Citation: 5A_156/2020 E. A

A.a. Le 7 octobre 2019, A.________ et B.________ ont introduit une demande en constatation de la nullité, respectivement en annulation de la résiliation de bail, subsidiairement en prolongation du contrat de bail à loyer, à l'encontre de l' "Hoirie de feu C.________, au nom de qui agit Me Jean-Paul Salamin, exécuteur testamentaire ". A.b. Par décision du 9 octobre 2019, le juge du district de l'Entremont a refusé d'entrer en matière sur la demande, faute d'avoir été dirigée contre l'exécuteur testamentaire lui-même. A.c. Le 11 novembre 2019, A.________ et B.________ ont interjeté appel contre cette décision, concluant à son annulation et au renvoi de la cause au premier juge pour instruction et jugement. A.d. Par décision du 22 janvier 2020, le Juge unique de la Cour civile II du Tribunal cantonal du Valais a rejeté l'appel. La cour cantonale a tout d'abord rejeté le grief principal des recourantes, qui soutenaient en substance que la demande était bien dirigée contre l'exécuteur testamentaire, le premier juge ayant violé l'interdiction du formalisme excessif en retenant que celui-ci y était uniquement désigné comme le représentant des héritiers. Elle a ensuite également rejeté le grief subsidiaire des recourantes, qui tendait à reconnaître la qualité pour défendre aux héritiers faute d'acte d'exécution testamentaire, l'exécuteur testamentaire ayant selon elles agi, en résiliant le bail, comme mandataire des trois héritiers composant l'hoirie.