Citation: 7B_662/2024 E. 3.5.2

3.5.2. A cet égard, le TMC a estimé qu'il ne lui appartenait pas d'examiner individuellement les pièces soumises - comme le ferait l'autorité d'instruction - et qu'il pouvait dès lors s'en tenir à l'utilité potentielle, laquelle se vérifiait par rapport à l'ensemble des éléments saisis (cf. consid. 4.4.2 p. 12 de l'ordonnance attaquée). Dans le cadre de cet examen, il n'a d'ailleurs pas ignoré les déterminations des recourantes et a traité, de manière circonstanciée, les critiques soulevées concernant les mots-clés inclusifs du MPC (cf. consid. 4.3 p. 11), la prétendue absence de "hit" avec les mots-clés du MPC sur certaines données (cf. l' "Annexe 5; consid. 4.4.1 p. 11), les faux positifs (cf. consid. 4.4.2 p. 11 s.), le défaut de pertinence invoqué en lien avec certaines pièces (cf. consid. 4.4.3 p. 12) et les secrets allégués (cf. consid. 5.2 [secret professionnel de l'avocat] et 5.3 [secret des affaires ou bancaire] p. 13 s.). Il a d'ailleurs relevé avoir procédé à des vérifications par pointage (cf. consid. 4.4.1 p. 11) et à la lecture des objets figurant dans l' "Annexe 1" (cf. consid. 5.2 p. 13). Le seul fait qu'il aboutisse à une autre appréciation que celle espérée par les recourantes ne constitue ni un déni de justice, ni une violation de leur droit d'être entendues.