Citation: 9C_105/2009 19.08.2009 E. 4

4.1 En l'espèce, le recourant n'explique pas en quoi l'appréciation des preuves à laquelle la juridiction cantonale a procédé serait manifestement insoutenable (cf. supra consid. 1), mais se borne pour l'essentiel à critiquer les avis rendus par le SMR au cours de la procédure. Au regard de la motivation du jugement attaqué, le recourant attache cependant une importance démesurée aux appréciations du SMR par rapport à celle que leur a véritablement attachée la juridiction cantonale. Les premiers juges se sont avant tout appliqués à comparer les expertises réalisées par l'Hôpital Y.________ et le Centre V.________ et à expliquer les raisons qui leur ont fait privilégier les conclusions de la seconde plutôt que celles de la première. A cet égard, on ne saurait leur reprocher d'avoir fait preuve d'arbitraire en écartant l'expertise de l'Hôpital Y.________, tant le volet psychiatrique de celle-ci se révèle sommaire - aussi bien sur le plan anamnestique, clinique et diagnostique qu'au niveau de la discussion générale - au regard de l'importance accordée par les experts aux troubles psychiques dans l'analyse globale de la situation. 4.2 Dans ce contexte, il est évident que les rapports du SMR des 10 mars 2006 et 5 octobre 2007 ne constituent pas des expertises au sens de l'art. 44 LPGA. En fait, il s'agit de rapports au sens de l'art. 49 al. 3 RAI (dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2007). Ces rapports ont pour fonction d'opérer la synthèse des renseignements médicaux versés au dossier et de prodiguer des recommandations quant à la suite à donner au dossier sur le plan médical. En tant qu'ils ne contiennent aucune observation clinique, ils se distinguent des expertises médicales ou des examens médicaux auxquels il arrive au SMR de procéder (art. 49 al. 2 RAI dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2007); en raison de leurs fonctionnalités différentes, ces différents documents ne sont d'ailleurs pas soumis aux mêmes exigences formelles. On ne saurait toutefois dénier toute valeur probante aux rapports de synthèse du SMR, dès lors qu'ils contiennent des informations utiles à la prise de décision pour l'administration ou les tribunaux, sous forme d'un résumé de la situation médicale et d'une appréciation de celle-ci. Selon le principe de la libre appréciation des preuves (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352), les autorités appelées à statuer ont en effet le devoir d'examiner objectivement tous les documents à disposition, quelle que soit leur provenance, puis de décider s'ils permettent de porter un jugement valable sur le droit litigieux (cf. arrêt I 143/07 du 14 septembre 2007 consid. 3.3). Dans le cas particulier, force est de constater que la juridiction cantonale n'a rien fait d'autre que d'apprécier librement et de manière circonstanciée l'ensemble des preuves médicales à sa disposition. On peut tout au plus déplorer que celle-ci ait, de façon malheureuse, qualifié le rapport d'expertise du Centre V.________ de surexpertise, ce qu'il n'était effectivement pas. Cette circonstance ne saurait toutefois suffire à remettre en cause le résultat de cette appréciation. 4.3 Quant aux griefs formulés par le recourant relatifs à l'impartialité et à l'objectivité de l'expertise du Centre V.________, ils ne sont pas de nature à faire naître un doute sur le bien-fondé de ses conclusions. Les imprécisions relevées dans le rapport d'expertise ne portent nullement sur des éléments déterminants pour l'appréciation de la situation médicale. De même, les détails tirés de l'anamnèse, que le recourant juge subjectifs et sans pertinence, ne sont en réalité que de simples données objectives qui n'emportent aucune appréciation de valeur.