Citation: 4A_507/2022 E. 4.4

4.4. Il s'ensuit qu'il n'existe pas d'accord des parties sur une obligation d'achat et de vente à charge de la demanderesse. Il n'y a donc pas lieu d'admettre, comme le soutient la recourante, que la volonté réelle aurait dû amener la cour cantonale à admettre que le contrat de "partenariat" comportait un aspect de contrat de consignation. Il n'y a pas non plus à se prononcer sur la qualification d'un hypothétique contrat qui aurait prévu une telle obligation. Il suffit en effet de constater que, faute d'obligation à charge de la demanderesse, la défenderesse ne dispose d'aucune créance en paiement des produits qui ne lui ont pas été restitués. Lorsqu'elle invoque une violation du droit fédéral (art. 95 let. a LTF), la recourante méconnaît qu'elle ne saurait se baser sur un état de fait modifié, autrement dit une autre volonté réelle des parties, pour en déduire que la cour aurait dû qualifier sa prétention "reconventionnelle" de contrat de consignation. Le droit de rétention que la demanderesse a exercé sur ces produits n'étant pas l'objet de la présente procédure, la Cour de céans n'a pas à se prononcer sur cet aspect.