Citation: 7B_430/2024 E. 4.4.2

4.4.2. S'il doit certes être rappelé qu'un renvoi à l'exposé des motifs de l'autorité inférieure selon l'art. 82 al. 4 CPP est une possibilité qui doit être utilisée avec réserve (cf. ATF 141 IV 244 consid. 1.2.3), une telle manière de procéder ne viole en l'occurrence pas le droit d'être entendu du recourant. Il ressort en effet de la motivation cantonale que l'autorité précédente a fait totalement siens les motifs du premier juge - auxquels elle a renvoyé en application de l'art. 82 al. 4 CPP - et qu'au surplus, les critiques du recourant portant sur quelques divergences dans les déclarations de la plaignante, en lien avec le comportement de cette dernière après les faits dénoncés, n'avaient aucun lien direct avec les charges de viol. Ainsi, l'autorité précédente ayant intégré à sa motivation les motifs ressortant de l'ordonnance du TMC du 15 mars 2024, elle a considéré que les charges pesant sur le recourant ne s'étaient pas affaiblies après la dernière audience de confrontation du 8 mars 2024. Bien au contraire, elles pouvaient désormais être considérées comme ayant été entièrement confirmées. Corroborés par différents éléments au dossier, les soupçons de commission de l'infraction dénoncée étaient du reste renforcés par les déclarations de la plaignante lors des audiences de confrontation des 22 février et 8 mars 2024 (cf. ordonnance du TMC du 15 mars 2024, p. 2 s.).