conservait une bonne capacité résiduelle de travail dans son ancienne profession, sans qu'aucun élément impératif ne le contraigne à changer de métier. De plus, sa capacité de gain n'allait de toute évidence pas pouvoir être maintenue. Il en va de même de la formation de paysagiste. Il n'est tout d'abord pas établi qu'il existe des possibilités concrètes d'embauche dans cette profession ou que celles-ci soient meilleures que pour un floriculteur ou un représentant. Il n'est pas non plus établi que l'intéressé puisse accéder à des postes à responsabilités étant donné son inexpérience professionnelle en la matière. De surcroît, l'analyse de son curriculum vitae semble démontrer une certaine difficulté à assumer les postes à responsabilités (titulaire d'un diplôme de chef de magasin, il a exercé comme aide-gérant, mais occupait une place de magasinier, un an plus tard, pour le compte d'un autre employeur; malgré le bon déroulement de ses nombreuses expériences professionnelles, il n'est jamais resté au service d'un même patron très longtemps; il a souffert d'une dépression neuf mois après s'être vu confier de grandes responsabilités et n'a pas voulu reprendre cette activité exigeante, alors qu'il n'y avait aucune véritable contre-indication médicale). Enfin, le financement du second apprentissage ne répondrait pas non plus aux conditions légales et jurisprudentielles rappelées par les premiers juges. En effet, l'invalidité du recourant ne rend pas cette mesure nécessaire, puisque il est capable de réaliser un revenu équivalant à 60 % de son revenu antérieur, sans réadaptation, et sa capacité de gain ne serait en tout cas pas maintenue, même après cumul des deux apprentissages, puisque le reclassement ne lui ouvrirait droit qu'à une demi-rente. Rien ne démontre non plus qu'il puisse obtenir les 66'495 fr. de salaire annuel qu'il avance, ce chiffre étant par ailleurs supérieur à celui retenu par l'Enquête suisse sur la structure des salaires, publiée par l'Office fédéral de la statistique. Le recours est donc mal fondé.