Citation: 4P.329/2006 28.02.2007 E. 2

2.1 Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 132 I 140 consid. 1.1; 132 III 291 consid. 1). L'acte de recours déposé le 8 décembre 2006 est intitulé "recours de droit public". Le recourant s'y plaint de la violation du droit fédéral et conclut à la réforme du jugement entrepris. Il faut donc considérer que celui-ci, conformément à ce qu'il a exprimé dans sa lettre du 1er février 2007, a en réalité choisi d'interjeter un recours en réforme et l'acte de recours sera traité comme tel. 2.2 Exercé par le recourant, qui a été partiellement débouté de ses conclusions, et dirigé contre un jugement final rendu en dernière instance cantonale par un tribunal supérieur (art. 48 al. 1 OJ) sur une contestation civile dont la valeur litigieuse atteint le seuil de 8'000 fr. (art. 46 OJ), le recours soumis à l'examen du Tribunal fédéral est en principe recevable, puisqu'il a été déposé en temps utile (art. 54 al. 1 OJ) et dans les formes requises (art. 55 OJ). 2.3 Le recours en réforme est ouvert pour violation du droit fédéral (art. 43 al. 1 OJ). En revanche, il ne permet pas de se plaindre de la violation directe d'un droit de rang constitutionnel (art. 43 al. 1 2e phrase OJ), ni de la violation du droit cantonal (art. 55 al. 1 let. c OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c p. 252). Saisi d'un tel recours, le Tribunal fédéral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il faille rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents, régulièrement allégués et clairement établis (art. 64 OJ). Dans la mesure où une partie recourante présente un état de fait qui s'écarte de celui contenu dans la décision attaquée, sans se prévaloir avec précision de l'une des exceptions qui viennent d'être rappelées, il n'est pas possible d'en tenir compte (ATF 130 III 102 consid. 2.2 p. 106, 136 consid. 1.4). Il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). Le recours en réforme n'est pas ouvert pour remettre en cause l'appréciation des preuves et les constatations de fait qui en découlent (ATF 130 III 136 consid. 1.4), argument que le recourant ne saurait en particulier faire valoir sous le couvert de l'art. 43 al. 4 OJ, qui prévoit que l'appréciation juridique erronée d'un fait est assimilée à la violation du droit (cf. ATF 129 III 618 consid. 3). 2.4 A juste titre, les parties relèvent qu'alors que la demande émanait de Y.________ SA et que toute la procédure s'est déroulée au nom de celle-ci, la cour cantonale a mentionné, sur la première page de son jugement, que la cause opposait Y.Y.________ SA à X.________. Toutefois, le dispositif de cette décision fait bien état de Y.________ SA. Dans ces circonstances, il convient de partir de l'idée que la mention de Y.Y.________ SA sur la page de garde du jugement entrepris procède d'une simple erreur de plume sans conséquence, dès lors que, d'une manière générale, l'autorité de la chose jugée s'attache à ce qui résulte du dispositif (cf. ATF 121 III 474 consid. 4a p. 478 s.) et qu'en tout état, il n'existe, sur la base de l'ensemble du dossier, aucun doute raisonnable sur l'identité de la partie en cause (cf. ATF 131 I 57 consid. 2.3 p. 63 s. et la référence citée).