Citation: 6B_930/2019 E. 4.3

4.3. En ce qui concerne les critiques visant le médecin-conseil, le recourant perd de vue que ce praticien n'a pas remis en question le diagnostic posé par le médecin traitant (l'existence de céphalées tensionnelles), lequel n'a pas fait état d'un risque très probable que le recourant puisse être atteint dans sa vie ou sa santé du seul fait de l'entrée en exécution de peine. En définitive, le médecin-conseil n'a fait que confirmer que la pathologie du recourant, pourrait, au besoin, être adéquatement prise en charge par le Service de médecine et de psychiatrie pénitentiaire et l'on ne voit pas ce qui contredirait cette opinion dans les pièces produites par le recourant. Les développements de ce dernier à ce sujet ne sont donc pas de nature non plus à remettre en question l'appréciation portée par la cour cantonale sur les pièces médicales figurant au dossier, moins encore à démontrer qu'il se serait imposé de procéder à une expertise judiciaire, respectivement qu'il aurait été insoutenable de ne pas l'ordonner. Pour le surplus, autant que, hormis les bienfaits de promenades dans la nature et de contacts réguliers avec le monde extérieur, le recourant invoque le besoin de ne pas être exposé à la fumée passive, il méconnaît que les établissements pénitentiaires ont l'obligation de prévoir des cellules non-fumeurs (cf. ATF 140 I 125 consid. 3.6.4 p. 140), si bien que cette question, qui relève de l'aménagement de ses conditions de détention, n'est pas pertinente dans la perspective de l'ajournement de l'exécution de la peine. Cela étant, il n'est pas démontré que l'entrée en exécution de peine pourrait très probablement entraîner des atteintes pour la vie ou la santé du recourant. Il n'est donc pas nécessaire de compléter la pesée des intérêts en considérant, en sus, le type et la gravité des faits à l'origine de la condamnation ainsi que la durée de la peine à exécuter.