Citation: 6B_1317/2023 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a estimé que la recourante s'était rendue coupable d'abus de confiance. À cet égard, elle a considéré que l'intimé était propriétaire du véhicule litigieux, qui avait été confié à la recourante pour qu'elle en fasse usage à ses frais. Bien que le détenteur figurant sur la carte grise du véhicule n'en était pas nécessairement propriétaire, la cour cantonale a estimé que par son acte consistant à réimmatriculer le véhicule à son propre nom, la recourante avait manifesté sa volonté d'en disposer pour elle seule à la manière d'un propriétaire - alors même que l'intimé en avait réclamé la restitution - soit de se l'approprier, et de priver durablement le réel propriétaire de son bien. L'intimé avait certes conservé le véhicule, mais la recourante, qui avait gardé la carte grise qu'elle avait fait modifier, l'empêchait d'en faire usage. Quant à l'enrichissement illégitime, la recourante ne pouvait pas sans le moindre doute se croire propriétaire du véhicule compte tenu de l'état de fait retenu. Elle avait accepté l'éventualité d'un enrichissement illégitime, le dessein devait être retenu sous la forme du dol éventuel.