Citation: 8C_456/2023 E. A

A.a. A.A.________, née en 1947, était titulaire, depuis 1995, d'un droit d'habitation grevant l'appartement dans lequel elle habite et dont sa fille, B.A.________, est propriétaire. Sur réquisition des prénommées, le droit d'habitation a été radié du registre foncier en janvier 2021. A.b. Dès le mois de février 2002, A.A.________ a régulièrement perçu des prestations complémentaires fédérales et cantonales. À partir du 1 er septembre 2018, le service des prestations complémentaires du canton de Genève (ci-après: le SPC) a tenu compte, dans le calcul des prestations, d'une valeur locative de 24'000 fr. à titre de produit de la fortune. Il considérait ses décisions antérieures erronées du fait qu'elles ne tenaient pas compte de la titularité du droit d'habitation dans les revenus déterminants. Depuis lors, la prénommée s'est régulièrement opposée aux décisions du SPC et les procédures ont conduit à deux arrêts de la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre des assurances sociales) des 28 septembre 2020 et 22 juillet 2021, dans lesquels les juges cantonaux ont notamment confirmé que le droit d'habitation avait une valeur économique dont il fallait tenir compte dans le calcul des prestations. A.c. Par décision du 9 juin 2022, le SPC a reconnu le droit de l'assurée à des prestations complémentaires fédérales et cantonales mensuelles de respectivement 359 fr. et 700 fr. à compter du 1er juillet 2022. Il prenait en compte une valeur locative de 24'000 fr. dans le calcul des prestations. Saisie d'une opposition, il l'a rejeté par décision du 14 septembre 2022, considérant que la situation de l'assurée demeurait inchangée malgré la radiation du droit d'habitation, dont il fallait tenir compte à titre de dessaisissement.