Citation: C 108/01 21.08.2001 E. 2

2.- a) En l'espèce, le recourant et son employeur sont convenus entre mi-mai et début juin de la fin des rapports de travail pour le 30 juin 2000, alors que le recourant était au bénéfice d'un contrat de travail prévoyant un délai de congé de trois mois et n'avait à ce moment aucun engagement en vue. Cet état de fait doit être assimilé à la résiliation par l'employé des rapports de travail sans assurance d'un autre emploi. b) Le recourant invoque qu'il a été confronté à des difficultés avec son supérieur et que les rapports ainsi que les conditions de travail se sont dégradés au fil du temps. Il fait valoir qu'il ne pouvait être exigé de lui qu'il conservât son ancien emploi. Le recourant est titulaire d'une licence en droit et d'un brevet d'avocat; il a exercé plusieurs activités comprenant de hautes responsabilités. Si le recourant a perdu du poids, il n'apparaît pas dans le dossier, au plan médical, que la poursuite de l'activité eût été susceptible de nuire à sa santé. Aussi, les tensions et les problèmes évoqués au sein de l'entreprise - qui peuvent apparaître liés voire inhérents à des postes aux exigences élevées - n'apparaissent pas avoir été tels qu'il ne pût être exigé du recourant qu'il conservât cette activité. Enfin, dans la mesure où la fin des rapports de travail a été négociée, il apparaît qu'une solution transactionnelle respectant le délai de congé contractuel eût pu aisément être trouvée. Au regard de l'admission restrictive des circonstances pouvant justifier l'abandon d'un emploi, les éléments évoqués par le recourant ne peuvent être retenus dans le cadre de l'art. 44 al. 1 let. b OACI. c) Dans le cas d'espèce, au vu de l'ensemble des circonstances, une suspension de 44 jours paraît appropriée.