Citation: 1C_350/2022 E. 3.4

3.4. En l'occurrence, il est établi qu'il s'est écoulé moins de deux ans entre la signature de la déclaration commune concernant l'union conjugale (8 février 2018), la rédaction d'une convention de divorce (16 octobre 2019) et le dépôt de la requête commune de divorce (8 janvier 2020). L'enchaînement rapide de ces événements fonde l'application de la présomption jurisprudentielle selon laquelle la naturalisation a été obtenue frauduleusement, respectivement que l'union conjugale n'était déjà pas stable. Le Tribunal administratif fédéral a aussi retenu que, selon la convention de divorce signée le 16 octobre 2019, les époux vivaient séparés depuis juillet 2018, soit 5 mois déjà après la signature de la déclaration relative à la communauté conjugale, ce qui raccourcit encore le laps de temps pertinent et renforce davantage l'application de la présomption. Le recourant ne discute pas cette présomption de fait. Conformément à la jurisprudence précitée, il s'agit donc uniquement de déterminer si l'intéressé est parvenu à renverser cette présomption en rendant vraisemblable, soit la survenance d'un événement extraordinaire susceptible d'expliquer une dégradation aussi rapide du lien conjugal, soit l'absence de conscience de la gravité des problèmes de couple au moment de la signature de la déclaration commune.