Citation: H 188/05 01.02.2007 E. 3

Est seul litigieux en instance fédérale le calcul du minimum vital, singulièrement la prise en compte d'un montant de 200 fr. par mois à titre de charge supplémentaire du recourant en raison d'un régime alimentaire particulier. 3.1 Dans le calcul des charges des époux, l'intimée a, entre autres postes, tenu compte du montant de base mensuelle pour couple, qui inclut les frais pour l'alimentation, ainsi que de frais médicaux mensuels (pour 174 fr. 20). Le recourant soutient qu'une provision supplémentaire de 200 fr. doit être portée en compte, parce qu'il doit suivre un régime alimentaire spécial en raison de problèmes gastriques sévères, attestés par le docteur M.________. Pour le calcul du minimum vital n'entrent en ligne de compte que les montants versés effectivement (ATF 112 III 23 consid. 4). Par conséquent, des dépenses dont le paiement n'a pas été établi par preuves ou qui n'apparaissent pas vraisemblables de manière prépondérante selon une présomption naturelle ne peuvent être prises en considération dans le calcul du minimum vital (arrêt R. non publié du 15 avril 1992, P 58/91). En l'espèce, l'attestation médicale du docteur M.________ du 16 avril 2004 à laquelle se réfère le recourant ne suffit pas à établir la charge alléguée. Si le médecin atteste certes que son patient souffre notamment de difficultés digestives ayant nécessité une intervention chirurgicale en 2000 et est confronté à «des contraintes coûteuses quotidiennes au niveau des habitudes alimentaires et sur les modes de déplacement», il n'explique pas plus concrètement en quoi consisteraient ces dépenses, ni à quel montant elles s'élèveraient. Par ailleurs, ni le certificat de traitement du psychiatre S.________ (du 19 avril 2004), ni la facture de l'acupuncteur E.________ (du 25 mars 2004) produits par le recourant ne permettent de justifier, voire de calculer, les dépenses mentionnées. On ne saurait donc tenir pour établie la charge supplémentaire de 200 fr. alléguée. Quoiqu'en dise C.________, selon lequel il serait de notoriété publique que «se nourrir bien coûte cher», on ne peut pas non plus se fonder sur une présomption naturelle selon laquelle un régime alimentaire particulier ne serait pas couvert par les frais d'alimentation compris dans le montant de base mensuelle pour couple retenu par l'intimée et les premiers juges. C'est dès lors à bon droit que ceux-ci n'ont pas admis des charges supplémentaires de 200 fr. Pour le surplus, le calcul de l'intimée, confirmé par la juridiction cantonale, n'apparaît pas critiquable. Le recours est donc mal fondé. 3.2 On ajoutera qu'il n'y a pas lieu de tenir compte des pièces produites par l'intimée après l'échange d'écritures, selon lesquelles le recourant a quitté la Suisse et s'est installé à l'étranger à partir du 28 février 2006. Il s'agit en effet de faits postérieurs au moment déterminant pour apprécier la légalité de la décision litigieuse (rendue le 21 février 2002; ATF 129 V 4 consid. 1.2, 121 V 366 consid. 1b).