Citation: 1B_180/2020 E. 1

Par ordonnance pénale du 10 mai 2017, rendue dans la procédure P/24506/2016 à la suite de plaintes déposées par B.________ et de ses parents, le Ministère public de la République et canton de Genève a condamné A.________ à une peine pécuniaire de 180 jours-amende à 80 francs le jour, avec sursis pendant 3 ans, et à une amende de 2'880 francs pour diffamation, calomnie et tentative de contrainte, ainsi qu'à une amende de 500 francs pour injures. Par ordonnance sur opposition du 5 octobre 2017, le Ministère public a maintenu l'ordonnance pénale et transmis la procédure au Tribunal de police. La procédure a été attribuée au Président de cette juridiction Christian Albrecht en tant que juge unique. Le 1er février 2019, une audience a eu lieu afin de déterminer si la prévenue pouvait ou non être admise à apporter la preuve de la vérité ou de sa bonne foi. Par ordonnance du 14 mars 2019, le Président a autorisé la prévenue à apporter les preuves libératoires et accordé aux parties un délai au 12 avril 2019 pour faire valoir leurs réquisitions de preuve. Par ordonnance du 22 mars 2019, le Président a désigné Me C.________ en tant que défenseur d'office de la prévenue en remplacement de Me D.________. Le 18 avril 2019, Me C.________ a sollicité les auditions en qualité de témoins de E.________, F.________ et G.________. Le 12 juin 2019, le Président a rejeté les réquisitions de preuve. Le 13 juin 2019, Me C.________ a demandé à être relevé de sa mission dans la mesure où sa mandante lui avait dit ne plus avoir besoin d'un avocat, ce que celle-ci a confirmé au Tribunal de police le 24 juin 2019. Par ordonnance du 26 juin 2019, le Président a ordonné la révocation de la défense d'office en faveur de la prévenue. Le 3 juillet 2019, A.________ a sollicité le report de l'audience fixée au 9 juillet 2019 et réitéré la demande d'audition de E.________. Le 4 juillet 2019, le Président a refusé de reporter l'audience et rejeté la demande d'audition de témoin en renvoyant aux motifs évoqués dans sa lettre du 12 juin 2019. Le 8 juillet 2019, A.________ a requis la récusation du Juge du Tribunal de police Christian Albrecht, lui reprochant sa partialité. Statuant par arrêt du 18 novembre 2019, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève a déclaré la demande irrecevable. Le 24 janvier 2020, le Tribunal fédéral a rejeté le recours formé par A.________ contre cet arrêt (cause 1B_604/2019). Par ordonnance du 16 décembre 2019, Me H.________ a été désigné comme avocat d'office de la prévenue. Par mandat du 20 décembre 2019, A.________ a été citée à comparaître à l'audience du 27 janvier 2020. Le 23 décembre 2019, Me H.________ a sollicité le report de l'audience et la jonction de l'ensemble des procédures dirigées contre sa mandante, pendantes devant le Tribunal de police. Le 7 janvier 2020, le Président a informé la prévenue que l'audience était maintenue et que la jonction des autres procédures n'était pas possible compte tenu du stade avancé de celle-ci. Le 13 janvier 2020, A.________ a réitéré sa demande de récusation du Juge du Tribunal de police Christian Albrecht et de report d'audience afin de pouvoir discuter du dossier avec Me H.________. Elle demandait enfin que Me C.________ puisse assister à l'audience comme deuxième conseil. Par arrêt du 4 mars 2020, la Chambre pénale de recours a rejeté la demande de récusation. Agissant par la voie du recours en matière pénale, A.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler cet arrêt, d'accepter sa demande de récusation du Juge Christian Albrecht, de lever le secret de fonction, de le citer comme témoin dans la procédure " pour témoigner de ce qui a été dit après la fin de l'audience pendant environ une demi-heure ", d'annuler tout jugement rendu par le Juge du Tribunal de police, de renvoyer la cause devant le Juge Olivier Lutz et d'ordonner l'acceptation de ses réquisitions de preuves. Elle requiert l'assistance judiciaire. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.