Citation: 6B_740/2019 E. B

Par arrêt du 23 avril 2019, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours formé par X.________ à l'encontre de l'ordonnance de non-entrée en matière du 30 octobre 2018. Cet arrêt repose, en substance, sur les éléments suivants. B.a. A la suite d'un signalement du Dr D.________ et d'une enquête idoine, la Justice de paix du district de Morges a, par décision du 27 novembre 2013, institué une curatelle de représentation au sens de l'art. 394 al. 1 CC et de gestion au sens de l'art. 395 al. 1 CC en faveur de X.________. Elle a nommé en qualité de curateur B.________. Par décision du même jour, dite autorité a chargé le curateur de procéder au placement de X.________ dans un établissement approprié. Le 28 janvier 2014, cette dernière a été placée à l'EMS E.________, à U.________. Le 5 février 2014, B.________ a conclu un contrat de vente portant sur le mobilier de sa pupille. B.b. Par plainte du 29 août 2014, X.________ a reproché à B.________, alors qu'il agissait dans le cadre de sa mission de curateur de représentation et de gestion, en février 2014, d'avoir aliéné des meubles et des objets lui appartenant, sans son consentement et sans lui avoir indiqué le nom de l'acheteur ni la somme encaissée. Par courrier du 14 juin 2017, la prénommée a retiré sa plainte à la suite d'une transaction intervenue avec l'Etat de Vaud, signée les 24 mai et 6 juin 2017. Le 27 novembre 2017, une ordonnance de classement a été rendue en faveur de B.________ pour soustraction d'une chose mobilière et gestion déloyale. N'ayant pas fait l'objet d'un recours, cette ordonnance est définitive depuis le 27 décembre 2017. B.c. Dans sa "dénonciation" du 12 juillet 2018, X.________ reprochait à B.________ d'avoir établi un inventaire des biens de sa pupille daté du 14 avril 2014 en occultant, "pour se blanchir lui-même", de produire un inventaire des biens mobiliers au 31 décembre 2013 alors qu'il serait "connu qu'il a détruit, vendu à vil prix et probablement volé certains objets appartenant à Mme X.________". Sur cette base, elle faisait en outre grief à la juge de paix C.________ d'avoir approuvé formellement ledit inventaire en date du 11 juillet 2014, alors qu'elle "savait pertinemment que B.________ avait commis le crime de faire disparaître pratiquement la totalité des biens de sa pupille." B.d. Le Procureur général, puis la Chambre des recours pénale, ont considéré, en substance, que les faits reprochés à B.________, ancien curateur de X.________, relevaient du même complexe de faits que celui ayant donné lieu à l'ordonnance de classement du 27 novembre 2017, à savoir la prétendue soustraction du matériel qui constituait le ménage de la recourante. Le principe ne bis in idem constituait dès lors un empêchement de procéder s'agissant du prénommé. La dénonciation du 12 juillet 2018 et ses annexes ne comportaient de surcroît aucun élément concret nouveau susceptible de justifier une reprise de la procédure close par l'ordonnance de classement du 27 novembre 2017 sous l'angle des art. 11 al. 2 CPP et 323 al. 1 CPP. Il apparaissait de surcroît que les reproches adressés à la juge de paix C.________ ne reposaient sur aucun élément concret. Il pouvait être d'emblée exclu de retenir l'infraction de faux dans les titres à son encontre, ce qui justifiait également une non-entrée en matière.