Citation: 8C_600/2020 E. 4.1.5

4.1.5. En l'espèce, le recourant s'est blessé à la main gauche avec une meuleuse alors qu'il coupait une charpente, ce qui a entraîné une plaie délabrante de la face dorso-radiale du poignet gauche avec section du long extenseur du pouce, section du long extenseur radial du carpe et section de la branche sensitive du nerf radial, ainsi qu'une arthrotomie radio-carpienne. Malgré d'importantes limitations fonctionnelles, sa main demeure entière, de sorte que son accident n'est pas assimilable à un accident dont les forces qu'il génère aboutissent à une amputation. L'appréciation des docteurs F.________ et G.________ (cf. consid. 4.1.2 supra) n'apparaît pas pertinente à ce stade de l'examen, dès lors qu'elle ne donne pas d'indications sur les forces en jeu lors de l'accident mais se limite à évaluer la fonctionnalité de la main gauche indépendamment des circonstances de l'accident. Au vu de la casuistique présentée ci-dessus (cf. consid. 4.1.4 supra), on doit retenir que les forces mises sur la main gauche du recourant au moment de l'accident étaient d'importance moyenne. L'appréciation des premiers juges concernant la qualification de l'accident, à savoir de gravité moyenne stricto sensu, peut donc être confirmée. Il faut ainsi un cumul de trois critères sur les sept dégagés par la jurisprudence, ou que l'un des critères retenus se soit manifesté de manière particulièrement marquante, pour admettre le lien de causalité adéquate entre l'accident subi par le recourant et ses troubles psychiques (cf. consid. 3.3 supra).