Citation: 5P.187/2001 29.10.2001 E. A

A.- Dès le 1er septembre 1998, D.________ a été engagé par une société en qualité de chauffeur-représentant. Il était assuré pour la perte de gain en cas de maladie selon une police d'assurance individuelle conclue auprès de X.________. Depuis le début des années 1990, il souffre de douleurs lombaires. Celles-ci s'étant accentuées, il a consulté le Dr Pavia, médecin généraliste, qui a constaté son incapacité totale de travailler du 14 septembre au 5 octobre 1998. D.________ s'est adressé, le 14 octobre suivant, au Dr Rubovszky, spécialiste en chirurgie orthopédique, qu'il a consulté régulièrement depuis lors. Ce médecin a constaté l'incapacité de travail totale de son patient dès le 14 septembre 1998, sans jamais envisager de reprise par la suite. Le 22 octobre 1998, D.________ a fait l'objet d'une scintigraphie osseuse. Dans son rapport du 23 octobre 1998, le Dr Battikha, spécialiste en radiologie, a diagnostiqué que celui-ci souffrait de la maladie de Bechterew avec ankylose complète de l'articulation sacro-iliaque gauche et de multiples érosions des surfaces articulaires à droite, bordées par des zones de sclérose hétérogène. Dès le 13 novembre 1998, D.________ a aussi été suivi par les docteurs Saudan-Kister et Genevay à la consultation ambulatoire de rhumatologie des hôpitaux universitaires de Genève. Dans leur rapport du 25 janvier 1999, ces médecins ont également diagnostiqué chez D.________ la maladie de Bechterew. Mise au courant de l'état de santé de son assuré dès le 17 septembre 1998, X.________ a refusé de l'indemniser. A la demande de l'assureur, le Dr Rubovszky a rempli un questionnaire, daté du 3 juin 1999, par lequel il confirmait que son patient souffrait de la maladie de Bechterew, que celle-ci était en phase d'évolution suraiguë et qu'une reprise du travail ne pouvait en aucun cas être envisagée. Le 28 juin 1999, D.________ a demandé à l'office cantonal de l'assurance-invalidité (ci-après: OCAI) qu'une rente lui soit allouée. Le 14 décembre 1999, le Dr Pessina, spécialiste en médecine interne et rhumatologie, a procédé à son expertise médicale à la demande de l'OCAI. Dans son rapport du 4 janvier 2000, il a confirmé que le patient était atteint de la maladie de Bechterew. Il notait cependant que les personnes atteintes par cette maladie gardaient habituellement une capacité de travail correcte de façon durable. Il existait certes des exceptions, mais il n'y avait pas de signes évocateurs d'une évolution particulièrement sévère dans le cas de D.________ pour l'instant. La capacité de travail de celui-ci était ainsi de 75%, dans la mesure toutefois où son activité ne rendait pas nécessaire le port de lourdes charges ni de station immobile prolongée. Le 17 novembre 2000, l'OCAI a rejeté la demande de prestations de D.________, au motif que son incapacité de gain n'était que de 25%, soit un taux inférieur à celui de 40% permettant d'obtenir une rente de l'assurance-invalidité. D.________ a recouru contre cette décision.