Citation: 6B_809/2008 11.10.2008 E. 2

À moins qu'il ne se plaigne de la violation d'un droit formel, entièrement séparé du fond, que lui accorde le droit cantonal de procédure, ou d'un droit aux poursuites que lui accorderait la CEDH, le lésé n'a pas qualité pour recourir au Tribunal fédéral contre une ordonnance de classement si l'infraction ne l'a pas directement atteint dans son intégrité corporelle, sexuelle ou psychique (cf. ATF 133 IV 228 et les références; arrêt 6B_480/2007 du 31 janvier 2008, consid. 1.1 et 1.3). En l'espèce, le recourant reprochait au conseiller d'État de n'avoir pas fait distribuer de l'eau potable gratuitement à la population sur la plaine de Plainpalais pendant le championnat d'Europe de football 2008, de ne pas avoir fait vérifier le bon fonctionnement des toilettes publiques installées pour cette manifestation ainsi que de leurs lavabos, empêchant ainsi les femmes de se rafraîchir en cas de gêne due aux effluves de la manifestation ou les utilisateurs de se laver les mains avant de manger de la nourriture, d'avoir toléré les prix exorbitants pratiqués par les exploitants de stands, qui bénéficiaient d'un monopole sur les lieux, et d'avoir aussi toléré que les passants - notamment le recourant et son fils - soient fouillés par des gardiens privés qui entendaient s'assurer qu'ils n'apportaient pas leur propre nourriture ou leurs propres boissons dans l'enceinte de la manifestation. La fouille que le recourant allègue avoir subie ne constitue pas un traitement inhumain ou dégradant au sens de l'art. 3 CEDH. Cette disposition conventionnelle ne lui donne dès lors pas un droit à l'ouverture d'une enquête officielle approfondie et effective. Par ailleurs, le recourant ne soutient pas que le Procureur général ou la cour cantonale aurait violé un droit formel dont il bénéficiait en sa qualité de partie à la procédure. Il affirme seulement que des poursuites pénales devaient être engagées pour les faits qu'il a dénoncés dans sa plainte, faits qui n'ont toutefois pas lésé, mais exclusivement mis en danger, son intégrité physique. Aussi, le recourant n'a-t-il pas qualité pour recourir au Tribunal fédéral contre l'ordonnance attaquée. Son recours est dès lors manifestement irrecevable (art. 108 al. 1 let. a LTF).