Citation: 5A_96/2025 E. A

A.a. A.________, de nationalité camerounaise et française, et B.________, de nationalité congolaise, sont les parents de C.________, né en mars 2017. Le couple, qui n'est pas marié, s'est séparé avant la naissance de l'enfant. Celui-ci a été reconnu par son père. A.b. Le 15 février 2018, après avoir relevé que la situation d'irrégularité du père de C.________ ne l'empêchait pas d'exercer son droit de visite et d'être régulièrement présent auprès de son fils, le juge aux affaires familiales du Tribunal de Grande instance de U.________ (France) a constaté que les parents exerçaient l'autorité parentale conjointe sur leur enfant. Il a fixé la résidence de C.________ au domicile de sa mère et réglé le droit de visite du père, celui-ci étant hors d'état de contribuer à l'entretien et à l'éducation de son enfant en raison de son impécuniosité. A.c. En août 2021, A.________ s'est établie en Suisse avec son fils, dans le canton du Jura. Saisi d'une requête du père, le juge aux affaires familiales du Tribunal judiciaire de U.________ (ci-après: juge aux affaires familiales) a maintenu la résidence habituelle de l'enfant au domicile de la mère et élargi le droit de visite du père sur une partie des vacances scolaires de l'enfant. Une contribution d'entretien de 150 euros a été fixée en sa faveur. A.d. Le 8 mai 2022, A.________ a confié la garde de C.________ à son père, en France, en vue d'y être scolarisé. Sur demande du père, une évaluation psychologique de l'enfant a été réalisée, laquelle a conclu à un retard global de développement et certaines caractéristiques d'un trouble du spectre autistique (ci-après: TSA). La psychologue a préconisé une prise en charge médico-éducative globale et intensive ainsi que la mise en place d'un accompagnement d'élève en situation de handicap (AESH) pour soutenir les apprentissages de l'enfant et de l'aider à réguler son comportement. Le 3 mai 2023, afin de modifier les modalités de vie de son enfant, B.________ a saisi le juge aux affaires familiales. A.e. Le 1er août 2023, A.________ a récupéré son fils avec le concours de la police et l'a ramené en Suisse. A.f. Le 22 février 2024, le juge aux affaires familiales a fixé la résidence habituelle de C.________ au domicile du père et réglé le droit de visite de la mère. A.________ a interjeté appel de ce jugement auprès de la Cour d'appel de V.________ (France). Le 25 avril 2024, dite autorité a rejeté la demande d'arrêt de l'exécution provisoire formée par l'intéressée, faute d'avoir prouvé que les conditions d'accueil de l'enfant au domicile de son père procéderaient de conséquences manifestement excessives. A.g. Courant mai 2024, A.________ a déposé plusieurs requêtes de mesures superprovisionnelles et provisionnelles auprès de l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) de la République et Canton du Jura tendant à dire que l'enfant "resterait en [ses] mains" jusqu'à l'instruction des mesures provisionnelles, à la mise en oeuvre d'une enquête sociale et à l'institution d'une curatelle de procédure en faveur de l'enfant, de même qu'à l'autoriser à continuer les suivis médicaux de son fils. Ces différentes requêtes ont toutes été déclarées irrecevables du fait de l'incompétence de l'APEA à raison du lieu, voire sans objet. A.h. Le 7 mai 2024, B.________ a déposé plainte contre A.________ pour non-représentation d'enfant. A.i. Le 31 juillet 2024, B.________ a adressé un formulaire de demande de retour de son fils à l'Autorité centrale française en matière d'enlèvement international d'enfant, qui a saisi l'Autorité centrale suisse le 2 août 2024.