Citation: I 54/05 22.09.2005 E. A

A.a B.________, né en 1958, a travaillé dès 1991 en qualité de manoeuvre-serrurier au service de l'entreprise X.________. A partir du 10 juillet 2002, le prénommé a présenté des périodes d'incapacité totale de travailler alternant avec des périodes d'incapacité de travail de 50 %. Le 26 juin 2003, il déposa une demande de mesures de réadaptation (sous la forme d'un reclassement dans une nouvelle profession et d'une aide au placement) et de rente de l'assurance-invalidité auprès de l'Office cantonal AI du Valais (ci-après : l'OAI). A.b Plusieurs rapports médicaux ont été versés au dossier, dont deux du docteur M.________, spécialiste FMH en neurochirurgie, des 18 et 26 mars 2003. Dans le premier, le neurochirurgien a indiqué que l'assuré présentait des lombalgies depuis cinq ans et une lombosciatalgie droite depuis juillet 2002, laquelle avait été amendée par un traitement corticoïdal. A l'examen clinique, il a noté une limitation de la mobilité de la colonne lombaire, les mouvements de cette dernière déclenchant la lombalgie, un point très douloureux au niveau de l'épineuse L4, un Lasègue gauche à 30° avec blocage, un contro-Lasègue positif, un rétro-Lasègue positif, des ROT présents et symétriques ddc et une diminution de la sensibilité au niveau du gros orteil gauche (territoire L5). Au RX, la colonne lombaire ne présentait pas d'altération et l'IRM lombaire pratiquée en juillet 2002 avait révélé une grande hernie discale L4-L5. Le docteur M.________ a considéré qu'au vu de la symptomatologie présente depuis juillet 2002, n'ayant permis qu'une reprise du travail à 50 % mais avec des problèmes, ainsi que de l'exploration neurologique avec des signes radiculaires positifs du côté gauche et d'une hypoesthésie au niveau L5 gauche, une nouvelle IRM de la colonne lombaire devait être pratiquée. Effectuée le 24 mars 2003, l'IRM a révélé une hernie discale L4-L5 gauche, sans compression radiculaire, sans occupation du récessus latéral et avec trou de conjugaison L4-L5 gauche libre (cf. rapport du docteur M.________ du 26 mars 2003). Le docteur M.________ a écarté l'indication opératoire et préconisé un traitement conservateur. Dans son rapport du 14 juillet 2003, le docteur L.________, spécialiste FMH en médecine interne et médecin traitant de l'assuré, n'a pas fait état de nouvelles observations par rapport à celles du docteur M.________. Se référant à une lettre de l'employeur de B.________, il a noté que celui-ci éprouvait de grandes difficultés à travailler à 50 % dans son activité de serrurier et en a conclu qu'une réadaptation professionnelle devait être envisagée, compte tenu de l'âge du patient. L'OAI a complété l'instruction du cas en recueillant des précisions auprès du docteur M.________. Ce dernier a rendu un nouveau rapport du 2 janvier 2004, dans lequel il a posé le diagnostic de lombalgies chroniques depuis cinq ans, blocages lombaires intermittents, lombosciatalgie gauche fluctuante et hernie discale L4-L5 gauche. Le médecin a relevé que sur le plan clinique, il n'y avait pas d'indication opératoire pour la hernie discale lombaire et a conclu que l'assuré devait éviter les travaux de force engendrant la manutention lourde. Il recommandait un travail permettant l'alternance des positions. Dans un avis du 20 janvier 2004, le docteur R.________, médecin-conseil de l'AI, a noté que les troubles de l'assuré étaient graves et qu'ils entraînaient de ce fait des limitations fonctionnelles. L'activité de manoeuvre-serrurier restait exigible à 50 %. En revanche, dans une activité adaptée, la capacité de travail était de 100 %. Le médecin a précisé que l'activité raisonnablement exigible ne devait être ni lourde ni impliquer le port de charges de plus de 10 kg, ni des rotations du tronc ou en porte-à-faux; elle devait s'effectuer en position alternée assise ou debout. A.c Par décision du 20 janvier 2004, l'OAI a refusé de mettre l'assuré au bénéfice d'une mesure de reclassement, au motif qu'avec une capacité de travail entière dans une activité adaptée, son taux d'invalidité était de 13 %, soit un taux inférieur au seuil de 20 % ouvrant droit à la mesure requise. L'Office a en outre écarté la demande d'aide au placement, dans la mesure où l'assuré ne présentait aucune limitation liée à son état de santé l'entravant dans la recherche d'un emploi. Saisi d'une opposition contre cette décision, l'OAI l'a rejetée par décision du 2 septembre 2004. Le 21 janvier 2004, l'OAI a rendu une autre décision, confirmée sur opposition le 23 avril suivant, par laquelle il a dénié l'octroi d'une rente à l'assuré.