Citation: 5A_678/2023 E. 4.1

4.1. L'autorité cantonale a relevé qu'il ressortait de la convention partielle du 17 novembre 2020 que les parties avaient convenu un droit de visite élargi en faveur du recourant, selon les modalités fixées par ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 15 mars 2018. Le recourant concluait certes désormais à l'instauration d'une garde alternée, mais selon les modalités telles que prévues jusqu'alors. Il ne concluait ainsi pas à une modification de la prise en charge de ses filles, mais à une requalification de leur garde, ce que ne permettait pas la jurisprudence publiée aux ATF 147 III 121. Le fait que son droit de visite était exercé à un taux à hauteur de 42, voire à 45% selon ses dires ne changeait rien. Une telle qualification irait à l'encontre de l'autorité attribuée à la décision antérieure et serait uniquement possible en cas de changement de fait justifiant une modification des modalités de prise en charge, ce qui n'était pas le cas en l'espèce. Aucun élément du dossier ne permettait par ailleurs de retenir que le recourant n'aurait pas signé la convention précitée après mûre réflexion et de son plein gré, ce d'autant que les modalités qu'elle prévoyait étaient celles qui avaient été et étaient toujours appliquées et qu'elles avaient également été reprises par la suite par son conseil à l'appui de ses conclusions.