Citation: 5A_117/2014 E. 1.2

1.2. La décision querellée a été rendue en matière civile (art. 72 al. 1 LTF), dans le cadre d'une affaire pécuniaire, dont la valeur litigieuse n'atteint pas 30'000 fr. (art. 74 al. 1 let. b LTF); le recours est toutefois recevable sans égard à la valeur litigieuse lorsque la contestation soulève une question juridique de principe (art. 74 al. 2 let. a LTF). Selon la jurisprudence, il y a question juridique de principe lorsque dans l'intérêt général, en particulier dans l'intérêt de la sécurité juridique, une question controversée doit être résolue par la juridiction suprême afin de parvenir à une interprétation et à une application uniforme du droit fédéral (ATF 139 III 182 consid. 1.2 p. 185; 138 I 232 consid. 2.3 p. 236; 137 III 580 consid. 1.1 p. 582/583; 135 III 1 consid. 1.3 p. 4, 397 consid. 1.2 p. 399). Les recourants se prévalent principalement de l'art. 571 al. 2 CC. Ils prétendent en substance que leur participation à l'acte notarié complémentaire du 28 janvier 2009, ratifiant le transfert conditionnel d'un immeuble, ne constitue pas un acte d'immixtion allant au-delà de l'administration ordinaire d'une succession. Ils considèrent en conséquence que l'autorité précédente a violé le droit fédéral en retenant que cette participation dépassait la simple administration de la succession de feu leur mère et qu'elle démontrait leur acceptation de celle-ci de même que, partant, la déchéance de leur droit de la répudier. Contrairement à l'opinion développée par les recourants, ce débat, qui nécessite d'apprécier les circonstances particulières du cas d'espèce, n'atteint pas un degré d'importance suffisant pour justifier, du point de vue de l'intérêt général, une dérogation au régime ordinaire de la valeur litigieuse minimum. Il s'ensuit que le recours en matière civile est irrecevable. Le recours ne saurait être traité en tant que recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF, dès lors que les recourants n'ont formulé aucun grief d'ordre constitutionnel. En effet, l'intitulé erroné d'un recours ne saurait nuire à son auteur que pour autant que les conditions de recevabilité du recours qui aurait dû être interjeté soient réunies (ATF 134 III 379 consid. 1.2 p. 382 et les arrêts cités). Or le recours constitutionnel subsidiaire ne peut être formé que pour la violation de droits constitutionnels (art. 116 LTF) et le Tribunal fédéral n'examine la violation de tels droits que si un grief de ce chef a été invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF auquel renvoie l'art. 117 LTF). Tel n'est pas le cas en l'espèce. Les recourants font certes valoir l'établissement manifestement inexact des faits - soit implicitement une violation de l'art. 9 Cst. - en ce qui concerne leur absence d'immixtion dans la succession, la "modification unilatérale du notaire" ne pouvant conduire, selon eux, à ce qu'ils soient déchus de leur droit de répudiation. En l'occurrence, il s'agit toutefois d'une question de droit, et non de fait.