Citation: 1C_601/2017 E. 1

Le recourant ne conteste aucun de ces éléments. Quoi qu'il en pense, la présomption que sa naturalisation a été obtenue frauduleusement peut être admise compte tenu de l'enchaînement des différents événements, en particulier l'introduction d'une requête de mesures protectrices de l'union conjugale, puis la séparation durable survenues respectivement moins de neuf et onze mois après l'obtention de la nationalité suisse. C'est en vain que le recourant conteste ce mécanisme de présomption, qui a été maintes fois confirmé par la jurisprudence (cf. supra consid. 3.1.2). De plus, contrairement à ce qu'il soutient, l'instance précédente pouvait retenir que l'absence de tentative de conciliation lors de la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale initiée par l'épouse le mois suivant sa décision de reprendre des études, renforçait cette présomption. Conformément à la jurisprudence précitée, il convient à présent d'examiner si le recourant est parvenu à renverser cette présomption en rendant vraisemblable, soit la survenance d'un événement extraordinaire susceptible d'expliquer une dégradation aussi rapide du lien conjugale, soit l'absence de conscience de la gravité des problèmes de couple au moment de la signature de la déclaration commune.