Citation: 2A.162/2006 01.06.2006 E. A

Ressortissant roumain né le 14 juin 1968, selon ses dires, A.A.________ a épousé une compatriote en Roumanie le 12 octobre 1990. De cette union, est issue une fille, B.A.________, née en 1991. Les époux ont divorcé en 1996, la garde et l'autorité parentale sur l'enfant étant attribuée à la mère. Celle-ci a, le 19 avril 1996, épousé en Roumanie le ressortissant suisse C.________, domicilié dans le canton de Genève. Elle et sa fille vivent depuis lors dans ce canton, auprès de leur époux, respectivement beau-père, et sont au bénéfice d'une autorisation d'établissement. A.A.________ a été interpellé à Genève le 26 novembre 2001; il a alors prétendu s'appeler D.________ né le 7 décembre 1970; il a été condamné sous l'identité de E.________, né le 7 décembre 1970, à 25 jours d'emprisonnement avec sursis et à 3 ans d'expulsion ferme pour infraction à l'art. 23 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20, ci-après: la loi sur le séjour et l'établissement des étrangers). Statuant sur opposition, le Tribunal de police de ce canton, par jugement du 8 mars 2002, a assorti la mesure d'expulsion du sursis, avec délai d'épreuve de 2 ans. La Chambre pénale de la Cour de Justice du canton de Genève a, par arrêt du 24 juin 2002, confirmé ce jugement, sous réserve de l'expulsion judiciaire, qu'elle a annulée. La Chambre pénale relève, dans son arrêt, que D.________, sous l'identité duquel A.A.________ s'est présenté au début de l'enquête a, pour sa part, été condamné à deux reprises par les autorités zurichoises, la seconde fois le 11 septembre 2001 à 30 jours d'emprisonnement pour infractions à l'art. 23 LSEE, en précisant "que la photographie qui figure dans le dossier ayant abouti à cette condamnation démontre que le prévenu interpellé n'est pas l'appelant". Entendu le 18 décembre 2001 dans le cadre d'un examen de situation, A.A.________ a déclaré être venu à Genève 9 mois auparavant et être sur le point de signer un contrat de boxeur professionnel avec le Centre des arts martiaux à Genève. II a expliqué que s'il s'était présenté sous une fausse identité, c'était afin de ne pas compromettre ses chances de signer ledit contrat. Il a en outre relevé que sa fille, B.A.________ vivait à Genthod avec son ex-épouse, laquelle était mariée à un ressortissant suisse depuis 1996.