Citation: 6P.140/2006 10.11.2006 E. 5

La recourante reproche encore aux juges cantonaux d'avoir violé son droit d'être entendue en refusant d'obliger son mari à comparaître aux débats pour qu'il y soit à nouveau interrogé. Elle soutient qu'elle a ainsi été privée de la possibilité de montrer, plus concrètement que cela ne ressortait des autres éléments du dossier, les causes de l'état d'abandon et, partant, du profond désarroi dans lesquels elle se trouvait au moment des faits. Le jugement attaqué décrit déjà de manière précise le contexte dans lequel les faits se sont déroulés - en particulier les activités économiques du mari, ses absences de plus en plus fréquentes et prolongées, son installation au Vietnam, ainsi que le sentiment d'abandon qui habitait la recourante. Comme celle-ci n'indique pas concrètement sur quels faits précis et non retenus par la cour cantonale elle voulait faire interroger son conjoint, elle n'explique en réalité pas en quoi, selon elle, le refus de la cour cantonale de réentendre le mari l'aurait empêchée de faire administrer des preuves sur des faits pertinents. Aussi, faute d'être suffisamment motivé, son moyen est-il irrecevable (art. 90 al. 1 let. b OJ).