Citation: 9C_201/2010 15.11.2010 E. 1

Ce raisonnement ne met pas en évidence une appréciation manifestement inexacte des preuves dans la mesure où il n'est pas directement dirigé contre les arguments utilisés par les premiers juges pour écarter l'avis du docteur A.________. En effet, la seule invocation d'une incompatibilité entre des constatations particulières et certains éléments indéterminés du dossier est trop vague pour démontrer le caractère arbitraire des constatations en question. Le fait que le docteur V.________ fasse allusion à une amélioration de l'état de santé ne prouve en outre pas que le médecin du SMR l'ait aussi observée, ni que les considérations de la juridiction cantonale à ce propos soient manifestement inexactes. On relèvera enfin que, ainsi que le mentionne l'office recourant, les premiers juges ne se sont par prononcés sur le fait que le docteur A.________ avait admis que la situation médicale de l'assurée avait justifié une incapacité de travail, puis constaté que celle-ci s'était amélioré au point de permettre la reprise d'une activité professionnelle. L'énonciation de cet élément n'établit toutefois pas encore que la conclusion à laquelle est parvenue la juridiction cantonale (le maintien de la rente au-delà du 31 mars 2009) soit manifestement inexacte dès lors que ladite conclusion repose sur de nombreux rapports médicaux non critiqués mentionnant unanimement la récurrence du trouble dépressif et l'existence d'améliorations transitoires ou de rechutes. 3.3.2 On constatera aussi que l'argument utilisé par l'administration pour contrer l'acte attaqué, selon lequel l'immaturité et la dépendance ne relèveraient pas d'un diagnostic psychiatrique, ne contredit pas la thèse défendue par les premiers juges, qui ont constaté une contradiction dans les propos du médecin du SMR dans la mesure où celui-ci mentionnait un certain nombre de symptômes en lien avec les troubles mentionnés sans en retenir le diagnostic ni étayer sa position sur ce point. En outre, on relèvera que les diagnostics de trouble de la personnalité dépendante et de trouble de la personnalité immature figurent dans la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (CIM-10) sous les chiffres F 60.7 et F 60.8 et que, selon la jurisprudence correctement citée par l'office recourant, peu importe que la maladie trouve son origine partiellement ou totalement dans des facteurs psychosociaux et socioculturels du moment que la maladie existe bel et bien et influence la capacité de travail. On ajoutera qu'il n'importe pas davantage en l'espèce de savoir s'il appartient à l'administration ou aux médecins consultés de se prononcer sur l'existence d'un motif de révision ou de reconsidération dès lors qu'un tel argument ne démontre toujours pas en quoi les considérations de la juridiction cantonale pour se distancer du rapport du docteur A.________ seraient manifestement inexactes. 3.4 L'office recourant conteste ensuite les arguments dirigés contre le rapport du docteur T.________. 3.4.1 Il soutient en particulier que le passage du jugement cantonal - selon lequel l'expert n'avait pas expliqué de quelle façon il avait interprété les tests réalisés alors que plusieurs autres médecins avaient abouti à des conclusions clairement différentes des siennes - semble plutôt faire allusion à une appréciation générale du cas qu'à une interprétation des résultats de chaque test en particulier dont il cite les conclusions à titre exemplatif. Une fois encore, ce genre d'argumentation n'est pas pertinente dès lors qu'il ne s'agit pas d'une critique de l'acte attaqué mais d'une interprétation personnelle des propos des premiers juges qui ne démontre pas en quoi lesdits propos constitueraient une constatation manifestement inexacte des faits ou auraient conduit à l'adoption d'une solution arbitraire. 3.4.2 Que la juridiction cantonale ait invoqué - peut-être à tort - le fait que le docteur T.________ ne se référait pas à une classification diagnostique internationalement reconnue n'est qu'un élément secondaire qui ne prouve toujours pas que l'intégralité de l'appréciation réalisée par la juridiction cantonale serait insoutenable. Arguer que l'expert avait dûment expliqué l'absence de diagnostic psychiatrique pouvant avoir une influence sur la capacité de travail de l'intimée, sans autres éléments explicatifs, est tout aussi vain.