Citation: 2C_85/2018 E. 6.2

6.2. Quant au projet de mariage dont fait état la recourante, l'arrêt attaqué retient qu'au vu des pièces produites, celui-ci n'apparaissait pas imminent. La recourante ne prétend pas que les pièces produites sur le plan cantonal démontreraient des démarches concrètes en vue du mariage et qu'elles auraient été appréciées de manière erronée par les juges cantonaux. Elle se contente de prétendre que son compagnon, s'il avait été entendu, aurait pu expliquer les démarches effectuées en vain, afin de déclencher la procédure préparatoire de mariage, et le caractère sincère de ce projet. Une telle position ne permet pas de retenir l'arbitraire ou une violation du droit à la preuve. En effet, il appartenait à la recourante de produire, devant l'instance cantonale, les éléments propres à démontrer que des démarches concrètes en vue du mariage avaient été accomplies. Elle ne saurait se retrancher derrière une demande d'audition de son compagnon. Affirmer, comme elle le soutient, qu'elle n'avait alors pas de raison de produire de telles pièces, alors qu'elle avait fait état de cette relation devant le Tribunal cantonal pour appuyer sa demande d'autorisation de séjour et qu'elle affirme à présent que des démarches en vue d'un mariage avaient alors déjà été accomplies confine à la témérité. Les pièces nouvelles qu'elle produit devant le Tribunal fédéral, qui se limitent du reste à des déclarations écrites des concubins et d'une pièce postérieure à l'arrêt attaqué, sont à ce stade irrecevables (art. 99 al. 1 LTF). Quant au fait que le couple projette sincèrement un jour de se marier, il n'est pas de nature à justifier l'octroi d'un titre de séjour à la recourante, en l'absence d'éléments démontrant un projet concret.