Citation: 1B_193/2020 E. A

Le 14 juin 2019, B.________ a déposé une plainte pénale contre A.________, exposant avoir reçu la veille un message de sa voisine dans lequel elle indiquait que lorsque ses enfants seraient placés en foyer, elle la tuerait et la traitait de " salope de merde ". Par ordonnance pénale du 5 juillet 2019, le Ministère public de l'arrondissement du Nord vaudois a condamné A.________ à raison de ces faits pour injure et calomnie à une peine pécuniaire de 15 jours-amende à 30 fr. le jour. Par ordonnance de mesures superprovisionnelles du 14 juin 2019, le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a interdit à A.________ de s'approcher de leurs voisins B.________ et/ou C.________ ou de leurs enfants à moins de 25 mètres, de prendre contact avec eux sous quelque forme que ce soit, notamment par téléphone, par SMS, par écrit ou par voie électronique, ou de leur causer d'autres désagréments, sous la menace de la peine prévue par l'art. 292 CP en cas d'insoumission. A la suite de plaintes déposées par B.________ les 26 et 29 août 2019, le Ministère public de l'arrondissement du Nord vaudois a ouvert une instruction pénale contre A.________ pour lésions corporelles simples, diffamation, injure, menaces et insoumission à une décision de l'autorité. Il lui est en substance reproché d'avoir, le 26 août 2019, depuis la fenêtre de son appartement, à U.________, incité sa fille D.________, née en 2009, en présence de son compagnon E.________, à frapper plusieurs fois le fils de sa voisine F.________, né en 2007, alors qu'il attendait le bus pour se rendre à l'école, jusqu'à ce que celui-ci tombe au sol, lui causant diverses ecchymoses, contusions et griffures, de n'avoir cessé de crier à l'attention de B.________ qui était venue vers son fils, la traitant de " salope " et indiquant qu'elle allait la tuer. Il lui est également fait grief d'avoir, en date du 29 août 2019, publié sur Facebook un faux commentaire dans lequel elle accusait B.________ d'avoir tué son chat, mis son cadavre dans son jardin et proféré des menaces de mort à son égard. Le 26 février 2020, E.________ s'est présenté à la police pour l'informer que A.________ lui avait demandé, le 24 février 2020, vers 06h00, de retarder son départ au travail jusqu'au moment où les enfants de B.________ partaient prendre le bus pour l'école et de les écraser avec sa voiture; ces démarches n'ayant pas été suivies d'effet, sa compagne l'aurait traité de lâche et lui aurait interdit de réintégrer le domicile. Le 27 février 2020, le Ministère public a étendu, à raison de ces faits, l'instruction pénale ouverte contre A.________ aux infractions d'instigation à meurtre, subsidiairement d'instigation à lésions corporelles, et de menaces qualifiées.