Citation: 5P.127/2006 11.07.2006 E. 4

La recourante prétend en outre que, dans le cas où son grief déduit de l'arbitraire serait déclaré irrecevable, elle pourrait dénoncer la violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst., 6 § 1 CEDH et 14 § 1 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques), l'appréciation arbitraire des preuves et une motivation insuffisante, sans avoir à épuiser les voies de droit cantonales. Elle reproche aux juges précédents de n'avoir pas examiné ni discuté les faits et les preuves qu'elle a invoqués, en particulier les calculs relatifs au train de vie des époux pour les années 1991 à 1994 (i.e. 391'000 fr. par an ou 191'000 fr. net par personne) et à l'évolution qu'aurait dû suivre sa pension de 1995 à 2004; elle renvoie le Tribunal fédéral à la consultation de son "procédé écrit" déposé dans le cadre de la procédure d'appel cantonale, qu'elle produit en annexe. Autant qu'il est compréhensible, ce moyen repose sur des conceptions juridiques erronées. Si la recourante entendait se prévaloir d'un défaut de constatations ou d'une appréciation arbitraire des preuves en relation avec le train de vie des époux durant la vie commune, elle devait épuiser les voies de recours cantonales avant d'interjeter le présent recours. Sa critique apparaît ainsi irrecevable sous l'angle de l'art. 86 al. 1 OJ (cf. supra, consid. 1.2).