Citation: 6B_104/2014 E. 3.2

3.2. Dans une argumentation peu claire, le recourant invoque que l'autorité précédente aurait omis de tenir compte de plusieurs circonstances atténuantes. Que le recourant ait été un homme sans histoire ou n'ait pas d'antécédents n'en constitue pas une (cf. ATF 136 IV 1). Pour le surplus, le recourant perd de vue que dans l'examen de la quotité de la peine également le Tribunal fédéral est lié par les faits constatés par l'autorité précédente. Ceux qu'il présente, qui ne ressortent pas du jugement attaqué, sans démontrer qu'ils auraient été omis de manière arbitraire, sont ainsi irrecevables et avec eux les circonstances atténuantes qu'il entend en tirer. Au vu des faits constatés par l'autorité précédente, qui a notamment refusé de retenir un comportement blâmable de la défunte, on ne saurait en particulier considérer que le recourant aurait lui-même été victime de sa compagne. L'absence de comportement blâmable de celle-ci pouvait être prise en considération dans l'examen de la faute du recourant. Celui-ci affirme également à tort que la théorie du syndrome sérotoninergique altérant ses capacités psychiques a été retenue à sa charge. L'autorité cantonale l'a seulement écartée (jugement attaqué, p. 38 ss ch. 7.3.12). Le recourant estime que la cour cantonale aurait dû admettre, sous peine de violer l'interdiction de l'arbitraire, son repentir sincère, dès lors qu'il aurait été profondément affecté par la disparition d'un être cher qu'il a lui-même provoquée. On ne distingue pas ici de violation de l'art. 48 let. d CP et l'argumentation présentée est insuffisante à en établir une. Le recourant prétend encore qu'il aurait dû être mis au bénéfice du doute s'agissant de sa faculté d'apprécier le caractère illicite de ses actes. Une pleine faculté a été clairement établie par l'expertise et le recourant n'allègue ni ne démontre, conformément aux exigences posées par l'art. 106 al. 2 LTF, l'arbitraire de ce fait retenu par l'autorité précédente. Son moyen est irrecevable. L'argumentation présentée ne permet pour le surplus pas de comprendre en quoi l'autorité cantonale aurait mal apprécié la culpabilité du recourant. Ce dernier savait que sa compagne ne l'aimait pas et avait toujours des sentiments pour son ex-mari. Il a agi pour des mobiles égoïstes relevant de la jalousie (jugement attaqué, p. 37 ch. 7.3.4). Il a asséné au moins cinq coups de couteau, alors qu'il lui aurait été facile de trouver une autre issue à son conflit intérieur (idem, p. 37 ch. 7.3.6). Dans ces circonstances, sa culpabilité est lourde. Une peine de onze ans ne prête pas le flanc à la critique.