Citation: 6B_432/2018 E. 7.3

7.3. Le recourant rappelle qu'il n'a pas déclaré que les policiers étaient des animaux mais s'est contenté de dire qu'ils se comportaient comme tels et comme s'ils étaient drogués, ce qu'a précisément retenu la cour cantonale. Il ne conteste pas les autres termes employés à l'égard des agents de police. Il n'expose d'aucune manière dans quelle mesure la cour cantonale aurait, sur la base des faits établis, admis l'injure en violation du droit fédéral (cf. art. 42 al. 2 LTF). En tout état, c'est sans violer l'art. 177 CP que la cour cantonale a considéré, dans les circonstances d'espèce, que les nombreuses remarques adressées aux agents de police, appréciées ensemble, étaient propres à mettre en doute leur honnêteté, leur loyauté et leur moralité. Le recourant se prévaut des al. 2 et 3 de l'art. 177 CP et affirme avoir été provoqué dès lors que les agents l'auraient interpellé de manière illicite. Or, faute pour les gendarmes d'avoir provoqué l'injure par une conduite répréhensible (cf. supra consid. 5.3), par une injure ou des voies de faits (cf. art. 105 al. 1 LTF), le recourant ne saurait se prévaloir des cas privilégiés de la provocation ou de la riposte au sens de l'art. 177 al. 2 et 3 CP. Enfin, c'est en vain qu'il tente de justifier ses propos à caractère menaçant selon lesquels il chercherait des informations sur le compte de l'agent B.________, dans la mesure où il a été acquitté du chef de menace. Ses griefs doivent être rejetés dans la mesure de leur recevabilité.