Citation: 9C_858/2018 E. 3

Afin de justifier la nécessité d'un recours aux services de son avocat durant la procédure administrative (art. 37 al. 4 LPGA), le recourant invoque pour l'essentiel la longue durée de cette procédure, les troubles psychiques préexistants à l'accident du 1 er octobre 2012 qui ont été aggravés par cet événement, la nature particulière des questions juridiques que pose le dossier, sa capacité de s'orienter dans la procédure, l'assistance insatisfaisante de sa curatrice (puisque l'intervention de son avocat, contre l'avis initial divergent de la curatrice, lui a finalement permis d'obtenir des prestations significativement plus élevées), ainsi que l'assistance antérieure par le même avocat. Selon les constatations de fait de l'autorité précédente, les objections que M e Duc avait soulevées à l'encontre d'un premier projet de décision du 21 avril 2015, puis d'un deuxième projet du 27 février 2018, ont finalement abouti à un troisième projet du 16 avril 2018 à teneur duquel l'intimé a désormais proposé de verser une rente entière d'invalidité depuis le 1 er septembre 2010, alors qu'il envisageait initialement de n'accorder qu'une demi-rente. Le recourant n'allègue et ne démontre toutefois pas qu'il aurait été empêché de défendre ses droits en raison du refus de l'assistance juridique pour la procédure administrative, postérieurement à la décision du 23 octobre 2017. Au contraire, malgré le refus signifié par l'administration, M e Duc a poursuivi son mandat, apparemment avec succès. En pareilles circonstances, le refus de l'octroi de l'assistance juridique, objet du jugement incident du 2 novembre 2018, est susceptible d'être porté devant le Tribunal fédéral, conformément à l'art. 93 al. 3 LTF, dans le cadre d'un recours dirigé contre la décision finale relative aux prestations. De ce chef, à défaut de préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF), le recours est irrecevable.