Citation: 1B_250/2019 E. 5.2.2

5.2.2. Au surplus, c'est à raison que la cour cantonale a relevé que toute comparaison d'une peine avec celles prononcées dans d'autres affaires s'avérait délicate et hasardeuse compte tenu des nombreux paramètres entrant en ligne de compte (cf. ATF 141 IV 61 consid. 6.3.2 p. 69; arrêt 6B_458/2019 du 23 mai 2019 consid. 4.3.2). Cela étant, il n'apparaît pas que les arrêts cités par le recourant étaient propres à exclure, pour des cas semblables, une peine privative de liberté de plus de 12 mois, l'évaluation de la peine encourue pouvant quoi qu'il en soit n'être qu'approximative. Dans ce contexte, on ne distingue pas - comme le soutient le recourant - une violation de son droit d'être entendu en raison d'une décision insuffisamment motivée. On observera de surcroît que, contrairement à ce qui ressort des arrêts du Tribunal fédéral cités par le recourant (arrêts 6B_1383/2017, 6B_883/2013, 6B_587/2012 et 6B_919/2008), celui-ci, dont la détention provisoire ne devrait pas être maintenue au-delà du 22 juin 2019, est prévenu à la fois d'escroquerie, d'abus de confiance, de faux dans les titres et de blanchiment d'argent, s'agissant à tout le moins de deux états de faits distincts et espacés dans le temps. Par ailleurs, la cour cantonale n'a pas non plus violé le droit fédéral en ne tenant pas compte d'une éventuelle libération conditionnelle au sens de l'art. 86 CP. On ne saurait en effet déduire des faits retenus par la cour cantonale que les conditions de son octroi étaient manifestement réunies. Ainsi, le bon comportement adopté en détention, pour autant qu'il soit établi en l'espèce, n'est pas suffisant, le pronostic à émettre dans ce cadre devant être posé sur la base d'une appréciation globale (cf. ATF 133 IV 201 consid. 2.2 et 2.3; arrêt 6B_353/2019 du 25 avril 2019 consid. 1.2.1). Enfin, aucune mesure de substitution ne paraît propre à écarter le risque de fuite retenu par l'autorité précédente, de sorte que le principe de proportionnalité est également respecté sous cet angle. Il s'ensuit qu'en l'état, le maintien en détention du recourant se justifie.