Citation: 1P.575/2001 15.02.2002 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité du recours de droit public (ATF 127 I 92 consid. 1). 1.1 Dans la mesure où le recourant se plaint d'une violation des droits constitutionnels des citoyens (art. 97 cst./GE à combiner avec l'art. 84 al. 1 let. a OJ), la recevabilité du recours doit être examinée notamment au regard de l'art. 88 OJ. Selon cette disposition, ont qualité pour recourir les particuliers lésés par des arrêtés ou décisions qui les concernent personnellement ou qui sont d'une portée générale. En d'autres termes, la voie du recours de droit public n'est ouverte qu'à celui qui est atteint par l'acte attaqué dans ses intérêts propres et juridiquement protégés; le recours formé pour sauvegarder l'intérêt général, ou visant à préserver d'autres avantages de fait, est en revanche irrecevable (ATF 126 I 81). S'agissant d'un recours dirigé, comme en l'espèce, contre un acte normatif, le recourant doit rendre vraisemblable que celui-ci est susceptible de s'appliquer à son cas, soit de porter atteinte, d'une manière ou d'une autre, à ses intérêts juridiquement protégés. Une atteinte virtuelle est suffisante, pour autant qu'elle présente un minimum de vraisemblance (ATF 125 I 369 consid. 1a p. 371-372; 474 consid. 1d p. 477-478 et les arrêts cités). 1.2 Christo Ivanov n'indique pas dans son recours, ni d'ailleurs dans son écriture complémentaire, en quoi la loi qu'il critique le toucherait personnellement, plus que n'importe quel autre citoyen genevois, dans ses intérêts propres et juridiquement protégés. A cet égard, il ne suffit pas simplement de prétendre, au terme d'une longue exégèse, que l'art. 97 cst./GE a été introduit à l'initiative d'un certain nombre de citoyens qui souhaitaient un contrôle plus rigoureux des finances cantonales. Un tel objectif relève à l'évidence de l'intérêt général. Et c'est bien en tant que défenseur de l'intérêt public que le recourant se présente tout au long de son recours. Ce dernier apparaît ainsi comme une véritable action populaire, dont la recevabilité n'est pas admise (ATF 123 I 41 consid. 5b p. 42-43 et les arrêts cités). Au demeurant, l'art. 97 cst./GE impose des obligations au Grand Conseil, sans pour autant accorder de droits particuliers aux citoyens, susceptibles de fonder la qualité pour agir sur la base de l'art. 88 OJ. Ce premier moyen doit être déclaré irrecevable.