Citation: 2C_66/2020 E. 4.3

4.3. Pour leur part, les recourants sont d'avis que les autorités fiscales doivent permettre la déduction de provisions pour charges sociales et impôts latents. En premier lieu, ils estiment que le droit fédéral prescrit de manière impérative l'application des normes de droit comptable et qu'il convient en particulier d'admettre la déduction de provisions. Citant l'art. 960a al. 2 CO, qui dispose notamment que lors d'évaluations, la valeur de l'actif ne peut être supérieure à son coût d'acquisition, les recourants considèrent que lorsqu'une valeur supérieure à la valeur comptable est retenue, il convient impérativement de prendre en compte les impôts latents sur la réserve latente. Ils citent en outre la jurisprudence du Tribunal fédéral, qui retient que, lorsque l'autorité fiscale effectue une correction d'un élément comptable, elle doit automatiquement adapter d'office le montant de la provision pour impôts (ATF 141 II 83; arrêts 2C_1168/2016 du 1 er mai 2017; 2C_662/2014 du 25 avril 2015). Les recourants demandent donc que, dans la mesure où les valeurs comptables de leurs immeubles ont été modifiées, des déductions de provisions pour charges sociales et impôts soient également retenues. Les recourants invoquent ainsi une violation de l'art. 13 LHID, une application arbitraire du droit fiscal cantonal et une inégalité de traitement envers les propriétaires d'immeubles qui ne sont pas locatifs.