Citation: 4A_148/2022 E. 2.3.1

2.3.1. Premièrement, il fait valoir sur deux points un établissement manifestement inexact des faits et sollicite le complètement de l'état de fait. D'une part, il fait grief à la cour cantonale d'avoir retenu à son égard une virulence et une combativité contraire à ses intérêts. Il sollicite le complètement de l'état de fait sur pas moins de 14 éléments en invoquant, en substance, (1) que l'avocat collaborateur aurait présenté les avantages d'un recours au Tribunal fédéral, que l'intimé aurait indiqué qu'une ordonnance était " malheureusement intégralement insatisfaisant[e] " et qu'un appel était " malheureusement inéluctable " et que l'avocat collaborateur envisageait des pistes dans le même sens que le recourant, (2) que rien ne permettait de retenir qu'il avait demandé à ses conseils de s'adjoindre les services de Me H.________, (3) que l'intimé et l'avocat collaborateur n'auraient jamais suggéré au recourant de renoncer à une démarche proposée par celui-ci et ne se seraient jamais opposés à une démarche manifestement dépourvue de chances de succès, (4) que l'intimé et l'avocat collaborateur auraient entretenu et attisé sa frustration et sa pugnacité, et (5) que c'est l'intimé seul qui aurait déposé une plainte pénale à l'encontre de Me G.________ le 22 décembre 2009 et qui aurait pris l'initiative des réquisitions de poursuite notifiées à l'État de Vaud. Même pris ensemble, ces éléments n'établissent pas que l'appréciation de la cour cantonale, selon laquelle le client recourant avait fait montre d'une extrême détermination tout au long des rapports contractuels et voulait user de tous les moyens possibles à cette fin, serait arbitraire. Ainsi, il n'est pas problématique de présenter les avantages d'un recours ou d'indiquer qu'un appel serait " malheureusement inéluctable ", l'intimé et l'avocat collaborateur ayant au contraire informé à réitérées reprises le recourant des faibles chances de succès d'un recours ou de son caractère inopportun. Par ailleurs, le recourant a fait appel à plusieurs conseils, de sorte qu'il importe peu de savoir qui avait suggéré l'idée de solliciter Me H.________. En outre, le fait que l'intimé et l'avocat collaborateur n'auraient jamais suggéré au recourant de renoncer à une démarche proposée par celui-ci, auraient envisagé les mêmes pistes que le recourant et ne se seraient jamais opposés à une démarche manifestement dépourvue de chances de succès a déjà été retenu comme manquements de l'avocat par la cour cantonale. Rien ne permet de constater que, même si l'intimé et l'avocat collaborateur n'avaient pas, comme le recourant le prétend, entretenu et attisé sa frustration, il n'aurait pas fait preuve d'une détermination égale. Enfin, n'est pas déterminant le fait de savoir qui a déposé une plainte pénale à l'encontre de Me G.________, en tant que cette démarche était sollicitée par le client, et qui a pris l'initiative des réquisitions de poursuite notifiées à l'État de Vaud, le recourant ayant ratifié cette démarche. D'autre part, le recourant fait valoir qu'il est profane et, en particulier, qu'il n'est ni juriste ni avocat mais un homme d'affaires. Il demande le complètement de l'état de fait, en ce sens que l'intitulé de son poste soit indiqué. Dans la mesure où la cour a précisément retenu qu'il était un " homme d'affaires expérimenté ", son grief tombe à faux. Les griefs du recourant doivent dont être rejetés.