Citation: 2C_1047/2019 E. 4.4

4.4. Pour le reste, il s'avère que le recourant est largement endetté, ayant accumulé des actes de défaut de biens et des poursuites pour un montant supérieur à 100'000 fr. S'il faut mettre à son crédit l'existence d'un emploi stable depuis le 1er mars 2015 et le fait qu'il déclare s'employer à rembourser ses dettes, il n'en demeure pas moins qu'il n'arrive visiblement pas à faire face à ses obligations financières. En effet, malgré une saisie de salaire, le montant de ses dettes n'a fait qu'augmenter - ayant passé du simple au double entre 2015 et 2018 - et l'intéressé continue régulièrement de faire l'objet de poursuites, laissant ainsi entrevoir qu'une telle situation pourrait perdurer, voire s'empirer. A l'endettement disproportionné du recourant s'ajoute que ce dernier n'a pas démontré s'être créé de liens sociaux d'une intensité particulière en Suisse. Dans de pareilles circonstances, contrairement à ce qu'il affirme, on ne peut qualifier son intégration en Suisse de bonne. Quant à son abstinence alléguée aux produits stupéfiants, celle-ci confine à la témérité: l'autorité précédente a en effet expliqué comment l'intéressé n'a eu de cesse de rompre ses promesses réitérées de s'affranchir définitivement des tels produits, allant jusqu'à leurrer les responsables de son suivi en utilisant l'urine de tiers pour fausser les résultats des tests. Enfin, s'agissant de la longue durée de son séjour dans ce pays (32 ans), elle ne saurait contrebalancer les éléments susmentionnés, compte tenu du principe jurisprudentiel selon lequel les peines infligées par le juge pénal, sanctionnant en l'espèce des infractions graves et répétées, constituent le premier critère servant à procéder à la pesée des intérêts (cf. supra consid. 4.2).