Citation: 6B_1039/2023 E. 5.3.2

5.3.2. Dans la mesure où le recourant formule ses critiques envers la décision de la CPR, celles-ci sont irrecevables (cf. supra, consid. 4). Le recourant soutient que les autorités n'auraient pas cherché à établir la volonté réelle de l'intimé; celle-ci était libre et éclairée. Le cas du recourant différait de celui de l'arrêt 6B_83/2021 du 8 septembre 2021 puisqu'il avait pris la parole spontanément. Le principe de la confiance permettrait de lui imputer le sens objectif de ses propos. Le retrait de plainte serait donc valable. Pour l'essentiel, le recourant développe une argumentation appellatoire, partant irrecevable, par laquelle il rediscute librement l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait entachée d'arbitraire. En particulier, il soutient que "l'état psychologique" de l'intimé relevé par la cour cantonale ne trouverait pas d'écho dans le dossier. A cet égard, il discute la valeur probante de l'attestation de H.________ établie le 31 mai 2021, dans la mesure où elle n'émanerait pas d'un médecin, que le thérapeute n'aurait pas été présent à l'audience du 7 mai 2021 et qu'elle aurait été rédigée après interpellation des parties. Il ressort de l'arrêt entrepris que la cour cantonale n'attribue pas une autre qualité que celle de "thérapeute" à H.________. En outre, on déduit de l'arrêt cantonal, lu dans son ensemble, que la cour cantonale ne s'est pas seulement basée sur l'attestation de H.________ du 31 mai 2021, mais aussi tout autant sur celle établie antérieurement par le même thérapeute en date du 10 juillet 2020, ainsi que sur le certificat médical du Dr I.________ du 5 août 2020, à teneur duquel l'état de stress post-traumatique de l'intimé était devenu chronique et une angoisse sévère et un état dépressif s'y étaient ajoutés si bien qu'un suivi psychiatrique était nécessaire. On ne voit dès lors pas en quoi la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire. Le recourant n'établit pas non plus, conformément aux exigences de motivation accrue (art. 106 al. 2 LTF), en quoi les éléments qu'il évoque à cet égard auraient fait l'objet d'une omission arbitraire. Quoi qu'il en soit, il reste que l'état psychologique de l'intimé ne constitue qu'un indice parmi ceux retenus par la cour cantonale dans son appréciation. En définitive, le recourant échoue à démontrer en quoi la cour cantonale aurait sombré dans l'arbitraire en considérant qu'il existait plusieurs indices, dont l'état psychologique de l'intimé, qui permettaient de douter de sa volonté réelle et de sa faculté à saisir la portée de ses propos. Au demeurant, selon les constatations cantonales, l'intimé a commencé son discours par "je souhaite faire le film des événements" et "ensuite je veux arrêter la procédure", alors q u'il a derechef rappelé le déroulement des faits litigieux en décrivant les conséquences physiques et psychiques des faits dénonc és; il a certes conclu par "je retire ma plainte" mais il s'est immédiatement rétracté après une courte suspension de l'audience. La formul ation utilisée par l'intimé lors de l'audition du 7 mai 2021 ne peut être considérée comme l'expression d'une volonté non équivoque de retirer une plainte pénale. Au vu de ces éléments, il n'était pas arbitraire de retenir que l'intimé n'avait pas souhaité retirer sa plainte pénale. En se contentant d'affirmer que la cour cantonale aurait retenu l'hypothèse qui lui était "la plus défavorable" en violation de la présomption d'innocence, le recourant procède de manière purement appellatoire. Un tel procédé est irrecevable et ne répond pas aux exigences de motivation déduites de l'art. 106 al. 2 LTF.