Citation: 4A_644/2020 E. 5

Dans un deuxième moyen, la recourante, invoquant les art. 6 par. 1 CEDH et 190 al. 2 let. e LDIP, dénonce une violation de son droit à une audience publique. Contrairement à ce que retient la sentence attaquée (n. 51), les parties ne se seraient, selon elle, pas entendues pour limiter l'accès à la salle d'audience à un nombre restreint de personnes préalablement identifiées. A cet égard, l'intéressée relève que le TAS, par avis du 26 février 2020, a avisé les parties que si celles-ci désiraient, nonobstant l'apparition du coronavirus, obtenir une audience publique, celle-ci serait ajournée à leurs frais. Le lendemain, la recourante a maintenu sa requête tendant à obtenir des débats publics, en précisant qu'un ajournement occasionnerait des frais très importants pour elle puisque les parties, leurs conseils et leurs experts avaient déjà réservé leurs vols et leurs hôtels. Le TAS a alors proposé l'alternative suivante aux parties: maintenir l'audience en présence d'un nombre déterminé de personnes ou ajourner l'audience fixée. Le 28 février 2021, il leur a imparti un délai échéant le jour même à 17h00 pour confirmer, par écrit, qu'elles acceptaient sans réserve de maintenir l'audience, faute de quoi celle-ci serait reportée. Bien qu'elle ait accepté le maintien de l'audience aux conditions fixées par la Formation, la recourante prétend qu'elle n'aurait pas consenti librement à la limitation de la publicité des débats. Elle reproche en outre aux arbitres de ne pas s'être prononcés sur la possibilité, évoquée par elle, de diffuser l'audience en direct sur le site internet du TAS.