Citation: 4A_300/2014 E. 2.2

2.2. En l'espèce, par arrêt du 24 mars 2014, la Chambre des recours civile a déclaré irrecevable le courrier de la recourante du 7 mars 2014, qu'elle a considéré comme un recours, sans prélever de frais judiciaires. Le 13 mai 2014, elle est entrée en matière sur le nouveau recours de la recourante du 3 avril 2014 et a confirmé la décision de fixation des honoraires de l'expert judiciaire; le dispositif de cet arrêt a été communiqué à la recourante le 14 mai 2014. Par conséquent, le 22 mai 2014, la recourante a interjeté sans nécessité un recours au Tribunal fédéral contre le précédent arrêt cantonal du 24 mars 2014. De surcroît, après avoir reçu les motifs de l'arrêt du 13 mai 2014, elle aurait eu la possibilité de le retirer. Elle ne l'a pas fait, persistant à tort avoir encore un intérêt au recours. Il s'ensuit que les frais judiciaires et les dépens de la présente procédure doivent être mis à sa charge. Il sied de relever encore que la recourante ne fait valoir, à raison, aucun moyen contre le fait que son courrier du 7 mars 2014 ait été transmis par le juge qui l'a reçu à la Chambre des recours civile. En effet, une fois que le juge a statué, il est dessaisi et ne peut pas revenir sur les motifs de sa décision, sous réserve des voies de la révision, de l'interprétation et de la rectification (art. 238 ss et 334 CPC). Enfin, en tant qu'elle reproche à la Chambre des recours civile d'avoir interprété arbitrairement (art. 9 Cst.) et en violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) son courrier du 7 mars 2014 comme un recours et d'avoir statué avant l'échéance du délai de recours, la recourante méconnaît qu'une décision d'irrecevabilité n'a pas autorité de la chose jugée et que si elle est rendue aussitôt, avant l'échéance du délai de recours, ce qui est la pratique du Tribunal fédéral, elle permet au justiciable d'interjeter à nouveau un recours, respectant les exigences légales et donc recevable.