Citation: 8C_21/2021 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a reconnu la valeur probante du rapport d'expertise judiciaire du 3 février 2020 et des rapports annexés à celui-ci des autres experts mandatés. Sur la base des conclusions de l'expertise, elle a reconnu l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'accident, d'une part, et les douleurs et limitations de la nuque, avec ou sans céphalées, les limitations partielles fluctuantes des membres supérieurs droit, voire gauche, et les troubles de l'attention et de mémoire du travail (de degré léger), d'autre part. Elle a également admis, par conséquent, le rapport de causalité naturelle avec les incapacités de travail qui en ont découlé. Les juges cantonaux ont ensuite constaté que l'état de la recourante était stabilisé depuis 2011, de sorte que l'intimée devait verser les indemnités journalières correspondant aux incapacités de travail retenues par les experts jusqu'à fin 2011. Enfin, ils ont examiné la question du lien de causalité adéquate entre l'accident et les troubles et limitations susmentionnés, afin de statuer sur le droit de la recourante à une rente d'invalidité à compter du 1 er janvier 2012, ainsi qu'à une indemnité pour atteinte à l'intégrité. Dans la mesure où les experts n'avaient retenu aucune atteinte objectivable en lien de causalité avec l'accident, les juges cantonaux ont appliqué les critères développés par la jurisprudence en cas d'accident de type "coup du lapin" (cf. ATF 134 V 109 consid. 10.3). Ils ont classé l'accident du 27 octobre 2001 dans la catégorie des accidents de gravité moyenne stricto sensu, puis ont considéré que le critère de l'intensité des douleurs était rempli, ont laissé la question indécise s'agissant du critère de l'incapacité de travail et ont nié la réalisation des autres. Ainsi, tout au plus deux critères étaient remplis, ce qui ne suffisait pas pour reconnaître l'existence d'un lien de causalité adéquate. L'intimée n'avait dès lors pas à verser des prestations au-delà du 31 décembre 2011. Cela valait aussi en ce qui concernait les troubles psychiques, quelles que fussent les conclusions de l'expertise psychiatrique encore à mettre en oeuvre par l'intimée, vu que la variante jurisprudentielle la plus favorable à la recourante, à savoir celle en matière de "coup du lapin", conduisait à nier la causalité adéquate.