Citation: 5A_476/2022 E. 5.2

5.2. Le recourant qualifie ensuite d'arbitraire la constatation de la cour cantonale selon laquelle l'enfant commencerait un apprentissage à la rentrée d'août 2022. Cette constatation reposait uniquement sur une promesse d'engagement établie le 30 novembre 2021. Il était donc choquant de le condamner à verser une contribution si élevée, en ignorant tout de la matérialité du projet d'apprentissage et du salaire. En particulier, il était insoutenable de considérer que l'enfant ne recevrait qu'un salaire de base d'apprenti, dès lors qu'il travaille déjà régulièrement pour l'entreprise voulant l'engager, dispose d'une solide expérience par son emploi temporaire et aura 19 ans à la rentrée scolaire d'août 2022. Le calcul du salaire net de l'enfant opéré par la cour cantonale, en déduisant 15 % de charges sociales du salaire brut figurant dans les données statistiques, était par ailleurs manifestement erroné, vu qu'un apprenti n'est pas soumis aux cotisations de prévoyance professionnelle selon la loi fédérale en la matière. Au demeurant, le revenu de l'enfant que la cour cantonale a retenu pour la période précédant le début de l'apprentissage était sous-estimé car il se fondait sur une activité déployée entre 14 et 16 jours par mois. Il était constant que l'enfant gagne suffisamment d'argent pour couvrir largement ses besoins et se constituer des économies; par conséquent, une participation à ses frais de formation peut lui être demandée. Le versement d'une contribution de 750 fr. conduit en outre à un résultat choquant puisque l'enfant pourra compter avec un revenu total de 1'914 fr. 40 par mois, ce qui ne correspond ni à ses besoins, ni aux ressources du père.