Citation: 4A_547/2023 E. 3.4.3

3.4.3. La cour cantonale a relevé en droit, en se référant au Commentaire romand (CLEMETSON/SCERRI, in: Commentaire romand CO II, n. 7 ad art. 633 CO), que les apports crédités sur le compte de la société peuvent provenir des fondateurs ou d'un tiers qui les met à disposition à un titre ou à un autre et qu'une documentation appropriée devrait être remise pour prouver les droits du tiers vis-à-vis du fondateur notamment pour déterminer s'il est le fiduciant du fondateur/actionnaire ou s'il est un simple créancier. Elle a constaté qu'en l'espèce, elle pouvait tout au plus déduire du courrier du 4 novembre 2015 et de l'interrogatoire des parties que celles-ci ont été en relations et ont eu des discussions au sujet de la constitution de la société, mais que cela ne suffit pas pour retenir que le défendeur aurait agi comme représentant ou à titre fiduciaire pour le demandeur. Elle a donc estimé pouvoir se dispenser d'examiner si le montant de 100'000 fr. versé à la banque par le demandeur lors de la constitution de la société provenait de ses propres ressources ou de fonds empruntés, par hypothèse, à Nicole Nussbaum. Selon le courrier du 4 novembre 2015 adressé par le défendeur au demandeur, soit deux jours après la constitution de la société, le fondateur/actionnaire fiduciaire indique expressément au demandeur qu'il a été consulté par D.________, avec lequel le demandeur avait initié les premières démarches en vue de la constitution de la société et qu'il a été chargé par ce dernier de reprendre la suite des opérations, comme membre fondateur, et qu'il a signé à ce titre l'acte notarié du 2 novembre 2015. Le recourant se borne à réitérer qu'il a transféré le montant de 100'000 fr. à la banque et qu'il a payé les frais de constitution de 2'500 fr. et que cela démontrerait sa qualité d'actionnaire; or, il ne démontre pas par là l'arbitraire de l'appréciation des preuves à laquelle la cour cantonale a procédé. Même lorsqu'il relève que le défendeur indiquait dans ce courrier qu'il reprendrait contact avec lui, il ne démontre pas que la cour cantonale aurait commis l'arbitraire en n'en déduisant pas que le défendeur agissait comme son fiduciaire. Il ne s'en prend pas non plus au fait, rappelé par la cour cantonale et qui entache sa crédibilité, que le tribunal a constaté qu'il ne s'est pas intéressé à la société après sa constitution, qu'il n'a jamais reçu ni réclamé l'acte constitutif, se limitant à réclamer l'argent versé alors qu'en tant qu'apport de l'actionnaire, celui-ci ne pouvait être restitué. Enfin, force est de relever que toute l'argumentation du recourant, qui s'étend sur une dizaine de pages, présente un caractère appellatoire marqué et est de ce fait irrecevable.