Citation: 1B_615/2020 E. 2.4.2

2.4.2. En reconnaissant l'existence de " temps morts " dans la conduite et la clôture de l'instruction, la Chambre pénale de recours a tenu compte des critiques opérées par le recourant en lien avec la durée supposée excessive de l'enquête. On comprend néanmoins que, selon l'autorité précédente, le recourant n'était pas fondé à se prévaloir d'une absence de célérité, dès lors qu'il n'avait pas recouru contre la première décision du Ministère public confirmant le séquestre de ses avoirs, ni ne l'avait par la suite saisie de recours pour déni de justice en raison du silence de l'autorité d'instruction sur ses demandes de levée du séquestre. Il a en outre été tenu compte du fait que l'accusation avait été engagée par acte du 13 juillet 2020, de sorte qu'un jugement était susceptible d'être prochainement rendu (cf. arrêt attaqué, consid. 2.2, 2èmeet 7ème paragraphe, p. 4). Par les développements contenus dans son acte de recours, le recourant ne démontre pas l'arbitraire des constatations et du raisonnement de l'autorité précédente, qui a admis l'existence de périodes d'inactivité. Le recourant ne prétend en particulier pas s'être préalablement plaint de dénis de justice auprès de cette autorité. En outre, en tant qu'il se prévaut du fait que le Ministère public aurait été " contraint " de rendre un acte d'accusation pour éviter de se voir reprocher des lenteurs dans le cadre de la procédure de recours initiée par le recourant contre le maintien du séquestre, ses affirmations ne vont pas au-delà de simples suppositions. Il apparaît au contraire que le dépôt d'un acte d'accusation (cf. art. 324 al. 1 CPP) tend à rendre vraisemblable que l'instruction a permis de renforcer les soupçons initiaux prévalant lors du prononcé du séquestre.