Citation: 9C_435/2013 E. 5.2

5.2. Si on compare les circonstances déterminantes pour la question du statut de l'assurée (consid. 3.3 supra ) qui prévalaient à la date de la première décision (du 27 mai 2008), et qui ont conduit le recourant à considérer l'intimée comme une personne active (à plein temps), avec celles existant au moment du second prononcé (le 16 juin 2011), on constate que les seuls changements survenus sont la naissance du cinquième enfant des époux M.________ (le 28 août 2010) et la volonté exprimée par l'intimée quant à son statut. Alors que dans un questionnaire du 23 avril 2007, elle avait indiqué qu'elle aurait travaillé à 100 % sans atteinte à la santé, elle a dans son écriture de recours cantonal ("[...], je souhaiterais pouvoir exercer une activité lucrative si mon état de santé me le permettait. Il est vrai que je n'exercerai pas une activité à plein temps dans un premier temps au vu de ma situation familiale."), puis devant la juridiction cantonale, déclaré que sans problème de santé, elle aurait recommencé à travailler à 50 % (procès-verbal de comparution personnelle du 30 janvier 2012). A cet égard, en accordant une importance décisive au fait que l'intimée a indiqué dans sa demande de prestations du 27 juin 2008 qu'elle était femme au foyer depuis 2005, le recourant méconnaît qu'elle n'a pas, par cette mention, exposé quelle aurait été son activité hypothétique sans atteinte à la santé, mais bien décrit quelle était sa situation effective. On ne saurait donc qualifier de contradictoires les déclarations de l'assurée sur ce point, ni tirer de l'indication du 27 juin 2008 l'expression de sa volonté de ne pas exercer d'activité lucrative si elle était en bonne santé, à l'inverse de la déduction erronée de la collaboratrice de l'office AI ayant mené l'enquête économique sur le ménage (rapport du 13 avril 2011).