Citation: 6B_44/2025 E. 1.2

1.2. Après avoir rappelé les motifs qui l'avaient amenée, dans son jugement du 28 mars 2023, à confirmer la culpabilité du recourant telle que retenue par l'autorité de première instance quant aux infractions commises à l'encontre de F.________ et de E.________, puis avoir fait état des motifs développés par le recourant à l'appui de sa demande de révision, la cour cantonale a retenu que ces derniers apparaissaient d'emblée non vraisemblables, de sorte que la demande de révision devait être déclarée irrecevable (cf. jugement entrepris, p. 5 à 7). L'autorité précédente a exposé que le recourant ne faisait valoir qu'un témoignage indirect dont la valeur probante était inexistante. S'y ajoutait le contexte dans lequel lui et B.________ s'étaient rencontrés et avaient échangé, à savoir en détention et à un moment où tous deux avaient réalisé qu'ils avaient le même défenseur d'office. Enfin et surtout, les éléments de preuve matériels sur lesquels la cour cantonale avait fondé son appréciation pour arrêter les faits concernant F.________ à l'encontre du recourant n'étaient pas susceptibles d'être remis en cause par des déclarations de témoins indirects et/ou dépourvus de crédibilité: perforations anciennes de l'hymen révélées lors d'un contrôle gynécologique au CURML, entorse au bras du 27 juillet 2019 relevée dans un rapport de l'Hôpital de l'enfance, souhait de l'enfant - avant de quitter I'hôpital - et de sa mère de loger dans une chambre séparée du recourant, images de l'enfant dénudée enregistrées dans le téléphone portable du recourant, consultation par ce dernier de vidéos pornographiques mettant en scène des relations sexuelles entre un beau-père et sa belle-fiIle, enregistrement d'un appel téléphonique entre E.________ et sa mère faisant état des abus sexuels du recourant à l'encontre de l'enfant et l'éventualité de les dénoncer, et enfin demande d'un logement distinct de celui du recourant en août 2019. Selon les juges cantonaux, le recourant se prévalait en outre de moyens susceptibles, selon lui, de conduire à son acquittement concernant l'enfant, mais n'exposait pas les motifs pour lesquels il devrait en aller de même concernant son ex-compagne. Dans de telles circonstances, les auditions requises ne méritaient en aucun cas une confrontation avec les victimes des agissements du recourant. En d'autres termes, le témoignage des personnes dont il sollicitait l'audition n'apparaissait pas sérieux et propre à ébranler les constatations de fait sur lesquelles était fondée sa condamnation. Ces témoignages ne permettraient donc pas de modifier l'état de fait pour rendre possible un jugement qui lui serait sensiblement plus favorable (cf. jugement entrepris, p. 7).