Citation: U 319/04 01.09.2005 E. 2

2.1 Sur le plan urologique, la juridiction cantonale a confirmé le point de vue de la CNA, selon lequel l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les troubles de cette nature et les accidents assurés n'était que possible. Elle s'est fondée pour cela sur l'avis des médecins de la Clinique Y.________ (rapport du 25 mars 2002), qui ont contredit le point de vue de l'assuré d'après lequel ces troubles étaient dus à la pose d'une sonde urinaire lors de l'opération consécutive à l'accident du 25 janvier 1997. 2.2 Par un premier grief, le recourant reproche à la juridiction cantonale et à la CNA d'avoir nié l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les troubles urologiques et le traitement consécutif à l'accident du 25 janvier 1997, en se fondant sur l'avis du docteur O.________, lequel n'est pas spécialiste en urologie. Ce grief n'est pas apte à mettre en cause le jugement entrepris. Les premiers juges se sont fondés essentiellement sur les conclusions des médecins de la Clinique Y.________, lesquelles reposent sur un bilan urodynamique effectué le 5 février 2002. Or, le médecin qui a procédé à cet examen n'a pas confirmé le point de vue de l'assuré qui voyait la cause du trouble urologique dans la pose d'une sonde urinaire. Par ailleurs, le recourant erre lorsqu'il fait valoir qu'il appartient à l'intimée d'apporter la preuve de l'absence ou de l'existence d'un lien de causalité. En effet, le devoir des parties de collaborer à l'instruction de la cause dans le domaine des assurances sociales comprend en particulier l'obligation, pour la partie qui invoque un fait, d'apporter, dans la mesure où cela peut être raisonnablement exigé d'elle, les preuves commandées par la nature du litige et des faits invoqués, faute de quoi elle risque de devoir supporter les conséquences de l'absence de preuves (ATF 125 V 195 consid. 2 et les références; cf. ATF 130 I 183 consid. 3.2). Au demeurant, il n'existe pas, en droit des assurances sociales, un principe selon lequel le juge devrait statuer, dans le doute, en faveur de l'assuré (ATF 126 V 322 consid. 5a). Vu ce qui précède, l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'affection urologique et le traitement consécutif à l'accident du 25 janvier 1997 n'apparaît pas établie au degré de la vraisemblance prépondérante, généralement requise en matière de preuves dans le domaine des assurances sociales (ATF 126 V 360 consid. 5b, 125 V 195 consid. 2 et les références).