Citation: 6B_360/2023 E. C

Par arrêt du 8 février 2023, la Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a rejeté le recours interjeté par A._________ contre la décision du 29 novembre 2022. Il en ressort notamment les faits suivants: C.a. Au cours de l'instruction, une expertise de A._________ a été réalisée par le Dr D._________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie. Dans un rapport d'expertise du 2 juin 2017 et un complément du 24 juillet 2017, l'expert a retenu qu'au moment des faits, A._________ présentait des troubles multiples de la préférence sexuelle (paraphilie) et une personnalité psychopathique. Il a précisé que cette association constituait un trouble psychique de sévérité élevée. Il a retenu un risque de récidive élevé pour les délits de nature sexuelle et léger à moyen pour les violences non sexuelles. Il a considéré que l'on pouvait douter de la sincérité de l'engagement de A._________ dans une démarche thérapeutique en raison de son attitude opportuniste liée à son trouble de la personnalité, qui s'était déjà manifestée dans de précédents cadres thérapeutiques. L'expert est arrivé à la conclusion que A._________ n'était pas accessible à un traitement. C.b. Dans son rapport d'expertise du 28 avril 2019 et son complément du 22 juillet 2019, le Dr E._________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, a retenu un trouble de la personnalité de type dyssocial d'intensité sévère et a indiqué qu'une mesure de soins serait probablement vouée à l'échec, retenant en particulier que A._________ avait la propension à s'engager dans les soins soit de manière forcée, soit de manière opportuniste, et toujours trop brièvement. C.c. Dans son rapport d'expertise du 26 avril 2021, le Dr F._________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, a posé le diagnostic de trouble mixte de la personnalité, avec des traits de personnalité dyssociale et émotionnellement labile, de type borderline, de trouble de la préférence sexuelle de type scatologie et de troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de substances psychoactives multiples, syndrome de dépendance, actuellement abstinent. L'expert a retenu que A._________ avait évolué durant ses quatre années de détention et s'était impliqué dans le traitement psychothérapeutique. Il a considéré que le traitement devait s'inscrire dans une démarche de réhabilitation psychosociale et qu'il était vraisemblable qu'un placement de l'intéressé dans un foyer au titre d'un placement ambulatoire ou institutionnel puisse permettre d'accéder à une telle réhabilitation. C.d. Tant la commission de dangerosité, dans son préavis du 11 juin 2021, que le service pénitentiaire, dans son évaluation criminologique du 23 août 2021, et la direction des Établissements B._________ - où A._________ a été incarcéré avant son transfert - ont retenu un risque élevé de récidive.