Citation: 9C_409/2007 19.05.2008 E. 2

Le litige porte sur le point de savoir si la greffe de cornée de l'oeil gauche subie par la recourante le 28 juillet 2006 constitue une mesure médicale à la charge de l'assurance-invalidité. 2.1 Selon l'art. 12 al. 1 LAI, l'assuré a droit aux mesures médicales qui n'ont pas pour objet le traitement de l'affection comme telle, mais sont directement nécessaires à la réadaptation professionnelle ou à la réadaptation en vue de l'accomplissement des travaux habituels, et sont de nature à améliorer de façon durable et importante la capacité de gain ou l'accomplissement de ses travaux habituels, ou à les préserver d'une diminution notable. En règle générale, on entend par traitement de l'affection comme telle la guérison ou l'amélioration d'un phénomène pathologique labile. L'assurance-invalidité ne prend en charge, en principe, que les mesures médicales qui visent directement à éliminer ou à corriger des états défectueux stables, ou du moins relativement stables, ou des pertes de fonction, si ces mesures permettent de prévoir un succès durable et important au sens de l'art. 12 al. 1 LAI (ATF 120 V 279 consid. 3a et les références). 2.2 Selon la jurisprudence, une kératoplastie (greffe de la cornée), lorsqu'elle a pour but de remplacer une cornée déformée par des cicatrices ou une pointe de kératocône opaque et que l'on peut admettre dans ce cas que l'on est en présence d'un stade final fonctionnel stable, constitue en principe une mesure médicale selon l'art. 12 LAI (ATF 100 V 97; VSI 1997 p. 116 s. consid. 3b p. 118 s.; arrêt I 348/03 du 21 novembre 2003).