Citation: 8C_347/2019 E. 5.3

5.3. En l'espèce, la question litigieuse est formulée ainsi: "Avez-vous, vous, votre conjoint (e) ou partenaire enregistré (e), une participation financière à l'entreprise de votre ancien employeur ou êtes-vous, votre conjoint (e) ou partenaire enregistré (e), membre d'un organe supérieur de décision de l'entreprise (p. ex. actionnaire, membre du conseil d'administration d'une SA ou associé, gérant d'une Sàrl, etc.) ?" Contrairement à ce que prétend le recourant, il ne lui est pas reproché de n'avoir pas indiqué que tel était le cas de sa fille, mais de n'avoir pas voué le soin que l'on était en droit d'attendre de lui en répondant par la négative à cette question en relation avec sa propre situation. Or il faut admettre avec les premiers juges que même si le recourant ne discernait pas exactement ce qu'englobaient les notions de "participation financière" ou de "membre d'un organe supérieur de décision de l'entreprise", il devait fortement se douter qu'en étant titulaire d'une procuration sur le compte bancaire de la société dont sa fille était l'unique associée gérante, en obtenant de son employeur le paiement de dépenses privées, lesquelles étaient inscrites au débit dudit compte, et en ayant son domicile au siège de la société, sa situation ne s'apparentait pas à celle d'un simple employé et pouvait entrer dans la thématique d'une position assimilable à celle d'un employeur à laquelle faisait référence la question n° 28 du formulaire de demande d'indemnités de chômage. Aussi, en s'abstenant d'informer la caisse de chômage sur sa position particulière au sein de la société B.________ Sàrl, le recourant ne s'est-il pas conformé à ce qui pouvait raisonnablement être exigé d'une personne capable de discernement dans une situation identique. Ce faisant, il a commis une négligence grave au sens de la jurisprudence et sa bonne foi doit être niée. Les arrêts auxquels il se réfère (arrêts 8C_510/2018 du 12 mars 2019; 8C_713/2017 du 21 septembre 2018; 8C_823/2016 du 14 juillet 2017; 8C_118/2010 du 31 août 2010; P 17/03 du 3 février 2004) ne lui sont au demeurant d'aucun secours. En effet, le fait que les violations du devoir de renseigner lui paraissent "plus flagrantes" dans ces situations que dans la sienne ne veut pas encore dire que son omission de renseigner la caisse de chômage n'était pas constitutive d'une négligence grave. Quant aux arrêts 9C_644/2017 du 19 janvier 2018 et 9C_474/2009 du 21 août 2009, où le Tribunal fédéral a admis la bonne foi de l'assuré dans des cas d'assurance-invalidité, le recourant se contente de les citer mais n'en tire aucun argument. Par conséquent, le jugement attaqué n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.