Citation: 5A_511/2023 E. 3

Dans sa décision, le juge cantonal a justifié son refus d'assortir l'appel interjeté par le père de l'effet suspensif s'agissant de ses relations personnelles, en reprenant notamment les arguments contenus dans la décision de mesures provisionnelles du 9 mars 2023 qu'il a fait siens. Tout en indiquant que ces éléments devraient être examinés en appel, il a relevé que le juge de district avait pris en considération le fait que le père - qui faisait l'objet d'une décision de renvoi de Suisse - alléguait disposer d'une adresse à U.________ et conserver, a priori, le droit d'effectuer des séjours de courte durée en Suisse, n'excédant pas 90 jours sur une période de 180 jours. La modification de l'étendue de son droit de visite se justifiait toutefois en raison de plusieurs éléments, à savoir qu'en sus de son renvoi, le père était resté très peu explicite au sujet du cadre dans lequel il serait en mesure d'accueillir ses enfants après son renvoi au rythme d'un week-end sur deux et des difficultés des parties à gérer les imprévus, dont l'éloignement géographique était " de nature à augmenter la fréquence et l'importance ". Le juge cantonal a ensuite indiqué que l'attitude de la mère, qui avait accepté que le père - qui se trouvait en Suisse - voie les enfants durant le week-end, comme cela avait été discuté entre eux, ne signifiait pas qu'elle aurait été surprise du contenu de la décision de mesures provisionnelles du 9 mars 2023, comme le prétendait le père. Il a en outre estimé que le père n'était en l'état pas privé de contact avec ses enfants, son droit aux relations personnelles s'exerçant durant la moitié des vacances scolaires et étant complété par des appels téléphoniques, respectivement vidéos une fois par semaine. La stabilité et l'intérêt des enfants n'apparaissant pas, dans ces circonstances, mis en péril par la mise en place, pour la durée de la procédure d'appel, de la solution prévue par la décision de mesures provisionnelles du 9 mars 2023, le juge cantonal a considéré que l'octroi de l'effet suspensif sur ce point ne se justifiait pas.