Citation: 6B_446/2024 E. 3.4

3.4. Au demeurant, on relèvera que les griefs de violation de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.) et du principe de la proportionnalité (art. 5 al. 2 Cst.) n'ont pas de portée propre en tant que le recourant critique l'application du Code pénal et que l'art. 42 CP impose lui-même le respect de la proportionnalité. En outre, on comprend de la structure en deux parties de la motivation de l'arrêt attaqué s'agissant de l'existence de circonstances particulièrement favorables au sens de l'art. 42 al. 2 CP que l'examen de la cour cantonale a également porté sur la période s'étendant de la libération du recourant en avril 2019 au moment du jugement en avril 2024. Il apparaît que l'autorité a en particulier cherché à déterminer si les conditions de vie du recourant s'étaient modifiées au cours de celle-ci. Ceci implique qu'elle a implicitement examiné si le séjour en détention de 95 jours subi en 2019 avait eu des effets sur le recourant. La cour cantonale nie en définitive l'existence d'une évolution suffisante au niveau personnel et/ou professionnel pour contrebalancer les différents éléments négatifs, éléments qu'elle avait déjà relevés dans son premier arrêt (cf. arrêt de renvoi, consid. 3.3.1). Une telle motivation répond aux exigences déduites du droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. (à ce sujet. v. ATF 142 II 154 consid. 4.2; cf. aussi ATF 147 IV 249 consid. 2.4), étant rappelé que la motivation peut être implicite et découler des différents considérants de la décision (ATF 141 V 557 consid. 3.2.1). Le grief de violation du droit à une décision motivée formulé par le recourant dans ce contexte devrait dès lors quoi qu'il en soit être rejeté. Enfin, si le recourant se plaint que l'impact des 95 jours de détention avant jugement subis en 2019 n'aurait pas été pris en considération, il ne développe aucune critique recevable (cf. supra consid. 2) quant à savoir quel aurait été cet impact ni ne démontre que l'arrêt attaqué violerait le droit fédéral en en faisant fi (cf. art. 42 al. 2 LTF, voire art. 106 al. 2 LTF dans la mesure où cette critique concernerait l'établissement des faits par la cour cantonale). Faute d'indications, le moyen serait de toute manière irrecevable. Il apparaît du reste que la cour cantonale a fondé son appréciation notamment sur le fait que l'avenir et l'intégration professionnels du recourant sont toujours incertains et que ses relations personnelles n'ont pas subi de changement. On notera qu'elle n'a pas ignoré que les résultats du suivi psychiatrique et psychothérapeutique auprès du Centre D.________ étaient positifs, mais a considéré qu'ils ne permettaient pas de démontrer une réelle prise de conscience de la gravité des actes commis. Au vu de ces différents éléments, on ne saurait lui reprocher d'avoir abusé ou excédé le large pouvoir d'appréciation qui lui revenait (cf. ATF 145 IV 37 consid. 2.2; 144 IV 277 consid. 3.1.1) en niant l'existence de circonstances particulièrement favorables au sens de l'art. 42 al. 2 CP permettant l'octroi du sursis malgré la condamnation du 28 mai 2019.