Citation: 1A.300/2005 24.01.2006 E. 4

La recourante évoque différents défauts qui auraient affecté la procédure pénale en Belgique, et qui auraient conduit à l'admission d'une demande de révision. La recourante n'ignore toutefois pas que, selon la jurisprudence constante relative à l'art. 2 EIMP - dont il n'y a pas lieu de se départir -, elle n'a pas qualité pour invoquer les vices de la procédure étrangère (ATF 126 II 258 consid. 2d/aa p. 260 et les arrêts cités). Or, si la société n'a pas qualité pour soulever le grief relatif aux défauts de la procédure pénale étrangère, elle ne peut évidemment pas non plus se plaindre de ce que cette question n'ait pas été examinée d'office par la Chambre d'accusation.