Citation: 7B.77/2006 22.08.2006 E. 4

Dans un premier grief, la recourante reproche à la Commission cantonale de surveillance d'avoir constaté à tort que les critères d'estimation des actions séquestrées faisaient défaut, puisque l'office pouvait se baser sur l'offre d'achat de X.________ du 27 septembre 2005 pour le prix de 75 fr. par action et sur la première évaluation de l'office, soit 99 fr. par action, fondée sur les indications de la banque en mains de laquelle les titres avaient été séquestrés. Le moyen tiré de l'offre d'achat du 27 septembre 2005 est irrecevable parce que fondé sur un fait nouveau inadmissible (cf. consid. 1 ci-dessus). Quant à la première évaluation de l'office, elle était susceptible d'être revue, ainsi qu'on l'a précisé plus haut (consid. 2). Pour le surplus, il est constant que les actions en cause n'étaient plus cotées en bourse depuis plus de deux ans, ce qui autorisait la Commission cantonale de surveillance à admettre, en conformité avec la jurisprudence (ATF 101 III 32 consid. 2c), que des critères d'estimation reconnus faisaient défaut. Dans la mesure où il est recevable, le grief est donc mal fondé.