Citation: 6B_903/2020 E. 5.3.1

5.3.1. Le raisonnement de la cour cantonale ne prête pas le flanc à la critique. Le recourant se contente de dire que tout ce qu'il affirme dans ses deux courriers du 11 novembre 2015 est conforme à la vérité. Il n'établit cependant pas que la cour cantonale serait tombée dans l'arbitraire en considérant qu'il avait agi dans le dessein de dire du mal d'autrui, ni qu'elle aurait violé le droit fédéral en excluant l'existence d'un motif suffisant (cf. art. 173 ch. 3 CP). En effet, dans son courrier à l'APEA, le recourant ne s'est clairement pas limité à exposer que son frère aurait potentiellement besoin de son intervention mais a tenu des propos inutilement blessants. Il en va de même de son courrier au juge civil du tribunal de première instance dans lequel il traite notamment son frère de " fieffé menteur " et l'accuse de tromper la justice et de faire des faux témoignages. A cet égard, c'est en vain que le recourant soutient qu'il a tenu ces propos et notamment traité son frère de " catatonique " à l'adolescence afin de " démontrer à la justice qu'il y a une pathologie ". On ne voit en effet pas que de tels propos auraient été rendus nécessaires par la procédure civile d'expulsion qui l'opposait à son frère ni par un autre motif suffisant.