Citation: 2A.221/2002 05.08.2002 E. A

Le 18 septembre 2000, l'opérateur français C.________, filiale de B.________, a annoncé un offre publique d'achat de la société A.________, en offrant un prix de 83 € par action. Durant les jours précédant cette annonce, le cours de l'action A.________ avait passé de 42 € à 74.10 € et le volume des transactions des titres de la société avait fortement augmenté entre le 15 août et le 15 septembre 2000. Le 23 mai 2001 la Commission française des opérations de bourse (ci-après: la COB) a requis l'assistance de la Commission fédérale des banques, afin d'obtenir des informations au sujet de l'acquisition de 1000 titres de la société A.________, effectuée le 6 septembre 2000 par l'intermédiaire de la Banque Z.________ & Cie, à Genève. A la requête de la Commission fédérale, la Banque Z.________ & Cie a déclaré, dans un courrier du 20 juin 2001, qu'elle avait acquis 4000 actions A.________, entre le 6 et le 15 septembre 2000, pour le compte des époux X.________ et Y.________, sur ordre de ce dernier. Ces actions avaient été revendues en une seule transaction, le 29 septembre 2000, au cours de 81.80 €, de sorte que le bénéfice ainsi réalisé s'était élevé à 39'359.61 €. Elle a ensuite précisé qu'elle avait acquis, le 15 septembre 2000, soit le dernier jours de cotation, 1000 actions en différentes tranches et que les époux X.________ et Y.________ ne détenaient aucun titre A.________ avant le 14 août 2000. X.________ et Y.________ se sont opposés à la transmission de ces informations, en alléguant que les transactions en cause procédaient d'une politique d'investissements normale pour des gens qui connaissaient bien les marchés financiers et avaient suivi les discussions sur le site internet "Boursorama" à propos du titre A.________.