Citation: 2C_44/2007 19.07.2007 E. 6

6.1 Selon l'art. 46 al. 3 LIHD, l'autorité de taxation effectue la taxation d'office sur la base d'une appréciation consciencieuse si, malgré sommation, le contribuable n'a pas satisfait à ses obligations de procédure ou si les éléments imposables ne peuvent être déterminés avec toute la précision voulue faute de données suffisantes. L'art. 48 al. 2 LHID prévoit que le contribuable qui a été taxé d'office peut déposer une réclamation contre cette taxation uniquement pour le motif qu'elle est manifestement inexacte. La réclamation doit être motivée et indiquer, le cas échéant, les moyens de preuve. L'art. 180 al. 2 de la loi vaudoise du 4 juillet 2000 sur les impôts directs cantonaux, relatif à la taxation d'office, et l'art. 186 al. 2 de ladite loi concernant la réclamation à l'encontre d'une taxation d'office ont la même teneur que les art. 46 al. 3 et 48 al. 2 LHID et sont conformes à la loi fédérale sur l'harmonisation fiscale. 6.2 Les dispositions susmentionnées posent les mêmes conditions à une taxation d'office et les mêmes exigences pour une réclamation que la loi sur l'impôt fédéral direct. En outre, le devoir de collaboration du contribuable (cf. art. 42 LHID) correspond à celui exigé dans le cadre de l'impôt fédéral direct. Dès lors, les considérations développées ci-dessus pour cet impôt s'appliquent également aux impôts cantonal et communal sur le revenu de la période fiscale 2003 (cf. consid. 5). Partant, c'est à bon droit que le Tribunal administratif a rejeté le recours des intéressés relatif auxdits impôts. 6.3 En tant que les recourants invoquent une application arbitraire (art. 9 Cst.) du droit cantonal, la motivation du grief ne remplit pas les conditions de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. consid. 2.1). Celui-ci est dès lors irrecevable.