Citation: 6B_466/2016 E. 2

Le recourant soutient pour sa part que la cour cantonale a violé les art. 12 al. 3, 117 et 125 CP. Il estime que le décès et les lésions corporelles étaient imprévisibles car il ne pouvait pas envisager que les guêpes allaient se propager de façon telle qu'elles puissent provoquer la mort d'une personne ou des lésions corporelles. De plus, le recourant fait valoir qu'il avait pris les mesures commandées par les circonstances et sa situation personnelle (art. 12 al. 3 CP). Sa spécialité étant le monde des abeilles et non des guêpes, qui sont des insectes fondamentalement différents, il n'était intervenu qu'une fois pour traiter un nid de guêpes dans lequel il n'y avait qu'un seul insecte. Son expérience de la vie ne lui conférait pas de connaissances particulières en cette matière. La manière dont les nids de guêpes doivent être éliminés n'étant pas réglementée ni soumise à autorisation, il n'était pas possible de lui reprocher de ne pas avoir respecté les règles relativement complexes émises en cette matière. Concernant la causalité adéquate, le recourant soutient qu'elle a été rompue par bon nombre d'événements imprévisibles. Pour lui, il était extraordinaire que quelqu'un se trouve sur le balcon d'à côté par un temps froid, gris et pluvieux. De même, il était imprévisible que toutes les guêpes s'échapperaient du même côté, la prédisposition allergique de la victime constituant également une circonstance propre à rompre le lien de causalité. Le temps écoulé entre le moment où D.________ avait été piqué et l'appel des secours par son épouse montrait que le décès du mari était un fait hautement improbable dans ces circonstances. Enfin, le recourant fait valoir qu'il n'était pas prévisible qu'un nid de guêpes sur un balcon au centre ville contienne autant de guêpes et y voit une situation totalement atypique, propre, à son tour, à rompre le lien de causalité.