Citation: 4C.280/2005 10.11.2005 E. 1.2

1.2.1 Le recours soumis à l'examen du Tribunal fédéral n'ayant pas été formé pour violation des prescriptions du droit fédéral sur la compétence (art. 49 al. 1 OJ), il n'est recevable qu'aux conditions posées par l'art. 50 al. 1 OJ. Cette disposition permet, à titre exceptionnel, d'attaquer directement une décision incidente. Encore faut-il, d'une part, qu'une décision finale puisse ainsi être provoquée immédiatement et, d'autre part, que la durée et les frais de la procédure probatoire apparaissent si considérables qu'il convient de les éviter en autorisant le recours immédiat au Tribunal fédéral. Ces deux conditions sont cumulatives (cf. ATF 123 III 414 consid.). 1.2.2 En l'espèce, les deux instances cantonales ont admis la qualité pour agir du demandeur. A supposer que la Cour de céans aboutisse à la solution inverse, elle ne pourrait que rejeter la demande principale et rendre ainsi, sur ce point, une décision finale. La première des deux conditions précitées est, dès lors, réalisée. Sur le vu des explications fournies dans l'acte de recours, il apparaît que la seconde condition est également remplie. En effet, le défendeur expose et rend vraisemblable que l'instruction de la cause nécessitera la mise en oeuvre d'un expert pour déterminer la plus-value apportée par le demandeur à la chose louée, ainsi que le dépôt d'un grand nombre de pièces. Il indique, en outre, qu'une expertise sera requise par lui afin de vérifier l'authenticité des factures produites par le locataire. C'est dire que l'administration des preuves sera sans doute longue et coûteuse. Il convient donc d'éviter pareille conséquence en autorisant le recours immédiat au Tribunal fédéral. 1.2.3 Il est vrai que l'admission du recours en réforme et le rejet subséquent de la demande principale laisseraient subsister la demande reconventionnelle du défendeur, partant qu'un arrêt du Tribunal fédéral allant dans ce sens ne permettrait pas de provoquer une décision finale, stricto sensu. Force est, toutefois, de constater que la demande reconventionnelle, bien qu'elle subsiste formellement, n'est plus litigieuse, puisque le demandeur reconnaît de manière expresse, sous chiffre 9 de son acte de recours, qu'il doit au défendeur les montants réclamés par celui-ci dans ladite demande. Il se justifie, par conséquent, de faire abstraction de la demande reconventionnelle pour l'examen de la recevabilité du présent recours au regard de l'art. 50 al. 1 OJ.