Citation: 9C_486/2022 E. 7.3.3

7.3.3. Pour le surplus, à titre subsidiaire, le recourant demande la prise en compte des données de l'ESS avec un niveau de compétence 3 ("tâches pratiques complexes nécessitant un vaste ensemble de connaissances dans un domaine spécialisé"). Dans son raisonnement, il omet toutefois que les données résultant de l'ESS tiennent déjà compte du 13e salaire. En se fondant sur le niveau de compétence 3 de l'ESS, le recourant pourrait dès lors prétendre un revenu annuel (brut) sans invalidité de 90'609 fr. 93 en 2014 (ESS 2014, tableau TA1_tirage_skill_level, ligne 41-43 [construction], homme, niveau de compétence 3 [7'243 fr.], 41.7 heures par semaine). Après comparaison des revenus avec et sans invalidité, le degré d'invalidité du recourant serait de 37 %, soit un taux toujours insuffisant pour maintenir son droit à une rente de l'assurance-invalidité. On ajoutera que le recourant ne remplit toutefois nullement les conditions pour se voir reconnaître un niveau de compétence 3. Tout d'abord, lorsque l'ancien employeur du recourant a indiqué qu'il avait envisagé de le désigner "chef monteur" (correspondance du 4 mai 2000), il faisait allusion à des activités de conduite sur les chantiers (et non pas à la maîtrise d'un domaine spécialisé), soit des activités avec un niveau de compétence 1 ("Tâches physiques ou manuelles simples") ou 2 ("Tâches pratiques telles que la vente, les soins, le traitement de données et les tâches administratives, l'utilisation de machines et d'appareils électroniques, les services de sécurité et la conduite de véhicules"). Ensuite, le recourant n'est pas titulaire des différents diplômes et formations nécessaires pour appliquer un niveau de compétence 3.