Citation: 9C_33/2016 E. A

A.a. B.________ a travaillé pour la société A.________ SA en qualité de vendeur, conseiller de système, représentant commercial ou "Key Account Manager" pour la vente et la location d'appareils et de leurs accessoires à partir du mois de novembre 1996 (d'abord à plein temps, puis à 60 % dès le mois de mars 2002). A ce titre et dès cette date, il a été affilié à la Fondation de prévoyance A.________ SA (Personalvorsorgestiftung der A.________ AG; ci-après: la Fondation). Souffrant d'une maladie ophtalmique (kératocône), B.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité le 8 octobre 2002. L'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a pris des renseignements médicaux auprès de la doctoresse C.________, spécialiste en ophtalmologie et en chirurgie ophtalmologique, et économiques auprès de l'employeur de l'assuré. Par trois décisions séparées du 24 juin 2005, il a mis B.________ au bénéfice d'une demi-rente d'invalidité du 1 er mars au 30 novembre 2002 (fondée sur un taux d'invalidité de 60 %), puis d'un quart de rente dès le 1 er décembre 2002 (fondé sur un taux d'invalidité de 40 %). Le droit à un quart de rente a été confirmé à l'issue d'une procédure de révision (communication du 11 août 2008). A.b. Faisant valoir une péjoration de son état de santé consécutive à l'introduction d'un traitement par chimiothérapie d'une tumeur (carcinome embryonnaire) et des ulcères à l'estomac, B.________ a requis la révision de son droit à une rente d'invalidité, le 19 mai 2011; il précisait être contraint de réduire son temps de travail à quatre heures par jour à compter du 1 er juin 2011 (vingt heures par semaine). Après avoir recueilli l'avis des médecins traitants, l'office AI a confié la réalisation d'une expertise à l'Hôpital D.________, à U.________. Le docteur E.________, chef de clinique, a diagnostiqué un syndrome d'oeil sec qui empêchait l'assuré de porter de manière prolongée des lentilles de contact à la suite du traitement de chimiothérapie; l'activité exercée jusqu'alors était encore exigible à raison de quatre heures par jour sans diminution de rendement depuis le 26 avril 2011 (rapport du 1 er mars 2012). Le 31 mai 2012, l'office AI a informé B.________ qu'il envisageait de rejeter la demande de révision et de maintenir son droit à un quart de rente d'invalidité, dès lors que le taux d'invalidité (40 %) se confondait avec la diminution de son taux d'activité. L'assuré a contesté ce point de vue par courrier du 14 juin 2012, en indiquant que son incapacité de travail était de 50 % et non pas de 40 %. Il a par ailleurs ajouté qu'après son licenciement par A.________ SA, il avait été engagé à un taux de 50 % par la société F.________ AG depuis le 1 er juillet 2012, pour une activité de "vente au service externe/direction de projet", de sorte qu'un taux d'invalidité de 50 % devait lui être reconnu. De son côté, la Fondation a également exprimé son désaccord avec le projet de décision (écriture du 18 juin 2012), concluant à la suppression de la rente d'invalidité. Entre autres arguments, elle a fait état de fluctuations du salaire annuel de l'assuré entre 2001 et 2011 et relevé que l'évolution du salaire ne correspondait pas au degré d'activité stipulé par le contrat de travail. Après avoir interpellé l'ancien employeur de B.________ sur les incapacités de travail et les raisons du licenciement (réponse du 3 juillet 2012), l'office AI a indiqué à l'assuré qu'il comptait lui reconnaître le droit à une rente entière d'invalidité du 1 er mai au 31 juillet 2011, puis à une demi-rente à partir du 1 er août 2011 (projet du 31 août 2012). Malgré le désaccord exprimé derechef par la Fondation le 2 octobre 2012, et l'échange de courriers qui s'en est suivi, l'office AI a rendu trois décisions, le 22 août 2013, par lesquelles il a octroyé à B.________ une rente entière d'invalidité du 1 er mai au 31 juillet 2011, puis une demi-rente dès le 1 er août 2011.