Citation: 1B_616/2021 E. 2

Conformément aux art. 78 et 92 al. 1 LTF, une décision cantonale relative à la récusation d'un magistrat dans une procédure pénale peut en principe faire immédiatement l'objet d'un recours en matière pénale, malgré son caractère incident. Eu égard à l'objet du litige, la conclusion tendant à la récusation du Procureur général du canton de Vaud est recevable. Les autres conclusions du recourant, sans lien avec cette question, sont en revanche irrecevables. En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Selon l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (ATF 142 I 99 consid. 1.7.1). Les griefs de violation des droits fondamentaux sont en outre soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF), le recourant devant alors citer les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 146 I 62 consid. 3). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 145 IV 154 consid. 1.1). Après un bref exposé consacré à sa légitimation et à la recevabilité de son recours, le recourant reprend sous chiffre IV les constatations de fait de la décision attaquée en les commentant sans pour autant chercher à démontrer en quoi elles seraient arbitraires (cf. art. 97 al. 1 LTF). La Cour de céans ne s'y arrêtera donc que dans la mesure où les critiques pourraient receler quelque pertinence avec la motivation retenue en droit en lien avec la récusation du Procureur général.