Citation: 2A.306/2000 09.01.2001 E. 2

2.- D'après l'art. 104 OJ, le recours de droit administratif peut être formé pour violation du droit fédéral, y compris l'excès et l'abus du pouvoir d'appréciation (lettre a) ainsi que pour constatation inexacte ou incomplète des faits pertinents, sous réserve de l'art. 105 al. 2 OJ, (lettre b). Le Tribunal fédéral vérifie d'office l'application du droit fédéral, qui englobe notamment les droits constitutionnels des citoyens (ATF 124 II 517 consid. 1 p. 519; 123 II 385 consid. 3 p. 388), sans être lié par les motifs invoqués par les parties (art. 114 al. 1 in fine OJ). En revanche, lorsque le recours est dirigé, comme en l'espèce, contre la décision d'une autorité judiciaire, le Tribunal fédéral est lié par les faits constatés dans cette décision, sauf s'ils sont manifestement inexacts ou incomplets ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 105 al. 2 OJ). La possibilité de faire valoir des faits nouveaux ou de nouveaux moyens de preuve est dès lors très restreinte. Seules sont admissibles les preuves que l'instance inférieure aurait dû retenir d'office et dont le défaut d'administration constitue une violation de règles essentielles de procédure (ATF 124 II 409 consid. 3a p. 421; 121 II 97 consid. 1c p. 99). En outre, le Tribunal fédéral ne peut pas revoir l'opportunité de la décision entreprise, le droit fédéral ne prévoyant pas un tel examen en la matière (art. 104 lettre c ch. 3 OJ). La recourante invoque pour la première fois l'état de santé de sa fille et produit un certificat médical du 3 juillet 2000 attestant que X.________ "est porteuse d'une affection médicale sous forme de bronchite asthmatiforme". Ce document précise que ladite affection débute à la suite des infections virales banales ou après un court séjour au bord de la mer. Il ajoute que X.________ a dû recevoir un traitement bronchodilatateur, pratiquement systématiquement, à chaque retour du Maroc. Il s'agit d'un fait et d'un moyen de preuve nouveaux que l'autorité de céans ne peut pas prendre en considération en vertu de l'art. 105 al. 2 OJ. Au demeurant, l'intéressée aurait déjà pu se prévaloir de l'état de santé de sa fille devant la Commission cantonale de recours. Le 8 février 2000, elle a en effet déclaré devant l'autorité intimée qu'elle était allée deux fois au Maroc avec X.________. Rien ne l'empêchait de faire établir un certificat médical attestant les problèmes de santé de sa fille durant la procédure de recours cantonale.