Citation: 2C_139/2014 E. 5.2

5.2. Le Tribunal cantonal a pris en considération tous les éléments imposés par la jurisprudence du Tribunal fédéral et de la Cour européenne des droits de l'homme pour procéder à la pesée des intérêts. Ainsi en va-t-il en particulier de la gravité des actes pénaux, de l'âge d'arrivée en Suisse, de la durée et de la qualité du séjour légal en Suisse, des conséquences pour l'intéressé, son épouse et son fils d'un départ de Suisse et des possibilités d'intégration à l'étranger, du fait que le mariage ait eu lieu après la commission des infractions, respectivement des condamnations et que la conjointe les ait connues au moment de s'engager ou encore de la possibilité des époux de conserver des liens en dépit de l'éloignement. Intégrant l'ensemble de ces circonstances, le Tribunal cantonal a retenu à juste titre que l'intérêt public à maintenir éloigné le recourant de la Suisse l'emportait sur l'intérêt privé de celui-ci et de son épouse à pouvoir y vivre ensemble. Le résultat de la pesée des intérêts ainsi effectué est correct et il suffit de renvoyer sur ce point à l'arrêt attaqué (art. 109 al. 3 LTF). Par ailleurs, même si le Tribunal cantonal n'a effectivement pas tenu compte de la relation du recourant avec sa fille née en 2002 dans la pesée des intérêts, cela ne change rien à l'issue du litige. En effet, il faut constater, comme l'a fait le Tribunal cantonal pour les rapports du recourant avec sa femme et son fils, que A.________ n'a pas d'interdiction d'entrée en Suisse et qu'il lui sera possible de venir régulièrement rendre visite aussi à sa fille. Il n'est pas non plus exclu que celle-ci aille, accompagnée de sa mère puis plus tard seule, rejoindre son père au Portugal pour des vacances ou, le cas échéant, pour y vivre.