Citation: 6B_434/2024 E. 2

Le recourant conteste sa condamnation pour escroquerie par métier, invoquant que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en ne constatant pas que l'astuce ferait défaut. À l'appui de sa thèse, il invoque en particulier les éléments suivants: - Avant même d'être engagé par l'intimée, C.________ a été condamné à deux reprises pour des atteintes au patrimoine, notamment des escroqueries. L'intimée aurait pu éviter d'introduire " un loup dans la bergerie " en demandant qu'il produise un extrait de son casier judiciaire au moment de son engagement, démarche d'autant plus pertinente qu'il disposait dans les faits d'un large pouvoir décisionnel et que son dossier de candidature était incomplet. Que l'intimée ait eu recours aux services d'un chasseur de tête n'y change rien; - Durant les rapports de travail, C.________ a été formellement averti pour ne pas avoir été rigoureux dans le timbrage de ses heures de travail et en raison d'un comportement jugé inadéquat, ce qui aurait dû mener l'intimée à " mettre la barre plus haute en matière de prudence ", d'autant plus qu'il a rapidement fait l'objet d'une saisie sur salaire; - Le système de contrôle à trois échelons mis en place par l'intimée n'était pas efficace, puisqu'il suffisait à C.________ d'obtenir trois signatures pour toute forme de validation, sans que les personnes en question ne procèdent à des contrôles. L'inefficacité de ce système est également démontrée par le fait qu'après la présente affaire, le département marketing de l'intimée a subi une restructuration complète; - Les factures ayant entraîné les paiements indus par l'intimée contenaient des erreurs évidentes (logos grossiers, adresses changeantes, erreurs en matière de taux de TVA) et les deux premières sociétés utilisées par le recourant (soit E.________ et D.________) n'existaient pas; - Même après 18 mois de malversations, ce n'est pas l'intimée qui a découvert la supercherie, mais un tiers.