Citation: 5A_362/2024 E. 6.2

6.2. Si on le comprend bien, le recourant estime qu'il est protégé dans sa bonne foi, car, dans ses déterminations sur la plainte, l'Office avait estimé qu'il convenait de compléter l'instruction s'agissant de son domicile en Italie. On ne voit toutefois pas en quoi l'avis de l'Office constituerait, au sens de la jurisprudence susrappelée, des assurances concrètes qu'un délai lui serait octroyé pour produire des pièces complémentaires dans l'hypothèse où le certificat de résidence produit à l'appui de la plainte serait considéré comme insuffisant. Sur ce point, la critique apparaît infondée. Pour le reste, en portant l'affaire devant l'autorité supérieure de surveillance, le recourant devait s'attendre à ce que la question de son domicile en Italie soit examinée et que dite autorité parvienne sur ce point à une appréciation différente de celle du premier juge. Certes, il est de jurisprudence constante que les permis d'établissement ou de séjour, le dépôt des papiers et l'exercice des droits politiques ne sont pas déterminants à eux seuls lorsqu'il s'agit de déterminer le domicile d'une personne (cf. arrêt 5A_542/2014 du 18 septembre 2014 consid. 4.1.3 et les références; cf. aussi supra consid. 5 i.f.) et que le fardeau de la preuve d'un changement de domicile incombe à la partie qui s'en prévaut soit, en matière de poursuite, au débiteur poursuivi qui invoque qu'il s'est constitué un nouveau domicile (art. 8 CC; cf. arrêts 5A_284/2020 du 23 décembre 2020 consid. 2.3 et les références; 7B.207/2003 du 25 septembre 2003 consid. 3.3). Il n'en demeure pas moins, comme soutenu à bon droit dans le présent recours, que si l'autorité cantonale estimait que le certificat de résidence produit à l'appui de la plainte était insuffisant, elle aurait dû interpeller le recourant conformément à la maxime inquisitoire applicable. En effet, en application de dite maxime, l'autorité cantonale devait informer le recourant - spécialement dans la mesure où il n'était pas assisté d'un avocat - de son devoir de coopérer à la constatation des faits et à l'administration des preuves et devait l'interroger pour s'assurer que ses allégués de fait et ses offres de preuve étaient complets en tant qu'elle avait en l'occurrence des motifs objectifs d'éprouver des doutes sur ce point (cf. supra consid. 6.1.3). En n'entreprenant aucune instruction et en ne donnant aucune occasion au recourant de produire des éléments supplémentaires sur les circonstances à prendre en compte pour la détermination de son domicile, l'autorité cantonale a violé la maxime inquisitoire. Force est ainsi d'admettre que l'instruction à laquelle elle a procédé est insuffisante sur des points essentiels. La cause sera ainsi renvoyée à l'autorité cantonale pour qu'elle complète l'instruction de la cause et rende une nouvelle décision.