Citation: 1C_291/2023 E. 4.2

4.2. A l'appui de leur grief, les recourants font valoir que leur demande ne constituerait pas une demande de reconsidération de la demande faite en 2002, "puisque les [documents demandés] ne sont plus en possession des autorités administratives (demande d'accès LIPAD), mais des archives (demande d'accès LArch) ". Il ne serait ainsi pas nécessaire qu'ils démontrent l'existence de faits nouveaux. Cette argumentation ne satisfait pas aux exigences accrues de motivation précitées. Les recourants ne proposent en particulier aucune démonstration du caractère arbitraire de la solution retenue par la Cour de justice, qui n'apparaît au demeurant pas insoutenable. Cette dernière se réfère en effet au règlement genevois du pouvoir judiciaire sur l'accès aux documents et aux données personnelles (RADPJ; RS GE E 05.52) et rappelle que l'accès aux documents judiciaires de procédures en cours est régi par le droit de procédure, alors que l'accès aux documents judiciaires de procédures archivées est régi par la LArch et le RADPJ (art. 3 al. 4 RADPJ). En l'espèce, les recourants sollicitaient l'accès à des documents qu'ils avaient déjà sollicités en 2002 alors que, contrairement au contexte de la présente procédure, la procédure relative à la succession de C.A.________ était encore en cours et dont l'accès leur avait été refusé sans qu'ils ne s'opposent à cette décision. Au demeurant, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que leur seconde demande, fondée sur des dispositions différentes, aurait été traitée comme une demande de reconsidération. Par conséquent, le grief d'arbitraire dans l'application du droit cantonal soulevé par les recourants doit être rejeté, pour autant qu'il soit recevable.