Citation: 4C.195/1999 24.07.2000 E. 4

4.- A titre subsidiaire, le défendeur considère que les juges ont fait une application erronée de l'art. 18 CO en retenant que les parties avaient convenu sans réserve une clause d'approvisionnement exclusif. Pour déterminer l'objet et le contenu d'un contrat, le juge doit recourir en premier lieu à l'interprétation dite subjective, c'est-à-dire rechercher en fait la commune et réelle intention des parties, le cas échéant sur la base d'indices (art. 18 CO; ATF 125 III 305 consid. 2b p. 308). L'interprétation subjective repose donc sur l'appréciation des preuves et est soustraite comme telle à l'examen du Tribunal fédéral saisi d'un recours en réforme (ATF 118 II 365 consid. 1 p. 366 in limine). Le comportement des parties postérieur à la conclusion du contrat constitue un indice de la volonté réelle des cocontractants; les déductions que l'autorité cantonale en tire relèvent du fait et sont dès lors également soustraites à l'examen du Tribunal fédéral statuant en tant que juridiction de réforme (art. 63 al. 2 OJ; ATF 123 III 129 consid. 3c p. 136). En l'espèce, les premiers juges n'ont procédé qu'à l'interprétation subjective du contrat litigieux et leur appréciation du comportement des parties après conclusion du contrat n'a également relevé que du fait. La critique formulée par le défendeur au sujet du résultat de cette appréciation est donc irrecevable en vertu de l'art. 55 al. 1 lettre c 3e phrase in limine OJ et des arrêts précités.