Citation: 5P.11/2007 04.05.2007 E. 4

Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas lui avoir octroyé d'indemnité équitable au sens de l'art. 334 CC, parce qu'elle a estimé que le fait d'avoir obtenu le domaine agricole à la valeur de rendement et d'avoir perçu des salaires pour son activité au téléski et pour le transport d'élèves compensait l'indemnité à laquelle il aurait droit. 4.1 Tout d'abord, sous le titre d'appréciation arbitraire des preuves, le recourant se plaint d'une application arbitraire de l'art. 334 CC par l'autorité cantonale, laquelle a nié son droit à une indemnité équitable notamment parce qu'il a obtenu l'attribution du domaine agricole à la valeur de rendement; il estime que cela est également constitutif d'arbitraire dans l'appréciation des preuves. Ce faisant, le recourant confond le fait et le droit. En tant qu'il reproche à la cour cantonale d'avoir mal appliqué la jurisprudence relative à l'art. 334 CC - jurisprudence qu'il cite -, le recourant formule une critique de droit, irrecevable dans le recours de droit public (cf. art. 84 al. 2 et 43 al. 1 OJ). De même, lorsqu'il relève que cette ancienne jurisprudence a été critiquée à juste titre par la doctrine et en conclut que l'attribution du domaine à la valeur de rendement ne pouvait pas être un motif pour lui refuser une indemnité équitable, le recourant soulève un grief qui ressortit au droit et, partant, au recours en réforme (cf. art. 84 al. 2 et 43 al. 1 OJ). Sa critique est donc irrecevable. 4.2 Le recourant reproche ensuite à l'autorité cantonale de lui avoir refusé l'indemnité équitable réclamée pour la période de août 1966 à novembre 1973 parce qu'il aurait touché des salaires compensant cette indemnité. Il relève à cet égard que les salaires auxquels la cour cantonale fait allusion concernent des montants qu'il a perçus pour son travail au téléski et pour le transport d'élèves qu'il effectuait pour le compte de son père, ceci à partir de 1976, respectivement 1979, soit des périodes ultérieures. Il estime donc que le Tribunal cantonal a fait une appréciation arbitraire des preuves et de l'art. 334 CC. Une nouvelle fois, le recourant méconnaît la distinction entre les faits et le droit. Quoi qu'il en soit, la cour cantonale ayant procédé à une appréciation globale pour toute la période d'activité du recourant sur le domaine, il est sans importance de savoir si les salaires sont ou non postérieurs à la période limitée pour laquelle il demande une indemnité équitable au sens l'art. 334 CC. Sa critique n'est pas pertinente en l'espèce.