Citation: 5C.143/2006 29.09.2006 E. 1

Le Tribunal fédéral contrôle d'office et librement la recevabilité des recours dont il est saisi (ATF 132 III 291 consid. 1 p. 292). 1.1 Interjeté en temps utile contre une décision de retrait du droit de garde rendue par l'autorité suprême du canton, le présent recours est recevable sous l'angle des art. 44 let. d, 48 al. 1 et 54 al. 1 OJ. 1.2 D'après la jurisprudence, les conclusions du recours en réforme doivent tendre à la modification («réforme») sur le fond de la décision entreprise (art. 55 al. 1 let. b OJ), et non seulement à son annulation; il n'est dérogé à cette règle que dans l'hypothèse où le Tribunal fédéral, s'il admettait le recours, ne serait pas en état de statuer lui-même au fond et devrait renvoyer l'affaire à l'autorité cantonale (ATF 130 III 136 consid. 1.2 p. 139; Messmer/Imboden, Die eidgenössischen Rechtsmittel in Zivilsachen, p. 151/152 ch. 113, avec d'autres citations). -:- En l'espèce, la défenderesse n'a pas conclu à ce que le droit de garde lui soit attribué, ou le soit aux deux parents alternativement, mais à ce que la décision entreprise soit cassée et l'affaire renvoyée à l'autorité précédente aux fins d'instruction complémentaire. Cependant, elle fait grief aux magistrats cantonaux d'avoir «méconnu la maxime d'office et la maxime inquisitoire», moyen dont le bien-fondé conduit en général au renvoi de la cause à la juridiction cantonale pour complément de la procédure probatoire (ATF 128 III 411 consid. 3.2.1 p. 414; 122 III 404 consid. 3d p. 408). Le chef de conclusions en discussion apparaît ainsi recevable. 1.3 En instance de réforme, le Tribunal fédéral fonde son arrêt sur les faits tels qu'ils ont été constatés par la dernière autorité cantonale - ou par la juridiction inférieure à laquelle elle s'est référée (ATF 132 III 1 consid. 3.1 p. 4) -, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées ou que des constatations ne reposent sur une inadvertance manifeste. Il ne peut être présenté de faits nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ), même lorsque la cause est soumise - comme ici (ATF 122 III 404 consid. 3d p. 408 et la jurisprudence citée) - à la maxime inquisitoire (ATF 120 II 229 consid. 1c p. 231/232). Il s'ensuit que les compléments qu'apporte la défenderesse, y compris ceux qui concernent la réaction de l'enfant et le déroulement du droit de visite à la suite de la décision attaquée, doivent être écartés (Poudret, COJ II, n. 1.5.3.2 ad art. 55; Münch, Berufung und Nichtigkeitsbeschwerde, in: Prozessieren vor Bundesgericht, 2e éd., § 4 n. 4.77 et la jurisprudence citée par ces auteurs).