Citation: 6B_1070/2023 E. 1.2.1

1.2.1. La cour cantonale a relevé qu'il était conforme à l'art. 178 CPP d'entendre la gérante comme personne appelée à donner des renseignements. En effet, la première fois, elle avait déclaré agir au nom de la société C.________ SA et s'était déclarée partie plaignante (p. 4 R 2 in initio et in fine; art. 178 let. a CPP). Le procureur l'avait par la suite entendue comme personne appelée à donner des renseignements en raison des griefs élevés contre elle durant l'enquête par le recourant qui la soupçonnait d'avoir induit la justice en erreur et s'était réservé de déposer plainte contre elle pour ce motif (pièce 76; art. 178 let. d CPP). Lors de ses deux auditions, elle avait préalablement été avertie des conséquences pénales d'une dénonciation calomnieuse (art. 303 CP), d'induction de la justice en erreur (art. 304 CP) et d'entrave à l'action pénale (art. 305 CP), de sorte qu'elle savait qu'elle s'exposait à des conséquences pénales en cas de fausses déclarations. Ses propos concernant l'historique des relations avec le recourant étaient cohérents et compatibles avec les déclarations de celui-ci, de sorte qu'il n'y avait pas lieu d'en douter. Concernant les faits examinés, les déclarations de D.________ étaient appréciées en tenant compte du fait que, contrairement à un témoin, elle n'avait pas été exhortée à dire la vérité et n'avait pas déposé sous la menace de l'art. 307 CP (faux témoignage).