Citation: 1C_391/2023 E. 2.4

2.4. Les recourants s'en prennent ensuite au refus de procéder à une inspection locale. Cette mesure d'instruction était selon eux nécessaire pour constater le besoin de protection patrimoniale du Château de Vennes, figurant en note 2 au recensement architectural cantonal et inscrit à l'inventaire fédéral des sites construits comme élément individuel avec un objectif de sauvegarde A, les divergences relevées quant aux mesures du terrain naturel et les questions de protection des arbres et du respect de la législation forestière, notamment pour constater l'évolution de la forêt depuis la précédente vision locale. La cour cantonale s'était rendue sur les lieux dans le cadre de la procédure de recours portant sur le premier projet de construction de l'intimée qu'elle avait annulé. Les recourants ne prétendent pas que la réduction du nombre de logements prévu dans le bâtiment existant justifiait la mise en oeuvre d'une nouvelle vision locale. Il ne s'imposait pas davantage de retourner sur place pour apprécier l'impact du parking souterrain ou encore de l'abattage d'arbres sur la protection du Château de Vennes, le projet étant inchangé sur ce point. Quant à la différence d'altitude entre le terrain naturel et le terrain aménagé au droit du parking souterrain, la cour cantonale l'a jugée de minime importance et compatible avec l'art. 81 RPGA en se référant à son précédent arrêt en l'absence de modification du projet. Bien qu'ils contestent cette appréciation, les recourants n'exposent pas en quoi une inspection locale aurait permis d'apporter des éclaircissements utiles sur la question de la modification de la topographie des lieux induite par le projet. Interpellée à propos de l'extension éventuelle de la forêt sur la parcelle des recourants, la DGE-BIODIV a relevé dans sa prise de position du 15 octobre 2020 que la forêt délimitée sur la parcelle n° 1247 dans le plan d'affectation communal n'avait pas étendu son emprise sur les parcelles voisines depuis lors et que l'art. 13 al. 3 LFo n'imposait pas de revoir cette question à l'occasion de la procédure de permis de construire. La cour cantonale pouvait retenir de manière soutenable (cf. consid. 10.2) que la situation n'avait pas évolué depuis cette prise de position et qu'une inspection locale ne se justifiait donc pas davantage pour ce motif. Le refus de procéder à cette mesure d'instruction ne consacre ainsi aucune violation de l'art. 29 al. 2 Cst.