Citation: 5D_52/2021 E. 4.1

4.1. L'autorité cantonale a constaté que le poursuivant a produit un titre exécutoire et que le poursuivi n'a établi aucun des moyens libératoires prévus par la loi (art. 81 al. 1 LP). Celui-ci ne saurait faire réviser par le biais d'une procédure de mainlevée un jugement définitif et exécutoire qui aurait dû être entrepris par les voies de droit correspondantes; en effet, le juge de la mainlevée n'a pas à examiner le bien-fondé de la prétention, mais uniquement l'existence d'un titre exécutoire. L'autorité précédente a en outre retenu que, s'il n'a pas entièrement succombé dans la procédure de mainlevée, le poursuivi a néanmoins " quasi-intégralement " succombé, puisque le premier juge a uniquement réduit de 100 fr. 30 à 33 fr. 30 le montant des frais de poursuite; il n'a donc obtenu gain de cause que sur la question accessoire des frais de poursuite. Il est vrai que, dans sa détermination du 21 novembre 2020, l'intéressé a admis le capital en poursuite, ne remettant en cause que la prétention relative aux frais, alors qu'il a formé opposition totale au commandement de payer. Dans sa détermination du 16 décembre 2020, il a cependant contesté l'ensemble de la requête de mainlevée. Cela étant, il apparaît justifié de mettre à sa charge l'intégralité des frais de procédure. Enfin, la question de l'octroi ou de la fixation de l'indemnité équitable, qui constitue des dépens au sens de l'art. 95 al. 3 CPC, n'a pas d'incidence sur la répartition des frais. Vu l'issue de la procédure, les juges précédents ont considéré que le recours était dénué de toute chance de succès; cela étant, ils ont rejeté la requête d'assistance judiciaire du poursuivi (art. 117 let. b CPC).