Citation: 5A_355/2023 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a d'abord rappelé qu'elle avait ordonné le retour de l'enfant le 13 février 2023, en retenant que sa mère l'avait déplacée illicitement en Suisse et qu'aucune des exceptions prévues par la convention pour renoncer à ordonner son retour n'étaient réalisées. Contrairement à ce que soutenait la recourante, la décision française fixant provisoirement la résidence de l'enfant auprès de sa mère ne faisait pas obstacle au retour de la mineure en France. La procédure de retour fondée sur la CLaH80 se limitait en effet à l'examen de l'illicéité du déplacement de l'enfant et des circonstances justifiant de renoncer à ordonner le retour, éléments sur lesquels la décision française attribuant provisoirement la garde effective de l'enfant à sa mère n'avait aucune incidence. Dans cette mesure, considérant que les conditions posées par les art. 3 al. 1 let. a et b CLaH80 étaient remplies et qu'aucune des exceptions prévues par l'art. 13 CLaH80 n'était réalisée, la cour cantonale a ordonné le retour de l'enfant vers la France conformément à l'art. 12 al. 1 CLaH80.