Citation: 1C_536/2023 E. 3.3.2

3.3.2. Selon les recourants, il tomberait sous le sens, en particulier au regard des exemples de locaux mentionnés par l'art. 16 let. j RCAT, que le législateur communal entendait uniquement exclure de la SBPU les locaux de service en sous-sol, en principe à usage commun, si bien qu'il serait arbitraire d'avoir fait également profiter de cette exception les buanderies privatives situées dans les logements. Bien que cette interprétation de la disposition soit défendable, cela ne rend pas pour autant arbitraire l'appréciation de l'instance précédente. Il ne ressort en effet aucunement du texte réglementaire que le régime de l'art. 16 al. 2 let. j RCAT se cantonnerait aux seules pièces en sous-sol ou aux locaux communs. Par ailleurs, avoir exclu de la SBPU tant les buanderies privatives que les locaux au sous-sol ne revient pas, contrairement à ce qu'affirment les recourants, à faire bénéficier deux fois le projet de cette exception. À la lumière des plans, au sous-sol, sont en effet uniquement prévus des locaux de séchage communs et non, à strictement parler, des buanderies. À cet égard, on peut raisonnablement suivre la constructrice lorsqu'elle affirme qu'il est usuel, dans des appartements de standing, de prévoir des installations de lessive privatives. Cela conduit également à dissiper les craintes des recourants quant à l'utilisation de ces pièces à d'autres fins, ce d'autant que celles-ci présentent des dimensions modestes (pour l'essentiel entre 1,95 et 4,86 m 2, sous réserve d'une pièce à 7,24 m 2) et ne bénéficient d'aucun éclairage naturel; il appartiendra de surcroît à la municipalité de s'assurer, lors de la délivrance du permis d'habiter, que l'exécution corresponde en tous points aux plans approuvés (cf. arrêts 1C_302/2014 du 5 janvier 2015 consid. 6.2; 1C_416/2012 du 6 décembre 2012 consid. 4.2). La critique est écartée.