Citation: 8C_499/2014 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a considéré que la référence au tableau TA3 ne prêtait pas le flanc à la critique, dès lors que l'assuré, de nationalité suisse, pourrait également exercer une activité adaptée à ses limitations dans le secteur public. En revanche, elle a remis en cause l'appréciation de l'assureur-accidents en ce qui concerne la référence au niveau de qualification 3. Elle a retenu que le reclassement professionnel en qualité de technicien en bâtiment aurait dû se dérouler sur une période totale d'environ deux ans (cf. rapport de réadaptation professionnelle du 2 avril 2008) et qu'il a été interrompu (du 26 juin jusqu'à l'automne 2008), puis abandonné définitivement au mois de mars 2009. Les événements à l'origine de ces interruptions sont certes indépendants des accidents survenus en 1999, 2005 et 2006, mais, selon la cour cantonale, on ne saurait considérer, compte tenu d'un reclassement si bref, car inachevé et entravé par de nombreux mois d'arrêt de travail, comme établi au degré de la vraisemblance prépondérante que la mesure de reclassement aurait permis à l'intéressé, à l'issue du stage, de briguer un poste de cadre intermédiaire, tel qu'il est mentionné dans le rapport de réadaptation professionnelle du 2 avril 2008. Au surplus, les premiers juges se réfèrent à l'appréciation du docteur C.________ (rapport complémentaire du 31 mai 2013), selon laquelle une activité de technicien en bâtiment n'était envisageable à raison d'un taux de 100 % qu'à la condition que soient respectées les limitations fonctionnelles résultant des accidents survenus en 1999, 2005 et 2006 (pas de déplacement sur des terrains irréguliers et nécessité d'adapter le plan de travail). Par ailleurs, la juridiction précédente relève que la formation suivie dans le cadre du reclassement mis en oeuvre par l'OAI ressortit au secteur administratif de la gestion d'immeubles puisqu'elle est décrite comme comprenant les activités suivantes: dessin technique sur ordinateur, conseil et installation en matière d'énergies renouvelables, thermographie et rénovations. Or, ces activités relèvent de la profession de technicien ES (Ecole supérieure) en technique des bâtiments, dont le titre est toutefois subordonné à l'obtention d'un diplôme sanctionnant un plan d'études multidisciplinaires de quatre ans. Aussi, dans la mesure où le programme de reclassement mis en oeuvre par l'OAI s'inscrivait dans une perspective plus modeste, sans diplôme, la cour cantonale est-elle d'avis qu'une activité d'ouvrier spécialisé correspondant au niveau de qualification 3 dans le domaine envisagé n'était pas réaliste, même si le stage avait été suivi jusqu'à son terme. Partant, elle a fixé le revenu brut d'invalide en se fondant sur le tableau TA3, niveau de qualification 4 (activités simples et répétitives) de l'ESS, selon laquelle le salaire mensuel obtenu par un homme était de 4'868 fr. pour une durée hebdomadaire de travail de 40 heures en 2008, soit 58'416 fr. par année. Ce montant a été porté ensuite à 62'437 fr. (avant abattement sur le salaire statistique), compte tenu d'une durée hebdomadaire moyenne de travail de 41,6 heures en 2010 et de l'évolution des salaires.