Citation: 6B_1174/2018 E. 2.3.2

2.3.2. Selon la cour cantonale, l'accusation n'avait pas démontré que Y.________ eût agi au su de X.________. Celle-ci ne l'avait informé du report des dates de péremption qu'après la dénonciation de D.________ AG à l'AFSSAPS. X.________ ne participait pas au conditionnement secondaire et à la vente. Il était peu présent à V.________, dirigeant alors un groupe comprenant plus d'une dizaine de filiales dans une vingtaine de pays. L'intéressé procédait à des fusions-acquisitions, à l'achat de molécules, à la conclusion de contrats de licence et à l'ouverture de filiales. Il n'était pas intervenu dans la vente du médicament litigieux, qui représentait 1,15 % du chiffre d'affaires de A.________ SA. La manutentionnaire R.________ avait déclaré qu'elle ignorait même la fonction occupée par X.________, tandis que la manutentionnaire S.________ avait indiqué ne jamais avoir reçu d'ordres de celui-ci. Certes, le 8 juin 2011, Y.________ avait adressé à X.________ la documentation originale et falsifiée des lots nos 7 et 3, tandis que le prénommé était entendu dans les locaux de E.________ Sàrl, en France, par les représentants de l'AFSSAPS. Invité à présenter les dossiers des lots, l'intéressé s'était adressé à T.________ et à Y.________, lesquelles lui avaient fait parvenir les pièces en cause. X.________ n'avait pas disposé du temps nécessaire pour examiner attentivement ces documents avant de les transmettre et l'accusation n'avait pas établi qu'il aurait participé d'une quelconque manière à leur falsification. Selon la cour cantonale, Y.________ avait également interpellé X.________ à quelques reprises au sujet de transactions portant sur le aaa. Le 14 septembre 2010, celle-ci l'avait invité à lui indiquer le prix du médicament pour une offre à la société U.________ en Israël. Au printemps 2011, tous deux avaient entrepris des pourparlers contractuels, avec une société australienne, tendant à acquérir du a. La conclusion de nouveaux contrats d'acquisition de médicaments relevait de la compétence de X.________, si bien que Y.________ devait nécessairement obtenir son aval avant d'agir. Cela ne signifiait pas pour autant que cette dernière l'avait, en plus, informé des falsifications. D'ailleurs, dans le procès-verbal final dressé par le recourant, celui-ci avait indiqué qu'il était "peu probable que M. X.________ était effectivement au courant de la nature exacte de l'infraction commise par Mme Y.________".