Citation: 8C_557/2021 E. 6.3.2

6.3.2. Cette argumentation n'est pas davantage fondée. En effet, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que les agissements de l'employeur auraient été imputés au recourant ni que d'éventuels manquements auraient été retenus à l'encontre de son employeur. Certes, les juges cantonaux ont considéré qu'il ne pouvait pas avoir échappé au recourant que les primes LAA payées par la société étaient fixées en fonction de la masse salariale, "cas échéant par l'imputation à celui-ci des faits portés à la connaissance de la fiduciaire". Ces considérations avaient toutefois pour but de démontrer que rien ne permettait de conforter l'idée d'une assurance de somme. On rappellera dans ce contexte qu'avant mai 2018, le recourant avait déjà été associé gérant du 2 décembre 1996 au 3 mars 2004. Enfin, indépendamment du montant inscrit par l'employeur dans la déclaration de sinistre et comme déjà dit (cf. consid. 6.1.2 supra), le recourant ne pouvait pas raisonnablement penser qu'il avait droit à être indemnisé sur la base d'un salaire nettement supérieur à celui qu'il touchait effectivement. En outre, l'ignorance du fait qu'il n'avait pas droit à des prestations aussi élevées ne suffit pas pour admettre sa bonne foi au sens de l'art. 25 al. 1 LPGA.