Citation: 5A_738/2015 E. 3.1

3.1. Se fondant sur différents témoignages ainsi que sur son comportement prépondérant et déterminant dans la constitution et la gestion de la société E.________ SA, la cour cantonale a considéré que B.________ était le véritable titulaire économique de cette dernière société. Les déclarations de l'intéressé niant cette réalité devaient être replacées dans leur contexte, à savoir une procédure de divorce particulièrement contentieuse, dans laquelle il cherchait à léser les intérêts pécuniaires de son épouse par la dissimulation de ses propres actifs. Il fallait dès lors considérer que les biens immobiliers que B.________ avait cédés en 1982 à la société E.________ SA, à un prix bien en-dessous de leur réelle valeur, l'avaient été à titre fiduciaire et que B.________ en avait conservé la maîtrise économique. La cour cantonale a ensuite retenu que c'était également à titre fiduciaire que le transfert d'immeubles de la société E.________ SA à D.________ avait été opéré en décembre 1986, le contrat fiduciaire ayant été conclu entre celle-ci et B.________, par l'intermédiaire de la société. Pour appuyer ce raisonnement, la juridiction cantonale a rappelé que le transfert des biens-fonds était intervenu à un prix nettement inférieur à leur valeur vénale; malgré les transformations conséquentes réalisées par B.________ sur certaines unités d'étages, celles-ci avaient été cédées à D.________, au même prix que celui de leur vente en 1982 à la société venderesse. Compte tenu de sa situation, D.________ était toutefois dans l'incapacité totale d'acquérir ces immeubles à leur vraie valeur et n'était pas en mesure de s'occuper de leur gestion. Vu son âge avancé, elle n'avait d'ailleurs aucun intérêt particulier à cette acquisition. Les juges cantonaux ont également souligné que, dans différentes écritures, les conseils du recourant avaient expressément admis, sans être alors contredits sur ce point par l'intéressé, que B.________ était le détenteur économique des immeubles cédés en décembre 1986, inscrits au nom de D.________ qui ne les détenait qu'à titre fiduciaire. Le recourant avait au demeurant agit de même en cédant d'abord à E.________ SA, puis ensuite à sa mère, la parcelle no 216 sise sur la commune de V.________ dont il était toujours demeuré le détenteur économique. Le Tribunal cantonal a conclu des développements qui précèdent que le contrat de fiducie avait pris fin par la mort de la fiduciaire, D.________. L'obligation de restituer au fiduciant était ainsi devenueexigible dès l'ouverture de sa succession, de sorte que B.________ était en droit d'exiger et d'obtenir la restitution des immeubles transférés en 1986. Ceux-ci n'entraient donc pas en considération pour déterminer la masse à partager de la défunte.