Citation: 8C_50/2023 E. 5.1

5.1. Les juges cantonaux ont considéré que les éléments médicaux au dossier lors du dépôt du recours ne suffisaient pas à trancher le droit aux prestations, raison pour laquelle ils ont ordonné la mise en oeuvre d'une expertise judiciaire. En revanche, l'expertise du professeur E.________ et les précisions amenées dans ses compléments du 27 juillet et du 21 août 2022 satisfaisaient aux réquisits de la jurisprudence. Ils n'avaient ainsi pas de motif de s'écarter des conclusions de l'expert, s'agissant de la capacité de travail et de gain du recourant. La règle générale rappelée par la jurisprudence en cas d'aggravation traumatique d'un état préexistant de la colonne vertébrale, selon laquelle le statu quo est atteint en une année (cf. consid. 7.1.1 ci-après), ne saurait primer sur les résultats de l'examen concret dans le cas d'espèce, étant souligné que lors du status du professeur E.________, une très importante contracture paravertébrale subsistait et que la mobilité restait limitée. Les appréciations des docteurs D.________ et F.________ ne suffisaient pas à remettre en cause l'expertise judiciaire dès lors que ces praticiens se fondaient sur l'absence de lésion structurelle causée par l'accident pour fixer le statu quo ante et, ce faisant, passaient essentiellement sous silence le fait que le traumatisme avait induit une déstabilisation de la spondylolyse en tant qu'état préexistant, laquelle entraînait les douleurs incapacitantes de l'assuré. Les critiques du docteur F.________ du 21 avril 2022 ne justifiaient pas non plus de nier toute valeur probante à l'expertise judiciaire. Se ralliant aux conclusions du professeur E.________ quant à l'incapacité de travail devant perdurer jusqu'au 31 août 2023, la juridiction cantonale a reconnu le droit de l'intimé aux indemnités journalières et au traitement médical jusqu'à cette date. L'expertise du professeur E.________ ayant une pleine valeur probante, les juges cantonaux ont, par appréciation anticipée des preuves, renoncé à la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise et à l'audition du docteur F.________. Pour le surplus, ils ont confirmé que la recourante n'avait pas à prendre en charge les suites des troubles psychiques. Ils n'ont pas suivi le professeur E.________ en ce qui concerne son appréciation de l'indemnité pour atteinte à l'intégrité, puisqu'il proposait le versement d'une telle indemnité tout en retenant que les douleurs qui la justifiaient pouvaient s'amender grâce au traitement et qu'il serait ainsi prématuré de trancher cette question.