Citation: 5A_2/2023 E. 3.2.1

3.2.1. En se fondant sur l'arrêt 6B_711/2012 du 17 mai 2013 de la Cour de droit pénal du Tribunal fédéral ainsi que sur un auteur (VOUILLOZ, Les pièces et documents déposés en procédure civile, in TREX 2019 p. 366), elle soutient que le rapport de révision est un avis objectif et neutre qui doit être considéré comme un titre, de sorte que c'est de manière arbitraire que l'autorité cantonale a qualifié de simple allégation de partie le rapport de son réviseur du 9 juin 2017, ainsi que ceux de H.________ SA et de I.________ SA. Elle ajoute que ces rapports étaient corroborés par d'autres indices, de sorte qu'ils avaient valeur probante. La recourante soutient ensuite qu'il est arbitraire de retenir que les rapports de I.________ SA ne prouvaient pas que l'intimé avait bénéficié de prestations indues car cette société est un organe de révision indépendant qui a exprimé sa propre position, a été réélu à l'unanimité, et a validé les comptes de la recourante qui faisait état d'une créance en restitution. La réserve contenue dans les rapports indiquait simplement que les comptes validés étaient susceptibles d'être modifiés dans l'hypothèse d'une décision de justice défavorable. La recourante affirme aussi que le rapport de H.________ SA établit que le remboursement du prêt litigieux ne pouvait intervenir que dans le cadre d'une diminution du capital social de G.________ LLC ou du versement d'un produit de liquidation de celle-ci, contrairement aux avances consenties par C.________, dont la nature était différente. Enfin, la recourante soutient qu'il est arbitraire de considérer que le rapport de son réviseur n'est pas probant au vu de son statut d'organe indépendant et que son contenu prouve que ses états financiers pour l'année 2016 devaient être ajustés, ce qui l'aurait mis dans une situation financière précaire. La recourante critique aussi l'appréciation qu'a faite l'autorité cantonale de l'échange de courriels du 12 juillet 2017. Elle affirme que ceux-ci ne font que prouver qu'elle a attendu l'approbation de l'intimé pour rembourser les prêts, alors que ce dernier aurait dû savoir que ces versements violaient l'art. 678 CO.