Citation: 6B_239/2023 E. 5.3

5.3. Se plaignant d'une violation de l'art. 66a al. 1 CP, le recourant invoque son mariage avec une ressortissante italienne, qui lui permettrait de jouir de la libre circulation. Le recourant ne peut pas se prévaloir à titre originaire des droits découlant de l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP; RS 0.142.112.681), puisqu'il n'est pas ressortissant d'un État partie à l'accord. Il ne peut en outre pas invoquer le bénéfice de l'accord à titre dérivé au motif que son épouse est italienne (cf. art. 3 annexe I ALCP en lien avec l'art. 7 let. d ALCP) dès lors qu'il n'est pas démontré que celle-ci vivrait en Suisse et aurait ainsi fait usage des droits et libertés reconnus par l'accord (cf. ATF 136 II 241 consid. 11.3 p. 241). Le recourant considère que l'expulsion a été prononcée pour une durée excessive, celle-ci devant être réduite à cinq ans. Il découle de ce qui précède que le recourant ne conteste pas le principe de l'expulsion. En l'occurrence, la durée de l'expulsion, contre laquelle le recourant n'élève aucune critique circonstanciée et laquelle reste inférieure à la durée médiane prévue par l'art. 66a al. 1 CP, ne viole pas le droit fédéral compte tenu de la gravité de l'infraction commise - étant rappelé que la Cour européenne des droits de l'Homme estime que, compte tenu des ravages de la drogue dans la population, les autorités sont fondées à faire preuve d'une grande fermeté à l'encontre de ceux qui contribuent à la propagation de ce fléau (arrêt 6B_381/2023 du 8 juin 2023 consid. 4.7.2 et les références citées) et de sa lourde culpabilité. Infondés, les griefs sont rejetés. Dans la mesure où le recourant conclut à la réduction de la durée d'expulsion "en fonction de l'issue du recours", le grief est devenu sans objet.