Citation: 1A.127/2005 01.06.2005 E. 2

Pour le surplus, le recourant tient son arrestation pour illégale au motif qu'elle serait antérieure au dépôt de la demande formelle d'extradition. Le recourant méconnaît qu'une personne étrangère peut, selon l'art. 44 EIMP, être arrêtée aux fins d'extradition sur la seule base d'une demande d'Interpol, ou en vertu d'un signalement international dans un système de recherche. Le mandat d'arrêt de l'OFJ demeure valable durant dix-huit jours, ce délai pouvant être porté à quarante jours. La demande d'extradition doit être présentée dans ce délai, faute de quoi l'élargissement est ordonné (art. 50 EIMP). En l'occurrence, le recourant a été arrêté le 25 janvier 2005 sur la base d'une demande d'Interpol France. Le 10 février 2005, soit dans le délai de dix-huit jours, les autorités françaises ont requis une prolongation pour le cas où la demande, transmise le 8 février précédent, ne serait pas encore parvenue à l'OFJ. Le 11 février 2005, le délai pour présenter la demande a été prolongé au 4 mars 2005. Transmise par l'Ambassade de France à Berne le 22 février 2005, la demande a été remise en temps utile, et la détention du recourant n'est entachée d'aucune irrégularité.