Citation: 9C_487/2022 E. 3.2.5

3.2.5. Il y a lieu, ensuite, de relever que le diagnostic en cause constitue un diagnostic d'exclusion, qui ne peut être posé qu'à l'issue d'un examen interdisciplinaire du cas particulier, une évaluation consensuelle et l'exclusion d'autres causes des troubles (Harter et al., op. cit., p. 124). Différents schémas d'évaluation ont été proposés (cf. Harter et al., op. cit., p. 122, tableau 1 "Konsensus-Kriterien zur Definition von multipler Chemikaliensensibilität [MCS]; Giovanni Damiani et al., Italian Expert Consensus on Clinical and Therapeutic Management of Multiple Chemical Sensitivity [MCS], International Journal of Environmental Research and Public Health 2021, 18, p. 5). Or une telle évaluation n'a pas eu lieu en l'occurrence. En particulier, l'expertise psychiatrique a été rendue sans qu'il y ait eu un échange avec les médecins traitants (somaticiens) de l'assurée. Elle relève en outre, quoi qu'en dise la juridiction cantonale, d'une approche superficielle de la problématique médicale en cause. Ainsi, l'expert s'est limité à de strictes constatations sur l'attitude de la recourante pendant son entretien, au sujet duquel il a indiqué que "par la force des choses et imposées par l'assurée, nous étions dans un entretien extrêmement précis et rapide et Mme A.________ a répondu à cela avec autant de précision et de rapidité que possible" (p. 19 de l'expertise du 25 septembre 2019). Il n'a pas pris position sur les limitations rapportées par la recourante en relation avec son hypersensibilité, dont elle a donné un exemple en signalant son inconfort à cause de certaines émanations et odeurs sur le lieu de l'examen.