Citation: 9C_684/2020 E. 5.2

5.2. En l'espèce, on constate que, confrontée à des avis médicaux divergents, la juridiction de première instance a procédé à leur évaluation de manière complète et qu'elle a dûment indiqué les motifs pour lesquels elle a accordé une pleine valeur probante aux conclusions des experts de SMEX SA, ainsi que les raisons pour lesquelles elle a considéré que les avis des médecins traitants de l'assuré ne suffisaient pas pour remettre en cause leurs conclusions (cf. jugement entrepris, consid. 3 p. 9-17). En ce qu'il se limite à affirmer que les avis de ses médecins, en particulier ceux des docteurs H.________, spécialiste en médecine interne générale, et F.________, ont été "écartés", alors même qu'ils avaient pourtant attesté d'une totale incapacité de travail dans toute activité, l'assuré ne fait pas état d'éléments cliniques ou diagnostiques concrets et objectifs susceptibles de mettre en cause les conclusions suivies par les premiers juges, ni de motifs susceptibles d'établir le caractère arbitraire de leur appréciation. Le recourant ne critique pas non plus de manière pertinente cette appréciation lorsqu'il se contente, de manière appellatoire, de se référer aux rapports de ses médecins traitants et d'énumérer les diagnostics qu'ils ont posés, en substituant sa propre appréciation à celle des premiers juges et en affirmant que la mise en oeuvre de mesures d'instruction complémentaires pourrait apporter des renseignements supplémentaires. Un tel procédé ne suffit pas pour mettre en évidence en quoi la juridiction cantonale aurait procédé de manière arbitraire à une appréciation anticipée des preuves (à ce sujet, voir ATF 140 I 285 consid. 6.3.1 p. 298) ou aurait établi les faits de manière incomplète (cf. consid. 1 supra). Quant à l'argumentation du recourant selon laquelle l'expertise ne serait pas "complète" parce que les experts ne l'auraient "vu (ou entendu par téléphone) que 2 heures 30 chacun", elle n'est pas davantage fondée. La durée de l'examen médical n'étant pas en soi un critère de la valeur probante d'un rapport médical, les critiques de l'assuré ne sont pas de nature à remettre en question la qualité du travail des experts de SMEX SA dont le rôle consistait à porter un jugement sur son état de santé dans un délai relativement bref (à ce sujet, voir arrêt 9C_542/2020 du 16 décembre 2020 consid. 7.4 et les références). En conséquence, il n'y a pas lieu de s'écarter des constatations de la juridiction cantonale quant à une capacité de travail totale dans une activité adaptée.