Citation: 1B_426/2018 E. 2.3

2.3. Le recourant fait tout d'abord grief à la direction de la procédure de n'avoir pas formellement statué sur la plainte formée le 20 avril 2017 par E.________ SA et B.________ SA et d'avoir limité l'instruction ouverte contre lui au seul courrier anonyme du 31 janvier 2017, à l'exclusion des autres courriers anonymes pour lesquels "l'Etat de Vaud - en sa qualité dénonciateur - et les plaignantes entendaient voir le recourant poursuivi". Les parties plaignantes auraient pourtant été autorisées à participer à l'audience du 31 mai 2018; il aurait lui-même été expressément invité à se déterminer sur la plainte précitée et le mandat de comparution adressé le 21 mars 2018 aux parties précisait que le recourant était cité à une "audition finale". La cour cantonale n'aurait pas retenu les preuves qu'il aurait soulevées à cet égard, respectivement discuté ces éléments, et aurait limité son analyse à l'examen purement formel des diverses ordonnances d'ouverture et d'extension d'instruction rendues par le Procureur. Selon lui, un tel procédé laisserait planer un flou sur les accusations exactes qui seraient portées à son encontre de sorte qu'il ne serait pas en mesure d'organiser sa défense et d'exercer valablement ses droits dans sa propre procédure. Pourtant, la cour cantonale a relevé sur ce point que le recourant citait in extenso l'ordonnance par laquelle l'instruction avait été ouverte à son encontre le 13 mars 2017 ainsi que toutes les ordonnances par lesquelles l'instruction avait ensuite été étendue à d'autres faits conformément à l'art. 311 al. 2 CPP; de plus, il admettait que les faits incriminés étaient expressément mentionnés aux lignes 21 à 51 du procès-verbal de son audition du 31 mai 2018. On ne discerne dès lors pas, vu ces considérations, une atteinte directe aux droits de défense du recourant, respectivement une apparence de prévention du Procureur. Quoi qu'il en soit, il ressort du procès-verbal des opérations que la plainte formée le 20 avril 2017 s'inscrit dans le cadre de la procédure PE17.002740 qui a été ouverte le 13 février 2017 (cf. procès-verbal des opérations p. 2 et 9); même en admettant qu'aucune décision n'a été rendue à cet égard ou sur l'ensemble des courriers anonymes du recourant comme il l'allègue, cela suppose que le Procureur estime que l'instruction n'est pas encore complète (cf. art. 318 CPP). Quant à l'ordonnance de non-entrée en matière et l'ouverture d'une instruction concernant les faits dénoncés par F.________ dont le recourant fait état, elles l'ont été dans le cadre d'une autre affaire et n'ont aucune incidence sur ce constat. Ce grief doit dès lors être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.