Citation: 9C_357/2023 E. 4.2.1

4.2.1. En premier lieu, à l'inverse de ce qu'affirme de manière péremptoire le recourant, l'avis du docteur B.________ du 4 juin 2021 a été pris en considération par la juridiction de première instance, qui l'a dûment apprécié. Il ressort à cet égard de ses constatations, fondées sur ledit rapport, que l'assuré est au bénéfice d'une greffe hépatique depuis 2010, qu'il souffre notamment d'une ostéonécrose de la tête fémorale à l'origine d'une coxarthrose sévère, qu'il bénéficie d'une lourde co-médication qui entraîne une fatigabilité très importante et qu'il doit faire preuve d'une adhésion exemplaire à son traitement, sous peine d'un rejet d'organe et donc d'une issue potentiellement fatale à brève échéance (consid. 4a p. 10 de l'arrêt entrepris). L'instance précédente a également admis, toujours en se fondant sur le rapport du docteur B.________ du 4 juin 2021, que le recourant présentait un besoin d'aide pour certains actes de la vie quotidienne. Cela étant, elle a considéré que l'appréciation de la doctoresse C.________ du 30 août 2021, selon laquelle les besoins du recourant pouvaient être assurés au travers des aides telles que celles fournies par NOMAD (Neuchâtel Organise le Maintien à Domicile), dont l'intéressé pouvait bénéficier par l'intermédiaire de son allocation pour impotent et de l'assurance obligatoire des soins, ne prêtait pas le flanc à la critique. A cet égard, en ce qu'il se limite à affirmer, en se référant au courriel du docteur B.________ du 5 juillet 2022, que le soutien que lui apporte son épouse ne peut être remplacé par une institution comme NOMAD, au vu de sa situation psychologique, et qu'il n'y aurait guère d'autre solution que le placement dans un home si son épouse devait travailler, ne serait-ce qu'à temps partiel, le recourant ne met pas en évidence le caractère manifestement inexact ou arbitraire de l'appréciation des preuves opérée par la juridiction cantonale. Ce faisant, il ne s'en prend pas à la considération des premiers juges, selon laquelle l'exercice d'une activité lucrative à 50% par son épouse n'est pas de nature à le priver du soutien moral que celle-ci est en mesure de lui apporter, puisque sa présence à la maison peut demeurer fréquente et régulière. Le recourant ne conteste par ailleurs pas les constatations cantonales selon lesquelles aucun besoin de présence permanente n'a été évoqué au dossier. Quant à son grief relatif à un défaut de "validité probante" de l'avis de la doctoresse C.________ pour le motif qu'elle ne connaîtrait pas sa "situation réelle", il est purement appellatoire. Le Tribunal fédéral n'a dès lors pas à entrer en matière sur celui-ci (ATF 140 III 264 consid. 2.3). Dans ces circonstances, la juridiction cantonale n'a pas violé le droit d'être entendu du recourant en ne donnant pas suite à ses offres de preuves (à savoir l'audition du docteur B.________ et la mise en oeuvre d'une expertise pour déterminer l'importance de son besoin d'assistance dans la vie de tous les jours). On rappellera à ce propos qu'il appartient à l'autorité de mettre un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui permettent de se forger une conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, elle a la certitude que ces dernières ne pourraient plus l'amener à modifier son opinion (ATF 145 I 167 consid. 4.1; 144 II 427 consid. 3.1.3; 141 I 60 consid. 3.3).