Citation: 2C_445/2020 E. A

A.a. Le territoire de la Commune de A.________ (ci-après: la Commune) est constitué de plusieurs zones auxquelles s'appliquent des conditions déterminées d'utilisation, dont la zone "chalets", à savoir, selon l'art. 71 du Règlement communal des constructions de la Commune du 24 juin 2010 (ci-après: le Règlement communal), une zone à caractère essentiellement touristique (let. a) où la prestation d'une série de services communaux, dont les transports d'élèves (let. c), n'est pas garantie. Ladite zone chalets est située à une distance comprise entre 4 et 8 kilomètres de l'école primaire du village de A.________. A.b. Par décision du 15 mai 2018, le Conseil communal de la Commune a refusé de donner suite à la requête de parents domiciliés à l'année dans la zone chalets tendant à l'organisation de transports scolaires pour leurs enfants ou, tout au moins, à une prise en charge des coûts y relatifs, aux motifs que l'art. 11 de la loi valaisanne du 15 novembre 2013 sur l'enseignement primaire (LEP/VS; RS/VS 411.0) et l'art. 12 de la loi valaisanne du 4 juillet 1962 sur l'instruction publique (LIP/VS; RS/VS 400.1) laissaient à la Commune la responsabilité d'organiser les transports scolaires aux conditions fixées dans sa réglementation communale, qu'en l'occurrence le Règlement communal avait été dûment homologué par le Conseil d'État le 20 novembre 2013, qu'il était donc conforme au droit, et qu'il n'y avait par conséquent pas de raison de déroger à l'art. 71 let. c dudit Règlement ni à la "pratique" de la Commune concernant les transports scolaires dans la zone chalets. Le Conseil communal se prévalait en outre d'un arrêt du Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-après: le Tribunal cantonal) du 23 octobre 2015 (ACDP A1 15 73) qui soulignait que la prise en charge des frais de transport ne relevait pas du contenu essentiel du droit à un enseignement de base gratuit, même si l'organisation d'un trajet scolaire supportable était en soi une composante du droit à l'éducation primaire, et que l'intérêt public consistant à maîtriser les coûts des transports pouvait l'emporter sur celui du justiciable à bénéficier sans restriction aucune d'un service de transport. A.c. Le 18 juin 2018, B.________, C.C.________ et D.C.________, E.F.________ et F.F.________, G.________, H.________, I.J.________ et K.J.________, L.M.________ et N.M.________, O.P.________ et Q.P.________, R.________, S.T.________ et U.T.________, et V.________, (ci-après: les intimés), parents de 25 enfants en âge de scolarité obligatoire, tous domiciliés à l'année dans la zone chalets, ont recouru contre la décision du 15 mai 2018 précitée auprès du Conseil d'État du canton du Valais (ci-après: le Conseil d'État).