Citation: 4A_591/2016 E. 5

Confirmant les constatations de fait du Tribunal de première instance, la Cour de justice retient sur la base de l'expertise judiciaire que la signature manuscrite apposée sur le contrat de prêt n'est pas celle du demandeur et que celui-ci n'a pas non plus volontairement déguisé sa signature habituelle. A la date du contrat, soit le 26 août 2008, le demandeur était l'époux de A.________, soeur de B.________; leur mariage a pris fin par un divorce près de deux ans plus tard. Le contrat a été censément conclu entre le demandeur et B.________, lequel a plus tard cédé sa prétention en remboursement du prêt à U.________ dont il était l'un des directeurs. B.________ a versé 600'000 dollars au demandeur le 29 août 2008; par son entremise, cette somme était destinée à son épouse qui en avait le très pressant besoin pour éteindre une dette personnelle. Ladite somme est effectivement parvenue à un créancier personnel de A.________. En réalité, son frère B.________ et le demandeur n'ont pas convenu d'un prêt. Selon l'appréciation juridique de la Cour, le demandeur n'est pas tenu de rembourser un prêt qu'il n'a pas reçu et qui n'a jamais été convenu. Le défendeur n'a pas prouvé que B.________ ait versé 600'000 dollars en croyant par erreur qu'il dût cette somme; le demandeur n'est donc pas non plus tenu de restituer cette même somme en exécution des règles de l'enrichissement illégitime.