Citation: 1P.19/2004 06.02.2004 E. 6

Sur le fond, l'exposé du recourant revient à contester les motifs de la décision du 6 octobre 2003, en particulier pour ce qui concerne le critère du dommage irréparable. Or, d'éventuelles erreurs de procédure ou d'appréciation commises par un juge ne suffisent pas à fonder objectivement un soupçon de prévention. Seules des fautes particulièrement graves et répétées pourraient avoir cette conséquence; même si elles paraissent contestables, des mesures inhérentes à l'exercice normal de la charge du juge ne permettent pas de suspecter celui-ci de partialité (ATF 113 Ia 407 consid. 2 p. 408-410; 111 Ia 259 consid. 3b/aa p. 264). Le recourant, hormis une critique générale de la procédure de poursuite à l'origine de la demande du 5 septembre 2003, sans rapport avec la cause, ne présente aucun argument propre à démontrer que l'on se trouverait dans un cas où la demande de récusation aurait exceptionnellement dû être admise selon la jurisprudence qui vient d'être rappelée.