Citation: 6B_884/2022 E. 2.2

2.2. En l'espèce, la cour cantonale a relevé que le certificat médical du 3 mars 2022 tenait le recourant pour un patient particulièrement fragile d'un point de vue psychologique et qui n'avait pas atteint, semblait-il, un degré d'autonomie suffisant lui permettant de vivre sans l'appui de sa famille et de sa curatrice. A l'évidence, il avait également besoin d'un suivi psychologique régulier. Les médecins avaient encore constaté qu'avec le soutien de ses thérapeutes, il semblait avoir atteint une relative stabilité psychique et que les affects dépressifs présents en début de suivi s'étaient amoindris sans qu'il soit nécessaire de lui prescrire une médication autre qu'un hypnotique avec un bon effet sur les troubles du sommeil. Quant au certificat du 18 mai 2022, il attestait qu'un renvoi en Bosnie ne pourrait qu'être désastreux pour l'état psychique déjà précaire du recourant et augmenterait de façon considérable le risque d'un nouveau glissement dans un monde incohérent et déstructuré, avec de possibles passages à l'acte auto ou hétéro-agressifs. Il ressort de l'arrêt attaqué que la cour cantonale a dûment tenu compte des éléments avancés par le recourant et a jugé ces derniers, issus des certificats médicaux produits par lui-même, comme étant suffisants pour se prononcer sur son sort, et ce aussi bien en termes de diagnostic que de suivi et de traitement. Considérant sur cette base - sans pour autant les minimiser - que les difficultés psychiques du recourant ne revêtaient pas un degré de gravité suffisant à constituer un obstacle à l'exécution de l'expulsion, tout en ajoutant que les soins requis (consultation et médication légère) étaient généralement accessibles dans toutes les régions de Bosnie, elle a rejeté les mesures d'instruction requises par ce dernier. Bien qu'il s'en plaigne, le recourant se limite en réalité à critiquer le rejet de sa requête, sans parvenir à établir en quoi ou sur quel point les constatations cantonales fondées sur les certificats produits seraient lacunaires ou insoutenables. Il échoue ainsi à démontrer que la cour cantonale aurait apprécié les moyens de preuve à sa disposition de manière arbitraire et que l'appréciation anticipée de la pertinence du moyen de preuve offert, soit la mise sur pied d'une expertise médicale, serait entachée d'arbitraire. Les griefs qu'il soulève à cet égard s'avèrent mal fondés, dans la mesure de leur recevabilité. Au surplus, le recourant échoue à démontrer en quoi la cour cantonale aurait arbitrairement appliqué les disposions cantonales consacrant la maxime inquisitoire (cf. art. 42 al. 2 et art. 106 al. 2 LTF en lien avec l'art. 28 LPA/VD), étant rappelé que le Tribunal fédéral ne contrôle l'application du droit cantonal qu'avec un pouvoir d'examen limité à l'arbitraire (cf. ATF 145 I 108 consid. 4.4.1; 143 I 321 consid. 6.1; 141 IV 305 consid. 1.2). Il ne prétend pas, au demeurant, que celles-ci offriraient une protection plus étendue que celle conférée par l'art. 29 al. 2 Cst. Sur ce point également, le grief doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.