Citation: 1B_294/2017 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, le risque de récidive est particulièrement élevé, le recourant ayant admis avoir commis de nouveaux délits le jour même de sa remise en liberté après sa première interpellation. On ne saurait le suivre lorsqu'il affirme appellatoirement que, son activité illicite étant uniquement liée à sa consommation de stupéfiants, le risque de récidive serait diminué dès lors qu'il n'aurait rien consommé en raison de son incarcération et le serait d'autant plus s'il suivait un traitement. En effet, le recourant a lui-même admis qu'il avait déjà interrompu auparavant un tel traitement. Il n'y a ainsi pas de raison de considérer qu'il s'y tiendrait désormais plus rigoureusement. Que celui-ci ait actuellement pris lui-même l'initiative d'instaurer un suivi médical ne saurait être décisif: cette démarche étant entreprise alors qu'il est en détention provisoire, dont il tente précisément d'être libéré, elle ne démontre en rien l'assiduité dont il pourrait faire preuve. Aussi, en l'état, les éléments retenus par la cour cantonale - et non contestés par le recourant -, à savoir l'échec du traitement institutionnel organisé lors de sa condamnation pénale de 2015 ou son absence de réaction lorsqu'une entrée en établissement s'était, à sa demande, avérée possible en avril 2017, tendent plutôt à démontrer que les chances de succès d'un traitement médical ne sont pas garanties. En outre, il est en principe reconnu qu'un traitement médical ne saurait prévenir un risque de récidive sur le court terme (HUG/SCHEIDEGGER in Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, 2. Auflage 2014, n. 9a ad art. 237 CPP et les réf. citées; cf. en ce sens par exemple arrêts 1B_139/2013 du 29 avril 2013 consid. 3.3 ou 1B_331/2012 du 25 juin 2012 consid. 5.5). Les considérations de resocialisation ne sont pas prépondérantes à ce stade, la mesure de contrainte étant avant tout dictée pour éviter la récidive. C'est au demeurant dans un contexte à plus long terme que l'avis du référant psychosocial évoquant une hospitalisation et dont se prévaut le recourant est donné. Il appartiendra évidemment au juge de fond de se pencher sur cette question qui se pose différemment durant la période avant jugement (cf. en ce sens arrêt 1B_344/2012 du 19 juin 2012 consid. 5). Une expertise psychiatrique a ainsi été ordonnée notamment aux fins de savoir si une telle mesure devrait être envisagée. Ainsi, indépendamment des chances de succès d'un éventuel traitement médical (qu'il s'agisse d'une hospitalisation ou d'un traitement ambulatoire avec contrôles), il apparaît en l'état prématuré de considérer qu'une telle mesure pourrait pallier le risque de récidive. En définitive, vu les circonstances, en particulier l'attitude du recourant immédiatement après sa première interpellation dans la présente affaire, on ne saurait, en l'état, substituer une mesure thérapeutique à la mesure de détention provisoire. Au demeurant, à l'échéance de la présente période de détention, le 14 août 2017, les autorités réévalueront la situation du recourant.