Citation: 8C_592/2021 E. 7.2

7.2. La juridiction cantonale a exposé que le dossier contenait de nombreuses pièces médicales faisant état des problèmes de santé du recourant depuis son infarctus en janvier 2016, mais que l'intimée n'avait effectué aucune mesure d'instruction avant d'y être invitée par arrêt du 1 er avril 2019 du tribunal cantonal (cf. let. A.a in fine supra). Les conséquences de l'accident de février 2016 sur l'état de santé du recourant n'avaient donc pas été établies de manière suffisamment précise. En outre, les médecins traitants s'étaient exprimés de manière lacunaire et peu circonstanciée sur le lien de causalité naturelle entre les atteintes à la santé et l'accident, et les experts de la Clinique romande de réadaptation (CRR), mandatée par l'office d'assurance-invalidité dans le cadre d'une demande de prestations du recourant, ne s'étaient pas prononcés sur ledit lien de causalité. Enfin, tous les médecins n'étaient pas unanimes s'agissant des diagnostics à prendre en compte, de sorte que l'intimée avait ordonné une expertise pluridisciplinaire à bon droit.