Citation: 1C_307/2019 E. 6

La masse recourante invoque encore un conflit d'intérêt qui frapperait la Commune de Vex, laquelle est propriétaire du bien-fonds no 2421 également concerné par le projet. Après avoir rappelé les règles cantonales en matière de récusation des autorités communales - aspect que la recourante ne discute pas -, l'instance précédente a retenu que l'art. 46 al. 1 aOC transférait à la Commission cantonale des constructions (CCC) la compétence de prendre les décisions concernant les projets, en zone à bâtir, dont la commune était requérante ou partie pour 30 pour cent au moins. Le Tribunal cantonal a estimé que ce taux n'était pas atteint, à la lumière de l'ensemble du projet - lequel se compose de six bâtiments abritant 46 logements -, si on évaluait la surface de 785 m² de la parcelle no 2421 à un prix de 100 fr./m² (78'500 fr.). Il est vrai que le permis de construire exige la réunion de la parcelle communale avec les autres biens-fonds du projet. On ne saurait cependant nécessairement y voir une main mise intégrale de la commune sur le projet, contrairement à ce que soutient la recourante. Outre que le failli n'a pas contesté cette condition lors de la délivrance de l'autorisation de construire, il n'est pas établi - on l'a dit - que la commune aurait, durant la période de validité de l'autorisation, adopté une position contraire à la bonne foi, respectivement aurait refusé de vendre la parcelle no 2421, dans le but d'empêcher le projet. On ignore d'ailleurs tout des conditions auxquelles était subordonnée cette vente, les éléments avancés à cet égard par la recourante étant - on l'a vu (cf. consid. 5.2.4) - irrecevables. Dans ces conditions, la recourante ne contestant ni le prix au mètre carré retenu ni l'ampleur du projet, l'appréciation de l'instance précédente n'apparaît pas déraisonnable. En définitive, ne répondant pas aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, le grief doit être écarté.