Citation: 9C_858/2017 E. 5.1

5.1. En l'espèce, il ressort du rapport d'expertise judiciaire que l'intimée a présenté une capacité de travail de 40 % pour un plein temps à partir du 1 er juillet 2015 dans l'activité habituelle exercée avant la survenance de l'atteinte à la santé. Contrairement aux considérations du jugement entrepris, l'incapacité corrélative de travail (60 %) ne doit pas être confondue avec la perte de gain subie par l'intimée, dans la mesure où le taux d'activité professionnelle déterminant n'est en l'occurrence pas de 100 % mais de 80 %. L'incapacité de travail ne saurait par ailleurs être déterminée par pondération avec le taux d'activité professionnelle de l'assurée tel que préconisé par les premiers juges (80 % x 60 % = 48 %). Compte tenu de l'obligation faite aux assurés de réduire le dommage, il leur incombe de mettre à profit toute la capacité de travail raisonnablement exigible de leur part (cf. ATF 123 V 230 consid. 3c p. 233 et les références citées). En ce sens, la jurisprudence considère d'ailleurs que l'assuré ne subit pas d'incapacité de gain tant que sa capacité résiduelle de travail est plus étendue ou égale au taux d'activité qu'il exercerait sans atteinte à la santé (voir ATF 137 V 334 consid. 4.1 p. 339; arrêts I 151/06 du 29 juin 2007 consid. 7.2 et I 417/92 du 19 mai 1993). A cet égard, le calcul opéré par l'office recourant pour déterminer le taux d'invalidité dans la sphère professionnelle pondéré de l'intimée est donc correct: (80 % [taux d'activité sans l'atteinte à la santé] - 40 % [taux de capacité de travail médicalement attestée])./. 80 % = 50 %; 50 % x 80 % [taux d'activité sans l'atteinte à la santé] = 40 %. Ce taux d'invalidité correspond à celui qui résulterait de la comparaison des revenus à laquelle se réfère l'intimée, en fonction du revenu sans invalidité fixé à 42'106 fr. par l'office recourant dans la décision du 2 août 2016 (ce qui correspond à un salaire de 52'632 fr. à plein temps). Avec un degré d'invalidité de 50 % résultant de la comparaison des revenus ([42'106 fr. - 21'052 fr. (40 % de 52'636 fr.)]./. 42'106 fr. x 100 = 50 %) et pondéré en fonction des 80 % consacrés à l'exercice d'une activité professionnelle, le taux d'invalidité pour la part active s'élève à 40 % (0,8 x 50 %). L'argumentation de l'intimée n'est dès lors pas pertinente. Compte tenu d'une invalidité ménagère de 3,34 %, l'intimée présente un taux global d'invalidité de 43 % depuis le 1er juillet 2015, ouvrant le droit à un quart de rente. Le jugement entrepris s'avère ainsi non conforme au droit fédéral et le recours se révèle bien fondé sur ce point.