Citation: I 88/05 14.09.2005 E. 4

Il reste à déterminer si la recourante peut éventuellement prétendre à la révision de son droit à la rente pour la période courant dès le 1er janvier 2004 en raison de la nouvelle teneur de l'art. 28 al. 1 LAI. A cet égard, on relèvera que l'Office intimé a motivé sa décision du 5 décembre 1995, diminuant de moitié la rente allouée à la recourante, par le fait que celle-ci était en mesure d'exercer une activité lucrative adaptée à son état de santé, ce qui lui permettrait de réaliser plus d'un tiers du revenu qu'elle pourrait obtenir si elle n'était pas devenue invalide. Il se fondait alors sur les rapports de l'INSS et du docteur I.________ mentionnant une capacité de travail de 50%. Par ailleurs, il n'apparaît nulle part au dossier que l'Office intimé aurait procédé à un calcul de comparaison des revenus permettant de retenir un taux d'invalidité inférieur à 60%. Il ne peut donc pas être exclu que la recourante ait droit à trois-quarts de rente dès le 1er janvier 2004. L'Office intimé n'ayant pas procédé à l'examen de cette question, il n'appartient pas au Tribunal de céans d'y remédier et d'opérer une comparaison des revenus, pour la première fois en instance fédérale. Il convient donc de renvoyer la cause à l'Office intimé à qui il incombera de faire le calcul nécessaire et de rendre une nouvelle décision.