Citation: I 41/00 23.03.2000 E. 1

1.- Invoquant l'art. 108 al. 2 OJ, l'office intimé met en doute la recevabilité du recours, qui ne satisferait pas aux exigences prescrites par cette disposition. Selon l'art. 108 al. 2 OJ, le recours de droit admi- nistratif doit indiquer notamment les conclusions et les motifs du recourant. Cette exigence a pour but de fixer le juge sur la nature et l'objet du litige. La jurisprudence admet que les conclusions et les motifs résultent implici- tement du mémoire de recours; il faut cependant pouvoir déduire de ce dernier, considéré dans son ensemble, à tout le moins ce que le recourant demande d'une part, et quels sont les faits sur lesquels il se fonde d'autre part. Il n'est pas nécessaire que la motivation soit pertinente, mais elle doit se rapporter au litige en question. Le sim- ple renvoi à des écritures antérieures ou à l'acte attaqué ne suffit pas. S'il manque soit des conclusions soit des motifs, même implicites, le recours de droit administratif est irrecevable d'entrée de cause, sans que le recourant ait la faculté de remédier à cette irrégularité (ATF 123 V 336 consid. 1a et les références). En l'espèce, il apparaît que le recourant conteste les conclusions du rapport d'expertise du docteur X.________ sur lequel se fonde en partie le jugement cantonal. En outre, le recourant soutient qu'il n'est plus en mesure, en raison de son état physique, de reprendre une activité de chauffeur. Cette motivation, quoique très sommaire, satisfait néanmoins aux exigences de l'art. 108 al. 2 OJ. Quant aux conclusions, elles peuvent être déduites des motifs, dans la mesure où le recourant, implicitement, demande à être mis au bénéfice de prestations de l'assurance-invalidité, que ce soit des mesures de reclas- sement ou une rente. Le recours est donc recevable au regard de l'art. 108 al. 2 OJ (cf. aussi ATF 109 Ib 249 consid. 3c).