Citation: 5A_461/2017 E. 3.2

3.2. La recourante reproche en substance à la cour cantonale d'avoir arbitrairement apprécié les preuves, en particulier le contrat de bail, selon lequel le logement serait mis à disposition de l'intimé gratuitement par son père, l'époux ne devant s'acquitter que des charges de 150 fr. par mois. L'intimé n'aurait en outre pas démontré le paiement effectif du loyer, se contentant de fournir quatre quittances faisant état du paiement de montants fluctuants, de sorte qu'il aurait, dans le meilleur des cas, prouvé une charge locative totale de 7'800 fr. pour l'année 2016, à savoir de 650 fr. par mois. Subsidiairement, le raisonnement concernant le loyer raisonnable de l'époux serait lui aussi entaché d'arbitraire. En effet, selon le tableau utilisé par la juridiction précédente, le loyer libre moyen, selon la catégorie visée par l'autorité cantonale, ne serait pas de 2'000 fr. par mois, mais de 1'887 fr. par mois, de sorte que, sur la base de ces statistiques, ce serait au maximum ce montant qui devrait être retenu dans le budget de l'époux. Par ailleurs, la cour cantonale aurait méconnu le fait que l'intimé ne vit pas en ville de Genève, mais en périphérie. Or, selon le tableau susmentionné, les loyers seraient dans ce cas nettement plus bas. Il aurait donc en réalité fallu tenir compte d'un loyer de 1'374 fr. seulement. A cela s'ajouterait le fait que l'autorité précédente aurait arbitrairement estimé qu'un loyer de 2'000 fr. correspondait au train de vie antérieur des époux, alors que les frais liés à la maison conjugale dont s'acquittait le couple avant la séparation n'étaient que de 1'258 fr. par mois.