Citation: 5A_680/2007 04.05.2009 E. 1

1.2 En l'espèce, le jugement entrepris ordonne à l'employeur de l'époux débiteur de verser au recourant, pour la période du 10 mai 2006 au 30 juin 2007, tout montant supérieur à 5'850 fr., soit le minimum vital de X.________. Le recourant prétend d'une part que le minimum vital du débirentier doit être rabaissé à 2'670 fr. et, d'autre part, que l'avis ne doit pas être limité au 30 juin 2007 mais doit continuer après cette date. A ce sujet, il faut observer que la prolongation demandée ne peut aller au-delà du 18 novembre 2007. En effet, l'avis au débiteur concerne l'exécution de contributions fixées dans le cadre de mesures protectrices. Il prend donc fin lorsque ces contributions sont remplacées par celles ordonnées dans le cadre du divorce (Françoise Bastons Bulletti, Les moyens d'exécution des contributions d'entretien après divorce et les prestations d'aide sociale in : Droit patrimonial de la famille, 2004, p. 59ss, 80; Jean-Luc Tschumy, Les contributions d'entretien et l'exécution forcée. Deux cas d'application, l'avis au débiteur et la participation privilégiée à la saisie in JT 2006 p. 17ss, p. 26) soit, en l'espèce au 18 novembre 2007, date à laquelle, faute de recours au Tribunal fédéral, le jugement cantonal de divorce du 12 octobre 2007 est entré en force et les contributions ordonnées dans ce jugement sont devenues exécutoires (art. 465 de la loi de procédure civile du canton de Genève; RSG E 3 05). Il paraît douteux que le recourant ait encore un intérêt au recours. En effet, le jugement attaqué est exécutoire faute d'effet suspensif accordé pour la procédure devant le Tribunal fédéral. Cela signifie que l'employeur s'est valablement libéré en versant, du 10 mai 2006 au 30 juin 2007, 5'850 fr. à X.________ et l'excédent au recourant. Dès le 1er juillet 2007, en l'absence de décision de justice lui ordonnant de retenir une partie du salaire de son employé, l'employeur s'est aussi valablement libéré en versant l'entier du salaire en mains de X.________. Dans ces conditions, même si le Tribunal fédéral devait faire droit aux conclusions du recours, cet arrêt n'aurait pas de portée pratique puisqu'on ne pourrait exiger de l'employeur qu'il paie une seconde fois (arrêt 5P.384/2002 du 17 décembre 2002 consid. 4.1-4.2; Verena Bräm, Commentaire zurichois, n. 37 et 47 ad art. 177 CC). Le recourant ne donne aucune explication sur son intérêt à recourir. Il ne dit en particulier pas que l'employeur aurait retenu la part du salaire à lui verser pour les montants et la période qu'il réclame devant le Tribunal fédéral. Ainsi, faute d'avoir démontré l'existence d'un intérêt juridique actuel à l'admission du recours, il n'y a pas lieu d'entrer en matière (art. 76 al. 1 let. b LTF). La question de la qualité pour recourir du Scarpa en vertu de la cession conventionnelle (cf. let. B supra) peut dès lors rester ouverte.