Citation: 6B_623/2014 E. 2.2

2.2. En l'espèce, il ressort des constatations de l'autorité cantonale que le recourant s'est adonné, entre les mois de mars 2009 à décembre 2010, au préjudice de plusieurs personnes, à des escroqueries. Les revenus qu'il a retirés de ses agissements lui avaient permis de " faire vivre sa famille et lui offrir une vie normale mais en-dessus de ses moyens ". Il a ainsi obtenu des revenus supplémentaires à ceux qu'il retirait de son activité d'indépendant - de l'ordre de 5'000 à 6'000 fr. par mois (pièce 37/2 p. 4) -, ce qui lui avait permis de financer la location d'une villa, de partir en vacances et d'utiliser une voiture de luxe. Sur le vu de ces constatations, qui relèvent du fait et lient donc la cour de céans (cf. art. 105 al. 1 LTF), la circonstance aggravante du métier est manifestement réalisée. En effet, il y a lieu de constater que le recourant a exercé son activité à la manière d'une profession. A cette fin, il a procédé, durant plus d'une année et demie, selon une méthode qu'il avait dûment élaborée (fausses déclarations, promesses, imitation de signatures, faux dans les titres, présentation de documents d'identité d'autrui, etc.), et s'est enrichi de plusieurs dizaines de milliers de francs au détriment de ses fournisseurs, de son bailleur, d'une connaissance et de son fils. Au demeurant, l'argumentation que le recourant oppose à la cour cantonale ne va guère au-delà d'une contestation des faits, en particulier des chiffres retenus, de sorte qu'elle est irrecevable.