Citation: 4A_257/2014 E. 5.1

5.1. La recourante approuve la motivation de la décision cantonale menant à la conclusion que les deux raisons de commerce comparées sont similaires (arrêt attaqué consid. 3.1 et 3.2 p. 18 ss). Elle soutient toutefois que l'autorité cantonale a violé l'art. 2 CC en admettant la péremption de son droit d'action. Elle estime également que, les parties ne s'étant pas exprimées sur cette question au cours de l'instruction, la Cour de justice a violé les art. 56 CPC et l'art. 29 al. 2 Cst. (droit d'être entendu). L'intimée nie tout risque de confusion en contestant, d'une part, la portée des témoignages recueillis par l'instance cantonale, les témoins (ayant relevé l'existence de confusions) n'étant pas, selon l'intimée, des " destinataires moyens ". D'autre part, elle relève que " les activités des deux sociétés se distinguent nettement et [que] leurs clientèles sont différentes ", pour en déduire que " les clients ne peuvent pas se tromper et confondre les deux entités ".