Citation: 5A_982/2019 E. A

B.A.________ (née en 1973) et A.A.________ (né en 1957) se sont mariés le 17 avril 2009. Deux enfants sont issus de leur union, les jumeaux C.________ et D.________, nés en 2013. Les époux se sont séparés en février 2018; l'épouse et les enfants sont restés vivre dans la villa familiale. A.a. Le 12 février 2018, B.A.________ a déposé une requête de mesures protectrices de l'union conjugale, concluant à l'attribution en sa faveur de la garde de fait des enfants, sous réserve d'un droit de visite de son époux, et au paiement de contributions d'entretien de 15'000 fr. par mois en faveur de chacun des enfants et de 70'000 fr. par mois en sa faveur. Lors de l'audience qui s'est tenue le 26 mars 2018, l'époux a sollicité l'instauration d'une garde alternée. Le 18 juin 2018, l'épouse a modifié ses prétentions financières, sollicitant des contributions d'entretien mensuelles à hauteur de 5'300 fr. par mois en faveur de l'enfant D.________, de 5'200 fr. en faveur de l'enfant C.________ et de 130'635 fr. en sa faveur. Au cours de l'année 2018, l'épouse a déposé plusieurs plaintes pénales contre son mari, notamment pour lésions corporelles et voies de fait (art. 123 CP), et tentative de viol (art. 190 CP). Plusieurs requêtes civiles de mesures superprovisionnelles et provisionnelles ont également été déposées par les époux, mais elles ont toutes été rejetées. Le Service d'évaluation et d'accompagnement de la séparation parentale (ci-après: SEASP) a remis un rapport le 28 août 2018, duquel il ressort qu'il est conforme à l'intérêt des enfants de maintenir l'autorité parentale conjointe et de confier la garde à l'épouse, sous réserve d'un droit de visite du père. Le SEASP a ajouté qu'au vu du conflit parental, du refus de la mère d'élargir le droit de visite et des moyens financiers de la famille, il convenait d'envisager l'opportunité de mandater un curateur privé. Dans ses dernières déterminations de première instance, le mari a conclu principalement à l'instauration d'une garde alternée, subsidiairement à l'octroi d'un large droit de visite, a offert de contribuer à l'entretien de sa fille D.________ par le versement d'un montant mensuel de 4'485 fr. et à celui de son fils C.________ par 4'400 fr., et a enfin contesté devoir une contribution d'entretien à son épouse, car les revenus qu'elle tire de son activité lucrative et de sa fortune couvrent ses charges. L'épouse a manifesté son désaccord avec les conclusions du SEASP et a sollicité la suspension du droit de visite, au vu des manquements reproché à son époux. A.b. Par jugement de mesures protectrices de l'union conjugale du 14 février 2019, le Tribunal de première instance de Genève a attribué à l'épouse la garde sur les deux enfants du couple (ch. 2 du dispositif), réservé au mari un droit de visite (ch. 3), instauré une curatelle d'organisation et de surveillance des relations personnelles (ch. 4), dit que l'éventuel émolument de curatelle serait réparti entre les parties (ch. 6), donné acte à l'époux de son engagement à contribuer à l'entretien de sa fille D.________ à hauteur de 4'485 fr. par mois et à l'entretien de son fils C.________ à hauteur de 4'400 fr. par mois, et l'y condamnant en tant que de besoin (ch. 9), condamné le mari à contribuer à l'entretien de son épouse à hauteur de 28'000 fr. par mois (ch. 10), arrêtés les frais judiciaires à 9'500 fr., répartis à raison de la moitié à la charge de chacune des parties (ch. 12). L'épouse a formé appel de ce jugement le 28 février 2019, contestant les chiffres 3, 6, 9, 10 et 12 du dispositif, concluant à une limitation des modalités du droit de visite, au versement de contributions d'entretien mensuelles, dès le 1er février 2018, de 4'707 fr. 60 pour D.________, de 4'742 fr. 60 pour C.________ et de 130'635 fr. pour elle-même, ainsi qu'à la prise en charge intégrale par son mari de l'éventuel émolument de curatelle et des frais judiciaires des deux instances. Le mari a également formé appel de ce jugement le 28 février 2019, contestant les chiffres 10 et 12 du dispositif, sollicitant qu'il soit dit qu'aucune contribution d'entretien n'est allouée à son épouse et à ce que les frais judiciaires soient compensés avec l'avance de frais de 6'900 fr. fournie par son épouse. A.c. Statuant par arrêt du 15 octobre 2019, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: Chambre civile) a annulé les chiffres 9 et 10 du jugement entrepris et, statuant à nouveau, condamné le mari à contribuer, par mois et allocations familiales non comprises, à l'entretien de sa fille D.________ à hauteur de 4'485 fr., dès le 1er mars 2018, sous imputation d'un montant de 23'520 fr. déjà versé à ce titre pour la période du 1er mars 2018 au 31 mars 2019, à l'entretien de son fils C.________ à hauteur de 4'400 fr., dès le 1er mars 2018, sous imputation d'un montant de 23'435 fr. déjà versé à ce titre pour la période du 1er mars 2018 au 31 mars 2019, et à l'entretien de son épouse à hauteur de 53'000 fr., dès le 1er mars 2018, sous imputation d'un montant de 28'000 fr. déjà versé à ce titre pour la période du 1er mars 2018 au 31 mars 2019.