Citation: 6B_118/2022 E. 1.3.1

1.3.1. La cour cantonale a donné au recourant acte que la persistance à nier une infraction sexuelle, ressentie comme infamante, commise à l'encontre d'une enfant hors la présence de témoins et sans indices matériels incontestables, ne constituait pas une preuve de culpabilité, comme semblait l'avoir retenu les premiers juges. Elle ne constituait cependant pas non plus une preuve d'innocence, mais alimentait uniquement le constat d'une absence d'aveux. Quant aux critiques du recourant relatives aux comportements familiaux de son ex-compagne à l'égard de ses enfants (nudité des adultes devant les enfants, le fait d'embrasser brièvement sur la bouche ("smacks")), il était vrai qu'elles n'avaient pas non plus la portée d'un indice direct de culpabilité. En revanche, la cour cantonale a relevé qu'il était frappant que le recourant eût été marqué par ces comportements et qu'il n'était pas exclu qu'il les eût perçus comme une forme de justification ou d'incitation pour embrasser à son tour la bouche de l'enfant, mais avec une intention sexuelle, et caresser certaines parties de son corps sous sa culotte. La cour cantonale a considéré que, sous cet angle, son insistance à souligner les attitudes impudiques ou déplacées de la mère, voire de l'enfant, avaient la portée d'un indice secondaire. Il en allait de même des propos du recourant à l'intimée selon lesquels la fillette avait les mêmes fesses qu'elle.