Citation: 2C_528/2023 E. A

A.________ est un ressortissant algérien né en 1972. En 1998, il a déposé une demande d'asile en Suisse que l'Office fédéral des migrations - entretemps devenu le Secrétariat d'Etat aux migrations (ci-après: le SEM) - a rejetée la même année. A la suite de son mariage en 2002 à Genève avec une ressortissante française au bénéfice d'une autorisation de séjour, il a obtenu, cette même année, une autorisation de séjour par regroupement familial. Le couple a eu un enfant, né en 2004, puis a divorcé en 2011. A.a. L'Office cantonal de la population et des migrations de la République et canton de Genève (ci-après: l'Office cantonal) a révoqué l'autorisation de séjour de A.________ par décision du 20 février 2003, au motif que l'intéressé avait trompé les autorités en dissimulant des faits essentiels, notamment en cachant les condamnations et expulsions pénales dont il avait déjà fait l'objet (art. 105 al. 2 LTF). Cette décision a été confirmée sur recours, en dernière instance, par le Tribunal fédéral (arrêt 2A.386/2004 du 7 avril 2005). L'Office cantonal a alors imparti à A.________ un délai au 30 juin 2005 pour quitter la Suisse. Celui-ci n'a pas obtempéré. Le 23 août 2006, les services de police ont tenté de procéder au refoulement de l'intéressé en Algérie, en vain, celui-ci ayant refusé de monter à bord de l'avion à destination de son pays. A.b. En octobre 2006, l'Office cantonal a refusé d'entrer en matière sur la demande de A.________ tendant à la reconsidération de la révocation de son autorisation de séjour. L'intéressé a recouru contre cette décision devant la Commission cantonale de recours de police des étrangers, qui a déclaré le recours irrecevable, puis devant le Tribunal fédéral, qui l'a rejeté par arrêt du 26 janvier 2007 (2A.52/2007). A.c. Le 15 juin 2010, après avoir entendu A.________, lequel avait déclaré qu'il ne quitterait pas la Suisse, l'Office cantonal a requis des services de police qu'ils procèdent une nouvelle fois au renvoi de l'intéressé. Par acte du 23 mai 2011, les services de police ont informé l'Office cantonal que l'intéressé demeurait introuvable. A.d. A.________ a été contrôlé le 23 avril 2012 par les gardes-frontière alors qu'il était porteur d'un passeport algérien en cours de validité, émis le 18 mars 2009. A.e. Placé en détention administrative le 14 janvier 2013, A.________ s'est opposé à son renvoi par vol de ligne avec escorte policière à destination de l'Algérie. Il a été libéré de détention administrative le 25 avril 2013. A.f. Ayant été condamné à huit reprises en Suisse, entre mars 2015 et septembre 2021, essentiellement pour vol et infractions à la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration, A.________ a été écroué en avril 2022. Après avoir purgé sa peine, il a été remis aux services de police en vue de l'exécution de son renvoi. Le 15 novembre 2022, le Commissaire de police a émis un ordre de mise en détention administrative de l'intéressé pour une durée de trois mois. A.________ s'est à nouveau opposé à son renvoi, de même qu'à sa détention administrative, laquelle a été confirmée par le Tribunal administratif de première instance de la République et canton de Genève (ci-après: le Tribunal administratif de première instance). A.g. Le 21 décembre 2022, le SEM a informé l'Office cantonal que les autorités algériennes n'avaient pas délivré de laissez-passer et continuaient à examiner le dossier car l'intéressé avait affirmé avoir un enfant en Suisse.