Citation: 2C_948/2021 E. 6

Dans l'arrêt attaqué, le Tribunal administratif fédéral a confirmé la décision du 6 janvier 2020 de l'Administration fédérale, par laquelle celle-ci a refusé de bloquer la transmission de renseignements concernant les recourants. Il a d'abord relevé que, si les recourants étaient d'avis que l'institution financière déclarante n'aurait pas dû inclure leur nom dans les renseignements à échanger, c'était exclusivement auprès de cette dernière qu'ils devaient agir pour faire corriger les données en faisant valoir leurs droits fondés sur la LPD, comme le prévoit l'art. 19 al. 1 LEAR. C'était donc en vain qu'ils reprochaient à l'Administration fédérale de ne pas avoir vérifié et corrigé elle-même ces données en vertu de l'art. 19 al. 2 1e phrase LEAR, qui ne concernait que la rectification de données inexactes en raison d'une erreur de transmission. Le Tribunal administratif fédéral a ensuite estimé que les recourants n'avaient ni démontré, ni rendu vraisemblable que la transmission de renseignements les concernant leur causerait un préjudice déraisonnable au sens de l'art. 19 al. 2 2e phrase LEAR, de sorte qu'ils ne pouvaient pas non plus reprocher à l'Administration fédérale d'avoir refusé de bloquer la transmission des renseignements à l'Argentine pour ce motif.