Citation: M 5/04 31.10.2005 E. 4

4.1 Le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu, grief formel qu'il y a lieu d'examiner en premier. Selon le recourant, le premier juge aurait dû l'entendre avant de rendre son ordonnance, eu égard à l'incertitude qui régnait au sujet du nombre d'heures de travail qu'il avait consacré à la défense de son client. Le premier juge n'aurait pas non plus tenu compte de « circonstances atténuantes » découlant du fait qu'il a passé l'examen de fin de stage en mai 1999 à B.________ et que ce n'est qu'à partir de 2003 qu'il a travaillé presque exclusivement comme avocat dans le canton de Neuchâtel. 4.2 Ce moyen n'est pas fondé. On peut attendre d'un avocat diligent, qui requiert pour son mandant le bénéfice de l'assistance judiciaire, qu'il connaisse les dispositions de procédure relatives à cette assistance et qu'il produise son mémoire d'activité dans le délai fixé par la loi. D'autre part, le but de l'art. 19 LAJA est précisément de permettre à l'avocat d'exercer son droit d'être entendu en indiquant la liste des opérations pour lesquelles il entend être rémunéré, avec l'indication du temps qu'il a consacré à l'affaire. Si l'avocat ne fournit pas ces informations dans le délai fixé, on peut admettre qu'il renonce, implicitement tout au moins, à exercer son droit d'être entendu et qu'il s'en remet à l'autorité pour qu'elle statue sur la base du dossier, conformément à l'art. 19 al. 3 LAJA.