Citation: 4A_668/2015 E. 3

Dans la mesure où le demandeur attaque les constatations de fait de la Cour d'appel, son argumentation ne satisfait pas aux exigences de motivation du recours relatives à l'art. 97 al. 1 LTF; le Tribunal fédéral n'entre donc pas en matière. Pour le surplus, il n'apparaît pas que la défenderesse se soit trouvée dans un conflit d'intérêts lors de la restructuration des crédits, et que ce conflit soit demeuré inaperçu du demandeur. En particulier, il n'apparaît pas que cette restructuration ait permis à la défenderesse de reporter sur son client, à son insu, un risque auquel elle était elle-même exposée. Le demandeur a pu percevoir que la restructuration accroissait son endettement personnel et il a pu apprécier en connaissance de cause, d'après les intérêts et objectifs qui lui étaient propres, si l'opération était ou n'était pas globalement intéressante pour lui. De toute évidence, si le débiteur ne parvenait pas à assumer les charges d'amortissement et d'intérêts nouvellement convenues, la restructuration ne consoliderait que temporairement sa situation et celle de U.________ SA. La défenderesse n'avait cependant pas, envers son client, le devoir de vérifier la rentabilité de l'atelier de serrurerie et de construction métallique. D'après les constatations déterminantes, elle n'a en aucune manière incité le demandeur à croire que la restructuration, à elle seule, suffirait à stabiliser durablement sa situation financière. Dans ces conditions, elle n'a pas engagé sa responsabilité contractuelle ou précontractuelle; dans la mesure où les griefs présentés sont recevables, le recours en matière civile se révèle privé de fondement et doit être rejeté.