Citation: 6B_127/2016 E. 4.3

4.3. Il invoque une violation de son droit à un procès équitable en raison du refus de récuser le Procureur général. En l'espèce, l'autorité cantonale a rejeté la demande de récusation frappant le Procureur général, considérant que le recourant n'avançait aucun argument à l'appui de celle-ci, son seul désaccord avec la décision de ne pas entrer en matière sur sa plainte ne permettant pas de douter de l'indépendance ou de l'impartialité du magistrat. En particulier, le recourant n'avait aucunement étayé ses propos par quelque élément de preuve que ce soit. Partant, il n'était pas établi que le Procureur général connût l'une ou l'autre des parties impliquées par la plainte et le recourant se bornait à supputer que le représentant du Ministère public aurait cherché à protéger l'intimée. Dans son recours au Tribunal fédéral, le recourant reproche au Procureur général de ne pas s'être récusé nonobstant les multiples mandats politiques exercés par l'intimée notamment comme conseillère communale, les liens d'amitié que ces deux derniers auraient tissés à raison de leur appartenance politique commune et du fait que le commandant de la gendarmerie neuchâteloise était, jusqu'à peu, l'époux de l'intimée. Ce faisant, il se borne à reprendre les affirmations qu'il a portées devant l'instance cantonale. Pour autant, il n'établit pas en quoi celle-ci aurait faussement considéré que le Procureur général ne connaissait pas l'intimée à titre personnel et qu'aucun lien d'amitié n'existait entre eux. En outre, il ne se détermine pas sur les considérations cantonales et en particulier ne démontre pas en quoi elles seraient contraires au droit, étant précisé que l'appartenance politique ainsi que les fonctions exercées par les mis en cause au service de l'Etat ne constituent pas en tant que tel un motif de récusation. L'argumentation présentée est insuffisante au regard des exigences des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF.