Citation: 4D_91/2009 30.09.2009 E. 1

1.1 Devant l'autorité précédente, le litige ne portait que sur un solde de 9'276 fr. 05, entièrement contesté. La valeur litigieuse minimale requise par l'art. 74 al. 1 let. b LTF n'étant pas atteinte, le recours en matière civile n'était pas ouvert, étant observé que l'on ne se trouve dans aucun des cas prévus par l'art. 74 al. 2 LTF. C'est donc à juste titre que le recourant a interjeté un recours constitutionnel subsidiaire, puisque le recours ordinaire ne lui était pas ouvert (art. 113 LTF). 1.2 Interjeté par la partie qui a succombé dans ses conclusions libératoires et qui a un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision (art. 115 LTF), le recours déposé dans le délai (art. 117, 100 al. 1 et 48 al. 1 LTF) et la forme (art. 42 LTF) prévus par la loi, est en principe recevable, puisqu'il est dirigé contre une décision finale (art. 117 et 90 LTF; arrêt 4A_346/2008 du 6 novembre 2008 consid. 4.3.1) rendu par une autorité cantonale de dernière instance (art. 113 LTF). Conformément au droit cantonal, la Commission de taxation a statué en instance unique (art. 38 al. 2 de la loi genevoise sur la profession d'avocat du 26 avril 2002 [E 6 10]). L'art. 75 al. 2 LTF, applicable par le renvoi de l'art. 114 LTF, exige cependant, en matière civile, que les cantons instituent un recours devant un tribunal supérieur; cette disposition n'étant pas encore en vigueur (art. 130 al. 2 LTF), le modèle genevois ne contrevient actuellement pas au droit fédéral. 1.3 Le recours subsidiaire ne peut être interjeté que pour violation des droits constitutionnels (art. 116 LTF). La partie recourante doit indiquer quel droit constitutionnel aurait été violé et montrer, par une argumentation circonstanciée, en quoi consiste la violation (cf. ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261 s.). Le Tribunal fédéral ne peut examiner la violation d'un droit de rang constitutionnel ou un grief constitutionnel en relation avec l'application du droit cantonal que si le grief a été invoqué et suffisamment motivé dans l'acte de recours (art. 106 al. 2 LTF applicable par le renvoi de l'art. 117 LTF). 1.4 Le Tribunal fédéral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 118 al. 1 LTF). Il ne peut s'en écarter que s'ils ont été établis en violation d'un droit constitutionnel (art. 118 al. 2 et 116 LTF), ce que la partie recourante doit invoquer avec précision (art. 106 al. 2 LTF applicable par le renvoi de l'art. 117 LTF). Aucun fait nouveau ou preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision attaquée (art. 99 al. 1 LTF applicable par le renvoi de l'art. 117 LTF). 1.5 Le Tribunal fédéral ne peut aller au-delà des conclusions des parties (art. 107 al. 1 LTF applicable par le renvoi de l'art. 117 LTF). Toute conclusion nouvelle est irrecevable (art. 99 al. 2 LTF applicable par le renvoi de l'art. 117 LTF). S'agissant d'un recours en réforme (art. 107 al. 2 LTF applicable par le renvoi de l'art. 117 LTF), le recourant n'aurait pas dû se limiter à conclure à l'annulation de la décision attaquée, mais il aurait dû prendre des conclusions sur le fond indiquant le montant des frais et honoraires qu'il fallait fixer à son avis (ATF 134 III 379 consid. 1.3 p. 383; JEAN-MAURICE FRÉSARD, in Commentaire de la LTF, no 14 art. 117 LTF). Pour éviter tout formalisme excessif, on peut cependant déduire de sa position constante dans la procédure qu'il conteste entièrement le solde réclamé par l'avocat.