Citation: 9C_342/2020 E. 4.1

4.1. Mise à part la référence à la divergence d'opinion entre ses médecins traitants et le docteur D.________, le recourant ne fait en l'espèce état d'aucun élément clinique ou diagnostique concret et objectif susceptible de remettre en cause les conclusions médicales suivies par les premiers juges sur le plan somatique. Les docteurs C.________ et J.________ ont indiqué qu'ils n'avaient pas été en mesure d'identifier de lésion structurelle responsable de la symptomatologie douloureuse du recourant. A l'inverse de ce que le recourant prétend, le docteur C.________ s'est en particulier montré réservé sur l'opportunité d'une nouvelle intervention chirurgicale (proposée par le docteur E.________), privilégiant une prise en charge prophylactique, antalgique et psychologique. On ne saurait dès lors suivre le recourant lorsqu'il affirme, sans référence concrète à un passage de l'avis du docteur C.________ du 23 juillet 2018, que le médecin avait constaté "l'échec" de l'arthroscopie du 18 février 2016. En réalité, les médecins traitants, y compris le docteur F.________, ont essentiellement mis en oeuvre des mesures thérapeutiques visant à réduire une symptomatologie douloureuse, mais n'ont pas apporté d'éléments objectifs permettant d'exclure l'exercice d'une activité professionnelle strictement adaptée aux limitations fonctionnelles décrites par le médecin du SMR dès le 1er septembre 2016 (respectivement dès le 1er décembre 2016, soit en vertu de l'art. 29 al. 1 LAI six mois après le dépôt de la demande de prestations). C'est également dans ce cadre thérapeutique que le docteur L.________ semble avoir recommandé - l'avis médical du 24 février 2017 cité par le recourant ne figure pas au dossier de l'assurance-invalidité - la mise en oeuvre d'une nouvelle IRM avec injection intraveineuse de Gadolinium pour objectiver d'éventuelles lésions osseuses type oedème, nécrose ou algodystrophie (recours p. 4 ch. 2.4). Qui plus est, les docteurs C.________, E.________ et J.________ n'ont pas repris à leur compte les hypothèses formulées par ce médecin, si bien que les premiers juges pouvaient se dispenser sans arbitraire de discuter l'hypothèse isolée d'une algoneurodystrophie. La décision du 17 avril 2020 de l'assureur-accidents, à supposer recevable (consid. 1.2), n'apporte enfin aucun élément en défaveur des conclusions du médecin du SMR. Aussi, s'agissant de la capacité de travail du recourant sur le plan somatique, les premiers juges ont donné sans arbitraire la préférence aux conclusions du médecin du SMR qui établissaient la mesure de ce qui était raisonnablement exigible le plus objectivement possible dès le 1er septembre 2016.