Citation: 8C_637/2018 E. A

A.________, né en 1964, a travaillé dès le 15 mars 2016 en qualité de mécanicien automobile pour le compte de B.________ SA. A ce titre, il était assuré contre les accidents professionnels et non professionnels par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 7 avril 2016, il a été victime d'un accident de la voie publique en trottinette. Le même jour, il a consulté le service des urgences de la clinique C.________ en raison, notamment, de vertiges avec céphalées (cf. rapport du 7 avril 2016). L'assuré a été soumis le 7 juin 2016 à une IRM cérébrale et des rochers, laquelle était dans les limites de la norme; aucune pathologie intra- ni rétrocochléaire n'a été mise en évidence. La CNA a pris en charge le cas. Le docteur D.________, spécialiste FMH en oto-rhino-laryngologie (ORL) et chirurgie cervico-faciale, a diagnostiqué essentiellement une cophose à droite qui pouvait être le signe d'une fracture du rocher. Il n'y avait par ailleurs pas d'évidence de vertige paroxystique positionnel bénin (VPPB) (cf. rapport du 21 juin 2016). L'assuré a consulté le 11 avril 2017 le docteur E.________, médecin adjoint au service ORL et de chirurgie cervico-faciale del'hôpital F.________. Ce médecin a fait état d'un déficit auditif de perception profond, voire d'une cophose à droite post-traumatique; il a proposé à l'assuré un système d'appareillage auditif "CROS conventionnel" ou "Ponto/BAHA" (cf. rapport du 18 avril 2017). Le docteur G.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a indiqué que plus de seize mois après l'accident, l'assuré pouvait reprendre son activité professionnelle (cf. rapport du 15 juin 2017). Par décision du 23 août 2017, la CNA a mis fin au versement des indemnités journalières et au remboursement des soins avec effet au 31 août 2017. L'assuré s'est opposé à cette décision. Il a produit un rapport du docteur E.________, du 24 août 2017, indiquant qu'au niveau de l'audition, le système CROS n'avait pas apporté satisfaction à l'assuré; ce dernier se plaignait d'épisodes de vertiges, de céphalées unilatérales et pulsatiles - augmentées par l'effort -, ainsi que d'une photophobie et d'une phonophobie. Dans un rapport du 10 octobre 2017, le docteur E.________ a précisé que l'IRM cérébrale réalisée le 21 septembre 2017 était normale et qu'il n'y avait pas de lésion rétrocochléaire ou de signe d'hydrops endolymphatique; au vu des symptômes, il pouvait s'agir d'une forme de migraine vestibulaire. Par décision sur opposition du 6 décembre 2017, la CNA a rejeté l'opposition.