Citation: H 201/02 09.05.2003 E. 4

Les recourants reprochent à l'intimée et au Tribunal administratif de n'avoir pas arrêté le montant du dommage de façon compréhensible. Ils invitent dès lors la Cour de céans à renvoyer la cause aux premiers juges pour instruction complémentaire, en ordonnant, au besoin, une expertise. Ce grief est mal fondé. D'une part, feu G.________ T.________ et sa succession n'ont jamais contesté le montant global du dommage dont la caisse de compensation demandait réparation, que ce soit dans l'opposition du 12 avril 1994, la réponse du 11 mai 1994 ou la duplique du 21 février 2000. Le dommage global, qui a été arrêté à 148'395 fr. 65 au consid. 7 du jugement du 7 septembre 2000, est donc aussi un élément qui est passé en force de chose jugée et qui ne peut plus être revu dans le cadre du présent procès. D'autre part, le dommage dont l'intimée demande réparation à la succession de feu G.________ T.________ ressort clairement des décisions litigieuses et des feuillets annexés à celles-ci. En effet, l'intimée a indiqué à quel titre les montants sont réclamés (cotisations, frais et intérêts moratoires, fondés sur des décisions entrées en force) et à quelles périodes ils correspondent (de septembre 1991 à décembre 1992). Un simple calcul permet de vérifier l'exactitude de la somme de 86'790 fr. 80, si bien que la mise en oeuvre d'une expertise est superflue.