Citation: 4D_32/2015 E. B

A.________ a ouvert action contre B.________ en paiement de 22'400 fr. Le Tribunal de première instance du canton de Genève a entendu divers témoins. Par jugement du 26 mai 2014, il a condamné B.________ à payer 6'000 fr. pour les pièces qu'elle utilisait dans son restaurant; il a rejeté la demande pour le surplus. Statuant le 27 mars 2015 sur appel de A.________, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a confirmé le jugement de première instance. Son raisonnement peut être résumé comme suit. A.________ soutenait que les parties avaient conclu en août 2008 un contrat portant sur la vente de l'ensemble des objets figurant sur l'inventaire pour un prix de 22'400 fr., payable immédiatement ou plus tard. Pour sa part, B.________ alléguait avoir pris le mobilier en dépôt, le temps que A.________ trouve un acquéreur; elle aurait par la suite proposé d'acheter une partie du mobilier, mais A.________ aurait refusé. La Chambre civile a apprécié les preuves administrées de manière détaillée. Elle a jugé que A.________ avait échoué à apporter la preuve de l'existence d'un contrat de vente conclu en août 2008, même si la thèse du dépôt défendue par B.________ n'était pas non plus convaincante. Les éléments du dossier ne démontraient ainsi pas ce que les parties avaient réellement voulu et convenu en 2008. La cour cantonale a ajouté qu'une interprétation objective fondée sur le principe de la confiance ne permettait pas non plus de retenir la conclusion d'un contrat de vente. Selon l'arrêt cantonal, A.________ ne peut dès lors prétendre au paiement d'un prix plus élevé que celui de 6'000 fr. arrêté par le premier juge et non contesté en appel par B.________.