Citation: 1B_365/2013 E. 4.2

4.2. Le recourant voit un premier motif de récusation dans les conditions dans lesquelles s'est déroulée l'audience du 10 juillet 2013 et, plus particulièrement, dans le fait que le Président de la 9ème Chambre du Tribunal de police aurait refusé de donner suite à cette occasion à sa requête tendant à l'audition de témoins à décharge. Il conteste le résumé fait de cet incident dans le procès-verbal de l'audience et allègue avoir fait l'objet d'une réaction disproportionnée de la part du Président à son égard. Le Président de la 9ème Chambre du Tribunal de police a rejeté ces réquisitions en expliquant les raisons pour lesquelles l'audition des témoins n'apparaissait ni pertinente ni nécessaire à l'établissement des faits découlant de l'acte d'accusation. Le fait que le recourant ne partage pas l'avis de l'intimé quant à la pertinence des réquisitions de preuves ne permet pas encore de retenir que le refus d'y donner suite résulterait d'une volonté délibérée de ce magistrat. A tout le moins, une telle intention ne ressort pas objectivement de la motivation retenue à ce propos dans la décision incidente du 10 juillet 2013. Au surplus, le recourant se borne à critiquer la teneur du procès-verbal de l'audience du 10 juillet 2013 sans indiquer les faits pertinents pour apprécier sa demande de récusation qui auraient été constatés de manière inexacte ou incomplète ou que la Chambre pénale de recours aurait omis de prendre en considération. Il n'indique pas précisément quelle réaction disproportionnée le magistrat aurait adoptée à cette occasion. A cet égard, le recours aux gendarmes du palais pour faire réintégrer le prévenu dans la salle d'audience et permettre ainsi la poursuite des débats ne saurait être qualifié de telle. Quant aux propos vexatoires prétendument tenus lors de cette séance par le magistrat intimé, le recourant n'en a jamais précisé la teneur, de sorte qu'il n'est pas possible de vérifier s'ils étaient de nature à justifier la récusation de son auteur. Il en va de même des mensonges ou des grossières approximations qu'il impute à l'intimé.