Citation: 6B_1113/2022 E. 2.2.1

2.2.1. Il soutient que les visites des 12 février et 24 novembre 2020 seraient couvertes par le droit à une visite par mois. A cet égard, la cour cantonale a estimé que celles-ci étaient superflues dans la mesure où, si l'avancée de la procédure justifiait des entretiens réguliers, il n'y avait pas de raison d'autoriser une visite supplémentaire à titre "humanitaire". Dans la mesure où elle a indemnisé une visite de 1h30 le 3 février 2020, elle n'a donc pas indemnisé celle du 12 février 2020. Il en va de même s'agissant de la visite du 24 novembre 2020 qu'elle a déduit du décompte des heures dans la mesure où le recourant s'était entretenu avec son client les 2, 11 et 19 novembre 2020. Le recourant, qui se contente d'invoquer le droit de son client à une visite par mois, ne présente, de la sorte, aucune argumentation tendant à démontrer en quoi la cour cantonale aurait excédé ou abusé de son large pouvoir d'appréciation en estimant qu'il ne se justifiait pas de rendre visite au prévenu, sous couvert du droit à une visite par mois, lorsque celui-ci avait déjà rencontré son avocat dans le même mois pour des motifs liés aux développements de la procédure. Quant au parloir du 12 octobre 2020, le recourant se contente d'affirmer que l'entretien était indispensable afin de préparer l'audience du même jour. Il n'expose toutefois pas en quoi il n'aurait pas pu la préparer lors de sa visite du 9 octobre 2020, soit trois jours plus tôt. Quant au parloir du 27 octobre 2020, il n'expose pas, là encore, en quoi il aurait été indispensable alors qu'il avait facturé une visite de 1h30 quatre jours plus tôt, le 23 octobre 2020, dont le libellé est "préparation des audiences du 27.10.2020 et 28.10.2020". Quant aux visites des 18 et 19 août 2021, la cour cantonale a relevé que le recourant avait facturé trois visites pour un total de 5h30 pour la préparation de l'audition finale. Elle a ainsi retranché 4h de ce total correspondant aux visites des 18 et 19 août 2021. La seule affirmation qu'au vu du volume du dossier, ces deux visites étaient nécessaires pour la préparation de l'audition finale n'est pas propre à démontrer en quoi la cour cantonale aurait abusé ou excédé de son large pouvoir d'appréciation pour retenir que la visite de 1h30 du 13 août 2021 était suffisante à cet égard. En définitive, par ses développements, le recourant s'attache essentiellement à opposer sa propre appréciation à celle faite par la cour cantonale, sans toutefois chercher à démontrer en quoi celle-ci aurait excédé ou abusé de son large pouvoir d'appréciation, si bien que son grief doit être rejeté, dans la mesure où il est recevable.