Citation: 5C.315/2001 13.05.2002 E. 1

Le recourant entend tirer argument - mais dans un tout autre contexte (cf. infra, consid. 4) - de la clause de garantie prévue dans le contrat de prêt. L'objection est sans fondement, car il résulte du "projet d'accord" précité que la sculpture litigieuse répondait (aussi) du remboursement de l'emprunt. La thèse du recourant revient, au surplus, à dire que l'intimée aurait renoncé à une garantie supplémentaire, ce qui ne saurait se présumer (cf. ATF 107 II 479 consid. 3 p. 481). c) Quant à la désignation de l'objet du gage, la cour cantonale a considéré que l'acte de nantissement était également formulé de manière imprécise. Rapprochant celui-ci d'une lettre du même jour, censée faire partie intégrante du contrat d'engagement, elle a néanmoins admis que la débitrice savait que les bronzes de la série 4/8 étaient frappés d'un droit de gage en faveur de l'intimée; puis, en avril 1992, les parties sont convenues - par l'intermédiaire de l'avocat de la débitrice - que, conformément à l'art. 3 de l'acte de nantissement, le gage portant sur "Tête de Sphinx 4/8" devait désormais grever "Sphinx et Sirène 3/8". Autant qu'elle est suffisamment critiquée (art. 55 al. 1 let. c OJ; ATF 127 III 481 consid. 2c/cc p. 491; 116 II 745 consid. 3 p. 749 et la jurisprudence citée), une telle conclusion ne viole pas davantage le droit fédéral. Le recourant perd, en effet, de vue qu'il n'est pas nécessaire que le bien affecté à la garantie soit déterminé dans le contrat de gage lui-même; il suffit que son individualisation s'opère au moment où le constituant dispose de l'objet (Foëx, op. cit. , n° 573 et les références). Or, il apparaît clairement, à la lecture du "projet d'accord" et de l'avis donné le lendemain à F.________ (supra, let. b), que le droit de gage porte sur le bronze litigieux, et qu'il a été constitué en avril 1992.