Citation: C 290/99 20.03.2000 E. 3

3.- Les premiers juges ont constaté que le salaire horaire (20 fr. 20) proposé au recourant - qui avait en- trepris un apprentissage d'installateur sanitaire au Portugal, mais qui n'est pas au bénéfice d'un certificat de capacité reconnu en Suisse - correspondait, selon la con- vention collective applicable, à la rémunération perçue par un travailleur en possession d'un certificat professionnel (catégorie B), durant la première année qui suit l'appren- tissage. Dans cette mesure, concluent-ils, le travail proposé était conforme aux usages professionnels et locaux au sens de l'art. 16 al. 2 let. a LACI. Le recourant ne remet pas sérieusement en cause le point de vue de la juridiction cantonale. Le fait qu'au service d'autres employeurs, il avait déjà bénéficié à plusieurs reprises de la rémunération prévue pour un tra- vailleur en possession d'un certificat professionnel, apte à assumer des tâches de direction (catégorie A), n'est pas de nature à démontrer que le salaire proposé par la société N.________ SA n'était pas conforme à la convention collec- tive de travail, s'agissant d'un travailleur qui n'est pas au bénéfice d'un certificat de capacité professionnel. Quant à la circonstance que le salaire dont il aurait été question au cours des pourparlers avec la société précitée était plus élevé que la rémunération finalement proposée, elle est sans incidence sur l'issue du présent litige. En refusant le travail convenable proposé par la société N.________ SA, le recourant s'exposait à une suspen- sion de son droit à l'indemnité journalière pour recherches personnelles insuffisantes au sens de l'art. 30 al. 1 let. c LACI (DTA 1990 no 5 p. 34). Quant à la durée de la suspension du droit, elle ne viole pas le principe de pro- portionnalité. Le jugement attaqué n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.