Citation: 2C_369/2024 E. 3.3

3.3. En l'occurrence, le passage litigieux concerne le grief relatif au droit de la recourante 3 de terminer sa scolarité en Suisse sur le fondement de l'art. 3 par. 6 Annexe I ALCP et, en substance, le point de savoir si celle-ci pouvait se prévaloir d'un droit au séjour lorsqu'elle a commencé sa scolarité obligatoire (cf. au surplus infra consid. 5). À cet égard, le Tribunal cantonal commence par nier le droit primaire du père, le recourant 1, de séjourner en Suisse au moment de la scolarisation de son enfant. Il précise ensuite que, à supposer que le recourant 1 ait pu exercer son droit à la libre circulation, il n'en résulte pas pour autant que sa fille ait pu prétendre au regroupement familial. Sur ce point, il a retenu que rien ne laissait penser que les autres conditions au regroupement familial auraient été remplies (cf. art. 3 par. 1, 1ère phr. et 2 let. a Annexe I ALCP, not. condition du logement), de sorte que la recourante 3 ne pouvait en aucun cas se prévaloir d'un tel droit. Dans leur mémoire, les recourants ne prétendent pas que le recourant 1 aurait bénéficié d'un droit propre à une autorisation de séjour à la date pertinente (cf. au surplus infra consid. 6). Or, lorsque la décision attaquée se fonde sur une double motivation dont chaque pan est indépendant et suffit à sceller le sort de la cause, il appartient au recourant, sous peine d'irrecevabilité, de démontrer que chacun de ces pans est contraire au droit (ATF 142 III 364 consid. 2). Dans ces circonstances, les recourants ne peuvent critiquer les éléments mentionnés par le Tribunal cantonal à titre superfétatoire. Pour ce motif déjà, la critique de violation du droit d'être entendu et de la maxime inquisitoire telle que formulée par les recourants ne peut pas être examinée. En revanche, le point de savoir si les recourants peuvent tirer un droit au séjour de l'art. 3 al. 6 Annexe I ALCP relève du fond et sera examiné ci-après (cf. infra consid. 5).