Citation: 1C_408/2022 E. 2.1

2.1. Dans l'arrêt querellé, la cour cantonale a constaté que la condition formelle de la signature par la propriétaire de la parcelle concernée de la demande d'autorisation du 20 juillet 2020 n'était pas remplie: la signature avait en réalité été apposée par B.________. La propriétaire de la parcelle pourvue du couvert à voitures n'avait pas non plus manifesté son accord avec la régularisation de la construction non conforme à la zone, ce qui avait conduit le TAPI a déclarer irrecevable la demande d'autorisation de construire. Les juges cantonaux se sont ensuite fondés sur la jurisprudence cantonale qui retient que le retrait de l'accord des copropriétaires en cours de procédure entraîne le défaut d'une condition nécessaire au dépôt d'une requête en autorisation de construire. Ils ont considéré qu'il en allait ainsi à plus forte raison en cas d'absence de tout accord dès l'origine. Dès lors, la décision de refuser de ratifier la construction litigieuse pouvait être confirmée, sans qu'il y ait lieu d'entrer en matière sur les griefs de fond soulevés par les recourants. A titre superfétatoire, ceux-ci ont cependant été examinés par la cour cantonale pour arriver à la conclusion que la construction litigieuse, non conforme à la zone, ne pouvait faire l'objet d'aucune dérogation et que le principe de la proportionnalité était respecté.