Citation: 1A.333/2005 20.02.2006 E. 7

Enfin, les recourants prétendent que la réciprocité ne serait pas garantie par l'Etat requérant qui, après avoir écarté une première demande d'entraide, tarderait à répondre à une nouvelle demande, déposée le 12 février 2003. Les recourants perdent de vue que, selon l'art. 8 al. 2 let. a EIMP, la réciprocité n'est de toute façon pas exigée lorsque l'exécution de la demande paraît s'imposer en raison de la nécessité de lutter contre certains types d'infraction. Cela concerne en particulier la répression de la criminalité organisée et des délits économiques (ATF 115 Ib 517 consid. 4b p. 525; 110 Ib 173 consid. 3a p. 176), du blanchiment d'argent et de la corruption (arrêt 1A.49/2002 du 23 avril 2003, consid. 4.1 non publié à l'ATF 129 II 268 et les arrêts cités). Il ressort d'ailleurs du dossier que le magistrat requérant a assuré la réciprocité lors de chacune de ses démarches, déclarations dont rien ne permet de mettre en doute la véracité. Un retard à statuer sur la commission rogatoire de la Suisse ne saurait être assimilé à un refus de coopération, l'autorité suisse ayant elle-même mis plusieurs années à répondre favorablement aux demandes déposées en 2003 par l'Etat requérant.