Citation: 1B_368/2013 E. 6

Le recourant voyait un motif de récusation dans le fait que le procureur avait violé ses droits de partie en procédant à son insu à l'audition du témoin H.________ aussi dans la cause PE12.001209. La cour cantonale aurait également retenu à tort pour écarter ce grief qu'un courrier lui avait été envoyé le 27 mars 2012 à l'adresse qu'il avait indiquée pour l'informer de la date prévue de l'audition de ce témoin et de son droit d'y participer. Il n'aurait jamais reçu ce courrier et n'aurait pas été autorisé à assister à cette audience, comme cela résulte d'une lettre que l'avocate de ce témoin a adressée le 31 janvier 2013 au Procureur dans la cause PE12.001777. Il ressort du procès-verbal des opérations de la procédure en cause qu'un avis d'audience a effectivement été adressé au recourant le 27 mars 2012, mais qu'il est revenu en retour au tribunal avec la mention selon laquelle le destinataire est introuvable à l'adresse indiquée. Cet avis lui a été communiqué une nouvelle fois le 4 avril 2012 sous pli simple prioritaire. La cour de céans n'a aucune raison de mettre en doute l'exactitude de ces faits qui ressortent du dossier. Cela étant, la Chambre des recours pénale n'a pas retenu de manière arbitraire qu'un avis d'audience avait été notifié au recourant le 27 mars 2012. Les raisons pour lesquelles ce dernier n'en a pas pris connaissance ne sont au surplus pas imputables au Procureur. Il ressort également du dossier que le conseil de H.________ a, postérieurement à cet envoi, requis que l'audition de sa cliente prévue le 8 mai 2012 se fasse hors de la présence des parties pour des raisons médicales. Le Procureur a fait droit à cette requête, en application de l'art. 108 al. 1 let. b CPP, de sorte que si le recourant avait eu connaissance de la date d'audience et s'était présenté à celle-ci, il n'aurait pas été en droit d'y assister. Pour les raisons évoquées au considérant précédent, un tel refus motivé pour des raisons objectives ne saurait être interprété comme une marque de prévention du magistrat à l'égard du recourant ou comme une volonté délibérée de porter atteinte aux droits du prévenu. Sur ce point, l'arrêt attaqué échappe à la critique si ce n'est dans sa motivation du moins dans son résultat.