Citation: 8C_90/2023 E. 1.4

1.4. L'art. 89 al. 1 let. c LTF exige que la partie recourante ait un intérêt digne de protection à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée. Cet intérêt doit être actuel et exister tant au moment du dépôt du recours qu'à celui où l'arrêt est rendu (ATF 142 I 135 consid. 1.3.1; 137 II 40 consid. 2.1; 137 I 296 consid. 4.2). Si l'intérêt actuel disparaît avant le dépôt du recours devant le Tribunal fédéral, celui-ci est irrecevable; s'il disparaît au cours de la procédure devant le tribunal de céans, le recours devient sans objet (ATF 142 I 135 consid. 1.3.1; 139 I 206 consid. 1.1; 137 I 296 consid. 4.2). Il est exceptionnellement fait abstraction de l'exigence d'un intérêt actuel lorsque la contestation peut se reproduire en tout temps dans des circonstances identiques ou analogues, que sa nature ne permet pas de la trancher avant qu'elle perde son actualité et que, en raison de sa portée de principe, il existe un intérêt public suffisamment important à la solution de la question litigieuse (cf. ATF 142 I 135 consid. 1.3.1; 140 IV 74 consid. 1.3.3; 139 I 206 consid. 1.1). En l'espèce, le recourant a (partiellement) obtenu gain de cause dans le litige principal. Par arrêt du 16 mai 2023, la Chambre administrative a en effet jugé contraire au droit la décision de résiliation des rapports de service du 28 septembre 2022 et a proposé la réintégration du recourant au sein de l'intimée. La question se pose donc de savoir si le recourant a encore un intérêt juridique actuel au traitement de son recours concernant le rejet de sa demande de récusation. Cette question peut toutefois demeurer indécise, dès lors que le recours doit être rejeté sur le fond, comme on le verra ci-après.