Citation: 9C_660/2021 E. 5.4

5.4. Le recourant reproche ensuite aux premiers juges de ne pas avoir procédé à d'autres mesures d'instruction. Il allègue à cet égard, en se référant essentiellement aux avis de ses psychiatres traitants, qu'il présente une incapacité totale de travail à la suite d'une évolution défavorable de son état de santé et qu'il "est invalide". Ce faisant, l'assuré ne critique pas l'appréciation de sa capacité de travail effectuée par la juridiction cantonale sous l'angle des indicateurs établis par l'ATF 141 V 281. Il ne met pas non plus en évidence des éléments concrets et objectifs susceptibles de remettre en cause les conclusions médicales suivies par les premiers juges, ni de motifs susceptibles d'établir le caractère arbitraire de leur appréciation. Il ne suffit pas à cet égard d'affirmer sans plus de précisions que "les indications qu'il [le rapport d'évaluation neuropsychologique du 22 février 2021] donne permettent de confirmer les problèmes psychiques du recourant". En ce qu'elle tend à affirmer que la mise en oeuvre de mesures d'instruction complémentaires pourrait apporter des renseignements supplémentaires, l'argumentation du recourant n'est par ailleurs pas suffisante pour mettre en évidence en quoi la juridiction cantonale aurait procédé de manière arbitraire à une appréciation anticipée des preuves (à ce sujet, voir ATF 140 I 285 consid. 6.3.1) ou aurait établi les faits de manière incomplète. Quant à la considération de la juridiction cantonale selon laquelle la dépendance du recourant à l'égard de sa compagne ne constitue pas une atteinte à la santé, elle n'est pas manifestement erronée. A la lecture du rapport relatif à l'hospitalisation de l'assuré du 22 juin au 27 juin 2018 (rapport des doctoresses G.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et H.________, médecin assistante au Département de psychiatrie de l'hôpital I.________, du 17 juillet 2018), auquel l'intéressé se réfère, on constate qu'aucun diagnostic en lien avec une dépendance affective n'a été retenu. Les doctoresses G.________ et H.________ ont en effet seulement fait état de "traits dépendants", en précisant qu'un diagnostic de trouble de la personnalité n'avait jamais été posé.