Citation: 6B_1215/2015 E. 4.3

4.3. Au vu de la jurisprudence publiée aux ATF 142 IV 137, la condamnation du recourant du chef de violation grave qualifiée des règles de la circulation routière fondée sur une présomption légale irréfragable - en référence à l'arrêt 1C_397/2014 du 20 novembre 2014 consid. 2.4.1 dont il y a lieu de s'écarter - est contraire au droit fédéral pour les motifs évoqués ci-dessus. Cela ne justifie toutefois pas en soi d'admettre le recours au regard des motifs suivants. Le recourant connaissait en effet la route qu'il empruntait et pouvait parfaitement se rendre compte qu'il se trouvait toujours sur la même semi-autoroute, après la voie d'entrée. Il n'a jamais nié avoir vu la limitation de vitesse à 80 km/h. L'autorité précédente n'a pas retenu qu'il aurait réellement cru que cette limitation de vitesse avait pris fin après l'entrée sur la semi-autoroute. Rien ne permet de supposer qu'immédiatement après une telle entrée, où des véhicules souvent plus lents débouchent, la vitesse aurait pu, du seul passage de cette entrée, être augmentée (cf. ATF 128 IV 30 consid. 2 p. 32). Il n'existe aucune circonstance particulière qui permettrait de revenir sur les conditions subjectives du délit de chauffard (cf. arrêt 6B_700/2015 du 14 septembre 2016 consid. 2.3). Faute de toute circonstance particulière permettant d'écarter la réalisation des aspects subjectifs de l'infraction, la condamnation du recourant pour infraction grave qualifiée à la LCR, en application de l'art. 90 al. 3 et 4 let. c LCR, ne viole pas le droit fédéral.