Citation: 8C_269/2022 E. A

A.a. A.________, né en 1967, a travaillé comme poseur de sols à 100 % depuis 1990, puis à 50 % de 2008 à 2010 en raison d'une polyarthrite rhumatoïde. La dernière année, il a exercé une activité plus administrative et technique dans laquelle il n'était plus exposé à la résine et au quartz (silice). En raison de son atteinte à la santé, A.________ a perçu de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'OAI) une demi-rente d'invalidité du 1 er mars 2006 au 28 février 2007, une rente entière du 1 er mars 2007 au 31 mai 2007, puis une demi-rente dès le 1 er juin 2007. Selon les renseignements médicaux au dossier, l'assuré avait présenté une incapacité de travail de 100 % du 24 mars 2005 au 30 mai 2005, de 50 % du 31 mai 2005 au 30 novembre 2006 et de 100 % dès le 1 er décembre 2006. Après réexamen de la situation de l'assuré et par décision du 4 juin 2010, l'OAI lui a alloué une rente entière dès le 1 er janvier 2010. L'assuré a été hospitalisé à l'Hôpital B.________ du 30 août au 8 septembre 2016 en raison d'une insuffisance respiratoire hypoxémique sur pneumonie communautaire du lobe moyen droit avec un diagnostic différentiel d'exacerbation pulmonaire d'une maladie de système et de sarcoïdose chez un patient avec une atteinte pulmonaire évoluant depuis 2010 avec de multiples adénopathies. A.b. Le 22 décembre 2016, l'assuré a informé la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), auprès de laquelle il était assuré contre les accidents et les maladies professionnelles, être vraisemblablement atteint d'une maladie professionnelle. Dans un rapport du 25 avril 2017 adressé notamment au professeur C.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie à l'Hôpital D.________, le docteur E.________, spécialiste en médecine du travail et en pneumologie et chef de clinique à l'Institut F.________ de la Clinique G.________, a mentionné que l'assuré avait été exposé durant vingt ans à la poussière de quartz entraînant un très probable syndrome de Caplan, soit une silicose pulmonaire accompagnée d'une polyarthrite rhumatoïde déjà diagnostiquée en 2005. Dans un rapport du 24 juillet 2017, le professeur C.________ a indiqué suivre l'assuré depuis le 10 mai 2005 pour une polyarthrite rhumatoïde débutante. Il a également rappelé qu'en 2010, l'assuré avait été atteint d'une bronchiolite inflammatoire à prédominance neutrophilique. Le 31 octobre 2017, le professeur C.________ a indiqué que l'association entre la silicose et la polyarthrite rhumatoïde était connue de longue date sous le nom de syndrome de Caplan. Des études récentes avaient démontré que, chez des individus susceptibles, l'environnement était un élément essentiel au déclenchement de la maladie rhumatismale. Selon l'état des connaissances, l'exposition professionnelle à la silice était associée à un risque de polyarthrite rhumatoïde. Dans le cas de l'assuré, il n'y avait aucune raison de penser, d'un point de vue médical, que cette exposition professionnelle n'avait pas eu d'effet néfaste et déterminant dans le déclenchement de sa polyarthrite rhumatoïde séropositive. Le professeur C.________ a conclu que la probabilité était forte, compte tenu des connaissances et de la littérature sur le risque associé à la silice, que la maladie de l'intéressé soit liée à l'exposition professionnelle aux poussières de quartz durant sa carrière professionnelle. Par appréciation médicale du 4 janvier 2018, le docteur H.________, spécialiste en médecine du travail et médecin d'arrondissement de la CNA, a proposé de retenir une maladie professionnelle, en l'occurrence un syndrome de Caplan (association d'une silicose pulmonaire et d'une polyarthrite rhumatoïde) secondaire à une ancienne exposition professionnelle à des poussières de quartz. Le même jour, la CNA a informé l'assuré qu'elle lui allouait les prestations d'assurance légales pour les suites de sa maladie professionnelle.