Citation: 1C_275/2023 E. 4.2

4.2. Les recourants 4 à 7 sont propriétaires de parcelles voisines des parcelles sur lesquelles se trouvent les immeubles qu'ils souhaitent voir classés. Ils affirment disposer d'une vue directe et proche sur l'ensemble de ceux-ci. Ils considèrent que le refus de classement entraînerait la démolition des bâtiments existants et la reconstruction d'une barre d'immeubles sur 8 niveaux (6 étages, rez-de-chaussée et attique) comportant 184 logements. Les recourants 4 à 7 estiment que la réalisation de ce projet entraînerait un trafic routier plus important, résultant en une augmentation de la pollution de l'air, ainsi que des nuisances sonores et olfactives. L'impact visuel serait également important, faisant perdre au quartier une grande partie de sa substance historique et naturelle. En l'espèce, les autorisations de démolir et de construire ont été octroyées plus de six mois avant que la demande de classement ne soit déposée et ont été confirmées ce jour par le Tribunal fédéral (cause 1C_276/2023). Ces autorisations ont par ailleurs été préavisées favorablement notamment par le SMS, qui a dans ce cadre effectué une pesée des intérêts entre la conservation des objets patrimoniaux et leur remplacement par un projet de densification. Par conséquent, il n'apparaît pas que la décision de refus de classement du bâtiment n o A548 soit un préalable indispensable à la délivrance des autorisations de démolir et de construire. Dans ces conditions, les recourants 4 à 7 ne retireraient aucun avantage pratique de l'admission de leur recours. On peine au demeurant à comprendre pour quelle raison les recourants 4 à 7 n'ont pas jugé utile de contester les autorisations de démolir et de construire, tout en recourant contre la décision de refus de classement en faisant valoir qu'ils subiraient des désagréments en lien avec la démolition et la reconstruction projetées.