Citation: I 250/02 25.10.2002 E. 1

1.1 L'office recourant reproche aux premiers juges une violation de son droit d'être entendu (art. 29 Cst.), au motif qu'ils ont omis de lui donner l'occasion de se déterminer sur le fond du litige - son préavis du 18 janvier 2002 ne concernant que «la question du rétablissement de l'effet suspensif au recours» de l'intimé -, alors qu'ils ont rendu un jugement au fond tendant à l'annulation de sa décision du 26 octobre 2001. Si le recourant ne saurait se prévaloir directement des garanties de procédure que la Constitution accorde aux particuliers, il dispose néanmoins de la faculté de se plaindre de la violation de ses droits de partie, comme le ferait un justiciable, dès lors que la qualité pour former recours de droit administratif contre le jugement cantonal - et les droits de partie qui en découlent - lui est reconnue (art. 103 let.c OJ, 201 et 202 RAVS en corrélation avec l'art. 89 RAI). Selon la jurisprudence et la doctrine, l'autorité qui a rendu la décision initiale conserve sa qualité de partie tout au long de la procédure de recours et jouit de tous les droits attribués par la loi aux parties (ATF 105 V 188 consid. 1; Rhinow/Koller/Kiss, Öffentliches Prozessrecht und Justizverfassungsrecht des Bundes, n° 784 et ss, pp. 151-152; Kölz/Häner, Verwaltungsverfahren und Verwaltungsrechtspflege des Bundes, 2e éd. n° 523 et ss, pp. 189-190).