Citation: 1C_131/2019 E. 3.3.1

3.3.1. A l'appui de ce grief, il insiste sur le caractère indispensable aux activités de vol du tracteur-tondeuse, d'un appareil de détection FLARM, d'une pharmacie de premiers secours, d'extincteurs et de couvertures anti-feu, de matériel d'écolage, de manches à air, du petit matériel d'exploitation, d'un panneau d'appel d'urgence et " du matériel de A.________, soit notamment des bancs, des tables, des parasols, un grill, etc ". D'emblée, il n'apparaît pas que le " matériel de A.________ ", tel que défini par le recourant, soit indispensable à l'usage d'une piste d'aéromodélisme. Le recourant invoque d'ailleurs à cet égard uniquement qu'un tel matériel serait nécessaire pour " recevoir les membres de A.________ et leurs familles dans un cadre convivial " et leur offrir " un minimum de confort ". Comme le relève de manière convaincante le jugement attaqué, auquel on peut renvoyer conformément à l'art. 109 al. 3 LTF, il s'agit de motifs de pure convenance qui ne sauraient justifier la dérogation requise s'agissant de la cabane censée contenir dit matériel. La tente comme le pavage et les toilettes relèvent également clairement de questions de confort, voire d'attractivité du recourant par rapport à d'autres clubs, comme le fait valoir le recourant. Ici également la condition de nécessité prévue par l'art. 24 let. a LAT, s'agissant d'installations à construire en zone agricole, n'est pas réalisée. Quant au reste du matériel décrit ci-dessus, on peut laisser ici indécise la question de savoir si l'ensemble de ces objets sont indispensables à l'activité de l'aéromodélisme. En effet cette question n'est pas décisive. L'est en revanche celle, distincte, de savoir si des impératifs techniques et économiques sérieux rendent indispensable la réalisation des installations désirées à l'endroit et dans les dimensions prévus. En l'espèce, le recourant affirme de manière répétée dans son recours que la cabane projetée serait nécessaire afin d'avoir sur place ces objets à demeure, en permanence. Il n'établit toutefois aucunement une nécessité objective au sens de l'art. 24 let. a LAT. Au contraire, il souligne que ses membres viennent en véhicule automobile pratiquer l'activité d'aéromodélisme et que la conservation du matériel restant (hors tables, bancs et tondeuse) nécessiterait uniquement une " petite installation " (recours, p. 12). Dans ces circonstances, on ne voit pas ce qui empêcherait que l'ensemble de ce matériel - serait-il nécessaire au hobby visé - soit entreposé dans un local dans la zone à bâtir de la commune et pris au passage par les utilisateurs de la piste lorsqu'ils s'y rendent. Le souhait formulé par le recourant que l'installation permette d'avoir accès directement et immédiatement à ces différents éléments, en tout temps et par tous les membres, fait au demeurant fi du fait qu'il a décidé de proposer cette activité en zone agricole où il ne peut attendre la même disponibilité qu'en zone à bâtir. Un tel intérêt a d'autant moins de poids que le 28 juin 2016, avant même l'octroi de l'autorisation d'utiliser le terrain comme piste d'aéromodélisme, le recourant avait été averti par l'OACOT que l'infrastructure secondaire (telles que places de parc, toilettes, installations d'éclairage, abris ou remise) ne pourrait pas faire l'objet d'une dérogation. Cette appréciation figurait expressément dans la dérogation délivrée le 22 août 2016 par l'OACOT pour la piste elle-même. Elle était encore répétée dans le permis de construire délivré le 23 août 2016, à son ch. 5.2. Dans ces circonstances, le recourant est d'autant plus téméraire à invoquer que son activité ne serait pas viable sans les installations secondaires qu'il désire y ajouter.