Citation: 5A_121/2024 E. 5

La recourante soutient que dans l'hypothèse où l'on devait considérer que la procuration avait été transmise à l'Office avant l'adjudication, elle n'était pas valable faute pour F.________ de l'avoir également signée. La critique doit être écartée dans la mesure où elle va au-delà des limites posées par l'arrêt de renvoi. En effet, le renvoi de l'arrêt 5A_445/2023 porte sur le point de savoir si une procuration établie et signée par E.________ a été fournie avant ou, au plus tard, au moment de l'adjudication et il n'apparaît pas que la recourante aurait contesté la validité de cette procuration en raison de l'absence de signature du second administrateur de la société dans son recours ayant débouché sur cet arrêt alors qu'elle était déjà en mesure de l'invoquer (cf. supra consid. 2.1). Au demeurant, dût-on entrer en matière sur cette critique qu'elle apparaîtrait a priori mal fondée, la doctrine relevant qu'un représentant titulaire d'un droit de signature collectif à deux peut valablement représenter la société lorsqu'il est au bénéfice d'une procuration délivrée par un autre représentant titulaire du même droit (ROLF WATTER, in Basler Kommentar, Obligationenrecht II, 6e éd. 2024, no 21 ad art. 718a CO; dans ce sens également en lien avec le pouvoir de transiger lors d'une audience de conciliation: EGLI, in Schweizerische Zivilprozessordnung, Kommentar, 2e éd. 2016, no 10 ad art. 204 CPC; AESCHLIMANN-DISLER/HEINZMANN, in PC CPC, 2020, no 2 ad art. 204 CPC; TENCHIO, in Basler Kommentar ZPO, 3e éd., 2017, no 21 ad art. 68 CPC; GLOOR/UMBRICHT LUKAS, in Kurzkommentar ZPO, 3e éd. 2021, no 3 ad art. 204 CPC; STAEHELIN/STAEHELIN/GROLIMUND, Zivilprozessrecht, 3e éd. 2019, § 20 n. 19; ALVAREZ/PETER, in Berner Kommentar, Schweizerische Zivilprozessordnung, vol. II, 2012, no 2 ad art. 204 CPC; WYSS, in Schweizerische Zivilprozessordnung (ZPO), 2010, no 2 ad art. 204 CPC; TC VD, 13.11.2013, HC/2013/766, consid. 3b; TC VD, 31.05.2012, HC/2012/391, consid. 3b).