Citation: 2C_225/2018 E. 4.1

4.1. Le canton perçoit pour lui-même et pour les communes, un impôt sur tout ce qui est attribué en vertu du droit successoral, en application des art. 457 à 640 CC (art. 111 LF/VS). Le taux de l'impôt est de 10% pour les parts attribuées dans la parentèle des pères et mères, 15% pour les parts attribuées dans la parentèle des grands-parents, 20% pour les parts attribuées dans la parentèle des arrière-grands-parents et 25% pour les autres attributions (art. 116 al. 1 LF/VS). Aux termes de l'art. 117 al. 1 LF/VS, l'impôt sur les successions est percevable dès l'ouverture de la succession. Le droit d'ouvrir une procédure de taxation se prescrit par cinq ans dès la connaissance par le fisc de l'ouverture de la succession ou de la donation mais en tout cas par dix ans (art. 117 al. 3 LF/VS). L'impôt est dû par le bénéficiaire de l'attribution imposable (art. 118 al. 1 LF/VS). L'art. 147 LF/VS prévoit certaines spécificités pour la procédure de taxation de l'impôt sur les successions. Ainsi, cet impôt est perçu globalement auprès de la masse successorale pour tous les héritiers et légataires (al. 1). Les personnes chargées de la liquidation sont tenues de déduire les impôts de l'attribution avant le paiement (al. 2). A l'égard des autorités fiscales les personnes chargées de la liquidation sont présumées avoir un pouvoir de représentation de tous les héritiers et légataires (al. 3).