Citation: 6P.11/2002 08.04.2002 E. 2

2.- Invoquant les art. 22 al. 1 et 327 al. 1 du Code de procédure pénale genevois (CPP/GE), l'art. 29 al. 2 Cst. et l'art. 6 ch. 1 CEDH, le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu à raison d'une motivation insuffisante de la peine qui lui a été infligée. a) La portée du droit d'être entendu est déterminée en premier lieu par le droit cantonal, dont le Tribunal fédéral n'examine l'application que sous l'angle restreint de l'arbitraire; si la protection que ce droit accorde aux parties apparaît insuffisante, l'intéressé peut invoquer celle découlant directement de l'art. 29 al. 2 Cst. , qui constitue une garantie subsidiaire et minimale, dont le Tribunal fédéral examine librement si elle a été respectée (cf. ATF 126 I 15 consid. 2a p. 16 et les arrêts cités). En l'espèce, le recourant n'établit pas ni même ne prétend que les dispositions de droit cantonal qu'il invoque lui conféreraient un droit à une décision motivée ayant une portée plus étendue que celle du même droit découlant, sous l'angle du droit d'être entendu, de l'art. 29 al. 2 Cst. ; de toute manière, il ne démontre aucune application arbitraire des art. 22 al. 1 et 327 al. 1 CPP/GE, qu'il se borne à citer en sus dans l'intitulé de son grief. Quant à l'art. 6 CEDH, il n'offre pas une protection plus étendue que celle qui peut être déduite, sur le plan interne, du droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. (cf. ATF 121 I 306 con-sid. 1b p. 308 et les arrêts cités). Il suffit donc d'examiner le grief du recourant sous l'angle de cette dernière disposition. b) Le droit à une décision motivée est une composante du droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. (ATF 126 I 97 consid. 2b p. 102). Il correspond à l'obligation du juge de motiver sa décision de manière à ce que son destinataire puisse la comprendre et l'attaquer utilement s'il y a lieu et à ce que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle (ATF 126 I 97 con-sid. 2b p. 102). Il suffit, pour répondre à ces exigences, que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de sorte que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause; il n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les arguments invoqués par les parties et il peut passer sous silence ce qui, sans arbitraire, lui paraît à l'évidence non établi ou sans pertinence (ATF 126 I 97 consid. 2b p. 102 s.; 124 II 146 consid. 2a p. 149; 124 V 180 consid. 1a p. 181; 123 I 31 consid. 2c p. 34; 123 II 175 consid. 6c p. 183 s.; 122 IV 8 consid. 2c p. 14 s.).