Citation: 5C.157/2000 11.08.2000 E. 2

2.- a) La cour cantonale a constaté que la situation du demandeur s'était sensiblement et durablement détériorée depuis le divorce, tandis que la capacité contributive de la défenderesse s'était plutôt améliorée, de sorte qu'une diminution de la rente allouée à cette dernière était justifiée dans son principe (arrêt attaqué, consid. 2a p. 6/7). b) S'agissant de la quotité de la rente modifiée, les juges cantonaux ont constaté que le revenu actuel du demandeur était de 3'093 fr. 30 par mois, provenant d'une rente AI de 1'640 fr. et d'une rente de la Caisse fédérale de pensions de 1'453 fr. 30; quant à ses charges mensuelles, elles se répartissaient de la manière suivante, pour un total de 3'546 fr. (arrêt attaqué, p. 3/4): - 1'254 fr. de loyer; - 105 fr. de primes d'assurance-maladie; - 900 fr. de frais de régime lié à son diabète; - 350 fr. de frais de médecin et d'habillement; - 250 fr. de femme de ménage; - 199 fr. d'impôts; - 55 fr. de frais de services industriels; - 400 fr. de frais de transport et de téléphone; - 33 fr. de cotisations AVS/AI/APG. c) Les juges cantonaux ont toutefois considéré que le budget présenté par le demandeur allait bien au-delà de ses ressources effectives et comportait des postes - comme ceux relatifs à son loyer (le demandeur ayant admis qu'il pourrait se loger pour 850 fr.), à ses frais de transport et à son régime alimentaire - qui paraissaient trop élevés. Il fallait donc s'en tenir au minimum d'existence suivant: - 850 fr. de loyer; - 105 fr. de primes d'assurance-maladie; - 199 fr. d'impôts; - 33 fr. de cotisations AVS/AI/APG: - 1'010 fr. de frais d'entretien. Le minimum vital du demandeur s'élevait ainsi à 2'197 fr., montant auquel il fallait ajouter 20% (cf. ATF 123 III 1 consid. 3b/bb), ce qui donnait un total de 2'636 fr.