Citation: P 5/07 12.09.2007 E. 5

5.1 Dans le cas d'espèce, il est établi que la communication de transfert de domicile par la caisse cantonale vaudoise de compensation à la caisse intimée (du 1er mai 2002) valait demande écrite au sens de l'art. 20 al. 1 OPC-AVS/AI. Cependant, elle ne contenait pas d'information sur l'état civil de l'ayant droit, ni d'éléments sur le revenu, la fortune et les charges de celui-ci. En cela, elle ne correspondait pas aux exigences formelles de l'art. 20 al. 2 OPC-AVS/AI, si bien que par deux fois, soit les 13 mai et 27 juin 2002, la caisse intimée a demandé la remise d'une formule dûment remplie de requête de prestations complémentaires jointe à son envoi. Le recourant n'a donné aucune suite aux communications précitées, en dépit de l'avertissement formel contenu dans la lettre du 27 juin 2002 selon lequel, sans nouvelles de sa part dans le délai imparti, la caisse intimée classerait le dossier. Contrairement à ce que soutient le recourant, la caisse intimée a respecté les dispositions régissant la compétence territoriale en matière de fixation des prestations complémentaires. Du moment que le recourant n'a pas répondu à la caisse intimée, la communication du 1er mai 2002 de la caisse cantonale vaudoise de compensation AVS ne constituait pas une demande valable de prestations complémentaires. 5.2 A nouveau, le recourant se plaint de ce que certaines communications n'aient pas été adressées à son représentant légal de l'époque. Or, comme l'a exposé la juridiction cantonale, le mandat de patronage en cours jusqu'au 10 décembre 2002 ne le privait pas de sa capacité d'agir. On ajoutera que le curateur nommé par la Justice de paix de X.________ pour assister B.________ dans la gestion de ses biens n'est entré en fonctions que le 6 avril 2005, soit postérieurement à la période déterminante. Aucun élément du dossier ne permet de retenir que le recourant subissait, à ce moment-là, un empêchement. 5.3 C'est en vain que le recourant invoque derechef sa bonne foi en faisant valoir que son ancienne conseillère de probation lui aurait affirmé lors d'un entretien téléphonique du 21 février 2002 (cf. lettre du 5 septembre 2003 de la Fondation vaudoise de probation) qu'il n'était pas nécessaire de déposer une nouvelle demande de rente AI et de prestations complémentaires. Ainsi que l'ont retenu les premiers juges, cette information a été contredite peu après par les deux invitations de régularisation des 13 mai et 27 juin 2002 émanant du nouvel organe d'exécution en matière de prestations complémentaires, soit la caisse intimée. A cet égard, on peut s'étonner que le recourant ait méconnu la mise en garde très claire de la deuxième lettre de la caisse intimée selon laquelle celle-ci n'entrerait pas en matière en l'absence des renseignements demandés. En outre, quoi qu'en dise le recourant, on ne saurait retenir dans ce contexte que les communications respectives des autorités vaudoises et fribourgeoises étaient contradictoires. 5.4 Par ailleurs, la lettre du 25 février 2003 adressée par le Service social régional de la Gruyère à la caisse intimée ne saurait être considérée comme une demande de prestations complémentaires pour les motifs indiqués pertinemment par les premiers juges (cf. consid. 2b in fine du jugement cantonal). 5.5 Dans ces circonstances il y a lieu d'admettre que le recourant n'a valablement saisi la caisse intimée que le 25 mai 2005 et que son droit aux prestations complémentaires a pris naissance au plus tôt le 1er mai 2005. Le jugement attaqué est donc conforme au droit fédéral.