Citation: 5A_700/2024 E. 4.1

4.1. En l'espèce, la cour cantonale a retenu que la recourante souffre d'un " trouble schizo-affectif ", que le traitement administré lors de son hospitalisation en 2021 avait permis d'améliorer; dans ces conditions, le placement à des fins d'assistance ordonné le 15 août 2021 par un médecin et prolongé par le Tribunal de protection le 21 septembre 2024 pour une durée indéterminée a été suspendu le 29 juin 2023 au profit d'un traitement ambulatoire. L'intéressée a toutefois cessé de respecter les conditions applicables au sursis au placement, ce qui a conduit le Tribunal de protection à révoquer cette mesure, d'abord par la voie de mesures superprovisionnelles le 4 septembre 2024, puis sur le fond, en considérant que l'hospitalisation était encore nécessaire, l'assistance et le traitement ne pouvant pas être fournis de manière ambulatoire. Le juge délégué de la Chambre de surveillance a pu constater, lors de l'audition de la recourante le 25 septembre 2024, que la situation était inchangée, l'intéressée adoptant un comportement agressif envers son curateur et le médecin, et tenant des propos incohérents; elle a refusé en outre catégoriquement de se soumettre aux conditions du sursis au placement. Son hospitalisation est ainsi toujours nécessaire, dès lors que le traitement mis en oeuvre n'a pas encore amélioré suffisamment son état de santé et qu'une sortie prématurée est de nature à entraîner une décompensation à la suite d'une rupture du traitement, comme cela a été le cas à plusieurs reprises par le passé. Enfin, vu son opposition aux conditions du sursis, elle ne peut bénéficier pour le moment d'un traitement ambulatoire; l'aide et les soins dont elle a besoin ne peuvent ainsi lui être prodigués que dans le contexte d'un placement à des fins d'assistance, de telle sorte que la révocation du sursis par le Tribunal de protection doit être confirmée.