Citation: 2C_589/2023 E. 3.3

3.3. Dans l'arrêt attaqué, s'agissant de l'extinction de l'autorisation d'établissement, l'instance précédente a constaté que le recourant avait, sans en faire la déclaration à l'autorité compétente, quitté la Suisse, entre le 18 avril 2016, date à laquelle il a obtenu un visa pour le Maroc, et le 29 mars 2019, date à laquelle il avait demandé la prolongation de son autorisation d'établissement. Elle a jugé que les déclarations du recourant sur cette période avaient fortement varié, de sorte qu'il fallait retenir des premières uniquement qu'il avait pris des vacances au Burkina Faso. Elle a ensuite relevé un important faisceau d'indices démontrant l'absence de Suisse de ce dernier durant cette même période. Après avoir procédé à l'audition des quatre personnes qui avaient rédigé des témoignages figurant au dossier, elle a jugé que ceux-ci ne permettaient pas d'établir la présence du recourant en Suisse sur toute la période litigieuse et a confirmé l'extinction de l'autorisation d'établissement. Dans son mémoire, le recourant formule plusieurs griefs à l'encontre de ce constat qui ne répondent pas aux exigences de motivation rappelées ci-dessus. Il se plaint d'abord que, pour établir les faits de la cause, l'autorité inférieure s'est basée sur les témoignages de sa fille aînée et des mères de ses enfants avec lesquels, selon lui, il y aurait "collusion d'intérêts", car elles seraient animées par la volonté de le punir en raison des séparations intervenues. Il n'expose toutefois pas de manière circonstanciée en quoi l'instance précédente aurait procédé à une appréciation arbitraire des témoignages en cause. Son grief ne peut pas être examiné. Puis, il reproche à l'instance précédente d'avoir jugé que l'existence de deux photographies prises au mois d'août 2016 en Suisse et la production de son passeport - dont il ressort uniquement qu'il a voyagé entre son pays d'origine, l'Espagne et le Maroc - n'étaient pas suffisantes pour établir sa présence pour toute la période litigieuse. Non seulement le recourant ne démontre pas ce qu'il y a d'insoutenable ou de contraire à la bonne foi dans l'appréciation par l'instance précédente du caractère probant limité de ces photographies et du contenu du passeport, de sorte que le grief ne peut pas être examiné, mais encore il adopte un comportement qui confine à la témérité, s'agissant des photographies du mois d'août 2016, puisque la période en cause a duré, il faut le rappeler ici, du 18 avril 2016 au 29 mars 2019.