Citation: 5A_464/2022 E. 3.3

3.3. Il résulte de l'arrêt attaqué que la recourante, âgée de 46 ans lors de la séparation des parties, n'a plus de charge d'enfants et qu'elle n'a pas fait état de problèmes de santé particuliers. Il n'est pas non plus contesté qu'elle présente une aptitude à travailler dans le domaine de la vente, partant, également dans des domaines qui ne requièrent pas de formation particulière. Les précisions apportées par la recourante, en se référant aux pièces du dossier, concernant la date à partir de laquelle elle a cumulé deux activités professionnelles, ainsi que le taux, inférieur à 40%, auquel elle a dans un premier temps exercé la seconde, constituent des faits que l'arrêt critiqué ne constate pas, sans qu'il soit démontré qu'ils auraient été arbitrairement omis (cf. supra consid. 2.2). De toute manière, l'autorité cantonale n'a pas méconnu que la défenderesse n'avait travaillé à 90% que durant quelques mois. Elle a cependant considéré que cette circonstance ne changeait rien au fait que l'intéressée avait eu la possibilité effective d'exercer professionnellement des activités à un tel taux. A ce constat, la recourante n'oppose aucun argument qui permettrait de tenir cette conclusion pour arbitraire (sur cette notion en matière d'appréciation des preuves, cf. supra consid. 2.2). Elle se borne en effet à alléguer des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué, affirmant, sur un mode purement appellatoire, ne pas être parvenue à travailler à un taux supérieur à 70% depuis la séparation, malgré ses recherches d'emploi qu'elle qualifie d'acharnées. Toutefois, sauf à décrire les postes occupés auprès de deux sociétés, elle ne reproche nullement à la cour cantonale d'avoir constaté les faits de façon arbitrairement lacunaire en ne retenant pas qu'elle avait effectué des recherches pour un emploi ou un complément d'activité permettant d'augmenter durablement son taux de travail au-delà de 70%, éventuellement dans d'autres domaines que celui de la vente, recherches qui se seraient révélées infructueuses (art. 106 al. 2 LTF). Dès lors qu'à teneur de son recours, elle soutient s'être efforcée de travailler à 100% à compter de la séparation des parties, intervenue en janvier 2015, il lui appartenait, le cas échéant, d'établir que l'autorité précédente était tombée dans l'arbitraire en ne tenant pas compte de preuves produites en lien avec ses recherches d'emploi; or, elle n'allègue rien de tel, de sorte qu'il n'est pas démontré qu'elle ait réellement fourni tous les efforts que l'on pouvait attendre d'elle pour trouver une ou plusieurs activités lui permettant de travailler à un taux global plus élevé que les 70% qu'elle considère comme possibles. Ainsi, dans la mesure où ses prétendues vaines recherches d'emploi en ce sens ne sont pas établies, la recourante ne démontre pas qu'il était arbitraire d'admettre qu'elle était effectivement en mesure de travailler à 90%, comme cela avait été le cas quelques mois durant. Par ailleurs, quoi qu'elle en dise, l'âge actuel de la recourante ne constitue pas un obstacle notoire à l'augmentation de son taux d'activité, en particulier comme vendeuse, étant rappelé qu'aucun élément attestant d'une santé déficiente n'est allégué. En résumé, on ne voit pas que la cour cantonale ait estimé de manière insoutenable que la défenderesse était effectivement en mesure d'augmenter son taux d'activité dans son domaine de compétence ou dans un autre domaine ne nécessitant pas de formation particulière. Pour autant qu'il soit suffisamment motivé (art. 106 al. 2 LTF), le grief ne peut en conséquence être admis.