Citation: 6B_833/2013 E. 2.6

2.6. Le recourant estime que l'autorité compétente devait se poser la question de savoir si sa dangerosité sera plus importante s'il exécute sa peine en entier avant d'être remis en liberté sans aucune surveillance ou si la libération conditionnelle, assortie de règles de conduite et d'une assistance de probation, favoriserait sa resocialisation (recours, p. 9 ch. 17). Le recourant est sous le coup d'une obligation de quitter immédiatement le pays, exécutoire dès sa sortie de prison. La possibilité de prévoir des règles de conduite ou une assistance de probation n'entre par conséquent pas en considération. L'autorité précédente ne pouvait dès lors que choisir entre une libération immédiate sans surveillance et une libération après exécution complète de la peine. Il ressort des faits retenus par l'arrêt attaqué que le recourant n'a aucun plan réaliste en cas de sortie de prison de manière anticipée. Il compte au contraire rester vivre en Suisse, soit, au vu de la décision du 13 avril 2012, de manière illégale. Dans une telle configuration, il lui sera très difficile de maintenir le suivi psychothérapeutique et psychiatrique dont il profite dans son cadre actuel. Il ne pourra également pas planifier son avenir dans ce pays, ni même vivre où bon lui semble et notamment auprès de proches. Le maintien des rapports qu'il déclare entretenir actuellement avec ses enfants en Suisse s'annonce également compliqué. Le recourant se retrouvera ainsi dans une situation instable, soit précisément dans l'une des hypothèses réservées implicitement mais clairement comme présentant un risque accru de passage à l'acte (rapport d'expertise du 1er novembre 2012 et avis de la CIC du 20 novembre 2012 précités). Au vu du bien juridique à protéger, soit l'intégrité physique respectivement la vie d'autrui, il n'apparaît pas que le pronostic défavorable émis par la cour cantonale procède d'un abus de son pouvoir d'appréciation. Le grief de violation de l'art. 86 CP est dès lors infondé.