Citation: 5A_113/2021 E. 3.2

3.2. Selon les constatations de la décision attaquée (art. 105 al. 1 LTF; ATF 140 III 16 consid. 1.3.1), le recourant s'est contenté d'affirmer en instance cantonale (consid. 5.2) qu'" aucune des pièces produites ne saurait valoir reconnaissance de dette " au sens de l'art. 82 al. 1 LP et de la jurisprudence, et que le " rapprochement des pièces produites ne permet pas de parvenir à une autre solution ". Il ne résulte donc pas de l'arrêt déféré qu'il aurait plaidé son " inexpérience [...] dans le domaine des actes d'intercession ", ni qu'il aurait allégué et prouvé les éléments corroborant l'existence d'un cautionnement, en particulier au sujet des " raisons pour lesquelles [les parties] n'auraient pas adopté la forme du cautionnement " pour la garantie souscrite. Au demeurant, il ne discute pas la clause de renonciation " à toute objection et moyen de défense découlant de cette relation de crédit ", qui est en principe révélatrice d'un engagement indépendant ( cf. arrêt 5P.218/1997 du 29 juillet 1997 consid. 2b et la jurisprudence citée [ i.c. " letter of indemnity "]). Enfin, le moyen - apparemment non invoqué devant l'autorité précédente - pris du montant " extrêmement important " de son engagement est dépourvu de pertinence en tant que tel, d'autant qu'il n'est pas prétendu que cet engagement serait invalide en raison d'une lésion (art. 21 CO; cf. arrêt 5A_105/2018 du 12 octobre 2018 consid. 2.3) ou d'une crainte fondée (art. 29/30 CO; cf. arrêt 5A_652/2011 du 28 février 2012 consid. 3.2.2 et les citations). Vu l'indigence des griefs soumis à l'autorité précédente et l'inconsistance des critiques soulevées céans ( cf. art. 42 al. 2 LTF), aucun indice déterminant ne permet d'admettre - fût-ce au degré de la simple vraisemblance - qu'une interprétation littérale soit étrangère à la volonté des parties. Au regard de la cognition restreinte du juge de la mainlevée - en particulier quant à l'interprétation du titre - la juridiction cantonale n'a en définitive pas enfreint le droit fédéral en qualifiant de " porte-fort " l'engagement litigieux. Au demeurant, la loi n'interdit pas aux parties de choisir, en vertu de la liberté des conventions (art. 19 CO), une autre forme juridique que le cautionnement ou le porte-fort pour garantir l'exécution d'une prestation pécuniaire; la pratique admet la légalité d'engagements sui generis ou innomés non soumis aux art. 111 et 492 ss CO (arrêt 4C.24/1992 du 13 avril 1993 consid. 4a, non publié in : ATF 119 II 132, commenté par LOGOZ, in : Bulletin Cedidac n° 20/1993 p. 6 ss; MEYER, in : Commentaire romand, CO I, 3e éd., 2021, n° 24 et note 48 ad art. 492-512 CO, avec les citations), susceptibles de valoir reconnaissance de dette au sens de l'art. 82 al. 1 LP ( cf. arrêts 5P.218/1997 du 29 juillet 1997 consid. 2b; 5P.450/1999 du 23 mars 2000 consid. 3c). Or - bien qu'il n'y ait pas lieu d'approfondir la question -, pour les motifs exposés par l'autorité cantonale, l'engagement du recourant remplit bien cette qualité.