Citation: 5A_1008/2017 E. 4.1

4.1. Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir violé l'art. 125 al. 2 CC en le condamnant à contribuer à l'entretien de l'intimée jusqu'à ce qu'il atteigne l'âge de la retraite. Une telle solution représenterait une " condamnation à vie ", contraire à l'art. 125 CC dès lors qu'elle ne tient pas compte des critères énumérés à l'al. 2 de cette disposition, en particulier de la durée du mariage. Certes, l'état de santé de l'intimée paraît, en l'état, exclure la reprise d'une activité professionnelle dans le futur. Cependant, le mariage a duré à peine plus de dix ans et, si l'intimée n'était pas invalide, elle n'aurait droit à une contribution d'entretien que jusqu'au moment où leur enfant cadet aura atteint l'âge de seize ans. Par ailleurs, le recourant est sept ans plus jeune que son ex-épouse invalide. Au moment où le dernier enfant des parties aura atteint l'âge de seize ans, il aura contribué à l'entretien de son ex-épouse pendant une durée à peu près égale à celle du mariage, ce laps de temps permettant à l'intimée de se préparer à sa nouvelle situation et l'ex-époux n'ayant pas à se substituer aux aides financières mises en place par la collectivité publique. Le recourant conclut dès lors à ce que le paiement de la contribution d'entretien soit dû jusqu'à la fin du mois d'août 2027. A titre subsidiaire, il conclut à ce que la contribution d'entretien ne soit due que jusqu'à ce que l'intimée, plus âgée que lui, ait atteint l'âge ordinaire de la retraite, à savoir jusqu'à la fin du mois de juillet 2040. Il indique qu'au vu du calcul opéré par les caisses de compensation, le montant de la rente AI est en principe garanti à la retraite et qu'il convient encore d'y ajouter les montants du deuxième pilier, ainsi que d'éventuelles prestations complémentaires.