Citation: 1C_175/2024 E. 2.2

2.2. La recourante estime qu'il n'y aurait pas d'indication suffisante quant à l'existence d'une infraction préalable à celle de blanchiment. Il ressort toutefois clairement de l'arrêt attaqué que les soupçons de l'autorité requérante portent sur des actes de corruption. Les contestations de la recourante à cet égard (notamment à propos de la détermination de l'ayant droit économique des comptes et sociétés impliquées, et des dates des transactions suspectes) sont sans pertinence dès lors que l'autorité requérante peut faire état de simples soupçons, sans avoir à les prouver ni même à les rendre vraisemblables (ATF 130 II 329 consid. 5.2), une argumentation à décharge n'étant pas recevable dans le cadre de la procédure d'entraide judiciaire (arrêt 1C_446/2020 du 30 septembre 2020 consid. 2.2). La recourante reproche par ailleurs au MPC d'avoir omis la pesée d'intérêts qui doit être effectuée pour admettre la présence d'enquêteurs étrangers (art. 65a al. 3 EIMP). Dès lors que les documents litigieux doivent être transmis en vertu de la décision de clôture du MPC, le grief n'a plus d'actualité. Quoiqu'il en soit, une pesée d'intérêts a bien eu lieu puisque les instances précédentes ont considéré que les garanties fournies (un engagement de confidentialité et des garanties explicites figurant dans la demande d'entraide elle-même) permettaient d'éviter une utilisation prématurée des renseignements obtenus.