Citation: 4P.122/2003 01.10.2003 E. 4

La recourante se plaint ensuite d'une violation de l'art. 8 CC, dans la mesure où cette disposition interdit au juge de considérer comme établi un fait pertinent allégué par une partie alors que ce fait n'a pas reçu le moindre commencement de preuve. En l'espèce, l'intimée n'aurait pas établi le lieu, le jour de sa chute et le manque d'entretien de la place. La cour cantonale serait donc tombée dans l'arbitraire. La recourante invoque l'art. 8 CC, mais se plaint en réalité de l'appréciation des preuves, qui n'est pas régie par cette disposition (cf. ATF 127 III 248 consid. 3a et les arrêts cités). Or, on vient de voir que la cour cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire en retenant que l'intimée était tombée, le 18 novembre 1995, sur la place de parc située devant les fenêtres du bureau de l'hôtel, qui était recouverte de résidus neigeux glacés. Au demeurant, l'application de l'art. 8 CC relève du droit fédéral et ne peut donc être examinée dans le cadre d'un recours de droit public (cf. supra, consid. 1.1). Le grief est par conséquent irrecevable.