Citation: 1B_508/2018 E. 3.1.2

3.1.2. Le recourant reproche tout d'abord à l'autorité précédente d'avoir renvoyé, à titre de motivation, aux considérants de son ordonnance du 27 juin 2018. Sa critique peut être rejetée. En effet, le renvoi à des décisions précédentes afin de motiver un jugement est admissible en matière de détention provisoire à condition que les motifs auxquels il est renvoyé soient développés de manière suffisante au vu des exigences de l'art. 29 al. 2 Cst. et que le recourant ait pu faire valoir efficacement ses objections, ce qui était encore le cas en l'espèce (cf. ATF 114 Ia 281 consid. 4c p. 285; arrêts 1B_247/2015 du 4 août 2015 consid. 2; 1B_295/2014 du 23 septembre 2014 consid. 2.3). S'agissant du risque de récidive, le recourant peut certes se prévaloir de certaines attaches avec la Suisse dès lors qu'il y vit depuis fin 2011, tout comme son amie actuelle (au bénéfice d'un permis C) ainsi que plusieurs membres de sa famille, et en particulier sa fille mineure (dont il n'avait toutefois pas la garde); de plus, l'entreprise E.________ serait prête à l'engager à sa libération. Cela étant, comme relevé par l'instance précédente, il a également des liens étroits avec l'étranger, en particulier la Macédoine puisqu'il est macédonien, qu'il est né dans ce pays où vivent encore ses parents, et qu'il y est retourné à plusieurs reprises, notamment peu avant son arrestation. De plus, le recourant, impliqué dans un trafic de stupéfiants, est exposé à une peine privative de liberté importante au vu de la quantité de cocaïne en cause. En effet, sur ce point, le Juge unique a constaté - sans que cela ne soit contesté par le recourant - que celui-ci avait admis avoir reçu 969 g de cocaïne pure. Or, le cas est considéré comme grave au sens de l'art. 19 al. 2 let. a LStup à partir de 18 g de cocaïne pure (cf. ATF 138 IV 100 consid. 3.2 p. 103; arrêt 1B_189/2016 du 13 juin 2016 consid. 5) et le code prévoit une peine minimale d'un an pour une telle infraction (art. 19 al. 2 LStup); il sied en outre de relever que des mesures d'instruction sont encore en cours afin de déterminer l'étendue exacte du trafic de cocaïne reproché à l'intéressé. En l'occurrence, il est donc manifeste que l'intéressé encourt une importante peine privative de liberté, ce qui pourrait l'inciter à faire certains sacrifices pour y échapper. Sur ce point on ne saurait suivre le recourant lorsqu'il soutient de manière péremptoire qu'en cas de condamnation il n'aurait plus que quelques mois de prison, voire quelques jours à effectuer. Au vu des éléments précités, l'instance précédente n'a pas violé le droit fédéral en retenant l'existence d'un risque de fuite. Quoi qu'en pense le recourant, celle-ci n'a pas fondé son appréciation uniquement sur la gravité de l'infraction qui lui est reprochée, mais sur l'ensemble des circonstances précitées.