Citation: I 42/05 27.04.2006 E. C

L'Office de l'assurance-invalidité du canton du Jura a confié une expertise pluridisciplinaire au Centre d'observation médical de l'assurance-invalidité (COMAI) de Lausanne. Dans un rapport du 1er mai 2003, les docteurs P.________, médecin-chef adjoint, et C.________, chef de clinique adjoint, ont déposé leurs conclusions. Ils indiquaient que même dans une activité adaptée - évitant des travaux lourds tels que le port de charges de plus de 15 kg, ainsi que des travaux qui nécessitaient le maintien de positions statiques prolongées, des mouvements de flexion-extension et rotation répétitive du rachis cervical et lombaire -, la capacité de travail ne dépassait vraisemblablement pas un taux de l'ordre de 40 %. Le docteur M.________ a donné au docteur U.________ la possibilité de s'exprimer sur les conclusions des médecins du COMAI, ce que ce praticien a fait dans une prise de position du 13 mai 2003. Le 11 août 2003, l'office AI a avisé V.________ qu'il avait donné mandat au Centre d'observation professionnelle de l'assurance-invalidité (COPAI) d'Yverdon-les-Bains d'organiser un stage d'observation professionnelle, afin d'examiner ses capacités de travail et les possibilités qui étaient les siennes de reclassement professionnel. Un pré-examen a eu lieu le 1er septembre 2003. Le stage a été effectué par l'assuré du 15 septembre au 10 octobre 2003. Dans un rapport du 20 octobre 2003, la doctoresse O.________, en sa qualité de médecin-consultant, a déposé ses constatations et ses conclusions. Le COPAI a produit un rapport du 6 novembre 2003, en indiquant que dans une activité adaptée, telle qu'opérateur sur des machines pré-réglées et des travaux simples et répétitifs, la capacité actuelle de travail de V.________ devrait atteindre, après une période de remise en condition (compte tenu du fait qu'il n'avait pas retravaillé depuis 10 ans) des rendements de 70 % sur la journée entière. Contestant les conclusions du COPAI, V.________ a invité l'office AI à examiner son droit à une rente d'invalidité, en s'en tenant aux conclusions des médecins du COMAI en ce qui concerne le taux de sa capacité résiduelle de travail. Par décision du 25 février 2004, l'office AI a constaté que les troubles somatoformes douloureux dont était atteint l'assuré n'étaient pas invalidants, faute de comorbidité psychiatrique, et que selon les conclusions du COPAI, V.________ était à même de travailler à plein temps avec un rendement de 70 %. Etant donné que l'assuré, sans ses problèmes de santé, pourrait réaliser un revenu sans invalidité de 51'675 fr. et que le revenu d'invalide devait être fixé à 33'046 fr. par année, celui-ci présentait une invalidité de 36 %, taux qui ne donnait pas droit à une rente. Produisant copie d'une prise de position du docteur B.________ du 23 février 2004, V.________ a formé opposition contre cette décision. Par décision du 30 avril 2004, l'office AI a rejeté l'opposition.