Citation: 4A_508/2019 E. A

A.a. Le 7 juillet 2012, D.________ Sàrl (alors dénommée E.________ Sàrl), représentée par H.F.________, d'une part, et K.C.________ et B.________, d'autre part, ont conclu une convention "de partenariat" (ci-après: la convention) dont le but était de "développer des projets immobiliers en tant que promoteurs et commercialisateurs dans le bassin lémanique". En exécution de la convention, K.C.________ et B.________ devaient verser à un notaire un montant de 115'000 fr. à titre d'acompte pour l'achat d'une parcelle, propriété de G.________, "dans le but de développer un projet de 3 villas mitoyennes ou jumelles". Cette somme comprenait un acompte de 100'000 fr. exigé par le vendeur, dont il était prévu qu'il leur soit restitué par le notaire "au fur et à mesure des ventes", ainsi que des frais inhérents à la promesse de vente par 15'000 fr.; ces derniers coûts devaient être "supportés par Madame K.C.________ et Monsieur B.________ et restitués lors de la signature définitive " directement par le notaire, selon les mêmes modalités. Les parties avaient également prévu de quelle manière elles se répartiraient le bénéfice, calculé après déduction des "frais de commercialisation réservés à E.________ Sàrl" et des "frais de courtage" dus au courtier, rôle qui était dévolu à cette société à moins qu'elle se substituât quelqu'un d'autre. L'article 5 de la convention a la teneur suivante: "Il est accepté de manière irrévocable que les frais forfaitairement fixés à 20'000 fr. inhérents à l'avant-projet architectural, développé par l'architecte A1.________ seront supportés par Madame K.C.________ et Monsieur B.________, et restitués lors de la transaction finale. En outre, les frais de commercialisation et de publicité seront pris en charge intégralement par la E.________ Sàrl." La promesse de vente et d'achat de la parcelle susmentionnée a été signée par B.________ et K.C.________ en date des 26 juillet et 7 août 2012. L'acte de vente devait, selon cet accord, être signé à première réquisition de l'une ou l'autre des parties, dès l'entrée en force de l'autorisation de construire, moyennant un préavis écrit de 30 jours minimum, mais le 30 septembre 2013 au plus tard. Le prix de vente était fixé à 2'450'000 fr. Ce contrat était soumis à une "condition suspensive", tenant en ce que les promettants -acquéreurs eussent obtenu, avant le 30 septembre 2013, l'autorisation de démolir le bâtiment existant et l'autorisation de construire, dûment entrée en force, la demande devant être déposée jusqu'au 30 septembre 2012. Si cette condition n'était pas réalisée, l'acompte de 100'000 fr. serait acquis aux promettants-vendeurs. A.b. A.________ SA - avec laquelle D.________ Sàrl avait déjà travaillé par le passé à tout le moins sur deux projets immobiliers en collaboration avec l'entrepreneur H.________ SA - prétend avoir été mandatée par B.________ et K.C.________ pour effectuer différentes prestations d'architecte en lien avec la promotion immobilière prévue. À ses dires, il s'agissait de préparer le dossier et les plans en vue d'obtenir l'autorisation de démolir la villa existante sur la parcelle concernée et l'autorisation d'y construire trois villas groupées, ainsi que de préparer, après la délivrance desdites autorisations, les calculs et la documentation pour le chiffrage du projet de construction des trois villas, de même que tous documents nécessaires en vue de l'ouverture du chantier. B.________ et K.C.________ contestent l'existence d'un tel accord, raison d'être de la présente procédure. Après avoir préparé le dossier et les plans y relatifs, A.________ SA a déposé, le 28 septembre 2012, auprès de l'Office de l'urbanisme une demande d'autorisation de démolir la villa existante ainsi qu'une demande d'autorisation de construire trois villas sur la parcelle en cause. Les demandes mentionnaient A.________ SA comme mandataire, H.________ SA comme requérante et B.________ comme propriétaire; elles étaient signées par ce dernier sous la rubrique "propriétaire". La publication dans la Feuille d'avis officielle est intervenue le xxx 2012. A1.________, administrateur de la société éponyme, et B.________ se sont rencontrés à une seule occasion, soit le 27 septembre 2012, lorsque le second nommé est venu dans les locaux de la société du premier cité pour signer les demandes en question. Le 4 octobre 2012, A.