Citation: 1P.113/2002 14.03.2002 E. 1

Qu'invités à répondre, la victime X.________ et le Ministère public du canton de Vaud proposent le rejet du recours; Que, dans leur rapport, les experts psychiatres se sont notamment exprimés comme suit: Les caractéristiques de la structure de la personnalité de l'expertisé ne sont pas modifiables, que ce soit par le biais d'une sanction pénale, d'un internement ou d'un traitement psychothérapeutique. Il est par conséquent raisonnable de penser que le risque d'un nouveau passage à l'acte persiste, ce risque étant largement influencé par le contexte de vie. Le danger d'un nouveau passage à l'acte ne se présente à notre avis pas dans l'immédiat, mais au long cours, notamment dans le contexte d'une libération, conditionnelle ou non. Que les experts font ainsi état d'un risque permanent, même si la probabilité d'un nouveau comportement criminel leur semble peu élevée à court terme; Qu'ils ne se sont manifestement pas prononcés dans la perspective d'une mise en liberté avant le jugement; Que le maintien en détention préventive, justifié par le seul risque de réitération, est admissible seulement lorsque le pronostic concernant le comportement du prévenu est très défavorable et qu'il porte sur des actes graves; Que la vraisemblance d'une nouvelle infraction est toutefois appréciée de façon moins stricte lorsque le bien juridique menacé est particulièrement précieux (ATF 123 I 268 consid. 2e p. 271; voir aussi ATF 125 I 60 consid. 3a p. 62); Qu'en l'espèce, l'éventualité d'un forfait analogue à celui déjà imputé au recourant est intolérable du point de vue de la sécurité publique; Que le rapport d'expertise met en évidence un risque propre au recourant, excédant une simple possibilité purement hypothétique; Que ce risque suffit à justifier le maintien de l'incarcération; Que l'on ne discerne, par conséquent, aucune violation des principes consacrés en matière de détention préventive (cf. ATF 124 I 203 consid. 2b p. 204/205; 117 Ia 69 consid. 4a p. 70); Que le recourant a présenté une demande d'assistance judiciaire; Que la procédure entreprise devant le Tribunal fédéral était dépourvue de toute chance de succès; Que l'assistance judiciaire ne peut donc pas lui être accordée conformément à l'art. 152 OJ; Que le recourant doit acquitter l'émolument judiciaire et les dépens à allouer à la victime intimée. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: