Citation: 6P.1/2007 30.03.2007 E. 1

3.2 Le recourant prétend que l'arrêt entrepris comporte une lacune importante sur les conséquences de l'appartenance des protagonistes au mouvement des Témoins de Jéhovah. Il prétend que la victime a eu peur de dévoiler la perte de sa virginité aux membres de la congrégation et s'est vue contrainte d'accuser de manière infondée le recourant de viol pour éviter son exclusion de la congrégation. Il reproche aux juges cantonaux d'avoir fait preuve d'arbitraire en écartant cette thèse. La Cour cantonale a estimé que le jugement de première instance d'une part n'était pas lacunaire en ce qui concerne l'appartenance du recourant et de la plaignante aux Témoins de Jéhovah et n'était pas douteux dans la mesure où il écartait, en fait, l'hypothèse que la dénonciation de la victime ne correspondrait pas à la réalité de la nature des relations sexuelles qu'elle avait eues avec le recourant. On constate d'emblée que le recourant persiste à opposer sa thèse à celle retenue par les juges cantonaux, sans aucunement chercher à démontrer en quoi l'appréciation des juges du fait serait arbitraire ni, à partir de l'arrêt attaqué, en quoi les juges cantonaux auraient nié à tort cet arbitraire. Le grief ne répond pas aux exigences de motivation rappelées ci-dessus et n'a pas à être examiné. Quant au grief tiré de la violation du droit d'être entendu et d'obtenir une décision motivée, il est également irrecevable faute d'une motivation suffisante. 3.3 Le recourant reproche aux juges cantonaux d'avoir fondé leur conviction de culpabilité principalement sur les auditions des témoins B.________ et C.________, membres de la congrégation des Témoins de Jéhovah, dont le recourant a été exclu, et soutient que ces témoignages auraient dû être appréciés avec la plus grande circonspection. Les juges cantonaux n'ont pu examiner, pour des raisons formelles, que les déclarations des témoins B.________ et C.________ figurant en page 10 du jugement de première instance et ont estimé que c'était sans arbitraire que les premiers juges les avaient considérées comme vraisemblables dans la mesure relatée dans leur jugement, le fait que ces personnes étaient membres de la congrégation des Témoins de Jéhovah n'étant pas un motif en soi pour écarter leur crédibilité. De plus, la conviction des premiers juges se fonde sur l'appréciation des déclarations de la victime et du recourant, sur les constatations médicales et sur le contexte entourant la dénonciation. C'est sur la base de ces critères que le tribunal ne retient pas une dénonciation abusive de la victime et non pas sur de prétendues déclarations des témoins B.________ et C.________. A nouveau, le recourant ne motive pas d'une manière conforme aux exigences ci-dessus en quoi les premiers juges auraient fait montre d'arbitraire dans leur appréciation et il se contente d'opposer son appréciation à celle des juges cantonaux, sans démontrer en quoi la décision attaquée nie à tort cet arbitraire. Dès lors il ne peut être entré en matière sur son grief. 3.4 Le recourant prétend encore que l'appréciation du rapport de la Dresse D.________ est arbitraire étant donné qu'elle ne tient pas compte d'éléments déterminants, soit l'herpès vaginal, qui explique la sensation douloureuse ressentie par la victime au toucher vaginal et la modification hyménale. La cour cantonale a considéré que le fait que les lésions de l'hymen ne seraient pas petites et que le jugement ne mentionnerait pas un herpès vulvaire n'était pas important pour le jugement de la cause. Elle a par ailleurs relevé qu'il ressortait du rapport médical de la Dresse D.________ que le recourant a pénétré vaginalement sa victime, l'hymen de celle-ci subsistant mais étant modifié de manière suspecte et compatible avec les faits tels que décrits par la victime et a admis qu'il ne subsistait aucun doute sur le fait que la victime était toujours vierge, en ce sens que son hymen n'était pas déchiré malgré la pénétration qu'elle avait subie. On ne comprend pas l'argumentation du recourant. Quoi qu'il en soit, une fois encore, il ne motive ni l'arbitraire du jugement des premiers juges, ni, à partir de l'arrêt attaqué, en quoi celui-ci aurait nié à tort l'arbitraire et son grief n'a donc pas à être examiné. 3.5 Le recourant estime que la crédibilité de la victime est mise à mal par le rapport du psychologue indépendant E.________, qui avait déjà opéré en qualité d'expert indépendant dans le cadre d'une précédente affaire pénale où le déroulement des faits était analogue et où, selon lui, la victime avait utilisé des termes souvent similaires pour les décrire, comme par exemple « il m'a léché les seins ». Selon le recourant, ces remarques du psychologue auraient dû conduire les juges cantonaux à douter de la crédibilité de la victime. La cour cantonale a estimé que la crédibilité de la victime ne pouvait être mise en doute du seul fait qu'elle s'est exprimée de la même façon à propos des faits dont elle avait été victime quelques mois auparavant car à des agissements analogues correspond chez une enfant de quinze ans des propos similaires pour les relater. Le recourant trouve cette explication peu solide. Il ne démontre cependant pas l'arbitraire du premier jugement, et l'avis qu'il exprime sur l'arrêt attaqué ne suffit pas à motiver en quoi la cour cantonale l'aurait nié à tort. Le grief n'a pas à être examiné. 3.6 Le recourant conteste que les éléments insolites figurant dans les déclarations de la victime, notamment l'épisode de la ceinture bloquée, et relevés par les premiers juges puissent s'expliquer par la naïveté de la jeune fille ainsi que par un prétendu état de panique de sa part. Selon lui, les juges cantonaux auraient dû admettre qu'il n'avait pas contraint par la force la victime à se déshabiller dans son studio en vue d'entretenir une relation sexuelle. Sur ce point, le recourant reprend l'argumentation présentée devant la cour cantonale, sans aucunement motiver en quoi cette dernière l'aurait à tort rejetée. Son grief n'a pas à être examiné. 3.7 Le recourant reprend également l'argument développé devant la cour cantonale selon lequel l'échange de SMS entre les protagonistes après les faits aurait dû sérieusement pousser les premiers juges à prendre en considération l'hypothèse d'une dénonciation abusive. La cour cantonale a considéré que cet échange de SMS postérieur aux faits n'était pas déterminant. Le recourant se contente d'opposer à cette argumentation sa propre appréciation des faits, selon laquelle il serait peu fréquent qu'une victime d'un viol reprenne contact avec son agresseur et que cet échange de SMS correspondrait à une discussion entre adolescents qui tenteraient de se rassurer après un rapport sexuel non protégé, sans démontrer l'arbitraire de l'arrêt cantonal et notamment sans motiver en quoi, au regard des différents éléments retenus pour admettre la crédibilité de la version de la victime, l'échange de SMS était à ce point déterminant qu'il permettait de qualifier d'arbitraire l'appréciation des juges cantonaux. Le grief n'a pas à être examiné. Le recours de droit public est dès lors irrecevable.