Citation: 5A_712/2021 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a relevé que le père ne pouvait pas être suivi lorsqu'il prétendait que ses revenus avaient diminué, avant même la naissance de l'enfant. Ce n'était qu'à partir de 2016, année suivant sa séparation d'avec la mère de l'enfant et durant laquelle il avait signé la convention prévoyant le paiement d'une contribution d'entretien en faveur de l'enfant de 1'000 fr. par mois, que ses revenus provenant de son activité de paysagiste indépendant avaient baissé en dessous de 6'000 fr., sans qu'un motif non imputable à l'intéressé n'ait été démontré. Dans la mesure où il n'avait jamais allégué être en incapacité de travail, il pouvait envisager de reprendre une activité salariée de peintre, pour laquelle il disposait d'un CFC, la cour cantonale ajoutant que, même en temps de pandémie, le taux de chômage dans le domaine de la construction sur Vaud ou en Valais était demeuré relativement stable. Il ressortait de la convention collective de travail dans le domaine de la menuiserie-plâtrerie-peinture qu'un employé, au bénéfice d'un CFC ou d'une attestation équivalente, pouvait tabler en 2017-2018 sur un revenu mensuel de 5'207 fr. " dès la 3e année après apprentissage ". Le calculateur de salaire 2018 élaboré par l'Office fédéral de la statistique (OFS) laissait apparaître qu'un ressortissant suisse de 52 ans, au bénéfice d'un apprentissage complet de peintre, actif depuis 30 ans, sans fonction de cadre, oeuvrant dans une petite entreprise de la région lémanique, pouvait escompter un salaire brut médian de l'ordre de 6'597 fr., soit environ 5'540 fr. net. La moyenne entre ces différentes estimations étant de 5'373 fr. 50, le montant de 5'385 fr. arrêté par le premier juge pouvait être confirmé. Il pouvait ainsi être retenu que si, comme le recourant l'affirmait sans l'avoir établi, un différend avec son père actif dans l'immobilier lui avait fait perdre des mandats comme paysagiste indépendant, il aurait pu et dû, dès le milieu de l'année 2017, reprendre une activité salariée afin de faire face à ses obligations envers ses enfants mineurs. Du reste, il n'avait nullement discuté, dans son appel joint, de cette question, focalisant ses critiques sur son revenu effectif - allégué - de 3'576 fr. en 2020, qui ne lui laissait " pas de solde disponible ". En choisissant de continuer ses activités de paysagiste indépendant et moniteur de ski plutôt que de reprendre une activité de peintre salarié offrant des perspectives de gain suffisantes, le recourant n'avait pas entrepris tous les efforts que l'on pouvait attendre de lui pour subvenir aux besoins des siens. Une rétribution mensuelle de l'ordre de 5'385 fr. net pouvait ainsi lui être imputée dès 2018.