Citation: 4A_668/2015 E. A

X.________ a exploité sous sa raison de commerce individuelle un atelier de serrurerie et de construction métallique. Il était actionnaire et administrateur de la société U.________ SA; celle-ci, propriétaire d'un bâtiment industriel à Clarens, lui remettait à bail les locaux où il exerçait son activité professionnelle. Il était par ailleurs propriétaire de divers immeubles. En 1998, U.________ SA et son actionnaire étaient l'un et l'autre fortement endettés envers la Banque Z.________. La société était surendettée; l'actionnaire avait constitué un gage immobilier et cautionné en sa faveur. Il aurait vraisemblablement dû quitter ses locaux professionnels en cas de faillite de la société. Il a chargé une fiduciaire de le conseiller en vue d'un assainissement. Dans un rapport daté du 20 juillet 1998, la fiduciaire a proposé un plan d'assainissement qui reposait surtout sur d'importantes remises de dettes, à consentir notamment par la banque. Assisté de la fiduciaire, X.________ est entré en pourparlers avec elle. La banque n'a pas accepté un abandon même partiel de ses créances; elle a en revanche proposé une restructuration de ses crédits. Cette opération comportait notamment l'octroi d'une avance à terme fixe au montant de 2'400'000 fr., à souscrire personnellement par X.________. Celui-ci a accepté le 18 janvier 1999; il a ainsi augmenté dans une mesure importante son endettement personnel envers la banque. Par suite de l'inadvertance de la banque, les versements périodiques prévus au titre des intérêts et de l'amortissement étaient sous-estimés dans le contrat alors conclu. La banque a exigé la correction de cette erreur; X.________ ne s'y est pas opposé.