Citation: 6B_239/2020 E. 2.4

2.4. Aux termes de l'art. 146 al. 1 CP, celui qui, dans le dessein de se procurer ou de procurer à un tiers un enrichissement illégitime, aura astucieusement induit en erreur une personne par des affirmations fallacieuses ou par la dissimulation de faits vrais ou l'aura astucieusement confortée dans son erreur et aura de la sorte déterminé la victime à des actes préjudiciables à ses intérêts pécuniaires ou à ceux d'un tiers sera puni d'une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d'une peine pécuniaire. Le recourant soutient avoir remis à C.________ SA EUR 1,2 million en échange d'une « participation au projet », à savoir d'une part correspondante des bénéfices. Selon lui, la société C.________ SA n'aurait été en définitive qu'un « véhicule » visant à enrichir exclusivement la famille B.________. A supposer que ces faits soient exacts et que B.B.________ ait déterminé le recourant à investir EUR 1,2 million en lui faisant miroiter la moitié des bénéfices de la société, on ne saurait parler de tromperie astucieuse et d'escroquerie. En effet, une tromperie sur la volonté d'exécuter un contrat est susceptible d'être astucieuse que dans la mesure où la vérification de la capacité et volonté d'exécution ne peut pas être exigée de la dupe (ATF 118 IV 359). Or, en l'occurrence, il est évident qu'un contrat conclu entre le recourant et B.B.________ ne pouvait pas engager C.________ SA.