Citation: 5A_899/2020 E. 3.3.3

3.3.3. Il n'y a pas lieu de décider, de manière générale, si l'ordre public (matériel) suisse s'oppose à l'exequatur d'une décision étrangère qui est entachée d'une infraction pénale ( i.c. " escroquerie au procès "), du moins s'il existe une voie de droit permettant d'obtenir la rétractation de la décision viciée (arrêt 5A_293/2011 du 10 octobre 2011 consid. 2.3 non publié in ATF 137 III 517 consid. 2.3, mais in Pra 2012 n° 30). Comme on l'a vu, l'autorité précédente a écarté, en vertu de l'art. 326 al. 1 CPC, les allégués et les pièces " portant sur les relations entre les parties " et la " procédure judiciaire grecque " ( cf. supra, consid. 2.1). La Cour de céans ne saurait donc - pas plus que la cour cantonale - tenir compte de prétendus indices d'une infraction pénale, que la recourante tente de démontrer en se référant à sa plainte pénale et aux pièces (irrecevables) produites en instance cantonale de recours ( cf. supra, consid. 2.2.2). Comme ce motif principal conduit au rejet du grief, il n'y a pas lieu d'examiner si, " même à considérer ces faits irrecevables ", la juridiction cantonale a retenu à tort qu'il n'existait " pas le moindre indice de la commission d'une infraction pénale dans la procédure grecque " (ATF 135 III 608 consid. 4.6). À toutes fins utiles, il convient toutefois de relever que la Cour de droit pénal du Tribunal fédéral a confirmé le refus des autorités genevoises (Ministère public et Chambre pénale de recours) d'entrer en matière sur la plainte des chefs d'" escroquerie et faux dans les titres " (arrêt 6B_351/2020 précité consid. 3.3).