Citation: 4A_297/2017 E. 3

D'après les constatations déterminantes selon l'art. 105 al. 1 LTF, les parties ont conclu, le 7 avril 2014, un contrat portant sur une mission de l'employée auprès de A.________ d'une durée maximale de trois mois et l'ont reconduit par la suite sous forme de contrat de durée indéterminée à partir du 7 juillet 2014. L'employeuse a résilié ce contrat le 10 mars 2015 pour l'échéance du 11 avril 2015. L'employée est tombée enceinte le 20 mars 2015, soit après la résiliation mais avant le terme du délai de congé. Selon l'art. 336c al. 2 CO, si le congé a été donné avant l'une des périodes désignées à l'alinéa précédent - parmi lesquelles la période de grossesse et les seize semaines suivant l'accouchement (art. 336c al. 1 let. c CO) - et si le délai de congé n'a pas expiré avant cette période, ce délai est suspendu et ne continue à courir qu'après la fin de la période. La cour cantonale a considéré que les effets de la résiliation du 10 mars 2015 avaient été reportés conformément aux règles précitées, de sorte que c'était à bon droit que l'employée prétendait au paiement de 21'624 fr.85 bruts et la caisse de chômage au paiement de 19'525 fr.60 nets. A juste titre, la recourante ne remet pas en cause l'application de l'art. 336c CO à raison de la qualité de travailleuse temporaire de l'employée (sur cette question: arrêt 4C.356/2004 du 7 décembre 2004 consid. 2.3), du dies a quo de la période de protection (ATF 143 III 21 consid. 2.3 p. 24) ou du fait que l'employée a annoncé sa grossesse après la fin du délai de congé (sur l'impact de cette circonstance, cf. ATF 135 III 349 consid. 3 p. 355 s.). Elle soulève deux griefs à l'encontre de l'arrêt cantonal.