Citation: 4A_374/2021 E. 5.1.2

5.1.2. Dans ses écritures, le recourant fait grief aux arbitres de n'avoir pas examiné, dans un premier temps, la violation des règles comptables qui lui était reprochée avant de se pencher, dans une seconde étape du raisonnement, sur l'existence d'un prêt conclu oralement entre B.________ et lui-même censé expliquer les prélèvements effectués sur le compte xxx Prêt actionnaire. L'intéressé expose ensuite, sur près de quinze pages, les raisons pour lesquelles chacun de ses arguments, prétendument ignoré, aurait eu une influence sur le sort de litige. Force est de relever que le recourant, par sa critique purement appellatoire, cherche en réalité, bien qu'il s'en défende, à inciter le Tribunal fédéral à revoir le raisonnement tenu par les arbitres et la manière dont ceux-ci ont apprécié juridiquement les faits pertinents. Il n'y a pas lieu de le suivre sur ce terrain-là. Une telle démarche est vaine, puisque, sous le couvert d'une prétendue violation de son droit d'être entendu, le recourant s'en prend à la motivation du Tribunal arbitral et tente d'obtenir un examen matériel de la sentence par l'autorité de recours, ce qui n'est pas admissible. En tout état de cause, la lecture de la sentence entreprise permet de constater que les arbitres ont bel et bien pris en considération l'argumentation du recourant, contrairement à ce que ce dernier soutient. Les éléments auxquels fait allusion l'intéressé dans ses écritures ont en effet été mentionnés et exposés dans la sentence attaquée (cf. notamment n. 275 s.). Nonobstant les arguments avancés par le recourant, le Tribunal arbitral a mis en avant divers points plaidant en défaveur de l'existence d'un prétendu prêt conclu entre l'intéressé et B.________ censé expliquer les prélèvements opérés sur le compte xxx Prêt actionnaire de C.________ SA (sentence, n. 259-267). Au terme de son raisonnement, il a abouti à la conclusion selon laquelle les devoirs de mandataire du recourant contraignaient celui-ci à ne pas effectuer les prélèvements litigieux sur le compte précité, à tout le moins pas sans l'autorisation expresse de la société en question ni sans l'accord de B.________ si la cause des prélèvements était un prétendu prêt octroyé par ce dernier (sentence, n. 268). Les arbitres ont en outre considéré que l'intéressé, en procédant à des prélèvements injustifiés, avait pleinement connaissance du fait qu'il violait ses obligations comptables, sans qu'il y ait besoin d'identifier quelle règle comptable avait été violée (sentence, n. 282). Force est ainsi de retenir, comme le démontrent du reste les intimés dans leur réponse, que le Tribunal arbitral a rejeté, à tout le moins de manière implicite, les arguments avancés par le recourant au soutien de sa thèse, lequel ne saurait au demeurant obtenir une motivation détaillée sur chaque détail du raisonnement tenu par les arbitres. Quant à savoir si la motivation fournie est cohérente et convaincante, cette question ne ressortit pas au droit d'être entendu et échappe à la cognition du Tribunal fédéral.