Citation: 6B_298/2015 E. 2.5

2.5. Le recourant invoque qu'il aurait dû être mis au bénéfice de la circonstance atténuante du repentir sincère prévue par l'art. 48 let. d CP. Le repentir sincère n'est réalisé que si l'auteur a adopté un comportement particulier, désintéressé et méritoire. L'auteur doit avoir agi de son propre mouvement dans un esprit de repentir, dont il doit avoir fait la preuve en tentant, au prix de sacrifices, de réparer le tort qu'il a causé (ATF 107 IV 98 consid. 1 p. 99 et les références citées). Le seul fait qu'un délinquant a passé des aveux ou manifesté des remords ne suffit pas. Il n'est en effet pas rare que, confronté à des moyens de preuve ou constatant qu'il ne pourra échapper à une sanction, un prévenu choisisse de dire la vérité ou d'exprimer des regrets. Un tel comportement n'est pas particulièrement méritoire (arrêt 6B_339/2014 du 27 novembre 2014 consid. 2.1). L'autorité précédente, tenant compte des accords passés avec ses victimes, a constaté que le recourant n'avait pas fait preuve de remords ou d'empathie, que ce soit au regard de ses clients à qui il a vendu de la drogue, des victimes de ses vols ou de la victime de ses coups, au-delà de la simple manoeuvre tactique (arrêt attaqué, p. 36 ch. 9.3.4). Cette approche, dont le recourant n'établit pas qu'elle reposerait sur une appréciation arbitraire des faits mais qu'il se limite à critiquer de manière appellatoire, exclut l'application de l'art. 48 let. d CP.