Citation: 1B_229/2023 E. 2

Le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir fondé son raisonnement relatif à l'existence de charges suffisantes (cf. art. 221 al. 1 CPP) sur des moyens de preuves administrés en violation de son droit d'être entendu, ainsi que de son droit à un procès équitable. Le raisonnement du recourant omet toutefois de prendre en considération qu'il appartient uniquement au juge de la détention d'examiner s'il existe des indices sérieux de culpabilité justifiant une telle mesure (ATF 143 IV 316 consid. 3.1 et 3.2 p. 318 s.). C'est en effet au juge du fond qu'il incombera de résoudre les questions de qualification juridique des faits poursuivis, d'apprécier la culpabilité du prévenu, ainsi que la valeur probante des moyens de preuve et/ou autres déclarations (arrêts 1B_55/2023 du 16 février 2023 consid. 2.1; 1B_549/2021 du 21 octobre 2021 consid. 3). En tout état de cause, les prétendues violations de son droit de participer à l'administration des preuves n'apparaissent en l'état pas manifestes. L'autorité précédente a ainsi relevé que son mandataire était présent lors des auditions litigieuses, qu'il n'avait pas soulevé d'incident au début de celles-ci et qu'il avait pu exercer son droit de poser des questions (cf. consid. 3.3 p. 10 de l'arrêt attaqué); le recourant ne remet en cause aucun de ces éléments. S'il se plaint encore, devant le Tribunal fédéral, du défaut d'information préalable sur l'identité des trois acheteurs l'ayant mis en cause, il n'explique toujours pas en quoi un tel renseignement viendrait amoindrir les soupçons pesant à son encontre (cf. consid. 3.3 p. 10 de l'arrêt attaqué). Il ne peut ainsi être reproché à la cour cantonale, en tant que juge de la détention, d'avoir laissé la question de l'exploitation de ces moyens de preuves indécise (cf. p. 8 du recours) et d'en avoir tenu compte dans le cadre de l'examen des soupçons suffisants. Ce premier grief peut par conséquent être écarté. Le recourant ne développe pour le surplus aucune argumentation visant à démontrer que les déclarations alors effectuées - auxquelles s'ajoutent les éléments découverts lors de la perquisition de sa chambre et ses antécédents notamment en matière de stupéfiants - ne permettraient pas de considérer que la condition posée à l'art. 221 al. 1 CPP ne serait pas réalisée en l'espèce (sur cette notion, voir ATF 143 IV 330 consid. 2.1 p. 333 s.; 143 IV 316 consid. 3.1 et 3.2 p. 318 s.; arrêt 1B_99/2023 du 7 mars 2023 consid. 4.1).