Citation: 5P.39/2001 03.08.2001 E. 4

4.- La recourante reproche en outre à l'autorité cantonale une constatation et une appréciation arbitraires des faits. A cet égard, elle se contente essentiellement d'opposer sa propre version des faits, sans tenter de démontrer en quoi celle retenue par l'autorité cantonale serait tout à fait insoutenable (ATF 118 Ia 28 consid. 1b p. 30; 116 Ia 85 consid. 2b p. 88), parce que le juge du fait aurait abusé du large pouvoir d'appréciation dont il dispose dans ce domaine (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40). En particulier, elle n'explique pas qu'il aurait méconnu des preuves pertinentes ou n'en aurait arbitrairement pas tenu compte (ATF 118 Ia 28 consid. 1b p. 30). Elle ne cherche pas non plus à établir que des constatations de fait soient manifestement fausses (ATF 101 Ia 298 consid. 5 p. 306; 98 Ia 140 consid. 3a p. 142 et les arrêts cités). Or les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 126 III 534 consid. 1b p. 536; 125 I 492 consid. 1b p. 495). Le recours de droit public pour arbitraire n'est en effet pas un appel qui permettrait au Tribunal fédéral de procéder lui-même à l'appréciation des preuves et d'établir les faits. Il ne suffit donc pas que la recourante complète ou modifie l'état de fait selon sa propre appréciation. Il n'y a dès lors pas lieu d'entrer en matière sur la plupart de ses allégations. Quant au reproche adressé à la Chambre administrative d'avoir retenu, de manière contradictoire, que l'enfant ne subissait pas de pressions de la part de ses parents nourrissiers tout en admettant que la famille est divisée en deux camps, il n'apparaît pas fondé. L'autorité cantonale pouvait en effet admettre sans arbitraire, en se fondant sur l'expertise du CMP, que l'oncle et la tante de l'enfant n'exerçaient pas sciemment de pressions sur lui, malgré le conflit qui divise l'ensemble de la famille.