Citation: 9C_119/2022 E. 5.4

5.4. Quant au fait que la recourante emploie une femme de ménage à raison de deux heures par semaine, comme cela ressort également du rapport d'enquête à domicile, il ne suffit pas pour admettre le besoin d'un accompagnement pour faire face aux nécessités de la vie selon la jurisprudence relative à l'art. 38 RAI (cf. arrêts 9C_283/2021 du 7 mars 2022 consid. 5.3.3; 9C_131/2019 du 16 août 2019 consid. 4 et 6.1). En effet, l'enquêtrice n'a pas retenu concrètement la nécessité d'un accompagnement durable avec la tenue du ménage. Elle a répondu "non" à la question de savoir si l'assurée avait besoin de prestations d'aide permettant de vivre de manière indépendante, tout en expliquant clairement que la recourante pouvait planifier et fractionner ses activités afin de respecter les restrictions découlant de son état de santé. Le point de vue de l'enquêtrice a été suivi sans arbitraire par les juges cantonaux qui ont retenu que l'aide ménagère, aussi utile était-elle, ne pouvait être considérée comme indispensable à l'assurée pour vivre de manière indépendante. Celle-ci n'oppose à cette appréciation que de simples affirmations non étayées plus précisément.