Citation: 5A_508/2021 E. 1

B.b.d. Le 13 septembre 2017, les héritiers ont adressé au Tribunal de première instance un courrier accompagné d'une prise de position du 31 août 2017 de l'expert T.________, dans laquelle il était indiqué que toutes les opérations faisant l'objet de l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral, et de l'ordonnance d'expertise du 20 juin 2017 avaient déjà été prises en compte et décrites dans son expertise de 2011. Les héritiers considéraient que, par conséquent, le Tribunal de première instance ne pouvait ordonner une nouvelle expertise et écarter celle de l'expert T.________ sans verser dans l'arbitraire, de sorte qu'ils ont conclu à la révocation de l'ordonnance d'expertise. Par ordonnance du 14 septembre 2017, le Tribunal de première instance a maintenu ses deux précédentes ordonnances. Les héritiers ne se sont pas acquittés de l'avance de frais d'expertise dans le délai qui leur avait été imparti. Par arrêt du 31 octobre 2017, la Cour de justice a déclaré irrecevable le recours qu'ils avaient formé contre l'ordonnance du 29 juin 2017. Par arrêt du 30 janvier 2018, elle a rejeté leur recours portant sur les ordonnances des 11 et 14 septembre 2017. Les héritiers ont sollicité du Tribunal de première instance qu'il fixe un délai aux parties pour plaider, considérant que la cause ne nécessitait plus aucune mesure probatoire. Par ordonnance du 19 février 2018, le Tribunal de première instance, se référant à l'art. 268 al. 3 aLPC/GE, a invité les exécuteurs testamentaires à verser l'avance de frais d'expertise s'ils l'estimaient opportun. Par ordonnance du 9 avril 2018, il a constaté qu'aucune des parties ne s'était acquittée de l'avance précitée, dit que la mission d'expertise prévue par l'ordonnance du 20 juin 2017 ne serait pas administrée et ordonné l'ouverture des enquêtes. Par la suite, il a notamment ordonné l'audition de deux témoins et rejeté, pour l'hypothèse où elle ne serait pas tardive, la requête des héritiers tendant à l'audition de l'expert T.________. B.b.e. Par courrier du 6 juin 2019, les héritiers ont communiqué au Tribunal de première instance, " à titre d'information dans la mesure où les faits visés seront jugés au pénal ", des pièces extraites d'une procédure pénale P/11874/2018 initiée par B.A.________ et A.A.________ à l'encontre de F.________ et Q.H.________. Par courrier du 17 juin 2019, ils ont conclu à ce que le chargé de pièces susmentionné soit admis à la procédure et la cause gardée à juger et, subsidiairement, à la réouverture de l'instruction. B.b.f. Par jugement du 27 juin 2019, le Tribunal de première instance a condamné les exécuteurs testamentaires à verser, conjointement et solidairement 334'960 fr., avec intérêts à 5% dès le 1er novembre 2005, à B.A.________, A.A.________, AA.A.________, D.C.________ et C.C.________. Il s'est aussi prononcé sur les frais et dépens de la procédure. S'agissant de la responsabilité des exécuteurs testamentaires liée à la gestion du portefeuille de titres, le Tribunal de première instance a en substance considéré que l'expertise T.________ ne contenait pas les éléments nécessaires pour calculer le dommage conformément aux considérants de l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral. Les héritiers, qui avaient refusé de s'acquitter de l'avance des frais d'une nouvelle expertise qui aurait permis de le faire, devaient supporter les conséquences de l'échec de la preuve de ce dommage et être déboutés de leurs conclusions tendant à la réparation de celui-ci. Quant au montant de 334'960 fr. que les exécuteurs testamentaires ont été condamnés à verser aux héritiers, il correspondait aux honoraires que ceux-là avaient perçus en trop, leur indemnité équitable ayant été fixée à 216'000 fr., soit 576 heures d'activité au tarif horaire de 375 fr. B.c. B.A.________, A.A.________ et AA.A.________ ainsi que D.C.________ et C.C.________ ont fait appel de ce jugement le 25 juillet 2019. F.________ et Q.H.________ ont fait appel le 2 septembre 2019. E.________ a formé un appel joint dans sa réponse du 16 septembre 2019. B.c.a. Par courrier du 9 décembre 2019, AA.A.________ a déclaré renoncer à la procédure au profit de ses deux oncles, B.A.________ et A.A.________, ceux-ci poursuivant la procédure aux côtés de D.C.________ et C.C.________. B.c.b. Le 3 février 2020, les héritiers ont déposé un mémoire de " conclusions amplifiées " dans lequel ils ont conclu à la condamnation des exécuteurs testamentaires à leur payer 1'141'464 fr. " à titre de remboursement du montant en capital de la société U.________ CC.________Holding Inc. au 31 mars 2001, détourné de la succession ", avec intérêts à 5% dès le 31 octobre 2000, ainsi qu'à la réserve des droits de l'hoirie pour le cas où des fonds supplémentaires de cette société seraient découverts. Au cours de la procédure d'appel, ils ont produit à plusieurs reprises des pièces nouvelles et allégué des faits nouveaux, notamment en relation avec cette conclusion. B.c.c. Par arrêt du 28 janvier 2021, la Cour de justice a pris acte de ce que J.________, I.H.________ et G.H.________ étaient parties à la procédure en lieu et place de feu Q.H.________, décédé le 20 octobre 2020. Par arrêt du 11 mai 2021, elle a déclaré irrecevable l'appel joint formé par E.________ et rejeté les appels déposés par les autres parties contre le jugement du Tribunal de première instance du 27 juin 2019 (cf. supra let. B.b.f). Elle a aussi statué sur les frais judiciaires et les dépens d'appel.