Citation: 1B_128/2014 E. 3

Le recourant se plaint de ne pas avoir reçu de décision conforme aux exigences requises concernant sa demande de désignation d'un avocat d'office en vue de déposer une demande de révision d'un jugement de condamnation. Selon lui, le courrier du 15 janvier 2014 ne satisfaisait pas aux conditions formelles d'une décision et le Président de la Cour d'appel pénale aurait refusé à tort de rendre une décision motivée et indiquant les voies de recours pour la contester. Le refus de donner suite à une demande d'assistance judiciaire est une décision sujette à recours au Tribunal fédéral qui, en tant que telle, doit satisfaire aux exigences formelles de l'art. 112 al. 1 LTF (cf. arrêt 1B_114/2014 du 24 mars 2014 consid. 2). Point n'est besoin d'examiner si le courrier adressé le 15 janvier 2014 au recourant en réponse à la demande d'assistance judiciaire que celui-ci avait déposée le 8 janvier 2014 observait ou non ces exigences. Le recourant a en effet réitéré sa demande le 25 février 2014 en indiquant cette fois-ci le jugement dont il sollicitait la révision et les documents nouveaux dont il entendait se prévaloir à l'appui de sa demande de révision. Il pouvait ainsi croire avoir répondu aux défauts qui affectaient sa requête du 8 janvier 2014 et qui avaient justifié une non-entrée en matière. Cela étant, le Président de la Cour d'appel pénale ne pouvait se contenter de renvoyer à sa décision du 15 janvier 2014 pour ne pas entrer en matière sur cette nouvelle demande d'assistance judiciaire; il devait au contraire préciser les motifs pour lesquels il considérait les nouveaux éléments comme impropres à justifier une demande de révision du jugement incriminé et, partant, la désignation d'un avocat d'office pour déposer une telle demande. Enfin, invité à rendre une décision formelle à ce sujet, le Président de la Cour d'appel pénale n'a donné aucune suite à cette requête de sorte que le défaut de motivation affectant la décision du 4 mars 2014 n'a pas été corrigé. Le recourant se plaint ainsi à juste titre de ne pas avoir obtenu une décision répondant aux exigences de forme et de motivation de l'art. 112 al. 1 LTF au sujet de sa demande d'assistance judiciaire. La décision précitée doit être annulée pour ce motif.