Citation: 4P.245/2006 10.01.2007 E. 1

6.2 La cour cantonale a estimé que l'adoucissement de l'eau du réseau sanitaire entre dans les solutions raisonnablement envisageables, d'un point de vue technique et économique. Elle a donc arrêté qu'il est non conforme à l'art. 5 OBLF d'écarter de son champ d'application une mesure anti-tartre. Même si elle ne l'indique pas expressément, il est constant que la cour estimait que l'exclusion des dépenses de lutte contre le tartre - dans leur totalité - était contraire à l'art. 5 OBLF, puisqu'elle a jugé que seule une partie des dépenses du bailleur pouvait entrer dans le cadre des frais accessoires. C'est ainsi qu'elle a cherché à distinguer les dépenses liées à l'usage de la chose louée et celles qui visent l'entretien de l'immeuble. Elle résume du reste la position du premier juge, en indiquant que celui-ci n'a pas inclus, « au moins partiellement », le coût de l'adoucissement de l'eau du réseau dans les charges assumées par les locataires. Cela étant, le raisonnement de la cour cantonale n'est pas contradictoire, rendant ainsi sans consistance l'argumentation de la recourante. Au demeurant, la recourante n'explique pas en quoi la décision attaquée serait arbitraire, se contentant d'indiquer qu'il existe « une contradiction substantielle qui produit un résultat arbitraire ». Elle n'invoque aucune violation insoutenable du droit fédéral, en particulier de l'art. 5 OBLF, pas plus qu'une éventuelle constatation arbitraire des faits. Partant, le grief de la recourante ne peut qu'être rejeté, pour autant qu'il soit recevable.