Citation: 8C_232/2019 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a tout d'abord constaté l'avis divergent du médecin traitant, d'une part, et des médecins de la CNA, d'autre part. D'un côté, le docteur E.________ considérait qu'il était probable que l'accident du 30 juin 2004 ait provoqué une atteinte de la coiffe des rotateurs et, partant, que les troubles annoncés en 2016 soient en lien de causalité naturelle avec cet accident et constituent une rechute. De l'autre, le docteur F.________ et la doctoresse G.________ estimaient que l'accident n'avait probablement pas entraîné de lésion structurelle et que les troubles diagnostiqués en 2016 n'étaient pas (ou plus) en relation de causalité naturelle avec cet événement. La juridiction précédente s'est néanmoins ralliée à la conclusion des médecins de la CNA. En effet, le long laps de temps écoulé entre 2004 et 2016 ainsi que les activités sportives exercées pendant douze ans par le recourant laissaient fortement paraître que les problèmes récents de l'épaule droite étaient essentiellement dus à l'usure. Preuve en était qu'il avait souffert d'une atteinte similaire à l'épaule gauche, laquelle semblait déjà avoir été traitée de manière chirurgicale, le docteur E.________ relatant dans son rapport du 4 octobre 2016 un "status après opération coiffe à G". Au demeurant, quand bien même le diagnostic initial de "probable lésion de la coiffe des rotateurs" posé par le docteur C.________ et repris par le docteur E.________ devait être retenu, cela ne signifierait pas pour autant que les troubles présents en 2016 fussent encore imputables à l'accident de 2004, plutôt que dégénératifs. Les premiers juges sont parvenus à la conclusion que le recourant n'avait pas été en mesure d'apporter la preuve de l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'accident de 2004 et sa rechute alléguée de 2016. Ils ont renoncé à ordonner une expertise médicale, laquelle n'aurait pas permis d'établir l'existence d'un tel lien de causalité.