Citation: 8C_394/2024 E. 6.3

6.3. La recourante observe que dans son avis du 12 avril 2021, la médecin du Service médical régional (SMR) de l'assurance-invalidité a retenu qu'en 2016, l'intimée présentait déjà une capacité de travail totale avec une baisse de rendement de 20 %. Selon cette médecin, la comparaison entre les bilans neuropsychologiques de 2016 et 2019 ne reflétait que peu de changements, tout au plus une légère amélioration en 2019. Le bilan neuropsychologique effectué en décembre 2012, un mois après l'accident, mettait en évidence des déficits attentionnels modérés, des troubles modérés en mémoire verbale et des déficits exécutifs légers. Par ailleurs, l'essentiel de la récupération des fonctions cognitives survenait habituellement dans les deux années qui suivaient un traumatisme cérébral, la récupération attendue au-delà de deux ans étant en général minime. La recourante expose que dans leur rapport complémentaire du 2 décembre 2019, les experts du CEMed ont fixé le début de la pleine capacité de travail, avec une diminution de rendement de 20 %, à avril 2016, avant de le fixer à octobre 2019 dans leur second rapport complémentaire du 15 mars 2021. Ce revirement serait incompréhensible. En outre, aucun traitement médical n'aurait permis une amélioration significative de l'état de santé entre 2016 et 2019. Aucun suivi neuropsychologique n'aurait été instauré après le premier bilan de 2012. L'évolution des troubles neuropsychologiques, telle que décrite par les experts du Centre CEMed, ne serait positive que dans certains domaines. Selon la recourante, la date de stabilisation de l'état de santé aurait dû être fixée à avril 2016, voire à 2013.