Citation: 8C_198/2024 E. 6.2

6.2. Il ressort de l'arrêt attaqué que la docteure M.________ a posé les diagnostics de personnalité histrionique (F60.4), ancienne probablement, et de majoration de symptômes pour raisons psychologiques (F68.0) devant l'existence de plaintes d'une intensité et d'une sévérité disproportionnées par rapport au traumatisme initial, et en présence de discordances. L'experte a tenu compte des antécédents personnels et médicaux de la recourante, de ses plaintes et des constatations réalisées au cours de l'examen. Elle a notamment observé une expertisée très démonstrative et très plaintive, cherchant à convaincre de manière théâtrale des limitations dont elle se plaignait. La docteure M.________ s'est également expliquée sur les divergences de diagnostics, relevant que les comportements de majoration et de théâtralisme rendaient impossible toute analyse objective d'une éventuelle symptomatologie psychiatrique sous-jacente. Il était possible que la recourante ait présenté précédemment d'authentiques épisodes thymiques mais il était impossible de retenir ce jour un diagnostic de dépression, récurrente ou non, d'autant que la recourante semblait n'avoir jamais été compliante aux différents traitements prescrits. Enfin, la docteure M.________ n'a pas retenu le diagnostic d'état de stress post-traumatique, au motif que le traumatisme initial ne répondait pas aux critères d'un psycho-traumatisme aigu, soit un événement stressant exceptionnellement menaçant ou catastrophique au cours duquel la recourante aurait été confrontée à sa propre mort ou à celle de personnes présentes. Pour le surplus, l'experte du CEMed avait apprécié la capacité de travail au moyen des indicateurs standards, laquelle avait toujours été de 100 % en dehors d'une brève période ensuite de l'événement traumatique.