Citation: 8C_516/2013 E. A

A.a. A.________ a travaillé depuis le 18 août 2003 en qualité de manoeuvre non qualifié sur le chantier souterrain de percement du tunnel X.________ pour le compte de la société Y.________. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Victime d'un accident de travail le 23 mars 2004, il a subi une fracture comminutive ouverte de stade II du tibia et du péroné gauches, une fracture du tiers médian du radius gauche et des blessures au front, au dos du nez et sous l'oeil gauche. La CNA a pris en charge le cas. Par la suite, l'assuré a présenté un retard dans la consolidation osseuse au niveau de la fracture comminutive du tibia, ainsi qu'une pseudarthrose infectée à staphylocoques coagulase négatif du tibia gauche. En raison de ces atteintes, il a subi de nombreuses interventions chirurgicales et effectué plusieurs séjours à la Clinique Z.________. Dans un rapport du 30 août 2010, le docteur U.________, spécialiste en chirurgie et traumatologie et médecin d'arrondissement de la CNA, a indiqué une capacité de travail de 100 % dans une activité légère et adaptée (excluant le port de charges supérieures à 10 kg, les marches prolongées, ainsi que les montées ou descentes d'escaliers ou d'échelles) et il a fixé à 12,5 % le taux de l'atteinte à l'intégrité. Par décision du 7 janvier 2011, confirmée sur opposition le 30 mars suivant, la CNA a accordé à l'assuré une indemnité pour atteinte à l'intégrité fondée sur un taux de 12,5 % et elle a nié le droit de l'intéressé à une rente d'invalidité, motif pris que le taux d'incapacité de gain (6,8 %) était insuffisant pour ouvrir droit à une telle prestation. Elle s'est fondée pour cela sur un revenu sans invalidité de 57'999 fr. pour l'année 2010, considérant que sans la survenance de l'accident, l'assuré aurait continué à travailler dans le tunnel jusqu'en 2006, année durant laquelle le chantier avait été terminé, et que, par la suite, son employeur lui aurait proposé un autre travail de manoeuvre mais pas sur un chantier souterrain. Or, le salaire réalisable dans une telle activité ne comprend pas les allocations pour un travail en équipe et dans une galerie. A.b. Saisi d'une demande de prestations, l'Office cantonal AI du Valais (ci-après: l'office AI) a reconnu le droit de l'assuré à une rente entière d'invalidité à partir du 1er mars 2005 (décision du 7 avril 2008). Par projet de décision du 25 juin 2010, confirmé par décision du 6 septembre 2010, il a refusé la prise en charge de mesures de reclassement, motif pris que l'intéressé avait recouvré, dès le 15 mars 2010 au plus tard, une pleine capacité de travail dans toute activité légère et adaptée. Par décision du 1er décembre 2010, l'office AI a supprimé la rente d'invalidité à compter du 1er février 2011. Il a retenu un taux d'invalidité de 1 % compte tenu d'un revenu d'invalide de 54'110 fr. 75 calculé sur la base de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) et d'un revenu sans invalidité de 54'708 fr. 55 correspondant au salaire obtenu dans une activité de garçon de café. Cette décision a fait l'objet d'un recours devant la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal du Valais, lequel l'a rejeté par jugement du 3 janvier 2012. Saisi d'un recours en matière de droit public, le Tribunal fédéral a annulé le jugement entrepris et renvoyé la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision au sens des considérants (arrêt du 9 novembre 2012 dans la cause 8C_144/2012).