Citation: 8C_627/2023 E. 6.1

6.1. Dans un premier temps, le recourant se plaint d'arbitraire dans l'établissement des faits. Il reproche à la juridiction cantonale d'avoir, en dépit de toutes les limitations fonctionnelles ressortant de l'expertise du SMEX, nié une aggravation de son état de santé et constaté son aptitude à retrouver un emploi. En particulier, il conteste le raisonnement des premiers juges - qu'il qualifie de purement hypothétique, choquant et arbitraire - consistant à relayer ses limitations fonctionnelles au second plan, après son manque de formation et d'expérience professionnelles. Selon le recourant, les premiers juges auraient, à cet égard, écarté l'expertise du SMEX et fondé leur raisonnement sur un rapport de F.________ (Centre de formation professionnelle de U.________) établi en 2008, pour prétendre que sa réinsertion aurait dû aboutir s'il avait adopté un meilleur comportement à l'époque, ce qui lui aurait permis, aujourd'hui, de travailler malgré ses limitations fonctionnelles. Or selon le recourant, la formation acquise et les années d'expérience importeraient peu, dès lors que personne ne pourrait concrètement trouver un emploi au regard de toutes les limitations constatées. S'agissant de ses limitations, telles que ressortant du rapport d'expertise, le recourant fait valoir des incohérences et un manque de détail. Concernant en particulier le périmètre de marche, la juridiction cantonale ne pouvait adhérer à la manière de faire des experts consistant à se référer à des éléments antérieurs à sa demande, pas plus qu'elle ne pouvait prétendre à une faute de frappe des experts pour contester la vraisemblance d'une limitation à 50 mètres. Concernant l'alternance des positions assises et debout, le recourant réitère l'argumentation faite devant l'instance cantonale - soit qu'une telle limitation peut avoir des conséquences différentes en fonction de la durée de l'alternance entre les positions ainsi que des limites de temps de chaque position -, se référant au rapport du docteur G.________ (spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur) du 25 octobre 2021, et estime que les experts n'ont pas été suffisamment précis. En outre, il reproche aux premiers juges d'avoir examiné les conséquences de cette limitation au regard de ses activités quotidiennes (faire les courses, se promener, conduire sa voiture) et non aux regard d'activités concrètes dans le cadre d'un emploi. Finalement, il fait grief aux juges cantonaux de ne pas avoir constaté que les experts désignés en 2022 auraient été très influencés par son historique (sic) et son parcours, ce qui les auraient amenés à maintenir les conclusions prises par les précédents experts en 2011.