Citation: 6B_1199/2023 E. 1

B.b. Le 8 mars 2018, au domicile familial, A.A.________ a saisi par les cheveux sa fille D.A.________ et l'a fait tomber au sol avant de la frapper avec le câble du chargeur du téléphone portable, au prétexte que cette dernière ne voulait pas lire le Coran. Il lui a occasionné les blessures suivantes: une lésion érythémateuse en région para-vertébrale de 3 cm de diamètre, deux lésions de griffures de 3 cm chacune, un hématome de 4 cm de diamètre au niveau du genou droit, un hématome circulaire de 1 cm de diamètre au niveau de la cuisse droite. Dans les mêmes circonstances, il a asséné un coup au visage de son épouse, B.________, alors que cette dernière s'était interposée entre lui et leur fille D.A.________. Il a occasionné à son épouse un fort saignement de la bouche, ainsi qu'un hématome de 2 cm de diamètre au niveau du côté droit des lèvres supérieure et inférieure. B.c. Depuis une date indéterminée en 2010, jusqu'au mois de septembre 2018, A.A.________ a cherché à restreindre la liberté d'action de son épouse, B.________, en confisquant son téléphone portable, en contrôlant ses communications, ses déplacements et ses relations, ainsi qu'en tentant de limiter les contacts avec sa famille. B.d. En septembre 2018, à la sortie des locaux du Service de protection des mineurs (SPMi), après le placement en foyer de leurs enfants le 13 septembre 2018, A.A.________ a menacé son épouse, B.________, de la jeter par la fenêtre si elle retournait dans l'appartement familial, l'effrayant de la sorte. B.e. Le 21 septembre 2020, lors d'un entretien téléphonique avec l'intervenante en protection de l'enfant au SPMi, A.A.________ a menacé de venir mettre une bombe au foyer de ses enfants si on ne lui permettait pas de voir ces derniers ce week-end-là, alors que ce n'était pas prévu. B.f. Le 8 mars 2018, au domicile familial, A.A.________ a contraint son épouse B.________ à se rendre dans la chambre à coucher avec leurs trois enfants, en menaçant B.________ de recevoir d'autres coups si elle n'obéissait pas. B.g. Les 17 février, 12 et 17 mars 2021, A.A.________ a pénétré sans droit dans les locaux du foyer où ses enfants étaient placés, alors qu'il savait qu'il lui était interdit d'y pénétrer et que, par décision du Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (TPAE) du 8 mars 2021, il lui avait été fait interdiction, sous la menace de l'art. 292 CP, d'approcher ses enfants à moins de 200 mètres. B.h. Les 17 avril et 16 mai 2021, A.A.________ s'est rendu au domicile de son ex-épouse où se trouvaient leurs trois enfants, violant ainsi la décision susmentionnée. B.i. Depuis une date indéterminée, jusqu'au mois de mai 2021, A.A.________ a adopté un comportement propre à mettre en danger le développement psychique de ses trois enfants, C.A.________, D.A.________ et E.A.________, étant précisé qu'en raison de ce comportement, C.A.________, D.A.________ et E.A.________ ont souffert d'un fort conflit de loyauté. C.A.________ a souffert de troubles émotionnels de l'enfance, d'angoisses dépressives d'abandon et de perte, avec un fond d'anxiété anticipatoire. D.A.________ a présenté des troubles mixtes des conduites et des émotions, un vécu traumatique avec des images parentales déficitaires, des angoisses d'abandon et de perte ainsi qu'une anxiété de fond. Enfin, E.A.________ a souffert de troubles émotionnels de l'enfance, de troubles réactionnels de l'attachement de l'enfance et d'une perturbation émotionnelle avec une agitation psychomotrice importante.