Citation: 9C_662/2019 E. 5.2

5.2. Cette argumentation n'est pas fondée. On relèvera d'abord qu'au contraire de ce que soutient l'assuré, les observations des médecins de l'Unité de neurologie et neuroréhabilitation pédiatrique de l'hôpital B.________ ne portent pas uniquement sur la maladie épileptique. Elles concernent aussi le plan développemental en général et en lien avec les troubles du spectre autistique, en particulier sur le déroulement de la scolarisation, le développement du comportement cognitif ainsi que les progrès rencontrés dans l'acquisition du langage et des relations sociales. Il est dès lors parfaitement cohérent de s'y référer pour se faire une idée générale de l'évolution de la situation. Pour le surplus, le recourant décrit les circonstances qui justifient d'après lui une surveillance. Il s'agit plus particulièrement de l'absence de conscience des dangers, de l'incapacité à gérer les situations angoissantes autrement que par des crises de nerfs ou de l'inaptitude à réagir aux injonctions verbales. Or ces circonstances sont mentionnées d'une façon similaire tant dans le rapport d'enquête du 11 décembre 2014 que dans celui du 16 septembre 2016. Elles se fondent sur les déclarations des parents, ont servi à chiffrer aussi précisément que possible le temps consacré à la surveillance au moment de la réalisation de chaque enquête et, par conséquent, intègrent les paramètres de l'âge de l'autonomie déjà évoqués (cf. consid. 4 supra). Le seul fait de les reprendre à l'identique et d'en déduire un besoin de surveillance particulièrement intense ne démontre pas en quoi les premiers juges auraient violé le droit fédéral ou apprécié arbitrairement les preuves en en déduisant (seulement) un besoin de surveillance personnelle permanente. Un tel procédé constitue une argumentation appellatoire sur laquelle le Tribunal fédéral ne devrait en principe pas entrer en matière (cf. ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266).