Citation: H 71/05 10.08.2006 E. 3

3.1 Le recourant soutient que la caisse n'a pas rendu de décision de réparation du dommage dans le délai d'une année dès la connaissance du dommage, au sens de l'art. 82 al. 1 RAVS (dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002), de sorte que ses prétentions seraient périmées. Il allègue que le 11 juin 1999, l'association Etat d'urgences était liquidée et que sa radiation était inscrite au Registre du commerce. Elle n'avait à l'époque plus aucun actif, de sorte qu'aucun montant n'avait pu être versé à la caisse. La radiation a fait l'objet d'une publication dans la Feuille officielle suisse du commerce (FOSC) du ..., de sorte que depuis lors, la caisse connaissait ou devait connaître l'existence d'un dommage. 3.2 Il est douteux que les faits dont le recourant se prévaut puissent être pris en considération dans la présente procédure, dès lors qu'ils n'ont pas été allégués devant le juridiction cantonale et n'ont pas été constatés par cette dernière (cf. ATF 121 II 99 sv. consid. 1c; consid. 1b non publié de l'ATF 126 V 237). Il convient toutefois de laisser la question ouverte. En effet, même si l'on admet que les premiers juges auraient dû constater ces faits d'office et que les constatations figurant dans le jugement entrepris sont incomplètes au sens de l'art. 105 let. b OJ, l'argumentation du recourant est mal fondée, pour les motifs exposés ci-après.