Citation: 6B_1307/2020 E. 3.1

3.1. Conformément à l'art. 67 al. 4 aCP dans sa version au 1er janvier 2015 (RO 2014 2055), si l'auteur a été condamné à une peine privative de liberté de plus de six mois, à une peine pécuniaire de plus de 180 jours-amende ou à une des mesures prévues aux art. 59 à 61 et 64 pour un des actes suivants commis sur un adulte particulièrement vulnérable, le juge lui interdit l'exercice de toute activité professionnelle et de toute activité non professionnelle organisée impliquant des contacts réguliers avec des adultes particulièrement vulnérables pour une durée de dix ans: traite d'êtres humains (art. 182), contrainte sexuelle (art. 189), viol (art. 190), actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance (art. 191), actes d'ordre sexuel avec des personnes hospitalisées, détenues ou prévenues (art. 192), abus de la détresse (art. 193) et encouragement à la prostitution (art. 195). La nouvelle version de l'art. 67 al. 4 let. a ch. 1 CP, entrée en vigueur au 1er janvier 2019 (RO 2018 3803), prévoit que l'interdiction est prononcée à vie. Cette modification de la loi n'a pas porté atteinte à la notion de vulnérabilité particulière. Par ailleurs, si la loi prévoit désormais un cas d'exception à l'obligation de prononcer une telle interdiction, celui-ci ne peut s'appliquer lorsque l'auteur a été condamné notamment pour contrainte sexuelle (art. 67 al. 4bis CP). Dans le cas d'espèce, l'application du nouveau droit ne serait donc pas plus favorable à la recourante (cf. art. 2 al. 1 CP).