Citation: 6B_1162/2014 E. 2.4

2.4. La cour cantonale a, à juste titre, relevé la condamnation du recourant pour assassinat. Cette circonstance justifie d'emblée un examen approfondi des risques qu'il présente pour la collectivité en relation avec d'éventuels allégements de ses conditions de détention (art. 75a en corrélation avec l'art. 62d al. 2 CP; LILIANE KISTLER, Straf- und Massnamenvollzug bei gemeingefährlichen Straffälligen, in: Dissozialität, Delinquenz, Kriminalität, ein Handbuch für die interdisziplinäre Arbeit, 2009, p. 172; v. aussi BRÄGGER, op. cit. p. 56). Toutefois, même dans ce domaine, les conditions posées ne doivent pas être si strictes qu'elles ne laissent aucune chance au détenu d'obtenir l'allégement visé. Tout danger quel qu'il soit ne justifie pas à lui seul le refus. Ce qui est déterminant, c'est de savoir si le risque résiduel lié à l'allégement est encore justifiable (cf. ATF 124 IV 193 consid. 3 p. 194 s.; 119 IV 5 consid. 2 p. 4 s.). Il y a d'autant moins de raison de s'écarter de ces principes développés en matière de libération conditionnelle que le succès des congés constitue, dans la règle, le préalable à cette dernière étape de l'exécution de la peine, dont l'accès ne doit pas non plus être rendu illusoire par l'imposition de conditions exagérément strictes à un stade préalable.