Citation: U 228/06 04.05.2007 E. 1

Par ailleurs, le jugement entrepris expose de manière exacte les principes jurisprudentiels applicables en cas de troubles psychiques consécutifs à un accident (ATF 115 V 133 consid. 6 p. 138 ss et 403 consid. 5 p. 407 ss). Il suffit donc d'y renvoyer. 3.4 Par un premier moyen, la recourante conteste le point de vue de la juridiction cantonale selon lequel l'événement du 8 juillet 2001 doit être classé dans la catégorie des accidents de gravité moyenne au sens de la jurisprudence applicable en cas de troubles psychiques dus à un accident. Elle est d'avis que l'événement en cause peut être qualifié d'accident grave compte tenu du fait qu'aux dires du conducteur, elle a été renversée par un véhicule roulant à 50 km/h, qu'elle a été projetée au sol, qu'elle a subi des fractures, ainsi que de multiples contusions et que sa perte de conscience a duré sept heures. Le grief de la recourante est mal fondé. Sur le vu des circonstances de l'accident, telles qu'elles sont rapportées dans le rapport de la police nationale française, l'accident doit être classé dans la catégories des accidents de gravité moyenne. En effet, dès lors qu'il y a lieu de faire abstraction de la manière dont l'assurée a ressenti et assumé le choc traumatique (cf. ATF 115 V 133 consid. 6 p. 139, 403 consid. 5 p. 407 s.), il apparaît que l'événement en cause et l'intensité de l'atteinte qu'il a générée ne sont pas tels qu'il faille admettre l'existence d'un accident grave (pour un rappel de la casuistique des accidents de la circulation classés dans la catégorie de gravité moyenne, cf. consid. 3.3.2 publié dans RAMA 2003 no U 481 p. 203, non publié aux ATF 129 V 323). 3.5 Par un second moyen, la recourante fait valoir que quatre critères objectifs posés par la jurisprudence en matière de troubles psychiques consécutifs à un accident de gravité moyenne sont en l'occurrence réalisés, alors que la juridiction cantonale a admis que seule pouvait être admise l'existence du critère relatif aux difficultés apparues au cours de la guérison et des complications importantes. Tout d'abord, la recourante soutient que l'accident avait un caractère particulièrement impressionnant. Cependant, on ne saurait partager cette opinion. Certes, on ne peut réfuter le caractère particulièrement impressionnant d'un accident en se contentant, comme la juridiction cantonale, de relever que l'assurée n'a plus de souvenirs des événements survenus entre le moment où elle a été renversée et le moment de son réveil à l'hôpital. Toutefois, en dépit de la soudaineté du choc, on ne saurait considérer que le déroulement de l'accident confère à celui-ci un caractère particulièrement impressionnant au sens de la jurisprudence. Par ailleurs, on ne peut se rallier au point de vue de la recourante au sujet de la gravité des lésions physiques subies. Sur le vu des atteintes diagnostiquées lors de l'admission aux Hôpitaux Y.________, il n'y a pas lieu d'admettre que ce critère est réalisé en l'occurrence. Quant au traitement médical, il n'a pas été anormalement long si l'on considère que l'apparition précoce d'un trouble dépressif (cf. rapport du docteur G.________, du 20 septembre 2001) a eu une influence prépondérante sur la longueur du traitement dont la durée prévisible était à l'origine de quatre à six mois (cf. rapport du docteur O.________, médecin à l'Hôpital orthopédique U.________, du 11 septembre 2001). Il est vrai que des médecins du Centre hospitalier Z.________ ont procédé au réenclouage de la fracture le 8 janvier 2002. Toutefois, cette opération a amélioré rapidement l'état de santé physique de l'intéressée. Cela étant, même si le critère relatif aux difficultés apparues au cours de la guérison et des complications importantes est en l'occurrence réalisé, cela n'apparaît pas suffisant pour que la causalité adéquate soit admise dans le cas particulier. Le jugement attaqué n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: