Citation: C 180/03 04.05.2004 E. 1

Contestant que l'emploi proposé fût convenable, R.________ a formé recours contre cette décision devant la Commission cantonale de recours en matière de chômage du canton du Valais. Celle-ci, par décision du 17 mai 2000, a annulé la décision de l'ORP du 30 septembre (recte : octobre) 1998 et lui a renvoyé la cause pour instruction complémentaire et nouvelle décision. Retenant une violation du droit de l'assuré d'être entendu, elle a considéré que l'ORP n'avait eu connaissance des éléments fondant sa décision qu'après que l'assuré eut mentionné les raisons pour lesquelles il avait refusé l'emploi proposé et qu'aussi claire que pouvait paraître la situation de R.________ aux yeux de l'ORP, cela ne le dispensait pas d'entendre personnellement l'assuré sur la version des faits présentée par l'entreprise M.________. A.b Invitée par l'ORP à lui communiquer les motifs pour lesquels R.________ avait renoncé à l'emploi proposé, l'entreprise M.________, dans une lettre du 22 novembre 2000, a indiqué que celui-ci souhaitait des horaires plus réguliers avec des congés fixes. Dans sa branche d'activité, l'entreprise devait respecter les congés, heures de repos, mais pendant l'hiver, particulièrement, elle devait s'organiser au dernier moment selon le travail. L'intéressé ne voulait pas acquérir un téléphone mobile, malgré une indemnité de 20 fr. octroyée par l'entreprise, condition qui était indispensable puisqu'il n'avait pas le téléphone à son domicile. Le 27 novembre 2000, l'ORP a donné à R.________ la possibilité de s'exprimer sur la version des faits présentée par l'entreprise M.________. Celui-ci n'y a donné aucune suite. Par décision du 8 décembre 2000, l'ORP a prononcé la suspension du droit de R.________ à l'indemnité de chômage durant 31 jours dès le 18 septembre 1998. Il a retenu que celui-ci avait refusé un travail convenable.