Citation: 8C_317/2009 01.02.2010 E. 3

3.1 La juridiction cantonale a considéré qu'il n'existe pas de lien de causalité naturelle entre les maux de tête dont souffre encore l'assuré et l'accident du 5 mai 2003, de sorte que, d'une part, l'état de santé de l'intéressé était suffisamment stabilisé pour permettre de passer au régime de la rente d'invalidité (cf. art. 19 al. 1 LAA), et que, d'autre part, cette affection ne devait pas être prise en compte dans l'évaluation de l'invalidité ni de l'atteinte à l'intégrité. Les premiers juges se sont fondés pour cela sur l'avis du docteur T.________ (rapport du 15 octobre 2007), dont l'appréciation convaincante justifiait de s'écarter des points de vue des docteurs F.________ (rapport du 1er juillet 2004), E.________ (rapport du 28 novembre 2006) et M.________ (rapport du 17 mars 2004), selon lesquels les céphalées étaient dues à l'accident. 3.2 Par un premier moyen, le recourant met en doute la valeur probante des conclusions du docteur T.________, selon lesquelles il n'existe pas de lien de causalité entre les céphalées et l'accident. En particulier, il fait valoir que le rapport de ce médecin contient des erreurs quant au moment de l'apparition des troubles à l'oeil gauche et des céphalées et quant à la question de l'existence d'un traumatisme crânien. Par ailleurs, il allègue que ce médecin a nié l'existence d'un lien de causalité naturel en se fondant sur des critères médicaux «non absolus», comme celui qui exige que les céphalées apparaissent dans les sept jours suivant l'accident pour être qualifiées de post-traumatiques. En outre, l'intéressé reproche au docteur T.________ d'avoir fait abstraction du lien évolutif entre les troubles à l'oeil gauche et les céphalées. Ces griefs sont mal fondés. Le recourant ne saurait en effet mettre en cause les conclusions du docteur T.________ en leur substituant sa propre appréciation de la problématique médicale qu'il tire d'informations publiées dans Internet. En ce qui concerne les prétendues erreurs au sujet du moment de l'apparition des céphalées, les allégations de l'intéressé ne sont pas de nature à démontrer que ces troubles sont survenus dans un délai qui démontrerait l'existence d'un lien de causalité avec l'accident : même si elles sont apparues pour la première fois avant le 15 avril 2004, le dossier ne contient aucun élément permettant d'établir que les céphalées sont survenues dans le délai déterminant communément admis par la doctrine médicale. Enfin, les allégations du recourant ne justifient pas que l'on s'écarte de l'avis du docteur T.________, selon lequel l'intéressé n'a pas subi de traumatisme crânien lors de l'accident. Cela étant, la valeur probante des conclusions de ce médecin n'est pas contestable. 3.3 Au considérant 3 du jugement attaqué, les premiers juges ont exposé de manière circonstanciée les motifs pour lesquels ils se sont fondés sur les conclusions du docteur T.________ plutôt que sur celles des docteurs F.________, E.________ et M.________, selon lesquelles les céphalées étaient d'origines traumatiques. Il n'y a pas lieu de revenir sur cette motivation convaincante qui, au demeurant, n'est pas sérieusement contestée par le recourant. En l'absence d'un lien de causalité entre les céphalées et l'accident, il n'y a pas lieu dès lors d'examiner si ces troubles étaient suffisamment stabilisés pour permettre de passer au régime de la rente d'invalidité (cf. art. 19 al. 1 LAA). Par ailleurs, sur le vu du rapport des docteurs J.________ et S.________ du 31 décembre 2006, il est indéniable qu'aucun traitement médical n'était apte à améliorer l'état de santé de l'assuré sur le plan orthopédique, de sorte que la CNA était fondée à examiner les conditions du droit à la rente d'invalidité. La conclusion du recourant tendant au maintien de son droit à l'indemnité journalière est ainsi mal fondée.