Citation: 6B_313/2014 E. 2.3

2.3. En l'occurrence, il n'est pas établi à quel moment le recourant a effectivement eu connaissance de la citation. Tout au plus, sait-on que le conseil du recourant a écrit le 28 octobre 2013, indiquant avoir « finalement » pu joindre son client qui ne pourrait pas être présent à l'audience du 1 er novembre 2013 étant en période d'examen. Le recourant soutient que dès qu'il a été effectivement averti par son conseil de la tenue de l'audience, il a immédiatement, par l'intermédiaire de celui-ci, informé le Ministère public de son empêchement et demandé un report d'audience. Le recourant doit être mis au bénéfice de ses déclarations (cf. ATF 136 V 295 consid. 5.9 p. 309 et les références citées). Il ne pouvait ainsi être exigé de celui-ci qu'il organise un voyage, en quelques deux ou trois jours, pour se rendre en Suisse alors qu'il était en période d'examen et ce même si le dernier de ses examens se déroulait deux jours avant l'audience. Au vu de l'ensemble des circonstances d'espèce, il ne peut être déduit du comportement du recourant - qui ne procède pas d'un abus de droit - qu'il s'est désintéressé de la suite de la procédure, partant, que son opposition devait être considérée comme retirée. Par conséquent, la cour cantonale a violé le droit fédéral en considérant que l'opposition formée par le recourant à l'ordonnance pénale du 30 août 2013 était réputée retirée. L'arrêt attaqué doit être annulé et la cause renvoyée à l'autorité précédente pour nouveau jugement.