Citation: 1F_42/2021 E. 4

En l'occurrence, le requérant ne rattache son exposé à aucun motif de révision, de sorte que sa requête doit être déclarée irrecevable pour cette raison. En tout état de cause, sa demande de révision devrait aussi être déclarée irrecevable pour les motifs suivants. Dans une première partie de son écriture, le recourant relève toute une série d'éléments de fait qui ne figurent pas dans l'état de fait de l'arrêt attaqué (en particulier la date de la transmission de la réplique du recourant aux autres parties) ou qui n'auraient pas dû y figurer. Le requérant n'expose cependant pas en quoi ces faits seraient pertinents et seraient susceptibles d'entraîner une décision différente de celle qui a été prise et plus favorable. Le requérant perd de vue en effet que l'arrêt dont est requise la révision s'est limité à examiner la question de savoir si c'était à bon droit que la demande de révision de l'arrêt du 23 mars 2021 avait été déclarée irrecevable par la cour cantonale. Le requérant demande ensuite la révision en raison du fait qu'une réponse au recours a été demandée à Delphine Bachmann et Yann Testa, pris comme parties intimées à la procédure. Il reproche aussi au Tribunal fédéral d'avoir refusé de prendre en considération d'autres faits que ceux de la décision attaquée en application des art. 97 et 105 LTF et d'avoir rejeté son grief portant sur le fait que la cour cantonale n'aurait pas instruit sa demande de révision. Il voit encore un motif de révision dans le fait que le Tribunal fédéral a jugé que la cour cantonale n'avait pas appliqué arbitrairement la loi sur la procédure administrative genevoise du 12 septembre 1985 (LPA/GE; RSG E 5 10) en déclarant irrecevable la demande de révision de l'arrêt du 23 mars 2021. Il soulève ainsi des questions de droit et se borne en réalité à reprendre l'argumentation qu'il avait développée dans son recours au Tribunal fédéral et que celui-ci avait rejetée. Son argumentation ne porte que sur l'appréciation juridique, ce qui ne constitue pas un motif de révision au sens de la LTF. La procédure de révision n'est en effet pas destinée à ouvrir un nouveau débat sur le bien-fondé de la décision entreprise (arrêt 1F_21/2020 du 9 septembre 2020 consid. 2.2); elle ne saurait être utilisée aux fins de remettre en question la solution juridique adoptée par le Tribunal fédéral, comme le requérant tente de le faire tout au long de sa requête (ATF 96 I 279 consid. 3; Elisabeth Escher, in Basler Kommentar, Bundesgerichtsgesetz, 3ème éd. 2018, n° 9 ad art. 121 LTF). Le requérant voit enfin un motif de révision dans le fait que le Tribunal fédéral a transmis la réplique du recourant à la cour cantonale en même temps que l'arrêt. A nouveau, cet élément ne constitue pas un motif de révision au sens de la LTF. Au demeurant, le requérant n'est pas habilité à se prévaloir du fait que les autres parties n'auraient pas eu l'occasion de se déterminer sur sa réplique. Quoi qu'il en soit, lors de la procédure devant le Tribunal fédéral, le fait de transmettre la réplique du recourant à la cour cantonale dont l'arrêt est attaqué en même temps que la notification de l'arrêt du Tribunal fédéral ne consiste pas en une violation du droit d'être entendu du recourant. L'art. 102 al. 3 LTF prévoit en effet qu'en règle générale il n'y a pas d'échange ultérieur d'écritures. En cas de réplique, la possibilité de présenter une duplique (ou une écriture encore ultérieure) doit être soumise à des règles restrictives. Il faudrait que la dernière écriture présente des arguments nouveaux décisifs et que ces éléments nouveaux soient recevables dans le recours (sur l'admissibilité des nova : art. 99 LTF; Bernard Corboz, Commentaire de la LTF, 2ème édition, 2014, ad art. 102 N 46; cf aussi Johanna Dormann, in Basler Kommentar, Bundesgerichtsgesetz, 3ème éd., 2018, ad art. 102 N 20 et 21).