Citation: 1C_11/2025 E. 1

La Commune de Monthey n'apporte aucun élément qui permettrait de retenir que le parcage sauvage sur l'avenue de l'Industrie revêtirait une problématique telle qu'il s'imposerait de lui permettre d'exécuter immédiatement les travaux de réaménagements visant à y remédier et de ne pas attendre l'issue de la procédure ordinaire de recours. En particulier, elle ne prétend pas que des accidents seraient survenus pour cette raison, notamment devant les locaux commerciaux de C.C.________ SA, en sorte qu'il n'y a pas lieu d'approfondir le point de savoir si le stationnement de véhicules devant cet établissement est ou non illicite. L'avenue de l'Industrie est une rue à sens unique, aménagée en zone de rencontre, où la vitesse est limitée à 20 km/h et où les piétons sont prioritaires. On est en droit d'attendre à ce que les automobilistes en tiennent compte et qu'ils fassent en sorte de ne pas les gêner ou de les entraver notamment en parquant illicitement (cf. arrêt 1C_291/2015 du 16 octobre 2015 consid. 2.3). La possibilité de procéder à des contrôles réguliers des organes de police, d'infliger des amendes aux contrevenants, voire de procéder à la mise en fourrière des véhicules stationnés illicitement, comme le prévoit l'art. 23 al. 1 de la loi cantonale d'application de la législation fédérale sur la circulation routière du 30 septembre 1987 (LALCR; RS/VS 741.1), apparaît a priori suffisante pour lutter contre le problème de parcage sauvage invoqué par la Commune de Monthey jusqu'au prononcé de la décision finale. La Commune de Monthey soutient dans ses déterminations qu'il y aurait une urgence à réaliser sans délai les travaux d'aménagement litigieux afin de ne pas perdre les subventions que la Confédération s'est engagée à allouer dans le cadre du projet d'agglomération "Chablais Agglo". L'arrêt attaqué ne se prononce pas davantage sur ce point. Il n'y a pas lieu d'examiner ce qu'il en est. Comme indiqué ci-dessus, l'objet de la contestation devant le Tribunal fédéral est limité aux aménagements routiers prévus devant la parcelle n° 833. La Commune de Monthey est en droit d'exécuter les autres travaux d'aménagement dans l'intervalle sur la base de l'arrêt du 10 décembre 2024 et de la décision d'approbation du Conseil d'État qui retire l'effet suspensif à un éventuel recours. L'exécution des travaux devant la propriété des recourants ne se justifient dès lors pas davantage pour ce motif. Enfin, l'arrêt attaqué ne répond que très sommairement à l'argument des risques d'accident qu'entraîneraient les aménagements prévus au droit de la parcelle n° 833 (plots en béton, banc, arbre en pot, bacs à fleurs en béton et parterre végétal) invoqué par les recourants pour justifier la restitution de l'effet suspensif. Dès lors que l'urgence à exécuter sans délai ces aménagements n'a pas été démontrée, il n'y a pas lieu d'examiner plus avant ce point, si ce n'est pour constater qu'un début des travaux ferait obstacle à la solution alternative proposée par l'auteur du rapport d'analyse produit par les recourants sur laquelle l'arrêt attaqué ne se prononce pas.