Citation: 6B_1012/2021 E. 3.2.3

3.2.3. En ce qui concerne les violations du droit fédéral invoquées (singulièrement l'établissement arbitraire des faits en violation de la présomption d'innocence, du principe "in dubio pro reo" et du droit d'être entendu), les griefs du recourant relatifs à l'absence de confrontation avec la victime sont dépourvus de toute pertinence, car pareille mesure était superflue. En effet, le contenu de l'appel téléphonique du recourant à D.________ à 22h24 n'a aucune importance et il n'est en particulier pas déterminant, comme les juges d'appel l'ont retenu à juste titre, que le cousin F.________ existe vraiment. En revanche, l'existence avérée de cette conversation téléphonique constitue un élément décisif pour le sort de la cause, car elle permet d'établir un lien entre tous les protagonistes de l'affaire (instigateur, auteurs et victime de l'agression). Compte tenu de la chronologie des communications téléphoniques, des participants à celles-ci, ainsi que du déroulement de l'agression, la juridiction d'appel était fondée à admettre que le recourant avait instigué l'agression dont D.________ a été victime. Contrairement à l'opinion du recourant, l'autorité précédente disposait de suffisamment d'éléments convergents pour lui permettre de retenir que le recourant avait commis les faits qui lui étaient reprochés, sans enfreindre le principe "in dubio pro reo". Sur ce point, la solution contestée n'a rien d' insoutenable, aussi bien dans sa motivation que dans son résultat.