Citation: 6B_644/2020 E. 2.3

2.3. Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir invoqué à l'appui de son interprétation sa personnalité publique et plus précisément ses opinions hostiles à l'islam, répandues sur internet les semaines précédentes. Son combat politique viserait une immigration dénoncée comme incontrôlée, notamment en provenance de pays musulmans, qui entraînerait un risque de voir reculer les libertés publiques et augmenter la criminalité en Suisse. Cela se doublerait d'une hostilité envers " l'islam en tant qu'idéologie ", perçu comme incompatible avec les traditions démocratiques et religieuses européennes. Son hostilité ne viserait jamais les fidèles de l'islam en tant qu'individus pour leur dénier, fût-ce implicitement, une dignité humaine voire un droit à l'existence égaux. Le recourant souligne, par ailleurs, que la liberté d'expression ne s'étend pas seulement à une hostilité affichée au djihadisme, au terrorisme musulman ou à l'islamisme, mais également à la critique et même à l'hostilité à l'islam, comme au christianisme ou à toute autre religion, pour autant qu'il n'y ait pas atteinte à la dignité humaine d'individus définis par leur appartenance à une religion, une race ou une ethnie (mémoire de recours p. 8).