Citation: 6B_272/2022 E. 1

Pour le surplus, en tant que le recourant semble, une fois encore, vouloir se prévaloir de l'arrêt de la CourEDH M. c. Allemagne du 17 décembre 2009 [Requête n° 19359/04], il sied de réaffirmer qu'aucun rapprochement n'est possible avec la situation qui prévalait en Allemagne à l'origine de cet arrêt (cf. arrêts 6B_974/2021 du 11 octobre 2021 consid. 3.1.3; 6B_198/2018 du 2 août 2018 consid. 3.2; 6B_1193/2013 du 11 février 2014 consid. 6.3.2 et 6.3.3). Dans cette affaire, le droit allemand applicable au moment du jugement de condamnation ne permettait pas une prolongation de la mesure au-delà de dix ans, de sorte que, selon la CourEDH, il n'existait pas de lien de causalité suffisant entre la condamnation initiale du requérant et la prolongation de sa privation de liberté après qu'il eut passé dix ans de détention de sûreté. A cet égard, il y a lieu de souligner que contrairement à ce que voudrait prétendre le recourant, l'internement des délinquants d'habitudes selon l'ancien droit suisse (art. 42 aCP) n'impliquait aucune durée maximale, puisqu'il pouvait durer aussi longtemps que l'objectif visé le commandait. Ainsi, sa comparaison avec l'ancien droit allemand qui prévoyait une détention de sûreté qui ne pouvait pas durer plus de 10 ans est vaine. Les critiques du recourant sont rejetées dans la mesure où elles sont recevables.