Citation: 1B_348/2020 E. 3.2

3.2. Le recourant se plaint que le Procureur intimé ne lui avait pas communiqué des pièces du dossier " extrêmement importantes pour sa défense ", en violation de l'art. 109 al. 2 CPP, qui impose à la direction de la procédure de donner aux parties l'occasion de se déterminer sur les requêtes des autres parties. Pour autant, le recourant ne prétend pas que l'accès au dossier lui avait été indûment refusé à un moment ou à un autre de la procédure, pas plus qu'il ne se plaint d'avoir été empêché d'une quelconque manière de participer à l'administration des preuves par le Ministère public. Il est ainsi observé que les pièces en cause se rapportent pour l'essentiel à des écritures émanant des parties plaignantes qui, par l'envoi de courriers de rappel et de demandes tendant à mettre rapidement les prévenus en accusation, reprochaient au Procureur des lenteurs dans la conduite de la procédure risquant de provoquer son classement en raison de la prescription de l'action pénale, qui devait être atteinte, selon les parties plaignantes, le 22 août 2020. A cet égard, le recourant ne parvient pas à rendre vraisemblable que l'absence de déterminations recueillies à son égard sur ces différents courriers aurait pu lui être concrètement préjudiciable. On ne discerne pas non plus une volonté délibérée du Procureur de nuire au recourant et aux autres prévenus, les lenteurs relevées par les parties plaignantes paraissant au contraire susceptibles, la prescription approchant, de pouvoir leur être profitables. Pour le reste, dans la mesure où le recourant reproche au Procureur de ne pas lui avoir communiqué la requête des parties plaignantes tendant à l'audition des témoins L.________, M.________ et N.________, il ne conteste pas pour autant avoir pu assister à leurs auditions. Le recourant n'indique pas non plus quel préjudice il aurait subi par l'absence de communication de la requête du 15 novembre 2016 sollicitant l'extension de la procédure à l'encontre de " toutes les personnes responsables des routes au sein de la commune de Bagnes ", requête à laquelle il ne semble au demeurant pas avoir été donné suite. S'agissant enfin des autres courriers des parties plaignantes qui n'auraient pas été communiqués au recourant, en particulier leurs lettres du 5 septembre 2019, du 2 octobre 2019 ainsi que des 6 et 26 mars 2020, il ne paraît pas que celles-ci pouvaient être considé rées comme des requêtes au sens de l'art. 109 CPP. On relèvera encore que, parmi les documents visés, figurent également des actes de recours pour déni de justice ou retard injustifié ainsi que des ordonnances rendues par l'autorité de recours, dont l'absence de communi cation au recourant n'est pas nécessairement imputable au Procureur intimé. Cela étant, à supposer qu'il puisse être reproché au Procureur d'avoir méconnu l'art. 109 al. 2 CPP, il demeure loisible au recourant de faire valoir ses moyens tirés de violations du droit d'être entendu et de la présomption d'innocence dans le cadre de la procédure devant l'autorité de jugement. Il en va de même s'agissant du refus du Procureur de mettre en oeuvre une expertise technique et de procéder à l'édition du dossier en possession de O.________ SA, la demande de récusation ne pouvant à cet égard permettre de contourner le prescrit de l'art. 318 al. 3 CPP.