Citation: 6B_700/2017 E. 2.3

2.3. Contrairement à l'avis du recourant, il n'est pas possible d'admettre que celui-ci n'a pas violé intentionnellement son devoir de gestion. En effet, en sa qualité de courtier professionnel, il ne pouvait pas ne pas réaliser qu'en acceptant de scinder l'objet du courtage, comme le lui demandait la mandante, il n'avait plus la possibilité de vendre le matériel que celle-ci voulait aliéner elle-même. De plus, en encaissant le montant total de la commission de courtage dans de telles conditions, le recourant acceptait de causer un préjudice à sa mandante pour le cas où son droit à la commission ne serait pas reconnu ou pas reconnu entièrement. Cela devait être, aux yeux du recourant, évident tant il résulte de l'expérience que la vente d'un objet pour un prix équivalent à la commission de courtage ne saurait intervenir sans l'accord du mandant. Dès lors, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en admettant que le recourant avait agi intentionnellement ou, à tout le moins, par dol éventuel.