Citation: 2C_121/2014 E. 1

Certes, une libération conditionnelle a été prononcée par le juge d'application des peines le 20 décembre 2012. Toutefois, la libération conditionnelle au sens de l'art. 86 CP est octroyée quasi automatiquement dès que les conditions formulées par la loi sont remplies. Une telle décision, qui se trouve d'ailleurs en porte-à-faux avec l'ensemble du dossier et le comportement criminel multirécidiviste du recourant, ne saurait pour le reste lier le Tribunal fédéral chargé d'analyser la dangerosité pour l'ordre public du recourant. Les autorités compétentes en matière de droit des étrangers sont libres de tirer leurs propres conclusions à ce sujet (cf. ATF 130 II 176 consid. 4.3.3 p. 187 ss). Le recourant ne peut par conséquent déduire aucun argument de cette décision quant à son droit de séjourner en Suisse. Ainsi, compte tenu de la gravité, de la fréquence et de la répétition systématique des mêmes infractions, c'est à juste titre que les juges cantonaux ont retenu un risque actuel pour l'ordre juridique au sens de l'art. 5 al. 1 annexe I ALCP.