Citation: 1D_2/2020 E. 3

La Cour de justice a considéré que le séjour à l'étranger du recourant de plus de trois ans ne pouvait être qualifié de temporaire, de sorte que la condition de résidence effective en Suisse au sens de l'art. 36 aLN n'était pas remplie. Par ailleurs, la cour cantonale a jugé que l'Office cantonal ne pouvait pas suspendre la procédure de naturalisation durant son absence de Suisse dans la mesure où le droit cantonal ne prévoit une telle possibilité que pour améliorer les critères qui font défaut au moment du dépôt de la demande de naturalisation, tels que l'intégration dans la communauté suisse et genevoise et non en cas de séjour prolongé à l'étranger (art. 13 al. 6 du règlement d'application de la loi sur la nationalité genevoise [RNat/GE; RS/GE A 4 05.01]). Le recourant ne conteste pas cette motivation. Il fait uniquement valoir une violation du principe de la bonne foi, sans toutefois se prévaloir de disposition constitutionnelle. Il avance que l'Office cantonal aurait indiqué à ses parents que s'il revenait en Suisse avant l'écoulement d'une période de trois ans suivant son départ, la procédure, suspendue, serait reprise.