Citation: 2P.326/2005 09.01.2006 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et avec plein pouvoir d'examen la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 131 I 366 consid. 2 p. 367, 153 consid. 1 p. 156; 131 II 352 consid. 1 p. 353). 1.1 Le Tribunal fédéral des assurances a déclaré irrecevable le recours de droit administratif qui lui avait été adressé et l'a transmis au Tribunal fédéral comme objet de sa compétence. II a considéré que la décision attaquée n'avait pas été rendue en application de l'art. 64a de la loi fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité du 25 juin 1982 (LACI; RS 837.0), mais uniquement sur la base de la loi cantonale sur l'emploi et les mesures en faveur des chômeurs. Le contrat d'insertion en cause constituait en effet une mesure de droit cantonal à laquelle peuvent prétendre les chômeurs qui ont épuisé leurs droits aux prestations de l'assurance-chômage (art. 31 al. 2 lettre a LEMC) ou qui ont exercé une activité indépen- dante et n'ont de ce fait pas droit aux prestations de l'assurance-chômage (art. 31 al. 2 lettre b LEMC). II s'ensuit que, dans la mesure où la décision présentement déférée est fondée exclusivement sur le droit cantonal, seule est ouverte la voie du recours de droit public auprès du Tribunal fédéral. Le fait que le recourant a procédé par la voie du recours de droit administratif en raison de l'indication erronée de la voie de droit dans la décision attaquée ne saurait toutefois lui nuire, pour autant que son écriture remplisse les conditions formelles de la voie de droit qui est ouverte (ATF 126 Il 506 consid. 1b p. 509 et les arrêts cités). 1.2 Le recours de droit public n'est recevable que contre une décision prise en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 OJ). Cette condition est satisfaite en l'espèce, dès lors que la LEMC ne compte pas le Tribunal cantonal des assurances au nombre des autorités de recours (art. 39) et ne prévoit pas que les décisions de la Commission cantonale de recours en matière de chômage (art. 41 ss) puissent faire l'objet d'un recours auprès de ce dernier. 1.3 Le recours de droit public ne peut, sauf exceptions dont aucune n'est ici réalisée, tendre qu'à l'annulation de la décision attaquée (ATF 131 I 291 consid. 1.4 p. 297, 166 consid. 1.3 p. 169, 137 consid. 1.2 p. 139). Les conclusions du présent recours qui sortent de ce cadre sont dès lors irrecevables. Au demeurant, le Tribunal fédéral des assurances a déjà déclaré irrecevables les conclusions qui s'écartaient de l'objet du litige, soit celles qui portaient sur le versement d'indemnités en cas d'insolvabilité et le paiement d'une indemnité pour désagrément, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'y revenir (art. 38 OJ). Seule demeure donc litigieuse la question du contrat d'insertion (emploi temporaire) sollicité par le recourant le 30 mai 2001.