Citation: 4P.197/2005 14.12.2005 E. 3

La recourante soutient que lors de son entrevue avec les intimés, le 19 mars 2003, H.X.________ leur a communiqué le nom des époux T.________. A son avis, la Cour de justice a omis arbitrairement de constater ce fait. Il n'est pas nécessaire de vérifier, à titre préjudiciel, si ledit fait est pertinent au regard du droit fédéral applicable. En effet, la critique de la recourante se révèle de toute manière mal fondée. En ce qui concerne l'appréciation des preuves et la constatation des faits, la juridiction cantonale tombe dans l'arbitraire, et elle viole ainsi l'art. 9 Cst., lorsque, sans aucune raison sérieuse, elle ne prend pas en considération un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa portée, ou encore lorsque, sur la base des éléments recueillis, elle parvient à des constatations insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; voir aussi ATF 130 III 87 consid. 3.3 p. 89/90). La recourante se réfère à une lettre que les intimés ont adressée à son conseil le 17 août 2003, comportant le passage ci-après: « La Régie X.________ SA a fait visiter notre maison à la famille T.________ et cette dernière a fait une offre [...]. M. H.X.________ est venu dans notre restaurant le 19 mars 2003 à 21h00 pour nous communiquer cette offre ». A son avis, il ressort de ce texte que H.X.________ a communiqué l'offre des époux T.________ et aussi le nom de ces derniers. La visite aux intimés avait pour but essentiel de les informer qu'une offre d'achat leur était présentée. Le montant de cette offre constituait un renseignement de première importance et il a été communiqué. Pour le surplus, il est probable que H.X.________ ait aussi rapporté d'autres éléments pourtant moins importants à ce stade de l'affaire, tel que le nom des auteurs de l'offre. Il est toutefois aussi possible que, sur ce point particulier, l'information n'ait pas été transmise lors de la visite au restaurant mais seulement plus tard. Compte tenu que la teneur du document invoqué n'exclut pas cette éventualité, on ne peut pas reprocher à la Cour de justice d'avoir apprécié cet écrit de façon arbitraire.