Citation: 5A_877/2015 E. 3.3

3.3. Se référant à la présomption posée par la jurisprudence (cf. ATF 137 III 102 consid. 4.2.2.2) selon laquelle on ne peut, en principe, exiger d'un époux qu'il reprenne une activité lucrative ou augmente celle-ci lorsqu'il a atteint l'âge de 45 ans au moment de la séparation, cette limite tendant à être augmentée à 50 ans, le recourant expose qu'il est contraire au droit fédéral d'avoir écarté ce critère et soutient a contrario que, comme l'intimée n'était âgée que de 36 ans au moment de la séparation, la possibilité qu'elle reprenne une activité lucrative était présumée: dès lors qu'il résulte de la décision attaquée qu'aucune des instances cantonales n'a considéré que l'âge de l'épouse lors de la séparation ne permettait pas de lui imposer la reprise d'une activité lucrative, cette argumentation apparaît d'emblée sans pertinence. En ce qui concerne les motifs pour lesquels les juges précédents ont considéré que l'épouse n'était pas en mesure de pourvoir seule à son entretien, le recourant se contente de réitérer son grief, déjà écarté plus haut (cf. supra consid. 2.2), selon lequel il conviendrait de prendre en considération un taux d'invalidité de l'épouse de 55% et non de 75%, arguant que l'application de la méthode dite "mixte" implique néanmoins que l'intéressée n'est pas incapable de s'acquitter de ses tâches ménagères, censées représenter le 20% de son temps d'occupation. Il soutient en outre que l'épouse dont le mari bénéficie d'une situation financière confortable ne peut, de ce seul fait, prétendre ne pas avoir à mettre en oeuvre sa propre capacité de gain, le principe de solidarité ne déployant ses effets que dans la mesure où l'on ne peut raisonnablement attendre d'un conjoint qu'il pourvoie lui-même à son entretien personnel. Il affirme aussi que si la capacité de gain de l'intimée était réellement réduite à néant, cela devrait se traduire par une adaptation du pourcentage retenu par l'AI, respectivement la caisse de pension, ou du moins nécessiterait le dépôt d'un certificat médical circonstancié. Ces critiques, qui consistent essentiellement en une reprise de celles, au demeurant en grande partie appellatoires, portant sur la capacité de travail résiduelle de l'intimée selon les assurances sociales, ne permettent pas de retenir que l'autorité cantonale aurait fait preuve d'arbitraire ou violé le droit fédéral en estimant que, vu l'état de santé de l'intimée, les conditions qui permettraient de lui imputer un revenu hypothétique n'étaient pas remplies (cf. supra consid. 3.1 in fine). Autant qu'il est suffisamment motivé (art. 42 al. 2, 106 al. 2 LTF), le moyen apparaît ainsi également mal fondé.