Citation: 9C_297/2022 E. 5.4.3

5.4.3. La cour cantonale a déduit de ces mêmes moyens de preuve (cf. consid. 5.4.2 supra) que l'assuré et C.________ avaient formé une communauté de vie ininterrompue de 2004 jusqu'au moment du décès. Elle a en outre exclu que la rupture évoquée par les proches du défunt se soit produite, relevant que les déclarations de ces derniers contenaient des incohérences et que d'autres éléments établissaient le maintien de la relation. Parmi ces éléments, elle a retenu les déclarations (constantes et cohérentes) de l'appelée en cause, la certitude exprimée par sa psychothérapeute (qui la suivait régulièrement depuis près de quinze ans) et les propos (concordants et convaincants) de H.________, G.________ et E.________. Son appréciation n'est pas arbitraire dès lors qu'elle repose sur les éléments récoltés en cours de procédure. La recourante reproche néanmoins au tribunal cantonal d'avoir extrapolé le maintien de la relation jusqu'à la date du décès de déclarations discutables et de circonstances qui avaient pu prévaloir avant la période déterminante. Elle soutient substantiellement que les trois témoins mentionnés n'ont jamais rencontré le couple et que leurs témoignages se fondaient uniquement sur ce que C.________ avait pu leur raconter de sa relation ou que les propos de E.________ se rapportaient avant tout à des événements survenus pendant son enfance et son adolescence. Elle semble en outre prétendre que les versements effectués durant les cinq dernières années n'étaient ni importants ni réguliers et que les seules activités communes partagées durant la période déterminante (le voyage à Paris et deux excursions) n'étaient pas significatives. Cette argumentation ne remet toutefois pas en cause l'arrêt cantonal. En effet, les déclarations de H.________ et G.________, de même que celles de la psychothérapeute, ne sauraient être mises en doute au seul motif que ces personnes n'ont jamais rencontré l'assuré. Outre le fait que G.________ a déclaré avoir rencontré le couple trois ans avant le décès, on relèvera que toutes trois ont entretenu une relation (personnelle ou médicale) de longue durée avec l'appelée en cause et que ces relations, régulières, existaient déjà ou ont débuté au moment de la formation du couple. Sauf à dire que C.________ a sciemment menti à son entourage pendant près de quinze ans, ce que la psychothérapeute a expressément exclu et dont on ne retrouve pas d'indices dans le dossier, il n'y a dès lors pas de raison d'écarter les témoignages en question. Au contraire, ceux-ci sont encore renforcés par les déclarations de E.________ qui, même si ses rencontres avec le défunt étaient moins fréquentes depuis son passage à l'âge adulte, a attesté une relation poursuivie jusqu'à la date du décès. On ajoutera que, quelle que soit la façon dont on qualifie les versements effectués durant la période déterminante, leur existence même (quatre virements pour un montant de 3'200 fr. en 2016, deux virements pour un montant de 10'000 fr. en 2017, trois virements pour un montant de 2'500 fr. en 2018 et deux virements pour un montant de 4'500 fr. selon la mère de l'assuré) démontre le maintien de la relation. On rappellera enfin que le nombre de voyages ou d'excursions n'est pas un critère déterminant dans le contexte d'un couple ayant fait un choix de vie atypique. Compte tenu de ce qui précède, on ne saurait reprocher aux premiers juges d'avoir fait preuve d'arbitraire en retenant que la communauté de vie entre l'appelée en cause et l'assuré avait duré jusqu'au moment du décès de ce dernier en 2019.