Citation: 8C_190/2007 25.06.2007 E. A

Par contrat du 18 décembre 2001, C.________ a été engagé à une date à convenir par les parties, mais au plus tard le 1er mars 2002, en qualité de fondé de pouvoir par la société G.________ SA. Au cours de l'année 2004, la société G.________ SA a fusionné avec les sociétés A.________ SA et O.________ SA pour donner naissance à une nouvelle entité, S.________ SA. Le 13 septembre 2004, S.________ SA a informé l'employé qu'elle avait repris l'ensemble des contrats de travail des collaborateurs des trois sociétés concernées par le regroupement. Par lettre du 13 décembre 2005, S.________ SA a déclaré à C.________ que lors de l'intégration officielle du personnel des trois sociétés en juillet 2004, elle avait convenu, à bien plaire, de maintenir exceptionnellement les avantages sociaux (assurances, cotisations personnelles etc.) dont il bénéficiait chez G.________ SA, pour les années 2004 et 2005. Elle l'a informé qu'à partir du 1er janvier 2006, tout son personnel était assujetti aux mêmes contrats et déductions sociales pour les assurances. Par courriel du 29 janvier 2006, adressé aux deux directeurs de S.________ SA, C.________ a exposé que des déductions nouvelles avaient été opérées sur son salaire en janvier 2006 en relation avec les cotisations des assurances-maladie et accidents ainsi que de la prévoyance professionnelle. Il en résultait une diminution de son salaire mensuel de 407 fr. 80 ou de 5'083 fr. 60 par an. Ce procédé équivalait à une modification unilatérale de son contrat de travail. Il rappelait également qu'il avait suggéré au cours de l'année 2004 de résilier les contrats de travail conclus avec les anciennes sociétés regroupées et d'en conclure de nouveaux avec S.________ SA, mais qu'il n'avait pas été suivi sur ce point. Le 30 janvier 2006, S.________ SA a signifié à C.________ la résiliation de son contrat de travail pour le 30 avril 2006 en précisant que l'employé allait recevoir sous peu un nouveau contrat de travail. Par courrier du 22 février 2006, S.________ SA a pris acte du fait que l'employé n'avait pas l'intention de signer le nouveau contrat qui lui a été soumis le 8 février 2006 et précisé que les rapports de travail prendraient fin le 30 avril 2006. C.________ a demandé à bénéficier des indemnités de chômage. Un délai-cadre d'indemnisation lui a été ouvert du 1er mai 2006 au 30 avril 2008. Par décision du 20 juin 2006, la Caisse cantonale de chômage du canton de Vaud (ci-après: la caisse) a suspendu l'assuré dans l'exercice de son droit à l'indemnité de chômage pour une durée de seize jours dès le 1er mai 2006, au motif qu'il avait perdu son emploi par sa propre faute. Le 23 juin 2006, C.________ a formé opposition à cette décision. Par décision du 29 novembre 2006, la caisse a rejeté l'opposition de l'assuré.