Citation: 6B_159/2020 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a constaté que le recourant faisait régner au sein du foyer familial une ambiance tyrannique, qu'il était souvent fâché, qu'il frappait son épouse et la menaçait régulièrement en lui disant " je vais te taper " ou " je vais te couper ", appuyant à l'occasion ses menaces en prenant un couteau. Il lui a par ailleurs interdit de parler de cette situation à d'autres personnes en précisant que si elle le faisait il la frapperait encore et la tuerait; il a ajouté que si elle appelait la police et que celle-ci intervenait il les tuerait, elle et les policiers. La cour cantonale a par ailleurs noté que le recourant avait toujours gardé une emprise sur son épouse, sur laquelle il exerçait une constante autorité et qu'il cherchait à maintenir dans l'isolement; elle ne s'exprimait pas en français et n'avait que peu de contact avec l'extérieur, d'autant qu'il lui interdisait de parler à quiconque, d'inviter des tiers à la maison ou de téléphoner à sa famille. Ainsi après que son épouse lui eut simplement demandé pour quelle raison il avait interrogé leur fille au sujet des personnes avec lesquelles elle discutait devant l'école le recourant l'a tirée par les cheveux et l'a frappée au point de lui causer une blessure à la lèvre.