Citation: 8C_625/2017 E. 5.2

5.2. La recourante n'expose toutefois pas en quoi ces éléments de faits sont de nature à mettre en cause l'appréciation des docteurs G.________ et J.________ quant à l'absence d'un lien de causalité entre l'événement du 18 septembre 2015 et les troubles persistant après le 17 mars 2016. A cet égard il n'existe aucun élément objectif - et la recourante n'en fait valoir aucun - tendant à mettre en cause le point de vue des docteurs G.________ et J.________, selon lequel l'intéressée souffrait déjà avant l'événement en question de troubles maladifs dégénératifs et constitutionnels sous la forme de discopathies étagées et d'une arthrose facettaire du rachis associées à des troubles statiques de type hyperlordose lombaire et de cyphose dorsale. Quant à l'absence de toute lésion osseuse post-traumatique ou de fracture-tassement objectivable, elle est reconnue par l'ensemble des médecins qui se sont prononcés sur le cas. Par ailleurs l'assureur-accidents n'a pas à prendre en charge les effets secondaires (paresthésies, fourmillements, faiblesse musculaire des membres inférieurs et céphalées frontales) de l'infiltration réalisée par la doctoresse F.________, dès lors que cette intervention avait pour but de traiter l'arthrose facettaire (rapport du docteur E.________ du 11 avril 2016), de sorte qu'elle ne constituait pas un traitement médical de l'événement du 18 septembre 2015, au sens de l'art. 10 LAA (art. 6 al. 3 LAA). Cela étant la cour cantonale n'a pas violé le droit d'être entendue de l'intéressée en retenant, par une appréciation anticipée des preuves, que les faits de la cause étaient suffisamment établis par les pièces versées au dossier pour trancher le point litigieux (sur l'appréciation anticipée des preuves, cf. ATF 141 I 60 consid. 3.3 p. 64; 136 I 229 consid. 5.3 p. 236). Dans cette mesure on ne saurait reprocher à la juridiction précédente d'avoir renoncé à recueillir un complément d'information auprès des médecins de I.________, notamment par le biais des questionnaires établis par l'assurée au cours de la procédure d'opposition. Vu ce qui précède la juridiction cantonale était fondée à confirmer la suppression du droit de la recourante à des prestations d'assurance à compter du 17 mars 2016.