Citation: 6B_776/2015 E. 2.4.4

2.4.4. Le recourant conteste avoir saisi la chambre cantonale d'une demande de récusation à l'encontre du procureur général adjoint et réclame l'annulation du chiffre I du dispositif de l'arrêt cantonal ainsi qu'une réduction consécutive des frais de recours. Selon lui, la conclusion V de son recours cantonal du 30 mars 2015 ne constituait pas une demande de récusation mais la conséquence logique de l'admission de son recours. Audit chiffre V, le recourant a conclu devant la chambre cantonale à ce que " le procureur adjoint A.________ [soit] dessaisi du dossier qui sera instruit par un remplaçant réunissant toutes les garanties d'impartialité voulues par le procès équitable (art. 3 CPP) ". En outre, il ressort de l'arrêt attaqué qu'il reprochait alors au procureur général adjoint d'être trop lent, peu motivé, partial et lié à l'Etat de Vaud, son employeur, d'une manière trop étroite et sans surveillance suffisante au sens de l'art. 14 al. 5 CPP (cf. consid. 2.1). Cela étant, le recourant a mis en cause l'indépendance et l'impartialité du procureur général adjoint et formellement conclu à ce que, le cas échéant, celui-ci soit dessaisi du dossier. Ce faisant, il a formulé les motifs et les conclusions d'une demande de récusation (JEAN-MARC VERNIORY, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2011, n° 1 ad art. 56), sur laquelle la juridiction cantonale était tenue d'entrer en matière, nonobstant la terminologie utilisée. Le grief est mal fondé.