Citation: 8C_622/2015 E. 5.1

5.1. Sur ce dernier point, l'opinion de la recourante ne peut être partagée. Certes, le docteur I.________ a clairement spécifié, dans son rapport complémentaire du 9 janvier 2011, que l'ampleur de la diminution de rendement (au maximum 20 %) dépendait du type d'activité envisagé. Dans ce contexte, il a souligné que plus le profil du poste entrant en considération était exigeant et complexe plus cette diminution serait importante. Or si l'on se réfère à la description du cahier des charges de l'activité de conseillère donnée par le dernier employeur de l'intimée (voir le certificat de travail de K.________), on ne saurait qualifier cette activité comme peu exigeante et routinière. Les tâches principales de l'intimée consistaient à s'entretenir et conseiller les personnes en réinsertion, seconder les formateurs et développer un système pour coordonner la production des travaux pratiques, ce qui nécessite assurément une capacité d'attention et une tolérance au stress certaines. A cet égard, l'avis contraire de la doctoresse J.________ ne convainc pas. Aussi, la CNA ne pouvait-elle fonder sa décision de refus de rente sur l'absence d'une perte de gain dans l'ancienne activité. Sur la base des considérations de l'expert, c'est à juste titre que les juges cantonaux ont retenu que l'intimée subirait, dans cette activité, une diminution de rendement de 20 % résultant de ses troubles psychiques.