Citation: 9C_694/2017 E. 5

L'appréciation du tribunal cantonal quant au statut de la recourante paraît critiquable dans la mesure où il semble s'être fondé avant tout sur le fait que l'assurée était mère au foyer au moment de la survenance de l'invalidité, sans prendre en considération d'autres éléments comme la reprise d'une formation universitaire, alors que ses enfants étaient encore en bas âge. Le point de savoir si la recourante doit être considérée comme une personne n'exerçant pas d'activité lucrative ou exerçant une activité professionnelle à temps partiel peut toutefois rester ouvert. Dans cette dernière éventualité, le degré d'invalidité n'atteindrait en tout état de cause pasle seuil de 40% ouvrant droit à la rente. En effet, il ressort des constatations de fait de l'autorité cantonale que la recourante n'a pas présenté une incapacité dans ses activités ménagères d'au moins 40% en moyenne durant une année sans interruption notable (consid. 4b/bb p. 14 du jugement attaqué), ce que la recourante ne conteste pas. Quant à une invalidité à mettre en relation avec l'activité lucrative, les premiers juges ont constaté que la recourante est en mesure d'exercer une activité légère ou moyennement lourde à plein temps - dont celle de chimiste ou de psychologue, une fois ses études achevées - sans diminution de rendement (consid. 4b/ee p. 15 du jugement attaqué). Ces constatations reposent sur l'expertise des docteurs B.________ et C.________, médecins au Département des neurosciences cliniques de l'hôpital D.________ (rapport du 12 juillet 2014), qui attestent que la recourante dispose d'une capacité de travail de 100% dans toute activité exigible d'un point de vue neurologique, ainsi que sur l'expertise du docteur E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, qui a également mis en évidence l'absence de limitations fonctionnelles d'origine psychiatrique (rapport du 17 septembre 2013). A cet égard, en affirmant que les docteurs B.________ et C.________ avaient retenu une répercussion des douleurs sur sa capacité de travail "sans pourtant la chiffrer", la recourante fait une lecture tronquée des conclusions médicales. En raison du risque de voir le "Whiplash-Associated Disorders" de grade II "glisser dans un syndrome douloureux chronique" qui pourrait devenir invalidant, les experts de l'hôpital D.________ ont préconisé une évaluation multidisciplinaire. Ce faisant, ils n'ont pas retenu d'incapacité de travail en relation avec les douleurs mais émis un simple pronostic. Une évaluation de l'assurée sur le plan psychiatrique avait par ailleurs déjà été effectuée par le docteur E.________, qui avaitexclu toute atteinte psychiatrique, ce dont les médecins de l'hôpital D.________ n'avaient apparemment pas connaissance. Les allégations de la recourante ne remettent dès lors pas en cause les constatations de fait des premiers juges,qui ont été établies de façon conforme au droit au sens de l'art. 95 LTF et lient le Tribunal fédéral (supra consid. 1). Compte tenu de l'absence de perte de gain pour la part d'activité que la recourante aurait consacrée à l'exercice d'une profession et un empêchement de moins de 40% pour la part relative aux travaux ménagers, l'invalidité en résultant serait inférieur au seuil déterminant (cf. art. 28 al. 2 LAI). Pour le surplus, la recourante ne critique pas le résultat de l'évaluation de l'invalidité auquel sont parvenus les premiers juges en appliquant la méthode spécifique. Il n'y a donc pas lieu d'examiner ce point plus avant. Vu ce qui précède, le recours est infondé.