Citation: 6B_1052/2020 E. 1

Le recourant se livre à une explication personnelle de la position du corps de la victime (allongée sur le flanc, jambes croisées, épaule coincée, poignet tordu), pour conclure à une mort naturelle, laquelle a expressément été écartée par la cour cantonale de manière circonstanciée. Il est précisé sur ce point que les proches du défunt en contact avec lui l'après-midi du 8 décembre 2012 (H.________ et sa soeur) n'ont pas fait état d'une altération de son état de santé avant son décès et son cardiologue a confirmé qu'il était dans un état stable n'indiquant aucun problème imminent. En tant qu'il prétend que la présence d'une pince coupante ne serait pas un élément pertinent, il omet que celle-ci était à proximité immédiate du corps du défunt et qu'un mélange de plusieurs profils ADN y a été relevé. Le recourant affirme, de manière purement appellatoire, partant irrecevable, que si B.________ avait été entravé et agressé, cela aurait entraîné des échanges de coups, des appels au-secours, des gémissements, des objets déplacés ou brisés, ce qui aurait alerté le voisinage (cf. supra consid. 1.4.1). C'est en vain qu'il se prévaut de l'absence de trace de lutte et d'arme sur les lieux, dans la mesure où la cour cantonale a expressément admis ces aspects tout en motivant en détail pourquoi elle retenait l'intervention d'un tiers (jugement entrepris consid. 5.3 p. 32). En outre, il est précisé qu'en raison de la suie qui recouvrait entièrement le sol du logement, aucune trace de semelle n'a pu être identifiée sur les lieux (cf. supra consid. B.c). Il en va de même de l'absence de traces ADN sur la planche en bois, qui a été calcinée. Aussi, le recourant est irrecevable à déclarer que la mise à feu du logement ne serait pas en lien avec l'homicide, au motif qu'il n'y aurait de toutes façons pas eu d'indice en ce sens. En tant que le recourant prétend qu'aucune preuve n'établirait l'existence d'entraves aux poignets du défunt, il ne tente pas de démontrer en quoi cette constatation serait arbitraire dans son résultat, étant précisé que cet aspect n'a pas été expressément retenu par la cour cantonale pour la qualification de l'infraction (cf. infra consid. 2). Le recourant ne se prononce pas sur l'appréciation faite par la cour cantonale de la disparition des effets personnels du défunt (téléphone, porte-monnaie, clé du logement) et la fermeture à clé, de l'extérieur du logement; ces deux indices, ajoutés aux précédents, ne laissant plus de place au doute quant à l'intervention d'un tiers dans le décès de B.________. Au vu de ce qui précède, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir que ce dernier a été tué entre le 8 décembre 2012 au soir et le lendemain matin et n'est pas mort naturellement.