Citation: 1C_156/2022 E. 7.3.3

7.3.3. A ces éléments s'ajoutent les mesures prises afin de limiter les émissions. Elles consistent en la limitation des horaires d'ouverture du refuge (réduisant le trafic induit par le projet) et de sortie des chiens, ceux-ci étant rentrés la nuit de 19h à 7h, ainsi qu'en journée de 11h30 à 14h15; la conception du refuge, notamment la construction de parois phoniques entre les boxes des chiens et l'implantation des locaux administratifs au nord du bâtiment de manière à créer une barrière phonique entre les animaux au sud et les premières habitations au nord. L'OFEV souscrit à ces mesures, tout en relevant que la gestion professionnelle du refuge et des soins canins permettront également de réduire les aboiements inutiles; il précise encore qu'à ces mesures, s'ajoutent les conditions locales déjà évoquées plus haut, soit la grande distance (environ 350 m) entre le refuge et les plus proches habitations des zones habitées ainsi que la présence d'immissions ambiantes initiales, qui impacteront notablement la perceptibilité des immissions en provenance du refuge litigieux. Là encore, compte tenu de surcroît de la retenue que s'impose le Tribunal fédéral en matière d'appréciation des circonstances locales et d'éléments techniques (cf. ATF 131 II 680 consid. 2.3.2; arrêts 1C_656/2018 du 4 mars 2020 consid. 7.2.3; 1C_561/2018 du 13 février 2020 consid. 2.6; 1C_559/2016 du 28 août 2017 consid. 5.3), il n'y a pas de place pour une violation du principe de prévention, étant encore relevé que le SEN a érigé leur respect comme charge supplémentaire dans l'autorisation de construire (cf. arrêt attaqué, consid. 6.2, p. 20).