Citation: 1B_274/2014 E. 3.1

3.1. Selon la jurisprudence, le risque de fuite au sens de l'art. 221 al. 1 let. a CPP doit s'analyser en fonction d'un ensemble de critères tels que le caractère de l'intéressé, sa moralité, ses ressources, ses liens avec l'Etat qui le poursuit ainsi que ses contacts à l'étranger, qui font apparaître le risque de fuite non seulement possible, mais également probable (ATF 117 Ia 69 consid. 4a p. 70 et la jurisprudence citée). La gravité de l'infraction ne peut pas, à elle seule, justifier la prolongation de la détention, même si elle permet souvent de présumer un danger de fuite en raison de l'importance de la peine dont le prévenu est menacé (ATF 125 I 60 consid. 3a p. 62; 117 Ia 69 consid. 4a p. 70). En l'occurrence, le recourant, ressortissant français, est membre de la communauté des gens du voyage: il est de ce fait amené à se déplacer fréquemment. Il n'a aucune attache avec la Suisse, où il dit n'être arrivé qu'au début du mois d'avril 2014 et où il n'a pas d'adresse. Sa femme et ses trois enfants vivent en France. L'ensemble de ces éléments, que le recourant ne dément d'ailleurs pas, apparaît suffisant pour retenir un risque concret de fuite. L'arrêt attaqué ne prête pas le flanc à la critique sur ce point. Le seul fait que l'intéressé se serait montré coopérant avec les inspecteurs de police en désignant les principaux protagonistes est insuffisant à faire admettre l'invraisemblance du risque de fuite.