Citation: 1A.297/2000 20.12.2000 E. 1

S.________ a demandé la révision de cette décision, conformément aux prescriptions de la loi cantonale sur l'expropriation. Une commission de révision a donc été désignée par le Conseil d'Etat. Par un prononcé rendu le 15 février 2000, elle a confirmé la décision de la première commission. Le 24 mars 2000, S.________ a recouru au Tribunal cantonal contre la décision de la commission de révision, en prétendant que l'indemnité pour expropriation matérielle lui avait été refusée à tort. Parallèlement à sa requête tendant à la mise en oeuvre de la commission de révision, S.________ a recouru auprès du Conseil d'Etat, le 17 juin 1999, contre la décision de la première commission d'estimation. Le Conseil d'Etat n'a pas statué sur ce recours. Après le prononcé de la commission de révision, Dominique S.________ a adressé au Tribunal cantonal un recours pour déni de justice, en faisant valoir que cette commission aurait dû se prononcer sur les moyens exposés dans son écriture du 17 juin 1999. Par un arrêt rendu le 6 juillet 2000, la Cour de droit public du Tribunal cantonal a classé ce recours en considérant que "les questions évoquées dans l'écriture du 17 juin 1999 pourr[aient] être examinées par la Cour de céans dans le cadre du recours de droit administratif formé le 24 mars 2000, car les griefs soulevés dans cette écriture concernent des questions de droit que ladite Cour peut examiner avec un plein pouvoir de cognition". Par un arrêt rendu le 28 septembre 2000, la Cour de droit public du Tribunal cantonal a rejeté le recours formé par S.________ contre la décision de la commission de révision. Elle a considéré, en substance, que les conditions auxquelles le droit fédéral soumet l'octroi d'une indemnité pour expropriation matérielle n'étaient pas remplies.