Citation: 1B_340/2013 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, la juridiction précédente a retenu que l'enquête dans la procédure PE 13.010702 avait débuté moins de quatre mois auparavant (juin 2013). Elle a ensuite considéré que l'ampleur et la diversité du trafic de stupéfiants paraissaient révélatrices d'une activité de réseau dans lequel le recourant occuperait une place suffisamment importante pour détenir une arme. Ces circonstances permettaient, selon l'autorité précédente, de retenir l'existence d'un risque de collusion. Le recourant n'apporte aucun élément propre à remettre ce raisonnement en cause. Il omet en particulier de rappeler que le Ministère public envisageait en août 2013 d'étendre l'instruction au dénommé "B.________" (cf. requête de prolongation de la détention ). Dès lors que les liens entre ce dernier et le recourant ont été révélés par le biais des auditions effectuées jusqu'alors dans la procédure PE 13.010702, il se peut que d'autres informations sur les activités du recourant et/ou sur l'organisation de l'éventuel réseau de ce dernier puissent également résulter des déclarations que pourrait tenir le dénommé "B.________". Le risque de collusion est d'autant plus grand en l'espèce que l'instruction n'a débuté qu'en juin 2013 et qu'il semblerait que le recourant fasse partie d'un réseau dans lequel il pourrait avoir un rôle d'une certaine importance. Cette supposition permet d'envisager l'intervention d'autres personnes dont l'identité est peut-être encore ignorée des autorités pénales et que le recourant pourrait vouloir protéger et/ou avertir. En conséquence, la Chambre des recours pénale n'a pas violé le droit fédéral en retenant l'existence d'un risque de collusion dans la cause PE 13.010702. Les juges précédents ont ensuite relevé que ce risque était "encore accru" en raison de la seconde instruction ouverte contre le recourant (PE 13.005212). S'il semble critiquable de se référer à une autre procédure pénale pour justifier un maintien en détention, la formulation utilisée par la juridiction cantonale démontre que sa constatation de l'existence de ce risque n'était pas fondée sur ce fait, mais uniquement renforcée. La mention de ce second dossier n'est de plus pas dénuée de toute pertinence en l'espèce puisque le recourant y est prévenu de violation grave de la loi sur les stupéfiants, soit le même chef d'infraction qui lui est notamment reproché dans la présente cause (PE 13.010702). Vu le stade précoce de l'enquête, la complexité de celle-ci - en particulier si l'hypothèse d'un réseau devait se confirmer - et la problématique identique traitée, tout lien entre ces deux affaires ne peut être en l'état écarté; il appartiendra par ailleurs aux deux procureurs en charge de ces instructions d'envisager, cas échéant, l'opportunité d'une jonction de cause (cf. art. 30 CPP).