Citation: 6B_904/2022 E. 2

L'argumentation du recourant s'ouvre sur un exposé des prétendus liens et conflits d'intérêts des autorités qui seraient la cause des abus d'autorité commis à son encontre. En particulier, le recourant soutient que la présidente ayant rendu la décision attaquée porterait le même nom qu'un homme impliqué dans une société, elle-même prétendument impliquée dans le blanchiment d'argent du produit d'une "escroquerie des royalities sur les brevets B.________", affaire pour laquelle le recourant aurait été mandaté en 2007 et dans le cadre de laquelle il aurait dénoncé de nombreux "politiciens, magistrats, hauts fonctionnaires et responsables de l'économie". Le recourant conclut en indiquant que si l'homme portant le même nom que la présidente devait avoir un lien de parenté avec celle-ci, il y "aurait manifestement conflit d'intérêt". L'art. 58 al. 1 CPP impose à la partie qui entend demander la récusation de présenter sa demande sans délai, dès qu'elle a connaissance du motif. Pour autant que les critiques du recourant doivent être comprises comme une demande de récusation de la présidente cantonale, il l'invoque pour la première fois devant le Tribunal fédéral. A cet égard, les faits sur lesquels se fonde le recourant sont nouveaux. Il n'expose toutefois pas en quoi les conditions, exceptionnelles, posées par l'art. 99 al. 1 LTF autorisant la recevabilité de tels faits devant le Tribunal fédéral seraient remplies et tel n'apparaît pas être le cas, si bien qu'ils sont irrecevables. Par ailleurs, il ne prétend pas avoir requis la récusation précédemment dans le dossier en cause, sans qu'il ne soit statué à cet égard. Outre que son grief est tardif et contraire au principe de la bonne foi en procédure (cf. ATF 140 I 271 consid. 8.4.3 p. 275; 138 I 1 consid. 2.2. p. 4), partant irrecevable, il est également irrecevable faute d'épuisement des instances cantonales (art. 80 al. 1 LTF).