Citation: U 138/03 05.10.2004 E. 5

5.1 Le diagnostic de rupture partielle du chef long du biceps initialement posé par les docteurs M.________ et A.________ n'a pas pu être confirmé par les docteurs S.________ et C.________, sur la base de l'imagerie par résonance magnétique pratiquée par leurs soins. Cet examen n'a par ailleurs pas mis en évidence d'autre lésion d'origine accidentelle, mais uniquement un épanchement articulaire modéré. En juin 1997, le docteur Z.________ ne faisait plus état d'une rupture du chef long du biceps, mais d'une épaule gelée à droite. Une année plus tard, le docteur B.________, sans remettre en cause le diagnostic posé par le docteur Z.________, minimisait la gravité de ces atteintes, en précisant que l'on pouvait espérer une guérison totale à bref délai. Enfin, deux ans après ces constatations, les docteurs W.________ et R.________ affirmaient que l'assurée présentait une périarthrite dégénérative modérée, au niveau acromio-claviculaire; ils ajoutaient que ces lésions n'avaient rien à voir avec la lésion du biceps et l'épaule gelée décrites précédemment par les docteurs A.________, Z.________ ou B.________ et qu'aucune lésion anatomique d'origine accidentelle n'avait pu être objectivée. 5.2 Tous les avis médicaux cités tendent à démontrer une amélioration des atteintes à l'épaule droite initialement retenues, au point qu'elles peuvent être tenues pour guéries, sinon au moment de l'expertise réalisée par le docteur B.________, du moins lorsque les docteurs W.________ et R.________ ont été consultés. Quant aux atteintes à la santé dont ces derniers font état dans leur expertise (périarthrite, atteinte dégénérative de la coiffe des rotateurs, sans déchirure, en relation avec un conflit sous-acromial dégénératif), rien n'indique qu'elles seraient en relation de causalité avec l'événement survenu plus de quatre ans auparavant. Les docteurs W.________ et R.________ ne mentionnent aucun indice dans ce sens, et les nombreux examens pratiqués précédemment, que ce soit par les docteurs A.________, Z.________ ou B.________, jusqu'en 1998, n'ont pas révélé de lésion de la coiffe des rotateurs ou d'atteinte au niveau acromio-claviculaire. Quant au rapport médical établi par le docteur O.________ alors que la patiente était âgée de 57 ans, soit en 1999, il ne fait pas état d'autre atteinte à la santé que celui mentionné par les docteur W.________ et R.________ et ne se prononce pas sur le rapport de causalité litigieux; la recourante n'expose du reste pas en quoi les conclusions de ces différents praticiens seraient incompatibles. Dans cette mesure, il n'y a pas de motif de tenir pour établi, au degré de la vraisemblance prépondérante, que les atteintes à la santé dont souffre la recourante à l'épaule droite sont d'origine accidentelle. Demeure réservée une éventuelle rechute, comme exposé ci-après. 5.3 Le docteur G.________ a opéré la recourante le 13 septembre 2001, apparemment en raison d'une récidive d'épaule gelée. Cette intervention, et les incapacités de travail attestées par la suite par les médecins de la clinique L.________, ne suffisent pas à admettre, pour la période courant jusqu'à la décision sur opposition litigieuse, une incapacité de travail en raison d'affections à l'épaule droite, d'origine accidentelle, ni une atteinte durable à l'intégrité de cette épaule; sur ces points, le rapport établi par les docteurs W.________ et R.________ quelques mois avant la décision sur opposition, permet de se prononcer en connaissance de cause. Cela étant, il n'est pas exclu que l'assurée ait présenté depuis lors une rechute, sous la forme d'une récidive d'épaule gelée. Dans le cadre de la présente procédure, il n'y a toutefois pas lieu de trancher cette question relative à l'évolution de l'état de santé depuis la décision sur opposition litigieuse (consid. 2.1 supra). C'est à l'intimée qu'il appartiendra de vérifier, lors d'une nouvelle décision, si l'assurée présente effectivement une récidive d'épaule gelée et, le cas échéant, si cette affection est en rapport de causalité avec l'accident du 20 août 1996, de sorte qu'il y ait lieu d'admettre une rechute.