Citation: U 21/03 25.08.2003 E. A

A.a G.________, née le 28 octobre 1937, travaillait comme vendeuse au magasin X.________; à ce titre, elle était assurée contre le risque d'accident professionnel et non professionnel par la Mobilière Suisse, société d'assurances (ci-après: la Mobilière). Le 5 février 1988, la prénommée a fait une chute qui a entraîné une fracture supramalléolaire externe gauche avec rupture de la syndesmose tibio-péronière. Elle a présenté une incapacité de travail totale jusqu'au 31 mai et de 50 % jusqu'au 31 juillet 1988. Par la suite, elle a développé une arthrose tibio-astraglienne progressive (rapport du docteur A.________ du 30 avril 1993). Le cas a été pris en charge par la Mobilière. A.b Le 13 février 1993, G.________ a été victime d'un accident de la circulation qui a provoqué des contusions et des plaies multiples aux membres inférieurs. En raison de l'arthrose douloureuse de l'articulation tibio-astragalienne gauche, elle a subi deux arthroscopies avec synovectomie et nettoyage articulaire, les 22 novembre 1994 (rapport du docteur B.________, daté du même jour), puis, une année plus tard, le 22 novembre 1995 (rapport du docteur C.________, daté du même jour). Dans les suites immédiates de l'accident, puis des deux interventions chirurgicales, l'assurée a présenté une incapacité de travail totale, en alternance avec des périodes d'incapacité partielle. La Mobilière a confié une première expertise au docteur D.________, spécialiste FMH en chirurgie et orthopédie. Dans son rapport du 22 novembre 1994, le médecin a retenu le diagnostic d'arthrose tibio-astragalienne gauche, assez importante et certainement progressive, essentiellement consécutive à l'accident du mois de février 1988. Il signalait également des douleurs nucales et des lombalgies peu importantes qui n'avaient cependant aucun rapport avec l'événement du 13 février 1993, mais devaient être mises sur le compte de lésions dégénératives préexistantes de la colonne cervicale et lombaire. Quant aux lésions aux genoux, il s'agissait, selon le spécialiste, de bagatelles, les contusions subies lors de l'accident de février 1993 étant parfaitement banales et n'ayant pas laissé de dommage permanent. Le 12 mai 1995, l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du canton du Valais a nié le droit de G.________ à une rente de l'assurance-invalidité, motif pris que le taux d'invalidité qu'elle présentait était de 19 %. Cette décision est entrée en force. A.c Le 20 février 1998, l'assurée a subi une nouvelle intervention chirurgicale au cours de laquelle une prothèse totale de la cheville gauche avec synovectomie complète a été mise en place (rapport du docteur E.________ du 23 février 1998). Mandaté par l'assureur-accidents pour examiner l'assurée, le docteur F.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et traumatologie, a constaté qu'elle présentait un status après fracture-luxation de la cheville gauche avec arthrose secondaire et un status après mise en place d'une prothèse à la cheville gauche pour arthrose tibio-astragalienne; le traumatisme et l'évolution de la cheville étaient entièrement en rapport avec l'accident du 5 février 1988. Quant à la capacité de travail de l'assurée, le médecin était d'avis qu'avec une prothèse au niveau de la cheville gauche et l'obésité, le travail en position debout était définitivement impossible, même pour une personne de 40 à 42 ans; en revanche, en faisant abstraction de l'obésité et des problèmes vertébraux qui y étaient liés, un travail assis pouvait se faire probablement à 75 % dans une occupation légère (rapport du 30 août 1999). Par décision du 25 novembre 1999, la Mobilière a mis fin au droit au traitement ainsi qu'aux indemnités journalières à partir du 1er septembre 1999 (cf. aussi courrier du 15 septembre 1999) et alloué à G.________ une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 40 %; en revanche, elle a nié le droit de l'assurée à une rente d'invalidité, considérant qu'elle ne présentait aucun préjudice économique. Le 23 août 2000, la Mobilière a rejeté l'opposition formée par la recourante qui contestait le refus de lui allouer une rente d'invalidité.