Citation: 1C_249/2015 E. 8.3

8.3. La recourante conteste tout d'abord la réalisation du critère de la mixité territoriale et sociale; elle se limite toutefois, à cet égard, à affirmer que le bâtiment de Lancy dans lequel est transféré le quota de logements sociaux ne sera composé que d'appartements HM, perdant ainsi manifestement de vue que cette mixité doit être réalisée au niveau du PLQ, de la zone, voire de la commune faisant partie de la région de compensation considérée (art. 4A al. 5 LGZD et 12B al. 6 RGZD). Dans son recours, elle ne prétend cependant pas que cette mixité ne serait pas respectée s'agissant du projet litigieux; en revanche, au stade de la réplique, aux termes d'une argumentation confuse et appellatoire, elle remet en cause les proportions de logements sociaux du PLQ voisin en se référant - sans que l'on en comprenne les raisons - à "l'imposante cité des Avenchets", ou encore à une prétendue interdiction du transport de matière dangereuse sur l'avenue Louis-Casaï. La recourante affirme par ailleurs que les particularités morphologiques du projet ne sauraient justifier un tel transfert. Ses explications, largement appellatoires, ne convainquent pas: la recourante ne prend en particulier pas la peine de contester les déclarations du représentant de l'OCLPF, entendu lors de l'audience du TAPI, et retranscrites dans l'arrêt attaqué. Celui-ci a notamment exposé que pour respecter le quota de 30 % de HM dans le bâtiment A, il aurait fallu construire une allée desservant un logement HM par étage, le solde de l'immeuble étant consacré à de la PPE; une telle réalisation se serait avérée très coûteuse; elle aurait en outre induit une perte de surface habitable, causée par l'allée, la cage d'escalier et l'ascenseur. Cette appréciation reproduite dans l'arrêt attaqué n'apparaît pas manifestement contraire à la notion de particularité morphologique contenue à l'art. 12B al. 1 let. a RGZD; se contenter à cet égard de prétendre - comme le fait la recourante - que des logements sociaux auraient pu être construits dans cet immeuble dès lors que le bâtiment voisin A' abrite, quant à lui, une allée d'appartements HM, s'avère insuffisant à démontrer que l'instance précédente aurait fait preuve d'arbitraire en confirmant la validité de ce transfert.