Citation: 4A_478/2017 E. B

B.a. Le 17 janvier 2017, l'AMA a déposé, auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), une déclaration d'appel, suivie, le 27 février 2017, d'un mémoire d'appel, à l'encontre de l'athlète, de la FBT et de l'ANAB. Par la suite, elle a consenti à retirer son appel dans la mesure où il visait l'ANAB. Outre l'annulation de la décision du 23 novembre 2016, l'appelante a requis la suspension de l'athlète pour une durée de quatre ans à compter de la date d'entrée en force de la sentence du TAS ainsi que l'invalidation de tous les résultats obtenus par l'intéressé entre le 13 juillet 2016 et le 11 août 2016, sanction impliquant notamment le retrait de l'ensemble des médailles, points et prix gagnés. Les parties se sont accordées pour faire trancher leur différend par un arbitre unique (ci-après: l'arbitre). Le 25 mars 2017, l'athlète et la FBT, représentés par un avocat biélorusse, ont déposé un mémoire de réponse commun au terme duquel ils ont conclu tous deux au rejet de l'appel et à la condamnation de l'athlète, qui admettait avoir violé les règles antidopage, à un an de suspension à partir de la date d'entrée en force de la sentence du TAS, sous imputation de 159 jours de suspension provisoire. Le 24 mai 2017, le TAS a fixé la date de l'audience au 7 juin 2017. Le même jour, le TAS a été informé par les conseils actuels de l'athlète que celui-ci les avait désignés pour représenter dorénavant ses intérêts dans la suite de la procédure d'appel, après avoir résilié le mandat du conseil commun qui avait agi pour la FBT et pour lui jusque-là. Le 2 juin 2017, les nouveaux conseils de l'athlète ont adressé au TAS une écriture de vingt-deux pages, intitulée " Amendment to answer to the appeal ", par laquelle, invoquant des "circonstances exceptionnelles" au sens de l'art. R56 du Code de l'arbitrage en matière de sport (ci-après: le Code), ils ont requis l'autorisation de désolidariser la position de leur mandant d'avec celle de la FBT et, partant, de modifier les conclusions prises dans le mémoire-réponse. Dès lors, l'athlète a requis le TAS, principalement, de rejeter l'appel et de confirmer la décision attaquée; subsidiairement, après avoir constaté l'absence de toute faute ou négligence de sa part, d'éliminer, sur la base de l'art. 10.4 RAD, la période de suspension normalement applicable; plus subsidiairement, en vertu de l'art. 10.5.1.2 RAD, pour tenir compte de ce qu'il avait établi son absence de faute ou de négligence significative, de réduire la période de suspension en la fixant à huit mois dès le 13 juillet 2016, voire le 10 novembre 2016, ou, sinon, à partir de la date d'entrée en force de la sentence du TAS sous déduction de la période de suspension provisoire effectivement subie par lui; en tout état de cause, de mettre les frais de l'arbitrage à la charge de l'appelante et de condamner cette dernière à lui verser une indemnité pour ses dépens. L'audience s'est déroulée le 7 juin 2017 à Lausanne.