Citation: 8C_504/2021 E. 4.4

4.4. Revenant à la fille, le tribunal cantonal a retenu que celle-ci et la recourante vivaient ensemble, même si la villa comprenait deux logements, et que leur situation correspondait à celle d'une communauté économique de type familial au sens de l'art. 28 al. 2 RLASV (cf. consid. 3.2 supra). Il ressortait en effet des explications de la recourante qu'elle s'occupait elle-même des encaissements et des versements pour sa fille et que toutes deux formaient une unité familiale. Par conséquent, le loyer de 2000 fr. devait être partagé proportionnellement, à raison d'une moitié pour chacune. Il convenait également de tenir compte d'une contribution de la fille pour évaluer les charges de la recourante. Le forfait devait être calculé sur la base d'un ménage comprenant deux personnes (soit 1700 fr.), dont la moitié devait être imputée à la fille de la recourante (soit 850 fr.), de sorte qu'un forfait de 850 fr. devait être alloué à celle-ci. La recourante ne pouvait pas prétendre à l'octroi d'une aide casuelle au sens du ch. 2.1.5 des Normes RI (cf. consid. 3.3 supra), dès lors qu'elle était bénéficiaire du RI. Une telle aide ne pouvait pas non plus être accordée à son époux, lequel était incarcéré et n'avait donc plus de loyer à charge dès le mois d'août 2019.