Citation: 7B_117/2023 E. 2.4

2.4. Le recourant fait valoir que la cour cantonale aurait omis de tenir compte des frais d'acquisition lui ayant permis d'acquérir les 170 g de stupéfiants qu'il a ensuite revendus à des clients en Suisse. Il procède à un calcul et parvient au résultat que le total des dépenses effectuées en vue de l'acquisition des stupéfiants concernés s'élèverait à environ 3'850 fr. (3'555 fr. + 300 EUR), à savoir une somme du même ordre que le bénéfice retenu en définitive par l'autorité cantonale. Cependant, dans le cadre de son calcul, le recourant, qui procède notamment sur la base d'estimations, se fonde pour l'essentiel sur des faits qui ne ressortent pas du jugement querellé. Or il ne cherche pas, dans son recours au Tribunal fédéral, à démontrer l'arbitraire de leur omission par la juridiction cantonale. En particulier, s'il est vrai que le recourant s'est rendu à cinq reprises à Liège, en Belgique, l'état de fait cantonal ne retient pour le surplus pas comment - et pour chaque trajet - il s'y est rendu (train, covoiturage, etc.) et ne fournit aucune indication concernant le coût du transport, l'hébergement ou les repas pris par l'intéressé. A cet égard, le recourant se contente de surcroît de livrer des affirmations, qui ne sont étayées par aucune référence, ni à tout le moins par des éléments du dossier. On ne saurait donc le suivre lorsqu'il indique que ces frais d'acquisition seraient tels qu'il n'aurait perçu aucun bénéfice de son trafic de stupéfiants. En tout état de cause, le recourant omet de préciser que la juridiction cantonale n'a pas simplement retenu le bénéfice qu'il a réalisé pour lui refuser une atténuation de peine sur la base de l'art. 19 al. 3 let. b LStup. Cette autorité a en effet également relevé - sans que cela soit remis en cause par l'intéressé - qu'il avait lui-même déclaré qu'il s'était lancé "pour se faire de l'argent", qu'il avait investi une somme initiale de 3'000 EUR pour l'achat de 50 g de cocaïne et que cela démontrait que sa situation n'était pas aussi précaire qu'il le prétendait. On peut également ajouter que durant la période durant laquelle il a commis les faits pour lesquels il doit être condamné, le recourant disposait, selon ses propres explications, d'un travail et d'un revenu non négligeable (cf. arrêt querellé, pp. 10-11; déclaration d'appel, pp. 3-5), de sorte qu'il n'avait pas la nécessité de se livrer à un trafic de stupéfiants pour financer sa propre consommation. Pour les motifs qui précèdent, il n'y a pas lieu de reprocher à la cour cantonale d'avoir renoncé à appliquer l'art. 19 al. 3 let. b LStup.