Citation: 4A_571/2019 E. 6.2

6.2. Pour la recourante, cette construction serait chancelante. En guise de fondation, le premier argument reposerait sur un fait établi de manière arbitraire. Y.________ n'aurait pas fait part à F.________ de sa crainte de devoir payer une commission de courtage à IR SA durant la phase des pourparlers contractuels. Cette assertion aurait vu le jour pour la première fois lors de l'audience du 27 septembre 2018 et son caractère tardif en dirait long sur la crédibilité qu'il faudrait lui prêter. Elle ne serait documentée par aucune pièce. La cour cantonale a prêté foi aux déclarations de Y.________ selon lesquelles il avait " soulevé un problème relatif à une commission de courtage durant les négociations ", en ce sens qu'il voulait " savoir combien (les vendeurs) allai (en) t recevoir après la vente compte tenu du fait que A.________ SA (leur avait) été présentée par B.________ ". Il a précisé avoir eu à ce propos des entretiens téléphoniques avec F.________ avant le 22 décembre 2011 et ajouté que son interlocuteur lui avait affirmé " ça, on en fera notre affaire ", voulant " dire par là que A.________ SA s'occuperait de la question des frais de courtage ". Le Tribunal fédéral ne décèle là aucun arbitraire. Puisqu'elle savait qu'une commission de courtage pouvait être réclamée à la suite de la transaction immobilière, la recourante ne saurait exciper du dol. En cela les conclusions de la cour cantonale ne vacillent guère sur leur assise. Hormis le grief d'arbitraire, qu'il y a lieu d'écarter, la recourante les laisse d'ailleurs intactes. Tout au plus se plaint-elle du fait que la cour cantonale a évoqué que la recourante doit supporter le fardeau de la preuve de son allégation, selon laquelle Y.________ avait, durant les pourparlers contractuels, caché à F.________ qu'il estimait probable de devoir payer une commission de courtage à X.________ SA ou à B.________. Ceci reviendrait à la charger d'apporter la preuve d'un fait négatif. En réalité, la cour cantonale a établi, en fait, que Y.________ avait communiqué à F.________ avant le 22 décembre 2011 qu'il risquait de devoir payer une commission de courtage ensuite de la transaction immobilière. Il n'est dès lors nul besoin de faire appel aux règles sur le fardeau de la preuve et le grief de la recourante est dépourvu de toute portée pratique. Quant au principe de la bonne foi et celui de la loyauté commerciale que la recourante convoque au secours de son argumentaire, ils ne lui sont d'aucune aide puisque, dans les faits, Y.________ l'a bel et bien informée de sa crainte de devoir payer une commission de courtage ensuite de la vente au profit de la recourante. Ces considérations suffiraient à sceller le sort du présent litige.