Citation: 6B_301/2024 E. 1.2.1

1.2.1. Comme relevé par la cour cantonale - à supposer que le recourant eût bel et bien regardé derrière lui et tendu le bras pour indiquer sa volonté de bifurquer - son action se situait à un moment où les véhicules le suivant n'étaient pas encore dans son champ de vision, lequel était réduit en raison du virage en épingle situé peu en amont. Il en résultait que l'indication de changement de direction était prématurée et à un moment où cela n'était pas utile, puisque les autres usagers de la route n'étaient pas en capacité de l'observer (cf. consid. 1.1.6). Ces constatations lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) et le recourant ne les conteste du reste pas. Il considère uniquement que ses gestes suffisaient et qu'il pouvait se prévaloir du principe de la confiance et ainsi se dispenser de regarder une deuxième fois derrière lui avant de tourner à gauche. Les constatations cantonales sont pertinentes pour apprécier si une obligation de vérification supplémentaire incombait au recourant avant d'effectuer sa manoeuvre. Tel est le cas au vu de la configuration particulière des lieux qui présentait le danger que le signe du bras du recourant ne soit pas vu par les véhicules le suivant s'il intervenait prématurément, comme constaté par la cour cantonale. L'autorité cantonale n'a ainsi pas violé le droit fédéral en considérant que, compte tenu des circonstances particulières du cas d'espèce, le recourant devait vérifier une nouvelle fois, juste avant d'obliquer, que son action ne mettait pas d'autres usagers en danger, en particulier des véhicules le suivant et susceptibles de le dépasser.