Citation: 2C_215/2023 E. 5.3.2

5.3.2. Dans le cas d'espèce, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant 1, qui vient d'avoir 18 ans (cf. supra consid. 1.3), a toujours vécu au Kosovo, y compris après le divorce de ses parents en 2014 et le départ de son père pour la Suisse. Il est resté dans ce pays sous la garde de sa mère, qui, bien que malade depuis son divorce, a été en mesure d'assumer cette charge. Or, selon les constatations non arbitraires du Tribunal cantonal, il n'apparaît pas que les troubles physiques et psychiques de cette dernière se seraient récemment aggravés, ni, partant, que le projet de regroupement familial partiel en Suisse répondrait à une telle aggravation de l'état de santé (cf. supra consid. 3.2). Il s'ensuit que l'on ne discerne aucune raison familiale majeure qui justifierait d'admettre un regroupement familial partiel différé du recourant 1, d'autant moins qu'un déménagement en Suisse constituerait un déracinement. Le simple fait qu'un tel projet puisse entrer en ligne de compte pour son frère cadet, à certaines conditions qu'il convient encore d'examiner (cf. infra consid. 7), ne suffit en tout cas pas à démontrer le contraire, comme on l'a vu. Une telle conclusion s'impose d'autant plus que le recourant 1, devenu jeune adulte, n'a plus besoin d'un soutien aussi important de ses parents qu'auparavant et que la préservation de l'unité de la fratrie représente aujourd'hui un intérêt moindre pour lui et pour son développement.