Citation: 8C_148/2015 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la juridiction cantonale a renvoyé la cause à l'intimée pour qu'elle procède à un nouveau calcul du revenu d'invalide en se fondant sur une activité adaptée exercée à 100 %, avec une diminution de rendement de 24 %. La CNA - à qui la cause est renvoyée - dispose encore d'une latitude décisionnelle, de sorte que l'acte entrepris, même s'il tranche des questions d'ordre matériel, ne peut être assimilé, à titre exceptionnel, à une décision finale au sens de l'art. 90 LTF, ni à une décision partielle au sens de l'art. 91 LTF (cf. ATF 140 V 321 consid. 3.1 p. 325 et la référence; 138 I 143 consid. 1.2 p. 148; BERNARD CORBOZ, in Commentaire de la LTF, 2 e éd. 2014, n° 14 ad art. 93 LTF, p. 1069). Cette latitude porte en particulier sur la nature de l'activité adaptée, pour laquelle la CNA peut, à teneur des considérants du jugement, déterminer le revenu d'invalide au moyen des DPT (descriptions de poste de travail) ou de l'ESS (Enquête sur la structure des salaires de l'Office fédéral de la statistique), impliquant dans ce dernier cas un abattement pouvant aller jusqu'à 25 %. Le jugement attaqué est donc une décision de renvoi, soit une décision incidente au sens de l'art. 93 LTF. Il n'est toutefois pas susceptible de causer une préjudice irréparable à l'assuré, au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Quant à la lettre b de l'art. 93 al. 1 LTF, elle n'entre pas en ligne de compte dès lors que, vu les conclusions prises par l'assuré, l'admission du recours ne peut manifestement pas conduire à une décision finale permettant d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (cf. ATF 134 III 426 consid. 1.3.2 p. 430 et les références).