Citation: U 432/00 17.08.2001 E. 4

4.- Les premiers juges ont considéré qu'ils n'avaient aucun motif raisonnable pour se départir des conclusions de I.________, l'avis du docteur H.________ et de la psychologue J.________ remplissant les conditions posées par la jurisprudence au sujet du caractère probant d'une expertise. S'agissant de la causalité naturelle, ces conclusions sont claires, fondées au demeurant sur une argumentation étayée. Dans ces conditions, une nouvelle expertise ne se justifiait pas. Selon la juridiction cantonale, les mêmes remarques ne sauraient s'appliquer à la simple prise de position du docteur M.________. Elle a donc retenu que les événements des 23 décembre 1991 et 8 avril 1996 avaient eu lieu dans des situations qui n'étaient pas en soi extraordinaires pour un restaurateur et que s'ils avaient pu perturber momentanément le recourant, il n'en demeurait pas moins que les troubles de la personnalité étaient bien antérieurs à la survenance de ces événements et indépendants d'eux. En effet, ces troubles avaient pris naissance et s'étaient développés selon un processus d'installation et d'évolution dans lesquels les événements en question, certes non banals, n'intervenaient absolument pas, raison pour laquelle il fallait, conformément à l'expertise du 30 juin 1997, nier la causalité naturelle.