Citation: 9C_293/2017 E. A

A.A.________, née en 1957, a été l'épouse de feu D.A.________, décédé le 2 juin 2002. B.A.________, né en 1991, et C.A.________, né en 1996, sont les deux enfants communs du couple. A.A.________, B.A.________ et C.A.________ perçoivent des prestations pour survivants versées par la Caisse de compensation "Assurance" dès le 1 er juillet 2002 (décision du 21 août 2002) et par la Fondation de prévoyance de la Bâloise Compagnie d'Assurances (ci-après: la Fondation de prévoyance) dès le 1 er octobre 2002 (communication du 15 octobre 2002). Ils ont également été mis au bénéfice de prestations de survivants complémentaires de l'assurance-accidents versées par la Bâloise Compagnie d'Assurances dès le 1 er juillet 2002 (décision du 9 mai 2003). Après avoir constaté que la décision de l'assurance-accidents ne lui avait pas été communiquée par l'ayant droit, la Fondation de prévoyance a tout d'abord suspendu ses versements le 18 juin 2014. Puis, elle a réclamé à A.A.________ le remboursement des prestations indûment versées des cinq dernières années en raison d'une situation de surindemnisation et du terme non annoncé de la formation professionnelle de B.A.________ (correspondance du 11 novembre 2014). Elle a ensuite adressé à A.A.________ un commandement de payer portant sur la somme de 204'286 fr., avec intérêt à 5 % l'an dès le 24 mars 2015, qui a été frappé d'opposition totale le 31 mars 2015.