Citation: 2C_1020/2020 E. 6

Dans un dernier moyen, la recourante estime que le Tribunal cantonal a versé dans l'arbitraire en se fondant uniquement sur la version de la norme ISO 11197 actuellement consacrée en droit positif suisse, alors qu'au moment où les travaux seront effectués, la version 2019 sera en vigueur. Comme déjà mentionné (cf. supra consid. 4.1), une décision est arbitraire (art. 9 Cst.) lorsqu'elle contredit clairement la situation de fait, qu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté ou qu'elle heurte d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. En l'espèce, la Cour de céans (cf. supra consid. 4.3.3) a confirmé que la certification à la norme ISO 11197 de 2009 était un critère d'aptitude figurant explicitement dans le cahier des charges du marché litigieux. Dès lors, et compte tenu du large pouvoir d'appréciation dont jouit l'adjudicateur (cf. supra consid. 4.2), on ne discerne pas en quoi l'appréciation effectuée par l'autorité précédente serait insoutenable. En effet, outre que pour motiver son grief, la recourante se fonde uniquement sur l'allégation que la version 2019 de la norme ISO 11197 sera en vigueur lors des travaux, ce qu'elle n'est pas en mesure de prouver, elle perd de vue que se fonder sur les normes techniques en vigueur un mois avant l'établissement des offres, comme l'exige l'appel d'offres, ne saurait être arbitraire. Partant, ce grief est également mal fondé.