Citation: 4A_495/2022 E. 3.2

3.2. La partie recourante ne parvient nullement à insuffler un sentiment d'arbitraire, si tant est qu'elle respecte les exigences strictes de motivation y relatives. Il ne suffit pas d'invoquer des pans de témoignages non cités dans l'arrêt pour établir un arbitraire. L'autorité précédente n'a d'ailleurs pas manqué de souligner les contradictions affectant les témoignages livrés par les professionnels intervenus sur le chantier et ceux des riverains; elle a néanmoins confirmé l'appréciation portée par les premiers juges, en reprochant notamment aux CFF de tenter d'imposer leur propre vue. On ne discerne pas là un quelconque arbitraire. L'on ne voit pas non plus en quoi il serait arbitraire de s'appuyer sur des bulletins et autres informations publiés au sujet du chantier du CEVA. L'autorité précédente a fait preuve de circonspection à cet égard, confirmant l'importance du chantier, même réduit à des travaux de second-oeuvre. Ce n'est pas en usant de grands mots et en prétendant faire appel au bon sens que la partie recourante parviendra à démontrer l'existence d'un arbitraire. Arguer d'une prétendue contradiction entre le témoignage d'un chef de projet et un bulletin d'information CEVA ne suffit pas à établir un arbitraire, dont la cour de céans, encore une fois, ne relève aucune trace. En particulier, il n'était pas arbitraire de considérer que les nuisances sonores se sont poursuivies au-delà de fin juin 2016, respectivement que la creuse du tunnel, source de nuisances sonores, s'est poursuivie au-delà de la jonction des deux tronçons, arrêtée au 26 juin 2016.