Citation: I 23/01 28.11.2001 E. 2

2.- a) Les premiers juges, se fondant sur le rapport du docteur F.________, ont admis que les conditions d'une révision du droit à la rente étaient réunies. Cependant, on ne saurait se rallier à ce point de vue, si l'on compare le rapport médical du 29 janvier 1993 du docteur D.________ avec l'expertise du 2 mars 1999 du docteur F.________. Ce dernier fait état, notamment, d'un status après morbus Scheuermann, avec cyphose dorsale accentuée et spina bifida en S1 dans le cadre d'une colonne vertébrale sans autre particularité, et d'un status après méniscectomie du genou droit, avec signes discrets d'une arthrose débutante. Son diagnostic ne diffère donc que très peu de celui posé par le docteur D.________ en 1993. Certes, ce dernier reflète plus les douleurs décrites par le patient ("syndrome vertébral généralisé"), alors que celui posé par le docteur F.________ se concentre sur l'état objectif de l'assuré. Néanmoins, d'une part, le docteur F.________ a indiqué que le recourant se plaignait de douleurs tant dans le genou droit que dans la nuque et le dos, et d'autre part, le docteur D.________ a précisé que les indications subjectives de son patient ne correspondaient que partiellement aux constatations objectives (rapport du 29 janvier 1993, pts 2.1). Selon le docteur F.________, le recourant ne peut travailler qu'à 50 % comme ouvrier dans la construction, mais dispose d'une pleine capacité de travail dans des professions plus légères, par exemple dans le secteur industriel, dans un entrepôt, comme coursier ou dans une activité ménagère. Il est vrai que d'après cette évaluation, la capacité de travail résiduelle du recourant semble légèrement supérieure à celle décrite par le docteur D.________ en 1993. Toutefois, cela traduit plus une différence d'appréciation, par deux praticiens, des conséquences d'atteintes stationnaires à la santé qu'une véritable modification de l'état de santé pouvant justifier une révision du droit à la rente au sens de l'art. 41 LAI. Du reste, le docteur C.________ avait pour sa part proposé une reprise du travail sans restriction dès le 1er avril 1992 déjà. b) Le recourant, s'appuyant sur le rapport du docteur G.________, soutient que son état de santé s'est péjoré depuis la décision du 15 juillet 1994 de l'Office AI du canton de Berne. Cette allégation est toutefois contredite par le rapport d'expertise du docteur F.________, qui remplit toutes les conditions posées par la jurisprudence pour lui reconnaître une pleine valeur probante (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a et les références). Le docteur F.________ a analysé de manière détaillée dans quelle mesure les atteintes constatées à la colonne vertébrale et au genou conduisaient à des limites fonctionnelles, alors que le docteur G.________ s'est borné à affirmer que ces atteintes expliquaient les douleurs décrites par son patient et le rendaient totalement incapable d'accomplir une quelconque activité. Dans ces conditions, la péjoration de l'état de santé alléguée par le recourant n'est pas établie.