Citation: 2P.31/2004 25.02.2005 E. 2

La recourante s'en prend à la constitutionnalité de l'art. 33 de la loi vaudoise du 27 février 1963 concernant le droit de mutation sur les transferts immobiliers et l'impôt sur les successions et donations (ci-après: LMSD ou la loi sur les successions). Ses griefs sont recevables dans la mesure où la constitutionnalité d'une disposition légale peut être examinée à titre préjudiciel, dans le cadre d'un contrôle concret de la norme, c'est-à-dire en rapport avec un acte d'application. Si cette norme s'avérait inconstitutionnelle, le Tribunal fédéral ne saurait, formellement, annuler celle-ci, mais il pourrait uniquement lever la décision qui l'applique (ATF 128 I 102 consid. 3 p. 105; 124 I 289 consid. 2 p. 291; 121 I 102 consid. 4 p. 103 et les arrêts cités).