Citation: U 322/06 16.10.2006 E. 4

On peut laisser ouverte la question de savoir s'il existe, en l'espèce, un lien de causalité naturelle entre les troubles psychiques du recourant et l'accident du 5 avril 2002, dès lors que de toute façon, il y a lieu de nier l'existence d'un rapport de causalité adéquate (cf. arrêt L. du 1er septembre 2006, U 338/05, consid. 3.2). Ainsi que l'ont exposé de manière pertinente les premiers juges, les critères posés par la jurisprudence pour admettre un tel lien entre une affection psychique et l'accident en cause ne sont pas satisfaits. Le recourant est dès lors renvoyé aux considérants du jugement entrepris sur ce point (cf. not. consid. 3a). Au demeurant, l'argumentation de ce dernier, axée principalement sur la question de la causalité naturelle, n'est, pour le motif ci-dessus, pas pertinente. C'est également à juste titre que la juridiction cantonale a retenu que le recourant pouvait exercer une activité adaptée à son handicap à temps complet. Elle s'est fondée sur les avis concordants des docteurs G.________, C.________ et R.________, respectivement des 13 septembre et 2 octobre 2002 et 11 juillet 2003. Les appréciations des médecins cités par le recourant ne sont pas déterminantes, dès lors que ces derniers prennent en compte, dans leur évaluation de la capacité de travail de l'intéressé, des troubles psychiques qui ne sont pas, comme on l'a vu, dans un rapport de causalité adéquate avec l'accident survenu le 5 avril 2002. Dès lors, le taux d'invalidité retenu par les instances inférieures, sur des bases de calcul correctes et non contestées, n'apparaît pas critiquable.