Citation: 5A_165/2023 E. 4.3

4.3. Le recourant soutient encore qu'un autre point important de l'arrêt attaqué devrait être corrigé, au motif que l'autorité précédente serait tombée dans l'arbitraire en omettant de prendre en considération qu'au moment du dépôt de l'appel, le solde de son compte bancaire s'était déjà beaucoup amoindri, et ce malgré la pièce n° 169 le démontrant. Sa seule fortune immédiatement réalisable serait ainsi de 151'839 fr. 55. A cet égard, la cour cantonale a considéré qu'il ressortait du train de vie du mari et des charges dont il décidait librement de s'acquitter, selon ses propres allégués, qu'il disposait largement des moyens financiers nécessaires pour subvenir à l'entretien convenable de son épouse et de sa fille, à tout le moins durant la période limitée des mesures protectrices de l'union conjugale. Depuis la séparation des conjoints, en mai 2021, il avait décidé de loger dans un hôtel qui lui coûtait 3'900 fr. par mois, sans produire de preuve de recherches d'un appartement. A bien plaire, il entretenait son fils majeur à hauteur de 3'751 fr. par mois, lui avait versé en sus 10'000 fr. en juillet 2022 et s'était en outre récemment engagé auprès de lui à lui payer une formation complémentaire. Il ne produisait du reste aucune pièce susceptible de démontrer valablement le solde que présenterait son compte bancaire, en particulier qu'il aurait baissé à 151'926 fr. Par ailleurs, il paraissait retirer actuellement de la location du bien immobilier copropriété des époux 1'500 fr. par mois de plus que ce qui avait été retenu par le premier juge. Il était en outre propriétaire de plusieurs voitures de collection et d'une Porsche 911, lesquelles augmentaient d'autant la fortune aisément réalisable dont il disposait. Enfin, il était dans l'expectative d'un héritage qu'il évaluait lui-même à trois millions de francs. Le recourant se contente de dire, sans autre précision, que la pièce n° 169 susvisée démontrerait que le solde de son compte bancaire s'élevait à 151'839 fr. 55 au 5 juillet 2022 et à affirmer qu'il s'agit là de sa seule fortune immédiatement réalisable. Il ne conteste cependant pas les autres éléments sur lesquels la cour cantonale s'est fondée pour retenir que ses moyens financiers lui permettaient de subvenir à l'entretien convenable de sa femme et de sa fille, à tout le moins durant la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale. Autant qu'il est suffisamment motivé (art. 106 al. 2 LTF), le moyen est par conséquent infondé, le solde de son compte bancaire, quand bien même serait-il établi, n'étant pas déterminant à lui seul.