Citation: I 729/04 24.03.2006 E. 3

3.1 En l'espèce, les premiers juges ont déterminé la capacité de travail de l'assuré en se référant d'une part à un rapport du 8 mai 2002 de son médecin traitant, le docteur A.________ (spécialiste FMH en médecine interne). En substance ce médecin déclare assurer le suivi médical du patient depuis de très nombreuses années. Il indique que celui-ci suit scrupuleusement les traitements médicaux qui lui sont prescrits de même qu'il consulte régulièrement son orthopédiste. Il constate qu'au terme de l'instruction conduite par la CNA, il s'est vu reconnaître un degré d'invalidité de 56 %. Il ajoute que depuis deux ans, il assume un taux d'occupation professionnel de 50 % et que celui-ci n'est susceptible d'aucune augmentation compte tenu des atteintes physiques et psychiques subies. D'autre part, les premiers juges se sont fondés sur un certificat du 10 mai 2002 du docteur D.________ selon lequel O.________ est atteint d'arthrose post-traumatique sévère au niveau du genou gauche avec épanchements intermittents; la capacité de travail en résultant ne dépasse pas 50 % depuis le 17 septembre 2001. 3.2 S'agissant de la valeur probante d'un rapport médical, ce qui est déterminant c'est que les points litigieux aient fait l'objet d'une étude circonstanciée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées par la personne examinée, qu'il ait été établi en pleine connaissance de l'anamnèse, que la description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale soient claires et enfin que les conclusions de l'expert soient dûment motivées. Au demeurant, l'élément déterminant pour la valeur probante n'est ni l'origine du moyen de preuve ni sa désignation comme rapport ou comme expertise, mais bel et bien son contenu (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). 3.3 Dans les deux rapports médicaux précités, les points litigieux n'ont pas fait l'objet d'une étude circonstanciée. La description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale ne sont pas examinées. Les conclusions ne sont pas motivées mais procèdent de l'affirmation. En outre, ils ne donnent aucune indication relative à une activité lucrative raisonnablement exigible de l'intéressé. De surcroît, le rapport du docteur A.________ ne fournit aucune appréciation sur l'état de santé de celui-ci. Dans ces circonstances, les rapports des docteurs D.________ et A.________ sont dépourvus de valeur probante, cela d'autant plus que, selon la jurisprudence, le médecin traitant est généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). Ils ne sauraient par conséquent être pris en considération pour établir la capacité de travail de l'assuré.