Citation: 8C_370/2017 E. 3.3.2

3.3.2. En l'occurrence, le docteur F.________ a tout d'abord indiqué que le cas n'était pas stabilisé et qu'il était peu probable que le recourant puisse reprendre son travail habituel, tout en soulignant qu'une capacité de travail même dans une activité adaptée était pratiquement nulle étant donné les douleurs au repos et nocturnes de l'assuré (rapport du 11 mai 2015). Ultérieurement, le docteur G.________ a constaté que sous physiothérapie l'évolution était clairement favorable; le patient présentait des douleurs lors de mouvements plutôt dans l'extrême mais pas en-dessous de l'horizontale et n'avait plus de douleur au repos (rapport du 11 novembre 2015). Le médecin de la CNA a par la suite revu l'assuré et considéré que celui-ci ne pouvait définitivement pas reprendre son activité habituelle mais qu'il était apte à travailler dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles (sans port ou soulèvement de charges de plus de 5 kg avec le membre supérieur droit), en évitant les mouvements de l'épaule droite au-delà de l'horizontale, les métiers qui impliquaient des mouvements répétitifs de celle-ci et en travaillant à hauteur d'établi (rapport du 29 janvier 2016). A l'occasion d'un contrôle du 27 avril 2016, les docteurs G.________ et H.________ ont fait état d'une évolution défavorable avec une persistance de douleurs très importantes lors de la mobilisation de l'épaule et une incapacité totale de travail pour toute activité manuelle même légère. Prenant position sur cette appréciation, le docteur F.________ a indiqué ne pas partager l'avis de ses confrères; les lésions anatomiques constatées ne permettaient pas de retenir que l'assuré était inapte à reprendre une activité professionnelle (rapport du 13 mai 2016). Par la suite, le docteur G.________ a encore examiné l'assuré à deux reprises et a exprimé l'avis que la situation clinique était stagnante du point de vue des douleurs et de la fonction au niveau du membre supérieur droit (avec des pics de douleurs tout de même moins intenses). Il a conclu que le recourant n'était pas capable d'exercer une activité manuelle même légère au risque de causer une péjoration de l'état actuel de l'épaule droite (rapport du 9 novembre 2016).