Citation: 6B_838/2022 E. 8

Selon l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours au Tribunal fédéral doivent indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuves, et être signés. En particulier, le recourant doit motiver son recours en exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (cf. art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 88 ss et 115 consid. 2 p. 116 s.); en particulier, la motivation doit être topique, c'est-à-dire se rapporter à la question juridique tranchée par l'autorité cantonale (ATF 123 V 335; arrêt 6B_970/2017 du 17 octobre 2017 consid. 4). De plus, le Tribunal fédéral est lié par les faits retenus par l'arrêt entrepris (art. 105 al. 1 LTF), sous les réserves découlant des art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF, soit pour l'essentiel de l'arbitraire (art. 9 Cst.; sur cette notion, cf. ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2 p. 81; 143 IV 241 consid. 2.3.1 p. 244) dans la constatation des faits. Le Tribunal fédéral ne connaît de la violation des droits fondamentaux que si ce moyen est invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF), c'est-à-dire s'il a été expressément soulevé et exposé de manière claire et détaillée (ATF 143 IV 500 consid. 1.1 p. 503). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2 p. 81; 146 IV 114 consid. 2.1 p. 118; 145 IV 154 consid. 1.1 p. 156). En l'espèce, la cour cantonale a, après avoir rappelé la teneur de l'art. 385 CPP, relevé que dans son acte de recours - qualifié de prolixe et de peu compréhensible -, le recourant se bornait à reprendre les reproches formulés dans sa plainte au sujet de la manière dont se déroulait l'instruction de ses plaintes pénales contre B.________, C.________ et D.________, sans développer de moyens à l'endroit de la motivation de l'ordonnance entreprise. Ce faisant, il ne prenait aucunement appui sur la motivation de la décision attaquée et ne développait aucun argument compréhensible - factuel ou juridique - sur lequel il aurait pu prétendre se fonder pour faire modifier l'ordonnance entreprise en sa faveur. Son écriture ne permettait dès lors pas de comprendre les motifs qui auraient commandé une autre décision, de sorte que le recours ne satisfaisait pas aux exigences de motivation de l'art. 385 al. 1 CPP. Un tel défaut de motivation ne pouvait de surcroît justifier qu'un délai supplémentaire lui soit fixé pour compléter son acte en application de l'art. 385 al. 2 CPP. Quoiqu'il mentionne la disposition précitée sur la première page de son mémoire de recours au Tribunal fédéral, le recourant n'en discute pas l'application qui en a été faite par les juges précédents. En lieu et place d'une critique topique de la motivation de l'arrêt attaqué, le recourant formule différentes critiques qui, à l'instar de ce que souligne déjà l'arrêt attaqué, se rapportent essentiellement au déroulement de l'instruction ayant donné lieu à sa plainte contre le procureur visé. Il en discute de surcroît librement, partant de façon irrecevable, différents faits y relatifs. Il s'ensuit que l'écriture du recourant ne répond manifestement pas aux exigences de motivation d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). Au surplus, autant que l'on décèle dans l'écriture du recourant des critiques dirigées contre l'arrêt 1B_190/2022 du 20 avril 2022, celles-ci sont en tout état irrecevables (art. 80 LTF). Au vu de ce qui précède, faute de satisfaire aux conditions de recevabilité d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF), le recours doit être déclaré irrecevable en application de l'art. 108 al. 1 let. b LTF. Le recourant, qui succombe, supporte les frais judiciaires qui seront fixés en tenant compte de sa situation, qui n'apparaît pas favorable (art. 65 al. 2 et 66 al. 1 LTF).