Citation: 1C_182/2007 28.11.2007 E. 10

Au vu de ces éléments, l'Instance LAVI a considéré que la somme de 20'000 fr. allouée par la Cour correctionnelle était de nature à tenir compte de manière équitable et proportionnée de la nature et de l'importance du traumatisme subi par le recourant. Ce dernier n'expose pas en quoi l'autorité aurait, ce faisant, fait preuve d'arbitraire. On discerne du reste mal quelles raisons l'Instance LAVI aurait pu invoquer pour s'écarter du prononcé civil du jugement pénal, ce d'autant plus que l'expert psychiatre a largement minimisé la gravité du stress post-traumatique. Le recourant n'en fait au demeurant valoir aucune. Par ailleurs, il sied de souligner que le recourant s'est vu allouer l'intégralité de ses conclusions civiles. Il avait, à l'appui de ces dernières, souligné qu'il subissait depuis 10 mois de graves souffrances morales dues à l'atteinte à son intégrité corporelle, qui avait entraîné de graves répercussions sur sa santé physique et psychique, ainsi que sur sa vie sociale. Il apparaît ainsi, contrairement aux allégations du recourant, que les souffrances psychiques endurées par ce dernier ont été prises en considération.