Citation: I 375/02 06.05.2003 E. A

Par décision du 27 août 1992, la Caisse de compensation du canton du Jura a mis L.________, ressortissant espagnol, au bénéfice d'une rente entière d'invalidité, à partir du 1er mai 1992, en fonction d'un taux d'invalidité de 75 %. Selon les constatations de l'époque (cf. en particulier le rapport du 5 mai 1992 du docteur A.________, médecin traitant), l'assuré était atteint d'un syndrome lombovertébral dégénératif chronique, de coxalgies et gonalgies chroniques, ainsi que d'une priarthropathie de la hanche et de l'épaule. Il présentait une incapacité totale de travail dans sa profession de maçon et pouvait exercer une activité adaptée légère à raison de 25 %. A la suite du retour de l'assuré dans son pays d'origine, le dossier a été transmis à l'Office AI pour les assurés résidant à l'étranger (ci-après : l'office AI). Dans le cadre d'une révision du droit à la rente, l'assuré a été examiné par la doctoresse B.________, médecin de l'Instituto Nacional de la Seguridad Social (INSS), à la Coruna. Selon cette praticienne, l'assuré présentait une capacité de travail de 40 à 45 % dans son ancienne activité de maçon, mais était susceptible d'être réadapté et d'exercer une profession (rapport du 26 août 1998). Par décision du 3 août 1999, l'office AI a remplacé la rente entière d'invalidité par une demi-rente, à partir du 1er octobre 1999. Par jugement du 3 mars 2000, la Commission fédérale de recours en matière d'AVS/AI pour les personnes résidant à l'étranger (ci-après : la commission) a admis le recours interjeté par l'assuré contre cette décision et renvoyé la cause à l'office AI pour instruction complémentaire et nouvelle décision. L.________ a été examiné par le Servizio Accertamento Medico dell'Assicurazione Invalidità (SAM) de Bellinzona. Dans leur rapport d'expertise du 20 novembre 2000, les médecins du SAM étaient d'avis que la reconnaissance d'un degré d'invalidité de 75 % n'était pas justifiée. Ils concluaient à une incapacité de travail de 30 % au maximum dans l'ancienne profession de maçon, alors que dans une activité de substitution plus légère, la capacité de travail atteindrait au moins 80 %. Se fondant sur les conclusions des experts et sur l'appréciation de son médecin conseil, l'office AI a supprimé la rente de l'assuré à partir du 1er septembre 2001, au motif qu'il était en mesure d'exercer une activité lucrative adaptée à son état de santé, ce qui lui permettrait de réaliser plus de la moitié du gain qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas devenu invalide (décision du 6 juillet 2001).