Citation: 5A_378/2007 12.11.2007 E. 3.1

3.1.1 L'autorité cantonale a arrêté les frais de logement respectifs des parties à 2'115 fr. pour le mari et à 1'806 fr. pour l'épouse. Dans le loyer du recourant, les juges précédents ont pris en considération les intérêts et l'amortissement hypothécaires (1'886 fr.), ainsi que la charge superficiaire (123 fr.) et les autres charges (estimées à 350 fr.), sous déduction de la part de loyer de A.________ (244 fr.). Ils ont en revanche refusé de tenir compte de l'amortissement supplémentaire de la dette hypothécaire de deuxième rang, représentant un montant de l'ordre de 2'000 fr. par mois, au motif que la contribution en faveur de l'épouse, due jusqu'au 31 janvier 2011, était prioritaire et que le mari devait s'efforcer d'obtenir un report de l'amortissement en question. Le recourant soutient que ce refus est choquant dès lors que le créancier hypothécaire a modifié le prêt et exigé cet amortissement, qui n'est pas négociable. Il allègue en outre qu'il ne peut obtenir un prêt plus favorable auprès d'un autre établissement financier, qu'il ne dispose d'aucune fortune lui permettant de payer le montant litigieux et qu'il serait déraisonnable de lui demander d'amortir sa dette au moyen de ses avoirs LPP. Enfin, il relève que si la jurisprudence ne tient en principe pas compte du remboursement d'une dette hypothécaire, il s'agit en l'espèce non pas d'une épargne mais de l'amortissement d'une perte, la valeur de l'immeuble étant inférieure au montant de l'hypothèque. 3.1.2 A supposer que ce grief - nouveau - soit recevable, il se révèle infondé. En effet, lorsqu'il fixe les charges des époux pour déterminer leur disponible, puis la contribution d'entretien selon l'art. 125 CC, le juge se fonde, en règle générale, sur le loyer effectif de chacun d'eux. Il peut toutefois s'en écarter et retenir des frais de logement inférieurs, dans la mesure où l'on peut raisonnablement exiger de l'intéressé qu'il diminue cette charge. De plus, après le divorce, chaque époux a droit dans l'idéal au maintien de son train de vie antérieur ou, si les ressources sont insuffisantes, au même train de vie que son conjoint (cf. ATF 129 III 7 consid. 3.1 p. 8/9 et les nombreuses citations). Dans la mesure où l'autorité cantonale a retenu un loyer de 2'115 fr. pour le mari et de 1'806 fr. seulement pour l'épouse, le droit fédéral n'apparaît pas violé. En revanche, prendre en considération une charge de loyer supplémentaire de 2'000 fr. pour le recourant enfreindrait le droit de l'intimée au maintien de son train de vie antérieur et le principe de l'égalité entre époux. Quant à la prétendue perte sur la valeur de la villa, également invoquée par le recourant, elle relève de la liquidation du régime matrimonial. 3.2 S'agissant du montant des impôts du recourant, précédemment arrêté à 1'398 fr. par mois, la cour cantonale l'a réduit à 734 fr. en se basant sur un avis de taxation pour 2005 nouvellement produit par l'intéressé. Elle a par ailleurs considéré que si, comme celui-ci le soutenait, cette charge devait doubler dès la fin de la formation de sa fille A.________, il lui appartiendrait de demander une modification du jugement de divorce. Le recourant se borne à affirmer qu'il n'est pas acceptable de le renvoyer à procéder par la voie d'une telle action, et qu'il ne serait d'ailleurs pas certain que l'augmentation de sa charge fiscale soit considérée comme un changement notable et durable justifiant une diminution de la contribution allouée à l'épouse. Ce faisant, il n'indique pas en quoi le droit fédéral aurait été violé (art. 42 al. 2 LTF). Au demeurant, le recourant s'étant borné à alléguer que le montant de ses impôts serait vraisemblablement supérieur à 1'500 fr. par mois lorsque sa fille A.________ aurait achevé sa formation, il n'incombait pas à la cour cantonale - s'agissant de la contribution à l'entretien de l'épouse (art. 125 CC), soumise à la maxime des débats (ATF 128 III 411 consid. 3.2.2 p. 414) - d'instruire et d'administrer d'office des preuves sur cette question. On ne voit dès lors pas en quoi les juges précédents auraient violé le droit fédéral en refusant de prendre en considération une charge non établie. D'ailleurs, la réserve de l'action en modification du jugement de divorce en cas de doublement de la charge fiscale (cf. ATF 131 III 189 consid. 2.7.4 p. 199) favorise plutôt, si les conditions de l'action devaient être remplies, le recourant.