Citation: 9C_27/2015 E. 6.2.2

6.2.2. En l'espèce, à la lecture du rapport du docteur E.________ du 6 mars 2013, on constate que le médecin s'est fondé exclusivement sur les données subjectives de l'intimée qu'il n'a pas confrontées à ses propres observations. De même, la plupart des éléments mis en évidence par la juridiction cantonale pour appuyer ses conclusions reposent sur les seules indications de l'intimée. Ainsi, aucune pièce au dossier ne permet de confirmer que l'abandon de la dernière activité de l'assurée dans une crèche avait été provoquée par son atteinte à la santé; les épisodes d'absence décrits par l'intimée ne sont pas davantage documentés. En ce qui concerne les domaines de la vie, l'experte F.________ a pour sa part indiqué que l'après-midi l'intimée rend quotidiennement visite à son ami sur son lieu de travail, qu'elle fréquente trois fois - deux fois selon la réponse au recours - par semaine une bibliothèque afin d'y faire la lecture à des enfants qui présentent des difficultés à lire, qu'elle prépare son repas du soir puis regarde des séries à la télévision. En outre, le week-end, elle retourne voir son ami, se déplace chez sa mère ou chez sa grand-mère en France, s'occupe de son ménage, a divers loisirs (chats, séries télévisées, internet, cinéma, piscine en été, des amies); elle ne s'ennuie jamais. De plus, l'experte psychiatre a notamment observé (au cours d'un entretien qui a duré 1h20) que l'intimée se déplace facilement, qu'elle est vive et souriante, que l'attention, la concentration et la mémoire sont dans les normes; elle n'a pas mis en évidence de fatigabilité ni de ralentissement psychomoteur. Enfin, la psychiatre a relevé que les troubles de l'attention et de la concentration n'ont pas été objectivés durant l'examen; le discours est cohérent, sans trouble formel de la pensée. La sociabilité est bonne.