Citation: 5A_170/2020 E. 3

Dans l'arrêt querellé, la cour cantonale a relevé que la méthode du train de vie appliquée par l'autorité de première instance pour arrêter la contribution d'entretien de l'épouse paraissait justifiée compte tenu de la fortune de plusieurs dizaines de millions d'euros dont disposait l'époux. Elle a estimé que les dépenses indispensables au maintien des conditions de vie antérieures de l'épouse pouvaient être calculées en divisant par deux plusieurs postes de dépenses annuelles courantes figurant dans la comptabilité 2017 des parties. Elle s'est ainsi fondée sur des charges d'un montant annuel total de 761'669.07 euros, qu'elle a divisé par deux pour déterminer le train de vie de l'épouse. Aux 380'834.50 euros retenus, elle a encore ajouté des dépenses liées à la redevance et à l'abonnement de télévision et télécommunication (6'733.32 euros), ainsi que des frais d'entretien, d'impôt du véhicule (1'245.39 euros) et d'assurance véhicule (1'690 euros), pour arriver à un montant total de 390'503.21 euros par an, qu'elle a converti en 456'608 fr. par an - respectivement 38'050 fr. 60 par mois - sur la base du taux euros-francs en vigueur au 31 décembre 2017. Les juges cantonaux ont encore tenu compte d'un loyer mensuel de 3'400 fr. jusqu'au 14 octobre 2019 et de 6'200 fr. dès le 15 octobre 2019, ainsi que d'une charge fiscale de 20'000 fr. par mois. Au final, et après déduction de revenus mensuels par 3'988 fr., la juridiction cantonale a arrêté le train de vie de l'intimée à 57'462 fr. 60 du 4 janvier au 14 octobre 2019, puis à 60'262 fr. 60 dès le 15 octobre 2019, et a astreint l'époux au versement mensuel d'une contribution d'entretien de 57'500 fr. du 4 janvier au 14 octobre 2019, puis de 60'300 fr. à partir du 15 octobre 2019.