Citation: 5A_30/2022 E. A

Au printemps et en été 2020, la situation de A.________, née en 1957, a été signalée au Tribunal régional des Montagnes et du Val-de-Ruz, par les services sociaux et une cousine. Sollicité, l'Office de protection de l'adulte (ci-après: OPA) a rendu son rapport d'enquête sociale le 16 novembre 2020, préconisant l'instauration d'une curatelle professionnelle. A.________ a été entendue les 9 mars et 19 octobre 2021 par l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte des Montagnes et du Val-de-Ruz (ci-après: APEA), soutenant " qu'elle faisait déjà l'objet d'une curatelle ". Le 3 mai 2021, le Dr B.________, psychiatre et psychothérapeute a délivré son expertise médicale de A.________, diagnostiquant chez l'intéressée " un état psychotique schizophrénique dans un contexte de marginalisation extrême " et " une désorganisation de la pensée avec un délire paranoïde et persécutoire ", concluant que A.________ " ne dispose pas de ses capacités de discernement dans plusieurs domaines de la vie quotidienne et de la gestion des impératifs financiers et administratifs ". A.a. Par décision du 3 novembre 2021, l'APEA a institué une curatelle de représentation (art. 394 al. 1 CC) et de gestion du patrimoine (art. 395 al. 1 CC) en faveur de A.________, désigné C.________, intervenante de l'OPA, en qualité de curatrice et fixé les tâches de celle-ci. A.________ a interjeté recours le 26 novembre 2021, insistant sur le fait " qu'elle étais déjà avec une curatelle de famille, dès 1963 ", ayant par ailleurs " une autre curatelle de la Confédération suisse dès le 1.5.1961 ". A.b. Par arrêt du 16 décembre 2021, la Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a rejeté le recours.