Citation: 5D_19/2020 E. 3.1

3.1. La Cour de justice a considéré que la poursuivante ne pouvait obtenir la mainlevée provisoire en application de l'art. 82 LP que si la créance garantie par gage était établie dans un acte authentique ou reposait sur une reconnaissance de dette confirmée par une signature. En consentant à l'inscription de l'hypothèque légale des artisans et entrepreneurs à hauteur de 30'000 fr. sur son immeuble, le poursuivi n'avait donné son accord qu'en ce qui concernait le droit de gage comme tel, mais non l'existence ni le montant de la créance garantie par gage. La poursuivante n'avait produit aucun titre duquel ressortait la volonté du poursuivi de payer le montant en poursuite. L'acte de défaut de biens qu'elle détenait à l'encontre de C.________ SA ne valait pas titre de mainlevée contre l'intimé, à défaut d'identité entre " le poursuivant et le poursuivi ". Cet acte ne mentionnait d'ailleurs pas si la faillie avait reconnu ou contesté la créance. Le jugement rejetant l'action en contestation de l'état de collocation intentée par le poursuivi à l'encontre de la poursuivante n'emportait pas non plus reconnaissance du montant en poursuite, cette décision n'ayant de portée que dans le cadre de la faillite. Enfin, toutes les pièces produites par la recourante concernaient sa relation avec C.________ SA, et non le poursuivi. Elles ne pouvaient dès lors valoir titre de mainlevée provisoire à l'encontre de celui-ci.