Citation: U 414/99 05.06.2001 E. 1

question des activités exigibles de la part de l'intimé, dans un rapport (final) du 18 mars 1998, qui se fonde sur l'ensemble des pièces à disposition, dont le rapport de la clinique de Y.________ et les avis des docteurs B.________ et D.________. Le docteur C.________ indique ce qui suit : «Comme carreleur, l'assuré ne peut plus surcharger le membre inférieur gauche, s'agenouiller fréquemment et pendant de longues périodes. Par contre, dans une activité adaptée, soit assise, soit faisant alterner la position assise et debout, sans surcharge du membre inférieur gauche et sans déplacement sur de longues distances avec de fréquents escaliers, une capacité de travail serait possible à plein temps et à plein rendement». Rien ne permet de mettre en doute cette appréciation que l'intimé, au demeurant, ne conteste pas. Ce dernier en effet, fonde ses prétentions sur l'absence de place de travail accessible compte tenu de son handicap. Le docteur B.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, après avoir précisé qu'il n'avait plus vu son patient depuis le 26 août 1998, a certes indiqué, dans un courrier du 5 novembre 1999, que l'état du genou de A.________ n'avait pas dû s'améliorer et qu'au contraire une aggravation lente était à craindre. Une évolution postérieure à la décision sur opposition ne peut toutefois être prise en considération. En outre, ce même praticien avait estimé ce qui suit, dans un rapport du 27 juillet 1998 : «un travail s'exerçant en position debout et assise alternée, en terrain régulier et sans manutention régulière de charge serait tout à fait adapté et dans une telle activité, la capacité de travail pourrait être entière». b) Le revenu d'invalide doit être évalué avant tout en fonction de la situation professionnelle concrète de l'intéressé. En l'absence d'un revenu effectivement réalisé,