Citation: 4D_15/2024 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a relevé que conformément aux instructions de l'appelant, qui souhaitait initialement se départir du contrat de vente pour obtenir le remboursement de ses acomptes, l'intimé avait signifié par courrier au vendeur la résolution du contrat, qui l'avait contestée par lettre du 22 décembre 2011. Après avoir appris que le vendeur pouvait être insolvable, l'appelant avait craint de ne plus pouvoir récupérer ses acomptes. La question d'un changement de stratégie consistant à réclamer l'exécution du contrat de vente avec une diminution du prix a été discutée. Selon les déclarations du 14 septembre 2021 de la collaboratrice en charge du dossier avec l'intimé - laquelle n'était alors plus liée professionnellement à ce dernier depuis 2019 et dont la valeur probante jouissait d'une grande force -, elle avait assisté à la réunion lors de laquelle l'appelant avait été dûment informé du caractère irrévocable de la résolution de la vente et des faibles chances de succès d'un changement de stratégie, le client ayant toutefois souhaité suivre cette voie. Conformément aux souhaits de l'appelant, l'intimé avait ainsi adressé un courrier au vendeur le 22 février 2012, indiquant que son client renonçait à la résolution du contrat et entendait réclamer la diminution du prix. L'intimé avait ensuite déposé une requête de mesures provisionnelles, après avoir demandé à son client, par courriel du 22 juin 2012, de lui confirmer son intention d'agir en ce sens. Au vu de la position adoptée par le vendeur dans son courrier du 22 décembre 2011, la tentative de revenir sur la résolution du contrat n'était pas dénuée de toute chance de succès et s'inscrivait dans le souhait du client de détenir le bateau plutôt qu'une créance, d'autant plus que l'intimé ne savait alors pas que l'entrepositaire du bateau et le vendeur étaient liés et bénéficiaient des conseils du même avocat. Dès lors, la cour cantonale a retenu que l'intimé avait dûment informé l'appelant des risques liés à un changement de stratégie, qu'il l'avait conseillé avec diligence et entrepris avec soin les démarches en faveur de celui-ci. Le dépôt par l'avocat des mesures provisionnelles litigieuses ne procédait pas d'une violation de ses obligations contractuelles de mandataire diligent.