Citation: 6B_987/2017 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a repris à son compte les considérants de l'ordonnance du 6 mars 2017 concernant la requête d'expertise formulée par le recourant. Elle a estimé qu'aucun élément au dossier ne permettait de douter de manière sérieuse de la responsabilité pleine et entière du recourant au moment des faits, ni en raison du cannabis ingéré, ni relativement à un éventuel état dépressif. Selon l'autorité précédente, si la consommation de stupéfiants était avérée, rien n'indiquait que le recourant n'eût pas été maître de lui-même le soir des faits, ce que ses propres déclarations devant les juges de première instance avaient confirmé. En outre, il ne ressortait d'aucun document que son prétendu problème de dépendance au cannabis aurait eu une incidence sur sa faculté d'apprécier le caractère illicite des actes commis ou de se déterminer d'après cette appréciation. S'agissant de l'état dépressif allégué par le recourant, aucune pièce ni déclaration - en particulier celles de ce dernier, de sa mère ou de sa soeur - n'indiquaient que les faits qui lui étaient reprochés auraient été consécutifs à d'éventuels troubles psychologiques. De tels troubles n'avaient d'ailleurs jamais été sérieusement allégués, aucune preuve médicale n'ayant été versée au dossier. Les déclarations de la Dresse M.________, psychiatre traitant le recourant, tendaient à faire penser qu'il aurait connu un "état dépressif" pendant l'année et demie durant laquelle il n'étudiait plus et ne travaillait pas. Il s'agissait cependant d'une période de sa vie bien antérieure à l'accident, durant laquelle la Dresse M.________ ne le suivait pas encore, non plus qu'un autre thérapeute. De surcroît, à supposer que le recourant eût connu un épisode dépressif avant les événements du 13 novembre 2013, celui-ci n'aurait pas encore été constitutif d'un grave trouble mental ou d'une maladie psychiatrique qui aurait été de nature à altérer la responsabilité pénale de l'intéressé, en particulier sa capacité volitive, étant précisé qu'à l'époque des faits, il avait un emploi, aidait sa mère pour la conciergerie de l'immeuble et fonctionnait donc normalement dans la vie courante. Concernant le comportement du recourant au moment des faits - lequel aurait supposément été en contradiction manifeste avec sa personnalité telle que décrite par sa mère, sa soeur et sa thérapeute -, la cour cantonale a relevé qu'il était notoire qu'un jeune adulte adopte un comportement différent dans le cadre familial, notamment si on lui confie un enfant en bas âge à véhiculer, de celui observé entre copains, en sortie, en soirée et au volant d'une voiture puissante. Enfin, selon la cour cantonale, les différents troubles que le recourant aurait ressentis après les faits n'avaient aucun impact sur sa responsabilité pénale au moment de la commission des infractions et n'avaient pas à être examinés. En définitive, l'autorité précédente a considéré qu'il n'existait aucun doute relatif à la pleine responsabilité du recourant.