Citation: 6B_1267/2022 E. 1.3

1.3. Le recourant livre sa propre appréciation de son comportement en procédure ainsi que de sa prise de conscience dans une démarche purement appellatoire, partant irrecevable (cf. art. 105 al. 1 et 106 al. 2 LTF; cf. s'agissant de l'arbitraire dans l'établissement des faits, parmi d'autres: ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2 et arrêt 6B_662/2021 du 28 mars 2022 consid. 2.1, rendu dans la présente cause). Contrairement à ce qu'affirme le recourant, la cour cantonale pouvait retenir, sous l'angle des faits et à l'aune du principe de l'autorité de l'arrêt de renvoi, qu'il avait poursuivi son chemin sans se préoccuper du trottinettiste (cf. notamment arrêt 6B_662/2021 précité let. C). Il s'écarte de manière inadmissible de l'état de fait arrêté par la cour cantonale, en tant qu'il prétend avoir vérifié dans le rétroviseur après le dépassement, et en déduit que cela suffisait à s'assurer que l'usager de la route se portait bien (cf. art. 106 al. 2 LTF). En tout état, le recourant échoue à démontrer que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en constatant qu'il avait poursuivi son chemin, sans se préoccuper du trottinettiste. En se contentant d'indiquer que le délai d'épreuve de deux ans serait suffisant pour le dissuader de commettre une supposée nouvelle infraction, le recourant ne parvient pas à démontrer une violation du droit fédéral s'agissant du prononcé d'une peine combinée. Pour le surplus, la motivation permet de comprendre le raisonnement suivi par la cour cantonale concernant le prononcé de l'amende à titre de sanction immédiate, tant dans son principe, pour des motifs de prévention spéciale, que dans sa quotité. Aussi, le recourant ne saurait être suivi en tant qu'il évoque une violation de son droit d'être entendu sous l'angle du droit à une décision motivée (cf. art. 29 al. 2 Cst.; ATF 146 II 335 consid. 5.1; 142 II 154 consid. 4.2). Il ressort du jugement cantonal que seul le cumul d'une peine pécuniaire de 30 jours-amende avec sursis et d'une amende dont le montant s'élevait à 20 % de la peine principale correspondait à la culpabilité du recourant. Ces deux sanctions, prononcées ensemble, ont été fixées conformément aux principes régissant la fixation de la peine et tiennent compte de la situation économique du recourant. Le montant de l'amende additionnelle se situe en deçà de la limite supérieure admise par la jurisprudence (20 % de la sanction globale) et conserve son caractère accessoire (cf. art. 42 al. 4 CP et supra consid. 1.1.1). Il n'y a pas d'aggravation de la peine globale, dès lors que l'amende à titre de sanction immédiate a été intégrée dans les considérations relatives à la fixation de la peine, sous l'angle de la culpabilité. La peine combinée n'est pas exagérément sévère au point de constituer un abus du pouvoir d'appréciation de la cour cantonale, le tribunal de première instance ayant au demeurant relevé qu'elle demeurait clémente (jugement de première instance du 8 mai 2019, consid. 5). Aussi, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en prononçant une peine pécuniaire de 30 jours-amende à 300 fr., avec sursis, combinée à une amende de 1'800 fr. à titre de sanction immédiate.