Citation: 9C_758/2017 E. 5.3

5.3. En l'espèce, la juridiction cantonale aurait dû examiner la recevabilité du recours en regard de la problématique des droits de la recourante en matière de prévoyance professionnelle, dûment invoquée devant elle (cf. courriel du 20 avril 2017), liée à la date - contestée - de la survenance de l'incapacité de travail. Cet examen n'a toutefois pas eu lieu et l'éventuelle force contraignante pour les organes de la prévoyance professionnelle des constatations et autres appréciations des organes de l'assurance-invalidité n'a pas été abordée (cf. arrêt 9C_620/2012). Les constatations des premiers juges sont incomplètes, aussi bien quant à l'étendue et aux périodes d'incapacités de travail de la recourante antérieures au 4 juin 2014 (l'intimé avait fixé plusieurs périodes d'incapacité de travail débutant en mars 2013 dans sa décision du 23 novembre 2016, alors que le jugement attaqué ne mentionne que la période courant de juin à fin août 2014), qu'à propos du contrat de prévoyance concernant la Fondation collective LPP B.________ (cette dernière semble refuser de prester en se fondant sur les constatations de l'AI, erronées selon la recourante). Dans ces conditions, la cause doit être renvoyée à la juridiction cantonale pour nouvel examen. Ce n'est qu'au terme de celui-ci qu'elle pourra dire si le moyen tiré des droits de la recourante en matière de prévoyance professionnelle lui confère ou non un intérêt digne de protection, au sens de l'art. 59 LPGA, à recourir contre la décision du 23 novembre 2016. En l'état, le refus d'entrer en matière sur le recours cantonal dirigé contre celle-ci était prématuré. Vu ce qui précède, le recours cantonal était également suffisamment motivé et les premiers juges auraient dû examiner les griefs soulevés.