Citation: 8C_502/2018 E. A

A.________, née en 1977, travaillait en qualité d'assistante technique et administrative auprès de B.________ SA depuis le 5 janvier 2015 à U.________ et était assurée à ce titre contre le risque d'accidents auprès de Helvetia Compagnie d'assurances SA (ci-après: Helvetia). Le 9 mars 2016, l'assurée a été victime d'un accident de la voie publique. Alors qu'elle était à l'arrêt sur une route, un véhicule sortant en marche arrière d'un parking a percuté l'avant de son véhicule. Le jour même de l'accident, l'assurée a consulté la doctoresse C.________, spécialiste en médecine générale et médecine du sport, laquelle a posé le diagnostic d'entorse cervicale nécessitant le port d'une minerve et de contusions dorsale et des genoux. L'assurée a pu reprendre son travail à temps complet le 21 mars 2016 (cf. certificat du 9 mars 2016 et rapport initial LAA du 25 mars 2016). En raison de douleurs hémifaciales gauches constantes, maxillaires et sous-mandibulaires, une IRM cervicale a été effectuée le 16 juin 2016 et le médecin radiologue a conclu à la perte de la lordose cervicale physiologique avec rectitude rachidienne ainsi que de discrets pincements intersomatiques étagés du rachis cervical. Une IRM cérébrale et du massif facial effectuée le 17 juin 2016 n'a pas permis de déceler d'anomalie, hormis une discrète asymétrie de signal en regard du faisceau pyramidal gauche, aspécifique, à recontrôler par prudence 3 à 6 mois plus tard par une nouvelle IRM cérébrale (cf. rapports du 21 juin 2016 de la clinique D.________). Les 7 et 14 juillet 2016, A.________ a consulté le docteur E.________, spécialiste en rhumatologie et médecine interne, lequel a fait état de cervicalgies post-traumatiques ainsi que d'un état de stress avec surmenage professionnel. L'évolution du cas était marquée par la persistance d'une contracture paravertébrale. L'incapacité de travail était totale (cf. rapports intermédiaires du 20 août 2016). L'assurée a été adressée au docteur F.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, qui l'a examinée pour la première fois le 19 juillet 2016. Les diagnostics étaient alors ceux de trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen (F 33.1) et burn-out, évoluant depuis l'accident du 9 mars 2016. Les symptômes étaient en lien de causalité probable avec l'accident assuré. Le cas a été soumis au docteur G.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et médecin-conseil de l'assureur-accidents. Dans son rapport établi sur dossier le 3 octobre 2016, ce médecin a considéré que l'accident du 9 mars 2016 ne présentait pas un degré de gravité objective. Selon lui, l'ensemble des troubles observés au mois de juin 2016, tant sur le plan somatique que sur le plan psychologique, ne pouvaient être considérés comme étant en lien de causalité avec l'accident de manière hautement vraisemblable. S'agissant des troubles cervicaux consécutifs à l'accident, ils étaient guéris peu de temps après la reprise du travail. Le cas pouvait ainsi être clôturé pour la fin du mois de mars 2016. Par décision du 3 octobre 2016, confirmée sur opposition le 16 mars 2017, Helvetia a refusé d'allouer toute prestation à l'assurée au-delà du 15 juin 2016, considérant que les troubles apparus en juin 2016 n'étaient pas en lien de causalité naturelle avec l'accident du 9 mars 2016. En ce qui concerne d'éventuels troubles psychiques, elle a considéré qu'il n'existait pas de lien de causalité adéquate s'agissant d'un accident de peu de gravité et même s'il fallait admettre qu'on était en présence d'un accident de gravité moyenne à la limite des accidents de peu de gravité, aucun des critères établis par la jurisprudence pour l'examen du caractère adéquat du lien de causalité n'était réalisé.