Citation: 1C_559/2016 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, le Tribunal cantonal a jugé qu'il n'existait aucun motif de s'écarter de la décision de constatation forestière de la DGE. Il a estimé que l'autorité intimée avait procédé a une analyse sérieuse de la partie supérieure des propriétés du recourant. Bien que le cordon en cause n'atteigne pas sur toute sa longueur - mesurée d'ouest en est, à 273 m - une largeur de 12 m, la cour cantonale a considéré que celui-ci remplissait néanmoins les conditions forestières. Elle a ainsi retenu que le boisé litigieux était peuplé d'essences locales, qu'il constituait un lieu de transfert pour la faune et qu'il s'agissait - en tant que petite entité boisée linéaire - d'un élément caractéristique du paysage du Lavaux. L'instance précédente a par ailleurs constaté, au niveau de la partie inférieure du cordon boisé - où se situent certains aménagements d'agrément - la présence de souches attestant de l'abattage d'arbres, dont certains ont été réalisés sans autorisation; elle en a inféré que cette portion du territoire devait également être incluse dans la zone forestière.