Citation: 6B_1160/2023 E. 4.4

4.4. Le recourant considère que la cour cantonale aurait dû retenir la circonstance atténuante du repentir sincère. Il invoque à ce titre qu'il aurait, dès la première audition de confrontation par-devant le ministère public, présenté ses excuses à l'intimé, qu'il aurait à cette occasion admis les faits reprochés sans éluder sa responsabilité, qu'il aurait versé à sa sortie de prison en faveur de l'intimé la totalité de ses économies d'un montant de 2'000 fr., alors qu'il n'exerçait à cette époque aucune activité lucrative et était étudiant. Ce dédommagement financier traduirait ainsi non seulement un engagement concret de la part du recourant mais aussi un effort particulier de ce dernier au regard de sa situation financière, agissant de sa propre initiative dans un esprit de repentir. En outre, l'intimé aurait cru en la sincérité des excuses présentées par le recourant et n'aurait jamais eu à se plaindre du fait que ce dernier aurait tenté de minimiser sa responsabilité. En l'espèce, le recourant a certes présenté ses excuses et indemnisé partiellement l'intimé à hauteur de 2'000 fr., ce qui représentait, selon ses dires, l'ensemble de ses économies. Si un tel versement est respectable, il ne s'agit toutefois que d'un acte isolé et ponctuel, comme l'a souligné la cour cantonale, ne représentant de surcroît qu'une fraction de l'indemnité due à l'intimé. En outre, il ressort de l'arrêt entrepris que le recourant minimisait toujours en appel son implication dans les faits reprochés, se retranchant derrière E.________ qu'il accusait de l'avoir forcé à participer. À cela s'ajoute que l'intéressé n'expose pas en quoi il aurait été empêché, par d'autres moyens, de poursuivre le dédommagement du lésé, même par de faibles versements, nonobstant ses études, mais persiste au contraire à estimer ne devoir qu'un tiers de l'indemnité allouée à la victime. Ces éléments démontrent qu'il n'a pas totalement pris conscience de la gravité de ses actes et de l'ampleur du tort causé. Dans ces circonstances, il n'était pas manifestement insoutenable d'en conclure que l'intéressé n'avait pas adopté un comportement particulier, désintéressé et méritoire, et tenté, au prix de sacrifices, de réparer le tort causé à l'intimé, de sorte que c'est à bon droit que la cour cantonale a écarté la circonstance atténuante du repentir sincère. Mal fondé, le grief doit, partant, être rejeté.