Citation: 2C_506/2023 E. 4.2

4.2. Cette disposition définit de façon très large les actes susceptibles d'interrompre le délai de prescription relatif de deux ans, puisqu'il s'agit de toutes les mesures d'instruction ou de procédure. En font notamment partie l'ouverture formelle de la procédure disciplinaire et tous les actes qui font progresser la procédure en vue de la décision finale et qui produisent des effets externes par rapport à l'autorité; il en va ainsi des mesures d'administration de preuves (interrogatoires, auditions, expertises, etc.), des décisions de nature procédurale ou des demandes d'observations (arrêts 2C_804/2022 du 20 juin 2023 consid. 4.2; 2C_845/2021 du 18 octobre 2022 consid. 7.3). Lorsque les différentes dénonciations sont incorporées à un seul et même dossier et ont conduit au prononcé d'une sanction unique, tout acte interruptif de prescription intervenu dans un des dossiers vaut pour toute la cause, c'est-à-dire tous les autres cas (arrêt 2C_804/2022 susmentionné consid. 4.5). Il n'en va toutefois ainsi que dans la mesure où les actes ayant donné lieu à l'ouverture des procédures disciplinaires antérieures ne sont pas déjà prescrits au moment d'être versé dans le dossier recensant tous les manquements du professionnel.