Citation: 1B_54/2023 E. 1

Par acte d'accusation du 20 janvier 2022, le Ministère public de la République et canton du Jura a renvoyé A.________, B.________ et C.________ en jugement devant le Tribunal de première instance. A.________ ne s'est pas présentée à l'audience du 7 novembre 2022. Par ordonnance incidente, la Juge pénale du Tribunal de première instance a constaté que A.________ était défaillante, que ses plaintes étaient considérées comme retirées et qu'elle n'était plus partie plaignante dans la procédure. Statuant au fond, elle a classé la procédure ouverte à l'encontre de A.________ pour certains chefs d'accusation et l'a libérée des autres. Elle a classé la procédure contre B.________ pour voies de faits pour cause de prescription et pour vol d'importance mineure par suite de retrait de plainte. Elle a classé la procédure ouverte contre C.________ des chefs d'injure et de menaces par suite de retrait de plainte. Le 16 novembre 2022, A.________ a déposé une annonce d'appel du jugement du 7 novembre 2022. Elle déclarait s'opposer à la décision d'acquitter les personnes qui la harcèlent depuis plusieurs années. Elle ajoutait qu'en raison de son état de santé aggravé par les blessures causées par B.________ et C.________, elle ne pouvait pas traiter cette affaire. Le 6 décembre 2022, la Juge pénale du Tribunal de première instance a transmis ce courrier à la Chambre pénale des recours du Tribunal cantonal comme objet de sa compétence. Le 7 décembre 2022, le Président de cette juridiction a interpellé A.________ pour lui demander de préciser, dans un délai de cinq jours, si son courrier du 16 novembre 2022 devait être considéré comme une annonce d'appel du jugement du 7 novembre 2022, comme une demande de nouveau jugement, à la suite de son défaut à l'audience du 7 novembre 2022, à la fois comme une annonce d'appel et une demande de nouveau jugement ou encore comme un recours à l'encontre de l'ordonnance rendue en début d'audience le 7 novembre 2022 par laquelle la Juge pénale a constaté que ses plaintes étaient considérées comme retirées et lui a dénié la qualité de partie plaignante à la suite de son défaut. Dans cette dernière hypothèse, il l'invitait à compléter son recours en indiquant précisément les conclusions de son recours, les points de la décision attaquée, les motifs commandant une autre décision ainsi que les moyens de preuves invoqués. Aucune suite n'ayant été donnée à ce courrier, la Chambre pénale des recours a, par décision du 19 décembre 2022, déclaré le recours de A.________ irrecevable et transmis le courrier du 16 novembre 2022 en tant qu'il apparaissait constituer une annonce d'appel à la Juge pénale du Tribunal de première instance comme objet de sa compétence. Par acte daté du 9 janvier 2023 et posté le 18 janvier 2023, A.________ a recouru contre cette décision auprès du Tribunal fédéral. Il n'a pas été ordonné d'échanges d'écritures. Le Tribunal cantonal a produit le dossier de la cause.