Citation: 4A_52/2020 E. 3.2

3.2. Le recourant soulève différents griefs à l'encontre des développements de l'autorité précédente. Il critique tout d'abord le fait que la Cour de justice a renoncé à établir le moment précis auquel le recourant a eu effectivement connaissance de son dommage au sens de la jurisprudence fédérale, se contentant de déterminer à quel moment il aurait pu procéder à une estimation de son dommage futur. Il lui reproche également de ne pas avoir statué sur ses offres de preuves relatives aux révélations faites par B.________ en 2015. Il critique ensuite l'application de la jurisprudence de l'arrêt 2C_372/2018 du 25 juillet 2018 au cas d'espèce, la divulgation d'informations bancaires ne pouvant être comparée à la diffusion d'un document sur internet. Il soutient que, contrairement à ce qu'a retenu l'autorité précédente, l'art. 42 al. 2 CO ne constitue pas une règle de fixation du moment de départ du délai de l'art. 60 CO. Le fait que le dommage puisse faire l'objet d'une détermination équitable par le juge au sens de l'art. 42 al. 2 CO ne suffit pas à faire partir le délai de prescription. Enfin, le recourant estime que les principes retenus par l'autorité précédente auraient pour conséquence de contraindre les victimes de divulgation de leurs données bancaires à agir " à l'aveugle ", ce qui ne correspondrait pas aux principes du droit suisse de la prescription.