Citation: 9C_271/2022 E. 6.1

6.1. Certes, la majorité des titulaires d'un certificat de maturité gymnasiale obtiennent avec grande vraisemblance un diplôme universitaire par la suite, éventuellement après avoir changé de branche d'études (cf. arrêt 9C_439/2020 du 18 août 2020 consid. 4.4). Toutefois, le recourant ne saurait en l'espèce être suivi lorsqu'il soutient qu'il ne pouvait "aspirer qu'à un changement d'orientation professionnelle" et qu'il aurait donc effectué des études supérieures, puisque les titres et les diplômes qu'il avait obtenus "se trouvaient en déconnexion avec les activités professionnelles exercées jusqu'alors [activités de caviste et employé de remontées mécaniques]". En effet, à la suite des premiers juges, on constate que pendant une période de quatre années entre l'obtention de son baccalauréat français (assimilable en l'occurence à une maturité suisse) et la présentation de la demande de prestations en septembre 2005 (en raison d'une arthrose sous-astragalienne post-traumatique modérée), le recourant n'a pas entrepris de démarches particulières, comme par exemple une immatriculation, afin de poursuivre des études supérieures. A cet égard, le recourant ne remet pas en cause la constatation des premiers juges selon laquelle la seule pièce du dossier - cf. également le rapport d'entretien de réadaptation du 5 décembre 2005 - mentionnant une possibilité d'évolution professionnelle était un compte-rendu d'entretien d'enquête de la CNA du 6 octobre 2005. A cette occasion, le recourant avait indiqué vouloir rester dans le domaine du vin, en évoquant la possibilité d'une formation d'oenologue à V.________, qu'il n'a pourtant jamais entreprise. Il n'existe donc pas d'éléments concrets permettant de conclure qu'en 2005, le recourant avait la volonté de changer de carrière et aurait planifié la suite de sa formation auprès d'une université ou d'une haute école. C'est également en vain que l'assuré fait valoir, pour démontrer qu'il faudrait tenir compte de l'issue de sa formation pour déterminer son revenu sans invalidité, que l'office AI avait relevé chez lui des aptitudes qui se situaient "au-delà de la moyenne" ainsi qu'un "important potentiel de reclassement. En effet, si de telles appréciations se sont révélées correctes puisque le recourant a terminé avec succès une formation de niveau supérieur, elles ne permettent pas d'établir, au degré très vraisemblable, que le recourant aurait suivi une telle formation sans atteinte à la santé (comp. arrêt 8C_778/2017 du 25 avril 2018 consid. 4.3).