Citation: 1B_9/2017 E. 1

A la suite d'une plainte pénale déposée le 8 juin 2010 par B.________ contre C.________ notamment pour tentative de contrainte, le Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois a ouvert une instruction pénale sous la référence PE10.013881. Sur plainte de D.________ du 12 octobre 2010, il a ouvert sous la référence PE10.024730 une instruction pénale notamment contre A.________ SA et l'administrateur unique de cette société B.________ pour extorsion et chantage et contrainte, subsidiairement pour tentative de ces infractions. Par ordonnance du 30 juillet 2013, la Procureure alors en charge des deux procédures a suspendu la procédure PE10.013881 jusqu'à droit connu sur le sort de la cause PE10.024730. Le 14 septembre 2016, elle a rejeté la requête déposée par A.________ SA et E.________ tendant à la jonction des causes PE10.024730 et PE10.013881 car C.________ n'était pas lié directement à l'activité délictueuse qui leur est reprochée. La Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a confirmé cette décision au terme d'un arrêt rendu le 13 octobre 2016 sur recours de A.________ SA et E.________. Agissant par la voie du recours en matière pénale, A.________ SA et B.________ demandent au Tribunal fédéral de réformer cet arrêt en ce sens que la jonction des causes PE10.024730 et PE10.013881 est ordonnée. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.