Citation: 5A_757/2021 E. 3.1

3.1. La Cour d'appel a considéré, par référence à la jurisprudence (cf. arrêts 5A_816/2014 du 3 mars 2015 consid. 2.3; 5P.169/2001 du 28 juin 2001 consid. 2b), qu'un conjoint n'est pas tenu d'exercer une activité supérieure au taux qui peut être attendu de lui lorsque les revenus des époux suffisent à couvrir les besoins des deux ménages de la famille. En conséquence, lorsque le revenu des parties permet de couvrir l'ensemble de leurs charges, y compris celles liées à l'existence de deux ménages, le revenu accessoire réalisé par l'un des époux en sus de son activité à plein temps ne doit pas être pris en considération. Selon la Cour d'appel, cette jurisprudence devait également trouver application dans le cas d'espèce, de sorte que, même si l'intimé était en mesure d'exercer des activités accessoires et d'améliorer ainsi ses revenus, on ne pouvait l'exiger de lui. Cela valait d'autant que la garde des trois enfants des parties lui avait été confiée, ce qui expliquait sans doute qu'il avait réduit ses activités accessoires par rapport à la vie commune. Dans ces conditions, aussi longtemps que le revenu de l'activité principale du recourant permettait de couvrir les charges des parties et de leur assurer le maintien du niveau de vie dont elles bénéficiaient pendant la vie commune, il devait être fait abstraction de ses revenus accessoires.