Citation: 6B_560/2019 E. 4.2

4.2. Le recourant se réfère à un arrêt 6B_547/2008 du 5 août 2008, dans lequel le Tribunal fédéral a jugé que la peine de 22 mois de privation de liberté, avec sursis pendant deux ans, infligée à un auteur qui avait, après un premier rapport consenti par son ex-amante, infligé à celle-ci un acte de sodomie puis encore, après l'avoir frappée, une pénétration forcée, n'apparaissait pas excessivement clémente. Le recourant souligne que la quotité de sa propre peine est environ quatre fois plus élevée et qu'il n'a pas obtenu le sursis. Dans la seconde affaire (arrêt 6B_14/2007 du 17 avril 2007), l'auteur avait été sanctionné d'une peine de 8 ans de privation de liberté. Il avait violé à plusieurs reprises son apprentie, en profitant de son état psychique fragilisé, puis, après la fin de l'apprentissage, il avait continué à abuser de la jeune fille à chaque fois qu'elle se rendait au bureau communal pour régler des questions administratives. A une occasion, face à un refus d'un rapport sexuel, il lui avait introduit une baguette métallique dans l'anus, ce qui avait provoqué une déchirure et des saignements. La première cause se distingue des faits jugés en l'espèce sur tant de points (nombre des victimes, existence d'un cas de viol qualifié, nombre des infractions en concours, durée de l'activité criminelle, etc.) que toute comparaison apparaît immédiatement vaine. Quant à la seconde, à supposer les états de fait réellement comparables, contrairement à ce que semble penser le recourant, le parallèle avec la présente affaire suggérerait plutôt d'écarter l'hypothèse d'une inégalité de traitement. Ce grief est infondé.