Citation: C 172/06 12.07.2007 E. 5

En l'espèce, il ressort du curriculum vitae de la recourante qu'elle dispose d'une solide formation dans la vente (gestion, comptabilité de base, caisse, commandes, accueil client, contacts fournisseurs, projet et décoration des espaces de vente) ainsi que dans la logistique (gestion informatique et physique des stocks, programmation, livraison, analyse des flux de marchandises, suivi des composants par GPAO, planification des ordres de fabrication). Sur le plan professionnel, elle a occupé différents postes dans des domaines variés. Avec les premiers juges, il faut convenir que cette formation et cette expérience professionnelle suffisaient à la recourante pour lui permettre de retrouver un emploi dans un domaine correspondant (pour un cas comparable, voir arrêt du 10 décembre 2004, C 209/04). Par ailleurs, l'intérêt de l'assurée pour le secteur oenologique ne s'est développé qu'au cours de l'année précédant la demande de prise en charge par l'assurance-chômage des coûts liés au stage litigieux. Si l'on peut admettre que les connaissances acquises par l'intéressée en matière vinicole au cours de sa formation en Italie lui ont été utiles au titre de perfectionnement professionnel, cette mesure n'était pas propre à favoriser son intégration professionnelle au sens de l'art. 59 al. 2 LACI. La mesure demandée n'était donc pas justifiée par la situation du marché en Suisse (cf. Thomas Nussbaumer, Arbeitslosenversicherung, in: Schweizerisches Bundesverwaltungsrecht [SVBR], Soziale Sicherheit, 2ème édition, no 660 ss; Boris Rubin, Assurance-chômage: Droit fédéral, survol des mesures cantonales, procédure, 2ème édition, ch. 7.2.3.1 ss, p. 597). De toute manière, une pratique restrictive se justifie lorsqu'il s'agit de cours suivis à l'étranger, étant donné les difficultés que présentent dans ce cas l'examen de la qualité et du caractère approprié à son but du cours envisagé, ainsi que le contrôle de la fréquentation effective du cours par l'assuré (Rubin, op. cit., no 7.2.3.5, p. 606). En outre, le séjour de celui-ci à l'étranger entrave dans une certaine mesure la recherche d'un emploi, puisqu'il entraîne l'éloignement de l'intéressé du marché suisse du travail. A cela s'ajoute le fait que l'assuré n'a droit - comme dans le cas des mesures de réadaptation de l'assurance-invalidité - qu'aux mesures nécessaires, aptes à atteindre le but de la reconversion, du perfectionnement ou de l'intégration professionnels, mais non pas à celles qui paraissent les meilleures selon les circonstances du cas concret (Nussbaumer, op. cit., no 667; Rubin, op. cit., no 7.2.3.4, p. 605). En conséquence, des cours de formation à l'étranger ne peuvent être mis à la charge de l'assurance-chômage que s'il n'existe pas en Suisse de moyens utiles et adéquats d'atteindre le but visé par un tel cours (cf. arrêts du 8 juin 2004, C 44/04 et du 18 mars 2002, C 124/01; Nussbaumer, op. cit., no 693). Rien de tel n'est établi en l'espèce. Sur le vu de ce qui précède, l'office intimé et les premiers juges étaient fondés à refuser la mesure demandée.