Citation: 5A_826/2022 E. 3.2

3.2. Le premier juge a considéré que D.D.________ et B.B.________ avaient rendu vraisemblable leur "droit de possession" ( sic) dès lors qu'ils avaient produit une copie du certificat d'actions conférant le droit de louer l'appartement no 538 ainsi qu'une attestation du "comité" de la société, confirmant qu'ils étaient détenteurs dudit certificat d'actions. Le droit d'utilisation de l'appartement no 538 leur en garantissait l'accès, par le couloir désormais entravé. Sur la base des pièces nouvelles produites devant lui par les intimés, le juge cantonal a considéré qu'il n'était pas douteux que D.D.________ et B.B.________ devaient être considérés comme des copossesseurs de l'appartement no 538: par contrat du 24 mars 2022 (pièce 114), la société leur avait remis à bail, en leur qualité d'"actionnaire[s]", l'appartement no 538 et la cave no 599, avec effet immédiat et pour une durée indéterminée; la pièce 115 démontrait quant à elle que les intéressés étaient bien cotitulaires du certificat d'actions no 538 leur conférant "le droit de louer" ledit appartement. La desserte de l'appartement no 538 par le couloir litigieux avait été confirmée par le président du conseil d'administration de la société, sans qu'aucune pièce le contredît. Il n'était en particulier nullement établi que les lots nos 538-539-540 et 541 constituaient antérieurement un grand appartement, appartenant sous forme propre et sociétaire à un seul propriétaire.