Citation: 6B_886/2022 E. 1.4.2

1.4.2. Au surplus, la démarche de la recourante consiste à offrir une interprétation personnelle des différents témoignages et déclarations, pour en conclure que les juges cantonaux auraient arbitrairement ignoré certains éléments et déclarations accréditant sa version des faits. A cet égard, elle évoque les déclarations de son fils - qui avait indiqué vivre principalement chez son père et seulement de temps en temps chez sa mère (soit deux à trois jours par semaine), laquelle aurait été d'ailleurs souvent avec lui dans le logement. Elle mentionne également le témoignage de F.________ (propriétaire de l'immeuble dans lequel habite D.________) - laquelle confirmerait que la recourante vivait à son domicile et expliquait la présence régulière de cette dernière chez D.________ par l'assistance accrue dont celui-ci avait besoin depuis la survenance de son accident. Elle cite encore le témoignage de G.________ (ex-copine de son fils), laquelle avait indiqué voir le fils de la recourante parfois au domicile de son père, parfois à celui de sa mère, parfois encore à son propre domicile. Enfin, elle soutient que les juges cantonaux auraient aussi totalement fait fi du témoignage écrit de C.A.________, lequel confirmerait que son fils habitait parfois à son domicile, parfois au domicile de sa copine, parfois au domicile de sa mère, notamment parce qu'il avait dû y placer son chat. Or, il apparaît que les juges précédents n'ont pas omis de prendre en compte ces déclarations et témoignages, lesquels apparaissent dans la décision entreprise (cf. jugement attaqué consid. 8 pp. 11, 13, 14 et 15), étant rappelé que le jugement forme un tout et on admet que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent (arrêts 6B_716/2022 du 11 octobre 2022 consid. 3.2; 6B_38/2021 du 14 février 2022 consid. 5.3.1 et les arrêts cités). Pour ce qui est des déclarations de son fils, il sied par ailleurs de préciser que les juges cantonaux ont aussi expliqué qu'elles étaient à relativiser car la recourante et son fils semblaient se protéger mutuellement. Les griefs de la recourante doivent dès lors être rejetés sous cet angle, les juges précédents n'ayant pas arbitrairement omis les faits et témoignages invoqués.