Citation: I 275/05 24.10.2005 E. 4

4.1 Fondés sur le résultat de l'administration des preuves, les premiers juges ont considéré que le recourant était pleinement capable d'exercer une activité adaptée à son handicap. Le recourant fait valoir en substance, qu'âgé de 60 ans et ayant toujours travaillé sur les chantiers, on ne saurait exiger de lui qu'il exerce une activité à la chaîne dans une usine. Il prétend par ailleurs ne pas pouvoir trouver un emploi sur le vu du marché du travail actuel et de sa situation. 4.2 En l'espèce, suivant l'avis de l'expert D.________ que le Tribunal retient également, il est établi que T.________ est pleinement capable de travailler dans une activité tenant compte de ses limitations fonctionnelles. Eu regard à son obligation de réduire le dommage (cf. ATF 123 V 233 consid. 3c et les références citées), il est ainsi tenu de mettre à profit sa capacité de travail attestée médicalement. Il n'eût pu en aller autrement que s'il avait été proche de l'âge donnant droit à la rente de vieillesse au jour déterminant, soit le 1er mai 2000, date de la réduction de la rente. Or à ce moment, il était âgé de 56 ans soit à neuf ans de l'âge légal de la retraite. Aussi la jurisprudence qu'il cite dans son recours et qui concerne le cas d'une assurée à deux ans de la retraite (arrêt N. du 26 mai 2003, I 462/02) ne lui est-elle d'aucun secours. Ensuite et quoi qu'en dise le recourant, il existe un large éventail d'activités adaptées à ses restrictions physiques sur le marché du travail. On rappellera que le gain d'invalide est une donnée théorique, servant à fixer le montant du gain que l'assuré pourrait obtenir, sur un marché du travail équilibré, en mettant pleinement à profit sa capacité résiduelle de travail, dans un emploi adapté à son handicap. Par ailleurs, T.________ ne saurait rien déduire des lettres de l'Office régional de placement des districts de R.________, S.________ et L.________ du 12 février 2004 (ci-après : ORP) et de la Fondation Intégration pour tous du 18 avril 2005, dès lors que ces institutions se réfèrent à la situation existant respectivement en 2004 et 2005, années qui ne sont pas déterminantes pour la résolution du litige. On relèvera aussi que l'ORP ignorait l'état de santé du recourant et que la fondation précitée a fondé son appréciation pour une bonne part sur la base des plaintes de l'intéressé.