Citation: 6B_688/2014 E. 27.3.3

27.3.3. Le recourant se plaint de ce que le TPF n'aurait pas tenu compte de la circonstance atténuante du temps écoulé lors de la fixation de la peine privative de liberté visant à sanctionner les actes de blanchiment d'argent, alors qu'elle en aurait tenu compte s'agissant de la peine pécuniaire visant à sanctionner les mêmes actes. Il ne ressort pas de la motivation du TPF qu'il aurait tenu compte de l'écoulement du temps en tant que circonstance atténuante dans la fixation de la peine privative de liberté relative aux actes de blanchiment. Dans le cadre du nouvel examen de la peine, il conviendra qu'il examine si cette circonstance est pertinente s'agissant des actes de blanchiment et qu'il expose ses motifs à cet égard. Le recourant reproche encore au TPF un défaut de motivation dans le sens qu'il ne comprendrait pas dans quelle mesure le TPF a tenu compte de ses circonstances personnelles dans le cadre de la fixation de la peine relative aux actes de blanchiment. Le TPF n'y ferait pas expressément référence, sauf à considérer qu'il renverrait à ce qui a été exposé s'agissant de l'escroquerie, infraction qui n'aurait toutefois pas été commise à la même période. Toutefois, le recourant n'expose pas en quoi sa situation personnelle aurait changé, ni quels éléments relevant de celle-ci auraient été omis ou pris en compte à tort par le TPF, ni quelle influence ils auraient pu avoir sur la peine. On ne le distingue par ailleurs pas. Quoi qu'il en soit, il incombera au TPF, dans le cadre de la fixation de la nouvelle peine, de tenir compte des circonstances personnelles du recourant, en application de l'art. 47 CP.