Citation: 6B_451/2023 E. 2.5

2.5. Enfin, l'art. 4 al. 1 OOCCR-OFROU n'est d'aucun secours au recourant. En effet, la cour cantonale a procédé à une appréciation des preuves à l'issue de laquelle elle a conclu que le recourant était l'auteur de l'excès de vitesse de 36 km/h mesuré le 10 novembre 2021 vers 6h40 entre V.________ et W.________. Cette solution ne heurte pas l'art. 4 al. 1 OOCCR-OFROU, étant précisé que cette disposition n'a pas de portée sur le principe de libre appréciation des preuves au sens de l'art. 10 al. 2 CPP (cf. arrêt 6B_576/2011 du 22 novembre 2011 consid. 1.5). Dans ce cadre, une certitude absolue n'est pas nécessaire, n'importe quel indice pouvant, suivant les circonstances, emporter la conviction du juge (ATF 133 I 33 consid. 2.1). Il ne saurait en aller autrement en matière de circulation routière, le Tribunal fédéral ayant jugé qu'il n'y avait aucune violation de la présomption d'innocence, en tant que règle sur l'appréciation des preuves, à admettre la culpabilité d'un prévenu sur la base de l'ensemble des circonstances ressortant du dossier (arrêt 6B_562/2010 du 28 octobre 2010 consid. 2.2), respectivement qu'il n'était pas arbitraire de fonder sa conviction sur un ensemble d'indices convergents, l'absence de doute à l'issue d'une appréciation des preuves exempte d'arbitraire excluant la violation de la présomption d'innocence en tant que règle sur le fardeau de la preuve (arrêt 6B_914/2015 du 30 juin 2016 consid. 1.5). Tel est précisément le cas en l'espèce. Partant, l'établissement des faits et l'appréciation des preuves de la cour cantonale échappent aux griefs d'arbitraire, de violation du principe de présomption d'innocence et de violation de l'art. 4 al. 1 OOCCR-OFROU. ll s'ensuit que la condamnation du recourant pour infraction grave à la LCR ne viole pas le droit fédéral.