Citation: 8C_500/2023 E. 6.1

6.1. Se plaignant d'une violation de l'art. 163 CC, le recourant reproche aux juges cantonaux de ne pas avoir déterminé la part d'activité que son épouse devrait consacrer à son activité ménagère, et celle relative à une activité lucrative. Or, en application de la jurisprudence (cf. ATF 147 III 308), une activité lucrative maximale de 50 % serait exigible. Dès lors que le recourant aurait besoin de l'aide de sa femme dans les activités quotidiennes, il n'y aurait "pas lieu de modifier la clé de répartition". En "procédant de façon correcte", la part de l'activité lucrative que l'on peut théoriquement attendre de l'épouse serait de 50 %. Le recourant expose en outre que celle-ci n'aurait aucune connaissance du français et aucune formation ni expérience professionnelles. Par ailleurs, l'arrêt attaqué n'examinerait pas si l'aide fournie par sa femme serait de nature à éviter le placement du recourant dans un home. En ce qui concerne l'état de santé de l'épouse, l'instance précédente se serait écartée de manière arbitraire de la réalité en retenant qu'une activité lucrative était exigible. Le docteur C.________ aurait conclu que l'intéressée avait peu de perspectives et d'espoir de trouver un emploi, si ce n'était comme femme de ménage, cette éventualité étant signalée "en passant", alors que l'expertise était focalisée sur sa capacité à tenir son ménage. L'expert n'aurait pas démontré comment elle pourrait comprendre les instructions d'un employeur. Ses difficultés à gérer ses émotions et les conflits (pleurs, cris) ne sauraient être tolérées dans le monde du travail. En l'absence d'expérience, de potentiel de réadaptation professionnelle et de compréhension de la culture du travail en Suisse, elle ne pourrait pas se mettre subitement à travailler. Ces entraves seraient insurmontables. Enfin, plusieurs médecins auraient fait état d'une incapacité totale de travail.