Citation: 9C_558/2017 E. 5.2

5.2. Le grief du recourant est mal fondé. En effet, c'est en vain qu'il tente de tirer argument de la divergence d'opinion entre le médecin du SMR et ses médecins traitants quant à l'évolution de son état de santé depuis 2012. Contrairement à ses allégations, la seule existence d'avis médicaux contradictoires ne suffit pas encore à justifier la mise en oeuvre d'une expertise judiciaire. Le juge est en effet en droit de renoncer à accomplir certains actes d'instruction du moment que, au terme d'une appréciation consciencieuse des preuves, il arrive à la conclusion que d'autres mesures probatoires supplémentaires ne pourraient modifier son appréciation (sur l'appréciation anticipée des preuves, cf. ATF 135 V 465 consid. 4.3.2 p. 469). Or le recourant ne met en évidence aucun élément objectivement vérifiable - de nature notamment clinique ou diagnostique - qui aurait été ignoré dans le cadre de l'appréciation et qui serait suffisamment pertinent pour remettre en cause le bien-fondé du point de vue sur lequel se sont fondés les premiers juges ou pour établir le caractère incomplet de la documentation médicale. Dans la mesure où les pièces qu'il a fournies n'ont pas permis de rendre vraisemblable une aggravation de son état de santé, l'on ne saurait reprocher à la juridiction de première instance d'avoir considéré qu'une instruction complémentaire ne se justifiait pas. L'appréciation anticipée des preuves à laquelle celle-ci a procédé n'est donc pas arbitraire.