Citation: 2A.13/2006 19.01.2006 E. 1

3.3 Il est en l'espèce constant que les époux sont séparés depuis plus de deux ans et n'ont aucune intention de reprendre la vie commune. Le fait que, selon la recourante, elle ne soit pas responsable de la rupture n'est pas déterminant dans l'appréciation de l'abus de droit. Comme on l'a vu, seule compte la question de savoir si un terme définitif a été mis à leur union. Or, chacun des époux menant sa propre existence, la recourante ne saurait prétendre qu'ils auraient des intérêts communs qui pourraient laisser présager une possible réconciliation. Quant à l'éventuelle procédure de divorce qui serait entamée par l'un des époux, l'on ne voit pas pourquoi la recourante devrait demeurer en Suisse pour la mener à bien. 3.4 Il s'ensuit que le recours se révèle manifestement mal fondé et doit donc être rejeté selon la procédure simplifiée de l'art. 36a OJ. Il y a lieu également de mettre les frais judiciaires à la charge de la recourante qui succombe entièrement (art. 156 al. 1 OJ). Compte tenu de l'issue du recours, la demande d'effet suspensif présentée par la recourante devient sans objet. Par ces motifs, vu l'art. 36a OJ, le Tribunal fédéral prononce: