Citation: 1B_182/2020 E. 5.2

5.2. Pour justifier la gravité insuffisante des actes qui lui sont reprochés, le recourant soutient qu'au vu de la différence d'âge (18 ans pour le recourant, 13 ans pour les victimes) et s'agissant en l'espèce " d'amours de jeunesse ", il peut se prévaloir de circonstances particulières en application de l'art. 187 ch. 3 CP. Si la jurisprudence admet certes que la notion de circonstances particulières au sens de la disposition précitée doit être interprétée de manière large (cf. arrêt 6B_485/2016 du 17 août 2016 consid. 1.2; cf. toutefois les critiques à cet égard: ELOI JEANNERAT, Quelle (dé-) pénalisation des amours juvéniles par la justice?, in: ex ante 1/2017, p. 50 ss, spéc. p. 53 s.), le déroulement des faits décrits dans l'ordonnance attaquée, en particulier eu égard à l'enchaînement des brèves liaisons entretenues avec au moins trois des quatre jeunes filles, ne plaide pas d'emblée en faveur de relations véritablement empreintes d'un attachement ou d'une affection réciproque, mais laisse supposer que le recourant pourrait avoir profité d'une certaine rivalité entre elles pour tenter de satisfaire ses désirs sexuels. On relève du reste que le recourant ne prétend pas qu'il se serait trompé sur l'âge des victimes (cf. art. 13 al. 1 et 187 ch. 4 CP), pas plus qu'il ne semble en l'état avoir exprimé de regrets pour ses actes, dont le caractère d'ordre sexuel apparaît évident, en particulier s'agissant d'une fellation ainsi que de caresses insistantes sur les parties intimes et les seins. Il convient encore à cet égard de prendre en considération les photographies de nus échangées entre les protagonistes.