Citation: 1B_216/2017 E. 1

Par jugement du 18 mai 2016, la Juge de police de l'arrondissement du Lac a reconnu A.________ coupable de diffamation, d'injures, de menaces, de tentative de contrainte et de violation de domicile. Elle l'a condamné à une peine pécuniaire de 300 jours-amende, dont 150 jours-amende avec sursis pendant cinq ans, et a ordonné la mise en place d'un traitement psychothérapeutique à titre de règle de conduite. Elle lui a en outre interdit d'entretenir tout contact avec les plaignants et a admis les conclusions civiles de ces derniers. Par acte du 26 janvier 2017, le mandataire de A.________ a fait appel de ce jugement en concluant à l'acquittement de son mandant et au rejet des prétentions civiles des plaignants. Dans un mémoire de 60 pages envoyé le 28 janvier 2017, A.________ a déposé sa propre déclaration d'appel et sollicité la récusation de certains juges cantonaux. Par courrier du 21 février 2017, le Président de la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal a retourné au mandataire du prévenu le mémoire de son mandant qu'il considérait comme prolixe mais également, en partie pour certains termes, comme inconvenant; il lui a imparti un délai au 10 mars 2017 pour le corriger faute de quoi ce document ne sera pas pris en considération dans la procédure d'appel. Le 1 er mars 2017, A.________ a demandé au Président de la Cour d'appel pénal de lui préciser sur quels points et pour quelles raisons il tenait sa déclaration d'appel pour prolixe ainsi que les termes qu'il jugeait inconvenants; à défaut, il demandait sa récusation immédiate. Le 6 mars 2017, le Président de la Cour d'appel pénal a pris acte du fait que A.________ n'entendait pas donner suite à l'injonction qui lui avait été faite le 21 février 2017. Le 10 mars 2017, le conseil du prévenu a précisé qu'il n'entendait pas corriger la détermination spontanée de son client du 28 janvier 2017. Par courrier du même jour, A.________ a contesté avoir refusé de suivre à l'injonction du Président de la Cour d'appel pénal et confirmé en substance la teneur de son courrier du 1 er mars 2017 sommant le Président de la Cour d'y donner suite ou de se récuser. Dans la mesure où il n'entendait pas donner suite aux exigences de l'appelant, le Président de la Cour d'appel pénal a transmis le 15 mars 2017 la requête de récusation le concernant à la Cour d'appel pénal qui l'a rejetée au terme d'un arrêt rendu le 2 mai 2017. Agissant par la voie du recours en matière pénale, A.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler cet arrêt ainsi que le refus des juges d'intégrer et de prendre en considération son mémoire d'appel dans la procédure d'appel, de transmettre les deux mémoires d'appel aux parties adverses pour détermination et d'admettre sa demande de récusation. Il requiert l'assistance judiciaire. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures. Le Tribunal cantonal a produit le dossier de la cause.