Citation: 4A_305/2020 E. 1

Un expert immobilier mandaté par l'office des faillites a fixé la valeur vénale de l'appartement après transformation à 126'000 fr. et la valeur admise en cas de vente forcée à 101'000 fr.; l'appartement se trouvait selon lui dans un excellent état. A.d. Les époux A.________ ont produit une créance de 91'300 fr. dans la faillite de la société venderesse, dont 75'000 fr. pour les travaux personnels effectués, 10'000 fr. pour l'acompte versé avant la signature de l'acte de vente et 5'400 fr. pour les six mensualités de 900 fr. payées en mains de la faillie entre janvier et juin 2008. Cette production a été admise. Durant la procédure de liquidation forcée, A.________ a versé un loyer mensuel de 900 fr. à l'office des faillites pour l'usage de l'appartement. A.e. Le 4 mai 2009, le prénommé a participé aux enchères publiques sans effectuer de mise. B.________, jadis propriétaire de l'immeuble (let. A.a supra), a obtenu l'adjudication de l'appartement pour 101'000 fr. A.f. Consécutivement, A.________ a conservé l'usage des locaux en vertu d'un contrat de bail. La nouvelle propriétaire a fixé le loyer mensuel à 1'300 fr., mais le prénommé n'a versé que 800 fr. par mois entre mai et décembre 2009. La bailleresse n'a alloué aucune indemnité pour les aménagements réalisés dans l'appartement. A une date indéterminée, le locataire a démarché la bailleresse pour lui racheter l'appartement, sans succès. A.g. Par courrier du 16 octobre 2009, la bailleresse a signifié une première résiliation de bail qui a été annulée par l'autorité de conciliation. Un nouveau congé a été valablement notifié pour le 30 avril 2010. Dans une missive du 11 décembre 2009, les époux A.________ ont dénoncé des "pressions psychologiques" exercées par la famille de la bailleresse et ont informé cette dernière qu'ils mettaient un terme anticipé au contrat pour le 31 décembre 2009. Ils ont restitué les clés de l'appartement par pli du 30 décembre 2009. A.h. Lorsqu'il a quitté l'appartement en décembre 2009, A.________ a démonté et emporté le mobilier ainsi qu'une grande partie des aménagements qu'il avait réalisés. Il a en outre endommagé des aménagements laissés en place. A.i. La bailleresse a déposé plainte pénale contre le prénommé le 1er juillet 2010; un jugement du 17 décembre 2012 a reconnu celui-ci coupable de dommages à la propriété (art. 144 CP) pour avoir dégradé l'appartement en cause.