Citation: 9C_375/2022 E. 4.1

4.1. Dans un grief formel qu'il convient d'examiner en premier, le recourant invoque une violation de son droit d'être entendu, en relation avec l'expertise pluridisciplinaire du 18 juillet 2019. Il fait en substance valoir qu'il n'a pas pu se prononcer sur la nomination des experts, sur le "déroulement" de l'expertise, ainsi que sur le résultat de celle-ci. Ce grief tombe à faux. En premier lieu, le recourant a eu connaissance des noms des experts avant le début de l'expertise. Il a en effet reçu une copie de la convocation à l'expertise le 29 mars 2019 par le truchement de son conseil. Cette convocation comprenait le nom des experts et l'invitation à faire valoir d'éventuels motifs de récusation à leur égard jusqu'au 9 avril 2019. Ensuite, au sujet du déroulement de l'expertise, l'assuré a transmis à l'office AI, par courrier du 7 janvier 2019, un certain nombre de questions complémentaires qu'il souhaitait poser aux experts et que l'intimé leur a dûment soumis. Par ailleurs, le rapport d'expertise du 18 juillet 2019 a été transmis au recourant, à tout le moins lorsqu'il a reçu une copie du dossier constitué par l'intimé, par pli recommandé du 1 er novembre 2019. Par conséquent, celui-ci a eu l'occasion de prendre connaissance du rapport avant la décision de l'office AI et aurait déjà pu intervenir à ce stade. En tout état de cause, il a pu se prononcer sur le contenu du rapport d'expertise devant la juridiction cantonale, qui disposait d'un plein pouvoir d'examen tant en fait qu'en droit. Un renvoi de la cause à la Cour de justice ne se justifie pas en l'espèce puisque l'assuré a pu faire valoir tous ses arguments à l'appui de sa requête tendant à ce que soit ordonnée une nouvelle expertise pluridisciplinaire, ce qu'il a fait notamment dans son écriture du 3 mai 2021 (cf. ATF 142 II 218 consid. 2.8.1).