Citation: 1C_397/2021 E. 3.3.3

3.3.3. Enfin, les recourants n'ont certes pu prendre connaissance de la requête de révocation déposée le 28 juin 2019 par Me F.________ qu'en date du 18 octobre 2019, soit postérieurement à la décision de révocation du 12 août 2019 du Département, lorsque le Conseil d'État leur a donné la possibilité de consulter le dossier. Les recourants ont ainsi pris connaissance de cette requête des voisins et se sont déterminés à ce sujet devant le Conseil d'État, autorité jouissant d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit (cf. art. 47 LPJA). La cour cantonale pouvait ainsi retenir, sans violer le droit fédéral, que s'il y avait eu violation du droit d'être entendu, celle-ci avait été réparée au cours de la procédure cantonale (cf. ATF 145 I 167 consid. 4.4; arrêt 1C_229/2020 du 27 août 2020 consid. 2.1). Partant, le grief de violation de l'art. 29 al. 2 Cst. doit, dans cette mesure, être écarté.