Citation: 6B_403/2017 E. 1.2

1.2. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir omis de retenir certains faits qui auraient été susceptibles d'influer sur le sort de la cause. Selon lui, l'état de fait de l'autorité précédente ne permettrait pas au Tribunal fédéral "de se faire une idée complète du contexte" dans lequel prend place son internement. A l'appui de son grief, l'intéressé énumère une série de faits qui auraient été arbitrairement écartés par la cour cantonale. En premier lieu, le recourant soutient que l'autorité précédente aurait dû retenir divers éléments biographiques - comme l'âge auquel il est arrivé en Suisse, ses difficultés d'intégration ou le fait qu'il aurait subi une cure de désintoxication ensuite de sa consommation d'alcool -, sans toutefois préciser en quoi ces éléments auraient été susceptibles d'influer sur le sort de la cause. Il en va de même s'agissant d'une condamnation pour viol en 1985, dont le recourant n'indique pas dans quelle mesure celle-ci aurait pu s'avérer décisive. En deuxième lieu, le recourant égrène les différentes condamnations pénales dont il a fait l'objet entre 1986 et 2002, lesquelles ressortent pourtant toutes de l'arrêt attaqué. Il reproduit divers extraits des motifs des décisions concernées, sans préciser dans quelle mesure de tels éléments auraient été susceptibles d'influer sur le sort de la cause. La même remarque peut être formulée s'agissant de la décision du Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne datée du 1er octobre 2007, de l'arrêt de la cour cantonale du 3 février 2016 ou de la décision du Collège des juges d'application des peines du 27 janvier 2017, qui sont listées par le recourant mais se retrouvent pourtant dans l'état de fait de l'arrêt attaqué. Le recourant rappelle ensuite que le Collège des juges d'application des peines lui a refusé la libération conditionnelle de l'internement en 2009, 2011, 2012, 2014 et 2015. Il ne précise cependant aucunement en quoi ces décisions, prises chaque année conformément à l'art. 64b al. 1 let. a CP, seraient décisives en l'espèce. De la même façon, le recourant indique qu'il est resté interné de manière ininterrompue depuis 1994, soit durant près de 23 ans. Or, outre que la durée de l'internement ressort de l'arrêt attaqué, il n'apparaît pas que cette précision aurait été susceptible d'influer sur le sort de la cause. Mal fondé, le grief doit être rejeté.