Citation: 5A_399/2019 E. 8.2

8.2. En l'espèce, l'autorité cantonale a considéré que le Tribunal avait accordé à l'épouse une contribution d'entretien sans limitation dans le temps, au motif que les pièces du dossier ne permettaient pas d'établir la situation financière des parties au moment de la retraite. Or, si le mari rappelait le principe selon lequel l'obligation d'entretien s'éteint généralement lorsque le débirentier atteint l'âge de la retraite, il n'émettait en revanche aucune critique à l'encontre de la motivation développée par le premier juge pour s'écarter de ce principe. Pour cette raison déjà, le grief relatif à la durée de la contribution d'entretien devait être rejeté. En tout état, il n'apparaissait pas que ce magistrat eût excédé son pouvoir d'appréciation en optant pour cette solution. En effet, la crédirentière, qui avait vécu maritalement avec le débirentier pendant dix-sept ans, avait peu cotisé au deuxième pilier et ne cotiserait plus jusqu'à son accession à l'âge de la retraite, compte tenu de ses problèmes de santé qui l'empêchaient de reprendre une activité lucrative. Elle devrait par ailleurs puiser dans sa fortune pour s'acquitter de la dette matrimoniale de 878'775 fr. mise à sa charge. Enfin, il n'apparaissait pas, et il n'était pas soutenu, que le débirentier n'aurait pas les moyens suffisants pour continuer de verser la contribution fixée après avoir atteint l'âge de la retraite.