Citation: 1B_156/2020 E. 3

Invoquant l'art. 221 al. 1 let. c CPP, le recourant conteste l'existence d'un risque de récidive. Il mentionne certains arrêts du Tribunal fédéral dans lesquels un tel risque a été admis en relation notamment avec des viols ou des actes d'ordre sexuel avec des enfants. Le recourant relève que la prévention de tentative d'actes d'ordre sexuel avec des enfants aurait été de facto abandonnée, seule restant l'accusation de pornographie au sens de l'art. 197 CP, insuffisamment grave pour justifier une détention provisoire. Il explique que sa démarche était motivée par une forte curiosité pour le psychisme des pervers; la détention de fichiers ne serait qu'un moyen et non un but, de sorte que contrairement à ce que retient la cour cantonale, il n'aurait aucune propension au visionnage de tels fichiers. Le seul transfert de fichier pédopornographique de sa part serait dû à l'insistance de son interlocuteur, soit un agent infiltré. Le recourant relève qu'il a mis un terme à son activité avant son arrestation en désinstallant l'application " B.________ "; le fait qu'une telle application puisse être facilement réinstallée n'y changerait rien. L'origine d'une photo ancienne le montrant torse nu avec un jeune enfant (qui s'est révélé être sa filleule) aurait été clairement établie. Rien ne démontrerait en définitive l'existence d'un risque concret de récidive.