Citation: 4A_541/2014 E. B

Le 16 décembre 1999, la Commune a ouvert action contre l'ingénieur civil C.________ et contre le géotechnicien B.________ devant la Cour civile du Tribunal cantonal vaudois, concluant à ce que les deux soient condamnés à lui payer solidairement (ou subsidiairement dans la proportion que justice dira) le montant de 3'500'000 fr., conclusions qu'elle a réduites finalement à 801'398 fr. 65 avec intérêts à 5% l'an dès le 16 décembre 1999. En 1994, une expertise avait été effectuée par le Prof. F.________ de l'EPFL, puis d'autres l'ont été par la suite. Un expert judiciaire a été désigné en la personne de G.________ en 2005. Celui-ci a rendu son rapport d'expertise le 29 juillet 2005, un complément d'expertise le 14 juillet 2006, un rapport d'expertise après réforme le 30 janvier 2009, un rapport d'expertise sur nova le 15 novembre 2010 et un complètement d'expertise après audience le 27 août 2012. Il a estimé les travaux de remise en état à 801'399 fr. 65 (au jour de l'expertise en 2005). Par jugement du 14 juin 2013, la Cour civile a partiellement admis la demande et condamné la défenderesse C.________ à payer à la demanderesse la somme de 378'947 fr. 85 avec intérêts à 5% l'an dès le 3 janvier 2012 et la somme de 168'150 fr. sans intérêts, correspondant la première aux frais de remise en état et la seconde aux frais de contrôles futurs, déduction faite des frais de goulottes réglables qui auraient dû être posées. La Cour civile a estimé qu'il y avait eu violation de son devoir de diligence par l'ingénieur civil et causalité adéquate puisque si l'ingénieur civil avait respecté son obligation de diligence dans le choix des fondations et dans le suivi de la procédure de battage des pieux, la piscine n'aurait pas subi les tassements survenus et la commune n'aurait pas subi de dommage. Elle a rejeté la demande dirigée contre le géotechnicien B.________. Statuant le 23 juin 2014, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal vaudois a admis l'appel de la défenderesse C.________ et, réformant le jugement de première instance, a rejeté la demande dirigée contre C.________, le jugement étant confirmé pour le surplus.