Citation: I 264/01 06.02.2002 E. 4

4.- a) Contrairement à ce que le recourant laisse entendre, ses affections pulmonaires n'entravent en rien sa capacité de travail dans un emploi où il serait à l'abri d'allergènes d'acariens, de poussières ou de solvants susceptibles d'être inhalés. Les avis médicaux dont on dispose à ce sujet émanent de spécialistes (docteurs C.________ et D.________) et sont univoques. Quant aux activités lucratives exigibles, il suffit de renvoyer aux propositions du docteur F.________ du 12 mai 1999. b) En ce qui concerne les troubles du comportement du recourant (caractère dépressif, anxieux, agressif et hypersensible aux contraintes), le docteur E.________ a précisé que ces affections lui avaient été rapportées par son confrère B.________ au cours d'un entretien. Le docteur E.________ ne s'est toutefois pas exprimé sur la réalité de ce diagnostic, mais il en a déduit que le recourant devrait bénéficier d'un environnement professionnel protégé en raison de son instabilité émotionnelle et de ses problèmes de dépression, en ajoutant qu'un travail en dehors d'un tel cadre paraissait actuellement difficile à imaginer (rapport du 5 juillet 1999). A supposer que le diagnostic du docteur B.________ soit confirmé par un psychiatre, ce qui implique un complément d'instruction, il faudrait encore que ces affections présentent un caractère invalidant au sens de l'art. 4 LAI pour qu'elles puissent ouvrir droit à des prestations de l'assurance-invalidité (cf. ATF 102 V 165; VSI 2001 pp. 224-225 consid. 2b, 2000 p. 151 consid. 2 et les références), ce qu'on ignore aussi en l'état. L'instruction de la cause est par ailleurs également lacunaire sur le concept de "milieu professionnel protégé" dont le docteur E.________ a fait état dans son écriture du 5 juillet 1999. S'il fallait admettre que certains emplois offerts sur le marché du travail ne sont pas accessibles au recourant en raison d'affections psychiques invalidantes, on devrait alors déterminer le gain qu'il pourrait réaliser dans un tel milieu, sous peine de ne pas pouvoir statuer sur son droit aux prestations litigieuses de l'AI (reclassement et rente).