Citation: 1C_115/2020 E. 5.2

5.2. A nouveau, les recourants soutiennent qu'il ne peut leur être reproché d'avoir estimé de bonne foi que G.________ maintiendrait les arguments qu'il avait fait valoir devant la première et la deuxième instance, à savoir qu'il avait agi en légitime défense, ce qui pourrait avoir une résonance sur les conclusions civiles retenues; en l'absence de notification du recours au Tribunal fédéral, il ne pouvait leur être fait grief de ne pas avoir pris toutes les dispositions appropriées et raisonnablement exigibles pour faire valoir leurs droits. Les recourants ne peuvent cependant rien tirer du principe de la bonne foi. D'une part, ils ne démontrent pas avoir reçu une quelconque assurance des autorités. D'autre part, ils ne contestent pas avoir été au courant du fait que G.________ avait déposé un recours au Tribunal fédéral. Ils font uniquement valoir qu'ils ne connaissaient pas le contenu du recours. Représentés par un avocat, ils auraient cependant dû se renseigner sur le contenu de ce recours, en raison de l'éventuel risque de péremption de leurs prétentions LAVI. Il incombe en effet à l'avocat de veiller au respect des délais en vertu de son devoir de diligence (art. 12 let. a de la loi fédérale du 23 juin 2000 sur la libre circulation des avocats [RS 935.61]; BOHNET/MARTENET, Droit de la profession d'avocat, 2009, N 2765 s). En cas de manquement de la part de leur défenseur, les recourants ne peuvent arguer de leur bonne foi pour faire valoir leurs droits (STÉPHANIE CONVERSET, Aide aux victimes d'infractions et réparation du dommage, thèse 2009, p. 338). Par ailleurs, les recourants se prévalent en vain de l'ATF 123 II 241, dans lequel la péremption a été exceptionnellement considérée comme non avenue lorsqu'une information suffisante n'avait été fournie qu'après l'expiration du délai. L'ATF 123 II 241 a en effet été rendu en lien avec l'art. 16 al. 3 de l'ancienne loi du 4 octobre 1991 sur l'aide aux victimes d'infractions (aLAVI; RO 1992 2465) qui exigeait que la victime introduise ses demandes dans un délai de deux ans à compter de la date de l'infraction. Ce délai de péremption de deux ans a cependant été jugé trop court et a été prolongé avec la nouvelle LAVI. De plus, cet arrêt traite du devoir de la police de signaler l'existence de la LAVI et des droits qu'elle confère aux victimes, ce qui n'a pas fait défaut en l'espèce. Mal fondé, le grief doit être écarté.