Citation: 4C.134/2006 16.06.2006 E. 2

2. Aux termes de l'art. 140 OJ, la demande de révision doit indiquer, avec preuve à l'appui, le motif de révision invoqué et s'il a été articulé en temps utile; elle doit en outre dire en quoi consistent la modification de l'arrêt et la restitution demandées. Pour les cas prévus à l'art. 137 OJ, la demande de révision doit être présentée, sous peine de déchéance, dans les 90 jours dès la découverte du motif de révision (art. 141 al. 1 let. b OJ). 2.1 Le requérant invoque le motif de révision prévu à l'art. 137 let. b OJ et il soutient avoir appris l'existence du fait nouveau important le 29 janvier 2006 par l'intermédiaire de son avocat. Selon la lettre précitée portant la même date, qui sert de fondement à la demande de révision, ce dernier avait contacté par écrit la propriétaire de l'armoire litigieuse en date du 11 janvier 2006. Le délai de 90 jours de l'art. 141 al. 1 let. b OJ, suspendu durant les féries pascales (art. 34 al. 1 let. a OJ), a donc été sauvegardé, encore que l'on puisse se demander si le requérant a bien établi, comme il était tenu de le faire, les circonstances déterminantes pour la vérification de son respect. 2.2 On pourrait aussi s'interroger sur le point de savoir si le requérant a dirigé à bon droit sa demande de révision contre l'arrêt fédéral. En effet, lorsque le Tribunal fédéral déclare un recours en réforme irrecevable, la révision de son arrêt ne peut pas être demandée pour des motifs relevant du fond (ATF 118 II 477 consid. 1 p. 478; 107 Ia 187 consid. 1b p. 190). Il n'est cependant pas nécessaire d'examiner plus avant cette question, dès lors que les conditions justifiant la révision requise ne sont manifestement pas remplies en l'espèce.