Citation: U 24/01 02.07.2001 E. 1

1.- Dans ses déterminations, l'intimée conclut formellement au rejet du recours de droit administratif, tout en demandant le maintien de sa décision sur opposition du 6 avril 2000, par laquelle elle a supprimé le droit de la recourante à des prestations à partir du 20 novembre 1994. Ce faisant, elle attaque le jugement cantonal dans la mesure où celui-ci "annule" la décision précitée et reconnaît le droit à des prestations pour les séquelles somatiques jusqu'au 5 juillet 1995. Une telle conclusion constitue toutefois une demande reconventionnelle assimilable à un recours joint. Or, la Cour de céans a déjà jugé que l'institution du recours joint au recours de droit administratif est inconnue. La partie qui, comme en l'espèce, n'a pas interjeté recours de droit administratif dans le délai légal, ne peut que proposer l'irrecevabilité ou le rejet du recours formé par la partie adverse. Elle n'a plus la faculté de prendre des conclusions indépendantes (ATF 120 V 127 consid. 6, 114 V 245 consid. 4 et les références). Il faut cependant rappeler que lorsque le litige concerne l'octroi ou le refus de prestations d'assurance, comme c'est le cas ici, le Tribunal fédéral des assurances peut s'écarter des conclusions des parties, à l'avantage ou au détriment de celles-ci (art. 132 let. c OJ). Rien n'empêche par conséquent la partie intimée de développer dans sa réponse au recours une argumentation qui conduira éventuellement le juge à réformer à son avantage la décision entreprise. Mais ces suggestions n'ont pas la valeur de conclusions formelles.