Citation: 9C_235/2024 E. 6.2

6.2. En ce qu'il affirme que le fait qu'il ne pouvait pas se déplacer auprès des différents offices des assurances sociales et associations pour les personnes âgées a rendu la probabilité qu'il puisse avoir connaissance de son droit aux prestations quasiment nulle, l'assuré ne démontre pas une violation de l'art. 46 al. 2 LAVS. En effet, pour admettre la présence de faits ouvrant droit à des prestations que l'assuré ne pouvait pas connaître, au sens de l'art. 46 al. 2, 2e phrase, LAVS, il faut qu'un état de fait objectivement donné ouvrant droit à prestations n'ait pas été reconnaissable ou que la personne assurée ait été empêchée pour cause de maladie malgré une connaissance adéquate de déposer une demande ou de charger quelqu'un du dépôt de la demande (ATF 139 V 289 consid. 4.2; 102 V 112 consid. 1a; cf. aussi arrêt 9C_265/2016 du 16 août 2016 consid. 5). Or à cet égard, l'assuré n'établit pas - pas plus qu'il ne l'allègue - qu'il n'aurait pas été en mesure de connaître ses propres problèmes de santé et les autres circonstances qui pouvaient le cas échéant lui donner droit à une allocation pour impotent, comme l'ont dûment retenu les juges précédents. Il ne conteste en particulier pas la constatation des premiers juges selon laquelle il disposait de l'entier de ses facultés mentales. Partant, il n'y a pas lieu de s'écarter du principe selon lequel lorsque l'assuré fait valoir son droit à une allocation pour impotent plus de douze mois après la naissance du droit, l'allocation ne lui est versée que pour les douze mois qui ont précédé sa demande (art. 46 al. 2, 1re phrase, LAVS), en l'occurrence dès le 1er février 2021. À cet égard, l'assuré ne s'en prend pas aux constatations cantonales, selon lesquelles il a déposé sa demande de pretations le 17 février 2022. Le recours est mal fondé sur ce point également.