Citation: 5A_725/2022 E. 5.2

5.2. Contrairement à ce que soutient la recourante, les données insérées dans le simulateur fiscal sont connues puisqu'elle admet elle-même que la cour cantonale a pris en compte pour établir la charge fiscale de l'intimé un revenu annuel net de 140'400 fr. dont elle a déduit les contributions d'entretien arrêtées à 23'400 fr. Quant à l'âge et au domicile de l'intimé, ils ressortent de l'état de fait de la décision querellée, de sorte que l'on voit mal pour quel motif la cour cantonale aurait dû préciser les chiffres intégrés dans le simulateur à ce titre. Certes, un doute subsiste quant à la religion introduite dans dit simulateur. Cela étant, en fonction de la confession insérée, le montant de l'impôt paroissial varie, pour une personne de l'âge de l'intimé domiciliée à Fribourg, approximativement de 0 fr. pour une personne sans confession à 1'137 fr. par an pour un membre de l'église réformée, soit l'église qui prélève l'impôt le plus élevé, à savoir une différence maximale de 95 fr. par mois. Une différence aussi minime dans la charge fiscale ne saurait de toute évidence entraîner l'arbitraire dans le résultat s'agissant des contributions d'entretien calculées sur cette base, ce d'autant que la charge fiscale repose sur une estimation. Pour ce qui est des "déductions automatiques", celles-ci n'ont certes pas été chiffrées par la cour cantonale. Cela étant, une simple simulation sur l'outil en question permet de se rendre compte que, lorsqu'on insère un montant à titre de revenu net dans le simulateur, un montant est automatiquement déduit au titre des "primes d'assurances et intérêts de capitaux d'épargne" s'agissant de l'impôt fédéral direct et un autre montant déduit au titre de "déduction prime ass. privées (M/A) " pour l'impôt cantonal. C'est ainsi manifestement à ces déductions que la cour cantonale faisait référence. Enfin, la recourante relève à juste titre que la cour cantonale a déduit du revenu net de l'intimé des contributions d'entretien mensuelles de 1'950 fr., respectivement 1'250 fr. dès le 1 er janvier 2023, alors que les contributions finalement arrêtées au terme de la décision sont de 1'750 fr. entre août 2021 et décembre 2022 et 1'000 fr. dès le 1 er janvier 2023. Cela étant, la recourante ne démontre pas, calculs à l'appui, l'impact que cette différence de montants aurait en définitive sur la charge fiscale et en conséquence sur le montant des contributions d'entretien, étant rappelé que l'augmentation de la charge fiscale du recourant aurait également pour effet de réduire le montant du disponible à partager. En conséquence, la recourante n'est pas parvenue à démontrer l'arbitraire dans le résultat sur ce point, de sorte que son grief doit être rejeté.