Citation: 6B_143/2022 E. 1.4.2

1.4.2. En l'espèce, il ressort de l'arrêt attaqué que la responsabilité de la recourante, restreinte de manière importante, a été prise en compte par la cour cantonale, dans la mesure où celle-ci a qualifié en premier lieu la faute de la recourante de " très lourde ", mais l'a diminuée ensuite à une faute " moyenne " (cf. arrêt attaqué, consid. 4.3.4 p. 19). Contrairement à ce que soutient la recourante, on ne voit pas que la cour cantonale devait nécessairement qualifier la faute de " légère " compte tenu de la diminution de responsabilité constatée par expertise. A tout le moins, l'on comprend que les actes de la recourante, particulièrement odieux et dénués de scrupules, de même que sa façon d'agir " perfide et cruelle ", dénotant un acharnement particulier à l'égard de son époux (cf. arrêt attaqué, consid. 3.3.3 p. 13), excluaient en eux-mêmes de ne retenir qu'une faute légère à charge de la recourante, en dépit de sa responsabilité restreinte de manière importante. C'est le lieu de rappeler qu'à dire de l'expert E.________, la capacité volitive de la recourante n'avait pas été complètement abolie, celle-ci ayant en particulier été en mesure d'apprécier le caractère illicite de ses actes (cf. arrêt attaqué, consid. 4.3.2 p. 18). Du reste, quoi qu'en dise la recourante, la jurisprudence n'exige pas de la cour cantonale qu'elle fixe une première peine hypothétique à l'encontre d'un auteur pleinement responsable avant de qualifier la faute globale due à la responsabilité restreinte de l'auteur (arrêt 6B_761/2021 précité consid. 1.7.2). On ne distingue pas à cet égard de violation du droit d'être entendu, ni par ailleurs de violation de l'art. 50 CP. Partant, le grief de la recourante doit être rejeté.