Citation: 6B_1252/2021 E. 3.3.4

3.3.4. Pour retenir ensuite que le recourant avait diffusé les fichiers litigieux aux personnes citées dans l'acte d'accusation, la cour cantonale s'est fondée sur les déclarations de l'intimée ainsi que sur les nombreux messages de menace qui avaient précédé cette diffusion, en soulignant encore que dans le cas de C.________, l'envoi de telles images et vidéos était attesté par des copies d'écran de téléphone fournies aux enquêteurs. Aucun élément ne permettait de douter des déclarations des deux intimés. Le fait qu'un message avec des images intimes de l'intimée provenant d'un numéro X.________ avait encore été envoyé après l'arrestation du recourant le 18 octobre 2019 n'était pas de nature à remettre en question l'implication de celui-ci. Il avait très bien pu s'organiser pour programmer à l'avance cet envoi ou profiter de l'aide d'un complice. La proximité temporelle entre les faits survenus aux bains de W.________, les menaces et la diffusion des fichiers ne laissait planer aucun doute sur le fait que le recourant avait bien mis ses menaces à exécution. De plus, il était établi que le compte Facebook au nom de E.________ ainsi qu'une adresse e-mail à ce nom avaient servi à diffuser des fichiers à la famille de l'intimée, ce qui constituait un indice supplémentaire. L'argument du recourant tiré de l'absence de témoignages directs de collègues et de membres de la famille de l'intimée n'est pas suffisant pour faire apparaître cette appréciation comme insoutenable. On ne voit pas non plus quel aurait été l'intérêt de l'intimée d'inventer, lors de son audition à la police le 16 octobre 2019, l'existence d'envois de fichiers intimes d'elle à sa famille et à son employeur alors qu'elle avait déjà effectué la démarche de déposer plainte contre le recourant sans toutefois encore dénoncer les abus sexuels dont elle avait été victime. Enfin, bien qu'aucune instruction n'ait été faite sur la titularité du numéro X.________ utilisé de surcroît encore après l'arrestation du recourant, la cour cantonale pouvait raisonnablement admettre qu'au vu de la chronologie des événements et des images diffusées - qui représentaient les parties intimes de l'intimée -, celui-ci était lié d'une façon ou d'une autre à leur envoi ainsi qu'à celui de tous les autres fichiers contenant des vidéos et des images à caractère sexuel de l'intimée.