Citation: 2C_236/2019 E. 6.2

6.2. En effet, l'autorité précédente a valablement présenté les bases légales applicables (en particulier l'art. 29 al. 1 Cst.), ainsi que la jurisprudence topique (parmi d'autres, ATF 125 I 119 consid. 3f p. 124 s.; arrêt 2C_629/2015 du 1 er décembre 2015 consid. 3.1) et en a fait une application correcte et détaillée, si bien que, d'une manière générale, il convient de renvoyer à l'arrêt entrepris (art. 109 al. 3 LTF, par renvoi de l'art. 117 LTF). Elle a ainsi jugé, de manière conforme au droit, que le recourant ne pouvait pas invoquer le fait que le président du bureau du conseil de direction de l'Ecole d'avocature avait produit une prise de position allant à l'encontre de son argumentation pour en demander la récusation. Elle a en outre retenu, de manière à lier le Tribunal fédéral (cf. art. 118 al. 1 LTF), que rien au dossier ne permettait de constater une quelconque prévention de cette personne. Elle a également considéré sans arbitraire que le fait d'avoir écrit que le recourant représentait un danger pour ses futurs clients, dans la mesure où il ne disposait pas de connaissances suffisantes, devait être compris comme une prise de position de l'autorité, s'inscrivant dans le cadre de ses fonctions administratives. A ce propos, il faut relever qu'en réalité, le président du bureau du conseil de direction de l'Ecole d'avocature s'est borné à expliquer pourquoi une formation minimale en droit était requise pour se présenter à l'examen final d'avocat (en l'occurrence protéger le candidat d'éventuelles lacunes lors de cet examen et protéger ses futurs clients). Il n'était par conséquent aucunement question de considérations personnelles dirigées directement contre le recourant. En outre, s'agissant de la demande de récusation de la directrice de l'Ecole d'avocature, la Cour de justice a également à bon droit jugé que celle-ci, de par son rôle, n'avait pas participé activement aux modalités des examens et à leur notation, ce qui excluait toute prévention. L'autorité précédente a finalement relevé à juste titre que le recourant était forclos à se prévaloir de la récusation des deux personnes en cause le 29 septembre 2018, postérieurement à son échec aux examens, dans la mesure où il était au courant au plus tard depuis le 18 avril 2018 de la prise de position du président du bureau du conseil de direction de l'Ecole d'avocature, dans laquelle celui-ci a expliqué le double but de la formation minimale requise pour se présenter à l'examen final d'avocat (cette prise de position étant intervenue dans le cadre de l'échange d'écritures devant la Cour de justice, ayant abouti à l'arrêt de cette autorité du 12 juin 2018; cf. consid. 1 ci-dessus).