Citation: 5A_663/2022 E. 1.1

1.1. La décision attaquée n'est pas finale au sens de l'art. 90 al. 1 LTF. Dans la mesure où, quoi qu'en dise le recourant, elle ne porte ni sur la compétence ni sur la composition de l'autorité (cf. art. 92 LTF), elle doit être rangée parmi les autres décisions incidentes au sens de l'art. 93 LTF. Une telle décision peut faire l'objet d'un recours immédiat au Tribunal fédéral uniquement si elle peut causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF), l'hypothèse envisagée par l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'entrant en l'occurrence pas en ligne de compte. Selon la jurisprudence, un préjudice irréparable n'est réalisé que lorsque la partie recourante subit un dommage qu'une décision favorable sur le fond ne fera pas disparaître complètement; il faut en outre un dommage de nature juridique, tandis qu'un inconvénient seulement matériel, résultant par exemple d'un accroissement de la durée et des frais de la procédure, est insuffisant (ATF 137 III 380 consid. 1.2.1; 134 III 188 consid. 2.2; 133 III 629 consid. 2.3.1). Le Tribunal fédéral renonce à l'exigence d'un préjudice irréparable lorsque la partie recourante expose et rend vraisemblable que l'ordonnance qu'elle conteste entraînera une violation du principe de célérité, c'est-à-dire du droit de tout justiciable à ce que sa cause soit jugée dans un délai raisonnable, garanti par l'art. 29 al. 1 Cst. (ATF 143 III 416 consid. 1.4; 138 IV 258 consid. 1.1; 138 III 190 consid. 6). En l'espèce, le recourant se réfère au principe de célérité. Il s'attache à démontrer que la décision querellée revient à retarder de manière inadmissible la décision sur la récusation de la juge de première instance, alors que, comme le juge précédent l'avait expressément admis dans un courrier antérieur du 30 juin 2022, il convenait de statuer " avant tout " sur cette question. Au vu des explications du recourant, il n'est pas exclu que le principe de célérité soit remis en cause. Le recours est ainsi recevable sous cet angle.