Citation: 1C_561/2018 E. 2

Les recourants font valoir que les plantations présentes ou supposées sur la surface litigieuse - à savoir la partie médiane de leur parcelle - ne rempliraient pas de fonctions forestières; ils estiment que l'existence de telles fonctions aurait été retenue de manière arbitraire par l'instance précédente. Il n'aurait de même pas été établi que cette portion de terrain aurait supporté des arbres et arbustes forestiers au sens de l'art. 2 al. 1 LFo. Les recourants contestent également que "le peuplement de la surface litigieuse ait atteint la limite de 800 m 2 " fixée par l'art. 4 al. 1 let. a de la loi forestière cantonale du 8 mai 2012 (LVLFO; RS/VD 921.01) pour reconnaître l'existence d'une forêt. La cour cantonale aurait encore fait arbitrairement abstraction de la condition de durée du peuplement prévue par l'art. 1 al. 1 let. a de l'ordonnance sur les forêts du 30 novembre 1992 (OFo; RS 921.01) et par la législation cantonale d'exécution, à l'art. 4 al. 1 let. c LVLFO.