Citation: 6B_852/2024 E. 2.2

2.2. En l'espèce, se fondant sur le rapport d'expertise, la cour cantonale a notamment retenu qu'une explosion n'aurait été possible que si du gaz s'était écoulé en grande quantité avant l'apport d'une flamme. Après avoir menacé de " tout faire sauter ", la recourante s'était munie d'un briquet à cet effet dont elle avait sciemment allumé la flamme. Dès lors, elle avait accompli tous les actes qui étaient, selon sa représentation de la situation, propres à mener inéluctablement à une explosion de la bonbonne de gaz. Si elle avait eu lieu, l'explosion se serait déclenchée dans un espace confiné, occupé par des tiers et dans lequel se trouvaient des choses mobilières, qui plus est de valeur, qui n'étaient pas la propriété de la recourante. Aussi, la cour cantonale a retenu que si l'explosion était survenue, elle aurait mis en danger la propriété d'autrui, voire l'intégrité corporelle des personnes présentes, de sorte que l'une au moins des deux hypothèses de l'art. 223 ch. 1 CP relatives aux intérêts protégés mis en danger aurait été réalisée. Selon la cour cantonale, les éléments constitutifs subjectifs étaient réalisés, dès lors que la recourante était dans un état d'énervement extrême et avait l'intention de provoquer une explosion et d'endommager les lieux (propriété de D.________ et de E.________), voire de blesser les personnes présentes. Elle ne s'était pas limitée à des propos - qui plus est particulièrement explicites quant aux intentions - mais était aussi en position matérielle de mettre son projet à exécution. Indépendamment du résultat final effectif, elle avait sciemment voulu ces conséquences dévastatrices et délibérément agi en conséquence. En définitive, la cour cantonale a retenu que la recourante s'est rendue coupable de crime impossible d'explosion.