Citation: 2C_66/2020 E. 4.2

4.2. La Cour de justice a ensuite constaté que les recourants désiraient compenser la différence entre la valeur comptable et celle fiscalement déterminante de leurs immeubles détenus dans leur fortune commerciale par la prise en compte d'impôts latents à hauteur de 50% de la différence entre les valeurs précitées. Cette façon de procéder permettrait selon ceux-ci de tenir compte de l'imposition sur le gain immobilier prévu par l'art. 82 al. 1 et 9 de la loi générale genevoise du 9 novembre 1887 sur les contributions publiques (LCP/GE; RSGE D 3 05), qui dispose que le bénéfice ou gain imposable est constitué par la différence entre la valeur d'aliénation et la valeur d'acquisition (al. 1) et que lorsque l'immeuble appartient à une personne morale ou à une personne physique astreinte à tenir des livres dans les comptes de laquelle il figure, le bénéfice ou gain imposable correspond à la différence entre la valeur d'aliénation et le montant pour lequel l'immeuble figure dans les comptes. La Cour de justice a ensuite constaté que la déduction souhaitée n'est pas prévue par la loi et que seules les dettes d'impôt effectivement dues sont déductibles. Elle a jugé que les recourants visaient à inclure de manière anticipée l'imposition sur un gain, qui n'est pas réalisé et dont le moment de la réalisation n'est pas déterminé, ce qui ne saurait être admis. L'autorité précédente a en outre considéré que la méthode utilisée par l'administration pour estimer la valeur des immeubles des recourants ne violait ni le principe de la légalité, ni celui de l'égalité de traitement.