Citation: 2C_1037/2017 E. 5.4

5.4. Compte tenu des éléments qui précèdent, le Tribunal cantonal n'a pas violé l'art. 5 par. 1 annexe I ALCP en admettant que le recourant constituait une menace actuelle et suffisamment grave pour l'ordre et la sécurité publics justifiant la révocation de son autorisation d'établissement. Les faits pour lesquels le recourant a été condamné sont d'une gravité telle que le risque de récidive n'avait pas à s'imposer avec une acuité particulière pour conduire à la mise en oeuvre de la mesure de sauvegarde que constitue la révocation de l'autorisation d'établissement. Il est en effet justifié que les États membres puissent se protéger contre la réalisation de risques relatifs à des biens juridiques aussi importants que la vie, l'intégrité physique ou sexuelle (arrêt 2C_801/2012 du 23 février 2013 consid. 4.3).