Citation: 9C_181/2023 E. 1

De même, en ce qui concerne ses hospitalisations dans un établissement psychiatrique, la recourante se limite à opposer sa propre lecture des lettres de sortie à celle de la doctoresse G.________, négligeant le fait que son point de vue n'est étayé par aucun médecin. Dans ces conditions, on ne saurait s'écarter des conclusions médicales suivies par la juridiction cantonale pour le seul motif que la recourante estime "contestable" que ses hospitalisations furent justifiées selon l'experte par des décompensations et des idées noires dans des contextes d'impulsivité. Comme l'a mis en évidence de manière convaincante la juridiction cantonale, le docteur D.________ a exposé de manière péremptoire son point de vue sur la capacité de travail de la recourante dans ses différentes prises de position, sans apporter d'explications précises, fondées sur la description d'observations cliniques concrètes, sur les raisons pour lesquelles le trouble dépressif récurrent empêcherait objectivement la recourante d'exercer son activité habituelle. De plus, il n'apparaît pas clairement à la lecture du recours pourquoi il serait déraisonnable d'attendre d'un médecin traitant ayant prescrit un arrêt de travail à 100 % pendant plusieurs années qu'il présentât des éléments concrets à l'appui de ses conclusions, surtout lorsqu'elles sont contredites par deux expertises. Le fait que le psychiatre traitant n'avait pas à satisfaire aux exigences de la jurisprudence relative aux expertises médicales pour établir ses différentes prises de position, comme le rappelle la recourante, ne signifie pas pour autant que la juridiction cantonale devait suivre son évaluation, alors qu'il n'avait pas fourni d'éléments cliniques ou diagnostiques concrets et objectifs susceptibles de mettre en cause les conclusions des expertises.