Citation: 9C_431/2009 03.11.2009 E. 1

3.1 Le recourant reproche aux juges cantonaux d'avoir procédé à une lecture incomplète du dossier et ainsi d'avoir émis des considérations manifestement fausses. Il estime en particulier qu'ils n'ont pas tenu compte du fait qu'il était atteint de porphyrie alors que cette maladie est attestée par le docteur D.________ et par les médecins de l'Hôpital H.________. 3.2 Contrairement aux allégations du recourant, les juges cantonaux ont tenu compte de la porphyrie à laquelle ils ont dénié toute influence sur la capacité de travail. Pour arriver à cette conclusion, ils se sont fondés, d'une part, sur l'expertise du Centre Z.________, qui précise que la porphyrie cutanée tardive est traitable et n'influe en rien sur la capacité de travail et, d'autre part, sur l'avis du docteur V.________ qui confirme en tous points cette manière de voir. 3.3 S'agissant d'apprécier les avis médicaux sur lesquels se fonde le recourant, il faut relever que les médecins de l'Hôpital H.________ n'évoquent qu'une possibilité d'atteinte à la capacité de travail, dont ils ne disent pas qu'elle est effective, et le médecin traitant ne relève que la difficulté d'exercer le métier de peintre. Concernant les fatigues résultant des saignées régulières, dont fait état le docteur D.________, elles doivent être relativisées. En effet, il ressort du rapport des médecins du Service de dermatologie de l'Hôpital H.________ du 26 juillet 2007 qu'un tel traitement a été suggéré, mais aucun élément ne permet de dire que le traitement préconisé a été suivi. Ces éléments ne permettent donc pas de retenir que les juges cantonaux ont statué arbitrairement ou en violation du droit, en admettant que la porphyrie n'avait pas d'influence sur la capacité de travail. 3.4 Le recourant reproche aux juges cantonaux de n'avoir pas ordonné d'expertise. Pour lui, cela s'imposait car la Winterthur, qui avait demandé l'expertise au Centre Z.________, s'était écartée des conclusions retenues par les experts pour continuer d'allouer ses prestations. 3.4.1 Si l'administration ou le juge, se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves fournies par les investigations auxquelles ils doivent procéder d'office, sont convaincus que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation, il est superflu d'administrer d'autres preuves (appréciation anticipée des preuves; Kieser, Das Verwaltungsverfahren in der Sozialversicherung, p. 212, n° 450; Kölz/Häner, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 2e éd., p. 39, n° 111 et p. 117, n° 320; Gygi, Bundesverwaltungsrechtspflege, 2e éd., p. 274; cf. aussi ATF 122 II 469 consid. 4a, 122 III 223 consid. 3c, 120 Ib 229 consid. 2b, 119 V 344 consid. 3c et la référence). Une telle manière de procéder ne viole pas le droit d'être entendu selon l'art. 29 al. 2 Cst. (SVR 2001 IV n° 10 p. 28 consid. 4b), la jurisprudence rendue sous l'empire de l'art. 4 aCst. étant toujours valable (ATF 124 V 94 consid. 4b, 122 V 162 consid. 1d et l'arrêt cité). 3.4.2 En l'espèce, les juges cantonaux ont retenu que l'état de santé du recourant était inchangé depuis 1998. Cette appréciation se fonde sur l'ensemble du dossier. Le seul fait que la Winterthur ait alloué des prestations en contradiction apparente avec les conclusions des experts du Centre Z.________, n'enlève rien à la valeur probante de leur expertise. Le recourant n'a par ailleurs jamais prétendu que la Winterthur aurait admis que l'expertise était entachée d'erreurs. Dans ces circonstances, l'autorité cantonale pouvait sans arbitraire renoncer à une nouvelle expertise. 3.5 Au vu de tout ce qui précède, il n'apparaît pas que les juges cantonaux aient retenu des faits manifestement inexacts ou en violation de l'art. 95 LTF. En conséquence, il se justifie de confirmer l'absence de motifs de révision.