Citation: 2C_198/2022 E. 3.6

3.6. En l'occurrence, dans son arrêt, la Cour de justice a confirmé que le mode de calcul de l'émolument prévu par l'art. 257 RCI/GE n'était pas conforme au principe de la couverture des frais et violait par conséquent le principe de la légalité en ce qu'il ne reposait pas sur une base légale formelle. Dans ce contexte, on peine à voir en quoi cet arrêt toucherait le canton de Genève comme n'importe quel particulier, ou qu'il atteindrait celui-ci de manière importante dans ses prérogatives de puissance publique, d'autant moins que l'émolument annulé ne s'élève que 20'175 fr. (clause de minimis; cf. arrêt 2C_282/2017 du 4 décembre 2017 consid. 1.2). Dans son recours, le DET, agissant au nom et pour le compte du canton, prétend que la Cour de justice aurait violé l'art. 127 al. 1 Cst. Or, comme exposé ci-avant, le simple intérêt à la juste application du droit ne confère pas au canton la qualité pour recourir au sens de l'art. 89 al. 1 LTF. Il est certes possible que l'arrêt attaqué empêche momentanément la perception par le canton d'émoluments en matière d'autorisation de construire. Cela ne suffit toutefois pas à reconnaître que le canton serait en l'occurrence touché de manière qualifiée dans ses prérogatives de puissance publique, ce d'autant moins qu'il ressort de l'arrêt attaqué que le vice réside dans l'absence d'une base légale au sens formel, qui pourrait, si nécessaire, être adoptée ultérieurement.