Citation: 8C_924/2013 E. 4.3

4.3. L'art. 10 TFJC est une norme potestative qui confère un large pouvoir d'appréciation au juge. Le recourant critique le refus de l'appliquer à son cas par les juridictions précédentes, sans démontrer en quoi ce refus serait arbitraire. L'équité ne justifie pas nécessairement qu'un plaideur, même peu fortuné, obtienne une réduction de l'avance. S'il ne dispose pas de ressources suffisantes pour verser l'avance de frais requise, il a la possibilité de demander l'assistance judiciaire. En effet, il est raisonnablement exigible de la partie demanderesse qu'elle introduise une requête d'assistance judiciaire lorsqu'elle revendique une dispense ou une réduction de l'avance de frais (cf. arrêt 4A_186/2012 du 19 juin 2012 consid. 7). Par ailleurs, la règle selon laquelle il y a lieu d'appliquer un calcul forfaitaire consistant à multiplier par vingt le montant par année concerné (art. 92 al. 2, 1 re phrase, CPC) n'est pas propre aux rapports de travail de droit public. Elle s'applique aussi en cas de litiges dans le cadre de contrats de travail de durée indéterminée en droit privé ( DENIS TAPPY in Code de procédure civile commenté, 2011, n° 9 ad art. 92 CPC). En outre, dans le cas d'espèce, cette règle est atténuée par le fait qu'en vertu de l'art. 16 al. 7 LPers-VD, le recourant doit avancer seulement la moitié des frais judiciaires présumés.