Citation: 2P.318/2001 14.12.2001 E. 1

b) Une décision est arbitraire lorsqu'elle contredit clairement la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté ou qu'elle heurte d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si elle apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motifs objectifs ou en violation d'un droit certain. En outre, pour qu'une décision soit annulée, il ne suffit pas que sa motivation soit insoutenable; encore faut-il que cette décision soit arbitraire dans son résultat (ATF 125 I 166 consid. 2a p. 168). c) En matière d'examens, la jurisprudence admet que l'appréciation des épreuves effectuée en première instance échappe, sous réserve d'arbitraire, au contrôle des autorités de recours, qui se bornent à vérifier l'application des règles de droit (ATF 106 Ia 1 consid. 3c p. 3; 105 Ia 200 consid. 2a p. 202/203; 99 Ia 586 consid. 1c p. 590/591). d) Le Tribunal administratif a examiné, dans les limites rappelées ci-dessus, le moyen que le recourant tirait d'une prétendue inadéquation de sa note d'examen aux prestations qu'il avait fournies (cf. chiffre 8, p. 10/11, de l'arrêt attaqué). Il a constaté que les examinateurs étaient tous des spécialistes ayant les compétences exigées par la législation applicable. Il a relevé que les membres du jury avaient, dans leur ensemble, été surpris par la piètre qualité du travail de l'intéressé. Il a aussi remarqué que quatre experts avaient donné audit travail la note 3,5 et deux la note 4. Constatant que l'opinion des examinateurs était quasi concordante, le Tribunal administratif a estimé qu'il ne saurait substituer son appréciation à la leur, compte tenu du pouvoir d'examen restreint dont il jouissait en l'espèce. Il ne pouvait pas non plus s'écarter sans nécessité d'avis difficilement contrôlables. En procédant ainsi, l'autorité intimée n'a pas commis de déni de justice ou, plus généralement, d'arbitraire ni motivé insuffisamment l'arrêt entrepris. Au demeurant, le Tribunal administratif n'avait pas à se prononcer sur les prétendues déclarations d'un expert qui aurait dit, après l'examen litigieux, que l'intéressé avait sans doute réussi. Ce point, qui n'est pas décisif, a été soulevé lors de la séance de comparution personnelle ordonnée par l'autorité intimée le 26 septembre 2001 et il a été immédiatement indiqué que ledit expert avait donné au recourant la note 4, soit la moyenne, ce qui peut expliquer les propos qu'il aurait tenus.