Citation: 7B_1190/2024 E. 3.4.4

3.4.4. La cour cantonale a par ailleurs relevé, quant à l'importance de l'issue de la plainte pour le recourant, que celui-ci n'attendait expressément qu'un "impact" sur (le sort de) la poursuite pénale en cours contre lui. Ce n'était pas là l'effet direct d'un traitement raciste ou d'un profilage racial, ni même d'un contrôle "au faciès", puisque, dans cette procédure séparée, c'étaient bien la consistance des charges et la validité des preuves soumises au juge du fond qui étaient déterminantes. Le bien-fondé de la plainte contre la police ne conditionnait pas le sort du procès ni l'acquittement auquel le recourant aspirait (en tout cas sur la prévention de trafic de cocaïne). Fût-ce le cas que ce dernier conserverait la faculté de demander la suspension du procès, d'interjeter appel suivant l'issue de celui-ci, voire d'agir en révision, si ses griefs contre la police se vérifiaient ultérieurement. Le recourant ne discute pas cette appréciation en tant que telle, sauf à soutenir, à l'appui d'une prétendue violation des "règles de la bonne foi" et de l'interdiction de l'arbitraire insuffisamment motivée (cf. art. 106 al. 2 LTF), "être en droit d'obtenir justice s'agissant du profilage racial subi et de toutes les violations du droit en cascades réalisées par le policier" mis en cause. Or il n'allègue pas - ni a fortiori ne démontre - quels seraient les enjeux de sa plainte sur la procédure pénale parallèle dirigée contre lui (P/25515/2023). Sur ce point, la cour cantonale a d'ailleurs retenu qu'on ne voyait pas, et le recourant n'exposait pas, d'autres enjeux de la procédure en termes de situation professionnelle, de droit de séjour en Suisse ou de liens personnels ou familiaux dans le pays. Le recourant ne critique pas à satisfaction de droit cette appréciation.