Citation: 4A_531/2014 E. A

D.________ et E.________ étaient locataires de locaux d'environ 600 m 2 au sous-sol et rez-de-chaussée, destinés à l'exploitation d'un café-brasserie, ainsi que d'un appartement de quatre pièces au 1 er étage du même immeuble sis à Genève; le bail était renouvelable de cinq ans en cinq ans, sauf congé signifié une année avant l'échéance. A.C.________ et la société B.________ Sàrl ont repris le bail à partir du 1 er avril 2006. Le 14 octobre 2008, la bailleresse a notifié une hausse du loyer annuel net de 112'800 à 116'580 fr., hausse que les locataires ont contestée. Lors de la séance de conciliation du 9 avril 2009, le bail a été prorogé jusqu'au 30 septembre 2013 et le loyer annuel net arrêté à 114'000 fr., avec une clause d'indexation dès le 1 er janvier 2011; le contrat restait inchangé pour le reste. Le 29 juin 2011, à savoir moins de deux ans et trois mois après la fin de la procédure de conciliation, la bailleresse a résilié le bail pour le 30 septembre 2013 par avis officiels accompagnés d'un courrier, adressés séparément à A.C.________, à son époux B.C.________ et à la société B.________ Sàrl. L'avis officiel n'indiquait aucun motif de congé ni disposition légale; le courrier joint exposait qu'aux termes d'investigations et analyses effectuées par la bailleresse, celle-ci était parvenue à la conclusion qu'en raison de l'état général de l'immeuble, la meilleure solution était de le démolir et de le remplacer par une nouvelle construction. La résiliation a été contestée. La tentative de conciliation qui a suivi n'a pas abouti.