Citation: 9C_142/2021 E. 4

La recourante reproche à l'instance précédente d'avoir écarté le grief de déni de justice qu'elle avait soulevé à l'encontre de l'intimé. A son avis, la durée totale de la procédure, compte tenu des recours successifs qu'elle devra vraisemblablement interjeter si le présent recours en matière de droit public était déclaré irrecevable, pourrait avoisiner les dix ans. Invoquant l'arrêt 8C_22/2017 du 2 février 2017, elle en déduit qu'on se trouve dans l'éventualité où il doit être renoncé à l'exigence d'un préjudice irréparable selon l'art. 93 al. 1 let. a LTF, car la violation du principe de célérité invoqué entre sérieusement en considération. La recourante se plaint en outre d'une violation de son droit d'être entendue et à un procès équitable. Elle soutient que la juridiction cantonale a limité à tort son pouvoir d'appréciation lors de l'examen de la question de la force probante de l'expertise du 19 décembre 2019. Elle n'aura ainsi plus la possibilité de faire contrôler ce point par un juge, car dans l'hypothèse d'un recours contre une décision finale rejetant sa demande de prestations, le volet psychiatrique de l'expertise pluridisciplinaire aura été remplacé par la nouvelle expertise. Dans ce contexte, elle ajoute que les premiers juges ont validé à tort le mandat d'expertise psychiatrique confié au docteur B.________ par l'intimé, puisqu'il résulterait d'une violation des garanties procédurales données par l'ATF 137 V 210.