Citation: 8C_281/2019 E. 5.3

5.3. Les appréciations des docteurs C.________ et I.________ ne suffisent pas à faire douter des conclusions des médecins de la CRR et de la doctoresse G.________. L'affirmation du docteur C.________ selon laquelle il est illusoire d'envisager une reprise des activités professionnelles de quelque nature que ce soit (rapport du 26 juillet 2016) n'est pas pertinente. Cette remarque tient en effet également compte des troubles dont souffre l'assurée au genou gauche, lesquels ne sont pas en lien de causalité avec l'accident en cause. Quant aux seules atteintes à l'épaule droite, son affirmation selon laquelle "toute activité professionnelle nécessitant l'utilisation excessive du membre supérieur droit, l'élévation au-delà du plan de l'épaule et les rotations sont proscrites en raison des douleurs" et selon laquelle "actuellement une activité de bureau ou de manutention fine est également difficile en raison de douleurs persistantes consécutives à la gravité" reposent uniquement sur les plaintes subjectives de l'assurée et apparaissent au demeurant contradictoires avec les résultats du test clinique qu'il a constatés dans le même rapport. En effet, après avoir évoqué les plaintes quotidiennes exprimées par l'assurée, le docteur C.________ a mis en évidence une palpation douloureuse de l'articulation acromio-claviculaire droite à l'examen clinique. Toutefois, lors du même examen, la cicatrice antéro-externe de l'épaule droite s'est révélée "en ordre", les mobilités passive et active complètes et tous les tests cliniques de l'épaule (Jobe, Patté, Lift Off et Palm up) se sont avérés négatifs, c'est-à-dire qu'ils n'ont révélé aucune diminution de force. Quant au docteur I.________, il admet dans son rapport du 9 mai 2017 que l'assurée peut réaliser une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles mais retient un rendement de 60 % à 80 %. Cette dernière appréciation n'est cependant pas motivée sur le plan médical au regard des limitations fonctionnelles constatées mais uniquement par le fait qu'il s'agit du bras dominant, ce qui n'est pas suffisant.