Citation: 1A.6/2003 06.03.2003 E. 2

Selon la recourante, la demande présenterait un caractère contradictoire, lacunaire et abusif. 2.1 La demande d'entraide doit indiquer l'organe dont elle émane et le cas échéant, l'autorité pénale compétente (art. 14 al. 1 let. a CEEJ et 28 al. 2 let. a EIMP); son objet et ses motifs (art. 14 al. 1 let. b CEEJ et 28 al. 2 let. b EIMP); la qualification juridique des faits (art. 14 al. 2 CEEJ et 28 al. 2 let. c EIMP); la désignation aussi précise et complète que possible de la personne poursuivie (art. 14 al. 1 let. c CEEJ et 28 al. 2 let. d EIMP). Les indications fournies à ce titre doivent simplement suffire pour vérifier que la demande n'est pas d'emblée inadmissible (ATF 116 Ib 96 consid. 3a p. 101; 115 Ib 68 consid. 3b/aa p. 77). 2.2 La demande, telle que traduite, ne brille pas par sa clarté. Elle expose toutefois de manière suffisamment évidente les faits à l'origine de l'enquête pénale ouverte dans l'Etat requérant: la société H.________ aurait vendu les droits relatifs à K.________ à N.________, par la cession de B.________ qui détenait K.________ Management, qui contrôlait elle-même deux tiers du capital de K.________. Il était apparu qu'en réalité, B.________ et K.________ Management n'étaient que des coquilles vides, et que le prix payé ne correspondait à rien. La recourante conteste cette présentation des faits. Elle expose de nombreux éléments à décharge, censés accréditer sa thèse, selon laquelle la transaction aurait été effective. Il s'agit là toutefois de considérations qui concernent le juge du fond, et non celui de l'entraide. Pour le surplus, l'exposé des faits joint à la demande était suffisant et il n'y avait pas lieu pour le Juge d'instruction de le faire compléter.