Citation: 6B_161/2022 E. 2.4

2.4. Selon le recourant, la cour cantonale aurait retenu de manière inexacte, partant arbitraire, que le recourant avait volontairement caché son changement de situation aux services sociaux. Sa situation n'aurait pas changé. Il aurait toujours été constant dans ses déclarations. La cour cantonale aurait arbitrairement retenu que le fait que son permis C n'aurait été renouvelé que plus tard par les autorités jurassiennes n'était pas déterminant. Selon lui, face au refus du canton du Jura d'entrer en matière sur sa demande d'aide sociale, qui s'expliquerait par l'art. 4 al. 2 de la Loi fédérale sur la compétence en matière d'assistance des personnes dans le besoin (LAS; RS 851.1), il avait conservé son domicile neuchâtelois. La cour cantonale aurait par ailleurs arbitrairement retenu qu'il n'avait pas répondu aux questions des services sociaux jurassiens puisque le courrier du 24 octobre 2018 mentionné par la cour cantonale émanait du service de la population. Le recourant soutient qu'il "ne pouvait comprendre, à la lecture du courrier [du service de la population du 24 octobre 2018], que si une aide sociale était encore due elle devait être versée par le canton de Neuchâtel et que sa domiciliation dans le canton du Jura n'était pas encore effective". Ce faisant, le recourant ne fait qu'opposer sa propre appréciation des moyens de preuve à celle de la cour cantonale dans une démarche purement appellatoire. Son argumentation consiste, pour l'essentiel, à commenter des extraits isolés de la motivation cantonale pour en tirer des griefs d'arbitraire. Les quelques éléments mis en exergue par le recourant ne permettent pas à eux seuls de conclure que la cour cantonale a procédé, dans l'ensemble, à un établissement arbitraire des faits ou à une appréciation arbitraire des preuves. Il n'apparaissait pas insoutenable de déduire de tous les éléments retenus par la cour cantonale (notamment du fait que le recourant n'a pas annoncé son départ du canton aux services sociaux neuchâtelois, de ses affirmations répétées à son assistante sociale selon lesquelles sa situation n'avait pas changé, même après s'être aperçu que les services sociaux neuchâtelois n'avaient pas connaissance de son départ, et du fait qu'il a tardé à contacter les services sociaux jurassiens après son déménagement) que le recourant n'entendait pas informer l'office de l'aide sociale de U.________ de son changement de situation, et qu'il n'avait rien fait pour fournir les informations utiles au service de la population pour obtenir le renouvellement rapide de son permis C, de sorte qu'il était responsable de la confusion administrative dans laquelle il se trouvait. A cet égard, le recourant ne fait que livrer sa propre interprétation des preuves en tant qu'il soutient que les notes d'entretien de son assistante sociale ne seraient pas suffisantes pour établir qu'il lui aurait caché des informations. Insuffisamment motivés, les griefs sont irrecevables. Le recourant fait valoir qu'il aurait fait des démarches auprès de sa commune de domicile et d'autres administrations. La cour cantonale a bien pris en compte cet élément au moment d'examiner le comportement de la dupe (cf. jugement entrepris, p. 24 s.). Elle a cependant considéré, sans que le recourant ne démontre l'arbitraire de cette appréciation, que si le recourant pouvait dans un premier temps penser de bonne foi que ces communications seraient transmises aux services sociaux (ce dont la cour cantonale a tenu compte en lien avec le comportement de la dupe), cela n'était pas déterminant puisque rapidement, le recourant avait pu constater que les services sociaux n'avaient pas connaissance de son départ et qu'il a néanmoins continué d'affirmer que sa situation n'avait pas changé. Les griefs sont partant rejetés, dans la mesure de leur recevabilité.