Citation: 9C_404/2014 E. 5.2

5.2. Ce grief n'est pas plus fondé que le précédent. Comme l'ont correctement rappelé les premiers juges, la connexité temporelle est rompue si, pendant une certaine période dont la durée peut varier en fonction des circonstances du cas, l'assuré est à nouveau apte à travailler (cf. notamment ATF 134 V 20 consid. 3.2.1 p. 22 s.). La connexité temporelle avec l'invalidité ultérieure se définit d'après l'incapacité de travail, respectivement la capacité résiduelle de travail, dans une activité raisonnablement exigible adaptée à l'atteinte à la santé. Pour interrompre la connexité temporelle, une telle activité doit permettre de réaliser, par rapport à l'activité initiale, un revenu excluant le droit à une rente (cf. ATF 134 V 20 consid. 5.3 p. 27). On ajoutera que la réalisation d'un tel revenu ne suffit toutefois pas à interrompre la connexité temporelle, encore faut-il que l'intéressé ait retrouvé une capacité de travail significative. Le fait que l'assuré est en mesure de réaliser un revenu excluant le droit à une rente n'apparaît déterminant que si celui-ci dispose dans une activité raisonnablement exigible (autre que sa profession habituelle) d'une capacité de travail (presque) entière. En d'autres termes, la connexité temporelle est interrompue si la personne concernée dispose d'une capacité de travail dans une activité adaptée de 80% au moins et pour autant que celle-ci lui permette de réaliser un revenu excluant le droit à une rente (cf. arrêt 9C_98/2013 du 4 juillet 2013 consid. 4.1 in: SVR 2014 BVG n° 1 p. 2 et les références). Or, il ressort des constatations de la juridiction cantonale que tel est bien le cas en l'occurrence. Le recourant travaillait au service après-vente de C.________ lorsqu'il a été atteint dans sa santé psychique et qu'il a subi une incapacité de travail du 13 novembre au 30 décembre 2000. Il a par la suite exercé une activité de livreur-installateur et de magasinier-livreur entre les mois de janvier 2001 et mars 2007, puis de chef de rayon dans un magasin de jouets entre les mois d'avril et août 2007. Ces activités étaient raisonnablement exigibles et l'assuré n'a jamais prétendu qu'elles ne lui auraient pas permis de réaliser un salaire excluant tout droit à une rente. Durant ces six années et demie, le recourant n'a jamais été mis en incapacité de travail pour des raisons psychiques. Il y a donc lieu d'admettre que la connexité temporelle a été durablement interrompue.