Citation: 6B_825/2023 E. 1.2

1.2. Selon les explications de l'intimé reprises dans le jugement attaqué, celui-ci avait constaté, en décembre 2015, que le crâne et les trois "Doggy John" de l'artiste I.________ étaient mis en vente dans le commerce de F.D.________. Il n'était cependant alors pas certain qu'il s'agissait des oeuvres qu'il avait achetées et il s'était par la suite enquis auprès de F.D.________ de l'origine de ces objets. La cour cantonale a jugé que ses déclarations paraissaient plausibles. Si, dès le départ, l'intimé avait nourri des doutes confinant à la certitude, il aurait poussé sur le champ la porte de la boutique K.________ pour en obtenir la confirmation. On pouvait également concevoir que, sur la base de vagues soupçons, il était réticent à mettre en cause son épouse devant des tiers et étaler ainsi sa mésentente conjugale. Il avait dès lors fallu qu'un autre élément, à savoir la prise d'inventaire du 31 mai 2016, renforce ses soupçons et l'incite plusieurs mois plus tard à faire la démarche de s'adresser à F.D.________. Il ressortait du courrier du 8 juin 2016 du mandataire de l'intimé que celui-ci avait su à ce moment-là que ses oeuvres de I.________ ne se trouvaient plus au chalet et qu'il avait "dans l'intervalle" appris qu'elles avaient été vendues à des tiers par son épouse. La discussion entre l'intimé et F.D.________ du printemps 2016 avait donc eu lieu entre le 31 mai et le 8 juin 2016. Partant, le délai de trois mois (art. 31 CP) avait commencé à courir au plus tôt le 31 mai 2016 et n'était pas encore échu le 4 août 2016, date du dépôt de la première plainte.