Citation: 6B_764/2022 E. 5.5

5.5. En l'espèce, le recourant se livre à une longue discussion - difficilement perceptible - sur les faits et tente de remettre en cause l'appréciation qu'en a faite la cour cantonale, de manière appellatoire. En effet, la majeure partie de son argumentation relative à la reprise de la procédure se limite à indiquer les raisons pour lesquelles son appréciation des faits serait préférable à celle adoptée par la cour cantonale en se contentant de réitérer sa conviction qu'une infraction a effectivement été commise. Dans ce cadre, il reproche notamment à la cour cantonale d'avoir arbitrairement omis certains faits dénoncés par sa fille D.A.________ dans sa plainte pénale du mois de septembre 2020 et d'avoir notamment omis le fait que B.A.________ opposerait désormais à D.A.________ la "convention du 30 novembre 2018 de liquidation du régime matrimonial" pour justifier l'attribution en sa faveur de la totalité des avoirs déposés sur son compte auprès de I.________, alors qu'elle soutenait auparavant que la convention lui attribuait 60 % du capital social de F.________ Ltd, les 40 % restants devant revenir par moitié à chacun des enfants. Or, contrairement à ce que soutient le recourant, ces éléments ressortent bel et bien de l'arrêt attaqué. La cour cantonale a cependant retenu qu'elle ne voyait pas ce que les faits dénoncés par sa fille D.A.________ pourraient apporter comme élément nouveau susceptible de justifier la reprise de la procédure. En effet, si l'arrière-plan familial et patrimonial de la procédure P/13647/2020 était identique à celui examiné dans la présente procédure, ni les accusations portées dans la plainte de la fille du recourant ni les qualités des parties n'étaient les mêmes, si bien que ces éléments n'étaient pas pertinents dans la présente procédure. Par ailleurs, il ressort des faits de l'arrêt attaqué, dont le recourant ne démontre pas l'arbitraire, que seule sa fille aurait subi un préjudice des faits qu'elle reproche à sa mère, dès lors qu'au moment de la signature des prétendues fausses lettres d'intention menant à la dissolution du trust (en février et mars 2018) le recourant ne faisait déjà plus partie du cercle des bénéficiaires. Il s'ensuit que la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire ni violé le droit fédéral en considérant que l'ouverture de la procédure P/13647/2020 à la suite de la plainte de D.A.________ et les faits qu'elle contient ne constituaient pas un motif de reprise de la procédure. Le grief du recourant doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité. Pour le surplus, le recourant perd de vue que l'objet de l'arrêt attaqué était circonscrit à l'existence ou non de faits ou de moyens de preuve nouveaux au sens de l'art. 323 CPP. On peut ainsi se demander si le mémoire du recourant respecte les exigences de motivation qui, selon l'art. 42 al. 2 LTF, lui imposaient de discuter à tout le moins sommairement les considérants de l'arrêt attaqué. En tout état de cause, c'est en vain que le recourant soutient que B.A.________ ne pouvait plus se prévaloir d'une quelconque cause juridique pour justifier que l'intégralité des avoirs, dont il avait doté le trust familial, lui soit attribuée compte tenu de la "nullité de plein droit" de leur divorce et de la liquidation du régime matrimonial du 30 novembre 2018, constatée par le jugement du 5 juillet 2021 du Tribunal de Madrid. En effet, à cet égard, la cour cantonale a relevé que le jugement rendu le 5 juillet 2021 - dont il ressort qu'en l'absence de résidence espagnole d'un des époux, le notaire n'était pas compétent pour instrumenter les actes de divorce et de liquidation du régime matrimonial - ne se rapportait pas à la volonté des parties et ne modifiait pas l'apparence de litige plutôt civil. En outre, elle a retenu à juste titre que le recourant avait déjà allégué que les conventions de divorce ne correspondraient pas à la volonté des parties, selon laquelle seule la somme de 2'500'000 EUR devait revenir à B.A.________. Il s'ensuit que le jugement du 5 juillet 2021 invalidant la convention ne saurait constituer un moyen de preuve nouveau relevant une responsabilité de B.A.________. Pour le surplus, comme l'a relevé le Tribunal de céans dans son arrêt 6B_199/2020 relatif au classement de la procédure P/11660/2019, "la question de savoir si le recourant pourrait, dans le cadre de la liquidation du régime matrimonial, prétendre à une partie des fonds litigieux ne se confond pas avec une infraction pénale commise par [B.A.________]" (cf. arrêt 6B_199/2020 précité consid. 3.6.2). Au surplus, le recourant se contente de réitérer sa conviction qu'une infraction d'abus de confiance a été commise en se fondant, tant dans son recours devant la cour cantonale que devant le Tribunal de céans, sur des pièces déjà produites dans la procédure préliminaire. Il en va notamment ainsi lorsqu'il affirme que le contenu du courriel du 25 juin 2018 serait propre à établir un accord qu'il aurait conclu avec B.A.________, selon lequel les enfants devraient être bénéficiaires du trust. En effet, comme l'a relevé la cour cantonale, cette pièce avait déjà été produite dans la procédure préliminaire et rien n'explique que le recourant n'ait pas détaillé précédemment cet accord. Pour le surplus, le recourant oppose sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Le recourant soutient encore qu'il ignorait, lors du dépôt de sa plainte, qu'il avait été, tout comme ses enfants, exclu du cercle des bénéficiaires du trust en juin 2018. Or, dans le courriel adressé le 22 juin 2018 par le conseiller de la banque I.________ à B.A.________, que le recourant avait déjà produit (cf. pièce 14 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF), ledit conseiller avait expressément attiré l'attention de l'intéressée sur la possibilité d'exclure définitivement le recourant du trust. Il apparaît ainsi que celui-ci avait connaissance de son exclusion. Pour le reste, le recourant soutient que B.A.________ se serait attribuée le capital social de la société F.________ Ltd en opérant un transfert en sa faveur de la totalité des actifs en octobre 2020, malgré leur accord qui prévoyait la réintégration du recourant au cercle des bénéficiaires du trust. Comme l'a relevé à juste titre la cour cantonale, le transfert opéré par la prénommée constitue un fait postérieur à la décision de classement, de sorte qu'il ne constitue pas un fait nouveau au sens de l'art. 323 CPP.