Citation: I 689/04 27.12.2005 E. 1

Certes, à partir du 4 juin 1999, le recourant a présenté une incapacité de travail 100 % jusqu'au 6 août 1999, en raison de l'opération qu'il a subie le 7 juin 1999 (certificat du docteur D.________ du 13 août 1999). Or, conformément à l'art. 88a al. 2 RAI (dans sa teneur en vigueur jusqu'au 29 février 2004), si l'incapacité de gain ou la capacité d'accomplir les travaux habituels s'aggrave, il y a lieu de considérer que ce changement accroît, le cas échéant, son droit aux prestations, dès qu'il a duré trois mois sans interruption notable. En l'occurrence, à la date des décisions de l'office intimé (14/15 juillet 1999), le recourant n'était empêché de travailler à 100 % que depuis un mois et demi. C'est dès lors à raison que l'administration n'a pas tenu compte de cette aggravation dans ses décisions des 14/15 juillet 1999. Le Tribunal fédéral des assurances appréciant la légalité des décisions attaquées, en règle générale, d'après l'état de fait existant au moment où elles ont été rendues (ATF 121 V 366 consid. 1b), les faits survenus postérieurement, et qui ont modifié la situation, doivent normalement faire l'objet d'une nouvelle décision administrative (ATF 117 V 293 consid. 4). Il s'ensuit que l'argumentation du recourant visant la période postérieure aux décisions incriminées ne lui est d'aucun secours. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: