Citation: 1C_598/2017 E. 5

En effet, pour répondre aux critiques de la recourante, qui estimait qu'à défaut de base légale suffisante les normes VSS devaient s'appliquer, le Tribunal cantonal a - par surabondance - également examiné la situation sous cet angle. La cour cantonale a en particulier estimé que la décision préfectorale était conforme à la norme VSS 640 281, désignée, en cas de silence de la réglementation communale, par l'art. 25a 2 ème phrase aReLATeC, (par renvoi dynamique; à ce sujet, cf. arrêt 1C_259/2012 du 12 avril 2013 consid. 2.3). Selon cette norme, pour les bureaux, 100 m 2 SBP correspondent à deux places pour le personnel et à une demi place pour les visiteurs. Pour les dépôts, 100 m 2 SBP donnent droit à 0,1 place pour le personnel et à 0,01 place pour les visiteurs. La cour cantonale a considéré que, dans le cas particulier, 796,7 m 2 SBP de bureaux donnaient droit à 15,94 places pour le personnel et à 3,98 emplacements pour les visiteurs; quant aux 238,50 m 2 SBP liés aux dépôts et aux locaux d'archives, ceux-ci permettaient la réalisation de 0,24 place pour les collaborateurs et 0,02 place pour les visiteurs. L'instance précédente a ensuite procédé à la pondération du total de places ainsi obtenu (16,18 places personnel et 4 visiteurs). En tenant compte, sur la base du préavis du SMo du 22 janvier 2016, de la localisation de la parcelle dans un type de localisation B (fréquence des transports publics égale ou supérieure à 4 fois par heure; facteur de pondération entre 40 et 60%), la cour cantonale a abouti à un minimum de 8 places et un maximum de 12,11 emplacements, fourchette dans laquelle s'inscrivent les neufs places fixées selon la réglementation communale. Pour peu que les critiques de la recourante à ce sujet demeurent pertinentes, la solution fondée sur la pratique constante de la ville n'apparaissant pas insoutenable (cf. consid. 4.4), on cherche en vain la démonstration du caractère arbitraire des résultats obtenus, dans ce cadre, par le Tribunal cantonal. Tout d'abord, prétendre que l'instance précédente aurait excédé son pouvoir d'appréciation en procédant à l'application de la norme VSS, sans que ses calculs ne soient appuyés par le SMo, c'est ignorer que, saisi d'un recours, le Tribunal cantonal bénéficie d'une pleine cognition (cf. art. 77 CPJA). Il est ensuite également insuffisant de prétendre que les critères et calculs basés sur la norme VSS seraient compliqués pour démontrer le caractère prétendument arbitraire des résultats du Tribunal cantonal. On ne perçoit au demeurant pas non plus en quoi il serait critiquable, dans le cadre de l'application de la norme VSS, de s'être fondé sur le préavis du SMo, service spécialisé dans le domaine (à ce propos, cf. arrêt 1C_72/2017 du 14 septembre 2017 consid. 3.2; THIERRY TANQUEREL, Manuel de droit administratif, 2011, n. 508, p. 168), pour procéder à la pondération liée à l'implantation, au centre ville, de la parcelle en cause. La recourante soutient encore qu'elle n'aurait pas pu se déterminer sur ces calculs. Elle ne prétend cependant pas que son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.) aurait de ce fait été violé, ce qu'il n'appartient pas au Tribunal fédéral d'examiner d'office (art. 106 al. 2 LTF; cf. consid. 4.1 ci-dessus). Elle n'allègue du reste pas non plus qu'il s'agirait d'une motivation insolite, à laquelle elle ne pouvait s'attendre (cf. arrêt 1C_161/2015 du 22 décembre 2015 consid. 3.1 et les arrêts cités). Pour le surplus, c'est sur un mode purement appellatoire que la recourante conteste les SBP retenues par le Tribunal cantonal, sans en démontrer le caractère discutable: la recourante fait référence à la décision préfectorale du 18 mars 2014, fruit, sans doute, d'une confusion avec le premier arrêt du Tribunal cantonal daté du même jour; ce dernier jugement ne fait toutefois pas mention des chiffres qu'avance la recourante, de sorte que l'on ne saurait en tenir compte. Dans ses observations du 1 er février 2018, la recourante complète encore longuement son grief. Elle se base en particulier sur l'art. 10.3 de la norme VSS 640 281, qui dispose que, dans des projets comportant plusieurs affectations, l'offre totale en cases de stationnement résulte de la somme des offres pour chaque affectation mais diminuée en fonction du décalage dans le temps des différentes catégories d'usagers (p. ex pendulaires, loisirs du soir). Selon elle, en appliquant convenablement cette norme, on devrait parvenir à une fourchette comprise entre 10 et 14 places. En guise d'explication, la recourante indique que l'instance précédente ne pouvait pas - comme elle l'a fait -, additionner les offres en stationnement pour le personnel [...], d'une part, et celles pour les visiteurs et les clients [...], d'autre part. Outre que de façon générale son argumentation n'est guère compréhensible, la recourante livre en réalité sa propre interprétation de la disposition en cause, sans fournir d'élément permettant de se convaincre du caractère arbitraire du calcul du Tribunal cantonal. Elle s'appuie certes sur un document établi par son architecte, produit en cours de procédure; cela étant et pour peu que cette pièce soit recevable (art. 99 al. 1 LTF), celle-ci recèle les mêmes résultats que ceux obtenus par la cour cantonale s'agissant du nombre d'emplacements pour chacune des catégories; on ne comprend en revanche pas, faute d'explications et d'éléments convaincants, comment, en partant de chiffres identiques, la recourante parvient à une fourchette oscillant entre 10 et 14 emplacements, alors que le calcul de la cour cantonale est, pour sa part, aisément reproductible. Sur le vu de ce qui précède, le grief doit être rejeté pour autant que recevable.