Citation: 5A_347/2013 E. 1

Le 3 octobre 2012, le SPOP a refusé de délivrer une autorisation de séjour pour le motif, d'une part, qu'un faisceau d'indices ressortant de la procédure de mariage permettait de considérer qu'il s'agissait d'un cas d'abus de droit au mariage et, d'autre part, que l'intéressée était venue en Suisse avec des faux documents, sans être au bénéfice d'un quelconque visa, et qu'elle y avait séjourné illégalement. Le SPOP a également constaté que son départ de Suisse était possible, licite et exigible, et lui a imparti un délai de trois mois pour quitter le territoire. Le 30 octobre 2012, la fiancée a recouru contre cette décision devant la Cour de droit administratif et public, qui a rejeté le recours par arrêt du 9 avril 2013. Un recours en matière de droit public à l'encontre de cet arrêt est actuellement pendant devant la IIème Cour de droit public du Tribunal fédéral; celle-ci a accordé l'effet suspensif au recours par ordonnance du 22 mai 2013 (dossier n° 2C_437/2013). B.d. Par décision du 4 octobre 2012, l'Office de l'état civil a mis fin à la procédure préparatoire du mariage conformément à l'art. 98 al. 4 CC, la fiancée n'ayant pas établi la légalité de son séjour en Suisse, et a subsidiairement refusé son concours à la célébration du mariage en vertu de l'art. 97a CC, l'abus de droit au mariage étant manifeste en l'espèce. Par acte du 6 novembre 2012, les fiancés ont recouru contre cette décision devant la Cour de droit administratif et public. Ils ont conclu à son annulation et au renvoi de la cause à l'autorité inférieure pour nouvelle instruction et nouvelle décision. La Direction de l'état civil, agissant en tant qu'autorité concernée, s'est déterminée le 10 décembre 2012; agissant en son nom et au nom de l'Office de l'Etat civil, elle a conclu au rejet du recours. Par arrêt du 9 avril 2013, la Cour de droit administratif et public a rejeté le recours et confirmé la décision de l'Office de l'état civil du 4 octobre 2012.