Citation: 8C_175/2015 E. 2.1.3

2.1.3. En réponse à la question lui demandant s'il partageait l'appréciation du docteur F.________, l'expert a indiqué qu'il pouvait parfaitement la partager. En effet, selon tous les éléments du dossier, l'intéressé n'avait jamais présenté de décompensation psychique sur un mode franchement psychotique. Tous les épisodes dépressifs étaient bel et bien décrits comme sévères sans symptômes psychotiques. Aussi bien la tentative de suicide du 12 novembre 2011 pouvait-elle être considérée comme une décompensation dépressive sévère, sans abolition de la capacité de discernement. L'expert a ajouté: "Mais je peux également prendre distance de cette appréciation comme je l'ai décrit ci-dessus. La modalité de suicide ainsi que le trouble de la personnalité de l'expertisé, ajouté au fait que rien ne laissait prévoir un acte suicidaire, rend vraisemblable un raptus suicidaire".