Citation: 6B_600/2007 22.02.2008 E. 4

La recourante conteste le bien-fondé de l'allocation d'une indemnité pour tort moral à l'intimé. Aux termes de l'art. 49 al. 1 CO, celui qui subit une atteinte illicite à sa personnalité a droit à une somme d'argent à titre de réparation morale, pour autant que la gravité de l'atteinte le justifie et que l'auteur ne lui ait pas donné satisfaction autrement. En l'espèce, ces conditions sont clairement réalisées. Il a été retenu, sans violation du droit fédéral, que la recourante s'est rendue coupable de calomnie qualifiée (cf. supra, consid. 2). L'acte illicite ainsi commis a manifestement porté atteinte à la personnalité de l'intimé et l'importance de cette atteinte est suffisante pour justifier l'octroi d'une indemnité pour tort moral à l'intimé, auquel la recourante n'a pas donné satisfaction autrement. A cela, la recourante n'oppose aucun argument sérieux. Elle nie vainement l'existence d'un acte illicite, au motif que l'infraction retenue ne serait pas réalisée. Elle conteste tout aussi vainement, au demeurant par la simple affirmation du contraire, que l'intimé a subi une atteinte à sa personnalité. Il est au reste indiscutable que l'infraction commise a été causale de l'atteinte subie par l'intimé et que l'importance de cette atteinte justifiait l'octroi d'une réparation morale. Le montant de l'indemnité allouée à l'intimé n'est au surplus pas contesté par la recourante, qui conclut d'ailleurs exclusivement à la suppression pure et simple de cette indemnité, sans en demander la réduction, ni, à plus forte raison, prendre de conclusions chiffrées en ce sens. Il n'y a dès lors pas lieu d'entrer en matière sur ce dernier point, le grief étant pour le surplus rejeté.