Citation: 8C_476/2020 E. 5.2

5.2. La critique de la recourante est justifiée. La force probante de la déclaration d'accident du 1er mars 1980 est faible en tant qu'elle porte sur la rémunération de l'intimé. Les données manuscrites inscrites par l'employeur sont peu lisibles, comportent une rature (le salaire mensuel a été corrigé) et sont peu claires voire incohérentes (une allocation journalière de 2450 fr. est évoquée). De surcroît, la période à laquelle le salaire se rapporte n'est pas précisée. Il convenait ainsi de se fonder, comme l'a fait la recourante, sur l'extrait de compte individuel de l'intimé, qui figure au dossier et dont la valeur probante apparaît supérieure à celle de la déclaration d'accident. Cet extrait émane en effet de la caisse de compensation et détaille les revenus précis pris en compte par la caisse chaque année, entre 1975 et 2000. Cela étant, c'est à raison que l'intimé souligne que son revenu déclaré pour l'ensemble de l'année 1980 a été "artificiellement tiré vers le bas" par le fait qu'il s'est retrouvé pendant plusieurs mois au bénéfice d'indemnités journalières. Dès lors, il convient par défaut de se baser uniquement sur le revenu de l'année 1979 pour déterminer le salaire annuel ayant précédé l'accident, à savoir 23'000 fr. Après indexation tenant compte de l'évolution des salaires (T39, hommes: 23'000 + 5.2 %, puis + 6.2, 7.1, 3.8, 2.7, 3.1, 3.5, 2.3, 3.4, 5.9, 7.2, 4.9, 2.6, 1.5, 1.1, 1.2, 0.4, 0.7, 0.1, 1.2, 2.5, 1.6, 1.3, 0.9, 0.9, 1.1, 1.6, 2.2, 2.1, 0.7, 1.0, 0.8, 0.8, 0.7, 0.3, 0.6 et 0.4 %), il en résulte un gain annuel assuré de 54'209 fr. 05.