Citation: 6B_458/2021 E. 2.3

2.3. C'est à juste titre que la cour cantonale a estimé que le fait de soumettre au paiement d'une somme considérable toute discussion relative à un éventuel retrait de plainte constituait une menace au sens de l'art. 181 CP. Il est admis par la jurisprudence que la menace du dépôt d'une plainte pénale constitue la menace d'un dommage sérieux et, par ailleurs, que la menace peut avoir pour objet une action comme une omission de l'auteur. Il y a dès lors lieu de considérer que la menace de continuer à exposer une personne à une poursuite pénale en ne retirant pas une plainte représente une menace d'un dommage sérieux au même titre que la menace de déposer une plainte, faute de quoi le fait de déposer une plainte avant de faire pression sur la victime permettrait d'échapper à une condamnation pour contrainte en raison d'un comportement en soi constitutif de cette infraction. Par ailleurs, on comprend mal en quoi l'indication qu'aucune négociation ne serait envisageable avant le paiement des montants réclamés justifierait une autre appréciation du comportement du recourant. Tout au plus met-elle en évidence sa détermination, ce qui ne réduit en rien sa culpabilité. Il y a enfin lieu de rappeler que définir ce que l'auteur savait, voulait ou l'éventualité à laquelle il consentait relève de l'établissement des faits (ATF 141 IV 336 consid. 2.4.1 p. 342; 137 IV 1 consid. 4.2.3 p. 4). Par conséquent, dans la mesure où le recourant se prévaut de l'envoi simultané de son courrier à son avocat pour chercher à montrer son absence de volonté délictuelle, il s'en prend à une constatation de fait de la cour cantonale sans toutefois montrer par une argumentation satisfaisant aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF que l'appréciation de la cour cantonale serait insoutenable. Au demeurant, on ne voit pas que l'envoi du courrier litigieux à son avocat suffirait pour démontrer l'absence totale de volonté de contrainte de la part du recourant.