Citation: 1B_584/2021 E. 2.3

2.3. Pour le reste, il n'apparaît pas que l'instruction a jusqu'à présent connu une période d'inactivité susceptible de contrevenir au principe de célérité (sur ce principe, voir ATF 140 IV 74 consid. 3.2; 137 IV 92 consid. 3.1; arrêt 1B_208/2019 du 29 mai 2019 consid. 6.1). Le recourant, qui ne dénonce pas une période précise d'inactivité, allègue d'ailleurs lui-même que de " très nombreuses investigations et actes d'enquête ont été effectués, depuis l'ouverture de l'instruction le 1er mars 2021 ". De plus, et comme déjà évoqué, diverses mesures d'instruction doivent encore être menées visant à établir avec précision les faits délictueux imputables aux différents protagonistes. Or, le recourant se contente à cet égard de relever que ces mesures (la reconstitution des faits et les auditions, respectivement confrontations des parties) ne respecteraient pas le principe de célérité en raison des délais extrêmement longs pour y procéder (entre le 20 janvier et le 4 mars 2022); il en irait de même pour l'extraction des données du téléphone portable saisi ainsi que pour l'expertise, dont le mandat lui a été confirmé le 6 octobre 2021. Or, au regard de ce qui vient d'être exposé (cf. supra consid. 2.2), en particulier de la complexité de l'affaire liée aux nombreuses parties concernées, il n'apparaît pas que le principe de célérité aurait été violé. Les éléments avancés par le recourant tendent au contraire à démontrer qu'il est respecté en l'espèce.