Citation: 5A_96/2017 E. 3.2

3.2. Dans la mesure où le recourant s'en prend à la décision de première instance, ses critiques sont d'emblée irrecevables faute de remplir les conditions de l'art. 75 al. 1 LTF. Pour le surplus, ses allégations ne sont pas fondées. Contrairement à ce qu'il prétend, l'autorité cantonale n'a nullement estimé que les revenus de sa fortune entre 2009 et 2012 devaient être ajoutés à ceux réalisés en 2014 et 2015. Elle a bien plutôt jugé que les montants indiqués dans l'attestation de I.________ SA ne pouvaient être considérés comme étant les seuls revenus du débirentier, pour le motif que cette pièce n'était pas probante et que, même si la fortune de celui-ci était passée de plus de 20'000'000 fr. à 16'000'000 fr., les placements dont il bénéficiait devaient lui permettre de réaliser des revenus supérieurs à ceux mentionnés dans cette pièce. Les juges précédents ont en effet constaté que les montants dont le mari avait hérité en 2005 - soit 8'000'000 euros et 7'500'000 fr. - avaient été placés en obligations auprès de F.________ pour un capital de 5'226'887 fr. 48 au 30 juin 2012 et qu'ils avaient généré, de 2009 à cette date, un revenu de 18'032 fr. en moyenne par mois. Elle a également retenu que ces fonds avaient été déplacés vers d'autres banques, notamment G.________ et H.________, comme l'admet du reste le recourant. Sa critique selon laquelle la pièce nouvelle (n° 101) relative à la fermeture de ses comptes auprès de F.________ aurait dû être déclarée recevable n'est ainsi pas décisive. De toute manière, dans la mesure où il soutient, de façon appellatoire, que comme il résulterait de cette pièce que ses avoirs ont été transférés auprès de G.________ et H._______, il serait "patent" que tous les revenus issus de sa fortune figurent sur l'attestation établie par I.________ SA, laquelle fait état des comptes qu'il détient auprès de ces deux banques, ses allégations ne suffisent pas à démontrer que l'opinion de l'autorité cantonale relative à l'absence de caractère probant de ladite attestation serait insoutenable (art. 9 Cst.). Le recourant expose encore, en substance, que l'autorité cantonale a arbitrairement affirmé que sa fortune s'élèverait à 16'000'000 fr. et qu'il serait en mesure de la placer sur un compte épargne à 1% d'intérêt, alors qu'il est notoire qu'un tel taux est inexistant. La constatation selon laquelle l'attestation de I.________ SA ne porterait pas sur la totalité de sa fortune, fondée sur la comparaison avec ses placements auprès de F.________, serait également insoutenable. Ces critiques sont toutefois également de nature appellatoire et ne peuvent dès lors être prises en compte. Il en va de même lorsque le recourant soutient qu'on ne saisit pas pour quelle raison l'arrêt entrepris considère que son revenu aurait doublé alors que sa fortune ne s'est pas appréciée. Tel est aussi le cas de son affirmation selon laquelle le jugement de première instance a retenu qu'un capital de plus 9'000'000 fr. placé auprès de G.________ ne lui rapportait aucun revenu. En définitive, le recourant se limite à faire valoir sa propre appréciation des preuves, ce qui ne suffit pas à démontrer que celle effectuée par la Cour d'appel serait arbitraire. Au demeurant, l'arrêt entrepris retient qu'il est administrateur, respectivement administrateur président, de deux sociétés anonymes, et qu'en plus du patrimoine hérité en 2005, il a perçu, en Suisse, les montants de 750'000 fr., 800'000 euros environ et 110'121.54 euros provenant d'une assurance-vie. L'appréciation de l'autorité cantonale selon laquelle il n'y avait pas lieu de s'écarter du montant de 41'613 fr. par mois retenu par les premiers juges au titre de revenus du mari n'apparaît ainsi quoi qu'il en soit pas arbitraire dans son résultat. Autant qu'il est suffisamment motivé (art. 106 al. 2 LTF), le moyen est par conséquent infondé.