Citation: 2C_90/2023 E. 5.5

5.5. En l'espèce, le recourant a fait l'objet de plusieurs condamnations pénales alors qu'il était mineur, notamment pour vol, brigandage, lésions corporelles simples, extorsion et chantage. Devenu majeur en 2012, le recourant a été averti par le Service cantonal que son comportement pouvait conduire à la révocation de son titre de séjour. Il a aussi reçu un avertissement en 2014, cette fois en raison de sa dépendance à l'aide sociale. Ni les condamnations pénales, ni le passage à l'âge adulte ni encore les avertissements du Service cantonal n'ont eu d'effet sur lui. Le 15 novembre 2017 en effet, il a été condamné à une peine privative de liberté de 27 mois, pour avoir, en 2015, roulé sans permis en étant alcoolisé et ayant pris de la marijuana, puis avoir quitté les lieux de l'accident qu'il avait causé et, par ailleurs, pour avoir frappé un homme sur le côté gauche de la gorge avec un tesson de bouteille. Le Tribunal correctionnel a qualifié la culpabilité de lourde, le recourant ayant récidivé à plusieurs reprises dans le même domaine d'infractions. La durée de la peine, de plus de deux ans, reflète la gravité des actes commis. De jurisprudence constante, le Tribunal fédédral se montre en outre rigoureux en cas d'infractions contre des biens juridiques particulièrement importants, comme l'intégrité physique (cf. ATF 139 II 121 consid. 3.2; arrêt 2C_59/2020 du 30 avril 2020 consid. 5.4). Le recourant ne saurait se retrancher derrière son jeune âge pour expliquer sa délinquance, puisqu'il avait déjà 21 ans en 2015 et devait être d'autant plus conscient de la portée de ses actes qu'il avait été condamné comme mineur et avait reçu des avertissements du Service cantonal. Le recourant ne peut en outre rien déduire du temps écoulé depuis les dernières infractions. En effet, il a purgé sa peine du 5 mars 2019 au 4 mars 2020 et le délai d'épreuve de cinq ans fixé par le Tribunal correctionnel n'a expiré qu'en novembre 2022. Comme, durant ces périodes, il est de toute façon attendu d'un délinquant qu'il se comporte de manière adéquate (cf. ATF 139 II 121 consid. 5.5.2), on ne peut pas en conclure que le recourant s'est durablement amendé. Il a en outre encore été condamné à une amende pour détention de haschich en 2020. Dans ces conditions, il faut retenir que l'intérêt public à l'éloignement du recourant demeure important.