Citation: 6B_45/2022 E. 2.1

2.1. La cour cantonale a retenu que la gravité de l'atteinte à la santé psychique de l'intimée était indéniable au vu du long traitement psychologique, des trois semaines d'hospitalisation, du fait qu'elle avait été totalement incapable de travailler pendant de longs mois, puis seulement à 50 %, de sa rechute suite au jugement de première instance et du fait qu'elle présentait encore une fragilité psychique. Le lien direct entre les problèmes psychiques de l'intimée et l'altercation du 10 juin 2017 ressortait sans équivoque des constatations des différents médecins qui l'avaient suivie. Le fait que le coup asséné par le recourant à l'intimée, établi, n'avait pas abouti à une condamnation en raison de la prescription ne changeait rien à la conclusion qui précédait. Il importait également peu que le recourant avait été acquitté de certains autres faits qui lui étaient reprochés puisqu'ils n'étaient de toute façon pas en lien direct avec les problèmes psychiques de l'intimée. Enfin, on ne pouvait reprocher à l'intimée un quelconque comportement blâmable du fait de n'avoir déménagé qu'une année après les faits. Sans minimiser les souffrances de cette dernière, qui était, lors de l'audience d'appel, encore en incapacité de travail à raison de 50 %, il ressortait du dossier que l'agression du 10 juin 2017 - seule à avoir abouti à une condamnation et à avoir été en lien, à teneur du dossier médical de l'intimée, avec son état de santé psychique - avait été de brève durée et ne lui avait pas causé de lésions physiques. Ainsi, l'indemnité à titre de tort moral de 5'000 fr. attribuée par le premier juge tenait adéquatement compte des circonstances du cas d'espèce.