Citation: 6B_599/2015 E. 2.3.6

2.3.6. La cour cantonale n'a, par ailleurs, pas uniquement retenu que le comportement du recourant était intempestif faute de relance adressée au secrétariat du conseil d'administration des SIG pour obtenir les documents souhaités, mais aussi parce qu'il n'avait pas jugé utile de s'adresser, préalablement et de manière formelle, au Conseil d'Etat (autorité de surveillance des SIG), ainsi qu'à la Cour des comptes genevoise, se contentant d'adresser des copies de son courrier électronique à ces institutions sans autre explication. Faute de toute critique sur ce point précis de la motivation de la cour cantonale, il n'y a pas de raison de s'écarter de l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle le comportement du recourant ne répondait pas aux exigences de proportionnalité et de subsidiarité permettant de retenir un fait justificatif extra-légal, telle la poursuite d'un intérêt légitime. Pour le surplus, rien, dans l'état de fait de la décision cantonale, ne permet d'affirmer, comme le fait le recourant, qu'à peine huit jours après la demande qu'il a formulée une démarche de relance serait apparue d'emblée vaine et le recourant, même s'il paraît la critiquer, ne tente pas de démontrer que l'appréciation des preuves opérée par la cour cantonale serait arbitraire. Il n'y a pas de raison de s'écarter de la décision cantonale sur ce point non plus. Les développements qui précèdent conduisent au rejet du grief portant sur la non-reconnaissance d'un fait justificatif extra-légal.