Citation: 9C_868/2014 E. 6.3

6.3. On ne saurait toutefois déduire de l'arrêt I 97/05 que des indemnités pour intempéries devraient être prises en compte lorsqu'elles ne sont pas versées. En l'espèce, le recourant n'allègue pas avoir reçu de telles indemnités et il ne ressort pas du questionnaire pour l'employeur qu'une telle prestation aurait été versée en raison d'un horaire réduit dû aux conditions atmosphériques. Au regard du décompte établi par l'employeur, on constate que le recourant a été payé en fonction des heures effectivement accomplies, selon un horaire variable qui ne correspondait pas aux 45 heures hebdomadaires annoncées comme "horaire de travail normal" de l'entreprise. On ne saurait donc prendre en compte un salaire horaire de 45 heures par semaine, comme il le voudrait, puisqu'il n'a pas été payé en fonction d'un tel horaire, mais des heures de travail effectivement accomplies. Or si l'on se réfère au nombre d'heures travaillées par année en moyenne par les paysagistes, soit 2'200 heures (ou 42,2 heures par semaine), selon les indications faites par l'intimé en cours de procédure (réponse du 24 janvier 2013) - supérieur aux 1'944 heures de travail accomplies par le recourant en 1994-, un salaire de 25 fr. de l'heure, tel qu'indiqué par l'ancien employeur pour 1996, représenterait un revenu annuel de 59'385 fr. 95 (y compris un treizième salaire; [25 x 42,2 x 4,33 x 13] pour 1996). Un tel revenu sans invalidité serait inférieur au montant retenu par la juridiction cantonale (60'076 fr. 95), de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'écarter de ce dernier, ni de la comparaison des revenus effectuée par les premiers juges.