Citation: 4A_392/2018 E. B

B.a. Par demande du 11 décembre 2013 devant le Tribunal des prud'hommes, Z.________ a conclu à ce que U.________, C.________, A.________ et B.________ soient condamnés conjointement et solidairement à lui payer une somme totale brute de 507'212 fr. 60. Elle a ensuite réduit ses conclusions à la somme totale brute de 398'716 fr. 96, plus intérêts à 5% l'an dès le 1er février 2006 (date moyenne). Ladite somme se décomposait comme suit: 71'926 fr. à titre de différence de salaire pendant les relations contractuelles; 275'782 fr. 70 à titre d'indemnité pour heures supplémentaires; 26'852 fr. 67 à titre d'indemnité pour jours fériés travaillés et 24'155 fr. 59 à titre d'indemnité pour vacances non prises. U.________ a en substance conclu au déboutement de l'employée de toutes ses conclusions, se prévalant notamment de ce qu'il n'a été l'employeur de la demanderesse que d'avril à novembre 2012, les employeurs précédents étant C.________, A.________ et B.________ personnellement. Requis par le tribunal de communiquer les adresses de A.________ et B.________, il a répondu que celles-ci lui étaient inconnues. C.________, A.________ et B.________ ne se sont pas présentés aux audiences et n'ont pas déposé d'écritures. B.b. Par jugement du 14 juin 2017, le Tribunal des prud'hommes a condamné U.________ à verser les sommes brutes suivantes à l'employée: 381'087 fr. 50 avec intérêts à 5% l'an dès le 1er février 2006, sous déduction de la somme nette de 302'071 fr. 80 à titre de salaire plus intérêts à 5% l'an dès le 1er février 2006 (ch. 2 du dispositif); 307'524 fr. 45 avec intérêts à 5% l'an dès le 1er février 2006, à titre d'indemnité pour heures supplémentaires et pour jours fériés travaillés (ch. 3); 19'270 fr. 50 avec intérêts à 5% l'an dès le 30 novembre 2012 à titre d'indemnité pour vacances non prises (ch. 4). B.c. Par arrêt du 28 mai 2018 rendu sur l'appel interjeté par l'employeur, la Chambre des prud'hommes de la Cour de justice a notamment annulé les chiffres 3 et 4 du dispositif du jugement précité et statué à nouveau sur ceux-ci, en ce sens que l'employeur est condamné à payer à l'employée les sommes brutes de 2'829 fr. 60 plus intérêts à 5% l'an dès le 1er février 2006 à titre d'indemnité pour jours fériés travaillés et de 12'103 fr. 75 plus intérêts à 5% l'an dès le 30 novembre 2012 à titre d'indemnité pour vacances non prises. Aucune indemnité n'a donc été accordée à l'employée pour les heures supplémentaires qu'elle a allégué avoir effectuées. Le raisonnement de la cour cantonale sur ce point, seul encore litigieux, sera repris en tant que de besoin dans la partie en droit de l'arrêt.