Citation: 1B_148/2020 E. 2

La question de la présence de B.________ à l'accouchement de la recourante a été traitée dans l'arrêt 1B_122/2020 rendu le 20 mars 2020. La recourante n'a reçu que le dispositif de cet arrêt au moment de déposer le présent recours mais elle en a déduit à juste titre que sa demande était définitivement écartée pour des motifs qui ne tiennent pas à des considérations sanitaires, mais au risque de collusion. Il n'y a donc pas lieu d'y revenir et le recours est irrecevable sur ce point, déjà traité. La recourante renonçant par ailleurs à recourir s'agissant du droit de visite de sa mère et de son frère, le recours ne tend plus, en définitive, qu'à l'octroi d'un droit de visite de B.________ sur l'enfant à naître. Compte tenu de l'arrêt précédent, un tel droit de visite ne serait envisageable, compte tenu du risque de collusion, qu'en l'absence de la recourante, comme celle-ci semble d'ailleurs l'admettre. Or, selon l'art. 81 al. 1 let. b LTF, la recourante doit disposer d'un intérêt juridique et personnel à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée. Elle ne saurait en particulier faire valoir les intérêts d'un tiers (ATF 131 IV 193 consid. 1). Force est de constater que seul le père de l'enfant serait concerné pas le droit de visite requis. C'est donc à ce dernier qu'il appartiendrait de formuler une demande dans ce sens, et la recourante n'a pas qualité pour agir à sa place.