Citation: 2C_324/2023 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, le recourant se prévaut de l'art. 8 par. 1 CEDH sous l'angle de la vie privée, en relevant la teneur de l'ATF 144 I 266 et sa bonne intégration en Suisse. Le recourant n'a jamais été au bénéfice d'un titre de séjour en Suisse. C'est donc en vain qu'il se réfère à l'ATF 144 I 266 qui pose le principe d'un droit de séjour issu du droit à la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH, sauf motifs sérieux de renvoi, en cas de séjour légal de dix ans, voire d'une durée inférieure en cas de forte intégration. Hormis l'existence d'un séjour légal en Suisse de dix ans, le droit d'obtenir une autorisation de résider en Suisse issu du droit à la protection de la vie privée au sens de l'art. 8 CEDH suppose que la personne entretienne des relations privées de nature professionnelle ou sociale particulièrement intenses en Suisse allant au-delà d'une intégration normale (arrêt 2C_734/2022 du 3 mai 2023 consid. 5.3.1 et 5.3.2 destiné à la publication). Or, en l'espèce, le recourant ne démontre pas de manière défendable une intégration exceptionnelle en Suisse. Contrairement à ce qu'il prétend, il n'a en particulier pas toujours été respectueux des lois. A teneur de l'arrêt attaqué, le recourant est en effet revenu en Suisse en 2015 malgré une interdiction à cet égard prononcée à son encontre et il a fait l'objet de condamnations pénales pour séjour illégal, qui n'ont eu à ce jour aucun effet. Actuellement, il est également sous le coup d'une interdiction d'entrée valable jusqu'à la fin juin 2024. Le recourant n'invoque donc pas de manière défendable le droit à la protection de la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH pour obtenir une autorisation de séjour en Suisse. Il s'ensuit que son recours tombe sous le coup de l'exception de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF.