Citation: 8C_685/2023 E. 5.4.2

5.4.2. S'agissant tout d'abord de l'ENMG pratiquée le 24 octobre 2019, le rapport y relatif mentionne un léger syndrome du tunnel carpien bilatéral et des traces d'une radiculopathie motrice chronique au niveau des vertèbres C6 et C7, tandis que l'expert en neurologie a exclu tout syndrome radiculaire, notamment aux membres supérieurs. Cela étant, le docteur B.________, qui s'est référé aux résultats de cette ENMG dans son rapport du 20 mars 2021, n'a pas retenu que ces atteintes à un membre supérieur et à la colonne cervicale étaient incapacitantes. Selon lui, seules les lésions à la colonne dorsale et lombaire, ainsi que le déplacement d'un nerf crânien probablement dû à un kyste arachnoïde, impacteraient la capacité de travail de la recourante. Dans son évaluation du 20 mars 2021, le docteur B.________ n'a pas fait allusion au rapport d'IRM cervicale et lombo-sacrée du 28 octobre 2019, qui révèle de discrètes protrusions discales et une hernie discale au niveau C6/C7. On ne peut donc rien en conclure sur la capacité de travail. Comme relevé par le tribunal de première instance, la doctoresse E.________ a du reste indiqué qu'au niveau cervical, les examens du 28 octobre 2019 signalaient des éléments similaires à une IRM cervicale effectuée en 2018, décrite dans le rapport d'expertise, ce que ne nie pas la recourante. Dans son rapport, le docteur B.________ a en revanche fait référence au CT scan de la colonne lombo-sacrée du 27 novembre 2019, qui mentionne des troubles dégénératifs au niveau de la colonne lombaire (protrusions discales, hernies discales et arthrose). Ces atteintes, ainsi que le déplacement d'un nerf crânien, expliquent selon lui la symptomatologie et empêchent la conduite de véhicules et l'utilisation d'engins agricoles. Il n'expose toutefois pas de manière claire et argumentée pour quelle raison la recourante ne serait pas en mesure d'accomplir une activité ne comprenant pas de telles tâches. Il se limite à indiquer qu'une activité adaptée aux limitations fonctionnelles ne serait pas exigible en raison d'une discontinuité due aux poussées (" (...) "), sans autre précision. En tout état de cause, la doctoresse E.________ a considéré qu'il s'agissait d'atteintes dégénératives légères, ce que ne conteste pas le docteur B.________. A l'examen clinique, les experts n'ont décelé aucune atteinte incapacitante. Les doctoresses C.________ et D.________ n'ont pas non plus fait état d'expressions cliniques importantes. Dans ce contexte, l'avis insuffisamment motivé du docteur B.________ - qui n'a pratiqué aucun examen clinique - en lien avec le CT scan du 27 novembre 2019 ne permet pas de mettre en doute l'appréciation des experts. Comme retenu à bon droit par l'instance précédente, l'IRM du genou gauche du 26 novembre 2020, révélant une atteinte postérieure à la décision de l'intimé du 16 décembre 2019, ne peut pas être prise en considération (cf. ATF 144 V 210 consid. 4.3.1; 132 V 215 consid. 3.1.1; 121 V 362 consid. 1b). Au demeurant, le docteur B.________ ne fonde pas l'incapacité de travail qu'il constate sur la rupture du ménisque externe gauche mentionnée dans cette IRM.