Citation: 8C_637/2018 E. 5.2

5.2. Contrairement à ce que soutient le recourant, la juridiction cantonale ne s'est pas fondée sur l'avis du docteur G.________, mais sur les conclusions de la doctoresse H.________. Dans son rapport du 2 mai 2018, cette dernière a rappelé que tous les spécialistes ORL ayant examiné l'assuré avaient constaté unanimement la surdité au niveau de son oreille droite, l'oreille gauche étant normale. Ce déficit auditif était attribuable, au degré de la vraisemblance prépondérante, à l'événement accidentel qui avait entraîné une commotion cochléaire, à la suite du choc à la tête. La doctoresse H.________ a constaté que l'assuré ne présentait pas de déficit vestibulaire une année après l'évènement accidentel. Quant à la migraine vestibulaire évoquée par le docteur E.________, il ne s'agissait que d'un diagnostic hypothétique. Par ailleurs, la doctoresse H.________ a expliqué que la pathogenèse de cette affection n'était pas d'origine traumatique mais plutôt maladive, de sorte que seule la surdité de l'oreille droite était attribuable à un traumatisme cranio-cérébral fermé et donc en lien de causalité avec l'événement accidentel du 7 avril 2016. A cet égard, elle a mentionné qu'en dépit des résultats normaux du CT-scan et des IRM de la région cranio-cérébrale, un appareillage auditif équipé du système CROS avait été proposé à l'assuré, tout en précisant que ce dernier n'avait pas été satisfait de ce moyen de traitement. D'un point de vue ORL, l'aptitude de l'assuré à exercer son métier de mécanicien ou un autre travail de remplacement n'était pas limitée. Quant aux troubles vertigineux de l'assuré, ils ne pouvaient pas être objectivés de manière plausible, raison pour laquelle ils n'étaient pas pris en charge par l'intimée.