Citation: 1C_629/2022 E. 3

La recourante reproche à l'instance précédente d'avoir méconnu gravement les normes communales relatives aux superstructures puisque les art. 25 RCATC et 26 RPPA du règlement spécial du plan partiel d'affectation "Boverattes" ne sont simplement pas appliqués dans la solution de camouflage des installations retenue. Cette solution serait également arbitraire dans son résultat puisqu'elle la contraindrait à accepter une toiture à l'apparence industrielle alors que le législateur communal a interdit ce type de toitures. Elle reviendrait à substituer sa propre appréciation à celle de la Commune sur la manière dont la règlementation communale des constructions doit s'appliquer, en violation de l'autonomie communale. A.________ SA conteste pour sa part que les monoblocs de ventilation contreviendraient à ces dispositions. Elle se réfère à cet égard à un arrêt de la Cour de droit administratif et public rendu le 7 octobre 2004 (AC.2003.0168), dont cette juridiction se serait arbitrairement écartée dans le cas particulier. Dans cet arrêt, qui concernait un permis de construire une antenne de téléphonie mobile en toiture, la cour cantonale avait fait siennes les conclusions de l'avis de droit déposé par l'opérateur quant à l'interprétation de l'art. 25 RCATC, selon lesquelles l'implantation d'une installation sur la toiture d'un bâtiment était admissible à la triple condition qu'elle n'ait pas une dimension supérieure à celle nécessaire pour son bon fonctionnement technique, qu'elle soit regroupée avec les autres installations situées en superstructure et qu'une fois regroupées, elles s'intègrent du point de vue esthétique avec le reste du bâtiment (consid. 8). La loi sur le Tribunal fédéral ne connaît pas l'institution du recours joint. L'intimée aurait ainsi dû recourir contre l'arrêt attaqué en tant qu'il lui impose de trouver une solution visant à améliorer l'esthétique des installations techniques des six bâtiments, solution qui n'était pas nécessaire selon son interprétation des dispositions communales querellées. On doit dès lors admettre qu'elle s'est satisfaite de cette solution et qu'elle a ainsi renoncé à la contester (cf. arrêts 1C_339/2019 du 27 novembre 2020 consid. 2; 1C_114/2018 du 21 juin 2019 consid. 2). Il n'y a dès lors pas lieu d'entrer en matière sur le grief de l'intimée.