Citation: 1B_332/2021 E. 1

Il est tout d'abord relevé que de manière générale, le traitement par Antabus n'est pas considéré comme une garantie suffisante dans les cas de dépendance à l'alcool (cf. arrêts 1B_455/2016 du 9 décembre 2016 consid. 3.3; 1B_454/2012 du 24 août 2012 consid. 3.2). En outre, si le recourant décidait subitement de mettre fin à son suivi psychothérapeutique qu'il prétend avoir commencé en prison, ainsi qu'au traitement médicamenteux, rien ne permet d'affirmer que l'autorité serait en mesure de réagir suffisamment rapidement pour l'empêcher de réitérer. Les experts vont d'ailleurs dans ce sens; ils ont en effet relevé qu'un traitement ambulatoire n'apparaissait pas suffisant à l'heure actuelle pour diminuer le risque de nouvelles infractions, préconisant au contraire le placement dans un établissement pour jeunes adultes au sens de l'art. 61 CP; ils ont en outre insisté sur le fait qu'il avait également besoin d'un encadrement éducatif, devant lui permettre de s'inscrire dans un suivi psychothérapeutique et ainsi de contribuer à une évolution positive de son fonctionnement psychique global; le recourant souffrant d'un trouble mixte de la personnalité, il paraissait illusoire d'espérer une réelle implication dans un traitement psychothérapeutique ambulatoire et notamment une présence régulière, compte tenu de ses capacités introspectives limitées, de son immaturité, de ses traits dyssociaux et du risque de nouvelles consommations d'alcool.