Citation: 2C_342/2024 E. 3.3

3.3. En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant 6 n'avait pas encore atteint l'âge de quatre ans lorsque l'arrêt attaqué a été rendu, de sorte qu'une quelconque audition ne s'imposait manifestement pas à son égard, ce tant à l'aune de l'art. 29 al. 2 Cst. que de l'art. 12 CDE, contrairement à ce que laissent entendre les recourants, qui formulent leur grief de manière indifférenciée pour tous les enfants de la famille. Quant aux trois autres enfants, soit les recourants 3 à 5, qui avaient entre 8 et 12 ans au moment où la Cour de justice a statué, ils pouvaient sans doute se prévaloir du droit d'exprimer librement leur opinion sur la cause, mais un tel droit ne devait pas nécessairement se voir concrétisé par une audition directe devant l'autorité précédente. Il pouvait se matérialiser par le dépôt des diverses pièces et écritures effectué par leurs parents, ainsi que l'a reconnu la Cour de justice, dès lors que, comme on l'a vu, les enfants ne peuvent se prévaloir d'aucun droit absolu et inconditionnel à être entendus oralement en application des art. 29 al. 2 et 12 CDE. Cela vaut en particulier lorsque, comme en l'espèce, leurs parents n'ont absolument aucun intérêt à négliger leurs avis, mais au contraire à les défendre le mieux possible, dans la mesure où ils étayent leur propre position dans la procédure.