Citation: 6B_666/2023 E. 1.4.2

1.4.2. La cour cantonale n'a pas retenu la prévention d'escroquerie à l'encontre du recourant en lien avec le versement des deuxième et troisième acomptes car, d'une part, C.________ SA ne pouvait plus, à partir du 3 juin 2008, date à laquelle une due diligence simplifiée avait été mise en oeuvre, prétendre avoir été trompée ou confortée dans son erreur par le recourant et, d'autre part, il n'était pas établi que ces versements aient été utilisés à d'autres fins que celles prévues par le contrat-cadre. Contrairement à ce qu'allègue le recourant, on ne voit pas en quoi il faudrait en déduire qu'il n'avait pas eu l'intention de tromper astucieusement O.________ lors de la conclusion du contrat-cadre. En effet, le recourant a parfaitement pu vouloir détourner une partie seulement des fonds versés dans le cadre du projet C.________ SA. Il n'est d'ailleurs pas contesté qu'une fois en mains de K.________ SA, il a utilisé cet argent pour régler des dettes personnelles et financer des voitures de course, notamment. Partant, le recourant ne parvient pas à démontrer que la cour cantonale aurait arbitrairement retenu qu'il avait sciemment trompé C.________ SA. Il n'établit pas non plus que la cour cantonale se serait fondée sur une conception erronée de la notion d'intention. Compte tenu des griefs soulevés par le recourant, la cour cantonale n'a donc pas violé le droit fédéral en jugeant que celui-ci avait agi intentionnellement.