Citation: 5A_98/2020 E. 4.2.3

4.2.3. En l'espèce, le recourant ne remet pas en cause les éléments pertinents relevés dans l'arrêt entrepris mais se contente de mettre en exergue les divergences existant entre l'ATF 141 III 465 et la situation d'espèce. Or, outre que des différences sont inévitables compte tenu de l'unicité de chaque état de fait, le recourant ne saurait démontrer un abus du pouvoir d'appréciation en mettant l'accent uniquement sur les éléments qui lui sont favorables et en faisant abstraction de ceux au final jugés déterminants par l'autorité cantonale. S'agissant au demeurant de la prétendue disproportion entre la durée de versement de la pension et celle de la vie commune, il apparaît que le rapport relevé par le recourant dans le cas d'espèce est de toute manière inférieur à celui résultant de l'ATF 137 III 102 visé par la cour cantonale. Du reste, l'argument selon lequel la durée de versement de la pension excéderait celle de la vie commune n'est pas déterminant, dès lors que, selon la jurisprudence, le débirentier peut être condamné à contribuer à l'entretien de son ex-conjoint pour une durée supérieure à celle du mariage (cf. supra consid. 4.1.1). Il suit de ce qui précède que le recourant ne parvient pas à démontrer en quoi les juges précédents auraient excédé leur pouvoir d'appréciation dans la fixation de la durée de la contribution d'entretien, respectivement en quoi les éléments qu'il invoque revêtent une importance justifiant de déroger au principe du versement jusqu'à l'âge de sa retraite. Mal fondé, le grief doit dès lors être écarté.