Citation: 6B_590/2013 E. 1.2.1

1.2.1. Le 13 avril 2010, le Dr R.________ a livré une expertise, au terme de laquelle il a conclu à une responsabilité pleine et entière de la recourante (pièce 21747). Il a écarté la présence, au moment des faits, d'un état psychique pouvant être assimilé à un grave trouble mental au terme d'une analyse fondée sur les antécédents personnels, la description que l'expertisée avait elle-même fait de son état psychique ainsi que les témoignages permettant d'appréhender son état. Il a discuté le fait que la recourante disait avoir agi sous l'influence d'un sentiment de peur. L'expertisée a ainsi expliqué à l'expert qu'elle était harcelée et menacée par F.________ qui, selon elle, tentait de faire pression pour qu'elle retourne vivre avec lui, par l'intermédiaire de son téléphone et également en ayant des comportements tels que de rôder avec sa voiture autour de sa maison la nuit; elle a exposé à l'expert que F.________ avait même menacé de tuer sa mère ou son cheval si elle se plaignait à la police. L'expert a mentionné que, si cette hypothèse se vérifiait, elle ne modifiait pas ses conclusions, dès lors que la peur, voire l'anxiété, ne relevait pas dans ce cadre d'un trouble psychique. En effet, le sentiment de peur était une réaction normale vis-à-dis d'une menace, particulièrement s'il s'agissait d'une menace de mort (pièce 21754 s.; procès-verbal d'audience de jugement p. 103 et 106).