Citation: 2C_549/2024 E. 6.5

6.5. Les circonstances du cas d'espèce se rapprochent des faits à l'origine de l'arrêt 2C_606/2013 du 4 avril 2014. En effet, le recourant vit séparé de la mère de son enfant, dispose de la garde et de l'autorité parentale partagées sur celui-ci et son renvoi ne remet pas en cause le séjour de son enfant en Suisse, dont le statut en droit des étranger dépend de sa mère. En pareille situation, selon la jurisprudence rappelée ci-dessus, la contrariété à l'ordre public constitue un élément parmi d'autres à prendre en compte dans la pesée globale des intérêts, sans toutefois lui accorder une importance moindre comme tel est le cas lors d'un regroupement familial inversé qui concerne un enfant de nationalité suisse. Dans la cause ayant donné lieu à l'arrêt 2C_606/2013, le parent étranger avait été condamné le 25 octobre 2011 à une peine de 40 jours-amende avec sursis et à une amende pour avoir séjourné et travaillé en Suisse sans titre de séjour et faisait l'objet d'une interdiction d'entrée en Suisse valable jusqu'au 30 août 2013. Le Tribunal fédéral avait alors jugé que l'intérêt du père et de sa fille à conserver leurs relations familiales l'emportait sur les infractions de peu d'importance au droit des étrangers qui étaient imputables à l'intéressé (ibid. consid. 6.3).