Citation: 1B_13/2022 E. 5.2

5.2. En l'espèce, le recourant a été placé en détention provisoire le 6 décembre 2019. Durant sa détention avant jugement, il a exécuté, à titre de mesures de substitution, deux peines privatives de liberté totalisant douze mois, de sorte qu'il est détenu depuis une année seulement s'agissant des faits objets du jugement du 17 mars 2021. L'intéressé est donc loin d'avoir exécuté l'intégralité de la peine de trois ans prononcée à son encontre, de sorte que le principe de la proportionnalité demeure respecté. Le simple fait que le recourant a "contesté d'une manière convaincante plusieurs délits qui lui avaient été imputés au stade du jugement d'appel" dans son recours en matière pénale déposé au Tribunal fédéral contre le jugement d'appel n'est pas en mesure de remettre en cause cette argumentation. Au demeurant, il n'appartient pas au juge de la détention provisoire d'examiner en détail les considérations de fait, pas plus que de faire une appréciation complète des éléments à charge et à décharge; il lui incombe uniquement de vérifier, sous l'angle de la vraisemblance, que le maintien en détention avant jugement repose sur des indices de culpabilité suffisants (ATF 143 IV 330 consid. 2.1). C'est au juge du fond et non à celui de la détention qu'il incombera, cas échéant, d'apprécier la culpabilité de l'intéressé ainsi que la valeur probante des différentes déclarations. En conséquence, l'instance précédente n'a pas violé le droit fédéral en jugeant que le principe de la proportionnalité demeurait respecté.