Citation: 8C_369/2018 E. A

A.a. A.________ travaillait en qualité de cuisinier au service de la société B.________. Le 10 octobre 2011, alors qu'il roulait en scooter, il a été heurté par un autre scooter et s'est fracturé le plateau tibial droit en chutant. Il a été hospitalisé à l'hôpital C.________ jusqu'au 27 octobre 2011, où il a subi une intervention chirurgicale (ostéosynthèse du plateau tibial droit). La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: la CNA), auprès de laquelle il était assuré obligatoirement contre le risque d'accident, a pris en charge le cas. L'évolution a été défavorable, A.________ a subi une nouvelle opération le 6 septembre 2013 consistant en l'ablation du matériel d'ostéosynthèse et la pose d'une prothèse totale du genou droit. Il a ensuite été réopéré le 12 décembre 2014 en raison d'un syndrome d'accrochage synovial douloureux sur la prothèse du genou. L'assuré a par ailleurs développé, à la suite de l'accident, des troubles psychiques, notamment une réaction mixte anxieuse et dépressive (rapport de la doctoresse D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie du 10 février 2015). Le 25 avril 2016, la doctoresse E.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et médecin d'arrondissement de la CNA, a procédé à l'examen final de l'assuré. Elle a retenu que le cas était stabilisé et que, sur le plan orthopédique, la capacité de travail était complète dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles, à savoir une activité ne comportant pas de stations debout de longue durée, ni de longues marches ou de ports répétitifs de charges moyennes. Il convenait également d'éviter de monter sur des échelles ou des escabeaux, d'emprunter fréquemment des escaliers et de marcher en terrain irrégulier. Sur la base de cet avis, la CNA a mis un terme à la prise en charge des soins médicaux (hormis une à deux séances de physiothérapie par année, des anti-douleurs et anti-inflammatoires à doses modérées et deux contrôles médicaux par année) et au versement de l'indemnité journalière avec effet au 31 décembre 2016. Par décision du 20 février 2017, confirmée sur opposition le 20 avril suivant, la CNA a alloué à A.________ une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 30 % mais a refusé de lui allouer une rentre d'invalidité, motif pris que le taux d'incapacité de gain n'atteignait pas le minimum légal de 10 %. A.b. Parallèlement, se fondant sur l'avis de la doctoresse F.________ (rapport du 23 septembre 2015), médecin de son service médical régional (SMR), l'office cantonal de l'assurance-invalidité du canton de Genève a alloué à A.________ une rente entière de l'assurance-invalidité du 1er octobre 2012 au 30 septembre 2015, fondée sur un degré d'invalidité de 100 %, et un quart de rente dès le 1er octobre 2015, basé sur un degré d'invalidité de 45 % (décision du 6 avril 2017).