Citation: 9C_666/2014 E. 4.3

4.3. L'argumentation de la recourante n'est pas susceptible de démontrer le caractère arbitraire de l'appréciation de la juridiction cantonale, qui l'a conduite à à retenir que l'assurée devait être considérée comme une personne qui aurait exercé une activité lucrative à 23 % et consacré le reste du temps (soit 77 %) à accomplir des travaux ménagers (et assister son époux). Dans la mesure où la recourante se fonde sur les courriers des 8 juillet et 18 décembre 2002 pour démontrer qu'elle avait cherché du travail à temps complet, son argumentation repose sur des moyens de preuve qui ne peuvent pas être pris en compte (consid. 3 supra ) et tombe dès lors à faux. Au demeurant, on ne saurait tirer de recherches d'emploi effectuées en 2002 des conséquences quant au taux d'activité lucrative hypothétique (sans atteinte à la santé) de l'assurée huit ans plus tard, alors qu'elle a commencé à travailler en Suisse à partir d'avril 2008 dans un poste à temps partiel (23 %). En affirmant, ensuite, l'évidence de son intention de chercher à augmenter son temps de travail à au moins 80 % au vu des revenus modestes de son couple, la recourante se limite à exposer sa propre version des faits, sans que celle-ci ne repose sur des éléments probants. Il n'apparaît pas, et la recourante ne le prétend pas, que les revenus des époux auraient subi un changement notable entre avril 2008 et septembre 2010, ce qui aurait éventuellement justifié une augmentation (hypothétique) du temps de travail de l'assurée. Par ailleurs, le seul fait de prétendre que la recourante aurait dû commencer à travailler à partir de décembre 2010 pour E.________ - ce qui ne peut être corroboré par la pièce produite en instance fédérale (consid. 3 supra ), au demeurant ni datée, ni signée - ne suffit pas à faire apparaître l'appréciation de la juridiction cantonale sur ce point comme arbitraire. Vu les contradictions dans les déclarations de la recourante à ce sujet, mises en évidence par les premiers juges (consid. 5c du jugement entrepris), ainsi que les indications apportées par la dame prénommée, il n'était pas arbitraire de retenir l'absence d'une réelle intention de l'assurée d'augmenter son temps de travail à partir de décembre 2010. Enfin, la recourante critique en vain que la juridiction cantonale n'a pas donné suite à sa demande d'entendre le tiers qui lui aurait signalé la place de dame de compagnie. Le seul fait d'émettre ce reproche ne démontre en effet pas que l'appréciation anticipée des preuves (sur cette notion, ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157; 130 II 425 consid. 2 p. 428) à laquelle a procédé l'autorité cantonale de recours serait entachée d'arbitraire.