Citation: 8C_365/2016 E. 4.3

4.3. Dans son rapport du 19 juin 2014, la doctoresse C.________ a fait état d'un trouble de la personnalité émotionnellement labile, type borderline, et d'une réaction mixte anxieuse et dépressive à un facteur de stress important ayant nécessité une hospitalisation du 7 au 15 novembre 2013. Selon ce médecin, une rupture sentimentale est survenue dix jours avant son admission à l'hôpital, ce qui constituait un « facteur de crise ». Par ailleurs, il ressort d'un certificat des médecins de l'Hôpital D.________ (du 29 novembre 2013) que l'incapacité de travail a persisté après la sortie de l'hôpital, jusqu'au 15 novembre 2013. En l'occurrence, l'hospitalisation de l'intimée à compter du 7 novembre 2013, ainsi que son incapacité de travail subséquente ne sont pas déterminantes pour l'issue du litige, du moment que ces circonstances sont postérieures à l'expiration - le 5 novembre 2013 - du délai légal pour déposer la liste des recherches d'emploi. En outre, comme le soutient le recourant, l'état de santé de l'assurée avant son admission à l'hôpital, le 7 novembre 2013, ne l'empêchait pas de remettre ses recherches d'emploi en temps utile, quand bien même la docto resse C.________ fait état d'un « facteur de crise » survenu dix jours avant l'admission à l'hôpital, soit le 28 octobre 2013 (rapport du 19 juin 2014). En effet, comme l'a elle-même constaté la cour cantonale, l'assurée a accompli des démarches administratives entre le 28 octobre 2013 et le 5 novembre 2013. En particulier, elle a effectué, le 29 octobre 2013, deux offres de services, l'une auprès de l'arrondissement E.________ et l'autre auprès de la Ville de F.________. En outre, elle a proposé ses services à G.________, le 30 octobre 2013, ainsi qu'à H.________, les 4 et 5 novembre 2013. Cela étant, il y a lieu d'admettre que l'intimée était apte, durant le délai légal, à satisfaire aux exigences posées à l'art. 26 al. 2 OACI par la remise en temps utile de ses recherches d'emploi à l'ORP ou, à tout le moins, en chargeant un tiers d'agir à sa place. Dans ces conditions, l'intéressée ne peut pas se prévaloir d'un empêchement non fautif, et cela indépendamment du « comportement (...) jusqu'alors sans faille » relevé par la juridiction cantonale. La sanction se justifie dès le premier manquement et cela sans exception (arrêt 8C_885/2012 du 2 juillet 2013 consid. 5).