Citation: 4A_417/2023 E. 7.4.3

7.4.3. La recourante fait valoir que dans le cadre d'un litige aux prud'hommes, la volonté de l'assuré et de son ancienne employeuse était de considérer l'indemnité versée comme du salaire pour la période litigieuse, de sorte qu'il n'y avait aucune perte de gain. Ce faisant, la recourante se fonde sur des éléments non constatés, sans requérir valablement un complètement de l'état de fait à cet égard. Cela n'est pas suffisant. Par ailleurs, contrairement à ce qu'elle soutient, les juges cantonaux ont basé leur appréciation sur un élément concret. En effet, le contrat de travail prévoyait lui-même le versement d'une indemnité en cas de licenciement. Ainsi, cette indemnité aurait de toute évidence été payée même sans l'incapacité de travail de l'assuré et n'était donc pas en lien avec cette dernière. Pour le surplus, lorsque la recourante allègue que la caisse de chômage avait elle-même retenu que l'assuré n'avait subi aucun dommage pour la période du 20 août 2021 au 31 janvier 2022, elle ne discute pas valablement l'argumentation de la cour cantonale relative à la décision de la caisse de chômage. En définitive, la recourante ne parvient pas à démontrer que les juges cantonaux auraient retenu de manière arbitraire que l'indemnité de départ était destinée à couvrir une éventuelle perte de gain dès le 31 janvier 2022, et que l'assuré avait subi une perte économique du 20 août 2021 au 31 janvier 2022. Le grief doit donc être rejeté.