Citation: U 251/02 30.01.2003 E. 4

Selon le principe de la libre appréciation des preuves, qui s'applique aussi bien en procédure administrative qu'en procédure de recours de droit administratif (art. 40 PCF en corrélation avec l'art. 19 PA; art. 95 al. 2 OJ en liaison avec les art. 113 et 132 OJ), l'administration ou le juge apprécie librement les preuves, sans être lié par des règles formelles, en procédant à une appréciation complète et rigoureuse des preuves. Dès lors, le juge doit examiner de manière objective tous les moyens de preuve, quelle qu'en soit la provenance, puis décider si les documents à disposition permettent de porter un jugement valable sur le droit litigieux. Si les rapports médicaux sont contradictoires, il ne peut trancher l'affaire sans apprécier l'ensemble des preuves et sans indiquer les raisons pour lesquelles il se fonde sur une opinion médicale et non pas sur une autre. L'élément déterminant pour la valeur probante d'un certificat médical n'est ni son origine ni sa désignation sous la forme d'un rapport ou d'une expertise, mais bel et bien son contenu. A cet égard, il importe que les points litigieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la description des interférences médicales soit claire et enfin que les conclusions de l'expert soient bien motivées (ATF 122 V 160 consid. 1c et les références). Dans le cas particulier, et sous réserve de l'opinion divergente du docteur R.________ dont on a vu pour quels motifs il y avait lieu de s'écarter (cf. aussi ATF 125 V 353 consid. 3b/cc), les avis répétés et concordants du médecin d'arrondissement, bien étayés et fondés sur des examens médicaux complets, ainsi que sur l'ensemble du dossier médical, notamment les rapports du docteur C.________ et des médecins de la clinique de réadaptation de E.________, ont pleine valeur probante. Il en résulte que si l'assuré ne peut plus exercer la profession de manoeuvre dans une entreprise de construction, des activités légères, simples et ne nécessitant pas l'usage prolongé de la main gauche pour des travaux lourds sont exigibles.