Citation: 9C_397/2007 14.05.2008 E. 2

2.1 Selon une jurisprudence constante, le juge des assurances sociales apprécie la légalité des décisions attaquées, en règle générale, d'après l'état de fait existant au moment où la décision litigieuse a été rendue (ATF 121 V 366 consid. 1b et les arrêts cités). Les faits survenus postérieurement, et qui ont modifié cette situation, doivent normalement faire l'objet d'une nouvelle décision administrative (ATF 121 V 366 consid. 1b et la référence). 2.2 Le litige porte sur le droit éventuel de la recourante à une rente d'invalidité, subsidiairement à des mesures d'ordre professionnel, singulièrement sur l'atteinte à la santé et sur l'étendue de la capacité de travail exigible de la part de l'assurée en ce qui concerne la part de 80 % consacrée à une activité lucrative, ainsi que sur le taux d'invalidité fondant le droit à ces prestations. 2.3 On ne saurait faire grief à la juridiction cantonale de n'avoir pas étendu l'objet du litige à l'aggravation de l'affection orthopédique dont le docteur R.________ a fait état dans son rapport médical du 22 novembre 2005 et dans sa prise de position du 6 novembre 2006. Les premiers juges ont retenu que l'aggravation de l'affection orthopédique était devenue significative à un moment postérieur à la décision sur opposition du 11 mai 2005. Il n'est pas démontré que ce fait ait été établi de façon manifestement inexacte. Au contraire, la juridiction cantonale a examiné et discuté les éléments découlant du rapport médical du docteur R.________ du 22 novembre 2005 et de sa prise de position du 6 novembre 2006. Même si cet examen n'a pas porté sur le document du docteur B.________ du 11 mai 2005, établi à la suite d'une consultation ayant eu lieu le 10 mai 2005, l'aggravation de l'affection orthopédique que le docteur R.________ fait remonter au mois de novembre 2005 est à mettre en relation avec les constatations antérieures du docteur B.________. Attendu que les conditions pour une extension de la procédure n'étaient pas réunies (ATF 130 V 138 consid. 2.1 p. 140 s.), une transmission du dossier à l'office AI pour qu'il examine le cas de la recourante en ce qui concerne l'aggravation de l'affection orthopédique (ch. IV du dispositif du jugement attaqué) est d'autant plus justifiée.