Citation: 1C_335/2020 E. C

Le 21 décembre 2018, A.________ s'est opposé au projet d'aménagement de l'embouchure de la Morge et à celui de détermination de l'ERE. Les deux oppositions ont été rejetées par décision du Conseil d'Etat du canton du Valais du 20 août 2019. L'exécutif cantonal a approuvé le "dossier relatif au projet d'aménagement de la Morge à son embouchure, avec réalisation d'une parcelle, ceci sur le territoire de la commune de St-Gingolph". Il a également approuvé les plans déterminant l'ERE pour la Morge sur cette commune. Par acte du 7 octobre 2019, A.________ a recouru contre cette décision auprès de la Cour de droit public du Tribunal cantonal du Valais. Par arrêt du 8 mai 2020, la cour cantonale a rejeté le recours. Elle a en substance considéré que la France et la Suisse avaient, par le biais des représentants composant le CoPil, donné un accord préalable à la réalisation du projet en conformité avec la convention du 10 juin 1891 relative à la délimitation de la frontière entre le mont Dolent et le lac Léman (ci-après: convention du 10 juin 1891; RS 0.132.349.11). L'implantation de la passerelle au sein d'une zone de danger élevé ne condamnait par ailleurs pas le projet. Les exigences de coordination découlant de l'art. 25a de la loi fédérale du 22 juin 1979 sur l'aménagement du territoire (LAT; RS 700) avaient aussi été observées.