Citation: 1A.49/2002 23.04.2003 E. C

Contre ces décisions, six recours de droit administratif ont été formés. Mohammed Sani Abacha, ainsi que Raw Materials, Technical, Allied, Sulgrave, Peltora et Olmar (ci-après: les recourants n°s 1 à 7) s'en prennent à la décision n° 1 et, conjointement, aux décisions des 13 octobre 1999, 20 janvier et 20 juillet 2000 (cause 1A.49/2002; recours n° 1). Abba Abacha, Barven et Blue Rock (ci-après: les recourants n°s 8, 9 et 10) s'en prennent à la décision n° 2 (cause 1A.50/2002; recours n° 2). Tradil, l'hoirie de Sani Abacha (soit Maryam, Mohammed et Abba Abacha) et Maryam Abacha (ci-après: les recourants n°s 11 à 13), s'en prennent à la décision n° 3 (cause 1A.51/2002; recours n° 3). L'hoirie d'Ibrahim Abacha (soit Maryam Abacha) et Abba Abacha (ci-après: les recourants n°s 14 et 8) s'en prennent à la décision n° 4 (cause 1A. 52/2002; recours n° 4). Les recourants demandent principalement l'annulation des décisions qu'ils attaquent. Subsidiairement, ils concluent au renvoi de la cause à l'Office fédéral pour qu'il procède avec eux au tri des pièces saisies. En tout état de cause, ils demandent qu'il soit interdit à l'Etat requérant de faire usage de la documentation litigieuse jusqu'à droit connu. Les recourants se plaignent d'une violation des principes de la bonne foi et de la proportionnalité, ainsi que de la règle de la réciprocité. Ils allèguent qu'une procédure pénale ferait défaut dans l'Etat requérant, que les mesures requises ne seraient pas licites selon le droit nigérian, que les droits fondamentaux, les garanties essentielles de la procédure et la clause de non-discrimination seraient violés au Nigéria. Ils invoquent en outre l'art. 65a EIMP . Bagudu, Medina, Fawnview, Eagle et Morgan (ci-après: les recourants n°s 15 à 19) s'en prennent à la décision n° 5, ainsi qu'à toutes les décisions incidentes antérieures (cause 1A.53/2002; recours n° 5), Mecosta et Fawnview (ci-après: les recourants n°s 20 et 17) à la décision n° 1, ainsi qu'à toutes les décisions incidentes antérieures (cause 1A.54/2002; recours n° 6). A titre préalable, les recourants demandent l'apport des procédures pénales en cours à Genève, à titre principal l'annulation de toutes les décisions qu'ils attaquent. Subsidiairement, ils requièrent que soient transmises uniquement les pièces se rapportant à des faits qui ne seraient pas amnistiés dans l'Etat requérant et qui ne seraient pas en relation avec le paiement de l'aciérie d'Ajaokuta ou l'achat de vaccins. Ils demandent en outre la levée des séquestres et requièrent que l'Office fédéral soit invité à obtenir de l'Etat requérant la restitution de toutes les pièces obtenues dans le cadre des procédures pénales ouvertes à Genève. Les recourants dénoncent le caractère inexact, lacunaire et contradictoire de l'exposé des faits joints à la demande. Ils invoquent les principes de la bonne foi et de la proportionnalité, ainsi que la règle de la réciprocité, et se plaignent d'une violation de l'art. 2 EIMP.