Citation: 1C_317/2021 E. B

Par courriel du 12 octobre 2020, A.________ a demandé au SAN de pouvoir consulter les pièces de son dossier, notamment l'expertise de l'UMPT du 8 octobre 2012 et les rapports des médecins traitants. Deux jours plus tard, il a demandé à la même autorité d'étudier la possibilité d'une restitution du permis de conduire des véhicules du 3 ème groupe en levant le suivi de l'Unité socio-éducative (USE) et les contrôles cliniques ainsi qu'une restitution du permis de conduire pour les véhicules du 2 ème groupe, sur présentation d'un rapport actualisé de sa neurologue. Il a répété sa demande par courriel du 17 octobre 2020. Le 19 octobre 2020, le SAN l'a informé que les conditions fixées à la restitution de son permis de conduire par les décisions des 23 novembre 2012 et 8 janvier 2014 étaient définitives et exécutoires, tout en soulignant qu'une course de contrôle serait mise en oeuvre avant toute restitution. Dans l'intervalle, à savoir le 16 décembre 2020, A.________ a adressé au SAN une requête tendant à l'annulation de la décision de retrait du 23 novembre 2012 en raison de la violation de son droit d'être entendu, à la restitution " dans les meilleurs délais " de son permis de conduire les véhicules du 3 ème groupe et du 2 ème groupe, sur présentation d'un rapport de son neurologue, ainsi qu'à la suppression des données relatives aux événements des 24 août 2012 et 13 juillet 2013 dans le Registre ADMAS (désormais SIAC - Système d'information relatif à l'admission à la circulation routière). Il a également conclu au paiement d'une somme d'argent à titre de réparation du tort moral. Dans un courriel du 4 janvier 2021, l'intéressé a précisé que sa requête devait être traitée comme une demande de révision. Par décision du 11 janvier 2021, le SAN a rejeté la demande de révision. Se fiant aux voies de droit figurant sur la décision, A.________ a déposé le 9 février 2021 un recours auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal vaudois (CDAP). Informé par le Juge instructeur de ce que la décision attaquée était susceptible de réclamation, A.________ a déposé le 22 février 2021 une réclamation auprès du SAN, a requis la suspension de la procédure de recours devant la CDAP et complété ses prétentions financières chiffrées à 1'889'311 francs. Par arrêt du 24 février 2021, la CDAP a déclaré le recours irrecevable, la décision du 11 janvier 2021 étant susceptible d'une réclamation auprès du SAN. Par décision sur réclamation du 23 mars 2021, le SAN a rejeté la demande de réexamen et, par courrier du même jour, a refusé d'entrer en matière sur les prétentions financières de A.________.