Citation: 6B_1199/2022 E. 2.3

2.3. Le recourant fait grief à la cour cantonale de n'avoir retenu qu'une partie des déclarations des fillettes et d'avoir écarté les déclarations de C.A.________ s'agissant de l'épisode du pimentage. La cour cantonale a relevé que seule C.A.________ avait évoqué l'épisode du pimentage, alors même qu'elle avait prétendu que sa soeur avait subi un traitement identique. Dès lors que la fillette avait également fait état d'une punition au piment vert en précisant qu'elle-même ne l'avait pas vécu, mais qu'elle avait vu des images sur internet, la cour cantonale a considéré que C.A.________ avait pu mélanger ses propres souvenirs avec des vidéos regardées sur internet, ce d'autant plus que l'intimée avait précisé avoir une fois massé ses filles avec des plantes rouges provenant d'Érythrée. Elle a pour le surplus considéré que C.A.________, bien que plus âgée que sa soeur, semblait être moins mature; son discours paraissait plus confus, voire incohérent. Compte tenu des discordances entre les déclarations des deux filles et de la personnalité de C.A.________, la cour cantonale a émis des doutes sur la véracité de ses propos concernant l'usage de piment dans le cadre des punitions qui lui avaient été infligées. Pour les mêmes raisons, elle a considéré comme non établie la punition consistant à poser une brique de lait dans chaque main des enfants, à l'image du Christ qui devait porter son poids sur la croix (jugement attaqué p. 22). La cour de céans ne voit pas en quoi l'analyse de la cour cantonale serait arbitraire. Le recourant ne donne à cet égard aucune explication. Il se réfère aux déclarations de l'intimée, sans aucun développement. L'argumentation du recourant est manifestement insuffisante. Elle est irrecevable.