Citation: 6B_951/2023 E. 1.4.1

1.4.1. S'agissant du déroulement des faits, le recourant affirme que les lésions subies par l'intimé pouvaient, selon les experts médicaux, résulter de la faible intensité " de [sa propre] réaction de défense ". Or, non seulement la faible intensité évoquée par les experts était rattachée à une attaque, et non à une réaction de défense, mais surtout, cette hypothèse a été écartée par la cour cantonale, qui a retenu expressément celle déduite des mouvements défensifs et d'esquives de l'intimé. Il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur le grief du recourant qui sélectionne un extrait des constatations des experts et en modifie le contenu de manière crasse. Son moyen est irrecevable. Le recourant oppose sa propre appréciation de la constance de ses déclarations à celle opérée de manière circonstanciée par la cour cantonale. Ce procédé, purement appellatoire, est irrecevable. S'agissant des déclarations de l'intimé, la cour cantonale a tenu compte de la variation portant sur la prise initiale du couteau, mais a considéré que cela ne décrédibilisait aucunement le reste de son récit détaillé et corroboré par les éléments objectifs du dossier. En se contentant de souligner cette variation, et en en déduisant, de façon purement appellatoire, que l'intimé avait " pris l'initiative d'attaquer son beau-père avec le couteau de cuisine ", le recourant s'écarte de manière inadmissible des faits arrêtés par la cour cantonale (cf. art. 105 al. 1 et 106 al. 2 LTF). Il est également irrecevable à interpréter librement l'appréciation cantonale des déclarations de l'intimé et de sa mère, pour en déduire que celles-ci ne portaient que sur le port du couteau. Le recourant se méprend en tant qu'il prétend que la constatation de l'attaque au niveau du thorax et de l'estomac ne reposerait que sur une déclaration sujette à caution de la victime, à défaut de tout élément objectif. Il omet que la cour cantonale s'est notamment fondée, outre sur les déclarations des parties, sur le tableau lésionnel de l'intimé, la reconstitution, le témoignage de la mère de l'intimé, l'enregistrement de l'appel à la police et la fuite de l'intimé par le balcon (attestée par des témoins), pour établir le déroulement des événements. Le recourant ne tente pas de démontrer le caractère insoutenable du rapprochement de ces divers éléments. S'agissant de la réaction de l'intimé, il ne développe aucune argumentation recevable propre à remettre en cause les gestes d'esquive et de protection de ce dernier, notamment au niveau de l'abdomen et de la poitrine, ce qui lui a occasionné les plaies à l'avant-bras et à la main (cf. supra consid. 1.3). Or, sur cette base, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir que le recourant avait visé l'estomac et le thorax de l'intimé, région dont il n'est pas contesté qu'elle comporte des organes vitaux et des vaisseaux sanguins importants. Le recourant ne remet pas en cause le coup porté à l'arrière du crâne de l'intimé, mais conteste, sans autre développement, que le crâne comporterait un organe vital et des vaisseaux sanguins importants. Son grief, à la limite de la témérité, ne remplit manifestement pas les exigences minimales de motivation au sens de l'art. 106 al. 2 LTF et est dès lors irrecevable. En définitive, le recourant échoue à démontrer l'arbitraire dans l'établissement des faits s'agissant des coups portés par le recourant à son beau-fils, au niveau du thorax, de l'abdomen et de l'arrière du crâne, au moyen d'un couteau de cuisine tranchant pourvu d'une lame de 20 cm.