Citation: 6B_858/2022 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a retenu, au moment de fixer la peine, que la faute du recourant devait être qualifiée de très lourde dès lors qu'il s'en était pris soudainement et violemment à l'intimée qui lui avait offert un toit pendant quelques jours, alors qu'elle même vivait dans une grande précarité et qu'il n'avait jamais exprimé les motivations de son geste, qui avait été gratuit, d'une grande violence, dépourvu de sens et ne répondant à aucune provocation. Ce geste n'avait au demeurant jamais expressément été reconnu. Elle a indiqué que les conséquences de celui-ci auraient pu être bien plus graves sans la réactivité de l'intimée et que, abstraitement, ces faits emporteraient en réalité une peine privative de liberté de l'ordre de huit ans. Toutefois, compte tenu de sa responsabilité restreinte, c'est plutôt une peine hypothétique de six ans qui devrait être prononcée. La cour a encore ajouté, qu'au vu de la mauvaise situation personnelle du recourant, ses mobiles résultant d'un défoulement colérique et incontrôlé, et ses antécédents, cette peine aurait dû être portée à sept ans. Elle a conclu que la peine, ne pouvant être aggravée (art. 391 al. 2 CPP), devait être considérée comme adéquate et confirmée.