Citation: 8C_799/2023 E. 3.3.2

3.3.2. En l'espèce, les juges cantonaux ont confirmé que l'état de santé du recourant était stabilisé en mai 2020 (et qu'il était en mesure de travailler à un taux de 100 % dans une activité adaptée), en se fondant sur l'appréciation du docteur E.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur et médecin d'arrondissement de l'intimée, du 25 mai 2020, confirmée par le docteur C.________ le 5 mai 2021. Ils ont relevé que les médecins consultés n'avaient pas d'autre traitement médical à proposer en dehors de l'ablation du matériel d'ostéosynthèse (toutefois refusée par le recourant), d'un traitement conservateur et de la physiothérapie, ce qui ne constituait pas des traitements susceptibles d'améliorer notablement l'état de santé de celui-ci (référence faite à l'arrêt U 551/06 du 14 décembre 2017 consid. 7.3). Ainsi, faute d'amélioration possible, le cas du recourant devait être considéré comme stabilisé au printemps 2020. Les médecins de la Clinique F.________ avaient d'ailleurs évoqué une stabilisation médicale dans un délai de deux à trois mois après le séjour du recourant du 15 janvier au 11 février 2020 (cf. rapport de la Clinique F.________ du 17 février 2020). La stabilisation avait en outre été reconnue par le recourant lui-même lors d'une consultation de l'appareil locomoteur du 5 mai 2020 et par la voix de son avocat dans son opposition du 24 août 2020.