Citation: 4A_54/2022 E. 4.4

4.4. Tel qu'il est présenté, le moyen considéré, à la recevabilité plus que douteuse, ne saurait prospérer. Force est, en effet, de relever d'emblée que le recourant, sous le couvert d'une prétendue violation de son droit d'être entendu et du principe de l'égalité de traitement des parties, s'en prend exclusivement à la motivation de la sentence entreprise et se borne à remettre en cause les conclusions juridiques qu'a tirées l'arbitre. Ceci est particulièrement frappant lorsque l'intéressé, dans son mémoire de recours, indique que " l'arbitre a justifié son raisonnement en faisant référence au principe « non reformatio in peius », ce qui est faux à nos yeux " (n. 51) et que " la motivation de l'arbitre du TAS n'est donc pas défendable " (n. 54). Il va sans dire que pareille démarche est inadmissible et, partant, vouée à l'échec. En tout état de cause, il ressort de la sentence attaquée que les parties ont pu faire valoir tous leurs arguments par écrit puis lors de l'audience arbitrale. Il appert, en outre, que l'arbitre a bel et bien pris en considération l'argumentation développée par le recourant puisqu'il y a fait allusion dans sa sentence. Il a toutefois considéré que la question de la responsabilité du recourant lors de la rupture prématurée des contrats de travail avait été définitivement tranchée par les instances..., étant précisé que le club avait expressément conclu à la confirmation des décisions rendues par ces dernières. Il s'ensuit le rejet du grief dans la mesure où il est recevable.