Citation: 2A.210/2000 06.11.2000 E. 1

1.- a) Selon l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, le recours de droit administratif n'est pas recevable en matière de police des étrangers contre l'octroi ou le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas de droit. En principe, l'étranger n'a pas droit à l'autorisation de séjour. Ainsi, le recours de droit administratif est irrecevable, à moins que ne puisse être invoquée une disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité, accordant le droit à la délivrance d'une telle autorisation (ATF 126 I 81 consid. 1a p. 83). b) D'après l'art. 7 al. 1 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142. 20), le conjoint étranger d'un ressortissant suisse a droit à l'octroi et à la prolongation de l'autorisation de séjour, à moins qu'il n'existe un motif d'expulsion. L'art. 8 par. 1 CEDH, qui garantit le droit au respect de la vie familiale, confère en principe aussi un tel droit, à condition que la relation entre l'étranger et un membre de sa famille ayant le droit de s'établir en Suisse soit étroite et effective (ATF 122 II 289 consid. 1b p. 292 et les arrêts cités). c) L'intéressé est marié à une Suissesse et il est le père d'un enfant suisse. Sa relation avec son épouse et son enfant semble en outre être effectivement vécue. Il peut donc se prévaloir, pour l'octroi de l'autorisation de séjour, aussi bien de l'art. 7 al. 1 LSEE que de l'art. 8 CEDH. Le recours de droit administratif est donc recevable. Savoir si les conditions pour la délivrance d'une autorisation de séjour sont, ou non, remplies, est une condition de fond et non de recevabilité (ATF 120 Ib 6 consid. 1 p. 8).