Citation: 9C_588/2022 E. 7.1

7.1. En première instance, la recourante avait produit des témoignages écrits émanant de responsables de divers services de protection de l'enfance ainsi que de deux patients. Leurs auditions, destinées à établir sa disponibilité et le sérieux du traitement de situations de crises et de cas problématiques, étaient toutefois superflues. En effet, les faits que la recourante entend ainsi prouver quant à la qualité de son activité médicale n'ont aucune incidence pour apprécier le caractère économique des traitements prodigués. Quant aux attestations des cinq psychologues déléguées qui ont travaillé au service de la recourante, elles portent sur la nature de l'activité déployée et sur les qualités professionnelles de la recourante, mais ne permettent pas pour autant de mettre en évidence que la juridiction cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en admettant que sa patientèle n'était pas fondamentalement différente de celle des médecins du groupe de comparaison. Dès lors, en l'absence de données concrètes ou d'indices pouvant expliquer des coûts beaucoup plus importants que ceux des confrères de la recourante, les juges arbitres pouvaient renoncer à donner suite aux mesures d'instruction requises ("témoignage du Service de l'enfance et de la jeunesse") et statuer en l'état par appréciation anticipée des preuves.