Citation: 1B_648/2022 E. 3.1

3.1. Les griefs du recourant tirés du déni de justice formel et de la violation du droit d'être entendu apparaissent d'emblée mal fondés. L'autorité précédente a en effet répondu aux critiques du recourant, considérant qu'il ne lui appartenait pas d'examiner la politique de la détention en Suisse, ni de se saisir d'une question générale et abstraite; elle a ajouté que le recourant faisait un mélange complet et conscient mais hors de propos entre la situation d'une personne en détention provisoire et celle d'une personne en exécution de peine; elle a ensuite relevé que la détention provisoire devait être analysée uniquement à l'aune des art. 221 ss CPP, examen auquel elle a procédé aux considérants suivants. Ce faisant, la Chambre pénale de recours n'a certes pas répondu formellement à chacune des critiques du recourant; elle pouvait toutefois se limiter, conformément à la jurisprudence (cf. ATF 146 II 335 consid. 5.1; 143 III 65 consid. 5.2; arrêt 1C_407/2020 du 27 octobre 2022 consid. 4.1), aux aspects qu'elle jugeait pertinents, sans que l'on puisse y voir un déni de justice formel. La motivation retenue était pour le surplus suffisante dès lors que le recourant pouvait comprendre les raisons pour lesquelles l'autorité précédente a rejeté ses griefs (cf. parmi plusieurs: ATF 143 III 65 consid. 5.2; 138 I 232 consid. 5.1; arrêt 1B_550/2021 du 13 janvier 2022 consid. 2).