Citation: 6B_1281/2023 E. 3.7.2

3.7.2. Cette appréciation doit être confirmée. En effet, sous l'angle de la garantie du respect de sa vie privée d'abord, en dépit de son arrivée en Suisse à l'âge de onze ans, le recourant ne peut pas justifier d'une intégration réussie. Le recourant a interrompu toutes les formations entreprises et est sans emploi. Il ne se dispose pas non plus d'une intégration sociale ou associative particulière en Suisse. Sa situation financière est obérée et il continue à être encadré de longue date par les services sociaux. Il a par le passé déjà durablement quitté la Suisse pour mener une vie dissolue à X.________ durant plusieurs mois. Le recourant critique, à tort, le fait que la cour cantonale ait retenu dans le cadre de son analyse son manque total d'amendement. La cour cantonale pouvait prendre en compte cet élément qui sous l'angle de l'intégration démontre un manque flagrant de respect de l'ordre juridique suisse et une absence de prise de conscience à cet égard. Force est dès lors de constater que le recourant ne peut pas se prévaloir du droit au respect de sa vie privée au sens de l'art. 8 par. 1 CEDH. Sous l'angle de sa vie familiale, il sied de relever que le recourant est célibataire et n'a pas d'enfant. Sa relation avec son père, qui est sa seule famille en Suisse, est très mauvaise, ce dernier l'ayant mis à la porte. Partant, le recourant ne peut pas se prévaloir de liens familiaux solides en Suisse. Au vu de ce qui précède, l'expulsion du recourant ne le placerait pas dans une situation personnelle grave. Partant, la première des conditions cumulatives de l'art. 66a al. 2 CP n'est pas réalisée.