Citation: 8C_96/2020 E. 10.2.3

10.2.3. En l'espèce, le recourant ne démontre pas que les juges cantonaux auraient abusé de leur pouvoir d'appréciation en fixant l'indemnité à quatre mois de son traitement brut. En premier lieu, le recourant ne démontre pas l'existence d'une pratique constante de la Chambre administrative sur la question de savoir si, depuis la modification de l'art. 31 LPAC entrée en vigueur le 19 décembre 2015, l'absence ou l'existence de motifs fondés au licenciement peut constituer un élément à prendre en compte dans la fixation de l'indemnité (cf., dans un sens négatif: arrêt ATA/1195/2017 du 22 août 2017 consid. 16c; dans un sens affirmatif: arrêt ATA/1782/2019 du 10 décembre 2019 consid. 15e), de sorte qu'on ne saurait taxer d'arbitraire la prise en compte de cet élément. La quotité de l'indemnité fixée par la cour cantonale apparaît par ailleurs dans la fourchette des cas comparables tranchés par la Chambre administrative (cf. arrêts ATA/1782/2019 du 10 décembre 2019 consid. 15e; ATA/1579/2019 du 29 octobre 2019 consid. 14e). Quant aux circonstances supplémentaires que le recourant reproche à l'autorité cantonale de ne pas avoir prises en considération, elles sont soit dénuées de pertinence dans ce contexte (comme sa promotion le 28 février 2014 au rang de chef de secteur), soit non établies (comme sa situation personnelle, une violation de son droit d'être entendu prétendument reconnue implicitement par la cour cantonale ou encore un prétendu mobbing par isolement).