Citation: 6B_479/2022 E. 4.4.1

4.4.1. La cour cantonale a retenu que la recourante s'était confiée à sa voisine, E.E.________, à la suite d'une discussion qu'elle avait eue avec l'épouse de l'intimé et lui avait notamment indiqué qu'elle pensait que ce dernier maltraitait son chien, soit qu'il commettait un acte susceptible de constituer une infraction pénale intentionnelle (art. 26 al. 1 let. a LPA). Il était manifeste que la recourante avait ainsi déclaré à un tiers qu'elle soupçonnait son voisin de se comporter comme un délinquant ou, en d'autres termes, de ne pas agir comme une personne honorable. Elle était, par ailleurs, consciente de la gravité de ses dires puisqu'elle avait précisé qu'elle en avait parlé "les larmes aux yeux", de sorte qu'elle ne pouvait que comprendre que ses propos étaient susceptibles de porter atteinte à la réputation de l'intimé. La cour cantonale en a conclu que, si la recourante n'était pas mue par le dessein de dire du mal de l'intimé, il ne pouvait être retenu qu'elle avait un motif suffisant d'agir comme elle l'avait fait, puisqu'elle ne s'était basée que sur le contenu de la conversation qu'elle avait eue avec l'épouse de celui-ci pour en déduire les actes de maltraitance allégués, alors même qu'elle admettait elle-même que celle-ci n'en avait pas fait état. La cour cantonale a ainsi considéré que, bien que la recourante fût bouleversée par ladite conversation, il était patent qu'elle ne disposait pas d'éléments suffisants pour tenir ses soupçons pour justifiés et qu'elle ne devait, dès lors, pas être admise à apporter une preuve libératoire. Elle a encore relevé qu'en tout état l'enquête dirigée par le Service avait pu démontrer que ses allégations n'étaient pas fondées. La cour cantonale a conclu que, dans ces conditions, les propos tombaient manifestement sous le coup de l'art. 173 ch. 1 CP.