Citation: 5A_258/2018 E. 5.2

5.2. Vu les principes exposés plus haut (cf. supra consid. 3.2), l'autorité cantonale n'a pas fait preuve d'arbitraire ni violé le droit fédéral en considérant que les éléments ayant conduit à la fixation des montants dus à l'épouse ne pouvaient être remis en cause. Les critiques du recourant relatives au niveau de l'entretien convenable de l'intimée tombent dès lors à faux. De toute manière, son argumentation se limite d'abord à reproduire, de manière irrecevable, des extraits de son mémoire d'appel dans lesquels il faisait valoir qu'il avait dû puiser dans sa fortune pour faire face à ses obligations d'entretien, tandis que l'intimée avait pu économiser suffisamment pour s'acheter un nouveau véhicule. Il réitère ensuite ses allégations selon lesquelles il n'a pas démissionné volontairement de ses postes au sein des sociétés familiales, de sorte qu'un "revenu hypothétique" ne peut lui être imputé. Enfin, il soulève une prétendue question de principe, arguant que la situation financière des parties a changé de manière spectaculaire depuis leur séparation, de sorte qu'il devrait pouvoir bénéficier d'un réexamen complet de celle -ci. Par cette argumentation, essentiellement appellatoire, le recourant ne démontre une nouvelle fois aucun arbitraire dans la constatation des faits. Il ne met pas non plus en évidence de violation du droit fédéral et, notamment, du principe du clean break. En particulier, comme il n'y a pas lieu de réexaminer le niveau de l'entretien convenable auquel l'épouse peut prétendre, savoir s'il conviendrait de se fonder sur un autre train de vie que celui mené durant la vie commune, au motif que les époux ont été séparés pendant plus de dix ans avant que la contribution post-divorce ne soit définitivement tranchée, peut rester indécis. Il convient encore de préciser que la cour cantonale n'a pas imputé de revenu hypothétique au recourant, en ce sens qu'elle aurait considéré qu'il pouvait réaliser un revenu supérieur à son revenu actuel en augmentant son taux de travail ou en exerçant une autre profession, mais a en réalité estimé que ses revenus et son patrimoine effectifs étaient plus élevés que ce qu'il alléguait. Autant qu'il est suffisamment motivé (art. 42 al. 2, 106 al. 2 LTF), le moyen est ainsi dénué de tout fondement.