Citation: C 250/05 24.11.2006 E. 3

3.1 Les cours dont la recourante demande la prise en charge se présentent sous la forme de douze modules répartis entre le 16 septembre 2003 et le 27 juin 2004. Ils permettent aux participants qui obtiennent une moyenne suffisante de se voir délivrer par l'Université de Genève un «Certificat de contrôle de gestion». Les modules portent sur les thèmes suivants : «Système d'information, stratégie et contrôle» (1), «Contrôle, motivation et gestion des ressources humaine» (2), «Management de l'innovation» (3), «Audit et optimisation de la gestion des ressources : de la gestion publique à la gestion privée» (4), «Estimation des coûts et Prix de revient» (5), «Analyse de la performance : Balanced scorecard et Activitiy based costing» (6), Le management par la qualité : TQM et certifications selon les normes internationales» (7), «Le référentiel EFQM et la démarche vers l'Excellence» (8), «Analyse budgétaire et Gestion des actifs» (9), «Simulation de gestion» (10), «Fiscalité, comptabilité et analyse financière dans un environnement international» (11), «Gestion des processus et ré-ingénierie» (12). Les candidats ayant suivi avec succès les 12 modules peuvent être admis pour la préparation d'un «Master of Business Administration». 3.2 La recourante a obtenu une licence en sciences économiques de l'Université de Genève, en 1982. Elle a ensuite complété sa formation pendant une année à la Business School of Columbia University, à New-York, avant de travailler pour une banque, en Suisse, comme gestionnaire de fortune (1986 à 1989). Après une brève période d'activité de Secrétaire patronale pour Z.________ (1989), elle a travaillé pour U.________, comme responsable du traitement des demandes de prestations dans l'assurance-invalidité et de l'information aux assurés (1989-1996). De 1996 à 1998, elle a travaillé pour W.________, puis à la Caisse T.________, de 1998 à 1999, avant d'être engagée par S.________ en qualité d'adjointe du directeur «Assistance» et responsable de l'unité de gestion des sinistres (1999-2001). Enfin, elle a travaillé pendant deux ans (2001-2002) pour R.________, en qualité d'«Underwriter» en charge des assurances de responsabilité des dirigeants, responsabilité civile professionnelle et fraude pour la Suisse romande, avant d'être engagée par X.________, en 2002. Compte tenu de ce parcours professionnel, la formation continue suivie à l'Université de Genève paraît, certes, un complément utile et de nature à améliorer l'aptitude au placement de l'assurée. Elle ne constitue toutefois pas une mesure nécessaire à la réinsertion de l'assurée dans le marché du travail. La recourante dispose d'une formation et d'une expérience professionnelle suffisantes pour retrouver un emploi indépendamment de la formation dont elle demande la prise en charge. Par ailleurs, la mesure litigieuse apparaît d'autant moins proportionnée au but à atteindre que son coût serait relativement élevé. Dans ce contexte, contrairement à ce que laisse entendre la recourante, le fait que l'Office régional de placement de Martigny ait qualifié son aptitude au placement de moyenne ne suffit pas à justifier la prise en charge de la formation demandée, alors que les mesures relatives au marché du travail sont destinées aux personnes dont le placement est difficile, selon l'art. 59 al. 2 LACI.