Citation: 6B_143/2019 E. 3.4.1

3.4.1. La cour cantonale a exposé que le recourant avait commis l'infraction grave à la LStup en étant animé par une forte volonté criminelle. L'intéressé se trouvait en Suisse depuis 19 années, ayant passé son enfance et son adolescence en République dominicaine. Il travaillait depuis 2011 pour le même employeur et avait en outre entrepris une formation en emploi. Le recourant était endetté depuis très longtemps, ce qui avait failli lui coûter son titre de séjour en Suisse à l'époque où il émargeait à l'aide sociale. S'il n'avait plus bénéficié de l'assistance publique depuis 2004, il avait toujours fait preuve d'une grande légèreté dans la gestion de ses finances, ayant accumulé les poursuites malgré l'exercice d'une activité lucrative. Le montant total des actes de défaut de biens non éteints dépassait 95'000 francs. Selon l'autorité précédente, si le recourant travaillait en Suisse depuis plusieurs années, il n'était pas engagé dans la vie associative, citoyenne ou sociale en général. Il avait gardé des contacts avec la République dominicaine, où il s'était rendu plusieurs fois au cours des dernières années, y compris avec son fils. Sa mère et sa demi-soeur y vivaient. Le recourant n'avait en revanche jamais vécu en Italie, pays dont il ne possédait la nationalité qu'en raison de son second mariage. Il avait par ailleurs fait l'objet d'un "avertissement sévère" en 2007 de la part de la police des étrangers de la ville de B.________, en raison notamment de sa condamnation pénale cette même année. Depuis lors, l'intéressé n'avait pas été mis au bénéfice d'un statut plus favorable sous l'angle du droit des étrangers et demeurait titulaire d'une autorisation de séjour.