Citation: 6B_621/2007 01.10.2008 E. 2

Le recourant invoque une violation de son droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. Il se plaint de n'avoir pas pu se déterminer sur un croquis versé au dossier en première instance et de ce que l'audience d'appel n'ait pas été suspendue en vue de l'audition d'un gendarme qui aurait pu fournir des explications à ce sujet. Il reproche par ailleurs au Tribunal d'arrondissement de n'avoir pas ordonné une inspection locale. 2.1 En vertu de l'art. 80 al. 1 LTF, les décisions des autorités cantonales ne peuvent faire l'objet d'un recours que si elles ont été prises en dernière instance. Il en découle qu'une décision cantonale ne peut être attaquée devant le Tribunal fédéral que dans la mesure où elle n'est pas susceptible d'un recours cantonal. 2.2 L'art. 80a al. 1 de la loi vaudoise sur les contraventions du 18 novembre 1969 (LContr; RSV 312.11) prescrit qu'un jugement rendu sur appel en matière de contraventions et de délits de droit cantonal peut faire l'objet d'un recours au Tribunal cantonal. L'alinéa 2 de cette disposition prévoit en revanche que le jugement rendu sur appel en matière de contraventions ou de délits de droit fédéral est définitif. Dans cette seconde hypothèse, le recours en nullité à la Cour de cassation vaudoise est cependant ouvert, en vertu de la jurisprudence cantonale, lorsque le recourant entend se plaindre de la violation d'une règle essentielle de procédure au sens de l'art. 411 let. g CPP/VD (cf. arrêt du 20 mars 2000 de la Cour de cassation pénale vaudoise, in JT 2001 III p. 95 consid. 1 p. 97 ss). 2.3 Le jugement attaqué, qui a été rendu sur appel, condamne le recourant pour avoir contrevenu à la LCR, respectivement à l'OCR, soit au droit fédéral. Il est donc directement attaquable par un recours au Tribunal fédéral, sauf pour les griefs pris de la violation d'une règle essentielle de procédure au sens de l'art. 411 let. g CPP/VD. Dès lors qu'un recours cantonal est ouvert pour soulever de tels griefs, ceux-ci doivent préalablement être invoqués dans le cadre de cette voie de droit. Ils ne peuvent être soumis au Tribunal fédéral qu'à l'occasion d'un recours dirigé contre l'arrêt cantonal qui les écarte. 2.4 Le recourant a formé un recours en nullité cantonal contre le jugement attaqué, dans lequel il s'est notamment plaint des vices de procédure qu'il invoque dans le présent recours comme constitutifs d'une violation de son droit d'être entendu. Ces griefs ont été examinés et rejetés par la cour de cassation cantonale dans son arrêt du 5 novembre 2007, laquelle a en particulier considéré que l'impossibilité pour le recourant de se déterminer sur certaines pièces en première instance avait été réparée en instance d'appel. Le recourant ne saurait donc soumettre ces griefs au Tribunal fédéral dans un recours dirigé contre le jugement d'appel, qui, s'agissant de ceux-ci, ne constitue pas un jugement de dernière instance cantonale. Il devait le faire dans un recours dirigé contre l'arrêt cantonal du 5 novembre 2007, qu'il a toutefois renoncé à former. Le courrier qu'il a adressé au Tribunal fédéral le 14 avril 2008 ne saurait à l'évidence être considéré comme tel, ne serait-ce que faute de conclusions et de motivation (cf. art. 42 al. 1 et 2 LTF). Le grief de violation du droit d'être entendu est par conséquent irrecevable.