Citation: 5A_99/2018 E. 1.2.2

1.2.2. Aux termes de l'art. 93 al. 1 let. b LTF, le recours est également recevable lorsque son admission peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet, en outre, d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse; il s'agit de conditions cumulatives (ATF 133 III 629 consid. 2.4.1), dont il incombe à la partie recourante de démontrer la réalisation (ATF 138 III 46 consid. 1.2 et les arrêts cités). Cette condition n'est pas non plus réalisée. La recourante expose que la demande de renseignements qui est associée à l'action en partage suppose la production, par la partie adverse ou par tout tiers, de " très nombreux documents ", " soit en particulier de très nombreux comptes bancaires, déclarations fiscaleset comptabilités " de diverses sociétés du défunt, documents qu'il faudra analyser, " voire expertiser ". Il s'agit toutefois là d'allégations toutes générales, qui ne trouvent de surcroît aucun fondement dans l'arrêt entrepris (art. 105 al. 1 LTF); au reste, la nécessité de produire de " très nombreux " documents ne préjuge pas de la durée et des coûts de la procédure probatoire. Quoi qu'en pense la recourante - qui se fonde sur une pièce nouvelle prétendument admissible du chef de l'art. 99 al. 1 LTF -, la présence d'un immeuble à l'étranger n'est pas révélatrice en soi d'une procédure probatoire longue et coûteuse ( cf. arrêt 5A_800/2008 du 12 mai 2009 consid. 1.4.1). Cela d'autant plus que, selon l'ordonnance du Tribunal de grande instance de Béziers du 29 août 2017, le juge français paraît avoir admis sa compétence pour connaître du partage de l'immeuble sis en France ( cf. sur cette problématique: arrêt 5A_612/2016 du 1er mars 2017 consid. 3.3); le caractère " international " du litige s'avère donc ici dépourvu d'incidence sur la durée et le coût de la procédure probatoire du procès pendant en Suisse.