Citation: 6P.20/2001 25.04.2001 E. 2

2.- Le recourant s'en prend aux déclarations de l'enfant Y.________, qui ont permis de fixer la quantité d'héroïne trafiquée mise à sa charge. a) Dans sa motivation, le recourant ne précise pas quel droit constitutionnel aurait été violé ni ne tente de démontrer, et pour cause, en quoi consisterait la violation. Certes, en introduction de son recours, il énumère diverses normes constitutionnelles et conventionnelles. Cependant, cette simple énumération, à défaut de tout développement se rapportant aux normes mentionnées, ne satisfait pas aux exigences minimales de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ. Le grief est irrecevable. b) Au demeurant, dans la mesure où son argumentation peut être saisie, le recourant paraît soutenir que seule une confiance limitée peut être accordée aux affirmations de l'enfant. Sa critique revient en réalité à s'en prendre à l'appréciation de ce témoignage, autrement dit à l'appréciation des preuves, que le Tribunal fédéral ne revoit que sous l'angle de l'arbitraire, également dans la mesure où l'appréciation des preuves est critiquée en référence avec la présomption d'innocence (ATF 120 Ia 31 consid. 2d p. 37/38). Selon le recourant, si les quantités d'héroïne articulées par l'enfant Y.________ étaient correctes, la police aurait saisi un solde de 1'940 grammes. Or, elle n'en a trouvé que 100 grammes. Il en déduit que les quantités données par l'enfant sont trop élevées. Dans ce cadre, complétant l'état de fait retenu par l'autorité cantonale, il relève que l'enfant était le seul convoyeur et que le réseau n'avait pas d'activités parallèles et considère ainsi qu'il n'existe pas d'explication rationnelle à cette différence de 1'840 grammes. Comme l'a déjà relevé la cour cantonale saisie d'une critique similaire, le recourant part du postulat erroné que l'enfant a assisté à l'entier des transactions. Or, le recourant - dont la motivation est largement appellatoire, partant, irrecevable - ne démontre pas qu'il y aurait eu à cet égard une constatation arbitraire des faits et que l'autorité cantonale aurait au contraire dû retenir la présence de l'enfant lors de toutes les transactions. La différence de 1'840 grammes relevée n'exclut ainsi pas de prêter foi aux affirmations de Y.________ aussi pour ce qui concerne les quantités de drogue.