Citation: 6S.570/2006 06.03.2007 E. 5

5. Le recourant soulève encore divers griefs, dont il convient d'examiner au préalable la recevabilité. 5.1 Le recourant discute tout d'abord les contenus respectifs du rapport d'autopsie et du rapport des experts commis en cours d'instruction en tentant de démontrer que la cour cantonale n'était pas fondée à avoir des doutes quant aux conclusions de ces derniers. Son argumentation porte sur l'appréciation des preuves et est, partant, irrecevable dans le pourvoi en nullité. Il en va de même, lorsqu'il remet en question la lecture de ce rapport d'expertise par la cour cantonale et les déductions qu'elle a tirées de ce dernier ainsi que des déclarations du Prof. D.________, entendu comme témoin. 5.2 Le recourant soutient également que la cour cantonale a fait bénéficier à tort les accusés d'un doute sur la causalité. Le recours n'est pas non plus recevable sous cet angle, les griefs relatifs au principe in dubio pro reo ne pouvant être soulevés dans le pourvoi en nullité (ATF 120 Ia 31 consid. 2b, p. 35). 5.3 Le recourant invoque enfin le principe iura novit curia. Il paraît en déduire que la cour cantonale, si elle n'était pas convaincue par l'expertise, avait l'obligation de compléter l'instruction en ordonnant au besoin une nouvelle expertise. Ce faisant, le recourant perd de vue que même dans l'hypothèse où le droit fédéral impose expressément au juge de recourir à la preuve par expertise (cf. art. 13 CP dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2006), l'appréciation de cette dernière relève du fait. Que le recourant reproche au juge de s'être déclaré à tort convaincu ou non des explications de l'expert, d'avoir suivi ou non ses conclusions entièrement ou partiellement, ou encore d'avoir refusé d'ordonner une contre-expertise sont autant de griefs qui ne peuvent être soulevés que dans le recours de droit public (ATF 106 IV 97 consid. 2b, p. 99 s.). Il en va notamment ainsi lorsque l'autorité cantonale fait état de doutes quant à la force probante d'une expertise mais ne procède à aucune mesure d'instruction complémentaire (cf. ATF 130 I 337 consid. 5.4 p. 346) ou encore lorsque, comme en l'espèce, la cour cantonale s'est écartée, sur certains points, des conclusions de l'expert au motif que ce dernier avait omis de faire porter ses investigations sur des éléments de fait ayant des incidences sur ses conclusions (ATF 103 Ia 55 consid. 1b, spéc. p. 57 s.). Il en va a fortiori de même lorsqu'aucune norme de droit fédéral n'impose au juge cantonal un mode de preuve déterminé. Le grief est irrecevable.