Citation: 6B_165/2022 E. B

Par jugement du 14 octobre 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis l'appel de A.A.________. Elle a réformé le jugement précédent en l'acquittant des chefs d'accusation de voies de fait qualifiées, tentative d'escroquerie, viol, faux dans les titres et dénonciation calomnieuse et en le reconnaissant coupable de lésions corporelles simples qualifiées, injure et menaces qualifiées. Elle l'a condamné à une peine privative de liberté de 8 mois avec sursis pendant 2 ans, à une peine pécuniaire de 30 jours-amende à 30 fr. l'unité avec sursis pendant 2 ans ainsi qu'au paiement de 3'000 fr. en mains de B.A.________ à titre d'indemnité pour tort moral. En résumé, elle a retenu les faits suivants: B.a. L'extrait du casier judiciaire suisse concernant A.A.________, né en 1965 à V.________, fait état d'une condamnation en 2011 par le Tribunal de police de l'arrondissement de La Côte pour lésions corporelles simples (avec du poison, une arme ou un objet dangereux) à une peine pécuniaire de 40 jours-amende à 50 fr. l'unité avec sursis pendant 2 ans. B.b. A.A.________ a rencontré sa future épouse B.A.________ à U.________. Leur mariage a eu lieu en 2015 et B.A.________ a rejoint son époux en Suisse dès avril 2016, après avoir obtenu son visa. Selon B.A.________, la situation du couple s'est dégradée durant l'été 2016. A.A.________ a déposé une demande de divorce à U.________ en août 2017, ce que B.A.________ ignorait au moment du dépôt de sa plainte pénale le 20 octobre 2017. Le 19 octobre 2017, la prénommée a quitté le domicile conjugal pour se réfugier chez ses employeurs, les époux C.________, pour les motifs suivants. B.b.a. À W.________, au domicile conjugal, entre avril 2017 et le 19 octobre 2017, A.A.________ a régulièrement donné des coups de poing et des coups de pied à son épouse, au niveau des épaules et des jambes, occasionnant chez cette dernière de nombreux hématomes. Il l'a aussi quotidiennement injuriée, la traitant notamment de " moche ", de " grosse " ou de " pute ", et lui a déclaré " j'encule ta mère, toi j'encule tout ce que tu as ". Dans le courant du mois de septembre 2017, B.A.________ a déposé un baiser sur l'épaule de son mari et ce dernier l'a giflée en retour. B.b.b. À W.________, au domicile conjugal, entre le 14 et le 17 octobre 2017, A.A.________ a régulièrement menacé de mort son épouse qui voulait le dénoncer pour les violences qu'il lui faisait subir. Il lui a déclaré qu'il allait la tuer si elle appelait la police et que, s'il ne la tuait pas, il allait engager une personne pour le faire, dès lors qu'il connaissait tout le monde et elle personne. Il lui a encore indiqué qu'il allait lui couper la tête comme à une poule si elle le dénonçait, geste qu'il n'allait pas regretter compte tenu de son âge et du fait qu'il avait cela dans le sang, puisque son arrière-grand-père avait tué son propre père. À une occasion, pour faire peur à son épouse, A.A.________ a tapé à plusieurs reprises sur la table de la cuisine avec le manche d'un couteau qu'il tenait, et lui a dit qu'il allait la tuer.