Citation: 1B_559/2020 E. 1

Le 11 janvier 2019, la Direction de la procédure du Tribunal de police a révoqué la défense d'office qu'elle avait ordonnée le 20 décembre 2018 en faveur de A.________ en la personne de Me C.________ au motif que le prévenu avait trouvé un financement privé pour assurer le paiement de son conseil. Le 17 mai 2019, le Tribunal de police a ordonné la suspension de la procédure et a renvoyé l'accusation au Ministère public pour qu'il examine si de nouvelles infractions non visées par l'acte d'accusation devaient être retenues. Le 9 décembre 2019, A.________ a déposé une requête tendant à ce que Me D.________ soit désigné comme avocat d'office en lieu et place de Me C.________ en raison d'une rupture du lien de confiance. Par courrier du 17 décembre 2019, Me C.________ a annoncé la résiliation de son mandat. Agissant au nom de A.________, Me E.________, avocat à Vevey, a déposé le 26 février 2020 une demande complétée le 12 mars 2020 tendant à ce qu'il soit désigné en qualité de défenseur d'office du prévenu. Le 30 avril 2020, le Service cantonal de l'Assistance juridique a invité le prévenu à compléter sa requête dans un délai prolongé au 19 juin 2020 en produisant certaines pièces et en précisant par quels moyens il parvenait à subvenir à ses besoins. A.________ a fourni diverses pièces et renseignements le 17 juin 2020. Le 22 juin 2020, le Service de l'Assistance juridique a adressé son rapport au Ministère public. Il déclare ne pas être en mesure de faire parvenir une situation financière cohérente et précise du prévenu. Par ordonnance du 24 juin 2020, le Ministère public a refusé d'ordonner la défense d'office en faveur de A.________ aux motifs que ce dernier n'avait pas démontré son indigence et que l'assistance d'un défenseur n'était pas justifiée pour sauvegarder ses intérêts. La Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté le recours déposé contre cet arrêt par le prévenu au terme d'un arrêt rendu le 24 septembre 2020. Par acte du 26 octobre 2020, A.________ recourt auprès du Tribunal fédéral contre cet arrêt. La Chambre pénale de recours n'a pas formulé d'observations. Le Ministère public fait sienne la motivation de l'arrêt attaqué et conclut au rejet du recours. Par ordonnance incidente du 26 novembre 2020, le Président de la Cour a rejeté la requête d'effet suspensif et celles tendant à la désignation d'un avocat d'office et à l'octroi d'un délai supplémentaire pour déposer des pièces, dont était assorti le recours.