Citation: 1C_245/2022 E. 1.3.2

1.3.2. Ces conditions sont remplies en l'espèce. D'abord, par décision du 7 décembre 2020, se fondant notamment sur l'art. 10 LPJA, la Cour des conflits de compétence (dont le Président du Grand Conseil est membre) a désigné le Grand Conseil en qualité d'autorité compétente pour statuer sur la demande de récusation du Préposé formée par la commune. Par arrêt 1C_36/2021 du 3 juin 2021, le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours déposé par le Grand Conseil contre cette décision. Le Grand Conseil est dès lors tenu de statuer sur la demande de récusation depuis le 3 juin 2021 (date à laquelle la décision du 7 décembre 2020 est entrée en force [art. 61 LTF]), soit depuis plus de 15 mois. Il n'a rendu aucune décision sur cette demande de récusation et au contraire, par courrier du 5 mars 2022, il a informé la commune de son refus de statuer (sur les motifs de son refus de statuer voir infra consid. 1.4.3). Ensuite, la décision qui devrait être rendue par le Grand Conseil est une décision sujette à recours au Tribunal fédéral en vertu de l'art. 149 du règlement du Grand Conseil du canton du Valais du 13 septembre 2001 (RGC; RS/VS 171.100). Enfin, la recourante n'est pas restée inactive et est intervenue à plusieurs reprises auprès du Grand Conseil pour qu'il rende une décision, soit les 30 août 2021, 2 novembre 2021, 23 décembre 2021 et 10 mars 2022. Elle l'a menacé d'un recours pour déni de justice formel le 2 novembre 2021. Elle est dès lors fondée à se plaindre d'un retard à statuer.