Citation: I 795/01 10.06.2002 E. 4

4.- a) Les experts du SAM ont posé le diagnostic de fibromyalgie à caractère primaire, obésité et tendance à l'hypertension artérielle. Sur le plan rhumatologique, les examens effectués n'ont pas permis de mettre en évidence un processus inflammatoire articulaire ou des signes de spondylarthropathie séronégative. Sur le plan psychiatrique, les experts du SAM ont exclu toute altération d'ordre psychique ou psycho-social, en particulier un trouble dépressif, même larvé et sont d'avis que l'expertisée est dotée d'une capacité mentale intacte. Selon eux, les affections diagnostiquées chez la recourante n'ont aucune influence sur sa capacité de travail qui est rétablie à 100 % depuis le 8 février 1999, date de la première décision de l'intimée de suppression de la rente. Pour rendre leurs conclusions, les experts du SAM se sont fondés sur les résultats des examens pluridisciplinaires qu'ils ont pratiqués pendant la durée du séjour de l'assurée (électrocardiogramme, examens de laboratoire, examens radiologiques, consultations psychiatrique et rhumatologique), ainsi que sur l'ensemble du dossier médical à disposition; ils ont également pris en considération les plaintes de l'assurée. Aussi bien leur rapport remplit-il toutes les exigences posées par la jurisprudence pour qu'on puisse lui accorder pleine valeur probante (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a et l'arrêt cité) et il n'y a pas de motifs de s'écarter des conclusions qui y sont contenues. b) Au demeurant, celles-ci ne sont, contrairement à l'opinion de la recourante, pas contredites par les avis médicaux des médecins qu'elle a consultés au Portugal. Dans son rapport du 31 juillet 2000, la doctoresse C.________ pose un diagnostic identique à celui des experts du SAM puisqu'elle fait état d'un syndrome fibromyalgique pour lequel la recourante suit un traitement. Si le médecin fait certes état des plaintes de la patiente (manque de force et douleurs au niveau du bras droit, difficultés à effectuer des mouvements avec le bras droit), il n'en tire cependant aucune conséquence quant à une éventuelle incapacité de travail de cette dernière. De même, la doctoresse B.________ constate certes une arthrose débutante de l'articulation acromio-claviculaire gauche, ainsi que l'existence de "phénomènes inflammatoires-tendinite" (rapports du 27 mars 2000), elle n'en déduit toutefois aucune incapacité de travail, que ce soit dans une activité professionnelle ou ménagère. Quant à la doctoresse D.________, elle relève, dans son rapport du 5 février 1999, des périodes d'exacerbation du syndrome fibromyalgique en relation avec un stress psychologique et l'existence d'une tendinite bicipitale droite; hormis la mention d'une incapacité légère à modérée pour certaines tâches quotidiennes, sans autre précision, elle ne mentionne pas d'empêchement quant aux activités que pourrait exercer la patiente sur le plan professionnel ou dans son ménage. Au vu de ces rapports médicaux, on constate qu'aucun des trois médecins précités n'a mis en évidence une atteinte à la santé qui empêcherait, à leur avis, la recourante d'exercer une activité professionnelle ou ménagère. Cette dernière ne peut, par ailleurs, rien déduire en sa faveur des autres renseignements médicaux recueillis par l'intimée en 1997 dans le cadre de la procédure de révision, dès lors qu'aucun des médecins consultés n'a constaté une altération invalidante de son état de santé (cf. notamment les rapports du médecin de la sécurité sociale portugaise du 19 juin 1997 et du docteur C.________ du 8 octobre 1997). En particulier, il apparaît que le docteur A.________, psychiatre, avait, en avril 1998 déjà, retenu que la recourante ne présentait aucun trouble psychique (rapport du 20 avril 1998). Par conséquent, il n'y a pas lieu de s'écarter des conclusions du SAM selon lesquelles la recourante dispose, depuis le mois de février 1999, d'une capacité de travail entière dans toute activité qu'elle a exercée précédemment. c) Par rapport à la situation qui prévalait au moment de l'octroi de la demi-rente en janvier 1994, où seule subsistait une capacité de travail de 50 % en raison de troubles psychiques, on doit dès lors admettre que l'état de santé de la recourante s'est amélioré de manière significative et lui permet désormais de disposer d'une capacité de gain entière. Partant, les conditions de l'art. 41 LAI sont réunies. C'est donc à bon droit que l'administration et les premiers juges ont considéré que la demi-rente d'invalidité allouée à la recourante depuis le 1er janvier 1994 doit être supprimée; cette réduction prend effet, conformément à l'art. 88bis al. 2 let. a RAI, le 1er avril 1999, soit le premier jour du deuxième mois ayant suivi la notification de la décision de révision rendue par l'intimée le 8 février 1999 (cf. ATF 106 V 18 et RCC 1987 p. 279). Le recours est donc mal fondé.