Citation: 9C_221/2014 E. A

A.________ travaillait dans le cadre d'une mission temporaire en qualité d'opérateur sur machines chez B.________ SA, lorsqu'il a été victime, le 21 mai 2004, d'un accident de la voie publique qui a entraîné une fracture ouverte de la diaphyse fémorale droite et une section traumatique du rameau supérieur du nerf facial droit. Il a pu reprendre son travail le 1 er septembre 2004, activité qu'il a exercée jusqu'au terme de sa mission fixée à la fin du mois de mai 2005. Durant la période de chômage qui s'en est suivie, il a entrepris une formation de programmeur-régleur sur machines CNC et obtenu un diplôme le 10 janvier 2007. Alors même que cette formation n'était pas achevée, l'entreprise C.________ SA (aujourd'hui: D.________ SA) a engagé l'intéressé à compter du 1 er novembre 2006 en qualité de mécanicien-régleur CNC, avec l'objectif à terme de l'employer en qualité de programmeur-régleur sur machines CNC. Les séquelles de la lésion du nerf facial droit lui interdisant l'exposition prolongée devant un écran d'ordinateur, il n'a finalement pas été en mesure d'intégrer le poste auquel son employeur le destinait et a continué à exercer l'activité de mécanicien-régleur CNC. Souffrant toujours des suites de son accident (syncinésies de réinnervation, état de stress post-traumatique, troubles de la lignée dépressive, difficultés de concentration), A.________ a déposé le 28 novembre 2011 une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Dans le cadre de l'instruction de cette demande, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a recueilli des renseignements médicaux auprès du psychiatre traitant de l'assuré, le docteur E.________ (rapport du 25 février 2012), et versé à la procédure le dossier constitué par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents. L'instruction médicale a ainsi permis d'établir que la capacité de travail était nulle dans une activité de programmeur-régleur sur machines CNC et que l'assuré présentait une diminution de rendement de 30 % dans l'activité de mécanicien-régleur CNC qu'il exerçait actuellement. Par décision du 23 mai 2013, l'office AI a rejeté la demande de prestations de l'assuré, motif pris que le degré d'invalidité, fixé à 24 %, était insuffisant pour donner droit à une rente d'invalidité.