Citation: 6B_755/2019 E. 1.3.4

1.3.4. Il résulte des faits retenus par l'autorité précédente, sans que l'arbitraire n'en soit démontré, que le recourant et son comparse B.________ ont poursuivi la victime dans les rues de Genève, ensemble, longuement, avec l'intention de lui causer une grave atteinte. Ils l'ont frappé ensemble. On ignore certes qui du recourant ou de B.________ a utilisé le couteau. Celui-ci appartenait à B.________, mais portait l'ADN de ce dernier et du recourant. Au vu de ces derniers éléments, on ne peut reprocher à l'autorité précédente d'avoir considéré que les deux comparses avaient agi de concert, dans l'intention de causer une atteinte grave à la victime. Ainsi si le recourant n'avait pas lui-même utilisé le couteau afin de tenter de blesser gravement la victime, il avait accepté, à tout le moins par dol éventuel, que son complice frappe de la lame le tronc de la victime à la hauteur d'organes vitaux avec le risque de blesser sérieusement celle-ci. Au vu de la nature des lésions qui auraient pu survenir (cf. supra consid. 1.1 2e paragraphe), la condamnation dans le cas d'espèce du recourant pour tentative de lésions corporelles graves au sens des art. 22 et 122 CPP ne prête pas flanc à la critique, le recourant ne formulant par ailleurs aucun grief dûment motivé s'agissant de la violation de ces dispositions.