Citation: 5A_336/2017 E. B

Par acte déposé au greffe du Tribunal de première instance du canton de Genève le 16 août 2016, l'épouse a formé une requête unilatérale en divorce, assortie d'une requête de mesures provisionnelles. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 30 janvier 2017, le Tribunal de première instance du canton de Genève a réduit la pension alimentaire due par B.A.________ à son époux à 2'000 fr. par mois. En substance, il a retenu que A.A.________ avait allégé son traitement médical depuis novembre 2016, qu'il envisageait de reprendre une formation et qu'il semblait avoir acquis une certaine stabilité psychologique, raison pour laquelle il avait affirmé être de retour à Genève dès le mois de février 2017; que ses charges s'élevaient à 8'520 fr. et ses revenus à 539 fr.; que dès le mois d'avril 2017, un revenu hypothétique de 6'000 fr. pouvait lui être imputé compte tenu du fait qu'il était titulaire d'un Bachelor X.________ et de deux demis licences Y.________, ainsi que de son âge et du fait qu'il avait travaillé à son compte dans l'immobilier au sein de sonentreprise Z.________. Chacun des époux a fait appel de cette ordonnance. L'époux a conclu à ce que la contribution d'entretien soit fixée à 11'875 fr. 90, requérant en outre, préalablement, que son appel soit assorti de l'effet suspensif. Il a notamment allégué se trouver en incapacité de travail, même si son état de santé s'était amélioré, s'être installé à Genève, où il loue un appartement lui permettant d'accueillir ses enfants pour un loyer de 4'000 fr. dès le 1er février 2017; en outre, son budget présenterait un déficit de 16'965 fr., à répartir entre les époux selon la clef fixée par le Tribunal fédéral. A l'appui de sa requête d'effet suspensif, il a fait valoir qu'un revenu hypothétique ne pouvait pas lui être imputé, que la réduction de la contribution d'entretien ne lui permettait pas de subvenir à ses besoins, de sorte qu'il risquait de tomber dans le dénuement et de devoir faire appel à l'aide sociale, que son épouse disposait de moyens suffisants pour s'acquitter de la contribution d'entretien de 9'000 fr. par mois fixée par voie de mesures protectrices, et qu'elle pourrait récupérer l'éventuel trop-versé dans le cadre de la liquidation du régime matrimonial. Par arrêt du 28 mars 2017, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté la requête d'effet suspensif.