Citation: 9C_34/2008 07.10.2008 E. A

S.________ travaillait comme monteur pour «X.________ SA». Victime d'un accident professionnel le 23 janvier 1996, il a souffert d'une contusion et d'une inflammation des tendons au coude droit qui l'ont temporairement écarté de son poste. Il a ensuite développé des épitrochléalgies et des épicondylalgies à l'origine de plusieurs périodes d'incapacité de travail, totale ou partielle, dès le mois de mars 2000; son dernier jour d'activité remonte au 12 décembre suivant. Il s'est finalement annoncé à l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (ci-après: l'office AI) le 2 avril 2002. Entre autres mesures d'instruction, l'administration a recueilli l'avis des médecins traitants. Les docteurs D.________, Unité de chirurgie de la main de l'Hôpital Y.________, et R.________, chirurgien de la main, ainsi que le docteur en chiropratique O.________ ont diagnostiqué des épicondylalgies ou des épicondylites bilatérales autorisant l'exercice d'une activité légère (magasinier, vendeur, coursier ou surveillant sans travail en hauteur, ni mouvements répétitifs des bras ou port de charges lourdes) à plein temps (rapports des 22 avril, 13 mai et 30 juillet 2002); ni la hernie discale en L5-S1, ni le syndrome du tunnel carpien bilatéral, ni les lombosciatalgies observés n'avaient de répercussion sur la capacité de travail; seul le docteur D.________ retenait une capacité résiduelle dans l'ancienne profession (50 % avec diminution de rendement équivalente). L'office AI s'est aussi procuré les dossiers constitués par les assureurs maladie et accidents. Outre les éléments déjà mentionnés, y figure notamment la référence à un traitement chirurgical de l'épicondylite droite et à une décompression du tunnel carpien droit. L'administration est encore entrée en possession d'un rapport de l'atelier de réadaptation pré-professionnelle de la Clinique de rééducation de Y.________, duquel il ressort que l'assuré ne pourra jamais plus reprendre d'activités lucratives (rapport du 29 août 2002), ainsi que de l'opinion du docteur D.________ sur ce document (courrier du 9 septembre 2002). Interrogé une nouvelle fois, ce praticien a signalé un statu quo, se contentant pour le surplus de renvoyer au rapport de réadaptation (rapport du 15 mars 2004). Se fondant sur les avis émis par son Service médical, l'office AI a confié la mise en oeuvre d'une expertise au docteur A.________, chirurgien orthopédique. L'expert a fait état d'épicondylalgies bilatérales évoluant depuis 1999, d'épitrochléalgies droites évoluant depuis 1996, d'un status quatre ans après tentative de cure chirurgicale d'un syndrome épicondylien droit et décompression du nerf médian au niveau du poignet droit, d'un status après double ménisectomie et d'une discopathie L5-S1; il retenait une capacité de 25 à 33,3 % dans l'ancienne profession et totale dans une activité adaptée (évitant le port de charges de plus de 15 kg près du corps et de 5 ou 7,5 kg en porte-à-faux, ainsi que les mouvements de traction/torsion répétés des membres supérieurs et de serrages répétitifs); il n'existait en revanche aucune contre-indication au travail au-dessus des épaules ou en position debout, si ce n'est un risque de décompensation du problème lombaire ou aux genoux aisément évitable par l'aménagement de pauses régulières (rapport du 3 août 2005). L'intéressé a contesté les conclusions de ce rapport en produisant, notamment, un avis du docteur D.________ qui, une nouvelle fois, se référait essentiellement au rapport de réadaptation pour fonder la requête d'une rente entière (rapport du 11 octobre 2005). Par décision du 4 janvier 2006 confirmée sur opposition le 14 septembre suivant, l'administration a octroyé à S.________ une rente entière d'invalidité pour la période courant du 1er septembre 2001 au 31 juillet 2002. Elle a estimé que tous les médecins s'étant exprimés sur le cas, y compris l'expert et le docteur D.________, étaient unanimes pour reconnaître une amélioration notable de l'état de santé dès le printemps 2002, ainsi qu'une capacité totale de travail dans une activité adaptée et que le rapport de réadaptation de la Clinique de rééducation de Y.________ ne suffisait pas pour contredire cette situation médicale claire.