Citation: 8C_527/2023 E. 3.4

3.4. Selon l'expertise bidisciplinaire ordonnée par le tribunal cantonal, l'intimé est en mesure d'accomplir à temps plein toute activité de bureau en position assise, ne nécessitant pas de déplacements réguliers ni port de charges, même légères. Le docteur F.________ a toutefois constaté que les douleurs de l'intimé au niveau de la face externe des coudes et du bras, qui remontaient dans la partie cervicale, augmentaient lors de l'utilisation des cannes. Faisant état plus généralement de difficultés de l'intéressé à se déplacer et à tenir la position assise de manière prolongée, ce médecin a retenu une baisse de rendement de 10 %, en insistant sur l'utilisation des cannes et en précisant de quelle manière il avait fixé ce taux, comme exposé par les premiers juges. L'appréciation du docteur F.________, partagée par le docteur E.________, est motivée et convaincante. Ainsi, quand bien même l'intimé est capable d'exercer à plein temps une activité de bureau, qui comporte des déplacements, quoique limités, ceux-ci sont rendus difficiles par l'utilisation des cannes, qui limite les déplacements et exacerbe les douleurs. Par comparaison avec un assuré présentant les mêmes limitations fonctionnelles que l'intimé, mais se déplaçant sans cannes ou n'éprouvant aucune difficulté à se déplacer avec des cannes, la diminution de rendement retenue par les experts peut se justifier. La jurisprudence citée par la recourante (arrêts 8C_859/2018 du 6 septembre 2019 consid. 6.3; 8C_860/2018 du 6 septembre 2019 consid. 6.3.3; 9C_288/2017 du 4 juillet 2017 consid. 5.3) ne lui est d'aucun secours. Dans ces arrêts, le Tribunal fédéral s'est limité à indiquer qu'un certain nombre d'activités simples et légères, par exemple administratives ou de soutien, ne requéraient pas de déplacement itératif, sans pour autant en conclure qu'aucune baisse de rendement ne pouvait entrer en ligne de compte dans ce type d'activités. Le grief de la recourante s'avère ainsi mal fondé.