Citation: 5A_103/2024 E. 4

S'agissant plus particulièrement de l'extension de la curatelle à la représentation en matière médicale, la recourante soulève un grief d'arbitraire dans l'établissement des faits au motif que la Chambre de surveillance avait omis de relater plusieurs évènements et échanges entre frères et soeur qui illustraient selon elle que le système mis en place fonctionnait et que dite extension ne se justifiait pas. La recourante reproche à la Chambre de surveillance de ne pas avoir tenu compte de l'accord trouvé par la fratrie le 18 septembre 2023 désignant E.________ et C.________ en qualité de représentants thérapeutiques, à savoir plus précisément E.________ comme référent principal et C.________ comme son remplaçant, et du fait qu'un cahier des charges relatif à cette fonction avait été mis en place avec l'accord des quatre enfants ainsi qu'une adresse électronique créée pour que ces derniers puissent communiquer au sujet des mesures à prendre. Or comme elle le relève elle-même, ces éléments ont bien été pris en compte dans la décision querellée. Le fait que la Chambre de surveillance n'ait mentionné que "très brièvement" ces éléments dans la partie en fait de la décision querellée ne préjuge en rien de l'appréciation qui en a été faite. En tant que la recourante soutient que ces éléments ont été insuffisamment pris en compte et que la Chambre de surveillance se serait exclusivement fondée sur la version des faits de D.________, elle s'en prend à l'appréciation des preuves à laquelle a procédé la Chambre de surveillance dont elle ne démontre toutefois pas l'arbitraire. Au surplus, comme le relève toujours la recourante, l'accord trouvé par la fratrie n'est pas intervenu par gain de paix mais en réponse à une requête de l'Institution genevoise de maintien à domicile qui souhaitait n'avoir qu'un seul interlocuteur au sein de la fratrie. Par ailleurs, la Chambre de surveillance a fait état, postérieurement à l'accord dont se prévaut la recourante, de difficultés de communication entre les membres de la fratrie mises en évidence par D.________ suite à la chute à domicile de la recourante et l'hospitalisation qui s'est ensuivie ainsi que de profondes dissensions relativement à la prise en charge médicale de la recourante, ce qui démontre que dit accord n'a pas permis d'apaiser la situation conflictuelle régnant au sein de la fratrie. La recourante soutient certes que les affirmations de D.________ seraient purement subjectives et contestées par E.________ dans un courrier contresigné par C.________. Ces allégations n'infirment toutefois pas les constatations de la Chambre de surveillance mais illustrent au contraire une fois encore l'opposition systématique des membres de la fratrie quant à la manière dont les faits doivent être interprétés et la réponse à donner pour agir dans l'intérêt de leur mère. On peine dès lors à suivre la recourante lorsqu'elle soutient que le système mis en place lors de la réunion du 18 septembre 2023 serait parfaitement fonctionnel. Elle ne conteste par ailleurs pas le constat de la Chambre de surveillance selon lequel les intéressés n'avaient eu de cesse, tout particulièrement devant elle, de s'opposer les uns aux autres s'agissant des divers aspects relatifs à la santé et au bien-être de leur mère ni qu'elle aurait à l'avenir de plus en plus besoin d'assistance et de soins compte tenu de son âge et de son état de santé. Compte tenu de ce qui précède, il apparaît que c'est à juste titre que la Chambre de surveillance a considéré que la prise de décisions au sujet de l'assistance personnelle et médicale de la recourante se heurterait également à la mésentente des quatre membres de la fratrie, ce qui justifiait de nommer un curateur extérieur à la famille également dans ces domaines-là. Le principe de subsidiarité n'a en conséquence pas été violé.