Citation: 9F_3/2017 E. 2.2

2.2. Dans l'arrêt du 10 février 2017 (consid. 4.1), la Cour de céans a complété d'office, en vertu de l'art. 105 al. 2 LTF, les constatations de l'autorité précédente, car seuls les montants contestés de la rente LPP (31'474 fr. 80 ou 13'458 fr.) à prendre en considération ressortaient du jugement du 21 juin 2016. C'est ainsi qu'elle a repris les données portant sur les dépenses reconnues (besoins/forfait, loyer) et le revenu déterminant (rente de l'AVS, intérêts d'épargne, rente LPP viagère ou potentielle) qui figuraient dans la décision du SPC du 29 avril 2015 (p. 3), confirmée sur opposition le 1 er octobre 2015. A cet égard, il sied de relever que le requérant n'avait proposé aucun calcul portant sur le montant des prestations complémentaires dans le recours qu'il avait formé contre le jugement du 21 juin 2016 et qu'il n'avait pas non plus fait grief à la juridiction cantonale de n'avoir pas détaillé l'étendue de ses dépenses reconnues et de son revenu déterminant. Il s'était exprimé essentiellement sur le principe de la prise en compte d'un gain potentiel après l'âge légal de la retraite en raison d'une retraite anticipée, concluant au renvoi de la cause au SPC pour fixer à nouveau le montant des prestations complémentaires à l'AVS et rendre une nouvelle décision au sens des considérants. On se trouve ainsi dans le cas où le Tribunal fédéral - dont le pouvoir d'examen est restreint - a certes vu et transcrit correctement une pièce du dossier (la décision du SPC du 29 avril 2015, p. 3), mais qu'il en a tiré une déduction de fait erronée dans la mesure où la prime à l'assurance-maladie n'y figurait pas. La décision du 4 décembre 2014, à laquelle se réfère le requérant pour invoquer le montant des primes de l'assurance-maladie, ne lui est d'aucun secours car elle a été d'abord remplacée par la décision du 29 avril 2015, confirmée sur opposition le 1 er octobre 2015, qui seule constitue l'objet du présent litige. Il n'y a donc pas inadvertance au sens de l'art. 121 let. d LTF (cf. PIERRE FERRARI, op. cit., n. 18 ad art. 121), de sorte que la demande de révision est infondée. Le certificat de la doctoresse B.________ du 24 mars 2017, irrecevable (art. 99 al. 1 LTF), ainsi que l'erreur de retranscription portant sur 55 fr., n'y changent rien.