Citation: 6B_461/2022 E. 3

Il ressort notamment de l'arrêt entrepris, que celui-ci a été notifié par pli recommandé à l'adresse donnée par le recourant, à savoir place de U.______ à V.________ (France). Selon l'extrait du suivi des envois de La Poste, la première tentative de distribution infructueuse a eu lieu le 27 septembre 2021. L'arrêt étant réputé notifié à l'échéance du délai de garde, le délai de recours est donc arrivé à échéance le 4 novembre 2021. Dans ses écritures, dont l'adresse de l'expéditeur correspond à celle ressortant de l'arrêt entrepris, le recourant indique, pièces à l'appui, avoir eu cette adresse postale depuis le 15 juin 2018, et avoir changé de domiciliation "pour des raisons de drogues passives" à W.________ le 5 octobre 2021. Il confirme ainsi l'exactitude de l'adresse de notification à la période déterminante. Pour le surplus, il déclare en vain avoir logé dans un abri de fortune à la frontière suisse et avoir migré pour la saison d'hiver dans le sud de l'Europe, à des dates qui ne correspondent pas à celle de la notification litigieuse. En tout état, conformément à la jurisprudence topique, dont il avait pris connaissance dans le cadre de son opposition à l'ordonnance pénale, et dans la mesure où il se savait partie à une procédure judiciaire (opposition du 20 mai 2021 et interpellation sur la validité de cette dernière), il lui appartenait de prendre des dispositions pour faire suivre son courrier, ce qu'il ne prétend pas avoir fait. Aucun élément ne permet de retenir que la notification intervenue à l'adresse indiquée par le recourant aurait été irrégulière (cf. art. 87 al. 2 CPP) ou que les conditions d'une notification fictive à l'échéance du délai de garde ne seraient pas réunies. Le recourant n'expose pas ce qu'il entend déduire de "l'état d'urgence sanitaire 2020-2021" et du "confinement obligatoire en 2021". En particulier, il ne prétend ni ne démontre avoir été dans l'incapacité non fautive d'agir dans le délai (cf. art. 50 al. 1 LTF; arrêt 6B_659/2021 du 24 février 2022 consid. 2). Il s'ensuit que le recours, formé par actes datés des 31 mars et 1er avril 2022 s'avère manifestement tardif et, partant, irrecevable.