Citation: 6B_239/2023 E. 3.3

3.3. Il ressort des faits cantonaux que le recourant n'a aucune source de revenu licite en Suisse et qu'il se fait par ailleurs construire une maison au Nigeria (art. 105 al. 1 LTF). Le recourant, qui soutient que la maison en Afrique ne pourrait être "liée directement" à lui, procède à sa propre appréciation des faits et des preuves, sans démontrer l'arbitraire de l'appréciation cantonale sur ces points. Sa démarche est donc appellatoire. Le recourant soutie nt qu'on ignorerait la valeur de "la maison en Afrique". On ne distingue pas ce que le recourant entend tirer de ce point, lequel n'est pas pertinent au regard de l'art. 305bis CP. Du reste, les critiques du recourant selon lesquelles il existerait un "doute raisonnable qu'[il n'aurait] pas transféré d'argent depuis la Suisse de manière illégale", sont insuffisamment motivées au regard de l'art. 106 al. 2 LTF et sont, partant, irrecevables. Au vu des faits retenus, les valeurs patrimoniales, soit des sommes d'argent, proviennent bien d'un crime, en l'occurrence d'un trafic de stupéfiants au sens de l'art. 19 al. 2 LStup (cf. art. 40 al. 2 CP). Selon les faits retenus, le recourant a transféré depuis la Suisse, au moyen de l'entreprise Ria Money Transfer et par le biais d'un tiers (J.________) se trouvant à l'étranger (Nigéria), un montant total de 485 fr. 88 provenant de son trafic de stupéfiants, en faveur de B.________ en Italie, afin d'en dissimuler l'origine. Le recourant a opéré selon le même procédé en faisant transférer depuis la Suisse d'autres montants provenant de son trafic de drogue au moyen de Ria Money Transfer, par le biais de J.________, afin d'en dissimuler l'origine, destinés à des tiers pour financer la construction de son bien immobilier au Nigéria. Comme le recourant a fait opérer ces virements par un tiers à l'étranger, par un mode de transfert impliquant des retraits en espèce, ses actes étaient propres à faire obstacle à l'identification de l'origine, la découverte ou la confiscation des montants en cause, ce dont le recourant ne pouvait que se rendre compte. La cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, considérer que le recourant avait commis un acte d'entrave visé par l'art. 305bis ch. 1 CP, étant rappelé qu'il s'agit d'une infraction de mise en danger abstraite. Infondés, les griefs sont, partant, rejetés. Enfin, le recourant souligne les faibles montants envoyés à son épouse en Italie, lesquels démontreraient qu'il n'a pas envoyé beaucoup d'argent depuis la Suisse. On peine à comprendre la pertinence de ce point lequel pourra, cas échéant, être examiné dans la fixation de la peine ( infra).