Citation: 4P.250/2004 03.02.2005 E. 3

La recourante fait grief à la Cour d'appel de n'avoir pas pris en compte le témoignage de G.________, qui établirait que le demandeur n'avait pas procédé à une saine gestion de l'importation des primeurs en dépassant les contingentements douaniers accordés à la défenderesse. Le témoin G.________ a déclaré qu'après le départ de l'intimé, la recourante n'a plus eu de problèmes avec les contingentements douaniers. G.________ a pour profession marchand de primeurs. Il s'occupe actuellement des contingents d'importation pour la défenderesse, dont il est employé. Partant, son rapport de dépendance à l'endroit de la recourante affaiblit sa déposition, que rien n'est venu corroborer. A cela s'ajoute que la cour cantonale a retenu, sur la base des preuves administrées, et sans que le grief d'arbitraire ait été soulevé, que l'application de la réglementation douanière dans le domaine de l'importation des primeurs présentait de nombreuses difficultés et que la perception de surtaxes était fréquente, même pour des montants importants, alors que les surtaxes de l'année 1998 - que l'Office fédéral de l'agriculture a attendu quatre ans pour réclamer à la défenderesse - ne représentaient en moyenne que le 0,3 % du chiffre d'affaires de celle-ci. Il suit de là que c'est sans le moindre arbitraire que l'autorité cantonale a retenu que le demandeur ne pouvait se voir reprocher d'avoir mal géré l'importation des primeurs en question.