Citation: 1C_594/2021 E. 3.3.1

3.3.1. S'agissant de l'examen d'emplacements alternatifs, la cour cantonale a retenu, à l'instar du Département, que vu la dimension des barges, une protection physique naturelle du site contre le courant lacustre était nécessaire; dès lors que certains lieux protégés, comme la Pointe à la Bise, devaient être exclus et que les voies de navigation devaient être prises en compte, seuls trois sites auraient pu accueillir les installations litigieuses: celui de Genthod, qui devait être écarté car il était saturé de bateaux, celui de La Belotte, qui devait être éliminé du fait d'un conflit avec l'activité de la pêche professionnelle et celui du quai de Cologny, facilement accessible par la route et permettant sans contrainte de procéder aux chargements de matériaux, qui avait donc été retenu à juste titre. L'instance précédente a ensuite mis en évidence que l'éparpillement des installations tout au long du lac, tel que suggéré par la recourante dans son recours cantonal, se heurtait à trois objections: la première était d'ordre esthétique, puisque cette solution reviendrait à faire subir à l'ensemble du pourtour du lac des désagréments qui pouvaient être limités à un seul lieu; la deuxième objection émanait du fait des contraintes liées à la protection de certaines zones, de la navigation sur le lac et des courants lacustres; enfin, un regroupement était souhaitable pour des raisons logistiques puisqu'il permettait une diminution du trafic routier et lacustre.