Citation: 1C_618/2023 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la Cour de justice a expliqué pourquoi la recourante ne pouvait pas être mise au bénéfice d'une autorisation dérogatoire fondée sur l'art. 24e LAT. Elle a relevé que, d'une part, les objets litigieux, notamment des containers, cabanons de jardin et roulottes, ne constituaient, à l'évidence, pas un bâtiment - ou partie de bâtiment - existant pouvant être sujet à des travaux de transformation au sens de l'art. 24e LAT, ce d'autant moins qu'ils n'avaient jamais été autorisés. D'autre part, l'instance précédente a rappelé que la recourante habitait actuellement au Lignon tandis que sa parcelle se trouvait à Plan-les-Ouates; dans ces circonstances, vu l'éloignement entre le logement actuel de la recourante et la parcelle en cause, l'hypothèse prévue à l'art. 42b al. 1 OAT, assimilant la transformation destinée à la détention d'animaux à titre de loisir à un agrandissement de l'utilisation du bâtiment d'habitation situé à proximité, ne trouvait pas application. Le fait qu'une telle proximité ait pu exister dans le passé était sans incidence sur le présent litige, faute d'autorisation accordée à ce titre. La recourante ne répond pas à cette argumentation et se contente d'affirmer sommairement que la Cour de justice aurait violé les art. 24e LAT et 42 et 42b al. 5 OAT, sans expliquer pourquoi. Faute de satisfaire aux exigences de motivation (art. 42 al. 2 LTF), le grief est irrecevable.