Citation: 5A_238/2016 E. 4

En déclarant la requête sans objet et en rayant la cause du rôle, la juge précédente a commis un déni de justice (art. 29 al. 1 Cst.). Comme le soutient le recourant, cette décision a pour conséquence qu'il n'a pas été statué sur le tarif horaire réclamé en raison de la complexité de la procédure de faillite ( cf. art. 47 OELP), ni sur l'activité déployée avant sa récusation par l'autorité de surveillance ( cf. supra, consid. 1.1), voire entre l'ordonnance de suspension et la décision de récusation. Sur ce dernier point, la lettre du 23 mars 2016 ( cf. supra, consid. 3) indique certes que l'activité à prendre en compte ne peut se rapporter qu'à la " période écoulée entre [...] le 19 juin 2015 et le 9 septembre 2015" et que, " par économie de procédure ", un " tarif fixé à 350 fr./heure " serait appliqué, sous réserve d'une décision formelle du plenum à demander dans un bref délai. Cependant, il ne peut s'agir là que d'un simple avis qui ne lie pas le recourant, dès lors que la rémunération des membres de l'administration spéciale ( cf. art. 241 LP) est fixée par l'autorité de surveillance qui siège en séance plénière réunissant trois juges ainsi que l'ensemble des juges assesseurs (art. 7 al. 3 let. c LaLP/GE), ce qu'admet aussi la Présidente de l'autorité cantonale. Dans la mesure où il n'est pas sans objet, le présent recours doit donc être admis et la décision attaquée annulée. En l'état, les conclusions sur le fond ne sauraient être accueillies. La juge précédente ne s'est précisément pas prononcée, dans la décision entreprise, sur la rétribution du recourant; le Tribunal fédéral ne saurait se saisir lui-même de cette question, faute des éléments factuels qui lui permettraient de statuer à ce sujet (art. 105 al. 1 LTF).