Citation: 2D_3/2024 E. 5.3

5.3. En l'espèce, s'agissant des recourantes 1 et 3, en tant que celles-ci soutiennent que leur intégrité, voire leur vie, serait menacée en cas de renvoi au Nigeria, au vu des problèmes sécuritaires de ce pays, leur critique peut d'emblée être écartée. En effet, les intéressées se limitent à se prévaloir, à ce propos, des conseils aux voyageurs donnés par le DFAE. Or, selon la jurisprudence, ces conseils ne fournissent que des mises en garde abstraites sur les risques encourus dans le pays ou la région concernés (cf. arrêts 2C_677/2018 du 4 décembre 2018 consid. 5.2; 2C_621/2015 du 11 décembre 2015 consid. 5.2.2; 2C_956/2013 du 11 avril 2014 consid. 3.3). De telles considérations générales ne permettent donc pas, à elles seules, de conclure à l'existence d'un risque réel et concret que les recourantes subissent un traitement contraire à l'art. 3 CEDH, voire qu'elles soient exposées à un danger de mort en cas de retour au Nigeria, ce qui leur incombait pourtant de démontrer (cf. supra consid. 5.1).