Citation: 6B_412/2013 E. 2.3

2.3. Le recourant fait valoir qu'il avait obtenu l'assistance judiciaire gratuite dans le cadre de la procédure dirigée contre lui. Rien ne permettait de penser que sa situation financière s'était améliorée depuis son retour au Nigéria où il avait été renvoyé. Interpréter les art. 29 al. 3 Cst. et 132 al. 1 let. b CPP en ce sens qu'ils ne permettaient pas la désignation d'un défenseur d'office si chaque nouvelle demande n'était pas assortie de documents relatifs à sa situation financière, quand bien même son indigence avait déjà été prouvée, constituerait une application arbitraire du droit. Si un conseil d'office ne lui était pas désigné, il ne serait pas en mesure de continuer la procédure en indemnisation.