Citation: 8D_8/2018 E. 7

En résumé, les juges cantonaux ont retenu que le changement d'affectation tendait à éviter un problème de collusion et permettre de préserver le recourant, dans le contexte d'une procédure pénale impliquant celui-ci et d'autres agents. Un autre collaborateur avait d'ailleurs aussi été transféré. En outre, la qualité de président de l'union du personnel des agents de renvoi du recourant n'avait pas joué de rôle dans la mesure ordonnée. Quant aux allégations de mobbing, elles apparaissaient peu crédibles. En conclusion, le changement d'affectation ne pouvait pas être considéré comme une sanction disciplinaire déguisée. Au vu de son caractère temporaire, il s'agissait bien plutôt d'une mesure d'organisation interne, dans l'attente de l'issue de la procédure pénale en cours et de l'examen d'un éventuel pendant disciplinaire. Aussi bien, les premiers juges ont-ils déclaré le recours irrecevable, car dirigé contre un acte interne de l'administration. Au demeurant, même à considérer qu'il s'agissait d'une décision, le recours serait également irrecevable. En effet, en raison de son caractère incident, une telle décision ne pourrait être attaquée que si elle causait un préjudice irréparable, ce que le recourant ne soutenait pas.