Citation: 7B_966/2024 E. 3.2.2

3.2.2. Quant à une obligation de traitement médical, l'instance précédente a relevé que le recourant avait été placé à plusieurs reprises dans des établissements de soins, sans résultat, qu'il s'était en particulier enfui de l'hôpital E.________ pour commettre des infractions en 2023 (cf. la procédure pénale notamment pour agression) et qu'il ne présentait en outre aucune solution concrète pour un suivi, de sorte qu'en cas de libération, il se trouverait dans la même situation que celle qui prévalait les 21 et 24 août 2024. De plus, elle a considéré qu'une obligation dans un tel institut s'apparenterait à une mesure au sens des art. 59 ss CP, laquelle relevait du juge du fond et nécessitait la réalisation d'une expertise (cf. consid. 3.3 p. 11 de l'arrêt attaqué). Le recourant ne développe aucune argumentation propre à remettre en cause ce raisonnement. Vu l'avertissement formel reçu du Ministère public et l'engagement pris de consulter le 22 août 2024, on ne saurait croire le recourant lorsqu'il soutient que la perspective d'un nouveau placement en détention provisoire aurait suffi à garantir le respect d'une telle obligation. Il se limite en outre uniquement à proposer, "à titre d'exemple", une éventuelle consultation auprès de la Fondation D.________, sans prétendre avoir effectué de réelles démarches auprès de cet institut en vue d'entamer un suivi.