Citation: 6B_798/2022 E. B

Par jugement du 20 mai 2022, la 2e Chambre pénale de la Cour suprême du canton de Berne a rejeté l'appel formé par A.________. Elle a retenu, en résumé, ce qui suit: A.________, née en 1972, est originaire de V.________. Selon ses dires, elle est arrivée en Suisse en 1991-1992. Il ressort en revanche du rapport établi par la ville de U.________ en vue de l'examen d'une expulsion qu'elle serait entrée en Suisse le 23 novembre 2000 depuis la V.________ en vue de son mariage avec une personne de nationalité française. De son union avec ce ressortissant français est née une fille, B.________, en 2006. Le couple a divorcé le 30 décembre 2009. A.________ exerce sur l'enfant une garde alternée avec le père qui réside également en Suisse. A.________ est titulaire d'un permis C, mais son renouvellement est actuellement en suspens. Elle a acquis la nationalité française par mariage. S'agissant de sa situation personnelle, elle n'a pas de formation particulière. Elle travaille dans un home à 60 %, tout en restant dépendante de l'aide sociale. Elle a des dettes importantes, notamment celle résultant de la présente procédure envers le service social, ainsi que des poursuites qui concernent notamment le paiement de son assurance-maladie. Elle a des antécédents pénaux. Elle a été condamnée, en 2012, pour lésions corporelles simples, violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires, à une peine pécuniaire de soixante jours-amende à 30 fr., avec sursis pendant deux ans, et à une amende de 600 fr. et, en 2017, pour vols et dommages à la propriété (infractions d'importance mineure), à une peine pécuniaire de dix jours-amende à 40 fr., avec sursis pendant deux ans, et à une amende de 750 francs.