Citation: 6B_1158/2013 E. 2.2

2.2. En l'espèce, les recourantes se limitent à dire qu'elles plaident la rupture illicite du contrat de services et les différents manques à gagner y relatifs ainsi que le débauchage illicite du personnel. Elles n'exposent pas précisément dans leur mémoire en quoi consiste le dommage, dans son principe et sa quotité, qu'elles pourraient faire valoir contre les intimés. Elles ne prétendent pas non plus qu'elles ne seraient pas en l'état de le faire ni pourquoi. Les recourantes n'indiquent pas en quoi consiste individuellement le dommage qu'elles ont chacune subi alors qu'elles sont tenues de le faire lorsque le recours émane de plusieurs parties plaignantes qui procèdent ensemble (cf. arrêt 6B_936/2013 du 14 février 2014 consid. 1.2). Elles se prévalent de contrainte (art. 181 CP) et d'infraction à l'art. 5 let. b LCD (art. 23 LCD). Lorsque des infractions distinctes sont invoquées, la partie recourante doit mentionner par rapport à chacune d'elle en quoi consiste son dommage (cf. arrêt 6B_914/2013 du 27 février 2014 consid. 1.2). Pour la contrainte, les recourantes ne disent rien du dommage en relation directe avec cette infraction. Pour l'infraction à la LCD, elles ne sont pas plus explicites, étant rappelé qu'en matière d'infraction à la LCD, la procédure pénale n'a pas pour vocation de déterminer l'étendue des obligations contractuelles respectives des parties (cf. arrêt 1B_682/2012 du 16 novembre 2012 consid. 3.2). Il s'ensuit que l'absence d'explication suffisante sur les prétentions civiles exclut la qualité pour recourir des recourantes. Le recours est donc irrecevable en tant qu'il porte sur le fond de la cause.