Citation: 8C_1/2008 22.10.2008 E. 2

On traitera en premier lieu l'allocation d'indemnités journalières pour la période du 2 juillet 1998 au 25 mai 1999. 2.1 L'assuré totalement ou partiellement incapable de travailler (art. 6 LPGA) à la suite d'un accident a droit à une indemnité journalière (art. 16 al. 1 LAA). Le droit naît le troisième jour qui suit celui de l'accident; il s'éteint dès que l'assuré a recouvré sa pleine capacité de travail, dès qu'une rente est versée ou dès que l'assuré décède (art. 16 al. 2 LAA). Est réputée incapacité de travail toute perte, totale ou partielle, de l'aptitude de l'assuré à accomplir dans sa profession ou son domaine d'activité le travail qui peut raisonnablement être exigé de lui, si cette perte résulte d'une atteinte à la santé physique, mentale ou psychique (art. 6, 1ère phrase, LPGA). 2.2 L'intimée a supprimé le droit de l'assuré à l'indemnité journalière à partir du 2 juillet 1998 en se fondant sur l'avis de son médecin d'arrondissement (rapport du docteur K.________ du 1er juillet 1998). La juridiction cantonale a confirmé ce point de vue en relevant qu'elle n'avait aucun motif de remettre en cause la valeur probante de cette appréciation. En particulier, le fait que l'assuré avait continué de se plaindre de douleurs à la cheville gauche qui ont conduit par la suite les médecins à entreprendre des investigations radiologiques plus poussées ne permettait pas d'établir l'existence d'une incapacité de travail avant l'intervention du 26 mai 1999. Le recourant estime de son côté qu'il est absurde d'admettre qu'il était capable de travailler juste après la survenance de son accident alors qu'il ne l'était plus, à raison de la même atteinte à la santé, 10 mois plus tard.