Citation: 4A_311/2021 E. 3.2.2

3.2.2. La seconde branche du grief, dénonçant une appréciation des preuves arbitraire, est pareillement dénuée de fondement. La recourante devait établir que sans les actes de l'intimée, ses assistants ne seraient pas partis et son chiffre d'affaires n'aurait pas baissé (ou pas de la même façon; condition sine qua non [cf. ATF 143 III 242 consid. 3.7 p. 249; 142 V 435 consid. 1]). En jugeant, au contraire, que ce résultat serait de toute façon survenu, la cour cantonale n'a pas porté une appréciation insoutenable. La recourante tente tout au plus de faire prévaloir une autre interprétation des preuves, sans jamais parvenir à insuffler un sentiment d'arbitraire. Elle voudrait faire primer certains éléments en grossissant quelques traits et en ignorant l'importance et les précisions fournies par d'autres moyens de preuve. Il était parfaitement défendable de ne pas accorder une importance particulière aux déclarations émanant d'un collaborateur de la recourante et de son réviseur des comptes. Celui-ci a du reste avoué avoir demandé à la recourante "quelles étaient les raisons de [sa] perte sur chiffre d'affaires"; on ne voit pas en quoi il serait arbitraire d'inférer qu'il ignorait les causes de la baisse. D'autant que dans son rapport (pièce n° 39 auquel renvoie la recourante), il n'articule aucune explication sur lesdites causes. Surtout, la recourante ignore les moyens de preuve concernant le refus d'homologuer la formation dispensée aux assistants et son incidence sur les démissions, qui a pourtant été reconnue par son administrateur unique. De même, elle fait fi de l'argument et des déclarations selon lesquels il est usuel, dans ce type de profession, qu'une partie des patients suivent un employé en raison du rôle joué par sa personnalité et sa compétence, et dont il ressort aussi que l'un des assistants démissionnaires parvenait facilement à fidéliser la clientèle. Est tout aussi inopérant le grief ciblant le constat selon lequel la recourante n'a pas remplacé immédiatement les places abandonnées par les assistants. La recourante n'a fourni à cet égard qu'une liste de collaborateurs établie par ses soins, assimilée à des allégations de partie - ce dernier point n'est pas contesté. Quant aux témoignages du réviseur et du collaborateur de la recourante, il peut être renvoyé aux remarques précitées, étant entendu que l'affirmation selon laquelle les départs ont été remplacés ne préjuge pas du temps qu'une telle substitution a pris. Enfin, on ignore où pourrait se loger l'arbitraire concernant le fait que la fermeture du cabinet les dimanches et jours fériés a contribué à faire baisser le chiffre d'affaires de la recourante. On relèvera au passage que le collaborateur de la recourante n'avait "pas souvenir que les horaires aient été élargis suite à la fermeture du dimanche". En outre, elle ne contre pas l'argument pertinent qu'il était possible de facturer des honoraires plus élevés ces jours-là.