Citation: 7B_734/2024 E. 2.2.1

2.2.1. Dans une argumentation subsidiaire, le recourant soutient que si le mandat d'expertise devait être confirmé, il faudrait écarter la question n° 3 du questionnaire et ne pas remettre aux experts les pièces médicales concernant les plaignants. Il y aurait par ailleurs lieu d'ajouter au mandat d'expertise les questions suivantes: " Pour quel motif estimez-vous être en mesure de réaliser une expertise sur dossier sans avoir eu connaissance le contenu de ce dernier là où les premiers experts ayant eu un plein accès au dossier l'ont exclu en l'absence d'entretien avec l'expertisé? A combien de reprises avez-vous effectué une expertise pénale avant jugement sur dossier? Selon les règles de l'art, quelles sont les pièces utiles à une expertise sur dossier, notamment sur le plan médical? Quelle est la portée de l'absence d'entretien avec l'expertisé s'agissant de la valeur d'une expertise psychiatrique sur dossier? ". En rejetant les requêtes du recourant allant dans ce sens, la cour cantonale aurait contrevenu au droit fédéral et, s'agissant en particulier des questions complémentaires, elle aurait violé son droit d'être entendu sous forme d'un défaut de motivation.