Citation: 6B_667/2023 E. 2.2

2.2. La recourante prétend que le cumul des commandements de payer et le montant de plus de 17 millions qui figurerait sur son extrait personnel de poursuites auraient entraîné une perte de patientèle qu'elle chiffre à 60'000 fr. depuis 2017. Outre que la recourante ne démontre aucunement sa perte, elle ne rend pas non plus vraisemblable que celle-ci serait en lien de causalité avec les commandements de payer qui lui ont été notifiés. A cet égard, elle ne prétend, encore moins ne démontre, que des patients auraient consulté son extrait de poursuites, démarche qui apparaît d'ailleurs improbable de la part d'un patient au sujet de son psychologue. Quoi qu'il en soit, le dommage allégué par la recourante, pour autant qu'il soit avéré, ne résulterait qu'indirectement des agissements incriminés. C'est le lieu de rappeler que, pour disposer de prétentions civiles qu'il puisse faire valoir dans la procédure pénale, le lésé doit subir une atteinte en rapport de causalité directe avec l'infraction poursuivie, ce qui exclut les dommages par ricochet (cf. arrêts 6B_338/2022 du 4 avril 2022 consid. 3.2; 6B_1337/2020 du 21 décembre 2020 consid. 3.3; 6B_1239/2020 du 2 décembre 2020 consid. 5.1). Or la prétendue tentative de contraindre la recourante (à faire, à ne pas faire ou à laisser faire selon la définition de l'infraction) par la notification des commandements de payer n'est pas la cause directe de la perte alléguée de patientèle, celle-ci découlant de la volonté des patients, soit de tiers, qui n'étaient pas visés par l'infraction. De la sorte, la recourante ne se prévaut pas de prétentions civiles déduites directement de l'infraction incriminée. La recourante prétend en outre au remboursement de frais médicaux en relation avec un suivi thérapeutique qu'elle estime à 20 fr. par semaine depuis 2017 soit un montant de 6'240 fr. en tout. Toutefois, elle ne se réfère à aucun document attestant d'un tel suivi ou de frais qu'elle aurait eu à supporter à cet égard. Elle n'établit de la sorte aucun dommage. La recourante fait encore valoir qu'elle aurait subi un tort moral qu'elle chiffre à 2'000 fr. en raison de la souffrance induite par la dépression de son époux qui aurait été causée par le cumul des commandements de payer. Outre que rien n'indique que les faits litigieux serait la cause de la dépression du mari de la recourante, celle-ci admet elle-même que son tort moral découlerait de ladite dépression et non directement des faits litigieux. Là encore, elle se prévaut d'un dommage indirect qui ne peut fonder de prétentions civiles dans la procédure pénale. Elle ne peut, en outre, pas prétendre à des prétentions civiles au nom de son mari, qui n'est, par ailleurs, pas partie à la procédure. En définitive, la recourante n'explique pas, à satisfaction, en quoi consisteraient les prétentions civiles qu'elle pourrait faire valoir dans la procédure pénale, ce qui exclut sa qualité pour recourir sur le fond de la cause.