Citation: I 171/02 11.03.2003 E. 3

La différence entre le taux d'invalidité retenu par le recourant et celui admis par les premiers juges résulte de leur appréciation divergente des résultats de l'expertise réalisée au COMAI. Alors que la juridiction cantonale a retenu, sur la base de cette expertise, une capacité de travail résiduelle de 60 % dans une activité industrielle légère, l'office recourant s'en tient à une pleine capacité de travail dans une telle activité. Il fait notamment valoir que l'incapacité de travail dont a fait état la doctoresse N.________ serait essentiellement due à des difficultés socio-économiques et culturelles et ne relèverait pas de l'assurance-invalidité. Il ressort pourtant de l'expertise du COMAI que l'intimé souffre d'atteintes à sa santé psychique, notamment d'un état anxio-dépressif sévère entraînant une limitation de sa capacité de travail. Que ces atteintes à la santé soient en partie causées par les difficultés évoquées par le recourant - mais en partie également par des atteintes à la santé physique - n'est pas déterminant. Au terme d'une séance de discussion multidisciplinaire, les experts du COMAI ont proposé de retenir une incapacité de travail de 40 % dans une activité physiquement adaptée. Il n'y a pas lieu de s'écarter de cette conclusion, émise au terme d'un rapport revêtant une pleine valeur probante. Sur ce point, les critiques soulevées par le recourant contre le jugement entrepris sont donc mal fondées.