Citation: 5A_844/2023 E. B

Une enquête en limitation de l'autorité parentale et en fixation du droit de visite a été ouverte par la Justice de paix du district de Nyon (ci-après: justice de paix). B.a. Par convention du 4 juillet 2011, le droit aux relations personnelles du père sur l'enfant a été fixé à raison de deux heures par semaine au domicile de la grand-mère maternelle, puis librement, soit hors du domicile de cette dernière. Par convention du 5 octobre 2011, le droit de visite été prévu par l'entremise de la Fondation D.________, à U.________, à raison d'une heure à trois heures, un samedi sur deux, selon l'évolution des contacts avec l'enfant, la mère étant présente au début de chaque visite; les parties se sont également engagées à mettre en oeuvre une thérapie familiale auprès d'un spécialiste. Les visites n'ont toutefois jamais pu se dérouler de façon régulière et sereine. B.b. Par convention de mesures provisionnelles du 16 janvier 2012, les parties ont notamment prévu que le père aurait sa fille auprès de lui durant 1h30 un samedi sur deux et un dimanche sur deux, et se sont engagées à mettre en oeuvre une thérapie familiale. B.c. Une évaluation a été confiée au Service de protection de la jeunesse (ci-après: SPJ, devenu Direction générale de l'enfance et de la jeunesse [ci-après: DGEJ]), qui a rendu son rapport le 20 mars 2012. B.d. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 15 novembre 2012, la Juge de paix du district de Nyon (ci-après: juge de paix) a notamment instauré un Point Rencontre, avec des visites de deux heures deux fois par mois, les modalités passant ensuite à trois heures avec autorisation de sortir des locaux, selon décision du 24 décembre 2013. B.e. Le 17 septembre 2013, la justice de paix a institué une curatelle d'assistance éducative et de surveillance des relations personnelles à forme des art. 308 al. 1 et 2 CC en faveur de l'enfant et a désigné en qualité de curatrice une assistante sociale du SPJ. B.f. Par requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles du 4 avril 2014, la mère a demandé la suspension du droit de visite au motif que sa fille se serait plainte d'attouchements de la part du père.