Citation: 2C_129/2023 E. 4

Dans un grief formel qu'il convient d'examiner en premier lieu (ATF 141 V 557 consid. 3), le recourant, invoquant les art. 29 Cst. et 6 CEDH, se plaint d'une violation de son droit d'être entendu et du droit à un procès équitable. Pour autant qu'on puisse le comprendre, il semble remettre en cause la notification de la décision du 11 [recte: 18] janvier 2023 du Tribunal de première instance du canton du Jura, en tant que celle-ci n'aurait pas été notifiée à son représentant de choix, Ange Sankieme Lusanga, mais à sa mandataire d'office, et se plaint d'ailleurs que ledit représentant n'ait pas été désigné comme avocat d'office par l'autorité précitée. Il en conclut que la décision du 24 janvier [recte: février] 2023 est "arbitraire" et doit être "annulée pour vice de forme". Il est douteux que la motivation du recourant, dont on peut d'ailleurs se demander si elle s'en prend réellement à la décision attaquée, remplit les exigences accrues de motivation imposées par l'art. 106 al. 2 LTF en matière de violation des droits fondamentaux (cf. supra consid. 2.1). Quoi qu'il en soit, on relèvera que, selon l'art. 17 de la loi jurassienne de procédure et de juridiction administrative et constitutionnelle du 30 novembre 1978 (CPA/JU; RS/JU 175.1), ne peuvent agir comme mandataires - et a fortiori comme mandataires d'office - dans les affaires soumises à la Cour administrative du Tribunal cantonal et au juge administratif notamment, que les avocats qui pratiquent le barreau en vertu de la loi concernant la profession d'avocat, ainsi que les mandataires professionnellement qualifiés, dont la liste est établie par la Cour administrative. Or, il ressort des constatations de la décision attaquée, que le recourant ne conteste pas sous l'angle de l'arbitraire et qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF; cf. supra consid. 2.2) que son représentant, Ange Sankieme Lusanga, ne remplit pas ces conditions. Le recourant ne se plaint également pas d'une application arbitraire de l'art. 17 CPA/JU sur ce point (sur le pouvoir de cognition du Tribunal fédéral en matière de violation du droit cantonal et les exigences de motivation à cet égard, cf. ATF 143 I 321 consid. 6.1). En considérant la mandataire d'office du recourant comme sa représentante et en lui notifiant la décision du 18 janvier 2023 plutôt qu'au représentant choisi par l'intéressé, qui ne remplissait par ailleurs pas les conditions pour être lui-même désigné comme avocat d'office, les juges cantonaux n'ont ainsi pas violé les art. 29 Cst. et 6 CEDH.