Citation: 5A_399/2019 E. 4.2.4

4.2.4. Selon la recourante, l'autorité cantonale aurait aussi refusé à tort d'inclure dans les acquêts de l'intimé l'indemnité de départ de 500'000 fr. que celui-ci a perçue pour avoir libéré de manière anticipée l'appartement qu'il occupait. Elle soutient qu'il était arbitraire de retenir qu'une telle somme puisse être versée pour un pareil motif. Selon elle, il ne pourrait s'agir que d'un dédommagement pour les frais investis dans ce bien par le locataire, ce qui témoignerait d'une installation luxueuse. De plus, l'utilisation de ce montant par l'intimé aux fins de rembourser une partie de ses dettes à l'égard d'un ami ne serait pas prouvée. Pour cette raison également, le compte d'acquêts de l'intimé aurait été établi de façon arbitraire et en violation du droit. Comme le relève l'arrêt entrepris, en cas de divorce, la dissolution du régime de la participation aux acquêts rétroagit au jour de la demande (art. 204 al. 2 CC). Les acquêts et les biens propres de chaque époux sont disjoints dans leur composition à cette date (art. 207 al. 1 CC). Dès ce moment-là, il ne peut plus y avoir formation de nouveaux acquêts ou accroissement de ceux-ci, ni de modification des passifs du compte d'acquêts. Les biens acquis après la fin du régime de la participation aux acquêts n'entrent donc en principe plus dans les biens qui doivent être qualifiés d'acquêts ou de biens propres et échappent aux opérations de liquidation du régime (ATF 137 III 337 consid. 2.1.1; 136 III 209 consid. 5.2; arrêts 2C_285/2019 du 9 mars 2020 consid. 9.3; 5A_70/2018 du 23 octobre 2018 consid. 3.3.3 et les références). L'indemnité de 500'000 fr. ayant été perçue au mois d'octobre 2012, soit postérieurement à la liquidation du régime matrimonial intervenue le 10 décembre 2010, l'autorité cantonale a estimé, à l'instar du premier juge, qu'elle ne pouvait être prise en compte dans la liquidation du régime matrimonial, indépendamment de l'affectation qui en avait été faite. Or la recourante ne critique absolument pas ce raisonnement. Partant, sa critique est irrecevable (art. 42 al. 2, 106 al. 2 LTF).