Citation: 5A_761/2022 E. B

Le 23 juillet 2021, A.A.________ a initié une procédure en modification des mesures protectrices de l'union conjugale devant le Tribunal de première instance du canton de Genève (ci-après: le tribunal). Me C.________ le représentait. B.a. B.A.________, représentée par Me D.________, a soulevé dans ce contexte un incident relatif à l'impossibilité de postuler de Me C.________. Elle invoquait que celui-ci avait récemment rejoint l'Étude F.________, dans laquelle avait exercé Me G.________ et exerçait toujours Me H.________, l'ancien collaborateur du précité, qui s'était occupé de manière intense du volet pénal en sa collaboration, l'assistant notamment en audience. L'avocate disait avoir parlé et échangé par écrit à plusieurs reprises avec Me H.________, en sorte qu'il connaissait les tenants et aboutissants des différents procédures. Me C.________ a contesté tout conflit d'intérêts, qualifiant la manoeuvre de dilatoire et soulignant que les procédures étaient différentes. B.b. Par ordonnance du 25 avril 2022, le tribunal a dit que Me C.________ n'avait plus la capacité de postuler pour A.A.________ dans le cadre de la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale l'opposant à B.A.________ (ch. 1), imparti à A.A.________ un délai au 16 mai 2022 pour désigner un autre conseil ou pour informer le tribunal qu'il souhaitait comparaître en personne (ch. 2), arrêté et réparti le montant des frais et dépens (ch. 3 à 4) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 5). B.c. Le 9 août 2022, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: la cour cantonale) a rejeté le recours formé par A.A.________ et lui a imparti un délai au 30 septembre 2022 pour désigner un nouveau conseil ou pour informer le tribunal s'il entendait comparaître en personne. Les parties ont été déboutées de toutes autres conclusions.