Citation: 5A_165/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, l'autorité cantonale a considéré que le premier juge avait à juste titre constaté que les résultats de l'entreprise de l'épouse variaient de façon significative depuis sa création. Or le mari n'exposait pas pourquoi la moyenne effectuée sur les trois dernières années (soit de 2018 à 2020), conformément à la jurisprudence, ne serait pas fondée. Il se bornait à prétendre que ladite société était florissante, comme en attestait son résultat de 2020, et que son bénéfice augmenterait encore en 2022, sans toutefois se référer à aucune pièce s'agissant de cette prétendue nouvelle augmentation. Au demeurant, même si cette allégation était établie, cela ne signifierait pas encore que les résultats de la société seraient en constante augmentation, à telle enseigne qu'il conviendrait de se fonder sur la seule année 2020, comme le soutenait le débirentier. Celui-ci prétendait en outre que l'épouse pourrait travailler à 100% dès que le second fils des parties serait placé en institution et qu'au vu de son expérience, elle pourrait réaliser, selon le calculateur suisse de salaire, un revenu mensuel de 10'530 fr. net dans son domaine. Le futur placement de l'enfant n'était toutefois plus d'actualité et le mari ne critiquait pas les autres motifs retenus par le premier juge en lien avec l'imputation d'un revenu hypothétique à l'épouse. Son argumentation n'était dès lors pas convaincante.