Citation: I 26/05 31.05.2005 E. 6

En ce qui concerne la valeur probante du rapport d'expertise en cause, on relèvera que le psychiatre a posé son diagnostic au regard des critères du Manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux DSM IV édité par l'association des psychiatres américains (American psychiatric Association), qui préconise l'évaluation multiaxiale. Il mentionne, sur l'axe I, un épisode dépressif majeur de gravité légère ou trouble adaptatif avec humeur anxio-dépressive de gravité légère, un trouble douloureux associé à la fois à des facteurs psychologiques et à une affection médicale générale ainsi qu'une non-observance ou faible observance au traitement. Sur l'axe II, le médecin signale l'absence d'un trouble majeur de la personnalité. Sur l'axe III, qui concerne la pathologie somatique, l'expert-psychiatre renvoie aux spécialistes compétents, et sur l'axe IV, il relève des difficultés socio-économiques mais l'absence d'autres facteurs de stress aigus. Le psychiatre relève qu'il prédomine actuellement une symptomatologie algique limitée à la main droite, pour laquelle les éléments objectifs somatiques ne suffisent pas à expliquer son intensité, ni sa persistance, ni en grande partie le handicap fonctionnel allégué. Selon l'expert, la prescription d'un antidépresseur léger aurait dû permettre un amendement rapide de cette symptomatologie anxio-dépressive légère, qui ne justifie pas, par ailleurs, une incapacité de travail dans une activité adaptée au handicap somatique objectif de l'assuré. Ces conclusions sont fondées sur un entretien personnel, des tests psychométriques et examens paracliniques, l'étude du dossier et une anamnèse approfondie du patient. Par ailleurs, les considérations médicales sont clairement exprimées et bien motivées. Dès lors, à l'instar des premiers juges, on doit retenir que ce rapport répond à toutes les exigences posées par la jurisprudence en la matière (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références), si bien qu'on peut lui reconnaître pleine valeur probante. Par ailleurs, il convient de relever que l'avis de l'expert E.________ concorde avec ceux des docteurs K.________ et H.________ ainsi qu'avec les observations du COPAI, lesquels ont estimé que le recourant était à même d'exercer une activité adaptée à son handicap physique. Quant à l'avis de la doctoresse M.________, il ne saurait prévaloir, sur le plan psychique, sur celui de spécialistes, d'autant moins que ses rapports des 23 août et 30 octobre 2001 paraissent contradictoires. En effet, après avoir admis une capacité résiduelle de travail avec un rendement de 3 heures par jour en raison des douleurs somatiques, elle s'est ravisée en avançant des raisons purement psychiques. Dans ces circonstances, il n'existe aucune raison de s'écarter des conclusions du docteur E.________, de sorte qu'il n'y a pas lieu de requérir la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise. Dès lors que les troubles psychiques dont souffre le recourant ne se manifestent pas avec une sévérité telle que, d'un point de vue objectif, ils excluent toute mise en valeur de sa capacité de travail, le degré d'invalidité qu'il présente doit être examiné compte tenu de son seul handicap physique. Or, il n'est pas contesté que ce dernier n'empêche pas le recourant d'exercer une activité légère et adaptée à plein temps.