Citation: 5A_685/2018 E. 4.6

4.6. Selon la recourante, les frais de répétiteur de sa fille auraient de plus dû être pris en compte dans le budget de celle-ci. A cet égard, la Cour de justice a cependant considéré qu'aucune pièce n'avait été produite permettant de démontrer que l'enfant poursuivrait ces cours de soutien depuis son intégration dans une école spécialisée. Or la recourante ne tente pas de démontrer le contraire. Elle affirme simplement avoir indiqué que sa fille, qui souffre d'un mutisme sélectif, a continué d'être suivie par sa répétitrice et que le nombre de séances serait même augmenté en vue de faciliter sa réintégration à l'école publique ordinaire dès la rentrée 2018-2019; au demeurant, la Cour de justice elle-même, dans son arrêt sur mesures protectrices du 10 juin 2016, avait estimé qu'il ne pouvait être tenu pour vraisemblable que l'enfant n'aurait plus besoin d'une répétitrice dès la fin de l'année scolaire. Une telle argumentation n'est à l'évidence pas suffisante pour considérer que la cour cantonale serait tombée dans l'arbitraire en refusant d'admettre les frais en question, dès lors qu'il n'était pas démontré que ceux-ci fussent encore effectifs. Pour autant qu'il soit motivé conformément aux exigences déduites de l'art. 106 al. 2 LTF, le grief est donc également mal fondé.