Citation: 8C_509/2024 E. 7.2.2

7.2.2. Dans ses rapports des 11 décembre 2017 et 12 mars 2018 antérieurs à l'expertise judiciaire, le docteur E.________ exposait qu'à son sens, la recourante avait subi une commotion cérébrale lors de son accident. La présence d'un syndrome post-commotionnel et de déficits sensitivomoteurs focaux au membre supérieur droit indiquait la présence tant de lésions axonales diffuses que d'une probable contusion fronto-pariétale. L'absence de lésion visualisée sur les imageries cérébrales ne contredisait pas ce constat clinique, dans la mesure où ces examens étaient connus pour manquer des lésions diffuses et/ou petites. L'accident avait par ailleurs provoqué un syndrome post-commotionnel qui se prolongeait encore, avec une intensité moindre mais handicapante, ainsi que des déficits neuropsychologiques. Dans un nouveau rapport du 24 mai 2024, le docteur E.________ a critiqué l'expertise judiciaire et maintenu son appréciation, en contestant toute exagération des symptômes par la recourante lors de l'examen neuropsychologique. Il a en outre indiqué que celle-ci disposait au mieux d'une capacité de travail entre 37,5 % et 40 % dans une activité adaptée.