Citation: 1B_394/2014 E. A

Le 16 juin 2014, l'Office central du Ministère public du canton du Valais a ouvert une instruction pénale contre A.________ pour lésions corporelles graves, subsidiairement lésions corporelles simples sur la personne de son épouse, C.________. Entendu en qualité de prévenu le 17 juin 2014, A.________ a bénéficié de l'assistance de l'avocat de permanence B.________. Ce dernier a ensuite été désigné comme défenseur d'office et a requis l'octroi de l'assistance judiciaire. Par courrier du 20 juin 2014, l'avocat Pierre Charpié a informé le Ministère public qu'il reprenait le défense de A.________, produisant une procuration signée par son client. Le Ministère public a répondu le même jour que les conditions d'une révocation du mandat de défenseur d'office, en particulier la rupture du lien de confiance entre celui-ci et le prévenu, n'étaient pas réunies. Me Charpié a saisi, le 22 juin 2014, la Chambre pénale du Tribunal cantonal du Valais (ci-après: le Tribunal cantonal) d'un recours tendant à annuler cette décision, à libérer Me B.________ de sa mission et à constater qu'il était lui-même constitué en tant que défenseur de choix. Dans le cadre de cette procédure de recours, A.________ a confirmé sa demande d'assistance judiciaire gratuite. Par courrier du jeudi 10 juillet 2014 adressé en copie au Ministère public, A.________ a informé le Tribunal cantonal qu'il retirait "la demande ou le maintien de la demande d'assistance judiciaire". Par décision du lundi 14 juillet 2014, le Ministère public a révoqué le mandat de Me B.________ en qualité de défenseur d'office aux motifs que le prévenu avait renoncé à l'assistance judiciaire et choisi Me Charpié comme défenseur de choix.