Citation: 5A_847/2021 E. 7.3

7.3. Comme déjà mentionné ci-avant (cf. supra consid. 3.2), l'intimée a valablement allégué l'existence de participations du recourant dans les sociétés sus-évoquées et précisé qu'elles avaient été acquises par le biais d'acquêts. S'agissant d'une question de droit, il ne lui appartenait en revanche pas de qualifier juridiquement la nature des rapports liant le recourant aux sociétés en question et rien n'indique du reste qu'elle était en mesure de l'identifier. En conséquence, le grief de violation de l'art. 207 CC est infondé. Toujours pour ce qui concerne ces participations, le recourant voit de l'arbitraire dans l'établissement des faits en tant que la Cour de justice a retenu, qu'à le suivre, les participations en question dans des sociétés ne seraient dans le patrimoine de personne puisque la construction juridique qu'il a choisie avait pour conséquence qu'il pouvait acquérir des participations puis les remettre à titre fiduciaire à des sociétés qu'il contrôlait intégralement sans les faire apparaître dans leur bilan, ce qui n'était pas soutenable. Ce constat est selon lui arbitraire dans la mesure où il n'aurait jamais soutenu que les participations ne figuraient dans le patrimoine de personne mais bien qu'il les avait transférées à un tiers, de sorte que l'intimée devait faire valoir ses prétentions par la voie de la réunion (art. 208 CC) et que cela permettait arbitrairement à la cour cantonale de lui prêter un comportement abusif pour retenir à titre subsidiaire un abus de droit (" Durchgriff "). Hormis l'absence d'allégation prétendue de l'intimée et sauf à prétendre sans de plus amples développements que la cour cantonale aurait en réalité dû appliquer l'art. 208 CC, le recourant ne fait pas valoir d'autre critique s'agissant de la qualification de la relation le liant aux sociétés W.________ et X.________. Il ne revient en particulier pas sur le fait qu'il contrôlait ces deux sociétés qui détenaient les participations et pouvait donc à tout moment leur ordonner de lui remettre les biens en question. Le recourant se contente sur ce point de mentionner que, selon un auteur, l'opération de transmission à titre fiduciaire est sujette à la réunion aux acquêts de l'art. 208 CC. Cette affirmation ne suffit toutefois pas à démontrer en quoi la qualification juridique à laquelle a procédé la cour cantonale violerait le droit. Partant, la motivation principale de la cour cantonale fondée sur l'existence d'une créance en restitution dont le recourant bénéficie envers les sociétés W.________ et X.________ doit être confirmée et il n'y a en conséquence pas lieu d'examiner plus avant sa motivation subsidiaire fondée sur l'application du principe du " Durchgriff " ni les critiques soulevées à cet égard.