Citation: 6B_968/2017 E. A

Le 17 janvier 2013, A.________, né en 1947, époux d'X.________, est tombé du balcon enneigé de son appartement du deuxième étage d'un immeuble sis au chemin B.________, à C.________, alors qu'il faisait une bataille de boules de neige avec son voisin de huit ans qui se trouvait sur le balcon du dessous. Acheminé au CHUV, il est décédé des suites de sa chute peu après son admission. L'instruction pénale ouverte le lendemain du décès a été classée par ordonnance du 15 mars 2013 puis rouverte par ordonnance du 4 mars 2016, après que le Service de l'aménagement du territoire et du développement durable eut informé le Ministère public central que les garde-corps des balcons de l'immeuble ne présentaient pas une hauteur conforme aux normes en vigueur. L'instruction initiale et complémentaire a établi que le muret et la barrière du balcon étaient d'une hauteur de 90 et 83 centimètres respectivement, à l'instar des autres balcons de l'immeuble, construit en 1962. Lors des faits, le balcon était gelé et le défunt portait des pantoufles. Il habitait l'immeuble de longue date et X.________ en avait été la concierge. Par ordonnance du 22 mars 2017, le Ministère public central, division affaires spéciales, a notamment ordonné le classement de la procédure pénale ouverte ensuite du décès de A.________ survenu le 17 janvier 2013 et laissé les frais de procédure à la charge de l'Etat.