Citation: 1B_238/2020 E. 2.4

2.4. La jurisprudence a précisé qu'en cas de jonction, le risque qu'une partie tierce puisse accéder au dossier de la procédure jointe constitue un inconvénient inhérent à cette mesure qui ne peut pas être assimilé à un dommage de nature juridique (arrêt 1B_226/2015 du 20 janvier 2016 consid. 1.2.1 et les arrêts cités). Dans les causes pénales concernant la reconnaissance de la qualité de partie plaignante, la jurisprudence retient également que l'accès au dossier pénal par la partie plaignante constitue un inconvénient potentiel inhérent à l'existence d'une procédure pénale, insuffisant pour admettre que le prévenu soit exposé à un préjudice irréparable (arrêt 1B_559/2018 du 12 mars 2019 consid. 2.2). Dans le cas particulier, le recourant motive le préjudice lié à l'accès au dossier de manière toute générale et il ne se prévaut pas d'un éventuel secret professionnel ou un autre secret protégé qui lui soit propre pour s'opposer à la consultation du dossier qui justifierait de déroger à la jurisprudence précitée. Le secret de l'instruction, évoqué sans autre argumentation, ne s'applique qu'aux membres des autorités pénales, à leurs collaborateurs ainsi qu'à leurs experts commis d'office (cf. art. 73 al. 1 CPP) et ne s'étend pas à la partie plaignante; le risque que celle-ci s'exprime sur la procédure pénale est inhérent à toute procédure et ne suffit pas pour admettre l'existence d'un préjudice irréparable; au demeurant le recourant n'est pas totalement démuni et peut requérir de la direction de la procédure qu'elle oblige la partie plaignante à garder le silence sur la procédure et sur les personnes impliquées en vertu de l'art. 73 al. 2 CPP (arrêt 1B_347/2009 du 25 janvier 2010 consid. 2). Enfin, la cause est relativement simple et rien n'indique que les mesures d'instruction que le recourant entend requérir (production de la bande vidéo de la caméra de surveillance de la banque, audition de l'un ou l'autre témoin présent lors des faits, relevé de géolocalisation de son téléphone portable) retarderaient, si elles devaient être administrées, de manière notable l'avancée de la procédure principale, de sorte qu'il se réfère ainsi en vain au principe de célérité pour tenter d'établir un préjudice irréparable. Dès lors qu'un tel préjudice n'est ni établi ni manifeste, la décision attaquée ne saurait faire l'objet d'un recours immédiat auprès du Tribunal fédéral.