Citation: 2C_145/2019 E. 3.5

3.5. En l'espèce, il ressort de l'arrêt entrepris que, le 11 mai 2014, la recourante a été saisie violemment à l'épaule par son mari, à la suite d'une dispute verbale. Les conséquences de cet épisode, pour lequel l'intéressée a déposé une plainte pénale pour menaces et lésions corporelles simples, ont été constatées dans un certificat médical établi le 12 mai 2014, lequel attestait la présence de " deux lésions parallèles type dermabrasion au niveau du trapèze gauche d'une dizaine de centimètres chacune ", ainsi que d'une " tuméfaction du muscle trapèze gauche douloureuse à la palpation ". Lors de son audience du 8 mai 2018 auprès de la Cour du justice, la recourante a affirmé que, hormis l'épisode de violence du 11 mai 2014, il n'y avait pas eu de disputes au sein du couple et que son mari ne l'avait jamais frappée. Concernant les contraintes psychiques alléguées par l'intéressée et le climat au sein du couple, l'autorité précédente a constaté que le mari de la recourante rentrait souvent à la maison pris de boisson, ce qui dérangeait sa femme, que celle-ci avait affirmé avoir parfois assumé seule le loyer du domicile conjugal, qu'en 2013 son époux avait versé pendant quelques mois de l'argent à une femme domiciliée à Genève avec laquelle il aurait apparemment eu un enfant et que, à la suite de la dispute du 11 mai 2014, la recourante avait dû quitter le domicile conjugal et avait été hébergée pendant quelques mois dans des foyers accueillant des personnes victimes de violence domestique.