Citation: 9C_992/2009 31.03.2010 E. 3

Le tribunal établit avec la collaboration des parties les faits déterminants pour la solution du litige; il administre les preuves nécessaires et les apprécie librement (art. 61 let. c LPGA). Le principe inquisitoire s'applique aussi lors de l'examen du respect du délai de recours (ATF 119 V 11 consid. 1b p. 12; consid. c de l'arrêt I 189/97 du 24 février 1998, non publié in VSI 1998 p. 217; arrêt non publié I 287/93 du 24 janvier 1994). Pour le surplus, la question du respect de ce délai est soumise à l'exigence de la preuve stricte (ATF 119 V 7 consid. 3c/bb p. 10). Lorsque l'observation du délai de recours est douteuse, le juge des assurances ne saurait refuser d'entrer en matière sur le recours dont il est saisi sans établir préalablement les faits pertinents qui se rapportent à cette question. A défaut, il ne respecte ni la lettre ni l'esprit de l'art. 61 let. c LPGA. De plus, s'il tranche cette question sans offrir à la partie recourante la possibilité de s'exprimer ou de participer à l'administration de la preuve, le juge viole son droit d'être entendue, garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. (arrêt I 287/93 précité). En l'état, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de constater les faits ni de trancher le point de savoir si le témoignage de E.________ vaut preuve stricte du respect du délai de recours (la prénommée a déjà signé plusieurs attestations de ce genre). Cette tâche incombe à la juridiction cantonale de recours, à qui la cause doit être renvoyée à cet effet.