Citation: 4A_156/2020 E. 5.3

5.3. Dans la deuxième branche du moyen considéré, les recourants se plaignent de ce que le Tribunal arbitral a refusé leur demande de prolongation datée du 14 novembre 2019, les contraignant ainsi à déposer dans l'urgence, soit le dernier jour du délai (15 novembre 2019), une réponse au mémoire sur les coûts. Semblable affirmation ne résiste pas à l'examen. Il ressort en effet de la sentence attaquée que le Tribunal arbitral a, par avis du 15 novembre 2019, invité l'intimée à se prononcer sur la demande de prolongation formée la veille. Avant même que l'intimée n'ait pu faire valoir ses observations sur ladite requête, les recourants ont déposé, le jour même, une réponse au mémoire sur les coûts, rendant ainsi sans objet leur demande de prolongation de délai. Dans ces conditions, on ne saurait reprocher au Tribunal arbitral d'avoir refusé une quelconque demande de prolongation. De toute façon, on voit mal comment la simple circonstance alléguée par les recourants puisse être de nature à justifier à elle seule l'annulation de la sentence attaquée dès lors que les intéressés ne démontrent pas véritablement avoir subi un quelconque préjudice du fait qu'ils n'ont pas bénéficié de la prolongation de délai requise par eux.