Citation: I 238/06 17.11.2006 E. A

A.a D.________, né en 1972, travaillait en qualité d'employé de fabrication au service de la société X.________ SA. Le 18 avril 1995, un élément en pierre artificielle qu'il manipulait sur son lieu de travail lui est tombé sur le pied gauche et a provoqué une fracture des 3ème, 4ème et 5ème métatarsiens. Depuis cet événement, D.________ n'a pas repris son activité professionnelle, hormis quelques brèves tentatives demeurées vaines. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents lui a alloué une rente fondée sur un taux d'invalidité de 20 %, avec effet dès le 1er août 1997, ainsi qu'une indemnité fondée sur un taux d'atteinte à l'intégrité de 10 %, par décision du 11 décembre 1997 et décision sur opposition du 10 juin 1998. Les recours interjetés successivement par l'assuré devant le Tribunal administratif du canton de Fribourg, puis le Tribunal fédéral des assurances, ont été rejetés par jugement du 22 novembre 2001 et arrêt du 30 décembre 2002. D.________ a également adressé une demande de prestations à l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après : l'Office AI), qui l'a rejetée par décision du 15 avril 1998. Le Tribunal administratif du canton de Fribourg a rejeté le recours de l'assuré contre cette décision, le 9 novembre 2000. A.b Par la suite, l'Office AI a ouvert une nouvelle procédure d'examen du droit à la rente. En effet, la procédure de recours contre la décision du 15 avril 1998 de refus de rente avait mis en évidence des troubles psychiques entraînant une incapacité de travail de 30 % dans toute activité professionnelle depuis le début de l'année 1999, selon une expertise psychiatrique réalisée le 22 mars 1999 par le docteur H.________. Dans une nouvelle expertise, datée du 20 novembre 2001, le docteur H.________ a attesté une péjoration de l'état de santé psychique de l'assuré dès le début de l'année 2001, entraînant depuis lors une incapacité de travail de 50 %. Pour leur part, les docteurs P.________ et S.________, médecins à la Policlinique Y.________, ont attesté une capacité de travail résiduelle de 20 à 30 % dans une activité adaptée, physiquement allégée (expertise pluridisciplinaire du 14 octobre 2002). Ils fondaient notamment cette appréciation sur un rapport d'examen psychiatrique réalisé le 14 août 2002 par le docteur C.________, et précisaient que l'incapacité de travail était essentiellement due à un état de stress post-traumatique, un syndrome douloureux somatoforme persistant et un trouble dépressif récurrent. Invité à se déterminer sur l'évolution de la capacité de travail de l'assuré entre la date de l'accident et celle de l'expertise, le docteur P.________ a fait état, le 17 janvier 2003, d'une incapacité totale jusqu'à la mi-année 1996, puis d'une capacité de travail de l'ordre de 30 %, sans évolution particulière depuis lors. Par décision du 16 avril 2003, qui n'a pas été attaquée, l'Office AI a alloué à l'assuré une rente entière, fondée sur un taux d'invalidité de 67 %, avec effet dès le 1er avril 1998. Saisi d'une demande de révision du jugement du 9 novembre 2000 concernant le droit aux prestations pour la période courant jusqu'au 31 mars 1998, le Tribunal administratif l'a rejetée, par jugement du 4 mars 2004. Le Tribunal fédéral des assurances a rejeté le recours formé par l'assuré contre ce jugement (arrêt du 28 avril 2005). A.c A la suite de l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2004, de la novelle du 21 mars 2003 modifiant la LAI (4ème révision), l'Office AI a réduit à trois quarts de rente les prestations allouées à l'assuré, avec effet dès le 1er décembre 2004 (décision du 26 octobre 2004 et décision sur opposition du 1er juin 2005). Il a considéré que l'état de santé de l'assuré était resté stable depuis la décision du 16 avril 2003; cependant, les nouvelles disposition légales ne prévoyaient plus, pour un taux d'invalidité de 67 %, le droit à une rente entière, mais à trois quarts de rente.