Citation: 9C_228/2007 24.09.2007 E. 3

L'intéressée reproche d'abord aux premiers juges d'avoir commis des inexactitudes manifestes lors de l'établissement des faits. Elle soutient notamment qu'une lecture correcte du rapport d'expertise des docteurs B.________ et O.________, qui mentionnaient non seulement une capacité résiduelle de travail de 75 à 80% dans l'activité habituelle, mais aussi une diminution de rendement de 20%, aurait dû conduire la juridiction cantonale à lui allouer une rente d'invalidité. Elle signale également que les premiers juges ont omis de citer la décision de l'Office cantonal genevois de l'emploi la déclarant inapte au placement. Le premier motif invoqué constitue effectivement une inexactitude manifeste dans la constatation des faits, mais sa correction ne revêt pas l'importance que la recourante veut bien lui conférer. Les docteurs B.________ et O.________ ont indiqué une fourchette de 75 à 80% à l'intérieur de laquelle se situait la capacité résiduelle de travail de l'intéressée (dans ce genre de situation, on se réfère généralement à la valeur médiane, soit 77,5%; cf. arrêt I 822/04 du 21 avril 2005). Par la suite, l'office intimé s'est référé au taux supérieur en se fondant sur une appréciation de l'expertise par son service médical, dont l'autorité de première instance ne s'est pas écartée. Ce choix du taux supérieur, plutôt que du taux inférieur, n'a en soi jamais été remis en question par la recourante et son argumentation, en instance fédérale, porte essentiellement sur l'omission d'y appliquer la diminution de rendement de 20% mentionnée par les docteurs B.________ et O.________. A cet égard, on notera que la prise en considération d'une capacité résiduelle de travail de 80%, plutôt que de 75%, n'est pas arbitraire dans la mesure où les experts considéraient qu'un retour à la normale était envisageable à la condition qu'un traitement adéquat soit instauré et que l'intéressée produise les efforts dont elle avait fait preuve à de nombreuses reprises par le passé et que l'on pouvait raisonnablement attendre d'elle. Dans ces circonstances, l'exercice de l'activité antérieure à 80% - ou à 77,5% (valeur médiane) -, avec une diminution de rendement de 20%, donne un degré d'invalidité inférieur à 40% et n'ouvre pas droit à une rente. Les premiers juges n'étaient pas non plus tenus de prendre en compte le second motif mentionné, qui n'est pas pertinent pour la résolution du litige, dès lors que l'assurance-invalidité et l'assurance-chômage n'ont pas un caractère complémentaire réciproque; il n'est par conséquent pas d'emblée exclu qu'une même atteinte à la santé puisse conduire à la reconnaissance d'une pleine capacité de travail et à la négation de l'aptitude au placement (cf. arrêt C 282/05 du 3 mars 2006 consid. 2.3; DTA 1999 n°19 p. 104 consid. 2 et 3 p. 105 ss, 1998 n° 5 p. 28 consid. 3b/bb p. 31; RCC 1984 p. 361, 1983 p. 112). Le recours est donc mal fondé sur ces points.