Citation: U 429/04 12.08.2005 E. 4

Le recourant fait grief à la juridiction cantonale d'avoir nié le lien de causalité entre l'accident du 12 janvier 2002 et les cervicalgies à l'origine de la cure thermale, en s'appuyant uniquement sur le rapport du docteur Z.________. Il remet en cause la valeur probante de ce rapport, au motif que l'expert ne l'avait pas rencontré pour procéder à des examens. Il soutient par ailleurs que les conclusions de ce praticien sont contredites par l'ensemble des autres médecins consultés. 4.1 Se référant au diagnostic initial, ainsi qu'à l'évolution relativement favorable du cas jusqu'au 24 juin 2002, le docteur Z.________ a exclu l'hypothèse de lésions durables à la colonne cervicale consécutives à la chute et engendrant les cervicalgies constatées. Il a exposé que lors d'un accident tel que celui du 12 janvier 2002, les muscles du cou se tendent au maximum et protègent la colonne cervicale. Il n'a cependant pas exclu qu'une tel tension puisse avoir des conséquences douloureuses sur cette dernière, mais en tout cas pas au point de lui causer des fractures ou d'aggraver une affection maladive préexistante, de manière définitive ou durable. Constatant, de plus, l'absence de lésions osseuses, d'hospitalisation ou de dysfonctionnement neurologique, l'aptitude du recourant à se mouvoir seul après les événements, ainsi que le délai de deux jours entre l'accident et la première consultation médicale, l'expert a ensuite affirmé que les cervicalgies diagnostiquées étaient relativement bénignes et se guérissaient, dans le 95 % des cas, dans un délai de trois mois, éventuellement six en cas d'affection maladive préexistante. En fait, il ressort des rapports des docteurs D.________ et G.________ qu'une évolution lentement favorable a abouti à la disparition totale des douleurs cervicales et a permis au recourant de reprendre son travail à plein temps le 24 juin 2002, soit cinq mois environ après l'accident. Se fondant sur ce qui précède, le docteur Z.________, de même que le docteur G.________, ont donc considéré que le statu quo ante ou statu quo sine était atteint dès cette date, par conséquent, que les suites traumatiques de l'accident avaient totalement disparu. Le docteur Z.________ a également exclu que la hernie et les débords discaux mis en évidence par l'IRM du 28 janvier 2002 puissent être des séquelles accidentelles. L'expert a décrit les circonstances conduisant habituellement à l'apparition de hernies (long processus dégénératif dû au port quotidien de lourdes charges ou conséquence de micro-traumatismes endommageant jour après jour les disques intervertébraux). Il a affirmé que les chocs uniques, même très violents, n'engendraient que rarement des hernies, comme l'a d'ailleurs admis le Tribunal fédéral des assurances (cf. RAMA 2000 n° U 378 p. 190 consid. 3 et les références). Il a également déclaré que dans les cas de genèse traumatique, les hernies étaient le plus souvent accompagnées de fortes lésions d'un segment unique de la colonne vertébrale, ce qui n'était de toute évidence pas le cas en l'espèce. En effet, aucune lésion de cette gravité n'avait été objectivée et des atteintes à trois segments de la colonne vertébrale (C3-C4, C5-C6 et C6-C7) avaient été décelées. Le docteur Z.________ en a déduit la présence d'un état maladif de la colonne vertébrale antérieur à l'accident et qui s'est révélé durant la convalescence. Contrairement à ce que soutient le recourant, ces constatations revêtent une pleine valeur probante. L'argumentation du docteur Z.________ est claire. Elle est étayée par de nombreuses références à la doctrine médicale tout en prenant en considération l'ensemble des circonstances du cas d'espèce. Par ailleurs, le praticien pouvait renoncer à rencontrer le recourant, dès lors qu'il disposait d'un dossier médical complet lui permettant d'établir de manière précise et chronologique les circonstances de l'accident, l'atteinte à la santé ainsi que son évolution, et de présenter des conclusions motivées. Dans de telles circonstances, la jurisprudence n'exige pas qu'un examen personnel de l'assuré soit systématiquement pratiqué (cf. RAMA 2001 n° U 438 p. 345).