Citation: 2C_1047/2021 E. 6.2

6.2. En raison de la condamnation du recourant à une peine privative de liberté de 30 mois, ce qui constitue une peine de longue durée selon la jurisprudence (ATF 139 I 145 consid. 2.1), les conditions d'une révocation de son autorisation d'établissement, et par conséquent du non-renouvellement de celle-ci, au sens des art. 62 al. 1 let. b et 63 al. 1 let. a LEI, sont réalisées. Le recourant ne le conteste d'ailleurs pas. Précisons en outre que les infractions ayant donné lieu à cette condamnation ont été commise avant le 1er octobre 2016, de sorte que l'art. 63 al. 3 LEI, qui interdit de révoquer une autorisation d'établissement sur la seule base d'infractions pour lesquelles un juge pénal aurait renoncé à prononcer une expulsion à l'étranger, ne s'applique pas (cf. notamment ATF 146 II 1 consid. 2.1.2; arrêt 2C_794/2020 du 31 août 2021 consid. 5.2).