Citation: C 320/01 01.05.2002 E. 1

1.- La contestation a pour objet la décision de la caisse intimée du 6 avril 1999 par laquelle elle a rétroactivement nié le droit du recourant à l'indemnité de chômage à partir du 1er mai 1997. L'objet de la contestation se limite donc au point de savoir si le recourant réalisait les conditions du droit à l'indemnité de chômage (art. 8 ss LACI) à partir de cette date-là. Dans la présente procédure, la tâche de l'autorité cantonale (puis fédérale) de recours consiste dès lors exclusivement à trancher le point de savoir si les conditions du droit à la prestation sont remplies. En revanche, la question de la restitution des prestations sous l'angle de la reconsidération ou de la révision procédurale doit être examinée dans la procédure de restitution initiée par la décision de l'intimée du 3 juin 1999 (cf. ATF 126 V 401 consid. 2b/cc, DTA 2001 148 consid. 1b). Dans cette mesure, l'argumentation du recourant selon laquelle la décision litigieuse est intervenue au-delà du délai de "prescription" d'une année prévue à l'art. 95 al. 4 LACI et doit céder le pas devant sa bonne foi n'a pas à être discutée ici. C'est en effet seulement dans le cadre de l'examen de la décision du 3 juin 1999 que les questions qu'il soulève en relation avec la péremption du droit de répétition et la bonne foi devront, si nécessaire, être examinées.