Citation: 1B_186/2008 29.07.2008 E. 4

Le recourant conteste également l'existence d'un risque de récidive, en se prévalant du fait qu'il n'a aucun antécédent. 4.1 Selon la jurisprudence, le maintien en détention se justifie s'il y a lieu de présumer, avec une certaine vraisemblance, qu'il existe un danger de récidive. Il convient de faire preuve de retenue dans l'appréciation d'un tel risque: le maintien en détention ne peut se justifier pour ce motif que si le pronostic est très défavorable et que les délits dont l'autorité redoute la réitération sont graves (ATF 133 I 270 consid. 2.2 p. 276; 125 I 60 consid. 3a p. 62, 361 consid. 5 p. 367; 124 I 208 consid. 5 p. 213; 123 I 268 consid. 2c p. 270 et les arrêts cités). La jurisprudence se montre toutefois moins stricte dans l'exigence de la vraisemblance lorsqu'il s'agit de délits de violence graves ou de délits sexuels, car le risque à faire courir aux victimes potentielles est alors considéré comme trop important; en pareil cas, il convient de tenir compte de l'état psychique du prévenu, de son imprévisibilité ou de son agressivité (ATF 123 I 268 consid. 2e p. 271). 4.2 Le Tribunal d'accusation a relevé que le recourant avait été détenu préventivement une première fois du 25 juillet au 7 septembre 2007. Malgré l'enquête dont il faisait l'objet, ce dernier avait de nouveau été interpellé après avoir commis un nouveau cambriolage, de sorte que le risque de récidive pouvait être tenu pour concret. Cette appréciation doit être confirmée, le recourant ne la remettant au demeurant pas en question. En outre, s'il était remis en liberté, le recourant, qui dit lui-même que les subsides ne lui suffisent pas pour vivre, se trouverait probablement à nouveau en proie à des difficultés financières et sans emploi, ce qui peut faire craindre la commission de nouveaux délits. Pour le surplus, s'il est vrai que les actes reprochés au recourant ne sont pas d'une gravité extrême, il n'en demeure pas moins que certaines d'entre elles sont sérieuses. Par ailleurs, elles sont nombreuses et répétées.