Citation: 8C_398/2022 E. 6.2

6.2. La juridiction cantonale a retenu, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (cf. consid. 2.2 et 5 supra), que la teneur du contrat du 3 février 2012 s'appliquait à la relation commerciale entre le transporteur et la recourante. Quoi qu'en dise cette dernière, l'art. 1 de ce contrat stipule que le transporteur ne peut prendre en charge des ordres de transport de tiers qu'après avoir exécuté les ordres de la recourante et après accord préalable de celle-ci. Quand bien même le transporteur aurait pu refuser les missions proposées par la recourante, il n'en demeure pas moins que cette clause contractuelle restreignait considérablement sa liberté, chacun de ses engagements contractuels auprès d'autres donneurs d'ordres étant soumis au bon vouloir de la recourante.