Citation: 9C_124/2023 E. 5.4

5.4. On relèvera ensuite que le lien que la recourante entend faire valoir entre la circonstance que la juridiction cantonale avait rejeté certaines de ses conclusions dans une procédure antérieure et "le principe de la préservation du double degré de juridiction" que la Cour de justice n'aurait pas respecté en l'occurrence n'est pas pertinent. Dans la première procédure à laquelle se réfère la recourante, les juges cantonaux avaient déclaré irrecevables certaines de ses conclusions, parce qu'elles ne portaient pas sur l'objet du litige (cf. arrêt 2C_32/2016 et 2C_33/2016 consid. 2.2). Ils ont en revanche admis en l'occurrence les observations et pièces produites par l'Autorité fiscale cantonale devant eux, parce que de nouveaux moyens et motifs pouvaient être déposés, étant donné qu'ils n'étaient pas liés par les moyens allégués et que les nouvelles conclusions s'inscrivaient dans le cadre de l'objet du litige (soit la scission des soldes d'impôts encore dus). C'est dès lors en vain que la recourante qualifie de "réouverture de l'instruction" le simple fait que la juridiction cantonale a admis des écritures et pièces de la partie alors recourante conformément aux dispositions de la procédure cantonale administrative, à laquelle la recourante manque du reste de se référer. En outre, on ne voit pas en quoi les juges précédents auraient violé le double degré de juridiction ou le "principe d'instruction", dès lors que la recourante a participé à tous les stades de la procédure et qu'elle a pu s'exprimer sur tous les éléments pertinents relatifs à la présente cause. Elle n'a donc pas été privée, comme elle le prétend en vain, de deux étapes de la procédure, dans la mesure où elle a pu faire valoir ses arguments avant que le TAPI - qui avait par ailleurs admis son recours - et la Cour de justice ne rendent leur décision et qu'elle disposait à cet égard des voies de recours ordinaires. Par conséquent, les différents griefs de la recourante, regroupés sous l'intitulé "violation du droit d'être entendu", sont infondés.