Citation: 9C_501/2023 E. 8.2.3

8.2.3. Sur le vu des éléments qui précèdent, la recourante doit être assujettie à la taxe d'encouragement au tourisme litigieuse, dont elle bénéficie objectivement. De plus, cette taxe est modeste et son produit est versé à la société Anniviers Tourisme SA depuis 2011. Si la recourante relève que la commune n'a pas spécifié l'affectation de la taxe durant les années 2009-2010, elle ne prétend toutefois pas que la commune n'a pas investi les montants issus de la taxe dans la promotion touristique ces années-là. Elle ne soutient pas non plus que les recettes de cette taxe excéderaient les dépenses nécessaires au financement de la promotion touristique. Dans ce contexte, le taux de 2,5 o/oo et le facteur de marge relèvent du pouvoir d'appréciation étendu reconnu au législateur communal. Le Tribunal fédéral ne saurait substituer son appréciation à celle de la Commune d'Anniviers du simple fait que la recourante estime que le commerce de détail réalise des marges plus importantes qu'elle, que la vente de carburant est déjà "très fortement imposée" ou que cette taxe introduirait un "biais concurrentiel" avec les stations-service de plaine. En tout état, dans la mesure où la recourante bénéficierait moins du tourisme que d'autres entreprises qu'elle cite (notamment les magasins de sport), elle a été placée dans la catégorie des assujettis à la taxe avec l'imposition la plus faible. Elle n'établit par ailleurs pas qu'une taxe, aussi modeste, aboutirait à une solution "systématiquement" inégalitaire ou confiscatoire. Par conséquent, bien que la réglementation présente un caractère schématique, l'autorité précédente pouvait sans arbitraire considérer que la station-service de la recourante était soumise à la taxe. En conclusion, les différents griefs de la recourante doivent être rejetés.