Citation: 8F_9/2018 E. 2.3.2

2.3.2. La jurisprudence susmentionnée n'est pas applicable au cas d'espèce dès lors que le refus d'imputer une incapacité de travail résiduelle à l'accident du 31 octobre 1992 ne repose pas sur l'expertise du 14 septembre 2009 établie sous l'enseigne de la clinique G.________. En effet, dans son premier jugement du 17 mai 2011, la Chambre des assurances sociales a retenu, précisément, que le rapport d'expertise de la clinique G.________ n'était pas suffisamment motivé sur la question de la capacité de travail. C'est bien sur la base des rapports complémentaires ultérieurs à l'expertise litigieuse, que la juridiction cantonale, dans son second jugement, puis le Tribunal fédéral, dans l'arrêt sujet à révision, se sont fondés pour nier que le problème de mobilité du gros orteil entraîne une incapacité de travail. Or, comme le fait remarquer l'intimée, lorsqu'il a rendu son rapport complémentaire, le docteur E.________ n'exerçait plus au sein de la clinique G.________ depuis plus de deux ans. En outre, dans ledit rapport, il a expliqué avoir conservé l'intégralité du dossier dont il avait disposé lors de l'expertise et avoir pu réexaminer toutes les pièces de manière exhaustive. Cela étant, il n'y a pas lieu de remettre en cause son appréciation du seul fait qu'il a exercé par le passé au sein de la clinique G.________. Le motif de révision admis dans l'ATF 144 V 258 ressortit aux garanties insuffisantes attachées aux rapports d'expertise émanant de cette institution mais n'est pas lié à la qualité des médecins y ayant pratiqué. A cela s'ajoute que le Tribunal fédéral s'est également fondé sur l'avis du docteur D.________ pour statuer dans la cause soumise à révision. Si, dans son rapport du 19 novembre 2011 ce médecin s'est rallié au rapport d'expertise de la clinique G.________ - en tant que le docteur E.________ ne retenait pas d'incapacité de travail imputable à l'accident du 31 octobre 1992 - il n'en reste pas moins qu'il a expliqué les raisons pour lesquelles il était parvenu à la même conclusion. Il ne s'est donc pas limité à renvoyer au rapport d'expertise litigieux. En conclusion, il n'apparaît pas que les faits invoqués à l'appui de la demande de révision, eussent-ils été connus du Tribunal fédéral, auraient conduit celui-ci à donner une autre issue au litige.