Citation: 2C_28/2024 E. 5.4

5.4. Toujours en lien avec la nécessité d'un régime transitoire, la recourante se plaint encore de l'exigence de l'UNIGE pour l'immatriculer, consistant à requérir un premier diplôme universitaire au terme de trois ans d'études ou un diplôme d'études secondaires compatible avec les conditions d'immatriculation, qu'elle estime disproportionnée. Elle allègue qu'avec les matières qu'elle a suivies durant son parcours au lycée pour obtenir son baccalauréat, elle est à même de compléter des études avec succès à Genève. Elle souligne que son diplôme lui permet d'accéder à toutes les facultés en France et dans les autres États parties à la Convention de Lisbonne. Avec un tel argument, la recourante ne requiert pas que des exigences moins élevées soient fixées mais elle demande que le droit ne soit pas appliqué à son cas, afin qu'elle soit immatriculée à l'UNIGE en l'état, ce en quoi elle ne peut être suivie. Il sied de mentionner ici que l'art. III.5 de la Convention de Lisbonne ("en cas de décision négative, les raisons du refus sont énoncées et le demandeur est informé des mesures qu'il pourrait prendre dans le but d'obtenir la reconnaissance à un moment ultérieur") n'impose pas de mettre sur pied des examens complémentaires ou d'autres mesures dans ce but (arrêt 2C_916/2015 du 21 avril 2016 consid. 5.1). Si l'exigence d'un diplôme universitaire paraît élevée, celui-ci permettra à la recourante le cas échéant, comme le souligne l'UNIGE, de se faire immatriculer directement au master.