Citation: 8C_91/2014 E. A

A.________, née en 1943, travaillait en qualité d'aide-ménagère pour le compte de la Fondation B.________. A ce titre, elle était assurée contre le risque d'accidents auprès de la Bernoise Assurance. Le 31 octobre 1992, une assiette est tombée sur le pied droit de A.________ et l'a blessée au gros orteil. Elle a été soignée par les médecins de la Permanence médico-chirurgicale D.________ qui ont suturé la plaie. Constatant par la suite une impossibilité à relever son gros orteil, elle a consulté le docteur E.________. Ce médecin a diagnostiqué une section traumatique du long extenseur du gros orteil droit et pratiqué le 5 janvier 1993 une intervention chirurgicale consistant en un transfert de l'extenseur du 2ème orteil sur le premier et une ablation d'une exostose liée à un valgus préexistant. A.________ a repris son travail à 50% le 1er mars 1993 et à 100% dès le 17 mai suivant. La Bernoise Assurance a pris en charge le cas. Le 19 septembre et le 1er octobre 1993, l'assurée a annoncé à la Bernoise Assurance deux autres accidents (des chutes ayant entraîné respectivement une blessure au bras gauche et une entorse au pied droit). Le 10 mai 1994, le docteur E.________ a réalisé une nouvelle opération sur le gros orteil droit (ténolyse et neurolyse), qui a entraîné une incapacité de travail de 100% du 9 mai au 3 juillet 1994 et de 50% du 4 juillet au 8 août 1994. Dès janvier 1995, A.________ a pris un deuxième emploi en tant que nettoyeuse auprès de F.________ et, à partir du mois de novembre suivant, elle a également débuté une activité de garde-malade chez un particulier. L'assurée a néanmoins continué à se plaindre de douleurs sur la face dorsale du pied droit et d'une limitation de la mobilité. Des investigations ont fait suspecter un syndrome du tunnel tarsien modéré (rapport du docteur G.________ du 3 mars 1995), ce qui a conduit le docteur E.________ à pratiquer une neurolyse du nerf tibial postérieur le 2 mai 1995. Il s'en est suivi une période d'incapacité de travail du 1er mai au 1er octobre 1995. Le 16 janvier 1997, l'assurée a subi une quatrième intervention sur son pied droit. Depuis lors, elle n'a plus repris son travail d'aide-ménagère ni de nettoyeuse. En 2001, elle a aussi arrêté son activité de garde-malade. Après avoir ordonné une expertise au Centre d'observation médicale de l'assurance-invalidité (COMAI) (rapport du 28 décembre 2001), l'Office AI du canton de Genève a alloué à A.________ une demi-rente d'invalidité dès le 1er janvier 1998, puis une rente entière dès le 1er octobre 2004. Entre-temps, Allianz - qui a succédé à la Bernoise Assurance - a mis en oeuvre deux expertises, confiant la première au docteur H.________ et la seconde aux docteurs I.________ et J.________ de la Clinique K.________ (rapports des 17 mars 1998 et 14 septembre 2009). Les experts ont conclu de manière unanime que les troubles et les interventions liés au syndrome du tunnel tarsien ne se trouvaient pas en relation de causalité avec les accidents annoncés et que seules les suites de la lésion du tendon de l'extenseur étaient imputables à l'événement du 31 octobre 1992. Par décision du 7 janvier 2010, confirmée sur opposition le 12 juillet 2010, Allianz Suisse a mis un terme aux prestations rétroactivement au 1er janvier 1999, tout en renonçant à demander à A.________ le remboursement des indemnités journalières versées au-delà. Allianz a considéré qu'à partir de cette date, la prénommée ne subissait plus d'incapacité de travail en relation avec l'accident du 31 octobre 1992. Elle lui a cependant reconnu le droit à une indemnité pour atteinte à l'intégrité d'un taux de 15%.