Citation: 1B_182/2020 E. 4

Le recourant ne revient pas en tant que telle sur l'existence de forts soupçons de culpabilité portant sur les infractions en cause, à savoir celles d'actes d'ordre sexuel avec des enfants (art. 187 ch. 1 CP) et de pornographie (art. 197 al. 1 CP). A cet égard, la cour cantonale a considéré, sans que cela ne soit critiquable, que les déclarations détaillées et constantes des victimes présumées, toutes âgées de 13 ans au moment des faits, constituaient en l'espèce des indices suffisants qui pouvaient être pris en considération, même s'il n'appartenait pas au juge de la détention de procéder à une pesée complète des éléments à charge et à décharge, ni d'apprécier la crédibilité des personnes qui mettaient en cause le prévenu (cf. ATF 143 IV 330 consid. 2.1 p. 333 s.; 143 IV 316 consid. 3.1 et 3.2 p. 318 s.). Ces déclarations n'apparaissaient en outre pas d'emblée invraisemblables, se recoupaient entre elles et trouvaient appui notamment sur les aveux partiels du recourant (cf. ordonnance entreprise, consid. 3.2 p. 10).