Citation: 5A_615/2022 E. 3.2.2

3.2.2. Il en va de même en ce qui concerne le montant de 380 fr. admis au titre des frais de garde de l'enfant. Sur ce point, l'autorité cantonale a estimé qu'au vu de la profession exercée par la mère, à savoir instrumentiste en bloc opératoire dans un hôpital sis à Neuchâtel, les horaires de celle-ci n'étaient manifestement pas compatibles avec ceux d'un enfant fréquentant l'école primaire. Il était ainsi évident qu'elle devait trouver un système de garde pour celui-ci durant certaines périodes, ce d'autant que le père ne pouvait lui venir en aide depuis son domicile en France. Sur la base d'un décompte fourni par la mère et de ses déclarations en audience du 29 octobre 2020, l'autorité précédente a admis, comme le premier juge, que l'enfant était pris en charge par une tierce personne, à tout le moins, à raison de 30 heures par mois en moyenne. L'attestation de salaire 2019 produite au dossier faisant état d'une rémunération mensuelle de 385 fr., l'autorité précédente a jugé que le montant mensuel de 380 fr. retenu en première instance était approprié et conforme à la réalité. En se fondant sur les éléments dont elle disposait et en ne donnant pas suite aux moyens de preuve requis par le recourant, la Cour d'appel a procédé à une appréciation anticipée des preuves. Or le recourant ne démontre pas en quoi elle serait arbitraire (art. 106 al. 2 LTF), dès lors qu'il se borne à affirmer, de manière appellatoire, que l'autorité précédente s'est fondée sur des éléments qui ne sont plus d'actualité, l'enfant lui ayant affirmé qu'il n'était pratiquement plus gardé par sa maman de jour. Pour autant qu'il soit recevable, le grief doit par conséquent être rejeté.