Citation: 1C_189/2022 E. 2.4.4

2.4.4. Il est vrai que l'intérêt privé du recourant au maintien de la cuisine au rez-de-chaussée est important dès lors qu'il occupe l'habitation avec sa famille; le coût de remise en état est par ailleurs conséquent. Cela ne conduit pas pour autant à favoriser sa solution alternative de remise en état. Outre que le recourant ne peut se prévaloir de sa bonne foi, ni ne prétend que le montant de la remise en état le mettrait en difficulté financièrement - aspect qui n'est au demeurant pas décisif (cf. arrêts 1C_8/2022 du 5 décembre 2022 consid. 4.3; 1C_136/2009 du 4 novembre 2009 consid. 6.2) -, sa proposition alternative n'est pas propre, pour les motifs qui précèdent, à atteindre le résultat escompté, contrairement à la remise en état telle qu'ordonnée par le SDT. Les travaux réalisés illicitement sont en outre importants et les dérogations au droit fédéral qu'ils entraînent ne peuvent être qualifiées de minimes, les possibilités d'extension ayant été épuisées avant même que ces travaux soient entrepris. Il n'est du reste pas prétendu que l'aménagement de la cuisine pourrait être régularisé. Ils contreviennent frontalement au principe de la séparation du territoire bâti et non bâti. La remise en état de la cuisine au rez-de-chaussée ordonnée par le SDT au détriment de la solution alternative proposée par le recourant apparaît ainsi proportionnée.