Citation: 5A_127/2025 E. 7.3

7.3. Partant enfin de la prémisse que l'intimé ne pourrait prendre en charge son fils et que la séparation avec elle-même serait très mal supportée par le mineur, la recourante affirme que l'on ne pouvait toutefois exiger d'elle de raccompagner C.________ en Suède. Elle invoque dans ce contexte le traumatisme que lui causerait la confrontation à l'intimé et son impossibilité de vivre sous sa tutelle financière, de même que son absence de permis de séjour valable. À ce dernier égard, la cour cantonale aurait arbitrairement apprécié les preuves en refusant la production, par les autorités suédoises, de la preuve de l'impossibilité pour elle-même et son fils d'obtenir un permis de séjour. Dès lors qu'il a été jugé qu'aucune exception n'empêchait le retour de C.________ chez son père, ces derniers arguments apparaissent a priori sans pertinence. Ils doivent quoi qu'il en soit être écartés. D'une part, si elle devait décider de raccompagner son fils, il n'est pas exigé de la recourante qu'elle s'installe à proximité de l'intimé (cf. supra consid. 5.2). D'autre part, la recourante ne critique pas efficacement la question de son titre de séjour, singulièrement l'appréciation anticipée des preuves à laquelle a procédé la cour cantonale sur ce point en considérant qu'elle était en mesure de démontrer par elle-même l'impossibilité de l'obtenir et en s'estimant au demeurant suffisamment renseignée à cet égard (affidavit d'un avocat suédois et dispositions légales pertinentes produites par l'intimé) : soutenir ne pas avoir été en mesure de requérir et payer des affidavits, au contraire de l'intimé dont la situation financière était confortable, est en effet insuffisant.