Citation: 9C_553/2018 E. 3.3

3.3. Par conséquent, l'argumentation de la recourante selon laquelle il serait "insoutenable de vouloir ranger le TCC subi par Mme A.________ dans la catégorie des troubles somatoformes douloureux ou autres affections psychosomatiques assimilées" ne peut être suivie. Le fait que les tests neuropsychologiques effectués ont mis en évidence des troubles de cet ordre ne permet pas de retenir qu'elle souffre d'un déficit fonctionnel organique objectivable. Comme l'ont dûment constaté les premiers juges, les différents médecins consultés n'ont pas diagnostiqué de lésion organique (cf. les rapports du docteur I.________ du 8 juillet 2001 [IRM cérébrale du 8 juillet 2011] et du docteur C.________ du 19 décembre 2014 [p. 19]). Contrairement à ce que semble par ailleurs croire la recourante (3 p. 12 ch. 3.3), la seule constatation de troubles neuropsychologiques apparus à la suite d'un TCC ("post TCC") ne suffit pas pour établir la présence d'une atteinte organique (cf. arrêt 8C_427/2013 du 19 mars 2014 consid. 5.2). De même, la constatation médicale selon laquelle le docteur C.________ a indiqué ne pas trouver une autre cause suscep tible d'expliquer la symptomatologie que l'accident du 22 mars 2011 (rapport du 19 décembre 2014, p. 33) ne permet pas d'établir un substrat organique aux troubles en cause. La recourante méconnaît par ailleurs que les troubles sans preuve d'un déficit organique - dont font partie, sous l'angle du droit de l'assurance-invalidité, une atteinte de la colonne cervicale (traumatisme de type "coup du lapin") ou une atteinte de la tête après un traumatisme crânio-cérébral sans déficit organique - sont attribués, en relation avec leurs effets invalidants, aux atteintes psychosomatiques sans étiologie claire pour des raisons qui tiennent à l'égalité de traitement, respectivement qu'ils sont évalués selon les règles valables par analogie pour celles-ci (cf. arrêt 8C_170/2018 du 12 septembre 2018 consid. 4.2.7).