Citation: 4C.301/2001 21.02.2002 E. A

A.- S.________ a travaillé au service de dame F.________ en qualité de sertisseur du 1er décembre 1994 au 31 décembre 1996 sur la base d'un contrat oral. Les fiches de paie de l'intéressé mentionnaient un "salaire à la pièce, vacances et 13em. salaire compris". En 1997, S.________ a été engagé par l'atelier de sertissage P.________, il résulte d'une fiche de salaire de cet employeur pour le mois de juillet 1997 que les vacances, calculées au taux de 8,33% du salaire versé, étaient mentionnées séparément de la rémunération mensuelle brute. S.________ a de nouveau travaillé pour le compte de dame F.________ du 1er août 1998 au 16 septembre 1999, date à laquelle il a donné son congé immédiat. Aucun contrat de travail n'a été signé entre les parties. Pendant cette période, S.________ a également été payé à la pièce, ses bulletins de salaire faisant toujours état d'un "salaire à la pièce, vacances et 13em. salaire compris". Le travailleur a toutefois perçu en plus une prime mensuelle de 500 fr.; selon dame F.________, cette gratification était destinée à compenser les vacances, alors que, d'après S.________, il s'agissait d'une prime qui lui était accordée pour la gestion de l'atelier de sertissage. S.________ n'a jamais signé les bulletins de salaire de dame F.________, qui n'indiquaient pas séparément le salaire afférent aux vacances ni le treizième salaire. La fiduciaire de dame F.________ a établi le 25 novembre 1999 les décomptes de salaire de S.________ pour ses deux périodes d'engagement; il en résulte qu'il recevait un salaire "selon production", des indemnités de vacances calculées au taux de 8,33 % du salaire précédent, plus, en 1998 et 1999, un "fixe" de 500 fr. par mois (art. 64 al. 2 OJ).