Citation: I 669/00 21.02.2001 E. 2

2.- a) Selon l'art. 28 al. 1 LAI, l'assuré a droit à une rente entière s'il est invalide à 66 2/3 % au moins, à une demi-rente s'il est invalide à 50 % au moins, ou à un quart de rente s'il est invalide à 40 % au moins; dans les cas pénibles, l'assuré peut, d'après l'art. 28 al. 1bis LAI, prétendre une demi-rente s'il est invalide à 40 % au moins. Chez les assurés actifs, le degré d'invalidité doit être déterminé sur la base d'une comparaison des revenus. Pour cela, le revenu du travail que l'invalide pourrait obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui, après exécution éventuelle de mesures de réadaptation et compte tenu d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide (art. 28 al. 2 LAI). La comparaison des revenus s'effectue, en règle générale, en chiffrant aussi exactement que possible les montants de ces deux revenus et en les confrontant l'un avec l'autre, la différence permettant de calculer le taux d'invalidité. Dans la mesure où ces revenus ne peuvent être chiffrés exactement, ils doivent être estimés d'après les éléments connus dans le cas particulier, après quoi l'on compare entre elles les valeurs approximatives ainsi obtenues (méthode générale de comparaison des revenus; ATF 104 V 136 consid. 2a et 2b). Il faut enfin tenir compte, dans l'estimation du revenu d'invalide, des difficultés objectives que présente la réadaptation professionnelle de l'assuré, selon les circonstances. En particulier, on ne saurait déterminer le revenu raisonnablement exigible de l'assuré en se fondant sur des possibilités d'emploi irréalistes, ou en se bornant à prendre en considération un genre d'activité quasiment inconnu du marché du travail. On ne saurait en effet parler d'une activité au sens de l'art. 28 al. 2 LAI dans la mesure où elle n'est possible que sous une forme tellement restreinte que le marché du travail général ne la connaît pratiquement pas ou qu'à la condition de concessions irréalistes de la part d'un employeur moyen (RCC 1989 p. 331 consid. 4a). b) En l'espèce, les premiers juges ont retenu que le recourant pouvait encore effectuer des travaux simples, comme manoeuvre, avec un rendement de 45 % et, partant, obtenir un revenu correspondant à une fraction équivalente du salaire qu'il réalisait avant de devenir invalide; ils ont admis que la perte économique ou le degré de l'invalidité du recourant, s'élevait en conséquence à 55 %, de telle sorte qu'il ne peut prétendre une rente entière. Cette appréciation ne saurait sans plus être confirmée. On ignore en effet concrètement quelle activité le recourant peut encore exercer compte tenu de toutes les limitations posées par les experts. A cela s'ajoute que dans un rapport du 8 septembre 1998, l'OAI relevait, outre les difficultés visuelles de l'assuré, des difficultés d'ouïe, de compréhension des consignes et d'élocution. On ne sait pas non plus si le marché du travail offre réellement des emplois consistant en des activités de petits montages répétitifs ou de manutention, accessibles à un travailleur dont l'acuité visuelle est aussi restreinte que celle du recourant, et, de surcroît, dans un environnement familier et sans danger. On ignore enfin quel revenu le recourant pourrait, le cas échéant, retirer d'une telle activité. Il faut ainsi constater que les faits tels qu'ils ressortent du dossier sont incomplets et qu'ils ne permettent