Citation: 9C_731/2016 E. 4.1

4.1. La juridiction cantonale a nié l'existence d'un lien de connexité matérielle entre d'une part l'atteinte à la santé somatique (lombalgies sur spondylose et discarthrose lombaire prédominant L5-S1) ayant conduit à une incapacité de travail dès mars 2009, et d'autre part l'atteinte à la santé psychiatrique (état dépressif majeur d'intensité moyenne avec des troubles de la mémoire et de la concentration importante et crises de panique) qui a conduit à la reconnaissance d'une invalidité de plus de 40 % dès novembre 2011. Elle a en particulier constaté que dans les différents avis médicaux versés au dossier une incapacité de travail due à des affections d'ordre psychiatrique n'avait pas été attestée avant le 16 novembre 2011, date de la première consultation de l'assuré auprès d'un psychiatre (avis du 18 novembre 2011). Or à ce moment-là, selon la juridiction cantonale, l'assuré était affilié auprès de l'institution supplétive, alors que débutait l'incapacité de travail dont la cause est à l'origine de l'invalidité. L'assuré pouvait par conséquent prétendre au versement par celle-ci de prestations d'invalidité de la prévoyance professionnelle.