Citation: I 79/03 07.05.2003 E. 1

L'expertise du docteur B.________ et celle du docteur A.________ ont été établies de manière circonstanciée, au terme d'une étude attentive et exhaustive du dossier, et à l'issue d'un examen complet de l'assuré. Elles prennent en considération les antécédents médicaux de ce dernier ainsi que ses plaintes; les diagnostics posés sont clairs, motivés, convergents et ne contiennent pas de contradiction. Sous l'angle matériel, l'état de santé du recourant fait l'objet d'un examen somatique (expertise du docteur A.________) et psychiatrique (expertise du docteur B.________). La question de l'exercice d'une activité adaptée à l'état de santé de ce dernier est examinée dans les deux expertises. Contrairement à ce que le recourant prétend, ces dernières n'ont pas été établies de manière indépendante l'une de l'autre, les docteurs B.________ et A.________ s'étant entretenus ensemble du cas avant de dresser leur rapport, de même qu'ils ont pris soin de requérir l'avis du médecin traitant. Au surplus, les conclusions de ces expertises et en particulier celles du docteur B.________, selon lesquelles l'assuré présente une capacité de travail oscillant entre 80 et 100 % correspondent à la capacité de travail que ce dernier a effectivement mise à profit au service de l'entreprise Y.________. Au surplus, elles sont corroborées par les constatations faites par le CIP au terme du stage d'observation effectué par le recourant (rapport du 4 juin 1996). Aboutissant à des conclusions convaincantes, les expertises en cause répondent en tous points aux critères jurisprudentiels permettant de leur accorder une pleine valeur probante, laquelle ne saurait être remise en doute du simple fait que leurs contenus sont, du point de vue formel, présentés au terme de deux rapports séparés et non d'un seul. Il n'y a dès lors pas lieu d'ordonner une nouvelle expertise.