Citation: C 190/06 20.12.2006 E. 2

En référence au jugement du Tribunal des prud'hommes, la juridiction cantonale a retenu que l'employeur reprochait au recourant d'abord de mentir en prétendant s'être rendu chez un client, soi-disant absent, et avoir tenté de l'atteindre par téléphone à deux reprises puisque, vérification faite, le client se trouvait chez lui, attendait l'intéressé depuis plus d'une heure et n'avait pas reçu le moindre appel téléphonique, puis de lui avoir rétorqué, avec agressivité et devant témoins, qu'il allait «[lui] rapporter [ses] cliques et [ses] claques et les [lui] mettre à travers la gueule». L'intéressé ne conteste pas ces faits. Il affirme cependant avoir cédé, en cette unique occasion, à une réaction émotionnelle engendrée par le fait d'avoir été traité de menteur. Il rappelle autrement que son comportement a toujours été irréprochable et que ses qualités professionnelles n'ont jamais été remises en cause. Il soutient en conséquence que la suspension de 31 jours est disproportionnée, voire injustifiée, compte tenu du jugement du Tribunal des prud'hommes qui a estimé que sa réaction ne constituait pas une faute grave et ne justifiait pas un licenciement.