Citation: 6B_799/2015 E. 1.2.1

1.2.1. En ce qui concerne tout d'abord les infractions de faux dans les titres (sur la recevabilité en cas d'application de l'art. 251 CP, cf. arrêt 6B_1151/2014 du 16 décembre 2015 consid. 1.1.) et d'escroquerie (art. 146 CP), les recourants ne donnent aucune indication, notamment chiffrée, quant aux conclusions civiles qu'ils entendent prendre contre l'intimé dans le cadre de la procédure pénale. A la lecture de leur mémoire, il semble que la procédure pénale tend, non pas à obtenir la condamnation de l'intimé et/ou la réparation d'un dommage que les recourants auraient subi de la part de celui-ci, mais à pouvoir déposer une demande de révision de la cause civile à la suite de laquelle la recourante Y.________ SA doit payer 15'817 fr. 20 à C.________ SA. Certes, un tel procédé est possible de par la loi (cf. art. 123 al. 1 LTF et 323 al. 1 let. b CPC). Il n'en résulte pas pour autant que la créance civile correspondrait nécessairement aux prétentions qui pourraient être invoquées contre l'intimé dans le cadre d'une procédure pénale; une telle constatation résulte notamment de l'absence d'identité des parties dans ces affaires. Il ne peut ainsi être déduit sans ambiguïté des infractions dénoncées quelles seraient les prétentions que les deux recourants pourraient faire valoir spécifiquement contre l'intimé. Cela vaut d'ailleurs d'autant plus s'agissant du recourant X.________, qui en sa possible qualité d'ayant droit ou d'actionnaire de Y.________ SA (cf. notamment l'arrêt 6B_1207/2013 du 14 mai 2014 consid. 3.1.2 et 3.3 et les références citées), n'est pas touché directement par la condamnation civile de cette société, respectivement dès lors par les agissements allégués illicites de l'intimé qui auraient influencé le juge civil. Partant, la qualité pour recourir des recourants au sens de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF doit leur être déniée.