Citation: 7B_582/2024 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a constaté que, si la détention provisoire ne pouvait pas se justifier pour les infractions de lésions corporelles simples et de voies de fait dans la mesure où aucune plainte n'avait été déposée en lien avec les faits reprochés, tel n'était pas le cas pour la prévention des crimes de contrainte sexuelle (art. 189 CP) et de viol (art. 190 CP), lesquels étaient poursuivis d'office. Or s'agissant de ces infractions, le récit du témoin D.________, couplé à la position dans laquelle la police avait retrouvé les deux protagonistes, suffisaient pour retenir qu'un acte d'ordre sexuel ou, à tout le moins, une tentative étaient en cours et qu'à un moment donné C.________ s'était opposée à la manière dont l'acte se déroulait. Quand bien même le rapport sexuel aurait été initialement consenti, le recourant avait eu conscience qu'à un certain moment sa partenaire s'y était opposé, mais avait choisi de passer outre. Il avait en effet admis qu'à l'arrivée de la police, il souhaitait poursuivre l'acte dans la mesure où il avait payé pour une demi-heure. De surcroît, le constat médical faisait était de lésions au visage de C.________, provoquées par les coups qu'elle disait avoir reçu du recourant pendant l'acte. A ce stade, les charges étaient donc suffisamment graves et suffisantes nonobstant les dénégations de ce dernier.