Citation: 5A_281/2023 E. 4

Dans un recours confus, dans lequel les griefs sont disséminés et répétés à l'envi, sans cohérence ni structure, principalement sous la forme d'un récit de sa propre conception du litige, la recourante s'épanche sur bon nombre de questions exorbitantes du bien-fondé des mesures d'exécution qui, seules, sont l'objet de la décision attaquée. C'est ainsi qu'elle revient sur la qualité d'héritiers des membres de l'hoirie, sur l'appartenance des biens litigieux à la succession et sur sa possession de ceux-ci (cf. en particulier ch. 7 du recours, p. 24-31; ch. 8.1 p. 31), sur la nature des mesures de sûreté à exécuter et la compétence du juge de paix à les prononcer, ainsi que sur les motifs de révocation de l'administrateur officiel de la succession. Or, lors du prononcé des mesures de contrainte, la décision (non respectée) du tribunal ne peut en principe plus être remise en question, car dans le cadre de l'exécution, le pouvoir d'examen ou les objections recevables sont limités (cf. art. 341 CPC; ATF 142 III 587 consid. 5.2). Au stade de la procédure d'exécution, la partie intimée ne peut alléguer que des faits survenus postérieurement au jour où le jugement a été rendu et faisant obstacle à son exécution (arrêt 4A_43/2017 du 7 mars 2017 consid. 6). Le tribunal de l'exécution a pour tâche de déterminer si la décision au fond revêt un caractère exécutoire au sens de l'art. 336 al. 1 CPC et si l'obligation constatée dans la décision peut effectivement être exécutée. Il faut notamment, à cet effet, que la décision formellement exécutoire détermine clairement la prestation en cause quant à son objet, à son lieu et quant au moment où elle doit être exécutée, de telle manière que le tribunal de l'exécution n'ait pas à faire intervenir sa propre appréciation (arrêts 4A_287/2020 du 24 mars 2021 consid. 2.1 et 2.2, publié in RSPC 2021 p. 451; 4A_269/2012 du 7 décembre 2012 consid. 3.2, publié in RSPC 2013 p. 150). Il doit ensuite, s'il y a lieu, ordonner des mesures d'exécution. Dans cette mesure, le recours doit d'emblée être déclaré irrecevable.