Citation: 5A_195/2023 E. 3.2.1

3.2.1. Le recourant fait tout d'abord grief à l'autorité précédente d'avoir arbitrairement constaté les faits et violé son droit d'être entendu en tant qu'elle a retenu qu'il aurait admis que le " non-encaissement des loyers " avait été allégué dans la réponse du défendeur. Or, selon lui, c'était tout le contraire qui ressortait de son appel du 13 septembre 2022, ainsi que de la réponse du défendeur du 24 avril 2017, qui ne contiendrait pas une telle allégation. Plus spécifiquement, le recourant se plaint de ce que sa critique, selon laquelle le " non-paiement des loyers " n'avait pas pu entrer dans le cadre du procès, faute pour le défendeur d'avoir indiqué un moyen de preuve propre à l'établir, n'a pas été examinée, alors qu'elle avait été dûment soulevée et qu'elle était déterminante pour juger des chances de succès de son appel. En effet, si cette critique s'avérait bien fondée, cela aurait pour conséquence que le juge du fond ne pouvait pas se prévaloir du " non-encaissement des loyers " pour refuser de considérer la libéralité comme étant réductible. Le recourant ajoute qu'en appel, il a aussi soulevé un grief subsidiaire, à savoir que, même prouvé, le " non-paiement des loyers " ne pouvait de toute façon pas être pris en compte s'agissant d'une donation mixte. Ce grief subsidiaire n'avait pas non plus été examiné par la cour cantonale, alors qu'il était déterminant pour l'issue du litige. La critique ne porte pas, dès lors que, comme le recourant l'admet expressément, la cour cantonale a jugé que la question du " non-encaissement des loyers " n'avait en définitive pas d'incidence sur l'issue du litige, dans la mesure où le refus par le Tribunal de considérer comme une libéralité l'écart de 20'000 fr. entre le prix d'acquisition de l'immeuble sis à Fribourg et sa valeur d'estimation reposait sur une double motivation, qui n'avait pas été valablement contestée dans ses deux pans. Il apparaît au demeurant que, certes sans précisément détailler les griefs du recourant sur ce point, la cour cantonale a donné crédit à sa thèse selon laquelle il ne fallait pas prendre en considération le prétendu " non-encaissement des loyers " allégué par le défendeur. Elle a en effet constaté que le contrat de vente immobilière signé entre celui-ci et le de cujus prévoyait le paiement de mensualités et a jugé que cela représentait un indice en faveur de la perception de celles-ci par le défendeur, de sorte qu'un tel encaissement pourrait être admis. Dans ces conditions, seule la critique que le recourant développe en lien avec l'incidence de ses griefs sur l'issue de la cause apparaît pertinente.