Citation: P 29/00 22.08.2000 E. 3

3.- a) En l'espèce, il est établi que depuis la première demande de prestations complémentaires qu'elle a formée en 1980, P.________ a omis de signaler l'existence de ses économies lesquels s'élevaient encore, selon le relevé de son compte bancaire, à 46 354 fr. au 31 décembre 1998. Sur la base de cette constatation, c'est à juste titre que le premier juge a retenu que la recourante s'était rendue coupable d'une grave négligence excluant d'emblée sa bonne foi, et confirmé le refus de la caisse de remettre l'obligation de restituer. b) Dans son écriture de recours, l'assurée n'apporte pas d'éléments nouveaux susceptibles de remettre en cause le jugement entrepris sur ce point. Elle se contente en effet de justifier ses économies par la nécessité d'être en mesure de couvrir des besoins futurs éventuels, ce qui n'a aucune incidence sur la question litigieuse. A cet égard, les explications complémentaires fournies par l'assistante sociale ne sont guère plus de nature à démontrer sa bonne foi. L'attitude de la recourante lors de la révision périodique entreprise par la caisse en 1999, consistant précisément à refuser de fournir des renseignements sur sa fortune, montre, en particulier, qu'il ne s'agit ni d'"ignorance" ni d'"oubli manifeste" de sa part. On peut au contraire en déduire qu'elle a volontairement caché, pendant de nombreuses années, l'existence de cette épargne. En outre, rien ne permet de mettre sérieusement en doute sa capacité de discernement par rapport à ces actes concrets. Le recours se révèle ainsi mal fondé.