Citation: 6B_468/2008 21.10.2008 E. 1

5.1 Dans la mesure où les recourants contestent cette condamnation en se référant à leur argumentation relative à la réalisation de l'infraction pénale, on peut renvoyer à ce qui vient d'être exposé sur cette question. Le grief est infondé sous cet angle. 5.2 Les recourants objectent encore que les indemnités litigieuses auraient déjà été acquittées par l'assurance H.________ qui assurait B.X.________ en responsabilité civile et que ce fait aurait été porté à la connaissance de la cour cantonale au mois de novembre 2007 déjà, soit avant que soit rendu sur appel l'arrêt entrepris. Interpellées sur ce point, les parties civiles ont confirmé avoir été désintéressées par l'assurance des recourants à concurrence des montants dus au titre du tort moral et des indemnités de frais, à l'exclusion toutefois des dépens de seconde instance cantonale. 5.2.1 Les recourants répondent solidairement du dommage causé aux parties civiles en application de l'art. 50 al. 1 CO. Tout paiement tendant à l'extinction de la dette a pour effet de diminuer d'autant celle des autres débiteurs solidaires (art. 147 al. 1 CO). Dans la mesure où les autorités cantonales saisies de conclusions civiles devaient statuer sur le principe de la responsabilité civile des recourants et fixer le montant de la réparation, un tel paiement ne doit pas conduire, comme le voudraient les recourants, au rejet pur et simple de l'action civile, mais à son admission sur le principe de cette responsabilité et à la fixation du montant du dommage. Ce n'est qu'après ce stade que peut intervenir la prise en considération d'un éventuel paiement effectué par l'un des débiteurs solidaires ou un tiers, par exemple l'assureur responsabilité civile, agissant solvendi causa, dont le montant doit être porté en déduction des indemnités allouées à la partie civile. 5.2.2 On ignore en l'espèce la date à laquelle l'assurance des recourants s'est acquittée des montants dus au titre du tort moral. Il n'est, en particulier, pas possible d'établir avec certitude si ces paiements sont intervenus avant que la cour cantonale statue à nouveau. Bien qu'interpellées spécifiquement sur la question du sort de leurs conclusions, les parties civiles n'ont, en effet apporté aucune précision sur ce point. Cela étant, il n'y a pas lieu d'annuler l'arrêt cantonal en tant qu'il condamne les recourants solidairement entre eux à s'acquitter d'indemnités pour tort moral de 30'000 francs à chacun des parents de la victime, A.Y.________ et B.Y.________, et 10'000 francs à chacun des enfants du couple, D.Y.________ et E.Y.________, avec intérêts à 5% dès le 4 janvier 2003. Il convient en revanche de préciser le chiffre 3 de chacun des dispositifs concernant chacun des recourants en ce sens que les montants en cause sont dus sous déduction de tout paiement effectué au même titre avant la date à laquelle a été rendu le présent arrêt.