Citation: 6B_900/2023 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a reproduit l'acte d'accusation dans le jugement entrepris. Il ressort en substance du ch. V de ce dernier que, le 22 septembre 2020, entre 16h00 et 22h00, B.________ a poussé violemment à terre A.________, a simulé la frapper à trois reprises et s'est placé à califourchon sur ses jambes, puis, une fois cette dernière couchée sur le lit en position foetale, B.________ a relevé la jupe et écarté le sous-vêtement de A.________ dont il a touché les fesses nonobstant les demandes répétées de celle-ci d'arrêter en lui disant qu'il lui faisait mal. Il lui a ensuite frappé les fesses avec son sexe en augmentant la force des coups au gré des cris de la prénommée, qui lui disait qu'elle n'aimait pas cela. Il lui a ensuite pénétré, à l'aide de son sexe, le vagin, a tenté de la pénétrer par l'anus, alors qu'elle tentait de l'empêcher de poursuivre son acte en plaçant sa main sur son vagin. B.________ lui a fait une clé de bras dans le dos et lui a à nouveau pénétré le vagin avec son sexe alors qu'elle criait et l'implorait d'arrêter. Il a ensuite interrompu subitement l'acte. Les juges cantonaux ont ensuite exposé les motifs pour lesquels les premiers juges avaient retenu la version des faits de la recourante (notamment: déclarations claires, détaillées et cohérentes, apparence de sincérité en audition, défaut de caractère vindicatif, dépôt de plainte à la fin de la procédure préliminaire, crédibilité renforcée par l'appel à l'aide auprès du couple d'automobilistes) et écarté celle de l'intimé (notamment: contradictions quant au fait qu'il était nu/habillé, contesté avoir pénétré la recourante puis admis une pénétration courte mais consentie, explications différentes en lien avec l'interruption du rapport sexuel, variations relatives à l'usage de la force physique). Les déclarations des parties en appel sont ensuite reproduites dans le jugement entrepris. Au stade de l'appréciation des preuves, les juges cantonaux ont examiné les différentes déclarations des parties, certains fichiers issus du téléphone de l'intimé (enregistrement audio d'un rapport sexuel, échanges de messages), le rapport de police (cf. supra let. B.d), les déclarations des automobilistes interpellés par la recourante ainsi que celles de C.________, chez qui la recourante s'est rendue après les faits. En guise de conclusion intermédiaire, la cour cantonale a retenu que les parties entretenaient à l'époque des faits une relation tumultueuse, dans un contexte de consommation de drogues et avec des rapports intimes fréquents et consentis (jugement entrepris consid. 5.4.1 p. 23). S'agissant des circonstances exactes entourant les faits litigieux du 22 septembre 2020, la cour cantonale a mis en exergue les variations, voire les mensonges de l'intimé, les incohérences des descriptions de la recourante ainsi que son état psychique (relations perturbées à la réalité avec traits paranoïaques, importantes variations d'humeur, distorsion de perception, etc.). La cour cantonale n'a pas tenu compte des deux attestations fournies par la psychologue de la recourante, relevant un stress post-traumatique, faute d'élément pouvant établir un lien de causalité entre l'agression dénoncée et les symptômes décrits. En définitive, la cour cantonale a considéré qu'elle ne pouvait donner la préférence à l'une ou l'autre des versions, sans qu'un doute d'une certaine importance et incontournable ne subsiste. Elle a relevé qu'il était possible que les faits se soient déroulés comme le décrit la recourante, mais aussi que cette dernière ait mis en scène la crainte de l'intimé de se voir accuser de viol, ou encore qu'elle ait eu une interprétation biaisée sur fond de consommation de substances interdites. Dans cette situation, la cour cantonale a considéré que le doute devait profiter à l'accusé et a abandonné les préventions de viol et de tentative de contrainte sexuelle (jugement entrepris consid. 5.4.2 p. 25).