Citation: 1B_294/2018 E. 1

que par arrêt du 15 mai 2018, la Chambre des recours pénale a rejeté une demande de récusation formée par A.________ contre un procureur vaudois et a également rejeté le recours tendant à la jonction et à la suspension ("renvoi") de diverses causes; que par acte daté du 17 juin 2018 mais remis à la poste le 20 juin suivant, A.________ forme un recours contre l'arrêt précité; que conformément à l'art. 100 al. 1 LTF, le délai ordinaire pour recourir au Tribunal fédéral est de 30 jours dès la notification complète de la décision attaquée; que contrairement à ce que soutient le recourant, l'arrêt attaqué a été expédié le 17 mai 2018 et officiellement notifié le lendemain; que le délai de recours a dès lors commencé à courir le 19 mai 2018 (art. 44 al. 1 LTF); qu'il arrivait à échéance le dimanche 17 juin 2018 et expirait donc le lendemain (art. 45 al. 1 LTF); que, déposé à La Poste Suisse le 20 juin 2018, le recours est apparemment tardif et dès lors irrecevable; que la question peut toutefois demeurer indécise dès lors que le recours ne satisfait manifestement pas aux exigences de motivation posées à l'art. 42 al. 2 LTF; qu'il ne suffit pas, selon cette disposition, d'énumérer de manière générale des motifs de recours (violation du droit, abus du pouvoir d'appréciation et constatation erronée et incomplète des faits); que le recourant doit également indiquer, ne serait-ce que brièvement, en quoi l'acte attaqué viole le droit; qu'aucune indication de ce genre ne figure dans le recours, de sorte que celui-ci doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 let. a LTF; que compte tenu des circonstances, il peut être renoncé à la perception de frais judiciaires.