Citation: M 4/00 09.04.2001 E. A

A.- P.________ a présenté à plusieurs reprises des dorso-lombalgies ayant entraîné des contractures musculaires et une incapacité de travail relativement longue. Le 27 juin 1994, alors qu'il participait en tant que chef d'abri à un exercice de protection civile, il s'est heurté le bas du dos contre un arceau au-dessus de la ridelle arrière de la camionnette sur laquelle il montait. Le lendemain, il a été examiné par le docteur L.________, médecin du cours, qui a constaté un blocage du dos lombaire et cervical et décidé son licenciement du service. Le même jour, il a consulté son médecin traitant, le docteur R.________, généraliste, pour des contusions lombaires. L'Office fédéral de l'assurance militaire (OFAM) a pris le cas en charge. L'assuré a séjourné du 17 au 26 octobre 1994 à la Clinique militaire de N.________. Dans une expertise du 11 décembre 1995, le docteur M.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et traumatologie et médecin du Centre de Traumatologie et d'Orthopédie (CTO) à Clarens-Montreux, a posé les diagnostics de syndrome lombo-vertébral modéré (anamnestiquement post-traumatique), de spondylarthrose pluri-étagée de la colonne dorsale sur probable ancienne maladie de Scheuermann du segment dorsal bas, d'attitude scoliotique sinistro-convexe thoraco-lombaire, de suspicion de discopathie L5-S1, de discopathie discrète en C5-C6 et de fragilité psychologique probable. Il existait une relation de causalité entre l'apparition des douleurs lombaires et le mécanisme lésionnel. Selon un rapport complémentaire de l'expert du 5 février 1996, le traumatisme subi par P.________ durant l'exercice de protection civile ne pouvait être à lui seul la cause de la souffrance physique actuelle. Par décision du 30 avril 1996, l'OFAM a fixé à 25 % dès le 24 avril 1995 la responsabilité de la Confédération à l'égard des troubles lombaires dont est atteint P.________. Il niait toute responsabilité de la Confédération pour ses troubles psychiques. Cette décision ayant fait l'objet d'une opposition de l'assuré, l'OFAM a confié une expertise au professeur X.________, directeur de la Policlinique médicale universitaire (pmu), à Lausanne. Dans un rapport du 13 janvier 1997, le professeur X.________ et le docteur Y.________, médecin assistant, ont diagnostiqué des troubles somatoformes douloureux et un trouble de la personnalité du type paranoïaque. A la question de savoir quand est apparue l'atteinte à la santé mentale, les experts ont répondu qu'il existait une pathologie prémorbide de trouble de la personnalité certainement préexistante à l'événement du 27 juin 1994 et qui a certainement constitué un élément de fragilité. Quant aux troubles somatoformes douloureux, ils étaient apparus à la suite de cet événement. Par décision du 12 décembre 1997, l'OFAM, annulant la décision du 30 avril 1996, a admis une incapacité de travail de 50 % en ce qui concerne les troubles du dos pour la période du 24 janvier 1995 au 31 décembre 1996, période durant laquelle la responsabilité de la Confédération était engagée à raison de 25 % pour l'affection dorsale. Il niait toute responsabilité de la Confédération pour les troubles psychiques et somatoformes. Par décision du 8 avril 1998, l'OFAM a rejeté l'opposition formée par P.________ contre cette décision.