Citation: 6B_99/2020 E. 2.5.2

2.5.2. Ensuite, le recourant soutient qu'il aurait été arbitraire, pour l'autorité précédente, de tenir compte, dans son calcul, d'un nombre journalier d'heures facturables identique pour les avocats et les avocats stagiaires. Certes, dans l'arrêt 6B_659/2017 précité, le Tribunal fédéral a indiqué qu'il était notoire qu'un avocat stagiaire ne pouvait facturer autant d'heures que l'avocat indépendant, eu égard à son manque d'expérience - qui l'oblige à consacrer parfois un temps anormalement long à certaines affaires - et à la nécessité pour lui de se former (consid. 2.7.3; cf. aussi ATF 137 III 185 consid. 6 p. 191; 109 Ia 107 consid. 3e p. 112 s.; arrêt 6B_947/2008 du 16 janvier 2009 consid. 5.2). Cependant, aucun chiffre concernant les heures facturables effectuées par les avocats stagiaires ne ressort des études auxquelles le Tribunal fédéral s'est référé par le passé. Par ailleurs, le Tribunal fédéral a déjà indiqué que les estimations du recourant à cet égard ne pouvaient être retenues comme base de calcul (cf. arrêt 6B_643/2017 précité consid. 5.2.4). L'autorité précédente a expliqué sa position en relevant que si l'avocat stagiaire devait consacrer du temps à se former et à apprendre son métier, l'avocat chef d'étude devait quant à lui assurer l'acquisition de la clientèle, en y consacrant du temps non facturable. Ce raisonnement n'est aucunement arbitraire. Au demeurant, il est certain que l'avocat stagiaire ne partage pas simplement le temps passé en son étude en vertu de ses obligations contractuelles entre le travail et la formation, mais au contraire qu'il doit consacrer la journée de travail aux tâches qui lui sont confiées, tout en assurant l'essentiel de sa formation sur son temps libre.