Citation: I 43/02 30.09.2002 E. 2

2.1 Selon la jurisprudence, de manière générale on ne saurait réputer apte à un acte ordinaire de la vie l'assuré qui ne peut l'accomplir que d'une façon non conforme aux moeurs usuelles (ATF 106 V 159 consid. 2b). Par ailleurs, il n'y a aucune raison de traiter différemment un assuré qui n'est plus en mesure d'accomplir une fonction (partielle) en tant que telle ou ne peut l'exécuter que d'une manière inhabituelle et un assuré qui peut encore accomplir cet acte, mais n'en tire aucune utilité (ATF 117 V 151 consid. 3b). 2.2 En l'occurrence, il ressort clairement du questionnaire en vue de déterminer l'impotence du 12 mars 2001, que le handicap de la recourante l'empêche de couper seule les aliments (fonction partielle de l'acte de manger), ce qu'a admis l'intimé. On doit dès lors considérer, en application de la jurisprudence précitée, qu'elle n'est pas apte à accomplir seule l'acte de manger. Compte tenu de son incapacité de se déplacer sans l'aide d'autrui à l'extérieur - admise à juste titre par la cour cantonale - il y a donc lieu de retenir que la recourante remplit les conditions des art. 42 al. 2 LAI et 36 al. 3 let. a RAI et qu'elle a droit a une allocation pour impotent de faible degré (comp. arrêt Z. non publié du 2 février 1995, I 188/94).