Citation: 1C_221/2022 E. 3.3.2

3.3.2. La CDAP considère, en substance, que même si la valorisation de la parcelle n° 691 apparaît certes moindre en cas de classement, une telle mesure ne prive pas les recourants de tout avantage financier et n'exclut pas toute possibilité de construction. A cet égard, elle estime que les recourants se contentent de rejeter les alternatives évoquées par le DFIRE sans les examiner réellement et n'établissent pas que la mesure litigieuse les empêcherait d'obtenir un rendement suffisant de leur propriété immobilière ou de disposer des fonds nécessaires pour rénover la villa "La Paisible". L'autorité précédente fait en outre sien l'avis de la DGIP-MS selon lequel la villa "La Paisible" et l'intégralité du parc arboré qui l'entoure constituent une unité indissociable; classer uniquement le bâtiment sans son cadre porterait ainsi atteinte à la substance même de la villa. Enfin, la CDAP considère comme sans fondement l'argument des recourants selon lequel seul l'ensemble des villas aurait dû être protégé, et estime que la villa doit être protégée pour elle-même. Elle rappelle également que les autres villas, aujourd'hui démolies, bénéficiaient d'une note moins élevée au recensement architectural.