Citation: 4A_438/2022 E. 5.2.2

5.2.2. A la lecture de la sentence querellée, il y a lieu d'admettre que l'arbitre a bel et bien rejeté, ne serait-ce que de manière implicite, les éléments précités prétendument décisifs auxquels fait allusion le recourant. L'arbitre a en effet correctement résumé les trois arguments de l'intéressé, puisqu'il a notamment reproduit ce qui suit, sous n. 133 de la sentence entreprise: " (...) - It was also submitted that (...) the appealed decisions imposing the payment of training compensation were clearly disproportionate. They did not take into account the specific circumstances of the cases. It was not accepted that the xxx Club was in a stronger position than the yyy Clubs. The classification of a Category IV club was adequate given the facts, salaries, composition of the squad (which was a mixture of professional and amateur players), and the salaries and profiles of the players signed by the xxx Club... (...) - The xxx Club legitimately relied on the classification that was by the FHF for 2015. This was confirmed by the 2016 FIFA DRC [CRL] Letters. The reconsideration of the situation by FIFA in December 2019, namely five years later, is contrary to the principle of good faith. - Finally, it was submitted that the xxx Club should not be required to pay interest from 12 April 2015 and 22 July 2015 respectively. These dates corresponded to the 31st day after the respective registrations of Player A and Player B. The application of a retroactive effect for the payment of interest is contrary to Swiss law, bearing in mind that the FIFA Regulations do not include any provision governing how late interest can be calculated. In this case, there is nothing to justify the xxx Club having to pay interest given the date of the Appealed Decisions, that being 10 December 2019, the classification set by the FHF and the excessive duration between the issuance of the 2016 FIFA decisions and the letter sent by FIFA on 13 November 2019." Lors de l'examen des mérites des appels qui lui étaient soumis, l'arbitre a souligné qu'il lui appartenait de déterminer, premièrement, si la FIFA était en droit de modifier la catégorie dans laquelle était classé le recourant pour la fixation d'éventuelles indemnités de formation, avant de se prononcer, ensuite, sur le point de savoir si la FIFA avait en l'occurrence correctement calculé le montant des indemnités de formation. Au terme de son examen, il a considéré que la FIFA avait eu raison de classer le recourant dans la catégorie III aux fins de calculer les indemnités de formation. Il n'a en outre, visiblement, rien trouvé à redire à la manière dont la CRL avait calculé les indemnités litigieuses et fixé les intérêts y afférents. Poursuivant son raisonnement, l'arbitre a par ailleurs considéré que les lettres adressées aux parties en septembre 2016 ne constituaient pas des décisions finales, raison pour laquelle les décisions rendues en 2019, rendues sur la base de preuves qui n'étaient pas disponibles lorsque les intimés avaient saisi initialement la CRL, ne violaient pas le principe de l'autorité de la chose jugée. Au vu de ce qui précède, force est d'admettre que l'arbitre a rejeté, à tout le moins de manière implicite, les éléments avancés par l'intéressé au soutien de sa thèse. Au demeurant, il sied de relever que le recourant ne saurait obtenir des explications sur chaque détail du raisonnement tenu par l'arbitre. Il appert de la motivation retenue par l'arbitre que celui-ci n'a de toute évidence pas jugé décisifs les arguments susmentionnés avancés par le recourant. Dans ses observations sur le recours, le TAS expose du reste, sans être contredit par le recourant, que l'arbitre a implicitement écarté les arguments en question pour aboutir à la solution qu'il a retenue. Dans leur réponse, les intimés exposent aussi de façon convaincante, sans être contredits par leur adverse partie, que l'arbitre, en ce qui concerne la question du dies a quo des intérêts, n'a fait qu'appliquer la réglementation édictée par la FIFA prévoyant que le délai pour le paiement de l'indemnité de formation est de trente jours suivant l'enregistrement du joueur professionnel concerné. Le moyen pris de la violation du droit d'être entendu du recourant n'est donc pas fondé dans ses trois premières branches, puisqu'il n'apparaît pas que l'arbitre aurait omis d'examiner des problèmes pertinents pour l'issue du litige. Quant à savoir si la motivation fournie est cohérente et convaincante, cette question ne ressortit pas au droit d'être entendu et échappe à la cognition du Tribunal fédéral.