Citation: 6B_887/2024 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a procédé à un examen détaillé de chaque cas encore litigieux de l'acte d'accusation du 3 février 2022, tout comme elle a répondu de manière exhaustive et convaincante aux griefs soulevés par le recourant. L'argumentation que ce dernier propose en recours consiste quant à elle en une libre appréciation des faits et des preuves. Ce faisant, il n'établit pas d'appréciation insoutenable de la part de la cour cantonale, laquelle s'est, pour chaque cas, basée sur un faisceau d'indices convergents pour établir le déroulement des faits et fonder la condamnation du recourant. Il en va notamment ainsi lorsque le recourant se borne à présenter des scénarios alternatifs, comme quand il soutient que son ami C.________ était également présent le soir en question et qu'il aurait pu soustraire le sac de sport dans la voiture de D.________, puis le laisser dans la voiture de E.________ (ad ch. 1 AA), que d'autres scénarios qu'un vol pourraient expliquer qu'il était en possession des bijoux de F.________ (ad ch. 7 AA), que d'autres personnes auraient pu commettre les vols par effraction à la U.________, à V.________ (ad ch. 5-6 AA) ou qu'il aurait seulement pu pousser le vélo électrique G.________, et non le conduire (ad ch. 14 AA). Le recourant ne peut pas non plus être suivi en tant qu'il reproche aux juges cantonaux d'avoir tenu compte du témoignage de H.________ (ad ch. 3 AA). L'autorité précédente a exposé pour quelles raisons elle estimait que les déclarations du témoin H.________ étaient pleinement exploitables, retenant en substance que le grief d'inexploitabilité, soulevé par la défense pour la première fois dans sa plaidoirie de seconde instance, tombait à faux, voire était abusif, et qu'il y avait lieu d'admettre que le recourant avait renoncé à une confrontation avec le témoin (cf. jugement entrepris, p. 15 s.). Le recourant ne discute pas l'argumentation développée par l'autorité précédente, mais soutient qu'il n'a pas agi de manière abusive, ayant uniquement fait valoir son droit à un procès équitable au sens de l'art. 6 CEDH. La question de savoir s'il répond ainsi aux exigences de motivation (art. 42 al. 2 LTF), respectivement si la cour cantonale pouvait considérer qu'il avait renoncé à une confrontation avec le témoin H.________ peut toutefois souffrir de demeurer ouverte. Les juges cantonaux n'ont en effet pas forgé leur conviction uniquement sur la base des déclarations de ce témoin, mais sur celle d'un ensemble d'indices convergents, y compris les déclarations du recourant qu'ils ont qualifiées de lacunaires, d'embarrassées, de partiellement contradictoires et même de saugrenues (cf. jugement entrepris, p. 16 ss). Or, le recourant laisse intact tout ce pan de la motivation du jugement entrepris, ce qui clôt la discussion sur ce point. En tant que le recourant se contente de remettre en question, de manière toute générale, la crédibilité des policiers I.________ et J.________ (ad ch. 5, 6, 7, 14, 15 et 20 AA), alors que la cour cantonale a exposé par le menu pour quelles raisons elle considérait que leurs déclarations étaient crédibles, nonobstant la perte de la clé USB contenant des extraits vidéos (cf. jugement entrepris, p. 23 ss), ses critiques, pour autant que suffisamment motivées, ne permettent pas de démontrer que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire. Il en va pareillement pour la prétendue amnésie générale du recourant à laquelle la cour cantonale n'aurait accordé aucun crédit. Celle-ci a, là également, forgé sa conviction sur un ensemble d'éléments convergents (cf. jugement entrepris, p. 24 ss) - et non seulement sur le manque de crédibilité des déclarations du recourant - et ce denier n'expose pas en quoi l'appréciation des juges cantonaux serait manifestement insoutenable, étant rappelé qu'une décision n'est pas arbitraire du seul fait qu'elle apparaît discutable ou même critiquable (cf. supra, consid. 2.1). Le même raisonnement s'impose quant à l'argument du recourant, selon lequel son comportement en lien avec la prévention de violence ou menace contre les fonctionnaires (ad ch. 15 AA) n'était pas volontaire, mais dû à l'état dans lequel il se trouvait alors. Il s'agit de sa propre vision des faits qu'il oppose à celle de l'autorité précédente, dans une démarche appellatoire et, partant, irrecevable. Au vu de ce qui précède, les critiques du recourant en lien avec l'établissement des faits ne permettent nullement de démontrer que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire (cf. art. 97 al. 1 et 105 al. 1 LTF), de sorte qu'elles sont rejetées, pour autant que recevables.