Citation: 4F_18/2017 E. 3.2

3.2. Dans son arrêt 4A_709/2016 du 6 avril 2017, le Tribunal fédéral a examiné si le contrat de base (i.e l'accord signé par Z.________ et A.________ portant sur l'achat de divers biens qui est à l'origine de la transaction commerciale litigieuse) était fictif, comme le soutenait la garante, en se prévalant de l'abus de droit (art. 2 al. 2 CC), au vu des dates de la commande, des factures et de l'accusé de réception, de l'absence de documentation confirmant la livraison des biens par la débitrice à C.________ et de l'absence d'informations et de documents concernant le parcours suivi par la marchandise (consid. 4.3 et consid. 4.1). Il a considéré que l'opinion de la cour cantonale selon laquelle aucun des éléments invoqués par la garante ne permettait de retenir que la transaction serait fictive était conforme au droit et a écarté les critiques de la recourante. Il a relevé en outre les points suivants: - que la garante ne conteste pas le paiement de la marchandise effectué par la bénéficiaire (Z.________) au fournisseur (B.________), celle-là ayant (seulement) financé l'achat de la marchandise pour la débitrice, en prélevant au passage une commission; - que la garante n'argue pas vraiment que l'accusé de réception de la marchandise signé par V.________ pour le donneur d'ordre serait en soi faux, soutenant seulement que celui-ci n'aurait pas été présent à...; - qu'elle ne conteste pas non plus que la marchandise a été revendue par l'acheteur à une société tierce (C.________), laquelle ne l'a pas payée pour les motifs qu'elle a indiqués; - qu'elle ne dit mot de l'échéancier de paiement qui a été convenu; - que lorsqu'elle évoque des contradictions, elle joue sur les mots; - qu'en insistant exclusivement sur la preuve du parcours suivi par la marchandise, elle méconnaît que la cour cantonale a retenu que la bénéficiaire n'était pas obligée d'obtenir ces documents, les modalités de livraison ayant d'ailleurs été traitées directement entre la débitrice et le fournisseur, la bénéficiaire n'étant chargée que du financement; - que la garante qui avait le fardeau de la preuve, ne pouvait renoncer à requérir l'administration des preuves nécessaires, pour ensuite soutenir que les éléments du dossier ne seraient pas suffisants pour admettre la réalité de la transaction.