Citation: 1B_154/2018 E. 2.3

2.3. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. En particulier, on ne voit toujours pas quels actes du Procureur intimé démontreraient une apparence de prévention à l'encontre du recourant. Il entre en effet dans ses prérogatives d'apprécier les éléments de preuve qui lui sont soumis et de rendre, le cas échéant, des décisions. Si celles-ci ne correspondent pas à la volonté du recourant ou sont annulées sur recours, cela ne constitue pas en soi un motif de récusation. Le recourant, sans citer le moindre terme précis des écritures du magistrat intimé, se limite d'ailleurs à substituer sa propre appréciation du contenu des certificats médicaux produits.