Citation: 4A_615/2009 04.03.2010 E. 1

En cas de litige portant sur la validité d'une résiliation de bail, la valeur litigieuse se détermine selon le loyer dû pour la période durant laquelle le contrat subsiste nécessairement si la contestation est admise; lorsque le bail bénéficie - comme en l'espèce - de la protection contre les congés des art. 271 ss CO, la période entrant en ligne de compte est celle de trois ans prévue à l'art. 271a al. 1 let. e CO (arrêts 4A_181/2008 du 24 juin 2008 consid. 1.1 non publié in ATF 134 III 446, traduit in Pra 2009 n° 21 p. 122; 4C.155/2000 du 30 août 2000 consid. 1a, reproduit in SJ 2001 I p. 17). Compte tenu du montant du loyer mensuel payé pour l'appartement en cause, le seuil de 15'000 fr. prévu en matière de droit du bail par l'art. 74 al. 1 let. a LTF est largement atteint. Par ailleurs interjeté par les recourants qui ont succombé dans leurs conclusions (art. 76 al. 1 LTF) et dirigé contre une décision finale (art. 90 LTF) rendue en matière civile (art. 72 al. 1 LTF), le recours présentement soumis à l'examen du Tribunal fédéral a été déposé dans le délai prévu par la loi (art. 45 al. 1 et art 100 al. 1 LTF). Il y a donc en principe lieu d'entrer en matière. L'intimé plaide certes l'irrecevabilité du recours, au motif que celui-ci d'une part présenterait une motivation manifestement insuffisante (art. 42 al. 2 et 108 al. 1 let. b LTF), d'autre part serait procédurier ou abusif (art. 108 al. 1 let. c LTF); il n'est toutefois pas nécessaire de se pencher plus avant sur ces questions, le recours étant de toute façon dénué de pertinence, comme on le verra ci-après.