Citation: 9C_177/2023 E. 5.3.2

5.3.2. A cet égard, on rappellera tout d'abord qu'il n'appartient pas aux organes de l'assurance-invalidité de trancher les controverses portant uniquement sur la dénomination diagnostique la mieux appropriée pour décrire l'état de souffrance de la personne concernée lorsque lesdites controverses n'ont aucune répercussion concrète sur la capacité de la travail (ATF 144 V 245 consid. 5.5.2; arrêt 9C_59/2022 du 31 mars 2022 consid. 4.3 et les références). En particulier, les différents médecins qui se sont prononcés sur l'atteinte à la santé de la recourante ont posé les diagnostics de fibromyalgie ou de trouble somatoforme douloureux qui, bien que de nature différente (somatique et psychique), présentent de nombreux points communs (il n'est pas rare de voir certains médecins diagnostiquer indifféremment l'une ou l'autre atteinte à la santé ou assimiler la première à la seconde; ATF 132 V 65 consid. 4.1) et nécessitent le concours d'un psychiatre pour l'analyse de l'incapacité de travail en découlant (ATF 141 V 281). Les troubles somatoformes douloureux et la fibromyalgie présentent par conséquent de nombreux points communs du point de vue du droit des assurances sociales, de sorte qu'il se justifie, sous l'angle juridique, de les traiter de manière analogue. Dès lors, en se limitant à relever que certains médecins ont posé le diagnostic de fibromyalgie, voire de syndrome douloureux somatoforme persistant et de fibromyalgie (expertise du CEMed), tandis que les médecins de G.________ ont diagnostiqué un syndrome douloureux somatoforme persistant, la recourante n'établit nullement en quoi cette divergence aurait une quelconque influence sur l'issue de la cause. Il n'y a pas lieu d'examiner plus avant ce point. Aussi regrettable qu'elle soit, il en va de même de l'inadvertance des premiers juges qui ont malencontreusement mentionné dans l'arrêt attaqué que la recourante avait un "fils". La recourante ne prétend en effet pas, du moins pas d'une manière conforme aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, que cette inadvertance aurait exercé une influence significative dans l'appréciation de l'autorité précédente de sa capacité de travail. Les premiers juges ont par ailleurs suivi les conclusions de l'expertise des médecins de G.________, qui ont pris en considération dans leur évaluation - notamment en ce qui concerne le complexe "contexte social" - que la recourante n'avait pas d'enfant.