Citation: 2C_170/2018 E. 3

Le recourant invoque une violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.), sous l'angle du droit à la preuve. Il reproche à l'autorité précédente de s'être contentée d'indiquer, dans les faits, qu'il avait produit devant elle un document attestant que son casier judiciaire allemand était désormais vierge, sans prendre en considération cet élément déterminant dans son raisonnement juridique. Il résulte de la lecture de cette critique que ce n'est pas d'une violation de son droit d'être entendu dont le recourant désire se plaindre, mais plutôt d'une mauvaise appréciation des preuves. Le recourant reproche en effet au Tribunal cantonal de ne pas avoir tenu compte dans son appréciation juridique d'un moyen de preuve qui, selon lui, serait propre à modifier la décision attaquée. A défaut de grief tiré de la violation de l'interdiction de l'arbitraire, ce point n'aurait pas à être examiné plus avant (cf. supra consid. 2.2). On relèvera néanmoins que la radiation de l'inscription figurant au casier judiciaire allemand n'a pas d'influence en l'espèce sur l'éventuelle entrée en matière sur la demande d'autorisation de séjour du recourant (cf. infra consid. 4.3), de sorte que le grief devrait de toute façon été rejeté. En tant que le recourant semble également dénoncer une violation du droit d'être entendu sous l'angle du droit à une décision motivée, il sera rappelé que l'autorité n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limiter à l'examen des questions décisives pour l'issue du litige (cf. ATF 141 V 557 consid. 3.2.1 p. 564 s.). En l'occurrence, le Tribunal cantonal, qui a détaillé les raisons pour lesquelles il n'était pas justifié d'entrer en matière sur la requête du recourant, a satisfait à son obligation de motivation. Le grief du recourant doit donc également être rejeté de ce point de vue.