Citation: 2C_492/2018 E. 4.4

4.4. La décision de ne pas prolonger l'autorisation de séjour du recourant respecte en outre le principe de proportionnalité (art. 96 al. 1 LEtr et 8 par. 2 CEDH). Il ressort de l'arrêt entrepris que le recourant a été condamné à deux reprises pour les mêmes faits, qui ont porté atteinte à l'intégrité sexuelle d'une personne incapable de résistance puis d'un enfant. Il s'agit d'atteintes très graves aux valeurs fondamentales de l'ordre juridique suisse, d'autant plus graves que la deuxième infraction a été commise alors que le recourant était averti qu'en cas de récidive, il s'exposait à des mesures d'éloignement. A cela s'ajoute, ce qui, du reste, scelle le résultat de la pesée des intérêts, que les juges pénaux ont souligné, durant la seconde procédure pénale, l'attitude de déni massive du recourant quant à sa responsabilité et que l'expertise psychiatrique a fait état d'un risque de récidive moyen. La situation personnelle du recourant, qui a été dûment exposée et prise en considération dans l'arrêt attaqué aux considérants duquel il peut être renvoyé (art. 109 al. 3 LTF) ne pèse guère de poids dans ces circonstances. Par conséquent, il n'apparaît pas qu'en faisant primer l'intérêt public à éloigner le recourant de Suisse sur l'intérêt privé à ce que celui-ci puisse continuer d'y demeurer, l'instance précédente ait méconnu les art. 96 LEtr et 8 par. 2 CEDH. Elle a au contraire pris en considération tous les éléments imposés par la jurisprudence du Tribunal fédéral pour procéder à la pesée des intérêts. Considérant l'ensemble de ces circonstances, elle a retenu à bon droit que la mesure d'éloignement du recourant n'était pas disproportionnée.