Citation: 9C_279/2018 E. 4.3

4.3. En conséquence, l'invalidité aurait dû être évaluée au moyen de la méthode mixte applicable aux personnes qui exercent une activité à temps partiel (art. 28a al. 3 LAI). A cet égard, et contrairement à ce qu'a fait valoir l'intimée en instance cantonale - sans toutefois reprendre son argumentation devant le Tribunal fédéral - elle ne peut rien tirer en sa faveur de l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme Di Trizio contre Suisse du 2 février 2016 (requête n° 7186/09). La modification rétroactive du droit à la rente n'est pas liée à une modification de son statut fondée sur un motif d'ordre familial lié à l'éducation et l'assistance des enfants (soit la réduction ou l'augmentation du temps de travail en raison d'enfants à charge ou du départ de ceux-ci du domicile familial [cf. ATF 144 I 21; 143 I 50]). Elle est due à la prise en considération, d'abord, dès novembre 2013, de son retour au domicile conjugal et du changement de la situation financière en résultant, puis à l'amélioration de son état de santé ayant entraîné une augmentation de sa capacité de travail résiduelle à 50 % (dès le 1er janvier 2014), telle que constatée par la juridiction cantonale et admise par les parties. Pour toute la période considérée, l'assurée a gardé le même statut de personne exerçant une activité lucrative à temps partiel, de sorte que la méthode mixte trouve application (cf. arrêt 9C_553/2017 du 18 décembre 2017 consid. 5).