Citation: 5A_618/2022 E. 4.4

4.4. En l'espèce, contrairement à ce qu'expose la recourante, l'arrêt attaqué n'est pas une décision finale au sens de l'art. 90 LTF, mais revêt indiscutablement une nature incidente étant donné qu'il ne met pas fin à la procédure en renvoyant la cause au juge de district pour qu'il donne la possibilité à l'intimée de prendre position sur un courrier de la recourante avant de rendre une nouvelle décision. Dès lors, il ne peut être attaqué qu'en présence de l'une des deux hypothèses de l'art. 93 al. 1 LTF. S'agissant d'une décision prise dans le cadre de mesures provisionnelles, l'hypothèse de l'art. 93 al. 1 let. b LTF doit d'emblée être écartée (ATF 144 III 475 consid. 1.2). Vu qu'il n'était pas manifeste que la décision attaquée ou la nature de la cause entraînait l'existence d'un préjudice irréparable (cf. supra consid. 4.3 in fine), il appartenait à la recourante d'alléguer et d'établir la possibilité que dite décision lui causait un tel dommage (cf. ATF 144 III 475 consid. 1.2; 142 V 26 consid. 1.2), ce qu'elle n'a pas fait puisqu'elle s'est limitée à alléguer à tort qu'il s'agissait d'une décision finale.