Citation: 8C_91/2014 E. 5.3

5.3. De son côté, le docteur I.________ a également repris l'essentiel de ses considérations médicales précédentes. Il a rappelé que l'apparition d'adhérences au niveau du tendon transplanté était une complication classique de ce genre de chirurgie, de sorte que la ténolyse du 10 mai 1994 était justifiée. Selon lui, même si l'on ne pouvait pas forcément s'attendre à une récupération complète après une telle intervention, la situation était stabilisée avec un statu quo sine au plus tard à la fin du mois de janvier 1995, ce qui était d'ailleurs confirmé par le fait que l'assurée avait repris son travail à plein temps du 8 août 1994 au 30 avril 1995. En mai 1995, était apparue la pathologie liée au tunnel tarsien, qui n'était pas en lien de causalité avec l'accident du 31 octobre 1992. Toutes les incapacités subséquentes étaient liées à ce problème et à d'autres pathologies maladives, excepté la nouvelle ténolyse pratiquée le 16 janvier 1997, consécutivement à laquelle il estimait justifié de reconnaître une incapacité de travail de l'ordre de 3 mois au maximum, soit jusqu'au 17 avril 1997. A cet égard, il se rangeait à l'avis du docteur H.________ en tant que ce dernier admettait que cette opération - aux suites sans complications - était en lien partiel avec l'accident du 31 octobre 1992 dès lors qu'elle touchait aussi à l'extenseur du gros orteil.