Citation: 7B_17/2023 E. 3.4.1

3.4.1. Lors de ses auditions des 22 octobre 2018 et 26 août 2020, le recourant 1, entendu en qualité de prévenu, s'est limité à expliquer les circonstances dans lesquelles il estimait avoir perdu de l'argent en qualité d'administrateur de C.________ SA. Il a exposé que E.________ Sàrl, qui avait servi d'intermédiaire en mettant à disposition de C.________ SA des agents commerciaux en vue de la conclusion de contrats avec des tiers, avait refusé de rembourser les acomptes que certains clients avaient versés; E.________ Sàrl avait ainsi facturé à C.________ SA des prestations qui n'avaient pas été réalisées, ce qui l'avait contraint à s'endetter en injectant de l'argent dans sa société dans le but de la sauver. Le recourant 2 a quant à lui déclaré, au cours de son audition du 24 août 2020 en qualité de prévenu, avoir, en tant que responsable de la comptabilité de la société C.________ SA, "passé beaucoup d'heures non rémunérées sur le dossier" et avoir ainsi perdu de l'argent. Dans son courrier du 17 décembre 2019, l'avocate des recourants a certes indiqué que le recourant 1 avait "lui-même été lésé par la faillite de la société C.________ SA" dans la mesure où il avait perdu plus de 200'000 fr. qui constituaient ses économies et des emprunts qu'il devait encore rembourser. Il n'apparaît toutefois pas que le recourant 1 ait déclaré avoir subi un préjudice direct résultant des agissements de F.________; il a d'ailleurs lui-même précisé, par la suite, que "toutes les difficultés [étaient] venues à cause de D.________" (PV aud. du 26 août 2020, lignes 392 et 393). Enfin, on ignore à quelle pièce du dossier cantonal correspond la plainte que le recourant 2 prétend avoir déposée en faveur de C.________ SA (recours, p. 8). Or, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de rechercher lui-même dans les pièces versées au dossier les éléments de fait pertinents à l'appui des griefs invoqués, d'autant moins lorsque, comme en l'occurrence, ce dossier est constitué, selon les propres termes des recourants, de "plusieurs milliers de pages". Partant, les recourants ne démontrent pas, sur la base des pièces et procès-verbaux auxquels ils se réfèrent, avoir fait une déclaration expresse de constitution de parties plaignantes au sens de l'art. 118 al. 1 CPP.