Citation: 6B_784/2021 E. B

Statuant sur l'appel formé par A.________ contre ce jugement, la Cour pénale I du Tribunal cantonal valaisan l'a partiellement admis par jugement du 7 mai 2021. Elle a ramené la quotité de la peine privative de liberté à 20 mois, avec sursis portant sur 10 mois, et fixé le délai d'épreuve à 4 ans. Pour le surplus, la décision de première instance a été confirmée. Les faits retenus à l'appui de ce jugement sont en substance les suivants. B.a. S'agissant des infractions graves à la LStup, A.________ a, entre octobre 2016 et le 23 juin 2018, date de son arrestation, acquis au moins 10 kg de marijuana dont il a revendu au moins 8,13 kg sous forme de pacsons à des acheteurs, dont certains étaient mineurs, ce qu'il savait. Au cours de l'été 2017, il a acquis pour le compte d'un tiers, à une trentaine de reprises, à raison de deux ou trois boulettes à chaque fois, un total de 52,5 g de cocaïne (33 g de substance pure). Entre le mois de mars 2018 et le 23 juin 2018, il a acquis 300 g d'héroïne et en a revendu 110 g (taux de pureté entre 17 et 20 %) à des tiers (18.7 g d'héroïne pure). Ce faisant, il ne pouvait ignorer qu'il mettait en danger la vie de nombreuses personnes. Il consacrait la majorité de son temps à cette activité et a obtenu des entrées mensuelles d'environ 1'540 fr., pour un total de 32'390 fr., montant qu'il a réinvesti en grande partie pour sa consommation personnelle. Parallèlement, A.________ a consommé régulièrement de la marijuana (5 à 10 g quotidiennement), de la cocaïne, des amphétamines et de l'héroïne. Au printemps 2017, A.________ a commencé un traitement de substitution à la méthadone. Dès la fin du mois de janvier 2018, il a repris sa consommation d'héroïne à raison de 0,5 g par jour et ce jusqu'à son arrestation. B.b. A.________ est né en 1997 à U.________, en Pologne, pays dont il est ressortissant. Il a déménagé en Suisse avec ses parents et ses frères et soeurs à l'âge de douze ou treize ans. Célibataire, sans enfants, il vivait chez une amie et n'exerçait aucune activité professionnelle au moment des faits, n'ayant jamais terminé sa formation de plâtrier-peintre. Après sa sortie de prison, en juin 2019, il a été hébergé par un ami et a trouvé du travail auprès d'une agence d'emploi temporaire, pour laquelle il effectue des missions de courte durée. Il réalise un salaire mensuel de 1'500 à 2'000 francs. Il est connu de l'office des poursuites et faillites pour un montant de 27'000 fr. environ.