Citation: 2C_445/2018 E. 5.3

5.3. Faisant référence à la jurisprudence du Tribunal fédéral, en particulier à celle précitée, ainsi qu'aux dispositions légales applicables, le Tribunal administratif fédéral en a fait une application détaillée, nuancée et précise, de sorte qu'il peut également être renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué à ce propos (cf. art. 109 al. 3 LTF). Pris dans leur ensemble, les éléments retenus par l'autorité précédente ne peuvent en effet que conduire à admettre la possibilité de réaliser un gain avec les jeux en cause. Il faut ainsi relever que ces jeux, dont il n'est contesté par personne que leurs résultats dépendent en grande partie du hasard, utilisent les termes "gain", "paiement", "crédit" ou "prix", faisant ainsi référence à une expectative de gain, comme l'a jugé le Tribunal administratif fédéral. Cette expectative est renforcée par le fait que, lors de la "remise à zéro" du crédit, dispositif caractéristique des jeux de hasard au sens de l'art. 3 LMJ (cf. arrêt 1P.679/2006 du 7 décembre 2006 consid. 2.2.2 et les références citées), tous les jeux affichent le terme "paiement" (ou un terme similaire). Finalement, ces jeux permettent de jouer entre 2 fr. 50 et 750 fr. par minute, ce qui exclut toute valeur de divertissement (cf. arrêt 1A.22/2000 du 7 juillet 2000 consid. 3c).