Citation: 6B_1151/2017 E. 4.3

4.3. A l'encontre de ce raisonnement, la recourante invoque que feu B.________ avait signé le 14 octobre 2010 une procuration en faveur de son conseil par laquelle il donnait pouvoir à ce dernier de déposer plainte pénale à l'encontre de la recourante. Elle se réfère également au courrier de l'intimée du 3 février 2011 aux termes duquel celle-ci demandait que plainte pénale soit déposée à l'encontre de la recourante également pour vol. Elle allègue ensuite que la plainte déposée le 18 février 2011 n'avait pas été signée par feu B.________. Or, selon elle, la procuration étant délimitée au sens de l'art. 396 CO au dépôt d'une plainte pénale, sa validité expirait, vu le délai prévu par l'art. 31 CP, trois mois plus tard, soit le 15 janvier 2011. La procuration donnée le 14 octobre 2010 était donc caduque à cette date, de sorte que les plaintes déposées les 7 et 18 février 2011 étaient irrecevables. La recourante invoque à l'appui de son raisonnement la jurisprudence attachée aux articles 30 et 31 CP qui dispose que la procuration est liée au délai de plainte. La recourante ne fournit aucune référence de la jurisprudence qu'elle dit invoquer. Pour le surplus, feu B.________ a donné procuration, le 14 octobre 2010, à son avocat aux fins de " rédaction et dépôt de plainte pénale contre " la recourante. Cette procuration n'était limitée ni quant à l'objet de la plainte pénale, ni dans le temps. Que l'art. 31 CP prévoie un délai pour déposer plainte pénale ne permet pas de retenir que la validité de la procuration aurait été limitée, depuis son établissement, à un tel délai. Le texte de la procuration indiquait de plus que l'avocat désigné pouvait représenter son mandant pour toute une série d'actes dont on voit mal qu'ils aient pu être opérés dans un délai de trois mois. Cela appuie encore l'appréciation qui précède que la procuration n'était pas limitée dans sa validité à un délai de trois mois dès son établissement. Le grief est infondé.