Citation: 4A_185/2020 E. 4

En règle générale, l'art. 74 al. 1 let. b LTF subordonne la recevabilité du recours en matière civile à une valeur litigieuse de 30'000 fr. au moins; selon l'art. 51 al. 1 let. a LTF, les conclusions restées litigieuses devant l'autorité précédente sont à cet égard déterminantes. En l'espèce, ce minimum n'est pas atteint. Selon l'art. 74 al. 2 let. a LTF, le recours en matière civile est recevable sans égard à la valeur litigieuse lorsque la contestation soulève une question juridique de principe. Une question juridique de principe est en cause lorsque dans l'intérêt général, en particulier dans l'intérêt de la sécurité juridique, une question controversée doit être résolue par la juridiction suprême afin de parvenir à une interprétation et à une application uniforme du droit fédéral (ATF 139 II 340 consid. 4 p. 343; voir aussi ATF 143 III 46 consid. 1 p. 47; 143 II 425 consid. 1.3.2 p. 428). Une question juridique de principe est aussi en cause lorsque la solution déjà adoptée par le Tribunal fédéral est fortement critiquée par la doctrine topique et qu'il s'impose donc de la soumettre à un nouvel examen (ATF 139 II 340, ibid.). Contrairement à l'opinion de la demanderesse, la présente contestation ne soulève aucune question juridique de principe. En matière d'installations électriques, il n'a jamais été envisagé que la livraison de l'ouvrage, aux termes de l'art. 367 al. 1 CO, ne puisse pas s'accomplir avant que l'entreprise ait remis le rapport de sécurité prévu par les art. 24 al. 4 et 5 et 37 de l'ordonnance du Conseil fédéral sur les installations électriques à basse tension (OIBT; RS 734.27). Il n'existe semble-t-il ni décisions judiciaires divergentes ni controverse doctrinale à ce sujet car aucune référence n'est indiquée dans le mémoire de recours. Le recours est par conséquent irrecevable faute d'une valeur litigieuse suffisante.