Citation: 1C_459/2015 E. 4.2

4.2. Force est de constater que, s'agissant de l'abattage des deux arbres, les recourantes ne soulèvent pas le grief d'application arbitraire du droit cantonal ou communal en matière de protection des arbres, comme il leur appartenait pourtant de le faire; elles ne précisent pas quelle disposition de droit cantonal ou communal aurait été violée. De plus, dans leur critique, elles se contentent de reprocher à l'instance précédente d'avoir retenu la version des constructeurs selon laquelle il faudrait reculer la construction de 5 mètres pour que le bouleau protégé puisse être sauvegardé; selon elles, rien ne prouverait la véracité des propos des constructeurs. Cette dernière assertion ne suffit manifestement pas à démontrer le caractère insoutenable du constat précité. Par ailleurs, les recourantes ne proposent aucune démonstration du caractère arbitraire ou contraire au droit de la pesée des intérêts effectuée par l'instance précédente en lien avec la demande d'abattage des deux arbres protégés en question (cf. arrêt entrepris consid. 3b). Or, celle-ci a retenu, après avoir procédé à une inspection locale, que l'intérêt public à une utilisation rationnelle des terrains à bâtir prévalait sur l'intérêt à maintenir ces deux arbres protégés dans la mesure où ceux-ci étaient d'une essence commune et que la surface de la parcelle n° 423 permettait la création d'une habitation jumelée; l'instance précédente a notamment retenu que la présence de deux arbres, plantés au milieu de la moitié est de la parcelle, aurait pu compromettre la réalisation de ce projet. Par conséquent, faute de satisfaire aux exigences de motivation requises, l'argumentation des recourantes est irrecevable.