Citation: 1C_46/2016 E. 1.3

1.3. Les parties s'accordent à admettre que la décision de clôture autorise également l'utilisation des renseignements pour les besoins de procédures civiles en cours au Brésil. C'est dès lors à tort que la Cour des plaintes n'a pas traité le grief soulevé à cet égard par le recourant. Cela étant, une simple violation de l'obligation de motiver ne suffit pas à justifier l'existence d'un cas particulièrement important (cf. arrêts 1C_322/2013 du 27 mars 2013 consid. 1.3; 1C_325/2012 du 28 juin 2012). On peut certes envisager une exception à ce principe lorsque la question qui n'a, à tort, pas été traitée par l'instance précédente, constituerait en soi une question de principe. Tel n'est toutefois pas le cas en l'espèce. En effet, la jurisprudence constante admet l'octroi de l'entraide judiciaire pour des procédures connexes à la procédure pénale, qu'il s'agisse d'indemniser la victime de l'infraction (ATF 122 II 134 consid. 7 p. 136), de confisquer civilement le produit de l'infraction (ATF 132 II 178) ou de résoudre des questions préjudicielles décisives pour la procédure pénale (ATF 128 II 305; cf. également ATF 136 IV 82 consid. 3.3 p. 84). En l'occurrence, le but des procédures civiles en cours est notamment de récupérer les valeurs détournées. En dépit de leur nature, ces procédures sont donc manifestement de celles pour lesquelles l'entraide pénale peut être accordée sur le vu des principes rappelés ci-dessus. S'il fallait entrer en matière sur le grief, le Tribunal fédéral serait à même - compte tenu de son pouvoir d'examen - de le traiter au fond et de le rejeter sans renvoyer la cause à l'instance précédente (art. 107 al. 2 LTF).