Citation: 7B_6/2023 E. B

Par arrêt du 29 septembre 2022, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: l'autorité précédente ou la cour cantonale) a rejeté l'appel formé par A.________ contre le jugement du 15 mars 2022 précité. La cour cantonale a retenu en substance les faits suivants. B.a. A.________ est né en 1976 à V.________. B.________ est née en 1982 et est originaire de W.________. A.________ et B.________, qui ne forment pas un couple, ont entretenu des relations sexuelles consenties préalablement au 25 juillet 2021. B.b. Le 25 juillet 2021, vers 04h00 ou 05h00, à Lausanne, A.________ et B.________ étaient installés dans un hall d'immeuble à la rue U.________, pour y passer la nuit et consommer de la cocaïne, lorsque A.________ a tenté d'entretenir des relations sexuelles avec B.________. Alors que cette dernière était allongée sur le sol, A.________ s'est couché face à elle. Après lui avoir manifesté son envie d'entretenir un rapport sexuel avec elle et voyant qu'elle refusait, il lui a dit quelque chose de cet ordre: "tu es une femme, je suis un homme, c'est normal si on est couché l'un à côté de l'autre qu'on ait une relation sexuelle, même si tu es crevée". Malgré ses refus répétés, le prévenu a commencé à lui caresser les fesses et l'entrejambe par-dessus sa robe. Il s'est ensuite placé sur elle, lui maintenant les poignets avec force. Alors qu'elle tentait de crier, il lui a mis la main sur la bouche. Incapable de se relever en raison du poids de A.________ qu'elle tentait de repousser avec ses mains, B.________ a fondu en larmes. A.________ a mis un terme à ses agissements et a quitté les lieux durant une dizaine de minutes, vraisemblablement pour aller chercher de la drogue. A son retour, il s'est couché à côté de B.________, l'a retournée sur le dos et s'est placé sur elle, à califourchon, lui bloquant les jambes avec ses genoux et lui plaçant à nouveau la main sur la bouche pour l'empêcher de crier. Il a ensuite soulevé sa robe, qui allait jusqu'aux chevilles, au niveau des cuisses, tandis qu'elle résistait et le repoussait. Alors qu'elle tentait de le raisonner, A.________ a entrepris de lui plaquer la tête au sol tout en lui obstruant la bouche. Face à sa résistance, il s'est finalement relevé et lui a lancé: "suce-moi", avant de fuir en courant au moment où deux femmes passaient dans la rue et s'interrogeaient à haute voix sur le bruit qu'elles entendaient. B.c. B.________ a été examinée par les médecins légistes du Centre universitaire romand de médecine légale (ci-après: CURML), le 21 juillet 2021 à 14h00, qui ont rendu un rapport le 19 octobre 2021. Ceux-ci ont constaté différentes lésions que B.________ met en lien avec les faits précités, notamment des ecchymoses rouges violacées au bras droit, à la main droite, à la cuisse, à la jambe droite, au bras gauche, à la cuisse gauche, au genou gauche et à la jambe gauche ainsi que des dermabrasions à l'épaule gauche et à l'avant-bras gauche, de même qu'un "piqueté ecchymotique violacé" à l'épaule gauche. Il résulte également de ce rapport que B.________ souffre de schizophrénie et est au bénéfice d'une rente AI pour ce motif. B.d. B.________ a été entendue par la cour cantonale lors de la seconde audience d'appel. Incarcérée pour des faits qu'elle qualifie d'infractions mineures à la LStup, elle a refusé de se présenter à la première audience agendée, refusant de sortir de sa cellule. Dans ses déclarations, elle a exposé aux juges précédents avoir interrompu à l'hiver 2020 son traitement pour la schizophrénie, maladie qu'elle a décrite comme se traduisant chez elle par une "agitation physique" et "un désordre d'idées dans les phases d'agitation". Elle a toutefois exclu que l'arrêt de sa médication puisse avoir eu une influence sur son comportement ou ses souvenirs au moment des faits et, en particulier, qu'elle ait pu imaginer ou délirer au moment de ses deux dépositions. B.________ a ajouté être traitée à ce jour pour sa schizophrénie et avoir une médication appropriée. Elle a en outre déclaré avoir été victime d'inceste durant son enfance et être traumatisée, ainsi qu'avoir, plus récemment, subi un viol dont l'auteur aurait été condamné.