Citation: 9C_655/2022 E. A

A.a. Feu les époux A.A.________ et B.A.________ (ci-après: les époux) étaient assujettis de manière illimitée dans le canton de Genève à l'impôt, notamment pendant les années 2008 à 2010. B.A.________ est décédé le xx.xx.xxxx et A.A.________ (ci-après: la contribuable) le yy.yy.yyyy. Souffrant d'un lourd handicap, celle-ci a été hospitalisée au sein de la Clinique D.________ (ci-après: la Clinique) depuis l'année 2008 jusqu'à son décès et son fils, C.________, a été nommé en tant que l'un de ses curateurs. A.b. Par bordereaux des 5 et 17 décembre 2014l'Administration fiscale cantonale de la République et canton de Genève (ci-après: l'Administration fiscale cantonale) a fixé pour les années fiscales 2008 à 2010 le revenu imposable pour l'impôt fédéral direct (IFD) et les impôts cantonaux et communaux (ICC) ainsi que la fortune imposable pour les ICC des époux A.A.________ et B.A.________. Elle a notamment admis en déduction du revenu imposable les frais liés au handicap de la contribuable d'un montant de 138'197 fr. en 2008, 279'443 fr. en 2009 et 295'466 fr. en 2010, soit un total de 713'106 fr. pour les trois années sur un montant total déclaré de 2'444'502 francs. La réclamation de C.________ et B.________, les héritiers des époux (ci-après: les héritiers) a été rejetée le 3 mars 2016. A.c. Les héritiers ont interjeté un recours contre les décisions sur réclamation du 3 mars 2016 auprès du Tribunal administratif de première instance de la République et canton de Genève (ci-après: le TAPI), qui a suspendu la cause. A.d. Après la reprise de la procédure devant le TAPI, l'Administration fiscale cantonale a conclu dans sa réponse du 30 novembre 2018 au rejet du recours et à la reformatio in pejus du revenu et de la fortune imposables sur la base du rapport de la division des affaires pénales et enquêtes de l'Administration fédérale des contributions (ci-après: l'AFC). En particulier, elle a requis la reprise de prestations appréciables en argent versées par E.________ (ci-après: la Société) dont feu B.A.________ était usufruitier à hauteur d'un tiers du capital-actions, C.________ titulaire d'un autre tiers du capital-actions et la contribuable détentrice du dernier tiers. A.e. Après un premier jugement annulé partiellement par la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) pour violation du droit d'être entendu, le TAPI a admis partiellement le recours des héritiers par jugement du 13 décembre 2021.