Citation: 1P.465/2005 30.08.2005 E. B

Niant toute implication dans la mort de son mari, A.________ a sollicité sa remise en liberté. Le Juge d'instruction a rejeté cette requête par décision du 28 février 2005, détaillant les motifs pour lesquels la prévenue était soupçonnée d'avoir assassiné B.________ et considérant qu'il convenait de la maintenir en détention pour les besoins de l'enquête, ainsi que pour éviter tout risque de collusion et de fuite. A.________ a déposé une plainte contre cette décision auprès de la Chambre pénale du Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-après: le Tribunal cantonal), remettant en cause les soupçons de culpabilité qui pesaient sur elle ainsi que l'utilité de son maintien en détention pour les besoins de l'enquête. Elle réfutait également tout risque de fuite, alléguant en substance que si elle avait eu l'intention de se soustraire à la justice elle aurait eu tout loisir de le faire dans les six mois qui ont précédé son arrestation. Elle affirmait également que le fait qu'elle soit la mère de trois enfants mineurs résidant en Suisse limitait fortement le risque de la voir quitter le pays et que la saisie de ses documents d'identité serait suffisante pour prévenir un risque de fuite. Le Tribunal cantonal a rejeté cette plainte par décision du 24 mars 2005. Concernant le risque de fuite, le Tribunal a notamment retenu que A.________ s'exposait à une peine ferme de longue durée si elle était reconnue coupable d'assassinat, que son permis de séjour arrivait à échéance le 4 mai 2005, que son contrat de bail avait été résilié, qu'elle entretenait une relation stable avec une personne résidant en France voisine et qu'il y avait lieu de craindre que la présence de ses enfants en Suisse ne suffise pas à la dissuader de quitter le pays. Enfin, le Tribunal cantonal a considéré que le dépôt de documents d'identité ne paraissait pas apte à éviter un risque de fuite, compte tenu de l'importance de la peine encourue.