Citation: 6B_1153/2018 E. 2.5

2.5. Invoquant une violation de son droit d'être entendu, le recourant se plaint, s'agissant de C.________, de l'absence d'expertise propre à déterminer les raisons pour lesquelles aucune trace de salive n'avait été retrouvée directement sur le corps de l'enfant. Il se plaint également qu'outre la face avant extérieure de la culotte, aucun examen du reste du sous-vêtement n'avait été effectué, une telle mesure étant selon lui susceptible de déterminer que la trace de salive détectée aurait pu provenir d'une autre source que son prétendu léchage du sexe de l'enfant. La cour cantonale a retenu qu'il n'y avait pas matière à procéder à de telles analyses, dès lors que la présence de salive du recourant sur la culotte de l'enfant ainsi que les autres moyens de preuve administrés - telles que les déclarations concordantes de l'épouse et de sa grand-mère - suffisaient à l'incriminer. Au surplus, l'absence de trace de salive découverte sur le sexe de l'enfant n'était pas déterminante. Ainsi, un éventuel résultat négatif n'aurait pas permis d'écarter l'hypothèse selon laquelle l'absence de traces puisse être la conséquence de passages aux toilettes de la fillette et des lavements y afférant, étant observé que les prélèvements avaient été effectués le 19 mars 2017 au soir, soit environ 24 heures après les faits, et qu'il était improbable que l'enfant ne se soit pas rendue aux toilettes dans l'intervalle. Quoi qu'en dise le recourant, on ne distingue pas d'arbitraire dans l'appréciation anticipée des preuves à laquelle la cour cantonale a procédé.