Citation: 5A_130/2023 E. 4.3

4.3. Estimant avoir obtenu entièrement gain de cause, la recourante soutient que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en mettant à sa charge la moitié des frais judiciaires. Bien qu'elle emploie le terme " arbitraire " à plusieurs reprises, cette simple mention dans le texte, sans expliciter de manière claire et détaillée le grief, est manifestement insuffisante. En effet, reprenant les différents chiffres du dispositif de l'arrêt entrepris, la recourante se contente tout au plus d'opposer sa propre appréciation de l'issue du litige. Ne satisfaisant pas aux exigences accrues de motivation posées par les art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF, la critique est irrecevable. Le même sort doit être réservé aux griefs relatifs aux dépens, plus précisément à l'indemnisation du représentant professionnel de F.________ (art. 95 al. 3 let. b CPC) et au refus d'octroi d'une indemnité équitable en faveur de la recourante (art. 95 al. 3 let. c CPC). Celle-ci se limite en effet à soutenir que l'autorité précédente aurait fait preuve d'arbitraire en mettant à sa charge un montant de 1'000 fr., dès lors que le père de son fils n'aurait " rien gagné " et aurait notamment " nuit aux enfants [...] ". Elle ne discute pas davantage, conformément aux exigences légales (cf. supra consid. 4.2), les motifs de l'arrêt entrepris, dont il ressort que l'allocation d'une telle indemnité ne se justifiait pas dans le cas présent, ni ne prend des conclusions chiffrées comme le requiert la jurisprudence (ATF 143 III 111 consid. 1.2). Enfin, les autres critiques de la recourante sont irrecevables, faute de griefs de nature constitutionnelle soulevés (cf. supra consid. 4.2).