Citation: 6B_118/2022 E. 4.5

4.5. Avec la cour cantonale, il faut admettre que l'expulsion du recourant, pour une durée de cinq ans, n'a pas pour conséquence de le mettre dans une situation personnelle grave au sens de l'art. 66a al. 2 CP. Comme l'a relevé la cour cantonale, l'épouse du recourant, d'origine française et portugaise, titulaire d'un permis d'établissement en Suisse, a déclaré, lors de son audition en première instance, qu'elle le suivrait au Portugal s'il devait être expulsé - ce que le recourant ne conteste d'ailleurs pas. Dans ces conditions, il n'y a pas d'atteinte à la vie familiale en cas d'expulsion (cf. supra consid. 4.3). Pour le reste, s'il est vrai que, comme le recourant le soutient, il est relativement bien intégré professionnellement, il n'en demeure pas moins qu'il n'a pas de liens sociaux et professionnels particulièrement intenses avec la Suisse au sens de la jurisprudence (cf. supra consid. 4.2), soit notablement supérieurs à ceux qui résultent d'une intégration ordinaire. En effet, il est arrivé en Suisse en 2013, soit il y avait huit ans au moment du jugement attaqué, à l'âge adulte (30 ans), après avoir suivi toute sa scolarité au Portugal, où il est né et a passé plus de la moitié de sa vie. Âgé de 38 ans, contrairement à ce qu'il soutient, il semble avoir conservé des attaches avec son pays d'origine, où vit encore sa soeur, sa dernière parente, et dont la langue est sa langue maternelle. Dans ces conditions, en l'absence d'une intégration suffisamment marquée en Suisse et devant la possibilité de mener adéquatement sa vie familiale au Portugal, le recourant ne saurait se prévaloir d'un droit de séjour fondé sur l'art. 8 CEDH.