Citation: 9C_558/2017 E. 4.2.2

4.2.2. On ne saurait par ailleurs reprocher aux premiers juges de ne pas avoir retenu le syndrome douloureux chronique mentionné par le docteur C.________ pour déterminer si l'état de santé du recourant s'était péjoré. Ils ont discuté de ce trouble, mais l'ont écarté, dans la mesure où ils ont constaté que le diagnostic n'avait pas été posé de façon suffisamment motivée. En matière de syndrome douloureux somatoforme persistant, la jurisprudence exige en effet que le diagnostic émane d'un psychiatre et s'appuie lege artis sur les critères d'un système de classification reconnu (ATF 141 V 281 consid. 2.1 p. 285). La seule mention d'un diagnostic ne suffit donc pas pour rendre vraisemblable une nouvelle atteinte à la santé ayant des répercussions sur la capacité de travail. En l'espèce, l'instance cantonale a constaté que la présence d'un syndrome douloureux chronique n'a été mentionnée que "de façon vague" par le docteur C.________ et qu'elle avait au demeurant été expressément exclue par le docteur E.________ en 2011, qui avait évoqué un probable syndrome d'amplification des plaintes. L'argument du recourant selon lequel la décision des premiers juges d'écarter la présence d'une nouvelle atteinte, sous la forme d'un syndrome douloureux somatoforme persistant, serait essentiellement motivée par le fait que le docteur C.________ n'est spécialiste ni en psychiatrie, ni en rhumatologie, n'est donc pas pertinent. S'il est vrai qu'il n'est pas exclu qu'un neurologue puisse poser un diagnostic psychiatrique relatif à des troubles psychosomatiques (arrêts 9C_422/2016 du 23 janvier 2017 consid. 5.3.1 et 9C_621/2010 du 22 décembre 2010 consid. 2.2.2), il n'en demeure pas moins que le trouble doit être rendu vraisemblable, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, au vu de l'absence de motivation suffisante du diagnostic.