Citation: 2C_383/2024 E. 1.2

1.2. Par décision du 5 avril 2023, l'Office cantonal de la population et des migrations a refusé de délivrer une autorisation de séjour à A.________ et prononcé le renvoi de B.________ et C.________ rappelant que celui de leur mère l'avait déjà été, le 19 février 2019. A l'appui de cette décision, l'Office cantonal de la population et des migrations a retenu que les projets de mariage du couple n'étaient plus d'actualité, que B.________ et C.________ ne pouvaient se fonder sur l'art. 43 LEI pour séjourner en Suisse, étant donné qu'elles ne faisaient pas ménage commun avec leur père. Il a ajouté que, puisque celui-ci n'entretenait aucune relation étroite avec ses enfants, elles ne pouvaient invoquer à leur profit l'art. 8 CEDH. Par acte du 9 mai 2023, A.________, agissant en son propre nom, ainsi qu'en celui de ses filles et représentée par un mandataire professionnel, a interjeté recours devant le Tribunal administratif de première instance du canton de Genève en concluant, principalement, à l'annulation de la décision du 5 avril 2023 et à ce que l'Office cantonal de la population et des migrations transmette leur dossier au Secrétariat d'État aux migrations avec un préavis favorable en vue de la délivrance d'une autorisation de séjour pour cas de rigueur. Par jugement du 6 décembre 2023, le Tribunal administratif de première instance a rejeté le recours. Il a jugé que les conditions de l'art. 30 al. 1 let. b LEI n'étaient pas réalisées et que le renvoi était exigible. Le 23 janvier 2024, A.________, agissant en son propre nom, ainsi qu'en celui de ses filles, a recouru auprès de la Cour de justice du canton de Genève contre le jugement rendu le 6 décembre 2023 par le Tribunal administratif de première instance. Par lettre du 24 janvier 2024, la Cour de justice a invité la recourante à s'acquitter d'une avance de frais d'un montant de CHF 400.- ou requérir l'assistance juridique dans un délai échéant le 23 février 2024, sous peine d'irrecevabilité de son recours. A la suite de la constitution d'un nouveau conseil, désigné par la commission du barreau le 18 mars 2024, la Cour de justice a fixé un nouveau délai au 22 avril 2024 pour compléter le recours et s'acquitter de l'avance de frais, précisant qu'en cas de non-paiement de celle-ci, le recours serait déclaré irrecevable. Ce délai a une nouvelle fois été prolongé par la Cour de justice au 22 mai 2024 pour payer l'avance de frais et au 22 juin 2024 pour compléter le recours. Le 22 mai 2024, E.________, indiquant agir pour les recourantes, a complété le recours. L'avance de frais n'a pas été payée dans le délai et aucune demande d'assistance judiciaire n'a été déposée. Le 26 juin 2024, E.________ a sollicité une prolongation du délai fixé au 22 mai 2024 pour payer l'avance de frais. Par décision du 9 juillet 2024, la Cour de justice a déclaré irrecevable le recours interjeté le 23 janvier 2024, pour défaut de paiement de l'avance de frais dans le délai imparti.