Citation: 1P.584/2003 17.10.2003 E. 5

L'art. 90 al. 1 let. b OJ exige que l'acte de recours contienne un exposé des faits essentiels et un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques tenus pour violés, précisant en quoi consiste la violation. En tant que la protection contre l'arbitraire est seule en cause, le recourant ne peut donc pas se contenter de critiques générales ou imprécises, ni se borner à reprendre les arguments déjà développés en instance cantonale, ainsi que l'on peut le faire devant une juridiction d'appel habilitée à revoir librement la cause tant en fait qu'en droit. Au contraire, il incombe au recourant de préciser de façon détaillée en quoi la juridiction intimée s'est gravement trompée et est parvenue à une décision manifestement erronée ou injuste; une argumentation qui ne satisfait pas à cette exigence est irrecevable (ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495, 117 Ia 10 consid. 4b p. 11/12, 110 Ia 1 consid. 2a p. 3). En l'occurrence, le mémoire soumis au Tribunal fédéral ne contient aucune réfutation précise et sérieuse des éléments d'appréciation retenus par les précédents juges. Le recourant se borne à protester de son innocence et à affirmer qu'une autre personne a pu créer la lettre diffamatoire, en imitant son propre style et la présentation qu'il donne habituellement à ses propres écrits. Il se plaint longuement de l'hostilité qu'il prétend rencontrer dans la société et il fait état d'une grande détresse, mais rien de cela n'est apte à mettre en doute le verdict de culpabilité. Le recours de droit public est donc irrecevable au regard de la disposition précitée. Au demeurant, à l'examen du dossier de la cause pénale, on constate que celui-ci ne révèle aucun vice flagrant dans la procédure suivie ni dans l'appréciation des preuves.