Citation: 6B_1385/2019 E. B

Par arrêt du 18 octobre 2019, la Chambre pénale d'appel et de révision de la République et canton de Genève a rejeté l'appel formé par A.________ et admis partiellement l'appel joint formé par le Ministère public à l'encontre du jugement du Tribunal correctionnel. Elle a condamné A.________ à une peine privative de liberté de quatre ans, sous déduction de 83 jours de détention avant jugement, mais n'a imputé aucun jour au titre des mesures de substitution ordonnées. Elle a constaté par ailleurs que le principe de célérité n'avait pas été violé. Cet arrêt se fonde en substance sur les faits suivants. B.a. Le 18 août 2011 vers 4h15 du matin, une bagarre a éclaté dans le night-club E.________, sis rue F.________ à G.________. L'altercation avait débuté entre H.________ et A.________, videur du night-club en question mais en congé cette nuit-là, puis s'était généralisée entre la vingtaine de personnes présentes et s'était poursuivie à l'extérieur. A.________ s'était alors saisi d'une arme à feu qui se trouvait dans son véhicule parqué non loin et avait fait feu en direction de C.________, qui s'enfuyait en compagnie d'une autre personne. A.________ a tiré le premier coup de feu alors que C.________ était à une dizaine de mètres d'une voiture de service de la société I.________ conduite par D.________, laquelle se trouvait alors à hauteur de l'îlot du passage piétons reliant l'entrée de la rue J.________ à K.________. A.________ a manqué sa cible. A la suite de ce coup de feu, C.________ est passé derrière le véhicule I.________, plaçant l'agent de sécurité entre lui-même et le tireur. D.________ a démarré et avancé, opérant un demi-tour autour de l'îlot pour ne plus être dans la ligne de visée du tireur. L'instant précédent ce demi-tour, A.________ a tiré un second coup de feu qui a traversé le véhicule I.________. Le projectile est passé à quelques centimètres de la tête de D.________, qui n'a pas été blessé. B.b. Le 11 mai 2014, vers 03h30, devant la discothèque L.________, A.________ a prêté assistance à M.________ pour lui permettre d'asséner un coup de poing au visage de N.________ et d'autres coups alors que celui-ci était à terre, lui causant diverses lésions. B.c. Le 24 août 2014, vers 04h00, dans le L.________, A.________ a entraîné B.________ dans un coin de l'établissement et lui a asséné des coups de poing au visage, le faisant tomber. Au sol, il a continué de lui donner des coups de pied, également à la tête. Deux acolytes se sont joints à A.________ et ont également frappé B.________. Ce dernier a souffert de diverses lésions notamment au visage.