Citation: 1B_172/2022 E. B

Le 20 août 2021, A.________ a sollicité une défense d'office, au motif qu'il était réduit à son minimum vital depuis le mois de février 2021, à la suite d'une décision de l'Office des poursuites et faillites des districts de Martigny et Entremont; père de deux enfants mineures, il se trouvait désormais dans l'incapacité de régler les honoraires de son avocat. Dans son rapport du 10 janvier 2022, après avoir examiné les pièces et informations produites par l'intéressé, le greffe de l'assistance juridique a préavisé négativement la demande d'assistance judiciaire, la situation financière de A.________ (revenu mensuel moyen de 11'861.40 francs; disponible mensuel dépassant de 3'776.55 le minimum vital majoré et de 4'076.55 le minimum vital strict; propriétaire d'un bien immobilier loué par des tiers dont la valeur vénale s'élevait à 270'000 euros; vente de deux biens immobiliers depuis la fin de l'année 2020 pour des montants de 31'786 francs et 84'318 euros qui avaient été affectés au remboursement d'un prêt personnel et d'arriérés d'impôts) lui permettant d'assumer les honoraires d'un avocat. Par ordonnance du 11 janvier 2022, le Ministère public du canton de Genève a refusé d'ordonner la défense d'office de A.________. Par arrêt du 7 mars 2022, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) a rejeté le recours déposé par A.________ contre cette ordonnance. Elle a considéré en substance que compte tenu de ses revenus et de sa fortune immobilière, A.________ n'était pas indigent et disposait des moyens d'assumer les honoraires d'un avocat, fût-ce par mensualités. Elle a ajouté que la condition de la complexité de la procédure n'était pas non plus réalisée.