Citation: 6B_821/2008 14.07.2009 E. 3

Invoquant l'art. 29 al. 2 Cst., le recourant reproche par ailleurs à l'autorité cantonale d'avoir violé son droit d'être entendu en refusant d'ordonner l'inspection locale qu'il avait requise. Le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. comporte notamment le droit à l'administration de preuves valablement offertes. Ce droit n'est toutefois pas violé lorsque la mesure probatoire refusée est inapte à établir le fait à prouver, lorsque ce fait est sans pertinence ou lorsque, sur la base d'une appréciation non arbitraire des preuves dont elle dispose déjà, l'autorité parvient à la conclusion que les faits pertinents sont établis et que la mesure sollicitée n'est pas susceptible de modifier sa conviction (ATF 134 I 140 consid. 5.3 p. 148 et les arrêts cités). En l'espèce, le recourant relève que l'autorité cantonale s'est estimée suffisamment renseignée par les pièces du dossier, savoir les photographies, schémas et l'expertise, de sorte qu'une inspection locale n'était pas nécessaire. Il soutient toutefois qu'en voyant la disposition des lieux elle aurait au contraire été contrainte de se rendre à l'évidence et d'admettre que la vitesse excessive du motocycliste était la seule cause de l'accident. Il se contente ainsi d'exposer son point de vue, sans démontrer, conformément aux exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. ATF 133 IV 286 consid. 1.4, p. 287), que l'autorité cantonale aurait apprécié de manière arbitraire les preuves dont elle disposait ou que celles-ci ne suffisaient pas pour permettre de considérer que l'inspection locale sollicitée n'était pas propre à ébranler sa conviction. Mal fondé, ce grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.