Citation: 5A_914/2023 E. 1

Le considérant relatif à la pension alimentaire indique en particulier que la pension due aux enfants mineurs est fixée dans la proportion de 7.01 du salaire minimum national, ce qui correspondait, à l'époque du jugement, à un montant de 6'129,25 réaux brésiliens (BRL). Le juge brésilien a notamment relevé qu'une pension provisoire avait préalablement été fixée dans cette proportion, soit à hauteur d'un tiers du revenu du débirentier, qui travaillait alors auprès de la Banque E.________. Il a retenu que cette pension respectait les principes de "raisonnabilité et de proportionnalité" (selon la traduction admise en procédure cantonale) devant le guider et qu'elle suffisait à maintenir le train de vie antérieur des enfants, de sorte qu'il convenait de la maintenir à titre définitif. A.b.b. Par arrêt du 22 mars 2017, la Cour de Justice de l'Etat de São Paulo a confirmé le montant de la pension en faveur des enfants mineurs fixée par l'autorité précédente. Cet arrêt est devenu définitif le 11 août 2017. Dans cet arrêt, le juge brésilien a indiqué que l'obligation alimentaire était subordonnée aux besoins du créancier et aux ressources du débiteur (art. 1.694, 1 er par. Codigo Civil Brasileiro, Lei N° 10.406 du 10 janvier 2002, lequel dispose que la pension alimentaire est fixée en proportion des besoins du demandeur et des ressources de l'obligé). Il a en outre précisé que les besoins des mineurs étaient présumés, conformément à la jurisprudence brésilienne. Il a considéré que les ressources du débirentier étaient connues au moment de la reddition du jugement de première instance et que les pensions avaient été correctement fixées. Il a relevé que le motif invoqué par le débirentier à l'appui de sa conclusion en réduction du montant de la pension, à savoir le fait qu'il se trouvait désormais au chômage, ne permettait pas la réforme du jugement précédent dans la mesure où il s'agissait d'un fait postérieur à celui-ci. Il a cependant précisé que le débirentier pourrait obtenir certaines aides sociales en Suisse, ainsi qu'une nouvelle source de revenu et que, dans l'hypothèse où son chômage persisterait, rien ne l'empêchait de déposer une action en révision de la pension alimentaire, dont l'objectif serait d'examiner les modifications de ses ressources financières. A.b.c. Depuis le mois de mars 2019, A.________ verse à B.________ un montant mensuel de 2'000 BRL à titre de contribution d'entretien pour les deux enfants.