Citation: 7B_262/2023 E. 3.4.2

3.4.2. Ce raisonnement ne peut pas être suivi. En effet, il résulte de l'arrêt cantonal que les soupçons de participation du recourant aux infractions commises dans la gravière sont principalement fondés sur ses liens avec son colocataire, dont une trace d'ADN H2 correspondant à son profil d'ADN a été retrouvée sur le lieu de l'incendie. Or la mesure d'établissement d'un profil d'ADN de ce dernier est jugée dans la cause connexe 7B_152/2023 du 2 juillet 2024. Il convient à cet égard de se référer aux considérants de cet arrêt; il en résulte que s'agissant de l'infraction liée à l'incendie intentionnel, il appartiendra, le cas échéant, au juge du fond de déterminer à la lumière des art. 139 ss CPP si le profil d'ADN de l'intéressé est exploitable. En l'espèce, selon la motivation cantonale, les soupçons concernant le recourant s'appuient sur l'implication de son colocataire dans les faits qui lui sont reprochés; il n'est par conséquent pas possible à ce stade de déterminer si ces soupçons pourraient encore justifier la mesure contestée selon le résultat de l'examen du caractère exploitable du profil d'ADN du colocataire. Le Tribunal fédéral n'est ainsi pas en mesure de vérifier en l'état la bonne application du droit. L'arrêt querellé doit donc être annulé et la cause renvoyée à la cour cantonale pour nouvelle décision. Dans le cadre du renvoi, il incombera à celle-ci d'examiner si les conditions permettant un prélèvement d'ADN et l'établissement d'un profil d'ADN du recourant sont toujours réalisées.