Citation: 9C_527/2008 29.06.2009 E. 4

4.1 Examinant si les conditions de la reconsidération étaient remplies, le Tribunal des assurances a retenu que l'octroi de la rente d'invalidité par décision de l'OAI du 16 juin 1997 se fondait sur des avis médicaux lacunaires, sans qu'une expertise n'ait été mise en oeuvre. Il a ensuite considéré qu'il y avait lieu de se fonder sur l'expertise de l'Hôpital X.________ laquelle avait pleine valeur probante. De ces constatations, les premiers juges en ont déduit que le droit à la rente n'était pas et n'avait jamais été ouvert, de sorte que les conditions d'une reconsidération était réunies. 4.2 Ce faisant, les premiers juges ont méconnu le principe rappelé plus haut (cf. consid. 2.2) selon lequel les conditions pour reconsidérer une décision doivent être appréciées à la lumière des circonstances de fait et de droit régnant à l'époque où cette décision a été rendue. En effet, plutôt que d'apprécier les éléments ayant conduit l'administration à allouer une rente entière au recourant, les premiers juges ont procédé comme s'ils statuaient pour la première fois sur les droits de l'assuré et ont apprécié sa situation juridique à la lumière exclusivement des données médicales recueillies à l'occasion de la procédure de révision de la rente. Or, une appréciation médicale différente ultérieure ne suffit pas pour faire apparaître comme manifestement erronée la décision du 16 juin 1997. Dans la mesure où la juridiction cantonale n'a posé aucune constatation de fait quant au point de savoir si la décision de rente du 16 juin 1997 était manifestement erronée, les faits ont été établis de façon lacunaire au sens de l'art. 105 al. 2 LTF. Il n'incombe cependant pas au Tribunal fédéral de substituer sa propre appréciation à celle de la juridiction cantonale et de procéder lui-même à la constatation des faits pertinents lorsque ceux-ci supposent l'appréciation de preuves sur le plan médical et professionnel (cf. SVR 2008 IV n° 53 p. 177 consid. 4.2). Il convient dès lors de renvoyer la cause à la juridiction cantonale afin qu'elle se prononce sur l'admissibilité de la reconsidération de la décision du 16 juin 1997, non sans avoir préalablement complété ses constatations de fait sur ce point.