Citation: 9C_46/2019 E. 5

L'argumentation de la recourante est infondée. En effet, les premiers juges ont confirmé la décision administrative litigieuse. Or, dans cette décision, l'office intimé avait considéré que la formation de maître praticienne en PNL permettait à l'assurée de se spécialiser dans le domaine de la santé humaine et de l'action sociale et d'y exercer des activités telles que thérapeute, formateur, coach ou enseignant. Le domaine de la santé humaine et de l'action sociale constitue une section de la Nomenclature générale des activités économiques (NOGA 2008, section Q, divisions 86-88) sur laquelle se fonde l'Office fédéral de la statistique pour élaborer l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS). L'administration avait en outre appliqué la méthode générale de comparaison des revenus au cas d'espèce en se référant à l'ESS et considéré de la sorte que la recourante était en mesure d'exercer une activité salariée dans le domaine évoqué. Les griefs de l'assurée, en tant qu'ils portent uniquement sur la constitution d'une patientèle dans le cadre d'une activité indépendante de PNL avant l'âge de la retraite, ne lui sont donc d'aucune utilité. Ils ne suffisent pas à démontrer le caractère manifestement inexact de la constatation de la juridiction cantonale selon laquelle un grand éventail de professions (salariées) était à la portée de la recourante. On rappellera sur ce point que l'assurée a l'obligation de diminuer son dommage (cf. ATF 138 I 205 consid. 3 p. 208 s.). Compte tenu de la situation personnelle et professionnelle constatée par le tribunal cantonal (formation en PNL achevée, début d'expérience déjà acquis dans ce domaine, volonté de poursuivre cette activité au-delà de l'âge de la retraite, etc.), ainsi que des limites relativement élevées posées par la jurispru- dence à propos de l'impossibilité de mettre en valeur la capacité résiduelle de travail de personnes d'un certain âge (arrêt 9C_536/2015 du 21 mars 2016 consid. 4.2 et les références), les premiers juges n'ont pas violé le droit fédéral en admettant qu'il était exigible de la recourante qu'elle exerçât dès juin 2016 une activité salariée adaptée à son état de santé dont le marché équilibré du travail offre un éventail suffisant. Par conséquent, l'évaluation de l'invalidité confirmée par les premiers juges n'est pas critiquable, de sorte que la recourante ne peut prétendre une demi-rente.