Citation: 8C_464/2014 E. 4.3

4.3. Les premiers juges ont considéré qu'on ne pouvait retenir, au degré de vraisemblance prépondérante, que le statu quo sine fût survenu le 29 novembre 2008, principalement pour les motifs suivants: - L'expertise du docteur I.________ du 4 janvier 2013 et son complément du 4 mars 2013 ne clarifient pas la question de savoir si les troubles dont souffre actuellement l'assuré sont encore en relation de causalité avec l'accident assuré. En effet, l'expert mentionne à la date de son expertise que le tableau clinique est encore dominé par le "trouble état de stress post-traumatique" et qu'il y a de bonnes raisons de penser que l'assuré n'aurait pas présenté d'état de stress post-traumatique et les troubles psychiatriques comorbides s'il n'avait pas été victime de l'agression en cause. - Le constat du docteur I.________, selon lequel, depuis le 28 novembre 2008, les facteurs étrangers à l'événement traumatique en cause ont pris valeur prépondérante (> 50 %) de sorte que l'assuré aurait dû évoluer vers une rémission complète de ses troubles psychiatriques post-traumatiques au moins cinq ans après l'agression si cette dernière avait été la seule cause des troubles psychiatriques, ne prouve pas la disparition du lien de causalité naturelle entre l'accident et les troubles actuels de l'assuré. - En indiquant que le statu quo sine "aurait dû" être atteint au moins depuis le 29 novembre 2008, l'expert ne répond pas précisément à la question de savoir si le statu quo sine/ante a été atteint. Ce n'est que dans son rapport complémentaire du 4 mars 2013 qu'il indique que l'état maladif antérieur est probablement parvenu à un stade d'évolution qu'il aurait atteint sans l'accident. Il existe dès lors une certaine contradiction entre les conclusions du rapport d'expertise du 4 janvier 2013 et celles de son complément du 4 mars 2013.