Citation: 6B_329/2024 E. 4.4.1

4.4.1. Selon la cour cantonale, la recourante a décrit un véritable passage à tabac par l'intimé 2, alors que simultanément, et durant toute la soirée, elle a affirmé avoir été en contact avec son ex-compagnon, par messages et par téléphone. Pourtant, à aucun moment elle n'a évoqué à celui-ci les sévices physiques et sexuels qu'elle aurait été en train de subir ou qu'elle aurait subis. Elle a prétendu en particulier, alors qu'elle se trouvait devant le miroir avec une ceinture autour du cou, avoir téléphoné à son ex-compagnon, ce que l'intimé 2 aurait accepté, et qu'ils auraient échangé des "banalités". Elle a admis en outre avoir toujours eu son téléphone portable en mains ou dans sa poche durant l'intégralité des faits. La recourante était ainsi en tout temps en mesure d'appeler à l'aide. Elle l'a fait uniquement et implicitement à 00h43 en déclarant à son ex-compagnon par message "je me suis fais tabassée et toi t as eteins (sic) ". Elle ne mentionnait néanmoins pas de violence sexuelle et, surtout, ne lui a pas répondu lorsqu'à 00h52 il lui a dit qu'il venait la chercher. Les messages échangés entre la recourante et son ex-compagnon les 4 et 5 octobre 2019 établissaient que celle-ci avait effectivement "joué au chat et à la souris" avec son ex-compagnon. Le 5 octobre 2019, ce dernier avait insisté par messages à de nombreuses reprises pour que la recourante lui dise où elle se trouvait afin qu'il vienne la chercher, celle-ci refusant constamment de le lui indiquer et lui demandant notamment à 09h01 de ne rien dire à la police car elle ne voulait pas "d'emmerde". Entre 06h54 et 09h09, l'ex-compagnon de la recourante lui a demandé à sept reprises de lui transmettre sa géolocalisation, avant que celle-ci accepte enfin. Ces comportements de la recourante étaient difficilement compréhensibles, ce d'autant qu'elle semblait croire, lors de son audition du 11 mars 2021, que c'était son ex-amant qui avait refusé de venir la chercher. Toujours selon la cour cantonale, ce dernier avait déclaré que lorsqu'il lui avait parlé au téléphone, celle-ci "ne bafouillait pas, elle parlait normalement", même si elle était "bizarre". Ce constat était en opposition totale avec les propres déclarations de la recourante qui évoquait un état de panique et de peur lorsqu'elle avait appelé son ex-compagnon, la ceinture autour du cou. Du reste, s'agissant de cet épisode, qui aurait duré une heure selon la recourante, et durant lequel l'intimé 2 l'aurait promenée à travers la pièce et devant le miroir, en serrant et desserrant "en continu", il y avait lieu de relever que celui-ci était en contact quasi-permanent par messages avec des personnes tierces entre 22h17 le 4 octobre et 00h35 le 5 octobre 2019.