Citation: 5A_819/2014 E. 1.3

1.3. En l'espèce, la recourante se borne à alléguer qu'elle agit en qualité de " représentante du créancier gagiste concerné par la radiation des cédules hypothécaires ". Cette seule allégation de la recourante est insuffisante pour justifier de sa qualité pour recourir. Il résulte en effet expressément des constatations tant de l'arrêt de renvoi que de la décision entreprise - qui lient le Tribunal fédéral - que la recourante n'est que porteur à titre fiduciaire des cédules hypothécaires en cause, respectivement n'agit qu'à titre fiduciaire pour le compte du porteur desdites cédules, ce qu'elle ne conteste au demeurant pas. L'existence d'une reconnaissance de dette lui conférant le pouvoir d'encaisser la créance incorporée dans les cédules litigieuses en son propre nom mais pour le compte du représenté (cf. ATF 119 II 452; 96 I 1 consid. 2a) n'est en outre pas établie, ni même alléguée. Il s'ensuit que, faute d'être elle-même créancière gagiste du poursuivi, la recourante ne peut pas se prévaloir d'un intérêt personnel au sens susrappelé; cette condition faisant déjà défaut à la date du dépôt du recours, celui-ci est dès lors irrecevable (ATF 136 III 497 consid. 2.1; 118 Ia 488 consid. 1a et les arrêts cités).