Citation: 1C_257/2023 E. 4.3.2

4.3.2. Les différents éléments énumérés par la Cour de justice permettent aussi de comprendre pourquoi le plan de site litigieux s'est écarté de l'aire d'implantation prévue par le plan de 1979. Ces éléments objectifs ont ainsi aussi une importance sous l'angle du principe de la nécessité. En effet, une aire d'implantation plus étendue que celle figurant dans le plan de site litigieux pouvait difficilement respecter le but de protection recherché; une autre option, telle celle figurant dans le plan de site de 1979, aurait impliqué le sacrifice des arbres situés au sud de la parcelle, et dont le service cantonal spécialisé a requis la préservation. Par ailleurs, comme le relève le Conseil d'État, cette même option aurait empêché le maintien de la césure spatiale entre les deux parcelles, alors même que celle-ci répond aux objectifs de préservation et d'amélioration du site et aux normes en matière de distances aux limites. Le Conseil d'État a ajouté que l'aire d'implantation telle que prévue par le plan de site de 1979 aurait de surcroît accentué l'effet d'étouffement sur la partie concernée de la rue du Couchant: cette option ne permettrait pas de défendre les intérêts publics poursuivis de la même manière que la solution retenue. La cour cantonale pouvait par conséquent juger que l'aire d'implantation prévue respectait le principe de la nécessité, aucune mesure moins incisive ne permettant d'en garantir le développement harmonieux et respectueux des qualités spatiales du tissu médiéval.