Citation: 5A_431/2024 E. 3.3

3.3. Sur ce point, bien qu'il n'invoque pas l'art. 29 al. 2 Cst., le recourant se plaint en réalité d'une violation de son droit d'être entendu. S'il est vrai qu'il ressort de la pièce n° 9 que la juge unique a invité le recourant à se déterminer sur les seuls points soulevés dans l'écriture du 25 août 2023 de l'intimée, on ne voit pas que les arguments du recourant, tels qu'il les a résumés dans le présent recours, n'aient pas été pris en considération dans l'arrêt attaqué. En effet, à lire le considérant 4.2.3.2 de l'arrêt attaqué, force est de constater que la juge unique a tenu compte des critiques émises par le recourant à l'encontre de son certificat de salaire 2022. Il en va de même du montant de son revenu mensuel de GBP 15'835.-- qu'il a " réaffirmé " dans les déterminations litigieuses (cf. arrêt attaqué, consid. 4.2.1). Quant à l'irrecevabilité opposée aux conclusions nouvelles de l'intimée du 21 août 2023, il ressort de l'arrêt attaqué que cette question a été examinée en détail à l'aune de l'art. 317 al. 2 CPC (cf. consid. 1.3.1.2 et 1.3.2). Au vu de ce qui précède, à supposer même qu'une violation du droit d'être entendu puisse être retenue, ce qui apparaît douteux, un renvoi de la cause pour ce motif semble ne constituer en l'occurrence qu'une vaine formalité (cf. ATF 143 IV 380 consid. 1.4.1 et les arrêts cités; arrêts 5A_670/2023 du 11 juin 2024 consid. 3.1; 5A_959/2023 du 23 janvier 2024 consid. 3.2; 5A_210/2023 du 28 septembre 2023 consid. 3.4; 4A_453/2016 du 16 février 2017 consid. 4.2.3). Autant que recevable, le grief est rejeté.