Citation: 5C.310/2001 28.01.2002 E. 1

A cet égard, l'autorité intimée a tenu compte des déclarations des parties, de l'audition de onze témoins et de 142 pièces. Notamment, elle s'est appuyée sur la comptabilité de l'ex-époux, ainsi que sur les explications données sous serment par son comptable et son assistante. Elle a relevé qu'il ne payait pas d'impôt, qu'il devait à sa soeur une somme de plus de 40'000 fr. et qu'il avait fait l'objet de plusieurs actes de défaut de biens. Surtout, elle s'est fondée sur une décision de l'Autorité de surveillance des offices de poursuites et de faillites du 16 décembre 1998, prise dans le cadre d'une procédure de saisie pour non paiement de l'entier des contributions d'entretien. Ce prononcé attribuait à l'intimé un revenu mensuel net de 5'805. 30 fr. en 1997, lequel s'était certainement maintenu, voire amélioré en 1998. Les doutes sur les revenus et les charges de l'ex-époux avaient ainsi été levés en 1998. En renonçant à demander une expertise de ces comptes, l'appelante n'avait pas satisfait à l'obligation de preuve lui incombant selon l'art. 8 CC. De plus, on ne discernait pas en quoi la maxime officielle, applicable aux contributions destinées aux enfants, dévoilerait d'hypothétiques ressources ou capitaux cachés que ni le fisc, ni le juge pénal, ni l'autorité de poursuite n'avaient pu détecter.