Citation: 5A_465/2019 E. 5.1.2

5.1.2. Par son argumentation principalement appellatoire, ne faisant que mettre en exergue certains éléments des preuves administrées par rapport à ceux de l'arrêt attaqué, le recourant ne démontre pas que l'autorité cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant que les preuves au dossier démontraient que la donatrice souffrait de troubles mnésiques à l'époque où la donation a été conclue. S'agissant des constatations du personnel soignant sur la démence dont souffrait la de cujus, il est erroné de soutenir qu'un seul certificat médical fait état d'une démence d'Alzheimer probable. En effet, ce diagnostic a été à nouveau posé par l'oncologue de l'intéressée les 9 octobre 2012 et 4 février 2013, ainsi que par le médecin traitant de celle-ci le 17 octobre 2014; dans tous les cas, il a été constaté que l'état psychique de la défunte ne s'était pas amélioré depuis son hospitalisation suite à sa syncope; en tant que le recourant prétend qu'il aurait fallu entendre les auteurs de ces attestations écrites mais qu'il n'en relève aucune contradiction ou manque de précision dans la rédaction de celles-ci, ce reproche est infondé d'autant que tous les rapports et notes sont constants sur la santé mentale défaillante de la patiente; en tant qu'il relève que B.________ n'a jamais fait l'objet de traitement pour démence, il ne s'attaque pas à l'argumentation de l'autorité cantonale sur ce point, laquelle a relevé que celui-ci n'était pas pertinent étant donné qu'il n'existe aucun remède actuellement. Le recourant semble encore vouloir invoquer que la démence ne serait diagnostiquée que sous la forme d'une probabilité. Or, l'autorité cantonale a motivé sa décision sur ce point et le recourant n'attaque pas cette motivation: l'adjectif probable ne s'attache qu'à la maladie d'Alzheimer, soit à l'une des causes possibles de la démence mixte, mais non à l'existence de la démence en tant que telle. Enfin, le recourant ne fait qu'opposer d'autres éléments ressortant des rapports médicaux à ceux retenus par l'autorité cantonale, sans mettre en exergue leur influence sur le diagnostic de démence de l'intéressée. S'agissant des témoignages, c'est à tort que le recourant reproche à l'autorité cantonale de s'être appuyée sur ceux d'héritiers de la défunte alors qu'il aurait fallu, selon lui, prendre ceux-ci avec réserve. En effet, non seulement parmi les témoins on trouve la propre épouse du recourant et l'ex-épouse d'un héritier, mais ceux-ci se sont montrés tous cohérents alors qu'ils ont été interrogés sur des points précis de l'état de santé de la défunte et sur sa façon d'agir au quotidien. N'est également pas convaincant, sous l'angle de l'arbitraire, l'argument du recourant selon lequel le témoignage de la notaire aurait dû être décisif. En effet, il n'attaque pas l'argumentation de l'autorité cantonale selon laquelle la notaire avait omis de demander un certificat médical sur l'état mental de l'intéressée au motif qu'elles se connaissaient de longue date, alors même que la notaire n'avait pourtant pas vu la défunte depuis son entrée au home, période où la démence s'était encore accentuée, et n'avait pas connaissance des troubles dont celle-ci souffrait, qu'elle était elle-même aussi intéressée à ce que l'acte qu'elle avait instrumentalisé soit valable, et, enfin, que le témoignage n'apportait rien quant à l'appréciation de la volonté de la défunte.