Citation: 1B_10/2014 E. 2.2

2.2. Le Tribunal cantonal a estimé qu'il existait des présomptions de culpabilité suffisantes à l'égard du recourant s'agissant de sa participation à l'évasion. Il a estimé que les considérants développés dans son arrêt du 12 septembre 2013 conservaient toute leur pertinence. Il avait alors retenu que l'intéressé avait été appréhendé dans un chalet aux Paccots en présence de l'évadé D.________ et de B.________. La voiture (VW Passat) ayant servi lors de l'évasion avait par ailleurs été retrouvée dans un parking à proximité du chalet et diverses armes susceptibles d'avoir été utilisées lors de l'évasion avaient également été découvertes dans ce chalet. Le recourant avait en outre été formellement mis en cause par E.________ qui l'avait identifié sur planche photographique. Celui-ci avait en l'occurrence déclaré que les évadés et leurs deux comparses - le recourant et B.________ - avaient logé chez lui après leur évasion. E.________ a précisé que C.________ lui avait expliqué quel avait été le rôle de chacun lors de l'évasion. Selon ces explications, le recourant se serait occupé du dispositif - comprenant une échelle - installé sur la camionnette utilisée pour l'évasion. Le recourant conteste l'appréciation de l'instance précédente, affirmant que les déclarations de E.________ n'étaient pas crédibles et que les éléments retenus à son encontre au début de l'enquête n'avaient pas été confirmés, voire avaient été infirmés par l'instruction. Contrairement à ce que pense le recourant, les déclarations de E.________ constituent des indices de culpabilité à son encontre et elles peuvent être prises en compte dans la mesure où elles n'apparaissent pas d'emblée invraisemblables; la cour cantonale a d'ailleurs mis en évidence que E.________ avait donné des renseignements au sujet du véhicule incendié que seule une personne ayant côtoyé les protagonistes pouvait connaître (cf. rapport d'investigation du 30 août 2013 p. 14). Les circonstances de l'interpellation du recourant ainsi que la découverte de matériel suspect dans le chalet et la présence de la VW Passat à proximité tendent d'ailleurs à corroborer l'implication du recourant dans l'évasion du 25 juillet 2013. Le fait que des traces d'ADN du recourant n'auraient pas été retrouvées sur les armes saisies au chalet ou sur le dispositif ayant servi lors de l'évasion (échelles, voitures) ne permet pas, à ce stade, d'établir l'absence de charges à son encontre; il sied à cet égard de relever que les auteurs de l'évasion ont pris certaines précautions visant notamment à incendier des véhicules utilisés afin de faire disparaître tout indice permettant de les relier à cet événement. N'est pas non plus de nature à modifier l'appréciation de l'instance précédente le fait que la description des participants à l'évasion donnée par le témoin ne corresponde que de loin au prévenu et que C.________ a nié s'être confié à E.________ au sujet des circonstances de l'évasion. On observera encore que les déclarations du prévenu, qui persiste à nier connaître les évadés, ont été contredites notamment par les propos de E.________ et de C.________. Ce dernier a en particulier exposé être revenu de l'étranger en Suisse au moyen de la VW Passat utilisée lors de l'évasion en compagnie du recourant, de B.________ et de D.________. C'est dès lors à juste titre que la cour cantonale a considéré qu'il existait encore, au stade actuel de l'enquête, un faisceau d'indices suffisant pour justifier un maintien en détention du recourant, étant rappelé que c'est au juge du fond et non à celui de la détention qu'il incombera d'apprécier la culpabilité de l'intéressé ainsi que la valeur probante des différentes déclarations. Au surplus, le recourant n'invoque pas d'autres griefs à l'encontre de la décision attaquée.