Citation: 7B_746/2023 E. B

Par arrêt du 7 novembre 2022, la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal de l'État de Fribourg (ci-après: la cour cantonale ou l'autorité précédente) a notamment rejeté l'appel formé par le prévenu. Elle a retenu en substance les faits suivants. B.a. Le jeudi 12 janvier 2017, vers 14h50, B.________, sur l'invitation de son maître de stage A.________, s'est rendue dans la salle de conférence de l'étude pour discuter avec lui de trois dossiers. A.________ lui a proposé une boisson. Lui-même s'était préparé un café et un verre d'eau. B.________ quant à elle a bu le verre d'eau amené par A.________. La discussion professionnelle a duré environ 30 minutes. Par la suite, A.________ a fait dévier la conversation sur sa vie privée, puis sur le fait que B.________ n'avait pas suffisamment confiance en elle. ll lui a demandé de dire quelles étaient ses qualités. Lui-même a fait une liste des qualités de sa stagiaire qu'il a terminée avec I'adjectif "belle". ll a aussi abordé le thème des examens professionnels de B.________ et lui a demandé si elle connaissait l'hypnose et la programmation neurolinguistique. ll lui a longuement parlé de ces théories mentales. Puis, A.________ a proposé à B.________ de lui faire écouter un enregistrement d'une séance d'hypnose pris sur Youtube. ll est allé chercher son téléphone mobile dans son bureau et lui a tendu les écouteurs de son téléphone mobile pour qu'elle les place sur ses oreilles. A ce moment-là, B.________ commençait déjà à se sentir de plus en plus somnolente et bizarre, comme si elle était là sans être là. Elle s'est exécutée. Durant la diffusion de l'enregistrement, A.________ a demandé à B.________ de fermer les yeux et de se laisser aller. ll a éteint la lumière dans la salle de conférence et dans son bureau. B.________ s'est entendue ronfler. A.________ s'est levé et s'est placé derrière B.________. Elle a senti qu'il lui touchait la tête, les épaules et a senti son souffle sur son cou. ll la touchait partout et a glissé ses mains dans sa robe pour lui caresser la poitrine à l'intérieur de son soutien-gorge. Elle a senti aussi qu'il lui relevait la robe pour lui toucher les cuisses. Elle sentait ce que faisait A.________ mais n'arrivait pas à réagir. Quand elle a repris conscience, B.________ avait la tête en bas, les cheveux sur le visage et A.________ avait chacune de ses mains sur chacun de ses seins à même la peau. Elle n'entendait plus l'enregistrement. Elle était complètement désorientée, elle s'est rendue compte que la salle de conférence était plongée dans le noir, l'étude également. A.________ a alors enlevé ses mains. ll lui a dit "lève-toi, ça va aller, je t'ai sentie dormir". B.________ était choquée par la situation et le tutoiement. A.________ lui a tendu la main pour l'aider à se lever. B.________ a voulu s'en aller en lui disant qu'elle avait un courrier urgent à faire partir, concernant un dernier délai. A.________ I'a poussée contre le mur ou s'est adossé contre le mur, les souvenirs à cet égard de B.________ étant incertains. A.________ l'a prise et l'a serrée contre lui. ll s'est ensuite assis sur la table et l'a prise à nouveau dans les bras. B.________ a remarqué qu'il avait le sexe en érection. B.________ l'a repoussé, mais A.________ l'a retenue, elle a dû le repousser une nouvelle fois pour pouvoir se dégager et quitter la salle de conférence. B.________ est retournée à son poste de travail pour terminer au plus vite les tâches qu'elle avait en cours. Au moment où elle quittait l'étude, A.________ est venu vers elle et lui a dit: "ça va aller Madame B.________, j'ai tout chamboulé mais ça va aller". ll lui a posé un verre d'eau sur son bureau, est revenu lui lire un texte sur la dualité entre l'être et l'égo. ll lui a dit: "vous n'êtes pas seule, courage". A 17h24, B.________ a envoyé un message à D.________ pour l'informer qu'elle voulait lui parler parce qu'elle n'allait pas très bien. B.________ a quitté l'étude vers 17h45 alors qu'elle aurait dû rester jusqu'à 18h00. B.b. En outre, au cours de l'été 2006, durant les vacances scolaires précédant sa dernière année d'études au Lycée français de U.________, C.________, alors âgée de 18 ans, a effectué un stage d'une semaine au sein de l'étude de A.________. Le mardi ou le mercredi de cette semaine de stage, le prévenu a proposé à C.________ de manger avec lui durant la pause de midi. ll lui a remis de I'argent pour aller acheter des sandwichs, qu'ils ont ensuite mangés dans son bureau. Au terme de ce repas, tous deux sont sortis du bureau et se sont rendus dans le hall d'entrée de l'étude, tout en discutant. Alors que C.________ se trouvait près de la porte d'entrée, A.________, usant de sa stature imposante et de sa position dominante face à une jeune lycéenne dans un contexte de stage professionnel, I'a soudainement plaquée contre un mur en la maintenant avec ses bras, puis l'a embrassée contre son gré sur la bouche en introduisant la langue tout en la touchant au niveau du tronc, soit notamment au niveau de la poitrine et du ventre, ainsi qu'en appuyant son pénis en érection contre elle. Dans un mouvement de réflexe, C.________ I'a vigoureusement repoussé.