Citation: 9C_786/2020 E. 4.2

4.2. Le recourant perd de vue que les premiers juges ont principalement retenu l'absence de toute perte de gain en dépit de ses problèmes de santé, dès lors qu'il avait réalisé entre 2011 et 2018 un revenu moyen supérieur à celui réalisé avant les atteintes à sa santé apparues en 2011. Ce faisant, il s'est effectivement conformé au principe selon lequel un invalide doit, avant de requérir des prestations de l'assurance-invalidité, entreprendre de son propre chef tout ce que l'on peut raisonnablement attendre de lui pour atténuer le mieux possible les conséquences de son invalidité et obtenir un revenu qui exclut une invalidité ouvrant droit à une rente (cf. ATF 138 I 205 consid. 3.2). Par ailleurs, en invoquant le taux médico-théorique de l'incapacité de travail comme machiniste, le recourant ne remet pas en cause les constatations de l'instance précédente quant au revenu moyen réalisé malgré le handicap dans cette activité aménagée. De plus, ce n'est en réalité qu'à titre subsidiaire que la juridiction cantonale a relevé que même en tenant compte du revenu tiré d'une éventuelle activité dans une autre profession adaptée à ses limitations fonctionnelles, sa perte de revenu ne serait pas supérieure à 40 %. En tout état de cause, on ne voit pas en quoi l'activité adaptée retenue par l'autorité précédente ne serait pas exigible, dès lors qu'elle prend en considération les limitations fonctionnelles du recourant telles que définies par le docteur B.________, ce que le recourant ne conteste pas. Par ailleurs, il n'est pas arbitraire de considérer que l'assuré aurait été en mesure de retrouver un emploi dans une activité adaptée légère sur un marché équilibré du travail, malgré son âge au moment de sa (nouvelle) demande de prestations en 2017 (61 ans) et son manque de formation professionnelle, compte tenu des limites relativement élevées posées par la jurisprudence à propos de l'impossibilité de mettre en valeur la capacité résiduelle de travail de personnes d'un certain âge (cf. arrêt 9C_188/2019 du 10 septembre 2019 consid. 7.3 et les références). Quant à l'ATF 145 V 209 cité par le recourant, il ne lui est d'aucun secours puisqu'il porte sur la mise en oeuvre de mesures de réadaptation dans la situation - différente du cas d'espèce - dans laquelle il y a une réduction ou une suppression d'une rente d'invalidité d'un assuré de plus de 55 ans. Enfin, on ne saurait reprocher à l'autorité précédente une violation du droit d'être entendu du recourant, dès lors que l'arrêt entrepris est suffisamment motivé en ce qui concerne l'exigibilité de l'activité adaptée. Ce grief s'avère ainsi également mal fondé.