Citation: 1C_451/2016 E. C

Par acte du 26 mai 2015, A.________ a contesté cette décision devant le Conseil d'Etat, requérant préalablement la suspension de la cause, dans l'attente de l'issue de la procédure de recours relative au RPU. A.________ reprochait essentiellement à la CCC d'avoir fait preuve de formalisme excessif en jugeant son opposition insuffisamment motivée. Il se plaignait également d'une atteinte disproportionnée à son droit de propriété; à cet égard, s'appuyant sur un rapport privé établi par le bureau d'ingénieurs B.________, il demandait la modification et le déplacement de 3 m vers le nord du tracé de la route d'accès en partie prévu sur son bien-fonds. Par décision du 9 décembre 2015, le Conseil d'Etat a écarté la demande de suspension et rejeté le recours. A la forme, constatant que la CCC était, en dépit de l'irrecevabilité de l'opposition, entrée sommairement en matière sur le fond, le Conseil d'Etat a jugé irrecevable le grief de formalisme excessif. Sur le fond, il a estimé que le tracé de la route reposait sur des choix pertinents du point de vue technique et sécuritaire. Par ailleurs, relevant que, malgré le tracé choisi l'intéressé conservait d'intéressantes possibilités de construire, le Conseil d'Etat a considéré que le PAD respectait le principe de la proportionnalité et la garantie de la propriété, tout en répondant aux buts et principes de l'aménagement du territoire. Le 2 février 2016, A.________ a recouru contre cette décision à la Cour de droit public du Tribunal cantonal du Valais, réitérant à cette occasion sa demande de suspension de la procédure. Par arrêt du 12 août 2016, la cour cantonale a rejeté le recours et classé la demande de suspension. L'instance précédente a tout d'abord estimé que le grief de formalisme excessif n'était pas fondé, tant la CCC que le Conseil d'Etat s'étant penchés sur le fond de l'affaire, en dépit de l'irrecevabilité initiale de l'opposition. S'agissant de la planification litigieuse, tout particulièrement du tracé de la route d'accès, le Tribunal cantonal a estimé que celle-ci reposait sur des motifs soutenables et répondait aux exigences de l'aménagement du territoire; il l'a également jugée conforme au principe de la proportionnalité.