Citation: 5A_640/2014 E. 3.1

3.1. La Cour des poursuites et faillites a notamment rappelé qu'au stade de la continuation de la poursuite, le bien-fondé de la créance en poursuite ne peut être examiné ni par l'office des poursuites qui notifie l'avis de saisie, ni par les autorités de surveillance. Lorsque l'opposition à la poursuite a été définitivement levée, il n'y a plus d'obstacle à la continuation de la poursuite. Le poursuivi ne donc peut remettre en cause l'existence ou l'exigibilité de la créance reconnue dans la décision portant condamnation à payer une somme d'argent - décision sur laquelle le juge de la mainlevée s'est fondé - que dans le cadre de l'action de l'art. 85 LP ou celle de l'art. 85a LP; il doit alors invoquer l'extinction de la créance ou son inexigibilité, temporaire (sursis) ou définitive (prescription), postérieures à la décision, ou prouver l'existence matérielle et le contenu d'une nouvelle décision définitive annulant ou révoquant la décision condamnatoire. En l'espèce, dès lors que la Confédération suisse et l'Etat de Vaud sont au bénéfice de douze titres de mainlevée définitive, jugés comme tels, il n'est plus question, au stade des avis de saisie, d'examiner le bien-fondé des créances en poursuite, en tout cas pas dans le cadre d'une procédure de plainte contre lesdits avis.