Citation: 1B_562/2018 E. 1

Le 13 novembre 1995, B.________, conseiller de la Mission permanente de l'Egypte auprès de l'Organisation des Nations Unies, a été abattu dans le sous-sol de l'immeuble où il était domicilié, à Genève, de plusieurs balles tirées avec une arme de poing équipée d'un silencieux artisanal retrouvé sur la scène du crime. Trois profils ADN masculins, dont l'un était inexploitable, et un profil ADN féminin ont été mis en évidence sur le silencieux. Le Ministère public de la Confédération a ouvert une procédure contre inconnu pour meurtre, subsidiairement assassinat à la suite de ces faits. Une correspondance du profil ADN féminin découvert sur le silencieux ayant été établie avec celui de A.________, cette dernière a été entendue comme prévenue et arrêtée le 14 novembre 2018. Des perquisitions ont en outre été effectuées au domicile et au lieu de travail de la prévenue qui a nié toute implication dans l'homicide de B.________. Le 16 novembre 2018, le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Berne a ordonné la mise en détention provisoire de A.________ jusqu'au 25 décembre 2018 en raison d'un risque de collusion. La Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral a rejeté le recours formé contre cette ordonnance par A.________ au terme d'une décision rendue le 5 décembre 2018 que l'intéressée a déférée au Tribunal fédéral le 17 décembre 2018 en concluant notamment à sa mise en liberté immédiate. Invité à se déterminer, le Ministère public de la Confédération a précisé que, par ordonnance du 21 décembre 2018, A.________ avait été remise en liberté et qu'il ne souhaitait pas déposer de réponse. La Cour des plaintes a renoncé à formuler des observations. La recourante a indiqué persister, indépendamment de sa libération, à ce que son recours soit tranché et requiert l'assistance judiciaire.