Citation: 1B_302/2020 E. B

B.a. Par ordonnance du 27 novembre 2018, le Ministère public a rejeté les demandes de B.________ et A.________ de retirer les enregistrements et les informations de localisation réalisés à l'étranger, constatant dès lors qu'ils étaient exploitables. Le Procureur a notamment retenu que les enregistrements effectués à l'étranger (soit en Espagne) étaient exploitables au motif (i) que les micro et balise GPS avaient été posés en Suisse eu égard à des demandes d'autorisation acceptées et prolongées par le Tmc et (ii) que, même si le véhicule s'était retrouvé à l'étranger, les données avaient été transmises de manière sécurisée sur un serveur vaudois via le réseau de téléphonie mobile et avaient été traitées dans le canton de Vaud. Par arrêt du 15 novembre 2019 (cause 1B_164/2019 publiée aux ATF 146 IV 36), le Tribunal fédéral a admis le recours déposé par B.________ contre l'arrêt du 7 février 2019 de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois. Il a en conséquence annulé cet arrêt dans la mesure où il ordonnait le maintien au dossier des enregistrements effectués à l'étranger; la cause a été renvoyée à l'autorité précédente pour qu'elle détermine les lieux d'enregistrement, le droit applicable en fonction du pays en cause pour ceux effectués hors de la Suisse et, en l'absence notamment de traités internationaux autorisant ces enregistrements sans autre formalité - en particulier préalable - par les autorités suisses sur un territoire étranger, ordonne la destruction immédiate de ces moyens de preuve illicites; il en irait de même des moyens de preuve pour lesquels le lieu d'enregistrement ne pourrait pas être déterminé; il appartenait aux autorités pénales suisses d'en supporter les conséquences, sauf à permettre le maintien au dossier de moyens de preuve potentiellement obtenus en violation du droit; la cour cantonale devait aussi examiner, le cas échéant, les griefs en lien avec les preuves dites dérivées, puis rendre une nouvelle décision, y compris sur les frais et dépens (cf. consid. 2.5). B.b. Le 28 janvier 2020, la Chambre des recours pénale a partiellement admis les recours formés le 10 décembre 2018 par B.________ et A.________. Elle a annulé l'ordonnance du 27 novembre 2018 dans la mesure où elle maintenait au dossier des enregistrements effectués à l'étranger sans autorisation et a renvoyé la cause au Ministère public afin qu'il réunisse les données policières, fasse le tri, établisse l'ensemble des lieux où les enregistrements avaient été effectués et détermine le droit applicable en fonction du pays en cause, puis rende une décision par laquelle il ordonnerait, en l'absence de règles dispensant la Suisse de saisir par le biais de l'entraide les autorités des pays étrangers concernés afin d'obtenir leur consentement, le retrait et la destruction immédiate des moyens de preuve obtenus illicitement, ainsi que des données pour lesquelles le lieu d'enregistrement ne pourrait pas être établi; le Procureur était également invité à se déterminer sur le sort des éventuelles preuves dérivées.