Citation: 5A_895/2022 E. 13.3

13.3. Se référant à l'art. 308 CC, le recourant soutient que le développement de l'enfant ne serait aucunement menacé, de sorte que l'instauration d'une curatelle de surveillance des relations personnelles ne se justifierait pas. Il se plaint en outre de la violation arbitraire des principes d'adéquation, de subsidiarité et de nécessité, en relation avec les art. 276 al. 1 CPC et 308 CC. Il est vrai que, selon la jurisprudence relative à l'art. 308 CC, l'institution d'une curatelle au sens de cette disposition suppose d'abord, comme toute mesure de protection de l'enfant (cf. art. 307 al. 1 CC), que le développement de celui-ci soit menacé (arrêts 5A_415/2020 du 18 mars 2021 consid. 6.1; 5A_983/2019 du 13 novembre 2020 consid. 9.1 et les références). Cela étant, la jurisprudence prévoit également que, si le développement de l'enfant n'est menacé que par les difficultés liées à l'exercice du droit de visite, la tâche du curateur éducatif peut être limitée à la seule surveillance des relations personnelles selon l'art. 308 al. 2 CC, qui est une mesure moins incisive que la curatelle d'assistance éducative de l'art. 308 al. 1 CC (ATF 140 III 241 consid. 2.3 et 4.2; arrêt 5A_415/2020 précité consid. 6.1). En l'espèce, le recourant soutient que divers intervenants auraient relevé que l'enfant C.________ allait bien et que son évolution dans son milieu scolaire était bonne, ce qui exclurait toute menace relative au développement de l'enfant. Il perd toutefois de vue que, en l'espèce et compte tenu du seul prononcé d'une curatelle de surveillance des relations personnelles au sens de l'art. 308 al. 2 CC, la condition d'une menace doit spécifiquement être mise en relation avec la question des relations personnelles. Or, à cet égard, le recourant ne parvient pas à démontrer que la motivation - convaincante - de la cour cantonale serait entachée d'arbitraire, pas davantage qu'il n'explique en quoi elle le serait sous l'angle des principes d'adéquation, de subsidiarité et de nécessité (cf. art. 276 al. 1 CPC et 308 CC), au sujet desquels ses griefs ne portent pas. C'est également en pure perte que le recourant tente de démontrer sa bonne collaboration au droit de visite. Ses arguments ne sont en effet pas suffisants, au vu des nombreux éléments retenus par l'autorité cantonale, pour faire tenir pour arbitraire la constatation selon laquelle les parties seraient encore incapables de collaborer pour assurer le bien-être de leur fils. Il suit de ce qui précède que les griefs du recourant doivent être rejetés dans la mesure de leur recevabilité.