Citation: 9C_367/2023 E. 5

Contrairement à ce que la caisse recourante avait soutenu devant elle, la juridiction cantonale a conclu que la pathologie diverticulaire opérée le 10 mai 2012 et les troubles du système digestif en résultant (à l'exclusion des troubles psychiques et rhumatologiques apparus en 2018/2019) avaient engendré une incapacité de travail (de 100 % dans l'activité habituelle de peintre en bâtiment et de 20 % dans une activité adaptée) ininterrompue depuis le jour de l'opération (alors que l'intimé était encore affilié à l'institution de prévoyance recourante) et justifiaient la reconnaissance du droit de l'assuré à une demi-rente d'invalidité de la prévoyance professionnelle depuis le 1er septembre 2019. Elle s'est essentiellement fondée sur le rapport d'expertise de CEMEDEX SA pour parvenir à cette conclusion. Elle a jugé que ce rapport était convaincant dans la mesure notamment où il reposait sur les éléments médicaux établis en temps réel par les médecins traitants de l'assuré. Elle a aussi relevé que son appréciation était partagée par le docteur E.________ dans son rapport du 18 août 2020, même si celui-ci s'était vu contraint de fixer la survenance de l'incapacité durable de travail au 1er juin 2017 en raison de l'entrée en force de la décision du 18 mai 2015 (par laquelle l'office AI avait nié le droit de l'intimé à une rente au motif "qu'il n'y a[vait] pas de maladie justifiant une diminution de [sa] capacité de travail de longue durée"). Elle a considéré que son appréciation était encore renforcée par le fait que le docteur F.________, médecin traitant, avait établi chaque mois (entre juin 2013 et mai 2015) des certificats d'incapacité totale de travail sur la base desquels l'assureur perte de gain en cas de maladie avait versé des indemnités journalières à l'assuré. Elle a enfin retenu que l'avis de la doctoresse D.________ du 10 mars 2015, sur lequel se fondait la décision du 18 mai 2015, était insoutenable dès lors qu'il reposait surtout sur le rapport du docteur B.________ du 16 décembre 2014, qui contenait des contradictions le rendant peu convaincant. Elle a par ailleurs exclu une interruption du lien de connexité temporelle dès lors qu'aucun élément du dossier ne laissait envisager la reprise d'une activité lucrative.