Citation: 2A.131/2003 19.08.2003 E. 3.1

Reprenant en substance l'argumentation présentée devant le Département fédéral, la recourante expose qu'elle n'a pas quitté la Suisse de son plein gré, mais bien parce qu'elle a été contrainte de suivre ses parents et qu'il s'agit là d'une circonstance extraordinaire qui doit conduire à admettre l'existence d'un cas de rigueur. Elle relève qu'elle est indépendante sur le plan financier et que ses proches, hormis ses parents, vivent en Suisse. Elle soutient qu'elle n'a décidé de revenir en Suisse qu'en raison de son attachement à ce pays et que, bien qu'ayant effectué des études et un cursus professionnel au Chili, elle ne s'est jamais réadaptée à son pays d'origine. Au surplus, elle invoque deux dispositions du projet de loi fédérale sur les étrangers: la première selon laquelle l'admission des étrangers en vue de l'exercice d'une activité lucrative doit servir les intérêts de l'économie suisse, les chances d'intégration professionnelle et sociale étant déterminantes; la seconde d'après laquelle l'intégration des étrangers suppose, d'un côté, qu'ils soient disposés à s'intégrer - et, dans ce but, à se familiariser avec la société et le mode de vie en Suisse ainsi qu'à apprendre une langue nationale - et, de l'autre, que la population suisse fasse preuve d'ouverture à leur égard. Elle fait ainsi valoir qu'elle est entièrement disposée à s'intégrer et remplit toutes les conditions pour cela: elle parle une langue nationale, entretient des relations socio-culturelles avec des ressortissants suisses et a la mentalité suisse.