Citation: I 328/01 24.04.2002 E. A

A.- D.________, né le 13 juillet 1968, a été engagé dès le 16 janvier 1995 par l'entreprise G.________ SA, en tant qu'ouvrier spécialisé (travaux spéciaux). En sa qualité d'aide-sondeur, il exerçait son activité dans le béton, paroi moulée, pieux, boue, fondations en équipe de deux ouvriers. A ce titre, il était assuré par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) pour les accidents professionnels et non professionnels. Le 31 janvier 1995, D.________ était occupé sur un chantier à B.________, lorsqu'il a reçu un flexible de bentonite contre la jambe et qu'il a chuté. Les médecins du Service de chirurgie de l'Hôpital X.________, qui l'ont opéré le 6 février 1995, ont posé le diagnostic de déchirure au condyle fémoral du ligament croisé postérieur au genou gauche et de déchirure du ligament latéral interne et du ménisco-fémoral à ce genou. Le patient a présenté une incapacité totale de travail jusqu'au 7 mai 1995, de 50 % du 8 au 28 mai 1995 et de 25 % du 29 mai au 18 juin 1995. A la suite de cet accident, pris en charge par la CNA, il a repris son activité en oeuvrant dans une équipe de trois ouvriers. A partir du 6 janvier 1997, D.________ a consulté le docteur Y.________, généraliste à V.________, pour des douleurs au genou gauche. Les médecins du Service d'orthopédie et de traumatologie de l'appareil moteur du Centre Z.________ ont procédé le 3 juillet 1997 à une arthroscopie du genou. Dans un rapport du 14 juillet 1997, le docteur F.________, chef de clinique, a posé le diagnostic de chondrite stade II à III de la trochlée fémorale et du plate au tibial interne gauche et de rupture partielle du ligament croisé postérieur. Selon ce spécialiste, il n'y avait pas d'indication à une plastie du ligament, ni d'autre geste thérapeutique à proposer, mais une modification de l'activité professionnelle était souhaitable. Totalement puis partiellement incapable de travailler dès le 1er mai 1997, l'assuré a présenté depuis le 12 juin 1997 une incapacité totale de travail d'une durée indéterminée. Du 19 novembre 1997 au 28 janvier 1998, il a séjourné à la Clinique de réadaptation de W.________. Le 3 novembre 1997, F.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Le Service de réadaptation a soumis l'assuré à un examen psychotechnique. Dans un rapport du 26 avril 1999, qui se fondait sur les résultats obtenus lors de cet examen, il a avisé l'Office cantonal AI du Valais que celui-ci n'avait pas les potentialités suffisantes pour viser un reclassement. Il lui communiquait les activités possibles et les gains présumables pouvant être pris en considération. En raison des limitations physiques présentées, il partait de l'idée que F.________ devait travailler essentiellement en position assise. Selon le docteur T.________, médecin de l'office, les activités proposées par le Service de réadaptation étaient appropriées (avis du 11 mai 1999). Dans un projet de décision du 17 mai 1999, l'office a avisé F.________ que son état de santé était compatible avec l'exercice à plein temps d'une activité lucrative adaptée à son handicap et qu'il était apte, dès février 1998, à réaliser à ce titre un revenu annuel brut moyen de 36 600 fr. Sans l'atteinte à sa santé, il percevrait dans son ancienne activité d'aide-soudeur un revenu annuel de 60 500 fr. Il résultait de la comparaison des revenus une invalidité de 40 %. Par ailleurs, l'office informait l'assuré que des mesures d'ordre professionnel n'étaient pas nécessaires dans son cas. Le 26 mai 1999, le docteur Y.________ a contesté que F.________ fût capable de travailler dans un métier tout à fait différent du sien. Il avisait le docteur T.________ que la symptomatologie s'était nettement aggravée et l'invitait à revoir la situation médicale. De son côté, l'assuré, par lettre du 7 juin 1999, a déclaré qu'il n'était pas apte physiquement à travailler à 100 % dans les activités retenues par l'office. Dans un avis du 10 juin 1999, le docteur T.________ a considéré que les activités proposées par le Service de réadaptation étaient exigibles.