Citation: 6B_165/2019 E. 1.6

1.6. Le dommage doit découler directement - c'est-à-dire sans autre comportement délictueux de l'auteur - de l'acte accompli sous l'effet de l'erreur (ATF 126 IV 113 consid. 3a p. 116 ss). Cela signifie ici que le dernier acte de l'auteur, déterminant pour le dies a quo du délai de prescription de l'action pénale (cf. consid. 1.2 supra), n'est pas postérieur au dernier versement de la dupe. Partant, c'est à juste titre que la cour cantonale a conclu que le dernier acte visant à tromper astucieusement C.________ en vue de le faire participer à l'acquisition de l'immeuble " H.________ " était nécessairement antérieur à son dernier versement, en février 2003. Il en découle que le droit de prononcer une créance compensatrice était effectivement prescrit le 29 mai 2018. Cela conduit au rejet du grief du recourant.