Citation: 1P.158/2003 26.05.2003 E. 1

Le recourant reproche à l'autorité intimée d'avoir méconnu les prescriptions du droit cantonal de procédure régissant l'administration des preuves dans le cadre de l'appel du jugement de première instance. Le recourant se plaint à cet égard d'une violation arbitraire de ses droits de partie. Il est recevable à soulever ce grief (art. 88 OJ). 1.1 Une décision est arbitraire lorsqu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou lorsqu'elle contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si elle apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motifs objectifs et en violation d'un droit certain. Il ne suffit pas que les motifs de la décision critiquée soient insoutenabIes, encore faut-il que cette dernière soit arbitraire dans son résultat (ATF 128 I 177 consid. 2.1 p. 182, 273 consid. 2.1 p. 275; 127 I 54 consid. 2b p. 56, 60 consid. 5a p. 70, et les arrêts cités). 1.2 Aux termes de l'art. 219 CPP/FR, la Cour d'appel peut étendre ou répéter la procédure probatoire dans la mesure où cela paraît nécessaire à l'appréciation de la cause (al. 1). Sauf en cas d'erreur manifeste ou d'appréciation arbitraire dans le jugement attaqué, la Cour d'appel ne peut s'écarter, sur les points essentiels de la cause, de l'état de fait établi en première instance sans avoir administré à nouveau les preuves s'y rapportant (al. 2). 1.3 Hormis l'interrogatoire du recourant et de A.________, la Cour d'appel n'a pas fait administrer de nouvelles preuves devant elle. Pour s'écarter du jugement de première instance, elle s'est fondée sur les déclarations des parties et des témoins, telles qu'elles ont été recueillies par le Juge d'instruction. La Cour d'appel n'a ainsi pas examiné la cause à la lumière de faits nouveaux, mais statué sur la base des mêmes éléments de fait que ceux soumis à l'autorité de première instance, pour en tirer des conclusions différentes. Ce faisant, elle a simplement substitué son appréciation à celle des premiers juges. Le recourant ne démontre pas que ce procédé serait inconciliable avec le droit cantonal.