Citation: 9C_40/2024 E. 4.3

4.3. En ce qu'elle se contente d'indiquer que sa banque a commis une erreur dans la désignation du compte bancaire du Tribunal administratif fédéral le 13 octobre 2023, erreur dont elle ne s'est pas aperçue avant la notification de l'arrêt entrepris le 14 décembre 2023, la recourante n'établit pas - pas plus qu'elle n'allègue - que le montant de l'avance de frais requise aurait bien été crédité sur le compte de l'autorité ou, à tout le moins, qu'il serait bien entré dans la sphère d'influence de l'auxiliaire (banque ou La Poste Suisse) désigné par celle-ci, dans le délai imparti. Les pièces produites par l'assurée ne le démontrent pas non plus. En particulier, l'avis de transfert établi par la banque de la recourante le 13 octobre 2023 ne contient aucune précision quant à la date à laquelle la somme de 800 fr. aurait été versée à la banque bénéficiaire (PostFinance) en faveur du Tribunal administratif fédéral. Dans la mesure où l'assurée n'établit pas une entrée temporaire du montant de l'avance de frais dans la sphère d'influence de l'auxiliaire sans que le compte de l'autorité n'ait été crédité, il n'est pas nécessaire d'examiner à qui, de la justiciable et de sa banque étrangère ou de l'autorité et de son auxiliaire, l'échec de transfert au destinataire final est imputable (comp. arrêt 9C_691/2008 du 23 septembre 2009 consid. 4). À cet égard, sur demande du Tribunal fédéral, PostFinance a confirmé, le 27 mai 2024, n'avoir trouvé aucune rentrée d'argent en relation avec l'émission de transfert du 13 octobre 2023. C'est donc à bon droit que le Tribunal administratif fédéral a déclaré le recours irrecevable. Enfin, la recourante ne peut pas se prévaloir d'une éventuelle restitution du délai omis, car même une (éventuelle) erreur commise par sa banque lui serait imputable (cf. arrêts 9C_691/2008 précité consid. 4; 1P.366/1992 du 11 août 1993, consid. 2, in RDAT I-1994 n° 57 p. 138). Le recours est mal fondé.