Citation: 4C.24/2005 17.10.2005 E. 5

La défenderesse se plaint ensuite d'une violation de l'art. 128 CO, en ce que la Cour civile a estimé, suivant l'avis d'un auteur, que le délai de prescription quinquennale ne s'appliquait pas au remboursement des frais professionnels, alors que la jurisprudence du Tribunal fédéral et la doctrine majoritaire soutiennent le contraire. La question évoquée n'est pas pertinente en l'espèce, dès lors que la demanderesse a pris soin d'interrompre la prescription quinquennale, ce que la défenderesse reconnaît elle-même. Par ailleurs, l'argument selon lequel l'application de la prescription quinquennale aux prétentions de la demanderesse serait "un élément supplémentaire qui aurait dû conduire les premiers juges à admettre l'existence d'un abus de droit" n'est pas motivé au sens de l'art. 55 al. 1 let. c OJ, ce qui conduit à son irrecevabilité. Enfin, le fait d'agir avant l'échéance du délai de prescription, mais vers la fin de ce dernier, ne constitue pas un abus de droit, au sens de la jurisprudence rappelée ci-dessus (cf. consid. 2.2 et 2.3).