Citation: 4C.176/2004 08.09.2004 E. 1

Dans sa réponse, le défendeur met en doute la recevabilité du recours en réforme interjeté par les demandeurs, au motif que seule B.________ a formé appel incident dans la procédure cantonale et que C.________ n'a pris aucune conclusion devant la Chambre d'appel. 1.1 La cour cantonale a retenu que les héritiers de A.________ étaient son épouse, B.________, et son fils mineur, C.________. Il apparaît en outre que C.________ n'a pas répudié la succession de son père pour le moment (cf. autorisation de représentation en justice délivrée le 10 juin 2004 à l'avocate de C.________ par la curatrice de celui-ci et lettre de Me Grobet Thorens du 30 août 2004 à la Ière Cour civile). L'arrêt attaqué a été rendu entre, d'une part, D.________ et, d'autre part, la succession de feu A.________, soit B.________ et C.________. Les membres de l'hoirie du locataire étaient donc tous deux parties au procès devant l'instance cantonale. Il découle par ailleurs du principe de la titularité en main commune (cf. art. 602 al. 2 CC) que seul l'ensemble des héritiers ou leur représentant peut, en principe, faire valoir les droits appartenant à la communauté héréditaire, notamment en exerçant un recours en réforme (arrêt 5C.179/1997 du 10 mars 1998, consid. 1a). Le recours formé au nom de la veuve et du fils de A.________, avec l'accord de la curatrice de l'enfant, est donc recevable de ce point de vue.