Citation: 6B_1052/2020 E. 1.4.3

1.4.3. La cour cantonale a retenu que le recourant, agissant de concert avec D.________ et C.________, a tué B.________ sur la base d'un ensemble d'indices convergents (présence dans le logement la nuit des faits, mensonge sur ce point lors de l'interpellation, disparition des effets personnels, traces ADN, bijoux de la victime en possession de C.________, appels téléphoniques et géolocalisation des trois protagonistes, etc.) que le recourant critique isolément, de manière appellatoire, partant irrecevable. C'est le cas notamment lorsqu'il prétend qu'il semblerait inconcevable d'élaborer un système de mise à feu en oubliant d'évacuer les canettes de bière portant son ADN, au motif que ces dernières, étant en métal, ne pouvaient pas brûler. En tout état, sur ce point, il omet que seules les traces ADN des protagonistes et du défunt ont été retrouvées dans le logement qui avait été nettoyé peu de temps avant les faits et que ce n'est pas la présence des cannettes qui l'incrimine mais les traces ADN qui y étaient déposées, lesquelles peuvent, tout comme la peinture sur l'aluminium, être altérées par le feu (cf. jugement entrepris consid. 7.3 p. 35). Le recourant échoue à démontrer que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en écartant la thèse selon laquelle, deux autres individus russophones auraient également passé la nuit dans le studio de B.________. En se contentant de justifier les imprécisions et contradictions dans son discours sur ce point par l'écoulement du temps, le recourant échoue à démontrer l'arbitraire dans l'appréciation cantonale. Le témoignage de I.________, selon lequel, parfois plusieurs personnes dormaient chez B.________ (audition du 18 mars 2013, PV n° 9), ne lui est d'aucun secours, dans la mesure où la cour cantonale en a expressément pris acte pour admettre que cela était matériellement possible sans pour autant le retenir s'agissant de la nuit en question. Ce témoignage ne rend pas insoutenable la constatation selon laquelle, outre le défunt, seuls les trois protagonistes étaient présents dans le studio la nuit des faits, à l'exclusion de deux autres individus russophones, dont aucune trace ADN ou matelas n'ont été retrouvés dans le logement. Cela étant, et faute de grief répondant aux exigences minimales de motivation, il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur l'hypothèse, avancée par le recourant, selon laquelle, les craintes exprimées par B.________ à sa soeur (le 8 décembre au soir) au sujet des Géorgiens qu'il hébergeait ne le visaient pas mais concernaient d'autres personnes. En tout état, cette version entre en contradiction avec la prétendue venue de deux inconnus russophones, bien plus tard en cours de nuit, alors qu'ils dormaient. Il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur la simple affirmation du recourant, selon laquelle, il n'était pas muni d'un coffre-fort le soir des faits, de sorte qu'il n'aurait pas été un des Géorgiens dont le recourant avait parlé à sa soeur au téléphone (art. 106 al. 2 LTF), étant précisé qu'il était question d'un coffre-fort emballé dans un duvet. S'agissant des bijoux saisis sur son comparse C.________, le recourant ne conteste pas que les descriptions de ceux-ci, livrées par quatre proches du défunt à des moments différents de l'enquête concordent entre elles (montre en or, chaîne et crucifix en or, chevalière) et correspondent aux bijoux que le témoin G.________ a explicitement reconnus lors de son audition du 30 mai 2013, ce que ce dernier a confirmé en appel (cf. supra consid. 1.3). Le recourant est irrecevable à soulever la simple hypothèse selon laquelle il aurait pu être en train de dormir ou être dans la salle de bain ou dans le couloir du studio lorsque B.________ a été dépouillé de ses bijoux. Dans une démarche purement appellatoire, partant irrecevable, le recourant tente de justifier le mensonge proféré lors de son arrestation le 9 décembre 2012, relatif à son emploi du temps la nuit en question (rencontre de C.________ la veille à la gare de Lausanne, avec qui il s'est promené toute la nuit dans la rue, sans dormir) et livre une interprétation personnelle de ses différentes déclarations au sujet des liens qu'il avait avec le défunt. La cour cantonale a expressément exposé que les nombreux contacts téléphoniques entre le recourant, C.________ et D.________, les 7, 8 et 9 décembre 2012, ainsi que la localisation de leurs téléphones portables à proximité du domicile de B.________ signifiaient qu'ils étaient tous trois dans l'appartement la nuit des faits. Aussi, le recourant ne saurait se prévaloir d'une violation de son droit d'être entendu sur ce point. Au demeurant, il ne conteste pas avoir communiqué à de nombreuses reprises avec ses comparses les deux jours précédant la mort de B.________ et le jour en question, alors qu'ils étaient tous trois, au même moment, au domicile du défunt. Pour le surplus, le recourant ne dit mot sur l'interprétation faite par la cour cantonale de son tatouage évoquant la mort ou la malchance et comportant les dates correspondant à celle du décès de B.________, respectivement au jour de son arrestation. Il ne conteste pas son appartenance à l'organisation criminelle fondée notamment sur les images extraites de son téléphone portable.