Citation: 7B_1219/2024 E. 5.4

5.4. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique et le recourant n'apporte aucun élément susceptible de le remettre en cause. S'agissant tout d'abord du traitement psychothérapeutique ambulatoire auquel le recourant conclut, ce dernier ne formule aucune motivation à ce sujet, si bien que sa conclusion y relative se révèle irrecevable (cf. art. 42 al. 2 LTF). Quant aux autres mesures de substitution proposées (cf. consid. 5.1 supra), elles ne sont pas propres à endiguer les risques de récidive et de passage à l'acte retenus. Outre que l'obligation d'avoir un travail régulier n'offre aucune garantie particulière, les autres interdictions et obligations mises en exergue par le recourant ne reposent que sur la simple volonté de ce dernier de s'y soumettre et ne permettraient en outre pas d'assurer un contrôle en temps réel ni de l'empêcher d'agir (ATF 145 IV 503 consid. 3.3; arrêt 7B_583/2024 du 25 juin 2024 consid. 3.5.3 destiné à la publication et la référence citée). Quoi qu'en dise le recourant, le fait que son domicile serait situé à plus de 200 km de celui de la partie plaignante ne change rien à ce qui précède. En effet, une telle distance ne saurait exclure un passage à l'acte, nonobstant l'obligation de se présenter quotidiennement à un poste de police couplée à celle du port d'un bracelet électronique. En outre, et comme l'a retenu à raison la cour cantonale, l'absence de tout rapport d'expertise psychiatrique au dossier - et partant de conclusions quant à l'intensité du risque de récidive et de passage à l'acte - incite à la plus grande prudence, la sécurité publique devant en l'état être privilégiée. Partant, les mesures de substitution proposées - même cumulées - seraient insuffisantes pour garantir la sécurité publique, ainsi que la protection accrue qui s'impose eu égard à l'importance du bien juridique en cause, à savoir la vie et l'intégrité corporelle d'autrui. Aucune autre mesure n'apparaît par ailleurs sérieusement envisageable.