Citation: 4A_52/2013 E. 4

Le Tribunal fédéral doit conduire son raisonnement juridique sur la base des faits constatés dans la décision attaquée (art. 105 al. 1 LTF). Il peut compléter ou rectifier même d'office les constatations de fait qui se révèlent manifestement inexactes, c'est-à-dire arbitraires aux termes de l'art. 9 Cst. (art. 105 al. 2 LTF; ATF 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62; 133 II 249 consid. 1.1.2 p. 252). Le cas échéant, il incombe à la partie recourante d'indiquer de façon précise en quoi les constatations qu'elle attaque sont entachées d'une erreur indiscutable; à défaut, le grief est irrecevable (ATF 133 II 249 consid. 1.4.3 p. 254; voir aussi ATF 136 II 489 consid. 2.8 p. 494; 130 I 258 consid. 1.3 p. 261/262). A l'issue d'une discussion détaillée des preuves disponibles, le Tribunal cantonal retient qu'il a été convenu de rembourser un prêt de 336'000 fr. en dix annuités égales, exigibles au 31 décembre de chaque année dès 2001. Le défendeur semble ne pas contester le prêt ni le principe d'un remboursement en dix annuités, mais il persiste à soutenir que des modalités particulières étaient convenues pour ce remboursement. Du contexte de l'affaire et de sa propre « interprétation des pièces », il déduit que la société avançant les fonds promettait d'acheter les récoltes de fruits de l'emprunteur, année après année, et que les annuités se paieraient par compensation avec le prix. Il affirme également que l'obligation de rembourser serait ajournée lorsque les récoltes ne permettraient pas de l'honorer, et qu'elle s'éteindrait définitivement si le bailleur de fonds cessait d'écouler les récoltes. En raison de la faillite de la société, selon son exposé, il ne subsiste aujourd'hui plus aucune obligation de rembourser. Le défendeur se plaint d'une appréciation arbitraire des preuves mais il se borne à répéter sa propre version des faits. Il fait grief aux juges d'appel de n'avoir pas pris connaissance des documents qu'il a produits avec son mémoire d'appel mais il ne précise pas en quoi leur contenu aurait dû indiscutablement conduire ces magistrats à constater les accords qu'il allègue. Son argumentation se révèle donc entièrement irrecevable.