Citation: 8C_709/2020 E. 4.2

4.2. En l'espèce, la cour cantonale a relevé que tout au long de la procédure, le recourant avait fondé sa demande du 19 février 2016 (cf. lettre A.d supra) sur l'art. 17 LPGA et qu'en instance cantonale, il avait également invoqué l'art. 11 OLAA. Toutefois, tant l'art. 17 LPGA que l'art. 11 OLAA ne pouvaient trouver application qu'en cas de vrais novas, à savoir de faits survenus postérieurement à l'arrêt du 22 août 2012. Or le recourant invoquait uniquement de faux novas, soit des faits antérieurs à cet arrêt mais découverts ultérieurement. Force était de constater que si le recourant invoquait des documents postérieurs à l'arrêt du 22 août 2012, ceux-ci n'avaient pas pour but de démontrer une modification de son état de santé postérieure à cet arrêt (vrais novas), mais d'amener des éléments censés permettre de revoir son état de santé tel que retenu dans ledit arrêt (faux novas). La conclusion principale formulée dans son recours contre la décision sur opposition du 6 avril 2017, par laquelle il sollicitait l'octroi de prestations dès le 1 er juillet 2005, impliquait de revoir le dispositif de l'arrêt du 22 août 2012, ce qui ne pouvait pas être effectué par l'application des art. 17 LPGA ou 11 OLAA, mais par le bais d'une révision procédurale. Sa demande du 19 février 2016 était dès lors effectivement irrecevable au regard de ces deux dispositions. Cette demande était également irrecevable en tant que demande de révision procédurale au sens de l'art. 53 al. 1 LPGA. En effet, la décision finale entrée en force et refusant l'octroi de prestations au recourant pour les suites de morsures de tiques n'était pas la décision sur opposition de l'intimée du 23 mars 2011, mais l'arrêt du 22 août 2012, qui seul pouvait faire l'objet d'une demande de révision procédurale en application de l'art. 61 let. i LPGA.