Citation: 5P.23/2007 16.02.2007 E. 4

Le recourant soutient que la Cour de cassation civile a constaté les faits de manière arbitraire en ne retenant pas que l'intimée vivait en concubinage, alors que celle-ci avait admis entretenir une liaison avec un tiers depuis neuf mois. 4.1 Sur ce point, l'autorité cantonale a considéré qu'en première instance, le mari ne s'était pas prévalu de cet élément, se contentant d'alléguer, dans la procédure de divorce, que l'épouse avait une relation extra-conjugale. Cela étant, qu'un conjoint ait noué une telle relation ne conduisait pas, ipso facto, à un allégement de ses charges ou à une augmentation de ses revenus. Par ailleurs, le dossier ne contenait aucun élément permettant en l'occurrence de parler de concubinage simple. Un concubinage qualifié entrait encore moins en ligne de compte. 4.2 En ne concluant pas à l'existence d'un concubinage, a fortiori qualifié, sur la base de l'admission par l'épouse du fait qu'elle entretenait une liaison depuis neuf mois, la Cour de cassation civile n'a nullement considéré à tort que la décision de première instance n'était pas arbitraire sur ce point. Le recourant ne prétend d'ailleurs même pas que l'ami de l'intimée aurait emménagé chez elle, qu'ils formeraient une communauté de table et de lit et partageraient les frais, puisqu'il se contente de se référer à la réponse de l'épouse, dont il ne découle rien de tel, et d'alléguer, sans preuves, que l'ami en question passerait deux à trois jours par semaine chez elle (cf. notamment: ATF 128 III 159 et les citations; arrêt 5P.90/2002 consid. 2, in FamPra.ch 2002, p. 813).