Citation: 1C_402/2022 E. 3

Dans un grief formel, le recourant relève qu'il avait requis de la CDAP, le 27 juin 2022, une restitution du délai pour répliquer à la réponse de l'autorité intimée. La cour cantonale n'aurait pas statué sur cette demande, ni tenu compte de l'écriture remise spontanément. L'argument est manifestement mal fondé. En effet, l'arrêt attaqué relève (consid. E en fait in fine) que "le recourant s'est encore déterminé le 26 juin 2022" (document enregistré par la CDAP le jour suivant). Il en résulte que la cour cantonale a tenu compte de cette écriture, et que la demande de restitution de délai présentée à ce propos était sans objet. Il n'y a aucune violation du droit à la réplique, ni aucun déni de justice sur ce point. Le recourant se plaint aussi de ce que le dossier de la cause n'aurait pas été remis à la cour cantonale malgré l'ordre de production adressé le 7 juin 2022 à l'autorité intimée. Invité à produire un dossier "original et complet", la Municipalité de Vevey a transmis, le 10 juin 2022, la décision rendue par l'Office de la population précisant que son dossier était constitué par les écritures du recourant. La CDAP était invitée à faire savoir si sa demande de production du dossier "original et complet" était maintenue. Par avis aux parties du 13 juin 2022, la cour a considéré que, sous réserve du droit de réplique du recourant, elle s'estimait en mesure de statuer, ce qui signifie qu'elle a renoncé à la production d'un dossier plus complet, s'estimant suffisamment renseignée par la production de la décision dont le recourant dénonçait jusque-là l'absence. Dans sa réplique, le recourant ne s'est d'ailleurs pas plaint du caractère incomplet du dossier produit. Il n'y a par conséquent aucune violation du droit d'être entendu.