Citation: 8C_678/2010 20.01.2011 E. 4

4.1 Les premiers juges ont retenu, sur le vu du rapport du docteur P.________ du 15 décembre 2009 (complété par le courrier électronique du 1er mai 2010), que le fragment en cause était un morceau de la propre dent brisée de l'assurée et non pas un corps étranger. Ils ont écarté l'avis du docteur G.________ au motif que celui-ci n'avait pas été en mesure de procéder à une analyse approfondie. 4.2 Cette appréciation des preuves par les premiers juges échappe au grief d'arbitraire (cf. ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62 et les références). On doit ainsi admettre que le corps en question était un fragment d'émail probablement d'origine humaine et provenant vraisemblablement de la dent de l'assurée. L'hypothèse selon laquelle il s'agirait d'un fragment d'origine animale peut donc être écartée et on ne saurait par ailleurs retenir, au degré de vraisemblance prépondérante, que le fragment en question provenait de la dent d'une tierce personne. Des mesures d'instruction supplémentaires n'apporteraient pas de nouveaux éléments décisifs. En particulier, l'expertise génétique demandée par la recourante - outre le fait qu'il s'agirait d'une mesure disproportionnée par rapport à l'objet du litige (prise en charge d'une facture de 1'716 fr.) - ne paraît pas adéquate. En effet, ainsi qu'il résulte des explications du docteur P.________ (courrier électronique du 1er mai 2010), le fragment en cause, constitué essentiellement d'émail, ne contient pas de matériel génétique. En conséquence, les premiers juges ont, à juste titre, retenu que l'un des éléments constitutifs de l'accident, savoir le facteur extérieur, n'était pas rempli.