Citation: 2C_395/2021 E. 6.2.1

6.2.1. L'autorité précédente a tout d'abord constaté que le comportement de la recourante durant la période sous enquête devait être effectivement examiné à l'aune de la LCart, qui trouvait sans conteste application dans le cas d'espèce. La loi fédérale du 30 avril 1997 sur les télécommunications (LTC; RS 784.10), en particulier, ne constituait pas une prescription réservée au sens de l'art. 3 al. 1 let. a LCart, de sorte qu'elle n'excluait aucune compétence de la COMCO en la cause. Le Tribunal administratif fédéral a ensuite confirmé le constat de cette dernière selon lequel la recourante avait disposé - à tout le moins entre 2008 et 2016 - d'une position dominante sur le marché du raccordement des immeubles au réseau câblé reposant sur la technologie CATV - à savoir sur le marché du raccordement au téléréseau - en Ville de Genève, dès lors que l'intéressée était l'unique entreprise à détenir une telle infrastructure sur ce territoire et que le raccordement d'un immeuble à ce réseau n'était pas interchangeable avec d'autres types de raccordement filaire. Or, d'après le Tribunal administratif fédéral, la recourante avait profité de cette position dominante et du fait qu'un raccordement à son téléréseau était essentiel aux yeux des propriétaires pour s'assurer, grâce à diverses clauses contractuelles, un certain pouvoir de contrôle sur l'IDI coaxiale des bâtiments raccordés à son réseau câblé et pour empêcher de cette manière une utilisation de cette infrastructure par d'autres entreprises. La recourante aurait de la sorte imposé des conditions commerciales inéquitables, mais aussi limité les débouchés d'entreprises concurrentes, de même que le développement technique, sans véritables justifications commerciales objectives. D'après le Tribunal administratif fédéral, l'intéressée aurait ainsi adopté un comportement illicite au sens de l'art. 7 al. 2 let. c et e LCart.