Citation: U 322/06 16.10.2006 E. A

Né en 1963, M.________ travaillait en qualité de maçon au service de diverses entreprises pour le compte de la société X.________ SA. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Alors qu'il circulait au volant de sa voiture, l'assuré a été victime d'une collision frontale avec un autre véhicule le 5 avril 2002. A l'Hôpital Y.________, le docteur S.________ a diagnostiqué une fracture multifragmentaire, en partie comminutive, du tiers proximal de la rotule droite, des contusions hépatique des segments VII et VIII et bicipital droite ainsi qu'une plaie superficielle de la muqueuse de la lèvre inférieure (rapport du 6 juin 2002). Le 10 avril suivant, il a subi une ostéosynthèse sur la rotule droite, dont le matériel lui a été enlevé le 18 décembre de la même année (cf. rapports opératoires du docteur C.________). L'assuré a ensuite séjourné à la Clinique Z.________ en vue d'une physiothérapie intensive et d'une évaluation de ses capacités fonctionnelles. Il présentait en particulier un syndrome fémoro-rotulien droit et, sur le plan psychiatrique, un trouble de l'adaptation avec à la fois anxiété et dépression et un trouble psychotique non spécifié qui était toutefois à confirmer (cf. rapport des docteurs L.________ et V.________ du 12 mars 2003, consilium psychiatrique du docteur F.________ du 25 février 2003). A la suite de ce séjour, M.________ s'est plaint de douleurs lombaires basses (cf. lettre du docteur C.________ du 13 mai 2003 à l'attention de son confrère G.________, médecin-traitant). Dans ses rapports du 11 juillet 2003, le docteur R.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et médecin d'arrondissement de la CNA a estimé que l'assuré présentait désormais une arthrose fémoro-patellaire post-fracturaire associée à une patella baja dont l'évolution était relativement stabilisée. A son avis, l'ancienne profession de maçon n'était plus exigible. Il subsistait en revanche une pleine capacité de travail dans une activité permettant l'alternance des positions assis / debout et évitant les déplacements importants ou en terrain irrégulier ainsi que l'alternance des positions accroupie / debout. Tenant compte de l'affection du genou droit, il évaluait l'atteinte à l'intégrité à 10 %. Consultés par l'assuré, les docteurs J.________ et A.________ ont fait état de douleurs chroniques sur un status après fracture de la rotule droite, d'une position légèrement basse de la rotule et d'une arthrose fémoro-rotulienne débutante. L'incapacité de travail n'étant pas explicable compte tenu de cette légère pathologie, ils ont estimé qu'il s'agissait d'une somatisation des douleurs chez un patient présentant un état anxio-dépressif important (rapport du 3 mai 2004). Par décision du 20 juillet 2004, confirmée sur opposition le 27 janvier 2005, la CNA a reconnu à l'assuré le droit à une rente d'invalidité fondée sur un taux de 21 % ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 10 % en raison de l'affection du genou droit.