Citation: 9C_288/2017 E. 5.3

5.3. La juridiction cantonale n'a procédé à aucun abattement en déterminant le salaire d'invalide de l'intéressée. En l'occurrence, aucun trouble neuropsychologique susceptible d'altérer la capacité de travail de la recourante n'a été mis en évidence par les médecins du CEMed, qui n'ont retenu aucune limitation quant à l'exigibilité de l'exercice d'une activité lucrative sous l'angle neuropsychologique. De plus, comme l'ont constaté les premiers juges, les limitations fonctionnelles dont souffre l'intéressée, en particulier, une tendinopathie avec désinsertion partielle du muscle tibial postérieur associé à une fasciite plantaire et un éperon calcanéen, n'ont pas d'incidence sur l'exercice des activités - de services administratifs et de soutien - qui restent exigibles de sa part. Ce genre d'activité peut en effet être exercé sans interférence avec les limitations fonctionnelles décrites, dans la mesure où aucune station debout prolongée ni aucun déplacement itératif (surtout sur terrain irrégulier) n'est en général requis. Enfin, le fait pour la recourante d'avoir travaillé à un taux réduit pendant plusieurs années ne constitue pas un motif d'abattement (consid. 5.2 supra). Dans ces circonstances, la cour cantonale n'a pas violé le droit en ne procédant à aucun abattement sur le salaire d'invalide. Pour le surplus, la détermination du taux d'invalidité (36 %) n'est pas contesté.