Citation: 4A_125/2023 E. 3.5.2

3.5.2. Toutefois, ce moyen de preuve est soumis à l'appréciation libre du tribunal conformément à l'art. 157 CPC. En principe, le tribunal ne se fie à la déclaration d'une partie en justice que lorsque des circonstances particulières cautionnent la sincérité de cette partie ou, tout au moins, que certains indices objectifs viennent étayer ses déclarations (HOHL, Procédure civile, T. I, Berne 2016, n. 1847 et l'arrêt cantonal cité). En l'espèce, la cour cantonale n'a pas fait abstraction des déclarations de la défenderesse en audience, mais a considéré que les déclarations de celle-ci et de son mari devaient être prises en compte avec circonspection vu leur intérêt à l'issue du litige. Au surplus, comme on l'a vu (cf. consid. 3.3.3 in fine), la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir que les deux éléments objectifs qu'elle a retenus l'emportaient et que la prêteuse avait accordé le prêt à son mari. La recourante méconnaît que sa seule volonté n'est pas suffisante pour admettre l'existence d'un contrat avec la société, qu'il y faut encore la volonté de la société. Or, aucun élément ne l'établit; et la défenderesse n'a pas invoqué d'éléments propres à établir une volonté objective de celle-ci.