Citation: 2C_564/2024 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le recourant ne démontre pas que la Cour de justice aurait appliqué de manière insoutenable l'art. 14 LPA/GE, qui est une norme potestative, et on ne voit pas en quoi la Cour de justice serait tombée dans l'arbitraire en retenant que l'issue de la procédure pénale n'était pas décisive pour se prononcer sur le droit de séjour du recourant. Il n'est en particulier pas contesté que les éléments dénoncés par le recourant dans le cadre de sa plainte pénale déposée contre son épouse figurent au dossier administratif ou pouvaient être produits cas échéant, de sorte que la Cour de justice disposait de toutes les informations pour se prononcer et n'avait pas à attendre le verdict pénal. Par ailleurs, le recourant ne saurait déduire de l'art. 6 CEDH, qui garantit le droit à un procès équitable pour la personne accusée d'une infraction (ATF 149 IV 97 consid. 2.4), un droit à demeurer en Suisse pendant les procédures pénales ouvertes à la suite des plaintes pénales réciproques des ex-époux, ni en sa qualité d'auteur présumé de violence ni dans la mesure où il se prétend victime de violence de la part de son ex-épouse. La Cour de justice a donc jugé sans arbitraire et sans violer les garanties découlant de l'art. 6 CEDH qu'il ne se justifiait pas de suspendre la procédure administrative.