Citation: 4A_151/2009 19.06.2009 E. 1

L'autorité intimée, qui a produit son dossier, n'a pas été invitée à déposer une réponse. 1.4 La décision attaquée revêt un caractère incident. N'entrant pas dans les prévisions de l'art. 92 LTF, elle ne pouvait faire l'objet d'un recours immédiat au Tribunal fédéral que si elle était susceptible de causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF). Encore qu'elle ne porte que sur un montant de 500 fr. et que les recourants n'allèguent pas clairement qu'ils seraient dans l'impossibilité de déposer une telle somme, la décision entreprise s'apparente à un refus de l'assistance judiciaire, lequel constitue une décision incidente susceptible de causer un préjudice irréparable (ATF 129 I 129 consid. 1.1 p. 131, 281 consid. 1.1 p. 283/284). Sous l'angle de la nature de la décision attaquée, on peut dès lors admettre, à la rigueur, que la décision critiquée était sujette à recours. La voie de recours contre une telle décision est déterminée par le litige principal. En l'espèce, la décision querellée a été prise dans le cadre d'une procédure ayant trait aux conditions dans lesquelles un bail peut être annoté au registre foncier (art. 959 al. 1 CC et 261b al. 1 CO). Elle a donc été rendue en matière civile (art. 72 al. 1 LTF), voire en application de normes de droit public dans une matière connexe au droit civil (cf. art. 72 al. 2 let. b ch. 2 LTF). Eu égard à la durée résiduelle du bail dont l'annotation a été requise et au montant du loyer annuel, la valeur litigieuse est, en l'occurrence, supérieure au seuil de 15'000 fr. fixé à l'art. 74 al. 1 let. a LTF. La voie du recours en matière civile était donc ouverte et il en a été fait usage dans le délai fixé à l'art. 100 al. 1 LTF. Les recourants, qui ont pris part à la procédure devant l'autorité précédente et qui ont un intérêt juridique à l'annulation de la décision attaquée, avaient qualité pour former le présent recours (art. 76 al. 1 LTF).