Citation: 7B_424/2023 E. 2.3.2

2.3.2. Pour le surplus, on ne voit pas que la cour cantonale était empêchée de constater, à la suite des juges de première instance, que les accusations de la recourante étaient fausses et traduisaient une intention malveillante. On observera à cet égard que les contradictions relevées dans les déclarations de la recourante concernant la date des prétendues menaces de son époux - telles qu'elles ressortent du rapport d'investigation du 27 août 2019 - ne revêtent pas une importance déterminante, compte tenu des nombreuses autres contradictions présentes dans ses déclarations. Par ailleurs, il peut certes sembler regrettable que l'autorité précédente ait fait référence, sans en fournir un contexte suffisant, à un passage de l'arrêt de la Chambre de recours du 26 janvier 2021 (cf. let. A.d supra), selon lequel certains enregistrements versés au dossier montraient que la recourante était "une femme sûre d'elle, exigeante, qui n'a en tout cas pas l'attitude craintive ou résignée que l'on rencontre généralement chez les victimes de violences conjugales récurrentes" (cf. jugement attaqué, consid. 3.3.1 p. 8). Toutefois, les arguments avancés par la recourante contre cette affirmation isolée de la Chambre de recours sont en tout état impropres à démontrer le caractère insoutenable des constatations du Tribunal correctionnel, largement reprises par l'autorité précédente, qui résultent d'un examen global des différents moyens de preuve au dossier, tels que les divers témoignages recueillis, les déclarations faites par les protagonistes et les rapports de police des 27 et 28 août 2019, ainsi que des enregistrements vidéo (cf. jugement attaqué, consid. 3.3.2.1 p. 9). Au contraire, l'établissement des faits opéré par les instances cantonales témoigne d'un examen minutieux du cas d'espèce, sans que des idées stéréotypées sur le comportement attendu de victimes soient exprimées de quelque manière que ce soit.