Citation: 1C_127/2015 E. 2

Le recourant se plaint d'établissement inexact des faits et d'une violation de son droit d'être entendu. Il reprochait au Procureur général d'avoir passé sous silence, lors de son interview, que le recourant avait renoncé à recourir contre l'ordonnance de classement en raison du montant relativement modique des frais mis à sa charge. La société plaignante avait non seulement retiré sa plainte, mais aussi admis que les reproches étaient infondés. Les points favorables au recourant n'avaient pas été relevés, ce que l'arrêt cantonal ignorerait. Celui-ci passerait aussi sous silence que le Procureur Gillard avait précédemment refusé de communiquer son ordonnance aux médias. Il retiendrait par ailleurs différents faits inexacts: le Procureur général connaissait l'existence des demandes de la RTS au moment de l'interview; il était aussi faux de considérer que le Procureur Gillard n'avait pas été saisi d'une demande de communication. Le recourant reproche par ailleurs à la cour cantonale d'avoir indûment refusé d'ordonner la production des échanges par voie électronique entre le Procureur général et les journalistes; ces éléments étaient faciles à obtenir et pouvaient permettre d'établir que le magistrat aurait orienté les journalistes et qu'il connaissait la demande des médias au moment de donner son interview.