Citation: 6B_236/2013 E. 3.2.1

3.2.1. La cour cantonale a d'abord relevé qu'il ressortait des déclarations des témoins entendus que tous les ordres faisaient l'objet d'une demande de confirmation écrite émanant de la banque, que celle-ci devait être contresignée par deux personnes, que, notamment, F.________, alors directeur de la succursale genevoise de X.________, D.________ et G.________, actuelle directrice, étaient informés des opérations en cours, que la documentation y relative était envoyée à Londres et que les banques adressaient, directement à la recourante, les contrats et engagements ainsi qu'un état de situation mensuel incluant les positions "hedge" pour clôture de comptes. Un témoin avait en outre déclaré que l'intimé avait adressé un courriel adressé à "tout le monde" afin de retracer ses positions de "hedging" et contenant des explications sur le risque de change. La recourante était dès lors malvenue de prétendre que l'intimé aurait agi, dans le contexte des opérations Forex, à son insu, même si l'ensemble des protagonistes concernés n'étaient pas toujours informés en temps réel. L'intimé n'avait pas dissimulé les opérations en cours (cf. arrêt entrepris consid. 6.1 p. 38). Au surplus, les opérations de couverture du risque de change futur avaient, par définition, un caractère spéculatif. Chaque opération avait en outre une contrepartie physique. Le contrat portant sur une somme de 30 millions d'euros était en relation avec des opérations commerciales en cours, notamment un contrat du 19 octobre 2006 portant sur la livraison de biocarburant d'une valeur de 47 millions d'euros. Les prétendus agissements hasardeux de l'intimé n'étaient ainsi pas corroborés par les éléments de la procédure. La police avait d'ailleurs considéré aux termes de son rapport rendu à la suite de la commission rogatoire décernée chez E.________ que les pièces recueillies démontraient la réalité, l'ampleur et la bonne facture du travail de l'intimé (cf. arrêt entrepris consid. 6.2 p. 38 s.).