Citation: 9C_428/2019 E. 3

Dans un premier temps, la juridiction cantonale a comparé la situation prévalant lors du dernier examen matériel du droit aux prestations effectué par l'office intimé en 2005 avec celle existant au moment de la décision litigieuse. En se fondant, d'une part, sur les rapports d'expertise du docteur I.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, des 12 novembre 2002 et 11 février 2005, et, d'autre part, sur celui des médecins de la PMU du 25 septembre 2018, elle a constaté que l'état de santé de l'assurée ne s'était pas modifié dans une mesure pouvant justifier, en sa faveur, une révision de son droit à la rente au sens de l'art. 17 LPGA. En conséquence, elle a rejeté les conclusions de la recourante tendant à la réforme de la décision administrative litigieuse en ce sens qu'une rente entière lui est allouée. Les premiers juges ont ensuite considéré que la suppression du droit de l'assurée à une demi-rente d'invalidité, en application des dispositions finales de la modification de la LAI du 18 mars 2011, était injustifiée. Ils ont à cet égard constaté qu'au terme de leur analyse de la gravité de l'atteinte à la santé de la recourante conformément aux indicateurs définis par la jurisprudence (ATF 141 V 281), les médecins de la PMU n'avaient en tout état de cause pas fait état d'une capacité de travail supérieure à 50 %. La question de savoir s'il existait une capacité de travail supérieure à 50 % a été laissée ouverte parce que, à défaut d'un motif de révision, une augmentation de la rente, comme demandée par la recourante, ne pouvait pas intervenir en application des dispositions finales de la 6ème révision de l'AI. Partant, l'instance précédente a annulé la décision du 21 octobre 2016 et reconnu le droit de la recourante à une demi-rente d'invalidité au-delà du 30 novembre 2016.