Citation: 4A_143/2023 E. 3.1.1

3.1.1. S'agissant de l'appartement, elle a admis la validité de la première des deux résiliations, ce qui la dispensait d'examiner la seconde. Elle a en effet estimé que la résiliation ordinaire revêtait un caractère subsidiaire, en ce sens qu'elle devait déployer ses effets pour le cas où le premier congé fondé sur un motif extraordinaire n'était pas valable. Le procédé consistant à adresser une résiliation fondée sur un motif extraordinaire, parallèlement à une résiliation ordinaire, avait été adoubé par la jurisprudence. En tout état de cause, la recourante qui avait valablement contesté les deux résiliations ne pouvait se plaindre d'avoir été induite en erreur par l'envoi simultané de ces deux résiliations. Quant à la sous-location non autorisée qui avait motivé la résiliation extraordinaire, la Cour cantonale a constaté qu'elle était avérée sur la foi principalement des déclarations du concierge de l'immeuble et du rapport d'enquête diligentée par la régie, et que la locataire n'avait pas réintégré l'appartement malgré la mise en demeure. Partant, le contrat de bail avait valablement été résilié pour le 31 mars 2020.