Citation: 6B_707/2020 E. 1.2

1.2. Selon la cour cantonale, le recourant avait fait valoir le fait qu'au moment de sa mise en détention provisoire il était employé à 50% dans une entreprise en tant qu'opérateur de production, pour un salaire mensuel brut de 2'162 francs. Son contrat avait été résilié le 23 mai 2013 par son employeur, en raison de l'incarcération subie. Le recourant avait été libéré le 27 juin 2013. Un lien de causalité naturelle et adéquate entre la détention provisoire et la résiliation des rapports de travail devait ainsi être retenu. L'autorité précédente a ajouté que le recourant était âgé de 50 ans à l'époque de la résiliation des rapports de travail. L'intéressé avait prétendu qu'il n'aurait ensuite plus trouvé d'emploi, en étayant son argumentation par la production de preuves de recherches en ce sens destinées à l'assurance-chômage. Les premières recherches avaient été entreprises en mai 2014, pour des postes à temps partiel, puis, dès la fin de l'année 2014, pour des emplois en majorité à temps plein. Le recourant avait indiqué avoir traversé, après sa libération, une "courte période de maladie". La survenance d'une maladie puis le défaut de preuve de recherches d'emploi jusqu'en mai 2014 conduisaient à considérer que l'absence de revenus salariés du recourant ne pouvait être mise en lien de causalité naturelle et adéquate avec sa détention. Ses prétentions en matière de perte de gains devaient être rejetées.