Citation: 7B.171/2006 18.01.2007 E. 4

Le recourant fait grief à la Commission cantonale de surveillance d'avoir insuffisamment motivé son rejet des arguments concernant la "qualité indissociable des trois volets de la clause de garantie du prêt du 13 décembre 1989". Pour qu'une motivation réponde à l'exigence posée par l'art. 20a al. 2 ch. 4 LP, il faut - et il suffit - que les intéressés puissent discerner la portée de la décision et les motifs qui ont guidé l'autorité, et qu'ils soient ainsi en mesure de recourir en pleine connaissance de cause (P.-R. Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, n. 95 et 106 s. ad art. 20a LP; Flavio Cometta, Kommentar zum Bundesgesetz über Schuldbetreibung und Konkurs, n. 40 ad art. 20a LP). Pour conclure que le crédit octroyé au débiteur le 13 décembre 1989 était assorti de trois garanties distinctes et indépendantes l'une de l'autre, la Commission cantonale de surveillance a rappelé en substance le contenu du contrat de crédit lui-même et celui de la convention postérieure du 27 mars 2002 laquelle, à son avis, avait réglé l'exécution de la cession de loyers en question sans toucher aux deux autres garanties. Une telle motivation doit être considérée comme suffisante. Une éventuelle appréciation arbitraire de la volonté subjective des parties ainsi établie (ATF 118 II 365 consid. 1) relève du recours de droit public. Le grief de motivation insuffisante est donc mal fondé.