Citation: I 55/99 19.09.2000 E. 4

4.- Le recourant allègue que les travaux administratifs et la comptabilité ont été confiés à son épouse dès le début de l'année 1991, ainsi qu'à son fils à partir de la fin de l'année 1991 et jusqu'en décembre 1993. Quant au travail de direction de la fabrication, il allègue qu'il a été repris par un chef d'exploitation et par un à deux nouveaux boulangers, ainsi que cela ressort de l'accroissement des salaires observé en 1992, de l'ordre de 85 000 fr. a) Une telle augmentation de l'effectif est toutefois à mettre en rapport avec le développement de l'entreprise, observé sur plusieurs années. En outre, si l'on se réfère aux listes de salaires annuels, on constate certes qu'un assistant a été engagé en 1992, mais que son salaire, équivalent à celui des boulangers, n'est pas celui d'un dirigeant d'entreprise auquel le patron aurait délégué une grande partie des responsabilités. b) En ce qui concerne le travail administratif et comptable, le recourant invoque l'art. 25 al. 2 RAI, aux termes duquel les revenus déterminants pour l'évaluation de l'invalidité d'un indépendant qui exploite une entreprise en commun avec des membres de sa famille seront fixés d'après l'importance de sa collaboration. Il apparaît pourtant que l'activité de l'épouse est restée la même (cf. le recours, p. 14, ainsi que la première enquête économique), alors même que l'entreprise s'était étendue. Ce développement s'est d'ailleurs traduit par une augmentation des revenus déclarés du couple. Quant au fils du recourant, il a travaillé bénévolement parallèlement à ses études (explication complémentaire au recours cantonal, p. 5), soit de manière probablement marginale et sans lien avec la gestion même de la société. A partir de 1994, il a apparemment continué de travailler pour un salaire mensuel de 2000 fr., ce qui ne correspond pas à celui d'une personne exerçant de grandes responsabilités. En outre, à l'instar de sa soeur (qui était rémunérée à hauteur de 4800 fr. selon le recourant [2300 fr. environ selon les récapitulations des salaires annuels 1993 et 1994, aucune mention ne figurant pour les années suivantes]), le fils du recourant était salarié comme les autres employés. Dès lors, il n'y a pas lieu de considérer l'activité des deux enfants sous l'angle de l'art. 25 al. 2 RAI. En outre, il est possible d'observer que l'entreprise n'a employé du personnel de bureau - dont la fille du recourant - qu'à partir de l'année 1993 (une personne, puis trois dès 1994). Là encore, les engagements paraissent résulter du développement des affaires.