Citation: 5A_1021/2015 E. 5.1

5.1. A cet égard, la Cour de justice a considéré que l'épouse avait bénéficié durant toute la procédure de première instance de ressources suffisantes pour assurer son entretien convenable, de telle sorte qu'il ne se justifiait pas d'arrêter le point de départ au jour du dépôt de sa requête de mesures protectrices. Les dépenses mensuelles nécessaires au maintien du train de vie se montaient en effet à 13'000 fr., comprenant 8'185 fr. de charges fixes et 4'830 fr. de dépenses personnelles. Or, il ressortait du dossier que, pendant toute la durée de la procédure de première instance, le mari avait continué à assumer l'ensemble des charges fixes de sa femme (frais d'habitation, impôts, primes d'assurance maladie, etc.) et lui avait mis à disposition une somme d'environ 7'300 fr. par mois pour ses dépenses personnelles en lui versant mensuellement sur un compte bancaire de 2'000 fr. à 2'500 fr., en lui laissant la libre disposition des allocations familiales des enfants (1'300 fr.) et en assurant le financement de deux cartes de crédit dont la limite de dépenses mensuelles s'élevait à 2'000 fr. chacune.