Citation: 2A.263/2004 24.05.2004 E. 1

2.2 En l'espèce, il est constant que, si le recourant a obtenu un permis d'établissement dans le canton de Fribourg environ onze mois après le refus des autorités neuchâteloises, cela est dû aux déclarations concordantes que lui-même et son épouse ont fait au sujet de la poursuite de leur vie commune et de la façon dont ils entendaient améliorer leur relation conjugale. Or, après l'octroi dudit permis, l'autorité de première instance a constaté que le recourant avait eu un quatrième enfant avec sa compatriote et qu'il n'avait jamais eu l'intention de rompre avec celle-ci, mais désirait au contraire vivre avec la famille qu'il avait fondée dans son pays d'origine. En effet, non seulement les époux X-Y.________, n'ont pas repris la vie commune, mais l'intéressée a demandé le divorce deux mois après l'octroi du permis d'établissement. Le recourant a ainsi pu épouser la mère de ses enfants et demander leur entrée en Suisse au titre du regroupement familial. Dans ces circonstances, il est clair que les conditions de l'art. 9 al. 4 lettre a LSEE sont remplies et que l'autorité cantonale n'aurait jamais accordé au recourant un permis d'établissement, si elle n'avait pas été trompée par la volonté déclarée des époux X-Y.________ de poursuivre une véritable union conjugale. A cet égard, le recourant est particulièrement mal venu de reprocher à l'autorité d'examen d'avoir cru en ses déclarations et en celles de son épouse suisse, alors que leur mariage n'existait plus que formellement et que l'abus de droit de l'art. 7 al. 1 LSEE était réalisé bien avant le délai de cinq ans, mais que tout a été mis en oeuvre pour contrecarrer les indices d'abus dont l'autorité disposait déjà. 2.3 Pour les mêmes motifs, le recourant ne saurait se prévaloir du principe de la bonne foi, alors qu'il a lui-même trompé l'autorité qui lui a délivré le permis d'établissement en faisant de fausses déclarations et en lui cachant la naissance de son quatrième enfant.