Citation: U 7/04 21.09.2004 E. A

U.________, né en 1965, travaillait comme mécanicien pour le compte de l'Atelier G.________. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accidents auprès de la Caisse nationale suisse en cas d'accidents (CNA). Le 13 mars 1998, alors qu'il manipulait un porte-palettes, le prénommé a eu la main gauche écrasée, ce qui a entraîné diverses fractures des doigts de la main gauche, à l'exception du pouce. Pris en charge par la clinique Y.________, il a subi une ostéosynthèse de P2-D2, P1-D3, P1-D4 et P1-D5. La doctoresse P.________, qui a opéré l'assuré, a constaté par la suite une évolution favorable de l'état de la main dans la mesure où l'algodystrophie de type Sudeck se réduisait et la mobilité de la main s'améliorait (rapports des 29 avril et 5 juin 1998). A la suite d'un séjour effectué par l'assuré à la Clinique de Réhabilitation X.________ (30 septembre au 28 octobre 1998), les médecins de cet établissement ont retenu qu'il serait en mesure, moyennant les exercices adéquats, de reprendre son ancienne activité avec une capacité de 50 % (rapport du 23 novembre 1998). A la suite de l'examen médical final du 6 août 1999, le docteur R.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a estimé que la capacité de travail théorique de l'assuré dans son ancienne activité professionnelle était de 50 %, et pouvait atteindre 100 % dans le cadre d'une activité adaptée. Ces conclusions ont été confirmées par le docteur D.________, médecin-conseil remplaçant de la CNA dans un rapport du 13 janvier 2000. Entre temps, l'Office AI pour le canton de Vaud a été saisi d'une demande de prestations de l'assurance invalidité et a mis en oeuvre une mesure d'observation professionnelle qui s'est effectué au Centre d'observation professionnelle de l'assurance-invalidité (ci-après : COPAI) à Yverdon. Les responsables du stage ont constaté qu'il était impossible d'entreprendre un reclassement professionnel avec l'assuré en raison de son manque de motivation. Ils ont également estimé qu'une capacité de travail de l'ordre de 50 % semblait raisonnable, capacité qui pourrait s'approcher de la norme dans le futur (rapport du 14 septembre 2000). Par décision du 6 décembre 2000, la demande de prestations a été rejetée en raison d'un degré d'invalidité insuffisant (9,5 %). Par décision du 1er mars 2001, la CNA a alloué à U.________ une rente d'invalidité fondée sur une incapacité de gain de 10 % dès le 1er février 2001, ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité d'un taux de 5 %. Sur la base des rapports des médecins de la CNA, elle a considéré que l'assuré était à même d'exercer une activité légère lui permettant de gagner un salaire d'environ 3'800 fr. par mois, alors qu'il pouvait réaliser un gain de 4'310 fr. sans l'accident. Par décision sur opposition du 25 juillet 2001, la CNA a confirmé le taux d'invalidité de 10 %.