Citation: 9C_333/2020 E. 3

La juridiction de première instance a d'abord examiné le point de savoir si CoOpera était en droit de résilier le contrat de prévoyance pour toutes les prestations non obligatoires, en raison d'une réticence. Au vu de la mention d'une pleine capacité de travail dans la demande d'affiliation à la prévoyance professionnelle du 16 juin 2015, et des réponses manifestement fausses ou incomplètes de la recourante figurant dans le questionnaire de santé qu'elle avait signé le 5 juillet 2015, elle a considéré que la caisse de pensions était en droit de résilier l'assurance surobligatoire et de limiter ses prestations à la prévoyance professionnelle obligatoire, ce qu'elle avait fait dans le délai utile après avoir eu connaissance de la réticence. Les premiers juges ont ensuite admis l'existence d'un lien de connexité matérielle et temporelle entre les troubles psychiques que présentait l'assurée avant le début de sa couverture d'assurance auprès de CoOpera et l'incapacité de travail ayant débuté dès le 18 août 2015, avec pour conséquence qu'ils ont nié que la caisse de pensions intimée fût tenue à prestations.