Citation: 6B_1039/2023 E. 6.3

6.3. En substance, le recourant conteste la crédibilité de l'intimé. A cet égard, il relève de nombreux éléments que la cour cantonale aurait arbitrairement omis. Selon lui, les variations dans le discours de l'intimé ne concerneraient pas que des détails périphériques. L'argumentation du recourant s'épuise toutefois en une vaste rediscussion des éléments du dossier, notamment des déclarations de l'intimé. Ce faisant, le recourant ne fait qu'offrir sa propre lecture des moyens de preuve dans une démarche purement appellatoire sans démontrer l'arbitraire de l'appréciation cantonale. En particulier, il échoue à démontrer le caractère insoutenable de l'appréciation cantonale selon laquelle l'intimé jouissait d'une très forte crédibilité nonobstant les quelques incohérences relevées par la cour cantonale, tandis que celle du recourant, qui était plus difficile à déterminer puisqu'il niait les faits, bien que pas mauvaise, n'était pas non plus différente de celle de tout prévenu qui contestait l'accusation et avait dès lors un intérêt évident à les nier. En outre, le recourant n'établit pas, conformément aux exigences de motivation accrue (art. 106 al. 2 LTF), en quoi les divers faits qu'il énumère et qui seraient déterminants selon lui, auraient fait l'objet d'une omission arbitraire. A cet égard, il perd de vue que le juge n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limiter à ceux qui lui paraissent pertinents (ATF 142 II 154 consid. 4.2 p. 157; 139 IV 179 consid. 2.2 p. 183); la motivation peut par ailleurs être implicite et résulter des différents considérants de la décision (ATF 141 V 557 consid. 3.2.1 p. 565; arrêt 6B_388/2023 du 4 décembre 2023 consid. 1.3.1). Le recourant ne consacre, pour le reste, aucun développement à la violation de l'art. 6 CEDH (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). Il ne démontre pas plus en quoi la cour cantonale aurait violé la présomption d'innocence (art. 106 al. 2 LTF). La cour cantonale est clairement parvenue à une conviction à l'issue de son appréciation des preuves non arbitraire. Insuffisamment motivées, ses critiques sont, partant, irrecevables.