Citation: 6B_512/2017 E. A

Un litige oppose depuis plusieurs années A.A.________ et son père B.A.________ à X.X.________, à la suite de l'acquisition par ce dernier de la maison de famille des premiers, sise à C.________. Les époux X.________ ayant agi en revendication, la famille A.________ a été condamnée à évacuer l'immeuble, en dernier lieu par un arrêt du Tribunal fédéral (arrêt 4A_18/2011 du 5 avril 2011). Diverses poursuites et requêtes en conciliation ont été introduites par A.A.________ et/ou B.A.________ à l'encontre de X.X.________ consécutivement à la cession de cette propriété et à la vente de plusieurs tableaux, visant notamment à ce que X.X.________ soit condamné au paiement de 10'000'000 fr., correspondant à la différence entre le prix de vente effectif et l'estimation de la maison de C.________ à environ 14'000'000 francs. A.a. Plusieurs procédures pénales ont également opposé les parties, notamment après le dépôt d'une plainte de B.A.________ le 5 septembre 2012 au motif que X.X.________ s'était approprié deux tableaux lui appartenant, d'une valeur de 100'000 francs. Ces oeuvres avaient été remises à X.X.________ par A.A.________ le 9 mars 2011 selon un " reçu en consignation ", charge pour lui de trouver un acheteur ou de les restituer dans un délai de 15 jours, ce qu'il n'avait jamais fait malgré plusieurs mises en demeure. Lors de l'instruction, X.X.________ a contesté avoir signé ledit reçu, dénonçant l'usage abusif et contrefait de sa signature; les tableaux lui avaient été remis par A.A.________ à titre de remboursement partiel d'un prêt accordé à la famille en 2008/2009. Une ordonnance de non-entrée en matière a été rendue par le Ministère public le 24 juin 2013, estimant que les éléments constitutifs d'abus de confiance, de gestion déloyale voire même de vol n'étaient pas réunis. Le Ministère public relevait que le plaignant et son fils s'accordaient finalement pour dire que les tableaux n'avaient pas été remis en consignation à X.X.________. A.b. Le 21 mars 2014, X.X.________ a porté plainte contre A.A.________ et B.A.________ pour dénonciation calomnieuse, faux dans les titres, tentative de contrainte, calomnie, subsidiairement diffamation, au motif qu'à l'instigation de son père, A.A.________ avait rédigé le reçu relatif aux deux tableaux et contrefait sa signature. Père et fils avaient ensuite multiplié les commandements de payer à son encontre et les requêtes en conciliation, sans introduire de procédure au fond. En outre, A.A.________ avait envoyé un SMS en mars 2014 à un tiers, dans lequel il traitait X.X.________ d'escroc. Considérant en substance que B.A.________ n'avait pas cherché à faire ouvrir une poursuite pénale contre X.X.________ alors qu'il le savait innocent et que la notification de commandements de payer n'était pas un moyen de pression abusif constitutif de contrainte, le ministère public a rendu le 19 décembre 2014 une ordonnance de non-entrée en matière pour ces faits. Par ordonnance pénale du même jour, il a reconnu A.A.________ coupable de diffamation et classé simultanément l'accusation de faux dans les titres, la prévention de cette infraction n'étant pas suffisante en l'absence du document original et vu les déclarations divergentes des parties.