Citation: 4A_293/2017 E. 3.3

3.3. En l'occurrence, il n'y a pas à examiner la question plus avant dans la mesure où les circonstances concrètes conduisent de toute façon au rejet du grief. Alors que le glissement de terrain de janvier 2011 avait été annoncé à la direction des travaux, qui avait fait en sorte jusque-là de faire procéder aux travaux de retouche et d'élimination des défauts, O.________ a pris l'initiative d'envoyer une déclaration de sinistre à l'assurance et d'en transférer une copie à l'un des maîtres de l'ouvrage. Ceux-ci ont alors adressé leur courrier du 15 avril 2011 au prénommé. Comme les maîtres l'ont fait observer dans la procédure d'appel (réponse du 4 janvier 2016 p. 5 s. = p. 422 s. du dossier cantonal), c'est ensuite M.________ qui a transmis le devis pour un mur de protection, en indiquant sur l'en-tête de sa missive du 26 juillet 2011 les noms des trois entrepreneurs, suivis de l'adresse « rue...,...». Les maîtres ont alors envoyé leur courrier du 9 août 2011 à cette adresse et au nom des trois entrepreneurs. Les entrepreneurs ont contesté leur responsabilité par courrier du 9 septembre suivant, selon l'arrêt attaqué qui n'est pas discuté sur ce point. Eu égard à leur propre attitude, les entrepreneurs ne sauraient de bonne foi reprocher aux maîtres de ne pas avoir formellement envoyé leurs deux courriers à l'adresse particulière de chaque entrepreneur.