Citation: 2P.50/2000 01.05.2000 E. D

D.- Le 12 juin 1998, S.M.________ a épousé en Suisse D.________, une ressortissante française titulaire d'une autorisation de séjour annuelle, après avoir reconnu le 6 mai 1998 leur fille N.________ née le 6 septembre 1997. Selon un rapport établi le 5 janvier 1999 par l'Office cantonal des mineurs du canton de Fribourg, S.M.________ était, en décembre 1996, si absent de la vie de son fils que celui-ci tenait le concubin de sa mère pour son père. Après quelques discussions, l'exercice du droit de visite avait débuté en février 1997 et se déroulait conformément aux décisions judiciaires. S.M.________ s'investissait "réellement afin que M.________ passe de 'bons' week-end". Il cherchait "à être présent dans la vie de tous les jours de son fils" au sens où il se montrait "concerné par les problèmes et difficultés que M.________ rencontre ou doit affronter". L'enfant avait certes confirmé ne plus vouloir se rendre chez son père, mais ce refus semblait "vide de sens et non motivé par le besoin d'être protégé d'un père inadéquat". En conclusion, toujours selon ce rapport, il était "fondamental que l'enfant conserve un lien avec son père biologique, notamment parce que S.M.________ se montre actuellement des plus adéquats en ce qui concerne son rôle mais plus particulièrement parce qu'il est (comme tout parent) un des éléments constitutifs de la personnalité de son enfant". Le 12 janvier 1999, les autorités fribourgeoises ont informé l'intéressé qu'elles entendaient lui délivrer une autorisation de séjour, sous réserve de l'approbation de l'Office fédéral des étrangers. Par décision du 8 mars 1999, l'Office fédéral des étrangers a refusé de donner cette approbation et de lever l'interdiction d'entrée prononcée le 12 avril 1994. Statuant sur recours le 27 janvier 2000, le Département fédéral de justice et police (ci-après: le Département fédéral) a confirmé ce prononcé et a refusé de donner suite à une dénonciation de l'intéressé visant un déni de justice présumé commis par cet Office. Entre-temps, l'Office fédéral des réfugiés a informé S.M.________ le 22 octobre 1999 que la décision de renvoi de Suisse du 7 octobre 1997 était entrée en force, qu'une admission collective provisoire n'entrait pas en ligne de compte dès lors qu'il avait commis des délits en Suisse et qu'il était tenu de quitter ce pays au 23 novembre 1999.