Citation: 6B_64/2023 E. 3.3.2

3.3.2. Comme cela ressort de son texte, l'art. 81 OSR vise le devoir de surveillance de l'autorité compétente en matière de signalisation de chantier, à savoir, en Valais, la Commission cantonale de signalisation routière (CCSR) pour les routes cantonales et communales (art. 3 al. 1 de la Loi d'application de la législation fédérale sur la circulation routière en vigueur depuis le 1er janvier 2013; RS/VS 741.1), ou de l'OFROU. Le recourant ne peut donc rien déduire, sous cet angle, de la présence de deux agents de la commune de V.________ lors de la séance de chantier du 12 août 2013. De surcroît, selon les constatations de fait de l'autorité cantonale, le recourant a omis de déposer une demande d'autorisation relative à la signalisation du chantier auprès de la CCSR, alors qu'il en avait pourtant l'obligation (jugement entrepris, consid. 2.5.2. p. 19 s.). Il est par conséquent malvenu de prétendre avoir fait son possible pour attirer l'attention des autorités sur ce chantier et faire appliquer les dispositions adéquates. De toute évidence, le recourant ne peut se disculper en se prévalant de l'obligation de surveillance d'une autorité qu'il a manqué d'aviser. Au regard de ce qui précède, le devoir du recourant consistant à organiser les travaux de manière conforme aux normes de sécurité applicables ne s'épuisait pas avec la tenue de la séance du 12 août 2013 en présence de représentants de la commune. En sa qualité de directeur général d'un projet impliquant la création d'une situation dangereuse pour autrui, il demeurait responsable de la mise en place des mesures de sécurité et du choix de celles-ci. Partant, en ne respectant pas les obligations mises en exergue par la cour cantonale, le recourant a violé son devoir de prudence.