Citation: 1C_578/2021 E. 4.5

4.5. Le recourant soutient encore que l'autorité inférieure aurait manifestement abusé de son pouvoir d'appréciation en écartant purement et simplement de nombreux faits pertinents constatés pendant plusieurs années: il cite notamment à cet égard l'absence de nouvelles infractions, la radiation de la condamnation avec sursis au casier judiciaire, l'exercice continu de sa profession de masseur, l'absence de recours à l'aide social et le fait qu'il aurait toujours assumé ses responsabilités paternelles. Selon lui, ces éléments démontreraient son intégration en Suisse, qui ne saurait être niée à cause d'une seule condamnation pénale avec sursis prononcée en avril 2016, de sorte que l'arrêt attaqué serait arbitraire. Toutefois son argumentation ne démontre pas encore que la prise en compte de ces faits, pour lesquels aucun grief d'arbitraire n'a été soulevé conformément aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 3), permettrait de conclure à un abus de pouvoir d'appréciation de l'autorité précédente, respectivement à l'arbitraire de l'arrêt entrepris. En effet, le Tribunal administratif fédéral a fondé sa décision sur des critères appropriés et a tenu compte des circonstances pertinentes, soit la condamnation pénale du recourant et la gravité de l'ensemble des infractions commises. Le recourant semble également perdre de vue que sa condamnation ne concerne pas des délits mineurs qui, selon les circonstances, peuvent ne pas constituer des motifs de refus ou d'annulation de naturalisation (cf. Message du 21 novembre 2001 concernant le droit de la nationalité des jeunes étrangers et révision de la loi sur la nationalité, FF 2002 1815, p. 1831), mais qu'il a été condamné pour des infractions contre l'intégrité sexuelle: comme l'a relevé le Tribunal administratif fédéral, il ressort du jugement pénal que l'ensemble des infractions commises par l'intéressé était extrêmement grave, que sa faute était particulièrement lourde et que ce dernier niait systématiquement les faits qui lui étaient reprochés. Il était ainsi hautement vraisemblable que l'autorité compétente n'aurait pas octroyé la naturalisation facilitée à l'intéressé si elle avait eu connaissance de ces faits. Qui plus est, les conditions posées par l'art. 26 al. 1 aLN ne sont pas alternatives mais cumulatives: ce n'est pas parce que le recourant soutient être intégré qu'il s'est conformé à la législation suisse.