Citation: K 59/99 31.01.2000 E. A

A.- L.________, né en 1973, est assuré auprès de la Caisse Vaudoise, Assurance maladie et accidents (ci-après : la caisse), pour une assurance d'indemnités journalières pour perte de gain de 10 fr. dès le 31ème jour d'incapacité de travail. Il travaillait comme vendeur au service de la société coopérative X.________. Dès le mois de janvier 1995, il a été reconnu incapable de travailler par son médecin traitant, le docteur G.________, spécialiste FMH en médecine interne. Le 15 juin 1995, il a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'obtention de mesures de réadaptation professionnelle. Le 9 avril 1996, L.________ a informé téléphoniquement la caisse qu'il se trouvait dans l'incapacité totale de travailler depuis le mois de janvier 1995. Dans une attestation du 4 juin 1996, le docteur G.________ a posé à l'intention de la caisse le diagnostic d'état dépressif profond avec régression et inhibition à la suite du décès (consécutif à un suicide) de l'amie du patient. Il a attesté une incapacité de travail de 100 pour cent à partir du 30 jan- vier 1995 en précisant que le patient était désormais apte à reprendre le travail, mais que tout était "bloqué" dans l'attente d'une décision de l'assurance-invalidité. Par lettre du 9 juillet 1996, la caisse a informé l'assuré qu'elle verserait l'indemnité journalière en retenant le 30 janvier 1995 comme premier jour de maladie, malgré le retard dans l'annonce du cas; elle suspendait toutefois le paiement des prestations à partir du 1er jan- vier 1996, jusqu'à connaissance de la décision à venir de l'assurance-invalidité. Le 16 juillet 1997, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Vaud a rejeté la demande de prestations de l'assuré. Il se fondait sur une expertise, établie à sa demande le 12 mai 1997 par le docteur M.________, psychiatre FMH à V.________. Par décision du 24 octobre 1997, la caisse a nié le droit de l'assuré au paiement de l'indemnité journalière dès le 1er janvier 1996, tout en réservant la répétition des prestations, selon elle indûment versées, jusqu'au 31 décembre 1995. Saisie d'une opposition de l'assuré, elle l'a rejetée par une nouvelle décision, du 10 juillet 1998, en précisant toutefois qu'elle renoncerait à réclamer la restitution des indemnités journalières déjà payées.