Citation: 4A_452/2019 E. 5.2

5.2. La Cour d'appel constate que contrairement aux affirmations des locataires, le Président n'a pas pris acte d'une renonciation de la bailleresse à amplifier ses conclusions et qu'il a seulement exposé qu'au vu des renseignements fournis par la bailleresse dans son courrier du 27 février 2018, il apparaissait que cette partie n'entendait pas amplifier ses conclusions à un montant supérieur à 30'000 francs. Cette prévision s'est d'ailleurs révélée exacte. La Cour a en conséquence jugé que la bailleresse n'a pas tardé de mauvaise foi à amplifier ses conclusions dans le but que la cause soit instruite en procédure simplifiée en dépit de la limite fixée par l'art. 243 al. 1 CPC. La Cour a aussi jugé que la bailleresse n'encourt pas le reproche d'avoir tardé à amplifier ses conclusions après que l'appartement eut été remis en location parce que la loi n'imposait pas une modification immédiate de la demande. En raison de la maxime inquisitoire simple, la bailleresse pouvait modifier sa demande jusqu'aux délibérations, de sorte que l'amplification des conclusions annoncée dans le courrier du 27 juin 2019 était recevable.