Citation: 5F_20/2022 E. 3

Se référant en premier lieu à l'art. 121 let. d LTF, les requérants soutiennent en substance que des éléments pertinents de leur recours du 8 janvier 2022 n'ont " probablement par inadvertance " pas été pris en compte dans les considérations de l'arrêt du 1er juin 2022. Il était selon eux " discutable " de considérer comme irrecevables les faits qu'ils avaient exposés dans leur recours. Le Tribunal fédéral aurait jugé à tort qu'ils substituaient leur propre version des faits et de l'appréciation des preuves à celle de l'autorité précédente sans préciser quelle violation celle-ci aurait commis. Reprenant de nombreux éléments développés dans leur appel, ils exposent avoir en réalité apporté la preuve de l'inexactitude des faits retenus par la cour cantonale et de l'existence d'un comportement disproportionné et d'actes illicites dans le traitement de la procédure. Le Tribunal fédéral n'aurait " pas réagi aux éléments de preuve de la violation des droits fondamentaux de [ leur] fille " qu'ils avaient pourtant apportés, et aurait constaté, de manière manifestement erronée, qu'aucun acte ou omission illicite n'avait été commis par l'autorité de protection de l'enfant. Les requérants relatent enfin longuement pour quels motifs, selon eux, la responsabilité des autorités de protection de l'enfant devrait être réévaluée. En tant que les requérants soutiennent que des éléments figurant dans leur recours n'auraient pas été pris correctement en compte par le Tribunal fédéral, leur argumentation est vaine dès lors que le traitement prétendument insuffisant ou lacunaire d'un moyen de recours ne constitue pas un motif de révision au sens de la loi (arrêts 5F_18/2021 du 4 mars 2022 consid. 3.1; 5F_4/2017 du 30 septembre 2017 consid. 2.1), un grief n'étant pas un fait pertinent selon l'art. 121 let. d LTF (arrêts 5F_18/2021 du 4 mars 2022 consid. 3.1; 5F_24/2021 du 20 janvier 2022 consid. 4.3). Pour le surplus, leur critique tend en réalité à remettre en cause la solution juridique adoptée par le Tribunal fédéral, ce qui ne saurait être agréé, la procédure de révision n'étant pas destinée à ouvrir un nouveau débat sur le bien-fondé de la décision entreprise (parmi plusieurs, arrêt 5F_7/2016 du 7 juillet 2016 consid. 1.4).