Citation: 6B_67/2019 E. 6.3

6.3. Se référant à son jugement du 10 octobre et complément du 29 novembre 2013, le TPF a retenu, en substance, que l'avantage économique retiré par A.________ des infractions d'escroquerie, de gestion déloyale aggravée et de blanchiment d'argent aggravé se composait des montants relatifs à la vente de 49% des actions MUS_3 et de la valeur de la participation de 20,4% des actions MUS_3 qu'il avait conservées après cette vente. Après diverses déductions, le TPF a estimé que l'avantage économique net perçu par A.________ s'élevait à 385'818'086 fr. (jugement attaqué p. 58 s. et jugement du 10 octobre et complément du 29 novembre 2013 p. 461 à 463). Au vu des montants confisqués, le TPF a retenu que la part des valeurs patrimoniales qui n'était plus disponible s'élevait à 218'735'479 francs. Il en a conclu qu'une créance compensatrice d'un montant équivalent pourrait être prononcée à l'encontre de la recourante 1, en sa qualité d'héritière de A.________, dès lors que les conditions de l'art. 59 ch. 1 al. 2 aCP, resp. 70 al. 2 CP n'étaient pas remplies, ni s'agissant de A.________, ni de la recourante 1. Toutefois, il a estimé que la créance compensatrice prononcée à l'encontre de la recourante 1 devait être réduite au montant des avoirs disponibles dont A.________ était titulaire, c'est-à-dire aux montants placés sous séquestre et qui n'étaient pas confisqués, soit un montant total de 81'881'136 fr. (jugement attaqué p. 59 à 62).