Citation: 7B_89/2023 E. 3.3

3.3. La cour cantonale a tout d'abord rappelé que la recourante contestait en substance avoir signé un contrat de mariage avec le prévenu et soutenait que celui-ci aurait dès lors produit un faux dans le cadre de la procédure de divorce, sur lequel les autorités civiles se seraient fondées. L'autorité cantonale a ensuite indiqué qu'il fallait se référer aux éléments objectifs au dossier, en particulier au témoignage du notaire D.________, selon lequel il avait reçu les parties à son étude à deux reprises à la fin de l'année 2009 pour instrumenter un contrat de mariage, étant précisé qu'il avait vérifié l'identité des deux personnes qui s'étaient alors présentées à l'aide de leurs pièces d'identité. A cet égard, elle a relevé qu'il importait peu que le prévenu se soit souvenu avoir été reçu par une notaire, et non par le prénommé, dès lors que cette imprécision pouvait s'expliquer par le temps écoulé et parce que l'étude du prénommé contenait le nom de son associée E.________ qui figurait également sur le contrat de mariage. Elle a ainsi retenu que la recourante s'était rendue à l'étude du notaire D.________, notamment le 30 décembre 2009, pour y signer un contrat de mariage avec le prévenu et a précisé qu'elle ne voyait pas pour quelles raisons ce notaire aurait menti ou se serait associé à la fabrication d'un faux. La cour cantonale a relevé que le fait que le notaire ait indiqué qu'il ne pouvait pas être certain que la recourante soit l'une des personnes reçues ne modifiait pas cette appréciation et pouvait s'expliquer par l'ancienneté des faits, qui remontait à plus de dix ans. Elle a également indiqué que le témoignage de C.________ ne remettait pas en cause les propos du notaire. L'autorité cantonale a ensuite examiné les versions du contrat de mariage produites par la recourante et a indiqué que le notaire avait donné des indications claires sur leurs différences, qui s'expliquaient par des amendements apportés par les parties et par la pratique habituelle concernant les signatures. Elle a considéré que rien ne permettait de douter de la véracité de la version du contrat produite dans le cadre de la procédure civile, dans la mesure où sa teneur correspondait à la version finale signée par les parties devant le notaire. A cet égard, elle a précisé que les différences entre les documents (soulignements, chiffres écrits en lettres, etc.) pouvaient être qualifiées de cosmétiques et n'influençaient pas leur contenu. La cour cantonale a estimé que, dans ces circonstances, un examen graphologique de la signature de la recourante était inutile et que celle-ci n'avait d'ailleurs pas produit de signature de l'époque permettant d'émettre des soupçons de faux. Elle a également considéré que l'audition de la notaire E.________ était inutile, dés lors que, selon les informations au dossier, celle-ci ne se souvenait pas avoir été présente lors des rendez-vous avec les parties. Elle a encore relevé qu'en raison du temps écoulé depuis le 30 décembre 2009, à savoir plus de quatorze ans, elle ne voyait en substance pas quel témoignage pourrait apporter des éléments pertinents. Elle a enfin considéré que les déclarations des soeurs de la recourante seraient, au vu de leurs liens familiaux, fortement sujettes à caution et dépourvues de force probante et qu'une confrontation entre les parties n'amènerait aucun élément complémentaire inédit, puisque celles-ci avaient déjà eu l'occasion de s'exprimer.