Citation: 9C_743/2014 E. 3.4

3.4. L'argumentation de l'intéressé est fondée. En effet, les médecins du CCPP ont indiqué que la pathologie dont souffrait le recourant évoluait depuis 2004, date à laquelle il avait été hospitalisé pour la première fois et à laquelle le diagnostic de trouble psychotique aigu et transitoire essentiellement délirant avait été retenu. Ils ont de surcroît expliqué que la maladie avait évolué vers une chronicisation des troubles et ont posé le diagnostic de schizophrénie résiduelle avec progression lente et subsyndromique qui, par définition, était difficilement décelable auparavant mais néanmoins présent. L'avis du docteur C.________ reprend la même idée d'évolution constante débutée en 2003/2004. Celui-ci mentionnait effectivement des affections psychiques graves existant depuis une quinzaine d'années et des troubles psychotiques de délire et d'hallucinations ainsi qu'un sentiment de persécution à tout le moins depuis 2003, ce qui faisait d'ailleurs parfaitement écho aux constatations faites par les médecins des IPVR lors des deux hospitalisations de l'assuré en 2004 et 2005. Par conséquent, les nouveaux éléments déposés lors de la procédure cantonale font bien référence à des faits antérieurs à la décision litigieuse même s'ils ont été établis postérieurement à celle-ci, de sorte qu'en les écartant, les premiers juges ont procédé à une appréciation arbitraire des preuves.