Citation: 6B_755/2023 E. 4.5

4.5. Le raisonnement de la cour cantonale est conforme au droit fédéral. En effet, compte tenu notamment du fait que le recourant, qui a vécu la majeure partie de sa vie au Portugal, n'a eu que des emplois temporaires en Suisse avant d'émarger à l'aide sociale et du fait qu'il réside actuellement dans son pays d'origine - où vit sa famille -, l'on ne saurait retenir qu'il a des liens sociaux et professionnels spécialement intenses avec la Suisse. Il ne peut donc pas se prévaloir du droit au respect de sa vie privée au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH. S'agissant de son droit au respect de la vie familiale, le recourant n'entretient pas de relation étroite et effective avec une personne de sa famille ayant le droit de résider durablement en Suisse l'étranger, étant relevé que ses enfants - dont sa fille mineure - vivent au Portugal. Le recourant argue qu'une expulsion pénale pourrait être préjudiciable pour sa santé. Il soutient que, nonobstant le fait qu'il réside actuellement à l'étranger, il aurait quand même encore à ce jour un intérêt personnel important à pouvoir revenir en Suisse, et cela au moins temporairement, par exemple pour venir y subir des tests médicaux et/ou une éventuelle intervention chirurgicale. Cette argumentation ne saurait être suivie. D'une part, le recourant ne détaille pas les problèmes de santé dont il est question et leur gravité et, d'autre part, on ne voit pas pourquoi il ne pourrait pas bénéficier de soins médicaux au Portugal notamment pour ses problèmes de dos.