Citation: 5A_104/2023 E. 1

A.a.b. Le 23 février 2021, l'Office cantonal des poursuites de Genève (ci-après: office) a établi le procès-verbal de séquestre (n° www); il en ressort que la mesure a porté en mains de B.________ sur les avoirs de prévoyance professionnelle (2 ème pilier) du débiteur pour une valeur de 8'738'284 fr. 27; l'ex-épouse du poursuivi, A.A.________, ayant revendiqué en être propriétaire à hauteur de 4'248'092 fr. 31 sur la base d'un jugement de divorce du 19 juin 2019 - condamnant B.________ à transférer la somme de 4'248'092 fr. 62 sur deux comptes de libre passage au nom de l'épouse -, un délai de vingt jours a été imparti au créancier et au débiteur pour ouvrir action en contestation de la prétention du tiers revendiquant, faute de quoi cette prétention serait admise. A.a.c. Le 17 mars 2021, les C.________ ont saisi le tribunal de première instance d'une action en contestation de revendication à l'encontre de A.A.________ (procédure C/5230/2021-8). A.b. A.b.a. Le 2 juillet 2021, B.________ s'est acquittée en mains de l'office de la somme de 4'660'073 fr. en règlement de la poursuite n° xxx introduite contre elle par A.A.________ en vertu du jugement de divorce du 19 juin 2019. Par décision du 15 juillet 2021, l'office a informé A.A.________ que ce montant correspondait au solde de la poursuite en question en capital, intérêts et frais au 31 juillet 2021. Ce paiement avait éteint la poursuite et libéré la débitrice en vertu de l'art. 12 al. 2 LP; les fonds avaient été consignés auprès de la Trésorerie générale de l'État, conformément à l'art. 9 LP, en tant qu'actifs séquestrés dans la procédure de séquestre n° www, jusqu'à droit connu dans l'action en contestation de revendication introduite par les C.________ dans le cadre de la poursuite en validation du séquestre n° yyy. A.b.b. La plainte formée par A.A.________ contre la décision de l'office de consigner a été rejetée par la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: chambre de surveillance) le 16 décembre 2021. Le recours de A.A.________ contre cette décision a été rejeté par le Tribunal fédéral le 5 juillet 2022 (arrêt 5A_1066/2021). A.c. Dans l'intervalle, sur plainte de D.A.________ contre le procès-verbal de séquestre n° www, les avoirs de prévoyance détenus pour le compte de ce dernier par B.________ ont été déclarés insaisissables à la date d'exécution du séquestre (cf. en dernier lieu arrêt du Tribunal fédéral du 20 avril 2022, publié aux ATF 148 III 232). Le séquestre exécuté sur ces avoirs a donc été levé le 20 juin 2022. A.d. Par ordonnance du 3 juin 2022, le tribunal de première instance a fait droit à la requête des C.________ et ordonné un nouveau séquestre, notamment, des avoirs déposés par D.A.________ auprès de B.________ et des "avoirs de Monsieur D.A.________ revendiqués par Madame A.A.________ en mains de l'Office des poursuites de la République et canton de Genève, 46, rue du Stand, 1204 Genève." Le séquestre a été enregistré sous n° zzz. A.e. Par courrier du 7 juin 2022, A.A.________ a sollicité de l'office qu'il libère le montant de 4'660'073 fr., lequel devait être versé sur ses comptes de libre passage. Le 13 juin 2022, l'office lui a répondu que, au vu du nouveau séquestre n° zzz, il ne procéderait au versement des 4'660'073 fr. que dans l'hypothèse où le procès-verbal de non-lieu de séquestre qu'il s'apprêtait à établir ne serait pas contesté par les C.________ dans les délais légaux. A.f. La faillite de D.A.________ a été déclarée, à sa demande (art. 191 LP), par jugement du 16 juin 2022. A.g. A.g.a. Le 20 juin 2022, l'office a établi un procès-verbal de non-lieu de séquestre en mains de tiers. Selon ce document, le séquestre n'avait pas porté dès lors que, pour les motifs retenus par le Tribunal fédéral dans son arrêt du 20 avril 2022 (ATF 148 III 232), les actifs étaient insaisissables en vertu de l'art. 92 al. 1 ch. 10 LP. A.g.b. Par acte adressé le 1 er juillet 2022 à la chambre de surveillance, les C.________ ont formé une plainte (art. 17 LP) contre le procès-verbal de non-lieu de séquestre du 20 juin 2022, concluant à la constatation de sa nullité, subsidiairement à son annulation (procédure A/2163/2022). Par ordonnance du 4 juillet 2022, la chambre de surveillance a octroyé l'effet suspensif à la plainte. A.g.c. Par courrier du 22 août 2022, A.A.________ a informé l'office qu'elle avait formé opposition au séquestre ordonné le 3 juin 2022. Elle sollicitait par ailleurs que l'office lui transmette un courriel du 8 juin 2022, mentionné dans le procès-verbal de non-lieu de séquestre du 20 juin 2022, dont elle avait eu connaissance à réception du chargé des C.________ dans la procédure d'opposition à séquestre.