Citation: 2C_387/2020 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, la recourante, dont le siège se trouve à Bogis-Bossey dans le canton de Vaud, ne conteste pas être une entreprise pouvant être, sur le principe, assujettie à l'impôt sur les acquisitions au sens des dispositions qui précèdent, ni avoir obtenu, au cours des périodes de 2010 à 2012, certaines prestations de services de la part de diverses personnes physiques et morales domiciliées hors de Suisse - soit E.________, F.________, G.________, H.________, I._______ et J.________ - qui l'ont toutes assistée dans la conclusion de contrats avec des fournisseurs et clients étrangers. Elle admet que ces prestations de services, rétribuées par le versement de divers montants, sont réputées avoir été exécutées à son siège en Suisse, conformément à l'art. 8 al. 1 LTVA. Elle soutient en revanche que de tels échanges de prestations ne doivent donner lieu à la perception d'aucun impôt sur les acquisitions au sens de l'art. 45 ss LTVA, car les personnes auxquelles elle a recouru à l'étranger ne seraient que des "prolongements" d'elle-même. Ces personnes constitueraient en réalité des bureaux de représentation dénués d'indépendance et les versements effectués en leur faveur correspondraient ainsi à de simples "dépenses internes" à l'entreprise, lesquelles ne devraient, en tant que telles, pas être soumises à TVA. Dans la mesure où la Cour de céans ne la suivrait pas sur ce point, la recourante prétend, à titre subsidiaire, que les prestations en cause doivent être exonérées de tout impôt sur les acquisitions en tant que services de "représentation directe" en application de l'art. 23 al. 2 ch. 9 LTVA. Pour le reste, la recourante reproche encore au Tribunal administratif fédéral d'avoir retenu à tort que la reprise d'impôt présentement litigieuse s'imposait également en lien avec le paiement d'autres commissions payées à l'étranger, à hauteur de 193'740 fr., et ressortant de son compte de charges " Commissions versées à l'étranger ".