Citation: 2C_935/2019 E. 6.7

6.7. S'agissant de la relation qu'entretient le recourant avec sa mère, l'intéressé n'invoque pas qu'il existerait un lien particulier de dépendance entre eux (ATF 144 II 1 consid. 6.1 p. 12 et les arrêts cités) duquel il pourrait tirer un droit à résider en Suisse. En ce qui concerne la relation qu'il entretient avec sa fiancée, il ressort des constatations non arbitraires de l'arrêt entrepris (cf. supra consid. 3.4) que le couple n'a pas d'enfants et n'a jamais encore fait ménage commun. Que l'on retienne ou non que la fiancée de l'intéressé ignorait la menace d'expulsion pesant sur ce dernier - ce qui est au demeurant douteux, dès lors que le couple s'est formé peu avant que le recourant ne soit condamné à une peine privative de liberté de longue durée, ce que sa fiancée, qui effectue son Master en droit, devait raisonnablement reconnaître comme étant un motif clair de révocation de son autorisation d'établissement - n'est pas déterminant pour l'issue du litige. En effet, bien qu'il ne puisse être exigé de la fiancée du recourant qu'elle aille vivre au Cameroun, celle-ci ne peut ignorer qu'elle risque de devoir vivre sa relation de manière séparée. En tout état, l'éloignement du recourant n'empêchera pas ce dernier de maintenir des contacts avec sa fiancée, par le biais des moyens modernes de communication ou de séjours touristiques.