Citation: 9C_433/2023 E. 4.5

4.5. C'est également en vain que la recourante reproche à la juridiction cantonale d'avoir suivi l'avis du docteur B.________. Elle affirme à cet égard que le médecin du SMR aurait "dépassé le rôle qui lui est reconnu par la jurisprudence" en s'écartant de l'appréciation de la doctoresse D.________ et en la remplaçant par sa propre appréciation dans un domaine qui n'est pas le sien et cela sans avoir examiné l'assurée. Quoi qu'en dise la recourante, appelé à se prononcer sur son dossier médical, sans effectuer d'examen clinique sur sa personne (au sens de l'art. 49 al. 2 RAI), le docteur B.________ ne pouvait pas "faire que deux choses", à savoir "soit valider" les conclusions de la doctoresse D.________ "soit ordonner la mise en oeuvre d'une expertise" pour confirmer ou infirmer ces conclusions. On rappellera qu'une appréciation par le médecin interne du SMR du dossier médical de la personne assurée a pour but d'opérer la synthèse des renseignements médicaux versés au dossier et de faire des recommandations quant à la suite à donner au cas sur le plan médical (arrêt 8C_616/2020 du 15 juin 2021 consid. 6.2.4 et les arrêts cités). Il appartenait ainsi au docteur B.________ de porter une appréciation sur celles déjà existantes. Or c'est précisément ce qu'il a fait en mettant en évidence que les avis des médecins traitants de l'assurée n'étaient pas suffisants pour rendre plausible une aggravation de son état de santé, comme l'ont exposé de manière circonstanciée les juges précédents. Il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation de la juridiction cantonale (consid. 4.3 supra), ni d'ailleurs de sa considération selon laquelle le docteur B.________ a satisfait à la fonction qui lui est dévolue.