Citation: 2C_405/2024 E. 6.1

6.1. Le Tribunal cantonal a exposé les conditions de l'art. 50 LEI relatif à la prolongation du titre de séjour d'un étranger ensuite de la dissolution de son union conjugale avec un ressortissant suisse, puis a examiné si elles étaient remplies en l'espèce. Il a relevé que la durée de la vie commune en Suisse avait duré moins de trois ans (du 23 avril 2019 au 18 août 2021 au plus tard), de sorte que le recourant ne pouvait pas se prévaloir d'un droit à la poursuite du séjour sur le fondement de l'art. 50 al. 1 let. a LEI. Par ailleurs, le Tribunal cantonal a considéré qu'il n'y avait pas de raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI justifiant la poursuite du séjour en Suisse du recourant. À cet égard, le Tribunal cantonal a retenu qu'il y avait des mésententes entre les époux, mais que les faits allégués par l'intéressé ne permettaient pas de considérer que celui-ci aurait été victime de violence conjugale. Il a aussi considéré qu'il n'y avait pas d'autres circonstances justifiant la poursuite du séjour en Suisse au titre des raisons personnelles majeures. Il a noté que le recourant n'était pas intégré en Suisse. Quant à la réintégration au Sénégal, le Tribunal cantonal a relevé que le recourant, en bonne santé, avait vécu 36 ans dans son pays d'origine, y était souvent retourné pendant le mariage et y avait de la famille (2 enfants d'une autre union, sa mère, un frère et deux soeurs), de sorte que sa réintégration n'était pas fortement compromise.