Citation: 5A_911/2022 E. 8

Le recourant reproche à la Chambre des recours d'avoir violé l'art. 29 al. 3 Cst. en lui refusant le bénéfice de l'assistance judiciaire pour la procédure cantonale. A cet égard, il soutient en particulier qu'" au vu de ce qui précède " - par quoi il faut comprendre, au vu des arguments qu'il a fait valoir, sur le fond, dans son recours fédéral -, il était manifeste que la situation juridique était " tout sauf claire ". Il affirme que ces critiques, qu'il précise avoir déjà soulevées devant la juridiction précédente, ne pouvaient pas être considérées comme manifestement mal fondées, sous peine d'arbitraire. Autant que recevable sous l'angle des exigences de motivation requises (cf. supra consid. 2.1), cette critique doit être rejetée. Elle est en effet impropre à démontrer que l'autorité précédente - qui a refusé au recourant le bénéfice de l'assistance judiciaire pour le motif que le recours était d'emblée dénué de chances de succès - aurait abusé du large pouvoir d'appréciation qui est le sien (parmi plusieurs, arrêt 5A_881/2022 du 2 février 2023 consid. 7.1.3 non publié in ATF 149 III 193) en retenant, au terme d'un examen sommaire rétrospectif (arrêts 5A_131/2021 du 10 septembre 2021 consid. 5.3; 4A_42/2013 du 6 juin 2013 consid. 4.2) que les perspectives de succès du recours cantonal lui paraissaient notablement inférieures au risque d'échec, au sens de l'art. 117 let. b CPC.