Citation: 5A_891/2022 E. 3.2

3.2. Il ne ressort pas de l'arrêt déféré que le moyen pris de la violation du droit transitoire aurait été soumis à l'autorité d'appel, comme l'exige le principe de l'épuisement des instances cantonales (art. 75 al. 1 LTF). Par conséquent, la question de sa recevabilité se pose (ATF 146 III 203 consid. 3.3.4; 143 III 290 consid. 1.1; arrêts 5A_322/2022 du 5 octobre 2023 consid. 6.3.2; 5A_827/2022 du 16 mai 2023 consid. 6.2 et les références). Quoi qu'il en soit, le grief apparaît infondé. Comme il a été exposé ci-dessus, pour les enfants de parents mariés qui sont séparés ou qui ont divorcé, l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions ne donne pas "automatiquement" droit à une modification des contributions d'entretien fixées selon l'ancien droit (cf. supra consid. 3.1). Ces contributions ont en effet été tranchées dans le cadre du divorce ou de la réglementation de la vie séparée en même temps que la pension alimentaire due à l'autre parent. Dans ces cas, l'art. 13c Tit. fin. CC subordonne la modification à un changement notable et durable de la situation. Contrairement à ce que prétend la recourante, cela vaut aussi lorsque, dans ces procédures, aucune contribution d'entretien après le divorce ou entre époux n'a été allouée (MATTIAS DOLDER, Betreuungsunterhalt: Verfahren und Übergang, in FamPra.ch 4/2016 p. 917 ss, 925/926 et la note de pied n° 46). Au surplus, il n'apparaît pas que l'action intentée par la recourante ait un autre but qu'une nouvelle fixation de l'entretien en espèces ("Barunterhalt") des enfants, pour lequel l'entrée en vigueur du nouveau droit ne saurait de toute façon constituer à elle seule un motif de modification (FOUNTOULAKIS, op. cit., n° 4 ad art. 13c Tit. fin. CC; cf. ég. supra consid. 3.1). Pour autant que son grief soit recevable (art. 75 LTF), la recourante ne saurait par conséquent être suivie.