Citation: 6B_1362/2023 E. 2.4

2.4. La recourante conteste son implication dans les cas n os 2 et 5 invoquant une violation du principe d'accusation, dans le cas no 6 aux motifs qu'elle se trouvait en Espagne (comme le cas no 7 pour lequel elle a été acquittée) et qu'elle n'était pas titulaire du numéro +33 xxx xxx xxx qui est entré en contact avec C.________ le jour des faits, ainsi que dans le cas no 14. Pour les cas n os 2 et 5, la cour cantonale a considéré que B.________ avait été acquitté pour ces deux cas en raison du fait qu'il n'existait pas de preuves de contact entre la mule et lui les 30 novembre 2017 (cas no 2) et 16 décembre 2017 (cas no 5). S'agissant du cas n° 6, même si la cour cantonale a constaté qu'un visa avait été délivré à la recourante à W.________ le 19 décembre 2017, de sorte qu'il était possible qu'elle eût été à W.________ les 18 et 20 décembre 2017 (cas n os 6 et 7), elle a relevé que des contacts téléphoniques, par le truchement du numéro +33 xxx xxx xxx, avaient été établis entre la recourante et la mule. La cour cantonale a donc considéré que, à tout le moins pour le cas n° 6, C.________ avait contacté la recourante à plusieurs reprises vraisemblablement pour l'informer de l'évolution de la livraison. Quant au cas n° 14, rien au dossier ne permet de retenir que la recourante ait bel et bien organisé et supervisé cette livraison de cocaïne, ce d'autant plus que la cour cantonale a relevé qu'aucun contact téléphonique n'avait été constaté entre la recourante et la mule D.________. La cour cantonale impute ce cas à la recourante car il parait "improbable que les mules C.________ et D.________ aient pu livrer de la cocaïne en Suisse sans le concours de la [recourante]" (jugement attaqué, pp. 29-30). Cette motivation insuffisante, examinée à la lumière de ce qui a été développé précédemment, est arbitraire. Au vu du raisonnement susmentionné (cf. supra consid. 2.2), l'accusation n'ayant à nouveau pas apporté les éléments de preuve suffisants pour imputer le numéro de téléphone litigieux à la recourante et les cas n os 2, 5, 6 et 14, son grief doit être admis. Il convient d'annuler le jugement et de renvoyer la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision.