Citation: 2A.391/2005 24.06.2005 E. B

En septembre 2001, X.________ a vidé l'appartement qu'il avait loué à E.________ jusqu'en décembre 2001, puis il a rejoint sa femme et sa fille qui se trouvaient depuis deux mois en Albanie, auprès de sa belle-mère malade. En décembre 2001, X.________ s'est présenté au Service de la population et des migrants du canton de Fribourg (ci-après: le Service cantonal) pour demander la prolongation de son autorisation d'établissement et de celle de sa fille ainsi que la prolongation de l'autorisation de séjour de sa femme. Au début du mois de janvier 2002, X.________ est retourné en Albanie. Comme il n'avait pas indiqué de changement d'adresse, les autorisations d'établissement et de séjour renouvelées ont été envoyées à son ancien logement et sont revenues au Service cantonal. Par lettre du 26 février 2002, A.________, une soeur de X.________ vivant en Suisse, a signalé au Service cantonal que son frère était au Kosovo et qu'il ne pouvait pas revenir en Suisse, faute d'avoir reçu les autorisations sollicitées. Le Service cantonal lui a alors demandé, sans succès, différents renseignements sur son frère. Revenu clandestinement en Suisse le 1er février 2004, X.________ a déposé une demande d'autorisation d'établissement par lettre du 9 février 2004. Par décision du 16 juillet 2004, le Service cantonal a refusé de lui octroyer une autorisation d'établissement ou de séjour. Il a notamment retenu que l'intéressé avait quitté la Suisse pendant plus de deux ans et qu'il n'avait pas demandé le maintien de son autorisation d'établissement dans les six mois suivant son départ. Dès lors cette autorisation d'établissement avait pris fin. En outre, l'intéressé ne pouvait se prévaloir d'aucune disposition topique pour requérir une autorisation de séjour.