Citation: 6B_445/2020 E. 2.3

2.3. L'indigence du recourant est établie. Reste à déterminer si la cause était effectivement dépourvue de chances de succès. Il ressort de la décision du 4 octobre 2016, à laquelle se réfère la cour cantonale, qu'en raison de transgressions des règles inhérentes au placement en établissement psycho-social (consommation d'alcool et cannabis) le recourant avait déjà fait l'objet d'un transfert à l'EDFR de Bellechasse, la DSJ ayant alors jugé que cet établissement était adapté à l'accueil de personnes soumises à une mesure. La présente cause était semblable à celle de 2016 et avait abouti au déboutement du recourant concernant les mêmes questions. Contrairement à ce que suggère le recourant, l'assistance judiciaire ne lui a pas été refusée au motif qu'il avait renoncé à recourir contre la précédente décision de la DSJ, mais plutôt en raison de la similitude des causes et de l'absence d'éléments nouveaux permettant d'aboutir à une solution différente que celle adoptée dans la décision du 4 octobre 2016. Cela étant, et dans la mesure où, au moment de sa requête d'assistance judiciaire, le recourant avait à nouveau enfreint les règles fixées pour son placement en foyer et avait été averti du risque de transfert d'établissement, son recours apparaissait d'emblée dénué de chances de succès. Ainsi, l'autorité précédente n'a pas violé l'art. 29 al. 3 Cst., pas plus qu'elle n'a fait preuve d'arbitraire dans l'application du droit cantonal en refusant d'accorder au recourant l'assistance judiciaire pour la procédure de recours cantonale, sous la forme de la désignation d'un défenseur. Pour les mêmes motifs, le rejet du recours cantonal portant sur le refus d'accorder l'assistance judiciaire devant la DSJ ne prête pas flanc à la critique. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.