Citation: 4A_51/2019 E. 5.2

5.2. En ce ce qui concerne les heures effectuées par l'assistante, l'expert a relevé que, de manière générale, un architecte ou un directeur des travaux ne facture pas en sus de ses propres honoraires les heures de secrétariat. Dans son rapport complémentaire, il a refusé de contrôler les heures de secrétariat accomplies par l'auxiliaire, motif pris que l'engagement de celle-ci aurait dû recueillir l'approbation de la recourante. L'expert a indiqué dans un premier temps qu'il n'était pas en mesure de vérifier le genre de travail réellement effectué par l'assistante avant d'affirmer, dans un second temps, que les calculs d'heures auxquels il avait procédé dans son rapport incluaient les heures consacrées aux travaux de secrétariat. Constatant que le raisonnement opéré par l'expert était sur ce point peu clair et contradictoire, la Juge de district s'est écartée des conclusions de l'expertise. Elle s'est fiée aux décomptes d'heures précis et régulièrement tenus par l'intimé, en relevant que ceux-ci n'avaient jamais été contestés (à une exception près). Elle a ainsi considéré que l'assistante avait effectué 1316.5 heures de travail. Au stade de la procédure d'appel, les parties n'ont pas remis en cause ce chiffre, raison pour laquelle la cour cantonale ne s'en est pas distanciée. La recourante n'établit nullement que cette constatation de fait de la cour cantonale serait arbitraire. Son grief est dès lors irrecevable.