Citation: 6B_988/2022 E. 1.3

1.3. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement accordé du crédit au témoignage de D._________ alors que celui-ci avait précisé de manière catégorique qu'il portait un sac de sport lorsqu'il avait déclaré le reconnaître à 90 %, ce qui n'aurait toutefois pas été le cas, comme le démontraient les images de vidéosurveillance prises quelques minutes avant l'agression. La cour cantonale aurait d'ailleurs constaté de manière insoutenable que les photographies tirées de ces images vidéo laissaient apparaître le contraire. Or d'après le recourant, le fait qu'il ne portait pas de sac discréditerait l'identification de D._________, - seul à l'avoir formellement identifié -, et créerait un doute insurmontable quant à sa culpabilité. En l'espèce, la cour cantonale a retenu que si le recourant ne portait pas de sac sur les images vidéo, cet élément n'était pas déterminant dès lors qu'il était probable qu'il en ait porté un, à un moment ou à un autre, le recourant ayant lui-même affirmé qu'il se rendait à un match de football dans l'après-midi. En tant que celui-ci estime cette appréciation arbitraire car "cela supposerait que, durant les quelques minutes qui séparent les images de vidéosurveillance et l'agression, il aurait récupéré un sac de sport on ne sait où, qu'il aurait au préalable abandonné sans surveillance", il se contente d'opposer son propre avis à l'appréciation de la cour cantonale sans démontrer le caractère insoutenable de celle-ci, ce qui constitue une démarche purement appellatoire, partant irrecevable. Au demeurant, par son grief, le recourant ne démontre pas en quoi le résultat auquel est parvenu la cour cantonale en se fondant sur un ensemble d'indices convergents, soit la présence du recourant parmi les personnes courant vers le lieu de l'attaque, sa proximité avec C._________ l'ayant initiée en lançant une poubelle et les déclarations concordantes des témoins et des victimes, serait arbitraire. Sur ce dernier point, contrairement à ce qu'il prétend, la cour cantonale n'a pas retenu que B._________ l'avait formellement mis en cause pour les coups donnés mais a considéré que ses déclarations selon lesquelles il pensait que le recourant, qu'il reconnaissait à 60 %, - et dont l'identification s'était avérée correcte -, l'avait également frappé concordaient avec les déclarations des autres témoins; appréciation qui échappe à l'arbitraire. En définitive, le recourant échoue à démonter que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire, respectivement violé la présomption d'innocence, en retenant qu'il avait eu une participation active dans l'agression menée contre l'intimé. Mal fondé, son grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.