Citation: 4A_346/2014 E. 3

Un prêt a été consenti au demandeur et celui-ci ne conteste pas l'obligation de le rembourser. Dans l'hypothèse où le remboursement serait dû à U.Z________, un paiement au défendeur A.Z________, tel que réclamé par voie de poursuite, n'éteindrait pas cette obligation. En tant que l'identité du créancier est douteuse, le demandeur cherche donc légitimement à la faire élucider. U.Z________ a toutefois déclaré en justice, sans équivoque, qu'il n'est pas le créancier de ce remboursement. Cela garantit le demandeur d'une éventuelle poursuite ou action future de U.Z________, portant sur la même somme de 56'000 fr. en capital. En pareille situation, un plaideur raisonnable et procédant à ses propres frais ne persisterait pas à alléguer une falsification de la reconnaissance de dette, et il n'engagerait pas des frais d'expertise dans le but de la prouver. L'action en libération de dette est dépourvue de chances de succès, d'où il résulte que, conformément à l'appréciation des autorités précédentes, la procédure probatoire requise par le demandeur l'est également. Dans ces conditions, bien que cette procédure ait été autorisée au stade de l'ordonnance de preuves, le demandeur réclame vainement l'assistance judiciaire pour la couverture des frais. Le recours en matière civile se révèle privé de fondement, ce qui conduit à son rejet.