Citation: 6P.129/2005 19.01.2006 E. 1

4.2 Tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., le droit d'être entendu donne notamment à l'intéressé le droit de recevoir une décision motivée, afin qu'il puisse la comprendre et l'attaquer utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours soit en mesure, le cas échéant, d'exercer son contrôle. Pour répondre à ces exigences, il suffit que l'autorité mentionne, même brièvement, les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a fondé sa décision, de façon que l'intéressé puisse en apprécier la portée et l'attaquer en connaissance de cause, s'il le souhaite (ATF 122 IV 8 consid. 2c p. 14; 121 I 54 consid. 2c p. 57). Il n'est donc pas nécessaire que les motifs portent sur tous les moyens des parties; ils peuvent être limités aux questions décisives (ATF 126 I 97 consid. 2b p. 102 s.; 121 I 54 consid. 2c p. 57). En l'espèce, le premier juge a motivé sa conviction sur les faits de la cause, d'une part, en indiquant que l'accusé les avait admis tout en les minimisant et, d'autre part, en précisant que le dénonciateur avait confirmé sa version des faits à l'audience. Quant au Tribunal cantonal, il a considéré, au moment de statuer sur le recours en nullité, que, face à deux versions des faits qui divergeaient sur certains points, le tribunal de police n'avait pas versé dans l'arbitraire en donnant la préférence à celle du dénonciateur plutôt qu'à celle de l'accusé, notamment après avoir entendu le premier au cours des débats (arrêt attaqué consid. 2 p. 6). Puis, dans le cadre du recours en réforme, le Tribunal cantonal a précisé qu'il était lié par les faits constatés en première instance, conformément à l'art. 447 al. 2 CPP/VD (arrêt attaqué consid. 3 p. 6). Ainsi, le recourant n'a pas été confronté à des décisions dont il ne pouvait saisir les motifs et la portée. Il a d'ailleurs parfaitement pu formuler, à l'appui du présent recours, un grief d'arbitraire et de violation de la présomption d'innocence. Le moyen qu'il prend d'une violation de son droit à l'obtention d'une décision motivée est dès lors infondé.