Citation: 5A_85/2017 E. 7

Dans un autre moyen, le recourant soutient que la provisio ad litem de 10'000 fr. accordée par l'autorité cantonale à l'intimé pour ses frais de première instance enfreint le droit fédéral et, autant qu'on le comprenne, se révèle arbitraire, tant dans son principe que dans son montant. Il prétend d'abord que le paiement d'une telle provision à l'enfant ne repose sur aucune base légale. Les juges précédents auraient aussi arbitrairement omis de prendre en considération le fait que, durant toute la procédure de première d'instance et d'appel, son fils a perçu une contribution mensuelle de 2'025 fr., augmentée de 300 fr. d'allocations familiales, pour des dépenses effectives de l'ordre de 1'000 francs. Dès lors que la situation n'avait pas changé, la Cour d'appel aurait par ailleurs rendu une décision contradictoire par rapport à l'ordonnance de mesures provisionnelles du 11 mars 2014, selon laquelle la contribution de 2'025 fr. par mois allouée à l'enfant devait lui permettre d'assurer ses frais de procès. En fixant le montant de la provisio ad litem à 10'000 fr., l'autorité cantonale n'aurait en outre pas tenu compte du fait que l'action alimentaire a été soumise à la procédure simplifiée, que les audiences se sont limitées à trois et que l'intimé a très largement succombé.