Citation: 6B_1245/2023 E. 5

En l'espèce, il ressort de l'arrêt attaqué que l'ordonnance pénale du 17 mai 2023 à la base de la présente cause a été notifiée le même jour à la recourante par pli recommandé. Cette dernière l'a reçue le 25 mai 2023, selon l'extrait du suivi des envois postaux. Il ressort en outre de l'arrêt querellé que la recourante a formé opposition par acte daté du 12 juin 2023 et déposé à cette même date à la poste française. Le 19 juin 2023, le ministère public a décidé de maintenir son ordonnance pénale et a transmis le dossier au Tribunal de police de l'arrondissement de La Côte. Relevant la teneur des art. 89, 90, 91, 353, 354 et 356 CPP, ainsi que la jurisprudence topique dans le présent contexte, la cour cantonale a considéré, en substance, que la recourante avait été dûment informée des exigences légales afférentes au délai d'opposition, aux conditions de son respect, y compris en cas de remise de pli à une poste étrangère, et aux conséquences de son irrespect. Elle a également relevé que, dans le cas d'espèce, le délai d'opposition à l'ordonnance pénale du 17 mai 2023 avait commencé à courir le lendemain de sa notification (25 mai 2023), soit le 26 mai 2023, pour arriver à échéance le dimanche 4 juin, respectivement le lundi 5 juin 2023. L'opposition ayant été remise à la poste française le 13 juin 2023, elle était en tout état tardive, ce que la recourante admettait elle-même. Le Tribunal de police avait donc déclaré l'opposition irrecevable à bon droit.