Citation: 1C_782/2021 E. 1.2

1.2. S'agissant de la deuxième condition, le recourant se plaint d'une constatation arbitraire des faits, d'une violation de son droit d'être entendu et d'une violation, sur le fond, de l'art. 2 EIMP. Il estime que la décision de clôture reposerait sur des pièces dont il n'avait (et n'a toujours) aucune connaissance, soit la correspondance relative à la collaboration entre les autorités de poursuites roumaines et les services de renseignement. En reprochant au recourant de ne pas avoir relancé le Ministère public fribourgeois à propos de sa demande de consultation, la Cour des plaintes poserait une condition supplémentaire au respect du droit d'être entendu. Le recourant estime que l'ensemble du dossier d'entraide aurait dû lui être spontanément communiqué afin de faire valoir le moyen tiré de l'art. 2 EIMP, moyen qu'il avait, en tant que personne résidant en Roumanie, qualité pour soulever. Ce grief d'ordre formel justifie, comme on le verra, une entrée en matière.