Citation: 7B_2/2022 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a constaté que le caractère diffamatoire des propos litigieux n'était pas contesté. Sans toutefois examiner l'élément subjectif de l'énoncé de faits légal, les juges cantonaux ont exposé - tout comme l'avait fait le Ministère public - que la seule question qui se posait dès lors était celle de savoir si une preuve libératoire, en particulier celle de la bonne foi, était admissible et, le cas échéant, si elle avait été apportée. La juridiction précédente a alors constaté que l'intimé avait fondé ses propos sur les plaintes déposées par ses clientes et sur les éléments figurant au dossier de la procédure P/21600/2018. Dans le cadre de celle-ci, le recourant avait été placé en détention provisoire durant cinq mois et, à sa libération, diverses mesures de substitution avaient été ordonnées, dont l'interdiction d'exercer son métier. Si le fait que cette procédure était toujours en cours ne signifiait pas que le recourant était coupable des actes reprochés, elle donnait néanmoins de la substance aux accusations des anciennes patientes; en sa qualité d'avocat de certaines d'entre elles, l'intimé pouvait légitimement les tenir, de bonne foi, pour vraies. La cour cantonale a ensuite considéré que rien ne permettait de retenir que l'intimé aurait voulu nuire au recourant. Les propos relatés dans la presse n'étaient en effet pas de nature à exercer une quelconque influence sur la conviction du procureur ou d'un juge, partant servir la cause de ses clientes, ce que l'intimé n'ignorait pas, compte tenu de sa position d'avocat pénaliste. Par ailleurs, le mis en cause s'était contenté de reprendre les accusations émises par ses clientes, reproches dont le recourant ne démontrait pas la fausseté. En définitive, la cour cantonale a admis l'existence de la preuve libératoire de la bonne foi, a considéré que l'intimé était admis à l'invoquer et, dès lors, a confirmé la non-entrée en matière sur la plainte pénale déposée par le recourant prononcée par le Ministère public.