Citation: 1C_322/2021 E. 3.2.1

3.2.1. Dans un premier temps, les recourants font valoir que la cour cantonale, qui n'a pas explicitement qualifié le chemin d'accès litigieux au sens des catégories prévues par la norme VSS 40 045 relative aux routes de desserte qui en distingue trois types, a raisonné comme s'il s'agissait d'un "chemin" d'accès alors qu'il s'agirait selon l'expertise qu'ils ont produite d'une "route" d'accès. Pour appuyer leurs dires, ils se fondent essentiellement sur la longueur du chemin litigieux, de 320 m, alors que la norme précitée prescrit que "la longueur des chemins de desserte devrait être limitée entre 40 et 80 m environ". Il s'agit toutefois d'une caractéristique recommandée de ce type de route et non du critère de qualification. En effet, le critère permettant de définir le type de route est le nombre maximal d'unités de logement desservies. La norme VSS 40 045 prévoit que "le type route de desserte de quartier sera appliqué pour desservir des zones habitées jusqu'à 300 unités de logement ou si le volume de circulation d'origine est équivalent"; "le type route d'accès sera appliqué pour desservir des zones habitées jusqu'à 150 unités de logement ou si le volume de circulation d'origine est équivalent" et "le type chemin d'accès sera appliqué pour desservir de petites zones habitées jusqu'à 30 unités de logement". En l'occurrence, les recourants exposent eux-mêmes que le nombre de logements, après réalisation du projet, sera inférieur à 30 unités. Ainsi qu'on vient de le voir, que le chemin litigieux fasse 320 mètres de long n'est pas décisif du point de vue de la qualification de la desserte. Pour qualifier le chemin litigieux de "route d'accès", les recourants se réfèrent à l'expertise effectuée par le bureau d'ingénieurs-conseils K.________ qu'ils ont produite en instance cantonale, sans toutefois expliquer les motifs qui ont guidé l'expert pour retenir cette qualification, ni même exposer la teneur substantielle de l'expertise sur ce point. Vu le caractère clair de la norme VSS en l'espèce, il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation de la cour cantonale, quand bien même celle-ci n'a pas explicitement exposé quelle qualification de desserte elle retenait. Il n'est ainsi pas critiquable que la situation ait été appréciée sous l'angle d'un chemin d'accès au sens de la norme VSS. Les critiques soulevées à raison du non-respect des conditions de croisement prévues par la norme VSS 40 045 pour les routes d'accès sont ainsi sans pertinence.