Citation: 5A_72/2023 E. 3.3

3.3. Toujours sous l'angle de l'évaluation de son revenu, le recourant reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir arbitrairement omis de prendre en considération le fait qu'il souffrait d'une insuffisance rénale. Il relève qu'il serait arbitraire d'avoir tenu compte de son état de santé pour lui refuser la garde partagée des enfants et arrêter ses charges, mais de ne pas l'avoir retenu pour évaluer ses revenus à long terme. Il se réfère à cet égard à la jurisprudence relative à l'influence du mariage sur la situation financière des parties ainsi qu'à l'art. 125 CC. Les critiques très vagues du recourant ne permettent pas de saisir ce qu'il souhaite concrètement sur ce point. L'on se limitera ainsi à lui rappeler que le juge des mesures protectrices ne doit pas trancher, même sous l'angle de la vraisemblance, les questions de fond, objet du procès en divorce, en particulier celle de savoir si le mariage a influencé concrètement la situation financière du conjoint (ATF 147 III 293 consid. 4.4; arrêt 5A_935/2021 du 19 décembre 2022 consid. 3.1 et les références).