Citation: 2A.23/2002 08.04.2002 E. B

Après sa libération conditionnelle au mois de mai 2001, l'intéressé a rejoint son épouse, à Lausanne, et a sollicité la prolongation de son autorisation de séjour. Cette requête a toutefois été rejetée, par décision du Service de la population du 30 juillet 2001. Saisi d'un recours de FE.________ et de ME.________ contre cette décision, le Tribunal administratif l'a rejeté, par arrêt du 28 novembre 2001. Il a retenu en bref qu'au vu de l'activité délictueuse du recourant et de sa durée, qui lui a valu d'être condamné à une peine de trois ans ferme, l'intérêt public à éloigner l'intéressé de Suisse l'emportait sur celui des époux à vivre ensemble dans ce pays, même si le lien conjugal était concret et qu'il paraissait difficile d'exiger que la recourante suive son mari à l'étranger. C. Agissant par la voie du recours de droit administratif, FE.________ et ME.________ concluent principalement à la réforme de l'arrêt du Tribunal administratif du 28 novembre 2001 et demandent au Tribunal fédéral de dire que l'autorisation annuelle de séjour du recourant est prolongée avec effet au 23 mai 2001. Ils présentent également une requête de mesures provisionnelles tendant à ce que le recourant puisse demeurer dans le canton de Vaud jusqu'à droit connu sur son recours. Le Tribunal administratif se réfère aux considérants de l'arrêt attaqué et le Service de la population s'en remet aux déterminations de cette juridiction. L'Office fédéral des étrangers propose de rejeter le recours, en renvoyant aux motifs de l'arrêt entrepris. D. Le recours a bénéficié de l'effet suspensif à titre superprovisoire.