Citation: 2P.203/2004 03.11.2004 E. 4

La recourante se plaint enfin d'une violation de son droit de propriété (art. 26 al. 1 Cst.). Elle prétend cependant pas que l'impôt perçu sur les versements en question aurait un caractère confiscatoire, pas plus qu'elle n'établit que cet impôt ne répondrait pas à sa capacité contributive (sur ces notions, voir ATF 128 II 112 consid. 10b/bb p. 126). En réalité, la recourante se borne à soutenir que le rappel d'impôt assorti d'une amende "constitue une atteinte disproportionnée" à son droit de propriété, dès lors qu'elle se serait "fiée à la taxation initiale opérée par l'administration"; cette atteinte disproportionnée consisterait, selon elle, dans le changement d'attitude de l'administration fiscale qui est revenue sur cette taxation plus de cinq ans après, en considérant que l'ensemble des montants litigieux constituaient des libéralités et en lui infligeant une amende. Ainsi libellé, le grief de violation du principe de la proportionnalité soulevé par la recourante n'a plus de portée propre (ATF 123 I 1 consid. 10 p. 11 et les arrêts cités). Il se confond dès lors avec ceux qui ont été examinés et réfutés au considérant 3 ci-dessus, auquel il peut dès lors être renvoyé purement et simplement.