Citation: 9C_653/2017 E. 5.1

5.1. Contrairement à ce que soutient d'abord la recourante, on constate - et il convient ici de compléter les constatations de la juridiction cantonale à ce sujet (supra consid. 1.1) - à la lecture de l'expertise du CEMed, que son état de santé s'est amélioré. Au moment de la décision initiale, la situation avait été résumée par le docteur D.________ du SMR dans son avis du 4 mai 2011. Le médecin avait retenu, en plus d'un trouble dépressif récurrent, épisode d'intensité moyenne, les diagnostics incapacitants d'algodystrophie du membre supérieur gauche, de syndrome Parsonage-Turner du membre supérieur gauche (névralgie amyotrophiante de l'épaule ou plexopathie brachiale aiguë) et d'allodynie. Il avait en outre mentionné que l'état de santé de la recourante n'était alors pas stabilisé, dans la mesure où il avait précisé que ces atteintes se traduisaient par "une symptomatologie douloureuse non stabilisée et une impotence du membre supérieur gauche", de sorte que la capacité de travail dans une activité adaptée était nulle à ce moment-là. En ce qui concerne la situation au moment de la suppression du droit à la rente, les expertes du CEMed ont en revanche conclu à l'absence de signes d'algodystrophie et d'inflammation du plexus inférieur et indiqué que seuls persistaient des troubles sensitifs résiduels et des douleurs séquellaires; selon elles, cliniquement, il existait "tout au plus une hyposensibilité des doigts 4 et 5, une limitation de la mobilité de l'épaule gauche et des doigts de la main gauche". Elles ont uniquement retenu des séquelles d'algodystrophie du membre supérieur gauche à titre de diagnostic incapacitant, en sus d'une spondylarthropathie et d'un syndrome de Sjögren ( rapport du 8 novembre 2016). Il ressort également de leurs conclusions que la névralgie amyotrophiante de l'épaule (ou syndrome Parsonage-Turner) n'était plus présente, puisqu'elles relevaient seulement une "discrète amyotrophie de la région de l'épaule gauche"; elles constataient aussi l'inactivité de la maladie rhumatismale. Les constatations qui précèdent attestent d'une évolution favorable de l'état de santé de la recourante depuis 2011. Celle-ci ne présente plus une "impotence du bras gauche", que le médecin traitant, le docteur E.________, avait retenue comme "incapacité de mouvoir le membre supérieur gauche" (rapport du 18 avril 2011). Les médecins du CEMed concluent à une limitation de la mobilité de l'épaule gauche et de la main gauche ne restreignant pas la capacité de travail de l'assurée dans une activité adaptée, pas plus que les maladies inflammatoires rhumatologiques; une importante fatigue conduit toutefois à une baisse de rendement de 20 %. Cette modification justifiait que l'administration entreprît une révision de son droit aux prestations. Pour le surplus, la recourante semble remettre en cause le caractère complet de l'examen des expertes du CEMed en soutenant que celles-ci n'avaient pas posé de diagnostic neurologique et n'avaient pas réalisé de scintigraphie ni d'IRM. A cet égard, on relève qu'il ressort de leur expertise qu'elles se sont fondées sur une scintigraphie osseuse effectuée au début de l'année 2016 et sur une IRM cérébrale réalisée au mois de mars 2015. A la suite des premiers juges, on constate, par ailleurs, que les expertes avaient pris connaissance des documents radiologiques et rapports médicaux portant sur l'aspect neurologique, dont celui de la doctoresse F.________, spécialiste en neurologie. Celle-ci avait fait état de sensations dysesthésiques sur tout l'hémicorps gauche, pour lesquelles elle ne trouvait pas d'explication neurologique, le diagnostic le plus probable étant celui de trouble de somatisation (rapport du 20 juillet 2015). Cet aspect a donc été correctement examiné par les expertes.