Citation: 2C_713/2013 E. 2

Le recourant invoque une violation de son droit d'être entendu, reprochant au Tribunal cantonal de ne pas avoir traité les arguments qu'il avait développés dans son recours qui concernaient la nullité de la décision de l'Office fédéral, la surcharge des autorités italiennes mettant en péril sa demande d'asile et la possibilité pour les autorités suisses de traiter sa demande malgré les accords de Dublin. L'obligation de motiver issue du droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. permet aux juges de se limiter aux griefs qui, sans arbitraire, apparaissent pertinents (ATF 135 III 670 consid. 3.3.1 p. 677; 134 I 83 consid. 4.1 p. 88). Lorsqu'il conteste sa détention administrative, l'étranger ne peut remettre en cause la procédure d'asile, sous réserve d'un vice si grave qu'il aboutirait à la nullité de la décision de renvoi prise dans le cadre de cette procédure, ce qu'il appartient à l'intéressé de démontrer (cf. arrêt 2C_316/2009 du 4 juin 2009 consid. 4). Faute de pertinence, le Tribunal cantonal n'avait donc en principe pas à entrer en matière sur les griefs relevant de l'asile soulevés par le recourant; c'est ce qu'il a indiqué, dans une formulation certes un peu maladroite, au consid. 4.1 de l'arrêt attaqué. Seule la nullité aurait éventuellement pu justifier que les juges cantonaux se prononcent, à condition que le recourant ait fait état d'un vice grave à son appui devant cette autorité, ce qu'il devait expliquer dans son recours au Tribunal fédéral (art. 106 al. 2 LTF). Or, le recourant, pourtant dûment représenté par un avocat, se contente d'indiquer avoir " fait valoir la nullité de la décision rendue par l'Office fédéral " mais n'évoque aucun vice ou défaut qu'il aurait allégué et qui n'aurait pas été traité dans l'arrêt attaqué. Une telle motivation ne permet pas de retenir de violation du droit d'être entendu par le Tribunal cantonal.