Citation: 6B_86/2021 E. B

Par jugement du 3 décembre 2020, la Cour pénale II du Tribunal cantonal du Valais a rejeté l'appel formé par A.A.________ et B.A.________ à l'encontre du jugement du 15 novembre 2018, qu'elle a intégralement confirmé. Elle s'est fondée en substance sur les faits suivants. C.A.________ et A.A.________ sont les parents de D.A.________, née en 2011. A la suite de difficultés conjugales, C.A.________ a déposé, le 7 septembre 2016, une requête de mesures protectrices de l'union conjugale devant le Tribunal des districts de Martigny et St-Maurice en sollicitant que la garde de sa fille lui soit attribuée. Une séance de conciliation s'est tenue le 10 octobre 2016, lors de laquelle A.A.________ a sollicité une garde alternée. La conciliation n'a pas abouti mais l'épouse a consenti à ce que son mari puisse exercer son droit de visite tous les mercredis après-midi. Le mardi 11 octobre 2016, A.A.________ s'est rendu avec son père, B.A.________, en fin de matinée au centre scolaire de U.________, où D.A.________ était scolarisée. C.A.________ est arrivée au moment où sa fille sortait de l'école, vers 11h30. L'enfant a sauté dans les bras de son père. Les parents ont discuté entre eux pendant que D.A.________ et son grand-père se trouvaient à l'écart. A.A.________ a déclaré à son épouse qu'il voulait emmener leur fille jusqu'au lendemain. Celle-ci a, dans un premier temps, refusé. Puis, comme D.A.________ a répondu affirmativement à la question de savoir si elle entendait rester avec son père, elle a finalement cédé. Au moment de quitter le centre scolaire, C.A.________ a pris contact par téléphone avec son avocat. Le jour même, à 11h45, celui-ci a déposé une lettre au greffe du tribunal de district, libellée en ces termes: " Madame la Présidente, Ce jour, à 11.30 heures, A.A.________ s'est présenté avec son père à la sortie de l'école à U.________ et a enlevé de force l'enfant à sa mère en prétendant la ramener jeudi matin à U.________. Ce comportement n'est pas acceptable et lèse le bien de l'enfant qui doit assister en public à des conflits pénibles entre les parents. Vu ce qui précède, je vous remercie de confier la garde de D.A.________ à sa mère par voie de mesures superprovisionnelles [...] ". Par décision " immédiatement exécutoire " du même jour, la juge en charge du dossier a confié la garde de l'enfant D.A.________ à la mère " jusqu'à décision de mesures protectrices de l'union conjugale ", en prévoyant que le droit de visite du père s'exercerait, sauf meilleure entente entre les parties, un week-end sur deux et " tous les mercredis de 14h00 à 8h15 le jeudi matin (début des cours) ".