Citation: 4A_406/2020 E. 1

Par courrier du 14 novembre 2015, C.________ SA a répondu à la SUVA qu'elle avait convenu avec F.________ de pouvoir entreprendre elle-même les travaux avec les précautions d'usage lors de la démolition de la villa effectuée par sa sous-traitante E.________ SA, en conformité avec la fiche thématique 33031 établie par la SUVA. Elle a ajouté ne pas avoir été informée de la nécessité d'annoncer le début des travaux de désamiantage à la commune. Dans un courriel du 16 novembre 2015, la SUVA a autorisé les travaux selon la méthodologie de la fiche thématique précitée et sous la supervision de F.________. Par courriel du 16 novembre 2015, la Municipalité a confirmé l'autorisation de reprise des travaux de désamiantage uniquement, après quoi un rapport devait être fourni par F.________, avant que ne soit autorisée la reprise des travaux de démolition. Les époux A.________ en ont été informés le lendemain. Le rapport final de désamiantage a été établi le 23 novembre 2015 par F.________ et atteste de l'assainissement complet de la villa à démolir. A.h. Les travaux de démolition ont repris douze jours après la suspension et, dès janvier 2016, une équipe de maçonnerie a remplacé l'équipe de démolition. A.i. Par courrier du 21 novembre 2015, les époux A.________ ont notamment demandé que la grue se trouvant sur la parcelle de B.________ SA soit bien fixée en fin de chantier car elle tournait beaucoup selon le vent. Ils craignaient qu'elle ne tombe sur les maisons environnantes. Le 27 novembre suivant, B.________ SA lui a indiqué que l'installation de la grue était contrôlée par un organisme spécialisé et conforme aux directives (normes SIA). Une grue à l'arrêt devait pouvoir absorber les coups de vent, raison pour laquelle sa flèche était laissée en girouette. Les époux A.________ ont réitéré leur demande les 9 et 11 décembre 2015, invoquant également que la foudre pouvait frapper la grue et qu'il valait mieux, dès lors, qu'elle soit le plus loin possible. Le 10 décembre 2015, B.________ SA lui a à nouveau exposé que la grue était en position libre conformément aux directives de sécurité, de telle manière qu'elle se positionne dans le sens du vent. A.j. Par courrier du 1er décembre 2015, J.A.________ a demandé le déplacement de l'entrée du chantier d'une quinzaine de mètres au moins pour éviter que de la poussière et de la terre ne parviennent directement dans les habitations. En annexe, il a remis trois certificats médicaux attestant essentiellement de la nécessité pour sa femme d'être soustraite à l'exposition de poussières en raison de son état de santé, soit des problèmes respiratoires et d'allergies. Le 9 janvier 2016, le couple A.________ a demandé à B.________ SA que les engins à ciment posés à l'entrée du chantier soient déplacés au fond de celui-ci car ils allaient créer des problèmes en raison de la diffusion du sable et des poussières de ciment lorsque la centrale de cimenterie fonctionnerait. Dans un courrier du 9 février 2016, J.A.________ a requis la pose de bâches et des protections pour limiter les nuisances liées à la centrale de cimenterie. Le même jour son épouse a demandé l'ajout de bâches et fait état de la poussière de ciment qui volait vers plusieurs maisons avec le vent lorsque la centrale fonctionnait. Par courrier du 11 décembre 2015, J.A.________ s'est plaint à B.________ SA que les véhicules du chantier, parqués devant chez lui, l'avaient empêché ainsi que son épouse de sortir et que les travaux avaient sali le chemin privé. Par courrier du 29 février 2016, il l'a informée que la peinture de la clôture de sa maison avait été endommagée en divers endroits par les camions et engins du chantier ou des entreprises qui y travaillaient. Il a produit des photos de sa clôture. Dans de nombreux courriers, son épouse a requis de B.________ SA qu'elle pose des bâches de protection en vue d'empêcher des émanations de poussière (lettres des 8, 12, 17, 29 février, 30 mars, 27 avril et 16 juin 2016). Fin février 2016, elle s'est rendue sur le chantier pour fixer, à l'aide de certains voisins, des bâches achetées par ses soins. Ces bâches ont été enlevées car, d'après un maçon travaillant pour C.________ SA, elles n'étaient pas bien attachées et se soulevaient quand il y avait du vent, ce qui faisait du bruit. Le 30 mars 2016, les époux A.________ ont adressé un nouveau courrier à B.________ SA demandant notamment la fixation de bâches pour éviter les nuisances provoquées selon eux par le chantier, lettre qui a été cosignée par une quinzaine de voisins. Estimant que rien n'avait été fait pour atténuer la poussière du chantier, ils lui ont envoyé une nouvelle lettre le 27 avril 2016. Par courrier du 2 mai 2016, ils ont requis de cette dernière qu'elle clôture le chantier. Début mai 2016, une nouvelle bâche plus solide a été posée. Le 16 juin 2016 puis encore en août 2016, les époux A.________ ont derechef envoyé des courriers concernant la mise en place de bâches supplémentaires. A.k. Le 13 juillet 2016, la Municipalité a notamment informé les époux A.________ que B.________ SA ne méconnaissait pas les dispositions du règlement communal de police s'agissant de la propreté des lieux et du respect de certaines règles concernant les chantiers et que le diagnostic amiante avait bel et bien été établi.