Citation: 2C_321/2021 E. 3.2

3.2. La seconde question porte sur le point de savoir si, en matière de comptes détenus de manière indirecte, il suffit à l'autorité requérante d'alléguer être en possession d'informations, sans remettre copie des documents pertinents, pour que la condition de la pertinence vraisemblable soit considérée comme remplie, alors que lesdites informations s'avéreraient fausses. Cette question trouve sa réponse dans les principes issus du droit international public et la jurisprudence déjà rendue. En tant qu'autorité d'exécution de l'assistance administrative internationale en matière fiscale (art. 2 al. 1 LAAF), l'Administration fédérale qui reçoit une demande d'assistance doit vérifier que la demande remplit les conditions de l'assistance administrative (arrêt 2C_703/2019 du 16 novembre 2020 consid. 6.3). Cela ne signifie pas qu'elle doit demander à l'État requérant de fournir toutes les pièces à l'appui de ses allégations. En l'absence de disposition particulière, la question dépend de la bonne foi de l'État requérant, dont la portée a été définie par la jurisprudence. Ainsi, la bonne foi est présumée et impose en principe à l'État requis de se fier aux indications que lui fournit l'autorité requérante, la présomption pouvant toutefois être levée en cas de doute sérieux (cf. ATF 146 II 150 consid. 7.1; 144 II 206 consid. 4.4 et les arrêts cités). Savoir si l'État requis, en l'occurrence la Suisse, avait des éléments permettant d'avoir des doutes sérieux sur la bonne foi de l'État requérant justifiant de lui demander de prouver les allégations de soupçons figurant dans sa demande relève également de l'appréciation et non pas de la question juridique de principe (cf. arrêt 2C_890/2020 du 4 novembre 2020 consid. 7.1).