Citation: 6B_238/2020 E. B

Par arrêt du 16 janvier 2020, la Chambre d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a très partiellement admis l'appel de A.________ en ce sens qu'elle l'a acquitté de brigandage en lien avec les faits décrits sous chiffre III.4 de l'acte d'accusation. Elle a confirmé le jugement pour le surplus. Elle a ordonné le maintien de A.________ en détention pour des motifs de sûreté, a mis à sa charge 90% des frais de la procédure d'appel et a fixé les indemnités du défenseur d'office et des conseils juridiques gratuits pour la procédure d'appel. En résumé, cette condamnation repose sur les faits suivants que la cour cantonale a tenu pour établis : B.a. Dans la nuit du 7 au 8 novembre 2017, vers 22h, C.________ est montée à son lieu de travail à la rue D.________, au sixième étage, avec un client, qu'elle a identifié par la suite comme étant A.________. Alors qu'elle a refusé de lui prodiguer une fellation sans préservatif, l'intéressé a fermé la porte de la chambre à clé et conservé le trousseau. Il l'a menacée au moyen d'une bouteille de bière qu'il avait cassée en lui disant "si tu cries, je te coupe le visage [...] tu seras comme moi" en référence aux cicatrices qu'il portait sur le visage. De crainte, elle a accepté de lui prodiguer la fellation demandée. Ensuite, alors qu'elle était nue, il l'a contrainte à se rendre sur le balcon, sis au sixième étage, et lui a dit "tu penses quoi si on se jette par le balcon". Il l'a enfin retenue contre son gré pendant une certaine durée dans la chambre avec lui, en l'obligeant de se coucher sur le lit avec lui et à lui prodiguer un massage. Lors de l'audience de confrontation au Ministère public, C.________ a formellement déposé plainte contre A.________, qu'elle a reconnu. C.________ est décédée le 8 novembre 2019 à Genève. B.b. Le 24 novembre 2017, alors qu'elle travaillait comme prostituée à Genève depuis quelques jours, B.________ a déposé plainte pour une agression qu'elle a expliqué avoir subie le même jour par un homme qu'elle avait amené dans la chambre où elle exerçait son activité. Cet homme, identifié ultérieurement comme étant A.________, l'avait contrainte, sous la menace d'un couteau, à lui prodiguer une fellation sans préservatif. Il avait ensuite introduit de force un vibromasseur dans son anus, l'avait pénétrée vaginalement avec ledit vibromasseur puis avec son sexe, et l'avait ensuite pénétrée avec son sexe analement et à nouveau vaginalement. A.________ avait également contraint B.________ à rester dans la chambre près d'une heure et demie, y compris après la commission des infractions à caractère sexuel, notamment en l'obligeant à lui prodiguer un massage et à regarder les photos sur son téléphone, ainsi qu'à rassurer une collègue qui était venue aux nouvelles pour la contraindre à rester à ses côtés. Enfin, il avait, toujours sous la menace d'un couteau, volé 80 fr. et 200 euros que l'intéressée avait dans sa valise ainsi que son téléphone. B.c. A teneur de l'extrait de son casier judiciaire suisse, A.________ a été condamné le 20 mars 2017 par la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise à une peine privative de liberté de deux ans avec sursis pendant trois ans, ainsi qu'à une expulsion de cinq ans pour violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires, entrée et séjours illégaux, vol, tentative de vol et mise en danger de la vie d'autrui.