Citation: C 148/06 27.09.2006 E. 2

2.1 Les premiers juges ont correctement exposé les règles légales et jurisprudentielles concernant le droit à des mesures relatives au marché du travail, en particulier celui aux mesures de formation (cf. art. 59 et 60 LACI), si bien qu'il suffit de renvoyer à leur jugement sur ces points. On ajoutera qu'il n'appartient pas à l'assurance-chômage de verser des prestations lorsque le placement de l'assurée se trouve être éventuellement aggravé non par des motifs propres au marché du travail mais par une atteinte à sa santé (DTA 1998 n° 38, consid. 4, p. 217). 2.2 Le principe de la bonne foi protège le citoyen dans la confiance légitime qu'il met dans les assurances reçues des autorités, lorsqu'il a réglé sa conduite d'après une décision, des déclarations ou un comportement déterminé de l'administration (ATF 131 II 636 sv. consid. 6.1, 129 I 170 consid. 4.1, 128 II 125 consid. 10b/aa et les références). Ainsi, un renseignement ou une décision erronés de l'administration peuvent obliger celle-ci à consentir à un administré un avantage contraire à la réglementation en vigueur, à condition que (a) l'autorité soit intervenue dans une situation concrète à l'égard de personnes déterminées, (b) qu'elle ait agi ou soit censée avoir agi dans les limites de ses compétences, (c) que l'administré n'ait pas pu se rendre compte immédiatement de l'inexactitude du renseignement obtenu, (d) qu'il se soit fondé sur les assurances ou le comportement dont il se prévaut pour prendre des dispositions auxquelles il ne saurait renoncer sans subir de préjudice et (e) que la réglementation n'ait pas changé depuis le moment où l'assurance a été donnée (ATF 131 V 480 consid. 5, 131 II 636 sv. consid. 6.1, 129 I 170 consid. 4.1, 122 II 123 consid. 3b/cc et les références).