Citation: 8C_610/2017 E. 3.3.2

3.3.2. En invoquant les rémunérations sous forme de primes occasionnelles perçues au cours de l'année 2012 et les perspectives envisagées pour 2013 et 2014, le recourant ne démontre toutefois pas en quoi le montant des primes horaires pour 2016 indiqué par les B.________ ne correspondrait pas à la réalité. D'une part on ne saurait en effet tirer des conclusions définitives à partir des années 2012 à 2014 du moment que seul le moment de la naissance du droit à la rente - en l'occurrence 2016 - est déterminant pour évaluer le revenu qu'aurait réalisé l'assuré sans l'atteinte à la santé. D'autre part, étant donné la différence entre le montant des primes perçues par l'intéressé durant la période du 6 janvier 2012 au 5 janvier 2013 et le montant indiqué pour l'année 2016, la CNA a requis des renseignements complémentaires auprès des B.________. Par courriels des 8 et 22 août 2016, l'ancien employeur a indiqué que les primes de repos supprimé sont des rémunérations occasionnelles non planifiées, allouées à des collaborateurs qui travaillent les jours de congé à leur demande ou sur requête de l'entreprise lorsque le collaborateur se met à disposition. En l'occurrence l'assuré n'effectuait toutefois pas régulièrement de telles prestations de travail depuis son entrée en service en 2004 puisqu'il s'était mis à disposition seulement à trois reprises en 2005, une fois en 2009 et 8 fois en 2012. Sur le vu de ces indications, qui ne sont pas contestées par le recourant, on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir violé le droit en retenant qu'étant donné leur fréquence et leur nombre aléatoire, il n'apparaissait pas, au degré de la vraisemblance prépondérante, que l'intéressé aurait obtenu des primes de "repos supprimés" en 2016. En ce qui concerne les autres primes alléguées le recourant se contente de faire valoir que le montant de 1'707 fr. 40 attesté par les B.________ est incohérent si on le compare au montant obtenu à ce titre en 2012. Ce faisant il n'expose toutefois pas en quoi les indications de l'ancien employeur ne refléteraient pas la rémunération qu'il aurait perçue en 2016 sans la survenance de l'atteinte à la santé.