Citation: U 7/04 21.09.2004 E. 5

5.1 Dans son rapport du 6 août 1999, le docteur R.________ a relevé que le recourant avait subi un écrasement de la main gauche avec des fractures multiples, dont l'évolution avait été compliquée par une maladie de Sudeck. Il persistait encore un syndrome douloureux, un certain enraidissement des doigts longs et un manque de force considérable. Au vu de ces éléments, la capacité de travail théorique dans l'ancienne activité professionnelle a été estimée à 50 %. Pour une activité adaptée, ne demandant pas d'efforts de la main gauche, une activité de 100 % était prévisible. Quant au docteur D.________, il a confirmé dans son rapport du 13 janvier 2000 les constatations faites par son collègue R.________. Il a estimé lui-aussi la capacité de travail du recourant à 50 %, en précisant que celui-ci devait éviter de porter des charges lourdes, faire des mouvements de serrage ou autres efforts importants avec la main gauche. Pour une activité adaptée, ne demandant pas les efforts précités, il a attesté que l'occupation pouvait être de l'ordre de 100 %. En dernier lieu, il a ajouté qu'une activité demandant des mouvements fins de la main pouvait aussi être effectuée en plein, le recourant ayant une pince fonctionnelle. Les rapports médicaux des docteurs R.________ et D.________ remplissent toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante de tels documents (ATF 125 V 352 consid. 3, 122 V 160 consid. 1c et les références). En particulier, le recourant n'a soulevé, à juste titre, aucune objection de nature formelle ou matérielle qui remettrait en cause les constatations opérées par les docteurs R.________ et D.________. Il y a lieu dès lors d'accorder entière valeur probante au rapport desdits docteurs. 5.2 Interrogés par la juridiction cantonale sur l'influence de la maladie de Sudeck sur la capacité de travail du recourant, les docteurs D.________ et K.________ ont tous deux constaté que le recourant présentait des séquelles relativement modestes d'une maladie de Sudeck. Le docteur D.________, dont l'avis est corroboré par la doctoresse P.________, a relevé, lorsqu'il a procédé à l'examen médical du recourant, l'absence de troubles trophiques pouvant faire suite à une maladie de Sudeck (empâtement, atrophie cutanée, sous-cutanée ou musculaire). Quant au docteur B.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, il n'a décelé aucun processus de nature sudeckoïde (rapport daté du 27 juin 2003 que le recourant a produit en instance cantonale). Force est de constater que les collègues du docteur D.________ ne remettent pas en question les constatations que celui-ci a faites. Les critiques du recourant à cet égard sont donc infondées. 5.3 L'examen des rapports du COPAI et de la coopérative T.________ ne permet pas, contrairement à ce qu'affirme le recourant, de remettre en question les constatations médicales. En effet, tant le COPAI que la coopérative T.________ ont attesté une capacité pleine et entière du recourant dans une activité adaptée, le COPAI précisant même dans son rapport que le bilan de la mesure effectuée par le recourant venait corroborer les conclusions de l'examen médical effectué par le docteur D.________. Le COPAI a fait également état d'un manque de motivation, d'énergie, d'implication et de concentration de la part du recourant. Celui-ci s'est en outre montré plaintif, démonstratif et ne donnait pas la pleine mesure de ses possibilités. Les responsables du centre ont eu l'impression que le recourant s'accommodait de son handicap, l'utilisant pour ne pas trop en faire. On rappelle à cet égard que le principe de l'obligation de réduire le dommage (cf. ATF 123 V 233 consid. 3c, 117 V 278 consid. 2b, 400 et les arrêts cités; Riemer-Kafka, Die Pflicht zur Selbstverantwortung, Fribourg 1999, p. 57, 551 et 572; Landolt, Das Zumutbarkeitsprinzip im schweizerischen Sozialversicherungsrecht, thèse Zurich 1995, p. 61) commande à un assuré de mettre sa capacité de gain résiduelle à profit en accomplissant une activité lucrative compatible avec son état de santé. 5.4 Il n'existe aucun motif sérieux de remettre en cause les conclusions des médecins de la CNA. Il y a lieu dès lors de retenir que le recourant dispose d'une capacité de travail de 100 % dans le cadre d'une activité adaptée ne demandant pas d'efforts de la main gauche.