Citation: 1B_22/2013 E. 1.3

1.3. En l'espèce le recourant continue, dans le cadre de la procédure pénale dont il fait l'objet, d'être assisté par le défenseur qui lui a été désigné, de sorte qu'il ne subit en principe pas de préjudice juridique. L'intéressé ne démontre pas, comme il lui incombait pourtant de le faire (cf. supra consid. 1.1), en quoi il en irait différemment en l'espèce. Il se contente en effet de renouveler de manière purement appellatoire les critiques formulées contre son avocat devant l'instance précédente, sans proposer la moindre discussion des considérations émises par celle-ci sur ce point. Or, comme relevé par l'instance précédente, on ne saurait reprocher au défenseur du recourant de ne pas avoir demandé l'assistance d'un interprète arabe. L'instance précédente a non seulement retenu qu'il ressortait du dossier que le prévenu maîtrisait suffisamment le français pour saisir les questions posées et y répondre de manière détaillée, mais qu'il avait lui-même renoncé expressément à l'assistance d'un traducteur arabe lors de son audition du 2 octobre 2011, expliquant qu'il parlait l'arabe, le français et un peu l'italien et l'allemand. Par ailleurs, selon l'instance précédente, il ressortait de la note d'honoraires de l'avocat d'office et de la prise de position de ce dernier, qu'il avait eu plusieurs entretiens de longue durée avec le prévenu, contrairement aux allégations de ce dernier. En définitive, sur le vu de la motivation du recours - pour autant qu'elle satisfasse aux exigences découlant de l'art. 42 al. 2 LTF -, on ne peut que constater que la décision litigieuse ne prive pas le recourant d'une défense effective. Elle ne lui cause donc pas de préjudice juridique irréparable au sens de la jurisprudence susmentionnée.