Citation: 6B_1004/2022 E. 3.3.2

3.3.2. Le recourant entend tirer sa qualité pour recourir de son statut de "représentant ex lege " des lésés. Il fait ainsi valoir que son intérêt juridique découlerait de son "obligation légale" de préserver les intérêts de tous les lésés directs, conformément aux règles sud-africaines applicables. Il allègue à cet égard l'intérêt évident des lésés directs à récupérer les valeurs patrimoniales confisquées. La cour cantonale a relevé - sans que le recourant ne le remette en cause - que celui-ci, qui revendiquait agir au nom et pour le compte d'une autorité administrative bancaire d'Afrique du Sud, voire de la banque centrale de cet Etat, n'était pas lésé directement par les infractions qui avaient conduit à la confiscation des fonds dont il demandait l'allocation; il n'avait pas non plus indemnisé les lésés directs, à la manière d'une assurance de dommage; il se proposait au contraire de recevoir les fonds confisqués en Suisse pour les répartir ensuite au profit des lésés, agissant - selon ses termes - pour la défense des "intérêts directs des autorités sud-africaines". En l'espèce, il ne résulte pas de l'arrêt cantonal qu'une base légale sud-africaine permettrait au recourant de se prévaloir directement de la qualité de représentant légal des lésés de son pays. A suivre le recourant, cette représentation découlerait d'ailleurs de la décision du 28 septembre 2021 produite par lui dans le cadre de la procédure. Cependant, selon les constatations cantonales - qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF; cf. ci-dessus consid. 3.3.1) - ce document ne dispose pas d'une force probante suffisante; le mandat de " Repayment administrator " allégué par le recourant ne résulte par conséquent pas de l'état de fait de l'arrêt querellé. En l'absence d'une base légale topique et d'une décision, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que le recourant n'avait pas établi disposer d'un mandat légal pour agir en faveur des lésés sud-africains dans la présente cause. Autrement dit, le recourant n'a pas établi le fondement de sa prétendue représentation des lésés. Dans la mesure où le mandat dont le recourant se prévaut n'est pas établi, on peut laisser indécis le point de savoir si cette "représentation ex lege " - dont le recourant admet d'ailleurs qu'elle n'existe pas dans l'ordre juridique suisse - aurait été susceptible de lui conférer la qualité pour recourir. Le recourant soutient encore qu'une application de l'art. 104 al. 2 CPP par analogie s'imposerait. En l'espèce, son raisonnement repose à nouveau sur la prémisse de sa qualité de " Repayment administrator " désigné par la " Prudential authority ". Or comme on l'a vu, sur la base des faits retenus par la cour cantonale et dont le recourant n'a pas démontré l'arbitraire, ce statut n'est pas établi (cf. ci-dessus consid. 3.3.1). Sur la base des faits retenus, le recourant ne saurait pas plus trouver d'appui sur l'art. 121 al. 2 CPP, qu'il n'invoque d'ailleurs pas.