Citation: 5A_643/2020 E. A

A.a. A.A.________, née en 1979, de nationalité anglaise, et B.A.________, né en 1994, de nationalité suisse, se sont mariés en 2018 devant l'Officier de l'état civil de U.________. Leur fille C.________ est née en 2018. A.A.________ a également six autres enfants, issus de relations différentes. Quatre enfants sont nés de sa première union, à savoir: D.________ (2001), E.________ (2004), F.________ (2007) et G.________ (2008); deux autres enfants sont nés de sa relation avec H.________, à savoir I.________ (2012) et J.________ (2014). A.b. Les parties se sont rencontrées au Maroc lors d'un pèlerinage; elles ont ensuite noué une relation sentimentale impliquant pour A.A.________ de nombreuses allées et venues en Suisse. A la suite de leur mariage, les parties se sont installées au Royame-Uni, plus précisément dans la région de Londres en Angleterre. A.c. Les parties ont rencontré des difficultés conjugales, B.A.________ ayant allégué, photos à l'appui, avoir été blessé par son épouse à la lèvre supérieure et ayant consulté en raison de douleurs à la main et à une dent, consécutives à une dispute entre époux. A.d. Le 26 mai 2020, K.________, assistant social, a rendu un rapport à l'attention des autorités judiciaires anglaises compétentes concernant la situation des enfants I.________ et J.________. La référence à ce rapport est contestée par la recourante. Il en ressort néanmoins objectivement que H.________ exerce la garde sur les deux enfants et que, sans en avertir celui-ci, A.A.________ les a fait circoncire à l'occasion d'un droit de visite, invoquant à cet égard des motifs d'ordre religieux et médical. A.e. Le 2 juin 2020, B.A.________ a quitté l'Angleterre avec sa fille pour venir en Suisse. A son arrivée, il s'est installé chez ses parents à V.________. A la suite de cet évènement, A.A.________ a d'abord adressé le 4 juin 2020 une demande à l'autorité centrale anglaise, à savoir l'International Child Abduction & Contact Unit à Londres. Par courriel du 9 juin 2020 adressé à B.A.________, L.________, de la Harlow Police station, a indiqué à celui-ci que, s'il ne retournait pas avec l'enfant dans les 28 jours suivant son départ, il pourrait se rendre coupable d'enlèvement; le possible envoi du dossier au " Crown Prosecution Service " en vue d'une inculpation était évoqué, étant précisé que, selon l'avis de droit de Me M.________, avocat spécialisé en droit pénal anglais, l'infraction était passible d'une peine de prison. A.f. Par requête de mesures superprotectrices et protectrices de l'union conjugale du 8 juin 2020 déposée auprès du Président du Tribunal civil de l'Est vaudois (ci-après: le Président du Tribunal), B.A.________ a notamment conclu à ce que les parties soient autorisées à vivre séparément pour une durée indéterminée, à ce que la garde sur l'enfant C.________ lui soit confiée et à ce que le droit de visite de la mère sur l'enfant s'exerce uniquement par des contacts vidéos à raison de trois fois par semaine. Par ordonnance de mesures superprotectrices de l'union conjugale du 9 juin 2020, le Président du Tribunal a fait droit à sa requête, citant de surcroît les parties à comparaître à une audience le 11 septembre 2020. Un certificat médical établi le 11 juin 2020 par le Dr N.________, spécialiste FMH en médecine interne, indique qu'il n'y a chez B.A.________ aucun argument parlant en faveur d'un trouble psychiatrique et que sa capacité de discernement ne présente aucun doute.