Citation: 2C_391/2024 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, il ressort des constatations cantonales qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) que le courrier du 2 mai 2023 du Service cantonal faisait expressément référence au renouvellement de l'autorisation d'usage accru délivrée au recourant "le 07/11/2017", et que le courrier du 31 mai 2023 concernait explicitement celle délivrée "le 11 décembre 2017". On ne voit manifestement pas en quoi ces indications pourraient être interprétées comme des renseignements erronés ou pouvant prêter à confusion. Chaque courrier fait au contraire clairement et séparément référence aux dates de délivrance distinctes de chacune des deux autorisations obtenues par l'intéressé, et celui-ci pouvait déduire sans ambiguïté de celles-ci de quelles plaques d'immatriculation il s'agissait. Que le numéro des plaques n'ait pas été indiqué ne change rien au fait que l'intéressé pouvait raisonnablement et aisément procéder à la déduction de ce qui précède. Enfin, la lettre du 31 mai 2023 ne fait à aucun moment référence au délai de renouvellement indiqué dans celle du 2 mai 2023, ni n'évoque, même implicitement, la prolongation de celui-ci. Aucune promesse dans ce sens ne ressort d'ailleurs des échanges qui sont intervenus ultérieurement entre l'autorité cantonale et l'intéressé, et ce dernier ne prétend pas le contraire. Pour le reste, quoi qu'il en pense, le recourant ne saurait, sous l'angle de la bonne foi, tirer aucun avantage du fait qu'il s'est acquitté des émoluments annuels relatifs à ses deux autorisations d'usage accru. Si ces paiements témoignent certes qu'il avait l'intention de renouveler lesdites autorisations, il n'en demeure pas moins qu'il connaissait, ou tout au moins qu'il aurait dû connaître s'il avait fait preuve de diligence, les démarches et les délais pour ce faire. A cet égard, sa situation diffère de façon substantielle de celles ayant prévalu dans les arrêts 2C_138/2024 du 26 juin 2024 et 2C_195/2024 du 11 septembre 2024 rendus par la Cour de céans, où les chauffeurs concernés contestaient avoir reçu les courriers du Service cantonal et les indications - qui plus est viciées - qui y figuraient s'agissant des réquisits de renouvellement et où lesdits chauffeurs attendaient de bonne foi d'être informés à ce sujet par le Service cantonal. Or, dans le présent cas, le recourant ne conteste pas avoir reçu les deux courriers d'information des 2 et 31 mai 2024, et les indications qui y figuraient n'étaient pas, comme on l'a vu, erronées ou même ambiguës. Il aurait donc pu et dû s'y conformer, ce qu'il a au demeurant fait s'agissant de l'autorisation liée aux plaques d'immatriculation GE yyy. Il convient de rappeler que dans sa requête en renouvellement du 10 août 2023, il n'a renvoyé qu'aux plaques GE yyy.