Citation: 4C.234/2004 05.10.2004 E. 2

2.1 En premier lieu, le défendeur se plaint d'une violation de l'art. 8 CC. Selon lui, la cour cantonale aurait méconnu cette disposition en admettant, sur le vu d'une pièce arguée de faux (le fax du 21 juin 1993), que la simple vraisemblance qu'il ait pu être le donneur des instructions ayant amené la demanderesse à verser les montants litigieux sur le compte de D.________ SA constituait une preuve certaine et en lui faisant supporter l'absence de certitude sur ce point. 2.2 L'art. 8 CC répartit le fardeau de la preuve pour toutes les prétentions fondées sur le droit fédéral et détermine, sur cette base, laquelle des parties doit assumer les conséquences de l'échec de la preuve (ATF 127 III 519 consid. 2a p. 522; 126 III 189 consid. 2b, 315 consid. 4a). En l'espèce, on ne voit pas que la cour cantonale ait éprouvé un doute et qu'elle ait tranché le point de fait douteux en faveur de la partie qui avait pourtant le fardeau de la preuve. Au contraire, il ressort clairement du considérant 3.4 de l'arrêt attaqué que les juges genevois ont en particulier exclu que le fax du 21 juin 1993, qui contenait les instructions du défendeur quant au destinataire des fonds empruntés par lui, ait pu être un faux. Toutes les longues explications fournies sur ce point par le défendeur dans son mémoire de recours ne consistent, en réalité, qu'en une vaine tentative de remettre en cause l'appréciation d'un élément de preuve à laquelle les juges du fait ont procédé souverainement. De surcroît, l'autorité d'appel a encore précisé que le défendeur était forclos à contester l'authenticité du fax litigieux pour un motif tiré du droit de procédure genevois, lequel échappe à l'examen de la juridiction fédérale de réforme. Le premier moyen soulevé par le défendeur est ainsi dénué de tout fondement.