Citation: 7B_418/2023 E. 4.3

4.3. Il ressort de l'ordonnance querellée que l'intéressé a été condamné pour infraction grave à la LStup et que les experts ont retenu un risque de récidive "modéré", ce que le recourant ne conteste pas. S'agissant des biens juridiques en cause, le recourant soutient que l'infraction à la LStup protégerait la santé publique et non l'intégrité corporelle individuelle. La LStup a en effet un but général de protection de la santé publique (cf. GRODECKI/JEANNERET, Petit commentaire, LStup, dispositions pénales, 2022, n° 1 ad art. 19 LStup) mais qui, même s'il n'implique qu'une menace abstraite, ne doit en aucun cas être minimisé (cf. ATF 133 IV 201 consid. 3.2 p. 206); on ne se trouve à cet égard pas dans un cas où les biens juridiques seraient de moindre valeur (cf. consid. 4.1 in fine supra). Pour le surplus, c'est en vain que le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir pris en compte son comportement dans le cadre de l'exécution de la mesure, dès lors que l'autorité ne s'est pas fondée uniquement sur ce comportement, mais principalement sur le risque de récidive modéré en lien avec des infractions à la LStup retenu par l'expert et sur les préavis négatifs de tous les autres intervenants. Au vu des éléments à sa disposition, c'est sans arbitraire que l'autorité cantonale a retenu qu'un pronostic favorable ne pouvait pas être posé (cf. consid. 3.1.1 in fine supra). En tout état, s'agissant de la proportionnalité de la mesure, le recourant ne prétend pas qu'une mesure moins incisive, telle qu'un traitement ambulatoire au sens de l'art. 63 CP, serait suffisante pour circonscrire le risque de récidive. Pour ces motifs, ce grief doit également être rejeté.