Citation: 1C_492/2020 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le Tribunal cantonal a considéré que, quand bien même une erreur administrative relative au domicile du recourant - dont celui-ci n'était pas responsable - aurait été commise, il y avait lieu de s'en tenir - en ce qui concerne le début du délai de cinq ans - à la date de la révocation de la dernière mesure. Il a motivé son raisonnement en quatre points. Il a d'abord considéré que vouloir prendre en compte une autre date impliquait de faire des hypothèses quant au déroulement des faits, ce qui induisait une insécurité du droit inacceptable; en effet, une multitude de facteurs était susceptible d'influencer la date de la révocation d'une mesure, comme par exemple les délais d'élaboration des expertises, l'échange des écritures, les délais d'attente pour exécuter les contrôles, l'envoi des résultats de mesures de contrôle, les délais des envois postaux ou le temps de réaction de l'administré ou de l'administration; à l'évidence, il n'était pas concevable de contester la date de restitution d'un permis en argumentant que si telle ou telle opération avait été effectuée plus tôt, la révocation aurait aussi été avancée et qu'ainsi, la nouvelle infraction aurait été commise après l'échéance du délai de cinq ans. L'instance précédente a jugé que l'application du délai d'épreuve ne saurait reposer sur des suppositions relatives à de tels facteurs.