Citation: 9C_392/2024 E. 5.3.2

5.3.2. Ensuite, en ce qui concerne l'affirmation selon laquelle la procédure de faillite de C.________ SA s'était "indéniablement" déroulée selon la procédure ordinaire, les recourants n'apportent aucun élément probant au soutien de leur affirmation. Au contraire, la pièce n° 17 du bordereau de A.________, soit la Circulaire n° 1 aux créanciers du 7 août 2018, indique que la procédure de faillite a été traitée "en la forme sommaire". Quant à la caisse de compensation, quoiqu'en disent les recourants, elle a soutenu en instance cantonale que la procédure de faillite avait été traitée en la forme sommaire (et non pas ordinaire), et qu'il n'y avait pas eu d'assemblée de créanciers (correspondance du 24 novembre 2022). Bien que la juridiction cantonale ne se soit pas expressément prononcée sur ce point, l'envoi d'une circulaire aux créanciers, tel que prévu par l'art. 231 al. 3 ch. 1 LP (RS 281.1), suffit à justifier cette affirmation, écartant ainsi tout doute quant à la forme (sommaire) prise par la procédure de faillite. En conséquence, il ne saurait être reproché à la juridiction cantonale de n'avoir pas instruit cette question plus avant (s'agissant de l'appréciation anticipée des preuves en lien avec le droit d'être entendu, voir ATF 145 I 167 consid. 4.1 et la référence). Dans ces conditions, les recourants ne parviennent pas à démontrer l'existence d'une convocation à une assemblée des créanciers, leur argumentation ne reposant que sur des hypothèses non étayées par des éléments de preuve et contredites par les pièces versées au dossier.