Citation: 5A_956/2021 E. 7.1

7.1. Par sa critique relative à l'art. 426 CC, la recourante ne conteste ni l'existence d'une cause de placement - en l'occurrence un grave état d'abandon lié à une démence -, ni le fait que l'institution dans laquelle elle est placée est appropriée et que le placement est apte à atteindre le but d'assistance visé. Elle remet uniquement en cause le caractère subsidiaire et proportionné de la mesure. Sur ce point, elle se limite à s'en prendre à l'argument de la Chambre des curatelles tiré du fait que ses finances ne permettraient pas de prévoir une mesure ambulatoire. Or, la cour cantonale a retenu, dans une seconde motivation, que le retour à domicile de la recourante - qui ne pourrait être garanti que par le tournus permanent, jour et nuit, de trois à quatre soignants - était une mesure qui s'avérerait quoi qu'il en soit vaine, la recourante peinant, en raison de son anosognosie, à adhérer à l'aide qui lui était apportée. La recourante ne discute nullement cette seconde motivation (cf. supra consid. 2.1, 1er § in fine), pas plus qu'elle ne se plaint d'arbitraire quant à l'établissement des faits sur lesquels elle se fonde (cf. supra consid. 2.3), de sorte que le grief de violation de l'art. 426 CC est irrecevable faute de motivation suffisante.