Citation: 1C_354/2007 20.11.2007 E. 4

La recourante soutient enfin qu'il était contradictoire, et donc arbitraire, de la part du Tribunal administratif d'instruire le dossier, de laisser entendre lors d'une audience que l'on était en présence de décisions, puis de juger quelques mois plus tard son recours irrecevable. Elle estime également contradictoire de considérer que les éléments nouveaux contenus dans une décision d'exécution - en l'occurrence les délais impartis - pourraient faire l'objet d'un recours, contrairement au reste de la décision. Sur ce point, elle paraît se référer directement à une garantie du droit constitutionnel fédéral, à savoir l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.). Ce grief de violation du droit constitutionnel fédéral ne paraît pas motivé de manière suffisamment claire et précise pour satisfaire aux exigences des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Quoi qu'il en soit, il n'est manifestement pas arbitraire d'admettre, en droit cantonal, une possibilité limitée de contester un acte d'exécution, seulement dans la mesure où une question nouvelle est traitée, ou bien des effets juridiques nouveaux se produisent (cf. notamment Pierre Moor, Droit administratif, vol. II, Berne 2002 p. 105). De même, il n'est pas arbitraire de la part d'une autorité juridictionnelle collégiale de trancher d'une certaine manière une question de procédure, au terme de l'instruction, même si une autre solution avait éventuellement été évoquée lors d'une audience - ce qui n'est au demeurant pas démontré dans le cas particulier.