Citation: 5D_205/2018 E. 4.3.2

4.3.2. En l'espèce, il ne ressort pas de l'arrêt querellé (art. 118 al. 1 LTF) que la recourante aurait fait recours contre les ordonnances de preuves des 14 septembre 2017 et 23 août 2018. Elle ne peut donc faire valoir, sous le couvert d'un recours pour retard injustifié, les critiques qu'elle aurait dû formuler contre ces décisions. Il n'appartient en effet pas à la Cour de céans de juger du bien-fondé ou de l'opportunité d'une mesure d'instruction à laquelle la recourante elle-même ne s'est pas opposée avant le 12 septembre 2018 (art. 118 al. 1 LTF; cf. supra consid. 2.2) et dont l'administration n'entraîne, à elle seule et en l'espèce, pas un retard injustifié, comme il sera démontré ci-après. En tant qu'elle fait valoir qu'environ trois ans se sont écoulés depuis " l'entrée en force " des décisions prises lors de son assemblée générale du 29 février 2016, la recourante perd de vue que la durée écoulée avant l'ouverture, le 13 mars 2017, de son action en prévention et cessation de trouble ne peut être prise en considération pour apprécier le caractère raisonnable de la durée de la procédure. En outre, il n'apparaît pas (art. 118 al. 1 LTF; cf. supra consid. 2.2) qu'elle se serait plainte d'une quelconque inactivité du premier juge avant le 12 septembre 2018 (cf. supra consid. 4.4.1). Elle ne formule d'ailleurs aucun reproche dans son présent recours sur la manière dont la procédure a été menée pendant ce laps de temps. Une fois interpellé, le premier juge n'a pas reporté sine die la tenue de l'inspection locale mais a prévu que celle-ci aurait lieu en été 2019. Dès lors que l'administration de cette preuve, relative à la température dans les locaux utilisés par les défendeurs, n'a de sens que si elle est effectuée à cette saison, il existe une justification objective au temps mort de quelques mois que la recourante reproche au premier juge. Enfin, en l'état, rien ne laisse penser qu'une fois l'audience de plaidoiries finales avec inspection locale tenue, la procédure ne pourra pas être menée à terme dans un délai raisonnable. Au vu de ces circonstances, le grief de la recourante doit être rejeté.