Citation: 6B_104/2024 E. 3.3

3.3. Dans l'arrêt attaqué, la Cour de justice relève qu'il ressort des témoignages écrits de C.________ et de E.________, tous deux assistants sociaux auprès de D.________, que la recourante " a souffert de la procédure pénale dirigée contre elle, celle-ci s'étant montrée "émotionnellement dépassée" le 22 juillet 2021, puis "démoralisée et honteuse" en cours de procédure (pénale) [...]". L'autorité précédente n'a ainsi pas négligé le témoignage de C.________, dont le contenu était en partie reproduit dans la partie "en fait" de l'arrêt attaqué (let. C/a.a.). Elle a toutefois considéré, à tout le moins implicitement, que celui-ci ne démontrait pas que la procédure pénale avait engendré une atteinte suffisamment grave à la recourante pour justifier une indemnité pour tort moral. La recourante n'expose pas en quoi l'appréciation des preuves effectuées par l'autorité précédente serait insoutenable sur ce point. En particulier, elle n'explique pas pour quelles raisons la portée que celle-ci a donné à ce témoignage, notamment lorsqu'il se réfère à la peur de la police et aux effets qu'auraient eu sur elle la saisie des bijoux, serait arbitraire. La question de savoir si les souffrances invoquées étaient propres à justifier une indemnité pour tort moral est une question de droit et non de fait. La recourante n'indique pas non plus en quoi ce témoignage, en particulier lorsqu'il se réfère aux difficultés que la recourante aurait eues à parler de ses problèmes à son compagnon et d'effectuer des activités avec sa fille, serait en mesure d'avoir une influence sur l'issue du litige concernant l'indemnité pour tort moral réclamée en lien avec l'interdiction de périmètre. La Cour de justice a en effet écarté le droit à une telle indemnité, en premier lieu, en raison d'une absence de lien de causalité adéquate entre la procédure pénale et celle de l'interdiction de périmètre. Le grief d'arbitraire dans l'établissement des faits, pour autant qu'il soit suffisamment motivé, doit, partant, être écarté. Pour le surplus, il ne pourra être tenu compte des faits mentionnés par la recourante qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué, ceux-ci devant être considérés comme des faits nouveaux irrecevables (art. 99 al. 1 LTF).