Citation: 1B_409/2022 E. 1

Dans le cadre d'une instruction ouverte contre A.________ pour actes d'ordre sexuel avec un enfant et pornographie, le prévenu a requis, le 26 avril 2022, le retranchement du procès-verbal d'audition du 25 février 2021 à partir de la sixième question, au motif que son défenseur avait alors quitté l'audience bien qu'il se trouvât dans un cas de défense obligatoire. Par ordonnance du 28 avril 2022, le Ministère public de l'arrondissement du Nord vaudois a refusé de retrancher le procès-verbal du dossier et d'administrer à nouveau la preuve. Par arrêt du 22 juin 2022, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a confirmé cette décision, considérant que si le prévenu se trouvait dans un cas de défense obligatoire, il était assisté au début de son audition et avait expressément consenti à poursuivre celle-ci après le départ de son avocat; il avait encore pu s'entretenir par téléphone avec son avocat avant d'accepter de signer le procès-verbal. La remise en cause de ce procès-verbal quatorze mois plus tard, alors que trois auditions et d'autres mesures d'instruction étaient intervenues entre temps, apparaissait contraire au principe de la bonne foi. Par lettre du 1er août 2022, A.________ produit un courrier du 14 juillet 2022 qu'il avait chargé son avocat de transmettre au Tribunal fédéral, valant recours contre l'arrêt du 22 juin 2022. Il persiste à requérir le retrait du procès-verbal d'audition du 25 février 2021.