Citation: I 314/04 11.07.2005 E. 3

3.1 Sur la base de l'examen de l'assuré et l'étude du dossier médical (en particulier radiologique), le docteur A.________ est arrivé à la conclusion que le recourant présentait une capacité de travail de 50 % dans une activité adaptée dont il a précisé les caractéristiques à la fin de son expertise. Pour expliquer le résultat de son appréciation, le médecin a indiqué à ses confrères du SMR que l'assuré présentait des lombosciatalgies chroniques bilatérales à prédominance gauche, des troubles dégénératifs du rachis lombaire et une hernie discale paramédiane gauche L4-L5, susceptible de créer un conflit disco-radiculaire L5 gauche irritatif non déficitaire; s'y associait un syndrome de déconditionnement musculaire persistant (courrier du 25 mai 2001). Ces explications ne suffisent toutefois pas, comme l'ont relevé les premiers juges, pour comprendre l'estimation de l'expert quant à la capacité de travail résiduelle du recourant. Dans son rapport du 12 avril précédent, le docteur A.________ fait en effet état, sur le plan objectif, de discrets troubles dégénératifs, de la colonne lombaire et sous forme d'une petite discopathie C6-C7 sans répercussion sur les structures neurologiques. Il ne retient en revanche que l'existence «possible» d'un conflit disco-radiculaire avec la racine L5 gauche qui serait «susceptible d'expliquer une partie des symptômes du patient». Il arrive ensuite à la conclusion qu'il y a donc une discordance entre l'extension des douleurs, la résistance aux traitements et les constatations objectives (partie «discussion» du rapport). Or, loin de justifier pourquoi, malgré une telle discordance, il retient une capacité de travail limitée à 50 % dans une activité adaptée, le rhumatologue se borne à affirmer celle-ci sans autre motivation. Les précisions apportées le 25 mai 2001 ne permettent pas non plus d'étayer suffisamment l'appréciation du médecin sur ce point. A défaut de motivation convaincante, les conclusions du docteur A.________ ne sauraient dès lors être suivies, de sorte que les premiers juges étaient en droit de s'en écarter. 3.2 Cela étant, la juridiction cantonale a confirmé la décision de l'office intimé en se fondant, d'abord, sur ses propres déductions. D'une part, elle a retenu que l'assuré ne présentait que des atteintes objectives «discrètes et compatibles avec l'exercice en plein d'une activité lucrative». D'autre part, elle a inféré des déclarations de l'assuré faites au docteur S.________ sur le déroulement de sa journée, qu'il n'était pas entravé dans ses mouvements. Ce faisant, l'autorité cantonale de recours a toutefois ignoré que le juge doit se fonder sur des données médicales pour déterminer quel est l'état de santé de l'assuré et les répercussions d'une éventuelle atteinte sur la capacité de travail, et ne saurait de son propre chef poser des conclusions qui relèvent de la science et des tâches du médecin. L'argumentation des premiers juges apparaît donc infondée. En ce qui concerne la capacité de travail du recourant, la juridiction cantonale s'est certes ralliée à l'avis des médecins du SMR, selon lesquels l'assuré était apte à exercer à 100 % une activité légère tenant compte d'un certain nombre de limitations (rapport du 4 septembre 2001). Long d'une page au total, cet avis ne comprend toutefois ni anamnèse, ni observation clinique, ni description des plaintes du recourant. Les docteurs F.________ et V.________ se limitent par ailleurs à écarter l'avis du docteur A.________ et à déduire de la discordance entre les plaintes du patient et les observations objectives que celui-ci est capable de travailler à 100 % dans une activité adaptée. Cette motivation n'est pas non plus suffisante, ce d'autant plus que les médecins du SMR ne mentionnent pas les éléments leur permettant de conclure que l'assuré arriverait à assumer un plein rendement pour un tel horaire, alors que le pronostic émis par le COPAI n'était pas aussi positif (activité à plein temps avec un rendement de 80 % après un réentraînement à l'effort). Dans ces conditions, on ne saurait accorder valeur probante au rapport des médecins du SMR. Par ailleurs, le dossier ne contient pas d'autre avis médical suffisamment étayé et convaincant pour apprécier dans quelle mesure et à partir de quelle date la reprise d'une activité professionnelle est exigible de la part du recourant, au vu des atteintes à la santé qu'il présente. Aussi, la cause doit-elle être renvoyée à l'administration afin qu'elle ordonne une nouvelle expertise dans le but, en particulier, de déterminer l'étendue de la capacité de travail de l'assuré dans une activité adaptée, avant de statuer à nouveau.