Citation: 5A_214/2024 E. 6.4

6.4. En l'occurrence, le recourant relève à raison que l'octroi d'un délai échéant au 1er janvier 2024 confère à la recourante un délai de seize mois pour reprendre une activité lucrative. Les parties s'étant accordées sur le fait qu'elles vivaient séparées depuis le 1er septembre 2022 (cf. supra let. A.b), l'on peut en effet considérer qu'à cette date, il n'y avait plus de perspective raisonnable de reprise de la vie conjugale, avec pour conséquence que l'obligation de l'épouse de reprendre une activité lucrative pour subvenir à ses besoins existait (cf. supra consid. 6.3.1). Cela étant, au vu la jurisprudence précitée (cf. supra consid. 6.3.3) et des circonstances de l'espèce prises en compte par la cour cantonale, à savoir que l'intimée a obtenu son diplôme d'esthéticienne en 2005, qu'elle n'a jamais exercé cette profession et qu'elle a été totalement éloignée du monde de travail depuis 2008 pour s'occuper de ses enfants consécutivement au choix de répartition des tâches des époux, la fixation d'un délai d'adaptation de seize mois, bien que particulièrement long au regard de la jurisprudence, n'apparaît pas constitutif d'un exercice insoutenable du pouvoir d'appréciation dont la cour cantonale jouit à cet égard. En tout cas, le recourant ne démontre pas que tel serait le cas. En effet, il se limite à soutenir que l'âge, l'état de santé et la formation de l'intimée, ainsi que la situation des enfants, conduiraient à retenir qu'un délai de quatre mois pour permettre à l'intimée de retrouver un emploi est adéquat. Dans la mesure où ces éléments ont été pris en compte dans l'appréciation de la présidente, et partant de la cour cantonale en confirmant son raisonnement, il y a lieu de considérer que le recourant ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle retenue par la cour cantonale, ce qui est insuffisant. Autant que recevable, le grief se révèle mal fondé.