Citation: 7B_10/2022 E. 4.5.2

4.5.2. Pour autant, ces aspects ne sont pas encore susceptibles de rendre vraisemblable que, par leur courrier au TPAE, les mis en cause auraient principalement agi dans le but du dire du mal de la recourante, et non dans celui de protéger leur père, comme ils l'avaient constamment soutenu dans le cadre de la procédure menée par l'autorité de protection de l'adulte. La recourante ne parvient ainsi pas à démontrer, en référence à l'art. 173 ch. 3 CP, qu'il était exclu pour les mis en cause de faire valoir les preuves libératoires prévues à l'art. 173 ch. 2 CP, et en particulier de démontrer leur bonne foi ainsi que l'existence de raisons sérieuses de croire à la véracité de leurs allégations. A cet égard, la cour cantonale pouvait sans arbitraire se référer aux déclarations de B.B________, recueillies par le TPAE, selon lesquelles, dans le courant de l'année 2020, la pathologie dont il était atteint avait compliqué son quotidien, notamment au niveau de sa mobilité. En période de pandémie, il était ainsi resté cloîtré chez lui, sans voir ses enfants majeurs. La seule fois où ces derniers étaient venus lui rendre visite, ils n'avaient pas pu entrer dans le domicile, la recourante s'étant interposée. En outre, par moments, il avait exprimé des "ras-le-bol", l'amenant à dire "qu'il ne souhaitait plus être là" (cf. arrêt attaqué, consid. 3.5 p. 7 s.). La cour cantonale pouvait ainsi valablement estimer que, dans ces circonstances et au regard du fait qu'il existait un conflit avec la recourante depuis plusieurs années - empêchant les mis en cause de directement s'enquérir de la situation auprès d'elle -, il ne saurait leur être reproché de s'être, de bonne foi, inquiétés pour le bien-être de leur père, dont le quotidien s'était dégradé. On ne discernait pas, dans leur démarche, une volonté de porter atteinte à la considération de la recourante, mais plutôt de faire cesser son prétendu comportement, perçu comme répréhensible, de sorte qu'une intention de nuire faisait manifestement défaut (cf. arrêt attaqué, consid. 3.5 p. 8).