Citation: 1B_214/2017 E. 1

Le 7 mars 2016, le Parquet général du Ministère public de la République et canton de Neuchâtel a ouvert une enquête contre A.________ pour des actes d'ordre sexuel et un viol prétendument commis à Madagascar, entre 2000 et 2002, sur une fillette alors âgée de dix ans. Le prévenu a nié ces accusations. Entendue à sa demande le 30 mars 2016 par la police neuchâteloise en qualité de personne appelée à donner des renseignements, B.________ a exposé avoir subi des abus sexuels de la part de son beau-père A.________ de 1972 à 1984. Interrogé à ce sujet, ce dernier a également nié ces accusations. Sur mandat du Ministère public, la police neuchâteloise a entendu les 10 mai et 7 juin 2016 C.________, D.________ et E.________ comme personnes appelées à donner des renseignements sur les faits dénoncés par B.________. Le 12 mai 2016, A.________ a fait valoir que l'audition de B.________ avait eu lieu en violation de ses droits de participer à l'administration des preuves et demandé que ce témoignage soit écarté du dossier. Le 27 octobre 2016, il a renouvelé sa requête et l'a étendue aux procès-verbaux d'audition de C.________, de D.________ et de E.________. Le 21 décembre 2016, après avoir pris connaissance du rapport de police, le procureur en charge du dossier a répondu qu'il n'entendait pas écarter du dossier le procès-verbal d'audition de B.________ mais qu'il lui était possible de demander une nouvelle audition de cette personne pour lui permettre de poser les questions qu'il jugerait utiles. Il n'était pas davantage question d'éliminer les procès-verbaux des trois autres auditions effectuées en sa présence et sur mandat du Ministère public. Statuant par arrêt du 27 avril 2017, l'Autorité de recours en matière pénale du Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel a rejeté le recours formé contre cette décision par le prévenu. Agissant par la voie du recours en matière pénale, A.________ demande au Tribunal fédéral d'ordonner au Ministère public de retirer les procès-verbaux d'audition et le rapport récapitulatif y afférent du dossier pénal, de les conserver jusqu'à la clôture définitive de la procédure puis d'ordonner leur destruction au sens de l'art 141 al. 5 CPP. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.