Citation: 4A_446/2017 E. 4

Le Tribunal civil a validé la thèse du demandeur en se référant surtout à des documents provenant du maître de l'ouvrage, relatifs à un projet de rénovation globale des bâtiments, quoique divisé en étapes successives. La Cour d'appel retient, elle, la thèse du défendeur. Les documents discutés par le Tribunal civil sont jugés dépourvus de pertinence parce qu'inconnus des parties lors de la conclusion de leur contrat le 22 décembre 2010; la Cour écarte donc ces documents. Elle se réfère au témoignage de..., un collaborateur du maître de l'ouvrage chargé de traiter avec les architectes. D'après cette déposition, le témoin et les parties ont « échangé des idées » sur l'ensemble de la rénovation mais la réflexion est « restée très superficielle ». Il était clair entre le maître et les architectes que l'adjudication de la première étape ne leur garantissait « en aucun cas » l'adjudication des étapes suivantes. Satisfait des prestations de la première étape, le maître a décidé d'adjuger une deuxième étape au défendeur, « discutée concrètement en 2012 ». La Cour analyse enfin le texte du contrat conclu le 22 décembre 2010. Le demandeur se plaint d'arbitraire; selon son exposé, la Cour retient de façon manifestement erronée, sans mentionner aucune preuve topique, que les documents discutés par le Tribunal civil étaient inconnus des parties lors de la conclusion du contrat.