Citation: 9C_734/2015 E. 5.2

5.2. L'argumentation soulevée par l'office recourant ne suffit pas, en l'espèce, à remettre en cause le choix opéré par la juridiction cantonale. L'intimée a toujours exercé un emploi jusqu'à son atteinte à la santé - sous réserve de la période directement consécutive à la naissance de ses enfants - et l'office recourant ne conteste pas les constatations cantonales selon lesquelles elle avait suivi une formation en comptabilité et en informatique durant les années 1990 pour donner un nouvel élan à son activité professionnelle dès que ses enfants seraient entrés au cycle d'orientation (jugement entrepris, p. 33). Quoi qu'en dise l'office recourant, le fait que l'intimée travaillait à temps partiel (80 %) au moment de la décision initiale d'octroi de rente ne suffit pas pour considérer que les circonstances justifiant l'application d'une méthode d'évaluation de l'invalidité différente ne se sont pas modifiées entre 2001 et 2013. Pour le surplus, l'argumentation de l'office AI repose derechef sur la prémisse que l'intimée possédait une pleine capacité de travail dès 2009, ce qui ne ressort pas des faits retenus sans arbitraire par l'autorité précédente (supra consid. 3.1 et 4.2). On ne saurait dès lors reprocher à la juridiction cantonale de ne pas avoir tenu compte du fait que l'intimée souhaitait en 2009 qu'on lui laissât le temps de se réadapter au monde professionnel avant de rechercher activement un nouveau travail.