Citation: 1B_398/2022 E. 4.1

4.1. Dans un premier grief, la recourante se plaint en substance d'un défaut de motivation. Elle ne remet cependant pas en cause le résumé de ses déterminations tel qu'effectué par la Cour des plaintes (cf. consid. 3.3.2 p. 10 ss de l'arrêt attaqué); cette dernière y renvoie d'ailleurs expressément dans son raisonnement (cf. consid. 3.4.2 p. 16 de l'arrêt entrepris). Cela suffit pour comprendre quels sont les éléments invoqués par la recourante, respectivement écartés en tant que "simples conjectures" par la Cour des plaintes, à savoir notamment : - le montant des sommes reçues, entre septembre 2015 et avril 2016, par les intimées de cinq sociétés - dont H.________ -, qui serait a priori équivalent au prix d'achat du château; - le motif identique fourni par les intimées à la banque pour expliquer ces montants ("textile-based flat rubber mine conveyor belt", à savoir un même produit vendu pourtant à un prix différent); - le défaut allégué d'activité commerciale réelle de la société intimée, laquelle aurait en outre été en liquidation à la date des virements litigieux; - les divergences stylistiques dans les factures émises par la société intimée et adressées pourtant à une même société; - les liens entre les cinq sociétés en cause (pour certaines, adresse identique, actionnaire unique similaire et/ou même "resident agent"; les nombreux transferts entre les unes et les autres; l'utilisation d'une adresse de courrier électronique d'une de ces sociétés par le prévenu E.________); - les explications données par les intimées pour justifier la réception de ces montants, soit la vente par l'intimée B.________ d'une de ses sociétés; et - l'arrestation du prétendu acheteur de cette société et ses liens avec l'avocate de l'ex-épouse du prévenu E.________, laquelle aurait été mandatée pour obtenir un certificat de décès frauduleux de ce dernier. Le raisonnement de la Cour des plaintes est certes bref, mais permet de comprendre qu'en l'absence d'éléments concrets retraçant le cheminement des fonds versés par les quatre autres sociétés, ces indications ne suffisaient plus pour maintenir le séquestre. Cette appréciation peut certes déplaire à la recourante, elle n'en est pas pour autant constitutive d'une violation de son droit d'être entendue.