Citation: 6B_348/2024 E. B

Par jugement du 30 janvier 2024, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel de A.________ formé à l'encontre du jugement du 13 septembre 2023. La cour cantonale a retenu les faits suivants: B.a. A.________ est né en 1982 au Brésil, pays dont il est ressortissant. Il a un frère et une soeur. Il n'a été élevé par ses parents que jusqu'à l'âge de cinq ans. Il s'est ensuite retrouvé à la rue et a été pris en charge par des amis. Il a poursuivi ses études durant trois ans après son école obligatoire, sans obtenir de baccalauréat. Il a oeuvré comme guitariste dans différents groupes de musique et a travaillé durant une année dans une agence de voyage. De 2005 à 2011, il a travaillé au Suriname dans le commerce de l'or. En 2013, il a ouvert sa propre entreprise de paiements dans ce pays. Après avoir tout perdu et quitté le Suriname en 2016 pour se rendre à nouveau au Brésil, A.________ s'est rendu en France et enfin au Portugal, où il a travaillé en qualité d'agent immobilier de 2016 à 2017. Il est retourné au Brésil avant de venir en Suisse en 2018, à U.________, où il a été question qu'il ouvre un compte bancaire pour recevoir le produit issu d'actions dans lesquelles il avait investi. Il est resté en Suisse durant quatre mois. C'est à cette période qu'il a fait la connaissance d'un individu qui exploitait une société de paiements et qui lui a expliqué le fonctionnement d'une telle activité financière. A.________ est ensuite retourné au Brésil où il est demeuré jusqu'en mars 2021. C'est à cette période qu'il a rencontré B.________. En mars 2021, A.________ est venu en Suisse pour présenter ses contacts à un vendeur de diamants brésilien. Cette activité n'a pas fonctionné conformément à ses attentes. C'est alors que B.________ lui a proposé de se livrer au trafic de drogue. A.________ a une fille née en 2015. Il vit séparé de la mère qui est établie avec l'enfant en France. Il n'a pas vu sa fille depuis plus de sept ans. Il a également un fils adoptif qui vit au Brésil. B.b. En différents endroits dans le canton de Vaud et également dans le canton de Genève, entre le 14 mai 2021 et le 10 janvier 2022, A.________ a participé à un important trafic de cocaïne entre le Brésil et la Suisse. Il fonctionnait comme organisateur pour le compte d'un réseau de trafiquants brésiliens, lequel a importé de la cocaïne en Suisse par le biais de mules, réceptionnées sur place par des dépositaires tel que le prénommé. Agissant en tant qu'homme de confiance du réseau en Suisse, A.________ recevait ordres et instructions depuis le Brésil de deux intermédiaires agissant pour le chef du réseau, soit un dénommé B.________. Dans un premier temps, il se contentait de réceptionner de l'argent provenant de ventes de cocaïne et de l'envoyer au Brésil pour le compte de ce dernier (cf. infra B.c). Par la suite, il a également fonctionné en qualité de dépositaire et transporteur de la drogue. Il suivait les indications de B.________, qui lui transmettait à cet effet les dates de réception, identités des mules, quantités de drogue à recevoir et adresses des livraisons. A.________ prenait en charge les mules à V.________, parfois à W.________, et les logeait le temps d'expulser la drogue. Il les conduisait ensuite aux lieux indiqués par B.________ afin d'écouler la cocaïne, principalement à des revendeurs à X.________, voire Y.________, Z.________ou encore U1.________. En outre, lors des deux derniers "voyages" qui ont été mis en évidence, A.________ s'était lui-même chargé de transporter la drogue après que les mules l'avaient expulsée. Finalement, ensuite des ventes, A.________ réceptionnait l'argent des acheteurs et le transmettait à B.________, après avoir prélevé sa rémunération, celle des mules et autres intermédiaires et/ou complices qu'il était chargé de payer, ainsi qu'un défraiement pour ses propres dépenses. A.________ a été interpellé le 10 janvier 2022 à V1.________, alors qu'il était en possession de 17 fingers de cocaïne, pour un poids brut de 159,8 grammes, lesquels étaient destinés à la vente. La perquisition subséquente effectuée dans la chambre qu'il occupait dans un hôtel à V.________ a permis la découverte de 500 grammes bruts de cocaïne, ainsi que de 3'700 fr. en espèces. Les stupéfiants et l'argent ont été séquestrés. Entre le 14 mai 2021 et le 10 janvier 2022, A.________ a réceptionné au total 11'762 grammes brut de cocaïne (11'194 + 568) destinée à être vendue. Il en a écoulé 11'086 grammes brut, principalement dans le canton de Vaud, en région x.________, réalisant un chiffre d'affaires de 373'273 francs. Cette somme n'a toutefois pas été intégralement encaissée. Les analyses de l'École des sciences criminelles de l'Université de Lausanne (ESC) réalisées sur la cocaïne saisie le 10 janvier 2022 en possession du prévenu et dans sa chambre d'hôtel à V.________ révèlent une quantité minimale de 401,6 grammes de cocaïne pure. Dès lors, compte tenu du taux mis en évidence par l'ESC pour les saisies brutes de cocaïne (59 % en 2021), le trafic du prévenu porte sur une quantité totale de 7'006,06 grammes de cocaïne pure ([11'194 x 59 %] + 401,6). B.c. Depuis V.________, entre le 5 mai 2021 et le 4 janvier 2022, A.________ a envoyé au Brésil et au Portugal, en 59 versements via des agences de transfert de fonds, un montant total de 95'272 fr. provenant de la vente de cocaïne. Sur cette somme, 67'101 fr. ont été envoyés sur des comptes dont il était lui-même titulaire, d'où il les a ensuite transférés sur des comptes de personnes physiques ou morales, à l'attention de B.________. Le solde de l'argent a été viré à l'étranger sur des comptes au nom de transporteurs, eux-mêmes chargés de transférer subséquemment l'argent au chef de réseau. B.d. Entre mars 2021 et le 10 janvier 2022, date de son interpellation, A.________ a séjourné en Suisse sans disposer des autorisations nécessaires.