Citation: 6B_816/2013 E. 3.2.5

3.2.5. En tant que le recourant souligne avoir été libéré de 8 chefs d'accusation sur 11 et qu'il allègue que ces 8 cas représenteraient 99,9% de la procédure, il suffit de relever que la proportion dans laquelle il a obtenu gain de cause (respectivement celle dans laquelle il a succombé; 1/3), n'est pas l'objet du présent recours en matière pénale (v. supra consid. 3.2.3). Par ailleurs, la cour cantonale a relevé qu'une audience de jugement (d'une durée de trois heures), sur les six qu'avait compté la procédure, débutée en 2004, avait été consacrée au complexe de faits ayant conduit à la condamnation du recourant. En affirmant que le reste de la procédure, relatif aux 8 chefs d'accusation dont il a été libéré, aurait représenté 99,9% du tout, le recourant se borne, dans une démarche appellatoire (partant irrecevable: ATF 137 II 353 consid. 5.1 p. 356 et les références citées), à opposer sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale. Cette dernière n'apparaît, au demeurant, pas critiquable. Il n'était, en effet, pas insoutenable de considérer que le rapport de 1/6 existant entre l'audience précitée et les autres audiences était représentatif de l'ensemble de la procédure, dès lors que la cour cantonale a souligné que l'activité déployée pour les parties plaignantes s'inscrivait dans un même complexe de faits et que les plaintes exposaient des infractions de même nature sous réserve d'une seule d'entre elles (infraction à la LCD). Dans ce contexte, le recourant objecte certes que les plaintes de B.________ et D.________ SA, identique, respectivement partiellement identique à celle de A.________, visaient uniquement G.________ et non lui-même, qu'il n'a été procédé à aucun acte d'instruction et que la seule audience ayant porté sur ce point a duré 3h30. Il en conclut que le calcul de la Chambre pénale d'appel serait fondamentalement contraire aux faits et insoutenable en droit et les dépens accordés sans rapport avec le préjudice subi par les parties plaignantes. Cette argumentation méconnaît cependant que la condamnation du recourant pour tentative de contrainte en relation avec la notification des commandements de payer litigieux ne peut être entièrement dissociée de l'ensemble du litige dans lequel elle s'inscrit, s'agissant en particulier de déterminer la justification de ces commandements de payer quant aux personnes auxquelles ils ont été adressés et à la cause juridique censée fonder les prétentions déduites en poursuite (v. sur ces questions l'arrêt 6B_416/2010 du 29 septembre 2010, consid. 1). On ne saurait ainsi reprocher à la cour cantonale d'avoir souligné que ces accusations s'inscrivaient dans un complexe de faits plus vastes. Les motifs relevés par la cour cantonale permettaient aussi, en l'espèce, de considérer sans arbitraire qu'une répartition du tout à parts égales entre chacune des parties plaignantes rendait compte de l'ampleur des actes de procédure réalisés pour chacune de celles-ci par leur conseil commun et qu'en produisant ces pièces les intimés s'étaient acquittés du fardeau de la preuve (cf., par analogie, art. 8 CC et 42 al. 1 CO). Que cette répartition soit, de surcroît, équitable n'y change rien. Il n'était donc pas insoutenable de considérer une répartition à parts égales entre les parties plaignantes des opérations de leurs conseils, soit de prendre en compte les 3/6 des honoraires d'avocats afférents aux 3 des 6 parties envers lesquelles le recourant a succombé dans une proportion de 1/3. L'un et l'autre des raisonnements précités (celui fondé sur l'objet des audiences de jugement et celui reposant sur le complexe des faits) permettent, sans arbitraire, de justifier la mise à la charge du recourant de 1/6, du montant total des honoraires (29'351 fr.) et, a fortiori, de 25'000 fr. de dépens, après une déduction supplémentaire de quelque 4000 fr. en équité, correctif, dont le recourant, qui en est le bénéficiaire, ne saurait se plaindre.