Citation: 9C_375/2013 E. 5

Le grief tiré d'une appréciation arbitraire des preuves est dépourvu de fondement. En effet, l'une des mesures thérapeutiques disponibles en Suisse, dont il est question au consid. 4 p. 17 du jugement attaqué, consiste notamment dans le Taylor Spatial Frame, dont l'expert S.________ avait indiqué qu'elle ne comportait pas davantage de risques que la méthode utilisée par le professeur A.________. La juridiction cantonale ne s'est donc pas écartée de l'avis de l'expert judiciaire. Quant à l'existence d'une éventuelle violation du devoir de l'assureur-maladie de renseigner au sens de l'art. 27 al. 2 LPGA, que les premiers juges ont niée, elle doit être examinée à la lumière des écritures que les parties ont échangées jusqu'au jour où l'opération a été pratiquée, soit les lettres datées des 9, 16, 24 et 31 octobre 2007. A cet égard, contrairement aux allégués de la recourante, on ne saurait comprendre, à la lecture de la réponse de l'intimée du 16 octobre 2007, que seuls les traitements de type Ilizarov étaient disponibles en Suisse, à Lausanne, Berne ou Bâle. En effet, en indiquant qu'une "telle opération" pourrait être réalisée en Suisse, l'intimée s'est précisément référée au traitement que la recourante entendait subir à l'Hôpital Y.________ en Angleterre, objet du titre de la réponse du 16 octobre 2007. Dans leurs lettres des 9 et 24 octobre 2007, les parents de la recourante n'ont toutefois pas indiqué à l'intimée que les responsables du CHUV leur auraient annoncé que seuls les traitements de type Ilizarov étaient disponibles en Suisse. Il s'ensuit qu'à réception de l'écriture du 16 octobre 2007, ils auraient non seulement pu mais aussi dû réagir sans délai, s'ils estimaient que l'information donnée par l'intimée ne concordait pas avec les renseignements qu'ils affirment avoir reçu du CHUV quant aux traitements disponibles en Suisse. En taisant cette information à l'assureur-maladie et en décidant malgré tout de faire opérer leur fille à l'étranger, alors que l'intimée les avait dûment informés que le traitement proposé par le professeur A.________ en Angleterre ne serait pas pris en charge puisqu'il était disponible en Suisse (ce que le professeur D.________ a d'ailleurs confirmé les 20 mars et 24 avril 2008), les parents de la recourante ont agi en connaissance de cause et se prévalent à tort d'une violation de l'art. 27 LPGA. Ils ne sauraient dès lors obtenir le remboursement des frais qu'ils ont engagés à l'étranger, au titre de l'assurance obligatoire des soins. La conclusion principale du recours est infondée, de même que la conclusion subsidiaire (à supposer qu'elle soit recevable).