Citation: 4A_277/2021 E. 3.3.3

3.3.3. Enfin, la recourante tient rigueur à l'arbitre de ne pas avoir déterminé quelle partie était responsable des retards. On ne discerne toutefois nulle trace d'arbitraire. En effet, comme la recourante n'avait pas fourni la preuve d'un avis immédiat des retards et que la violation de cette incombance excluait une prolongation de délai, l'arbitre pouvait sans arbitraire se dispenser d'examiner qui répondait des retards allégués. La doctrine relève en effet qu'à défaut d'avis, l'entrepreneur en retard dans la livraison se retrouvera en demeure quand bien même la prolongation eût été justifiée (cf. art. 365 al. 3 i.f. CO et ZINDEL/SCHOTT, in Basler Kommentar, op. cit., n° 34 ad art. 365 CO; GAUCH, op. cit., n. 680 et 829; KOLLER, op. cit., n° 104 ad art. 365 CO et nos 157 et 209 ad art. 366 CO; cf. aussi art. 25 al. 1 SIA-118 et REETZ, op. cit., n° 16.2 ad art. 96 SIA-118).