Citation: I 6/02 18.12.2002 E. 2

2.1 Le recourant fait valoir que son état de santé psychique serait sans pertinence pour évaluer son taux d'invalidité, dès lors que son incapacité de travail et de gain seraient essentiellement dues à des atteintes somatiques. Ces dernières ne se seraient pas améliorées au cours des dernières années, mais aggravées, comme le démontreraient plusieurs rapports médicaux produits devant l'instance précédente (cf. notamment les rapports du 25 mars 2000 de la doctoresse E.________, des 1er janvier et 7 juin 2001 du docteur F.________, du 30 mai 2001 de la doctoresse G.________ et du 16 juillet 2001 de la doctoresse H.________). Il ressort toutefois de l'expertise du 15 février 1996 des docteurs A.________, B.________ et C.________, ainsi que de l'expertise du 20 août 1996 du docteur D.________ que si les atteintes à la santé physique du recourant ne l'empêchaient pas, à l'époque, d'exercer un travail léger permettant l'alternance des positions assises et debout, son état de santé psychique rendait illusoire la reprise d'une activité professionnelle. Partant, il était pertinent de la part de l'intimé, puis des premiers juges, d'examiner si l'état de santé psychique s'était effectivement amélioré depuis lors. 2.2 Dans le cadre de l'expertise réalisée au SAM, le recourant a été examiné par le docteur I________, psychiatre, lequel a constaté une évolution favorable des troubles psychiques mis en évidence par le docteur D.________ et a attesté d'une capacité de travail de 70 à 75 %, du point de vue psychiatrique (rapport du 6 septembre 1999); par ailleurs, sur le plan orthopédique, le docteur J.________ a fait état d'une capacité de travail dans une activité adaptée de 70 %. Après examen et discussion des différentes pathologies présentées par l'assuré, les médecins du SAM ont conclu - au terme d'une expertise revêtant une pleine valeur probante, au regard des critères posés par la jurisprudence en la matière (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a) - à une capacité de travail de 70 % dans une activité légère, permettant de ménager le dos, notamment en permettant d'alterner les positions assise et debout. C'est donc à juste titre que les premiers juges ont retenu que la capacité de travail de l'assuré dans une telle activité était passée, au vu de l'ensemble des atteintes à sa santé, de 0 à 70 %. A cet égard, les rapports médicaux produits par l'assuré devant l'instance précédente décrivent des atteintes somatiques dûment prises en considération par les médecins du SAM, sans indiquer qu'elles seraient incompatibles avec la reprise d'une quelconque activité professionnelle. Quoi qu'il en soit, compte tenu de leur caractère sommaire, leur valeur probante serait insuffisante pour remettre en cause, le cas échéant, les constatations figurant dans l'expertise réalisée au SAM.