Citation: I 770/02 21.01.2004 E. 2

Au terme de leur expertise, les médecins du COMAI ont posé le diagnostic de syndrome somatoforme douloureux persistant de type fibromyalgie. Ils ont considéré que le recourant présentait une capacité de travail de 50 % dans sa profession de plâtrier-peintre et de 80 % dans une activité adaptée (excluant les positions statiques prolongées, les travaux lourds, le port répété de charges supérieures à 15 kilos et favorisant l'alternance des positions debout et assise). Avec les premiers juges, la Cour de céans n'a aucune raison de s'écarter des conclusions des médecins du COMAI; leur expertise répond aux exigences permettant de lui reconnaître pleine force probante au sens de la jurisprudence (ATF 125 V 352 consid. 3a et 3b/bb). Au demeurant, il n'existe pas de divergence sensible avec l'opinion des médecins traitants quant aux diagnostics posés. Aussi, et quoi qu'en dise le recourant, les avis de ces médecins ne sont pas de nature à mettre en doute les conclusions des experts au sujet de l'appréciation de la capacité résiduelle de travail. En effet, l'avis du docteur C.________ (rapport du 6 octobre 1999) est à cet égard insuffisamment motivé. Quant au docteur D.________ (rapport du 30 janvier 2001), son opinion repose principalement sur la conviction qu'il serait préférable que le recourant continue son activité de plâtrier-peintre à plein temps, avec un rendement de 50 %; il ne ressort cependant pas de cet avis médical des raisons de considérer que l'évaluation de la capacité de travail de 80 % dans une activité adaptée serait erronée. De surcroît, on rappellera que la jurisprudence accorde plus de poids aux constatations faites par un spécialiste qu'à l'appréciation de l'incapacité de travail par le médecin de famille (ATF 125 V 353 consid. 3b/cc et les références; RJJ 1995, p. 44; RCC 1988 p. 504 consid. 2. Pour le surplus, le dossier médical est suffisamment documenté pour statuer, si bien qu'il est superflu d'ordonner de plus amples investigations. Dès lors, on doit retenir que le recourant présente une capacité de travail de 80 % dans une activité adaptée, tenant compte des limitations évoquées par les experts.