Citation: 1C_198/2015 E. B

Par décision du 8 février 2010, la Municipalité a autorisé la réalisation de locaux techniques d'une surface de 62 m 2 à l'arrière (est) des deuxième et troisième étages habitables de la maison B, au terme d'une enquête complémentaire qui s'est déroulée du 1 er décembre 2009 au 4 janvier 2010 (première enquête complémentaire), portant sur des "Transformations intérieures et construction de locaux souterrains". Les plans d'enquête déposés mentionnaient également la volonté du constructeur de réaliser une piscine à la place des caves du sous-sol de la maison B et d'augmenter, sur une largeur d'environ 2,5 m, la surface du sous-sol. Afin d'agrandir la surface plane attenante à l'appartement occupant les 1 eret 2 ème étages habitables, le constructeur a également prévu la réalisation d'un mur, d'une hauteur de 4,5 m (dont 4 sont visibles en raison de la pente du terrain). La partie visible de cet ouvrage en façade sud est de 3,8 m. Les plans de la façade nord ne représentent en revanche pas l'impact de cet aménagement. Les travaux de construction des villas A, B et C et des garages attenants ont débuté et une propriété par étage (B.________) a été constituée sur la nouvelle parcelle n° 5426, le 8 avril 2010. A la suite d'une demande de A.________ du 20 janvier 2011, tendant à la suspension des travaux de construction sur la parcelle n° 5426, la Commission communale de salubrité s'est rendue sur place le 8 février 2011 et a rendu un rapport, selon lequel rien ne permettait, à ce stade, de justifier une interruption des travaux. Le 1 er mars 2011, la Municipalité, se fondant sur le rapport de la Commission de salubrité, a décidé de ne pas ordonner l'arrêt des travaux, considérant qu'à ce stade, rien ne permettait de justifier une mesure d'interruption des travaux. Par décision du 9 mai 2011, la Municipalité a autorisé le constructeur à réaliser deux portes-fenêtres au niveau du premier étage habitable de la maison B en façade sud, au terme d'une enquête complémentaire qui s'est déroulée du 15 février 2011 au 17 mars 2011 (deuxième enquête complémentaire). Il était également prévu de créer une porte au niveau du sous-sol, desservant l'espace de circulation situé entre les locaux du sous-sol et l'ascenseur. A.________ s'est adressé, par courriel du 23 juillet 2012, puis par courrier recommandé du 31 juillet 2012, au Service d'urbanisme de la Ville de Montreux pour signaler de nombreux éléments de construction lors de la réalisation du projet des villas A à C qu'il estimait non conformes aux différents permis de construire délivrés. La Municipalité y a répondu par courrier du 30 août 2012, en prenant position sur la plupart des points soulevés. Le 3 décembre 2012, la Municipalité a délivré le permis d'habiter pour les bâtiments A, B et C, avec la précision que le permis ne concerne pas la piscine du bâtiment B.