Citation: 4P.236/2001 11.01.2002 E. 6

6.- Dans un dernier moyen, les recourantes soutiennent que l'autorité cantonale a déterminé arbitrairement la perte de gain passée et la perte de gain future de la demanderesse. En appréciant de manière gravement fautive les attestations de salaire produites par l'ancien employeur de l'intimée, la cour cantonale aurait reconnu un dommage futur supérieur de plus de 50 000 fr. au calcul effectué par la demanderesse elle-même. Comme on l'a dit au considérant 2a supra, faute d'avoir épuisé les moyens de droit cantonaux, les défenderesses sont irrecevables à critiquer l'appréciation des attestations de salaire précitées telle qu'elle a été effectuée par les magistrats vaudois. Quant au calcul du préjudice déjà subi et du préjudice futur de la lésée, il s'agit là de questions qui relèvent de l'application du droit fédéral, et plus particulièrement de l'art. 46 al. 1 CO, si bien qu'elles sont irrecevables dès l'instant où la voie de la réforme est en l'occurrence ouverte (art. 84 al. 2 OJ).