Citation: 1C_69/2023 E. 3.2.1

3.2.1. Le recourant soutient que les intérêts publics retenus par le Tribunal cantonal à l'appui de la mesure litigieuse seraient ténus. Dans ce cadre, il s'étend longuement sur le fait que sa parcelle n'est pas comprise dans le territoire d'intérêt biologique prioritaire (ci-après: TIBP), voire d'intérêt biologique supérieur (ci-après: TIBS) ainsi que dans le réseau écologique cantonal vaudois (REC) pour contester l'intérêt public à la protection de la biodiversité poursuivi par la mesure litigieuse. Cette argumentation n'est pas pertinente: à la lecture de l'arrêt attaqué, il n'apparaît pas que la parcelle no 493 serait comprise dans ces secteurs sensibles, ce que confirment du reste les cartes accessibles sur le Guichet cartographique du canton de Vaud (www.geo.vd.ch; consulté le 18 avril 2024); le Tribunal cantonal n'a d'ailleurs pas fait directement mention de ces territoires s'agissant de l'examen de l'affectation de la parcelle no 493. Cela étant, si la parcelle n'est certes pas intégrée dans ces secteurs, elle se trouve à la croisée de ces différentes zones d'importance biologique: au nord, elle borde directement un TIBP à conserver; de même se trouve-t-elle à proximité immédiate d'une de TIBS ainsi que d'une liaison biologique suprarégionale à renforcer. Or, cette configuration, qui n'entraîne en soi pas automatiquement une mesure de protection, vient s'ajouter aux qualités biologiques et paysagères intrinsèques de la parcelle, et il convient d'en tenir compte dans l'appréciation globale (cf. art. 3 OAT). S'agissant plus particulièrement de la parcelle no 493, celle-ci est comprise dans l'objet IMNS no 117; or, sans que cela ne soit discuté, la Direction cantonale générale de l'environnement, Division biodiversité et paysage (DGE-BIODIV), a estimé que de nouvelles constructions dans le secteur, de par sa position très visible le long de la route cantonale, auraient un impact paysager très important dans cette zone à protéger (cf. Préavis des services cantonaux joints au rapport de synthèse du Service cantonal du développement territorial du 15 juillet 2016). Le recourant estime que cette inscription à l'inventaire ne serait pas contraignante et reproche à l'instance précédente d'avoir - à le comprendre - considéré qu'elle avait pour effet de motiver automatiquement le classement en zone de protection au sens de l'art. 17 LAT. Il n'en est cependant rien: l'inscription de la parcelle à l'inventaire constitue l'un des éléments dont a tenu compte l'instance précédente dans le cadre de sa pesée des intérêts, conformément aux exigences du PDCn (cf. PDCn, Mesures C12 et C24; DGTL, Fiche d'application Monuments naturels et sites - Comment prendre en considération l'inventaire des monuments naturels et des sites [IMNS] dans un projet de planification?, février 2020, ch. 4) - et plus largement, en conformité avec l'exigence d'une pesée complète des intérêts ancrée dans le droit fédéral de l'aménagement (cf. art. 3 OAT). La cour cantonale a également pris en considération la présence de vignes sur la partie est de la parcelle. Ces vignes s'inscrivent dans une zone viticole plus large, figurant au cadastre viticole et s'étendant sur les parcelles alentours (cf. rapport 47 OAT, novembre 2019, ch. 2.8, p. 14). Celle-ci - et les forêts -, au pied du Mont de Chamblon, présente une valeur biologique particulière, reconnue par l'inscription dans la réserve de faune cantonale (objet no 48, Mont de Chamblon; cf. rapport 47 OAT, novembre 2019, ch. 5.1, p. 20), soit un secteur présentant des milieux naturels caractéristiques et un intérêt particulier pour la faune (cf. art. 1 du règlement cantonal du 29 juin 2005 sur les réserves de chasse et de protection du Canton de Vaud [RRCh; RS/VD 922.03.3]).