Citation: 4A_386/2016 E. 4.3

4.3. En l'espèce, la cour cantonale a renoncé à examiner si le fait de conserver la correspondance électronique échangée avec une banque sur un compte de messagerie électronique pouvait constituer une imprudence coupable. En effet, d'une part, une telle conservation ne résultait pas du dossier. D'autre part, il n'était pas établi que le simple effacement des messages concernés aurait empêché les pirates d'en prendre connaissance; la plupart des logiciels de messagerie permettaient de récupérer les données effacées, et celles-ci étaient en tout état susceptibles d'être conservées sous une forme ou une autre par le fournisseur d'accès internet.