Citation: 1B_67/2021 E. 2

Le recours en matière pénale, au sens de l'art. 79 LTF, est en principe ouvert dans la mesure où il porte sur un prétendu déni de justice et un retard à statuer de la Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral sur une demande de levée partielle d'un séquestre (ATF 143 IV 357 consid. 1.1 p. 358; 136 IV 92 consid. 2.2 p. 94). En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Suivant l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (ATF 142 I 99 consid. 1.7.1 p. 106). Les griefs de violation des droits fondamentaux sont en outre soumis à des exigences de motivation accrues (art. 106 al. 2 LTF), le recourant devant alors citer les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (ATF 146 I 62 consid. 3 p. 65). Lorsque la décision attaquée comporte plusieurs motivations indépendantes dont chacune suffit à sceller le sort de la cause, il appartient au recourant, sous peine d'irrecevabilité, de s'attaquer conformément aux art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF à chacune d'entre elles, et de démontrer qu'elles sont contraires au droit (ATF 142 III 364 consid. 2.4 p. 368). Le recourant conteste la décision attaquée en tant qu'elle retient qu'il aurait omis de mettre en demeure la Cour des affaires pénales de statuer alors qu'il lui aurait envoyé deux recommandés à cette fin les 24 et 31 décembre 2020. Il n'y a pas lieu d'instruire plus avant ce point ou de recueillir les déterminations des autorités intimées à ce sujet. Le recourant ne s'en prend pas, comme il devait le faire pour respecter les réquisits des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF qui lui sont connus, à la motivation de la Cour des plaintes qui a refusé de voir un déni de justice dans le fait que la Cour des affaires pénales n'avait pas encore statué au moment de rendre son arrêt, vu la nature et les circonstances particulières du cas, le nombre de requêtes semblables déposées par le recourant et l'imminence, respectivement le début des débats dans la présente cause. Le recours ne satisfait ainsi manifestement pas aux exigences de motivation requises lorsque, comme en l'espèce, la décision attaquée repose sur plusieurs motivations et doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée prévue par l'art. 108 al. 1 let. b LTF. Il appartiendra néanmoins à la Cour des affaires pénales de statuer à bref délai sur la requête de levée partielle de séquestre du recourant pour respecter les exigences de célérité découlant l'art. 29 al. 1 Cst.