Citation: 2C_257/2020 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, l'existence d'une relation affective particulièrement étroite entre la fille B.________ et le père de cette enfant n'a pas été examinée par la Cour de justice, dans la mesure où cette autorité a jugé que cette question pouvait être laissée ouverte, en raison des autres éléments de fait présents au dossier. L'autorité précédente a ainsi procédé à une appréciation anticipée de ce moyen de preuve. Ce n'est donc pas d'une violation de son droit d'être entendue que la recourante devait se plaindre, mais d'un établissement inexact des faits. En tout état de cause, quand bien même elle l'aurait fait, force aurait été de constater que l'appréciation anticipée des preuves par la Cour de justice n'était en rien arbitraire. Celle-ci a en effet constaté que cette question ne méritait pas d'être examinée, car le père de l'enfant de la recourante ne contribuait pas à l'entretien financier de sa fille. On ajoutera en outre qu'il émarge depuis 2015 à l'aide sociale et présente de très nombreuses poursuites, ce qui exclut également tout comportement irréprochable (cf. arrêt 2C_459/2018 du 17 septembre 2018 consid. 5.3 et les références). Or, comme on le verra ci-après, ces éléments suffisent à exclure toute disproportion dans l'application de l'art. 8 par. 2 CEDH.