Citation: 8C_789/2023 E. 4.5.4

4.5.4. Enfin, la recourante se plaint du refus par les premiers juges de mettre en oeuvre une expertise afin de déterminer techniquement si elle disposait d'un système de contrôle des heures et si celui-ci était fiable. Elle fait en particulier valoir que la motivation de ce refus serait insuffisante. L'arrêt attaqué retient que de nombreux documents relatifs au système de contrôle de l'horaire de travail utilisé par la recourante sont présents au dossier, que la recourante s'est en outre exprimée à plusieurs reprises à ce sujet et que les premiers juges ont eux-mêmes pu juger de la fiabilité des données contenues dans le système sans que le recours à un expert soit nécessaire. Une telle motivation apparaît suffisante au regard des exigences posées par la jurisprudence et la recourante ne démontre pas que tel ne serait pas le cas. En réalité, elle se contente d'affirmer que l'expertise devait permettre de déterminer la nature du système mis en place, son effectivité et si les données étaient pertinentes, justifiées et crédibles, sans toutefois s'en prendre concrètement à la motivation précitée. Si on peut déduire des arguments de la recourante que celle-ci conteste que les premiers juges aient été en mesure d'apprécier la fiabilité des données, elle ne le démontre en réalité pas, comme on le verra plus bas. C'est donc à juste titre que la requête d'expertise a été écartée. Le grief doit partant être écarté, dans la mesure de sa recevabilité.