Citation: 7B.77/2006 22.08.2006 E. B

Le 8 février 2006, dans le cadre des deux séquestres précités, l'office a accepté la garantie sous forme d'espèces déposée par la débitrice le 3 février 2006, soit 1'980 fr., et a autorisé celle-ci à recouvrer la libre disposition des actions conformément à l'art. 277 LP. Le 21 février 2006, Z.________ a fait savoir à l'office qu'elle désirait acquérir les vingt actions pour le prix de 56'085 fr., soit 2'804 fr. 25 par action. Le même jour, l'office a informé la débitrice qu'au vu des faits nouveaux portés à sa connaissance, le montant des sûretés à fournir était de 56'085 fr., que sa décision du 8 février 2006 était annulée et qu'une nouvelle décision serait rendue à réception du complément de sûretés, soit 54'105 fr. La débitrice a formé, le 2 mars 2006, une plainte tendant à ce que l'estimation des actions reste fixée à 99 fr. par action. Le 6 du même mois, elle a sollicité la libération immédiate en sa faveur de deux actions et a offert de verser à cet effet la somme de 5'608 fr. 50, dont 1'980 fr. déjà en possession de l'office, cela sans préjudice de la décision à intervenir au sujet de sa plainte. L'office a fait droit à la demande de la débitrice par décision du 22 mars 2006. Par décision du 27 avril 2006, notifiée le 2 mai suivant à la débitrice, la Commission cantonale de surveillance a rejeté la plainte, en bref pour les motifs suivants: l'estimation faite lors de l'exécution des séquestres ne reposait pas sur des éléments déterminés; l'office devait procéder à une nouvelle estimation répondant aux exigences de l'art. 277 LP, vu l'offre d'achat de l'une des séquestrantes à un prix qui n'excédait pas le montant des créances de celles-ci en capital, intérêts et frais; il n'avait pas abusé de son pouvoir d'appréciation en retenant le prix offert comme montant de la garantie à fournir.