Citation: 8C_220/2024 E. 6.3.1

6.3.1. Dans son évaluation du 7 juillet 2021, le docteur C.________ a, au terme d'un examen complet du dossier médical, exposé de manière détaillée pour quelles raisons le lien de causalité entre l'accident du 11 octobre 2019 et les troubles du recourant devait être nié. Il a relevé que l'état de santé du recourant s'était aggravé depuis mars 2020, avec l'apparition d'une douleur au niveau abdominal accompagnée par une symptomatologie neurovégétative comportant des nausées, quelques vomissements, des sudations et des épisodes de diarrhée. La symptomatologie lombo-vertébrale avait changé elle aussi, avec une douleur irradiant au niveau du flanc des deux côtés et une douleur sus-pubienne et sacrée. Les diagnostics différentiels étaient très variés, allant du symptôme de Maigne, par une prostatite ou une épididymite chronique, à une porphyrie. L'examen neurologique du docteur F.________ révélait un trouble sensitif dans la région périnéale et péri-anale droite. Le diagnostic d'atteinte du nerf pudendal se basait uniquement sur l'effet bénéfique de l'infiltration de ce nerf et, dans une moindre mesure, sur l'examen neurophysiologique, lequel n'était pas clairement localisateur. Même en admettant l'hypothèse d'une lésion du nerf pudendal, une telle atteinte n'était toutefois pas étayée par les faits contemporains à l'accident et n'était pas à même d'expliquer la symptomatologie polymorphe du recourant. En conclusion, le tableau clinique actuel, aggravé depuis mars 2020 - qui était en discordance sur le plan de l'anamnèse et des constatations cliniques avec la documentation contemporaine à l'accident -, ne s'expliquait pas par l'atteinte du nerf pudendal droit. Un lien de causalité entre l'accident et cette affection était tout au plus possible. Le docteur C.________ a confirmé son appréciation le 24 janvier 2022.