Citation: 6B_1526/2022 E. 2.3

2.3. En l'espèce, le recourant ne formule aucune conclusion. En outre, il ne fait que prétendre que son recours cantonal aurait été suffisamment motivé et que, dans la mesure où il n'aurait pas eu les moyens de payer un avocat et qu'il n'aurait pas étudié le droit, on ne pourrait exiger de lui qu'il motive davantage son écriture. Ce faisant, le recourant ne démontre pas, par une argumentation topique, en quoi la cour cantonale aurait violé le droit en estimant que son recours n'était pas suffisamment motivé. Il ne prétend par ailleurs pas avoir requis la désignation d'un conseil d'office qu'on lui aurait refusé à tort. Il ne présente ainsi aucun grief répondant aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF. Quoi qu'il en soit, la cour cantonale a également relevé que, sur le fond, il n'existait aucun élément indiquant que les infractions dont se plaignait le recourant seraient réalisées. La décision de la cour cantonale est donc fondée sur une double motivation. Lorsque la décision attaquée comporte plusieurs motivations indépendantes, alternatives ou subsidiaires, toutes suffisantes pour sceller le sort de la cause, la partie recourante doit, sous peine d'irrecevabilité, démontrer que chacune d'elles est contraire au droit (ATF 142 III 364 consid. 2.4 in fine p. 368; 138 I 97 consid. 4.1.4 p. 100). Or, le recourant ne précise aucunement quelles conclusions civiles pourraient - dans leur principe et leur quotité - être déduites des diverses infractions dont il se plaint. Il ne se prononce pas davantage sur la possibilité qu'il aurait de formuler des prétentions civiles à l'encontre d'une procureure du Ministère public vaudois, alors même que le canton de Vaud a fait usage de la réserve facultative prévue à l'art. 61 al. 1 CO en matière de responsabilité des fonctionnaires et employés publics (cf. la loi vaudoise sur la responsabilité de l'État, des communes et de leurs agents [LRECA/VD; RS/VD 170.11], en particulier les art. 3 al. 1 ch. 6, 4 et 5 LRECA/VD). Dans la mesure où la seconde motivation cantonale se rapporte au fond du litige, le recourant n'a pas la qualité pour recourir pour la contester, faute d'avoir démontré disposer de prétentions civiles. Son recours est également irrecevable pour ce motif.