Citation: 1C_253/2023 E. 3

Les recourants se plaignent ensuite d'une application arbitraire du droit cantonal, soit des art. 20, 39 et 42 LR. Selon eux, les modifications projetées auraient dû faire l'objet d'une procédure au sens des art. 39 et 42 LR, et non pas d'une simple procédure de modification de la signalisation routière selon l'art. 107 OSR. Selon les recourants, le projet litigieux - consistant en l'introduction d'une zone piétonne avec bornes escamotables et en la mise en place d'un double sens avec suppression de 8 places de stationnement sur une rue adjacente (rue Centrale) - constituerait une correction ou réfection de voies publiques au sens de la LR; de plus, il y aurait une désaffectation non temporaire de trois rues représentant un périmètre important du centre-ville de Sierre. Ces modifications auraient donc dû faire l'objet d'une mise à l'enquête publique selon la LR. Pour la cour cantonale, ces mesures constituent des limitations fonctionnelles du trafic au sens de l'art. 3 al. 4 LCR, fondées sur la volonté de réduire la circulation dans le centre-ville pour des questions de santé publique (cf. arrêt attaqué consid. 3.3.8); selon l'instance précédente, le projet pouvait être mis en place au moyen d'une simple modification de la signalisation et était bien soumis à la procédure de l'art. 107 OSR, à l'exclusion des procédures de la LR. Enfin, la CCSR était bien l'autorité compétente pour approuver la mesure décidée par le Conseil municipal, en vertu des art. 3 et 9 de la loi cantonale d'application de la législation fédérale sur la circulation routière (LALCR; RS/VS 741.1).