Citation: U 305/01 26.07.2002 E. 1

3.3 Cela étant, il appert des rapports de cet expert que l'intimée souffrait encore, après le 1er février 1999, de troubles somatiques sous la forme d'une épitrochléite chronique post-traumatique. Par ailleurs, même si la persistance de cette affection a été grandement favorisée par différents facteurs (algoneurodystrophie de Südeck probable et troubles psychosomatiques et/ou troubles de l'adaptation), il n'en demeure pas moins, sur le vu des conclusions du docteur G.________, que l'accident du 10 janvier 1996 apparaît comme la cause sine qua non de l'affection en question, de sorte que l'exigence de la causalité naturelle est réalisée en l'occurrence. 3.4 Selon la jurisprudence, en présence d'une atteinte à la santé physique en relation de causalité naturelle avec un accident assuré, on admet que l'exigence de la causalité adéquate est également réalisée, car l'assureur répond aussi des complications les plus singulières et les plus graves qui ne se produisent habituellement pas selon l'expérience médicale (ATF 118 V 291 consid. 3a, 117 V 365 en bas). En l'espèce, on doit donc admettre l'existence d'un lien de causalité adéquate entre les troubles somatiques persistant après le 1er février 1999 et l'accident du 10 janvier 1996. Aussi, la recourante n'était-elle pas fondée, par sa décision sur opposition du 19 septembre 2000, à supprimer, à partir du 1er février 1999, le droit de l'intimée à des prestations de l'assurance-accidents. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.