Citation: 6B_334/2010 03.06.2010 E. 2.2

2.2.1 Cette disposition réserve l'inexécution non-fautive de la peine pécuniaire, respectivement de l'amende, et permet, dans ce cas, à l'autorité compétente d'accorder des allègements sous la forme de facilités d'exécution, notamment de travail d'intérêt général (arrêt 6B_978/2008 du 9 juillet 2009, consid. 2.1). En tant qu'il régit l'exécution de la peine, l'art. 36 al. 3 let. c CP présuppose l'existence d'un jugement de condamnation exécutoire. 2.2.2 Par lettre datée du 17 et postée le 22 décembre 2009, la recourante a demandé à effectuer un travail d'intérêt général en lieu et place de l'amende, pour le motif qu'elle ne disposait pas des moyens financiers suffisants pour s'acquitter de cette dernière et qu'elle souffrait d'un cancer. Posté le 22 décembre 2009, l'acte a été accompli le onzième jour suivant la notification du mandat de répression survenue le 11 décembre 2009, soit après l'échéance du délai pour former opposition (cf. art. 266 et 75 al. 2 du Code de procédure pénale bernois, RS/BE 321.1). Le mandat de répression est ainsi entré en force de chose jugée. Partant, c'est à bon droit que la Juge d'instruction 8 e. o. du Service régional de Juges d'instruction I Jura bernois - Seeland (cf. art. 27 al. 1 ch. 2 de la Loi bernoise sur l'introduction du Code pénal suisse, RS/BE 311.1) a statué sur la demande de travail d'intérêt général en application de l'art. 36 al. 3 let. c CP, procédure distincte de celle prévue à l'art. 107 CP.