Citation: 5A_891/2022 E. 4.3.1

4.3.1. La recourante soutient que l'autorité cantonale n'a pas usé de son plein pouvoir d'appréciation et a violé les maximes inquisitoire et d'office, établissant ainsi les faits de façon inexacte. Énumérant une série d'éléments, selon elle établis par pièces, tendant à démontrer la survenance de changements significatifs concernant, pour l'essentiel, les coûts des enfants, elle prétend que les juges précédents devaient en tenir compte bien qu'elle n'eût pas contesté la " solution " du Tribunal concernant les frais en question. Cet argument est toutefois erroné. Si l'autorité d'appel dispose bien d'un plein pouvoir d'examen de la cause (art. 310 CPC) - et applique le droit d'office (art. 57 CPC) -, cela ne signifie pas qu'elle soit tenue de rechercher d'elle-même, comme une autorité de première instance, toutes les questions de fait et de droit qui se posent lorsque les parties ne soulèvent pas de grief correspondant devant elle. A moins que le vice soit manifeste, elle doit en principe se limiter à examiner les griefs que les parties adressent à la motivation du premier jugement dans l'appel et dans la réponse (art. 311 al. 1 et 312 al. 1 CPC). Ce sont les griefs des parties qui forment le cadre de l'examen de la cour cantonale; le jugement attaqué ne doit en principe être examiné que sur les points ainsi remis en cause (ATF 144 III 394 consid. 4.1.4; 142 III 413 consid. 2.2.4). Il n'en va pas autrement lorsque la maxime d'office et inquisitoire (simple ou illimitée) s'applique (ATF 147 III 176 consid. 4.2; 141 III 569 consid. 2.3.3; 138 III 374 consid. 4.3.1; 137 III 617 consid. 4.2.2 et 4.5.1; arrêts 5A_339/2023 du 6 juillet 2023 consid. 3.2; 5A_532/2021 du 22 novembre 2021 consid. 2.3; 5A_617/2020 du 7 mai 2021 consid. 3.3). Comme la recourante admet que l'appréciation du premier juge, selon laquelle l'augmentation du coût d'entretien des enfants ne constituait pas un fait nouveau au sens de l'art. 286 CC, n'a pas été critiquée en appel, il ne peut être reproché à l'autorité cantonale de n'avoir pas recherché de sa propre initiative si les charges des enfants avaient notablement augmenté, le point de savoir si l'accroissement allégué justifiait de modifier le jugement de divorce n'étant pas litigieux en deuxième instance.