Citation: 6B_123/2024 E. 2.2

2.2. Le recourant fait valoir que la séquestration aurait pris fin au plus tard au moment où l'intimé avait terminé de recopier le document de confidentialité et que pour cette raison elle serait absorbée par la tentative d'extorsion et chantage, qui seule trouverait application. En l'occurrence, l'infraction de séquestration entre bien en concours avec la tentative d'extorsion et chantage. En effet, il est établi (art. 105 al. 1 LTF) qu'une fois les deux copies de l'acte de confidentialité rédigées, l'intimé avait été autorisé par les trois compères à regagner sa chambre pour dormir - et non pas à quitter son logement - après que ces derniers avaient pris soin de retirer le téléphone fixe qui s'y trouvait. Il est également établi que les trois hommes procédaient à des rondes de surveillance à tour de rôle pour vérifier que la porte de la chambre demeurât ouverte (cf. supra consid. B.f en fait). Ainsi, le fait que l'intimé ait pu rejoindre sa chambre ne permet absolument pas de considérer l'infraction de séquestration comme achevée. Au contraire, celle-ci a continué en tout cas jusqu'au moment où l'intimé a tenté de s'évader de son appartement par le toit, plus d'une heure plus tard. Ainsi, comme relevé à juste titre par la cour cantonale, les atteintes à la liberté induites par la séquestration avaient manifestement excédé celles qui étaient nécessaires à la commission de l'extorsion. Au vu de ce qui précède et sur la base des faits retenus, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que les infractions de séquestration et de tentative d'extorsion entraient en concours.