Citation: 5A_729/2024 E. 2.2.3

2.2.3. Dans le contexte d'une procédure relative à un enlèvement d'enfant, l'art. 9 al. 3 LF-EEA prévoit la désignation impérative d'un curateur pour représenter l'enfant (arrêt 5A_91/2023 du 6 avril 2023 consid. 6.1 et les références); l'on précisera qu'il ne doit pas nécessairement s'agir d'un avocat (MAZENAUER, Internationale Kindesentführungen und Rückführungen - Eine Analyse im Lichte des Kindeswohls, 2012, n. 60 et les références; cf. ATF 142 III 153 consid. 5.3.4.1 [arrêt rendu dans le contexte de l'art. 299 CPC]). Vu le rôle du curateur et les devoirs particuliers qu'il entraîne (cf. ATF 142 III 153 consid. 5.2.2 à 5.2.4), il n'est aucunement établi, contrairement à ce qu'affirme la recourante, que celui-ci soit soumis à la LLCA, laquelle s'applique aux avocats pratiquant la représentation en justice dans le cadre d'un monopole (art. 2 al. 1 LLCA). Cette problématique peut néanmoins demeurer indécise dès lors que la jurisprudence rendue dans le contexte de l'art. 12 let. c LLCA exige que le risque de conflit d'intérêts invoqué soit concret pour prononcer l'interdiction de postuler d'un avocat (ATF 145 IV 218 consid. 2.1). Or la recourante ne le démontre ici aucunement: l'associé du curateur aurait certes assuré la défense de son conjoint actuel, mais dans des circonstances dont l'on ignore tout; surtout, celui-ci n'est pas le père des enfants dont le retour est demandé et n'est pas partie à la présente procédure, qui porte exclusivement sur cette problématique.