Citation: 8C_755/2020 E. A

A.a. A.________, née en 1973, travaillait depuis le 1er mai 1996 comme opératrice de production pour l'entreprise B.________ SA à Nyon et était à ce titre assurée de manière obligatoire contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: CNA). Le 4 janvier 2009, elle a subi une fracture du coccyx après avoir chuté dans les escaliers. Elle a été en incapacité de travail depuis lors. La CNA a pris en charge le cas. A.b. Le traitement médical a été marqué par la persistance des douleurs périnéales, ce qui a donné lieu, le 25 septembre 2009, à une coccygectomie. En raison d'une recrudescence des douleurs, des infiltrations ont été effectuées, qui n'ont toutefois eu qu'un succès temporaire. Le 12 novembre 2010, une neurolyse du nerf pudendal droit a été réalisée. Ensuite d'une incontinence urinaire, l'indication pour une neuromodulation sacrée a été retenue. Le 3 avril 2013, un stimulateur médullaire a été mis en place, lequel a dû être déplacé chirurgicalement le 5 décembre 2014. A.c. Le 11 mars 2014, la CNA a mandaté le Service de neurologie de l' Hôpital C.________ pour la réalisation d'une expertise pluridisciplinaire (neurologie, rhumatologie et psychiatrie), dont le rapport a été rendu le 26 janvier 2016. Après avoir procédé à des investigations sur le plan économique, la CNA a informé l'assurée, par courrier du 7 juillet 2016, que la situation médicale était considérée comme stabilisée et qu'elle allait mettre fin au paiement de l'indemnité journalière et des soins médicaux avec effet au 31 août 2016, hormis 4 à 6 contrôles médicaux par année, la médication antalgique sur prescription médicale, ainsi que l'entretien et le suivi de son stimulateur médullaire et urologique qu'elle continuerait à prendre en charge. Par décision du 1er septembre 2016, confirmée sur opposition le 11 mai 2017, elle a reconnu à l'assurée le droit à une rente d'invalidité fondée sur un taux d'invalidité de 10 %, considérant que l'assurée était à même, en ce qui concernait les seules suites de l'accident, d'exercer une activité légère permettant d'alterner les positions assise et debout. Elle a en revanche nié le droit à une indemnité pour atteinte à l'intégrité (IPAI).