Citation: 6B_413/2022 E. 4.2.2

4.2.2. Dans leur recours en matière pénale, les recourantes se bornent ainsi pour l'essentiel à réitérer leurs griefs quant à la conduite de la procédure. Pour autant, en tant qu'elles se plaignent que le ministère public avait donné connaissance à l'intimée de la plainte complémentaire du 20 août 2021, avant que celle-ci soit instruite, c'est en vain que les recourantes se prévalent d'une violation de l'art. 101 al. 3 CPP. On ne voit en effet pas que l'intimée, qui était visée par cette plainte complémentaire et dont les représentants avaient déjà été entendus dans le cadre de l'instruction de la première plainte du 15 avril 2019, puisse être considérée comme un tiers au sens de l'art. 101 al. 3 CPP, quand bien même le statut procédural de l'intimée n'avait alors pas été précisé par le ministère public. En outre, dans la mesure où les recourantes relèvent que le ministère public avait rendu son avis de prochaine clôture, sans leur avoir préalablement communiqué les déterminations de l'intimée, elles ne contestent néanmoins pas avoir été en mesure de présenter leurs réquisitions de preuves à réception de cet avis (cf. art. 318 al. 1, 2e phrase, CPP) et de se déterminer dans ce cadre sur les observations de l'intimée. On ne distingue pas de violation du droit d'être entendu dans ce contexte.