Citation: 2A.221/2006 27.04.2006 E. 2

En matière de police des étrangers, le recours de droit administratif n'est pas recevable contre le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère par un droit (art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ). Le recourant ne saurait, contrairement à ce qu'il soutient, déduire un droit à l'autorisation de séjour de l'ordonnance limitant le nombre des étrangers (cf. ATF 122 II 186 consid. 1 p. 187). Le recourant fait ensuite valoir un risque de discrimination à l'embauche s'il devait retourner en Bosnie-Herzégovine. Les art. 14 CEDH et 2 du Pacte international du 16 décembre 1966, relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (Pacte ONU I; RS 0.103.1), qui prohibent les inégalités de traitement, n'ont pas de portée propre et peuvent être invoqués uniquement lorsqu'une inégalité lèse la jouissance d'autres droits et libertés reconnus par ces conventions internationales (en matière de droit au regroupement familial en relation avec le Pacte ONU II, voir arrêt 2A.57/1997 du 28 mai 1997 consid. 3c/dd et ee). En l'occurrence, le recourant invoque l'art. 2 en relation avec l'art. 7 du Pacte ONU I, selon lequel les Etats parties au Pacte reconnaissent le droit qu'a toute personne de jouir de conditions de travail justes et favorables. Cependant, ce droit n'engage que l'Etat partie où une personne entend travailler au bénéfice de conditions de résidence légalement assurées. Il ne saurait être interprété comme donnant droit à une autorisation de séjour dans un Etat partie pour éviter des discriminations éventuelles dans un autre Etat partie ou dans un Etat tiers. Dès lors, le recours est irrecevable comme recours de droit admi- nistratif.