Citation: H 363/99 25.01.2000 E. 2

2.- La prétention de la caisse est une demande en réparation du dommage fondée sur l'art. 52 LAVS. Dans ce cas, la procédure à suivre est réglée par l'art. 81 RAVS. Selon l'art. 81 al. 3 RAVS, si la caisse de com- pensation maintient - malgré l'opposition formée par l'em- ployeur - sa décision en réparation du dommage, prise en application de l'art. 52 LAVS, elle doit, dans les trente jours à compter du moment où elle a eu connaissance de l'opposition, porter le cas par écrit devant l'autorité de recours du canton dans lequel l'employeur a son domicile. Quand la caisse de compensation rend une décision en répa- ration du dommage non pas contre la personne morale qui est un employeur débiteur des cotisations impayées, mais contre des personnes physiques qui en étaient les organes, elle doit, si elle entend maintenir sa décision, porter le cas devant l'autorité de recours du canton dans lequel l'em- ployeur a, ou avait jusqu'à la faillite, son siège (ATF 110 V 358 consid. 4b; 109 V 101). Un for alternatif est compatible avec la loi, dans l'éventualité où un employeur affilié à une caisse de compensation professionnelle possède une ou plusieurs succursales situées dans d'autres cantons que celui du siège principal (ATF 124 V 104). En l'occurrence, la société - qui n'avait pas de suc- cursales - avait son siège à Neuchâtel. C'est donc à bon droit que le Tribunal des assurances du canton de Vaud a décliné sa compétence.