Citation: 1C_686/2017 E. 3.2

3.2. A la lecture du recours, l'audition du témoin D.________, ingénieur EPFL chargé de suivre la situation mois par mois, a été requise en lien avec la question de la sécurisation du bâtiment. Or cet aspect n'est plus susceptible d'être remis en cause dans la présente procédure, comme cela sera confirmé ci-après (cf. consid. 4). Quant à l'audition du témoin E.________, de la société F.________ SA, la recourante n'explique pas en quoi il aurait été arbitraire de l'écarter; il n'est en particulier pas suffisant, sous l'angle des exigences de motivation du recours fédéral (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF), d'affirmer, sans autre précision, que cette personne est un professionnel du bâtiment, ayant travaillé sur place, et que ce témoin serait "de toute évidence en mesure de se prononcer et d'apporter des éléments utiles sur la cause". La Cour de justice a également refusé l'audition de l'expert; elle a considéré que celui-ci avait répondu aux questions posées dans le mandat d'expertise, le rapport permettant d'établir les faits pertinents sans que l'audition de son auteur soit nécessaire. L'expert s'était ainsi entouré de toutes les pièces nécessaires et s'était rendu sur place pour examiner les travaux. Il avait expliqué les étapes de son analyse. Bien que ces explications soient succinctes, elles permettaient de comprendre comment l'expert avait procédé, et comment il était parvenu aux conclusions de son expertise. Il s'était enfin expressément déterminé, dans son rapport, sur ses éventuels liens avec les parties et mandataires de l'Etat, indiquant que sa mission ne le plaçait " pas dans un conflit d'intérêts par rapport aux différentes personnes et entreprises intervenues dans le cadre des travaux d'office", ce que rien ne permettait de mettre en doute. Devant le Tribunal fédéral, la recourante ne démontre pas que cette appréciation serait arbitraire. C'est ainsi en vain qu'elle affirme qu'il serait insoutenable d'avoir écarté de l'analyse les rapports D.________, dont l'audition a de surcroît été refusée. Ces rapports portent en effet, comme le reconnaît d'ailleurs la recourante, sur la dangerosité, respectivement la sécurisation du bâtiment; or cet aspect ne peut à ce stade plus être discuté (cf. consid. 4). La recourante n'établit pas non plus que la Cour de justice aurait versé dans l'arbitraire en retenant que l'expert avait tenu compte de l'ensemble des éléments pertinents, que l'instance précédente a du reste pris soin de décrire en détail aux termes des considérants de son arrêt. La recourante ne fournit par ailleurs pas d'élément permettant de conclure que le rapport serait empreint d'incohérences ou de contradictions, qui auraient nécessité des éclaircissements; elle ne critique d'ailleurs pas en tant que tel les considérants de l'arrêt attaqué dans lesquels l'instance précédente livre de façon circonstanciée son appréciation quant à la valeur probante du rapport et explique en détail les motifs pour lesquels elle adhère aux explications et conclusions de l'expert (à ce sujet, cf. ATF 141 IV 369 consid. 6.1 p. 373; arrêt 5A_914/2016 du 5 juillet 2017 consid. 3.3 et les arrêts cités). La recourante n'indique enfin pas non plus - pas plus d'ailleurs que devant les instances précédentes - pour quels motifs il s'imposerait de douter des déclarations de l'expert quant à l'absence de conflit d'intérêts et de l'auditionner sur cette question. Il s'ensuit qu'insuffisamment motivé le grief est irrecevable.