Citation: 1P.157/2003 20.03.2003 E. 3

Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir violé son droit d'être entendu garanti à l'art. 29 al. 2 Cst. en ne discutant pas les motifs qui l'ont amenée à retenir l'existence de charges suffisantes et un risque de collusion, malgré les éléments à décharge qu'il avait présentés, et en n'entrant pas en matière sur sa proposition d'une libération sous caution. 3.1 Le droit d'être entendu, tel qu'il est garanti par cette disposition, impose au juge l'obligation de motiver ses décisions afin que le justiciable puisse les comprendre et exercer ses droits de recours à bon escient. Pour satisfaire cette exigence, il suffit que le juge mentionne au moins brièvement les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision. Il n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limiter à ceux qui, sans arbitraire, peuvent être tenus pour pertinents (ATF 126 I 97 consid. 2b p. 102).