Citation: 4A_101/2023 E. 3.3.1

3.3.1. La Cour de céans constate que la cour cantonale a dégagé la volonté réelle et commune des parties, en relation avec les deux créances de travaux supplémentaires que sont les joints en silicone et les travaux "cermiface" et de pose de profil d'arrêt alu. Si elle a ajouté qu'une interprétation selon le principe de la confiance aboutirait au même résultat, cela ne change rien au fait que la recourante devait démontrer l'arbitraire de la constatation de la volonté réelle et commune, puisque ce n'est que si la preuve de cette volonté échouait qu'il faudrait recourir au principe de la confiance. Or, la cour cantonale a exposé que les premiers juges ont retenu que les joints de silicone ne figuraient pas dans les formulaires de soumission, que leur mention a été oubliée par la défenderesse lorsqu'elle a établi ces formulaires et que, selon la norme SIA 118, ces joints en silicone ne pouvaient donc faire partie des prestations comprises dans les prix. Elle a relevé que le fait d'avoir négocié un prix forfaitaire précis, sur la base d'une soumission d'offre très détaillée, exclut que de tels travaux non mentionnés soient compris dans le prix forfaitaire et, partant, que cette clause n'a pas de portée pour les travaux litigieux. Elle en a donc conclu, au vu de ces éléments, que les parties ont exclu que ces travaux étaient couverts par le prix forfaitaire.