Citation: U 77/01 16.11.2001 E. A

A.- A.________ a travaillé en qualité de directeur au service de la société X.________. A ce titre, il était assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 17 novembre 1993, il a été victime d'un accident de la circulation : alors qu'il était arrêté à un feu rouge, sa voiture a été percutée à l'arrière par un véhicule qui n'a pas pu s'arrêter à temps. Il a subi un traumatisme cervical de type "coup du lapin". Dans un rapport du 30 novembre 1993, le docteur B.________, médecin au Centre d'imagerie médicale Y.________ a fait état d'une déchirure incomplète du ligament alaire gauche et d'un discret défaut de rotation de l'axe C1-C2. La CNA a pris en charge le cas. Après avoir attesté une incapacité de travail entière, les médecins ont fait état d'une capacité de 50 % dès le 7 mars 1994 et de 100 % dès le 20 juin suivant. Le 19 octobre 1995, l'employeur a annoncé une rechute. Consulté le 11 octobre précédent, le docteur C.________ avait fait état de douleurs cervicales avec irradiation jusqu'au bas du dos, de céphalées fréquentes, de vomissements et de sifflements dans les oreilles (rapport du 18 novembre 1995). L'assuré a ensuite consulté d'autres médecins. Dans un rapport du 10 janvier 1996, le docteur D.________ a attesté un état dépressif majeur d'intensité moyenne. De son côté, le docteur E.________ a posé le diagnostic d'astigmatisme préexistant décompensé à la suite de l'accident (rapport du 5 février 1996). La CNA a alors confié des expertises aux docteurs F.________, spécialiste en médecine interne (rapport du 15 juillet 1996), et G.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (rapport du 6 septembre 1996). Après avoir encore requis l'avis des docteurs H.________, médecin d'arrondissement (rapport du 11 décembre 1996) et I.________, médecin de sa division de médecine des accidents (rapport du 11 février 1997), la CNA a confié un examen IRM complémentaire au professeur J.________, médecin au département de radiologie de l'Hôpital Z.________. Dans un rapport du 14 avril 1997, ce médecin a conclu à l'absence de lésion manifeste des ligaments alaires objectivable et fait état d'un canal cervical rétréci en C5-C6. En présence de cet élément nouveau, la CNA a envisagé de soumettre l'assuré à une nouvelle expertise confiée au docteur K.________ en vue d'obtenir une appréciation neurologique au sujet des nouvelles données diagnostiques acquises récemment. Le conseil de l'assuré s'étant opposé à une nouvelle expertise, la CNA a sommé l'intéressé d'accepter la mise en oeuvre de la mesure d'instruction envisagée, faute de quoi elle n'entreprendrait plus d'investigations et supprimerait le droit à prestations. L'assuré a persisté dans son refus. Aussi, par décision du 9 mars 1998, la CNA a-t-elle supprimé tout droit à prestations à partir de cette date. L'intéressé a fait opposition à cette décision, en concluant au maintien de son droit à prestations, en particulier une indemnité journalière d'un montant de 214 fr. dès le 22 novembre 1995. Après avoir recueilli les avis des docteurs L.________, spécialiste en neurochirurgie (rapport du 18 décembre 1998) et I.________ (rapport du 18 mai 1999), la CNA a rejeté l'opposition par décision du 20 octobre 1999.