Citation: 1B_370/2022 E. A

A.a. Le 12 décembre 2006, le Tribunal tutélaire a pris acte de l'engagement de A.________ à verser une contribution d'entretien pour son fils, né le 13 novembre 2002, jusqu'à ses dix-huit ans et au-delà en cas d'études sérieuses et régulières, mais au plus tard jusqu'à l'âge de 25 ans (DTAE_1). A.b. Par ordonnance pénale du 5 mai 2020 - entrée en force -, A.________ a été reconnu coupable de violation d'une obligation d'entretien (art. 217 CP) et condamné à une peine pécuniaire de 60 jours-amende - à 120 fr. le jour-amende - avec sursis pendant trois ans; il lui était reproché d'avoir omis de verser la pension alimentaire due en faveur de son fils entre avril et novembre 2019 (OPMP_1 [P_2019]). A.c. Le 25 juin 2021, le Service cantonal d'avance et de recouvrement des pensions alimentaires (ci-après : SCARPA) a déposé plainte pénale contre A.________ pour violation d'une obligation d'entretien (art. 217 CP; cause P/12959/2021). Il lui était fait grief de ne pas s'être acquitté, entre le 1er décembre 2020 et le 30 juin 2021, de la contribution d'entretien due en faveur de son fils. Lors de l'audience du 20 janvier 2022 devant le Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après : le Ministère public), la période précitée a été étendue jusqu'au 31 janvier 2022. Par requête du 21 juillet 2021, l'avocat Arnaud Moutinot a sollicité sa désignation en tant que défenseur d'office de A.________. Le 30 août 2021, le prévenu, par le biais de son avocat, a expliqué les raisons l'ayant amené à ne pas verser la pension, relevant notamment l'infarctus subi en avril 2017 et l'état dépressif dans lequel il se trouvait; sur le plan professionnel, il exerçait seul en tant que médecin indépendant à U.________ (GE); en raison de ses problèmes privés - dont la lourde procédure l'opposant à la mère de son fils -, puis de la crise sanitaire mondiale, il n'avait pas réussi à maintenir une clientèle ou à s'en créer une nouvelle; il croulait depuis de nombreuses années sous les dettes, ses revenus ne couvrant plus son strict minimum vital; ses problèmes financiers et personnels avaient eu des répercussions psychologiques, raison pour laquelle il n'avait notamment pas donné suite à l'ordonnance pénale du 5 mai 2020 et ne s'était pas défendu dans la procédure d'avis aux débiteurs intentée par le SCARPA (jugement JTPI_2020 du 7 août 2020 [C_2020]). A l'appui de ses déterminations, le prévenu a produit différents documents en lien avec sa situation financière et un certificat médical du 28 avril 2017 attestant d'une hospitalisation du 22 au 28 avril 2017, ainsi que d'une incapacité de travail à 100 % avec reprise dès le 3 mai 2017. Sur requête du Ministère public, le SCARPA a, le 29 septembre 2021, confirmé sa plainte pénale. Lors de l'audience du 20 janvier 2022, le prévenu a en substance confirmé son courrier du 30 août 2021. Il a également déclaré que ses revenus n'ayant pas changé, il ne pouvait toujours pas verser la contribution d'entretien due; il n'avait pas demandé la modification du jugement, n'ayant notamment "pas envie d'attaquer [s]on fils avec une procédure"; s'il ne bénéficiait pas d'un arrêt maladie et devrait donc travailler à 100 %, il n'y arrivait pas, étant déjà fatigué à midi. Il pensait être assez lucide pour comprendre les tenants et aboutissants de la procédure. Par ordonnance pénale du 10 mars 2022, A.________ a été reconnu coupable de violation d'une obligation d'entretien (art. 217 CP) et a été condamné à une peine pécuniaire de 120 jours-amende, le montant étant fixé à 120 fr. le jour-amende; le sursis accordé le 5 mai 2020 n'a pas été révoqué. Le prévenu a fait opposition le 24 mars 2022. Le 10 mars 2022, le Ministère public a également refusé d'accorder une défense d'office au prévenu, considérant que la cause ne présentait pas de difficultés particulières en droit ou de fait, qu'elle était de peu de gravité et que A.________ était donc à même de se défendre efficacement sans l'assistance d'un avocat.