Citation: 1C_129/2018 E. 2.2

2.2. En l'espèce, comme le soutient à juste titre l'office recourant, les intimés ont systématiquement et sciemment violé les permis de construire qui leur avaient été octroyés, ainsi que les autorisations spéciales y relatives, en augmentant les volumes disponibles et en changeant l'affectation prévue. Ils ne peuvent dès lors pas se prévaloir de leur bonne foi pour s'opposer à un ordre de démolition. Le fait que l'immeuble ne soit pas soumis au droit foncier rural n'y change rien. Est en revanche déterminant le fait que celui-ci se trouve hors zone à bâtir. Comme le relève la cour cantonale, les travaux illégaux dépassent largement le maximum autorisé selon l'art. 42 OAT.