Citation: 4A_114/2022 E. B

Après que la tentative de conciliation a échoué (complètement selon l'art. 105 al. 2 LTF), la société a déposé sa demande contre l'administrateur auprès du Tribunal de première instance du canton de Genève le 27 septembre 2019. Elle a notamment conclu à ce que l'administrateur soit condamné à lui payer, intérêts en sus, 46'400 fr., correspondant à la valeur totale des objets dérobés en 71'400 fr., sous déduction du montant de 25'000 fr. versé lors de la signature de la convention de cession. La société a exposé qu'une partie des objets présents dans les locaux jusqu'au vol avait été acquise par C.________ et D.________ le 3 décembre 2010. L'administrateur défendeur a fait valoir que la société n'avait ni démontré que les objets litigieux lui appartenaient ni qu'ils se trouvaient dans les locaux le 7 juin 2018. Entendu par le tribunal en qualité de " responsable administratif représentant A.________ ", K.________ a expliqué avoir été l'organe de fait de la société en 2017 et 2018 et avoir lui-même fait l'acquisition du " commerce " par un achat " en bloc " auprès de l'Office des faillites. Par jugement du 3 juin 2021, le tribunal a rejeté la demande de la société. Par arrêt du 25 janvier 2022, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a, en substance, rejeté l'appel formé par la société. Tandis que le tribunal avait rejeté les prétentions de la société au motif qu'elle n'avait pas apporté la preuve du montant de son dommage, la cour cantonale l'a déboutée par substitution de motifs, dès lors que la société ne disposait pas de la légitimation active.