Citation: I 12/01 09.07.2001 E. 3

3.- a) La juridiction cantonale a jugé que la recourante est pleinement capable, malgré ses troubles de la vision à l'oeil droit, d'exercer sa profession de secrétaire. Elle s'est fondée pour cela sur un rapport du docteur M.________ (du 30 août 1999), selon lequel la capacité de travail de l'intéressée est entière dans une activité adaptée. De son côté, la recourante fait valoir qu'elle n'est plus en mesure d'exercer pleinement son activité de secrétaire, dès lors que ce travail, qui s'effectue principalement devant un ordinateur, n'est pas adapté à l'état de sa vue. Elle invoque des rapports du docteur M.________ (des 28 février et 22 mars 2000), selon lesquels elle éprouve une difficulté croissante dans l'exercice quotidien de sa profession de secrétaire, liée à l'utilisation d'un écran d'ordinateur plusieurs heures par jour. En effet, la forte diminution de l'acuité visuelle de l'oeil droit, qui entraîne une vision binoculaire médiocre, ne lui permet pas d'effectuer un travail constant à l'ordinateur. b) En l'occurrence, il n'est pas possible de se rallier au point de vue des premiers juges, selon lequel la recourante est pleinement capable d'exercer sa profession de secrétaire. Il n'existe d'ailleurs pas de divergences entre les différents rapports médicaux versés au dossier. Si, dans son rapport du 30 août 1999, il a bel et bien attesté une capacité de travail entière dans une activité adaptée, le docteur M.________ a toutefois fait état de limitations fonctionnelles dues à une vision binoculaire stéréoscopique défectueuse et au port d'une lentille de contact à l'oeil gauche, ce qui peut être mal toléré lors de travaux prolongés à l'écran d'ordinateur. On peut donc inférer de cette appréciation, ainsi que des autres rapports invoqués par la recourante, que la profession de secrétaire, dans la mesure où elle requiert un travail prolongé à l'ordinateur, n'est pas pleinement exigible de la part de l'intéressée. C'est pourquoi, il y a lieu de renvoyer la cause à l'office intimé pour qu'il complète l'instruction sur le point de savoir dans quelle mesure la recourante peut encore mettre en valeur sa capacité de travail dans son activité habituelle de secrétaire ou dans une autre occupation adaptée à son état de santé. Cela fait, il évaluera l'invalidité de l'intéressée en comparant le revenu qu'elle peut encore obtenir - après exécution éventuelle de mesures de réadaptation et compte tenu d'une situation équilibrée du marché du travail (art. 28 al. 2 LAI) - au gain qu'elle pourrait obtenir sans son handicap.