Citation: 6B_474/2022 E. 2.5

2.5. La cour cantonale a considéré que la faute du recourant était grave. Il s'était attaqué à l'intégrité sexuelle, à l'intégrité physique et à la liberté de son épouse, parfois même devant leurs deux jeunes enfants. Il n'avait pas hésité à recourir à la force physique, ainsi qu'à des pressions psychiques, pour asseoir sa domination, durant une longue période, faisant fi des répercussions que ses actes pourraient avoir sur l'intimée, qui avait dû être suivie au plan psychiatrique. Ses mobiles étaient futiles et égoïstes, dès lors qu'il n'avait cherché qu'à satisfaire ses pulsions pour les infractions à caractère sexuel et qu'il avait cédé à une colère mal maîtrisée s'agissant des violences. Sa situation personnelle n'expliquait aucunement ses agissements, étant rappelé qu'il se présentait comme un pilier dans l'éducation de ses enfants. En outre, sa collaboration à la procédure avait été mauvaise, dans la mesure où il avait contesté en bloc l'intégralité des faits qui lui étaient reprochés, tout en accablant son épouse. Sa prise de conscience était inexistante. Le recourant n'avait toutefois aucun antécédent. Compte tenu de la gravité des faits, de l'absence de prise de conscience et de la nécessité de dissuader ce dernier de réitérer ses agissements à l'avenir, la cour cantonale a prononcé, pour l'infraction de viol, une peine privative de liberté de trois ans et demi. Elle a estimé qu'une peine pécuniaire apparaissait suffisante pour sanctionner les infractions de séquestration et de lésions corporelles simples, qui entraient en concours. Elle a ainsi prononcé une peine pécuniaire de 180 jours-amende à 40 fr. le jour. Enfin, elle a confirmé l'amende, incontestée, infligée en première instance pour voies de fait.