Citation: 7B_119/2023 E. 2.3.2

2.3.2. Selon le recourant, sa demande de révision reposait sur un fait dont il n'avait pas connaissance au moment où sa condamnation était entrée en force, soit la citation à comparaître à l'audition du 6 janvier 2021. La méconnaissance du mandat de comparution résulterait d'une notification irrégulière, ce mandat ayant été envoyé de manière erronée à son adresse professionnelle. Il n'aurait toutefois pas pu invoquer ce vice procédural "dans le délai d'appel existant habituellement après le jugement de première instance" puisqu'il n'en aurait eu connaissance qu'ultérieurement, ce qui ouvrirait la voie de la révision. Son argumentaire tombe à faux. En effet, le recourant ne saurait raisonnablement soutenir n'avoir pas eu connaissance du mandat de comparution envoyé à son adresse professionnelle. Cette adresse est celle qu'il a lui-même donnée à la police en début de procédure. C'est en outre à cette même adresse que lui a été envoyée l'ordonnance pénale du 16 avril 2020, dont il est constant qu'il a eu connaissance. De surcroît, le recourant a adressé au Ministère public le 9 juillet 2021 un courrier - sur le papier à en-tête de son employeur - dans lequel il a expressément indiqué "qu'après sa convocation en date du 6 janvier 2021, il n'avait à l'heure actuelle reçu aucune correspondance concernant la procédure pénale à son encontre". Cette missive démontre qu'il avait effectivement pris connaissance de la citation à comparaître lorsque celle-ci a été envoyée à son adresse professionnelle. Ainsi, s'il souhaitait se prévaloir d'une notification irrégulière car le mandat de comparution n'avait pas été envoyé à son adresse privée, il aurait dû utiliser les voies de droit ordinaires, un tel vice procédural - qu'il connaissait - n'ouvrant pas la voie de la révision (cf. consid. 2.3.1 supra), comme l'a retenu à juste titre la juridiction précédente. Mal fondé, le grief du recourant doit être rejeté.