Citation: 5A_685/2018 E. 5.3.2

5.3.2. La recourante s'en prend derechef à l'appréciation de la Cour de justice, selon laquelle les perspectives pour le mari de retrouver un emploi en Suisse étaient extrêmement faibles compte tenu de l'évolution de la demande dans son domaine d'activité, de sa mauvaise connaissance du français et de sa longue période d'inactivité, de sorte qu'il ne pouvait lui être reproché d'avoir pris la décision de regagner son pays d'origine. Selon elle, cette analyse procéderait d'une appréciation arbitraire des preuves, l'intimé n'ayant pas été licencié en 2012 et n'ayant par ailleurs pas été inactif sur le marché du travail entre 2012 et 2014. L'autorité cantonale aurait en outre arbitrairement appliqué le droit en ne tenant pas compte du degré élevé de formation de l'intimé, de son jeune âge, de son bon état de santé, de sa grande expérience professionnelle et du fait qu'il maîtriserait plusieurs langues. Dans la mesure où cette argumentation est fondée sur des faits qui s'écartent de ceux retenus par l'arrêt attaqué, sans qu'il ait été établi d'arbitraire à ce sujet (cf. supra consid. 4.2), elle est irrecevable. Pour le surplus, la recourante se borne à opposer son opinion à celle de l'autorité cantonale concernant les perspectives du mari sur le marché suisse de l'emploi, ce qui ne permet pas de considérer que les juges précédents seraient tombés dans l'arbitraire. En tant qu'elle expose, de manière appellatoire, un certain nombre d'éléments qui auraient dû selon elle conduire l'autorité cantonale à considérer que le mari était en mesure de retrouver un emploi dans son domaine d'activité et de réaliser à tout le moins des revenus de l'ordre de 9'500 fr. par mois, ses allégations, pour autant qu'elles soient suffisamment motivées (art. 106 al. 2 LTF), sont par conséquent mal fondées. En particulier, le fait qu'elle-même, travaillant dans le même domaine d'activité que l'intimé et n'étant pas de langue maternelle française, ait retrouvé un emploi en Suisse après plusieurs mois de chômage ne peut être considéré comme décisif. On ne voit pas non plus en quoi l'arrêt attaqué serait à cet égard insuffisamment motivé (art. 29 al. 2 Cst.), dès lors qu'il ressort des griefs soulevés par la recourante que celle-ci a parfaitement compris le sens et la portée dudit arrêt (cf. ATF 139 IV 179 consid. 2.2; 138 IV 81 consid. 2.2; 136 I 229 consid. 5.2 et les citations).