Citation: 7B_778/2023 E. 2.2.3

2.2.3. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique et le recourant ne développe aucune argumentation propre à le remettre en cause. Il se limite en effet principalement à substituer sa propre appréciation à celle retenue par l'autorité précédente. Il ne soutient ainsi pas que la cour cantonale aurait omis des éléments pertinents s'agissant de ses liens avec la Suisse. Elle n'a en particulier pas ignoré l'existence de sa relation amoureuse. Sur ce point, si le recourant relève que son ami ne dispose pas de la nationalité du pays d'origine du recourant (cf. p. 6 du recours), il ne prétend pas non plus que celui-ci se trouverait dans une situation empêchant tout déplacement - ponctuel, voire définitif - à l'étranger. Le recourant reproche avant tout à l'autorité précédente d'avoir considéré qu'il avait des attaches avec son pays d'origine. Il relève cependant lui-même qu'une telle appréciation découle de ses propres déclarations (cf. les pièces produites le 29 novembre 2022, certes au cours de la procédure d'appel [p. 5 du recours]), sans pour autant soutenir, devant le Tribunal fédéral, que les éléments alors avancés ne refléteraient pas la vérité. En tout état de cause, le recourant reconnaît, dans son recours, se rendre dans son pays d'origine pour les vacances (cf. p. 6 du recours). Cela suffit pour retenir que, contrairement à ce qu'il voudrait faire croire et indépendamment de la possession d'une maison, il n'est pas dénué de tout "point de chute" ou de tout contact dans ce pays. Enfin, dans l'examen du risque de fuite à ce stade de la procédure, il apparaît que les circonstances du cas d'espèce ne sont plus celles qui prévalaient antérieurement au jugement du Tribunal pénal. Ainsi, au vu de l'appréciation émise par deux instances - dont les jugements ont certes été annulés -, le recourant pourrait, à présent, être tenté de se soustraire à une probable longue peine privative de liberté; peu importe dès lors son comportement durant la procédure préliminaire. Cette appréciation vaut d'autant plus que le recourant ne paraît disposer en l'état d'aucune perspective, notamment professionnelle, en Suisse, respectivement pourrait même encourir le risque de perdre son permis d'établissement.