Citation: I 576/05 25.11.2005 E. A

R.________, née en 2002, est atteinte du syndrome polymalformatif de Cornelia de Lange, associant notamment des malformations des mains, une microcéphalie, des troubles de la déglutition, une cardiopathie, un retard de croissance et un retard mental. L'absence de réflexe de succion ou de déglutition a nécessité une alimentation par sonde gastrique à la pompe (lettre du 17 août 2002 du docteur E.________, pédiatre traitant, au Service des besoins spéciaux de la petite enfance). Une gastrotomie percutanée endoscopique a été mise en place le 6 mars 2003 en raison de la persistance d'un reflux gastro-oesophagien (rapports des 17 février et 24 avril 2003 du docteur I.________, médecin adjoint au Service de chirurgie pédiatrique du Centre X.________). R.________, représentée par sa mère, a demandé à l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office AI) d'assumer les coûts des différents traitements médicaux. Le 6 janvier 2003, l'office AI a décidé de prendre en charge le traitement des malformations des mains, de l'affection cardiologique, des troubles du tonus ainsi que des troubles respiratoires dont souffrait l'assurée à la naissance, à titre de mesures médicales en cas d'infirmité congénitale. Il a considéré que ces atteintes correspondaient aux chiffres 102, 176, 313, 395 et 497 de la Liste des infirmités congénitales (Annexe à l'Ordonnance du 9 décembre 1985 concernant les infirmités congénitales [OIC]). Il a en revanche refusé de couvrir les frais de traitement des troubles alimentaires de l'assurée, au motif qu'ils n'entraient dans aucune des affections visées par la Liste des infirmités congénitales. Après avoir dans un premier temps admis de réexaminer cette position, par décision du 14 mai 2003, l'office AI a confirmé ce refus par décision du 25 juillet 2003 et décision sur opposition du 18 mars 2004.