Citation: 4C.389/2002 21.03.2003 E. 2

La recourante prétend que les juges cantonaux ont violé le droit fédéral, et singulièrement les art. 32 et 38 CO, en retenant, eu égard aux circonstances de l'espèce et aux usages commerciaux, qu'elle avait la volonté de donner procuration. Elle allègue en vrac qu'aucun pouvoir de la représenter ne pouvait exister, du moment que la demanderesse savait que deux sociétés distinctes exploitaient un commerce à la même adresse à F.________, que les bulletins de livraison ont été signés par un employé de W.________, que le stock de Y.________ était distinct de celui de W.________, que B.________ a reconnu n'avoir pas agi pour Y.________ lors de la seconde commande et que, pendant deux ans, aucune erreur de livraison et de facturation n'est intervenue entre la défenderesse et W.________. En outre, aucun des critères qui permettrait d'opposer à Y.________, en vertu du principe de la bonne foi, l'existence d'une procuration apparente ne serait réalisé. Enfin, la recourante soutient qu'elle a immédiatement relevé les erreurs de livraison, après avoir contrôlé que les imprimantes ne lui étaient pas destinées.