Citation: 1B_510/2022 E. 3

Le recourant reproche à l'autorité précédente une violation des art. 132 CPP, 6 CEDH et 29 al. 3 Cst., estimant que la nomination d'un avocat d'office serait nécessaire à la sauvegarde de ses intérêts. D'un point de vue personnel, le recourant se prévaut du fait qu'il est un migrant relativement jeune (né en 1994), sans instruction, qu'il ne parle pas le français et que, en raison de son travail de saisonnier en Italie, il ne pourrait pas assumer les frais de déplacement et de défense qu'impliquent les audiences à Genève. En lien avec les difficultés de la cause en fait et en droit, le recourant relève qu'il conteste les éléments constitutifs de deux infractions, ce qui impliquerait la nécessité d'administrer d'autres preuves; il ajoute à cet égard avoir le droit de participer à l'administration des preuves, se référant aux art. 147 CPP et 6 § 3 let. d CEDH.