Citation: 5A_558/2016 E. 1

A.c. Le 20 décembre 2013, la fille des parties a été confiée à son père en Roumanie. L'enfant est demeurée vivre auprès de son père et la mère a exercé son droit de visite à deux ou trois reprises. La fille a fréquenté l'école maternelle de Y.________ (RO) jusqu'au 1 er avril 2015. En 2014 et début 2015, le père a cependant séjourné en Suisse. Durant l'absence du père de Roumanie, le Tribunal civil de Y.________ (RO) a "délégué" l'autorité parentale sur l'enfant à la grand-mère paternelle. Lorsque le père a regagné la Roumanie, il a à nouveau vécu avec sa fille, auprès de sa mère. A.d. Par ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 10 février 2014, le Président du Tribunal d'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a confié la garde de l'enfant à la mère et institué un droit de visite surveillé du père. La mère a sollicité la reconnaissance de ce prononcé auprès des autorités roumaines. Statuant le 3 mars 2015, la Cour d'appel de Z.________ (RO) a rejeté la demande, considérant que la cause avait déjà été jugée par le tribunal roumain, dont le jugement exécutoire l'emportait sur le prononcé postérieur de l'autorité suisse. A.e. Par ordonnance pénale du 24 avril 2014, le Ministère public de l'arrondissement de La Côte a reconnu le père coupable de voies de fait qualifiées, d'injure et de menaces qualifiées à l'endroit de son ex-épouse. A.f. Le 15 octobre 2014, la mère a introduit une action en modification du jugement de divorce en Roumanie, tendant à obtenir l'autorité parentale et le transfert, chez elle, du lieu de résidence de la fille. A.g. Le 17 avril 2015, le père a subi, lors d'une agression, un traumatisme crânien, des contusions cérébrales, ainsi qu'une hémorragie sous-anachnoïdienne. Lors de son admission à l'hôpital, il était en état d'ébriété avancé, était agité et présentait des " phénomènes de sevrage (alcool + drogues) ". Il est demeuré hospitalisé jusqu'au 21 avril 2015. A.h. Le 28 avril 2015, le père a déclaré, par écrit, qu'il consentait à ce que sa fille " voyage en Suisse, accompagnée de sa mère ", spécifiant que ce document " lui était nécessaire à la Police des frontières, afin de sortir du pays, ainsi que partout où il sera nécessaire ". L'autorisation était délivrée pour une année, du 28 avril 2015 au 28 avril 2016. Ce titre a été établi et légalisé en l'étude d'un notaire de Y.________ (RO), lequel a certifié que le père avait compris le contenu de sa déclaration et qu'elle représentait sa volonté. Par déclaration notariée du 12 août 2015, le père a révoqué l'autorisation précitée du 28 avril 2015. A.i. Au mois d'avril 2015, l'enfant est revenue en Suisse avec sa mère. Dès le mois d'août 2015, elle a été scolarisée à l'école primaire de U.________ (VS), en Suisse. A.j. Le 14 août 2015, le père a déposé une requête en retour de l'enfant auprès de l'autorité centrale roumaine. Le 29 février 2016, le Ministère de la justice de Roumaine a signifié à l'Office fédéral de la justice de la Confédération suisse la " demande de restitution " de l'enfant présentée par le père. A.k. Par arrêt du 3 mars 2016, le Tribunal civil de Y.________ a, après avoir procédé à l'audition de témoins et sollicité un rapport de l'autorité de protection de l'enfant, attribué l'autorité parentale et la garde de la fille des parties à la mère, mettant en évidence les antécédents judiciaires du père, sa consommation fréquente d'alcool et de stupéfiants, sa prédisposition au scandale, et sa violence verbale et physique manifestée à l'encontre de son ex-femme. Le tribunal roumain a également exposé que, à la suite du traumatisme crânien subi en avril 2015, le père n'était plus à même de prendre soin de sa fille, que la révocation de l'autorisation du 28 avril 2015, peu de temps après l'avoir consentie, constituait un comportement inconséquent, qu'il était incapable de prendre les décisions de nature à servir le bien de l'enfant et qu'il bénéficiait de l'aide de ses parents.