Citation: 6B_660/2019 E. 6.3

6.3. Au vu de ce qui précède, l'argumentation du recourant procède d'une confusion de sa part. En effet, celle-ci repose sur la prémisse selon laquelle une détention en milieu carcéral, en l'occurrence dans l'Etablissement pénitentiaire de A.________, serait nécessairement inappropriée et assimilable à une détention provisoire dans l'attente d'une place disponible dans une institution spécialisée. Or, comme rappelé précédemment (cf. consid. 4.4 supra), l'art. 59 al. 3 CP prévoit expressément que le traitement peut s'effectuer dans un établissement pénitentiaire au sens de l'art. 76 al. 2 CP, dans la mesure où le traitement thérapeutique nécessaire est assuré par du personnel qualifié. En l'occurrence, il ne ressort pas de la décision attaquée que le recourant séjournerait dans l'établissement précité dans l'attente d'une place dans une institution spécialisée, mais qu'il y effectue sa mesure à titre de l'art. 59 CP, en bénéficiant de la prise en charge thérapeutique appropriée. Ainsi, malgré des considérations quelque peu confuses de la cour cantonale s'agissant de la situation du recourant au sein de l'Etablissement pénitentiaire de A.________, l'autorité précédente a bien répondu à l'argumentation du recourant en considérant que ce lieu de détention était adapté à ses besoins thérapeutiques, de sorte qu'il n'y avait pas lieu d'examiner si la durée du séjour pouvait s'y avérer excessive. Le recourant ne saurait, partant, reprocher à l'autorité précédente un déni de justice formel sur ce point. Pour le reste, le recourant ne présente aucune argumentation - répondant aux exigences de motivation découlant des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF - propre à démontrer que les conditions de sa détention à l'Etablissement pénitentiaire de A.________ seraient contraires à l'art. 5 CEDH, en particulier qu'il n'y bénéficierait pas de soins médicaux et psychiatriques adaptés à ses besoins eu égard à son affection mentale. Au demeurant, il ne ressort pas de la décision attaquée ou du dossier de la cause que les membres du personnel médical prenant en charge l'intéressé auraient indiqué que celui-ci serait actuellement, en raison de son lieu de détention, privé d'un quelconque soin ou suivi thérapeutique nécessaire. Mal fondé, le grief doit donc être rejeté.