Citation: 6B_1268/2023 E. 3.5

3.5. Finalement, le recourant reproche successivement à la cour cantonale (i) de ne pas avoir expliqué en quoi l'écoulement du temps (soit cinq ans) depuis la commission de la dernière infraction, bien que constaté dans le jugement attaqué, entrait en ligne de compte dans le choix du genre de la peine, (ii) de ne pas avoir suffisamment motivé le choix du genre de la peine s'agissant du cas de B.________, du cas de D.________, ou encore du cas de la détention d'une vidéo et des trois images, (iii) de ne pas avoir tenu compte de l'effet de la peine sur sa personne et de sa situation sociale, (iv) d'avoir prononcé une peine excessive s'agissant du cas de C.________, ou encore (v) d'avoir tenu compte du fait que les actes commis au préjudice de C.________ ont été perturbants pour elle. À cet égard, il est relevé que ce n'est en réalité pas l'insuffisance de la motivation cantonale qui est critiquée par le recourant, puisqu'il s'attache longuement à la disputer, mais le bien-fondé de celle-ci, sans pour autant fournir le moindre élément permettant de conclure à ce que la cour cantonale aurait, à quelque titre que ce soit, outrepassé le large pouvoir d'appréciation qui est le sien en matière de fixation de la peine, ou qu'elle aurait prononcé une peine exagérément sévère. Il convient de constater que la motivation cantonale dans son ensemble est complète et suffisante, dès lors que l'on peut constater les aspects qui ont été jugés pertinents et pris en considération dans un sens aggravant ou atténuant, de même que ceux retenus au moment de déterminer le genre de la peine pour chaque infraction individuellement. Le seul fait que la motivation ne soit pas détaillée à l'extrême ne saurait emporter une violation de l'art. 50 CP, respectivement des art. 47 et 49 CP.