Citation: H 263/03 17.10.2006 E. 5

Cela étant, on ajoutera que s'agissant de B.________, les premiers juges ont retenu qu'il a commis une négligence grave au sens de l'art. 52 LAVS. Pour toute motivation, ils ont, après avoir discuté de la responsabilité de A.________, «au surplus relev[é] que Monsieur B.________ a adopté le même comportement que Monsieur A.________». Une telle argumentation, qui ne tient nullement compte des circonstances propres à la personne de B.________, est mal fondée. Pour apprécier la diligence dont celui-ci a fait preuve ou aurait dû faire preuve en tant qu'organe de l'employeur, les premiers juges ne pouvaient se borner à se référer au comportement d'un tiers, sans examiner et discuter celui de la personne en cause. B.________ a par ailleurs fait valoir en instance cantonale qu'il n'était pas membre du conseil d'administration de X.________ SA, mais l'un de ses directeurs; il n'était par ailleurs responsable ni du service financier, ni du service de l'intérieur qui s'occupait du paiement des salaires et des charges sociales. Selon la jurisprudence, un directeur d'une société anonyme a généralement la qualité d'organe responsable selon l'art. 52 LAVS en raison de l'étendue des compétences que cette fonction suppose (ATF 104 II 197 consid. 3b). Mais il ne doit répondre que des actes ou des omissions qui relèvent de son domaine d'activités, ce qui, en d'autres termes, dépend de l'étendue des droits et des obligations qui découlent de ses rapports internes. Sinon, il serait amené à réparer un dommage dont il ne pouvait empêcher la survenance, faute de disposer des pouvoirs nécessaires (ATF 111 V 178 consid. 5a). En se dispensant d'examiner les griefs soulevés par B.________ quant à son rôle et ses pouvoirs effectifs au sein de la société X.________ SA et en assimilant simplement son comportement à celui de l'administrateur de la société anonyme, les premiers juges ont non seulement constaté les faits de façon incomplète, mais n'ont pas examiné les conditions de l'art. 52 LAVS à satisfaction de droit. Il appartiendra donc à la juridiction cantonale, dans le cadre du renvoi de la cause, de rendre un nouveau jugement qui tienne compte des exigences posées par le droit fédéral.