Citation: 5A_67/2019 E. 3.1

3.1. Examinant la deuxième condition de l'art. 174 al. 2 LP, soit celle de la solvabilité du débiteur, la Cour d'appel a jugé que même s'il se prévalait de la bonne marche de ses affaires, par le biais d'un bilan positif et de la confiance témoignée par la Banque C.________, qui avait au demeurant récemment renouvelé l'un de ses prêts hypothécaires et attestait au surplus du paiement régulier des intérêts et amortissements, il ne pouvait être retenu que le recourant disposait des liquidités suffisantes pour payer ses créances et faire face aux autres prétentions créancières déjà exigibles. En effet, non seulement aucun extrait bancaire, facture ou tout autre document de nature à rendre vraisemblable sa solvabilité et le montant de ses liquidités n'avait été produit, mais l'extrait des poursuites du 11 septembre 2018 témoignait du fait que le recourant omettait régulièrement d'effectuer ses paiements, de même qu'il laissait s'accumuler des comminations de faillite, de sorte qu'on ne pouvait retenir qu'il connaissait des difficultés de trésorerie passagères. S'il était vrai que le recourant mettait tout en oeuvre pour désintéresser ses créanciers et qu'aucun acte de défaut de biens ne semblait avoir été délivré, il se trouvait néanmoins dans une situation financière difficile récurrente et ses créanciers devaient régulièrement utiliser la voie de la poursuite pour obtenir le paiement des montants dus. En outre, quand bien même la dette à l'origine de la faillite devait être exclue, l'extrait susmentionné faisait état de onze poursuites exécutoires pour un montant de 18'215 fr. 05 et révélait l'existence actuelle de plusieurs autres poursuites au stade de la commination de faillite pour une somme totale de 22'446 fr. 45, qui excluaient à elles seules la solvabilité du recourant. Dans ces conditions et quand bien même il s'était efforcé de payer le montant réclamé par l'intimée, force était de constater qu'au stade de la vraisemblance, le recourant ne disposait pas des liquidités nécessaires pour honorer ses créances exigibles et que cette situation n'était pas passagère. Le recours devait donc être rejeté, la deuxième condition cumulative de l'art. 174 al. 2 LP n'étant pas respectée.