Citation: 6B_122/2023 E. 1.4.3

1.4.3. Le recourant soutient qu'en Afghanistan, la vie des personnes est menacée au regard de la situation politique, sécuritaire et humanitaire. Lorsqu'il affirme que cette situation est stable en ce sens qu'elle n'est pas susceptible de s'améliorer à court ou moyen terme, il ne fait qu'opposer son appréciation à celle de la cour cantonale sans s'attacher à en démontrer le caractère arbitraire. Il ne se plaint pas non plus que des faits déterminants auraient été arbitrairement omis. Son grief est, dans cette mesure, irrecevable. Pour le reste, l'approche de l'autorité précédente est conforme à la jurisprudence. En effet, à l'instar de ce qui a été retenu dans l'arrêt 6B_38/2021 précité, la peine privative de liberté prononcée en l'espèce, par huit ans, est suffisamment longue pour admettre qu'un éventuel risque de traitements inhumains ou dégradants n'était pas actuel et concret au moment du prononcé de l'expulsion, dès lors que la situation géopolitique dans le pays de renvoi est susceptible de s'améliorer ou de se péjorer au cours des prochaines années. Le recourant doit ainsi se laisser opposer le fait que les circonstances ne peuvent être déterminées de manière définitive au moment du prononcé d'expulsion.