Citation: 1C_48/2025 E. 4

Le recourant s'oppose à la conservation dans son dossier de police judiciaire des pièces en lien avec l'affaire n° 20-9153. La cour cantonale a rappelé à ce propos que la conservation au dossier de police judiciaire des données relatives à la vie privée d'une personne dépendait d'une pesée des intérêts. L'intérêt public consistant dans le fait qu'une personne pourrait récidiver pouvait primer l'intérêt privé de cette dernière à voire des données personnelles protégées. Or, en l'espèce, en criant contre son ex-amie et en se montrant suffisamment violent pour endommager la porte palière de cette dernière, le recourant, indépendamment des suites pénales de son comportement, aurait pu attenter à un bien juridique important, à savoir l'intégrité physique de son ancienne amie. Or, ce comportement s'était produit moins de cinq ans auparavant. Il paraissait ainsi conforme au principe de la proportionnalité et au terme d'une pesée des intérêts en présence de conserver les données relatives à ces évènements dans un dossier de police judiciaire pour prévenir tout risque de récidive. Le recourant ne s'en prend pas à cette motivation. Il fait valoir que la procédure pénale aurait été entachée de vices qui rendraient ses auditions inexploitables, que les dossiers en lien avec ces affaires contiennent des informations inexactes, incomplètes, non pertinentes et adéquates et qu'il n'a pas d'antécédents. Ce faisant, il reprend quasiment mot pour mot l'argumentation développée devant l'instance précédente sans chercher à démontrer en quoi il serait opportun au regard des buts poursuivis par la LDPJu de conserver une trace de cet événement dans le dossier de police en raison du bien mis en péril et du caractère récent de cet évènement. La cour cantonale a exposé au considérant 4a de son arrêt les raisons pour lesquelles il convenait également sous certaines conditions de conserver dans le dossier de police des informations personnelles relatives à des infractions pour lesquelles l'intéressé n'avait pas été condamné. Le recourant n'expose pas par une argumentation conforme à l'art. 106 al. 2 LTF en quoi l'arrêt attaqué serait contraire au droit. Sur ce point, le recours est insuffisamment motivé et est irrecevable.