Citation: 5A_22/2008 03.04.2008 E. 2

La constatation du caractère définitif et exécutoire du jugement de mainlevée provisoire à la date du 5 mars 2007 ne fait l'objet d'aucune critique selon l'art. 97 al. 1 LTF et n'apparaît pas manifestement inexacte au vu du dossier (art. 105 al. 2 LTF), de sorte qu'elle lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF). La conclusion qu'en tire l'autorité cantonale de surveillance est en outre conforme au droit fédéral déterminant (cf. art. 83 al. 1 LP; P.-R. Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, n. 22 s. ad art. 83 LP; André Schmidt, Commentaire romand de la LP, n. 1 ss, spéc. 4 et 6, ad art. 83 LP). Il peut dès lors être renvoyé entièrement à la décision attaquée (art. 109 al. 3 LTF). La recourante se prévaut vainement de ce que le créancier n'a pas demandé formellement la "saisie provisoire". En effet, lorsqu'il requiert la continuation de la poursuite selon l'art. 88 LP, le créancier n'a pas à préciser si la saisie doit être définitive ou provisoire, la décision sur ce point incombant à l'office (Gilliéron, op. cit., n. 18 ad art. 83 LP; Schmidt, op. cit., n. 4 ad art. 88 LP). Si l'autorité cantonale de surveillance a prévu dans ses considérants la notification d'un nouvel avis de saisie, ce n'est pas, comme le prétend la recourante, parce que l'avis litigieux serait nul, mais de toute évidence parce que, l'effet suspensif ayant été attribué à la plainte, l'exécution de la saisie doit être fixée à une nouvelle date.