Citation: 9C_560/2023 E. 5.2.3

5.2.3. C'est également en vain que le recourant se prévaut de contradictions entre le rapport d'enquête à domicile et l'expertise pluridisciplinaire diligentée auprès de la PMU. D'une part, on ne voit pas en quoi la constatation de l'enquêtrice selon laquelle l'assuré est en mesure de structurer ses journées de manière autonome constituerait un "abus de langage", pour reprendre les termes de l'intéressé. Les informations contenues dans le rapport d'expertise psychiatrique, selon lesquelles l'assuré a un quotidien pauvre et se trouve dans une quasi-inactivité, passant ses journées entre sa chambre et son balcon, en regardant parfois la télévision, ont été fournies par le recourant dans le cadre de l'entretien avec l'expert psychiatre (cf. rapport d'expertise psychiatrique du 4 novembre 2019, ch. 3 p. 3-4). Il ne s'agit dès lors pas de constatations médicales, mais uniquement de la description donnée par le recourant de son quotidien. D'autre part, la constatation des experts selon laquelle l'assuré est incapable d'une activité spontanée ou d'une organisation et planification des tâches, se rapporte essentiellement au contexte socioprofessionnel (cf. rapport d'expertise consensuelle du 19 novembre 2019, ch. 4.3 p. 4). Les experts étaient en effet tenus de déterminer la capacité de travail de l'assuré, dans le cadre de l'examen de son droit à une rente de l'assurance-invalidité. Ils ne se sont pas prononcés au sujet de sa capacité à accomplir les actes de la vie quotidienne, en particulier quant à sa capacité à structurer et organiser sa journée, comme l'ont dûment exposé tant les premiers juges, que l'enquêtrice.