Citation: 4A_428/2018 E. 5.2

5.2. Le raisonnement de la Cour d'appel vaudoise peut se résumer ainsi: - il faut interpréter la convention du 20 avril 2012 [recte: 20 avril 2010] à la lumière du courrier du 10 avril 2012 (let. A.c supra), dont il ressort de manière univoque que le «bénéfice du terrain» - soit les 100'000 fr. versés à l'associé sortant le 7 janvier 2010 - doit être distingué du «résultat de l'opération des villas de P1.________» mentionné à l'art. 1 chiffre 8 de la convention. Dans ce courrier, l'associé restant mentionne que l'associé sortant et sa société auraient déjà perçu 57'500 fr. sur les 75'000 fr. envisagés dans la convention à titre de participation au résultat de l'opération, sans mentionner ni tenir compte du montant perçu pour le bénéfice du terrain. Il précise ensuite que le montant de 100'000 fr. relatif au bénéfice du terrain a été perçu par l'associé sortant en sus de la convention, si bien que ce montant ne saurait être déduit de la part du bénéfice revenant aux demandeurs; - L'expert-comptable s'est fondé sur un décompte établi par B.________ Sàrl le 20 juin 2012, sur lequel est indiqué qu'un montant de 100'000 fr. a été versé à Z.________, respectivement à A.________, le 7 janvier 2010. L'expert s'est également référé à un avis de débit du 7 janvier 2010 (pièce 103), selon lequel le compte de Z.________ a été crédité de deux versements de 50'000 fr. avec les communications «paiement suite à la vente des 4 villas à xxx (VD) ». Toutefois, l'expert-comptable n'a pas tenu compte des explications données par A.________ dans son courrier du 10 avril 2012, dont la teneur est claire. Cet élément justifie de s'écarter de l'expertise comptable sur ce point. A cela s'ajoute que si les parties avaient voulu tenir compte du montant de 100'000 fr. versé antérieurement pour le bénéfice du terrain, elles l'auraient explicitement mentionné dans la convention (arrêt attaqué, p. 15 s.).