Citation: 9C_49/2019 E. 5.2

5.2. Pour remettre en cause les constatations de la juridiction cantonale quant à l'absence d'une atteinte psychiatrique limitant la capacité de travail de l'assuré, le recourant affirme avant tout que les différents rapports médicaux qu'il a fait verser à son dossier attestent de l'existence et de la gravité de ses souffrances psychiques. Or une telle affirmation ne suffit pas à remettre en cause les constatations de la juridiction cantonale, qui a justifié son choix de suivre les conclusions des experts de CEMEDEX SA et non celles du docteur F.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. On relèvera à cet égard que dans son rapport du 27 février 2018, le psychiatre traitant du recourant exprime sa perplexité quant aux informations concernant le chapitre des activités retenues dans l'expertise du 6 octobre 2017. Il ne remet cependant pas en cause les conclusions de l'expert psychiatre lorsqu'il confirme l'intérêt que porte l'assuré à sa famille et met l'accent, avant tout, sur les atteintes au niveau de la santé physique qu'il considère comme handicapant sérieusement son patient. En tant que le recourant se réfère au rapport du docteur B.________ du 13 mars 2018 pour démontrer que son état de santé psychique entraîne une incapacité de travail, il ne peut être suivi. L'expert psychiatre a en effet pris position sur les conséquences des infarctus subis par l'assuré en 2012 et 2013 sur son état psychique, dans la mesure où il a retenu que les épisodes dépressifs récurrents étaient réactionnels aux différentes pathologies somatiques, notamment cardiovasculaires. Il n'a en revanche pas retenu de signes et de symptômes cliniques invoquant un trouble dépressif allant au-delà d'un degré léger. Son avis convaincant ne saurait être mis en doute par le diagnostic de stress post-traumatique évoqué par le docteur B.________, qui est spécialiste en cardiologie et non pas en psychiatrie. Finalement, on ne voit pas en quoi le fait que le recourant a dû se soumettre à un sevrage à cause d'un syndrome de dépendance aux benzodiazépines, comme il l'invoque, serait déterminant. Dans le rapport médical auquel il se réfère (lettre provisoire de sortie de la Clinique de chirurgie de l'Hôpital G.________ du 1er décembre 2017), ce syndrome ("actuellement sevré") a été indiqué dans les antécédents personnels, sans lien avec une quelconque limitation.