Citation: 2C_218/2023 E. 3

Par arrêt du 28 février 2023, la Cour de justice du canton de Genève a déclaré recevable le recours déposé par A.________ et l'a rejeté. La loi sur l'enfance et la jeunesse ne mentionnait pas la voie de la réclamation contre les décisions prises par le Service de protection des mineurs. L'art. 9 al. 1 LPA/GE prévoyait que les parties, à moins qu'elles ne doivent agir personnellement ou que l'urgence ne le permette pas, pouvaient se faire représenter par un conjoint, un ascendant ou un descendant majeur, respectivement par un avocat ou par un mandataire particulièrement qualifié pour la cause dont il s'agissait. L'art. 9 al. 4 LPA/GE prévoyait pour sa part que les parties pouvaient se faire assister dans toutes les phases de la procédure par trois personnes au plus. Le certificat de capacité en droit suisse que l'intéressé avait obtenu le 15 juillet 2021 permettait au mieux de lui voir reconnaître la qualité de juriste généraliste, mais ne suffisait pas pour l'admettre comme mandataire particulièrement qualifié. L'ensemble des pièces produites par l'intéressé n'établissait du reste pas qu'il serait qualifié dans le domaine de la protection de l'enfance ou de la jeunesse. Enfin, en raison de l'inadéquation de l'attitude et du comportement de l'intéressé, le Service de protection des mineurs pouvait aussi lui refuser le droit d'assister B.________. Enfin, l'intéressé, qui avait continué à participer activement aux procédures nonobstant les interdictions qui lui avaient été signifiées par le Service de protection des mineurs, ne pouvait pas prétendre vouloir simplement assister ses mandantes autrement que comme mandataire particulièrement qualifié sans encourir le reproche d'abus de droit.