Citation: 4A_524/2009 05.03.2010 E. 4.2.2

4.2.2.1 Dans une deuxième branche du même moyen, le recourant fait grief au TAS de n'avoir pas répondu du tout à l'argument selon lequel une personne ne peut être sanctionnée pour une atteinte à l'honneur que si la victime s'en est plainte. Selon lui, cet argument était pourtant essentiel puisqu'il ne ressort pas des faits de la cause que les prétendues victimes (MM. A.________ et B.________) se seraient plaintes d'atteintes à l'honneur de sa part. Le recourant observe, à ce propos, que le résumé des moyens, fait sous ch. 40 de la sentence attaquée, est erroné dans la mesure où le TAS, en écrivant qu'aucun des intéressés n'a déposé plainte pénale contre le recourant, perd de vue que ce dernier n'avait pas subordonné la punissabilité de l'atteinte à l'honneur litigieuse à l'existence d'une plainte pénale, mais à celle d'une plainte à déposer devant n'importe quelle autorité compétente, notamment la Commission de discipline. 4.2.2.2 Il sied d'observer, à titre liminaire, que l'argument avancé ici ne s'applique pas au fait, imputé à faute au recourant, d'avoir porté atteinte à la réputation et aux intérêts de Y.________ elle-même par ses propos tenus lors de la conférence de presse du 22 août 2008. Cela étant, il appert des motifs énoncés dans sa sentence, en particulier sous ch. 103 et 104, que le TAS a implicitement rejeté l'argument - connu de lui (cf. sentence, ch. 40) - par lequel le recourant contestait qu'il pût être sanctionné pour atteinte à l'honneur de MM. A.________ et B.________ alors que ceux-ci n'avaient pas démontré, par le dépôt d'une plainte pénale ou de toute autre manière, qu'ils entendaient le voir condamné de ce chef. En effet, le TAS s'est notamment référé à l'art. 49 du Code disciplinaire de Y.________, disposition qui ne subordonne pas la punissabilité d'une atteinte à l'honneur à l'existence d'une plainte de la victime. La violation du droit d'être entendu alléguée par le recourant n'existe donc pas.