Citation: 8C_761/2023 E. 5.1

5.1. Le recourant explique avoir été au bénéfice d'un certificat médical de reprise du travail dans une activité adaptée dès le 16 août 2022, mais n'avoir eu aucune opportunité de déployer une telle activité chez son ancien employeur. Par conséquent, il n'aurait pas pu travailler jusqu'au terme du délai de congé de trois mois et son employeur ne se serait plus trouvé en demeure de verser le salaire. L'assureur-maladie perte de gain maladie n'aurait pas non plus été tenu de verser des indemnités journalières. A cet égard, le recourant reproche aux premiers juges d'avoir constaté les faits de manière manifestement inexacte, en retenant qu'il aurait touché son salaire et/ou des indemnités perte de gain s'il avait respecté le délai de congé de trois mois, sans avoir instruit ces faits auprès de l'employeur et de l'assureur. Il ajoute que ce dernier aurait mis un terme au paiement des indemnités dès le 16 août 2022, avant même d'avoir eu connaissance de sa démission. L'instance précédente aurait en outre constaté à tort que la reprise de son activité était possible après le 15 août 2022, dès lors que son médecin aurait établi un certificat de reprise du travail à compter de cette date dans une activité adaptée à son état de santé, et non dans l'emploi qu'il occupait. Le recourant revient en outre sur certains faits, en relevant notamment qu'il y aurait trois catégories d'activités auprès de son ancien employeur, à savoir les activités administratives, l'abattoir et la préparation et livraison des commandes. Or il ne disposerait pas des compétences et des qualifications pour travailler dans les deux premiers secteurs, et le maintien dans le troisième secteur - auquel il appartenait - n'aurait plus été exigible compte tenu de son état de santé. Il indique encore que même si un droit à des indemnités perte de gain avait existé, il n'aurait pas disposé des connaissances juridiques suffisantes pour le savoir. Il se serait ainsi inscrit au chômage en toute bonne foi. Il reproche par ailleurs à l'intimée de ne pas l'avoir informé sur son droit à d'éventuelles indemnités perte de gain maladie, conformément à l'art. 27 al. 3 LPGA (RS 830.1).