Citation: 7B_778/2023 E. B

B.a. A.________ avait été placé le 1er décembre 2020 en détention provisoire, dont il a été libéré le 4 décembre 2020. A la suite d'une requête de mesures de substitution du 8 décembre 2020, le Tribunal des mesures de contrainte (ci-après : le TMC) a interdit au prévenu (i) de prendre contact avec la partie plaignante, sous quelque forme que ce soit, de manière directe ou indirecte, (ii) de parler de la partie plaignante sur les réseaux sociaux et de la dénigrer envers ses amis, ainsi que (iii) de commettre toute infraction. Ces mesures ont été prolongées successivement jusqu'au 4 juin 2022. A l'issue du jugement de première instance du 25 mai 2022, le Tribunal pénal a ordonné le placement de A.________ en détention pour des motifs de sûreté pour une durée de trois mois, retenant l'existence d'un risque de fuite. La Chambre pénale des recours du Tribunal cantonal de la République et canton du Jura (ci-après : la Chambre pénale des recours) a confirmé cette décision le 15 juin 2022. La demande de mise en liberté déposée le 18 octobre 2022 par A.________ a été rejetée le 2 novembre 2022 par le Président de la Cour pénale. B.b. Par ordonnance du 25 septembre 2023, le TMC a ordonné la prolongation de la détention pour des motifs de sûreté pour trois mois, soit jusqu'au 15 décembre 2023. Il a relevé la persistance d'un danger de fuite qu'aucune mesure de substitution n'était en mesure de pallier, excluant en revanche un risque de récidive. Le 10 octobre 2023, la Chambre pénale des recours a rejeté le recours formé par A.________ contre cette ordonnance.