Citation: 6B_1413/2020 E. 3

La recourante critique aussi les constatations de fait sur lesquelles repose sa condamnation pour abus de confiance qualifié au préjudice de B.________ dans les cas 132 à 136 de l'acte d'accusation. Elle objecte avoir toujours été constante dans ses explications en niant avoir procédé à tout retrait en espèces à son propre bénéfice sur le compte de ce client auprès de la Banque M.________ aussitôt qu'elle avait compris que de tels retraits étaient en question à côté des autres malversations qu'elle avait reconnues. Elle souligne avoir déclaré en appel " Oui. J'ai bien fait ces retraits mais je ne les ai pas faits pour moi. Je n'ai pas fait de malversations en lien avec ces retraits ". Selon elle, la cour cantonale aurait ainsi versé dans l'arbitraire en considérant qu'elle " se serait confondue au cours de l'audience d'appel ". Hormis que cet argumentaire est, lui aussi, essentiellement appellatoire, la recourante perd de vue qu'en appel, alors qu'elle ne pouvait manifestement plus ignorer qu'on lui reprochait des retraits en espèces dans les cinq cas qu'elle contestait encore, elle a tout d'abord nié tout prélèvement de cette manière du compte de ce client en affirmant que la banque aurait détenu les quittances des retraits signées par le client lui-même et que ce n'est qu'interpellée au sujet de sa signature figurant sur cinq quittances qu'elle avait avancé avoir remis les sommes ainsi prélevées à son client (procès-verbal d'appel, p. 8). On ne saurait donc reprocher à la cour cantonale d'avoir écarté arbitrairement ces dénégations, émises dans le cadre d'explications aussi peu constantes et cohérentes que celles relatives à l'autre partie plaignante (v. supra consid. 2.2.5).