Citation: 6B_819/2015 E. 1

Il ressort également du dossier, qui contient en réalité plusieurs photos de C.________ (cf. notamment document " Info car " daté du 6 janvier 2014), que ce dernier et le recourant se ressemblent. Selon le document " Info car " précité, la Mazda contrôlée, dont les plaques ont été déposées le 12 juillet 2013, était enregistrée comme appartenant à C.________, élément confirmé par le permis de circulation dudit véhicule figurant au dossier. Les attestations et courriers des 27 et 29 février 2014 signés par C.________ indiquent comme étant son numéro de téléphone le fff, soit le numéro de contact donné lors de l'interpellation du 23 septembre 2013 par le conducteur de la Mazda et non celui indiqué par le recourant comme son numéro de téléphone dans son courrier reçu par le ministère public le 15 mai 2014. Au vu de ces éléments, il n'était pas possible de statuer en l'état du dossier quant au fait que la personne interpellée le 23 septembre 2013 au volant de la Mazda était le recourant. Le numéro de téléphone donné par le conducteur semble être celui de C.________ et la voiture semble lui appartenir au vu des pièces au dossier. Compte tenu en outre en particulier des trois classements rendus en faveur du recourant à raison de l'abus d'identité dont il a été victime de la part de C.________, décisions que l'autorité précédente ne discute pas, celle-ci ne pouvait pas refuser d'ordonner les preuves requises, sous peine de procéder à une appréciation anticipée arbitraire de celles-ci. La procédure écrite, ordonnée par ailleurs sans l'accord du recourant prescrit par l'art. 406al. 2 CPP (le recourant, par son conseil, n'a pas répondu à la question de savoir s'il acceptait la procédure écrite mais a seulement indiqué accepter d'être jugé par un juge unique), n'excluait au demeurant pas l'administration de preuves en appel (cf. art. 406 al. 4 CPP renvoyant notamment à l'art. 390 al. 4 CPP). Une telle administration ne pouvait être refusée au seul motif qu'elle n'était requise qu'au stade de l'appel (cf. arrêt 6B_20/2014 du 14 novembre 2014 consid. 8.3). Dans cette configuration, le Tribunal fédéral peut procéder au renvoi sans avoir préalablement ordonné un échange d'écritures (ATF 133 IV 293 consid. 3.4.2 p. 296).