Citation: 5A_596/2018 E. 7

Le recourant fait valoir que la cour cantonale a arbitrairement rejeté son grief tiré du fait qu'il n'avait pas eu connaissance de la pièce produite par l'intimé lors de l'audience du 23 avril 2018. Il expose que l'autorité inférieure de surveillance devait mettre cette pièce à sa disposition et lui accorder un court délai pour se déterminer par écrit, avant de prendre sa décision. A ce sujet, la cour cantonale a en réalité procédé à une double motivation. Dans le premier volet de son argumentation, elle a relevé qu'il incombait à A.________ de se présenter ou de se faire représenter à l'audience qui s'est tenue le 23 avril 2018 devant l'autorité de première instance. S'il l'avait fait, il aurait pu se déterminer sur la pièce qui a été produite par l'intimé à cette occasion. Dans une seconde motivation, elle a retenu que quand bien même l'absence de transmission de la pièce en question constituerait une violation de son droit d'être entendu, celle-ci ne serait pas grave et pourrait être réparée dans le cadre de la procédure de recours, vu le libre pouvoir d'examen en fait et en droit dont elle disposait en application de l'art. 28 al. 3 LVLP-VD. Autant qu'il faille comprendre de son argumentation qu'il s'en prend au premier volet de cette motivation - ce qui demeure douteux -, force est de relever que le recourant ne formule aucune critique à l'encontre du deuxième volet de cette double motivation. Partant, sa critique est irrecevable (ATF 138 III 728 consid. 3.4; 133 IV 119 consid. 6.3).