Citation: 6B_12/2021 E. 1.4

1.4. Au moment de déterminer si le recourant avait saisi la portée de l'ordonnance pénale et en particulier la nécessité de former opposition dans les 10 jours s'il entendait la contester, la cour cantonale a pris en considération l'attitude du recourant lors de ses deux auditions par la police les 6 mai 2020 et 10 juin 2020. A ces occasions, il avait en effet décliné l'assistance d'un interprète en arabe, sa langue maternelle, qui lui avait été expressément proposée, ayant été capable de s'expliquer spontanément en français et ayant signé sans réserve les procès-verbaux qui lui avaient été soumis. En outre, il n'avait nullement semblé désemparé par le fait que la police s'adresse à lui en français et n'avait jamais fait montre d'un signe d'incompréhension. Il n'avait pas davantage argué avoir eu des difficultés à saisir le sens des questions qui étaient posées ou à se faire comprendre, ni encore que les procès-verbaux ne correspondaient pas à ce qu'il voulait déclarer. La cour cantonale en a déduit que le recourant disposait d'une maîtrise suffisante du français, ses capacités dans cette langue lui ayant permis aisément de comprendre ce qui lui était reproché et de se déterminer en conséquence. Dans ce contexte, il était peu crédible que la seule explication des voies de droit lui avait échappé (cf. arrêt attaqué, consid. 3.6 p. 8).