Citation: U 196/02 23.01.2003 E. A

Le 27 juillet 1983, D.________ - à l'époque menuisier au service de l'entreprise X.________ SA - a subi une luxation antérieure de l'épaule droite en s'interposant dans une dispute. La Caisse nationale suisse en cas d'accidents (CNA) a pris en charge le cas, qui a nécessité un traitement médical et entraîné une incapacité de travail jusqu'au 19 septembre 1983. Le 25 juin 1998, alors qu'il travaillait auprès de l'entreprise Y.________ SA pour le compte de la société de placement Z.________ SA, et était occupé à passer une pièce de bois dans une machine, D.________ a ressenti un craquement dans l'épaule droite. Le lendemain, il est allé consulter le docteur A.________, qui a diagnostiqué une rupture traumatique du tendon sus-épineux et du tendon du muscle biceps. Dans un premier temps, la CNA a refusé de prester (décision du 18 août 1998). Toutefois, après avoir procédé à des mesures d'instruction complémentaires, elle est revenue sur sa position et a considéré l'atteinte en cause comme une rechute de l'accident de 1983. A l'issue d'une enquête économique, elle a, par décision du 29 novembre 2000, alloué à l'assuré une rente d'invalidité, fondée sur une incapacité de gain de 33,33 %, dès le 1er août 2000, ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité corporelle d'un taux de 5 %. Saisie d'une opposition, la CNA l'a écartée dans une nouvelle décision du 8 février 2001. Entre-temps, D.________ - qui avait déposé au mois de juin 1999 une demande de prestations de l'assurance-invalidité - a suivi un stage d'observation professionnelle aux Ateliers W.________ du 15 mai au 13 août 2000, et s'est vu octroyer une rente d'invalidité entière, limitée dans le temps, du 1er juin 1999 au 31 octobre 2000 (décisions des 27 mars et 20 décembre 2000 de l'Office AI du canton du Valais).