Citation: 1C_676/2023 E. 4.3

4.3. Dans le cadre de l'interprétation et de l'application du droit cantonal, le Tribunal fédéral n'opère qu'un contrôle sous l'angle de l'arbitraire. Il ne s'écarte ainsi de la solution retenue que si celle-ci se révèle insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, ou si elle a été adoptée sans motifs objectifs et en violation d'un droit certain. En outre, si l'interprétation défendue par la cour cantonale ne s'avère pas déraisonnable ou manifestement contraire au sens et au but de la disposition ou de la législation en cause, elle sera confirmée, même si une autre solution paraît également concevable, voire préférable (ATF 148 II 121 consid. 5.2). Il ressort certes des plans que l'annexe litigieuse est située à une distance inférieure à celle prévue dans la réglementation communale. Cette situation est cependant couverte par l'autorisation du 18 mai 2011, décision qui ne saurait être taxée d'absolument nulle, comme l'a rappelé le Tribunal de céans dans son arrêt du 7 septembre 2015 opposant les mêmes parties (arrêt 1C_318/2015 consid. 5.2). Sur ce point, la présente procédure de régularisation n'apporte rien de nouveau. Cette procédure, initiée par la commune à la suite de la dénonciation des recourants en 2018, a en effet pour objet les travaux effectués par les intimés qui ne correspondraient pas à ceux autorisés en 2011. Or comme l'admettent les recourants eux-mêmes, la construction de l'annexe litigieuse n'est pas le fait des intimés: elle a été réalisée avant 2009 et n'a - logiquement - pas été entreprise après la délivrance de l'autorisation de 2011. Le rapport établi en octobre 2018 par un bureau d'ingénieurs va dans le même sens, puisqu'il constate un léger rehaussement des constructions existantes mais ne fait pas état d'une extension des bâtiments vers l'est.