Citation: 5A_508/2021 E. 8.1.1

8.1.1. Aux termes de son jugement du 27 juin 2019, le Tribunal de première instance a examiné si les onze opérations effectuées entre fin 2000 et fin 2001 dans le cadre de la gestion du portefeuille de titres de la défunte contrevenaient au devoir de diligence des exécuteurs testamentaires, ce qu'il a en partie admis. Il a cependant considéré que l'expertise T.________ figurant au dossier ne contenait pas les éléments nécessaires pour procéder au calcul du dommage conformément aux considérants de l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral, soit en comparant la valeur du portefeuille administré par les exécuteurs testamentaires et celle d'un portefeuille hypothétique géré avec diligence pendant la même période. Cette expertise postulait en effet que la liquidation du portefeuille aurait dû intervenir le plus rapidement possible, dans les premiers mois après le décès de K.C.________, et présentait un calcul du dommage sur cette base. Or, une telle liquidation n'avait pas été préconisée par le Tribunal fédéral, qui avait retenu que seule la comparaison avec un portefeuille hypothétique permettrait de prendre en considération la perte que la masse successorale aurait probablement subie même avec des exécuteurs testamentaires consciencieux, par l'effet d'une baisse généralisée des cours dans la période en cause, une telle perte n'étant pas en lien de causalité avec la violation du devoir. Les héritiers ayant refusé de s'acquitter de l'avance des frais d'une nouvelle expertise permettant de calculer le dommage conformément à ces prescriptions, ils devaient supporter les conséquences de l'échec de la preuve du dommage, dont le fardeau leur incombait, et être déboutés de leurs conclusions tendant à sa réparation.