Citation: I 936/06 24.08.2007 E. 4

Soutenant qu'un rhumatologue est mieux à même d'évaluer la fonction locomotrice d'un individu (et les répercussions des troubles neurologiques sur celle-ci), le recourant reproche aux premiers juges d'avoir abusé de leur pouvoir d'appréciation en considérant, sur la base du rapport du docteur N.________, que l'intimé est incapable de travailler à 80 %. Selon lui, ils auraient dû suivre l'avis du docteur R.________ du SMR. 4.1 Lorsque le recourant s'en prend, comme en l'espèce, à l'appréciation des preuves par l'autorité judiciaire cantonale et à l'établissement des faits, la décision n'est arbitraire que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raisons sérieuses, de tenir compte d'un moyen de preuve important propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a fait des déductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9). 4.2 Constatant sur la base des pièces médicales au dossier (notamment les avis des docteurs B.________, E.________ et N.________) que l'intimé présentait avant tout des affections neurochirurgicales (syndrome douloureux chronique lié à des troubles dégénératifs localisés en C5-C6), prédominant sur les atteintes ostéo-articulaires, la juridiction cantonale a fait siennes les conclusions du docteur N.________ (du 23 juin 2005) et retenu que l'assuré présentait une incapacité de travail de 80 % dans toute activité. Elle en a déduit un degré d'invalidité correspondant et reconnu à M.________ le droit à une rente entière d'invalidité.