Citation: 2C_617/2018 E. 7.4

7.4. Dans l'examen de la situation concrète, l'autorité précédente, après avoir pris en considération la gravité de la faute commise (cf. supra consid. 7.2), a tenu compte de la durée relativement longue du séjour du recourant en Suisse (environ 20 ans), qu'elle a toutefois à juste titre contrebalancée avec l'intégration inexistante de l'intéressé dans ce pays (absence de relations familiales et/ou sociales; absence d'activité professionnelle, accumulation d'actes de défaut de biens et de poursuites, recours régulier à l'aide sociale). L'autorité précédente a aussi dûment pris en considération les conséquences d'un renvoi du recourant dans son pays d'origine. Elle a souligné que la réintégration ne serait pas aisée, le recourant ayant quitté la Tunisie à l'âge de 17 ans. Elle a toutefois relevé que le recourant disposait d'un réseau familial qui pourrait l'aider à se réinsérer, ce que le recourant se contente de contester de manière appellatoire (cf. supra consid. 5.3). L'autorité précédente a en outre tenu compte des problèmes de santé allégués par le recourant. Elle a exposé de manière convaincante que ces problèmes ne faisaient pas obstacle à la révocation de l'autorisation, l'intéressé pouvant être soigné pour ses troubles dans son pays d'origine. Le recourant ne prétend du reste pas que cette constatation serait arbitraire. Dans ces conditions, on ne voit pas qu'il existe un motif d'intérêt privé prépondérant qui l'emporterait sur l'intérêt public à l'éloignement du recourant. De manière générale, le recourant semble oublier que le Service cantonal l'a averti en 2004, en 2008 et en 2013 des possibles conséquences sur son droit de séjour de son comportement sur le plan pénal, puis lui a encore laissé une ultime chance en 2016, qu'il n'a toutefois pas su saisir. Sur le vu de ce qui précède, c'est sans violer le droit fédéral que le Tribunal cantonal a confirmé dans son arrêt, aux considérants duquel il peut être renvoyé pour le surplus (art. 109 al. 3 LTF), la décision de révocation de l'autorisation d'établissement du recourant.