Citation: 2D_21/2024 E. 4.3

4.3. Le recourant ne conteste pas que le pays de destination offre des prestations médicales correctes, ni que le système de santé au Kosovo soit jugé "suffisant" par le Tribunal cantonal. Selon lui, il serait toutefois inadapté dans le cas d'espèce. Il n'établit pourtant pas en quoi il ne pourrait pas avoir accès à un suivi psychothérapeutique tel que celui dont il bénéficie en Suisse, à savoir des séances auprès d'une psychologue et un traitement médicamenteux. Il sied à ce titre de relever que, dans les certificats médicaux produits par le recourant, les experts n'indiquent pas que le suivi médical ne serait pas possible au Kosovo. Si la psychologue a en effet attesté que le renvoi de Suisse aggraverait probablement la détresse émotionnelle du recourant et augmenterait les risques associés à ses idées noires, elle a uniquement recommandé que la situation du recourant soit "prise en considération avec la plus grande précaution en tenant compte de ses besoins de santé mentale et de sécurité" (cf. rapport de la psychologue du 5 novembre 2023). Elle n'a ainsi pas exclu que tel puisse être le cas au Kosovo. C'est partant à juste titre que l'instance précédente a considéré que le renvoi du recourant n'était pas contraire à l'art. 3 CEDH.