Citation: P 17/03 03.02.2004 E. A

G.________, né le 14 juillet 1967, est au bénéfice d'une rente d'invalidité et de prestations complémentaires. Le 22 mai 1998, il a épousé K.________, née le 29 août 1972. Pour ce motif, il a déposé une demande de nouvelle fixation de la prestation complémentaire le 29 octobre 1998. Par décision du 10 novembre 1998, la Caisse de compensation du canton de Berne a fixé à 442 fr. la prestation complémentaire mensuelle due à partir du 1er juillet 1998. Le 13 mai 2002, G.________ a déposé une demande de nouvelle fixation de la prestation complémentaire. Celle-ci indiquait une augmentation du revenu de l'épouse au 1er janvier 1999 et mentionnait les certificats de salaire pour la déclaration d'impôt. Par décision du 19 juin 2002, la caisse a avisé G.________ qu'il n'existait plus aucun droit à des prestations complémentaires depuis le 1er janvier 1999. Elle lui réclamait la restitution de 20'160 fr. , montant correspondant aux prestations complémentaires déjà versées. Le 7 juillet 2002, G.________ a écrit à la caisse. Déclarant que c'était en toute bonne foi qu'il avait perçu les prestations complémentaires dont on lui demandait la restitution et que le remboursement de la somme réclamée représentait une charge insurmontable, il a demandé la remise de l'obligation de restituer le montant de 20'160 fr. Par décision du 16 juillet 2002, la caisse a rejeté la demande au motif que la condition de la charge trop lourde n'était pas remplie. Il n'y avait donc pas lieu d'examiner la condition de la bonne foi.