Citation: I 9/03 08.07.2003 E. 4

Dans le rapport d'expertise du 12 octobre 2001, le docteur D.________ a relevé que, sur le plan strictement somatique, seuls les troubles dégénératifs débutants lombaires bas et de la hanche droite jouaient un rôle sur la capacité de travail. Dès lors, certaines limitations devaient être reconnues à l'assuré, à savoir dans le port occasionnel de charges lourdes (pas plus de 15-20 kg), dans le port répété de charges moyennes (supérieures à 10 kg), lors de la marche (limitée à 1 heure) et dans les positions statiques prolongées. Sur le plan psychiatrique, son confrère, le docteur E.________, a retenu le diagnostic d'état dépressif majeur en rémission partielle, l'épisode actuel étant d'intensité moyenne. Il a par ailleurs constaté divers troubles du comportement (difficultés d'adaptation, impulsivité, délits répétés, instabilité professionnelle et affective) parlant en faveur d'une personnalité borderline. En raison de ces affections psychiques, les experts ont estimé la capacité de travail de l'assuré, dès octobre 2000, à 70 %, celle-ci devant encore être amputée d'une baisse de rendement de 10 à 20 %, pour tenir compte d'un important déconditionnement de l'assuré. Le docteur D.________ a encore précisé que, sur le plan somatique, la situation en date de l'expertise était objectivement inchangée depuis 1996, hormis le fait que l'assuré s'était totalement déconditionné. Il a spécifié qu'un tel déconditionnement physique, cardio-vasculaire et musculaire prolongé constituait, à ses yeux, une atteinte à la santé ayant valeur de maladie, ce qui justifiait de retenir un rendement de 90 % de façon durable. Partant, le docteur D.________ a déterminé la capacité de travail de R.________ comme suit : 70 % (troubles psychiques) x 90 % (déconditionnement) = 63 %. Force est de constater que les troubles dégénératifs du recourant ont été pris en considération par les experts, contrairement à ce qu'affirme l'intéressé. Bien qu'étant sans influence sur le taux de capacité de travail dans une activité légère, ils ont permis aux médecins de procéder à la description des activités adaptées à l'état de santé physique de l'assuré. La baisse de rendement due au déconditionnement physique, cardio-vasculaire et musculaire de l'assuré, telle que déterminée par le docteur D.________, ne saurait être retenue par la Cour de céans. A l'instar du docteur B.________, il sied effectivement de constater que les examens cardio-vasculaire et musculaire auxquels a procédé l'expert sont strictement normaux. Aucun élément objectif ne permet d'attester une atteinte à la santé ayant valeur de maladie et, par conséquent, d'étayer l'avis du médecin de la clinique Z.________, si ce n'est la longue période d'inactivité du recourant. Or, le taux d'activité de 70 %, tenu pour raisonnablement exigible par l'office, dans une profession adaptée sur le plan physique, prend suffisamment en considération les difficultés que pourrait éprouver un assuré confronté aux obligations que comporte la reprise d'une activité salariée. En conséquence, la conclusion de l'expertise tendant à reconnaître une diminution supplémentaire de 10 % de la capacité résiduelle de travail du recourant n'emporte pas la conviction et doit être écartée. Il suit de ce qui précède que le taux de capacité de travail de R.________ doit être arrêté à 70 %.