Citation: 6B_379/2022 E. 1.5.1

1.5.1. Contrairement à ce que prétend le recourant, C.________ n'a jamais déclaré avoir été " assoupie ou endormie " lorsque le conducteur du véhicule litigieux est sorti pour frapper son compagnon, mais seulement au moment de l'accident, lorsque ledit véhicule a dépassé le leur par la bande d'arrêt d'urgence et a heurté leur rétroviseur. Elle a d'ailleurs déclaré avoir été relativement effrayée (" ziemlich erschrocken ") par le choc de sorte que la cour cantonale pouvait en déduire qu'elle était bel et bien vigile lorsque le conducteur du véhicule qui les précédait en est sorti. Ensuite, on ne saurait suivre le recourant lorsqu'il avance que C.________ s'est totalement rétractée lors de la confrontation réalisée par voie d'entraide judiciaire. En effet, elle n'a jamais déclaré revenir sur ses premières déclarations et ne s'y est guère référée. Elle a au contraire confirmé qu'à son sens c'est le plus jeune des deux protagonistes qui devait conduire le véhicule en question: " Dadurch, dass der Jüngere von beiden sofort bei meinem Lebensgefährten war, als wir angehalten hatten, vermute ich, dass er auch gefahren ist ". Il en résulte que la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir que C.________ n'avait pas infirmé ses premières déclarations, selon lesquelles elle avait vu le jeune homme quitter l'habitacle du côté conducteur (cf. jugement entrepris consid. 3.3). Dans la mesure où celles-ci faisaient immédiatement suite à l'incident, et comme elle n'avait aucun intérêt à témoigner contre le fils plutôt que contre le père, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire admettre leur caractère probant.