Citation: 1D_3/2019 E. 2.2

2.2. La Cour de droit public a considéré qu'en renonçant, dans son mémoire du 20 septembre 2018, à conclure à l'octroi du droit de cité communal pour elle-même, D.________ avait perdu la position de requérante qu'elle avait, conjointement à ses enfants, dans la demande de naturalisation fondée sur l'art. 33 aLN et que ses enfants étaient devenus seuls requérants du droit de cité via une demande du genre de celle évoquée à l'art. 34 al. 1 aLN et formulée par leur mère qui les représente. Il s'ensuivait que le recours de droit administratif était, en réalité, une requête différente de celle qui a abouti à la décision municipale du 23 août 2018. Cette nouvelle requête n'ayant pas encore été examinée par l'autorité communale compétente, le recours était irrecevable au vu de l'art. 18 al. 1 de la loi sur le droit de cité valaisan (LDC VS; RSV 141.1). La Cour de droit public a précisé au demeurant qu'aucun des recourants n'avait un intérêt pratique et actuel à un arrêt sur la légalité du refus auquel s'est heurtée leur requête de 2017 à laquelle ils ont eux-mêmes substitué une nouvelle demande (art. 80 al. 1 let. e et 44 al. 1 let. a de la loi sur la procédure et la juridiction administratives [LPJA VS; RSV 172.6] en relation avec l'art. 18 al. 4 LDC VS).