Citation: 6B_664/2019 E. 4.4

4.4. A l'encontre de l'appréciation des preuves et la constatation des faits ainsi opérées par l'autorité précédente, le ministère public invoque que celle-ci a retenu, sans l'établir, qu'elle ne pouvait exclure que la route présente une légère courbure susceptible d'altérer le résultat de la vitesse enregistrée. Il fait ensuite valoir que rien ne permettait à l'autorité précédente de s'écarter des mesures de vitesse enregistrées par le multiradar précité. En effet, cette installation avait été contrôlée selon les prescriptions de vérification applicables et répondait aux exigences légales. Elle pouvait ainsi être utilisée pour des mesures officielles. Le sergent qui l'avait utilisée disposait de plus de connaissances spécialisées théoriques et pratiques pour ce faire, ce qu'une attestation démontrait. L'appareil avait ainsi été manié par un agent de police spécialement formé à cet effet, qui savait exactement à quel endroit placer le radar afin que les contrôles effectués respectent toutes les conditions prescrites par la notice d'utilisation, notamment s'agissant de la stabilité, de l'absence d'obstacle et de la hauteur du radar. Le ministère public estimait en conséquence que le raisonnement de l'autorité précédente revenait à vider de toute substance la réglementation prévue en matière d'excès de vitesse, ouvrant ainsi la porte à une réduction quasi systématique, à bien plaire, de la vitesse mesurée, à raison de plusieurs km/h, de manière on ne peut plus aléatoire et en se limitant à se prévaloir de potentielles influences de mesure, qui plus est non établies.