Citation: I 903/05 13.07.2006 E. 3

En référence aux certificats de ses médecins traitants attestant un suivi en raison d'un état dépressif sévère et de rachialgies chroniques, la recourante allègue implicitement l'absence de modification notable de son état de santé, ce qui justifie la poursuite du versement de la rente entière d'invalidité. 3.1 Sur le plan somatique, la situation médicale initiale de l'intéressée est claire et qualifiée de peu significative par le docteur D.________. Seuls de légers troubles statiques lombaires, ainsi qu'un petit renversement postérieur, vraisemblablement pas à l'origine des douleurs alléguées, ont été mis en évidence, de sorte qu'ont été retenues des dorsalgies diffuses d'origine indéterminée. Sur le plan psychique, l'avis du docteur V.________ est également catégorique et admis de tous. Un conflit professionnel survenu en 2000 a exacerbé l'état dépressif initial, consécutif à des violences conjugales, et est à l'origine du syndrome douloureux somatoforme persistant, des troubles de la personnalité et de l'incapacité totale de travail; constatant toutefois un début d'évolution positive, le praticien estimait que la résolution des conflits l'opposant à son ex-mari et le maintien d'une relation sentimentale stable et harmonieuse avec son nouveau partenaire permettrait à la recourante d'en retirer des effets bénéfiques à long terme. Au cours de la procédure de révision, les médecins mandatés par l'Office intimé ont constaté que l'intéressée avait retrouvé un certain équilibre se concrétisant par la disparition des troubles dépressifs, origine de son incapacité totale de travail, et autorisant la reprise d'une activité à temps partiel; après son installation en France, en juin 2002, la recourante est parvenue à reconstruire un environnement familial bienveillant (constitué de son nouvel ami et de leur fille commune, des parents de celui-ci, de son enfant issu du premier mariage, ainsi que de son frère et de la compagne de ce dernier) qui a contribué de manière essentielle au rétablissement progressif de sa santé psychique. Le service médical de l'AI a considéré que cette situation nouvelle était constitutive d'une amélioration notable de l'état de santé et justifiait la reconnaissance d'une capacité résiduelle de travail, et de gain, de 50 % dans l'exercice d'une profession du type de celles pratiquées auparavant. 3.2 Dans le but d'étayer sa thèse tendant à établir l'absence d'évolution sur le plan médical, l'intéressée a déposé de nombreux certificats médicaux. Outre le fait que ceux-ci sont l'oeuvre de médecins traitants, dont on sait qu'ils ont tendance à prendre parti pour leur patient en raison de la relation de confiance qui les unit (cf. ATF 125 V 353 consid. 3b/cc), ils ne font qu'attester un suivi pour les troubles diagnostiqués à l'origine, sans référence d'aucune sorte au contexte ou à l'anamnèse et sans présenter de conclusions documentées (cf.ATF 125 V 352 consid. 3a), au contraire des rapports des docteurs L.________ et M.________. 3.3 Au regard de ce qui précède, c'est donc à juste titre que les premiers juges ont constaté une amélioration notable de l'état de santé de la recourante, en se référant aux avis concordants des docteurs L.________, M.________, I.________ et H.________, et ont retenu une capacité de travail, et de gain, de 50 %. On ajoutera par ailleurs que l'intéressée doit entreprendre tout ce qui est en son pouvoir pour diminuer son dommage (cf. ATF 123 V 233 consid. 3c, 117 V 278 consid. 2b, 400 consid. 4b et les arrêts cités). Or, celle-ci, âgée de 30 ans, a déjà su démontrer qu'elle possédait les ressources nécessaires pour faire face à des situations difficiles (divorce, litige concernant le déroulement des droits de visite exercés par son ex-mari envers leur enfant commun, reconstruction d'une structure familiale). Le recours est ainsi en tous points infondés.