Citation: 7B_622/2024 E. 3.3.2

3.3.2. Il est cependant incontesté en l'espèce que les fonds litigieux se trouvent toujours sur les comptes détenus par les deux sociétés intimées; ils n'ont été transférés ni au Trust ni à la société ayant accordé les lignes de crédit aux prévenus intimés. Le reproche - indépendamment de savoir s'il doit être considéré comme nouveau vu la teneur non contestée de la plainte pénale résumée dans l'arrêt attaqué (cf. let. B.d.a p. 4 de l'arrêt attaqué; art. 105 al. 1 LTF) - soulevé par les recourants contre les prévenus intimés en lien avec un défaut de transfert antérieur de ces avoirs au Trust vient d'ailleurs confirmer cette constatation (cf. notamment let. a p. 28 du recours, ch. 1.2 p. 9 et ch. II p. 15 s. des observations des recourants du 30 août 2024; voir également le terme "mise en danger" employé par les recourants [en particulier let. b et c p. 30 du recours]). La cour cantonale pouvait dès lors, sans arbitraire, retenir que les fonds litigieux n'avaient pas été utilisés et ne pas prendre en compte les éléments visant à établir non pas le transfert des avoirs des sociétés intimées, mais le caractère prétendument illicite de l'utilisation envisagée de ceux-ci par les "trustees". Une telle problématique semble au demeurant relever de l'examen incombant à l'autorité de poursuite pénale, devant laquelle les recourants pourront faire valoir leurs moyens afin de démontrer que les engagements pris par les prévenus intimés afin d'obtenir des lignes de crédit pourraient constituer un acte contraire aux intérêts du Trust (cf. en particulier a priori les écritures du 5 avril 2024 et leur annexe; voir également ch. 2.2 p. 13 des observations du 30 août 2024 des recourants).