Citation: 8C_650/2022 E. A

A.________, né en 1958, travaillait pour l'entreprise B.________ SA en qualité de chef de chantier depuis le 3 août 2020. Licencié avec effet immédiat le 28 février 2022, il s'est inscrit au chômage le même jour. Selon l'attestation de son employeur, il avait commis de multiples fautes et avait fourni de mauvaises prestations de travail. Par décision du 31 mars 2022, la Caisse de chômage UNIA (ci-après: la caisse) a suspendu le droit de A.________ à l'indemnité de chômage pour une durée de quarante jours au motif que celui-ci, par ses agissements préjudiciables à l'intérêt de l'entreprise, avait donné à l'employeur un motif de licenciement. Le 30 juin 2022, l'assuré a formé opposition contre la décision de la caisse. Il a également saisi le Tribunal des Prud'hommes d'une requête tendant au paiement, par son ancien employeur, de 29'000 fr. pour licenciement abusif. Le 5 juillet 2022, la caisse a suspendu la procédure d'opposition jusqu'à droit jugé dans la cause pendante devant la juridiction des Prud'hommes.