Citation: 6P.60/2007 12.10.2007 E. 1

4.3 Se plaignant d'une violation du principe in dubio pro reo, le recourant relève que les juges de première instance ont basé le calcul des quantités retenues à son encontre sur l'ensemble des transactions confirmées par E.________, alors que ce dernier a pourtant précisé que l'intéressé n'avait pas assisté à toutes les ventes. 4.3.1 Il ne ressort pas de l'arrêt attaqué, et le recourant ne prétend d'ailleurs pas le contraire, que ce grief aurait été invoqué dans le recours cantonal en nullité (art. 411 CPP VD), qui a pour objet une irrégularité de procédure ou une contestation relative à l'établissement des faits (Roland Bersier, Le recours à la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal en procédure vaudoise, in JdT 1996 III 65 ss, p. 75 et 77 s.). Or, saisi d'un tel recours, le Tribunal cantonal n'examine que les moyens soulevés; il ne dispose donc pas d'un libre pouvoir d'examen et ne doit pas appliquer le droit d'office (art. 439 al. 1 CPP/VD; JdT 2003 III 81, consid. 2). Il s'ensuit que le grief est irrecevable, faute d'épuisement des instances cantonales (art. 86 al. 1 OJ; ATF 131 I 31 consid. 2.1.1 p. 33). 4.3.2 Au demeurant, contrairement aux allégations du recourant, on ne discerne pas de contradiction à admettre que ce dernier a participé, avec les autres coaccusés, à la vente de cocaïne à E.________, alors même que celui-ci a affirmé que le recourant n'était pas systématiquement présent lors des transactions et qu'il ne lui avait jamais remis personnellement de la drogue (jugement p. 44). En effet, ce témoin a également allégué que l'intéressé était toujours avec les autres trafiquants et qu'il téléphonait à son frère lorsqu'on lui demandait de la cocaïne (jugement p. 44; pièce n° 25), ce qui démontre son implication dans le trafic. De plus, les juges cantonaux n'ont retenu à sa charge qu'une quantité totale de 55 g, sur les 210 g achetés auprès des coaccusés dès 1996, tenant ainsi compte du fait qu'il n'avait pas participé à toutes les transactions. 4.4 Le recourant conteste que E.________ ait été intimidé et soutient que le jugement de première instance ne contient aucun élément objectif permettant d'aboutir à cette conclusion. A l'audience de jugement, E.________ a minimisé la quantité de cocaïne achetée auprès des coaccusés et expliqué que ces derniers ne savaient pas qu'il était en cavale et que les objets qu'il leur avait remis en août 2003 provenaient de vols (jugement p. 7). Le Tribunal correctionnel a écarté ces rétractations, au motif que celles-ci étaient dictées par la peur de devoir affronter en prison l'un ou l'autre des accusés, relevant qu'aucune autre raison ne pouvait expliquer ce revirement, alors que le témoin s'était auparavant toujours montré extrêmement précis et constant dans ses mises en cause. Il a relevé l'attitude de E.________ qui avait, lors de l'enquête, confirmé ses premières déclarations en précisant qu'il n'avait aucun intérêt à charger mensongèrement les accusés et à se mettre lui-même en cause avant de refuser toute nouvelle confrontation avec les trafiquants, puis de demander même une dispense à comparaître. Il a également pris en considération les pressions exercées sur les témoins aussi bien dans la présente procédure que dans une précédente affaire concernant l'un des coaccusés. Les éléments d'appréciation pris en compte et le raisonnement suivi par le Tribunal correctionnel sont soutenables. La solution à laquelle elle parvient échappe à l'arbitraire, de sorte que le grief est infondé.