Citation: 9C_889/2008 11.09.2009 E. 1

A.b Le 9 avril 2003, T.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité, en requérant l'octroi de mesures d'ordre professionnel (rééducation dans la même profession), d'une aide au placement et d'une rente d'invalidité. Dans un rapport du 26 mai 2003, le docteur E.________, spécialiste FMH en médecine générale, a posé les diagnostics ayant des répercussions sur la capacité de travail de lombalgies chroniques post-traumatiques et de maladie discale étendue. Il retenait une incapacité de travail de 50 % depuis le 22 mai 2002, d'une durée indéterminée. Dans un rapport du 10 juillet 2003, le docteur I.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, a posé le diagnostic ayant des répercussions sur la capacité de travail d'état anxieux et dépressif suite à un événement survenu en avril 2002. Il a attesté que le patient présentait une incapacité de travail de 50 % pour des raisons psychiques. Sur proposition de la doctoresse U.________ (avis médical SMR du 29 juin 2004), l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud a confié une expertise au docteur M.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie. Dans un rapport du 22 octobre 2004, l'expert n'a retenu aucun diagnostic ayant une répercussion sur la capacité de travail. Il a posé les diagnostics sans répercussion sur la capacité de travail de trouble anxieux et dépressif mixte ([CIM-10] F41.2) et de syndrome douloureux somatoforme persistant (F45.4). En ce qui concerne les influences sur la capacité de travail, il indiquait qu'au plan psychique, mental et social il n'y avait pas de limitations significatives durables par le trouble anxieux et dépressif mixte. Pour ce qui est du syndrome douloureux somatoforme persistant, il n'existait pas de critères médicaux fiables d'incapacité durable. Il attestait que l'activité exercée jusque-là était exigible à 100 %. Dans un rapport d'examen SMR du 31 janvier 2005, la doctoresse O.________ a relevé que le trouble anxieux et dépressif mixte n'était pas assimilable à une comorbidité psychiatrique sévère et durable, qu'il n'y avait pas de perte d'intégration sociale ni d'état psychique cristallisé et que depuis octobre 2004, l'exigibilité du point de vue psychiatrique était totale. Compte tenu des limitations fonctionnelles, la capacité de travail était de 50 % dans l'activité habituelle et de 100 % dans une activité adaptée depuis le 31 mars 2002. Par décision du 27 octobre 2005, l'office AI a rejeté la demande. Il avisait T.________ que sa capacité de travail était de 50 % dans son activité habituelle et de 100 % dans une activité adaptée qui tienne compte des limitations fonctionnelles, qu'il n'y avait aucune atteinte à la santé du point de vue psychiatrique et que les activités d'architecte ou de dessinateur étaient adaptées à l'atteinte à la santé et exigibles à 100 %. Il possédait une expérience professionnelle d'une dizaine d'années dans ces domaines et n'avait pas besoin de mesure d'ordre professionnel pour récupérer sa capacité de gain. D'autre part, il avait refusé l'aide au placement qui lui avait été proposée. Compte tenu d'un revenu annuel moyen d'invalide de 65'862 fr. et d'un revenu sans invalidité de 65'000 fr. par année, il présentait une invalidité nulle. Le 30 novembre 2005, T.________ a formé opposition contre cette décision. Le 30 mai 2006, il a produit un document du docteur I.________ du 12 avril 2006, dans lequel ce médecin répondait à un questionnaire où il attestait une incapacité de travail de 50 % sur le plan psychiatrique. Par décision du 11 mai 2007, l'office AI a rejeté l'opposition. Il informait T.________ qu'il présentait, tant sur le plan somatique que psychiatrique, une capacité de travail entière dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles et que les activités d'architecte ou de dessinateur étaient ainsi exigibles à 100 %. La comparaison des revenus (revenu sans invalidité de 65'000 fr. et revenu d'invalide de 57'132 fr. par année) donnait une invalidité de 12 %, taux ne conférant pas droit à une rente.