Citation: 5A_567/2023 E. A

A.a. A.________, né en 1971, a été mis au bénéfice d'une curatelle de l'ancien droit le 16 juin 2011, laquelle a été levée par décision du 10 septembre 2013, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant du canton de Genève (ci-après: Tribunal de protection) ayant constaté que sa compagne de longue date, avec qui il cohabitait, était en mesure de lui apporter le soutien nécessaire. Durant près de dix ans, l'intéressé n'a plus occupé l'autorité de protection. A.b. Le 30 août 2022, la Dre B.________, médecin en charge du suivi psychiatrique de celui-ci au sein du Centre ambulatoire de psychiatrie et psychothérapie intégrées (CAPPI) des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), a requis l'instauration d'une mesure de protection en sa faveur, exposant que son patient, qui souffrait d'une schizophrénie paranoïde, était régulièrement mis à la porte de son logement par sa compagne et que les deux concubins avaient reçu un avis d'expulsion de leur appartement en raison des nuisances sonores qu'ils provoquaient. A.________ avait mentionné à une assistante sociale du CAPPI que le couple avait régulièrement des difficultés à respecter son budget mensuel, notamment en raison de l'achat de cannabis. La Dre B.________ a en outre indiqué à cette occasion que la compagne de son patient, qui était elle-même suivie au sein du CAPPI, avait mis fin à leurs suivis respectifs en date du 18 juillet 2022. L'institution d'une mesure de curatelle avait été proposée à A.________, ce qu'il avait refusé. A la suite de ce signalement, le Tribunal de protection a procédé à une enquête préliminaire administrative. L'extrait du registre des poursuites de l'intéressé fait état de deux actes de défaut de biens et de trois poursuites payées. Il est au bénéfice d'une rente de l'assurance-invalidité et perçoit des prestations complémentaires. Le Tribunal de protection a tenu une audience le 2 février 2023, lors de laquelle C.________, assistante sociale au sein du CAPPI, a été entendue. Elle a notamment déclaré que durant son suivi, A.________ s'était montré totalement dépendant pour la gestion de ses affaires administratives et financières, admettant ne pas savoir comment procéder. La Dre B.________, entendue lors de la même audience, a expliqué quant à elle ignorer pour quelle raison la compagne de son patient, qu'elle avait suivie durant deux ans et demi, avait décidé de mettre fin à leurs suivis respectifs, en qualifiant de moyenne la compliance de son patient à son traitement et à son suivi. Toujours lors de cette audience, A.________ a déclaré que si sa compagne avait géré ses affaires pendant un certain temps, il était désormais en mesure de s'en charger et qu'il ne souhaitait pas solliciter l'aide de tiers. Il a pour le surplus indiqué qu'il était suivi par un médecin psychiatre exerçant auprès de la "Clinique D.________", qu'il rencontrait une à deux fois par semaine, étant précisé qu'il prenait la médication prescrite. Il avait obtenu de sa bailleresse un délai de deux ans pour quitter son logement. A.c. Par ordonnance du 2 février 2023, le Tribunal de protection a institué une curatelle de représentation et de gestion en faveur de A.________ (ch. 1), désigné E.________ et F.________, respectivement intervenante en protection de l'adulte et chef de secteur auprès du Service de protection de l'adulte (SPAd), aux fonctions de curateurs et dit que ceux-ci pouvaient se substituer l'un à l'autre dans l'exercice de leur mandat, chacun avec les pleins pouvoirs de représentation (ch. 2), confié aux curateurs les tâches de représenter la personne concernée dans ses rapports avec les tiers, en particulier en matière d'affaires administratives et juridiques, de gérer ses revenus et biens et d'administrer ses affaires courantes, de veiller à son bien-être social, de la représenter pour tous les actes nécessaires dans ce cadre et de veiller à son état de santé, mettre en place les soins nécessaires et, en cas d'incapacité de discernement, la représenter dans le domaine médical (ch. 3), autorisé les curateurs à prendre connaissance de la correspondance de la personne concernée, dans les limites du mandat, et, si nécessaire, à pénétrer dans son logement (ch. 4), les frais étant laissés à la charge de l'État (ch. 5). En substance, cette autorité a retenu que l'intéressé, qui souffrait d'une schizophrénie paranoïde, n'était pas en mesure d'assumer la gestion de ses affaires administratives et financières de longue date, comme le démontrait le fait que l'instauration d'une mesure de curatelle avait été nécessaire en 2011 déjà. Par ailleurs, il ne pouvait plus compter sur un soutien suffisant de sa compagne comme par le passé, celle-ci ayant en outre, pour une raison ignorée, suspendu le suivi de celui-ci auprès du CAPPI, ce qui semblait aller à l'encontre de ses intérêts.