Citation: 2A.581/2004 14.02.2005 E. C

X.________ et Y.________ ont porté leur cause devant le Tribunal administratif qui, par arrêt du 3 septembre 2004, a rejeté le recours et imparti à Y.________ un délai échéant le 31 octobre 2004 pour quitter le territoire vaudois. Le Tribunal administratif a considéré qu'un doute pouvait subsister quant au lien de filiation entre Y.________ et X.________, mais que cette question pouvait demeurer ouverte, car, ni l'existence d'un lien familial prépondérant de l'intéressée avec son père, ni la nécessité de la venue de l'enfant en Suisse n'étaient établies. Le regroupement familial apparaissait ainsi dicté avant tout par des raisons économiques et non pas par le désir de Y.________ de demeurer auprès de son père, avec qui elle n'avait jamais vécu jusqu'à l'âge de près de 17 ans. La Cour cantonale a encore retenu que la requérante, aujourd'hui âgée de 19 ans, était en mesure de vivre de manière indépendante dans son pays d'origine, et ce alors même que sa mère n'y habiterait plus. Enfin, il a aussi été relevé que X.________ n'avait, contrairement à l'art. 8 al. 4 du règlement d'exécution de la loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers (RSEE; RS 142.201), jamais mentionné l'existence de Y.________.