Citation: U 278/04 06.01.2006 E. A

A.a R.________, née en 1947, a travaillé comme documentaliste pour la société X.________ SA de 1980 à 1990; par la suite, elle a géré une boutique de vêtements de sport à Y.________ qu'elle a fermée fin avril 1997. Le 21 mai 1986, la prénommée a été victime d'un accident de la circulation : son véhicule a été percuté à l'avant gauche par une autre voiture qui débouchait d'un chemin transversal. Selon le certificat médical établi à cette époque par le docteur B.________, médecin traitant, elle présentait un état après contusion-distorsion de la colonne cervicale avec des troubles de la concentration et était incapable de travailler jusqu'au 26 mai 1986. La Winterthur Assurances (ci-après : la Winterthur), auprès de laquelle R.________ était assurée contre le risque d'accidents, a pris en charge le cas. Le dossier de l'assurée a été classé dans le courant de l'année 1986 et son contenu détruit en 1996. A.b Le 9 avril 2000, R.________ s'est adressée à la Winterthur en indiquant souffrir de troubles en relation avec l'événement accidentel du 21 mai 1986. L'assureur-accidents a recueilli divers renseignements médicaux. En particulier, il a invité le docteur B.________ à décrire l'évolution de l'état de santé de l'assurée après l'accident et requis l'avis de son médecin-conseil, le docteur K.________. Une expertise du docteur S.________ ainsi qu'un rapport du Professeur A.________, médecins mandatés dans le cadre de la demande AI déposée par R.________, ont été versés au dossier, de même que plusieurs comptes-rendus d'examens subis par la prénommée (voir les rapports des docteurs N.________, neurologue, I.________, FMH en médecine physique et réadaptation, et L.________, oto-rhino-laryngologue). Un diagnostic de troubles neuropsychologiques sévères, d'arthrose postérieure C2-C3-C4 à prédominance gauche sans discarthrose associée ainsi que d'arthrose de l'étage inférieur a été posé. Par décision du 8 février 2001, la Winterthur a nié l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'accident du 21 mai 1986 et les troubles présentés par l'assurée. Saisie d'une opposition, l'assureur-accidents a confié une expertise médicale pluridisciplinaire à la Clinique Z.________; les médecins de cet établissement ont conclu à un lien causal seulement possible (rapport du 22 janvier 2002). La Winterthur a dès lors confirmé sa prise de position initiale dans une nouvelle décision du 7 octobre 2002.