Citation: 4A_188/2013 E. 3.2.2

3.2.2. La recourante n'indique pas en quoi le Tribunal arbitral l'aurait privée de la possibilité de faire valoir son point de vue. Ce qu'elle reproche en réalité aux arbitres, c'est d'avoir tiré des conclusions juridiques inadmissibles, car contradictoires, des faits constatés par eux, d'une part, au sujet de l'existence d'un dol prétendument commis par les vendeurs à son détriment et, d'autre part, quant à son droit de clôturer les comptes concernés par les prêts fiduciaires Z. En argumentant ainsi, elle ne tient pas compte de la jurisprudence du Tribunal fédéral voulant que le grief tiré de la violation du droit d'être entendu ne doive pas servir à provoquer, par ce biais, un examen de l'application du droit de fond (arrêt 4P.202/2003 du 24 novembre 2003 consid. 2.2 et les références; voir aussi: arrêt 4A_576/2012 du 28 février 2013 consid. 4.2.3). Le même principe jurisprudentiel s'oppose d'ailleurs à ce que le moyen pris de l'incohérence intrinsèque des considérants d'une sentence soit invoqué sous l'angle de la violation de l'ordre public matériel au sens de l'art. 190 al. 2 let. e LDIP (arrêt 4A_150/2012 du 12 juillet 2012 consid. 5.2.1). Dès lors, si tant est qu'il soit recevable, ce double moyen est voué à l'échec.