Citation: 6B_888/2015 E. B

Statuant sur l'appel de X.________, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté celui-ci par jugement du 22 mai 2005. Cette autorité a retenu les faits suivants. Le 25 mars 2011, entre 13h00 et 16h00, A.________, née en 1987 en Somalie, s'est rendue au domicile de son cousin éloigné, X.________, né en 1972 dans ce même pays. Le motif de sa visite était que X.________ lui avait promis de lui restituer une importante somme d'argent. Devant la porte de son appartement, X.________ a saisi avec force le bras gauche de A.________ pour l'obliger à entrer, tout en lui mettant une main sur la bouche afin qu'elle ne crie pas. A l'intérieur, il a fermé la porte et poussé A.________ à plusieurs reprises pour la forcer à se diriger vers la chambre à coucher. Une fois tous deux arrivés dans cette pièce, X.________ a jeté A.________ sur le lit avant de commencer à la déshabiller de force en lui maintenant les jambes, puis les bras. Alors qu'elle était en slip et soutien-gorge, X.________ a filmé A.________, ou fait semblant de la filmer, avec son téléphone portable en lui disant que si elle criait, qu'elle se débattait ou qu'elle allait à la police, il diffuserait les images sur Internet. Il lui a encore dit que si sa famille et son ami la voyaient comme cela, ils ne voudraient plus d'elle. Il s'est ensuite jeté sur A.________, lui a tenu les bras et lui a arraché son soutien-gorge. Il a mis une main sur la bouche de cette dernière, laquelle, terrorisée, pleurait, et l'a ainsi empêchée de respirer. Il lui a ensuite asséné plusieurs gifles, lui a tiré les cheveux et lui a descendu son slip. Il a, à nouveau, saisi les bras de A.________, lui a écarté les jambes avec les siennes et l'a pénétrée vaginalement à plusieurs reprises, sans préservatif. Après avoir éjaculé, X.________ s'est retiré de A.________ et s'est couché sur le lit. Cette dernière en a alors profité pour quitter la chambre et se rendre dans la cuisine. X.________, qui l'avait suivie, s'est alors emparé d'un couteau de cuisine qui se trouvait sur une table et l'a dirigé contre A.________ en la menaçant de la tuer si elle criait ou si elle parlait à la police de ce qui s'était passé. Il a ensuite jeté le couteau dans l'évier et a repoussé A.________ dans la chambre à coucher avant de la jeter sur le lit. A ce moment, B.________, que logeait le prévenu, a pénétré dans le logement et s'est couché sur le canapé. Comme il avait bu de l'alcool, il s'est immédiatement endormi. A.________, qui avait entendu le bruit de la porte, a essayé de demander de l'aide en criant, mais X.________ lui a mis la main sur la bouche et l'a maintenue un certain temps couchée dans le lit. A.________ s'est ensuite relevée et a pris son sac ainsi que son téléphone portable. X.________ l'a alors saisie avec force par la mâchoire et lui a pris son téléphone portable avant de se recoucher sur le lit. A.________ s'est empressée de s'emparer de son slip, de son pantalon et de son pull et s'est dirigée vers la cuisine. X.________ l'a une nouvelle fois suivie et empoignée par derrière. A.________ a alors saisi un petit couteau qui se trouvait dans l'évier de la cuisine et a demandé à X.________ en vain de la laisser partir, en le menaçant de se suicider. X.________ a tenté de prendre le couteau des mains de A.________, qui lui a alors asséné un violent coup au niveau du cou en se retournant. Dans l'action, A.________ s'est blessée au petit doigt. Elle a quitté l'appartement, le couteau à la main, et a demandé à des passants d'appeler la police. X.________ a souffert d'une plaie cervicale gauche avec section de la veine jugulaire antérieure gauche, d'une lacération du lobe thyroïdien et du pneumo-médiastin, qui a nécessité une hospitalisation de trois jours. Le 25 mars 2011, A.________ a déposé plainte et s'est constituée partie plaignante. Le 6 octobre 2011, X.________ en a fait de même.