Citation: 8C_409/2013 E. 4.1

4.1. La juridiction cantonale a tout d'abord retenu que les douleurs annoncées par l'intimé au genou gauche en décembre 2010 étaient attribuables à une nouvelle atteinte méniscale plutôt qu'aux suites de l'accident du 22 janvier 2000 (cf. consid. 5a p. 4 et consid. 5b p. 6). Se fondant sur le rapport du 14 février 2011 du docteur G.________, spécialiste en radiologie à l'Hôpital X.________, elle a constaté que l'assuré avait subi une déchirure du ménisque interne au niveau du genou gauche. S'appuyant ensuite sur le rapport du 14 juin 2011 du docteur M.________, médecin-adjoint agrégé au service de chirurgie orthopédique et traumatologique de l'appareil moteur de l'Hôpital Y.________, elle a relevé que l'intéressé souffrait en outre d'une déchirure au ligament croisé antérieur gauche. Elle a écarté l'argument de la recourante selon lequel la déchirure du ménisque serait d'origine exclusivement maladive, au motif que le dossier médical ne contenait aucun élément allant dans ce sens (consid 5b p. 6). Elle en a déduit que cette atteinte avait probablement été causée par un mouvement survenu en décembre 2010, au regard des explications données par l'intéressé au docteur M.________ et relatées comme suit par ce médecin dans son rapport du 3 février 2011: « En décembre dernier, alors qu'il bricole sur une porte en position accroupie, il ressent une douleur vive suivie du blocage du genou et de douleurs intenses pour trois jours. Il se décide donc à consulter afin de faire le point sur ce genou gauche ». Les premiers juges ont également retenu qu'au vu de l'absence de tous signes dégénératifs ou d'autres facteurs étrangers identifiables, la survenance d'une déchirure du ménisque dans de telles conditions était tout à fait plausible (consid. 5b p. 6). Ils ont conclu que cette atteinte devait être prise en charge par l'assurance-accidents au titre de lésion corporelle assimilée à un accident.