Citation: 2C_633/2018 E. 5.1.2

5.1.2. En l'occurrence, il ressort du dossier que, devant l'instance précédente, les recourants n'ont jamais fait valoir que la recourante aurait été empêchée d'avoir une activité professionnelle à cause de son mari durant les années de vie commune. Cela ne ressort ni du mémoire du recours, ni de leurs courriers postérieurs. En particulier, lorsque, le 7 mai 2018, les recourants ont adressé au Tribunal cantonal un courrier contenant une copie de l'ordonnance de mesures superprovisionnelles du 4 mai 2018 (cf. supra consid. B), ils se sont limités à demander la suspension de la procédure, sans soutenir que les violences conjugales subies par la recourante ou que la vie commune avec son mari avaient un lien avec sa propre capacité financière. Ce n'est en réalité que devant la Cour de céans que les recourants font valoir un tel lien, afin de convaincre que la recourante, désormais séparée de son mari, pourrait s'assumer financièrement à l'avenir.