Citation: 6B_1150/2017 E. 3.1

3.1. Aux termes de l'art. 94 al. 1 LTF, une partie peut demander la restitution du délai si elle a été empêchée de l'observer et qu'elle est de ce fait exposée à un préjudice important et irréparable. Elle doit toutefois rendre vraisemblable que le défaut n'est imputable à aucune faute de sa part. Selon la jurisprudence, une restitution ne peut intervenir que lorsqu'un événement, par exemple une maladie ou un accident, met la partie objectivement ou subjectivement dans l'impossibilité d'agir par elle-même ou de charger une tierce personne d'agir en son nom dans le délai (arrêt 6B_1187/2016 du 6 juillet 2017 consid. 1.2 et les références citées). Celui qui doit s'attendre, au cours d'une procédure, à recevoir des communications officielles est tenu de prendre, en cas d'absence, les mesures nécessaires à la sauvegarde d'un éventuel délai qui pourrait lui être imparti (cf. ATF 141 II 429 consid. 3.1 p. 431 s.; 139 IV 228 consid. 1.1. p. 230). La faute de l'auxiliaire, notamment d'un parent, est imputable à la partie concernée (ATF 114 Ib 67 consid. 2 et 3 pp. 69 ss; plus récemment ATF 143 I 284 consid. 2.1 p. 288 et arrêt 6B_1187/2016 précité consid. 1.2). Est une question de fait celle de savoir comment la personne requérant la restitution s'est comportée, tandis que constitue une question de droit celle de qualifier juridiquement le comportement en question (arrêt 6B_562/2017 du 2 octobre 2017 consid. 4).