Citation: 2C_328/2008 23.09.2008 E. 3

Les recourants se prévalent de l'interdiction du formalisme excessif. 3.1 Il y a formalisme excessif lorsque la stricte application des règles de procédure ne se justifie par aucun intérêt digne de protection, devient une fin en soi et complique de manière insoutenable la réalisation du droit matériel (ATF 130 V 177 consid. 5.4.1 p. 183/184; 128 II 139 consid. 2a p. 142 et la jurisprudence citée). 3.2 Le grief n'est admissible que dans la mesure où les recourants soutiennent qu'en considérant leurs conclusions sur le fond comme nouvelles et partant irrecevables, l'autorité intimée serait tombée dans le formalisme excessif. Une lecture attentive de l'arrêt attaqué montre toutefois que ce n'est pas tant parce qu'elles étaient nouvelles que lesdites conclusions n'ont pas été prises en compte, mais parce qu'elles n'ont fait l'objet ni de la décision de l'Administration fiscale du 14 novembre 2005 ni de celle de la Commission de recours du 27 août 2007, qui ont toutes deux statué sur la tardiveté de la réclamation. Les autorités précédentes n'étant pas entrées en matière, les recourants ne pouvaient conclure à ce que le Tribunal administratif, en tant qu'instance de recours, se prononce lui-même sur le fond. C'est du reste pour ce même motif que les conclusions sur le fond présentées par les recourants devant la Cour de céans sont considérées comme irrecevables (cf. supra, consid. 1.2). Un tel raisonnement échappe manifestement au formalisme excessif.