Citation: 2P.156/2005 17.10.2005 E. A

Né le 29 mai 1963 et domicilié à Saint-Maurice, X.________ bénéficie depuis le 15 septembre 1998 d'une aide sociale mensuelle qui lui est accordée par cette commune. Le 5 juillet 2000, la Commune de Saint-Maurice avait une première fois décidé de réduire de 15% l'aide sociale accordée à X.________. Par arrêt du 11 septembre 2001 (2P.115/2001), le Tribunal fédéral avait partiellement admis le recours de X.________ contre l'arrêt de la Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-après: la Cour cantonale) du 19 janvier 2001, dans la mesure où la réduction avait été ordonnée pour une durée indéterminée, alors que les dispositions du droit cantonal ne l'autorisaient que pour une durée de six mois au plus. Par décision du 19 juin 2002, la Commune de Saint-Maurice a une nouvelle fois diminué de 15 %, à titre de sanction, le montant de l'aide sociale octroyée à X.________, la fixant à 1'393 fr. par mois. Par décision du 27 janvier 2003, elle a arrêté le montant de l'aide à 1'409 fr. dès le 1er février 2003. Par décision du 28 mars 2003, elle l'a nouvellement fixée à 1'109 fr. par mois, en précisant qu'elle renonçait aux réductions mais tenait compte d'un revenu hypothétique de 500 francs. L'aide sociale a été entièrement rétablie à compter du 1er juillet 2003, X.________ effectuant régulièrement depuis lors des recherches d'emploi qu'il transmet aux autorités d'aide sociale. Saisi de recours contre les décisions des 19 juin 2002, 23 janvier et 28 mars 2003, le Conseil d'Etat, après avoir joint les causes, les a rejetés dans la mesure où ils étaient recevables; cette décision du Conseil d'Etat a été annulée pour vice de procédure par la Cour cantonale. Statuant à nouveau, le Conseil d'Etat a derechef rejeté les trois recours par décision du 27 octobre 2004.