Citation: 8C_99/2019 E. 4.4.2

4.4.2. 4.4.2.1. Eu égard à la casuistique du Tribunal fédéral en cas d'accident de la circulation (cf. arrêts 8C_257/2008 du 4 septembre 2008 consid. 3.3.3; 8C_623/2007 du 22 août 2008 consid. 8.1; U 18/07 du 7 février 2008), il convient de se rallier à l'avis des premiers juges selon lequel le critère du caractère particulièrement impressionnant de l'accident n'est pas réalisé. Le fait que le recourant a expliqué au docteur H.________, lors de l'expertise psychiatrique, qu'il s'est vu mourir à la suite de la collision n'est pas de nature à conduire à une appréciation différente. L'examen se fait en effet sur la base d'une appréciation objective des circonstances de l'espèce et non en fonction du ressenti subjectif de l'assuré, en particulier de son sentiment d'angoisse. Il faut observer qu'à tout accident de gravité moyenne est associé un certain caractère impressionnant, lequel ne suffit pas pour admettre l'existence du critère en question (cf. arrêts 8C_96/2017 du 24 janvier 2018 consid. 5.1 et 8C_1007/2012 du 11 décembre 2013 consid. 5.4.1). 4.4.2.2. En ce qui concerne le critère de la durée anormalement longue du traitement médical, l'appréciation du Tribunal cantonal selon laquelle celui-ci n'a été en l'espèce ni lourd ni continu - dès lors qu'excepté les deux opérations, il a été purement conservateur (physiothérapie et prise d'antalgie) - n'est pas critiquable. L'argument du recourant selon lequel l'AMO a eu lieu près de trois ans et demi après l'accident n'est pas pertinent. En effet, le temps écoulé entre l'ostéosynthèse et l'AMO ne consiste pas en un "traitement médical" et n'a pas à être pris en considération à ce titre. Le recourant ne se prévaut par ailleurs d'aucun traitement médical consécutif à l'accident. 4.4.2.3. Enfin, si plusieurs périodes d'incapacité de travail - oscillant entre 50 et 100 % - ont certes été attestées après l'accident du 2 septembre 2011, le recourant a toutefois pu reprendre son activité à plein temps du 8 mai au 15 octobre 2012. Quant aux périodes d'incapacité de travail subséquentes, elles étaient dues, dans une large mesure, aux deux accidents successifs dont il a été victime après le 2 septembre 2011 (cf. notamment appréciation médicale du docteur D.________ du 27 janvier 2014 et rapport du docteur L.________ du 5 novembre 2015). En tout état de cause, même si le critère du degré et de la durée de l'incapacité de travail due aux lésions physiques était rempli, seuls deux critères seraient réalisés en l'espèce, ce qui ne suffirait pas pour reconnaître un lien de causalité adéquate entre les troubles psychiques du recourant et l'accident du 2 septembre 2011, d'autant moins que ces deux critères ne se sont pas manifestés d'une manière particulièrement marquante.