Citation: 5P.127/2006 11.07.2006 E. 3

La recourante critique également l'effet rétroactif de la contribution au 1er septembre 2004, solution qu'elle qualifie d'insoutenable. 3.1 Selon l'arrêt déféré, les enfants ont atteint leur majorité les 22 juin 1995 et 16 septembre 1996, et leur mère a perdu la capacité de faire valoir leurs prétentions en justice en son propre nom; l'intimé allègue d'ailleurs avoir passé des conventions alimentaires avec ses deux enfants en mars 2001. L'autorité cantonale a estimé qu'elle n'avait pas à connaître le montant des contributions ainsi versées, seul étant décisif le fait que la recourante n'avait plus la charge de ses enfants; dès lors, elle a fixé l'effet rétroactif au mois durant lequel la requête de mesures provisoires avait été déposée (i.e. septembre 2004). 3.2 Lorsqu'elle se limite à "s'étonner" que la date retenue soit celle du 1er septembre 2004, alors que la requête date du 24 septembre 2004, la recourante ne démontre pas en quoi l'argumentation de la juridiction précédente serait arbitraire. Faute de répondre aux exigences légales de motivation, son grief est irrecevable (cf. supra, consid. 1.3). Elle ne réfute pas davantage le motif du tribunal quand elle affirme que le premier juge a fixé le point de départ du nouveau régime au 1er janvier 2006 parce que les parties avaient admis en audience - sans que cela fût ténorisé - que c'est à ce moment-là que se produirait l'"effet économique de la libération de la charge des deux enfants majeurs". Enfin, en faisant valoir que ceux-ci, bien que majeurs, ont été effectivement à sa charge jusqu'à la fin de l'année 2005, elle discute les constatations de fait de l'arrêt attaqué, sans avoir préalablement épuisé les voies de recours cantonales; par conséquent, cette critique s'avère irrecevable (cf. supra, consid. 1.2).