Citation: 4A_71/2024 E. 2

Le recourant dénonce une prétendue transgression de l'art. 319 let. b ch. 2 CPC et une fausse conception de la notion de "préjudice difficilement réparable". On peut lui donner acte que la notion ne coïncide pas pleinement avec celle, plus restreinte, de "préjudice irréparable" au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF (cf. par ex. NICOLAS JEANDIN, in Commentaire romand, 2 e éd. 2019, n° 22 ad art. 319 CPC et les références). La cour de céans, non plus que les deux instances genevoises, ne méconnaît pas non plus les principes théoriques topiques, notamment le fait qu'un préjudice temporel ou financier peut suffire pour tomber sous le coup de l'art. 319 let. b ch. 2 CPC. Et l'autorité précédente a rappelé à bon escient, références à l'appui, qu'un rejet de réquisition de preuve ne cause habituellement pas un "préjudice difficilement réparable", sauf dans des cas exceptionnels tel que le refus d'entendre un témoin mourant, ou lorsque existe le risque de destruction de pièces requises; elle a dûment souligné la possibilité usuelle de recourir contre la décision finale, et d'obtenir ainsi l'administration de la preuve jusque-là refusée. Simplement, la prétendue "lenteur" de la procédure, dont la progression n'est guère aidée par les contestations du recourant, pour légitimes qu'elles soient, ne saurait en l'espèce entrer dans le champ de la disposition précitée, comme l'a déjà souligné justement l'autorité précédente. Les explications du recourant, qui sont d'ailleurs peu claires, ne permettent en tout cas pas à l'autorité de céans de constater une violation du droit fédéral, encore moins manifeste. Force est de constater que le recourant insiste sur le prétendu bien-fondé de ses offres de preuve, sans faire état d'une situation qui justifierait d'ouvrir aussitôt une voie de droit. Ce premier grief ne peut donc qu'être rejeté dans la mesure où il est recevable.