Citation: 5A_484/2020 E. 5.4

5.4. Il est douteux que la critique respecte le principe de l'épuisement des instances cantonales (cf. supra consid. 2.3). Il apparaît en effet que l'autorité précédente a examiné la question de l'imputation d'un revenu hypothétique sur le vu des arguments développés par l'intimé dans sa réponse à l'appel. Celui-ci y soutenait en effet qu'il y avait en l'occurrence lieu à une telle imputation, ce qui excluait d'inclure une contribution de prise en charge dans le montant assurant l'entretien convenable de l'enfant. Selon lui, l'appelante était en mesure de couvrir ses charges, lesquelles devaient être arrêtées en tenant compte de ce qu'elle faisait ménage commun avec son concubin. Or il ne résulte pas de l'arrêt attaqué, ni d'ailleurs du " procès-verbal des opérations " figurant au dossier cantonal, que la recourante ait réagi à réception de ladite réponse ou lorsque la cour cantonale l'a informée que la cause était gardée à juger. Quoi qu'il en soit, force est de constater qu'une fois encore, la recourante se contente d'opposer sa propre appréciation des faits à celle retenue par les juges précédents sans démontrer en quoi celle-ci serait insoutenable. Il en va ainsi, en particulier, de ses considérations relatives à son ancienne activité d'instructrice sportive et à la prétendue difficulté de la reprendre actuellement. Sont également de nature appellatoire, partant irrecevables, les allégations selon lesquelles la cour cantonale se serait trompée sur les modalités de la prise en charge de son fils, étant précisé que ladite autorité a réfuté l'affirmation de la recourante selon laquelle elle ne confierait pas l'enfant à des tiers lorsqu'il était auprès d'elle sur la base des déclarations d'une assistante sociale auprès du Service de protection de la jeunesse (SPJ), qui avait indiqué lors de l'audience du 25 mars 2019, renseignements pris auprès de la structure d'accueil, que la recourante amenait l'enfant à la garderie durant les jours où elle bénéficiait de la garde. Quant au taux de 75%, la recourante tente de le remettre en cause au moyen d'affirmations péremptoires ne respectant pas les exigences de motivation sus-rappelées (art. 42 al. 2 LTF; cf supra consid. 2.1). Singulièrement, elle ne discute pas l'opinion de l'autorité cantonale selon laquelle, en présence d'une garde partagée, soit lorsque l'enfant ne justifie plus qu'une prise en charge à 50%, il est en principe légitime de reconnaître à chaque parent la faculté d'accomplir un travail rémunéré à un tel taux. Sauf à soutenir péremptoirement le contraire, elle ne discute pas non plus l'avis des juges cantonaux selon lequel la prise en charge de sa fille ne doit pas être prise en compte pour établir les coûts indirects de son fils. Reste la question du " large " délai d'adaptation qui aurait prétendument dû lui être octroyé. La recourante perd toutefois de vue que la cour cantonale a examiné si un revenu hypothétique pouvait lui être imputé uniquement dans le but de vérifier l'adéquation du montant convenu pour l'entretien convenable de C.________ dans la convention passée lors de l'audience du 12 novembre 2018, soit il y a plus de deux ans. Quoi qu'il en soit, en se bornant à affirmer qu'un délai d'adaptation supplémentaire lui serait encore nécessaire, la recourante échoue à démontrer que l'autorité précédente aurait abusé de son pouvoir d'appréciation en estimant - même implicitement - qu'un surplus de temps ne se justifiait pas. Autant que recevable, le grief doit être rejeté.