Citation: 5P.359/2000 10.01.2001 E. 2

2.- Le recourant soutient que la décision attaquée viole le principe de la bonne foi inscrit aux art. 5 al. 3 et 9 Cst. Il invoque la jurisprudence selon laquelle ce principe confère au citoyen, à certaines conditions, le droit d'exiger de l'autorité qu'elle se conforme aux promesses ou assurances précises qu'elle lui a faites et ne trompe pas la confiance qu'à juste titre il a placée dans ces promesses et assurances. En l'espèce, les conditions posées par la jurisprudence seraient remplies: il aurait compris la décision du 24 mars 1994 en ce sens que l'assistance juridique lui était octroyée sous la seule réserve que le résultat de la procédure lui permettrait de payer les frais et honoraires d'avocat; l'autorité aurait été liée à sa promesse de le faire bénéficier de l'assistance juridique sous l'unique réserve précitée; elle aurait violé le principe de la bonne foi en révoquant l'assistance juridique pour d'autres motifs. Le recourant ne conteste pas que le règlement cantonal sur l'assistance juridique (RAJ) permette de révoquer, à certaines conditions, la décision d'octroi de l'assistance juridique; mais en l'espèce, prétend-il, l'autorité aurait, par sa décision du 24 mars 1994, renoncé d'avance à le faire sous réserve que le résultat du procès permette le financement des frais et honoraires engendrés par la procédure. Ainsi, le recourant discute le contenu de la décision de 1994 lui accordant l'assistance juridique. Sous le couvert de la jurisprudence relative au droit du citoyen d'exiger de l'autorité de se conformer à ses promesses, il critique donc en réalité l'interprétation de la décision en cause par l'autorité cantonale. Il ne soutient pas toutefois que cette interprétation serait arbitraire. Le grief est par conséquent irrecevable.