Citation: 7B_121/2023 E. 3.3

3.3. La cour cantonale s'est basée sur un faisceau d'indices convergents pour acquérir la conviction que le recourant était l'auteur de l'envoi de la vidéo litigieuse. Ainsi, il était constant que le recourant était l'utilisateur du compte Facebook depuis lequel la vidéo avait été envoyée. Ce compte était rattaché à son adresse de messagerie et au raccordement téléphonique lui appartenant. Il était en outre établi et incontesté que la vidéo en cause avait été envoyée lorsque le compte Facebook du recourant était connecté à son adresse IP. Il était également établi que la vidéo à caractère pédopornographique avait été transmise à B.________, laquelle avait confirmé connaître le recourant. De plus, à la suite de cet envoi, le compte Facebook de celui-ci avait été bloqué. Le fait que le recourant ne s'interroge pas sur le blocage de son compte, ni ne cherche à le réactiver, tendait à démontrer qu'il connaissait la raison de ce blocage. L'hypothèse d'un double piratage avancée par le recourant ne trouvait pas d'assise dans le dossier. En effet, la Brigade de la criminalité informatique avait indiqué qu'un tel acte apparaissait en l'espèce improbable. De plus, le recourant n'avait pas déploré avoir été victime d'une manoeuvre de ce type par le passé. Il n'avait pas non plus allégué avoir laissé des tiers utiliser son compte Facebook depuis son domicile. Il paraissait au demeurant peu vraisemblable qu'un tiers procède à un double piratage du réseau wifi du recourant et de son compte Facebook pour n'envoyer qu'une seule photo à caractère pédopornographique à un unique contact. L'absence d'autre matériel informatique à caractère pédopornographique retrouvé ne venait pas disculper le recourant mais permettait tout au plus de retenir qu'il n'avait procédé à aucun enregistrement; il n'était pas rare que des individus sans aucune attirance pour la pédopornographie visionnent ce type de vidéos par curiosité malsaine et les transmettent ensuite à des tiers, à cette même fin.