Citation: 7B_779/2023 E. 2.3

2.3. La Chambre pénale de recours a tout d'abord considéré que l'instruction de la cause P.________117 était sur le point d'être close et que la recourante ne soutenait pas que tel serait également le cas de la cause P/16205/2021 la concernant; l'instruction y relative n'avait d'ailleurs véritablement débuté qu'au moment de son extradition vers la Suisse en février 2023; vu le stade différent des instructions dans les deux causes, le refus de les joindre était conforme au principe de la célérité, lequel revêtait une importance particulière dès lors que trois des prévenus dans la cause P.________117 se trouvaient en détention provisoire depuis le 20 août 2021 pour deux d'entre eux, respectivement depuis le 25 novembre 2021 pour le troisième. La cour cantonale a ensuite retenu qu'en raison de l'activité de deux groupes de mendiants différents, les faits reprochés à la recourante étaient clairement distincts de ceux examinés dans la procédure P.________117. Selon l'autorité précédente, les droits de la recourante de participer à l'administration des preuves restaient intacts, dès lors que les procès-verbaux de la cause P.________117 la concernant étaient systématiquement versés au dossier de la procédure P/16205/2021 et que les personnes ayant fait des déclarations à charge avaient été entendues dans le cadre d'audiences de confrontation tenues dans la cause P/16205/2021; elle conservait enfin la possibilité d'adresser toute réquisition de preuve qu'elle jugeait utile à l'autorité d'instruction (cf. consid. 3.2 p. 9 s. de l'arrêt attaqué).