Citation: 6B_583/2018 E. 2.4

2.4. Ignorant les exigences jurisprudentielles en matière de critique de la constatation des faits par l'autorité précédente (cf. consid. 2.1 supra), le recourant développe une argumentation purement appellatoire et, partant, irrecevable, par laquelle il rediscute l'intégralité de l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Il conteste tout d'abord la crédibilité de L.________, présentant celle-ci comme une mythomane. Il ne précise cependant nullement quel élément aurait pu être retenu de manière insoutenable par la cour cantonale sur la base des déclarations de la prénommée, mais se borne à soutenir que le "témoignage ne peut absolument pas être repris tel quel par le Tribunal pour fonder [s]a condamnation". Il apparaît que le récit de L.________ auquel l'autorité précédente a prêté foi concernait en particulier la teneur des enregistrements présentés par le recourant ou encore l'attitude et les déclarations de celui-ci immédiatement après les événements du 7 juin 2013. Or, les éléments en question ont précisément été confirmés soit par le témoignage de K.________, soit par celui de A1.________. On ne voit pas, partant, en quoi la cour cantonale aurait pu verser dans l'arbitraire en s'appuyant, à cet égard, sur les déclarations de L.________. De même, le recourant évoque les enregistrements effectués lorsqu'il se trouvait, le jour des faits, en présence de I.C.________ à la chapelle Q.________, sans indiquer quelles constatations insoutenables auraient pu en être tirées par la cour cantonale, l'intéressé se limitant à rappeler que ce moyen de preuve prouverait tout au plus qu'il se trouvait à l'endroit précité en présence du prénommé. Le recourant reproduit ensuite longuement les déclarations des différents témoins entendus durant l'instruction, dont il déduit qu'il était mythomane et que personne ne croyait ce qu'il pouvait raconter. Or, les réactions incrédules des différentes personnes auxquelles celui-ci a révélé l'homicide ne font aucunement apparaître comme arbitraires les faits retenus par la cour cantonale. Celle-ci a ainsi constaté que le recourant s'était vanté de son geste auprès de divers tiers, en rapportant des faits identiques. Il convient d'ailleurs de relever que ce dernier n'a révélé ses agissements qu'à des personnes - soit des membres de la famille de L.________ ou l'amie du couple K.________ - dont il pouvait attendre une certaine bienveillance, mais s'est gardé de confier ceux-ci à d'autres tiers connaissant I.C.________, auxquels L.________ a indiqué ignorer où pouvait se trouver le prénommé après son décès. Le recourant affirme en particulier que la cour cantonale n'aurait pas dû prendre au sérieux le témoignage de K.________, sans expliquer en quoi celui-ci ne serait pas digne de foi. Il ressort au demeurant du jugement attaqué que si la prénommée a tout d'abord douté de la réalité des événements rapportés par le recourant concernant la mort de I.C.________, elle a été convaincue de la véracité de son récit après que celui-ci lui eut montré les lieux et qu'elle eut aperçu de larges traces de sang. De manière générale, le recourant se prévaut d'une prétendue mythomanie pour soutenir que les révélations faites aux divers tiers s'agissant de l'homicide n'auraient constitué que des rodomontades. L'intéressé a pourtant été soumis à une expertise psychiatrique, laquelle n'a nullement mis en évidence un trait pathologique de cette nature. Les experts ont estimé que le recourant se défendait contre son retard mental léger, son immaturité et sa fragilité narcissique par des "réactions de prestance" (cf. pièce 979 du dossier cantonal). Ils n'ont pas indiqué qu'une telle tendance pourrait aller jusqu'à s'incriminer d'un assassinat auprès de tiers afin d'attirer l'attention. On ne voit pas, par ailleurs, pourquoi le fait que le recourant eût inventé avoir désactivé une caméra de surveillance sur la route avant les événements du 7 juin 2013 aurait dû pousser la cour cantonale à rejeter intégralement le récit relatif à l'homicide, que l'intéressé avait livré de manière constante à plusieurs personnes. Le recourant reproche encore à l'autorité précédente de ne pas avoir "examiné avec sérieux la piste du suicide de I.C.