Citation: 4A_105/2008 17.02.2009 E. C

Parallèlement à son recours cantonal, X.________ SA (la recourante) a interjeté, le 25 février 2008 également, un "recours en matière civile et recours constitutionnel subsidiaire" au Tribunal fédéral. Elle concluait, avec suite de frais et dépens, à l'annulation de la décision du 13 février 2008, respectivement à sa réforme en ce sens qu'ordre est donné à Y.________, respectivement A.________ SA, de verser au dossier de la cause "copie complète de l'envoi, avec annexes (certificats et recommandations) adressé par Y.________ à B.________ de A.________ SA, quelle qu'en soit la date, mais apparemment en janvier/février 2006 ou en juillet/août 2005". Par ordonnance du 28 février 2008, le Président de la Cour de céans a suspendu la procédure de recours au Tribunal fédéral jusqu'à droit connu sur le recours pendant devant la Chambre des recours. Par arrêt du 3 octobre 2008, la Chambre des recours a écarté le recours cantonal. En substance, elle a considéré que quelle que soit la qualification de la requête en cause, le recours contentieux direct n'était pas ouvert contre la lettre du 13 février 2008; il en était de même du recours non contentieux des art. 489 ss du code de procédure civile (du canton de Vaud) du 14 décembre 1966 (CPC/VD; RSV 270.11); ce recours, limité en matière contentieuse au refus de procéder de l'office, était en effet subordonné à l'absence d'une autre voie de recours et à l'existence d'une suspension de l'instance assimilable à un déni de justice; ainsi, dans le cadre de la procédure contentieuse, ce recours n'était pas recevable contre les nombreuses décisions que le juge prend d'office en cours de procès, mais seulement lorsque celui-ci a négligé ou refusé de rendre un jugement ou de prendre une décision sur une requête d'une partie, ou s'il a refusé de procéder à une opération que lui impose la loi; en l'espèce, le premier juge avait statué sur la requête de la recourante, alors que le CPC/VD ne lui imposait pas d'y donner suite; il ne résultait de la lettre du 13 février 2008 aucune suspension de l'instance assimilable à un déni de justice; les jurisprudences - au demeurant anciennes, contestées et n'entrant pas dans le cadre général défini par la jurisprudence ultérieure - citées par la recourante n'étaient d'aucun secours pour celle-ci; on ne pouvait étendre la portée du recours non contentieux dans le domaine litigieux, sauf à contourner les choix délibérés du législateur en matière d'ordonnance sur preuves et de jugement incident. Le 5 novembre 2008, la recourante a déposé un "complément au recours en matière civile et recours constitutionnel subsidiaire" au Tribunal fédéral. Elle maintenait, sous suite de frais et dépens, les conclusions prises auprès de celui-ci le 25 février 2008 déjà, et précisait qu'elle concluait encore à l'annulation de l'arrêt du 3 octobre 2008, respectivement à sa réforme en ce sens qu'ordre est donné à Y.________, respectivement A.________ SA, de verser au dossier de la cause "copie complète de l'envoi, avec annexes (certificats et recommandations) adressé par Y.________ à B.________ de A.________ SA, quelle qu'en soit la date, mais apparemment en janvier/février 2006 ou en juillet/août 2005". Y.________ (l'intimée) a proposé, avec suite de frais et dépens, principalement l'irrecevabilité, subsidiairement le rejet de l'intégralité des conclusions des recours de son adverse partie et, par conséquent, la confirmation de la décision du 13 février 2008 et de l'arrêt du 3 octobre 2008. La Caisse Z.________ (l'intervenante) ne s'est pas déterminée dans le délai qui lui avait été imparti à cette fin.