Citation: 8C_485/2014 E. 4.2

4.2. La juridiction cantonale considère que le rapport du médecin prénommé contient un certain nombre d'imprécisions qui ne permettent pas de lui reconnaître une pleine valeur probante. En particulier, le diagnostic de tendinopathie calcifiante ne peut être déduit ni des radiographies de l'épaule droite réalisées le 28 janvier 2012 (rapport du docteur D.________ du 14 décembre 2012) ni des constatations de la doctoresse E.________, selon lesquelles une lésion de la coiffe des rotateurs ne pouvait être exclue (rapport du 28 janvier 2012). En outre, dans la mesure où le médecin-conseil de la recourante affirme que son diagnostic est confirmé par les résultats de l'échographie de l'épaule droite réalisée par le docteur F.________ le 1 er février 2012, ce point de vue est erroné, dès lors que le médecin prénommé indique des signes de tendinopathie mais ne mentionne pas une tendinopathie calcifiante (rapport du 1 er février 2012). Selon les premiers juges, il existe encore d'autres indices permettant de mettre en cause le bien-fondé des conclusions du docteur I.________. En particulier, on ignore si celui-ci a eu connaissance des images réalisées le 28 janvier 2012 et de l'échographie du 1 er février 2012. Quant aux radiographies du 14 décembre 2012, sur lesquelles la recourante déclare que son médecin-conseil s'est fondé, elles n'existent pas. Par ailleurs, le docteur I.________ ne peut inférer de la reprise du travail une amélioration de l'état de santé de l'assuré, puisque celui-ci n'a jamais interrompu son activité professionnelle. Au demeurant, ce médecin n'a pas examiné l'intéressé. Au surplus, la cour cantonale est d'avis que le point de vue du docteur I.________ est contredit par les témoignages des docteur G.________ et H.________ à l'audience d'enquêtes du 5 mai 2014. Selon le docteur G.________, l'échographie réalisée par le docteur F.________ le 1 er février 2012 montrait une tendinopathie, soit une inflammation aiguë, clairement consécutive à la chute, avec, peut-être, des signes d'une ancienne atteinte, antérieure, asymptomatique. En outre, ce médecin a déclaré qu'en ce qui concerne le statu quo sine, le délai de trois mois ne pouvait être admis, dans la mesure où certaines tendinites pouvaient être très longues à guérir. Quant au docteur H.________, il a déclaré que l'accident avait peut-être révélé les symptômes de l'atteinte au tunnel carpien du côté droit, ce qui expliquerait pourquoi aucun symptôme de cette atteinte n'a été ressenti du côté gauche. L'immobilisation prolongée d'un membre pouvait révéler quelque chose de sous-jacent qui, par hypothèse, sans accident, pouvait même ne jamais se révéler. En conclusion, la juridiction précédente est d'avis qu'il est établi, au degré requis par la jurisprudence, que la tendinopathie et les symptômes liés au syndrome du tunnel carpien droit persistant après le 26 avril 2012 sont des suites de l'accident du 26 janvier précédent.