Citation: 9C_776/2017 E. 4

En l'espèce, le Tribunal fédéral considère que l'intimé n'avait pas formellement déclaré recourir contre la décision du 21 mai 2015, à teneur de laquelle sa demande de prestations déposée le 20 janvier 2012 était rejetée. En outre, l'intimé n'avait pas soulevé d'objections au refus de la Chambre des assurances de considérer que sa demande du 10 juin 2015 ne constituait pas un recours contre la décision du 21 mai 2015 (cf. lettre du greffe du 16 juillet 2015); il n'avait au demeurant ni requis ni obtenu la remise d'un accusé de réception au dépôt d'un recours de la part de l'autorité judiciaire, et ne s'est pas non plus enquis de l'état d'avancement d'une éventuelle procédure de recours consécutive à son écriture du 10 juin 2015. On peut donc en déduire qu'il n'avait pas l'intention de recourir contre la décision du 21 mai 2015, mais qu'il entendait à cette occasion présenter une nouvelle demande au sens des art. 17 LPGA et 87 RAI. Dans ces conditions, la décision du 21 mai 2015 était passée en force faute d'avoir été attaquée. Elle ne constituait donc plus l'objet de la contestation portée devant la Chambre des assurances sociales, d'autant moins que les conclusions du recours étaient dirigées uniquement contre la décision du 25 janvier 2017. La juridiction cantonale de recours ne pouvait donc plus examiner le mérite de la décision du 21 mai 2015 ni l'annuler. Dans cette mesure, le recours en matière de droit public est bien fondé, ce qui conduit à l'annulation des ch. 1 à 3, 5 et 6 du dispositif du jugement final du 5 octobre 2017 et par voie de conséquence du jugement incident du 8 juin 2017.