Citation: 4A_524/2008 10.02.2009 E. 1

1.1 Le Tribunal fédéral examine d'office et librement sa compétence, respectivement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (art. 29 al. 1 LTF; ATF 134 III 520 consid. 1; 134 V 443 consid. 1). 1.2 Aux termes de l'art. 76 al. 1 LTF, la qualité pour exercer le recours en matière civile suppose d'avoir participé à la procédure devant l'autorité précédente ou d'avoir été privé de la possibilité de le faire (let. a) et d'avoir un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée (let. b). En l'espèce, l'OP et X.________ SA n'ont pris aucune part à la procédure qui a été menée devant la Chambre des recours. Il en avait d'ailleurs été de même devant le Tribunal des baux. Et tant l'office des poursuites en question que cette société anonyme n'ont pas allégué qu'ils ont été privés de la faculté de participer d'une quelconque manière à la procédure cantonale. Il suit de là que faute d'avoir participé à l'instance cantonale ouverte devant l'autorité qui a rendu la décision attaquée, le recours, en tant qu'il est exercé par l'OP et X.________ SA, est irrecevable. Il est en revanche recevable dans la mesure où il est interjeté par Y.________. 1.3 Pour le surplus, le recours du précité est dirigé contre un arrêt final (art. 90 LTF), rendu en matière civile (art. 72 al. 1 LTF) et en dernière instance cantonale (art. 75 al. 2 LTF). Déposé dans le délai (art. 100 al. 1 LTF) et la forme (art. 42 LTF) prévus par la loi, le recours est en principe recevable. Contrairement aux exigences de l'art. 112 al. 1 let. d LTF, l'arrêt déféré ne fait pas mention de la valeur litigieuse de la querelle. Il n'a du reste même pas constaté la quotité des loyers dus par le locataire Le litige porte en particulier sur la validité d'une résiliation de bail. Dans un tel cas, la valeur litigieuse se détermine selon le loyer dû pour la période durant laquelle le contrat subsiste nécessairement si la contestation est admise, soit, lorsque le bail bénéficie de la protection contre les congés des art. 271 ss CO, la période de trois ans prévue à l'art. 271a al. 1 let. e CO (arrêt 4A_181/2008 du 24 juin 2008 consid. 1.1, non publié in ATF 134 III 446 et les références). A vues humaines, le loyer annuel d'un café-restaurant-bar-pizzeria, avec vitrine au rez-de-chaussée et bureau de deux pièces au 5ème étage, sis dans un bâtiment érigé en plein centre de la ville de Lausanne, dépasse très largement 15'000 fr., montant qui est la valeur litigieuse minimale exigée par l'art. 74 al. 1 let. a LTF pour les différends relatifs à un bail à loyer. Le recours du défendeur est recevable ratione valoris. 1.4 Le recours en matière civile peut être interjeté pour violation du droit, tel qu'il est délimité par les art. 95 et 96 LTF. En vertu de l'exception ancrée à l'art. 106 al. 2 LTF, le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur la violation d'un droit de rang constitutionnel ou sur une question afférente au droit cantonal ou intercantonal si le grief n'a pas été invoqué et motivé de manière détaillée par la partie recourante. Pour le reste, il applique le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF), sans être limité par les arguments soulevés dans le recours ni par la motivation retenue dans la décision déférée; il peut donc admettre un recours pour d'autres motifs que ceux qui ont été articulés, ou à l'inverse, rejeter un recours en adoptant une argumentation différente de celle de l'autorité précédente (ATF 134 III 102 consid. 1.1 et l'arrêt cité). Toutefois, compte tenu de l'exigence de motivation contenue à l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, sous peine d'irrecevabilité (art. 108 al. 1 let. b LTF), le Tribunal fédéral n'examine en principe que les griefs invoqués; il n'est pas tenu de traiter, comme le ferait une autorité de première instance, toutes les questions juridiques qui se posent, lorsque celles-ci ne sont plus discutées devant lui (ATF 134 II 244 consid. 2.1; 134 III 102 consid. 1.1). Saisi d'un recours en matière civile, le Tribunal fédéral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en écarter que si les constatations factuelles de l'autorité cantonale ont été établies de façon manifestement inexacte - notion qui correspond à celle d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 134 V 53 consid. 4.3) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et pour autant que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Il appartient au recourant de soulever expressément un grief à ce propos et de présenter une démonstration précise et circonstanciée (art. 106 al. 2 LTF; ATF 134 II 244 consid. 2.2; 133 II 545 consid. 2.2). Aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente (art. 99 al. 1 LTF). Le Tribunal fédéral ne peut aller au-delà des conclusions des parties (art. 107 al. 1 LTF). Toute conclusion nouvelle est irrecevable (art. 99 al. 2 LTF).