Citation: 1P.729/1999 28.03.2000 E. A

A.- Le 4 mai 1997, le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne a interrogé E.________ (alias ...) en qualité de prévenu d'infraction à la législation sur les stupéfiants. A l'issue de l'audience, le Juge d'instruction a consigné au procès-verbal la déclaration ci-après: "Conformément à l'art. 48 CPP, je déclare faire élection de domicile au greffe de l'Office d'instruction pénale de Lausanne, respectivement au greffe du Tribunal de district de Lausanne, ou alors au greffe de toute autre autorité appelée à statuer sur la cause. Vous me rendez attentif aux conséquences de cette élection de domicile. " Une déclaration semblable a été faite par X.________, lui aussi inculpé dans l'affaire. Le procès-verbal d'une deuxième audition de E.________, par le même magistrat, le 12 juin suivant, comporte également ce qui suit: "Je confirme l'élection de domicile faite le 4 mai 1997 et demande qu'une copie des actes de procédure me soit adressée pour information sous mon vrai nom, à mon domicile en France, 74300 Cluses, rue de Verdun 3, c/o mes parents. " Le 16 du même mois, dans le cadre d'une autre enquête qui fut ensuite jointe à la précédente, concernant des infractions contre le patrimoine, E.________ s'est exprimé ainsi devant le greffier du Juge d'instruction: "Vous me demandez si je connais quelqu'un chez qui je pourrais faire élection de domicile. Il s'agit de mon oncle A.________ qui habite Genève. Dans le cas où vous ne trouveriez pas l'adresse de mon oncle, je déclare faire formellement élection de domicile au greffe de l'Office pénal, respectivement du Tribunal du district de Lausanne, voire de toute autre autorité judiciaire compétente concernant la notification des avis ou décisions ultérieurs en relation avec la présente affaire. " Y.________, coïnculpé de E.________ dans cette enquête-ci, a déclaré vouloir lui aussi élire domicile chez A.________, sous les mêmes modalités. L'un et l'autre avaient demandé l'attribution d'un défenseur d'office, ce que le Président du Tribunal de district de Lausanne avait refusé le 8 mai 1997, en raison du préavis négatif du Juge d'instruction et de la simplicité de la cause.