Citation: 9C_586/2018 E. A

A.a. A.________ est né en 1963. Serrurier de formation, il occupait un poste de maître artisan chargé d'entretenir et de réparer le matériel au sein des ateliers de la société B.________. Le 9 septembre 2003, il a sollicité des prestations de l'assurance-invalidité en raison d'une atteinte à l'épaule droite qui l'empêchait d'exercer son métier depuis le 29 août 2002. Sur la base des informations recueillies auprès des médecins traitants, qui avaient évoqué une hypoacousie et diverses atteintes à l'épaule droite, opérées, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) avait d'abord retenu une capacité totale de travail dans l'activité adaptée proposée par l'employeur, mais refusée par l'assuré, et avait rejeté la demande de ce dernier (décision du 26 mai 2005). Compte tenu néanmoins de l'aggravation de la situation, alléguée par l'intéressé dans son opposition à ladite décision et attestée par les médecins traitants, le Service médical régional de l'office AI (SMR) a reconnu l'existence de différentes affections (état dépressif sévère, état de stress post-traumatique et retard mental sur le plan psychiatrique; syndrome parkinsonien et syndrome de Meige sur le plan neurologique; status après opérations de la coiffe des rotateurs sur le plan rhumatologique) totalement incapacitantes depuis le mois de février 2006. Se fondant sur ces conclusions, l'office AI a dès lors alloué à A.________ une rente entière d'invalidité à compter du 1er février 2007 (décision sur opposition du 20 juillet 2007). L'administration a également pris en charge les coûts concernant deux appareils acoustiques (communication du 13 août 2009). A.b. Au terme d'une procédure de révision initiée le 22 novembre 2012, durant laquelle les différents médecins traitants consultés ont maintenu leurs conclusions au sujet d'une incapacité totale de travail sur la base de diagnostics pour l'essentiel identiques à ceux posés précédemment (troubles des registres psychiatrique, neurologique et rhumatologique), l'office AI a constaté l'absence d'évolution de la situation médicale de l'assuré et confirmé son droit à une rente entière (communication du 20 décembre 2013). A.c. Au cours de l'instruction d'une requête d'allocation pour impotent déposée le 28 janvier 2014, l'intéressé a averti l'administration qu'il avait été incarcéré du 12 mai au 25 juillet 2014. Vu les informations recueillies auprès du Ministère public, l'office AI a d'abord suspendu le versement de la rente à compter du 30 avril 2015 par voie de mesures pré-provisionnelles (décision du 24 avril 2015), puis provisionnelles (décision du 23 juin 2015 confirmée par ordonnance du Tribunal cantonal du canton de Vaud du 3 septembre 2015). Il a ensuite requis un nouvel avis des médecins traitants qui ont pour l'essentiel confirmé leurs précédentes conclusions. Il a également mandaté la Clinique romande de réadaptation (CRR) pour qu'elle réalise une expertise pluridisciplinaire (rhumatologie/médecine interne, neurologie, psychiatrie). Les experts ont diagnostiqué un trouble factice, en plus de la surdité bilatérale et du status post-opératoire de l'épaule, et un possible blépharospasme n'influençant pas la capacité de travail dans une activité adaptée (rapport du 11 février 2016). Se référant à l'expertise, l'administration a considéré que A.________ avait simulé les maladies qui lui avaient permis d'obtenir des prestations, ce qui constituait selon elle un fait nouveau, qui justifiait de revenir sur l'octroi de la prestation; elle a supprimé la rente entière avec effet rétroactif au 1er février 2007 (décision du 27 juin 2016).