Citation: 8C_236/2019 E. B

A.________ a recouru devant la Cour de droit public du Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel. Dans ses observations, l'Etat de Neuchâtel a confirmé qu'après l'étude minutieuse des différents dossiers des veilleurs occupant un poste similaire et des différents critères légaux et jurisprudentiels servant à la décision, le poste de A.________ apparaissait comme celui devant être supprimé. Sa décision s'appuyait sur les motifs suivants: un seul contrat de droit privé avait été maintenu, celui d'une veilleuse car il apparaissait indispensable de disposer d'une collaboratrice femme dans l'encadrement des migrantes notamment. Son statut de femme avait ainsi été un critère valorisant et avait compensé l'absence d'engagement temporaire en droit public. Cette collaboratrice disposait en outre d'une ancienneté plus importante que celle de A.________, était plus qualifiée que ce dernier et avait connu d'importants problèmes de santé, lesquels avaient été pris en compte dans les comparaisons. Les autres postes concernaient quatre collaborateurs hommes engagés par un contrat de droit public et disposant tous de plus de cinq ans d'expérience. Trois d'entre eux étaient - tout comme A.________ - âgés de plus de 55 ans mais - contrairement au prénommé - avaient une famille à charge. L'un d'entre eux avait par ailleurs de gros problèmes de santé et avait eu régulièrement des avis de saisie de salaire, si bien que sa situation matérielle était plus compliquée que celle de A.________. Le quatrième collaborateur, plus jeune et sans enfants disposait de plus de 20 ans d'expérience au sein de l'administration neuchâteloise et jouissait de bonnes compétences. De manière générale, les quatre autres veilleurs ont été considérés comme plus compétents que A.________, qui avait obtenu de mauvaises appréciations. Le prénommé a répliqué le 18 février 2019. Par arrêt du 26 février 2019, la cour cantonale a rejeté le recours.