Citation: 5P.524/2006 22.02.2007 E. 3

Le recourant se plaint de la violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.). Il fait grief au Tribunal d'arrondissement d'avoir maintenu l'argumentation du premier juge sans fournir d'autres explications et d'avoir admis, sans autre motivation, que la situation de dame X.________ l'emportait sur le droit du recourant à obtenir une réduction de sa contribution d'entretien. 3.1 La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu consacré à l'art. 29 al. 2 Cst. le devoir pour l'autorité de motiver sa décision, afin que le destinataire puisse la comprendre, la contester utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle. Pour répondre à ces exigences, il suffit que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause (ATF 129 I 232 consid. 3.2; 126 I 97 consid. 2b; 124 V 180 consid. 1a; 123 I 31 consid. 2c). Cela n'exclut pas de se référer aux motifs d'une décision antérieure connue de l'intéressé. Il n'en va autrement que si l'appelant a soulevé en seconde instance des arguments pertinents sur lesquels les premiers juges n'ont pas pris position (ATF 103 Ia 407 consid. 3a; ATF 1P.69/2004 du 7 avril 2004 consid. 1.1.4 publié in : ZBL 106/2005 p. 261). 3.2 Ce grief est mal fondé. Le jugement attaqué est conforme aux principes susmentionnés. Le Tribunal d'arrondissement s'est en effet référé pour l'essentiel aux considérants du premier juge, qu'il a estimés pertinents; il les a par ailleurs développés en ajoutant ses propres motifs. Par ce renvoi, il a fait sienne l'argumentation approfondie de première instance. Comme le recourant a maintenu en instance d'appel les arguments présentés devant le premier juge, la lecture du premier prononcé permettait dès lors de comprendre sans difficulté les fondements du jugement d'appel et de l'attaquer en connaissance de cause. Ainsi, le recourant n'a pas été entravé dans son droit à une motivation convenable en raison du renvoi. Ce résultat s'impose d'autant plus qu'il a été en mesure d'attaquer le jugement contesté. Pour le surplus, lorsqu'il reproche à l'autorité cantonale d'avoir considéré que la situation de l'intimée l'emportait sur son droit à obtenir une réduction de la contribution, il se plaint non pas d'un défaut de motivation mais d'une application arbitraire du droit, ce qu'il conviendra d'examiner par la suite. Partant, le grief tiré de la violation du droit d'être entendu doit dès lors être rejeté.