Citation: 9C_567/2022 E. 7

Savoir si l'assuré avait ou non un intérêt digne de protection à critiquer la prise en compte d'un dessaisissement de fortune en procédure administrative et si la décision du 7 avril 2021 est une décision de révision au sens de l'art. 53 al. 1 LPGA, ce qui exclurait l'examen des griefs relatifs au revenu hypothétique du conjoint et au capital LPP comme l'a retenu la cour cantonale, sont des questions qui, en l'espèce, peuvent rester ouvertes. L'argumentation développée dans le recours est en tout état de cause infondée. Le fait que l'épouse du recourant a atteint l'âge de 60 ans n'est effectivement pas déterminant en soi. Le point de savoir s'il est exigible d'un conjoint qu'il reprenne ou, comme en l'occurrence, qu'il étende son activité dépend des circonstances du cas particulier. Selon une jurisprudence constante, il convient de tenir compte non seulement de l'âge du conjoint, mais aussi de son état de santé, de sa formation et, le cas échéant, du temps plus ou moins long pendant lequel il a été éloigné de la vie professionnelle (cf. ATF 134 V 53 consid. 4.1; 117 V 287 consid. 3b; voir aussi arrêt 9C_255/2023 du 8 juin 2023 consid. 4.2). Or il ressort des déclarations de l'assuré que son épouse a toujours travaillé. Il ressort aussi du dossier qu'un revenu hypothétique pour le conjoint a été pris en compte déjà dans la décision originaire du 5 décembre 2019. Depuis lors, le recourant n'a fait valoir aucune circonstance (telle qu'une incapacité de travail ou des recherches d'emploi infructueuses) qui aurait permis d'écarter ce revenu de la détermination du droit aux prestations. Dans ces circonstances, rien n'indique que l'épouse de l'assuré ne soit pas en mesure de continuer à exploiter sa capacité de travail jusqu'à l'âge de la retraite. Il n'y a par ailleurs pas lieu d'entrer en matière sur l'argumentation relative au dessaisissement de fortune. L'assuré se contente à cet égard d'alléguer que le montant que les autorités précédentes lui ont reproché d'avoir dépensé correspond "remarquablement" aux dépenses nécessaires qu'elles ont elles-mêmes retenues et de faire allusion à des méthodes alternatives de calcul qui lui seraient plus favorables. Il n'indique ni les chiffres ni les calculs qui lui permettraient d'aboutir au résultat qu'il prétend, ne précise pas quels éléments seraient contraires au droit, ne décrit pas quelles sont les méthodes auxquelles il fait référence et ne tire aucune conclusion particulière quant à son droit aux prestations. Il n'y a pas davantage lieu d'examiner la prise en compte du capital LPP dans la mesure où le recourant se limite à soutenir qu'il a droit de le contester. Le recours doit donc être rejeté.