Citation: 6B_50/2020 E. 1.3.2

1.3.2. En l'espèce, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant entretient des relations régulières avec ses enfants nés respectivement en 2010 et en 2016, ainsi qu'avec son beau-fils. L'intéressé fait par ailleurs ménage commun avec son épouse et leur fille née en 2016. A cet égard, le recourant peut en principe se prévaloir d'un droit au respect de sa vie familiale au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH, s'agissant des liens entretenus avec ses deux enfants et son épouse. La question de savoir si le recourant pourrait, en outre, se prévaloir d'un droit au respect de sa vie privée au sens de cette disposition peut être laissée ouverte, dès lors qu'il convient d'admettre que la mesure d'expulsion placerait celui-ci dans une situation personnelle grave. La première condition cumulative de l'art. 66a al. 2 CP est remplie. Il reste à déterminer si l'intérêt privé du recourant à rester en Suisse peut l'emporter sur les intérêts présidant à son expulsion.