Citation: 8C_42/2023 E. 6.1

6.1. Dans un premier grief, les recourants reprochent à la juridiction cantonale d'être tombée dans l'arbitraire en considérant qu'aucune circonstance ne faisait obstacle à un déménagement de leur part. La cour cantonale aurait constaté les faits de manière manifestement incomplète pour n'avoir pas retenu, sur la base des éléments médicaux au dossier, (rapport du 11 mars 2022 de la doctoresse I.________ et de la psychologue FSP J.________ et attestation du 25 janvier 2022 de la logopédiste K.________, produits en instance cantonale), qu'un changement de quartier aurait des effets dévastateurs pour le développement de D.________, atteinte d'autisme. L'obligation de déménager consacrerait en outre une violation de l'interdiction de discrimination des enfants handicapés garantie par les art. 8 Cst., 14 CEDH, ainsi que les art. 5 et 7 de la Convention du 13 décembre 2006 relative aux droits des personnes handicapées (CDPH; RS 0.109). Ils estiment que leur fille D.________ serait discriminée, dans la mesure où, en raison de son handicap (caractérisé par un TSA), un changement d'école et de quartier induit par l'obligation de déménager dans un appartement moins onéreux entraînerait des conséquences préjudiciables pour son autonomie, son intégration ainsi que pour son évolution, en violation des libertés constitutionnelles précitées. Ils invoquent également une appréciation arbitraire des preuves, en tant que la juridiction cantonale aurait ignoré que B.________ n'était pas en mesure de gérer un déménagement au vu de son état de santé.