Citation: I 695/02 22.07.2003 E. A

A.a Par décisions des 17 et 18 avril 1996, l'Office cantonal de l'invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office AI) a mis C.________, ressortissant turc né en 1957, au bénéfice d'une rente entière d'invalidité, ainsi que des rentes complémentaires pour son épouse et ses enfants à partir du 1er septembre 1992. Selon les constatations médicales de l'époque (cf. en particulier le rapport du Centre médical d'observation de l'assurance-invalidité [ci-après: COMAI] du 21 février 1996), l'assuré était atteint de lombalgies chroniques avec troubles dégénératifs sous forme d'une protrusion discale avec hernie discale médiane L5-S1 droite, d'un syndrome déficitaire sensitivo-moteur du sciatique poplité externe droit par atteinte au niveau du col du péroné, ainsi que d'une vraisemblable atteinte radiculaire compressive L5 et éventuellement S1; sur le plan psychique, il souffrait d'un état dépressif modéré avec syndrome somatique chez une personnalité narcissique. Il était de ce fait incapable de travailler dans une activité impliquant le port de charges, des positions assises ou debout prolongées ou dans toute activité nécessitant des mouvements répétitifs de flexion-extension du rachis. En outre, selon les médecins du COMAI, une reconversion professionnelle de l'assuré, qui, sans formation, avait exercé l'activité d'aide-mécanicien jusqu'au 31 juillet 1991 avant de s'annoncer à l'assurance-chômage, paraissait au-dessus de ses capacités adaptatives de par son trouble de la personnalité d'une part et de son état dépressif d'autre part (rapport du COMAI du 21 février 1996). A.b Dans le cadre d'une révision du droit à la rente, l'assuré a été examiné par le docteur R.________, neurologue, selon lequel l'atteinte tronculaire, périphérique, isolée et non évolutive dont il souffre (neuropathie du sciatique poplité externe droit au niveau du genou) ne l'empêcherait pas de mettre à profit sa capacité de travail résiduelle, estimée à 50 %, dans une activité ne nécessitant pas beaucoup de déplacements (rapport du 7 octobre 1999). Le médecin mentionne également l'absence de toute évolution significative au cours des huit dernières années. Dans un rapport du 10 février 2000, la doctoresse D.________, alors médecin traitant de C.________, a indiqué qu'il ne signalait aucun trouble de la lignée dépressive et ne prenait aucun traitement psychotrope; elle recommandait de procéder à une nouvelle évaluation psychiatrique. En conséquence, l'office AI a chargé le docteur S.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, d'une expertise. Ce praticien est arrivé à la conclusion que l'assuré ne présentait alors aucun trouble psychiatrique significatif qui justifiât une quelconque diminution de sa capacité de travail et que les réticences de ce dernier par rapport à un reclassement professionnel relevaient de facteurs extra-médicaux (rapport du 27 juin 2001). Se fondant sur ces pièces médicales, l'office AI a, par décision du 19 octobre 2001, remplacé la rente entière de l'assuré par une demi-rente, au motif qu'il disposait désormais d'une capacité de travail de 50 % dans une activité adaptée à son état de santé, ce qui lui permettait de réaliser un gain de 23'000 fr. par an. La comparaison avec un revenu sans invalidité, estimé à 54'600 fr. par an, conduisait à un taux d'invalidité de 58 %, ce qui ouvrait droit à une demi-rente d'invalidité à partir du 1er décembre 2001.