Citation: 6B_1180/2022 E. 6.1.3

6.1.3. Le recourant considère que la peine prononcée par la cour cantonale est exagérément sévère au point de constituer un abus du pouvoir d'appréciation. Il soutient que la cour cantonale aurait dû privilégier le prononcé d'une peine pécuniaire à celui d'une peine privative de liberté, subsidiairement le condamner à une peine privative de liberté plus légère. D'une part, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir mal évalué les éléments à prendre en compte dans la fixation de la peine. S'agissant de la nécessité de prendre en considération l'effet de la peine sur l'avenir du condamné, il soutient que le juge ne serait pas contraint d'infliger la peine correspondant à la culpabilité de l'auteur s'il y a lieu de prévoir qu'une peine plus clémente suffira à le détourner de commettre d'autres infractions. D'autre part, le recourant considère que la cour cantonale aurait omis de prendre en compte des éléments à sa décharge, tels que le fait qu'il aurait rempli toutes ses obligations légales tant auprès de l'impôt à la source qu'auprès de diverses assurances sociales et de la prévoyance professionnelle, de sorte qu'il n'aurait pas profité de la situation des deux étrangers qu'il a employés sans autorisation. S'agissant de l'infraction d'escroquerie, le recourant soutient que le préjudice a été causé à la Suva sur une période relativement courte et que la cour cantonale n'aurait accordé que peu d'importance à son comportement postérieur à l'infraction, et notamment à sa volonté de réparer le dommage.