Citation: 6B_1345/2019 E. 2.2

2.2. En substance, la recourante reproche à l'intimée d'avoir transmis, par courriels, des informations concernant la clientèle sur sa boîte électronique personnelle et sur celle de son mari et de s'être ainsi rendue coupable de violation du secret bancaire au sens de l'art. 47 LB et de violation du secret commercial au sens de l'art. 162 CP. La recourante, qui invoque des infractions distinctes, ne mentionne pas, par rapport à chacune d'elles, en quoi consiste son dommage. En outre, s'agissant des prétentions civiles, elle fait valoir des frais d'avocat et des frais relatifs à l'intervention d'un huissier " qui a récupéré les dossiers auprès de la Banque C.________ ". Selon une jurisprudence bien établie, les prétentions relatives au remboursement de frais d'avocat ne constituent pas des prétentions civiles au sens de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF (cf. parmi de nombreux arrêts: 6B_810/2019 du 22 juillet 2019 consid. 1.2; 6B_711/2019 du 25 juin 2019 consid. 2.2; 6B_317/2019 du 21 mars 2019 consid. 2.2). Pour le reste, on ne perçoit pas - et la recourante ne fournit aucune explication à cet égard - en quoi l'intervention de l'huissier a consisté, ni en quoi elle serait en lien avec les faits, plus particulièrement en quoi de telles dépenses pourraient constituer un dommage résultant directement des agissements dénoncés, soit une atteinte en rapport de causalité directe avec l'infraction poursuivie (cf. par exemple arrêt 6B_694/2019 du 11 juillet 2019 consid. 2.1 et les références citées). Par conséquent, l'absence d'explications suffisantes sur la question des prétentions civiles dénie la qualité pour recourir de la recourante sur le fond de la cause.