Citation: C 263/99 16.03.2000 E. 2

2.- a) Selon le seco, la cour cantonale a procédé à une interprétation erronée de la jurisprudence en assimilant le fait que l'intimée disposait d'un emploi au moment de l'inscription au chômage à un engagement à partir d'une date déterminée propre à la rendre inapte au placement au sens de l'arrêt ATF 110 V 208. Par ailleurs, d'après le seco, les premiers juges ont reproché à l'intimée de tra- vailler dans une branche soumise aux variations touristi- ques, tout en niant son aptitude au placement en raison de ce même caractère saisonnier, en dépit des dispositions légales (art. 11 al. 2 LACI et 7 OACI). De surcroît, on ne saurait considérer l'ensemble de la profession de vendeuse en confection comme une activité saisonnière et M.________ avait une possibilité, non hypothétique, de trouver un emploi au mois de juillet. b) En l'occurrence, il est constant que l'intimée a travaillé au service de la société L.________ SA à quatre reprises depuis 1996 et qu'elle a sollicité des indemnités de chômage entre les périodes d'activité. En outre, à la date de sa dernière inscription au chômage, elle disposait d'un travail auprès du même employeur, à partir du 15 juil- let 1998. Dans le contexte particulier du cas d'espèce, il se justifie d'appliquer les principes résultant de la juris- prudence citée au consid. 1b ci-dessus, de sorte que l'ap- titude au placement de l'intimée ne saurait être niée au seul motif que sa disponibilité pour un employeur potentiel n'était que de quinze jours (30 juin au 14 juillet 1998). Retenant la solution contraire, le jugement cantonal doit dès lors être annulé, indépendamment de la pertinence des autres arguments du recourant.