Citation: 2C_141/2025 E. 4.5

4.5. La recourante invoque le droit à la vie privée et à la vie de famille garanti par l'art. 8 CEDH pour obtenir une autorisation de séjour en vue de mariage avec son nouveau compagnon. Le droit au respect de la vie privée et familiale garanti à l'art. 8 CEDH permet, à certaines conditions, à un célibataire étranger de déduire un droit à une autorisation de séjour, notamment en présence d'indices concrets d'un mariage sérieusement voulu et imminent avec une personne ayant le droit de résider durablement en Suisse (ATF 144 I 26 consid. 2.5; 137 I 351 consid. 3.2). En l'occurrence, la procédure de divorce étant encore pendante, la recourante est formellement mariée. Elle ne peut par conséquent pas se prévaloir de manière soutenable d'un droit à l'obtention d'une autorisation de séjour fondée sur l'art. 8 CEDH en vue de son mariage avec son nouveau compagnon dont, au demeurant, l'on ignore tout des conditions de séjour en Suisse, de sorte qu'il est en l'état impossible d'affirmer qu'il apparaisse clairement qu'elle remplira les conditions d'une admission en Suisse après son union (cf. art. 17 al. 2 LEI par analogie; ATF 139 I 37 consid. 3.5.2 et 4; arrêt 2C_951/2020 du 1er décembre 2020 consid. 4.1 et les arrêts cités).