Citation: 6B_484/2009 14.08.2009 E. 1

Le recourant s'en prend tout d'abord aux constatations de fait de la décision entreprise en invoquant le principe in dubio pro reo (art. 32 al. 1 et 6 par. 2 CEDH) et l'arbitraire dans l'appréciation des preuves (art. 9 Cst.). Il discute, dans ce contexte, principalement le contenu de déclarations des protagonistes du trafic ainsi que des informations techniques relatives au taux de pureté des substances en question. Il s'en prend, de la sorte, à l'appréciation des preuves. Le premier moyen se confond avec le second (ATF 124 IV 86 consid. 2a p. 88). En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, il y a arbitraire lorsque l'autorité ne prend pas en compte, sans aucune raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa portée, ou encore lorsque, en se fondant sur les éléments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9). 1.1 Le recourant reproche en particulier aux autorités cantonales d'avoir retenu à sa charge qu'il avait commandé, sans toutefois les obtenir, 150 grammes de cocaïne au dénommé Y.________. A cet égard, le jugement de première instance précise que la commande de cette quantité de stupéfiants a été retenue parce que les écoutes téléphoniques confirmaient les contacts entre les deux hommes et la commande de 150 grammes de cocaïne (jugement de première instance, consid. 3.2.1, p. 8). Quant à la cour cantonale, répondant aux griefs du recourant sur ce même point, elle a considéré que le dénommé Y.________ avait admis lors d'une audition que « Dozie » était bien le recourant (arrêt entrepris, consid. 3a, p. 5) et que la quantité de 150 grammes de cocaïne était bien destinée à « Dozie » (consid. 3b, p. 5). Elle a, par ailleurs, précisé que le fait que le jugement de Y.________ ne retienne pas les 150 grammes litigieux à la charge de ce dernier n'y changeait rien, dès lors que les deux affaires n'avaient pas été jointes et que les opérations de l'enquête avaient été différentes (arrêt entrepris, consid. 3c, p. 6). 1.2 Le recourant ne développe aucun grief sur l'argumentation de la cour cantonale selon laquelle les éléments figurant au dossier permettaient d'établir qu'il était « Dozie » et que ce dernier était le destinataire de 150 grammes de cocaïne. Il n'y a dès lors pas lieu d'examiner ce raisonnement sous l'angle de l'arbitraire (art. 106 al. 2 LTF). Le recourant objecte uniquement que le jugement concernant Y.________ ne retient pas cette quantité à la charge de ce dernier. Ce faisant, le recourant se borne à opposer deux appréciations dans une démarche de nature essentiellement appellatoire, si bien que la recevabilité du grief est pour le moins douteuse (cf. ATF 133 III 393 consid. 6 p. 397). Au demeurant, le seul fait qu'une autre autorité judiciaire, respectivement un même tribunal dans une autre composition, ait pu, dans une procédure distincte, se forger une intime conviction différente de celle de l'autorité qui a jugé le recourant ne suffit pas à démontrer que l'appréciation, par cette dernière, des preuves dont elle disposait serait insoutenable. Le grief se révèle ainsi infondé dans la mesure où il serait recevable. 1.3 Le recourant reproche ensuite aux autorités cantonales d'avoir retenu un taux de pureté moyen de 40% en se référant aux informations fournies par le Centre universitaire romand de médecine légale, qui font état d'un taux de pureté moyen, en 2007, de 43% plus ou moins 16%. Le recourant soutient que, sur la base de ces informations, c'est un taux de 27% qui devait être retenu au bénéfice du doute. Il mentionne encore, dans ce contexte, les jugements rendus à l'encontre de Y.________ et d'un autre fournisseur. Ce moyen n'a pas été invoqué devant l'autorité précédente. Faute d'épuisement des instances cantonales (art. 80 al. 1 LTF), il est irrecevable (v. ATF 135 I 91 consid. 2.1 p. 93). Au demeurant, l'autorité de première instance a indiqué que le taux de 40% correspondait aussi à la moyenne des saisies réellement faites en l'espèce (43,3%; 30,1% et 47,7%; jugement de première instance, consid. 6 p. 16). Il n'était donc pas arbitraire, sur la base de cet élément concret concernant directement le recourant de ne pas retenir au bénéfice du doute le taux moyen le plus bas ressortant des statistiques. Supposé recevable, le grief devrait ainsi de toute manière être rejeté. Pour le surplus, le recourant ne peut rien déduire non plus en sa faveur des décisions judiciaires concernant d'autres trafiquants, même s'il s'agit de ses propres fournisseurs. Le seul fait que des taux de pureté inférieurs ont pu être retenus par d'autres autorités judiciaires, dans d'autres procédures, en se basant notamment sur des données statistiques ne démontre pas encore en quoi il serait arbitraire de retenir en l'espèce un taux de pureté de 40% correspondant au résultat des analyses effectuées sur les stupéfiants saisis.