Citation: 2A.154/2000 21.08.2000 E. 5

5.- a) L'art. 38 al. 3 LBVM interdit la transmission d'informations sur des personnes qui, de manière évidente, ne sont pas impliquées dans une affaire nécessitant l'ouverture d'une enquête. b) Le recourant soutient n'avoir eu aucune connaissance des placements effectués par son neveu conformément au mandat de gestion qu'il lui a confié. Il ignorait en particulier l'acquisition des titres en cause jusqu'au moment où il a appris l'existence de la demande d'entraide de la COB. Il ne recevrait par ailleurs aucun document bancaire en relation avec la gestion de son compte auprès de la banque C.________. Il devrait dès lors être considéré comme un tiers non impliqué au sens de l'art. 38 al. 3 LBVM. c) La notion de tiers non impliqué au sens de cet article est identique à celle qui était prévue à l'art. 10 de la loi fédérale du 20 mars 1981 sur l'entraide internationale en matière pénale (EIMP; RS 351. 1) avant son abrogation le 31 janvier 1997 (cf. RO 1997 p. 115 et 131). Elle doit dès lors être interprétée à la lumière de la jurisprudence concernant cette dernière disposition (cf. Manfred Küng/Felix M. Huber/Matthias Kuster, Kommentar zum Börsengesetz, Vol. II, n. 16 ad art. 38; Claude Rouiller, La coopération internationale en matière de surveillance des banques et des bourses, in RVJ 1997 p. 223 ss, p. 233-234). Cette jurisprudence a notamment précisé que celui dont le compte bancaire pourrait avoir servi, même à son insu, à commettre une infraction, voire à transférer ou à dissimuler le produit d'une infraction, ne peut en principe être considéré comme un tiers non impliqué (cf. ATF 126 II 126 consid. 6a/bb p. 137 et la jurisprudence citée). Dans le cas particulier, l'autorité requérante soupçonne l'existence d'un délit d'initié en rapport avec l'achat de titres D.________ au moyen de fonds déposés sur le compte de B.________ auprès de la banque C.________. Conformément à la jurisprudence mentionnée ci-dessus, dont il n'y a pas lieu de se départir, dès l'instant où le compte bancaire de l'intéressé pourrait avoir servi à la commission d'une infraction, même à son insu, il peut être considéré comme impliqué dans la procédure d'entraide, ainsi que l'a relevé à juste titre la décision attaquée (cf. consid. 7d de celle-ci).