Citation: 5A_633/2022 E. 7.3.1

7.3.1. Soutenant que la question de l'origine des maux de E.A.________ n'aurait pas été approfondie par les experts, le recourant leur reproche de ne pas avoir confronté l'intimée à ses propres déclarations selon lesquelles l'enfant aurait beaucoup souffert depuis sa naissance du manque d'implication et d'affection de celle-ci, ses propos étant corroborés par différents éléments. Il ajoute que les experts auraient occulté des faits propres à démontrer la négligence de l'intimée à l'endroit de son fils, son incapacité à gérer les situations d'urgence et les troubles psychiatriques dont elle souffrirait; il invoque à cet effet sa froideur émotionnelle envers sa fille, ses cris récurrents, sa négligence dans la prise en charge de son fils et sa difficulté à gérer les séparations. Se plaignant d'une différence de traitement, il reproche également à l'expert de ne pas avoir approfondi la question du manque de confiance dont souffrirait l'intimée, en la soumettant notamment à des questionnaires du même type que celui auquel il a dû se soumettre. Plus généralement, il fait valoir que l'autorité précédente aurait versé dans l'arbitraire en retenant par un raisonnement simpliste qu'il serait seul responsable des maux des deux enfants et que ceux-ci trouveraient leur source dans la séparation conflictuelle des parties. Se basant essentiellement sur les conclusions précitées des experts, elle aurait ainsi occulté divers éléments de preuve propres à démontrer que l'intimée serait en substance responsable du mal-être de E.A.________. En particulier, elle aurait fait complément fi du caractère quérulent, téméraire et procédurier de la mère adopté depuis la séparation. Les considérations du recourant relatives aux prétendus manquements et défaillances de l'intimée non pris en compte par les experts, respectivement par l'autorité précédente, apparaissent contradictoires avec ses conclusions qui tendent uniquement à l'attribution de la garde alternée, et non à l'attribution de la garde exclusive en sa faveur (ATF 142 III 617 précité consid. 3.2.3; 142 III 612 consid. 4.3). On peut également se demander si ces critiques sont recevables au regard de l'art. 75 LTF, dès lors qu'il ne ressort pas de l'arrêt entrepris que le recourant les aurait soumises comme telles à l'autorité précédente (ATF 146 III 203 consid. 3.3.4), et le recourant ne se plaint pas sur ce point de manière claire et détaillée d'une constatation manifestement inexacte des faits (art. 106 al. 2 LTF). Quoi qu'il en soit, ses affirmations - appellatoires - ne permettent pas de démontrer que la conclusion de l'arrêt cantonal, selon laquelle les capacités parentales de la mère seraient données, relèverait de l'arbitraire.