Citation: 5A_127/2024 E. 1

B.________ et D.________ se sont mariés en 1985 et ont divorcé en 1989. Celui-ci est décédé en 2021. En 2018, A.________ a donné naissance à son premier enfant, issu de sa relation avec un ressortissant allemand qu'elle a épousé en 2020. Un second enfant est issu de cette union en 2021. La famille vit en Allemagne depuis la naissance du premier enfant. A.b. Par requête en vue d'introduction déposée le 25 octobre 2022 auprès du Tribunal de première instance de Genève à l'encontre de B.________ et de C.________, A.________ a demandé qu'il soit dit et constaté que celui-ci n'est pas son véritable père et que soit ordonnée la rectification en ce sens des inscriptions portées au registre de l'état civil. Elle indiquait en substance qu'elle avait toujours su que le défendeur, qu'elle n'avait pas connu, n'était pas son père et qu'elle avait entretenu d'excellentes relations avec son père biologique, soit D.________, jusqu'à son décès, ainsi qu'avec la famille de celui-ci, aujourd'hui encore. Elle n'avait jamais éprouvé le besoin de faire rectifier la situation juridique officielle avant le décès du prénommé, en 2021, et la naissance de son second enfant, trois mois plus tard, ce d'autant que son père légal n'était pas localisable. A l'appui de sa demande, elle a produit des courriels adressés à des représentations diplomatiques entre octobre 2021 et juin 2022 visant à connaître l'adresse de C.________, probablement en Haïti. Par réponse du 28 janvier 2023, la défenderesse a confirmé qu'il avait toujours été clair que D.________ était le père biologique de sa fille et qu'elle la soutenait dans sa démarche. Invité à se déterminer par voie de publication officielle, C.________ n'a pas répondu. Lors de l'audience du 21 mars 2023, à laquelle C.________ n'était ni présent ni représenté, B.________ a acquiescé à la demande. A.________ a indiqué n'avoir jamais eu ni lien ni contact avec son père légal, qui avait toujours été injoignable.