Citation: 6B_778/2013 E. 2.2.4

2.2.4. Le recourant invoque encore le caractère ancien de l'expertise du Dr B.________ et le contexte dans lequel cette expertise a été rendue. Son grief ne satisfait pas aux exigences accrues de motivation (art. 106 al. 2 LTF). Serait-il recevable que le grief d'arbitraire serait infondé. L'élément déterminant pour ordonner une nouvelle expertise n'est pas le temps qui s'est écoulé depuis le moment où l'expertise a été établie comme le prétend le recourant, mais plutôt l'évolution de l'expertisé qui s'est produite dans l'intervalle qui justifierait une nouvelle expertise. Il est parfaitement concevable de se fonder sur une expertise relativement ancienne si la situation ne s'est pas modifiée entre-temps (consid. 2.1). Or, le recourant ne démontre rien de tel en ce qui concerne son évolution, se bornant à évoquer hors de son contexte "l'évolution positive" relevée par le Dr C.________ dans son rapport du 29 octobre 2012. Est également irrelevant le fait que la dernière expertise ait été établie dans le cadre de la procédure pénale ouverte contre le recourant à la suite de ses agissements au préjudice d'une jeune femme. L'expertise du Dr B.________ conserve toute sa pertinence puisqu'elle visait à déterminer si le retour de l'intéressé au Foyer du Parc et les conditions thérapeutiques et psychothérapeutiques mises en place étaient adéquates pour neutraliser le risque de récidive. L'expert n'a pas ignoré dans son appréciation que le recourant avait travaillé comme livreur de pizzas au cours des années précédentes. Le recourant n'avance ainsi aucun élément que le juge aurait arbitrairement omis dans l'examen de sa situation concrète qui aurait justifié d'ordonner une nouvelle expertise. L'autorité cantonale pouvait se fonder tant sur l'expertise psychiatrique délivrée par le Dr A.________ le 10 mars 2008 que sur celle du Dr B.________ du 21 septembre 2010. D'ailleurs, le recourant ne discute pas la constatation de l'expert selon laquelle un suivi ambulatoire serait totalement insuffisant pour répondre aux exigences de prévention de la récidive. En définitive, le recourant n'apporte aucun élément de nature à ébranler la crédibilité de l'expertise qui aurait justifié que l'autorité cantonale en ordonnât une nouvelle. Son grief est rejeté dans la mesure de sa recevabilité.