Citation: 1P.152/2004 19.05.2004 E. B

Le 27 octobre 2003, le juge d'instruction a admis une nouvelle demande de déblocage: rien n'indiquait que A.________ connaissait ou pouvait connaître l'origine criminelle des fonds versés par I.________; il s'agissait d'opérations de compensation pour lesquelles la contrepartie en monnaie nigériane avait été fournie. Par ordonnance du 21 janvier 2004, la Chambre d'accusation genevoise a admis un recours formé par les parties civiles et annulé la décision du juge d'instruction; les recourants étaient directement lésés dans la mesure où il s'agissait d'anciens actionnaires majoritaires de la banque G.________, qui avaient vendu leurs titres à une autre banque et avaient dû rembourser le montant des détournements, afin de préserver les intérêts des actionnaires minoritaires et de maintenir la vente de leurs actions. Sur le fond, on ne pouvait exclure que les fonds versés sur le compte B.________ soient en rapport avec l'infraction de blanchiment reprochée à I.________; la bonne foi de l'intéressé n'était pas démontrée.