Citation: 5A_9/2024 E. A

A.a. En 1933, F.________ a acquis, en propriété commune avec G.________, les parcelles suivantes, sises sur le territoire de la commune de Y.________ (ancien état) : - no 14, folio 114, nom local Z.________, mayen de 10'819 m2; - no 15, folio 114, nom local Z.________, bois de 2263 m2; - no 993, folio 114, nom local Z.________, chalet agricole. Depuis 1963, il était également seul propriétaire des immeubles suivants de la même commune (ancien état) : - no 1, folio 114, nom local Z.________, mayen de 13'242 m2; - no 4, folio 114, nom local Z.________, mayen de 6'885 m2; - no 5, folio 114, nom local Z.________, bois de 3026 m2; - no 6, folio 114, nom local Z.________, mayen de 4'824 m2; - no 998, folio 114, nom local Z.________, chalet; - no 999, folio 114, nom local Z.________, grange-chambre; - no 1'000, folio 114, nom local Z.________, grange. A.b. F.________ est décédé en 1982. Il a laissé comme héritiers son épouse, H.________, et ses sept enfants, I.________, J.________, K.________, L.________, M.________, N.________ et O.________, lesquels étaient par ailleurs les seuls héritiers légaux de feu G.________. A.c. Par acte instrumenté le 30 octobre 1982, les huit héritiers ont modifié l'état de tous les immeubles précités, les transformant en les parcelles suivantes (nouvel état) : - no 1, folio 114, nom local Z.________, mayen de 4074 m2 et part chalet de 66 m2; - no 2, folio 114, nom local Z.________, mayen de 657 m2 et part chalet de 42 m2; - no 3, folio 114, nom local Z.________, mayen de 5'152 m2 et grange de 48 m2; - no 4, folio 114, nom local Z.________, mayen et bois de 5'000 m2; - no 5, folio 11, nom local Z.________, mayen de 5'580 m2; - no 6, folio 114, nom local Z.________, mayen/bois de 7'275 m2 et grange de 25 m2; - no 14 folio 114, nom local Z.________, mayen/bois de 6'396 m2 et part chalet de 24 m2; - no 15, folio 114, nom local Z.________, mayen/bois de 6396 m2 et par chalet de 24 m2. Dans le même acte, une servitude réciproque de mitoyenneté a été constituée en faveur et à charge des parcelles nos 1 et 2 "le long de limite commune des parcelles concernées, sur la distance d'implantation d[u] chale[t] qui y [a] été construi[t], selon l'axe d[u] faît[e]" Dans le cadre du partage successoral opéré dans l'acte en question, J.________ a obtenu l'immeuble no 2 et son frère I.________ l'immeuble no 1. Aucune modalité d'usage du chalet, sis à cheval sur les parcelles en question, ne figure dans ledit acte. A.d. Le chalet érigé sur les parcelles nos 1 et 2 comporte un sous-sol composé de trois caves, un rez-de-chaussée et des combles. La partie de la construction sise sur la parcelle no 1, attribuée à I.________, dispose d'une surface plus importante que celle située sur l'immeuble no 2 puisqu'elle comprend une cave supplémentaire et une véranda. A l'époque du partage, les combles n'étaient accessibles qu'au moyen d'un escalier extérieur situé sur la parcelle no 2, par une porte en façade. A.e. Le 10 avril 1992, J.________ a requis la commune de Y.________ de pouvoir procéder à la réfection complète de la toiture du chalet. L'autorisation lui a été délivrée le 19 juin 1992. Le 30 juin 1997, elle a sollicité de pouvoir transformer le chalet sur la parcelle no 2, avec un changement d'affectation. Il n'y a pas eu d'opposition à cette demande et l'administration communale de Y.________ a délivré l'autorisation de construire demandée le 31 juillet 1997. Les travaux en question ont été entrepris en 1997 et en 1998. Un escalier intérieur, érigé dans le cadre de ces travaux, permet d'accéder aux combles depuis la partie du rez-de-chaussée sise sur la parcelle no 2 sans empiéter sur la parcelle no 1. Deux chambres et un coin lecture ont alors été aménagés dans la partie des combles sise sur le bien-fonds no 1 propriété de I.________. A.f. Le 27 juin 2012, le conseil de I.________ a adressé un courrier à J.________ dans lequel il relevait ce qui suit: " Mon client a constaté que vous aviez aménagé, dans le galetas du mayen de Z.________, une chambre, et cela sur la partie lui appartenant. Cette situation est inacceptable, mon mandant entend clairement que son droit de propriété soit strictement respecté comme il se doit. (...) il est hors de question que vous considériez être devenue propriétaire des m2 concernés. " Par pli du 17 juillet 2012, l'avocat de J.________ lui a répondu qu'en 1982, les héritiers intéressés étaient convenus que sa cliente conservât le galetas puisque "la partie de I.________ était notoirement plus grande, à cause des deux caves qui sont sur son terrain et de la véranda". À aucun moment la propriété de J.________ sur les combles n'avait "été mise en cause" lors des travaux d'aménagement entrepris, alors même que I.________ avait connaissance desdits travaux puisque c'est l'entreprise pour laquelle il travaillait qui avait effectué les travaux de menuiserie et de charpente. Dans un courrier du 24 août 2012, I.________ a contesté avoir été informé des travaux entrepris par sa soeur et son beau-frère. Il a exigé qu'elle vide la partie "galetas" sise sur la parcelle no 1 et libère l'accès à cet espace pour la fin du mois d'octobre 2012 au plus tard. A.g. Par acte authentique instrumenté le 9 novembre 2015, I.________ a cédé à titre d'avancement d'hoirie à son fils A.________ la parcelle no 1 de la commune de Y.________.