Citation: 9C_529/2020 E. 5.3

5.3. Compte tenu de ce qui précède, la caisse recourante avait donc la possibilité de s'écarter de la décision de taxation des autorités fiscales à condition de pouvoir démontrer l'inexactitude de leur communication. Elle a suggéré l'existence d'une telle inexactitude, de façon succincte dans la décision sur opposition rendue le 24 octobre 2017, et la suggère, de façon plus détaillée dans le mémoire de recours produit en instance fédérale, en déduisant le caractère salarial des prélèvements de 18'000 fr. du fait que les époux A.B.________ et B.B.________ avaient généralement compensé par le passé le solde débiteur de leur compte courant en y reversant leurs salaires et non leurs dividendes. La société intimée critique ces arguments dans sa réponse au recours. Elle soutient en substance que l'argumentation de la caisse recourante concernant le solde du compte courant tombe à faux dès lors que les autorités fiscales avaient admis l'existence d'une dette des époux A.B.________ et B.B.________ envers la société d'un montant équivalant audit solde et que cette dette avait été remboursée par le versement d'une partie des dividendes distribués en 2016. Elle fait en outre valoir que l'accession de A.B.________ à l'âge de la retraite avait eu comme conséquences une modification de son taux d'activité et de celui de son épouse ainsi qu'une nouvelle clé de répartition de ses bénéfices.