Citation: 2P.221/2003 02.09.2003 E. 3

Rendu en dernière instance cantonale et fondé sur des dispositions de droit cantonal, l'arrêt litigieux ne peut être attaqué que par la voie du recours de droit public prévue par les art. 84 ss OJ. Reste à examiner si l'acte de la recourante du 3 avril 2003 remplit les conditions de recevabilité de ce recours. 3.1 En vertu de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ, le recours de droit public doit, sous peine d'irrecevabilité, contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés et préciser en quoi consiste la violation. Lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'a donc pas à vérifier de lui-même si l'arrêt entrepris est en tous points conforme au droit et à l'équité. Il n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours. Le recourant ne saurait se contenter de soulever de vagues griefs ou de renvoyer aux actes cantonaux (ATF 129 I 113 consid. 2.1 p. 120; 125 I 71 consid. 1c p. 76; 115 Ia 27 consid. 4a p. 30; 114 Ia 317 consid. 2b p. 318). En outre, dans un recours pour arbitraire fondé sur l'art. 9 Cst., l'intéressé ne peut se contenter de critiquer l'arrêt attaqué comme il le ferait dans une procédure d'appel où l'autorité de recours peut revoir librement l'application du droit. Il doit préciser en quoi cet arrêt serait arbitraire, ne reposerait sur aucun motif sérieux et objectif, apparaîtrait insoutenable ou heurterait gravement le sens de la justice (ATF 110 Ia 1 consid. 2a p. 3/4; 128 I 295 consid. 7a p. 312; 125 I 492 consid. 1b p. 495 et la jurisprudence citée). 3.2 En l'espèce, la recourante se borne à exposer longuement la situation de fait qui l'a conduite, en octobre 1998, à engager un agent de sécurité auxiliaire recommandé par l'Office régional de placement de la Riviera, avec la promesse de pouvoir bénéficier des mesures destinées à favoriser l'engagement des chômeurs de longue durée. Elle relève essentiellement les manquements de cet office, qui n'aurait pas tenu ses promesses, et se plaint de l'attitude du Service cantonal de l'emploi qui, selon elle, s'arroge le droit d'être juge et partie. Ce faisant, elle ne dit pas en quoi le Tribunal administratif serait tombé dans l'arbitraire en ne retenant pas ses griefs à l'encontre des autorités inférieures et ne critique pas davantage l'application du principe de la bonne foi par la juridiction cantonale qui a estimé que les conditions pour se prévaloir de cette règle n'étaient pas réunies. Au contraire, elle se contente d'opposer sa propre version des faits à celle de l'autorité et formule des critiques de nature appellatoire qui ne sont pas recevables dans le cadre d'un recours de droit public pour arbitraire. Pour le reste, la recourante ne prétend pas que le Tribunal administratif aurait violé des règles de la procédure cantonale, en confirmant la décision du Service de l'emploi du 13 mars 2002, qui rejetait son recours contre le refus de prestations de l'Office régional de l'emploi du 11 avril 2001. Dans ces conditions, le recours du 3 avril 2003 ne remplit pas les conditions de recevabilité de l'art. 90 al. 1 OJ, de sorte que le Tribunal fédéral ne peut pas entrer en matière et doit déclarer ce recours irrecevable selon la procédure simplifiée de l'art. 36a OJ. 3.3 Au vu de l'issue du recours, les frais judiciaires doivent être mis à la charge de la recourante (art. 156 al. 1 OJ et 153a OJ), en tenant compte du fait qu'elle n'a pas fait usage de la possibilité de retirer son recours sans frais, après avoir été dûment avertie que la procédure devant le Tribunal fédéral n'était pas gratuite et que son recours ne paraissait pas remplir les exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 OJ.