Citation: 6B_61/2017 E. 1.3

1.3. Aux termes de l'art. 122 al. 1 CPP, en qualité de partie plaignante, le lésé peut faire valoir des conclusions civiles déduites de l'infraction par adhésion à la procédure pénale. Il s'agit des prétentions que le lésé peut faire valoir non seulement dans le cadre d'un procès civil ordinaire, mais encore, par adhésion, dans celui de la procédure pénale (cf. Message du 21 décembre 2005 relatif à l'unification du droit de la procédure pénale, FF 2006 1151). En sont exclues les prétentions qui relèvent, par nature, du droit public (cf. NIKLAUS SCHMID, Schweizerische Strafprozessordnung, Praxiskommentar, 2e éd. 2013, n° 2 ad art. 122 CPP; JEANDIN/MATZ, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2011, n° 19 ad art. 122 CPP). Or, la mise de frais d'instruction à la charge d'un assuré - telle que prévue par exemple à l'art. 45 al. 3 LPGA - doit se faire par le biais d'une décision administrative sujette à recours (cf. UELI KIESER, ATSG-Kommentar, 3e éd. 2015, n° 41 ad art. 45 LPGA). D'éventuelles prétentions du recourant en matière de frais d'instruction relèveraient dès lors du droit public. En outre, les frais en question ne découlent pas directement de la tentative d'escroquerie et d'infraction à la LAVS pour laquelle les intimés ont été condamnés, mais ont été engagés par le recourant afin qu'il puisse statuer sur la demande d'allocation pour impotent et la suppression de la rente d'invalidité de l'intimé 1. En définitive, les frais dont le recourant a demandé le paiement par adhésion à la procédure pénale ne constituent pas des prétentions de droit civil découlant directement de la commission des infractions. Le recours est ainsi irrecevable.