Citation: 2C_1073/2019 E. 5.5

5.5. On ne voit pas - et le recourant ne le démonte pas - en quoi le raisonnement du Tribunal cantonal serait entaché d'arbitraire. L'assistance alimentaire de l'art. 328 CC n'a en effet pour but que de couvrir les frais élémentaires d'existence, dont ne font pas partie les frais d'études supérieures de l'enfant majeur, sauf dans des cas exceptionnels où la nécessité de ces études s'imposerait et où leur interruption serait fatale pour l'avenir du demandeur (cf. THOMAS KOLLER, Basler Kommentar ZGB, vol. 1, 5e éd., 2014, n° 9 ad art. 328/329 CC). Or, le recourant ne prétend pas que l'interruption de sa deuxième formation, entreprise à l'âge de 36 ans, serait fatale à son avenir. Il est par ailleurs permis de douter du caractère strictement nécessaire de celle-ci pour le recourant, dans la mesure où il est déjà titulaire d'un Master en droit, et que sa nouvelle formation aboutira à l'obtention d'un titre identique à celui qu'il possède déjà, avec pour seule différence l'accomplissement des crédits spécifiques à la mention "magistrature". Enfin, force est de constater que l'intéressé, qui a déjà achevé des études universitaires, est manifestement apte au travail (cf. supra consid. 3.2 in fine), respectivement ne prétend pas qu'il ne saurait être exigé de lui qu'il exerce une activité professionnelle, si bien que l'on ne saurait retenir qu'il se trouve dans une situation de besoin au sens de l'art. 328 CC. L'intéressé ne pouvant, dans le cas d'espèce, se prévaloir de l'assistance alimentaire de l'art. 328 CC, il n'apparaît pas insoutenable de juger que le critère de l'aisance, au sens de la disposition précitée, n'entrait pas en ligne de compte lors de la prise en compte des possibilités financières de la mère du recourant.