Citation: 6B_1149/2017 E. 1

A l'appui de leur conviction, les magistrats cantonaux se sont fondés sur les déclarations de l'employée postale dont ils ont considéré qu'ils n'avaient aucun motif de douter, celle-ci n'ayant aucun intérêt à mentir ou à accabler une cliente. En outre, sa version des faits était corroborée par B.________ SA, laquelle avait confirmé à la police que X.________ s'était présentée en fin de matinée du 16 décembre 2015 avec un récépissé tamponné validant la location d'un appartement pré-réservé. De plus, les images de vidéo-surveillance de La Poste confirmaient que X.________ avait dérobé le récépissé qu'elle avait présenté à la régie. En revanche, les juges d'appel se sont écartés de la version des faits relatée par cette dernière, laquelle ne revêtait aucune crédibilité et ne correspondait pas aux premières déclarations exprimées par l'intéressée lors de son audition de police le 16 décembre 2015. A l'aune de ces éléments de preuves, la juridiction cantonale a considéré qu'il n'y avait pas lieu de réentendre la fille de X.________, ses déclarations aux débats de première instance devant être appréciées avec circonspection compte tenu de leurs liens de parenté. Les magistrats ne discernaient pas non plus en quoi une expertise graphologique ainsi que l'audition du responsable de La Poste auraient pu entraîner une appréciation différente de faits dûment établis. Il en allait de même des autres témoins dont X.________ avait sollicité l'audition. Les réquisitions de preuves présentées en appel par celle-ci devaient être rejetées, sa culpabilité ne faisant aucun doute.