Citation: 4A_571/2019 E. A

A.a. Les 28 et 31 mars, 3, 10 et 11 avril 2008, X.________ SA - société active dans le courtage immobilier - (ci-après: la courtière) a conclu un contrat de courtage avec V.________, W.________, L.________ et M.________ SA dans l'optique de la vente de leurs parts du complexe immobilier l'" xxx " sis à.... Celles-ci étaient copropriétaires des 10/12èmes des parts de copropriété du complexe en question, les 2/12èmes restants étant copropriété de Y.________ et Z.________, chacun par moitié. A.b. D.________, chargé de mission pour N.________, s'occupait de ce projet de vente. Le 29 avril 2008, il a envoyé un courriel à B.________, administrateur de X.________ SA, pour l'informer de l'intérêt de Z.________ à racheter l'ensemble du complexe, précisant que, si ce dernier renonçait à racheter l'ensemble, il souhaiterait alors se joindre aux autres copropriétaires pour vendre sa propre part. A.c. Le 26 août 2008, B.________ a demandé par courriel à D.________ d'organiser une rencontre avec les différents propriétaires du complexe immobilier pour leur donner des explications sur les démarches qu'il avait entreprises, présenter les résultats de ses efforts et leur permettre d'étudier les options stratégiques. A.d. Le 6 septembre 2008, B.________ a fait parvenir un exemplaire d'un contrat de courtage à Z.________ concernant sa part et celle de Y.________. Il le priait de le signer et de le faire suivre à Y.________, avant de lui retourner les exemplaires pour qu'il les paraphe également, si cela lui convenait. Le prix de vente souhaité y figurait pour 8'000'000 fr. A.e. Ce document a été signé le 30 octobre 2008 par Y.________. Celui-ci y a ajouté une clause manuscrite réservant l'hypothèse d'une vente par son intermédiaire ou celui de l'un de ses courtiers, situation dans laquelle il était prévu que le courtier " rétroc (ède) le 50 % de la commission ". Par courriel du lendemain, B.________ a confirmé son accord avec cette clause. Ce contrat n'a pas été signé par Z.________. A.f. Plusieurs séances ont eu lieu sous l'égide de D.________. Tous les copropriétaires du complexe, y compris Z.________ et Y.________, y ont été régulièrement convoqués. A.g. Le 15 octobre 2008, D.________ a informé les copropriétaires que B.________ lui avait fait part de l'intérêt d'un investisseur, qui s'est révélé être A.________ SA, un fonds de placement immobilier. Le 5 novembre 2008, A.________ SA a offert pour l'acquisition du complexe immobilier entier la somme de 43'000'000 fr., montant ramené à 42'000'000 fr. le 17 novembre suivant, après soustraction de la valeur du terrain en droit de superficie. A.h. Le 6 novembre 2008, D.________ a adressé un courriel à tous les copropriétaires les invitant à prendre position sur diverses offres. A.i. Par contrat de vente immobilière du 4 mars 2009, V.________, W.________, L.________ et M.________ SA ont vendu à A.________ SA les 10/12èmes des parts de copropriété du complexe immobilier " xxx " au prix de 35'000'000 fr. A.j. Le 22 décembre 2011, Z.________ et Y.________ ont vendu leur part de copropriété de 2/12èmes du même complexe à A.________ SA au prix de 7'800'000 fr. Lors de l'instrumentation, Y.________ a sollicité de l'acheteuse l'insertion dans l'acte de vente d'une clause additionnelle (2.13) spécifiant que " toutes éventuelles commissions de courtage qui seraient dues pour la présente transaction immobilière sont à la charge exclusive de l'acquéresse ". A.________ SA, par la voix de E.________, a alors questionné Y.________ sur les raisons pour lesquelles il souhaitait introduire cette nouvelle clause. Elle n'a toutefois pas formellement demandé aux vendeurs si, à leur connaissance, une commission de courtage était due. Elle a accepté que la clause en question soit ajoutée. A.k. Les 23 et 26 mars 2012, B.________ a invité Z.________ et Y.________ à faire suivre sa note d'honoraires à A.________ SA, en se référant à la clause 2.13 de l'acte de vente précité, dans la mesure où il estimait que cette vente était liée à son activité de courtier. A.l. Le 28 mars 2012, à réception de la copie du contrat de courtage du 30 octobre 2008 et des factures d'honoraires de X.________ SA, A.________ SA a écrit à Z.________ et Y.________ pour manifester sa surprise. Elle estimait avoir été victime d'un dol ou d'une erreur, à mesure qu'elle n'avait pas été informée de l'existence du contrat de courtage lors de la signature de l'acte de vente qu'elle déclarait invalider, en tant qu'il prévoyait de mettre à sa charge toute éventuelle commission de courtage. Elle observait encore que le contrat de courtage n'avait été signé que par Y.________, de sorte qu'il serait " inopérant ", voire n'engagerait que ce dernier pour sa part de copropriété.