Citation: 6B_507/2021 E. 3.2.2

3.2.2. La recourante reproche tout d'abord à la cour cantonale de n'avoir pas retenu, de manière arbitraire, la légitime défense dans le cadre de l'événement lié à la morsure à l'avant-bras alors qu'elle aurait expliqué de manière constante que son époux avait effectué une prise au cou et qu'en conséquence, on se trouvait, selon elle, en situation de légitime défense. En l'espèce, les juges cantonaux ont écarté la thèse de la légitime défense en raison du manque de crédibilité des déclarations de la recourante s'agissant de l'événement en cause. Ils ont considéré que ses explications selon lesquelles elle avait mordu son mari pour se libérer de l'emprise de celui-ci en train de l'étouffer, étaient peu vraisemblables vu l'endroit où se situait la morsure, lequel semblait inaccessible dans la configuration décrite. Il apparaissait également peu vraisemblable qu'elle ne dénonce pas la prétendue agression à la police alors même que celle-ci était intervenue ce jour-là. Or, en se contentant de faire valoir que son récit a été constant depuis le début de la procédure, et qu'elle estime celui-ci " cohérent et crédible ", la recourante ne tente nullement de démontrer en quoi l'appréciation de la cour cantonale serait arbitraire. Il n'apparaît au demeurant pas que tel soit le cas. Partant, faute de situation de légitime défense, il n'y a pas lieu d'examiner plus avant si les conditions de la légitime défense, au sens de l'art. 15 CP, sont réunies. La recourante conteste ensuite avoir commis les autres actes reprochés à l'encontre de son époux. Elle fait valoir que sans le moindre témoin et en présence de versions contradictoires, le doute aurait dû lui profiter. Toutefois par son argumentation elle se borne à opposer, dans une démarche exclusivement appellatoire, et partant irrecevable, sa propre appréciation de la crédibilité de l'intimé 2 à celle de la cour cantonale sans tenter de démontrer l'arbitraire de celle-ci. Il en va ainsi lorsqu'elle affirme que celui-ci " avait fait des déclarations totalement contraires à la vérité " ou " n'avait d'autres buts que celui de lui créer des problèmes avec la justice en la faisant condamner, sur la base d'allégations totalement contraires à la réalité " ou encore qu'il ne faisait que " la démonstration implacable de sa culpabilité ". Aucune de ces déclarations n'est propre à ébranler la crédibilité de l'intimé 2. Au surplus, les preuves disponibles ne se limitent pas en l'espèce à une confrontation de " parole contre parole ", les événements décrits par l'intimé 2 étant en grande partie corroborés par des éléments objectifs figurant au dossier.