Citation: 8G.130/2003 23.12.2003 E. 2

En l'espèce, contrairement à l'argumentation du recourant, l'extradition ne paraît pas manifestement inadmissible. En effet, à ce stade de la procédure et dans la mesure où les griefs du détenu ne relèvent pas de l'extradition elle-même, force est de constater que l'Etat requérant fonde sa demande sur des infractions précises et concrètes (tromperie sur la qualité avec danger pour la santé, exercice illégal de la médecine et de la pharmacie, publicité illicite, etc.); il ne s'agit pas de réprimer la violation du contrôle judiciaire, ce qui ne justifierait pas l'extradition aux yeux de l'OFJ. Les faits reprochés sont décrits de manière détaillée dans le mandat attaqué et dans la demande d'Interpol Paris du 25 août 2003. Cette dernière précise que la peine maximale encourue est de 4 ans d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende. Sous l'angle de la double incrimination, l'art. 86 LPTh RS 812.21 prévoit une peine d'emprisonnement de 5 ans au plus et une amende de 500'000 francs au plus; quant à l'escroquerie, elle est passible de la réclusion pour 5 ans au plus, de 10 ans si elle est commise par métier. Compte tenu de ces éléments, la référence du recourant à l'art. 35 EIMP, qui exclut l'extradition pour les infractions frappées d'une sanction privative de liberté inférieure à 1 an, ne lui est d'aucun secours.