Citation: 9C_333/2022 E. A

A.a. Le 28 mars 2014, A.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Appliquant la méthode mixte d'évaluation de l'invalidité, l'Office de l'assurance-invalidité du canton du Jura (ci-après: l'office AI) a fixé le taux d'invalidité global à 36 %, ce qui l'a conduit à nier le droit de l'assurée à la rente, par décision du 30 octobre 2017. Cette décision a été confirmée par la Cour des assurances du Tribunal cantonal de la République et canton du Jura, par arrêt du 24 juillet 2018. Le Tribunal fédéral a rejeté le recours de l'assurée, par arrêt du 15 janvier 2019 (9C_649/2018). A.b. A la suite de cet arrêt, A.________ a déposé une nouvelle demande de prestations auprès de l'office AI, le 28 janvier 2019. Elle a demandé que son taux d'invalidité fût calculé conformément aux nouvelles dispositions en la matière, en vigueur depuis le 1er janvier 2018. Appliquant à nouveau la méthode mixte d'évaluation de l'invalidité, l'office AI a retenu que l'assurée présentait un taux d'empêchement total de 33,60 % dans l'activité ménagère. Pour l'activité lucrative, il a comparé un revenu sans invalidité de 80'797 fr. 20 avec un revenu d'invalide de 53'718 fr. 70 qu'il a établi sur la base de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS), avec un abattement de 25 % appliqué aux valeurs du tableau TA1, tous secteurs confondus, niveau de compétence 2, pour une femme. Après avoir pondéré les tâches ménagères (50 %) et l'activité lucrative (50 %), il a fixé le taux d'invalidité global à 33,56 %. En conséquence, il a nié le droit à la rente par décision du 30 juin 2020.