Citation: 5P.259/2002 16.10.2002 E. 4

Autant qu'on puisse la comprendre, la recourante reproche aux juges cantonaux de s'être retranchés, d'une manière contraire aux règles de la bonne foi (art. 9 Cst.), derrière la complexité des calculs et l'absence de bordereaux de salaires signés et de documents établissant clairement la quotité des différentes primes, frais et intérêts de retard pour refuser la mainlevée de l'opposition. Formulé ainsi, ce moyen n'a pas de portée propre par rapport à celui tiré du formalisme excessif (cf. supra, consid. 3.2). Dans la mesure où la recourante est d'avis que le Tribunal d'arrondissement a violé ces mêmes règles en omettant de l'interroger, son grief est irrecevable au regard de l'art. 86 al. 1 OJ, selon lequel le recours de droit public n'est ouvert qu'à l'encontre des décisions prises en dernière instance cantonale.