Citation: 4A_376/2014 E. 2.2

2.2. S'agissant plus particulièrement de la première résiliation, datée du 8 décembre 2005, l'arrêt entrepris se limite toujours à résumer les éléments du dossier, notamment la prise de position de l'assureur, sans toutefois indiquer les éléments de faits retenus ou écartés et sans traiter la question (réalisation des conditions légales d'une réticence) qui lui était posée (cf. déjà arrêt 4A_370/2012 déjà cité consid. 2.3). A bien lire l'argumentation de la cour cantonale, on comprend toutefois que celle-ci n'a pas tenté de fournir une nouvelle motivation puisqu'elle estime que le premier motif de résiliation invoqué par l'assureur est trop " vague, et inopérant à ce titre ". Si elle se réfère à cette première résiliation, et plus particulièrement au rapport médical qui y est mentionné, c'est uniquement au motif que celui-ci pourrait avoir " une incidence pour les déclarations de réticence subséquentes " (arrêt entrepris ch. 13 p. 21). Cela étant, il n'y a pas lieu de revenir sur ce motif. Au demeurant, on observe que, s'agissant en particulier du diabète dont souffre l'assuré (affection chronique à laquelle l'assureur semble accorder une grande importance pour justifier sa déclaration de réticence), il résulte des constatations cantonales (qui lient le Tribunal fédéral) que l'assuré souffre de diabète depuis l'automne 2004, soit une période postérieure à la date à laquelle l'assuré a rempli les questionnaires de santé (les 18 mai et 7 juin 2004). L'assuré ne sachant pas qu'il souffrait de diabète en mai/juin 2004, on ne peut en tout cas pas lui reprocher d'avoir omis de le déclarer à l'assureur (cf. sur l'ensemble de la question: arrêt 4A_370/2012 déjà cité consid. 2.1).