Citation: 1B_61/2015 E. 4.2

4.2. Pour retenir le risque de récidive, la cour cantonale a constaté que les infractions reprochées au recourant étaient très graves. Elle a retenu notamment que le prévenu aurait, à plusieurs reprises et avec acharnement, porté atteinte à l'honneur de la plaignante et l'aurait menacée; l'intéressé aurait aussi pris contact avec des individus pour les déterminer à commettre un enlèvement et un viol à l'encontre de cette dernière; il aurait également enjoint à des personnes de la rencontrer à la sortie des cours pour notamment "lui sauter dessus" et l'embrasser. La cour cantonale a de même souligné le profil psychologique inquiétant du recourant, en se fondant notamment sur les agissements répétés de celui-ci; l'instance précédente relevait enfin que celui-ci avait déjà été condamné pénalement le 25 juin 2014 pour des infractions similaires commises à l'encontre de la plaignante et qu'il avait encore fait l'objet en mars 2013 d'une autre procédure pénale pour utilisation abusive d'une installation de télécommunication, qui avait été classée. Pour relativiser le risque de récidive le recourant prétend notamment que les infractions retenues à son encontre ne sont pas graves. Il affirme, entre autres, que la plaignante n'a jamais été mise en danger et qu'il n'a jamais voulu organiser un enlèvement, une contrainte sexuelle ou un viol contre le gré de la plaignante; sur ce point, il précise avoir insisté auprès de ses interlocuteurs sur le fait qu'aucune relation sexuelle ne devait intervenir à la première rencontre. Il soutient également qu'il convient de replacer ses propos dans leur contexte, soit "dans le monde irréel d'internet".