Citation: 8C_662/2022 E. 7.3.3

7.3.3. En relevant que l'intimée avait été en mesure de reprendre le travail après dix jours d'incapacité et que le traitement des lésions physiques avait été terminé à fin août 2018 la recourante tente en vain de minimiser le caractère particulièrement impressionnant de l'évènement. D'une part, elle invoque, à vrai dire, des faits qui devraient être appréciés dans le cadre de l'examen des autres critères relevants pour l'admission d'un lien de causalité adéquate (cf. ATF 129 V 402; 115 V 133; 115 V 403). D'autre part, la circonstance que l'intimée n'a pas subi des blessures physiques plus sévères ne saurait écarter le fait que notamment les coups de pied contre sa tête comportaient un risque de lésions conséquentes voire mortelles.