Citation: 8C_146/2018 E. A

A.a. A.________, née en 1971, a été engagée par l'Etat de Genève en qualité d'assistante sociale au service B.________ à partir du 1 er novembre 2013 après avoir été auxiliaire dans le même service pendant le mois de septembre 2013. Dès le 1 er janvier 2014, à la suite de la création de la fonction de C.________, A.________ a bénéficié d'un nouveau classement de sa fonction en classe 16. Elle avait donc le statut d'employée. Le 16 décembre 2014, A.________ a écrit un courriel à D.________, cheffe de service. Elle avait appris que E.________, travaillant à l'unité F.________, faisait courir le bruit qu'elle était impliquée dans une affaire à laquelle G.________, travaillant également au sein de l'unité F.________, était mêlé. Elle demandait un entretien en présence de E.________. A.________ a été entendue en qualité de témoin dans une enquête administrative dirigée contre G.________. Selon le procès-verbal y relatif, E.________ avait admis qu'il s'agissait d'un malentendu et s'était engagé à collaborer avec elle. Depuis lors, elle n'avait plus entendu de rumeurs à son sujet au service B.________. Le 10 août 2015, A.________ a fait l'objet d'un entretien d'évaluation et de développement du personnel (EEDP) portant sur la période du 1er novembre 2013 au 21 avril 2015. Sur les onze critères évalués, huit étaient jugés "à développer", un "maîtrisé et à développer" et deux "maîtrisés". H.________, sa supérieure hiérarchique directe, a notamment relevé que A.________ avait fait preuve d'une bonne résistance au stress et d'une bonne capacité d'adaptation au vu de la charge de travail importante à son arrivée. Toutefois, il lui était demandé de veiller à assurer un traitement rapide des courriels et des demandes des différents interlocuteurs internes et externes du service B.________, de mettre en place une meilleure organisation et planification de l'ensemble des démarches à entreprendre pour le dossier d'une personne protégée et enfin d'améliorer ses connaissances du cadre légal et des procédures de travail. A.________ devait en outre se montrer plus synthétique à l'écrit comme à l'oral. Cinq objectifs lui ont été fixés ainsi que des moyens d'action et/ou formations pour les réaliser, un point de la situation devant être effectué le 31 mai 2016. Une prolongation de la période probatoire du 1er novembre 2015 au 31 octobre 2016 était en outre requise. Le 19 août 2015, A.________ a contesté par écrit le déroulement et le contenu de son entretien d'évaluation. Par décision du 17 septembre 2015, déclarée exécutoire nonobstant recours, le Département de l'emploi, des affaires sociales et de la santé (DEAS) a prolongé la période probatoire de A.________ d'une année, soit jusqu'au 31 octobre 2016, afin de lui permettre d'atteindre les objectifs fixés par sa hiérarchie. A.________ a recouru contre cette décision devant la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève. A.b. A.________ a été en incapacité totale de travail pour cause de maladie à partir du 23 février 2016. Le 2 mai 2016, elle a repris son activité professionnelle à 50 %. Le même jour, I.________, directrice du service B.________ et J.________, chef de secteur et nouveau supérieur hiérarchique direct de A.________, ont reçu cette dernière pour un entretien ayant pour objectif de fixer un plan de reprise après son absence prolongée pour raisons médicales. A.________ a également été informée qu'un point de situation aurait lieu le 4 mai 2016 afin notamment de reprendre les objectifs fixés dans l'EEDP du 10 août 2015. Le 4 mai 2016 a eu lieu l'entretien annoncé et un compte-rendu a été établi le 18 mai 2016. Au cour de l'entretien, A.________ a indiqué qu'elle ne souhaitait pas aborder les questions en lien avec son EEDP en raison de la procédure en cours faisant suite à la décision du service de ne pas la nommer. J.________ a constaté des manquements dans la prise en charge des dossiers par A.________. Quatre objectifs préalablement fixés posaient problème. A.________ a été en incapacité totale de travail pour cause de maladie dès le 18 mai 2016. Elle a refusé de signer le compte-rendu de l'entretien du 4 mai 2016. Par courrier du 18 août 2016, I.________ a convoqué A.________ à un entretien de service devant avoir lieu le 13 septembre 2016. Le 7 septembre 2016, A.________ a contesté sa convocation à cet entretien de service. Elle a en outre déposé une plainte pour "mobbing" à l'encontre de I.________, en concluant notamment à l'annulation de l'entretien de service fixé au 13 septembre 2016. A.________ ne s'étant pas présentée à cet entretien, la procédure s'est poursuivie par écrit. Selon un document intitulé "entretien de service" communiqué à l'intéressée, A.________ avait été absente pour cause de maladie pendant près de sept mois au cours des onze derniers mois recouvrant la prolongation de sa période probatoire. A ce stade, la hiérarchie n'avait constaté aucune amélioration des prestations et de l'attitude de A.________, laquelle n'avait pas entrepris les démarches nécessaires visant à atteindre les exigences de son poste. Son employeur l'a informée qu'il envisageait de résilier les rapports de service. Un délai de trente jours a en outre été imparti à A.________ pour faire valoir ses observations par écrit. Celle-ci s'est déterminée par courrier du 14 octobre 2016. A.c. Par décision du 25 octobre 2016, déclarée exécutoire nonobstant recours, la Direction générale de l'action sociale du DEAS, par son directeur général, a résilié les rapports de service de A.________ avec effet au 31 janvier 2017. A.d. Le 18 novembre 2016, le Groupe de confiance, qui avait été saisi d'une demande d'investigation à l'encontre de I.________ et J.________, a informé A.________ de la suspension de la procédure d'investigation jusqu'à droit jugé dans la cause portant sur le bien-fondé ou non de la prolongation de sa période probatoire.