Citation: 2C_200/2021 E. 1.3

1.3. En raison de sa formulation potestative, l'art. 30 al. 1 let. b LEtr ne confère aucun droit à la recourante. Le recours en matière de droit public est partant irrecevable dans la mesure où il porte sur une autorisation pour cas de rigueur selon cette disposition. Seul un recours constitutionnel subsidiaire serait ouvert sous cet angle. La qualité pour former un tel recours suppose, selon l'art. 115 let. b LTF, un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée. Or, la recourante, qui ne peut se prévaloir de l'art. 30 al. 1 let. b LEtr au vu de sa formulation potestative, n'a pas de position juridique protégée lui conférant la qualité pour agir au fond dans ce cadre. Elle pourrait se plaindre de la violation de ses droits de partie, pour autant qu'il ne s'agisse pas de moyens ne pouvant être séparés du fond (cf. arrêt 2C_1004/2018 du 11 juin 2019 consid. 1.2 et références), mais tel n'est pas le cas en l'espèce. Il n'y a donc pas lieu d'entrer en matière sur le recours constitutionnel subsidiaire sous cet angle. Le recours en matière de droit public est également irrecevable à l'encontre de la décision de renvoi. En revanche, celle-ci peut être contestée par le biais du recours constitutionnel subsidiaire. Le recours doit alors respecter un devoir de motivation accru (art. 106 al. 2 LTF par renvoi de l'art. 117 LTF; ATF 137 II 305 consid. 3.3; arrêt 2C_221/2021 du 11 juin 2021 consid. 1.3).