Citation: 9C_405/2008 29.09.2008 E. A

T.________ travaillait en qualité d'employé d'exploitation pour le compte de l'entreprise F.________ SA. Souffrant de douleurs lombaires depuis le mois de novembre 2002, il a définitivement cessé de travailler au mois de septembre 2003 et s'est soumis à une intervention chirurgicale au mois de novembre 2004 (microdiscectomie L4-L5 gauche). Le 23 août 2005, il a déposé une demande de prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel (ci-après: l'office AI) visant au reclassement dans une nouvelle profession et à l'octroi d'une rente. Après avoir examiné le rapport établi par le médecin traitant de l'assuré, le docteur M.________ (rapport du 1er septembre 2005), et les pièces médicales produites à l'appui de la demande, l'office AI a jugé nécessaire de confier la réalisation d'une expertise rhumatologique au docteur S.________. Dans son rapport du 4 février 2006, ce médecin a retenu les diagnostics de syndrome lombovertébral chronique sans signe radiculaire irritatif ou déficitaire (trouble statique modéré, discopathie L3-L4, L4-L5, L5-S1, status post microdiscectomie L4-L5 en 2004) et de syndrome d'amplification de la douleur. La capacité résiduelle de travail de l'assuré s'élevait à 70 % dans son activité antérieure et à 100 % dans une activité adaptée. Dans la mesure où le tableau clinique évoquait la présence d'un trouble somatoforme douloureux, l'office AI a complété l'instruction en mandatant le docteur V.________ pour qu'il réalise une expertise psychiatrique. Dans son rapport du 13 novembre 2006, ce médecin a indiqué que les plaintes exprimées par l'assuré correspondaient à un trouble somatoforme, sans que cette affection ne justifie toutefois la reconnaissance d'une incapacité de travail. Par décision du 23 octobre 2007, l'office AI a dénié à l'assuré le droit à une rente d'invalidité.