Citation: 1C_382/2018 E. 7.2

7.2. Les recourants ne démontrent pas une application insoutenable des dispositions cantonale et communale précitées. Ils se contentent en effet de dire que " le garage Est avec son toit-terrasse ", se trouvant à 3,18 m de la parcelle d'un des recourants, serait " surélevé par rapport au terrain naturel (TN) "; quant au garage ouest, semi-enterré et coiffé de la piscine, il donnerait sur la maison et le jardin de la parcelle no 193, propriété d'un autre recourant. Ce faisant, ils n'exposent pas concrètement en quoi les mouvements de terre entraînés par les constructions en cause, que ce soit à l'est ou à l'ouest, rendraient particulièrement visibles à un oeil extérieur les ouvrages souterrains créés (critère retenu par la jurisprudence cantonale; à titre d'exemple, l'arrêt AC.2017.0298 du 10 décembre 2018 consid. 8 a) bb) et les arrêts cités). Les recourants ne font ainsi valoir aucun élément permettant de remettre en cause la jurisprudence vaudoise, respectivement ne parviennent pas à démontrer en quoi il était arbitraire de ne pas prendre en compte les garages souterrains dans le calcul des distances aux limites. Au demeurant, on constate que, de manière générale, l'impact visuel des garages souterrains sera peu important. En effet, à la lecture des plans, on observe que le terrain naturel semble légèrement surélevé là où se trouve le garage est, sans distinguer l'aménagement d'un toit-terrasse comme le prétendent les recourants. Quant au garage situé à l'ouest, on ne constate pas non plus que la réalisation de la construction souterraine impliquerait une modification significative de la topographie du terrain. Il n'y a dès lors pas lieu d'entrer en matière sur ce grief non plus.