Citation: 1P.173/2003 14.07.2003 E. 1

En l'occurrence, le projet des recourantes nécessitait, outre le permis de construire communal, l'autorisation spéciale délivrée par le Service cantonal en application de la LDTR. Selon le dispositif de l'arrêt attaqué, le Tribunal administratif a annulé l'une et l'autre autorisation (ch. II a et b du dispositif). L'argumentation des recourantes porte uniquement sur le point de savoir si, en appliquant la LDTR comme il l'a fait, le Tribunal administratif a violé l'art. 26 Cst. Pour le surplus, les recourantes ne critiquent en rien l'arrêt attaqué en tant qu'il porte sur l'annulation du permis communal. Or, celui-ci forme un tout avec l'autorisation spéciale au sens de la LDTR. La seconde est examinée en rapport avec les travaux projetés, tels qu'ils sont autorisés par la Municipalité. L'annulation du permis communal remet ainsi en cause le projet, qui devrait de toute manière être remanié sensiblement avant de pouvoir être à nouveau soumis à la procédure d'autorisation. Se pose alors la question de savoir s'il y a un sens à examiner le seul aspect de la procédure que contestent les recourantes, indépendamment de la question de savoir quels travaux pourraient être autorisés en définitive. Cette question peut rester indécise, eu égard au sort de la cause.