Citation: 8C_146/2016 E. 3.2

3.2. Comme l'a rappelé la cour cantonale, le fait qu'un expert, médecin indépendant ou oeuvrant au sein d'un centre d'expertise médicale, est régulièrement mandaté par les organes d'une assurance sociale ou par les tribunaux ne constitue toutefois pas à lui seul un motif suffisant pour conclure à la prévention ou à la partialité de l'expert (ATF 137 V 210 consid. 1.3.3 p. 226 s. et les arrêts cités). Aussi, est-ce à juste titre que le Tribunal cantonal n'a pas donné suite à la requête de renseignements présentée par la recourante sur le nombre de mandats d'expertise éventuellement confiés au docteur C.________, cet élément ne constituant pas une preuve pertinente pour établir les faits relatifs à la récusation (SVR 2015 IV n° 34 p. 108, précité, consid. 5; arrêt 9C_366/2013 du 2 décembre 2013 consid. 5.3). Ne constitue pas non plus un motif de récusation le fait que l'intimée a renoncé à mandater le docteur D.________. Comme le relèvent les premiers juges, même si cette question n'était pas claire au départ, l'assureur a par la suite signifié sans équivoque à la recourante que l'expertise serait confiée alternativement soit au docteur C.________ soit au docteur D.________. On ne voit pas que le choix de l'un d'entre eux puisse engendrer un soupçon de partialité à son égard.