Citation: 6B_974/2024 E. 3.4.2

3.4.2. Dans la mesure où le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir retenu qu'il disposait de 13'000'000 fr. avant les séquestres intervenus en février 2022, il est rappelé qu'il en a lui-même fait état dans le cadre de l'instruction, alléguant qu'en février 2022, deux nouveaux séquestres pour quelque 13'000'000 fr. s'étaient ajoutés sur ses comptes personnels, ces mesures ayant abouti au blocage de tous ses comptes bancaires en Suisse, en particulier auprès de la banque C.________ (cf. arrêt entrepris, p. 7). Ces allégués ont été repris par le tribunal de police notamment, lequel a retenu que ce montant était ainsi disponible auparavant, soit avant février 2022 (cf. jugement du 19 janvier 2024, p. 17; art. 105 al. 2 LTF). Il ne ressort pas de l'arrêt entrepris - et le recourant ne soutient pas le contraire - qu'il aurait contesté le jugement du 19 janvier 2024 à ce sujet. La cour cantonale a pour sa part relevé que plusieurs indices permettaient de retenir que le recourant disposait des ressources financières suffisantes pour respecter son obligation d'entretien, dont, de son propre aveu, les séquestres de février 2022 sur un montant de 13'000'000 francs. À cet égard, elle n'a pas ignoré les pièces produites par le recourant, mais a exposé pour quelles raisons celles-ci n'avaient pas une force probante suffisante. S'agissant en particulier des déclarations fiscales, elle a indiqué qu'une procédure pénale administrative pour soustraction de l'impôt était toujours pendante, et ceci pour plusieurs millions de francs, ce qui ne laissait qu'une force probante insuffisante à ces documents. Or, le recourant ne soutient pas le contraire, se bornant à reprocher aux juges cantonaux de ne pas avoir tenu compte des montants ressortant des déclarations fiscales produites et d'avoir relevé que sa fortune imposable semblait décroître de manière quasi exponentielle, sans s'intéresser aux ressources effectivement disponibles. Il en va de même des autres pièces auxquelles il se réfère dans son recours. Quant à la levée du séquestre à hauteur de 1'100'000 fr. en décembre 2021, le recourant se contente d'affirmer que s'il l'a obtenue, c'est précisément qu'il ne disposait pas de ressources suffisantes, respectivement que sa situation financière s'était gravement détériorée, une levée de séquestre étant restrictive. Pour autant qu'elle réponde aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF, une telle argumentation, purement appellatoire, ne démontre pas en quoi l'arrêt entrepris serait manifestement insoutenable. Le recourant essaye, pour le surplus, de tirer argument du constat cantonal selon lequel il n'établissait pas qu'il rembourserait les divers prêts. Il perd de vue qu'il s'agit-là d'une précision apportée par l'autorité précédente, au motif selon lequel l'Administration fédérale des contributions a retenu que le recourant tirait de confortables revenus par le biais de ces prêts (cf. arrêt entrepris, p. 24), ce qu'il ne conteste pas. Il n'y a dès lors pas lieu de s'y attarder plus longuement, faute de démonstration de l'arbitraire. Il en va de même lorsque le recourant se plaint que la cour cantonale a retenu qu'il a pu vouloir dissimuler ses actifs et augmenter ses passifs, ceci sans instruire quels éventuels revenus il aurait prétendument dissimulés, le recourant s'en prenant à un élément parmi de nombreux autres de l'argumentation que la cour cantonale a développée en détail et de manière convaincante sur la crédibilité de ses déclarations (cf. arrêt entrepris, p. 25), en laissant intacts les autres éléments qui ont amené l'autorité précédente à retenir que celles-ci ne sont, dans l'ensemble, pas crédibles. On ne discerne pas non plus d'arbitraire en tant que la cour cantonale a retenu que le recourant avait privilégié des remboursements de dettes de créanciers non prioritaires au détriment de son épouse, le recourant avançant des explications toutes générales que les juges cantonaux auraient ignorées, sans toutefois contester leur raisonnement concernant celles qu'ils ont expressément traitées, comme les explications relatives au remboursement du cofinancement d'une pierre précieuse (cf. arrêt entrepris, p. 26). Au vu de ce qui précède, les critiques du recourant ne permettent nullement de démontrer que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire (cf. art. 97 al. 1 et 105 al. 1 LTF). Partant, elles sont rejetées dans la mesure où elles sont recevables.