Citation: I 442/05 13.04.2006 E. 2.2

2.2.1 Dans son rapport d'expertise, la doctoresse G.________ a abouti aux mêmes conclusions que les docteurs W.________, R.________, Z.________ et C.________; il n'existe aucune atteinte organique justifiant une incapacité de travail restée totale à plus de six ans d'un accident de voiture n'ayant apparemment causé aucun dommage matériel. Dès lors que son bilan est superposable aux examens médicaux antérieurs (il ressort des différents examens, radiologiques en particulier, que les atteintes rachidiennes dégénératives, le décalage des cervicales et les conséquences en découlant [douleurs et pertes sensorielles] invoqués par l'intéressée, sont connus depuis 1997, ne se sont pas péjorés, ont été qualifiés de non significatifs et considérés comme normaux pour une personne de l'âge de celle-ci), il n'y a pas lieu de reconnaître une quelconque limitation fonctionnelle, ni une incapacité de travail durable sur le plan physique. 2.2.2 Dans son rapport d'expertise, le docteur S.________ a conclu que de légers signes de la lignée anxio-dépressive pouvaient éventuellement diminuer le rendement de la recourante dans n'importe quelle activité d'au maximum 25 %. Cependant, les signes en question étaient susceptibles d'évoluer tout à fait favorablement, partant d'éviter toute perte de rendement, par la simple prescription d'un antidépresseur. Au regard des diagnostics posés, l'état de santé étant toujours resté stationnaire, il n'y avait donc pas d'atteinte psychiatrique suffisante pouvant expliquer à elle seule l'ensemble de la symptomatologie. Observée à son insu lors de l'expertise, l'intéressée ne semblait d'ailleurs pas fortement algique ou limitée, ainsi qu'elle le prétendait. De surcroît, le contexte psychosocial était favorable (absence de répercussion de la douleur au niveau émotionnel, sur les activités sociales, relationnelles, familiales et les loisirs). Le tableau clinique ne remplissait donc pas, d'un point de vue psychiatrique, les critères suffisants pour être assimilable à une atteinte majeure à la santé mentale. 2.2.3 Pour le surplus, on relèvera que les docteurs W.________, R.________, Z.________ et C.________ ne se sont pas exprimés sur la capacité résiduelle de travail ou sur les limitations fonctionnelles rencontrées par la recourante. Leurs constatations et conclusions concordent toutefois en tout point avec celles de la doctoresse G.________. Seul le docteur P.________ s'est contenté d'affirmer une incapacité totale de travail. Son opinion ne reposait cependant sur aucune motivation et faisait uniquement référence aux rapports de ses confrères auxquels il avait confié sa patiente. 2.3 En définitive, les seuls médecins s'étant exprimés sur la capacité de travail de l'intéressée sont les docteurs S.________, G.________ et A.________. On retiendra avec eux que seuls de légers signes de la lignée anxio-dépressive étaient susceptibles d'engendrer une baisse de rendement d'au maximum 25 % chez la recourante.