Citation: H 318/00 25.06.2001 E. 4

4.- Il reste à examiner la question de la mise en compte de bonifications pour tâches éducatives pour les années 1974 à 1982. Selon l'art. 29 sexies al. 1 LAVS, les assurés peuvent prétendre à une bonification pour tâches éducatives pour les années durant lesquelles ils exercent l'autorité parentale sur un ou plusieurs enfants âgés de moins de 16 ans (première phrase). En l'espèce, il est constant que la recourante n'avait pas qualité d'assurée - à titre obligatoire ou facultatif - au sens de cette disposition durant la période ici en cause. En particulier, étant domiciliée à l'étranger, elle n'était pas assurée en vertu de l'art. 1er al. 1 let. a LAVS. De même, comme on l'a vu, elle n'était pas réputée exercer une activité lucrative en Suisse (art. 1er al. 1 let. b LAVS), puisqu'elle ne retirait aucun salaire de sa collaboration à l'entreprise de son mari . Certes, l'art. 3 al. 2 let. b LAVS, en vigueur jusqu'au 31 décembre 1996, dispensait de l'obligation de cotiser les épouses d'assurés, lorsqu'elles n'exerçaient pas d'activité lucrative, ainsi que les épouses travaillant dans l'entreprise du mari, si elles ne touchaient aucun salaire en espèces. L'exemption en vertu de cette disposition impliquait toutefois que la femme eût été assurée (ATF 104 V 123 consid. 2), notamment en vertu de son domicile en Suisse, condition qui n'est pas remplie en l'espèce. Quant au principe de l'unité juridique du couple, du point de vue de l'AVS, il n'est d'aucun secours à la recourante, comme l'exposent les premiers juges : l'extension à l'épouse de la qualité d'assuré du mari ne se justifiait pas dans le cas où l'assujettissement de ce dernier à l'assurance obligatoire découlait, comme ici, du seul critère de l'exercice d'une activité lucrative en Suisse (ATF 104 V 121; cf. aussi ATF 126 V 218). Partant, la prétention de la recourante à des bonifications supplémentaires pour tâches éducatives est mal fondée. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :