Citation: 9C_498/2018 E. 4.3

4.3. En ce qui concerne finalement le calcul même de la prime pour l'année 2016, il ne ressort pas des faits retenus par la juridiction cantonale - et l'assuré ne l'a jamais prétendu - que les frais administratifs de l'intimée dépasseraient toute mesure raisonnable au point de ne plus être compatibles avec le principe d'économicité (sur cette notion, ATF 135 V 39 consid. 7.2 p. 46 s.). Selon les constatations des premiers juges, les frais administratifs de Mutuel Assurance pour les années 2014 et 2015 se sont d'ailleurs inscrits à un niveau au-dessous de la moyenne générale des assureurs. Quoi qu'en dise le recourant, une telle comparaison constitue l'un des moyens pour vérifier que les frais en cause ne dépassent pas toute mesure raisonnable (cf. ATF 135 V 39 consid. 4.2, 4.4 et 6.4.2 p. 42 ss). S'agissant de la cotisation annuelle, on constate, à la suite de la juridiction cantonale, que les organes de révision de l'intimée ont confirmé que cette cotisation était versée par Mutuel Assurance, en sus des frais administratifs, uniquement pour des activités relevant de l'assurance-maladie sociale (courriers de la société C.________ SA du 12 février 2018 et de la Fiduciaire D.________ parvenu à la juridiction cantonale le 20 décembre 2017), contrairement à ce que soutient le recourant. En tant qu'elle correspond aux frais engendrés dans le cadre des activités relevant de l'assurance-maladie sociale et, qu'en l'incluant dans le pourcentage des frais administratifs de l'intimée, ceux-ci demeurent compatibles avec le principe d'économicité, la cotisation annuelle facturée par Groupe Mutuel aux institutions qui lui sont affiliées n'est, sur le principe, pas critiquable (cf. déjà arrêt 9C_601/2008 cité consid. 4). Le financement de la mise à disposition de services de nature technique et administrative par le moyen d'une cotisation annuelle est une question qui relève des choix stratégiques et organisationnels opérés au sein de Groupe Mutuel, laquelle ne saurait faire l'objet d'un examen préjudiciel dans le cadre de la présente procédure. A cet égard, le rapport établi par la société B.________ SA sur requête de l'OFSP (sur les exercices 2009 à 2013) - sur lequel s'est également fondée la juridiction cantonale en complément aux rapports des réviseurs (jugement entrepris, consid. 10e in fine p. 26) - confirme que la cotisation statutaire versée à l'association Groupe Mutuel par ses membres servait à financer "les immeubles administratifs et les installations". Partant, on ne saurait parler de "détournement des primes de l'AOS au bénéfice d'une entité privée" tel que l'invoque le recourant.