Citation: 6B_910/2023 E. 3.7.2

3.7.2. En l'occurrence, la recourante oppose sa propre version des faits sans démontrer en quoi celle retenue par la cour cantonale serait arbitraire, de sorte que son argumentation est irrecevable. Au demeurant, ce n'est pas uniquement le fait que la recourante ait rigolé avec B.________ de la scène qui permet de retenir la réalisation de l'élément subjectif de l'infraction de complicité de séquestration. En effet, alors que la recourante était présente lors de la scène et, partant, consciente de ce qui s'y passait, elle n'a donné aucun signe susceptible de manifester une volonté de prendre des mesures pour détacher l'enfant, quitte à interpeller sa collègue pour l'inviter à cesser ses agissements; elle n'a pas davantage exprimé une quelconque désapprobation, à un moment ou un autre, bien au contraire, comme en témoigne le fait qu'elle a ri de la situation. La cour cantonale pouvait considérer, au vu de l'ensemble des circonstances, que la recourante s'était accommodée des agissements de sa collègue, à tout le moins par dol éventuel.