Citation: 5A_388/2023 E. 6.3

6.3. En l'espèce, la motivation de l'autorité de surveillance, en tous points conforme aux règles qui précèdent, peut être intégralement reprise. C'est à raison qu'elle a jugé qu'on ne se trouvait pas dans l'un des cas de sursis à la réalisation tels que développés dans l'ATF 135 III 28. Comme déjà exposé pour rejeter la requête de suspension de la procédure fédérale de la recourante, la procédure fiscale de scission pendante n'a aucune influence sur l'exécution forcée des immeubles. La comparaison avec la procédure de mainlevée à laquelle la recourante se livre n'est pas pertinente, étant donné que, au stade de la réalisation, la continuation de la poursuite a été requise suite à la levée de l'opposition au commandement de payer. La décision de scission qui serait favorable à la recourante n'a plus aucun effet sur la décision de mainlevée entrée en force, rendue sur la base de la décision de taxation globale alors exécutoire. En cas de décision favorable des autorités fiscales, la recourante conserve, la possibilité d'agir en annulation de la poursuite (art. 85a LP) ou en répétition de l'indu (art. 86 LP) même si ses biens ont été réalisés dans l'intervalle. C'est également à raison que l'autorité de surveillance a retenu que la plainte de la poursuivante ne tendait pas à accorder un sursis à la recourante, étant donné que celle-ci considérait se trouver dans un cas paralysant la réalisation de l'immeuble saisi, ce qui ne correspond pas à un retrait. Il suit de là que les griefs de la recourante portant sur les règles de suspension de la réalisation sont rejetés.