Citation: I 427/03 12.02.2004 E. 3

3.1 Pour pouvoir calculer le degré d'invalidité, l'administration (ou le juge, s'il y a eu un recours) a besoin de documents que le médecin, éventuellement aussi d'autres spécialistes, doivent lui fournir. La tâche du médecin consiste à porter un jugement sur l'état de santé et à indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités l'assuré est incapable de travailler. En outre, les données médicales constituent un élément utile pour déterminer quels travaux on peut encore, raisonnablement, exiger de l'assuré (ATF 125 V 261 consid. 4, 115 V 134 consid. 2, 114 V 314 consid. 3c, 105 V 158 consid. 1). 3.2 En l'occurrence, l'étendue de la capacité de travail de l'intimé dans une activité adaptée pouvait demeurer incertaine à la lecture des rapports du docteur A.________ (du 17 juillet 1999) et du professeur B.________ (du 8 juillet 1999). Ainsi que le dernier nommé le recommandait, ce point de fait a été élucidé à juste titre par les médecins du Service de neurologie du Centre hospitalier Y.________. A cette occasion, les experts ont attesté que le patient ne présentait pas d'incapacité de travail d'un point de vue neurologique (rapport du 3 novembre 1999). Le rapport médical du Centre hospitalier Y.________ remplit tous les réquisits jurisprudentiels (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références), si bien qu'il est superflu d'ordonner de plus amples investigations au sujet de la capacité de travail de l'intimé, contrairement à ce que dernier propose. Quant à l'avis de la doctoresse E.________, qui faisait état d'une capacité de travail de 50 % dans un emploi adapté (cf. rapport du 3 décembre 2001), il n'est d'aucun secours à l'intimé dès lors que ce document est sommaire et dépourvu de motivation. Partant, l'office recourant a admis à juste titre que l'intimé avait une capacité de travail entière dans un emploi adapté à son handicap, à l'instar d'un emploi de manutentionnaire dans une chaîne de production, lors de travaux d'entretien légers, de montage industriel et de travaux de conditionnement, soit des emplois non-qualifiés, ne nécessitant pas de formation et accessible à des personnes ne maîtrisant pas le français ni la lecture (avis du SMR du 19 avril 2001). Cette appréciation a été confirmée par la juridiction cantonale.