Citation: 2A.432/2003 01.10.2003 E. A

X.________, ressortissant de Serbie-et-Monténégro (province du Kosovo) né le 11 décembre 1968, est entré en Suisse en 1989, où il a d'abord vécu sans autorisation. Le 17 novembre 1995, il a épousé S.________, ressortissante suisse, ce qui lui a permis d'obtenir une autorisation de séjour. Par courrier du 9 juillet 1996, S.________ a informé l'Office de la population du canton de Genève (ci-après: l'Office cantonal) avoir cessé la vie commune depuis le 1er juillet. Entendue par la police de sûreté genevoise, elle a indiqué qu'il s'agissait d'un mariage fictif. X.________ a contesté cette assertion, reconnaissant néanmoins que la situation du couple s'était rapidement détériorée; il avait par ailleurs noué une nouvelle relation depuis le mois d'août, avec C.________. Par jugement du 17 décembre 1997, confirmé en appel par la Cour de justice du canton de Genève, le Tribunal de police a condamné X.________ à trois mois d'emprisonnement avec sursis pendant trois ans, pour infractions à la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20), ainsi qu'à la loi fédérale du 25 juin 1982 sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité (LACI; RS 837.0). La Cour de justice a retenu en substance que l'intéressé avait séjourné et travaillé en Suisse sans autorisation pendant six ans, qu'il avait en outre organisé l'hébergement de deux compatriotes (dont son frère) entrés illégale- ment en Suisse, et qu'il avait exercé une activité rémunérée alors qu'il était inscrit au chômage.