Citation: I 472/03 20.04.2004 E. 3.2

3.2. En l'espèce, si l'infirmité en cause a bien été découverte aussitôt après la naissance du recourant, elle ne nécessitait pas de mesure médicale immédiate, ce qui est au demeurant admis par les parents de l'intéressé. Comme le relève le pédiatre J.________ dans son certificat du 2 juillet 2003, l'hypospadias est une malformation congénitale dont on conseille la cure chirurgicale vers l'âge de deux ans. Cela tend à démontrer qu'une intervention était sinon contre-indiquée, à tout le moins déconseillée avant le moment où elle a effectivement eu lieu. Par ailleurs, selon les parents du recourant, les consultations auprès d'un pédiatre au Liban, en août 2000, et d'un chirurgien en Suisse, le mois suivant puis en été 2001, n'ont pas eu d'autre objet que l'évaluation du cas. Il n'a pas été question d'une évolution de l'atteinte qui aurait nécessité une quelconque surveillance. On ne saurait, dans ces circonstances, considérer ces consultations comme des mesures médicales au sens de l'art. 13 LAI. En application des principes jurisprudentiels rappelés plus haut, il y a donc lieu de situer la survenance du cas au plus tôt le 14 août 2002, date à laquelle a concrètement été préparée l'intervention chirurgicale. Or, à cette date, les conditions d'assurance n'étaient plus remplies, ce qui justifiait le refus des prestations litigieuses. Au surplus, l'office AI n'ayant pas eu connaissance du cas du recourant avant qu'une demande de prestation ne lui soit adressée, il n'a pas pu avoir un comportement susceptible de donner à l'intéressé, même par omission, des assurances de nature à l'engager à son endroit (ATF 128 V 122 consid. 5; RAMA 2000 no KV 133 p. 291-292 consid. 2a).