Citation: 4C.252/2003 23.12.2003 E. A

Le 9 mai 1991 vers 23 h, A.________, ressortissant portugais né le 13 novembre 1958, circulait, sur la route principale qui mène de Martigny à Saint-Maurice, au volant de son véhicule automobile dans lequel avaient pris place son épouse et ses deux enfants. Peu après la gare d'Evionnaz, il est entré en collision frontale avec un véhicule qui zigzaguait en sens inverse, lequel était piloté par B.________, dont le taux d'alcoolémie était compris entre 2,58 et 2,85 g o/oo. La responsabilité de cet accident incombe exclusivement à B.________, dont la responsabilité civile est couverte par l'assurance X.________(ci-après: X.________). Cet accident a causé à A.________ et à son épouse de graves lésions corporelles, qui ont nécessité, pour chacun d'eux, une hospitalisation de plus de quatre mois. Ils ont par la suite subi de nombreux traitements et interventions. L'office cantonal de l'assurance-invalidité (AI), suivi par le Tribunal valaisan des assurances, a arrêté à 42% le taux d'invalidité de A.________ consécutif à ces événements et mis les époux au bénéfice d'une demi-rente de couple. Au moment des faits, A.________ exerçait une activité professionnelle à plein temps dans le domaine du bâtiment; il avait le statut d'un chef d'équipe. Après l'accident, il n'a plus exercé d'activité lucrative. Le prénommé a touché des prestations de l'assurance- chômage (AC) et des assureurs sociaux; en revanche, il n'a pas bénéficié de rente d'invalidité de l'institution de prévoyance LPP auquel il était affilié, car cet assureur a indiqué, sans voir sa décision contestée, que le total des prestations de l'AI et de l'assureur-accidents (SUVA) dépassait le 90% de la perte de gain présumée.