Citation: 1C_392/2024 E. 1

L'arrêt de la Cour de droit administratif et public, qui annule le refus de la Municipalité de Begnins de délivrer le permis de construire sollicité par les époux A.________ et qui lui renvoie la cause pour nouvelle décision, revêt un caractère incident. Néanmoins, lorsque le renvoi ne laisse aucune latitude de jugement à l'autorité appelée à statuer à nouveau, il est assimilé à une décision finale et peut faire l'objet d'un recours immédiat au Tribunal fédéral (cf. ATF 149 II 170 consid. 1.9; 147 V 308 consid. 1.2). Tel est le cas en l'occurrence, le dossier étant retourné à la commune recourante pour qu'elle examine si le projet peut être dispensé d'une autorisation de construire en application du droit cantonal, sans qu'elle ne conserve de marge d'appréciation sur les autres points soulevés dans l'opposition tranchés dans la décision municipale. Ainsi, dirigé contre une décision analogue à une décision finale prise en dernière instance cantonale dans le domaine du droit public de l'aménagement du territoire et des constructions, le recours est en principe recevable comme recours en matière de droit public selon les art. 82 ss LTF, aucune des exceptions prévues à l'art. 83 LTF n'étant réalisée. La Commune de Begnins, qui fait valoir une violation de l'autonomie dont elle bénéficie en droit des constructions (cf. art. 139 let. d de la Constitution du canton de Vaud du 14 avril 2003 [Cst-VD; BLV 101.01]), est autorisée à agir en vertu de l'art. 89 al. 2 let. c LTF. La question de savoir si sa qualité pour recourir peut aussi se fonder sur l'art. 57 LPE au vu de l'objet du litige souffre de demeurer indécise. Les autres conditions de recevabilité sont au surplus réunies, de sorte qu'il convient d'entrer en matière sur le recours.