Citation: U 310/00 05.06.2001 E. A

A.- L.________ travaillait depuis 1996 en qualité d'employée d'usine au service de l'entreprise X.________ SA. A ce titre, elle était assurée contre le risque d'accidents professionnels et non professionnels auprès de la Caisse nationale suisse en cas d'accidents (CNA). Le 4 janvier 1997, elle a été victime d'un accident de la circulation en tant que passagère. La voiture dans laquelle elle avait pris place a été heurtée de front par un autre véhicule venant en sens inverse et dont le conducteur avait perdu la maîtrise à cause de la présence de neige sur la chaussée; au moment du choc, la voiture où se trouvait L.________ était à l'arrêt. Cette dernière a été transportée à l'Hôpital Y.________, où elle est restée un jour en observation. Les médecins ont diagnostiqué des contusions multiples, en particulier au sternum et au niveau paravertébral lombaire; le bilan radiologique effectué a toutefois permis d'exclure l'existence d'une lésion osseuse (rapport médical initial LAA du 21 juillet 1997). L.________ a repris son travail le 11 février 1997, d'abord à 50 %, puis à 100 % dès le 27 mars suivant. Se plaignant toujours de douleurs, elle a été adressée par son médecintraitant au docteur A.________, neurologue, qui n'a pas constaté de signes radiculaires objectifs; selon lui, ces douleurs allaient s'atténuer avec le temps (rapport du 8 avril 1997). Devant la persistance des plaintes de son employée, la maison X.________ SA a annoncé, le 18 décembre 1997, une rechute de l'accident du 4 janvier qui a donné lieu à un arrêt de travail dès le 26 février 1998. L'assurée a alors été soumise à diverses investigations médicales au plan orthopédique et neurologique. Ces examens ont mis en évidence un syndrome douloureux chronique sur fond de dépression réactionnelle, une tendance à la fibromyalgie, ainsi que de discrets troubles de la statique rachidienne (rapports des 2 et 13 mars 1998 des docteurs B.________, orthopédiste, et C.________, neurologue, de l'Hôpital Z.________; du 1er juillet 1998 du docteur D.________, spécialiste en maladies rhumatismales). Sur proposition du médecin-conseil de la CNA, L.________ a également accompli un séjour à la Clinique T.________, à l'issue duquel les médecins ont confirmé le diagnostic posé précédemment par leurs confrères, en particulier l'absence de lésions organiques objectivables (rapport de sortie du 2 septembre 1998); l'incapacité de travail a été jugé totale dès le 27 août 1998. Par décision du 5 mai 1999, la CNA a mis fin à ses prestations avec effet au 15 novembre 1998, considérant que les troubles psychiques dont l'assurée était affectée ne s'inscrivaient pas dans un rapport de causalité adéquate avec l'accident assuré. L.________ a formé opposition contre cette décision en se référant à un rapport du docteur E.________ du 24 août 1999, selon lequel elle souffre d'un stress post-traumatique. Par décision sur opposition du 14 octobre 1999, la CNA a refusé de modifier les termes de sa prise de position initiale.