Citation: 6B_1332/2017 E. 1

- S'agissant des accusations portées contre le notaire A.________, X.________ n'avait pas la qualité pour recourir contre la décision de non-entrée en matière en ce qu'elle concerne l'accusation de violation du secret professionnel. Pour le surplus, la réalité des accusations portées contre ce notaire était impossible à prouver de sorte qu'une non-entrée en matière se justifiait pour ce mis en cause. - Quant au courrier du 12 avril 2015 signé par C.B.________ et D.D.________, X.________ ne critiquait pas le raisonnement du ministère public, qui n'avait par conséquent pas à être réexaminé. - S'agissant des accusations portées contre les époux B.________, il existait une présomption suffisante de commission par eux d'une atteinte à l'honneur au préjudice du X.________. Il résultait toutefois du dossier que les relations entre les précités étaient conflictuelles depuis plusieurs années. Dans ce cadre, les intéressés s'exprimaient, lorsqu'ils étaient appelés à décrire l'attitude de l'un d'eux auprès de tiers, en des termes particulièrement virulents et dépréciatifs. Les propos qu'utilisait X.________ dans ses plaintes et réplique pour évoquer les agissement des conjoints en étaient l'illustration. Replacé dans ce contexte, le caractère répréhensible des actes incriminés devait donc être sensiblement relativisé. Au vu de ces éléments, du temps écoulé, du fait qu'il n'avait pas été allégué que les époux auraient réitéré leurs agissement et des excuses, respectivement explications fournies par eux, leur faute apparaissait peu importante. Il en allait de même des conséquences de leurs actes, puisque le courriel litigieux n'avait été transmis par eux qu'à I.________. Les conditions posées par l'art. 52 CP étaient remplies et cette disposition permettait au ministère public de refuser d'entrer en matière sur les accusations portées contre les époux B.________. - Enfin s'agissant des propos tenus par D.D.________ en audience, les termes incriminés, au vu du contexte dans lequel ils avaient été proférés, n'excédaient pas la mesure admissible. En conséquence, une hypothétique diffamation serait justifiée par le devoir procédural d'alléguer (art. 14 CP). Rien ne permettant de considérer que D.D.________ aurait eu l'intention de fournir au tribunal de fausses indications relatives à X.________ en vue de porter atteinte à son honneur, l'infraction de calomnie n'était pas non plus réalisée et la non-entrée en matière se justifiait également.