Citation: C 398/00 09.04.2001 E. 2

2.- a) Dans le jugement entrepris, les premiers juges ont considéré, en substance, que la recourante aurait dû accepter l'offre d'un travail convenable qui lui était faite par son employeur et que, par conséquent, elle se trouvait sans travail par sa propre faute, ce qui justifiait, à leurs yeux, une suspension de 31 jours du droit aux indemnités. Dans le présent recours, l'assurée allègue, pour sa part, qu'habitant M.________, elle aurait dû se rendre le matin au siège de V.________, à Berne, ou dans une agence de cette société, dans une autre ville, et qu'il lui aurait été matériellement impossible de terminer son travail à midi, pour ouvrir l'agence de C.________ à 13 heures 30, après un quart d'heure de préparatifs. b) Sur ce point, la Cour de céans constate qu'à supposer que l'horaire de travail quotidien de la recourante ait consisté en deux périodes de 4 heures 12 minutes, correspondant à son ancien temps de travail hebdomadaire de 42 heures, cette dernière aurait dû, d'après l'horaire des CFF, quitter Berne à 12 heures 22, pour arriver à C.________ à 13 heures et ouvrir l'agence à 13 heures 30. On ignore toutefois si un tel horaire pouvait être tenu concrètement. Le dossier ne contient en effet aucune indication sur le lieu exact où la recourante aurait été appelée à travailler, en ville de Berne ou dans la région bernoise, sur les moyens de transport dont elle aurait, le cas échéant, disposé et sur le temps nécessaire pour se rendre de son lieu de travail à la gare de Berne. On ignore par ailleurs comment son temps de travail aurait été aménagé et si elle aurait pu bénéficier d'une pause à la mi-journée (art. 15 al. 1 let. b LTr; RS 822. 11). Les premiers juges ont certes indiqué que, selon eux, il était entendu que l'employeur ferait le nécessaire afin de rendre compatibles les horaires des deux demi-postes proposés, mais il ne s'agit là que de simples suppositions.