Citation: 4A_188/2022 E. 6.2

6.2. La cour cantonale a rappelé que le bilan intermédiaire de C.________ SA au 31 décembre 2015 faisait état d'un découvert de 288'079 (sic) fr. 35 (recte: 274'304 fr. 31). Elle a ajouté que si on ne tenait pas compte de la dette envers D.________ de 158'850 fr. 37, qui avait été postposée et qui n'avait pas été produite dans la faillite, il en résultait un découvert de 129'228 fr. 98 (recte: 115'453 fr. 94), dont une somme de 100'000 fr. à titre de capital social. Au 31 décembre 2016, le découvert de la société s'élevait à 357'892 fr. 92. Toutefois, à cette date, la créance du prénommé figurait au bilan à hauteur de 218'727 fr. 93, ce qui laissait subsister une perte de 139'164 fr. 99, capital social compris. Ainsi, entre le 31 décembre 2015 et le 31 décembre 2016, il y avait eu une augmentation de l'endettement de la société de 9'936 fr. 01 (recte: 23'711 fr. 05). Cela étant, au 31 décembre 2016, le bilan faisait état d'une créance d'une filiale de C.________ SA à hauteur de 68'860 fr. Cette filiale, qui avait crédité la société de versements en 2016, n'avait pas produit sa créance dans la faillite, de sorte que l'on pouvait considérer que cette créance résultait vraisemblablement de fonds versés par D.________. Or, en tenant compte de cette créance (en la déduisant), on s'apercevait que l'avis de surendettement prétendument tardif au juge n'avait causé aucune augmentation du découvert dans la faillite (9'936 fr. 01 [recte: 23'711 fr. 05] - 68'860 fr.). Pour le reste, il n'apparaissait pas que la situation de la société se serait détériorée entre la fin de l'année 2016 et le prononcé de la faillite, qui avait eu lieu le 4 avril 2017. Ainsi, il n'était pas possible d'établir qu'un dommage aurait résulté d'un éventuel avis tardif de surendettement au juge de la part de l'intimé.