Citation: 6B_425/2024 E. 3.3

3.3. S'agissant de chacun des états de fait, la cour cantonale a estimé que les propos tenus par le recourant étaient incontestablement attentatoires à l'honneur, puisque, d'une part, ils dépeignaient l'ex-compagne du recourant comme une mère manipulatrice, maltraitante et vile, et d'autre part, ils revenaient à accuser une avocate d'avoir commis une infraction pénale, ce qui portait indubitablement atteinte à sa probité professionnelle. La cour cantonale a ensuite jugé que le recourant ne pouvait se prévaloir des preuves libératoires prévues par l'art. 173 ch. 2 CP, les éléments qu'il avait invoqués n'étant pas propres à démontrer la véracité des accusations qu'il avait portées à l'encontre des intimées ni sa bonne foi. Au demeurant, sous l'angle de l'art. 173 ch. 3 CP, la cour cantonale a conclu que ces accusations avaient été articulées sans motif suffisant, le but poursuivi par le recourant étant principalement de dire du mal des intimées et de les discréditer. Elle a rappelé que le défenseur du recourant avait indiqué que celui-ci était animé d'une haine contre les personnes qui avaient, selon lui, contribué au retrait de son droit de garde sur ses enfants. Il était ainsi incapable de se contenir et mesurer ses propos, si bien que ce n'était pas dans le but de "rétablir une vérité" qu'il avait agi, mais dans l'intention évidente de dire du mal des intimées, tant les propos qu'il avait tenus apparaissaient exagérés. Il s'ensuivait qu'il ne pouvait être admis à faire la preuve de la vérité ni la preuve de la bonne foi.