Citation: 1P.13/2007 23.01.2007 E. A

A.________ et B.________ entretiennent des relations intimes occasionnelles. En automne 2005, l'intéressé a frappé une première fois sa compagne, alors qu'ils se trouvaient tous deux sous l'emprise de l'alcool. Il a récidivé le 25 février 2006. En date du 16 avril 2006, A.________ s'en est pris à nouveau physiquement à B.________; cette dernière affirme qu'il l'aurait empoignée par les cheveux et couchée sur le lit, cherchant à l'étrangler, avant de la mordre dans la bouche, sur le nez et au poignet gauche; il lui aurait également assené des coups de poing au visage et sur tout le corps. Alertés par un voisin, les agents de la police municipale de Sierre C.________ et D.________ se sont rendus sur place. Ils ont demandé à A.________ de s'habiller et de quitter l'appartement de B.________. L'intéressé s'est exécuté après avoir proféré des propos injurieux à l'adresse de sa compagne. Sur le palier, alors qu'il s'apprêtait à partir, il s'est dirigé vers la jeune femme, qui était assise sur les escaliers, armé d'un couteau en menaçant de la tuer. Les agents de police se sont aussitôt interposés. Dans la lutte qui a suivi, C.________ a légèrement été blessé derrière l'oreille gauche. A.________ a été menotté, puis transporté au poste de police et écroué pour la nuit. Le lendemain, au terme de son interrogatoire, il a été placé en détention préventive. Il a précisé ne garder aucun souvenir précis des actes qui lui sont reprochés et qu'il impute à l'effet combiné de l'alcool et de médicaments. Par ailleurs, il a admis fumer deux joints de marijuana par jour, la dernière fois juste avant son interpellation, et avoir acheté à dix reprises de l'héroïne et de la cocaïne entre 2004 et 2006 pour sa consommation personnelle. A.________ a été inculpé le 10 octobre 2006 à raison de ces faits de lésions corporelles simples, de contrainte, d'injure, de menaces, de délit manqué de meurtre, subsidiairement de mise en danger de la vie d'autrui, de violence contre les autorités et les fonctionnaires, de lésions corporelles simples qualifiées, subsidiairement d'actes commis en état d'irresponsabilité fautive, et de contravention à la loi fédérale sur les stupéfiants. Le 28 novembre 2006, A.________ a sollicité sa libération provisoire assortie d'un suivi thérapeutique comme mesure de contrôle judiciaire. Le Juge d'instruction du Valais central en charge du dossier a écarté cette requête le 30 novembre 2006 en se fondant notamment sur les conclusions d'un rapport d'expertise psychiatrique établi le 5 août 2006 dans le cadre de la procédure pénale. La Chambre pénale du Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-après: la Chambre pénale ou la cour cantonale) a rejeté la plainte formée contre cette décision en date du 22 décembre 2006.