Citation: 9C_896/2009 21.04.2010 E. 1

L'office AI a également mis en oeuvre plusieurs expertises. Le docteur B.________, neuro-ophtalmologue, a mentionné une évolution favorable de tous les troubles relevant de son domaine de compétence observés en phase post-opératoire (altération campimétrique, diplopie, insuffisance de convergence, défect pupillaire) qui étaient désormais asymptomatiques ou n'avaient plus de signification fonctionnelle ni pronostique; selon lui, seule la symptomatologie neurologique alléguée (céphalée, fatigabilité, troubles mnésiques, difficultés à se concentrer ou à lire, etc.) pouvait justifier l'incapacité totale de travail attestée (rapport du 12 novembre 2007). Le docteur O.________, neurologue, n'a relevé aucune anomalie significative à l'examen clinique; il signalait en revanche d'importantes discordances entre les éléments rapportés par l'assurée et ceux ressortant des documents médicaux disponibles; il estimait également que la situation actuelle pouvait s'expliquer par la constellation psychique dans laquelle se trouvait l'intéressée (rapport du 5 mars 2008). R.________ a aussi produit l'avis du psychologue C.________, spécialiste en neuropsychologie, qui a rapporté des troubles de l'attention sous forme de ralentissement n'atteignant le niveau de déficit que dans une tâche informatisée et en attention soutenue auditivo-verbale ainsi que des troubles exécutifs touchant essentiellement l'inhibition et interférant dans les tâches d'organisation de l'action (rapport du 26 novembre 2007). L'administration a encore sollicité le docteur I.________, psychiatre traitant, qui a d'abord diagnostiqué une dysthymie totalement incapacitante en se référant à l'avis du psychologue cité (rapport du 14 avril 2008), puis un psycho-syndrome organique de même incidence sur la capacité de travail (rapport du 22 juin 2008). Elle a aussi mandaté son service médical régional (SMR) pour la réalisation d'un examen clinique psychiatrique. Le docteur G.________, psychiatre, a fait état d'une dysthymie sans répercussion sur la capacité de travail et, vu l'évocation de dorso-lombalgies, a exclu un trouble somatoforme persistant (rapport du 14 août 2008). Sur la base des renseignements récoltés, l'office AI a annoncé à l'assurée qu'elle envisageait de lui allouer une rente entière pour la période allant du 1er septembre 2005 au 31 janvier 2008 (projet de décision du 2 septembre 2008). Malgré les objections de l'intéressée, reposant sur l'appréciation du docteur N.________, expert psychiatre privé, qui faisait état d'une dysthymie et d'un trouble cognitif léger (troubles mentaux dus à une lésion cérébrale) empêchant la reprise de l'activité habituelle mais autorisant l'exercice à mi-temps et avec baisse de rendement d'une activité devant cependant répondre à plusieurs limitations physiques, psychiques et sociales (rapport du 8 décembre 2008), il a confirmé sa première intention (décision du 26 mai 2009).