Citation: 5A_368/2016 E. B

B.a. Par demande du 8 juin 2011, B.________ et C.________ ont ouvert action en constatation de paternité contre D.________, E.________ et F.________ devant le Tribunal de première instance de Genève, concluant à ce que H.________ fût reconnu comme leur père. Par jugement préjudiciel du 28 mars 2012, le Tribunal a déclaré l'action recevable et dit que le droit italien était applicable. Cette décision n'a pas fait l'objet d'un recours. Poursuivant l'instruction de la cause, le Tribunal a notamment entendu les parties, à l'exclusion de E.________,excusée pour cause de maladie, et procédé à l'audition de plusieurs témoins. Par jugement du 9 janvier 2013, il a déclaré recevable la demande en constatation de paternité, mais débouté les demanderesses de leurs conclusions. Sur appel de celles-ci, la Cour de justice du canton de Genève a, par arrêt du 30 août 2013, annulé ce jugement et renvoyé la cause en première instance pour complément d'instruction; en substance, elle a considéré qu'il fallait intégrer A.________ à la procédure, puis procéder à une expertise ADN avant de statuer sur le sort de l'action en paternité. B.b. B.b.a. Le 15 mai 2014, le Tribunal a ordonné l'expertise et commis un expert à cette fin. Par ordonnance du 16 octobre suivant, il a mis en demeure les défendeurs de se soumettre à un prélèvement ADN; mais cette décision n'a été suivie d'aucun effet, de sorte que l'expertise n'a pas pu être exécutée. Lors d'une audience de plaidoiries du 21 janvier 2015, B.________ et C.________ ont persisté dans leur conclusions, alors que D.________, E.________et F.________ ont conclu à l'irrecevabilité de l'action, puisque celle-ci n'avait pas été dirigée contre A.________ qui, selon le droit italien, aurait également dû figurer au nombre des consorts nécessaires; sur le fond, ils s'en sont rapportés à justice. B.b.b. Par ordonnance du 2 avril 2015, notifiée aussi à A.________, le Tribunal a constaté l'intégration de celle-ci à la procédure à la suite de l'arrêt précité de la Cour de justice ( cf. supra, let. B.a) et l'a invitée à déposer ses conclusions écrites, tout en l'informant que l'intégralité de la procédure était à sa disposition et qu'il lui était loisible d'en lever une copie intégrale; il a réservé la suite de la procédure. Dans ses conclusions écrites du 19 juin 2015, A.________ a conclu au déboutement de B.________ et de C.________, relevant notamment n'avoir été intégrée à la procédure qu'une fois la procédure probatoire close, de sorte qu'elle ne pouvait pas requérir des moyens de preuve à l'appui de ses allégations. Lors de l'audience de plaidoiries finales du 17 septembre 2015, B.________ et C.________ ont maintenu leurs conclusions. D.________, E.________ et F.________ ont conclu au rejet de l'action, soulevant tout d'abord le vice formel de l'intégration tardive de A._______ à la procédure. Pour sa part, cette dernière a persisté dans ses conclusions et s'est opposée à sa condamnation aux frais et dépens d'un procès qui avait duré plus de quatre ans alors qu'elle n'y avait été intégrée que pendant quelques mois; elle a encore dénoncé une violation de son droit d'être entendue pour ne jamais avoir eu l'occasion de s'exprimer sur le principe de son intégration, mais elle n'a pas sollicité d'autres mesures probatoires, à exécuter en sa présence. B.c. Par jugement du 13 octobre 2015, le Tribunal a notamment dit que H.________ était le père de B.________ et de C.________, et condamné A.________ aux frais et dépens de la procédure, solidairement avec les autres défendeurs. Statuant le 8 avril 2016 sur l'appel de A.________, la Cour de justice a confirmé cette décision et ordonné la rectification des registres d'état civil en conséquence, les frais et dépens de la procédure d'appel étant mis à la charge de l'appelante.