Citation: 6B_240/2022 E. 2.5.3

2.5.3. Le recourant soutient finalement que la cour cantonale aurait dû tenir compte de la requalification des faits commis contre D.________ en tentative de contrainte sexuelle comme élément à décharge dans le cadre de l'application de l'art. 47 CP. Selon l'art. 22 CP, le juge peut atténuer la peine si l'exécution d'un crime ou d'un délit n'est pas poursuivie jusqu'à son terme ou que le résultat nécessaire à la consommation de l'infraction ne se produit pas ou ne pouvait pas se produire. Dans ce cas, ce sont des circonstances extérieures qui viennent faire échec à la consommation de l'infraction, de sorte que l'atténuation de la peine n'est que facultative. Toutefois, si le juge n'a pas l'obligation de sortir du cadre légal, il doit alors tenir compte de l'absence de résultat dommageable, comme élément à décharge, dans le cadre de l'application de l'art. 47 CP. La mesure de cette atténuation dépend notamment de la proximité du résultat ainsi que des conséquences effectives des actes commis (ATF 127 IV 101 consid. 2b; 121 IV 49 consid. 1b). En d'autres termes, la réduction devra être d'autant plus faible que le résultat était proche et ses conséquences graves. Cette réduction peut en outre être compensée par une augmentation de la peine s'il existe des circonstances aggravantes, celles-ci pouvant de la sorte neutraliser les effets de circonstances atténuantes (ATF 127 IV 101 consid. 2b). Le juge n'a pas à préciser dans quelle mesure la commission d'une tentative doit être appréciée dans le cadre de la fixation de la peine par rapport à l'infraction consommée (arrêt 6B_1024/2020 du 25 janvier 2021 consid. 1.8). En l'espèce, la cour cantonale a tenu compte du fait que la contrainte sexuelle était restée au stade de la tentative. Pour autant, elle n'a pas jugé qu'elle imposait une atténuation de la peine, compte tenu de la circonstance aggravante de la pluralité des actes commis, qui dénote une importante intensité de la volonté délictuelle, laquelle compense la réduction induite par la tentative. On ne voit pas, à l'aune de ce raisonnement, que la cour cantonale aurait outrepassé le pouvoir d'appréciation que lui offrait l'art. 22 al. 1 CP.