Citation: 1C_559/2016 E. 6

Le recourant se plaint enfin d'une violation du principe de la proportionnalité. Néanmoins, comme le relève à juste titre l'OFEV, l'examen de ce principe n'entre pas en ligne de compte au stade de la constatation de la nature forestière. En effet, selon la jurisprudence, cette procédure de constatation ne doit s'appuyer que sur des circonstances de faits (croissance, densité, âge, dimensions et fonction du peuplement), sans procéder à une pondération des intérêts privés ou publics en présence (ATF 124 II 85 consid. 3e p. 89; arrêts 1A.212/2006 du 31 mai 2007 consid. 4.4.3; 1A.44/2003 du 19 août 2003 consid. 2.1, résumé in : ZBl 106/2005 S. 110). Sans que cela ne prête à conséquence, c'est de manière prématurée que le Tribunal cantonal a examiné cette question. A ce sujet, et bien qu'il apparaisse peu probable - comme l'a du reste souligné la cour cantonale - que la DGE refuse au recourant les autorisations spéciales nécessaires à l'entretien, voire à la coupe des grands arbres situés à moins de 10 m de son habitation (cf. art. 27 al. 1 LVLFO), notamment pour des motifs de sécurité, ce n'est qu'au stade de l'examen d'une telle demande d'abattage que devra intervenir la pondération exigée par le principe de la proportionnalité (cf. arrêt 1C_883/2013 du 10 juin 2014 consid. 3.1.2). La proportionnalité devra également, à l'instar de la question de la prescription, évoquée précédemment (cf. consid. 5.2.2), être examinée dans le cadre d'un éventuel démantèlement des aménagements d'agrément présents dans les limites de l'aire forestière (cf. arrêt 1C_443/2010 du 6 juin 2011 consid. 4.1). Sans pertinence à ce stade, ce grief doit être écarté.