Citation: 1B_321/2020 E. 4.4.1

4.4.1. La cour cantonale a jugé que tel n'était pas le cas, quand bien même de telles mesures avaient été ordonnées le 25 mars 2020 et que le recourant s'était présenté aux débats devant le Tribunal correctionnel les 4 et 5 mai 2020. Ainsi, le domicile du recourant avait été difficilement identifiable tout au long de la procédure pénale menée depuis 2012, celui-ci ayant faussement prétendu être domicilié chez D.________, tout comme son épouse qui, bien qu'inscrite à l'OCPM, vivait alors aux Etats-Unis d'Amérique. Le recourant avait en réalité vécu en France voisine, tout en refusant de dévoiler l'adresse. Par ailleurs, bien que l'ordonnance du 25 mars 2020 lui faisait obligation de résider avec son épouse dans l'appartement de U.________, dont ils avaient communiqué l'adresse à l'OCPM, il n'avait pas hésité à modifier son lieu de résidence de son propre chef. Enfin, il existait des doutes concernant le contrat de sous-location conclu avec C.________. Il n'était ainsi pas établi que le propriétaire du logement avait donné son accord à la sous-location. Le contrat prévoyait une échéance très proche, au 31 octobre 2020, et les époux n'avaient pas annoncé leur déménagement à l'OCPM (cf. arrêt attaqué, consid. 5 p. 7).