Citation: 6A.19/2000 10.05.2000 E. 2

2.- Le recourant soulève deux griefs. Il soutient d'une part que sa libération définitive n'a pas rendu sans objet sa demande de réexamen et d'autre part, que le Président de la Commission de libération n'était pas compétent pour rendre seul la décision du 4 novembre 1999. L'autorité cantonale aurait arbitrairement appliqué le droit vaudois pertinent en confirmant cette compétence. a) Le recourant estime qu'il était arbitraire de déclarer sa requête de réexamen sans objet. Il soutient qu'une décision de refus de libération conditionnelle concerne de manière indissociable la libération conditionnelle (art. 38 CP) et le sursis à l'expulsion (art. 55 al. 2 CP). Il en découlerait qu'une requête de réexamen d'une décision refusant la libération conditionnelle n'est pas dépourvue d'objet du seul fait de la libération définitive puisque cette décision continue d'avoir des effets en ce qui concerne le refus du sursis à l'expulsion, même après la libération définitive du condamné. Selon l'art. 38 ch. 1 et 2 CP, lorsqu'un condamné à la réclusion ou à l'emprisonnement aura subi les deuxtiers de sa peine, ou quinze ans de sa peine s'il a été condamné à vie, l'autorité compétente pourra le libérer conditionnellement si son comportement pendant l'exécution de la peine ne s'oppose pas à son élargissement et s'il est à prévoir qu'il se conduira bien en liberté. Selon l'art. 55 al. 2 CP, l'autorité compétente décidera si, et à quelles conditions, l'expulsion du condamné libéré conditionnellement doit être différée à titre d'essai. Ce n'est donc que lorsque le condamné bénéficie d'une libération conditionnelle quant à la peine principale que l'autorité décide si, et à quelles conditions, l'expulsion doit être différée à titre d'essai.