Citation: 9C_275/2012 E. 7.2

7.2. Compte tenu de l'ensemble des circonstances du cas d'espèce, la recourante avait des raisons dignes de protection de penser que l'intimée - qui avait été en mesure d'établir le montant de la prime rétroactive et, partant, d'évaluer le risque à assurer (opération qui ne présentait d'ailleurs guère de difficultés vu la structure de l'entreprise ayant demandé à être affiliée) - disposait alors de tous les éléments nécessaires pour se déterminer et qu'elle renonçait à des investigations plus approfondies sur le plan médical. La recourante pouvait donc déduire de bonne foi du courrier en cause que l'enregistrement du contrat dépendait désormais du seul versement de la prime qui lui était réclamée et, partant, que l'intimée avait renoncé tacitement à l'exigence de forme conventionnelle ressortant du chiffre 3.1 de la deuxièmepartie du contrat d'adhésion. Il faut dès lors admettre qu'un contrat d'affiliation a été conclu entre l'intimée et la recourante le 11 octobre 2004, date du paiement par cette dernière du montant correspondant à la prime précitée.