Citation: 7B.256/2001 24.01.2002 E. A

A.- L'administration spéciale de la faillite de M.________ a été chargée de réaliser deux parcelles de terrain, copropriété du failli et de J.________, situées à Versoix. Dans le cadre de la procédure de l'art. 256 LP, des offres d'achat ont été formulées: par S.________ SA, pour le compte d'un client non désigné (1'600'000 fr., montant porté à 1'700'000 fr. le 11 mai 2000), par C.________ (1'600'000 fr. le 11 avril 2000) et par la X.________ en formation (1'675'000 fr. le 20 juin 2000), société qui sera inscrite au registre du commerce le 19 décembre 2000. Il a été décidé de procéder à des "enchères privées", qui ont eu lieu le 13 juillet 2000. Aux termes du procès-verbal établi à cette occasion, S.________ SA a fait la meilleure offre (1'835'000 fr.); ce prix était donc retenu et les parcelles seraient vendues à cette société; au cas où celle-ci ne s'exécuterait pas, l'offre immédiatement inférieure formulée pour le compte de la X.________ en formation (1'830'000 fr.) serait retenue et exécutée. Ni ledit procès-verbal ni la quittance concernant l'acompte versé le jour des enchères par S.________ SA (20'000 fr.) ne mentionnaient que celle-ci agissait au nom de Y.________. Le lendemain de la vente, S.________ SA a informé l'administration spéciale que, vu le prix de 1'835'000 fr. misé, pour une offre initiale de 1'700'000 fr., elle ne disposait pas immédiatement des fonds et demandait une prolongation au 30 novembre 2000 de l'échéance fixée au 20 août 2000 dans les conditions des enchères privées. Cette prolongation a été accordée, mais aucune promesse de vente ou vente n'a été passée dans le délai octroyé, le copropriétaire J.________ s'opposant à la vente. Finalement, avec l'accord de celui-ci, la vente notariée a eu lieu les 7 et 12 décembre 2000, mais elle a été conclue avec Y.________, non avec S.________ SA. Elle a été publiée le 2 février 2001.