Citation: 2A.427/2003 23.09.2003 E. 1

Or, il résulte de l'arrêt entrepris que les époux, dont la vie commune a été brève, se sont séparés le 1er juillet 2001 et qu'ils n'ont pas repris la vie commune depuis lors. L'épouse a même introduit une procédure de divorce et, le 15 avril 2002, a porté plainte contre son mari pour viol, lésions corporelles, voies de fait et menace. Le recourant ne conteste pas sérieusement ces faits; il produit même un nouveau moyen de preuve (qui, en principe, ne peut pas être pris en compte), soit une expertise psychiatrique du 5 août 2003, d'où il ressort que, pour les faits les plus graves, sa responsabilité pénale était diminuée. Dès lors, tout porte à croire que la reprise de la vie commune n'est pas envisageable de part et d'autre et qu'il n'y a plus aucun espoir de réconciliation. Chacun des époux mène sa propre vie. L'union conju- gale est ainsi vidée de sa substance. Dans ces conditions, force est d'admettre que le recourant commet un abus de droit manifeste en invoquant un mariage n'existant plus que formellement dans le seul but d'obtenir une prolongation de son auto- risation de séjour.