Citation: U 297/01 08.08.2002 E. 4

A partir du moment où les affections lombaires du recourant ont cessé d'être en rapport de causalité naturelle avec les accidents dont il a été victime, l'intimée pouvait mettre un terme à ses prestations (traitements médicaux et indemnisation de sa perte de gain). Dans le cas d'espèce, l'intimée a arrêté ce moment déterminant au 30 juin 1998. A la lumière des avis médicaux du dossier (cf. rapports des docteurs D.________, du 13 juillet 1998, et F.________, du 7 février 2000), la durée de l'intervention de la CNA apparaît bienveillante à l'égard du recourant, sinon généreuse. Il n'y a dès lors pas matière à prolonger le versement des indemnités journalières au-delà du 30 juin 1998. Pour le même motif, les traitements médicaux dont le recourant demande implicitement la prise en charge par la CNA n'incombent plus à cette assurance au-delà de la fin juin 1998. Acte est toutefois donné au recourant que l'intimée s'est engagée à supporter les coûts de quelques médicaments anti-inflammatoires et/ou antalgiques ainsi que de quelques séances de physiothérapie (cf. décision du 28 août 1998). Le droit du recourant à une indemnité pour atteinte à l'intégrité en raison des affections consécutives à l'accident de mars 1995 a été réglé par une décision passée en force, si bien qu'il n'y a pas lieu d'y revenir. Quant à l'accident survenu en décembre 1996, les spécialistes qui se sont exprimés n'ont pas attesté que l'état de santé du recourant aurait été aggravé, durablement et de façon importante, par cet événement; le docteur D.________ a même précisé qu'il n'avait entraîné aucune lésion nouvelle (cf. rapport du 13 juillet 1998). Les conclusions du recourant sont donc à cet égard également sans fondement.