Citation: 9C_74/2008 17.07.2008 E. 4

4.1 Dans un premier moyen, l'office AI argue que la décision initiale d'octroi de la rente était manifestement erronée, en ce sens qu'il ne se justifiait nullement à l'époque de s'écarter du rapport d'expertise établi par le Centre X.________, lequel revêtait pleine valeur probante, contrairement aux autres documents médicaux versés au dossier. 4.2 Rien ne permet de considérer que l'office AI a fait à l'époque un usage manifestement erroné de son pouvoir d'appréciation, en tenant pour établi une incapacité de travail de 50 %. Conformément au principe de la libre appréciation des preuves, l'office AI a, sur la base d'un examen de l'ensemble de la documentation médicale, privilégié un point de vue médical par rapport à un autre. L'office AI n'allègue pas que ce choix aurait été effectué à l'issue d'une instruction conduite de façon manifestement lacunaire. Au contraire, et comme l'ont souligné à juste titre les premiers juges, l'office AI s'est limité à proposer, sur la base des mêmes pièces médicales, une appréciation nouvelle des faits à la suite d'un examen plus approfondi de la situation médicale, sans tenter d'établir que l'appréciation initiale de la situation était manifestement insoutenable. Sur ce point, le recours se révèle mal fondé.