Citation: 5A_982/2019 E. 3

Le présent recours a pour objet le principe du versement d'une contribution d'entretien en faveur de l'épouse, eu égard aux charges assumées par celle-ci et à ses revenus. L'autorité précédente a constaté que le mari n'avait pas fourni d'élément permettant de déterminer ses revenus, mais qu'il disposait vraisemblablement d'importantes ressources lui ayant permis de financer un train de vie très confortable pour toute la famille. En revanche, l'épouse, psychologue clinicienne de formation, a réalisé un revenu annuel de 55'775 fr. en 2011, puis de 42'004 fr. en 2013 sur dix mois, mais, depuis la naissance des jumeaux, elle exerce à un faible taux (un jour par mois) en tant qu'indépendante à Paris, pour un revenu mensuel de 500 euros qui couvrirait uniquement ses frais de transport. La Chambre civile a considéré que l'épouse avait droit au maintien de son train de vie, lequel était financé par les revenus de son mari, en sorte qu'il n'y avait pas lieu de s'écarter, à ce stade, de la répartition des ressources convenue entre les époux du temps de la vie commune. Puisque l'épouse avait rendu vraisemblable qu'elle doit assumer des dépenses de l'ordre de 32'042 fr. pour conserver son train de vie et que sa charge fiscale prévisible peut être estimée à 21'000 fr., l'autorité précédente a arrêté la contribution d'entretien en faveur de l'épouse à 53'000 fr. par mois.