Citation: 6B_974/2018 E. B

Par jugement du 31 juillet 2018, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a partiellement admis l'appel formé par X.________ contre ce jugement et a réformé celui-ci en ce sens que la prénommée est la débitrice de B.________ et de A.________ d'un montant de 7'341 fr. chacun à titre de juste indemnité pour les dépenses occasionnées par la procédure de première instance. Elle a confirmé le jugement pour le surplus. La cour cantonale a par ailleurs dit qu'X.________ doit payer à B.________ et à A.________ un montant de 1'750 fr. chacun à titre de juste indemnité pour les dépenses occasionnées par la procédure d'appel. Elle s'est fondée en substance sur les faits suivants. B.a. A.________ a pris à bail un appartement de trois pièces dans l'immeuble sis rue de Plaisance 8 à Yverdon-les-Bains, dont la bailleresse était la Société coopérative de construction et d'habitation Domus, administrée par X.________ et son mari. Dans le cadre d'un litige engagé à l'encontre de A.________, X.________ a, dans la requête qu'elle a adressée au Tribunal des baux le 24 juillet 2015, qualifié ce dernier de " locataire inoccupé toute la journée, [à] la santé mentale sérieusement déficiente [...] ". Le 8 septembre 2015, dans un courrier adressé au Tribunal des baux, X.________ a écrit " [...] nous maintenons notre requête d'entendre C.________ à l'audience, d'autant plus que le locataire en question étant dérangé psychologiquement vous n'avez pas d'autres moyens pour le constater ". Le 14 septembre 2015, toujours dans un courrier adressé au Tribunal des baux, X.________ a indiqué: " Nous avons reçu de A.________ plusieurs correspondances insolites mettant en relief son comportement de personne dérangée psychologiquement avec une attitude belliqueuse et téméraire vis-à-vis du propriétaire. " et " [...] dès lors qu'il a un problème personnel avec un comportement irrationnel envers la gérance (...). ". Dans une nouvelle missive au Tribunal des baux du 29 février 2016, X.________ a typographié en gras, en se référant à A.________: " La déposition de ce témoin aurait confirmé que nous sommes en présence d'une personne dérangée psychologiquement qui maltraiterait systématiquement sa mère et qui se prête assez facilement à toute démarche belliqueuse comme celle de la plainte pénale retirée après avoir reçu 7.75 d'intérêts ". Elle y a également affirmé que: " A.________ dispose, sous forme de gestion, de la rente AVS de sa mère " et dépeint la situation du prénommé comme " la triste réalité d'un malade psychiatrique ". Enfin, X.________ a écrit dans un pli envoyé au Ministère public de l'arrondissement de Lausanne le 17 mars 2016, que " [...] A.________ est une personne déséquilibrée psychologiquement, maltraitant sa mère. Les locataires voisins de l'immeuble ont souvent entendu la mère pleurant en détresse la nuit au point de réveiller le voisinage ". B.b. Dans le cadre d'un litige relatif à la résiliation d'un contrat de bail conclu avec B.________, et alors que cette dernière avait refusé de signer l'état des lieux de sortie, X.________ lui a adressé un courrier le 29 octobre 2015, dont la teneur était la suivante: " [...] Vous avez deux choix: 1. signer le constat et la convention de sortie [...] ; 2. refuser de le signer et sans nouvelles d'ici au 1er novembre prochain, nous demanderons à la Justice de paix de nommer un expert et procéder à l'état des lieux. Ce genre d'expertise coûte environ fr. 250 frais de justice + 750 frais d'expert. [...] ; 3. Par ailleurs, nous avons constaté en votre présence que les défauts signalés par divers courriels objet de la discorde et de votre départ à bien plaire n'existent pas et que par conséquent vous les avez inventés intentionnellement. Nous nous réservons sur ce point de présenter plainte pénale contre vous-même pour dol ". Le 3 novembre 2015, X.________ a adressé à B.________ un courrier formulé notamment en ces termes: " vous avez menti auprès de votre employeur les TL qui a mandaté une agence pour [vous] trouver un logement à Lausanne et utilisé notre immeuble comme appartement de passage en attente de repérer un autre [appartement] à Lausanne ( 1e astuce). Nous vous avons accordé un mois pour partir. Mais voilà que vous avez utilisé encore une de vos astuces, à l'argument que vous êtes enceinte vous avez demandé la prolongation d'un mois supplémentaire. Ce qui vous a été accordé naïvement. " X.________ a adressé une copie de ce courrier à l'employeur de B.________, étant précisé que cette dernière était alors en temps d'essai et enceinte.