Citation: 2P.202/2000 22.01.2001 E. 1

1.- a) aa) Selon l'art. 88 OJ, le recours de droit public est ouvert uniquement à celui qui est atteint par l'acte attaqué dans ses intérêts personnels et juridiquement protégés. Le recours formé pour sauvegarder l'intérêt général ou ne visant qu'à préserver des intérêts de fait est en revanche irrecevable (ATF 126 I 43 consid. 1a p. 44). Sont des intérêts personnels et juridiquement protégés ceux qui découlent d'une règle de droit fédéral ou cantonal ou directement d'une garantie constitutionnelle spécifique pour autant que les intérêts en cause relèvent du domaine que couvre ce droit fondamental. La protection contre l'arbitraire inscrite à l'art. 9 Cst. (cf. également l'art. 4 aCst.) - qui doit être respectée dans toute activité administrative de l'Etat - ne confère pas à elle seule la qualité pour agir au sens de l'art. 88 OJ (ATF 126 I 81 consid. 3b p. 85-86; 123 I 41 consid. 5b p. 42-43; 122 I 44 consid. 2b et 3b/bb p. 45-47 et les références citées). bb) Appliquant les règles relatives à la légitimation, le Tribunal fédéral a jugé que le fonctionnaire qui n'était pas réélu ou confirmé dans ses fonctions à la fin de la période pour laquelle il a été nommé n'avait en principe pas qualité pour déposer un recours de droit public, à moins que le droit cantonal ne lui garantisse un droit à la réélection (cf. ATF 120 Ia 110 consid. 1a p. 112 et la jurisprudence citée). Si le droit cantonal n'accorde pas au recourant un droit à la nomination ou à la réélection, la décision de l'autorité de ne pas maintenir l'engagement et d'y mettre fin ne porte pas atteinte aux intérêts juridiquement protégés du particulier au sens de l'art. 88 OJ. cc) Selon l'art. 20 al. 1 RCE, les professeurs auxiliaires sont nommés par année scolaire. Leur engagement se renouvelle tacitement année par année, sauf dénonciation par l'autorité de nomination ou par l'intéressé moyennant un délai de congé de trois mois pour la fin de l'année scolaire (art. 20 al. 2 RCE). dd) Le recourant a été nommé professeur auxiliaire à temps partiel pour une année scolaire. Son engagement a été renouvelé tacitement d'année en année jusqu'à la fin de l'année scolaire 1998/1999 au terme de laquelle il n'a pas été reconduit. L'intéressé ne prétend pas que la législation valaisanne lui conférerait un droit au renouvellement de ses rapports de service ou qu'elle soumettrait la non-reconduction à certaines conditions. Au contraire, l'autorité de nomination est libre de renoncer à maintenir les rapports de service pour peu qu'elle respecte le délai de résiliation, sans qu'il soit nécessaire qu'elle se fonde sur des motifs importants telle une faute de l'administré. En sa qualité de professeur auxiliaire engagé pour une année scolaire, le recourant ne peut donc faire valoir qu'un droit limité à l'observation du délai de préavis fixé à l'art. 20 al. 2 RCE - dont il ne prétend cependant pas qu'il aurait été violé - et n'a donc pas qualité pour invoquer, par la voie du recours de droit public, une éventuelle application arbitraire de cette disposition, de sorte que son recours est irrecevable à cet égard. ee) Lorsque les rapports de service de professeurs auxiliaires, dont l'engagement a été renouvelé chaque année, ont duré particulièrement longtemps, le principe de l'égalité pourrait commander que ceux-ci bénéficient du même statut que les professeurs titulaires. Cette question ne doit toutefois pas être examinée plus en avant dès lors que la durée minimale indicative de quinze ans qui a été considérée par la jurisprudence n'a de loin pas été atteinte en l'espèce, ni au moment où l'arrêt attaqué a été rendu, ni aujourd'hui d'ailleurs (ATF 121 I 102 consid. 4e p. 107/108; l'arrêt non publié du 10 décembre 1993 en la cause E.B. consid. 5a/dd). b) Sous réserve d'exceptions non réalisées en l'espèce, le recours de droit public est de nature purement cassatoire (ATF 126 II 377 consid. 8c p. 395 et la jurisprudence citée). Dans la mesure où le recourant demande autre choseque l'annulation de l'arrêt attaqué, soit le maintien deses rapports de service avec les conséquences financières qui en découlent, ses conclusions sont dès lors irrecevables.