Citation: 8C_185/2023 E. 1.2

1.2. En l'espèce, les juges cantonaux ont renvoyé la cause à la recourante pour qu'elle examine les possibilités d'un renouvellement de l'engagement de l'intimé en tant que MER, ainsi que de promotion de l'intéressé, et rende une nouvelle décision. L'arrêt attaqué constitue donc une décision incidente et non une décision finale comme le soutient la recourante. En outre, cet arrêt laisse une latitude de jugement à la recourante, de sorte qu'il ne peut pas être assimilé à une décision finale qui pourrait faire l'objet d'un recours immédiat au Tribunal fédéral (cf. ATF 144 V 280 consid. 1.2; 140 V 321 consid. 3.2; 138 I 143 consid. 1.2). Le recours est toutefois déjà recevable en application de l'art. 92 LTF, dès lors que la recourante conteste notamment sa propre compétence pour rendre une décision, au motif que les rapports la liant à l'intimé reposeraient sur un contrat de droit privé et que toute contestation à leur égard relèverait de la compétence des tribunaux civils. Indépendamment de ce qui précède, l'arrêt attaqué entraîne pour la recourante un risque de préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF (sur cette notion, cf. arrêt 8C_493/2022 du 8 mars 2023 consid. 1.3 et les arrêts cités), puisqu'il la contraint à rendre une décision admettant que les rapports de travail sont fondés sur du droit public, en procédant à une analyse juridique du droit au renouvellement du contrat de l'intimé en se fondant sur les règles correspondantes.