Citation: 6B_718/2020 E. 1.2

1.2. Les recourants consacrent une grande partie de leur recours à rediscuter leur condamnation pour violation de domicile. Selon eux, le Tribunal fédéral ne serait pas compétent pour interpréter l'art. 11 CEDH, raison pour laquelle la cour cantonale, qui serait tenue d'appliquer le droit international, aurait dû appliquer la jurisprudence de la CourEDH et donc les acquitter. Contrairement à ce que semble penser les recourants, le Tribunal fédéral est habilité à examiner les violations du droit conventionnel (cf. art. 95 al. 1 let. b LTF), qu'ils ont, par ailleurs, largement discutées dans le cadre de leur premier recours (cf. arrêt 6B_1020/2018 du 1er juillet 2019). Les griefs des recourants quant à leur condamnation pour violation de domicile, soulevés dans leur premier recours, ont été entièrement examinés dans le cadre de l'arrêt du 1 er juillet 2019. La condamnation des recourants ayant été définitivement confirmée dans l'arrêt précité, le principe de l'autorité de renvoi empêchait la cour cantonale de réexaminer cette question. En effet, saisie d'un arrêt de renvoi du Tribunal fédéral, l'autorité cantonale ne peut traiter que les points cassés par celui-ci, tandis que les autres parties du jugement demeurent valables et doivent être reprises dans la nouvelle décision postérieure au renvoi. Peu importe, à cet égard, que le Tribunal fédéral eût annulé formellement le premier jugement dans son ensemble à l'occasion de son arrêt de renvoi. La procédure ne doit être reprise par l'autorité cantonale que dans la mesure où cela apparaît nécessaire à la mise en oeuvre des considérants contraignants du Tribunal fédéral (cf. ATF 143 IV 214 consid. 5.2.1 p. 220 et les références citées; arrêt 6B_527/2020 du 29 septembre 2020 consid. 1.3). Par conséquent, la présente procédure ne peut servir à rediscuter les mêmes arguments, ni à en introduire de nouveaux sur les points définitivement tranchés par le Tribunal fédéral dans son premier arrêt. Les griefs des recourants concernant leur condamnation pour violation de domicile sont donc irrecevables. Pour le surplus, la cour cantonale n'a pas violé le droit en refusant d'examiner à nouveau leur culpabilité en lien avec cette infraction.