Citation: 6B_644/2024 E. 1

Par arrêt du 23 juillet 2024, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise, statuant sur appel de A.________ et sur appel joint du ministère public, a admis très partiellement le premier et rejeté le second. Elle a annulé le jugement rendu le 19 avril 2024 par le Tribunal correctionnel de la République et canton de Genève et l'a réformé en ce sens qu'elle a acquitté A.________ de diffamation, a constaté que la prénommée a commis les faits décrits dans la demande de mesure pour prévenu irresponsable du 11 mars 2024 en état d'irresponsabilité, faits qualifiés de provocation publique au crime ou à la violence, d'injure, d'entrée et séjour illégal, et d'insoumission à une décision de l'autorité. La cour cantonale a ordonné que la précitée soit soumise à un traitement institutionnel, tel que préconisé par l'expert, dit que la détention avant jugement subie du 14 juillet 2023 au 26 juin 2024 sera imputée sur la mesure, ordonné la transmission du présent jugement et du procès-verbal de l'audience de jugement, du rapport d'expertise psychiatrique du 2 janvier 2024 et du procès-verbal de l'audition de l'expert du 28 février 2024 au service d'application des peines et mesures, ordonné l'expulsion de Suisse de A.________ pour une durée de cinq ans, renoncé à ordonner le signalement de l'expulsion dans le système d'information Schengen (SIS), et dit que l'exécution de la mesure prime celle de l'expulsion. La cour cantonale a ordonné la libération immédiate de A.________, si elle ne doit pas être détenue pour une autre cause, et lui a ordonné de se soumettre à la mesure de substitution suivante, jusqu'à son entrée dans un établissement d'exécution de la mesure: interdiction de publier sur les réseaux sociaux ou de diffuser, de toute autre manière, tout propos violent, et tout propos en lien avec B.________, C.________ et leurs familles.