Citation: 6B_1380/2021 E. 4.3

4.3. On peut, par surabondance, encore relever qu'il ressort du dossier cantonal, hormis les demandes de prolongations de délais formulées par le recourant, qu'après avoir indiqué au ministère public, par courrier du 6 octobre 2017, qu'il l'informerait "sous peu" des motifs de son opposition à l'ordonnance pénale, le recourant n'a pas donné suite au courrier de la procureure l'invitant à le faire jusqu'au 29 novembre 2017. Il n'a pas donné meilleure suite au courrier du 7 décembre 2017 par lequel la Juge pénale l'a requis de lui communiquer ces mêmes motifs ainsi que ses éventuelles demandes de preuves. Ensuite de son défaut à l'audience de jugement du 15 février 2018, le recourant a, derechef, été invité à communiquer à la juge pénale les motifs de son opposition et ses réquisitions de preuves complémentaires par courrier du 7 janvier 2019 et ce n'est qu'après avoir obtenu un report d'audience au 12 avril 2019 que le recourant a précisé "tout" contester, soit en particulier les faits (hormis qu'il avait bu), parce qu'il avait "fait des calculs personnels" et que le taux d'alcool n'était pas établi. Il s'ensuit qu'à tout le moins jusqu'au mois d'avril 2019, le recourant n'avait jamais évoqué l'éventualité d'un quelconque dysfonctionnement de l'éthylomètre ni même contesté formellement la mesure effectuée. Il ne peut donc pas sérieusement reprocher aux autorités cantonales de n'avoir pas, jusqu'à ce moment-là, requis METAS de procéder à un contrôle a posteriori de l'appareil et l'on ne perçoit pas concrètement non plus quelle information pertinente pour l'issue de la procédure un tel calibrage, réalisé de nombreux mois après la mesure contestée, cas échéant après que l'appareil eut encore été utilisé, aurait pu apporter. Le grief doit être rejeté.