Citation: 6B_984/2014 E. 1.8

1.8. Le recourant invoque une erreur de droit. Il fait observer que son avocat lui avait indiqué qu'il était autorisé à voler pour son propre compte après la résiliation des rapports de travail. Selon l'art. 21 CP, quiconque ne sait ni ne peut savoir au moment d'agir que son comportement est illicite n'agit pas de manière coupable. Le juge atténue la peine si l'erreur était évitable. Pour qu'il y ait erreur sur l'illicéité, il faut que l'auteur ne sache ni ne puisse savoir que son comportement est illicite. Comme dans l'ancien droit, l'auteur doit agir alors qu'il se croyait en droit de le faire (cf. ATF 129 IV 238 consid. 3.1 p. 241). Il pense, à tort, que l'acte concret qu'il commet est conforme au droit. Déterminer ce que l'auteur d'une infraction a su, cru ou voulu et, en particulier, l'existence d'une erreur relève de l'établissement des faits (ATF 135 IV 152 consid. 2.3.2 p. 156). Dans la lettre de résiliation du 29 septembre 2008, D.________ SA a informé le recourant qu'elle mettait fin aux rapports de travail pour le 31 octobre 2008, mais que l'activité du recourant prenait fin " avec effet immédiat ". Elle précisait que, dans l'intervalle, le recourant n'était autorisé " en aucun cas à voler avec les appareils de la société ", mais devait se tenir à disposition de son employeur et n'était pas habilité à exercer une activité pour des tiers avant la fin des rapports de travail (jugement attaqué p. 10). Au vu de cette lettre, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant que le recourant savait qu'il ne pouvait pas voler pour un tiers, et cela indépendamment des déclarations de son avocat. Le recourant ne démontre pas l'arbitraire. Insuffisamment motivé, le grief soulevé est irrecevable.