Citation: 4A_411/2022 E. 4.1

4.1. A plusieurs égards, elles seraient entachées d'arbitraire dans l'appréciation des preuves. Il se défend, tout d'abord, d'avoir déclaré, lors de la séance du 6 février 2014, avoir exécuté des travaux à bien plaire représentant entre 10'000 fr. et 15'000 fr. La Cour cantonale s'était fondée sur les déclarations dans ce sens de l'employé de banque qui était présent lors de la séance en question. De l'avis du recourant, elle aurait pourtant dû les écarter puisque le témoin en cause entretiendrait des liens d'amitié de longue date avec le maître d'ouvrage et qu'il aurait été " préparé " à cette audition. Les juges cantonaux ont toutefois expliqué pour quelle raison ce témoin leur paraissait digne de foi et leurs considérations n'ont rien d'insensé, loin s'en faut. Quant aux prétendus liens d'amitié dont il est question, le recourant n'établit pas les avoir évoqués devant l'instance cantonale. Le recourant se plaint que les maîtres d'ouvrage n'aient pas démontré que l'accord du 6 février 2014 portait sur l'intégralité des travaux qu'il a réalisés durant tout le chantier. Tel quel, ce grief ne saurait prospérer. La Cour cantonale a retenu que l'accord en question portait sur tous les travaux, y compris les travaux hors devis, réalisés jusqu'alors et a considéré qu'aucun élément ne démontrait que l'entrepreneur ait réalisé d'autres travaux ultérieurement. Le recourant méconnaît donc que le fardeau de la preuve de la date à laquelle il a exécuté les travaux en question, si tant est qu'ils aient été réalisés après le 6 février 2014, reposait sur lui. Le recourant avance ensuite avoir réalisé des travaux jusqu'en janvier 2015, mais ce grief ne contient même pas l'esquisse d'une quelconque démonstration, de sorte qu'il ne saurait être question d'arbitraire. Il reproche aux juges cantonaux de n'avoir point mentionné que les 14'000 fr. convenus le 6 février 2014 n'avaient pas été payés. A tort, puisqu'il en est question à plusieurs endroits dans l'arrêt attaqué, notamment lorsqu'il s'agit de calculer la somme due par les maîtres d'ouvrage à l'entrepreneur, avant compensation avec la créance liée aux défauts de l'ouvrage. Il soutient que l'accord du 6 février 2014 " ne concernait manifestement que la facture du 9 juillet 2015 " sans guère parvenir - là non plus - à éveiller le sentiment d'un quelconque arbitraire. Il poursuit en affirmant que l'accord du 6 février 2014 - le " prétendu accord ", selon ses termes - serait devenu caduc faute pour les maîtres d'ouvrage de s'être acquittés de la somme de 14'000 fr. L'argument est nouveau et irrecevable. Il est d'ailleurs dépourvu de toute consistance. Le recourant estime que le témoignage de E.________ n'aurait pas dû être écarté, sans toutefois qu'il n'indique quel élément de fait précis il faudrait retenir et à quel endroit il aurait été régulièrement allégué en procédure, ce qui rend ce grief irrecevable. Finalement, il prend appui sur l'expertise H.________ pour affirmer que les travaux qu'il a réalisés étaient indispensables, perdant de vue que ce n'est pas là le sujet. En d'autres termes, le caractère indispensable ou non des travaux en question ne changerait rien à l'issue de l'affaire. Ce premier grief est donc voué au rejet, dans la mesure de sa recevabilité.