Citation: 1C_470/2019 E. 4.3

4.3. Le recourant ne tente pas de démontrer en quoi le droit de consulter le dossier, tel que reconnu en procédure administrative bernoise par l'art. 23 LPJA/BE, lui conférait le droit d'exiger que le dossier lui soit remis séance tenante, sans qu'il soit laissé à l'autorité un bref délai, en l'occurrence une demi-journée, afin que le dossier puisse être préparé pour la consultation et en particulier qu'il puisse être vérifié que la législation en matière de protection des données, expressément réservée par l'art. 23 al. 3 LPJA/BE, soit respectée. Dans cette mesure, son grief ne répond pas aux exigences contenues à l'art. 106 al. 2 LTF, de sorte qu'il est irrecevable. Au demeurant, le recourant ne prétend pas que la consultation du dossier lui avait été refusée à une autre occasion, antérieure ou postérieure à l'après-midi du 22 août 2018. Ainsi, il ne conteste pas avoir été informé de l'ouverture de la procédure administrative le 15 juin 2018 (cf. arrêt entrepris, consid. 2.3 p. 5), de sorte qu'il avait eu largement la possibilité - tant avant la décision du 17 juillet 2018 que pendant le délai de recours, qui arrivait à échéance le 24 août 2018 - de convenir d'un rendez-vous avec les collaborateurs de l'OCRN en vue de consulter son dossier. En particulier, s'il a expliqué avoir été " en voyage " les 23 et 24 août 2018, il ne ressort pas de l'arrêt entrepris que cet empêchement avait été étayé par la production de justificatifs. Il s'ensuit que le grief doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.