Citation: 5A_101/2022 E. 5.2.3

5.2.3. Les faits longuement exposés dans le mémoire de recours sont d'emblée irrecevables en tant qu'ils s'écartent des constatations de la juge précédente (art. 99 al. 1 et 105 al. 1 LTF), sous réserve d'un grief dûment motivé pris de l'établissement manifestement inexact des faits (art. 97 al. 1 LTF, en relation avec l'art. 106 al. 2 LTF). Cela étant, les allégations du recourant selon lesquelles ses " dépenses " s'élèveraient à 3'887 fr. 90 par mois - d'où un déficit mensuel de 2'204 fr. - et son " capital net " serait de 105'107 fr. (90'441 fr. en janvier 2022, à teneur d'une pièce [nouvelle] versée à " titre indicatif ") doivent être écartées, faute de se fonder sur des critiques valablement formulées (ATF 140 III 264 consid. 2.3 et les arrêts cités). Le recourant perd de vue l'objet de la présente procédure. Il est exact que son capital est appelé à diminuer au fur et à mesure du paiement de ses frais d'entretien; toutefois, la requête d'assistance judiciaire se rapporte uniquement aux frais d'appel ( i.e. 3'000 fr.) et aux honoraires de l'avocat relatifs à cette seule procédure. Sous cet angle, c'est à juste titre que la juge précédente a retenu que les disponibilités actuelles de l'intéressé - en tenant compte d'une réserve de secours de 40'000 fr., montant dont bénéficie notamment la partie requérante ayant dépassé l'âge de la retraite (COLOMBINI, in : Petit commentaire CPC, 2021, n° 36 ad art. 117 CPC et les références) - lui permettent d'assumer de telles dépenses sans s'exposer à la gêne. Sur ce point, l'affirmation d'après laquelle le capital en discussion "ne devrait pas être considéré comme fortune " puisqu'il est constitué de ses rentes AVS, est erronée (BÜHLER, in : Berner Kommentar, Schweizerische ZPO, vol. I, 2012, nos 19 et 97c ad art. 117 CPC, avec les citations).