Citation: 8C_446/2015 E. 6.2

6.2. En l'espèce, l'existence de plusieurs plaintes de la clientèle ne repose que sur les déclarations de l'employeur. La recourante a certes admis qu'un entretien au mois d'avril 2012 avait porté sur le mécontentement d'une cliente mais elle a contesté dans sa lettre du 3 mai 2012 en être à l'origine en faisant valoir que la cliente s'était plainte à tort de l'odeur de l'huile et du coussin. En tout état de cause, le jugement attaqué ne fait état d'aucun reproche ou avertissement qui aurait été adressé à l'assurée par son employeur. Quant au courriel du 21 juin 2011, il concerne des faits bien antérieurs à la décision de l'employeur de licencier la recourante et n'explique pas le licenciement intervenu en septembre 2012. On ajoutera, au demeurant, que si la recourante n'a pas exécuté les tâches confiées à la réception à l'entière satisfaction de son employeur, cela ne signifie pas encore qu'elle ait adopté un comportement fautif sous l'angle de l'assurance-chômage. Il semble bien plutôt que tel n'a pas été le cas, dans la mesure où selon le certificat de travail, l'assurée a travaillé " au mieux de ses capacités ". Aussi doit-on admettre que le comportement fautif reproché à l'assurée n'est pas clairement établi. Partant, c'est à tort que la juridiction cantonale a admis qu'une mesure de suspension était justifiée dans ce cas. Le recours se révèle donc bien fondé.