Citation: 5P.231/2003 19.08.2003 E. 4

La recourante soutient en outre que la Cour de justice a arbitrairement constaté les faits en surestimant la charge fiscale de l'intimé, d'une part, et en déduisant des revenus de celui-ci l'amortissement du prêt hypothécaire relatif à son appartement, d'autre part. Il en résulterait qu'elle-même et les enfants ne disposeraient que d'une somme de 16'824 fr., l'époux conservant pour lui seul 20'521 fr. par mois. Dans la mesure où l'autorité cantonale n'a pas appliqué la méthode du minimum vital, ces allégations ne sont guère pertinentes. La Cour de justice a considéré qu'en fixant à 3'000 fr. par mois la contribution due par le mari en faveur des enfants, celui-ci contribuerait à leurs frais d'éducation à raison des deux tiers, l'épouse en assumant pour sa part un tiers, ce qui ne représentait que la moitié de son disponible. Ce montant se justifiait d'autant plus que le mari mettait à la disposition de sa famille la villa dont il est copropriétaire, d'où un manque à gagner qui venait s'ajouter à sa contribution. Or, la recourante ne s'en prend pas à cette argumentation. Par conséquent, son grief ne saurait être admis.