Citation: 6B_848/2022 E. 2.3

2.3. Dans ses développements en lien avec les accusations portant sur les faits s'étant déroulés à U.________, le recourant s'attache à relativiser la crédibilité des déclarations de l'intimée, dont il souligne notamment qu'elle aurait souri durant sa première audition et qu'elle y aurait constamment éludé la question de savoir comment elle avait été violée, n'ayant pas été plus loquace à cet égard lors de ses entretiens avec les médecins. Il soutient également que c'était bien l'intimée qui aurait été demanderesse de ses séjours à U.________ durant les vacances scolaires, et non lui ou son épouse, alors que certains éléments, en particulier des dessins de l'intimée, laissaient suggérer qu'elle pourrait avoir été maltraitée et battue par sa mère, ce qui devait amener à relativiser également la portée de son témoignage, ainsi que celui des autres membres de la famille, ces derniers ayant ainsi pu avoir intérêt de lui imputer faussement les causes du mal-être de l'intimée. Le recourant se plaint en outre que la cour cantonale n'a pas tenu compte que, jusqu'en janvier 2018, il avait vécu dans un appartement de deux pièces et demie, avec la soeur de l'intimée, qui y était très régulièrement présente, dès lors qu'elle ne travaillait pas, ce qui, outre l'exiguïté des lieux, était propre à rendre invraisemblable tout abus sexuel qui y aurait été commis, en secret, au préjudice de l'intimée. Les messages ("je veux fuck u"; "Tout jour tu dis comme ça. Après à la minutes dis no"), qu'il lui avait adressés en juin 2019, dénoteraient par ailleurs qu'il n'y avait pas eu d'actes de viol avant cette période. L'examen gynécologique, réalisé en mai 2020, n'avait d'ailleurs pas permis de déterminer si l'intimée était encore vierge.