Citation: 4A_462/2023 E. 3.1

3.1. La cour cantonale a considéré que cette résiliation était dépourvue de justes motifs (art. 337 CO) L'employeuse prétendait que l'employé avait abandonné son emploi le 7 décembre 2020, mais il n'en était rien. L'employé avait transmis à l'employeuse un certificat médical daté du 8 décembre 2020 pour justifier son absence au travail à compter de la veille; l'employeuse ne contestait pas l'avoir reçu. Quant aux certificats médicaux qu'il avait fournis, rien ne permettait de douter de leur validité. Finalement, l'employé n'avait pas adopté de comportement illicite: les allégations de l'employeuse selon lesquelles il se serait rendu coupable d'un vol d'argent, de classeurs, de documents comptables, de données relatives à la clientèle et de manipulation de fichiers informatiques n'étaient pas démontrées; l'employeuse n'avait au demeurant pas déposé plainte pénale contre l'employé. Dans son recours, l'employeuse persiste à reprocher à l'employé d'avoir abandonné son emploi, mais se fonde sur une série d'éléments qui ne résultent pas de l'arrêt cantonal sans que l'arbitraire ne soit invoqué, respectivement démontré. Sans compter qu'il ne discute pas les considérations sur lesquelles la cour cantonale s'est fondée. C'est donc à bon droit que la cour cantonale a considéré que ce licenciement immédiat était injustifié.