Citation: BGE 129 III 71 E. 2.5

A défaut de présomption légale, il appartient à la partie demanderesse de prouver les faits nécessaires pour constater l'existence de son droit (art. 8 CC). Il incombait donc bien à la recourante de prouver les faits permettant de constater que la banque avait manqué à son devoir de diligence. La cour cantonale n'a pas violé sur ce point l'art. 8 CC. Il faut d'ailleurs rappeler qu'il s'agit d'une responsabilité délictuelle pour le risque que les auteurs du prospectus font courir au public (cf. ZIEGLER, op. cit., n. 24 ad art. 1156 CO; WATTER, op. cit., PJA 1992 p. 55; ROBERTO/WEGMANN, op. cit., p. 164; LOMBARDINI, op. cit., p. 417 n. 91), de sorte que l'art. 97 al. 1 CO n'entre pas en considération ici. Dans la mesure où un auteur semble soutenir le contraire quant à la répartition du fardeau de la preuve (WATTER, op. cit., PJA 1992 p. 60), son opinion ne peut pas être suivie.