Citation: 5A_769/2016 E. 5.3

5.3. En l'espèce, le recourant fonde son argumentation sur un revenu estimé de l'intimée qui ne ressort pas de l'état de fait cantonal sans pour autant faire valoir une constatation arbitraire des faits sur ce point. Il soutient ainsi de manière appellatoire que le revenu accessoire mensuel de l'intimée pour 2014 s'élevait à 908 fr. 30 et non à 889 fr. comme retenu par le premier juge et qu'il convenait de retenir ce même montant pour 2015 dès lors qu'elle avait continué à travailler pour les mêmes employeurs durant cette année. A cet égard, il sera rappelé que la décision contre laquelle le recours doit être dirigé est celle de dernière instance cantonale (art. 75 LTF), de sorte que les critiques du recourant à l'encontre des chiffres retenus par le premier juge sont irrecevables. Le montant retenu à titre de revenus accessoires mensuels par la Cour de justice (780 fr.) ne fait au surplus pas l'objet d'une critique d'établissement arbitraire des faits, de sorte que son grief est également irrecevable pour ce motif. Pour le surplus, autant que recevable, la critique du recourant est infondée. Il soutient en effet à tort qu'il convient d'ajouter aux revenus de l'intimée le montant de 400 fr. par mois que lui verse son fils à titre de participation aux frais du ménage, alors que ce montant a déjà été déduit de ses charges. En définitive, il apparaît que le revenu mensuel de 2'420 fr. de l'intimée (780 fr. [revenus accessoires] + 1'640 fr. [rente AVS]) reste inférieur à ses charges mensuelles, ce même si l'on devait tenir compte de la critique du recourant afférente au calcul du montant de base LP. Partant, c'est à juste titre que la cour cantonale a considéré que l'intimée n'était pas en mesure de subvenir elle-même à son entretien, contrairement à ce qu'avait retenu le premier juge. C'est donc par une application correcte de la jurisprudence susrappelée (cf. supra consid. 5.2) qu'elle a retenu que le principe du clean break ne s'appliquait pas en l'espèce et qu'elle a alloué une contribution d'entretien à l'intimée. C'est également en conformité avec cette même jurisprudence qu'elle a limité le droit à une contribution d'entretien de l'intimée au jour où le débirentier atteindra l'âge de l'AVS, la crédirentière ne contestant plus la limitation de la durée du devoir d'entretien de son ex-époux.