Citation: 1B_262/2015 E. 1

Dans le cadre d'une instruction pénale pour blanchiment d'argent, faux dans les titres et escroquerie, le Ministère public de la Confédération (MPC) a procédé, le 19 mai 2011, au séquestre des avoirs déposés auprès de la banque C.________ & Cie SA par la société A.________ Ltd. Le 3 mars 2015, le MPC a enjoint la banque de vendre la totalité des titres déposés et de convertir le produit de la vente ainsi que l'ensemble des liquidités du compte en francs suisses. Par arrêt du 28 juillet 2015, la Cour des plaintes du Tribunal fédéral a rejeté le recours formé par A.________ Ltd en tant qu'il était recevable, considérant que la vente des titres et la conversion en francs suisses assuraient la stabilité des avoirs séquestrés. Agissant par le biais de B.________, A.________ Ltd forme un recours constitutionnel (respectivement un "recours") par lequel elle demande au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt de la Cour des plaintes et d'ordonner un nouveau jugement sans la participation de juges qu'elle considère comme prévenus; subsidiairement, elle demande que la cause soit renvoyée à l'instance précédente afin qu'un arrêt soit rendu en langue allemande. Elle relève que son compte est bloqué depuis 6 ans alors qu'il serait désormais démontré qu'il n'existe aucun rapport avec les agissements poursuivis. La réalisation des titres et la conversion en francs suisses occasionnerait une perte de 10%. La recourante relève que le Procureur chargé de la cause ferait l'objet de dénonciations pénales et que trois juges de la Cour des plaintes seraient récusables. Il n'a pas été demandé de réponse.