Citation: 2A.418/2006 21.11.2006 E. B

Le 8 mars 2004, B.X.________ a déposé auprès de l'Administration fiscale cantonale une demande de remise de l'impôt, notamment pour l'impôt fédéral direct 2000 de 255'494.85 fr. et pour l'amende y relative de 76'666 fr. Il indiquait qu'il avait effectivement conclu une convention d'assainissement avec la Banque Y.________ les 13 et 16 décembre 1999, mais que la remise de dette ne lui avait procuré aucun revenu. Son imposition était ainsi contraire à la réalité économique et il se trouvait dans l'impossibilité de régler le montant imposé. Le même jour, il a adressé à la Commission cantonale de recours en matière d'impôts du canton de Genève (ci-après: la Commission cantonale) une copie de sa demande de remise de l'impôt précitée, en se "réservant le droit de recourir" auprès de ladite Commission contre la décision sur réclamation du 12 février 2004 en cas de réponse négative du fisc. Par décision du 14 décembre 2005, la Commission cantonale a déclaré irrecevable le recours du 8 mars 2004, estimant que l'acte de recours ne répondait pas aux exigences formelles de l'art. 140 de la loi fédérale du 14 décembre 1990 sur l'impôt fédéral direct (ci-après: LIFD ou la loi sur l'impôt fédéral direct; RS 642.11).