Citation: 6B_42/2024 E. 3.4.2

3.4.2. Sous l'angle de la garantie au respect de sa vie familiale, il est à relever que la recourante est divorcée et que ses enfants sont tous majeurs. Si elle a bel et bien été astreinte à résider chez son fils C.A.________ du 23 juin au 16 septembre 2021 et s'est ensuite installée chez sa fille D.A.________ jusqu'au mois de juillet 2023, il ressort des faits du jugement attaqué, et la recourante n'affirme pas le contraire, qu'elle vit, dès cette date, seule à W.________. Elle ne démontre ainsi pas qu'il existerait aujourd'hui, entre ses enfants majeurs et elle, une dépendance allant au-delà des liens affectifs normaux. Le fait d'avoir des petits-enfants en Suisse ou d'être " très liée " à sa fille ne lui permet du reste pas de se prévaloir d'un droit à la protection de sa vie familiale au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH. Au demeurant, la recourante invoque des faits qui ne ressortent pas du jugement cantonal, sans démontrer l'arbitraire de leur omission, de sorte que son argumentation est irrecevable sous cet angle. Enfin, il est à relever que la mesure d'expulsion n'empêchera pas la recourante d'entretenir des contacts avec ses enfants et petits-enfants par le biais des moyens de télécommunication modernes et de visites de ceux-ci au Kosovo.