Citation: 1B_231/2019 E. 4

Le recourant ne conteste pas l'existence d'un risque de fuite propre à justifier son maintien en détention provisoire. Il dénonce en revanche une violation de l'art. 212 al. 3 CPP. Il reproche à la Chambre des recours pénale d'avoir procédé à une appréciation choquante du cas tant dans son principe que dans son résultat en considérant qu'un individu n'ayant aucun antécédent, dont la vie a été concrètement mise en danger par la violence de l'attaque subie et qui s'est défendu, encourra une peine privative de liberté supérieure à 12 mois, même s'il devait bénéficier d'une atténuation de peine en vertu de l'art. 16 al. 1 CP. Le recourant est notamment poursuivi pour tentative de meurtre au sens des art. 22 et 111 CP. Au vu de la peine privative de liberté minimale de cinq ans prévue par cette dernière disposition en cas de meurtre, la détention subie à ce jour apparaît encore proportionnée si l'on tient compte que l'infraction en est restée au stade de la tentative et qu'elle devrait également être atténuée en application de l'art. 16 al. 1 CP. Néanmoins, pour éviter que la durée de la détention provisoire ne se rapproche trop de la peine privative de liberté à laquelle le recourant pourrait être condamné, il convient que le Ministère public fasse diligence pour que le dépôt de l'acte d'accusation intervienne rapidement.