Citation: 2A.493/2003 09.12.2003 E. 2

2.1 D'après l'art. 7 al. 1 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20), le conjoint étranger d'un ressortissant suisse a droit à l'octroi et à la prolongation de l'autorisation de séjour, sous réserve notamment d'un abus de droit manifeste (ATF 121 II 97 consid 4a; voir aussi ATF 128 II 145 consid. 2.2; 127 II 49 consid. 5a). En l'occurrence, il n'est pas contesté que les époux - dont la vie commune a été relativement brève - se sont séparés à fin janvier 2002, qu'ils n'ont pas repris la vie commune depuis lors et que chacun d'entre eux mène sa propre vie. L'épouse, qui a récemment déposé une demande de divorce, s'est installée dans le canton de Vaud chez un ami avec lequel elle a noué une relation sentimentale stable. Dans ces conditions, la Cour cantonale pouvait, à bon droit, retenir que la recourante commettait un abus de droit manifeste en invoquant un mariage n'existant plus que formellement dans le seul but d'obtenir une prolongation de son autorisation de séjour. Selon la recourante, on ne saurait lui reprocher de ne pas vouloir reprendre la vie commune avec son mari, dès lors que celui-ci a commis des actes de violence conjugale à son égard. Mais les motifs de la séparation ne jouent pas de rôle pour juger de la question de l'abus de droit dans le cadre de l'art. 7 LSEE. Est seul déterminant le point de savoir si une reprise de la vie commune est ou non envisageable de part et d'autre. Or, non seulement la recourante a déclaré qu'elle n'envisageait aucune reprise de la vie commune avec son conjoint, mais a encore récemment introduit une procédure de divorce. Force est donc de constater qu'il n'y a plus aucun espoir de réconciliation et que l'union conjugale est à l'évidence vidée de sa substance. 2.2 Pour le surplus, la recourante ne peut rien déduire de l'art. 13 let. f de l'ordonnance du 6 octobre 1986 limitant le nombre des étrangers (OLE; RS 823.21). La voie du recours de droit administratif n'est du reste pas ouverte contre les décisions cantonales refusant une autorisation de séjour à laquelle l'étranger n'a pas de droit, quand bien même les autorités cantonales de police des étrangers auraient examiné à titre préjudiciel la question de l'assujettissement aux mesures de limitation (cf. ATF 119 Ib 91 consid. 2b p. 96; 126 II 335 consid. 1c/aa p. 338; 122 II 186 consid. 1). 2.3 Manifestement mal fondé, le recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable, selon la procédure simplifiée de l'art. 36a OJ. Succombant, la recourante doit supporter les frais judiciaires (art. 156 al. 1 OJ).