Citation: 4A_184/2023 E. B

B.a. Le 27 janvier 2021, l'appelante a appelé de la décision prise le 7 janvier 2021 auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS). B.b. Le 2 juin 2021, l'UCI a adopté une nouvelle version de son code d'éthique, laquelle est entrée en vigueur le 3 juin 2021. Elle a également publié un communiqué de presse indiquant notamment ce qui suit: " Afin de réduire la durée et la complexité des procédures ouvertes en cas de violation de son Code d'éthique, l'UCI a décidé de confier à sa Commission d'éthique un plein pouvoir de sanction. Cette dernière peut donc dorénavant infliger des sanctions sans passer, comme c'était le cas auparavant, par la Commission disciplinaire de l'UCI. Une obligation d'information des plaignants de la part de la Commission d'éthique a également été approuvée, alors que jusqu'ici, seules les parties contre lesquelles les procédures étaient dirigées avaient de quelconques droits de procédure et d'information. Cette obligation d'information englobe également une information concernant la décision et ses considérants, dans la mesure où les plaignants sont directement concernés par les faits pertinents. " Le 23 juin 2021, le département juridique de l'UCI a informé la cycliste que la Commission disciplinaire de l'UCI avait reconnu C.________ coupable de harcèlement sexuel et l'avait suspendu de toute activité liée au cyclisme pour une durée de trois ans, tout en subordonnant l'octroi d'une nouvelle licence à l'intéressé à la preuve de sa participation à un programme de sensibilisation au harcèlement dispensé par une institution professionnelle reconnue. Le 25 juin 2021, l'UCI a transmis à la cycliste un résumé de trois pages de la décision prise à l'encontre de C.________. A teneur dudit document, la procédure disciplinaire visant le prénommé avait débuté le 27 novembre 2019, à la suite d'une plainte introduite par une autre coureuse cycliste pour dénoncer des faits de harcèlement sexuel. B.c. L'arbitre unique désignée par le TAS a tenu une audience à Lausanne le 18 août 2021. Par sentence finale du 27 février 2023, l'arbitre s'est déclarée compétente pour connaître du litige (1), a déclaré l'appel recevable (2) et l'a rejeté (3). Elle a en outre mis les frais de l'arbitrage à la charge de la cycliste et de l'UCI à hauteur respectivement de 60% et de 40% (4), dit que les parties supporteraient leurs propres dépens (5) et rejeté toutes autres conclusions des parties (6). Les motifs qui étayent cette sentence seront indiqués, dans la mesure utile, lors de l'examen des griefs formulés à l'encontre de celle-ci.