Citation: 9C_249/2020 E. 5.1

5.1. Pour établir le revenu sans invalidité (en l'occurrence en 2016 au moment de la naissance du droit éventuel à la rente d'invalidité: cf. ATF 129 V 222 consid. 4.3.1 p. 224), il faut se reporter aux éléments du salaire de l'assuré constatés par la juridiction cantonale en fonction des indications fournies par l'employeur le 17 août 2016 et auxquelles les parties se réfèrent à juste titre. Il en ressort que l'intimé, s'il avait continué de travailler au service de B.________ SA en 2016, aurait réalisé un salaire horaire brut de 36 fr. 75 comprenant des indemnités pour jours de vacances et jours fériés. Or, lorsque le salaire horaire comprend l'indemnité de vacances et l'indemnité pour jours fériés, les jours correspondants de vacances et de congés doivent être déduits du temps de travail annuel (arrêts 8C_401/2018 du 16 mai 2019 consid. 4.4; 8C_520/2016 du 14 août 2017 consid. 4.3.2 et les références, in SVR 2018 UV n° 4 p. 12; I 446/01 du 4 avril 2002 consid. 2b). En valeurs arrondies, le supplément de vacances de 3 fr. 80, soit 13 % du salaire de base de 29 fr. 20, équivaut à 6,8 semaines de vacances (52 x 0,13) ou 34 jours par an (6,76 x 5). L'indemnité pour jours fériés de 0 fr. 92, soit 3,15 % du salaire de base de 29 fr. 20, correspond à 1,6 semaines (52 x 0,0315) ou 8 jours fériés par an (1,6 x 5). En 2016, l'intimé aurait ainsi pu travailler 218 jours [ (52 x 5) - (34 + 8)]. Le salaire horaire déterminant est de 33 fr. 92 (29 fr. 20 + 3 fr. 80 + 0 fr. 92). A raison de 8h10mn de travail par jour payées à hauteur 33 fr. 92 fr. par heure, cela correspond à une rémunération annuelle de 60'389 fr. (33 fr. 92 x 8 1/6 x 218), auquel vient s'ajouter 9,7 % au titre du droit au 13e salaire/gratification, soit au total 66'246 fr. Dans la mesure où il est fondé sur un calcul englobant les indemnités de vacances et de jours fériés, prises en considération pour 52 semaines, le jugement attaqué est donc contraire au droit. En outre, dès lors que les éléments de salaire indiqués par l'employeur étaient valables pour l'année 2016, il n'y avait pas lieu d'indexer le salaire retenu pour cette année-là. En revanche, il n'y a pas lieu de revenir sur le jugement entrepris en ce qui concerne l'activité accessoire de concierge; l'intimé ne conteste pas les constatations des premiers juges à ce sujet.