Citation: I 661/04 31.03.2005 E. A

A.a S.________, né en 1949, a travaillé depuis 1989 en qualité de manoeuvre au service de l'entreprise C.________. Le 3 juin 2000, il a été victime d'un accident de la circulation, entraînant une fracture intra-articulaire du radius droit. Il a été opéré d'urgence le même jour par le docteur Z.________ (ostéosynthèse), puis une seconde fois en décembre 2000 (ablation du matériel d'ostéosynthèse). La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après : la CNA) a pris en charge le cas. Le 26 mars 2001, souffrant de douleurs au poignet droit ainsi qu'au coude gauche, S.________ a consulté son médecin traitant, le docteur B.________, généraliste. Ce dernier a diagnostiqué une épicondylite radiale gauche et a attesté une incapacité de travail de 100 % (cf. rapport du 4 avril 2001). A.b Le 5 avril 2001, après avoir examiné l'assuré, le docteur D.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a considéré qu'au vu de l'importante limitation fonctionnelle du poignet et de la diminution de la force de la main, S.________ n'était probablement pas en mesure de reprendre son activité d'ouvrier sur les chantiers navals; il a attesté qu'il disposait néanmoins d'une capacité de travail entière, dans une activité industrielle ne comportant pas le port de charges lourdes et n'exigeant pas une force totale de la main. Par décision du 30 août 2001, la CNA a alloué à l'assuré une rente d'invalidité, fondée sur une incapacité de gain de 20 %, à partir du 1er juillet 2001, ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité d'un taux de 10 %. A.c Le 14 novembre 2001, S.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité. L'Office AI du canton de Fribourg (ci-après : l'Office AI) a recueilli l'avis du docteur G.________, spécialiste FMH en rhumatologie et médecine interne. Dans un rapport du 29 septembre 2002, ce dernier a diagnostiqué un status après fracture intra-articulaire du radius droit, un status après algo-neurodystrophie post-traumatique, stade II, de la main droite et une périarthrite humero-scapulaire tendinique à gauche. Il a estimé qu'en comparaison de l'arthrose post-traumatique avancée du poignet droit, l'affection de l'épaule gauche, d'origine maladive, devait être relayée à l'arrière-plan, tant au niveau de l'intensité des douleurs que des conséquences sur la capacité de travail. Eu égard à la seule problématique de l'épaule gauche, une activité légère pouvait raisonnablement être exigée de S.________ à 100 %. Quant à l'affection du poignet droit, il a considéré qu'après une arthrodèse, le prénommé pourrait reprendre une activité légère, à condition de pouvoir bénéficier d'une aide au placement de la part de l'Office AI. Pour sa part, le docteur H.________, chirurgien de la main, a émis certains doutes quant à une disparition complète des douleurs à la suite d'une éventuelle arthrodèse. Selon lui, il n'était pas exigible d'imposer une telle intervention à l'assuré qui s'y était par ailleurs opposé (cf. rapport du 3 décembre 2002). Dans sa réponse à la question de l'Office AI concernant l'exigibilité, à 100 %, d'une activité sans utilisation répétitive du poignet, respectivement de la main droite - telle que la surveillance de machines - le docteur G.________ a admis l'exigibilité d'une activité excluant toute charge sur le poignet droit (cf. rapport du 13 janvier 2003). Se fondant sur ces avis ainsi que sur le dossier médical de la CNA, l'Office AI, par décision du 5 août 2003, a alloué une aide au placement, ainsi qu'une demi-rente du 1er au 30 juin 2001. Au-delà de cette date, il a considéré que S.________ était en mesure d'exercer une activité légère à plein temps, qui lui permettrait de réaliser un revenu de 44'066 fr.; la perte économique de 23 % en résultant, par comparaison avec le revenu obtenu avant l'invalidité (57'339 fr.), n'était pas susceptible d'ouvrir le droit à une rente. A.d Mandaté par l'assuré, le docteur B.________ a formé opposition contre la décision du 5 août 2003. Il a conclu à ce que son patient fût examiné par un spécialiste en rhumatologie ou orthopédie, ou qu'il pût séjourner dans un COMAI aux fins d'évaluer son état psychique. Cette opposition a été complétée par Me Morisod les 15 septembre et 20 octobre 2003. L'avocat a repris, pour l'essentiel, les conclusions du docteur B.________, à savoir la demande d'une expertise pluridisciplinaire en COMAI et un stage COPAI. Il a en outre conclu à l'octroi d'une rente entière, subsidiairement à une demi-rente à partir du 1er juin 2001. Par décision du 24 novembre 2003, l'Office AI a rejeté l'opposition.