Citation: 1C_359/2022 E. 3.2.2

3.2.2. S'agissant du transport sur place, la Chambre administrative de la Cour de justice a indiqué que la recourante avait pu exposer ses arguments de façon détaillée, dans ses écritures. Le dossier de la procédure contient de nombreuses photographies du bâtiment concerné, de ses façades ainsi que de la cour intérieure et des bâtiments qui la bordent. On y trouve également de multiples photographies du projet et de son insertion dans la cour. La recourante a également déposé « une expertise d'un préavis défavorable de la Commission des sites, des monuments, de la nature et des sites de B1.________ » qui, à l'appui d'un dossier photographique complet, a détaillé le projet de construction et son emprise. Cette expertise très documentée analyse tous les aspects du projet, en particulier en comparaison avec d'autres projets sis à Carouge. Sur cette base, la Cour de justice s'est estimée suffisamment renseignée pour statuer sur la base du dossier. Cette appréciation échappe à la critique et la recourante faillit à en démontrer le caractère arbitraire. Son argumentation en reste à des considérations strictement appellatoires, dont on ne peut déduire que la mesure requise aurait conduit l'instance précédente à revoir son opinion, respectivement qu'elle aurait été écartée arbitrairement. La recourante n'expose en particulier pas quels faits pertinents n'auraient pu être établis que par un transport sur place. Au vu de ce qui précède, on ne voit pas que le refus de mettre en oeuvre une comparution personnelle ou un transport sur place procéderait d'une appréciation anticipée des preuves qui serait entachée d'arbitraire. Le grief relatif à la violation du droit d'être entendu doit être écarté. Il en va de même du grief de la violation des règles de la bonne foi et du principe de l'égalité de traitement qui, en lien avec le refus de procéder à l'inspection locale et l'audition de la recourante ou de celle de l'architecte B.________, n'ont pas de portée propre.