Citation: 2C_739/2019 E. 3

La Cour de justice a procédé à une application correcte de l'art. 8 CEDH, de sorte qu'il est renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué (art. 109 al. 3 LTF). Elle a, en particulier, retenu le comportement du recourant qui est loin d'être irréprochable, ainsi que l'absence de lien économique particulièrement fort entre celui-ci et ses enfants, tout en laissant ouverte la question d'un tel lien affectif entre les intéressés. On relèvera tout de même qu'il est douteux que les liens affectifs entre le père et ses enfants puissent être qualifiés de particulièrement forts au sens de la jurisprudence, celui-ci ne bénéficiant même pas d'un droit de visite usuel. De toute façon, contrairement à ce que le recourant prétend, les relations économiques avec ses enfants sont faibles, puisqu'il ne verse aucune contribution pour leur entretien. Certes, comme il le souligne, il ne pouvait pas travailler, mais cela tient au fait qu'il séjourne en Suisse illégalement depuis le 18 décembre 2000, date à laquelle son renvoi a été prononcé, et que ce n'est qu'un projet de mariage (jamais concrétisé) avec la mère de son fils qui lui a permis de déposer une demande d'autorisation de séjour en vue de celui-ci. En outre, l'intéressé oublie qu'il a été autorisé à travailler auprès d'une société de sécurité le 2 juin 2016 et qu'il a perçu (et semble encore percevoir) des prestations de l'Hospice général. La Cour de justice a également relevé que le recourant avait été condamné à quinze reprises entre 2000 et 2014. A cet égard, le grief du recourant relatif à la prise en considération fautive des condamnations des 15 et 27 avril 2018 qui n'étaient pas définitives ne répond pas aux exigences formelles relatives à la contestation des faits (ATF 141 IV 369 consid. 6.3 p. 375; 140 III 264 consid. 2.3 p. 266). Cela étant, celui-ci rapporte que sa dernière condamnation (peine privative de liberté de 60 jours et une amende) date du 28 mai 2019 (art. 105 al. 2 LTF). Certes, il faut constater que la Guinée n'est pas proche de la Suisse et qu'il sera difficile à l'intéressé de venir y trouver ses enfants, au regard de ses capacités financières; il reste les moyens de communication modernes pour entretenir des liens avec ceux-ci. En outre, sa fille sera bientôt en mesure de faire le voyage durant les vacances scolaires et son fils pourra faire de même dans quelques années. C'est ainsi à bon droit que ladite autorité a jugé que les éléments susmentionnés excluaient l'octroi d'un titre de séjour en Suisse.