Citation: 9C_800/2019 E. 6.1

6.1. A l'inverse de ce que soutient la recourante, le simple fait que l'on ne puisse "pas complètement exclure l'existence d'une pathologie préexistante des chromosomes chez [elle] ou [s]on conjoint" ne suffit pas pour admettre qu'une telle pathologie soit à l'origine des fausses couches qu'elle a subies. Le juge des assurances sociales fonde en effet sa décision, sauf dispositions contraires de la loi, sur les faits qui, faute d'être établis de manière irréfutable, apparaissent comme les plus vraisemblables, c'est-à-dire qui présentent un degré de vraisemblance prépondérante (ATF 144 V 427 consid. 3.2 p. 429). En l'espèce, dans son rapport du 21 juin 2019, la doctoresse B.________ a indiqué que ses investigations avaient mis en évidence comme seul facteur féminin de l'infertilité l'âge de la patiente, et qu'il s'agissait également du seul élément objectivé du risque de fausse couche (consid. 5.1 supra). La possibilité que des anomalies chromosomiques préexistantes fussent à l'origine des fausses couches de l'assurée ne paraissait ainsi pas vraisemblable. Dans la mesure où la recourante entendait déduire un droit de son allégation selon laquelle ses fausses couches seraient d'origine maladive, elle en supporte le fardeau de la preuve (consid. 2 supra).