Citation: 5A_227/2021 E. 4.2

4.2. Invoquant une violation de l'art. 82 LP ainsi que des art. 150 et 164 s. CO, le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir " i nterprété les faits et preuves liquides de manière insoutenable " en retenant qu'il n'avait pas rendu vraisemblable que la cause de l'obligation sur laquelle reposait la reconnaissance de dette produite par l'intimé n'était pas valable. Or il avait allégué et prouvé, sans être contredit, que le seul rapport de créance justifiant la somme objet de la poursuite découlait du prêt de C.________Sàrl à D.________LLC et que le rapport de créance entre C.________Sàrl et D.________LLC n'avait jamais passé à l'intimé, faute de clause de solidarité active indiquant qu'il accepterait de payer ou C.________Sàrl ou l'intimé, et faute de cession de créance écrite de C.________Sàrl à l'intimé. Il ne pouvait donc pas être le débiteur d'une créance dont l'intimé n'avait jamais été le titulaire, le rapport de prêt n'existant qu'entre C.________Sàrl et D.________LLC. La volonté de l'intimé d'obtenir des garanties de remboursement n'y changeait rien, car le remboursement à garantir devait intervenir entre D.________LLC et C.________Sàrl et non pas de D.________LLC ou du recourant en faveur de l'intimé. Ce dernier n'était pas habilité, et ne l'avait jamais été, à solliciter des garanties personnelles pour une créance dont il n'avait jamais été le titulaire. La Cour de justice avait également " commis un déni de justice formel en s'inquiétant de savoir (...) pourquoi [il avait] signé la reconnaissance de dette " - élément qui n'avait pas d'importance " dans le cadre de l'art. 82 LP " et pourrait être soulevé par l'intimé dans une action en paiement ordinaire -, " alors qu'elle devait relever, d'office, que manifestement, l'intimé n'[était] pas titulaire de la créance qu'il poursui[vait] ". Dès lors qu'il avait rendu immédiatement vraisemblable sa libération en réfutant tant la cause de la reconnaissance de dette que la titularité de la créance objet de la poursuite, le recourant estime que la Cour de justice aurait dû rejeter la requête de mainlevée provisoire.