Citation: 1C_468/2019 E. 4.4.1

4.4.1. La marge de manoeuvre dont disposent les cantons dans ce domaine doit être prise en compte (arrêt 1C_11/2009 du 3 juin 2009 consid. 3.4.1). Les règles d'incompatibilités prennent des formes très différentes suivant les cantons. Elles sont le résultat d'une pondération des intérêts en présence effectuée par le constituant ou le législateur. La variété des solutions rencontrées en Suisse démontre que la pesée des intérêts peut aboutir aussi bien à une solution libérale qu'à une solution restrictive, et qu'il s'agit d'une appréciation à caractère plus politique que juridique (cf. MALEK BUFFAT, op. cit., p. 42). Même lorsque le Tribunal fédéral examine librement la validité des règles cantonales de rang inférieur à la constitution, il ne substitue pas à la solution choisie par le législateur une autre solution qui peut lui paraître plus opportune; il n'intervient au contraire qu'en cas d'abus ou d'excès du pouvoir d'appréciation (ATF 116 Ia 242 consid. 1b p. 244; arrêts 1C_11/2009 du 3 juin 2009 consid. 3.4.1 et 1P.763/2005 du 8 mai 2006 consid. 4.2 et 4.4). Compte tenu de la diversité des cas à régler, il ne faut pas s'attendre à un certain schématisme (arrêt 1C_11/2009 du 3 juin 2009 consid. 3.4.1). Le Tribunal fédéral a, par exemple, jugé conforme à l'art. 34 al. 1 Cst. une disposition cantonale interdisant à un enseignant à l'école primaire d'être membre de l'exécutif communal (arrêt 1C_11/2009 du 3 juin 2009), tout en validant une disposition qui permettait à un tel enseignant d'être élu au conseil municipal de la commune où il enseigne (ATF 116 Ia 242).