Citation: 1C_410/2022 E. 3.2.2

3.2.2. Tout comme devant l'instance précédente, le recourant pointe encore les parcelles nos 730, 796 et 1781, qui se trouvent dans un secteur voisin (quartier de Bellevue), au nord du quartier des Champs du Mur, et sur lesquelles des projets de construction ont été autorisés, sans faire l'objet d'une opposition cantonale. La cour cantonale a relevé qu'à l'instar de la parcelle du recourant, ces biens-fonds se trouvaient hors du périmètre de centre et à l'extérieur du territoire urbanisé. Toutefois, hormis cette similitude, ces parcelles se distinguent par le fait qu'elles ne se situent pas à l'extrémité du quartier auquel elles sont rattachées, mais sont englobées dans celui-ci: comme l'a expliqué le Tribunal cantonal, elles prennent place entre d'autres bien-fonds déjà construits. Elles bordent certes une zone inconstructible, mais uniquement sur un côté et sur une surface moindre en comparaison de la parcelle no 1639 dont la majeure partie jouxte une aire forestière. La route de Bellevue présente par ailleurs un front bâti continu, avec des constructions qui s'échelonnent de part et d'autre de la route, ceci aussi bien du côté nord que du côté sud. Enfin, la distance entre les bâtiments construits sur les parcelles voisines et les biens-fonds pointés par le recourant est inférieur à 50 m: ces derniers sont ainsi considérés par les autorités cantonales comme des "dents creuses", qui échappent à la surveillance cantonale des permis de construire dans les zones constructibles excédentaires et mal situées, dont les critères sont "notamment compris dans les fiches d'application telle que la fiche sur les «Principes d'aménagement/territoire urbanisé»" (cf. déterminations cantonales de la DGTL du 27 juillet 2021; en ce qui concerne le critère de la distance entre bâtiments, voir ci-dessus consid. 2.3.1 et DGTL, Fiche d'application - Principes d'aménagement/territoire urbanisé; Comment délimiter le territoire urbanisé?, février 2019, ch. 2). La DGTL a d'ailleurs expliqué céans ne pas avoir le pouvoir d'excéder son mandat de surveillance (confié par le Conseil d'Etat du canton de Vaud en 2016), en particulier ne pas avoir loisir de s'opposer aux demandes de permis de construire qui ne réalisent pas les critères de surveillance, ces cas étant laissés à l'appréciation des communes (cf. déterminations de la DGTL du 13 octobre 2022). L'intervention de la DGTL est ainsi conditionnée notamment à la réalisation de critères objectifs contenus dans les fiches cantonales. Sur le vu de ces éléments et en comparaison avec les caractéristiques de la parcelle du recourant, la situation des parcelles nos 730, 796 et 1781 n'apparaît pas analogue; il n'est pas insoutenable de ne pas les avoir englobées dans une zone réservée cantonale, contrairement à la parcelle no 1639.