Citation: 4A_51/2017 E. 7

Les recourants contestent la désignation de Me U.________ en qualité de commissaire chargé de gérer les affaires courantes jusqu'au moment où l'assemblée générale aura élu un administrateur. Ils affirment que ce praticien a commis de nombreux et graves manquements dans la fonction d'administrateur qui lui était auparavant confiée, et ils reprochent aux autorités précédentes de n'avoir pas constaté les faits allégués à ce sujet. A la lecture de cet exposé, on comprend que Me U.________ est d'abord coupable de contester des factures que les recourants ont eux-mêmes adressées à la société. Les comptes soumis par Me U.________ à l'assemblée générale sont tenus pour lacunaires parce qu'aucune provision n'y est constituée en rapport avec ces factures. Les rapports de gestion sont aussi tenus pour lacunaires et mensongers au préjudice de B.________. Me U.________ a refusé d'indiquer à cet actionnaire le mandataire chargé d'établir les comptes des années 2013 et 2014. Il a continué de recevoir et de conserver des documents de la société alors que la durée de sa fonction d'administrateur fixée dans le jugement du 19 janvier 2015 était échue, et il n'a pas obéi aux injonctions que lui adressait B.________ au sujet de ces documents. Avec ces griefs, les recourants tentent d'introduire dans la procédure spécifique prévue par l'art. 731b al. 1 CO ce qui est un simple litige pécuniaire entre eux et X.________ SA, d'une part, et une contestation sur le droit de B.________ d'obtenir des renseignements conformément à l'art. 697 CO, d'autre part. Ces litiges sous-jacents ne sauraient influencer le cours et l'issue d'une procédure qui a pour seul but de remédier à une carence dans l'organisation de la société. Le juge peut valablement prolonger ou renouveler les fonctions d'organe d'une personne qu'il a déjà désignée lors d'une procédure antérieure, cela aussi lorsqu'un actionnaire se dit insatisfait de cette personne parce qu'elle ne donne pas suite à ses revendications. Il n'y a alors pas lieu à examen des revendications ainsi avancées. Les allégations des recourants étaient ainsi dépourvues de pertinence et les autorités précédentes se sont donc abstenues à bon droit de les discuter de manière détaillée.