Citation: 6B_652/2023 E. 2.2

2.2. En tant que le recourant critique à nouveau le fait qu'il aurait été condamné pour injures sur la base des déclarations de l'intimée dans un contexte de déclarations contre déclarations, il est rappelé que cela n'est aucunement un obstacle à une condamnation (cf. supra consid. 1.1.3 et 1.3). De plus, on ne voit pas en quoi le fait que le témoignage indirect de C.________ n'évoquait pas spontanément l'existence d'insultes permettrait de mettre en doute les déclarations de l'intimée. En l'espèce, l'intimée avait déclaré avoir été régulièrement injuriée par son époux, notamment en date du 2 décembre 2018, il l'avait traitée de "pute" et le 4 janvier 2019, de "grosse conne" et l'avait invitée à "se faire enculer". La cour cantonale a estimé, à juste titre, que les déclarations de cette dernière étaient crédibles et compatibles avec le climat de violences conjugales dans lequel elle se trouvait depuis plusieurs mois. L'intimée s'en était également ouverte à la thérapeute de l'association D.________, laquelle confirmait que le cycle de violences tel que décrit résonnait avec l'expérience dans ce domaine. En outre, la cour cantonale a souligné que la sémantique des insultes contenue dans la main courante était identique à celle de la plainte pénale. Contrairement à ce que semble penser le recourant, la cour cantonale pouvait sans arbitraire retenir qu'il était peu probable qu'il s'en était uniquement pris physiquement à son épouse, dès lors qu'il avait lui-même évoqué, en thérapie, une escalade du conflit vers la violence physique, de sorte qu'il était vraisemblablement passé par la violence psychique et les injures. Ses thérapeutes avaient décrit un tempérament très impulsif et colérique, le recourant ayant également tenu des propos qualifiés de violents à l'égard de la doctoresse E.________. Il avait d'ailleurs lui-même également admis avoir pu injurier son épouse par le passé, en utilisant des termes différents mais qu'il avait oubliés, et uniquement sur une base réciproque (pour des faits prescrits), de surcroît à une période où tout allait encore bien selon la victime. Le recourant ne démontre nullement qu'il était manifestement insoutenable de retenir, comme l'a fait la cour cantonale, que les déclarations de l'intimée étaient crédibles s'agissant des insultes. Conformément à la jurisprudence, le principe in dubio pro reo n'a ici pas de portée plus large que l'interdiction de l'arbitraire. Partant, le grief est rejeté, dans la mesure où il est recevable.