Citation: 6B_346/2020 E. B

Statuant le 28 janvier 2020, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis l'appel de A.________. Elle l'a condamné à une peine pécuniaire de 15 jours-amende à 30 fr. le jour, assortie du sursis pendant deux ans. La cour cantonale a libéré A.________ d'une partie des faits fondant le chef de prévention d'escroquerie. La cour cantonale a notamment retenu les faits suivants. A.________ a travaillé en qualité d'agent de sécurité au sein de l'entreprise B.________ entre 2010 et 2014. Au bénéfice des prestations du revenu d'insertion, il n'a pas annoncé au Centre social régional de C.________ (ci-après: CSR) l'existence d'un compte épargne ouvert à son nom auprès de la Banque D.________. En mai 2012, il a annoncé avoir perçu un salaire de l'entreprise B.________, pour le mois d'avril 2012, de 448 fr. 95 et a produit une fiche de salaire pour ce montant correspondant à ce qu'il avait gagné en avril 2011. Il a en réalité perçu sur son compte de chèque postal - déclaré auprès du CSR - le montant de 1'310 fr. 95. En décembre 2012, il a annoncé n'avoir perçu aucun salaire alors qu'il a reçu une rémunération de 2'584 fr. 10 de la part de l'entreprise B.________ sur son compte de chèque postal, percevant ainsi un montant indu de 2'133 francs. En janvier 2013, il a annoncé avoir perçu un salaire de l'entreprise B.________, pour décembre 2012, de 1'236 fr. 05 et a produit un justificatif pour ce montant correspondant à ce qu'il avait gagné en décembre 2011. Il a, en réalité, perçu sur le compte ouvert auprès de la Banque D.________ - non déclaré auprès du CSR - le montant de 3'334 fr. 15. La Direction des sports et de la cohésion sociale, Service social de la Ville de C.________, a porté plainte le 3 juillet 2018.