Citation: 1C_18/2021 E. 1.7

1.7. Pour le surplus, la question de l'utilisation de preuves illicites par l'autorité requérante a été correctement examinée par la Cour des plaintes: l'autorité suisse saisie d'une demande d'entraide n'a en principe pas à s'interroger sur la validité et la crédibilité des preuves recueillies dans la procédure pénale étrangère, car ces questions sont de la compétence du juge pénal étranger. L'autorité requérante n'a ainsi pas à fournir de preuves à l'appui de sa demande, et peut se limiter à un simple exposé des faits, comme l'exigent les art. 14 CEEJ et 28 al. 3 EIMP (ATF 136 IV 4 consid. 4.1 p. 8). L'autorité suisse doit certes, pour sa part, s'interroger sur la régularité de la procédure étrangère en s'assurant le cas échéant que celle-ci ne présente pas de risque de violation des garanties fondamentales telles que celles qui découlent de l'art. 6 CEDH (même arrêt, consid. 4.3 p. 9). Toutefois, les Etats requérants qui sont, comme en l'espèce, parties à la CEEJ et à la CEDH bénéficient d'une présomption de conformité qui ne peut être renversée que sur la base d'éléments de preuve incontestables (ATF 129 II 544 consid. 4.1 - non publié). L'arrêt attaqué est conforme, dans ce sens, à la pratique constante et il ne se pose aucune question de principe sur ce point.