Citation: 7B_54/2024 E. 2.3

2.3. En l'espèce, indépendamment de la signification découlant de l'utilisation des signes "@" et "#" dans un post, la recourante ne développe aucune argumentation visant à remettre en cause l'appréciation émise par la cour cantonale, notamment en établissant que le contenu du message litigieux la viserait directement. Elle ne soutient ainsi pas que l'intimé l'aurait elle-même mise en cause pour un comportement pénalement répréhensible. Elle ne prétend pas non plus que l'intimé aurait déclaré que C.________ aurait commis les infractions d'abus de biens sociaux en tant qu'organe de la recourante, respectivement que cette dernière aurait bénéficié d'avantages indus en raison des actes reprochés à C.________. On relève d'ailleurs que l'intimé n'a pas mentionné la fonction de l'intéressée au sein de la recourante dans son post, mais l'a désignée nominativement. Dans ces circonstances, une mise en cause directe de la recourante ne saurait découler du seul fait que son compte Twitter est indiqué à la suite de celui de sa présidente; l'ordre utilisé et l'absence de la conjonction de coordination "et" semblent plutôt suggérer que la personne visée est uniquement la première citée. Une atteinte directe paraît d'autant moins avérée que la recourante n'étaie par aucune pièce le prétendu dommage subi en raison des actes reprochés à C.________ (cf. le refus de subventionnement et de "prix publics" allégués, p. 3 du recours), ce qui permet au demeurant d'écarter en tout état de cause sa qualité pour recourir au Tribunal fédéral en application de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF (cf. consid. 1.2 supra). Dans la mesure enfin où elle utilise le terme "rejaillir" (cf. p. 8 du recours; terme synonyme selon le Grand Robert en particulier de "rebondir" et "ricocher") pour expliquer l'atteinte prétendument subie, elle paraît reconnaître n'être touchée qu'indirectement. Au vu de ce qui précède, on ne saurait considérer que les propos tenus par l'intimé visaient personnellement la recourante, respectivement qu'ils la dénigraient elle-même en évoquant un comportement méprisable de ses organes. La cour cantonale n'a dès lors pas violé le droit fédéral en considérant que la recourante n'était pas directement lésée par le post litigieux et en lui niant en conséquence la qualité pour recourir, faute d'intérêt juridiquement protégé (cf. art. 115 al. 1, 118 al. 1, 104 al. 1 let. b et 382 al. 1 CPP).