Citation: 4A_292/2022 E. 7.2.2

7.2.2. En deuxième lieu, les sociétés recourantes soutiennent que des faits allégués et prouvés n'auraient néanmoins pas été retenus par l'autorité de première instance ni par la cour cantonale. A cet égard, elles rappellent que leur demande en justice datée du 21 avril 2015 contenait notamment l'allégué suivant: " 79. En février et mars 2011, K.________ a effectué plusieurs recherches sur la responsabilité des organes en cas de faillite et les possibilités d'obtenir la dissolution d'une SA dont les actionnaires étaient en perpétuelles disputes. Ces recherches ont notamment été transmises à E.________. Pièce 59: Recherches sur la responsabilité des organes en cas de faillite, trouvées dans les archives de la société déposées à l'Office des faillites Pièce 60: E-mail de K.________ daté du 17 février 2011 Témoin J.________ Interrogatoire des défendeurs ". L'autorité de première instance n'a pas constaté, dans son jugement du 3 juin 2019, que J.________ avait effectué des recherches juridiques sur la responsabilité des organes de la société anonyme en cas de faillite qu'elle avait transmises à E.________, raison pour laquelle les sociétés demanderesses s'en sont plaintes dans leur mémoire d'appel. A la lecture de l'arrêt entrepris, il appert certes que la cour cantonale a considéré, à tort, que le point litigieux n'avait suscité aucun grief de la part des sociétés recourantes. La motivation erronée de l'autorité précédente n'a toutefois aucune incidence sur le sort du grief et l'issue du litige. L'allégué 79 de la demande et les offres de preuves qui l'accompagnent ne permettent en effet pas de tenir pour établis que l'administrateur intimé aurait eu connaissance des recherches juridiques effectuées par J.________ ni que ce dernier entretenait effectivement des relations conflictuelles avec E.________.