Citation: 6B_456/2015 E. 1.2

1.2. Au moment de fixer la peine, la cour cantonale a retenu que la faute de X.________ était grave. Il s'était livré à un trafic d'héroïne de la fin du mois de février au 22 avril 2014, portant sur une quantité évaluée à plus de 3,5 kilos. Durant cette courte période pénale d'environ 2 mois, il avait écoulé pas moins de 1 à 1,5 kilo de drogue. La quantité d'héroïne (dont plus de 700 grammes avaient encore un degré de pureté élevé) et de produit de coupage stockée dans l'appartement dans lequel il vivait ainsi que la quantité qu'il avait lui-même vendue montraient que ses supérieurs lui faisaient confiance. Il n'était pas un simple ouvrier et le rôle qu'il avait joué dans le trafic d'héroïne ne pouvait être qualifié de subalterne. Il ne s'était pas contenté de dissimuler des stupéfiants dans l'appartement qu'il occupait, étant notamment responsable de la comptabilité et du stock, en plus de son rôle de vendeur. Salarié, il était un important maillon du trafic et devait savoir que son activité pouvait mettre en danger la santé de très nombreuses personnes. Avant de quitter la Suisse, il s'était occupé de la formation de son remplaçant, s'assurant que ce dernier pourrait reprendre son travail. Il n'était lui-même pas consommateur de stupéfiants et la rémunération de son activité se montait à 3500 fr. par mois. Il avait accepté ce rôle pour disposer d'un moyen d'existence. Il avait agi par appât du gain; ses mobiles étaient égoïstes.