Citation: 9C_87/2018 E. 4.2

4.2. Les critiques de la recourante sont vaines. C'est à juste titre, tout d'abord, que les premiers juges ont rappelé que le moment où la question de la mise en valeur de la capacité (résiduelle) de travail pour un assuré proche de l'âge de la retraite sur le marché de l'emploi doit être examinée correspond au moment auquel il a été constaté que l'exercice (partiel) d'une activité lucrative était médicalement exigible (ATF 138 V 457 consid. 3.3 p. 461 et consid. 3.4 p. 462). Contrairement à ce que la recourante affirme, elle était âgée de 58 ans et sept mois au moment déterminant où le docteur C.________ a constaté, de manière fiable selon les premiers juges, sa pleine capacité de travail dans son activité habituelle (rapport du 28 août 2014). Elle n'avait dès lors pas encore atteint l'âge à partir duquel le Tribunal fédéral admet qu'il peut être plus difficile de se réinsérer sur le marché du travail (ATF 143 V 431 consid. 4.5 p. 433). Aussi, si l'âge de la recourante peut limiter dans une certaine mesure ses possibilités de retrouver un emploi, on ne saurait considérer qu'il rend à lui seul cette perspective illusoire au point de procéder à une analyse globale de sa situation au sens de l'ATF 138 V 457. Partant, il n'y a pas matière à examiner la suite de l'argumentation de la recourante portant sur les considérations de la juridiction cantonale selon lesquelles l'analyse globale n'est envisageable qu'en présence d'une personne qui ne peut plus exercer sa profession habituelle et doit se reclasser professionnellement en raison de son état de santé.