Citation: 5A_608/2020 E. 5.1

5.1. En l'espèce, l'autorité précédente a constaté que la procédure de divorce opposant les parties s'est achevée par arrêt du 1er avril 2019, désormais définitif et exécutoire, de sorte que la décision de mesures provisionnelles dont l'intimé a requis l'exécution est caduque; en outre, le jugement de divorce prévoit que chaque partie demeure propriétaire des biens mobiliers en sa possession, sans faire la moindre référence ni réserve à des biens que la recourante devrait encore restituer à son ex-époux. C'est ainsi à juste titre que la requête a été rejetée. Les magistrats précédents ont retenu que le premier juge s'était limité à prendre acte de l'offre de la recourante de restituer à l'intimé " les objets qui sont encore en [sa] possession ", mais sans l'assortir d'une mesure d'exécution à proprement parler, si bien que sa décision n'avait qu'une simple " valeur déclarative "; en particulier, elle ne permet pas à l'intimé de recourir à la force publique ou déposer plainte pénale pour obtenir la remise des objets litigieux. Cela étant, la recourante n'a pas d'intérêt digne de protection à s'en prendre au jugement de première instance, d'où l'irrecevabilité du recours à cet égard (art. 59 al. 2 let. a CPC).