Citation: 1C_107/2014 E. 3.2

3.2. La recourante ne remet avec raison pas en cause cette jurisprudence. Elle soutient que la décision du Service du développement territorial du 30 août 2013, confirmée par le Tribunal cantonal le 10 février 2014, violerait l'art. 24 Cst. qui garantit la liberté d'établissement dans la mesure où elle l'empêche de jouir de son bien comme bon lui semble et de s'y établir. Elle porterait en outre atteinte à son droit de propriété ancré à l'art. 26 Cst. en l'obligeant à procéder à la destruction de sa propriété alors qu'aucune raison d'intérêt public n'est avancée. Il s'agirait d'une forme d'expropriation non compensée et d'autant moins justifiable qu'elle entre en contradiction avec la dernière estimation de la valeur d'assurance fixée par l'Etablissement cantonal d'assurance contre l'incendie. Le terme de ruine appliqué au chalet litigieux n'est pas justifié et ne pouvait conduire à en ordonner la démolition.