Citation: U 214/01 15.02.2002 E. 3

3.- a) En substance, les premiers juges ont retenu que la chute du 29 octobre 1990 a été le facteur déclenchant la rupture de la coiffe des rotateurs diagnostiquée en 1992 et que les suites de cette affection, qui constitue une lésion assimilée à un accident au sens de l'art. 9 al. 2 OLAA, doivent être prises en charge par l'assureur-accidents. Ils se sont référés aux avis concordants du docteur A.________ (lettre du 25 août 1997) et du docteur B.________ (rapport du 25 octobre 1995) ainsi qu'au rapport rédigé le 5 février 1998 à la demande d'Hotela par le docteur D.________, spécialiste FMH en chirurgie. b) La recourante reproche, d'une part, aux premiers juges de n'avoir pas retenu que l'intimée avait recouvré une pleine capacité de travail, correspondant au status quo sine, le 14 novembre 1990, ce qui démontre à ses yeux l'absence de causalité entre la chute et la lésion de la coiffe des rotateurs diagnostiquée en 1992 seulement. Elle fait, d'autre part, grief à l'autorité judiciaire précédente d'avoir mal appliqué les art. 6 al. 2 LAA et 9 al. 2 OLAA. Elle conteste, à cet égard, que la rupture de la coiffe des rotateurs ait résulté d'une atteinte extérieure soudaine et soutient que la déchirure, survenue selon elle en 1992 seulement, est exclusivement d'origine dégénérative. Elle se réfère sur ces deux points au rapport établi à sa demande, le 29 avril 1998, par le docteur E.________, spécialiste FMH en chirurgie.