Citation: 4A_357/2017 E. 1

Sur la base de cette simple évocation et sans autre explication, la cour de céans n'est pas en mesure de discerner en quoi l'expert n'aurait - par hypothèse - pas répondu à certaines des questions qui lui étaient posées ou aurait délivré une expertise dont les conclusions étaient contradictoires ou qui était entachée de défauts évidents et reconnaissables, ce qui est seul déterminant. Par ailleurs, il est constant que l'expert M.________ ne s'est pas prononcé sur les prétentions invoquées en compensation par les recourants, ce qui a conduit la cour cantonale à se référer sur ce point à l'expertise réalisée par N.________. On ne sait toutefois, faute de motivation suffisante du recours à cet égard, à quoi se rapportent les annexes en question et si, dès lors, elles ressortissent à cette catégorie ou à une autre. Lorsqu'ils critiquent lapidairement le choix de l'expert M.________, prétendument par les seuls maîtres de l'ouvrage, pour expliquer que son rapport ait entériné les défauts de l'ouvrage invoqués, les recourants ne vont pas jusqu'à prétendre que leur droit d'être entendu aurait été violé, question que le Tribunal fédéral ne revoit pas d'office (art. 106 al. 2 LTF; ATF 135 III 397 consid. 1.4 in fine). L'absence de motivation circonstanciée ôte toute portée au moyen tiré d'une hypothétique prévention de l'expert M.________, argument dont il n'apparaît pas - au demeurant - qu'il ait été invoqué précédemment. Ces griefs sont donc irrecevables. D'autre part, les recourants s'en prennent aux motifs qui ont conduit les juges cantonaux à accorder leur préférence au rapport de M.________. Ils font grief à l'autorité précédente de ne pas avoir détaillé les points sur lesquels les conclusions de l'expert N.________ seraient incompréhensibles. Selon eux, au contraire, ce rapport serait, "dans l'ensemble", parfaitement compréhensible. Ils en veulent pour preuve les réponses "parfaitement claires" données par "l'expert hors procès" ( recte : l'expert N.________) notamment aux pages 8 à 10 de son rapport. Il appartient aux recourants de démontrer que la motivation de la cour cantonale est insoutenable. Or, ils se contentent sur ce point d'infirmer l'appréciation des juges précédents en renvoyant la cour de céans à consulter une série de pages du rapport litigieux, ce qui ne satisfait pas aux exigences de motivation circonstanciée posées en la matière (cf. consid. 2 supra). Au surplus, leur argumentation laisse intact le fait que le reste du rapport manque de clarté, ce dont ils ne disconviennent pas. Au considérant de l'arrêt cantonal selon lequel les réponses de l'expert N.________ aux allégués n'étaient pas suffisamment structurées pour permettre de comprendre le point de vue exprimé, les recourants opposent le fait que le prénommé aurait indiqué des motifs pertinents pour écarter certains postes de travaux prétendus par les demandeurs. Cela étant, même à abonder dans leur sens, ce qui ne paraît guère possible au regard de la motivation sommaire qui sous-tend cet argument, les recourants n'expliquent pas pour quelle raison il faudrait faire prévaloir les réponses de l'expert N.________ sur celles de l'expert M.________. Dans la même veine, les recourants expliquent - sans remettre en cause le fait que la norme SIA 118 ne s'applique pas à l'entier du contrat litigieux - que la référence de l'expert N.________ à cette norme ne revêtirait aucune importance, dans la mesure où ses remarques se concevraient tout aussi bien au regard des règles du CO. D'après eux, il eût appartenu aux juges cantonaux de se demander si la référence erronée à la norme SIA 118 était déterminante pour chaque point évoqué dans le rapport N.________. Il ne saurait en être ainsi. En raison de l'erreur fondamentale de l'expert et du manque général de clarté de son rapport, il n'y avait en effet rien d'insoutenable à s'en distancier au profit d'une expertise qui ne présentait pas les mêmes défauts. La préférence accordée par les juges cantonaux au rapport de M.________ n'étant en rien arbitraire, c'est en vain que les recourants se réfèrent à différents éléments du rapport N.________ pour accréditer leurs conclusions. Quant au fait que les juges cantonaux n'aient pas tenu compte d'un montant de 33'820 fr. pour des travaux de couverture, charpente et ferblanterie, comme les recourants l'affirment, la lecture du recours ne permet pas de discerner ce dont il est question précisément. A nouveau, les recourants renvoient la cour de céans à consulter in globo le rapport de "l'expert", par quoi il faut probablement entendre l'expert N.________. Les recourants ont expressément limité leurs griefs à la constatation manifestement inexacte des faits. Nonobstant, à supposer qu'ils entendaient en sus soulever le moyen tiré d'un déni de justice formel, ce grief aurait dû être invoqué et motivé de façon détaillée (art. 106 al. 2 LTF; ATF 135 III 397 consid. 1.4 in fine), ce qui n'est pas le cas. Il se révèle ainsi, en tout état de cause, irrecevable.