Citation: 4A_82/2010 01.04.2010 E. 4

Les recourants soutiennent que les juges cantonaux auraient violé les art. 319, 320 et 322 CO en accordant à tort un salaire de gouvernante à l'intimée, alors que l'activité qu'elle déployait ne correspondait en rien à celle d'une gouvernante, ni à l'accord initial conclu entre les parties. En l'occurrence, la cour cantonale a plus précisément considéré que le travail de l'intimée correspondant "à peu près" à celui d'une gouvernante, par opposition à celui d'une "baby-sitter" ou d'une jeune fille au pair. Sur la base de l'état de fait déterminant, l'on ne voit pas que les précédents juges aient violé le droit fédéral en considérant que l'emploi consistant à s'occuper de deux enfants et de l'intendance les concernant, ainsi qu'à aider les recourants dans différentes tâches domestiques, et ce au moins à plein temps, pouvait être qualifié de poste se rapprochant de celui de gouvernante. Au demeurant, la qualification précise n'était pas à proprement parler décisive, l'enjeu étant en réalité de déterminer, en fonction du travail effectivement accompli, quelle était la catégorie salariale des statistiques applicables qui devait être prise en considération dans le cas d'espèce; or, les recourants ne disent mot sur ce sujet, pas plus, d'ailleurs, que sur le raisonnement complet et convaincant adopté par les juges cantonaux pour fixer le salaire dû à l'intimée. En définitive, le grief ne résiste donc pas à l'examen.