Citation: 2A.249/2005 09.05.2005 E. 3

En l'occurrence, les conditions de l'art. 13b al. 1 lettre c LSEE sont remplies, comme cela ressort de l'arrêt attaqué auquel on peut se référer (art. 36a al. 3 OJ). Tout porte, en effet, à croire qu'il existe un risque de fuite dans le cas d'espèce. Même si le recourant prétend actuellement n'avoir "jamais refusé de partir de manière récalcitrante", ses déclarations antérieures et ses actes prouvent le contraire. Ainsi, le 12 juin 2003, il a dit à l'Office cantonal qu'il ne voulait pas rentrer en Sierra Leone et qu'il ne se rendrait pas à la Croix-Rouge pour qu'elle l'aide à retourner chez lui. De même, il a affirmé, le 23 mars 2005, à l'Officier de police qu'il ne voulait pas rentrer dans son pays d'origine et qu'il s'opposerait à toute tentative de rapatriement. Par ailleurs, le refoulement de l'intéressé a échoué à deux reprises. D'abord, le 20 décembre 2004, le recourant ne s'est pas présenté à l'embarquement; il n'avait pas encore déposé de demande de reconsidération de la décision de l'Office fédéral du 21 mai 2003, de sorte qu'il fait preuve de témérité en expliquant qu'il s'est soustrait à ce refoulement pour pouvoir attendre l'issue de cette procédure alors qu'il ne l'avait pas encore entamée. Ensuite, le 24 février 2005, il est resté introuvable. En outre, depuis qu'il a reçu la décision de l'Office fédéral du 21 mai 2003 rejetant sa demande d'asile et lui fixant un délai de départ échéant le 4 juin 2003, il a multiplié les procédures, en déposant un recours contre cette décision auprès de la Commission suisse de recours, une demande de révision de la décision de la Commission suisse de recours du 24 juillet 2003 et une demande de reconsidération de la décision de l'Office fédéral du 21 mai 2003. De plus, il n'a pas collaboré avec les autorités pour obtenir un laissez-passer et un test linguistique a été nécessaire pour établir son origine.