Citation: 2C_337/2022 E. 1

Le recourant perd de plus de vue que la présente procédure concerne une demande de réexamen. Or, dans sa décision d'octobre 2018, le Service des migrations avait déjà pris en compte l'hypothèse d'un mariage réellement vécu, lorsqu'il a exclu le droit à une autorisation de séjour en raison de la dépendance à l'aide sociale de l'épouse et de la situation financière défavorable du couple. On ne voit dès lors pas en quoi la vie en ménage du couple invoqué à l'appui de la nouvelle demande aurait une incidence positive dans le cas présent. Dans l'arrêt attaqué, le Tribunal cantonal relève que la dette sociale de l'épouse a augmenté depuis la décision du 5 octobre 2018 et qu'en prenant en compte la dette de plus de 25'000 fr. accumulée par le couple depuis novembre 2020, le montant total de l'aide perçu s'élevait à un peu plus de 208'000 francs. L'autorité précédente considère à raison que le recourant n'a pas apporté d'éléments permettant de retenir que la situation financière du couple aurait évolué favorablement et de manière significative depuis l'entrée en force de la décision du 5 octobre 2018. Certes, l'intéressé a produit des promesses d'emploi et l'octroi d'une autorisation de séjour lui permettrait de trouver un travail rémunéré. Toutefois, ces simples possibilités ne suffisent pas pour retenir que la famille ne dépendra plus de l'assistance publique à l'avenir, son épouse émargeant à l'aide sociale depuis 11 ans (art. 105 al. 2 LTF) et lui-même n'ayant pas de qualifications professionnelles particulières (cf. arrêts 2C_154/2020 du 7 avril 2020 consid. 3.5; 2C_107/2018 du 19 septembre 2018 consid. 4.6). Par ailleurs, la procédure visant l'octroi d'une rente d'invalidité à l'épouse du recourant est actuellement pendante et l'arrêt attaqué ne révèle pas que des assurances auraient été fournies quant à l'issue de celle-ci. L'évaluation de l'évolution financière probable du couple effectuée par l'autorité précédente ne prête ainsi pas le flanc à la critique. Sur le vu des faits retenus dans l'arrêt attaqué, le motif de refus d'une autorisation liée à la dépendance à l'aide sociale est manifestement toujours donné (art. 51 al. 1 let. b, en lien avec l'art. 63 al. 1 let. c LEI; concernant cette dernière disposition, cf. arrêts 2C_264/2021 du 19 août 2021 consid. 3.1; 2C_519/2020 du 21 août 2020 consid. 3.3). A cet égard, le fait que le montant total de l'aide publique perçu soit essentiellement imputable à l'épouse n'est d'aucun secours au recourant (cf. arrêt précité 2C_107/2018 consid. 4.6). Les juges cantonaux ont dès lors considéré à juste titre que les conditions d'un réexamen n'étaient pas remplies. Dans ces circonstances, ils pouvaient, sans violer le droit fédéral, rejeter le recours sans procéder à une nouvelle pesée des intérêts en présence (cf. arrêt 2C_790/2017 du 12 janvier 2018). Il n'y a partant pas lieu d'examiner les griefs liés à la proportionnalité de la mesure.