Citation: I 81/07 08.01.2008 E. 4

4.1 Se fondant essentiellement sur le contenu des prises de position du SMR (rapport du 26 août 2003 et avis médical du 18 novembre 2004), le Tribunal cantonal des assurances a considéré que le recourant ne présentait aucune incapacité de travail d'origine somatique et que le trouble somatoforme douloureux dont il souffrait n'était pas invalidant au sens de la jurisprudence. D'une part, il n'y avait pas de comorbidité psychiatrique déterminante: le trouble dépressif mentionné par certains médecins était en effet réactionnel au trouble somatoforme. D'autre part, les premiers juges ont relevé à propos des autres critères mis en évidence par la jurisprudence que: « le recourant ne présente pas, en sus du trouble somatoforme douloureux persistant, une affection corporelle chronique ou un processus maladif s'étendant sur plusieurs années sans rémission. Il n'y a pas de perte d'intégration sociale dans toutes les manifestations de la vie, le recourant vivant maintenant avec sa famille. En revanche, il apparaît que l'on peut admettre la réalisation du critère de l'état psychique cristallisé, la fuite dans la maladie palliant le déracinement, l'absence d'intégration et l'insatisfaction quant au statut socio-professionnel du recourant ». Au vu de l'ensemble des éléments ressortant du dossier, il convenait de nier qu'une mise en valeur de la capacité de travail du recourant, jugée complète au plan somatique, ne puisse pratiquement plus être raisonnablement exigée de lui ou qu'elle serait même insupportable pour la société. 4.2 En substance, le recourant reproche implicitement aux premiers juges d'avoir procédé à une constatation manifestement inexacte ou incomplète des faits, qui ne tiendrait nullement compte de l'ensemble des pièces médicales versées au dossier. Le raisonnement des premiers juges ferait ainsi l'impasse totale sur la dépression dont souffre le recourant et sur les éléments qui auraient motivé plusieurs hospitalisations psychiatriques. De même, à aucun moment les premiers juges n'examineraient les documents médicaux pour savoir si le recourant pourrait ou non, par un effort de volonté, surmonter son trouble somatoforme douloureux.