Citation: 1C_257/2023 E. 4.5

4.5. La recourante fait enfin valoir que la Cour de justice n'aurait pas examiné le principe de la proportionnalité au sens étroit. Les juges cantonaux se sont cependant soigneusement assurés que la solution retenue pour la parcelle n° 1'839 répondait aux buts de protection du patrimoine et qu'elle permettait à la recourante de conserver un potentiel constructible sur la parcelle, élément qui n'est pas contesté. Le Conseil d'État relève que ce potentiel constructible permettra à la recourante de faire édifier un immeuble de logements - et non une villa individuelle -, conformément aux principes de construction et de protection prescrits dans le règlement du plan de site. La recourante n'allègue pas ni ne démontre que le potentiel constructible sur sa parcelle l'empêcherait d'obtenir un rendement suffisant ni qu'il serait susceptible de produire des effets insupportables pour elle. Elle se prévaut uniquement d'un intérêt privé à pouvoir faire un usage plus large de ses droits à bâtir. En tout état de cause, la seule diminution des expectatives de rendement que pourrait entraîner une mesure de protection n'est en elle-même pas suffisante pour l'emporter sur l'intérêt public lié à la protection des monuments et sites bâtis (cf. ATF 126 I 219 consid. 2c; arrêt 1C_708/2020 du 27 janvier 2022 consid. 4.2). La pesée des intérêts effectuée par la Cour de justice est par conséquent complète et ne prête pas le flanc à la critique.