Citation: 5A_874/2014 E. 5.1

5.1. Il reproche à la cour cantonale d'avoir confirmé la motivation de l'autorité de première instance en tant qu'elle a refusé de prendre en compte les bénéfices nets allégués et pourtant constatés par le fisc pour établir son revenu et s'est fondée uniquement sur les prélèvements privés dès lors que ceux-ci se rapprochaient des revenus qu'il percevait au moment du divorce et semblaient plus crédibles. Il soutient qu'autant les premiers juges que la cour cantonale n'ont pas exposé en quoi les moyens de preuves proposés ne reflétaient pas la réalité et rappelle que ses comptes annuels sont établis par une fiduciaire et que les avis de taxation sont souverainement arrêtés par le Service cantonal des contributions. Il se plaint dès lors d'une constatation arbitraire des faits en tant que son revenu a été arrêté à 22'916 fr. 65 par mois. Il reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir écarté un fait allégué et dûment prouvé en procédure, à savoir que les prélèvements privés auraient été effectués à crédit et auraient mis en péril la santé financière de sa raison individuelle, de sorte qu'elle aurait établi à tort son revenu sur la base de dettes contractées. Pour ces divers motifs, il soutient que la cour cantonale aurait violé l'art. 285 CC et appliqué de manière erronée la jurisprudence pertinente pour déterminer le revenu d'un indépendant. Il fait également grief à l'autorité précédente d'avoir retenu qu'on ne pouvait reprocher aux premiers juges de s'être fondés sur ses revenus au moment du divorce pour estimer ceux qu'il perçoit actuellement alors qu'une requête de modification du jugement de divorce a précisément pour but de tenir compte des changements de circonstances intervenus depuis le divorce et de modifier le dispositif en conséquence. Il estime qu'elle aurait par conséquent violé l'art. 134 al. 2 CC en relation avec l'art. 286 al. 1 et 2 CC en calquant la situation actuelle sur la situation prévalant au moment du divorce, au lieu de procéder à leur comparaison. Le recourant procède ensuite au calcul de ses charges et revenus sur la base de l'admission des griefs qui précèdent. Il reproche à cet égard à la cour cantonale d'avoir réduit le montant inclus dans ses charges au titre de l'entretien de ses deux enfants nés d'un second lit au strict minimum, ce alors que le train de vie retenu pour C.________ était largement supérieur à son minimum vital. Il soutient que, quand bien même on déduirait du coût des enfants issus de son second mariage leurs parts au logement et le poste soins et éducation qui sont déjà inclus dans ses charges, la charge financière de l'enfant calculé selon les tabelles zurichoises se monte encore à 1'100 fr. (1'500 fr. [coût d'entretien d'un enfant entre 7 et 12 ans issu d'une fratrie de trois enfants] - 305 fr. [part au logement] - 195 fr. [soins et entretien]) et non à 400 fr. comme retenu par la cour cantonale.