Citation: 6B_558/2021 E. A

Par jugement du 5 septembre 2017, entré en force, le Tribunal de police de l'arrondissement de l'Est vaudois a notamment condamné A.________, ressortissant portugais, né en 1955, à une peine privative de liberté de douze mois. Par décision du 5 février 2019, l'Office d'exécution des peines (ci-après: l'OEP) a refusé de mettre A.________ au bénéfice du régime de la semi-détention ou de celui de la surveillance électronique. Il était sommé de se présenter le 7 février 2019 aux Établissements de la Plaine de l'Orbe (ci-après: les EPO) pour exécuter sa peine. Le recours formé par A.________ contre cette décision a été rejeté par la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois par arrêt du 9 juillet 2019. Le 4 juillet 2020, l'OEP a émis un nouvel ordre d'exécution de peine sommant A.________ de se présenter le 10 décembre 2020 aux EPO. Par courrier du 29 octobre 2020, ce dernier a requis une nouvelle fois de pouvoir exécuter sa peine sous le régime du bracelet électronique. Par décision du 24 novembre 2020, interprétant la requête précitée comme une demande de réexamen de sa décision du 5 février 2019, l'OEP a refusé d'entrer en matière sur cette dernière. L'office concerné a en particulier considéré que le certificat médical produit et les allégations qui s'y rapportaient ne constituaient pas une modification notable de l'état de fait à la base de sa décision précédente et que l'état de santé de A.________ n'était pas incompatible avec l'exécution de sa peine en milieu carcéral. L'OEP concluait sa décision en précisant que l'ordre d'exécution du 4 juillet 2020, le sommant de se présenter aux EPO le 10 décembre 2020, était maintenu. La Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a confirmé la décision de l'OEP du 24 novembre 2020 par arrêt du 9 décembre 2020. Malgré cet arrêt, A.________ ne s'est pas présenté le 10 décembre aux EPO et a déposé, à cette date, une requête, par l'intermédiaire de son conseil, tendant à ce que l'exécution de sa peine soit repoussée, ou qu'il puisse exécuter celle-ci sous le régime de la surveillance électronique. L'OEP a refusé d'entrer en matière sur cette nouvelle demande de réexamen par décision du 18 décembre 2020. Par courrier du 6 janvier 2021, le conseil de A.________ a informé l'OEP que son client souhaitait exécuter dès que possible sa peine privative de liberté, et a sollicité de pouvoir convenir d'une date. L'OEP a exceptionnellement renoncé à délivrer contre lui un mandat d'arrêt et lui a adressé, en date du 15 janvier 2021, un ordre d'exécution de peine, le sommant de se présenter le 8 février suivant à la prison de La Croisée afin de purger sa peine.