Citation: 2C_1084/2017 E. 1.2

1.2. L'arrêt attaqué constate que la Commission du Barreau a interdit à C.________ de s'occuper des intérêts du recourant dans une décision qui a fait l'objet d'un recours de cet avocat, qui était pendant lorsque l'arrêt attaqué a été rendu. La Cour de justice a admis le recours de C.________ le 26 juin 2018 dans l'arrêt ATA/662/2018 (consultable à l'adresse ge.ch/justice/donnees/tdb/ Decis/TA/ata.tdb). il a notamment retenu que l'avocat et sa cliente avaient intérêt à obtenir l'annulation de la décision initiale de la Commission du Barreau et qu'il n'y avait vraisemblablement pas de risque, même théorique, que leurs intérêts viennent s'opposer. Cette décision est définitive. L'autorité en charge de la procédure peut statuer d'office et en tout temps sur la capacité de postuler d'un mandataire professionnel (ATF 141 IV 257 consid. 2.2 p. 261), l'interdiction de postuler ne relevant en principe pas du droit disciplinaire, mais du contrôle du pouvoir de postuler de l'avocat (ATF 138 II 162 consid. 2.5.1 p. 168). L'interdiction de postuler peut découler d'un conflit entre les propres intérêts de l'avocat et ceux de ses clients (arrêt 1B_149/2013 du 5 septembre 2013 consid. 2.4.2 et les références; BENOÎT CHAPPUIS, La profession d'avocat, tome I, 2e éd. 2016, p. 120 s.). En l'occurrence, l'avocat du recourant le représente dans un litige qui porte sur la domiciliation de ce dernier dans les locaux de B.________, dont il est actionnaire et administrateur. La question se pose de savoir dans quelle mesure cet avocat défend aussi ses propres intérêts, qui seraient source d'un conflit avec ceux du recourant, et, partant s'il peut valablement le représenter devant le Tribunal fédéral, qui n'est pas lié par l'appréciation de la Cour de justice. Etant donné l'issue du présent recours, la question peut rester indécise.