Citation: B 42/05 20.09.2005 E. A

A.a S.________, pianiste de profession née en 1947, est assurée en prévoyance professionnelle à la Fondation de prévoyance en faveur du personnel du Conservatoire de Musique de Genève (ci-après : la Fondation). Jusqu'au 31 décembre 2002, la Fondation a géré la prévoyance professionnelle avec un double système (cf. lettre de la fondation de prévoyance à ses affiliés de juin 1998): d'une part, elle a conclu une assurance vie collective auprès de La Genevoise assurances, compagnie d'assurance sur la vie, pour la prévoyance professionnelle obligatoire (plan de prévoyance principal ou plan de base avec un système de primauté de cotisations); d'autre part, elle a constitué un Fonds complémentaire qui visait à garantir une rente de vieillesse globale atteignant 75 % du salaire déterminant à l'âge de 67 ans, compte tenu de la rente AVS et de la rente provenant du fonds de base (système de primauté des prestations). A partir du 1er janvier 2003, la Fondation a réorganisé la prévoyance selon un seul système fondé sur la primauté des cotisations. Cette modification, de même que l'adaptation au fil du temps des dispositions réglementaires aux nouvelles normes de droit fédéral, ont entraîné l'entrée en vigueur successive de différents règlements. A.b Les 12 mai et 3 juin 1997, S.________ s'est adressée à la Fondation pour connaître le montant de ses avoirs de vieillesse, ainsi que la somme dont elle pouvait disposer pour l'acquisition éventuelle d'un bien immobilier. Le 17 décembre 1997, la Fondation a attesté à l'assurée qu'elle disposait d'un montant de 219'843 fr à cet effet - provenant pour 168'144 fr. du fonds de base et pour 51'699 fr. du fonds complémentaire - et lui a versé cette somme le 26 février 1998. A la suite de l'adoption du dernier règlement de prévoyance, entré en vigueur le 1er janvier 2003, la Fondation a envoyé à S.________ un «résumé des prestations», selon lequel son «avoir épargne accumulé au 1.1.2003» s'élevait à 533 fr. En réponse à un courrier de l'assurée qui contestait ce montant, la Fondation lui a, par l'intermédiaire de son mandataire, la société Q.________ S.A., expliqué avoir versé 33'764 fr. de trop à titre de «retrait de logement», la somme versée au printemps 1998 ayant été déterminée de manière erronée. Aussi, les cotisations de la période du 1er mars 1998 au 31 décembre 2002 avaient-elles été utilisées pour compenser le montant perçu en trop, alors que le versement anticipé avait été porté sur un «compte dit de débit» portant intérêt (lettre datée du 18 juin 2003). Se fondant sur des observations de la société Z.________ S.A., société de gestion en prévoyance professionnelle, S.________ a requis la rectification de son certificat de prévoyance, en se référant à celui du 15 janvier 2003 valable dès le 1er janvier 2002, selon lequel l'avoir de vieillesse accumulé à cette date s'élevait à 49'756 fr. (lettre du 1er novembre 2003).