Citation: 6B_659/2014 E. 18.5.2

18.5.2. En substance et pour autant que l'on comprenne, le recourant soutient qu'il n'a fait que reproduire dans les formulaires A les informations communiquées par les personnes qui lui donnaient des instructions. A défaut d'avoir interrogé les ayants droit économiques des comptes sur ce qu'ils auraient dit au recourant, celui-ci ne pourrait pas être condamné, sans violation de son droit d'être entendu. Le TPF a exposé pour quels motifs il écartait les déclarations du recourant à ce sujet. Le recourant ne s'en prend pas à cette motivation mais se contente d'opposer sa propre version des faits à celle retenue par le TPF, dans une démarche purement appellatoire. Quant à la prétendue violation de son droit d'être entendu, elle n'est ni étayée, ni pertinente. Dans la mesure où le recourant entend de la sorte reprocher au TPF une administration incomplète des preuves, le recourant n'indique pas quelles dispositions du CPP le TPF aurait violées ni ne développe valablement, au regard de l'art. 106 al. 2 LTF, en quoi son droit d'être entendu aurait été violé. Le recourant ne prétend ni ne démontre qu'il aurait requis des mesures d'instruction spécifiques durant la procédure ou devant le TPF, pas plus qu'il ne soutient qu'elles lui auraient été arbitrairement refusées. Il ne démontre ainsi pas en quoi le CPP, respectivement son droit d'être entendu, auraient été violés et son grief est insuffisamment motivé. Si l'argumentation du recourant devait être comprise comme une critique concernant l'établissement des faits, elle n'est pas propre à démontrer que l'appréciation de ceux-ci par le TPF est arbitraire, comme déjà exposé ci-dessus.