Citation: 5C.172/2004 03.11.2004 E. 1

1.1 S'agissant d'un recours en réforme, la partie recourante doit en principe prendre des conclusions sur le fond, tendant à la modification du dispositif du jugement attaqué (art. 55 al. 1 let. b OJ); elle ne peut se borner à conclure à l'annulation de l'arrêt attaqué et au renvoi de la cause à la cour cantonale que si le Tribunal fédéral, dans l'hypothèse où il admettait le recours, ne serait pas en mesure de statuer lui-même sur le fond mais devrait nécessairement renvoyer la cause à l'autorité inférieure pour complément d'instruction et nouvelle décision (ATF 125 III 412 consid. 1b; 111 II 384 consid. 1; 106 II 201 consid. 1; 104 II 209 consid. 1; 103 II 267 consid. 1b). Tel est le cas, par exemple, lorsque l'état de fait n'est pas suffisant parce que la juridiction cantonale s'est bornée à accueillir un moyen préjudiciel comme le défaut de qualité pour agir ou pour défendre, ou une exception (Poudret, COJ I, n. 1.4.1.4 ad art. 55 OJ). 1.2 En l'espèce, le demandeur n'indique pas, dans ses conclusions, quelles sont les modifications qu'il souhaite voir apportées au dispositif de l'arrêt cantonal. Il se borne à conclure à l'annulation de ce dernier et au renvoi de la cause à l'autorité intimée pour nouvelle décision dans le sens des considérants du Tribunal fédéral. L'hypothèse exceptionnelle dans laquelle de telles conclusions sont recevables n'est en l'espèce pas réalisée. En effet, si le Tribunal fédéral devait admettre l'existence d'une inadvertance manifeste, la violation de l'art. 855 al. 1 CC et, par la suite, la thèse du prêt de 100'000 fr. soutenue par le demandeur, il serait en mesure de condamner le défendeur au remboursement de celui-ci.