Citation: 5A_636/2016 E. 3.3

3.3. Dans son calcul, la Cour de justice retient que le montant versé par le recourant pour l'achat avorté de l'appartement au Pérou et qui doit être intégré dans le compte d'acquêts de l'intimée s'élève à 36'671 USD. Comme l'admet à juste titre l'intimée, il s'agit toutefois manifestement d'une erreur puisque dans toute sa motivation conduisant au calcul litigieux, ainsi que dans l'état de fait qu'elle a arrêté, l'autorité cantonale retient un montant de 36'171 fr. Dès lors que le recourant ne soulève pas de grief d'arbitraire dans l'établissement des faits s'agissant de ce dernier montant mais se contente de reprendre sans autre explication le montant erroné dans son calcul et dans la mesure où le résultat final lui reste favorable et que cela ne constitue donc pas une violation de l'interdiction de la reformatio in pejus, il sera en définitive tenu compte du montant de 36'171 USD. Après avoir déduit du montant de 36'671 USD (recte: 36'171 USD), les montants de 2'400 USD et 4'500 USD afférents au tableau et à la provisio ad litem, la Cour de justice a converti le solde de 29'771 USD en francs suisses sur la base d'un taux de 1 USD pour 1.1577 CHF. A cet égard, le recourant, qui ne remet pas en cause le taux retenu en tant que tel, relève toutefois à raison que la cour cantonale a interverti les taux et s'est par conséquent trompée dans son calcul. En convertissant le montant de 29'771 USD en francs suisses à l'aide du taux de conversion retenu, on obtient en effet une contre-valeur de 34'465 fr. 90 et non de 25'715 fr. 65. Le grief du recourant sur ce point doit par conséquent être admis et le calcul effectué pour obtenir le montant dû par le recourant à l'intimée au titre de la liquidation du régime matrimonial corrigé en conséquence. En revanche, le montant de 1'500 USD que le recourant souhaite voir ajouté à la dette grevant les acquêts de l'intimée à titre d' " avance pour réserver l'appartement " ne sera pas pris en compte dans la mesure où ce montant ne ressort pas de l'état de fait cantonal et que le recourant ne soulève pas de grief d'arbitraire dans l'établissement des faits sur ce point ni ne démontre la réelle existence de cette dette. Ainsi, en corrigeant le montant de 36'671 USD, il apparaît que le compte d'acquêts de l'intimée doit être grevé d'une dette de 33'887 fr. (29'271 USD x 1.1577) correspondant à la contre-valeur de 29'271 USD (36'171 USD [montant versé par le recourant pour l'achat de l'appartement] - 2'400 USD [tableau] - 4'500 USD [ provisio ad litem]). Partant, en reprenant le calcul effectué par la Cour de justice qui n'est pas contesté pour le surplus et en corrigeant le montant converti, il apparaît que le compte d'acquêts de l'intimée se composait, au moment déterminant, de ses comptes bancaires (1'264 fr. 36), de la valeur de rachat de sa prévoyance liée (11'703 fr. 80) et d'une dette envers les acquêts de son époux (33'887 fr.), et présentait donc un déficit de 20'918 fr. 84 supporté par l'intimée uniquement. Le compte d'acquêts du recourant se composait de ses comptes bancaires (81'278 fr. 19), d'une créance envers les acquêts de son épouse (33'887 fr.) et d'une dette envers ses biens propres (4'851 fr. 55), et présentait donc un solde de 110'313 fr. 64. L'intimée a donc en définitive une créance de 55'156 fr. 82 (110'313 fr. 64 / 2) envers le recourant, et celui-ci a une créance de 33'887 fr. envers l'intimée. Par compensation des créances réciproques, l'intimée a donc une créance de 21'270 fr. (55'156 fr. 82 - 33'887 fr.) envers le recourant. L'arrêt attaqué doit donc être annulé s'agissant du montant retenu au titre de la liquidation du régime matrimonial et réformé en conséquence.