Citation: 9C_578/2023 E. 6.3

6.3. Selon la juridiction cantonale, les auditions des dénommés visaient en somme à expliquer la nécessité pour la contribuable de recourir à des sociétés étrangères afin de percevoir ses commissions et à démontrer que la structure mise en place lui avait été conseillée. Or pour les juges précédents, les recourants s'étaient largement expliqués sur ces aspects du litige et les éléments figurant au dossier permettaient de le trancher sans procéder aux auditions sollicitées. Les juges cantonaux ont considéré que quand bien même les témoins seraient venus confirmer que, dans le commerce des oeuvres d'art, il était usuel de recourir à des sociétés "offshore" pour les transactions y relatives, il ne pouvait de toute façon pas être retenu que le choix de la contribuable de recourir à ce type de sociétés pour percevoir les commissions litigieuses n'avait pas été, en premier lieu, dicté par sa volonté de cacher des revenus aux autorités fiscales suisses. En effet, la recourante était l'unique ayant droit économique des sociétés "offshore" en question, qui n'avaient au demeurant aucune activité et qui servaient uniquement à recevoir les commissions litigieuses. Il ressortait en outre d'un document d'ouverture de compte bancaire de l'une de ces sociétés que la contribuable "souhaitait ouvrir une structure afin de défiscaliser" les revenus issus de la vente d'oeuvres d'art. De plus, les impératifs de confidentialité et de protection de la responsabilité personnelle, ainsi que le besoin de discrétion invoqués par les recourants pour justifier le recours à des sociétés-écran dans le cadre de transactions liées aux oeuvres d'art auraient pu être également atteints par la création de sociétés de droit suisse.