Citation: 7B_683/2023 E. 4.6

4.6. Eu égard à l'ensemble des considérations ci-dessus, force est de constater que les sanctions pénales imposées à la recourante ne consacrent pas une violation de sa liberté de réunion garantie par l'art. 11 CEDH et l'art. 22 Cst. Au contraire, elles résultent d'un juste équilibre entre les buts légitimes de la sûreté publique, de la défense, de l'ordre et de la protection des droits et libertés d'autrui, d'une part, et les impératifs de la liberté de réunion, d'autre part. Dans cette mesure, son grief doit être rejeté. Quant à l'art. 10 CEDH, également invoqué par la recourante, sa portée ne va pas au-delà de celle des art. 11 CEDH et 22 Cst.