Citation: I 12/04 14.04.2005 E. 5

5.1 Quoiqu'en dise le recourant, le rapport du docteur C.________ se fonde sur des examens complets et prend en considération les plaintes exprimées par l'intéressé. Il a été établi en pleine connaissance de l'anamnèse et du dossier médical. Les points litigieux ont fait l'objet d'une étude circonstanciée. La description du contexte médical, l'appréciation de la situation médicale sont claires, les conclusions dûment motivées et convaincantes. En particulier, le diagnostic posé n'est infirmé par aucun des avis médicaux versés au dossier. Certes, les conclusions de l'expert sur la question de la capacité de travail du recourant diffèrent-elles des avis exprimés par les docteurs E.________ (cf. rapport du 11 avril 1995), B.________ (cf. rapports du 18 avril 1994 et du 13 mai 1997) et L.________ (cf. rapport du 16 février 2000). Toutefois, cette divergence s'avère sans incidence sur l'issue du litige pour les motifs exposés aux considérants 6 et ss ci-après, de sorte qu'elle n'a pas à être tranchée. Sur le vu de ce qui précède, le rapport d'expertise du 22 février 2002 du docteur C.________ remplit toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références), de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'en écarter. Par contre, tel n'est pas le cas du rapport d'expertise établi le 11 avril 1995 par le docteur E.________. Dans la mesure où procédant à l'anamnèse familiale du recourant, ce médecin observe qu'il n'existe pas de notions d'alcoolisme, ni de troubles psychiques connus et qu'il retient ensuite que l'anamnèse personnelle et familiale de l'assuré ne manquent pas d'antécédents neuro-psychiatriques, ni de toxico-dépendances, son rapport s'avère contradictoire. En outre, le recourant souffre d'une grave dépendance à l'alcool depuis plus d'une dizaine d'années, voire même avant son arrivée en Suisse en 1992, soit déjà à l'époque de l'établissement du rapport du docteur E.________; toutefois, ce document ne met pas en évidence la problématique éthylique dont l'assuré souffre, de sorte qu'il se révèle incomplet. Faute de remplir ainsi les exigences jurisprudentielles en la matière (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références), le rapport du docteur E.________ est dépourvu de force probante.