Citation: 4P.161/2003 12.11.2003 E. 3

3.1 Dans un deuxième moyen, le recourant prétend que la décision attaquée, qu'il considère comme obscure et incomplète, ne serait pas motivée, en violation de l'art. 29 al. 2 Cst. Le juge intimé n'aurait en particulier donné aucune explication sur la manière dont X.________ a réduit sa créance envers Y.________. 3.2 La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu l'obligation pour l'autorité de motiver sa décision, afin que l'intéressé puisse la comprendre, l'attaquer utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle (ATF 126 I 15 consid. 2a/aa, 97 consid. 2b; 125 II 369 consid. 2c; 124 II 146 consid. 2a). Il y a également violation du droit d'être entendu si l'autorité ne satisfait pas à son devoir minimum d'examiner et de traiter les problèmes pertinents (ATF 126 I 97 consid. 2b; 124 II 146 consid. 2a; 122 IV 8 consid. 2c). 3.3 En l'espèce, le magistrat intimé a exposé en détail, dans la décision du 13 juin 2003, l'ensemble des conditions qui permettent en droit valaisan une extension du procès par un appel en cause. Passant à la subsomption, il a expliqué les raisons pour lesquelles aucun élément du dossier ne fondait une quelconque responsabilité de la banque dans le cadre de la fondation de la société Z.________ SA. De surcroît, a poursuivi le juge valaisan, les reproches articulés par A.________ contre X.________ n'ont aucune connexité avec la cause principale. Enfin, les difficultés de l'instruction s'opposent à l'admission de la requête d'appel en cause. Il appert ainsi que la décision attaquée, dont la seule partie "droit" comporte six pages et demie, est amplement motivée. Le recourant l'a du reste parfaitement comprise, ainsi que l'attestent les moyens de son recours de droit public. Quant aux rapports contractuels noués entre la banque et Y.________, ils n'avaient aucune pertinence pour juger de l'intérêt du recourant à appeler en cause X.________. Le moyen est privé de tout fondement.