Citation: B 43/00 12.02.2001 E. 3

3.- a) Selon l'art. 24 al. 1 OPP 2, l'institution de prévoyance peut réduire les prestations d'invalidité et de survivants, dans la mesure où, ajoutées à d'autres revenus à prendre en compte, elles dépassent 90 pour cent du gain annuel dont on peut présumer que l'intéressé est privé. Le Tribunal fédéral des assurances a jugé conforme à la loi la limite de surindemnisation ainsi fixée à 90 pour cent (ATF 124 V 281 consid. 1, 123 V 198 consid. 5b et la jurisprudence citée). Par «gain annuel dont on peut présumer que l'intéressé est privé» il faut entendre le salaire hypothétique que l'assuré réaliserait sans invalidité, au moment où doit s'effectuer le calcul de surindemnisation (ATF 123 V 197 consid. 5a, 209 consid. 5b et les références). b) Sont considérés comme des revenus à prendre en compte, conformément à l'art. 24 al. 2 OPP 2, les prestations d'un type et d'un but analogues qui sont accordées à l'ayant droit en raison de l'événement dommageable, telles que les rentes ou les prestations en capital prises à leur valeur de rentes provenant d'assurances sociales ou d'institutions de prévoyance suisses et étrangères, à l'exception des allocations pour impotents, des indemnités pour atteinte à l'intégrité et toutes autres prestations semblables (première phrase). La rente pour couple de l'AVS/AI n'est comptée que pour deux tiers (art. 24 al. 3 OPP 2, dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 1993). Dans un arrêt de principe récent en la cause P. (B 44/98), destiné à la publication, le Tribunal fédéral des assurances a jugé que la rente complémentaire pour l'épouse devait être prise en compte au titre de revenu selon l'art. 24 al. 2 OPP 2. En outre, il n'a pas jugé contraire à la loi la réglementation de l'art. 24 al. 3, première phrase, OPP 2, relative à la prise en considération de la rente d'invalidité pour couple à raison des deux tiers.