Citation: 1D_2/2016 E. 1

Le 27 octobre 2005, le Tribunal de police de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a acquitté A.________ de l'accusation de tentative de contrainte pour laquelle il avait été renvoyé en jugement. Le 17 décembre 2005, plusieurs personnes présentes à l'audience de jugement du 26 octobre 2005 ont requis du Grand Conseil du canton de Vaud la mise en oeuvre d'une enquête parlementaire sur les relations entre la justice et l'Ordre des avocats vaudois. Le 19 décembre 2007, la Présidente de la Commission de gestion du Grand Conseil vaudois a convoqué A.________ à une séance le 17 janvier 2008. Le 30 juillet 2008, elle a informé le conseil de A.________, constitué entre-temps, avoir demandé un rapport pour déterminer précisément les compétences de la Commission de gestion dans ce dossier et pour établir si les griefs invoqués à l'encontre des magistrats vaudois nécessitaient la mise en oeuvre d'une procédure de haute surveillance sur le Tribunal cantonal fondée sur l'art. 135 de la Constitution vaudoise. Ce rapport établi par l'ancien Président du Tribunal fédéral B.________ a été produit le 28 août 2008, puis présenté à A.________ et discuté en présence de celui-ci et de l'auteur du rapport le 4 septembre 2008. Le 15 septembre 2008, la Commission de gestion du Grand Conseil a communiqué sa décision de mettre un terme aux nombreux échanges oraux et écrits entretenus avec A.________. A la suite de nouvelles interventions de A.________, le Président du Grand Conseil l'a informé le 12 janvier 2009 que ses demandes étaient considérées désormais comme traitées et que son dossier avait été clôturé, le rapport de l'ancien Président du Tribunal fédéral B.________ ayant clairement démontré que le Grand Conseil et sa Commission de gestion n'étaient pas compétents pour entrer en matière à leur sujet. Une séance de médiation réunissant A.________, la Présidente et le Vice-président du Grand Conseil assistés de Me C.________, avocat, s'est tenue le 22 mars 2016 dans les locaux de la police cantonale à la suite de courriers que A.________ a adressés le 28 février 2016 à la Présidente du Tribunal d'arrondissement de Lausanne et le 8 mars 2016 à la Présidente du Grand Conseil et aux autres membres du Bureau. Le 24 mars 2016, Me C.________, agissant pour l'Etat de Vaud, est revenu sur l'échange de correspondances intervenu entre le conseil de A.________ et le Bureau du Grand Conseil. Il s'est déterminé sur les violations alléguées du droit d'être entendu, respectivement du droit d'être défendu par un avocat, prétendument commises par la Commission de gestion du Grand Conseil. Il a précisé les références aux articles applicables et les raisons pour lesquelles A.________ ne pouvait se prévaloir du droit d'être entendu dans le cadre des investigations préalables menées par une délégation de la Commission de gestion. Le 8 avril 2016, A.________ a demandé la notification d'une décision motivée avec indication des délais et voies de recours pour le cas où l'Etat de Vaud persistait à nier sa qualité de partie à la procédure devant le Grand Conseil. Le 22 avril 2016, Me C.________ a précisé qu'il n'entendait pas rouvrir un dossier bouclé depuis 2008 et a confirmé intégralement la teneur de son courrier du 24 mars 2016. Agissant par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, A.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler " la décision de l'Etat de Vaud contenue dans la lettre du 22 avril 2016 ", de dire que la Commission de gestion du Grand Conseil vaudois doit reprendre l'enquête et lui notifier une décision dûment motivée et de constater que les autorités vaudoises ont violé les garanties des art. 6, 8, 13 et 14 CEDH. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.