Citation: 6B_135/2022 E. 4.2

4.2. Contrairement à ce que semble penser le recourant, de manière générale l'art. 325 al. 2 CPP permet au ministère public de prendre des conclusions alternatives ou subsidiaires. Dans le cas d'espèce, il n'était d'ailleurs pas nécessaire de prendre de telles conclusions, puisqu'il aurait suffi pour le recourant d'inclure, lors de la rédaction de l'ordonnance pénale qui allait tenir lieu d'acte d'accusation, les éléments relatifs à l'infraction litigieuse (art. 90 al. 2 LCR) et de mentionner qu'il considérait que cette infraction était absorbée par les lésions corporelles par négligence. Quoi qu'il en soit, les conditions de l'art. 333 al. 2 CPP ne sont pas réunies. Il ne s'agit pas d'une situation où, durant les débats, il serait apparu que l'intimé aurait commis d'autres infractions (cf. ATF 148 IV 124 consid. 2.6.2; 147 IV 167 consid. 1.5.1). De toute manière, en pareil cas, le tribunal peut autoriser le ministère public à compléter l'accusation, sans que cela confère à ce dernier un droit d'exiger un tel complément. Le grief du recourant est rejeté dans la mesure de sa recevabilité.