Citation: 1A.26/2001 09.07.2001 E. A

A.- Les époux C.________ sont propriétaires des parcelles contiguës n°7538 et 6221 du Registre foncier du Landeron. C.________ est en outre propriétaire de la parcelle n°6219, également contiguë, sur laquelle est édifiée une maison d'habitation. Les parcelles n°7538 et 6221 sont classées dans la zone viticole régie par la loi neuchâteloise sur la viticulture, du 30 juin 1976 (LVit). Entre 1992 et 1995, les époux C.________ ont, sans autorisation, arraché la vigne se trouvant sur leurs terrains et aménagé sur la parcelle n°7358 un étang circulaire d'un diamètre de 6,6m. En novembre 1994, C.________ a présenté une demande d'autorisation ("sanction", selon l'art. 36 de la loi neuchâteloise sur les constructions, du 2 mars 1996 - Lconstr.) en vue de régulariser l'aménagement de l'étang par l'octroi d'une dérogation au sens de l'art. 40 LConstr. Le 13 décembre 1995, le Département cantonal de la gestion du territoire (ci-après: le Département cantonal) a rejeté la demande de dérogation et fixé aux époux C.________ un délai expirant le 30 juin 1996 pour supprimer l'étang aménagé sur la parcelle n°7358 et remettre le terrain dans son état initial, y compris le replantation de la vigne. Par arrêt du 27 janvier 1997, le Tribunal administratif du canton de Neuchâtel a rejeté le recours formé par les époux C.________ contre la décision du 13 décembre 1995 et leur a imparti un délai expirant le 30 juin 1997 pour procéder à la suppression de l'étang et à la replantation de la vigne. Les époux C.________ ne se sont pas conformés à cet arrêt entré en force. Le 28 juin 2000, le Département cantonal a averti les époux C.________ qu'il envisageait de faire procéder, à leurs frais, aux travaux nécessaires pour l'exécution de l'arrêt du 27 janvier 2000. Il leur a accordé un délai de dix jours pour présenter des observations quant aux devis recueillis à cette fin. Le 10 juillet 2000, les époux C.________ ont répondu qu'ils s'opposaient aux travaux envisagés, en faisant valoir que dans l'intervalle, l'étang serait devenu un biotope digne de protection au sens des art. 18ss LPN. Le 31 août 2000, le Département cantonal a imparti aux époux C.________ un ultime délai expirant le 31 décembre 2000 pour remettre leur terrain en état et au 30 avril 2001 pour replanter la vigne, à défaut de quoi ces travaux seraient effectués par substitution, à leurs frais. Par arrêt du 20 décembre 2000, le Tribunal administratif a déclaré irrecevable le recours formé contre la décision du 31 août 2001.