Citation: 9C_809/2014 E. 4.2

4.2. Il n'est pas contestable que l'assurée présente, en sus de ses troubles dépressifs, les symptômes d'un syndrome fibromyalgique qui, en soi, ne justifie pas de retenir l'existence d'une incapacité de travail (rapport d'expertise du docteur I.________ du 11 mars 2013). Cela étant, il n'y a pas lieu de considérer que la juridiction cantonale a violé le droit fédéral en n'examinant pas la situation sous l'angle des précisions apportées par la jurisprudence concernant l'appréciation du caractère invalidant d'un syndrome somatique dont l'étiologie est incertaine (anciennement: ATF 132 V 65; 131 V 49; 130 V 354 et 396; nouvellement: arrêt 9C_492/2014 du 3 juin 2015 consid. 3 et 4, destiné à la publication). Le raisonnement de l'office AI repose en effet sur la prémisse que l'assurée souffre principalement d'une fibromyalgie. Or, comme l'a mis en évidence la juridiction cantonale, l'expertise judiciaire, ainsi que les explications détaillées fournies par le docteur D.________ au cours de la procédure cantonale (rapport du 3 juillet 2014), laissent clairement ressortir que la capacité de travail de l'assurée est limitée de manière prépondérante par une sévère symptomatologie dépressive et que le syndrome douloureux ne joue qu'un rôle secondaire dans le tableau clinique. Faute pour l'office recourant d'exposer dans son mémoire de recours les éléments cliniques qui lui permettent d'étayer la thèse selon laquelle le trouble dépressif de l'intimée serait, dans le cas particulier, nécessairement et indubitablement réactionnel à la fibromyalgie, il n'y a pas lieu de revenir sur les constatations de la juridiction cantonale sur ce point.