Citation: 4A_225/2021 E. 4.2.2

4.2.2. En se prévalant d'une violation des art. 328 et 49 CO, le recourant se réfère au tort moral qu'il aurait subi parce qu'il n'aurait pas bénéficié de vacances durant vingt ans, à l'exception d'une semaine qu'il aurait prise en 2005. A son sens, il appartenait à l'employeuse de faire en sorte qu'il prenne ses congés, sans qu'il aie à le demander. L'inaction de l'intimée s'apparenterait à une violation du contrat de travail, laquelle s'inscrirait dans une relation de causalité avec les souffrances morales qu'il éprouve et justifierait l'indemnité pour tort moral réclamée, en sus du paiement des vacances non prises. Ce reproche n'a pas grand-chose à voir avec les faits que l'employé a allégués dans sa demande pour justifier sa réclamation. Il y faisait valoir une atteinte à sa personnalité en alléguant que les découvertes qu'il avait effectuées en lien avec la gouvernance et les finances de l'auberge, en particulier les malversations dénoncées en 2004, auraient eu un effet désastreux sur sa santé psychologique de telle sorte qu'il s'était trouvé en état de dépression. Il reprochait à ses supérieurs de n'avoir pris aucune mesure pour protéger sa personnalité. L'audit commandé en 2017 par la Ville de X.________, vécu comme une insulte en raison de l'absence de suite donnée aux malversations dénoncées treize ans plus tôt, l'aurait fait définitivement craquer. Faute d'allégations correspondantes de l'employé, la cour cantonale n'avait pas à examiner la prétention tendant à une indemnité pour tort moral sous l'angle qu'adopte désormais le recourant, qui est mal pris d'y voir à présent une violation des art. 328 et 49 CO.