Citation: 5A_227/2018 E. 3.2.1

3.2.1. Les recourants font ensuite grief aux juges cantonaux d'avoir considéré que la question du fardeau de la preuve - qui incombait aux intimés - était " sans objet " du fait que leur accord aux haies litigieuses était établi. Or, l'existence d'un tel accord avait été admise sur la base du seul témoignage de K.________, administrateur de la PPE de 2012 à 2014, qui n'était pas en fonction lors de l'acquisition des lots 3 et 5 par les parties ni lors de la séance du 5 juillet 2010 au cours de laquelle les aménagements extérieurs n'avaient pas fait l'objet de remarques concernant lesdits lots. Tout le témoignage de K.________ s'était concentré sur les discussions qui avaient eu lieu entre les parties au sujet des haies litigieuses et de leur hauteur. Contrairement à l'avis des juges cantonaux, le témoignage du prénommé au sujet des allégués 53 et 55 avait également trait à des pourparlers transactionnels. Au terme de ses explications, ce témoin avait ajouté que les séances de conciliation organisées entre les parties n'avaient pas permis d'aboutir à une solution transactionnelle. Admettre sur la base de ce témoignage qu'ils avaient effectivement accepté l'implantation des haies litigieuses résultait d'une appréciation arbitraire des preuves. Le Tribunal cantonal aurait dû, vu ce témoignage, admettre au contraire qu'aucun arrangement n'était intervenu sur la hauteur des haies litigieuses ou, à tout le moins, retenir que les intimés avaient échoué dans la preuve d'un tel accord.