Citation: 6B_722/2009 09.11.2009 E. 4

Le recourant se plaint d'arbitraire dans l'appréciation des preuves, respectivement d'une violation du principe in dubio pro reo comme règle de l'appréciation des preuves, en ce qui concerne l'expertise de crédibilité, d'une part, et les déclarations faites par la victime à sa thérapeute et à la police, d'autre part. 4.1 De jurisprudence constante, une décision, respectivement une appréciation, n'est pas arbitraire du seul fait qu'elle apparaît discutable ou même critiquable. Elle ne peut être considérée comme telle que si elle s'avère manifestement insoutenable ou, autrement dit, absolument inadmissible, et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4 et 5; 134 I 140 consid. 5.4 p. 148 et les arrêts cités). Sous peine d'irrecevabilité, l'arbitraire allégué doit par ailleurs être démontré conformément aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). 4.2 S'agissant de l'expertise de crédibilité, la motivation du recourant ne va guère au-delà de la reprise d'arguments qu'il avait déjà soulevés dans son recours cantonal, assortie d'une simple rediscussion du raisonnement par lequel ils ont été écartés et d'une allégation d'arbitraire, dont on ne trouve pas de démonstration qui satisfasse aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF. Le recourant ne fait en définitive que proposer une fois de plus son appréciation de l'expertise, en l'opposant à celle de la cour cantonale, dont il n'établit nulle part qu'elle serait manifestement insoutenable. Sur ce point, le recours est par conséquent irrecevable, faute de motivation suffisante. 4.3 La cour cantonale s'est abstenue d'apprécier les déclarations faites par la victime à sa thérapeute et à la police, parce qu'elle a considéré qu'elle n'avait pas à le faire. De cette abstention, le recourant ne saurait donc déduire que la cour cantonale a implicitement fait sienne l'appréciation de l'autorité de première instance, cela d'autant moins qu'il lui reproche par ailleurs d'avoir omis d'y procéder en violation de l'art. 29 Cst. (cf. supra, consid. 2 et 3). Partant, sa critique, dirigée en réalité contre le raisonnement de la Cour correctionnelle, est irrecevable.