Citation: 8C_400/2020 E. 4.3

4.3. Le recourant soutient que le critère de l'intensité des douleurs serait également satisfait, dès lors que les douleurs ressenties auraient été telles qu'elles l'auraient contraint à mettre un terme à sa carrière et qu'il souffrirait toujours de maux de tête fréquents et handicapants quatre ans après l'accident. S'agissant de l'intensité des douleurs, il faut que des douleurs importantes aient existé sans interruption conséquente durant tout le temps écoulé entre l'accident et la clôture du cas (art. 19 al. 1 LAA). L'intensité des douleurs est examinée au regard de leur crédibilité, ainsi que de l'empêchement qu'elles entraînent dans la vie quotidienne (ATF 134 V 109 consid. 10.2.4 p. 128; arrêt 8C_459/2017 du 16 avril 2018 consid. 5.2). Les juges cantonaux ont retenu à juste titre que le recourant n'avait pas souffert de douleurs importantes sans interruption conséquente, dès lors qu'il avait été plusieurs fois en mesure de reprendre l'entraînement et de disputer des matchs et qu'il avait pu suivre un entraînement personnel exigeant afin de retrouver son niveau, ce qu'il ne conteste pas. C'est essentiellement lors de compétitions que ses douleurs se sont exacerbées au point qu'il a dû cesser de jouer. Dans ces conditions, on ne saurait retenir qu'il ait été constamment et de manière significative entravé dans sa vie quotidienne en raison de ses douleurs, de sorte que le critère en cause doit être nié.