Citation: 6B_947/2015 E. 10.1

10.1. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu que des actes de torture avaient été perpétrés au commissariat de... (notamment par le recourant lui-même), en se référant aux déclarations de deux détenus, 11 et 10. La cour cantonale aurait omis une partie des explications des intéressés dans le résumé qu'elle a fait de leurs déclarations. Elle aurait ainsi édulcoré la relation fournie par ces détenus des sévices subis. Ce récit d'actes de torture serait démenti par un document vidéo figurant au dossier, démontrant que lors de la présentation de ces hommes à la presse après leur capture ils ne montraient pas de séquelles de torture. La cour cantonale avait certes expliqué que ce document vidéo, de qualité médiocre, ne permettait guère de constater ou non l'existence de telles traces. Le recourant objecte toutefois qu'un autre document vidéo figurant au dossier, de meilleure qualité, démontrerait que cette appréciation est insoutenable. Le point de savoir si le document vidéo examiné par la cour cantonale permet ou non, sans arbitraire, d'exclure la présence de traces de torture souffre de demeurer indécis. Il ressort, en effet du dossier cantonal qu'un autre document vidéo montrant la même scène a été produit par les autorités guatémaltèques (dossier cantonal, classeur..., minutes 2'13-2'40). La cour cantonale ne pouvait, ainsi, se limiter à incriminer la qualité médiocre d'une partie seulement des images figurant au dossier. Il lui incombait d'apprécier l'intégralité des éléments de preuve dont elle disposait au regard des déclarations des détenus faisant, notamment, état, outre des actes de torture au moyen d'électricité et d'asphyxie, de coups portés au visage (dossier cantonal, classeur...). Le grief est bien fondé.