Citation: 2C_66/2023 E. 4.3

4.3. Il résulte de l'art. 6 LLE que, contrairement à ce que prétend le recourant, le législateur genevois a expressément choisi de traiter différemment les manifestations religieuses sur le domaine public d'autres types de manifestation (politique, syndicale, etc.), qui ne sont soumises qu'à la loi sur les manifestations sur le domaine public. Cette différence de traitement s'explique et se justifie par la conception genevoise des rapports entre l'Église et l'État. Elle est admissible (arrêt 2C_87/2023 du 23 février 2024 consid. 7.5.4 destiné à la publication). Le recourant ne fait du reste pas valoir la violation du principe de l'égalité de traitement (art. 8 al. 1 Cst.) ou de l'interdiction de la discrimination (art. 8 al. 2 Cst.). La Cour de céans note par ailleurs que le refus d'autorisation opposé à B.________ n'a pas été fondé sur la circonstance que cette organisation religieuse n'était pas une église historique entretenant avec l'État une relation de nature institutionnelle, mais sur le critère de l'admission à des relations avec l'État, qui dépend de la réalisation des conditions des art. 3 et 4 ss RLE, lesquelles ne renvoient pas au statut historique et institutionnel d'une église.