Citation: I 1021/06 19.12.2007 E. 2

2.1 Se fondant sur le rapport d'expertise du SMR, les premiers juges ont retenu que le recourant souffrait de dorso-lombalgies chroniques sur troubles statiques et dégénératifs, atteintes à la santé qui ne l'empêchaient pas d'exercer à plein temps, avec un plein rendement, son activité professionnelle de dessinateur technique dans laquelle il avait été reclassé. Les diagnostics de trouble somatoforme indifférencié et d'obésité morbide n'entraînaient pour leur part aucune répercussion sur la capacité de travail de l'assuré. S'agissant plus particulièrement du diagnostic de trouble somatoforme, l'expertise établissait l'absence de comorbidité psychiatrique et laissait apparaître pour le reste que la plupart des critères consacrés par la jurisprudence n'étaient pas réalisés. Aucun motif ne justifiait de s'écarter des conclusions de l'expertise du SMR. Les rapports médicaux figurant au dossier émanant du docteur G.________ et du Centre médico-psychologique ne remplissaient manifestement pas les exigences relatives aux expertises médicales et ne pouvaient emporter la conviction. Il en allait de même des rapports des docteurs A.________ et B.________, dans la mesure où ces médecins n'étaient pas psychiatres. De plus, l'expertise du docteur B.________ reposait sur un état de fait qui n'était pas conforme à la réalité, à savoir que « R.________ n'aurait exercé son activité professionnelle de bureau tout au plus qu'à un taux maximal de 50 %, alors qu'au moment de son licenciement de X.________, il travaillait à temps complet ». 2.2 En substance, le recourant reproche aux premiers juges de s'être fondés exclusivement sur les conclusions ressortant du rapport établi par le SMR. Au regard des circonstances qui ont présidé au déroulement de l'examen, des critiques exprimées à l'encontre du rapport d'expertise par le docteur G.________ et le Centre médico-psychologique, des divergences importantes qui opposent le rapport du SMR aux autres rapports médicaux versés au dossier, notamment à l'expertise réalisée par le docteur B.________, de l'absence de discussion de ces rapports par le SMR et de la subordination des médecins de cette institution à l'assurance-invalidité, les premiers juges ne pouvaient accorder une pleine valeur probante au rapport d'expertise. L'ensemble de ces circonstances obligeait au contraire à avoir un doute sur l'impartialité du SMR. En cela, il convenait d'admettre les conclusions du docteur B.________, seul médecin à être intervenu comme expert avec toute l'indépendance et l'impartialité requise. Qui plus est, au regard des nombreux troubles diagnostiqués par les médecins consultés, et dans la mesure où les critères posés par la jurisprudence pour reconnaître le caractère invalidant d'un trouble somatoforme douloureux étaient manifestement remplis, il y avait lieu d'allouer au recourant une rente entière d'invalidité.