Citation: 9C_559/2014 E. 4.3

4.3. Cela étant, comme l'a constaté la juridiction cantonale à l'issue d'une appréciation des rapports du docteur E.________ dénuée d'arbitraire, les conditions de la nécessité et de l'adéquation du moyen auxiliaire requis sous la forme d'un fauteuil roulant (électrique) ne sont pas réalisées. Dans ses avis successifs, le médecin expose que l'impotence pourrait être améliorée par "à la rigueur un moyen de déplacement auxiliaire pour longue distance à l'extérieur, si possible électrique de préférence" (rapport du 15 août 2012), qu'il serait "souhaitable" qu'elle dispose d'un fauteuil roulant électrique "afin de permettre les déplacements aisés et sécurisés à l'extérieur" (avis du 25 mars 2013) et que sa patiente souhaiterait accéder à un moyen auxiliaire susceptible "d'améliorer tant soit peu son quotidien". Ces constatations mettent en évidence que le moyen auxiliaire permettrait certes d'améliorer la situation de la recourante, mais qu'il ne remplit pas la condition de nécessité prévue par l'art. 8 al. 1 let. a LAI. Par ailleurs, s'il n'est pas contestable que la fonction de marche de la recourante est restreinte, les limitations décrites par le médecin traitant n'apparaissent cependant pas si importantes qu'elles rendraient vraisemblable la nécessité du moyen auxiliaire sollicité. La mobilité de la recourante est certes décrite comme "passablement réduite" (marche précaire, ralentie, boitillante et à petits pas), la fonction visant à se déplacer ne semble toutefois pas atteinte au point de devoir être compensée par un fauteuil roulant (électrique). Au regard des constatations du docteur E.________, on peut penser que d'autres moyens auxiliaires, tels des cannes ou un cadre de marche, suffiraient pour améliorer les déplacements de la recourante à l'extérieur de chez elle. Le cas échéant, il lui est loisible de faire une demande dans ce sens.