Citation: 6B_1011/2023 E. 3

Le recourant reproche en substance à la cour cantonale d'avoir fait preuve d'arbitraire en prenant pour acquis le déroulement des faits, tel que décrit par l'intimé depuis le 31 janvier 2023, alors qu'il avait soutenu pendant sept ans que son épouse était décédée de mort naturelle. Il avait diligenté et rémunéré des experts privés prétendant que le raisonnement des experts judiciaires était erroné ou lacunaire, et l'avait encore mis en doute dans ses réquisitions de preuves devant la cour d'appel, réquisitions qui ont été rejetées par ordonnance du 24 janvier 2023 (production par le CURML des clichés, détermination de l'inspiration pulmonaire, tests sur l'oreiller, auditions de quatre professeurs et deux médecins, etc.). Le recourant expose que l'intimé n'a cessé d'adapter sa version des faits au gré des éléments objectifs de la procédure, ce qui révélait une inconstance de son récit dont il devait être tenu compte au moment de son appréciation. Faute d'examen circonstancié sur ce point, le recourant invoque l'arbitraire dans l'appréciation des preuves. De surcroît, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir omis de manière arbitraire des éléments de fait ressortant expressément du dossier de la cause et du jugement de première instance, tels que certaines déclarations de témoins, des experts judiciaires et de l'intimé. Selon le recourant, ces omissions ont conduit à une appréciation insoutenable de la crédibilité des déclarations de l'intimé, de sorte que le déroulement des faits a été établi de manière arbitraire. Dans l'hypothèse où la thèse de l'asphyxie érotique devait être admise, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir violé le droit fédéral en écartant l'infraction de meurtre (art. 111 CP), au vu notamment de la durée du geste d'étouffement nécessaire à causer la mort (3 à 6 minutes) et des mécanismes de survie déployés par la victime.