Citation: 8C_824/2014 E. A

A.________, née en 1981, suivait une formation en cours d'emploi auprès de la Fondation B.________ et était, à ce titre, assurée contre le risque d'accidents auprès de la Vaudoise Générale Compagnie d'Assurances SA (ci-après: la Vaudoise). Le 17 janvier 2009, un résident pris de malaise a chuté lourdement sur sa jambe droite. Les parties atteintes étaient la cheville et le genou droits. L'incapacité de travail était totale. La Vaudoise a pris en charge le cas. Le 28 août 2009, la Vaudoise a confié une expertise au docteur C.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique. Dans son rapport du 9 octobre suivant, l'expert a posé les diagnostics de hanche à ressaut avec trouble antalgique de la démarche et de déchirure horizontale du ménisque interne droit. Il a estimé que le problème était essentiellement d'ordre thérapeutique. L'assurance-invalidité, à laquelle l'assurée s'était également annoncée, a confié une expertise bi-disciplinaire, conjointement au chirurgien-orthopédiste C.________ et au psychiatre D.________. Ces spécialistes ont rendu leurs conclusions dans leurs rapports des 14 et 21 avril 2011. Sur le plan somatique, le docteur C.________ a retenu l'existence d'une coxa saltans "atypique" et d'une boiterie majeure d'origine "indéterminée", en relevant certaines incohérences (par ex. le fait que l'assurée ne présentait pas la moindre atrophie musculaire alors qu'elle avait adopté depuis deux ans une démarche vicieuse de décharge qui devrait entraîner une atrophie majeure). Il a conclu à une capacité de travail de 80 %, voire plus, dans une activité adaptée. Sur le plan psychiatrique, le docteur D.________ n'a fait état d'aucun trouble ou maladie psychiatrique déterminant une incapacité de travail. Le 9 mars 2012, le docteur C.________ a été chargé d'évaluer les résultats de la surveillance de l'assurée mise en oeuvre par l'assureur-accidents. Selon ce praticien, ces nouveaux éléments invalidaient les limitations précédemment déterminées et expliquaient les incohérences relevées. Interpellé sur une possible explication médicale de telles incohérences, le docteur C.________ a répondu qu'il pouvait s'agir soit d'une simulation, c'est-à-dire d'une production volontaire de symptômes ou trouble factice, soit d'un trouble dissociatif de conversion, en général un comportement "hystériforme". Il a précisé qu'il lui était impossible de définir de quel type de comportement il s'agissait mais a priori plutôt d'un trouble factice. Ce médecin a évalué à six semaines l'incapacité de travail due aux troubles du genou droit (après l'intervention arthroscopique du 10 mars 2010) et à une période identique à partir de la date de l'accident l'incapacité en raison des troubles de la hanche droite. Un traitement d'une durée de trois à quatre mois pour le genou et de deux à trois mois pour la hanche était par ailleurs justifié. Par décision du 16 mars 2012, confirmée sur opposition le 7 juin 2012, la Vaudoise a mis un terme à ses prestations à partir du 30 avril 2010 et réclamé la restitution des indemnités journalières indûment perçues.