Citation: 4A_188/2018 E. A

Par contrat de travail du 10 août 1984 (avec effet au 1er septembre 1984), A.________ (ci-après: l'employé) a été engagé par U.________ SA en qualité de contrôleur de bagages au tri-bagages pour une durée indéterminée. Les rapports de travail ont ensuite été transférés à B.________ SA (ci-après : la défenderesse). En dernier lieu, le salaire mensuel brut de l'employé s'élevait à 6'440 fr., ce montant comprenant une prime de port de charge. Le 1er avril 1993, l'employé a été nommé chef de machine. L'employé a subi un premier accident en 2007 qui a entraîné une incapacité de travail totale du 10 avril au 2 juillet 2007, puis à 50% dès le 4 juin 2007. En avril 2009, l'employé, qui a pris 30 kilos en 2008, s'est de nouveau blessé au dos à la suite d'une mauvaise manipulation d'une paire de ski dans le cadre de son activité professionnelle. Il a alors été en incapacité de travail totale du 1er au 22 avril 2009, avec une reprise d'activité à 50% à cette date. Entre mai 2009 et mai 2012, plusieurs échanges ont eu lieu entre les parties et l'employeuse a pris différentes mesures en lien avec les problèmes de santé rencontrés par l'employé. Le déroulement des faits (dont certains sont encore litigieux) sera repris ci-après dans la mesure utile. Depuis le 19 mai 2012, l'employé a été en incapacité totale de travail. Il n'a pas repris le travail jusqu'à un entretien du 30 mai 2013, date à laquelle l'employeuse l'a licencié, faute d'emploi adapté à sa situation. L'employé a été libéré de l'obligation de travailler et il n'a plus exercé son activité professionnelle jusqu'à la fin des rapports de travail qui a été repoussée judiciairement au 31 mars 2014 (cette date n'étant plus contestée). L'employé a perçu son salaire jusqu'au 30 septembre 2013. Un solde pour jours de vacances non pris lui a été versé au mois d'octobre 2013. Par courrier du 29 octobre 2013, la société employeuse a indiqué à son employé que les rapports de travail avaient été résiliés car elle ne disposait pas de poste de travail adapté à ses capacités physiques telles que déterminées par l'assurance perte de gain. Une lettre de fin des rapports de service datée du 3 juin 2013 était annexée au courrier. Le 15 décembre 2013, l'employé a fait part de sa surprise à son employeuse quant au contenu du courrier du 29 octobre 2013. S'il se souvenait qu'un éventuel licenciement avait été évoqué, il a contesté avoir reçu un courrier en ce sens. Par courrier du 20 janvier 2014, l'employé a demandé à connaître les motifs de son licenciement et mis son employeuse en demeure de lui verser ses salaires depuis le mois d'octobre 2013. Par courrier du 25 février 2014, l'employeuse lui a rappelé les motifs du licenciement. Le 20 mars 2014, l'employé s'est opposé à son congé et il a réclamé le paiement d'un montant comprenant notamment ses salaires pour la période d'octobre 2013 à mai 2014, une indemnité pour congé abusif, ainsi qu'une indemnité pour tort moral.