Citation: 6B_975/2024 E. 2.3.1

2.3.1. Par mandat du 1er mars 2022, le Ministère public jurassien a ordonné une expertise psychiatrique du recourant afin de déterminer s'il souffrait d'un trouble mental et si celui-ci était responsable au moment des faits, ainsi que pour évaluer le risque de récidive. Il a désigné le Dr F.________, psychiatre-psychothérapeute FMH, en qualité d'expert. Dans son rapport du 20 juin 2022, l'expert n'a pas diagnostiqué de trouble psychiatrique ni de trouble sévère de la personnalité. Il a néanmoins retenu "la présence de difficultés liées à la dislocation de la famille et plus particulièrement à l'acutisation d'un conflit interpersonnel autour de la garde de sa fille comme élément facilitateur contextuel". Il a conclu que le recourant était pleinement capable d'apprécier le caractère illicite de ses actes et de se déterminer d'après cette appréciation (jugement attaqué p. 16 s., E.1.1). Le Dr F.________ a rendu le 22 septembre 2022 un complément d'expertise, au terme duquel il a confirmé que le jour en question, le recourant ne présentait aucune altération de son discernement, quelque fut son état glycémique (jugement attaqué p. 17, E.1.3).