Citation: 6B_1060/2013 E. 2.2

2.2. Suivant l'art. 48 CP, le juge atténue la peine si l'auteur a manifesté par des actes un repentir sincère, notamment s'il a réparé le dommage autant qu'on pouvait l'attendre de lui (let. d). Le repentir sincère n'est réalisé que si l'auteur a adopté un comportement désintéressé et méritoire, qui constitue la preuve concrète d'un repentir sincère. L'auteur doit avoir agi de son propre mouvement dans un esprit de repentir, dont il doit avoir fait la preuve en tentant, au prix de sacrifices, de réparer le tort qu'il a causé. Les éléments relatifs à l'attitude du prévenu après l'acte peuvent également entrer en considération dans la fixation de la peine ( WIPRÄCHTIGER/KELLER, Basler Kommentar, Strafrecht I, 3 e éd. 2013, n° 147 ad art. 47 CP; QUELOZ/HUMBERT, Commentaire romand, Code pénal I, 2009, n° 74 ad art. 47 CP). Les aveux, la collaboration à l'enquête ainsi que les remords et la prise de conscience de la faute sont généralement considérés comme des éléments autorisant une diminution de la peine, à moins qu'ils ne relèvent d'un pur calcul stratégique (ATF 121 IV 202 consid. 2d/cc et dd p. 206 et 207 ; arrêt 6B.485/2011 du 1 er décembre 2011 consid. 1.1).