Citation: 6A.68/2004 01.11.2004 E. 2

D'après l'arrêt attaqué, la mesure prise à l'encontre du recourant constitue un retrait de sécurité (art. 30 al. 1 OAC en liaison avec les art. 14 al. 2, 16 al. 1 et 17 al. 1bis LCR). L'inaptitude à la conduite automobile a été constatée par des experts et l'autorité cantonale de recours n'a pas discerné de motifs imposant que l'on s'écarte de l'expertise psychiatrique dont les conclusions sont claires. Les conditions de restitution du droit de conduire (abstinence contrôlée de produits stupéfiants, suivi psychiatrique régulier et nouvelle expertise psychiatrique après une année à partir de la date de l'expertise) ont été confirmées car conformes à l'appréciation des experts. L'argumentation du recourant invoquant l'amélioration de son état de santé a été rejetée au motif que le délai préconisé par les experts n'était pas encore échu et que les conditions posées pour la restitution du permis n'étaient pas réunies. Ces considérants ne sont pas le fruit d'un abus ou d'un excès du pouvoir d'appréciation de l'autorité cantonale (art. 104 let. a OJ). Ils ne violent pas le droit fédéral. Il peut y être renvoyé (art. 36a al. 3 OJ). Le mémoire du recourant se limite à des explications et à des affirmations d'après lesquelles ses efforts actuels seraient des engagements solides pour le futur. Face aux avis des experts, cela ne suffit pas pour démontrer à l'autorité, chargée de la sécurité découlant de l'aptitude des conducteurs, que le recourant serait actuellement apte à conduire. Ainsi, le recours doit être rejeté. On peut même douter de sa recevabilité dans la mesure où le recourant s'en prend aux faits constatés par l'autorité judiciaire cantonale (art. 105 al. 2 OJ). En effet, il ne semble pas soutenir qu'ils soient manifestement inexacts ou incomplets.