Citation: 8C_313/2019 E. 7

L'objet du litige dont l'instance précédente était saisie porte sur le droit de la recourante à des indemnités journalières, à une rente, à une aide familiale et à une indemnité pour atteinte à l'intégrité, respectivement sur l'étendue de la couverture de sa police d'assurance auprès de Concordia. En l'espèce, la cour cantonale a constaté qu'en vertu de sa police d'assurance auprès de Concordia, la recourante était assurée pour l'assurance obligatoire des soins conformément à la LAMal (RS 821.10) mais n'avait conclu aucune assurance d'indemnités journalières au sens des art. 67 ss LAMal. La LAMal prévoyait certes des prestations en cas d'accident (art. 1a al. 2 let. b LAMal). Toutefois, cette couverture ouvrait uniquement le droit aux prestations prévues par l'art. 28 LAMal, lesquelles ne comprenaient pas les prestations sollicitées par la recourante. Quant à l'assurance-accidents, laquelle alloue des prestations sous forme d'indemnités journalières (art. 16 s. LAA), de rente d'invalidité (art. 18 ss LAA) et d'indemnité pour atteinte à l'intégrité (art. 24 s. LAA), elle n'entrait pas en ligne de compte dès lors qu'en tant que traductrice indépendante, la recourante n'y était pas obligatoirement assurée (cf. art. 1a al. 1 LAA en lien avec l'art. 1 OLAA [RS 832.202]). En tant qu'indépendante, la recourante aurait pu s'assurer à l'assurance-accidents à titre facultatif (art. 4 LAA), ce qu'elle n'avait cependant pas fait. Par conséquent, la couverture d'assurance de la recourante ne permettait pas une prise en charge des prestations sollicitées par cette dernière.