Citation: 5A_906/2017 E. 5.2

5.2. En l'espèce, s'agissant de la première critique, il appert que la cour cantonale s'est contentée d'examiner si l'intimé subvenait aux besoins de la recourante pendant la vie commune et à quel moment les parties avaient suspendu celle-ci. La juridiction précédente a ainsi tranché des questions de fait, pertinentes dans le cadre des mesures provisionnelles, et n'a, ce faisant, nullement examiné si les conditions du divorce étaient remplies. La seconde critique est également infondée. En retenant que " la vie commune des parties semble suspendue et qu'il n'y a plus aucun espoir de réconciliation au vu du dépôt de la demande de divorce par [l'intimé] ", la juridiction précédente a, en d'autres termes, considéré qu'on ne pouvait plus sérieusement compter sur la reprise de la vie commune. Or, il s'agit d'un élément qu'il appartient, au stade des mesures provisionnelles, au juge du fait de constater (ATF 137 III 385 consid. 3.1). Ce faisant, l'autorité cantonale n'a, contrairement à ce que soutient la recourante, nullement tranché une question de fond ressortissant à la procédure de divorce.