Citation: 2C_251/2024 E. 1

Par arrêt du 10 août 2007, le Tribunal administratif fédéral a rejeté le recours de A.A.________ contre la décision de l'Office fédéral des migrations du 8 juin 2005. A.c. Le 5 novembre 2007, A.A.________ a épousé F.________, citoyenne suisse. Aucun enfant n'est né de cette union. Le 29 avril 2008, A.A.________ a obtenu une autorisation de séjour pour regroupement familial avec effet au 5 novembre 2007, laquelle a été régulièrement renouvelée. Le 10 février 2010, la police judiciaire a porté à la connaissance de l'Office cantonal que F.________ avait indiqué avoir contracté un mariage en blanc avec A.A.________. Le 7 avril 2010, l'Office cantonal a entendu ce dernier. Le 9 avril 2010, F.________ a écrit à l'Office cantonal qu'elle revenait sur sa déclaration. A.A.________ a déclaré son fils B.A.________ à l'assurance-invalidité pour percevoir une rente complémentaire. Le 18 septembre 2013, A.A.________ a été mis au bénéfice d'une autorisation d'établissement avec effet au 4 novembre 2012. Le 1er juillet 2014, F.________ a quitté le domicile conjugal et s'est établie dans le canton de V.________. Le 2 octobre 2018, le divorce des époux a été prononcé. A.d. Le 6 septembre 2019, A.A.________ a épousé civilement E.________, devenue depuis lors D.A.________, au Kosovo. Le 23 janvier 2020, D.A.________ a déposé, pour elle-même ainsi que pour ses enfants B.A.________ et C.A.________, une demande d'entrée et de séjour auprès de la représentation suisse compétente au Kosovo afin de rejoindre son mari en vue d'un regroupement familial. Le 23 janvier 2020, l'Ambassade suisse au Kosovo a fait part au secrétariat d'État aux migrations de ses soupçons quant au fait que le premier mariage de A.A.________ n'aurait eu pour but que l'obtention du permis de séjour en Suisse et que les époux A.________ étaient liés par un mariage traditionnel depuis 2006.