Citation: 9C_363/2023 E. 4.2

4.2. En pareilles circonstances, il incombait à la recourante de contester la décision définitive de cotisations personnelles du 26 avril 2021 en indiquant à l'intimée, justificatifs à l'appui, que la taxation fiscale définitive de l'année 2019 procédait d'une erreur (qu'elle impute au taxateur) et de demander que ses cotisations personnelles fussent revues et corrigées, cela sur la base d'un examen autonome des facteurs d'imposition (cf. arrêt 9C_441/2015 précité consid. 6.5). C'est en effet à ce stade-là que la recourante pouvait encore se plaindre d'une erreur claire et susceptible d'être corrigée par l'intimée. Elle n'a toutefois pas formé opposition à la décision du 26 avril 2021, alors que l'intimée l'avait précédemment dûment informée, dans la décision d'octroi des allocations de maternité du 27 mars 2020, que le revenu de 44'500 fr. était basé sur une estimation provisoire et que l'allocation de maternité serait adaptée (paiement de la différence ou restitution de prestations indûment versées) en fonction de la taxation fiscale définitive qui serait rendue ultérieurement. Dès lors que la décision du 26 avril 2021 fixant définitivement les cotisations personnelles en fonction du revenu était entrée en force, l'intimée était en droit de rectifier en conséquence le montant des allocations de maternité, le 30 novembre 2021. Dans ce cadre, elle était liée par le revenu ayant servi de base à la décision définitive de cotisations (cf. art. 7 RAPG).