Citation: 4A_34/2016 E. 3.4.2

3.4.2. En vertu de l'art. 178 al. 2 LDIP, la convention d'arbitrage est valable, s'agissant du fond, si elle répond aux conditions que pose soit le droit choisi par les parties, soit le droit régissant l'objet du litige et notamment le droit applicable au contrat principal, soit encore le droit suisse. La disposition citée consacre trois rattachements alternatifs in favorem validitatis, sans aucune hiérarchie entre eux, à savoir le droit choisi par les parties, le droit régissant l'objet du litige ( lex causae) et le droit suisse en tant que droit du siège de l'arbitrage (ATF 142 III 239 consid. 5.1). Elle règle aussi la question du droit applicable à l'interprétation de la convention d'arbitrage (KAUFMANN-KOHLER/RIGOZZI, International Arbitration, Law and Practice in Switzerland, 2015, n. 3.79). Partant de cette disposition, les recourantes affirment que l'interprétation des conventions d'arbitrage en cause est régie soit par le droit anglais, soit par le droit suisse. Elles ont sans doute raison, du moment qu'il n'est pas établi que les parties auraient soumis ces conventions d'arbitrage à un autre droit que celui de la lex causae (le droit anglais) ou de la lex fori (le droit suisse). Cependant, étant donné le caractère atypique du différend dont il est ici question, ce n'est pas tant l'interprétation de la clause arbitrale formant l'art. 9 du contrat tripartite qui fait problème en l'espèce, attendu que les différends relatifs aux prétentions élevées par X.________ aux titres de la violation et de la résiliation injustifiée dudit contrat sont assurément couverts par l'expression: "[i]f any dispute between the Parties arising out or in connection with this Agreement..." (termes mis en italique par le Tribunal fédéral). Ce qui est déterminant pour résoure la question de compétence qui se pose in casu, c'est, au premier chef, l'interprétation qu'il convient de donner à la clause topique du Tripartite Agreement, à savoir l'art. 1, précité (cf. consid. 3.2.2). Or, l'art. 9 dudit contrat soumet expressément celui-ci au droit anglais. Aussi va-t-il sans dire que cette élection de droit, applicable à toutes les clauses substantielles du contrat tripartite, n'est pas visée par l'art. 178 al. 2 LDIP, relatif à la seule convention d'arbitrage, de sorte que l'application alternative du droit suisse à l'interprétation de la première clause du contrat tripartite n'entre pas en ligne de compte, contrairement à ce que semble soutenir B.________ (recours, n. 103/104).