Citation: 6P.14/2004 08.04.2004 E. A

Le 1er novembre 2002, B.X.________ emménageait dans un chalet à Chesières. Alors qu'il montait un escalier de meunier en portant un fauteuil modulable destiné à être entreposé au grenier il est tombé, subissant des blessures des suites desquelles il est décédé le lendemain. A.X.________, la veuve de la victime, et son fils, se sont constitués parties civiles. Ils reprochent au propriétaire de l'immeuble, José Ciocca, de n'avoir pas pris toutes les mesures utiles afin d'assurer un accès sécurisé au grenier et notamment de n'avoir mis à la disposition de ses locataires qu'un escalier mobile. L'instruction a permis d'établir que l'escalier de meunier, du haut duquel la victime a chu, est une échelle massive en bois, profilée à la base comme au sommet de façon à pouvoir se juxtaposer, avec un angle défini, au sol et contre la poutre supérieure constituant le plancher du grenier. L'échelle est mobile, n'étant fixée ni au sol ni à la poutre supérieure. La précédente locataire du logement dans lequel la victime emménageait a déclaré devant le magistrat instructeur qu'elle avait elle-même déjà fait une chute depuis cette échelle et qu'au moment où elle avait ouvert la cave aux nouveaux locataires elle avait attiré l'attention de B.X.________ sur le danger représenté par l'échelle en question.