Citation: 8C_32/2024 E. 4.2.2

4.2.2. Le recourant fait encore valoir qu'il appartenait aux parents de l'intimé de demander officiellement la mise en place d'une curatelle en faveur de leur fils à leur arrivée en Suisse, le besoin de protection de celui-ci étant manifeste, comme l'avait relevé la Justice de paix dans sa décision du 25 août 2022. Un droit au paiement de prestations arriérées sur la base des art. 48 al. 2 LAI et 66 RAI en raison de l'absence de mandat officiel de représentation légale en 2015, alors que les parents assumaient ce mandat dans les faits et avaient simplement tardé à requérir une curatelle officielle pour leur fils, était arbitraire et contraire au droit. L'atteinte à la santé de l'intimé ne pouvait objectivement qu'être constatée par ses parents qui s'occupaient de lui dès sa naissance et qui avaient exercé une sorte de "prolongation de l'autorité parentale" ou de curatelle informelle depuis que leur fils avait atteint sa majorité en septembre 2014, soit quelques mois avant l'arrivée de la famille en Suisse. Selon l'OAI, ne pas admettre ce point de vue reviendrait à remettre en cause la question du domicile en Suisse de l'assuré. Or le domicile est une condition du droit à l'allocation pour impotent et lors de son arrivée en Suisse en mai 2015, l'intimé n'avait pas une capacité de discernement suffisante pour se créer un domicile volontaire en Suisse, sa mise sous curatelle ne pouvant créer un tel domicile s'il n'en existait pas un auparavant.