Citation: I 802/05 07.06.2006 E. A

C.________ travaillait en qualité d'agriculteur indépendant. Il était aussi, jusqu'au 3 décembre 2003, président du conseil d'administration de l'entreprise X.________ SA, société qu'il a fondée en 1986. Depuis le 11 juin 1990, l'assuré s'est trouvé à de nombreuses reprises en arrêt de travail à des taux variables notamment à la suite d'un accident (cf. rapport du docteur P.________ du 12 août 1997). Le 5 juin 1997, il a présenté à l'Office de l'assurance-invalidité du canton du Jura (ci-après: l'office AI) une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant en particulier à l'octroi d'une rente. Procédant à l'instruction du dossier, l'office AI a recueilli les avis des médecins consultés par l'assuré. Il a aussi diligenté une première enquête économique pour les agriculteurs. Il en est résulté que l'intéressé présentait une incapacité de travail de 80 % dans sa profession (rapport du 25 mars 1998). Une expertise pluridisciplinaire a ensuite été confiée à la Clinique Y.________ fonctionnant en tant que Centre d'observation médical de l'AI (COMAI). Les experts, ont diagnostiqué des lombalgies communes chroniques avec irradiation pseudo-radiculaire au membre inférieur droit d'origine myofasciale, sur point gâchette de la musculature glutéale droite, une gonarthrose débutante, fémoro-patellaire et interne, prédominant à droite, avec chondrocalcinose, sur status après méniscectomie droite (1973) et méniscectomie partielle externe gauche (1994), un status après fracture du fémur gauche (1957) avec probable épiphysiodèse et un raccourcissement du membre inférieur gauche de 3 cm. De l'avis de ces médecins, l'intéressé était capable de travailler à raison de 80 % au moins dans une activité permettant l'alternance des positions, évitant le port de charges supérieures à 15 kilos, les travaux lourds, les déplacements prolongés sur des terrains accidentés et une sollicitation constante (supérieure à 2-3 heures) de ses genoux, telle qu'elle est exigée par la conduite d'engins de chantier (rapport des docteurs D.________, L.________ et B.________ du 2 novembre 2000, comprenant une consultation psychiatrique de la doctoresse U.________, psychiatre, du 27 avril 2000). Selon une nouvelle enquête économique pour les agriculteurs, l'assuré subissait, en tenant compte de la comptabilité pour l'année 2001, une perte économique de 61,8 %. Selon l'enquêteur, le revenu d'invalide s'élevait à 24'750 fr. et celui sans invalidité à 64'800 fr. (cf. rapport du 26 février 2003). Il a ramené ce dernier montant à 58'698 fr. dans un rapport complémentaire du 6 octobre 2003. Par décision du 11 mai 2004, l'office AI a nié à C.________ le droit à une rente de l'assurance-invalidité, dès lors qu'il présentait un taux d'invalidité de 22 % (revenu sans invalidité: 58'698 fr., revenu avec invalidité: 46'031 fr.). Saisi d'une opposition contre cette décision, l'office précité a confié un nouveau mandat d'expertise pluridisciplinaire au COMAI. Les doctoresses S.________, rhumatologue, et F.________, psychiatre et psychothérapeute, ont attesté des lombalgies chroniques et une gonarthrose interne droite et tricompartimentale gauche. Sur le plan psychiatrique, aucune pathologie invalidante n'a été mise en évidence. A leur avis, l'assuré était en mesure de travailler à plein temps, avec un rendement très légèrement diminué - le temps de changer de position ou de marcher un peu -, dans des activités tenant compte de limitations fonctionnelles similaires à celles mentionnées par leurs confrères de la Clinique Y.________ (rapport du 27 décembre 2004). Par décision sur opposition du 26 janvier 2005, l'office AI a confirmé sa précédente décision.