Citation: 4A_431/2017 E. 5.2

5.2. Selon l'arrêt de renvoi du 2 février 2017, auquel le Tribunal fédéral est (concrètement) lié, la résiliation immédiate, justifiée, injustifiée, tardive ou donnée pendant une période de protection contre les licenciements, met fin aux rapports de travail (arrêt 4A_372/2016 consid. 5.1.2). Il n'y a donc pas lieu de procéder à une conversion en congé ordinaire. Le délai de congé dont il est question à l'art. 337c al. 1 CO n'est pas touché par une incapacité de travail postérieure du travailleur (consid. 6.1 avant dernier paragraphe). La cour cantonale a jugé que le délai de congé était de deux mois et que dès le lendemain du congé, soit dès le 1er février 2013, l'employé a été empêché de travailler pour cause de maladie. C'est en violation de l'arrêt de renvoi qu'elle en a conclu que le délai de congé à prendre en considération avait été suspendu pendant 90 jours et reporté à l'échéance du 31 juillet 2013. Selon l'arrêt de renvoi, l'incapacité ultérieure du travailleur est sans incidence. En revanche, dans la mesure où le gain manqué présuppose que le travailleur eût été créancier d'un salaire (" ce qu'il aurait gagné ") et que, selon l'échelle bernoise applicable à Genève, l'employé n'aurait eu droit en cas de maladie, conformément à la jurisprudence (ATF 111 II 356 consid. 1b; arrêt 4C.293/2004 du 15 juillet 2005 consid. 2.3; 4A_215/2011 du 2 novembre 2011 consid. 4.2) qu'à deux mois de salaire dès la troisième année de service, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en allouant à l'employé deux mois de salaire, soit 6'813,60 euros.