Citation: 6B_1445/2019 E. 2.3

2.3. En l'espèce, il ressort de l'arrêt querellé que la route B.________ se situe au sein de la localité de C.________, à proximité immédiate de l'aéroport de Genève. La limite générale de 50 km/h prévaut pour cette localité en vertu d'un arrêté cantonal qui remonte au 12 avril 1984. Des panneaux signalant cette limite générale et l'entrée dans la localité de C.________ sont placés sur l'avenue D.________ et sont visibles pour les usagers qui empruntent cette dernière depuis la route de C.________. L'avenue D.________ permet de rejoindre l'une des extrémités de la route B.________. Celle-ci ne comporte aucun panneau de limitation de vitesse ou de fin de limitation, ni de sortie de localité. A son autre extrémité, la route B.________ aboutit à la rue E.________. Sur cette rue, la vitesse est limitée à 30 km/h. Un panneau de fin de zone 30 km/h est placé à l'intersection précédant celle où la rue en question débouche sur la route B.________. A l'époque des faits, le lieu de travail du recourant, situé en face du cimetière de F.________, n'était accessible que par la route B.________ ou par la rue E.________. La cour cantonale a relevé que la zone était peu construite, avec des serres et des cultures, et qu'elle se trouvait en bordure de l'aéroport. Elle a également relevé les propos d'un responsable technique régional de la Direction générale des transports de l'État de Genève, entendu en cours d'instruction, selon lequel la limite de vitesse générale de 50 km/h valait également pour la route B.________. Il avait précisé que cette route était située en localité "en regard... de la signalisation verticale mais pas du point de vue contextuel". Selon ce même responsable, "une personne qui ne connaîtrait pas les lieux pourrait être étonnée que cette route se trouve en localité". La route B.________ se trouvait selon lui dans une zone bâtie "partiellement compacte" du fait de l'existence d'un tronçon d'environ 350 mètres entre l'avenue D.________ et le cimetière de F.________ qui ne comportait pas d'habitation. A ses dires, la route B.________ était, en dehors de cette zone, située en zone bâtie compacte. La cour cantonale a encore relevé que la route B.________ reliait deux quartiers à l'intérieur de la localité, en bordure de l'aéroport, avec la tour de contrôle largement visible à proximité et d'incessants mouvements d'avion. Elle se terminait dans une zone limitée à 30 km/h sur la rue E.________. La présence d'un cimetière - occasionnant des déplacements de visiteurs - renforçait le caractère périurbain des lieux. Le recourant avait lui-même admis en procédure que la route était régulièrement parcourue par des joggeurs, voire par des enfants. Cette présence était peu compatible avec une route à vitesse élevée et l'ancrage dans la localité de cette dernière s'en trouvait renforcé. Les juges précédents en ont conclu, en se référant aux art. 4a OCR, 16 et 22 OSR, que la limite générale de vitesse à 50 km/h était applicable sur la route B.________, non sans préciser qu'elle ne répondait pas, pour les motifs précités, à la définition d'une route secondaire peu importante au sens de l'art. 22 al. 4 OSR.