Citation: 4A_202/2022 E. 3

La cour cantonale a retenu que l'appelante avait requis la prolongation, d'une durée importante, de l'ultime délai qui lui avait été imparti pour fournir l'avance de frais requise. Même si cette avance s'élevait à un montant non négligeable, l'appelante s'était limitée à alléguer ne pas disposer des liquidités suffisantes, sans autre explication ou élément étayant ses dires. Elle avait par ailleurs sollicité une prolongation de deux mois de l'ultime délai qui lui avait été fixé en invoquant de manière très vague qu'elle avait " pris des mesures " afin de trouver les liquidités nécessaires, sans indiquer lesquelles et, à nouveau, sans étayer d'aucune manière ses allégations. De plus, elle avait allégué que les mesures invoquées " devraient aboutir " d'ici la fin du mois d'avril 2022, ce qui indiquait que l'obtention des fonds était possible, mais non certaine. L'appelante n'avait dès lors pas rendu vraisemblable les conditions d'application de l'art. 144 al. 2 CPC concernant la prolongation des délais fixés judiciairement.