Citation: 4A_80/2018 E. 2.1

2.1. Le siège de l'arbitrage a été fixé à Genève. La sentence attaquée - dont l'intitulé n'est pas déterminant - constitue techniquement une décision incidente par laquelle le Tribunal arbitral a statué sur sa propre compétence (art. 186 al. 3 LDIP) et sur l'une des conditions matérielles de la demande, soit le fondement de la responsabilité de l'Etat hôte. Conformément à l'art. 190 al. 3 LDIP, elle peut faire l'objet d'un recours pour les motifs prévus à l'art. 190 al. 2 let. a et b LDIP (ATF 143 III 462 consid. 2.2; arrêt 4A_65/2018 du 11 décembre 2018 consid. 2.1). Les griefs visés à l'art. 190 al. 2 let. c à e LDIP peuvent aussi être soulevés contre de telles décisions incidentes, mais uniquement dans la mesure où ils se limitent strictement aux points concernant directement la compétence ou la composition du tribunal arbitral (ATF 143 III 462 consid. 2.2 p. 465 et les arrêts cités). Le recours de l'art. 77 LTF a généralement un caractère purement cassatoire, en ce sens que le Tribunal fédéral, s'il admet ledit recours, n'a d'autre issue que d'annuler la sentence (cf. art. 77 al. 2 LTF restreignant la portée de l'art. 107 al. 2 LTF). Par exception, l'autorité de céans peut constater elle-même la compétence ou l'incompétence du tribunal arbitral (ATF 136 III 605 consid. 3.3.4 p. 616; 117 II 94 consid. 4; arrêt 4A_394/2017 du 19 décembre 2018 consid. 2.2). Dans un tel cadre, la partie recourante peut soit prendre des conclusions réformatoires, soit se contenter de conclusions en annulation (arrêt 4A_490/2016 du 6 mars 2017 consid. 2.3).