Citation: 6B_735/2018 E. B

Par arrêt du 4 juin 2018, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a très partiellement admis l'appel formé par la prénommée contre ce jugement et a réformé celui-ci en ce sens que la peine pécuniaire s'élève à 140 jours-amende. La cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. X.________, de nationalités péruvienne et espagnole, est née en 1978. Juriste de formation, elle a travaillé au Pérou, où elle a également pris soin de deux nièces à plein temps. En Espagne, elle a gardé des enfants auprès de plusieurs familles pendant trois ou quatre ans. Elle a travaillé pour la famille B.________ depuis janvier 2016 et pour la famille D.________ depuis le mois d'avril 2016, avec les enfants desquelles elle se déplaçait en transports publics - en divers endroits de E.________ - pour des activités extra-scolaires. Le 31 mai 2016, X.________, à qui la responsabilité de F.B.________, G.A.________ et H.________ - toutes trois nées en 2009 - avait été confiée, a laissé ces trois fillettes descendre du bus dans lequel toutes se trouvaient, traverser le passage pour piétons situé à la hauteur du n° xxx de la route I.________, à E.________, alors même qu'elle savait celles-ci pressées de rejoindre le domicile de F.B.________ pour une fête d'anniversaire. Elle s'est trouvée en retrait des trois prénommées - à proximité de l'enfant J.B.________ qui lui avait également été confiée - lorsque Y.________, qui circulait au volant de son automobile et dont la vision était obstruée par le bus à l'arrêt, a percuté F.B.________, G.A.________ et H.________, lesquelles étaient en train de franchir le passage pour piétons depuis le côté de la route masqué par le bus. F.B.________ et G.A.________ ont été projetées au sol et grièvement blessées.