Citation: 6B_484/2024 E. 2.2.2

2.2.2. Le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir uniquement donné du crédit aux déclarations de l'intimée, alors que celles-ci ont varié sur la chronologie exacte des faits, sur la nature de la pénétration ou encore sur l'existence d'un couteau, de n'avoir donné aucun crédit à ses propres déclarations, lesquelles ont été constantes, d'avoir ignoré le constat selon lequel son profil ADN a été mis en évidence sur plusieurs parties du corps de l'intimée, à l'exclusion des parties génitales, d'avoir écarté le rapport du CURML qui indique que les ecchymoses et dermabrasions constatées sur le corps de l'intimée sont la conséquence de traumatismes contondants, d'un ou de coups portés avec un ou des objets contondants ou d'un ou de chocs de la partie du corps concernée contre un ou des objets contondants, alors que l'usage de tels objets ne ressort ni des déclarations de l'intimée, ni du dossier, d'avoir exclu la pénétration digitale en se fondant uniquement sur la position des mains du recourant, d'avoir ignoré des parties du témoignage de E.________, soit que l'intimée ne lui aurait jamais parlé de pénétration, qu'elle a des relations compliquées avec les hommes, qu'elle a un caractère si fort qu'elle ne peut pas se faire violer et que lorsqu'elle a rejoint ses amies le lendemain, elle n'avait pas l'air d'une femme qui venait de subir un viol. Ce faisant, le recourant n'expose pas en quoi l'appréciation des preuves effectuée par l'autorité précédente serait insoutenable, lorsqu'elle a considéré, sur la base de l'ensemble des éléments à disposition, non seulement que l'intimée a été victime d'une agression sexuelle, mais également que le recourant a procédé à une pénétration pénienne. La cour cantonale n'a pas ignoré les diverses déclarations et les rapports figurant au dossier. S'agissant en particulier des ecchymoses et dermabrasions constatées sur le corps de l'intimée, comme conséquence de traumatismes contondants, elle a rappelé que les médecins ont relevé que ces traumatismes ont pu être causés par des pressions locales fortes, et non uniquement par des objets contondants. L'autorité précédente a également exposé en détail et de manière convaincante pour quelle raison elle ne retenait pas une pénétration digitale. Quant au constat selon lequel le profil ADN du recourant a été mis en évidence sur diverses parties du corps de l'intimée, dont les deux cuisses (cf. jugement entrepris, p. 20), mais pas sur les parties génitales, il ne permet pas de retenir que la cour cantonale aurait établi les faits de manière arbitraire. En effet, une absence de trace ADN à cet endroit ne permet aucunement d'exclure une telle pénétration, dont l'existence a été retenue par la cour cantonale qui a forgé sa conviction quant aux faits sur la base d'un ensemble d'éléments convergents (cf. supra consid. 2.2.1).