Citation: 6B_1183/2023 E. 4.3

4.3. Le recourant reproche tout d'abord à la cour cantonale d'avoir sombré dans l'arbitraire en omettant plusieurs éléments qui seraient propres à décrédibiliser les déclarations de l'intimée. En l'espèce, le recourant rediscute toutefois les pièces du dossier et en livre une lecture personnelle sans parvenir à démontrer en quoi la cour cantonale aurait sombré dans l'arbitraire, dans un procédé appellatoire et, partant, irrecevable. Il en va notamment ainsi lorsqu'il relève les variations de l'intimée dans la chronologie des sévices sexuels subis ainsi que l'absence de constats médicaux des coups portés, et que l'intimée n'aurait pas été séquestrée dans la maison familiale, vu que les portes pouvaient se déverrouiller de l'intérieur et qu'elle s'était rendue à l'hôpital pour son interruption volontaire de grossesse ainsi que pour rendre visite au recourant. Il en va de même lorsque l'intéressé reproche à la cour cantonale de ne pas avoir pris en compte le tempérament de l'intimée, lequel démontrerait que cette dernière serait une personne à très fort caractère qui n'aurait jamais accepté la soumission dont elle se prétendait victime, lorsqu'il soulève l'incohérence du retour de l'intimée au domicile du recourant après son séjour à Y1.________, l'absence de dénonciation des faits à la police, alors même qu'elle aurait recherché un " sauveur ", ou encore l'absence de fiabilité dans l'anamnèse de l'intimée, relevée par les médecins lors de la préparation de l'intervention de son IVG. Le recourant procède enfin de manière tout aussi appellatoire lorsqu'il cherche à démontrer que la plainte pénale formée par l'intimée serait une plainte déposée par vengeance ou ressentiment. Au demeurant, si le recourant pointe certes plusieurs contradictions et incohérences dans les déclarations de l'intimée pour appuyer sa critique, celles-là ne suffisent pas à rendre la motivation de la cour cantonale manifestement insoutenable dans son résultat, au vu des éléments mis en exergue par celle-ci. En effet, l'autorité précédente a exposé que l'intimée avait été constante, claire et cohérente au sujet des faits de contrainte sexuelle. Elle s'était montrée mesurée et n'avait pas cherché à accabler le recourant. En outre, si l'intimée avait pu faire preuve de confusion et de contradictions dans son discours, cela pouvait s'expliquer par sa personnalité de type émotionnellement labile constatée par les médecins de l'Hôpital de U1.________. Sur ce dernier point, la cour cantonale pouvait arriver à une telle conclusion en procédant à l'appréciation de cet élément probatoire sans recourir à une expertise psychiatrique, contrairement à ce que soutient le recourant. La cour cantonale n'a pas omis de prendre en compte le caractère de l'intimée. Elle a ainsi considéré que même si l'intéressée avait pu se montrer parfois jalouse et agressive, cela ne faisait pas d'elle une menteuse. Or, une telle conclusion n'apparaît pas manifestement insoutenable, compte tenu de l'appréciation des déclarations de l'intimée au sujet des faits reprochés en tant que tels opérée par l'autorité précédente. Contrairement à ce que le recourant affirme, l'intimée avait déjà fait état de violences dans sa plainte pénale, en particulier de gifles (cf. dossier H, pièce 4, p. 5). En outre, l'absence de fiabilité relevée par les médecins dans l'anamnèse de l'intimée, dans la mesure où elle ne concerne pas les faits reprochés, ne suffit en soi pas à affaiblir la crédibilité des déclarations de l'intéressée sur les actes de contrainte sexuelle dénoncés. Par ailleurs, faisant sienne la motivation des premiers juges, la cour cantonale a également relevé l'absence de crédibilité du recourant qui s'était cristallisée tout au long de la procédure, l'intéressé n'ayant eu de cesse de se défausser et de mentir. Dans ce contexte, il n'était pas manifestement insoutenable de se référer à la personnalité du recourant pour conforter l'absence de crédibilité de ce dernier. Outre que, comme l'a retenu la cour cantonale, la plainte pénale n'a été formée que plusieurs mois après les faits reprochés, le caractère mesuré des déclarations de la victime sur les faits de contrainte sexuelle s'accorde mal avec la thèse d'une plainte déposée par ressentiment ou par vengeance. Mal fondés, les griefs doivent, partant, être rejetés, dans la mesure où ils sont recevables.