Citation: B 36/01 27.06.2002 E. A

A.- R.________ souffre depuis 1979 d'une affection ophtalmologique qui lui a fait partiellement perdre la vision de l'oeil droit. Malgré ce handicap, elle a toujours occupé un emploi. Elle a ainsi travaillé en qualité de secrétaire pour le compte de la société X.________ SA dès le 1er mai 1990. Licenciée pour des raisons économiques avec effet au 30 novembre 1995, elle est entrée au service d'un nouvel employeur, la société Y.________ SA, à partir du 1er décembre 1995 avec un taux d'activité de 80 %. A ce titre, elle a été affiliée en prévoyance professionnelle auprès de la Fondation Patrimonia (ci-après: la fondation). Dès le 9 juin 1996, elle a présenté une incapacité totale de travail due à la combinaison de diverses affections. Par deux décisions du 12 février 1998, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) lui a alloué une demi-rente d'invalidité pour la période du 1er décembre 1995 au 28 février 1997 et une rente entière à partir du 1er mars 1997. Egalement saisie d'une demande de prestations de la part de l'assurée, la fondation a refusé d'y donner suite. Elle a considéré, au vu de la date de la naissance du droit à la rente fixée par l'AI, que R.________ était déjà "malade" au moment de son engagement auprès de Y.________ SA, de sorte que le cas d'assurance relevait de la responsabilité de l'institution de prévoyance de son précédent employeur.