Citation: 2C_54/2022 E. 1.2

1.2. En l'occurrence, l'arrêt attaqué est rédigé en allemand, si bien que la langue de la procédure devant le Tribunal fédéral devrait en principe être celle-ci, conformément au principe posé à l'art. 54 al. 1 LTF. Le recourant demande toutefois que la Cour de céans adopte le français comme langue officielle de la procédure, aux motifs qu'il comprend mieux cette langue que l'allemand, qu'il vit dans une commune bernoise francophone et que la première décision rendue dans la présente cause, à savoir celle de l'Office de la population du 7 novembre 2018, l'avait été en français. Une telle motivation convainc. Il ressort en effet du dossier que le recourant s'est toujours exprimé en français devant les autorités administratives et pénales, qu'il ne maîtrise pas l'allemand et que la procédure de première instance menée par l'Office de la population du 7 novembre 2018 a été diligentée en français. L'allemand n'est en réalité devenue la langue de la procédure cantonale qu'en raison du fait que le précédent mandataire du recourant avait rédigé les différents recours au niveau cantonal dans cette langue (cf. art. 32 et 34 de la loi bernoise sur la procédure et la juridiction administratives [LPJA/BE; RS/BE 155.21]). Sous cet angle, il ne semble pas justifié d'imposer à nouveau l'allemand au recourant pour la présente procédure, d'autant que l'intéressé est représenté par une nouvelle mandataire qui a agi en langue française et que celle-ci est l'une des deux langues officielles du Canton de Berne, soit une langue également utilisée et maîtrisée par les autorités cantonales intimées à la procédure. Le présent arrêt sera donc rendu en langue française, contrairement à l'arrêt attaqué, comme le permet exceptionnellement l'art. 54 al. 1, 2e phrase, LTF.