Citation: 9C_318/2018 E. 4.1

4.1. La juridiction cantonale a constaté que ni la loi ni le règlement de prévoyance d'Allianz ne prévoyait un droit au remboursement des prestations au sens de l'art. 85bis al. 2 let. b RAI. La caisse de prévoyance avait en revanche, dans l'attente d'une décision définitive de l'assurance-invalidité, accepté de servir au recourant une rente d'invalidité provisoire. Il devait ainsi être admis qu'il s'agissait d'une prestation librement consentie au sens de l'art. 85bis al. 2 let. a RAI, à tout le moins concernant sa quotité. A ce propos, selon les premiers juges, l'accord écrit du 15 mai 2009, signé du conseil du recourant sur le formulaire de demande de compensation, correspondait à une cession de créance au sens des art. 164 ss CO et contenait tous les éléments nécessaires pour être valable. La correspondance du conseil du recourant, accompagnant la transmission de cet accord, démontrait de plus clairement la manifestation de volonté portant sur la compensation par voie de cession d'une créance future. Adressée exclusivement à l'office AI, la correspondance du 18 septembre 2013, par laquelle le conseil du recourant signifiait révoquer toutes les éventuelles cessions en faveur de tiers au sens de l'art. 22 al. 2 LPGA, n'était en revanche pas opposable à la caisse de prévoyance. Après réception de la cession de créance par le cessionnaire, le principe de parallélisme des formes imposait en effet au cédant de révoquer la cession par acte écrit soumis à réception du cessionnaire.