Citation: 5D_169/2017 E. 3

Le Tribunal fédéral ne traite que des recours contre des arrêts de dernière instance cantonale (art. 75 al. 1 LTF). Constitue une décision une mesure prise par une autorité dans un cas d'espèce, fondée sur le droit et ayant pour objet de créer, de modifier ou d'annuler des rapports de droits ou obligations (décision formatrice positive), de constater l'existence, l'inexistence ou l'étendue de droit ou d'obligations (décision constatatoire) ou de rejeter ou de déclarer irrecevables des demandes tendant à créer, modifier, annuler ou constater des droits ou obligations (décision formatrice négative). Un courrier de la Vice-Présidente de la IIe Cour d'appel civil du Tribunal cantonal informant le justiciable qu'une ordonnance du juge de première instance n'est pas susceptible de recours au niveau cantonal et classant ainsi sans suite une écriture de recours, ne correspond pas à la notion de "décision". Il s'ensuit que le courrier du 18 juillet 2017 de la Vice-Présidente de la IIe Cour d'appel civil du Tribunal cantonal de l'État de Fribourg ne peut être contesté devant le Tribunal fédéral. Au demeurant, l'indication d'une voie de droit erronée - à l'instar du présent courrier du Président de la IIe Cour d'appel civil mentionnant à tort la possibilité d'un recours au Tribunal fédéral - ne crée pas une possibilité de recours qui n'existe pas (ATF 108 III 23 consid. 3 et les références, 117 Ia 297 consid. 2 in fine). Vu ce qui précède, le recours doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 let. a LTF, ce qui rend sans objet les sept requêtes de mesures provisionnelles urgentes, notamment la requête d'effet suspensif et de récusation de la Vice-Présidente de la cour d'appel civil. L'attribution de la présente cause à la Juge fédérale Escher, en qualité de juge présidant, rend sans objet la demande de récusation du Président de la cour de céans, le Juge fédéral von Werdt.