Citation: 9C_388/2022 E. 5.3

5.3. Le recourant ne peut pas davantage être suivi lorsqu'il reproche à l'office intimé de s'être "obstiné" à le faire examiner dans un centre d'expertises en Suisse allemande, sans avoir tenté de trouver une solution consensuelle, alors même qu'il avait demandé à plusieurs reprises d'être examiné par des experts francophones dans un centre d'expertises en Suisse romande. Si le recourant a certes demandé à être examiné par des experts francophones dans un courriel du 13 octobre 2020, il n'a par la suite pas réitéré sa demande. Une fois informé de l'identité des experts du centre suisse allemand (courrier de l'office intimé du 10 septembre 2021 et invitation à l'expertise du centre C.________ du 13 septembre 2021), l'assuré s'est en effet contenté de requérir que les informations relatives à l'expertise lui soient transmises en français (courriel du 20 septembre 2021). Après avoir reçu les informations demandées dans sa langue maternelle (courriel du centre d'expertises du 21 septembre 2021), l'assuré ne s'est plus manifesté. Dans ces conditions, l'office intimé pouvait inférer de l'absence de réaction du recourant qu'il avait renoncé à une expertise en langue française dans le cadre du nouveau centre désigné. On rappellera au demeurant que lorsque l'administration ne donne pas suite à la demande d'un assuré de désigner un centre d'expertise où l'on s'exprime dans l'une des langues officielles de la Confédération qu'il maîtrise, l'intéressé a le droit non seulement d'être assisté par un interprète lors des examens médicaux mais encore d'obtenir gratuitement une traduction du rapport d'expertise (ATF 127 V 219 consid. 2b/bb; cf. aussi arrêt 9C_259/2022 du 20 septembre 2022 consid. 5.2 et les arrêts cités). Or en l'espèce, le recourant ne prétend pas que la compréhension linguistique entre lui et les experts ne serait pas suffisante, en présence d'un interprète, pour garantir une expertise revêtant un caractère à la fois complet, compréhensible et concluant. C'est également en vain que le recourant allègue qu'il avait demandé à l'office intimé d'obtenir "les documents relatifs à l'expertise en français". A la suite de son courriel en ce sens du 23 octobre 2020, le recourant a reçu la nouvelle convocation à l'expertise auprès de C.________ et les informations y relatives en français (lettre de l'office AI du 22 avril 2021).