Citation: I 773/03 14.03.2005 E. 1

4.2 Motivé de manière convaincante, rendu au terme d'un examen clinique approfondi ainsi que d'une étude détaillée du dossier médical, le rapport d'expertise remplit toutes les exigences auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document, de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'en écarter. Ainsi, au moment où l'expertise a été réalisée, soit en juillet 2000, le recourant était en mesure de reprendre son ancienne activité lucrative, certes avec un rendement légèrement diminué, mais ne permettant pas d'ouvrir le droit à une rente de l'assurance-invalidité. A cet égard, le rapport des docteurs M.________ et B.________ du 25 octobre 1999 n'est pas de nature à remettre en cause les conclusions du rapport d'expertise. Bien que ces praticiens aient posé un diagnostic différent de celui du docteur S.________, il convient de relativiser leur appréciation de la situation médicale. Ces praticiens ont en effet vu le recourant dans le cadre d'une décompensation psychique consécutive à un cambriolage dont avait été victime sa mère. Or, un diagnostic posé dans un contexte aussi particulier ne saurait préjuger de l'état de santé psychique général du recourant, singulièrement de sa capacité à exercer une activité lucrative. Ce rapport est d'autant moins probant que ces médecins n'ont pas émis d'opinion sur la capacité résiduelle de travail du recourant à raison des troubles qu'ils ont attestés.