Citation: 6B_1075/2023 E. 3.3

3.3. Invoquant une violation de l'interdiction de l'arbitraire, le recourant se plaint d'une violation des art. 47 et 48a CP, en ce sens que la peine fixée serait exagérément clémente eu égard à la jurisprudence cantonale et fédérale, et qu'une inégalité de traitement aurait dès lors été commise par la cour cantonale en ne fixant pas une sanction sous la forme d'une peine pécuniaire. Comme le Tribunal fédéral a eu l'occasion de le rappeler à maintes reprises, la comparaison d'une peine d'espèce avec celle prononcée dans d'autres cas concrets est d'emblée délicate (ATF 141 IV 61 consid. 6.3.2). En effet, la comparaison avec d'autres affaires ne s'arrête pas uniquement aux conditions météorologiques et à l'état de la route, qui semblent similaires, mais intègre aussi d'autres éléments. Ainsi, dans l'arrêt 6B_1161/2018 du 17 janvier 2019 cité par le recourant à l'appui de son grief, les avertisseurs sonores n'avaient pas été enclenchés et dans l'arrêt 6B_1049/2021 du 16 août 2022, également cité par le recourant, il s'agissait d'une condamnation pour violation intentionnelle des règles fondamentales de la circulation routière au sens de l'art. 90 al. 3 et 4 LCR. S'agissant de la durée du dépassement de vitesse, le recourant semble perdre de vue le fait que la vitesse du véhicule a été contrôlée par l'analyse des données du RAG (20000A+), soit les 1'120 derniers mètres parcourus et non uniquement par radar. Quant à la prise de conscience que le recourant qualifie de nulle, celui-ci oppose sa propre appréciation des événements à celle de la cour cantonale dans une démarche purement appellatoire. Il se borne à imposer son interprétation et ce de manière irrecevable. Le recourant ne formule aucune critique recevable.