Citation: 6B_1107/2013 E. 4.3

4.3. Selon l'art. 322 al. 2 CPP, les parties peuvent attaquer l'ordonnance de classement dans les dix jours devant l'autorité de recours. Cette disposition s'applique à une ordonnance de non-entrée en matière (cf. art. 310 al. 2 CPP). La qualité de partie est reconnue au prévenu, à la partie plaignante et au ministère public, lors des débats ou dans la procédure de recours (art. 104 al. 1 CPP). Elle est également reconnue - dans la mesure nécessaire à la sauvegarde des intérêts en présence - aux lésés et aux dénonciateurs qui sont directement touchés dans leurs droits (cf. art. 105 al. 1 et 2 CPP). Est considéré comme partie plaignante, le lésé qui déclare expressément vouloir participer à la procédure pénale comme demandeur au pénal ou au civil (art. 118 al. 1 CPP). L'on entend par lésé toute personne dont les droits ont été touchés directement par une infraction (art. 115 al. 1 CPP). Il doit être personnellement et immédiatement touché, en d'autres termes titulaire du bien juridique ou du droit protégé par la loi contre lequel, par définition, se dirige l'infraction (ATF 138 IV 258 consid. 2.3 p. 263). L'infraction d'actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance (art. 191 CP) protège la liberté et l'honneur sexuels des personnes qui ne sont pas en état de consentir (ATF 120 IV 197 consid. 2b; Bernard Corboz, Les infractions en droit suisse, vol. I, 2010, no 1 ad art. 191 CP). Celle d'abus de la détresse (art. 193 CP) sauvegarde la libre détermination en matière sexuelle (Bernard Corboz, op. cit., no 1 ad art. 193 CP). En l'occurrence, le recourant n'a pas dénoncé les agissements en cause à titre personnel, mais afin de préserver, selon lui, la libre détermination ainsi que l'honneur sexuels de A.________. C'est par conséquent cette dernière qui est détentrice des intérêts juridiques protégés par les dispositions pénales précitées. En tant que le recourant se prévaut de troubles physiques et psychiques consécutifs à sa rupture sentimentale avec la prénommée, il n'invoque aucun intérêt juridiquement protégé par les art. 191 et 193 CP. Il n'est, en l'espèce, ni lésé, ni partie plaignante. Partant, c'est à juste titre que la cour cantonale lui a dénié la qualité pour recourir contre l'ordonnance de non-entrée en matière. De même, ne saurait-il invoquer un motif de révision, pas plus que se plaindre de n'avoir pas été informé au sujet des voies de recours contre l'ordonnance de non-entrée en matière, ni de n'avoir pas été invité à formuler une déclaration de partie plaignante. Faute de violation du droit fédéral, le moyen se révèle mal fondé.