Citation: I 1/04 17.02.2005 E. 3

3.1 La recourante allègue tout d'abord avoir droit à une rente d'invalidité en application de l'art. 29 al. 1 let. b LAI, dès lors qu'elle a présenté une incapacité de travail de 50 % à partir du 31 octobre 2000. Son argumentation relève toutefois d'une confusion entre les conditions qui doivent être réalisées pour ouvrir le droit à une rente (art. 28 LAI en relation avec les art. 6, 7 et 8 LPGA) et celles qui régissent la naissance de ce droit, prévues à l'art. 29 al. 1 LAI. Cette disposition permet de déterminer à partir de quand le droit à la rente prend naissance, mais pour autant qu'existe une incapacité de gain déterminante au sens de l'art. 28 LAI. 3.2 La recourante fait ensuite valoir que son obésité (96 kg pour 146 cm) rend impossible une grande partie des travaux physiques qui pourraient être exigés de sa part. Se bornant à prétendre que son obésité relève d'une maladie, la recourante ne démontre toutefois pas concrètement en quoi l'appréciation qu'a faite le docteur M.________ de sa capacité résiduelle de travail ne serait pas convaincante. Dans son rapport du 25 octobre 2002, le médecin a posé trois diagnostics - lombalgies chroniques sur discopathie L5-S1, gonalgies bilatérales (surtout à gauche) sur chondropathie rotulienne et obésité - qui avaient des répercussions sur la capacité de travail de l'assurée. Il a estimé que sur le plan médical, la double pathologie (lombalgies et gonalgies), aggravée par l'obésité importante de l'assurée, la limitait dans l'accomplissement de tâches physiquement pénibles. Tenant compte de l'ensemble des diagnostics, le docteur M.________ a toutefois estimé qu'une activité adaptée exercée à plein temps avec des pauses standards était théoriquement exigible; selon lui, une telle activité devait permettre d'alterner les positions assis-debout, n'impliquait ni le port de charges (à l'exception de charges occasionnelles n'excédant pas 10 kg), ni des travaux lourds ou encore une marche de plus d'une vingtaine de minutes, et évitait les travaux sur une échelle ou sur un sol irrégulier. La seule réserve émise par le spécialiste quant à la probabilité pour l'assurée de trouver un travail respectant les limitations décrites avait trait à son absence de formation et non pas à ses atteintes à la santé. A défaut de tout élément objectif susceptible de montrer que l'appréciation du docteur M.________ serait erronée, il n'y a pas lieu de s'en écarter. Avec les premiers juges et l'intimé, on retiendra donc que la recourante dispose d'une capacité de travail entière dans une activité adaptée telle que décrite par le médecin.