Citation: 8C_244/2020 E. 3.3

3.3. En l'espèce, le Tribunal administratif fédéral a renoncé à ordonner la production du rapport d'enquête requis par la recourante par appréciation anticipée des preuves. Il a relevé que ledit rapport d'enquête examinait des faits qui s'étaient déroulés entre 2010 et 2014 et visait à déterminer si la recourante avait été victime de harcèlement psychologique durant cette période. Or le Tribunal administratif fédéral est arrivé à la conclusion que l'exception de prescription de l'action en responsabilité ouverte par la recourante devait être admise et qu'elle était de nature à rendre les prétentions de la recourante sans objet, indépendamment du point de savoir si elle avait été victime ou non de harcèlement psychologique entre 2010 et 2014. En d'autres termes, le moyen de preuve invoqué n'était pas pertinent pour statuer sur la cause. La recourante se borne à alléguer que le rapport d'enquête administrative - dont elle a au demeurant reçu une version caviardée - constituerait une preuve des actes de harcèlement qu'elle aurait subis par des membres de l'EPFL. Ce faisant, elle ne démontre pas le caractère arbitraire de l'appréciation anticipée des preuves ainsi opérée par les premiers juges. En réalité, la recourante s'en prend à l'appréciation juridique des faits - à savoir si, en raison de la prescription soulevée et admise, c'est à juste titre que le Tribunal administratif fédéral n'a pas examiné si les actes de mobbing invoqués étaient de nature à engager la responsabilité de l'intimée pour les actes de l'un de ses employés - et soulève un point de droit qui sera examiné ci-après. Sur le vu de ce qui précède, on ne peut qu'écarter toute violation du droit d'être entendue de la recourante.