Citation: 6B_1279/2020 E. 1.3.2

1.3.2. La recourante reproche à la cour cantonale d'être tombée dans l'arbitraire en retenant que la victime n'avait pas eu une attitude agressive au motif que la recourante n'aurait parlé de comportement agressif du recourant qu'en cours d'enquête. Elle fait valoir qu'elle a dès le début de l'instruction de la cause fait état d'une attitude agressive de la part de son compagnon. Elle a ainsi déclaré lors de son examen clinique du 15 septembre 2018 qu'elle avait " tenté de le calmer "; elle a dit lors de son expertise psychiatrique que " son compagnon était toujours en colère. Il m'a dit des choses méchantes "; enfin, lors de son audition du 23 octobre 2018, J.________ a exposé que, le soir du drame, elle avait entendu hurler la victime à proximité, alors qu'elle était au téléphone avec la recourante. Selon la recourante, la cour cantonale aurait omis arbitrairement de tenir compte de ces déclarations. L'argumentation de la recourante n'est pas pertinente. Les déclarations auxquelles elle se réfère parlent de colère et de cris, mais n'établissent pas que la victime a agressé physiquement la recourante. La cour cantonale n'a donc pas versé dans l'arbitraire en retenant que la victime n'avait pas adopté de comportement physique violent à l'endroit de la recourante et en écartant la version présentée par la recourante en octobre 2018 et lors des débats de première instance (jugement attaqué p. 28). Pour le surplus, la cour cantonale n'a pas méconnu, lors de la fixation de la peine, que la victime avait fait comprendre à la recourante qu'il ne voulait plus d'elle, qu'il allait entreprendre des démarches pour qu'elle soit renvoyée en Afrique, qu'il s'est mis en colère et a exigé d'elle, de manière insistante, qu'elle quitte le logement de K.________ (arrêt attaqué p. 35).