Citation: 2A.356/2005 12.07.2005 E. A

Ressortissante togolaise née le 12 janvier 1969, X.________ est entrée illégalement en Suisse le 17 juin 2001. A partir du mois de février 2002, elle a vécu, selon ses dires, en concubinage avec A.________, ressortissant suisse. Le couple se serait séparé en janvier 2003, alors que X.________ était enceinte. Le 28 mars 2003, X.________ a demandé une autorisation de séjour sur la base de l'art. 13 lettre f de l'ordonnance du 6 octobre 1986 limitant le nombre des étrangers (OLE; RS 823.21). Le 23 juin 2003, elle a mis au monde un fils, Y.________, qui n'a pas été reconnu par A.________. Le 8 septembre 2003, le Service de la population du canton de Vaud (ci-après: le Service cantonal) a refusé d'accorder des autorisations de séjour, sous quelque forme que ce fût, à X.________ ainsi qu'à son fils Y.________ et imparti aux intéressés un délai d'un mois dès la notification de cette décision pour quitter le territoire suisse. Il a notamment retenu que l'art. 8 CEDH n'était pas applicable en l'espèce, l'enfant Y.________ n'entretenant pas avec son père présumé des liens étroits. Le 24 septembre 2003, X.________ et son fils Y.________ ont ouvert une action en paternité à l'encontre de A.________.