Citation: I 407/99 16.03.2000 E. A

A.- S.________ a travaillé en qualité de responsable de rayon au service de la société M.________. Le 6 octobre 1991, il a été victime d'un accident de la circulation et a subi un traumatisme crânien, des plaies à la face, un hématome péri-oculaire, une fracture de l'os propre du nez et des contusions thoraciques. Le docteur Z.________, médecin traitant de l'assuré, a attesté une reprise du travail à 50 % depuis le 8 janvier 1992 et à 100 % depuis le 10 mars suivant. L'intéressé a donné son congé pour le 31 mai 1992. Dans deux rapports des 4 mai et 14 juin 1993, le docteur Y.________, généraliste a constaté que, nonobstant des céphalées, l'assuré ne subissait plus aucune incapacité de travail. Le docteur D.________, neurologue, a confirmé cette opinion dans deux rapports des 21 mars et 26 juin 1995. Le 18 juillet 1995, S.________ a déposé une demande de prestations d'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente. Dans un rapport du 15 août 1995, le docteur D.________ a constaté un status après traumatisme crânio- -cérébral avec plaies au visage et atteinte de la branche terminale du nerf facial droit qui a récupéré, ainsi que des céphalées post-traumatiques. Il a attesté que son patient ne subissait aucune incapacité de travail. Par décision du 13 novembre 1995, la CNA a nié le droit de l'assuré à une rente d'invalidité de l'assurance- accidents, ainsi qu'à une indemnité pour atteinte à l'inté- grité. Ensuite de l'opposition de l'assuré à cette déci- sion, la CNA a soumis celui-ci à une expertise confiée au docteur H.________, neurologue. Ce médecin a conclu à des céphalées post-traumatiques chroniques survenant à la suite d'un traumatisme crânien mineur. Il a précisé que chez son patient, le conflit assécurologique, ainsi que le sentiment de préjudice envers le corps médical, étaient des éléments qui contribuaient à la chronification des plaintes. Il a conclu que les céphalées précitées étaient suffisamment sé- vères pour entraîner l'incapacité de travail du patient (rapport du 15 octobre 1996). Par décision du 15 janvier 1997, l'Office cantonal vaudois de l'assurance-invalidité (ci-après : l'office) a rejeté la demande de l'assuré.