Citation: 7B_907/2024 E. 5.4

5.4. Le recourant invoque une violation du principe de l'égalité de traitement (art. 8 Cst.), au motif que le condamné ayant atteint les deux tiers de sa peine aurait droit à un examen plus approfondi des possibilités d'octroi de la libération conditionnelle que le prévenu détenu pour des motifs de sûreté ayant atteint les deux tiers de la peine encourue. Compte tenu de la jurisprudence précitée (cf. consid. 5.2.3 supra; ATF 145 IV 179 consid. 3.4), le grief du recourant doit être écarté. En effet, le juge de la détention ne saurait s'approprier le pouvoir conféré à l'autorité compétente visée par l'art. 86 CP en procédant à un examen approfondi des critères permettant l'octroi de la libération conditionnelle (cf. ATF 143 IV 330 consid. 2.1 sur l'examen par le juge de la détention des soupçons suffisants). Dans ces circonstances, la juridiction cantonale n'a pas violé le principe de l'égalité de traitement en procédant à un examen sommaire des possibilités de libération conditionnelle.