Citation: 9C_1037/2008 25.09.2009 E. 2

Le recourant reproche à la juridiction cantonale d'avoir violé le droit fédéral et son droit d'être entendu dès lors qu'elle a rejeté sa conclusion principale, qui tendait au renvoi du dossier à l'office intimé pour la réalisation d'une mesure de reclassement, sans pratiquement la discuter, ni l'analyser. 2.1 La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu consacré à l'art. 29 al. 2 Cst. le devoir pour l'autorité de motiver sa décision afin que le destinataire puisse la comprendre, la contester utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle. Pour répondre à ces exigences, il suffit que l'autorité mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a fondé sa décision; elle n'a cependant pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les arguments invoqués par les parties. Il n'y a violation du droit d'être entendu que si l'autorité ne satisfait pas à son devoir minimum d'examiner les problèmes pertinents (ATF 133 III 439 consid. 3.3 p. 445, 130 II 530 consid. 4.3 p. 540). 2.2 En l'espèce, le chiffre 1 du dispositif du jugement entrepris conclut au rejet du recours, y compris au rejet de la conclusion principale, qui tendait au renvoi du dossier à l'administration pour la réalisation d'une mesure de reclassement. Les considérants de l'acte attaqué ne font pas la moindre allusion au droit de l'assuré à bénéficier d'une telle mesure. On ignore, par conséquent, tout des motifs qui ont conduit les premiers juges à rejeter ce point en particulier. Il était ainsi impossible pour le recourant de comprendre la décision dont il était le destinataire et de la contester utilement. Dans le même sens, l'autorité de céans ne peut exercer son contrôle efficacement et juger du bien-fondé des raisons qui ont conduit au rejet de la conclusion mentionnée. Le jugement cantonal comporte donc bel et bien un défaut de motivation et doit être annulé sur ce point. La justification de la juridiction cantonale déposée céans, selon laquelle elle n'avait pas à trancher cette question puisque la décision litigieuse ne concernait que le droit à la rente, ne la dispensait pas d'expliquer les motifs de sa décision.