Citation: 1C_536/2023 E. 3.2.2

3.2.2. Les recourants soutiennent encore que les conditions pour autoriser un tel transfert ne seraient pas réalisées. Ils estiment que cette opération priverait la parcelle n o 602 - d'une surface de 1'005 m 2 - d'une partie importante de ses droits à bâtir (19,33%), ce qui, selon eux, reviendrait à modifier de façon importante les règles de densité du RCAT. Ce faisant, les recourants se contentent toutefois d'opposer leur propre appréciation à celle de l'instance précédente sans démontrer en quoi celle-ci serait critiquable. Comme l'a expliqué la cour cantonale, la jurisprudence commande d'examiner à l'échelle de la zone ou du quartier si le transfert contrevient aux objectifs de l'aménagement du territoire consistant à maintenir une certaine harmonie entre les constructions et l'espace non bâti (art. 1 et 3 LAT; cf. arrêt 1C_389/2013 du 25 mars 2014 consid. 4.1). Or, en l'occurrence et pour les motifs exposés ci-dessus, le projet ne souffre pas d'un défaut d'intégration, en particulier au regard des constructions environnantes (cf. consid. 2.2 et 2.3 ci-dessus). Il est vrai toutefois que le transfert litigieux prive la parcelle n o 602 de près de 20% de son potentiel constructible; le transfert se trouve cependant dilué dans la réalisation de trois bâtiments sur les parcelles n os 597 et 598 - et non dans une unique construction -, si bien que la dysharmonie entre le projet et ce qu'il demeurera possible de réaliser sur la parcelle n o 602 n'apparaît pas évidente (cf. BENOÎT BOVAY/PAULINE MONOD, Les conventions de droits à bâtir, in: VÉRONIQUE BOILLET ET AL., La contractualisation en droit public, 2021, p. 168), pas plus qu'il n'apparaît que cette opération entraînera une modification substantielle des règles de densité prévues par le règlement communal. Enfin, les recourants ne prétendent pas que les autres conditions fixées par la jurisprudence pour admettre un tel transfert, en particulier s'agissant de la contiguïté des parcelles et l'affectation à une même zone, ne seraient pas réunies (cf. arrêts 1C_437/2023 du 30 septembre 2024 consid. 4.1; 1C_82/2020 du 21 octobre 2020 consid. 3.5; 1C_389/2013 du 25 mars 2014 consid. 4.1). Dans ces conditions, il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation de l'instance précédente, qui échappe à l'arbitraire (sur la cognition du Tribunal fédéral en la matière, cf. arrêt 1C_437/2023 précité consid. 4.1).