Citation: 5A_51/2025 E. A

A.a. A.________ et B.________ sont les parents non mariés de C.________, née en 2017. Selon convention ratifiée par la justice de paix le 11 octobre 2018, l'autorité parentale était exercée conjointement et la garde de l'enfant était attribuée à la mère. Le père bénéficiait d'un droit de visite à raison d'un week-end sur deux ainsi que de la moitié des vacances scolaires et des jours fériés. Par décision du 25 août 2020, une curatelle d'assistance éducative a été instituée en faveur de l'enfant et confiée à la Direction générale de l'enfance et de la jeunesse (DGEJ), en lieu de place de la surveillance judiciaire au sens de l'art. 307 CC instaurée le 17 août 2018. A.b. Le 15 août 2023, la DGEJ a informé l'autorité de protection d'une évolution défavorable de la situation. L'état physique et psychique de la mère ne lui permettait pas de s'occuper de sa fille, qui avait été accueillie par le père depuis le 12 juin 2023, la DGEJ s'interrogeant toutefois sur la qualité de cette prise en charge. Une audience s'est tenue le 8 septembre 2023. La juge de paix a informé les parties de l'ouverture d'une enquête "en fixation du droit de visite et en attribution de la garde", confiée à l'Unité d'évaluation et missions spécifiques (UEMS). Lors de cette même audience, les parties sont convenues que la garde de l'enfant serait provisoirement confiée au père durant ladite enquête et ont requis la ratification de cette convention pour valoir ordonnance de mesures provisionnelles. A.c. Dans un rapport du 22 janvier 2024, l'UEMS a notamment conclu au transfert de la garde de l'enfant à la mère et à l'attribution d'un droit de visite en faveur du père à raison d'un week-end sur deux, étant précisé que lorsque celui-ci aurait trouvé un logement adéquat, hors foyer d'hébergement d'urgence, la mise en oeuvre d'une garde alternée serait souhaitable afin de permettre à l'enfant de maintenir des liens construits avec chacun de ses parents. À l'audience de la justice de paix du 2 février 2024, les parties ont signé une convention prévoyant notamment, à titre provisoire, que la garde de l'enfant était confiée à la mère et que le père exercerait son droit de visite à raison d'un week-end sur deux du vendredi soir au lundi matin, et un week-end sur deux du dimanche matin au lundi matin. A.d. Par requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles du 29 juillet 2024, la mère a conclu à la suspension du droit de visite du père, en raison d'une suspicion d'abus sexuels sur l'enfant par celui-ci. Le 31 juillet 2024, le droit aux relations personnelles du père a été suspendu à titre superprovisoire. A.e. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 13 septembre 2024, la Justice de paix du district de Lausanne a ordonné la poursuite de l'enquête en fixation du droit de visite et en attribution de la garde, ainsi que la mise en oeuvre d'une expertise pédopsychiatrique, rapporté l'ordonnance de mesures d'extrême urgence rendue le 31 juillet 2024, et dit que le père exercerait provisoirement son droit de visite sur l'enfant par l'intermédiaire d'Espace Contact selon les modalités prévues par cette association, mais que, jusqu'à ce que pareil droit de visite puisse être mis en place, il s'exercerait par l'intermédiaire du Point Rencontre, deux fois par mois, pour une durée maximale de deux heures, à l'intérieur des locaux exclusivement (ch. IV du dispositif). Elle a en outre déclaré l'ordonnance immédiatement exécutoire, nonobstant recours (ch. VI). Le 1er novembre 2024, la mère a recouru contre cette ordonnance à la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal vaudois, concluant en substance à la suspension du droit de visite jusqu'à ce qu'il soit mis en place par Espace Contact. Elle a par ailleurs requis l'assistance judiciaire et la "restitution de l'effet suspensif" concernant l'exercice du droit de visite par l'intermédiaire du Point Rencontre. Par ordonnance du 5 novembre 2024, le juge délégué de la Chambre des curatelles a rejeté la requête d'effet suspensif. Le 6 décembre 2024, la mère a formé un recours en matière civile au Tribunal fédéral contre cette ordonnance, sollicitant l'attribution de l'effet suspensif au recours et le bénéfice de l'assistance judiciaire (cause 5A_843/2024).