Citation: 1C_208/2020 E. 3.3

3.3. La recourante débute son écriture par un résumé des faits et de la procédure. Dans cette première partie, elle ne cherche pas à démontrer que les faits auraient été établis arbitrairement par l'instance précédente et ne formule ainsi aucun grief recevable. Elle discute ensuite le passage de l'arrêt entrepris qui retient que son mari avait déjà fait preuve, au cours des deux dernières années, de violence physique et émotionnelle envers elle. Sans véritablement contester que des actes de violence aient pu avoir lieu - puisqu'elle admet que les comportements agressifs de son mari remonteraient à l'année 2005 - elle estime cependant qu'ils n'auraient pas eu la même intensité que ceux intervenus le 26 mars 2017 pour les motifs suivants: ils auraient été dirigés uniquement contre des " objets "; ils n'auraient nécessité aucune intervention des autorités et son mari aurait eu, à chaque reprise, des regrets, ce qui aurait permis au couple de se réconcilier. Elle en déduit que l'épisode survenu le 26 mars 2017 constituerait un événement extraordinaire susceptible de renverser la présomption de fait retenue. Ce faisant, la recourante ne conteste pas véritablement l'établissement des faits, respectivement l'appréciation des preuves; ses critiques, telles qu'elles sont formulées, se confondent en réalité avec ses moyens de fond, qui seront examinés ci-après (cf. infra consid. 4). Quant aux rapports intimes du couple, l'autorité précédente retient que cette question était source de désaccord et d'insatisfaction; la recourante conteste quant à elle tous différends sur ce point, sans toutefois parvenir à démontrer l'arbitraire du raisonnement tenu par l'autorité précédente. Le tribunal s'est fondé sur différents éléments objectifs, en particulier les déclarations contradictoires de la prénommée au sujet du prétendu accord du couple sur la question de leurs rapports intimes, contenues dans son mémoire de recours et dans sa déclaration sous serment des événements survenus le 26 mars 2017. ll s'est également référé à la demande de " protective order " du 28 mars 2017 de la recourante, dans laquelle elle a dressé les comportements sexuels de son mari, précisant en particulier que, depuis décembre 2015, la fréquence de ses activités sexuelles avait augmenté et le décrivant comme étant dépendant au sexe et sadomasochiste. En outre, l'autorité précédente a relevé que l'un des motifs du divorce tel qu'il ressortait de la demande déposée le 31 mars 2017 était le fait que le mari avait commis l'adultère. Elle a déduit de l'ensemble de ces éléments que les époux rencontraient des désaccords au sujet de leurs rapports intimes, respectivement que la recourante ne pouvait exposer ces aspects de la vie intime de son mari à l'appui d'une demande de protection si elle les approuvait. On ne distingue aucun arbitraire dans ce raisonnement. Le grief d'arbitraire doit ainsi être écarté.