Citation: 6B_947/2015 E. 9.12.1

9.12.1. Le recourant souligne que les témoins 12 et M.M.________ se seraient limités à faire état de coups de feu sans indiquer qui tirait sur quoi ou sur qui, alors qu'il serait établi qu'il y avait eu des échanges de tirs dans et autour de la maison de M.________, C.________ mentionnant qu'on lui avait tiré dessus. Le recourant objecte aussi que faute de préciser à quel moment et dans quelles circonstances C.________ se serait retrouvé à proximité immédiate de ces coups de feu, respectivement de constater qu'il avait assisté à des exécutions, les explications de la cour cantonale ne permettraient pas de fonder une responsabilité de C.________. C.________ a fait état de tirs après son entrée dans le périmètre du pénitencier alors qu'il avait " franchi 5 à 6 mètres ". Selon ses dires, après être resté couché 15 à 20 minutes, il s'était relevé et avait atteint la maison de M.________, un homme de G.________ lui disant que tout était sous contrôle (arrêt entrepris, consid. r.a. p. 109). Il s'ensuit que C.________ n'a pas fait état de tirs lorsqu'il se trouvait à proximité immédiate de la maison de M.________, mais bien lorsqu'il se dirigeait vers cette demeure et se trouvait encore à quelques mètres du point d'entrée B. Par ailleurs, 12 a déclaré que " quelques minutes après être arrivé à proximité de cette construction, il avait bien entendu des coups de feu tirés depuis l'intérieur de la maison. Il n'avait vu que C.________ et le commissaire D.________ sortir de la bâtisse. Ils étaient porteurs d'armes de poing et de fusils " (arrêt entrepris, consid. n.q.b p. 55). Il s'ensuit, d'une part, que les coups de feu dont a témoigné C.________ après son arrivée dans la prison ne peuvent, en aucun cas, coïncider avec ceux entendus par 12 à proximité de la maison de M.________ et être assimilés à des échanges de tirs entre agents et détenus. D'autre part, plusieurs cadavres ayant été retrouvés dans cette maison, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, considérer que les explications de 12, selon lequel C.________ en sortait armé, constituaient un indice de sa responsabilité dans ces faits et que le témoignage de M.M.________, attestant de la présence de C.________ à l'intérieur de la maison alors que deux cadavres s'y trouvaient déjà, puis de coups de feu tirés dans la maison alors qu'un détenu (retrouvé mort par la suite) venait d'y être amené, confirmait aussi cet état de fait. Le grief est infondé.