Citation: 8C_114/2021 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a relevé à juste titre que la décision sur opposition du 29 novembre 2018 reposait notamment sur l'appréciation du docteur C.________, l'intimée s'étant expressément référée à l'avis médical de ce médecin - en sus de celui du docteur D.________ - pour conclure que le poste proposé par l'employeur de la recourante était conforme aux limitations fonctionnelles de celle-ci et qu'une reprise du travail était exigible dès fin septembre 2018. Dans sa réponse à l'intimée du 11 septembre 2018, le docteur C.________ a en effet estimé, à l'instar du docteur D.________, que le poste en question était compatible avec l'état de santé de la recourante découlant des seules suites de son accident du 4 octobre 2014, qui n'incluent pas ses troubles psychiques (cf. consid. 3 supra). Par certificat du 25 septembre 2018, le docteur C.________ a bien attesté d'une incapacité de travail totale de la recourante jusqu'au 22 octobre 2018. Il n'a toutefois pas contesté qu'une amélioration sensible de l'état de santé de l'intéressée n'était plus à attendre au-delà du 30 septembre 2018, de sorte que son avis médical ne s'oppose pas à la fin du versement des indemnités journalières à cette date. Il n'a pas non plus constaté que la recourante disposait d'une capacité de travail réduite dans une activité sédentaire du fait de ses seules affections somatiques. En effet, le certificat du 25 septembre 2018 ne précise pas les motifs de l'incapacité, alors que la recourante souffre également de troubles psychiques dont l'intimée ne répond pas (cf. consid. 3 supra). Il en va de même des autres certificats d'incapacité de travail établis par d'autres médecins pour des périodes postérieures au 30 septembre 2018. Le rapport du docteur F.________ du 24 septembre 2018, cité dans le recours, fixe des limitations fonctionnelles semblables à celles définies par le docteur D.________. Pour le reste, le docteur F.________ préconise certes un arrêt de travail à 100 %, mais en faisant état, en plus des troubles physiques, de complications liées au syndrome anxiodépressif de la recourante. Il ne se prononce pas non plus sur la capacité de travail de celle-ci dans une activité adaptée en considération de ses seules affections somatiques. L'appréciation des médecins traitants de la recourante ne laisse donc subsister aucun doute, même faible, quant à la fiabilité et à la pertinence des constatations médicales effectuées par le docteur D.________ (cf. ATF 135 V 465 consid. 4.6). Par conséquent, les juges cantonaux n'avaient pas à ordonner une expertise médicale. L'arrêt attaqué échappe ainsi à la critique et le recours doit être rejeté.