Citation: 6B_972/2016 E. 1

N'importe quelle atteinte légère à la réputation professionnelle, économique ou sociale d'une personne ne justifie pas une réparation (ATF 130 III 699 consid. 5.1 p. 704; 125 III 70 consid. 3a p. 75). L'allocation d'une indemnité pour tort moral fondée sur l'art. 49 al. 1 CO suppose que l'atteinte présente une certaine gravité objective et qu'elle ait été ressentie par la victime, subjectivement, comme une souffrance morale suffisamment forte pour qu'il apparaisse légitime qu'une personne dans ces circonstances s'adresse au juge pour obtenir réparation (cf. arrêt 6B_185/2013 du 22 janvier 2014 consid. 2.2 et la jurisprudence citée). Le recourant fait valoir des conclusions civiles d'un montant de 1'000 fr. en réparation du tort moral que les propos susmentionnés tenus par son frère lui auraient causé. Il explique que des critiques opérées devant des autorités judiciaires mettant en doute la probité de la victime et imputant à celle-ci une conduite contraire à l'honneur sont susceptibles de justifier le versement par l'auteur d'une indemnité pour tort moral de 1'000 francs. Il en déduit que l'atteinte qu'il a ressentie dans le cas d'espèce peut être reconnue comme constitutive d'une souffrance morale suffisamment forte pour qu'il apparaisse légitime qu'une personne s'adresse au juge afin d'obtenir réparation. Ce faisant, le recourant se contente de rappeler les faits incriminés et de citer la jurisprudence fondant, selon lui, une éventuelle condamnation de l'intimé à lui verser une indemnité pour tort moral. Pour autant, il ne consacre aucun développement à la description de l'atteinte prétendument subie, pas plus qu'il n'établit en quoi celle-ci serait suffisamment grave et la souffrance morale suffisamment forte pour justifier une réparation. En l'absence d'explications circonstanciées permettant d'accréditer l'affirmation selon laquelle le recourant aurait subi un tort moral du fait des agissements de l'intimé, la simple articulation du montant de 1'000 fr. ne permet pas de retenir que celui-ci aurait des prétentions civiles à faire valoir dans cette mesure. Le défaut de motivation relative aux prétentions civiles du recourant exclut sa qualité pour recourir au fond de la cause.