Citation: 9C_572/2014 E. 3.2.1

3.2.1. Comme l'ont retenu à bon droit les premiers juges, l'intimée dispose de sa propre définition de l'invalidité, qui ne correspond pas à celle prévue par le droit de l'assurance-invalidité. Selon l'art. 61 (invalidité définitive) des statuts, "[e]st définitivement invalide l'assuré qui, par suite de maladie ou d'accident, devient avant l'âge terme incapable de remplir totalement ou partiellement sa fonction ou toute autre fonction de substitution et dont le traitement est réduit ou supprimé à titre définitif". La notion statutaire d'invalidité apparaît plus large que celle qui résulte de la LAI dans la mesure où elle établit une invalidité de fonction (ou d'une fonction de substitution) qui n'exige pas la prise en considération d'une activité raisonnablement exigible sur l'ensemble du marché du travail pertinent pour l'intéressé (cf. arrêts 9C_388/2009 du 10 mai 2010 consid. 4.2, non publié in ATF 136 V 225 et B 146/06 du 3 décembre 2007 consid. 7). Sous le titre "a) montant de la pension", l'art. 64 al. 2 des statuts prévoit que: 2 En cas d'invalidité partielle, la pension est calculée: - proportionnellement au degré d'invalidité déterminé par rapport à une activité à temps complet. La somme du degré d'invalidité et du degré d'activité potentiel restant ne peut dépasser 100 %; - sur la différence entre l'ancien et le nouveau traitement assuré, lorsque l'intéressé est déplacé dans une autre fonction avec un traitement réduit, mais sans modification de son degré d'activité.