Citation: 4A_268/2022 E. A

A.a. Fin 2016, A.________ a entrepris d'importants travaux de rénovation d'une villa située à U.________, dont sa famille est propriétaire. L'exécution desdits travaux a été confiée à la société C.________, sise à V.________, en tant qu'entreprise générale, laquelle a notamment pour associés gérants D.________ et E.________. Le projet en question incluait la réalisation d'un grand aquarium dans le séjour de la villa destiné à accueillir plusieurs espèces de poissons. A.b. B.________ est une société de droit français ayant notamment pour but la réalisation d'aquariums. Son associé gérant unique est F.________. B.________, qui détient la marque commerciale G.________, a adressé plusieurs propositions à C.________ tendant à la conception, la fourniture et la pose d'un aquarium. Après avoir rejeté les trois premières propositions faites par B.________, dont la première incluait notamment un système de supervision visant à surveiller en direct le bon fonctionnement de l'aquarium, C.________ a accepté, en date du 5 janvier 2017, la quatrième offre présentée le 12 décembre 2016 par B.________. Sur cette base, un contrat a été établi le 11 janvier 2017. A.c. L'aquarium a été achevé et mis en eau le 2 avril 2017. C.________ a réceptionné l'ouvrage sans émettre la moindre réserve et a réglé l'intégralité des factures liées à la conception et à la réalisation de l'aquarium. Dans un compte rendu du 24 avril 2017, B.________ a rappelé qu'elle devait avoir accès à certaines informations afin de pouvoir sécuriser le fonctionnement biologique de l'aquarium dans le temps. En mai 2017, C.________ a adressé à F.________ une photographie d'une fuite dans le local technique de l'aquarium et lui a demandé s'il fallait qu'un plombier intervienne. F.________ lui a répondu le jour même qu'il n'y avait rien de grave. En parallèle, C.________ s'est plainte du volume sonore trop important émanant du local technique. B.________ a rétorqué ne pas être responsable de la problématique acoustique, dès lors qu'elle n'avait reçu aucune demande à cet égard. F.________ a proposé d'installer des pompes visant à réduire le niveau sonore. Entendu en cours de procédure, il a toutefois déclaré que la société C.________ avait fait appel à un tiers qui avait installé des pompes nettement moins puissantes ne permettant pas d'obtenir suffisamment de pression pour une exploitation optimale de l'aquarium, ce qui avait un effet direct sur la qualité de l'eau et la propreté de l'aquarium. Dans un document rédigé en juin 2017, B.________ a indiqué qu'il restait des travaux d'électricité à terminer, en particulier la mise en place des prises électriques 230V dans le local technique et au-dessus de l'aquarium ainsi que le raccordement définitif des équipements de l'aquarium qui fonctionnait alors par des branchements provisoires. B.________ insistait sur le fait que l'aquarium était alors pleinement opérationnel et que les coupures d'électricité ne devaient pas excéder une demi-journée. A.d. Le 19 mai 2017, B.________ a présenté à A.________ une proposition de contrat de maintenance, qui avait été établie et remise le 12 décembre 2016 à C.________. Les prestations offertes incluaient une visite hebdomadaire de contrôle et de soin aux poissons par un technicien de B.________ ainsi qu'une visite annuelle de maintenance par un ingénieur de la société précitée moyennant le versement d'un prix de 42'400 euros. La proposition en question prévoyait qu'une remise de 50'000 euros serait opérée sur le prix de l'aquarium en cas de signature d'un contrat de maintenance d'une durée de cinq ans. Une indemnité en cas de rupture injustifiée dudit contrat de maintenance d'un montant de 10'000 euros par année restante était en outre stipulée. Par courrier électronique du 4 juillet 2017, B.________ a rappelé à C.________ que la signature du contrat de maintenance était urgente compte tenu de l'empoissonnement prévu prochainement. A une date indéterminée mais postérieure au 4 juillet 2017, A.________ a retourné le contrat de maintenance signé avec la mention " bon pour accord et paiement ". Les prestations de maintenance prévues par le contrat ont débuté le 15 août 2017, date à partir de laquelle celles-ci ont été facturées. A.e. A une date indéterminée, un premier empoissonnement est intervenu. Par courrier électronique du 14 août 2017, C.________ a prié B.________ de vérifier la bonne santé des poissons, tout en soulignant qu'il manquait certains spécimens et que l'eau était particulièrement trouble. F.________ lui a répondu le même jour avoir procédé à l'empoissonnement par anticipation pour faire plaisir, tout en indiquant qu'il fallait terminer l'ensemble et sécuriser la maintenance générale de l'aquarium. Il a précisé que le distributeur de nourriture serait installé en même temps que le reste des animaux. Fin août 2017, les poissons présents dans l'aquarium sont morts. B.