Citation: 7B_683/2023 E. 3

La recourante reproche à l'instance précédente d'avoir renoncé, dans le cadre d'une appréciation anticipée des preuves, à l'audition de la professeure B.________ en tant qu'experte, respectivement d'avoir confirmé la décision correspondante de la première instance. Son droit d'être entendue aurait ainsi été violé. Il convient de souligner à cet égard que les faits que la recourante entend établir par l'audition de B.________ - notamment l'urgence de lutter contre le changement climatique par des mesures efficaces (p. 10 du recours) - sont généralement reconnus (cf. consid. 3.3 du jugement attaqué). Il s'agit d'un fait notoire qui n'a pas besoin d'être prouvé dans le cadre de la présente procédure (cf. art. 139 al. 2 CPP; arrêt 7B_746/2023 du 30 juillet 2024 consid. 4.2). De plus, B.________ ne peut rien apporter au constat - tout aussi incontesté - que le comportement incriminé de la recourante reposait sur la conviction respectable qu'elle devait agir elle-même, dans la mesure de ses possibilités, pour que des mesures efficaces soient prises contre le changement climatique (p. 10 du recours). La manière de procéder de l'instance précédente n'est donc, contrairement à ce que prétend la recourante, pas critiquable au regard de l'art. 29 al. 2 Cst. et des art. 107 al. 1 let. 2, 139 al. 2 et 331 al. 3 CPP (cf. arrêt 6B_14/2023 du 5 février 2024 consid. 3.1).