Citation: I 321/04 18.07.2005 E. 1

5.5 Cela étant, à supposer que l'expertise judiciaire ait revêtu un caractère probant du point de vue psychiatrique s'agissant de l'état actuel, la juridiction cantonale n'aurait pas été fondée à fixer au 4 avril 1996 le début de l'incapacité de travail (entièrement attribuable à une affection psychique selon les experts) en s'appuyant sur l'appréciation du médecin traitant, spécialiste en médecine générale. En effet, on rappellera qu'en dehors des experts judiciaires, aucun spécialiste en psychiatrie n'a attesté une incapacité de travail en relation avec des troubles psychiques pour quelque période que ce soit. L'intimé, pour sa part, a refusé la consultation psychiatrique qui lui était proposée par les médecins du Centre hospitalier Y.________ lors de son séjour hospitalier en 1996 (rapport du 14 août 1996 des docteurs B.________ et A.________, respectivement chef de clinique et chef de clinique adjoint du service de rhumatologie, médecine physique et réhabilitation). Par ailleurs, il a déclaré au docteur S.________ qu'il était en bonne santé psychique et que l'état dépressif qu'il avait présenté deux ans auparavant avait disparu. 5.6 On ajoutera que les développements de la juridiction cantonale sur les troubles somatoformes ne sont pas pertinents, dans la mesure où les experts judiciaires n'ont pas retenu ce diagnostic (ni aucun autre médecin d'ailleurs) et sont en revanche muets sur la présence ou l'absence de facteurs psycho-sociaux interférant sur la capacité de travail de l'intimé.