Citation: 6B_61/2024 E. 2.5.2

2.5.2. Une partie de l'argumentaire du recourant tend d'abord à opposer sa propre appréciation des preuves à celle retenue par la cour cantonale sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire, ce qui n'apparaît d'ailleurs pas être le cas. Il en va ainsi lorsqu'il discute les déclarations de B.________ et ses propres déclarations, selon lesquelles ils n'auraient pas été en couple et selon lesquelles leur situation ne se serait apparentée qu'à une colocation, l'intéressée n'ayant fait que l'héberger. Au demeurant, au regard des éléments de fait concrets relatifs à la relation entretenue par les protagonistes depuis le début de leur liaison, il n'apparaît pas insoutenable de retenir qu'ils formaient en réalité un couple dont les rapports dépassaient manifestement ceux d'une pure colocation, à l'inverse de ce qu'ils prétendent. Partant, le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable. Ensuite, c'est en vain que le recourant souligne que son ex-compagne et lui s'étaient accordés à dire que la seconde grossesse de cette dernière n'était pas désirée, de sorte que la venue au monde de leur fille en 2017 - soit après leur prétendue séparation, mais avant les faits reprochés au recourant - ne serait pas un élément indicateur de l'existence d'un concubinage. En effet, le fait que la grossesse en question aurait été indésirable ne ressort pas du jugement attaqué, sans que le recourant ne démontre l'arbitraire de son omission. Du reste, bien que le recourant soutienne que le projet qu'il avait évoqué d'habiter en France avec B.________ et leurs enfants ne constituait en réalité qu'un vaste projet de colocation qui n'avait pas dépassé le stade d'idée, celle-ci n'ayant d'ailleurs jamais été concrétisée ni même amorcée de quelque façon que ce soit, on relèvera cependant que la cour cantonale s'est limitée à mentionner que le couple avait pour projet de déménager en France avec leurs enfants. Dans la mesure où elle se base sur l'une des auditions du recourant au cours de laquelle celui-ci a spontanément évoqué qu'il était "prévu" qu'il déménage avec "toute la famille" en France (cf. procès-verbal de l'audition du recourant en qualité de prévenu, pièce 4 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF), la cour cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire en tenant compte de ce point pour conclure que le recourant et B.________ entretenaient une relation de couple. Il s'ensuit que le grief doit être rejeté.