Citation: 8C_476/2022 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a examiné la situation des enfants pendant les périodes litigieuses et a conclu que les conditions de l'existence d'une formation au sens des art. 49bis et 49ter RAVS n'étaient pas réunies. Par rapport aux courriers de l'intimée dont se prévaut le recourant, la cour cantonale a retenu que ce dernier ne pouvait pas tirer avantage du courrier du 16 septembre 2020, lequel faisait état d'une prolongation jusqu'au 30 avril 2021 du droit à la rente pour enfant en faveur de sa fille du fait que celle-ci était encore en formation. En effet, si la notion de formation était réglée de manière identique qu'il s'agisse du droit à la rente pour enfant de l'assurance-invalidité ou du droit à l'allocation de formation, à savoir par les art. 49bis et 49ter RAVS, ce courrier ne démontrait toutefois pas une attitude contradictoire de l'intimée, dès lors qu'il ne précisait pas la date à partir de laquelle le droit à la rente pour enfant avait été prolongé. Le courrier avait par ailleurs été envoyé en septembre 2020 et indiquait que la preuve d'une formation avait été apportée jusqu'au 30 avril 2021. Or, dès août 2020 et jusqu'au 30 avril 2021, la fille du recourant était immatriculée à l'université, si bien qu'on ne pouvait pas exclure qu'il était question de cette formation. Au demeurant, s'il fallait admettre que l'intimée avait à tort reconnu le droit à une rente pour enfant malgré l'absence de formation au sens des dispositions susmentionnées, il conviendrait de relever que le recourant ne pourrait pas se prévaloir de sa bonne foi pour prétendre à l'octroi d'allocations familiales. Par rapport au fils du recourant, la cour cantonale a retenu que le courrier de l'intimée du 28 avril 2021, reconnaissant la prolongation de la rente pour enfant jusqu'au 31 juillet 2021, semblait contredire le fait que celle-ci avait exclu toute formation avant le 1er août 2021 dans sa décision sur opposition du 14 janvier 2022. Le recourant ne pouvait toutefois pas pour autant en déduire un droit à des allocations familiales puisque ce courrier concernait uniquement le droit à la rente pour enfant, soit une prestation qui ne faisait pas partie de l'objet de la contestation. De surcroît, le recourant ne faisait pas valoir que ce document l'aurait poussé à prendre des dispositions sur lesquelles il ne pouvait pas revenir sans subir de préjudice ou l'aurait déterminé à ne pas prendre de telles dispositions (protection de la bonne foi, cf. ATF 143 V 341 consid. 5.2.1). Le recourant ne pouvait ainsi pas prétendre à se voir consentir un avantage contraire à la loi en relation avec le courrier précité.