Citation: 6B_1257/2021 E. 2.3

2.3. En l'espèce, la cour cantonale s'est fondée à juste titre sur les conclusions de l'expertise psychiatrique du docteur I.________ pour apprécier la responsabilité pénale du recourant (supra consid. 1). Aussi, selon le jugement attaqué, le recourant a présenté un trouble psychotique survenant durant ou immédiatement après la consommation d'une ou plusieurs substance psychoactive. Ce trouble s'est caractérisé selon l'expert par la présence de croyances bizarres, une pensée magique et une forte composante impulsive et addictive; tout le psychique du recourant était occupé par ce trouble. Les fonctions élémentaires du recourant n'ont cependant pas été touchées, quoi qu'il en dise, même s'il a existé un certain degré d'obnubilation de la conscience (le rapport avec la réalité et avec ses normes pouvait être par moment altéré; la drogue le rendant pathologiquement paranoïaque et jaloux), et le trouble psychotique n'a jamais atteint le caractère d'une confusion grave. D'ailleurs, selon les faits constatés par la cour cantonale, de manière à lier le Tribunal fédéral, le recourant n'a jamais prétendu avoir agi sous le coup de compulsions irrésistibles et il savait que sa "jalousie maladive" ne pouvait pas justifier ses actes. Aussi, d'un point de vue strictement cognitif, l'intéressé était, à dire d'expert, capable d'évaluer le caractère illicite de ses actes, mais la reconnaissance de la gravité de ceux-ci était altérée par ses croyances. Dès lors, la cour cantonale pouvait retenir, sans violer le droit fédéral, que l'intéressé jouissait partiellement de la faculté d'apprécier le caractère illicite de ses actes et de se déterminer d'après cette appréciation.