Citation: 5A_653/2023 E. 5.3

5.3. Toute l'argumentation du recourant repose sur la prémisse que les poursuites intentées contre lui, " en relation avec le divorce prétendu ", sont " frauduleuses et illicites ", car elles dérivent d'un " pillage de [ses] biens, prémédité et organisé, un grand banditisme et une grande criminalité depuis 2012[...] par des malfaiteurs genevois: juges, procureurs et avocats-politiciens ". La décision entreprise " non seulement n'a pas cherché la vérité et les faits incontestables ", mais " dissimulé la vérité "; elle est une " écriture mensongère et illicite au service de malfaiteurs genevois ", dont les auteurs ont fait preuve d'une " arrogance effrontée, lorsqu'ils violent la loi suisse d'une manière prémedite (sic) " par leur " dissimulation complète et le rejet implicite même ". Ladite décision est un " exemple typique d'une justice corrompue, ainsi qu'une justice de copinage ", et s'inscrit dans la longue série des " décisions frauduleuses judiciaires genevoises dès 2012" qui confirme " l'existence d'un groupe organisé de malfaiteurs et de brigands genevois au sein de la justice et politique genevoise ". La suite du mémoire ( cf. p. 7 ss) est du même niveau, abstraction faite d'une énumération de dispositions légales et constitutionnelles assorties de commentaires peu flatteurs à l'égard de l'autorité précédente (p. 23-25). Même appréciés du point de vue d'une partie ayant succombé, de tels propos excèdent largement les frontières de la convenance ( cf. AUBRY GIRARDIN, in : Commentaire de la LTF, 3e éd., 2022, n° 18 ad art. 33 et n° 34 ad art. 42 LTF, avec les arrêts cités) et ne sauraient être tolérés de la part d'un justiciable qui procède devant la juridiction suprême du pays. Il s'ensuit que le recours doit être déclaré irrecevable d'emblée, sans renvoi de l'acte à son auteur aux fins de remédier au vice (AUBRY GIRARDIN, op. cit., n° 49 ad art. 42 LTF et la jurisprudence citée).