Citation: 5A_511/2023 E. 5.3.1

5.3.1. Le recourant reproche ensuite au juge cantonal une application arbitraire du droit, dans la mesure où la décision entreprise le priverait d'un véritable contact avec ses enfants pendant la procédure d'appel. Selon lui, assimiler des vidéoconférences de quelques minutes à un week-end entier avec des activités en présentiel serait insoutenable et ne constituerait pas réellement un droit de visite. Par ailleurs, le fait d'avoir ses enfants auprès de lui seulement durant la moitié des vacances scolaires ne saurait justifier la solution retenue, dès lors que cela reviendrait à priver les intéressés - en bas âge et habitués à des contacts réguliers - de leur père, entre les vacances d'été et Noël, respectivement Noël et Pâques (suivant lequel des parents aurait les enfants durant les vacances d'octobre, respectivement de février). Le résultat de cette décision serait également arbitraire, dès lors que les enfants n'auraient plus le droit de voir leur père autrement que par vidéoconférences. Il ajoute, s'agissant des difficultés à gérer les imprévus en raison notamment de l'éloignement géographique des parties, qu'elles ne constitueraient pas un motif suffisant pour supprimer son droit de visite pendant la procédure d'appel et que le raisonnement du juge cantonal serait à ce titre insoutenable. Il allègue encore que la gestion " impeccable " de ceux-ci ne saurait être plus importante qu'un droit de visite en présentiel et que le degré de précision requis par l'autorité cantonale, quant au lieu d'accueil des enfants, serait arbitraire. Le recourant fait en outre valoir que le juge cantonal aurait versé dans l'arbitraire dans la mesure où la décision entreprise serait manifestement contraire à la jurisprudence applicable en matière d'effet suspensif, selon laquelle le bien de l'enfant commande de maintenir les choses en l'état pendant la procédure d'appel.