Citation: 1B_358/2021 E. 4.5

4.5. Conformément au principe de la proportionnalité ancré à l'art. 36 al. 3 Cst., le juge de la détention doit examiner les possibilités de mettre en oeuvre d'autres solutions moins dommageables que la détention (ATF 142 IV 367 consid. 2.1 p. 370; 141 IV 190 consid. 3.1 p. 192). Cette exigence est concrétisée par l'art. 237 al. 1 CPP, qui prévoit que le tribunal compétent ordonne une ou plusieurs mesures moins sévères en lieu et place de la détention si ces mesures permettent d'atteindre le même but que la détention. Selon l'art. 237 al. 2 CPP, font notamment partie des mesures de substitution la fourniture de sûretés (let. a), la saisie des documents d'identité et autres documents officiels (let. b), l'assignation à résidence (let. c), l'obligation de se présenter régulièrement à un service administratif (let. d), l'obligation d'avoir un travail régulier (let. e), l'obligation de se soumettre à un traitement médical ou à des contrôles (let. f) et/ou l'interdiction d'entretenir des relations avec certaines personnes (let. g). L'art. 237 al. 3 CPP précise que, pour surveiller l'exécution de ces mesures, le tribunal peut ordonner l'utilisation d'appareils techniques qui peuvent être fixés à la personne sous surveillance. En l'espèce, la cour cantonale a estimé qu'aucune mesure de substitution ne permettait de prévenir les risques de fuite et de collusion. Le recourant déclare être prêt à se soumettre à des mesures de substitution, sans proposer de mesure concrète. Il ne développe notamment pas pourquoi l'appréciation de la cour cantonale serait fausse et encore moins pourquoi l'une ou l'autre mesure de substitution serait appropriée ou permettrait de réduire de manière suffisante le risque de collusion. Insuffisamment motivé (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF; cf. arrêt 1B_296/2019 du 11 juillet 2019 consid. 1.2), le grief doit être déclaré irrecevable.