Citation: 4A_275/2023 E. A

A.a. Le 18 août 2008, le bureau X.________, fondé par l'architecte C.________, a mis en soumission un projet relatif aux travaux d'électricité à réaliser dans le cadre de la construction d'une villa à U.________ pour le compte de B.________. Cet appel d'offres mentionnait plusieurs plans. Le 11 septembre 2008, A.________ SA, société sise à Nyon, a soumis à C.________ une offre portant sur la réalisation des installations électriques d'un montant total brut de 56'727 fr. 75. A.b. Le 19 novembre 2008, B.________ (ci-après: le maître de l'ouvrage), A.________ SA (ci-après: l'entrepreneur) et le bureau X.________ ont signé un contrat d'entreprise en leurs qualités respectives de maître de l'ouvrage, d'entrepreneur ainsi que de direction des travaux et de représentant du maître de l'ouvrage. A teneur de l'art. 1 dudit contrat, le descriptif du 18 août 2008, la série de prix du 11 septembre 2008 ainsi que la norme SIA 118 étaient intégrés à la convention passée par les parties. L'art. 2 du contrat réglait la rémunération de l'entrepreneur. A.c. Le chantier a démarré le 24 novembre 2008. L'architecte C.________ a suivi le chantier et avait connaissance des travaux effectués par l'entrepreneur, lequel n'a jamais adressé de rapport journalier au maître de l'ouvrage. Lors d'une séance de chantier tenue le 10 décembre 2008 en présence notamment de C.________ et de D.________, administrateur-président de l'entrepreneur, des modifications des installations électriques, en particulier des luminaires, ont été convenues, raison pour laquelle l'entrepreneur a été invitée à mettre à jour son offre dans un délai expirant le 11 novembre (recte: décembre) 2008. Au cours d'une autre séance de chantier tenue le 9 janvier 2009, la coordination des aspects électriques a été discutée. A cette occasion, C.________ a rappelé à D.________ que B.________ ne souhaitait pas la domotique, tout en précisant que le budget était défini et que le montant alloué aux installations électriques était fixe. Il a néanmoins suggéré à l'entrepreneur de lui soumettre une offre complémentaire concernant la domotique pour information. Le 4 septembre 2009, l'entrepreneur a transmis une offre à X.________ pour la domotique. Celle-ci a toutefois été abandonnée, ainsi que cela ressort du compte-rendu de la séance de chantier du 22 septembre 2009. A.d. Le 19 mai 2010, l'entrepreneur a transmis sa facture finale pour ledit chantier d'un montant total brut de 143'078 fr. 32, respectivement d'un montant total net de 153'952 fr. 25, TVA comprise. Le 26 mai 2010, C.________ a adressé un courrier électronique à D.________. Il y indiquait vouloir refuser de présenter cette facture au maître de l'ouvrage, dès lors que le montant réclamé était trois fois supérieur à celui correspondant à la rémunération prévue par le contrat, étant précisé que le projet de construction n'avait pas changé de manière significative, sous réserve de quelques éléments ponctuels. Le même jour, il lui a envoyé un nouveau courriel pour lui signaler que sa facture finale correspondait, à son avis, à un nouveau projet que ni le maître de l'ouvrage ni lui n'avaient validé. Le 31 mai 2010, C.________ a fait savoir à D.________ que, sur la base de ses explications, il était prêt à proposer au maître de l'ouvrage de payer un montant total de 72'567 fr. 20 mais qu'il n'était pas d'accord avec les autres sommes réclamées. A.e. Le 4 juin 2010, un procès-verbal de réception de l'ouvrage a été établi, lequel a été complété par une liste de défauts datée du 16 juillet 2010. A.f. Le 9 juin 2010, C.________ a établi une fiche de contrôle détaillée des prestations et de la facture finale de l'entrepreneur, dans laquelle il a livré son analyse des différents postes des travaux qui lui avaient été confiés. De son côté, l'entrepreneur a établi un document intitulé " justification des plus-values selon facture et remarques ", daté du 7 septembre 2012, ainsi qu'un tableau, dans lesquels il a fourni des explications concernant le dépassement du devis initial. A.g. Sur le montant total net de la facture du 19 mai 2010, le maître de l'ouvrage a réglé un montant de 90'988 fr. 30, lequel couvrait, à son avis, l'intégralité des prestations effectuées, y compris les commandes supplémentaires qu'il admettait avoir passées. Selon un décompte rédigé et produit par l'entrepreneur, les avances versées par le maître de l'ouvrage avant la fin des travaux n'étaient pas supérieures au devis initial.