Citation: 5A_322/2022 E. 5.2.4

5.2.4. 5.2.4.1. Le recourant s'en prend ensuite au courriel de la curatrice du 29 août 2018, soutenant d'une part que la Cour de justice se serait trompée sur le sens des déclarations de l'intéressée en retenant qu'elle avait estimé que les enfants devaient être informés de la séparation de leurs parents, au lieu de retenir le fait qu'ils ignoraient l'existence de leurs difficultés conjugales. Il conteste d'autre part la pertinence de cette pièce en tant qu'elle daterait de moins de deux ans avant le début de la litispendance. 5.2.4.2. Le recourant se contente de contredire les constatations litigieuses par l'exposé de sa propre appréciation des preuves; sa critique, appellatoire, est donc irrecevable. Cela étant, il n'apparaît pas que la Cour de justice se soit manifestement trompée sur le sens des propos tenus par la curatrice, tant ceux-ci sont sans équivoque : " personnellement, j'estime que les enfants devraient recevoir une information ". Quant à la question de la pertinence d'une pièce datant de moins de deux ans avant le début de la litispendance, elle relève du pouvoir d'appréciation du juge (art. 4 CC) (cf. infra consid. 6.5).