Citation: 4A_96/2021 E. B

A la suite de l'échec de la conciliation et la délivrance d'une autorisation de procéder, la mandataire a déposé une demande en justice le 14 octobre 2011 contre la mandante en concluant à ce que cette dernière soit condamnée à lui verser la somme de 108'000 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 9 juillet 2009, montant correspondant au dommage qu'elle considérait avoir subi en raison de l'inexécution de la mandante. Par réponse et demande reconventionnelle du 27 février 2012, la mandante a conclu au rejet de la demande et, reconventionnellement, à ce que la mandataire soit condamnée à lui verser la somme de 411'381 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le dépôt de la réponse. Ce montant correspond aux divers manquements dans l'exécution du mandat ainsi qu'à un surcoût engendré par le changement de mandataire en cours d'exécution. Par jugement du 30 juin 2020, le tribunal civil a rejeté la demande et la demande reconventionnelle et a réparti les frais judiciaires à hauteur d'un cinquième à charge de la mandataire et de quatre cinquièmes à charge de la mandante. Statuant sur appel de la mandante et appel joint de la mandataire, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a rejeté l'appel et déclaré l'appel joint irrecevable. En substance, sur la reconvention, la cour cantonale a considéré que la mandante n'avait pas réussi à prouver son dommage. La cour cantonale s'est déclarée convaincue que l'entreprise appelée pour remplacer la mandataire s'était vu confier des travaux différents, demandés par le client final, de ceux commandés à l'origine, ce qui impliquait que les surcoûts n'étaient pas imputables aux manquements de la mandataire, mais à une modification de la commande.