Citation: 8C_53/2024 E. 3

Après avoir exposé les conditions d'une remise de l'obligation de restituer (art. 25 al. 1 LPGA [RS 830]) et la jurisprudence y relative, la cour cantonale a rappelé que la question des motifs du licenciement de l'employé avait déjà été tranchée dans son précédent arrêt du 22 mars 2022. La recourante avait résilié le contrat de travail de manière ordinaire parce que l'employé n'avait pas atteint les objectifs chiffrés et c'était en vain qu'elle cherchait à se prévaloir après coup de justes motifs au sens de l'art. 337 CO lesquels n'existaient pas au regard des circonstances d'espèce. La cour cantonale a également souligné que la détérioration de la situation économique due à la pandémie de COVID-19 était connue de la recourante au moment où elle avait engagé l'employé et qu'elle avait pris un risque financier. Il n'y avait pas lieu d'y revenir dans la présente procédure. Cela étant, la recourante s'était engagée à l'égard de l'autorité à respecter le contrat de travail. Or en procédant à la résiliation du contrat de travail qui avait donné lieu à l'octroi des prestations sans respecter les engagements pris dans ce cadre, la recourante avait commis une négligence grave, ce qui excluait sa bonne foi.