Citation: 7B_1107/2024 E. 3.3

3.3. En l'espèce, l'autorité précédente a considéré que la requête n'était pas tardive et donc qu'elle était recevable; sur le fond, elle a jugé que le refus opposé au recourant par le juge intimé à l'audience du 13 août 2024 d'enregistrer celle-ci et d'entendre des témoins, au demeurant motivé par un renvoi à ses précédents courriers des 11 juillet 2024, relevait d'une contestation de la décision rendue et non d'une marque de prévention, comme elle l'avait du reste constaté à titre subsidiaire dans son arrêt du 27 août 2024, auquel elle a renvoyé. Elle a en outre considéré que le refus du juge intimé de laisser le recourant dicter lui-même le procès-verbal d'audience ne contrevenait nullement au CPP et plus particulièrement à son art. 78 al. 4, car la faculté éventuellement laissée à une personne entendue de dicter elle-même sa déposition était réservée à des déclarations importantes ayant trait à des questions techniques ou scientifiques pointues qui ne pouvaient pas être résumées. Elle a ainsi estimé qu'aucune prévention ne pouvait être déduite de ce refus; quant aux autres griefs du recourant à l'endroit du juge intimé, ils n'apparaissaient pas fondés en tant qu'ils n'étaient étayés par aucun indice objectif; la lecture du procès-verbal d'audience démontrait que le recourant n'avait pas été principalement interrogé sur sa situation personnelle mais également sur les faits, au demeurant circonscrits, qui lui étaient reprochés (violation d'une obligation d'entretien), lesquels lui avaient été expressément rappelés; il avait pu librement s'exprimer et faire valoir son point de vue, de sorte qu'on peinait à voir quels droits essentiels auraient été bafoués. L'autorité précédente a ajouté que les dénégations du recourant au sujet des accusations portées contre lui ne rendaient pas l'audience viciée ou "illégale" ni ne faisaient apparaître le juge intimé comme partial, comme il le soutenait; aucun élément objectif ne permettait enfin de considérer que le juge intimé aurait voulu favoriser la partie plaignante ou son avocat, ou aurait contraint le recourant à signer un procès-verbal qui ne reflétait pas ses propos véritables.