Citation: 2C_403/2020 E. 4.3

4.3. Dans l'ATF 144 I 266, après avoir rappelé la position de la Cour européenne des droits de l'homme (ci-après: la CourEDH) sur le droit au respect de la vie familiale et le droit au respect de la vie privée, le Tribunal fédéral a précisé et structuré sa jurisprudence relative au droit à une autorisation de séjour fondée sur l'art. 8 CEDH. Ce droit dépend fondamentalement de la durée de la résidence en Suisse de l'étranger. Lorsque celui-ci réside légalement depuis plus de dix ans en Suisse, ce qui correspond en droit suisse au délai pour obtenir une autorisation d'établissement ou la naturalisation, il y a lieu de partir de l'idée que les liens sociaux qu'il a développés avec le pays dans lequel il réside sont suffisamment étroits pour que le refus de prolonger ou la révocation de l'autorisation de rester en Suisse ne doivent être prononcés que pour des motifs sérieux. Lorsque la durée de la résidence est inférieure à dix ans mais que l'étranger fait preuve d'une forte intégration en Suisse, le refus de prolonger ou la révocation de l'autorisation de rester en Suisse peut également porter atteinte au droit au respect de la vie privée (ATF 144 I 266 consid. 3 p. 271 ss et les références). En l'espèce, il ressort des faits de l'arrêt attaqué que le recourant a séjourné illégalement en Suisse de 1989 à 1995, légalement de 1996 à 2004, puis de 2004 à ce jour à la faveur de la procédure introduite auprès du canton en vue de légaliser ses conditions de séjour. L'affirmation de ce dernier selon laquelle il y aurait séjourné plus de 31 ans de manière ininterrompue ne résulte pas des faits retenus par l'instance précédente, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) et le recourant ne démontre pas que les conditions de l'art. 97 al. 1 LTF sont réunies pour compléter sur ce point l'état de fait de l'arrêt attaqué. Il y a donc lieu de retenir que le recourant a séjourné légalement en Suisse moins de dix ans. A cela s'ajoute que l'instance précédente a constaté, sans être contredite par une motivation conforme aux exigences de l'art. 97 al. 1 LTF, que ce dernier ne pouvait pas se prévaloir d'une forte intégration en Suisse. Dans ces circonstances, le recourant ne peut pas invoquer de manière soutenable la protection de la vie privée garantie par l'art. 8 CEDH pour s'opposer au refus d'approbation de son autorisation de séjour par le Secrétariat d'Etat aux migrations respectivement au refus d'entre en matière sur le réexamen sur cette décision. Il s'ensuit que le recours en matière de droit public est irrecevable. Le mémoire de recours ne peut par ailleurs pas être considéré comme un recours constitutionnel subsidiaire, puisque cette voie de droit n'est pas ouverte pour contester les arrêts du Tribunal administratif fédéral (art. 113 LTF a contrario).