Citation: 9C_570/2023 E. 4.3

4.3. La juridiction cantonale n'a pas tenu compte des rapports invoqués par le recourant, au motif que les éléments mis en évidence par les examens radiologiques avaient été réalisés postérieurement à la décision de l'intimé. On ne saurait toutefois suivre ce raisonnement car si l'état de fait allégué prévalait effectivement au 17 novembre 2021, ce qui n'est précisément pas clair faute de constatations de la juridiction cantonale à ce sujet, il aurait dû être pris en considération (cf. ATF 132 V 215 consid. 3.1.1; 121 V 366 consid. 1b). Les problèmes lombaires du recourant étaient certes connus du docteur F.________ qui les avait mentionnés dans son rapport d'expertise du 17 février 2021; toutefois, cet expert n'avait pas fait état du discret débordement de la vis transpédiculaire L5 gauche attestée par ses confrères C.________ et D.________ en juin et novembre 2022. Confrontés à ces divergences de vues, portant aussi bien sur l'état de la colonne lombaire que sur les limitations fonctionnelles qui pourraient en découler, les juges cantonaux auraient dû, conformément à l'art. 61 let. c LPGA, soumettre au docteur F.________ les observations des docteurs C.________ et D.________, avec les documents qui avaient été produits, afin que l'expert se détermine à ce sujet. À défaut, un élément important d'ordre médical pourrait échapper à l'appréciation du cas par l'instance de recours.