Citation: 4A_34/2016 E. 3.5.2

3.5.2. A titre subsidiaire, les recourantes font valoir que les demandes formulées par X.________, à supposer, quod non, qu'elles aient constitué de véritables Tripartite Agreement Claimsentrant dans le champ d'application de la clause compromissoire du contrat tripartite, auraient néanmoins dû être soumises au Tribunal arbitral prévu par le contrat de fourniture en vertu de l'art. 14.10, précité (cf. let. A.b.a in fine), de l'annexe 1 audit contrat, dès lors que Y.________ n'était pas partie à un tel litige (recours, n. 125 à 132). Les intimées ont contesté la recevabilité de cet argument au motif qu'il aurait été soulevé pour la première fois devant le Tribunal fédéral. Point n'est besoin d'examiner plus avant cette question car les recourantes démontrent de manière crédible, sous ch. 28 à 30 de leur réplique, qu'elles l'ont effectivement soumis au Tribunal arbitral quand bien même elles ne lui ont pas accordé une grande importance dans la procédure arbitrale. Il résulte clairement du texte de l'art. 14.10 de l'annexe 1 au GSPA que le Tribunal arbitral CCI n'eût pas été compétent pour statuer sur les demandes formulées par X.________ à l'encontre de B.________ au titre de la violation du contrat tripartite, si Y.________ n'avait pas été partie à un tel litige ("... if the Initial On-Sale Customer is not a party to such dispute... "). Qu'elle l'ait été est indubitable, quoi qu'en disent les recourantes, lesquelles complètent une nouvelle fois de manière inadmissible l'argumentation de leur recours dans leur réplique (n. 36 à 42). Exiger, à l'instar des recourantes, que Y.________ ait pris des conclusions contre X.________ ou X.________ contre Y.________ pour que cette condition fût réalisée, c'est aller au-delà du texte même de la disposition citée. Du reste, la raison d'être de celle-ci est de permettre la liquidation dans une seule procédure des demandes fondées sur le contrat tripartite et susceptibles, par définition, d'intéresser peu ou prou les trois signataires de ce contrat, sans que l'on puisse toujours apprécier ab ovo dans quelle mesure les conclusions prises par l'une d'entre elles contre l'une des deux autres influeront sur la situation juridique de la troisième, et vice versa. Le passage de la sentence cité par les recourantes (n. 1261/1262) a trait à une situation particulière qui ne saurait être généralisée et l'opinion qui y est émise devrait être écartée s'il fallait vraiment lui donner le sens que lui prêtent les recourantes. En tout état de cause, il est constant que, dans un premier temps, Y.________ avait pris contre X.________ une conclusion qu'elle a abandonnée par la suite (cf. duplique de Y.________, n. 25/26). D'ailleurs, à s'en tenir au critère formel, sinon formaliste, des conclusions prises entre ces deux parties, on pourrait encore observer que, dans les mémoires mentionnés à la note de pied 45 de l'acte de recours, en particulier dans les conclusions de sa Post Hearing Submission du 8 avril 2014, Y.________ demandait à ce que B.________ "and/or X.________" fussent reconnues responsables du paiement de ses dépens (n. 294, let. l).