Citation: 4A_480/2017 E. 4.2.1

4.2.1. Le débiteur/failli peut faire opposition au commandement de payer en ce qui concerne la créance elle-même. L'acte de défaut de biens après faillite vaut certes comme reconnaissance de dette au sens de l'art. 82 LP si le failli a reconnu la créance (art. 244 LP) (art. 265 al. 1 2e phr. LP), mais il ne s'agit toutefois pas d'une reconnaissance de dette dans son acception technique, puisque le poursuivi n'intervient en rien dans son établissement et n'émet aucune déclaration de volonté concernant le fond du droit (ATF 116 III 66 consid. 4a p. 68; 102 Ia 363 consid. 2a p. 364 s.; 98 Ia 353 consid. 2 p. 355). Le débiteur conserve ainsi la faculté de discuter la créance lors d'une procédure ultérieure, que ce soit par la voie de l'action en libération de dette ou celle de l'action en annulation de la poursuite (arrêt 4P.126/2003 du 25 août 2003 consid. 2.3 et la référence). Si la créance repose sur un jugement exécutoire au sens de l'art. 80 LP, le créancier peut s'en prévaloir directement, sans mentionner l'acte de défaut de biens dans la réquisition de poursuite, de sorte qu'en cas d'opposition au commandement de payer, il peut requérir la mainlevée définitive de l'opposition (arrêt 5P.434/2005 précité consid. 2 et les références).