Citation: 2P.44/2005 21.07.2005 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 129 I 337 consid. 1 p. 339; 129 II 453 consid. 2 p. 456 et les arrêts cités). 1.1 Sous réserve d'exceptions non réalisées en l'espèce, le recours de droit public est de nature purement cassatoire et ne peut donc tendre qu'à l'annulation de la décision attaquée (ATF 129 I 129 consid. 1.2.1 p. 131/132, 173 consid. 1.5 p. 176; 128 III 50 consid. 1b p. 53 et la jurisprudence citée). La conclusion subsidiaire de la recourante tendant au renvoi de l'affaire à l'autorité cantonale pour nouvelle décision est en conséquence irrecevable. 1.2 Selon la jurisprudence relative à l'art. 88 OJ, le recours de droit public est ouvert uniquement à celui qui est atteint par l'acte attaqué dans ses intérêts personnels, actuels et juridiquement protégés. Le recours formé pour sauvegarder l'intérêt général ou ne visant qu'à préserver des intérêts de fait est en revanche irrecevable (ATF 126 I 43 consid. 1a p. 44; cf. également ATF 126 I 81 consid. 3b p. 85). Un intérêt est juridiquement protégé lorsqu'il fait l'objet d'une règle de droit fédéral ou cantonal qui tend, au moins accessoirement, à sa protection, ou lorsqu'il découle directement d'une garantie constitutionnelle spécifique. La protection contre l'arbitraire inscrite à l'art. 9 Cst. - qui doit être respectée dans toute l'activité administrative de l'Etat - ne confère pas à elle seule la qualité pour agir au sens de l'art. 88 OJ (ATF 126 I 81; voir aussi ATF 126 II 377 consid. 4 p. 388 et les références citées). La qualité de partie en procédure cantonale n'est, sous cet angle, pas davantage déterminante (ATF 126 I 43 consid. 1a p. 44-45; 123 I 279 consid. 3b p. 289). Enfin, il incombe au recourant d'alléguer les faits qu'il considère comme propres à fonder sa qualité pour recourir, lorsqu'ils ne ressortent pas de façon évidente de la décision attaquée ou du dossier (ATF 120 Ia 227 consid. 1; 115 Ib 505 in fine p. 508). S'agissant de la fonction publique, la jurisprudence considère que l'agent qui reçoit son congé n'a qualité pour former un recours de droit public que si le droit cantonal subordonne son licenciement à des conditions matérielles (ATF 126 I 33 consid. 1 p. 34; 120 Ia 110 consid. 1a p. 112; 107 Ia 182 consid. 2 p. 184-185; 105 Ia 271 consid. 2a p. 273). Le non-renouvellement du poste de maître assistante de la recourante repose sur l'art. 57F al. 1 de la loi genevoise du 26 mai 1973 sur l'université qui renvoie aux critères énoncés à l'art. 49 al. 2 de la loi. Selon cette disposition, la décision de renouveler ou de ne pas renouveler le mandat de maître assistant est déterminée soit par les besoins de la faculté ou de l'école découlant du plan d'études et par les dispositions budgétaires (lettre a), soit par les aptitudes scientifiques ou pédagogiques de l'intéressé révélées dans l'exercice de la fonction (lettre b). La législation genevoise soumet ainsi le renouvellement du poste litigieux à des conditions matérielles, de sorte que la recourante a qualité pour recourir au sens de l'art. 88 OJ. 1.3 Pour le surplus, formé dans le délai requis et dans les formes prescrites, le présent recours remplit les autres conditions de recevabilité des art. 84 ss OJ, de sorte que le Tribunal fédéral peut entrer en matière.