Citation: 6B_1153/2015 E. 3.1

3.1. Pour retenir la culpabilité du recourant, la juridiction cantonale d'appel a analysé la plainte de A.________, dans laquelle celle-ci avait exposé que son époux, dont elle était séparée, avait tenté d'arracher la montre qu'elle portait au poignet en la saisissant et en tirant sur celui-ci et qu'elle avait ressenti de très fortes douleurs; le témoignage de B.________, mère de A.________, selon lequel le recourant avait attrapé son épouse au poignet gauche et l'avait violemment secouée; un certificat médical du 17 janvier 2013 faisant état de douleurs au poignet gauche d'origine traumatique qui pouvaient avoir été causées par les faits décrits par A.________; un certificat médical complémentaire du 28 janvier 2013, établi à la suite d'une IRM réalisée le 24 janvier 2013 et attestant d'une perforation d'un ligament du poignet gauche. Les témoignages au dossier, quand bien même celui de B.________ devait être considéré avec prudence, les certificats médicaux ainsi que l'intervention de la police au domicile des époux font que, pris dans leur ensemble, la version des faits de A.________ devait être retenue, le point de savoir si le recourant avait simplement saisi le poignet ou s'il avait essayé d'arracher la montre de A.________ pouvant rester ouvert. S'agissant de la qualification de la lésion subie, il fallait constater que A.________ avait fait état, 48 heures après les faits, de douleurs auprès d'un médecin, lequel n'avait pas observé d'hématome ou de tuméfaction, tout en précisant qu'une lésion ligamentaire n'était pas nécessairement accompagnée de tels symptômes. Les douleurs étaient d'origine traumatique et un traitement conservateur par immobilisation du poignet au moyen d'une attelle s'est avéré nécessaire. Rien ne permettait d'affirmer que la lésion plus sérieuse constatée deux semaines plus tard était une lésion spontanée ou qu'elle avait une cause étrangère à la dispute des époux du 15 janvier 2013. Au vu du déroulement des événements, il ne faisait aucun doute que la lésion ligamentaire constatée le 28 janvier 2013 était une conséquence de l'incident du 15 janvier 2013. Au vu de l'importance de la lésion et de la douleur provoquée, il convenait de retenir des lésions corporelles simples plutôt que des voies de fait.