Citation: 9C_652/2022 E. 5.1

5.1. Concernant le barème d'imposition, on rappellera que l'art. 41 al. 3 LIPP a une teneur pratiquement identique à celle de l'art. 36 al. 2 bis LIFD. Le Tribunal fédéral en a déduit qu'il n'est pas arbitraire de faire de la disposition cantonale genevoise une application semblable à celle du droit de l'impôt fédéral direct (arrêt 2C_380/2020 du 19 novembre 2020 consid. 5.2). Au sujet de l'art. 36 al. 2 bis LIFD, le Tribunal fédéral a retenu que lorsqu'un des parents verse une pension alimentaire à l'autre, seul le parent créancier qui utilise cette pension pour les besoins de l'enfant bénéficie du barème réduit parce qu'il est considéré comme le contribuable qui assure l'entretien de l'enfant du point de vue fiscal (cf. ATF 141 II 338 consid. 4.3; 133 II 305 consid. 6.5 et 6.6; 131 II 553 consid. 3.4). Contrairement à ce que prétend le recourant, cette jurisprudence reste pertinente et a été confirmée à plusieurs reprises (ATF 141 II 338 consid. 4.3; arrêts 2C_380/2020 du 19 novembre 2020 consid. 4.3; 2C_87/2016 du 19 août 2016 consid. 6.2.2).