Citation: 5C.126/2005 18.08.2005 E. 3

En adoptant l'art. 59 al. 1 OJ dans sa teneur actuelle, le législateur de 1991 n'a en réalité pas entendu modifier le caractère légal du délai pour répondre au recours, tel qu'il résultait de l'art. 61 al. 1 aOJ (cf. Message du Conseil fédéral concernant la révision de la loi fédérale d'organisation judiciaire et de l'arrêté fédéral concernant l'augmentation temporaire du nombre des juges suppléants et des rédacteurs d'arrêts du Tribunal fédéral du 18 mars 1991, FF 1991 II 461 ss, spéc. p. 516, a contrario). Ce délai ne peut donc pas être prolongé (Jean-François Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire du 16 décembre 1943, vol. II, n. 3.1 ad art. 59 OJ p. 489). Dès lors, la conclusion de l'intimée tendant à ce qu'elle soit autorisée à compléter son écriture doit être rejetée. Au demeurant, l'allégation de faits nouveaux et l'invocation de moyens de preuve nouveaux sont irrecevables dans un recours en réforme (art. 55 al. 1 let. c OJ).