Citation: 1C_552/2023 E. A

C.________ SA est propriétaire de la parcelle n° 3047 (anciennement formée des parcelles nos 3036, 3047 et 3595) de la commune de V.________. Cette parcelle supporte une maison de maître, la villa D.________ qui est implantée au nord-ouest d'un parc richement arboré et agrémenté de divers cheminements. D'une surface totale de 10'181 m2, elle est colloquée en "zone de villas" et soumise à la réglementation "modification du plan des zones de la commune de V.________" approuvée par le Conseil d'État le 20 juillet 1965, ainsi qu'aux dispositions du règlement communal sur l'aménagement du territoire et les constructions (RCATC) adopté le 26 avril 2017. Le 13 mai 2019, C.________ SA a déposé une demande de permis de construire 12 villas urbaines de 3 logements chacune, comprenant un garage souterrain de 48 places et 14 places de parc extérieures, ainsi que la démolition d'un garage annexe. Mis à l'enquête publique, le projet a suscité de nombreuses oppositions, dont celle de A.________, propriétaire de parcelles voisines. Différentes autorisations spéciales, regroupées dans une synthèse de la Centrale des autorisations en matière de construction (CAMAC), ont en outre été délivrées par les services cantonaux concernés, sous réserve du respect de certaines conditions. À la suite de l'enquête publique, C.________ SA a apporté des modifications au projet afin de préciser le concept paysager et notamment les arbres qui permettraient de compenser ceux devant être abattus en raison de la construction. Ces modifications ont fait l'objet d'une mise à l'enquête publique complémentaire qui a suscité l'opposition de A.________ et de B.________, propriétaire d'une parcelle voisine. Une nouvelle synthèse CAMAC a été établie le 30 mars 2021. Par la suite, la constructrice a une nouvelle fois modifié les plans, notamment en précisant les mesures de conservation des arbres maintenus. Considérées comme mineures, ces modifications n'ont pas fait l'objet d'une nouvelle enquête publique.