Citation: 8C_96/2020 E. 6.2.2

6.2.2. Par cette argumentation, le recourant ne démontre ni en quoi l'autorité cantonale aurait fait une application arbitraire de l'art. 31 LPAC, ni en quoi cette disposition serait en elle-même inconstitutionnelle. La distinction opérée par la loi entre d'une part le licenciement fondé mais prononcé en violation des règles de procédure, qui ne peut entraîner qu'une proposition de réintégration avec le versement d'une indemnité en cas de refus de l'employeur, et d'autre part le licenciement fondé, qui donne lieu à une réintégration obligatoire, a été voulue par le législateur cantonal (cf. arrêt 8C_203/2020 du 25 août 2020 consid. 3.3.2) et n'apparaît pas contraire à l'égalité de traitement en tant qu'elle permet de traiter de manière différente des situations dissemblables (cf. ATF 143 V 139 consid. 6.2.3 p. 145 s.; 138 I 225 consid. 3.6.1 p. 229 s. et les références). Par ailleurs, il n'apparaît pas qu'une telle réglementation permettrait en définitive à l'employeur public de se retrouver dans une situation plus avantageuse en violant les droits procéduraux d'un fonctionnaire plutôt qu'en les respectant. En effet, si le licenciement ne repose pas sur des motifs fondés, le fonctionnaire peut obtenir sa réintégration indépendamment d'une éventuelle violation de ses droits procéduraux donnant lieu, comme en l'espèce, à une première décision de la Chambre administrative fondée sur l'art. 31 al. 3 LPAC.