Citation: 6B_1441/2019 E. 3.4

3.4. Concernant l'infraction à l'art. 19 al. 1 let. g LStup, l'argumentation du recourant est irrecevable dans la mesure où elle s'écarte de l'état de fait de la cour cantonale, par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF). Il en va ainsi lorsque l'intéressé prétend que les personnes qui déposaient leurs effets personnels dans son commerce ne le faisaient pas pour pouvoir, plus à leur aise, s'adonner au trafic de stupéfiants, ou lorsqu'il soutient que les cartes SIM délivrées au moyen de fausses identités n'auraient pas précisément visé à échapper aux contrôles de la police dans le cadre du trafic. L'argumentation du recourant est enfin irrecevable dans la mesure où elle consiste à affirmer, de manière purement appellatoire, que ce dernier ne connaissait pas les activités délictuelles des clients auxquels il rendait les services en question. Pour le reste, l'autorité précédente a indiqué que les trafiquants concernés - en déposant leurs effets personnels chez le recourant avant de s'adonner immédiatement au trafic, ou en se procurant des cartes et des abonnements de téléphone qui ne permettaient pas leur identification dans ce contexte - avaient pris des mesures aux fins de commettre diverses infractions visées aux let. a à f de l'art. 19 al. 1 LStup, réalisant ainsi une infraction à l'art. 19 al. 1 let. g LStup. Le recourant s'était, pour sa part, rendu complice de l'infraction précitée. A juste titre, le recourant ne conteste pas qu'une infraction à l'art. 19 al. 1 let. g LStup puisse être commise sous la forme de la complicité (cf. ATF 130 IV 131 consid. 2.5 p. 138). Dès lors que les clients du recourant n'ont, selon l'état de fait de la cour cantonale, pas uniquement tenté ou pris des mesures pour commettre l'une des infractions énoncées à l'art. 19 al. 1 let. a-f LStup, mais ont consommé de telles infractions - notamment en vendant des stupéfiants -, on peine à comprendre pourquoi l'intéressé n'a pas été directement accusé de complicité de l'une des infractions à l'art. 19 al. 1 let. a-f LStup. Quoi qu'il en soit, dans la mesure où le recourant a notamment fourni à certains trafiquants des cartes et abonnements de téléphone qui devaient permettre à ces derniers de s'adonner, à l'avenir, au trafic de stupéfiants, il a bien fourni son assistance concernant des mesures prises aux fins de commettre à tout le moins une infraction à l'art. 19 al. 1 let. c LStup. La condamnation du recourant pour complicité d'infraction à l'art. 19 al. 1 let. g LStup doit donc être confirmée.