Citation: 6B_482/2020 E. B

Statuant le 12 février 2020, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a admis très partiellement l'appel formé par A.________ contre ce jugement, qu'elle a réformé en ce sens qu'elle a ordonné la levée du séquestre portant sur un téléphone portable et une carte SIM et la restitution de ces objets à A.________; elle a confirmé pour le surplus le jugement du tribunal correctionnel. Les faits à l'origine de cette condamnation et qui demeurent litigieux sont en substance les suivants. A C.________ notamment, entre le mois de juillet 2018 et son interpellation le 28 novembre 2018, A.________ a pris des dispositions concrètes en vue du tuer B.________, le second époux de D.________, qu'il avait épousée religieusement en Albanie et dont il avait eu un fils, E.________ né en 2010, avant que le couple ne se sépare en 2014. Le 21 juillet 2018, A.________ a effectué des repérages concernant B.________ en demandant à un tiers de le véhiculer jusqu'au domicile de l'intéressé, où il a filmé au moyen de son téléphone portable la voiture de B.________, parquée devant chez lui. A une date indéterminée, probablement au début du mois de novembre 2018, A.________ s'est procuré illégalement un pistolet, qu'il a placé dans un carton dans une armoire du logement qu'il partageait alors avec un tiers. Le 24 novembre 2018, il a montré cette arme à son fils en lui disant de ne pas en parler. Dans la soirée du 24 novembre 2018, dans un restaurant qui était le lieu de travail de B.________ et de D.________, à l'occasion d'une discussion tendue entre les ex-conjoints, A.________ a menacé B.________, qui était intervenu dans la dispute, en lui montrant un chargeur de pistolet munitionné et en lui disant " cinq balles pour toi, ça suffira ". Il a ensuite attendu deux heures à l'extérieur de l'établissement la fin du service de B.________, qui a pu quitter les lieux avec plusieurs amis venus le chercher en voiture. Deux jours plus tard, A.________ s'est à nouveau présenté sur le lieu de travail de B.________ et a demandé à le voir. Ce dernier, qui était absent, a eu connaissance de cette démarche le lendemain par un collègue. Le 27 novembre 2018, le même collègue a appelé B.________, qui avait terminé son service et quitté l'établissement, pour l'informer que A.________ s'y trouvait. B.________ a demandé à lui parler au téléphone pour lui dire de ne plus se présenter sur son lieu de travail. A.________ l'a alors à nouveau menacé, en lui disant en substance qu'il viendrait sur son lieu de travail jusqu'à ce qu'il ait pu le voir, ajoutant qu'il allait lui " expliquer comment ça se passe dans les Balkans ". Vu l'insistance de A.________ à vouloir le rencontrer, le 28 novembre 2018, B.________ a convenu avec lui d'un rendez-vous le jour même à 16 heures. Il a entre-temps déposé plainte auprès de la police, laquelle a interpelé A.________ qui s'était rendu au lieu convenu muni d'un pistolet chargé placé dans la poche gauche de sa veste. Depuis les faits, B.________, qui a craint pour sa vie, souffre d'un état de stress post-traumatique diagnostiqué par une psychiatre. Il continue à redouter d'être tué par un proche de A.________ et craint que ce dernier s'en prenne à lui après sa libération. Il a modifié son apparence physique en se laissant pousser la barbe et adopte des stratégies d'évitement lorsqu'il sort. Il souffre d'importants maux de ventre, a des difficultés à dormir, fait des cauchemars et est en phase de reconversion professionnelle, ne parvenant plus à faire face à la clientèle. Il est même allé jusqu'à envisager de quitter la Suisse.