Citation: 6B_458/2021 E. 4.2

4.2. Le recourant nie avoir contrevenu à l'ordonnance du 5 décembre 2017. Selon lui, les communications qui lui sont imputées, qui ont été adressées à des services de sécurité spécifiques et identifiables, ne constituent pas des publications, ce qui supposerait qu'elles aient été adressées à un nombre illimité de personnes. La cour cantonale a considéré que l'injonction de s'abstenir de communiquer des informations de quelque manière que ce soit ressortait clairement des termes, " publier, communiquer ou diffuser ", relevant de surcroît qu'en cas de doute le recourant aurait pu prendre contact avec le juge civil pour demander des éclaircissements. Cette interprétation est convainquante. Le recourant se limite à faire valoir que le terme publier impliquerait une transmission à un nombre illimité de personnes. Il omet cependant qu'il lui a également été fait interdiction de " communiquer " des informations, verbe dont la définition est " faire connaître quelque chose à quelqu'un " (le Grand Robert de la langue française, version électronique), à propos duquel est cité l'exemple " communiquer une nouvelle à ses amis ", ce qui montre que l'interdiction ne portait pas uniquement sur une diffusion à un large public. Par ailleurs, la formulation de l'ordonnance faisant état d'une interdiction " de publier, communiquer ou diffuser à l'avenir, dans toutes ses publications imprimées ou électroniques, personnelles ou professionnelles, toute information et/ou donnée directement ou indirectement " dénote sans aucune ambiguïté la volonté de l'autorité de couvrir toute forme de transmission de contenus litigieux à des tiers.