Citation: 6A.43/2003 07.08.2003 E. A

Par jugement du 22 janvier 2001, le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne a condamné X.________, pour escroquerie par métier en raison de faits commis entre 1998 et 1999, à deux ans et demi de réclusion, sous déduction de cinq cent dix-neuf jours de détention préventive, et a remplacé l'exécution de cette peine par un internement au sens de l'art. 42 CP. Par arrêt du 8 juin 2001, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours de X.________ et a confirmé ce jugement. Par arrêt du 1er mars 2002 (6S.52/2002), le Tribunal fédéral a rejeté le pourvoi en nullité de X.________. Il ressort notamment ce qui suit de la procédure pénale: Depuis 1974, X.________, née en 1955, a subi de nombreuses périodes de détention pour les condamnations suivantes: en août 1975, pour escroquerie par métier, en raison de faits commis entre juin 1973 et janvier 1975, à quinze mois d'emprisonnement avec sursis, révoqué en 1976; en mai 1976, pour escroquerie par métier, en raison de faits commis entre novembre 1975 et février 1976, à douze mois d'emprisonnement; en novembre 1986, pour escroquerie par métier et faux dans les titres, en raison de faits commis depuis 1978, à quatre ans de réclusion (la libération conditionnelle accordée en janvier 1989 a été révoquée en septembre 1992); en avril 1992, pour escroquerie par métier, faux dans les titres et instigation à faux dans les titres, en raison de faits commis entre septembre 1988 et février 1991, à cinq ans de réclusion; en septembre 1997, pour escroquerie et incendie intentionnel, en raison de faits commis entre juillet et novembre 1994, à deux ans d'emprisonnement. L'addition des différentes peines privatives, y compris celle de deux ans et demi par le jugement précité du 22 janvier 2001, donne un total de quinze ans et neuf mois. X.________ a été soumise à une expertise psychiatrique en 1985. L'expert a considéré qu'il existait un risque de récidive important qu'un traitement n'était pas en mesure d'éliminer. Cette expertise a été confirmée en 1986 par le Centre psychosocial de Lausanne. Dans le cadre d'une procédure pénale ultérieure, une nouvelle expertise a été menée. Les experts ont rendu leur rapport le 29 janvier 1996. A leur avis, un risque de récidive persiste chez X.________ et rien ne permet de penser que quelque chose se soit modifié dans son fonctionnement psychologique ou qu'elle ait pris conscience de sa situation au point de changer de comportement.