Citation: 5A_296/2021 E. 4.1

4.1. En l'espèce, l'autorité précédente a constaté que la seule question litigieuse portait sur l'identité entre le créancier et le poursuivant. Il est constant à ce sujet que le commandement de payer comporte un nom, voire un prénom, du poursuivant dont l'orthographe ne correspond pas exactement à ce qui est indiqué dans le contrat de prêt et la requête de mainlevée. Toutefois, comme l'a admis le premier juge, le poursuivi ne pouvait douter de l'identité réelle de la personne visée; preuve en est qu'il a été en mesure de produire spontanément en première instance un jugement rendu le 2 mars 2020 par le Tribunal de première instance ( i.e. JTPI/3203/2020), déboutant " B.________ " de sa requête de mainlevée définitive; or, d'une part, ledit jugement évoque expressément les décisions prises à l'occasion de la procédure de mainlevée, à laquelle il était partie, en lien avec une précédente poursuite (n° zz zzzzzz z) dirigée à son encontre; d'autre part, il n'a pas contesté l'allégué du poursuivant d'après lequel il avait déposé lui-même, dans cette procédure, une copie du contrat de prêt, munie des quittances des divers paiements qu'il avait effectués au titre du remboursement d'une partie de la dette. Dans ces circonstances, le créancier était clairement identifiable par le poursuivi.