Citation: 7B_624/2024 E. 3.3.1

3.3.1. S'agissant du grief relatif à l'art. 269 al. 1 let. a CPP, la cour cantonale a relevé que des éléments suffisants laissaient présumer la commission d'une infraction figurant à l'art. 269 al. 2 CPP, en l'occurrence l'art. 191 CP. Elle a en effet estimé qu'au vu de la condamnation du recourant en 2016 pour des faits similaires, des faits dénoncés par la plaignante et de la gravité de l'infraction en cause, le recourant pouvait être légitimement soupçonné d'avoir porté atteinte à l'intégrité sexuelle d'autres femmes en usant des mêmes approches et des mêmes moyens que ceux utilisés contre la plaignante. Partant, la juridiction cantonale a considéré que la mesure contestée ne constituait pas une fishing expedition et que la découverte des victimes supplémentaires ne constituait pas des découvertes fortuites au sens de l'art. 278 CPP. Elle a en effet précisé que la mesure de surveillance ordonnée visait à investiguer les faits faisant l'objet de l'enquête ouverte le 31 mars 2022 et que celle-ci portait sur une activité délictueuse du recourant dans le cadre de ses activités prétendument thérapeutiques (cf. arrêt attaqué, consid. 2.8.3.2).