Citation: 2P.83/2006 05.09.2006 E. 3

Le recourant se plaint, dans un grief formel qu'il convient d'examiner en premier lieu, de la violation de son droit d'être entendu. Il soutient que l'arrêt attaqué est insuffisamment motivé, en ce sens qu'il ne permettrait pas de comprendre le motif précis de licenciement retenu par les premiers juges; à cet égard, il relève que seule l'invalidité, à l'exclusion de l'incapacité de travail, est un motif de licenciement prévu dans le Règlement de la Caisse, et que ce sont là des "concepts parfaitement distincts" en droit des assurances sociales. Le moyen est infondé. Il ressort en effet clairement de l'arrêt attaqué (consid. 5 in fine) que la Chambre des recours a estimé, dans la droite ligne de la Cour civile, que la remise en cause a posteriori de l'invalidité du recourant par le Tribunal des assurances n'était pas un motif pertinent pour revenir sur une résiliation qui était fondée au moment où elle a été décidée. On comprend donc aisément que les premiers juges ont retenu, comme motif de licenciement, l'invalidité de l'employé, et non sa seule incapacité de travail. Que le recourant considère comme arbitraire cette motivation ne viole pas son droit d'être entendu, mais relève du fond de la cause qui est examiné ci-après.