Citation: 4A_25/2024 E. 4.1

4.1. En l'espèce, le recourant a déposé, avec son mémoire de réponse, une requête d'admission de l'appel en cause à l'encontre de C.________ et de D.________ envers chacune desquelles il compte prendre des conclusions en paiement de 6'256'352 fr., avec intérêts, s'il devait succomber dans la procédure qui l'oppose à B.________. La cour cantonale a rejeté cette requête. S'agissant de C.________, elle s'en est expliquée de la manière suivante. Le recourant faisait l'objet d'une action en responsabilité en sa qualité d'ancien administrateur de B.________. Il faisait valoir à son tour des prétentions contre C.________ s'il venait à succomber. Il avait exposé que la somme de 6'256'352 fr. qui lui était réclamée correspondait à une prétendue refacturation insuffisante de C.________ envers sa société soeur (sic), ayant créé un enrichissement illégitime de C.________ et non de lui-même personnellement. Selon ses explications, il tenait C.________ pour solidairement responsable du dommage subi par B.________, puisque C.________ avait encaissé le montant réclamé et avait reconnu avoir une dette du même montant envers B.________. S'il succombait dans le cadre de la présente procédure, il entendait agir contre C.________ sur la base des art. 41 et 50 CO. Cela étant, ces explications ne permettaient pas de comprendre quel type de prétentions il détiendrait contre C.________, ni même la nature de celles-ci. Le recourant se limitait à affirmer vouloir agir contre C.________ s'il devait être condamné à payer à B.________ la somme de 6'256'352 fr. sans autre développement. A cela s'ajoutait le fait qu'il était lui-même seul administrateur et actionnaire unique de C.________ au moment des faits qui lui étaient reprochés, de sorte que les éventuels manquements de celle-ci étaient susceptibles de relever de son propre fait. La cour cantonale a déclaré peiner à comprendre à quel titre ou pour quel motif C.________ devrait répondre du dommage réclamé au recourant par B.________ en raison de la violation de ses obligations d'administrateur. Ainsi, elle a considéré qu'il échouait à démontrer qu'il détiendrait des prétentions à faire valoir contre C.________. S'agissant de D.________, la cour cantonale a considéré que le recourant soutenait avoir droit à un dividende en vertu de l'art. 7.3 du SPA. Bien que cette prétention présentât un certain lien avec le procès principal, dans la mesure où elle reposait sur le même complexe de faits, elle constituait une prétention indépendante contre un tiers qui portait sur un autre aspect du litige. Il ne se justifiait pas de juger celle-ci avec les prétentions principales, ce qui ne ferait qu'alourdir encore davantage l'instruction de l'action principale dans une mesure incompatible avec le principe de célérité et de l'économie de la procédure.