Citation: 2C_174/2017 E. 6

Se référant à l'art. 29 al. 2 Cst., le recourant fait valoir une violation de son droit d'être entendu, en ce que la décision de séquestre préventif lui a été notifiée sans qu'il ait préalablement eu l'occasion de se déterminer sur la procédure. Cependant, comme l'a justement relevé le Tribunal cantonal, à l'arrêt duquel il sera renvoyé pour le surplus (art. 109 al. 3 LTF), au vu du comportement manifesté par le recourant, d'une part, et de l'environnement dans lequel il vit, d'autre part, la police cantonale vaudoise a estimé qu'il y avait lieu de craindre que celui-ci puisse utiliser l'une ou l'autre de ses armes d'une manière dangereuse pour lui-même ou pour autrui. Une telle approche est conforme à l'art. 8 al. 2 let. c de la loi fédérale du 20 juin 1997 sur les armes, les accessoires d'armes et les munitions (LArm; RS 514.54). Cette situation justifiait une notification de la décision simultanément à l'exécution de celle-ci. Au demeurant, même s'il fallait reconnaître une violation du droit d'être entendu du recourant, force serait ici de constater que cette violation a été réparée devant le Tribunal cantonal, qui bénéficiait d'un plein pouvoir d'examen dans la présente cause (ATF 137 I 195 consid. 2.3.2 p. 197 s.).