Citation: 6B_471/2024 E. 1

La cour d'appel a retenu les faits suivants. B.a. A.________ et B.________ se sont mariés en 2008 et sont les parents de deux filles nées l'une en 2008 et l'autre en 2014. Ils se sont séparés en 2016. Dans le cadre de la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale introduite auprès du Tribunal du district de Sierre, les époux ont convenu d'un droit de visite usuel en faveur du père, à savoir notamment un week-end sur deux du vendredi à 18h00 au dimanche à 18h00. Par décision du 18 décembre 2019, l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) de U.________ a instauré une curatelle de surveillance des relations personnelles au sens de l'art. 308 al. 2 CC en faveur des enfants afin, notamment, de soutenir les parents dans les modalités du droit de visite, voire, au besoin, de fixer celles-ci de manière contraignante. Lors des débats de première instance, une procédure de divorce était pendante auprès du Tribunal de Sierre. Au moment des faits, les relations familiales étaient particulièrement conflictuelles et avaient nécessité plusieurs interventions de différentes autorités ainsi que la mise en place d'une expertise des compétences parentales. Durant la procédure pénale cantonale, la procédure de divorce était toujours pendante et les relations entre les parties toujours litigieuses. B.b. B.b.a. Le 1 er juin 2020, un incident est survenu lors du week-end de la Pentecôte, durant lequel B.________ avait pris en charge ses deux filles depuis le vendredi 29 mai 2020 à 18h00. Selon lui, les filles devaient rester auprès de lui jusqu'au lundi soir 1 er juin 2020 à 18h00, compte tenu du week-end prolongé. A.________ estimait au contraire que les filles auraient dû revenir chez elle le dimanche soir à 18h00. Le dimanche soir, après avoir reçu un message de B.________ l'informant qu'au vu du week-end prolongé, il garderait les enfants jusqu'au lendemain soir, A.________ a tenté de l'appeler à de multiples reprises, en vain, puis a alerté la police, les enseignants des filles ainsi que des amis. Elle s'est rendue à V.________ au domicile de B.________, où il n'y avait personne. Le lendemain matin, soit le lundi 1 er juin 2020, la police cantonale s'est présentée chez B.________, lequel a confirmé qu'il ramènerait les filles à 18h00 au domicile de leur mère, information que la police a ensuite transmise à A.________. B.b.b. Le même jour, vers 10h30-11h00, A.________ s'est rendue au domicile de son époux afin de récupérer ses filles. Dans des circonstances confuses dont l'intégralité n'a pas été définie précisément, A.________ a tout d'abord frappé ou sonné à la porte du père des enfants, puis a contourné la maison. B.________ est alors sorti et lui a dit de partir. Dès ce moment, elle a saisi son téléphone portable et a filmé la suite des événements. Tout en demandant aux filles de la rejoindre, A.________ a tenté d'entrer dans la maison. B.________ s'est interposé entre elle et la porte d'entrée, la fille aînée a ensuite dit qu'elle voulait rejoindre sa mère, suivie de la cadette qui a dû s'habiller dans l'intervalle. Toutes trois sont ensuite reparties au domicile de A.________. Durant cette scène, A.________ a filmé avec son téléphone portable l'intérieur du domicile de B.________ et ce dernier depuis le pallier, sans son consentement. A.________ a déclaré qu'elle ne savait pas qu'elle n'était pas autorisée à filmer, que si elle avait agi ainsi, c'était pour montrer qu'elle était agressée par son mari et qu'elle s'était servie de son téléphone portable comme d'un bouclier. B.b.c. De retour chez elle à W.________ avec ses filles, A.________ a envoyé un courriel à 14h53 à son avocat Me C.________, pour lui résumer sa version du déroulement des faits. Elle a terminé son courriel en inscrivant en majuscules, parlant de B.________: "IL EST UN NAZI, CRUEL, HOSTIL". B.c. B.________ a déposé plainte en raison de ces événements le 31 août 2020.