Citation: 4A_632/2021 E. A

A.a. Le 5 octobre 2016, le footballeur professionnel xxx B.________ (ci-après: le joueur), assisté de son agent C.________, a conclu un contrat de travail arrivant à échéance le 30 juin 2019 avec l'équipe professionnelle de football A.________ (ci-après: le club), membre de la Fédération D.________, elle-même affiliée à la Fédération Internationale de Football Association (FIFA). La rémunération brute des services fournis par le joueur a été fixée à 650'004 euros pour la saison sportive 2016/2017. Le contrat prévoyait en outre le versement de divers bonus, à certaines conditions, dont le montant dépendait du nombre de rencontres disputées par l'intéressé. Le même jour, les parties ont signé une annexe au contrat de travail prévoyant, à son art. 7, que le joueur aurait droit à une indemnité de 450'000 euros s'il venait à être transféré à un autre club à un prix se situant entre 2 et 3 millions d'euros. A.b. Le 31 août 2017, les parties ont conclu une convention, intitulée " Sports Employment Contract Termination Agreement " (ci-après: la convention de résiliation), aux fins de mettre fin aux rapports de travail d'un commun accord. Ladite convention devait déployer ses effets une fois que le joueur aurait conclu un contrat de travail avec le club E.________ pour la saison sportive 2017/2018 (art. 1). Elle contenait également une quittance pour solde de tout compte (art. 2). Elle accordait en outre le droit au club de refuser, jusqu'au 1er septembre 2021, toute proposition future de transfert du joueur. S'il entendait faire usage d'un tel droit, le club devrait proposer à ce dernier un contrat de travail obéissant aux mêmes conditions financières que celles offertes par l'autre équipe de football intéressée. En cas de refus de ladite proposition, le joueur devrait alors payer au club une clause pénale de 30'000'000 euros (art. 3 et 4). L'art. 5 de la convention de résiliation stipulait, par ailleurs, que le joueur s'engageait à verser solidairement au club la somme de 30'000'000 euros, aux côtés de son nouvel employeur, dans l'hypothèse où il viendrait à s'engager auprès d'un club yyy d'ici le 1er septembre 2021. Le 31 août 2017, le joueur a été transféré à E.________ pour le prix de 2,2 millions d'euros et d'une indemnité additionnelle pouvant aller jusqu'à 800'000 euros. Le même jour, il a conclu un contrat de travail avec E.________ dont le terme a été fixé au 30 juin 2020. A teneur dudit contrat, il avait droit à un salaire hebdomadaire de 28'500 livres sterling, à une prime à la signature ainsi qu'à divers bonus. A.c. Le 31 août 2017, le club a signé un contrat avec l'agent C.________, lequel s'est engagé, en substance, par l'entremise de son agence, moyennant le versement en sa faveur de 300'000 euros, à définir le meilleur moyen pour le club de ne pas verser le montant qui pourrait être dû au joueur en raison de son transfert à E.________ (" defining the best way... in order to relinquish the amount that could be due to the player concerning the bonuses that the player should have received after the completion of the transfer to E.________ "). A.d. Le 8 avril 2019, le joueur a assigné le club devant la Chambre de Résolution des Litiges (CRL) de la FIFA aux fins notamment de faire constater la nullité de la convention de résiliation pour cause de contrariété aux moeurs et/ou de nullité, d'obtenir le paiement de 686'557 euros, intérêts en sus, et d'établir qu'il était libre de s'engager avec n'importe quelle équipe de football yyy sans devoir s'acquitter d'une clause pénale. Par décision du 25 février 2020, l'intéressé a été intégralement débouté des fins de sa demande.