Citation: 1B_510/2022 E. 1

Quoi qu'il en soit, la Cour de justice a ensuite jugé que la seconde condition exigée par l'art. 132 al. 2 CPP n'était pas remplie, la présente cause ne présentant à ses yeux pas de difficulté de fait ou de droit que le recourant ne serait pas en mesure de surmonter seul. Elle a estimé que si celui-ci était certes un migrant, sans instruction et ne parlait pas le français, il avait pu, avec l'aide d'un interprète, s'expliquer sur les faits reprochés, qu'il avait contestés. La Cour de justice a ajouté que ces faits ne présentaient à l'évidence aucune difficulté de compréhension, même pour un profane.