Citation: 2C_346/2024 E. B

B.a. La Direction de l'agriculture a, en date du 23 août 2017, informé A.________ SA de l'ouverture d'une procédure de réexamen des conditions de reconnaissance de l'exploitation appartenant à la société pour les années 2016 et 2017. A cette occasion, elle a mandaté F.________ SA, afin que celle-ci analyse les exploitations de la famille B.________ et des sociétés proches. Dans un rapport du 15 mars 2018, F.________ SA a constaté que plusieurs de ces sociétés, dont A.________ SA, n'étaient pas autonomes; elle a toutefois indiqué que D.________ SA était autonome. Par décision du 29 juin 2018, la Direction de l'agriculture a révoqué la reconnaissance d'exploitation accordée à A.________ SA le 5 mars 2010 avec effet rétroactif au 1er janvier 2016, dès lors que celle-ci n'était indépendante ni sur le plan économique ni sur le plan organisationnel pour les années 2016 et 2017. B.b. Le 20 septembre 2019, le Département de l'agriculture a rejeté le recours de A.________ SA à l'encontre de la décision du 29 juin 2018 de la Direction de l'agriculture. B.c. Le Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après : le Tribunal cantonal) a également rejeté, par arrêt du 29 septembre 2022, le recours de A.________ SA attaquant la décision du 20 septembre 2019 du Département de l'agriculture. Il a constaté que A.________ SA et D.________ SA étaient dans un lien de dépendance spatiale, économique et organisationnelle. Il a expliqué que ces deux sociétés opéraient conjointement et prenaient leurs décisions de manière à partager les risques et profits de leurs activités, de sorte que leur collaboration excédait celle d'un coup de main réciproque ponctuel. Il a toutefois retenu que D.________ SA pouvait être reconnue en tant qu'exploitation agricole autonome entre 2016 et 2017. B.d. Par arrêt du 28 mai 2024, le Tribunal administratif fédéral a rejeté le recours de A.________ SA à l'encontre de l'arrêt du 29 septembre 2022 du Tribunal cantonal. Il a en substance jugé que, durant les années 2016-2017, la collaboration entre A.________ SA et D.________ SA excédait ce qui pouvait être considéré comme une aide entre deux entreprises admise; tout portait à croire que les deux sociétés s'étaient réparties les étapes de l'élevage et s'accordaient pour organiser la répartition des tâches au sein des deux porcheries; elles partageaient, ainsi, les risques et profits de leur activité. Partant, A.________ SA ne possédait pas l'indépendance et l'autonomie requises pour bénéficier de la reconnaissance d'exploitation pour 2016-2017. B.e. Dans une procédure parallèle à la présente cause, A.________ SA et D.________ SA ont déposé séparément, le 5 juillet 2018, une nouvelle demande de reconnaissance d'exploitation agricole dès le 1er janvier 2018. Durant la procédure, la seconde a obtenu la reconnaissance d'exploitation agricole à partir du 1er janvier 2018. Tel n'a pas été le cas de A.________ SA qui a attaqué l'arrêt du 28 mai 2024 du Tribunal administratif fédéral, rejetant son recours, devant le Tribunal fédéral (cause 2C_345/2024 tranchée par arrêt de ce jour).