Citation: 4A_71/2024 E. 4

Le recourant, qui affirme que la "lenteur" de la procédure affecterait jusqu'à son état de santé physique et psychique, fustige aussi le refus de suspendre le procès "dans l'attente des expertises AI", respectivement le refus d'ordonner une expertise multidisciplinaire. Il y voit une violation des art. 6 al. 1 CEDH et 29 al. 1 Cst. Il rappelle que la cause doit être jugée dans un délai "raisonnable", exigence qui ne serait pas remplie en l'occurrence. Las pour lui, les violations dénoncées sont inexistantes, encore moins manifestes. L'autorité précédente avait d'ailleurs mis en garde le recourant en rappelant les principes théoriques gouvernant le refus d'administrer des moyens de preuve requis, puis en jugeant à juste titre qu' in casu, le recourant ne démontrait pas se trouver dans une situation d'exception justifiant de le suivre, ce qui reste vrai pour le présent recours. Elle l'avait sommé, à bon escient n'en déplaise au recourant, d'attendre la décision finale "pour déférer le refus de ses offres de preuve", conclusion qui reste d'actualité après lecture attentive de son recours. Le justiciable croit même déceler un arbitraire: le facteur temporel aurait été insuffisamment soupesé, sous l'angle du préjudice difficilement réparable, s'agissant de preuves (expertises AI) "sur le point d'être disponibles". Une fois de plus, l'autorité de céans ne discerne nulle transgression du droit fédéral, ne serait-ce que sous l'angle restreint de l'arbitraire. Peu importe que la Cour de justice ait jugé par avance qu'il était vain de prétendre subir une perte de gain: les critiques appellatoires émises à ce sujet sont insuffisantes. Et il ne saurait être question de se substituer de façon "inacceptable" au juge du fond. La même conclusion s'impose pour le grief plus général relatif à l'appréciation anticipée des preuves: la cour de céans ne discerne à ce propos nulle trace d'arbitraire, si tant est que le moyen soit suffisamment motivé. Et il ne sert à rien de disserter sur la longueur de la procédure, ou encore sur ses aléas, qui influeraient négativement sur la capacité de travail du recourant. De tels reproches, outre qu'ils sont de nature surtout appellatoire, ne sauraient modifier les faits, ou même établir les traces d'un arbitraire: il reste acquis que l'intéressé émargeait à l'aide sociale dès avant l'accident, respectivement qu'il souffrait déjà d'une discopathie sévère et d'un état dépressif. Les critiques du recourant n'ébranlent nullement ces faits pourtant primordiaux. Les juges genevois ont constaté que l'accident avait joué "un rôle déclencheur" dans les douleurs et l'incapacité de travail du recourant, sans être la cause unique des troubles actuels endurés par l'intéressé. Rien, dans les fustigations du mémoire, ne vient remettre en cause un tel constat. Enfin, l'autorité précédente a déjà, et justement, répondu sur l'affectation que la procédure, initiée au demeurant par le recourant, causerait à sa santé; il n'est pas nécessaire d'y apposer des mots supplémentaires. Finalement, peu importe que le recourant ait gagné une fois devant la cour de céans: ce simple constat, dans lequel l'intéressé croit apparemment trouver un fait d'armes, ne suffit pas à légitimer le présent recours, ni à asseoir les reproches majoritairement appellatoires dont il est constellé.