Citation: 6B_854/2020 E. B

Par arrêt du 24 juin 2020, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté le recours formé par A.________ à l'encontre de l'ordonnance de non-entrée en matière précitée. Elle a retenu en substance les faits suivants. B.a. D.________, né en 1918, a eu trois enfants de son union avec J.________, soit B.________, K.________ et E.________, domiciliés en Espagne. Durant cette union, D.________ a entretenu une relation extra-conjugale avec F.________, laquelle a donné naissance, en 1967, à H.________, résident xxx. A la demande de D.________, le frère de celui-ci, G.________, a reconnu H.________ comme étant son fils. Les enfants B.________ E.________ K.________ n'ont été informés qu'en 1999 du fait que H.________ était leur demi-frère. G.________ et D.________ disposaient d'une certaine fortune, chacun ayant hérité, en 1982, de 14.7 millions de francs environ. B.b. G.________ est décédé en juillet 1999, laissant pour héritiers ses quatre " neveux " ainsi que sa petite-nièce C.________, fille de B.________, domiciliée au Royaume-Uni. Le notaire A.________, exécuteur testamentaire du défunt, a accompli diverses démarches tendant à la dévolution de la succession - 25 millions de francs environ - aux précités. En 2011, les enfants B.________ et C.________ ont déposé plainte pénale contre A.________ du chef, notamment, d'abus de confiance et gestion déloyale. En substance, ils ont allégué, entre autres griefs, qu'ils venaient de découvrir que la liquidation de la succession de leur (grand) oncle avait été entachée de graves irrégularités (interventions du notaire au nom/sur mandat exclusif de H.________, établissement d'un acte de partage inexact/incomplet, etc.) dont ils déduisaient avoir été spoliés d'une partie de leur héritage au profit du prénommé et/ou de A.________. Cette procédure a abouti, après quatre ans d'instruction, à un classement, au motif que les actes incriminés étaient prescrits. B.c. Parallèlement, après le décès de J.________, D.________ a épousé F.________ le 7 janvier 2011. Au mois d'octobre de cette même année, le précité et H.________ ont déposé une action en constatation de paternité auprès du Tribunal de première instance du canton de Genève. Lors de l'audience du 13 décembre 2011 par-devant le juge civil, l'avocat de D.________, Me I.________, a indiqué que son mandant, qui n'était pas présent, n'avait pas été " en état de [lui] signer une procuration vendredi dernier. [Il] [en] déposerai[t] une (...) dès que possible ". Le 13 décembre 2011, A.________ s'est rendu au domicile de D.________ pour lui faire signer ladite procuration; cela fait, il l'a légalisée. Par jugement du 6 janvier 2012, le Tribunal de première instance a constaté que D.________ était le père de H.________. Le 5 janvier précédent, D.________ s'était rendu à l'hôpital U.________ pour une consultation en urgence. D'après le compte-rendu rédigé à cette occasion, le prénommé souffrait, entre autres antécédents médicaux, de démence. En avril 2012, K.________ et E.________ ont déposé une demande de mise sous tutelle de leur père, aux motifs que ce dernier, dont l'état de santé ne cessait de se dégrader, se trouvait sous l'emprise de F.________ et H.________, lesquels l'avaient coupé de toute relation avec les autres membres de sa famille et lui avaient fait signer plusieurs documents qu'il n'était pas en mesure de comprendre, dans le but d'obtenir une mainmise sur ses biens. B.d. D.________ a été hospitalisé à l'hôpital U.________ du 19 mai au 7 juin 2012, date de son décès. Durant son séjour, deux décisions d'abstention de réanimation en cas d'arrêt cardio-respiratoire ont été prises, la première (le 19 mai) à la suite d'une discussion entre le personnel médical et " [le] fils " du patient, et, la seconde (le 22 suivant), en " présence de la fille ". B.e. Le 5 décembre 2013, B.________ et C.________ ont déposé plainte pénale contre, notamment, A.________. En substance, elles expliquaient avoir obtenu une copie de la procédure d'action en constatation de paternité en automne 2013. Elles éprouvaient des doutes quant à l'authenticité de la signature prétendument apposée par leur père et grand-père sur la procuration établie en faveur de Me I.________. En effet, l'affirmation de A.________ - dans sa missive adressée au Tribunal civil - selon laquelle leur père et grand-père aurait été capable d'accomplir, le 13 décembre 2011, un tel geste et d'en saisir la portée était difficilement conciliable avec le fait que l'intéressé souffrait, à cette même époque, de démence, qu'il n'avait pas été en mesure, d'après Me I.________, de signer, quatre jours plus tôt, un tel document et qu'il ne s'était pas présenté à l'audience du 13 décembre 2011. En commettant vraisemblablement un faux dans les titres, le notaire avait, comme par le passé, cherché à favoriser H.________, " cette fois-ci " en l'aidant à " faire établir un lien de filiation avec [...] D.________, dont la succession allait prochainement s'ouvrir au vu de l'état de santé de ce dernier ". Par ailleurs, les circonstances ayant entouré le décès de leur père et grand-père étaient troublantes. En effet, plusieurs décisions relatives à la prise en charge thérapeutique de ce dernier avaient été prises à leur insu, à savoir l'ordre d'abstention de réanimation et le refus d'acharnement thérapeutique. B.________ se trouvait en Espagne jusqu'au 4 juin 2012, date à laquelle elle avait appris l'hospitalisation de son père, " soit lorsque son état de santé était sans appel ". Elle ne pouvait, au vu de cette chronologie, être " la fille " évoquée dans le second ordre d'abstention de réanimation. Seuls H.________ et F.________ se trouvaient à V.________ à l'époque de ces décisions ". De là, à considérer que la mort de [D.________] a[vait] été accélérée afin d'éviter que la procédure de mise sous tutelle aboutisse et qu'un éventuel tuteur découvre ", au vu de l'état de santé précaire du prénommé, la falsification de la signature apposée sur la procuration susvisée, " il n'y a[vait] qu'un pas qu'on [était] bien tenté de franchir, au [regard] de la chronologie des événements et considération faite des nombreuses découvertes réalisées ces dernières années, ainsi que des comportements adoptés tant par Me A.________ que par [...] H.________ depuis l'ouverture de la succession de feu G.________ en 1999 [...] [I]l ne s'agi[ssai]t naturellement que d'hypothèses "; seule une instruction permettrait de les (in) valider. B.f. Le 8 août 2017, après avoir entendu A.________ et obtenu une expertise graphologique concluant qu'il était " mille fois plus probable " que la signature querellée soit de la main de D.________ plutôt que d'un tiers, le procureur a classé la plainte de B.________ et C.________ au motif qu'il n'existait aucun soupçon justifiant une mise en accusation (art. 310 al. 1 let. a CPP). Le recours formé par B.________ contre cette décision a été rejeté par la Chambre pénale de recours de la Cour de justice le 13 décembre 2017. Le 17 avril 2018, le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours interjeté par la précitée contre l'arrêt cantonal du 13 décembre 2017 (arrêt 6B_102/2018).