Citation: 7B_624/2024 E. 3.4.2

3.4.2. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir considéré qu'aucune mesure moins incisive qu'une écoute téléphonique active n'aurait pu atteindre le but visé et que la condition de l'art. 269 al. 1 let. c CPP était ainsi remplie. Il affirme notamment qu'il ne ressortirait nullement des faits établis qu'il aurait utilisé son téléphone mobile lors des infractions qui lui sont reprochées. En outre, il estime que le simple motif de l'existence d'une récidive, ainsi que la justification selon laquelle les faits se seraient déroulés dans le huis clos de l'intimité créée par lui, ne seraient pas des éléments suffisants pour ordonner d'emblée une écoute téléphonique directe. Il ajoute qu'une mesure active de surveillance de son téléphone mobile n'aurait pu être mise en oeuvre que si une mesure moins incisive, comme un contrôle rétroactif de son téléphone mobile ou la saisie de celui-ci, n'aurait amené aucun résultat. Il considère dès lors que le principe de la subsidiarité n'aurait en l'occurrence pas été respecté.