Citation: 6B_1431/2019 E. 1.3.2

1.3.2. La cour cantonale a exposé que le recourant vivait en Suisse depuis une quinzaine d'années - sans avoir accompli sa scolarité ni une formation dans ce pays -, que ses trois filles vivaient dans son pays d'origine, de même que ses parents et son frère. Elle a considéré que le recourant pouvait éventuellement se prévaloir d'un droit au respect de sa vie familiale, au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH, en raison de la relation entretenue, depuis 2017, avec une femme d'origine péruvienne, avec laquelle l'intéressé a des projets de mariage et qui est enceinte. Il est douteux que le recourant puisse se prévaloir d'un droit au respect de sa "vie familiale", au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH, compte tenu des exigences en la matière en cas de concubinage (cf. arrêt 6B_841/2019 du 15 octobre 2019 consid. 2.5.2), celui-ci n'ayant en définitive vécu avec sa compagne que durant six à sept mois. Quoi qu'il en soit, à supposer même que le recourant puisse se prévaloir d'un droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH, son expulsion pourrait de toute manière être confirmée au regard de l'art. 8 par. 2 CEDH (cf. consid. 1.4.2 infra).