Citation: 1B_434/2022 E. B

Le 24 juin 2022, A.________ a adressé à la Chambre pénale d'appel et de révision (CPAR) une demande de mise en liberté. Il affirmait que l'importance de la peine prononcée en première instance ne suffisait pas à retenir un risque de fuite, compte tenu de sa nationalité suisse et de ses liens avec Genève où il avait fait toute sa scolarité et son apprentissage. En cas de libération, il pourrait effectuer un stage puis un apprentissage, et pourrait loger chez ses parents. Il proposait diverses mesures de substitution, dont le versement par son père d'une caution de 50'000 fr. Par décision du 13 juillet 2022, le Président de la CPAR a rejeté la demande de mise en liberté, considérant en particulier que le montant de la caution proposée n'était pas suffisant au vu de la gravité du risque de fuite. A.________ a déposé une nouvelle demande de libération le 15 juillet 2022, apportant des précisions sur l'état de fortune de ses parents: il a produit une attestation fiscale de juillet 2022 faisant état d'une fortune brute de 1'217'610 fr. et proposait dès lors le versement d'une caution de 350'000 fr. voire plus si la juridiction d'appel devait considérer ce montant comme insuffisant. Par ordonnance du 27 juillet 2022, le Président de la CPAR a à nouveau rejeté la demande. En cas d'admission de l'appel du Ministère public, le recourant devrait encore purger plus de dix ans de détention, même en cas de libération conditionnelle. S'agissant d'un prévenu de 25 ans, présentant une fragilité psychique, une faible maîtrise de soi et une incapacité d'assumer ses responsabilités, la tentation de passer dans la clandestinité, à l'approche des débats d'appel, était évidente. La caution proposée ne constituait pas une garantie suffisante.