Citation: 6B_768/2018 E. 3.3

3.3. Les intimés estiment que l'absence de diagnostic ou de preuve d'un suivi médical ne remet pas en cause la gravité de l'atteinte subie, qui ressort des faits imputés au recourant. Ils soulignent que le recourant a réalisé les conditions objectives des infractions de tentative de meurtre et de mise en danger de la vie d'autrui. Si les faits survenus dans la nuit du 17 septembre 2016 sont indéniablement graves, ils ne permettent pas encore de conclure que les intimés ont éprouvé une douleur morale qui a atteint le degré d'intensité requise par la jurisprudence citée ci-avant. En lien avec les faits imputés au recourant, la cour cantonale a seulement constaté que les intimés avaient eu une " simple " peur bleue, sans aucune atteinte à leur intégrité physique. Sur le vu de ce qui précède, il n'est pas établi que les intimés ont subi des préjudices psychiques importants au sens des art. 47 et 54 CO. Sans nier le caractère déplorable des événements qui ont touché les intimés, il y a lieu d'admettre le recours sur ce point. Partant, il n'est pas nécessaire d'examiner les autres griefs soulevés par le recourant à l'encontre des indemnités pour tort moral allouées aux intimés.