Citation: I 221/04 12.04.2005 E. 2

La recourante a travaillé en qualité de blanchisseuse à raison de cinq heures trente par jour, cinq jours par semaine, et exerçait en outre une activité accessoire en qualité de nettoyeuse à raison de deux heures par jour, cinq jours par semaine. Globalement, elle consacrait ainsi trente-sept heures trente par semaine à l'exercice d'activités lucratives. Compte tenu d'une durée hebdomadaire usuelle moyenne de 41,9 heures en 1998 (La Vie économique, 10/2004 p. 90, tableau B 9.2), l'intéressée exerçait une activité lucrative à raison de 90 % d'un horaire usuel et consacrait le reste de son temps (10 %) à ses travaux habituels au sens de l'art. 5 al. 1 LAI. L'administration et la juridiction cantonale auraient donc dû évaluer l'invalidité en procédant à une comparaison des revenus selon l'art. 28 al. 2 LAI pour la part de l'activité lucrative et en établissant l'empêchement dans l'accomplissement des travaux habituels selon l'art. 27 RAI pour cette dernière part (méthode mixte d'évaluation de l'invalidité). Cependant, bien que cette méthode n'ait pas été appliquée et qu'en particulier, l'administration n'ait pas effectué une enquête économique sur le ménage, il n'est pas nécessaire, étant donné les considérations ci-après, de renvoyer la cause à la juridiction cantonale ou à l'administration pour nouvelle décision après instruction complémentaire.