Citation: C 79/02 06.02.2003 E. 4

Le recourant a participé à la fondation de l'entreprise S.________ SA, dont il détient une part du capital social. Il déclare dans son recours que la poursuite des activités de la société B.________ SA, tombée en faillite, a peu à peu fait son chemin parmi les cadres de l'entreprise, notamment en raison des perspectives engendrées par le projet Sion 2006. De surcroît, il n'a jamais caché qu'il a exercé dès le début une influence sur les décisions de la société S.________ SA. Il résulte également de ses propres dires qu'il aurait mis l'existence de cette dernière en péril s'il avait rompu, en avril 1999, le contrat qui le liait à elle. Par ailleurs, dès mai 1999, il était prévu qu'à partir du 1er août 1999, son taux d'occupation au sein de cette société passerait à 100 %. Au vu de tous ces éléments, on doit considérer que le recourant occupait au sein de l'entreprise S.________ SA une situation comparable à celle d'un indépendant et que, vu le développement des affaires, il n'était subjectivement pas disposé à interrompre cette activité pour accepter un nouvel emploi convenable qui lui aurait été assigné. A cet égard force est de constater qu'il n'a pas hésité à conclure son premier contrat de travail avec cette société à partir du 12 avril 1999, date de l'assignation d'emploi par l'ORP auprès de l'entreprise A.________, l'entrée en service étant prévue pour le lendemain. Cette volonté du recourant de poursuivre, quelles que soient les circonstances, son activité auprès de l'entreprise S.________ SA s'est traduite également par le nombre insuffisant de recherches de travail durant la période déterminante (cinq en mars et trois en avril 1999) et le cercle limité d'employeurs potentiels visés (uniquement des entreprises d'électricité du Bas-Valais). Dans ce contexte, c'est en vain qu'il soutient qu'il était prêt à travailler à 40 % du 12 avril au 31 juillet 1999 (le mardi tout le jour ainsi que les mercredis et jeudis après-midi), compte tenu de la jurisprudence restrictive sur l'aptitude au placement dans les cas où la disponibilité de l'assuré est si restreinte (ATF 123 V 217 consid. 5a et l'arrêt cité). Sur le vu de ce qui précède, l'aptitude au placement du recourant doit être niée dès le 12 avril 1999. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.