Citation: 6B_1158/2018 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a repris à son compte l'établissement des faits opéré par le tribunal de première instance sur ce point. Il en ressortait que, pour retenir l'existence d'une collaboration entre les sociétés C.________ Sàrl et E.________ Sàrl, il avait été tenu compte de la présence du recourant sur le chantier, de la répartition des tâches décidée conjointement par ce dernier et Y.________ - alors même que les ouvriers des deux entreprises oeuvraient sur le chantier -, ainsi que de la décision prise par les deux intéressés de procéder au montage litigieux en utilisant une surépaisseur et des panneaux de coffrage pour remédier au fait que le virement dépassait les pannes-chevrons. Selon la cour cantonale, le choix de ce procédé avait précisément constitué l'une des causes de l'accident. Le recourant ne pouvait quant à lui s'exonérer de toute responsabilité en faisant valoir qu'il avait laissé à Y.________ le soin de la mise en oeuvre concrète des travaux, puisqu'il s'était lui-même également trouvé à l'origine du risque. Les deux entreprises et, en particulier, le recourant et Y.________, avaient donc collaboré sur le chantier. En outre, le recourant savait qu'il manquait des vis sur l'installation litigieuse, ce qu'il avait lui-même admis lors de l'audience de première instance. Enfin, des ouvriers des deux entreprises oeuvraient sur le chantier le jour de l'accident, de sorte qu'il appartenait au recourant, au même titre qu'à Y.________, de s'inquiéter du matériel qui serait utilisé et d'ordonner, le cas échéant, l'arrêt du montage si du matériel manquait. Il lui incombait également de s'assurer d'un montage sûr pour ses employés et pour les tiers.