Citation: 6S.117/2005 16.05.2005 E. 3

Le recourant soutient que la peine doit être réduite à un mois d'emprisonnement, compte tenu du fait que l'escroquerie du cas A.a devait être abandonnée et que le cas A.b restant à sa charge était de peu de gravité. Le grief soulevé doit être rejeté, puisque la condamnation pour escroquerie pour le cas A.a a été maintenue (cf. consid. 2 ci-dessus). Au demeurant, la cour cantonale a relevé que la faute du recourant était lourde, dès lors que ce dernier avait trahi, sur une large échelle, la confiance de son employeur en spoliant celui-ci de montants importants en moins d'une année, qu'il avait dilapidé cet argent, en pure perte, dans des cabarets ou pour entretenir des relations douteuses, répétant le même comportement qu'il avait eu en 1997 dans l'exercice d'une fonction publique. Au vu de ces éléments, la peine de neuf mois d'emprisonnement n'apparaît pas sévère à un point tel qu'il faille conclure à un abus du large pouvoir d'appréciation accordé à la cour cantonale. Le recourant n'invoque au demeurant aucun élément propre à modifier la peine, que la cour cantonale aurait omis ou pris en considération à tort, de sorte que le grief de violation de l'art. 63 CP est infondé.