Citation: 4P.144/2003 15.09.2003 E. 2

2.1 L'arrêt attaqué repose sur une double motivation, en ce sens que la Cour de justice a considéré, d'une part, qu'une décision d'irrecevabilité de la demande pour cause de versement tardif de l'avance de frais prescrite, telle que celle qui a été prise en l'espèce par le Tribunal de première instance, ne constitue pas un jugement susceptible d'appel au sens de l'art. 291 de la loi de procédure civile genevoise ainsi que de la jurisprudence et de la doctrine y relatives (consid. 2 et 3) et, d'autre part, que l'appel aurait dû de toute façon être rejeté s'il avait été recevable, l'appelant devant se laisser imputer le fait de n'avoir pas versé l'avance de frais requise dans un délai raisonnable suivant le refus de sa mise au bénéfice de l'assistance juridique (consid. 4). 2.2 Si la décision attaquée se fonde sur plusieurs motivations indépendantes, alternatives ou subsidiaires, toutes suffisantes, chacune doit, sous peine d'irrecevabilité, être attaquée avec le moyen de droit approprié (ATF 115 II 300 consid. 2a p. 302; 111 II 397 consid. 2b, 398 consid. 2b; cf. également ATF 122 III 488 consid. 2; 117 II 432 consid. 2a p. 441). En l'espèce, les critiques formulées dans le recours de droit public visent exclusivement la seconde motivation, subsidiaire, sur laquelle repose l'arrêt attaqué. Le recourant laisse intacte, en revanche, la motivation principale qui a conduit la Cour de justice à déclarer son appel irrecevable. Il ne prétend pas que l'autorité intimée aurait méconnu arbitrairement les règles pertinentes du droit de procédure genevois, qu'elle aurait fait une application insoutenable de sa propre jurisprudence citée dans son arrêt (SJ 1994 p. 519 consid. b) ou encore qu'elle aurait interprété de manière totalement erronée l'opinion émise par les auteurs invoqués par elle (Bertossa/Gaillard/Guyet/Schmid, Commentaire de la loi de procédure civile du canton de Genève du 10 avril 1987, n. 5 ad art. 72 et n. 5 ad art. 300). Pour le surplus, s'il se plaint certes d'un déni de justice, le recourant ne démontre pas en quoi l'application non arbitraire du droit de procédure cantonal serait constitutive d'un tel déni en l'occurrence. Il n'indique pas davantage - et l'on ne voit du reste pas - quel principe constitutionnel lui donnerait droit à deux instances judiciaires cantonales successives sur une pure question de procédure cantonale. Il suit de là que le présent recours est manifestement irrecevable.