Citation: U 194/04 25.04.2005 E. A

A.a N.________, né le 18 mai 1955, a travaillé en qualité de représentant au service de l'entreprise X.________ SA. A ce titre, il était assuré par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) pour les accidents professionnels et non professionnels. Le 5 octobre 1985, N.________ jouait au squash lorsqu'il a été victime d'une contusion-distorsion du genou gauche. Le cas a été pris en charge par la CNA. Souffrant de chondromalacie rotulienne, l'assuré n'a pas repris son activité de représentant. Il a été annoncé à l'assurance-invalidité pour une réadaptation professionnelle. A.b Engagé dès le 29 août 1988 en qualité d'éducateur stagiaire par la Fondation Y.________, N.________ était assuré à ce titre par la Fribourgeoise Générale d'Assurances pour les accidents professionnels et non professionnels. Le 31 octobre 1988, N.________ a été victime d'un accident de la circulation routière, au cours duquel la moto qu'il conduisait est entrée en collision avec un véhicule automobile qui ne lui avait pas accordé la priorité de passage. Atteint d'une entorse grave du genou droit avec une déchirure du ligament croisé postérieur et du ligament latéral interne, il a été hospitalisé du 31 octobre au 12 novembre 1988 et du 14 au 15 décembre 1988. Il a repris son travail à 20 % dès le 3 février 1989, à 50 % dès le 28 février 1989, à 66 2/3 % dès le 3 avril 1989 et à 100 % à partir du 1er juin 1989. La Fribourgeoise a pris en charge le cas et versé les prestations dues pour les suites de cet accident. Selon le docteur B.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et médecin traitant de l'assuré, il subsistait un dommage permanent sous la forme d'une instabilité chronique du genou. A.c L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg a confié une expertise au docteur P.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique. Dans un rapport du 1er avril 1996, l'expert a posé le diagnostic de gonarthrose bicompartimentale, fémoro-patellaire et fémorotibiale interne du genou droit, instabilité postéro-interne post-traumatique du genou droit, syndrome rotulien et abaissement de la rotule droite, chondropathie rotulienne et syndrome d'hyperpression externe de la rotule gauche. Il indiquait que N.________ présentait une capacité résiduelle de travail de 50 % dans l'activité d'éducateur. Par décision du 13 février 1997, l'office AI a conclu à une invalidité de 40 % dès le 1er février 1996, date à partir de laquelle il a alloué à l'assuré un quart de rente d'invalidité. A.d Par décision du 9 janvier 1998, la Fribourgeoise a alloué à N.________ une rente mensuelle d'invalidité de 2600 fr. dès le 1er septembre 1996 pour une incapacité de gain de 50 %. Celle-ci a acquis force de chose décidée, après que l'assuré eut retiré l'opposition qu'il avait formée le 27 janvier 1998 contre cette décision. Le docteur B.________ a adressé N.________ au professeur J.________, médecin-chef du Service de chirurgie orthopédique de l'Hôpital Z.________, pour avis. Le 28 janvier 1998, le professeur a examiné l'assuré. Dans une communication du 12 mai 1998, il a informé la Fribourgeoise que celui-ci était atteint d'une légère arthrose avec une instabilité résiduelle du ligament croisé postérieur du genou droit qui, heureusement, n'était pas associée à une instabilité périphérique interne ou postéro-externe. Le pronostic était assez favorable et il n'y avait aucune mesure thérapeutique à entreprendre. Éducateur de rue, l'assuré présentait une incapacité de travail de 50 %. Cependant, il devait fournir les efforts nécessaires pour augmenter son taux de travail dans les meilleurs délais. Avant que N.________ ne quitte la Suisse pour l'Espagne, la Fribourgeoise a confié une expertise au docteur R.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et traumatologie. Dans un rapport du 10 juillet 1998, l'expert a retenu une gonarthrose surtout fémoro-tibiale interne du genou droit, une instabilité postérieure du genou droit, un syndrome rotulien bilatéral et une chondropathie rotulienne post-traumatique gauche. Il indiquait que la capacité de travail résiduelle du genou gauche, dans la profession d'éducateur de rue, était de 100 %, et qu'elle était en tout cas de 75 % en ce qui concerne le genou droit. Après révision du droit de N.________ à une rente d'invalidité, la Fribourgeoise, par décision du 18 septembre 1998, a retenu qu'il présentait une incapacité de travail d'un taux moyen de 12,5 % et que son invalidité avait subi une modification déterminante, étant passée de 50 % à 20 %. En conséquence, elle a alloué à l'assuré dès le 1er octobre 1998 une rente mensuelle de 1040 fr. N.________ ayant formé opposition contre cette décision, la Fribourgeoise l'a rejetée par décision du 12 mai 1999.