Citation: 4A_604/2024 E. 4.3.3

4.3.3. Les explications avancées par la recourante ne suffisent en l'occurrence pas à retenir qu'une décision finale immédiate permettrait d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse au sens de l'art. 93 al. 1 let. b LTF. C'est le lieu de préciser d'emblée que l'appréciation de la durée et du coût de la procédure probatoire doit s'effectuer au cas par cas à la lumière de l'ensemble des circonstances. Aussi est-ce en vain que l'intéressée tente d'effectuer un parallèle entre d'autres affaires jugées par le Tribunal fédéral et la présente espèce. La recourante fait valoir que " deux expertises complexes... devront selon toute vraisemblance être mises en oeuvre ". Elle ne fournit toutefois aucun élément susceptible d'établir le caractère prétendument complexe des expertises en question. Elle n'expose pas davantage, de manière suffisamment circonstanciée, en quoi la mise en oeuvre éventuelle de ces deux expertises entraînerait un prolongement de la procédure qui, par sa durée et son coût, s'écarterait notablement des procès habituels. Quant à l'affirmation selon laquelle le Tribunal de première instance devra probablement procéder à l'audition de huit personnes, semblable circonstance n'apparaît pas décisive, tout comme le fait que certaines d'entre elles se sont déjà exprimées au cours de la procédure et devront être entendues une nouvelle fois sur l'ensemble des allégués des parties. Indépendamment de ce qui précède, il sied de relever que la recourante est muette sur la question du caractère éventuellement coûteux de la procédure probatoire. On cherche en effet en vain la moindre trace, dans le mémoire de recours, d'une démonstration tendant à établir que les frais occasionnés par le complément d'instruction s'écarteraient notamment de ceux d'un procès ordinaire. Pour le reste, en argumentant comme elle le fait, la recourante fait fi de l'art. 93 al. 3 LTF. Sur la base de cette disposition, l'intéressée pourra en effet attaquer la décision incidente rendue par la cour cantonale à l'occasion d'un éventuel recours dirigé contre la décision finale, si la première influe sur le contenu de celle-ci. Il lui sera alors loisible de critiquer certaines considérations qui auraient reprises dans le jugement au fond à la suite de l'arrêt cantonal de renvoi. Il suit de là que la décision attaquée ne peut pas faire l'objet d'un recours immédiat au Tribunal fédéral.