Citation: P 59/02 28.08.2003 E. 2

2.1 Par analogie avec la révision d'un jugement par une autorité judiciaire, l'administration est tenue de procéder à la révision d'une décision entrée en force formelle lorsque sont découverts des faits nouveaux ou de nouveaux moyens de preuve, susceptibles de conduire à une appréciation juridique différente (révision procédurale d'une décision; ATF 126 V 24 consid. 4b, 46 consid. 2b et les références; voir également art. 53 al. 1 LPGA, lequel n'est toutefois pas applicable en l'espèce, dès lors que la LPGA est entrée en vigueur le 1er janvier 2003, postérieurement à la décision administrative litigieuse [cf. ATF 127 V 467 consid. 1, 121 V 366 consid. 1b]). 2.2 La caisse a appris, postérieurement à la décision d'allocation d'une prestation complémentaire du 5 juin 2000, le versement d'une prestation de sortie par l'institution de prévoyance professionnelle à laquelle P.________ était affilié, dans le courant de l'année 1996. Cette circonstance, de nature à influencer son droit à une prestation complémentaire, l'a conduite à ouvrir, à juste titre, une procédure de révision de la décision en question. De cette procédure de révision dépendait également le versement de la prestation fixée par décision du 28 décembre 2000 pour l'année 2001, bien que la caisse ait négligé d'en faire expressément état. Dans cette mesure, c'est à bon droit que la décision du 15 février 2001 a porté sur le droit de l'assuré à une prestation complémentaire pour les années 2000 et 2001.