Citation: 5A_372/2023 E. 3.1

3.1. Le Juge unique a retenu que le revenu de l'époux se composait principalement du bénéfice de sa société indépendante et du salaire qu'il déclarait en faveur de son épouse dans la mesure où il percevait effectivement ces montants pour subvenir aux besoins de la famille. Pour l'arrêter, il convenait de se référer aux déclarations d'impôts du couple et de faire une moyenne des revenus totaux déclarés ces trois dernières années, en les diminuant des allocations familiales, avant d'y ajouter les rentes AVS de l'époux pour l'année 2021. Ainsi, il ressortait de la déclaration fiscale de l'année 2019 que l'époux avait perçu un revenu total de 118'600 fr. En 2020, il avait totalisé un revenu de 81'641 fr., dont à déduire le montant de 5'300 fr. perçu à titre d'allocations familiales, soit un revenu total net de 76'341 fr. En 2021, il avait perçu un revenu total de 129'347 fr., dont à déduire les montants de 8'050 fr. perçu à titre d'allocations familiales, de 1'566 fr. perçu à titre d'allocation paternité et de 17'208 fr. correspondant au service de sa rente AVS et de celles de ses enfants durant quatre mois, soit un revenu net de 102'523 fr. En faisant une moyenne de ces revenus, il convenait d'arrêter le revenu annuel de l'époux, pour son activité indépendante à 99'154 fr. 65 ([118'600 fr. + 76'341 fr. + 102'523 fr.] / 3), soit un revenu mensuel d'environ 8'260 fr. Il fallait ajouter à ce revenu la rente AVS perçue par l'époux, par 2'390 fr. En définitive, le revenu mensuel net de l'intimé doit être arrêté à 10'650 fr.