Citation: 2C_382/2024 E. A

A.________, ressortissant marocain né en 1966, est entré en Suisse en janvier 1991. Son épouse, B.________, ressortissante marocaine née en 1976, y est arrivée en février 2003, dans le cadre du regroupement familial. Ils sont au bénéfice d'autorisations d'établissement. Le couple a eu quatre enfants, nés en 1997, 2004, 2006 et 2015. Les trois plus âgés sont titulaires de la nationalité suisse, alors que la cadette détient une autorisation d'établissement. Par courriers des 18 décembre 2017 et 30 avril 2019, le Service social de la commune de domicile des époux a informé le Service des migrations du canton de Berne (ci-après: le Service des migrations) que A.________ et B.________ touchaient des prestations de l'aide sociale depuis 2005. Le Service des migrations a, dans une lettre du 8 mai 2018, mis en garde le couple face à leur dépendance à l'aide sociale, leur a conseillé de trouver un emploi et de ne plus générer de nouvelles dettes. Puis, il a formellement averti les intéressés, en date du 2 août 2019, que des mesures de droit des étrangers pourraient être prises à leur encontre faute d'amélioration de leur situation financière. En date du 5 février 2021, il a reçu un rapport du service social, faisant état d'une dette sociale d'un montant d'environ 789'000 fr. qui ne cessait d'augmenter.