Citation: 4A_318/2018 E. C

C.a. Le 25 mai 2018, le footballeur a formé un recours en matière civile au Tribunal fédéral contre l a sentence non motivée du 14 mai 2018, assorti d'une "[r]equête urgente d'effet suspensif, respectivement requête de mesures (super) provisionnelles (art. 103 et 104 LTF) ". Par ordonnance du 30 mai 2018, la Présidente de la Ire Cour de droit civil a accordé l'effet suspensif au recours à titre superprovisionnel, ce qui a permis au recourant de participer avec l'équipe nationale du Pérou à la phase finale de la Coupe du Monde de la FIFA, qui a eu lieu du 14 juin au 15 juillet 2018 en Russie. Les conseils de l'AMA ont sollicité, par courrier du 31 juillet 2018, la révocation immédiate de la décision accordant l'effet suspensif au recours à titre superprovisionnel, en produisant notamment une copie de la sentence motivée notifiée aux parties par courriel du 30 juillet 2018. Par ordonnance du 22 août 2018, la Présidente de la Cour de céans a rapporté l'ordonnance du 30 mai 2018 accordant l'effet suspensif au recours à titre superprovisionnel et rejeté en l'état la requête d'effet suspensif. Le 6 septembre 2018, le footballeur a requis que l'effet suspensif soit accordé à son recours et qu'interdiction fût faite à quiconque d'exécuter la sentence attaquée. La requête d'effet suspensif a été rejetée par ordonnance présidentielle du 27 septembre 2018. En substance, la Présidente de la Ire Cour de droit civil a considéré qu'en l'état, alors que le délai de recours n'avait pas encore expiré, l'on ne pouvait affirmer prima facie que les conclusions du recourant devraient être très vraisemblablement admises; au contraire, c'est plutôt la conclusion inverse qui semblait s'imposer dès lors que l'on peinait à discerner en quoi les reproches formulés par le recourant à l'encontre de ladite sentence suffiraient à démontrer l'incompatibilité de celle-ci avec l'ordre public matériel (art. 190 al. 2 let. e LDIP) ou la violation du droit d'être entendu de l'intéressé (art. 190 al. 2 let. d LDIP). C.b. La FIFA a également interjeté un recours au Tribunal fédéral contre la sentence du TAS du 30 juillet 2018 (cause 4A_560/2018). Le footballeur, l'AMA et le TAS n'ont pas été invités à déposer une réponse. Par arrêt du 16 novembre 2018, le Tribunal fédéral a déclaré le recours formé par la FIFA irrecevable. En résumé, il a considéré que la FIFA ne possédait pas d'intérêt personnel à recourir. En effet, l'association, dans ses observations du 18 septembre 2018 au sujet de la requête d'effet suspensif présentée par le footballeur dans la présente cause, avait fait part de son intention de former un recours séparé tout en déclarant considérer avec une certaine bienveillance les arguments développés par le footballeur dans une partie de sa requête. La FIFA démontrait ainsi vouloir soutenir, par son propre recours, l'un ou l'autre des arguments avancés par le footballeur. Pareille intention, correspondant peu ou prou au fait de plaider pour autrui, était incompatible avec l'existence d'un intérêt personnel. Enfin, le désir affiché par la FIFA d'obtenir du Tribunal fédéral une réponse à une question juridique qualifiée par elle de fondamentale (application du principe de proportionnalité) ne suffisait pas à lui conférer la qualité pour recourir au sens de l'art. 76 al. 1 let. b LTF (arrêt 4A_560/2018, consid. 2.2). C.c. En date du 17 octobre 2018, le footballeur a adressé au Tribunal fédéral une écriture complétant son mémoire de recours du 25 mai 2018, au terme de laquelle il a conclu à l'annulation de la sentence attaquée. Dans ses déterminations du 13 décembre 2018, la FIFA a déclaré ne pas s'opposer à l'admission partielle du recours et à l'annulation des points 2, 3, 4 et 6 du dispositif de ladite sentence. Elle a requis que les frais et dépens ne soient pas mis à sa charge, dans l'hypothèse où le recours serait partiellement admis. Au pied de sa réponse du 13 décembre 2018, l'AMA a proposé le rejet du recours. Le TAS a conclu au rejet du recours. Dans une réplique du 11 janvier 2019, le recourant a persisté dans ses conclusions. La FIFA a maintenu ses conclusions dans sa duplique du 29 janvier 2019. L'AMA a déposé des déterminations complémentaires en date des 11 janvier et 29 janvier 2019.