Citation: 1C_260/2023 E. 3.3

3.3. Avec le tribunal cantonal, il s'agit en premier lieu de relever que le recourant n'a pas produit de justificatifs de ses activités déployées en 2019, 2020 et 2021, malgré les demandes répétées de l'OCN et plusieurs prolongations de délai octroyées à cet effet. Il ne fournit aucun document, facture ou relevé bancaire à l'appui de ses affirmations selon lesquelles il effectuerait plus de 20 expertises par année et réparerait au surplus des voitures pour des clients se rendant ensuite eux-mêmes à l'expertise. Il ne donne pas non plus de précisions en lien avec l'usage des plaques par un carrossier travaillant dans le même garage, ni avec les problèmes de santé dont il se prévaut pour expliquer une baisse de son activité en 2021. Si on peut certes regretter que l'autorité précédente n'ait pas expressément mentionné l'ensemble des explications fournies par le recourant, il n'apparaît toutefois pas qu'elle aurait établi les faits de manière manifestement inexacte en ne prenant pas en compte la version du recourant et en retenant que ce dernier n'avait présenté que 15 véhicules à l'expertise entre 2020 et le 4 février 2022, voire 21 véhicules en 2022. Ainsi, et avec le tribunal cantonal, il convient de retenir que même s'il est possible de déroger au nombre de 50 véhicules par année tel que fixé dans l'annexe 4, le nombre de véhicules nécessitant des courses de transfert ou d'essai que le recourant prétend avoir réparés en est trop éloigné pour s'assurer que les conditions pour conserver le permis sont bel et bien réunies. En effet, un nombre aussi restreint de travaux de réparation entraîne nécessairement un certain manque de pratique. L'évaluation générale de l'entreprise, au sens de l'art. 23 al. 2 OAV, ne permet par conséquent pas de s'assurer que les plaques professionnelles et le permis collectif puissent être délivrés sans risque pour la sécurité routière. Partant, la solution retenue par le tribunal cantonal, qui dispose d'un large pouvoir d'appréciation et qui a jugé que les conditions d'octroi du permis collectif litigieux n'étaient plus réalisées, ne prête pas le flanc à la critique. C'est donc sans violer le droit fédéral que le tribunal cantonal a jugé la décision de l'OCN conforme aux art. 23 ss OAV et le grief doit être écarté.