Citation: 1C_94/2023 E. 8

Les recourants considèrent enfin que l'ORNI ne serait plus conforme au droit fédéral (art. 11 LPE) et aurait ainsi perdu sa légitimité. Ils estiment que la référence faite par la DGE à une jurisprudence datant de l'année 2000 (ATF 126 II 399) serait dépassée compte tenu du développement de la technologie, de l'augmentation du rayonnement subi par la population et des effets biologiques non thermiques, même en-deçà des valeurs limites de l'ORNI. Les recourants se plaignent également d'une atteinte à leur liberté personnelle (art. 10 al. 2 Cst.) et d'une violation des art. 8 et 13 CEDH, dès lors qu'ils ne peuvent se soustraire à ce qu'ils considèrent comme une pollution environnementale et des "immixtions arbitraires".