Citation: 5A_592/2023 E. 6.4

6.4. En l'occurrence, il ressort des motifs de l'arrêt entrepris que le juge cantonal a implicitement estimé que les conditions de l'art. 179 CC étaient données, l'intérêt des trois enfants ayant imposé une modification de leur prise en charge. Or, le recourant n'indique nullement de façon précise en quoi les constatations de l'arrêt cantonal seraient arbitraires (cf. supra consid. 2.2), ni ne démontre une application insoutenable de l'art. 179 CC (cf. supra consid. 2.1). Par sa critique purement appellatoire, il se contente de contredire les constatations litigieuses en exposant sa propre appréciation des preuves, notamment s'agissant de la prétendue aliénation parentale dont les enfants seraient victimes. Il fonde de surcroît une partie de ses critiques sur des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt querellé en tant qu'il prétend notamment que la famille serait en voie d'être réunie, que les conflits seraient apaisés et que la garde alternée serait encore exercée concernant l'enfant F.A.________, sans que l'on trouve trace d'un quelconque grief de constatation manifestement inexacte des faits, motivé à satisfaction (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.2). Les simples interrogations du recourant à l'égard des capacités éducatives de la mère ne sont pas non plus de nature à remettre en cause les motifs cantonaux, le recourant ne contestant pas les diverses constatations du juge précédent, à savoir que l'intéressée paraissait plus à même de favoriser les liens entre les enfants et l'autre parent, que les enfants étaient plus proches de leur mère et que rien n'indiquait qu'elle ne disposerait pas de telles capacités. Formulant pour le surplus de simples suppositions, le recourant ne remet pas non plus valablement en cause l'appréciation anticipée des preuves à laquelle le juge cantonal s'est livré; dès lors que la garde alternée n'était plus exercée, celui-ci a statué sans attendre la reddition du rapport de l'UEMS. En d'autres termes, le recourant ne démontre pas que le juge cantonal aurait manifestement abusé de son pouvoir d'appréciation en s'écartant par exemple des principes juridiques reconnus en la matière ou en tenant compte de circonstances qui ne jouaient pas de rôle dans le cas particulier. Au demeurant, la solution retenue par le juge cantonal, sur la base de l'ensemble des éléments recueillis, n'apparaît nullement arbitraire, en tant qu'elle est dans l'intérêt des trois enfants. Contrairement aux dires du recourant, une telle solution n'aboutit pas à une rupture des relations entre les enfants et lui, vu le droit de visite qui lui a été accordé tant en première qu'en deuxième instance. Compte tenu de l'issue du litige, il n'y a pas lieu d'examiner la question des contributions d'entretien en faveur des enfants, qui fait l'objet de la conclusion IIa du recourant, dépourvues de surcroît de toute motivation (art. 42 al. 2 LTF).