Citation: 6B_209/2017 E. 1.2

1.2. Le recourant reproche à l'instance précédente d'avoir considéré à tort que les déclarations de l'intimé étaient crédibles et que sa version avait toujours été constante. En réalité, dans son recours, sous couvert d'arbitraire, le recourant discute l'interprétation des différents éléments de preuve retenus par la cour cantonale. En cela, il oppose sa propre appréciation de preuves à celle de la cour cantonale, sans pour autant démontrer l'arbitraire de celle-ci. Son argumentation est ainsi largement appellatoire et, en conséquence, irrecevable. Il en va ainsi lorsqu'il reproche à l'instance précédente de ne pas avoir retenu le fait que l'intimé se serait contredit sur la nature exacte des faveurs sexuelles prétendument consenties. Il est vrai qu'au début de la procédure, le rôle actif ou passif des protagonistes lors des fellations n'était pas clair. Cependant, contrairement à ce que soutient le recourant, on ne voit pas en quoi la cour cantonale serait tombée dans l'arbitraire en replaçant les déclarations de l'intimé dans leur contexte, soit celui d'une personne d'origine et de culture irakiennes, respectivement de confession musulmane, dont la langue maternelle n'est pas le français. En effet, selon la cour cantonale, ces éléments expliquent la gêne considérable éprouvée par l'intimé lorsqu'il parle de sujets comme l'homosexualité et la fellation et rendent son imprécision de langage et sa confusion excusables. La cour cantonale relève d'ailleurs qu'en Irak, son pays d'origine, des personnes ont été attaquées violemment et même assassinées en 2012, en raison du fait qu'elles n'étaient pas hétérosexuelles. Il en va du même lorsque le recourant soutient que l'intimé ne s'est jamais rendu chez lui, alors que celui-ci a non seulement été en mesure de retrouver le domicile du recourant, mais a également pu le décrire avec une certaine précision par un croquis, lequel précisait notamment que le salon se trouvait en bas d'un escalier et où se trouvaient les toilettes. Contrairement à ce que soutient le recourant, sa propre fille a confirmé qu'on ne pouvait pas voir grand chose depuis l'extérieur de la maison, en particulier ni où se trouvait le salon, ni où se trouvaient les toilettes.