Citation: 6B_1165/2015 E. A

Le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne, respectivement le Ministère public dès le 2 décembre 2013, instruit une enquête à la suite du décès de Z.________, né en 1961, en 2009 à la piscine communale de U.________. A.________, maître nageur, était en charge de la surveillance du bassin au moment où une nageuse a donné l'alerte et lorsque le corps de la victime a été ressorti de l'eau par deux autres nageurs. Elle a été mise en prévention d'homicide par négligence le 24 novembre 2009. Les 6, 10, 18 et 20 août 2009, Y.________, C.________, X.________ et B.________, respectivement mère, compagne, soeur et fille de la victime, ont été admises en qualité de partie civile. Y.________ et X.________ ont également déposé plainte pénale les 10 et 17 octobre 2009. La compagne et la fille de Z.________ ont renoncé à poursuivre la procédure les 19 mars 2014 et 5 février 2015. Une autopsie médico-légale a été effectuée par les docteurs D.________, et E.________, du Centre universitaire romand de médecine légale (CURML; cf. le rapport du 5 novembre 2009). Une expertise a ensuite été réalisée au CURML par le Professeur G.________, et le docteur D.________ (cf. le rapport du 19 juin 2012). Ce dernier a encore été entendu le 27 février 2014 et, le 22 avril 2015, il a, en compagnie du Professeur G.________, produit un complément d'expertise. Par ordonnance du 8 juillet 2015, le ministère public a classé la procédure pénale dirigée contre A.________ pour homicide par négligence - faute de lien de causalité entre le comportement éventuellement imputable à la prévenue et le résultat survenu -, exposition et omission de prêter secours.