Citation: 2C_95/2020 E. 4.3

4.3. En premier lieu, il convient de relever que, pour motiver son grief de violation de l'art. 49 LEtr, le recourant se fonde sur des pièces et des faits qui n'ont pas été retenus par l'autorité précédente, ce qui ne saurait être admis. Sur la base des faits retenus, il faut bien plus reconnaître que la longue durée de vie séparée du couple ne constituait pas une exception prévue par l'art. 49 LEtr. Tout d'abord, il ressort des faits de l'arrêt entrepris que les recherches d'appartement n'ont débuté qu'en avril 2014, c'est-à-dire plus de quatre mois après l'enregistrement du partenariat. En outre, si le recourant travaillait effectivement dans la région lausannoise, alors que son partenaire exerçait dans la région bernoise, il leur aurait été possible de chercher un logement entre ces deux régions, celles-ci étant facilement accessibles en transports publics ou en voiture. Par ailleurs, même si la région lausannoise présentait une pénurie de logement en 2014, comme l'affirme le recourant, les époux n'avaient pas à attendre plus de huit mois pour trouver un domicile dans un endroit sans pénurie et relativement proche de Lausanne (entre Lausanne et Berne se trouvant notamment la ville de Fribourg). La période de vie séparée des partenaires est trop importante pour que leur situation puisse être considérée autrement que comme une volonté de "vivre ensemble séparément". Par conséquent, il faut retenir, à l'instar du Tribunal administratif fédéral, que l'union conjugale au sens de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr a commencé le 1 er septembre 2014, lorsque les partenaires ont emménagé ensemble, et a pris fin le 1 er janvier 2017 lors de la séparation. Ainsi, faute d'une durée d'union conjugale de trois ans, le recourant ne saurait se prévaloir de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr. Son grief doit donc être écarté.