Citation: 5P.344/2001 17.05.2002 E. 6

6.- La recourante prétend encore que le critère du résultat obtenu prévu par l'art. 40 LPAv/GE n'a pas été pris en considération, bien qu'il ait été mentionné par le Tribunal fédéral dans son arrêt du 1er novembre 2000. Or, l'action en annulation de mariage assortie d'une demande pour tort moral, initiée par l'avocat intimé, s'est révélée infondée. Conformément à la jurisprudence citée par la recourante (ATF 93 I 116 consid. 5a p. 122), le résultat obtenu constitue certes un élément d'appréciation pour fixer les honoraires, afin de permettre une compensation entre les affaires compliquées et peu rémunératrices, parce qu'elles portent sur des sommes modiques, d'une part, et les affaires faciles qui procurent au client une satisfaction appréciable et rapide, d'autre part. Toutefois, ce facteur n'est pas déterminant à lui seul, et l'autorité de taxation n'a pas l'obligation de tenir compte de tous les critères pouvant entrer en considération. En l'espèce, la décision attaquée ne contient aucune indication concernant l'issue, favorable ou non, de la procédure en cause. Comme la recourante ne se plaint pas d'arbitraire dans la constatation des faits (cf. ATF 118 Ia 20 consid. 5a p. 26), sa critique, qui se fonde sur des faits nouveaux, devrait, partant, être écartée (ATF 107 Ia 265 consid. 2a et les arrêts cités). Dans son mémoire de réponse, l'intimé reconnaît toutefois l'échec de ladite procédure, tout en relevant que le mandat a été résilié avant l'obtention d'un résultat, et que la recourante a du reste persisté dans son action. De toute manière, le rejet de celle-ci ne constitue pas un motif en soi de réduction des honoraires, l'avocat n'ayant qu'une obligation de moyen et non de résultat.