Citation: 4C.366/2004 04.11.2005 E. B

B.a Le 13 décembre 1993, A.________ (ci-après: le demandeur) a ouvert action devant le Tribunal cantonal du canton de Vaud contre W.________ S.A. (ci-après: la société de gestion) et la Banque Y.________ (ci-après: la banque), aux fins d'obtenir le paiement de 599'000 fr., avec intérêt à 5% l'an dès le 12 octobre 1993. Il a également sollicité la mainlevée définitive de l'opposition formée par la société de gestion au commandement de payer susmentionné. Les défenderesses ont conclu au rejet de la demande. B.b Par jugement rendu le 10 septembre 2003, la Cour civile du Tribunal cantonal vaudois a rejeté la demande. Sur la base de deux expertises judiciaires, elle a retenu, en substance, la violation fautive par la société de gestion du droit du demandeur à une information correcte et sans ambiguïté de la situation de ses avoirs. Elle a également admis l'existence d'un dommage correspondant à la diminution de la fortune du demandeur, à raison de 574'109 fr.90. Cependant, de l'avis des juges cantonaux, l'action du demandeur ne pouvait être admise en l'absence d'un lien de causalité entre l'omission fautive de la société de gestion et le dommage subi par le demandeur. En ce qui concerne la banque, la Cour civile du Tribunal cantonal vaudois est arrivée à la même conclusion, en niant toute violation de ses obligations contractuelles en matière d'information. Par économie de procédure, elle s'est abstenue d'examiner la réalisation des autres conditions de l'action en responsabilité contractuelle. Par ailleurs, l'autorité cantonale a constaté que B.________ n'a pas géré les avoirs du demandeur en qualité de sous-directeur de la banque, mais de directeur de la société de gestion. Elle a ainsi exclu la responsabilité de la banque pour le manquement commis par B.________, en relevant ignorer, le cas échéant, en quoi un organe de celle-ci aurait - ès qualités - violé une obligation contractuelle, voire accompli un éventuel acte illicite. Enfin, elle a dénié toute responsabilité fondée sur la confiance, à défaut notamment d'avoir constaté l'existence d'une quelconque attente légitime et déterminée du demandeur en rapport avec les activités de la banque.