Citation: 1P.725/1999 29.02.2000 E. 1

1.- Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité du recours de droit public (ATF 125 I 14 consid. 2a p. 16, 253 consid. 1a p. 254, 412 consid. 1a p. 414 et les arrêts cités). a) Selon la jurisprudence relative à l'art. 88 OJ, a seul qualité pour agir celui qui est atteint par l'acte attaqué dans ses intérêts personnels et juridiquement protégés, garantis soit directement par un droit fondamental spécifique, soit par une règle de droit fédéral ou cantonal. L'interdiction générale de l'arbitraire découlant de l'art. 4 aCst. ne confère pas à elle seule la légitimation exigée par l'art. 88 OJ; le recourant doit encore se trouver dans la sphère de protection des normes dont il se prévaut (ATF 123 I 41 consid. 5b p. 42; 122 I 44 consid. 2b p. 45 s et 3b/bb p. 47; 121 I 267 consid. 2 p. 268 s; cf. aussi ATF 125 II 86 consid. 3a p. 93 s). A défaut de qualité sur le fond, le recourant peut se plaindre de la violation de garanties de procédure équivalant à un déni de justice formel. Dans un tel cas, l'intérêt juridiquement protégé exigé par l'art. 88 OJ découle non pas du droit de fond, mais du droit de participer à la procédure tel qu'il est reconnu par le droit cantonal ou, directement, par la Constitution. Un tel droit existe lorsque le recourant avait qualité de partie en procédure cantonale (ATF 125 II 86 consid. 3b p. 94; 123 I 25 consid. 1 p. 26 s; 122 I 267 consid. 1b p. 270; 121 I 218 consid. 4a p. 223 et les arrêts cités). Selon cette jurisprudence, la recourante a qualité pour agir en tant qu'elle invoque des droits fondamentaux spécifiques et une application arbitraire de l'art. 33 CPP/VS, puisqu'elle est partie à la procédure cantonale portant sur la récusation. Il n'y a donc pas lieu de s'interroger sur le maintien de cette jurisprudence après l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2000, de la Constitution fédérale du 18 avril 1999 (Cst. ). Par contre, en tant qu'elle critique le fait que l'arrêt attaqué n'a pas alloué de dépens à son avocat d'office, elle n'a pas elle-même d'intérêt personnel juridiquement protégé. Sur ce point, le recours est donc irrecevable. b) Les autres conditions posées à la recevabilité du recours de droit public sont satisfaites. En particulier, s'agissant d'une question portant sur l'organisation de la procédure, selon la jurisprudence constante, les conditions de l'art. 87 OJ ne s'appliquent pas (cf. ATF 117 Ia 396 consid. 2 p. 399 et les arrêts cités). Sous la réserve mentionnée, le recours est recevable.