Citation: 1B_283/2022 E. 1

Deux requêtes de récusation formées à son encontre ont été rejetées le 11 mars 2019 (causes ACPR1_2019 et ACPR2_2019). Au 31 décembre 2018, la Procureure Gaëlle Van Hove a quitté ses fonctions au sein du Ministère public genevois. Sur requête d'un des prévenus, une audience d'instruction afin notamment d'interroger les parties plaignantes, s'est déroulée le 4 mars 2021. Ce même jour, le Procureur ayant repris la cause a refusé de fixer d'autres séances; le recours formé contre ce prononcé a été déclaré irrecevable par la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après : la Chambre pénale de recours) le 21 décembre 2021 (cause ACPR3_2021), décision confirmée le 30 juin 2022 par le Tribunal fédéral (cause 1B_682/2021). Par courrier du 22 décembre 2021 - notifié le 23 suivant -, le Ministère public a informé les prévenus qu'ils avaient fait l'objet, entre le 20 novembre 2017 et le 14 novembre 2018, d'une surveillance secrète - ordonnée par la Procureur Gaëlle Van Hove, respectivement autorisée par le Tribunal des mesures de contrainte (ci-après : Tmc) - par le biais de caméras placées à l'extérieur de leur villa; ce même jour, une copie des pièces de cette procédure - référence P2_2017 - leur a été transmise. Le lundi 3 janvier 2022, les quatre prévenus ont formé recours contre les décisions d'approbation de cette mesure secrète. Ce moyen a été partiellement admis le 3 mai 2022 par la Chambre pénale de recours; celle-ci a constaté l'illicéité de la surveillance secrète opérée au domicile de la famille A.________ entre le 13 avril et le 14 novembre 2018 et ordonné la destruction immédiate des supports images portant sur cette période (cause ACPR4_2022). Par arrêt de ce jour, le Tribunal fédéral a partiellement admis le recours en matière pénale formé contre cette décision, constatant l'illicéité de la mesure de surveillance effectuée le 21 février 2018 (cause 1B_282/2022).