Citation: 8C_46/2015 E. 6

Le recourant invoque la violation des art. 7, 12 Cst. et de l'art. 36 Cst./FR (RSF 10.1). La jurisprudence considère que la mise en oeuvre de l'art. 12 Cst. incombe aux cantons, lesquels sont libres de fixer la nature et les modalités des prestations à fournir au titre de l'aide d'urgence. Le droit fondamental à des conditions minimales d'existence selon l'art. 12 Cst. ne garantit pas un revenu minimum, mais uniquement la couverture des besoins élémentaires pour survivre d'une manière conforme aux exigences de la dignité humaine, tels que la nourriture, le logement, l'habillement et les soins médicaux de base. L'art. 12 Cst. se limite, autrement dit, à ce qui est nécessaire pour assurer une survie décente afin de ne pas être abandonné à la rue et réduit à la mendicité. En effet, le droit constitutionnel d'obtenir de l'aide dans des situations de détresse est étroitement lié au respect de la dignité humaine garanti par l'art. 7 Cst., lequel sous-tend l'art. 12 Cst. (ATF 139 I 272 consid. 3.2 p. 276 et les références de jurisprudence et de doctrine). En l'occurrence, le recourant ne démontre pas en quoi la décision attaquée porterait atteinte à son droit - consacré à l'art. 12 Cst. - d'obtenir de l'aide dans des situations de détresse. Sur la base des constatations de l'autorité précédente (qui lient le Tribunal fédéral), l'aide d'urgence est garantie au recourant, dans la mesure où la Commission sociale a assuré la prise en charge de ses primes impayées d'assurance-maladie obligatoire et la remise de bons de repas et de nuitées, s'il devait se retrouver "sans gîte ni couvert". On ne voit dès lors pas en quoi son droit à des conditions minimales d'existence - respectivement son droit à mener une existence conforme à la dignité humaine - serait violé. Par ailleurs, le recourant ne prétend pas que l'art. 36 Cst./FR qu'il invoque lui accorderait des garanties plus étendues. Le grief soulevé est infondé.