Citation: 6B_711/2019 E. 2.4

2.4. Indépendamment des conditions posées par l'art. 81 al. 1 LTF, la partie plaignante est habilitée à se plaindre d'une violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel, sans toutefois pouvoir faire valoir par ce biais, même indirectement, des moyens qui ne peuvent être séparés du fond (cf. ATF 141 IV 1 consid. 1.1 p. 5). Les recourantes soutiennent que la cour cantonale aurait " frôlé " la violation de leur droit d'être entendues dès lors que la motivation cantonale ne serait constituée que d'un seul paragraphe de neuf lignes qui ne répondrait pas à leurs arguments. En utilisant le terme " frôler ", les recourantes admettent elles-mêmes que la cour cantonale n'a pas commis de violation de leur droit d'être entendues, à tout le moins ne le démontrent-elles pas. S'agissant d'un grief d'ordre constitutionnel (art. 106 al. 2 LTF), l'argumentation doit être claire et détaillée (ATF 142 III 364 consid. 2.4 p. 368), circonstanciée (ATF 136 II 101 consid. 3 p. 105), exigence à laquelle la motivation des recourantes ne répond pas. Au demeurant, la motivation de la cour cantonale doit se lire dans son ensemble, c'est-à-dire en relation avec la partie de l'arrêt consacrée aux développements théoriques relatifs à la notion de secret commercial. Qui plus est, l'argumentation de la cour cantonale suffit à comprendre pour quel motif elle estime que les informations transmises ne relèvent pas du secret commercial, étant rappelé que le juge n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut se limiter à l'examen des questions décisives pour l'issue du litige (ATF 142 II 154 consid. 4.2 p. 157; 139 IV 179 consid. 2.2 p. 183).