Citation: 1C_534/2022 E. 2.2

2.2. En l'espèce, à l'instar du Conseil d'Etat, la cour cantonale a considéré que le dossier suffisait à trancher le recours: il avait été établi conformément aux réquisits légaux, par des professionnels de la branche et avait été dûment vérifié par les différents organes spécialisés, qui avaient rendu des préavis circonstanciés sur la base desquels le SDT avait proposé d'approuver les modifications litigieuses et de rejeter le recours. L'autorité n'étant pas habilitée à s'écarter de tels préavis sans motifs pertinents, le Tribunal cantonal a relevé que les recourants ne présentaient pas d'éléments permettant de se départir de l'analyse multidisciplinaire opérée par les différents organes spécialisés étatiques et justifiant d'ordonner la mise en oeuvre d'une vaste expertise. Les recourants n'expliquent pas en quoi le refus de la cour cantonale serait constitutif d'arbitraire. Ils se bornent à affirmer que le rapport selon l'art. 47 OAT ne peut être considéré comme complet et objectif car il ne prendrait en compte ni le facteur coût, ni les observations émanant de la population et aurait été réalisé après que la commune de Chalais avait décidé du tracé. Les intéressés ne répondent cependant pas à l'argumentation de la cour cantonale. Ils se contentent d'assertions péremptoires qu'ils n'étayent pas et n'assortissent pas de preuves. Leur grief doit être déclaré irrecevable, faute de motivation. Au demeurant, quoi qu'en disent les recourants, le rapport selon l'art. 47 OAT ne doit pas être établi après la mise à l'enquête publique du projet (de manière à pouvoir prendre en compte des observations émanant de la population). Le rapport selon l'art. 47 OAT est en effet destiné à l'autorité cantonale chargée de l'approbation des plans. Il lui permet de mieux comprendre les enjeux de l'aménagement local, dans la commune concernée, et d'obtenir d'office des renseignements sur les différents points décisifs (arrêt 1C_288/2022 du 9 octobre 2023 consid. 3.2). Enfin, le dossier d'homologation, le rapport selon l'art. 47 OAT (qui compare sept variantes), les documents techniques, plans et photographies figurant au dossier rendent valablement compte des caractéristiques du nouveau téléphérique projeté, de son tracé ainsi que des sites d'implantation des pylônes et des stations, y compris par rapport aux propriétaires concernés, de sorte que le Tribunal cantonal n'a pas procédé à une appréciation anticipée arbitraire des preuves en refusant la requête d'expertise des recourants.