Citation: 1C_627/2022 E. 2.3

2.3. Une violation du droit d'être entendu dans la procédure d'entraide peut, comme on l'a vu, fonder un cas particulièrement important pour autant que la violation alléguée soit suffisamment vraisemblable et l'irrégularité d'une certaine gravité (ATF 145 IV 99 consid. 1.5). Selon la jurisprudence constante, le droit à une décision motivée impose à l'instance saisie de se prononcer sur l'ensemble des arguments qui lui sont soumis, mais l'autorité n'a pas l'obligation de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties; elle peut au contraire se limiter à l'examen des questions décisives pour l'issue du litige (ATF 141 V 557 consid. 3.2.1 et la référence citée). Contrairement à ce que soutiennent les recourantes, la jurisprudence constante admet qu'en matière d'entraide judiciaire, la procédure devant la Cour des plaintes peut permettre de réparer, le cas échéant, un défaut de motivation qui entacherait la décision clôture (ATF 124 II 132 consid. 2d; arrêt 1C_660/2019 du 6 janvier 2020 consid. 3.1). Les violations invoquées n'ont en l'occurrence ni la gravité, ni le caractère systématique que leur prêtent les recourantes. Dès lors, les griefs dirigés contre la motivation des décisions de clôture tombent à faux et il suffit d'examiner si l'arrêt attaqué présente une motivation suffisante au regard du droit d'être entendu.