Citation: 1C_490/2020 E. 2.2

2.2. En l'espèce, les recourants reprochent d'abord au Tribunal cantonal d'avoir refusé de donner suite à leur demande d'établir un devis pour la reconstruction et/ou la mise à niveau des installations d'enneigement technique existantes des deux pistes. L'instance précédente a estimé au contraire qu'elle devait vérifier si la planification de telles installations d'enneigement répondait à un besoin, respectait les prescriptions topiques (fiche B.4 du plan directeur cantonal) et si elle ne contrevenait pas à des intérêts publics ou privés prépondérants. Elle a jugé que la résolution de ces questions d'aménagement du territoire ne nécessitait nullement de disposer d'une estimation du coût des installations projetées, qui concernait en définitive uniquement l'exploitant du domaine skiable. Face à cette argumentation, les recourants se contentent d'affirmer sommairement que les coûts liés aux installations d'enneigement artificiel doivent être pris en compte dans la pesée des intérêts. Ils n'exposent toutefois pas en quoi l'argumentation du Tribunal cantonal serait arbitraire, ce d'autant moins qu'il ressort de la décision attaquée que les coûts d'exploitation du domaine skiable ont été pris en compte dans le choix des variantes. Les recourants font ensuite grief à la cour cantonale de ne pas avoir mis en oeuvre une expertise sur l'aptitude à l'enneigement naturel et artificiel de la piste Planachaux - Grand Paradis. Le Tribunal cantonal a jugé que les conditions d'enneigement naturel et les possibilités d'enneigement technique sur le tracé de cette piste pouvaient être appréciées objectivement sur la base du dossier. Il a procédé à une appréciation anticipée des preuves dont les recourants ne parviennent pas à démontrer l'arbitraire. Ceux-ci se bornent en effet à considérer que ce moyen de preuve permettrait d'établir l'aptitude de la piste à être enneigée tant naturellement qu'artificiellement. Il ressort cependant de l'arrêt attaqué que l'enneigement naturel de ce tracé est faible, vu son altitude entre 1000 m et 1500 m et son exposition au versant sud du vallon. Le fait que les recourants entendent prouver n'est donc pas contesté, ce qui rend l'appréciation anticipée des preuves non arbitraire. Enfin, les recourants critiquent la cour cantonale en ce qu'elle a refusé d'établir les jours d'ouverture des deux pistes Ripaille - Grand Paradis et Planachaux - Grand Paradis pour les saisons 2000-2001 à 2009/2010. La cour cantonale a estimé que l'administration de ce moyen de preuve était inutile à la résolution du litige, qui porte sur l'homologation de deux pistes de ski et qui ne concerne pas les installations de remontées mécaniques. Elle a précisé qu'il n'était pas contesté que la piste Ripaille - Grand Paradis avait été ouverte bien plus régulièrement que la piste Planachaux - Grand Paradis (entre 64 et 119 jours par année depuis la saison 2010/2011 avec une moyenne de 96 à 97 jours par année) et qu'il ne faisait aucun doute que sans possibilités d'enneiger artificiellement la piste Planachaux - Grand Paradis, celle de Ripaille offrait de bien meilleures garanties de retour en station les skis aux pieds. La cour cantonale a ajouté ne pas discerner ce que la statistique du nombre de jours d'ouverture de cette piste pour les saisons 2000/2001 à 2009/2010 apporterait de plus au dossier. L'instance précédente a ainsi jugé que la mesure d'instruction requise n'était pas justifiée par les circonstances et a procédé à une appréciation anticipée des preuves. Se contentant d'affirmer que l'administration de ce moyen de preuve permettrait de démontrer l'absence de justification de la piste Planachaux - Grand Paradis et la justification de la piste Ripaille - Grand Paradis, les recourants n'expliquent pas en quoi cette appréciation anticipée des preuves serait entachée d'arbitraire. Mal fondé, le grief relatif à la violation du droit de faire administrer des preuves doit être écarté.