Citation: 6B_939/2021 E. 1.2

1.2. Pour arriver à la conviction que le recourant avait commis les actes de viol reprochés, la cour cantonale s'est essentiellement fondée sur les déclarations de l'intimée qu'elle a considérées comme crédibles. Quand bien même celle-ci n'avait pas livré un récit détaillé des événements, elle avait eu des propos constants et cohérents sur la période à laquelle le recourant lui avait imposé des relations sexuelles et sur la manière dont il s'y était pris. Ses propos étaient en outre mesurés. Elle avait notamment souligné avoir entretenu à quelques reprises des relations sexuelles consenties après s'être séparée du recourant, avant que ce dernier n'entame une nouvelle relation. Elle avait d'ailleurs précisément distingué les rapports consentis et les rapports forcés. Elle avait également relevé que le recourant exprimait souvent des regrets après être passé à l'acte et qu'en dehors des agressions sexuelles, il ne l'avait jamais frappée, violentée ou menacée. Elle n'avait pas cherché à accabler le recourant et ne s'était pas non plus fondée sur les antécédents judiciaires de celui-ci pour appuyer ses propos. Le récit de l'intimée était au demeurant cohérent et étayé par de nombreux éléments du dossier. Ainsi, les messages du recourant, alors marié à une autre femme, témoignaient du fait qu'il nourrissait une grande attirance pour l'intimée et les réponses de celle-ci ne laissaient aucun doute sur le fait qu'elle ne souhaitait de son côté plus aucune intimité avec le recourant, auquel elle reprochait de l'avoir anéantie. Dans un SMS, il avait par exemple subordonné son accord à ce qu'elle parte en vacances avec leur fils en "échange d'un petit coup de bite". De son côté, l'intimée avait notamment écrit au recourant en février 2016: "j'ai voulu récupérer ce que tu m'a volé pour ma part tu m'a taper violer,voler humilier, monter, contre ma famille rabaisse tu as beaucoup d'imagination A.________ tout cas c'est trop !!! [...]", et lui avait écrit trois jours plus tard "Même ton fils je ne supporte plus qu'il me touche !!!". La cour cantonale a par ailleurs écarté la thèse du recourant selon laquelle les accusations de l'intimée étaient dictées par un désir de vengeance. Elle a notamment tenu compte du fait que bien avant de déposer plainte, l'intimée s'était confiée à son entourage et avait entrepris des démarches judiciaires sur les conseils du psychologue auprès duquel elle avait cherché un soutien. Au demeurant, le calme avec lequel l'intimée avait réagi aux messages dénigrants, agressifs et remplis de ressentiment du recourant ne permettait pas d'accréditer la thèse d'accusations portées par pure malveillance. De son côté, le recourant s'était contredit à de nombreuses reprises au fil des auditions et ses dénégations étaient contredites par un faisceau d'indices pertinents. Les actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance étaient par ailleurs établis par les déclarations des intéressés, associés au fait que 11 vidéos représentaient les épisodes où le recourant brisait la faible résistance dont l'intimée pouvait encore faire preuve en lui imposant des actes d'ordre sexuel alors qu'elle était sous l'effet de l'alcool, du cannabis ou de la fatigue; l'une des vidéos révélait notamment le recourant s'exprimer en ces termes: "elle dit non, le problème c'est qu'elle sait qu'elle a pas le choix".