Citation: 7B_734/2024 E. 2.2.3

2.2.3. Dans un premier temps, la cour cantonale a constaté que la question n° 3 du questionnaire dont le recourant demandait le retranchement était identique à celle formulée dans le mandat d'expertise du 8 avril 2022, confirmé par l'autorité cantonale dans son arrêt du 29 juin 2022. Le recourant n'avait alors pris aucune conclusion formelle tendant à la suppression, à la modification ou à l'ajout de l'une ou l'autre des questions figurant dans le mandat d'expertise attaqué, de sorte que son grief tendant à faire supprimer cette question dans le nouveau mandat d'expertise apparaissait tardif. Dans tous les cas, la question perdait une partie de son sens dès lors qu'elle se référait à l'examen du prévenu qui n'aurait vraisemblablement pas lieu. Pour le reste, rien ne commandait de ne pas soumettre aux nouveaux experts les informations et les pièces dont le recourant demandait le retranchement, soit en particulier les dossiers médicaux des plaignants. Ceux-ci permettraient à l'expert, dans l'optique d'un bon accomplissement du mandat, de saisir la nature des faits reprochés et rien n'indiquait que l'expert ne pourrait pas prendre le recul nécessaire par rapport aux informations sur la personnalité du recourant qui pourraient être déduites de ces rapports médicaux. Dans un second temps, la juridiction cantonale a rejeté les questions complémentaires requises par le recourant; celles-ci ne s'avéraient pas pertinentes dans la mesure où la jurisprudence du Tribunal fédéral admettait le principe de l'expertise sur dossier. Par ailleurs, s'agissant de la possibilité de remplir le mandat conformément à la jurisprudence du Tribunal fédéral, l'expert n'avait pas encore eu connaissance du dossier, de sorte que la question s'avérait prématurée.