Citation: 2C_228/2023 E. 1.1

1.1. Le 12 janvier 2022, l'autorité fiscale du Royaume-Uni (ci-après: l'autorité requérante) a adressé une demande d'assistance administrative à l'Administration fédérale des contributions (ci-après: l'Administration fédérale) fondée sur l'art. 25 de la Convention du 8 décembre 1977 entre la Confédération suisse et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord en vue d'éviter les doubles impositions en matière d'impôts sur le revenu (RS 0.672.936.712) et sur la Convention du Conseil de l'Europe et de l'OCDE du 25 janvier 1988 concernant l'assistance administrative mutuelle en matière fiscale, telle qu'amendée par le Protocole du 27 mai 2010 (RS 0.652.1). L'autorité requérante exposait que sa demande visait à procéder à la taxation correcte de A.________ en matière d'impôt sur les sociétés pour la période comprise entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2019. Cette société était soupçonnée d'avoir dissimulé des bénéfices auprès de sociétés tierces, notamment la société B.________ sise à U.________, avec laquelle elle serait liée par des accords de coentreprises ("joint venture") dont la réalité économique était douteuse. L'autorité requérante précisait que sa demande faisait suite à une première demande concernant A.________, datée du 9 avril 2020, déjà exécutée. Dans le cadre de cette première demande, des informations relatives à l'identité des signataires autorisés d'un compte bancaire ouvert en Suisse par B.________ auprès de la banque C.________ lui avaient notamment été transmises, de même que les relevés bancaires afférents audit compte pour la période allant du 6 avril 2011 au 31 décembre 2017. L'autorité requérante précisait que, depuis l'exécution de cette première demande, un autre compte bancaire en Suisse avait été identifié au nom de B.________ auprès de la banque D.________, d'une part, et que la période d'enquête, allant initialement jusqu'au 31 décembre 2017, avait été prolongée jusqu'au 31 décembre 2019, d'autre part. Dans le cadre de sa nouvelle demande, l'autorité requérante sollicitait ainsi des informations sur les signataires autorisés du compte bancaire auprès de la banque D.________ et les relevés bancaires y afférents pour la période du 6 avril 2011 au 31 décembre 2019, de même que les relevés bancaires relatifs au compte bancaire détenu par B.________ auprès de la banque C.________ pour la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2019. Elle précisait en outre que l'obtention d'informations antérieures à la période sous enquête visait à s'assurer de la réalité des accords de coentreprises entre les entités impliquées. Déférant à une ordonnance de production, la banque D.________ a transmis les informations à l'Administration fédérale le 3 février 2022. Le 8 mars 2022, l'Administration fédérale a communiqué au mandataire commun de A.________ et B.________ les informations qu'elle prévoyait de transmettre à l'autorité requérante. Le 11 avril 2022, ledit mandataire s'est opposé à tout envoi d'informations à l'autorité requérante.