Citation: C 74/04 04.05.2005 E. 5

5.1 Le recourant fait encore valoir qu'il s'est adressé à l'Office de l'emploi le 8 juin 2001 après avoir reçu une lettre de licenciement de son employeur, le 17 avril 2001. On lui aurait alors indiqué qu'il ne pouvait prétendre d'indemnités journalières de l'assurance-chômage avant le 30 juin 2001, date à laquelle le délai de résiliation de son contrat de travail arrivait à échéance. 5.2 Il n'est pas démontré que l'entrevue du 8 juin 2001 se soit déroulée exactement comme le soutient le recourant. Il ressort cependant du procès-verbal de cet entretien que le recourant s'est inscrit au chômage «[en] catastrophe pour le 1er juillet 2001» et qu'il a fait part de son litige avec son employeur, encore pendant devant la Cour d'appel des Prud'hommes du canton de Genève. Le 11 juin suivant, la Caisse a établi une attestation d'après laquelle l'assuré était enregistré à partir du 1er juillet 2001, en précisant: «à ce jour, son droit aux indemnités journalières n'est pas encore établi». Dans ce contexte, il est peu vraisemblable que M.________ ait présenté les faits d'une manière à ce point tronquée à l'Office de l'emploi que celui-ci n'ait pas été en mesure de comprendre l'obligation de l'assuré de se soumettre immédiatement aux obligations prévues par l'article 17 LACI s'il entendait préserver ses droits. Le fait d'avoir mentionné une inscription «catastrophe» dans le procès-verbal montre d'ailleurs que le caractère urgent de cette inscription n'avait pas échappé à l'Office cantonal de l'emploi. Il appartenait donc à celui-ci d'informer l'assuré de ses obligations en matière de contrôle, conformément à l'article 20 al. 4 OACI (dans sa teneur en vigueur du 1er janvier 1997 au 31 décembre 2002 [RO 1996 p. 3071]; cf. ATF 130 V 333 consid. 2.3), ce qu'il n'a pas fait. Dans cette mesure, le recourant ne peut se voir reprocher son manquement aux obligations de contrôle entre le 8 juin et le 1er juillet 2001, dont il convient de le libérer à titre rétroactif. Compte tenu du délai d'attente de cinq jours prévu par l'article 18 al. 1 LACI, il peut prétendre aux indemnités journalières de l'assurance-chômage dès le 13 juin 2001.