Citation: 4A_329/2018 E. 3.2

3.2. La Cour d'appel civile ne remet pas en question la primauté des dispositions statutaires sur les RULV contraires. Mais elle considère que les parties n'étaient plus liées par un rapport social après le choix du locataire à la suite de la modification des statuts de la coopérative et qu'à partir de ce moment-là, elles avaient la possibilité de soumettre le rapport d'obligation subsistant entre elles exclusivement aux RULV, ce qui pouvait être déduit des déclarations de l'époque de la bailleresse interprétées selon le principe de la confiance. Lorsque la recourante prétend qu'il n'était pas possible de déroger à l'ordre prévu dans la disposition précitée, cela revient à affirmer que les obligations statutaires de la coopérative d'habitation continueraient de par la loi à s'imposer à un locataire qui n'est plus coopérateur. Tel ne saurait toutefois être le sens qu'il convient de prêter à la disposition susmentionnée et la recourante ne motive d'ailleurs pas davantage son grief, qui ne peut être qu'écarté pour autant qu'il soit recevable au sens de l'art. 42 al. 2 LTF.