Citation: 5C.290/2005 21.03.2006 E. B

B.a Le 21 décembre 2004, l'épouse a saisi le Tribunal de première instance de Genève d'une demande unilatérale en divorce, assortie d'une requête de mesures provisoires. Elle a conclu au prononcé du divorce et, citant dans ses écritures tant l'art. 124 CC que l'art. 125 CC, a réclamé une pension mensuelle de 500 fr. dès le 1er janvier 2004. À l'appui de sa position, elle a fait valoir que son budget était déficitaire depuis que son mari avait cessé de lui verser une contribution. Le mari s'est déclaré d'accord avec le prononcé du divorce, mais a contesté toute obligation de verser une contribution à son épouse, que ce soit sur mesures provisoires ou sur le fond. Par jugement du 9 juin 2005, le Tribunal de première instance a prononcé le divorce (chiffre 1 du dispositif), a condamné le mari à verser à l'épouse une contribution d'entretien, fondée sur l'art. 125 CC, de 500 fr. par mois dès le 1er janvier 2004 (chiffre 2), a donné acte aux parties de ce qu'elles avaient liquidé leur régime matrimonial (chiffre 3), a compensé les dépens (chiffre 4) et a débouté les parties de toutes autres conclusions (chiffre 5). B.b En substance, le Tribunal a retenu que le divorce pouvait être prononcé, les parties vivant séparées depuis 1989. Les revenus de l'épouse, constitués d'une rente AVS de 1'756 fr. et d'une rente LPP de 336 fr., se montaient à 2'092 fr. par mois, alors que son minimum vital représentait 2'538 fr. Le mari percevait une rente AVS de 1'823 fr. par mois et avait touché un capital LPP de 253'827 fr., ce qui correspondait à une rente mensuelle de 1'244 fr.; ses revenus se montaient donc à 3'067 fr. par mois, alors que son minimum vital représentait 2'520 fr. par mois. Examinant la situation des époux sous l'angle de l'art. 125 CC, le Tribunal a constaté que l'épouse, qui était à la retraite et ne pouvait pas améliorer sa situation, avait un découvert de 446 fr. alors que le mari disposait d'un solde positif de 547 fr. La pension réclamée de 500 fr. par mois était dès lors équitable. Elle était due dès le 1er janvier 2004, date à laquelle le mari avait cessé ses versements. Compte tenu de la solution ainsi retenue sur le fond, il ne se justifiait pas de prononcer des mesures provisoires.