Citation: 6B_119/2017 E. 4.2

4.2. Le caractère attentatoire à l'honneur du billet litigieux, que le recourant prétend avoir ignoré, est un élément constitutif de l'infraction et relève ainsi de la qualification juridique des faits, donc de l'erreur sur les faits. A cet égard, il n'était pas insoutenable de retenir, comme l'a fait la cour cantonale, qu'il devait apparaître évident au recourant, en tant que policier et politicien expérimenté, que des propos assimilant l'intimé aux partis totalitaires, notamment celui d'Hitler, étaient attentatoire à l'honneur, peu importe la qualification juridique exacte (calomnie, diffamation ou injure). Le recourant ne saurait en particulier déduire de la remarque figurant dans le rapport de police, laquelle précise que le recourant ne faisait aucune apologie du national-socialisme allemand ou du nazisme dans ses écrits, que les agents de police considéraient, comme lui, que le texte litigieux était dénué de tout caractère pénal - à supposer même que cela soit pertinent. De même, le recourant ne pouvait légitimement penser que ses propos n'étaient pas attentatoires à l'honneur au motif que son parti et lui-même auraient été à maintes reprises traités de " nazis " et de " fascistes " sans que cela n'ait jamais été sanctionné par la justice, puisqu'il ne soutient pas que ces faits auraient été portés devant une autorité de poursuite pénale. Enfin, en ce qui concerne l'avis de son avocat sur la conformité au droit du texte, il y a lieu d'observer que le recourant affirme avoir soumis l'annexe 2 à cet avocat, mais non l'annexe 1, objet de l'ordonnance pénale valant acte d'accusation, de sorte que son grief est dénué de portée. Sous l'angle de l'art. 21 CP, le recourant ne prétend pas avoir ignoré que les atteintes à l'honneur étaient réprimées pénalement en droit suisse. Pour ces motifs, le grief doit être écarté.