Citation: 2C_15/2024 E. 4.1.3

4.1.3. Contrairement à ce que soutient le recourant, le Tribunal cantonal a traité du grief relatif à la violation de l'art. 10 al. 2 OFPES-2008 qui fixe les compétences dévolues à la Commission d'admission en matière de demande d'équivalences. Dans ce cadre, il a admis que la Commission d'admission n'avait pas statué sur la demande d'équivalence, mais a estimé que cela ne violait pas le droit cantonal (soit l'art. 10 OFPES-2008), lequel imposait d'être titulaire d'un bachelor et d'un master (en mathématiques), sans qu'une équivalence ne puisse être délivrée sur ce point. Il en découle que les griefs formulés par le recourant relatifs à la pertinence des attestations d'équivalence ainsi qu'à la compétence de l'autorité ayant statué sur sa demande d'équivalence ont également été examinés par le Tribunal cantonal, contrairement à ce qu'il invoque. En outre, sur la base du raisonnement conduit par le Tribunal cantonal, le point de savoir quelle chaire de l'EPFL devait établir d'éventuelles attestations était sans pertinence, ces attestations n'ayant pas à être prises en compte en l'espèce. C'est donc à tort que le recourant se prévaut d'une violation de son droit d'être entendu sous ces angles. Déterminer si la motivation du Tribunal cantonal procède d'une application arbitraire du droit cantonal, en particulier de l'art. 10 al. 1 et 2 OFPES-2008, ou si elle viole par ailleurs le droit intercantonal, relève du fond et sera examinée ci-après (cf. infra consid. 8 et 9.).