Citation: 2C_806/2017 E. 4.4

4.4. En l'occurrence, et pour autant que l'on admette que la motivation du recours répond aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, on doit considérer que c'est sans arbitraire que la Cour de justice a procédé à l'appréciation anticipée des preuves. Cette autorité a tout d'abord justement présenté les principes s'appliquant à la répartition du fardeau de la preuve en matière fiscale, si bien qu'il convient d'y renvoyer (art. 109 al. 3 LTF). Sur cette base, retenir, comme elle l'a fait, que le recourant n'avait pas démontré que les revenus nets déclarés correspondaient à la réalité, alors que des éléments de fait, et en particulier un arrêt du Tribunal fédéral et des données chiffrées produites par Santésuisse, démontraient le contraire, n'est aucunement arbitraire. Dans une telle situation où l'autorité était en possession de moyens de preuve révélant l'existence d'éléments imposables non déclarés, c'est également sans arbitraire que la Cour de justice a jugé qu'il appartenait au recourant et non à cette autorité d'apporter des preuves pertinentes. Le recourant a d'ailleurs été invité, à plusieurs reprises et par toutes les instances, à produire de telles preuves. La Cour de justice a également expliqué à suffisance pourquoi elle n'estimait pas nécessaire d'entendre un témoin en rapport avec le prétendu incident informatique, cette audition n'étant pas propre à apporter des éléments pertinents. Les explications sur cet incident n'étaient pas en mesure de pallier l'absence de documents comptables et de toute façon, Santésuisse avait produit des chiffres pertinents dans la procédure ayant conduit à l'arrêt 9C_282/2013 du 31 août 2013. C'est ainsi sans arbitraire que l'autorité précédente a renoncé à cette audition et a écarté les pièces produites, celles-ci ne constituant pas une comptabilité permettant de se faire une idée complète de la situation pour les années en cause.