Citation: 8C_612/2021 E. A

A.a. A.________, né en 1974, a été engagé dès le 1er juin 2014 en qualité d'employé sous statut de cadre supérieur, pour exercer à plein temps la fonction de concepteur en informatique (chef de projet) à la Direction B.________, devenue depuis lors l'Office C.________, rattaché actuellement au Département des infrastructures (ci-après: le département). Après une prolongation de sa période probatoire, il a été nommé fonctionnaire dès le 1er juin 2017. A.b. Le 12 mars 2020, A.________ et son épouse ont été placés en détention provisoire, une procédure pénale ayant été ouverte à leur encontre notamment pour les chefs d'usure et d'infraction à la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers et l'intégration. Ils étaient soupçonnés d'avoir sous-loué, à Genève, entre 2019 et 2020 à tout le moins, près de trente appartements à des personnes sans papiers, les faisant vivre dans de mauvaises conditions et leur louant des chambres à des prix prohibitifs, ce qui leur avait permis de réaliser un bénéfice mensuel de plus de 40'000 fr. A.c. Le 13 mars 2020, le responsable hiérarchique de A.________ a informé le service des ressources humaines de l'Office C.________ de l'absence de celui-ci, lequel ne s'était pas présenté à son poste la veille, ni n'avait répondu à ses messages. Le 16 mars 2020, une conseillère au service des ressources humaines a contacté la police au sujet du prénommé dont elle n'avait toujours aucune nouvelle. La police lui a répondu que l'intéressé était en vie et en bonne santé et qu'il la contacterait dès qu'il serait en mesure de le faire. Le 6 avril 2020, l'avocat de A.________ a informé le responsable hiérarchique que celui-ci n'était pas en mesure de le contacter mais que des nouvelles seraient données avant le 10 avril 2020. Par lettre du 17 avril 2020, la conseillère au service des ressources humaines a informé l'avocat de A.________ que l'employeur envisageait de résilier les rapports de service, ce dernier n'ayant pas repris son travail depuis le 12 mars 2020, ni donné signe de vie. L'avocat de l'intéressé a expliqué, par lettre du 30 avril 2020, que son client était en détention provisoire pour un motif sans lien avec l'exercice de ses fonctions. L'absence de A.________ à son poste de travail a fait l'objet d'un entretien de service le 17 juin 2020, en présence de son avocat. Par courriers des 22 et 30 juillet 2020, l'avocat de A.________ a informé l'employeur de la libération de celui-ci, ainsi que de son souhait de reprendre son activité professionnelle. A.d. Le 20 août 2020, l'employeur a sollicité du Ministère public l'accès au dossier pénal de A.________, qui a été accordé par ordonnance du 14 septembre 2020, confirmée le 9 novembre 2020 par la Chambre pénale de recours de la Cour de Justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice). A.e. Le 22 septembre 2020, A.________ a été libéré de son obligation de travailler, mesure validée par arrêté du Conseil d'État du 29 octobre 2020. Par décision du 22 février 2021, le conseiller d'État en charge du département a résilié les rapports de services pour motif fondé, à savoir l'inaptitude à remplir les exigences du poste, avec effet au 31 mai 2021.