Citation: 5C.150/2002 10.09.2002 E. C

F.________ a été mis à la retraite anticipée dès le 1er janvier 2000, à l'âge de 60 ans et demi. Il touche une pension de retraite annuelle de 135'240 fr.; en outre, le fonds complémentaire de prévoyance de son ex-employeur lui verse un "pont" AVS de 24'000 fr. par an et prend en charge ses cotisations AVS à hauteur de 4'000 fr. par année jusqu'à l'âge ordinaire de la retraite, fixé à 63 ans par les statuts du personnel de la banque. Quant à dame F.________, elle a travaillé de 1988 à février 1995 comme secrétaire dans une entreprise du secteur de la construction, qu'elle a quittée suite à une dépression, puis dans le secteur hospitalier du 1er décembre 1995 au 31 décembre 1996, et enfin, après trois ans de chômage, auprès d'un service de l'État de Genève, où elle a touché du 1er janvier au 30 septembre 2000 un salaire mensuel brut de 2'541 fr. 25 pour un emploi à mi-temps. En novembre 2000, la caisse de prévoyance professionnelle du dernier employeur de dame F.________ a indiqué à celle-ci que, conformément à ses statuts et faute de trouver un nouvel emploi d'ici à février 2001, elle serait mise en retraite anticipée dès le 1er octobre 2000. dame F.________ perçoit par conséquent depuis cette date une pension mensuelle de 1'404 fr. 30, qui passera à 566 fr. 65 dès l'âge de la retraite, soit dès le 1er janvier 2005. Nonobstant sa mise à la retraite anticipée, dame F.________ poursuit sa recherche d'emploi et bénéficie de prestations de chômage, dont le montant a varié entre 1'344 fr. et 1'739 fr.