Citation: 6B_212/2024 E. 2.3

2.3. Deuxièmement, sous couvert de son grief de constatation inexacte et incomplète des faits s'agissant des faits pertinents pour la fixation de la peine, le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) ainsi que des art. 76 et 78 CPP relatifs aux procès-verbaux d'audition et leur relecture par la personne entendue. En substance, il reproche à la cour cantonale d'avoir retenu, dans le cadre de l'examen de l'atténuation de la peine à retenir en application de l'art. 48 let. e CP, ce qui suit: "Alors qu[e le recourant] a déclaré, à la séance de la Cour du 24 janvier 2024, qu'il reconn[aissait] devoir le montant de USD 1'457'250 à B.________ ('Je reconnais devoir ce montant à M. B.________'), le prévenu a corrigé le PV en indiquant: 'Je reconnais que C.________ Ltd doit ce montant à M. B.________'" (arrêt attaqué, consid. 4.2). Le recourant perd de vue que la cour cantonale, qui lui impute une "attitude [qui] ne mérite aucune protection" et indique que "c'est la raison pour laquelle une réduction de peine de 12 mois au maximum est adéquate, le bon comportement du prévenu étant tout relatif", fonde son appréciation sur d'autres éléments encore que la seule correction du PV à laquelle il a procédé (cf. arrêt attaqué, consid. 4.2). Dans le cadre de l'examen du comportement du recourant depuis la commission des faits, elle retient en outre comme fait pertinent qu'il a déclaré qu'il était sur le point de rembourser l'intimé 2 avec le projet de centre commercial à X.________ en 2017, projet que celui-ci a ruiné en déposant plainte pénale, et que c'est de la faute de l'intimé 2 si le projet n'a pas pu se réaliser et s'il ne l'a pas remboursé. La cour cantonale souligne également que malgré les bons revenus déclarés au début de la procédure, le recourant n'a jamais concrètement entrepris de démarches pour rembourser l'intimé 2, même partiellement. Dans ces circonstances, la question de la qualification de l'annotation manuscrite ajoutée par le recourant audit procès-verbal et de la détermination de sa portée peuvent être laissées ouvertes dans la mesure où l'argumentation qu'il développe ne suffit en tout état pas, au vu des autres éléments pris en considération par la cour cantonale, à démontrer que l'autorité aurait fait preuve d'arbitraire dans son appréciation du comportement du recourant depuis les faits. Le grief doit être rejeté sur ce point.