Citation: 8C_779/2015 E. 4.4.2

4.4.2. Il est constant, en l'espèce, que la recourante ne vise pas un but qui lui serait propre. La question est donc de savoir si les conditions susmentionnées pour lui reconnaître la qualité pour former un recours corporatif sont réunies. 4.4.2.1. Selon l'art. 5 du statut de l'Association X.________, peut acquérir la qualité de membre tout salarié des TPG qui souscrit aux buts de l'Association X.________ ou tout salarié d'une entreprise au bénéfice d'un contrat de sous-traitance avec les TPG. Si le membre perd sa qualité du fait de sa mise à la retraite ou à la préretraite, il conserve sa qualité de membre de l'association (art. 6 du statut de l'Association X.________). L'association a notamment pour but la défense de ses membres (art. 2 du statut de l'Association X.________). 4.4.2.2. La recourante fait valoir que les intérêts qu'elle défend sont communs à l'ensemble des membres de l'association composée d'employés et de retraités, lesquels ont tous un intérêt concret et actuel digne de protection à l'annulation de la décision supprimant des avantages économiques accordés aux retraités. De leur côté, les intimés contestent que la majorité - ou même une grande partie - des membres de l'Association X.________ soit touchée par la décision litigieuse, dès lors que les employés actuels, qui sont majoritaires, n'ont pas un intérêt concret et actuel digne de protection à l'annulation d'une décision supprimant des avantages économiques accordés aux seuls retraités. 4.4.2.3. Si l'acte du Conseil d'administration devait être considéré comme un acte normatif (cf. consid. 4.3), la qualité pour recourir devrait être admise même en l'absence d'un intérêt concret et actuel digne de protection à l'annulation de l'acte normatif en question dès lors que, dans ce cas, elle appartient à toute personne dont les intérêts pourront être un jour touchés par cet acte (ATF 138 I 435 consid. 1.6 p. 445; 136 I 17 consid. 2.1 p. 21). Dans ce cas, les employés actuels - comme les retraités - auraient qualité pour s'en prévaloir à titre individuel, de sorte que les intérêts défendus par la recourante seraient communs à la majorité ou au moins à un grand nombre de ses membres. Si l'acte du Conseil d'administration devait être considéré comme une décision générale, il est douteux que la recourante ait qualité pour recourir dans la mesure où il n'apparaît pas que la majorité des membres de l'association ont un intérêt concret et actuel digne de protection à l'annulation de la décision supprimant des avantages économiques accordés aux retraités (cf. consid. 4.2 supra).