Citation: 2A.187/2005 01.07.2005 E. 3

Pour l'essentiel, le recourant se borne à contester, voire à minimiser, les reproches qui lui sont adressés au sujet des mauvaises conditions de détention de sa chienne. A l'appui de ses dires, il se fonde principalement sur l'attestation du 10 janvier 2005 dans laquelle son vétérinaire a déclaré ne jamais avoir constaté de problèmes comportementaux de la chienne "A.________", née le 14 mai 2003. Il se prévaut également de déclarations de quelques voisins ou locataires qui affirment n'avoir pas été témoins de mauvais traitements infligés à l'animal. Le recourant fait grief au Président du Tribunal administratif de ne pas avoir tenu compte de ces moyens de preuve, partant d'avoir constaté les faits pertinents de manière inexacte ou incomplète. Toutefois, il résulte clairement de la décision attaquée que la Société genevoise de protection des animaux (SGPA) a reçu de nombreuses plaintes concordantes de voisins du recourant, selon lesquelles le chien en cause était maltraité. Des représentants de ladite société et de l'Office vétérinaire cantonal se sont rendus sur place et ont pu se rendre compte de visu que l'animal était détenu dans des conditions inacceptables (animal attaché avec une chaîne trop courte, absence d'abri et d'enclos appropriés, etc.). Sur la base d'un examen sommaire des pièces du dossier, force est d'admettre que le Président du Tribunal administratif n'a négligé aucun intérêt essentiel dans la pesée des intérêts ni n'a commis un excès ou un abus de son pouvoir d'appréciation (qui est large dans ce domaine) en refusant la restitution de l'effet suspensif au recours. Les indices de mauvais traitements réservés à la chienne "A.________" étaient suffisamment établis pour justifier une intervention immédiate des autorités; et le recourant n'a avancé aucun argument permettant de réexaminer la situation actuelle et de lever le séquestre préventif. L'intérêt dudit animal à être protégé et à être logé dans un endroit approprié durant la procédure de recours devait donc l'emporter sur l'intérêt privé du recourant à garder l'animal chez lui. Pour effectuer la balance des intérêts en présence, l'autorité intimée n'avait pas à procéder à des investigations supplémentaires pour revoir l'appréciation des preuves effectuée par l'Office vétérinaire cantonal, mais pouvait statuer sur la base d'un examen prima facie des pièces du dossier.