Citation: 8C_463/2022 E. A

A.a. L'Association intercommunale de la STEP [station d'épuration] A.________ (ci-après: l'Association) a engagé B.________, né en 1967, en qualité d'employé d'exploitation de la STEP A.________ à un taux d'activité de 100 % dès le 1er avril 2002, pour un salaire mensuel brut de 4355 fr., treizième salaire en sus au prorata, à hauteur de cinq sixièmes du salaire mensuel brut. L'employé avait également droit à 20 jours de vacances par année jusqu'à 40 ans, puis à 25 jours par année. Dès le 1er avril 2013, son engagement est devenu définitif, aux mêmes conditions, et son salaire a été augmenté à 4486 fr. A.b. Le 23 juillet 2018, l'Association a mis fin aux rapports de service de B.________ pour le 31 octobre 2018 au terme du délai de congé ordinaire de trois mois. L'employé a été immédiatement libéré de son obligation de travailler et son solde de vacances compensé. A.c. Par certificat médical du 12 octobre 2018, B.________ a été déclaré en incapacité de travail à 100 % à compter de ce jour. Le 24 octobre 2018, l'employé a rappelé que son incapacité de travail suspendait le délai de congé. Il a également demandé le paiement des heures supplémentaires pour toute la durée des rapports de travail, soit un total de 1507.18 heures équivalant à 179 jours de travail. Il a estimé ses prétentions à 77'202 fr. 25. Au surplus, il s'est opposé à son licenciement, le considérant comme abusif. Le 26 mars 2019, l'Association a prévenu que la durée maximale de la suspension du délai de congé était de 180 jours, raison pour laquelle, en cas de prolongation de l'incapacité, le salaire ne serait versé que jusqu'à la fin du mois d'avril 2019. A.d. Par décision du 15 octobre 2019, l'Association a accordé "à bien plaire" une indemnité de 18'513 fr. à son ancien employé au titre de dédommagement pour les heures supplémentaires réalisées depuis le 24 octobre 2013 jusqu'au jour de son licenciement. Elle a, au surplus, pris acte du fait que le solde de vacances avait été compensé pendant la période de libération de l'obligation de travailler et que, compte tenu des circonstances, elle pourrait renoncer au paiement des heures supplémentaires réalisées avant 2017, mais acceptait toutefois d'entrer en matière, étant précisé que toute prétention concernant les heures réalisées avant le 24 octobre 2013 était prescrite. Elle a retenu que 50 heures pouvaient être compensées au cours de la période de libération de l'obligation de travailler, ce qui laissait 363 heures à payer, sur la base d'un salaire horaire calculé selon les revenus des cinq dernières années puis majoré de 25 %, soit 51 fr.