Citation: 5A_845/2022 E. 4.1

4.1. En l'espèce, la levée du séquestre - non remise en cause en tant que telle - a rendu sans objet le présent recours, à tout le moins quant aux actifs situés dans le canton de Genève, étant observé que l'objet du litige porte sur la compétence des juridictions locales pour ordonner le séquestre litigieux (ATF 142 I 155 consid. 4.4.2). L'argumentation de la recourante, qui conteste essentiellement la pratique de l'Office des poursuites de Genève, est sans pertinence; elle ressortit, tout au plus, à une éventuelle responsabilité de l'Office ( cf. à titre d'exemple: arrêt 5P.270/1994 du 22 décembre 1994 consid. 3, non publié in ATF 120 Ia 377), dont il n'y a pas lieu de discuter ici. L'octroi de l'effet suspensif à titre superprovisionnel ne change rien au résultat, quoi qu'en pense la recourante: ladite mesure a été ordonnée le 18 novembre 2022, alors que le séquestre avait déjà été levé (4 novembre 2022). L'intimée n° 3 estime que le recours n'est pas devenu sans objet, car des prétentions à son encontre sont toujours séquestrées. Cet avis ne peut pas être suivi. Certes, la déclaration de l'Office se rapporte à tous les actifs appréhendés dans le canton de Genève et ne concerne donc pas ceux qui sont localisés à Zoug ou à Zurich, à raison desquels les juges précédents ont décliné la compétence ratione loci des autorités genevoises. Toutefois, il résulte de l'arrêt entrepris (art. 105 al. 1 LTF; ATF 140 III 16 consid. 1.3.1) que " seul le séquestre des actions et/ou certificats d'actions de E.________ est encore litigieux devant la Cour [de justice]", constatation qui n'est pas critiquée conformément à l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 146 I 62 consid. 3); du reste, la recourante fait uniquement valoir que ladite autorité aurait constaté arbitrairement les faits quant à l'absence des " actions et/ou certificats d'actions de E.________ " à Genève. Son argumentation - au demeurant largement appellatoire - ne vise dès lors pas les avoirs auxquels l'intimée n° 3 se réfère dans ses déterminations. Par ailleurs, la recourante allègue que le juge zurichois a ordonné le 15 novembre 2022 un séquestre portant en particulier sur les " actions et certificats d'actions (...) à l'encontre de E.________ "; on ne voit pas quel serait son intérêt au maintien du recours sur ce point, alors que ses prétentions sont garanties par une nouvelle décision frappant les mêmes actifs. Enfin, tant le premier juge que la cour cantonale ont constaté que la recourante n'avait pas requis le séquestre des comptes de la société "F.________ " détenus auprès de la Banque G.________ à Genève, point sur lequel l'intéressée ne revient pas (art. 106 al. 2 LTF). Vu ce qui précède, le recours avait déjà perdu son objet - sans parler de sa recevabilité - à la date de son dépôt; partant, il doit être déclaré irrecevable (ATF 136 III 497 consid. 2.1; 142 I 135 consid. 1.3.1).