Citation: 6B_630/2021 E. 1.3.9

1.3.9. Le recourant soutient que la peine prononcée serait excessive en comparaison d'une autre affaire du même type. Il invoque un arrêt du Tribunal fédéral du 2 juillet 2019 (6B_36/2019), dans lequel la cause a été renvoyée à l'autorité précédente pour nouvelle décision sur la peine d'un condamné en lien avec la commission de 107 vols en bande et par métier (dont 19 tentatives) sur 9 périodes distinctes. A la suite de cet arrêt de renvoi, l'autorité précédente, en l'occurrence le tribunal cantonal vaudois, a estimé qu'une peine privative de liberté de 69 mois était justifiée mais que l'interdiction de la reformatio in pejus imposait d'en rester à la peine de 5 ans (60 mois) ayant fait l'objet du recours au Tribunal fédéral (CAPE, décision n° 346 du 31 octobre 2019, Jug/2019/395). Comme le Tribunal fédéral a eu l'occasion de le rappeler à maintes reprises, la comparaison d'une peine d'espèce avec celle prononcée dans d'autres cas concrets est d'emblée délicate, compte tenu des nombreux paramètres qui interviennent dans la fixation de la peine. Il ne suffit d'ailleurs pas que le recourant puisse citer un ou deux cas où une peine clémente a été fixée pour prétendre à un droit à l'égalité de traitement. Les disparités en cette matière s'expliquent normalement par le principe de l'individualisation des peines, voulu par le législateur. Elles ne suffisent pas en elles-mêmes pour conclure à un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 141 IV 61 consid. 6.3.2 p. 70 et les arrêts cités). La comparaison est généralement stérile, dès lors qu'il existe presque toujours des différences entre les circonstances, objectives et subjectives, que le juge doit prendre en considération dans chacun des cas (arrêts 6B_1035/2021 du 16 décembre 2021 consid. 2.5.1; 6B_1403/2020 du 5 mai 2021 consid. 2.3). Le recourant ne démontre pas en quoi les circonstances concrètes de son cas, y compris les circonstances personnelles, seraient similaires au cas qu'il cite si bien que la comparaison invoquée est sans pertinence. Par ailleurs, le recourant ne peut tirer aucun argument du jugement du Tribunal cantonal vaudois qu'il cite, celui-ci n'ayant pas fait l'objet d'un contrôle par le Tribunal fédéral. Les critiques du recourant sont partant infondées.