Citation: 9C_407/2021 E. 6.3

6.3. Selon la jurisprudence, en l'absence d'aptitude subjective à la réadaptation, c'est-à-dire lorsque la volonté de se réadapter n'existe pas pour des raisons étrangères à l'invalidité, la rente peut être réduite ou supprimée sans examen préalable de mesures de réinsertion et sans qu'il soit nécessaire d'engager préalablement une procédure de mise en demeure avec un délai de réflexion au sens de l'art. 21 al. 4 LPGA (arrêts 8C_19/2016 du 4 avril 2016 consid. 5.2.3, in SVR 2016 IV n° 27 p. 80; 9C_442/2017 du 8 juin 2018 consid. 3.2.3 et les nombreuses références). Compte tenu de ce qui précède, l'argumentation de la recourante selon laquelle l'administration ne pouvait en aucun cas renoncer à la mise en oeuvre de mesures de réadaptation sans mise en demeure et octroi d'un délai de réflexion préalables, tombe à faux. Il convient dès lors encore d'examiner si la juridiction cantonale pouvait conclure sans arbitraire à l'absence de volonté de réadaptation chez la recourante.