Citation: 5A_596/2024 E. 1

La cour cantonale a relevé que l'époux soutenait que la décision lui ordonnant de quitter le domicile conjugal dans un délai de trois mois était arbitraire, au motif qu'elle ne prendrait pas en considération sa mauvaise situation financière actuelle qui ne lui permettrait que très difficilement de trouver un logement, cela d'autant plus qu'une pénurie notoire de logement sévirait à U.________. La juridiction précédente a considéré que cet argument ne convainquait pas dès lors que, en premier lieu, l'autorité de première instance avait fait primer à juste titre l'intérêt de l'enfant mineur, confié à la garde de sa mère, à demeurer dans le domicile familial. Par ailleurs, aux termes de l'enquête menée par le SEASP, il était dans l'intérêt de l'enfant que les parents cessent rapidement de vivre sous le même toit compte tenu de leurs mauvaises relations, dont il souffrait. Il n'y avait en outre pas lieu de statuer sur la question de savoir si, au vu de la situation financière du recourant et de la pénurie alléguée de logement à U.________, le délai de pratiquement quatre mois accordé par le premier juge était suffisant, le recourant ayant de facto bénéficié d'un délai d'environ six mois pour se reloger, soit de la réception du jugement de première instance, le 11 mars 2024, jusqu'au jour de la reddition de l'arrêt cantonal, ce qui était adéquat, sans compter que sa situation financière n'était pas celle dont il se prévalait.