Citation: 1B_118/2007 13.07.2007 E. 5

Le recourant conteste d'abord l'existence de charges suffisantes à son encontre. 5.1 Pour qu'une personne soit placée en détention préventive, il doit exister à son égard des charges suffisantes ou des indices sérieux de culpabilité, c'est-à-dire des raisons plausibles de la soupçonner d'avoir commis une infraction. Il n'appartient cependant pas au juge de la détention de procéder à une pesée complète des éléments à charge et à décharge et d'apprécier la crédibilité des personnes qui mettent en cause le prévenu. Il doit uniquement examiner s'il existe des indices sérieux de culpabilité justifiant une telle mesure. L'intensité des charges propres à motiver un maintien en détention préventive n'est pas la même aux divers stades de l'instruction pénale; si des soupçons, même encore peu précis, peuvent être suffisants dans les premiers temps de l'enquête, la perspective d'une condamnation doit apparaître vraisemblable après l'accomplissement des actes d'instruction envisageables (ATF 116 Ia 143 consid. 3c p. 146; Gérard Piquerez, Traité de procédure pénale suisse, 2e éd., Genève, Zurich et Bâle 2006, p. 540 et les références). 5.2 En l'occurrence, sur le vu des nouveaux éléments ressortant des écoutes téléphoniques, la Chambre d'accusation pouvait retenir qu'il existait des charges suffisantes à l'encontre du recourant. Il ressort en effet de ces écoutes que le recourant avait eu au moins vingt-trois conversations téléphoniques avec son co-inculpé B.________ entre le 6 novembre 2006 et leur première arrestation le 10 décembre 2006. Ces conversations portaient sur diverses marchandises (ordinateurs, vêtements, téléphones, sacs etc.) que B.________ remettait au recourant et que celui-ci revendait avant de rendre compte de ces transactions à son interlocuteur. Dans ses déclarations des 13 et 14 juin 2007, le recourant explique en substance que les marchandises dont ils parlaient étaient ses affaires personnelles ou qu'elles lui étaient remises par un ami de Marseille. Ces explications apparaissent à première vue peu convaincantes; elles ne suffisent en tout cas pas à enlever toute force probante aux indices sérieux de culpabilité que constituent les écoutes téléphoniques précitées. Quoi qu'il en soit, c'est au juge du fond et non à celui de la détention qu'il incombera d'apprécier la valeur probante de cet élément. En l'état, on ne saurait en tout cas reprocher aux autorités cantonales une appréciation arbitraire sur ce point.