Citation: 4A_195/2008 04.09.2008 E. 3

Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir commis arbitraire en rejetant l'argumentation selon laquelle s'il avait été informé avant la conclusion du contrat de ventes d'actions qu'il aurait dû payer une facture de l'ordre de 400'000 fr. pour du matériel nouveau, il aurait déduit ce passif du prix d'achat, sans tenir compte de l'actif correspondant. Dans son écriture, le recourant explique qu'il avait acheté A.________ SA essentiellement pour acquérir son portefeuille de clients et que vu ce but, il n'entendait pas que la société achète de nouveaux appareils. S'il en était ainsi, l'achat des machines allait certes à l'encontre de la stratégie que le recourant envisageait de poursuivre avec sa filiale. Cela ne diminuait toutefois pas la valeur objective des actions achetées et n'était donc pas constitutif d'un dommage, quand bien même cela n'augmentait pas le portefeuille de clients qui importait principalement au recourant. L'ignorance de l'achat aurait éventuellement pu être constitutive d'un vice du consentement. Mais comme le recourant l'admet lui-même dans son recours, il a été informé de la commande des machines avant la conclusion du contrat de vente des actions de A.________ SA, étant précisé que la cour cantonale a en outre constaté que le recourant savait qu'il lui serait nécessaire de renouveler les équipements et que le remplacement ultérieur du matériel d'exploitation ne pouvait donc lui servir d'argument pour baisser le prix, puisque cette situation, qui lui était connue, ne l'avait pas incité à le faire précédemment. ll pourrait également y avoir eu vice du consentement si l'intimé avait, avant la vente des actions, pris l'engagement, sans le tenir par la suite, d'annuler l'achat des machines. La question peut toutefois demeurer indécise, dès lors qu'un tel vice n'a pas été invoqué dans le délai légal (cf. art. 31 CO).