Citation: 1C_171/2020 E. D

D.a. Ensuite de ce qui précède, le Préfet, puis la Direction de l'aménagement, de l'environnement et des constructions (ci-après: la DAEC), ont poursuivi le traitement du dossier en ce qu'il concernait, d'une part, l'exécution de la remise en état de la partie de la parcelle située en zone agricole et, d'autre part, la procédure de surveillance menée en application de l'OSites. En 2010, devant le comportement passif de C.________ et de B.________ SA, la DAEC a chargé le bureau I.________ SA d'exécuter par substitution le programme de surveillance au sens de l'OSites ainsi que la remise en état du remblai situé en zone agricole, I.________ étant sur ce dernier aspect chargée, d'une part, d'élaborer un dossier à l'attention d'entreprises spécialisées et potentiellement en mesure d'exécuter les travaux de remise en état du remblai, y compris ceux nécessaires en vue de la restitution du terrain à l'agriculture, et, d'autre part, d'assurer la direction des travaux. A la suite d'une requête de C.________ et B.________ SA formée en février 2012, la DAEC a suspendu la procédure de remise en état, au motif que la Commune, dans le cadre de la révision générale du PAL, entendait classer en zone industrielle constructible la portion de terrain objet de la procédure. D.b. La Commune ayant finalement renoncé à la mise en zone, la procédure d'exécution a été reprise à la fin de l'année 2015. La DAEC a alors mandaté la société J.________ SA, à charge pour cette dernière de définir un programme de remise en état, qui une fois validé, permettrait de mandater une entreprise spécialisée pour réaliser les travaux de réhabilitation. Après qu'une première version de ce programme avait été établie le 14 juillet 2016 ( version intermédiaire), de nouveaux échanges et pourparlers se sont encore tenus entre les autorités et les personnes concernées. Dans ce cadre, celles-ci se sont entendues sur le fait qu'une partie des aménagements litigieux à l'extérieur de la zone à bâtir, à l'ouest de la parcelle, pourrait faire l'objet d'une légalisation par le biais d'une nouvelle mise en zone, qui serait rendue possible par une rocade consistant en le dézonage d'une surface correspondante dans une partie non construite de la parcelle, située à l'est de celle-ci, ce dont il devait être tenu compte dans le cadre de la définition d'un nouveau programme de remise en état. Le 10 avril 2017, alors que C.________ et B.________ SA étaient invités à se déterminer sur le nouveau programme de remise en état ( version minimale) tenant compte de la rocade envisagée, qui leur avait été présenté le 7 novembre 2016, ils ont remis en cause la non-conformité des aménagements litigieux au regard des plans qui avaient été établis dans le cadre de la procédure d'autorisation de construire menée en 1978, parvenant à la conclusion que la totalité du remblai avait été en réalité autorisée à l'occasion de cette procédure. Le 14 novembre 2017, une nouvelle variante du programme de remise en état a été établie par J.________ SA ( version minimale bis). Celle-ci prévoyait un périmètre d'intervention plus restreint que celui visé jusqu'alors, dans la mesure où il portait uniquement sur la partie nord du remblai, alors que sa partie ouest pourrait être tolérée moyennant une prochaine mise en zone après la rocade déjà évoquée. Le 21 novembre 2017, la DAEC a soumis aux parties la version minimale bis du programme de remise en état. Elle a relevé à cette occasion que, s'il était exclu de revenir sur la teneur des arrêts rendus en 2007 et 2008, il convenait néanmoins de tenir compte des arguments exposés par C.________ et B.________ SA dans leurs déterminations du 10 avril 2017, dans la mesure où les plans relatifs au permis accordé en 1978 présentaient effectivement quelques incohérences et imprécisions. Pour autant, l'ampleur du remblai, dans sa partie nord, dépassait manifestement ce qui avait été indiqué sur les plans, ou du moins ces documents ne permettaient pas, à l'époque, d'apprécier clairement la situation juridique projetée, de sorte qu'il se justifiait de maintenir un programme de remise en état exécutant les décisions judiciaires en force, mais dans une mesure moins conséquente, ce que justement prévoyait la version minimale bis. La Commune, d'une part, ainsi que C.________ et B.________ SA, d'autre part, se sont encore déterminés le 26 janvier 2018 et le 16 mars 2018 respectivement.