Citation: 2C_89/2023 E. 3.2

3.2. Les recourants soutiennent en effet que le Tribunal administratif fédéral aurait arbitrairement retenu que la plainte du 23 mars 2018 ne mentionnait pas de documents transmis par la France à l'Inde dans le cadre de la CDI les liant. Ils reproduisent un extrait (non daté, non signé, ne mentionnant ni destinataire, ni expéditeur) d'un courrier qui attesterait, selon eux, de l'engagement univoque de l'Inde envers la France à ne pas utiliser les informations à des fins autres que fiscales. Cette reproduction, qui fait référence à une procédure dont on ignore tout de l'objet, de la nature juridique et du contenu des informations fournies, ne permet à l'évidence pas d'établir que le Tribunal administratif fédéral aurait retenu de manière insoutenable que la plainte ne précisait pas que l'échange d'informations concerné s'inscrivait dans le contexte de la CDI entre la France et l'Inde. Les recourants ne parviennent donc pas à démontrer l'arbitraire de cette constatation. Les recourants allèguent ensuite que le Tribunal administratif fédéral aurait arbitrairement omis de tenir compte d'une demande d'entraide fiscale entre l'Inde et la Suisse datée du 23 décembre 2014, pourtant jointe à la plainte du 23 mars 2018. A ce propos, il ressort de l'arrêt attaqué que l'Administration fédérale a confirmé n'avoir jamais reçu la demande d'assistance du 23 décembre 2014, qui ne lui était du reste pas adressée. L'argumentation des recourants ne permet pas non plus de démontrer l'arbitraire de cette constatation. Par conséquent, l'argumentation principale du Tribunal administratif fédéral peut être confirmée, ce qui rend superflue l'argumentation subsidiaire et partant l'examen de la question juridique de principe qui y est liée (cf. supra consid. 3.1 in fine).