Citation: 6B_987/2017 E. 6.3

6.3. Le recourant conteste tout d'abord la constatation de la cour cantonale, selon laquelle l'intimé et L.________ traversaient la route sur un passage pour piétons, à la phase rouge du feu, lorsque le prénommé avait été fauché par la BMW. A cet égard, l'autorité précédente a indiqué qu'elle avait établi ce fait sur la base des expertises techniques de circulation et de traces, ainsi que du rapport de police du 2 décembre 2014 - portant sur une trace de semelle, des débris de véhicules et des morceaux de chair humaine -, dont il n'y avait pas lieu de s'écarter malgré des témoignages divergents sur ce point. Le recourant développe une argumentation purement appellatoire et, partant, irrecevable, par laquelle il rediscute les termes et constatations de l'expertise du 16 avril 2015 effectuée par P.________, sans démontrer en quoi l'autorité précédente en aurait tiré des conclusions insoutenables. Le recourant oppose par ailleurs à cette expertise les déclarations du témoin Q.________, lequel aurait indiqué que l'intimé et L.________ avaient traversé "deux mètres après le passage piéton". Outre que le recourant ne démontre pas en quoi il aurait été arbitraire, pour la cour cantonale, d'écarter ce témoignage au profit des conclusions de l'expertise de traces, il n'apparaît pas que la correction d'un éventuel vice pourrait, à cet égard, influer sur le sort de la cause (cf. art. 97 al. 1 LTF). En effet, que l'intimé eût pu traverser la chaussée précisément sur le marquage du passage pour piétons ou à 2 m de celui-ci ne change rien au fait qu'il se trouvait sur la route alors que le feu était en phase rouge pour lui, d'une part, ni, d'autre part, au fait que le recourant n'aurait nullement pu éviter de percuter L.________, qu'il n'a pas vu avant le choc.