Citation: 1C_18/2021 E. B

Par arrêt du 22 décembre 2020, la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (TPF) a rejeté le recours formé par A.________ SA contre la décision de clôture et les décisions précédentes. La Cour des plaintes a considéré que la recourante avait obtenu une copie caviardée de la demande d'entraide et de ses annexes, ce qui satisfaisait à son droit d'être entendue. Elle avait été informée début décembre 2019 des documents dont le Ministère public genevois envisageait la transmission simplifiée, et avait ainsi eu l'occasion de faire valoir ses objections, une éventuelle violation du droit d'être entendu ayant de toute façon pu être réparée devant la Cour des plaintes. Le principe de la proportionnalité était respecté et aucun des documents transmis n'était couvert par le secret professionnel d'un avocat autorisé à pratiquer en Suisse. Rien ne permettait d'affirmer que la demande d'entraide se fondait sur des documents obtenus illégalement. Les arguments liés au principe de la spécialité et au caractère fiscal de la procédure étrangère ont aussi été écartés. La recourante n'avait pas qualité pour invoquer l'art. 2 EIMP ou le principe ne bis in idem. L'exigence de double incrimination était satisfaite s'agissant d'actes présumés de corruption privée passive et de gestion déloyale. La prescription ne pouvait être invoquée dans un cas d'entraide régi par la Convention européenne d'entraide judiciaire en matière pénale (CEEJ; RS O.351.1).