Citation: 4P.110/2001 17.07.2001 E. B

B.- La défenderesse a appelé de ce jugement devantla Cour d'appel de la juridiction des prud'hommes du canton de Genève. La cour cantonale a procédé à l'audition d'un représentant de l'appelante ainsi que de trois témoins, qui sont les employés de X.________. Par arrêt du 7 mars 2001, la Cour d'appel a confirmé le jugement critiqué. En substance, elle a considéré que, dès lors qu'il résultait des fiches de paye du demandeur qu'il percevait un salaire inférieur aux salaires minimaux conventionnels, il incombait à la défenderesse d'établir le contraire, et que celle-ci avait échoué dans cette entreprise. A propos des témoins entendus, la cour cantonale a admis, au vu de leur lien de dépendance avec la défenderesse, que leurs déclarations devaient être appréciées avec circonspection. Devant les contradictions de ces dépositions et le flou dans lequel elles baignaient, la Cour d'appel a considéré qu'elles ne prouvaient pas que le travailleur avait perçu 2800 fr. net par mois. Quant au chèque produit par la défenderesse devant le Tribunal des prud'hommes, l'autorité cantonale a jugé que ce versement isolé ne constituait pas une preuve suffisante que le demandeur touchait mensuellement le salaire net de base en question.