Citation: 2C_361/2021 E. 5.3

5.3. En l'espèce, la question de l'applicabilité de l'art. 101 al. 3 CPC par renvoi de l'art. 20 al. 1 LPJA a déjà été traitée par le Tribunal fédéral. Le Tribunal fédéral a ainsi constaté qu'il n'était pas arbitraire de défendre une interprétation restrictive de l'art. 20 al. 1 LPJA, dès lors que le droit cantonal neuchâtelois contenait à l'art. 47 al. 5 LPJA une règle spéciale qui prévoyait la sanction d'irrecevabilité en cas de versement tardif de l'avance de frais en procédure de recours (cf. arrêt 2C_985/2019 du 26 mai 2020 consid. 6.6; cf. aussi déjà l'arrêt 2D_32/2015 du 24 septembre 2015 consid. 4.2). Or, on se trouve dans le même cas de figure en l'espèce, car le courrier du Tribunal cantonal sollicitant le paiement de l'avance de frais indique, en citant expressément l'art. 47 al. 5 LPJA, que le recours sera déclaré irrecevable faute de paiement de l'avance de frais dans le délai. Par conséquent, en refusant l'octroi d'un délai supplémentaire à la recourante et en prononçant l'irrecevabilité de son recours, le Tribunal cantonal n'a pas procédé à une interprétation arbitraire du droit cantonal. Au surplus, la recourante qualifie de "douteuse et pas évidente" la jurisprudence du Tribunal fédéral, mais sans expliquer en quoi les conditions d'un changement de jurisprudence seraient remplies (sur les conditions d'un changement de jurisprudence, cf. ATF 144 V 72 consid. 5.3.2; 142 V 112 consid. 4.4 et les références citées). Le Tribunal fédéral n'en discerne du reste aucune.