Citation: 1C_34/2025 E. 4.1

4.1. Contrairement à l'avis du recourant, il n'était premièrement pas arbitraire pour l'instance précédente de considérer que l'absence de cahier des charges jusqu'en mars 2023 n'a pas eu d'influence sur son état de santé. En effet, cette situation ne visait pas spécifiquement le recourant, puisque l'ensemble des collaborateurs n'en disposait pas. Par ailleurs, il ne s'est retrouvé en arrêt de travail qu'en février 2024, soit près d'une année après qu'il ait signé un cahier des charges en lien avec sa nouvelle fonction et également plusieurs années après l'incident isolé survenu avec son supérieur hiérarchique relatif à son domaine d'activité. En dépit des critiques du recourant, son cahier des charges, signé le 30 mars 2023, impliquait également des tâches de déménagements d'objets et de collections, activité qu'il occupait déjà depuis août 2022 selon les faits établis par l'autorité précédente. Rien n'indique dès lors qu'il aurait dû effectuer des tâches excédant son cahier des charges. La cour cantonale a ensuite retenu qu'aucune pièce n'attestait du fait que des contre-ordres, des remises à l'ordre non nécessaires ou des dénigrements auraient affecté la santé du recourant. Cette appréciation n'est pas insoutenable et peut être confirmée. Le conflit évoqué par le recourant avec la responsable des collections du musée, dont il n'était pas le subordonné, n'est manifestement pas suffisant pour constituer un harcèlement psychologique. Les propos tenus dans les courriels échangés en mars 2023 reflètent certes des points de vue divergents, mais sans pour autant prendre une tournure hostile ou dénigrante, l'interlocutrice du recourant reconnaissant d'ailleurs qu'il y avait "peut-être eu un malentendu". La situation a, au demeurant, été rapportée aux directeurs qui ont invité les intéressés à faire "retomber la pression" sans prendre le parti de l'un ou de l'autre. Dans la même mesure, les échanges de courriels du mois de septembre 2023 avec sa direction, relatifs au déménagement des archives, ne font état d'aucun agissement qui chercherait à isoler ou marginaliser le recourant. On cherche en vain dans les pièces les "ordres et contre-ordres" qu'il aurait reçus de sa direction, de même que le prétendu dénigrement de ses activités professionnelles. Les difficultés de communication au sein de l'établissement ne font à l'évidence pas encore état d'agissements hostiles envers le recourant. C'est également sans arbitraire que l'instance précédente a considéré que les tensions apparues entre le recourant et les précédents directeurs du musée ne constituaient pas la preuve d'un harcèlement psychologique. Son arrêt de travail n'est en effet survenu qu'après la démission de ceux-là en janvier 2024. Par ailleurs, si un audit organisationnel a effectivement été mené en raison du mauvais climat de travail global au sein du musée, rien ne permet d'affirmer sur cette base que le recourant aurait été personnellement victime de propos ou d'agissements systématiquement dénigrants.