Citation: I 302/03 19.03.2004 E. 4

4.1 Le recourant fait par ailleurs grief à l'intimé ainsi qu'à la juridiction cantonale de recours de n'avoir pas examiné l'incidence des problèmes de hanches sur sa capacité de travail. Singulièrement, il soutient que les premiers juges auraient dû interroger le docteur K.________ qui l'avait opéré et qui avait attesté une incapacité totale de travail depuis le 5 décembre 2001. 4.2 Les objections du recourant sont pertinentes. Il va de soi que la présence d'un trouble somatoforme douloureux non invalidant n'exclut pas pour autant que d'autres affections, somatiques, puissent ultérieurement entraver la capacité de travail d'un assuré. Dans son rapport du 29 octobre 2002, le docteur K.________ a clairement indiqué que les problèmes de hanches de son patient l'avaient rendu totalement incapable de travailler à partir du 5 décembre 2001, soit un mois après avoir subi une opération de la hanche. Or les premiers juges n'ont pas cherché à en savoir davantage, omettant en particulier de déterminer si cette incapacité de travail avait été durable, si elle ne devait être reportée qu'aux seuls troubles de la hanche ou ne constituait qu'une manifestation supplémentaire du trouble somatoforme douloureux. En statuant en l'état, l'intimé et les premiers juges n'ont pas élucidé les faits pertinents, si bien qu'il n'est pas possible de se prononcer en connaissance de cause sur la modification de l'invalidité et, partant sur le droit à la rente, en relation avec les affections de la hanche objectivées. Comme cet élément n'a pas été pris en compte dans la décision du 5 août 2002, cette dernière doit être annulée. Il s'ensuit que la cause sera renvoyée à l'intimé afin qu'il instruise ce point, en prenant l'avis de ses médecins traitants ou celui d'un expert, puis rende une nouvelle décision.