Citation: 5C.201/2006 28.12.2006 E. 3

Les défendeurs reprochent à l'autorité cantonale d'avoir commis une inadvertance manifeste dans la constatation des faits. 3.1 La jurisprudence n'admet l'existence d'une inadvertance manifeste, susceptible d'être rectifiée d'office par le Tribunal fédéral en application de l'art. 63 al. 2 OJ, que lorsque l'autorité cantonale a omis de prendre en considération une pièce déterminée, versée au dossier, ou l'a mal lue, s'écartant par mégarde de sa teneur exacte, en particulier de son vrai sens littéral (ATF 115 II 399 consid. 2a; 109 II 159 consid. 2b et les arrêts cités). L'autorité cantonale s'écarte, par mégarde, de la teneur exacte d'une pièce, par exemple, lorsqu'elle commet une erreur de lecture, ou lorsqu'elle ne remarque pas l'existence d'une faute d'écriture ou lorsqu'elle ne prend pas en considération la relation évidente existant entre différentes pièces du dossier. L'inadvertance manifeste ne saurait être confondue avec l'appréciation des preuves. Dès l'instant où une constatation de fait repose sur l'appréciation, même insoutenable, d'une preuve, d'un ensemble de preuves ou d'indices, une inadvertance est exclue (Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. II, 1990, n. 5.4 ad art. 63 OJ). 3.2 Selon les défendeurs, la constatation des juges cantonaux selon laquelle les arbres masquent pratiquement toute vue sur la plaine et sur une partie du versant nord de la vallée du Rhône est en contradiction manifeste avec les photos versées au dossier. Il résulte toutefois du jugement attaqué que cette constatation repose sur l'appréciation d'un ensemble de preuves (inspection des lieux, photos et expertise), de sorte qu'une inadvertance manifeste n'entre pas en ligne de compte.