Citation: 1B_366/2017 E. 1.2.3

1.2.3. Le recourant soutient ensuite que les autorités auraient fait usage de moyens prohibés par l'art. 140 CPP afin de créer une situation permettant des écoutes téléphoniques; ainsi, malgré l'interdiction de posséder et d'utiliser un téléphone portable en prison, les autorités l'auraient laissé s'en procurer un et effectuer ensuite des appels. Vu les conséquences pouvant découler d'une éventuelle violation de l'art. 140 CPP - soit le retrait immédiat des moyens de preuve illicites (cf. art. 141 al. 1 et 5 CPP) - et la situation particulière du recourant au moment de la surveillance secrète - à savoir sa détention -, la décision attaquée, qui confirme que la mesure ordonnée n'est pas le résultat d'une tromperie inadmissible au sens de l'art. 140 CPP, est susceptible de causer un préjudice irréparable au recourant.