Citation: 2C_38/2024 E. 5

La recourante invoque une violation de l'égalité de traitement (art. 8 Cst.) avec d'autres activités économiques exercées à l'aide de véhicule. Elle reproche à l'autorité précédente d'avoir écarté une telle violation en soutenant que les déplacements peuvent représenter l'essentiel de l'emploi du temps du chauffeur de taxi ou de VTC et fait valoir sur ce point que " les livreurs des services des livraisons de choses - qu'il s'agisse de repas cuisinés, de denrées alimentaires, de courriers, de colis, de mobilier, d'échantillons médicaux - passent également l'essentiel de leur temps en déplacement". En l'occurrence, la recourante semble vouloir comparer des activités qui ne sont ni identiques, ni en concurrence directe. Elle ne peut partant pas se prévaloir d'une inégalité de traitement sous cet angle (cf. arrêt 2C_79/2023 précité du 23 février 2024 consid. 5.6.4, destiné à la publication), étant précisé sur ce point que l'interdiction de mesures étatiques causant une distorsion de la compétition entre concurrents s'applique aux concurrents directs, soit aux membres de la même branche qui s'adressent avec les mêmes offres au même public pour satisfaire les mêmes besoins (cf. ATF 148 II 121 consid. 7.1; 147 V 423 consid. 5.1.3; 145 I 183 consid. 4.1.1; arrêt 2C_79/2023 précité du 23 février 2024 consid. 4.1.3).