Citation: 8C_476/2020 E. 4.2

4.2. La recourante a retenu un taux d'abattement de 10 % en tenant compte uniquement des limitations fonctionnelles de l'intimé et en faisant référence à la pratique en matière d'activité non qualifiée. Pour les assurés dont sont exigibles des activités non qualifiées, à savoir du niveau de compétence 1 (tâches physiques ou manuelles simples), le salaire statistique est effectivement suffisamment représentatif de ce qu'ils seraient en mesure de réaliser en tant qu'invalides dès lors qu'il recouvre un large éventail d'activités variées et non qualifiées, ne requérant pas d'expérience professionnelle spécifique, ni de formation particulière, si ce n'est une phase initiale d'adaptation et d'apprentissage (arrêt 8C_175/2020 précité consid. 4.2). En d'autres termes, il n'y a pas lieu de prendre en considération d'autres critères d'abattement que celui des limitations fonctionnelles dans les cas où des activités non qualifiées sont exigibles de l'assuré. Le niveau de compétence 2, que la recourante a elle-même retenu, recouvre toutefois des emplois qualifiés, ce dont elle n'a pas tenu compte pour fixer le taux d'abattement. Dès lors que la cour cantonale a confirmé la prise en compte du niveau de compétence 2 et qu'elle a constaté que l'intimé n'avait aucune expérience dans les emplois qualifiés correspondant à ce niveau de compétence - ce qui n'est en soi pas contesté par la recourante -, on ne voit pas en quoi les juges cantonaux auraient commis un excès ou un abus de leur pouvoir d'appréciation (cf. consid. 3.2.2 supra) en augmentant pour ce motif le taux d'abattement de 10 à 15 %. L'appréciation de la cour cantonale apparaît d'autant moins critiquable que la recourante avait opéré un abattement de 10 % en considération d'une "activité légère non qualifiée" (cf. consid. 4.1.1 supra). Enfin, les pièces citées dans le recours ne permettent pas de retenir que l'absence d'une activité professionnelle depuis 2002 serait imputable à un manque de motivation de l'assuré. Le grief de la recourante s'avérant ainsi mal fondé, le revenu d'invalide ainsi que, par voie de conséquence, le taux d'invalidité retenus par la juridiction cantonale doivent être confirmés.