Citation: 5A_513/2023 E. 4.4.1

4.4.1. Le recourant soutient que la Cour de justice aurait confondu le chiffre d'affaires journalier qu'il réalisait et le bénéfice que lui ou sa société auraient pu en tirer, oubliant au passage les charges à déduire et le fait que F.________ SAS était déficitaire. La Cour de justice avait considéré qu'il pouvait gagner entre 1'300 fr. et 2'900 fr. par jour, quatre jours par mois, pour sa prétendue activité secondaire. Or, pour ce faire, elle n'avait pas examiné les pièces produites dans la procédure, notamment les bilans comptables mais s'était basée sur deux emails que l'épouse aurait envoyés au comptable de la société. Or ces emails n'avaient aucune force probante dans la mesure où ils étaient contredits par l'attestation du comptable de la société déclarant que le recourant n'avait reçu aucune rémunération. Les pièces comptables et les explications données par son avocat français dans la procédure dirigée contre l'épouse pour mauvaise gestion montraient qu'il ne percevait aucun salaire de F.________ SAS, mais que celle-ci lui devait au contraire de l'argent. Ainsi, admettre qu'il percevait un revenu de la société F.________ SAS constituait une constatation manifestement inexacte des faits. Il en allait de même du constat portant sur la perception d'un revenu complémentaire similaire à celui prétendument perçu en France, aucune pièce ni indice ne permettant d'arriver à une telle conclusion. Les éléments du dossier montraient qu'il était salarié à 100% de E.________ SA en Suisse et désormais à 90%, son taux pouvant par période être réduit à 70% en raison d'un manque de clientèle mais aussi afin de prendre soin de ses enfants en garde partagée. Compte tenu par ailleurs du temps considérable qu'il passait à s'occuper du litige et de la séparation, il était peu probable qu'il disposât d'un jour de plus à consacrer à sa société suisse.