Citation: 9C_37/2009 14.05.2009 E. 3

Comme le soutient justement la recourante, ce raisonnement viole les principes jurisprudentiels relatifs au fardeau de la preuve en lien avec la notification des décisions dans le domaine des assurances sociales. Même cumulés, les trois éléments mentionnés (cf. consid. 2) ne suffisent effectivement pas à établir au degré de vraisemblance requis (cf. arrêt du Tribunal fédéral 9C_639/2007 du 25 février 2008) que la décision litigieuse a bien été réceptionnée par l'intéressée durant les féries judiciaires. D'abord, la constitution d'un mandat de représentation n'implique pas nécessairement la réception d'une décision. La consultation d'un spécialiste pour connaître les tenants et les aboutissants d'une procédure pendante est loin d'être inimaginable. Ensuite, les propos qu'aurait tenus le mandataire de la recourante au cours de l'entretien téléphonique du 25 septembre 2008 sont sujets à plusieurs interprétations dès lors que, rapportés par une partie au procès, on ignore dans quelle mesure ils retranscrivent la réalité et qu'ils ne permettent pas de situer la notification durant les féries judiciaires. Enfin, la réception par le service social d'une copie de la décision à une date déterminée n'exclut pas la possibilité que l'envoi original ait été égaré ou n'ait pas atteint son destinataire à la même date (cf. ATF 129 V 8 consid. 2.2 p. 9 ss). Devant tant d'incertitudes ou d'interprétations plausibles, les premiers juges ne pouvaient pas retenir que la décision administrative avait été notifiée pendant les féries judiciaires sans violer le droit fédéral (cf. ATF 124 V 400 consid. 2a p. 402). Rien ne permettant en outre d'affirmer que la prise de connaissance de la décision litigieuse ait eu lieu avant la réception du dossier par le mandataire de la recourante le 27 août 2008, force était donc de considérer qu'interjeté moins de trente jours après, le recours cantonal l'avait été dans un délai raisonnable dès la connaissance de ladite décision (cf. arrêt du Tribunal fédéral 8C_188/2007 du 4 mars 2008 consid. 4.2.1). En conséquence, le jugement attaqué doit être annulé et la cause renvoyée à la juridiction cantonale pour qu'elle entre en matière sur le fond.