Citation: 5A_711/2014 E. 3.1.4

3.1.4. En l'espèce, la Cour de justice a admis que E.________ SA déclare verser à l'ex-époux un salaire de 4'630 fr. par mois, montant qui paraît incompatible avec les déclarations qu'il a faites dans la presse quant au potentiel de développement de cette société. Elle a jugé, sur la base de divers éléments, notamment de son activité au sein de G.________, qu'il réalisait en réalité un revenu plus élevé, qui était estimé à 9'200 fr. au moins. Lorsque l'autorité procède ainsi à la détermination du revenu d'une personne en appréciant les indices concrets à sa disposition, elle détermine son revenu effectif ou réel; il s'agit d'une question de fait qui ressortit à l'appréciation des preuves (ATF 128 III 4 consid. 4 p. 4 ss; arrêt 5A_81/2011 du 23 septembre 2011 consid. 5.2), et non à l'art. 8 CC. En tant qu'il affirme qu'il serait erroné d'avoir considéré que G.________ est une société, dès lors qu'il s'agirait en réalité d'une marque, le recourant présente sa propre version des faits de manière appellatoire, sans même soulever le grief d'arbitraire à cet égard. La critique est ainsi irrecevable (cf. supra consid. 2.2). Pour le surplus, il ne conteste pas être le fondateur et manager de G.________, active dans la gestion de fonds à W.________ et à X.________, selon les faits de l'arrêt entrepris, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF). Sur cette base, la cour cantonale pouvait, sans faire preuve d'arbitraire, en déduire qu'il tire un revenu de cette activité, G.________ étant certes active à X.________ par l'intermédiaire de E.________ SA, mais déployant aussi une activité à W.________. Vu ce qui précède, il devient superflu de connaître des critiques du recourant qui seraient dirigées à l'encontre de la seconde motivation de la Cour de justice, fondée sur le revenu hypothétique (ATF 133 III 221 consid. 7 p. 228).