Citation: 6B_1148/2018 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a constaté que lors de son audition par le procureur le 14 octobre 2013, sur question de l'expert qui lui a demandé quel rétroviseur elle avait utilisé, la recourante a répondu que le rétroviseur qu'elle avait regardé avant d'entamer sa manoeuvre de dépassement était le rétroviseur gauche. Elle avait confirmé ses dires devant le procureur le 2 novembre 2015, devant la juge de première instance, au cours des débats du 9 septembre 2016, et devant le juge de la Cour pénale, au cours des débats d'appel du 4 octobre 2018. Ce n'était que dans son écriture d'appel que, pour la première fois, la recourante soutenait avoir regardé dans les rétroviseurs central intérieur et latéral extérieur gauche. Par ailleurs, l'expert a constaté que si la recourante avait regardé dans le rétroviseur intérieur central, elle aurait vu la moto de H.________; or l'intéressée a toujours affirmé qu'elle n'a pas vu le motocycliste avant d'entreprendre sa manoeuvre de dépassement. Il ressort de ce qui précède que la recourante, quoique interpellée précisément sur la question du rétroviseur utilisé, n'a jamais mentionné le rétroviseur intérieur central, sauf dans son écriture d'appel. L'absence de contrôle de ce rétroviseur va par ailleurs dans le sens des conclusions de l'expert. Dans ces conditions, il n'est pas déterminant que la recourante ait déclaré avoir effectué son RTI, n'étant du reste pas certain qu'elle ait voulu dire par là qu'elle avait vérifié les deux rétroviseurs plutôt qu'un seul. Les constatations de fait de la cour cantonale sont, partant, dénuées d'arbitraire.