Citation: 5A_888/2013 E. 3.3

3.3. La recourante expose, en substance, que le mariage a duré plus de dix-huit ans, dont plus de treize ans de vie commune, et que les enfants nécessitent une prise en charge ainsi qu'une attention d'autant plus soutenues que le divorce les a mis dans une situation compliquée, l'état de santé psychologique du cadet étant au surplus précaire. Elle conteste en outre qu'on puisse exiger d'elle qu'elle exerce une activité professionnelle à 40% au motif qu'elle effectue du bénévolat, arguant que cette opinion revient à considérer que l'épouse qui a la garde des enfants doit se consacrer exclusivement à son foyer et n'avoir aucune vie sociale, sous peine de devoir aller travailler. Selon elle, on ne voit pas en quoi le fait d'avoir ainsi trouvé un mode de vie équilibrant serait incompatible avec les exigences de l'art. 125 CC. De plus, les juges précédents ne sauraient affirmer, sans avoir instruit ce point, qu'il lui est possible de retourner travailler dans la régie immobilière de son père, une telle hypothèse étant exclue vu la tournure prise par les affaires. Par cette argumentation, la recourante ne démontre pas que l'autorité cantonale aurait fait preuve d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans la constatation des faits. Tel est en particulier le cas lorsqu'elle se contente d'affirmer qu'elle n'a pas la possibilité effective d'exercer une activité lucrative à 40% dans l'entreprise de son père, alors que l'arrêt déféré retient qu'elle y a travaillé jusqu'en 2005 et qu'elle y reste inscrite comme personne de contact parmi les cadres. Ses considérations d'ordre général ne mettent en outre en évidence aucune violation du droit fédéral. S'il est vrai qu'on ne peut, en principe, exiger de l'époux qui a la garde des enfants qu'il exerce une activité lucrative à un taux de 50% avant que le plus jeune d'entre eux n'ait atteint l'âge de 10 ans révolus, il s'agit toutefois d'une règle dont l'application dépend du cas individuel. Ainsi, une activité lucrative apparaît exigible lorsqu'elle a déjà été exercée durant la vie conjugale ou si l'enfant est gardé par un tiers, de sorte que le détenteur de l'autorité parentale, respectivement de la garde, n'est pas empêché de travailler pour cette raison (arrêt 5A_776/2012 du 13 mars 2013 consid. 5.4.2). En l'occurrence, l'autorité cantonale ne saurait se voir reprocher d'avoir enfreint le large pouvoir d'appréciation qui est le sien dans ce domaine (art. 4 CC), en considérant qu'il pouvait être exigé de l'épouse qu'elle exerce dès à présent une activité lucrative à 40%, quand bien même le plus jeune des enfants n'aura atteint l'âge de 10 ans que le 9 janvier 2015. A cet égard, il convient de relever que l'épouse n'a cessé de travailler qu'en 2005 et que les enfants sont scolarisés, ce qui implique une certaine prise en charge par des tiers. Au demeurant, les juges précédents n'ont pas considéré que l'épouse pouvait se voir imposer d'exercer une activité lucrative du seul fait qu'elle faisait du bénévolat, mais en se fondant sur toutes les circonstances du cas d'espèce. La critique formulée à ce sujet par la recourante, autant qu'elle soit pertinente, n'apparaît donc pas décisive. Dans la mesure où il est suffisamment motivé (art. 42 et 106 al. 2 LTF), le grief se révèle ainsi infondé.