Citation: 5A_886/2017 E. 4.1

4.1. Dans sa motivation subsidiaire, le Tribunal cantonal a relevé que la recourante invoquait nouvellement à ce stade un arrêt du Tribunal fédéral publié aux ATF 141 III 369, selon lequel il est inadmissible d'octroyer entièrement à la partie partiellement indigente l'assistance judiciaire quant aux sûretés en garantie des dépens de la partie adverse tout en lui imposant le versement d'une avance pour les frais de procès. La recourante avait cependant entretenu l'ambiguïté sur le lien existant entre l'assistance judiciaire obtenue et la requête de sûretés dans son précédent recours contre l'ordonnance admettant la requête de sûretés. Elle produisait par ailleurs à ce stade, à l'appui de son recours, de nouvelles pièces censées étayer sa situation financière exacte. Or, dans le courrier du 15 février 2017 que lui avait adressé le premier juge, un délai au 20 février 2017 lui avait été imparti pour présenter sa situation actualisée et déposer de nouvelles pièces, faute de quoi il se référerait à la situation présentée lors de la requête d'assistance judiciaire du mois d'août 2015, ce qui avait en définitive été le cas au vu du courrier du premier juge du 24 février 2017. C'était par conséquent sur la base de la situation prévalant au mois d'août 2015 - les pièces étant toutefois alors incomplètes de l'aveu même de la recourante - que le premier juge avait rejeté l'extension de l'octroi de l'assistance judiciaire à la dispense de sûretés pour les dépens. Le premier juge s'était aussi, dans ce contexte, appuyé sur l'arrêt de la Chambre des recours civile du 8 décembre 2016, entré en force, duquel il résultait que la recourante avait alors soutenu disposer de plusieurs milliers d'euros sur son compte postal, comme cela ressortait de sa demande d'assistance judiciaire du mois d'août 2015, et qu'elle avait alors laissé entendre que la question de l'assistance judiciaire était indépendante de celle des sûretés.