Citation: 2C_110/2020 E. 3.2

3.2. En tant que la recourante reproche, de plus, à l'autorité précédente de ne pas avoir instruit la question d'éventuels séjours en Suisse avant 2014 et de ne pas avoir procédé à son audition et à celle de ses proches, s'agissant tant de l'existence d'une communauté conjugale en Suisse que de la nature de la maladie de son époux, son grief relève avant tout de l'appréciation anticipée des preuves en lien avec le droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.). L'art. 29 al. 2 Cst. garantit notamment le droit pour l'intéressé d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes, lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre. L'autorité peut cependant renoncer à procéder à des mesures d'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de forger sa conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, elle a la certitude que ces dernières ne pourraient l'amener à modifier son opinion (ATF 140 I 285 consid. 6.3.1 p. 298 s. et les arrêts cités). Le droit d'être entendu ne comprend pas le droit d'obtenir l'audition de témoins (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 428 s.). A cet égard, force est de constater que la recourante n'allègue pas avoir dûment offert des moyens de preuve, ni sollicité des mesures d'instruction, en particulier des auditions, que l'autorité précédente aurait refusés d'administrer. L'intéressée ne s'est par ailleurs jamais prévalue, dans le cadre de la procédure cantonale, d'autres séjours en Suisse que ceux effectués entre 2014 et 2017. Dans ces conditions, on ne saurait reprocher au Tribunal cantonal d'être tombé dans l'arbitraire en ne faisant aucune constatation à ce sujet. Pour le reste, on ne voit pas, et la recourante ne le démontre pas, en quoi un complément d'informations sur la maladie de son époux serait de nature à influer sur le sort du litige. Le grief doit partant être rejeté.