Citation: 5A_78/2022 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a relevé que les arguments de la recourante étaient pour l'essentiel identiques à ceux qu'elle avait soulevés dans la procédure d'opposition au séquestre et qu'elle les avait déjà examinés dans sa décision du 24 juillet 2020, aux considérants de laquelle il pouvait être renvoyé. La recourante faisait certes nouvellement valoir qu'il était arbitraire et contraire aux principes de proportionnalité et de causalité de lui faire assumer l'entier des dépens de 8'000'000 GBP alors qu'elle n'avait financé le procès de son gendre qu'à concurrence de 500'000 GBP. Le droit suisse connaissait la responsabilité solidaire, quel que soit le rôle de chacun (art. 50 CO); la décision du juge anglais, déclarant la recourante solidairement responsable avec sa fille des dépens, n'avait donc rien de choquant. Il ressortait d'ailleurs du recours que ce point de la décision était motivé par une circonstance précise, soit le fait que la recourante avait reçu de sa fille d'importantes sommes, qui avaient permis au mari de celle-ci de financer lui-même son procès. Il ne s'agissait donc pas d'une appréciation purement arbitraire, mais bien d'une décision motivée. S'agissant de l'argument de la recourante portant sur le fait que le juge anglais avait contrevenu à ses droits élémentaires en lui refusant le droit de faire appel, il ressortait du consid. 1.2.2 de l'arrêt du Tribunal fédéral du 22 mars 2021 que ce refus n'avait pas empêché la recourante de saisir une cour d'appel anglaise contre ledit jugement, laquelle avait confirmé le refus de l'appel. Il en résultait que les griefs tirés de la prétendue incompatibilité du jugement étranger avec l'ordre public suisse étaient infondés.