Citation: 6B_1058/2021 E. 1.2

1.2. Les juges cantonaux ont retenu que le recourant avait possédé, avec conscience et volonté, une matraque télescopique dans sa voiture sans autorisation de détenir une telle arme, dans le but avoué de pouvoir en faire un éventuel usage défensif. Les éléments constitutifs objectifs et subjectifs de l'infraction visée par l'art. 33 al. 1 let. a LArm étaient ainsi réalisés et l'infraction était intentionnelle. Les juges cantonaux ont toutefois retenu que le recourant ignorait que la détention de l'arme en question sans autorisation était illicite, de sorte qu'il avait été en proie à une erreur sur l'illicéité de son acte. Cela étant, il aurait dû savoir qu'une matraque télescopique était une arme et que sa possession était réglementée; il aurait dû, à tout le moins, s'en douter, la question de la licéité de la détention d'un tel objet étant, au vu de sa finalité, sujette à caution. L'instance précédente en a conclu que le recourant aurait dû se renseigner avant d'acquérir l'arme, de sorte que son erreur était manifestement évitable. En raison de cette erreur évitable, la peine devait être atténuée.