Citation: 5A_264/2019 E. 5.2

5.2. La motivation de la cour cantonale est exempte de critique. En effet, contrairement à ce que soutient le recourant, elle a bien pris en compte la naissance de son second enfant puisqu'elle s'est assurée qu'il soit en mesure de subvenir également aux besoins de ce dernier, ce qui est au demeurant toujours le cas même en rectifiant ses charges (cf. supra consid. 4.2 in fine). Pour ce qui est de sa nouvelle situation familiale, celle-ci a également été prise en compte, la Cour de justice estimant toutefois à juste titre que la contribution due à l'entretien de l'intimé devait prévaloir sur l'obligation d'assistance du recourant envers son épouse. Enfin, le recourant reproche certes à la cour cantonale de ne pas avoir examiné la situation patrimoniale de la mère de l'intimé durant l'année précédant le dépôt de la demande. Il ne soutient toutefois pas que celle-ci serait différente de la situation prise en compte dans l'arrêt querellé et rien ne semble indiquer qu'elle ait été particulièrement plus favorable durant l'année en question, la cour cantonale ayant au contraire retenu que la mère de l'intimé faisait l'objet de plusieurs poursuites et actes de défaut de biens après saisie selon un extrait du registre des poursuites daté du 6 mars 2018. Dans la mesure où les besoins des deux enfants du recourant ont été arrêtés concrètement, on ne discerne de surcroît aucune inégalité de traitement entre eux. Pour les deux enfants, un montant a été retenu à titre de montant de base OP, pour leur participation au loyer ainsi que pour les primes d'assurance-maladie. Certes, s'agissant de l'intimé, un montant a également été pris en compte pour ses frais de garde et de transports publics. On ne discerne toutefois aucune inégalité de traitement dans le fait de ne pas prendre en compte les mêmes postes de charge pour le fils cadet du recourant dans la mesure où il est âgé de moins de deux ans et est pris en charge par sa mère, contrairement à l'intimé dont la mère travaille comme aide-soignante dans un hôpital et qui doit par conséquent le faire garder lorsqu'elle travaille de nuit et les week-ends. En définitive, il n'apparaît pas que la cour cantonale aurait violé l'art. 279 al. 1 CC en fixant le dies a quo de la contribution d'entretien au 1er août 2015.