Citation: I 123/04 06.07.2004 E. 3

La commission fédérale de recours a considéré que la symptomatologie douloureuse présentée par l'assurée ne reposait sur aucune constatation médicale objective. Elle s'est fondée pour cela sur l'avis des experts du SAM (rapport du 6 novembre 2002), lesquels n'ont pas été en mesure d'objectiver les plaintes de l'intéressée malgré la mise en oeuvre de diverses investigations médicales (radiographies des colonnes cervicale et lombaire, du coude gauche, de l'épaule droite). Selon ces médecins, en effet, les troubles, qui affectent essentiellement le bras gauche, ne s'expliquent pas par des altérations objectivables du point de vue articulaire, musculaire ou neurologique. En particulier, les experts ont constaté que les nerfs médian et cubital - dont le dysfonctionnement avait motivé l'octroi de la rente entière - n'entraînaient plus un handicap significatif. Il n'y a pas de raison de mettre en cause la valeur probante de ce rapport d'expertise, lequel se fonde sur des éléments complets, ainsi que sur une pleine connaissance de l'anamnèse, et dont les conclusions, dûment motivées, reposent sur une description du contexte médical et une appréciation de la situation médicale claires (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). Au demeurant, l'appréciation des experts n'est remise en cause par aucun des avis médicaux versés au dossier. En particulier, le docteur A.________ (rapports des 19 juillet 2003 et 11 février 2004) ne fait état d'aucun élément objectif qui n'ait été pris en compte et dûment analysé par les experts du SAM.