Citation: 8C_559/2024 E. 4.2

4.2. Selon les premiers juges, l'évaluation de la doctoresse C.________ s'apparentait à une appréciation divergente d'un même état de fait, ce d'autant que celle-ci mentionnait une absence d'évolution de l'état de santé. Aussi, rien ne justifiait une réévaluation de la capacité de travail. Les différents traits de personnalité relevés par le docteur B.________ étaient toujours présents. L'intimé avait persisté dans la mise en oeuvre de son autoguérison, repris la consommation de stupéfiants et semblait toujours présenter une certaine difficulté et de l'impulsivité dans les relations sociales. L'absence de survenue d'un conflit ouvert avec un ancien voisin à l'étranger n'apparaissait pas lié à la diminution de son impulsivité, mais à l'intervention de tiers. De la version qu'il avait donné de cet événement à la doctoresse C.________, il ressortait en outre un certain détachement vis-à-vis d'autrui et un manque de reconnaissance envers ceux qui lui avaient apporté leur soutien, ce qui démontrait également un manque d'empathie. Le tribunal cantonal a ajouté que le fait que l'intimé se montrait dorénavant ouvert à une psychothérapie n'était pas déterminant, puisque le docteur B.________ et la doctoresse C.________ se rejoignaient sur la nécessité d'un tel suivi, sans toutefois en faire dépendre leurs conclusions relatives à la capacité de travail. Le dossier ne permettait pas non plus de considérer que l'intimé se serait adapté à son handicap psychique au point de justifier une révision du droit à la rente. Ses conditions de vie - en particulier une très grande solitude - le mettaient à l'abri de situations problématiques avec autrui en raison de ses traits de personnalité dysfonctionnels. La persistance d'une incompatibilité psychique et sociale à la reprise du travail ne pouvait qu'être confirmée. La cour cantonale en a conclu que la recourante n'était pas fondée à procéder à une révision du droit à la rente au motif d'une modification de l'état de santé psychique. L'absence de modification notable de l'état de santé au plan somatique n'était, à juste titre, pas contestée par la recourante.