Citation: 1C_695/2023 E. 3.3.1

3.3.1. Il est vrai, comme l'a du reste mentionné l'instance précédente, que les arrêts du Tribunal fédéral du 16 avril 2020 annulant le nouveau plan général d'affectation communal (cf. arrêts du 16 avril 2020 1C_632/2018, publié aux ATF 146 II 289, et 1C_398/2018) n'entraînent pas nécessairement l'invalidation des plans d'affectation spéciaux adoptés postérieurement à l'entrée en vigueur de la LAT, le 1 er janvier 1980, ni ne condamnent inconditionnellement toute construction nouvelle (cf. arrêts 1C_212/2022 du 30 mars 2023 consid. 4; 1C_645/2020 du 21 octobre 2021 consid. 3.4.2). Il n'est ainsi, sur le principe, pas nécessaire d'étendre le régime de la zone réservée à l'ensemble du territoire constructible communal. Cependant, au vu de la complexité du contexte montreusien, se conformant en cela aux instructions du Tribunal fédéral (cf. arrêt 1C_632/2018 du 16 avril 2020 consid. 9; voir également rapport 47 OAT, ch. 5.3.1, p. 9), et dans l'optique de garantir l'égalité de traitement (cf. rapport 47 OAT, ch. 5.3.2, p. 9), l'autorité communale a examiné la question de la zone réservée à l'échelle de l'entier de son territoire. Pour tenir compte des circonstances et des spécificités de celui-ci, elle a néanmoins prévu des régimes différenciés - soit six zones réservées différentes (cf. rapport 47 OAT, ch. 5.2, p. 8 et ch. 6 ss, p. 11 ss) -, délimités selon une série de critères objectifs, au nombre desquels la présence dans la zone de centre définie par le plan directeur cantonal (cf. PDCn, mesure B11), l'existence d'un potentiel constructible ou encore l'antériorité à la LAT de la planification spéciale applicable (cf. rapport 47 OAT, ch. 5.3 ss, p. 9 ss, en particulier ch. 5.3.7, p. 11).