Citation: 2C_1125/2018 E. 6.1

6.1. Selon l'art. 50 al. 1 let. b LEtr, après dissolution de la famille, le droit du conjoint et des enfants à l'octroi d'une autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de validité en vertu des art. 42 et 43 LEtr subsiste si la poursuite du séjour en Suisse s'impose pour des raisons personnelles majeures, notamment en raison de violences conjugales (art. 50 al. 2 LEtr et 77 al. 2 OASA), qui doivent revêtir une certaine intensité (ATF 136 II 1 consid. 5.3 p. 4), la personne admise dans le cadre du regroupement familial devant établir qu'on ne peut plus exiger d'elle qu'elle poursuive l'union conjugale, parce que cette situation risque de la perturber gravement (ATF 138 II 393 consid. 3.1 p. 395; arrêt 2C_401/2018 du 17 septembre 2018 consid. 4.1 et autre référence citée) L'instance précédente a jugé à bon droit que les allégations du recourant affirmant être victime depuis le début de son mariage de violences psychologiques sous forme de harcèlement moral ou psychologique continu ne constituaient pas des violences conjugales suffisamment intenses au sens de la jurisprudence. Force est en effet d'admettre que les affirmations en cause n'ont été proférées que le 1er février 2017 en contradiction avec d'autres déclarations antérieures et même postérieures et alors que la procédure d'autorisation de séjour en cause en l'espèce avait débuté bien auparavant de sorte qu'elles ne sont pas crédibles et, à tout le moins, n'ont pas eu un impact suffisant sur la santé psychique du recourant au sens de la jurisprudence : ce dernier n'exclut pas de reprendre la vie commune avec Y.________, ce qui démontre qu'il n'est pas gravement perturbé par les violences alléguées. Il peut être renvoyé sur ce point aux considérants de l'arrêt attaqué (art. 109 al. 3 LTF).