Citation: I 201/06 14.07.2006 E. A

A.a P.________, musicien professionnel, travaillait en qualité de professeur de guitare électrique pour le compte de X.________. Le 12 février 1999, il a été victime d'un traumatisme sonore, alors qu'il branchait une installation de sonorisation dont l'amplificateur et la table de mixage étaient réglées sur le volume maximal de 750 watts. Il n'a depuis lors plus exercé d'activité professionnelle. Les suites de cet accident ont été prises en charge par la Generali Assurances Générales (ci-après: la Generali). Selon le docteur L.________, à qui cette assurance avait confié la réalisation d'une expertise otoneurologique, l'assuré souffrait d'acouphènes subjectifs continus consécutifs à un traumatisme acoustique qui ne restreignaient nullement sa capacité de travail (rapport du 7 janvier 2000). Sur la base de ces observations, la Generali a, par décision du 9 octobre 2001, confirmée sur opposition le 26 février 2002, mis un terme au versement de ses prestations avec effet au 31 janvier 2000. Invoquant l'existence d'une hyperacousie invalidante, P.________ a recouru contre la décision sur opposition auprès du Tribunal administratif du canton de Genève, qui a ordonné une expertise bidisciplinaire, otoneurologique et psychiatrique. Selon les experts mandatés, les docteurs M.________ et R.________, l'assuré présentait un acouphène qui devait être considéré comme très grave et une hyperacousie. L'association de ces deux pathologies avait un caractère invalidant et justifiait une incapacité de travail totale comme musicien et de 50 % dans une autre activité. Après avoir pris connaissance des résultats de cette expertise, la Generali et l'assuré ont convenu par transaction (du 12 mai 2003) que celle-ci lui verserait une indemnité pour atteinte à l'intégrité correspondant à un taux de 10 % et un montant de 22'195 fr. à titre d'indemnités journalières, et participerait à hauteur de 1'500 fr. aux honoraires de son avocat, P.________ renonçant pour sa part à une rente d'invalidité ainsi qu'à toute prétention pour frais médicaux futurs. A.b Le 16 mai 2003, P.________ a présenté une demande de prestations auprès de l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI). Se fondant sur les pièces recueillies dans le cadre de la procédure en matière d'assurance-accidents, l'office AI a, par décision du 17 août 2004, confirmée sur opposition le 22 septembre suivant, alloué à l'assuré une demi-rente d'invalidité fondée sur un degré d'invalidité de 50 %.