Citation: 2A.485/2000 07.11.2000 E. 4

4.- Le recourant a été mis, puis maintenu, en détention en vue du refoulement sur la base de l'art. 13b al. 1 lettre c LSEE, des indices concrets faisant craindre qu'il n'entende se soustraire à son renvoi. Le 20 mars 2000, en rejetant sa demande d'asile, l'Office fédéral a imparti au recourant un délai échéant le 3 mai 2000 pour quitter la Suisse. Lorsqu'il a été entendu le 7 août 2000, l'intéressé n'avait entrepris aucune démarche pour se procurer les documents de voyage nécessaires, après avoir reçu la décision de l'Office fédéral du 20 mars 2000. Il a certes été en détention préventive du 19 avril au 28 juillet 2000, mais cela ne l'empêchait pas de se préoccuper de son retour au pays. En outre, il a bénéficié d'un peu plus d'un mois avant et après cette incarcération pour préparer son départ de Suisse. En réalité, il a déclaré qu'il n'était pas disposé à rentrer au Nigéria. Par ailleurs, enfreignant les injonctions qu'il avait reçues durant la procédure d'asile, l'intéressé n'a pas communiqué sa nouvelle adresse aux autorités quand il a été incarcéré le 19 avril 2000. C'est ainsi que le Foyer Y.________, qui l'hébergeait, a fait savoir qu'il avait disparu depuis le 1er mai 2000, ce qui a entravé les démarches en vue de son renvoi. Il est vrai que, dans son recours, l'intéressé prétend, mais sans l'établir, avoir écrit deux fois à ce foyer durant sa détention préventive pour lui demander de l'aide. Par ailleurs, le recourant a été condamné pénalement une fois et il fréquentait les milieux de la drogue; on pouvait dès lors craindre qu'il soit spécialement susceptible de contrevenir aux instructions des autorités et admettre un danger de fuite (cf. par analogie l'ATF 122 II 49 consid. 2a p. 51).