Citation: 6B_225/2013 E. 4.3

4.3. Le recourant soutient que la sanction n'aurait pas été suffisamment réduite au sens de l'art. 48 let. e CP. Aux termes de cette disposition, le juge atténue la peine si l'intérêt à punir a sensiblement diminué en raison du temps écoulé depuis l'infraction et si l'auteur s'est bien comporté dans l'intervalle. Il n'est pas contesté que les conditions posées par l'art. 48 let. e CP sont réunies. Seule est litigieuse l'ampleur de l'atténuation. L'autorité cantonale a estimé qu'au vu notamment de la gravité des faits commis, la faute lourde du recourant, le concours tant réel qu'idéal, le prononcé d'une peine proche de la limite supérieure, soit quinze ans, se justifierait. La peine devait toutefois être atténuée en raison du temps écoulé et de la proximité de la prescription. La sanction prononcée par l'autorité de première instance, s'élevant à six ans et demi, était ainsi adéquate. Elle devait toutefois, au stade de l'appel, encore être réduite de six mois afin de tenir compte de l'écoulement du temps supplémentaire depuis ce premier jugement et de la prescription des faits commis, selon l'acte d'accusation, entre mai et août 2006 à Rome. Il résulte de ce qui précède que l'autorité cantonale a atténué la peine qui aurait dû être prononcée au vu de la gravité des faits commis et de la faute du recourant de plus de la moitié afin de tenir compte du temps écoulé. On ne distingue pas là de violation du droit fédéral, notamment du large pouvoir d'appréciation accordé au juge par l'art. 47 CP. La quotité de la peine prononcée exclut l'octroi d'un sursis, même partiel.