Citation: 4A_393/2023 E. 5.2

5.2. En deuxième lieu, l'intéressé reproche aux juges cantonales d'avoir apprécié les faits de manière manifestement inexacte, en jugeant qu'il ne pouvait pas se fier aux comptes intermédiaires établis avant de quitter son poste d'administrateur. En l'occurrence, la cour cantonale a retenu que le recourant ne pouvait pas se prévaloir de la circonstance selon laquelle il avait requis l'établissement de comptes intermédiaires afin de s'assurer de la bonne santé de la société, dès lors qu'il savait que le résultat de l'exercice 2009 n'était pas définitif, les comptes n'étant ni bouclés ni révisés. En outre, elle a rappelé que ces comptes intermédiaires laissaient apparaître que E.________ avait subi une perte de 3'478'786 USD pour les six premiers mois de l'exercice 2010, mais que cet élément ne l'avait pas alarmé et qu'il n'avait pas recueilli de plus amples informations à ce sujet. Ce faisant, la cour cantonale n'a pas apprécié les faits de manière arbitraire mais a seulement jugé que ces éléments ne permettaient pas d'atténuer la faute commise par l'intéressé. Elle n'a ainsi nullement établi les faits de manière arbitraire mais a uniquement procédé à une appréciation juridique du comportement du recourant, en tenant compte des considérations émises par la Cour de céans dans son second arrêt de renvoi, laquelle avait jugé que l'intéressé savait, au moment de sa démission en 2011, que les comptes de l'année 2009 n'étaient toujours pas bouclés ni révisés, ce qui avait pour conséquence que sa représentation erronée quant à la véritable situation financière de E.________ à ce moment-là n'était pas subjectivement excusable.