Citation: I 128/05 29.05.2006 E. A

S.________, ressortissant espagnol né en 1947, a exercé en Suisse le métier de maçon depuis 1972. En décembre 1989, il est reparti s'établir dans son pays d'origine où il a continué de travailler jusqu'au 29 décembre 1991. A la suite de troubles lombaires, il a alors cessé toute activité lucrative et perçoit depuis lors une rente servie par la Sécurité sociale espagnole. Le 15 avril 2003, S.________ a déposé, par le biais de l'Institut national de la Sécurité sociale espagnole (INSS), une demande de prestations de l'assurance-invalidité suisse tendant à l'octroi d'une rente. Procédant à l'instruction du dossier, l'Office AI pour les assurés résidant à l'étranger (ci-après : l'office AI) a recueilli divers avis médicaux. Selon le docteur L.________, S.________ présente des lombo-sciatalgies chroniques sur arthrose lombaire, une hernie discale L5-S1 ainsi qu'une protrusion discale diffuse L4-L5 l'empêchant d'exercer le métier de maçon; en revanche, il est à même d'accomplir des travaux dépourvus de charges lombaires (rapports des 25 février et 31 mars 1998). Dans un rapport daté du 27 février 2003, le Service médical de la Sécurité sociale espagnole a diagnostiqué une hernie discale L4-L5, une protrusion discale L5-S1 ainsi qu'un oedème au niveau des plateaux adjacents au disque L5-S1. En raison de ces troubles, S.________ souffre de lombalgies chroniques qui ne cessent pas au repos et s'exacerbent à l'effort. Néanmoins, il dispose d'une mobilité vertébrale acceptable lui permettant d'exercer à plein temps des travaux légers, ne requérant ni charges, ni positions forcées au niveau de la colonne vertébrale. L'office AI a en outre requis l'avis du docteur R.________ (médecin-conseil) selon lequel S.________ présente depuis de nombreuses années des lombalgies chroniques sur protrusion du disque intervertébral L5-S1 et hernie discale L4-L5 - non significative - , sans trouble de la marche, ni atteinte neurologique périphérique, ni atrophie musculaire. L'ensemble de ces troubles s'avère incompatible depuis le 29 décembre 1991 avec des métiers de force (menuiser, maçon). Par contre, l'exercice d'activités lucratives s'exerçant en position assise et dépourvues d'effort lombaire telles que surveillant de parking, ouvrier sans qualification, magasinier ou caissier demeure exigible de sa part à 100 % (rapport du 11 novembre 2003). Se fondant sur l'ensemble du dossier médical, l'office AI a rejeté la demande de rente, au motif que le degré d'invalidité que l'assuré présente (19,14 %) est insuffisant pour ouvrir droit à la prestation (décision du 6 février 2004 confirmée sur opposition le 10 juin suivant).