Citation: 6B_1240/2022 E. 1.2

1.2. La cour cantonale, qui a confirmé la condamnation du recourant à une peine privative de liberté de 50 jours, a considéré que sa faute était sérieuse. En situation irrégulière depuis 1993, il avait manifesté par son comportement un profond mépris de l'ordre juridique suisse et avait porté atteinte à la collectivité dans la mesure où ses interpellations successives avaient mobilisé de nombreux acteurs appelés à assurer la sécurité publique. Il avait également attenté au patrimoine d'autrui; s'il avait certes restitué l'argent subtilisé, il ne l'avait fait qu'après avoir été interpellé. En outre, quand bien même sa collaboration dans la présente procédure avait été bonne et qu'il semblait prendre conscience de ses agissements en ayant notamment présenté spontanément des excuses à la victime lors de l'audience devant le tribunal de police, ces éléments ne suffisaient à contrebalancer ses nombreux antécédents. Il y avait par ailleurs concours d'infraction, ce qui constituait un facteur aggravant. Quant au souhait du recourant de régulariser sa situation par un mariage avec son amie, il ne l'avait étayé par aucune preuve, le formulaire de demande en vue d'un mariage produit, dont il n'apparaissait pas qu'il avait été déposé, n'était pas suffisant. S'agissant du genre de la peine, la juridiction cantonale a retenu qu'une peine pécuniaire n'entrait en ligne de compte pour aucune des infractions en cause, en particulier eu égard aux antécédents spécifiques du recourant et à l'absence d'effet dissuasif des peines pécuniaires précédemment prononcées. L'allégation du recourant selon laquelle sa compagne aurait été en mesure de s'acquitter d'une peine pécuniaire, outre qu'elle n'était étayée par aucune pièce, n'était pas pertinente, la peine pécuniaire devant être assumée par la personne condamnée et non par un tiers compte tenu du caractère éminemment personnel de la sanction pénale.