Citation: 7B.54/2002 17.05.2002 E. 4

4.- A titre subsidiaire, la recourante fait valoir que si l'office estimait ne pas pouvoir suivre son point de vue, il lui incombait d'ouvrir une procédure de revendication au sens de l'art. 106 LP. Selon la cour cantonale, l'office n'avait aucun doute à avoir lorsqu'il a ordonné les mesures critiquées: le séquestre visait en effet des biens mentionnés comme appartenant à la débitrice et se trouvant en mains de la recourante (cf. supra consid. 2b); de plus, à aucun moment avant le dépôt du recours à l'autorité cantonale supérieure de surveillance, la recourante n'avait invoqué sa qualité de propriétaire fiduciaire; l'office n'avait donc pas à ouvrir une procédure de revendication, et il s'est conformé à la loi en donnant suite à l'ordonnance qui lui avait été remise et en suivant la procédure prévue aux art. 99 et 100 LP. La Chambre de céans partage l'avis de l'autorité cantonale. Dans sa plainte à l'autorité cantonale inférieure de surveillance, la recourante estimait alors que l'art. 99 LP était seul applicable: elle admettait donc clairement par là sa qualité de tierce débitrice, et non de titulaire, des avoirs litigieux.