Citation: 8C_763/2015 E. 6.2

6.2. En ce qui concerne les cervicalgies, la cour cantonale a nié l'existence d'un substrat organique objectivable en se fondant sur les conclusions des médecins de la Clinique F.________ selon lesquelles l'angulation entre C5 et C6 constituait une courbure dysharmonieuse sans valeur pathologique en soi et dépourvue d'origine traumatique. En outre, se référant à la jurisprudence applicable en cas de traumatisme de type "coup du lapin" à la colonne cervicale, de traumatisme analogue à la colonne cervicale ou de traumatisme cranio-cérébral (ATF 134 V 109 consid. 10.3 p. 130; 117 V 359 consid. 6a p. 367 et 369 consid. 4b p. 383), elle a considéré que les critères jurisprudentiels déterminants n'étaient pas réalisés en l'occurrence, ou du moins pas en nombre suffisant, de sorte que l'existence d'un lien de causalité adéquate entre les troubles persistant après le 31 août 2012 et l'accident - qualifié d'accident de gravité moyenne "au maximum à la moitié de cette catégorie" - devait être niée. Le recourant conteste le point de vue des premiers juges en tant qu'ils ont nié l'existence d'un substrat organique objectivable. Il invoque pour cela un rapport radiologique du docteur Q.________ (du 5 septembre 2011), lequel a fait état d'une augmentation de l'écart épineux C5-C6 avec petite antélisthésis C5-C6 séquellaire d'une entorse cervicale. Toutefois ces constatations ne remettent pas en cause les conclusions des médecins de la Clinique F.________ selon lesquelles l'angulation entre C5 et C6 n'a pas de caractère pathologique en soi. En effet, le docteur Q.________ a attesté qu'il n'existait pas de lésion osseuse ni d'aggravation significative lors du mouvement de flexion, que le mouvement d'extension dénote simplement une raideur segmentaire basse et que la charnière cervico-occipitale est proche de la normale (discrète rotation axiale). Cela étant, il n'y a pas lieu de revenir sur les conclusions de la cour cantonale.