Citation: I 209/05 16.12.2005 E. 3

Dans son recours, V.________ reproche aux premiers juges de ne pas avoir pris en compte l'aggravation de son état de santé, survenue en décembre 2002, afin d'évaluer son invalidité. 3.1 Les pièces versées au dossier font ressortir que l'assuré souffrait, dans un premier temps, de discopathies lombaires pluri-étagées prédominant en L4-L5 depuis le 13 avril 2001 au moins. Cette affection avait pour conséquence de le rendre totalement incapable d'exercer le métier de manoeuvre, mais lui laissait une pleine capacité de travail, sans diminution de rendement, dans une activité, telle que la conciergerie, ne nécessitant pas de port de charges, ni d'efforts intenses (rapport du médecin traitant du 12 avril 2002 fondé sur ceux des docteur B.________ et C.________). Les responsables du stage d'observation COPAI, qui s'est déroulé quelques mois plus tard, ont conclu que d'un point de vue physique, intellectuel et social, l'intéressé était en mesure d'exercer, à plein temps avec un rendement de 80 %, un emploi léger, simple et pratique (contrôleur de produits finis, ouvrier dans le milieu industriel ou le conditionnement léger), évitant le port de charges, s'exerçant en position assise avec possibilité d'en changer, dans le circuit économique normal. Ce rendement ne devait cependant être atteint qu'après une période d'adaptation, mais ne l'a jamais été, même lors des stages en entreprises; il a évolué, chronologiquement, de 80 à 50 % (rapport COPAI du 18 novembre 2002). Par la suite, le docteur M.________ a annoncé une péjoration de l'état de santé de son patient. Il estimait que la coxarthrose bilatérale et le canal lombaire étroit, décelés depuis peu, ainsi que les lombo-sciatalgies empêchaient la station debout prolongée et n'étaient pas compatibles avec un métier, même si celui-ci s'exerçait essentiellement en position assise (rapports des 14 mars et 12 juin 2003). Les docteurs G.________ et Z.________ qualifiaient cependant la coxarthrose de discrète ou débutante (rapports des 13 mai et 6 juin 2003). La doctoresse E.________ mentionnait, en plus, l'existence d'une scoliose dorso-lombaire avec syndrome vertébral subaigu, d'une périarthrite de hanche droite, ainsi que d'inguinalgies. Considérant l'ensemble des diagnostics, une capacité résiduelle de travail de 80 % lui paraissait élevée. Elle estimait également que V.________ se maintiendrait difficilement dans un travail léger en raison du tableau radiologique lombaire aggravé depuis 2001 (rapports des 2 mai, 18 juillet et 27 novembre 2003). Les rapports médicaux mentionnés ne contiennent pas de plus amples motivations.