Citation: 8C_380/2023 E. 4.2

4.2. Pour la recourante, les juges cantonaux ont mal compris la notion de gain accessoire et la jurisprudence y relative. Elle se réfère à l'exemple illustratif tiré de l'ATF 126 V 207 figurant dans la directive du SECO (Bulletin LACI IC/C9), dont il ressort qu'en cas de deux emplois partiels parallèles, seule la part au-delà du taux d'occupation cumulé à 100 % peut être considérée comme accessoire. La recourante soutient qu'on ne peut dès lors parler de gain accessoire au sens du droit de l'assurance-chômage lorsque plusieurs occupations sont menées parallèlement sans que le taux d'occupation total dépasse 100 %. Cela résulterait tant de la jurisprudence que de la doctrine, laquelle a souligné qu'une activité de faible ampleur durant le délai-cadre de cotisation ne suffit pas à en faire une activité accessoire (BORIS RUBIN, Commentaire de la loi sur l'assurance-chômage, éd. 2014, n° 9 ad art. 23 LACI). D'ailleurs, le fait que l'intimée a exercé en parallèle deux activités correspondant à un taux d'occupation cumulé de 58,11 % (50 % pour B.________ SA et 8,11 % en moyenne pour le mandat de députée) et qu'elle s'est mise à disposition du marché du travail pour un taux de 60 % montrerait que l'activité de députée n'est pas un gain accessoire mené en dehors des heures normales de son travail mais bien un emploi parallèle procurant un revenu normal dont il faut tenir compte en cas de chômage. En outre, l'interprétation donnée par les juges cantonaux conduirait à des problèmes de délimitation entre activité accessoire et activité principale.