Citation: 6B_93/2008 09.04.2008 E. B

En temps utile, le plaignant a saisi le Tribunal fédéral d'un recours en matière pénale tendant à l'annulation de l'ordonnance du 19 décembre 2007 et au renvoi de la cause à la Chambre d'accusation afin que soit ordonnée l'ouverture d'une instruction préparatoire, sous suite de dépens. En résumé, le recourant conteste l'existence d'un prêt qu'un Tribunal français l'a condamné à rembourser à la partenaire commerciale. Ce jugement serait entaché des infractions qu'il dénonce, imputables non seulement à l'amie, accusée seule dans la première plainte, mais également à la partenaire commerciale (instigatrice et bénéficiaire) visée, avec son amie, dans la seconde plainte. Cette dernière différerait de la première par la mise en cause de deux personnes au lieu d'une et par le fait que, dans l'intervalle, le montant dû par le plaignant (194'787.64 €) avait été finalement versé, ce qui concrétisait le dommage. Sur le plan du droit, le recourant estime que sa qualité pour recourir découlerait de l'art. 81 LTF. Il invoque l'arbitraire dans l'établissement des faits et dans l'interprétation de l'art. 192 al. 1 du Code genevois de procédure pénale (CPP-GE) qui instituerait une exigence de motivation exagérée aboutissant à un déni de justice formel. Les faits nouveaux invoqués (implication de la créancière elle-même comme instigatrice du faux témoignage et concrétisation du dommage subi au moment du paiement) légitimeraient le dépôt d'une nouvelle plainte, après celle qui avait été classée vu la prévention insuffisante. L'état de fait à l'origine des deux plaintes serait très différent au regard de la gravité des infractions reprochées à l'instigatrice et bénéficiaire du faux témoignage d'une part et à l'amie complice d'autre part. Le faux témoignage et l'induction de la justice en erreur seraient des infractions bien distinctes quant à leur nature.