Citation: 2C_331/2018 E. 4.2

4.2. Comme l'a relevé le Tribunal cantonal, la condamnation en cause a acquis force de chose jugée en août 2013. Ainsi, outre qu'elle existait déjà lors de la décision du 26 août 2014 du Service de la population, dont le recourant a requis le réexamen, elle remonte à près de cinq ans. L'intéressé prétend cependant que son père n'aurait appris cette condamnation qu'en 2016. Cette allégation, qu'aucun élément ne vient étayer, ne repose que sur les propos du recourant. De plus, à l'instar des juges précédents, il faut constater que l'existence de menaces concrètes n'est pas établie: elle découle d'un courrier que les frères du recourant lui auraient fait parvenir. La lettre originale n'a cependant pas été produite, seule la traduction l'ayant été. Il est de plus relevé que le recourant a fait des déclarations contradictoires à ce sujet, puisqu'il avait initialement prétendu qu'il n'avait plus de contact avec sa famille. Or, outre le courrier en cause, il est apparu qu'il est retourné en vacances dans son pays en 2015. Au vu de ce qui précède et compte tenu de ce que le réexamen de décisions administratives entrées en force ne saurait être admis trop facilement, en confirmant le refus de reconsidérer la décision du Service de la population du 26 août 2014 l'autorité précédente n'a pas violé l'art. 29 Cst. Le grief est donc rejeté.