Citation: 6B_1248/2021 E. 3.1.2

3.1.2. Le recourant critique ensuite la constatation de la cour cantonale selon laquelle la tournure des échanges et certains mots employés pouvaient légitimement amener l'intimé à croire qu'il était victime de pressions illicites en lien avec les honoraires non déclarés au fisc italien (cf. consid. 2.2.3 supra), soutenant que cette constatation serait sortie de nulle part et irait à l'encontre des pièces du dossier. Toutefois, les juges cantonaux ont relevé que le recourant avait mentionné expressément à plusieurs reprises que l'intimé se trouvait dans une situation délicate par sa propre faute et qu'il était vivement souhaité qu'il rendît des comptes ou que la transaction envisagée fût poursuivie en lieu et en place d'une procédure judiciaire; quand bien même lors des pourparlers le recourant n'avait jamais mentionné expressément les dénonciations rédigées par la suite, les échanges pouvaient au vu du contexte être interprétés par l'intimé comme des allusions sous-jacentes liées à sa situation fiscale. Or une telle appréciation n'apparaît nullement insoutenable au vu notamment des éléments suivants ressortant de l'état de fait (non contesté sur ces points) de l'arrêt attaqué: dans le cadre de l'action en reddition de comptes déposée à Genève contre lui par le recourant, l'avocat F.________ avait notamment précisé lors d'une audience à fin 2007 que l'intimé serait mal à l'aise avec les autorités fiscales italiennes s'il donnait les informations requises; il avait ensuite informé l'intimé des premières mesures provisionnelles requises contre lui et de son refus de répondre aux questions posées en raison du problème fiscal que cela pourrait poser à son confrère (cf. let. B.c supra). Comme l'intimé savait dès ce moment-là que le recourant avait vent de ce qu'il se trouvait dans une situation problématique vis-à-vis du fisc italien en relation avec les honoraires perçus, il n'apparaît pas arbitraire de considérer que les échanges transactionnels intervenus à partir de la fin 2007 pouvaient, au vu du contexte, être interprétés par l'intimé comme des allusions sous-jacentes liées à sa situation fiscale.