Citation: 4P.85/2006 04.07.2006 E. 9

La recourante estime qu'en refusant la traduction des pièces 100, 136 et 137, la cour cantonale aurait procédé à une application arbitraire de l'art. 9 LPC gen. et à une violation de son droit d'être entendu. L'art. 9 LPC gen. prévoit que les parties procèdent en langue française. Il est admis que la traduction des seuls passages topiques soit suffisante, lorsque des pièces volumineuses sont produites (Bertossa/Gaillard/Guyet/Schmidt, op. cit., vol. I, N 3 ad art. 9 LPC). S'agissant des pièces 136 et 137 mentionnées par la recourante, il n'y a pas lieu d'entrer en matière, dès lors que celle-ci n'explique nullement en quoi l'art 9 LPC gen. aurait été arbitrairement appliqué à leur sujet (cf. supra consid. 2.2). En ce qui concerne la pièce 100, la position de la recourante confine à la témérité. En effet, il ressort de l'arrêt entrepris que ce n'est que lors de l'audience de plaidoirie devant la cour cantonale que la recourante a requis la traduction intégrale de cette pièce et qu'elle n'a alors pas expliqué en quoi une traduction complète aurait pu lui servir. Devant la Cour de céans, la recourante ne le démontre du reste pas davantage; elle se contente d'affirmer qu'une traduction partielle de cette pièce revient à en dénaturer la portée, mais sans que l'on comprenne pourquoi. Dans ces circonstances, on ne voit manifestement pas que le refus des juges d'ordonner une traduction intégrale d'une telle pièce procéderait d'une application insoutenable de l'art. 9 LPC gen. On ne parvient pas davantage à saisir dans quelle mesure la pièce 100 aurait contenu des points pertinents sur lesquels la cour cantonale ne se serait pas expressément prononcée, violant le droit d'être entendu de la recourante. Le grief doit donc être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.