Citation: 1C_407/2020 E. 13.3

13.3. Au stade de la planification, compte tenu du caractère limité du risque établi, les mesures préconisées apparaissent suffisantes pour répondre aux exigences de l'art. 6 al. 1 let. b LCPR, en tant qu'il impose une libre circulation "si possible sans danger" sur les chemins (cf. arrêt 1C_575/2019 du 1er mars 2022 consid. 16.4). Comme le souligne à juste titre la cour cantonale, c'est au stade de l'autorisation de construire ou de la mise en service du parc éolien que les mesures concrètes de précaution ou de sécurisation pourront être définies, en fonction notamment des caractéristiques des éoliennes installées (cf. arrêt 1C_575/2019 du 1er mars 2022 consid. 16.4 et la référence à OFROU/Suisse Rando, Prévention des risques et responsabilité sur les chemins de randonnée pédestre, Guide de recommandations de la mobilité douce no 15, 2017, ch. 7.5 p. 28 s.), si bien qu'il est prématuré - pour peu que pertinent - de se prévaloir à ce stade, comme le font les recourantes, de recommandations de fournisseurs de machines quant aux distances à observer. Enfin, s'agissant de la piste de ski de fond, les recourantes se contentent d'affirmer sans autre motivation spécifique que les distances de sécurité ne seraient à ce niveau pas non plus respectées. Sur le vu de ce qui précède, pas plus que pour les chemins pédestres, les directives cantonales n'imposent de telles distances. Rien de tel ne saurait non plus être déduit de la LCPR (cf. art. 1 LCPR). Au surplus et comme l'a indiqué la cour cantonale, aucune disposition du droit public fédéral ou cantonal ne garantit le maintien ou l'utilisation d'une piste de ski dans un pâturage (cf. arrêt 5A_676/2017 du 16 octobre 2017 consid. 2.2 et les références), ce que les recourantes ne discutent d'ailleurs pas. Le grief est rejeté.