Citation: 1C_287/2018 E. 3.3

3.3. La situation n'est en revanche pas comparable s'agissant du mur de soutènement. Dans son arrêt du 18 mai 2016, le Tribunal cantonal a jugé que la décision de la municipalité du 19 juin 2015, refusant d'ordonner la remise en état demandée par le recourant A.________, était nulle. A l'appui de ce constat, la cour cantonale a notamment retenu que "faute d'avoir été mentionnés à suffisance sur les plans, le mur de soutènement et le déblai impliqué [n'étaient] pas couverts par les autorisations spéciales délivrées dans la synthèse CAMAC du 26 octobre 2011 ni, a fortiori, par le permis de construire accordé le 8 novembre 2011" (arrêt AC.2015.0208 consid. 1b). Dès lors que l'autorisation de cet aménagement, de même que les autres transformations en cause (cf. partie Fait, let. E), auraient nécessité l'aval de l'autorité cantonale compétente, le refus d'ordonner leur remise en état ne pouvait pas non plus être décidé sans l'accord de celle-ci (cf. arrêt AC.2015.0208 consid. 2b). Or, à la lumière du dossier, il n'apparaît pas que ce mur de soutènement ait fait l'objet d'une analyse par la DGE postérieurement à cet arrêt du 18 mai 2016, notamment sous l'angle de la législation forestière. De surcroît, comme l'indiquent à juste titre les recourants, la DGE a expressément souligné, dans sa réponse du 27 avril 2017 au dernier recours cantonal formé par B.________, que ce mur ne faisait pas partie de la procédure (cf. réponse DGE du 27 avril 2017, p. 2 i.i). Dans ces conditions, il est manifestement inexact d'avoir retenu que le mur de soutènement avait été dûment examiné par l'autorité cantonale concernée. Il s'ensuit que l'instance précédente ne pouvait confirmer la décision municipale dans la mesure où celle-ci englobe également le mur de soutènement. Compte tenu des principes fondés sur les art. 104 et 120 LATC ainsi que sur l'art. 25 de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire du 22 juin 1979 (LAT; RS 700), appliqués jusqu'à présent par le Tribunal cantonal - qui imposent en substance l'aval de l'autorité cantonale compétente, ce qu'aucune des parties ne discute -, celui-ci ne pouvait statuer sur le sort de cet ouvrage sans une prise de position spécifique de la DGE.