Citation: 9C_375/2013 E. 4

La recourante se prévaut en premier lieu d'une appréciation arbitraire des preuves. Elle estime qu'en admettant que les différentes voies thérapeutiques envisagées par les professeurs D.________, A.________, et par l'expert S.________ (méthode TSF) aboutissaient en principe au même résultat, la juridiction cantonale s'est écartée de l'avis de l'expert judiciaire, lequel avait mis en évidence à plusieurs reprises les risques et les résultats discutables de la méthode Ilizarov. En second lieu, la recourante soutient que les premiers juges ont interprété l'art. 27 al. 2 LPGA de manière excessivement restrictive dans son cas. A son avis, l'assureur intimé n'a pas exercé correctement son devoir de conseil, dans la mesure où il a omis de la renseigner sur l'existence d'un troisième genre de traitement pratiqué en Suisse, soit le fixateur TSF mis en évidence dans le cadre de l'expertise judiciaire, en plus des méthodes proposées par les professeurs D.________ et A.________ dont elle avait connaissance. En se référant à deux arrêts du Tribunal fédéral (9C_97/2009 du 14 octobre 2009 et 9C_350/2011 du 3 janvier 2012), la recourante estime que le silence de l'intimée a conduit ses parents à entreprendre une opération à l'étranger, ce qui s'est avéré préjudiciable à ses intérêts financiers. En effet, à la lecture de la réponse de l'intimée du 16 octobre 2007, les parents de la recourante soutiennent qu'ils ne pouvaient comprendre qu'une seule chose, savoir que seul le traitement de type Ilizarov (envisagé par le professeur D.________) était disponible en Suisse, à Lausanne, Berne ou Bâle, ainsi qu'ils venaient de se le faire dire au CHUV. Comme ils ignoraient qu'un traitement adéquat (TSF) était également disponible en Suisse, les parents de la recourante soutiennent que l'intimée doit réparer le dommage ainsi causé (plus de 150'000 fr.), conformément à l'art. 78 LPGA.