Citation: 8C_291/2018 E. A

Le 18 novembre 2015, A.________, né en 1965, a glissé dans le parking de l'entreprise B.________ SA, société qui l'avait engagé en tant que chauffeur-livreur du 12 octobre au 5 décembre 2015. Il est tombé en arrière et, en voulant se rattraper, s'est blessé à la main droite. Les premiers soins lui ont été prodigués le 23 novembre 2015 par le docteur C.________, spécialiste en médecine interne générale, qui a posé le diagnostic de fracture du radius droit. Ce médecin a également constaté des douleurs cervicales, thoraciques et lombaires, et attesté une incapacité de travail de 100 % à partir de cette date, la-quelle a été régulièrement renouvelée. A.________ a été suivi par le service D.________ de l'hôpital E.________, qui a prescrit un traitement conservateur. La Caisse nationale d'assurance (CNA), auprès de laquelle il était assuré contre le risque d'accidents, a pris en charge le cas. L'assuré s'est plaint de fourmillements, d'un manque de sensibilité et de force au niveau de son poignet droit, ainsi que de douleurs remontant jusqu'à l'épaule. Il a été adressé au docteur F.________, spécialiste en neurologie, qui a fait mention de deux accidents antérieurs (un accident de la circulation en 1990 et une chute en 1992), et écarté une neuropathie compressive au niveau du membre supérieur droit ou une atteinte neurogène au niveau des myotomes C6, C7 et C8 à droite (rapport du 14 avril 2016). Sur la suggestion du docteur G.________, médecin d'arrondissement de la CNA, l'assuré a accompli un séjour à la Clinique romande de réadaptation (CRR) du 24 mai au 14 juin 2016 pour un bilan global de la situation. Les médecins de la CRR ont constaté un cubitus un peu long du fait de la fracture et la présence d'une synovite, en soulignant que des facteurs contextuels influençaient négativement le pronostic. En relation avec le poignet droit, ils ont retenu les limitations fonctionnelles provisoires suivantes: pas de port de charges lourdes et d'activités très répétitives et en force avec la main droite. Le 24 novembre 2016, le docteur G.________ a procédé à un nouvel examen de l'assuré. Il a constaté un état stabilisé, fixé l'atteinte à l'intégrité à 5 %, et retenu une capacité entière dans une activité adaptée aux limitations décrites par les médecins de la CRR. La CNA a alors mis fin au paiement des soins médicaux et au versement des indemnités journalières avec effet au 28 février 2017. Par décision du 23 janvier 2017, confirmée sur opposition le 24 février 2017, l'assureur-accidents a nié le droit de l'assuré à une rente invalidité, motif pris de l'absence d'une diminution notable de la capacité de gain, mais lui a alloué une indemnité pour atteinte à l'intégrité d'un taux de 5 %.