Citation: 2C_599/2023 E. 3.2

3.2. L'art. 80 let. b LPA/GE, en combinaison avec l'art. 83 LPA/GE, dispose qu'il n'y a lieu de réviser des décisions rendues sur recours par une autorité de la " juridiction administrative " en raison de l'existence de faits ou de moyens de preuve nouveaux et importants que lorsque le recourant ne pouvait pas connaître ou invoquer ces éléments dans la procédure précédente (let. b). Selon la jurisprudence cantonale citée dans l'arrêt attaqué, les demandes de révision fondées sur cette disposition - qui doivent le cas échéant être adressées à la juridiction administrative ayant rendu la décision à réviser (cf. art. 81 al. 1 LPA/GE) - visent exclusivement les faits et moyens de preuve qui existaient déjà au moment de la première procédure, mais qui n'avaient alors pas pu, pour une raison ou une autre, être soumis au juge à ce moment-là (faits nouveaux "anciens"; arrêts de la Cour de justice ATA/478/2021 du 4 mai 2021 consid. 2b et ATA/362/2018 du 17 avril 2018 consid. 1c). La réglementation des demandes de révision se distingue sur ce point de celle des demandes en reconsidération de décisions prises par les "autorités administratives" genevoises, qui sont pour leur part recevables, entre autres situations, lorsque les circonstances se sont modifiées dans une mesure notable depuis la première décision, conformément à l'art. 48 al. 1 let. b LPA/GE invoqué par la recourante.