Citation: 6B_303/2022 E. 3.11

3.11. Enfin, la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement refusé l'audition de F.________ et la production de l'ensemble des OPM entre le mois de janvier 2008 et celui de mai 2012. La cour cantonale a exposé que F.________ n'était chargé que de l'établissement de sa déclaration fiscale, mais n'établissait pas sa comptabilité ni celle de sa société. Elle a donc considéré que son audition, n'était ni nécessaire, ni pertinente (arrêt attaqué p. 23). Elle a également rejeté la requête en production de l'intégralité des OPM entre le mois de janvier 2007 et celui de mai 2012. Elle a considéré qu'aucun élément ne permettait de penser que le dépôt de ces pièces (pour autant que celles-ci existaient encore plus de dix ans après les faits) apporterait quoi que ce soit d'utile à l'élucidation des faits de la présente procédure, qu'une partie de ces documents avait été déposée par l'intimé devant le ministère public lors de l'audience du 19 mars 2015 (années 2006 à 2010), que de nombreux témoins avaient été entendus au sujet des OPM (en particulier des avis de débits détaillés) et que la recourante n'avait pas formulé de réquisition de preuve à la fin de l'instruction et n'avait pas non plus réitéré sa demande lors des premiers débats devant elle (arrêt attaqué p. 24). La recourante se plaint du rejet de ces deux moyens de preuves. Elle ne dénonce toutefois ni la violation des art. 389 et 139 CPP ni la violation de son droit d'être entendue. Elle n'expose a fortiori pas en quoi ces dispositions auraient été violées. Elle se borne à affirmer que la cour cantonale a arbitrairement écarté des moyens de preuves importants. Insuffisamment motivée, son argumentation est irrecevable.