Citation: 4A_244/2022 E. 3.2

3.2. À l'instar du tribunal, la cour cantonale a retenu, sur la base des faits allégués, l'existence d'un lien de causalité hypothétique entre la violation contractuelle fautive de la société de courtage et la survenance du dommage. En substance, elle a considéré que, si la société de courtage n'avait pas violé ses obligations, la société fiduciaire aurait entrepris des démarches pour faire assurer le véhicule en Suisse ou, en cas d'impossibilité, en aurait informé le client, ce qui aurait eu pour conséquence, selon l'expérience générale de la vie, d'amener le client à assurer son véhicule ailleurs - celui-ci pouvant alors choisir de modifier ou de renoncer au montage fiduciaire pour bénéficier d'une couverture d'assurance, cas échéant en Belgique -, ce qui aurait évité la survenance du dommage. Elle a précisé qu'au vu de la situation, il ne saurait être retenu, sous l'angle de la vraisemblance prépondérante, que le véhicule n'aurait pu être assuré et que la question de savoir s'il existait une solution de remplacement qui aurait également permis d'atteindre l'" objectif d'optimisation fiscale poursuivi " n'était pas déterminante, puisque le client aurait précisément pu décider de revoir ses objectifs fiscaux afin de pouvoir assurer le véhicule.