Citation: 5A_126/2009 04.06.2009 E. 1

La décision attaquée portant sur la collocation d'une créance dans une classe déterminée est une décision en matière de poursuite pour dettes et de faillite, laquelle est sujette au recours en matière civile (art. 72 al. 2 let. a LTF). Lorsque la classe n'est pas contestée, mais qu'est litigieuse une prétention relevant du droit civil fédéral, il s'agit d'une décision en matière civile qui relève de l'art. 72 al. 1 LTF (arrêt 5A_629/2008 du 10 avril 2009 consid. 1.1). Le procès de collocation porte sur des droits de nature pécuniaire au sens de l'art. 74 al. 1 LTF. Il peut donc faire l'objet d'un recours en matière civile si la valeur litigieuse s'élève au moins à 30'000 fr. (art. 74 al. 1 let. b LTF). Si, comme en l'espèce, les conclusions ne tendent pas au paiement d'une somme d'argent déterminée, le Tribunal fédéral fixe la valeur litigieuse selon son appréciation (art. 51 al. 2 LTF). Lorsque le privilège de collocation est - comme en l'occurrence - contesté, la valeur litigieuse correspond à la différence entre le dividende probable selon l'état de collocation attaqué et le dividende auquel le demandeur aurait droit en cas d'admission de son action (ATF 85 II 197 consid. 1; 135 III 127 consid. 1.2, 131 III 451 consid. 1.1). En l'espèce, selon les constatations de l'arrêt attaqué, le recourant obtiendrait un dividende de 9 % si sa créance était colloquée en première classe, tandis qu'il ne recevrait rien en tant que créancier de troisième classe. La différence n'atteint pas le montant de 30'000 fr. [(155'980 fr. x 9%) - 0]. De surcroît, la recourante n'expose pas en quoi la présente cause soulèverait une question juridique de principe (art. 42 al. 2 et 74 al. 2 let. a LTF; cf. sur cette notion : ATF 134 III 267 consid. 1.2, 354 consid. 1.3). Le Tribunal fédéral ne doit en effet pas être tenu de chercher en quoi l'affaire soulève une telle question mais doit au contraire pouvoir statuer sur l'existence d'une question juridique de principe en se fondant sur l'argumentation du recourant (Message concernant la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale in : FF 2001 p. 4093). La voie du recours en matière civile n'est dès lors pas ouverte.