Citation: 5P.320/2005 31.08.2006 E. 3

3.1 La recourante reproche aux juges cantonaux d'avoir violé son droit d'être entendu, tel que garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., pour avoir failli à leur devoir de motiver leur décision d'écarter le grief dirigé contre la constatation que la clause d'exclusion de garantie quant à la nature du sol contenue à l'art. 14 al. 3 du contrat de superficie (cf. lettre E.e supra) correspondait à la réelle et commune intention des parties. Ce serait en outre arbitrairement, selon elle, que la Chambre des recours a admis que la volonté réelle et commune des parties était d'exempter la Commune de sa responsabilité par le bais de l'art. 14 al. 3 du contrat de superficie. 3.2 Selon la jurisprudence, le droit d'être entendu, tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., implique notamment l'obligation pour le juge de motiver ses décisions, afin que le justiciable puisse les comprendre et exercer ses droits de recours à bon escient; le juge doit ainsi mentionner, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause, mais aussi à ce que l'autorité de recours puisse contrôler l'application du droit; le juge n'a toutefois pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limiter à ceux qui, sans arbitraire, apparaissent pertinents (ATF 129 I 232 consid. 3.2; 126 I 97 consid. 2b; 122 IV 8 consid. 2c et les arrêts cités). 3.3 En l'espèce, la Chambre des recours a dûment traité les griefs de la recourante, puisqu'après avoir rappelé la motivation du jugement de première instance sur le point litigieux, elle a considéré que la volonté des parties de libérer la défenderesse de toute responsabilité quant à la nature du sol pouvait être retenue sans arbitraire sur la base de l'ensemble des faits établis; elle a en effet exposé que l'argumentation de la recourante à cet égard se limitait à une simple affirmation, voire à des questions laissées sans réponse. Il ne saurait dès lors être question à cet égard d'une violation de l'art. 29 al. 2 Cst. Quant au grief d'arbitraire soulevé par la recourante, il est purement appellatoire, la recourante se bornant à soutenir à nouveau sa propre thèse en procédant par affirmations péremptoires et questions sans réponse. À cet égard, le recours se révèle ainsi irrecevable (cf. consid. 2.4 in fine supra).