Citation: 2C_89/2020 E. 6

En raison de sa condamnation à 20 mois de peine privative de liberté, le recourant remplit la condition de la peine de longue durée de l'art. 62 al. 1 let. b LEtr par renvoi de l'art. 63 al. 1 let. a et al. 2 LEtr justifiant la révocation de son autorisation d'établissement (cf. ATF 139 I 16 consid. 2.1 p. 18). A cet égard, la référence du recourant à la jurisprudence " Reneja " ne lui est d'aucun secours. En effet, la limite indicative de deux ans de privation de liberté prévue par cette jurisprudence relève de l'examen de la proportionnalité des mesures prises en application de la LEtr. Elle ne concerne pas la question de savoir s'il existe, dans un cas d'espèce, un motif de révocation d'une autorisation d'établissement au sens de l'art. 62 al. 1 let. b LEtr (cf. ATF 135 II 377 consid. 4.3 s. p. 381; 130 II 176 consid. 4.1 p. 185; arrêt 2C_806/2018 du 20 mars 2019 consid. 4.3 et la référence citée). Par ailleurs, l'octroi d'un sursis ou d'un sursis partiel est sans incidence sur la qualification de peine de longue durée selon l'art. 62 al. 1 let. b LEtr (cf. ATF 139 I 16 consid. 2.1 p. 18). Le recourant fait valoir en vain qu'il conteste la condamnation pénale précitée et s'estime victime d'une erreur judiciaire. Le recourant n'apporte en effet aucun élément concret qui permettrait de remettre en question sa condamnation pénale du 31 août 2015, confirmée sur appel le 16 février 2016. Par ailleurs, le recourant clamant son innocence, on s'étonnera qu'il n'ait pas contesté ce dernier jugement auprès du Tribunal fédéral. En outre, il ressort de l'arrêt attaqué que ses allégations à cet égard, portant notamment sur l'envoutement de l'enfant lors d'une séance de sorcellerie à Paris, sont abracadabrantes et ont déjà fait l'objet d'une instruction et d'un jugement pénal. Le recourant invoque certes l'arbitraire concernant l'appréciation des faits sur ce point, mais toutefois, comme déjà mentionné, sans expliquer ni démontrer en quoi l'autorité précédente aurait retenu les faits de manière insoutenable ou en violation du droit. Le recours ne satisfait ainsi pas aux exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF et ce grief doit partant être écarté (cf. supra consid. 4).