Citation: 4A_50/2009 26.03.2009 E. A

Y.________, domicilié à Genève, est un homme d'affaires actif dans le domaine de l'immobilier. En 1993, il a rencontré pour la première fois A.________, qui lui a présenté une personne intéressée à une affaire immobilière. Après une coupure de quelques années, les deux hommes ont repris contact, en 1999, pour traiter à nouveau d'affaires immobilières. A cette occasion, A.________ lui a indiqué que sa position au sein de la Banque X.________, un établissement bancaire ayant son siège à B.________ et une succursale à Genève, lui permettait d'effectuer des placements bancaires à des conditions particulières, réservées à quelques clients privilégiés. A.________ lui a remis sa carte de visite et lui a fait visiter les locaux de la banque, notamment l'immeuble des Acacias où il avait son bureau, et l'a présenté à diverses personnes. Le 13 décembre 1999, Y.________ a confié à A.________ une somme de 110'000 fr. aux fins d'un placement qui devait lui permettre de récupérer le montant de 129'800 fr. au 17 janvier 2000, soit un taux d'intérêt de 18% sur la période concernée. A.________ lui a remis un reçu établi par lui-même et attestant le versement effectué en ses mains en vue d'un placement financier auprès de la banque; il lui a également remis un document intitulé "Opération de caisse" portant l'en-tête de la banque, mentionnant le nom de A.________ et le numéro de son compte, avec la case "retrait" cochée, ce qui devait permettre à Y.________ de récupérer son argent auprès de la banque. Y.________ a obtenu le remboursement de la somme remise et les intérêts convenus le jour prévu. L'opération s'est alors répétée trois fois avec des taux d'intérêts variant entre 13,5% et 19,4%. Le 22 février 2001, Y.________ a remis à A.________ une somme de 450'000 fr. en vue d'un placement à 45 jours devant lui permettre de récupérer le montant de 530'100 fr. le 7 avril 2001, soit un taux d'intérêt de 17,8% pour la période en question. Comme pour les opérations précédentes, A.________ lui a remis les deux documents déjà indiqués. La somme promise n'a cependant pas été versée et A.________ a proposé à Y.________ de reconduire plusieurs fois ce placement. Lorsque tout contact a été rompu, Y.________ s'est adressé à la banque pour obtenir le versement des sommes qui lui avaient été promises par A.________. Le 12 février 2002, la banque lui a répondu que les sommes d'argent remises à A.________ l'avaient été à titre personnel et que ce dernier n'avait aucun pouvoir pour accepter ou gérer de l'argent pour le compte de la banque.