Citation: 8C_95/2021 E. 4.3.3

4.3.3. Cela étant, en ce qui concerne l'évaluation de la capacité de travail résiduelle de la recourante, il n'existe aucun motif de s'écarter de l'exigibilité fixée par le docteur D.________, ni d'ordonner une expertise. En effet, le dossier ne contient aucun avis médical dont il faudrait inférer que les limitations fonctionnelles retenues par le médecin d'arrondissement ne tiendraient pas suffisamment compte des atteintes objectives en lien avec l'accident du 3 janvier 2017. Contrairement à ce que soutient la recourante, le docteur F.________ n'a pas i ndiqué dans son rapport du 6 juillet 2018 qu'une activité adaptée serait uniquement envisageable à temps partiel. Il a seulement relevé qu'une telle activité ne pouvait pas d'emblée être exercée à plein temps. Or, dans la mesure où ce praticien n'explique pas pour quel motif un temps d'adaptation serait indispensable pour que la recourante puisse exercer une activité adaptée ne nécessitant pas de manière accrue la sollicitation de la cheville gauche (cf. consid. 4.1 supra), c'est à juste titre que la cour cantonale n'a pas tenu compte de cette remarque. Quant à la détermination du docteur F.________ du 21 janvier 2019, produite en cours de procédure cantonale, dans laquelle il atteste désormais une incapacité de travail totale dans toute activité, force est de constater que ses conclusions n'emportent pas la conviction. Outre le fait qu'il est admis de jurisprudence constante que le médecin traitant est généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 135 V 465 consid. 4.5; 125 V 351 consid. 3a/cc), on relèvera qu'il s'est essentiellement fondé sur les douleurs de la recourante et n'a pas mis en évidence un élément objectif nouveau par rapport au rapport du 2 mai 2018 du docteur D.________.