Citation: 9C_124/2023 E. 2.3

2.3. Dans sa réplique, la recourante invoque "la reconnaissance du jugement de divorce du 2 décembre 2019 en Suisse" en soulevant le grief de l'absence de violation de l'ordre public et en complétant largement son argumentation sur "l'absence de nécessité d'exequatur" présentée dans le mémoire de recours où ces aspects n'avaient pas été abordés ou seulement de manière succincte. Cette motivation ne constitue pas une réponse aux observations de l'Administration fiscale cantonale ou de l'AFC qui portent sur les griefs du recourant quant à l'appréciation des faits, la prescription et la violation de l'art. 6 CEDH (Administration fiscale cantonale), ainsi que sur les griefs de violation des principes de l'égalité de traitement, du double degré de juridiction et de l'instruction (AFC). Exposée après l'échéance du délai de recours, cette motivation ne peut pas être prise en compte. En effet, la motivation du recours doit être complète et il n'est pas possible, sous réserve d'exceptions non réalisées en l'espèce, de présenter de nouveaux griefs passé le délai de recours (cf. arrêts 9C_108/2023 du 19 juin 2023 consid. 3 et les références; 9C_236/2020 du 2 juin 2021 consid. 6, non publié aux ATF 147 V 251; 2C_347/2012 du 28 mars 2013 consid. 2.6, non publié aux ATF 139 II 185). Lorsqu'une réplique est déposée, la partie recourante peut certes compléter sa motivation, mais uniquement dans la mesure où cela s'avère nécessaire pour répondre aux déterminations des autres participants à la procédure (ATF 135 I 19 consid. 2.2; arrêt 9C_236/2020 du 2 juin 2021 consid. 6 non publié aux ATF 147 V 251 et les autres références citées).