Citation: 2C_241/2024 E. 2

Le litige porte sur le bien-fondé de la caducité de l'autorisation d'établissement du recourant. L'instance précédente a jugé que toutes les preuves que le recourant avait produites n'étaient pas aptes à démontrer qu'il séjournait effectivement à U.________ en février 2018 et qu'aucun document ou attestation de tiers ne rendait vraisemblable son séjour effectif et quotidien dans cet appartement. L'épouse du recourant avait en revanche déclaré qu'elle vivait en France avec leurs enfants depuis deux ans, soit depuis 2016, et que le recourant ne dormait à U.________ qu'en de rares occasions. Le fait que l'épouse du recourant travaillait à Genève et que ses enfants y étaient scolarisés et y passaient leurs loisirs devait être considéré comme des séjours temporaires, dans le cadre desquels, une fois l'activité (scolaire, professionnelle ou de loisirs) terminée, ils regagnaient le domicile familial en France, où la famille disposait de son cercle de vie et d'intérêts. Il résultait de l'ensemble de ces éléments que le centre d'intérêts du recourant se trouvait, à tout le moins dès le 13 février 2018, non pas à Genève mais en France voisine.