Citation: 5A_308/2024 E. 3.4.2

3.4.2. La recourante estime encore que le placement de ses enfants en famille d'accueil serait une mesure disproportionnée en tant que n'avait pas été examinée la possibilité d'un retour à domicile avec mesures ambulatoires, voire le maintien d'un placement en foyer avec une perspective de retour à domicile. La recourante souligne par ailleurs n'avoir commis aucune maltraitance physique et/ou psychologique ou de négligence grave dans l'éducation et la prise en charge de ses enfants. Ce dernier argument n'est pas décisif en tant que la mesure de placement est indépendante d'une faute parentale (cf. supra consid. 3.1.1); les efforts accomplis par la recourante en vue de s'engager dans la relation avec ses enfants ont par ailleurs été pris en compte par l'élargissement des modalités de son droit de visite (cf. supra consid. 3.3.5). La recourante omet cependant que le placement des enfants dans une famille d'accueil a été préconisé tant par les experts que les curateurs afin que les mineurs, qui n'avaient jamais connu le quotidien dans un contexte familial et souffraient d'une grande fragilité psycho-affective, soient assurés d'un environnement sécurisant, avec des figures de référence affectives stables et des soins individualisés, ce que ne permettait pas le placement en foyer. Ainsi que l'ont relevé les experts, un tel placement n'a en effet de sens que pour une période limitée dans le temps. Dans la mesure où ce mode de placement perdure depuis plusieurs années, sans qu'il ait été démontré que les améliorations relevées à l'endroit de la recourante permettent de retenir la suffisance de ses capacités parentales, il faut reconnaître que le placement en famille d'accueil se révèle le plus apte à garantir le bon développement des enfants à long terme et n'apparaît pas disproportionné.