Citation: 8C_713/2017 E. 7

En l'occurrence, les arguments avancés par le recourant ne sont pas susceptibles d'établir sa bonne foi. En effet, selon les constatations de l'autorité cantonale - qui lient le Tribunal fédéral - les informations relayées dans la presse en lien avec la procédure pénale en cause ne nommaient pas directement l'assuré et avaient été diffusées plusieurs mois avant l'inscription au chômage de celui-ci. Dès lors, le recourant ne pouvait pas raisonnablement inférer de ces échos médiatiques que la caisse connaissait ses démêlés avec la justice pénale et savait qu'ils constituaient le motif de résiliation des rapports de service. En outre, s'il est vrai que la caisse connaissait le litige de droit du travail opposant le recourant à la Municipalité de U.________ et avait demandé à l'assuré des informations complémentaires à ce sujet, ce n'est toutefois pas en raison de la médiatisation de cette affaire, mais parce que dans sa demande d'indemnité le recourant avait répondu par l'affirmative à la question de savoir si une procédure prud'homale était envisagée ou était en cours contre l'employeur. Partant, en remplissant la formule de demande d'indemnité de chômage de manière incomplète et en ne transmettant la décision de licenciement qu'après une demande et un rappel de la caisse, le recourant a clairement violé son devoir de renseigner. Ce faisant, il a commis à tout le moins une négligence grave au sens de la jurisprudence et sa bonne foi doit être niée. Par conséquent le jugement attaqué n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.