Citation: 1P.607/2004 22.11.2004 E. A

Le 18 octobre 2002, X.________ a été inculpé de meurtre et d'assassinat sur la personne de ses parents qu'il a abattus avec son revolver dans la nuit du 16 au 17 octobre 2002 à leur domicile de Choulex. Par décision du 25 octobre 2002, la Présidente du Tribunal de première instance du canton de Genève a accordé à X.________ l'assistance juridique avec effet au 18 octobre 2002 pour la procédure pénale ouverte à son encontre et lui a désigné Me Charles Poncet, avocat à Genève, en qualité de défenseur d'office. Le 3 août 2004, ce dernier a demandé à ce que l'assistance juridique soit étendue aux interventions de Me Jacques Barillon, avocat à Genève. Il justifiait sa requête par la gravité et la complexité de la cause, qui devait être jugée au début du mois de septembre par la Cour d'assises du canton de Genève. Il a réitéré sa demande le 24 août 2004. Par courrier du 3 septembre 2004, reçu le 7 septembre 2004, le Service de l'assistance juridique du canton de Genève a refusé d'accéder à cette requête au motif que la nomination d'un deuxième conseil n'était pas prévue par la loi ou le règlement et qu'elle ne pouvait se justifier, à bien plaire, qu'en présence de circonstances tout à fait exceptionnelles non réalisées en l'espèce. Le 13 septembre 2004, l'avocat d'office de X.________ a requis du Service de l'assistance juridique la notification d'une décision formelle, motivée en fait et en droit, avec l'indication des voie et délai de recours, d'ici au 20 septembre 2004. Dans un pli du 16 septembre 2004, reçu le 20 septembre 2004, le Service de l'assistance juridique lui a répondu que son courrier du 3 septembre 2004 constituait une décision formelle, sommairement motivée, qui n'était susceptible d'aucun recours sur le plan cantonal.