Citation: 1C_91/2021 E. 1

Les faits dont le recourant veut se prévaloir lui étaient connus au moment du prononcé pénal. Comme le souligne la cour cantonale, il ne peut invoquer que des constatations de fait inconnues du juge pénal n'ont pas été prises en considération ou que les faits ont été établis en violation des règles essentielles de procédure. Au demeurant, le recourant se plaint que le SCAN n'aurait pas pris en considération sa détermination du 11 juin 2019. Tel n'est manifestement pas le cas puisqu'en raison de sa détermination, le SCAN a suspendu la procédure jusqu'à droit connu au pénal. Il n'y a donc pas de violation du droit d'être entendu mais, comme le relève la cour cantonale, le SCAN a appliqué le principe selon lequel l'autorité administrative statuant sur un retrait de permis de conduire ne peut s'écarter des constatations de fait d'un jugement pénal entré en force. Le recourant n'a jamais, durant la procédure pénale, allégué que les faits retenus étaient contraires à la réalité ni formé opposition. Le principe de la bonne foi lui imposait de faire valoir ses moyens dans le cadre de la procédure pénale et il ne pouvait attendre la procédure administrative pour exposer ses arguments. Enfin, avec la cour cantonale, il y a lieu de considérer que l'invocation de difficultés de compréhension en raison de la langue allemande n'est pas convaincante. Le recourant est certes domicilié à La Chaux-de-Fonds, mais comme il l'a indiqué lui-même dans sa lettre au SCAN il travaille dans le domaine de la vente sur toute la Suisse romande ainsi qu'une partie de la Suisse allemande (Berne, Thoune, Olten et son secteur). Il maîtrise donc la langue allemande, ce qui est confirmé par le rapport de police qui indique l'allemand comme langue parlée. Partant, la juridiction cantonale n'a pas procédé de manière arbitraire, ni violé le droit fédéral en se fondant sur les faits retenus par le ministère public.