Citation: 5A_483/2023 E. 5.2

5.2. En tant que la recourante conteste le fait, retenu par la cour cantonale, que son ex-partenaire "n'a jamais été affiliée à une institution de prévoyance professionnelle" (cf. arrêt attaqué let. C.e.b p. 5), sa critique est irrecevable au regard du principe de l'épuisement des instances (cf. supra consid. 2.3). En effet, le Tribunal de première instance avait déjà constaté que l'intimée n'avait "jamais cotisé durant le partenariat enregistré"; or, il ne ressort pas de l'arrêt querellé que la recourante aurait critiqué cet élément dans sa réponse à l'appel ou dans sa duplique, et elle ne le prétend pas non plus. Au demeurant, sa critique n'est pas de nature à démontrer le caractère insoutenable du fait précité: même à considérer qu'il fut démontré que l'intimée travaillait lorsque les parties se sont rencontrées, cela ne signifie pas pour autant qu'elle était alors affiliée à une institution de prévoyance professionnelle et cotisait au 2e pilier. Pour le surplus, la recourante se limite pour l'essentiel à relater de manière appellatoire sa propre version des faits de la cause, sans expliquer, conformément aux exigences accrues de motivation posées par la loi (cf. supra consid. 2.2), en quoi les faits de l'arrêt entrepris seraient insoutenables. Enfin, le grief de violation de la maxime inquisitoire que la recourante formule envers la Cour de justice doit être rejeté: en matière de partage de la prévoyance professionnelle, cette maxime s'impose uniquement devant le premier juge (arrêts 5A_882/2022 du 19 octobre 2023 consid. 3.2; 5A_952/2019 du 2 décembre 2020 consid. 3.3; 5A_631/2018 du 15 février 2019 consid. 3.2.2).