Citation: 1C_311/2024 E. 3.2.1

3.2.1. Le TAF a en particulier rappelé à bon droit que l'enchaînement chronologique rapide entre l'obtention de la naturalisation et la séparation du couple permettait d'appliquer la présomption jurisprudentielle selon laquelle la naturalisation avait été obtenue frauduleusement. En effet, le recourant ne conteste pas que la séparation de fait du couple soit intervenue le 7 juin 2016, soit moins de douze mois après la déclaration de vie commune du 25 juin 2015, respectivement moins de neuf mois après l'entrée en force de la décision d'octroi de la naturalisation (16 septembre 2015). Le TAF a également considéré que cette présomption était renforcée par plusieurs éléments, tels qu'une ou plusieurs relations extraconjugales entretenues (et non contestées) par le recourant et de nombreux échanges de courriels entre les époux dont la teneur confirme des tensions au sein du couple à l'époque de la naturalisation du recourant.