Citation: 6B_481/2022 E. 3.2.1

3.2.1. Bien que la cour cantonale ne se prononce plus sur cette question, il ressort de la décision du 27 janvier 2022 de l'OEP et de l'état de fait de l'arrêt attaqué que le recourant représente un risque de récidive qualifié selon l'art. 59 al. 3 CP. En cours d'enquête, le recourant a été soumis à une expertise psychiatrique. Dans leur rapport du 3 novembre 2020, les experts ont constaté que le recourant présentait un risque élevé de passage à l'acte violent, de nature imprévisible, ainsi qu'un risque élevé de non-adhésion à un suivi thérapeutique, au vu de sa pathologie mentale sévère, du déni de ses troubles et de l'influence de consommation de substances psychotropes. Dans son jugement du 13 avril 2021, le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne a ordonné une mesure thérapeutique institutionnelle au sens de l'art. 59 CP, selon les modalités à définir par l'autorité d'exécution des peines. Conformément à la jurisprudence précitée, il a préconisé, dans ses considérants, un placement en milieu fermé (jugement du 13 avril 2021, p. 16). Si les intervenants - Direction de la prison, SMPP, auteurs du PEM, CIC - s'accordent pour constater que le recourant a évolué favorablement depuis son retour au sein de l'établissement de la Croisée en prenant progressivement conscience de sa maladie, des conséquences de ses consommations toxiques et du caractère morbide de ses actes de violence et qu'il s'est engagé dans un suivi thérapeutique régulier et tire bénéfice du traitement neuroleptique prescrit, ils ont toutefois insisté sur la fragilité de cette progression et la nécessité de poursuivre le traitement pour réduire le risque de récidive, qui était toujours présent. Dans sa décision du 27 janvier 2022, l'OEP a ordonné le placement du recourant en application de l'art. 59 al. 3 CP.