Citation: 6B_1345/2021 E. 1.5.1

1.5.1. Le recourant conteste la peine de base de 24 mois fixée pour la seconde tentative de lésions corporelles graves. Il estime que la cour cantonale a commis une inégalité de traitement injustifiée en ne fixant pas la peine à 22 mois, comme dans une autre affaire à laquelle elle s'est elle-même référée, sans mettre en lumière de motif justifiant une peine plus sévère. Dans le contexte de la fixation de la peine, le recourant peut faire valoir une inégalité de traitement. Compte tenu toutefois des nombreux paramètres qui interviennent dans la fixation de la peine, une comparaison avec des affaires concernant d'autres accusés et des faits différents est d'emblée délicate. Il ne suffit pas que le recourant puisse citer un ou deux cas où une peine particulièrement clémente a été fixée pour prétendre à un droit à l'égalité de traitement (ATF 120 IV 136 consid. 3a et les arrêts cités; arrêt 6B_432/2021 du 21 février 2022 consid. 4.3.1 et la référence citée). Les disparités en cette matière s'expliquent normalement par le principe de l'individualisation des peines, voulu par le législateur; elles ne suffisent pas en elles-mêmes pour conclure à un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 141 IV 61 consid. 6.3.2 et les arrêts cités). En l'espèce, la cour cantonale a certes retenu que l'infraction de tentative de lésions corporelles graves par dol éventuel commise dans le présent cas était assez comparable à celle réprimée dans le jugement SK 20 293 par une peine de 22 mois - les deux affaires ayant trait à un déchaînement de violence collective gratuite absolument choquant qui ne devrait pas avoir cours dans une société civilisée. Cependant, contrairement à ce que prétend le recourant, elle a expressément souligné que, dans cette affaire, les lésions subies par la victime avaient été moins importantes que celles subies par C.________ dans le présent cas. Par ailleurs, elle a relevé que, dans la présente affaire, le recourant était à l'origine de la chute de la victime, initiant ainsi le passage à tabac de celle-ci. Le grief du recourant doit donc être rejeté.