Citation: U 235/99 22.09.2000 E. A

A.- A.________ a travaillé dès le mois d'août 1995 comme monteur de tableaux électriques au service de l'entreprise X.________. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accident professionnel et non professionnel, ainsi que de maladie professionnelle auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après : la CNA). De 1986 à 1990, A.________ avait travaillé dans le domaine de la galvanoplastie, activité au cours de laquelle il avait été atteint de troubles oto-rhino-laryngologiques. La CNA ayant pris en charge le cas au titre des prestations en cas de maladie professionnelle, il avait bénéficié d'une mesure d'orientation professionnelle sous la forme d'un apprentissage de monteur en tableaux électriques dans l'entreprise susmentionnée. Lors d'un traitement de troubles lombaires dus à un accident survenu au mois d'octobre 1995, le docteur R.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, a posé le diagnostic d'épicondylite droite radiale aiguë extrêmement invalidante due à des traumatismes à répétition subis au cours du travail, à considérer comme maladie professionnelle (rapport du 8 mars 1996). Licencié au mois de novembre 1995, A.________ a bénéficié de prestations de chômage. En dépit d'une cure d'épicondylite, à laquelle a procédé le docteur H.________ le 16 juillet 1996, l'assuré n'a jamais repris d'activité professionnelle. Par décision du 24 juin 1996, la CNA a nié tout droit à des prestations au motif que l'épicondylite ne pouvait pas être considérée comme une maladie professionnelle. Une opposition contre cette décision a été rejetée le 10 dé- cembre 1996.