Citation: 5A_429/2024 E. 9.3

9.3. Le recourant soutient que la déclaration de l'intimée contenue dans le courriel précité ne constitue pas un élément déterminant pour retenir que l'entretien de la famille n'aurait pas été assumé de manière suffisante. Il expose que l'arrêt entrepris constate que, durant la période rétroactive du 1er novembre 2020 au 2 novembre 2021, il avait versé mensuellement une somme de 4'000 fr., pour un total de 48'000 fr. Il avait par ailleurs payé l'écolage privé des enfants pour un montant de 16'899 fr. 50, la carte "Migrol" pour un montant de 2'896 fr. 93 et remboursé la carte de crédit de l'intimée pour un montant de 7'769 fr. 39. En ajoutant les contributions, cela représentait un total de 77'566 fr., soit 6'297 fr. par mois. Par ailleurs, la cour cantonale refusait de manière arbitraire de prendre en considération les frais de déménagement à concurrence de 23'410 fr. au motif que ces frais " n'auraient " pas été intégrés aux charges concernées par la contribution d'entretien. Selon le recourant, la qualification de frais ou leur utilisation importait peu. Dès lors que ces montants supplémentaires avaient permis d'améliorer considérablement le train de vie de la famille après la séparation en octobre 2020, il devait en être tenu compte. En définitive, l'intimée avait reçu 8'248 fr. par mois pour la période rétroactive, ce qui représentait une différence mensuelle de 682 fr. par rapport aux contributions allouées. L'on ne pouvait ainsi pas soutenir que les montants versés étaient largement inférieurs aux montants nécessaires à l'entretien de la famille comme indiqué dans l'arrêt entrepris et ainsi le condamner à verser une contribution rétroactivement pour ce motif. L'appréciation cantonale était d'autant moins soutenable au regard de ses griefs précédents portant sur le montant des revenus et des charges des parties.