Citation: K 207/00 26.09.2001 E. A

A.- G.________ est assurée par SWICA Organisation de santé contre les maladies et les accidents. Le 13 janvier 1999, elle a consulté son médecin-dentiste, le docteur W.________ à V.________. Elle indiquait qu'en mâchant du pain, il y avait un morceau dur et que cela avait cassé son bridge. Le médecin-dentiste a constaté une fracture du pont 37-35 (formule d'annonce des lésions dentaires, du 16 avril 1999). Le 2 février 1999, l'assurée a rempli une déclaration d'accident, selon laquelle le 10 janvier 1999, en mangeant du pain aux noix, elle avait mordu dans un corps étranger et s'était cassé deux dents, ainsi que son bridge. Le docteur O.________, médecin-dentiste à G.________ et médecin conseil de SWICA, a nié que G.________ ait été victime d'un accident, aucun élément n'ayant été identifié comme étant un corps étranger. Pour cette raison, SWICA a refusé de prendre en charge le cas. Représentée par CAP Protection juridique, l'assurée a requis la production du rapport du docteur O.________. Elle a produit une lettre du docteur W.________ du 20 janvier 2000, indiquant que le pont endommagé était un pont récent, mis en bouche le 8 novembre 1997. Comme elle le lui avait expliqué ainsi qu'à l'assurance, c'est en tombant sur un corps étranger, en mangeant du pain aux noix de X.________ qu'elle avait cassé la porcelaine de sa prothèse fixe, ceci le 10 janvier 1999. Selon son médecin-dentiste, il va de soi que le motif de la fracture était clair. Le 8 mars 2000, SWICA a rendu une décision, par laquelle elle a refusé de prendre en charge les frais résultant des lésions dentaires du 10 janvier 1999, au motif que l'existence d'une cause extérieure extraordinaire n'était pas établie. Par décision du 7 juin 2000, SWICA a rejeté l'opposition formée par G.________ contre cette décision.