Citation: 5A_892/2013 E. 6.3.1

6.3.1. Tout d'abord, il s'en prend au montant de l'avoir de prévoyance accumulé par l'intimée durant le mariage, tel que l'a retenu l'autorité précédente dans la première partie de son raisonnement. 6.3.1.1. Selon lui, ce montant ne devrait pas être déterminé sur la base du versement de départ (229'485 fr.), dès lors que celui-ci représente une renonciation à une part de l'avoir de prévoyance de la part de celui qui voudrait toucher un montant immédiatement; il ne tiendrait pas compte de l'entier des cotisations accumulées par l'épouse (y compris celles versées par son employeur). Or, les cotisations réelles totaliseraient un montant beaucoup plus élevé correspondant, selon son estimation, à 459'698 fr. (cotisations employeur, à raison de 2'799 fr. par mois, montant auquel il faudrait ajouter 4 % d'intérêt annuel, plus 207'195 fr. (cotisations employé, par 1'399 fr. 50 par mois), auquel il faut encore ajouter les 116'795 fr. 55 qui auraient été crédités par l'épouse le 31 octobre 2007, à savoir un total de 666'893 fr. Invoquant ensuite le fait que le système du RPOMC se base sur la primauté des prestations, de sorte que la rente de retraite de l'épouse ne sera pas déterminée en fonction du montant de ses cotisations, mais de celui de sa rémunération moyenne finale, le recourant présente ensuite son propre calcul de l'expectative de prévoyance de l'intimée. Il estime que celle-ci atteindra, au terme de sa carrière auprès de l'OMC, à l'âge de 62 ans, en tenant compte d'une augmentation de salaire de 2,5 % tous les trois ans, le " salaire maximum pour une employée de grade 9 ". En calculant l'expectative de prévoyance sur la base des art. 2 let. j et 23 RPOMC, il considère qu'elle recevra 4'372'408 fr. à sa retraite, dont 32,85 % ont été acquis durant le mariage, de sorte que l'avoir à partager serait de 1'436'336 fr. 6.3.1.2. En tant qu'il soutient que le calcul de l'expectative de prévoyance aurait dû être effectué sur la base du montant des cotisations, voire du salaire de l'épouse lorsqu'elle aura atteint l'âge de 62 ans, eu égard au système de la primauté des prestations, le recourant se méprend; en effet, le partage des avoirs de prévoyance professionnelle ne tient compte que des expectatives des époux, à savoir des prestations de sortie auxquelles ils auraient droit s'ils quittaient leur ancienne institution de prévoyance de façon anticipée (art. 22 al. 2 LFLP, RS 831.42; PASCAL PICHONNAZ, in Commentaire romand, Code civil I, 2010, n° 61 ad art. 122; HERMANN WALSER, in: Basler Kommentar, Zivilgesetzbuch I, 4e éd. 2010, n° 12 ad art. 122 CC). Au demeurant, force est de constater qu'en l'espèce, l'arrêt entrepris est conforme au droit fédéral en tant qu'il prend pour base de calcul le montant de la prestation qu'obtiendrait l'épouse au titre de la liquidation des droits (cf. supra consid. 6.2.3), a fortiori lorsque l'on sait que les époux ne sont en l'espèce pas proches de l'âge de la retraite (47 et 43 ans), le recourant ne s'en prenant par ailleurs pas à la constatation selon laquelle les statuts du RPOMC sont similaires à ceux du CCPPNU.