Citation: P 65/04 29.08.2005 E. 2

2.1 Selon l'art. 108 al. 2 OJ, le recours de droit administratif doit indiquer notamment les conclusions et les motifs du recourant. Cette exigence a pour but de fixer le juge sur la nature et l'objet du litige. La jurisprudence admet que les conclusions et les motifs résultent implicitement du mémoire de recours; il faut cependant pouvoir déduire de ce dernier, considéré dans son ensemble, à tout le moins ce que le recourant demande d'une part, et quels sont les faits sur lesquels il se fonde d'autre part. Il n'est pas nécessaire que la motivation soit pertinente, mais elle doit se rapporter au litige en question. Le simple renvoi à des écritures antérieures ou à l'acte attaqué ne suffit pas. S'il manque soit des conclusions soit des motifs, même implicites, le recours de droit administratif est irrecevable d'entrée de cause, sans que le recourant ait la faculté de remédier à cette irrégularité (ATF 123 V 336 consid. 1a et les références). 2.2 Dans son écriture du 20 décembre 2004, G.________ indique vouloir « faire part (au Tribunal) de remarques non contestataires » et n'avoir « aucune prétention d'attaquer la décision formulée dans le présent rapport du 16 décembre 2004 » (c'est-à-dire, le jugement cantonal du 13 décembre 2004 expédié aux parties le 16 décembre suivant). Si, dans la suite de son écriture, l'intéressée fait état de nouvelles dépenses jamais alléguées auparavant, elle n'en conclut pas pour autant à la modification du jugement cantonal en ce qui concerne le montant pris en considération au titre de dessaisissement de fortune. Aussi, doit-on considérer que le recours ne contient pas de conclusions et que, partant, il ne satisfait pas aux exigences posées à l'art. 108 al. 2 OJ. Le recours de G.________ se révèle ainsi irrecevable.