Citation: I 607/02 10.06.2003 E. 2

2.1 Le jugement entrepris expose correctement les dispositions légales et réglementaires (art. 41 LAI et 87 RAI) ainsi que la jurisprudence relatives à la révision du droit à la rente, aux conditions auxquelles l'administration peut entrer en matière - ou s'y refuser - sur une demande de révision et au contrôle juridictionnel de ces questions, si bien qu'il suffit d'y renvoyer sur ces différents points. Il convient également de préciser que la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA), du 6 octobre 2000, entrée en vigueur le 1er janvier 2003, n'est pas applicable en l'espèce, le juge des assurances sociales n'ayant pas à tenir compte des modifications du droit ou de l'état de fait survenues après que la décision administrative litigieuse (in casu du 5 octobre 2001) a été rendue (ATF 127 V 467 consid. 1, 121 V 366 consid. 1b). 2.2 Sur la base de l'avis du docteur A.________ du 17 décembre 1998, l'intimé avait alloué une demi-rente d'invalidité au recourant (décision du 8 juin 2000). Ultérieurement, il avait refusé d'entrer en matière sur une demande de révision de cette prestation, fondée sur le rapport du docteur E.________ du 15 juin 2000 (décision du 10 octobre 2000). Dans son rapport du 4 avril 2001, le docteur F.________ n'a pas posé de diagnostic nouveau, dès lors que les éléments dont il a fait part (l'état dépressif, les troubles de la personnalité ainsi que l'optique de revendication de la souffrance) étaient déjà connus de l'intimé. Quant à ses descriptions, elles sont comparables à celles que ses confrères A.________ et E.________ avaient jadis relatées. Le docteur F.________ s'est d'ailleurs exprimé avec la plus grande réserve, en prenant le soin de ne pas attester formellement une péjoration de l'état de santé, mais en nuançant ses propos au moyen d'expressions telles que «il me semble qu'il existe une aggravation dans la santé psychique de ce patient», ou «je pense (...) qu'une demande de réévaluation de la rente de l'AI est justifiée». Un diagnostic clair émanant du psychiatre ou, à tout le moins, l'énoncé d'indices concrets de sa part auraient pu conduire l'administration de l'AI à rouvrir le dossier de l'assuré. En revanche, dans la mesure où ce dernier ne s'est fondé que sur des éléments imprécis et hypothétiques fournis par son médecin, on doit admettre qu'il n'a pas rendu plausible que son invalidité s'était modifiée de manière à influencer ses droits (cf. art. 87 al. 3 RAI), d'autant moins que sa requête du 6 juin 2001 est intervenue quelques mois après un premier refus d'entrer en matière (décision du 10 octobre 2000), dans l'année qui avait suivi la décision d'octroi de sa demi-rente (décision du 8 juin 2000). 2.3 Vu ce qui précède, la cause dont était saisie la juridiction cantonale de recours était en état d'être jugée. Il s'ensuit que la mise en oeuvre d'une expertise, que le recourant requiert à titre principal en instance fédérale, est superflue et que cette conclusion est mal fondée, tout comme l'est également la conclusion subsidiaire.