Citation: 4C.218/2002 11.10.2002 E. 4

La demanderesse s'en prend à tous les pans du raisonnement de la cour cantonale. Elle oublie cependant que, comme pour l'exercice de toute voie de droit, le recours en réforme suppose un intérêt, de sorte qu'elle ne peut soulever des questions juridiques qui ne présentent aucun intérêt pratique (cf. ATF 126 III 198 consid. 2b et les arrêts cités). Il ne sera donc pas entré en matière sur les griefs formulés dans le recours qui n'ont aucune incidence sur le résultat du jugement entrepris. Tel est en particulier le cas lorsque la demanderesse tente de démontrer qu'elle n'a pas agi abusivement en cherchant à exercer seule le droit d'emption, alors que la cour cantonale a précisément reconnu qu'il n'y avait pas d'abus de droit de sa part ou lorsqu'elle envisage la position de la défenderesse en regard de la clause du contrat permettant la cession du droit d'emption, bien qu'aucune cession n'ait été convenue. Faute d'intérêt pratique, la Cour de céans n'examinera pas davantage les griefs de la demanderesse portant sur la violation des dispositions sur la société simple, dès lors qu'après avoir admis qu'elle formait une telle société avec l'intervenante en vue de l'acquisition de l'immeuble litigieux, la cour cantonale n'en a pas tenu compte au détriment de la demanderesse dans la suite de sa motivation.