Citation: 7B_587/2023 E. 2.3.3

2.3.3. Par ailleurs, on ne saurait considérer que la qualité pour recourir des recourants était en l'espèce d'emblée évidente. Il ressort en effet de l'état de fait cantonal que ceux-ci ont uniquement déposé plainte pour l'infraction de faux dans les titres, et non également pour une autre infraction contre le patrimoine. Les recourants ne prétendent au demeurant pas le contraire dans leur recours au Tribunal fédéral. Or la qualité de lésé d'une partie ou d'un particulier qui dénonce une telle infraction ne va pas de soi, dès lors que, selon la jurisprudence, une telle qualité ne peut être admise que lorsque le faux présumé constitue un élément d'une infraction contre le patrimoine, qui porte précisément atteinte au patrimoine de la personne concernée (cf. consid. 2.2.3 supra). Dans la mesure où on se trouve en l'occurrence dans un tel cas de figure, il appartenait aux recourants de motiver, au moins succinctement, leur qualité pour recourir sur ce point dans leur recours cantonal, conformément aux art. 382 et 385 CPP.