Citation: 8C_50/2023 E. 6.2

6.2. Cependant, le docteur F.________ a soutenu que la théorie de la décompensation traumatique avancée par le professeur E.________ impliquait un mécanisme très violent, entrainant une fracture aiguë de l'isthme. "Il était connu qu'un traumatisme succédait souvent à l'apparition de la symptomatologie douloureuse des spondylolisthésis" (recte: "qu'une symptomatologie douloureuse... succédait souvent à un traumatisme"). Selon la littérature, un spondylolisthésis avec spondylolyse était par définition instable, c'est-à-dire mobile. En l'espèce, les clichés radiologiques récents révélaient une spondylolyse mobile, donc instable. En outre, le traumatisme n'avait pas été violent pour la colonne lombaire. En conclusion, le spondylolisthésis n'avait pas été créé par l'évènement, ni même aggravé de façon définitive par celui-ci. La mobilité du segment vertébral L5-S1 n'avait pas pu être aggravée par l'évènement. La morphologie de la colonne sus-jacente, en particulier au niveau discal, n'était pas fondamentalement altérée, les dégradations discales L5-S1 faisaient partie de l'anomalie spondylolisthésique, particulièrement dans une évolution à 55 ans (sic). Il était clair que l'évènement avait cessé ses effets en causalité naturelle au maximum six mois plus tard. Il y avait bien une révélation de la lyse isthmique bilatérale de causalité probable, mais temporaire.