Citation: 1B_102/2015 E. 1.1.2

1.1.2. Le recourant formule ensuite une conclusion tendant au rejet de la demande de mise en détention provisoire déposée le 5 février 2015 par le Ministère public. Le prénommé n'est plus en détention provisoire mais en détention pour motifs de sûreté. Sa détention ne se fonde plus sur l'ordonnance du Tribunal des mesures de contrainte du 6 février 2015, mais sur celle du 9 mars 2015 prolongeant la détention jusqu'au 9 juin 2015. Cette dernière ordonnance repose toutefois en partie sur les mêmes motifs de détention que ceux retenus dans l'arrêt attaqué, de sorte que le recourant conserve un intérêt actuel et pratique à la vérification des conditions ayant permis son maintien en détention. De plus, dans l'hypothèse où son recours serait admis et où un terme serait mis à la détention, les jours de détention subis dans ce cadre pourraient, cas échéant, être imputés sur le solde de la peine à exécuter dans le cadre de la procédure P/10773/2013 (arrêt 1B_98/ 2014 du 31 mars 2014 consid. 1.2.2). Par conséquent, il y a lieu d'entrer en matière sur ce grief.