Citation: U 42/02 11.06.2002 E. 3

3.- En l'espèce, il y a lieu de retenir que l'événement accidentel du 16 février 1999 n'a pas revêtu une importance particulière. Tombé au sol en glissant sur du verglas alors qu'il manoeuvrait un diable, le recourant n'a été victime que d'une chute banale. Il n'a, en outre, consulté son médecin généraliste que le 26 février 1999, soit une dizaine de jours après cet accident, et a continué à exercer son activité professionnelle près de trois semaines encore avant d'être déclaré en arrêt total de travail du 8 au 25 mars 1999. Une nouvelle incapacité complète de travail n'est, enfin, survenue qu'à partir du 26 juillet suivant. Sur le plan médical, le docteur B.________ a retenu que la chute de l'assuré du 16 février 1999 n'était pas de nature à provoquer une hernie discale. Selon lui, la genèse traumatique de celle-ci n'est pas probable dès lors qu'une sciatalgie n'est pas apparue immédiatement, que l'arrêt de travail consécutif à la chute a été relativement court et qu'à l'occasion de l'examen clinique qu'il avait lui-même pratiqué trois mois après l'accident, l'assuré ne présentait pas de signe de compression ou d'irritation radiculaire mais seulement un syndrome lombaire; dans un tel cas de figure, le status quo sine pouvait être considéré comme atteint avant juillet 1999 (rapport du 7 janvier 2000). Le docteur D.________ a abouti aux mêmes conclusions et expliqué, de façon convaincante, pourquoi il ne partage pas l'avis du docteur C.________ sur la question du lien de causalité naturelle entre la hernie discale et l'événement accidentel en cause. Selon lui, plusieurs éléments majeurs plaident en défaveur de la thèse du docteur C.________ : le déroulement de la chute, la préexistence chez l'assuré d'accidents impliquant le dos, ainsi que la période de latence entre la première et la seconde incapacité de travail. Quant à l'affirmation selon laquelle J.________ aurait présenté dans les 24 heures suivant l'accident tous les signes d'une sciatalgie, elle ne peut - toujours aux yeux du docteur D.________ - être admise qu'avec la plus grande retenue dès lors que, d'une part, le prénommé avait continué à travailler deux semaines et demie avant de se trouver en incapacité de travail et que, d'autre part, le docteur A.________ n'a pas mentionné d'indices allant dans ce sens au terme de sa première consultation. De toute manière, cela ne suffirait pas pour reconnaître, au degré de vraisemblance requis, le caractère accidentel de la hernie discale. Procédant d'une étude approfondie des pièces médicales du dossier et dûment motivé, le rapport du docteur D.________ répond à toutes les exigences dont la jurisprudence fait dépendre la valeur probante d'un tel document (ATF 125 V 352 consid. 3a et 353 sv. consid. 3b/ee et les références, 122 V 161 sv. consid. 1c). Il n'y a dès lors pas lieu de s'en écarter. Les premiers juges étaient ainsi fondés, au regard des principes jurisprudentiels rappelés ci-dessus (consid. 2), à considérer que l'intimée n'était plus tenue de répondre, au delà du 25 juillet 1999, des conséquences des troubles dont le recourant est atteint. Le recours se révèle mal fondé.