Citation: 4C.169/2001 22.08.2001 E. 1

Par courrier du 1er mars 1999, X.________ a reproché à A.________ de s'être, par son départ du bureau le 26 février précédent, lui-même "exclu avec effet immédiat de (son) poste de travail". Le 4 mars 1999, l'assurance de protection juridique Z.________, intervenant au nom de A.________, a écrit à X.________ pour lui réclamer notamment le paiement des salaires de février et mars 1999 ainsi que d'un solde de vacances non prises; ce courrier ne faisait pas référence à l'écriture de X.________ du 1er mars 1999. Egalement par pli du 4 mars 1999, le conseil de X.________ a fait grief à A.________ d'avoir abandonné son emploi à l'issue de l'entretien du 26 février 1999 et a sommé l'intéressé de communiquer à l'employeur des informations concernant son activité et son emploi du temps accompagnées d'un listing détaillé de sa clientèle. Ces griefs et cette sommation ont été transmis à l'assurance Z.________ par lettre du 8 mars 1999. Le vendredi 5 mars 1999, A.________ s'est rendu dans les locaux de X.________ afin de reprendre son service. Comme C.________ n'était pas présent, le travailleur a quitté les lieux. Il s'est présenté à nouveau auprès de son employeur le lundi 8 mars 1999 au matin, accompagné d'un témoin. Invoquant un abandon d'emploi, C.________ a refusé que A.________ recommence son activité. Le conseil de X.________ a confirmé cette position par une écriture du 8 mars 1999 adressée à l'assurance de protection juridique de l'employé.