Citation: 6B_109/2009 09.04.2009 E. 1

1.1 Dans un premier moyen, le recourant se prévaut d'une violation de la présomption d'innocence déduite d'une appréciation arbitraire des preuves. Dans la mesure où l'appréciation des preuves est critiquée en référence avec le principe in dubio pro reo, le motif invoqué n'a pas de portée plus large que l'interdiction de l'arbitraire (ATF 127 I 38 consid. 2a p. 41). La notion d'arbitraire a été rappelée dans divers arrêts récents, auxquels on peut se référer. En bref, il ne suffit pas, pour qu'il y ait arbitraire, que la décision attaquée apparaisse discutable ou même critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable et cela non seulement dans sa motivation mais aussi dans son résultat (ATF 134 I 140 consid. 5.4 p. 148 et les arrêts cités). L'appréciation des preuves est en particulier arbitraire lorsque le juge de répression n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raison sérieuse, de tenir compte d'un moyen important propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a fait des déductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9). Il en va de même lorsqu'il retient unilatéralement certaines preuves ou lorsqu'il rejette des conclusions pour défaut de preuves, alors que l'existence du fait à prouver résulte des allégations et du comportement des parties (ATF 118 Ia 28 consid. 1b p. 30). Il ne suffit pas qu'une interprétation différente des preuves et des faits qui en découlent paraisse également concevable pour que le Tribunal fédéral substitue sa propre appréciation des preuves à celle effectuée par l'autorité de condamnation, qui dispose en cette matière d'une grande latitude. En serait-il autrement, que le principe de la libre appréciation des preuves par le juge du fond serait violé (ATF 120 Ia 31 consid. 2d p. 37 s.). 1.2 En l'occurrence, le recourant fait grief aux autorités cantonales de lui avoir attribué le rôle d'agresseur au regard de son attitude considérée comme provocatrice, respectivement d'avoir attribué celui de victime à A.________ dont le comportement a été qualifié d'évitant, voire fuyant. En particulier, celles-ci ne pouvaient pas lui reprocher d'avoir cherché la confrontation en abordant A.________ dans l'intention manifeste de l'importuner et d'avoir provoqué ce dernier en proférant à son encontre des menaces à peine voilées, sans que le contenu des propos échangés ne soit établi à satisfaction de droit. Une appréciation des preuves exempte d'arbitraire ne leur permettait pas non plus de considérer qu'il s'était saisi de son couteau avant d'avoir été frappé par A.________, ni que ce dernier s'était muni d'un bâton aux seules fins de se protéger. Elles ne pouvaient pas davantage en déduire que A.________ s'était limité à des actes d'autodéfense, le jet de bouteille et les coups de bâton que le recourant avait essuyés de sa part, attestant du contraire. En outre, si la prétendue victime avait tenté de fuir, elle ne serait pas revenue dans la grande salle ou, à tout le moins, en aurait-elle fermé la porte à clé. En entrouvrant cette dernière, elle a indiscutablement provoqué le recourant et manifesté son intention d'en découdre avec lui. Elle n'a aucunement tenté d'éviter la confrontation, ni fait montre d'un comportement d'évitement voire de fuite, contrairement aux constatations des autorités cantonales. 1.3 Ce faisant, le recourant reprend sa propre version des faits, qu'il oppose à celle de la cour cantonale, dont il rediscute l'argumentation en la qualifiant d'arbitraire, avant d'affirmer qu'une appréciation objective des éléments de preuve laisse subsister un doute sérieux quant aux rôles respectivement tenus par les protagonistes à l'altercation. La motivation ainsi présentée ne va guère au-delà d'une plaidoirie appellatoire. On y cherche en vain une démonstration, conforme aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, d'une appréciation absolument inadmissible des preuves par les juges cantonaux. Le recourant perd manifestement de vue la notion d'arbitraire, telle que définie par la jurisprudence, confondant ce qu'il estime critiquable avec ce qui est intolérable. Il perd non moins de vue que le Tribunal fédéral n'est pas une juridiction d'appel et que l'arbitraire prétendu d'une décision doit être démontré de manière substantiée, à peine d'irrecevabilité. La simple rediscussion de l'appréciation des preuves à laquelle il se livre ne suffit pas à faire admettre l'arbitraire qu'il allègue.