Citation: 5A_230/2021 E. 1

En raison d'une profonde dépression et de l'inquiétude manifestée par certains proches, une procédure de protection de l'adulte a été ouverte le 12 novembre 2013 en faveur de A.A.________ (né en 1990). Par décision du 30 août 2016, l'APEA, statuant sur un premier renvoi, a institué une curatelle de portée générale au sens de l'art. 398 CC en faveur de A.A.________. Sur recours de A.A.________, la Cour administrative du Tribunal cantonal de la République et canton du Jura a, par arrêt du 2 mars 2017, annulé ladite décision, faute d'expertise psychiatrique neutre et indépendante. Suite à ce renvoi, l'APEA a ordonné une expertise confiée au Dr B.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie. Dans son rapport du 10 avril 2019, l'expert a confirmé le diagnostic d'un retard mental moyen chez l'intéressé. Par décision du 11 février 2020, sur la base de l'expertise du Dr B.________ et d'un précédent rapport d'évaluation sociale, l'APEA a institué une curatelle de représentation et de gestion du patrimoine au sens des art. 394 et 395 CC en faveur de A.A.________, privé l'intéressé de l'exercice de ses droits civils pour ce qui a trait à la gestion globale de ses affaires administratives et financières et désigné C.________, assistante sociale, en qualité de curatrice. A.A.________ a déposé recours contre cette décision le 11 mars 2020, concluant à son annulation et contestant en particulier le fait que son père, D.A.________, n'ait pas été désigné comme curateur, malgré son souhait et celui de son médecin traitant.