Citation: 2A.560/2005 11.04.2006 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 131 I 153 consid. 1 p. 156; 131 II 58 consid. 1 p. 60). Dans une même écriture - comme l'admet la jurisprudence (ATF 129 I 337 consid. 1.1 p. 339; 128 II 13 consid. 1a p. 16) -, les recourants ont déposé un recours de droit administratif et, subsidiairement, un recours de droit public. Selon l'art. 84 al. 2 OJ, le recours de droit public n'est recevable que si la prétendue violation ne peut pas être soumise par une action ou par un autre moyen de droit quelconque au Tribunal fédéral ou à une autre autorité fédérale. Il convient dès lors d'examiner en priorité la recevabilité du recours de droit administratif (ATF 129 I 337 consid. 1.1 p. 339; 128 II 13 consid. 1a p. 16). 1.1 Selon l'art. 97 OJ en relation avec l'art. 5 PA, la voie du recours de droit administratif est ouverte contre les décisions fondées sur le droit public fédéral - ou qui auraient dû l'être -, à condition qu'elles émanent des autorités énumérées à l'art. 98 OJ et pour autant qu'aucune des exceptions prévues aux art. 99 à 102 OJ ou dans la législation spéciale ne soit réalisée (ATF 131 II 361 consid. 1.1 p. 364). Le recours de droit administratif est également recevable contre les décisions de caractère mixte, fondées sur le droit cantonal d'exécution du droit fédéral ou sur d'autres dispositions de celui-là se trouvant dans un rapport très étroit avec le droit fédéral dont la violation est invoquée dans le cadre du recours de droit administratif (RDAF 2000 I 132, 1A.183/1998 et 1P.488/1998, consid. 1a p. 134). Ces conditions sont remplies en tant que le recours s'en prend aux arrêts du Tribunal administratif des 31 octobre 2001 et 14 avril 2005. En effet, ces arrêts, fondés sur la loi fédérale du 9 mars 1978 sur la protection des animaux (LPA; RS 455) et sur le droit vaudois d'exécution de cette loi, ont été pris par une autorité cantonale statuant en dernière instance (art. 98 lettre g OJ) et ne réalisent aucune des conditions d'irrecevabilité mentionnées dans les art. 99 à 102 OJ. 1.2 Dans la mesure où le recours est dirigé contre les décisions du Service cantonal des 8 et 18 mai 2001 ainsi que des 16 mars et 7 juin 2004, il est irrecevable comme recours de droit administratif au regard de l'art. 98 lettre g OJ, car ces décisions n'émanent pas d'une autorité cantonale statuant en dernière instance. Au demeurant, il est aussi irrecevable, à cet égard, comme recours de droit public, faute d'épuisement des instances cantonales (art. 86 al. 1 OJ). 1.3 La notification des arrêts du Tribunal administratif des 31 octobre 2001 et 14 avril 2005 n'a pas été effectuée régulièrement en tant qu'elle n'a pas été faite au conseil légal de X.A.________. Toutefois, le 21 juillet 2005, ce dernier s'est vu notifier l'arrêt rendu le 14 avril 2005 par le Tribunal administratif et a été autorisé à consulter le dossier de la cause comportant notamment l'arrêt du Tribunal administratif du 31 octobre 2001. Compte tenu des féries judiciaires, le présent recours, déposé le 14 septembre 2005, respecte le délai de 30 jours de l'art. 106 al. 1 OJ. 1.4 Au surplus, le recours remplit les conditions de forme des art. 97 ss OJ, de sorte qu'il est recevable en tant que recours de droit administratif. Il est par conséquent irrecevable en tant que recours de droit public.