Citation: I 228/01 26.11.2001 E. 2

2.- a) La juridiction cantonale a fixé à 50 % chacune la part de l'activité lucrative et celle de l'accomplissement des autres travaux habituels de l'assurée, laquelle a indiqué qu'elle aurait repris une activité professionnelle à temps partiel si elle n'était pas atteinte dans sa santé. Sur le vu des circonstances du cas concret, cette répartition n'est pas critiquable. Du reste, elle n'est pas remise en cause par les parties dans la présente procédure. Par ailleurs, les premiers juges ont confirmé le point de vue de l'intimé selon lequel l'incapacité de travail de l'assurée est de 40 % au plus dans une activité adaptée comme celle de cuisinière ou une activité permettant d'alterner les positions et d'éviter le port de charges importantes. Ils se sont fondés pour cela sur l'avis du docteur A.________ (rapport d'expertise du 17 décembre 1999). De son côté, la recourante fait valoir, en se fondant sur l'avis du docteur B.________ (rapport du 27 mars 2000, détermination du 10 avril 2001), que son incapacité de travail est beaucoup plus importante. Selon ce médecin, l'intéressée n'est pas en mesure d'accomplir une activité de cuisinière ni un travail léger dans une industrie, dès lors qu'elle ne peut pas garder la même position et que le port de charges est impossible. b) Les avis médicaux précités convergent quant à la nécessité d'alterner les positions et à l'empêchement de porter de lourdes charges. En revanche, ils divergent en ce qui concerne les activités encore exigibles. Or, sur le vu des empêchements constatés médicalement, on ne saurait justifier une incapacité de travail entière dans l'activité de cuisinière exercée précédemment par la recourante. Dans le rapport d'enquête économique sur le ménage (du 21 octobre 1997), qui repose sur les déclarations de l'assurée, l'enquêteur a conclu à un empêchement de 20 % seulement dans les activités habituelles relatives à l'alimentation (préparation des aliments, cuisson, service, nettoyage de la cuisine, provisions). Certes, une activité exercée à titre professionnel dans un ménage de tierces personnes requiert plus d'efforts que la préparation des repas pour deux personnes. Toutefois, dans la mesure où elle conclut à un empêchement de 40 % dans cette activité, l'appréciation du docteur A.________ tient mieux compte des atteintes constatées médicalement que celle du docteur B.________ qui exclut toute capacité résiduelle de travail dans une telle activité. Dès lors, l'avis médical invoqué par la recourante ne contient pas d'indice concret apte à mettre en cause le bien-fondé des conclusions de l'expert. c) Cela étant, force est de considérer que la recourante est toujours à même d'obtenir, dans son ancienne activité, 60 % au moins du gain qu'elle obtiendrait sans son handicap.