Citation: 9C_353/2018 E. 2.2

2.2. Compte tenu de son pouvoir d'examen restreint (consid. 1.2 supra), il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante d'établir en quoi celle opérée par l'autorité judiciaire de première instance serait manifestement inexacte voire incomplète, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. En se limitant à opposer sa propre appréciation des rapports d'expertises de la PMEDA à celle des premiers juges, la recourante n'établit pas, au moyen d'une argumentation précise et étayée, le caractère manifestement inexact de l'appréciation des preuves de la juridiction cantonale. Or les premiers juges ont expliqué les motifs pour lesquels ils considéraient les atteintes à la santé présentées par l'assurée comme dépourvues d'effet invalidant. Ils ont également dûment indiqué les raisons pour lesquelles ils ont accordé une pleine valeur probante aux rapports d'expertises et n'ont pas suivi les avis contraires des médecins traitants, en particulier celui du docteur F.________, selon lequel les experts ne se seraient pas fondés "sur la clinique, mais sur le fait qu'ils veulent prouver que la patiente simule les problèmes médicaux". La recourante affirme simplement que les conclusions des experts sont "en totale contradiction avec les avis éclairés" de ses médecins traitants, selon lesquels elle présente une pathologie atteignant "un stade invalidant" et doit ainsi se voir reconnaître le "droit à une rente AI". Dès lors qu'elle se contente d'opposer l'avis de ses médecins traitants à celui des experts psychiatre et rhumatologue, sans mettre en évidence de manière précise des éléments objectivement vérifiables qui auraient été ignorés par les seconds et seraient suffisamment pertinents pour remettre en cause le point de vue de l'instance précédente, son argumentation ne suffit pas à démontrer le caractère arbitraire de l'appréciation des premiers juges. A leur suite, il suffit de constater que les médecins traitants de la recourante qui ont retenu le diagnostic de trouble somatoforme douloureux ou d'affection psychosomatique assimilée (fibromyalgie) n'ont en effet pas objectivé celui-ci ni explicité ses composantes. Par ailleurs, les affirmations de la recourante selon lesquelles l'évaluation des experts reposerait sur une présomption que le trouble somatoforme douloureux qu'elle présente pourrait être surmonté par un effort de volonté raisonnable - si bien que leurs rapports d'expertises ne satisferaient pas aux exigences fixées par la jurisprudence (cf. ATF 141 V 281) -, sont dépourvues de fondement. Les rapports d'expertises permettent en effet une appréciation concluante de l'état de santé de la recourante à l'aune des indicateurs jurisprudentiels déterminants. Sur le plan somatique tout d'abord, pour établir que les critères diagnostiques d'une fibromyalgie ou d'un syndrome de douleur diffuse n'étaient pas remplis, l'expert rhumatologue a écarté tout signe objectif d'une affection organique rhumatologique, osseuse, arthrogène, myogène ou ligamentaire; il a dûment motivé son appréciation, sans qu'un lien avec la présomption que l'affection en cause pourrait être surmontée par un effort de volonté raisonnable ne puisse en être déduit. Ensuite, sous l'angle psychiatrique, le docteur C.________, en accord avec son confrère rhumatologue, a mis en évidence une démonstration sciemment exagérée de limitations et troubles; il a apprécié notamment la cohérence des limitations décrites par la recourante et l'adéquation du traitement suivi, ainsi que ses ressources personnelles et son contexte social.