Citation: 4P.89/2002 20.06.2002 E. A

A.a A.________ et dame B.________, C.________ et dame D.________, copropriétaires en société simple d'un immeuble, à Moudon, ont passé le 20 avril 1974 un contrat de conciergerie avec dame M.________, qui a commencé son activité le 1er mai 1974. Le salaire mensuel brut initial de 280 fr. s'est progressivement élevé jusqu'à 570 fr. net. à l'occasion d'un nouveau contrat conclu entre les mêmes parties le 9 juillet 1991 pour le 1er décembre 1991. En plus, les copropriétaires ont versé à la salariée des gratifications annuelles de 400 fr. en 1994, 430 fr. en 1995 et 500 fr. pour l'année 1996. dame M.________ devait nettoyer et surveiller le bâtiment. Son mari l'a aidée pour certaines tâches, notamment pour sortir les containers. Le 16 octobre 1984, M.________ a écrit aux copropriétaires une lettre concernant le salaire de conciergerie. Les époux M.________ se sont également qualifiés de concierges dans des lettres du 24 octobre 1990 et 4 décembre 1997. A.b Le 13 décembre 1999, dame M.________ a fait une chute dans les escaliers de l'immeuble; elle a été transportée à l'hôpital par le copropriétaire C.________ et s'est trouvée en incapacité de travail jusqu'à la fin de l'année 2000, selon des certificats médicaux datés des 6 mars, 30 juin, 9 octobre et 17 novembre 2000. Le 3 mars 2000, les copropriétaires ont adressé un courrier recommandé à dame M.________ pour résilier le contrat de bail ainsi que le contrat de conciergerie, à l'échéance du 30 novembre 2000. Une transaction est intervenue quant à la résiliation du bail, les locataires ayant accepté de quitter leur appartement le 1er décembre 2000. Le 12 septembre 2000, M.________, qui avait remplacé son épouse dans son activité de concierge dès le 13 décembre 1999, a informé les copropriétaires qu'il cesserait de le faire à partir du 1er novembre 2000.