Citation: 5C.141/2006 04.09.2006 E. A

A.a X.________, d'une part, ainsi que A.________ et B.Y.________, d'autre part, sont copropriétaires de la parcelle n° xxx, du cadastre de la commune de C.________. Ce bien-fonds, sur lequel a été érigée une maison, est soumis au régime de la propriété par étages depuis le 31 mars 1983, date à laquelle un règlement d'administration et d'utilisation a été adopté. X.________ est propriétaire des lots de copropriété xxx n° 1 (unités 1.01, 1.02, 1.03) et xxx n° 2 (unité 2.01), correspondant respectivement au rez-de-chaussée inférieur et à une partie du rez-de-chaussée supérieur. Pour leur part, A.________ et B.Y.________ sont copropriétaires, chacun pour la moitié, des lots de copropriété xxx n° 3 (unité 2.02) et xxx n° 4 (unités 2.03, 3.01 et 4.01), correspondant respectivement à une partie du rez-de-chaussée supérieur, au premier étage et au deuxième étage. A.b Lors de travaux de renforcement d'un mur de soutènement, autorisés par le Département des travaux public (DTP) le 20 février 1987, X.________ a fait construire une "cave-dépôt" contre ce mur et dans la partie du jardin sur laquelle il bénéficie d'une servitude d'usage, situation que les époux Y.________ ont accepté par gain de paix. Le 23 mars 1989, X.________ a saisi le DTP d'une demande d'autorisation portant sur la création d'un studio dans un "bâtiment autorisé" et d'une place de parking couverte. Les propriétaires de la parcelle n° xxx ont conclu, le 20 décembre 1996, une convention prévoyant entre autres points, à son article 3, que X.________ "dispos[ait] du droit d'affecter à l'habitation la cave/dépôt qu'il avait construite sur la partie du jardin sur laquelle il bénéficiait d'un droit de jouissance exclusif". Le 21 septembre 1998, le conseil des époux Y.________ a rédigé un avenant à la convention concernant notamment la constitution d'une "servitude de superficie" d'une durée de cinquante ans dès le 1er janvier 1999 au profit du propriétaire du lot de copropriété par étages n° 1.01, X.________, et permettant à ce dernier d'ériger et de maintenir dans son état actuel le bâtiment de deux pièces construit sous la terrasse de la villa. Le 14 octobre 1998, le conseil de X.________ a proposé certaines modifications concernant cet avenant mais, en définitive, celui-ci n'a pas été signé. A.c Le 14 mai 2002, X.________ a saisi le Tribunal de première instance de Genève d'une demande en exécution de travaux dirigée contre les époux Y.________. Le 11 juin 2002, X.________, d'une part, ainsi que A.________ et B.Y.________, d'autre part, ont signé une nouvelle convention destinée à mettre un terme définitif à leurs divergences. Ils sont ainsi convenus de procéder à divers travaux. Cet accord contenait en outre un article 4 relatif au "studio", qui présentait la teneur suivante: "Il est rappelé que les parties ont eu de nombreuses discussions à propos du studio érigé par Monsieur X.________. Les parties décident de mettre fin également à cet élément de divergences entre eux. A cette fin, ils décident de constituer une servitude foncière au profit de l'unité de copropriété inscrite au RF xxx no 1. Les frais de constitution sont à la charge de Monsieur X.________. Monsieur A.________ et Madame B.Y.________ prennent l'engagement de signer tout document nécessaire à l'exécution du présent article". Enfin, X.________ s'engageait à retirer la demande qu'il avait formulée le 14 mai 2002 et qui était encore pendante devant le Tribunal de première instance de Genève. A.d Dès le 22 octobre 2002, les trois propriétaires concernés ont été en litige à propos de l'exécution de la convention du 11 juin 2002 et des solutions juridiques à adopter au sujet du studio. Par acte déposé en vue de conciliation le 5 mai 2004, X.________ a intenté à l'encontre des époux Y.________ action en exécution de la convention du 11 juin 2002, concluant à ce qu'il soit ordonné au conservateur du Registre foncier d'inscrire sur la parcelle xxx du cadastre de C.________, au profit de l'unité de copropriété n° xxx.1, un droit de superficie donnant droit à la construction du bâtiment 3078 représentée sur un plan de servitude annexé. Par jugement du 3 novembre 2005, le Tribunal de première instance de Genève a débouté X.________ de toutes ses conclusions.