Citation: 2C_595/2021 E. 3.2

3.2. La recourante conteste en premier lieu que le chien présente un risque élevé d'infection à la rage. Elle explique à cet égard que la mère du chien X.________ a été vaccinée avant sa naissance en mars 2021, de sorte que celui-ci aurait bénéficié des anticorps maternels durant ses huit à douze premières semaines de vie et aurait été ainsi adéquatement protégé contre la rage durant le temps passé en Moldavie. Elle souligne également que, selon l'art. 142 al. 2 de l'ordonnance du 27 juin 1995 sur les épizooties (OFE; RS 916.401), la période d'incubation de la rage est de 120 jours, de deux à trois mois selon l'Organisation mondiale de la santé et, selon un fascicule des Ecoles nationales vétérinaires françaises de septembre 2020, de 15 à 60 jours chez la majorité des chiens. La rage aurait donc déjà dû se déclarer chez l'animal s'il était porteur de la maladie. Dans l'arrêt attaqué, la Cour de justice a retenu que l'importation illégale du chien X.________ depuis la Moldavie, pays où sévit la rage urbaine (cf. art. 3 let. c OITE-AC), alors que celui-ci n'était pas vacciné contre cette maladie, suffisait à admettre l'existence d'un risque - certes non quantifiable - qu'il soit vecteur de cette zoonose. La recourante, qui ne conteste pas l'absence de vaccination antirabique du chien ainsi que le fait que celui-ci était également, au moment de son entrée en Suisse, sans titrage antirabique, sans certificat sanitaire et n'avait pas respecté la période de carence de trois mois, se prévaut d'éléments de preuve permettant, selon elle, de retenir "un risque extrêmement faible voire quasiment nul" d'infection à la rage. Ce faisant, quoi qu'elle en pense, elle admet l'existence d'un tel risque, ce qui suffit à exclure tout arbitraire dans l'appréciation de la Cour de justice, en tant que celle-ci retient ce même risque tout en précisant que celui-ci n'est pas quantifiable.