Citation: 2C_149/2023 E. 5.4

5.4. En l'occurrence, comme on l'a déjà dit, il ressort de l'arrêt attaqué que, depuis son arrivée en Suisse, le recourant a commis de très nombreuses infractions qui lui ont valu pas moins de dix condamnations entre 2009 et 2020. Il a en particulier fait l'objet de poursuites pénales régulières pour emploi de personnes étrangères sans autorisation et de conduite de véhicule sans permis. Additionnées entre elles, les diverses peines qui lui ont été infligées représentent une peine de 9 mois de privation de liberté, de 625 jours-amendes et de 1'800 fr. d'amende. Il s'agit d'une peine totale dont on peut soutenir qu'elle est supérieure à la limite indicative de deux ans fixée par la jurisprudence, exposée ci-avant, à partir de laquelle l'intérêt public à un éloignement de l'étranger délinquant l'emporte sur son intérêt privé - et celui de sa famille - à pouvoir rester en Suisse. Le recourant a en outre persisté dans son comportement délictuel alors même qu'il avait été averti en 2013 par le Service cantonal de la population d'un risque de renvoi de Suisse en cas de nouvelles condamnations. Ce faisant, en se rendant à nouveau coupable de nouvelles infractions encore plus graves, le recourant n'a démontré aucune volonté de respecter les règles établies en Suisse, si ce n'est à partir du moment où les autorités compétentes l'ont informé, fin 2017, de leur intention de ne pas forcément renouveler son permis de séjour. Il existe dès lors un intérêt public important à son éloignement de Suisse.