Citation: 4A_562/2009 27.01.2010 E. 1

1.1 En l'espèce, l'arbitre unique a rendu, au sujet de sa compétence, une décision séparée (art. 8 al. 1 CA), susceptible de recours immédiat (art. 9 CA). Admettant partiellement l'exception d'incompétence soulevée par X.________, il s'est déclaré incompétent pour statuer sur une partie des prétentions élevées à l'encontre du prénommé. Dans cette mesure, il a rendu une décision finale (cf., mutatis mutandis, l'arrêt 4A_452/2007 du 29 février 2008, consid. 1.2 et les références). Seule cette partie de la décision séparée sur la compétence a fait l'objet du recours en nullité soumis à la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois. Aussi l'arrêt rendu par cette autorité, qui revêt la même nature que la sentence entreprise, constitue-t-il, sur ce point, une décision finale au sens de l'art. 90 LTF. Cette décision a été rendue en matière civile (art. 72 al. 1 LTF), par une autorité cantonale de dernière instance (art. 75 al. 1 LTF), dans une affaire pécuniaire dont la valeur litigieuse dépasse largement le seuil fixé à l'art. 74 al. 1 let. a ou b LTF pour la recevabilité du recours en matière civile. Ayant pris part à la procédure devant l'autorité précédente, qui leur a donné tort, les recourants ont un intérêt juridique à l'annulation de l'arrêt attaqué, lequel confirme une sentence qui les oblige à saisir les tribunaux ordinaires pour faire valoir une partie des prétentions qu'ils ont soumises à l'arbitre unique; partant, leur qualité pour recourir doit être admise (art. 76 al. 1 LTF). Le présent recours, qui a été déposé en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et dans la forme prévue par la loi (art. 42 LTF), est ainsi recevable. Que son intitulé soit erroné est sans conséquence: il ressort des indications fournies à la page 2 du mémoire de recours que les recourants n'ont pas entendu interjeter un "recours en nullité", mais un recours en matière civile dont les conditions sont toutes réalisées en l'espèce (cf. ATF 134 III 379 consid. 1.2 p. 382). 1.2 Saisi d'un recours en matière civile, le Tribunal fédéral vérifie librement l'interprétation et l'application des dispositions concordataires faites par l'autorité intimée (art. 95 let. e LTF; arrêt 4A_3/2009 du 20 mars 2009 consid. 1.3). Il devra donc dire, sur le vu des griefs articulés par les recourants, si l'autorité intimée a violé le concordat en confirmant la décision de l'arbitre unique d'exclure sa compétence pour une partie des prétentions qui lui ont été soumises (cf. art. 36 let. b CA).