Citation: 6B_264/2022 E. 2.8

2.8. Pour le surplus, afin de contester le raisonnement de la cour cantonale s'agissant de l'intention, le recourant réfute avoir proféré des menaces de mort à l'égard de l'intimé. Ce faisant, il s'écarte des faits retenus par la cour cantonale, sans démontrer en quoi ils auraient été arbitrairement établis. Il souligne par ailleurs que les seules menaces retenues auraient été proférées après l'altercation, ce qui ne serait pas déterminant pour établir une volonté de tuer. Si la cour cantonale a souligné que le recourant avait menacé de mort l'intimé en quittant les lieux, ce n'est que l'un des éléments - périphérique - dont elle a tenu compte pour établir l'intention du recourant. Quoi qu'il en soit, pour les motifs exposés ci-dessus (cf. supra consid. 2.7), qui ne tiennent pas compte des menaces, c'est sans violer le droit fédéral que la cour cantonale a retenu que le recourant avait agi par dol éventuel. Son grief doit donc être rejeté, dans la mesure où il est recevable. Le recourant relève encore que, s'il avait voulu tuer l'intimé, il n'aurait pas fui les lieux mais poursuivi sa victime et il ne l'aurait pas évité au volant de son véhicule mais aurait profité de l'écraser. Le recourant perd toutefois de vue que ce qui est déterminant est sa volonté au moment où il a porté les coups de couteau. Le fait qu'il ait finalement renoncé à la commission de l'infraction n'influe pas sur sa volonté au moment de porter les coups de couteau. Infondée, son argumentation doit être rejetée. Le recourant soutient encore qu'on ne distinguerait pas pour quels motifs il aurait voulu tuer l'intimé qu'il ne connaissait pas et avec qui il avait passé "une agréable soirée". Là encore, le recourant s'écarte des faits constatés par la cour cantonale, sans qu'il n'en ait démontré l'arbitraire, qui a exposé l'origine de l'altercation. Purement appellatoire, le grief du recourant est irrecevable.