Citation: 6B_610/2017 E. 2.2.2

2.2.2. Au vu du stade précoce de l'enquête visant la recourante, le ministère public pouvait fonder de " graves soupçons " au sens de l'art. 269 al. 1 let. a CPP sur la base des indications du rapport de police mentionnant une " source sûre et confidentielle ", à tout le moins pour une courte période (cf. ATF 142 IV 289 consid. 3.3 p. 299). La surveillance a été mise en place dès le 17 décembre 2014 et la police a rendu un rapport sur les résultats de la mesure le 8 janvier 2015, duquel il ressortait que la recourante était effectivement active dans le trafic de produits stupéfiants, même si elle n'avait pas de contact avec le dénommé C.________ (pièce 11/1). Les soupçons d'une activité délictueuse en lien avec l'achat et la vente de stupéfiants ont donc été confirmés rapidement. La mesure de surveillance litigieuse était par ailleurs appropriée eu égard à la gravité de l'infraction sur laquelle portaient les soupçons, à savoir l'implication de la recourante dans un important trafic de stupéfiants, et apte à faire progresser l'enquête sur ledit trafic. La mesure respecte donc le principe de proportionnalité.