Citation: I 450/04 06.10.2005 E. 4

4.1 Faisant leurs les conclusions concordantes du docteur L.________ et des maîtres du COPAI, les premiers juges ont retenu que l'assuré disposait d'une capacité de travail de 56 % dans une activité adaptée, soit une occupation légère, en position assise, avec la possibilité d'alterner les positions, sans port de charge. A l'appui d'une nouvelle comparaison des revenus (valeurs 2000), ils ont fixé le taux d'invalidité à 58,1 %. 4.2 Le recourant ne peut être suivi lorsqu'il affirme que les documents médicaux versés au dossier attestent uniquement d'une incapacité totale de travail de sa part. En réalité, même son médecin traitant a déclaré qu'il était certainement en mesure de travailler manuellement en position assise et à plein temps (rapport du docteur B.________ du 17 janvier 2000). Par ailleurs, c'est également en vain qu'il reproche à l'office intimé de s'être fondé sur le rapport COPAI afin de déterminer sa capacité de travail, sans avoir procédé à une expertise médicale. Ce grief omet de prendre en considération non seulement l'appréciation du docteur L.________ du 8 novembre 2001 (jointe aux conclusions des maîtres du stage professionnel), mais également le rôle assigné au COPAI. Le rapport de synthèse du COPAI du 19 novembre 2001 émane d'une institution de l'AI dont la fonction est de compléter les données médicales en examinant concrètement dans quelle mesure l'assuré est à même de mettre en valeur une capacité de travail et de gain sur le marché du travail (voir à propos du rôle des COPAI pour l'évaluation de l'invalidité : L'instruction des possibilités de gain des personnes prétendant une rente, RCC 1990 p. 59 ss; Karl Abegg, Coup d'oeil sur l'activité des centres d'observation professionnelle de l'AI [COPAI]; Plädoyer 3/2004 p. 64). Quoi qu'en dise le recourant, les conclusions du COPAI (rapport du 19 novembre 2001) et de son médecin-conseil en particulier (rapport du 8 novembre 2001) rejoignent en grande partie celles de son médecin traitant quant à la nature des travaux qui demeurent exigibles de sa part. La seule divergence consiste dans l'étendue de la capacité de travail que les spécialistes du COPAI ont évaluée à 56 % (soit un rendement de 75 % durant six heures de travail quotidien), après avoir eu l'occasion de suivre le recourant durant sept semaines de stage. Dans son rapport, le docteur L.________ a attesté sans ambiguïté que les évaluations médicale et professionnelle de la capacité de travail convergaient vers 55 à 60 %. Cela étant, l'appréciation des maîtres du COPAI et du médecin-conseil est plus favorable à l'intéressé que celle de son médecin traitant (100 %). 4.3 De son côté, le recourant n'apporte aucun élément concret permettant d'établir que sa capacité de travail serait diminuée dans une plus large mesure que celle décrite ci-dessus. En particulier, il ne produit aucune pièce médicale qui irait dans ce sens. Dès lors que le rapport du COPAI et celui du docteur L.________ sont propres à emporter la conviction et, partant, à rendre superflue l'administration d'autres preuves, la mise en oeuvre d'une expertise s'avère inutile. Aussi, l'office intimé et la juridiction cantonale ont-ils à juste titre déterminé le degré d'invalidité du recourant en tenant compte d'une capacité de travail de 56 % dans une activité adaptée aux limitations décrites par les maîtres du COPAI.