Citation: 5A_662/2022 E. 3.3.1

3.3.1. Eu égard à sa nature formelle, la violation du droit d'être entendu dénoncée par le recourant doit être examinée en premier lieu (arrêt 5A_734/2018 du 4 décembre 2018 consid. 3; ATF 138 I 232 consid. 5.1). Compris comme l'un des aspects de la notion générale de procès équitable au sens des art. 29 Cst., le droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) garantit notamment au justiciable le droit de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son détriment, d'avoir accès au dossier, de prendre connaissance de toute argumentation présentée au tribunal et de se déterminer à son propos, dans la mesure où elle l'estime nécessaire, que celle-ci contienne ou non de nouveaux éléments de fait ou de droit, et qu'elle soit ou non concrètement susceptible d'influer sur le jugement à rendre (arrêt 8D_7/2021 du 5 septembre 2022 consid. 2.1; ATF 146 III 97 consid. 3.4.1; 142 III 48 consid. 4.1.1). Il appartient aux parties, et non au juge, de décider si une prise de position ou une pièce nouvellement versée au dossier contient des éléments déterminants qui appellent des observations de leur part (arrêt 8D_7/2021 précité consid. 2.1 ATF 146 III 97 précité consid. 3.4.1; 139 I 189 consid. 3.2). Ce droit à la réplique vaut pour toutes les procédures judiciaires (arrêt 5A_504/2018 du 25 juin 2018 consid. 3.1; ATF 138 I 154 consid. 2.5; 133 I 100 consid. 4.3 ss; 132 I 42 consid. 3.3.2 ss).