Citation: 9C_410/2019 E. 6.3

6.3. A propos de l'indicateur "Cohérence" (point de vue du comportement), la recourante fait grief à l'expert D.________ de ne pas l'avoir laissée s'exprimer sur les différentes activités qu'elle exerçait avant sa maladie (dégustatrice et démonstratrice, conseillère en assurances) et le temps qu'elle y consacrait, ni d'avoir tenu compte de celles-ci. Elle précise qu'à la suite de sa fibromyalgie, elle a dû réduire la durée de ses activités professionnelles et ses loisirs. Les critiques de la recourante ne sont pas fondées puisque le rapport d'expertise psychiatrique (du 27 octobre 2017) comprend une description de ses activités professionnelles antérieurement et postérieurement à la survenance des atteintes à la santé, y compris le nombre de jours de travail, et qu'il est fait état des déclarations de l'assurée sur le fait que sa vie sociale s'est restreinte depuis l'apparition de ses problèmes de santé. Le taux d'activité de 40 % qu'elle a indiqué au docteur D.________ a également été mentionné. A cet égard, en réitérant que sa capacité de travail est réduite à 40 %, la recourante oppose son appréciation personnelle de la situation à celle des premiers juges, qui ont constaté qu'elle disposait d'une capacité entière de travail à partir du 15 mars 2014, sans montrer en quoi leur analyse des indicateurs déterminants conduirait à un résultat insoutenable ou contraire au droit. Le fait qu'elle soutient avoir entrepris toutes les mesures exigibles en relation avec les possibilités thérapeutiques préconisées par son médecin traitant, le docteur E.________ n'y change rien, étant précisé qu'elle n'a pas été considérée comme "réfractaire" à toute démarche par la juridiction cantonale.