Citation: I 653/04 19.04.2006 E. A

A.a C.________, né en 1961, travaillait en qualité de peintre en bâtiments au service de L.________. Entre le 31 janvier et le 22 février 1998, il a été victime de trois chutes successives, entraînant diverses contusions de l'épaule droite et du genou gauche. Une IRM de l'épaule droite pratiquée le 19 avril 1998 a permis de mettre en évidence une déchirure partielle de la portion distale du tendon du sus-épineux, laquelle a nécessité une suture du tendon ainsi qu'une acromioplastie. Suite à ces accidents, lesquels ont été pris en charge par l'assureur-accidents, C.________ a présenté plusieurs incapacités de travail totales et partielles, avant de cesser toute activité professionnelle à partir du 12 mai 1999. Le 6 avril 1999, l'intéressé a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. A.b Par décision du 2 février 2001, confirmée sur opposition le 6 octobre 2001, la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) a octroyé à C.________ une rente d'invalidité fondée sur une incapacité de gain de 33,33 % - à partir du 1er novembre 2000 -, ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité fixée selon un taux de 25 %. L'assuré a interjeté recours contre cette décision. A.c Procédant à l'instruction du dossier, l'office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel (ci-après : l'OAI) a requis une expertise du docteur B.________, spécialiste FMH en médecin interne et rhumatologie. Posant le diagnostic de status après contusion de l'épaule droite avec rupture partielle du tendon du sus-épineux, suture du tendon du sus-épineux avec acromioplastie et état douloureux persistant dans un contexte clinique d'impingment syndrome résiduel avec un «comportement-maladie» pathologique, l'expert a conclu que l'assuré était apte à reprendre à 100 % une activité professionnelle non qualifiée, adaptée et légère. Une autre possibilité consistait dans la reprise de l'activité de peintre, avec un rendement de 50 % (cf. expertise du 4 avril 2000). L'assuré a versé au dossier un rapport du docteur H.________, spécialiste FMH en médecine physique et réhabilitation. Ce dernier souligne qu'au vu de la limitation et des douleurs persistantes de l'épaule droite, l'assuré n'est pas en mesure d'utiliser son bras droit de façon rentable, ce que confirmerait la reconnaissance, par l'assureur-accident, d'une atteinte à l'intégrité de l'ordre de 25 %. Dans la mesure où l'assuré pourrait toutefois utiliser son membre supérieur gauche sans difficultés, il pourrait reprendre son activité de peintre en bâtiment ou tout autre activité à raison de 50 % (cf. rapport du 9 juin 2001). Un mandat d'expertise psychiatrique a ensuite été confié par l'OAI au docteur V.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie. Selon l'expert, l'assuré présente une dysthymie (F 34.1), une personnalité émotionnellement labile de type impulsif avec antécédents dyssociaux (F 60.30) et utilisation d'alcool nocive pour la santé (F 10.1). Il conclut que l'ensemble du tableau clinique peut être considéré comme une affection psychique partiellement invalidante. En ce qui concerne la capacité de travail de l'assuré dans une activité adaptée du point de vue orthopédique, il estime que les troubles psychiques énoncés ainsi que des perturbations visibles de ses capacités d'attention lors de l'examen clinique justifient une incapacité de travail de 40 % (cf. rapport d'expertise psychiatrique du 7 janvier 2002). Cette expertise a été soumise à l'appréciation du médecin-conseil de l'OAI, le docteur F.________, lequel a contesté tout caractère invalidant aux troubles psychiques présentés par l'assuré. Se fondant sur ces dernières conclusions, l'OAI a considéré que C.________ disposait d'une capacité totale de travail dans une activité adaptée, de sorte que l'invalidité en résultant (17 %) ne lui ouvrait pas droit à d'éventuelles prestations de l'AI (décision du 19 juin 2002).