Citation: 5A_125/2019 E. 3.1

3.1. Selon les constatations de l'arrêt querellé, l'intimé a indiqué, en première instance, qu'il vivait officiellement en Italie depuis le 30 novembre 2014. Il a également expliqué qu'il avait trois comptes en Suisse et qu'à la fin de l'année 2013, il avait reçu une donation de ses parents de 312'000 euros, qu'il avait versée sur l'un de ces comptes. Depuis lors, il avait transféré l'entier de ces sommes en Italie auprès des banques C.________, D.________ et E.________ et avait clôturé ses comptes bancaires suisses après avoir opéré lesdits transferts. Il a accepté de donner procuration à son épouse pour qu'elle puisse avoir accès à l'historique de ses comptes suisses pour les dix dernières années. L'épouse a ultérieurement confirmé qu'il lui avait effectivement fourni ladite procuration. Par ordonnance de preuve du 22 août 2016, le Tribunal de première instance a rejeté la requête de l'épouse visant la production par l'époux de pièces complémentaires, notamment des déclarations et taxations fiscales suisses et italiennes, des relevés bancaires en Italie et des justificatifs concernant ses dépenses mensuelles courantes, estimant que l'époux avait fourni les renseignements utiles et les pièces nécessaires et adéquates permettant à son épouse d'évaluer la situation et de faire valoir ses prétentions. La recourante a réitéré ses réquisitions de preuves en deuxième instance. La cour cantonale a refusé d'y donner suite, respectivement de renvoyer la cause au premier juge pour complément d'instruction. Elle a retenu que, s'agissant de la conclusion de la recourante en lien avec la production de toutes les déclarations et taxations fiscales italiennes pour les années 2005 à 2015, l'intimé avait affirmé devant le premier juge qu'il n'avait jamais été imposé en Italie. Or, rien ne permettait de mettre en doute cette allégation, étant précisé que l'intimé avait déménagé en Italie en 2014 et qu'il ne percevait plus de revenus depuis 2012. Par ailleurs, il avait produit les relevés de ses comptes auprès des banques italiennes C.________, D.________ et E.________ au 31 décembre 2016. Il avait également produit les pièces attestant de l'ouverture en 2015 des comptes E.________ et C.________. Quant au compte D.________, l'intimé avait produit l'intégralité des relevés du 1 er janvier 2010 au 31 décembre 2014. Dans ces conditions, on ne voyait pas, et la recourante ne l'expliquait pas, ce que la production des extraits des comptes bancaires italiens entre 2005 et 2015 apporterait de plus que ce qui figurait déjà au dossier. Enfin, la production des pièces en lien avec la succession de l'intimé [recte: de la mère de l'intimé] et la villa familiale en Italie ne portait pas sur des faits pertinents, susceptibles d'influer sur l'issue du litige.