Citation: 4A_195/2023 E. 4.1

4.1. En l'espèce, la cour cantonale a considéré que l'état de fait n'était pas litigieux et que la situation juridique était claire, de sorte que la bailleresse pouvait emprunter la voie de la protection dans les cas clairs pour obtenir l'expulsion de ses locataires. L'arrêt attaqué ne l'indique pas en toutes lettres, mais ce n'en est pas moins une évidence. Certes, les locataires ont ouvert action en contestation du loyer initial en se prévalant du fait que la formule officielle topique ne leur avait pas été remise à la conclusion du bail, et la procédure corrélative est encore pendante devant la Cour de justice du canton de Genève. A lire leur recours, ils auraient également introduit une action en contestation du congé signifié par la bailleresse. Cela étant, aucune de ces deux actions ne fait obstacle à l'action postérieure en expulsion intentée par la bailleresse selon l'art. 257 CPC (voir par ex. ATF 141 III 262 consid. 3; arrêts 4A_184/2015 du 11 août 2015 consid. 3.2; 4A_252/2014 du 28 mai 2014 consid. 3 et 4; 4A_265/2013 du 8 juillet 2013 consid. 6; 4A_187/2012 du 10 mai 2012 consid. 3; 4A_7/2012 du 3 avril 2012 consid. 2; 4A_585/2011 du 7 novembre 2011 consid. 3). Les locataires ne le contestent d'ailleurs pas sur le principe, du moins pas de manière explicite.