Citation: 1B_7/2022 E. 5.2

5.2. En l'espèce, la cour cantonale a constaté que le 12 avril 2021, le Ministère public avait versé au dossier une demande de fixation de for du canton de Genève du 17 février 2021 et qu'il avait accepté le même jour la reprise de la procédure genevoise instruite contre F.________ et le recourant. L'instance précédente a encore retenu que des échanges de correspondances avec la Cour d'appel de Lyon avaient eu lieu fin avril 2021. Le 30 avril 2021, le Ministère public avait avisé les parties de son intention de disjoindre de cette cause les procédures des autres prévenus et leur avait fixé un délai pour se déterminer; il a reçu ces déterminations les 5 et 7 mai 2021 et, le 12 mai 2021, il a joint la cause PE21.006542 à la présente procédure. La cour cantonale a également retenu que, le 30 avril 2021, le Ministère public s'était déterminé, auprès du Tmc, sur la demande de libération du recourant et qu'il avait, le 6 mai 2021, adressé audit tribunal une demande de prolongation de la détention provisoire de F.________. Le 29 juillet 2021, Me Robert Assael avait été désigné en qualité de défenseur d'office du recourant. Le 4 août 2021, le Tribunal fédéral a rendu son arrêt concernant la demande de mise en liberté du 23 avril 2021 du recourant. L'audition du prévenu G.________ a eu lieu le 25 août 2021, celles de deux autres coprévenus ayant en revanche dû être annulées. Le 22 octobre 2021, le Parquet a reçu un rapport de la police de sûreté du 13 octobre 2021. Le même jour, les causes concernant d'autres prévenus ont été disjointes et l'avis de prochaine clôture a été adressé aux parties, avec un délai au 12 novembre 2021, qui a été ensuite prolongé au 29 novembre 2021. L'instance précédente a considéré que, au vu de ces éléments, le principe de la célérité n'était pas violé. Elle a en particulier exposé que la préparation de disjonction de causes pour plusieurs prévenus dans un dossier de cette ampleur prenait du temps et qu'une nouvelle affaire avait été jointe à la procédure le 12 mai 2021, ce qui nécessitait d'en prendre connaissance et, le cas échéant, d'ordonner de nouvelles mesures d'instruction. Elle relevait qu'une audition avait eu lieu le 25 août 2021, de sorte qu'il ne s'était écoulé que deux mois entre la dernière opération et la disjonction de causes. La cour cantonale exposait par ailleurs que, dans la mesure où le délai pour se déterminer sur l'avis de prochaine clôture avait pris fin le 29 novembre 2021, il n'était pas critiquable que l'acte d'accusation ne leur avait pas encore été envoyé le 3 décembre 2021, au vu de l'ampleur du dossier. Ce raisonnement peut être confirmé. Le recourant ne développe d'ailleurs aucune argumentation propre à le remettre en cause. Il se limite essentiellement à substituer sa propre appréciation sans démontrer en quoi celle effectuée par l'autorité précédente serait arbitraire (cf. art. 42 et 106 al. 2 LTF). Cela étant, au vu de l'ampleur et de la complexité de l'affaire des braquages impliquant plusieurs prévenus et des échanges avec la France, il n'apparaît pas que l'instruction a connu un période d'inactivité susceptible de contrevenir au principe de célérité. Comme indiqué par le recourant, le Tribunal fédéral a certes, dans son arrêt du 4 août 2021, invité le Ministère public à faire à nouveau progresser l'enquête ou à clore rapidement la procédure et renvoyer le recourant en jugement dans les meilleurs délais. Depuis cet arrêt, des mesures d'instruction ont néanmoins été prises pour faire avancer la procédure; même si elles n'ont peut-être pas toutes impliqué directement le recourant, elles apparaissaient nécessaires. Dans la mesure où l'avis de prochaine clôture a été notifié aux prévenus fin octobre 2021, il appartiendra à présent au Ministère public, si cela n'est pas déjà fait, de rapidement déposer l'acte d'accusation, compte tenu des principes rappelés ci-dessus.