Citation: 4A_290/2007 10.12.2007 E. 1

Dans son action en libération de dette ouverte le 2 septembre 2003, X.________, qui avait fait notifier au défendeur, en mars 2001, deux commandements de payer portant sur un total de 780'000 fr., intérêts à 8% en sus, au titre des prêts qu'il prétendait lui avoir octroyés, et qui avait obtenu ensuite la mainlevée des oppositions formées par le poursuivi, s'est borné à conclure à l'admission de cette action en contestant, sous différents angles, la validité de l'engagement de garantie qu'il avait souscrit le 21 décembre 1989 ou, à tout le moins, le droit du défendeur de se prévaloir de cet engagement. Il n'a pas déclaré vouloir compenser partiellement sa dette de ce chef, pour le cas où cette argumentation ne trouverait pas grâce aux yeux du Tribunal, avec sa créance en restitution des prêts, en capital et intérêts, pour laquelle il avait obtenu la mainlevée des oppositions susmentionnées. Et si le juge de première instance a imputé les 780'000 fr. sur la créance du défendeur, c'est uniquement pour éviter d'accorder à cette partie un montant supérieur à celui qu'elle réclamait après avoir elle-même déduit de sa créance découlant du porte-fort le montant en question, mais sans les intérêts s'y rapportant, et compensé, ce faisant, dans cette mesure, sa dette y relative avec sa propre créance. Le mémoire d'appel déposé le 23 août 2006 par les demanderesses ne contient pas non plus une quelconque manifestation de volonté dont on pourrait inférer l'intention des héritières de feu X.________ d'invoquer, même à titre éventuel, la compensation de leur dette à l'égard du défendeur découlant du porte-fort avec leur créance tendant au paiement des 443'240 fr. d'intérêts afférents aux prêts litigieux. Dans ces conditions, force est de constater que ni le débiteur de la créance issue du porte-fort ni ses héritières n'ont formulé de déclaration de compensation, pas plus qu'ils n'ont soulevé l'objection y relative dans la procédure cantonale. Partant, la Cour de céans ne saurait prendre en considération le moyen correspondant, qui n'a été soulevé pour la première fois que devant elle. Le recours des demanderesses sera, dès lors, rejeté sur ce point également.