Citation: 6B_813/2015 E. B

Saisie, notamment, d'appels de A.________ et du Ministère public, par jugement sur appel du 8 juin 2015, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le premier et admis partiellement le second, en ce qui concerne A.________, le jugement de première instance a été réformé en ce sens qu'il a été libéré du chef d'accusation de voies de fait et condamné, pour omission de prêter secours en sus des infractions retenues en première instance, à 37 mois de privation de liberté, sous déduction de 26 jours de détention avant jugement (peine entièrement complémentaire à celles prononcées le 9 octobre 2012 par le Ministère public central - division affaires spéciales à Renens et les 21 septembre 2013 et 24 janvier 2014 par le Ministère public cantonal STRADA à Lausanne) ainsi qu'à 300 fr. d'amende (peine de substitution de 3 jours de privation de liberté). En bref, ce jugement sur appel, auquel on renvoie pour le surplus, repose sur les principaux faits suivants, en ce qui concerne l'omission de prêter secours. A Lausanne, dans la nuit du 3 au 4 août 2012, vers 05h15, X.________ a retrouvé A.________, B.________, C.________ et D.________ devant le parking situé à l'est du Grand-Pont, au niveau de la place de l'Europe. X.________ et A.________ avaient consommé de la cocaïne ainsi qu'une importante quantité d'alcool durant la soirée. B.________ avait consommé une grande quantité de vodka. E.________ était aussi sous l'influence de l'alcool. Ensuite d'une altercation intervenue entre celui-là et celui-ci pour un motif futile, X.________ a frappé F.________, qui s'était, dans l'intervalle approché de son cousin E.________, lui assénant à tout le moins un coup de couteau de haut en bas au niveau du thorax, puis alors que la victime avait reculé et heurté un obstacle plusieurs autres coups de couteau de haut en bas. F.________ a reculé et est tombé sur le dos devant une voiture. Alors qu'il était à terre et qu'il tentait de se protéger avec ses mains en criant " stop, stop, arrête, arrête ", X.________ a encore asséné à F.________ deux ou trois coups de couteau de haut en bas. De la douzaine de coups ainsi portés par X.________, cinq ont atteint la victime: un au thorax au niveau du coeur, un au niveau du biceps droit, deux à l'avant-bras droit et un à la main gauche. F.________ s'est relevé, a traversé les arches du Grand-Pont en marchant pour s'écrouler à la place de l'Europe, à la hauteur de l'entrée du métro M2. Il est décédé sur les lieux d'une tamponnade cardiaque ainsi que d'une déplétion sanguine, secondaire à une plaie thoraco-abdominale. Après les faits, X.________, B.________ et A.________ ont pris la fuite en courant puis à bord d'un taxi. Ils ont abandonné la victime sur place, alors même que du sang était visible sur sa poitrine et que A.________ et B.________ avaient vu que X.________ avait utilisé un couteau. Durant leur fuite en taxi, A.________ a saisi le couteau de X.________ pour refermer la lame. Il a ensuite fait savoir à ses comparses qu'il fallait que X.________ brûle ses habits, qu'il détruise sa carte SIM, qu'il éteigne son téléphone portable et qu'il prenne la fuite. Dans la cour d'un immeuble, B.________ a retiré son pull à la demande de A.________ et a aidé ce dernier à ouvrir le couteau avec le vêtement pour ne pas laisser d'empreintes digitales. A.________ a nettoyé le couteau avec le pull avant de jeter l'arme sous une grille d'écoulement des eaux.