Citation: I 356/04 12.05.2005 E. 4

Le salaire auquel peuvent prétendre les hommes effectuant des activités simples et répétitives dans le secteur privé s'élevait, en 1998, à 4'268 fr. mensuellement, part au 13ème salaire comprise (Enquête suisse sur la structure des salaires 1998, TA 1; niveau de qualification 4), soit 51'216 fr. annuellement. Comme l'année déterminante en l'occurrence (cf. ATF 129 V 222, 128 V 174) est 1999, ce montant doit être adapté, ce qui donne un gain annuel de 51'370 fr. (51'216 x 100,3 %). Etant donné que les salaires bruts standardisés sont fondés sur un horaire de travail de 40 heures, soit une durée hebdomadaire inférieure à la moyenne usuelle dans les entreprises en 1999 (41,8 heures; La Vie économique 4-2004 p. 86, tableau B 9.2), ce montant doit être porté à 53'681 fr. Par ailleurs, le revenu sans invalidité doit être fixé à 60'536 fr. selon l'attestation de l'employeur pour l'année 1998 et moyennant une adaptation des prix à l'année 1999 (4'680 x 13 x [100 % - 0,5 %]). Cela étant, même en admettant un taux de déduction maximum de 25 % sur le salaire tiré de statistiques (cf. ATF 126 V 75), le taux d'invalidité (arrondi : cf. ATF 130 V 121) doit être fixé à 33 % - (60'536 - [75 % x 53'681]) x 100 : 60'536 = 33,49 % -, taux insuffisant pour ouvrir droit à une rente. L'office recourant était dès lors fondé, par sa décision du 4 octobre 2001, à nier le droit de l'intimé à une telle prestation et le recours se révèle bien fondé.