Citation: 4A_223/2024 E. 8.3

8.3. À la lecture de l'argumentation développée par la recourante, qui revêt au demeurant un caractère purement appellatoire, il saute aux yeux que celle-ci, sous le couvert d'une prétendue violation de l'art. 190 al. 2 let. d LDIP, s'en prend exclusivement à la motivation de la sentence entreprise et cherche à entraîner la Cour de céans sur le terrain de l'application du droit de fond et à l'inciter à contrôler le bien-fondé des considérations émises par le Tribunal arbitral pour justifier la solution retenue par lui. Il va sans dire que pareille démarche est inadmissible en matière d'arbitrage international. Quoi qu'il en soit, il apparaît, à la lecture de la sentence entreprise, que les arbitres ont écarté, ne serait-ce que de manière implicite, les arguments avancés par la recourante. Quant à savoir si la motivation fournie est cohérente et convaincante, cette question ne ressortit pas au droit d'être entendu et échappe, partant, à la cognition de la Cour de céans. Pour le reste, la recourante n'est pas crédible lorsqu'elle plaide l'effet de surprise, puisque le raisonnement tenu par les arbitres n'avait rien d'imprévisible, comme le démontre de façon convaincante l'intimée dans ses écritures. Il s'ensuit le rejet du moyen considéré dans la mesure de sa recevabilité.