Citation: 6B_315/2009 20.07.2009 E. 2

Le recourant reproche en outre à l'autorité cantonale d'avoir violé le principe de la confiance qui, selon lui, s'appliquait pleinement car il ne pouvait pas s'apercevoir que la victime était une personne d'un certain âge. Il soutient dès lors n'avoir eu aucune raison de circuler à une vitesse réduite car rien ne donnait à penser que la victime s'apprêtait à adopter un comportement incorrect. Selon la règle générale de l'art. 26 al. 1er LCR, chacun a un devoir de prudence qui lui impose de se comporter, dans la circulation, de manière à ne pas gêner ni mettre en danger ceux qui utilisent la route conformément aux règles établies. La jurisprudence a déduit de cette règle le principe de la confiance, selon lequel l'usager de la route qui se comporte réglementairement est en droit d'attendre des autres usagers, aussi longtemps que des circonstances particulières ne doivent pas l'en dissuader, qu'ils se comportent également de manière conforme aux règles de la circulation, c'est-à-dire ne le gênent pas ni ne le mettent en danger (ATF 118 IV 277 consid. 4a p. 280; 104 IV 28 consid. 3 p. 30). Seul celui qui s'est comporté réglementairement peut invoquer le principe de la confiance. En effet, celui qui ne se conforme pas aux règles de la circulation et crée ainsi une situation confuse ou dangereuse ne peut pas attendre des autres qu'ils parent à ce danger par une attention accrue. Dans la mesure où il soutient que son comportement était parfaitement réglementaire, le recourant méconnaît les constatations de l'arrêt attaqué, desquelles il ressort qu'il a été inattentif pendant au moins 1,3 secondes. C'est précisément cette inattention qui lui est imputée à faute. Peu importe dès lors qu'il n'ait, comme il le prétend, eu aucune raison de circuler à une vitesse réduite puisqu'il ne lui est pas reproché d'avoir roulé trop vite. L'autorité de céans est liée par les constatations de fait de l'autorité cantonale, que le recourant ne remet pas en question au moyen d'une argumentation répondant aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF. Elle doit donc partir de la prémisse que le recourant a eu un moment d'inattention d'une durée de 1.3 secondes au moins, l'autorité cantonale considérant qu'elle a été de l'ordre de 2 secondes. Force est dès lors de constater que le recourant n'a pas voué toute son attention à la circulation, comme il en avait l'obligation conformément à l'art. 3 al. 1 OCR. Il a ainsi commis une faute et ne saurait par conséquent se prévaloir du principe de la confiance, de sorte que c'est sans violer celui-ci que l'autorité cantonale a reconnu le recourant coupable d'une violation, simple, des règles de la circulation. Ce grief est également mal fondé.