Citation: 5A_256/2022 E. 4.1

4.1. Dans sa décision, la Chambre de surveillance de la Cour de justice du canton de Genève a retenu qu'il était établi par la procédure, notamment par les deux expertises ordonnées par le Tribunal de protection de l'adulte, que le placement était justifié au moment où il a été ordonné, au vu du diagnostic de trouble psychotique aigu d'allure schizophrénique assorti d'idées délirantes de persécution dont souffrait l'intéressé. S'agissant du traitement médicamenteux sans consentement, l'autorité précédente a jugé que, compte tenu du refus du recourant de recevoir toute médication, de son anosognosie, de son incapacité de discernement en matière de soins, et du péril à sa santé et à son intégrité physique, la mesure était également justifiée lorsqu'elle a été prononcée. En raison de la persistance d'idées délirantes et de persécution, d'un état de santé guère amélioré selon les médecins de l'institution de placement, et d'un risque hétéro-agressif, l'autorité cantonale a jugé qu'il était nécessaire de prolonger le placement à des fins d'assistance et de maintenir la mesure de traitement sans consentement, dès lors qu'aucune autre mesure moins incisive ne pouvait être mise en place utilement.