Citation: 2A.24/2004 21.01.2004 E. 1

Dans le cas particulier, selon les faits retenus par la juridiction cantonale et qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 2 OJ), les conjoints sont séparés depuis le mois de juin 2001, soit après moins d'une année de mariage, et rien ne permet de penser qu'ils pourraient se réconcilier. En effet, le Tribunal cantonal a relevé à juste titre que, depuis leur séparation, les époux n'avaient absolument rien entrepris pour reprendre la vie commune. Il paraît au contraire constant que chacun des deux mène sa propre existence et qu'ils n'ont aucun intérêt commun qui pourrait les rapprocher. Au bénéfice d'une rente d'assurance-invalidité, le mari qui, selon la recourante, aurait eu un comportement violent avec elle et s'absentait fréquemment du domicile conjugal, s'est au contraire montré particulièrement passif tout au long de la procédure. Par ailleurs, la recourante n'a fourni aucun élément permettant de croire qu'elle envisage sérieusement une reprise de la vie commune ou que celle-ci serait souhaitée par son mari. Dans ces conditions, le Tribunal cantonal n'a pas violé le droit fédéral, ni constaté les faits de manière inexacte ou incomplète, en considérant que la rupture du lien conjugal était irrémédiable et qu'il y avait donc abus de droit à demander la prolongation de l'autorisation de séjour de la recourante sur la base de l'art. 7 al. 1 LSEE.