Citation: 6B_758/2009 06.11.2009 E. A

A.a Le jeudi 5 juillet 2007, à 9h00, Y.________ et Z.________ ont sonné à la porte de la villa Marguerite, à La Chaux-de-Fond. Ce bâtiment abrite le Musée de la Manufacture horlogère Girard-Perregaux. L'employée de maison, seule présente, a ouvert la porte et les hommes se sont précipités sur elle pour la bâillonner et la ligoter. Ensuite, l'un des agresseurs est resté dans le hall d'entrée, à proximité d'elle, tandis que le second faisait le tour des salles d'exposition, fracturait les vitrines et s'emparait de toutes les montres historiques exposées. Après avoir enfermé l'employée dans les toilettes, les hommes ont quitté les lieux dans lesquels ils étaient restés 22 minutes. X.________ les attendait à l'extérieur, au volant d'une automobile dans laquelle ils ont pris la fuite. La victime a rapidement pu se libérer et donner l'alarme. Après diverses péripéties, Y.________, qui s'était fait remarquer le jour-même par la police à Valdahon (Doubs/France) en brûlant un feu rouge alors qu'il téléphonait à bord d'une BMW X5 immatriculée en Allemagne, est parvenu à l'aéroport de Roissy. Il s'est envolé pour une destination inconnue. X.________ et Z.________ ont été interpellés à Fallerans, à quelques kilomètres de Valdahon, ensuite d'une faute de circulation, à bord d'une Mercedes 500 SL immatriculée en Allemagne, que le premier conduisait. A.b Par jugement du 13 janvier 2009, la Cour d'assises du canton de Neuchâtel a condamné X.________ à 4 ans de privation de liberté dont à déduire 559 jours de détention avant jugement, pour brigandage aggravé, dommages à la propriété et vol d'usage. Z.________, qui s'est évadé dans l'intervalle, a été jugé simultanément par défaut. A.c En résumé, la cour a jugé que les informations recueillies lors des reconnaissances préalables, l'utilisation de plusieurs véhicules pour diminuer les risques liés à une poursuite immédiate, le recours à des déguisements et l'absence de toute surprise apparente dans le comportement de Z.________ démontraient que le plan conçu et exécuté comprenait la neutralisation, par la force, de la personne qu'on savait présente dans le musée. Toutes ces circonstances entraînaient la qualification de brigandage aggravé. X.________, qui en avait connaissance, s'était associé à la phase de préparation du délit en reconnaissant les lieux la veille, puis à sa mise en oeuvre, en restant en permanence avec les autres auteurs durant au moins deux jours et en tenant sur les lieux, outre le rôle de chauffeur, celui de guetteur. Il avait, enfin, disposé du butin en le dissimulant. Il avait, ce faisant, adhéré de manière suffisamment intense et durable à la commission du délit pour apparaître comme l'un des participants principaux. Il répondait, par ailleurs, des dommages à la propriété en tant que co-auteur de ceux occasionnés aux vitrines et parquets du musée, nécessairement impliqués par le mode de soustraction retenu. Il ne répondait, en revanche, pas des dommages causés lors du vol d'un véhicule tout-terrain Porsche à Zurich, également utilisé lors du brigandage, mais bien du vol d'usage de cette automobile, qu'il avait conduite en ayant nécessairement connaissance de sa soustraction.