Citation: 7B.212/2002 27.11.2002 E. 1

Les autorités de poursuite cantonales disposent d'un large pouvoir d'appréciation en ce qui concerne les faits déterminant le revenu saisissable. Le Tribunal fédéral est en principe lié par ces faits (art. 63 al. 2 et 81 OJ). Il peut cependant être requis d'intervenir en cas d'abus ou d'excès du pouvoir d'appréciation (art. 19 al. 1 LP; ATF 106 III 75 consid. 2 p. 78, 103 III 79 consid. 2 p. 82), lorsque par exemple l'autorité cantonale a retenu des critères inappropriés ou n'a pas tenu compte de circonstances pertinentes (ATF 110 III 17 consid. 2 et arrêts cités; Sandoz-Monod, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. II, Berne 1990, p. 721 n. 2.3 ad art. 78; Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, n. 165 ad art. 93). Pour l'essentiel, le recours consiste en une discussion des faits, qui est vaine au vu des art. 63 al. 2 et 81 OJ. En outre, la Chambre de céans ne saurait prendre en considération les éléments nouveaux par rapport à la décision attaquée, que le recourant avance sans se prévaloir de l'une des exceptions mentionnées à l'art. 63 al. 2 OJ. Il en va de même, en vertu de l'art. 79 al. 1 OJ, des nouvelles pièces produites, qui auraient pu l'être dans la procédure cantonale (jugement de divorce, attestation de prêt destinée à prouver l'allégation, faite devant l'autorité cantonale, selon laquelle le recourant était aidé par des amis).