Citation: 9C_27/2007 08.04.2008 E. 4

A la question de savoir si l'état de santé psychique de l'assurée s'était amélioré entre octobre 2001 (date de l'examen COMAI) et juin 2005 (date de l'examen du SMR), le docteur Z.________ a répondu en page 14 de son rapport d'expertise que selon lui, l'état actuel était présent depuis plusieurs années, en tous les cas depuis l'expertise COMAI de 2001. Il indiquait que depuis lors, la documentation médicale au dossier mentionnait toujours la présence de plaintes douloureuses diffuses associées à un syndrome dépressif d'intensité variable selon les circonstances et selon les examinateurs. Il était probable qu'à certaines périodes, le syndrome dépressif ait dépassé le stade de la dysthymie pour atteindre celui de l'épisode dépressif. L'expert ajoutait que le tableau clinique semblait "à peu près stationnaire depuis l'expertise de 2001 en tout cas" et qu'il n'était "pas fondamentalement différent de ce qu'il était à l'époque". Aussi, en considérant que le trouble dépressif de l'assurée n'avait aucune influence sur sa capacité de travail, l'expert judiciaire n'a pas fait état d'une modification de l'état de santé de la recourante, mais a remis en cause l'appréciation précédente - et fondée sur un même état de fait - des experts du COMAI. Au vu de ce qui précède, on ne saurait conclure que l'appréciation des premiers juges, selon laquelle l'état de santé de l'intimée n'a pas subi une modification notable entre le 30 mai 2002 et le 17 novembre 2005, est insoutenable. Par conséquent, la juridiction cantonale n'a pas violé le droit fédéral en retenant que les conditions d'une révision au sens de l'art. 17 LPGA n'étaient pas réalisées en l'espèce. Mal fondé, le recours doit être rejeté.