Citation: 5A_858/2018 E. 2.1

2.1. En l'espèce, la juridiction cantonale a rappelé que, depuis l'entrée en vigueur (le 1er janvier 1997) du nouveau droit de la poursuite, la compétence des autorités de poursuite est circonscrite aux mesures proprement dites d'exécution du séquestre (art. 92 à 106 LP), alors que les moyens touchant aux conditions de fond de la mesure, y compris celle de la désignation des " biens appartenant au débiteur " (art. 272 al. 1 ch. 3 LP), relèvent de la compétence du juge de l'opposition. Dès lors, le moyen déduit de l'interdiction du séquestre " investigatoire " doit être invoqué dans l'opposition. En l'occurrence, les moyens du plaignant se rapportent uniquement au caractère prétendument exploratoire du séquestre et à l'inopportunité de la décision de l'Office de requérir des informations sur la portée de la mesure. Au regard du principe évoqué ci-dessus, le moyen pris du caractère investigatoire du séquestre devait donc être - et a d'ailleurs été - soulevé dans l'opposition, de sorte qu'il s'avère irrecevable dans la procédure de plainte. L'opposition au séquestre étant définitivement écartée, depuis l'arrêt rendu le 16 octobre 2017 par le Tribunal fédéral ( cf. supra, let. A), l'obligation de discrétion de la banque est désormais inopposable aux obligations résultant du droit de l'exécution forcée. Le fait que la créancière ait d'ores et déjà validé le séquestre par le biais d'une poursuite ne revêt aucune incidence sur le devoir d'information incombant aux tiers en vertu de l'art. 91 al. 4 LP; la poursuivante étant de surcroît au bénéfice d'un jugement de mainlevée provisoire, aucun motif ne justifie de retarder l'obligation de renseigner jusqu'à droit jugé sur l'action en libération de dette.