Citation: 4A_349/2023 E. 5.2

5.2. La recourante reproche au Tribunal arbitral de n'avoir pas exposé les raisons pour lesquelles il avait décidé de modifier le calendrier procédural et, partant, d'écarter les objections qu'elle avait formulées à cet égard durant la procédure d'arbitrage. En ne justifiant pas de telles décisions ayant prétendument trait à la "compétence" du Tribunal arbitral, elle estime que les arbitres auraient violé son droit d'être entendue. Semblable argumentation n'emporte point la conviction de la Cour de céans. En l'occurrence, la recourante fonde essentiellement son argumentation sur la prémisse erronée selon laquelle la modification de certains délais procéduraux opérée par le Tribunal arbitral aurait affecté la compétence même de celui-ci. Or, tel n'est pas le cas pour les motifs exposés ci-dessus auxquels on peut renvoyer ici (cf. consid. 4.3 supra). L'intéressée n'expose du reste pas en quoi la violation dénoncée de son droit d'être entendue aurait influé sur l'issue du litige. On relèvera, enfin, que le Tribunal arbitral et l'intimée ont exposé, de façon convaincante, les motifs pour lesquels les pouvoirs du Tribunal arbitral n'avaient pas pris fin le 31 août 2022, date à laquelle la sentence aurait en principe dû être rendue, raison pour laquelle on ne discerne nulle trace d'une quelconque violation du droit d'être entendu de la recourante.