Citation: 1P.218/2005 12.05.2005 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 I 312 consid. 1 p. 317; 130 II 321 consid. 1 p. 324, 388 consid. 1 p. 389 et les arrêts cités). Il peut refuser d'entrer en matière sur un recours manifestement irrecevable en suivant une procédure simplifiée et en motivant sommairement son arrêt (art. 36a al. 1 let. a et al. 3 OJ). 1.1 Un refus de statuer, ou un retard injustifié à le faire, de la part de l'autorité compétente en dernière instance cantonale, doit être assimilé à une décision que les parties à la procédure cantonale peuvent contester par la voie du recours de droit public pour violation de droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ). Seule cette voie de recours entre en considération en l'espèce. 1.2 Dans la procédure de recours de droit public, conformément à l'art. 93 al. 1 OJ, le Tribunal fédéral peut ordonner un échange d'écritures et impartir à la partie adverse ainsi qu'à d'autres intéressés un délai pour répondre et produire le dossier. En l'espèce, des réponses ont précisément été requises du Tribunal administratif et de la municipalité. Il n'a pas, ensuite, été ordonné de second échange d'écritures; la loi prévoit du reste que cette opération n'a lieu qu'exceptionnellement (art. 93 al. 3 OJ) et, dans le cas particulier, il n'y avait aucun motif d'impartir au recourant un délai pour répliquer. Dans ces conditions, les deux répliques spontanées du recourant sont irrecevables; ces écritures ne doivent donc pas être prises en considération.