Citation: 5A_476/2022 E. 5.1

5.1. Il constate d'abord que l'arrêt querellé se réfère à deux arrêts non publiés du Tribunal fédéral rendus en 2010 et 2011, qui admettaient qu'un salaire d'apprenti pouvait être pris en compte à hauteur de 30 %, ainsi qu'à STOUDMANN (Le divorce en pratique, 2021, Lausanne, p. 103 s.) puisque les formulations sont les mêmes que celles contenues dans son ouvrage, sans toutefois le citer. Or, le recourant remarque que STOUDMANN précise que l'ATF 147 III 265 imposait que tous les revenus des membres de la famille, y compris les revenus des enfants, doivent être intégrés en entier dans les ressources de la famille. Il en déduit que, depuis cet arrêt, une prise en compte partielle du revenu d'un apprenti n'est plus acceptable et que le juge ne jouit plus d'aucun pouvoir d'appréciation en la matière. S'il ressort du premier paragraphe du consid. 7.1 de l'ATF 147 III 265 que, lors de la première étape de la méthode du minimum vital avec répartition de l'excédent, tous les revenus du parent débiteur doivent être retenus pour déterminer les moyens financiers à disposition, il est relevé au troisième paragraphe de ce même considérant que, pour les enfants aussi, des éléments ( Bestandteile) peuvent être pris en compte dans le calcul des revenus, tels les allocations familiales et professionnelles (art. 285a al. 1 CC), les revenus de la fortune (art. 319 al. 1 CC), les revenus de l'activité lucrative (art. 276 al. 3 et 323 al. 2 CC). Ainsi, contrairement à ce que soutient le recourant, il n'apparaît pas que l'on puisse déduire de la teneur de l'ATF 147 III 265 qu'" il est désormais parfaitement limpide " que tous les revenus des enfants doivent être " intégrés en entier dans les ressources de la famille ". Dans quelle mesure ceci devra se faire relève finalement du pouvoir d'appréciation du juge (cf. supra consid. 3). Il s'ensuit que par son grief le recourant ne démontre pas que la cour cantonale aurait gravement méconnu un principe clair et incontesté en prenant partiellement en compte le revenu de l'enfant majeur, pour des raisons d'équité (cf. supra consid. 3), et aurait ainsi versé dans l'arbitraire (cf. supra consid. 2.1).