Citation: 4A_231/2010 10.08.2010 E. A

Y.________, architecte, et X.________, ingénieur civil, ont oeuvré ensemble pour obtenir de A.________ la conclusion d'une promesse de vente par laquelle ce dernier, en tant que promettant-vendeur, s'est engagé à leur vendre, en tant que promettants-acheteurs solidaires, une parcelle dans la commune de ... (Genève). Y.________ et X.________ ont également travaillé ensemble pour obtenir l'autorisation, délivrée le 16 août 2005, d'y ériger une construction. Etant partenaire chacun à 50% dans cette promotion immobilière, ils partaient de l'idée que chacun d'eux obtiendrait l'un le mandat d'architecte et l'autre le mandat d'ingénieur civil. Pour des raisons qui n'ont pas été élucidées, X.________ s'est retiré du projet, alors qu'il n'y avait aucun moyen de l'y contraindre. Il a reçu 12'000 fr. pour les prestations d'ingénieur qu'il avait effectivement fournies. Il semble qu'il ait alors tenté d'obtenir de Y.________ une sorte de compensation pour la perte des espérances liée à ce projet immobilier. Il a tout d'abord sollicité que le mandat d'ingénieur lui soit confié, ce que Y.________ a refusé, par lettre du 26 octobre 2005, pour le motif que les honoraires demandés étaient trop élevés. Parallèlement, X.________, par une lettre du 27 octobre 2005, a soutenu qu'un arrangement avait été trouvé entre les parties lors des entretiens des 2 et 26 septembre 2005 et que Y.________ allait lui verser 40'000 fr. à titre de dédommagement pour son retrait de l'affaire. Y.________ n'a pas répondu à ce courrier. Un autre entretien a eu lieu entre les parties le 16 janvier 2006 qui a donné lieu à une nouvelle lettre adressée par X.________ à Y.________ le 17 janvier 2006, dans laquelle il invoque à nouveau un arrangement et présente deux factures d'un montant total de 40'000 fr. correspondant cette fois-ci à un salaire de courtier. Y.________ n'a pas davantage répondu à cette lettre.