Citation: 5A_505/2021 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, le recourant soutient que le fait que l'intimée bénéficierait de prestations de tiers ressortirait de plusieurs pièces figurant dans le dossier cantonal. Il se contente toutefois de renvoyer aux pièces concernées, sans discuter leur contenu et en présentant sa version des faits de manière essentiellement appellatoire, ce qui rend d'emblée douteuse la recevabilité de son grief (cf. supra consid. 2.2.1). Quoi qu'il en soit, il n'apparaît pas que les pièces mentionnées par le recourant auraient dû conduire l'autorité cantonale à retenir, sous peine d'arbitraire, l'existence de prestations de tiers en faveur de l'intimée. En effet, les pièces 337 et 338 attestent d'une aide du père des jumelles de l'intimée pour le paiement de son loyer en 2014 et 2015, à savoir pour une période qui n'est pas pertinente en l'espèce. Par ailleurs, la pièce 340 porte sur la couverture des besoins des jumelles de l'intimée par le père de celles-ci, ce qui n'est pas en rapport avec le train de vie personnel de l'intimée. La pièce 341 comprend quant à elle une déclaration de l'intimée selon laquelle elle aurait perçu des prêts d'amis pour le paiement de ses frais judiciaires, ce qui n'est pas pertinent dès lors qu'il s'agit de prêts et non de donations. Finalement, les pièces 346bis et 348 portent sur l'activité de consultant du père des jumelles de l'intimée et on ne saurait en déduire que celui-ci fournirait des prestations financières en vue de satisfaire les besoins personnels de l'intimée. Dès lors que le recourant présente une argumentation appellatoire et qu'il ne démontre pas que les faits censés appuyer sa critique auraient été omis de manière arbitraire par l'autorité cantonale, le grief doit être rejeté, sans qu'il soit nécessaire de déterminer si, comme l'a retenu la juridiction précédente, des prestations volontaires de tiers au débiteur d'entretien ne devraient en principe pas être prises en compte dans les ressources financières de celui-ci. Au demeurant, les considérations émises dans l'examen du grief précédent (cf. supra consid. 3.4.3) doivent également s'appliquer dans le cadre du présent grief, à savoir que, compte tenu de l'application de la procédure sommaire, dans laquelle l'administration des moyens de preuve intervient de manière limitée, la cour cantonale pouvait sans arbitraire considérer que des vérifications relatives à la situation financière de l'intimée avaient déjà été entreprises par l'Hospice général et que le versement des prestations en question pouvait attester d'une situation financière critique.