Citation: B 65/99 02.08.2000 E. A

A.- N.________ a travaillé en qualité de chef d'équipe puis de contremaître au service de la société S.________ SA. Il a été licencié pour le 31 janvier 1994. Il a perçu ensuite des indemnités de l'assurance-chômage. LaFondationdeprévoyancedelasociétéS. ________SA(ci-après : la fondation) lui a alloué une prestation de libre passage de 67033 fr. 05. Le 10 juillet 1995, N.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité, au motif qu'il souffrait d'une arthrose radio-carpienne bilatérale et d'un syndrome obstructif chronique. Dans un rapport du 18 août 1995, le docteur V.________, interniste, a diagnostiqué un asthme bronchique sévère, un status post-pundoplicature pour hernie hiatale et un status post-tuberculose. Il a exposé que la toux chronique associée à des surinfections bronchiques s'était déclarée en 1988 et que la situation s'était dégradée depuis le mois d'octobre 1994. Dans un second rapport du 3 juin 1996, il a conclu que le patient subissait une incapacité de travail totale depuis le 18 janvier 1995. Par décision du 3 décembre 1996, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel a fixé le degré d'invalidité de l'assuré à 80 % et lui a octroyé une rente ordinaire simple d'invalidité, assortie d'une rente complémentaire pour son épouse et de deux rentes pour enfants, avec effet au 1er janvier 1996. De son côté, la fondation a nié le droit de N.________ à une rente d'invalidité, motif pris que l'incapacité de travail à l'origine de l'invalidité était survenue postérieurement à la période d'assurance (lettre du 25 août 1995).