Citation: 6B_755/2020 E. 4.2

4.2. Le recourant argue par ailleurs que s'il avait circulé à 100 km/h plutôt qu'à 105 km/h, il n'aurait pas du tout été inquiété pénalement. En effet, selon des directives internes, les excès de vitesse commis lors d'une course officielle urgente qui n'atteignaient pas les seuils de l'art. 90 al. 4 LCR n'étaient pas dénoncés pénalement. Il y avait donc lieu de tenir compte, dans la détermination de sa sanction, d'un excès de vitesse de 5 km/h seulement. Cette approche ne saurait être suivie. Comme l'a rappelé la cour cantonale, si le Tribunal fédéral a certes posé le principe qu'une course urgente effectuée à une vitesse atteignant les seuils de l'art. 90 al. 4 LCR était en principe toujours disproportionnée, il n'a en revanche jamais affirmé qu'une course effectuée à une vitesse inférieure était toujours licite. Peu importe également que, selon ce qu'affirme le recourant - sans le démontrer aucunement - les excès de vitesse inférieurs aux seuils de l'art. 90 al. 4 LCR effectués dans le cadre de courses officielles urgentes ne soient pas dénoncés en pratique; il n'en demeure pas moins que le recourant a été reconnu coupable de violation grave qualifiée de la LCR dans la mesure où il a dépassé la vitesse autorisée de 55 km/h dans une localité. Ce comportement doit être sanctionné conformément à la loi, en tenant compte du facteur d'atténuation de l'art. 100 ch. 4 LCR s'agissant d'une course officielle urgente. Pour le surplus, le recourant ne soulève aucun autre grief à l'encontre de la peine.