Citation: 5A_515/2020 E. 2

En l'espèce, la cour cantonale a retenu que les parties avaient conclu, le 12 février 2015, un contrat de courtage prévoyant le paiement d'une commission, dont le pourcentage était fixé, si l'indication donnée ou la négociation conduite par le courtier ont procuré la vente de l'objet. Le poursuivi n'a pas soulevé de contestation quant à la réalisation de cette condition suspensive, dès lors qu'il s'est borné à conclure en première instance au rejet de la requête de mainlevée, sans formuler d'allégués ni développer de moyens. De son côté, la poursuivante a démontré, par l'échange de courriers électroniques d'octobre à février 2016, qu'elle avait présenté à son cocontractant des clients, soumis à ceux-ci l'offre du vendeur et reçu la contre-offre desdits clients, exécutant de la sorte la prestation qui lui incombait; enfin, elle a dûment établi la réalisation de la condition suspensive stipulée dans le contrat, c'est-à-dire l'achat ultérieur du bien immobilier par les clients et le prix de la transaction, tel que publié par le Registre foncier. Cela étant, le contrat liant les parties constitue un titre à la mainlevée provisoire au sens de l'art. 82 LP. La rémunération est déterminable, puisqu'elle était fixée à 3 % du prix de vente (3'100'000 fr.), à savoir 93'000 fr., auquel s'ajoute la TVA au taux de 8 % en 2016, pour un total de 100'440 fr.; ce montant était exigible au jour de la vente, de sorte que les intérêts moratoires sont dus dès cette date (5 juillet 2016).