Citation: 5A_608/2019 E. A

A.a. A.A.________ (1965) et B.A.________ (1969), se sont mariés le 13 avril 1996. Ils ont un fils, né en 2003. La famille a d'abord vécu à U.________ (GE) puis s'est installée à V.________ (VS), dans un chalet propriété de la mère de A.A.________. Les époux vivent séparés depuis le mois de juillet 2017. Selon l'arrêt attaqué, B.A.________ vit désormais à Genève tandis que A.A.________ est demeuré en Valais avec sa nouvelle compagne et leur fils né en avril 2017. A.b. Au cours du mois de juillet 2017, B.A.________ a procédé, en sa faveur, à des transactions financières de plus d'un million de francs depuis certains comptes bancaires dont son époux était titulaire. Elle a été condamnée le 4 avril 2018 par ordonnance pénale du Ministère public pour vol, détérioration de données, utilisation frauduleuse d'un ordinateur, gestion déloyale, faux dans les titres et blanchiment d'argent. L'essentiel des sommes prélevées a été restitué en cours de procédure. B.A.________ a néanmoins fait opposition de sa condamnation; la procédure est actuellement pendante devant le Tribunal pénal du canton de Genève. A.c. La situation financière des parties peut être brièvement résumée ainsi: A.c.a. A.A.________ est ingénieur ETS, titulaire d'un master en sciences et spécialiste en informatique. Il est administrateur de l'entreprise individuelle C.________, laquelle, selon les bilans produits en instance cantonale, ne génère plus qu'un faible chiffre d'affaires depuis 2013; il gère également la société D.________, nom commercial d'une société non inscrite au registre du commerce, dont il indique que le chiffre d'affaires est cependant minime. A.A.________ soutient travailler actuellement avec sa compagne sur un projet d'entreprise dans le domaine immobilier en Espagne et avoir acquis un appartement dans ce pays pour un montant de 105'000euros, hors frais de notaire, afin de le rénover et de le mettre en location par la suite. A.A.________ allègue également des problèmes de santé l'entravant dans sa capacité de travailler: différents rapports médicaux font état de troubles ophtalmologiques et son médecin généraliste a établi un arrêt de travail à 75% pour le mois de décembre 2018. Les charges de A.A.________ s'élèvent à 3'407 fr. par mois, l'intéresséexpliquant subvenir, en sus, aux besoins de sa compagne, actuellement sans emploi, et de leur fils commun. Les charges mensuelles de celui-ci se chiffrent à 966 fr. A.c.b. B.A.________ est titulaire d'une maturité commerciale ainsi que d'un diplôme de l'école supérieure de commerce. Elle est aussi détentrice d'une attestation pour la pratique de l'épilation électrique définitive. B.A.________ a exercé différents emplois avant son mariage, entre 1989 et 1995. De janvier 2003 à fin décembre 2016, elle étaitemployée à hauteur de 20% de la société C.________, s'occupant de la gestion comptable et du secrétariat. Son salaire annuel s'élevait à environ 20'000 fr., sans qu'il ne lui soit cependant versé. Depuis la séparation, B.A.________ n'a répondu qu'à une offre d'emploi pour un poste de conductrice d'autobus/trolleybus auprès de E.________, sans succès. Elle n'est pas inscrite au chômage, a prétendu effectuer des démarches afin de se réorienter, pour finalement déclaré être en incapacité totale de travail ou de recherche de travail depuis le 29 avril 2018, ce pour une durée indéterminée, produisant à cet égard un certificat médical. Les charges mensuelles de B.A.________ s'élèvent à 3'433 fr. Ce montant n'est pas contesté. Celles du fils des parties se chiffrent à 1'408 fr. 75, montant qui n'est pas non plus critiqué. A.c.c. Il ressort de la procédure que, depuis 2015, la famille semble avoir vécu principalement de la fortune de A.A.________, plus précisément du fruit de la vente de deux villas érigées sur une parcelle dont l'intéressé a hérité, lui laissant un disponible de 1'300'000 fr. Les parties ne le contestent pas.