Citation: 6B_494/2015 E. 2.2.3

2.2.3. La société Z.________ Ltd n'a jamais été formellement titulaire d'un compte bancaire; les actifs étaient détenus par le biais d'une relation bancaire du recourant, qui avait notamment ouvert un compte bancaire à son nom comportant une rubrique Z.________ Ltd. Le recourant a donc encaissé sur ses comptes privés les dividendes des actions C.________ et le produit de la vente des 1'400 actions de cette société. Le seul fait de ne pas avoir ouvert un compte au nom de la société Z.________ Ltd ne constitue pas en soi un acte de gestion déloyale. D'entente avec les personnes intéressées, le recourant était en droit de détenir à titre fiduciaire les montants appartenant à la société Z.________ Ltd. En effet, les devoirs de gestion ne sous-entendent pas nécessairement l'obligation d'ouvrir un compte bancaire séparé au nom de la société. Pour le surplus, il ne ressort pas de l'état de fait cantonal qu'il y a eu confusion ou mélange des biens à gérer. Le recourant ne s'est toutefois pas borné à ouvrir un compte à son nom pour la société Z.________ Ltd, mais il a profité de l'organisation mise en place pour " conserver " les dividendes des actions C.________ et le produit de la vente des 1'400 actions. Ces montants faisaient économiquement partie du patrimoine de la société Z.________ Ltd. A la demande du nouvel administrateur, le recourant devait restituer à la société Z.________ Ltd ce qu'il avait reçu en tant qu'administrateur de la société, à savoir notamment les montants qu'il détenait à titre fiduciaire (cf. art. 401 CO). En refusant de restituer les montants litigieux, le recourant a violé ses obligations d'administrateur et porté atteinte aux intérêts de la société. Il ne peut, à cet égard, rien tirer de la jurisprudence publiée aux ATF 129 IV 124, puisque celle-ci concerne la violation du devoir de restituer, prévu dans le contrat de travail.