Citation: 9C_232/2022 E. 4.1.2

4.1.2. Le recourant ne saurait non plus être suivi lorsqu'il soutient que l'expertise psychiatrique serait dépourvue de valeur probante, en se référant à l'opinion de son psychiatre traitant. On rappellera en effet qu'au vu de la divergence consacrée par la jurisprudence entre un mandat thérapeutique et un mandat d'expertise (ATF 124 I 170 consid. 4), on ne saurait mettre en cause les conclusions d'une exper tise médicale du seul fait qu'un ou plusieurs médecins traitants ont une opinion contraire, sauf si ceux-ci font état d'éléments objectivement vérifiables ayant été ignorés dans le cadre de l'expertise et qui sont suffisamment pertinents pour mettre en cause les conclusions de l'expertise (arrêt 9C_459/2019 du 5 novembre 2019 consid. 4). Or dans le cas d'espèce, les premiers juges ont dûment exposé les raisons pour lesquelles ils ont accordé une pleine force probante aux conclusions de l'expert ps ychiatre et n'ont pas suivi l'avis du docteur C.________, ainsi que celles pour lesquelles ils ont conclu que le second n'apportait aucun élément probant pour remettre en doute l'appré ciation étayée et convaincante du premier. En ce qu'il se contente d'indiquer que les appréciations de l'expert psychiatre sont notamment "irréaliste[s]", "surréaliste[s]" ou "contre-factuel[les]", le recourant ne démontre pas en quoi les constatations de la juridiction cantonale seraient manifestement inexactes, pas plus qu'il ne critique concrètement le raisonnement qu'elle a suivi. Il s'ensuit qu' il n'y a pas lieu de s'écarter des conclusions de l'expert psychiatre qui, du reste, pouvait évaluer la capacité de travail de l'assuré sur une période remontant à plusieurs années dans le passé, par une appréciation rétrospective de la situation à l'aide des données du dossier et de l'examen de la personne concernée (cf. arrêt 9C_291/2018 du 3 août 2018 consid. 5.1).