Citation: 8C_615/2021 E. 4.3

4.3. Concernant la fracture du corps vertébral L2, survenue en 2012, les premiers juges ont constaté que cette atteinte faisait toujours l'objet d'un suivi au moment de l'accident du 1er novembre 2018, notamment avec des infiltrations facettaires en 2015 et 2016, des infiltrations de PRP sous échographie, un examen EOS en juin 2017 et de la physiothérapie, ce qui ressortait également des indications du recourant lors d'un entretien du 8 février 2019 avec un collaborateur de l'intimée. La cour cantonale a ensuite exposé que le docteur B.________ avait évoqué, dans son consilium du 17 mai 2019, que la chute de 2018 et la fracture du corps vertébral D7 avaient pu décompenser un système qui était déjà partiellement instable en lien avec la fracture du corps vertébral L2. Cependant, ce praticien ne se prononçait pas clairement sur la causalité, estimant tantôt que celle-ci était très probable, tantôt qu'elle était seulement possible. De son côté, le docteur D.________ mentionnait dans son rapport du 6 décembre 2019 que la nouvelle fracture avait possiblement décompensé globalement l'équilibre statique et dynamique du rachis et avait pu provoquer une récurrence des douleurs lombaires. Ce praticien précisait toutefois que la situation était probablement intriquée entre une réactivation de douleurs anciennes lombaires dans les suites de l'accident et une possibilité, difficilement évaluable formellement par un examen, de perturbation globale de la statique lombaire et par conséquent de douleurs récurrentes aussi bien musculaires que dans la région des articulaires postérieures. Ces médecins n'avaient toutefois pas connaissance de la maladie osseuse idiopathique de type ostéoporose dont souffrait le recourant, qui n'avait été diagnostiquée que plus tard. Dans son rapport du 27 octobre 2020, la doctoresse E.________ avait précisé qu'au niveau professionnel, l'assuré était limité notamment par la douleur mécanique musculaire du rachis, lequel était perturbé globalement. En cela, elle tendait - d'après les premiers juges - à confirmer la deuxième hypothèse évoquée par le docteur D.________, à savoir l'existence de douleurs liées à une perturbation globale de la statique lombaire, et non l'hypothèse selon laquelle l'accident aurait pu réactiver les douleurs lombaires. Dans son rapport du 26 novembre 2020, le docteur B.________ ne parlait plus de la causalité en lien avec l'accident du 1er novembre 2018 et l'incapacité de travail qu'il mentionnait ne se referait pas à cet évènement, mais à une chute intervenue en août 2020. Il s'ensuivait selon la cour cantonale que les rapports médicaux au dossier ne permettaient pas de s'écarter de l'appréciation du docteur C.________, qui avait conclu que les troubles et douleurs persistant au moment de l'examen n'étaient pas dus, au degré de la vraisemblance prépondérante, à l'évènement du 1er novembre 2018 mais à l'association de l'ensemble des pathologies préalables que présentait le recourant, avec de façon majoritaire la fracture du corps vertébral L2 en 2012, et également les discopathies multiples, le terrain de type Scheuermann et la raideur associée.