Citation: 8C_736/2023 E. 6.3.2

6.3.2. Il aurait certainement été préférable que l'intimée précise dans la décision sur opposition qu'elle statuerait ultérieurement sur la demande de nouveau calcul des indemnités journalières pour la période courant jusqu'au 31 mai 2021. Il aurait également été souhaitable, pendant la procédure cantonale de recours, qu'elle précise ses intentions dans ce sens, dans l'hypothèse où la juridiction cantonale confirmerait l'irrecevabilité du recours sur ce point. Ces indications auraient certainement clarifié la situation procédurale pour le recourant et évité des démarches inutiles. Par ailleurs, il est effectivement clair qu'il appartiendra à l'intimée de se prononcer sur cette demande à l'issue de la présente procédure. Il n'en reste pas moins que dans son mémoire de recours en instance cantonale, le recourant a exclusivement pris des conclusions tendant à la condamnation de l'intimée au paiement de diverses prestations et qu'il n'a pas soulevé le grief de déni de justice. Dans cette mesure, et dès lors que le recourant était représenté par un mandataire professionnel, il n'était pas excessivement formaliste de la part de la juridiction cantonale de se limiter à déclarer irrecevables les conclusions qu'il avait formellement prises sur le droit aux indemnités journalières litigieuses pour la période courant jusqu'au 31 mai 2021, sans examiner la question d'un éventuel déni de justice. La juridiction cantonale pouvait, à ce stade, se limiter à observer qu'elle n'avait pas à se prononcer sur le montant des indemnités journalières litigieuses, ni sur le point de savoir si une décision précédente à ce propos était entrée en force, ni sur la question d'un éventuel motif de révision ou de reconsidération. On pouvait en effet attendre d'un mandataire professionnel qu'il soulève expressément le grief de déni de justice, ce qu'il admet lui-même avoir renoncé à faire au motif que son sort "aurait été incertain compte tenu du fait que la Cour cantonale était déjà saisie de la question du montant des indemnités journalières". Par ailleurs, le recourant ne peut tirer aucun argument de la possibilité laissée à une autorité administrative de rendre une nouvelle décision " pendente litis " sur un objet qui fait l'objet de conclusions dans un recours de droit administratif, en application de l'art. 53 al. 3 LPGA, ni de la possibilité, pour une juridiction cantonale, d'étendre l'objet du litige dont elle est saisie. Ni l'autorité administrative, ni la juridiction cantonale n'ont l'obligation d'en faire usage, l'intimée s'étant au demeurant, en l'espèce, expressément opposée à une extension de la procédure.