Citation: 2A.427/2001 08.01.2002 E. 1

1.- Le présent recours porte uniquement sur le refus d'accorder une autorisation de séjour à FY.________, en sa qualité d'épouse d'un étranger titulaire d'une autorisation d'établissement. a) L'art. 17 al. 2 LSEE dispose que le conjoint étranger d'un étranger bénéficiant d'une autorisation d'établissement a droit à une autorisation de séjour aussi longtemps que les époux vivent ensemble. Toutefois, ce droit s'éteint si l'ayant droit a enfreint l'ordre public. Lorsqu'il existe un motif d'expulsion, les conditions d'extinction du droit pour atteinte à l'ordre public sont moins strictes que celles à remplir dans le cas de la perte du droit à l'autorisation de séjour du conjoint étranger d'un ressortissant suisse selon l'art. 7 al. 1 LSEE. Il y a lieu néanmoins de procéder à la pesée des intérêts en présence (ATF 122 II 385 consid. 3a p. p. 390; 120 Ib 129 consid 4a p.130; Alain Wurzburger, La jurisprudence récente du Tribunal fédéral en matière de police des étrangers, in RDAF 1997p. 320/321). b) Selon les circonstances, un étranger peut également se prévaloir du droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'art. 8 CEDH pour s'opposer à l'éventuelle séparation de sa famille et obtenir ainsi une autorisation de séjour. Encore faut-il, pour pouvoir invoquer l'art 8 CEDH, que la relation entre l'étranger et une personne de sa famille ayant le droit de s'établir en Suisse (en principe nationalité suisse ou autorisation d'établissement) soit étroite et effective (ATF 122 II 1 consid. 1e p. 5; 120 Ib 1 consid. 1d p. 3, 6 consid. 1 p. 8, 16 consid. 3a p. 21 et 257 consid. 1c p. 259/260). Cette condition est remplie en l'espèce, dans la mesure où les recourants sont mariés et vivent ensemble. La question de savoir si, dans un cas particulier, les autorités de police des étrangers sont tenues d'accorder une autorisation de séjour fondée sur l'art. 8 CEDH doit aussi être résolue sur la base d'une pesée de tous les intérêts privés et publics en présence. c) Le présent recours, qui respecte au surplus les conditions formelles prescrites par la loi, est donc recevable comme recours de droit administratif.