Citation: 1C_265/2021 E. 1

Conformément aux art. 82 let. a et 92 al. 1 LTF, les décisions incidentes de dernière instance cantonale portant sur la compétence, respectivement sur une demande de récusation, d'une autorité administrative dans une cause de droit public - non visée par les exceptions mentionnées à l'art. 83 LTF - peuvent immédiatement faire l'objet d'un recours en matière de droit public. Le recourant, qui a pris part à la procédure devant l'autorité précédente et qui est auteur de la demande de récusation qui a été écartée, a qualité pour recourir selon l'art. 89 al. 1 LTF. Certes, le Conseil communal a.i., dont la récusation est demandée, a dans l'intervalle rendu sa décision sur le fond dans la cause qui intéresse le recourant (cf. ad Faits, let. E supra), de sorte que l'on pourrait se demander si ce dernier ne devrait pas faire valoir la récusation dans le cadre de la procédure de recours sur le fond, perdant ainsi son intérêt actuel en la présente procédure. Selon la conception de la loi, la récusation ne peut toutefois pas être attaquée ultérieurement (cf. art. 92 al. 2 LTF) et il y a lieu d'en rester, à cet égard, à des critères clairs et aisés à appliquer (cf. arrêt 1C_282/2008 du 7 avril 2009 consid. 2.3; FELIX UHLMANN, in Basler Kommentar, Bundesgerichtsgesetz, 3e éd. 2018, n° 24 ad art. 92 LTF). Il persiste dès lors un intérêt du recourant pour la présente procédure. Pour le surplus, le recours a été déposé en temps utile et les conclusions qui y sont prises sont en principe recevables. Il y a donc lieu d'entrer en matière sur le recours en matière de droit public, ce qui entraîne l'irrecevabilité du recours constitutionnel subsidiaire (cf. art. 113 LTF).