Citation: 6P.93/2003 06.10.2003 E. 6

Le recourant invoque la violation de la présomption d'innocence, garantie par les art. 32 al. 1 Cst. et 6 par. 2 CEDH, et du principe "in dubio pro reo", qui en est le corollaire. 6.1 La présomption d'innocence, à laquelle le recourant se réfère, n'offre pas de protection plus étendue que celle contre l'arbitraire conférée par l'art. 9 Cst. Elle n'est invoquée avec succès que si le recourant démontre qu'à l'issue d'une appréciation exempte d'arbitraire de l'ensemble des preuves, le juge aurait dû éprouver des doutes sérieux et irréductibles sur la culpabilité du prévenu (ATF 127 I 38 consid. 2 p. 40; 124 IV 86 consid. 2ap. 87/88; 120 Ia 31 consid. 2e p. 38, consid. 4b p. 40). 6.2 Sous lettre E, chiffre 1 de son mémoire, lettres a, b, c et d, le recourant reprend les griefs qu'il a déjà fait valoir sous lettres C, b (plainte tardive), c (déclaration soi-disante contradictoire de l'ingénieur F.________), d (amalgame entre M. C.________ et la société C.________ & D.________ SA) et e (extrait du registre du commerce). Ces griefs ont été examinés sous les considérants 4.3, 4.4, 4.5 et 4.6. Il n'y a pas lieu d'y revenir. 6.3 Le recourant soutient ensuite que l'arrêt attaqué a retenu à tort que les propos incriminés étaient dénigrants et trompeurs (recours ch. 3 et 5) et qu'ils avaient un impact sur la concurrence (recours ch. 4 et 6). Par ces griefs, le recourant s'en prend à l'application de l'art. 3 let. a LCD; il s'agit d'une question de droit qui relève du pourvoi en nullité et non du recours de droit public. Les griefs du recourant sont donc irrecevables. 6.4 Le recourant soutient que les propos n'ont pas été tenus intentionnellement, se bornant à déclarer que tout doute doit profiter à l'accusé. Il n'explique nullement en quoi cette constatation de fait serait entachée d'arbitraire. Le grief du recourant ne satisfait donc pas aux exigences de clarté et de précision posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ et doit donc être déclaré irrecevable. 6.5 Le recourant invoque enfin, sans autre explication, un problème de langue. Ce grief est également irrecevable (art. 90 al. 1 let. b OJ).