Citation: U 168/02 10.07.2003 E. 3.3

3.3.1 D'après le recourant, les experts auraient négligé de prendre en considération les douleurs à la cheville gauche qu'il avait décrites, pour s'en tenir à une analyse fondée exclusivement sur les lésions objectivement constatées. Ils n'auraient, par ailleurs, pas suffisamment pris en compte l'activité exercée avant l'aggravation de son invalidité. Enfin, les experts n'auraient pas réfuté les avis divergents des docteurs B.________, D.________ et G.________. 3.3.2 Ces griefs sont infondés. D'abord, les docteurs E.________ et F.________ ont largement pris en considération les douleurs dont faisait état l'assuré: qu'ils aient relativisé ces douleurs et leur influence sur sa capacité de travail, eu égard aux lésions objectivement constatées, n'est pas critiquable. Ensuite, les experts ont dûment tenu compte des activités exercées par l'assuré postérieurement à l'accident de 1983. A cet égard, ils ont expressément indiqué que son incapacité de travail, tant comme maçon que comme vendeur de boissons dans les trains, était entièrement imputable à l'accident du 18 janvier 1983 et à l'aggravation de l'arthrose du genou droit, consécutive à cet accident. Enfin, les docteurs E.________ et F.________ ont expliqué pour quels motifs ils ne partageaient pas les conclusions des docteur G.________, B.________ et D.________. Ils ont exposé, en particulier, n'avoir pas décelé d'instabilité articulaire de la cheville gauche, de tuméfaction, d'épanchement ou d'autre signe clinique, hormis une douleur élective à la pression de l'interligne astragalo-calcanéen externe; ils ont indiqué par ailleurs n'avoir constaté qu'un remodelé arthrosique minime (rapport d'expertise, p. 39 ss). Cela étant, le seul fait que subsiste, entre les experts désignés par la juridiction cantonale et les médecins traitants de l'assuré, une différence d'appréciation sur la portée de ces atteintes à la cheville gauche, en particulier quant à leur influence sur sa capacité de travail, ne justifie pas de tenir l'expertise des docteurs E.________ et F.________ pour insuffisamment probante et d'ordonner de nouvelles mesures d'instruction. La juridiction cantonale pouvait à bon droit se fonder sur les conclusions de ces praticiens et nier l'existence d'un lien de causalité entre l'accident de 1991 et l'invalidité du recourant.