Citation: 2A.299/2006 02.08.2006 E. C

X.________ a porté sa cause devant le Département fédéral de justice et police. Il a produit notamment une lettre de sa fille B.________ exprimant son « profond désarroi » suite au refus opposé par l'ODM et "l'immense tristesse" que provoquerait le départ de son père; la jeune fille qualifie de "très étroit" le lien d'affection l'unissant à son père, qu'elle dit rencontrer au moins une fois par semaine. Par décision du 10 avril 2006, le Département a rejeté le recours. Il a relevé en substance, les comportements violents à répétition manifestés par le recourant, qui ont conduit à deux condamnations pénales pour lésions corporelles, et son incapacité manifeste à adopter en Suisse une attitude respectueuse des lois en vigueur, en dépit de plusieurs avertissements sérieux. S'agissant des autres critères déterminants, la très longue durée de séjour (19 ans) devait être relativisée pour tenir compte d'une très faible intégration sociale, professionnelle et financière. Au regard de l'art. 8 § 2 CEDH, le refus de prolonger son autorisation de séjour ne constituait pas non plus une ingérence disproportionnée dans l'exercice de ses relations avec sa fille B.________, seule enfant encore mineure, les motifs d'intérêt public à son éloignement l'emportant sur son éventuel intérêt privé à demeurer en Suisse.