Citation: 1C_448/2022 E. 2.2

2.2. Lorsque l'autorité saisie d'une demande de réexamen refuse d'entrer en matière, comme en l'espèce, un recours ne peut porter que sur le bien-fondé de ce refus (cf. ATF 113 la 146 consid. 3c). Dès lors, la conclusion du recourant tendant à ce que la Municipalité détruise l'extrait du JEP, le rapport de police de la base de donnée SINAP, ainsi que les images de vidéosurveillance enregistrées au poste de police, est irrecevable. En l'espèce, il appartenait au recourant d'invoquer l'art. 9 Cst. et de démontrer concrètement en quoi l'instance précédente aurait, le cas échéant, appliqué de manière arbitraire le droit de procédure cantonal, en particulier l'art. 64 LPA/VD, en refusant d'entrer en matière sur sa demande de réexamen. Or, force est de constater que le recourant n'a pas invoqué une violation de l'art. 64 LPA, ni a fortiori démontré une application arbitraire de cette disposition. On cherche en vain dans son écriture une critique des considérants de la décision attaquée qui remplisse les exigences de motivation des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Les griefs du recourant soulevés en lien avec les art. 6, 7, 11, 23 et 29 al. 2 let. a de la loi cantonale sur la protection des données personnelles du 11 septembre 2007 (LPrD; RS/VD 172.65) ne remplissent pas non plus les exigences de motivation en matière de violation du droit cantonal; ces arguments concernent essentiellement le fond du litige et sont à ce titre irrecevables. Quant à la critique dirigée contre l'argumentation développée par la Municipalité dans une écriture du 2 juin 2022, elle est irrecevable.