Citation: 6B_947/2015 E. 10.3.6

10.3.6. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu arbitrairement à sa charge que l'ordre donné à C.________ de se rendre au point d'entrée B l'impliquerait. Rien ne permettrait d'établir que le recourant aurait ordonné à C.________ de se joindre " au commando ". Le recourant souligne, à ce propos, d'une part, avoir indiqué qu'il avait été prévu de placer un officier à chaque entrée (lui-même au point A; 25 au point C et C.________ au point d'entrée B), qu'au point d'entrée B se trouvait une foule de policiers, que les gardes du corps de C.________ (18, L.L.________ et 12), qui formaient une équipe avec C.________, ne s'étaient jamais mêlés à d'autres équipes et n'avaient, en particulier, jamais rejoint le commando, que C.________ avait confirmé n'avoir reçu aucun ordre de faire quoi que ce soit d'illégal. Le recourant souligne aussi que l'équipe de D.________ et G.________ se distinguait de celle de C.________ par l'équipement (le groupe de C.________ portant l'uniforme officiel de la PNC), que ceux-ci n'avaient jamais fait usage de leurs armes, n'avaient jamais porté sur eux de liste de détenus et que seul L.L.________ était entré dans la propriété, alors que l'équipe de G.________ et D.________ en sortait. Ces développements reprennent, pour l'essentiel, ceux déjà exposés par le recourant quant au rôle de C.________. Il suffit de renvoyer à ce qui a été dit précédemment (supra consid. 9.6 ss). Pour le surplus, le recourant ne conteste pas avoir donné l'ordre à C.________ de rejoindre l'entrée B avec son équipe. La cour cantonale pouvait ainsi, sans arbitraire, conclure qu'il avait ordonné à son bras droit de rejoindre le " commando " à cet endroit.