Citation: 1C_559/2016 E. 5.2.1

5.2.1. Reconnaissant qu'un cordon boisé peut être qualifié de forêt, indépendamment du fait qu'il n'atteigne pas en tout point une largeur de 12 m, le recourant soutient toutefois qu'il ne pourrait en aller ainsi dans le cas présent. Selon lui, c'est à tort que la cour cantonale aurait confirmé la fonction sociale particulièrement importante du cordon boisé. A le suivre, le fait que ce dernier n'est pas visible de la route du Mont (située en amont) aurait dû conduire les autorités à lui nier tout intérêt paysager. Le recourant se contente ce faisant d'opposer appellatoirement sa propre appréciation de la situation à celle de l'instance précédente et perd de vue que le boisement en cause se situe sur une zone intermédiaire de l'adret lémanique caractérisée, comme l'a confirmé l'OFEV, par la présence de nombreux cordons forestiers constituant non seulement une composante marquante de la structuration du paysage, mais aussi autant d'éléments du maillage d'un réseau écologique essentiel à l'existence de la faune et de la flore. Ce caractère écologique, également mis en évidence par la DGE, ne saurait être remis en cause ni par l'absence de traces d'animaux sur une photographie hivernale du boisé, dont se prévaut le recourant, ni par ses affirmations, aux termes desquelles le cordon litigieux ne constituerait pas un habitat irremplaçable pour la faune en raison de "la proximité de la forêt xxx où l'habitat pour la faune est certainement plus attrayant, plus convenable et plus réel". Outre que ces éléments sont de nature purement appellatoire, les allégations du recourant se trouvent contredites par les constatations du Tribunal cantonal, qui a mis en évidence, lors de l'inspection locale, des traces indicatives du passage d'un chevreuil dans la bande forestière en cause (cf. procès-verbal de l'audience du 15 juillet 2016). C'est également en vain et maladroitement que le recourant tente de contester la présence de variétés indigènes d'arbres au sein du cordon litigieux. Que la grille d'entrée de la villa porte le non "sous les pins", que le cordon en soit, par hypothèse, également peuplé, n'exclut en rien la présence prédominante des essences locales énumérées par la DGE, à savoir des chênes, des charmes, ainsi que des noisetiers; les éléments de cette liste sont de surcroît confirmés et complétés par l'OFEV, qui a pu identifier, sur place, des épines noires, des viornes lantanes, des troènes, de même que du chèvrefeuille.