Citation: 6B_1209/2021 E. 3.4.3

3.4.3. S'agissant des éléments en faveur du recourant, les juges précédents ont tenu compte de sa vie familiale - il convient d'y ajouter son long séjour en Suisse - et de l'intérêt de ses enfants à pouvoir grandir en jouissant d'un contact étroit avec leurs deux parents. A bon droit toutefois, les juges d'appel ont relativisé ces éléments, dès lors que l'épouse du recourant ne maîtrise que "très peu" la langue française, malgré son séjour en Suisse, et que leurs enfants comprennent et parlent l'albanais, même s'ils préfèrent la langue française. Ils sont en outre à un âge où ils peuvent encore s'adapter à un nouvel environnement (cf. arrêt CourEDH Veljkovic-Jukic contre Suisse du 21 juillet 2020, n° 59534/14, par. 52). L'intégration de la famille au Kosovo, même si elle est difficile, ne paraît donc pas impossible. Au demeurant, l'épouse et les enfants pourront rendre visite au recourant au Kosovo et des contacts occasionnels en Suisse ne sont pas exclus, le cas échéant. La distance entre la Suisse et le Kosovo rendra certes difficile les visites (cf. ATF 144 I 91 consid. 6.1), mais les membres de la famille du recourant passent déjà régulièrement leurs vacances dans leur pays d'origine. Le recourant et ses enfants pourront de plus conserver un lien par le biais des moyens de communication modernes, comme l'a rappelé l'autorité précédente.