Citation: 1C_367/2019 E. 3.2.2

3.2.2. Le Tribunal administratif fédéral a ensuite encore considéré que, même si l'on devait admettre que l'union des intéressés ne pouvait déjà plus être qualifiée de stable et orientée vers l'avenir au moment de la naturalisation facilitée de la recourante en juin 2010, il convenait de retenir que les difficultés auxquelles le couple était alors déjà vraisemblablement confronté, en lien avec ses attentes déçues en Colombie, ne laissaient pas présager une séparation inévitable. Ces problèmes n'étaient par ailleurs pas suffisamment importants pour considérer que l'intimée identifie que son union conjugale ne revêtait plus la stabilité requise; en d'autres termes, l'intimée ne pouvait avoir conscience que les problèmes du couple revêtaient un degré de gravité propre à conduire à une séparation.