Citation: 9C_641/2021 E. 4

Se fondant sur le rapport d'expertise du 13 décembre 2019, jugé probant, la juridiction cantonale a constaté que la recourante avait une capacité de travail de 54 % dans l'activité habituelle et de 72 % dans une activité adaptée sans interruption depuis 2007 sauf durant les trois mois ayant suivi l'opération du 24 août 2017. Elle a par conséquent considéré que l'office intimé avait indûment alloué à l'assurée une rente entière du 1er juillet 2017 au 28 février 2018. En effet, les conclusions des experts ne permettaient ni de retenir une incapacité totale de travail au moment du dépôt de la demande de prestations le 5 janvier 2017 ou à l'échéance du délai de carence le 1er juillet 2017, ni de conclure à une amélioration de la situation à compter du 25 novembre 2017. Procédant à l'évaluation du taux d'invalidité, elle a comparé un revenu sans invalidité de 54'330 fr. par an (reposant sur l'Enquête suisse sur la structure des salaires [ESS] publiée par l'Office fédéral de la statistique: année 2016, Tableau T17, groupe 51, total femmes, tous âges confondus, adapté à l'horaire moyen de la branche et à l'évolution des salaires nominaux pour 2017) à un revenu avec invalidité de 43'697 fr. par an (fondé également sur l'ESS: année 2016, Tableau TA1_tirage_skill_level, total femmes, niveau de compétence 2, adapté à l'horaire moyen de la branche et à l'évolution des salaires nominaux pour 2017), auquel elle a appliqué un abattement de 15 %. Elle a abouti à un degré d'invalidité de 32 % insuffisant pour donner droit à une rente. Elle est parvenue à la même conclusion en se référant au niveau de compétence 1 du Tableau TA1_tirage_skill_ level pour déterminer le revenu d'invalide (de 33'537 fr. 25; taux d'invalidité de 38 %). Elle a dès lors réformé la décision litigieuse, en ce sens que la demande de l'assurée était rejetée.