Citation: 2C_330/2013 E. 4.1

4.1. S'agissant du grief tiré de la liberté économique (art. 27 Cst.), le recours ne le mentionne que de manière très sommaire et n'explique pas en quoi l'Arrêté ou l'arrêt attaqué y seraient contraires; ce grief est donc irrecevable (art. 106 al. 2 LTF). Ni le grief de la violation du droit être entendu, ni celui du déni de justice formel (art. 29 Cst.) n'entrent en ligne de compte ici. Contrairement à ce que prétendent les recourantes, il apparaît en effet que la Cour constitutionnelle cantonale est entrée en matière sur le fond des griefs, mais qu'elle les a rejetés parce qu'elle a estimé que le régime applicable aux établissements reconnus d'intérêt public et à leurs pensionnaires résulterait déjà d'autres actes cantonaux, non contestés par les recourantes, que l'Arrêté et ses annexes se contenteraient de mettre en oeuvre. Le principe de la légalité, consacré à l'art. 5 al. 1 Cst., exige que les autorités n'agissent que dans le cadre fixé par la loi (cf. Tanquerel, op. cit., n. 448 p. 149). En l'occurrence, ce grief n'a pas de portée propre par rapport au grief portant sur l'application arbitraire du droit cantonal également invoqué par les recourantes (arrêts 8C_1077/2009 du 17 décembre 2010 consid. 5.2; 2C_218/2007 du 9 octobre 2007 consid. 6; cf., pour la notion d'arbitraire, ATF 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62). Quant à la protection contre l'arbitraire (art. 9 Cst.) et celle de l'égalité (art. 8 Cst.), elles sont étroitement liées. Une décision ou un arrêté est arbitraire lorsqu'il ne repose pas sur des motifs sérieux et objectifs ou n'a ni sens ni but. Une décision ou un arrêté viole le principe de l'égalité de traitement consacré à l'art. 8 al. 1 Cst. lorsqu'il établit des distinctions juridiques qui ne se justifient par aucun motif raisonnable au regard de la situation de fait à réglementer ou qu'il omet de faire des distinctions qui s'imposent au vu des circonstances, c'est-à-dire lorsque ce qui est semblable n'est pas traité de manière identique et ce qui est dissemblable ne l'est pas de manière différente. Il faut que le traitement différent ou semblable injustifié se rapporte à une situation de fait importante (ATF 137 V 334 consid. 6.2.1 p. 348). L'inégalité de traitement apparaît ainsi comme une forme particulière d'arbitraire, consistant à traiter de manière inégale ce qui devrait l'être de manière semblable ou inversement (ATF 129 I 346 consid. 6 p. 357; arrêt 2C_200/2011 du 14 novembre 2011 consid. 5.1). Dans le cas d'espèce, le premier grief absorbe partant le second (cf. ATF 137 I 167 consid. 3.7 p. 176).