Citation: 6B_1036/2020 E. 4

Le recours en matière pénale porte exclusivement sur l'infraction de faux dans les titres (Mémoire de recours, conclusions, p. 10). Dans sa plainte, le recourant reprochait à B.________ d'avoir modifié à son avantage un rapport établi par l'expert E.________ (de l'entreprise F.________ SA) de manière à se disculper de toute responsabilité en lien avec des sondes géothermiques défectueuses posées par D.________ SA, qui avait sous-traité en grande partie ces travaux à F.________ SA, sur un chantier dont C.________ SA était l'entreprise générale (arrêt entrepris, consid. A p. 2). En exposant que le seul intérêt de la falsification objet de la plainte aurait été de soustraire l'intimé 2 à toute responsabilité au détriment de l'entreprise administrée par le recourant, les explications de ce dernier ne permettent pas de comprendre quel dommage direct il aurait subi personnellement, à l'exclusion d'éventuelles prétentions de la personne morale. A supposer que l'on doive considérer que les frais et le temps consacré par le recourant à cette affaire constituent un dommage résultant directement de l'infraction, le recourant n'explique d'aucune manière pourquoi il n'aurait pas incombé à la société dont il est organe de supporter ces charges et à cette dernière d'en poursuivre le recouvrement. Par ailleurs, il est de toute manière constant que le droit au remboursement des frais de dépôt de plainte et de démarches destinées à ménager une preuve liés à une infraction pénale relève de l'art. 433 CPP (MIZEL/RÉTORNAZ, in Commentaire romand CPP, 2e éd. 2019, no 11 ad art. 433 CPP), ce qui exclut d'en faire l'objet de conclusions civiles. Les explications du recourant ne permettent pas de comprendre pourquoi il n'en irait pas ainsi des frais qu'il allègue avoir engagés et du temps qu'il aurait consacré à cette affaire. Le recourant n'invoque, pour le surplus, ni violation de son droit à la plainte au sens de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 6 LTF ni atteinte à ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel (cf. ATF 141 IV 1 consid. 1.1 p. 5 et les références citées). Il ne démontre dès lors pas à satisfaction de droit avoir qualité pour recourir en l'espèce.