Citation: 4A_470/2018 E. 5

Il est constant que les parties se sont liées par un contrat de travail de durée déterminée visé par l'art. 334 CO, soit un contrat qui n'était pas susceptible d'une résiliation ordinaire selon l'art. 335 al. 1 CO, mais seulement d'une résiliation pour justes motifs selon l'art. 337 CO. Sur la base de son appréciation des preuves, la Cour d'appel constate en fait que le 11 avril 2017, A.________ a déclaré au demandeur la résiliation du contrat de travail en raison de résultats défavorables de la première équipe. Au stade de l'appréciation juridique, la Cour retient que cette résiliation ne répondait pas à de justes motifs, qu'elle a néanmoins mis fin au contrat, et que le demandeur peut donc réclamer les prestations prévues par l'art. 337c al. 1 et 3 CO, soit le salaire qu'il aurait perçu pendant le reste de la durée convenue (al. 1) et une indemnité à estimer par le juge (al. 3). A l'appui du recours en matière civile, la défenderesse soutient que le 11 avril 2017, A.________ n'a pas déclaré au demandeur la résiliation du contrat. Il lui a seulement signifié que l'entraînement de la première équipe lui était retiré. Le demandeur a dès ce moment cessé de travailler mais la défenderesse a continué de lui verser son salaire. Selon l'argumentation présentée, le contrat n'a pris fin que plus tard, par le fait que le demandeur a abandonné son poste en refusant de prendre part à un entretien prévu le 6 juin 2017.