Citation: 6B_1039/2023 E. B

Statuant le 26 juin 2023, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a rejeté l'appel formé par A.A.________ contre le jugement du 30 septembre 2022. La cour cantonale a notamment retenu les faits suivants, s'agissant des points pertinents devant le Tribunal fédéral. B.a. Le 8 mars 2019, aux alentours de 19h, au Café F.________, à Genève, A.A.________ a assené un coup de poing au visage de D.D.________, qui est tombé au sol, puis il l'a frappé à nouveau, lui causant de multiples hématomes, des pétéchies et des dermabrasions. Dans les mêmes circonstances, A.A.________ a dit à D.D.________ " vous avez jusqu'à la fin du mois pour dégager, sinon je te tue ". B.b. D.D.________ était employé au "Café F.________", sis avenue V.________, géré par son épouse, E.D.________, et dont B.A.________ était propriétaire. Le fils de celui-ci, A.A.________, exploitait l'établissement adjacent, séparé par un salon de coiffure tenu par G.________. Le "Café F.________" était situé à l'angle de l'avenue V.________ et du passage W.________, lequel mène à une impasse, où se trouvent des places de stationnement. Le 9 mars 2019, D.D.________, né en 1959, accompagné de son épouse, a déposé plainte à l'encontre de A.A.________ tout en se constituant partie plaignante. Son attention a été attirée sur les conséquences d'un éventuel retrait de plainte. Il a déposé un constat médical établi par les HUG le 9 mars 2019 accompagné d'un dossier photographique. Par la suite, D.D.________ a été entendu à la police le 17 avril 2019 et au ministère public dès le 10 mars 2020. A l'issue de l'audience de confrontation devant le ministère public le 7 mai 2021, D.D.________ a indiqué vouloir "arrêter la procédure". Il avait fait des crises d'angoisse durant une année et perdu 20 kg. Il a retiré sa plainte, avant de se rétracter après une suspension d'audience de trois minutes. Il a été dispensé de comparaître à l'audience de jugement de première instance (cf. attestation du 4 juillet 2022, infra). Selon les attestations établies par H.________, thérapeute, les 10 juillet 2020 et 31 mai 2021, D.D.________ était suivi de manière régulière depuis le 20 mai 2019 pour un soutien psychologique et un accompagnement, compte tenu des difficultés rencontrées à la suite de son agression. Il présentait des "caractéristiques d'impacts psychologiques importants" et de stress aigu qui peinaient à s'atténuer et se caractérisaient par une forte anxiété sous forme de crises d'angoisse, des états de panique, des maux de ventre et des pensées tristes. Son sommeil était également fortement altéré. Son retrait de plainte devant le ministère public, le 7 mai 2021, était une réaction immédiate et non contrôlée de protection. Aux termes du certificat médical du 5 août 2020 du Dr I.________, médecin conseil, l'état de stress post-traumatique de D.D.________ était devenu chronique. Une angoisse sévère (pleurs avec une humeur triste), ainsi qu'un état dépressif s'étaient surajoutés. Le patient prenait des anxiolytiques et un suivi psychiatrique était nécessaire. Il était désormais suivi par le Centre LAVI. Selon l'attestation établie le 4 juillet 2022 par le Dr J.________, l'état de stress post-traumatique de son patient risquait de s'aggraver s'il participait à l'audience de jugement de première instance. B.c. Une action en réduction de fermage et validation de consignation du fermage a été déposée le 9 octobre 2019 par E.D.________ à l'encontre de B.A.________ auprès du Tribunal des baux et loyers, une requête de conciliation ayant été déposée le 4 juin précédent. D.D.________ y est souvent cité comme témoin et l'agression dont il a été victime le 8 mars 2019 y est relatée. Les quittances de mensualité pour les années 2017, 2018 et 2019, hormis pour les mois de janvier et février 2019, ont été jointes à l'action. Il en ressort un changement de support à partir de mars 2019. Le 14 août 2020, B.A.________ a formé une action en évacuation à l'encontre de E.D.________.