Citation: 6F_2/2020 E. 4.2

4.2. Par surabondance, supposée recevable, la demande de révision fondée sur l'existence d'un motif de récusation déduit de prétendues contradictions devrait, de toute manière, être rejetée pour d'autres motifs encore. Dans cette perspective, il convient tout d'abord de relever que les développements du demandeur en révision, pour les motifs exposés ci-dessus, ne sont pas de nature à mettre en évidence la prévention d'une juge fédérale au prétexte qu'elle aurait fonctionné en qualité de juge instructrice ou rapportrice. Par ailleurs, les explications du demandeur en révision ne permettent, de toute manière, pas non plus de comprendre pourquoi la juge rapportrice dans les affaires 6B_243/2015 et 6B_947/2015, dans lesquelles il a obtenu gain de cause, se serait trouvée subitement prévenue dans l'affaire 6B_865/2018. Mais il y a plus: l'argumentation de la demande de révision ne parvient, quoi qu'il en soit, pas à mettre en évidence les contradictions annoncées (réelles ou même simplement apparentes, entre l'arrêt de renvoi et l'arrêt du 14 novembre 2019), censées signer la prévention. Dans la mesure où l'examen de ces moyens impose de reprendre certains faits retenus dans les quatre arrêts cantonaux et fédéraux, il convient de rappeler, en renvoyant aux principes développés dans l'arrêt CourEDH Karaman c. Allemagne du 27 février 2014 (Requête no 17103/10), que J.________ a été acquitté en Autriche et que ni la présente procédure ni les arrêts 6B_947/2015 et 6B_865/2018 n'ont pour objet des accusations dirigées contre cet homme ou d'autres personnes que le demandeur en révision. J.________ ainsi que ces autres personnes, les frères X.________, par exemple, en tant qu'ils n'ont pas été déclarés coupables par des jugements entrés en force, sont ainsi toujours présumés innocents.