Citation: 5A_723/2022 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la cour cantonale a admis que le juge de paix n'avait pas interpellé l'intéressé avant de rendre sa décision, de sorte que celui-ci n'avait pas pu se déterminer sur la requête du curateur et sur la liquidation de ses biens mobiliers, ce qui était susceptible de constituer une violation de son droit d'être entendu. Elle a cependant relevé que, par avis du 23 juin 2022, elle lui avait octroyé un délai de trente jours pour se déterminer sur ladite requête. Il importait peu que ce courrier, notifié à l'adresse de sa maison à U.________, fût venu en retour, car si, depuis son expulsion, son domicile apparaissait inconnu, il avait indiqué comme adresse de notification celle de ladite maison, que ce soit, par exemple, dans son recours ou dans un courrier subséquent adressé au juge de paix le 21 juin 2022, soit deux jours avant l'avis du 23 juin 2022. Considérant que, lorsqu'une partie indique une adresse de notification à l'autorité, la communication doit en principe intervenir à l'adresse donnée, sous peine d'être irrégulière (cf. ATF 144 IV 64 consid. 2.3; 139 IV 228 consid. 1.2), l'autorité cantonale a jugé que son avis du 23 juin 2022 devait effectivement être envoyé à l'adresse transmise par le recourant. Une éventuelle violation de son droit d'être entendu en première instance aurait ainsi été réparée devant elle, puisqu'elle jouissait d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit.