Citation: 6B_672/2019 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a exposé que le recourant avait contesté s'être entretenu par téléphone, le 21 mars 2013, avec l'assistant social du SPMi. Cet entretien avait été, selon les déclarations de D.________, à l'origine des menaces litigieuses proférées le même jour. Or, il n'était pas douteux que la conversation téléphonique entre le recourant et E.________ au sujet des conclusions de son rapport avait bien eu lieu ce jour-là et non ultérieurement. Cela avait été corroboré par les déclarations du prénommé, par le contenu de son rapport et de son courriel du 21 mars 2013, ainsi que par son courriel du 22 mars 2013, par lequel celui-ci avait indiqué à D.________ que son père avait été particulièrement contrarié par ses conclusions, aux termes desquelles l'assistant social avait estimé conforme à l'intérêt de l'enfant d'attribuer sa garde à sa mère. Ainsi, les explications du recourant, selon lesquelles il aurait tenté de joindre, sans succès, son fils, afin de lui faire part de son mécontentement s'agissant strictement de son échec scolaire, ne pouvaient emporter conviction. Au contraire, il convenait de retenir que le recourant, confronté à l'audition de son fils devant le SPMi, avait immédiatement appelé celui-ci pour lui signifier sa désapprobation. Le comportement subséquent de D.________, en particulier son courriel envoyé à E.________ le même jour, ne pouvait que confirmer que le recourant avait bien réussi à atteindre son fils. Cela était également ressorti de l'audition ultérieure de ce dernier devant le ministère public. A cet égard, les déclarations de C.________ et de F.________ ne permettaient pas de parvenir à une autre conclusion, car elles n'excluaient aucunement que le recourant eût parlé à son fils le 21 mars 2013. En outre, au regard des conclusions comprises dans le rapport du SPMi, on ne voyait pas quel bénéfice aurait espéré B.________ en instrumentalisant son fils afin de lui faire rédiger le courriel litigieux, comme l'avait allégué le recourant. Selon l'autorité précédente, les propos tenus par le recourant à son fils avaient été rapidement rapportés par D.________ à E.________, puis avaient été répétés par le premier nommé au dernier nommé, de manière précise et circonstanciée, lors de l'entrevue du 26 mars 2013. D.________ avait encore confirmé au ministère public, plus de deux ans après les faits, que ses confessions avaient été conformes à la vérité. Celles-ci étaient, de surcroît, crédibles, compte tenu de l'épisode survenu en Floride, au cours duquel le recourant semblait avoir été particulièrement en colère contre son fils, au point de briser sa console de jeux. Après avoir été entendu par le ministère public, D.________ s'était certes rétracté dans plusieurs courriers adressés à celui-ci ainsi qu'au tribunal de première instance. Selon la cour cantonale, on ne comprenait cependant pas pour quelle raison l'intéressé aurait souhaité modifier les propos recueillis par E.________, hormis par crainte de son père. Lors de chacune de ses auditions, tant devant l'assistant social que devant le ministère public, D.________ avait présenté la même version, selon laquelle son père, fâché par ses déclarations, l'avait menacé, ce qui était d'ailleurs également ressorti de son audition par les autorités américaines. Ses dénégations ultérieures n'étaient donc pas crédibles et ne venaient au contraire que renforcer l'impression selon laquelle D.________ se trouvait, malgré lui, dans un conflit de loyauté entre ses deux parents, qu'il tentait de contenter, en gardant également en tête ses propres intérêts, notamment académiques et financiers. En définitive, la cour cantonale a retenu que le recourant avait bien menacé son fils de le déshériter ainsi que de ne plus maintenir de contact avec lui et d'alerter la presse. Par la suite, le recourant avait diminué le soutien financier apporté à son fils, lequel avait dû interrompre ses études durant plus d'une année.