Citation: 9C_260/2024 E. A

A.________, née en 1983, a travaillé comme enseignante dans un centre scolaire secondaire neuchâtelois. Arguant souffrir d'un "épuisement maternel" depuis 2018, puis de "difficultés personnelles et professionnelles" depuis le mois de novembre 2019, elle a sollicité des prestations de l'assurance-invalidité le 23 avril 2020. Au cours de la procédure d'instruction, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel (ci-après: l'office AI) a notamment obtenu une copie du rapport d'expertise psychiatrique établi par le docteur B.________ pour l'assureur perte de gain le 23 juin 2020. L'expert y faisait état d'un trouble dépressif récurrent, épisode moyen, sans syndrome somatique entraînant une incapacité totale de travail depuis le 18 novembre 2019. L'administration a aussi requis l'avis des médecins traitants, dont celui du docteur C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie d'enfants et d'adolescents, et de la psychologue D.________. En sus du trouble dépressif, ces derniers ont diagnostiqué un syndrome d'Asperger (rapports des 17 septembre 2020 et 8 avril 2021). L'office AI a également confié une expertise psychiatrique au docteur E.________ qui s'est adjoint l'aide de la psychologue F.________. Outre le trouble dépressif récurrent (léger), les experts ont retenu une agoraphobie (avec phobies sociales légères) et des traits de personnalité anxieuse, labile et dépendante sans effet sur la capacité de travail. Ils ont nié le syndrome d'Asperger (rapport du 13 décembre 2021). Se fondant sur les conclusions de ce rapport, l'administration a informé l'assurée que faute d'atteinte invalidante à la santé, elle allait rejeter sa demande (projet de décision du 26 janvier 2022). Au regard des critiques soulevées par le docteur C.________ et la psychologue D.________ contre le rapport d'expertise, elle a cependant requis l'avis du docteur E.________. Celui-ci s'est déterminé sur ces critiques et a établi une liste de questions complémentaires à poser au psychiatre et à la psychologue de l'intéressée (rapport du 24 juin 2022). Ces derniers y ont répondu (rapport du 23 janvier 2023). L'expert psychiatre n'étant pas revenu sur son appréciation (rapport du 6 février 2023), l'office AI a rejeté la demande de prestations (décision du 25 avril 2023).