Citation: 6B_972/2022 E. 2.2

2.2. La recourante soutient que la cour cantonale aurait considéré, de manière arbitraire, que la somme de 9'103.96 euros lui avait été confiée pour être " investie " dans une société suisse aux noms de feu C.________ et B.________. De l'avis de la recourante cette somme serait intervenue à titre de règlement d'un solde d'honoraires, comme l'attesteraient différentes pièces au dossier. Il est admis qu'un montant d'honoraires de 14'955 fr. était prévu pour rémunérer l'activité de la recourante à titre de fiduciaire comptable de D.________ SA. Il n'est aussi pas contesté que, par courriel du 13 décembre 2010, la recourante a réclamé les versements de 14'955 fr. à titre d'honoraires ainsi que 22'450 fr. pour les frais d'acquisition de D.________ SA (cf. jugement attaqué consid. 3.5.3 p. 14 in fine). La cour cantonale a pour le reste retenu que le paiement de 14'528 euros effectué le 14 décembre 2010 par I.________, sur ordre de feu C.________, avait été versé à titre d'acompte sur le prix de vente des actions, compte tenu d'une part, de la chronologie des accords passés entre les parties et du manque de crédibilité des déclarations de la recourante, d'autre part. La cour cantonale a également souligné que ce versement était intervenu dans le cadre des pourparlers entamés entre les parties, peu de temps avant la conclusion d'une convention de cession de parts. Pour ce qui concerne le montant de 9'068.31 ( recte: 9'103.96) euros que la mère de B.________ avait versé à G.________ le 16 février 2011, la cour cantonale a relevé qu'il ressortait très clairement des pièces que cette somme correspondait au solde dû à G.________ pour des prestations effectuées par cette dernière dans le cadre de la création de D.________ SA. La cour cantonale a dès lors conclu que les fonds reçus par la recourante de la part de feu C.________ et de B.________ (14'528 + 9'103.96 euros) devaient servir à acquérir D.________ SA en leur nom, à l'époque sous le nom de E.________ AG (cf. jugement attaqué consid. 3.5.4 pp. 16-17 et consid. 3.5.7 p. 18). La recourante n'expose ni ne développe en quoi cette appréciation serait insoutenable. Son grief est irrecevable. Ainsi, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, considérer que la somme de 9'103.96 euros était destinée à être investie dans une société suisse aux noms des mandants de la recourante, dans ce sens qu'elle devait être affectée à l'acquisition de E.________ AG pour permettre la création de D.________ SA.