Citation: 1B_413/2015 E. 1

Le recourant soutient en outre à tort que le traitement préconisé doit être fait en liberté pour être pleinement profitable. Il méconnaît en effet que les experts ont expressément indiqué que ce traitement pouvait débuter en prison. Par ailleurs, comme déjà indiqué par le Tribunal fédéral (arrêt 1B_266/2015 consid. 2.3), il convient de s'assurer de l'efficacité du traitement avant d'envisager une libération du prévenu. Tant que des résultats tangibles n'auront pas été constatés du point de vue de la diminution du risque de récidive, une libération apparaît prématurée. Enfin, à l'instar de l'instance précédente, il y a lieu de considérer que les maux de dos dont souffre le recourant ne sont pas de nature à réduire le risque de réitération et ne sauraient conduire à sa libération; sur ce point, il peut être renvoyé à l'argumentation convaincante développée par l'instance précédente (art. 109 al. 3 LTF).