Citation: 6B_1124/2013 E. 1.2

1.2. En résumé, la cour cantonale qui a, de manière générale, déclaré se rallier à l'appréciation des preuves effectuée par les juges de première instance et a renvoyé à leur jugement sur ce point (jugement entrepris, consid. III.2 p. 4) en ne consignant dans ses considérants que les compléments qui lui ont paru nécessaires, a jugé que les déclarations de A.________ étaient les plus crédibles et en grande partie corroborées par celles de Y.________ (jugement entrepris, consid. 2.7 p. 9). Le recourant le conteste. Relevant préliminairement que la crédibilité de A.________ a été appréciée sur la seule base de ses déclarations au stade de l'instruction (l'intéressée ayant ensuite été renvoyée au Brésil), il objecte, en substance, que de minimes déviations du récit de la plaignante par rapport à la réalité suffiraient à transformer une relation consentie en un récit de viol, de sorte que la cour cantonale aurait manqué d'objectivité en tenant les déclarations de A.________ pour crédibles au motif qu'elles comptaient « de nombreuses complications difficiles à inventer ». L'émotion de A.________, que la cour cantonale a mis en évidence sur plusieurs points, pourrait avoir été feinte lors de son retour chez son cousin afin de se présenter en victime, sa légèreté sexuelle n'étant pas appréciée de sa famille. Au moment des faits, ce sont les sollicitations de Y.________ qui l'auraient fait pleurer et les larmes attestées par la traductrice connue sous le nom de « B.________ » (dont l'anonymat en procédure a été garanti) proviendraient sans aucun doute possible du fait que l'intéressée s'attendait à être renvoyée au Brésil. A.________ aurait varié dans ses différents récits et n'aurait fait état au recourant de ses douleurs au ventre qu'après les rapports sexuels. Les déclarations crédibles de Y.________ démontreraient clairement que le recourant n'avait pas violé A.________. Il serait inadmissible de ne pas prendre en considération la personnalité de A.________ dépeinte par son cousin C.________. La cour cantonale aurait écarté à tort les explications du témoin D.________ selon lesquelles « tout le monde rigolait »en sortant de l'appartement de Y.________ au motif que cela « ne correspondrait évidemment pas à l'attitude d'une femme qui vient de subir une agression sexuelle ». Elle aurait traité de la même manière celles du témoin de moralité E.________. La conviction des juges des instances cantonales se heurterait, en définitive, à la conduite de la victime sur le plan sexuel (soif de conquêtes masculines, relations sexuelles entretenues avec le recourant le 1er mai 2010 dans des toilettes publiques et photographie de son pubis prise ce même jour), aux contradictions de ses explications, au fait qu'elle avait de bonnes raisons de se déclarer violée, qu'elle apparaissait plus préoccupée par son renvoi de Suisse que par le viol, que ses premières déclarations de violences ne seraient corroborées par aucun élément matériel ni aucun témoignage et ne seraient pas réalistes, en tant qu'elle aurait exposé que le recourant lui avait bloqué les bras avec ses mains tout en la déshabillant.