Citation: 5A_91/2022 E. 3

Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir arbitrairement apprécié les preuves et violé les art. 296 et 317 CPC en retenant pour son fils une prime d'assurance-maladie de 76 fr. 70 par mois, alors qu'il est allégué - et prouvé - dans ses déterminations sur l'appel joint de l'intimée qu'elle s'élève à 149 fr. 25 depuis le 1er janvier 2021. À l'appui de ce grief, il invoque la jurisprudence selon laquelle lorsque, comme dans le cas particulier, le procès est soumis à la maxime inquisitoire illimitée, l'application stricte de l'art. 317 al. 1 CPC n'est pas justifiée et les parties peuvent présenter des nova en appel même si les conditions de cette disposition ne sont pas réunies (ATF 144 III 349 consid. 4.2.1). Cette jurisprudence n'est toutefois pas pertinente. La cour cantonale n'a pas déclaré l'allégué et la preuve en question irrecevables pour cause de tardiveté (art. 317 al. 1 CPC). Sous le couvert de l'interdiction de l'arbitraire et de la violation des art. 296 et 317 CPC, le recourant reproche en réalité à l'autorité précédente de n'avoir pas pris en considération un allégué et un moyen de preuve importants pour la décision à rendre, soit d'avoir commis un déni de justice formel (art. 29 Cst.; arrêts 2C_385/2022 du 12 octobre 2022 consid. 5.1; 1C_12072021 du 10 octobre 2022 consid. 2.1; 6B_1397/2021 du 5 octobre 2022 consid. 8.1; 5A_945/2021 du 27 avril 2022 consid. 4.2.2 et les références), grief de rang constitutionnel qu'il lui appartenait de soulever expressément (art. 106 al. 2 Cst.); or, il ne l'a pas fait. La critique est par conséquent irrecevable.