Citation: 1C_571/2019 E. 1

Cette même conclusion s'impose s'agissant du grief en lien avec la prétendue absence de procédure de tri (sur cette problématique, cf. ATF 130 II 14 consid. 4.3 et 4.4 p. 16 ss; arrêts 1A.62/2006 du 27 juin 2006 consid. 3.2; 1A.151/2004 du 2 août 2004 consid. 6.1 et 6.3) afin de pouvoir faire valoir notamment le secret professionnel de l'avocat (cf. le motif n° 3). Le recourant, avocat assisté en outre par un mandataire professionnel, ne conteste ainsi pas avoir eu accès aux pièces litigieuses et avoir pu déposer ensuite des déterminations écrites (cf. ses observations des 8 octobre et 26 novembre 2018); cette manière de procéder n'est d'ailleurs pas contraire à la jurisprudence puisque le recourant ne dispose pas d'un droit d'être entendu personnellement, en particulier lors de la procédure de tri (arrêt 1A.62/2006 du 27 juin 2006 consid. 3.7 et les références citées; ROBERT ZIMMERMANN, La coopération judiciaire internationale en matière pénale, 5e éd. 2019, n° 725 p. 803). Il ressort en outre de ses écritures qu'il avait identifié "les pièces qui ne [devaient, selon lui,] pas être communiquées au PNF, soit car elles n['étaient] pas nécessaires à la procédure menée à l'étranger et liée à une cause pénale (cf. article 63 al. 1 EIMP), soit car leur transmission sans caviardage consacrerait une ingérence dans son droit au respect du secret professionnel garanti par l'article 8 CEDH" (cf. ad H p. 38 des écritures déposées le 8 octobre 2018 et p. 1 s. de celles formées le 26 novembre 2018). Le Ministère public n'a d'ailleurs pas ignoré les griefs soulevés, puisqu'il a écarté certains des éléments invoqués (cf. la décision du 8 mars 2019 concernant D.________ et le courrier adressé ce même jour à l'avocat du recourant); le seul fait de contester le résultat du tri opéré ne constitue d'ailleurs pas non plus en soi un cas particulièrement important justifiant l'entrée en matière (arrêt 1C_254/2019 du 16 mai 2019 consid. 1.4).