Citation: 8C_90/2024 E. 4.2

4.2. Les juges cantonaux ont relevé que la jurisprudence précitée (cf. consid. 4.1.2 supra), dont se prévalait le recourant, n'était pas applicable à l'assurance-accidents, dès lors que les mesures d'ordre professionnel ne figuraient pas au catalogue des prestations accordées par cette assurance. En outre, cette jurisprudence se référait aux cas de réduction ou de suppression d'une rente d'invalidité, ou à l'allocation d'une rente échelonnée dans le temps, ce qui n'était pas le cas en l'espèce. On ne pouvait pas assimiler la fin du versement d'indemnités journalières de l'assurance-accidents à la réduction ou la suppression d'une rente de l'assurance-invalidité. Quoi qu'il en fût, l'office AI avait considéré que le recourant subissait une incapacité de travail de 100 % et que les possibilités de réinsertion étaient illusoires. Cela étant, le recourant présentait d'autres atteintes à la santé que celles dont répondait l'intimée, notamment des troubles urologiques et des affections psychiques. Plutôt que de mettre en oeuvre des mesures d'ordre professionnel inutiles, l'office AI avait préféré allouer immédiatement une rente au recourant. Le tribunal cantonal a ajouté que le recourant avait fait valoir son droit à une retraite anticipée à l'âge de 60 ans, soit dès le 1 er décembre 2021. Il était ainsi patent qu'une reconversion professionnelle n'avait jamais été envisagée, ni par le recourant ni par l'office AI. Dans ces conditions, le recourant ne pouvait pas se fonder sur les dispositions relatives à la rente transitoire, dont le but était de soutenir les assurés dans leur reconversion professionnelle, alors qu'il n'avait jamais eu une telle intention. Le fait que l'office AI n'avait pas encore rendu sa décision concernant les mesures de réadaptation professionnelle au moment de la décision sur opposition de l'intimée ne faisait pas obstacle à la clôture du cas par celle-ci.