Citation: 5A_504/2020 E. 11

Les considérations qui précèdent permettent de conclure à l'admission partielle du recours, dans la mesure de sa recevabilité. L'arrêt cantonal est annulé en tant qu'il rejette les conclusions prises par le recourant contre l'État de Vaud s'agissant de l'octroi d'une indemnité pour tort moral suite à la violation du principe de célérité par l'autorité de protection et la cause est renvoyée à l'autorité précédente afin de déterminer le montant de l'indemnité pour tort moral due au recourant pour le placement qu'il a indûment subi entre le 5 février et le 4 mai 2013. La requête d'assistance judiciaire du recourant est admise (art. 64 al. 1 LTF). Dès lors que le recours est partiellement admis, mais à l'encontre du canton seulement (violation du principe de célérité), les frais judiciaires sont ainsi mis à la charge du recourant à raison des 2/3 (art. 66 al. 1 LTF) et de l'État à raison d'1/3, l'intérêt patrimonial de celui-ci étant ici en jeu (art. 66 al. 4 LTF; ATF 134 I 331 consid. 3.2). L'octroi de l'assistance judiciaire ne dispense pas le recourant du paiement de dépens en faveur de ses parties adverses (ATF 122 I 322 consid. 2c), plus singulièrement de l'EMS intimée, le canton ne pouvant quant à lui y prétendre (art. 68 al. 3 LTF). Il appartiendra enfin à la cour cantonale de statuer à nouveau sur les frais et dépens de la procédure cantonale (art. 67 et 68 al. 5 LTF). Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :