Citation: 5A_753/2024 E. 4.3

4.3. Le recourant reproche en substance à l'autorité précédente d'avoir nié qu'il existait en l'espèce un risque de vente à vil prix, lequel justifiait une mise à prix. Selon lui, en cas de vente aux enchères sans une telle mise à prix, il court le risque que sa part dans la liquidation de la SNC soit bradée. Cela signifierait qu'alors même que les parties étaient tombées d'accord sur la valeur de 107'250 fr., la part en question pourrait être réalisée à 1 fr., s'il n'y avait pas de " surmise ", d'où une " perte programmée " de 107'249 fr. Il fait remarquer que les parties ont, " dans leurs écritures respectives ", arrêté la valeur de la part en question à 107'250 fr. et que le préposé " non seulement peut mais encore doit " fixer dans les conditions de vente une mise à prix indicative, soit une somme à partir de laquelle il espère recevoir des offres. Vu l'accord des parties sur ce point, le préposé avait indûment renoncé à fixer une mise de départ. Or, les conditions devaient être arrêtées de la manière la plus avantageuse pour le débiteur. Même si " ce pouvoir " relevait de l'appréciation du préposé, force était de constater que dans le cas d'espèce, au vu " des accords intervenus " (sic) entre poursuivante et poursuivi, l'Office des poursuites " devait " fixer une mise à prix minimale de 107'250 fr. pour sa part dans la liquidation de la SNC. En refusant de le faire, le préposé avait pris le risque d'une " vente à vil prix par surprise spoliant le débiteur ".