Citation: 6B_393/2016 E. 3.5

3.5. S'agissant du risque de récidive, le recourant se livre à une interprétation personnelle, partant irrecevable de l'expertise psychiatrique pour tenter de nuancer le degré retenu par la cour cantonale (moyen à élevé) en fonction de ses conditions de détention. En tout état, il ressort expressément du rapport d'expertise que le risque de passage à l'acte varie selon que le recourant est dans un cadre carcéral ou hors de celui-ci (cf. expertise psychiatrique, p. 56). Aussi, le fait qu'il ait changé d'établissement pénitentiaire depuis le dépôt de l'expertise n'est pas apte à rendre insoutenable l'appréciation cantonale relative au risque de récidive. Sur ce point, sous couvert du grief relatif à son droit d'être entendu, le recourant échoue à démontrer dans quelle mesure l'expertise perdrait de sa pertinence au seul motif qu'elle a été déposée le 1er août 2015, antérieurement à son transfert d'établissement pénitentiaire. En tout état, la cour cantonale s'est également fondée sur les comportements violents du recourant en prison et sur la dangerosité retenue par tous les intervenants à la procédure, pour conclure à un risque de récidive moyen à élevé en dehors d'un cadre carcéral. Il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur les explications personnelles du recourant portant sur les raisons de sa sanction disciplinaire du mois d'août 2012. Celles-ci sont purement appellatoires, partant irrecevables (art. 105 al. 2 et 97 al. 1 LTF).