Citation: 6B_652/2017 E. 1.3.1

1.3.1. La cour cantonale a constaté que le régime auquel était soumis le recourant durant son placement s'apparentait à l'exécution d'une peine privative de liberté au sens de l'art. 25 DPMin. Le recourant a donc déjà été privé de sa liberté comme il le serait en exécutant sa peine, et cela pendant une durée nettement supérieure, puisque son placement a duré 334 jours (hors période d'évasion) alors qu'il a été condamné à une peine privative de liberté de 5 mois. Si l'intensité de la privation de liberté subie plaide ainsi en faveur d'une imputation intégrale du placement provisionnel sur la peine, le comportement du recourant, qui a causé l'échec du placement et conduit à poser un mauvais pronostic quant à ses perspectives d'amendement, justifie cependant que l'imputation ne soit pas complète.