Citation: 8C_446/2020 E. 3.2

3.2. Le Tribunal fédéral a eu l'occasion d'examiner à diverses reprises dans quelles circonstances le comportement d'un assuré peut être assimilé à un refus. Il en est ainsi, par exemple, lorsque l'assuré réagit tardivement à l'injonction de l'ORP de prendre contact avec un employeur potentiel (arrêt 8C_379/2009 du 13 octobre 2009 consid. 4) ou lorsqu'il sollicite le report de l'entretien d'embauche dans le but de prendre préalablement des renseignements sur l'employeur, en manifestant un manque d'intérêt évident à une reprise de contact avec ce dernier (arrêt 8C_865/2014 précité consid. 4 et 5). Il en va également ainsi dans le cas où l'assuré ne se présente pas à l'entretien à cause d'un réveil tardif (arrêt 8C_487/2007 du 23 novembre 2007 consid. 4) ou encore lorsqu'il fait échouer par son comportement la perspective de conclure un contrat de travail (arrêt 8C_616/2010 du 28 mars 2011 consid. 4 et 5). À l'inverse, le fait de communiquer, deux jours après l'entretien, ne pas pouvoir (ni vouloir) partager des informations concernant ses revenus auprès de l'ancien employeur n'a pas été assimilé à un refus d'un travail convenable (arrêt 8C_750/2019 du 10 février 2020 consid. 4.2), pas plus que le fait pour un assuré de s'être renseigné au sujet de ses vacances peu après avoir été engagé, provoquant un malentendu avec sa responsable (arrêt 8C_476/2012 du 23 janvier 2013 consid. 3). Par ailleurs, l'examen du refus d'un travail convenable ne peut pas porter sur les contacts entre un assuré et une agence de placement qui n'a pas encore offert de poste de travail concret (arrêt 8C_468/2020 du 27 octobre 2020 consid. 5).