Citation: 6B_484/2024 E. 2.2.1

2.2.1. Pour retenir que l'intimée a été victime d'une agression sexuelle perpétrée par le recourant et D.________, la cour cantonale s'est en particulier fondée sur les déclarations de l'intimée, qu'elle a qualifiées de constantes, sur les éléments matériels figurant au dossier, en particulier les rapports du Centre universitaire romand de médecine légale (ci-après: CURML) ainsi que les analyses ADN, sur les photographies versées au dossier, sur les déclarations du chauffeur de taxi qui a appelé la police sur demande de l'intimée le jour des faits et sur les conclusions figurant dans le rapport de police. Elle a également fait état des déclarations du témoin E.________, en relevant que l'unique élément de l'instruction venant ébranler la crédibilité de l'intimée réside dans le ressenti exprimé par ce témoin à son égard, ce qui serait toutefois clairement insuffisant pour mettre en doute la parole de l'intimée au vu de l'inimitié exprimée par le témoin (cf. jugement entrepris, p. 20 s.). S'agissant ensuite de la question de savoir si l'intimée a subi une pénétration et, dans l'affirmative, quelle en était la nature (pénienne ou digitale), la cour cantonale a analysé les différentes déclarations de l'intimée, en relevant que lors de ses premières déclarations, le jour des faits, elle a été claire et précise, dans le sens qu'elle a été pénétrée vaginalement par le sexe du recourant, que devant la procureure, neuf mois plus tard, elle a émis un doute quant à la nature de la pénétration, doute qu'elle a réitéré à l'audience de jugement, que lors de son audition du 8 mars 2023 et à l'audience de première instance, elle a toutefois fourni des explications qui vont davantage dans le sens d'une pénétration pénienne. L'autorité précédente a ainsi considéré qu'il fallait retenir les premières déclarations de la victime, celles-ci étant intervenues immédiatement après les faits, alors que les souvenirs étaient clairs et précis. De plus, lors des débats de première instance, l'intimée a décrit les faits de manière à ce qu'on ne puisse que conclure à l'existence d'une pénétration pénienne et non digitale. Pour le reste, la cour cantonale a considéré que les déclarations du recourant n'ont aucun crédit, dès lors qu'il conteste toute agression sexuelle, en dépit des éléments matériels recueillis durant l'instruction, et que celles de D.________ ne sont pas fiables à cet égard (cf. jugement entrepris, p. 21 s.).