Citation: 6B_738/2021 E. 2.6

2.6. Certes, comme le relève le recourant, la cour cantonale a en l'espèce expressément renoncé à se déterminer individuellement sur les dix états de fait décrits dans l'acte d'accusation (cf. consid. 5.8.4). La motivation du jugement attaqué, résumée ci-avant, permet néanmoins de comprendre qu'aux yeux de la cour cantonale, les divers stupéfiants, dont l'acte d'accusation fait état de la possession par le recourant, étaient en grande partie destinés à la vente et à la remise à des tiers, comme cela était reproché au recourant, et non en tout cas uniquement à sa seule consommation personnelle, les sommes d'argent retrouvées à ses résidences ayant bien constitué pour leur part le produit des ventes réalisées. En outre, on comprend également sans ambiguïté qu'il était acquis pour la cour cantonale que C.________ et ses comparses étaient, comme cela est aussi décrit par l'acte d'accusation, les fournisseurs du recourant pour son activité de vente de stupéfiants, que ce dernier avait réalisée à tout le moins entre janvier 2016 et janvier 2017 depuis W.________, V.________ et U.________ en particulier. Cela étant, alors qu'aucune des circonstances aggravantes de l'art. 19 al. 2 LStup n'a finalement été retenue et que, dès lors, ni les quantités de stupéfiants acquises ou vendues, ni le produit financier réalisé, ne constituaient des éléments déterminants au moment de qualifier l'infraction, il apparaît que l'acte d'accusation décrivait d'une manière suffisamment claire et précise les faits qui lui ont été imputés sous l'angle de l'art. 19 al. 1 let. c et d LStup. On ne voit donc pas que la description des faits qui y était opérée faisait obstacle à la condamnation du recourant, ni d'ailleurs que la teneur de l'acte d'accusation l'aurait empêché d'exercer sa défense de manière efficace. Au surplus, les considérants du jugement attaqué sont suffisamment détaillés, au regard des différents éléments de preuve pris en considération, et reflètent adéquatement le raisonnement suivi par les juges cantonaux, si bien que le recourant a pu attaquer le jugement en toute connaissance de cause. Il s'ensuit que les griefs tirés de violations du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) et de la maxime d'accusation (art. 9 CPP) doivent être rejetés.