Citation: 8C_621/2015 E. 2.2

2.2. La juridiction cantonale a retenu que le délai de prescription d'une année avait commencé à courir au moment où la cheffe de la police avait été informée des faits incriminés, soit le 25 septembre 2013, date de la réception de la note de service de I.________. Sa décision, datée du 19 septembre 2014 et notifiée à l'intéressé le 23 septembre suivant, était donc intervenue en temps utile. Le recourant le conteste. Il se plaint d'une application arbitraire de l'art. 37 al. 6 aLPol. Il fait valoir que I.________, à l'époque son supérieur hiérarchique, a eu connaissance des faits le 4 août 2012, à réception de la note des policiers présents lors de l'audition de D.________ et qu'il a attendu plus d'une année avant de les signaler à la cheffe de la police. En outre, si l'on devait considérer que le rang de cet officier de police n'était pas suffisamment élevé dans la hiérarchie pour que sa connaissance fasse partir le délai de prescription, il faudrait alors admettre que K.________, chef de la Section C.________, a quant à lui pris connaissance de la violation de service reprochée à réception de la note interne du 23 avril 2013 émanant de J.________. C'est à cette date, au plus tard, qu'aurait commencé à courir le délai d'une année, de sorte que la prescription était en tout état de cause acquise au moment où la cheffe de la police a rendu sa décision.