Citation: 8C_320/2024 E. 4

La cour cantonale a considéré en l'espèce que les rapports des docteurs F.________, H.________ et B.________ ne permettaient pas de remettre en cause l'appréciation du docteur D.________ du 19 janvier 2023, selon laquelle les troubles encore présentés par le recourant à la date de son examen n'étaient plus en relation de causalité avec l'accident du 7 août 2020. Dans ses rapports des 18 avril et 11 juillet 2023, le docteur F.________ mentionnait certes l'existence d'une densitométrie osseuse normale au niveau du rachis et l'absence d'autres facteurs de risque notable de fragilité osseuse à l'anamnèse. Selon les premiers juges, le fait qu'aucun traitement n'apparaisse nécessaire n'était toutefois pas pertinent en lien avec la question de savoir si les troubles présentés par l'assuré étaient toujours en lien de causalité naturelle avec l'accident. Quant au docteur H.________, il indiquait que son rapport du 3 juillet 2023 s'inscrivait en complément d'un précédent courrier adressé au mandataire du recourant le 11 avril 2023, lequel n'avait cependant pas été produit par les intéressés. Il retranscrivait les informations contenues dans des rapports des docteurs B.________ et F.________, dont il ne précisait pas la date. Il estimait que ces rapports confirmaient que la situation, en particulier les fractures vertébrales dorsales et lombaires, étaient en lien avec les accidents et que les conséquences douloureuses et les limitations actuelles physiques et professionnelles étaient en lien direct avec cette situation. Selon la cour cantonale, il ne faisait cependant nullement mention des fractures spontanées présentes chez le recourant, étant rappelé que toutes les fractures vertébrales n'étaient pas d'origine traumatique. Il ne précisait par ailleurs pas en lien avec quelle (s) fracture (s) les douleurs s'inscrivaient, étant précisé qu'il n'était question, dans le cadre du présent litige, que des conséquences dues aux fractures de D5 et D6. Selon la cour cantonale, son appréciation ne pouvait donc valablement pas remettre en cause celle du docteur D.________, d'autant moins qu'elle se basait sur des résumés de rapports qui n'avaient pas été annexés au sien. En outre, comme relevé par le docteur D.________, la qualification de post traumatique était un terme situationnel, qui ne faisait pas la part de ce qui, au stade de la vraisemblance prépondérante, entrait ou non en causalité naturelle avec les événements accidentels. Enfin, dans son rapport du 22 août 2023, le docteur B.________ mentionnait que l'accident d'août 2020 avait causé des fractures de D5 et D6, qui provoquaient des douleurs dorsales hautes, situées au niveau de ces fractures. Il ne se prononçait cependant pas sur le fait que le recourant se plaignait déjà de douleurs dorsales avant même l'accident du 7 août 2020, ni n'expliquait pour quelles raisons les douleurs présentes au-delà du 31 janvier 2023 devraient, au stade de la vraisemblance prépondérante, êtres mises sur le compte des fractures de D5 et D6 alors même que ces dernières avaient été traitées par cimentoplastie avec un bon résultat. Aussi bien la cour cantonale a-t-elle jugé que la mise en oeuvre d'une expertise n'apparaissait pas nécessaire et que la CNA avait à juste titre mis fin à ses prestations au 31 janvier 2023.