Citation: 5P.343/2006 13.11.2006 E. 5

Le recourant soutient par ailleurs que la décision attaquée contrevient au principe d'égalité de traitement entre hommes et femmes prévu par l'art. 8 al. 3 Cst. et apparaît arbitraire. Le principe de l'égalité juridique de l'homme et de la femme ancré à l'art. 8 al. 3, 1ère phrase Cst. consacre certes un droit constitutionnel directement applicable au sens de l'art. 84 al. 1 let. a OJ (ATF 125 I 21 consid. 3a p. 24 et les références). S'adressant à l'État, il ne produit toutefois pas d'effet horizontal direct dans les relations entre personnes privées (ATF 114 Ia 329 consid. 2b p. 330/331 et les arrêts cités). Le recourant ne peut ainsi s'en prévaloir à l'appui d'un recours de droit public dirigé contre une décision rendue dans une affaire opposant deux particuliers. Le moyen est par conséquent irrecevable sous l'angle de l'art. 88 OJ. Enfin, le grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) n'est absolument pas motivé (art. 90 al. 1 let. b OJ) et ne peut donc pas être pris en considération.