Citation: 6B_219/2017 E. 1

L'intéressé a exécuté sa mesure aux Etablissements de la plaine de l'Orbe avant d'être transféré au sein de l'EMS E.________ à Z.________ le 10 avril 2013. Depuis le 1er mai 2015, il a bénéficié du régime de travail externe. Dès le 1er mars 2016, le régime du travail et du logement externe lui a été accordé et il a été transféré dans un appartement protégé supervisé par la Direction de l'EMS. X.________ a fait l'objet de plusieurs expertises psychiatriques en 2007, 2010 et, en dernier lieu, en 2014. Dans le dernier rapport d'expertise du 18 novembre 2014, le Dr A.________ a diagnostiqué chez l'expertisé une schizophrénie paranoïde en rémission partielle ainsi qu'un retard mental léger. S'agissant de la schizophrénie, il a observé une bonne évolution avec une faible dose de traitement. Il a précisé que la comorbidité représentée par le retard mental léger et la pathologie psychotique avait représenté un facteur de risque certain s'agissant de la récidive. Le facteur de risque principal paraissait toutefois résider dans l'environnement social - alors favorable - du condamné, en raison de la présence d'une famille qui le soutenait et de l'accompagnement thérapeutique et socio-éducatif dont il bénéficiait. L'expert a estimé que l'intéressé avait bien intégré le caractère inacceptable des comportements violents ainsi que son besoin d'aide et d'encadrement, de telle sorte que le risque de récidive était faible dans l'immédiat et qu'il devait le rester moyennant la mise en place d'un « accompagnement psycho-éducatif soutenant ».