Citation: I 569/04 27.04.2005 E. A

Le 1er avril 1998, C.________, née en 1964, a déposé une demande tendant à l'octroi d'une rente de l'assurance-invalidité. Son époux, décédé le 4 mai 2001, avait été mis au bénéfice depuis le 1er septembre 1995 d'une rente entière d'invalidité assortie d'une rente complémentaire pour épouse. Le 23 novembre 2001, l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a rendu trois décisions de rente, par lesquelles il a alloué à l'assurée une rente entière d'invalidité du 1er février 1998 au 31 mai 2001 (1) et une rente entière assortie d'un supplément de veuvage de 20% dès le 1er juin 2001 (2). L'office AI a également revu le droit aux prestations du mari et la quotité de celles-ci pour la période du 1er février 1998 au 31 mai 2001, en tenant compte notamment du fait que la survenance du deuxième cas d'assurance excluait le versement simultané d'une rente complémentaire pour épouse (3). L'office AI, par ces mêmes décisions du 23 novembre 2001, a compensé l'excédent des rentes versées au mari avec une partie des rentes allouées rétroactivement à l'assurée. Par courrier du 21 décembre 2001, l'assurée, par l'intermédiaire de son mandataire, a demandé à l'office AI des explications au sujet de la compensation des rentes. A la suite de la réponse fournie le 21 janvier 2002 par la Caisse interprofessionnelle d'assurance vieillesse et survivants de la Fédération romande des syndicats patronaux (ci-après: la caisse), l'assurée a invité celle-ci à rectifier ses calculs et à rendre une nouvelle décision (lettres des 31 janvier et 20 septembre 2002). Dans sa réponse du 31 octobre 2002, la caisse a confirmé la validité des décisions prises par l'office AI le 23 novembre 2001. Après avoir été relancée les 24 février et 3 avril 2003 par l'assurée, la caisse a transmis à la Commission cantonale de recours en matière d'AVS/AI/APG (aujourd'hui: Tribunal cantonal des assurances sociales du canton de Genève) le courrier du 21 décembre 2001 en tant qu'objet de sa compétence, dès lors qu'il subsistait un doute quant à savoir si celui-ci devait être traité comme un recours.