Citation: P 2/04 26.11.2004 E. 5

5.1 Les premiers juges ont nié la bonne foi de la recourante au motif qu'elle n'avait pas avisé la caisse intimée que son neveu était (re)venu vivre chez elle dès le 1er septembre 1999. Ils ont retenu - de manière à lier la Cour de céans (consid. 2) - qu'elle avait été rendue attentive à de nombreuses reprises à son obligation d'annoncer immédiatement à l'administration toute modification de sa situation avant cette date. Ce n'est que le 11 mars 2003 que la caisse intimée a été informée de ce fait, suite à une demande expresse de sa part. D'après la juridiction cantonale, la recourante a commis, à tout le moins, une négligence grave, dès lors qu'elle ne pouvait ignorer, compte tenu des précédentes démarches de la caisse et du libellé des questionnaires de demande de prestations complémentaires, que ce fait avait une incidence sur le calcul de ces prestations. 5.2 C'est en vain que la recourante invoque sa bonne foi subjective. Le fait d'avoir passé sous silence, du 1er septembre 1999 au 10 mars 2003, que son neveu habitait chez elle, en violation de son devoir de renseigner constitue une négligence grave, ce qui exclut d'emblée toute bonne foi, et partant, toute remise de l'obligation de restituer (cf. consid. 4 supra). Par ailleurs, le moyen tiré du fait que son frère gérait ses affaires aurait dû être invoqué déjà devant la juridiction cantonale. En effet, lorsque le pouvoir d'examen du Tribunal fédéral des assurances est limité par l'art. 105 al. 2 OJ, la possibilité d'alléguer des faits nouveaux ou de faire valoir de nouveaux moyens de preuve est très restreinte. Quoi qu'il en soit, dans la mesure où le frère de la recourante n'était pas son représentant légal, ni chargé formellement de la représenter auprès de la caisse intimée, la recourante n'était pas libre de se désintéresser de ses affaires, d'autant plus que les courriers de l'intimée lui étaient personellement adressés. Sur le vu de ce qui précède, le recours est mal fondé.