Citation: 6B_1092/2023 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a retenu qu'il n'était pas contesté qu'avant le prêt, le recourant avait transmis à l'intimé 3 le 26 août 2009, par courriel, une confirmation de souscription d'actions falsifiée émanant en apparence de G.________ du 20 janvier 2009 et portant sur 299'975 USD. L'autorité précédente n'avait aucun doute sur le fait que c'était bien le recourant qui avait falsifié ce document et que l'intention de celui-là était d'obtenir, par ce biais, un prêt. Le document en question avait donc clairement pour but, dans l'esprit du recourant, de prouver un fait ayant une portée juridique, au sens de l'art. 110 al. 4 CP, en attestant que l'intéressé avait un droit sur les fonds ou les actions qu'il prétendait détenir, ce qui était faux puisque le document était falsifié. S'agissant d'un faux matériel, une valeur probante accrue n'était pas nécessaire pour que l'infraction de faux dans les titres soit réalisée.