Citation: 5A_577/2020 E. 6

En tant que le recourant fonde son argumentation sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt querellé, sans soulever de grief circonstancié à cet égard, sa critique est irrecevable (cf. supra consid. 2.2). Tel est notamment le cas de son allégation selon laquelle il serait frappé d'une interdiction d'entrée en Suisse, élément dont on ne discerne au demeurant pas la pertinence s'agissant de l'issue du présent recours, qui a uniquement pour objet la question de la recevabilité de l'appel. Comme l'a correctement relevé l'autorité cantonale, le recourant a exposé dans son appel, de manière toute générale, qu'il ne vivrait pas en France mais en Serbie et qu'il ne pourrait pas travailler en Europe, mais n'a fourni aucune argumentation claire en lien avec la décision de première instance. D'ailleurs, contrairement à ce qu'il soutient dans le présent recours, le recourant n'a nullement indiqué dans son appel " que c'est donc à tort que le Président du Tribunal d'arrondissement lui a imputé un revenu hypothétique de EUR 1'765 par mois ". En définitive, c'est à juste titre que le Juge délégué a considéré que, sur le fond, l'acte d'appel, même rédigé par un non-juriste, ne répondait pas aux exigences de motivation posées en la matière, puisqu'il ne permettait pas de comprendre sur quels points l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 5 mars 2020 serait erronée. Il sera encore relevé que, si la validité d'un moyen de droit présuppose, en vertu d'une règle légale expresse, une motivation - même minimale -, en exiger une ne saurait constituer une violation du droit d'être entendu ou de l'interdiction du formalisme excessif (ATF 134 II 244 consid. 2.4.2 et les références).