Citation: 6B_728/2007 15.02.2008 E. 3

Invoquant une violation du principe "in dubio pro reo", le recourant met en doute la crédibilité de son épouse et estime que la parole de cette dernière est insuffisante pour entraîner la conviction des juges. 3.1 En tant que règle sur le fardeau de la preuve, le principe "in dubio pro reo" signifie qu'il incombe à l'accusation d'établir la culpabilité de l'accusé, et non à ce dernier de démontrer son innocence. Il est violé lorsque le juge rend un verdict de culpabilité au seul motif que l'accusé n'a pas prouvé son innocence, mais aussi lorsqu'il résulte du jugement que, pour être parti de la fausse prémisse qu'il incombait à l'accusé de prouver son innocence, le juge l'a condamné parce qu'il n'avait pas apporté cette preuve (ATF 127 I 38 consid. 2a p. 40 et les arrêts cités). Comme règle de l'appréciation des preuves, le principe "in dubio pro reo" interdit au juge de se déclarer convaincu d'un état de fait défavorable à l'accusé, lorsqu'une appréciation objective des éléments de preuve recueillis laisse subsister un doute sérieux et insurmontable quant à l'existence de cet état de fait. Sa violation prétendue revient donc à se plaindre d'arbitraire dans l'établissement des faits (ATF 127 I 38 consid. 2a p. 41 et les arrêts cités). 3.2 La Cour de cassation a relevé que l'argumentation du recourant au sujet de la crédibilité de son épouse était purement appellatoire et que les éléments sur lesquels elle était fondée ne figuraient pas dans le jugement et n'avaient pas tous trait à l'affaire en cause. Elle a relevé qu'au surplus les extraits cités par le recourant étaient soigneusement choisis, sortis de leur contexte et parfois tronqués. Elle a enfin admis que même si, au vu de l'intensité du conflit conjugal, une part d'interprétation et d'exagération était certainement à mettre au crédit des deux parties, il ne ressortait pas à la lecture des pièces invoquées que Y.________ mentait dans le but de nuire à son mari. En l'occurrence, le recourant ne critique pas cette appréciation conformément aux exigences posées par l'art. 106 al. 2 LTF. Il se contente de reprendre son argumentation cantonale, de sorte que son grief est irrecevable. Pour le reste, la Cour cantonale n'a pas admis la version de l'intimée en retenant les seules déclarations de cette dernière. Au contraire, elle disposait de plusieurs indices, sur la base desquels elle pouvait, sans arbitraire, fonder sa conviction (cf. supra consid. 2).