Citation: 6B_10/2018 E. 1.4

1.4. Le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir ignoré de "nombreux échanges de courriers et courriels intervenus entre le recourant et les autorités communale et cantonale jusqu'au prononcé de la faillite de C.________ SA, le 11 novembre 2013". Il énumère ainsi divers échanges, dont il ressortirait que des discussions auraient encore été menées avec le SENE en octobre et novembre 2013 concernant la régularisation de la situation, soit l'obtention d'une autorisation d'exploiter une installation de tri des déchets. Il en déduit qu'aucune "décision entrée en force" n'aurait été rendue par le SENE avant le 13 décembre 2013, que la situation jusqu'au prononcé de faillite de C.________ SA "n'était pas claire" et qu'il n'aurait pu, avant ce moment, "se rendre compte sans l'ombre d'un doute qu'il n'avait plus le droit d'exploiter le site de manière définitive". Cette argumentation est dénuée de pertinence. En effet, l'autorité précédente a constaté que, dès la réception du courrier du SENE du 19 juillet 2013 à tout le moins, le recourant savait qu'il exploitait son installation sans bénéficier des autorisations nécessaires - lesquelles conditionnaient une telle activité -, aucune démarche n'ayant à cet égard été entreprise auprès de cette autorité. Le recourant ne démontre nullement en quoi la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant que, dès lors, il avait conscience d'exploiter une décharge et de stocker des déchets de manière illicite. Les échanges avec le SENE dont se prévaut le recourant ne sont pas de nature à faire apparaître cette constatation comme insoutenable. L'autorité précitée, après avoir rappelé à l'intéressé l'illicéité dans laquelle il exerçait son activité, lui a en effet donné l'occasion de régulariser sa situation afin de pouvoir, par la suite, poursuivre celle-ci conformément à la loi. La décision du 13 décembre 2013, que le recourant présente comme la première lui ayant permis de prendre conscience de l'illicéité de son exploitation, ne fait que constater que, en dépit des divers rappels adressés à celui-ci pour l'inviter à régulariser sa situation, aucune démarche n'avait été entreprise, de sorte que toute exploitation était désormais exclue et que la parcelle concernée devait être remise en état. Compte tenu de ce qui précède, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant que le recourant savait, entre le 19 juillet et le 14 novembre 2013, qu'il déployait son activité de manière illicite, cela indépendamment d'éventuelles perspectives d'une mise en conformité future de l'exploitation. Le grief doit être rejeté.