Citation: 4A_292/2022 E. 4.2

4.2. La cour cantonale devait ainsi, conformément à l'arrêt de renvoi, déterminer si l'administrateur avait agi fautivement. Dans l'arrêt entrepris, l'autorité précédente a, tout d'abord, jugé irrecevables les faits nouveaux allégués par les sociétés recourantes dans leurs déterminations postérieures à l'arrêt de renvoi. Après avoir correctement exposé les principes juridiques applicables en l'espèce, elle a souligné que l'administrateur avait violé son devoir de diligence en ne veillant pas à la tenue régulière de la comptabilité de D.________ et en ne procédant pas à l'avis de surendettement le 30 juin 2010 au plus tard, ce qui constituait en principe un comportement fautif. Après un examen des circonstances du cas concret, elle a toutefois abouti à la conclusion que l'administrateur intimé se trouvait, au moment de sa démission, dans un état d'erreur inévitable sur la situation financière réelle de D.________ et que les manquements à ses devoirs n'étaient dès lors pas fautifs.