Citation: 8C_90/2020 E. 3

La cour cantonale a tout d'abord refusé de donner suite à la demande du recourant tendant à l'audition de deux collaboratrices de l'OPE à propos de la méthodologie Système Compétences Rémunération Évaluation (SCORE), qui avait selon lui été utilisée pour la réévaluation des fonctions au sein de la DGSIN. Rejetant plusieurs griefs tirés d'une violation du droit d'être entendu, les juges cantonaux ont ensuite notamment retenu que la procédure relative à ladite réévaluation avait été expliquée aux collaborateurs de la DGSIN en séance plénière le 14 décembre 2017 et que la documentation y afférente - qui détaillait les travaux du processus d'évaluation - leur avait été communiquée par courrier ou mise à leur disposition sur une plateforme informatique interne. Par ailleurs, le recourant avait été convoqué à deux entretiens auxquels il ne s'était pas rendu et il n'avait pas formulé d'observations écrites ensuite de la réception du compte-rendu du 28 mars 2018. Précisant que le recourant ne bénéficiait pas d'un droit au maintien de son ancienne fonction, l'autorité précédente a en outre estimé que l'intimé avait refusé à raison de lui transmettre d'autres documents relatifs au processus de réévaluation des fonctions. Se prononçant sur l'allégation selon laquelle l'intimé avait violé un arrêté du Conseil d'État du 7 novembre (ou décembre) 2010 gelant tout réévaluation de fonction jusqu'à l'entrée en vigueur de SCORE, la juridiction cantonale a considéré que cette problématique n'avait pas d'importance. SCORE visait à revoir l'échelle des traitements et/ou la méthode d'évaluation appliquée au personnel de l'État, alors que la réévaluation des fonctions de la DGSIN était dictée par la nécessité d'adapter la dénomination et les fonctions informatiques à leur évolution. Au reste, le projet SCORE n'empêchait pas, selon la jurisprudence de la cour cantonale, la réévaluation des fonctions de la DGSIN. Enfin, les premiers juges ont constaté que l'OPE s'était fondé sur les critères de swissICT aux fins d'évaluer les fonctions et que rien ne permettait de retenir que la procédure d'évaluation de la fonction que le recourant occupait n'avait pas été respectée. Si celui-ci avait voulu contester le processus d'évaluation de sa fonction, il aurait dû suivre la procédure y relative, pour autant qu'il ait rempli les conditions pour s'en plaindre. En tout état de cause, la décision du Conseil d'État ratifiant la classification de l'OPE de la nouvelle fonction du recourant ne pouvait pas faire l'objet d'une opposition auprès de la Commission de réexamen en matière d'évaluation des fonctions (CREMEF), comme défendu par le recourant, mais devait être portée devant la Chambre administrative.