Citation: I 430/04 23.09.2005 E. A

A.a F.________, née au Viêt-Nam en 1966, souffre d'amaurose totale depuis sa naissance. Elle est au bénéfice d'une formation complète de masseuse-kinésithérapeute, financée par l'assurance-invalidité et couronnée par un diplôme en juin 1991. Le 12 avril 1997, elle a déposé une demande de reclassement (dans la profession de traductrice) et de rente de l'assurance-invalidité. Après avoir recueilli des renseignements d'ordre médical et professionnel, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (office AI) a rendu une décision, le 27 avril 1999, par laquelle il a nié le droit de l'assurée aux prestations demandées. Saisi d'un recours, le Tribunal des assurances du canton de Vaud l'a rejeté par jugement du 28 octobre 1999. Par arrêt du 2 novembre 2000, le Tribunal fédéral des assurances a partiellement admis le recours de droit administratif interjeté par F.________ et renvoyé la cause à l'office AI pour qu'il procède à une instruction complémentaire et rende une nouvelle décision. A.b Dans le cadre de cette instruction complémentaire, l'office AI a interpellé notamment un ex-employeur de l'assurée avant de rendre une nouvelle décision de refus le 22 juin 2001. Statuant sur recours le 26 février 2002, le Président du Tribunal des assurances du canton de Vaud a enjoint derechef l'office AI de procéder à un complément d'instruction. Après avoir confié une expertise au docteur D.________, spécialiste en ophtalmologie, l'office AI a, par décision du 13 février 2003, confirmée sur opposition le 14 juillet 2003, refusé à nouveau d'octroyer à l'intéressée quelque prestation que ce soit. Il a considéré que celle-ci est au bénéfice d'une formation complète de physiothérapeute qui lui permet de réaliser un gain suffisant pour éviter le droit à la rente.