Citation: 1B_14/2022 E. 4.4

4.4. Le recourant se plaint enfin d'une violation du principe de la proportionnalité. Il invoque ses problèmes de santé et fait valoir que des mesures de substitution permettraient de réduire le risque de fuite. En l'occurrence, les mesures de substitution proposées par le recourant apparaissent insuffisantes au regard du risque de fuite constaté. En effet, le dépôt de sa carte d'identité, une assignation à résidence combinée avec une mesure de surveillance électronique, de même qu'une obligation de donner suite à toutes les convocations adressées par le Ministère public ne sont pas de nature à prévenir un départ à l'étranger ou une entrée dans la clandestinité mais uniquement à le constater a posteriori (arrêts 1B_158/2021 du 20 avril 2021 consid. 3.5; 1B_220/2020 du 26 mai 2020 consid. 5.2; cf. également ATF 145 IV 503 consid. 3.3.1). La remise d'une caution - dont l'origine des fonds est inconnue selon la Chambre des recours pénale - ne saurait non plus pallier le risque en question, de même que les éléments que le recourant évoque en lien avec sa situation familiale. La production d'un contrat de bail ou de location et d'un raccordement téléphonique ne serait pas de nature à modifier ce constat. Quant aux problèmes de santé invoqués par le recourant, aucun élément ne permet de redouter une évolution irréversible ou même une dégradation de son état. Comme le relève la Chambre des recours pénale, le recourant est pris en charge par les médecins des services pénitentiaires et son état ne justifie pas de mesure particulière de la part de l'autorité de détention. En outre, aucune contre-indication au maintien en détention n'a été constatée. Dans ces conditions, la Chambre des recours pénale pouvait, sans violer le droit fédéral (cf. art. 36 al. 3; art. 237 al. 1 CPP), confirmer qu'aucune mesure de substitution ne permettait, en l'état, de pallier le risque de fuite à son encontre. Enfin, au regard des infractions qui sont reprochées au recourant, dont certaines sont passibles d'une peine privative de liberté de cinq ans, le principe de la proportionnalité n'est à ce jour pas non plus violé par la durée de la détention déjà subie.