Citation: 4C.414/1999 03.05.2000 E. C

C.- Par jugement du 12 octobre 1999, la IIe Cour civile du Tribunal cantonal valaisan a débouté Pius Schmid AG. Statuant en fait, la cour a retenu qu'André Epiney n'avait jamais prélevé de matériaux dans le Rhône auparavant, et que, même s'il savait que le paiement d'une taxe incombait aux entreprises de dragage, il ignorait que pareille obligation serait mise à sa charge. Considérant que les parties ne s'étaient pas mises d'accord tacitement sur le versement de la taxe, la cour a relevé que, pour la demanderesse, la chose allait de soi parce que, dans sa représentation, le défendeur avait déjà fait l'expérience de devoir la payer et qu'il en connaissait les conditions. Toutefois, l'administration des preuves avait révélé que tel n'était pas le cas. Il n'était pas possible de déduire des circonstances que Pius Schmid AG pouvait néanmoins croire de bonne foi qu'un accord existait sur ce point.