Citation: 6B_751/2020 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a exposé que la recourante avait signé la transaction du 17 mars 2014 avec C.________ Sàrl, en sa qualité d'avocate, au nom et pour le compte de l'intimée. Les circonstances dans lesquelles le nom de l'intimée avait été ajouté à la dernière minute parmi les parties prenantes à la transaction étaient demeurées peu claires. La recourante avait donné des explications changeantes à ce propos, tandis que l'intimée avait nié l'existence d'un mandat formel, thèse qui était rendue crédible par l'absence de tout document allant dans ce sens, ainsi que par un courrier électronique adressé par la recourante au promoteur le 20 mars 2014, attirant son attention sur le fait que l'intimée ne faisait plus partie des recourants. Il était possible que D.________ eût souhaité s'assurer du retrait de l'intimée de toutes les procédures administratives, puisque celle-ci faisait également partie du groupe représenté par l'avocat J.________. Quoi qu'il en fût, la recourante n'avait pas rendu compte de sa gestion, puisqu'elle n'avait pas transmis copie de la transaction à l'intimée ni informé cette dernière du montant pour lequel l'accord avait été conclu. La recourante n'avait pas même informé l'intimée - ou son avocat - de l'existence de la convention. L'avocat N.________ avait en effet nié le contenu de la conversation que la recourante prétendait avoir eue avec lui à ce sujet. Un courrier du 23 juin 2014, dont s'était prévalue la recourante, n'en faisait pas davantage état. L'intimée et son avocat avaient d'ailleurs toujours nié avoir reçu les courriers des 24 mars et 6 juin 2014 s'y référant, dont aucune copie n'avait été trouvée dans le dossier - physique ou informatique - saisi chez la recourante. Au contraire, le document qui se rapportait vraisemblablement au courrier du 24 mars 2014 avait été effacé après l'audition tenue le 12 septembre 2016 par le ministère public, tandis que le second avait été modifié à plusieurs reprises deux jours avant celle-ci. Selon la cour cantonale, les exemplaires produits par la recourante durant cette audition avaient été forgés de toutes pièces pour les besoins de la défense. Le fait que, par courrier du 16 avril 2014, la recourante eût réclamé à l'intimée un solde de 575 fr. - quand bien même la somme de 15'000 fr. qu'elle prétendait avoir reçue était suffisante pour couvrir les honoraires auxquels elle affirmait encore pouvoir prétendre - avait achevé de convaincre l'autorité précédente du fait que l'intéressée avait violé son devoir d'information et de rendre compte. S'agissant de la somme perçue par la recourante à l'issue de la transaction, la cour cantonale a indiqué qu'il était invraisemblable que l'intéressée n'eût reçu que 15'000 fr., comme elle l'affirmait, cela même si aucune quittance n'avait été produite. En effet, D.________ avait démontré avoir retiré une somme de 75'000 fr. le 21 mars 2014, peu avant de rencontrer la recourante. Compte tenu de la fortune du prénommé et du fait qu'il paraissait avoir ajouté lui-même le montant figurant sur la convention, la version de la recourante - selon laquelle D.________ aurait fait pression sur elle pour qu'elle ne lui réclame pas le solde du montant fixé et se serait approprié la somme versée par F.________ au titre de sa participation dans l'indemnisation des parties recourantes - n'était pas crédible. La recourante avait d'ailleurs allégué que la transaction n'aurait été que partiellement exécutée par D.________ pour la première fois après avoir eu connaissance des éléments probatoires recueillis durant l'instruction. Pour le reste, quand bien même la recourante n'avait déposé que 15'000 fr. sur son compte postal, celle-ci avait démontré qu'elle ne craignait pas de détenir d'importantes sommes en espèces, comme en avaient témoigné les 80'000 fr. retirés de son compte postal après l'audition du 12 septembre 2016 par crainte d'un séquestre, ou la somme de 40'000 fr. retrouvée à son domicile. Ainsi, la recourante avait bien reçu de D.________ un montant de 75'000 fr. en exécution de la convention, mais avait caché celui-ci à ses mandants afin d'en conserver la majeure partie.