Citation: 7B.206/2004 28.10.2004 E. 1

En principe, la décision cantonale attaquée est exécutoire sitôt communiquée régulièrement, nonobstant l'existence ou l'utilisation d'une voie de recours (P.-R. Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, n. 21 ad art. 36 LP). Le recours de poursuite au Tribunal fédéral selon l'art. 19 LP n'a en effet pas, de droit, effet suspensif; il ne suspend la décision de l'autorité cantonale (supérieure) de surveillance que s'il en est ainsi ordonné, sur requête ou d'office, par le(la) président(e) de la Chambre des poursuites et des faillites (art. 36 LP; Flavio Cometta, Kommentar zum Bundesgesetz über Schuldbetreibung und Konkurs, n.1 s. ad art. 36 LP; P.-R. Gilliéron, op. cit., n. 24 ad art. 21 LP, n.14 ss ad art. 36 LP). Lorsque l'effet suspensif est accordé, les parties en sont informées immédiatement, conformément à l'art. 36, 2e phrase, LP, ce qui se fait normalement à réception du dossier transmis au Tribunal fédéral selon l'art. 80 OJ. En l'absence de décision immédiate sur la requête d'effet suspensif, on peut présumer que l'effet suspensif est refusé. En pareil cas, la requête est généralement traitée en même temps que le recours au fond et considérée comme étant devenue sans objet (cf. Pfleghard, in: Geiser/Münch, Prozessieren vor Bundesgericht, n.5.71 in fine et note 135). Au vu de ce qui précède, le poursuivi ne pouvait raisonnablement plus compter et spéculer sur l'octroi de l'effet suspensif dans le cadre de son recours au Tribunal fédéral du 13 septembre 2004 lorsque, le 20 septembre 2004, il a contesté devoir répondre à la convocation de l'office des 9 et 13 septembre pour le 21 septembre 2004. Ayant connaissance, à ce moment-là, de l'arrêt de l'autorité cantonale de surveillance du 25 août 2004, il ne pouvait pas, de bonne foi, ignorer que la poursuite se continuait à son lieu de séjour et il se devait donc de répondre à la convocation de l'office nonobstant le dépôt de son recours au Tribunal fédéral.