Citation: 1C_693/2017 E. 5.3.1

5.3.1. Selon les recourants, en écartant ainsi la possibilité d'élargir la Baye de Clarens à la hauteur du pont de la rue du Lac - alors que celle-ci serait prévue par le nouveau PGA -, pour des motifs exclusivement financiers, le Tribunal cantonal aurait violé l'art. 3 al. 1 LACE, qui donne la priorité aux mesures d'entretien et de planification. Cela étant, à l'examen des copies du PGA versées au dossier et contrairement à ce qu'avancent les recourants, il n'apparaît pas d'emblée évident que ce plan figure une bande affectée à la zone naturelle le long de la partie inférieure de la Baye de Clarens; il est encore moins établi que cette bande aurait le cas échéant été planifiée "dans le but d'élargir l'espace réservé au cours d'eau" - comme l'allèguent péremptoirement les recourants - et non pour d'autres motifs, liés par exemple à la protection de la berge. L'élargissement préconisé par les recourants ne relève quoi qu'il en soit pas d'une mesure d'aménagement, respectivement de planification, au sens où l'entend l'art. 3 al.1 LACE (sur la différence entre les textes allemand, d'une part, français et italien, de l'autre, cf. HEPPERLE, op. cit., n. 8 ad art. 3 LACE). Cette disposition vise en effet la mise en oeuvre de mesures passives ( ibid., n. 38) : il faut prioritairement "tenter de maîtriser les risques sans aménager les eaux" (Message du Conseil fédéral du 25 mai 1988 relatif au second train de mesures pour une nouvelle répartition des tâches entre la Confédération et les canton, FF 1988 1350, ch. 443); dans ce contexte, on pense spécialement à la détermination des zones à risques (carte de dangers) et à l'introduction, dans celles-ci, d'interdictions de construire ( ibid.; cf. également HEPPERLE, op. cit., n. 8 ad art. 3 LACE). Pour ce motif déjà, on ne saurait voir dans le refus de l'élargissement une violation de l'art. 3 al. 1 LACE.