Citation: 2C_256/2024 E. 5.5.3

5.5.3. Le recourant prétend encore qu'il risquerait de subir des traitements inhumains et dégradants s'il retournait au Sri Lanka, ce qui constituerait une raison personnelle majeure qui doit être examinée dans le présent contexte (cf. supra consid. 1.4). Sur ce point, les juges cantonaux ont retenu que le recourant n'avait pas suffisamment démontré dans quelle mesure il serait réellement en danger en cas de retour dans son pays d'origine en raison du fait qu'il serait un opposant au régime politique et aurait participé à des manifestations. Il apparaissait plutôt, selon eux, que les allégations formulées pour la première fois au stade du recours au Tribunal cantonal, l'étaient pour les besoins de la procédure. Au demeurant, il ressort de l'arrêt entrepris, qui se réfère au site internet du Département fédéral de l'Intérieur, que si des tensions étaient encore présentes dans la région du Nord du Sri Lanka, la situation n'en était toutefois pas particulièrement chaotique. Dans son mémoire, le recourant présente sa vision de la situation géopolitique au Sri Lanka par le biais d'allégations générales, et indique en substance que le risque d'arrestation, de persécution et de torture est avéré, comme le démontre la lettre de l'avocat sri-lankais produite au Tribunal cantonal. Or, ce document, indiquant que le recourant aurait participé à diverses manifestations en 2016, 2017 et 2018, serait activement recherché depuis et aurait été contraint de fuir son pays en date du 22 juillet 2020 en raison des fortes pressions et menaces qui pesaient sur lui, a été spécifiquement examiné par le Tribunal cantonal et écarté, faute de valeur probante accrue. En effet, les juges cantonaux ont précisé qu'il avait été communément admis par le recourant qu'il était venu en Suisse le 22 juin 2020, à la suite de son mariage, de sorte que ce document était en contradiction avec le dossier de la cause. Le recourant se contente à nouveau de substituer sa propre appréciation des preuves à celle de l'instance inférieure, sans avoir invoqué et démontré l'arbitraire, ce qui n'est pas admissible. Le recourant ne fait en revanche valoir aucun autre élément probant. Au contraire, il invoque également dans son mémoire, en lien avec son grief relatif aux mariage forcé, avoir été contraint de rompre sa formation qui allait lui permettre de se prendre en charge au Sri Lanka, pour rejoindre la Suisse, alors qu'il menait une "vie tranquille" dans son pays, ce qui est pour le moins contradictoire avec ce qu'il invoque dans le présent contexte. Dans ces conditions, le Tribunal cantonal a nié, à juste titre, l'existence de raisons personnelles majeures en lien avec la réintégration du recourant dans son pays d'origine.