Citation: 2C_231/2020 E. 6

La recourante considère également que l'application de l'art. 55 al. 2 LPFisc dans sa situation viole gravement le sens de la justice. Selon elle, elle aurait dû, d'après l'art. 78 LCP prévoyant l'exonération de l'impôt immobilier complémentaire pour les bâtiments certifiés Minergie, bénéficier d'office de cette exonération, dès lors que son immeuble remplissait les standards Minergie et que l'autorité le savait. Pour la recourante, l'exigence formelle de produire la certification Minergie devant l'autorité fiscale pour bénéficier de l'exonération relèverait en outre du formalisme excessif. Par ailleurs, il serait contradictoire et contraire à la bonne foi de lui reprocher un manque de diligence, alors que l'autorité aurait elle-même adopté un comportement passif en ne procédant pas d'office à l'exonération. Enfin, confirmer le rejet de sa demande de révision méconnaîtrait le principe de la légalité énoncé à l'art. 127 al. 1 Cst., puisque cela reviendrait à confirmer des décisions contraires au droit, ayant conduit au paiement d'un impôt indu.