Citation: 6B_205/2022 E. 2.3

2.3. Ce faisant, la cour cantonale a considéré que les motifs de la réduction de l'indemnité d'office ressortaient non pas directement du jugement de première instance, mais d'une pièce versée au dossier, sur laquelle figuraient des annotations apposées par les premiers juges. La cour cantonale s'est ainsi attachée à compléter la motivation du jugement de première instance en ce qui concerne des opérations dont la réduction n'avait pas été évoquée dans ce jugement. Une telle manière de procéder consacre une violation du droit d'être entendu du recourant, qui n'a pas pu valablement attaquer le jugement de première instance s'agissant en particulier des opérations ainsi nouvellement mises en cause (cf. consid. 2.1.1 supra). A tout le moins, il appartenait à la cour cantonale d'offrir au recourant la possibilité de se déterminer sur la liste des opérations annotée dont il n'est nullement fait état dans le jugement de première instance (cf. consid 2.1.2 supra). En définitive, le grief tiré de la violation du droit d'être entendu est fondé, la procédure devant le Tribunal fédéral ne permettant pas de guérir ce vice formel compte tenu du pouvoir d'examen restreint à l'arbitraire (art. 97 al. 1 LTF). La violation du droit d'être entendu entraîne l'annulation de l'arrêt attaqué, indépendamment des chances de succès au fond, ce qui rend sans objet les autres griefs soulevés par le recourant.