Citation: 8D_5/2018 E. 5.2.1

5.2.1. La Chambre des recours est arrivée à la conclusion que la collocation de la recourante était correcte et pouvait être confirmée par adoption des motifs retenus respectivement par la commission et par le Tribunal de première instance. Elle a considéré que la décision attaquée devant elle s'appuyait sur les conclusions de la commission et reprenait intégralement le cahier des charges de la recourante. Elle a constaté en particulier que celle-ci ne gérait pas des dossiers spécialisés au sens du système DECFO ("les activités décrites dans son cahier des charges ne correspondant pas à un rôle d'interface prépondérant, qui s'illustre par une forte capacité de synthèse et de vulgarisation d'informations techniques diverses devant s'adresser à des partenaires variés, mais bien d'appui administratif, le cercle de ses interlocuteurs étant relativement circonscrits"). Son savoir-faire portait sur un domaine d'activité relativement étroit, attendu que ses tâches comprenaient essentiellement la conception, l'organisation et la réalisation du suivi administratif des projets de séjours linguistiques. Selon les témoignages recueillis, elle accomplissait, notamment, un travail de secrétariat (tenue de procès-verbaux et d'agendas), ce qui n'était pas le cas d'un gestionnaire de dossiers spécialisés. La Chambre des recours s'est également penchée sur les compétences requises pour les postes de la recourante (faibles exigences en matière de communication). Elle a constaté qu'elle n'avait pas de tâches en lien avec la conduite du personnel. S'agissant de la cohérence dite "transversale", la Chambre des recours a constaté que la décision du Tribunal de première instance analysait longuement le cahier des charges dévolu à un gestionnaire de dossiers spécialisés. Celui-ci doit disposer d'une autonomie supérieure à celle d'un secrétaire d'unité, de connaissances poussées de la législation et d'un savoir-faire technique important, toutes exigences qui ne sont pas requises d'un secrétaire d'unité. Enfin la Chambre s'est exprimée sur les témoignages invoqués, ainsi que sur le courriel du directeur de l'enseignement de la HEP (p. 15 du jugement attaqué).