Citation: 4C.8/2003 17.03.2003 E. B

En 1988, X.________, ainsi que son père Y.________ sont devenus propriétaires chacun d'un appartement. Le 18 juillet 1989, Y.________ a fait donation de son appartement à son fils X.________, qui a accepté et qui a notamment assumé la dette hypothécaire à l'égard de la banque F.________, reprise ultérieurement par la banque G.________. L'acquisition de ces deux immeubles s'est opérée essentiellement grâce aux crédits hypothécaires octroyés par la banque G.________. Dès juin 1990, X.________ a donné l'ordre à la banque de payer à la banque G.________ divers montants concernant les deux appartements, en particulier, le 27 août 1991, la somme de 86'802 fr. qu'il devait verser immédiatement pour obtenir un délai supplémentaire. La banque a refusé, en invoquant le défaut de provision. Malgré cela, la banque G.________ a patienté jusqu'à fin juillet 1992 avant de demander la réalisation des gages. Le 24 février 1993, l'office des faillites compétent a estimé les appartements à respectivement 393'000 fr. et 372'000 fr., soit un total de 765'000 fr. Ils ont été vendus aux enchères forcées le 18 mai 1993 pour 400'000 fr. le premier et 380'000 fr. le second, soit au total 780'000 fr. L'adjudicataire était la banque G.________, dont X.________ était débiteur de 1'038'457 fr. 40, selon l'état des charges au jour de la vente. Au 31 octobre 1989, son passif à l'égard de la banque G.________ s 'élevait à 763'919 fr.