Citation: 7B.260/1999 12.01.2000 E. 1

1.- Pour l'autorité cantonale de surveillance, l'admission ou non de la possibilité d'une vente en bloc relève en principe du pouvoir d'appréciation de l'office des poursuites, qui devrait toutefois la réserver à des situations particulières, telle celle - envisagée dans une décision précédente du 20 janvier 1999 - où il est vraisemblable qu'une partie des immeubles en cause ne trouvera pas acquéreur. En l'espèce, le refus de l'office de prévoir la possibilité d'une vente en bloc ne procéderait pas d'un mauvais usage de son pouvoir d'appréciation dès lors que, à la différence du cas jugé précédemment où l'on avait affaire à un immeuble composé de petits appartements, l'immeuble ici en cause comprend des appartements de diverses tailles, dont beaucoup de 3 ou 41/2 pièces estimés à des prix susceptibles d'attirer un large public. La recourante estime que l'office n'a point le pouvoir d'admettre ou non la possibilité d'une vente en bloc lorsque, comme dans le cas particulier, il est probable qu'il doive mettre en vente tous les immeubles du gage collectif; en pareille hypothèse, il aurait l'obligation, sur demande du créancier poursuivant, du débiteur ou d'éventuels créanciers de rangs postérieurs, de prévoir dans les conditions de vente que les immeubles seront mis en vente d'abord séparément, puis en bloc; le droit de demander cette double mise à prix, prévue par l'art. 108 al. 1bis ORFI, découlerait de la nature du gage collectif (art. 798 al. 1 et 816 al. 3 CC), de l'art. 134 LP qui fait obligation à l'office d'arrêter les conditions des enchères de la manière la plus avantageuse, ainsi que des art. 107 et 108 ORFI.