Citation: 5A_761/2022 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a retenu un risque de collusion du fait que l'un des collaborateurs de l'Étude où exerçait actuellement Me C.________ avait travaillé sur les dossiers des époux et était ainsi susceptible de posséder des secrets obtenus dans le contexte de ses précédentes fonctions, rappelant néanmoins que le devoir de fidélité de l'avocat n'était pas limité dans le temps. Sans remettre en cause l'intégrité des précités, l'autorité cantonale a considéré qu'il existait ici concrètement la possibilité d'utiliser, consciemment ou non, des connaissances acquises sous couvert du secret professionnel, ce d'autant plus au regard de la connexité des procédures civiles et pénales, toutes liées à des aspects financiers; les procédures opposant les parties avaient par ailleurs toujours été portées jusqu'à la dernière instance cantonale, voir même, pour certaines, jusqu'au Tribunal fédéral, en sorte qu'il pouvait raisonnablement être retenu qu'elles avaient inévitablement marqué de leur empreinte l'esprit des avocats ayant eu à les traiter. Admettant la sévérité de l'obligation imposée à l'avocat du recourant de mettre un terme à son mandat, la cour cantonale a néanmoins souligné que la bonne administration de la justice ainsi que l'intérêt de l'intimée à avoir une défense exempte de conflit d'intérêts primaient en l'occurrence le droit du recourant à se voir assister par l'avocat qu'il s'était désigné, le choix de ses futurs conseils lui étant au demeurant réservé. L'obligation de mettre un terme au mandat garantissait par ailleurs à l'avocat collaborateur de pouvoir concilier ses différentes obligations découlant tant de la LLCA que de son contrat de travail.