Citation: 4A_352/2020 E. A

A.a. A.________ exploite en raison individuelle une entreprise d'aménagement et de décoration d'intérieurs sous la raison sociale X.________, à.... K.B.________ et L.B.________ sont copropriétaires de lots de propriété par étages, soit notamment de deux appartements de la Résidence " U.________ " à.... A.b. Les frères B.________ ont entrepris des travaux dans leurs appartements. Le 28 septembre 2009, C.________, directeur des travaux, a estimé le coût des rénovations à 990'000 francs. Dans le cadre de leur chantier, les frères B.________ (ci-après: les maîtres de l'ouvrage) ont pris contact avec A.________ (ci-après: l'entrepreneuse). Compte tenu de l'enveloppe globale précitée, les parties ont arrêté un montant forfaitaire de 420'000 fr. pour des travaux de menuiserie et d'ébénisterie. Par la suite, elles sont encore convenues de travaux supplémentaires ne faisant pas l'objet du contrat de base, soit la pose de revêtements sur les balcons pour un montant de 14'000 fr. et la réalisation de revêtements de parois dans une cuisine pour 25'000 francs. A.c. Au cours du chantier, C.________ s'est trouvé en incapacité d'accomplir son travail du fait d'une maladie. Les maîtres de l'ouvrage ont alors mandaté D.________ en qualité de consultant technique. A.d. Les maîtres de l'ouvrage ont versé à l'entrepreneuse un total de 410'000 fr., correspondant à la rémunération prévue dans le contrat de base, sous déduction de 10'000 fr. pour des moquettes non posées. A.e. Le 6 mai 2014, l'entrepreneuse et D.________ ont listé de façon contradictoire les malfaçons et finitions dont les maîtres de l'ouvrage demandaient l'exécution. Par courrier du 12 mai 2014, l'entrepreneuse s'est engagée à réaliser plusieurs travaux listés. Elle n'a pas remédié à certains défauts, ni effectué certaines finitions, considérant que cela ne lui incombait pas. A.f. Une séance a eu lieu sur le chantier le 30 juin 2014, en présence de l'entrepreneuse et de D.________. A.g. Le 17 septembre 2014, l'entrepreneuse a adressé aux maîtres de l'ouvrage un " dernier rappel avant poursuite ", en leur impartissant un délai de cinq jours pour acquitter la facture de 39'000 fr. relative à la cuisine et aux balcons. A.h. Alors que les ouvrages commandés à l'entrepreneuse n'étaient pas achevés, D.________ a, par courrier du 1er octobre 2014 adressé à l'entrepreneuse, relevé que les travaux n'avaient pas été livrés. Il lui a fait part de plusieurs défauts concernant les balcons, notamment que les lames étaient déjà cassées et que les garde-corps ne respectaient pas la hauteur réglementaire. Au nom des maîtres de l'ouvrage, il considérait que le dernier paiement valait pour solde de tout compte. Il a annoncé qu'il allait confier les réfections à une autre entreprise aux frais des maîtres de l'ouvrage. Il a interdit à l'entrepreneuse l'accès au chantier. A.i. Les maîtres de l'ouvrage ont chargé l'architecte E.________ de réaliser une expertise. Celui-ci a consulté un maître menuisier. Dans son rapport du 4 mai 2015, E.________ a retenu que les travaux commandés n'étaient pas intégralement terminés, que certains comportaient des défauts et que plusieurs prix étaient surévalués.