Citation: 4A_531/2022 E. A

B.________ (ci-après: le demandeur ou l'intimé ou le maître de l'ouvrage) est propriétaire de la parcelle n° xxx de la commune U.________, sur laquelle il a fait construire une villa. A.________ SA (ci-après: la défenderesse ou la recourante ou l'entreprise), est une société anonyme ayant son siège à Y.________ et dont le but social est notamment de fournir des prestations de nettoyage, d'hygiène et de services dans le domaine de l'entretien, de la maintenance et de l'exploitation de bâtiments, de matériels et de leur environnement. Le maître de l'ouvrage, par l'entremise de son architecte C.________, a accepté un devis de l'entreprise portant sur le nettoyage complet de fin de chantier de sa villa, y compris les vitres, pour un prix total de 5'851 fr. 45. L'entreprise a reçu de l'architecte la consigne de ne pas nettoyer toute vitre sur laquelle elle constaterait une rayure et d'en avertir immédiatement la direction des travaux. Le 25 septembre 2015, l'entreprise a procédé au nettoyage des vitres du premier étage et, les 2 et 5 novembre 2015, à celui de celles du rez-de-chaussée et du sous-sol, ainsi qu'au nettoyage général de la villa. Au cours des travaux du 25 septembre 2015, les employés ont signalé à l'architecte un problème sur les vitres. Celui-ci s'est rendu sur place et a constaté une rayure et, après avoir procédé à une vérification générale, a constaté qu'il n'y en avait pas d'autres. Le 2 novembre 2015, l'entreprise a signalé à l'architecte la présence de divers défauts, sans lien avec les vitrages. Le 5 novembre 2015, le maître de l'ouvrage s'est rendu sur le chantier et a remarqué des rayures sur les vitres du rez-de-chaussée. A ce moment-là, il ne s'est pas rendu au premier étage. Il a contacté C.________ qui s'est rendu sur place une heure plus tard pour examiner les vitres. Le 6 novembre 2015, le maître de l'ouvrage a fait effectuer par un huissier judiciaire un constat de l'état des vitres. Celui-ci a attesté la présence de plusieurs grandes rayures verticales, contenant de nombreux filaments de verre, dont quelques-uns formaient des rebibes. Ce phénomène se retrouvait, selon le constat, dans tous les vitrages de la maison. Les honoraires de l'huissier judiciaire se sont élevés à 550 fr. 80. Par e-mail du 10 novembre 2015 à l'architecte, l'entreprise a contesté sa responsabilité, en relevant que deux de ses employés lui avaient indiqué que l'architecte avait reconnu que les vitres étaient déjà rayées avant leur intervention. Le maître de l'ouvrage a encore mandaté D.________ en qualité d'expert privé en vue d'établir le dommage et la cause de celui-ci. Le 6 avril 2017, celui-ci a rendu son rapport d'expertise, lequel concluait qu'un grand nombre de vitrages étaient rayés, qu'il paraissait évident que les rayures avaient été provoquées par le nettoyage des verres à l'aide d'un outil ou d'un accessoire inapproprié, usé ou défectueux, que 17 vitres étaient endommagées et que 25 vitrages devaient être remplacés. Le coût de cette expertise s'est élevé à 3'375 fr.