Citation: 5A_891/2019 E. 5.1

5.1. En l'espèce, la poursuivante a produit à l'appui de sa requête de mainlevée un jugement russe rendu le 1 er mars 2006 et entré en vigueur le 6 juin 2006, dont l'exequatur a été confirmé le 27 avril 2015 par le Tribunal fédéral (arrêt 5A_797/2014). Selon la traduction certifiée conforme, ce prononcé " décide " d'établir la paternité du poursuivi sur l'enfant issu de la relation de ce dernier avec la poursuivante et de " recouvrir la pension alimentaire de la part de M. A.________ en bénéfice de Mme B.________ pour l'entretien du fils [...] d'un montant de 1/6 de tous ses revenus du 3 novembre 2003 jusqu'à la majorité de l'enfant ". Des motifs de ce prononcé, il résulte que l'autorité russe s'est fondée sur l'art. 49 du Code de la famille de la Fédération de Russie selon lequel les parents ont l'obligation d'entretenir leurs enfants mineurs et, pour le cas où ils n'assurent pas cet entretien, la pension est " recouvrée par la justice ". Il y est constaté qu'en l'état le père n'assurait plus l'entretien depuis le mois d'août 2003 et que l'enfant était complètement à la charge de la mère, de sorte que la " réclamation de recouvrement de la pension alimentaire " devait être " satisfaite ". Il y est par ailleurs relevé que, selon les art. 81 et 82 du Code de la famille, le montant de la pension alimentaire est " établi comme pour 1/4 (pour un enfant), 1/3 (pour deux enfants) ou 1/2 (pour trois enfants et plus) de tous les revenus ", cette " part " pouvant être augmentée ou abaissée en fonction de la " situation familiale et économique des parties et de toutes les autres circonstances pertinentes ". Dès lors qu'en l'espèce, le père avait deux enfants mineurs à sa charge et vivant dans son foyer, " la pension alimentaire d'un montant de 1/6 du salaire (ou tout autre revenu) fai[sait] l'objet de recouvrement en bénéfice " de la mère.