Citation: H 91/02 10.10.2002 E. 4

4.1 Selon l'art. 30ter LAVS, les revenus de l'activité lucrative obtenus par un salarié et sur lesquels l'employeur a retenu les cotisations légales sont inscrits au compte individuel de l'intéressé, même si l'employeur n'a pas versé les cotisations en question à la caisse de compensation. Cela vaut également lorsque le salarié et l'employeur ont conclu une convention de salaire net, c'est-à-dire lorsque l'employeur prend la totalité des cotisations sociales à sa charge. Il n'y a matière à rectification que si la preuve absolue est rapportée (cf. ATF 117 V 265 consid. 3d) qu'un employeur a effectivement retenu des cotisations AVS sur les revenus versés ou qu'une convention de salaire net a été fixée entre cet employeur et le salarié; établir l'exercice d'une activité lucrative salariée n'y suffit pas. 4.2 En l'espèce, la recourante a produit deux documents signés par Soeur H.________ (anciennement employée à l'Institution X.________) certifiant qu'elle avait travaillé pour ladite institution en qualité d'enseignante de 1953 à 1955, ainsi que plusieurs attestations de salaire. Toutefois, si ces pièces sont de nature à prouver que la recourante a bel et bien exercé une activité lucrative en Suisse durant deux ans, ils n'établissent en revanche pas que l'Institution X.________ a retenu des cotisations AVS sur les revenus qu'elle a perçus. En effet, les attestations de salaire produites ne contiennent aucune inscription relative à une déduction du salaire à ce titre; par ailleurs, la recourante ne prétend pas qu'une convention de salaire net aurait été conclue avec son ancien employeur. Certes, dans son écrit du 12 novembre 2001, Soeur H.________ a affirmé que l'Institution X.________ a (vraisemblablement) payé les contributions sociales dues («penso che abbiamo versato regolarmente i contributi AVS dovuti, purtroppo però non ci è più possibile fornire ulteriori pezze giustificative circa i pagamenti (alla Cassa di Compensazione di Zugo oppure alla Cassa di Compensazione di Bellinzona)». Non étayée, une telle déclaration ne saurait pourtant suffire au regard des exigences de preuve posées par l'art. 141 al. 3 RAVS et la jurisprudence y relative, cela d'autant moins que la caisse a procédé aux recherches nécessaires auprès des caisses de compensation auxquelles l'Institution X.________ aurait, selon les informations données, affilié ses employés, toutefois sans succès. Par conséquent, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.