Citation: 6B_1081/2021 E. 2.3

2.3. En l'espèce, par son renvoi au caractère dispositif de l'art. 427 al. 2 CPP, le recourant n'établit pas en quoi la cour cantonale aurait abusé du large pouvoir d'appréciation qui lui est reconnu par la jurisprudence. Dans le cas d'infractions poursuivies sur plainte, la personne qui porte plainte pénale et qui prend part à la procédure comme partie plaignante doit (en principe) assumer entièrement le risque lié aux frais, tandis que la personne qui porte plainte mais renonce à ses droits de partie ne doit supporter les frais qu'en cas de comportement téméraire (ATF 147 IV 47 consid. 4.2). Or le recourant ne s'est pas limité à déposer plainte mais est également intervenu activement dans la procédure de première instance. Les conditions posées par l'art. 427 al. 2 CPP sont donc remplies, de sorte que les frais de procédure de première instance pouvaient être mis à sa charge. Les raisons pour lesquelles la cour cantonale a jugé que les propos incriminés ne revêtaient pas un caractère attentatoire à l'honneur excluent par ailleurs dans le cas d'espèce que l'intimé acquitté puisse se voir reprocher un comportement répréhensible au regard du droit civil (cf. ATF 147 IV 47 consid. 4.1 et la référence). Le recourant n'établit pas que le comportement en cause de l'intimé fût propre à justifier l'imputation des frais de première instance. Aussi, le moyen tiré d'une violation de l'art. 427 al. 2 CPP est mal fondé.