Citation: 6B_1182/2021 E. 2.5.3

2.5.3. En tant que, pour justifier son intérêt privé à demeurer en Suisse, le recourant fait valoir qu'il a construit sa vie en Suisse depuis plus de quatre ans, où notamment il habite et travaille au bénéfice d'un permis de séjour, il ne parvient pas à démontrer une intégration suffisante. C'est ainsi seulement en 2016, à l'âge de 42 ans, que le recourant est arrivé en Suisse où il n'a séjourné que 5 ans légalement avant d'être placé en détention. Il paraît en outre avoir conservé de fortes attaches avec son pays d'origine, où vivent sa compagne avec leur enfant et où il dispose de solutions de logement. Le recourant ne parvient à cet égard pas à démontrer que, d'une quelconque manière, sa réintégration en Guinée-Bissau, voire au Portugal, serait particulièrement compromise. Contrairement à ce dont se prévaut le recourant, on ne voit pas qu'il était arbitraire de considérer sa maîtrise du français comme n'étant que partielle, étant observé qu'il a reconnu avoir des difficultés à le parler. Il ne rend au demeurant pas vraisemblable qu'il disposerait de connaissances plus approfondies, ne faisant notamment pas état d'avoir, avant son arrivée en Suisse, vécu dans un pays francophone. Le recourant se prévaut encore d'être particulièrement impliqué dans le milieu associatif, participant à Genève aux activités de deux associations, dont l'une apporte de l'aide aux personnes diabétiques en Guinée-Bissau et l'autre s'occupe d'intégrer les immigrants d'origine bissaoguinéenne en Suisse. A cet égard, il n'était toutefois pas critiquable de considérer, à l'instar de la cour cantonale, que de telles activités ne lui permettaient guère de développer des contacts en dehors de sa communauté d'origine. Pour le reste, le recourant se borne à formuler des critiques appellatoires, sans parvenir à démontrer le caractère insoutenable du raisonnement opéré par la cour cantonale quant à son faible niveau d'intégration en Suisse.