Citation: 2A.680/2006 17.11.2006 E. 3

Il convient d'examiner si les autorités ont agi avec diligence et si le renvoi paraît possible dans un délai prévisible (art. 13b al. 3 et 13c al. 5 lettre a a contrario LSEE). Le manque de coopération de la part de l'étranger ne permet pas aux autorités cantonales de rester inactives; elles doivent au contraire essayer de déterminer son identité et d'obtenir les papiers nécessaires à son renvoi, avec ou sans sa collaboration (cf. ATF 124 II 49). Depuis que l'intéressé est en détention, le Service cantonal a réussi à mettre sur pied avec l'aide de l'Office fédéral des migrations une analyse de provenance; ce test Lingua, consistant en un entretien téléphonique d'une demi-heure environ entre le recourant et un expert pour établir sa nationalité, a été fixé au 7 novembre 2006. Dans ces conditions, force est de constater que le Service cantonal a mené avec une diligence suffisante les démarches en vue de renvoyer l'intéressé dans son pays d'origine, à commencer par la recherche de son identité. De plus, en l'état, rien n'indique que ces efforts ne pourraient aboutir, ni que le renvoi ne pourrait être réalisé dans un délai prévisible.