Citation: 8C_400/2022 E. 1

Il aura également échappé aux premiers juges que l'intimée a omis de se prononcer sur l'octroi de prestations d'assurance au-delà du 31 décembre 2019 à la seule aune de la diminution auditive du côté droit, qui est étrangère aux troubles liés au tinnitus et qui a été provoquée - selon l'appréciation du docteur D.________ à laquelle le docteur C.________ s'est rallié - par l'accident du 24 août 2018. D'une part, cette perte d'ouïe est attestée par deux spécialistes en oto-rhino-laryngologie, et le médecin d'arrondissement de l'intimée a lui-même reconnu qu'elle était en lien de causalité avec l'événement accidentel. D'autre part, il ressort du rapport final du SMR de l'assurance-invalidité du 29 octobre 2019 que la capacité de travail du recourant dans son activité habituelle de maçon chef d'équipe est nulle, dès lors que ladite activité "ne respecte pas la limitation fonctionnelle concernant l'éviction [sic] de milieux trop bruyants". Par conséquent, l'intimée aurait dû examiner si elle était tenue d'allouer des prestations au recourant au-delà du 31 décembre 2019 en raison de la diminution auditive consécutive au traumatisme acoustique survenu le 24 août 2018. Elle aurait en particulier dû se prononcer sur la capacité de travail du recourant dans son activité habituelle en considération de ladite diminution auditive et, en cas d'incapacité totale ou partielle et pour autant que l'état de santé du recourant sur ce point ait été stabilisé au sens de l'art. 19 al. 1 LAA, évaluer le taux d'invalidité sur la base de l'art. 16 LPGA (RS 830.1).