Citation: 5P.353/2006 25.10.2006 E. 2

Le Tribunal fédéral n'a donc plus qu'à statuer sur les frais par une décision sommairement motivée, en tenant compte de l'état de choses existant avant le fait qui met fin au litige (art. 72 PCF par renvoi de l'art. 40 OJ; cf. ATF 123 II 285 consid. 5 p. 288). Dans son mémoire de recours, le recourant soutenait que "la Cour civile du Tribunal cantonal a superbement ignoré l'art. 6 CEDH et l'art. 29 Cst.", exposant qu'il a formé une plainte pour déni de justice selon l'art. 248 CPC/VS à l'encontre du juge de district parce que sa déclaration d'appel adressée à celui-ci et datée de 2004 n'a pas donné lieu à un acte procédural clair depuis cette date. Dans sa détermination sur le recours de droit public, l'autorité intimée a répondu que, dans son écriture du 30 mars 2006 à son adresse, le recourant a conclu à ce qu'il soit constaté que sa plainte civile était devenue sans objet, et que, s'agissant des frais et dépens, elle ne pouvait statuer avant que les dossiers de la cause ne lui soit transmis, ce qui n'eut lieu que le 29 août 2006. Il ressort du dossier que le recourant a effectivement conclu à ce qu'il soit constaté que sa plainte civile pour déni de justice est devenue sans objet, au double motif de l'avancement de la procédure pénale et de la décision du juge de district de joindre les procédures d'appel contre la désignation de Me Y.________ en qualité de curateur de l'enfant A.________. Dans ses dernières observations adressées à la cour de céans, le recourant ne conteste pas cela, se bornant à reprocher à la cour cantonale de chercher à amalgamer des procédures, pour démontrer l'absence de tout déni de justice dans le cas particulier. Sa critique est incompréhensible; on ne discerne même pas quelle décision ou mesure d'instruction il voudrait voir prise par le juge du fond. Par ailleurs, il ne paraît pas se plaindre d'un retard à statuer sur les frais. Ses conclusions étaient donc d'emblée vouées à l'échec. Partant, il y a lieu de mettre à sa charge les frais de la présente procédure. Pour le même motif, sa requête d'assistance judiciaire doit être rejetée (art. 152 al. 1 OJ).