Citation: 2C_207/2021 E. 5.2

5.2. Les infractions commises par le recourant, qui ont fait l'objet du jugement du 16 novembre 2017 condamnant celui-ci à une peine privative de liberté de trois ans, l'ont été en août 2011 et février 2013. Elles sont ainsi antérieures au 1er octobre 2016. Or, l'art. 66a CP ne s'applique qu'aux infractions commises après le 1er octobre 2016 (cf. ATF 146 II 1 consid. 2.1.2). Ceci a pour conséquence que le juge pénal n'a pas pu envisager le prononcé d'une expulsion en application des art. 66a ss CP dans le cadre de ce jugement. Il ne l'a d'ailleurs pas fait. Partant, l'autorité administrative était compétente pour trancher cette question, contrairement à ce qu'affirme le recourant. L'art. 63 al. 3 LEtr n'a pas été violé.