Citation: 5A_397/2022 E. 3.3

3.3. Il résulte de cette motivation que le rejet des mesures d'instruction requises par le recourant en instance cantonale découle d'une appréciation anticipée des preuves, qui, pour être contestée, doit faire l'objet d'un grief d'arbitraire dans l'appréciation des preuves valablement soulevé. Le recourant se méprend donc lorsqu'il se prévaut d'une violation de son droit à la preuve, en soutenant en particulier que la cour cantonale l'aurait privé définitivement " du droit de prouver ses allégations quant aux troubles psychiatriques de l'intimée et à la mise en danger concrète, notamment sur le plan psychologique, de l'enfant " ou d'une violation de son droit d'être entendu, en relevant qu'il a tout au long de la procédure de divorce, sollicité avec insistance et persévérance une expertise psychiatrique et l'audition de différents intervenants du SPMi, " sans jamais être entendu par les juges cantonaux ". Cela étant, en lien avec son grief d'arbitraire, le recourant fait valoir qu'il " n'a cessé " de mettre en évidence les troubles psychiatriques de la mère ainsi que les maltraitances de celle-ci sur l'enfant, qu'il " n'a eu de cesse " d'alléguer que le comportement de la mère était très régulièrement incohérent et inquiétant et d'alerter sur la menace grave de la santé et du développement de l'enfant. Il avait également apporté la preuve de ce que la mère faisait régulièrement obstacle à son droit de visite et qu'elle exerçait ainsi sur l'enfant des violences psychologiques objectivement inadmissibles. Par ailleurs, le fait que le SEASP n'avait rien relevé de particulier ne suffisait pas à démontrer l'absence de fondement de ses inquiétudes. Si l'enfant avait été entendue à deux reprises, il avait lui-même recueilli, à plusieurs reprises, les propos de sa fille sur les craintes qu'elle avait envers sa mère et avait toujours livré leur contenu aux services sociaux sans jamais être entendu. Il ressortait en outre du dossier qu'il avait sollicité l'audition de plusieurs intervenants du SEASP et du SPMi, en lieu et place de l'audition de H.________, ordonnée dans un premier temps, mais qui n'avait pu avoir lieu dès lors que cette personne avait quitté le service, et qui devait servir, entre autres choses, à obtenir la confirmation de ses allégués s'agissant des actes de maltraitance psychologique dont était victime l'enfant. Selon le recourant, au vu de ces circonstances, en particulier de ses déclarations et des obstacles réguliers et avérés à son droit de visite, il était totalement arbitraire de retenir que les mesures d'instruction requises n'étaient rendues nécessaires par aucun élément du dossier et qu'il n'avait pas suffisamment démontré la réalité de ses allégations. Il " était évident " que la parole de l'enfant, recueillie par son père lorsque celle-ci était en sécurité, devait suffire en soi pour fonder la poursuite d'une instruction. Le refus de la cour cantonale était totalement arbitraire tant dans sa motivation que dans son résultat. Une telle critique ne satisfait nullement aux réquisits de l'art. 106 al. 2 LTF. En effet, le recourant se limite essentiellement à répéter de manière péremptoire les propos qu'il avait déjà avancés en instance cantonale, sans discuter, de manière conforme aux exigences susrappelées (cf. supra consid. 2.1), les motifs de l'arrêt querellé ayant conduit au rejet de sa requête d'expertise et d'audition de témoins. En particulier, il ne discute pas de la motivation de la cour cantonale selon laquelle les manquements de l'intimée concernant son droit de visite étaient justifiés et isolés, et qu'ils avaient été pris en compte par le SEASP dans le cadre de son rapport d'évaluation sociale. Il ne prétend pas non plus avoir fourni des explications sur le comportement de l'intimée de nature à remettre en cause cette évaluation quant aux capacités éducatives de la mère et au caractère adapté de sa prise en charge. Au demeurant, il n'expose pas en quoi l'audition des personnes qu'il requiert serait susceptible de modifier le sort de la cause, étant par ailleurs relevé qu'il ressort de l'état de fait de l'arrêt querellé que le recourant n'avait eu qu'un seul contact par téléphone avec le SPMi depuis le départ de H.________. Il suit de là que le grief est irrecevable.