Citation: 7B.221/2002 20.12.2002 E. 2

L'art. 103 al. 2 LP, applicable par analogie au gage dont la réalisation est requise (art. 155 al. 1 LP), prévoit que si le débiteur est sans ressources, il est prélevé ce qui est nécessaire à son entretien et à celui de sa famille. Les règles concernant la détermination du minimum vital en matière de saisie de revenus (art. 93 LP) sont applicables à la question de savoir si le débiteur a besoin de subsides pour son entretien (Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, n.14 ad art. 103 LP; SchKG-Lebrecht, n.8 ad art. 103 LP et les références). En l'espèce, il est établi et incontesté que les revenus du débiteur ne lui permettent pas de couvrir son minimum vital. L'autorité cantonale de surveillance n'a dès lors pas violé le droit fédéral en confirmant la décision de l'office de renoncer à saisir les loyers au profit de la recourante et de les reverser au débiteur comme subsides pour son entretien.