Citation: 2C_147/2021 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, le recourant se plaint de ce que l'autorité précédente n'aurait pas procédé à l'audition d'un témoin, requise implicitement par son précédent mandataire. En tout premier lieu, force est de constater qu'on ne saurait reprocher au Tribunal cantonal de ne pas avoir procédé à l'audition d'un témoin qui n'a pas été expressément demandée et qui n'aurait été que prétendument souhaitée de manière implicite. En outre et surtout, cette autorité a valablement expliqué que le recourant se devait de collaborer et de prouver les faits pertinents avancés et qu'il avait eu l'occasion de s'exprimer à plusieurs reprises, notamment devant le Tribunal cantonal, après avoir pris connaissance de la décision du Conseil d'Etat et de l'appréciation des moyens de preuve à laquelle cette dernière autorité avait procédé. Partant, il ne saurait être question de violation du droit d'être entendu. Le fait que le recourant conteste l'appréciation des faits effectuée par le Tribunal cantonal, et en particulier l'appréciation anticipée de ces faits, n'est pas une question de violation du droit d'être entendu, mais d'établissement inexact des faits au sens de l'art. 97 al. 1 LTF, grief que le recourant soulève également.