Citation: 2C_338/2022 E. A

A.________, ressortissante tunisienne, née en septembre 1990, est entrée en Suisse en décembre 2016 au bénéfice d'un visa en vue d'épouser B.________, ressortissant espagnol, né en 1972, titulaire d'une autorisation d'établissement. Le mariage a été célébré en février 2017 et l'intéressée a obtenu de ce fait une autorisation de séjour au titre de regroupement familial. Aucun enfant n'est issu de cette union. Le 20 avril 2017, l'intéressée a appelé la police au motif qu'elle avait été victime de violences de la part de son époux. Elle a été auditionnée le 17 mai 2017 sur les circonstances des violences alléguées. A la fin de l'audience, elle a demandé la suspension de la procédure en indiquant qu'elle souhaitait uniquement que son mari soit averti mais pas sanctionné. La procédure a été suspendue par ordonnance du 6 juin 2017. Le 2 août 2017, B.________ a déposé une requête de mesures protectrices de l'union conjugale. Selon la convention de séparation conclue le 6 décembre 2017 par les époux, ces derniers vivaient séparés depuis le 1er août 2017. Le 17 août 2017, A.________ a révoqué son accord à la suspension de la procédure au motif que les violences avaient repris et a été entendue par le Ministère public bernois le 20 novembre 2017. Dite procédure a été classée par ordonnance du 30 avril 2019. Le 13 novembre 2017, B.________ a porté plainte à l'encontre de l'intéressée notamment pour menaces, voies de fait et dénonciation calomnieuse. Il a également été entendu par le Ministère public bernois le 20 novembre 2017. Dite procédure a été classée par ordonnance du 24 septembre 2019.