Citation: 4C.68/1999 05.07.2000 E. 3

3.- a) La défenderesse fait valoir qu'elle a versé au demandeur, en 1992, un salaire supérieur au minimum prévu par la convention collective de travail. A la suivre, elle n'aurait jamais alloué ce salaire, pour 1992, si elle avait su qu'elle devait respecter les salaires minimaux conventionnels en 1990 et 1991. Il y aurait donc lieu de s'en tenir, pour 1992, au salaire minimum fixé par la convention collective et de revoir les calculs de l'instance cantonale dans ce sens. b) Selon l'art. 55 al. 1 let. c OJ, le recourant doit indiquer succinctement quelle règle de droit fédéral a été violée et en quoi consiste cette violation. La défenderesse ne satisfait pas à cette exigence, de sorte que le grief est irrecevable. Au demeurant, si la défenderesse avait invoqué l'art. 63 al. 1 CO, force aurait été de constater que cette disposition ne lui est d'aucun secours, car il ne ressort pas de l'arrêt cantonal qu'elle a cru par erreur devoir allouer au demandeur le salaire qu'elle a versé en 1992.