Citation: 5P.196/2002 20.09.2002 E. 2

Le recourant reproche au Tribunal d'arrondissement d'avoir arbitrairement évalué le revenu locatif net d'un immeuble du couple à 20% du revenu locatif brut, soit à 40'800 fr., alors que l'intégralité de ce montant est absorbée par les intérêts hypothécaires et les charges, de sorte que le bien ne dégage aucun bénéfice. A cet égard, il souligne que les intérêts de la dette hypothécaire grevant l'immeuble en cause, ainsi que le chalet du couple, se sont élevés à 45'587 fr.; de surcroît, les intérêts d'un compte courant des époux se sont montés à 4'916 fr. Le Tribunal fédéral qualifie une décision d'arbitraire lorsque non seulement sa motivation est insoutenable, mais qu'elle apparaît arbitraire dans son résultat (ATF 127 I 54 consid. 2b; 125 I 166 consid. 2a; 125 II 129 consid. 5b). Le Tribunal d'arrondissement n'a certes pas tenu compte des montants allégués par le recourant dans la détermination du revenu locatif net litigieux. Toutefois, il les a pris en considération pour calculer les charges supportées par le recourant et pondérer en conséquence la contribution d'entretien due à l'intimée. Dès lors que le recourant ne s'attache pas à démontrer que cette méthode aboutit à un résultat arbitraire, le grief est insuffisamment motivé au regard des exigences posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ (ATF 125 I 492 consid. 1b, 117 Ia 10 consid. 4b, 110 Ia 1 consid. 2a et 107 Ia 186), si bien qu'il est irrecevable.