Citation: 5A_651/2014 E. 3.3

3.3. En tant que le recourant réitère ses critiques relatives au fait que l'intimée n'a pas informé l'autorité cantonale, avant la séance du 28 mai 2014, du fait qu'elle travaillait déjà à 100% pour remplacer sa soeur, laquelle serait désormais décédée, il n'y a pas lieu d'entrer en matière, ces griefs ayant déjà été jugés irrecevables (cf. supra consid. 2). De toute manière, l'autorité cantonale a retenu que l'exploitation de la société créée par l'intimée était actuellement déficitaire, raison pour laquelle il convenait de lui allouer un délai pour atteindre un revenu mensuel hypothétique de 4'000 fr., que ce soit comme indépendante ou comme salariée. Dès lors, il n'est pas décisif que l'intéressée exploite la société précitée à plein temps. Il est également sans pertinence qu'elle se soit déjà adaptée à une activité à 100% et soit ainsi apte à travailler immédiatement à ce taux, de même qu'à s'organiser en conséquence. Le recourant soutient par ailleurs qu'entre le moment où l'intimée a perdu la garde des enfants, soit à fin octobre 2011, et le jugement de première instance du 18 mars 2013, elle a disposé d'un laps de temps de près de 18 mois pour adapter son taux d'activité. Contrairement à ce que relève la décision querellée, elle ne pouvait selon lui compter sur le fait qu'elle obtiendrait la garde des enfants, puisque s'étant installée comme indépendante, elle bénéficiait d'une disponibilité bien moindre et savait qu'elle ne pourrait plus s'occuper d'eux personnellement. De plus, ceux-ci ayant toujours déclaré qu'ils souhaitaient habiter chez leur père, ses chances d'obtenir leur garde étaient singulièrement réduites. Par cette argumentation, le recourant se contente d'opposer sa propre appréciation de la situation à celle de l'autorité cantonale, sans mettre en évidence de violation du droit fédéral. Quant à ses allégations selon lesquelles l'intimée n'a donné aucune indication fiable sur ses revenus effectifs et n'a pas informé l'autorité de première instance de son changement d'activité, elles sont purement appellatoires, partant irrecevables; au demeurant, on ne voit pas en quoi le comportement procédural de l'intimée aurait en l'occurrence une influence sur l'issue du litige. L'autorité cantonale ne saurait dès lors se voir reprocher d'avoir fait preuve d'arbitraire dans l'établissement des faits ni enfreint le droit fédéral sur ce point.