Citation: 4A_450/2013 E. 3.5.1

3.5.1. Y.________ comme successeur de Y.________ Group (recours, p. 22 let. a) Selon la recourante, le Tribunal arbitral aurait admis à juste titre, aux n. 120 à 122 de sa sentence, que Y.________, ayant succédé à Y.________ Group et s'étant fait céder les actifs de cette dernière, doit assumer toutes les obligations que celle-ci et sa division Y.D.________ ont contractées à l'égard de X.________. A l'en croire, ses propres créances envers Y.________ Group seraient ainsi opposables ipso factoet de jure à Y.________, point qui ne serait pas contesté. Force est de constater, avec les intimées (réponse, n. 85), que la recourante sollicite le texte du passage de la sentence invoqué par elle. En effet, au n. 125 (ii) de sa sentence, le Tribunal arbitral précise que, s'il devait admettre que Y.________ Group est devenue partie aux contrats, il lui faudrait encore se demander si l'acquisition de la division Y.D.________ par Y.________, le 4 mars 2005, mentionnée au n. 120 de la sentence, a entraîné le transfert des contrats incluant les clauses arbitrales de Y.________ Group à Y.________. Et plus loin, après avoir exclu que Y.________ Group eût adhéré aux contrats, il indique que la question subsidiaire formulée ci-dessus devient de ce fait sans objet de sorte qu'il peut se dispenser de l'examiner (sentence, n. 157 et note 176 p. 131). Il est donc faux d'affirmer, à l'instar de la recourante, que le Tribunal arbitral a répondu à cette même question par l'affirmative. Il suit de là que, si la Cour de céans ne devait pas partager l'avis du Tribunal arbitral sur la question principale, elle ne pourrait pas constater la compétence de celui-ci à l'égard de Y.________, comme le lui demande spécifiquement la recourante (recours, p. 51, conclusion n° 4). Dans cette hypothèse, il lui faudrait annuler le ch. 1 du dispositif de la sentence attaquée et renvoyer la cause au Tribunal arbitral pour qu'il tranche la question subsidiaire laissée indécise.