Citation: 2C_48/2023 E. 1.3

1.3. La voie de recours contre un refus de l'assistance judiciaire est déterminée par le litige principal (cf. ATF 137 III 261 consid. 1.4). En vertu de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Sur le fond, la recourante, mineure de nationalité française, a sollicité le bénéfice de l'assistance judiciaire en lien avec une demande d'octroi d'autorisation de séjour en sa faveur, en vue de son placement sans adoption auprès de sa demi-soeur titulaire d'une autorisation de séjour UE/AELE en Suisse. Il faut d'emblée constater que la recourante ne peut pas se prévaloir d'un droit au regroupement familial fondé sur l'art. 3 par. 1 et 2 Annexe I de l'Accord du 21 juin 1999 entre la Confédération suisse, d'une part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d'autre part, sur la libre circulation des personnes (ALCP; RS 0.142.112.681) pour pouvoir vivre en Suisse auprès de sa demi-soeur, dès lors que cette disposition ne s'applique pas aux fratries (s'agissant de l'absence de droit subjectif à une autorisation de séjour pouvant, comme membre de la famille non visé par l'art. 3 par. 2 let. a à c Annexe I ALCP, être déduit de la 2e phrase de cette disposition, cf. arrêt 2C_1015/2021 du 15 décembre 2021 consid. 3.3). En tant que ressortissante de l'Union européenne n'exerçant aucune activité économique en Suisse, l'intéressée peut toutefois se prévaloir d'un droit potentiel à obtenir une autorisation de séjour en Suisse sur la base de l'art. 24 par. 1 Annexe I ALCP en lien avec l'art. 6 ALCP (cf. également, dans ce sens, Secrétariat d'Etat aux migrations, Directives et commentaires, Domaine des étrangers, version d'octobre 2013 [actualisée le 1er mars 2023], ch. 5.4.2.2). Savoir si, dans les conditions d'espèce, ces conditions sont établies avec suffisamment de vraisemblance peut demeurer indécis, dès lors que, même si l'on envisageait la cause sous l'angle du recours constitutionnel subsidiaire uniquement, l'issue du litige serait identique. Il convient donc de partir de la prémisse que le recours échappe à la clause d'irrecevabilité de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF. La voie du recours en matière droit public est donc en principe ouverte.