________". La cour cantonale a pourtant, de manière détaillée, exposé pour quels motifs elle avait écarté cette hypothèse, en particulier car toutes les personnes ayant fait état des propos tenus par le prénommé concernant une volonté de se donner la mort avaient indiqué ne pas avoir pris ces dires pour une véritable annonce de suicide. Le recourant ne démontre pas, pour sa part, quelles constatations insoutenables auraient pu être tirées par l'autorité précédente des nombreux témoignages qu'il rediscute de manière appellatoire. Celui-ci prétend que les témoignages de W.________ et de Y.________ - lesquelles se sont entretenues avec I.C.________ peu avant sa mort - auraient été mal appréciés par la cour cantonale. C'est toutefois en vain que l'on cherche, dans les extraits d'auditions qu'il reproduit, une appréciation particulière concernant les idées suicidaires exprimées par ce dernier. Pour le reste, contrairement à ce que suggère le recourant, l'autorité précédente n'a pas ignoré que I.C.________ se fût trouvé désespéré par sa situation personnelle et familiale peu avant sa mort. On ne voit cependant pas dans quelle mesure celle-ci aurait versé dans l'arbitraire en retenant que, le 7 juin 2013, le prénommé n'avait pas eu davantage l'intention de se supprimer qu'au cours des années ou mois précédents. Il n'apparaît donc pas que la cour cantonale aurait occulté "la thèse du suicide" ni qu'elle aurait dû "donner du poids aux témoignages directs précédant la mort" de I.C.________. Le recourant se prévaut enfin de la constance de ses dénégations relatives à son implication dans le décès de I.C.________. Il n'expose pas en quoi la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en ne retenant pas ses explications, lesquelles ont considérablement varié durant la procédure, à mesure que des éléments probatoires lui ont été présentés. Le recourant prétend en particulier avoir été "sous le choc" après la chute de I.C.________, ce qui aurait expliqué le manque de clarté "dans son esprit". On ne voit pas en quoi le recourant aurait d'une quelconque manière été troublé après la mort du prénommé, celui-ci s'étant au contraire vanté d'avoir occis l'époux de L.________. En outre, l'intéressé ne saurait se prévaloir d'une amnésie consécutive aux événements du 7 juin 2013, puisqu'il s'est notamment, dès le lendemain, rendu sur les lieux de son forfait pour prouver à K.________ que le corps de I.C.________ gisait bien au bas de la falaise. Enfin, l'argument du recourant, selon lequel s'étant trouvé avec le prénommé au moment de sa mort il n'aurait pas eu d'"alibi" et aurait dû trouver des explications pour se disculper, ne convainc pas. En effet, si le recourant avait craint d'être accusé d'un homicide tout en étant étranger au décès de I.C.________, on ne perçoit pas pourquoi il aurait spontanément annoncé à divers tiers avoir été l'artisan de sa mort depuis la chapelle Q.________. En conclusion, le recourant affirme que la cour cantonale aurait fondé son état de fait "uniquement sur les déclarations de témoins directs ou indirects", en l'absence de toute "preuve tangible". On ignore cependant à quel type de preuve, plus "tangible" que le témoignage, se réfère le recourant. Pour le reste, en tant que celui-ci se plaint de la prise en compte des témoignages de tiers ayant fait état de ses propos ou confidences, le recourant méconnaît le principe de libre appréciation des preuves (cf. art. 10 al. 2 CPP), qui permet notamment au juge de se fonder sur les dires d'un témoin rapportant les déclarations d'une autre personne, la seule prise en considération, au stade du jugement, de tels propos n'étant pas en soi arbitraire (cf. arrêts 6B_324/2017 du 8 mars 2018 consid. 1.2.2; 6B_834/2013 du 14 juillet 2014 consid. 1.5). En définitive, le recourant ne démontre pas que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant qu'il avait précipité I.C.________ dans le vide et causé sa mort le 7 juin 2013.