Citation: 6B_683/2021 E. 3.2.1

3.2.1. Selon le recourant, la production des vidéos prises par les caméras embarquées lors de la course-poursuite aurait permis de constater que les voitures de police ayant participé à la "traque" n'avaient pas dû éviter les objets projetés. Le recourant ne démontre pas avoir requis l'administration de la mesure d'instruction dont il se plaint de l'absence, se contentant d'affirmer l'avoir sollicitée "au cours de l'instruction, puis au stade de son premier jugement". A tout le moins, il ressort des éléments du dossier qu'il n'a pas formulé, respectivement réitéré sa réquisition de preuves lors de l'audience de première instance, ni aux débats d'appel (cf. art. 105 al. 2 LTF, jugement querellé, p. 13 ss et p. 31 ss, jugement du Tribunal correctionnel du 19 octobre 2020, p. 12). Par ailleurs, il ne prétend pas que la cour cantonale aurait commis un déni de justice en ne traitant pas son grief. Dès lors qu'il n'a pas présenté cette requête dans la procédure cantonale, au plus tard devant l'autorité d'appel, ou du moins ne l'a pas réitérée après la clôture de l'instruction, son grief est irrecevable sous cet angle, faute d'épuisement préalable des voies de droit cantonales (cf. art. 80 al. 1 LTF). Le grief est par ailleurs également irrecevable sous l'angle du principe de la bonne foi en procédure, qui interdit de saisir les juridictions supérieures d'un éventuel vice qui aurait pu être invoqué dans une phase antérieure du procès (art. 5 al. 3 Cst.; cf. ATF 143 IV 397 consid. 3.4.2 p. 406). Au demeurant, il ne ressort pas de l'état de fait cantonal, qui lie le Tribunal fédéral faute de grief d'arbitraire (art. 105 al. 1 LTF), que les voitures de police auraient été munies de caméras embarquées.