Citation: 1B_135/2017 E. 3

Les recourantes se plaignent ensuite d'arbitraire dans l'établissement des faits. Elles estiment que les éléments de fait retenus pas la cour cantonale (revenus du prévenu, valeur et caractéristiques du navire, choix du pavillon et du chantier naval) ne seraient pas pertinents dès lors qu'il n'est pas contesté que c'est bien la République de Guinée équatoriale qui est l'actionnaire de la société propriétaire. Les recourantes exposent dans le détail le mode d'acquisition, les raisons de cet achat, le choix du pavillon et de la société propriétaire, le choix d'un chantier naval en Hollande. Les recourantes estiment avoir suffisamment documenté leurs explications et considèrent que les soupçons du Ministère public reposeraient sur de simples conjectures.