Citation: 8C_976/2012 E. 5.1

5.1. Par un premier moyen, la recourante conteste la valeur probante des conclusions des experts du Centre xy.________ (rapport du 18 février 2011), sur lesquelles les premiers juges se sont fondés pour la débouter de ses conclusions. En particulier, elle critique le point de vue des experts selon lequel il n'existe pas de lien de causalité entre la symptomatologie douloureuse et l'accident, ainsi que les diverses interventions chirurgicales. Certes, l'absence d'atteinte à la santé avant la survenance de l'accident ne suffit pas à démontrer l'existence d'un tel lien, mais la recourante allègue que selon l'expérience de la vie, de multiples interventions chirurgicales au niveau des vertèbres cervicales avec mise en place d'une cage Acromed et de plaques en titane peuvent avoir une influence sur la capacité de travail. Aussi conteste-t-elle la fiabilité des conclusions des experts en tant que ceux-ci ne donnent pas d'indications suffisamment crédibles permettant de conférer une origine maladive à l'invalidité retenue par l'office AI. Par ailleurs, la recourante conteste l'avis des experts, selon lequel il n'existe aucune atteinte neurologique susceptible de réduire sa capacité de travail, alors même qu'elle vient de subir une opération dont la CNA a accepté de prendre en charge les frais par courrier du 23 novembre 2012. Enfin, elle dénie toute force scientifique probante aux conclusions de l'expert U.________ et du docteur T.________, selon lesquelles les céphalées et les cervicalgies, dont la réalité n'est pas contestée, ne s'expliquent pas par une atteinte cervicale, laquelle est pourtant bien présente si l'on considère les interventions chirurgicales déjà réalisées.