Citation: 9C_328/2009 08.09.2009 E. 3.3

3.3.1 En l'occurrence, il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation qu'a faite la juridiction cantonale des moyens de preuve dont elle disposait et la conclusion subsidiaire de la recourante, visant au renvoi de la cause pour instruction complémentaire, doit être rejetée. A la lecture du jugement entrepris, les premiers juges n'ont guère accordé d'importance au point de vue du docteur T.________. Ils ont d'ailleurs explicitement écarté les conclusions de ce médecin au profit de celles - plus favorables pour la recourante - du docteur O.________. Cela étant, les avis de ces deux médecins ne divergeaient que sur la question de la capacité de travail exigible, les observations cliniques et les diagnostics étant similaires. On relèvera néanmoins qu'aucun de ces médecins n'a indiqué que l'hypertension artérielle dont souffre la recourante l'empêchait d'exercer une activité lucrative. De fait, la seule question qui peut se poser en l'espèce est celle de savoir s'il existe des éléments médicaux laissant à penser que la capacité résiduelle de travail de la recourante serait inférieure aux 50 % retenus par les premiers juges sur la base du rapport établi par le docteur O.________ le 3 janvier 2007. A ce propos la recourante se prévaut uniquement du rapport établi le 26 août 2008 par ce médecin. La juridiction cantonale a considéré que ce rapport était moins favorable pour la recourante que le rapport du 3 janvier 2007. Au regard des termes imprécis choisis par ce médecin (« Cette symptomatologie éprouvante entraîne, sans conteste, une diminution de la capacité de travail, qui reste toutefois difficilement quantifiable »), on ne saurait juger l'appréciation des premiers juges comme étant manifestement arbitraire. Dans la mesure où elle a produit ce rapport, la recourante doit supporter les conséquences de l'absence de clarté de ce document. 3.3.2 On ne saurait non plus reprocher aux premiers juges d'avoir fait preuve d'arbitraire en écartant - de manière circonstanciée - les résultats de l'enquête économique sur le ménage. Compte tenu de l'ensemble des limitations mises en évidence, une incapacité de 56 % dans l'accomplissement des travaux habituels apparaît manifestement infondée. Sur le plan strictement fonctionnel, la recourante n'est limitée que dans le port de charges. Si la fatigue peut induire chez elle un certain ralentissement, celui-ci peut être compensé par une meilleure répartition des tâches au cours de la journée et de la semaine. Contrairement à ce que soutient la recourante, une telle façon de voir les choses est conforme en tous points à la jurisprudence. Au titre de son obligation de réduire le dommage, la personne assurée est tenue notamment d'adopter une méthode de travail appropriée, de répartir son travail en fonction de ses aptitudes et de ses disponibilités et de demander, dans la mesure du raisonnable, l'aide de ses proches (voir ATF 133 V 504 consid. 4.2 p. 509 et les références).