Citation: 6B_99/2015 E. 2.3

2.3. Le recourant s'écarte de manière irrecevable des constatations cantonales en opposant que le transfert des 64'000 fr. depuis le compte C.________ de sa mère sur son compte A.________ serait intervenu dans le cadre de la crise financière de 2007 et 2008. Il en va de même lorsqu'il prétend que le montant litigieux aurait fait l'objet d'une donation de la part de sa mère au profit de sa fille. En outre, il procède à une interprétation des moyens de preuve dans le sens qui l'arrange sans démontrer dans quelle mesure celle de l'autorité précédente et notamment la force probante donnée aux différents éléments au dossier seraient arbitraires. Il soutient qu'il ne ferait aucun doute que sa mère serait propriétaire du montant litigieux, dès lors qu'il a été transféré sur son compte A.________ avec la mention « Crédit B.________ ». Il ne discute cependant pas les éléments sur lesquels la cour cantonale s'est fondée pour retenir que ce montant lui appartenait, en particulier ses propres contradictions tout au long de la procédure, notamment quand il a affirmé tour à tour que ce montant représentait 20 ans d'économies puis qu'il ne lui appartenait en réalité pas, ou le fait qu'il avait procédé régulièrement à divers prélèvements sur son compte A.________, crédité du montant litigieux, dont il était titulaire et le seul à pouvoir disposer. La cour cantonale s'est fondée sur un ensemble d'indices convergents et convaincants que les dénégations du recourant ne permettent pas de renverser. Dans ces circonstances, l'on ne saurait, sous l'angle de l'arbitraire, reprocher à l'autorité précédente de s'être convaincue que le recourant avait trompé l'Hospice général en lui cachant qu'il disposait d'une fortune, représentant plus de 20 ans d'économies selon ses propres dires, s'élevant à 64'000 fr. au 13 octobre 2008, montant qui avait été crédité ce même jour sur son compte ouvert auprès de la banque A.________, dont il n'avait pas révélé l'existence au moment de compléter et de signer les formulaires de demande de prestations et d'engagement. L'absence de doute à l'issue d'une appréciation des preuves exempte d'arbitraire exclut la violation de la présomption d'innocence en tant que règle sur le fardeau de la preuve. Autant qu'il est recevable, le grief doit par conséquent être rejeté.