Citation: 9C_624/2019 E. 1

Entre autres mesures d'instruction, l'office AI a requis l'avis du docteur B.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie et médecin traitant. Celui-ci a essentiellement fait état d'un épisode dépressif sévère ayant occasionné une incapacité totale de travail depuis la fin du mois d'août 2014 mais laissant augurer la reprise à mi-temps au moins de l'activité habituelle ou de toute autre activité à partir du mois de novembre 2015 (rapport du 17 avril 2015). L'administration a aussi obtenu de "La Mobilière Suisse Société d'assurance SA", assureur perte de gain de l'assuré, la copie d'un rapport d'expertise psychiatrique réalisée par le docteur C.________. L'expert psychiatre a conclu à une incapacité totale de travail due à un état dépressif moyen, dont l'évolution devait permettre la reprise graduelle d'une activité, à 30 % dès le 5 octobre 2015, puis à 60 % à partir du 5 novembre 2015 et à 100 % dès le 26 novembre 2015 (rapport du 24 août 2015). La prévision d'exigibilité ne s'étant pas confirmée d'après les indications du psychiatre traitant (rapport 10 décembre 2015), l'office AI a diligenté une nouvelle expertise psychiatrique dont il a confié le mandat au docteur D.________. Celui-ci a indiqué que l'épisode dépressif majeur de gravité sub-clinique à légère observé n'avait plus d'influence sur la capacité de travail de l'intéressé depuis le 1er janvier 2016. Il a repris l'évolution du taux d'incapacité de travail décrite par le docteur C.________ auparavant (rapport du 16 novembre 2017). L'administration a informé A.________ qu'étant donné les conclusions de la dernière expertise, il allait rejeter sa demande (projet de décision du 7 février 2018). Durant la procédure de contestation du projet de décision, l'assuré a produit deux avis des docteurs E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et B.________. Le premier a fait état d'un trouble dépressif récurrent prohibant toujours la reprise d'une quelconque activité (rapport d'expertise du 25 août 2016) alors que, sur la base d'un diagnostic identique (la gravité de l'épisode [moyen] étant toutefois précisée), le second a mentionné une éventuelle capacité résiduelle de travail de 20 % au plus (rapport du 22 mars 2018). Considérant que ces avis médicaux ne mettaient pas valablement en doute le bien-fondé de sa position (lettre du 9 août 2018), l'office AI a confirmé le projet de décision et nié le droit de l'intéressé à des prestations (décision du 9 août 2018).