Citation: 8C_659/2007 27.03.2008 E. A

T.________, née en 1968, travaille en qualité d'infirmière au service de l'Hôpital X.________. A ce titre, elle était assurée contre le risque d'accidents auprès de la Visana Assurances SA (ci-après : Visana). Le 26 mars 2002, elle a emprunté, avec quatre autres personnes, un ascenseur pour se rendre dans les étages supérieures d'un immeuble dont elle voulait visiter un appartement. L'ascenseur s'est arrêté avant le 2ème étage, puis a effectué une descente jusqu'au fond de la cage d'ascenseur, deux niveaux et demi plus bas; tous les occupants ont été libérés après 15 minutes. T.________ a continué sa journée normalement. Par la suite, elle a ressenti des douleurs lombaires, mais n'a pas demandé d'arrêt de travail. Elle n'a pu consulter son médecin traitant, le docteur R.________, que deux semaines après l'événement accidentel, celui-ci se trouvant en vacances à cette période. Ce médecin l'a tout de suite adressée au docteur B.________, rhumatologue, qui a posé le diagnostic de contusion/distorsion L4-S1 (déclaration d'accident-bagatelle LAA / Feuille pour le médecin du 15 avril 2002). Visana a pris en charge le cas. Une IRM réalisée le 18 juin 2002 a mis en évidence un aspect discrètement cunéiforme de D12 sans modification de signal, une hernie médiane, para-médiane droite en L5-S1, une chondrose active débutante dans la partie antérieure de L5-S1, ainsi qu'un aspect dégénératif des disques L4-L5 et L5-S1. En raison de ses douleurs, l'assurée a demandé à son employeur une réduction de son taux d'activité de 100% à 90%, ce qu'elle a obtenu à partir du 1er janvier 2003. Elle a produit deux expertises, l'une médicale, l'autre technique (rapports du docteur M.________, respectivement de E.________, des 1er décembre 2003 et 20 octobre 2004). De son côté, Visana a chargé le docteur K.________ de l'examiner (rapport d'expertise du 18 avril 2005). Par décision du 30 août 2005, l'assureur-accidents a informé l'assurée qu'il ne lui allouerait plus de prestations à partir du 16 avril 2005, estimant que l'événement du 26 mars 2002 n'était pas à l'origine des lésions discales constatées et qu'un lien de causalité ne pouvait être admis au-delà de la fin 2002; il renonçait cependant à lui demander la restitution des prestations perçues jusque-là. Saisi d'une opposition de l'assurée, il l'a rejetée dans une nouvelle décision du 23 février 2006.