Citation: 2C_519/2021 E. 4.3

4.3. Le recourant reproche également au Tribunal cantonal d'avoir ignoré, de manière arbitraire, l'appréciation du juge d'application des peines selon laquelle son incarcération aurait exercé un effet dissuasif sur son futur comportement. Dans l'arrêt attaqué, le Tribunal cantonal s'est référé à l'ordonnance du juge d'application des peines et a rappelé, à juste titre, que l'autorité administrative demeurait libre de tirer ses propres conclusions quant à la dangerosité d'une personne pour l'ordre et la sécurité publics. Il a également précisé que le bon comportement de l'intéressé depuis sa sortie de prison était attendu de tout délinquant et ne permettait pas de tirer des conclusions déterminantes compte tenu du contrôle relativement étroit exercé par les autorités durant la période d'exécution de la peine. En outre, une assistance de probation avait été ordonnée à l'endroit du recourant, laquelle vise spécifiquement à préserver les personnes prises en charge de la commission de nouvelles infractions. Par conséquent, le Tribunal cantonal a apprécié le comportement du recourant après son incarcération sur la base d'éléments de faits figurant dans le dossier de la cause et son raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. La question de savoir si l'incarcération du recourant a eu un effet dissuasif susceptible de lui être favorable, comme celui-ci semble le prétendre dans son recours, ne relève pas de l'établissement des faits, mais doit être traitée dans le cadre de l'examen de la proportionnalité de l'arrêt litigieux (cf. infra consid. 5).