Citation: 4P.322/2005 27.03.2006 E. 3

3.1 A l'appui de son premier moyen, qui se subdivise en trois volets, le recourant fait tout d'abord valoir que la Cour civile a statué ultra petita et enfreint arbitrairement l'art. 56 al. 1 CPC/NE. Alors que le demandeur réclamait un montant en capital avec des intérêts dès le dépôt de la demande, poursuit le défendeur, la cour cantonale lui a accordé des intérêts à compter d'une date antérieure de près de deux ans au point de départ requis. Puis, le défendeur soutient que l'octroi desdits intérêts sur la base d'une mise en demeure qui n'a jamais été ni alléguée ni prouvée consacrerait une application arbitraire de l'art. 57 al. 1 CPC/NE. Enfin, le recourant déclare qu'il ne pouvait pas s'attendre à ce que les magistrats neuchâtelois fixent le point de départ des intérêts dus à l'intimé dès le 31 juillet 2001, si bien qu'il aurait été privé de la possibilité de faire valoir ses moyens et aurait été victime d'une violation de son droit d'être entendu. Il expose à ce propos qu'il a été condamné au minimum à 6 jours d'intérêts qui n'étaient pas dus, cela sans avoir eu la faculté de se défendre