Citation: 9C_559/2014 E. 4.1

4.1. La juridiction cantonale a constaté que la recourante souffrait d'une atteinte psychique (trouble délirant hypocondriaque) à caractère invalidant (ce trouble entraînait une incapacité totale de travail dans toute activité). Cette atteinte n'était toutefois pas propre à entraver la faculté de l'assurée à se déplacer. Or le moyen auxiliaire requis servait à compléter ou à remplacer une fonction (de marche) qui ne se faisait plus ou était fortement atteinte, alors que la recourante ne présentait aucune atteinte sur le plan somatique organique; les douleurs dont elle se plaignait n'avaient pas pu être objectivées et aucune incapacité de marcher n'avait été attestée sur le plan médical. Selon les premiers juges, aucune limitation fonctionnelle empêchant la recourante de marcher ne ressortait du dossier, de sorte qu'il n'existait aucune justification médicale à l'octroi d'un fauteuil roulant. Ce moyen auxiliaire ne pouvait dès lors lui être alloué. Pour le surplus, la juridiction cantonale a retenu que les conditions de la nécessité et de l'adéquation d'un fauteuil roulant n'étaient pas non plus réalisées au regard de l'avis du docteur E.________. Le médecin s'était en effet référé à ce moyen auxiliaire comme à un souhait, une préférence ou une possibilité. Au demeurant, la recourante avait été mise au bénéfice d'une allocation pour impotent (de degré léger) qui tendait à couvrir tout ou partie des frais d'aide ou de surveillance.