Citation: 6B_1029/2023 E. B

Par jugement du 8 mai 2023, la Cour d'appel pénale du canton de Vaud a partiellement admis l'appel formé par A.A.________ et a reformé le jugement du 6 décembre 2022 en ce sens que A.A.________ est condamné à une peine privative de liberté de trois ans, que l'exécution d'une partie de la peine privative de liberté, portant sur 18 mois, est suspendue et qu'un délai d'épreuve de cinq ans lui est imparti. Elle a confirmé le jugement pour le surplus. Les faits qui ressortent du jugement sont les suivants: B.a. A.A.________ est né en 1981 au Kosovo, pays dont il est ressortissant. Il a été élevé par ses parents, avec ses trois frères et soeurs, et a suivi l'école obligatoire dans son pays d'origine jusqu'à l'âge de quinze ans. En 1998, il est parti seul en Allemagne, où il a travaillé comme plâtrier-peintre. Il est rentré au Kosovo deux ans plus tard. A l'occasion d'une fête, il a rencontré la plaignante B.A.________, qu'il a rejointe en Suisse en 2003. Ils se sont mariés le 15 décembre de la même année. Trois enfants sont nés de cette union, C.A.________ en 2005, D.A.________ en 2007 et E.A.________ en 2012. A.A.________ a fondé la société F.________ Sàrl, active dans le domaine du coffrage depuis les années 2014-2015. Il réalisait un salaire d'environ 4'500 fr. par mois. À la suite d'une maladie survenue en 2020, il a souffert de maux de dos et a dû subir une opération de l'épaule à l'été 2020. Il n'a plus travaillé et son entreprise est tombée en faillite. Il a ensuite bénéficié de mesures de réinsertion professionnelle par le biais de l'assurance-invalidité. Alors qu'il était au bénéfice d'un contrat d'intérimaire et qu'il travaillait pour l'entreprise G.________ SA à V.________, il a subi un accident professionnel au mois de septembre 2021. En février 2022, alors qu'il était hospitalisé pour des céphalées, un anévrisme lui a été diagnostiqué, lequel a été opéré le 9 juin 2022. Après avoir bénéficié des prestations de l'assurance accident pendant un temps, il a été mis au bénéfice de prestations complémentaires de l'assurance-invalidité à hauteur de 2'000 fr. par mois. Depuis le mois d'avril 2023, il a repris un emploi en qualité de coffreur auprès de l'entreprise H.________ et perçoit un revenu mensuel net de 5'300 fr. à ce titre. Au lendemain des débats de première instance, le 7 décembre 2022, A.A.________ a quitté le domicile familial. Il vit depuis lors chez sa soeur, à laquelle il ne verse aucune contribution pour le loyer. Son épouse bénéficie d'une rente complète d'invalidité de 3'300 à 3'400 fr. par mois. Il ne contribue pas de manière régulière à l'entretien de sa famille, mais déclare donner de l'argent à son épouse quand elle en a besoin. Il a des dettes à hauteur d'environ 100'000 francs. A.A.________ est suivi par I.________, à raison d'une fois par mois. B.b. À tout le moins à deux reprises entre 2012 et 2019, à U.________, avenue de W.________ xxx, A.A.________ a forcé son épouse B.A.________ à entretenir des relations sexuelles vaginales et anales avec lui. Quand bien même celle-ci lui avait manifesté verbalement son refus de tout acte sexuel et avait adopté une position latérale pour échapper à ses assauts, il a insisté pendant cinq à six minutes avant qu'elle cède, usant de l'emprise psychologique qu'il avait sur elle, B.A.________ étant en outre dans l'incapacité de résister physiquement de peur de réveiller les enfants. B.c. A une occasion entre 2012 et 2019, à U.________, avenue de W.________ xxx, A.A.________ a pénétré de force analement et vaginalement son épouse B.A.________ avec un concombre. B.d. A tout le moins à une occasion entre 2012 et 2019, à U.________, avenue de W.________ xxx, A.A.________ a forcé son épouse B.A.________ à le masturber et à lui prodiguer une fellation alors qu'il regardait un film pornographique, en la tenant par les cheveux. B.e. Entre le mois de décembre 2018 et le mois de janvier 2019, durant un week-end, à U.________, avenue de W.________ xxx, A.A.________ est rentré alcoolisé vers 3h00 au domicile conjugal. Il s'est rendu vers son épouse B.A.________ qui dormait, l'a réveillée et a fortement insisté pour entretenir une relation sexuelle. Face à son refus, il lui a tenu les poignets avec ses mains et l'a pénétrée de force et contre son gré analement avec son sexe, jusqu'à éjaculation. B.A.________ lui a répété pendant tout le rapport sexuel qu'elle ne voulait pas. Elle a pleuré et a eu mal pendant plusieurs jours. B.f. Depuis la fin de l'année 2017 jusqu'en 2019, notamment le 11 novembre 2019 vers 5h30, à U.________, avenue de W.________ xxx, lors de disputes, A.A.________ a régulièrement déclaré à son épouse B.A.________ qu'il allait la tuer et la jeter du balcon. B.g. Le casier judiciaire suisse de A.A.________ est vierge de toute inscription.