Citation: 5A_503/2023 E. 1.1

1.1. Le recours tout comme son complément ont été déposés en temps utile (art. 46 al. 2 let. a et 100 al. 1 LTF) et dans la forme légale (art. 42 al. 1 LTF) par une partie qui a la qualité pour recourir (art. 76 al. 1 let. a et b LTF) sous réserve de ce qui suit (cf. infra consid. 1.2). Il est dirigé contre une décision de mesures protectrices de l'union conjugale portant sur le devoir de renseigner (art. 170 CC) et la restriction du pouvoir de disposer (art. 178 CC), à savoir une décision finale (art. 90 LTF; ATF 133 III 393 consid. 4) rendue sur recours par une autorité supérieure statuant en dernière instance cantonale (art. 75 al. 1 et 2 LTF), dans une affaire civile (art. 72 al. 1 LTF) de nature pécuniaire (pour l'art. 170 CC, cf. arrêt 5A_9/2015 du 10 août 2015 consid. 1; pour l'art. 178 CC, cf. arrêt 5A_60/2020 du 29 avril 2020 consid. 1), dont la valeur litigieuse est manifestement atteinte (art. 51 al. 1 let. a et 74 al. 1 let. b LTF). Le recours est donc en principe recevable au regard des dispositions qui précèdent.