Citation: I 199/04 10.02.2006 E. 2

2.1 La juridiction cantonale a implicitement considéré que la «décision incidente» prise par l'office AI le 28 novembre 2003 était une décision attaquable au sens de l'art. 5 PA et qu'elle pouvait faire l'objet d'un recours direct devant le tribunal cantonal des assurances en vertu de l'art. 52 al. 1 LPGA a contrario. Sur le fond, elle a jugé qu'au plan neurologique, la situation médicale de l'assuré était claire et qu'elle ne nécessitait donc pas des investigations supplémentaires. Elle a en revanche admis qu'il fallait requérir des éclaircissements sur trois au-tres points : l'éventualité d'une atteinte à la santé psychique, les effets de l'herpès récidivant dont l'assuré était atteint au visage, et enfin l'opportunité d'une intervention chirurgicale pour traiter les troubles radiculaires. Pour répondre à ces questions, l'office AI était invité à mandater deux experts pratiquant dans la région où habitait l'assuré, de même qu'à recueillir des renseignements complémentaires auprès du docteur D.________, médecin traitant, pour l'atteinte dermatologique. 2.2 En substance, l'office AI fait valoir qu'une expertise pluridisciplinaire par le COMAI constitue au contraire la mesure d'instruction la plus appropriée pour statuer sur les droits de M.________. Lorsqu'un assuré souffrait de plusieurs atteintes à la santé différentes comme en l'espèce, il était plus judicieux d'examiner la situation selon une approche pluridisciplinaire, plutôt que de faire appel à divers experts indépendants. 2.3 L'intimé, pour sa part, soutient que le jugement cantonal n'est pas susceptible de faire l'objet d'un recours séparé de la part de l'administration, faute de remplir les conditions posées par l'art. 45 al. 2 let. f PA. Au surplus, il estime que les modalités des mesures d'instruction complémentaire prescrites par les premiers juges ne prêtent pas flanc à la critique.