Citation: H 41/01 26.04.2001 E. 3

3.- a) Selon l'art. 85 al. 2 let. f LAVS, deuxième phrase, lorsque les circonstances le justifient, une avance des frais ou l'assistance judiciaire gratuite est accordée au recourant. La jurisprudence relative à cette disposition subordonne l'octroi de l'assistance judiciaire, notamment, à l'état de besoin du requérant (ATF 103 V 47, 98 V 117). b) La notion d'état de besoin, en tant que condition de l'octroi de l'assistance judiciaire au sens de l'art. 85 al. 2 let. f LAVS, est définie d'après les critères d'interprétation applicables à l'art. 152 al. 1 OJ (RAMA 2000 no KV 119 p. 155 consid. 2, SVR 1998 UV no 11 p. 31 consid. 4 b). Une partie est dans le besoin, au sens de l'art. 152 al. 1 OJ, lorsqu'elle n'est pas en état de supporter les frais de procédure sans entamer les moyens nécessaires à son entretien et à celui de sa famille. Comme la jurisprudence l'a souligné à plusieurs reprises, il ne faut pas se fonder de façon trop schématique sur le minimum d'existence du droit des poursuites pour établir le besoin au sens des règles sur l'assistance judiciaire, les données individuelles du cas devant également être prises en considération; le cas échéant, la condition du besoin peut ainsi être admise lors même que les revenus du requérant dépassent légèrement le montant qui est absolument nécessaire à son entretien (ATF 124 I 2 sv. consid. 2a; cf. aussi ATF 125 V 202 consid. 4a et les références). En l'absence de disposition cantonale contraire - l'application du droit cantonal de procédure étant réservée par l'art. 85 al. 2 LAVS lère phrase - sont déterminantes les circonstances économiques existant au moment de la décision sur la requête d'assistance judiciaire (ATF 108 V 269 consid. 4). A cet égard, la jurisprudence de la Cour de céans diverge de celle de la deuxième cour civile du Tribunal fédéral, notamment, selon laquelle l'indigence doit être appréciée au vu de la situation économique existant au moment du dépôt de la requête (ATF 122 I 6 consid. 4a).