Citation: 6B_992/2014 E. 5.1

5.1. Conformément à l'art. 6 par. 3 let. d CEDH, tout accusé a le droit d'interroger ou de faire interroger les témoins à charge. Il s'agit d'un des aspects du droit à un procès équitable institué à l'art. 6 par. 1 CEDH qui exige, dans la règle, que les éléments de preuve soient produits en présence de l'accusé lors d'une audience publique, en vue d'un débat contradictoire. Cette garantie exclut ainsi, en principe, qu'un jugement pénal soit fondé sur les déclarations de témoins sans qu'une occasion appropriée et suffisante soit au moins une fois offerte au prévenu de mettre ces témoignages en doute et d'interroger les déclarants. La cour cantonale a retenu en fait que le recourant avait vendu entre 180 et 200 boulettes de cocaïne pesant entre 0,6 et 0,7 g chacune. Ces quantités correspondent aux déclarations faites par le recourant devant cette autorité. Pour le surplus, elle a pris en considération les quantités de cocaïne et les montants trouvés sur le recourant lors de son interpellation ainsi que de la perquisition opérée à son domicile le jour même. Il n'apparaît pas que le jugement attaqué se fonderait sur des déclarations dont le recourant prétend qu'elles auraient été administrées en violation de son droit à un procès équitable. De surcroît, le recourant n'indique pas à quelles personnes il entendait être confronté ni quelles questions il aurait souhaité leur poser, ne montrant a fortiori pas dans quelle mesure celles-ci seraient propres à influer sur le sort de la cause, de sorte que sa motivation ne satisfait pas aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF. Ce grief est irrecevable.