Citation: 4P.126/2004 08.11.2004 E. 4

Les critiques formulées par le recourant ne sont pas de nature à modifier cette conclusion. 4.1 Ainsi, le recourant ne peut être suivi lorsqu'il soutient que c'est en contradiction avec les pièces du dossier que la cour cantonale a retenu qu'il n'avait remis en cause ni les heures facturées ni le tarif horaire convenu en cours de contrat ou à la fin de celui-ci. Pour démontrer qu'il avait contesté les factures en souffrance, le recourant se prévaut de faits qui sont survenus bien après la réception de la dernière facture datant du 2 juillet 1997. Il invoque son opposition au commandement de payer qui lui a été notifié le 10 août 1998 et les contestations émises, depuis 1999, dans ses écritures devant la cour cantonale. Ces critiques tardives ne sont pas déterminantes, car elles ne sont pas propres à justifier le comportement du recourant, qui n'a pas manifesté son désaccord pendant la durée du contrat, bien que la première facture impayée date du 31 octobre 1994, ni dans l'année qui a suivi la remise de la dernière facture du 2 juillet 1997. Le recourant cite également plusieurs témoignages dont la cour cantonale n'aurait arbitrairement pas tenu compte. Il ne démontre toutefois pas, comme il le lui appartenait de le faire (art. 90 al. 1 let. b OJ), en quoi ceux-ci seraient en contradiction avec les faits retenus, ce que l'on ne discerne du reste nullement. En effet, les déclarations de témoins de nature à susciter des doutes sur la réalité des heures facturées ne changent rien au fait que le recourant n'a pas réagi à la réception de ces factures et qu'il s'est limité à critiquer la qualité du travail fourni, lorsqu'il a mis fin au contrat. 4.2 C'est également en vain que le recourant soutient que, compte tenu de l'ensemble des preuves administrées, les juges n'étaient pas en mesure de tenir pour établi que les heures facturées avaient effectivement été accomplies, car les factures, lorsqu'elles étaient produites, ne contenaient aucune donnée attestant de la nature, de l'étendue des services fournis et de leur conformité au temps qui aurait été consacré à leur exécution. La cour cantonale s'est fondée, pour admettre le bien-fondé des factures dues à l'intimée, non pas sur leur contenu, mais sur le comportement du recourant, qui n'a pas réagi à leur réception. Or, si ces documents étaient aussi imprécis et lacunaires que celui-ci le prétend à présent, on ne comprend pas pourquoi il ne s'est pas manifesté au moment de la réception des factures litigieuses. 4.3 S'agissant enfin des critiques désignées expressément comme relevant de l'appréciation des preuves, le recourant reprend, comme s'ils étaient acquis, les faits dont il a reproché à la cour cantonale de n'avoir arbitrairement pas tenu compte dans ses griefs précédents. Son raisonnement, fondé sur la prémisse que les juges auraient retenu une réalité en profonde contradiction avec les éléments du dossier, tombe donc à faux, dès lors que, comme on vient de le voir, il n'y avait rien d'insoutenable à déduire de l'absence de protestation du recourant durant la durée des relations contractuelles et au moment de mettre fin au contrat que les factures en souffrance correspondaient bien à ce que les parties avaient convenu. 4.4 Dans la mesure où le recourant, sous le couvert de l'arbitraire, critique également l'application de l'art. 8 CC et la notion d'abus de droit au sens de l'art. 2 al. 2 CC retenue par la cour cantonale, il soulève des questions relevant du droit fédéral. En vertu de la subsidiarité absolue du recours de droit public (art. 84 al. 2 OJ), ces aspects ne sauraient être examinés dans la présente procédure, dès lors que la voie du recours en réforme est en l'occurrence ouverte (cf. ATF 129 I 173 consid. 1.1; 127 III 2c p. 252). Dans ces circonstances, le recours ne peut qu'être rejeté.