Citation: 8C_59/2017 E. 5.2

5.2. Par un deuxième moyen, le recourant se plaint d'un établissement manifestement inexact des faits et d'arbitraire (art. 97 LTF et art. 9 Cst.) en tant que la cour cantonale a retenu que les prestations versées indûment avaient été utilisées pour des dépenses courantes, malgré l'absence de toute pièce au dossier susceptible de l'attester. Les premiers juges auraient dû instruire le dossier de manière plus approfondie afin de déterminer précisément la manière dont il avait dépensé les prestations pécuniaires perçues de bonne foi. Il soutient qu'en l'occurrence, sur la base de celles-ci, il a effectué un voyage aux États-Unis d'une valeur de 8'578 fr. qu'il n'aurait pas été en mesure de réaliser sans l'obtention de ces revenus. Ce second grief repose sur des faits et moyens de preuve nouveaux inadmissibles en vertu de l'art. 99 al. 1 LTF. Alors qu'il s'est prévalu du droit à la protection de la bonne foi, le recourant n'a jamais indiqué, dans ses différentes écritures, avoir recouru à des dépenses extraordinaires qu'il ne pouvait plus modifier sans subir de dommage. Or, en vertu de son devoir de collaborer à l'instruction de la cause, il lui appartenait de le faire valoir devant la juridiction précédente déjà. En effet, le principe inquisitoire d'après lequel les faits pertinents de la cause doivent être constatés d'office par l'assureur (art. 43 al. 1 LPGA) ou, éventuellement, par le juge (art. 61 let. c LPGA), n'est pas absolu. Sa portée est restreinte par le devoir des parties de collaborer à l'instruction de l'affaire. Celui-ci comprend en particulier l'obligation des parties d'apporter, dans la mesure où cela peut raisonnablement être exigé d'elles, les preuves commandées par la nature du litige et des faits invoqués, faute de quoi elles risquent de devoir supporter les conséquences de l'absence de preuves (ATF 125 V 193 consid. 2 p. 195 et les références, ATF 130 I 180 consid. 3.2 p. 183). Faute pour le recourant d'avoir apporté une quelconque information sur la manière dont il avait disposé des prestations perçues indûment, la juridiction cantonale n'avait pas à instruire plus avant cette question et pouvait sans arbitraire en conclure qu'il n'avait pas pris d'acte de disposition irrévocable, si bien qu'il ne remplissait pas les conditions relatives au droit constitutionnel à la protection de la bonne foi.