Citation: 5C.243/2006 19.04.2007 E. A

X.________, née en 1947, est affiliée à la caisse maladie Y.________ depuis le 1er janvier 1997, notamment dans la catégorie P.________, assurance maladie complémentaire pour perte de gain prévoyant des indemnités journalières de 70 fr. dès le 31e jour, risque d'accident non inclus. Le 9 mai 2003, l'assurée, professeur d'équitation à titre indépendant, a été victime d'un accident lui occasionnant une lésion au dos. Son assurance accident a pris le cas en charge jusqu'au 30 septembre 2004. Le 31 décembre 2004, l'assurée a produit une lettre d'un chirurgien orthopédique, du 30 août 2004, attestant les incapacités de travail suivantes: 100% dès le 9 mai 2003; 75% dès le 1er octobre 2003; 50% dès le 8 mars 2004; 75% dès le 3 mai 2004, ce pour une durée indéterminée. Le 11 janvier 2005, l'avocat de l'assurée a demandé à la caisse que des prestations soient rapidement allouées à sa cliente, la situation de celle-ci étant très précaire dès lors qu'elle ne percevait plus aucune indemnité journalière depuis le 1er octobre 2004. Le 25 février 2005, la caisse a fait savoir à l'avocat qu'elle avait appris que l'assurée avait aussi conclu auprès de Z.________ une assurance d'indemnités journalières pour perte de gain en cas de maladie. En conséquence, elle lui demandait de lui faire parvenir copie de ce contrat et des décomptes de prestations y relatifs. L'avocat a répondu, le 28 février 2005, que les prestations garanties en cas de maladie par cette compagnie relevaient d'une assurance de sommes privée et étaient ainsi sans influence sur celles de la caisse.