Citation: 4A_425/2024 E. A

A.a. Le 1er septembre 2014, A.________ et B.________ (ci-après conjointement: les locataires, les demandeurs ou les recourants) ont pris à bail un appartement de deux pièces et demie dans un immeuble sis à Genève dont C.________ SA (ci-après: la bailleresse, la défenderesse ou l'intimée) est devenue propriétaire. L'appartement était occupé par A.________ (ci-après: le locataire principal) et son épouse. Le loyer mensuel de l'appartement s'élevait à 1'200 fr., acomptes de charges en sus. A.b. À compter du 16 juillet 2020, le locataire principal s'est plaint auprès de la bailleresse d'émanations quotidiennes de fumée de tabac dans son appartement et des conséquences de celles-ci sur sa santé. Il attribuait l'origine de ces émanations au nouveau locataire de l'appartement de l'étage inférieur dont il est avéré qu'il fumait régulièrement dans la cuisine de son logement, en présence de sa conjointe, également fumeuse. Dans ce contexte, le locataire principal a fourni à la bailleresse des relevés de capteurs électroniques de particules fines faisant état de pics de mesures le matin, à midi et le soir. Par ailleurs, une analyse conduite par le Centre universitaire romand de médecine légale sur des capteurs de nicotine installés dans l'appartement a relevé une faible présence quantifiable de nicotine équivalente à une consommation passive inférieure à 0,2 cigarette par jour. Ensuite d'une première mise en demeure de la bailleresse et d'une vérification du fonctionnement du système de ventilation de l'appartement par un mandataire ayant conclu à une absence de défauts dudit système, le locataire s'est plaint, le 21 décembre 2020, de la persistance d'une odeur de tabac dans son logement. Il a alors mis une nouvelle fois la bailleresse en demeure d'intervenir, sous la menace d'une consignation de loyer, à laquelle il procédera finalement le 26 janvier 2021. Le 31 janvier 2021, le locataire principal a informé la bailleresse de ce qu'il dormait depuis le 16 janvier 2021 à l'hôtel avec son épouse. Un second et un troisième mandataires sont par la suite intervenus dans l'appartement afin de procéder à des travaux sur le système d'aération, des défauts concernant des soupapes de ventilation ayant été constatés. En dépit de ces interventions, le taux de nicotine et de particules fines relevés dans le logement n'a pas été réduit (complètement d'office selon l'art. 105 al. 2 LTF). Le 19 mai 2021, les locataires ont pris à bail un appartement dans un autre immeuble. L'épouse du locataire principal déclarera, au cours d'une audience tenue le 30 novembre 2021, qu'avec son mari, ils n'avaient plus l'intention de revenir dans leur ancien appartement. L'état des lieux de sortie du logement loué à la bailleresse est intervenu le 2 mars 2022.