Citation: 4A_251/2022 E. 6

En l'occurrence, les exigences de motivation du recours ne sont manifestement pas remplies. Force est de relever d'emblée le caractère purement appellatoire du mémoire de recours transmis le 7 juin 2022 à la Cour de céans. En effet, la recourante se limite, dans une très large mesure, à présenter sa propre version des faits de la cause en litige, en s'écartant des faits retenus dans l'arrêt attaqué sans démontrer que ceux-ci auraient été établis arbitrairement. L'intéressée ne se conforme pas davantage aux exigences strictes applicables en matière de complètement de l'état de fait. Aussi est-ce en vain que la recourante allègue devant le Tribunal fédéral qu'elle serait actionnaire majoritaire de l'intimée ou encore qu'elle n'aurait jamais reçu de formule officielle lors de la fixation du loyer. L'intéressée n'établit pas davantage en quoi l'application de la procédure sommaire l'aurait empêchée de faire valoir de tels éléments devant l'autorité de première instance ainsi que de chiffrer et de motiver les prétentions qu'elle entendait opposer en compensation, étant précisé que la recourante était alors assistée d'un avocat. A cet égard, elle ne saurait excuser ses propres carences en tentant de tirer argument d'une prétendue situation de conflit d'intérêts dans laquelle se serait trouvé ledit conseil en se prévalant de faits qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué. Pour le reste, la recourante se borne à faire valoir que le cas ne serait pas clair en présentant sa propre vision des choses et en fondant son argumentation sur des faits qui ne ressortent pas de la décision querellée et qui sont, partant, irrecevables.