Citation: I 288/02 16.05.2003 E. 1

3.2 Le point de vue du recourant est mal fondé. Selon la jurisprudence exposée au consid. 2.1, une atteinte à la santé relativement stabilisée ne peut tomber sous le coup de l'art. 29 al. 1 let. a LAI que si elle présente, au surplus, un caractère irréversible (cf. aussi Valterio, Droit et pratique de l'assurance-invalidité, Les prestations, Lausanne 1985, p. 219; Robert Ettlin, Die Hilflosigkeit als versichertes Risiko in der Sozialversicherung, Fribourg 1998, p. 193). Or, la condition d'irréversibilité n'apparaît pas réalisée tant que, comme en l'occurrence, les séquelles permanentes laissées par la maladie ou l'accident peuvent être atténuées ou supprimées par un traitement médical. Il ressort en effet des avis médicaux versés au dossier que les soins mis en oeuvre à la clinique de rééducation des Hôpitaux X.________ (physiothérapie, ergothérapie, neuropsychologie et logopédie) avaient entraîné des progrès dans tous les domaines, en particulier en ce qui concerne le langage, l'attention et la mobilité (cf. rapports des docteurs L.________ et M.________ [du 22 novembre 1999] et Y.________ [du 10 mai 2000]). Par ailleurs, les médecins consultés ont indiqué qu'il était prématuré de se prononcer sur la capacité de travail de l'intéressé en raison des troubles neuropsychologiques graves (rapport des docteurs L.________ et M.________ du 10 février 2000), ce qui permet d'inférer que les séquelles de l'accident pouvaient encore être atténuées à l'aide d'un traitement adéquat. Cela étant, l'existence d'une incapacité de gain durable au sens de l'art. 29 al. 1 let. a LAI doit être niée et le droit à la rente ne pouvait pas prendre naissance avant l'expiration du délai de carence d'une année prévu à l'art. 29 al. 1 let. b LAI. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :