Citation: K 59/03 11.08.2003 E. 3.2

3.2.1 En ce qui concerne la valeur probante d'un rapport médical, ce qui est déterminant c'est que les points litigieux aient fait l'objet d'une étude circonstanciée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées par la personne examinée, qu'il ait été établi en pleine connaissance de l'anamnèse, que la description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale soient claires et enfin que les conclusions soient dûment motivées. Au demeurant, l'élément déterminant pour la valeur probante n'est ni l'origine du moyen de preuve ni sa désignation comme rapport ou comme expertise, mais bel et bien son contenu (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). 3.2.2 Dans son rapport du 25 mai 2001, le docteur A.________, médecin-conseil de l'intimée, a constaté que les symptômes dépressifs étaient toujours présents chez la recourante, mais qu'ils pouvaient être qualifiés de légers. Les plaintes de l'intéressée ne se concentraient plus que sur une certaine vulnérabilité, un manque d'énergie et une perte de confiance. Si une labilité d'humeur était encore présente, il n'y avait plus de sensation de tristesse ni de larmes. Le manque de confiance, fréquent dans les incapacités de travail de longue durée, accentue la nécessité de la reprise d'une activité professionnelle. En l'espèce, une reprise du travail devrait se révéler bénéfique, en permettant à l'assurée de se concentrer sur des problèmes concrets. En conclusion, le docteur A.________ a estimé que la recourante était apte à reprendre son activité d'infirmière à 100 % dès le 1er juillet 2001, après avoir relevé que la doctoresse B.________, médecin-traitant, prévoyait également une reprise à 50 % dès le mois de juin ou juillet puis à 100 %. 3.2.3 Le rapport du docteur A.________ a été rendu au terme d'une étude attentive du dossier et de l'examen de l'assurée; il tient compte des plaintes de cette dernière et les conclusions en sont convaincantes, de sorte qu'on peut lui accorder pleine valeur probante. Dès lors, on ne saurait s'écarter de l'opinion émise par ce médecin sur la seule base du certificat établi par le médecin-traitant qui atteste une incapacité de travail de 50 % dès le 2 juillet 2001 sans autre précision. La doctoresse B.________ n'a au demeurant produit aucun avis motivé, si ce n'est la lettre envoyée au docteur A.________ dont les conclusions, relatives à la reprise de travail, ne diffèrent finalement pas de celles du médecin-conseil de l'intimée. Par conséquent, c'est à bon droit que les premiers juges ont confirmé la décision par laquelle la caisse a mis un terme à ses prestations à partir du 1er juillet 2001. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: