Citation: 4A_243/2022 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a constaté, sous point C.3 de sa décision, que les parties avaient renoncé à certains travaux ou réduit leur coût après la présentation du budget du 4 juillet 2008 faisant état d'un montant de 987'460 fr. Pour le recourant, cette constatation serait à la fois incomplète et inexacte et, partant, entachée d'arbitraire. Il invoque tout d'abord un budget du 23 mai 2008 prévoyant une enveloppe globale de 1'376'720 fr., que les parties auraient discuté puis réduit pour établir le devis du 4 juillet 2008 de 987'460 fr. Faute d'indication sur la production dudit budget en procédure cantonale, cette pièce apparaît comme une preuve nouvelle, irrecevable devant la cour de céans (art. 99 al. 1 LTF). Le recourant voudrait ensuite préciser le contenu du devis général du 4 juillet 2008, ainsi que le moment et l'étendue du redimensionnement du projet, par l'ajout d'éléments figurant dans les rapports de l'experte judiciaire (p. 30, 35 et 36 de l'expertise; p. 22 du complément) et le devis lui-même (pièce 118). De ces faits, il ressortirait que le devis de 987'460 fr. du 4 juillet 2008, concernant expressément et exclusivement la villa, est un devis établi après - et non avant - la réduction des coûts et la suppression du garage ainsi que des aménagements extérieurs. Le recourant reproche également à l'autorité précédente de n'avoir pas retranscrit de manière exacte, sous point C.6 de l'arrêt cantonal, la teneur de la facture litigieuse du 30 octobre 2008, en particulier les différents montants donnant droit aux honoraires répartis selon les travaux en cause (agrandissement et transformation de la villa; démolition de l'ancien garage et construction du nouveau garage; aménagements extérieurs). Dans l'état de fait de l'arrêt attaqué, l'autorité cantonale ne précise effectivement pas les travaux auxquels les intimés ont renoncé, ni l'ampleur de la réduction des coûts, pas plus qu'elle n'indique expressément à quoi se rapporte le montant de 987'460 fr. Sur ce dernier point, il ressort clairement de la pièce 118 datée du 4 juillet 2008 que le coût estimé des travaux de 987'460 fr. concerne la villa. Le montant quasi-identique de 987'400 fr. est également celui figurant - avant déduction des honoraires d'architecte estimés et de la TVA - sur la facture d'honoraires du 30 octobre 2008 sous le poste "agrandissement et transformation de la villa", à côté des postes "démolition et construction du nouveau garage" et "aménagements extérieurs". Cela étant, le recourant admet lui-même, dans son mémoire, que le budget global présenté aux intimés le 4 juillet 2008 portait également sur les travaux relatifs au garage (128'015 fr.) et aux extérieurs (207'690 fr.) et s'élevait ainsi à un montant total de 1'323'165 fr. (honoraires d'architecte et TVA compris). C'est de ce montant que l'architecte a déduit ses honoraires estimés et la TVA pour aboutir au montant de 1'035'720 fr. donnant droit aux honoraires sur la facture du 30 octobre 2008. Et lorsqu'elle corrige à 991'350 fr. le montant donnant droit aux honoraires au 4 juillet 2008, l'experte prend bien en compte les mêmes travaux, portant tant sur la villa que sur le garage et les extérieurs, avant de fixer ce coût à 640'771 fr. une fois que les parties ont décidé de redimensionner le projet en supprimant le garage et en réduisant les travaux pour la villa et les extérieurs. Est ainsi dénuée d'arbitraire la constatation selon laquelle les intimés ont renoncé à certains travaux après l'estimation des coûts présentée le 4 juillet 2008, étant précisé que celle-ci portait alors notamment sur la villa à hauteur de 987'460 fr.