Citation: 2A.515/2000 22.11.2000 E. 3

3.- Il convient d'examiner si les autorités ont agi avec diligence et si le renvoi paraît possible dans un délai prévisible (art. 13b al. 3 et 13c al. 5 lettre a a contrario LSEE). Le manque de coopération de la part de l'étranger ne permet pas aux autorités cantonales de rester inactives; elles doivent au contraire essayer notamment de déterminer son identité et d'obtenir les papiers nécessaires à son renvoi, avec ou sans sa collaboration (cf. ATF 124 II 49). D'après les pièces du dossier, les autorités valaisannes compétentes ont effectué différentes démarches. Le 24 août 2000, le Service cantonal a entendu l'intéressé et lui a imparti un délai échéant le 7 septembre 2000 pour se présenter à la Police cantonale avec le résultat des démarches qu'il aurait entreprises pour se procurer des documents de voyage valables. Le Service cantonal a demandé à la Police cantonale, le 29 août 2000, de convoquer et d'entendre le recourant s'il ne se présentait pas au rendez-vous susmentionné et, le 6 octobre 2000, de poursuivre les démarches en vue du départ de l'intéressé. Le 11 septembre 2000, les autorités valaisannes compétentes ont adressé à l'Office fédéral une demande de soutien à l'exécution du renvoi et de couverture financière. Le 11 octobre 2000, la Police cantonale a entendu le recourant. Le même jour, l'intéressé a été mis en contact téléphonique avec le Consul de Guinée à Paris. Dans ces conditions, le Juge unique a constaté à juste titre que les autorités valaisannes compétentes avaient effectué avec une diligence suffisante les démarches en vuedu renvoi du recourant dans son pays d'origine. De plus, en l'état, rien n'indique que ces efforts ne pourraient aboutir, ni que le refoulement ne pourrait être réalisé dans un délai prévisible.