Citation: 4C.443/2006 05.04.2007 E. C

C.a Par avis de résiliation du 22 août 2003, le bail liant les parties a été résilié pour le 30 juin 2004, sans indication de motifs. A la suite de la contestation des locataires, la Commission de conciliation en matière de baux et loyers a, par décision du 23 février 2004, constaté la nullité du congé et débouté les parties de toutes autres conclusions. Le 24 mars 2004, Y.________ (le demandeur) a ouvert action devant le Tribunal des baux et loyers du canton de Genève. Cette autorité a, par jugement du 11 avril 2006, déclaré valable le congé litigieux et a accordé aux locataires (les défendeurs) une unique prolongation de bail de deux ans, échéant le 30 juin 2006. C.b Les locataires ont formé appel contre ce jugement, dont ils demandent l'annulation, invitant la Chambre d'appel en matière de baux et loyers, principalement, à constater la nullité du congé et, subsidiairement, à leur accorder une pleine et entière prolongation de bail échéant le 30 juin 2010. Statuant par arrêt du 6 novembre 2006, la Chambre d'appel a rejeté le recours et confirmé le jugement attaqué. En substance, les magistrats ont retenu que le congé n'est pas abusif, puisque motivé par le souhait - établi - des enfants du bailleur d'exploiter un bar à café dans les locaux litigieux. S'agissant de la prolongation du bail, la Chambre d'appel a jugé que le Tribunal des baux et loyers a correctement apprécié l'ensemble des circonstances en accordant une unique prolongation de bail de deux ans.