Citation: I 444/03 28.05.2004 E. 4

4.1 A l'instar des premiers juges, il y a lieu de retenir qu'avant de décider du maintien de la demi-rente d'invalidité, l'office AI a respecté la procédure de sommation prévue à l'art. 31 al. 1 LAI et que de son côté, le recourant n'a pas obtempéré à cette mise en demeure. La communication de l'office AI du 8 avril 2002 contenait en effet un avertissement suffisamment explicite pour valoir sommation au sens de cette disposition. Quant au recourant, pourtant dûment informé de ce qu'on attendait de lui, il s'est abstenu de donner une réponse claire à l'injonction qui lui était faite et ne s'est pas non plus rendu à la convocation subséquente du service de réadaptation. A cet égard, aucun reproche ne peut être fait à l'office AI. Contrairement à ce que semble croire le recourant, le principe inquisitoire qui régit la procédure en matière d'assurances sociales ne va pas jusqu'à imposer à l'administration d'instruire le motif d'empêchement invoqué par un assuré qui ne donne pas suite à une invitation de se présenter. C'est à ce dernier qu'il incombe d'étayer les motifs pour lesquels il est empêché d'agir s'il ne veut pas en subir les conséquences. Et quoi qu'il en dise, Y.________ aurait eu tout loisir de produire une attestation médicale dans les jours qui ont suivi la convocation du service de réadaptation. Vu la passivité dont il a fait preuve depuis la date de réception de la sommation, l'intimé était fondé à considérer qu'il s'est dérobé à la mesure de réadaptation ordonnée. 4.2 Reste à examiner si cette mesure était raisonnablement exigible. Dans leur rapport d'expertise du 15 août 2000 (qui est à l'origine de la décision de renvoi de la juridiction cantonale), les médecins de la PMU ont fait état d'un trouble dépressif récurrent d'intensité modérée, d'un éthylisme chronique, d'une péri-arthropathie de la hanche gauche et de séquelles de lombosciatique, ainsi que d'une cardiopathie dilatée. Au terme des examens pratiqués, ces médecins ont retenu que les lombalgies chroniques de Y.________ ne s'étaient pas aggravées de façon significative depuis les trois dernières années et que la cardiopathie, dans un état stable, ne contribuait pas à une diminution de son aptitude à travailler, alors que la pathologie psychiatrique, toujours bien présente, semblait s'être péjorée. C'est avant tout cette constatation qui les a conduits à préconiser pour l'assuré l'exercice d'une activité professionnelle peu contraignante physiquement et moins exposée que son ancienne activité aux contacts sociaux, afin que celui-ci puisse conserver une capacité de travail de 50 %. Sur la base de ces considérations, on ne voit pas que la mesure de réadaptation proposée au recourant, qui plus est sous la forme d'un stage auprès d'une institution spécialisée dans la réintégration professionnelle de personnes atteintes dans leur santé, soit médicalement contre-indiquée. Il est vrai qu'entre la date d'établissement de l'expertise de la PMU et celle de la décision ici litigieuse, l'office AI n'a pas fait procéder à un nouvel examen médical approfondi de l'assuré. Il a cependant requis un complément d'information auprès du médecin traitant, le docteur F.________, qui s'en est rapporté aux conclusions des experts, reprochant de surcroît à l'office AI de ne pas avoir entrepris une réadaptation dans le sens préconisé par ces derniers. Or, si l'état de santé de son patient s'était notablement empiré au point de rendre les conclusions des médecins de la PMU obsolètes, le docteur F.________ n'aurait certainement pas manqué de le signaler dans sa réponse à l'office AI. Tel n'est toutefois pas le cas. Dans ces conditions et compte tenu des données médicales figurant déjà au dossier, on doit constater que le stage proposé était exigible et qu'il ne se justifiait pas d'ordonner de nouvelles mesures d'instruction sur ce point. Le recours se révèle par conséquent mal fondé.