Citation: 9C_907/2007 14.04.2008 E. 2

2.1 En l'espèce, la juridiction cantonale a procédé à une appréciation complète de la documentation médicale versée au dossier, en indiquant pourquoi les avis des docteurs N.________ et B.________ ne permettaient pas de s'écarter des conclusions de l'examen pluridisciplinaire réalisé par le SMR. 2.2 A l'appui de son recours, le recourant allègue que les médecins du SMR n'auraient pas examiné et apprécié de manière circonstanciée sa situation médicale, partant que leur rapport ne se fonderait pas sur des examens complets et ne tiendrait pas compte des plaintes qu'il a exprimées au cours de l'examen. Ce faisant, le recourant se borne à formuler des critiques d'ordre général à l'égard de la valeur probante du rapport établi par le SMR, sans préciser en quoi consisteraient concrètement et précisément les négligences et omissions alléguées. De telles critiques ne permettent pas de démontrer que le rapport du SMR ne remplirait pas les exigences formelles auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (cf. ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352). Il convient au contraire de constater, à l'instar des premiers juges, que les conclusions de ce rapport, rendues par un collège de médecins spécialistes, résultent d'une analyse complète de la situation médicale - objective et subjective -, portant aussi bien sur les aspects somatiques (rhumatologiques et diabétologiques) que psychiques des troubles allégués et reposant sur une anamnèse complète contenant notamment une description précise et exhaustive des plaintes et du quotidien. 2.3 Pour le reste, l'argumentation du recourant consiste à reprendre littéralement les rapports établis par les docteurs N.________ et B.________ et à souligner la divergence d'opinion entre le SMR et ces médecins quant au degré de capacité de travail exigible. Cela étant, une évaluation médicale complète ne saurait être remise en cause au seul motif qu'un ou plusieurs médecins traitants ont une opinion divergente. Il n'en va différemment que si lesdits médecins font état d'éléments objectivement vérifiables ayant été ignorés dans le cadre de l'évaluation globale et qui sont suffisamment pertinents pour remettre en cause les conclusions des experts. Or tel n'est pas le cas en l'espèce, puisque le recourant ne cherche nullement à démontrer l'existence de contradictions manifestes ou d'éléments cliniques ou diagnostiques ignorés, et encore moins à expliquer en quoi le point de vue des médecins traitants serait objectivement mieux fondé que celui du SMR ou justifierait la mise en oeuvre d'un complément d'instruction. 2.4 Faute d'étayer ses critiques par des éléments objectivement vérifiables susceptibles de semer le doute sur le bien-fondé des renseignements médicaux sur lesquels la juridiction cantonale s'est appuyée ou sur l'appréciation que celle-ci en a faite, le recourant ne parvient pas à démontrer que la constatation de fait de la juridiction cantonale serait manifestement inexacte, voire insoutenable.