Citation: 7B_117/2023 E. 3.5.2

3.5.2. Au regard des faits qui ressortent de l'arrêt querellé, qui lient le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF), la conclusion de la cour cantonale ne prête pas le flanc à la critique et doit être confirmée. Le recourant se contente d'opposer sa version des faits et sa propre appréciation de ceux-ci à celles de la juridiction cantonale, dans le cadre d'une argumentation appellatoire. Il ne cherche en particulier pas à démontrer, d'une part, que les faits sur lesquels cette dernière s'est fondée pour considérer que l'application de la clause de rigueur était exclue auraient été retenus de manière arbitraire, ni, d'autre part, que les faits sur lesquels reposent sa critique auraient été omis de façon manifestement insoutenable. Ainsi, outre que ces éléments n'ont pas été ignorés par l'autorité cantonale, c'est en vain que le recourant se prévaut de son statut de saisonnier pendant plus d'une dizaine d'années et expose que son travail aurait revêtu "une certaine importance pour la survie économique des stations de ski valaisanne", que son travail de saisonnier serait "particulièrement éreintant" et aurait demandé "un investissement hors pair", qu'il serait "de notoriété publique que les logements dans lesquels sont logés les saisonniers ne disposent pas d'un confort qu'une habitation habituelle dispose" et qu'il se serait en définitive investi "dans une tâche ingrate et indispensable à l'économie valaisanne". C'est également en vain que le recourant évoque notamment son retour en France, selon son affirmation en 2008 plutôt qu'en 2010, et son parcours en lien avec ses problèmes relatifs aux produits stupéfiants et avec ses difficultés relationnelles lorsqu'il est revenu en Suisse durant l'année 2018. A cela s'ajoute que le recourant ne formule aucune critique du raisonnement ayant conduit la cour cantonale à considérer qu'un renvoi dans son pays d'origine ne le mettrait pas dans une situation personnelle grave. Il n'expose en particulier pas que cette dernière aurait retenu à tort qu'il n'avait pas de famille en Suisse, qu'il n'y avait effectué que des emplois successifs de courte durée, qu'il n'avait pas démontré y avoir des liens sociaux ou amicaux, qu'il pouvait parfaitement trouver un travail dans son pays d'origine ou qu'il n'était plus au bénéfice d'une autorisation de séjour. Sur ce dernier point, on rappelle au recourant qu'il ne saurait affirmer qu'il est au bénéfice d'un permis de séjour, en indiquant simplement "pièce à produire" (cf. recours, p. 3). Il doit en effet produire les pièces avec son mémoire de recours (cf. art. 42 al. 3 LTF) dans le même délai que celui-ci (cf. arrêt 7B_19/2022 du 20 novembre 2023 consid. 1.1 et les arrêts cités) et n'explique pas pourquoi il aurait été empêché de le faire. Par ailleurs, dans la mesure où ce fait ne ressort pas de l'arrêt querellé, il y a lieu de rappeler que ce type de faits nouveaux et de pièces nouvelles sont irrecevables devant le Tribunal fédéral (cf. art. 99 al. 1 LTF; arrêt 7B_132/2023 du 12 mars 2024 consid. 2.1 et les références citées). Pour les mêmes motifs, l'intéressé ne saurait simplement affirmer qu'il continuerait à s'impliquer dans la vie locale, qu'il serait en bonne santé et qu'il ne présenterait aucune dépendance quelle qu'elle soit (cf. recours, pp. 3- 4). A cet égard, la "déclaration sur l'honneur" qu'il a produite (pièce 8) - au demeurant de manière irrecevable (cf. art. 99 al. 1 LTF) -, ne constitue qu'une attestation rédigée de sa propre main et n'atteste ni sa sobriété ni qu'il se soumettrait à des tests réguliers, mais simplement qu'il serait éventuellement disposé à le faire. Dans ces circonstances, on ne saurait suivre les arguments que le recourant fonde sur le fait qu'il serait aujourd'hui abstinent et qu'il aurait pris conscience de ses actions. Enfin, comme l'a relevé la juridiction cantonale, le recourant échoue à démontrer qu'il aurait des liens familiaux, sociaux ou professionnels suffisamment intenses avec la Suisse pour admettre l'application de l'art. 66a al. 2 CP. En ce qui concerne ses liens familiaux, le recourant se borne à exposer qu'il n'a plus de contact avec son père, sa soeur et sa tante et qu'il n'aurait plus de contact avec son pays d'origine. Cependant, le recourant n'établit pas non plus qu'il entretiendrait une relation étroite et effective avec une personne de sa famille ayant le droit de résider durablement en Suisse. Il omet en outre de relever qu'il ressort des faits retenus par la cour cantonale qu'il s'est rendu à Madagascar au mois de décembre 2022 pour rendre visite à son père. Le recourant affirme par ailleurs qu'il aurait trouvé un travail et qu'il serait employé en qualité de charpentier auprès de l'entreprise B.________SA, à V.________. Cependant, l'état de fait cantonal retient à cet égard qu'il avait été engagé par cet employeur le 20 mars 2023 pour une mission temporaire de trois mois, aujourd'hui terminée. Le contrat de travail au dossier va au demeurant dans ce sens, puisqu'il ne prévoit qu'une durée de trois mois et un renouvellement par accord écrit (pièce 7), lequel fait a priori défaut. De plus, le recourant se limite à réaffirmer qu'il serait impliqué dans différents loisirs et associations, dont "l'association C.________", mais n'établit aucun lien social réel en Suisse, ni ne cherche à démontrer, comme on l'a vu, que la motivation de l'autorité cantonale sur ce point serait erronée. Il s'ensuit que l'expulsion du recourant ne saurait constituer une ingérence d'une certaine importance dans le droit du recourant au respect de sa vie privée et familiale au sens des art. 13 Cst. et 8 CEDH. Ainsi, l'autorité cantonale n'a violé ni le droit fédéral ni le droit international en considérant que l'expulsion du territoire suisse du recourant ne le mettrait pas dans une situation personnelle grave au sens de l'art. 66a al. 2 CP.