Citation: 1C_88/2024 E. 2.5

2.5. Les recourants avaient aussi fait valoir devant le Tribunal cantonal une violation de l'art. 27 LC/VS qui oblige les constructeurs à réduire au maximum les modifications du terrain naturel, à adapter leurs projets à la topographie du terrain et à harmoniser le terrain aménagé avec les parcelles voisines. Ils avaient relevé que, dans le projet de construction litigieux, le terrain avait été modelé, créant un plateau horizontal d'une longueur de 5,25 m ainsi qu'une pente artificielle de 38°, à 1,44 m du mur de vigne existant à la limite commune avec leur parcelle. Pour eux, une telle modification du terrain naturel serait contraire à l'art. 27 LC/VS. Le Tribunal cantonal n'a pas non plus traité ce grief, estimant que les recourants ne disposaient pas d'un intérêt digne de protection. A nouveau, les recourants peuvent se prévaloir d'un intérêt pratique à l'examen de ce grief en ce sens que l'examen du respect de l'art. 27 LC/VS pourrait conduire à ce que le projet de construction ne soit pas réalisé ou soit réalisé différemment de ce qui est prévu. Les recourants font d'ailleurs valoir un intérêt pratique en ce sens que la modification d'un terrain naturellement en pente dans le sens d'une excavation de celui-ci aurait un impact visuel important sur leur parcelle située directement en contrebas du terrain construit. C'est donc à tort que les juges précédents n'ont pas non plus traité ce grief.