Citation: I 927/06 04.12.2007 E. A

A.a S.________, ressortissante portugaise née en 1958, a travaillé en Suisse comme employée de maison pour l'Hôpital X.________ depuis avril 1989. Le 30 août 1993, elle a présenté une demande de rente de l'assurance-invalidité auprès de l'agence communale d'assurances sociales de Lausanne. Instruisant la cause, le Secrétariat de la Commission cantonale vaudoise de l'AI a recueilli divers avis médicaux. Selon le docteur D.________, généraliste et médecin traitant de l'assurée, celle-ci présentait des lombo-sciatalgies droites, une surcharge postérieure L5-S1, une spondylose postérieure L4-L5 et L5-S1, un possible début de coxarthrose droite ainsi que des troubles fonctionnels avec somatisation. Dans son rapport du 30 septembre 1993, ce médecin a indiqué qu'il suivait sa patiente depuis 1988 pour des lombalgies. Celle-ci avait subi plusieurs incapacités de travail dans son activité de nettoyeuse qu'elle avait dû cesser définitivement le 15 septembre 1993. L'assurée a fait l'objet d'une expertise pluridisciplinaire à l'Hôpital Y.________ agissant comme Centre médical d'observation de l'AI (COMAI). Dans le rapport subséquent du 27 février 1995, le médecin chef a posé le diagnostic de troubles somatoformes douloureux compliquant l'évolution d'un état dépressif du post-partum, de discrets troubles dégénératifs de la colonne lombaire, de céphalées migraineuses ainsi que d'asthme bronchique. Si les atteintes au niveau de la colonne lombaire ne limitaient que dans une faible mesure la capacité de travail en tant que femme de ménage, pour autant que l'assurée pût éviter les travaux les plus lourds, la fixation de troubles somatoformes déjà chroniques, mais qui avaient résisté aux différentes approches thérapeutiques, rendait le pronostic d'une réinsertion professionnelle particulièrement mauvais. Par décision du 10 juillet 1995, l'Office AI du canton de Vaud a reconnu à l'assurée un degré d'invalidité de 100 % et lui a de ce fait octroyé une rente entière dès le 1er mai 1994. A l'issue d'une première procédure de révision, la rente a été maintenue (communication du 26 mai 1998). A.b L'assurée étant retournée dans son pays d'origine, le dossier a été transmis à l'Office AI pour les assurés résidant à l'étranger (ci-après: l'OAI). Dans le cadre d'une nouvelle procédure de révision, l'OAI a requis des renseignements médicaux auprès de l'organisme de sécurité sociale portugais, lequel lui a transmis un rapport médical de révision d'invalidité le 27 décembre 2002, dont il ressort que l'intéressée souffre de séquelles d'intervention chirurgicale pour hernie discale L5-S1 et d'anxiété, avec un pronostic favorable. L'OAI a décidé de mettre en oeuvre une expertise pluridisciplinaire et mandaté à cette fin la Clinique romande de réadaptation (CRR). Le rapport d'expertise (du 31 mars 2004) a été établi par le docteur B.________ qui a rendu ses conclusions après avoir confié un consilium neurologique au docteur A.________ et un consilium psychiatrique au docteur V.________. Considérant que les éléments contenus dans ce rapport permettaient d'admettre l'existence, chez l'assurée, d'une capacité de travail de 50 % au moins dans son ancienne activité de femme de ménage et de plus de 80 % dans une activité adaptée permettant le changement de positions et évitant le port de charges supérieur à 10 kilos, l'OAI a procédé (le 14 juillet 2004) à une comparaison des revenus avant et après invalidité, laquelle a permis d'établir que l'assurée subissait une perte de gain de 38 %. Par décision du 15 avril 2005, confirmée sur opposition le 2 août 2005, l'OAI a supprimé le droit à la rente d'invalidité à partir du 1er juin 2005.