Citation: 6B_177/2024 E. 3.6.4

3.6.4. Le recourant soutient finalement que la cour cantonale aurait de manière arbitraire retenu que l'utilisation par celui-ci tantôt du mot "évanouissement", tantôt du mot "chute de pression" constituerait un élément démontrant qu'il avait varié dans ses déclarations, partant que sa version était dénuée de crédibilité. La cour cantonale aurait également versé dans l'arbitraire en lui reprochant d'avoir varié dans sa description de l'endroit où il se trouvait au moment de la chute. En l'espèce, la cour cantonale ne justifie pas son argumentation par l'utilisation d'un vocabulaire différencié pour apprécier la crédibilité du recourant quant aux circonstances dans lesquelles l'intimée 1 se serait blessée. Elle s'appuie en revanche sur les divergences existantes entre ce qu'il a rapporté à ses amis juste après les faits, à savoir que l'intimée 1 s'était effondrée dans la salle de bain par la suite d'un évanouissement, et les déclarations qu'il a tenues par-devant la police et le ministère public, lesquelles ne faisaient plus état de la cause du prétendu accident domestique. Ces mêmes divergences ont amené la cour cantonale à retenir, non pas que le recourant s'était contredit quant à sa localisation au moment de la chute, mais que ses déclarations aux autorités pénales à ce propos - soit qu'il se serait trouvé à la cuisine au moment de l'accident et qu'il n'aurait dès lors pas vu ce qu'il s'était passé - s'opposaient à la version relatée à ses amis selon laquelle l'intimée 1 avait fait une chute de pression, impliquant ainsi qu'il avait à tout le moins assisté à la scène.