Citation: 5P.155/2005 09.08.2005 E. A

Par jugement de mesures protectrices de l'union conjugale du 27 octobre 2003, X.________ a été astreint à contribuer à l'entretien de son épouse dame X.________ par le versement d'une pension mensuelle de 2'000 fr., ainsi qu'à celui de ses deux enfants par le versement d'une pension mensuelle de 800 fr. chacun, allocations familiales en sus. Par décision du 29 avril 2004, le Vice-Président du Tribunal de l'arrondissement du Lac a donné ordre à la Caisse de chômage Syna de prélever le montant de 3'600 fr. par mois (plus les allocations familiales) sur les indemnités de chômage du mari, pour le verser directement à l'épouse. Le 22 septembre 2004, le mari a sollicité la modification des mesures protectrices en ce sens qu'il ne doit plus la pension de 2'000 fr. par mois à son épouse. Les parties ont comparu à une audience du 16 novembre 2004 où elles ont été interrogées. Le 14 janvier 2005, l'épouse a déposé une requête d'urgence d'avis aux débiteurs, à laquelle il a été fait droit le 17 janvier 2005 en ce sens que la Caisse de chômage Syna et l'employeur Y.________ ont été invités à prélever le montant de 3'600 fr. par mois sur les indemnités de chômage respectivement sur le salaire du mari, pour le verser directement à l'épouse. Les parties ont été citées à comparaître à une nouvelle audience appointée au 31 janvier 2005 pour examiner tant la requête de modification des mesures protectrices formée par le mari que la requête d'avis aux débiteurs formée par l'épouse. Lors de son audition, le mari a demandé la récusation immédiate du Vice-Président du Tribunal, André Waeber. Par jugement du 3 février 2005, le Président du Tribunal, Markus Ducret, a rejeté la demande de récusation, considérant en substance que celle-ci était trop peu ou mal motivée et que les motifs évoqués étaient en outre infondés.