Citation: 1C_576/2018 E. 5

La recourante conteste la motivation subsidiaire que contient l'arrêt attaqué. La cour cantonale a considéré que, le stationnement des véhicules lourds de la recourante n'étant - faute de conformité à cette affectation - pas possible en zone agricole, il ne pouvait être envisagé que dans la partie affectée en zone de village. Cela nécessiterait toutefois une autorisation de changement d'affectation, voire une autorisation pour des travaux d'imperméabilisation du revêtement. En l'absence d'une telle autorisation, le caractère illicite du stationnement des véhicules en zone de village devait être confirmé. La recourante fait valoir que, conformément au principe de la proportionnalité, la restitution de l'état antérieur ne peut être ordonnée que si les travaux, respectivement le changement d'affectation en l'occurrence, ne sont pas susceptibles d'être mis au bénéfice d'une autorisation. Des solutions de compromis, comme une réorganisation de l'aménagement du site, auraient selon elle ainsi pu être trouvées. Or il n'apparaît pas que la recourante ait déposé de demande d'autorisation en ce sens, de sorte que son grief est sans pertinence. A cela s'ajoute que, comme le suggère la recourante, savoir si une telle autorisation pourrait être délivrée est étroitement lié à la question de la conformité de son activité en général à la zone de village. A cet égard, comme on l'a relevé ci-dessus, la recourante ne démontre pas en quoi la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en jugeant que dite activité n'était pas conforme à l'affectation de la zone de village. Les parties et autorités discutent de la possibilité que la recourante déploie son activité sur la partie affectée en zone agricole de la parcelle n° 534. Cette question ne fait pas l'objet de la présente cause - une procédure y afférente serait au demeurant en cours auprès du SDT -, de sorte qu'il n'y a pas lieu de l'examiner. Dans le cadre de ce grief, la recourante évoque en passant et sans la motiver une violation de son droit d'être entendue du fait de l'absence d'audition des témoins qu'elle avait proposés et d'interpellation de l'autorité cantonale spécialisée en matière de nuisances. Loin de remplir les conditions de motivation posées par l'art. 106 al. 2 Cst. s'agissant de la violation de droits fondamentaux, la critique de la recourante quant au respect de son droit d'être entendue ne sera pas examinée.