Citation: 7B_734/2024 E. 3.3

3.3. En l'espèce, le recourant fonde son motif de récusation sur le contenu des échanges intervenus au mois de décembre 2023 entre le Procureur et le Prof. B.________, respectivement sur les apparences de partialité que les renseignements donnés par le premier au second auraient fait naître. Or le Ministère public a informé le recourant le 9 janvier 2024 qu'il envisageait de désigner deux nouveaux experts, soit le Prof. B.________ et la psychologue H.________. Il lui a imparti un délai au 31 janvier 2024 pour s'exprimer sur le choix des experts. Avant l'expiration du délai, le recourant a demandé au Procureur si la première prise de contact avec le B.________ s'était limitée à une question de disponibilité et lui a indiqué qu'il estimait que les conditions nécessaires à une expertise sur dossier n'étaient pas établies. Le 6 février 2024, le Procureur a exposé au recourant les modalités de sa prise de contact avec l'expert au mois de décembre 2023. Ainsi, n'en déplaise au recourant, le motif de récusation était connu au plus tard au mois de février 2024; le fait que le Ministère public n'aurait pas répondu exhaustivement à toutes les questions posées en lien avec les nouveaux experts n'y change rien. Il s'ensuit que la cour cantonale était fondée à considérer que la demande de récusation intervenue le 15 avril 2024 était manifestement tardive. Mal fondé, le grief doit être rejeté, ce qui conduit au rejet de la conclusion subsidiaire prise par le recourant sous ch. III.