Citation: 5A_480/2021 E. 4.2

4.2. En l'espèce, il suffit de constater que la recourante n'expose toujours pas quelle serait la contrepartie qu'elle aurait fournie à C.________ pour le versement des sommes en cause - voire même simplement la cause, de droit des obligations ou du droit matrimonial notamment - et sur laquelle le juge anglais se serait alors fondé pour juger, comme elle le prétend, que les versements n'avaient pas eu lieu sans contrepartie. Quant à la propriété des biens, elle reconnaît elle-même que le juge anglais n'a pas tranché cette question. Qu'il n'y ait pas procédé en raison du fait que l'intimée se serait "limitée à d'autres points" en audience, comme elle le soutient, n'est pas pertinent, en tant qu'il demeure qu'elle admet en cela que le juge n'était même pas saisi de cette question. Par surabondance, la recourante n'attaque pas la motivation de l'autorité cantonale selon laquelle le juge anglais a pu rejeter les conclusions constatatoires de l'intimée pour des raisons procédurales, ainsi qu'il en irait en droit suisse. A cet égard, elle se borne à affirmer sans aucune référence au droit anglais que la forme des actes diffère certes avec la pratique suisse, mais qu'il faut comprendre que l'action poursuit un but condamnatoire. Alors qu'il ressort de l'arrêt attaqué que le débiteur a pour sa part été condamné en raison des transferts effectués sur le compte de la recourante, celle-ci n'expose pas non plus comment il faudrait alors comprendre le lien entre les deux décisions anglaises si on retenait néanmoins que, dans la seconde, le juge anglais a tranché que les versements avaient bien une contrepartie et que l'argent n'était donc plus propriété de C.________. Ces motifs suffisent à exonérer l'autorité cantonale de tout arbitraire (art. 9 Cst.; cf. supra consid. 2) dans l'établissement des faits sur le contenu de la décision anglaise du 27 février 2020. Partant, le grief doit être rejeté.