Citation: 1C_347/2022 E. 3.3

3.3. Les recourants reprochent à la cour cantonale de n'avoir pris en considération, dans la pesée des intérêts en faveur d'une limitation du nombre de places de stationnement, ni le plan des mesures OPAIR de l'agglomération Lausanne-Morges, ni le principe de la prévention consacré aux art. 11 al. 2 LPE et 12 LPE. S'agissant du plan des mesures OPAIR de l'agglomération Lausanne-Morges, il n'est pas applicable au cas d'espèce comme l'ont d'ailleurs relevé les recourants. Ces derniers ne prétendent pas que la parcelle no 156 se trouverait dans un périmètre concerné par un plan de mesures au sens de l'art. 44a al. 1 LPE et de l'art. 31 de l'ordonnance du 16 décembre 1985 sur la protection de l'air (OPair; RS 814.318.142.1), qui ferait référence aux normes de l'Association suisse des professionnels de la route et des transports et qui justifierait une application stricte de ces normes. L'art. 11 al. 2 LPE prévoit certes que, indépendamment des nuisances existantes, il importe, à titre préventif, de limiter les émissions dans la mesure que permettent l'état de la technique et les conditions d'exploitation, et pour autant que cela soit économiquement supportable. La protection contre le bruit est ainsi assurée par l'application cumulative des valeurs de planification et du principe de limitation préventive des émissions (ATF 142 II 476 consid. 3.2). Cela ne signifie toutefois pas que les personnes incommodées par une installation ne sauraient endurer aucune gêne. L'art. 1 al. 2 LPE souligne que les atteintes qui pourraient devenir nuisibles ou incommodantes seront réduites à la source. En l'occurrence, les recourants ne soutiennent pas que la création des 23 places de parc en sous-sol et des 4 places extérieures entraînerait un dépassement des valeurs limites ou les exposerait à des atteintes nuisibles ou incommodantes. Comme l'a souligné l'Office fédéral de l'environnement dans sa détermination, ils se contentent d'affirmer le caractère disproportionné du nombre de places de stationnement, sans s'exprimer concrètement sur le type et l'ampleur des nuisances qu'ils devraient supporter eux-mêmes. La synthèse de la Centrale des autorisations en matière de construction est muette sur ce point et les recourants n'en ont pas contesté le contenu. Partant, ils ne peuvent se prévaloir abstraitement du principe de prévention ancré à l'art. 11 al. 2 LPE, en dehors de toutes nuisances concrètes alléguées, pour exiger une limitation des places de parc dans le quartier considéré, que ce soit directement sur la base de cette disposition ou par le biais de l'art. 40a RLATC.