Citation: 6B_665/2017 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a considéré que la culpabilité du recourant était grave. Seul un mobile purement égoïste, soit l'assouvissement de ses pulsions sexuelles, permettait d'expliquer son comportement punissable. Il avait persisté dans le déni durant toute la procédure, se faisant passer pour une victime et allant jusqu'à dénigrer l'intimée, en prétendant qu'elle avait inventé son histoire afin de lui soutirer de l'argent, indiquant en outre notamment que celle-ci avait eu des convulsions, étant jeune, ce qui avait pu marquer son cerveau, qu'elle avait le "fantasme du viol" ou encore qu'elle finirait pas se faire interner. Le recourant avait par ailleurs nié avoir eu un quelconque comportement déplacé tant envers l'intimée qu'à l'égard d'autres témoins entendus, malgré les déclarations des intéressés. Par cette attitude, il avait démontré une absence totale de remords et de prise de conscience de la gravité des infractions commises ainsi que de l'impact de ses actes sur l'état de santé et le développement de l'intimée, très jeune au moment des faits. L'état de santé de cette dernière avait d'ailleurs entraîné plusieurs hospitalisations, des incapacités de travail et un suivi psychologique. Même la proximité immédiate de la famille de l'intimée n'avait pas arrêté le recourant. Ce dernier avait par ailleurs une responsabilité pénale pleine et entière. La cour cantonale a en outre tenu compte du concours d'infractions. Elle a considéré que l'absence d'antécédents chez le recourant avait un effet neutre sur la fixation de la peine. S'agissant des infractions commises en 1999, la cour cantonale a considéré qu'une atténuation de la peine, au sens de l'art. 101 al. 2 CP, était possible, dès lors que l'action pénale était prescrite en vertu des art. 97 et 98 CP. Contrairement à ce que soutenait le recourant, cette atténuation n'était cependant pas obligatoire et ne s'imposait pas en raison de l'écoulement du temps depuis l'infraction. En l'occurrence, une atténuation de la peine s'agissant des faits datant de 1999 ne se justifiait pas, car l'écoulement du temps depuis cette date n'avait manifestement pas eu d'effet sur le comportement du recourant, lequel avait à nouveau violé l'intimée en 2003. Cette conclusion s'imposait également au vu de la persistance du recourant à nier les faits et de l'absence de remords de sa part. Concernant les infractions commises en 2003, la cour cantonale a considéré qu'une atténuation de la peine se justifiait, sur la base de l'art. 48 let. e CP, dans la mesure où les deux tiers du délai de prescription de l'action pénale étaient écoulés et qu'il n'apparaissait pas que le recourant se fût mal comporté après les faits de 2003. Selon la cour cantonale, l'âge du recourant ne pouvait par ailleurs constituer un motif de réduction de peine, dès lors que celui-ci n'était âgé que de 72 ans. Hormis un peu de tension artérielle et un peu de diabète, le recourant n'avait pas de problèmes de santé, appréciation qui ne pouvait être contredite par l'opération subie en février 2017 au Service d'orthopédie de l'Hôpital de W.________. Compte tenu de ces éléments, la cour cantonale a estimé qu'une peine privative de liberté de 34 mois devait être fixée. Il ne se justifiait pas, selon elle, de réduire davantage la sanction infligée au recourant en première instance eu égard à son acquittement d'une partie des faits constitutifs d'actes d'ordre sexuel avec des enfants en instance d'appel. Les faits pour lesquels l'intéressé avait bénéficié d'un acquittement constituaient en effet l'infraction la moins grave qui lui avait été imputée, de sorte que cette libération ne pouvait avoir qu'une incidence mineure sur la nouvelle fixation de la peine. Par ailleurs, l'écoulement du temps supplémentaire depuis le jugement de première instance ne justifiait pas une réduction plus conséquente de la peine, puisque celle fixée par les premiers juges avait déjà été "particulièrement mesurée au vu de la gravité de la culpabilité [du recourant]".