Citation: 6B_1319/2022 E. 2.2

2.2. La recourante fait d'abord valoir que sa condamnation pour complicité de gestion déloyale, pour avoir perçu indûment des bonus pour un total de 137'500 fr. entre 2009 et 2014, devrait être réexaminée à la lumière des pièces nouvelles qu'elle produit. Elle soutient qu'il est faux d'affirmer, comme l'avait fait la Cour d'appel pénale, que D.________, président du conseil et actionnaire majoritaire de B.________ SA, n'aurait pas eu connaissance de ces bonus. Elle se prévaut d'un courriel qu'elle a adressé le 12 février 2013 à C.________, intitulé " Zum Check mit D.________ ". En pièces jointes à cet email figuraient les projets corrigés de certificats de salaire de la recourante et de C.________ pour l'exercice 2012, avec les bonus qui y étaient mentionnés.