Citation: 2P.333/2005 18.04.2006 E. B

Par décision de taxation pour l'impôt cantonal et communal du 13 décembre 2000, la Commission d'impôt et Recette de Lausanne-District, devenue entre-temps l'Office d'impôt du district de Lausanne-District, a admis en déduction au titre des « autres frais professionnels » seulement un montant forfaitaire de 25'000 fr. par année. Cette déduction a été fixée selon les barèmes suivants: 25% sur la première tranche de 70'000 fr. et 10% pour le surplus, mais au maximum 25'000 fr. La réclamation des époux X.________ a été rejetée par deux décisions (identiques) de l'Administration cantonale des impôts des 1er et 7 novembre 2001. Saisi d'un recours contre la décision du 7 novembre 2001, le Tribunal administratif du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal administratif ou l'autorité intimée) l'a rejeté par arrêt du 2 novembre 2005. Selon cette autorité, les montants forfaitaires déductibles au titre de frais d'acquisition du revenu dans la branche des assurances avaient été réduits dans la mesure où le pourcentage applicable à la première tranche était passé de 30 à 25% et le montant maximal ramené de 30'000 à 25'000 fr. (d'après une circulaire de l'Administration cantonale des impôts du 7 janvier 1997 concernant l'imposition des agents généraux et inspecteurs d'assurances). Cette diminution n'était pas critiquable, l'Administration cantonale des impôts jouissant d'un large pouvoir d'appréciation dans l'établissement de tels barèmes. En particulier, elle ne constituait pas une inégalité de traitement, car le contribuable a la possibilité d'obtenir la déduction de ses frais effectifs en produisant les pièces justificatives nécessaires. C. Les époux X.________ interjettent recours contre cette décision, en demandant au Tribunal de céans de l'annuler et de « charger l'Administration d'établir un nouveau barème basé sur le principe de la proportionnalité et éventuellement de la progressivité ». Ils dénoncent une violation des principes de l'interdiction de l'arbitraire, de l'égalité de traitement et de la proportionnalité. Ils prétendent également que la décision attaquée souffre d'un vice de forme et reprochent à l'autorité intimée un retard injustifié à statuer. Le Tribunal administratif et l'Administration cantonale des impôts concluent au rejet du recours.