Citation: 1B_35/2008 18.02.2008 E. B

Le 11 octobre 2007, A.________ a sollicité une assistance juridique pénale pour obtenir l'annulation de l'arrêt de la Cour d'assises du 22 juin 2006. Par décision du 6 novembre 2007, le Vice-Président du Tribunal de première instance de la République et canton de Genève (ci-après: le Vice-président du Tribunal de première instance) a rejeté cette requête. A.________ avait eu connaissance du second arrêt de la Cour d'assises, ou à tout le moins de ses conséquences, lors de son arrestation le 25 août 2006. Faute de réaction dans le délai de quatorze jours pour former opposition au jugement par défaut, l'arrêt de la Cour d'assises devait être considéré comme définitif et exécutoire. Il en allait de même si on admettait que A.________ n'avait eu connaissance du jugement qu'en juillet 2007, puisque ce dernier ne s'était adressé à la Cour de justice que le 28 septembre 2007. Aucune démarche ne pouvant plus être entreprise à l'encontre de la condamnation, l'assistance judiciaire devait dès lors être refusée. Le 3 décembre 2007, A.________ a recouru contre cette décision auprès du Président de la Cour de justice. Par arrêt du 18 janvier 2008, ce dernier a confirmé l'appréciation du Vice-président du Tribunal de première instance et a rejeté le recours.