Citation: 2A.306/2000 09.01.2001 E. A

A.- Le 24 mars 1997, PL.________, ressortissant suisse né le 5 novembre 1953, a présenté une demande de prolongation de visa en faveur de SB.________, ressortissante marocaine, née le 27 août 1971, dont la carte de légitimation était échue depuis le 1er janvier 1996. Il a déclaré vivre avec elle depuis le 1er décembre 1995 et vouloir l'épouser car elle était enceinte. Le mariage a été célébré le 25 juillet 1997. Le 7 août 1998, SL.________ s'est vu délivrer une autorisation de séjour à l'année, valable jusqu'au 24 juillet 1998. Dans une lettre du 30 septembre 1997 à l'Office cantonal de la population du canton de Genève (ci-après: l'Office cantonal), PL.________ a indiqué que sa femme avait quitté le domicile conjugal le 21 septembre 1997. A cette date, les époux L.________ avaient rencontré M.________, ressortissant marocain né le 20 juin 1966, qui prétendait entretenir des relations intimes avec SL.________ depuis plus de trois ans. Par acte du 8 octobre 1997, PL.________ a déposé une demande en divorce auprès du Tribunal de première instance du canton de Genève (ci-après: le Tribunal de première instance). Le 24 octobre 1997, SL.________ a donné naissance à une fille: X.________. Le 25 février 1998, PL.________ a introduit une action en désaveu de paternité. Une expertise du 30 octobre 1998 a conclu que la paternité de PL.________ sur X.________ était pratiquement établie. Par décision du 26 novembre 1998, l'Office cantonal a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de SL.________ en se fondant notamment sur l'art. 7 al. 2 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142. 20) et imparti à l'intéressée un délai échéant le 26 février 1999 pour quitter le territoire genevois. Il a considéré que le mariage des époux L.________ avait été célébré dans l'unique but de permettre à SL.________ d'obtenir une autorisation de séjour et de rester sur territoire genevois.