Citation: 5A_864/2024 E. 5.3

5.3. Les développements que la recourante consacre à l'incompatibilité d'un travail de bureau au sein d'une banque avec sa personnalité reposent sur des considérations entièrement subjectives. Sans consistance, ils sont impropres à démontrer qu'il serait arbitraire d'exiger d'elle de travailler comme employée de bureau. Il en va de même de son argument selon lequel elle n'avait jamais exercé un tel emploi par le passé. En effet, la recourante se contente d'affirmer que le travail de réceptionniste/assistante qu'elle avait exercé d'août 2015 à janvier 2017 dans une banque ne pouvait pas entrer dans la catégorie " employée de bureau au sein d'une banque " retenue dans l'arrêt attaqué, substituant ainsi sa propre appréciation à celle de la Cour de justice. En outre, elle ne conteste pas n'avoir effectué aucune recherche en vue de trouver un emploi depuis la séparation des parties début 2022, de sorte que ses considérations relatives aux difficultés qu'elle aurait à trouver un emploi et à la brièveté du délai imparti par la Cour de justice à cette fin ne sauraient conduire à l'admission de son grief. Dès lors qu'au surplus la recourante ne démontre pas avoir entrepris les efforts que l'on pouvait raisonnablement exiger d'elle en vue de subvenir à ses besoins, l'invocation des principes de solidarité entre époux et de proportionnalité ne lui est d'aucun secours. Elle oublie en effet que l'obligation pour chacun des époux de subvenir à ses propres besoins (principe de l'indépendance financière) par la reprise ou l'extension d'une activité lucrative existe déjà à partir du moment de la séparation, lorsqu'il n'existe plus de perspective raisonnable de reprise de la vie conjugale (ATF 148 III 358 consid. 5 et les références) et qu'un époux ne peut prétendre à une contribution d'entretien que si, en dépit des efforts que l'on peut raisonnablement exiger de lui, il n'est pas ou pas totalement en mesure de pourvoir lui-même à son entretien convenable (arrêts 5A_214/2024 du 20 décembre 2024 du 20 décembre 2024 consid. 6.3.1 et les références; 5A_513/2023 du 20 mars 2024 consid. 6.3.2.1, publié in FamPra.ch 2024 p. 736; 5A_754/2020 du 10 août 2021 consid. 4.3.1 et les références). Il suit de là que pour autant que recevables, les critiques portant sur l'imputation d'un revenu hypothétique à la recourante doivent être rejetées.