Citation: 2C_99/2018 E. 6

Finalement, en application de l'art. 96 al. 1 LEtr, qui prévoit que les autorités compétentes tiennent compte, en exerçant leur pouvoir d'appréciation, des intérêts publics, de la situation personnelle de l'étranger, ainsi que de son degré d'intégration, il convient encore de retenir que la mesure en cause est proportionnée. La situation personnelle du recourant, célibataire et sans enfants, qui vit en Suisse au bénéfice de l'aide sociale, en plus de sa rente AI, respectivement de sa rente AVS (depuis le 1 er juillet 2017), et qui ne présente aucune intégration particulière, ne saurait faire échec au refus d'octroi d'une autorisation de séjour. Même s'il faut reconnaître qu'il séjourne depuis plusieurs années en Suisse, un retour dans son pays d'origine ne saurait être considéré comme insurmontable, ce d'autant moins qu'il y a vécu de nombreuses années et en parle la langue. En outre, son état de santé a été pris en compte par l'autorité précédente, qui a retenu que les traitements médicaux essentiels étaient disponibles en Espagne. Le recourant pourra également en principe continuer de percevoir l'AVS dans ce pays (cf. art. 7 du règlement [CE] n o 883/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 portant sur la coordination des systèmes de sécurité sociale [RS 0.831.109.268.1]).