Citation: 6B_888/2015 E. 3.3.3

3.3.3. En l'espèce, l'autorité précédente s'est fondée sur des critères pertinents pour fixer la quotité de la peine. Les arguments du recourant sur ce point ne sont pas décisifs: la blessure qu'il a subie est la cause de sa propre énergie criminelle, qui l'a amené non seulement à violer sa victime mais, en plus, à la menacer et à l'empêcher de fuir. Quant au fait que les protagonistes se connaissaient, loin de justifier une quelconque atténuation de la peine, cet élément conduit, au contraire, à juger sévèrement le recourant. En effet, celui-ci a profité de son lien de parenté avec la victime, impliquant une certaine confiance, pour amener celle-ci à accepter de se rendre chez lui. L'arrêt publié aux ATF 116 IV 189 dont il tente de tirer argument en sa faveur dit précisément que, en règle générale, on admettra que dans les cas de rapports de confiance, l'auteur hésitera davantage à porter atteinte aux biens de sa victime; celui qui passe outre témoigne alors d'une absence de freins et de scrupules justifiant une aggravation de la peine. La quotité de trois ans est dès lors conforme au droit fédéral. S'agissant du sursis partiel, seule cette forme pouvant entrer en considération vu la durée de la peine privative de liberté, l'autorité précédente n'a pas violé le droit fédéral en le refusant. Le recourant n'a certes pas d'antécédents judiciaires importants. Il ressort cependant de la décision des premiers juges, à laquelle l'autorité précédente s'est référée, que le recourant présente une personnalité détestable, dénuée de scrupules et des plus brusques. Il s'est aussi montré incapable de la moindre prise de conscience de ses actes. Il ne s'est pas contenté de nier ses actes. Il a élaboré tout un récit afin de faire passer sa victime pour une personne labile et faible, se laissant, en l'espace de quelques heures, convaincre d'avoir des relations sexuelles alors qu'elle était arrivée en colère, pour changer à nouveau subitement d'humeur et poignarder sans raison apparente son amant durant son sommeil. Par ailleurs, il s'est fendu de dénégations que les premiers juges ont qualifiées de lamentables. Le recourant ne s'attaque au demeurant pas à la motivation du jugement attaqué sur son comportement. Au vu de ces éléments, le refus du sursis partiel reste conforme au droit fédéral. Il en résulte que le grief de violation des art. 47 et 43 CP doit être rejeté.