Citation: U 387/04 16.02.2006 E. A

P.________, né en 1949, travaillait comme mouleur. A ce titre, il était assuré contre les accidents par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Victime d'une chute le 6 août 1996, il a souffert d'une rupture complète du muscle sus-épineux de l'épaule droite et présenté des signes irritatifs au niveau de la gaine du tendon du long chef du biceps (rapport du docteur W.________, médecin traitant, du 29 novembre 1996 se fondant sur ceux des docteurs T.________, radiologue FMH, et B.________, chirurgien orthopédique FMH, des 15 août et 4 novembre 1996). Le cas a été pris en charge par la CNA. Malgré une physiothérapie intensive, les différents médecins consultés n'ont pu constater qu'une discrète amélioration (rapports des docteurs B.________ et C.________, chirurgien orthopédique FMH et médecin d'arrondissement de l'assureur, des 21 avril et 5 mai 1997) justifiant néanmoins à leurs yeux la mise en oeuvre d'une opération chirurgicale (rapport du docteur S.________, chirurgien orthopédique FMH, du 18 août 1997). Celle-ci n'a toutefois pas permis la réinsertion du muscle lésé. Malgré une limitation fonctionnelle permanente probable de l'épaule, l'évolution s'est poursuivie de manière lentement favorable, laissant augurer une reprise partielle progressive du travail (rapports du docteur B.________ des 3 et 22 décembre 1997, 5 mars et 28 avril 1998, ainsi que du docteur G.________, chirurgien FMH et médecin d'arrondissement de la CNA du 16 janvier 1998). Bien que le docteur G.________ ait relevé la persistance de faiblesses et de douleurs liées à l'accomplissement d'efforts répétitifs (examen du 22 juin 1998), la reprise du travail a été organisée d'entente avec l'employeur. Cet essai s'est cependant soldé par un échec, les douleurs ressenties par l'assuré ne lui ayant pas permis d'atteindre un rendement supérieur à 10 %. Outre le manque de force (rapport du docteur S.________ du 1er décembre 1998), les investigations médicales ultérieures ont mis en évidence une importante atteinte de la coiffe rotatoire (déchirure du tendon sus-épineux avec rétractation et dilacération, lésion des tendons sous-scapulaires, long biceps et sous-épineux, atrophie des muscles sus- et sous-épineux; rapports des docteurs S.________ et L.________, radiologue FMH, des 2 et 7 décembre 1998). L'opération pratiquée peu après a permis la fermeture de cette large rupture. La situation ne s'étant que peu améliorée durant l'année 1999 (rapport du docteur S.________ du 30 juin 1999), le docteur R.________, médecin-conseil de l'assureur a considéré le cas comme stabilisé; vu la perte de fonctionnalité considérable de l'épaule droite, il estimait que P.________ ne pourrait plus travailler dans une fonderie, mais qu'il était apte à exercer une activité adaptée: mains à hauteur de table, pas de sollicitations répétées de l'épaule, port de charges inférieures à 10 kg (examen final du 29 novembre 1999). Les mêmes limitations ressortent du rapport établi le 26 juillet 2000 par les responsables du Centre d'observation professionnelle de l'assurance-invalidité (ci-après: COPAI) auprès duquel l'assuré venait de séjourner durant un mois. Par décision du 27 mars 2001, confirmée sur opposition le 25 mai suivant, la CNA a octroyé à l'intéressé une rente fondée sur un taux d'invalidité de 15 %, avec effet au 1er décembre 2000. Cinq descriptions de postes de travail considérés comme exigibles à 100 % par le docteur D.________, chirurgien orthopédique FMH et médecin-conseil de l'assureur, ont servi de base au calcul de comparaison des revenus (appréciation médicale du 31 octobre 2000).