Citation: 6B_1434/2020 E. 1.3.2

1.3.2. La cour cantonale a retenu que le recourant avait menacé son épouse de partir au Liban avec leurs enfants sur la base des déclarations de celle-ci au moment du dépôt de sa plainte pénale le 1er septembre 2016 et lors de ses auditions ultérieures, lesquelles sont restées constantes au cours de la procédure. Son discours était clair et précis, sans aucune exagération ou extrapolation, ce qui ajoutait du crédit à ses déclarations. La menace de partir au Liban avec les enfants était clairement décrite et contextualisée sans exagération, l'intimée donnant des détails sur les faits et la présence de son frère, lequel avait tenté de temporiser la situation. Elle rapporta en discours indirect les menaces proférées par le recourant, sans chercher à aggraver les faits décrits lors de ses auditions ultérieures. La cour cantonale s'est en outre fondée sur le contexte général de vives tensions au sein du couple et de séparation, ainsi que sur l'avis de détresse du 9 juin 2016 formé par l'intimée auprès de l'APEA dans lequel elle fit part de sa peur du recourant, en particulier en raison de réflexions de celui-ci sur la normalité qu'un père tue ses enfants dans le cadre d'une séparation. Interrogé sur ce point par le premier juge, le recourant avait répondu: " Ce que j'en pense: c'est dommage, c'est triste, parce qu'on ne veut pas dialoguer et que ça arrive comme ça " (cf. jugement entrepris, consid. 11.3.2). La cour cantonale a ainsi retenu que ces propos, objectivement alarmants au regard de la manière dont le recourant considérait la situation familiale, démontraient la propension de celui-ci à émettre des menaces à peine voilées et rendaient les accusations portées par l'intimée très crédibles. En outre, le recourant avait déclaré à son fils cadet en été 2016 qu'il détestait son épouse et souhaitait sa mort. Pour la cour cantonale, ces éléments confortaient la crédibilité des déclarations de l'intimée, notamment quand elle expliqua avoir été effrayée lorsque le recourant avait indiqué qu'il emmènerait les enfants au Liban à la suite de l'annonce de séparation, et permettaient de comprendre pourquoi elle avait été aussi alarmée en été 2016 au point d'adresser un avis de détresse auprès de l'APEA puis de se réfugier dans un foyer pour femmes. Enfin, la cour cantonale s'est basée sur les déclarations du frère de B.________, présent au moment des faits, lesquelles étaient mesurées, claires, simples et précises. Il avait adopté une attitude objective et neutre sans complaisance pour sa soeur, ce qui rendait ces déclarations parfaitement crédibles et corroborait celles de l'intimée.