Citation: 1C_312/2020 E. C

Le 15 décembre 2016, le Secrétariat d'Etat aux migrations (ci-après: SEM) a invité A.________ ainsi que la curatrice de B.________ à se déterminer à propos d'un éventuel abus en matière de naturalisation facilitée. Elles se sont déterminées en date des 27 mars et 7 août 2017, respectivement des 6 janvier et 6 septembre 2017. A.________ a notamment indiqué que le père des enfants C.________ et D.________ était E.________, ressortissant de Côte d'Ivoire né en 1975, au bénéfice d'un titre de séjour en France, et qu'il avait entrepris une procédure en reconnaissance de paternité. Le 29 novembre 2017, B.________ a été entendu en qualité de tiers appelé à fournir des renseignements par la police judiciaire de Lausanne. Le 19 février 2018, A.________ s'est déterminée sur le procès-verbal de l'audition de son ex-époux. Par décision du 27 juillet 2018, le SEM a annulé la naturalisation facilitée de A.________ et a constaté que cette annulation faisait également perdre la nationalité suisse à ses deux derniers enfants.