Citation: 5A_985/2022 E. B

B.a. Le 23 septembre 2010, les hoirs A1.________ ont formé devant le Tribunal une action en partage à l'encontre de Q.A.________ et des hoirs A2.________ en vue de la dissolution du droit de superficie précité. Dans le cadre de cette procédure, le Tribunal a déjà statué sur plusieurs questions litigieuses. Par jugement du 14 mars 2014, contre lequel les recours des hoirs A2.________ ont été déclarés irrecevables par arrêt de la Cour de justice du 17 septembre 2014, puis par arrêt du Tribunal fédéral du 2 mars 2015 (5A_92/2015), il a notamment dénié la qualité pour agir des descendants de feu Q.A.________ dans le procès en partage. Par jugement du 17 août 2015, confirmé par arrêt de la Cour de justice du 22 avril 2015 et arrêt du Tribunal fédéral du 5 septembre 2016 (5A_417/2016), il a constaté que les droits de co-superficiaire que possédait feu Q.A.________ s'étaient éteints à son décès avec pour conséquence d'accroître, dans une mesure équivalente, la part des co-superficiaires restants, les droits de superficie étant ainsi désormais détenus à hauteur de 50% par les hoirs A1.________ et de 50% par les hoirs A2.________. Par jugement du 24 novembre 2017, le Tribunal a ordonné la vente aux enchères privées entre les hoirs A1.________ et les hoirs A2.________ du droit de superficie et débouté les hoirs A2.________ de leur demande reconventionnelle en indemnisation pour le préjudice subi résultant, selon eux, du profit que la réunification de leur droit de superficie générait pour les hoirs A1.________. Par arrêt du 5 octobre 2018, la Cour de justice a modifié ce jugement en ce sens que la vente ordonnée serait une vente aux enchères publiques et renvoyé la cause au Tribunal pour qu'il complète le jugement en ce sens; elle a relevé dans son arrêt qu'il se justifiait de faire procéder à une expertise pour déterminer la mise à prix, qui constituait un élément essentiel, tout en précisant que ladite expertise n'avait qu'une valeur d'estimation, sans aucun caractère contraignant. B.b. Par ordonnance du 21 mai 2019, le Tribunal a ordonné une expertise visant à estimer la valeur vénale du droit de superficie portant sur les bâtiments nos 70, 190 et 815 sis sur la parcelle n° aaa de W.________ ainsi que sur toutes les canalisations desservant lesdits bâtiments, inscrit au Registre foncier le 12 février 1960 sous référence ccc. Il a commis à cette fin T.________, architecte, avec pour mission de répondre aux questions suivantes: déterminer la/les méthode (s) pertinente (s) pour estimer la valeur vénale du droit de superficie portant sur les bâtiments précités ainsi que sur toutes canalisations desservant lesdits bâtiments et justifier ce (s) choix (1 er tiret); déterminer, en tant que de besoin, le montant moyen des charges d'entretien et de fonctionnement courantes annuelles de " X.________ " et déterminer, en tant que de besoin, le montant des travaux d'entretien de " X.________ " qui peuvent être anticipés d'ici à l'an 2060 (2 e tiret); estimer la valeur vénale du droit de superficie portant sur les bâtiments précités ainsi que sur toutes canalisations desservant lesdits bâtiments selon trois hypothèses, à savoir: 1) en tenant compte d'un droit d'accès menant de la route de U.________ à la cour intérieure et à ses places de parc à voitures seulement, 2) en tenant compte d'un droit d'accès s'étendant également aux allées desservant toutes les issues des bâtiments et à la terrasse/jardin desservant l'escalier monumental du perron sur le devant de la maison et 3) en tenant compte d'un droit d'accès s'étendant en outre au parc ou jardin entourant " X.________ " (3 e tiret).