Citation: 2C_264/2023 E. 11.3

11.3. Dans son mémoire de réponse, le Service cantonal considère qu'il se justifie de lui allouer des dépens, à tout le moins pour un montant réduit, les arguments des recourantes devant être qualifiés de téméraires et d'abusifs et ayant été développés sans égard aux principes dégagés par la jurisprudence publiée, tant en ce qui concerne les exigences de motivation que s'agissant des droits matériels. En l'occurrence, on ne peut retenir que les recourantes auraient agi de façon téméraire, abusive ou quérulente, en particulier au regard du dispositif de la décision du 16 novembre 2022 qui n'était pas sans ambiguïté (cf. consid. 5.7). Les conditions développées par la jurisprudence permettant exceptionnellement d'allouer des dépens à une entité publique (cf. arrêts 9C_792/2019 du 27 novembre 2020 consid. 10; 2C_881/2013 du 18 février 2014 consid. 9.1; GREGORY BOVEY, Commentaire de la LTF, 3e éd. 2022, n° 30 ad art. 68 LTF) ne sont partant pas remplies. La requête du Service cantonal est infondée. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :