Citation: 1B_61/2015 E. B

Entre sa relaxe et le 6 janvier 2015, A.________ aurait encore pris contact avec plusieurs individus par Whatsapp et courriel pour leur demander d'enlever B.________, de la ligoter, de la bâillonner, de l'emmener de force à leur domicile ou dans une chambre d'hôtel et d'entretenir de force des relations sexuelles avec cette dernière; il aurait même conseillé à certains d'utiliser une arme fictive, voire un couteau, pour contraindre la plaignante à les suivre. Dans ce contexte, un individu non identifié, se faisant passer pour un policier (en se légitimant au moyen d'une fausse plaque), se serait présenté, le 1 er décembre 2014, à l'école de B.________ afin de venir la chercher pour soi-disant procéder à son audition. Arrêté à nouveau, A.________ a été placé en détention provisoire par ordonnance du 9 janvier 2015 du Tribunal des mesures de contrainte (ci-après: Tmc). Ce Tribunal a retenu l'existence des risques de collusion, de réitération et de passage à l'acte. En ce qui concerne ce dernier point, il convient de mentionner que A.________ a fait l'objet d'une condamnation le 25 juin 2014 pour utilisation abusive d'une installation de télécommunication, menaces, désagréments causés par la confrontation à un acte d'ordre sexuel et dénonciation calomnieuse (peine pécuniaire de 120 jours-amende à 30 fr. et amende de 600 fr.); il a en outre fait l'objet d'une procédure pénale en mars 2013 pour utilisation abusive d'une installation de télécommunication, qui a été classée ensuite d'une conciliation.