Citation: 2C_254/2019 E. 1

X.________ est un ressortissant suisse domicilié en France. Depuis le 1 er octobre 2011, il est engagé en qualité de membre du personnel administratif de la délégation de l'Union européenne auprès d'une organisation internationale à Genève. Cette organisation ne prélève pas l'impôt à la source. X.________ ne jouit d'aucun privilège et ne bénéficie d'aucune immunité de juridiction dans l'exercice de ses fonctions. Le 13 juin 2016, l'Administration fiscale cantonale de la République et canton de Genève (ci-après: l'Administration fiscale) a invité X.________ à lui faire parvenir sa déclaration fiscale pour l'année 2012. A la suite d'un échange de courriers relatif aux conditions d'assujettissement aux impôts suisses et à celles d'application de la Convention du 9 septembre 1966 entre la Suisse et la France en vue d'éliminer les doubles impositions en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune et de prévenir la fraude et l'évasion fiscales (CDI CH-FR; RS 0.672.934.91), ainsi que d'une sommation, X.________ n'a pas remis la déclaration demandée. Le 5 février 2018, l'Administration fiscale a taxé d'office l'intéressé pour l'impôt fédéral direct (ci-après: IFD) et les impôts cantonal et communal (ci-après: ICC) de l'année 2012 (elle en avait fait de même pour les impôts 2011, décision qui a été contestée jusqu'au Tribunal fédéral; cf. arrêt 2C_436/2016 du 21 décembre 2016). Dans un courrier du 8 avril 2018, X.________ a soutenu qu'il remplissait les conditions de l'art. 17 par. 2 CDI CH-FR et n'était pas assujetti aux impôts en Suisse. Traitant ce courrier comme une réclamation contre la taxation d'IFD et d'ICC 2012, l'Administration fiscale l'a déclarée irrecevable, car tardive. X.________ a contesté cette décision sur réclamation le 2 mai 2018 auprès du Tribunal administratif de première instance de la République et canton de Genève (ci-après: le Tribunal administratif de première instance) qui, par jugement du 10 décembre 2018, a rejeté le recours. Tout en retenant que la réclamation aurait dû être considérée comme étant recevable, il a jugé au fond que le contribuable ne remplissait pas les conditions de l'art. 17 par. 2 CDI CH-FR pour être imposé exclusivement en France. Saisie par X.________ le 28 décembre 2018, la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) a rejeté le recours et confirmé le jugement précité.