Citation: 7B_40/2022 E. A

A.a. Le 8 mai 2015, A.________ a déposé plainte pénale contre B.________ des chefs de faux dans les titres et de faux témoignage. Il lui reprochait en substance de s'être introduit de manière illicite dans le serveur qui hébergeait des sites portant prétendument atteinte à l'honneur de C.________, d'avoir rédigé un rapport fallacieux du 5 mai 2011 - destiné à être produit dans la procédure pénale P/5417/2011 - et d'avoir fourni un faux témoignage à l'audience de jugement dans cette cause. A.b. A.b.a. Dans la procédure P/5417/2011, le 7 avril 2011, C.________ a déposé plainte pénale contre l'auteur, alors inconnu, de trois sites internet le présentant comme un thérapeute dénué d'éthique professionnelle. Dans le cadre de cette procédure, le plaignant a fourni quatre adresses IP (numéro d'identification attribué à tout appareil connecté à un réseau internet) localisées en Suisse, expliquant que l'une d'elles correspondait à une société dont l'administrateur était A.________. Le plaignant a également produit deux documents établis par la société D.________ SA, en particulier un rapport d'analyse du 5 mai 2011. Ces documents avaient été rédigés par B.________, directeur du département de piratage éthique (" ethical hacking ") de la société pour laquelle il travaillait notamment en qualité de testeur d'intrusion (" penetration tester "). A.b.b. Le 10 juin 2022, le Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après: le Ministère public) a ouvert une instruction contre A.________ des chefs de diffamation, calomnie et injure et a ordonné la perquisition de la société de l'intéressé. La Brigade de criminalité informatique (ci-après: BCI) a rendu un rapport d'exécution de la perquisition, dont il ressort que l'analyse du matériel informatique saisi mettait en évidence des tentatives de A.________ pour des " traces " sur l'un des ordinateurs examinés et que l'appareil avait été utilisé pour "manipuler" des fichiers des sites internet incriminés par C.________. Dans cette procédure, le Tribunal de police de la République et canton de Genève (ci-après: le Tribunal de police) a notamment entendu B.________ en qualité de témoin. Celui-ci s'est présenté comme un spécialiste de la lutte contre le piratage dont l'activité consistait à trouver des failles dans un système informatique. Il a confirmé l'intégralité des informations contenues dans le rapport du 5 mai 2011. Par la suite, B.________ a précisé que la version finale de ce rapport dépassait 1'300 pages et que C.________ avait demandé la version condensée produite en justice. A.b.c. Le 23 mars 2015, le Tribunal de police a déclaré A.________ coupable de diffamation et l'a condamné à une peine pécuniaire de 120 jours-amende, avec sursis durant trois ans. Ensuite des procédures d'appel à l'autorité cantonale (arrêt du 10 mai 2016 de la Chambre pénale d'appel et de révision de la République et canton de Genève [ci-après: la Chambre pénale d'appel et de révision]), respectivement de recours au Tribunal fédéral (arrêt 6B_673/2016 du 29 décembre 2017) introduites par A.________, la peine infligée a été définitivement fixée le 14 mars 2018 à 80 jours-amende. A.c. Par ordonnance du 28 juin 2022, le Ministère public a classé la procédure P/9119/2015 ouverte ensuite de la plainte de A.________ visant B.________.