Citation: 6B_965/2023 E. 2.2.4

2.2.4. F._______ avait confirmé les déclarations de l'intimée. Ce témoin avait expliqué, en bref, que l'intimée lui avait dit que le recourant avait abusé d'elle, qu'elle était allée avec celui-ci, qu'elle ne l'avait plus revue jusqu'à midi et que quand celle-ci était arrivée, on voyait qu'elle avait pleuré, qu'elle était toute rouge et tremblait. Elle lui avait demandé ce qui s'était passé et l'intimée avait commencé à pleurer; elle était dans tous ses états et suffoquait. L'intimée lui avait répété plusieurs fois qu'elle ne voulait pas travailler avec le recourant et que c'était un pervers. Les deux femmes avaient demandé à leur directrice, soit E.________, de pouvoir travailler ensemble. Le témoin avait précisé que les jours suivants, l'intimée était tout le temps collée à elle et qu'elle lui avait petit à petit expliqué ce qui lui était arrivé, à savoir que le recourant l'avait "serrée, embrassée et qu'il lui avait tout fait". Elle avait mentionné que l'intimée lui avait dit s'être défendue et que le recourant lui aurait dit "c'est quand les femmes se défendent, qu'elles veulent". Elle avait précisé que la porte du local en question ne s'ouvrait et se fermait qu'avec une clé que le recourant détenait, contrairement à l'intimée. Elle a relevé que le recourant était quelqu'un d'agressif et de fort, qu'il faisait de la musculation et que l'intimée lui avait dit qu'elle n'était pas arrivée à s'en débarrasser car il avait trop de force. Le témoin F._______ avait également relevé les propos inappropriés du recourant sur son grand appétit sexuel et son besoin d'avoir plusieurs fois des relations par jour et a affirmé que la majorité de ses discussions étaient sexuelles. Pour la cour cantonale, ce témoignage était complet, clair et détaillé. S'agissant des propos inappropriés du recourant en lien avec sa sexualité, force était de constater que celui-ci, qui avait déclaré consommer de la pornographie, avait confirmé qu'il était très actif sexuellement ("J'ai une copine et avant la naissance de l'enfant, nous avions 1 à 2 rapports sexuels par jour"). Or, la cour cantonale ne voyait pas comment F._______ aurait eu connaissance de cela autrement que dans les circonstances qu'elle décrit, de sorte que les dénégations du recourant à cet égard n'étaient pas crédibles.