Citation: U 83/99 27.09.2000 E. A

A.- a) L.________ a travaillé en qualité d'installateur sanitaire au service de l'entreprise X.________, ferblanterie et appareils sanitaires. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accident professionnel et non professionnel auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 20 février 1992, durant son travail, il a chuté d'une échelle. Consulté le lendemain de l'incident, le docteur D.________ a posé le diagnostic d'entorse cervicale, de contusions lombaires et distorsion de l'épaule droite avec multiples hématomes; il a attesté une incapacité de travail totale dès le jour de la consultation (rapport médical initial LAA du 4 mars 1992). Depuis lors, L.________ s'est plaint de douleurs cervicales, de céphalées, de nausées ainsi que de sensations de vertige continuels et n'a plus repris d'activité professionnelle. Il a subi plusieurs examens dont les résultats se sont révélés dans les limites de la norme, ce qui a amené son nouveau médecin traitant, le docteur K.________, à conclure, notamment, à un important syndrome subjectif post-traumatique (rapport médical intermédiaire du 16 juin 1992). En dépit des divers traitements dont il a bénéficié (séances de physiothérapie, cure à la clinique de réadaptation de Bellikon), les plaintes de l'assuré sont demeurées inchangées. b) Le 26 octobre 1992, ce dernier a été victime d'un accident de circulation, son véhicule à l'arrêt ayant été percuté à l'arrière par une fourgonnette. Informée par le docteur K.________ de l'évolution défavorable du cas (certificat médical LAA du 23 décembre 1992), la CNA a requis des renseignements médicaux complémentaires. En particulier, elle a confié une expertise au docteur A.________, chef de la clinique de neurologie de l'Hôpital cantonal universitaire de Y.________. Ce médecin a fait état de «troubles neurologiques aspécifiques correspondant à un syndrome post-traumatique d'intensité modérée» et entraînant une incapacité de travail de 35 % (rapport du 14 février 1994). Après avoir examiné l'assuré, le docteur R.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a admis que sur le plan de l'appareil locomoteur, celui-ci n'était plus apte à reprendre son ancienne profession, tout en précisant qu'il existait, théoriquement, une capacité de travail résiduelle - que ce médecin a d'abord évaluée à 75 % puis, plus tard, à 100 % - dans une activité adaptée à son état santé (rapports des 19 mai 1994 et 9 janvier 1996). Il a, en outre, fixé le taux de l'atteinte à l'intégrité à 12,5 %. c) Entre-temps, L.________ a déposé une demande de prestations à l'assurance-invalidité, tendant à des mesures de réadaptation professionnelle ou une rente. Dans le cadre de l'instruction de cette demande, l'Office AI du canton de Genève (ci-après : l'office AI) a soumis l'assuré à une expertise confiée aux docteurs U.________, psychiatre et O.________, rhumatologue, du Centre Multidisciplinaire de la Douleur de la clinique de Z.________. Ces derniers ont posé le diagnostic de sinistrose compensée et de cervicolombalgies communes, en concluant à une capacité de travail objective de 100 % (rapport du 31 octobre 1995). d) Le 22 novembre 1996, le docteur M.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a procédé à un examen final de l'assuré. Dans son rapport, ce praticien a noté une mobilité active libre de la colonne vertébrale (nonobstant les douleurs exprimées par l'intéressé), et mis l'accent sur le comportement d'invalide adopté par ce dernier, rejoignant en cela les observations effectuées précédemment par le docteur U.________. Se fondant sur cette appréciation, la CNA a, par décision du 14 février 1997, mis un terme au versement de ses prestations d'assurance avec effet rétroactif au 29 février 1996; elle a toutefois renoncé à exiger le remboursement de la somme de 22 150 fr. payée postérieurement à cette date. De son côté, l'office AI a dénié à L.________ le droit à une rente d'invalidité (décision du 12 mai 1997). L'assuré s'est opposé à la décision de la CNA du 14 février 1997 en se référant aux nombreuses pièces médicales figurant au dossier et qui, à ses yeux, établissaient avec suffisamment de vraisemblance l'existence de troubles somatiques l'empêchant de travailler; il a, en outre, réfuté les conclusions auxquelles étaient parvenus les docteurs U.________ et M.________, les qualifiant de peu fiables, et requis au moins la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise sur le plan psychiatrique. La CNA a alors confiée une nouvelle expertise au professeur B.________, chef du service de neurologie du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). Cet expert a conclu que l'essentiel du tableau clinique présenté par l'intéressé «(relevait) de répercussions psychiques et de l'évolution d'un syndrome douloureux chronique sans évidence de lésion organique majeure» (rapport du 28 mars 1998). Par décision sur opposition du 25 juin 1998, la CNA a confirmé sa prise de position initiale.