Citation: 9C_40/2015 E. 5.2

5.2. En substance, la recourante reproche à la juridiction cantonale d'avoir procédé à une constatation manifestement inexacte des faits consécutive à une mauvaise appréciation des preuves et d'avoir violé le droit fédéral. C'est à tort qu'elle aurait retenu que les fonds libres couvraient entre 1993 et 1998 la créance envers Aa.________, eu égard à la surévaluation du parc immobilier dans les comptes de l'institution de prévoyance, à la sous-évaluation des engagements vis-à-vis des assurés et au risque d'augmentation des cas d'invalidité. Il ne faisait aucun doute, au vu de l'aggravation de l'arriéré de cotisations depuis 1991, que la société fondatrice faisait face à des problèmes de liquidités depuis le début des années 1990 et qu'elle était, après la dissolution de l'ensemble de ses réserves latentes, en situation de surendettement à compter de l'exercice 1994. Le principe de sécurité consacré à l'art. 71 al. 1 LPP n'était ainsi plus assuré à compter de cette date. Le raisonnement de la Cour correctionnelle, selon lequel le prêt accordé par la recourante ne correspondait pas à la notion de "prêt particulièrement hasardeux" n'était à cet égard d'aucun secours pour l'intimé. En réponse au constat selon lequel l'intimé avait pris de nombreuses mesures afin de redresser la situation, la recourante rétorque que l'augmentation du découvert d'arriéré de cotisations entre 1991 et 1998 constituait la démonstration manifeste que les différents plans de redressement initiés par Aa.________ n'avaient jamais fonctionné. Les conditions extrêmement restrictives posées par la jurisprudence à l'arrêt 9C_997/2009 du 31 mai 2010 pour permettre de prêter de l'argent à l'entreprise fondatrice afin de sauver des emplois n'étaient quant à elles manifestement pas réalisées.