Citation: 7B_587/2023 E. 2.1

2.1. Les recourants reprochent à l'autorité cantonale d'avoir déclaré leur recours irrecevable, aux motifs, d'une part, qu'ils n'avaient pas suffisamment démontré leur qualité pour recourir et, d'autre part, qu'ils ne disposaient en l'occurrence pas d'une telle qualité. Ils invoquent l'interdiction du formalisme excessif, ainsi qu'une violation de l'art. 382 al. 1 CPP. Les recourants font grief à la juridiction cantonale d'avoir considéré que l'infraction de faux dans les titres qu'ils avaient dénoncée ne constituait en substance pas un élément d'une infraction contre le patrimoine et qu'ils ne disposaient dès lors pas de la qualité de lésés, ni, par conséquent, de la qualité pour recourir contre l'ordonnance de non-entrée en matière du 28 novembre 2022. Ils relèvent qu'ils ont développé, en particulier dans la partie en fait et en droit de leur recours cantonal, mais aussi dans leur plainte du 18 janvier 2022 et les pièces produites à l'appui de celle-ci, en quoi la prétendue fabrication des documents litigieux par l'intimé était susceptible d'avoir porté atteinte à leur patrimoine. Ils exposent en outre que cette atteinte ressortirait également du dossier de la procédure et qu'ils auraient fait des renvois à la plainte dans leur recours cantonal afin d'éviter d'inutiles redites. Ils ajoutent que, dans celui-ci, ils auraient fait état de leur pertes patrimoniales en lien avec les documents prétendument falsifiés, en mentionnant en particulier le litige civil les opposant à la banque concernée. Les recourants font également valoir qu'au vu de ce qui précède, leur qualité pour recourir apparaissait évidente et que la cour cantonale devait à tout le moins les informer que leur qualité pour recourir était sujette à caution si elle voulait déclarer leur recours irrecevable pour ce motif. Ils ajoutent qu'en n'agissant pas de cette manière, elle aurait fait preuve de formalisme excessif.