Citation: 2C_137/2024 E. 1

A.________ Sàrl a été inscrite au registre du commerce de Genève en 2022. Elle a pour but, notamment, le courtage en assurances, le conseil en matière de prévoyance individuelle et collective pour les entreprises, les mandats de gestion en portefeuille d'assurances. B.________ en est l'associé-gérant. En novembre 2022, l'Office cantonal de l'inspection et des relations du travail du canton de Genève a contrôlé A.________ Sàrl en vue de s'assurer du respect du salaire minimum nouvellement introduit par la loi genevoise sur l'inspection et les relations du travail du 12 mars 2004 (LIRT/GE; RSGE J1 05). A.________ Sàrl a d'abord nié avoir des employés avant d'être confrontée par l'Office cantonal aux noms de cinq employés. Examinant les documents finalement remis par la société et les informations fournies par les employés qu'il a entendus, l'Office cantonal a constaté que le salaire minimum n'était pas respecté pour ces cinq employés qui se trouvaient dans une relation de travail avec A.________ Sàrl. La sous-enchère salariale totale se montait à environ 20'000 fr. Dans un courrier du 29 juin 2023, l'Office cantonal a fixé un délai à A.________ Sàrl pour procéder au rattrapage de salaires. A.________ Sàrl n'ayant pas procédé à ce rattrapage, l'Office cantonal a rendu, le 1er septembre 2023, une décision reprenant la sous-enchère salariale constatée et a infligé à celle-ci une amende 5'900 fr. Par arrêt du 30 janvier 2024 sur recours d'A.________ Sàrl contre la décision du 1er septembre 2023, la Cour de justice du canton de Genève a rejeté le recours confirmant l'existence de relations de travail et de sous-enchère salariale, ainsi que le montant de l'amende de 5'900 fr.