Citation: 4A_395/2017 E. 5

Selon la recourante, la cour cantonale a violé l'art. 259a let. b et l'art. 259d CO en octroyant aux locataires une réduction de loyer de 100% du 11 mai au 26 juillet 2014 - correspondant à la restitution de 4'043 fr.20 (76 jours x 53 fr.20) - au motif que le logement était inhabitable durant cette période en raison des traitements de désinfestation. Son principal argument tient aux circonstances subjectives propres aux locataires, lesquelles n'auraient pas dû guider les juges genevois. A son sens, il faudrait tenir compte, en revanche, du fait que l'appartement était faiblement infesté - hormis entre le 3 et le 24 juin 2014 - et que les occupants pouvaient réintégrer les locaux quatre à six heures après chaque traitement, puisque les locataires n'avaient pas de jeunes enfants allergiques. D'après la recourante, le loyer doit être réduit de 10% du 11 mai au 2 juin 2014, de 20% du 3 au 26 juin 2014 et de 2,5% du 27 juin au 17 juillet 2014, ce qui représente un montant de 401 fr. qu'elle s'engage à verser en mains des locataires.