Citation: I 481/02 31.10.2002 E. 2

Dans son rapport du 9 mai 2001, le docteur A.________ a posé, entre autres diagnostics, ceux d'un canal spinal étroit, de hernies discales et de fibrose dans le canal spinal étroit, qu'il qualifie d'essentiels. A son avis, les constatations objectives qu'il a faites tant sur le plan clinique que radiologique expliquent les douleurs ressenties par le patient depuis des années et justifient une incapacité de travail de 100% depuis le 8 août 1998 (en dehors de deux tentatives de reprise de travail qui ont échoué). A ses yeux, les deux expertises du COMAI des 8 juillet 1994 et 9 juin 1998, sur lesquelles s'est fondée l'administration, puis l'instance cantonale de recours, pour refuser au recourant le droit à une rente, sont incomplètes et donnent l'impression que les troubles invoqués par le recourant relèvent du domaine psychique. En particulier, les médecins du COMAI n'auraient pas vu la problématique liée au canal spinal étroit et n'auraient donc pas apprécié les diagnostics lombaires à leur juste valeur. Contrairement à ce que fait valoir le recourant, on constate que les diverses circonstances dont le docteur A.________ fait état ne sont pas en soi nouvelles dès lors qu'elles figurent dans les rapports critiqués du COMAI. Ainsi, dans leur rapport du 8 juillet 1994, les docteurs B.________ et C.________ évoquent l'existence d'un scanner lombaire montrant un canal spinal étroit et une hernie discale L5-S1 para-médiane droite (p. 2 du rapport). Ils mentionnent également la présence d'une fibrose cicatricielle qui pourrait être responsable d'une partie de la symptomatologie douloureuse (p. 11 du rapport). Par ailleurs, l'anamnèse médicale et les différents examens qu'ils ont effectués (radiologiques, rhumatologique et psychiatrique) leur permettent de diagnostiquer un syndrome lombo-vertébral chronique avec raccourcissement musculaire lombaire et ischio-jambier, un status après cure de hernie discale L5-S1 droite et cure de récidive de hernie discale L5-S1 gauche en mars 1991, ainsi qu'une dysthymie dans le cadre de troubles de la personnalité à traits narcissiques. De même, dans le second rapport du COMAI du 9 juin 1998, les médecins admettent, contrairement à la critique avancée par le docteur A.________, que la symptomatologie douloureuse du recourant a une origine organique, même si, selon eux, elle est influencée par des facteurs psychosociaux (p. 5 du rapport). Au vu des éléments retenus par les praticiens du COMAI, on ne saurait leur reprocher d'avoir omis certaines circonstances que le docteur A.________ a mises en exergue lors de son examen du 1er mai 2001. On constate donc que l'expertise du docteur A.________ n'établit pas l'existence de faits nouveaux au sens où l'entend la jurisprudence (consid. 1), mais constitue une nouvelle appréciation de certains faits déjà évoqués précédemment par les médecins du COMAI. On ajoutera que l'examen du docteur A.________ a eu lieu trois ans après celui effectué par le COMAI et que, comme il le relève lui-même (courrier du 11 janvier 2002 au conseil du recourant), un diagnostic peut se modifier dans un laps de temps de trois ans. Du reste, le docteur D.________, spécialiste FMH en neurologie et médecin traitant du recourant, explique qu'un canal lombaire étroit est une affection dégénérative typiquement progressive qui va vers une augmentation lente mais inéluctable de la symptomatologie (courrier du 3 décembre 2000). Dès lors, il n'est a priori pas surprenant que la situation du recourant soit appréciée de manière différente en 1998 et en 2001. Au vu de ce qui précède, en l'absence de fait nouveau ou de moyen de preuve permettant de réviser le jugement cantonal litigieux, le recours doit être rejeté.