Citation: 4C.182/2004 23.08.2004 E. 4

4.1 Dans un deuxième grief, le demandeur invoque la responsabilité fondée sur la confiance («Vertrauenshaftung»), qui donnerait lieu à une action en dommages-intérêts soumise, elle aussi, au délai de prescription de dix ans de l'art. 127 CO. 4.2 Comme son nom l'indique, la responsabilité fondée sur la confiance suppose une relation particulière entre le lésé et le responsable, soit un rapport spécial de confiance et de fidélité (ATF 130 III 345 consid. 2.2 p. 349; 121 III 350 consid. 6c p. 356 et les références). Or, en l'occurrence, l'existence d'une telle relation ne ressort d'aucun élément figurant dans le jugement attaqué. En particulier, on ne voit pas comment la simple mention «X.________ Bank» à côté des noms «A.________» et «B.________», sous la rubrique «bénéficiaire» des chèques, aurait pu créer un lien spécial de confiance entre les prénommés et la défenderesse; la thèse contraire développée par le demandeur ne résiste pas à l'examen.