Citation: 1C_294/2023 E. 5.2

5.2. La Cour de justice a considéré que les projets autorisés, situés en deçà de la distance légale à l'axe de la route, auxquels se référaient les recourants à titre de comparaison, ne se trouvaient pas dans une situation similaire à celle du projet litigieux. Cette appréciation doit être confirmée. Il n'est pas contesté que, contrairement au projet litigieux, les DD 113'324 (parcelles nos 2'558, 2'559 et 2'560), DD 113'226 (parcelle n° 2'599) et DD 109'478 (parcelles nos 8'119 et 8'120), ne se situent pas en bordure de zone agricole. Leur implantation est prévue à proximité des principaux axes routiers traversant le village. Les recourants ne discutent d'ailleurs pas que ces projets de comparaison ne présentent pas d'enjeux paysagers pas plus qu'ils ne contestent que ceux-ci ne requièrent pas l'abattage d'une quantité importante d'arbres. La Cour cantonale a en outre établi que, contrairement au projet litigieux (cf. consid. 4.3 ci-dessus), ces projets de comparaison présentent un alignement de fait avec les constructions voisines, ce qu'à défaut d'explications, l'examen des plans mentionnés par les recourants (pièce B, C et D produite devant l'instance précédente) ne permet pas d'exclure. Dans ces conditions, il n'est pas critiquable d'avoir jugé que les éléments de comparaison présentés par les recourants ne permettaient pas de conclure à une violation du principe de l'égalité. Le grief est écarté.