Citation: H 154/00 22.08.2000 E. 2

2.- a) La décision litigieuse n'ayant pas pour objet l'octroi ou le refus de prestations d'assurance, le Tribunal fédéral des assurances doit se borner à examiner si les premiers juges ont violé le droit fédéral, y compris par l'excès ou par l'abus de leur pouvoir d'appréciation, ou si les faits pertinents ont été constatés d'une manière manifestement inexacte ou incomplète, ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 132 en corrélation avec les art. 104 let. a et b et 105 al. 2 OJ). b) En instance fédérale, le recourant fait valoir que "ce n'est pas par négligence que les cotisations n'ont pas été payées, mais parce que l'entreprise n'avait pas les liquidités nécessaires à ce paiement". Aussi bien soutientil que seule la part salariale des cotisations sociales impayées peut lui être réclamée, à l'exclusion de la part patronale. Dans la mesure où, en définitive, ce que le recourant remet en cause, ce n'est pas tant le calcul du dommage comme tel, mais bien plutôt les conditions qui fondent sa responsabilité d'employeur au sens de l'art. 52 LAVS, il est douteux que son recours soit recevable : ces conditions ont en effet déjà été tranchées dans l'arrêt de renvoi du 26 février 1999 qui, faute de recours, est revêtu de la force de la chose jugée. Quoi qu'il en soit, le grief du recourant n'est pas pertinent. c) En effet, il est de jurisprudence constante que la responsabilité de l'employeur porte aussi bien sur la part salariale que sur la part patronale des cotisations impayées (VSI 1994 p. 108 sv. consid. 7a). Comme les premiers juges l'ont correctement exposé dans leur arrêt de renvoi (cf. consid. 2), la jurisprudence n'admet en réalité que de façon très exceptionnelle qu'un employeur puisse décider de retarder le paiement des cotisations afin de maintenir son entreprise en vie lors d'une passe délicate dans la trésorerie. De fait, ce n'est que si l'employeur dispose, au moment où il prend sa décision, de raisons sérieuses et objectives de penser que sa société pourra s'acquitter des cotisations dues dans un délai raisonnable, que son comportement n'est pas fautif (ATF 108 V 188; RCC 1992 p. 261 consid. 4b). En l'occurrence, le recourant ne démontre ni même ne prétend que les difficultés de trésorerie que connaissait la société n'étaient que passagères, si bien qu'il ne saurait tirer avantage de la jurisprudence précitée. Pour autant qu'il soit recevable, son recours est donc manifestement mal fondé.