Citation: 1B_188/2022 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, le recourant ne fait valoir aucun élément qui permettrait de retenir qu'en cas de libération, il bénéficierait d'un cadre fondamentalement différent de celui qui prévalait au moment des faits reprochés, ce qui écarterait tout risque de récidive: il se retrouverait ainsi dans le même milieu familial, sans revenu et sans activité professionnelle, l'école d'informatique qu'il souhaite suivre ne débutant qu'en septembre 2022. Dans une telle configuration, il existe un risque que le recourant, toujours désoeuvré, ne réitère les comportements à l'origine de l'enquête ouverte à son encontre. On ne saurait dès lors se contenter de sa volonté de ne pas recommencer ses agissements, d'arrêter sa consommation de stupéfiants ou de suivre un traitement pour exclure tout danger de récidive. Le recourant ne peut rien tirer non plus du fait que les deux coprévenus dans l'affaire du 21 novembre 2022 ont été libérés moyennant des mesures de substitution, ce d'autant moins qu'il est le seul à être prévenu dans les deux atteintes reprochées. La cour cantonale n'a donc pas violé le droit fédéral en retenant que les mesures de substitution proposées par le recourant étaient, en l'état, insuffisantes au regard de l'intensité du risque de récidive retenu à son encontre. Il appartiendra au juge du fond d'apprécier les mesures adéquates. Or selon ses déterminations devant le Tmc du 15 mars 2022, le Ministère public entend clore prochainement l'enquête et renvoyer le prévenu en jugement; en l'état actuel du dossier, les autorités cantonales devront faire en sorte que le recourant soit jugé dans les meilleurs délais, afin de respecter le principe de la célérité.