Citation: I 347/01 20.03.2002 E. 3

3.- a) A l'instar de l'intimé, les premiers juges ont nié l'existence d'une aggravation de l'état de santé de la recourante. Se fondant sur le certificat médical du 10 août 2000 de la doctoresse D.________, ils ont considéré que l'intensité de la dépression dont souffrait la recourante ne s'était pas modifiée depuis 1991. En outre, ils ont estimé qu'une dépression d'intensité moyenne, telle que diagnostiquée par ce médecin, ne justifiait pas à elle seule une incapacité de travail de même importance que celle qui avait été reconnue à la recourante compte tenu de ses affections physiques et d'un état dépressif léger. On ne saurait partager l'opinion des premiers juges. En effet, contrairement à l'interprétation qu'ils ont faite du certificat médical de la doctoresse D.________, cette dernière a constaté un changement dans l'état de santé psychique de l'assurée depuis le début de ses problèmes de santé. La praticienne relève que si depuis 1991, l'état dépressif de L.________ persistait à un degré relativement modéré, celle-ci présentait, le 10 août 2000, un état dépressif d'intensité moyenne qui justifiait une incapacité de travail de 50 % sur le plan psychique. Certes, les docteurs A.________, B.________ et C.________ n'ont, le 27 mai 1999, diagnostiqué qu'un état dépressif léger. La recourante a toutefois commencé un traitement de son état dépressivo-anxieux le 19 novembre 1999 (certificat du 10 décembre 1999 de la doctoresse E.________), ce qui constitue un élément supplémentaire dont on peut déduire une aggravation de son affection psychique. Dans ces circonstances, on peut admettre que l'état de santé psychique de la recourante s'est effectivement détérioré depuis l'automne 1999. b) En outre, dès lors que les premiers juges ont admis que la recourante présentait une dépression d'intensité moyenne, - soit d'une intensité plus importante que celle retenue par les médecins de l'Hôpital X.________ en mai 1999 -, ils ne pouvaient s'abstenir d'en déterminer les conséquences sur sa capacité de gain et admettre sans plus qu'un tel état dépressif ne justifiait pas une incapacité de travail de 50 %. Pour autant, on ne peut, sans autre examen, s'en remettre au taux d'incapacité de travail déterminé par la doctoresse D.________. En effet, ce taux ne tient compte que des troubles psychiques présentés par l'assurée, sans spécifier de quelle manière il doit être apprécié au regard de l'incapacité résultant de ses troubles physiques. Il ne saurait en aucun cas être simplement additionné au taux de 50 % retenu par les médecins de l'Hôpital X.________, puisque ceux-ci ont déjà pris en considération, en plus des affections somatiques, l'influence d'un état dépressif léger sur la capacité de travail de la recourante. Les conclusions de la doctoresse D.________ ne permettent donc pas de déterminer dans quelle mesure l'affection psychique aggravée de l'assurée a eu une influence effective sur sa capacité de travail, en particulier de dire si celle-ci a subi une modification par rapport au taux global retenu dans le rapport du 27 mai 1999 des docteurs A.________, B.________ et C.________.