Citation: 6B_1052/2020 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a fait sienne la motivation des premiers juges, lesquels ont considéré que la culpabilité du recourant était extrêmement lourde eu égard au contexte et aux circonstances dans lesquels les faits s'étaient déroulés et ont tenu compte du concours d'infractions parmi les plus graves réprimées par l'ordre juridique suisse. Ils ont pris en considération l'absence totale de mobile honorable, ainsi que les traits de caractère et psychologie détestable dont a fait preuve le recourant. Ils ont aussi tenu compte de son comportement durant l'enquête, au cours de laquelle il n'a jamais collaboré, retardant ou rendant plus difficile le cours des investigations (p. ex. en refusant de donner les codes d'accès de son téléphone). Les premiers juges ont également retenu qu'il s'agissait d'un délinquant professionnel, fort probablement en lien avec un réseau criminel organisé. Ils ont également pris en considération la commission, de son propre aveux, d'autres infractions avant celles de la cause, tant en Suisse qu'en Autriche. Ils ont enfin tenu compte de la mauvaise impression faite en audience. Aucun élément à décharge n'a été retenu, du fait qu'il était l'unique responsable de sa situation personnelle peu florissante ainsi que de l'écoulement du temps depuis les faits. En substance, la cour cantonale a considéré que les faits reprochés sont extrêmement graves. Le recourant a tué avec des comparses son receleur pour des motifs crapuleux, avant de le dépouiller des bijoux qu'il portait, puis de tenter de mettre le feu au logement en mettant en place un système de mise à feu à retardement destiné à faire disparaître le corps, sans aucun égard tant pour la victime que pour les autres occupants de l'immeuble. Il n'a pas hésité à mettre la vie de nombreuses personnes en danger pour tenter de maquiller son homicide. Le recourant, membre d'une organisation criminelle géorgienne, pratique l'omerta, n'avouant rien, même l'évidence, comme son appartenance à cette bande organisée. La cour cantonale a tenu compte de ses antécédents, du concours d'infractions, des risques qu'il a fait encourir aux autres habitants de l'immeuble, de son absence totale de scrupules, du fait qu'il n'a pas du tout collaboré à l'enquête et qu'il a au contraire contribué à l'allongement de l'instruction. Hormis la relative ancienneté des faits reprochés, aucun élément n'a été retenu à décharge. Compte tenu du concours d'infractions et de la culpabilité du recourant, la cour cantonale a considéré qu'une peine d'ensemble de 20 ans s'avérait adéquate. Elle a fixé à 18 ans la peine privative de liberté pour l'infraction la plus grave, à savoir l'assassinat, qu'elle a augmentée d'un an et demi en raison du concours avec l'infraction de tentative d'incendie intentionnel aggravé et de 6 mois en raison du concours avec le vol.