Citation: 6B_1100/2018 E. 1.3

1.3. Se prévalant des infractions de contrainte (art. 181 CP) et de tentative de contrainte (art. 22 ad art. 181 CP), les recourants 2 et 3 reprochent à l'intimé de leur avoir, d'une part, fait notifier, le 26 octobre 2016, des commandements de payer et d'avoir, d'autre part, refusé par la suite de leur restituer des plans et garanties d'entreprises relatives à leur villa, ceci dans le but de les obliger à s'acquitter de dettes injustifiées. Ils soutiennent en outre que l'intimé s'est rendu coupable de diffamation (art. 173 CP) en les qualifiant de " clients malhonnêtes " dans un courriel adressé à diverses entreprises actives sur le chantier de leur villa. Il ressort de l'arrêt entrepris que, contrairement à la recourante 1, les recourants 2 et 3 ne se sont pas acquittés des montants pour lesquels l'intimé avait introduit des poursuites à leur encontre. Or, comme les intéressés le relèvent dans leur mémoire de recours (cf. consid. 2.6.2.1 p. 16), la seule notification de commandements de payer ne suffit pas à établir l'existence d'un dommage direct résultant d'agissements prétendument constitutifs de tentative de contrainte (cf. arrêt 6B_294/2018 du 16 janvier 2018 consid. 3.1.2). Ils ne prétendent au demeurant pas que les poursuites introduites à leur encontre leur avaient causé un préjudice moral propre à justifier l'allocation d'une indemnité au sens de l'art. 49 CO. Il n'y a donc pas lieu d'entrer en matière s'agissant de la contrainte alléguée en lien avec l'introduction de poursuites. Les recourants 2 et 3 font en revanche valoir que le défaut de restitution des plans et des garanties d'entreprises ainsi que l'injonction diffamante à leur égard adressée aux intervenants du chantier - qui aurait dissuadé ces derniers de terminer leurs travaux - leur ont causé un préjudice, qu'ils chiffrent à 33'340 fr. 60. Le dommage allégué se compose de plusieurs postes, en l'occurrence les frais relatifs à la confection de nouveaux plans (4545 fr. hors taxes), à la constatation de défauts visibles avant l'intervention du nouvel architecte mandaté (1092 fr. hors taxes), à l'élimination des défauts constatés (6673 fr. 30 hors taxes) et à la réalisation des travaux qui auraient dû être effectués dans le cadre du mandat confié à l'intimé (18'347 fr. 30 TTC), à quoi s'ajoutent encore des frais d'ingénieur (1263 fr. 35 TTC). Cela étant, on ne discerne pas de lien direct entre les infractions reprochées à l'intimé et le dommage prétendument subi, celui-ci consistant exclusivement en des prétentions que la recourante 2 est susceptible de faire valoir dans le cadre de ses relations contractuelles avec la société de l'intimé et, le cas échéant, les personnes qui ont effectué les travaux de transformation de la villa. Or, la partie plaignante n'est pas fondée à s'opposer à une décision de classement uniquement parce que celle-ci ne facilite pas son action sur le plan civil (supra consid. 1.1). On observera encore que, selon les faits retenus par la cour cantonale, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), le recourant 3 n'est pas partie au contrat conclu avec la société de l'intimé concernant la transformation de la villa, de sorte qu'on ne voit pas en quoi il aurait personnellement subi un dommage du fait de l'absence de restitution des documents litigieux à son épouse, la diffamation dont il prétend avoir été victime étant au surplus sans rapport avec le dommage allégué. Il s'ensuit que le recours est irrecevable en tant qu'il émane des recourants 2 et 3.