Citation: 5A_49/2024 E. 3.1.1

3.1.1. L'autorité cantonale a notamment considéré que la juge civile avait dûment rejeté la requête d'assistance judiciaire déposée par l'ex-époux pour la procédure de première instance, dès lors que la requête en interprétation et rectification introduite par celui-ci - dans laquelle il invoquait à titre d'erreur le fait que le juge du divorce n'ait pas réglé dans le jugement du 10 mars 2003 la question du partage des avoirs LPP placés par les époux dans leur bien immobilier - était dénuée de toute chance de succès. Elle a d'abord relevé qu'il n'était pas contesté, à juste titre, que l'ancien droit de procédure civile cantonal était applicable à la demande du 13 avril 2023 contre le jugement de divorce du 10 mars 2003 (art. 405 al. 1 CPC). Elle a rappelé que l'art. 94 de l'ancien Code de procédure civile de la République et Canton du Jura (ci-après : aCPCJU) prévoyait que les erreurs d'écritures et de calcul commises par les parties pouvaient toujours être rectifiées. Quant à l'art. 342 al. 2 aCPCJU, compris dans les dispositions relatives à l'appel, il stipulait que les erreurs de calcul et d'écritures ou d'autres erreurs manifestes que le jugement pouvait contenir seraient corrigées d'office. Elle a ensuite indiqué que s'il devait y avoir une erreur, comme le prétendait l'ex-époux, celle-ci n'était en l'occurence ni manifeste, ni d'ordre formel; en effet, l'erreur dont se prévalait celui-ci n'était pas si flagrante qu'elle sauterait aux yeux de celui qui confronterait le jugement de divorce en cause aux griefs de l'ex-époux. En outre, l'ex-époux ne requérait pas la correction d'une erreur de plume ou d'une inadvertance, mais demandait que le dispositif du jugement soit revu à l'aune de la réelle volonté des parties au moment de la reddition dudit jugement qui était, selon lui, celle de partager par moitié les avoirs LPP investis dans l'acquisition commune d'un bien immobilier. Elle a encore ajouté que l'ex-époux ne pouvait, par ailleurs, pas prétendre à une rectification du jugement de divorce en cause sur la base d'une omission du juge du divorce de régler d'office la question du partage de l'ensemble des avoirs LPP des époux, dès lors que les erreurs de droit, même manifestes, n'entraient pas dans le champ d'application de la rectification au sens de la disposition précitée.