Citation: 1B_321/2018 E. 5

Le recourant se plaint enfin de ne pas avoir été entendu avant que la Chambre des recours pénale ne rende sa décision et dénonce une violation de l'art. 3 al. 2 let. c CPP. Le respect du droit d'être entendu énoncé dans cette disposition renvoie aux principes développés par le droit constitutionnel et conventionnel (arrêt 6B_695/2017 du 26 avril 2018 consid. 3.2.1). Le droit d'être entendu garanti à l'art. 29 al. 2 Cst. comprend notamment le droit pour le justiciable de prendre connaissance de toutes les écritures de l'autorité précédente ou des adverses parties présentées au tribunal et de se déterminer à leur propos, dans la mesure où il l'estime nécessaire, que celle-ci contienne ou non de nouveaux éléments de fait ou de droit, et qu'elle soit ou non concrètement susceptible d'influer sur la décision à rendre (ATF 142 II 218 consid. 2.3 p. 222; 140 I 285 consid. 6.3.1 p. 299). En l'occurrence, les déterminations du Ministère public sur la demande de récusation ont été portées à la connaissance du recourant qui a spontanément répliqué en confirmant ses conclusions tendant à la récusation du Procureur Bernard Dénéréaz, de sorte que son droit d'être entendu a été respecté. La Chambre des recours pénale n'avait en effet aucune obligation d'entendre oralement le recourant, pareille obligation ne découlant ni des art. 58 et 59 CPP, qui règlent la procédure en cas de récusation demandée par une partie, ni de l'art. 29 al. 2 Cst. (ATF 134 I 140 consid. 5.3 p. 148 et les références citées) ni, par voie de conséquence, de l'art. 3 al. 1 let. c CPP (cf. MICHEL HOTTELIER, Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2011, n. 24 ad art. 3 CPP, p. 23).