Citation: 7B_444/2023 E. 4.3.2

4.3.2. Cela étant rappelé, la cour cantonale a exposé de manière satisfaisante les raisons pour lesquelles il se justifiait selon elle d'opter en l'espèce pour le prononcé d'une peine privative de liberté quand bien même le recourant n'avait pas d'antécédents. Il pouvait ainsi être tenu compte du fait que le recourant demeurait actif dans la gestion d'immeubles, pour le compte de clients, ce qui, couplé à sa prise de conscience qui demeurait inexistante, constituait une circonstance laissant craindre qu'une peine pécuniaire ne serait pas suffisante pour le dissuader de récidiver. Il n'était pas non plus critiquable de tenir compte dans ce contexte du nombre élevé de faux dans les titres réalisés par le recourant durant près d'une décennie, s'agissant d'un élément démontrant chez lui une intense volonté délictueuse. Dès lors, en se fondant sur de tels éléments, la cour cantonale pouvait valablement estimer qu'une peine pécuniaire, même fixée à sa quotité maximale, était inadaptée, eu égard à des motifs de prévention spéciale, pour réprimer les comportements fautifs du recourant. Le choix d'une peine privative de liberté n'apparaît ainsi pas contraire au droit fédéral.