Citation: 4A_188/2016 E. 4.1

4.1. En premier lieu, la recourante, invoquant l'art. 190 al. 2 let. b LDIP et l'arrêt publié aux ATF 140 III 75, soutient que la sentence attaquée devrait être annulée pour avoir été rendue après que les pouvoirs de l'arbitre s'étaient éteints. Elle rappelle, à titre liminaire, qu'en vertu de l'art. 42 (1) (d) du Règlement, la sentence doit être rendue dans les six mois à partir de la date à laquelle le secrétariat a transmis le dossier au tribunal arbitral. Se référant ensuite à une lettre du 29 août 2015, dans laquelle l'arbitre indique aux parties avoir reçu le dossier en date du 24 août 2015 (annexe n° 5 au recours), ainsi qu'au calendrier de procédure du 1er octobre 2015, dans lequel figurent les mentions suivantes: "Receipt of the File 24 August 2015" / "Final Award of the Arbitral Tribunal 24 February 2016" (annexe n° 6 au recours), la recourante affirme que le délai de reddition de la sentence a expiré le 24 février 2016, alors que la sentence n'a été rendue que le lendemain de cette date. Cela fait, elle cite un extrait de l'arrêt susmentionné pour en déduire que l'application de cette jurisprudence à la cause en litige ne peut conduire qu'à l'annulation de la sentence attaquée, laquelle aurait été rendue par un arbitre incompétent ratione temporis.