Citation: 7B_75/2023 E. A

A.a. Par acte du 27 août 2019, complété le 16 septembre 2019, A.________ a déposé une plainte pénale contre C.B.________ et B.B.________ auprès du Ministère public de la République et canton de Genève, notamment pour traite d'êtres humains (art. 182 CP), pour escroquerie (art. 146 CP) ainsi que pour des infractions au sens des art. 116 et 117 LEI (RS 142.20) et de l'art. 87 LAVS (RS 831.10). A.a.a. Dans sa plainte, A.________, ressortissante brésilienne née en 1979, expliquait avoir convenu durant l'été 2018 avec le couple formé de C.B.________ et de B.B.________ qu'elle viendrait à Genève depuis Salvador de Bahia (Brésil) - où elle était alors domiciliée - pour s'occuper de la garde de leur fille D.B.________ née le 21 octobre 2017, cela du lundi au vendredi de 8 heures à 18 heures. Il aurait été prévu, en contrepartie, qu'elle soit nourrie et logée dans le foyer familial et qu'elle reçoive un salaire mensuel net de 800 fr.; l'engagement devait durer un an. À cette suite, le couple lui aurait envoyé des billets d'avion. Arrivée à Genève le 2 octobre 2018, A.________ aurait depuis lors non seulement eu la charge de garder l'enfant D.B.________, mais se serait également occupée de l'entretien de l'appartement et du repassage, et aurait parfois dû surveiller deux autres enfants confiés par leurs parents à B.B.________. Elle aurait travaillé 90 heures par semaine, sans congé ("sept jours sur sept"), pour un montant mensuel net de 800 francs. Elle aurait été logée au sein du foyer familial, comme convenu, mais aurait néanmoins dû s'acquitter de ses frais de nourriture. Au début du mois d'avril 2019, A.________ aurait été licenciée avec effet immédiat et aurait dû quitter l'appartement. Elle a expliqué que, depuis lors, elle "survi[vait] grâce à la générosité de tiers". A.a.b. En outre, C.B.________ et B.B.________ auraient retenu un montant de 200 fr. par mois sur le montant versé mensuellement à A.________, au titre du remboursement des billets d'avion qu'ils lui avaient achetés. Ils auraient faussement prétendu les avoir payés 800 fr., alors que leur coût se serait élevé, en réalité, à 590 francs. A.a.c. C.B.________ et B.B.________ auraient par ailleurs omis d'annoncer aux autorités compétentes son arrivée et son emploi en Suisse, de même qu'ils auraient éludé leurs obligations de payer les cotisations sociales. A.a.d. Entre le 3 mai 2019 et la fin du mois de mai 2019, C.B.________ aurait régulièrement importuné A.________ par téléphone, l'aurait injuriée et l'aurait menacée d'une dénonciation pour séjour illégal. Enfin, B.B.________ aurait créé, en mai 2019, un faux profil pour lui nuire, alors que C.B.________ aurait, en sa qualité d'employé administratif de l'Hôpital E.________ à U.________, modifié des données personnelles la concernant dans le système informatique de cet établissement; l'Hôpital E.________ à U.________ lui aurait en effet envoyé, en août 2019, une lettre contenant des informations médicales à une adresse autre que celle qu'elle leur avait fournie, rendant ainsi accessibles ces informations à un tiers non autorisé.