Citation: 4A_386/2016 E. 2.3

2.3. En l'espèce, les parties ont convenu, d'une part, d'habiliter le demandeur à transmettre des instructions relatives à ses avoirs par télécopie, téléphone, télex ou courriel et, d'autre part, de reporter sur lui l'éventuel préjudice subi par la défenderesse du fait de l'exécution d'un ordre ainsi transmis provenant d'une personne non légitimée ou de caractère frauduleux, sous réserve d'une faute grave de la défenderesse. Il est par ailleurs constant que les ordres de virement exécutés par la défenderesse les 15 juin, 31 juillet, 8 août et 16 août 2012 ne provenaient ni du demandeur ni d'une autre personne légitimée, mais de tiers inconnus agissant dans un but frauduleux. Dès lors, il s'agit de déterminer si la défenderesse a commis une faute grave dans l'exécution de ces ordres, auquel cas elle ne pourrait opposer la clause impliquant le report sur le demandeur du préjudice qu'elle subit du fait de cette exécution. Comme l'ont relevé à raison les juges cantonaux, cette question doit être examinée pour chaque transfert litigieux, en tenant compte de l'ensemble des informations dont la banque disposait à ce moment.