Citation: 2C_307/2024 E. 6.3

6.3. Dans ses écritures, le recourant se borne finalement à contester la prémisse de base du raisonnement de la Cour de justice consistant à considérer qu'il aurait obtenu " gain de cause " à la suite de son opposition à la décision d'élimination du 27 septembre 2023. Il soutient à cet égard que, dans son opposition, il n'aurait en réalité "jamais demandé à repasser les examens", mais uniquement une réévaluation de ses notes de la session de septembre 2023. Il ne va toutefois pas jusqu'à prétendre qu'il aurait clairement exprimé cette volonté dans son acte et, plus particulièrement, dans ses conclusions, le cas échéant interprétées à la lumière de leur motivation, conformément au principe de la confiance et de l'interdiction du formalisme excessif (cf. sur ce point ATF 137 II 313 consid. 1.3). On relèvera quoi qu'il en soit à ce sujet précis qu'il ressort du dossier (cf. art. 105 al. 2 LTF) que, dans son acte, l'intéressé concluait simplement à la " modification, cas échéant l'annulation " de la décision d'élimination, tout en se prévalant d'un motif d'empêchement médical et d'autres circonstances exceptionnelles justifiant, de son point de vue, l'annulation de la décision et l'octroi d'une nouvelle tentative (problèmes de santé de sa mère, burn-out, etc.). Certes, l'intéressé faisait aussi état de certaines statistiques relatives au taux de réussite à l'examen et formulait une requête de production du barème et des grilles de corrections. Il n'en demeure pas moins qu'il déclarait également expressément ne pas être " en mesure de motiver l'opposition à la décision s'agissant des examens, de ses copies et de leur correction ". On ne voit dès lors pas qu'il puisse être reproché à la Cour de justice d'avoir considéré, à l'instar du Conseil de direction de l'École d'avocature, que, par le biais de son opposition, le recourant avait souhaité avant tout obtenir le droit de se représenter aux examens, et non une réévaluation de ceux passés à sa dernière session éliminatoire de septembre 2023, étant du reste précisé qu'un tel ordre de priorité s'impose en principe à tout candidat s'étant déjà présenté à un examen. En effet, celui ou celle qui, comme le recourant, entend se prévaloir après coup d'une incapacité d'effectuer un examen doit en règle générale réclamer le droit de s'y représenter avant d'en connaître le résultat et, à plus forte raison, avant de contester ce dernier devant les tribunaux, au risque sinon d'ouvrir la porte à des comportements abusifs et à des inégalités de traitement entre personnes examinées (cf. notamment, sur l'obligation de se prévaloir au plus vite d'une incapacité à passer les examens, arrêt 2C_116/2020 du 18 mai 2020 consid. 5.4).