Citation: 5D_87/2009 02.09.2009 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 135 III 1 consid. 1.1 p. 3; 134 V 443 consid. 1 p. 444). 1.1 Le recours a été déposé en temps utile (art. 46 al. 1 let. a et 100 al. 1 LTF) par la partie qui a succombé devant l'autorité précédente (art. 76 al. 1 LTF). Il est en outre dirigé contre une décision incidente, prise et notifiée séparément du fond, portant sur la récusation du magistrat appelé à statuer dans la cause opposant le recourant à son père. Selon l'art. 92 al. 1 LTF, une telle décision peut faire l'objet d'un recours immédiat devant le Tribunal fédéral. La voie de droit suit alors celle offerte contre la décision sur le fond. En l'espèce, la décision attaquée se rapporte à une procédure en modification d'un jugement de divorce visant la suppression des aliments dus à l'enfant majeur et à l'action reconventionnelle de ce dernier tendant au paiement d'arriérés de contributions à concurrence de 39'846 fr., plus intérêts, à savoir sur une affaire civile de nature pécuniaire, dont la valeur litigieuse atteint 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. c et 74 al. 1 let. b LTF). La voie du recours en matière civile est donc ouverte (art. 72 LTF), de telle sorte que celle du recours constitutionnel subsidiaire ne l'est pas (art. 113 LTF). 1.2 A lui seul, l'intitulé erroné d'un recours ne nuit cependant pas à son auteur, pour autant que les conditions d'une conversion en la voie de droit adéquate soient réunies (ATF 134 III 379 consid. 1.2 p. 382 et les arrêts cités). C'est le cas en l'espèce, le recourant invoquant la violation de droits constitutionnels, lesquels sont inclus dans la notion de droit fédéral au sens de l'art. 95 let. a LTF. Il convient ainsi de traiter l'écriture comme un recours en matière civile.