Citation: 5D_165/2015 E. 6

Le recourant se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.), estimant que l'arrêt de la Cour d'appel est insoutenable, dans la mesure où il admet que la décision du Président du Tribunal d'arrondissement du 20 octobre 2014 pouvait être complétée par une décision subséquente sur l'allocation de dépens. Selon lui, la première décision était complète et les parties pouvaient en déduire que le Président du Tribunal d'arrondissement avait renoncé à allouer des dépens, admettant que chacun des époux supportait ses frais d'avocat, ce qui semblait équitable, conformément à l'art. 107 al. 1 let. c et e CPC. Le recourant fait valoir que la décision est également arbitraire dans son résultat, l'intimée n'ayant aucunement droit à de pleins dépens au regard des conclusions des parties dans la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale. S'agissant du contenu complet de la première décision, et du caractère reconnaissable de celui-ci pour les parties, le recourant se réfère à l'art. 107 CPC sur la répartition des frais en équité, dans les litiges du droit de la famille et lorsqu'une procédure est devenue sans objet. Il ne développe pas plus avant sa critique, en sorte qu'il n'expose pas en quoi la cour cantonale aurait méconnu cette disposition, qui n'interdit au demeurant pas aux autorités de statuer en deux temps sur la question des frais ou de compléter une telle décision. La cour cantonale a retenu que le premier juge avait mis à la charge de l'époux les frais de la procédure, qui englobent les frais judiciaires et les dépens (art. 95 CPC; cf. supra consid. 3), sans fixer le montant des dépens - par erreur, ainsi que l'a rappelé le recourant ( cf. supra consid. 4) -, de sorte que l'autorité d'appel pouvait admettre que la question des frais de la procédure pouvait encore faire l'objet d'une décision complémentaire pour déterminer le montant des dépens, faisant partir un nouveau délai de recours uniquement sur cet aspect ( cf. supra consid. 3). Le recourant ne démontre pas que ces décisions successives seraient contradictoires, ni a fortiori que le raisonnement de l'autorité précédente méconnaît, de toute autre manière, gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. De surcroît, l'argumentation du recourant quant au résultat prétendument arbitraire de l'arrêt entrepris concerne la répartition des frais de procédure, non les conséquences de l'admission du principe que le premier juge pouvait compléter sa décision du 20 octobre 2014. En conséquence, la Cour d'appel civil n'a pas fait preuve d'arbitraire (art. 9 Cst.) en considérant que la décision du Président du Tribunal d'arrondissement du 20 octobre 2014 pouvait faire l'objet d'une décision complémentaire du 28 octobre 2014 fixant le montant des dépens. Le premier moyen du recourant tiré de l'arbitraire (art. 9 Cst.) est ainsi mal fondé.