Citation: 6B_849/2022 E. 3.2.1

3.2.1. La cour cantonale n'avait aucun doute que l'agression avait eu lieu. L'intimée l'avait décrite de manière détaillée et les explications données tant aux autorités qu'à E.________ et M.________ via des messageries avaient été constantes sur l'essentiel. Ses déclarations étaient corroborées et complétées par celles des différents témoins entendus au cours de la procédure, dont la crédibilité n'était pas remise en cause. Lors de l'inspection des lieux effectuée avec la police après sa première audition, l'intimée avait été en mesure d'indiquer l'entrée de l'immeuble où s'étaient déroulés les faits et la police avait retrouvé la ceinture qu'elle avait perdue le soir en question à l'intérieur du bâtiment dans le hall d'entrée. Le recourant contestait être l'auteur de cette agression. Aux yeux de la cour cantonale, l'intimée était crédible; le recourant, qui n'avait cessé de se contredire et de modifier ses déclarations pour les adapter aux preuves recueillies ou contester celles-ci, ne l'était pas. Les actes incriminés étaient survenus pendant le laps de temps séparant le moment où les parties, qui avaient flirté au bar, étaient sorties de l'établissement et celui où elles y étaient revenues, ce qui, au regard des autres éléments du dossier, rendait invraisemblable l'hypothèse de l'intervention d'un tiers. Cette hypothèse était d'autant moins vraisemblable que les analyses effectuées sur les vêtements de l'intimée se révélaient en parfaite adéquation avec sa description non contestée des faits, la présence du profil ADN du recourant sur l'intérieur de l'élastique du côté gauche et droit de la culotte, sur la face interne des deux bonnets du soutien-gorge ainsi que sur le bouton, la boutonnière et l'intérieur du bord du jeans. Ces parties de vêtements n'étaient pas accessibles à une personne qui se serait contentée de danser avec l'intimée; les caresses que le recourant avait finalement prétendu avoir faites à l'intimée n'étaient corroborées ni par les témoignages recueillis ni par les images de la vidéosurveillance. Ces considérations suffisaient à asseoir la conviction de la cour cantonale selon laquelle le recourant était l'auteur des faits commis le 18 mai 2019 au préjudice de l'intimée.