Citation: 6B_1262/2023 E. 1.5

1.5. La recourante reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte des liens de dépendance morale et financière en particulier avec sa fille cadette, majeure, et considère que son expulsion porterait donc atteinte à sa vie familiale protégée par l'art. 8 CEDH. Or, la cour cantonale a tenu compte de la proximité des filles avec leur mère et leur attachement mutuel ( supra consid. 1.3). Elle a néanmoins considéré qu'il ne s'agit pas d'une relation de dépendance allant au-delà des liens affectifs normaux. Sous l'angle du financement de la formation, la cour cantonale n'a pas ignoré qu'une bourse a été octroyée à la fille cadette par le biais du décompte d'aide sociale de la recourante. En ce sens, elle a expressément proposé des pistes de financement, en mentionnant notamment les possibilités offertes par son entreprise formatrice. La recourante ne soulève aucun grief sur ce point. S'agissant du soutien moral, celui-ci ne suffit pas à fonder une atteinte protégée par l'art. 8 CEDH. En cela, l'argument de la recourante, selon lequel un soutien moral à distance est autrement moins efficace tombe à faux. S'agissant du besoin pour la fille cadette d'un suivi médical régulier pour des problèmes psychiques, la recourante échoue à démontrer en quoi il s'agirait d'une maladie grave nécessitant sa présence en Suisse et créant une relation protégée par l'art. 8 CEDH. S'agissant des liens avec les autres membres de sa famille, tous majeurs, la recourante échoue à démontrer une ingérence au sens de l'art. 8 CEDH. Enfin, la mesure n'empêchera pas la recourante d'entretenir des contacts avec ses filles et les autres membres de sa famille par le biais des moyens de télécommunication modernes et de visites en Italie (cf. en ce sens arrêt 6B_1089/2022 précité consid. 3.3).