Citation: 8C_693/2024 E. 5

Les juges cantonaux ont retenu que le montant des intérêts hypothécaires, valant comme dépenses reconnues, ressortait clairement du calcul figurant dans les décisions successives d'octroi des prestations complémentaires. Ces décisions rendaient la recourante attentive quant à son obligation de communiquer immédiatement tout changement dans sa situation personnelle ou économique, notamment tout changement concernant le logement. La recourante avait par ailleurs conscience que les prestations complémentaires n'étaient pas prévues pour financer les frais de réparation du logement dès lors que l'intimée avait refusé sa demande de prise en charge des factures relatives aux travaux en question. Cela étant, la recourante pouvait aisément s'apercevoir que la diminution d'une dépense telle que les intérêts hypothécaires influencerait son droit aux prestations complémentaires ou, à tout le moins, elle aurait pu et dû se renseigner sur l'incidence du changement de taux hypothécaire auprès de l'intimée. À défaut, la recourante avait commis une négligence d'une gravité suffisante pour exclure sa bonne foi. L'une des conditions cumulatives pour autoriser la remise de l'obligation de restituer faisait ainsi défaut.