Citation: 5A_856/2017 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a en substance considéré qu'aucun élément ne permettait de retenir l'existence d'un arrangement entre la magistrate et les défendeurs au fond: le fait que, suite au courrier du conseil des époux D.________, l'intéressée eût révoqué son ordonnance du 13 février 2017 pour impartir aux recourants un délai afin de rectifier leur demande ou que celle-ci n'eût pas préalablement examiné le caractère prolixe ou incompréhensible de la demande ne permettait pas d'établir son manque d'impartialité ou l'existence d'une faute de procédure d'une gravité telle que sa récusation serait justifiée. La juridiction cantonale a par ailleurs relevé que les recourants n'expliquaient aucunement en quoi la juge mise en cause ne pouvait retenir le caractère prolixe ou confus de leur demande, le fait qu'ils ne soient pas représentés par un avocat ne les dispensant pas de respecter les exigences de forme prévues par le Code de procédure civile. L'on ne pouvait du reste retenir de la fixation d'un délai raisonnable pour rectifier les manquements de leur écriture une volonté de restreindre le droit des recourants au fond. Ceux-ci ne démontraient enfin nullement en quoi les différentes dispositions constitutionnelles fédérales et cantonales dont ils invoquaient la violation seraient de nature à établir la réalisation d'un motif de récusation et disposeraient d'une portée plus large que l'art. 47 CPC.