Citation: 5A_665/2008 21.10.2008 E. 3

Dans un premier moyen, le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir arbitrairement admis qu'il exerce encore une activité au sein de la fiduciaire Y.________ et que cette activité lui rapporte un gain estimé à 4'000 fr. par mois. 3.1 D'emblée, il faut relever que les critiques du recourant sont essentiellement de nature appellatoire. En effet, il ne suffit pas d'affirmer que la circulaire du 30 novembre 2006 «tend plutôt à prouver la cessation de l'activité de fiduciaire» ou que l'argumentation du premier juge à propos de ses revenus est «plus convaincante» que celle de la cour cantonale pour démontrer le caractère arbitraire de l'arrêt déféré. Quoi qu'il en soi, le recours apparaît mal fondé. 3.2 Sur le vu des éléments disponibles, le rôle du recourant dans la fiduciaire ne peut pas être déterminé avec exactitude. Les pièces invoquées, qu'il s'agisse de la circulaire du 30 novembre 2006 adressée aux clients de la fiduciaire ou des notes d'honoraires et des extraits de comptes datés du mois de juin 2006, n'apportent pas d'arguments déterminants. Comme le remarque l'autorité précédente, le recourant n'a fourni aucune précision sur le fonctionnement actuel de la fiduciaire et n'a pas produit de communication informant la clientèle de la reprise des activités par Y.________; que le recourant ne puisse pas assumer la fonction de réviseur n'implique pas qu'il n'exerce plus aucune fonction dans la fiduciaire. Si le recourant devait en principe mettre un terme à son activité privée en raison de son nouvel engagement, cette obligation a cependant pris fin lorsqu'il a cessé son travail au sein de l'administration communale de Porrentruy. En définitive, la juridiction cantonale a été confrontée à des éléments fragmentaires et fluctuants; dès lors, elle s'en est tenue à ce qui lui a paru vraisemblable: malgré les compétences qu'elle a montrées dans divers domaines, Y.________ n'est pas en situation d'exploiter la fiduciaire de façon autonome et a besoin de l'aide d'une personne expérimentée. Il n'est donc pas insoutenable d'admettre que le recourant l'assiste dans l'exploitation de cette entreprise et que chacun perçoit la moitié des revenus estimés de la fiduciaire. Cette appréciation prête d'autant moins le flanc à la critique qu'elle intervient dans le cadre d'une procédure sommaire avec administration restreinte des moyens de preuve.