Citation: B 82/05 22.09.2006 E. A

A.a M.________, né le 30 août 1967, a travaillé du 24 mai au 30 novembre 1994 au service de l'entreprise de construction X.________ SA. Au chômage depuis le 1er décembre 1994, il était assuré contre les accidents auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 26 janvier 1995, M.________ a été victime d'une chute dans les escaliers d'un parking, ayant occasionné une fracture-luxation du tiers proximal du radius gauche et une luxation du cubitus gauche. Dans le cadre de l'évaluation des séquelles de l'accident, le docteur B.________, médecin d'arrondissement, a déterminé la nature des travaux encore exigibles. Sur cette base, la CNA a fixé la perte de gain à 15 % et a alloué à M.________ une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 20 %. Le 13 juin 1998, M.________ est tombé sur l'épaule gauche en jouant au football. Le docteur S.________ a diagnostiqué une luxation complète de l'articulation acromio-claviculaire gauche et procédé à une réduction sanglante avec contention par deux broches de Kirchner et un fil de cerclage monté avec un effet de hauban. Le 10 août 1998, il a procédé à l'ablation du matériel d'ostéosynthèse. Le docteur S.________ a attesté une pleine capacité de travail dès le 7 septembre 1998; dans un rapport du 25 septembre 1998, il a constaté que son patient était à nouveau apte à travailler à 100 % dans une activité adaptée. Dans le cadre des suites de l'accident du 13 juin 1998, le docteur B.________ a réexaminé l'assuré et a estimé que l'exigibilité était identique à celle résultant du premier accident (rapport du 7 septembre 2000). Par décision du 11 septembre 2000, la CNA a alloué à M.________ une indemnité pour atteinte à l'intégrité physique de 5 %, en plus de celle de 20 % déjà versée et a refusé de modifier le taux de la rente. Dans le cadre de la procédure d'opposition, la CNA a décidé de confier une expertise au docteur T.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, qui, dans un rapport du 7 juin 2001, a confirmé l'exigibilité reconnue par le docteur B.________. Le 16 janvier 2002, la CNA a rejeté l'opposition, estimant qu'il n'y avait aucun motif de réviser à la hausse le taux de la rente d'invalidité et qu'il n'y avait plus d'incapacité de travail au-delà du 6 septembre 1998, raison pour laquelle l'indemnité journalière n'a plus été versée dès cette date. Par jugement du 23 octobre 2003, la Cour des assurances sociales du Tribunal administratif du canton de Fribourg a rejeté le recours formé contre cette décision par l'assuré, confirmant l'argumentation de la CNA. Par arrêt du 26 mars 2004, le Tribunal fédéral des assurances a rejeté le recours interjeté par M.________ contre ce jugement.