Citation: 5D_33/2022 E. 5.3

5.3. En l'occurrence, c'est de manière largement appellatoire que la recourante s'en prend à l'allocation d'une indemnité de dépens, en se limitant à contester l'appréciation du sort de la cause et en soutenant que le nombre d'heures de travail de l'avocat est exagéré. Or, pour remplir les exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (par renvoi de l'art. 117 LTF; cf. supra consid. 4), il ne suffit pas, comme le fait la recourante, de présenter sa propre appréciation en se bornant à mentionner de manière toute générale un droit constitutionnel. Il s'ensuit qu'à défaut de développement clair et détaillé, les griefs d'arbitraire de la recourante sont irrecevables, faute de motivation suffisante (notamment de démonstration concernant les motifs et le résultat; cf. supra consid. 4). Au demeurant et sur le fond, le raisonnement de l'autorité précédente est fondé sur les normes topiques du CPC (cf. supra consid. 5.2), appliquées aux éléments factuels pertinents du cas d'espèce, singulièrement sur le fait que la recourante a retiré sa demande et sur la note d'honoraires de l'avocat de l'intimé. Aussi et dès lors que la cour cantonale disposait d'une grande liberté d'appréciation en la matière (cf. supra consid. 5.2), il n'apparaît pas que celle-ci ait abusé de son pouvoir d'appréciation et ainsi versé dans l'arbitraire (art. 9 Cst.), quand bien même une autre décision concernant les frais et dépens eut également été concevable (cf. supra consid. 4). Le grief est donc infondé.