Citation: 8C_803/2012 E. 5

Les reproches que le recourant adresse au jugement entrepris sont mal fondés. Du fait qu'il a été mandaté par l'OCAI et non pas par l'intimée, le docteur S.________ avait pour mission d'évaluer l'état de santé de l'assuré dans sa globalité. Dans ses réponses aux questions posées, il a néanmoins émis des considérations dont on est fondé à déduire que la problématique cervicale présentée par l'assuré joue un rôle prépondérant par rapport aux séquelles du membre inférieur droit dans la diminution de la capacité de travail résiduelle constatée. Tout d'abord, l'expert a décrit, en relation avec le pied et la cheville droits, des limitations fonctionnelles similaires à avant (pas de port de charge, ni de marche en terrain irrégulier, impossibilité de demeurer debout; voir pour comparaison l'arrêt fédéral du 14 mai 2009 [8C_880/2008], consid. 5), alors que se sont ajoutées à celles-ci, en raison des atteintes à la nuque, notamment une limitation à rester assis ou debout en position statique et la nécessité d'alterner les positions toutes les 30 minutes (voir la page 12 du rapport). Ensuite, le docteur S.________ a situé l'aggravation de l'état de santé de l'assuré en mars 2010, date à laquelle une nouvelle IRM cervicale avait été pratiquée à cause d'une augmentation des plaintes au niveau de la nuque. Enfin, il a souligné que "[...] les orthopédistes qui ont suivi l'assuré en 2009 et 2010 se sont principalement basés sur l'atteinte à la santé du pied et de la cheville droits et n'ont pas ou peu tenu compte de l'atteinte à la santé cervicale de l'assuré, ce qui explique cette estimation à 50 % du taux d'incapacité de travail dans une activité adaptée". Ces propos vont clairement dans le sens compris par les premiers juges, de sorte que le moyen tiré d'une mauvaise interprétation de l'expertise doit être écarté.