Citation: 4A_104/2013 E. 2.1

2.1. Il ressort des constatations cantonales - qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF) - que le recourant a conclu en dernier lieu avec deux des intimées un accord par lequel celles-ci lui ont cédé l'usage d'un bien immobilier moyennant le paiement d'un loyer mensuel de 600 fr. qu'il s'est engagé à payer. D'un point de vue juridique, un tel accord doit être qualifié de bail à loyer (art. 253 CO). Comme le bail ne fait naître que des obligations, peu importe que le bailleur ait ou non un droit réel sur la chose louée (arrêt 4D_128/2010 du 1er mars 2011 consid. 2.2). Ce contrat a été conclu pour une durée déterminée (cf. art. 255 al. 2 et 266 al. 1 CO), ce qui n'est pas contesté, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'y revenir. Qu'il y ait eu successivement trois contrats de durée déterminée n'a pas pour effet, en l'absence d'une fraude à la loi, de rendre le contrat illicite ou d'en modifier le régime (ATF 139 III 145 consid. 4.2.4 p. 151). Selon l'art. 272 al. 1 CO, le locataire peut demander la prolongation d'un bail de durée déterminée ou indéterminée lorsque la fin du contrat aurait pour lui ou sa famille des conséquences pénibles sans que les intérêts du bailleur le justifient. Lorsqu'il s'agit d'un bail de durée déterminée - comme c'est le cas en l'espèce -, le locataire qui veut demander une prolongation du bail doit saisir l'autorité de conciliation au plus tard soixante jours avant l'expiration du contrat (art. 273 al. 2 let. b CO). C'est précisément ce que le recourant a fait par requête du 16 mai 2011. Qu'il ait droit à une prolongation du bail n'est pas litigieux devant le Tribunal fédéral. La discussion porte uniquement sur la durée de cette prolongation.