Citation: 1B_258/2009 30.09.2009 E. 5

Le recourant conteste également l'existence d'un risque de fuite. Arrivé en Suisse à dix-huit ans, il a trois enfant dans ce pays, le dernier étant né en juin 2003. D'origine kurde, il ne pourrait retourner en Turquie. 5.1 Le risque de fuite ne peut s'apprécier sur la seule base de la gravité de l'infraction même si, compte tenu de l'ensemble des circonstances, la perspective d'une longue peine privative de liberté permet souvent d'en présumer l'existence (ATF 125 I 60 consid. 3a p. 62); il doit s'analyser en fonction d'un ensemble de critères tels que le caractère de l'intéressé, sa moralité, ses ressources, ses liens avec l'Etat qui le poursuit ainsi que ses contacts à l'étranger (ATF 117 Ia 69 consid. 4 et les arrêts cités). 5.2 En l'occurrence, si le recourant est certes arrivé en Suisse en 1986, il ne paraît pas y avoir développé des attaches particulières, notamment du point de vue social ou professionnel. Selon le dossier, il vit séparé de la mère de son troisième enfant, et n'a manifestement pas pu, en raison de son incarcération, avoir une relation étroite avec ce dernier, ce qu'il admet d'ailleurs lui-même dans son recours. Les craintes que le recourant ne tente de se soustraire à une nouvelle poursuite pénale, même si ce n'est pas pour retourner en Turquie, reposent ainsi sur des motifs suffisants. Le recourant préconise des mesures de substitution, mais celles-ci sont sans effet sur le risque de réitération retenu ci-dessus.