Citation: 4A_505/2017 E. 4.3.1

4.3.1. En premier lieu, la recourante revient sur l'ordonnance n° 44 du 18 mai 2016. Selon elle, le Tribunal arbitral, en l'édictant, aurait montré qu'il s'était déjà fait une religion sur tous les éléments de la demande principale et de la demande reconventionnelle, puisqu'il avait été à même de donner des instructions précises à l'expert, lesquelles instructions avaient conditionné l'issue du litige. Aussi, de l'avis de la recourante, tous les actes de procédure posés par le Tribunal arbitral après le prononcé de ladite ordonnance ne consistaient-ils qu'en une "pure mascarade". Hormis sa formulation des plus contestables, qui fait fi de la nature éminemment complexe de la cause en litige et du travail considérable qui en est résulté pour le Tribunal arbitral pendant de longues années, le motif invoqué ne contient rien de nouveau, mais ne consiste qu'en la simple reprise de la critique infondée à laquelle la recourante s'est déjà livrée à propos de la susdite ordonnance. Il va sans dire qu'il ne saurait prospérer, d'autant moins que la Cour de céans n'a rien trouvé à redire à cette ordonnance. Au demeurant, eût-elle été jugée erronée, elle n'eût pas été nécessairement de nature à fonder un soupçon objectif de prévention à l'égard du Tribunal arbitral (cf., ci-dessus, consid. 4.2.2).