Citation: 5A_119/2025 E. B

B.a. Par acte expédié le 3 juillet 2024 au greffe de la Chambre de surveillance de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: Chambre de surveillance), le curateur a formé recours contre cette décision, concluant à son annulation et à ce que l'autorité cantonale constate la prescription de la créance de 31'729 fr. mise à sa charge en faveur de la personne protégée. B.b. Par décision du 12 décembre 2024, expédiée le 17 suivant, la Chambre de surveillance a modifié le dispositif de la décision attaquée en ce sens qu'il est fait instruction au curateur de restituer à la personne protégée les sommes de 31'729 fr., 2'542 fr. 75 et 2'453 fr. 65. Le grief de violation de l'art. 67 CO soulevé par le recourant a été rejeté. L'autorité cantonale a considéré qu'en tant qu'il soutenait que la prescription d'un an était acquise à sa note d'honoraires du 30 octobre 2019, de sorte que le Tribunal de protection était forclos à solliciter de sa part la restitution d'un éventuel indu, il ne pouvait être suivi, pour le motif suivant. L'art. 415 al. 1 CC ne fixait pas de délai à l'autorité pour approuver ou refuser les comptes du curateur. Par conséquent, tant que sa note d'honoraires n'était pas approuvée, il ne pouvait pas considérer qu'elle déployait des effets; il ne pouvait notamment pas en solliciter le paiement, mais uniquement demander des avances de frais. Il n'y avait donc pas place, dans le domaine de la protection, pour la prescription que le recourant voulait voir appliquer à sa note d'honoraires du 30 octobre 2019. Considérant toutefois que l'autorité de protection n'était pas compétente pour prononcer un dispositif condamnatoire en paiement d'une somme d'argent, elle a estimé que celle-ci aurait dû se contenter de donner instruction (ou tout au plus d'ordonner) au curateur de restituer à la personne concernée les sommes prélevées sans autorisation dépassant la rémunération admise. Le dispositif de l'ordonnance attaquée devait ainsi être modifié en ce sens.