Citation: 8C_283/2018 E. 4

La recourante conteste ce point de vue en faisant valoir que le délai de recours de 30 jours a commencé à courir le 17 août 2017 seulement, soit le deuxième jour suivant la suspension des délais. Elle se réfère pour cela à une jurisprudence du Tribunal fédéral concernant l'art. 32 al. 1 de l'ancienne loi fédérale d'organisation judiciaire du 16 décembre 1943 (OJ), abrogée lors de l'entrée en vigueur, le 1 er janvier 2007, de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF). Selon cette jurisprudence, lorsque la notification de l'acte sujet à recours avait lieu durant les féries judiciaires, le premier jour suivant celles-ci n'était pas compté dans la computation du délai de recours (ATF 122 V 60 consid. 1). La jurisprudence invoquée par la recourante est toutefois devenue obsolète à la suite de l'introduction de l'art. 44 al. 1 LTF (cf. JEAN-MAURICE FRÉSARD, Commentaire de la LTF, 2 e éd. 2014, n. 2 ad art. 44 LTF et n. 6 ad art. 46 LTF). Dans un arrêt ATF 131 V 314 consid. 4.6 qui concerne l'art. 38 al. 4 LPGA, le Tribunal fédéral a jugé en effet que lorsque l'événement qui fait courir le délai survient durant la suspension, le délai commence à courir le premier jour qui suit la fin de celle-ci. Cela étant le jugement attaqué n'est pas critiquable et le recours se révèle manifestement infondé. Il convient dès lors de liquider la cause selon la procédure simplifiée prévue à l'art. 109 al. 2 let. a LTF.