Citation: 9C_383/2019 E. A

A.________, né en 1984, a été inscrit comme étudiant régulier à l'université B.________ d'octobre 2005 à juillet 2012. Le 28 décembre 2017, l'assuré a informé la Caisse cantonale vaudoise de compensation AVS (ci-après: la caisse de compensation) qu'il n'avait pas réalisé de revenu durant l'année 2017 et lui a demandé, notamment, de lui confirmer qu'il n'existait pas de lacune de cotisations pour les années durant lesquelles il avait été soumis à l'obligation de cotiser. Un échange de correspondances s'en est suivi entre les parties, à l'issue duquel la caisse de compensation a fixé par décisions provisoires du 5 mars 2018 les cotisations personnelles de l'assuré pour les années 2017 et 2018. Le 12 mars 2018, la caisse de compensation a transmis à A.________ un extrait de son compte individuel, dont il ressortait que l'intéressé avait cotisé en qualité de personne sans activité lucrative de 2005 à 2011, puis de 2014 à 2016, ainsi que sur la base d'indemnités de chômage et d'une activité salariée en 2013. Elle lui a précisé qu'il existait une lacune de cotisations pour l'année 2012, mais qu'elle n'était pas en mesure de procéder à son affiliation pour ladite année, au vu de la "prescription quinquennale". Par décision du 19 juillet 2018, confirmée sur opposition le 5 septembre suivant, la caisse de compensation a refusé d'affilier A.________ pour l'année 2012 et de fixer les cotisations afférentes à cette année. En bref, elle a considéré que le délai de cinq ans prévu par l'art. 16 al. 1 LAVS est un délai intangible de péremption, à l'issue duquel la créance de cotisation pour l'année 2012 s'était éteinte le 31 décembre 2017.