Citation: 1C_247/2015 E. 3.2

3.2. De manière générale, les recourants reprochent à la Cour de justice d'avoir refusé leur projet en retenant à tort que le bâtiment en cause a, par le passé, subi des transformations, alors qu'aucune pièce au dossier n'en attesterait, tout particulièrement s'agissant d'un rehaussement de la toiture; de même, ils soutiennent que l'instance précédente aurait violé leur droit d'être entendus en écartant leurs offres de preuve et réquisitions portant sur cette question. Les recourants perdent toutefois de vue que l'instance précédente s'est uniquement fondée sur les critères de l'art. 24c al. 4 LAT pour interdire le projet litigieux, estimant que celui-ci n'était nécessaire ni à un usage d'habitation répondant aux normes usuelles ni à un assainissement énergétique et qu'il ne visait pas non plus à une meilleure intégration dans le paysage. Comme on le verra ci-après (cf. consid. 4), cette appréciation, qui justifie à elle seule le refus de l'autorisation requise, n'est pas critiquable; il est ainsi superflu d'examiner si le bâtiment existant a ou non fait l'objet de travaux antérieurs, réalisés illégalement (cf. art. 24c al. 2 et 3 LAT), ou ayant épuisé le potentiel constructible hors du volume bâti tel que défini par l'art. 42 al. 3 let. b 2 ème phrase OAT pour l'examen de l'identité de la construction. Pour ce motif, les critiques formelles des recourants doivent dans leur ensemble être écartées; il en va de même - indépendamment de leur recevabilité, qui apparaît douteuse (cf. art. 99 al. 1 LTF) - des pièces produites à l'appui de leur courrier spontané du 11 juin 2015, ces dernières portant exclusivement sur l'historique des transformations de l'immeuble.