Citation: 5D_59/2018 E. A

A.a. Par acte notarié du 1er avril 2011, A.________ et B.________ Sàrl ont conclu une promesse de vente et d'achat ainsi que de constitution de servitude conditionnelle concernant la parcelle n° 1368 de U.________. La promesse de vente était notamment conditionnée à l'obtention d'un permis de construire portant sur un immeuble de huit appartements à réaliser sur la parcelle n° 1368. Le permis de construire en faveur de B.________ Sàrl a été délivré le 6 février 2012. Afin de permettre une plus grande densification sur ladite parcelle, nécessaire à la réalisation du projet de B.________ Sàrl, A.________ s'est engagé à requérir l'inscription au registre foncier, à charge de la parcelle n° 5714 de U.________, d'une servitude d'interdiction de bâtir en faveur de la Commune de U.________. Le prix de vente de la parcelle n° 1368 a été fixé à 4'200'000 fr., soit 2'511'600 fr. pour le terrain et 1'688'400 fr. pour la servitude d'interdiction de bâtir sur la parcelle n° 5714. Outre le versement par B.________ Sàrl, en mains du notaire, d'un montant de 440'000 fr. au jour de l'exécution de l'acte, le prix de vente de la parcelle n° 1368 a été stipulé payable par la remise à A.________, à l'état de neuf, terminés, des lots nos 1, 2 et 9 de la propriété par étages constituée par B.________ Sàrl sur la parcelle en question. A cet effet, le 3 décembre 2012, A.________, d'une part, et B.________ Sàrl, d'autre part, ont conclu trois contrats d'entreprise générale en lien avec la construction sur la parcelle n° 1368 des lots nos 1, 2 et 9 de l'immeuble résidentiel " X.________ ". Par acte notarié de division de bien-fonds du 12 décembre 2012, A.________ a divisé la parcelle n° 1368 en deux parcelles distinctes désormais inscrites au Registre foncier comme parcelles nos 1368 et 5829 de U.________. A.b. C.________, fils de A.________, est l'exploitant des vignes plantées sur la parcelle n° 5829. La parcelle n° 1367 de U.________, propriété de la Commune de V.________, voisine des parcelles nos 1368 et 5829, est plantée en vignes. Celles-ci sont exploitées par D.________. Lors d'une séance qui s'est tenue le 14 mars 2012, soit avant le début des travaux de construction sur la parcelle n° 1368, B.________ Sàrl, C.________ et D.________ sont convenus que lesexploitants procéderaient personnellement au défrichage des plants de vignes sur les parcelles nos 1367, 1368 et 5829. Le procès-verbal de cette séance de chantier mentionne en outre qu'une séance de coordination serait organisée avant le début des travaux en présence des différents intervenants, des autorités, ainsi que des divers services industriels et maîtres d'états. En ce qui concerne l'accès au chantier, les protections et défrichages des plants de vigne, les détails seraient définis lors de cette séance. A.c. Par acte du 12 décembre 2012, A.________ a vendu la parcelle n° 1368 à B.________ Sàrl. L'acte de vente rappelle les diverses servitudes de canalisation auxquelles ladite parcelle est sujette. Les travaux d'aménagement du chantier et de construction ont débuté le 21 mai 2013. Par lettre du 29 suivant, répondant aux inquiétudes exprimées par C.________ dans un courrier du 24 mai 2013, B.________ Sàrl a déclaré que l'assiette de la piste d'accès serait prochainement arrêtée et que la question de l'indemnisation serait résolue. B.________ Sàrl n'a jamais contesté le principe même d'une indemnisation pour la perte de récolte occasionnée par l'arrachage des plants de vigne, rendu nécessaire pour permettre notamment l'exercice de la servitude de canalisation. Par courriel du 22 octobre 2013, B.________ Sàrl a indiqué à C.________ qu'elle allait procéder à l'arrachage de vignes supplémentaires. Celui-ci n'a pas donné son accord, mais a constaté le 8 novembre 2013 que B.________ Sàrl s'était exécutée. Pour aménager la piste d'accès au chantier, procéder aux travaux de raccordement des canalisations et entreprendre les travaux de drainage, un certain nombre de plants de vignes ont ainsi dû être arrachés par l'entreprise de terrassement en bordure nord-ouest de la parcelle n° 5829, ainsi que sur la parcelle n° 1367, sans que l'ordre dans lequel l'arrachage a eu lieu puisse être établi avec certitude. Le 7 novembre 2013, D.________, exploitant de la parcelle n° 1367, a chiffré son dommage et a établi un devis qu'il a adressé à B.________ Sàrl sur la base de tabelles fournies par E.________. B.________ Sàrl l'a indemnisé en lui versant un montant de 4'500 fr. hors taxes pour 178 plants de Chardonnay et une perte de récolte sur trois ans, le matériel et la main d'oeuvre compris. Les travaux de remise en état de l'assiette de la servitude se sont achevés à la fin du printemps 2015. Aucune séance n'a eu lieu à la fin des travaux. La qualité de ces travaux de remise en état effectués par B.________ Sàrl n'a pas pu être établie par l'instruction. Le 23 avril 2015, B.________ Sàrl, agissant par l'intermédiaire de son conseil, a proposé une indemnisation de 2'500 fr. à C.________ pour 97 plants enlevés. Mandaté par ce dernier, F.________ (filiale de E.________) a estimé les frais de remise en état de la vigne, de la perte de récolte et autre préjudice à 24'958 fr. 70, une fois déduites les économies de charge selon rapport du 3 juin 2015. La remise en état de la parcelle n° 5829 a fait l'objet d'un devis le 4 juin 2015 de G.________ SA d'un montant de 43'821 fr. Par acte intitulé " cession de droits et créances " du 17 juin 2015, C.________ a déclaré céder à A.________ toutes les prétentions qu'il détient à l'encontre de B.________ Sàrl pour ce qui concerne l'arrachage des vignes et la perte de récolte qui en découle, ainsi que la remise en état en culture de la vigne.