Citation: 7B_2/2022 E. 2.5.1

2.5.1. Le recourant fait valoir que le Ministère public ne pouvait pas examiner d'office la réalisation de la preuve libératoire de la bonne foi, le fardeau de la preuve incombant à l'auteur de la diffamation. Si, en cas de renvoi en jugement, la preuve libératoire de la bonne foi incombe certes à l'auteur de la diffamation (cf. ATF 119 IV 44 consid. 3; arrêt 6B_1461/2021 du 29 août 2022 consid. 2.1.5), la jurisprudence a néanmoins admis qu'après avoir considéré que les éléments constitutifs de l'art. 173 ch. 1 CP étaient réalisés, le ministère public puisse procéder à un premier examen sommaire de la preuve libératoire afin de déterminer si les chances d'un acquittement apparaissent manifestement supérieures à la probabilité d'une condamnation (cf. consid. 2.1.2 supra). La cour cantonale n'a donc pas violé le droit fédéral en confirmant le procédé du Ministère public.