Citation: 6B_503/2018 E. 1.3.2

1.3.2. A l'appui de son argumentation visant à mettre en doute la valeur probante de ses aveux, le recourant relève que des informations relatives à la mort de la victime (coups de couteau, humiliation) ont " fuité depuis le territoire français ", en se référant à un article de presse paru le soir du 18 mars 2015. Or, il est établi et incontesté que cet article est postérieur aux premiers aveux circonstanciés du recourant et que ce dernier était placé en cellule sécurisée du 17 au 20 mars 2015. En tout état, le fait que certaines informations auraient filtré ne permet pas d'expliquer que le recourant livre des détails relatifs notamment à la position et à la nudité du corps de la victime lors de sa découverte, à la configuration du lieu où se trouvait le cadavre, à l'emplacement de la voiture de la victime et à l'endroit où il lui a rasé les cheveux. Il s'agit de détails que, hormis les enquêteurs, seul le recourant pouvait connaître. Par ailleurs, le recourant ne remet pas en cause la corrélation entre les détails qu'il a révélés et les éléments matériels à charge (trajet en voiture, traces de sang dans le coffre, cheveux au domicile conjugal et traces ADN sur le rasoir, relevés GPS et téléphoniques, recherches internet le 7 janvier au matin, etc.). Il n'expose pas en quoi la crédibilité de ses aveux serait affectée par l'évolution de son récit, lequel présentait une cohérence interne selon la cour cantonale. Il ne conteste pas cette cohérence et ne tente nullement de démontrer que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en écartant sa rétractation, faute de motif et de possibilité de s'accuser faussement avec tant de détails. Il est rappelé, sur ce point, que la cour cantonale a écarté chaque hypothèse pouvant justifier de fausses accusations après un examen approfondi de la crédibilité de celles-ci, en procédant notamment à des enquêtes (milieu de la prostitution, provenance du courrier anonyme, etc.).