Citation: 1B_359/2022 E. 4

La Chambre pénale de recours a relevé que dans ses écritures, la recourante ne contestait aucune des charges, anciennes ou nouvelles, qui lui étaient reprochées, pas plus que l'inobservation des conditions posées à sa libération sous mesures de substitution. Le risque de fuite prenait un certain relief dès lors que la recourante ne paraissait plus avoir de domicile fixe en Suisse, disposait d'un passeport allemand et revendiquait ouvertement de se rendre en Allemagne, le cas échéant avec ses enfants dont elle n'a pas la garde. En outre, même si le défaut non excusé de la recourante à l'audience du 1er juin 2022 semblait avoir pesé plus dans la décision de réincarcération que les manquements antérieurs signalés par le Service cantonal de probation et d'insertion, il n'en restait pas moins que le risque de réitération reposait avec une forte vraisemblance sur le mépris ouvertement affiché par la recourante pour les décisions qu'elle s'était engagée à respecter, voire sur l'extension de son comportement à une victime supplémentaire. On ne voyait pas quelle nouvelle ou autre règle de comportement, au sens de l'art. 237 CPP, serait apte à assurer le respect de la loi, hors la détention provisoire, et la recourante n'en suggérait aucune. Le terme fixé par le premier juge ne rendait pas disproportionnée la durée de la détention subie par la recourante, même cumulée avec ses privations de liberté antérieures dans la même procédure.