Citation: 2C_423/2019 E. 4.4

4.4. Les recourants sont encore d'avis qu'à tout le moins les parts sociales détenues par la recourante ne pouvaient pas faire partie de la raison individuelle, celle-ci ayant été uniquement détenue par le recourant. On mentionnera à ce propos qu'il est sans importance que la recourante n'ait pas exercé la même activité que le recourant, titulaire de la raison individuelle, au sein de celle-ci et qu'elle n'en ait pas été elle-même titulaire. Comme l'a déjà jugé le Tribunal fédéral (arrêt 2C_18/2018 du 18 juin 2018 consid. 3.2), un tel élément n'est pas pertinent, du moment que les revenus des époux qui vivent en ménage commun sont additionnés (art. 9 al. 1 LIFD). Ainsi, même si la recourante détient un certain nombre de parts sociales de la Sàrl, c'est l'unité économique formée par les époux vivant en ménage commun qui est déterminante, notamment afin d'éviter que ceux-ci ne réclament, dans une situation peu claire, une solution qui leur est favorable alors qu'ils ont profité auparavant des avantages fiscaux d'une autre solution. Selon la jurisprudence, il n'est en particulier pas nécessaire que les conjoints forment une société simple. Il faut bien plus prendre en compte la comptabilité commerciale, le mode d'acquisition et le financement (cf. arrêt 2A.252/2000 du 7 novembre 2000 consid. 4a et les références). Or, en l'espèce, la création de la Sàrl a exclusivement été financée par la raison individuelle, qui l'a au demeurant également mentionnée dans sa comptabilité.