Citation: 5P.447/2006 11.12.2006 E. C

Contre ces deux mesures, X.________ a recouru à la Cour de justice. Le 13 mars 2006, cette autorité a confirmé la privation de liberté à des fins d'assistance. Lors de l'audience du 23 juin 2006, X.________ a déposé un rapport établi le 6 mai 2006 par le Dr G.________, médecin adjoint au Service de Psychiatrie gériatrique de la clinique de Belle-Idée. Selon ce spécialiste, X.________ ne souffre d'aucun trouble psychiatrique aigu, ni de trouble délirant persistant. Les symptômes observés (susceptibilité importante au regard de l'autre, sentiment rapidement présent d'être agressé et attaqué et vive réaction à cette perception d'attaque) lui permettent de confirmer l'existence d'un trouble de la personnalité de type paranoïaque, pour lequel il n'existe aucun traitement médicamenteux. Il souligne également que l'accumulation d'objets ne représente pas une pathologie reconnue et traitable et n'empêche pas le patient de prendre soin de lui dans un lieu de vie choisi par l'intéressé. Par arrêt du 15 septembre 2006, la Cour de justice a rejeté l'appel, confirmant la décision du Tribunal tutélaire en ce qui concerne le maintien de la mesure d'interdiction.