Citation: 6B_166/2010 17.06.2010 E. 1

Le recourant conteste le caractère équitable de son procès au sens de l'art. 6 § 1 et 3 let. c CEDH. Il invoque aussi la violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 et 3 Cst.). Il soutient, en résumé, qu'un défenseur d'office aurait dû lui être désigné compte tenu de la gravité des faits qui lui étaient reprochés et des difficultés de la procédure. Le recours en matière pénale est immédiatement ouvert contre le refus d'accorder l'assistance judiciaire gratuite à une partie à la procédure pénale, nonobstant le caractère incident de cette décision, dans la mesure où elle est de nature à lui causer un préjudice irréparable (ATF 133 IV 335 consid. 4 p. 338). Si ce recours séparé n'est pas recevable ou qu'il n'a pas été utilisé, le grief peut être soulevé dans le recours dirigé contre la décision finale dans la mesure où la décision incidente influe sur le contenu de celle-ci (art. 93 al. 3 LTF). Cela suppose cependant que le recourant prenne des conclusions spécifiques, étayées par une argumentation topique, en annulation de la décision incidente dans son recours dirigé contre la décision finale (arrêt 2C_128/2007 du 17 octobre 2007 consid. 4). Ce grief n'est, par ailleurs, recevable qu'autant que les voies de droit cantonales aient été épuisées (art. 80 al. 1 LTF).