Citation: 9C_688/2022 E. 5

La recourante reproche aux juges précédents d'avoir procédé à une interprétation arbitraire du droit cantonal concernant l'attribution de la cause par la juge Del Gaudio-Siegrist à la juge Pernet. Pour autant que son argumentation soit compréhensible, elle semble soutenir en substance que l'art. 32 LOJ (qui prévoit l'ordre de remplacement du président en cas de récusation notamment) s'applique à toutes les prérogatives du juge (juridictionnelles et présidentielles), de sorte que la juge Del Gaudio-Siegrist (qui aurait bien été récusée selon la recourante) ne pouvait pas assumer la tâche d'attribution des dossiers sous peine de violer l'art. 30 al. 1 Cst. Par ailleurs, la recourante fait valoir que la juge Pernet devrait de surcroît être récusée à cause des propos désobligeants tenus - lorsqu'elle exerçait comme avocate - à l'égard de son représentant. Elle reprend enfin les griefs soulevés devant la Cour de justice à propos des circonstances dans lesquelles la juge Pernet s'est vue attribuer la cause du jugement du TAPI par lequel il avait rejeté la demande de récusation "dans la mesure de sa recevabilité", et la mise en relation des motifs de récusation des juges Del Gaudio-Siegrist et Pernet avec la désignation irrégulière de cette dernière au regard de la LOJ en essayant d'en expliquer la pertinence.