Citation: 4C.85/2000 23.10.2000 E. A

A.- a) Le 18 mai 1988, Multival (devenue par la suite la Fédération Laitière Valaisanne; ci-après: FLV), a vendu à l'architecte Antoine de Lavallaz trois parcelles du cadastre de Sion. Ces parcelles ont été ultérieurement réunies en une seule. La nouvelle parcelle a été soumise à un régime de copropriété. Cette copropriété se composait de Antoine de Lavallaz, Paul Epiney, Paul Gsponer et Michel Zuchuat. Projetant de construire un bâtiment sur cet immeuble, les quatre ont passé, le 17 décembre 1990, un acte de promesse de vente avec Multival. Aux termes de ce contrat, Multival s'engageait à acheter une surface de 1280 m2 dans le futur bâtiment pour le prix de 4 820 000 fr., dont le 10% était immédiatement payable. Multival s'obligeait également à verser 240 000 fr. à titre de clause pénale en cas de renonciation à sa promesse d'achat. Le 14 août 1991, Markus Gsponer est entré dans la copropriété. Les cinq copropriétaires se sont unis pour le projet de construction sous la dénomination "Promotion Cour de Gare". b) Le 10 février 1994, la FLV a fait savoir qu'elle n'exécuterait pas la promesse d'achat en invoquant divers motifs. Elle a réclamé la restitution des 482 000 fr. versés. Les parties ont tenté de trouver un arrangement. Par lettre du 5 mai 1994, Antoine de Lavallaz a communiqué à la FLV qu'il confirmait les termes d'un accord prévoyant que les promoteurs payeraient à la FLV 120 000 fr. - montant obtenu en déduisant de l'acompte de 482 000 fr. la dédite de 240 000 fr. et une participation aux frais et arriérés des promoteurs par 122 000 fr. L'approbation du conseil d'administration de FLV était réservée. Jacques Schroeter, mandataire de la FLV, a écrit le 6 mai 1994 à Antoine de Lavallaz que le conseil d'administration avait accepté l'offre de transaction présentée le jour précédent, en précisant qu'il rédigerait le texte de l'accord. Ainsi, le 9 mai suivant, Jacques Schroeter a adressé à Antoine de Lavallaz un "projet de convention qui doit concrétiser l'accord intervenu entre les parties" en l'invitant à faire part de ses remarques. Ce document stipulait que le montant de 120 000 fr. serait payable dans les quinze jours après la signature de la convention. Par lettre du 14 juin 1994, Paul Epiney a admis au nom des promoteurs que le projet de convention réglait le contentieux relatif à la promesse de vente. Il a déclaré cependant qu'il retenait le contrat pour le motif que le groupe de promoteurs avait "appris récemment et fortuitement qu'un grave problème de pollution aux hydrocarbures affecte la parcelle que Multival a vendue, en son temps, à Monsieur Antoine de Lavallaz".