Citation: 6B_188/2023 E. 2.3.2

2.3.2. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir versé dans l'arbitraire en retenant que son comportement en détention et les "bougés subjectifs" seraient en lien avec son accessibilité à un traitement institutionnel et aux perspectives de réduction de son risque de récidive. Il soutient, au contraire, que l'expert se serait appuyé sur le comportement du recourant en détention et les "bougés subjectifs" pour fonder son diagnostic, lequel n'a précisément pas été remis en question par la cour cantonale. Par son argumentation, le recourant oppose sa propre appréciation de l'expertise et des déclarations de l'expert à celle de la cour cantonale. En tout état de cause, il n'apparaît pas que la cour cantonale a versé dans l'arbitraire en retenant que l'expert a conclu qu'un traitement institutionnel était indiqué en se fondant notamment sur l'évolution du comportement du recourant et ses "bougés subjectifs". En effet, lors de son audition, l'expert a notamment déclaré qu'il aboutissait à la conclusion que le recourant "peut suivre un traitement" en se basant notamment sur "son évolution du comportement à U._________ (où il n'y a[vait] plus passage à l'acte) " (cf. audition de l'expert, jugement du tribunal criminel, p. 8; art. 105 al. 2 LTF). En outre, dans son rapport d'expertise, l'expert a notamment indiqué: "il nous paraît cliniquement plus pertinent de prendre en considération les bougés subjectifs repérés par le psychothérapeute et le personnel pénitencier et de les soutenir en indiquant un transfert de M. A._________ dans un lieu de soins adapté tel que proposé par le psychothérapeute" (cf. rapport d'expertise du 13 juillet 2021, p. 39; art. 105 al. 2 LTF). Le grief est dès lors rejeté dans la mesure où il est recevable.