Citation: 2A.653/2004 17.11.2004 E. 1

Que X.________, ressortissante de Serbie et Monténégro, née le 5 décembre 1981, a épousé le 10 avril 2001 au Kosovo un compatriote titulaire d'une autorisation d'établissement, qu'elle est entrée en Suisse le 24 octobre 2001 et a obtenu une autorisation de séjour annuelle pour vivre auprès de son époux, que le 7 août 2003, la prénommée s'est réfugiée dans un centre d'accueil pour femmes victimes de violences conjugales, qu'elle a déposé ensuite à l'encontre de son mari une requête de mesures protectrices de l'union conjugale, ainsi qu'une plainte pénale pour lésions corporelles, contrainte, menaces et tentative de viol, que, selon les renseignements fournis par le Service de la population du canton de Vaud, l'autorisation de séjour de X.________ (qui avait été renouvelée jusqu'au 23 octobre 2003) a été prolongée, le 20 novembre 2003, de six mois, soit pendant l'instruction du dossier, que, par décision du 2 février 2004, le Service de la population a révoqué l'autorisation de séjour au motif que les époux ne faisaient plus ménage commun, que, statuant sur recours le 13 octobre 2004, le Tribunal administratif du canton de Vaud a confirmé cette décision et imparti à l'intéressée un délai au 31 décembre 2004 pour quitter le territoire cantonal, qu'agissant le 12 novembre 2004 par la voie du recours de droit administratif, X.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt du 13 octobre 2004, que le recours de droit administratif - qui est en principe recevable contre les décisions de révocation de l'autorisation de séjour (art. 101 lettre d et 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ) - s'avère en l'espèce d'emblée irrecevable faute d'intérêt actuel et pratique au recours (art. 103 lettre a OJ),