Citation: I 82/03 29.08.2003 E. 3

3.1 K.________ allègue également, en substance, qu'il ne dispose plus que d'une capacité résiduelle de travail dans une activité adaptée de 50 % comme l'ont constaté les docteurs D.________, B.________ et A.________ et que son invalidité correspondrait précisément à ce taux. Il reproche aux premiers juges de s'être écartés de l'appréciation de ces médecins au profit de celle du docteur E.________ qui n'est pas, à ses yeux, suffisamment motivée. 3.2 Les rapports d'expertise du Professeur B.________ (et du docteur C.________ du 8 décembre 2000) et du Professeur E.________ (du 10 août 2001) ont tous deux été établis à la suite d'un examen du recourant et en pleine connaissance du dossier médical; par ailleurs, ils prennent en compte les plaintes de ce dernier et apparaissent clairs dans l'exposé du contexte médical, de sorte qu'ils remplissent les exigences posées par la jurisprudence en matière de preuve (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c). Le diagnostic posé par les deux spécialistes, qui concluent l'un à l'existence d'un syndrome cervical chronique avec myotendinose et l'autre à une cervicarthose avec état douloureux chronique dans la région cervicale et le haut des bras, est identique - ce que relève du reste le médecin de l'intimé dans son appréciation du 13 septembre 2001 -, quand bien même le Professeur E.________ a constaté, en plus, une surcharge fonctionnelle avec des signes de non-organicité. En fait, seule l'appréciation qu'ils font des conséquences de cette atteinte sur l'exercice d'une activité lucrative est divergente. D'un côté, le Professeur B.________ conclut que le recourant dispose d'une capacité de travail de 50 % dans l'activité exercée jusque là, qu'il paraît considérer adéquate, sans qu'une amélioration soit prévisible avec certitude en aménageant la place de travail de manière optimale. De l'autre, le médecin du Centre hospitalier Z.________ estime que la capacité de travail de l'assuré dans une profession adaptée, comme celle d'employé de bureau, est de 80 %. A l'instar du recourant, on constate que le Professeur E.________, qui disposait du rapport antérieur de son confrère de l'Hôpital Y.________, ne s'est pas prononcé sur les raisons qui l'ont conduit à une évaluation différente de la capacité de travail résiduelle; aucune motivation sur ce point ne ressort par ailleurs d'autres éléments de son expertise, de sorte qu'il n'est pas possible, en l'état, de départager les deux avis médicaux. A cet égard, le raisonnement de l'instance judiciaire cantonale selon lequel il y a lieu de suivre l'appréciation du Professeur E.________ dans la mesure où il a fait état de signes particuliers de non-organicité n'est pas convaincant. En effet, ni le premier expert, ni le second n'ont tenu compte de facteurs psychiques dans leur évaluation de la capacité résiduelle du recourant. Au vu des conclusions divergentes des deux expertises quant à l'étendue de l'incapacité de travail subie par le recourant sur le plan professionnel, il y a lieu de renvoyer la cause à l'intimé pour qu'il procède à une instruction complémentaire. Il ne s'avère a priori pas nécessaire en l'espèce d'ordonner une nouvelle expertise; à tout le moins conviendra-t-il d'appeler le Professeur E.________ à se prononcer sur les raisons qui l'ont conduit à s'écarter de l'appréciation du Professeur B.________. A cette occasion, il lui appartiendra également d'évaluer avec précision dans quel type d'activité le recourant pourrait mettre au mieux à profit sa capacité de travail résiduelle, dès lors qu'il ne s'est pas déterminé de manière circonstanciée sur ce point, pas plus que son confrère du reste. Le recours se révèle donc bien fondé dans sa conclusion subsidiaire et le jugement entrepris doit être annulé.