Citation: 9C_568/2023 E. 6.2

6.2. Contrairement à ce que soutient la recourante, il ne ressort pas de l'arrêt entrepris que "si incapacité de travail il y a eu pendant [la] période [du 1er août 2015 au 13 juin 2018], c'était uniquement en raison de [s]a grossesse et sinon pour de courtes périodes". La juridiction précédente a exposé faire sienne l'appréciation consensuelle des experts de Cemedex SA, selon laquelle l'assurée avait présenté une capacité de travail de 80% sans perte de rendement dès le 1er août 2015 (au plus tard), soit dix mois après l'intervention neurochirurgicale pour décompression médullaire, puis de 56% dès le 1er juin 2018, en raison d'une spondylarthrite mise en évidence par une IRM effectuée le 13 juin 2018. Toujours en se fondant sur les conclusions des experts de Cemedex SA, les juges précédents ont constaté que l'incapacité de travail de l'assurée est d'origine multifactorielle (syndrome d'apnées du sommeil, syndrome inflammatoire, troubles dégénératifs et discrète diminution de la capacité de travail pour des raisons psychiatriques). Aussi, la recourante ne peut-elle pas être suivie lorsqu'elle affirme que la juridiction cantonale semble "réduire" l'étiologie multifactorielle de ses troubles psychiques et respiratoires au fait qu'elle consommerait du vin et du cannabis et "effacer" l'origine maladive des différentes atteintes à la santé qu'elle présente par des allusions quant à de prétendues difficultés à gérer sa situation de mère et à une mauvaise hygiène de vie.