Citation: 8C_604/2023 E. 4.1

4.1. Les premiers juges ont confirmé l'application de la méthode mixte, corollairement le statut de personne active à 60 % et de ménagère à 40 %. Ils ont constaté que la recourante n'avait entrepris aucune formation professionnelle et n'avait dans un premier temps exercé d'activité lucrative ni dans son pays d'origine ni à son arrivée en Suisse. Elle avait débuté une activité de conciergerie à temps partiel (45 %) en octobre 2010, un an après la naissance de son quatrième enfant, moment pouvant raisonnablement être mis en relation avec le début de l'incapacité de travail de son mari (au bénéfice d'un quart de rente d'invalidité depuis mars 2011), ce qui laissait à penser que la prise d'un emploi résultait de la nécessité d'obtenir une nouvelle source de revenus. Après la perte de son emploi en 2015, la recourante s'était inscrite au chômage, indiquant rechercher une activité à 60 %. Le dossier ne permettait pas de retenir un empêchement médical qui se serait opposé à la recherche d'un emploi à 100 %, dès lors que si la recourante était effectivement suivie depuis juin 2012 pour des attaques de panique ayant connu une évolution vers un état dépressif, il n'était relevé aucune incapacité de travail en découlant pour la période en cause. Estimant que l'envie de travailler relevait plus de la compensation d'une perte de revenus que d'une réalisation personnelle, et tenant compte du départ de la maison des trois premiers enfants avec, pour conséquence, une diminution des besoins en revenus supplémentaires, les juges cantonaux ont considéré que l'appréciation globale du dossier ne permettait pas de retenir que la recourante exercerait une activité lucrative à plein temps, sans atteinte à la santé.