Citation: 2C_627/2019 E. 4.2

4.2. En l'espèce, les juges cantonaux retiennent tout d'abord qu'il s'agit de la troisième demande d'autorisation de séjour en vue du mariage, avec des personnes différentes, en neuf ans, que l'intéressé a rencontré sa fiancée actuelle après le 27 février 2017 et demandé le 27 juillet 2017, déjà, une autorisation de séjour en vue du mariage. Ils mentionnent également que le recourant ne s'est jamais soumis aux décisions de renvoi dont il a fait l'objet. Ces éléments ne sont pas remis en question par le recourant et constituent, comme le relèvent les juges cantonaux, des indices sérieux que celui-ci entendait éluder les dispositions sur l'admission et le séjour des étrangers en invoquant ce mariage. Un tel constat justifie déjà en soi le refus de l'octroi de l'autorisation de séjour de courte durée demandée (cf. supra consid. 4.1). En outre, les considérants de l'arrêt attaqué, auxquels il peut être renvoyé (art. 109 al. 3 LTF), exposent clairement et à bon droit les motifs d'ordre public pour lesquels le recourant ne pourrait pas vivre en Suisse après son mariage, que ce soit en raison des condamnations pénales prononcées à son encontre ou de son manque de respect pour l'ordre public suisse. Sur ce point, le recourant semble perdre de vue que le critère de la gravité qualifiée de l'atteinte prévu par l'art. 63 al. 1 let. b LEI peut également être réalisé par des actes contrevenant à des prescriptions légales ou à des décisions de l'autorité qui présentent un degré de gravité comparativement moins élevé, mais qui, par leur répétition malgré des avertissements et des condamnations successives, démontrent que l'étranger ne se laisse pas impressionner par les mesures de droit pénal et qu'il ne possède ni la volonté ni la capacité de respecter à l'avenir l'ordre juridique (cf. ATF 137 II 297 consid. 3.3 p. 303 s.; arrêt 2C_127/2016 du 13 septembre 2016 consid. 4.2.1). En d'autres termes, des infractions qui, prises isolément, ne suffisent pas à justifier la révocation, peuvent, lorsqu'elles sont additionnées, satisfaire aux conditions de l'art. 63 al. 1 let. b LEI (ATF 139 I 16 consid. 2.1 p. 18 s.; arrêt 2C_127/2016 du 13 septembre 2016 consid. 4.2.1). En l'occurrence, le Tribunal cantonal n'a pas violé le droit fédéral en retenant que les onze condamnations pénales du recourant en l'espace de huit ans, principalement pour des infractions contre le patrimoine et à la législation pour les étrangers, à des peines privatives de liberté atteignant au total environ trente-trois mois constituaient une atteinte grave et répétée à la sécurité et à l'ordre publics (cf. arrêt 2C_127/2016 du 13 septembre 2016 consid. 4.2 et les références citées). Ils ont également correctement rappelé que l'écoulement du temps depuis la dernière condamnation pénale du recourant en 2014 ne permettait pas de faire abstraction de ses importants antécédents, ce d'autant plus qu'il a été détenu du 4 février 2016 au 27 février 2017 et qu'il ne saurait se prévaloir d'un comportement irréprochable dans la mesure où il séjourne illégalement en Suisse pratiquement de manière continue depuis son entrée en Suisse en 2003 et 2004. L'autorité précédente pouvait dès lors, à bon droit, retenir que les conditions d'obtention d'une autorisation de séjour en Suisse après le mariage n'étaient pas remplies (cf. art. 51 al. 1 let. b, en lien avec l'art. 63 al. 1 let. b LEI). Enfin, contrairement à ce que semble prétendre le recourant, le fait de considérer que même marié, il ne pourra pas obtenir le droit de séjourner en Suisse, ne repose pas sur une appréciation abstraite de sa situation, qui serait applicable à tous les étrangers, mais sur les circonstances concrètes du cas d'espèce. A cet égard, il perd de vue que tous les étrangers requérant le droit au regroupement familial ne présentent pas, comme lui, des antécédents défavorables en matière de respect de l'ordre juridique suisse. Il ne saurait ainsi être question d'une inégalité de traitement sur ce point.