Citation: 6B_12/2024 E. 2.5

2.5. Le recourant se prévaut de plusieurs arrêts du Tribunal fédéral. Cependant, ces derniers ne sont pas pertinents en tant que les circonstances d'espèce sont très différentes. Par exemple, le recourant se réfère à l'arrêt 6B_163/2010 du 23 avril 2010 dans lequel une rupture de la chaîne causale a été retenue. Il concernait un cycliste ayant percuté un camping-car arrêté de manière irrégulière après un rond-point, sur une chaussée rectiligne et qui avait allumé ses feux de détresse. Il en ressortait que le cycliste aurait pu et dû voir le véhicule et que rien ne l'empêchait de freiner, or ce dernier circulait à courte vue, soit à l'aveugle. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, cette affaire n'est pas similaire. En effet, on ne peut nullement comparer le cas d'un vélo roulant "à l'aveugle" avec celui d'une moto circulant sur une route cantonale dont la vitesse autorisée était de 80 km/h et pour lequel il est établi que la victime avait bien freiné puisque les images de vidéosurveillance montraient la roue arrière de la moto se soulever au-dessus du sol juste avant l'impact. En outre, un véhicule à l'arrêt avec les feux de détresse enclenchés ne saurait être assimilé à l'apparition soudaine d'un camion obstruant totalement la route suite à une manoeuvre effectuée en violation de la priorité.