Citation: 1C_189/2022 E. 2.3

2.3. S'agissant des travaux relatifs à l'habitation, la cour cantonale a nié la bonne foi du recourant. Ce dernier était au courant de la nécessité d'obtenir une autorisation cantonale dès le 20 septembre 2006, si bien qu'il ne pouvait inférer, de l'inaction de l'autorité compétente pour statuer sur sa demande d'autorisation, le droit de poursuivre ses travaux. Le démontage de la cuisine impliquait certes d'en réaliser une nouvelle ailleurs dans le bâtiment d'habitation, au prix de travaux importants et coûteux (406'874 fr. 80, selon devis du recourant); ce montant n'était toutefois pas à lui seul décisif. A l'opposé, les travaux réalisés illicitement étaient importants et n'entraînaient pas des dérogations minimes. Il n'y avait pas de chance sérieuse de les faire reconnaître comme étant conformes au droit en vigueur. Quant à la proposition alternative du recourant de supprimer le séjour/cuisinette à l'ouest des combles en contrepartie du maintien de la cuisine, elle n'était pas équivalente à l'ordre de remise en état du SDT et ne permettait pas de garantir le maintien du caractère inhabitable des locaux désaffectés. Il en allait de même la remise en état du hall dont la mise hors service des serpentins de chauffage ne garantissait pas le caractère effectivement inhabitable.