Citation: 1P.635/2002 12.03.2003 E. B

Agissant par la voie du recours de droit public, A.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler cet arrêt. Selon elle, l'art. 32.5 RIC ne reposerait sur aucun motif sérieux et violerait l'interdiction de l'arbitraire consacrée à l'art. 9 Cst.; son application conduirait à des aberrations que le législateur communal ne pourrait avoir voulues. Le Conseil d'Etat, puis le Tribunal cantonal auraient par ailleurs méconnu le principe général suivant lequel l'autorité administrative qui génère par son comportement illégal un recours d'un administré de bonne foi doit supporter la partie des frais afférente à son comportement incorrect, en mettant à sa charge la totalité des frais de la procédure de recours alors que le dossier de mise à l'enquête était incomplet. Le Tribunal cantonal a renoncé à se déterminer. Le Conseil d'Etat et la Commune de Lens concluent au rejet du recours. B.________ propose également de le rejeter "dans la faible mesure de sa recevabilité".