Citation: 6B_982/2023 E. 1.5

1.5. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir pris en considération le comportement de la victime qui, violant les règles de la circulation routière (art. 49 LCR), a rompu tout lien de causalité adéquate entre la négligence reprochée et le décès. L'état d'ébriété, le manque d'attention et le comportement du recourant tendant à la violation des limitations de vitesse étaient illicites, c'est à raison, que la cour a estimé qu'il avait commis une négligence. C'est également à raison que la cour cantonale a jugé que la présence d'un piéton sur la route n'est pas une circonstance exceptionnelle ou extraordinaire de nature à interrompre le lien de causalité, ce d'autant plus qu'un trottoir bordait la route à l'endroit de l'accident, que la route dessert un quartier fortement peuplé et particulièrement bien éclairé qui constitue une zone d'activité à toute heure du jour ou de la nuit (art. 26 al. 2 LCR). L'argumentation du recourant tirée du comportement irrationnel de la victime, qui se serait soudainement élancée sur la chaussée devant son véhicule, est irrecevable faute de reposer sur des faits établis. Pour le surplus, cette argumentation est derechef irrecevable car de nature appellatoire. Le recourant présente à nouveau sa propre appréciation des faits sans démontrer que ceux retenus par la cour cantonale seraient arbitraires.