Citation: 9C_222/2024 E. 5.2.2

5.2.2. En tout état de cause, même dans l'hypothèse où le droit d'être entendue de la recourante aurait été violé, cette violation aurait pu être guérie devant la juridiction cantonale, qui est dotée d'un plein pouvoir d'examen (à ce sujet, cf. arrêts 9C_23/2021 du 25 octobre 2021 consid. 5.2; 9C_205/2013 du 1er octobre 2013 consid. 1). Dans son écriture de recours devant la Cour de céans, l'assurée admet en effet qu'elle a obtenu en décembre 2022 le rapport médical qu'elle avait sollicité pour contester le volet psychiatrique de l'expertise de CEMEDEX SA, si bien qu'il lui aurait été loisible de produire le rapport médical annoncé durant la procédure de recours cantonal, comme l'ont exposé les juges précédents. Or le choix délibéré de l'assurée de renoncer à produire ce rapport devant l'instance précédente ne saurait conduire à admettre une violation de son droit à un procès équitable ou une violation d'autres garanties procédurales élémentaires, dès lors déjà qu'il appartient aux parties d'exercer concrètement leur droit de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort du litige, droit précisément déduit de l'art. 29 Cst. (cf. arrêt 9C_6/2024 du 27 mai 2024 consid. 4.2). Dans ce contexte, le grief tiré de la violation du devoir d'instruction (art. 43 LPGA) et de la maxime inquisitoire (art. 61 let. c LPGA) est également mal fondé. La maxime inquisitoire, qui régit la procédure devant le tribunal cantonal des assurances - de même que la procédure administrative (art. 43 al. 1 LPGA) - dans le domaine des assurances sociales et oblige le juge à établir (d'office) les faits déterminants pour la solution du litige, avec la collaboration des parties, doit en effet être relativisée par son corollaire, soit le devoir de collaborer des parties. Celui-ci comprend l'obligation d'apporter, dans la mesure où cela est raisonnablement exigible, les preuves commandées par la nature du litige et des faits invoqués, faute de quoi elles risquent de devoir supporter les conséquences de l'absence de preuves (ATF 125 V 193 consid. 2 et les références; voir aussi arrêt 9C_434/2023 du 30 novembre 2023 consid. 2.2). En renonçant à produire le rapport du docteur B.________ du 19 décembre 2022, l'assurée n'a pas rempli son devoir de collaborer. Le recours est mal fondé.