Citation: 2C_182/2024 E. 3.6

3.6. Les recourants, si le refus d'octroi d'autorisation de séjour à la recourante devait être confirmé, ne peuvent pas non plus se prévaloir de l'art. 8 CEDH. En effet, ils ne prétendent pas avoir de liens familiaux proches en Suisse, permettant d'invoquer cette disposition sous l'angle de la protection de la vie familiale (cf. ATF 144 II 1 consid. 6.1 et les arrêts cités). Ils ne peuvent pas non plus le faire sous l'angle de la protection de la vie privée. En effet, la recourante, qui a refusé de quitter la Suisse malgré la décision du 13 janvier 2014, confirmée sur recours le 29 juillet 2014, qui refusait la prolongation de son autorisation de séjour et prononçait son renvoi de Suisse, ne peut pas se prévaloir de la jurisprudence liée à un séjour légal en Suisse de dix ans (cf. ATF 149 I 207 consid. 5.3.3; 72 consid. 2.1.3). Au surplus, elle ne peut pas se prévaloir d'un séjour d'une telle durée, puisqu'elle n'a séjourné légalement en Suisse qu'une année, au bénéfice d'une autorisation de séjour, et que les années de clandestinité dans le pays ou le temps passé en Suisse au bénéfice d'une simple tolérance, par exemple en raison de l'effet suspensif attaché à des procédures de recours, ne sont pas prises en compte dans le calcul du "séjour légal de dix ans" permettant de retenir un droit à séjourner en Suisse (cf. ATF 149 I 207 consid. 5.3.3; 144 I 266 consid. 3.9). Enfin, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que la recourante disposerait d'une intégration hors du commun dans ce pays (cf. ATF 149 I 207 consid. 5.3.1 et 5.3.4). Les recourants ne le prétendent pas non plus.