Citation: 4C.305/2004 08.11.2004 E. 1

Lorsque le Tribunal fédéral admet ou rejette le recours en réforme, son arrêt se substitue à la décision attaquée; il s'ensuit que la demande de révision doit être dirigée contre l'arrêt fédéral, et pour les motifs énumérés aux art. 136 et 137 OJ (ATF 118 II 477 consid. 1). En l'occurrence, cette condition est remplie dès lors que les requérants sollicitent la révision de l'arrêt rendu le 6 août 2004 par le Tribunal fédéral sur leur recours en réforme et invoquent l'art. 136 let. d OJ. Que la demande de révision soit restreinte aux chefs du dispositif relatifs aux frais et dépens ne fait pas obstacle à sa recevabilité lorsque, comme c'est ici le cas, le motif de révision invoqué se rapporte directement à la liquidation des frais et dépens (ATF 111 Ia 154 consid. 2). La demande de révision satisfait en outre aux exigences formelles découlant de l'art. 140 OJ et elle a été présentée dans les 30 jours dès la réception de la communication écrite de l'arrêt (cf. art. 141 al. 1 let. a OJ). Les requérants fondent leur demande de révision sur un motif expressément prévu par la loi. Cette demande est donc recevable. Savoir si le Tribunal fédéral a commis l'inadvertance qui lui est imputée est une question qui relève, non pas de la recevabilité, mais du fond (cf. ATF 96 I 279 consid. 1; 81 II 475 consid. 1). Il y a lieu, partant, d'entrer en matière.