Citation: 2C_926/2022 E. B

B.a. Le 9 juin 2020, A.________ a adressé à la Commission foncière une demande de révocation de l'autorisation d'acquérir délivrée le 5 mars 2010 à B.________ SA. Il faisait valoir en substance que la société n'exploitait pas la gravière, qu'elle n'en avait jamais eu l'intention et qu'elle ne lui avait pas affermé l'ensemble des parcelles utiles, contrairement à ce qu'elle avait indiqué dans la requête adressée à la Commission foncière. Ce faisant, elle aurait donné de fausses informations en vue de l'acquisition du domaine. En date du 18 janvier 2021, B.________ SA a résilié le bail à ferme du 14 juin 2010 pour l'échéance du 15 juin 2022. La Commission foncière a rejeté cette demande de révocation, en date du 21 mai 2021. B.b. Par arrêt du 12 octobre 2022, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal) a jugé que le recours de A.________ à l'encontre de la décision du 21 mai 2021 de la Commission foncière était irrecevable, en raison du défaut de qualité pour recourir de celui-ci. Elle a en substance retenu que la qualité pour recourir à l'encontre d'une décision en matière de révocation d'autorisation d'acquérir devait être examinée à l'aune de l'art. 83 al. 3 de la loi fédérale du 4 octobre 1991 sur le droit foncier rural (LDFR; RS 211.412.11; ci-après également: la loi sur le droit foncier rural); dès lors que la Commission foncière avait délivré, le 5 mars 2010, l'autorisation d'acquérir sans poser des conditions restrictives au transfert immobilier, A.________ n'avait pas la qualité pour recourir à l'encontre de la décision du 18 mars 2022 de la Commission foncière, sur la base de cette disposition.