Citation: 2C_951/2019 E. 5.3

5.3. La recourante perd de vue que la décision entreprise statue sur l'octroi de l'effet suspensif au recours et ne se prononce pas sur le fond du litige. Sous l'angle du droit d'être entendu, la motivation de la décision était donc suffisante si elle permettait à la recourante de comprendre pour quels motifs sa requête d'effet suspensif avait été rejetée (cf. supra consid. 5.1). La Cour de justice était en droit de se limiter à une approche prima facie des chances de succès de la procédure et n'avait pas à se déterminer de manière précise et exhaustive sur l'ensemble des griefs soulevés en lien avec la contestation de la décision d'adjudication (cf. supra consid. 4.2). Dans le cas présent, elle a retenu après un examen sommaire que rien ne permettait de considérer que les griefs de la recourante étaient suffisamment fondés. La motivation de l'arrêt attaqué permettait dès lors de comprendre pour quels motifs la requête de la recourante était rejetée et, à celle-ci, de l'attaquer à bon escient, notamment en faisant valoir, comme elle l'a fait, que l'appréciation des chances de succès du recours par l'autorité précédente était insoutenable (cf. infra consid. 6 s.). Le grief de violation du droit d'être entendu est partant infondé.