Citation: 4A_217/2021 E. 4

La recourante a été dupée par son courtier C.________ qui, à compter d'un certain moment (consid. 6.3.2 et 6.4 infra), s'est mis à annoncer au back office des transactions qu'il avait soi-disant effectuées, mais qui étaient en réalité inventées de toutes pièces. La recourante s'attendait à ce qu'elles génèrent un chiffre d'affaires, ce qui l'a conduite à verser au courtier une avance de 150'000 fr., puis un solde de bonus de 1'163'103 fr. à titre de participation aux revenus. N'ayant finalement rien pu encaisser, elle a subi un dommage. A son sens, son ex-employé et administrateur Z.________ (intimé au présent recours) aurait engagé sa responsabilité contractuelle et/ou organique en manquant à ses devoirs, ce qui aurait favorisé la commission des infractions du courtier: - l'intimé aurait accordé au courtier des facilités de travail qui lui auraient permis de passer entre les mailles du filet (consid. 7.1 infra); - plus généralement, il aurait insuffisamment surveillé l'employé indélicat (consid. 7.2 infra); - de surcroît, il aurait supprimé, à l'insu de la recourante, une clause contractuelle qui aurait pu limiter le dommage puisqu'elle permettait de refuser le paiement de commissions concernant des opérations restées impayées au-delà de six mois (consid. 8 infra).