Citation: 9C_778/2020 E. 6

En ce qui concerne les effets de l'incapacité de travail sur le plan économique au mois de janvier 2012 - moment déterminant au regard des art. 28 al. 1 et 29 al. 1 LAI - les revenus avant et après invalidité mis en évidence par la cour cantonale, à savoir respectivement 59'223 fr. 55 et 65'177 fr. 10 (pour un temps plein et sans abattement), ne sont pas contestés et lient le Tribunal fédéral (cf. consid. 1.2 supra). Dans sa décision du 3 octobre 2016, l'intimé a retenu un abattement de 15 %, compte tenu des limitations fonctionnelles du recourant, de son âge et de ses années de service; il ne s'est pas déterminé sur ce point dans sa réponse du 16 février 2021. Il convient toutefois de retenir un abattement de 10 %, dès lors que les limitations fonctionnelles justifiant une diminution de rendement déjà prises en compte dans l'évaluation de la capacité de travail n'ont pas à être retenues une seconde fois lors de la détermination de l'abattement (arrêt 8C_122/2019 du 10 septembre 2019 consid. 4.3.1.2 et les références). Il sera encore précisé que le taux d'abattement de 25 % appliqué par les premiers juges avait uniquement pour but de démontrer l'absence de tout droit à une rente. Le revenu d'invalide doit ainsi être fixé à 29'329 fr. 70. Mis en rapport avec le revenu sans invalidité de 59'223 fr. 55, il en résulte un taux d'invalidité de 50,47 %, arrondi à 50 %, qui ouvre le droit à une demi-rente de l'assurance-invalidité (art. 28 al. 2 LAI) dès le 1er janvier 2012. La conclusion subsidiaire du recourant doit donc être admise. Il appartiendra à l'intimé de déterminer les rentes pour enfant assortissant la prétention principale.