Citation: 1C_915/2013 E. 2

Les recourantes reprochent tout d'abord à la cour cantonale d'avoir confirmé le refus du Conseil d'Etat de joindre leur recours avec celui formé contre la décision communale du 27 décembre 2012 autorisant les modifications apportées au projet initial. S'agissant d'une question relevant du droit de procédure cantonale, les griefs invoqués doivent répondre aux exigences accrues de motivation découlant de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. ATF 140 II 141 consid. 1.1 p. 145). Le recours ne les satisfait pas dans la mesure où les recourantes ne cherchent pas à expliquer en quoi la cour cantonale aurait fait une application arbitraire de l'art. 11b al. 1 de la loi valaisanne sur la procédure et la juridiction administratives (LPJA), qui traite de cette question, ou violé d'une autre manière le droit en considérant que les conditions d'une jonction de procédures n'étaient pas réalisées. Quoi qu'il en soit, cette autorité pouvait de manière soutenable retenir que même si les deux causes opposaient les mêmes parties et concernaient la même parcelle, elles se rapportaient à des questions distinctes, à savoir pour la première l'octroi d'un permis de construire complémentaire et pour la seconde la prolongation et la modification du permis de construire initial, de sorte qu'il ne se justifiait pas de joindre les deux procédures en application de cette disposition.