Citation: 8C_724/2021 E. 4.2.3

4.2.3. Toutefois, la recourante ne peut pas être suivie lorsqu'elle prétend que l'appréciation du docteur F.________ l'emporterait. Comme les éléments mentionnés ci-dessus (voire le manque d'inflammation aigüe, l'absence d'atteinte en miroir et la réaction modérée ostéo-sous-chondrale) n'ont été introduits qu'en instance cantonale et n'ont été soumis ni aux médecins traitants ni à un expert médical, on ne peut rien déduire du fait allégué par la recourante qu'aucun médecin traitant ne les aurait contestés. A cela s'ajoute que les deux genoux de l'intimé (qui avait 31 ans au moment de l'accident) se présentaient d'une manière nettement différente quelques jours seulement après l'accident. Au surplus, le docteur C.________ a relevé que l'on ne pouvait pas parler d'arthrose du genou gauche en présence d'une lésion focale limité à une zone de 7.5 mm seulement, cette notion de traumatisme étant en outre renforcée par le fait que l'intimé avait été asymptomatique avant l'accident et avait ressenti une douleur subite et importante au moment de celui-ci et qu'une telle lésion chondrale, avec notamment un décollement, pouvait effectivement survenir lors d'un traumatisme. Cette argumentation contient certes des éléments d'un raisonnement de type " post hoc ergo propter hoc " et ne permettrait dès lors pas, à elle seule, à conclure à un lien de causalité (ATF 119 V 335 consid. 2b/bb; cf. 8C_586/2021 du 5 mai 2022 consid. 5.2.2). Cependant, ce praticien énonce suffisamment d'aspects (notamment la délimitation locale de la lésion) qui sont aptes, en combinaison avec les autres éléments, à soulever des doutes, pour le moins minimes, sur l'avis du docteur F.________, ce qui aurait dû amener la juridiction cantonale à mandater un expert médical indépendant ou à renvoyer la cause à la recourante pour compléter l'instruction.