Citation: C 12/05 13.04.2006 E. A

A.a C.________, né en1939, a travaillé comme fromager au service de la société X.________ SA (ci-après: la société) du 22 juin 1981 au 30 juin 2001. A cette date, il a été licencié par son employeur après la fermeture de la fromagerie de Y.________ dans laquelle il était occupé. Il s'est annoncé à l'assurance-chômage le 4 octobre 2002, en indiquant avoir été mis au bénéfice d'une préretraite à partir de 1er juillet 2001, au titre de laquelle il recevait une rente de transition de la part de son ancien employeur (2'060 fr. par mois), ainsi qu'une rente de vieillesse anticipée de la Fondation de prévoyance de Z.________ SA (1'915 fr. 60 par mois). En raison des difficultés financières de la société, un sursis concordataire avait cependant été accordé le 22 septembre 2002 et le commissaire au sursis avait ordonné à l'employeur de cesser le versement des rentes transitoires. La Caisse cantonale neuchâteloise d'assurance-chômage (ci-après: la caisse) a requis l'avis du Secrétariat d'Etat à l'économie (seco). Celui-ci a estimé, d'une part, que l'intéressé devait justifier d'une période de cotisation suffisante pour percevoir des indemnités de chômage, puisqu'il avait lui-même demandé à bénéficier d'une retraite anticipée; d'autre part, la suspension du versement de la rente transitoire ne lui donnait pas droit aux indemnités de chômage, le droit aux prestations de retraite devant être revendiqué dans le cadre de la procédure de faillite contre l'employeur (courrier du 14 octobre 2002). Le contenu de cet avis a été communiqué oralement par la caisse à l'intéressé. A.b C.________ s'est à nouveau adressé à l'assurance-chômage le 8 mai 2003 et a remis à la caisse une attestation de son ancien employeur selon laquelle son contrat de travail avait été résilié par X.________ SA. Après avoir derechef soumis le cas au seco qui a confirmé sa première prise de position (le 5 septembre 2003), la caisse a rendu une décision, le 9 septembre 2003, par laquelle elle a nié le droit de l'intéressé à l'indemnité de chômage à partir du 8 mai 2003. Celui-ci s'est opposé à cette décision, en concluant à son annulation et en requérant qu'une décision soit prise quant à sa demande de prestations du mois d'octobre 2002. Son opposition a été rejetée par décision du 28 novembre 2003. Saisi d'un recours de C.________, le Département de l'économie publique du canton de Neuchâtel (ci-après: le département) a invité X.________ SA à préciser les circonstances dans lesquelles le prénommé avait pris une retraite anticipée. Le 22 juin 2004, il a rejeté le recours de l'intéressé. Considérant que celui-ci avait pris une retraite anticipée à sa demande en juillet 2001, le département a retenu que seule l'activité soumise à cotisations exercée après cette date devait être prise en considération; dès lors que C.________ n'avait plus exercé d'activité depuis le 1er juillet 2001, il n'avait pas droit à des indemnités de chômage.