Citation: 6B_970/2022 E. 4

Le recourant s'en prend enfin à la créance compensatrice. La cour cantonale a estimé le chiffre d'affaires du trafic du recourant à 1'000'000 fr. et fixé la créance compensatrice à 150'000 francs. Le recourant conteste ce montant au motif que son trafic n'aurait porté que sur un kilo de cocaïne et dix kilos de marijuana et qu'en conséquence son chiffre d'affaires serait de 133'000 francs. De la sorte, il s'écarte de l'état de fait cantonal, retenu sans arbitraire (cf. consid. 1), de sorte que son argumentation est irrecevable. Le recourant se plaint de la confiscation et de la dévolution du montant de 56'600 fr. séquestré sous fiche n° 29'852, du montant de 12'176 fr. 30 séquestré sous fiche n° 29'853 et du montant de 89 fr. 30 (USD 100) séquestré sous fiche n° 29'854. En l'absence de motivation (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF), le grief soulevé est irrecevable. Le recourant fait valoir que la créance compensatrice risque de compromettre sa réinsertion sociale. Il semble de la sorte invoquer l'art. 71 al. 2 CP. A défaut de tout développement (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF), son grief est irrecevable.