Citation: 6B_386/2022 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a confirmé la révocation des sursis prononcée par le tribunal de première instance. Elle a relevé que le recourant, qui n'était âgé que de 28 ans, était ancré dans la délinquance depuis sa minorité. Son casier judiciaire faisait ainsi état de dix condamnations prononcées entre août 2012 et janvier 2018 pour de multiples infractions, essentiellement de nature patrimoniale, mais aussi à la loi fédérale sur la circulation routière et à la loi fédérale sur les armes et les accessoires d'armes. Son extrait SIAC était tout aussi fourni. Il avait par ailleurs exécuté plusieurs peines sous la forme de travaux d'intérêt général, mais aussi une peine privative de liberté dont le sursis avait été révoqué en 2016. A cela s'ajoutaient encore deux peines pécuniaires fermes prononcées en 2017 et 2018, ainsi que 547 jours de détention provisoire dans le cadre de l'enquête ayant abouti à sa condamnation du 20 janvier 2016. Enfin, le recourant avait déjà bénéficié de sanctions assorties du sursis, sans que cela ne change rien à la situation, puisque les sursis prononcés en 2012 et 2013 avaient été révoqués en 2016. La cour cantonale a ainsi considéré qu'au regard des faits de la présente cause, qui revêtaient un caractère futile, insensé et impulsif, le pronostic s'agissant du comportement futur du recourant apparaissait très sombre, ce d'autant plus que, comme il l'avait confirmé lors des débats, il n'avait toujours pas de travail et n'avait pas entrepris la moindre formation professionnelle.