Citation: 6B_668/2014 E. 7.2

7.2. Invoquant son droit d'être entendu, le recourant formule différentes critiques quant à la traduction des pièces du dossier. Il se plaint de ce qu'une grande partie des documents ne serait pas traduite, que les traductions ne se trouveraient pas toujours avec les pièces originales, que le tri des documents aurait été effectué avec l'aide d'une employée du MPC qui parlerait polonais et non pas tchèque et que le MPC aurait indiqué à l'audience que l'ensemble des pièces, y compris celles non traduites, faisaient partie du dossier. Ce faisant, le recourant se contente d'énoncer ces éléments, sans démontrer en quoi ils constitueraient une violation de son droit d'être entendu. Au demeurant, le recourant est de langue maternelle tchèque. Au vu de sa maîtrise de cette langue, de sa formation et des différentes fonctions qu'il a occupées, le recourant était en mesure de comprendre la teneur de l'ensemble des pièces et, le cas échéant, de demander la traduction des pièces qu'il estimait importantes. Le recourant ne soutient en outre pas avoir été empêché de requérir la traduction de documents que ce soit auprès du MPC ou à l'audience, ni n'explique en quoi des traductions supplémentaires auraient été importantes pour que les juges puissent statuer en connaissance de cause. Il ne démontre pas non plus que le TPF se serait fondé sur des pièces du dossier que les juges n'auraient pas comprises. Le recourant soutient encore que le droit de disposer d'un dossier traduit découlerait de l'art. 68 al. 3 CPP. L'art. 68 CPP vise le cas où une personne participant à la procédure ne comprend pas la langue de la procédure ou n'est pas en mesure de s'exprimer suffisamment bien dans cette langue (cf. art. 68 al. 1 CPP). Dans ce cas, le contenu essentiel des actes de procédure les plus importants est porté à sa connaissance dans une langue qu'il comprend (cf. art. 68 al. 2 CPP). Cette disposition permet ainsi d'obtenir la traduction des pièces dans une langue que comprend le prévenu. Il apparaît douteux que le recourant puisse fonder un droit à la traduction des pièces du dossier qui sont originellement dans sa langue maternelle sur la base de cette disposition. Quoi qu'il en soit, à supposer que cette disposition soit applicable, elle prévoit que nul ne peut se prévaloir d'un droit à la traduction intégrale de tous les actes de procédure et des pièces du dossier (art. 68 al. 2 in fine CPP). Le recourant ne peut dès lors fonder un droit à la traduction de l'entier des pièces du tchèque en français, sans aucune distinction, sur la base de cette disposition. Le grief du recourant doit être rejeté, dans la mesure où il est recevable.