Citation: 6B_360/2024 E. 1.3

1.3. La recourante soutient, en bref, que la cour cantonale aurait mal résumé les déclarations de l'intimée 3 et de ses collègues; il en irait de même de son certificat de travail intermédiaire. La cour cantonale aurait, à tort, retenu que la recourante n'était pas autorisée à déléguer la surveillance des enfants à un tiers, en particulier à ses collègues, le règlement étant muet sur une courte délégation de surveillance. Le lieu choisi par la recourante et ses collègues serait adéquat, au regard des circonstances (saison, configuration des lieux). La cour cantonale aurait arbitrairement déduit des images (muettes) de vidéosurveillance que ses collègues n'étaient pas intervenues, vu qu'elles disaient avoir appelé l'enfant (" Viens, D.C.________ viens! "). La recourante procède à une discussion des faits et des preuves qui relève d'une démarche appellatoire. Ce faisant, elle n'établit pas d'appréciation insoutenable de la part de la cour cantonale, laquelle s'est basée sur un faisceau d'indices convergents pour établir le déroulement des faits et fonder la condamnation de la recourante (images de vidéosurveillance, déclarations des parties et des témoins, rapports médicaux, convention et règlement d'accueil). En particulier, elle n'établit pas qu'il était arbitraire de retenir, vu les documents versés au dossier, que la recourante n'était pas autorisée à déléguer la surveillance des jumelles à ses collègues. En outre, elle ne démontre pas, conformément aux exigences de motivation accrue (art. 106 al. 2 LTF), en quoi la cour aurait arbitrairement omis les éléments qu'elle développe. Ces critiques sont, partant, irrecevables. La recourante se plaint par ailleurs de ce que les étapes de la procédure qui ont précédé la reddition des ordonnances pénales du 22 décembre 2022 ne seraient pas détaillées dans l'arrêt entrepris. La cour cantonale a bien mentionné l'arrêt du 2 juin 2022 de la Chambre pénale de recours de la Cour de justice genevoise (CPR) annulant l'ordonnance de classement du 18 novembre 2021 et renvoyant la cause au ministère public ( infra, consid. 3.1.1). Dans cet arrêt, la CPR a relevé qu'il appartenait au ministère public de reprendre l'instruction, d'instruire les faits dénoncés dans la plainte sous l'angle de l'art. 125 CP et, s'agissant de l'intimé 2, d'instruire, cas échéant d'office, si les conditions de l'art. 125 al. 2 CP étaient réalisées et déterminer si celui-ci avait agi en observant les précautions commandées par les circonstances ( infra, consid. 3.2). On comprend de l'arrêt entrepris qu'il ne s'agissait pas d'éléments pertinents pour l'issue de la cause, de sorte qu'aucune omission arbitraire ne saurait être reprochée à la cour cantonale, étant rappelé que le juge peut se limiter aux points qui lui paraissent pertinents (ATF 142 II 154 consid. 4.2; 139 IV 179 consid. 2.2; cf. aussi ATF 141 V 557 consid. 3.2.1; 146 II 335 consid. 5.1; 143 IV 40 consid. 3.4.3).