Citation: 9C_405/2022 E. A

A.a. A.________ exploite une entreprise sous la raison individuelle B.________, active dans la vente en ligne. Il est affilié auprès de la Caisse cantonale neuchâteloise de compensation (ci-après: la CCNC ou la caisse de compensation) à titre d'indépendant depuis 2009. Par demandes des 2 juin, 30 octobre et 1er décembre 2017, A.________ a requis le versement d'allocations pour perte de gain pour le service militaire effectué les 17 mars, 17, 18 et 19 mai, 30 et 31 août, ainsi que le 10 novembre 2017. La CCNC a octroyé les prestations demandées comprenant une allocation de base et une allocation d'exploitation. Le 29 mars 2018, l'intéressé s'est à nouveau adressé à la caisse de compensation afin de solliciter des prestations pour le service militaire effectué les 21 février, 23 mai et 23 novembre 2017, ainsi que les 23, 24 et 25 janvier 2018. Ayant constaté que l'assuré ne remplissait plus les conditions de l'allocation d'exploitation au motif qu'il ne possédait pas de locaux professionnels (il exploitait son entreprise depuis son domicile privé) et n'occupait pas de personnel, la CCNC lui a octroyé uniquement l'allocation de base. Après que l'assuré lui a transmis sa taxation d'impôts définitive pour 2017, la caisse de compensation a procédé à un nouveau calcul pour l'indemnisation des jours de service effectués en 2017. Par décision du 15 mai 2019, confirmée sur opposition le 30 octobre suivant, la CCNC a nié le droit de A.________ à une allocation d'exploitation pour le même motif que ci-dessus. Statuant le 12 juin 2020 sur le recours formé par l'assuré contre la décision sur opposition du 30 octobre 2019, le Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel, Cour de droit public, l'a partiellement admis. Il a annulé la décision litigieuse et renvoyé la cause à la CCNC pour nouvelle décision au sens des considérants (mention des conditions permettant une restitution, notamment), concernant la suppression et la compensation de l'allocation d'exploitation pour les 17 mars, 17, 18 et 19 mai, 30 et 31 août, ainsi que le 10 novembre 2017. Il a rejeté le recours pour le surplus, en confirmant que c'était à bon droit que la caisse de compensation avait nié le droit de l'assuré à une allocation d'exploitation pour la période examinée. A.b. Après nouvelle instruction, par décision du 19 mars 2021, la CCNC a procédé à la compensation de l'allocation d'exploitation perçue à tort avec le montant net total de l'allocation de base à laquelle l'assuré avait droit pour les jours de service militaire effectués, au motif que l'intéressé ne possédait plus de local commercial depuis le 8 octobre 2015. Saisie d'une opposition de A.________, la caisse de compensation l'a rejetée par décision du 28 mai 2021.