Citation: 6B_1248/2021 E. 2.2.8

2.2.8. Le recourant avait ensuite dénoncé l'intimé à l'Ordre des avocats et au Parquet de Milan, renforçant de la sorte les craintes de l'intimé. Bien que ces dénonciations eussent été faites une année après la fin des négociations, soit à l'été 2009, il n'était pas absurde de considérer qu'elles avaient accentué le sentiment de persécution chez l'intimé et amplifié l'impression d'avoir été victime d'intimidations, le conduisant à déposer plainte pénale en Italie en décembre 2009, puis en Suisse en janvier 2012. Les Sections civiles de première instance et d'appel de Milan avaient d'ailleurs considéré que l'intimé avait été intimement convaincu d'avoir été victime d'une tentative d'extorsion, présentant dans son ouvrage publié en été 2011 sa version des faits basée sur un relevé conforme des faits objectifs et sur sa propre interprétation personnelle (cf. let. B.i supra). Cela tendait à démontrer sa bonne foi, étant observé que, vu sa qualité d'avocat, il ne pouvait pas ignorer ce à quoi il s'exposait à porter de fausses accusations.