Citation: 6B_1058/2020 E. A

Par ordonnance du 22 novembre 2019, le Ministère public genevois a refusé d'entrer en matière sur la plainte pénale déposée le 23 novembre 2018 par A.________ contre le dénommé "B.________", ainsi que contre trois inconnus, notamment pour injures, lésions corporelles simples et graves et menaces. A.________ y exposait en substance qu'alors qu'il se trouvait à la discothèque "C.________" à Genève, dans la nuit du 14 octobre 2018, un agent de sécurité dénommé B.________ l'avait, sans raison, pris par le cou, lui avait fait une clef de bras et lui avait donné des coups sur l'arrière de la tête avec la main ouverte, afin de le faire sortir de l'établissement. Il avait bu de l'alcool cette nuit-là et était "légèrement éméché". Une fois dehors, le susnommé l'avait fait tomber par terre, sur le dos, puis s'était mis sur lui et lui avait asséné plusieurs coups de poing et de pied au visage et sur le corps, en lui répétant "je vais te tuer, fils de pute". D'autres personnes, dont il ignorait l'identité, l'avaient également frappé alors qu'il était au sol. Selon le rapport de police du même jour, une patrouille est intervenue à la suite de la bagarre impliquant plusieurs personnes. Soumis à un éthylotest, A.________ présentait un résultat de 0.65 mg/l. Le responsable de la sécurité du dancing, D.________, avait expliqué aux agents de police que A.________ s'était, au cours de la soirée, montré désobligeant avec des compatriotes albanais. Il avait donc pris la décision de faire sortir tout le groupe afin d'éviter qu'il ne perturbe les autres clients. Une bagarre avait alors éclaté entre A.________ et lesdits compatriotes, lesquels avaient quitté les lieux avant l'arrivée de la police, laissant le premier nommé ensanglanté. Les investigations policières n'ont pas permis d'identifier le ou les auteur (s) des coups. A.________ a versé au dossier un constat médical établi le 14 octobre 2018, mettant notamment en évidence des plaies (une à la lèvre ayant nécessité 3 points de suture), des ecchymoses, une tuméfaction et une dermabrasion sur le visage et sur la partie supérieure du corps. D'autres certificats médicaux attestaient d'une incapacité de travail du 15 octobre au 30 novembre 2018.