Citation: 8C_493/2022 E. 4.3

4.3. La recourante soutient que la cour cantonale n'aurait pas tenu compte du fait que l'intimé était en incapacité totale de travail pour cause de maladie au moment de l'accident du 19 avril 2011, dès lors qu'une opération sur sa prothèse avait eu lieu le 22 février 2011 et qu'une reprise de son activité lucrative n'était pas possible au regard de sa situation médicale. De l'avis des experts et des médecins-conseil, l'intimé aurait présenté une incapacité de travail totale et définitive dans sa profession de maître d'éducation physique dès la pose d'une prothèse du genou gauche en 2009. Les juges cantonaux n'auraient pas non plus fait mention, à tort, de l'existence d'un droit - reconnu en 2010 déjà - de l'intimé à une rente de l'assurance-invalidité en raison d'une contre-indication à exercer cette profession. En ne prenant pas en considération ces éléments et en renvoyant la cause à la recourante pour effectuer une comparaison des revenus, le tribunal cantonal aurait violé l'art. 16 LPGA.