Citation: 1C_618/2014 E. 4.2.1

4.2.1. La cour cantonale a tout d'abord jugé que les épigraphes réalisées n'apparaissent, d'un point de vue matériel, pas nécessaires à l'exploitation agricole, ce que la recourante ne remet d'ailleurs pas en cause devant le Tribunal fédéral. Ensuite, sous l'angle économique, l'instance précédente a estimé que l'exploitation de la partie du domaine concerné n'était pas mise en péril par l'absence de ces inscriptions, observant que ce secteur était cultivé depuis de très nombreuses années sans ces dernières. La recourante conteste cette appréciation. Son grief est toutefois dépourvu de toute explication susceptible de démontrer la nécessité des réalisations litigieuses, la recourante se contentant de reproduire des passages du préavis du SAgr ou d'y renvoyer. Outre que la recevabilité de cette motivation apparaît douteuse, les développements du SAgr ne commandent pas de s'écarter de la solution adoptée par les juges cantonaux. En effet, si ce préavis mentionne que la culture de vignes situées en terrasse engendre des frais d'entretien et d'exploitation supplémentaires - ce que la cour cantonale a d'ailleurs expressément reconnu -, il ne permet en revanche pas de retenir que l'utilisation des murs en pierres sèches à des fins publicitaires s'avère indispensable à la pérennité de l'exploitation du secteur en cause. On comprend de ce rapport que les coûts supplémentaires sont répercutés sur le prix de vente des bouteilles issues de ce vignoble particulier. Rien ne permet en revanche d'en déduire que la recourante rencontrerait de ce fait, et faute de supports publicitaires présents sur le site même des cultures, des difficultés à écouler cette production, ce qu'elle ne prétend d'ailleurs pas. Sur le vu de ce qui précède, la condition de la nécessité de la construction posée par l'art. 34 al. 4 let. a OAT n'est pas réalisée.