Citation: I 42/05 27.04.2006 E. B

Par jugement du 8 avril 2002, la Chambre des assurances du Tribunal cantonal de la République et canton du Jura a admis le recours formé par V.________ contre cette décision, annulé celle-ci et renvoyé le dossier à l'office AI pour complément d'instruction et nouvelle décision au sens des considérants. Elle a considéré que l'assuré, en produisant le certificat médical du docteur B.________ du 20 juin 2001, avait démontré de manière plausible au moins une modification des faits déterminants pour le droit à la rente et qu'il était contradictoire que l'office AI soit entré en matière sur la nouvelle demande du 30 mai 2001 mais qu'il n'ait procédé à aucune mesure d'instruction, alors qu'il avait l'obligation d'examiner la nouvelle demande sur le plan matériel sous tous les aspects. Ainsi, il appartenait à l'office AI de déterminer par une expertise complémentaire si, médicalement, le taux de capacité de travail de V.________ dans une activité adaptée s'était modifié et, partant, de recalculer le taux d'invalidité. Cas échéant, il y aurait lieu d'ordonner une expertise psychiatrique, attendu que l'assuré renouvelait ses demandes de prestations depuis plus de 6 ans et que la question de l'existence d'une sinistrose pouvait se poser, ainsi que cela ressortait de l'expertise du docteur U.________ du 10 avril 2000.