Citation: 6B_425/2010 16.09.2010 E. 2

La recourante reproche en premier lieu à l'autorité cantonale d'avoir fait une appréciation arbitraire du droit de procédure cantonal. Elle soutient qu'il était erroné de considérer que le recours cantonal portait exclusivement sur la question du faux dans les titres, donc sur une infraction poursuivie d'office, et de lui dénier ainsi la qualité pour recourir. Elle relève qu'elle avait pris une conclusion en nullité tendant au renvoi de l'accusé devant une autre juridiction pour nouveau jugement. C'est donc arbitrairement que la cour cantonale l'aurait privée du droit de recourir qui lui était reconnu par les art. 413 al. 1 et 417 al. 1 CPP VD, concernant les infractions poursuivies sur plainte. L'autorité cantonale a constaté que la recourante avait déposé devant elle un recours concluant principalement à la réforme du jugement de première instance en ce sens que l'intimé était condamné pour faux dans les titres. Une telle conclusion principale, que la recourante ne conteste au demeurant pas, montre clairement que c'est en tant qu'il libérait l'intimé de la prévention de faux dans les titres que la recourante entendait remettre le premier jugement en question. Le fait qu'elle ait pris une conclusion subsidiaire tendant à l'annulation du jugement, ce que l'autorité cantonale n'a au demeurant pas méconnu puisqu'elle a également mentionné cette conclusion subsidiaire, ne suffit pas pour que l'on doive admettre qu'elle entendait remettre en cause le jugement dans son intégralité. D'une manière générale, les conclusions d'un recours doivent être interprétées à la lumière de leur motivation (voir ATF 127 IV 101 consid. 1) et la recourante ne prétend pas qu'il en irait autrement en droit vaudois. Elle ne soutient pas non plus qu'elle aurait motivé sa conclusion subsidiaire par un ou des griefs dirigés contre l'abandon de la poursuite pour escroquerie. Dans ces circonstances, il y a lieu de considérer que l'autorité cantonale pouvait sans arbitraire admettre que le seul point sur lequel la recourante attaquait le jugement de première instance était la libération de l'intimé de la prévention de faux dans les titres, la conclusion subsidiaire étant prise pour le cas où l'autorité cantonale n'aurait pas elle-même condamné l'intimé alors qu'elle estimait que le jugement de première instance devait être annulé.