Citation: 4P.206/2005 11.11.2005 E. 2.3

2.3.1 L'art. 307 LPC gen. donne à la Cour de justice la faculté de procéder à l'administration des preuves sollicitées devant le premier juge, soit que celui-ci l'ait exécutée de manière défectueuse ou insuffisante (al. 1), soit qu'il s'y soit refusé (al. 2). Cette faculté ne trouve ses limites que dans la conception que la Cour de justice se fait du principe du double degré de juridiction cantonal. En effet, aucun principe de droit fédéral n'exige ni n'interdit qu'une preuve soit soumise à l'appréciation des juges du premier puis du second degré de juridiction; il suffit, au regard du droit fédéral, qu'une seule fois la preuve ait pu être administrée devant l'autorité cantonale. Cela étant, l'art. 307 LPC gen. ne permet pas à une partie d'exiger en appel l'administration de preuves qu'elle n'aurait pas sollicitée devant le premier juge en temps utile et selon les formes adéquates (Bernard Bertossa/Louis Gaillard/Jacques Guyet/André Schmid, Commentaire de la loi de procédure civile du canton de Genève du 10 avril 1987, vol. II, n. 2 ad art. 307 et les références). Ainsi, l'autorité d'appel bénéficie d'une large marge de manoeuvre pour ce qui est d'ordonner ou non des mesures probatoires (arrêt 4P.1/2004 du 12 mai 2004, consid. 4.3.2).