Citation: 1B_377/2018 E. 3

Le recourant se plaint de ne pas avoir reçu de copie du recours du Ministère public contre la décision du Juge des mesures de contrainte et de l'ordonnance du Président ad hoc de la Chambre pénale des recours du 18 juillet 2018 qui ordonnait son maintien en détention à titre superprovisoire. Il conteste également avoir pris position sur le recours du Ministère public par sa mandataire, comme le retient la décision attaquée. Le président n'avait aucune obligation d'entendre le recourant avant d'ordonner le maintien de la détention jusqu'à droit connu sur le recours. La jurisprudence admet en effet qu'une telle décision peut être prise à titre superprovisoire sans que le prévenu n'ait été entendu préalablement dans la mesure où elle ne souffre aucun délai (ATF 138 IV 148 consid. 3.2 p. 151). La notification du recours du Ministère public et de l'ordonnance incidente du 18 juillet 2018 invitant le prévenu à se déterminer sur celui-ci adressée à la mandataire d'office du recourant exclusivement était au surplus conforme à l'art. 87 al. 3 CPP (ATF 144 IV 64 consid. 2.5 p. 68; arrêt 6B_644/2017 du 16 mai 2018 consid. 3.1). Le recourant ne saurait ainsi se plaindre de ne pas avoir reçu ces décisions ni pu prendre personnellement position sur le recours, ce d'autant moins que son avocate d'office a déposé des observations dans le délai imparti à cet effet sans qu'il n'indique les éléments qu'elle aurait omis de soulever.