Citation: 1B_88/2018 E. 1

Le Ministère public central du canton de Vaud, Division criminalité économique, instruit une enquête pénale dirigée notamment contre B.________ pour escroquerie, tentative d'escroquerie, fabrication de fausse monnaie et faux dans les titres. B.________ a été appréhendé le 6 mai 2017 et entendu le même jour par la Police cantonale vaudoise en présence de Me A.________ formellement désigné en tant que défenseur d'office le 9 mai 2017. Le 23 mai 2017, le prévenu a requis le remplacement de son avocat d'office par Me C.________ en invoquant une rupture de la relation de confiance avec Me A.________ en rapport avec un incident survenu lors de sa première audition. Le 31 mai 2017, le Procureur en charge du dossier a informé Me A.________ que son client avait demandé un changement d'avocat en raison d'une rupture du lien de confiance et l'a invité à lui remettre sa liste de frais. Le 1 er juin 2017, Me A.________ a produit une nouvelle procuration signée par son client rencontré le même jour en prison et a précisé que la relation de confiance n'était pas rompue. Appelé à se déterminer, B.________ a confirmé le 8 juin 2017 que le lien de confiance avec Me A.________ était irrémédiablement rompu, que la procuration établie le 1 er juin 2017 en faveur de celui-ci avait uniquement trait à une demande de mise en liberté et qu'il désirait la nomination de Me C.________ en tant qu'avocat d'office. Le 14 juin 2017, le Ministère public central a relevé Me A.________ de sa mission de défenseur d'office de B.________ et a désigné Me C.________ en cette qualité. Par arrêt du 3 juillet 2017, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a déclaré irrecevable le recours intenté par Me A.________ contre cette décision. Le Tribunal fédéral a annulé cet arrêt et a renvoyé la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision au sens des considérants au terme d'un arrêt rendu le 1 er novembre 2017 sur recours (cause 1B_350/2017). Statuant à nouveau sur le fond le 21 décembre 2017, la Chambre des recours pénale a rejeté le recours, considérant en substance que le lien de confiance entre le prévenu et Me A.________ était rompu de manière immédiate et irrémédiable à la suite de l'endormissement de ce dernier durant l'audition de police du 6 mai 2017. Agissant par la voie du recours en matière pénale, A.________ demande au Tribunal fédéral de réformer l'arrêt de la Chambre des recours pénale en ce sens que la décision du Ministère public central du 14 juin 2017 est annulée. Il conclut à titre subsidiaire à l'annulation de l'arrêt attaqué et au renvoi de la cause à l'instance précédente pour nouvelle décision dans le sens des considérants à intervenir. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.