Citation: 8C_877/2018 E. 6.2

6.2. En l'espèce, on ne sait pas exactement à quels rapports médicaux se réfère la recourante lorsqu'elle invoque l'avis des docteurs E.________, F.________ et G.________. En tout état de cause, les experts de la PMU n'ont pas ignoré que la recourante avait consulté les médecins précités (cf. rapport d'expertise p. 3, 7, 8, 10 et 12). En outre, la recourante se limite à invoquer des divergences d'opinion sur sa capacité de travail résiduelle entre les médecins qu'elle a consultés, d'une part, et les experts, d'autre part, et à affirmer que les avis des premiers invalident les conclusions des seconds. Ce faisant, elle ne fait pas état d'éléments cliniques ou diagnostiques concrets et objectifs susceptibles de mettre en cause les conclusions des experts, suivies par les premiers juges, ni de motifs susceptibles d'établir le caractère arbitraire de leur appréciation. Même si, à la lecture du rapport du docteur F.________ du 27 février 2017 - auquel se réfère la recourante selon toute vraisemblance - il n'est pas clair si ce médecin atteste d'une capacité de travail de 50 % dans l'activité habituelle ou dans une activité adaptée ou dans les deux, ce manque de clarté ne permet précisément pas de considérer que la cour cantonale a fait preuve d'arbitraire en privilégiant les conclusions des experts par rapport à celles de ce médecin. A ce propos, les juges cantonaux ont d'ailleurs relevé que les conclusions du docteur F.________ étaient essentiellement fondées sur les plaintes subjectives de la recourante, au sujet desquelles il a été établi par les experts de la PMU qu'elle s'autolimite et sous-évalue ses capacités, ainsi que sur des hypothèses conditionnées à la prise de médicaments analgésiques. Enfin, on cherche en vain sur quels rapports médicaux se fonde la recourante lorsqu'elle laisse entendre que les docteurs E.________ et G.________ attesteraient d'une incapacité totale de travail dans une activité adaptée.