Citation: 4A_269/2022 E. A

A.a. Le 23 novembre 2016, A.________ SA (ci-après: la preneuse de leasing, la défenderesse ou la recourante) a pris un leasing portant sur un véhicule d'une valeur de 188'790 fr., dont le prix a été ramené à 145'218 fr. à titre de geste commercial, auprès de B.________ SA (ci-après: la société de leasing, la demanderesse ou l'intimée). Le contrat devait débuter le 25 novembre 2016 et prendre fin le 24 novembre 2020. Les mensualités convenues s'élevaient à 2'538 fr. 30, sous réserve d'une augmentation rétroactive en cas de résiliation anticipée du contrat. Le contrat prévoyait également que dites mensualités étaient dues même si l'objet n'avait pas pu être utilisé pour une raison quelconque. Des dispositions générales ont été annexées et intégrées au contrat. L'art. 14.3 des conditions générales prévoyait qu'en cas de résiliation anticipée du contrat, la mensualité serait recalculée selon l'art. 3.3 des conditions générales. En matière de garantie, les conditions générales prévoyaient, en substance, que, pour autant que le donneur de leasing ait une prétention en garantie pour les défauts, celle-ci était cédée au preneur de leasing et que celui-ci devait indiquer sans attendre tous les défauts au fournisseur et informer immédiatement le donneur de leasing en cas de problèmes en lien avec la suppression des défauts (art. 7.1), que les défauts devaient être corrigés par le fournisseur ou un prestataire de services agréé de la marque du véhicule et que toute responsabilité du donneur de leasing allant au-delà de la garantie d'usine était exclue (art. 7.2) et que l'apparition de défauts ou de pannes ne donnaient pas le droit au preneur de leasing de résilier le contrat et que celui-ci ne pouvait réclamer de réduction de mensualités de leasing pour la période concernée (art. 7.3). Conformément au contrat, C.________ SA a remis le véhicule à la preneuse de leasing. A.b. La preneuse de leasing a constaté plusieurs défauts relatifs au véhicule. Ceux-ci n'ont pas pu être réparés malgré divers examens et travaux. Par courrier du 23 avril 2018, la société de leasing a indiqué au conseil de la preneuse de leasing qu'elle venait de clarifier la situation avec le vendeur, une réponse de l'importateur pour trouver une solution satisfaisante étant prévue dans la semaine, et que la preneuse de leasing était " obligée de continuer à payer ses mensualités de leasing avant qu'une autre solution est [sic] entreprise ", référence étant faite à l'art. 7.2 des conditions générales. Le 5 juin 2018, la preneuse de leasing a résilié le contrat de leasing avec effet immédiat pour justes motifs. La société de leasing a considéré cette résiliation comme une résiliation anticipée du contrat. Le 13 novembre 2018, elle lui a adressé une facture de 69'338 fr. 36, correspondant aux frais de résiliation du contrat après 19 mois, conformément à l'art. 3.3 des conditions générales.