Citation: 9C_907/2008 05.05.2009 E. 3

La juridiction cantonale a considéré que l'assurée ne présentait pas d'atteinte à la santé ayant un caractère invalidant. Pour cela, elle s'est écartée de l'expertise du docteur V.________, qui avait diagnostiqué un trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen (F33.10) et des acouphènes de l'oreille gauche, et admis une incapacité totale de travail pour des raisons psychiques depuis le 14 avril 2003. Les premiers juges sont d'avis, en effet, que l'appréciation du médecin repose essentiellement sur des éléments d'ordre socioculturel et psychosocial. Ainsi, l'expert a indiqué notamment que le premier mouvement dépressif (1988) s'inscrivait dans un contexte de troubles relationnels et familiaux. Il attribuait une rechute survenue en 1994 à la maladie de la mère [de l'assurée] ainsi qu'à d'importantes difficultés financières et familiales, alors qu'une nouvelle aggravation de la symptomatologie en 2003 était due à un changement professionnel survenu au mois d'avril de cette année-là. La juridiction cantonale relève que le tableau clinique décrit par le docteur V.________ ne comporte pas d'éléments psychiatriques pertinents, distincts des facteurs psychosociaux et socioculturels, influençant de manière autonome la capacité de travail de la recourante. Aussi, les premiers juges ont-ils confirmé à la suite de l'intimé qu'elle disposait d'une "capacité de travail de 100% avec une baisse de rendement de 20% dans un environnement non bruyant", de sorte que sa capacité de gain n'était atteinte que dans cette mesure limitée, insuffisante pour ouvrir le droit à une rente.