Citation: 2C_159/2020 E. 7.3

7.3. La conclusion est identique sous l'angle de l'art. 8 CEDH, au vu des faits retenus par l'instance précédente, qui ne sont pas remis en question par le recourant. En effet, faute de pouvoir se prévaloir de relations étroites et effectives avec son enfant, tant d'un point de vue affectif que d'un point de vue économique (cf. ATF 144 I 91 consid. 5.2 p. 97 s.), ainsi que d'une intégration en Suisse particulièrement réussie et d'un comportement irréprochable, au vu de sa condamnation pour une infraction envers laquelle le Tribunal fédéral se montre particulièrement rigoureux (cf. ATF 139 I 145 consid. 2.5 p. 149 s.), l'intérêt public à l'éloignement du recourant de Suisse vers son pays d'origine - où sa réintégration ne paraît pas insurmontable - l'emporte à première vue sur celui de ce dernier à rester en Suisse pour exercer son droit de visite. L'intéressé, à cet égard, pourra aménager d'autres moyens pour exercer ce droit et maintenir des contacts avec son fils, bientôt majeur, comme par exemple l'accueillir dans son pays d'origine lors de vacances ou le contacter par téléphone ou Internet.