Citation: 5A_1048/2021 E. A

A.a. B.A.________, né en 1973, et A.A.________, née (...) en 1974, se sont mariés en 2014. Une enfant est issue de leur union, C.A.________, née en 2014. B.A.________ est également le père de D.________, née en 2004, et A.A.________ a trois autres enfants tous majeurs. A.b. B.A.________ a quitté le domicile conjugal le 27 mai 2020. Il a introduit une requête de mesures protectrices de l'union conjugale devant le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois (ci-après: président ou premier juge) le 10 juin 2020. A.c. Lors de l'audience de mesures protectrices de l'union conjugale du 30 juillet 2020, les parties sont convenues de vivre séparées, d'attribuer le logement conjugal à A.A.________, ainsi que la garde sur l'enfant, avec un droit de visite pour le père chaque samedi de 10h00 à 19h30 après le souper et par appel vidéo les mardis et jeudis à 17h30. Les coûts directs de l'enfant ont été arrêtés à 5'400 fr. par mois, allocations familiales non déduites, montant que le père s'est engagé à verser le premier de chaque mois, sans préjudice de la contribution d'entretien à fixer par le président. Il s'est en outre engagé à payer les intérêts hypothécaires du logement conjugal. A.d. Par ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 29 janvier 2021, le président a notamment dit que B.A.________ contribuerait à l'entretien de sa fille cadette par le versement d'une pension mensuelle de 5'100 fr., allocations familiales en plus, dès le 1 er juillet 2020 (ch. I du dispositif) et à celui de son épouse par le versement d'une pension mensuelle de 13'000 fr. dès le 1 er juillet 2020, sous déduction d'un montant total de 2'652 fr. 45 (ch. II).