Citation: 1B_380/2009 04.01.2010 E. 1

De jurisprudence constante, une décision de renvoi en jugement n'est pas propre à causer au prévenu un préjudice irréparable (cf. arrêt 1B_226/2009 du 27 août 2009 consid. 2.2). Le recourant ne démontre pas, comme il lui appartenait de le faire (ATF 134 III 426 consid. 1.2 p. 429), en quoi il en irait différemment dans le cas particulier; il ne saurait dès lors critiquer son renvoi en jugement en faisant valoir l'absence de charges suffisantes à son endroit. Le recourant s'en prend également à l'arrêt attaqué en tant qu'il confirme le refus du juge d'instruction d'entendre deux témoins. Les décisions relatives à l'administration des preuves ne sont en principe pas davantage de nature à causer un dommage juridique irréparable au prévenu (ATF 134 III 188 consid. 2.3 p. 191; 99 Ia 437 consid. 1 p. 438). La règle comporte toutefois des exceptions. Il en va notamment ainsi lorsque le refus porte sur des moyens de preuve qui risquent de disparaître et qui visent des faits décisifs non encore élucidés ou quand la sauvegarde de secrets est en jeu (arrêt 4P.117/1998 du 26 octobre 1998 consid. 1b/bb/aaa in SJ 1999 I 186). Le recourant ne prétend pas que l'audition des témoins, qu'il avait vainement requise, s'imposerait sans délai parce qu'elle ne pourrait plus l'être par la suite. Il sera en droit de renouveler sa requête en administration de preuves auprès du président du tribunal compétent puis devant l'autorité de jugement (cf. art. 313 et 327 du Code de procédure pénale vaudois). Un accueil favorable à sa requête mettrait fin au préjudice allégué. Si celle-ci devait une nouvelle fois être rejetée, le recourant pourrait s'en plaindre dans le cadre d'un recours contre un éventuel jugement de condamnation auprès du Tribunal fédéral. L'existence d'un préjudice irréparable n'est dès lors pas établie. Il n'en va pas différemment des autres violations des droits de la défense dont le recourant prétend avoir été la victime. Celui-ci ne démontre en particulier pas qu'il serait démuni de tout moyen de contester la participation à la procédure, en tant que plaignantes, des associations professionnelles françaises. L'atteinte alléguée à sa réputation professionnelle et à celle de l'établissement dont il est le directeur du fait de l'admission de ces associations à la procédure représente un préjudice de fait et non un préjudice juridique.