Citation: 6B_257/2022 E. B

Par jugement du 24 janvier 2022, la Cour pénale II du Tribunal cantonal du Valais a partiellement admis l'appel de A.________ contre le jugement du 29 octobre 2019. Elle l'a réformé en ce sens que A.________ est reconnu coupable de séquestration avec cruauté (art. 183 ch. 1 et 184 CP) et de brigandage (art. 140 ch. 1 CP) et condamné à une peine privative de liberté ferme de quinze mois, sous déduction de la détention avant jugement subie et des mesures de substitution subies. Elle a confirmé le jugement pour le surplus. En bref, elle a retenu les faits suivants: B.a. Le 9 avril 2017, vers 5h00 du matin, alors que A.________ et B.________ se trouvaient dans le hall d'entrée du bâtiment sis à l'avenue de U.________ xxx à V.________, A.________, armé d'une serpe, a contraint B.________ à se mettre à genoux et à embrasser plusieurs fois ses baskets. Il l'a en outre menacé de mort à de multiples reprises et l'a empêché de quitter les lieux durant de nombreuses minutes en le gardant sous la menace de sa serpe. Ensuite, A.________ a forcé B.________ à se rendre dans l'appartement du premier étage, malgré les supplications de celui-ci, où il a continué à l'humilier et à le menacer, puis lui a demandé de vider le contenu de ses poches et de déposer son porte-monnaie, raison pour laquelle B.________ lui a remis un billet de 50 fr., de la monnaie ainsi que divers effets personnels. B.b. A.________ est néen 1992 au Portugal. Il est le cadet d'une famille de onze enfants. Il a été élevé par sa mère, son père étant décédé alors qu'il n'était âgé que d'une année. A l'âge de 14 ans, A.________ a interrompu sa scolarité et travaillé dans le domaine de la maçonnerie ou aux côtés de sa mère. En janvier 2007, à la suite du décès de celle-ci survenu en décembre 2006, A.________ a rejoint en Suisse trois de ses soeurs. Les autres membres de la fratrie vivaient dans d'autres pays, dont le Portugal. Même s'il a déclaré en cours de procédure ne plus être retourné au Portugal depuis 2007, il parle parfaitement le portugais. En juin 2009, A.________ a terminé sa scolarité obligatoire sans obtenir de diplôme. Après avoir effectué plusieurs stages de courte durée, A.________ a entamé en août 2010 une formation élémentaire dans le domaine de la maçonnerie, qu'il a achevéeen juin 2012. Il a par la suite enchaîné divers emplois, notamment comme employé de nettoyage. A ce jour, il travaille pour l'entreprise C.________ SA en qualité d'employé de nettoyage et réalise un salaire mensuel net de l'ordre de 3' 400 fr., 13ème salaire en sus. Il est connu de l'office des poursuites, ayant fait l'objet de trois actes de défaut de biens à hauteur de 2' 975 francs. En 2017, A.________ a rencontré son amie actuelle d'origine brésilienne, qui vit en Suisse depuis 2014. Ils habitent ensemble depuis décembre 2019 et bénéficient tous deux d'un permis B. De cette relation est issue une fille, néeen 2019, qui a été reconnue par A.________ en date du 16 octobre 2019. B.c. Le casier judiciaire de A.________ mentionne trois condamnations: - Par jugement rendu le 3 décembre 2010 par le Tribunal des mineurs, A.________ a été reconnu coupable de lésions corporelles simples, vol, délit manqué de brigandage, dommages à la propriété, injure, menaces, violation de domicile et violence ou menace contre les autorités ou les fonctionnaires pour divers faits survenus entre le 4 mars 2009 et le 2 juin 2010 et condamné à une peine privative de liberté de 90 jours, sous déduction de neuf jours de détention préventive, avec sursis durant deux ans et la mise en place d'une mesure d'assistance personnelle. - Par ordonnance pénale du 29 septembre 2014, le Ministère public du canton du Valais a reconnu A.________ coupable de lésions corporelles simples avec une arme et l'a condamné à une peine pécuniaire de 120 jours-amende à 50 fr. le jour, avec sursis durant quatre ans, ainsi qu'à une amende de 1' 000 francs. - Le 19 mai 2020, le Ministère public de l'arrondissement de l' E st vaudois a condamné A.________ à une peine pécuniaire de 60 jours-amende à 40 fr. le jour, avec sursis pendant deux ans, ainsi qu'à une amende de 400 fr. pour avoir conduit un véhicule automobile malgré le refus, le retrait ou l'interdiction de l'usage du permis.