Citation: 1B_427/2019 E. 3.2

3.2. La Présidente de la Chambre pénale d'appel et de révision a constaté que, malgré les pièces nouvellement produites, A.________ n'avait toujours pas établi ni même rendu vraisemblable qu'elle se trouvait dans l'indigence et a rejeté la requête d'assistance judiciaire. Ainsi, les documents fournis ne permettaient pas de tenir pour établi que la maison sise en Australie avait été saisie, la lettre produite concernant une proposition amiable, ancienne, permettant précisément, le cas échéant, qu'il y soit renoncé. Les pièces produites en lien avec le chalet de Monnetier-Mornex démontraient qu'il n'avait pas fait l'objet d'une vente judiciaire mais au contraire d'une vente amiable, étant relevé que le prix d'achat se situait précisément au plancher fixé par le juge, que l'acheteuse était en réalité une connaissance de longue date de l'appelante et que cette dernière continuait à y vivre comme précédemment mais gratuitement pour ce qui est des charges, ce qui semblait pour le moins singulier. Aucun document n'était produit concernant les fiducies de famille dont elle alléguait qu'elles étaient dissoutes. En ce qui concerne les comptes en banque, les pièces produites étaient anciennes et ne concernaient que trois comptes alors que la procédure avait établi l'existence d'un nombre bien supérieur. Seule une pièce, ancienne et au contenu informatif, avait été produite à propos de ses différents véhicules, sans aucune autre explication. L'appelante n'avait pas davantage établi qu'elle ne détenait plus les sociétés B.________ Ltd et C.________ Ltd, pas plus qu'elle n'avait fourni d'explication sur la manière dont elle assume concrètement ses charges, la seule pension mensuelle de 1'500 AUD destinée à son fils ne pouvant à l'évidence suffire à l'entretien de deux adultes, même établis en France voisine sans loyer.