Citation: 4A_242/2022 E. 5.2.2

5.2.2. Considérée à la lumière de ces principes, l'argumentation développée par le recourant tombe à faux. Contrairement à ce que prétend l'intéressé, la Formation ne s'est pas contredite en appliquant l'art. 12 du contrat liant les parties, alors même qu'elle aurait prétendument souligné, auparavant, que l'art. 337d CO est de droit impératif et, partant, admis implicitement la nullité de la clause contractuelle précitée au regard de cette disposition légale. Elle n'a en effet pas enfreint le principe de la fidélité contractuelle, au sens restrictif que lui donne la jurisprudence relative à l'art. 190 al. 2 let. e LDIP, puisqu'elle n'a pas refusé d'appliquer une disposition contractuelle en se mettant en contradiction avec le résultat de son interprétation. Elle a uniquement considéré, dans un premier temps, que les parties avaient choisi de soumettre le contrat de travail à la réglementation édictée par la FIFA, et, à titre supplétif, au droit suisse (sentence, n. 115 s.). Elle a ensuite souligné que les règles applicables en l'espèce et la sentence à rendre devaient être compatibles avec l'ordre public au sens de l'art. 190 al. 2 let. e LDIP, raison pour laquelle elle a examiné si la clause pénale prévue à l'art. 12 du contrat de travail ainsi que la réglementation édictée par la FIFA étaient ou non contraires à l'ordre public (sentence, n. 163), ce qu'elle a nié (sentence, n. 170). La sentence attaquée ne souffre ainsi d'aucune contradiction interne. La démonstration du recourant ne vise en réalité pas à établir une violation du principe de la fidélité contractuelle, mais uniquement à remettre en cause, de manière inadmissible, l'application d'une clause contractuelle jugé compatible avec l'ordre public au sens de l'art. 190 al. 2 let. e LDIP. Le grief tiré d'une violation du principe pacta sunt servanda se révèle, dès lors, infondé.