Citation: 4A_659/2015 E. 3

3. L'infirmière juge aussi s'il est nécessaire de réveiller M. Le curé B.________ (si transfert à l'hôpital l'avertir d'office) " Le 25 juin 2013, X.________ a pris son service de nuit, en même temps que C.________, aide-soignante. Lors du changement de service, l'infirmière de piquet a informé les veilleuses que D.________, alors âgée de 89 ans, s'était plainte de maux d'estomac; avant de partir, elle avait vérifié les paramètres vitaux de la pensionnaire et constaté un mieux. Au cours de la nuit, D.________ a sonné plusieurs fois. Elle se plaignait de douleurs à l'estomac; vers minuit, elle a régurgité du melon et X.________ lui a alors donné des gouttes phytothérapeutiques indiquées contre les maux d'estomac. La pensionnaire s'est également plainte de douleurs à une épaule; C.________, qui l'a rapporté à sa collègue, a effectué un massage. X.________ a reconnu s'être rendue à de multiples reprises dans la chambre de D.________, par acquit de conscience. Vers 5 h 30, la pensionnaire a appelé son fils et le curé. Au premier, elle a indiqué qu'elle avait passé une nuit épouvantable et souhaitait être conduite à l'hôpital. Elle a informé X.________ de ces appels. Le fils de D.________ s'est rendu au home. Alors qu'il attendait la prise de service de l'infirmière à 7 h 00 avant d'emmener sa mère à l'hôpital, celle-ci, installée dans son fauteuil, lui a semblé épuisée; elle est décédée vers 6 h 40 en présence de son fils. Informé le matin même des événements survenus dans la nuit, le directeur de la Résidence A.________ a convoqué les deux aides-soignantes à une séance le vendredi 28 juin 2013, à laquelle participaient également le médecin-traitant de D.________, l'infirmière-cheffe et l'infirmière de piquet. A cette occasion, le directeur a reproché à X.________ de n'avoir pas observé les directives prévues en cas d'aggravation significative de l'état de santé d'un pensionnaire. Les deux aides-soignantes ont été suspendues jusqu'au lundi suivant. Par lettre remise à X.________ le 1 er juillet 2013 par le directeur de l'EMS, la Fondation a résilié le contrat de travail avec effet immédiat en raison de la faute grave commise lors de la veille du 25 au 26 juin 2013. Sur demande de l'aide-soignante, le directeur a précisé les motifs du congé dans un courrier du 16 juillet 2013; en substance, il reprochait à X.________ de n'avoir pas, en violation des instructions qu'elle connaissait, averti l'infirmière de piquet, alors qu'elle était au courant des problèmes de santé de D.________ et que celle-ci avait, de manière inhabituelle, sonné plusieurs fois cette nuit-là et même lancé des appels téléphoniques à l'extérieur afin d'obtenir de l'aide. De juillet à septembre 2013, la Caisse de chômage E.________ a versé à X.________ des indemnités journalières pour un montant total de 10'127 fr.60.