Citation: 6B_1263/2018 E. 1.3.1

1.3.1. Sur plusieurs pages, le recourant livre une appréciation personnelle des faits et apporte des nouveaux éléments qui ne ressortent pas de la décision entreprise et dont il n'invoque pas l'arbitraire de leur omission (art. 105 al. 1 et 106 al. 2 LTF). Ses arguments sont largement appellatoires, partant irrecevables. C'est notamment le cas en tant qu'il relate son parcours personnel (abandonné par ses parents et élevé par d'autres personnes) et précise qu'il n'aurait retrouvé son père biologique (ressortissant portugais) qu'après sa demande d'asile, ce qui expliquerait un changement de nom et de nationalité en 2011. En tout état, il est rappelé sur ce point que le recourant était incarcéré jusqu'en 2011 et qu'il n'a pas reconnu son prétendu père sur une photo, ce qu'il n'a pas su expliquer. Par ailleurs, l'essentiel de l'argumentaire du recourant consiste à souligner l'authenticité du passeport portugais au nom de XX.________, lequel constituerait un titre de séjour valable. Or ce moyen est vain, dans la mesure où la cour cantonale a retenu, sur la base de nombreux éléments de fait dont le recourant ne démontre pas l'arbitraire, que son identité n'était pas XX.________ mais X.________, ressortissant de Guinée Conakry. Ainsi, il importe peu, s'agissant du séjour illégal, que le passeport portugais émis sous une autre identité que celle du recourant, soit authentique. Faute pour le recourant d'être ressortissant d'un Etat membre de la Communauté européenne, il ne peut se prévaloir de l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP; RS 0.142.112.681). Par ailleurs, il ne saurait invoquer l'égalité de traitement avec son comparse s'agissant de la réalisation de l'infraction de séjour illégal, dès lors que les états de faits concernant chacun des intéressés divergent et que l'appréciation des preuves a conduit à des résultats différents, de sorte que les juges de première instance ont émis un doute quant à la véritable identité de A.________. En définitive, les griefs du recourant portant sur l'établissement de sa réelle identité doivent être rejetés dans la mesure où ils sont recevables. Aussi, se fondant sur un état de fait dépourvu d'arbitraire, c'est sans violer le droit fédéral que la cour cantonale a reconnu le recourant coupable de séjour illégal.