Citation: 6B_364/2024 E. 2.2

2.2. L'autorité cantonale a relevé que le premier juge avait préféré la version des faits de l'intimée à celle de la recourante. Selon ce magistrat, nonobstant les prétendues contradictions relevées par la défense, l'intimée était restée parfaitement claire et constante dans ses déclarations, lesquelles étaient en outre corroborées par plusieurs pièces au dossier et par le témoignage de son compagnon. Aucun crédit ne pouvait être apporté aux dénégations de la recourante, dès lors qu'elle avait proféré des accusations manifestement mensongères quant au fait que le compagnon de l'intimée lui aurait causé un hématome à l'oeil, qu'il ressortait très clairement des images de vidéosurveillance qu'elle semblait prise d'un violent accès de colère et qu'elle titubait, ce qui laissait penser qu'elle avait pu s'adresser à l'intimée de façon agressive, et qu'elle avait changé plusieurs fois de version en cours de procédure, niant tout d'abord purement et simplement être entrée sur la propriété de ses voisins, avant d'être confrontée aux images de vidéosurveillance. L'autorité cantonale a estimé que cette appréciation des preuves n'était pas critiquable et que la conviction du juge précédent quant à la culpabilité de la recourante devait être partagée. Selon elle, les contradictions invoquées par la recourante portaient sur des détails sans importance au regard des preuves apportées par l'intimée, soit les images de vidéosurveillance où on la voyait donner des coups de pied sur la palissade litigieuse et la renverser, ce qui scellait la cause s'agissant de la destruction de cet objet et de la réalisation de l'infraction de dommages à la propriété. L'argument de la recourante selon lequel cette palissade serait sans valeur étant en outre contredit par les pièces du dossier. La manière d'agir et la virulence des coups de pied donnés dans la palissade pendant plus de deux minutes ne laissaient de plus place à aucun doute quant au fait qu'elle ne disposait d'aucune autorisation de ses voisins pour procéder elle-même à la destruction de ladite palissade, comme elle le soutenait. Cette attitude vindicative confortait de surcroît la conviction selon laquelle, comme l'avait déclaré le compagnon de l'intimée, la recourante s'était comportée de la même manière au domicile de ceux-ci, réalisant l'infraction de violation de domicile en restant dans leur logement après avoir reçu l'injonction de quitter les lieux et en bloquant la fermeture de la porte avec son pied, de même qu'à l'arrêt de bus, s'agissant des injures proférées à l'endroit de l'intimée. L'autorité cantonale a encore précisé que la contradiction temporelle invoquée par la recourante au sujet des déclarations de l'intimée n'était qu'hypothétique, dès lors que celle-ci avait bien déclaré durant ses auditions qu'elle avait prévenu son conjoint de l'altercation avec la recourante avant de partir travailler, ce qui se recoupait avec les déclarations de celui-ci. Quant au mensonge concernant le litige civil, selon lequel les parties auraient prévu le remplacement et non le déplacement de la palissade, il ne s'agissait que des aspects civils relatifs au rapport de voisinage qui ne changeaient rien au fait que la recourante avait détruit la palissade de l'intimée en la renversant. De toute manière, la convention invoquée n'était pas aussi claire que le soutient la recourante, dès lors qu'elle prévoyait à la fois le remplacement et le prolongement de la palissade.