Citation: 6B_712/2024 E. 3.4

3.4. En tant que le recourant indique que c'est à tort que la cour cantonale a considéré qu'il avait joué un rôle important dans le trafic de stupéfiants, il oppose son appréciation des faits à celle de la cour cantonale dans une démarche appellatoire, partant, irrecevable. En tant que le recourant considère que, dans la mesure où la circonstance aggravante du métier ne saurait être retenue, sa peine doit être réduite, alors qu'elle a été confirmée (cf. supra consid. 2.7), le grief est sans objet. S'agissant de sa culpabilité, la cour cantonale pouvait, conformément à l'art. 82 al. 4 CPP, renvoyer à la motivation des premiers juges qui contient les éléments à prendre en compte dans la fixation de la peine. La cour cantonale n'était pas tenue de procéder à une nouvelle analyse de la culpabilité, ce d'autant plus que la situation personnelle du recourant a été actualisée (cf. jugement attaqué, pp. 5-6). Les quantités et la qualité de la drogue ressortent, certes parfois de manière partiellement implicite, du jugement. Pourtant, malgré cela, le recourant a été en mesure d'exposer les quantités établies retenues à son encontre par la cour cantonale (19 g de cocaïne et 130 g de crystal meth). Par ailleurs, contrairement à ce qu'affirme le recourant, la cour a bel et bien exposé quelle était l'infraction la plus grave et procédé à une aggravation en raison du concours (cf. supra consid. 3.2). Le recourant ne peut se prévaloir d'aucune violation de son droit d'être entendu. En revanche, il est vrai que la cour cantonale, contrairement aux premiers juges, a considéré que le recourant n'avait pas écoulé 300 g de crystal meth aux trois clients neuchâtelois de B.________ mais uniquement 80 g. Elle a modifié le jugement sur ce point (cf. jugement attaqué, pp. 13-14). Toutefois, la différence de quantité de stupéfiants, entre 300 et 80 g, n'a, en l'espèce, pas d'influence significative sur la fixation de la peine, contrairement à ce que soutient le recourant. Conformément à la jurisprudence précitée, la quantité de drogue perd de l'importance au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la limite du cas grave qui est atteint, avec la méthamphétamine à 12 g et la cocaïne à 18 g. Dès lors, la cour cantonale pouvait considérer, de manière implicite, que la modification de la quantité n'était pas d'une importance significative et propre à modifier la peine. En tout état de cause, cela ressort du jugement (cf. p. 21), lorsque la cour cantonale a indiqué qu'il était établi que le recourant avait détenu, transporté ou livré une quantité indéterminée de stupéfiants, mais au moins 130 g (80 + 50 = 130 g de crystal meth) et que son activité délictueuse avait porté sur 91 g de crystal meth pure (taux de pureté moyen de 70 %), ce qui représentait huit fois le cas grave au sens de l'art. 19 al. 2 let. a LStup. En définitive, le recourant n'invoque aucun élément propre à modifier la peine que la cour cantonale aurait omis ou pris en considération à tort. Compte tenu des circonstances mises en exergue dans le jugement attaqué, dont notamment la quantité importante de drogue, sa participation à une bande, le chiffre d'affaires élevé, le rôle du recourant dans le trafic et l'étendue intercantonale de celui-ci, il n'apparaît pas qu'une peine privative de liberté de 39 mois soit sévère à un point qu'il faille conclure à un abus du large pouvoir d'appréciation accordé à la cour cantonale. Le grief tiré de la violation des art. 47 et 49 CP doit donc être rejeté dans la mesure où il est recevable.