Citation: 1B_212/2023 E. 2.2

2.2. Le recourant reproche tout d'abord à l'autorité précédente de ne pas avoir examiné si les cautions proposées permettraient de pallier le risque de récidive retenu à son encontre. Ce grief peut toutefois être écarté. En effet, l'autorité précédente n'a pas omis de prendre en considération les sûretés offertes. Elle a cependant considéré que celles-ci tendaient principalement à pallier un risque de fuite, ce qui n'est pas contraire au texte de la loi et à la jurisprudence (cf. art. 237 al. 2 let. a et 238 al. 1 CPP; voir notamment, arrêt 1B_134/2022 du 19 avril 2022 consid. 4.5 in fine et les références citées en lien avec l'art. 238 CPP, auxquelles on peut ajouter FREI/ZUBERBÜHLER ELSÄSSER, in DONATSCH/LIEBER/SUMMERS/WOHLERS [édit.], Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung [StPO], 3e éd. 2020, Art. 196-457, n° 3 ad art. 237 CPP; CHRISTIAN COQUOZ, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2e éd. 2019, nos 8 ss ad art. 237 CPP; MATTHIAS HÄRRI, in Basler Kommentar, Schweizerische Strafprozessordnung, Art. 196-457 StPO, 2e éd. 2014, n° 8 ad art. 237 CPP). Or, dès lors que l'autorité précédente a considéré que ce danger pouvait être relativisé dans le cas d'espèce, des sûretés n'étaient pas nécessaires (cf. consid. 3.2 p. 7 de l'ordonnance attaquée). Le seul fait que cette motivation ne corresponde pas aux attentes du recourant ne constitue ni un déni de justice, ni une violation de son droit d'être entendu (sur ces notions, voir ATF 147 IV 249 consid. 2.4 p. 252; 142 II 154 consid. 4.2 p. 157; 141 V 557 consid. 3.2.1 p. 565; 133 III 235 consid. 5.2 p. 248 s.).