Citation: 4A_389/2010 11.10.2010 E. A

Dans le cadre de la transformation d'une villa dont il était propriétaire, Z.________ a négocié avec A.________ SA (ci-après: A.________) l'installation d'un petit ascenseur intérieur et d'un grand ascenseur dans une cage sise à l'extérieur du bâtiment. Pour le grand ascenseur, une solution a finalement été retenue, comportant une cage extérieure dite "cage froide", avec deux murs et un escalier en béton et d'autres éléments en métal et en verre. Le 30 mai 2002, Z.________ a soumis à A.________, qui l'a accepté le 3 juin 2002, un contrat remplaçant expressément tout accord antérieur, portant sur la livraison, l'installation et la mise en service de deux ascenseurs, intérieur et extérieur. Il était précisé, concernant la structure métallique vitrée, que A.________ devait construire une cage d'ascenseur; en revanche, il n'était plus question de la cage d'escalier extérieure et la structure à fournir par A.________ (soit la seule cage d'ascenseur) ne devait couvrir qu'une surface réduite à 2300 x 2300 mm. La cage d'escalier, réalisée partiellement en béton et partiellement en métal et en verre, a fait l'objet d'autres accords avec différentes entreprises. Les éléments en béton ont fait l'objet d'un devis de B.________ SA, entreprise générale de construction, du 22 juillet 2002, alors que les éléments en métal et en verre ont fait l'objet d'un devis de A.________ du 10 juillet 2002, prévoyant des vitrages feuilletés. A.________ a sous-traité la construction de toutes les structures métalliques, dont celle de la cage d'escalier extérieure, à X.________ SA (ci-après: X.________); celle-ci avait notamment remplacé un premier devis, du 8 février 2002, pour une cage d'escalier entièrement vitrée, par un nouveau devis, du 21 mai 2002, pour une cage d'escalier seulement partiellement vitrée, y compris des vitrages feuilletés et des raccords à la maçonnerie, notamment au niveau de l'escalier et de la dalle palière du premier étage (étant précisé qu'au-delà du premier étage, la cage d'ascenseur devait sortir à l'air libre, un tunnel devant relier cette cage aux combles de la villa); le 27 mai 2002, A.________ a accepté le devis de X.________. A différentes reprises, Z.________ a demandé des modifications par rapport au contrat de base, notamment l'installation d'un vitrage anti-effraction au rez-de-chaussée de la cage d'escalier, puis également sur la partie supérieure de cette structure; le 22 janvier 2003, Z.________ a accepté la proposition faite par A.________ d'un surcoût de 11'000 fr. hors taxes pour la pose d'un vitrage anti-effraction sur la partie supérieure de la structure métallique de l'ascenseur; le lendemain - soit le 23 janvier 2003 -, X.________ a adressé à A.________ un devis de 10'543 fr. 05 TTC pour douze panneaux de vitrages isolants thermiques anti-effraction, destinés à la "partie au-dessus" de la cage d'escalier; accepté par A.________, ce devis devait être repris dans une facture de X.________ adressé à A.________ le 5 juillet 2003 (sic; recte: 2005). Concernant la partie inférieure de la cage d'escalier, Z.________ avait déjà obtenu, le 15 janvier 2003, un devis de son vitrier, C.________, pour la livraison et la pose de dix panneaux de vitrages isolants. Le 31 mars 2003, Z.________ a résilié avec effet immédiat le contrat le liant à A.________, en raison du retard dans la livraison des ascenseurs. Le 19 mai 2003, une expertise provisionnelle des ascenseurs non terminés a été ordonnée; pour la cage d'escalier et la cage d'ascenseur sises à l'extérieur, l'expert a déploré l'absence de "définition de l'enveloppe thermique par un concept architectural", soit l'absence d'une planification thermique pour ces éléments dont il n'était pas très clair s'ils devaient faire partie de l'intérieur de la villa ou non; il a constaté sur place, par un temps relativement froid, la présence d'eau de condensation, la structure métallique présentant des ponts thermiques non coupés, et des défauts d'étanchéité existant au niveau des joints entre la structure métallique, d'une part, et les vitrages, d'autre part, dans la partie supérieure de la cage d'ascenseur; dans cette partie sise à l'air libre, les joints sortaient en effet de leurs logements dans la structure et un panneau de verre était fendu, ce qui pouvait être la conséquence d'une différence trop importante entre les mouvements différentiels des vitrages, d'une part, et ceux de la structure métallique, d'autre part; l'expert a relevé à cet égard la très grande disparité entre les qualités thermiques du verre "Heglas VSG 16-12/16Ar/N6" (isolant) et de la structure métallique (avec ponts thermiques non coupés); toutefois, la fente pouvait également résulter d'un endommagement du panneau, antérieur à son montage, ou d'un mauvais calage, lors de sa pose; il a estimé à 3'000 fr. le coût de remplacement du panneau de verre fendu.