Citation: 6B_38/2023 E. 2.5

2.5. Par ailleurs, comme l'a jugé la cour cantonale, sans que cela soit spécifiquement contesté par le recourant, ces faits sont bien constitutifs d'abus de confiance au sens de l'art. 138 ch. 1 al. 2 CP. Entre mars 2007 et septembre 2009, le recourant s'est ainsi, de manière illégitime, enrichi de montants d'un total de 1'706'000 fr. (1'856'000 fr. - 150'000 fr.), qu'il avait prélevés sur le compte bancaire de D.________, dont il était l'administrateur, après les avoir transférés sans droit depuis les comptes bancaires de C.________, pour laquelle il travaillait comme responsable administratif et financier, s'étant vu confier dans ce cadre le pouvoir effectif de disposer de l'argent déposé sur les comptes bancaires de la société. Par ailleurs, quand bien même le recourant devait être considéré comme un organe de C.________, le transfert de sommes d'argent, puis le prélèvement de celles-ci à des fins personnelles, sortaient manifestement du cadre de son activité portant sur l'administration des sociétés en question. Comme l'a justement relevé la cour cantonale, le comportement du recourant n'entrant dès lors pas dans le cadre de son activité d'organe, il ne peut pas se prévaloir de ce que le patrimoine social ne lui aurait pas été confié. Ses actes sont donc bien susceptibles d'être appréhendés comme constitutifs d'un abus de confiance.