Citation: 5A_982/2019 E. 4

Le recourant soulève un grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'établissement des faits et de violation arbitraire (art. 9 Cst.) des art. 261 CPC, 8 CC et 29 al. 2 Cst., en relation avec les charges de l'épouse. Il fait valoir que celle-ci n'a pas apporté spontanément la preuve de la vraisemblance des charges qu'elle invoquait, de sorte qu'il n'a pas pu se déterminer sur des faits dûment prouvés par pièces et que ces charges ne sont pas du tout motivées dans la décision attaquée. Il conteste ainsi les postes relatifs aux frais d'un employé de maison et d'un jardinier, aux coûts de deux voitures pour l'intimée, car son épouse n'utiliserait pas la Ferrari, aux frais de cartes de crédit, puisque ces cartes auraient servi à payer d'autres postes, aux dépenses de luxe, aux frais de restaurant, aux frais de location d'un yacht, ainsi qu'aux frais de location d'un chalet à la montagne. Selon le recourant, la cour cantonale ne pouvait pas retenir des charges pour un montant, avant charge fiscale, supérieur à 7'685 fr. 90 par mois en faveur de son épouse. Les montants « démesurés » retenus par l'autorité précédente fondés sur les seuls allégués de l'épouse violeraient l'interdiction de l'arbitraire et aboutiraient à une décision contraire au sentiment de justice qui doit être corrigé, même au stade des mesures protectrices de l'union conjugale. Bien que le recourant soulève la violation arbitraire (art. 9 Cst.) de l'art. 261 CPC, il n'explicite pas plus avant sa critique, laquelle est donc, faute de motivation correspondant aux exigences légales, dans cette mesure, d'emblée irrecevable (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1). Le même sort doit être réservé à sa critique selon laquelle l'épouse n'aurait pas établi ses charges par pièces, partant qu'il n'aurait pas pu se déterminer sur chaque poste. En tant que le recourant semble se plaindre ce faisant d'une violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.), sa critique, formulée de manière toute générale sans être explicitée, ne satisfait pas aux exigences accrues de motivation d'un recours soumis à l'art. 98 LTF (cf. supra consid. 2.1). Pour le surplus, il apparaît que l'autorité précédente a repris chaque poste de charges allégué et discuté par l'autorité précédente et a procédé à une appréciation des preuves au regard du degré de la preuve limité à la vraisemblance applicable dans le cadre de la procédure de mesures provisionnelles, ce qui ne viole pas le droit à la preuve garanti par les art. 29 al. 2 Cst. et 8 CC, a fortiori de manière arbitraire (cf. supra consid. 2.1 et 2.2). En réalité, le recourant se contente de substituer sa propre appréciation des faits et preuves à celle de la cour cantonale, procédé qui n'est pas recevable (cf. supra consid. 2.3). En conclusion, la critique relative aux charges de l'épouse est entièrement irrecevable.