Citation: 1B_249/2013 E. 6.2

6.2. Le maintien du prévenu en détention peut être justifié par l'intérêt public lié aux besoins de l'instruction en cours, par exemple lorsqu'il est à craindre que l'intéressé mette sa liberté à profit pour compromettre la recherche de la vérité en exerçant une influence sur des personnes ou en altérant des moyens de preuve (art. 221 al. 1 let. b CPP). L'autorité doit démontrer que les circonstances particulières de l'espèce font apparaître un danger concret et sérieux de telles manoeuvres, propres à entraver la manifestation de la vérité, en indiquant, au moins dans les grandes lignes et sous réserve des opérations à conserver secrètes, quels actes d'instruction elle doit encore effectuer et en quoi la libération du prévenu en compromettrait l'accomplissement (ATF 137 IV 122 consid. 4.2 p. 127 s.; 132 I 21 consid. 3.2 p. 23 et les références). En l'espèce, comme relevé par le Ministère public et le Tmc, les déclarations des diverses personnes appréhendées divergent sur plusieurs points importants concernant le déroulement du brigandage. Le recourant prétend quant à lui ne pas avoir eu connaissance du projet de brigandage et nie toute implication dans cet acte, en dépit de certains éléments tendant à démontrer l'inverse (écoutes téléphoniques; présence de son ADN sur certains objets liés au crime). Il est dès lors nécessaire de procéder à d'autres auditions et confrontations ainsi qu'à d'autres mesures d'instruction pour établir le déroulement du brigandage et le rôle de chacun des protagonistes. Enfin, les instances précédentes pouvaient considérer qu'il n'était pas exclu, au vu des investigations encore à réaliser (cf. consid. 8 infra), que des tiers encore non identifiés aient également été impliqués. A ce stade de l'enquête, on ne saurait écarter le risque que le recourant ne mette sa liberté à profit pour tenter d'influencer ou d'intimider ses comparses ou d'autres tiers impliqués non identifiés, ou encore qu'il fasse disparaître des preuves. Le fait que plusieurs des protagonistes se trouvent actuellement en détention n'exclut pas que le recourant puisse faire pression sur eux, par exemple par l'entremise de tierces personnes. Par ailleurs, quoi qu'en pense le recourant, le fait qu'un coprévenu ait été libéré ne suffit pas à rendre inexistant le risque de collusion. Enfin, les mesures de substitution proposées par le recourant pour pallier le risque de collusion ne sont pas suffisantes au regard de l'intensité dudit risque. Son maintien en détention ne contrevient dès lors pas aux art. 221 al. 1 let. b et 237 al. 1 CPP.