Citation: 5P.231/2003 19.08.2003 E. A

Y.________, né le 31 décembre 1954, de nationalité italienne, et dame Y.________, née le 30 mai 1956, de nationalité grecque, se sont mariés à Genève le 10 juin 1987. Deux enfants sont issus de cette union: A.________, né le 29 août 1989 et B.________, né le 28 avril 1992. Les conjoints sont soumis au régime de la séparation de biens. Depuis le 11 mai 2002, ils vivent séparés: l'épouse continue d'habiter la maison familiale avec les enfants, le mari s'étant constitué un nouveau domicile. Le 2 octobre 2002, l'épouse a déposé auprès du Tribunal de première instance de Genève une requête de mesures protectrices de l'union conjugale. Le mari a acquiescé à leur principe, estimant, comme la requérante, que la vie séparée s'imposait; il a fait part de son intention de divorcer, ayant perdu tout espoir de sauver son mariage. Les conjoints se sont entendus sur l'attribution à la mère de la jouissance exclusive du domicile conjugal et de la garde des enfants, un large droit de visite étant réservé au père. En revanche, aucun accord n'a pu être trouvé sur la quotité de la contribution à l'entretien de la famille due par celui-ci. Depuis la séparation du couple, le mari a payé à ce titre un montant de 3'000 fr. par mois.