________ SA a adressé à D.________ Sàrl "à l'attention de Monsieur B.________ et Madame K.C.________" une facture d'un montant de 41'040 fr. TTC - soit 38'000 fr. HT - correspondant au premier acompte demandé et équivalant à 40% des prestations liées à la phase d'autorisation de construire de 94'500 fr. HT (lesquelles correspondaient à 26,5% des prestations totales). En annexe à cette facture figurait une estimation détaillée du calcul des honoraires de A.________ SA pour chacune des prestations, sur laquelle la date du 13 mars 2012 était apposée. Le 29 octobre 2012, A.________ SA a renvoyé par e-mail intitulé "Copie B.________/ Acompte N° autorisation" la facture susmentionnée à l'adresse électronique de H.F.________, qui l'a fait suivre, avec l'e-mail d'accompagnement, à B.________. Celui-ci a répondu le lendemain qu'il présenterait cette facture à V.C.________, père de K.C.________, le 12 novembre suivant, mais qu'il souhaitait voir H.F.________ auparavant pour discuter de l'évolution du dossier compte tenu de la conjoncture de l'époque. H.F.________ lui a écrit le même jour que la conjoncture n'était pas mauvaise et qu'il était confiant. B.________ et K.C.________ ont payé l'acompte exigé. Le 21 janvier 2013, A.________ SA a adressé à D.________ Sàrl "Monsieur B.________ et Madame K.C.________" un courrier accompagné des autorisations de démolir et de construire qui avaient été accordées le 14 janvier 2013, ainsi que leurs annexes. Le 2 avril 2013, elle a envoyé à "I.________ Association A l'attention de M. B.________ et Mme K.C.________" une facture de 61'020 fr. TTC - représentant le solde des honoraires pour la phase d'autorisation de construire après déduction du premier acompte payé (94'500 fr. ÷ 38'000 fr. HT) - ainsi qu'une facture de 8'100 fr. TTC pour les activités déployées en lien avec le dossier de commercialisation. Le 31 mai 2013, elle a fait parvenir à la même adresse deux nouvelles factures, l'une de 46'332 fr. TTC représentant un acompte pour les prestations effectuées dans le cadre de la phase d'exécution totalisant 103'500 fr. HT, et l'autre de 892 fr.83 TTC correspondant aux frais de photocopie et d'héliographie. A la même date, elle a écrit à "I.________ Association A l'attention de M. B.________" que le solde qui lui était encore dû s'élevait à 116'344 fr.83 TTC. Le 12 juin 2013, A.________ SA a rappelé à B.________, lui écrivant à l'adresse de la I.________ Association, que les factures de 61'020 fr. et 8'100 fr., soit au total 69'120 fr., n'étaient toujours pas réglées. Dans un nouveau rappel du 26 juin 2013, A.________ SA a attiré l'attention de B.________ et K.C.________ sur le fait qu'ils s'étaient formellement engagés envers elle en apposant leurs signatures sur le dossier de demande d'autorisation de construire, ainsi que "selon (sa) facture du 4 octobre 2012 et (leur) règlement du 14 novembre 2012". Les interpellés lui ont répondu, le 5 juillet 2013, qu'ils n'étaient pas concernés par les montants qu'elle réclamait. A.c. Le 10 juillet 2013, B.________ et K.C.________ ont écrit à D.________ Sàrl pour lui demander l'état d'avancement des projets de vente des villas, vu l'échéance prochaine de la promesse d'achat et de vente; ils lui ont également fait savoir qu'ils avaient payé plus que le montant de 20'000 fr. convenu; ils estimaient que le trop payé à A.________ SA devait leur être restitué et annonçaient qu'ils ne verseraient pas les montants supplémentaires réclamés par cette société. Fin septembre 2013, D.________ Sàrl a informé les prénommés qu'aucune des villas n'était encore vendue. La promesse de vente et d'achat est arrivée à échéance sans que l'une ou l'autre des parties se manifeste, de sorte que la vente du bien immobilier aux promettants-acquéreurs n'a pas eu lieu. A.d. Le 21 janvier 2014, dans le cadre d'un autre projet qui ne concerne pas B.________ et K.C.________, une demande d'autorisation de construire trois villas sur la même parcelle a été publiée dans la Feuille d'avis officielle; la publication mentionne J.________ Sàrl comme requérante, A.________ SA comme architecte et les époux G.________ comme propriétaires de la parcelle. J.________ Sàrl - dont l'associée gérante est F.F.________, également associée de D.________ Sàrl - a racheté le terrain en question. Les villas projetées ont été vendues.