Citation: 6B_1136/2023 E. 2.8

2.8. La cour cantonale a considéré qu'il était difficilement contestable que l'expulsion mettrait le recourant dans une situation personnelle grave, dès lors que ses deux enfants mineurs étaient établis en Suisse et qu'il n'avait plus aucune attache avec le Nigéria, son pays d'origine, où il n'avait que très peu vécu. Elle a cependant considéré que l'intérêt privé du recourant devait céder le pas face à l'intérêt public important à son expulsion. Condamné à neuf reprises depuis 2014, pour de nombreux délits, et ayant agi d'une manière frénétique, commettant un nombre important d'infractions relevant de biens juridiques aussi précieux que divers, il avait réitéré alors même qu'il était en train de purger une peine de semi-détention. En outre, le fait qu'il avait des enfants mineurs en Suisse n'était pas déterminant, d'autant moins qu'il avait commis des délits graves à leur encontre, délits qu'il n'avait jamais reconnus ni devant les autorités ni devant ses enfants. Elle a considéré, avec les premiers juges, que le recourant était un véritable danger public, qui jouissait d'un immense pouvoir de nuisance et qui présentait un risque de récidive qualifié d'élevé par les experts.