Citation: 4A_594/2017 E. 3

La cour cantonale a raisonné en trois temps. Elle a tout d'abord qualifié le contrat liant les parties de mandat au sens des art. 394 ss CO, à l'instar des premiers juges et des parties elles-mêmes. Elle a ensuite examiné si les juges de première instance s'étaient à bon droit contentés d'une haute vraisemblance pour admettre que l'intimé, auquel les actes de son auxiliaire étaient imputables (art. 101 CO), n'aurait eu aucune faute à se reprocher s'il avait agi comme ce dernier. Sa conclusion a été affirmative. Les juges précédents ont finalement écarté les griefs du recourant tirés d'une appréciation arbitraire des preuves et confirmé que la cassure antérieure de l'archet apparaissait hautement vraisemblable. Le recourant ne critique pas le premier volet de ce raisonnement, relatif à la qualification du contrat. Seuls les deux autres ne trouvent pas grâce à ses yeux. Cela étant, la question relative au juste degré de preuve, prévalant pour le fait libératoire dont il s'agit, nécessite une mise en perspective.