Citation: 9C_652/2019 E. 3.2

3.2. A la suite des premiers juges, on constate que le texte de l'art. 41 al. 4 LAMal est clair, y compris dans ses versions allemande et italienne. Il prévoit que lorsque l'assuré a opté pour un modèle d'assurance impliquant une limitation du choix des fournisseurs de prestations, "l'assureur ne prend en charge que les coûts des prestations prodiguées ou ordonnées par ces fournisseurs" ("Der Versicherer muss dann nur die Kosten für Leistungen übernehmen, die von diesen Leistungserbringern ausgeführt oder veranlasst werden", "L'assicuratore deve allora assumere solo i costi delle prestazioni effettuate o ordinate da questi fornitori di prestazioni"). Un droit au remboursement des prestations à hauteur des coûts que l'assureur aurait été tenu de prendre en charge si celles-ci avaient été prodiguées à l'assuré par un fournisseur de prestations autorisé ne peut pas être déduit de l'art. 41 al. 4 LAMal. Au demeurant, le recourant ne peut rien tirer en sa faveur de l'arrêt 9C_471/2018 du 25 septembre 2018. Dans cet arrêt, la Cour de céans a jugé qu'il n'existait aucun droit à la substitution de la prestation lorsque l'assuré se procurait des médicaments auprès de son médecin de famille plutôt qu'auprès d'une pharmacie figurant sur la liste des pharmacies agréées conformément au modèle d'assurance impliquant un choix restreint des fournisseurs de prestations choisi. Elle a également rappelé la jurisprudence constante selon laquelle si le droit à la substitution de la prestation est une institution reconnue en matière d'assurance-maladie, il ne doit cependant pas aboutir à ce qu'une prestation obligatoirement à la charge de l'assurance soit remplacée par une prestation qui ne l'est pas (cf. ATF 133 V 218 consid. 6 p. 220 ss; 126 V 330 consid. 1b p. 332 s. et les références; arrêt 9C_471/2018 précité consid. 2.3). En l'espèce, un droit à la substitution de la prestation ne peut pas être reconnu au recourant compte tenu déjà de la jurisprudence selon laquelle lorsque l'assuré ne respecte pas ses obligations issues de la limitation du choix des fournisseurs de prestations, l'assureur n'a pas l'obligation de prendre en charge ces prestations (arrêt K 133/98 du 20 décembre 1999 consid. 2b, RAMA 2000 n° KV 108 p. 74; cf. aussi ATF 141 V 546 consid. 6.2.2). La restriction du choix des fournisseurs de prestations convenue entre les parties en application de l'art. 41 al. 4 LAMal a précisément pour effet d'exclure une prise en charge des prestations dispensées par un fournisseur autre que ceux prévus par le contrat d'assurance. Admettre le contraire reviendrait à vider l'art. 41 al. 4 LAMal de sa substance (arrêt K 133/98 précité consid. 2b). Le recours est mal fondé sur ce point.