Citation: P 9/00 14.07.2000 E. 2

2.- Conformément à l'art. 128 en liaison avec l'art. 97 OJ, le Tribunal fédéral des assurances connaît en dernière instance des recours de droit administratif contre des décisions au sens de l'art. 5 PA. Selon cette disposition, constituent de telles décisions celles qui, entre autres conditions, sont fondées sur le droit public fédéral. Selon l'art. 5 al. 2 PA, sont aussi considérées comme décisions, les décisions incidentes énumérées par l'art. 45 PA, parmi lesquelles figurent notamment les décision de mesures provisionnelles. Conformément au premier alinéa de l'art. 45 PA, seules les décisions préjudicielles et autres décisions incidentes rendues dans une procédure précédant la décision finale et qui peuvent causer un préjudice irréparable sont séparément susceptibles de recours. La jurisprudence a admis l'existence d'un préjudice irréparable en particulier lorsque la suspension subite d'un soutien financier compromet l'équilibre financier d'un assuré et lui impose des mesures coûteuses ou intolérables d'une autre manière (ATF 119 V 487 consid. 2b). Par ailleurs, le recours de droit administratif n'est recevable contre les décisions incidentes que s'il est ouvert contre la décision finale (art. 129 al. 2 en corrélation avec l'art. 101 let. a OJ). Dans un récent arrêt Z. non publié du 8 février 2000 consid. 1b [P 62/99], le Tribunal fédéral des assurances a considéré que la décision par laquelle l'administration refuse la poursuite du paiement de prestations complémentaires jusqu'à l'obtention des résultats des investigations conduites par les autorités d'instruction pénales est une décision négative non susceptible d'effet suspensif. La Cour fédérale a estimé qu'une telle décision constitue une ordonnance de mesures provisionnelles à mettre en relation avec une procédure de restitution.