Citation: 4A_598/2014 E. 3.3.1

3.3.1. En droit, l'arbitre commence par qualifier juridiquement la convention litigieuse. Il y voit un "contrat d'option", lequel permettait à l'intimé, par une simple déclaration de volonté, de faire naître entre le recourant et lui un rapport d'obligation dont l'objet était le transfert de 9'771 actions du recourant moyennant paiement de 146'565 fr. par l'acquéreur. Passant ensuite à l'interprétation de la clause de "prime d'option" énoncée à l'art. 4 de la convention, l'arbitre constate, sur la base de son analyse des circonstances tant antérieures que postérieures à la conclusion de la convention, que la commune et réelle intention des parties au moment de la signature de celle-ci était de garantir une prime d'option au promettant afin de le dédommager, pour s'être obligé à conserver les actions, au cas où le bénéficiaire ne lèverait pas l'option (sentence, n. 174 à 179). Dans une argumentation subsidiaire, il expose les raisons pour lesquelles on parviendrait, selon lui, à la même conclusion en interprétant les déclarations et les comportements des parties selon la théorie de la confiance (sentence, n. 180 à 189). Citant, en outre, des extraits d'un arrêt du Tribunal fédéral publié aux ATF 135 III 295 consid. 5, l'arbitre en déduit, s'agissant du cas concret, que, étant donné le caractère irrévocable de la promesse de vente des actions, même si, contrairement à ce qu'il a retenu, la clause litigieuse avait constitué une condition suspensive potestative ayant pour objet le paiement de la prime d'option, le recourant n'aurait pas pu s'opposer à la vente des titres à l'intimé (sentence, n. 190 à 194). Ainsi, aux yeux de l'arbitre, le paiement de la prime d'option ne conditionnait pas la validité de la promesse de vente insérée dans la convention. Cela posé, l'arbitre, après avoir constaté que l'option a été exercée conformément aux modalités arrêtées dans la convention, arrive à la conclusion que l'intimé est en droit de réclamer au recourant la remise d'un ordre de mouvement dûment signé correspondant à 9'971 actions de la Société contre le versement de la somme de 146'565 fr. par l'acquéreur des titres.