Citation: 1B_134/2020 E. 3.4.4

3.4.4. Le MPC ayant précisé à l'attention de la PJF que la surveillance ne devait porter que sur les faits instruits dans le cadre de la procédure pénale et qu'aucune conversation avec un dépositaire de secrets au sens des art. 170 à 173 CPP ne devait être exploitée sans son éventuelle approbation, il y a lieu d'admettre que des mesures suffisantes ont été prises afin que seules soient recueillies des informations pertinentes pour l'enquête. En application de ce qui précède, le MPC a d'ailleurs procédé, conformément à l'art. 271 al. 3 CPP, à la destruction de l'enregistrement des conversations que le recourant avait tenues avec des personnes concernées par un secret (cf. décision attaquée, consid. 7.2 p. 10). Au reste, si le MPC a indiqué qu'une conversation avait été enregistrée le 11 juin 2017 entre le recourant et un homme inconnu (cf. dossier de la Cour des plaintes, act. 3.9), le recourant ne prétend pas que son interlocuteur était une personne qui pouvait se prévaloir d'un droit de refuser de témoigner en vertu des art. 170 à 173 CPP, ni que la conversation en cause - lors de laquelle étaient évoqués l'état de santé et les voyages du prévenu - portaient sur des faits étrangers à ceux instruits. C'est le lieu de préciser que si la personne surveillée discute avec un tiers de ses échanges avec son avocat, ces informations ne sont pas couvertes par le secret professionnel et peuvent en principe être exploitées (cf. HANSJAKOB, op. cit., n° 793 p. 231). Enfin, le recourant ne se plaint pas que l'ordonnance du 9 mai 2017 avait été rendue postérieurement à l'autorisation délivrée par le Tmc, ni ne soutient que la surveillance serait illicite dès lors que le Tmc n'avait pas formellement validé les mesures de protection. Quoi qu'il en soit, en l'espèce, il n'est pas fait état d'indices laissant supposer qu'avant le 9 mai 2017, la PJF aurait mis en oeuvre la surveillance d'une manière contraire aux instructions données par le MPC.