Citation: 8C_259/2022 E. 6.1.2

6.1.2. Dans un premiers temps, la recourante reproche aux juges cantonaux de n'avoir pas ordonné les mesures d'instruction requises par elle. Elle fait valoir que sa requête tendant à la mise en oeuvre d'une expertise judiciaire par un médecin hautement qualifié dans le domaine du syndrome douloureux régional complexe (SDRC) se fondait sur les instructions du docteur I.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, du 23 avril 2020 et de la CRR du 27 mai 2020, de sorte que les premiers juges auraient fait preuve d'arbitraire en refusant d'y donner suite. Comme aucun diagnostic n'aurait été posé ni aucune investigation menée par un tel médecin hautement qualifié, les rapports médicaux sur lesquels se sont fondés les premiers juges ne seraient pas suffisamment probants. Par ailleurs, se prévalant d'un rapport de la doctoresse J.________, spécialiste en neurologie, du 19 février 2020, selon lequel seule une imagerie par résonance magnétique (IRM) effectuée avec produit de contraste permettrait d'examiner avec certitude des structures nerveuses possiblement atteintes, la recourante soutient que les imageries réalisées sans produit de contraste ne permettraient pas d'établir de diagnostic précis. Comme l'arrêt attaqué se fonde sur des rapports qui ne s'appuieraient pas sur une imagerie effectuée avec produit de contraste, seule une expertise indépendante réalisée conformément aux instructions de la doctoresse J.________ permettrait de rendre une base de diagnostic probante. Enfin, la recourante se plaint de n'avoir bénéficié d'aucune investigation de ses troubles neurologiques, pourtant préconisée lors de sa prise en charge par l'Hôpital C.________.