Citation: 5P.7/2006 22.03.2006 E. 3

Le recourant estime en outre arbitraire la fixation du point de départ de la contribution d'entretien au jour du dépôt de la requête de mesures protectrices de l'union conjugale, à savoir le 3 septembre 2004, dès lors qu'il serait établi et incontesté que la séparation est intervenue le 28 octobre 2004 et que jusqu'à cette date, il a assumé l'entretien de son épouse. 3.1 De nouveaux moyens de droit sont en principe irrecevables dans un recours de droit public fondé sur l'arbitraire et ce, même lorsque l'autorité de dernière instance cantonale jouissait d'un plein pouvoir d'examen et devait appliquer le droit d'office. Il faut cependant réserver les cas où seule la motivation de la décision attaquée permet de soulever le grief ou dans lesquels le point de vue du recourant aurait dû s'imposer à l'attention de l'autorité de jugement (ATF 129 I 49 consid. 3 p. 57; 128 I 354 consid. 6c p. 357; 119 Ia 88 consid. 1a p. 90/91; 118 Ia 20 consid. 5a p. 26; Walter Kälin, Das Verfahren der staatsrechtlichen Beschwerde, Berne 1994, 2e éd., p. 369 ss). 3.2 En l'espèce, le recourant n'a pas contesté, dans son recours devant la Cour de justice, la fixation du dies a quo de la pension arrêté par le premier juge au jour du dépôt de la requête et n'a invoqué aucun grief à ce propos. Il ne prétend, ni ne démontre qu'il ne pouvait faire valoir le moyen allégué devant l'autorité cantonale supérieure, ni que celui-ci aurait dû s'imposer à elle. Au contraire, il a expressément conclu, dans son mémoire d'appel cantonal, à ce qu'il lui soit donné acte de son engagement de verser à sa femme une contribution d'entretien d'un montant de 3'000 fr. par mois "dès le 3 septembre 2004". Son grief est dès lors irrecevable.