Citation: 6B_561/2024 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a rappelé que les premiers juges s'étaient dit convaincus que l'intimée n o 2 avait dit, avec ses mots, la vérité, et que les faits s'étaient bien passés tels qu'elle les avait relatés, et qu'ils avaient, au contraire, estimé que la foi qui pouvait être prêtée aux explications servies successivement par le recourant était à peu près nulle, compte tenu notamment de ses multiples revirements. La cour cantonale a considéré que l'appréciation des preuves effectuée par les premiers juges n'était pas critiquable et que leur conviction quant à la culpabilité du recourant devait être partagée. Relevant à titre liminaire que l'appréciation de la crédibilité des parties n'était pas aisée compte tenu des troubles mentaux dont elles souffrent toutes deux à des degrés divers, elle a, en substance, retenu que l'intimée n o 2 n'avait certes été entendue qu'à une seule occasion par la police mais qu'elle avait relaté les deux épisodes en cause de manière constante aux enquêteurs, à sa mère, à son maître socio-professionnel, à sa thérapeute et aux médecins qui l'avaient auscultée. S'agissant du recourant, la cour cantonale a considéré que, bien qu'il n'eût jamais admis avoir forcé l'intimée n o 2 à des actes d'ordre sexuel, ses déclarations avaient varié du tout au tout, dans la mesure où il avait d'abord admis des relations sexuelles complètes et consenties avant de contester tout contact physique, voire sa présence sur place s'agissant de l'épisode de U.________. La cour cantonale a relevé que les premières déclarations du recourant corroboraient pour l'essentiel le récit de l'intimée n o 2, notamment s'agissant du nombre d'épisodes en cause, des lieux où ils se seraient déroulés, du fait qu'il en aurait lui-même eu l'initiative et, s'agissant des événements survenus à U.________, du fait qu'il aurait reçu un appel téléphonique de la part du père de l'intimée n o 2 le soir des faits. Elle a également souligné que ce premier récit avait été fait en réponse à des questions ouvertes, alors que le recourant n'avait pas encore connaissance du dossier. Elle a jugé que ces déclarations spontanées, qui se recoupaient avec celles de l'intimée n o 2, ne pouvaient avoir été inventées et renforçaient donc la crédibilité de la première version servie par le recourant. Au vu de ces éléments, la cour cantonale a retenu que la version cohérente et constante de l'intimée n o 2 devait être préférée à celles, extrêmement variables, du recourant, dès lors que celui-ci n'avait eu de cesse de mentir en cours de procédure. Elle a jugé que le fait qu'il eût pu également arriver à l'intimée n o 2 de mentir dans d'autres circonstances ne changeait rien au fait que ses déclarations devaient être considérées, pour les raisons qui précèdent, comme crédibles en l'espèce. La cour cantonale a jugé que c'était également à juste titre que les premiers juges avaient considéré, quand bien même l'intimée n o 2 eût pu "être amoureuse" du recourant ou avoir de l'admiration pour lui, que rien ne permettait de s'écarter de la déposition de l'intimée n o 2 selon laquelle elle avait manifesté sans aucune ambiguïté son refus aux actes d'ordre sexuel qu'il lui faisait subir. Elle a retenu que ce n'était pas parce qu'elle nourrissait éventuellement des sentiments à l'égard du recourant qu'elle aurait consenti à des actes d'ordre sexuel avec lui, un témoin ayant affirmé qu'elle était plutôt intéressée par une relation platonique, ni, a fortiori, qu'elle aurait inventé, sous la pression de ses parents qui désapprouvaient la relation, le refus qu'elle avait déclaré avoir clairement signifié au recourant.