Citation: 7B_343/2024 E. 3.4.2

3.4.2. Le grief selon lequel une violation de l'art. 12 let. a LLCA ne pourrait servir de base à l'application de l'art. 426 al. 2 CPP (cf. recours, p. 9 ss) n'est pas davantage fondé : comme l'a relevé à juste titre la cour cantonale (cf. consid. 3.2.2 de l'arrêt attaqué), la jurisprudence du Tribunal fédéral envisage toutes les normes de comportement découlant de l'ordre juridique suisse (cf. consid. 3.1 ci-dessus). En font également partie, selon la jurisprudence, les prescriptions de droit public, comme par exemple l'interdiction, en vertu du droit de la protection des eaux, de procéder sans autorisation préalable à une transformation d'installations contenant des liquides de nature à polluer les eaux (arrêt 6B_1500/2021 du 13 janvier 2023 consid. 7.5; voir par ailleurs, pour un cas de violation de la réglementation en matière d'armes, l'arrêt 6B_384/2015 du 7 décembre 2015 consid. 6). Dans une affaire récente, le Tribunal fédéral a en outre fait application de l'art. 426 al. 2 CPP à la suite d'une violation du secret professionnel par un avocat qui avait entraîné l'ouverture d'une procédure pénale pour soupçon d'entrave à l'action pénale (art. 305 CP); ce faisant, le Tribunal fédéral a fait référence non seulement aux obligations de l'avocat concerné en vertu du droit civil, mais également aux devoirs découlant des art. 12 (let. a et c) - lesquels s'imposaient tant eu égard aux contacts de l'avocat avec son client qu'à ceux concernant la partie adverse ou les autorités (cf. arrêt 6B_1119/2021 du 6 octobre 2022 consid. 2.4.4 et les arrêts cités) - et 13 LLCA (arrêt 6B_1119/2021 précité). Par ailleurs, contrairement à ce que prétend la recourante (cf. recours, p. 11), l'art. 12 let. a LLCA est suffisamment précis pour permettre une application prévisible de cette norme. En effet, comme le Tribunal fédéral l'a récemment constaté, cette disposition, en tant que clause générale (arrêt 2C_579/2023 du 29 août 2024 consid. 7.1 destiné à la publication), satisfait (du point de vue du droit disciplinaire) aux exigences de densité requises par l'art. 5 al. 1 Cst., sa portée et son champ d'application pouvant être déterminés de manière certaine en appliquant les méthodes d'interprétation reconnues (arrêt 2C_340/2023 du 28 mars 2024 consid. 6.5.2). Il n'y a aucune raison de s'écarter de cette appréciation pour l'application de l'art. 12 let. a LLCA dans le cadre de l'art. 426 al. 2 CPP.