Citation: 9C_479/2024 E. 4.1

4.1. Le Tribunal administratif fédéral a tout d'abord constaté que la recourante mandatait l'entreprise étrangère C.________ Sàrl (ci-après: C.________) - située à V.________ - afin qu'elle lui fournisse des prestations de services qu'il a qualifiées de typiques de celles d'un "call-centrer (back/front office) ". C.________ ne constituait pas une simple entité effectuant du "portage salarial" et mettant un immeuble ou une part d'immeuble à la disposition de la recourante; il s'agissait au contraire d'une société de téléservices à part entière, qui disposait de ses propres locaux, engageait en son nom ses propres collaborateurs et fournissait des prestations de "call-center". Les premiers juges en ont conclu que C.________ ne constituait pas un établissement stable de la recourante à l'étranger. Par ailleurs, celle-ci n'avait pas réussi à établir qu'elle disposait dans ce pays, en particulier auprès de C.________, de locaux susceptibles de constituer une "installation commerciale et permanente" au sens de l'art. 5 al. 1 OTVA. De plus, le Tribunal administratif fédéral a considéré que l'activité déployée par les dénommés D.________, E.________, F.________ et G.________ - avec lesquels la recourante avait signé des conventions de services ou de consultant - ne pouvait pas "engendrer [pour la recourante] un établissement stable" à l'étranger. D.________ et E.________ opéraient en effet depuis deux structures indépendantes et distinctes de C.________ et disposaient d'adresses qui leur étaient propres. En ce qui concernait F.________ et G.________, ils n'opéraient pas depuis l'étranger (à l'exception de quelques déplacements). En outre, les prénommés n'exerçaient pas leurs activités depuis des locaux qui auraient été d'une quelconque manière à la disposition de la recourante. En définitive, celle-ci ne disposait pas d'un établissement stable à l'étranger, ce qui avait pour conséquence qu'elle était la destinataire des prestations litigieuses, lesquelles étaient localisées en Suisse et imposables à titre d'impôt sur les acquisitions.