Citation: 9C_381/2018 E. 6.3

6.3. Les autres arguments des recourants ne sont pas davantage convaincants. Comme la simple allégation d'une durée de travail des chauffeurs concernés ne dépassant pas trois mois est contredite par les pièces du dossier (consid. 6.2.1.2 in fine supra), la prétendue violation de l'exemption à l'assurance obligatoire au sens des art. 1 al. 2 let. c LAVS et 2 RAVS n'est pas fondée pour ce motif déjà. Les recourants invoquent par ailleurs en vain la contrariété du jugement entrepris avec celui rendu par le Tribunal cantonal vaudois le 16 décembre 2014, par lequel celui-ci a renvoyé la cause à l'intimée pour complément d'instruction ("affaire ZC11.049683"). Compte tenu déjà du fait que le premier arrêt concernait une période temporelle différente et précédant celle faisant l'objet de la présente cause, qui a trait aux cotisations relatives aux années 2006 à 2011 (et non à l'année 2005), on ne saurait qualifier la manière de procéder de la juridiction cantonale de contradictoire, les circonstances examinées n'étant pas les mêmes. Enfin, l'application de l'art. 3 LAVS (recte RAVS), dont la violation est aussi affirmée par les recourants, suppose une requête à la caisse de compensation compétente des personnes affiliées à des institutions officielles étrangères d'assurance-vieillesse et survivants et se prévalant d'un cumul de charges trop lourdes en raison de l'assujettissement à l'assurance. On ne voit pas en quoi les recourants, en tant qu'organes de l'ancien employeur, seraient en droit de requérir une exemption du paiement des cotisations en faveur des anciens salariés de E.________ Sàrl.