Citation: U 83/99 27.09.2000 E. 4

4.- a) L'intimée et les premiers juges se sont en particulier fondés sur les expertises des docteurs U.________ et B.________ ainsi que sur l'appréciation du docteur M.________ pour considérer que les accidents assurés n'ont pas entraîné, chez le recourant, de séquelles somatiques invalidantes, mais exclusivement des troubles d'ordre psychique. Pour sa part, L.________ soutient le contraire. b) En l'occurrence, les troubles (céphalées, douleurs cervicales et dorso-lombaires, vertiges) dont se plaint le recourant ont donné lieu à de multiples examens (radiologiques, otoneurologiques, neurologiques) et rapports médicaux, dont trois expertises approfondies (des docteurs A.________, U.________ et B.________). Il ressort tout d'abord de cet abondant dossier médical que L.________ n'a pas subi de lésion osseuse (rapport du docteur S.________, radiologue, du 24 février 1992) et qu'il ne souffre d'aucune déficience au niveau otoneurologique qui permettrait d'expliquer ses sensations de vertige (rapports des 6 juillet 1992 et 4 février 1993 du docteur I.________). Une résonance magnétique occipito-cervicale réalisée par la doctoresse H.________, radiologue, a démontré un axe de rotation de la tête dans les normes, en dépit d'une imagerie évoquant l'hypothèse d'une «petite lésion du ligament alaire» (rapport du 4 juin 1993). Ensuite, les divers spécialistes en neurologie qui se sont penchés sur le cas de l'assuré ont unanimement mis en lumière une composante psychique décisive dans sa symptomatologie, tandis qu'ils n'ont fait état, dans l'ensemble, que de troubles neurologiques modérés et en soi peu invalidants : ainsi, le docteur E.________ a-t-il fait mention d'«une décompensation psychique» dans le cadre d'un «syndrome cervical et lombaire somme toute assez discret avec un status neurologique électroclinique par ailleurs normal» (rapport du 13 mai 1992); de même, le docteur A.________ a-t-il déclaré que «les troubles objectivés à l'examen clinique sont relativement discrets (...), le reste des troubles étant essentiellement liés à la douleur dont souffre le patient», douleur dont l'«importance n'est pas à la mesure du traumatisme lui-même et (à laquelle) se surajoute certainement des troubles psychologiques secondaires à l'accident» (rapport du 14 février 1994); quant au professeur B.________, il a conclu que l'essentiel du tableau clinique devait être ramené à des «répercussions psychiques» (rapport du 28 mars 1998). Il est certes vrai que les deux derniers médecins précités ont tout de même conclu à une incapacité de travail sur le plan somatique, laquelle a été évaluée, pour le premier, à 35 % et, pour le second, à 25 %. Toutefois, le docteur A.________ a bien précisé dans son rapport que cette évaluation «reflète plus l'état du patient actuellement que ses réelles capacités sous-jacentes», alors que le professeur B.________ a reconnu un tel taux uniquement en considération à une possible lésion ligamentaire, laquelle n'a pu, au demeurant, être mise en évidence par l'IRM qu'il a effectué. Enfin, on ajoutera qu'une discordance très nette entre l'importance des douleurs ressenties et le status objectivable a été constatée par divers autres médecins qui ont examiné l'assuré (cf. le rapport de sortie du 23 octobre 1992 établi par les médecins de la clinique de Bellikon et les rapports des docteurs U.________ et M.________), et que c'est avant tout en raison des douleurs résiduelles subjectives que le docteur R.________ a fixé le taux de l'atteinte à l'intégrité à 12,5 % (rapport du 9 janvier 1996). Aussi bien, contrairement à ce que prétend le recourant, doit-on admettre qu'il n'existe, au degré de la vraisemblance prépondérante, aucune séquelle sur le plan somatique qui soit imputable aux accidents assurés et partant, susceptible de justifier des prestations d'assurance à charge de l'intimée. En revanche, il est indéniable que le recourant souffre de troubles psychiques.