Citation: 1C_452/2020 E. 7.2

7.2. La jurisprudence admet certes en principe la recevabilité d'un tel grief dans la mesure où l'instance précédente dispose d'un plein pouvoir d'examen et doit appliquer le droit d'office (ATF 142 I 155). Le recourant invoque à cet égard l'art. 79 al. 2 LPJA. Cette disposition prévoit que le Tribunal cantonal n'est pas lié par la motivation des conclusions du recourant, mais ne prévoit pas qu'il doive appliquer le droit d'office. Quoiqu'il en soit, l'invocation de ce grief à ce stade de la procédure apparaît contraire à la bonne foi, ce qui conduit à son irrecevabilité (ATF 142 I 155 consid. 4.4.6). En effet, le projet a fait l'objet d'une procédure d'opposition, puis de recours auprès du Conseil d'Etat puis du Tribunal cantonal, le recours au Tribunal fédéral ayant été déclaré irrecevable. Après l'admission du premier recours par le Tribunal cantonal, une seconde procédure s'est déroulée devant les deux instances cantonales successives. Dans la mesure où la question des distances avait déjà été largement discutée dans la première procédure de recours et que le non-respect de la distance à la limite pouvait elle aussi faire l'objet d'une dérogation que l'autorité communale pouvait être amenée à motiver, rien ne justifie que le recourant ait attendu son second recours au Tribunal fédéral pour soulever ce grief. Celui-ci doit être déclaré irrecevable.