Citation: 5A_48/2025 E. 5.2

5.2. Le recourant part du constat que la justice de paix n'a rendu aucune décision en matière de relations personnelles ou en matière de protection des enfants depuis plus d'une année, ceci malgré de "nombreuses relances (...) et de nombreuses déterminations de la DGEJ soulignant le besoin urgent de protection des enfants". Selon lui, les circonstances de la cause ne justifieraient pas un tel retard. Il expose que la nature de la cause, qui s'inscrit dans la protection des mineurs, exigerait une célérité toute particulière. Il ajoute que le dossier contiendrait de nombreux avis d'experts français et suisses, dont une expertise et un complément d'expertise d'août 2023 et juin 2024 faisant état d'une mise en danger des enfants toujours plus présente et un besoin d'intervention de l'autorité de protection, et qu'il aurait signalé ces faits à de nombreuses reprises à l'autorité en sollicitant son intervention. Par ailleurs, ni la décision du 20 novembre 2024 [recte : 31 octobre 2024] ordonnant une nouvelle expertise, ni les autres décisions invoquées par l'autorité précédente ne justifierait le retard pris selon lui. Quant à la complexité de la cause, elle ne saurait pas non plus être pertinente, celle-ci étant connue de la "Justice suisse" depuis plus de trois ans et de la "Justice au sens large" depuis sept ans. Enfin, un ralentissement découlant de la circulation du dossier ne saurait être invoqué "sachant qu'à l'heure de l'électronique (et Justicia [recte : Justitia] 4.0), un dossier peut sans aucune difficulté être numérisé" ou copié au besoin aux fins d'un examen simultané de la cause par toutes les autorités concernées.