Citation: 2C_243/2024 E. 6.3

6.3. En l'occurrence, le Tribunal cantonal n'a pas négligé d'élément essentiel dans son appréciation de la proportionnalité de la sanction. En particulier, il a pris en compte l'absence d'antécédents du recourant, la gravité de la faute commise, qu'il qualifie de moyennement grave, les intérêts en jeu, ainsi que les circonstances particulières du cas d'espèce (requête de l'ex-épouse de produire les extraits en cause, utilité de ceux-ci dans la procédure civile de divorce et dépôt ultérieurement de ceux-ci dans ladite procédure par l'avocat de l'ex-mari). L'autorité précédente relève en outre l'importance du secret professionnel du notaire et souligne à raison que lorsque, comme en l'espèce, celui-ci pratique également comme avocat, il doit être d'autant plus attentif à éviter toute interférence entre ces deux activités (cf. arrêt 2C_26/2009 du 18 juin 2009 consid. 8.3 in fine). Le Tribunal cantonal a ainsi estimé que la gravité du comportement reproché au recourant empêchait de prononcer un simple blâme, l'amende étant alors selon lui une mesure apte et, implicitement, nécessaire. Il retient également que " le montant fixé se situe, sinon à un minimum, à tout le moins dans la "fourchette basse" par rapport au montant maximum de 10'000 francs ". Le recourant ne parvient pas à démontrer le caractère arbitraire de cette appréciation, en particulier concernant le degré de la gravité de la faute retenue. A cet égard, les éléments qu'il invoque en lien avec les comportements du juge civil, qui n'aurait pas considéré que les pièces déposées étaient illicites, et de l'ex-mari, qui n'a pas déposé une plainte pénale à son encontre, ne sont pas de nature à établir le caractère manifestement contraire au principe de la proportionnalité de la sanction prononcée. Enfin, le recourant perd de vue que le Tribunal cantonal a retenu une faute moyennement grave et non pas un cas de peu de gravité et que c'est cette première qualification qui est déterminante dans l'appréciation de la proportionnalité et non la formulation de "cas de très faible importance" utilisée par l'autorité précédente en lien avec le blâme. Enfin, on relèvera que le Tribunal cantonal a estimé que la sanction prononcée, de 1'000 fr. d'amende, correspondait à une sanction légère, voire moyenne, alors que le Conseil d'État et le Département avaient retenu une faute grave. Il pouvait ainsi sans arbitraire confirmer cette sanction en retenant une faute moyennement grave.