Citation: 2C_100/2020 E. 3

Le litige porte sur le point de savoir si, compte tenu des condamnations pénales que la recourante a subies, en particulier sa condamnation définitive, en 2013, à une peine privative de liberté de vingt ans pour assassinat notamment, la révocation de son autorisation d'établissement est conforme au droit. La recourante dénonce en particulier une violation du principe de proportionnalité ancré à l'art. 96 de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers (LEtr [dans sa teneur en vigueur au moment de l'ouverture de la procédure de révocation litigieuse, RO 2007 5437], intitulée, depuis le 1er janvier 2019, loi fédérale sur les étrangers et l'intégration [LEI; RO 2017 6521]), et fait valoir qu'un simple avertissement aurait dû lui être notifié. Elle invoque aussi une violation du droit au respect de la vie privée et familiale consacré par l'art. 8 CEDH, droit qu'il convient d'interpréter en tenant compte, notamment, de l'intérêt supérieur de l'enfant garanti par la Convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant (CDE; RS 0.107). Elle se prévaut enfin de la violation de l'art. 63 al. 2 let. a LEtr [recte: 63 al. 2 LEtr] en lien avec l'art. 62 al. 1 let. b LEtr et l'art. 63 al. 1 let. b LEtr notamment.