Citation: 8C_736/2024 E. 9

En l'espèce, les juges cantonaux ont constaté que B.________ était seule l'ayant droit des PC et d'une allocation pour impotent de degré grave permettant, dès lors qu'elle était prise en compte seule dans les calculs pour les PC, que ses FMI lui soient remboursés jusqu'à 90'000 fr. par année. Le fait que le recourant invoquait l'investissement familial consenti et se réfèrait aux années durant lesquelles il avait exercé, avec la mère de B.________, une autorité parentale prolongée puis une curatelle de portée générale, n'y changeait rien. Le recourant n'était pas au bénéfice d'une autorisation de plaider pour agir au nom de sa fille et il agissait dans la présente procédure en son nom et pour son propre compte. En outre, la cour cantonale a considéré qu'un éventuel remboursement ne pourrait se faire qu'entre les mains de la personne détentrice du mandat de curatelle de portée générale et que celle-ci devrait en disposer en faveur de B.________, ce qui ne paraissait pas compatible avec un versement de la Caisse au père. Faute de qualité pour recourir de A.________, la cour cantonale a déclaré le recours irrecevable. Sur le fond, elle a considéré en substance que les remboursements de FMI ne pouvaient plus intervenir, dès lors qu'ils n'avaient pas été demandés dans le délai de péremption de quinze mois à compter de leur facturation (cf. art. 15 let. a LPC).