Citation: U 98/00 19.10.2000 E. A

A.- a) M.________, a travaillé comme collaborateur au service externe de la compagnie d'assurances La Bâloise (ci-après : la Bâloise). A ce titre, il était assuré contre le risque d'accidents professionnels et non professionnels auprès de son employeur. Le 31 août 1991, en sortant du domicile d'un client, le prénommé a fait une chute dans les escaliers et est tombé sur le dos. Souffrant de fortes douleurs dans la région lombaire, il a consulté deux jours plus tard son médecin traitant, le docteur Z.________, qui a mis en évidence des contusions lombo-sacrés, un pincement L4-L5 ainsi qu'une hernie intra-spongieuse L4, et attesté une incapacité de travail totale dès le 2 septembre 1991 (rapport médical initial LAA du 5 janvier 1992). Du 10 janvier au 6 juillet 1992, l'assuré a été suivi ambulatoirement par le service de rhumatologie de l'Hôpital W.________ où l'on a posé le diagnostic final suivant : lombalgies post-traumatiques, rétrolisthésis L3 sur L4 avec protrusion discale et anomalie de l'apophyse transverse de L5 (rapport de la doctoresse B.________ du 4 août 1992). Grâce aux traitements prodigués, les douleurs de l'assuré se sont progressivement estompées, si bien qu'il a pu reprendre son travail le 2 mars 1992, d'abord à 50 %, puis à partir du 1er juin 1992, à 100 %. b) Le 26 avril 1993, M.________ a été victime d'une seconde chute sur le dos en glissant sur le parquet fraîchement ciré de son appartement. Le docteur Z.________ a conclu à une distorsion-contusion de la colonne lombaire et l'a mis en arrêt de travail dès la date de l'accident (rapport médical initial du 13 mai 1993). Depuis lors, l'état de santé de l'assuré s'est péjoré, sous l'effet notamment d'une dépression qu'il a développé dès le mois de mai 1994. Il a présenté diverses incapacités de travail de durée variable pour cesser définitivement toute activité professionnelle le 21 avril 1995. A sa demande, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève lui a alloué une demi-rente d'invalidité à partir du 1er mars 1995 puis, une année plus tard, une rente d'invalidité entière (décision du 15 avril 1996). Après que M.________ a été adressé, sans plus de succès, au service de neurochirurgie de l'Hôpital X.________ ainsi qu'à divers autres médecins spécialistes (les docteurs J.________ et D.________), la Bâloise a requis une expetise auprès du docteur H.________, neurologue. Ce praticien a nié l'existence d'un rapport de causalité naturelle entre les troubles présentés par l'assuré et les accidents de 1991 et 1993, en précisant que l'importance de l'incapacité de travail subie par ce dernier ne pouvait s'expliquer que par la présence de «facteurs psychogènes surajoutés» (rapport du 28 avril 1997). Se fondant sur cette expertise, la Bâloise a, par décision du 26 mai 1997, mis un terme à ses prestations d'assurance avec effet au 30 avril 1997. c) Ensuite de l'opposition de l'assuré, la Bâloise a décidé de mettre en oeuvre une expertise pluridisciplinaire, qu'elle a confiée à la Policlinique médicale universitaire de Y.________. Les experts sont parvenus à la conclusion que l'assuré souffrait d'un syndrome somatoforme douloureux persistant (ou syndrome de la douleur chronique) qui, bien que survenu consécutivement aux accidents de 1991 et 1993, ne pouvait - à leurs yeux - s'inscrire dans un rapport de causalité naturelle avec ces derniers, en raison notamment de la banalité des traumatismes subis (lesquels, dans la majorité des cas, se résolvaient dans les trois à six mois) et de la mise en lumière, chez l'intéressé, de «traits de personnalité paranoïaque» (rapport du 28 décembre 1998). La Bâloise a dès lors confirmé sa prise de position initiale, par décision sur opposition du 10 mars 1999.