Citation: 6B_825/2023 E. 3.4

3.4. On peine à suivre le raisonnement de la recourante qui soutient, d'une part, que les décisions de justice attribuant la jouissance du chalet à la prénommée ont imposé à l'intimé de laisser les biens mobiliers lui appartenant dans le domicile conjugal et, d'autre part, nie que ces décisions aient eu un quelconque effet sur lesdits biens. Quoi qu'il en soit, par cette argumentation, la recourante s'en prend à l'appréciation des preuves opérée par la cour cantonale, sans toutefois en démontrer le caractère arbitraire, de sorte qu'elle est irrecevable dans cette mesure. Dans ce contexte, il suffit de relever que selon la jurisprudence et la doctrine, les biens propres du mari qui sont laissés dans la demeure conjugale durant la séparation sont confiés à l'épouse qui continue à occuper cette demeure (ATF 88 IV 15 consid. 5, repris par de Preux/Hulliger, in: Commentaire Romand, Code pénal II, 2017, n° 25 ad art. 138 CP; Niggli/Riedo, in Basler Kommentar, Strafrecht, 4e éd., 2019, n° 85-86 ad art. 138 CP; Andreas Donatsch, in StGB/JStG Kommentar, 21e éd., 2022, n° 4 ad art. 138 CP). Enfin, il est évident, à la lecture de l'arrêt entrepris, que l'abus de confiance n'a été retenu qu'en lien avec les choses dont il a été constaté qu'elles appartenaient à l'intimé, et non celles qui ont fait l'objet d'une attribution provisoire (cf. également consid. 2.4 supra). La cour cantonale n'a dès lors pas violé le droit fédéral en qualifiant de choses confiées, au sens de l'art. 138 al. 1 CP, les biens appartenant à l'intimé et laissés dans le chalet C.________.