Citation: 5A_1001/2020 E. 4.1

4.1. Selon l'arrêt querellé, la Présidente du Tribunal civil de la Gruyère avait constaté que le mari disposait d'un CFC de peintre en carrosserie et d'une formation commerciale dans la vente, domaine dans lequel il avait exercé durant 22 ans, qu'à partir de 2004, il avait cessé toute activité lucrative pour se consacrer à l'entretien et à la rénovation des immeubles de son épouse et qu'il avait repris une activité en tant qu'instructeur de fitness en 2016. Elle avait également noté que, bien que le mari avait déclaré en audience avoir effectué des recherches d'emplois qui étaient restées infructueuses, ces dernières n'avaient pas été établies. Au vu de l'ensemble de ces éléments, elle lui avait donné un délai d'une année pour augmenter son taux d'activité à 100%. La cour cantonale a considéré qu'il était possible d'exiger du mari qu'il reprenne une activité lucrative à hauteur de 100% dès février 2021, au vu des années qui lui restaient avant d'atteindre l'âge de la retraite et de son bon état de santé général. Toutefois, compte tenu de son âge relativement avancé et de ses nombreuses années d'inactivité, les activités envisageables devaient être celles qui requièrent un faible niveau de compétences, telles que des activités dans la vente ou dans les services personnels. La cour cantonale a ainsi retenu qu'on pouvait lui imputer un salaire mensuel net d'environ 4'200 fr., part au treizième salaire comprise et après déduction des charges sociales. Ce faisant, elle a rejeté l'appel du mari sur ce point.