Citation: 5A.11/2006 27.06.2006 E. A

A.a X.________, ressortissant turc né le 1er mai 1968, est entré en Suisse en septembre 1990 pour y déposer une demande d'asile, dont il a été définitivement débouté le 6 juillet 1994. Un délai de départ échéant le 15 octobre 1994 lui a été imparti. Le 29 juillet 1994, il a épousé Y.________, ressortissante suisse née le 25 mars 1955, rencontrée en septembre 1993 à l'occasion d'un cours d'allemand. Une autorisation de séjour annuelle lui a dès lors été délivrée. A.b Le 30 mai 1997, X.________ a déposé une demande de naturalisation facilitée fondée sur son mariage avec la prénommée. Le 31 mars 2000, les époux ont signé une déclaration écrite aux termes de laquelle ils confirmaient vivre en communauté conjugale effective et stable, résider à la même adresse et n'envisager ni séparation, ni divorce. Ils ont aussi attesté avoir connaissance du fait que la naturalisation facilitée ne pouvait pas être octroyée lorsque, avant ou pendant la procédure administrative, la communauté conjugale n'existait plus, notamment si l'un des conjoints demandait le divorce ou la séparation, et que, si cet état de fait était dissimulé, la naturalisation pouvait être annulée ultérieurement. Par décision du 11 avril 2000, X.________ s'est vu accorder la naturalisation facilitée en application de l'art. 27 de la loi fédérale du 29 septembre 1952 sur l'acquisition et la perte de la nationalité suisse (ci-après: LN; RS 141.0).