Citation: 9C_545/2019 E. 3

La recourante se prétend victime d'une inégalité de traitement, prohibée par l'art. 8 Cst. et l'art. 14 CEDH, par rapport à une personne exerçant une activité lucrative et bénéficiant du même revenu et de la même fortune. Elle indique qu'un salarié qui toucherait un revenu égal au montant de sa rente AI et dont la situation patrimoniale serait identique à la sienne, paierait des cotisations sociales d'environ 500 fr. par an, alors que le montant annuel des cotisations réclamées (environ 8000 fr.) est supérieur à celui de sa rente annuelle d'invalidité (environ 5000 fr.). Par ailleurs, la recourante soutient que les cotisations litigieuses constituent de facto un impôt confiscatoire dès lors qu'il porte atteinte à l'essence même de sa propriété, garantie par l'art. 26 Cst. et l'art. 1 er du Protocole 1 CEDH. Elle rappelle que sa rente AI annuelle n'est pas suffisante pour couvrir son minimum vital et ses charges essentielles. De plus, elle précise qu'elle ne peut pas bénéficier des prestations complémentaires puisqu'elle dispose d'un capital, lequel constitue à ses yeux une réserve devant être préservée dès lors qu'il servira de complément de retraite remplaçant le 2 e pilier. Enfin, la recourante est d'avis que les cotisations réclamées conduisent à une confiscation de sa rente AI, alors que cette prestation est pourtant insaisissable en vertu de l'art. 20 LAVS.