Citation: 8C_405/2015 E. A

A.________, de nationalité suisse, marié et père de deux enfants, a travaillé au service de l'Office B.________ du 1 er novembre 2012 au 31 décembre 2013. En décembre 2013, il s'est annoncé à l'Office régional de placement genevois et a sollicité l'octroi d'une indemnité de chômage à compter du 1 er janvier 2014. Il a indiqué être domicilié à C.________. Le 23 janvier 2014, une enquête a été ouverte par l'Office cantonal de l'emploi (OCE). Il ressort du rapport d'enquête du 24 février 2014: - que A.________ et son épouse sont propriétaires d'une villa sise à E.________ en France depuis octobre 2007; - qu'en janvier 2010, la famille a annoncé son départ pour la France aux autorités genevoises; - qu'en septembre 2010, A.________ s'est annoncé à l'assurance-chômage et a perçu des indemnités de chômage grâce à son statut de frontalier "atypique", - qu'en août 2012, il a annoncé son retour en Suisse, en donnant pour adresse celle de son père à C.________. Le 17 juin 2014, la Caisse cantonale genevoise de chômage (ci-après: la caisse de chômage) a rendu une décision, confirmée sur opposition le 13 octobre suivant, par laquelle elle a nié le droit de l'assuré à l'indemnité, au motif qu'il ne remplissait pas les conditions légales de domiciliation en Suisse.