Citation: 5A_344/2007 02.08.2007 E. 2

Le recourant conteste que les conditions de la mesure litigieuse soient remplies. Il expose que le principe de proportionnalité est essentiel dans le contexte de la privation de liberté à des fins d'assistance en sorte que la levée du placement s'impose aussitôt que l'état de l'assisté le permet. En l'occurrence, rien ne permet de considérer que l'assistance personnelle nécessaire ne peut lui être fournie qu'en le privant de liberté. Par conséquent, il serait disproportionné de maintenir son internement. En se limitant à considérer, sans autre appréciation, que le délai d'attente suggéré par le médecin devait être respecté, la décision attaquée violerait ainsi l'art. 397a al. 3 CC. 2.1 Aux termes de l'art. 397a CC, une personne majeure ou interdite peut être placée ou retenue dans un établissement approprié lorsque, en raison de maladie mentale, de faiblesse d'esprit, d'alcoolisme, de toxicomanie ou de grave état d'abandon, l'assistance personnelle nécessaire ne peut lui être fournie d'une autre manière (al. 1). La personne doit être libérée dès que son état le permet (al. 3). L'al. 3 de cette disposition constitue une application du principe de la proportionnalité. Celui-ci exige que les actes étatiques soient propres à atteindre le but visé, justifié par un intérêt public prépondérant, et qu'ils soient à la fois nécessaires et raisonnables pour les personnes concernées. Une mesure restrictive est notamment disproportionnée si une mesure plus douce est à même de produire le résultat escompté. L'atteinte, dans ses aspects matériel, spatial et temporel, ne doit pas être plus rigoureuse que nécessaire (ATF 126 I 112 consid. 5b p. 119/120 et les références).