Citation: 7B_32/2023 E. 4.3.1

4.3.1. La recourante invoque à l'appui de son argumentation l'art. 1 al. 2 de la loi genevoise du 3 novembre 1951 sur les jours fériés (LJF; rs/GE J 1 45), lequel prévoit que "pour les entreprises non soumises à la loi fédérale sur le travail dans l'industrie, l'artisanat et le commerce, du 13 mars 1964, lorsqu'un jour férié tombe un dimanche, le lendemain de ce jour est déclaré férié". Elle ajoute que l'art. 32 al. 1 let. a du règlement cantonal du 24 février 1999 d'application de la loi générale relative au personnel de l'administration cantonale, du pouvoir judiciaire et des établissements publics médicaux (RPAC; rs/GE B 5 05.01) ainsi que l'art. 60 al. 1 let. a du règlement genevois du 5 novembre 2020 du personnel du pouvoir judiciaire (RPPJ; rs/GE E 2 05.50) prévoient un principe similaire, soit que les jours de congés officiels, respectivement ordinaires, sont: "le 1er janvier ou le 2 janvier, si le 1er janvier tombe un dimanche". Elle en déduit que la volonté du législateur genevois aurait été de soumettre le pouvoir judiciaire à l'art. 1 al. 2 LJF et qu'il fallait reconnaître que si le 1er janvier tombait un dimanche, comme cela était le cas lors de l'année 2023, le 2 janvier devait être considéré comme un jour férié; preuve en était selon la recourante que les greffes étaient fermés le lundi 2 janvier 2023. Par ailleurs, la recourante se prévaut de la jurisprudence de la Cour d'appel du Tribunal pénal fédéral appliquant un raisonnement allant dans ce sens. Par cette argumentation, la recourante se limite, sans même soulever le grief d'arbitraire, à une libre interprétation du droit cantonal genevois, sans démontrer en quoi l'application qui en a été faite serait manifestement insoutenable, contrairement aux exigences de motivation qualifiées posées par l'art. 106 al. 2 LTF. Il est en effet rappelé qu'en matière d'interprétation et d'application du droit cantonal, y compris du droit fédéral appliqué à titre de droit cantonal supplétif, il ne faut pas confondre arbitraire et violation de la loi. Une violation doit être manifeste et reconnue d'emblée pour être considérée comme arbitraire. Le Tribunal fédéral n'a pas à examiner quelle est l'interprétation correcte que l'autorité cantonale aurait dû donner des dispositions applicables; il doit uniquement se prononcer sur le caractère défendable de l'application ou de l'interprétation du droit cantonal qui a été faite. Il n'y a pas arbitraire du fait qu'une autre solution paraît également concevable, voire même préférable (ATF 133 III 462 consid. 4.4.1; 132 I 13 consid. 5.1; cf. également ATF 144 III 145 consid 2).