Citation: 5A_101/2024 E. 6.1

6.1. Il faut relever en premier lieu qu'ils ne se plaignent pas de ce que la cour cantonale aurait mésusé de son pouvoir de cognition s'agissant de l'établissement des faits dans le cadre de l'examen du recours stricto sensu dont elle était saisie (cf. supra consid. 2.2 in fine), de sorte qu'il n'y a pas lieu de se pencher sur cette question. En second lieu, leur critique relative aux faits constatés par l'autorité cantonale est pour l'essentiel irrecevable faute de motivation répondant aux exigences légales (cf. supra consid. 2.2). Les recourants se limitent en effet largement à relater leur propre version des faits de la cause, sans faire référence à des pièces spécifiques qui figureraient au dossier, ni a fortiori expliquer de manière précise en quoi elles auraient été arbitrairement omises ou appréciées de manière insoutenable. Ils se fondent pour le surplus sur des pièces nouvelles irrecevables (cf. supra consid. 1.3). Il en va notamment ainsi lorsqu'ils soutiennent: que le de cujus avait de vraies attaches en Suisse, à savoir ses quatre enfants (avec qui les relations étaient excellentes, dont il assumait les frais d'études et dont il voulait rester proche), ses collègues, ses amis et ses voisins; qu'il n'avait pas de liens sociaux à U.________; que rien n'indiquait qu'il aurait entretenu une situation fiscale opaque; que l'ensemble de ses meubles et de ses affaires se trouvaient dans l'appartement de W.________; que son activité de médiateur était une activité à temps complet et non ponctuelle. Le seul grief d'établissement arbitraire des faits pour lequel les recourants renvoient précisément à une pièce figurant au dossier cantonal concerne l'appréciation du devis du 17 juin 2022, document dont ils soutiennent, aux termes d'une argumentation circonstanciée, qu'il ne permettait pas de retenir que leur père avait eu la volonté de déménager à U.________. Comme on le verra par la suite, cette pièce n'est toutefois pas déterminante pour l'issue du litige, de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'y attarder (cf. infra consid. 6.2.2).