Citation: 1C_634/2020 E. 7.2

7.2. Dans son premier arrêt, un émolument judiciaire de 2'500 fr. a été mis à la charge du recourant. Un émolument de 500 fr. était requis de la constructrice. Les dépens dus entre la municipalité et le recourant devaient être partiellement compensés; un montant de 1'500 fr. était à ce titre mis à la charge du recourant. Dans son arrêt rectificatif du 2 novembre 2020, la cour cantonale a rappelé qu'aux termes de sa jurisprudence, lorsque la procédure met en présence, outre le recourant et l'autorité intimée, une ou plusieurs autres parties dont les intérêts sont opposés à ceux du recourant, c'est en principe à la partie adverse déboutée, à l'exclusion de la collectivité publique dont la décision est annulée ou modifiée, de supporter les frais et dépens. Sur cette base, corrigeant son premier dispositif, la cour cantonale n'a condamné la municipalité à aucun dépens; sans compensation, le recourant a été astreint au versement d'une allocation de dépens de 2'000 fr. à la commune. Une indemnité de dépens réduite de 500 fr. a par ailleurs été mise à la charge de la constructrice en faveur du recourant. L'émolument de justice de 2'500 fr. à la charge du recourant a été maintenu, de même que celui de 500 fr. à la charge de la constructrice. Au regard de la jurisprudence cantonale et en présence d'une tierce partie à la procédure, il n'apparaît pas d'emblée insoutenable de considérer que l'allocation de dépens à la charge de la municipalité procède d'une inadvertance manifeste et conduise à la rectification de l'arrêt du 19 octobre 2020. Il est vrai cependant que la correction opérée modifie le montant dû par le recourant à la commune intimée, sans que sa quotité puisse en tant que telle être déduite des motifs du premier arrêt. La solution entérinée par l'arrêt rectificatif du 2 novembre 2020 n'en est pas pour autant arbitraire dans son résultat. En effet, en ce qui concerne le recourant, la correction opérée ne modifie pas sa situation d'un point de vue économique, le montant finalement à sa charge demeurant identique par rapport au dispositif de l'arrêt du 19 octobre 2020. Le recourant ne conteste au demeurant pas la jurisprudence selon laquelle, en présence d'un tiers, l'autorité intimée ne saurait être condamnée aux dépens; il ne prétend pas non plus que les montants finalement arrêtés contreviendraient aux règles cantonales en matière de fixation des frais et dépens. La répartition des dépens opérée par l'instance précédente n'apparaît ainsi pas insoutenable, spécialement au regard de l'issue de la procédure cantonale (admission partielle du recours). Dans ces conditions, le grief doit être écarté.