Citation: 4A_105/2020 E. 6

A l'appui du recours en matière civile, le demandeur développe une argumentation où il mêle inextricablement l'appréciation des preuves et la constatation des faits, d'une part, et l'appréciation juridique des faits constatés, d'autre part. Or, le Tribunal fédéral est en principe lié par les constatations de fait de la décision attaquée (art. 105 al. 1 LTF); il peut seulement compléter ou rectifier les constatations qui se révèlent manifestement inexactes, c'est-à-dire arbitraires aux termes de l'art. 9 Cst. (art. 105 al. 2 LTF; ATF 141 IV 249 consid. 1.3.1 p. 253; 140 III 264 consid. 2.3 p. 266; 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62). La partie recourante est autorisée à attaquer des constatations de fait ainsi irrégulières si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). Il lui incombe alors d'indiquer de façon précise en quoi les constatations critiquées sont contraires au droit ou entachées d'une erreur indiscutable; les critiques dites appellatoires, tendant simplement à une nouvelle appréciation des preuves, sont irrecevables (ATF 133 II 249 consid. 1.4.3 p. 254; voir aussi ATF 141 IV 249 consid. 1.3.1 p. 253; 140 III 264 consid. 2.3 p. 266; 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62). L'argumentation dénote par ailleurs une lecture incomplète du jugement de la Cour civile. Contrairement aux assertions présentées, cette autorité a effectivement et textuellement constaté que le demandeur a « traversé en courant ». Par suite, la Cour d'appel peut sans arbitraire, dans son propre arrêt, retenir que ce fait a été constaté en première instance et que le demandeur ne l'a pas mis en doute. Parce que le demandeur traversait en courant, la Cour d'appel peut aussi juger sans arbitraire que du point de vue de C.________, le demandeur s'est approché de manière inopinée de la trajectoire de l'automobile.