Citation: 6B_1071/2017 E. B

Par arrêt du 11 juillet 2017, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté l'appel du Ministère public et a admis partiellement l'appel de A.A.________ ainsi que l'appel joint de X.________ interjetés contre le jugement du 15 septembre 2016. Elle a statué à nouveau en ce sens que X.________ était acquitté du chef de prévention de pornographie et était condamné pour abus d'autorité à une peine pécuniaire de 150 jours-amende à 50 fr., avec sursis pendant 3 ans. La Chambre pénale d'appel et de révision a en outre alloué à X.________, à la charge de l'Etat, une somme de 1000 fr. à titre de réparation du tort moral subi du fait de la procédure. Elle a par ailleurs arrêté à 23'192 fr. le montant dû par Y.________ à A.A.________ pour ses dépenses obligatoires occasionnées par la procédure de première instance (art. 433 CPP). Le jugement du 15 septembre 2016 a été confirmé pour le surplus. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. Entre les mois d'octobre 2011 et de mai 2012, à Genève, Y.________, ressortissante arménienne née en 1985, a soutiré de l'argent à A.A.________, né en 1932, en profitant de son âge avancé, de son état de santé mentale déficient ainsi que de l'influence qu'elle avait réussi à exercer sur lui en lui faisant croire à l'existence de sentiments amoureux réciproques et à sa volonté de vivre avec lui. Y.________ a par ailleurs tenté de profiter de la situation pour convaincre A.A.________ de modifier son testament et d'exhéréder son épouse C.A.________ et son fils B.A.________, avec lesquels il n'avait plus de contacts, en l'instituant unique héritière, ainsi qu'en l'incitant à mettre en vente son bien immobilier pour en obtenir une partie du prix de vente. Ces démarches n'ont cependant pas abouti en raison de l'intervention de B.A.________, qui avait reçu de tiers des informations au sujet des tractations menées par Y.________. Pour sa part, X.________, qui était le mari de Y.________ et qui vivait dans un domicile distinct, pensait que son épouse effectuait une activité de gouvernante au service de A.A.________. Il a toutefois profité de son statut de fonctionnaire auprès de l'Office D.________ pour lui fournir des informations personnelles sur l'épouse de A.A.________, établie en Suède, en consultant sans raison professionnelle son dossier et en échangeant depuis son adresse professionnelle des courriels avec l'administration fédérale et les autorités suédoises afin de la localiser.