Citation: 9C_325/2022 E. 5.2

5.2. En l'espèce, mise à part la référence à la divergence d'opinions entre le médecin traitant, d'une part, et les médecins du CEMEDEX, d'autre part, la recourante ne fait état d'aucun élément concret susceptible de remettre en cause les conclusions médicales suivies par les premiers juges, ni de motifs susceptibles d'établir le caractère arbitraire de leur appréciation. En particulier, les médecins du CEMEDEX ont pris connaissance du résultat des IRM lombaires des 13 octobre 2017 et 26 septembre 2018; ils ont indiqué que ces examens avaient montré des sacro-iliaques "parfaitement normales", avec des signes uniquement dégénératifs, sans aucun élément en faveur d'une spondylarthrite ankylosante. Quoi qu'en dise la recourante, les examens du 12 juillet 2021 n'infirment par ailleurs nullement les conclusions des experts. Dans le rapport y relatif, le médecin responsable ne fait pas de lien entre les atteintes constatées (atteinte inflammatoire de l'articulation sacro-iliaque et, notamment, enthésite du tendon d'Achille) et la suspicion d'une spondyloarthrite. De plus, la recourante ne conteste pas le fait qu'elle ne répond pas au traitement médical d'une spondylarthropathie et qu'elle est HLA B27 négative (expertise du CEMEDEX, p. 4). Quant aux autres critères de classification d'une spondylarthropathie que la recourante met en avant, ils reposent essentiellement sur son ressenti personnel. Le fait que la recourante annonce des problèmes de fatigue, de douleurs, d'imprévisibilité, de stress et de concentration n'établissent par conséquent pas en quoi les premiers juges auraient suivi de manière arbitraire les conclusions des experts du CEMEDEX. Pour le surplus, les experts se sont fondés non pas sur la manière dont la recourante ressent et perçoit ses facultés de travail, mais ont établi la mesure de ce qui est raisonnablement exigible de sa part le plus objectivement possible. Dans ces circonstances, et compte tenu également du fait, tiré de l'expérience de la vie, qu'en raison du lien de confiance (inhérent au mandat thérapeutique) qui l'unit à son patient, le médecin traitant est généralement enclin à prendre parti pour celui-ci (ATF 135 V 465 consid. 4.5; 125 V 351 consid. 3a/cc et les références), il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation des premiers juges.