Citation: 1C_577/2024 E. 2.3

2.3. L'arrêt attaqué confirme en dernière instance cantonale la levée de l'opposition du recourant à la demande de sanction préalable déposée par l'intimée. La sanction préalable doit obligatoirement être suivie d'une sanction définitive dans les deux ans dès son entrée en force, selon l'art. 37 al. 4 de la loi neuchâteloise sur les constructions du 25 mars 1996. Elle ne permet pas à son titulaire d'exécuter le projet visé par la demande et ne constitue qu'une étape vers la délivrance du permis de construire définitif. La décision qui la confirme revêt ainsi un caractère incident, alors même qu'elle tranche définitivement, au niveau cantonal, certains éléments déterminants du projet dont la concrétisation est subordonnée à l'octroi d'un permis définitif de bâtir (ATF 135 II 30 consid. 1.3.1; arrêts 1C_40/2012 du 14 février 2012 consid. 2.3; 1P.140/2005 du 7 juillet 2005 consid. 1.1 et 1P.652/1997 du 8 décembre 1997 consid. 2d). Elle ne cause en principe pas de dommage irréparable aux opposants, car ceux-ci conservent la faculté de soulever, dans un recours en matière de droit public formé contre le permis définitif de construire, les griefs qu'ils auraient à faire valoir contre les points définitivement tranchés par la cour cantonale (art. 93 al. 3 LTF).