Citation: 6B_988/2022 E. 3.3

3.3. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir fondé son pronostic défavorable en se focalisant exclusivement sur certains critères, en particulier sur ce qu'elle a considéré comme une absence de prise de conscience. Elle aurait omis de prendre en considération les critères plaidant en faveur d'un pronostic favorable, en particulier sa situation personnelle et professionnelle. En l'espèce, on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir accordé une importance particulière au défaut de prise de conscience du recourant dès lors qu'il s'agit d'un élément primordial susceptible de justifier un pronostic défavorable (cf. consid. 3.1 supra). Or contrairement à ce que prétend le recourant, au vu des éléments mis en exergue par la juridiction précédente (attitude en cours de procédure, absence de collaboration, dénégations évolutives s'agissant de sa présence lors de l'événement, dénégations constantes concernant sa participation à l'agression), le simple fait d'avoir admis avoir insulté les victimes ne constitue pas un élément d'un poids suffisant en faveur d'une prise de conscience. En tant que le recourant fait valoir que s'il a certes "menti bêtement" en 2017, ces déclarations "n'illustreraient pas sa personnalité au moment du jugement", son argumentation est purement appellatoire, partant irrecevable. Le recourant est au demeurant malvenu de suggérer une évolution favorable de sa personnalité au moment du jugement dont il faudrait déduire une prise de conscience. En effet, aux débats d'appel, il continuait à se présenter en victime s'agissant d'une condamnation de 2015 et il n'a cessé de commettre des infractions depuis les faits litigieux, la dernière condamnation remontant à août 2021, à une peine ferme. Pour le reste, la cour cantonale a tenu compte de la situation professionnelle du recourant. Elle a toutefois considéré que celle-ci était instable, ce que le recourant ne conteste pas; elle était donc fondée à considérer qu'elle ne constituait pas un critère en faveur de l'octroi du sursis. Quant aux liens personnels dont le recourant se prévaut, on ne voit pas quel aspect de cette nature aurait été ignoré par la cour cantonale, laquelle a bien retenu qu'il vivait chez ses parents sans que le recourant ne démontre en quoi il eût fallu accorder un poids prépondérant à cet élément. Dans ces circonstances, le recourant échoue à remettre en cause le pronostic retenu par la cour cantonale, d'autant qu'il ne conteste pas les autres critères sur la base desquels celle-ci a conduit son raisonnement (circonstances de l'infraction, antécédents, défaut de collaboration, absence totale de repentir). Au vu des éléments retenus, la juridiction précédente n'a pas outrepassé le large pouvoir d'appréciation dont elle disposait en considérant que le pronostic était défavorable. Partant, c'est sans violer le droit fédéral qu'elle a refusé l'octroi du sursis. Le grief s'avère par conséquent infondé.