Citation: 4A_598/2014 E. 3.3.2

3.3.2. Confronté à l'interprétation d'une disposition contractuelle, le juge doit tout d'abord s'efforcer de déterminer la commune et réelle intention des parties, sans s'arrêter aux expressions ou dénominations inexactes dont elles ont pu se servir, soit par erreur, soit pour déguiser la nature véritable de la convention (art. 18 al. 1 CO; ATF 135 III 410 consid. 3.2 p. 412 s.). Déterminer ce qu'un cocontractant savait ou voulait au moment de conclure relève des constatations de fait; la recherche de la volonté réelle des parties est qualifiée d'interprétation subjective (ATF 131 III 606 consid. 4.1 p. 611). Si le juge parvient à établir une volonté réelle et concordante des parties, il s'agit d'une constatation de fait qui lie en principe le Tribunal fédéral conformément à l'art. 105 al. 1 LTF, étant précisé qu'aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut lui être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente (art. 99 al. 1 LTF). Il n'en va pas autrement en matière d'arbitrage, l'application des deux dispositions citées n'étant pas exclue par l'art. 77 al. 2 LTF, lequel s'oppose, en revanche, à la mise en oeuvre de l'art. 105 al. 2 LTF, si bien que le Tribunal fédéral ne peut ni rectifier ni compléter d'office les constatations d'un tribunal arbitral ou d'un arbitre, même si les faits ont été établis de manière manifestement inexacte ou en violation du droit. En l'espèce, on l'a vu, l'arbitre a pu établir la volonté réelle et concordante des parties relativement à l'art. 4 de la convention. Il n'a eu recours à l'interprétation objective de cette clause qu'à titre surabondant. Comme le résultat de l'interprétation subjective de la stipulation concernant la prime d'option lie le Tribunal fédéral et, partant, ne peut pas être remis en question par le recourant, ce dernier s'en prend en pure perte à l'interprétation subsidiaire, telle qu'elle a été faite par l'arbitre selon la théorie de la confiance, en vue d'établir, notamment, que l'intimé n'aurait pas acquis le droit d'option dès lors qu'il n'avait pas versé la prime d'option. Au reste, sa démonstration, qui consiste pour l'essentiel dans une suite d'affirmations péremptoires s'écartant des constatations souveraines de l'arbitre, est totalement impropre à faire apparaître la décision solidement motivée de l'arbitre non seulement comme erronée, mais, ce qui seul importe, comme insoutenable. Enfin, l'exception d'inexécution soulevée par le recourant sur la base de l'art. 82 CO confine à la témérité. C'est, en effet, lui qui a refusé obstinément d'honorer sa signature en s'opposant au transfert de 9'971 actions de la Société à l'intimé, alors que celui-ci avait offert d'exécuter sa propre obligation, c'est-à-dire de payer le prix de vente convenu pour ces titres, allant même jusqu'à en verser le montant sur un compte "avoir-clients" de l'étude de son propre mandataire au su du recourant. Dans ces conditions, le présent recours ne peut qu'être rejeté si tant est qu'il soit recevable.