Citation: 1C_209/2022 E. 6.3.1

6.3.1. La cour cantonale a reconnu que la réalisation du nouveau complexe scolaire augmenterait la fréquentation piétonnière du secteur. Elle a toutefois retenu que celle-ci serait modérée le long de cette route puisque plusieurs autres chemins permettaient aux piétons d'accéder au complexe, notamment depuis des voies plus fréquentées comme la rue Monthéolo ou l'avenue du Crochetan. Le trafic automobile y était déjà restreint, réservé aux seuls bordiers. La vitesse y était de facto limitée - en dessous des 30 km/h autorisés - de par la configuration étroite des lieux, imposant d'emblée aux conducteurs de faire preuve de prudence. Le Tribunal cantonal en a déduit que la faible augmentation du trafic piétonnier n'entraînera pas de conflit particulier avec les automobiles. Les recourants contestent ce point de vue. Ils affirment que la description de la configuration de la route du Martoret faite par la cour cantonale ne démontrerait pas l'absence de danger, mais inspirerait le contraire, puisqu'il s'agit d'une voie étroite et non rectiligne dépourvue de trottoirs. Ce faisant, les recourants se contentent en réalité d'opposer laconiquement leur propre appréciation de la situation à celle du Tribunal cantonal, sans réellement expliquer en quoi cette dernière serait critiquable. Dans ces conditions, on ne voit pas de motifs de s'écarter de l'avis de la cour cantonale, qui se fonde sur l'appréciation des circonstances locales et pointe des éléments objectifs permettant de confirmer le caractère sécuritaire de l'accès par la voie du Martoret.