Citation: 1C_452/2022 E. 3.4

3.4. Les recourants n'évoquent pas la problématique de l'application de des art. 22 ou 24 LAT; ils ne se réfèrent pas à ces dispositions. La question de savoir si le ponton litigieux devait faire l'objet d'une autorisation ordinaire au sens de l'art. 22 LAT ou d'une autorisation exceptionnelle selon l'art. 24 LAT peut en l'espèce rester indécise, dès lors qu'il serait admissible au regard de ces deux dispositions (cf. consid. 3.5 ci-dessous). En l'occurrence, dans leurs écritures, les recourants se limitent à critiquer la pesée des intérêts réalisée par les instances précédentes, en affirmant qu'elle contrevient à la LPN et à ses dispositions d'application (art. 18 et 18a LPN et 22 de la loi vaudoise sur la faune du 28 février 1989 [LFaune; RS/VD 922.03]). Ils reprochent à l'instance précédente d'avoir fait abstraction des espèces d'oiseaux menacées dépendant des enrochements du site des Perrières (autre nom pour le lieu-dit "Les Rocailles", selon les recourants), respectivement d'avoir considéré que l'exploitation d'une école de voile et la location d'engins navigants n'étaient pas susceptibles d'avoir une quelconque incidence sur la faune menacée. Les recourants se réfèrent en particulier à la liste des espèces d'oiseaux observées au lieu-dit les Perrières et tirée du site Internet www.ornitho.ch (cf. pièce 4 produite en annexe du recours cantonal).