Citation: 4A_133/2023 E. 4.3.2

4.3.2. Semblable argumentation n'emporte pas la conviction de la Cour de céans. La démonstration effectuée par la recourante ne permet en effet nullement d'établir que la cour cantonale aurait établi les faits de manière arbitraire en retenant qu'il n'était pas possible d'établir la réelle et commune intention des parties quant à la rémunération exacte de l'intimée. A cet égard, il sied de rappeler que, lors de la conclusion du contrat de travail, la recourante ne pratiquait pas encore d'IRM cardiaques au sein de son établissement. Dans ces conditions, c'est de manière exempte d'arbitraire que la juridiction cantonale a considéré qu'il n'était pas possible de retenir que la réelle et commune intention des parties aurait été d'exclure toute participation future au chiffre d'affaires réalisé en lien avec les IRM cardiaques. La recourante ne démontre du reste pas que la réelle et commune intention des parties aurait été de calculer la rémunération complémentaire de l'intimée, en tenant exclusivement compte du chiffre d'affaires réalisé grâce aux examens pratiqués au sein de l'établissement de la recourante au moment de la conclusion du contrat de travail, et en faisant totalement abstraction de celui généré par de nouvelles prestations proposées au sein du centre de la recourante après la conclusion dudit contrat. Pour le reste, la recourante assoit sa démonstration sur des faits qui s'écartent de ceux constatés souverainement par la cour cantonale. Par ailleurs, le comportement adopté par l'intimée, durant les rapports de travail, taxé d'incompatible avec les règles de la bonne foi par son adversaire, ne permet pas davantage de démontrer en quoi la constatation de l'autorité précédente ayant trait à l'absence de volonté réelle et concordante des parties quant à la rémunération exacte de l'intimée serait arbitraire.