Citation: 4D_75/2008 30.07.2008 E. 3

Le recours constitutionnel peut être formé pour violation des droits constitutionnels (art. 116 LTF). D'après l'art. 106 al. 2 LTF, applicable par analogie à ce recours (art. 117 LTF), le Tribunal fédéral n'examine la violation d'un droit de rang constitutionnel que si un grief s'y rapportant a été invoqué et motivé de manière détaillée par la partie recourante. Dans l'arrêt déféré, la cour cantonale a considéré que les recourants n'avaient pas respecté le délai de recours de 10 jours instauré par l'art. 492 al. 2 CPC/VD et que, après avoir été formellement invités par le Président de la Chambre des recours à fournir toutes explications utiles sur la tardiveté de leur recours, ils n'avaient fait valoir aucun empêchement dû à la force majeure au sens de l'art. 37 al. 1 CPC/VD. Les recourants n'élèvent aucun grief se rapportant à une violation de leurs droits constitutionnels, en particulier à une application arbitraire des normes susmentionnées de la procédure civile vaudoise. Ils allèguent en vrac que leur précédent logement était mal entretenu, qu'ils avaient déposé une garantie de loyer, laquelle est désormais bloquée, et qu'il n'y avait pas lieu de changer la serrure de l'appartement, puisqu'ils en avaient remis les clés au concierge. Ce recours ne correspond en rien aux exigences strictes de motivation posées par l'art. 106 al. 2 LTF pour que l'on puisse entrer en matière. Partant, il convient d'appliquer, par analogie (art. 117 LTF), la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 LTF.