Citation: 5A_358/2023 E. 5.1

5.1. Dans un grief d'ordre formel, les recourants se plaignent de ce que la considération de la Cour de justice selon laquelle " le fait que la question de la radiation de la servitude avait été évoquée par écrit dans un courriel du 9 février 2015 ne changeait rien [à son appréciation] " ne répondrait pas aux exigences de l'art. 29 al. 2 Cst., sous l'aspect du droit à une décision motivée. Selon la jurisprudence, l'obligation de motiver une décision impose notamment au juge de mentionner, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause (ATF 143 IV 40 consid. 3.4.3; 142 I 135 consid. 2.1); il n'est pas tenu de discuter tous les arguments soulevés par les parties, mais peut se limiter à l'examen des questions décisives pour l'issue du litige (ATF 146 II 335 consid. 5.1; 143 III 65 consid. 5.2; 142 II 154 consid. 4.2; 139 IV 179 consid. 2.2). Dès lors qu'en l'espèce l'on comprend de la motivation de l'arrêt entrepris que l'évocation de la radiation de la servitude dans le courriel du 9 février 2015 n'était pas décisive pour l'issue du litige, il n'apparaît pas que la Cour de justice aurait contrevenu à ces exigences, comme les recourants l'affirment sans développer plus avant leur propos. Autant que recevable, le grief doit donc être rejeté.