Citation: 6B_1113/2022 E. 2.2.3

2.2.3. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir refusé d'indemniser l'entretien de 1h30 postérieur au jugement de première instance, visant à discuter de l'opportunité d'un appel. Le point de savoir si des démarches postérieures au jugement de première instance tendant à l'examen de l'opportunité d'un appel sont couvertes par l'assistance judiciaire peut demeurer indécis. En effet, selon la motivation cantonale, aux 8h d'entretien jugées superflues (cf. supra consid. 2.2.1), la cour cantonale a indiqué qu'il aurait été encore justifié de soustraire plus de 7h de conférence en relation avec la préparation de l'audience et avec l'entretien postérieur au jugement (cf. supra consid. 2.2.2), soit un total de 15h. Elle a ainsi estimé qu'en déduisant seulement 13h15 des heures facturées par le recourant, le tribunal correctionnel avait parfaitement fait usage de son pouvoir d'appréciation. Dès lors, quand bien même le raisonnement de la cour cantonale ne pourrait être suivi quant à l'entretien postérieur au jugement, le total des réductions s'élèverait à 13h30 au lieu des 15h. Dans la mesure où le tribunal correctionnel a réduit la durée indemnisée de 13h15 et que la cour cantonale a confirmé cette réduction, le recourant a, en réalité, été indemnisé pour l'entretien postérieur au jugement de première instance. Son grief devient ainsi sans objet.