Citation: U 267/02 23.05.2003 E. A

P.________, née en 1974, a travaillé en qualité de gardienne d'enfants et d'aide ménagère au service de la famille R.________ à H.________. A ce titre, elle était assurée contre les accidents professionnels et non professionnels auprès de l'Helsana Accidents SA (Helsana). Le 13 juin 1997, alors qu'elle roulait à environ 30 km/h au volant d'une automobile, elle a dû freiner pour éviter un autre véhicule venant en sens inverse. Sa voiture a été percutée par le véhicule qui la suivait. Les parties ont établi un constat amiable d'accident et P.________ a repris son travail le même jour. Se plaignant dans les heures suivant l'accident de douleurs dans la nuque et les épaules, de violents maux de têtes, de vertiges et de nausées, elle s'est rendue le lendemain en consultation au service des urgences de l'Hôpital universitaire de Zurich. Son médecin traitant, la doctoresse V.________, a diagnostiqué, le 17 juin 1997, une distorsion de la colonne cervicale, ainsi qu'une légère contusion de l'épaule droite. Elle a attesté une incapacité de travail totale jusqu'au 29 juin 1997. En raison de la persistance des douleurs, l'assurée a été examinée, à la demande de son médecin, par le docteur J.________, spécialiste en neurologie, lequel a diagnostiqué un status post-distorsion de la colonne cervicale avec léger syndrome cervical et trouble de l'adaptation post-traumatique avec état anxieux et agité marqué (rapport du 20 juillet 1998). Chargés par Helsana de procéder à une expertise, les docteurs D.________ et M.________, neurologues à la Clinique X.________, ont conclu à un status post-traumatisme indirect de la colonne cervicale avec syndromes cervical, cervico-brachial et céphalo-cervical et à un trouble de l'adaptation post-traumatique avec état anxieux marqué (rapport du 29 octobre 1998). Selon ces médecins, l'état de l'assurée n'était pas encore définitif, le traitement médical devant être poursuivi. Au moment de l'expertise, l'incapacité de travail comme aide-ménagère était totale; dans une activité adaptée de vendeuse ou de standardiste, elle était dans un premier temps de 50 % pour diminuer par la suite. Le docteur H.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, qui a examiné l'assurée, a posé les diagnostics de syndrome douloureux résistant, de trouble de la fonction neuro-psychologique et de troubles psychiques sous la forme d'un "Shaken Sense of Self Syndrom" (rapport du 11 février 1999). Selon ce médecin en revanche, le diagnostic de stress post-traumatique ne pouvait être posé, en l'absence des critères idoines. Pour sa part, le docteur L.________, psychiatre et psychothérapeute, a conclu à un trouble de l'adaptation post-traumatique avec humeur anxieuse et dépressive et à un trouble somatoforme douloureux chronique dans le cadre de l'évolution d'un syndrome incomplet de PTSD (rapport du 17 octobre 1999). Finalement, Helsana a mandaté le docteur C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, afin de procéder à une expertise de l'assurée. Au terme de son examen (rapport du 9 février 2000), ce médecin a conclu à l'existence d'un trouble somatoforme douloureux persistant (ICD-10 F 45.4). Par décision du 18 mai 2000, confirmée sur opposition le 14 août 2000, Helsana a mis un terme au versement des prestations au 31 mai 1999, au motif que la relation de causalité adéquate entre les troubles et l'accident n'était pas donnée.