Citation: U 170/06 04.04.2007 E. 4

4.1 Les premiers juges ont considéré que l'accident du 2 septembre 2000 n'était pas de nature à provoquer une hernie discale, mais tout au plus à déclencher les symptômes d'une atteinte dégénérative préexistante. Le recourant conteste ce point de vue. Il s'appuie, d'abord, sur le fait que l'accident avait immédiatement entraîné les symptômes douloureux et une incapacité de travail totale, ainsi que sur l'attestation du docteur B.________ d'après laquelle il ne présentait aucun antécédent médical particulier et se trouvait en arrêt de travail uniquement à cause de l'accident. 4.2 Les violentes douleurs et l'incapacité de travail qui ont immédiatement suivi l'accident du 2 septembre 2000 ne suffisent pas, à elles seules, à tenir pour établi que cet événement aurait provoqué la hernie discale L4-L5 diagnostiquée par la suite, plutôt que d'en déclencher uniquement les symptômes. A cet égard, le déroulement de l'événement, tel que décrit par l'assuré lui-même dans sa lettre du 23 septembre 2000 à l'intimée, conduit plutôt à la conclusion contraire. D'une part, la douleur semble s'être déclenchée au moment de la perte d'équilibre de l'assuré, avant même le choc contre le sol; d'autre part, même si l'on admet que la douleur n'est survenue qu'après le contact avec le sol, la chute dont l'assuré a été victime présente un caractère relativement banal, comme l'ont retenu à juste titre les premiers juges. Le recourant le conteste, mais sans démontrer en quoi cette chute présenterait une gravité particulière. Par ailleurs, les constatations des docteurs A.________, O.________ et N.________ sont particulièrement claires sur le fait que l'accident n'a fait que déclencher les symptômes d'une hernie discale en présence d'une atteinte préexistante. Sur ce point, l'avis contraire émis par le docteur B.________ constitue bien une opinion isolée et non motivée, quoi qu'en dise le recourant. Au demeurant, le docteur N.________ a constaté, au terme d'un rapport probant, le retour à un statu quo sine une année après l'intervention chirurgicale du 15 décembre 2000. Autrement dit, lorsque l'intimée a mis fin à ses prestations, pour le 30 avril 2002, la hernie discale L4-L5 n'était plus à l'origine des douleurs. Le point de savoir si cette hernie a été causée par l'accident du 2 septembre 2000 ou si celui-ci n'en a fait que déclencher les symptômes ne revêt donc pas l'importance que lui attribue le recourant pour le droit aux prestations litigieuses. Ce dernier ne soutient pas, par ailleurs, que les autres atteintes à la santé mises en évidence par les différents médecins consultés ont été causées par l'accident du 2 septembre 2000, ce qui ne ressort pas davantage des constatations de ces médecins. 4.3 Le recourant tient pour établi qu'à défaut d'être dues en tout ou partie à l'accident du 2 septembre 2000, les atteintes dorsales dont il souffre encore postérieurement au 30 avril 2002 sont en relation de causalité avec les nombreux autres accidents dont il a été victime précédemment et qui avaient été pris en charge, à l'époque, par la CNA. Il conteste qu'une atteinte maladive soit à l'origine de ses douleurs. Cela étant, il n'expose pas en quoi cette situation entraînerait l'obligation, pour la Nationale, d'allouer des prestations au-delà du 30 avril 2002, en particulier sur quelle base légale il fonde ses prétentions. Dans ces conditions, on se limitera à rappeler que l'intimée ne doit en principe prendre en charge que les suites des accidents qui se sont produits alors qu'elle assurait le recourant (art. 77 al. 1 et 2 LAA). L'art. 100 al. 2 OLAA, en relation avec l'art. 77 al. 3 LAA, prévoit, certes, que si l'assuré est victime d'un accident alors qu'il est en traitement pour un ou plusieurs autres accidents, mais après qu'il a repris une activité soumise à l'assurance, l'assureur tenu de lui verser les prestations pour le nouvel accident alloue aussi les prestations pour les événements précédents, dans la mesure où le nouvel accident donne droit à des indemnités journalières. Les premiers juges ont toutefois exposé à juste titre que cette disposition n'était pas applicable en l'espèce, ne serait-ce que parce qu'en septembre 2000, l'assuré n'était pas en traitement pour les suites d'anciens accidents. Par conséquent, même si l'on admettait un rapport de causalité - à première vue toutefois peu vraisemblable - entre les symptômes présentés par l'assuré après le 30 avril 2002 et les accidents subis alors qu'il n'était pas encore assuré par l'intimée, cette dernière ne serait pas tenue à prestations. 4.4 Le recourant a subi un nouvel accident le 15 août 2001. Compte tenu des constatations décrites dans le rapport du 21 mars 2002 du docteur N.________, il convient de nier l'existence d'un rapport de causalité entre cet accident et les symptômes présentés par l'assuré après le 30 avril 2002. Le recourant ne soutient du reste pas le contraire en instance fédérale.