Citation: 5A_132/2025 E. 3.3

3.3. La recourante rappelle notamment qu'il ressortait du dossier qu'elle avait quitté la Commune de C.________ (FR) en 2020. L'attestation de départ le constatant avait été produite non seulement par l'intimée à l'appui de sa requête de faillite, mais également par ses soins avec son courrier complémentaire du 26 décembre 2024. Elle avait également indiqué dans son recours cantonal être inscrite au consulat de Suisse et considérer ne plus être assurée chez B.________ SA en tant que ressortissante suisse domiciliée à l'étranger. Elle avait en outre mentionné au dos de l'enveloppe contenant le recours cantonal son adresse en Espagne, à laquelle lui avait été envoyée la décision de faillite du Président après que la Poste avait informé celui-ci, le 23 décembre 2024, que le destinataire était introuvable à l'adresse indiquée (à C.________). Ces éléments démontraient clairement qu'elle était domiciliée à E.________ en Espagne ou en tous les cas qu'elle n'était pas domiciliée en Suisse. La recourante relève encore qu'aucun document administratif n'avait été produit au dossier qui aurait permis de donner des indices en faveur d'un domicile ou d'une résidence en Suisse. Les autorités fribourgeoises n'étaient donc pas compétentes pour prononcer sa faillite et la requête y relative aurait dû être rejetée. A tout le moins, les éléments au dossier auraient dû amener dites autorités à " se poser la question du domicile et/ou de la résidence ", ce d'autant qu'elle n'était pas représentée par un avocat. La recourante souligne enfin que " dans son recours cantonal et son courrier complémentaire destinés à l'autorité de deuxième instance ", elle avait produit " plusieurs courriels " adressés à l'intimée dans lesquels elle avait indiqué son numéro de téléphone ainsi que son adresse électronique. L'intimée disposait donc des informations nécessaires pour la contacter, par téléphone et par courriel, et lui demander son adresse de domicile. Or, cela n'avait pas été fait et l'intimée n'avait pas démontré le contraire dans sa requête du 13 novembre 2024. Celle-ci n'avait donc pas usé de tous les moyens à sa disposition pour trouver l'adresse de sa débitrice.