Citation: I 544/04 13.12.2005 E. A

B.________, née en 1946, mariée et mère de deux enfants adultes, travaillait en qualité d'ouvrière de pré-assemblage au service de la société X.________ SA. A la suite d'une chute survenue le 15 avril 1999, elle a souffert d'une entorse cervicale et de cervicalgies post-traumatiques. Mise en arrêt de travail à 100 % à partir de cette date (rapport du docteur R.________, médecin traitant, du 21 juin 1999), l'intéressée n'a plus repris d'activité lucrative. Les différents examens médicaux qu'elle a subis (examens radiologiques, scanner de la charnière cervico-occipitale, résonance magnétique cervicale) n'ont fait apparaître aucune lésion post-traumatique. En raison de la persistance des cervicalgies,B.________ s'est annoncée à l'assurance-invalidité le 27 juillet 2000. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a recueilli notamment les avis médicaux figurant au dossier de l'assurée auprès de son assureur-accidents (la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents [CNA]) et de son assureur-maladie perte de gain (La Bâloise, compagnie d'assurances [la Bâloise]). Ainsi, dans un rapport du 5 octobre 1999, le docteur O.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a diagnostiqué de légers troubles dégénératifs préexistants et la persistance d'un syndrome hyperalgique en nette discrépance avec les constatations tant cliniques que radiologiques, avec une attitude évoquant la sinistrose. De son côté, le docteur U.________, responsable du service ambulatoire de la Clinique Y.________, a rendu un rapport à l'intention de la Bâloise dans lequel il a fait état d'un syndrome somatoforme douloureux persistant. Selon lui, il existait un hiatus manifeste entre les plaintes subjectives de l'assurée et les constatations objectives, celle-ci ne présentant aucune affection médicale (somatique ou psychique) susceptible d'expliquer l'état douloureux ou le retentissement fonctionnel. Le médecin concluait que B.________ disposait d'une capacité de travail entière dans son activité d'ouvrière (rapport du 2 août 2000, complété le 16 janvier 2001). Dans un projet de décision du 20 août 2002, l'office AI a informé l'assurée qu'il comptait rejeter sa demande de prestations, au motif que son atteinte à la santé n'était pas invalidante au sens de la loi. Contestant ce projet, B.________ a produit des certificats médicaux des docteurs E.________ et R.________, selon lesquels elle était en incapacité totale de travail. Le 23 octobre 2002, l'office AI a refusé toute prestation à l'assurée en reprenant les arguments exposés dans son projet de décision.