Citation: 2C_264/2023 E. 5.5

5.5. Les recourantes se fondent sur les travaux préparatoires de la LTVTC pour affirmer qu'il existe, de par la loi, une relation étroite entre elles et C.________ B.V. Selon elles, cette loi a pour fondement même de garantir une saine et loyale concurrence entre C.________ B.V. et les entreprises de taxi. Elles font valoir que les règles instaurées pour garantir le respect des obligations en matière sociale visent à éviter une distorsion de la concurrence. Les recourantes contestent que la décision du 16 novembre 2022 ne porterait que sur la levée d'une mesure administrative, à savoir le constat du rétablissement d'une situation conforme au droit, et non sur une autorisation. Elles font valoir que cette décision, confirmée par la Cour de justice, "a permis à C.________ B.V. de reprendre ses activités à partir de cette date, les chiffres 1 et 4 de son dispositif étant explicites". Selon elles, "la décision déploie donc incontestablement des effets depuis le 18 novembre 2022, de sorte qu'elle ne règle pas une situation passée uniquement. Ainsi, l'application de l'aLTVTC, le 16 novembre 2022, alors même que la LTVTC était d'ores et déjà en vigueur, a pour effet de soustraire C.________ B.V au renforcement de l'encadrement en matière de concurrence prévu par la LTVTC, en particulier à la procédure d'autorisation d'exploiter en tant que société de transport ou diffuseur de course." Estimant que les conditions pour l'octroi d'une telle autorisation n'étaient pas remplies, à tout le moins sous l'angle du nouveau droit, les recourantes reprochent au Service cantonal d'avoir accordé un traitement de faveur à C.________ B.V. et, ainsi, provoqué une distorsion de la concurrence.