Citation: 4A_490/2022 E. A

A.a. A.________, née en 1972, est entrée en Suisse en 2003. Elle a travaillé pendant plusieurs années dans un pressing et pour des entreprises de nettoyage. Le 16 mars 2020, elle a été engagée par C.________ SA et a été affectée à D.________ pour la désinfection des bureaux. A ce titre, elle était assurée auprès de B.________ SA, dans le cadre d'une assurance collective privée contre le risque d'incapacité de travail pour cause de maladie. Selon l'art. C1 des conditions générales d'assurance, les prestations sont versées dès l'expiration du délai d'attente pour toute incapacité de travail médicalement justifiée de 25 % au moins. A.b. Le 17 juin 2021, l'assurée a été licenciée oralement par son employeur. Dans un courrier subséquent, elle a été informée de la fin des rapports de travail avec effet au 31 août 2021. Le 17 juin 2021 également, l'assurée a fait parvenir à l'employeur un arrêt de travail. Par la suite, le Dr E.________, psychiatre, a attesté que l'assurée souffrait d'un épisode dépressif sévère provoquant une incapacité de travail totale depuis le 17 juin 2021. Par lettre du 12 juillet 2021, B.________ SA, se fondant sur l'avis de son médecin-conseil, a indiqué à l'assurée qu'elle disposait désormais d'une entière capacité de travail dans son activité habituelle auprès d'un autre employeur. Il était ainsi mis fin au paiement des indemnités journalières au 31 juillet 2021, pour lui permettre de prendre les dispositions nécessaires. Le 7 septembre 2021, le Dr E.________ a certifié que la capacité de travail de l'assurée était nulle dans l'activité habituelle et de 40 % dans une activité adaptée. La Dresse F.________, neurologue, en a fait de même le 22 septembre 2021. Le 7 octobre 2021, le Dr G.________, médecin généraliste, a quant à lui fait état de plusieurs atteintes en précisant qu'elles avaient une répercussion sur la capacité de travail à un pourcentage indéterminé. Par courrier du 12 octobre 2021, B.________ SA a maintenu sa position. A.c. L'assurance-invalidité, à la suite d'une demande de prestations déposée en janvier 2020 par l'assurée, a mis en oeuvre une expertise pluridisciplinaire. Les experts, à savoir un rhumatologue, un psychiatre et un spécialiste en médecine générale, ont rendu leur rapport le 27 octobre 2021, en posant plusieurs diagnostics, notamment ceux de cervicalgies et lombalgies chroniques, de céphalées probablement mixtes migraineuses et de trouble dépressif récurrent actuellement en rémission. Les limitations fonctionnelles étaient les suivantes: possibilité d'alterner les positions, absence de position statique assise la tête penchée en avant prolongée, de port itératif de charges supérieures à 5-10 kg portées près du corps et de soulèvement itératif depuis le sol de charges supérieures à 2,5 kg, travail des membres supérieurs dans le plan horizontal, absence de travail avec des engins avec vibrations à basse fréquence, de positions prolongées et/ou de mouvements itératifs en flexion, extension rotation, inclinaison de la nuque respectivement du tronc, horaires réguliers, absence de machines dangereuses, d'activités nécessitant une vigilance constante telle que la surveillance de sécurité, et d'importantes capacités de concentration. La capacité de travail de l'assurée était nulle dans l'activité de blanchisserie depuis le 31 août 2019 en raison d'une périarthrite scapulo-humérale droite et d'une gonarthrose bilatérale. L'activité de désinfection des bureaux était adaptée à 100 % avec une perte de rendement de 15 % en raison de la fatigue consécutive au syndrome d'apnées du sommeil et des céphalées d'origine mixte. La capacité de travail était identique dans tout autre poste adapté. Dans son avis médical du 8 novembre 2021, le Dr H.________, du service médical régional de l'assurance-invalidité pour la Suisse romande, s'est rallié aux conclusions de l'expertise. Il a notamment retenu une capacité de travail de 85 % dans une activité adaptée telle que la désinfection de bureaux à D.________, depuis le 16 mars 2020. Par décision du 1er février 2022, l'Office cantonal de l'assurance-invalidité a refusé à l'assurée le droit à une rente et à des mesures professionnelles. L'assurée a interjeté un recours à l'encontre de cette décision.