Citation: 4A_550/2020 E. 6

En l'espèce, la cour cantonale a jugé que le montant du sous-loyer était litigieux. Dès lors, la validité de l'un ou l'autre des congés pour défaut de paiement signifiés par la sous-bailleresse ne pouvait être tranchée. Il n'était pas non plus possible de déterminer si les prétentions de A.________ AG en paiement d'arriérés de loyers étaient ou non fondées. Ainsi, la situation n'était pas claire. Par ailleurs, le premier congé avait été signifié à un moment où les parties étaient toujours en discussion et où aucun document entérinant un éventuel accord sur le montant du sous-loyer n'avait été signé. Il n'était dès lors pas exclu que le congé soit annulable au motif qu'il contrevenait aux règles de la bonne foi (art. 271 al. 1 CO). Des mesures d'instruction supplémentaires, notamment l'audition de l'employé de A.________ AG qui gérait le dossier, requise par B.________, semblaient nécessaires pour statuer sur cette question. En conclusion, la validité des objections soulevées par B.________ devait être examinée dans le cadre des procédures en contestation de congé actuellement pendantes entre les parties; les questions litigieuses ne sauraient être résolues dans le cadre d'une procédure sommaire. Le cas n'était donc pas clair au sens de l'art. 257 CPC.