Citation: 5A_560/2015 E. 4.2.2

4.2.2. En l'espèce, il est incontesté que la volonté réelle des parties n'a pas pu être établie et que les juges précédents devaient recourir à l'interprétation objective de leur accord (sur ces notions, cf. p. ex. ATF 136 III 186 consid. 3.2.1 et les références). Or, non seulement la recourante ne s'en prend pas au motif principal qui a conduit la cour cantonale à retenir l'interprétation attaquée - soit que la seule source de revenus de l'intimé était son activité pour la société dont les actions étaient vendues -, mais l'argument qu'elle invoque ne permet pas d'en démontrer l'arbitraire: contrairement à ce que soutient la recourante, en aucun cas cette interprétation ne soumet à un terme indéfini l'avènement de la condition résolutoire. Elle revient seulement à dire, sur la base d'un examen sommaire du droit (cf. supra consid. 3), que cette condition, soit la défaillance de C.________ SA, pouvait aussi se réaliser alors que l'intimé était déjà en demeure (faute pour lui de s'être exécuté à l'échéance prévue pour le paiement le 31 juillet 2008), mais que la recourante, choisissant de maintenir le contrat (cf. art. 107 al. 2 CO), persévérait à demander l'exécution de la prestation. Pour éviter que l'intimé ne fût libéré de son obligation de payer, il lui appartenait d'en obtenir l'exécution, forcée au besoin, avant l'avènement de la défaillance. Il s'ensuit que le grief d'arbitraire dans l'application des art. 18 al. 1 et 154 al. 1 CO doit être rejeté. Au vu du sort réservé à ce grief, celui de l'application arbitraire des art. 1 al. 2 et 75 CO, par lequel la recourante s'attaque à la seconde partie de l'argumentation de l'autorité cantonale n'a plus d'objet, la première partie de cette argumentation suffisant à sceller le litige sur ce point.