Citation: 5A_788/2022 E. 3

Dans un grief de nature formelle qu'il convient d'examiner en premier lieu, le recourant se plaint de la violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.), sous les angles du droit à une décision motivée et du devoir de l'autorité cantonale d'examiner " de manière effective les griefs de la personne touchée dans sa position juridique ". En particulier, la juridiction précédente aurait ignoré et n'aurait " pas pris la peine de vérifier " différents points qu'il avait soulevés en appel, à savoir: le fait que la situation financière de la société F.________ SA ne permettait pas de supporter le paiement d'un salaire mensuel de 17'238 fr. 20 compte tenu du bénéfice réalisé en 2021 qui s'élevait à 7'926 fr. 27; le fait qu'une incarcération de sept mois a eu des conséquences sur la réputation de ses sociétés ainsi que sur la gestion de son restaurant, qu'il a dû transférer à un tiers, après que son épouse a retiré sa patente et emporté les meubles propriété de G.________ SA; le fait que le père de son épouse a tenu des propos diffamatoires auprès de ses relations d'affaires et collaborateurs, avec pour conséquences un commandement de payer de 1'621'015 fr. 75 et une dénonciation de prêt de 4 millions de francs; enfin le fait qu'il risque une nouvelle incarcération (même injustifiée) à la suite de plaintes que son épouse n'hésiterait pas à déposer contre lui.