Citation: H 164/03 14.06.2004 E. 5

En l'occurrence, nonobstant les recherches effectuées, aucun versement de cotisations AVS n'a pu être établi au nom du recourant en dehors des cotisations versées en 1966 et 1968 pour l'activité déployée au service des sociétés K.________ SA et C.________ SA (voir les extraits du compte individuel recueillis par la caisse). Dans la mesure où A.________ n'invoque ni ne produit aucun document établissant qu'il a exercé d'autres activités lucratives soumises à cotisations que celles qui ressortent des extraits de compte précités, c'est sur la base de ces données qu'il convient de déterminer la durée de cotisations (cf. art. 141 al. 3 RAVS dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002). Selon la jurisprudence, les périodes de cotisations des années 1946 à 1968 doivent être fixées exclusivement selon les tables AVS/AI pour la détermination de la durée présumable de cotisation des années 1948-1968 publiées à l'appendice IX des Directives concernant les rentes (DR) de l'assurance-vieillesse, survivants et invalidité fédérale de l'OFAS (ATF 107 V 16 consid. 3b; RDAT 1999 II n° 64 p. 239). Au regard des revenus obtenus par le recourant selon les extraits du compte individuel (1966: 4'075 fr.; 1968: 6'050 fr.) et de la table 37 (construction) applicable en l'espèce, on constate que celui-ci ne peut se prévaloir que d'une durée de cotisations de dix mois au total (1966: 4 mois; 1968: 6 mois). Le recourant ne remplit donc pas la condition minimale d'assurance d'une année prévue par l'art. 29 al. 1 LAVS en relation avec l'art. 50 RAVS, laquelle doit être nécessairement remplie pour l'ouverture du droit à une rente ordinaire de vieillesse. L'intimée était dès lors fondée, en application de l'art. 48 du règlement n° 1408/71, à refuser toute prestation de l'AVS au recourant. Partant, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.