Citation: H 346/01 04.10.2002 E. 3

Il y a lieu de retenir en l'espèce que les recourants ne se sont pas véritablement souciés du paiement des cotisations d'assurances sociales à la charge de la succursale preuve en est que dès la première année d'activité de cette dernière, l'intimée a dû recourir aux voies de l'exécution forcée pour faire valoir ses créances de cotisations. Il n'y a pas non plus de circonstances qui feraient apparaître comme légitime ou non fautive l'inobservation des prescriptions en matière d'AVS (cf. ATF 108 V 186 consid. 1b, 193 consid. 2b). On relèvera au demeurant que le fait de confier la gestion des affaires courantes à un tiers n'est pas de nature à libérer les administrateurs de leur responsabilité dans le domaine des cotisations à l'égard d'une caisse de compensation (SVR 2001 AHV n° 15 p. 53 consid. 6b; ATF 114 V 223 consid. 4a et les références). A cela s'ajoute le laps de temps relativement long durant lequel les cotisations n'ont pas - ou pas régulièrement - été payées (pour comp. ATF 121 V 243). La juridiction cantonale était ainsi fondée à admettre que les recourants ont commis une négligence grave au sens de l'art. 52 LAVS et, comme on le verra ci-après, les objections que ces derniers soulèvent dans leur recours de droit administratif se révèlent pour l'essentiel infondées.