Citation: 9C_283/2022 E. 5

Le recourant fait grief à la juridiction cantonale d'avoir établi les faits et apprécié les preuves de façon arbitraire. Il soutient en substance qu'il ressort du rapport d'expertise de la doctoresse E.________ que l'incapacité de travail dont la cause est à l'origine de son invalidité est survenue durant la période de couverture, dès lors que son état de santé s'est progressivement péjoré, à tout le moins, depuis la perte de son emploi en 2016. Il reproche singulièrement aux premiers juges d'avoir oublié de tenir compte du fait que le docteur F.________, médecin du Service médical régional de l'office AI (ci-après: le SMR), avait attesté que le licenciement pour des raisons économiques en 2016 paraissait avoir épuisé ses capacités adaptatives (rapport du 29 avril 2020) et que le stage effectué du 26 février au 25 mai 2018 dans le cadre du chômage aurait révélé des difficultés relationnelles, ainsi qu'un manque de confiance en soi. Il fait valoir que le tribunal cantonal ne pouvait écarter les conclusions de l'office AI, dans la mesure où le rapport de la doctoresse E.________ - sur lequel se fondait la décision du 23 juin 2021 - montrait que son état de santé actuel était le résultat d'un processus progressif de détérioration (lié à sa personnalité et au déficit cognitif présents depuis l'enfance) et qu'il était aggravé par les problèmes psychiques développés depuis la perte de son emploi. Il fait en outre valoir que, contrairement à ce qu'a retenu l'autorité judiciaire, l'experte faisait coïncider la survenance des troubles invalidants avec la perte de l'emploi et non avec la fin du droit aux indemnités de l'assurance-chômage. Il en déduit que l'incapacité de travail déterminante était forcément survenue pendant la couverture d'assurance.