Citation: I 682/03 16.12.2004 E. A

R.________, né en 1955, exerçait la profession de régleur, pour le compte de l'entreprise X.________SA. Depuis 1986, il souffre de lombalgies basses chroniques qui ont régulièrement entraîné des incapacités de travail. Les traitements conservateurs suivis lui permettaient de reprendre le travail après quelques jours de repos. Le 2 juillet 1997, R.________ a évité une chute en se retenant à un échafaudage, ce qui a provoqué une vive douleur dans le bras droit. Le docteur P.________ a posé le diagnostic de lésion partielle du sous-scapulaire et de pincement coracoïdien (rapport du 15 septembre 1997). Malgré les soins prodigués, dont trois interventions chirurgicales pratiquées en octobre 1997, décembre 1997 et octobre 1999, des douleurs à l'épaule droite ont persisté. R.________ a également développé des épicondylalgies à droite et à gauche, de sorte que son médecin traitant, le docteur E.________, a suggéré l'abandon de l'activité de régleur et un reclassement dans une profession plus légère (rapport du 31 juillet 1998). Dès le mois de mars 1998, X.________SA a occupé R.________ à 50 % dans des activités de nettoyage de machines et de magasinier. Ce taux d'activité correspondait à la capacité de travail attestée notamment par le docteur S.________ après un séjour d'un mois à la Clinique Y.________ (rapport du 31 mars 1998). Progressivement, l'employeur a chargé l'intéressé de travaux plus lourds, ce qui a conduit le docteur E.________ à attester une nouvelle incapacité de travail totale dès le 24 mars 1999. Saisi d'une demande de prestations depuis le mois de juillet 1998, l'Office AI du canton de Fribourg (ci-après : office AI) a organisé un stage au Centre d'observation professionnelle de l'assurance-invalidité d'Yverdon (ci-après : COPAI), du 4 décembre 2000 au 2 février 2001. D'après le médecin-conseil du COPAI, le docteur M.________, l'assuré souffrait d'atteintes douloureuses aux épaules et aux coudes, ainsi que de lombalgies; du côté droit, en particulier, la mobilité de l'épaule était diminuée et la force réduite dès que le coude n'était pas collé au corps. Dans une activité légère, par exemple des travaux de surveillance, de contrôle ou de magasinage léger, il pourrait reprendre une activité à plein temps «avec l'espoir d'un rendement proche de la norme» (rapport du 5 mars 2001). Les maîtres de stage ont pour leur part constaté des difficultés pour la réalisation de travaux lourds à moyennement lourds, avec des ports de charges supérieures à dix kilos ou demandant des gestes en amplitude ou en extension des bras; de même, les tâches impliquant l'usage intensif des mains n'étaient pas adaptées. Dans des activités permettant de ménager l'usage des membres supérieurs, la capacité résiduelle de travail était encore importante et on pouvait raisonnablement supposer que le rendement de l'assuré y serait correct (rapport du 7 mars 2001). Par la suite, l'assuré a subi une huméro-ulno-arthroplastie selon Morrey, en raison d'une arthrose de stade II au coude gauche; l'intervention fut pratiquée en février 2001. Par décision du 3 septembre 2001, l'office AI a nié le droit de R.________ à une rente d'invalidité. Pour sa part, la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents lui a reconnu le droit à une rente fondée sur un taux d'invalidité de 25 % dès le 1er octobre 2001, ainsi qu'à une indemnité pour une atteinte à l'intégrité de 10 % (décision du 27 novembre 2001).