Citation: 1B_402/2014 E. 1

L'objet du présent litige est limité à la levée du séquestre à concurrence de 500 fr., et c'est sur ce seul point que devrait porter le préjudice irréparable exigé par l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Comme cela est rappelé ci-dessus, il appartient aux recourants d'expliquer en quoi pourrait consister le préjudice irréparable, lorsque cela n'apparaît pas d'emblée évident. Or, si les recourants expliquent (tant dans leur recours qu'en réplique) en quoi ils se trouvent entravés dans l'accomplissement de leurs obligations et activités par le séquestre global de leurs avoirs, ils ne disent rien en revanche du préjudice qui résulterait spécifiquement du refus de mettre à leur disposition 500 fr., somme destinée au paiement des frais judiciaires fixés dans un arrêt du Tribunal fédéral. Selon la jurisprudence, la seule nécessité pour une personne morale de faire face à des dépenses courantes ne suffit pas, en règle générale, à rendre vraisemblable l'existence d'un préjudice irréparable (cf. ATF 130 II 329 consid. 2 p. 332). Les recourants ne prétendent pas qu'un défaut de paiement de cette somme les exposerait dans l'immédiat à des difficultés insurmontables susceptibles de les mettre en péril. Ils évoquent les frais supplémentaires liés à d'éventuelles poursuites, mais cela ne saurait constituer un préjudice juridique irréparable. Ils prétendent aussi que le refus de libérer les fonds nécessaires à leurs démarches judiciaires les priverait du droit d'accès à un juge garanti notamment par l'art. 29a Cst. L'argument porte à faux dès lors que les 500 fr. dont ils demandent la libération se rapportent à une décision du Tribunal fédéral statuant sur le fond à la suite des instances cantonales; le droit d'accès à un juge a donc été respecté, y compris dans la présente cause, et il n'y a pas lieu de préjuger des décisions qui pourront être rendues à l'avenir.