Citation: 2D_18/2022 E. 4.4

4.4. Sur le vu de ces éléments, la Cour de céans ne voit pas en quoi le Tribunal cantonal aurait dû admettre une violation du droit à une décision motivée sous l'angle de l'art. 29 al. 2 Cst. Rien n'indique que la recourante n'aurait pas été en mesure de comprendre la manière dont la Commission d'examen avait évalué son épreuve écrite de droit privé. Notons que l'intéressée a produit la motivation écrite reçue de la Commission d'examen à l'appui de son recours. Or, dans ce document de trois pages, qui se trouve également au dossier de la cause et qui est intitulé " Brève motivation de la branche échouée " (cf. art. 105 al. 2 LTF), la Commission d'examen explique les raisons de l'échec de la recourante, en confrontant les réponses attendues des candidats avec celles concrètement développées par l'intéressée, avant d'attribuer une appréciation générale à chaque résolution de cas. Un tel document expose à suffisance les motifs ayant conduit la Commission d'examen à considérer l'examen de la recourante comme non réussi. Celle-ci relève d'ailleurs elle-même dans son mémoire que " les critiques portant sur l'épreuve rendue peuvent être comprises ". Elle se plaint finalement seulement de ne pas avoir reçu de grille de correction et de pondération des points, ainsi que du fait que certaines parties de son travail ont reçu une appréciation générale identique, alors même qu'elles n'auraient pas forcément fait l'objet du même nombre de critiques. Or, comme on l'a vu, la jurisprudence relative au droit d'être entendu en matière d'examen n'impose pas la fourniture d'une grille de correction, ni de répartition des points, tant et aussi longtemps qu'il existe, comme en l'espèce, un corrigé permettant au candidat de saisir les motifs de son échec. S'agissant enfin des prétendues incohérences existant entre les appréciations générales attribuées aux diverses résolutions de cas, elles ne sont pas propres à fonder une violation du droit à une motivation. Elles revêtent tout au plus une certaine pertinence quant au point de savoir si la Commission d'examen a arbitrairement évalué la prestation de la recourante, grief qui sera examiné plus loin.