Citation: 5P.310/2003 23.10.2003 E. A

Le 8 avril 2002, S.________, femme d'affaires sud-africaine, a requis l'assistance juridique pour une action en validation de séquestre ainsi qu'une procédure pour escroquerie et abus de confiance, toutes deux dirigées à son encontre et ayant leur origine dans le même état de fait. Elle faisait valoir qu'elle se trouvait privée des moyens nécessaires pour assurer sa défense, dès lors que tous ses biens avaient été séquestrés dans le cadre de ces procédures et qu'elle ne pouvait pas travailler, étant en liberté provisoire sous caution, avec interdiction de quitter le Royaume-Uni. Par décision du 14 juin 2002, la Présidente du Tribunal de première instance de Genève a rejeté la requête au motif que l'intéressée n'avait pas rendu son indigence vraisemblable. Statuant le 8 octobre 2002 sur le recours formé par S.________ contre cette décision, la Présidente de la Cour de justice du canton de Genève l'a annulée et a renvoyé le dossier à l'autorité de première instance pour enquête et nouvelle décision.