Citation: 7B_13/2023 E. 4.3

4.3. La cour cantonale a considéré que la culpabilité du recourant était écrasante. Celui-ci était un récidiviste et avait agi alors qu'il avait déjà été lourdement condamné à la suite des évènements survenus en P.________ en 1999, malgré le prononcé d'une peine privative de liberté de plus de douze ans et l'exécution de la moitié de cette peine. A cet égard, l'autorité cantonale a précisé que si cet antécédent était ancien, il était particulièrement grave et de même nature que les faits faisant l'objet de la présente affaire. Elle a ajouté que le recourant n'avait pas pu avoir oublié l'effet de sa précédente incarcération et que, malgré cela, il avait accepté de participer à un braquage, après avoir réfléchi à la question. Elle a précisé que cela était d'autant plus grave, puisqu'il avait probablement pris la décision d'accepter d'embarquer dans l'équipe après avoir calculé les risques et profits. L'autorité précédente a également relevé que le recourant avait déployé une énergie criminelle considérable dans la préparation des faits dans le but d'organiser au mieux les actes qui lui étaient reprochés. Selon la cour cantonale, les actes avaient de surcroît été d'une brutalité extrême, aucune des victimes n'ayant, comme on l'a vu, réussi à conserver la même activité professionnelle qu'auparavant tant le traumatisme avait été violent. L'autorité précédente a en outre indiqué que des armes chargées avaient été utilisées pour briser la résistance des victimes, que le butin était particulièrement important et que le recourant n'avait pas fourni d'informations permettant de le retrouver. De plus, elle a retenu que le recourant avait participé à brûler les véhicules dans le but d'effacer ses traces et avait accepté, avec ses comparses, un risque de propagation du feu aux bâtiments voisins, dont certains étaient habités, les dégâts matériels étant pour le surplus considérables et l'app ât du gain particulièrement important (jugement querellé, pp. 31-32). L'autorité cantonale a pris en considération, à décharge, la situation précaire du recourant, ses difficultés de réinsertion et le fait qu'il avait été prévu de ne blesser personne, à tout le moins dans l'idéal. A cet égard, elle a donné acte au recourant que lui et ses comparses avaient pris la peine d'éloigner les victimes de l'incendie et qu'ils avaient reproché à la personne concernée d'avoir blessé une de celles-ci. Selon la cour cantonale, il y avait également lieu de donner acte au recourant de ce qu'il avait admis, en précisant qu'il n'avait admis les faits qu'après le dépôt du rapport de police et sur l'insistance de son conseil, qu'il n'avait amené aucun élément supplémentaire, permettant notamment de retrouver le butin, et qu'il avait encore tenté, devant l'autorité de première instance, de minimiser son rôle. Enfin, l'autorité précédente a tenu compte des excuses formulées, quand bien même elle n'était pas convaincue de la prise de conscience de la gravité des actes par le recourant, du fait que celui-ci avait admis les conclusions civiles, tout en se gardant de dire quoi que ce soit sur leur paiement effectif, et de ses blessures subies lors des faits, permettant une réduction légère de peine en application de l'art. 54 CP (jugement querellé, pp. 32-33). En ce qui concerne les règles en matière extraditionnelle, la cour cantonale a relevé que, dans le cadre du mandat d'arrêt international, le procureur avait indiqué une peine maximale prévue de 10 ans, mais que cela ne constituait toutefois pas un élément nécessaire à la demande d'extradition. Elle a précisé que, dans le cas d'espèce, la demande d'entraide internationale énumérait toutes les infractions visant le prévenu et qu'il était évident que l'indication de la peine de 10 ans n'avait aucune valeur d'engagement et n'avait que pour but de vérifier les principes de la réciprocité et de la proportionnalité (jugement querellé, p. 34).