Citation: 8C_723/2017 E. 6

Pour l'office recourant, dans la mesure où les juges cantonaux avaient retenu (à juste titre selon lui) qu'en envoyant des courriels au contenu inacceptable de nature à entraîner l'interruption de la mesure auprès de l'agence B.________, l'assuré avait commis une négligence grave, la conséquence logique de leur appréciation aurait dû être de nier sa bonne foi. La question de la bonne foi d'un assuré devait certes être examinée en fonction de la situation de fait existante au moment de la perception des indemnités dont la restitution était exigée. Cependant, un assuré n'était pas fondé à se prévaloir de sa bonne foi lorsqu'il devait s'attendre à une suspension de son droit à l'indemnité en raison d'un comportement qu'il savait fautif. Or l'intimé devait bien se rendre compte qu'il s'exposait à une suspension de son droit à l'indemnité du fait de son comportement. La circonstance que la sanction et la restitution ont été prononcées alors que celui-ci était déjà sorti du chômage n'aurait pas dû conduire les juges cantonaux, qui ont retenu qu'il s'était rendu coupable d'une négligence grave, à admettre pourtant qu'il était de bonne foi au moment déterminant.