Citation: C 313/02 15.01.2004 E. 2

2.1 Selon la jurisprudence, l'aptitude au placement n'est pas sujette à fractionnement. Il convient en effet de distinguer entre aptitude au placement et perte de travail à prendre en considération. La seconde est déterminée, en principe, en relation avec le dernier rapport de travail (ATF 126 V 126 consid. 2, 125 V 58 consid. 6); mais si, par la suite, la disponibilité de l'assuré est réduite, en ce sens, par exemple, qu'il n'est plus en mesure d'accepter qu'un emploi à mi-temps, il subit une perte de travail partielle, ce qui entraîne une réduction proportionnelle de l'indemnité journalière (voir l'exemple chiffré in ATF 125 V 59 consid. 6c/aa). 2.2 La juridiction cantonale objecte à cette jurisprudence, dans sa prise de position sur le recours, qu'un assuré disposé à n'accepter qu'un travail à temps partiel n'est pas, par définition, apte à être placé à temps plein. Cela ne met toutefois pas en cause les arrêts cités : simplement, il conviendra dans un tel cas, non pas d'admettre une aptitude au travail partielle pour une perte de travail de 100 %, mais à l'inverse, d'admettre purement et simplement l'aptitude au placement de l'assuré dans le cadre d'une perte de travail partielle. Il appartiendra alors à l'assuré de démontrer sa disponibilité pour un emploi à temps partiel en effectuant les recherches d'emploi adéquates. C'est dans ce sens également qu'il convient de comprendre l'arrêt cité par les premiers juges, paru dans DTA 2002 p. 238 (consid. 4b) et dont la formulation est équivoque sur ce point.