Citation: 5A_819/2022 E. 4.3

4.3. La recourante soutient que l'autorité cantonale aurait fait preuve d'arbitraire dans l'appréciation des preuves en retenant un salaire mensuel net de 4'396 fr. 90, reposant sur une seule fiche de salaire produite par l'intimé pour le mois de janvier 2020. Elle expose qu'avant 2020, l'intimé, alors qu'il travaillait à plein temps à F.________, était parvenu, selon constatations cantonales, à dégager en plus un revenu mensuel net de 9'749 fr. 30, selon les comptes bancaires de la société. Ainsi, selon elle, son revenu ne saurait être inférieur sitôt que l'intimé disposerait de davantage de temps à consacrer à cette activité. En outre, son appréciation des pièces produites et de la cause serait insoutenable en tant que l'autorité précédente a considéré que celles-ci ne permettaient pas de retenir que l'intimé formait avec E.________ Sàrl une seule et unique entité, alors que selon les faits constatés, l'intéressé est l'associé gérant au bénéfice de la signature individuelle. Dans un tel cas, l'autorité précédente aurait dû considérer que l'intimé avait la maîtrise économique de la société et décidait lui-même du salaire et des dividendes qu'il voulait bien se verser. L'arrêt serait par ailleurs arbitraire en tant qu'il nierait que la recourante jouirait d'un intérêt légitime à ce que cette identité économique soit constatée, la création de cette société ayant eu pour conséquence de réduire les revenus disponibles et, par ce biais, le montant des contributions d'entretien en sa faveur. Selon elle, son revenu mensuel net s'élèverait à tout le moins à 9'749 fr. 30, lequel se baserait sur les comptes bancaires de la société, l'intimé n'ayant pas produit les états financiers de sa société.