Citation: 5D_51/2016 E. 4

Les recourants se plaignent ensuite d'arbitraire dans l'application des art. 641 al. 2 et 928 CC, reprochant au juge de ne pas avoir retenu d'acte illicite de la part des intimés alors qu'il avait pourtant relevé que le goudronnage de la route réalisé par ceux-ci avait provoqué une pente et entraînait ainsi un écoulement des eaux de pluie de la route vers leur garage. Les critiques formulées par les recourants ne cernent toutefois pas pleinement la motivation cantonale et doivent en conséquence être déclarées irrecevables. Selon le magistrat précédent, le goudronnage contesté devait en effet être considéré comme faisant partie des actes usuels et tolérés de la part de bénéficiaires d'une servitude et lesdits travaux leur étaient par ailleurs profitables, malgré les inconvénients soulevés - pente et écoulement d'eau - dont l'importance ne ressortait cependant pas du dossier et n'avait pas été démontrée par l'instruction, certes lacunaire sur ce point mais sans réaction idoine des intéressés à cet égard.