Citation: 6B_183/2024 E. 1.3

1.3. Dans une argumentation largement appellatoire, partant, irrecevable, le recourant oppose sa propre appréciation des différentes déclarations à celle effectuée par la cour cantonale (cf. art. 106 al. 2 LTF). C'est en vain qu'il relève que deux éléments ressortant du récit de l'intimé ont été écartés pour en déduire un défaut de crédibilité de cette version, dans la mesure où la cour cantonale a précisément écarté les éléments au sujet desquels elle éprouvait un doute, en faveur du recourant. La cour cantonale pouvait sans arbitraire retenir qu'il n'y avait pas de contradiction dans la version de l'intimé se disant obligé de reculer de 4 mètres et précisant avoir subi un choc quand le recourant a continué sa course au volant de son véhicule, occasionnant une blessure au poignet. Le recourant propose plusieurs interprétations libres de l'appel à la police et conclut que cet appel "pourrait tout aussi bien relever d'une stratégie visant à masquer leur difficulté à mener leur tâche à bien". Pareille argumentation n'est pas apte à démontrer l'arbitraire dans l'appréciation des preuves. Pour le surplus, en se prévalant notamment de son âge et la "barrière de la langue", le recourant échoue à démontrer le caractère insoutenable de l'appréciation de son propre récit, quant au déclenchement de l'alarme de la voiture. S'agissant du danger auquel il aurait été confronté s'il avait suivi les instructions qui lui avaient été données, le recourant se fonde sur de pures hypothèses, sans parvenir à démontrer l'arbitraire de la constatation selon laquelle la file de voitures venant en sens inverse était arrêtée lorsque l'agent de chantier avait indiqué la voie de gauche avec son bâton. Enfin, en se contentant d'affirmer que sa version est crédible, le recourant ne remplit pas les exigences minimales de motivation en la matière (art. 106 al. 2 LTF).