Citation: U 281/00 30.04.2001 E. 5

5.- a) On ajoutera que les troubles dont souffre le recourant sont essentiellement d'ordre psychique, ainsi que cela ressort de l'expertise du professeur G.________ (cf. également le rapport du 25 février 1997 émanant de l'Institution E.________, dans lequel le docteur I.________ relève un état dépressif et des troubles somatoformes douloureux, en précisant que les "malaises polymorphes" dont se plaint l'assuré n'ont pas pu être objectivés). Même si une causalité naturelle entre ces troubles et l'accident était établie, l'intimée ne serait de toute façon tenue à prestations que pour autant que fussent réunis les critères particuliers posés par la jurisprudence pour admettre l'existence d'un lien de causalité adéquate entre de tels troubles et un événement accidentel assuré. Or, tel n'est pas le cas en l'espèce. b) Selon les déclarations du recourant et des Sieurs J.________ et K.________, qui ont été entendus comme témoins par la Cour cantonale, l'accident s'est déroulé de la manière suivante : le 18 septembre 1996, A.________ effectuait, en compagnie des deux témoins prénommés, des travaux de remblai sur le sommet d'un talus relativement escarpé, haut de quatre mètres environ; à un certain moment, il a été bousculé par une petite machine de chantier manoeuvrée par J.________; il a alors perdu l'équilibre et glissé - ou roulé - jusqu'au bas de la pente; ses collègues de travail, qui lui ont immédiatement porté secours, ont noté qu'il avait de la peine à parler. Comme il se plaignait d'avoir "mal partout", en particulier au dos, ils l'ont transporté à la Clinique C.________; le transport s'est fait au moyen de la camionnette de l'employeur, vu l'opposition manifestée par A.________ à l'appel à une ambulance. Lors de son admission à la clinique, les médecins ont constaté une commotion cérébrale et des contusions diverses, sans signe de fracture. Au vu de son déroulement et de ses conséquences, l'accident assuré entre sans conteste dans la catégorie des accidents de gravité moyenne, sans qu'on puisse, à l'intérieur cette catégorie, le rapprocher des accidents graves, comme le voudrait le recourant. A cet égard, la jurisprudence que celui-ci cite à l'appui de son recours (RAMA 1998 p. 449 consid. 3a) ne permet pas d'aboutir à une autre appréciation des choses. En effet, n'ont été qualifiés d'accidents graves, selon la casuistique rappelée dans cette jurisprudence, que des chutes verticales depuis une certaine hauteur (de quatre à huit mètres) qui ont entraîné des lésions osseuses relativement sévères. Or, en l'occurrence, aussi abrupt que fût le talus sur lequel le recourant travaillait lorsqu'il a perdu l'équilibre, son accident s'apparente davantage à une glissade, voire à une roulade, qu'à une chute verticale, ce qu'atteste d'ailleurs le caractère relativement bénin des lésions subies. c) Cela étant, on ne voit pas d'éléments de nature à faire apparaître la chute en question comme particulièrement impressionnante ou dramatique. Par ailleurs, les problèmes d'ordre psychique du recourant sont survenus très rapidement après l'accident et sont passés au premier plan moins de deux mois après celui-ci (cf. les rapports du docteur D.________ des 30 octobre et 11 décembre 1996). Les critères déterminants que sont, selon la jurisprudence, la durée anormalement longue du traitement médical, les douleurs physiques persistantes, ainsi que le degré et la durée de l'incapacité de travail due aux lésions physiques ne sont donc pas réunis en l'occurrence. C'est dès lors à bon droit que les premiers juges ont nié l'existence d'une relation de causalité adéquate entre l'accident du 18 septembre 1998 et les troubles d'ordre psychique du recourant. Le recours est mal fondé.