Citation: 4A_241/2023 E. A

A.a. Le 8 juillet 2015, A.________ (la locataire) et la fondation Caisse de pension P.________ (la bailleresse) ont conclu un contrat de bail à loyer portant sur la location d'un appartement de quatre pièces à U.________ (GE). Le bail, qui était indexé à l'indice suisse des prix à la consommation (ISPC), a été conclu pour une durée initiale de cinq ans et dix-huit jours, du 13 juillet 2015 au 31 juillet 2020, renouvelable ensuite tacitement de cinq ans en cinq ans, la locataire étant autorisée à restituer le logement dès la deuxième année, moyennant un préavis écrit de quatre mois pour la fin d'un mois. Le loyer mensuel a été fixé à 1'800 fr. (soit 21'600 fr./an). A la conclusion du bail, le taux hypothécaire de référence était de 1,75 % et l'ISPC, de 158.4 (base décembre 1982 = 100). La locataire loue également une place de parc dans l'immeuble pour 145 fr. par mois. A.b. Par avis officiel du 13 mai 2019, la bailleresse a notifié à la locataire un nouveau loyer annuel de 21'888 fr. (1'824 fr./mois) dès le 1 er août 2019, sur la base de la clause d'indexation à l'ISPC, ce dernier s'élevant à cette date à 160.5 (base décembre 1982 = 100). A.c. Par courrier du 24 avril 2020, la locataire a adressé à la bailleresse une demande de réduction du loyer annuel à 15'324 fr., subsidiairement à 20'652 fr., dès le 1 er août 2020, en raison de la baisse du taux hypothécaire de référence, respectivement de l'ISPC. La bailleresse lui a répondu négativement, arguant notamment que le loyer ne lui procurait pas un rendement excessif.