Citation: 4A_434/2023 E. 1.1

1.1. L'arrêt attaqué ayant été notifié aux défendeurs le 7 juillet 2023, le délai de recours de 30 jours de l'art. 100 al. 1 LTF a été suspendu pendant les féries d'été du 15 juillet au 15 août inclus (art. 46 al. 1 let. b LTF), de sorte que, selon ces règles, le délai venait à échéance le 7 septembre 2023. Le jeudi 7 septembre étant le jour du Jeûne genevois, les recourants invoquent que le délai a été reporté au vendredi 8 septembre 2023, date à laquelle leur mandataire a posté leur recours. Aux termes de l'art. 45 al. 2 LTF, le droit cantonal déterminant pour savoir si un jour est férié ou non est celui du canton où la partie ou son mandataire a son domicile ou son siège. En dépit de ce que pourrait laisser penser son texte ("ou"), la règle n'est pas alternative. Selon la jurisprudence, il est admis que lorsque la partie n'est pas représentée, le droit cantonal déterminant est le droit de son canton de domicile; si elle est représentée, le droit cantonal déterminant est le droit du domicile de son mandataire, du moins lorsqu'il y a élection de domicile auprès de ce dernier (ATF 98 V 62; arrêt 1A.232/2002 du 17 décembre 2002 consid. 2). Le but de cette règle est de permettre à celui qui doit effectivement procéder à un acte de le faire, ce qui n'est pas possible un jour férié (FRÉSARD, in Commentaire de la LTF, 3e éd. 2022, n. 10 ad art. 45 LTF). Les défendeurs recourants, eux-mêmes domiciliés dans le canton de Schaffhouse, étaient déjà représentés par un avocat genevois en procédure d'appel cantonale, avec élection de domicile en son étude à Genève, de sorte que le droit cantonal déterminant est le droit genevois et que le jeudi du Jeûne genevois est un jour férié. Posté le premier jour ouvrable suivant par cet avocat, le recours a donc été déposé en temps utile.