Citation: I 82/03 29.08.2003 E. A

K.________ travaillait depuis le 1er juillet 1987 au service de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). En raison de douleurs cervicales qu'il ressentait depuis un certain temps déjà, il a changé de poste et réduit son activité à mi-temps, travaillant dès le 23 mars 2000 comme employé de commerce au service de la CNA. Le médecin du personnel de l'entreprise, le docteur A.________, a confié une expertise à la Policlinique de neurologie-neurochirurgie de l'Hôpital Y.________. Selon le rapport établi par le Professeur B.________ et le docteur C.________ le 8 décembre 2000 à l'intention de leur confrère A.________, K.________ est atteint d'un syndrome cervical chronique avec myotendinose tendant à se généraliser, ce qui entraîne une incapacité de travail de 50 % dans l'activité qu'il exerce (principalement dans une position assise devant l'ordinateur). Le 17 avril 2001, K.________ a présenté une demande de prestations à l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel (ci-après : l'office AI) tendant à l'octroi d'une rente. Après avoir recueilli divers avis médicaux, dont celui du médecin traitant de l'assuré (rapport du docteur D.________ du 4 mai 2001) et des médecins de l'Hôpital Y.________, l'office AI a confié une expertise au Professeur E.________, médecin-chef du service de rhumatologie et réhabilitation du Centre hospitalier Z.________. Dans un rapport du 10 août 2001, ce spécialiste a posé le diagnostic de cervicarthrose C5-C6 et C6-C7, état douloureux chronique dans la région cervicale et le haut des bras et surcharge fonctionnelle avec signes de non-organicité. Il a conclu à une capacité de travail de 80 % dans une activité adaptée, à savoir celle d'employé de bureau. La Fondation pour l'Institution de Prévoyance de la Suva a informé l'assuré, le 14 mai 2001, qu'une rente d'invalidité partielle de 50 %, assortie d'une rente d'invalidité complémentaire, lui serait versée dès le 1er juin 2001, ce dont l'office AI a eu connaissance (cf. questionnaire pour l'employeur du 17 mai 2001). Le 12 juillet suivant, l'assuré a convenu avec son employeur qu'il quitterait son poste au 31 décembre 2001, dès lors que la CNA ne pouvait maintenir la place qu'il occupait à 50 % (convention du 11 juillet 2001). Se fondant sur le rapport du Professeur E.________, l'office AI a, par décision du 24 octobre 2001, rejeté la demande de prestations de K.________. Il a considéré que la capacité de travail de ce dernier dans son activité professionnelle, laquelle était adaptée à son état de santé, n'était diminuée que de 20 %, de sorte que l'invalidité économique qui en résultait était en tous les cas inférieure à 40 %, taux ouvrant droit à une rente d'invalidité.