Citation: I 225/00 10.11.2000 E. B

B.- Le 8 septembre 1998, C.________ a recouru devant la Cour des assurances sociales du Tribunal administratif du canton de Fribourg contre la décision de l'office AI du 22 juillet 1998, en concluant, sous suite de dépens, à l'annulation de celle-ci. Il demandait qu'une nouvelle évaluation de sa capacité de travail soit ordonnée. Le 22 janvier 1999, C.________ a produit un document du docteur Z.________ du 18 janvier 1999, dont il ressort que ce spécialiste a procédé le 27 octobre 1998 à une arthroscopie, à une biopsie synoviale, à une synovectomie au shaver AMO de la vis distale et à l'ablation d'une patella bipartita avec SAE. Sur requête de l'office AI, la procédure fut suspendue jusqu'au dépôt d'une expertise du Service d'orthopédie et de traumatologie de l'appareil moteur du Centre Hospitalier Universitaire, à Y.________. Dans leur rapport du 28 juin 1999, le professeur L.________ et les docteurs F.________ et V.________ ont posé le diagnostic de séquelles douloureuses du genou droit sur un status deux ans après la reconstruction du ligament croisé antérieur, de chondrite stade I condyles fémoraux interne et externe, de chondrite stade I plateaux tibiaux interne et externe, de chondrite stade II à III facettes rotuliennes et stade III trochlée fémorale, ainsi que de suspicion de conflit entre la plastie du ligament croisé antérieur et le toit de l'échancrure intercondylienne avec flexum de 5°. Décrivant le problème mécanique posé par ce flexum, ils en concluaient que l'ensemble des plaintes subjectives du patient ne pouvaient être expliquées uniquement par ce problème mécanique, mais qu'avant toute nouvelle intervention chirurgicale une évaluation soigneuse de l'état psychique devrait être effectuée. L'office AI, dans une prise de position du 8 septembre 1999, a conclu au rejet du recours. Dans ses déterminations du 14 octobre 1999, C.________ a requis la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique. Le 26 janvier 2000, l'office AI, produisant un document du Service d'orthopédie et de traumatologie de l'appareil moteur de l'Hôpital W.________, du 11 janvier 2000, dans lequel le docteur V.________ déclarait qu'aucun trouble psychique n'avait été relevé durant la consultation du 24 juin 1999, a maintenu ses conclusions. Par jugement du 23 février 2000, le tribunal administratif a rejeté le recours. Niant l'existence de troubles psychiques, il a considéré qu'il ne se justifiait pas de mettre sur pied une expertise psychiatrique.