Citation: 4C.302/2006 26.03.2007 E. A

Le 30 avril 2001, Y.________ et X.________ (alors A.________), qui vivaient en concubinage, ont passé avec une société un contrat de réservation pour l'achat d'un terrain et la construction d'une villa. Un acompte de 30'000 fr. a été payé à cette société par X.________, à raison de 26'000 fr. le 2 mai 2001 et de 4'000 fr. le 21 mai 2001. Le 5 juillet 2001, les concubins ont acquis conjointement et en commun un immeuble. Pour ce faire, ils ont contracté auprès d'une banque un crédit de construction d'un montant initial de l'ordre de 500'000 fr., qu'ils ont garanti en lui remettant une cédule hypothécaire au porteur d'un capital de 600'000 fr. Y.________ et X.________ se sont séparés en janvier 2002. La banque a refusé de libérer celle-ci de ses obligations et d'augmenter l'endettement de celui-là sur son immeuble. Le 12 juillet 2002, Y.________ a confirmé à X.________, par télécopie, que dès que sa situation financière le lui permettrait ou en cas de vente de la maison, il lui rembourserait la somme des fonds propres qu'elle avait versés à la banque, soit 50'000 fr. Le 16 juillet 2002, X.________ a payé 20'000 fr. sur le compte de construction conjoint, en indiquant comme motif: "solde fonds propres de A.________ pour villa (...)". Le 29 juillet 2002, les parties ont signé un acte notarié de donation par lequel X.________ donnait à Y.________ sa part d'une demie de l'immeuble, celui-ci en devenant seul propriétaire; à titre de charge de la donation, le donataire reprenait la part de la dette de X.________ envers la banque, de 253'309 fr. 10, et sa part à toutes les factures en relation avec l'immeuble; le bien-fonds était donné pour sa valeur fiscale de 97'000 fr.; la donatrice remettait sa part d'une demie à la cédule hypothécaire au donateur, qui s'en reconnaissait seul débiteur. Les 7 et 9 mars 2003, les parties ont échangé plusieurs courriers électroniques, dont il ressort en substance que X.________ réclamait à Y.________ le remboursement de la somme de 50'000 fr. qu'elle lui avait prêtée, Y.________ s'engageant à lui rendre cet argent dès que sa situation le lui permettrait. Le 19 septembre 2003, X.________ a fait notifier à Y.________ un commandement de payer de 50'000 fr. avec intérêt à 5 % l'an dès le 26 juillet 2002, qui a été frappé d'opposition totale, maintenue ensuite du rejet d'une requête de mainlevée.