Citation: 6P.22/2002 08.04.2002 E. B

B.- Par arrêt du 16 février 2001, la Cour d'assises de Genève a notamment condamné Y.________, pour escroqueries commises par métier et gestions fautives, à la peine de 2 ans de réclusion. Se fondant sur divers témoignages, en particulier ceux de B.________, C.________, D.________ et E.________ ainsi que sur les déclarations des experts entendus durant la procédure, elle a retenu que Y.________ était manifestement au courant de tout ce qui se déroulait dans les sociétés et en particulier des pertes de N.________ SA, qu'il avait pris part aux décisions et que, comme chacun des associés, il savait ce que faisaient les autres, dont il avalisait l'attitude en ne réagissant pas. Elle a considéré que, par son comportement, il s'était notamment rendu coupable, en qualité de coauteur, d'escroqueries dans les 38 cas retenus dans les réquisitions. Contre cet arrêt, Y.________ a interjeté un pourvoi en cassation, qui a été écarté par arrêt du 14 décembre 2001 de la Cour de cassation genevoise.