Citation: 2P.81/2004 09.06.2004 E. 1

1.1 La décision de résiliation pour non-respect du contrat de travail a été prise en application de l'art. 2.5.2 lettre b de la Convention collective de travail pour le personnel du Centre de gestion hospitalière 2002-2004 passée en décembre 2001 entre le Centre de gestion hospitalière du canton du Jura, d'une part, et divers syndicats, d'autre part, entrée en vigueur le 1er janvier 2002 (ci-après: la Convention collective de travail). Il s'agit là d'un acte de droit public cantonal (art. 1.1. de la Convention collective de travail). Cette convention, qui a été conclue pour une période de trois ans, a abrogé et remplacé le Statut du personnel des Hôpitaux jurassiens du 22 août 1980. Déposé en temps utile contre une décision finale prise en dernière instance cantonale, qui ne peut être attaquée que par la voie du recours de droit public et qui touche la recourante dans ses intérêts juridiquement protégés, le présent recours est donc, en principe, recevable au regard des art. 84 ss OJ. 1.2 Dans un recours de droit public pour arbitraire, les nouveaux moyens de droit ou l'allégation de faits nouveaux sont, en principe, inadmissibles (cf. ATF 129 I 49 consid. 3 p. 57; 128 I 354 consid. 6c p. 357 et les références citées). 1.3 En vertu de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ, l'acte de recours doit, à peine d'irrecevabilité, contenir un exposé des faits essentiels et un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés et préciser en quoi consiste la violation. Lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'a donc pas à vérifier de lui-même si l'arrêt entrepris est en tous points conforme au droit et à l'équité. Il n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours. Le recourant ne saurait se contenter de soulever de vagues griefs ou de renvoyer aux actes cantonaux (ATF 130 I 26 consid. 2.1 p. 31; 129 III 626 consid. 4 p. 629; 129 I 113 consid. 2.1 p. 120, 185 consid. 1.6 p. 189; 125 I 71 consid. 1c p. 76; 115 Ia 27 consid. 4a p. 30; 114 Ia 317 consid. 2b p. 318). En outre, dans un recours pour arbitraire fondé sur l'art. 9 Cst., l'intéressé ne peut se contenter de critiquer l'arrêt attaqué comme il le ferait dans une procédure d'appel où l'autorité de recours peut revoir librement l'application du droit. Il doit préciser en quoi cet arrêt serait arbitraire, ne reposerait sur aucun motif sérieux et objectif, apparaîtrait insoutenable ou heurterait gravement le sens de la justice (ATF 110 Ia 1 consid. 2a p. 3/4; cf. aussi ATF 128 I 295 consid. 7a p. 312; 125 I 492 consid. 1b p. 495). En l'espèce, l'acte de recours ne contient aucun exposé des faits essentiels. La recourante se contente de renvoyer à l'état de fait de l'arrêt attaqué et à différentes pièces du dossier cantonal, tout en indiquant qu'elle maintient sa version des faits telle qu'exposée en procédure cantonale. Il est douteux que le présent recours réponde aux exigences posées par l'art. 90 al. 1 lettre b OJ. La question de sa recevabilité peut toutefois demeurer indécise, du moment que le recours est de toute manière mal fondé, comme on le verra ci-après.