Citation: 6B_273/2020 E. 1.4

1.4. L'autorité précédente a considéré que la demande de révision était abusive et manifestement infondée. Selon la cour cantonale, la recourante avait elle-même procédé aux versements en faveur de l'avocat de son époux. Elle avait cependant choisi, devant chaque autorité pénale jusqu'à la cour cantonale, de ne pas communiquer les faits qu'elle prétendait nouveaux. L'intéressée n'avait eu, en cours de procédure, aucune raison légitime de se taire ou de ne pas révéler avoir versé à cet avocat 165'000 fr. au total. Contrairement à ce qu'elle prétendait, la recourante n'aurait pas mis en péril une quelconque stratégie de défense choisie par son époux et son conseil. On ne voyait pas, en effet, en quoi il aurait été préjudiciable à la recourante ou à son époux d'affirmer avoir versé davantage que ce qu'un avocat avait évoqué dans des courriers adressés au ministère public. La recourante disposait elle-même d'un avocat dans la procédure, lequel avait été informé de ces versements. Au demeurant, selon la cour cantonale, sur le montant de 140'000 fr. prêté par l'intimée, seuls 111'471 fr. 45 avaient en définitive été affectés au paiement de la caution. Cette somme ne provenait pas des fonds de la recourante, puisque cette dernière et son époux n'avaient pas contesté la décision du ministère public du 1er décembre 2015 ordonnant la restitution de ce montant - correspondant au solde de la caution, déduction faite des sommes provenant de la famille de la recourante - à l'intimée et à son époux. Ainsi, la recourante avait de toute manière conservé, conjointement avec son époux, une somme de 28'528 fr. 80 dans un autre but que celui du paiement des sûretés. Par conséquent, la cour cantonale a déclaré la demande de révision irrecevable en application de l'art. 412 al. 2 CPP.