Citation: 2C_72/2019 E. 7.2

7.2. En l'occurrence, le recourant a séjourné en Suisse un peu moins de cinq ans dans les années nonante. La durée de son second séjour dans ce pays, depuis mai 2009, était de presque dix ans au moment du prononcé de l'arrêt attaqué en décembre 2018. La question de savoir si la durée de dix ans retenue par la jurisprudence (cf. supra consid. 7.1) doit être réalisée de façon ininterrompue ou si plusieurs périodes de vie en Suisse peuvent être additionnées peut toutefois être laissée ouverte au vu des circonstances particulières du cas d'espèce. En effet, il convient de fortement relativiser la durée du second séjour du recourant en Suisse. Comme déjà mentionné, le Service cantonal avait envisagé de révoquer son autorisation de séjour dès octobre 2013 en raison de la dissolution de l'union conjugale et celle-ci a vraisemblablement été invoquée abusivement dès ce moment (cf. supra consid. 4.2). En outre, dès l'échéance de son autorisation de séjour, le 30 septembre 2017, le recourant n'a séjourné en Suisse qu'en raison de la procédure entreprise contre le refus d'approbation à une prolongation de séjour prononcé par le SEM le 21 juillet 2017. Dès lors, même en prenant en compte la première période passée en Suisse, la relativité du second séjour dès octobre 2013 empêche de considérer que le recourant a tissé des liens étroits avec la Suisse en se fondant sur la seule durée du temps passé dans ce pays. Le refus de prolonger l'autorisation de séjour ne nécessitait donc pas de motifs sérieux (cf. supra consid. 7.1). Le recourant, qui a au surplus vécu dans son pays d'origine de 1978 à 1990 et de 1995 à 2009, ne pouvant pas se prévaloir d'une intégration particulière en Suisse, le refus de prolonger ladite autorisation ne porte pas atteinte au respect de la vie privée garantie par l'art. 8 CEDH.