Citation: 2C_470/2019 E. 3.1

3.1. Selon l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions relatives à une autorisation de droit des étrangers à laquelle ni le droit fédéral, ni le droit international ne donnent droit. Pour statuer sur la recevabilité (et le fond) du recours interjeté contre une décision rendue en matière de regroupement familial, le Tribunal fédéral tient compte, en lien avec le droit interne, en particulier les art. 42 ss LEI, de l'âge atteint par l'enfant au moment du dépôt de la demande d'autorisation de séjour ou d'établissement (ATF 136 II 497 consid. 3.2 p. 500; arrêt 2C_920/2018 du 28 mai 2019 consid. 2.1 destiné à la publication). En outre, lorsqu'un parent étranger a demandé le regroupement familial dans les délais prévus à l'art. 47 al. 1 LEI, mais sans avoir encore reçu l'autorisation d'établissement lui permettant de se prévaloir d'un droit à l'octroi d'une autorisation pour son fils ou sa fille sur la base de l'art. 43 LEI, il convient de se fonder, pour juger de ce droit, sur l'âge finalement atteint par l'enfant au moment de l'octroi de l'autorisation d'établissement au regroupant (arrêt 2C_920/2018 du 28 mai 2019 précité consid. 2.1 et les références citées). Contrairement à ce qui prévaut s'agissant des demandes de regroupement familial fondées sur la LEI, le Tribunal fédéral se fonde sur l'âge atteint par l'enfant au moment où il statue pour savoir s'il existe un droit potentiel à séjourner en Suisse déduit de l'art. 8 CEDH (notamment ATF 136 II 497 consid. 3.2 p. 500; jurisprudence confirmée dans l'arrêt 2C_920/2018 du 28 mai 2019 précité consid. 3). En l'occurrence, le recourant, né en octobre 2000, est majeur depuis octobre 2018. Il était en revanche mineur lorsque la deuxième demande de regroupement a été déposée le 30 août 2017. Il était également mineur lorsque son père a obtenu son autorisation d'établissement (la décision du 4 mai 2018 en constatait déjà l'existence). Dans ces circonstances, le recourant ne peut pas se prévaloir de l'art. 8 CEDH. En revanche, il peut invoquer un droit au regroupement familial avec son père, titulaire d'une autorisation d'établissement, sur la base de l'art. 43 LEI. La clause d'exclusion de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF n'est ainsi pas applicable et la voie du recours en matière de droit public est donc ouverte, étant précisé que la question de savoir si le regroupement familial doit en définitive être accordé relève du fond et non de la recevabilité (cf. ATF 139 I 330 consid. 1.1 p. 332).