Citation: 1B_259/2010 24.08.2010 E. 3

Conformément à l'art. 78 al. 1 et 2 let. b LTF, le recours en matière pénale est ouvert contre les décisions de dernière instance cantonale (art. 80 LTF) rendues en matière pénale. Dans cette mesure, il l'est également contre un retard à statuer au sens de l'art. 94 LTF. Un tel recours n'est soumis à aucun délai (art. 100 al. 7 LTF), et la qualité pour agir du recourant ne prête pas à discussion (art. 81 al. 1 LTF). 3.1 A teneur de l'art. 30 al. 2 LTF, si la compétence d'une autre autorité a été déterminée à l'issue d'un échange de vues ou si la compétence d'une autre autorité fédérale apparaît vraisemblable, le Tribunal fédéral transmet l'affaire à cette autorité. Cette disposition consacre un principe général de procédure (Gérard Piquerez, Traité de procédure pénale suisse, 2ème édition, 2006, n° 1204 p. 752; voir également art. 8 de la loi fédérale sur la procédure administrative du 20 décembre 1968 [PA; RS 172.021]) et s'applique par analogie à tout recours déposé par erreur auprès du Tribunal pénal fédéral. 3.2 En l'espèce, dans sa lettre du 14 septembre 2009, le recourant a manifesté sa volonté de former recours contre l'arrêt précité de la Cour de cassation. Le Tribunal pénal fédéral aurait dû soit interpeller le recourant pour lui demander de compléter son écriture et remédier à ses irrégularités (art. 42 al. 6 LTF par analogie), soit transmettre directement son acte au Tribunal fédéral, comme objet de sa compétence (art. 30 al. 2 LTF par analogie; art. 8 al. 1 PA par analogie). Il y a donc lieu de constater que le Tribunal pénal fédéral a violé son obligation de transmettre le dossier à l'autorité compétente. Il convient de réparer cette violation, en statuant sur le recours déposé le 14 septembre 2009.