Citation: 7B_168/2024 E. 4.5.2

4.5.2. Tout d'abord, il est relevé que le recourant part de la prémisse erronée qu'aucun risque de réitération n'aurait été retenu par les autorités de poursuite pénales avant les faits du 6 juin 2023. Outre qu'il fonde ses allégations sur une pièce qui ne ressort pas de l'arrêt attaqué - sans qu'il démontre le caractère arbitraire de son omission (cf. art. 97 al. 1 et 106 al. 2 LTF) -, il ressort du dossier que tel n'est manifestement pas le cas. En effet, tant la demande de mise en détention provisoire du 1er avril 2023 du Ministère public que l'ordonnance du 2 avril 2023 du TMC démontrent que le recourant avait été placé en détention provisoire en raison des risques de collusion et de réitération qu'il présentait (cf. dossier cantonal, pièces 802'001 et 802'009). Partant, les événements du 6 juin 2023 n'ont pas fait naître le risque de réitération qui a été retenu; tout au plus ont-ils amené les autorités pénales à reconsidérer l'efficacité des mesures de substitution qui avaient été ordonnées pour parer ce risque. Quoi qu'il en soit, le fait que le recourant ait pu bénéficier de mesures de substitution le 26 avril 2023 ne signifie aucunement que les charges qui pesaient sur lui à ce moment-là eussent été moins graves que celles qui sont venues s'ajouter par la suite. Un établissement manifestement inexact des faits sur ce point doit donc être nié.