Citation: 6B_782/2020 E. 4.2

4.2. Le recourant soutient qu'il a été victime d'une attaque illicite non prévue et que l'enchaînement rapide des évènements ne lui a pas laissé d'autre choix que de " repousser [l'intimé] pour se défendre légitimement et de manière efficace " (mémoire de recours, p. 19). Il soutient que, fort de son expérience d'agent de sécurité, il a agi de la façon la moins dommageable possible compte tenu de sa force et de sa carrure, en utilisant sa main gauche alors qu'il était droitier et en usant de retenue. Cette argumentation ne saurait être suivie. En effet, il ressort des faits constatés par la cour cantonale que le recourant a infligé le premier coup au visage de l'intimé dans un contexte de dispute verbale alors qu'il était sous l'influence de l'alcool. Même si le recourant est intervenu parce que l'intimé insistait lourdement auprès de deux de ses amies et que celui-ci l'a poussé, ces comportements ne constituaient pas une attaque actuelle ou imminente de la part de l'intimé au sens de la jurisprudence, qui aurait justifié que le recourant donne un coup de poing au visage de l'intimé, lui ouvrant la lèvre et le faisant tomber au sol. Le grief du recourant est rejeté dans la mesure où il est recevable.