Citation: 5A_530/2019 E. 3.1.2

3.1.2. L'estimation a pour but de déterminer l'étendue de la garantie, l'office étant tenu de ne séquestrer que les biens nécessaires pour satisfaire le créancier séquestrant en capital, intérêts et frais (art. 97 al. 2 LP applicable par analogie en vertu du renvoi de l'art. 275 LP). Elle permet aussi de vérifier qu'il ne s'agit pas de biens sans valeur de réalisation au sens de l'art. 92 al. 2 LP (par analogie sur renvoi de l'art. 275 LP). Elle sert en outre à fixer le montant des sûretés à fournir par le débiteur pour recouvrer la libre disposition des droits patrimoniaux séquestrés (art. 277 LP; STOFFEL/CHABLOZ, in Commentaire romand, Poursuite et faillite, 2005, n o 14 ad art. 276 LP; GILLIÉRON, op. cit. Articles 271-352, n o 89 ad art. 275 LP et n o 19 ad art. 276 LP; GILLIÉRON, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, Articles 89-158, 2000, n o 11 ad art. 97 LP). C'est aussi sur la base de l'estimation que l'office pourra mentionner dans le procès-verbal, conformément à l'art. 112 al. 3 LP qui s'applique par analogie (ATF 100 III 25 consid. 2), que les biens séquestrés sont insuffisants pour garantir le recouvrement de la prétention alléguée (STOFFEL/ CHABLOZ, op. cit., n o 14 ad art. 276 LP; GILLIÉRON, op. cit. Articles 271-352, n o 25 ad art. 276 LP et n o 18 ad art. 276 LP).