Citation: 5A_275/2024 E. 4

Le recourant fait valoir que l'appréciation faite par la Cour suprême de la dangerosité présentée par l'instabilité psychique et les addictions de l'intimée relève de l'arbitraire. A dix reprises entre le 9 août et le 29 septembre 2023, l'intimée ne s'était pas présentée aux rendez-vous fixés pour les visites, annulant à la dernière minute sous divers prétextes, ce qui avait extrêmement affecté l'enfant. Les certificats médicaux justifiant ces défections, dont l'existence avait été attestée par la curatrice, n'avaient pas été produits dans le cadre de la présente procédure. Or, de telles preuves étaient indispensables pour déterminer si la mère - connue par ailleurs pour ses addictions et troubles de l'humeur - était suffisamment fiable pour se voir confier une enfant de trois ans sans aucune surveillance. Il était clair que dans l'hypothèse où la mère ne s'était pas présentée aux visites en raison d'une bronchite, il n'y aurait pas lieu de restreindre celles-ci. Cependant, si ses absences découlaient de troubles psychiques ou d'une consommation excessive de substances (ce que les autres preuves figurant au dossier, notamment les rapports médicaux, ne sauraient exclure), il y aurait lieu d'admettre que l'exercice d'un droit de visite non surveillé présente un danger pour C.________. Ainsi, en retenant que le contenu des certificats médicaux justifiant les absences méritait d'être couvert de manière prépondérante par rapport à l'intérêt du père à être renseigné sur les raisons de ces absences, la Cour suprême aurait fait preuve d'arbitraire. Cela avait en outre un impact direct sur la question de l'élargissement du droit aux relations personnelles. Enfin, le recourant soutient que le droit de visite dont bénéficie l'intimée doit rester entièrement surveillé, sous peine d'arbitraire, ceci jusqu'à ce que la mère ait fait la démonstration de sa capacité à assumer un engagement régulier, pendant une période suffisante. En retenant le contraire sans que les preuves indispensables aient été produites (i.e. les certificats médicaux présentés à l'appui des nombreuses défections maternelles), le tribunal s'était livré à une "appréciation arbitraire des faits".