Citation: 6B_621/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, rien n'indique que le recourant aurait déjà invoqué un tel moyen devant la cour cantonale, à laquelle il ne reproche pas de l'avoir ignoré. Son grief apparaît dès lors irrecevable sous cet angle, faute d'épuisement préalable des voies de droit cantonales (cf. art. 80 al. 1 LTF) ainsi que sous l'angle du principe de la bonne foi (cf. art. 5 al. 3 Cst.). Au demeurant, le recourant a été entendu à deux reprises par la police, lors d'une première audition du 30 novembre 2020 en qualité de personne appelée à donner des renseignements (cf. PV d'audition daté du 30 novembre 2020, p. 1; art. 105 al. 2 LTF), ainsi que lors d'une seconde audition du 11 février 2021 en qualité de prévenu (cf. procès-verbal d'audition daté du 11 février 2021, p. 1 et 2; art. 105 al. 2 LTF). La question de savoir si les conditions de la défense obligatoire étaient réalisées et si le recourant aurait dû être assisté d'un défenseur lors de ces auditions par la police peut rester ouverte. En effet, lorsque les conditions de la défense obligatoire sont réalisées, le défaut d'un défenseur obligatoire peut rendre inexploitable la preuve administrée en l'absence de l'avocat (cf. art. 131 al. 3 CPP; arrêt 6B_1082/2017 du 5 décembre 2017 consid. 3.3.2). Dans le cas d'espèce, l'absence de défenseur n'a toutefois eu aucune influence sur le plan de la preuve. Le recourant n'a pas fait de déclaration l'incriminant lui-même. Il a en outre été interrogé à plusieurs reprises à la suite des auditions prétendument litigieuses en présence d'un défenseur. Ces auditions sont exploitables. Dans son appréciation des preuves, l'instance précédente se réfère certes aux interrogatoires de police des 30 novembre 2020 et 11 février 2021. Toutefois, elle ne le fait que dans la mesure où elle explique que les déclarations du recourant ne sont pas crédibles. Pour retenir que le recourant s'est rendu complice d'un trafic de stupéfiants qualifié, l'instance précédente pouvait se baser sur les autres preuves recueillies, notamment les déclarations que le recourant avait faites lorsqu'il était défendu, les déclarations du trafiquant C.________ et la perquisition du 20 novembre 2020 de l'appartement du recourant. Pour autant qu'on puisse le constater, les auditions par la police des 30 novembre 2020 et 11 février 2021 n'ont donc pas eu d'effet en défaveur du recourant sur le plan de la preuve. Du moins, le recourant ne fait pas valoir un tel fait dans son recours. Partant, le grief du recourant doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.