Citation: 4A_94/2021 E. 4.1.4

4.1.4. Les recourants estiment n'être point responsables du défaut dans la mesure où ils auraient mentionné clairement dans le bail que les locaux à l'arrière - le dépôt et la cave - pouvaient présenter de l'humidité. Qui plus est, les locaux seraient loués " en l'état", les aménagements étant à charge des locataires qui devaient recourir, pour leur réalisation, à des " personnes qualifiées ". Il fallait croire qu'ils n'avaient pas respecté cette clause, si l'humidité s'était développée. L'argumentation des recourants ne manque pas d'air. Ils évoquaient dans le contrat de bail des produits hydrofuges et conseillaient d'utiliser des déshumidificateurs. C'est précisément ce que les locataires ont fait. Cela étant, ces mesures s'apparentent à de la cosmétique face à un problème dont il faut chercher les racines dans des murs centenaires, pour reprendre l'expression des recourants, et non dans la qualité des aménagements que les locataires ont pu entreprendre.