Citation: 1B_571/2012 E. 3

Les recourants estiment qu'il existerait suffisamment d'éléments au dossier pour envisager l'application de l'art. 146 CP (escroquerie). Ils rappellent la jurisprudence relative à l'escroquerie au procès, applicable selon eux à la procédure de faillite. Ils estiment que les cessions de créance secrètes entre les banques et les consorts D.________, E.________, F.________ auraient permis à D.________ d'acquérir les immeubles à des conditions fixées d'avance puis de reverser aux créanciers cessionnaires la différence entre le montant des créances et le prix payé pour les immeubles, le préposé ignorant l'identité des créanciers hypothécaires. A propos de la vente du 80% des actions de H.________, ils relèvent que la vente de gré à gré ou l'enchère interne demeurent des modes de réalisation forcée susceptibles de tromperie. En l'occurrence, le 80% des actions avait été adjugé à 81'000 fr. alors que, secrètement, D.________ aurait payé 125'000 fr. pour le 20% encore détenu par un autre enchérisseur. Cette différence de prix démontrerait que les enchères ont été faussées. La vente d'une parcelle à Sion à une société détenue par les consorts D.________, E.________, F.________, serait elle aussi frauduleuse puisqu'elle serait intervenue sans enchères publiques, par le biais d'une société écran et sur la base d'une offre très légèrement supérieure à la précédente. S'agissant de l'acte par lequel le nouveau propriétaire de H.________ aurait disposé de grandes quantités de vin appartenant à B.________, cette dernière s'appuie sur une expertise du 18 août 2008 qui confirmerait l'acte de disposition litigieux.