Citation: 5A_560/2015 E. 4.1

4.1. L'autorité cantonale a considéré que les parties avaient conclu un contrat de vente, que la totalité du prix était exigible au 31 juillet 2008, mais que l'obligation de le payer était soumise à une condition résolutoire, soit la défaillance de C.________ SA. Ensuite, dans une première motivation, elle a jugé qu'il ne résultait ni de la lettre du contrat, ni d'aucun autre élément de la procédure, que les parties auraient convenu de renoncer à la condition résolutoire dans l'hypothèse où celle-ci ne se réaliserait pas avant la date d'exigibilité du prix de vente. Etant donné que la seule source de revenus de l'intimé au moment de la conclusion du contrat provenait de son activité pour la société C.________ SA, il était en effet probable que l'art. 4 du contrat tendait à éviter que l'intimé ne fût tenu de payer le prix des actions de la société alors même qu'il n'en tirait plus aucun revenu. Dans une seconde motivation, l'autorité cantonale a jugé qu'en omettant de réclamer le paiement de l'entier du prix dès son exigibilité et en acceptant sans réserve les paiements d'acomptes que le débiteur avait effectués après le 1 er août 2008, la recourante avait accepté par actes concluants de reporter la date de l'exigibilité du solde du prix de vente. Sur la base de ces éléments, elle a retenu que la recourante n'avait pas rendu vraisemblable qu'elle avait encore une créance contre l'intimé à la date du dépôt de la requête de séquestre le 15 septembre 2014.