Citation: 1B_344/2019 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, les parties plaignantes - soit G.________ SA, B.________ SA et C.________ - ont déposé plainte pénale pour calomnie, voire diffamation, à l'encontre de D.________. Quant au recourant, il est prévenu de menaces alarmant la population au sens de l'art. 258 CP, infraction qui ne touche pas directement les parties plaignantes susmentionnées (cf. arrêt attaqué, consid. 2.2; sur les notions de lésé et de partie plaignante, cf. arrêt 6B_507/2018 du 24 septembre 2018 consid. 2.1; ATF 138 IV 258 consid. 2.2 à 2.4 p. 262 ss; 129 IV 95 consid. 3.1 p. 98 s., SJ 2003 I 185 et CAMILLE PERRIER, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2011, n° 6, 8 et 11 ad art. 115 CPP). Certes, le droit d'accès au dossier au sens de l'art. 101 CPP présuppose la qualité de parties. Vu les éléments exposés ci-dessus, ce statut ne vaut donc pas, pour les trois parties plaignantes susmentionnées, pour l'ensemble des infractions examinées (menaces alarmant la population), ce qui peut, le cas échéant, limiter le droit d'accès à la procédure (cf. arrêts 1B_374/2017 du 13 novembre 2017 consid. 1.2 et 1B_438/2016 du 14 mars 2017 consid. 2, spécialement 2.4). Cela étant, il ressort de l'arrêt attaqué qu'il existe indiscutablement une unité de dossier, une connexité de faits et des infractions entre l'infraction de l'art. 258 CP - qui vise notamment le recourant - et les atteintes à l'honneur dénoncées au préjudice de G.________ SA, B.________ SA et C.________ qui sont exclusivement reprochées à D.________ (cf. arrêt attaqué, consid. 2.3). En effet, dans son recours, le recourant ne soutient pas que les faits examinés en lien avec l'infraction de menaces alarmant la population - qui découlent a priori des courriers adressés à la presse et à des élus entre 2016 et 2017 - seraient manifestement différents de ceux relatifs aux atteintes à l'honneur dénoncées. En outre, il ne prétend pas que les actes d'instruction concernant l'ensemble de ces infractions seraient fondamentalement différents. A ce stade, et s'agissant d'un même complexe de faits, il ne paraît ainsi pas possible de distinguer aisément quels éléments du dossier ne concerneraient que l'une ou l'autre des infractions examinées; le recourant ne fait d'ailleurs état d'aucune pièce précise à cet égard. Dès lors que les sociétés G.________ SA et B.________ SA ainsi que C.________ sont des parties plaignantes pour l'une des infractions examinées - ce que ne conteste au demeurant pas le recourant -, elles doivent pouvoir avoir accès à l'ensemble du dossier. En tout état de cause, comme le relève la cour cantonale, le recourant n'a pas demandé la disjonction des causes au sens de l'art. 30 CPP. Il s'ensuit que la Chambre des recours pénale n'a pas violé le droit fédéral en estimant qu'en principe toutes les parties à la procédure avaient un accès à l'ensemble du dossier (cf. arrêt 1B_56/2018 du 21 juin 2018 consid. 3).