Citation: 6B_1007/2013 E. 2.7.2

2.7.2. La jurisprudence admet qu'il n'y a pas dessein d'enrichissement illégitime, nécessaire pour retenir une escroquerie même manquée, chez celui qui s'approprie une chose pour se payer ou pour tenter de se payer lui-même, s'il a une créance d'un montant au moins égal à la valeur de la chose qu'il s'est appropriée et s'il a vraiment agi en vue de se payer (ATF 105 IV 29 consid. 3 p. 34 s.). En l'espèce, le recourant invoque à l'appui de sa demande de révision une créance de 846'500 dollars américains. Outre qu'une telle créance n'a pas été rendue vraisemblable (supra consid. 2.7.1), son montant est nettement inférieur à la somme qu'il a tenté d'obtenir, soit 1'707'000 dollars américains. Les pièces produites ne révèlent de plus aucun élément laissant penser - le recourant dût-il être considéré au moment des faits comme disposant d'une créance contre l'Etat iranien - qu'il ait agi afin de se faire payer sa créance. Le recourant a au contraire monté tout un stratagème et fait fabriquer de fausses pièces afin de faire croire aux acheteurs qu'ils lui devaient une dette fondée sur une transaction distincte. Dans ces conditions, les éléments avancés par le recourant ne sont pas susceptibles de mettre en doute, même au stade de la vraisemblance, le dessein d'enrichissement illégitime retenu par le Tribunal de district et dès lors de motiver un acquittement ou tout le moins une condamnation sensiblement moins sévère.