Citation: BGE 150 II 273 E. 4.6.1

En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué que A. a été attribué à la République et canton de Neuchâtel par le SEM le 2 août 2016, ce après avoir déposé une demande d'asile en Suisse dans laquelle il indiquait que son épouse, B., également requérante d'asile d'origine erythréenne, vivait aussi dans le pays. Le SEM a toutefois refusé d'entrer en matière sur cette demande et ordonné le transfert de l'intéressé vers l'Italie par décision du 25 octobre 2016, en retenant qu'il appartenait à cet État de se prononcer sur l'octroi d'une éventuelle protection internationale en application de l'Accord d'association à Dublin. Dans ce contexte, le SEM a notamment estimé que la relation que A. entretenait avec B. n'était pas assez étroite et effective pour pouvoir bénéficier du droit à la garantie de la vie familiale. A. n'ayant pas contesté cette décision du SEM, la République et canton de Neuchâtel disposait alors d'un délai échéant le 25 avril 2017 pour exécuter son transfert vers l'Italie. A cette fin, le Service cantonal des migrations a organisé un entretien le 25 novembre 2016 au cours duquel il a appris que la compagne de l'intéressé attendait un enfant pour la fin avril