Citation: 1P.628/2005 04.10.2005 E. 2

Il y a arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst., lorsque la décision attaquée viole gravement une règle ou un principe juridique clair et indiscuté ou lorsqu'elle contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice ou de l'équité. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si elle est insoutenable ou en contradiction évidente avec la situation de fait, si elle a été adoptée sans motif objectif ou en violation d'un droit certain. Par ailleurs, il ne suffit pas que les motifs de la décision attaquée soient insoutenables, encore faut-il que celle-ci soit arbitraire dans son résultat (ATF 131 I 57 consid. 2 p. 61 et la jurisprudence citée). 2.1 Le recourant se contente d'affirmer que ses motifs de révision sont sérieux et que leur admission pourrait conduire à une réduction de la peine, compatible avec l'octroi du sursis. L'on ne saurait toutefois affirmer que la déclaration produite à l'appui de la demande de révision constituerait une preuve immédiate et irréfutable de son innocence. Comme le relève le Président, le recourant avait déjà produit, dans le cadre de la première procédure, une déclaration écrite de la même personne; cette déclaration avait été jugée peu crédible notamment parce que son auteur paraissait acquis à la cause des accusés. Le recourant n'apporte à ce stade aucun élément qui imposerait de revenir sur cette appréciation. Pour cette raison déjà, il n'y a rien d'arbitraire à refuser la suspension de l'exécution de la peine, au titre de l'effet suspensif. 2.2 Le recours doit par conséquent être rejeté, en tant qu'il est recevable. Conformément à l'art. 156 al. 1 OJ, un émolument judiciaire est mis à la charge du recourant.