Citation: 4A_428/2018 E. 4.3

4.3. Se prévalant de la jurisprudence désormais révolue (ATF 142 III 683 précité), le recourant a commencé par dénoncer l'imprécision des conclusions des intimés et l'irrecevabilité de leur demande. Econduit par l'autorité précédente, il a renoncé à ce moyen. Désormais, il soutient en substance que les intimés ont cumulé deux actions en paiement et que le procédé des vases communicants (consid. 4.2.2 supra) ne saurait s'appliquer; l'action relative à la promotion P1.________ serait ainsi plafonnée à 20'400 fr. Il n'en est rien. La cour vaudoise a relevé que les intimés avaient réclamé un montant global dans leur conclusion, sans y apporter d'autre spécification. Elle a aussi argué du fait que les intimés s'étaient réservé le droit d'augmenter leur conclusion en fonction du résultat de la promotion P1.________, dont ils avaient allégué qu'elle devait leur procurer au moins 80'000 fr.; or, ils n'avaient pas modifié leur conclusion après que les expertises eurent pourtant retenu pour ladite opération un montant largement supérieur à l'estimation de la convention du 20 avril 2012 [recte: 2010]. Comme il avait en outre été établi que la promotion P2.________ ne justifiait aucune prétention, la cour vaudoise en a déduit que la conclusion en paiement de la somme de 37'900 fr. ne concernait que la promotion P1.________ (arrêt attaqué, p. 13). Le recourant objecte en substance que les intimés ne pouvaient pas modifier l'objet du procès après le dépôt des expertises et qu'ils ne l'ont pas fait, persistant jusque dans leurs plaidoiries à réclamer 17'500 fr. pour la promotion P2.________. Il n'en demeure pas moins qu'on peut légitimement retenir, en tant que de besoin, une conclusion subsidiaire implicite visant à ce que le montant articulé dans les allégués pour le poste concernant cette promotion soit reporté sur l'autre poste invoqué à l'appui de la demande (promotion P1.________), dans l'hypothèse où les juges ne retiendraient aucun montant du chef du premier poste. Il est patent que dans ces circonstances, les juges vaudois n'ont pas enfreint le principe de disposition en allouant la totalité de la conclusion pécuniaire (37'900 fr.) en lien avec la promotion P1.________, alors que le poste afférent à la promotion P2.________ se révélait infondé. En conséquence, point n'est besoin de disserter sur des questions sans incidence sur l'issue de la cause, telle celle ayant trait au nombre d'objet (s) en litige. Le premier grief doit ainsi être rejeté.