Citation: U 160/03 31.03.2004 E. 8

8.1 Sur le vu de ce qui précède, le droit de la recourante aux prestations de l'assurance-accidents doit être déterminé en regard des seules affections somatiques qu'elle a présentées au-delà du 31 janvier 2001. En particulier, il s'agit d'examiner s'il existe un lien de causalité entre ces troubles et l'accident. 8.2 Selon la jurisprudence constante, le juge des assurances sociales n'est lié par les constatations et l'appréciation du juge pénal ni en ce qui concerne la désignation des prescriptions enfreintes, ni quant à l'évaluation de la faute commise. Mais il ne s'écarte des constatations de fait du juge pénal que si les faits établis au cours de l'instruction pénale et leur qualification juridique ne sont pas convaincants, ou s'ils se fondent sur des considérations spécifiques du droit pénal, qui ne sont pas déterminantes en droit des assurances sociales (ATF 125 V 242 consid. 6a, 111 V 177 consid. 5a et les références). En outre, il n'existe pas, en droit des assurances sociales, un principe selon lequel l'administration ou le juge devrait statuer, dans le doute, en faveur de l'assuré (ATF 126 V 322 consid. 5a). 8.3 Se fondant sur les seules conclusions du rapport d'expertise, pertinentes en l'espèce, les premiers juges ont retenu à juste titre qu'au degré de vraisemblance prépondérante applicable à l'appréciation des preuves en assurances sociales, il n'y avait pas de lien de causalité naturelle entre l'accident et les troubles somatiques présentés par la recourante au-delà du 31 janvier 2001. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.