Citation: 6B_481/2022 E. 3.2.2

3.2.2. Dans la mesure où le recourant représente un risque de récidive qualifié, il doit être placé dans un établissement fermé (cf. consid. 3.1). Or, il est vrai que la Colonie ouverte des EPO est une section ouverte d'un établissement fermé (basse sécurité) et ne constitue pas en soi un établissement pénitentiaire selon l'art. 76 al. 2 CP. Comme vu ci-dessus, le recourant a certes évolué favorablement (prise de conscience de sa maladie, engagement dans un suivi thérapeutique et prise d'un traitement neuroleptique), mais il doit poursuivre sa prise en charge thérapeutique. Afin de juguler le risque de récidive, il convient, selon l'ensemble des intervenants, de placer le recourant dans un environnement suffisamment contenant, qui permette de contrôler la prise de son traitement neuroleptique et son abstinence aux substances psychoactives. Parallèlement, une certaine ouverture est nécessaire, afin de pouvoir évaluer les capacités du recourant à s'adapter à un environnement plus ouvert. Dans ces conditions, la cour cantonale a considéré que le cadre offert par la Colonie ouverte des EPO était adéquat. Cette décision, qui est favorable au recourant, n'est pas contraire à l'art. 59 al. 3 CP. Le grief soulevé par le recourant doit être rejeté.