Citation: U 171/02 10.03.2003 E. 3

3.1 Contrairement à ce qu'elle soutient, la recourante ne peut rien déduire en sa faveur de la comparaison entre les deux évaluations de sa capacité de travail dans son activité de secrétaire auxquelles a procédé le médecin-conseil de la CNA. La contradiction entre les taux retenus, respectivement 75 % (rapport du 11 août 2000) et 100 % (rapport du 11 janvier 2001) n'est, en effet, qu'apparente dans la mesure où ce médecin indiquait, lors de sa première évaluation, qu'il s'agissait d'un minimum et, dans la seconde, qu'une capacité de travail quasi complète pourrait être obtenue moyennant quelques menus aménagements de l'organisation de son travail (possibilité de se lever cinq à dix minutes chaque heure). On ne saurait non plus déduire du rapport d'examen final que cinq à dix minutes seraient nécessaires, chaque heure, pour faire des exercices, mais tout au plus que l'assurée ne doit pas rester assise en continu au-delà de cinquante à cinquante-cinq minutes, les cinq à dix minutes restantes permettant, éventuellement de faire quelques exercices d'assouplissement. Ainsi compris, le rapport d'examen final, corroboré, du reste, par les conclusions des docteurs G.________ et B.________ (rapport de la Clinique W.________, du 14 juillet 2000), permet de retenir une capacité de travail de 100 % dans l'activité de secrétaire, moyennant les aménagements indiqués. 3.2 En ce qui concerne l'incidence de l'atteinte à la santé sur la capacité de gain de l'assurée, les premiers juges ont retenu que le raisonnement de l'intimée consistant à estimer la perte de rendement à l'équivalent de soixante minutes sur un temps de travail de quatre-cent-quatre-vingts minutes, soit une diminution de 15 %, puis à appliquer ce taux de réduction à un des salaires moyens pour déterminer la rente d'invalidité était correct. A cet égard, on relèvera que cette manière de procéder, qui constitue une évaluation en pour-cent au sens rappelé ci-dessus (consid. 2.2), apparaît d'autant plus indiquée en l'espèce, que l'activité déterminant les gains avec et sans invalidité ainsi que le taux auquel elle peut être exercée sont identiques (activité de secrétaire exercée à cent pour cent). 3.3 Pour le surplus, on ne saurait sérieusement soutenir, comme le fait la recourante, que les aménagements dans l'organisation de son travail préconisés par le médecin-conseil de l'intimée (la possibilité de se lever quelques minutes à intervalles d'une heure environ) sont d'une importance telle que, même compte tenu d'un marché du travail équilibré, ils constitueraient un obstacle rédhibitoire à son engagement par un employeur quelconque. Il s'ensuit que le recours doit être rejeté.