Citation: 5A_590/2019 E. 3.2

3.2. La recourante fait valoir que l'arrêt sur lequel la Cour de justice s'est fondée, qui concerne une procédure de divorce, ne peut pas être transposé à une procédure de mesures protectrices de l'union conjugale. Appliquer cet arrêt reviendrait en effet à priver les parties d'une procédure de provisio ad litem puisqu'elles ne pourraient jamais l'obtenir, ni par une décision provisionnelle ni dans le jugement final. Par conséquent, afin de ne pas violer l'obligation d'entretien prévue à l'art. 163 CC, il se justifierait, même en fin de procédure, d'octroyer une provisio ad litem à l'époux qui se trouve en difficulté financière. Ainsi, le Tribunal de première instance et la Cour de justice auraient dû soit accorder une provisio ad litem, soit prévoir une contribution aux frais du procès en sa faveur dans le jugement final.