Citation: 1B_172/2022 E. A

Le 29 décembre 2016, B.________ a déposé plainte pénale contre A.________, son ancien compagnon et père de sa fille, et contre la société C.________ Sàrl pour vol (art. 139 CP). Après la séparation d'avec son compagnon, elle avait mandaté la société susmentionnée pour le déménagement de ses affaires personnelles, lesquelles avaient été provisoirement entreposées dans un local de stockage, en vue de son départ définitif de Suisse pour la Norvège où elle avait trouvé un emploi. Le 12 septembre 2016, elle avait prié la société de remettre un sac à A.________ avec l'instruction de ne pas autoriser celui-ci à accéder au container loué; or un employé avait vraisemblablement ouvert le local à son ex-compagnon puisqu'il en avait profité pour emporter une partie de ses affaires et de son mobilier. A.________, assisté de son avocat de choix, a contesté les faits, affirmant avoir récupéré des biens lui appartenant. Le 28 mars 2017, B.________ a déposé un complément de plainte, selon lequel elle estimait la valeur des biens subtilisés à plus de 30'000 francs. Elle a aussi déposé une plainte contre A.________ pour violation de l'obligation d'entretien (art. 217 CP), dès lors qu'il n'avait pas contribué à l'entretien de leur fille née en 2014 depuis son départ en Norvège; elle lui reproche aussi d'avoir détourné à son profit les allocations familiales reçues entre mai 2016 et janvier 2017 et de ne pas avoir payé son assurance-malade ni celle de leur fille depuis juillet 2016, malgré le fait qu'il percevait un montant mensuel de 400 francs de son employeur, en vue de la couverture familiale de l'assurance-maladie. Le 21 septembre 2017, B.________ a déposé une nouvelle plainte pénale contre A.________ lui reprochant d'avoir publié sur Facebook, le 31 juillet 2017, un message dans lequel il l'accusait d'avoir kidnappé leur fille en Norvège alors qu'il connaissait la fausseté de ses allégations. Le 1er février 2018, A.________ a déposé plainte pénale contre B.________ pour dénonciation calomnieuse (art. 303 CP), induction de la justice en erreur (art. 203 CP) et faux dans les titres (art. 251 CP) en lien avec la plainte pénale qu'elle avait déposée contre lui le 29 décembre 2016. Par courrier reçu le 13 avril 2021, B.________ a déposé une nouvelle plainte pénale contre A.________ pour calomnie (art. 174 CP) et menaces (art. 180 CP), lui reprochant d'avoir envoyé un courriel le 11 janvier 2021 - avec copie à sa mère, ses frère et soeur ainsi qu'à son avocate - dans lequel il l'avait menacée du dépôt d'une plainte pénale pour traite d'être humain, si elle ne lui envoyait pas des nouvelles ou des photographies de leur fille. Entendu par la police le 31 mai 2021, sans la présence d'un avocat, A.________, a reconnu avoir envoyé le courriel litigieux, expliquant n'avoir aucune nouvelle de leur fille depuis août 2016; il avait uniquement écrit qu'il déposerait plainte pénale contre elle pour cette infraction, s'il ne recevait pas de nouvelles de leur fille; il avait en outre découvert en janvier 2020 que son ex-compagne et sa fille ne vivaient plus en Norvège mais à Marbella en Espagne, où il avait déposé une requête de droit de visite.