Citation: 6B_738/2019 E. 5.4

5.4. La cour cantonale a également relevé les nombreuses contradictions et imprécisions dont a fait preuve le recourant tout au long de la procédure. S'agissant du nombre de séjours en Suisse et des motifs de ces séjours, le recourant a tantôt déclaré être venu en Suisse le 27 août 2017 et à une autre date avant cela, dans le cadre d'un commerce de voitures (cf. PV d'audition du 29 août 2017, p. 3), puis il a déclaré venir régulièrement en Suisse, à raison d'une à deux fois par mois, pour voir des amis qu'il aurait à Q.________, C.________ et B.________ (cf. PV d'audition du 28 août 2017, p. 3). S'agissant des dates litigieuses, le recourant a tout simplement déclaré que cela était possible qu'il soit venu les 20 et 21 août 2017, mais ne pas s'en souvenir (jugement attaqué, p. 21, § 3). Il a fourni la même explication s'agissant du 13 août 2017, des 6 et 7 août 2017 et de la période entre le 22 avril et le 30 juillet 2017. Il ressort du jugement attaqué que les déclarations du recourant ont également largement varié sur d'autres éléments cruciaux, tels que son prétendu commerce de voitures (cf. jugement attaqué, p. 23) et sur ses téléphones. Interrogé sur les raisons pour lesquelles un des téléphones L-Mobi qu'il utilisait - et qui, selon ses dires, lui appartenait - comportait une carte SIM différente chaque fois qu'il venait en Suisse, le recourant n'a d'abord pas été en mesure de répondre, avant de finir par déclarer que ce téléphone lui avait été remis par S.________ pour ses voyages en Suisse dans le cadre du commerce de voitures et qu'il devait le lui rendre à chaque retour de voyage. Cependant, lorsque les enquêteurs lui ont fait remarquer que ce téléphone - remis par S.________ - s'était retrouvé en Suisse aux mêmes dates que son téléphone Alcatel, au mois d'avril 2017, alors qu'il avait déclaré n'avoir rencontré S.________ qu'au mois de juin ou juillet 2017, le recourant n'a pas pu fournir d'explications (cf. jugement attaqué, p. 23). Dans ce contexte, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que le recourant n'était pas crédible lorsqu'il affirmait qu'il n'avait pas connaissance de la drogue et des sommes d'argent cachées dans son véhicule et que le paquet " GB/F1 " aurait été jeté dans ce même véhicule par T.________ afin de lui tendre un piège.