Citation: 7B_349/2023 E. 1.2

1.2. L'arrêt entrepris ne met pas fin à la procédure pénale; il a donc un caractère incident. Le recours en matière pénale contre une telle décision n'est dès lors recevable qu'aux conditions de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, soit en présence d'un préjudice irréparable, l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'étant généralement pas applicable en matière pénale (cf. arrêt 1B_162/2022 du 17 février 2023 consid. 1.2, destiné à la publication; ATF 144 IV 127 consid. 1.3). En matière pénale, le préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF se rapporte à un dommage de nature juridique qui ne puisse pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision favorable au recourant (ATF 144 IV 127 consid. 1.3). En règle générale, les décisions portant sur la disjonction de procédures ne sont pas susceptibles de causer un préjudice irréparable, dès lors que l'éventuel dommage en résultant peut être réparé ultérieurement (arrêts 1B_428/2018 du 7 novembre 2018 consid. 1.2; 1B_226/2015 du 20 janvier 2016 consid. 1.2.1 et les arrêts cités). Toutefois, le recourant fait valoir que la décision de disjonction lui ferait notamment perdre ses droits procéduraux dans la procédure relative aux autres prévenus (art. 147 al. 1 CPP a contrario; ATF 147 IV 188 consid. 1.3.4) et qu'il ne pourra plus faire valoir dans ce cadre une violation de ses droits de participation (cf. art. 147 al. 4 CPP; arrêt 1B_506/2020 du 5 octobre 2020 consid. 2). La question de la recevabilité peut toutefois demeurer indécise, car le recours est de toute façon mal fondé pour les motifs qui suivent.