Citation: BGE 150 I 50 E. 3.1.2

Le recourant invoque une violation des art. 8 CEDH, 13 Cst., 84 CP et de la Recommandation Rec. (2006)2 sur les Règles pénitentiaires européennes. En substance, il soutient que le refus, fondé sur l'art. 82 al. 5 RSPC/VD, de lui accorder des rencontres intimes avec sa compagne constituerait une atteinte illicite à son droit au respect de sa vie privée et familiale, dans sa composante tendant à son épanouissement sexuel. Dans ce cadre, il conteste la conformité du droit cantonal vaudois au droit supérieur, en particulier à la Cst. et à la CEDH, considérant que les critères de stabilité et de durée de la relation qui découlent de cette disposition et son règlement d'application au sein de la Prison B. pour pouvoir prétendre à des rencontres privées ne seraient pas pertinents. Ce grief est recevable, dans la mesure où la constitutionnalité d'une disposition de droit cantonal peut être examinée à titre préjudiciel, dans le cadre d'un contrôle concret de la norme, c'est-à-dire en rapport avec un acte d'application. Si cette norme s'avérait inconstitutionnelle, le Tribunal fédéral ne saurait toutefois, formellement, annuler celle-ci (cf. arrêts 2C_284/2019 du 16 septembre 2019 consid. 5.1; 2C_164/2015 du 5 avril 2016 consid. 3.2 et les arrêts cités en matière de recours de droit public), mais il pourrait modifier la décision qui l'applique. Ensuite, le recourant se plaint d'une appréciation arbitraire des preuves par la cour cantonale. Il lui reproche notamment d'avoir nié le caractère stable et durable de sa relation avec sa compagne ainsi que BGE 150 I 50 S. 54 l'existence de locaux adaptés aux rencontres intimes au sein de la Prison B. À ce dernier égard, il fait en outre valoir que des obligations positives, telles que la création de locaux ou le transfert dans d'autres établissements carcéraux qui en disposent déjà, incomberaient aux autorités afin de garantir le droit des détenus à l'épanouissement sexuel.