Citation: 7B_70/2022 E. B

B.a. Le 10 novembre 2020, l'Office d'exécution des peines du canton de Vaud (ci-après : l'OEP) a autorisé A.________ à exécuter la peine prononcée le 5 septembre 2019 sous la forme du travail d'intérêt général (ci-après : le TIG), à savoir 720 heures de TIG à effectuer. A cette occasion, il l'a informé que toute absence de collaboration et tout manquement de sa part pourrait entraîner la révocation de ce mode d'exécution et l'exécution de la peine en milieu carcéral. B.b. Le 4 décembre 2020, la Fondation vaudoise de probation (ci-après : la FVP) a établi un "programme TIG n° 1" ordonnant à A.________ d'exécuter au minimum 8 heures de TIG par semaine à partir du 18 janvier 2021. Elle a précisé qu'en cas de non-respect du programme, elle saisirait "avec effet immédiat l'autorité compétente pour toute décision, pouvant aller du simple avertissement à une révocation du régime et l'exécution immédiate du solde de la peine en établissement carcéral". B.c. Le 1 er juin 2021, la FVP a adressé à l'OEP un rapport de situation, dans lequel elle a notamment indiqué que A.________ manquait de régularité, n'avait effectué que 36 heures de TIG depuis le 18 janvier 2021, s'était montré désolé de ne pas pouvoir faire plus d'heures et faisait, avec son épouse, l'objet d'une enquête pénale ouverte par le Ministère public en relation avec une dénonciation "concernant des montants suspects sur un compte en banque, en lien avec la récolte de fonds de leur association « B.________ »". B.d. Le 8 septembre 2021, la FVP a adressé un avertissement formel à A.________, au motif qu'il ne s'était pas présenté sur le lieu de l'exécution de sa peine le 1 er septembre 2021 et qu'il n'avait fourni aucun document justifiant cette absence. L'intéressé a été sommé de respecter son programme de TIG "avec effet immédiat" et de collaborer avec la FVP, faute de quoi l'OEP serait saisi pour toute suite utile. B.e. Par courrier du 31 janvier 2022, le Médecin conseil du Service pénitentiaire du canton de Vaud a demandé à l'OEP, qui lui avait auparavant transmis le dossier, de lui accorder un délai de trois mois pour "observer si A.________ arriv[ait] à tenir son engagement d'un jour de travail par semaine pour raison de santé et selon son organisation personnelle [...] [à pouvoir] raisonnablement envisager une augmentation de son taux d'activité". B.f. Par lettre du 21 février 2022, intitulée "Travail d'intérêt général (TIG) Rappel de cadre", l'OEP a notamment invité A.________ à "respecter scrupuleusement" le programme du 4 décembre 2020 et à se présenter chaque mercredi sur le lieu de l'exécution de son TIG, faute de quoi il se verrait contraint de prendre toutes les mesures utiles, pouvant avoir d'importantes conséquences sur l'exécution de sa peine. B.g. Le 25 mai 2022, l'OEP a constaté que l'intéressé avait "encore" été, selon le certificat médical qui lui avait été transmis le 17 mai 2022, en arrêt maladie du 9 au 20 mai 2022 et qu'il n'avait effectué que 236 heures de TIG sur les 720 heures à exécuter. B.h. Le 7 juin 2022, la FVP a transmis à I'OEP le "programme TIG n° 2" concernant A.________ ordonnant à ce dernier d'exécuter le solde de 476 heures de TIG à raison de 8 heures par semaine jusqu'au 18 juin 2022, puis de 24 heures par semaine jusqu'au 10 juillet 2022, de 8 heures le 12 juillet 2022 et enfin de 32 heures par semaine jusqu'au 5 novembre 2022 au plus tard. Elle a derechef précisé les conséquences en cas de non-respect du programme. B.i. Dans son rapport du 12 juillet 2022 à l'OEP, la FVP a en substance indiqué que la situation de A.________, qui effectuait entre 3 et 5 jours de TIG par semaine avec pour objectif de terminer l'exécution de la peine au mois de décembre 2022 au plus tard, "sous peine de devoir effectuer le solde en détention", avait peu évolué depuis le rapport du 1 er juin 2021, dont les conclusions restaient d'actualité. Elle a en particulier constaté que la situation administrative et financière de l'intéressé restait "floue et peu transparente" et que celui-ci admettait lui-même qu'il avait encore "des efforts à faire quant à la régularité", en précisant que cela dépendait de son état de santé, de sorte que les objectifs définis dans le plan d'assistance de probation n'étaient que partiellement atteints. B.j. Par courrier du 4 août 2022, intitulé "Procédure de révocation éventuelle du régime du travail d'intérêt général", l'OEP a indiqué à A.________ qu'il avait appris qu'une nouvelle enquête avait été ouverte contre lui et lui a imparti un délai de trois jours pour se déterminer sur ce point, avant qu'une décision soit prise à cet égard. Le 6 août 2022, A.________ a confirmé à l'OEP qu'il faisait l'objet d'une enquête pénale, qu'il avait été entendu par le Ministère public et qu'il était dans l'attente d'une décision de la part de ce dernier. Par décision du 1 er septembre 2022, l'OEP a révoqué, avec effet immédiat, l'exécution de la peine de A.________ sous le régime du TIG. Il a en substance considéré que, nonobstant le principe de la présomption d'innocence et au regard de ses antécédents judiciaires, l'ouverture d'une nouvelle enquête pénale pour une infraction similaire à celles qui avaient conduit à la condamnation dont il exécutait actuellement la peine ne le rendait plus digne de la confiance requise par le régime du TIG. Il a précisé que cela valait d'autant moins qu'il ressortait du rapport de la FVP du 12 juillet 2022 qu'il manquait de transparence concernant la gestion de sa situation administrative et financière, de sorte qu'un risque de récidive était en l'occurrence sérieusement à craindre. Il a informé l'intéressé qu'il allait être convoqué pour exécuter le solde de sa peine privative de liberté sous le régime de la détention ordinaire et que s'il ne se conformait pas à l'ordre d'exécution de peine, il serait procédé à son arrestation. B.k. Par arrêt du 24 octobre 2022, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois (ci-après : la Chambre des recours pénale) a rejeté le recours formé le 12 septembre 2022 par A.________ contre la décision susmentionnée, a confirmé celle-ci, a mis les frais, par 1'100 fr., à la charge de ce dernier et a dit que l'arrêt était exécutoire.