Citation: 5A_251/2022 E. 3

Par courrier du 12 mai 2023, B.A.________ a indiqué à la Cour de céans de ce que la Juge l'avait informée, le 3 mai 2023, qu'elle cesserait ses fonctions "dans quelques jours". Les parties ont dès lors été invitées à se déterminer sur le sort de la procédure fédérale. Par courrier du 23 mai 2023, la Juge intimée a indiqué qu'elle cesserait ses fonctions de Juge au Tribunal de première instance dès le 31 mai 2023, pour cause de retraite. Par courrier du 30 mai 2023, la recourante a exposé que cette circonstance ne privait pas son recours d'objet, dès lors que la Loi d'organisation judiciaire jurassienne permettrait à la Juge intimée de siéger en qualité de juge suppléante ou extraordinaire, l'âge limite pour ces fonctions étant de 70 ans, de sorte qu'elle risquait de se voir réattribuer le dossier à ce titre. Cette éventualité était susceptible de se poser concrètement puisque dans son courrier du 3 mai 2023, Carmen Bossart Steulet indiquait que les trois autres Juges titulaires du Tribunal de première instance auraient des " soucis " en raison de motifs de récusation à leur encontre. La recourante ajoutait que dans la mesure où elle avait demandé, outre la récusation de cette magistrate, l'annulation de tous les actes de procédure effectués par celle-ci depuis le 23 novembre 2021, le recours n'était pas non plus privé d'objet pour ce second motif. Il en allait de même s'agissant des frais judiciaires et des dépens cantonaux, qu'elle avait demandés au Tribunal fédéral de revoir en cas d'admission de son recours. Par écriture du 9 juin 2023, le Président du Tribunal de première instance a indiqué que Carmen Bossart Steulet avait effectivement pris sa retraite à compter du 31 mai 2023. Il a relevé qu'elle n'avait pas la qualité de juge suppléante au sein du Tribunal de première instance. Par ailleurs, il n'était pas envisagé qu'elle soit désignée en tant que juge extraordinaire pour continuer à siéger dans la présente cause.