Citation: 7B_235/2024 E. 3.4

3.4. Ce raisonnement ne peut cependant pas être suivi. Il ressort de l'arrêt attaqué que le Ministère public a ordonné la défense d'office de la recourante le 30 septembre 2021 à la suite d'une demande du 23 septembre 2021. Comme relevé par la juridiction précédente, cette ordonnance n'a pas été assortie de l'effet rétroactif; au surplus, il ne résulte pas de l'arrêt querellé que cette demande n'aurait pas pu être déposée plus tôt pour une question d'urgence (cf. consid. 3.2.2 supra). On ne voit dès lors pas que la désignation d'un défenseur d'office aurait eu un effet rétroactif pour la période précédant le 23 septembre 2021, date du dépôt de la requête. A cet égard, faute d'urgence, les raisons pour lesquelles la recourante n'a pas requis de bénéficier de l'assistance judiciaire dès le début du mandat de son conseil sont dénuées de pertinence. Pour ces motifs, la cour cantonale a violé le droit fédéral en confirmant l'indemnisation du conseil de la recourante au tarif de l'assistance judiciaire pour la période du 16 juillet au 22 septembre 2021. Il convient par conséquent d'annuler l'arrêt attaqué et de renvoyer la cause à l'autorité précédente pour qu'elle statue sur l'éventuel octroi d'une indemnité au sens de l'art. 429 al. 1 let. a CPP pour la période du 16 juillet au 22 septembre 2021 et sur l'indemnisation au tarif de l'assistance judiciaire à partir du 23 septembre 2021.