Citation: 1C_174/2024 E. 4.1

4.1. Dans son arrêt, la Cour de justice explique que depuis le 1 er janvier 2009, la voie du recours à la Chambre administrative est ouverte en cas de litige entre un agent public et une collectivité publique portant sur des prétentions pécuniaires, dans tous les cas où la détermination relative à celles-ci peut sans difficulté faire l'objet d'une décision ordinaire. Le fonctionnaire ne peut ainsi plus intenter une action pécuniaire pour des prétentions fondées sur les rapports de service et doit formuler ses prétentions auprès de l'autorité qui, selon lui, aurait violé ses droits (art. 4A de la loi cantonale sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 [LPA; RS/GE E 5 10]; cf. Mémorial du Grand conseil genevois [MGC] 2007-2008/VII A 6501 p. 6549). Selon la jurisprudence cantonale, pour que l'action soit recevable, il faut ainsi que les conclusions prises ne puissent faire l'objet d'une décision (cf. arrêt cantonal ATA/152/2020 du 11 février 2020 consid. 1b). Or, en l'occurrence, la ville n'avait pas eu à statuer sur les prétentions de la recourante relatives à ses demandes d'indemnités, puisque celles-ci ne lui avaient pas été présentées, si bien que les conclusions formulées en ce sens devant la Cour de justice étaient irrecevables.