Citation: I 310/04 11.08.2005 E. 1

La commission fédérale de recours a par ailleurs retenu, au vu des appréciations médicales des docteurs P.________ et L.________, que le recourant présentait une aggravation de l'affection orthopédique et des troubles dégénératifs lombaires; faisant siennes les conclusions du docteur U.________ (cf. avis du 3 octobre 2003), elle a admis que ces affections somatiques limitaient à raison de 30 % la capacité de travail résiduelle du recourant dans une activité adaptée. 2.2 Les griefs soulevés par le recourant ne font pas apparaître d'indices concrets permettant de douter du bien-fondé de ces conclusions. En particulier, contestant que ses problèmes psychiques ont disparu après son retour au Portugal, le recourant se borne à affirmer qu'il souffre toujours d'un trouble somatoforme douloureux parce qu'il continue à ressentir des douleurs et présenter des difficultés du point de vue de sa personnalité. Dans son appréciation médicale du 24 mai 2004, produite en instance fédérale, le docteur A.________ pose certes un tel diagnostic («cadre clinique de trouble de la somatisation centrée dans un trouble douloureux F.45.4»). Il ressort cependant de ses conclusions que la symptomatologie évoquée résulte en grande partie de la longue inactivité du patient qui n'a plus jamais exercé d'activité rémunérée depuis l'octroi des prestations de l'assurance-invalidité. A la lecture du rapport du spécialiste en psychiatrie, il apparaît par ailleurs que le recourant a cessé les consultations psychiatriques quelque temps après son arrivée au Portugal et ne les a reprises qu'au début du mois de novembre 2003 - soit après le prononcé de la décision entreprise -, parce qu'il ne comprenait pas «la raison pour laquelle l'assurance lui a réduit ladite pension». (cf. également le certificat du 8 novembre 2003). Comme le relève le docteur U.________ dans sa prise de position du 23 juin 2004, si l'on peut comprendre que le recourant a été perturbé par les décisions de l'office intimé au point de se rendre à nouveau chez un psychiatre, cet élément ne suffit pas en soi à remettre en cause les conclusions du docteur S.________, selon lesquelles il ne présentait plus de pathologie psychiatrique au moment de l'expertise. En conséquence, les premiers juges étaient fondés à retenir que le recourant dispose d'une capacité de travail dans une activité adaptée, réduite de 30 % en raison des seules atteintes physiques. Les constatations médicales ressortant du dossier étant suffisantes pour statuer, il ne s'avère par ailleurs pas nécessaire de mettre en oeuvre une expertise complémentaire, comme le souhaiterait le recourant.