Citation: 4A_265/2019 E. 1

Vu les ordonnances présidentielles du 19 juin 2019, invitant l'AMA, la FINA ainsi que la Commission de récusation du CIAS à déposer une éventuelle réponse dans un délai échéant le 16 août 2019; Vu la missive du 5 juillet 2019 et ses annexes, par laquelle le recourant informe l'autorité de céans que l'arbitre en question a démissionné le 28 juin 2019, constate que la présente procédure visant à obtenir la récusation de l'arbitre est devenue sans objet et requiert de rayer la cause du rôle; Vu les ordonnances du 10 juillet 2019, rapportant les précédentes ordonnances et fixant aux deux intimées, ainsi qu'à la Commission de récusation du CIAS, un délai au 16 août 2019 pour prendre position; Vu les déterminations déposées en temps utile respectivement par l'AMA et par la FINA; Vu la communication de ces deux écritures au recourant; Considérant que le juge instructeur statue en qualité de juge unique sur la radiation du rôle des procédures devenues sans objet (art. 32 al. 2 LTF), qu'en l'occurrence, nul ne conteste que la présente procédure a perdu toute raison d'être après la démission de l'arbitre, que subsiste ainsi la question des frais et dépens, qui divise les parties; Considérant que l'art. 72 PCF est applicable par analogie quant à la répartition des frais d'un procès devenu sans objet (cf. art. 71 LTF), que selon cette disposition, le tribunal statue sur les frais du procès par une décision sommairement motivée, en tenant compte de l'état de choses existant avant le fait qui met fin au litige, que l'autorité de céans doit se fonder en premier lieu sur l'issue probable qu'aurait eue la procédure, d'après un examen sommaire et succinct du dossier - étant entendu qu'il ne s'agit pas de rendre un jugement de fond à travers la décision relative aux frais et dépens (ATF 142 V 551 consid. 8.2; arrêts 5A_1043/2018 du 8 août 2019 consid. 2.1; 4A_678/2016 du 21 décembre 2016), que lorsqu'un tel pronostic sommaire n'est pas possible, il convient d'appliquer les (autres) préceptes généraux, qui conduisent généralement à faire supporter les frais par la partie ayant provoqué la procédure devenue sans objet, ou par la partie répondant des motifs qui privent d'objet ladite procédure (ATF 118 Ia 488 consid. 4a p. 494; arrêts 5A_945/2018 du 21 juin 2019 consid. 2; 4A_678/2016, précité; 4A_364/2014 du 18 septembre 2014 consid. 3; 4A_134/2012 du 16 juillet 2012 consid. 2; 4A_636/2011 du 18 juin 2012 consid. 4), que le juge dispose d'un vaste pouvoir d'appréciation en la matière (arrêts précités 5A_1043/2018 consid. 2.1 et 4A_678/2016); Considérant que le recourant voit dans la démission de l'arbitre la preuve que l'issue de la procédure lui eût été favorable, qu'il relève, «en tout état de cause», que l'arbitre désigné par l'AMA a démissionné, de sorte que cette partie répondrait du motif pour lequel le procès a perdu son objet;