Citation: 6B_781/2024 E. 2.3.1

2.3.1. Quoi qu'il en soit, compte tenu des faits qui ressortent du jugement attaqué (cf. supra consid. B.c, B.d et B.e en fait) - que le recourant ne conteste pas - la cour cantonale pouvait considérer, sans arbitraire, que ce dernier, âgé de 55 ans au début des faits en cause, avait exploité son statut d'adulte (caractérisé par les 41 ans d'écart qui le séparent de sa victime), de père de substitution et de confident qu'il avait aux yeux de l'intimée, qui venait d'avoir 14 ans, sur laquelle il exerçait une autorité quasi paternelle. En effet, comme relevé par la cour cantonale, peu à peu, celui-ci avait instauré une situation de dépendance affective au préjudice de l'intimée et avait établi avec elle une relation de confiance privilégiée; en lui fournissant une grande écoute, un soutien sous différentes formes (" il a souvent été là pour moi ") et une tendresse qu'elle ne retrouvait pas chez ses parents biologiques, il avait su susciter chez elle un profond attachement et en abuser. À ce sujet, la cour cantonale a expliqué, sans que le recourant ne conteste pas non plus ces faits, que leur relation était également spéciale dans la mesure où le précité, qui était qualifié de peu démonstratif par le reste de son entourage, était très affectueux avec l'intéressée. Via les messages relatés dans le jugement attaqué (choisis parmi de nombreux autres à teneur similaires; cf. jugement attaqué consid. g pp. 24-26), la cour cantonale a ainsi mis en lumière le mécanisme manipulatoire utilisé par le recourant sur l'intimée. La cour cantonale a en effet relaté qu'en juillet 2020, leur teneur contenait des banalités concernant par exemple l'heure de rentrée ou l'achat de papier de toilette et que, de fil en aiguille, les messages adressés à l'intimée étaient devenus de plus en plus affectueux et toujours plus connotés. La cour cantonale a relevé par exemple que le recourant avait d'abord ajouté dans ses messages des " pleins de gros bisous " (21.08.2020), puis appelé l'intimée " ma puce " (27.08.2020), lui avait ensuite quasi quotidiennement écrit " Je t'aime " (07.09.2020), et enfin lui avait donné régulièrement " pleins de bisous partout " (11.09.2020). Au fil du temps, les messages étaient également devenus de plus en plus oppressants et culpabilisateurs (" tu as du mal à répondre " " Merci pour avoir répondu à mon message " " Je me demande si tu m'aimes réellement ").