Citation: 5A_574/2023 E. 3.3.1

3.3.1. Il faut d'emblée relever que la recourante ne conteste pas le constat de la cour cantonale relatif au fait que les travaux qu'elle a entrepris n'avaient pas fait l'objet d'une seule commande et qu'ils n'étaient pas interdépendants les uns des autres, et qu'ainsi le respect du délai de péremption devait être examiné pour chacun des travaux séparément. Elle ne prétend pas non plus qu'elle aurait entrepris d'autres travaux après le 18 juin 2019 que ceux mentionnés dans l'arrêt entrepris, à savoir " finition de pose, poignées porte coulissante, renforcer penderie, réglage et pose d'une porte en verre " en lien notamment avec les armoires, et la " pose porte palière ". Concernant ces premiers travaux, si elle s'en prend à la motivation cantonale selon laquelle les armoires seraient des meubles et que leur livraison et leur pose ne seraient pas des prestations couvertes par l'art. 837 al. 1 ch. 3 CC, elle ne remet pas en cause la motivation selon laquelle elle n'avait pas établi que les travaux en question constituaient autre chose que la réfection de défauts, qui, même s'ils tombaient sous le coup de l'art. 837 al. 1 ch. 3 CC, n'avaient pas pour effet de retarder le point de départ du délai péremptoire de l'art. 839 al. 2 CC. Étant donné que ces motivations sont alternatives (ou indépendantes), la recourante se devait, pour satisfaire à son obligation de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.1), de critiquer chacune d'elles (ATF 138 III 728 consid. 3.4; 133 IV 119 consid. 6.3). Faute de l'avoir fait, son grief est irrecevable, en tant qu'il concerne les travaux qu'elle a entrepris sur les armoires. Cela étant, la seule question pertinente qui demeure est celle de savoir si la livraison et la pose de la porte palière peuvent jouir de la garantie de l'hypothèque légale.