Citation: 9C_642/2014 E. 4.1

4.1. Comme le fait valoir à juste titre le recourant, la constatation de la juridiction cantonale relative à une incapacité de travail de 50 % dans toutes activités à partir du 1er janvier 2011 (correspondant à une incapacité de gain du même taux) est manifestement inexacte, voire arbitraire. Elle repose en effet sur les conclusions de l'expertise judiciaire, selon lesquelles l'assurée disposait d'une capacité résiduelle de travail de 50 %, avec une diminution de rendement de 20 % dans l'activité exercée jusqu'alors (mais respectant les limitations fonctionnelles décrites), de même que dans une activité sédentaire adaptée à celles-ci. Or les experts judiciaires ont attesté une telle capacité de travail seulement à partir de la date où ils ont examiné l'assurée. Interpellés sur l'évolution du degré d'incapacité de travail, respectivement sur le moment à partir duquel la capacité de travail de l'assurée avait diminué au taux retenu, ils ont indiqué qu'une quantification de l'évolution de l'incapacité de travail n'était pas réalisable a posteriori et qu'ils se prononçaient par conséquent à la date de l'expertise, soit le 22 février 2012 (complément du 22 avril 2013). Quoi qu'en dise l'intimée, la reconnaissance par les experts d'une péjoration de son état depuis 2006 ne modifie pas la date à partir de laquelle ils ont attesté d'une diminution correspondante de la capacité de travail à 50 %, en février 2012.