________ est intervenue le 31 août 2017 pour déterminer la cause de mortalité de ceux-ci. Dans son rapport du même jour, elle a indiqué que de l'eau de mer avait été ajoutée le 21 juin 2017 mais que l'aquarium ne contenait pourtant plus que de l'eau douce le 31 août 2017. Seule la mise sous tension accidentelle de la pompe de mélange avait pu entraîner un débit d'eau douce dans la cuve tampon pour provoquer son débordement et la dilution de l'eau de mer de l'aquarium. Afin d'éviter un nouvel accident, B.________ avait remplacé la vanne d'alimentation de la cuve tampon par une autre, protégée au moyen d'un cadenas. A.f. Le 3 octobre 2017, B.________ est intervenue en raison d'un problème au niveau de la température de l'eau de l'aquarium. Dans son rapport d'intervention, elle a indiqué qu'une supervision de l'aquarium était indispensable afin de pouvoir réagir rapidement en cas de problème. Elle a précisé qu'elle introduirait quelques " poissons tests " une fois que la température de l'eau aurait diminué. Le 18 octobre 2017, B.________ a constaté la bonne santé des poissons tests. Elle a indiqué qu'elle programmerait la suite de l'empoissonnement dès que la supervision de l'aquarium lui permettrait de sécuriser celui-ci. F.________ a maintenu sa position, nonobstant l'insistance de D.________ pour un empoissonnement rapide. Le 26 octobre 2017, C.________ a fait part à F.________ du mécontentement de A.________ quant à la qualité du nettoyage de l'aquarium effectué par son sous-traitant ainsi que de la tenue vestimentaire inadéquate de ce dernier. B.________ a réagi à ces plaintes en faisant intervenir un autre technicien qui n'a suscité aucune remarque. Le 23 janvier 2018, E.________ a indiqué à F.________ que l'entretien de l'aquarium semblait bien organisé, mais que quelques améliorations esthétiques seraient souhaitables. F.________ lui a répondu qu'un nouveau lâcher de poissons interviendrait le 13 février 2018 et qu'il réglerait à cette occasion les détails d'ordre esthétique. A.g. Le 13 février 2018, un nouvel empoissonnement a eu lieu. Dans son rapport d'intervention du 13 février 2018, B.________ a fait état de défauts de fonctionnement de l'électrovanne d'apport d'eau douce, du capteur de niveau et de la régulation électronique. En outre, le système de supervision de l'aquarium n'était toujours pas opérationnel. Ledit système n'avait pas été installé début mai 2018, malgré les demandes formulées en ce sens par F.________. En juin 2018, de nombreux poissons ont péri dans l'aquarium. Selon H.________, intervenant pour le compte de B.________, la mort des animaux avait été provoquée par une vanne d'arrivée d'eau douce qui était restée ouverte à cause d'une panne électrique. Faute d'installation d'un système de supervision, ce problème n'avait pas pu être détecté immédiatement. Le 25 juin 2018, B.________ a signalé à C.________ que les modifications apportées par une entreprise tierce à l'armoire de contrôle de l'aquarium perturbaient gravement son fonctionnement et portaient atteinte à l'intégrité des installations. Le 9 août 2018, F.________ a indiqué qu'un nouvel empoissonnement aurait lieu en août 2018. Le 14 août 2018, il a fait savoir à C.________ que celui-ci devait être reporté en raison d'un défaut du capteur de niveau de l'aquarium. B.________ n'a finalement jamais procédé à ce nouvel empoissonnement. A.h. Le 14 août 2018, B.________ a transmis à A.________ une facture FA1824 pour un montant de 42'400 euros relative aux prestations de maintenance pour les quatre premiers trimestres contractuels. A.i. En octobre 2018, dix poissons ont péri dans l'aquarium. Au mois de novembre 2018, A.________ a fait réaliser une expertise privée de l'aquarium. Les experts privés ont conclu à la présence de nombreux défauts affectant l'aquarium et la maintenance de celui-ci. Fin décembre 2018, il restait neuf poissons vivants dans l'aquarium. A.j. A la fin du mois de janvier 2019, A.________ a résilié unilatéralement le contrat de maintenance avec effet au 5 février 2019. Le 26 janvier 2019, B.________ a adressé à A.________ une facture FA1928 d'un montant de 18'549.97 euros pour les prestations effectuées lors des deux premiers trimestres de la seconde année contractuelle. Par courrier électronique du 28 janvier 2019, E.________ lui a répondu qu'un virement devrait lui parvenir sous 48 heures. A.k. Le 3 février 2019, F.________ a indiqué n'avoir jamais reçu le paiement de ses factures. Dans le cadre de leurs discussions, B.________ et C.________ ont établi le 20 février 2019 une convention prévoyant notamment le paiement d'un montant de 5'000 euros de la part de la société C.________ en faveur de B.________. Après réception du versement, cette dernière déclarait irrévocablement n'avoir plus aucune prétention à faire valoir à l'encontre de la société C.________. A.l. Le 27 février 2019, F.________ a indiqué à C.________ n'avoir reçu aucun paiement. Le 15 mars 2019, A.________ a payé la facture FA1824 d'un montant de 42'400 euros. Le 3 avril 2019, B.________ a mis en demeure A.________ de s'acquitter du solde de la facture FA1928 du 26 janvier 2019 ainsi que de 35'625 euros à titre d'indemnité pour rupture anticipée du contrat de maintenance. A.m. Le 8 mai 2019, B.________ a fait notifier à A.________ un commandement de payer, lequel a été frappé d'opposition.