Citation: 6B_352/2024 E. 3.8.2

3.8.2. Sous l'angle de son intérêt privé à demeurer en Suisse, le recourant rappelle les éléments relatifs à sa situation dans ce pays, notamment qu'il réside en Suisse depuis 2004 ( recte: 2007), qu'il a toujours travaillé dans notre pays et qu'il exerce une garde partagée sur sa fille, avec qui il entretiendrait des contacts réguliers. Il souligne également ne disposer d'aucun proche à Cuba. Le recourant n'expose pas en quoi la cour cantonale, qui a tenu compte de ces éléments (en renvoyant au jugement de première instance au sens de l'art. 82 al. 4 CPP), aurait accordé un poids insuffisant à ceux-ci, et tel n'apparaît pas être le cas. Le recourant a certes un intérêt à demeurer en Suisse, eu égard à la durée relativement longue de séjour dans ce pays et du fait que ses enfants, notamment sa fille I.A.________, y vivent. Toutefois, vu les éléments précités (cf. supra consid. 3.6), soit l'absence de liens socio-professionnels spécialement intenses avec la Suisse et ses nombreux antécédents, il apparaît que les possibilités de réintégration du recourant dans son pays d'origine ne sont pas moindres que son intégration actuelle en Suisse, laquelle reste très limitée. L'absence de nouvelles infractions depuis 2020 ne lui est d'aucune aide, dès lors qu'un comportement conforme au droit correspond à ce que l'on doit pouvoir attendre de tout un chacun (cf. arrêts 6B_1345/2021 du 5 octobre 2022 consid. 1.6.1; 6B_391/2021 du 2 février 2022 consid. 1.3; 6B_620/2021 du 19 mai 2022 consid. 3.4; 6B_1120/2016 du 23 juillet 2018 consid. 6.4 non publié dans ATF 144 IV 265). Il est par ailleurs à souligner que le recourant a lui-même envisagé de retourner s'établir dans son pays d'origine, lorsqu'il s'y est installé, pendant au moins 3 mois, dès août 2021. Ces éléments tendent à relativiser considérablement son intérêt à rester en Suisse. Il en va de même du fait que l'expulsion ne conduira pas à un éclatement du noyau familial. Au demeurant, comme l'a signalé l'autorité précédente, des contacts resteront possibles entre le recourant et sa famille en Suisse, par le biais de moyens de télécommunication modernes et rien n'empêchera ceux-ci de lui rendre visite à Cuba. Le fait que des contacts depuis Cuba seraient rendus plus difficiles au vu des prétendues possibilités limitées d'accès à internet depuis ce pays ne signifie pas que des contacts réguliers par appels téléphoniques ne pourront pas être maintenus. Rappelons aussi que la mesure d'expulsion est de durée limitée. À cela s'ajoute encore que le recourant ne devrait pas rencontrer de difficultés à se réintégrer et à retrouver un emploi dans son pays d'origine, dont il parle couramment la langue et où il a vécu jusqu'à l'âge de 35 ans. Le recourant ne parvient à cet égard pas à démontrer que, d'une quelconque manière, sa réintégration à Cuba, serait particulièrement compromise. Pour le reste, le recourant n'allègue pas que son expulsion à Cuba l'empêcherait de recevoir les soins psychiatriques ou psychothérapeutiques dont il a besoin. Son état de santé ne saurait ainsi faire obstacle à son renvoi. Au demeurant, le recourant présente sa propre version des faits, mêlant des faits déjà constatés par la cour cantonale et des faits nouveaux, sans toutefois démontrer dans ce dernier cas, conformément aux exigences de motivation accrue (cf. art. 106 al. 2 LTF), en quoi ceux-ci auraient fait l'objet d'une omission arbitraire. Son argumentation est irrecevable sur ces points.