Citation: 5P.450/2000 06.03.2001 E. 3

3.- a) La recourante fait également valoir que l'arrêt du Tribunal administratif aboutirait à un résultat totalement inéquitable, violant le principe d'égalité de traitement reconnu à l'art. 8 Cst. En effet, après la dénonciation au 31 décembre 1997 par la Fédération genevoise des assureurs-maladie de la convention tarifaire d'hospitalisation qui la liait à l'Association des cliniques privées de Genève, l'ensemble des caisses-maladie actives à Genève n'auraient versé dans le cadre de l'assurance complémentaire que les prestations promises contractuellement. Ordonner à la recourante de continuer à payer les prestations des assurés au tarif d'une convention caduque constituerait une grave discrimination par rapport aux autres caisses-maladie, qui pourraient appliquer strictement leurs propres conditions contractuelles. b) Pour autant que ce grief ne relève pas de l'application du droit civil fédéral et ne soit pas pour cette raison déjà irrecevable au regard de l'art. 84 al. 2 OJ (cf. consid. 3a supra), il apparaît de toute manière insuffisamment motivé et donc irrecevable au regard de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. En effet, la recourante se contente d'invoquer une inégalité de traitement virtuelle, sans même rendre vraisemblable que d'autres caisses-maladie actives à Genève auraient introduit en même temps qu'elle une nouvelle catégorie d'assurance complémentaire pour l'hospitalisation en division privée ou en clinique avec limitation du choix de l'établissement, ou qu'ayant introduit une telle nouveauté, elles s'en seraient tenues strictement à une liste d'établissements agréés aussi restreinte que celle de la recourante.