Citation: 6B_1256/2023 E. B

Par jugement du 30 août 2023, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel interjeté par A.________ à l'encontre du jugement précité, qu'elle a confirmé. Les faits sont les suivants: B.a. À U.________, V.________ et en tout autre lieu, pour le moins entre le mois de juillet 2020 et le 15 juillet 2021, A.________ s'est adonné au trafic de cocaïne décrit ci-dessous. Entre juillet 2020 et le 15 juillet 2021, date de son interpellation, A.________ a vendu 52 à 104 boulettes de cocaïne à B.________ pour un montant compris entre 5'200 fr. et 10'400 francs. Pour le moins depuis le début de l'année 2021, A.________ a vendu de la cocaïne en quantité indéterminée à deux ou trois autres clients. Le 15 juillet 2021, A.________ détenait à son domicile 92,3 grammes nets de cocaïne destinée à la vente. L'analyse de la cocaïne saisie effectuée par l'École des sciences criminelles a permis d'établir que la cocaïne présentait un taux de pureté compris entre 27,2 % et 46,1 % et que A.________ destinait ainsi à la vente pour le moins 25,4 grammes de cocaïne pure. En tenant compte du taux de pureté de 27,2 %, soit un taux plus favorable que celui de 38 % défini par la Société suisse de médecine légale pour les années 2019 et 2020, il a écoulé pour le moins 14,6 grammes de cocaïne pure. B.b. A.________ est né en 1989 à W.________ en Guinée-Conakry, pays dont il est ressortissant. || a vécu dans son pays jusqu'à l'âge de 19 ans. Il est alors venu en Suisse où il a fait une demande d'asile en 2009, qui a été rejetée. De 2009 à 2019, il était en Guinée et au Portugal et il est aussi passé par la France, où il a fait des tests pour la légion étrangère. En 2018, il s'est marié en Guinée avec une compatriote qui a un permis C. Il est père de deux filles nées en 2015 et 2019 et d'un garçon né en 2023. A.________ est titulaire d'un permis B. Il exerçait précédemment une activité de livreur auprès de la société C.________ et réalisait un salaire mensuel d'environ 2'000 fr. mais il a été licencié pour raisons économiques et a perçu des indemnités de chômage de 207 fr. 20 bruts pour les mois de février 2023 et mars 2023. Avant son interpellation, A.________ travaillait par ailleurs en moyenne deux fois par mois comme extra dans la sécurité auprès de bars qui le rémunéraient à hauteur de 100 francs. Son épouse travaille comme auxiliaire de santé à 80 % pour un salaire variable d'environ 3'500 francs. Depuis le 2 mai 2023, A.________ travaille comme poissonnier livreur et nettoyeur à 80 % pour le compte de l'entreprise D.________ SA, percevant un salaire mensuel brut de 3'600 francs. Pour le surplus, le couple n'a pas d'autres revenus et touche des prestations complémentaires familles pour les enfants. A.________ n'a ni économies ni dettes. B.c. L'extrait du casier judiciaire suisse de A.________ fait état des condamnations suivantes: - le 27 juin 2014 par le Tribunal de police de Genève pour séjour illégal au sens de la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration (LEI; RS 142.20), crime contre la LStup et faux dans les certificats, à une peine privative de liberté de 15 mois, sous déduction de 245 jours de détention préventive; - le 21 octobre 2015 par le Tribunal de police de La Côte à Nyon pour séjour illégal au sens de la LEI, à une peine privative de liberté de 60 jours; - le 14 janvier 2019 par la Chambre pénale d'appel et de révision de Genève pour délit contre la LStup, à une peine privative de liberté de 60 jours, sous déduction de 2 jours de détention préventive.