Citation: 1P.583/2003 28.10.2003 E. 4

Le recourant conteste ensuite le risque de fuite, notamment en raison du mandat d'arrêt extraditionnel. En outre, il prétend vouloir rester en Suisse pour se défendre et se disculper, l'instruction n'ayant, selon lui, été menée qu'à charge. 4.1 Selon la jurisprudence, le risque de fuite ne peut s'apprécier sur la seule base de la gravité de l'infraction même si, compte tenu de l'ensemble des circonstances, la perspective d'une longue peine privative de liberté permet souvent d'en présumer l'existence (ATF 125 I 60 consid. 3a p. 62); il doit s'analyser en fonction d'un ensemble de critères tels que le caractère de l'intéressé, sa moralité, ses ressources, ses liens avec l'Etat qui le poursuit ainsi que ses contacts à l'étranger (ATF 117 Ia 69 consid. 4 et les arrêts cités). 4.2 Comme le retient l'arrêt attaqué, le recourant est né en Kabylie et titulaire d'un passeport français. Il étudie en Angleterre et ne s'est manifestement rendu en Suisse qu'à l'occasion de voyages, sans disposer dans ce pays d'aucune attache. Ce sont là autant d'éléments suffisants pour affirmer l'existence d'un risque concret de fuite. Au regard de l'enquête menée en Suisse et de la requête d'extradition qui y est également pendante, la volonté prétendue de rester en Suisse pour se défendre n'apparaît guère crédible. Le mandat d'arrêt en vue d'extradition est sans pertinence du point de vue du risque de fuite car, comme cela est relevé ci-dessus, les effets de ce mandat sont actuellement suspendus, chaque titre de détention devant être examiné pour lui-même. Sur ce point également, l'arrêt attaqué n'apparaît guère critiquable.