Citation: 5P.314/2003 24.11.2003 E. 4.2

4.2.1 Aux termes de l'art. 111 CPC/FR, la partie qui succombe est en règle générale condamnée au paiement des dépens de son adversaire (al. 1). Lorsqu'aucune des parties n'a entièrement gain de cause, le juge peut répartir proportionnellement les dépens ou les laisser à la charge de chaque partie (al. 2). Il peut faire de même pour des motifs d'équité clairement établis (al. 3). Lorsque la partie gagnante a compliqué ou abusivement prolongé le procès ou qu'elle n'obtient, à peu de chose près, que ce que la partie adverse lui avait offert en procédure en vue d'une transaction, elle peut être condamnée à tout ou partie des dépens (al. 4). 4.2.2 D'après l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit, sous peine d'irrecevabilité, contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation. Le Tribunal fédéral n'examine que les griefs expressément soulevés par le recours et exposés de manière claire et détaillée, le principe de l'application du droit d'office étant inapplicable (ATF 125 I 71 consid. 1c p. 76). Par conséquent, celui qui forme un recours de droit public pour arbitraire ne peut se borner à critiquer la décision attaquée comme il le ferait en procédure d'appel, où l'autorité jouit d'un libre pouvoir d'examen (ATF 117 Ia 10 consid. 4b p. 11; 110 Ia 1 consid. 2a p. 3; 107 Ia 186 et la jurisprudence citée), ni se contenter d'opposer sa thèse à celle de l'autorité cantonale. Il doit démontrer, par une argumentation précise, que la décision attaquée repose sur une application de la loi ou une appréciation des preuves manifestement insoutenables (ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495; 120 Ia 369 consid. 3a p. 373; 117 Ia 412 consid. 1c p. 414). 4.2.3 Lorsque les recourants invoquent que l'intimée a compliqué le procès en soulevant des moyens libératoires infondés, ils se bornent à une pure affirmation. Ils ne démontrent pas en quoi la cour cantonale a commis l'arbitraire en n'appliquant pas l'art. 111 al. 4 CPC/FR, mais l'art. 111 al. 1 CPC/FR. Insuffisamment motivé, leur grief est irrecevable. Il en va de même de leur grief tiré de leur gêne. Ils ne font qu'affirmer qu'ils sont indigents, mais ne démontrent pas en quoi cette circonstance aurait justifié que l'autorité cantonale, sauf à tomber dans l'arbitraire, s'écarte de la règle de l'art. 111 al. 1 CPC/FR au profit de l'art. 111 al. 3 CPC/FR. Au demeurant, l'octroi de l'assistance judiciaire ne peut constituer à lui seul un motif d'équité justifiant de déroger à la règle de l'art. 111 al. 1 CPC, dès lors que, selon l'art. 18 al. 2 de la Loi fribourgeoise sur l'assistance judiciaire du 4 octobre 1999, le bénéficiaire de l'assistance judiciaire qui succombe supporte lui-même les dépens de sa partie adverse.