Citation: 5A_944/2022 E. 3

L'autorité de surveillance a jugé qu'il résultait de manière claire de la réquisition de poursuite que celle-ci avait été introduite seulement par B.________. Le fait que la poursuivante ait choisi de communiquer avec l'office par une unité administrative dotée d'une appellation propre et possédant une adresse distincte de son siège n'y changeait rien. Les actes de poursuite - commandement de payer et commination de faillite - établis par l'office étaient pour leur part parfaitement conformes à la réquisition de poursuite: sous leur rubrique " créancier " ne figurait en effet que l'indication de la raison sociale et de l'adresse de B.________, à l'exclusion de toute mention du C.________. Le fait que les exemplaires de ces actes destinés à la poursuivante - et non ceux destinés au débiteur - mentionnaient dans l'espace réservé à l'indication de l'adresse de leur destinataire l'adresse de correspondance communiquée par la poursuivante n'y changeait à nouveau rien. L'autorité de surveillance en a conclu que la poursuite litigieuse était conduite par l'intimée seule, et que les actes de poursuite établis, y compris la commination de faillite contestée, étaient conformes à cette situation. L'autorité de surveillance a ajouté que les questions de droit matériel effleurées par la plaignante (personnalité juridique du C.________, légitimité de l'intimée pour faire valoir seule la créance invoquée en poursuite, etc.) n'avaient pour leur part pas à être examinées, étant pour le surplus relevé que le juge de l'action en libération de dette y avait déjà répondu.