Citation: 8C_606/2021 E. 4.4.1

4.4.1. Pour les troubles à l'épaule, le recourant se réfère au rapport de son physiothérapeute qui aurait relevé une aggravation des limitations fonctionnelles ensuite de l'accident du 20 juillet 2018. Par cette argumentation, le recourant semble perdre de vue que la cour cantonale n'a pas nié l'existence d'un lien de causalité initial entre l'accident assuré et ces troubles. Elle a toutefois à bon droit considéré qu'en l'absence de toute lésion structurelle en lien avec l'accident, celui-ci avait cessé de jouer un rôle dans l'évolution des troubles (cf. consid. 4.1 supra). Le recourant ne saurait en outre tirer un argument en sa faveur du rapport du docteur D.________, directeur médical de l'Hôpital E.________ à U.________, qu'il a produit en cours de procédure d'opposition. Dans ce rapport du 9 mai 2019, ce spécialiste affirme que l'accident du 20 juillet 2018 aurait provoqué une "aggravation déterminante" de l'arthrose acromio-claviculaire qui ne serait pas revenue à l'état antérieur. Or, il ne suffit pas d'évoquer une aggravation déterminante d'un état antérieur, sans étayer par quelle lésion structurelle objectivable en lien avec l'accident celle-ci aurait été causée. Par ailleurs, on rappellera qu'il est dans la nature de toute lésion dégénérative de progresser dans le temps; sa seule progression ne permet toutefois pas de conclure à l'existence d'une aggravation déterminante, dès lors qu'elle aurait tôt ou tard provoqué à nouveau des symptômes, même en l'absence de tout traumatisme. S'agissant enfin des rapports du docteur F.________, médecin adjoint au service d'orthopédie de l'Hôpital G.________, c'est sans violer le droit fédéral que la cour cantonale n'en a pas tenu compte pour trancher la question du statu quo sine vel ante, ce praticien ayant clairement admis dans son dernier rapport du 14 mai 2019 qu'il ne pouvait pas répondre à cette question.