Citation: 8C_655/2007 26.06.2008 E. A

A.________, né en 1948, a travaillé depuis 1986 comme contrôleur de qualité au service d'une entreprise ce coutellerie. En janvier 1994, il a fait une chute sur le dos, entraînant une hernie cervicale. Le 13 juin 1994, il a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité. De décembre 1994 à octobre 1998, il a bénéficié de mesures d'ordre professionnel, sous la forme d'une prise en charge de divers cours d'animation dans des homes. En parallèle et à mi-temps, il a suivi une formation pratique en matière d'animation au Home X.________. Par la suite, il a été engagé comme aide-cuisinier au foyer Y.________, à raison de 4,5 heures par jour et de 5 jours par semaine. Dans l'intervalle, A.________ a sollicité l'octroi d'une demi-rente de l'assurance-invalidité à partir du 1er janvier 1999, au motif que son état de santé ne lui permettait pas d'exercer un travail à temps complet. Au terme de péripéties procédurales, par décision (sur opposition) du 16 novembre 2006, l'Office de l'assurance-invalidité du canton du Jura a confirmé l'octroi d'un quart de rente à l'assuré fondé sur un degré d'invalidité de 41 pour cent, dès le 1er juin 2006. A la même époque, soit le 29 mai 2006, l'épouse de l'assuré, B.________, bénéficiaire d'une demi-rente de l'assurance-invalidité depuis plusieurs années, a déposé une demande de prestations complémentaires auprès de la Caisse de compensation du Jura (ci-après: la caisse). Par décisions du 23 février 2007, la caisse a refusé à A.________ toute prestation complémentaire en tenant compte des revenus et des rentes du couple ainsi que d'un revenu hypothétique du mari de 18'131 fr. La caisse est parvenue à ce montant en déduisant du revenu sans invalidité de 68'329 fr. (montant que le prénommé aurait perçu en 2006 s'il avait continué à exercer son activité de mécanicien (soit de contrôleur de qualité) le 41 % correspondant au taux d'invalidité de l'intéressé ainsi que le salaire effectivement réalisé dans l'activité d'aide-cuisinier (22'183 fr.). Par lettre du 16 mars 2007, A.________ s'est opposé aux décisions précitées. Il a fait valoir que le revenu hypothétique en question était irréaliste et ne correspondait pas aux gains effectivement perçus pendant la période déterminante. Dans le cadre de la procédure d'opposition, la caisse a constaté qu'elle avait omis de prendre en considération les intérêts hypothécaires des époux. Elle a rendu deux nouvelles décisions, le 13 avril 2007, par laquelle elle a notifié à A.________ qu'il n'avait pas droit à des prestations complémentaires au motif que les revenus déterminants du couple dépassaient encore les dépenses reconnues de 2'399 fr pour 2006 et 2'129 fr. pour 2007. Le même jour, la caisse a rejeté l'opposition des deux époux (recte: de A.________) et confirmé les montants résultant de la décision attaquée.