Citation: 6B_1248/2021 E. 3.1.5

3.1.5. Le recourant critique l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle on ne peut pas attendre d'une personne, même d'un avocat expérimenté, qu'elle se dénonce au risque de subir des conséquences préjudiciables à ses intérêts, dans l'unique optique de contrer toute éventuelle plainte déposée à son encontre (cf. consid. 2.2.7 supra). Il fait valoir qu'il serait de notoriété publique qu'une dénonciation spontanée " déploie des conséquences financières et pénales très substantiellement édulcorées par comparaison avec les effets dévastateurs d'une enquête déclenchée par une dénonciation " et que le seul constat dépourvu d'arbitraire possible serait que l'attitude de l'intimé - qui a laissé passer près d'un an sans se préoccuper de régulariser sa situation fiscale - excluait par elle-même qu'il se soit senti menacé. Toutefois, à supposer qu'une dénonciation spontanée aurait été moins dommageable pour l'intimé qu'une enquête déclenchée par une dénonciation - ce que la seule affirmation du recourant ne permet pas de tenir pour étant de notoriété publique -, le fait que l'intimé ne se soit pas dénoncé préventivement, alors qu'il pouvait encore garder ne fût-ce qu'un mince espoir que le scénario d'une tierce dénonciation ne se réaliserait pas, n'exclut pas qu'il se soit véritablement senti menacé. Le grief d'arbitraire est ainsi infondé.