Citation: 2C_1017/2017 E. 1

Le 20 février 2016, Y.________ a sollicité l'intervention de la police à son domicile pour des menaces de mort qu'elle aurait reçues de la part de X.________. Elle a déclaré à la police que, nonobstant leur séparation, il dormait occasionnellement à son domicile. Alors qu'elle prenait une douche, il serait entré dans la salle de bain muni d'un couteau et aurait menacé de la tuer. X.________ a expliqué pour sa part que c'était sa femme qui avait empoigné le couteau et qui l'aurait menacé. Selon les déclarations de la petite-fille de Y.________ qui se trouvait dans l'appartement, elle aurait entendu X.________ "crier sur sa grand-mère" et la menacer d'un couteau (rapport de la police de Lausanne du 22 février 2016, p. 3). Y.________ a déposé une plainte pénale contre son époux le 22 février 2016 et l'affaire a été enregistrée par le Ministère public de Lausanne sous la référence PE16.004629. Durant la procédure de prolongation de l'autorisation de séjour de X.________ du 27 avril 2015, lui et son épouse ont été entendus par le Service de la population le 4 octobre 2016. Ils ont tous deux expliqué les circonstances de leur rencontre et de leur séparation. En particulier, Y.________ a déclaré qu'il lui avait menti depuis le début de leur rencontre, qu'il l'avait menacée d'un couteau et qu'il était physiquement et verbalement violent à son égard (R. 4, 5, 9, 16). L'intéressé a pour sa part affirmé qu'il n'avait jamais frappé son épouse mais qu'elle avait "déchiré ses vêtements" (R. 17). Il a ajouté qu'en février 2016, elle lui avait demandé de souscrire un abonnement de téléphone et qu'à défaut, elle demanderait le divorce, et a précisé qu'avec son épouse, c'était "toujours comme ça" (R.17). Le 22 février 2016, Y.________ a déposé plainte contre X.________. Ce dernier a lui-même déposé une plainte pénale, celle-là pour dénonciation calomnieuse, subsidiairement diffamation et menaces, le 11 juillet 2016. Le 3 avril 2017, puis le 6 avril 2017, le conseil de X.________ a requis du Service de la population la suspension de la présente procédure relative à son statut de séjour en Suisse jusqu'à droit connu sur les procédures pénale et civile (divorce). Par décision du 23 mai 2017, le Service de la population du canton de Vaud a refusé de suspendre la procédure et de prolonger l'autorisation de séjour de X.________. Il a prononcé le renvoi de Suisse. Par courrier du 23 juin 2017, l'intéressé a recouru contre cette décision auprès du Tribunal cantonal du canton de Vaud.