Citation: 1B_480/2019 E. 5.2

5.2. En l'espèce, l'instance précédente a considéré que la poursuite, de manière ambulatoire, du traitement psychothérapeutique préconisé par l'expert psychiatre dans son rapport du 13 août 2019 était, dans les circonstances actuelles, insuffisante à pallier le risque de récidive, qualifié de "moyen" par l'expert. Cette appréciation ne prête pas le flanc à la critique, le traitement psychothérapeutique devant, selon l'expert, se dérouler en milieu fermé afin de pallier le risque de réitération actuellement existant. Il apparaît ensuite que les autres mesures de substitution proposées par la recourante, soit la saisie de ses documents d'identité et autres documents officiels, l'interdiction de se rendre à l'étranger, l'obligation de se présenter une fois par semaine à un poste de police genevois, ainsi que l'obligation de trouver un travail hors du secteur financier et comptable ne sont pas propres à pallier le risque de récidive présent actuellement.