Citation: 4D_60/2021 E. 6.2

6.2. Il ressort de l'état de fait de l'arrêt attaqué que l'intimé a allégué que le contrat de bail avait bien été conclu entre les recourants et lui-même, nonobstant la mention erronée relative à l'identité du bailleur figurant dans ledit contrat. Il appert en outre que les recourants n'ont pas contesté cette allégation dans le cadre de la procédure de première instance. La maxime des débats étant applicable à la procédure de protection dans les cas clairs, ce fait non contesté est ainsi un fait prouvé (ATF 144 III 462 consid. 4). C'est donc à juste titre que la cour cantonale a admis la validité de la résiliation signifiée par l'intimé, puisque celle-ci émanait bel et bien du véritable bailleur. Les recourants ont certes soutenu, pour la première fois devant la juridiction précédente, que le bail n'avait pas été conclu avec l'intimé. La cour cantonale a toutefois relevé à bon droit que cette allégation nouvelle était irrecevable puisque l'art. 326 al. 1 CPC - dont les recourants ne démontrent nullement une éventuelle application arbitraire en l'espèce - dispose que les conclusions, les allégations de faits et les preuves nouvelles sont irrecevables. La solution retenue par les juges précédents ne prête ainsi pas le flanc à la critique. Pour le reste, les recourants ne prétendent pas que les faits auraient été établis de manière arbitraire ni ne démontrent une quelconque application prétendument arbitraire du droit par la cour cantonale.