Citation: 5C.146/2003 23.09.2003 E. 4

Dans un second grief, la recourante prétend que l'arrêt entrepris viole l'art. 303 al. 1 CC, selon lequel les père et mère disposent de l'éducation religieuse de l'enfant. A l'appui de ce moyen, elle soutient que l'intimée, qui est membre des témoins de Jéhovah, serait susceptible d'inculquer à ses enfants des valeurs spirituelles qu'elle-même ne partage pas et auxquelles elle est même farouchement opposée. L'autorité cantonale a retenu en fait que l'intimée ne se livrait pas, lors de ses visites aux enfants, à de la propagande en faveur des témoins de Jéhovah, comme il ressortait déjà de son arrêt du 10 juillet 2001. Ce comportement avait été rapporté de manière constante par l'ensemble des intervenants depuis le début des visites de l'intimée à ses cousins, le SPJ ayant précisé qu'elle se bornait à les aider dans leur travail scolaire et à jouer avec eux. La Chambre des tutelles a dès lors estimé que les critiques formulées par la recourante selon lesquelles, en particulier, il y avait lieu de craindre que l'intimée ne se livrât à du prosélytisme envers ses cousins, n'étaient pas fondées. Par son argumentation, la recourante s'en prend aux constatations de fait de l'arrêt entrepris, de sorte que sa critique est irrecevable (cf. supra, consid. 2).