Citation: I 947/06 14.12.2007 E. A

A la suite d'un accident de travail survenu le 25 janvier 2002, P.________, né en 1969, a subi une incapacité totale de travail dans son métier de palefrenier et bénéficié de prestations de l'assurance-accidents. Le 15 avril 2003, il a déposé une demande de rente auprès de l'assurance-invalidité. Il ressort des avis médicaux recueillis par les assureurs précités que P.________ présente un syndrome abdominal de l'hypochondre droit persistant après une grave contusion et une hépatectomie droite sur rupture du foie, un syndrome thoracique antéro-inférieur droit résiduel après contusions et fractures des 6ème et 7ème côtes droites avec probable hémothorax modéré, un syndrome vertébral cervical persistant après une contusion-distorsion cervicale et probable fracture de l'apophyse épineuse de la 7ème vertèbre cervicale. L'ensemble de ces troubles entraîne une incapacité totale de travail comme palefrenier; en revanche, l'intéressé présente une capacité résiduelle de travail de 50 % au moins dans une activité lucrative adaptée à son état de santé somatique. L'incapacité de travail médico-théorique sous l'angle symptomatique est estimée à 33,33 %; sur un plan biomédical, les lésions anatomiques résiduelles au niveau cervical, thoracique et abdominal demeurent modérées (rapport d'expertise du 14 avril 2004 du docteur W.________ [spécialiste en rhumatologie ainsi que médecine physique et rééducation]). Sur le plan psychique, le docteur H.________ (spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie) diagnostique un syndrome de stress post-traumatique (F 43.1) entraînant une incapacité totale de travail comme palefrenier compte tenu des circonstances de l'accident; en revanche, l'exercice d'une activité lucrative adaptée à l'état de santé psychique de l'assuré est raisonnablement exigible de sa part à 75 % et sujette à amélioration dans les 2 à 3 mois jusqu'à récupération totale. Globalement, l'expert retient une capacité résiduelle de travail de 55 % (rapport d'expertise de septembre 2004 à l'attention de l'assureur-accidents). Dans un avis complémentaire rédigé le 18 mai 2005 sur mandat de l'office AI, le docteur H.________ constate une rémission du syndrome de stress post-traumatique (F 43.1) et diagnostique un trouble persistant de la personnalité consécutive à un stress extrême (F 62.0) entraînant une incapacité résiduelle de travail de 10 % dans une activité lucrative adaptée. Par décision du 31 mai 2005 confirmée sur opposition le 17 octobre suivant, l'office AI a dénié à P.________ le droit à une rente au regard d'un degré d'invalidité (3 %) déterminé sur la base d'une capacité de travail raisonnablement exigible à 75 %; en revanche, il lui a accordé une aide au placement. De son côté, l'assureur-accidents ne lui a également pas reconnu le droit à une rente (décision du 7 juillet 2005).