Citation: 8F_8/2016 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le requérant se prévaut d'un fait et d'un moyen de preuve nouveaux existants déjà au moment du prononcé de l'arrêt du 22 mars 2016 mais qui sont postérieurs à la date (et la notification) du jugement cantonal. Dans la procédure précédente, il n'a pas eu la possibilité des les invoquer en vertu de l'art. 99 al. 1 LTF (consid. 3 de l'arrêt entrepris; ATF 142 V 590 consid. 7.2 p. 598 et les arrêts cités). En effet, il ne faut pas perdre de vue que la tâche du Tribunal fédéral est de dire si l'autorité précédente a ou non violé le droit sur la base de la situation existant au moment où elle a rendu sa décision. Pour cette raison déjà, on voit mal comment les motifs invoqués par le requérant pourraient justifier une révision, dont le but n'est nullement d'adapter la décision à l'évolution des circonstances (voir YVES DONZALLAZ, Loi sur le Tribunal fédéral, 2008, n os 4699 et 4700 ad art. 123 LTF; ELISABETH ESCHER, in Basler Kommentar, Bundesgerichtsgesetz, 2 e éd. 2011, n os 5-8 ad art. 123 LTF). Il n'est pas nécessaire d'examiner plus avant cette question. En effet, ni la neurolyse du nerf supra-scapulaire pratiquée en janvier 2016 ni le rapport médical du docteur B.________ du 26 février 2016 sont de nature à démontrer l'existence d'un rapport de causalité entre l'accident de 2004 et les névralgies cervico-crâniennes annoncées à titre de rechute en 2008. En effet, à la lecture du rapport médical, on ignore si et dans quelle mesure la compression du nerf supra-scapulaire est à mettre en relation avec les troubles annoncés en 2008. En outre, le docteur B.________ se limite à conclure à l'existence d'un lien de causalité entre cette atteinte et l'accident de 2004 du seul fait de l'absence de plaintes avant l'accident, ce qui, de jurisprudence constante, n'est pas susceptible d'établir l'existence d'un tel lien (cf. ATF 119 V 335 consid. 2b/bb p. 341 s.).