Citation: 4P.4/2004 30.03.2004 E. B

Le 9 octobre 2000, A.________ a déposé une requête de mesures provisionnelles urgentes devant le Tribunal de première instance de Genève, qui a ordonné le 7 décembre 2000 la saisie conservatoire du véhicule litigieux. Le 19 janvier 2001, A.________ a introduit une demande en validation de mesures provisionnelles contre X.________, pour obtenir la condamnation de ce dernier à lui livrer le véhicule Cord 812 et à réparer son préjudice. Au cours de l'instruction, un garagiste, mandaté comme expert privé par X.________ après l'incident du 10 juin 2000, a remis au Tribunal deux expertises des 18 mars 2002 et 9 avril 2002 faisant état de l'existence d'une fissure relativement importante sur la paroi extérieure d'un cylindre du bloc moteur. Selon ces documents, la fissure pouvait provenir de l'échauffement anormal de celui-ci, le prix de la révision étant estimé à un montant oscillant de 30'000 fr. à 35'000 fr. Entendu comme témoin, le garagiste a déclaré qu'il ne pouvait pas dire qu'elle était la cause exacte de la fissure du cylindre; il a relevé que le montant de la réparation était "très approximatif". Par jugement du 12 septembre 2002, le Tribunal de première instance a condamné X.________ à livrer à A.________ l'automobile litigieuse, et A.________ à payer à X.________ la somme de 65'000 fr. contre remise du véhicule. Sur appel de X.________, la Cour de justice de Genève a confirmé ce jugement dans un arrêt du 14 novembre 2003. La cour a retenu que la livraison du cabriolet était devenue impossible par la négligence du vendeur, lors de la sortie du 10 juin 2002 (recte: 2000). Ce comportement fautif se trouvait en lien de causalité adéquate avec le dommage subi. La cour a refusé de réouvrir les enquêtes et d'ordonner une expertise sur l'origine de la fissure. Enfin, elle a écarté les conclusions de l'appelant en restitution du manuel de propriétaire de la Cord parce que celles-ci n'étaient pas motivées.