Citation: 2C_104/2021 E. 4.2

4.2. Même s'ils n'ont pas qualité pour agir au fond, les recourants peuvent se plaindre par la voie du recours constitutionnel subsidiaire de la violation de leurs droits de partie équivalant à un déni de justice formel (cf. ATF 129 I 217 consid. 1.4; arrêt 2D_38/2020 du 25 février 2021 consid. 1.4.1), pour autant qu'il ne s'agisse pas de moyens ne pouvant être séparés du fond (cf. ATF 133 I 185 consid. 6.2 et les références; arrêt 2D_38/2020 du 25 février 2021 consid. 1.4.1). En l'occurrence, les recourants se plaignent d'une violation de leur droit d'être entendus, motivant cette violation par le fait que "l'analyse, sous l'angle de l'art. 8 CEDH, effectuée par l'autorité cantonale demeure abstruse dès lors que les recourants ne sont pas à même de comprendre comment elle arrive à ce résultat". Le droit d'être entendu impose à l'autorité judiciaire de motiver ses décisions, afin que le justiciable puisse les comprendre et exercer son droit de recours à bon escient. Pour satisfaire à cette exigence, il suffit que l'autorité mentionne au moins brièvement les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a fondé sa décision. Elle n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limiter à ceux qui, sans arbitraire, peuvent être tenus pour pertinents (ATF 142 II 154 consid. 4.2 et les références). Dès lors que l'on peut discerner les motifs qui ont guidé la décision de l'autorité, le droit à une décision motivée est respecté même si la motivation présentée est erronée. La motivation peut d'ailleurs être implicite et résulter des différents considérants de la décision (ATF 141 V 557 consid. 3.2.1 et les références). Dans le cas d'espèce, outre que l'on peut douter que la motivation des recourants, retranscrite in extenso ci-dessus, soit suffisante au regard du principe d'allégation prévu par l'art. 106 al. 2 LTF, on doit constater que les motifs de l'arrêt du Tribunal cantonal ne sont aucunement insuffisants. En effet, cette autorité a clairement expliqué que les recourants ne pouvaient pas se prévaloir de l'art. 8 CEDH, car les années passées en Suisse par le recourant 1, il y a plus de 20 ans dans le cadre de sa procédure d'asile, ne pouvaient pas être prises en considération. Au demeurant, les recourants ont bel et bien compris les motifs de l'arrêt entrepris, puisqu'ils ont valablement pu les contester. Le grief de violation du droit d'être entendu doit par conséquent être écarté.