Citation: 8C_642/2023 E. 3.4

3.4. Dans les mois ayant suivi la seconde opération du 18 décembre 2019, les médecins de C.________ ont fait état d'un status rassurant et n'ont proposé aucune nouvelle intervention, ni traitement autre que celui visant à soulager les douleurs oculaires et un oedème (cf. rapports des 4 mars 2020 et 25 mai 2020). Dans son avis du 5 octobre 2020, le docteur D.________ a relevé que le suivi du recourant devait être assimilé à un traitement de longue durée; une vraie amélioration de l'état de santé ne paraissait pas probable. Le 27 septembre 2021, le docteur F.________ a certes indiqué que compte tenu de la persistance des douleurs oculaires et de la photophobie, le recourant avait été réadressé au service d'ophtalmologie de C.________ en juillet 2020, en vue d'une éventuelle autre forme de traitement plus invasive (alcoolisation du nerf optique ou injections péribulaires de corticoïdes); ce médecin traitant n'a toutefois fourni aucune précision quant aux suites données à cette démarche. Le 30 novembre 2021, il a adressé le recourant à un confrère ophtalmologue, toujours dans le but d'évaluer la possibilité de recourir à d'autres mesures thérapeutiques. Selon un nouveau rapport du docteur F.________ du 30 août 2022, ledit confrère a évoqué une éventuelle opération de l'oeil gauche par suture irienne, avec adaptation d'une lentille de contact spéciale de type scléral; cette intervention n'a toutefois pas été pratiquée, le recourant ayant préféré y surseoir. Force est ainsi de constater qu'ensuite de la dernière intervention du 18 décembre 2019, aucune nouvelle intervention n'a été concrètement planifiée, malgré les réflexions menées en ce sens depuis juillet 2020 au plus tard. De surcroît, ni le docteur F.________ ni aucun autre médecin n'a exposé en quoi la capacité de travail du recourant pourrait être sensiblement améliorée ensuite de l'une ou l'autre des interventions évoquées. Dans ces conditions, la juridiction cantonale a considéré à juste titre que l'état de santé du recourant était stabilisé au 31 mai 2020, aucun élément au dossier ne militant par ailleurs en faveur de la mise en oeuvre d'une expertise sur cette question. Pour le reste, le recourant n'expose pas - et on ne voit pas - en quoi les juges cantonaux auraient, ce faisant, violé son droit d'être entendu, étant entendu qu'il ne soutient pas avoir requis la mise en oeuvre d'une expertise en procédure cantonale. Ses griefs s'avèrent ainsi mal fondés.