Citation: 5A_117/2020 E. 4.1

4.1. En l'espèce, le Vice-président de la Cour de justice a retenu que, dans son jugement sur mesures protectrices de l'union conjugale rendu le 12 septembre 2019, le Tribunal de première instance avait examiné attentivement les critiques du recourant à l'encontre de son épouse, qui justifieraient le retrait de la garde sur les deux enfants du couple et son attribution en sa faveur. Or, dans son appel, l'intéressé s'est contenté d'exposer d'une manière toute générale que son épouse aurait levé la main sur leurs enfants, mais sans fournir aucun détail à l'appui de ses accusations. Il a aussi produit des photographies de canapés éventrés et lacérés, sans donner aucune explication à ce propos, en particulier sans accuser son épouse de les avoir endommagés. En outre, il n'est pas souhaitable que les enfants, âgés seulement de six et deux ans, soient auditionnés en relation avec le comportement reproché à leur mère, d'autant moins qu'ils ont été récemment hospitalisés et qu'aucun élément permettant de conclure à une maltraitance n'en est résulté; le recourant n'a d'ailleurs alerté ni le médecin ni le SPMi aux fins de les protéger. Enfin, même à supposer que sa femme ait communiqué des photos intimes d'elle-même à un tiers, aucun élément n'indique que les enfants les auraient vues. Cela étant, le Vice-président du Tribunal a correctement usé de son pouvoir d'appréciation en estimant que les chances de succès de l'appel semblaient " extrêmement faibles ".