Citation: 6B_691/2021 E. 3.4.3

3.4.3. Ce qui précède ne signifie pas encore qu'il existe un lien de causalité adéquate, au sens de l'art. 429 CPP, entre la procédure pénale et le gain manqué allégué. Comme cela ressort des faits constatés, l'activité boursière à laquelle se livrait le recourant était hautement spéculative et aléatoire, et elle connaissait des performances par nature fluctuantes. Il n'était pas arbitraire de constater, quoi qu'en dise le recourant, que les résultats qu'il mettait en exergue révélaient si besoin le caractère volatile de son activité, dans la mesure où il avait réalisé des pertes lors de son premier exercice. Dans ce contexte, il n'est pas déterminant que le prénommé ait changé de stratégie après le premier exercice déficitaire, les profits annoncés pendant les quatre années suivantes s'étant malgré tout révélés particulièrement variables, oscillant entre 20.67% et 94.17% (recours, all. n° 36). En l'espèce, le gain manqué auquel il prétend, à savoir la moyenne des profits réalisés pendant les quatre années précédentes, n'entre pas suffisamment dans " le champ raisonnable des possibilités objectivement prévisibles " (cf. consid. 3.1 supra). L'art. 429 al. 1 let. b CPP n'a pas vocation à garantir au prévenu acquitté ou au bénéfice d'une ordonnance de classement une rémunération fixe, déterminée par la moyenne des profits qu'il avait précédemment réalisés grâce à une activité spéculative et aléatoire. En ce sens, il n'y a pas de lien de causalité adéquate entre le montant réclamé et la procédure pénale.