Citation: 8C_454/2019 E. A

A.a. A.________, né en 1972, est ingénieur civil de formation. Il a été engagé à l'État de Genève dès le 1 er juillet 1999 en qualité d'huissier-assistant à l'office des poursuites et des faillites (ci-après: OPF), rattaché ultérieurement au département des finances. Nommé fonctionnaire le 1 er juillet 2002, il a été promu huissier-chef, poste en classe 17 de l'échelle des traitements, avec effet au 1 er juillet 2004. Selon l'organigramme de l'office des poursuites (ci-après: OP) au 1 er mars 2016, deux huissiers-chefs, sous la supervision d'un substitut de la direction des saisies, géraient alors treize secteurs, composés chacun de cinq collaborateurs. Ainsi, B.________ et A.________ étaient responsables respectivement de sept et six secteurs. Les 31 juillet 2008, 10 novembre 2010, 12 octobre 2012, 29 août 2014 et 20 septembre 2016, A.________ a eu des entretiens périodiques et développement du personnel (ci-après: EEDP) menés par C.________, substitut de la direction des saisies, dont le bilan était excellent. A.b. Nommé substitut ad interim le 14 août 2014, D.________ est devenu le préposé de l'OPF le 1 er décembre 2014. Entre novembre 2014 et mars 2016, dans le cadre de l'élaboration du nouveau système informatique OPUS (ci-après: OPUS), la direction de l'organisation et de la sécurité de l'information (ci-après: DOSl) et A.________ ont échangé divers courriels, dont D.________ et C.________ étaient généralement aussi destinataires, afin de résoudre certains dysfonctionnements ou anomalies informatiques. Après qu'OPUS eut été lancé à l'OP le 29 mars 2016, de nombreux courriels ont encore été échangés entre les personnes précitées au sujet des dysfonctionnements du système OPUS. En novembre 2016, C.________ a cessé ses fonctions. Le poste de substitut de la direction des saisies a été ultérieurement repris par E.________. A.c. Au premier trimestre 2017, le Conseil d'État a décidé une réorganisation de l'OP. Un consultant externe était intervenu dans ce processus de réorganisation au mois de décembre 2016 par la proposition d'un nouvel organigramme. D'après celui-ci, l'OP comprendrait cinq directions, dont la direction saisies et séquestres dirigée par E.________, constituée d'un service des saisies avec un responsable à définir des treize secteurs d'huissiers, d'un service des séquestres sous la responsabilité de F.________ et d'un service traitement et contrôle des réquisitions de continuer et réalisation de gage mobilier. S'agissant en particulier du poste de responsable du service des saisies, il était expliqué que "contrairement aux propositions faites dans les deux groupes de travail (de maintenir le statu quo avec deux chefs de service) la direction et le consultant souhait[aient] qu'il n'y en ait plus qu'un seul dans la nouvelle organisation" afin de créer une unité de doctrine pour les treize secteurs et de renforcer la responsabilité et l'autonomie des huissiers. A.d. Le 27 février 2017, D.________ a demandé aux deux huissiers-chefs de lui confirmer leur intention de faire acte de candidature pour le poste de chef unique des huissiers selon la nouvelle organisation, ce que A.________ a fait le 1 er mars 2017. Le 16 mars 2017, D.________ a écrit à A.________ que sa candidature n'avait pas été retenue; plusieurs voies étaient envisagées, à savoir: "un arrangement de départ d'un commun accord avec une période de transition sur un poste alternatif dont la durée [était] à déterminer; une suppression de poste selon la procédure prévue; un entretien de service en lien avec la qualité de [son] management; [...] un poste alternatif à l'OP". Le 4 mai 2017 est parue une annonce pour le poste de chef de service auprès de la direction des saisies de l'OP, avec une entrée en fonction au 1 er juillet 2017 et une rémunération en classe 20 de l'échelle de traitement, qui serait responsable de treize chefs de secteurs; cette offre précisait que le candidat devrait être "au bénéfice d'un bachelor en droit, sciences économiques et sociales ou formation jugée équivalente". A.e. Par arrêté du 1 er novembre 2017, déclaré exécutoire nonobstant recours, le Conseil d'État a mis fin aux rapports de service de A.________ pour cause de suppression de poste à compter du 31 mars 2018 et a dit que celui-ci recevrait à la fin des rapports de service une indemnité égale à six fois son dernier traitement mensuel de base, plus 0,2 fois son traitement mensuel de base par année passée au service de l'État.