Citation: 6B_944/2020 E. C

Par jugement du 2 juin 2020, rendu à la suite de l'arrêt de renvoi du 28 novembre 2019, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a maintenu le dispositif rendu dans son précédent jugement. Elle a ainsi partiellement admis l'appel de B.________ et rejeté celui de A.________. En résumé, elle a retenu les faits suivants en relation avec le cas n° 1 de l'acte d'accusation: B.________, de nationalité suisse, est né le 14 février 1954. En 1999, il a fondé la société C.________ SA, active dans le domaine du négoce de matières premières, dont il était l'administrateur unique. Il a développé des relations commerciales avec A.________ dès le début de l'activité de la société. A partir de 2003, les deux hommes ont décidé de collaborer plus étroitement, maintenant leur partenariat professionnel jusqu'en 2010. Ce dernier était basé sur la confiance, de sorte que les différentes affaires gérées par les deux associés découlaient d'un accord oral et ne faisaient généralement pas l'objet d'un contrat écrit entre eux. En septembre 2006, B.________ et A.________ ont convenu d'acheminer du lait en poudre de U.________ à V.________, où A.________ devait le revendre. Comme C.________ SA ne disposait pas des fonds nécessaires pour l'achat initial de la marchandise, A.________ a réuni l'argent nécessaire, notamment auprès d'une connaissance en W.________, et a versé USD 120'470.40 sur le compte de la société, laquelle a désintéressé l'entreprise à U.________. Dès lors que la livraison à V.________ n'avait pas été effectuée, C.________ SA a intenté et gagné en 2009 une action en justice, récupérant ainsi la somme de USD 120'470.40. B.________ a ensuite utilisé l'intégralité de cette somme pour rembourser les créanciers de C.________ SA.