Citation: 5A_150/2018 E. 2.3

2.3. Encore que ce point n'ait plus d'incidence, il n'est pas superflu de souligner que le juge de la mainlevée ne saurait être amené à discuter la réalisation de la condition posée à l'art. 123 CPC. Comme l'a retenu le Tribunal fédéral, c'est l'autorité compétente pour se prononcer sur le remboursement de l'assistance judiciaire qui est tenue d'examiner si le bénéficiaire dispose désormais d'une fortune ou d'un revenu suffisant lui permettant de s'acquitter entièrement ou par mensualités du solde dû (arrêt 2C_350/2017 précité consid. 5.2 in fine). Au demeurant, cette solution apparaît cohérente avec la cognition du juge de la mainlevée définitive - telle qu'elle a été rappelée à réitérées reprises (en dernier lieu: ATF 143 III 564 consid. 4.1 et 4.3.2, avec les citations) -, lequel doit statuer sur le vu d'un titre liquide et sans avoir à reconstituer lui-même l'étendue de l'obligation du débiteur ( cf. par exemple: ATF 124 III 501 consid. 3a et les arrêts cités).