Citation: 1C_457/2014 E. 4

Le recourant s'en prend à l'arrêt attaqué en tant qu'il retient que la Commune de Chermignon n'a pas violé le droit en mettant un terme à la première procédure de permis de bâtir et en classant l'opposition qu'il avait déposée dans ce cadre. Il soutient que l'intimée aurait adopté une attitude contraire aux règles de la bonne foi au sens de l'art. 2 al. 2 CC en retirant formellement sa première demande d'autorisation de bâtir frappée d'une opposition valable afin de la rendre sans objet pour en présenter une nouvelle immédiatement après l'entrée en vigueur de l'art. 75b Cst. dans la mesure où cette manière de procéder l'aurait induit en erreur et amené à recourir tardivement. Il conclut à l'annulation de l'arrêt attaqué pour ce motif. Le recours est manifestement infondé sur ce point. Le premier projet de construction présenté par l'intimée ayant fait l'objet d'un préavis négatif de la part de la Commune de Chermignon, notamment pour des raisons d'esthétique, on ne saurait sérieusement lui reprocher de l'avoir abandonné pour en présenter un nouveau et voir dans cette manière de procéder un comportement contraire aux règles de la bonne foi visant à rendre sans objet l'opposition du recourant. Le recourant ne conteste au surplus pas avoir été informé que son opposition avait été classée et qu'un nouveau projet de construction avait été soumis aux autorités communales. Il lui incombait, le cas échéant, de se renseigner auprès de la Commune pour savoir quand ce nouveau projet allait faire l'objet d'une nouvelle mise à l'enquête publique. Il ne saurait ainsi rendre l'intimée responsable du fait qu'il n'a pas fait opposition à temps au nouveau projet de construction régulièrement mis à l'enquête. Au demeurant, cela ne change rien au fait qu'il a recouru tardivement auprès du Conseil d'Etat contre la décision du Conseil municipal de Chermignon accordant le permis de construire et écartant son opposition.