Citation: 2C_612/2024 E. 4.2

4.2. Selon la recourante, c'est en premier lieu de manière arbitraire que le Tribunal cantonal aurait omis de tenir compte du fait que son endettement résulte notamment des dettes contractées alors qu'elle était encore en couple avec son mari, qui souffrait d'addiction aux jeux et que, à la suite de la séparation, elle n'a pas été aidée financièrement par ce dernier et a assumé seule l'entretien de leurs trois enfants mineurs. Il ressort de l'arrêt entrepris que, au 29 novembre 2023, la recourante faisait l'objet, durant les cinq dernières années, de poursuites pour un montant de 199'770.90 fr. ainsi que, durant les vingt dernières années, de 65 actes de défaut de biens pour une somme de 254'865.30 fr. Il en ressort également qu'elle a obtenu un crédit Covid-19 de 220'000 fr. sur la base d'un faux chiffre d'affaires, montant qu'elle s'est engagée à rembourser, ce qu'elle a commencé à faire. La recourante ne démontre pas l'arbitraire de ces constatations. Elle se contente en effet d'affirmer qu'une partie de sa dette a été causée par son mari et que c'est de manière arbitraire que l'arrêt attaqué ne le mentionne pas. Elle ne précise toutefois pas pour quel montant ni ne conteste que ces passifs constituent bien une dette personnelle dont elle doit aujourd'hui s'acquitter. En outre, il ressort de l'arrêt cantonal que la recourante vivait séparée de son mari depuis 2014 et que la majorité des dettes ont été contractées après la séparation, respectivement sont liées à l'activité délictueuse de l'intéressée. Au vu de ces éléments, on ne voit pas en quoi le Tribunal cantonal serait tombé dans l'arbitraire en retenant un important endettement de la recourante, sans développer les arguments en lien avec l'éventuelle influence de son mari sur celui-ci.