Citation: 9C_672/2020 E. 4.1

4.1. Pour parvenir à la conclusion que la recourante avait échoué à renverser la présomption selon laquelle le gain annuel présumé perdu au sens de l'art. 34a al. 1 LPP correspond au revenu sans invalidité fixé par les organes de l'assurance-invalidité, la juridiction cantonale a d'abord constaté que les décisions rendues par l'office AI les 3 et 24 octobre 2018 (par lesquelles il avait accordé à l'assurée une rente entière d'invalidité dès le 1er janvier 2017, en admettant une incapacité de travail totale depuis le 15 janvier 2016 et en se fondant sur un revenu sans invalidité de 88'660 fr. 60), lui avaient été dûment notifiées et que son règlement reprenait la définition de l'invalidité prévalant dans l'assurance-invalidité. Les premiers juges ont donc admis que la recourante était en principe liée par la position de l'office AI, selon laquelle l'assurée aurait exercé une activité lucrative à plein temps si elle n'avait pas été atteinte dans sa santé, et ont examiné si cette position était manifestement insoutenable. Ils ont considéré que tel n'était pas le cas, au regard des sérieux indices permettant d'admettre que si l'intimée n'avait pas repris son activité professionnelle à 100 % à la suite de l'accident dont elle avait été victime en mars 2007, c'était en raison de ses problèmes de santé, et en tous les cas pas par convenance personnelle. En conséquence, la juridiction cantonale a considéré qu'il convenait de procéder au calcul de la surindemnisation en se fondant sur le gain présumé perdu de 88'660 fr. 60, correspondant au revenu hypothétique de valide retenu par l'office AI, et qu'il n'y avait pas de surindemnisation, si bien que la recourante devait verser à l'intimée une rente d'invalidité de la prévoyance professionnelle d'un montant mensuel de 698 fr. 40.