Citation: 5A_28/2014 E. 2.2

2.2. Le recourant reproche à l'autorité cantonale de s'être fondée sur le formulaire de demande de prolongation de son permis de séjour, dès lors que le montant mensuel de 4'500 fr. indiqué sur celui-ci comprenait les revenus de l'intimée. Il expose que lorsqu'il s'est inscrit auprès de la gérance immobilière de son nouveau domicile, il a mentionné son seul revenu, à l'exclusion de celui de l'épouse, soit 3'800 fr. par mois, étant précisé que ce dernier montant comprenait les allocations familiales pour ses enfants. De plus, pour estimer ses dépenses, l'autorité cantonale s'est référée à des pièces bancaires concernant une période durant laquelle les époux faisaient encore ménage commun, de sorte qu'elles ne permettaient pas de déterminer sa situation financière après la séparation. Par cette argumentation, en partie fondée sur des faits qui ne résultent pas de la décision attaquée, le recourant se contente d'opposer son appréciation à celle effectuée par l'autorité cantonale, sans en établir le caractère insoutenable. Il en va ainsi, en particulier, lorsqu'il prétend que le montant de 4'500 fr. figurant dans sa demande de prolongation de permis de séjour incluait les revenus de l'épouse, ses allégations relatives aux indications données à sa nouvelle gérance étant du reste purement appellatoires. Dans la mesure où il soutient que les pièces bancaires sur lesquelles l'autorité cantonale s'est fondée pour estimer ses dépenses concernent une période antérieure à la séparation des époux, sa critique n'est par ailleurs pas décisive, dès lors qu'il ne tente pas de démontrer que le compte dont il est titulaire aurait été alimenté par d'autres revenus que le sien. Au demeurant, il ne conteste pas l'opinion de l'autorité cantonale selon laquelle le revenu de 4'500 fr. par mois qui lui a été imputé correspond statistiquement à celui qu'il est en mesure de réaliser. En tant qu'il est suffisamment motivé (art. 106 al. 2 LTF), le grief est donc infondé.