Citation: 9C_1072/2008 13.10.2009 E. 2

La recourante estime qu'une constatation manifestement inexacte des faits a conduit la juridiction cantonale à conférer une pleine valeur probante au rapport d'expertise en violation des principes jurisprudentiels régissant cette matière. 2.1 Toute inexactitude factuelle n'est toutefois pas forcément critiquable. Elle doit en effet avoir une influence sur le sort de la cause selon l'art. 97 al. 1 LTF. Or, les indices concrets évoqués par l'assurée pour jeter le doute sur la valeur probante du rapport d'expertise ne revêtent pas cette importance. Ainsi, le fait que le docteur E.________ l'ait décrite comme droitière, alors que tel ne semble pas être le cas, n'a aucune incidence en l'occurrence, d'autant moins que le docteur R.________ a signalé la disparition des dernières séquelles liées au traitement chirurgical du syndrome des tunnels carpiens. Il ne saurait pas plus être reproché à l'expert d'avoir exclu l'existence d'un certain nombre d'antécédents familiaux pathologiques puisque, pour ce faire, il ne pouvait se fonder que sur les propos de la recourante qui, à l'époque de la réalisation de l'expertise, n'avait mentionné que des maux de tête chez un père malade des nerfs. Cette vague description ne se rapproche pas des antécédents de suicide, troubles thymiques, troubles anxieux, dépendances ou compensations psychotiques écartés. De plus, l'anesthésie du côté gauche du corps, la douleur au niveau du coeur, la faiblesse au niveau des jambes ainsi que les troubles de la mémoire et de la concentration dont aurait souffert son père et dont elle serait atteinte n'ont été allégués pour la première fois que près de dix-sept mois plus tard. La critique relative à la qualification par le docteur E.________ de la durée de l'emploi exercé dans l'hôtellerie n'est pas plus pertinente dès lors qu'il s'agit d'une qualification, et non d'une inexactitude, dont le praticien n'a de toute façon rien déduit sur le plan médical. Il en va de même des griefs soulevés à l'encontre des tests psychométriques réalisés en cours d'expertise. Contrairement à ce que semble croire l'assurée, le fait que de tels tests n'ont qu'une valeur indicative et doivent être interprétés avec prudence constitue une justification générale et pas seulement une justification particulière découlant des incohérences observées. En effet, la réalisation de tests standards ne peut remplacer le travail concret de l'expert qui, en l'espèce, en a déduit une mauvaise concordance entre les hétéro et les auto-évaluations, ce qui trouve confirmation dans les observations réalisées lors de l'examen clinique. 2.2 La recourante invoque encore un certain nombre de lacunes qui auraient dû conduire les premiers juges à retirer leur confiance au rapport d'expertise.