Citation: 2C_328/2008 23.09.2008 E. 2

Invoquant l'art. 105 al. 2 LTF, les recourants reprochent au Tribunal administratif d'avoir établi les faits de façon manifestement inexacte. 2.1 L'art. 105 al. 2 LTF permet au Tribunal fédéral de rectifier ou compléter d'office les constatations de l'autorité précédente, à condition toutefois que les faits aient été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF, notion qui correspond à celle d'arbitraire (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252, 384 consid. 4.2.2 p. 391). Encore faut-il que ces faits soient susceptibles d'influer sur le sort de la cause (cf. art. 97 al. 1 LTF; arrêt 9C_44/2008 du 15 avril 2008 consid. 4.2). 2.2 Les recourants reprochent au Tribunal administratif de n'avoir pas retenu toute une série de faits démontrant qu'après l'envoi du 21 juillet 2003 de l'Administration fiscale les informant qu'il avait été procédé à la rectification de leur imposition pour la période 2001, ils avaient déjà manifesté leur désaccord, en particulier le 10 septembre 2003, lors d'un entretien téléphonique avec une collaboratrice de l'Administration fiscale. On peut comprendre cette critique comme remettant en cause la partie de l'arrêt attaqué dans laquelle le Tribunal administratif a reproché aux recourants de n'avoir pas formé de griefs contre la tardiveté de la réclamation. Dans cette mesure, elle peut être considérée comme recevable, mais s'avère infondée. En effet, les réclamations contre les décisions de l'Administration fiscale doivent être formulées par écrit (cf. art. 39 al. 1 LPFisc), ce dont les recourants avaient été avertis par une mention figurant dans le courrier précité du 21 juillet 2003. Par conséquent on ne voit pas en quoi le désaccord formulé oralement serait déterminant pour juger si les intéressés ont formé une réclamation en temps utile. Il n'y a donc pas lieu de compléter les faits sur ce point, en application de l'art. 105 al. 2 LTF.