Citation: 9C_245/2013 E. 3

Compte tenu de l'objet du litige ainsi déterminé, l'argumentation du recourant sur le fond ne permet pas de s'écarter des constatations de fait de la juridiction cantonale et de l'appréciation qu'elle en a faites, lorsqu'elle a retenu que la suppression du droit à la rente (dès le 1er janvier 2012) ne se justifiait pas au regard des règles sur la révision (art. 17 LPGA) et que l'état de santé de l'intimé à la suite de l'accident du 3 mai 2005 s'était aggravé, ce qui avait entraîné une incapacité totale de travail (et de gain) jusqu'en septembre 2005. Le recourant se limite en effet à exposer qu'au vu des expertises du BREM et du docteur P.________, l'assuré avait une capacité de travail de 100% dans une activité adaptée sans baisse de rendement dès le 1er mars 2005, ce qui correspondait à un degré d'invalidité de 35,9% n'ouvrant pas le droit à une rente d'invalidité. Ce faisant, le recourant expose sa propre appréciation des faits, sans expliquer en quoi celle de la juridiction cantonale sur l'inexistence d'un motif de révision - dont les règles sont applicables à l'octroi à titre rétroactif d'une rente échelonnée ou limitée dans le temps (ATF 125 V 413 consid. 4d p. 417) et en cas de suppression d'une rente d'invalidité - au regard des rapports du BREM et du docteur P.________ serait arbitraire ou autrement contraire au droit. Il n'indique pas non plus en quoi la constatation selon laquelle l'état de santé de l'intimé aurait subi une aggravation en raison du second événement accidentel (avec des effets sur le droit à la rente d'août à décembre 2005) serait manifestement erronée. On rappellera à cet égard que compte tenu de son pouvoir d'examen restreint (cf. art. 105 LTF), il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante d'établir en quoi celle opérée par l'autorité cantonale serait manifestement inexacte ou incomplète, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. En l'absence d'une telle démonstration de la part du recourant, qui argumente comme s'il s'agissait en l'occurrence de se prononcer pour la première fois sur le droit de l'intimé à une rente, ses critiques, de nature appellatoire, ne sont pas pertinentes. En conséquence, compte tenu du dispositif du jugement entrepris, le droit de l'intimé à une rente entière d'invalidité d'août à décembre 2005 et à un quart de rente au-delà du 31 décembre 2011 est maintenu.