Citation: 1C_389/2009 19.01.2010 E. B

Les opposants ont saisi la Direction de l'aménagement, de l'environnement et des constructions du canton de Fribourg (ci-après: la DAEC) qui, par décision du 9 octobre 2007, a rejeté le recours. C.________ s'était récusé lors de la séance de conciliation du 12 décembre 2005, puis de la décision du 22 mai 2006. D.________ et B.________ s'étaient également récusés lors de la séance de conciliation, et n'avaient pas pris part à la décision attaquée puisqu'ils ne faisaient plus partie du Conseil communal. La solution prévue dans le PAD était moins avantageuse pour eux puisqu'une partie du trafic passerait dorénavant devant leur domicile. Leur récusation ne s'imposait donc pas lors de la mise à l'enquête. E.________ habitait une rue parallèle à la rue des Chenevières; l'adoption du PAD ne lui procurait aucun avantage. F.________, qui habitait à la rue du Château, n'était pas propriétaire de son logement. Vu l'étroitesse de la rue du Château, la variante proposée par les recourants n'engendrerait qu'une augmentation négligeable du trafic sur ce tronçon. F.________ n'avait dès lors pas d'intérêt spécial à ce que cette variante soit écartée. La DAEC a en outre rejeté les arguments de fond relatifs à la sécurité du trafic et à l'opportunité.