Citation: 2C_797/2022 E. 5.6

5.6. En l'occurrence, le recourant détient l'autorité parentale conjointe sur ses filles C.________ et E.________, lesquelles jouissent de la nationalité suisse. Il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant entretient avec ses enfants de larges relations personnelles - bien qu'initialement fluctuantes - qui se développent effectivement dans le cadre d'un droit de visite usuel, tel que fixés par les tribunaux civils. En revanche, selon les constatation des juges précédents, le recourant n'a pas établi qu'il s'acquittait des contributions d'entretien dues à ses deux filles, à savoir 200 fr. par mois pour chacune, son ex-épouse ayant confirmé qu'il ne participait pas économiquement à l'entretien des enfants. Pourtant, au vu des sommes importantes qu'il a réussi à rembourser à ses créanciers, malgré son faible revenu, il avait des ressources financières pour payer, au moins partiellement, les contributions d'entretien dues. En conséquence, le Tribunal administratif fédéral pouvait retenir que le recourant n'entretenait pas de lien économique étroit avec ses enfants. En outre, les nombreuses infractions pénales du recourant, dont la plupart ont été commises alors qu'il était marié et déjà père de ses deux filles, ne permettent pas de retenir que son comportement est irréprochable (cf. supra consid. 3.3.6). A cela s'ajoutent les dettes du recourant, d'un montant non négligeable, lesquelles plaident également en sa défaveur (cf. supra consid. 3.3.7).