Citation: 4C.269/2004 04.10.2004 E. A

A.a Le 5 janvier 1968, C.________, propriétaire, a conclu avec A.________, locataire, un contrat de bail à loyer portant sur une arcade d'un immeuble sis à Genève. Les locaux loués étaient destinés à l'exploitation d'un commerce d'objets d'art et d'antiquités. Fait pour dix ans, soit jusqu'au 31 décembre 1977, le bail se renouvelait ensuite d'année en année s'il n'était pas résilié trois mois avant son échéance. Le loyer annuel a été fixé, en dernier lieu, à 6'660 fr. En janvier 1977, D.________ a acquis l'immeuble. Décédé en octobre de la même année, il a laissé comme unique héritier son filleul, B.________, qui est devenu propriétaire de l'arcade et d'un studio se trouvant au-dessus de celle-ci. En date du 25 avril 2000, B.________ s'est vu délivrer une autorisation de construire lui permettant de créer une liaison entre l'arrière de l'arcade sise au rez-de-chaussée et le studio du premier étage. A.b Par avis du 22 septembre 2000, B.________ a résilié le bail pour le 31 décembre 2001. La locataire a soumis à la Commission de conciliation en matière de baux et loyers une demande tendant à l'annulation du congé et, subsidiairement, à la prolongation du bail. Par décision du 4 septembre 2001, cette autorité a déclaré le congé valable et accordé à la locataire une unique prolongation de trois ans de son bail jusqu'au 31 décembre 2004.