Citation: 6B_1380/2021 E. 4.2

4.2. En l'espèce, les autorités cantonales n'ont pas sollicité de METAS le contrôle prévu par l'art. 29 al. 1 OIMes. On ne saurait toutefois reprocher à la cour cantonale d'avoir arbitrairement fait fi de cette mesure d'instruction au stade de l'appréciation de la preuve (v. à propos de l'appréciation anticipée des preuves: art. 139 al. 2 CPP; cf. ATF 140 I 285 consid. 6.3.1; 136 I 229 consid. 5.3). En effet, le Tribunal fédéral avait déjà souligné dans l'arrêt de renvoi que l'existence d'un certificat de calibration récent (émanant du fabricant de l'éthylomètre) et la cohérence des mesures effectuées au moyen de cet appareil avec celles fournies par l'éthylotest ne parlaient pas en faveur de mesures erronées (arrêt 6B_533/2020 du 16 septembre 2020 consid. 3.5). Il faut aussi rappeler que la fiabilité des mesures fournies par les éthylomètres découle du contrôle effectué par la machine elle-même des conditions de l'analyse (température, pression, présence d'alcool dans la bouche) et du caractère redondant de la mesure, réalisée simultanément selon deux procédés indépendants l'un de l'autre: une analyse électrochimique et une mesure optique dans l'infrarouge (arrêt 6B_533/2020 du 16 septembre 2020 consid. 3.3.2). Enfin, il est désormais établi que l'éthylomètre utilisé a été calibré a deux reprises avant son utilisation, dont une fois par le fabricant et une fois par METAS. Dans ces conditions, la circonstance qu'un contrôle ultérieur au sens de l'art. 29 al. 1 OIMes n'a pas été opéré demeure sans incidence en l'espèce sur l'appréciation du résultat de la mesure fournie par l'éthylomètre.