Citation: I 683/02 27.10.2003 E. 4

4.1 Le recourant fait valoir qu'il vivait en avril 2000 avec 832 fr. par mois et qu'il vit depuis le 1er juin 2001 avec un revenu mensuel brut de 2'401 fr. (dont la rente de 937 fr. versée par la CNA). 4.2 Dans la décision administrative litigieuse du 12 mars 2002, l'intimé a avisé le recourant que la créance en restitution de 8'397 fr. serait compensée avec la rente AI par le biais d'une retenue de 200 fr. par mois dès le 1er avril 2002. Une telle compensation est possible à teneur de l'art. 20 al. 2 LAVS (cf. consid. 2a du jugement attaqué). Toutefois, elle ne doit pas porter atteinte au minimum vital des intéressés (ATF 111 V 103 consid. 3b et les références). En l'occurrence, la compensation de la créance en restitution de 8397 fr. avec la rente AI par le biais d'une retenue de 200 fr. par mois à partir du 1er avril 2002 ne porte pas atteinte au minimum vital du recourant. Il est établi, comme cela ressort de la détermination du minimum d'existence selon l'art. 93 LP du 1er mai 2002, que le revenu net du recourant est de 2'601 fr. par mois, montant qui comprend la rente mensuelle de l'assurance-invalidité de 1664 fr. et la rente versée par la CNA de 937 fr. (912 fr. + 25 fr. d'allocation de renchérissement) par mois. Après déduction du loyer (752 fr.), des primes d'assurance-maladie et accidents (219 fr.), ainsi que du minimum d'existence de 1'010 fr. (recte : 1'100 fr.), il apparaît que la quotité saisissable est de 530 fr., comme l'indique le jugement attaqué. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: