Citation: 6B_298/2021 E. A

Le 26 mai 2020, A.________ et B.________ SA à U.________ ont déposé plainte pénale contre C.________, respectivement l'ont dénoncé. Citant à réitérées reprises l'art. 261bis CP, ils lui reprochaient notamment d'avoir écrit dans un courriel adressé le 18 mai 2019 à six personnes "Il m'est impossible de regarder les étudiants en face et de continuer à vendre cette arnaque organisée, cette mafia taïwanaise". Le rédacteur du message y exposait la nature du désaccord qui l'opposait à D.________, présidente titulaire de la signature individuelle de la société anonyme. A le lire, ce différend portait notamment sur le refus de la précitée de donner suite à plusieurs de ses requêtes visant à procéder à des investissements dans la formation dispensée dans cette école et dans la tenue de "réunions stratégiques". Il y reprochait aussi à la direction de l'institution d'avoir refusé de l'informer quant à l'utilisation du budget mis à disposition de l'établissement scolaire et déclarait "Ce mutisme n'éveille en moi que des soupçons. On est pas bêtes, on arrive à extrapoler que 20 % du chiffre d'affaires est investi dans la formation, et que le reste par[t] ailleurs, ce qui est inacceptable". Il réclamait la démission pure et simple des co-directeurs de la société anonyme, à défaut de quoi il quitterait lui-même son poste d'enseignant. Il manifestait son désaccord avec les pratiques perdurant dans cet établissement, qui traduisaient, selon lui, "un manque total de respect avec les étudiants, leur avenir, les parents qui se démènent pour payer cette école, les contribuables avec les bourses". Il prétendait, dans ce contexte, prendre des risques considérables en demandant "le scalp de la direction", la société anonyme pouvant ne pas ouvrir ses portes aux étudiants à la rentrée du mois de septembre. C.________ a encore affirmé que "[les professeurs étaient] en droit d'exiger l'investissement dans [leur salaire], dans le matériel, d[ans] les heures de préparation, des réunions payé[e]s, un cadre de travail stimulant tout simplement". Il a reconnu soutenir les étudiants qui entendaient suspendre le versement de leurs frais d'écolage, même si le versement du traitement des professeurs devait s'en trouver compromis. Il annonçait vouloir entreprendre avec une collègue, les démarches judiciaires nécessaires pour obtenir satisfaction quant aux demandes de renseignements qu'il avait adressées à la direction. Enfin, à son avis, une personne qu'il citait par son prénom avait subi des pressions considérables de la part de ses supérieurs. Par ordonnance du 29 juin 2020, le ministère public a refusé d'entrer en matière sur la plainte/dénonciation pénale du 26 mai 2020, frais à charge de l'État.