Citation: 6B_803/2024 E. 2.3.3

2.3.3. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir procédé à une appréciation anticipée des preuves en indiquant, dans sa partie "en fait", que le rapport des médecins légistes du 11 juillet 2022 mentionnait "par erreur" la présence de cocaïne et de benzoylecgonine (métabolite de la cocaïne) dans le sang et l'urine de l'intimée 2. En l'occurrence, la cour cantonale a procédé selon le principe de la libre appréciation des preuves (cf. art. 10 al. 2 CPP) et le recourant ne démontre pas le caractère insoutenable de cette appréciation, se contentant d'affirmer, de manière appellatoire, que rien n'indiquerait qu'il s'agissait bien d'une erreur. Au demeurant, tel n'est pas le cas. En effet, le rapport médico-légal du 11 juillet 2022 précise, notamment, que les prélèvements de sang et d'urine effectués sur les parties ont été transmis à l'unité de toxicologie et de chimie forensiques le 8 juin 2022 pour analyses et que le résultat de celles-ci fera l'objet d'un rapport séparé adressé directement au ministère public (cf. pièce C-193 du dossier cantonal). Or, selon l'expertise toxicologique du 28 juillet 2022 concernant l'intimée 2, les analyses effectuées ont mis en évidence la présence de cétirizine (antiallergique) dans son sang, respectivement de nicotine et de caféine dans son urine (cf. pièces C-183 ss du dossier cantonal), tandis qu'il ressort de celui du 26 juillet 2022 concernant le recourant que les analyses (sang et urine) ont révélé la présence de cocaïne et métabolites de la cocaïne, métabolite du THC, paracétamol (analgésique), morphine et nicotine (cf. pièces C-180 ss du dossier cantonal). La cour cantonale n'est donc pas tombée dans l'arbitraire en considérant que le rapport de l'examen médico-légal de l'intimée 2 contenait une erreur puisqu'il mentionnait des substances qui se sont ultérieurement révélées être absentes du rapport toxicologique la concernant. Par ailleurs, il est vrai que, d'un point de vue structurel, on aurait pu souhaiter que la cour cantonale résume d'abord les divers rapports d'expertise dans sa partie "en fait", puis procède à leur appréciation dans sa partie "en droit" (cf. arrêt 6B_1254/2019 du 16 mars 2020 consid. 4.2). Cela étant, la lecture de l'arrêt entrepris dans son ensemble permet de bien comprendre quels faits ont été retenus par la cour cantonale et pour quels motifs. Le recourant ne précise au demeurant pas quelle incertitude découlerait spécifiquement, dans le cas d'espèce, de la présentation choisie par la cour cantonale.