Citation: 9C_384/2023 E. 2

Reprenant l'examen du cas à la suite de l'arrêt du 24 mai 2022, les juges cantonaux ont admis que la formation en cause ne revêt pas les critères de simplicité, de nécessité et d'adéquation exigés par l'art. 8 al. 1 LAI. Ils ont retenu que la reconnaissance d'un titre étranger (baccalauréat français) requiert des notes très élevées ou la passation d'examens (sous-entendu: pour la poursuite d'études en Suisse). De plus, l'aménagement particulier du lycée de l'Ecole C.________ permettait de douter que le recourant fût concrètement préparé à se confronter aux exigences d'un établissement tel que l'EPFL, où les étudiants devaient accomplir un certain nombre d'heures en présentiel dans des auditoires composés d'importants effectifs, en sus de travaux et de présentations de groupe. Eu égard aux coûts et aux incertitudes sur le potentiel de réadaptation, le cursus choisi ne respectait pas le principe de la proportionnalité. Pour l'instance précédente, le potentiel du recourant à s'intégrer, à terme, sur le marché ordinaire du travail apparaissait largement compromis, compte tenu de ses importantes limitations fonctionnelles, qui ont justifié l'octroi d'une allocation pour impotent de l'assurance-invalidité. En outre, le recourant devait trouver une niche particulière lui permettant de mettre en évidence ses compétences intellectuelles en réduisant l'impact négatif de ses difficultés relationnelles.