Citation: 5A_926/2021 E. 4.2

4.2. Il convient avant tout de souligner la confusion qu'opère manifestement le recourant entre le grief de la violation de son droit d'être entendu et l'appréciation anticipée des preuves. La motivation qu'il développe à propos de la violation de son droit d'être entendu relève en effet de l'appréciation arbitraire des preuves dès lors qu'il se plaint notamment dans ce contexte du caractère lacunaire de l'expertise (cf. " du caractère informel et non protocolé des déclarations faites par le Docteur Q.________ aux experts "; " du caractère informel et non protocolé des déclarations faites par le personnel médical "); il ne peut ainsi, dans ces circonstances, reprocher à la cour cantonale de ne pas avoir motivé/examiné le défaut de violation de son droit d'être entendu, étant évident que celui-ci n'entrait pas en considération. De même, le recourant se méprend lorsque, sous l'angle de la violation de son droit d'être entendu, il reproche à la cour cantonale d'avoir rejeté ses griefs dirigés contre le refus de la justice de paix d'ordonner une contre-expertise, de poser des questions complémentaires aux experts, d'auditionner ceux-ci ainsi que le Dr I.________, le Dr Q.________ et le personnel soignant. Le recourant l'a d'ailleurs parfaitement compris puisqu'il développe des critiques de contenu identique sous l'angle de l'appréciation arbitraire des preuves ( infra consid. 4.3) et se réfère précisément à la décision de la justice de paix de refuser l'administration des preuves complémentaires requises par appréciation arbitraire des preuves. La même conclusion s'impose lorsque le recourant conteste le refus de la cour cantonale de procéder elle-même à des mesures d'instruction complémentaires. A ce dernier égard, il est encore précisé que, contrairement à ce que soutient le recourant, l'autorité cantonale a motivé son refus en indiquant que les mesures sollicitées n'amèneraient pas à poser d'autres constatations relatives à l'état de fait pertinent: aucune violation de son droit d'être entendu n'est donc à relever du point de vue d'un éventuel défaut de motivation de l'arrêt déféré.