Citation: 9C_27/2015 E. 6.2.3

6.2.3. Au vu des observations de la doctoresse F.________, il apparaît que les constatations de la juridiction cantonale reposent sur une appréciation qui ne tient pas compte de la plausibilité des répercussions des céphalées de l'intimée sur sa capacité de travail, mais essentiellement de données subjectives. Au contraire, l'examen des déclarations de l'intimée, recueillies dans le cadre des expertises neurologiques et psychiatriques, conforte l'absence de caractère invalidant des céphalées. En particulier compte tenu de la vie sociale de l'intimée et des activités qu'elle est en mesure d'accomplir malgré les céphalées - dont la survenance n'est nullement mise en doute -, une incapacité de travail ne peut être retenue. Dans ces conditions, la preuve de l'influence des limitations fonctionnelles alléguées sur la capacité de travail n'a pas été apportée; l'absence de preuve doit être supportée par l'intimée (cf. consid. 6.1 supra). Le recours est bien fondé.