Citation: 4C.87/2005 01.04.2005 E. 3

Le défendeur critique longuement l'appréciation des preuves qui a conduit la Cour de justice à constater que la cédule hypothécaire avait été remise au notaire Z.________ dans le but de constituer une garantie en faveur de Y.________; il se plaint aussi du refus d'administrer les contre-preuves qu'il a offertes sur ce point. Il mentionne l'art. 8 CC, sans plus de précisions, mais il perd de vue que cette disposition de droit civil fédéral ne régit pas l'appréciation des preuves et qu'elle n'exclut pas non plus le refus d'administrer une preuve sur la base d'une appréciation anticipée (ATF 127 III 519 consid. 2a p. 522; 129 III 18 consid. 2.6 p. 24/25). A la suite du jugement de première instance, le défendeur fait valoir que Y.________ n'a pas été informé du dépôt de la cédule auprès du notaire et qu'il n'a donc pas personnellement conclu un contrat de nantissement ayant ce titre pour objet. Il ne tente cependant aucune réfutation du raisonnement adopté par la Cour de justice. Par ailleurs, il affirme que le prêteur l'a délié de l'obligation de rembourser mais il n'invoque, sur la base de l'arrêt attaqué, aucune constatation pertinente à ce sujet. Il indique seulement que la remise de dette "ressort du dossier". Il fait allusion à une éventuelle "interprétation" de la volonté des parties mais il n'indique pas non plus quelles sont les constatations à apprécier dans le sens voulu. Dans ces conditions, l'argumentation présentée se révèle en tous points irrecevable au regard des art. 43 al. 1 et 55 al. 1 let. c OJ.