Citation: H 13/01 31.05.2001 E. 3

3.- Il est vrai que d'après les principes applicables au calcul des rentes ordinaires (art. 29bis à 33ter LAVS), A.________ aurait droit à une rente mensuelle de 1914 fr. et son épouse B.________, de 1946 fr. Toutefois, lorsque deux époux ont droit à une rente, l'art. 35 al. 1 LAVS dispose que la somme des deux rentes pour un couple ne peut s'élever à plus de 150 % du montant maximum de la rente de vieillesse. Si tel est le cas, les deux rentes doivent alors être réduites en proportion de leur quote-part à la somme des rentes non réduites (art. 35 al. 3 LAVS). Par l'adoption de cet article, le législateur a voulu limiter les avantages que certaines catégories de rentiers peuvent tirer du système dit du "splitting" prévu à l'art. 29quinquies al. 3 LAVS (FF 1990 II 28). Au moment déterminant, le montant maximum de la rente mensuelle de vieillesse était de 3015 fr. (150 % de 2010 fr.; cf. art. 34 al. 3 LAVS en relation avec l'art. 1er de l'Ordonnance 99 sur les adaptations à l'évolution des prix et des salaires dans le régime de l'AVS et de l'AI [RO 1998 2586]). Dès lors que la somme des deux rentes simples dues aux époux A.________ et B.________ excédait ce montant, c'est à bon droit que la caisse a procédé à leur réduction en application de l'art. 35 LAVS - disposition dont la Cour de céans ne saurait s'écarter, contrairement à ce que voudraient les recourants, étant tenue d'appliquer les lois fédérales (art. 191 Cst. ; cf. art. 113 al. 3 et 114bis al. 3 aCst. ; RAMA 2000 no KV 118 p. 152 consid. 2a). Manifestement mal fondé, le recours ne peut qu'être rejeté.