Citation: 6B_88/2023 E. 2.2.3

2.2.3. En ce qui concernait le début des faits et vu la concordance dans les déclarations des parties, la recourante avait apposé le panneau " ne pas déranger " sur la porte de sa chambre et était allée prendre un médicament. Elle était revenue dans sa chambre et s'était assise sur le lit, à côté de l'intimé. Celui-ci avait entrepris de l'embrasser, alors que celle-là était réticente. L'intimé avait en effet admis que la recourante semblait hésitante au départ et qu'il avait insisté pour la convaincre d'accepter un rapprochement physique. Il lui avait alors fait des suçons et mordu dans le cou. Quant à savoir laquelle des deux avait déshabillé l'autre, les déclarations des parties se contredisaient, mais la recourante avait été claire sur ce point lors de sa première audition. Il fallait ainsi retenir que l'intimé s'était déshabillé et avait demandé à l'intéressée de se lever et de lever les bras, ce qu'elle avait fait, puis que l'intimé l'avait déshabillée. Il était ensuite avéré que celui-ci s'était couché sur la recourante et que celle-ci lui avait demandé de mettre un préservatif en lui montrant où se trouvait la boîte, ce qu'il avait fait. Ensuite, à un moment donné, la recourante s'était mise en position " à quatre pattes "; à cet égard, celle-ci n'avait pas allégué que l'intimé l'avait obligée à se retourner durant l'acte; elle ne se souvenait en effet pas s'il l'avait tenue ou non. Au surplus, la cour cantonale n'a pas retenu qu'au cours de la relation sexuelle, la recourante avait tenté de fuir de la chambre et que l'intimé l'avait retenue de force pour la remettre dans le lit, dès lors que la recourante n'avait pas précisé ces faits lors de son premier récit, mais seulement dans un second temps, sur question des policiers, tout en précisant qu'elle ne se souvenait pas de tout en raison de ses problèmes de mémoire. Ses déclarations n'étaient donc pas claires et contredisaient le fait qu'elle s'était uniquement opposée verbalement, comme elle l'avait indiqué dans un premier temps. À cet égard, après avoir exprimé un refus clair de pratiquer la pénétration anale et s'être levée pour montrer son opposition à cette pratique, la recourante avait remarqué que le préservatif s'était enlevé du sexe de l'intimé. Elle avait donc demandé à celui-ci d'en remettre un, ce qu'il avait fait. Elle lui avait ensuite demandé de finir vite. La relation sexuelle par pénétration vaginale s'était poursuivie et enfin terminée par l'éjaculation de l'intimé.