Citation: 9C_835/2018 E. 2

En premier lieu, s'agissant de leur conclusion relative à la recevabilité du recours cantonal de la mère et de la soeur, les recourantes indiquent notamment que toutes les pièces versées au dossier concernaient les deux soeurs et avaient été notifiées à la mère. Elles rappellent que les deux soeurs se trouvaient dans une situation identique vis-à-vis de l'assureur intimé en raison du non-paiement par la mère des primes dues pour ses enfants durant leur minorité. Elles infèrent des faits constatés par la juridiction cantonale la volonté de l'assureur intimé de rendre envers la soeur cadette une décision similaire à celle déjà prise à l'encontre de la soeur ainée. Ce faisant, elles n'établissent toutefois pas en quoi la juridiction cantonale aurait violé le droit fédéral en ne reconnaissant la qualité pour recourir qu'à la seule destinataire de la décision administrative litigieuse. En d'autres termes, elles ne démontrent pas en quoi la mère et la soeur cadette seraient directement touchées par la décision, qui a trait à la poursuite engagée par l'assureur intimé uniquement contre la soeur ainée et adressée seulement à celle-ci, et auraient un intérêt digne d'être protégées à ce que la décision soit annulée, au sens de l'art. 59 LPGA. Leur recours est donc mal fondé sur ce point. En outre, les griefs et conclusions développés par la mère et la soeur cadette sur le fond du litige sont irrecevables. Seuls les arguments de la soeur ainée (ci-après: la recourante) seront dès lors examinés.