Citation: 5A_278/2020 E. 4

Dans leur mémoire, les recourants exposent avoir été des parents sans reproche, ne jamais " avoir été aux poursuites " ni souffrir d'une quelconque addiction, se plaignent des " horreurs et mensonges " figurant dans l'expertise psychiatrique établie le 17 décembre 2018, déclarent faire opposition à cette expertise et sollicitent le versement de 5'000 fr. pour tort moral, soutiennent que le recourant aurait été enfermé dix jours dans une chambre ainsi que dans un cachot insalubre, soutiennent être victimes de la vengeance d'un voisin, accusent leur curatrice de leur avoir occasionné des " frais de poursuite " et d'avoir modifié leur assurance maladie à leur insu. Ce faisant, les recourants exposent des faits en grande partie étrangers à la présente procédure et reviennent une fois encore sur les circonstances initiales de l'instauration de leurs curatelles. Ils ne s'en prennent ainsi pas valablement à la motivation de la cour cantonale selon laquelle les recourants n'avaient invoqué aucune circonstance nouvelle susceptible de justifier une nouvelle enquête en levée des curatelles et n'avoir pas fait la démonstration que les circonstances ayant justifié le maintien des mesures les concernant se seraient modifiées depuis la dernière expertise. Lors de son audition du 27 janvier 2020, leur curatrice avait au contraire affirmé qu'une levée, voire même un allégement des mesures était en l'état prématuré. Il suit de ce qui précède que le présent recours ne répond manifestement pas aux exigences minimales de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF et doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 let. b LTF, ce qui rend sans objet la demande de suspension de la procédure.