Citation: 5A_102/2021 E. 5.2

5.2. Les arguments soulevés par le recourant devant le Tribunal fédéral ne permettent pas d'arriver à une autre conclusion. Le recourant affirme qu'il dispose, de manière évidente, d'un intérêt digne de protection à ce que l'organisation de la Fondation soit conforme au droit, ce qui n'était pas le cas depuis deux ans et demi, celle-ci fonctionnant sans conseil de fondation sous la seule administration du commissaire. Il soutient qu'il s'agirait là d'une question allant bien au-delà de son intérêt particulier, puisqu'elle toucherait " à la sécurité du droit et au bon fonctionnement des institutions suisses ". Cela étant, dès lors qu'il avait des prétentions en dommages-intérêts à faire valoir contre la Fondation, le recourant estime avoir un intérêt " à savoir à qui s'adresser ". Or, en l'état actuel, plaider contre la Fondation reviendrait à plaider contre le commissaire, dont la gestion était précisément remise en cause. Dans cette mesure, le recourant considère qu'il a qualité pour déposer plainte, dès lors qu'il sera effectivement un jour dans une position lui permettant d'obtenir une prestation ou un autre avantage de la Fondation, situation envisagée par la décision entreprise. Ce faisant, alors que cela lui incombait (art. 42 al. 2 LTF; ATF 142 III 364 consid. 2.4; 138 I 97 consid. 4.1.4), le recourant ne discute pas de la motivation principale de l'autorité précédente tirée du constat que le DFI avait rendu le 16 janvier 2020 une décision de non-entrée en matière qui rendait sans objet le recours formé le 10 janvier 2020 pour déni de justice. Quoi qu'il en soit, un tel constat est parfaitement conforme à la jurisprudence topique et est en soi suffisant pour sceller le sort de la cause. Il n'y a en effet pas refus de statuer lorsque l'autorité, considérant comme en l'espèce qu'une condition de recevabilité fait défaut, rend une décision d'incompétence ou refuse d'entrer en matière; dans ces cas, il y a bien une décision sur l'objet de la demande, et non pas un refus de la traiter (cf. arrêts 5A_15/2020 du 6 mai 2020 consid. 1.3 et les références; 5A_520/2018 du 26 octobre 2018 consid. 1 et les références; 2C_636/2016 du 31 janvier 2017 consid. 2.1 et les références; BERNARD CORBOZ, in Commentaire de la LTF, 2ème éd. 2014, n° 8 ad art. 94 LTF; NICOLAS VON WERDT, in Commentaire Stämpfli, Bundesgerichtsgesetz (BGG), 2ème éd. 2015, n° 4 ad art. 94 LTF). Quant à l'argument consistant en substance à voir une prétendue qualité pour porter plainte à l'autorité de surveillance dans le fait d'avoir l'intention de faire valoir des prétentions en dommages-intérêts contre la Fondation, il est hors de propos. Comme l'a correctement rappelé l'autorité précédente sur la base de la jurisprudence (ATF 112 Ia 180 consid. 3d/aa; 110 II 436 consid. 3 et 4; 107 II 385 consid. 3), on ne pourrait admettre la qualité de plaignant du recourant que pour autant que celui-ci puisse effectivement obtenir un jour une prestation de la Fondation (cf. aussi GABELLON/DE OLIVEIRA, Les bénéficiaires des fondations de droit privé, in PJA 2020, p. 296 ss, 301 s.). Or, au vu notamment du but statutaire de la Fondation, on ne voit pas que le recourant puisse être considéré comme bénéficiaire potentiel de prestations émanant de celle-ci.