Citation: U 13/99 01.09.2000 E. A

A.- B.________, né en 1946, travaillait comme vendeur au service de l'entreprise J.________. A ce titre, il était assuré contre les accidents auprès de la Zurich Assurances SA (ci-après : la Zurich). Le 6 mars 1991, il a été victime d'un accident professionnel : alors qu'il se trouvait sur le quai d'arrivage de l'entreprise, il a fait une chute d'une hauteur de 1 mètre 80 et s'est blessé au visage et à l'épaule droite. La Zurich a pris en charge le cas, annoncé par l'employeur comme accident-bagatelle le 8 mars 1991. A la suite de l'apparition de fortes douleurs au coude droit, B.________ s'est rendu le 29 avril 1991 à la consultation du docteur P.________, au C.________ à L.________. Ce médecin a diagnostiqué une «bursite olécranienne post-traumatique du coude gauche (recte : droit)» et lui a reconnu une incapacité de travail de 100 % du jour de la consultation au 7 mai 1991. Devant l'évolution défavorable de son état, l'assuré a consulté, de 1992 à 1995, de nombreux médecins spécialistes et subi trois interventions chirurgicales dans la région du nerf cubital droit. Dans ce laps de temps, il a présenté différentes périodes d'incapacité de travail de durée variable. Il a, par ailleurs, résilié son contrat de travail avec effet au 1er octobre 1992 et s'est inscrit au chômage. Le 24 août 1993, il a également déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité sous la forme d'un reclassement professionnel et d'une rente. A l'issue d'un examen effectué le 9 juin 1995, le docteur R.________, neurologue, a constaté la présence persistante de «discrètes altérations sensitives superficielles dans le territoire cubital de la main droite ainsi qu'une très discrète hypoesthésie relative juste en dessus de l'épitrochlée». Dans ce contexte, il a conclu que l'assuré n'était plus en mesure d'exercer une activité lourde mais qu'il n'y avait, en revanche, aucune contre-indication à ce que celui-ci reprenne une activité professionnelle dans son ancienne formation de juriste; il n'a proposé aucune mesure thérapeutique supplémentaire (rapport du 12 juin 1995). En vue de la liquidation du cas, la Zurich a confié une expertise au docteur X.________, médecin-chef de l'Hôpital Y.________ à B.________. Dans son rapport du 17 août 1995, cet expert a admis une capacité de travail totale dans une activité adaptée, sans port de charges supérieures à 10 kilos, ni mouvements répétitifs sollicitant le bras droit; il a, en outre, considéré que les troubles présentés par l'assuré ne justifiaient pas l'octroi d'une indemnité pour atteinte à l'intégrité (rapport complémentaire du 25 septembre 1995). Par décision du 4 octobre 1995, confirmée sur opposition le 17 juillet 1996, la Zurich a mis un terme à ses prestations à partir du 30 septembre 1995, excepté le versement d'une indemnité journalière d'une durée limitée (du 1er octobre au 30 novembre 1995). Elle a en outre dénié le droit de l'assuré à une rente d'invalidité ainsi qu'à une indemnité pour atteinte à l'intégrité.