Citation: 5A_548/2017 E. 3.2

3.2. L'autorité cantonale a retenu en fait que, selon un courrier établi le 6 janvier 2014 par l'Administration fiscale cantonale, la valeur locative du domicile conjugal pour la déclaration d'impôt 2013 avait été fixée à 39'575 fr. (ICC), respectivement 65'958 fr. (IFD), et les charges ainsi que les frais d'entretien de ce bien immobilier à 3'958 fr. (ICC), respectivement 6'595 fr. (IFD). Dans sa réponse, l'intimé admet que la valeur locative retenue par la Cour de justice est inexacte et concerne un autre bien immobilier, invoquant à cet égard une erreur de sa fiduciaire. La lecture du courrier en question révèle en effet qu'il a trait à un immeuble sis dans une autre commune que la villa familiale. En se fondant sur ce document - et alors même que la recourante avait produit des pièces attestant d'une valeur locative différente -, l'autorité cantonale a donc arbitrairement apprécié les preuves, ce qui conduit à l'admission du grief. Par conséquent, il convient d'annuler l'arrêt attaqué à cet égard et de renvoyer la cause à l'autorité cantonale pour qu'elle détermine la réelle valeur locative de la villa conjugale et calcule à nouveau, sur cette base, la charge fiscale de l'épouse ainsi que les contributions dues à l'entretien de celle-ci. S'agissant de mesures protectrices de l'union conjugale soumises à la maxime inquisitoire, même simple (art. 272 CPC), il appartiendra à la Cour de justice de tenir compte de la législation applicable en la matière et, partant, de prendre en considération, dans son estimation de la valeur vénale du domicile conjugal, d'éventuels abattements prévus par loi, quand bien même l'arrêt attaqué constate que le mari n'a fourni aucune indication sur ce point (cf. supra consid. 2.2).