Citation: 2P.334/2004 10.05.2005 E. 1

que, selon l'art. 29 al. 3 Cst. (également applicable aux procédures administratives), toute personne qui ne dispose pas de ressources suffisantes a droit, à moins que sa cause ne paraisse dépourvue de toute chance de succès, à l'assistance judiciaire gratuite; elle a en outre droit à l'assistance gratuite d'un défenseur, dans la mesure où la sauvegarde de ses droits le requiert, que, sur la base des pièces du dossier, les juges cantonaux pouvaient, sans violer cette disposition constitutionnelle, considérer que la désignation d'un avocat d'office à la recourante n'était objectivement pas nécessaire, que la juridiction cantonale ne conteste pas que les intérêts financiers de la recourante, dont l'indigence est avérée, sont sérieusement mis en jeu par la procédure sur le fond, mais estime que l'affaire ne présente pas des difficultés en fait et en droit telles que l'intéressée n'est pas en mesure de les surmonter seule (ATF 128 I 225 consid. 2.5.2 p. 232 ss et les arrêts cités), qu'en effet, le litige au fond porte ici sur la question - dénuée de difficultés particulières - de savoir si les manquements reprochés à la recourante sont établis sur le vu des pièces figurant au dossier et, par conséquent, si la sanction infligée à l'intéressée apparaît justifiée, qu'il ressort du dossier que depuis de nombreuses années, la recourante entreprend régulièrement des démarches administratives - en français - en vue d'obtenir des prestations sociales, que, compte tenu de l'ensemble des circonstances, force est d'admettre que la recourante est à même de défendre efficacement ses intérêts sans le concours d'un avocat dans le cadre de l'affaire au fond, que, manifestement mal fondé, le présent recours doit être rejeté, selon la procédure simplifiée de l'art. 36a OJ, sans qu'il soit nécessaire d'ouvrir un échange d'écritures, que les conclusions du recours apparaissant d'emblée vouées à l'échec, la requête d'assistance judiciaire pour la procédure fédérale (art. 152 OJ) doit être rejetée, que, succombant, la recourante doit supporter un émolument judiciaire, qui sera fixé en tenant compte de sa situation financière précaire (art. 153, 153a et 156 al. 1 OJ). Par ces motifs, vu l'art. 36a OJ, le Tribunal fédéral prononce: