Citation: 5A_31/2019 E. 5.2

5.2. En l'espèce, le recourant ne présente pas le contenu du droit cantonal ou communal en matière de subventionnement. Il n'évoque même pas le pouvoir décisionnel de la commune sur la révocation de la subvention. De la décision d'irrecevabilité du 20 novembre 2018 qu'il invoque - à supposer que cette pièce soit même recevable (art. 99 LTF), étant précisé que l'autorité cantonale n'en tient pas compte sans que le recourant ne dénonce son omission arbitraire -, il ressort que le juge du Tribunal de Martigny et St-Maurice ne se prononce pas sur la question de savoir si la commune dispose d'un pourvoir de décision en la matière; il statue seulement sur l'irrecevabilité de l'action en libération de dette pour défaut de compétence à raison de la matière (art. 59 al. 2 let. b CPC). Or, si la mainlevée provisoire peut exceptionnellement être accordée pour une prétention de droit public, on soutient en doctrine que l'action en libération de dette pourrait être ouverte devant le tribunal administratif, si celui-ci est compétent pour statuer sur la créance mise en poursuite (STAEHELIN, in Basler Kommentar, SchKG I, 2 ème éd. 2010, n° 43 ad art. 83 LP). A l'évidence, le recourant ne démontre ainsi pas l'arbitraire de la décision, de sorte que le grief doit être rejeté pour autant que recevable.