Citation: 4A_471/2015 E. 2.2.3

2.2.3. On cherche vainement où réside l'arbitraire invoqué. Par son courrier du 13 novembre 2006, la commerçante s'est déclarée insolvable en justice (art. 191 LP) et a déposé son bilan. En requérant le juge de la déclarer en faillite sans poursuite préalable et en écrivant dans ce pli " Je ne peux plus ! ", elle démontrait avec éclat qu'elle cessait ledit jour son activité de vente de vêtements. A cela s'ajoute que dans la lettre cosignée par le recourant le 9 mars 2007 et adressée à l'intimée, il est écrit que suite à l'inventaire effectué le 13 novembre 2006 dans la boutique par l'office des poursuites compétent, l'épouse défunte du demandeur a déposé son bilan et que l'unique vendeuse a été licenciée, si bien que le commerce est fermé depuis cette date. C'est donc sans le moindre arbitraire que la cour cantonale a constaté qu'après le 13 novembre 2006, l'activité poursuivie par la commerçante s'est apparentée à des opérations de liquidation de la SNC. La remise ultérieure au bailleur des clés des locaux loués ne change rien à ce constat. Enfin, l'extrait de compte individuel AVS de l'épouse défunte ne montre aucun revenu cotisant en 2007 et en 2008. Le moyen est sans fondement.