Citation: 6B_1063/2018 E. 2.2

2.2. La recourante explique qu'elle agit exclusivement en son propre nom et qu'elle n'est pas directement lésée par les infractions reprochées à l'intimé. Elle précise que la décision attaquée pourrait cependant avoir des effets sur le jugement des prétentions civiles qu'elle pourrait faire valoir en qualité de proche des victimes. Selon la jurisprudence, on ne peut exclure a priori le droit des parents de victimes d'abus sexuels à une indemnité pour tort moral, mais seules des atteintes d'une gravité exceptionnelle peuvent en justifier l'allocation (cf. arrêts 6B_962/2018 du 14 novembre 2018 consid. 1.2; 6B_1135/2016 du 24 novembre 2017 consid. 2; 6B_707/2014 du 18 décembre 2014 consid. 1.1). Le parent d'un enfant abusé sexuellement doit être touché avec la même intensité qu'en cas de décès de l'enfant (cf. ATF 139 IV 89 consid. 2.4.1 p. 93; arrêts 6B_160/2014 du 26 août 2014 consid. 3.1; 6B_591/2012 du 21 décembre 2012 consid. 2.4.1). En l'espèce, la recourante n'explique d'aucune manière ce qui conférerait à l'affaire la gravité exceptionnelle exigée pour justifier l'indemnisation d'un parent. Elle ne fournit par ailleurs aucune précision concernant le principe et la quotité d'un éventuel tort moral, mais évoque le temps ainsi que l'énergie consacrée à la prise en charge et au soutien de ses enfants, ou encore les démarches liées au litige familial l'opposant au recourant. Pour le reste, la recourante ne peut assimiler à des prétentions civiles, au sens de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF, les conclusions qu'elle indique vouloir prendre, en cas de condamnation, dans le cadre de la procédure civile l'opposant à l'intimé relativement au droit de visite de ce dernier. Compte tenu de ce qui précède, à défaut d'explications suffisantes, la recourante ne démontre pas en quoi l'arrêt attaqué pourrait avoir des effets sur le jugement de ses prétentions civiles. Elle n'a donc pas la qualité pour recourir sur le fond de la cause au sens de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF.