Citation: 4D_30/2017 E. A

A.a. Par «contrat de partenariat» du 23 mars 2011, le notaire B.________ a chargé la société A.________ SA de recouvrer une créance d'honoraires de 13'623 fr. 85 qu'il détenait envers son client C.________, domicilié aux dernières nouvelles à Cape Town en Afrique du Sud. Le notaire a choisi l'option « O.________», solution proposée par la société de recouvrement précitée «pour l'encaissement des créances à faible montant, sans aucun (sic) frais de traitement ou de dossier, ni aucun risque de frais avec des honoraires basés uniquement sur le résultat (...) ». Les conditions tarifaires pour cette option fixaient les honoraires de la société à 45% de la somme encaissée. Aucune taxe de traitement n'était prélevée; tous les frais externes tels que les débours de poursuite ou de faillite, les frais de tribunaux, les honoraires d'avocats ou d'agents d'affaires étaient assumés en intégralité par la société. A.b. Par courrier du 13 septembre 2011, le notaire s'est plaint auprès de la société de recouvrement de la manière dont son dossier était traité. L'intéressée n'ayant pas donné de nouvelles, il lui a réadressé un courrier le 6 mars 2012 en demandant quel était l'avancement des démarches concernant son dossier. Le 20 mars 2012, la société de recouvrement - qui avait délégué l'exécution de ce mandat à la société D.________, basée en Allemagne - a répondu que son partenaire en Afrique du Sud n'avait pas eu de contact avec C.________, dont l'adresse n'était plus correcte. En revanche, un contact avait pu être établi avec un membre de la famille, lequel avait refusé de donner l'adresse du débiteur, mais avait accepté de transmettre à celui-ci l'invitation à prendre contact avec le partenaire sud-africain. Ce dernier était sans nouvelles à ce jour. A.c. Par courriel du 12 novembre 2012, la société de recouvrement a informé le notaire que d'après les indications de son partenaire à l'étranger, C.________ n'était plus domicilié en Afrique du Sud. Le 19 novembre 2012, le débiteur prénommé a adressé au notaire un courriel en anglais dans lequel il n'évoquait aucun contact avec A.________ SA ou D.________, ni directement, ni par l'intermédiaire de son entourage. En substance, il concédait devoir encore de l'argent au notaire, mais disait ne pas avoir les fonds nécessaires pour le payer en l'état. Il prétendait avoir perdu tout son argent en Suisse et avoir consacré ces dernières années à essayer de se réinstaller en Afrique du Sud avec sa famille. Aussi demandait-il au notaire d'envisager une forme d'arrangement et de lui faire savoir quelles conditions de paiement il était disposé à accepter. Le 20 novembre 2012, le notaire a transféré ce courriel à la société de recouvrement en proposant de répondre lui-même à son débiteur et de lui accorder trois paiements échelonnés. Sans nouvelles de la société, le notaire a adressé un courriel au débiteur le 27 novembre 2012, dans lequel il lui proposait de payer sa dette de 11'974 fr. 55 en trois versements répartis entre la fin de l'année 2012 et le 30 septembre 2013. Le débiteur a accepté cette proposition le 28 novembre 2012. Le notaire en a informé la société de recouvrement le 3 décembre 2012, en la priant «de bien vouloir laisser ce dossier en suspens». Le débiteur s'est acquitté de la somme précitée en trois versements effectués les 28 décembre 2012 (3'992 fr.), 23 août 2013 (3'992 fr.) et 19 décembre 2013 (3'990 fr. 55). La société de recouvrement n'a répondu au notaire que le 12 décembre 2012. Des échanges de correspondances s'en sont suivis, la société faisant valoir son droit à une pleine rémunération, que le notaire contestait. Le 28 mai 2013, le représentant de la société de recouvrement a répondu comme il suit au notaire qui lui reprochait d'avoir été «incapable de retrouver [l]e débiteur»: (...) je trouve inadmissible de votre part d'ignorer toutes les actions entreprises par nous-même et notre partenaire en Afrique du Sud. Or, il est évident que ce sont ces actions menées durant plus d'une année qui ont poussé le débiteur au paiement. Aucun contact téléphonique n'a effectivement pu être établi avec Monsieur C.________ directement, mais les nombreux courriers et plusieurs contacts téléphoniques réguliers avec son entourage direct, notamment familial, ont rappelé Monsieur C.________ à son obligation. (...) nos honoraires vous seront facturés conformément au contrat de partenariat qui nous lie. (...) » A.d. Le 20 janvier 2014, la société de recouvrement a fourni, à la demande du notaire, une première liste des opérations effectuées dans son dossier (pièce 13). Selon ce document, les premières activités, intitulées «Contrôle et traitement» et «Saisie nouveau dossier», remontent au 20 janvier 2012. Il est notamment fait état d'une visite domiciliaire le 30 janvier 2012 et de plusieurs contacts avec le débiteur, par courriel et par téléphone. Le 15 avril 2014, la société de recouvrement a fait parvenir au notaire une deuxième liste des opérations (pièce 133) qui ne correspond pas à la précédente.