Citation: 6B_372/2022 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a retenu à l'encontre du recourant un comportement passif contraire à une obligation d'agir. Le recourant avait omis de mentionner l'existence des doutes existants sur l'authenticité du plâtre et des bronzes. Elle a admis que le recourant occupait une position particulière en raison de sa qualité de galeriste. Non seulement les transactions portaient sur un marché particulier, mais le recourant agissait aussi en tant que professionnel réputé, disposant de connaissances spécifiques, contrairement aux acquéreurs potentiels, même si certains étaient des "connaisseurs". Il n'était donc pas seulement question de bonne foi en affaire, mais d'un rapport de confiance particulier, lié à la position du recourant sur le marché de l'art. La cour cantonale en a déduit que le recourant devait informer ses partenaires contractuels que des procédures avaient été ouvertes et qu'elles pouvaient conduire à la révocation des certificats d'authenticité décernés par l'ISEA (jugement attaqué p. 56).