Citation: 2C_328/2021 E. 5.4

5.4. Comme on l'a vu (cf. supra consid. 4.2), l'art. 11 en lien avec l'art. 10 du Règlement prévoit que la taxe de remplacement est due lorsque le maître de l'ouvrage est dispensé, totalement ou partiellement, de son obligation d'établir les places de stationnement requises pour des motifs de fait tenant aux circonstances locales, mais aussi lorsque leur réalisation nécessite de dépenses disproportionnées ou lorsque des raisons juridiques s'y opposent. Le fait que la perception de la taxe litigieuse est notamment prévue lorsque le maître d'ouvrage n'aménage pas, en raison de coûts disproportionnés, tout ou partie des places de parc requises, suffit pour retenir de manière soutenable que le Règlement ne limite pas une telle perception aux seuls cas d'impossibilité matérielle, dans le sens que lui prêtent les recourants, d'établir les places requises. Pour le reste, il est constant que, en près de dix ans, les recourants n'ont pas réussi à fournir les places de parc dues, que ce soit sur leur propre terrain ou sur fonds d'autrui. S'agissant des emplacements proposés, il ressort des constatations cantonales dénuées d'arbitraire (art. 105 al. 1 LTF) que ceux-ci se situaient dans une pente de 30° et que les intéressés entendaient réaliser les places de parc "sans aucun aménagement particulier" (cf. courrier du 30 octobre 2018; art. 105 al. 2 LTF). Les tractations engagées en mars 2018 avec la Bourgeoisie de D.________ ont échoué le 19 avril 2018. Quant aux nouvelles tractations débutées en octobre 2018, force est de constater que l'on ne sait pas, trois ans après le début de celles-ci, si elles sont encore en cours ou ont abouti. C'est au demeurant de manière purement appellatoire, et donc irrecevable, que les intéressés affirment que la faisabilité de leur projet serait proche de la vraisemblance. Dans ces conditions, les recourants ne sauraient se prévaloir indéfiniment, sauf à commettre un abus de droit, de négociations prétendument en cours pour se soustraire au paiement d'une contribution due en remplacement de leur obligation primaire d'aménager des places de stationnement, un tel paiement devant par ailleurs s'effectuer, selon l'art. 14 du Règlement, avant la délivrance du permis d'habiter, intervenue en l'espèce en mars 2018. L'absence de prise en compte, par l'autorité cantonale, des tractations débutées en octobre 2018 pour évaluer la faisabilité de l'implantation de places de parc n'aboutit dès lors pas, dans ces conditions, à un résultat manifestement injuste ou à une iniquité choquante.