Citation: 5A_749/2022 E. 4

La présente écriture est traitée en tant que recours en matière civile au sens des art. 72 ss LTF. L'arrêt entrepris, qui confirme une ordonnance de mesures provisionnelles fondée sur l'art. 28 CC, est une décision de nature incidente au sens de l'art. 93 LTF lorsque, comme en l'espèce, la partie requérante s'est vue impartir un délai pour faire valoir son droit en justice (arrêt 5A_526/2009 du 5 octobre 2009 consid. 1, en lien avec l'ATF 134 I 83 consid. 3.1). Le recourant ayant méconnu la nature de la décision entreprise, son acte de recours ne contient aucune argumentation relative à la recevabilité de son écriture au regard de l'art. 93 al. 1 LTF, soit sur la question d'un préjudice (juridique) irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, qui n'apparaît en l'occurrence pas manifeste. Le recours est ainsi irrecevable pour ce premier motif (ATF 142 III 798 consid. 2.2). Au demeurant, en tant qu'il évoque des dispositions de droit fédéral (art. 14 CP, 117 et 118 CPC, 65 LDA et 261 al. 2 CPC), le recourant omet que de tels griefs sont d'emblée irrecevable dans le cadre d'un recours contre un arrêt qui, comme en l'espèce, porte sur des mesures provisionnelles, partant, soumis à l'art. 98 LTF, dans lequel seule une violation de droits constitutionnels peut être invoquée. En outre, bien qu'il fasse valoir la violation de plusieurs droits constitutionnels (art. 29 al. 2 Cst. et 6 § 3 CEDH), le recourant, autant qu'on le comprenne, se borne à présenter sa propre version des faits - émaillée d'éléments étrangers aux constatations de la cour cantonale (art. 99 al. 1 et 105 al. 1 LTF) - et à opposer son appréciation de la situation aux motifs détaillés des juges précédents, sans indiquer en quoi la décision querellée contreviendrait à ces droits, de sorte que le recours est aussi irrecevable de ce chef (ATF 142 III 364 consid. 2.4 et les arrêts cités).