Citation: 6B_1441/2021 E. 1.4

1.4. C'est en vain que le recourant se prévaut d'une absence de planification des actes, dès lors qu'une telle circonstance n'a pas été retenue à charge dans le cadre de la fixation de la peine. Il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur l'appréciation personnelle que livre le recourant sur la participation à l'exécution d'un crime "en cours de route" et sur le caractère méthodique de ses agissements (cf. art. 106 al. 2 LTF; supra consid. 1.1.3). Pour le surplus, il ne tente pas de démontrer l'arbitraire des constatations selon lesquelles il n'avait laissé aucune chance de survie à la victime et avait agi avec une détermination glaçante, dépourvue de sensibilité et dans l'intérêt d'une organisation criminelle. Sans se prévaloir d'une situation personnelle et familiale nouvelle par rapport au premier jugement sur appel, le recourant prétend que la peine ne prend pas en compte le fait qu'il souffre d'une hépatite C et qu'il a deux fils établis en Géorgie, dont le cadet souffre d'un handicap congénital nécessitant des soins. S'agissant de la maladie de son fils, le Tribunal fédéral a relevé, dans son arrêt de renvoi, que cet élément ne ressortait pas de l'état de fait du jugement entrepris, aucun grief d'arbitraire de l'omission de cet aspect n'étant soulevé. En tout état, la justification apportée, selon laquelle le recourant recherchait un moyen de gagner l'argent nécessaire aux soins médicaux de son fils, était impropre à influencer sa culpabilité, s'agissant des infractions en cause (arrêt 6B_1052/2020 précité consid. 5.3). Le recourant est irrecevable à remettre en cause cet aspect conformément au principe de l'autorité de l'arrêt de renvoi (cf. sur cette notion: ATF 143 IV 214 consid. 5.2.1; 131 III 91 consid. 5.2; arrêt 6B_1476/2020 du 28 octobre 2021 consid. 2.2 non publié in ATF 148 IV 148). S'agissant de l'hépatite C dont prétendait souffrir le recourant, le Tribunal fédéral a jugé que son état de santé ne rendait pas la sanction considérablement plus dure que pour la moyenne des autres condamnés (arrêt 6B_1052/2020 précité consid. 5.3 en référence aux arrêts 6B_289/2020 du 1er décembre 2020 consid. 13.3.1; 6B_233/2020 du 5 juin 2020 consid. 3.2; 6B_1276/2015 du 29 juin 2016 consid. 2.2.1). Le recourant ne prétend ni ne tente de démontrer que son état se serait dégradé dans l'intervalle, de sorte qu'il n'y a pas lieu de revenir sur ce point. Le recourant se prévaut, sous l'angle de l'individualisation de la peine, de la souffrance qu'induit la séparation familiale, en particulier vis-à-vis de son fils en situation de handicap, dont il aurait la charge. Or il est inévitable que l'exécution d'une peine ferme d'une certaine durée ait des répercussions sur la vie notamment familiale du condamné et qu'il soit dès lors séparé de son conjoint et de ses enfants (cf. arrêts 6B_1175/2021 du 23 mai 2022 consid. 1.3.6; 6B_694/2020 du 17 juin 2021 consid. 4.1.2; 6B_243/2016 du 8 septembre 2016 consid. 3.4.2). Ces conséquences ne peuvent toutefois conduire à une réduction de la peine qu'en cas de circonstances extraordinaires (arrêts 6B_1446/2019 du 30 mars 2020 consid. 2.1; 6B_675/2019 du 17 juillet 2019 consid. 3.1; 6B_375/2019 du 12 juin 2019 consid. 3.2). En l'espèce, le recourant a quitté son pays et sa famille pour venir en Suisse en 2012 alors que ses enfants étaient vraisemblablement âgés de 3 et 4 ans, le cadet souffrant déjà de son handicap congénital. Cela ne l'a pas empêché de commettre les crimes retenus et de s'enfuir, pour être arrêté 5 ans plus tard en Italie. La séparation du recourant et de ses enfants ne résulte ainsi pas de sa seule incarcération mais découlait déjà de son mode de vie antérieur (cf. supra let. A.c). En définitive, le recourant ne fait valoir aucune circonstance extraordinaire, au sens de la jurisprudence, susceptible de justifier une réduction de peine au regard de sa vie familiale. Pour le surplus, l'on ne voit pas ce que le recourant entend déduire du fait qu'il est "confronté pour la première fois à une incarcération durable, ce qui ne saurait le laisser insensible, indépendamment des conditions familiales exposées" (cf. art. 42 al. 2 LTF). Le recourant oppose en vain à la motivation cantonale relative à ses antécédents, n'avoir qu'une seule "condamnation significative" à son encontre (cf. supra let. A.c), étant rappelé au demeurant que cette notion ne comprend pas que le passé judiciaire de l'auteur (cf. supra consid. 1.1.2; QUELOZ/MANTELLI-RODRIGUEZ, Commentaire romand, Code pénal I, 2e éd. 2021, n° 48 ad art. 47 CP; STRATENWERTH/BOMMER, Schweizerisches Strafrecht, Allgemeiner Teil II: Strafen und Massnahmen, 3e éd. 2020, § 5 n° 37 ss; WIPRÄCHTIGER/KELLER, Basler Kommentar, Strafrecht I, 4e éd. 2019, n° 122 ad art. 47 CP). Quant aux éléments liés à son comportement en cours de procédure, le recourant ne conteste d'aucune manière sa mauvaise collaboration et son attitude d'omerta attestant d'une absence de remise en question et de tout repentir.