Citation: H 334/03 10.01.2005 E. 6.3

6.3.1 Sur le plan du risque économique encouru par l'entrepreneur, il peut être défini comme étant celui que court la personne qui doit compter, en raison d'évaluations ou de comportements professionnels inadéquats, avec des pertes de la substance économique de l'entreprise. Constituent notamment des indices révélant l'existence d'un risque économique d'entrepreneur le fait que l'assuré opère des investissements importants, subit les pertes, supporte le risque d'encaissement et de ducroire, supporte les frais généraux, agit en son propre nom et pour son propre compte, se procure lui-même les mandats, occupe du personnel et utilise ses propres locaux commerciaux (Greber/Duc/Scartazzini, Commentaire des art. 1 à 16 de la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et survivants, n. 111 ad art. 5 LAVS, p. 181). 6.3.2 Le recourant ne prétend pas avoir engagé du personnel, ni avoir procédé à des investissements financiers importants, ni avoir assumé d'importants frais fixes pour l'exercice de l'activité litigieuse. Agissant au nom et pour le compte de la société, il ne supporte pas le risque d'encaissement et de ducroire. Au vu de la fréquence de sa collaboration avec celle-ci et des faibles revenus réalisés au service de ses autres clients (cf. décomptes des cotisations personnelles dues pour les années 1996 à 2000), il y a lieu de retenir qu'il consacre la majeure partie de son temps de travail à la société, de sorte qu'en cas d'interruption de cette activité, le seul risque économique qu'il encourt, réside dans le fait de se retrouver dans une situation semblable à celle d'un salarié qui perd son emploi. Dans ces circonstances, l'assuré ne supporte pas de risque d'entrepreneur quant à l'activité pour laquelle il a obtenu les rémunérations litigieuses. 6.4 Il n'est pas contesté que le recourant exerce à son compte, une activité parallèle pour laquelle il est affilié auprès de la caisse en qualité d'indépendant depuis 1993. Toutefois, il ne ressort pas des décomptes établis pour les années 1996 à 2000, que l'assuré se soit acquitté auprès de celle-ci, de cotisations personnelles sur les rétributions litigieuses. 6.5 Sur le vu de ce qui précède, c'est à bon droit que la caisse et la juridiction cantonale ont considéré que l'assuré avait exercé une activité dépendante au service de la société. C'est par conséquent à juste titre que la caisse a réclamé à celle-ci, le paiement des cotisations litigieuses.