Citation: I 50/06 17.01.2007 E. 8

8.1 Dans le cadre de son expertise, le docteur A.________ a consulté le recourant à trois reprises et l'a soumis à divers tests. Il a aussi tenu compte de l'ensemble de la documentation médicale recueillie jusqu'alors par l'office AI et s'est entretenu téléphoniquement le 9 mars 2002 avec le docteur P.________, suivant alors de manière ambulatoire le recourant. D'après l'expert, B.________ avait développé un état dépressif réactionnel au refus du Tribunal cantonal des assurances d'admettre son recours, le plaçant ainsi dans une situation difficile, dès lors qu'il ne travaillait plus depuis 1994. Il persistait, au moment de son examen, des signes et symptômes de la lignée anxieuse et dépressive, sans pour autant évoquer un trouble anxieux ou dépressif sévère. Il estimait dès lors que les troubles psychiques de l'intéressé diminuaient sa capacité de travail de 50 %; appréciation partagée par son confrère P.________. 8.2 Il est vrai que le docteur A.________ a indiqué qu'il s'agissait d'une situation complexe nécessitant un réexamen dans 12 mois. Cela ne discrédite cependant en rien son point de vue sur la capacité de travail du recourant jusqu'à la date de l'expertise. Motivé et convaincant, le rapport du docteur A.________ répond aux réquisits posés par la jurisprudence relative à la valeur probante des documents médicaux (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). 8.3 Les conclusions de ce spécialiste ne sont au demeurant pas remises en cause de manière déterminante par les rapports des autres médecins qui se sont exprimés sur la capacité de travail durant cette même période. Comme on l'a vu, le docteur P.________ s'est finalement rallié à l'opinion de son confrère A.________, si bien que l'appréciation de la capacité de travail que ce médecin a pu faire antérieurement au 9 mars 2002 (jour de l'entretien téléphonique avec le docteur A.________) n'est guère plus convaincante. De même en va-t-il de la lettre du docteur U.________ du 13 mars 2001 à l'attention du mandataire de B.________. Ce rhumatologue attestait d'une fibromyalgie ainsi que d'un état dépressif sévère et estimait que cette dernière affection entraînait une totale incapacité de travail. On ignore cependant tout des motifs qui ont conduit ce médecin, qui n'est au demeurant pas un spécialiste en psychiatrie, à retenir un tel diagnostic, son avis, succinct, n'étant étayé par aucune constatation objective et aucun examen spécifique. 8.4 Cela étant, on doit retenir, à ce stade de l'analyse, que l'état de santé du recourant s'est péjoré depuis la décision de l'office intimé du 15 juillet 1998, réduisant ainsi de 50 % sa capacité de travail, à tout le moins jusqu'au 28 mars 2002, date du rapport d'expertise du docteur A.________.