Citation: 8D_10/2020 E. 3.4.1

3.4.1. S'agissant du reproche d'une gestion administrative lacunaire et inadéquate du suivi de la situation, la recourante se plaint d'une appréciation arbitraire des faits (art. 9 Cst.) et d'une violation de son droit d'être entendue sous l'angle du droit d'obtenir une décision motivée (art. 29 al. 2 Cst.). Elle estime que l'autorité cantonale s'est arbitrairement basée sur les échanges qu'elle avait eus avec son supérieur hiérarchique alors qu'elle aurait dû uniquement prendre en compte le document interne qui avait finalement été transmis. Elle fait en outre valoir qu'elle n'avait pas elle-même eu un entretien avec les enfants et que c'est au responsable thérapeutique du CMP qu'il revenait de transmettre le document final à la juriste du DIP. Elle reproche par ailleurs à l'autorité cantonale, en faisant vaguement référence à une page de la décision attaquée, d'avoir retenu qu'elle n'avait pas transmis "les éléments pertinents" ou "importants" sans indiquer de quels éléments il s'agissait, de sorte qu'elle n'était pas en mesure d'attaquer utilement la décision entreprise. Dans la mesure où l'autorité cantonale a retenu que la recourante avait elle-même admis qu'elle n'avait pas été en mesure de relater les faits avec précision en 2018, ce que cette dernière ne conteste pas, le grief tiré de l'interdiction de l'arbitraire ne saurait prospérer. Il doit en aller de même s'agissant de celui tiré de la violation du droit d'être entendu qui, non seulement n'est pas motivé selon les exigences de l'art. 106 al. 2 Cst., mais surtout n'a pas d'autre finalité que la remise en cause de l'appréciation des faits par l'autorité cantonale.