Citation: 8C_3/2022 E. 5.1

5.1. La recourante remet en cause les conclusions des nouvelles prises de position des experts L.________ et M.________. Elle reproche à ce dernier d'avoir changé d'opinion sans justification au sujet de l'influence de la polyneuropathie sur ses troubles de l'équilibre. La recourante conteste également la date de stabilisation de son état de santé en octobre 2004 dès lors qu'elle avait souffert d'une recrudescence des vertiges encore en 2006. En ce qui concerne l'évaluation de sa capacité de travail dans une activité adaptée, elle fait grief à la cour cantonale d'avoir mal apprécié les éléments médicaux figurant au dossier. En effet, le docteur M.________ avait clairement retenu un rendement diminué de 25 % dans son évaluation précédente. Dans son rapport du 4 octobre 2020, l'existence d'une réduction de rendement se déduisait également de sa réponse à la question complémentaire 3 ["Confirmez-vous que le taux actuel d'incapacité de travail découlant des séquelles de l'accident du 20 octobre 2003 (concernant à la fois l'exercice d'une activité professionnelle adaptée et les travaux domestiques) est de 20 % avec une baisse de rendement de 25 % ? Non, en tenant compte de l'atteinte neurologique probablement préexistante (polyneuropathie sensitive des membres inférieurs), ce taux peut être estimé à 10 % avec baisse de rendement de 12,5 % "]. Enfin, la recourante fait valoir que le taux de l'atteinte à l'intégrité fixé par les experts serait trop bas, argumentant que le docteur H.________, dont l'avis n'aurait rien perdu de sa pertinence, l'avait estimé au moins à 35 %.