Citation: 6P.1/2004 16.03.2004 E. 3

Le recourant soutient que les incertitudes existant quant à une prétendue agression sexuelle antérieure à celle retenue étaient de nature à ébranler la crédibilité de la version de la victime et que le doute qui en découlait devait lui profiter. 3.1 Ce grief revient à invoquer une violation du principe "in dubio pro reo" en tant que règle de l'appréciation des preuves (ATF 120 Ia 31 consid. 2c p. 36 s.), question que le Tribunal fédéral ne peut examiner que sous l'angle restreint de l'arbitraire (ATF 120 Ia 31 consid. 2d p. 37 s.). Cette dernière notion a été rappelée récemment dans l'ATF 128 I 177 consid. 2.1 p. 182, auquel on peut se référer. 3.2 L'arrêt attaqué admet qu'il existe des incertitudes quant à une éventuelle agression sexuelle antérieure, mais considère qu'elles ne suffisent pas à faire douter de la réalité de l'agression sexuelle du 21 octobre 1998, d'autant moins que les premiers juges se sont fondés sur un faisceau d'indices concordants et sur des éléments de preuve distincts des seules déclarations de l'intimée pour admettre le viol et la contrainte sexuelle retenus. La conviction des premiers juges à cet égard repose en effet également sur des certificats médicaux et sur les déclarations des médecins entendus à l'audience, lesquels ont attesté de l'important traumatisme subi par la victime en lien avec l'agression retenue. Elle se fonde en outre sur les contradictions du recourant, qui a tergiversé sur la nature de sa relation avec la victime et sur l'existence même de relations sexuelles le 21 octobre 1998, ainsi que sur l'évolution des relations entre les protagonistes et l'incompatibilité de la version de la victime avec celle du recourant. Dans ces conditions, la cour cantonale pouvait considérer sans arbitraire que, comme l'avaient admis les premiers juges, les incertitudes subsistant quant à une éventuelle agression sexuelle antérieure ne suffisaient pas faire douter de celle du 21 octobre 1998. Le recourant n'établit au demeurant pas le contraire d'une manière qui satisfasse aux exigences motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ.