Citation: 2C_591/2024 E. 6.3.2

6.3.2. L'autorité précédente a ensuite procédé à une analyse convaincante de la situation d'espèce. Elle a en substance relevé que le recourant vivait chez sa mère, laquelle n'avait toutefois pas les ressources financières suffisantes pour assurer l'entretien de son fils qui ne pouvait prima facie pas bénéficier de l'art. 3 par. 1 Annexe | ALCP. Inactif depuis plus de 3 ans, le recourant ne pouvait pas plus se prévaloir du droit d'obtenir une autorisation de séjour en qualité de chercheur d'emploi ni être qualifié de travailleur, à défaut de disposer d'un emploi stable et durable (art. 6 Annexe I ALCP). Il ne pouvait a priori pas se prévaloir d'un droit de séjour pour personne n'exerçant pas d'activité économique, au vu de l'état de ses poursuites et actes de défaut de biens (art. 24 par. 1 let. a Annexe | ALCP). Enfin, sous l'angle du principe de proportionnalité (art. 96 LEI et 8 CEDH), le Tribunal cantonal a relevé que l'intérêt public au renvoi du recourant l'emportait a priori, même si ce dernier vivait en Suisse depuis plus de 20 ans, vu les éléments suivants: son intégration professionnelle est mauvaise, il a des dettes importantes et un passé pénal, il est jeune, sans enfant et en bonne santé et pourra, moyennant certains efforts, être réintégré au Portugal, pays dont il parle la langue et où il se rend occasionnellement. Au vu de ces éléments, c'est de manière convaincante que le Tribunal cantonal a également conclu, sur la base d'un examen sommaire, que les chances de succès du recours étaient faibles. Le recourant échoue à démontrer le contraire. En effet, il affirme de manière purement appellatoire que sa mère pourrait le prendre en charge et remet en cause l'examen de la proportionnalité en ne se prévalant que des éléments en sa faveur, lesquels ont toutefois été pris en compte dans l'arrêt cantonal, et correctement appréciés dans une pesée globale des intérêts.