Citation: 5A_762/2022 E. 6

La recourante expose en substance avoir fourni une copie de trois envois recommandés indiquant son désaccord vis-à-vis de la décision lui réclamant le remboursement des prestations versée, ajoutant que celle-ci était fondée sur une décision arbitraire selon laquelle B.B.________et sa fille C.B.________ habitaient chez elle et lui payaient une participation au loyer, ce qui n'était pas le cas. Elle se plaint de ce que le " Tribunal " lui reproche de ne pas avoir produit de copies des récépissés postaux prouvant l'envoi de ses courriers, exposant qu'il aurait fallu lui accorder la possibilité de fournir les preuves nécessaires. En définitive, la recourante demande l'annulation de la décision querellée pour le motif que la procédure engagée par le Service des prestations complémentaires serait basée sur une contre-vérité, à savoir l'absence d'une opposition. Le présent recours s'avère d'emblée irrecevable dans la mesure où il s'écarte de l'objet du litige tel qu'il est déterminé par l'arrêt déféré (ATF 142 I 155 consid. 4.4.2 et la jurisprudence citée). Tel est notamment le cas des allégations de la recourante portant sur le bien-fondé des décisions portant sur la restitution des prestations complémentaires et subsides indûment perçus, dès lors que le juge de la mainlevée n'a pas à revoir le bien-fondé du jugement ou de la décision valant titre de mainlevée définitive (ATF 143 III 564 consid. 4.3.1). Pour le surplus, l'acte de recours fédéral ne comporte pas la moindre réfutation des motifs d'irrecevabilité retenus par la juridiction précédente, à savoir l'absence de conclusions et le défaut de motivation de son acte de recours cantonal. La recourante ne remet pas non plus en question le fait que les pièces produites en instance cantonale étaient nouvelles, partant, irrecevables. Dépourvu de motivation répondant aux exigences légales, le recours apparaît dès lors irrecevable (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF; ATF 142 III 364 consid. 2.4).