Citation: I 515/00 14.03.2001 E. 3

3.- a) D'après le docteur Z.________, médecin traitant de la recourante, celle-ci est totalement incapable de travailler depuis le 5 septembre 1996. Il pose un diagnostic de troubles somatoformes douloureux avec syndrome d'hyperventilation, sur status après traumatisme de type coup du lapin (rapport cité), non sans avoir pris l'avis de plusieurs confrères. Parmi eux, le docteur B.________, spécialiste en médecine interne et rhumatologie a diagnostiqué des troubles fonctionnels sans substrat organique (rapport du 7 avril 1995). Pour sa part, le docteur G.________, orthopédiste, n'a pas trouvé, sur le plan somatique, d'explication objective aux souffrances de la recourante; il a proposé de consulter un neurologue (rapport du 7 juillet 1997). Un examen neurologique a donc été pratiqué par le docteur F.________, qui a indiqué ne pas avoir de motif de déclarer l'assurée invalide, tout en précisant que la capacité de travail de cette dernière était certainement limitée par des problèmes d'ordre psychiatrique (rapport du 25 août 1997). A cet égard, le docteur V.________, du Centre psycho-social neuchâtelois, a confirmé le diagnostic de troubles somatoformes douloureux, posé précédemment par le docteur Z.________, mais n'a retenu qu'une incapacité de travail de 50 % (rapport du 8 mai 1998). b) Contrairement à ce que soutient la recourante, le dossier est suffisamment complet, sur le plan médical, pour trancher le litige sans autre mesure d'instruction. Au vu des rapports dont il est fait état ci-dessus, il faut admettre que les souffrances de l'assurée ne résultent pas d'atteintes à sa santé physique. Par ailleurs, l'expertise psychiatrique effectuée par le docteur V.________ prend en considération l'ensemble des documents médicaux, notamment les symptômes décrit par les médecins consultés précédemment. Dès lors, les premiers juges pouvaient renoncer à mettre en oeuvre une expertise pluridisciplinaire. Ils n'étaient pas non plus tenus de demander à tous les médecins ayant examiné la recourante s'ils approuvaient le taux d'incapacité de travail retenu par le docteur V.________, dont le rapport doit être suivi. Au vu de la capacité de travail résiduelle de la recourante, qui est de 50 % dans sa profession, elle peut encore réaliser un revenu supérieur au tiers de ce qu'elle pourrait gagner sans atteinte à la santé. Ainsi, elle ne saurait prétendre plus d'une demi-rente d'invalidité, de sorte que le recours doit être rejeté.