Citation: 1C_782/2021 E. 2.1

2.1. En l'occurrence, les pièces auxquelles le recourant réclame l'accès ont trait à la même demande d'entraide judiciaire, et ont été produites dans une procédure d'exécution distincte mais connexe, concernant C.________ et faisant suite aux griefs soulevés par ce dernier. On peut dès lors se demander si ces pièces, relatives à la recevabilité de la demande d'entraide judiciaire, ne devaient pas, au même titre que les demandes et les documents d'exécution, être communiquées d'office au recourant puisqu'ils paraissent utile à la défense de ses intérêts dans la procédure d'entraide. Quoi qu'il en soit, le 30 octobre 2020 - après réception d'une précédente ordonnance de clôture qui en faisait état -, le recourant a expressément demandé l'accès à ces pièces en relevant notamment que contrairement à C.________, il avait qualité pour soulever le grief d'une violation de l'art. 2 EIMP. Comme cela ressort de l'arrêt attaqué, le Ministère public n'a apparemment jamais répondu à cette demande. Le recourant n'a certes pas relancé le Ministère public dans le cours ultérieur de la procédure, mais il s'est en revanche clairement plaint, dans son dernier recours à la Cour des plaintes, d'avoir été oublié par le Ministère public. Force est d'admettre le bien-fondé de cette allégation: le recourant n'a en effet reçu aucune décision au sujet de sa demande de consultation du dossier. La Cour des plaintes lui reproche ne pas avoir relancé le Ministère public. Une telle obligation peut certes être imposée à celui qui se plaint d'un retard à statuer (ATF 126 V 244 consid. 2d), mais non à la partie qui requiert expressément l'accès au dossier et ne reçoit aucune réponse à ce sujet. Le recourant n'a certes pas non plus demandé la consultation du dossier durant la procédure de recours, mais cela n'empêchait pas la Cour des plaintes de constater à tout le moins l'absence de toute décision du Ministère public sur la question de l'accès au dossier.