Citation: 9C_176/2015 E. 8.2.2

8.2.2. Il est vrai, comme le fait valoir la recourante, que le taux d'intérêt est déterminé par le Conseil de fondation en fonction de la situation financière de la fondation et que celle-ci ne dépend pas du seul paramètre du résultat des rendements de placement durant l'exercice, mais également de l'évolution de ses passifs (dans ce sens, cf. SIMON HEIM, La fixation des intérêts - une question épineuse, in Prévoyance professionnelle suisse 8/2014 p. 92). Il n'en demeure pas moins que pour la question du taux d'intérêt sur le capital-épargne, les conditions du marché financier, respectivement la stratégie de placements, jouent un rôle central. Compte tenu du financement de la prévoyance professionnelle selon le système de la capitalisation, les intérêts ne peuvent en définitive être versés que pour autant que la situation sur les marchés d'investissement le permette (cf. ATF 140 V 169 consid. 8.4 p. 185). L'argumentation de la recourante relative aux apports extraordinaires que l'employeur avait effectués en 2011 et 2012 ne lui est d'aucun secours, dès lors qu'elle a trait aux mesures d'assainissement en relation avec la couverture de l'institution de prévoyance, qui joue un rôle pour la fixation en tant que telle d'un intérêt moindre ou nul de l'avoir de vieillesse (cf. ATF 140 V 169 consid. 9 et 10 p. 186 ss), mais non pas pour déterminer les groupes de comparaison s'agissant des intérêts rémunératoires.