Citation: I 779/04 01.04.2005 E. A

A.a D.________ a effectué un apprentissage d'électricien de réseau (avec CFC obtenu en 1996), profession qu'il a exercée pendant deux ans. Le prénommé a obtenu un brevet de pilote professionnel d'hélicoptère au Canada en mai 2000 et est en outre détenteur d'un brevet de pilote d'avion privé en Suisse. A partir de juin 2000, il a travaillé en tant qu'assistant de vol au service de l'entreprise X.________ SA, réalisant un salaire de 4'000 fr. par mois. Le 25 mars 2002, en déchargeant une élingue, D.________ a ressenti une violente douleur au dos, à la suite de laquelle il a été opéré d'une hernie discale L4-L5 à droite, le 6 septembre 2002. D.________ s'est annoncé à l'assurance-invalidité le 22 juillet 2002 en demandant un reclassement dans une nouvelle profession. En raison des nombreuses secousses et du port de charges lourdes que suppose l'exercice de la profession de pilote d'hélicoptère, il a indiqué vouloir se diriger vers la profession de pilote de ligne. L'Office AI du canton de Vaud, puis l'Office AI du canton du Valais (à qui le dossier a été transmis après que l'assuré eut changé de domicile; ci-après : l'Office AI), ont recueilli divers renseignements économiques et médicaux, dont une expertise du docteur E.________, professeur-associé au service de neurologie de l'Hôpital V.________, du 7 mai 2003. Il ressort de cette expertise qu'une amélioration de la capacité de travail de l'assuré dans son activité d'assistant de vol, actuellement de l'ordre de 50 %, n'est plus envisageable. Selon le professeur E.________, une reconversion comme pilote d'hélicoptère professionnel ou pilote de ligne est cependant possible. A.b Par décision du 23 janvier 2004, l'Office AI a rejeté la demande de D.________ tendant à la prise en charge d'une formation de pilote de ligne. Il a considéré que l'assuré avait une capacité de travail de 100 % aussi bien dans la profession de pilote d'hélicoptère que dans celle de pilote de ligne, de sorte qu'il n'était ni invalide, ni menacé d'une invalidité imminente. D.________ s'est opposé à cette décision, invoquant l'incompatibilité des professions d'assistant de vol ou de pilote d'hélicoptère avec l'état de son dos. A cet égard, il s'est référé à une fiche d'entreprise portant sur la description du poste de pilote d'hélicoptère par P.________, chef-pilote d'hélicoptère auprès de la société Y.________ SA. L'assuré a également versé au dossier une étude scientifique tendant à démontrer le rôle défavorable des positions de travail impliquant des inclinaisons, rotations du tronc et mode de soulèvement des charges dans la survenance des hernies discales. L'Office AI a transmis ces pièces au professeur E.________, lui demandant s'il maintenait son avis selon lequel la capacité de travail était totale dans l'exercice de la profession de pilote d'hélicoptère. Se fondant sur les indications de la société Y.________ SA, le professeur E.________ a estimé que les rotations du corps auxquelles étaient soumis les pilotes d'hélicoptère n'étaient pas compatibles avec l'affection lombaire de l'assuré. Il a ajouté que si ce dernier devait se soumettre quotidiennement à de telles rotations et autres vibrations, son état de santé s'aggraverait à court terme. L'expert a conclu qu'une reconversion professionnelle comme pilote de ligne était indiquée (rapport du 7 avril 2004). A.c Par décision sur opposition du 9 juin 2004, l'Office AI a confirmé son refus d'allouer les prestations demandées. Il a considéré qu'à l'époque de l'accident, D.________ ne suivait pas une formation professionnelle de pilote d'hélicoptère et qu'il ne l'aurait pas non plus envisagée avant la survenance de l'accident.