Citation: 6B_135/2021 E. 2.4

2.4. En l'espèce, il est établi et incontesté que le 17 mars 2019, le recourant s'est fâché contre son épouse car elle lui avait refusé un bisou et qu'immédiatement après, il s'est saisi d'un couteau de cuisine d'une longueur de 30 cm. S'agissant de l'épisode qui s'en est suivi, l'épouse du recourant a décrit les faits devant la police le 21 mars 2019 tels qu'ils ressortent de l'acte d'accusation (cf. consid. B supra). En se contentant de relever que son épouse n'était pas assistée d'un interprète lors de son audition du 21 mars 2019, le recourant échoue à remettre en cause la crédibilité de ses déclarations, faute de tout élément permettant d'établir qu'elle n'était pas en mesure de se faire comprendre en français. Ensuite, l'épouse a retiré sa plainte et est revenue sur ses déclarations lors de l'audience de jugement du 15 janvier 2020, précisant qu'après avoir pris le couteau, le recourant était parti au travail (cf. jugement du Tribunal correctionnel du 15 janvier 2020, p. 6 § 5; mémoire de recours p. 7). Interrogé sur ce point en audience de première instance, le recourant a admis avoir pris le couteau et avoir voulu faire peur à sa femme, mais a prétendu être parti dans sa chambre avec le couteau qu'il tenait le long de la cuisse (cf. jugement du Tribunal correctionnel du 15 janvier 2020, p. 4 § 2; mémoire de recours p. 7). Il a confirmé en audience d'appel être allé dans sa chambre avec le couteau de cuisine qui était le sien, alors que la cuisine serait le domaine de sa femme (cf. jugement entrepris p. 3). Il est établi et incontesté que le lendemain des événements, des amis sont venus au domicile conjugal pour parler, afin de mettre fin à la dispute. A cette occasion, le recourant leur a présenté le couteau en question (cf. jugement entrepris p. 3 et consid. 4.4 p. 17). Or dans un tel contexte, impliquant une dispute pour une futilité, suivie du fait, unanimement reconnu, que le recourant s'est saisi d'un couteau de cuisine, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir la version initiale de l'épouse du recourant, telle qu'elle ressortait de sa plainte pénale déposée quatre jours après les faits et écarter les déclarations contradictoires ultérieures des protagonistes, leur déniant toute crédibilité. Ce d'autant qu'il est établi que le recourant a fait culpabiliser son épouse et sa famille avant le jugement de première instance, au moyen de courriers et d'appels téléphoniques depuis la prison. En tant qu'il se contente d'affirmer que l'arrêt entrepris retiendrait " à tort " qu'il aurait pu influencer son épouse afin qu'elle revienne sur ses déclarations du 21 mars 2019, le recourant ne formule aucun grief recevable sous l'angle de l'art. 106 al. 2 LTF, de sorte que sa critique est irrecevable. En tout état, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, considérer que le revirement de l'épouse du recourant n'était pas crédible, au vu des paroles d'intimidation tenues. S'agissant de savoir si l'épouse a été effrayée par les gestes et paroles du recourant, il convient de relever que ce dernier a expressément admis qu'il avait " une lame pour faire peur à [s]on épouse, mais pas pour la tuer ", dessein qu'il a confirmé aux débats de première instance (cf. jugement entrepris consid. 4.4 p. 16; audition du 22 mars 2019 l. 63 p. 2 et jugement du Tribunal correctionnel du 15 janvier 2020 p. 19). L'épouse du recourant a également confirmé avoir eu peur, certes du couteau, et non de son mari (cf. jugement entrepris consid. 4.4 p. 16 et jugement du Tribunal correctionnel du 15 janvier 2020 p. 8), ce qui est corroboré par la plainte déposée par cette dernière. Par ailleurs, interrogés par le Tribunal correctionnel sur un épisode de violence en 2016 lors duquel le recourant avait frappé son épouse avec un bâton et menacé de détruire le mobilier avec une hache, le premier a répondu qu'il n'avait pas menacé sa femme mais avait " montré sa violence contre le mobilier " et la seconde a confirmé les faits tels que décrits. Or, dans ces circonstances, il n'est pas insoutenable de retenir que le fait d'user d'un couteau d'une longueur de 30 cm contre son épouse en déclarant que " sa vie va finir avec ce couteau " est de nature à l'effrayer et à lui faire redouter, à tout le moins, une atteinte physique, ce qu'elle a du reste admis et confirmé en audience. Mal fondé, le grief doit être rejeté.