Citation: 9C_622/2016 E. 4.2.2

4.2.2. En l'espèce, le (seul) médecin auprès duquel l'office intimé a requis des informations, soit la doctoresse C.________, a constaté que l'assuré souffrait d'un tremblement essentiel (rapport du 1 er juillet 2014), maladie neurologique qui ne figure pas dans liste des infirmités congénitales de l'OIC donnant lieu à des mesures médicales, conformément à ce qu'a constaté le tribunal cantonal. Or, et il convient à cet égard de compléter d'office l'état de faits retenus par les premiers juges (cf. art. 105 al. 2 LTF), ces derniers ont ignoré le contenu des documents médicaux que la praticienne avait produits à l'appui de son rapport du 1 er juillet 2014 ainsi que de ses objections du 11 mai 2015 soulevées à l'encontre du projet de décision de l'office intimé. En effet, la doctoresse E.________ avait diagnostiqué un tremblement essentiel puis mentionné qu'au vu de l'importance de l'atteinte, la réalisation d'une IRM cérébrale permettrait d'exclure une pathologie du système nerveux central notamment une pathologie métabolique débutante. Elle avait fait état d'un trouble d'acquisition du langage, de troubles comportementaux et d'un niveau d'impulsivité élevé (rapport du 11 février 2014). Quant à l'ergothérapeute, D.________, elle avait constaté un temps d'attention très limité et fait part de ses doutes quant à l'origine des tremblements (rapport du 7 mai 2013). Elle avait également mentionné un trouble d'acquisition de la coordination (rapport du 5 mai 2015). Au vu de ces éléments, l'office intimé et la juridiction cantonale auraient dû constater l'existence d'indices sérieux de symptômes figurant au ch. 404 OIC. Il incombait à l'office intimé de prendre des renseignements plus précis à cet égard, ce que les premiers juges ont arbitrairement nié en confirmant la décision administrative litigieuse.