Citation: 9C_228/2007 24.09.2007 E. 4

La recourante reproche également à la juridiction cantonale d'avoir arbitrairement apprécié les documents médicaux figurant au dossier en n'y relevant pas certaines contradictions et en n'en déduisant pas une incapacité totale de travail après le 31 mars 2005. Il s'agit d'une question de fait que la Cour de céans revoit avec un pouvoir d'examen restreint (cf. ATF 132 V 393 consid. 3.2 p. 397 ss). En l'occurrence, l'intéressée se contente d'opposer l'avis des docteurs R.________, N.________ et D.________ à celui des docteurs B.________ et O.________ quant à l'évaluation de la capacité de travail, sans dire précisément, ni même schématiquement, en quoi l'opinion des médecins traitants serait plus pertinente que celle des experts. L'argumentation développée ne remet donc pas en cause l'appréciation des premiers juges qui avaient du reste déjà noté l'absence d'éléments convaincants ou probants dans les rapports des premiers médecins cités. On ajoutera que la quasi-totalité des documents en question sont des certificats médicaux dépourvus de toute observation, motivation et conclusion. Quant aux autres contradictions, alléguées mais non motivées, la recourante fait d'une part grief aux docteurs B.________ et O.________ d'avoir mentionné que les troubles thymiques répondaient mal aux traitements médicamenteux, mais qu'un tel traitement permettrait un retour à la normale. Elle omet cependant de préciser que les experts parlaient d'un traitement psychiatrique intégré comprenant une psychothérapie et un traitement médicamenteux optimal. D'autre part, il n'existe pas plus de contradiction entre le diagnostic du docteur M.________ et celui des docteurs B.________ et O.________ dès lors que le licenciement immédiat a engendré une dépression réactionnelle qui peut avoir entraîné à son tour une accentuation passagère et importante du trouble dépressif existant depuis 2002. On ajoutera que le refus de donner suite à une requête de mesures d'instruction, en l'espèce une expertise judiciaire ou l'audition des docteurs R.________, N.________, D.________ et B.________, au motif que les éléments de preuve au dossier étaient suffisants pour trancher ou que les mesures requises n'étaient pas pertinentes, représente une appréciation anticipée des preuves par l'autorité (cf. ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 428 sv., 125 I 127 consid. 6c/cc p. 134 sv., 124 V 90 consid. 5b p. 94, 122 II 464 consid. 4a p. 469, 122 III 219 consid. 3c p. 223 sv.). Cet acte ne représente pas une violation du droit d'être entendu (cf. ATF 129 II 497 consid. 2.2 p. 504 sv., 127 I 54 consid. 2b p. 56, 127 III 576 consid. 2c p. 578 sv., 126 V 130 consid. 2a p. 130 sv., 126 I 15 consid. 2a/aa p. 16 sv., 124 V 180 consid. 1a p. 181 et les références) dans la mesure où les premiers juges ont brièvement mais clairement motivé leur décision en démontrant que les preuves offertes ne pouvaient pas les amener à modifier leur opinion. L'autorité de première instance pouvait donc conclure à une amélioration de l'état de santé de l'intéressée ne justifiant plus l'octroi d'une rente postérieurement au 31 mars 2005. Le recours est donc entièrejment mal fondé.