Citation: 2C_467/2024 E. 4.2.4

4.2.4. La recourante conteste la motivation de l'instance précédente en ce que celle-ci aurait ignoré, bien qu'elle en ait fait mention dans l'arrêt attaqué, le certificat médical établi le 30 octobre 2023 confirmant des incapacités de travail " à 100 % du 7.6.2017 au 3.7.2017, puis à 50 % dès le 4.7.2017 pour une durée indéterminée [puis] à 50 % dès le 27.10.2017 pour une durée indéterminée ". Au vu de ce certificat médical, il ne serait pas exclu, selon elle, qu'à l'issue de son examen juridique, l'instance de recours reconnaisse que l'incapacité permanente de travail remonte en 2017. La recourante perd de vue que l'objet de la procédure AI encore en cours porte uniquement sur la décision du 10 octobre 2022 et les conséquences de l'aggravation de sa santé depuis 2019 sur l'octroi d'une éventuelle rente d'invalidité. La situation antérieure à 2019 a en effet été définitivement réglée par la décision du 2 juillet 2018 qui, faute d'avoir été attaquée, est entrée en force. Comme cette décision n'a pas constaté d'incapacité de travail permanente qui aurait débuté en 2015 ou en 2017, ainsi que cela ressort de l'arrêt attaqué de façon à lier le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) sans être contredite par la recourante, l'instance précédente pouvait, sans violer le droit fédéral, juger qu'il n'y avait pas lieu d'attendre la fin de la deuxième procédure en matière d'assurance invalidité encore en cours pour trancher le litige. Le grief doit par conséquent être rejeté. Il s'ensuit que la recourante a perdu la qualité de travailleuse salariée en 2017 et qu'elle ne peut par conséquent pas se prévaloir du droit de demeurer en Suisse pour avoir cessé d'y occuper un emploi salarié à la suite d'une incapacité permanente de travail.