Citation: 1B_356/2021 E. 3.2

3.2. Afin de démontrer une violation du droit fédéral, les recourants se contentent de reprendre leur argumentation développée dans le cadre de leur grief d'établissement des faits, respectivement d'appréciation arbitraire des preuves. En effet, ils soutiennent en substance qu'aucun séquestre confiscatoire ou en vue de restitution ne pourrait être prononcé parce que B.________ Sàrl serait propriétaire de la somme séquestrée, et que ce montant, qui ne correspondrait pas aux prétentions invoquées dans la plainte pénale déposée par D.________ Sàrl, n'aurait aucun lien avec les affaires de cette dernière. Les recourants prétendent encore qu'il n'existerait pas de soupçons suffisants de commission d'une infraction parce que la cour cantonale serait partie de la prémisse erronée qu'il y aurait eu confusion et imbrication des relations d'affaires entre les activités du prévenu pour lui-même, pour la société recourante et pour D.________ Sàrl. Ce faisant, ils se fondent sur un état de faits différent de celui retenu par la cour cantonale dont l'arbitraire n'a pas été démontré. De plus, ils n'avancent aucun élément propre à infirmer le raisonnement de l'autorité précédente. Ces arguments tombent ainsi à faux. Il apparaît en effet qu'au stade où se trouvait l'instruction lorsque la décision entreprise a été rendue, les éléments retenus par la cour cantonale étaient de nature à fonder des soupçons portant sur des infractions qui pourraient avoir été commises au préjudice de la plaignante. Les recourants ajoutent que la décision de séquestre aurait dû être annulée car elle aurait été notifiée uniquement au prévenu et non pas à la recourante, propriétaire de la somme saisie. Ici encore, ils se basent sur un état de faits différent de celui retenu par la cour cantonale sans en avoir démontré l'arbitraire. De plus, ils ne se prononcent pas sur les considérations de l'autorité précédente à cet égard. Or, celle-ci a notamment considéré, et ce à juste titre, que l'éventuelle informalité liée à l'absence de notification de l'ordonnance de séquestre à B.________ Sàrl n'avait aucune portée à cause des liens particulièrement étroits sinon difficilement dissociables en l'état entre le prévenu et sa société. Finalement et malgré ce que prétendent les recourants, la question de savoir si la somme saisie pourrait être utilisée pour garantir le paiement des frais de procédure conformément à l'art. 263 al. 1 let. b CPP est sans pertinence, puisque la somme trouvée au domicile du prévenu pouvait être séquestrée en application des lettres c et d de l'art. 263 al. 1 CPP.