Citation: 1P.103/2006 17.05.2006 E. C

A.________ a recouru au Conseil d'Etat du canton du Valais contre cet ordre de démolition en demandant qu'il soit annulé. A l'appui de ses conclusions, il a relevé avoir pris immédiatement toutes les mesures de sécurité qui s'imposaient, d'entente avec le charpentier qui lui avait établi un devis de réparation pour la toiture et le réglage des murs de soutènement. Il a en outre relevé que la décision avait été prise sans que la commune ne l'entende et ne prenne en considération le fait que seule la moitié du toit était touchée et qu'une démolition totale du bâtiment était disproportionnée. Dans sa réponse au recours, le conseil communal a produit un rapport établi par une entreprise de bâtiment et de génie civile, B.________. Sur cette base, il a conclu à la seule démolition des façades est et nord, ainsi qu'au rejet du recours de A.________. Ce dernier s'est déterminé sur la réponse du conseil communal, exposant ses doutes quant à l'objectivité de l'entreprise B.________. Par décision du 13 juillet 2005, le Conseil d'Etat a partiellement admis le recours de A.________. Il a considéré que la commune de Liddes avait correctement appliqué les art. 51 let. b et 79 du règlement communal sur les constructions (RCC), homologué par le Conseil d'Etat le 3 novembre 1982, ainsi que l'art. 52 de la loi cantonale du 8 février 1996 sur les constructions (LC). Il a en revanche retenu que l'intérêt public ne commandait pas la démolition de l'ensemble de la grange, mais uniquement des éléments dangereux pour la sécurité de la route qui longe le bâtiment, à savoir les façades est et nord. Le Conseil d'Etat a précisé que l'état d'insécurité présenté par une construction inachevée en bordure de route imposait de prescrire en outre une obligation de réaliser des travaux dans un certain délai, en suivant la voie ordinaire de permis de construire.