Citation: 6B_572/2018 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a estimé que la faute de la recourante n'était pas négligeable. Elle avait ainsi délibérément violé son secret de fonction, alors même qu'elle travaillait depuis plusieurs années au sein de l'administration de l'intimée, prenant la liberté de révéler de nombreuses informations couvertes par le secret. Son comportement dénotait un manque de considération pour la législation en vigueur, la recourante ayant agi dans son propre et unique intérêt. Sa collaboration à la procédure avait été médiocre et sa prise de conscience inexistante. Enfin, la stabilité de sa situation personnelle ne justifiait en rien ses actes. A décharge, il fallait tenir compte du fait que les informations litigieuses avaient été livrées dans le cadre d'une procédure administrative l'opposant à l'intimée, à l'exclusion de toute autre partie. En raison de l'écoulement du temps depuis la commission des faits, la recourante devait en outre être mise au bénéfice de la circonstance atténuante prévue par l'art. 48 let. e CP. Dans ces conditions, il se justifiait de confirmer la peine de 30 jours-amende, à 150 fr. l'unité, prononcée par l'autorité de première instance.