Citation: 4D_37/2018 E. 3.1

3.1. Le premier juge a fixé l'indemnité litigieuse en se fondant sur les listes des opérations fournies par les deux conseils d'office exerçant alternativement. Sur les 144,85 heures comptabilisées par les avocats, il a retranché un total de 33,15 heures, dont 15,2 heures consacrées à l'"attention" à divers fax, courriels ou courriers et 4 heures pour l'"inspection locale" du 22 novembre 2017; à propos du premier poste, le juge a relevé que chaque opération avait été comptabilisée 0,1 heure, ce qui était révélateur d'une lecture cursive et brève, qui n'avait pas à être rémunérée selon la jurisprudence vaudoise; au sujet du second poste, il a observé qu'il n'y avait pas eu d'inspection locale le 22 novembre 2017. Sur le premier point, la Chambre des recours civile a jugé, d'une part, que la motivation liée au retranchement des 15,2 heures précitées était suffisante pour permettre à l'avocat d'office de s'exprimer en connaissance de cause devant l'autorité de recours et, d'autre part, qu'elle était conforme à la jurisprudence et au large pouvoir d'appréciation du juge en matière de fixation de la rémunération équitable du conseil d'office. Sur le second point, la cour cantonale a constaté que ce n'est pas une inspection locale qui avait eu lieu le 22 novembre 2017, comme indiqué de manière inexacte sur la liste des opérations produite, mais une séance photographique de l'expert, à laquelle le recourant et son collaborateur avocat avaient participé sans que la nécessité de la présence de deux avocats ne fût démontrée. Elle en a déduit qu'il n'y avait aucune constatation manifestement inexacte des faits de la part du premier juge.