Citation: 1P.323/2006 14.07.2006 E. 2

En vertu de l'art. 86 al. 1 OJ, le recours de droit public n'est recevable qu'à l'encontre des décisions prises en dernière instance cantonale. Selon l'art. 87 al. 1 OJ, ce recours peut être formé directement contre une décision préjudicielle ou incidente sur une demande de récusation, prise séparément. Le recourant reproche au Juge intimé le contenu d'une lettre qu'il lui a écrite le 12 mai 1006. Il critique ce magistrat parce que, le 19 mai 2006, il aurait décidé de ne pas entendre les plaignants, et parce qu'il aurait maintenu une audition de Me Z.________. Ces différents griefs ne sont pas dirigés contre la décision attaquée et ils se rapportent du reste à des opérations postérieures à dite décision. Ils sont donc manifestement irrecevables. Le recourant s'en prend par ailleurs à certaines décisions ou omissions imputées au Juge d'instruction visé, arguments qui n'avaient pas été invoqués dans la demande de récusation du 16 décembre 2005. A défaut d'épuisement des instances cantonales à ce propos, ces griefs n'ont pas à être examinés. Le recourant se plaint enfin des conditions de son inculpation le 9 décembre 2005. Il n'est pas certain que le recours de droit public soit, sur ce point, suffisamment motivé au regard des exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. En effet, si le recourant mentionne en passant l'art. 29 al. 1 Cst., il se réfère plutôt, dans son exposé des droits constitutionnels violés, à l'art. 6 par. 1 CEDH et à l'art. 30 al. 1 Cst., dispositions qui ne garantissent en principe pas l'indépendance et l'impartialité du juge d'instruction pénale (ATF 127 I 196 consid. 2b p. 198). Cela étant, la décision attaquée retient à bon droit que si le recourant entendait contester l'ordonnance d'inculpation, il lui incombait de l'attaquer devant l'autorité ordinaire de recours, ce qu'il s'est abstenu de faire. Pour le reste, en substance, le Président du Tribunal cantonal a considéré que le recourant n'avait pas établi l'existence d'un motif de récusation, ni fourni aucun indice dans ce sens. A ce propos, il y a lieu de renvoyer purement et simplement aux motifs de la décision attaquée, dont il ressort suffisamment clairement que les garanties invoquées par le recourant n'ont pas été violées. En conséquence, dans la mesure où il est recevable, le recours de droit public doit être rejeté comme manifestement infondé (art. 36a al. 1 let. b OJ).