Citation: 4A_587/2010 21.01.2011 E. 1

Selon la jurisprudence relative aux effets d'une décision du Tribunal fédéral renvoyant la cause à l'autorité précédente (ATF 135 III 334 consid. 2), la Cour civile devait, à l'exclusion de tout autre examen, arrêter le montant des dommages-intérêts dus à la demanderesse d'après les prix « détaillant » des dix montres concernées, pour autant que l'état du dossier ou que la procédure ultérieure éventuellement admise par le droit cantonal permît de constater ces prix. La Cour juge que les prix « détaillant » n'ont pas été allégués et que l'état du dossier ne permet donc pas de les constater. La demanderesse lui fait grief d'avoir retenu de manière « manifestement inexacte et arbitrairement fausse » que les prix n'ont pas été allégués. Elle invoque ainsi, de manière suffisamment explicite, la protection contre l'arbitraire conférée par l'art. 9 Cst.