Citation: 6S.201/2005 16.07.2005 E. A

X.________ est avocate à Genève, membre de l'Ordre des avocats de Genève. Le 26 novembre 2003, elle a déposé une plainte pénale pour abus d'autorité et contrainte contre plusieurs confrères, dont certains avaient exercé la charge de bâtonnier. En bref, elle leur reprochait de lui avoir infligé plusieurs sanctions disciplinaires, d'être à l'origine de 6 ans de pressions et d'acharnement procéduraux ainsi que de l'avoir menacée de procédures pénales et disciplinaires si elle ne renonçait pas à défendre ses intérêts voire ceux de ses clients. Le 12 janvier 2005, le Procureur général du canton de Genève a classé la plainte. B. Par une ordonnance du 6 avril 2005, la Chambre d'accusation du canton de Genève a rejeté le recours de la plaignante. C. X.________ a saisi le Tribunal fédéral d'un premier pourvoi en nullité contre l'ordonnance du 6 avril 2005. Après avoir reçu une invitation à payer une avance de frais (comportant la mention que le pourvoi paraissait voué à l'échec et la référence à l'ATF 129 IV 206), la recourante a déclaré retirer ce pourvoi n° 6S.201/2005. En revanche, elle en a formé un autre, contre la même ordonnance de la Chambre d'accusation genevoise, lequel a été enregistré sous le n° 6S.221/2005. Elle l'estime mieux motivé sur la question de la recevabilité (lettre d'accompagnement du 1er juin 2005). D'après le mémoire de recours du second pourvoi, en résumé, les conditions de l'art. 2 LAVI seraient réunies car les personnes mises en cause dans la plainte auraient réussi à "pourrir" la vie professionnelle de la recourante pendant près de 8 ans. Celle-ci estime avoir dû se défendre dans des procédures disciplinaires, civiles et pénales épuisantes et onéreuses résultant des infractions dénoncées dans sa plainte (elle déclare avoir dû payer près de 20'000 fr. à titre de frais et dépens et avoir consacré près de 450 heures à cette défense). Le fait d'avoir été constamment obligée d'expliquer à ses clients les causes des sanctions disciplinaires serait infiniment blessant, humiliant et stressant pour une personne normalement sensible. De plus, la recourante invoque l'art. 277 PPF faute de motivation suffisante de la décision attaquée et la violation des art. 312 CP ainsi que 181 CP (abus d'autorité et contrainte). D. L'autorité cantonale a déclaré se référer aux considérants de sa décision. Il ressort de ceux-ci que le "Conseil de l'Ordre" n'est pas une autorité au sens de l'art. 312 CP et qu'il n'a pas "menacé" la recourante mais s'est limité à l'application des règles de l'association auxquelles l'intéressée s'était librement soumise par son adhésion.