Citation: 1B_273/2019 E. 2.2.3

2.2.3. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. Le recourant omet en effet de prendre en considération que la requête du 31 mai 2018 - si elle ne faisait certes pas référence expressément à l'art. 19 al. 2 let. c LStup - renvoyait, à titre de complément de motivation, à différentes annexes, à savoir son casier judiciaire où figuraient notamment ses antécédents en matière de stupéfiants, les procès-verbaux d'audition de trois personnes l'ayant mis en cause et le rapport d'investigation du 30 mai 2018 de la police. Dans ses considérants, le Tmc s'est d'ailleurs également référé aux "éléments ressortant du dossier" afin de motiver l'existence de graves soupçons de la commission d'une infraction visée par l'art. 269 al. 2 CPP, soit l'éventuelle participation du prévenu à un trafic de stupéfiants. Le recourant ne développe aucune argumentation afin de démontrer que ces différentes pièces ne permettaient pas d'envisager la circonstance aggravante du métier au sens de l'art. 19 al. 2 let. c LStup au moment où le Tmc a statué. Cela vaut d'autant plus au vu du possible chiffre d'affaires réalisé eu égard aux indications mentionnées dans l'un des procès-verbaux d'audition (cf. PV 2 du 2 février 2018, l. 55 et l. 69 ss) et rappelées par le Ministère public dans ses déterminations du 4 juillet 2019, à savoir la prétendue vente par le recourant d'environ 100 kilogrammes par mois et le prix de vente de 5'000 fr. le kilo. Quant à la communication du 9 avril 2019, elle n'apportait aucun élément supplémentaire, puisqu'elle permettait tout au plus au recourant de cibler plus rapidement quelles pouvaient être les déclarations déterminantes dans les trois procès-verbaux susmentionnés pour apprécier l'infraction en cause (quantité de produits cannabiques évoquée et chiffres d'affaires - respectivement bénéfices - réalisés). On ne saurait ainsi reprocher à l'autorité précédente d'avoir confirmé la réalisation de la condition posée à l'art 269 al. 2 CPP.