Citation: 4A_177/2023 E. 3.3

3.3. Le recourant conteste avoir enfreint son devoir de fidélité. Il fait valoir que, selon la jurisprudence, le travailleur ne viole pas son devoir de fidélité, si, envisageant avec d'autres de fonder une entreprise concurrente, il entreprend des préparatifs avant que le contrat de travail ne prenne fin, pour autant qu'il ne commence pas à concurrencer son employeur, à débaucher des employés ou à détourner de la clientèle. S'il ne conteste pas qu'il était soumis à un devoir accru de fidélité vis-à-vis de l'intimée compte tenu de la fonction qu'il assumait au sein de celle-ci, le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir tenu compte d'éléments non pertinents et ne relevant pas du droit travail pour circonscrire l'étendue de son devoir de fidélité. A en croire le recourant, il n'existerait aucune forme de "dépendance économique" de l'intimée à son égard et cette circonstance ne serait de toute manière pas décisive. L'intéressé prétend aussi qu'il n'était pas tenu d'informer l'intimée de ses projets professionnels futurs. Il reproche en outre à la cour cantonale d'avoir admis la validité du licenciement avec effet immédiat sur la base d'une simple conjecture, à savoir que l'intimée pouvait légitimement redouter qu'il use de son influence et de sa position pour détourner la clientèle. Il expose aussi que l'intimée aurait pu prendre une mesure moins drastique pour atteindre le même but, en le libérant par exemple de l'obligation de travailler.