Citation: 6B_135/2019 E. 2.2.1

2.2.1. On comprend toutefois des explications du recourant que le préjudice allégué a en réalité été subi en lien avec les actes d'escroquerie (art. 146 CP) qui auraient été commis par l'intimé, entre la fin 2006 et la fin 2007, par le fait de lui avoir fait miroiter la possibilité de devenir actionnaire de la société suisse C.________ SA en créant un climat de confiance trompeur pour l'amener à verser un montant total de 3'190'000 fr., sans contrepartie, tout en modifiant en parallèle la structure financière de la société par le transfert de ses actifs vers des entités étrangères. Dès lors que le dommage allégué paraît découler directement de l'infraction en cause, le recourant a dans cette mesure la qualité pour recourir. Il ne peut en revanche pas déduire, pour ces mêmes faits, de prétentions civiles propres résultant d'actes de gestion déloyale (art. 158 CP) commis au détriment de C.________ SA ou d'autres entités contrôlées par l'intimé, dès lors que, lorsqu'une infraction est perpétrée au détriment du patrimoine d'une personne morale, seule celle-ci subit directement un dommage et peut prétendre à la qualité de lésée, à l'exclusion notamment de ses actionnaires (cf. ATF 140 IV 155 consid. 3.3.1 p. 158; arrêt 6B_791/2017 du 8 mars 2018 consid. 1.2.1).