Citation: 2A.13/2004 13.01.2004 E. 2

2.1 La voie du recours de droit administratif est en principe ouverte contre les décisions relatives à l'assujettissement aux mesures de limitation en vertu des art. 97 ss OJ (ATF 123 II 125 consid. 2 p. 127; 403 consid. 1; 119 Ib 33 consid. 1a). En tant que le recourant sollicite une autorisation de séjour (qui n'est pas l'objet de la présente procédure), son recours est en revanche irrecevable (cf. art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ). 2.2 Selon la jurisprudence, les conditions posées pour la reconnaissance d'un cas de rigueur au sens de l'art. 13 lettre f OLE doivent être appréciées restrictivement. Le fait que l'étranger ait séjourné en Suisse pendant une assez longue période, qu'il s'y soit bien intégré socialement et professionnellement et que son comportement n'ait pas fait l'objet de plaintes ne suffit pas, à lui seul, à constituer un cas d'extrême gravité (ATF 124 II 110 consid. 2 et 3; 123 II 125 consid. 2 et les arrêts cités). En l'espèce, le cas de rigueur n'est manifestement pas réalisé, car ni le recourant, ni aucun membre de sa famille, ne peut se prévaloir de liens si étroits avec la Suisse que leur retour au Kosovo - où ils vivent depuis plus de trois ans - constituerait un véritable déracinement. Leur intégration en Suisse n'a pas été exceptionnelle. Le recourant fait essentiellement valoir que, depuis leur arrivée au Kosovo, lui et sa famille sont confrontés à d'insurmontables difficultés en ce qui concerne le travail, le logement et l'éducation des enfants, en préci- sant que la situation économique actuelle dans sa région est catastrophique. Le recourant et sa famille ne se trouvent toutefois pas dans une situation fondamentalement différente de celle de beaucoup d'autres compatriotes qui sont rentrés dans leur pays d'origine. En outre, il faut relever que le recourant avait été admis provisoirement en Suisse et qu'il devait savoir qu'ils serait amené à rentrer dans son pays une fois que la situation politique le permettrait. Enfin, le recourant n'a pas établi avoir reçu de la part des autorités suisses compétentes des assurances selon lesquelles il serait autorisé à revenir ultérieurement en Suisse avec sa famille. Pour le surplus, il y a lieu de renvoyer aux motifs convaincants de la décision attaquée (art. 36a al. 3 OJ). 2.3 Vu ce qui précède, le recours est manifestement mal fondé et doit être rejeté dans la mesure où il est recevable selon la procédure simplifiée de l'art. 36a OJ, sans qu'il soit nécessaire d'ouvrir un échange d'écritures. Le recourant n'a pas requis l'assistance judiciaire (art. 152 OJ). Mais comme ses conclusions étaient d'emblée dépourvues de chances de succès, sa demande aurait de toute façon dû être rejetée. Succombant, le recourant doit supporter les frais judiciaires, qui seront fixés en tenant compte de sa mauvaise situation financière (art. 153, 153a et 156 al. 1 OJ). Par ces motifs, vu l'art. 36a OJ, le Tribunal fédéral prononce: