Citation: 6B_1162/2023 E. 2.1

2.1. S'agissant de son intérêt privé à demeurer en Suisse, le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte de ses perspectives de réinsertion sociale. Or, contrairement à ce qu'il soutient, l'on ne saurait reprocher à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte de ce critère. En effet, elle a notamment pris en considération les éléments invoqués par le recourant, soit le fait que les liens de celui-ci avec son fils semblaient s'être récemment intensifiés, le fait qu'il n'a pas commis d'infractions depuis deux ans et le fait qu'il est abstinent depuis deux ans et estime pouvoir cesser son traitement de substitution peut-être dans une année. Elle a également tenu compte notamment du parcours professionnel du recourant entre 2006 et 2012 et de sa formation de sapeur-pompier volontaire. Cela étant, force est de constater que le recourant, après avoir bénéficié d'indemnités de l'assurance-chômage depuis octobre 2012, a ensuite émargé à l'aide sociale, de manière discontinue depuis 2014. A cela s'ajoute qu'il n'est actuellement au bénéfice d'aucune autorisation lui permettant de travailler en Suisse. L'on ne saurait dès lors considérer que ses perspectives de réinsertion en Suisse à l'issue de l'exécution de sa peine sont bonnes. C'est également en vain que le recourant relève qu'aucune nouvelle condamnation n'a été inscrite à son casier judiciaire depuis l'ouverture de la procédure et qu' il faut en déduire qu'il ne représente plus une menace pour la sécurité et l'ordre public. En effet, par son argumentation, le recourant présente sa propre appréciation des faits, de manière appellatoire et, partant, irrecevable. On relèvera au demeurant à cet égard qu'il ressort du rapport d'expertise que l'intéressé présente un risque de récidive élevé. Le recourant invoque les liens avec son fils qui se sont objectivement resserrés, tout en reconnaissant que ceux-ci n'étaient pas intenses au moment des infractions reprochées. Or, comme l'a relevé la cour cantonale, son fils, né en 2006, sera majeur à l'issue de l'exécution de sa peine et pourrait maintenir les contacts avec son père par le biais des moyens de télécommunications modernes et par le biais de séjours de l'enfant en Tunisie. Pour le surplus, la réintégration du recourant en Tunisie ne devrait pas être difficile dès lors qu'il y est né, a grandi et vécu une partie de sa vie d'adulte dans ce pays, qu'il maîtrise la langue et qu'une bonne partie de sa famille, dont ses deux parents, y vit et qu'il est retourné régulièrement dans son pays depuis son départ.