Citation: 6B_434/2021 E. B

Par jugement du 2 février 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.________. En bref, il en ressort les éléments suivants. B.a. Ressortissant de T.________, A.________ est né en 1952 à U.________. Fils unique, il a été scolarisé à V.________. Au décès de son père, survenu alors qu'il avait seize ans, il a commencé à travailler comme manoeuvre dans une société qui faisait de la vente de carrelage. Il a petit à petit progressé, devenant vendeur, puis représentant, avant d'assumer la fonction de directeur commercial. En 1989, le milliardaire E.________ a confié à A.________, qui travaillait alors dans un bureau, la gestion des travaux de restauration de sa propriété familiale du Château I.________, à W.________. Peu à peu, des liens de confiance se sont tissés entre les deux hommes, si bien que le recourant a fini par administrer l'ensemble du domaine en question, notamment sur le plan financier. En 1993, E.________ lui a offert le poste de directeur administratif au sein du journal J.________, publication dont il était propriétaire. Dans la continuité de cette relation de confiance, A.________ a également été nommé responsable des travaux du restaurant K.________, à V.________. A.________ était devenu l'homme de confiance de la famille, de sorte qu'au décès de E.________, sa compagne, B.________, qui était inexpérimentée en matière financière, s'est naturellement tournée vers lui pour gérer sa fortune et celle de ses enfants, C.________ et D.________. Le prénommé a donc été mandaté pour assurer la gestion de leurs avoirs bancaires et, à cet effet, s'est fait donner des procurations générales à partir d'octobre 1999. Dans les années 2005-2006, A.________ était rémunéré par B.________ à concurrence d'environ 12'000 EUR à 14'000 EUR par mois et percevait en outre une prime de fin d'année qui oscillait entre 150'000 EUR et 200'000 EUR. Pour sa participation à la mise sur pied de la vente du journal J.________, il a encaissé une prime de 500'000 EUR. B.b. Après que les faits qui font l'objet de la présente procédure eurent été découverts, A.________ a présidé aux destinées de la société F.________ jusqu'en 2014, percevant à ce titre des honoraires de quelque 10'000 EUR par mois. Aux prises avec les autorités fiscales de son pays, il s'est vu infliger un certain nombre d'amendes pour n'avoir pas déclaré les comptes bancaires dont il était titulaire en Suisse, amendes qu'il s'emploie à acquitter à raison de 1'850 EUR par mois. Menant l'existence d'un retraité, il vit aujourd'hui avec son épouse, dans un appartement qu'il loue à X.________ et dispose mensuellement, tous revenus confondus, de 6'500 EUR à 6'600 EUR bruts. A.________ dit souffrir d'un diabète insulino-dépendant depuis 1985, de problèmes cardiaques ainsi que, depuis quelques mois, d'une insuffisance rénale assez importante. Le casier judiciaire suisse de A.________ ne comporte pas d'inscription. B.c. A Y.________ (entre le 25.09.2005 et le 10.03.2009) et à Z.________ (entre le 11.03.2009 et 22.12.2009), A.________, qui était au bénéfice de procurations générales ou d'un droit de signature sur plusieurs comptes en banque a globalement détourné 15'128'245 fr., 9'102'819 EUR et 239'969 USD au préjudice de B.________, C.________ et D.________, ainsi qu'au détriment de la société E.________ Inc., en profitant du lien de confiance étroit qu'il entretenait avec cette femme et ses deux enfants. B.d. Concrètement, A.________ a utilisé deux méthodes pour s'enrichir abusivement. Il a ainsi détourné une partie des fonds incriminés en les faisant transférer sans droit sur plusieurs comptes en banque ouverts dans les livres de plusieurs établissements. Il s'est aussi approprié indûment de l'argent en procédant à d'importants prélèvements en espèces. B.e. A.________ a notamment alimenté indûment, à hauteur de respectivement 6'600'000 EUR, 5'755'000 fr. et 150'000 USD, ses deux comptes en banque ouverts dans les livres de l'établissement L.________. B.f. A.________ a affecté les fonds qu'il s'est appropriés abusivement pour honorer des dettes fiscales le concernant par 300'000 EUR, constituer la société suisse H.________ SA dans laquelle il a investi 150'000 fr. pour acquérir le 75 % du capital-actions de cette personne morale, financer partiellement l'acquisition de plusieurs biens immobiliers, ainsi que des travaux de construction, de transformation et de rénovation et assurer le paiement d'amortissements et d'intérêts hypothécaires. B.g. B.________, C.________ et D.________ ont déposé plainte pénale le 29 juillet 2010.