Citation: 5A_945/2021 E. 5

Le recourant se plaint tout d'abord de la violation des art. 70 al. 2 et 84 LP. Il soutient que la situation de chaque débiteur poursuivi était très différente, étant donné que, pour sa part, il n'avait pas signé l'avenant au contrat et que, depuis le 25 juin 2018, il n'était plus associé gérant de E.________ Sàrl, de sorte que l'autorité cantonale aurait dû retenir que la requête de mainlevée dirigée contre les trois débiteurs était irrecevable. Il ajoute que c'est à tort que cette autorité a considéré que la sanction d'irrecevabilité aurait relevé du formalisme excessif. Selon lui, elle s'est fondée sur un arrêt du Tribunal fédéral sans pertinence puisqu'il concernait un cas de cumul d'actions et que l'autorité cantonale a refusé la disjonction. Il affirme aussi que, ce faisant, cette autorité a également violé le principe de célérité. Le recourant se plaint ensuite de la violation des art. 82 LP, 147 al. 2, et 164 s. CO. Abstraction faite de la critique selon laquelle il n'existe aucun contrat du 15 janvier 2018 le liant avec " J.________ SA ", déclarée irrecevable (cf. supra consid. 2.2), il soutient que l'interprétation objective de l'avenant du 1er novembre 2018 qu'il n'a pas signé devait conduire l'autorité cantonale à retenir que la dette de la société F.________ Sàrl était entièrement remise, que l'intimée avait entièrement renoncé à percevoir un dividende dans la liquidation, lequel aurait pu être substantiel, et qu'elle s'est ainsi privée d'un encaissement qui aurait profité au recourant (art. 148 al. 3 CO). Il conclut qu'il a été ainsi libéré du paiement de la dette. Citant un ATF 132 III 140, il ajoute qu'étant donné qu'il n'a pas accepté la cession du contrat au sens des art. 164 s. CO, la mainlevée ne peut pas être prononcée à son endroit.