Citation: 5A_141/2019 E. 1.1.3

1.1.3. Si les conclusions ne tendent pas au paiement d'une somme d'argent déterminée, le Tribunal fédéral arrête la valeur litigieuse selon son appréciation (art. 51 al. 2 LTF). Le contrôle d'office ne supplée toutefois pas au défaut d'indication de la valeur litigieuse: il n'appartient en effet pas au Tribunal fédéral de procéder lui-même à des investigations pour déterminer la valeur litigieuse, si elle ne résulte pas d'emblée des constatations de la décision attaquée (art. 105 al. 1 LTF) ou d'autres éléments ressortant du dossier. Le recourant doit ainsi indiquer, conformément à l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, les éléments suffisants pour permettre au Tribunal de céans d'estimer aisément la valeur litigieuse, sous peine d'irrecevabilité. Le Tribunal fédéral n'est cependant lié ni par l'estimation de la partie recourante ou un accord des parties ni par une estimation manifestement erronée de l'autorité précédente (ATF 136 III 60 consid. 1.1; arrêt 5A_839/2010 du 9 août 2011 consid. 1.1). Cela étant, il ne s'écartera en principe pas sans raison de la valeur litigieuse fixée par l'autorité précédente et admise par les parties (arrêt 8C_151/2010 du 31 août 2010 consid. 2.3 et les arrêts cités). En l'espèce, les recourants soutiennent que la valeur du mobilier disparu de la maison de X.________ s'élève à 33'510 Euros, soit à 37'612 fr. 20 au cours du 18 février 2019, selon une estimation faite le 15 avril 2015 par un commissaire-priseur de Paris. Ils se réfèrent à cet égard à une " pièce 6 Déf. ", soit, selon le dossier cantonal en mains du Tribunal de céans, une plainte pénale déposée en France le 16 novembre 2015 des chefs de vol, vol aggravé et recel par l'avocat O.________, au nom des successions de feu H.________ et I.________. Selon les recourants cette estimation de 33'510 Euros, " par nature extrêmement conservatoire ", n'a jamais été remise en cause par les intimés.