Citation: 6B_719/2019 E. 2.2

2.2. Le recourant soutient avoir fait montre d'un repentir sincère. Conformément à l'art. 48 let. d CP, le juge atténue la peine si l'auteur a manifesté par des actes un repentir sincère, notamment s'il a réparé le dommage autant qu'on pouvait l'attendre de lui. Selon la jurisprudence, le repentir sincère au sens de l'art. 48 let. d CP n'est réalisé que si l'auteur a adopté un comportement particulier, désintéressé et méritoire. L'auteur doit avoir agi de son propre mouvement dans un esprit de repentir, dont il doit avoir fait la preuve en tentant, au prix de sacrifices, de réparer le tort qu'il a causé (ATF 107 IV 98 consid. 1 p. 99; arrêt 6B_1368/2016 du 15 novembre 2017 consid. 5.1 non publié aux ATF 143 IV 469 et les références citées). Le seul fait qu'un délinquant ait passé des aveux ou manifesté des remords ne suffit pas. Il n'est en effet pas rare que, confronté à des moyens de preuve ou constatant qu'il ne pourra échapper à une sanction, un prévenu choisisse de dire la vérité ou d'exprimer des regrets. Un tel comportement n'est pas particulièrement méritoire (ibid.; arrêts 6B_289/2016 du 28 décembre 2016 consid. 3.2.1; 6B_874/2015 du 27 juin 2016 consid. 3.1). Celui qui ne consent à faire un effort particulier que sous la menace de la sanction à venir ne manifeste pas un repentir sincère, il s'inspire de considérations tactiques et ne mérite donc pas d'indulgence particulière (ibid.; arrêt 6B_1276/2015 du 29 juin 2016 consid. 1.3.1 et les références citées). Savoir si le geste du prévenu dénote un esprit de repentir ou repose sur des considérations tactiques est une question d'appréciation des faits (arrêts 6B_1368/2016 précité consid. 5.1 non publié aux ATF 143 IV 469; 6B_339/2014 du 27 novembre 2014 consid. 2.1 non publié aux ATF 140 IV 145). En l'espèce, la cour cantonale a considéré que la circonstance atténuante du repentir sincère n'était manifestement pas réalisée. Elle a en effet retenu que le recourant n'avait fini par admettre les faits qu'une fois confronté aux éléments de preuve recueillis à son encontre et qu'il avait persisté à mentir pour s'avantager en prétendant avoir été contraint de commettre ses crimes à cause de menaces proférées à l'encontre de sa famille. Ses excuses et ses regrets étaient tardifs et poursuivaient avant tout une portée tactique, sans compter qu'ils n'étaient soutenus par aucun engagement concret impliquant des sacrifices. Face à ces éléments, le recourant oppose à nouveau sa propre version des faits, là encore de façon appellatoire, sans démontrer en quoi la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en constatant les différents éléments précités. Ses griefs sont donc également irrecevables. Au demeurant, l'on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir violé le droit fédéral en refusant de considérer un repentir sincère dans le cas d'espèce.