Citation: K 72/00 06.11.2000 E. 1

Aussi, peut-on considérer - à l'instar de la juridiction cantonale - que son rapport n'est pas suffisamment étayé pour se voir reconnaître une pleine valeur probante au sens de la jurisprudence (ATF 121 V 161 consid. 1c et les références). Pour autant, les premiers juges ne pouvaient trancher le litige à la seule lumière des certificats médicaux des médecins traitants. Outre le fait qu'il convient de tenir compte qu'un médecin traitant est généralement enclin à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 353 3b/cc et les références), les avis des docteurs F.________ et L.________ accordent une place trop importante aux plaintes subjectives de leur patiente par rapport aux constatations médicales objectives. Il faut dès lors admettre que les pièces médicales au dossier sont insuffisantes et qu'elles ne permettent pas de se prononcer sur la question de droit litigieuse. Il s'impose donc de renvoyer la cause au tribunal cantonal pour qu'il en complète l'instruction, notamment par une nouvelle expertise, et rende ensuite un nouveau jugement. Dans cette mesure, le recours est bien fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :