Citation: 5A_913/2014 E. 2.3.2

2.3.2. En l'occurrence, le recourant s'en prend aux motifs de la décision querellée de manière purement appellatoire, au moyen d'une série d'allégations et de renvois aux pièces produites en instance cantonale ainsi qu'à l'audition du témoin C.________. Ce faisant, le recourant se borne à présenter sa propre version des faits et à rediscuter la manière dont l'autorité cantonale a apprécié les preuves, sans démontrer en quoi cette appréciation serait manifestement insoutenable. S'agissant en particulier du grief relatif à la modification de sa situation financière, l'argumentation du recourant tend pour l'essentiel à démontrer qu'il ne pouvait prévoir que le paiement du solde de la dette de son neveu interviendrait aussi vite, à savoir seulement quatre mois après la conclusion de la convention du 8 juin 2012. Or, il importe peu de savoir si le recourant connaissait effectivement l'échéance à laquelle le solde du prix lui serait payé, la motivation cantonale tendant davantage à démontrer que le recourant savait que le paiement des intérêts moratoires prendrait fin tôt ou tard et qu'il avait pris cette circonstance prévisible en compte au moment de la conclusion de la convention du 8 juin 2012, ce qu'il ne conteste pas valablement. Il ne s'en prend au surplus pas non plus à la constatation selon laquelle il n'aurait pas fourni tous les éléments propres à renseigner sur sa propre situation et aurait en particulier été incapable de produire un décompte exact des versements opérés au titre du paiement du prix de vente de la boucherie et des intérêts moratoires. Enfin, l'autorité cantonale a relevé à juste titre que le fait que le recourant ait introduit sa requête en modification seulement une année après que son neveu eut cessé de lui verser les intérêts moratoires tend à démontrer que sa capacité contributive est demeurée inchangée. Là encore le recourant ne parvient pas à infirmer la motivation cantonale puisque, contrairement à ce qu'il prétend, le caractère durable de la situation était donné indépendamment de la date à laquelle sa requête en modification aurait été introduite vu que le solde du prix de vente avait été payé et qu'il était dès lors clair que le versement des intérêts moratoires avait définitivement pris fin. En outre, l'affirmation selon laquelle il aurait dû puiser dans sa fortune pour contribuer à l'entretien de son épouse pendant la période comprise entre le 19 octobre 2012 et le dépôt de sa requête de mesures provisionnelles le 29 novembre 2013 n'est aucunement étayée et n'explique pas pourquoi il a introduit dite requête si tardivement. En ce qui concerne le grief lié à la détermination du revenu de l'épouse, les écritures du recourant consistent en une reproduction fidèle de son recours cantonal, sans que ses critiques soient dirigées contre la motivation de la décision entreprise. Un tel procédé n'est pas conforme aux exigences de motivation susmentionnées (cf. supra consid. 2.3.1) et entraîne également l'irrecevabilité du recours sur ce point.