Citation: 5A_113/2022 E. 6

Le mémoire de recours doit contenir des conclusions (art. 42 al. 1 LTF). Le recours en matière civile est une voie de réforme (art. 107 al. 2 LTF) et le recourant doit, sous peine d'irrecevabilité, prendre des conclusions sur le fond du litige (ATF 137 II 313 consid. 1.3 et les références). L'application du principe de la confiance impose toutefois d'interpréter les conclusions à la lumière de la motivation; l'interdiction du formalisme excessif commande, pour sa part, de ne pas se montrer trop strict dans la formulation des conclusions si, à la lecture du mémoire, on comprend clairement ce que veut le recourant (arrêts 5A_954/2021 du 3 janvier 2022 consid. 1.2; 5A_648/2020 du 12 juillet 2021 consid. 2.3 et les références). La recourante conclut son recours en demandant l'application des art. 410 ss CPP - relatifs à la révision d'une décision rendue en matière pénale -, la prise en compte de son recours et la validation de la révision de la procédure. Dès lors que le litige porté devant la Cour de céans est parfaitement étranger à toute procédure de révision, a fortiorien matière pénale, la recevabilité du recours sous l'angle des conclusions est d'emblée sujette à caution. La question de la recevabilité des conclusions peut toutefois rester ouverte dès lors que le recours est quoi qu'il en soit irrecevable, faute de motivation suffisante (cf. infra consid. 7.3).