Citation: 5P.49/2002 12.07.2002 E. 3

3.1 Dénonçant une application arbitraire de l'art. 8 CC, le recourant reproche à l'arrêt entrepris de ne pas avoir admis au titre de revenu de l'épouse un montant de 400 fr. à 700 fr. tiré d'appartements que celle-ci admet posséder en Estonie, sous prétexte qu'il n'a lui-même pas produit de documents probants à ce sujet. A ses yeux, seule l'épouse pourrait déposer de telles pièces, ce qu'elle a toujours refusé de faire, si bien que l'absence de documents devait être retenue à l'encontre de l'intéressée. Le recourant n'expose pas de manière suffisante en quoi l'arrêt attaqué aurait arbitrairement appliqué l'art. 8 CC en refusant d'attribuer à l'épouse le revenu - net - de 400 à 700 fr. qu'il évoque lui-même, au motif que celle-ci n'aurait pas déposé de documents à cet égard. Dans ces conditions, ce moyen est irrecevable au regard de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. 3.2 Selon le recourant, la cour cantonale aurait encore appliqué l'art. 8 CC de manière arbitraire en ne retenant au titre de minimum de base que 1'015 fr. pour personnes vivant chez des proches au lieu du montant prévu pour personnes seules, en estimant son loyer à 1'000 fr. au lieu de 1'400 fr., en évaluant le poste "assurances diverses" à 234 fr. au lieu de 431 fr., en refusant, faute de documents, de prendre en compte une somme de 300 fr. relative à diverses contributions pour les enfants, et en lui imputant un salaire de 9'184 fr., qui serait un salaire brut, au lieu de se fonder sur le salaire net. En réalité, le recourant s'en prend pour l'essentiel à l'appréciation des preuves, de sorte que le grief d'application arbitraire de l'art. 8 CC doit être rejeté en tant que recevable au regard des exigences de motivation posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ.