Citation: 4A_174/2008 10.07.2008 E. 6

6.1 Le recourant reproche, enfin, à la Chambre civile d'avoir violé les art. 17 et 69 al. 2 CO. Il expose, à l'appui de ce dernier grief, qu'après la libération de son employé, l'intimée a manifesté clairement, par des déclarations orales et écrites faites les 3, 12 et 17 mai 2004, la ferme intention de lui rembourser 500'000 euros, c'est-à-dire la moitié de la somme qu'il avait empruntée à la banque néerlandaise pour payer la rançon. Ce faisant, l'intimée avait reconnu irrévocablement une partie de sa dette, conformément à l'art. 17 CO, et lui-même accepté le paiement partielle de celle-ci. Par conséquent, en application de l'art. 69 al. 2 CO, la débitrice ne pouvait pas refuser d'acquitter la partie reconnue de la dette. Aussi le recourant considère-t-il, d'une part, qu'il n'est pas tenu de restituer à l'intimée les 230'000 euros qu'elle lui a cédés et, d'autre part, qu'il est en droit de lui réclamer, en sus, la différence entre les 500'000 euros formant l'objet de la reconnaissance de dette et la somme précitée qu'il a conservée à titre de paiement partiel de ce qui lui était dû. Le recourant conteste ainsi la thèse de la cour cantonale selon laquelle la cession des 230'000 euros aurait été effectuée sans cause valable, parce que lui-même n'aurait pas accepté l'offre que lui avait faite l'intimée de conclure une transaction judiciaire portant sur la répartition de la charge financière liée au versement de la rançon.