Citation: 6B_572/2022 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a rejeté la réquisition du recourant en procédant à une appréciation anticipée des preuves. Elle a considéré que la thèse de l'incendie involontaire ( recte : volontaire) n'était pas fondée seulement sur les contradictions du recourant, mais aussi sur l'enquête de police et l'examen du mobile de l'intéressé: les causes de l'incendie étaient donc suffisamment connues et la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise technique n'était pas nécessaire. Concernant l'expertise privée, l'autorité inférieure a considéré que celle-ci était dénuée de toute valeur probante: elle avait été établie sur des bases incomplètes et était fondée sur la version du recourant; l'expert privé était en outre une relation de longue date du recourant et, s'il possédait peut-être des compétences en matière automobile, il ne disposait a priori d'aucune qualification en matière forensique; au dossier figuraient par ailleurs d'autres photographies prises devant l'incendie qui infirmaient les appréciations de l'expert privé.