Citation: 7B_51/2022 E. 2.3

2.3. En l'espèce, le jugement entrepris reprend le raisonnement du premier juge, lequel a retenu ce qui suit: le recourant devait adapter sa vitesse en ralentissant suffisamment pour pouvoir s'arrêter en cas d'obstacles surgissant sur sa trajectoire, compte tenu de la qualité très médiocre de la neige et du nombre de skieurs adultes et enfants qui se trouvaient sur la piste; il devait notamment prêter attention aussi bien aux skieurs - dont des enfants - qui se trouvaient sur la piste qu'à ceux situés aux abords immédiats de celle-ci; en portant son attention sur le groupe d'enfants qui accompagnait le moniteur, arrêté au milieu de la piste, sans aucunement envisager que d'autres enfants pouvaient rejoindre le groupe, le cas échéant en coupant sa propre trajectoire, le recourant avait mal évalué la situation; en décidant de continuer son chemin et en passant entre le bord gauche de la piste et le groupe d'enfants sans ralentir suffisamment, il avait violé les règles de conduite n os 2 et 3 émises par la Fédération internationale de ski (FIS) et fait preuve d'une négligence fautive. La cour cantonale a considéré que cette appréciation ne prêtait pas le flanc à la critique et qu'elle devait être confirmée. Elle a jugé qu'à partir du moment où le recourant était en mesure de voir les skieurs, surtout lorsqu'il s'agissait d'une enfant de 7 ans dont le profil de débutante était immédiatement perceptible, le skieur descendant ne devait pas seulement faire attention aux usagers qui se trouvaient sur la piste, mais à tous ceux qui se trouvaient en aval, à proximité de la piste; cela valait également lorsque les conditions de neige (et non de météo) étaient défavorables; les règles de conduite de la FIS étaient bien connues du recourant qui avait été moniteur de ski pendant huit ans. L'autorité précédente a encore relevé que celui-ci avait expliqué, tant aux débats de première instance qu'en appel, que lorsqu'il avait entamé sa descente, il avait vu le groupe d'élèves sur la piste et avait également vu "du coin de l'oeil gauche" le groupe de skieurs qui se trouvait hors-piste, mais qu'il s'était vraiment concentré sur les enfants qui étaient sur la piste, sans s'inquiéter de ceux qui étaient hors-piste. L'autorité précédente en a déduit qu'il avait de ce fait mal évalué la situation et n'avait pas adapté suffisamment sa manière de skier aux circonstances, en violation de la règle FIS n o 2. Elle ne discernait dans ces conditions ni constatation erronée des faits ni violation du principe de la présomption d'innocence.