Citation: 4A_302/2023 E. 5.3

5.3. Comme la cour cantonale le souligne fort à propos, le recourant n'a pas allégué en procédure, ni a fortiori démontré les éléments qui permettraient de calculer le solde de cette prime de performance. Dans son recours, il n'élève aucun grief à l'encontre de cette constatation de fait. Il faut bien voir que les décomptes de salaire produits englobaient indistinctement trois montants : le salaire de base, les acomptes sur primes de performance ainsi qu'un solde de primes de performance relatif à l'année précédente, mais versé en avril de l'année suivante; par ailleurs, ils présentaient un total très différent d'année en année. Pour pouvoir calculer un solde de prime à indemniser, indépendamment des deux autres postes, il faudrait au moins disposer d'un élément permettant de les distinguer. La cour cantonale évoque par exemple la fiche de salaire d'avril 2017 - qui concernerait donc le solde de la prime de performance de 2016 - ou la preuve d'un virement reçu de l'employeuse en sus du salaire, le mois en question (cf. arrêt attaqué p. 14 consid. 7.3). Or, celui-ci fait défaut. Le recourant affirme qu'il faudrait retenir un "manco mensuel" de 6'338 fr. 55, multiplié par trois, mais le montant qu'il articule (fondé sur les sommes perçues en 2017, après déduction de celles touchées en 2018) englobe les acomptes de primes de performance 2017 qui sont étrangers au calcul (puisqu'il s'agit de calculer uniquement le solde de la prime de performance à verser, non l'intégralité de celle-ci). En d'autres termes, les chiffres que brandit le recourant sont toujours aussi nébuleux. Ce grief est donc, lui aussi, voué au rejet.