Citation: 4P.235/2002 25.02.2003 E. 2.3

2.3.1 Dans le cas présent, le recourant se plaint tout d'abord de ce que la cour cantonale se serait arbitrairement fondée sur une circonstance "totalement extrinsèque à toute analyse de fait devant permettre de déterminer selon le principe de la confiance la volonté supposée" des parties, concernant la limitation "à trois mois (du) délai de garantie de l'art. 197 CO". Dans la mesure où le recourant critique l'interprétation d'une clause du contrat de vente régi par les art. 184 ss CO et se réfère à l'application du principe de la confiance, qui est également une question de droit fédéral (art. 18 CO; ATF 127 III 248 consid. 3a et les arrêts cités), le moyen peut être pris en considération en instance de réforme. Le recourant l'a d'ailleurs bien compris puisque les développements consacrés à cette question en p. 6 et 7 du recours de droit public, sous lettre A, sont la copie littérale des arguments avancés de la p. 9 in fine à la p. 11 in initio, sous lettre B, de son recours en réforme. Il ne suffit en effet pas de dire que le droit fédéral a été violé arbitrairement pour transformer une question relevant de celui-ci en un objet de rang constitutionnel (Bernard Corboz, Le recours en réforme, in: Publication FSA, Les recours au Tribunal fédéral, volume 16 p. 38 et les références). Le grief ainsi articulé est irrecevable dans le cadre du présent recours de droit public, vu la subsidiarité de cette voie de droit (art. 84 al. 2 OJ). 2.3.2 Citant les art. 5 al. 3 et 203 CPC/FR, qui consacrent en procédure civile fribourgeoise le principe de la libre appréciation des preuves, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir apprécié de manière insoutenable les preuves afférentes aux trois défauts dont il s'est prévalu, qui concernent respectivement l'embrayage, la portière gauche et la perte d'huile. 2.3.2.1 Pour ce qui est de l'embrayage, l'autorité cantonale a remarqué que les parties divergeaient sur l'annonce de ce défaut le 27 avril 1998, tout en considérant qu'il était vraisemblable que la lettre du 15 mai 1998, mentionnant ce vice, reflétait bien la réalité de ce qui avait été dit le 27 avril 1998. Toutefois, le Tribunal cantonal note ensuite qu'il n'a plus été question, ni dans le devis du 18 mai 1998 de C.________, ni dans les rapports d'expertise privée de E.________, d'un quelconque problème d'embrayage, ce qui a conduit la Cour d'appel à admettre que ce dispositif mécanique n'avait jamais été affecté d'un défaut.