Citation: I 355/04 15.06.2005 E. 3

3.1 Il ressort du dossier médical que la recourante souffre d'atteintes somatiques et psychiques. Tout d'abord, sur le plan somatique, le docteur S.________ a diagnostiqué notamment des lombosciatalgies chroniques et des troubles statiques et dégénératifs de la colonne lombaire prédominant au niveau L5-S1, avec discarthrose et sténose foraminales L5-S1 droite sur lésions mixtes dégénératives, vertébrales et facettaires. Il a estimé que la recourante était totalement et définitivement incapable de travailler dans son ancienne profession d'ouvrière d'exploitation. Selon lui, celle-ci était toutefois en mesure d'exercer une activité adaptée, à savoir un travail s'effectuant partiellement en position assise et n'exigeant aucun effort ou manutention d'objets lourds. Il a souligné enfin que l'incapacité de travail actuelle de la recourante était principalement liée à des problèmes psychiques et à des facteurs psychosociaux extrêmement défavorables. Sur le plan psychique, après deux entretiens avec la recourante, le docteur O.________ a retenu qu'elle souffrait de dysthymie et présentait une personnalité à traits histrioniques. Il a par ailleurs indiqué qu'elle rencontrait des difficultés liées à certaines situations psychosociales (analphabétisme, problèmes d'émigration) et à son entourage immédiat (problèmes avec ses enfants). Il a estimé vu le contexte socioculturel, le fonctionnement de la recourante et la longue période d'inactivité, qu'elle disposait d'une capacité de travail de 50 % au maximum dans une activité adaptée. Il a précisé en outre que 25 % de l'incapacité de travail étaient dus à la dysthymie, les 25 % restant étant liés à des facteurs psychosociaux. 3.2 En l'espèce, on ne voit pas de motif de s'écarter des appréciations médicales qui apparaissent convaincantes. Le dossier ne contient du reste aucun élément susceptible de mettre en doute les conclusions auxquelles sont parvenus les docteurs S.________ et O.________. On constate donc, avec les premiers juges, que la recourante est en mesure de mettre en oeuvre une capacité de travail de 75 % dans une activité adaptée. A cet égard, il n'y pas lieu de retenir l'incapacité de travail de 25 % que le docteur O.________ attribue essentiellement à des facteurs psychosociaux. En effet, l'assurance-invalidité n'a en principe pas à en répondre (ATF 127 V 299 consid. 5a).