Citation: 9C_788/2008 19.08.2009 E. 2

Le recourant reproche à la juridiction cantonale d'avoir violé les art. 29 al. 2 Cst. et 61 let. c LPGA dans la mesure où elle n'est pas entrée en matière sur ses offres de preuves qui consistaient à requérir de la psychologue N.________ des précisions quant à sa capacité de travail et à confronter les docteurs V.________ et S.________ pour déterminer l'avis duquel devait l'emporter. 2.1 La violation du droit d'être entendu et du devoir incombant aux autorités judiciaires d'établir les faits déterminants pour la solution du litige dans le sens invoqué par l'intéressé sont des questions qui n'ont pas de portée propre par rapport au grief tiré d'une mauvaise appréciation des preuves (cf. ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 429 et ATF 124 V 90 consid. 4b p. 94). En effet, le juge peut renoncer à accomplir certains actes d'instruction si, en se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves, il est convaincu que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation (cf. notamment arrêts du Tribunal fédéral 9C_986/2008 du 29 mai 2009 consid. 3 et 9C_286/2008 du 6 novembre 2008 consid. 4.1 et les références). 2.2 En l'espèce, les premiers juges ont considéré qu'il n'y avait pas de motif pour s'éloigner des conclusions du docteur S.________ sur le plan psychiatrique. Cette appréciation a été posée au terme d'un raisonnement bien plus élaboré que ne veut le faire accroire l'intéressé. Ce raisonnement a consisté à nier le caractère déterminant des erreurs figurant dans le rapport d'expertise, à mentionner l'existence du même type d'erreurs, bien qu'en quantité moindre, dans le rapport de la psychologue N.________, à prendre acte de la reconnaissance par le docteur V.________ de la quasi-identité des diagnostics qu'il a retenus par rapport à ceux retenus par l'expert, à citer les passages de l'expertise justifiant le taux de capacité de travail, à expliquer pourquoi l'appréciation du psychiatre traitant sur ce dernier point n'était pas suffisante pour remettre en question le travail du docteur S.________, à démontrer le manque de pertinence de certains arguments du docteur V.________, à rappeler que le syndrome post-commotionnel diagnostiqué par ce dernier n'avait pas été confirmé par les neurologues consultés et, accessoirement, à noter le défaut d'évaluation de la capacité de travail par le psychiatre traitant et la psychologue N.________. Affirmer que la juridiction cantonale ne pouvait pas se borner à évoquer l'absence d'appréciation de la capacité de travail par la psychologue N.________ pour écarter le rapport de cette dernière ne correspond manifestement pas au raisonnement tenu par les premiers juges et ne suffit par à démontrer en quoi ceux-ci ont violé les principes régissant l'appréciation anticipée des preuves. Il en va de même de l'affirmation succincte et générale selon laquelle la juridiction cantonale ne pouvait pas renoncer à organiser une confrontation entre le docteur V.________ et le docteur S.________ dans la mesure où celle-ci aurait indubitablement établi la supériorité de l'avis du premier sur celui du second. Le recours est donc mal fondé sur ce point.