Citation: 6B_177/2024 E. 3.9.2

3.9.2. Le recourant reproche en substance à la cour cantonale d'avoir adopté une structure de jugement arbitraire en se référant, dès la première page de la partie "en fait", au rapport d'expertise retenant qu'il présente un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité et qu'il manifeste une forte impulsivité. De plus, selon lui, l'existence d'une "forte impulsivité" ne ressortirait non pas du diagnostic posé par l'expert mais uniquement de l'examen du risque de récidive. Le recourant considère également que la cour cantonale aurait dû s'appuyer sur les rapports rédigés par son psychologue-psychothérapeute au moment d'évaluer sa personnalité et ainsi que sa crédibilité. Les critiques du recourant quant à la structure du jugement adoptée par la cour cantonale sont dénuées de tout fondement. On ne voit en outre pas dans quelle mesure il est problématique de mentionner, dans la partie "en fait" d'un jugement, la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique ordonnée par l'autorité d'instruction ainsi que les observations qui en découlent. S'agissant de la question de l'existence d'une forte impulsivité, il ressort explicitement de l'expertise psychiatrique qu'il s'agit d'un des symptômes du TDAH présenté par le recourant ( cf. rapport d'expertise du 10 février 2021, pièce D 790 in fine; art. 105 al. 2 LTF). En reprochant à la cour cantonale d'avoir retenu qu'il présentait une forte impulsivité, le recourant se contente ainsi uniquement de livrer sa propre lecture de l'expertise psychiatrique et d'en tirer des déductions, en particulier quant aux termes et à la structure utilisés par l'expert, dans une démarche purement appellatoire, et partant irrecevable. Il échoue par conséquent à démontrer que la juridiction cantonale aurait tiré des constatations insoutenables de l'expertise psychiatrique. Finalement, on ne voit pas en quoi, et le recourant ne le démontre pas non plus, la prise en compte des rapports du Dr G.________ aurait permis d'aboutir à une évaluation différente de sa crédibilité. En ce qui concerne l'évaluation de la personnalité du recourant, il ressort de l'expertise psychiatrique ( cf. rapport d'expertise du 10 février 2021, pièce D 773; art. 105 al. 2 LTF) que l'expert a eu à disposition le rapport rédigé le 31 janvier 2020 par le thérapeute du recourant et qu'il a pu s'entretenir téléphoniquement avec celui-ci. Ainsi, contrairement à ce qu'allègue le recourant, les prises de position de son psychologue ont bien été évaluées dans le cadre de l'expertise psychiatrique, laquelle a ensuite été appréciée par la cour cantonale.