Citation: 6A.68/2003 10.11.2003 E. A

Par arrêt du 9 mars 1992, réformant le jugement rendu le 14 novembre 1991 par le Tribunal criminel du district de Morges, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois a condamné A.________, pour assassinats, crime manqué d'assassinat, tentative de brigandage qualifié, brigandages qualifiés, vols, vols qualifiés, dommages à la propriété, escroquerie, faux dans les certificats, vol d'usage d'un véhicule automobile, insoumission intentionnelle et inobservation de prescriptions de service, à la réclusion à vie; au moment du jugement de première instance, A.________ avait subi sept cent quatre-vingt-un jours de détention préventive. A.________ s'est évadé le 21 octobre 1995 et a été arrêté le 6 décembre 1995. En raison d'agissements commis durant cette période d'évasion, le Tribunal correctionnel du district d'Aigle l'a condamné le 27 février 1998, pour actes préparatoires de brigandage qualifié, recel et contravention au règlement vaudois sur les armes et munitions, à trois ans de réclusion. Dans le cadre de la première procédure pénale, A.________ a été soumis à une expertise psychiatrique. Dans son rapport du 19 août 1991, l'expert a posé le diagnostic de "comportement antisocial de l'adulte développé chez une personnalité caractérielle". Il n'a pas exclu un risque de récidive et de mise en danger de la sécurité publique. Il a néanmoins estimé qu'il n'était pas nécessaire d'hospitaliser A.________ ni de le soumettre à un traitement et encore moins de l'interner, ce dernier étant accessible à une sanction pénale.