Citation: 4A_138/2024 E. 4.3

4.3. La recourante reproche tout d'abord à la cour cantonale d'avoir rejeté son grief "aux termes [ sic] d'un considérant [...] excessivement sommaire" et de n'avoir ce faisant pas dûment examiné les divers griefs soulevés dans l'appel qu'elle avait formé. La recourante affirme en effet avoir suffisamment contesté la motivation du jugement de première instance s'agissant du respect du but de protection de la CCT. Sur le fond, la recourante avance en substance (1) qu'il serait faux de prétendre que la prime de sécurité pouvait être réduite ou supprimée à tout moment, (2) qu'il serait évident que du point de vue d'un travailleur raisonnable et objectif, une rémunération globalement supérieure au salaire minimum applicable était dans l'intérêt du travailleur et (3) qu'en considération de la jurisprudence, la prime de sécurité devait assurément faire partie du même secteur que le salaire brut fixe. La recourante déduit de ce qui précède que le résultat auquel aboutit le raisonnement de l'instance précédente serait choquant car il conduirait en définitive à un déséquilibre en permettant à l'intimé de cumuler les avantages de la CCT et ceux de son contrat individuel de travail, au détriment de la recourante. Elle fait valoir enfin, par des références à ses allégations et aux pièces qu'elle a versées à la procédure, qu'elle aurait fait la démonstration que l'intimé avait effectivement bénéficié de défraiements et autres avantages allant bien au-delà des obligations de la recourante, ce dont la cour cantonale aurait fait fi de manière insoutenable. Elle se réfère en outre à des extraits de la CCT et de son annexe pour prétendre que les défraiements convenus relèveraient du même secteur que le salaire.