Citation: 5A_438/2017 E. 7.2.1

7.2.1. S'agissant du revenu effectif de l'intimée, la cour cantonale aurait, selon le recourant, versé dans l'arbitraire en retenant qu'il n'était pas établi que l'épouse bénéficiait de rentrées d'argent en sus de la contribution d'entretien en sa faveur et de son salaire de préapprentie. On ne pourrait attendre de l'époux qu'il chiffre exactement les montants concernés, dès lors que l'intimée ne verse certainement pas ceux-ci sur un compte bancaire connu des parties et des tribunaux. Le recourant serait néanmoins parvenu à démontrer, au moyen des relevés bancaires de l'épouse, que celle-ci ne s'acquittait pas d'une partie de ses charges fixes par le biais de ce compte. Il serait en effet " pour le moins curieux " que certains de ses relevés ne fassent pas état du paiement de frais fixes, tels que le loyer, les frais de téléphone ou de transport et qu'ils indiquent toujours un solde positif en fin de mois, malgré des dépenses de loisirs non négligeables et alors que la contribution d'entretien ne couvrirait théoriquement que le minimum vital de l'intimée. Ces documents auraient d'ailleurs conduit le premier juge à demander à celle-ci, lors de l'audience du 20 décembre 2016, si elle ne devait pas admettre qu'elle bénéficiait de l'aide de son entourage. La pièce 11 produite lors de cette audience - traduite " tant bien que ma l " à cette occasion par un interprète - indiquerait en outre que le père de l'intimée " aidera financièrement celle-ci dans le cadre des procédures q ui l'opposeront au recourant ".