Citation: 1P.694/2006 03.11.2006 E. 6

Enfin, le recourant soutient que la possibilité d'une libération conditionnelle devrait être prise en considération. Contrairement à ce que semble affirmer le recourant, il n'y a - sauf circonstances exceptionnelles dont il ne saurait être question en l'espèce - pas lieu de tenir compte, dans l'évaluation de la détention préventive, de la possibilité d'une libération conditionnelle ultérieure au sens de l'art. 38 al. 1 CP (cf. arrêt 1P.493/006 du 5 septembre 2006). Qui plus est, le recourant semble oublier qu'il a déjà bénéficié de la libération conditionnelle en 1997, sans toutefois manifestement savoir en tirer avantage. Partant, une violation du principe de la proportionnalité ne saurait être retenue. Le grief doit donc être rejeté.