Citation: 4A_12/2019 E. 3.4.2

3.4.2. La recourante ne critique pas en soi la manière dont la sentence présente le différend et résume la question litigieuse, à savoir qu'il s'agit de déterminer si l'intimée (Z.________) a, en vertu du contrat de licence la liant à la recourante, le droit d'exiger réparation pour la perte de gain subie par sa filiale (Z.________ Switzerland); c'est bien plutôt la réponse donnée par les arbitres qui est la cible de ses griefs. Sous l'angle de la compétence, il s'agit d'examiner si le litige ainsi présenté entre dans le champ de la clause d'arbitrage insérée dans le contrat de licence (let. A.b supra) et dans l'amendement. Celle-ci couvre tout litige, controverse ou réclamation découlant dudit contrat ou se rapportant à celui-ci, y compris quant à sa validité, son invalidité, quant à la violation de celui-ci ou sa résiliation. A la lumière des principes et de la jurisprudence convoqués ci-dessus (consid. 3.2), il est patent qu'une telle formulation permet aux arbitres de connaître du différend qui leur a été soumis, et notamment de la question du dommage subi par un tiers non partie au contrat de licence contenant la clause d'arbitrage. Les réponses à ces questions relèvent du fond. Le fait que le collège d'arbitres les ait résolues pour partie dans le chapitre consacré à leur compétence, où ils ont précisé retenir la stipulation pour autrui, n'y change rien. La recourante ne saurait conduire le Tribunal fédéral à contrôler le bien-fondé de cette analyse juridique par le biais d'un grief fondé sur l'art. 190 al. 2 let. b LDIP, incriminant la prétendue incompétence du tribunal arbitral.