Citation: 6S.36/2003 10.04.2003 E. 5

Le recourant soutient que le sursis lui a été refusé en violation de l'art. 41 CP. 5.1 Selon l'art. 41 ch. 1 al. 1 CP, le sursis à l'exécution d'une peine privative de liberté peut être octroyé si la durée de la peine n'excède pas 18 mois et si les antécédents et le caractère du condamné font prévoir que cette mesure le détournera de commettre d'autres crimes ou délits. La jurisprudence relative à cette disposition a été rappelée récemment dans l'ATF 128 IV 193 consid. 3b p. 198, auquel on peut se référer. 5.2 Le recourant a été condamné à une peine de 3 mois d'emprisonnement et son casier judiciaire est vierge. Il a toutefois été retenu qu'il était parfaitement décidé à persister dans son attitude consistant à s'efforcer de payer le moins possible et qu'il avait au demeurant continué à s'opposer à tout règlement des arriérés, étant à cet égard rappelé que, depuis deux ans au moment où l'arrêt attaqué a été rendu, il n'a plus versé de pension pour ses filles. Sur la base des faits ainsi retenus, dont il résulte que le recourant est fermement résolu à persister dans son comportement délictueux et n'a aucune volonté de s'amender, le refus du sursis ne viole pas le droit fédéral. Le recourant n'établit d'ailleurs nullement le contraire. Toute son argumentation se réduit à contester les faits sur lesquels repose le refus de la mesure litigieuse. Le grief est par conséquent irrecevable (cf. supra, consid. 1; ATF 126 IV 65 consid. 1 p. 67).