Citation: 4C.388/2006 30.01.2007 E. A

Dès le 1er septembre 1992, Y.________ a engagé X.________, née le 7 décembre 1942, en qualité de responsable du secrétariat administratif. A.________ est la société d'assurances à laquelle Y.________ est affilié pour la prévoyance professionnelle de ses collaborateurs. Par lettre du 13 août 2004, cette compagnie a informé Y.________ que l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (OPP 2) avait été modifiée afin d'assurer la coordination avec la réglementation AVS et qu'ainsi l'âge de la retraite pour les femmes était fixé à 64 ans à partir du 1er janvier 2005. Une notice sur les répercussions de ce changement sur l'offre d'assurance selon la LPP accompagnait ce courrier. Il était précisé que l'offre d'adaptation des contrats d'assurance faite à Y.________ était valable jusqu'au 30 octobre 2004. A la suite de modifications d'une loi vaudoise, entrées en vigueur le 1er juillet 2004, la Communauté interprofessionnelle Z.________ a imposé à Y.________ des exigences accrues en matière de contacts avec la clientèle. Le 27 août 2004, B.________, directeur de Y.________, a adressé à X.________ une lettre qui comportait les passages suivants: «Il est donc de rigueur que les collaborateurs adoptent, avec effet immédiat, une attitude respectueuse et professionnelle tout en jouant la carte du sourire dans l'environnement de Y.________. Pour ce faire, l'accent doit être mis sur le service à la clientèle, l'accueil personnalisé ou téléphonique, la collégialité, la complémentarité et un excellent climat de travail. D'ores et déjà, il est important de prendre note qu'aucun écart à ses directives ne sera toléré, faute de quoi la Direction devra prendre les décisions qui s'imposent.» Par courrier du 27 septembre 2004, Y.________ a résilié pour le 31 décembre 2004 le contrat de travail le liant à X.________. L'employeur faisait valoir que cette dernière n'avait pas respecté les conditions posées dans la communication du 27 août 2004. Le 3 novembre 2004, A.________ a informé Y.________ que les femmes qui exerçaient une activité lucrative au-delà de l'âge de 62 ans continuaient à être assurées en prévoyance professionnelle; elle priait l'employeur de lui communiquer les intentions de X.________, qui devait atteindre l'âge de 62 ans le 7 décembre 2004. Y.________ a avisé l'institution de prévoyance que l'employée cesserait son activité lucrative au 31 décembre 2004. Le 14 décembre 2004, l'employée s'est opposée au congé. Par lettre du 4 janvier 2005, A.________ a informé X.________ du versement d'une rente de vieillesse de 8'047 fr.80, payable trimestriellement, à partir du 1er janvier 2005.