Citation: 6B_924/2022 E. 4

Invoquant les art. 6 CEDH et 49 CO, le recourant fait enfin grief à la cour cantonale d'avoir supprimé l'indemnité pour tort moral. Le recourant se plaint en premier lieu d'une violation du droit d'être entendu. La cour cantonale n'a certes pas expressément exposé son raisonnement; on comprend toutefois clairement à la lecture de l'arrêt que la libération du chef d'accusation d'acte d'ordre sexuel a motivé la suppression de l'indemnité pour tort moral allouée en première instance. Ce raisonnement implicite n'a d'ailleurs pas échappé au recourant, qui admet dans son recours l'avoir compris. Le grief de violation du droit d'être entendu doit être écarté. Dans un second temps, le recourant soutient que même en cas de libération de l'intimé du chef d'accusation d'acte d'ordre sexuel, une indemnité pour tort moral de 500 fr. aurait dû lui être allouée. Cela se justifierait en raison de l'atteinte subie du fait de la dénonciation calomnieuse. En l'espèce, aucune atteinte ne ressort du jugement attaqué, ni n'est étayée par le recourant. L'affirmation du recourant ne permet pas de comprendre en quoi l'atteinte subie réaliserait la gravité objective et subjective requise par la jurisprudence pour l'allocation d'une indemnité pour tort moral (cf. art. 49 CO; ATF 131 III 26 consid. 12.1). Son grief doit être écarté.