Citation: 6B_115/2023 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a, en substance, jugé que la faute du recourant était très importante et que son mobile était totalement futile. Par ses agissements, il avait mis en danger la vie d'autrui, soit le bien juridique incontestablement le plus important dans l'échelle des valeurs sociales. Les conséquences de ses actes auraient pu être irrémédiables et c'était uniquement grâce à un facteur aléatoire que personne n'avait été touché par les nombreux tirs. En outre, le recourant avait porté atteinte au patrimoine de la ville, ne s'était pas inquiété de respecter la législation sur les armes et avait tenté de se soustraire à la police et d'abandonner des moyens de preuve dans le but de fuir ses responsabilités. La cour cantonale a retenu que le recourant, persistant à nier tout risque pour la vie d'autrui, ne semblait pas prendre pleinement conscience de la gravité de ses actes et que sa collaboration pouvait être qualifiée de moyenne, dans la mesure notamment où il avait eu tendance à nier les faits dans un premier temps avant de les admettre. L'absence d'antécédents avait en outre un effet neutre sur la fixation de la peine. Au vu de la gravité de la faute du recourant, la cour cantonale a considéré que le prononcé d'une peine privative de liberté se justifiait pour les infractions de mise en danger de la vie d'autrui, de dommages à la propriété et d'infractions à la législation sur les armes. La commission de ces infractions étant intimement liée et au vu de la nature et du contexte de ces atteintes, la cour cantonale a jugé qu'elles devaient être sanctionnées à l'identique. La cour cantonale a retenu que l'infraction de mise en danger de la vie d'autrui, abstraitement la plus grave, devrait emporter une peine privative de liberté de l'ordre de douze mois, que cette peine de base devrait être augmentée de deux mois (peine théorique: trois mois) pour tenir compte des infractions à la LArm et de 30 jours (peine théorique: deux mois) pour tenir compte des dommages à la propriété. Compte tenu de l'interdiction de la reformatio in pejus, elle a toutefois confirmé la peine privative de liberté de sept mois prononcée par le premier juge. Elle a en outre sanctionné l'empêchement d'accomplir un acte officiel par une peine pécuniaire de 20 jours-amende à 20 fr. le jour. Au vu de la gravité des agissements en cause et de leur bassesse et du fait que le temps écoulé depuis l'infraction n'était pas si long, la cour cantonale a considéré que le délai d'épreuve fixé à quatre ans était adéquat, ce d'autant plus que le recourant, qui, certes, faisait état de remords, ne semblait pas mesurer la gravité de ses actes et des conséquences dramatiques qu'ils auraient pu avoir.