Citation: 4C.313/2001 19.04.2002 E. 2

2.- Les demandeurs invoquent principalement une violation de l'art. 197 CO, relatif à la garantie en raison des défauts de la chose vendue, qui s'applique par analogie aux ventes d'immeubles (art. 201 CO). Ils soulignent, à cet égard, qu'il n'a jamais été question pour eux de conclure un contrat d'entreprise avec le défendeur et contestent que leur droit de se prévaloir de la garantie des défauts dépende nécessairement de l'existence d'un tel contrat. A leur avis, rien ne les empêchait d'invoquer directement la garantie légale du vendeur à l'appui de leurs prétentions du chef des défauts affectant la chose vendue. N'y faisait en tout cas pas obstacle la prétendue absence d'un descriptif de la construction, la constatation faite sur ce point par les premiers juges résultant d'une inadvertance manifeste (cf. consid. 1b ci-dessus). Cette argumentation n'apparaît pas dénuée de tout fondement, prima facie. Il n'est cependant pas nécessaire de pousser plus avant l'examen de ses mérites, dès lors que la solution retenue par la cour cantonale doit de toute façon être maintenue pour un autre motif (cf. consid. 3 ci-dessous).