Citation: 8C_366/2022 E. A

A.a. A.________ a travaillé pour la société B.________ mbH en Allemagne en qualité de pantomime du 15 août 2014 au 31 juillet 2016, au bénéfice d'un contrat de durée déterminée. Le 25 juillet 2016, il s'est inscrit en qualité de demandeur d'emploi à 100 % auprès de l'Office régional de placement d'Echallens (ci-après: l'ORP). Dans sa demande du 27 juillet 2016, il a requis l'octroi d'indemnités journalières à partir du 1er août 2016. A.b. Le 20 juin 2017, la Caisse de chômage Unia (ci-après: la Caisse) a informé la conseillère ORP de l'assuré que celui-ci était venu déposer des documents pour une nouvelle demande d'indemnités, qu'il avait expliqué ne pas s'être désinscrit de l'ORP depuis sa demande du 25 juillet 2016 mais que, vu qu'il ne touchait pas d'indemnités journalières en Suisse, il avait également déposé une demande en Allemagne et avait touché des indemnités de chômage jusqu'au mois de mai 2017. Après avoir d'abord rejeté la demande d'indemnités de chômage de l'assuré par décision du 13 septembre 2017, au motif qu'il n'avait pas produit les documents permettant de statuer sur son droit aux indemnités, la Caisse a suspendu la procédure d'opposition contre cette décision (décision du 23 octobre 2017), a demandé à l'assuré de répondre à un certain nombre de questions (cf. questionnaire du 25 janvier 2018) puis a levé la suspension de la procédure d'opposition. Par décision sur opposition du 25 avril 2018, elle a admis l'opposition et a annulé la décision du 13 septembre 2017. Par courrier du 4 juin 2018, la Caisse a informé l'assuré qu'il avait droit à l'indemnité de chômage dès le 1er août 2016 et que le nombre maximum d'indemnités journalières pouvant être perçues jusqu'au 31 juillet 2018 (fin du délai-cadre d'indemnisation) était de 400. Par courrier du même jour, elle l'a en outre informé que le 9 février 2018 correspondait au dernier jour indemnisé. Par courrier du 5 juin 2018, annulant et remplaçant celui de la veille, la Caisse a informé l'assuré que le dernier jour indemnisé était le 16 février 2018. Le même jour, la Caisse a procédé au paiement des 400 indemnités journalières pour la période du 1er août 2016 au 16 février 2018, soit un montant de 77'405 fr. 50. A.c. Par courriel du 5 février 2019, le Centre de compétences Romandie d'Unia a informé le collaborateur de la Caisse en charge du dossier de l'assuré qu'après un contrôle, il apparaissait que certaines périodes avaient été indemnisées à tort. En effet, ensuite de la décision sur opposition du 28 (recte: 25) avril 2018, le droit aux indemnités ne pouvait être examiné qu'à partir du 20 juin 2017. L'assuré avait en outre perçu des indemnités du chômage allemand du 11 août 2016 au 10 mai 2017. Il ne pouvait cependant pas percevoir des indemnités de deux Etats en même temps. La Caisse a procédé à un nouveau calcul du droit aux indemnités de chômage en faveur de l'assuré, compte tenu du délai-cadre d'indemnisation qui devait débuter le 20 juin 2017 et non le 1 er août 2016. Dans deux courriers séparés du 27 février 2019, remplaçant et annulant ceux des 4 et 5 juin 2018, elle a d'une part informé l'assuré qu'il avait droit à l'indemnité de chômage dès le 20 juin 2017 et que le nombre maximum d'indemnités journalières pouvant être perçues jusqu'au 19 juin 2019 (fin du délai-cadre d'indemnisation) était de 260 et, d'autre part, l'a informé que le 18 juin 2018 correspondait au dernier jour indemnisé. A.d. Par décision du 27 février 2019, la Caisse a réclamé à l'assuré la restitution d'un montant de 25'856 fr. 30. Elle a exposé qu'en lieu et place d'un délai-cadre d'indemnisation valable dès le 1er août 2016 (avec un droit à 400 indemnités), l'assuré bénéficiait d'un délai-cadre depuis le 20 juin 2017 (avec un droit à 260 indemnités). La Caisse avait dû annuler les paiements du 1er août 2016 au 16 février 2018 et les avait compensés avec ceux de la période du 20 juin 2017 au 18 juin 2018. Le montant total des indemnités s'élevait alors à 51'549 fr. 20 au lieu de 77'405 fr. 50 L'assuré a formé opposition contre la décision de restitution du 27 février 2019. Le 21 octobre 2019, la Caisse l'a informé qu'une décision sur opposition pourrait lui être plus défavorable que la décision du 27 février 2019: en effet, l'assuré avait droit à 260 indemnités journalières dès le 20 juin 2017, dont il fallait encore déduire 210 indemnités journalières déjà perçues en Allemagne pour la période du 11 août 2016 au 10 mai 2017; le nombre d'indemnités journalières auxquelles il pouvait donc prétendre s'élevait à 50; les 210 indemnités journalières versées à tort représentaient un montant de 41'441 fr. 50 qui s'ajoutait au montant initialement réclamé de 25'856 fr. 30, soit un montant total à restituer de 67'297 fr. 80. Au vu de ces explications, la Caisse a accordé à l'assuré un délai au 6 novembre 2019 pour retirer son opposition. Elle a précisé que même en cas de retrait de l'opposition, elle pourrait être amenée à modifier la décision en sa défaveur si les conditions d'une révision ou d'une reconsidération étaient réalisées. Le 6 novembre 2019, l'assuré a retiré son opposition contre la décision du 27 février 2019, laquelle est entrée en force. A.e. Par décision du 9 janvier 2020, la Caisse a réclamé à l'assuré la restitution d'un montant de 67'297 fr. 80 (25'856 fr. 30 + 41'441 fr. 50). Le 6 février 2020, elle a rendu une nouvelle décision, annulant et remplaçant celle du 9 janvier 2020, par laquelle elle a réclamé la restitution de la somme de 41'441 fr. 50. Le 10 février 2020, l'assuré a formé opposition contre la décision du 9 janvier 2020. Le 19 février 2020, il a également formé opposition contre la décision du 6 février 2020, pour les mêmes motifs que ceux invoqués contre la décision du 9 janvier 2020. Par décision sur opposition du 25 mai 2021, la Caisse a rejeté l'opposition du 10 février 2020 et a confirmé la décision du 6 février 2020.