Citation: BGE 148 IV 346 E. 70

Les cantons disposent d'une large marge en la matière. Bien que les établissements ne supportent pas forcément directement ces frais, il s'agit néanmoins de frais obligatoires d'un détenu qui lui permettent de rester en bonne santé et qui peuvent s'inscrire dans les frais d'exécution au sens large du terme. Quoi qu'il en soit, l'art. 380 al. 3 CP permet aux cantons d'édicter des dispositions afin de préciser les modalités de participation du condamné aux frais. La notion de frais reste générale et doit BGE 148 IV 346 S. 355 s'interpréter largement dans les limites du respect du sens et du but de l'art. 83 al. 2 CP, tel que cela a été le cas en l'espèce (cf. supra consid. 2.6.2). Au vu de ce qui précède, le grief du recourant est rejeté dans la mesure où il est recevable.