Citation: 1B_44/2020 E. 3.3

3.3. Le recourant reproche à la cour cantonale de s'être référée à D.________ et B.G.________, deux des principaux protagonistes mis en détention préventive, pour retenir le risque de collusion. Il soutient qu'au vu de leur détention, il paraîtrait difficile d'admettre qu'il soit en mesure de les contacter. Cette argumentation n'est pas pertinente. En effet, il résulte de l'arrêt attaqué, qui reprend l'ordonnance du 24 novembre 2019 du Tribunal des mesures de contrainte, que diverses nouvelles mesures d'instruction sont en cours afin d'établir l'entier de l'activité délictueuse du recourant - qui n'a été appréhendé que récemment (le 22 novembre 2019) - et d'identifier ses comparses. Il existe dès lors un risque de collusion, non pas seulement avec D.________ et B.G.________, lequel met en cause le recourant, mais également avec d'autres personnes susceptibles d'avoir participé à l'attaque du fourgon. De plus, selon la cour cantonale, le recourant semble être proche de D.________, détenu en France, lequel doit encore être entendu au sujet du rôle du recourant joué dans l'attaque. Dès lors, à ce stade de l'enquête, et compte tenu de la gravité des faits reprochés au recourant - lesquels suggèrent l'existence d'une bande criminelle organisée - il apparaît opportun de se montrer particulièrement prudent afin de préserver autant que possible les prochaines déclarations du convoyeur D.________, de même que les témoignages des personnes ayant participé au braquage qui n'ont pas encore pu être identifiées, de toute ingérence, même indirecte, du recourant. Dans ces circonstances, la cour cantonale pouvait admettre sans violation du droit l'existence d'un risque sérieux et concret de collusion. Le maintien de la détention du recourant jusqu'au 22 février 2020 étant justifié par un risque de collusion, il n'y a pas lieu d'examiner si cette mesure s'imposait aussi en raison d'un risque de fuite ou de récidive au sens de l'art. 221 al. 1 let. a et c CPP.