Citation: 2C_633/2018 E. 3

Dans l'arrêt attaqué, les juges cantonaux ont refusé de suspendre la procédure jusqu'à droit connu sur les procédures pénale et civile ouvertes par la recourante contre son époux, au motif que la cause pouvait être tranchée indépendamment de l'issue de ces procédures. Sur le fond, c'était à bon droit que, dans sa décision du 30 octobre 2017, le Service cantonal avait considéré qu'il existait un motif d'extinction du droit à l'octroi d'une autorisation de séjour des recourants en raison de la dépendance de la famille à l'aide sociale, et cette mesure s'avérait en l'espèce conforme au principe de la proportionnalité. Le fait que la recourante vive désormais séparée de son époux en raison de violences domestiques dont elle faisait l'objet n'aboutissait pas à un autre résultat. La recourante ne pouvait en effet pas invoquer l'art. 50 LEI pour obtenir une autorisation de séjour, puisque le droit d'obtenir une autorisation en vertu de cette disposition s'était éteint en raison de sa dépendance à l'aide sociale. En outre, désormais seule, la recourante aurait a priori encore plus de difficultés à s'assumer financièrement.