Citation: 4C.78/2007 09.01.2008 E. A

A.a X.________ est un informaticien expérimenté, qui a en particulier déployé ses services pour le compte de la société A.________ SA de novembre 1985 à juin 1993, dirigeant d'importants projets et effectuant des tâches difficiles. En janvier 1996, la Caisse de compensation du canton de Fribourg a informé X.________ qu'elle maintenait sa position de considérer comme dépendante son activité de consultant en informatique. Le 1er avril 1996, la société B.________ Sàrl (ci-après: B.________) a été inscrite au registre du commerce de la Sarine. Après transfert de son siège à Payerne, B.________ a été radiée du registre du commerce fribourgeois et inscrite au registre vaudois le 12 janvier 2004. Ladite société a par ailleurs modifié sa raison sociale en C.________ Sàrl le 24 février 2004. Depuis la création de B.________, X.________ en a été le titulaire économique fortement majoritaire, doté d'une signature individuelle; il possédait 19 des 20 parts du capital social de 20'000 fr., alors que son épouse, associée sans pouvoir de représentation, détenait la dernière part. Depuis le début 2004, X.________ a été l'unique associé-gérant de B.________. Il a été retenu que B.________ a versé des salaires à X.________ en tout cas depuis 1998 et jusqu'en 2004 et qu'elle a été traitée par la Caisse de compensation du canton de Fribourg comme l'employeur du prénommé, avec les conséquences qui en découlent du point de vue des assurances sociales. X.________ était le seul employé de B.________ entre 1996 et 2000. A.b Y.________ SA (ci-après: Y.________) s'est vu attribuer par D.________ SA un important travail en matière informatique, notamment en 1998, 1999 et 2000, qui devait s'exécuter dans les locaux de cette dernière société. Pour l'accomplissement de ces tâches, Y.________ a souhaité recourir aux services d'un informaticien. Le 29 octobre 1998, Y.________ a établi un « Contrat de collaboration », dont l'en-tête désignait, comme parties, « Monsieur X.________ » et « Y.________ S.A. ». Sous la rubrique « Conditions de paiement », il était stipulé que l'intervention de l'informaticien serait facturée au tarif journalier de 2'000 fr. hors TVA. A la fin de l'accord figuraient les signatures de N.________ pour Y.________ et de X.________ sous la raison sociale « B.________ S.àr.l ». X.________ a apposé lui-même le tampon de sa société B.________. Il a été constaté qu'à cette époque Y.________ ne connaissait pas l'existence de B.________. Par la suite, ont été signés une première « Extension du Contrat de collaboration » le 26 juillet 1999, puis une deuxième extension le 24 octobre 1999. X.________ a apposé sa signature au pied de ces deux documents, au-dessus de son nom dactylographié. La signature de ces accords a été suivie de la conclusion d'un deuxième, puis d'un troisième « Contrat de collaboration », datés respectivement des 30 décembre 1999 et 22 mai 2000. X.________ a signé le deuxième contrat au-dessus de l'impression de son patronyme. Le troisième contrat portait en revanche la signature manuscrite de X.________ au-dessous de la raison sociale de B.________, laquelle était reproduite par un tampon à encre. Le 18 septembre 2000 a été conclue une nouvelle convention d'extension en langue anglaise, désignée « Extension WORK ORDER to Agreement between (Y.________) and (B.________) ». Ce contrat a été signé par X.________ au nom de B.________. A.c Dès janvier 1999, les travaux accomplis par X.________ ont été facturés à Y.________ par « B.________ Sàrl, p. a. M. X.________ » pour des montants nets, avec indication de la TVA en sus. Sur ces factures figurait le numéro TVA correspondant à celui d'assujettissement de B.________. A partir de septembre 2000, D.________ SA s'est plainte auprès de Y.________ du comportement volcanique de X.________, qui se manifestait par des agressions verbales lors de certaines séances. Le 6 novembre 2000, X.________, convoqué notamment par un responsable de Y.________, a été informé de la fin des rapports contractuels avec effet immédiat et prié de quitter son lieu de travail séance tenante. Le même jour, Y.________ a adressé une lettre à X.________ rédigée en anglais l'informant que le « Contrat de collaboration » du 30 décembre 1999 était résilié sans délai. Y.________ a reçu deux factures du 6 novembre 2000 à l'en-tête de B.________ « concernant les activités de conseil » auprès de D.________ SA, la première d'un montant de 47'300 fr., la seconde de 36'550 fr., TVA comprise. Au pied de ces notes se trouvaient le tampon à l'encre de B.________, ainsi que le nom et la signature de X.________. Y.________ n'a pas réglé ces factures. Après un échange de lettres, B.________ a formé le 14 juin 2003 une réquisition de poursuite contre Y.________ tendant au paiement des deux factures précitées. On ignore la suite qui a été donnée à cette réquisition. Par acte du 15 décembre 2003, B.________ a déclaré céder irrévocablement à X.________ toutes créances qu'elle pourrait détenir à l'encontre de Y.________, singulièrement du chef de l'extension de contrat signée le 18 septembre 2000.