Citation: 6B_946/2014 E. 2.4

2.4. Le recourant soutient que l'appréciation des preuves aurait dû amener la cour cantonale à retenir que l'attaque était imminente. Il fait valoir que lorsqu'il a tiré le premier coup de feu, il n'a fait que se défendre, l'attaque étant toujours en cours. La victime était face à lui et n'était pas en train de s'en aller. Il ajoute qu'au vu de la rapidité de sa riposte, la cour cantonale aurait dû déduire que l'attaque était toujours en cours. Enfin, il lui reproche d'être tombée dans l'arbitraire en retenant que la présence de poudre à l'arrière des vêtements suggérait que la victime allait prendre la fuite. L'essentiel de l'argumentation du recourant relève d'une libre discussion des faits et des preuves, celui-ci se contentant d'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Purement appellatoire, son argumentation est irrecevable. Au demeurant, supposés recevables, les griefs ne seraient pas fondés. En effet, examinant les images issues de la vidéosurveillance, la cour cantonale a relevé ce qui suit s'agissant du déroulement des événements immédiatement après que le recourant ait été projeté au sol: " Encore au sol, X.________ se retourne et pointe son arme, qu'il tient avec la main droite, en direction de la victime laquelle fait un geste de recul. Tout en se relevant et en avançant, X.________ saisit son arme avec les deux mains, les bras tendus en direction de B.________ alors que celui-ci disparaît du champ de la caméra. La séquence durant laquelle on voit X.________ pointer son revolver en direction de B.________ dure moins de quatre secondes, puis X.________ baisse son bras armé et le tient le long de son corps. La même séquence est filmée sous un autre angle. B.________ fait un demi-tour et s'écroule, sur le dos, après deux pas " (arrêt attaqué, p. 16). Le recourant ne dit pas en quoi la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en décrivant les images de vidéosurveillance. Sa requête générale tendant à ce que le Tribunal fédéral visionne lui-même les images est insuffisante à établir un quelconque arbitraire, faute de spécifier quel passage précisément aurait mal été décrit. Partant, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant que la victime a fait un geste de recul au moment où le recourant a sorti son arme à feu et que rien ne laissait présager qu'elle s'apprêtait à l'attaquer. En effet, aucun élément ne laisse à penser, qu'à partir de ce moment, elle l'attaquait ou le menaçait d'une attaque imminente. Le recourant l'admet d'ailleurs lui-même lorsqu'il indique " Quand le premier coup de feu est tiré, Monsieur B.________ est face au recourant [...] [il] ne s'avance effectivement pas [...] a le réflexe de s'écarter en voyant l'arme " (recours, p. 26). Enfin, contrairement à ce qu'il prétend, la cour cantonale pouvait sans arbitraire déduire de la trace de poudre à l'arrière des habits de la victime que celle-ci était sur le point de prendre la fuite.