Citation: 6B_1309/2017 E. 1.3

1.3. Il convient tout d'abord de relever que, contrairement à ce que soutient le recourant, une notification de l'ordonnance pénale litigieuse ne pouvait intervenir en l'étude de son défenseur, dès lors que ce dernier n'a annoncé son mandat au ministère public que le 26 mai 2017, précisément pour former opposition contre l'ordonnance en question (cf. pièce 7 du dossier cantonal). L'argumentation du recourant est par ailleurs irrecevable dans la mesure où elle s'écarte de l'état de fait de la cour cantonale, par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF). Il en va ainsi lorsqu'il prétend avoir par erreur communiqué son adresse professionnelle en croyant que seule celle-ci lui était demandée. Le recourant ne conteste pas la constatation de la cour cantonale, selon laquelle il a, à trois reprises le 15 février 2017, indiqué la route A.________ à B.________ comme adresse de domicile. Il ne prétend pas, par ailleurs, avoir communiqué une autre adresse à la police ou aux autorités pénales antérieurement à la notification de l'ordonnance pénale litigieuse. Pour le reste, le recourant n'avance aucun argument qui justifierait de s'écarter de la jurisprudence précitée relative à l'art. 87 al. 1 CPP (cf. consid. 1.1 supra). L'exemple qu'il formule - dans lequel une partie commettrait une erreur orthographique en indiquant son adresse, empêchant ainsi la notification d'une décision - est dénué de pertinence, puisqu'en l'occurrence l'adresse communiquée était correcte et a permis l'acheminement de l'ordonnance pénale litigieuse jusqu'au recourant. Le recourant prétend qu'il appartenait aux policiers ou au ministère public de vérifier que l'adresse fournie correspondait bien à celle de son domicile, avant de procéder à la notification de l'ordonnance pénale du 8 mai 2017. Un tel fonctionnement serait toutefois contraire tant à la sécurité du droit qu'à l'économie de la procédure, soit aux deux buts poursuivis par les dispositions légales en matière de notification des communications (cf. ATF 139 IV 228 consid. 1.1 p. 231). Enfin, le recourant ne formule aucun grief recevable sur l'approche de l'autorité précédente selon laquelle le pli recommandé a été directement remis en ses mains, ou en celles d'une personne habilitée à le représenter, le 9 mai 2017. Ainsi, il y a lieu de considérer que le recourant a communiqué une adresse de notification valable aux autorités pénales et que l'ordonnance pénale litigieuse y a été notifiée le 9 mai 2017, date de distribution du pli concerné. Compte tenu de ce qui précède, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que l'ordonnance pénale du 8 mai 2017 avait été notifiée au recourant le lendemain et que, partant, l'opposition formée le 26 mai 2017 était tardive (cf. art. 354 al. 1 CPP).