Citation: 1B_359/2015 E. 3

En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Selon l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient à la partie recourante de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 134 II 244 consid. 2.1 p. 245). Lorsque celle-ci est une décision d'irrecevabilité, les motifs développés dans le mémoire de recours doivent porter sur la question de la recevabilité traitée par l'instance précédente à l'exclusion du fond du litige (ATF 123 V 335 consid. 1b p. 336). Il doit par ailleurs exister un lien entre la motivation et la décision litigieuse. Lorsque le mémoire de recours consiste à reprendre mot pour mot devant le Tribunal fédéral la même motivation que celle présentée devant l'instance inférieure, un tel lien fait défaut et le recours est inadmissible sous l'angle de l'art. 42 al. 2 LTF (ATF 134 II 244 consid. 2.3 p. 246). En l'occurrence, le Vice-président de la Cour de justice a constaté que le pli recommandé contenant la décision du 4 mars 2015 avait été notifié à l'adresse mentionnée par la recourante dans sa requête d'assistance judiciaire et retiré le 9 mars 2015 selon les informations résultant du système de suivi des envois de la Poste Suisse; la recourante ne prouvait pas ses allégations selon lesquelles la décision, dont elle avait joint une copie à son recours, ne lui avait pas valablement été notifiée; le délai de dix jours avait ainsi commencé à courir le lendemain de la notification pour expirer le 19 mars 2015; le recours posté le 11 mai 2015 était tardif et, partant, irrecevable. La recourante se borne à réaffirmer que la décision du 4 mars 2015 ne lui a pas été notifiée, sans chercher à établir en quoi le Vice-président de la Cour de justice aurait fait preuve d'arbitraire ou violé d'une autre manière le droit en considérant qu'elle avait reçu cette décision le 9 mars 2015 en se fondant sur les indications de la Poste Suisse. Sur ce point, le recours est de nature purement appellatoire et ne satisfait pas les exigences de motivation découlant de l'art. 42 al. 2 LTF. Les autres griefs consistent en une reprise pure et simple des moyens que la recourante invoquait à l'encontre de la décision du 4 mars 2015 (motivation défectueuse, absence de sommation formelle ou encore refus de suspendre la procédure) ou concernent le fond du litige. Ils ne répondent ainsi pas davantage aux exigences de motivation requises par la jurisprudence précitée.