Citation: 2C_312/2021 E. 4.5

4.5. Pour le reste, la recourante se borne à reprocher aux juges cantonaux d'avoir considéré que, ni sa volonté de participer à la procédure pénale (dans la mesure où elle estime qu'elle devra "probablement" être entendue par le Ministère public), ni l'importance des démarches et formalités à effectuer, afin de pouvoir retourner en Chine en dépit de la pandémie, pas plus que la suspension des vols vers la Chine, ne constituaient des motifs suffisants pour justifier un report du délai de départ. Elle ne tente toutefois à aucun moment de démontrer, par une argumentation précise, en quoi lesdits juges auraient appliqué de manière arbitraire l'art. 64d LEI. Ne répondant pas aux exigences de motivation posées en la matière (cf. supra consid. 2.1), sa critique n'est pas admissible. On relèvera néanmoins que les formalités invoquées pour rentrer en Chine n'apparaissent pas être un obstacle sérieux dès lors que les parents de son gendre, dans la même situation qu'elle, avaient pu quitter la Suisse par avion du 28 février 2021 et qu'il est d'ailleurs étonnant qu'elle n'ait pas profité du retour de ceux-ci pour voyager avec eux. Pour le reste, s'agissant de son audition par le Ministère public, qui ne constitue pour l'instant qu'une simple conjecture, celle-ci n'est nullement rendue impossible par son retour en Chine, dès lors que l'art. 144 CPP prévoit la possibilité de procéder à l'audition par vidéoconférence de toute personne à entendre si celle-ci ne peut comparaître qu'au prix de démarches disproportionnées.