Citation: 4A_644/2018 E. 3.3.1

3.3.1. La demanderesse se plaint d'abord de ce que la cour cantonale l'aurait artificiellement différenciée de son administratrice, violant ainsi les principes tirés de la théorie de la transparence (Durchgriff). Il apparaît toutefois que la cour cantonale, bien qu'elle ait émis un doute sur la pertinence d'examiner les circonstances personnelles de l'administratrice pour déterminer la durée de la prolongation, en a tenu compte dans son appréciation. Elle s'est ainsi largement prononcée sur l'exploitation des terres affermées comme seule source de revenus de l'administratrice, l'âge de celle-ci et le fait que son logement se trouve sur les terres litigieuses (cf. consid. 3.2 supra). La demanderesse, au-delà de sa critique sur la violation du principe de la transparence, ne s'en prend pas précisément à ces motivations. Tout au plus se contente-t-elle d'énoncer que les conséquences de la résiliation sont différentes en matière de bail à ferme agricole et de bail d'habitation et que la LBFA a le pas sur le CO en qualité de réglementation spéciale. Elle oublie ce faisant que la cour cantonale n'a aucunement fait primer les règles du CO, dont elle précise qu'elles sont inapplicables, mais qu'elle les a utilisées uniquement par analogie pour répondre à l'argument de la situation personnelle de l'administratrice ayant son logement sur les terres affermées.