Citation: 6B_744/2016 E. 3.4.1

3.4.1. Comme l'a souligné la cour cantonale, le recourant indique n'avoir aucun souvenir de ces prétendues agressions, hormis le fait qu'au réveil le lendemain matin, il avait « mal en bas » et ressentait des brûlures anales. Ces accusations ne reposaient que sur ses seules allégations, en particulier sur les confidences faites à son beau-père et à son ex-petite amie en 2013, soit 11 ans après les faits incriminés. Cette dernière a d'ailleurs indiqué que le recourant mentait beaucoup sur sa vie. I.________ a également exposé que la mère du recourant était intervenue en lui demandant d'aider son fils en lui expliquant le litige existant. Elle a souligné qu'elle ne pouvait croire aux accusations du recourant, tout en observant que son père était effectivement humiliant envers son fils. Quant à la mère du recourant, elle a uniquement assisté à une querelle entre le père et le fils, ce dernier l'interpellant sur les éventuels abus sexuels dont il soupçonnait avoir été victime de sa part. Par ailleurs, le recourant a, en raison de l'inaptitude des parents à pourvoir à son développement, été suivi dès l'âge de 2 ou 3 ans par un psychiatre puis par C.________, dès 2003. Or, le recourant n'a jamais révélé à l'un de ses thérapeutes, ni à I.________ auprès de qui il paraissait en confiance, ses doutes quant aux supposés actes d'ordre sexuel dont il aurait été victime, ni même évoqué les douleurs ressenties après les nuits passées avec son père. Quant au rapport rédigé le 14 octobre 2014 par la Dresse B.________ et C.________, la cour cantonale a souligné que le recourant avait été traumatisé durant son enfance, selon eux, possiblement ensuite de violences sexuelles, tout en relevant que les symptômes décrits n'étaient pas spécifiquement développés par les seules victimes d'abus sexuels. Enfin, lors de l'altercation survenue au cours du brigandage commis par le recourant chez son père avec F.________, ce dernier a indiqué que lorsque le recourant avait interpellé son père sur les actes perpétrés, celui-ci aurait nié et baissé les yeux. Cela ne saurait suffire à confirmer les dires du recourant. Comme l'a relevé la cour cantonale, les divers témoignages ont permis de confirmer le comportement inapproprié du père du recourant, ce dernier se montrant à la limite de la violence, autoritaire et rabaissant envers son fils. Dès lors, le recourant a vécu dans une grande insécurité affective, le poussant, comme l'a constaté le Service de protection des mineurs, à se victimiser et à fabuler, généralement pour attirer l'attention sur lui ou pour se soustraire à toute contrainte.