Citation: 7B_907/2024 E. 4.2

4.2. Sur le fond, le recourant se plaint d'une violation du droit fédéral (art. 221 al. 1 let. a CPP) et d'une constatation arbitraire des faits. En l'espèce, contrairement à ce que le recourant soutient, la juridiction précédente a considéré que le risque de fuite était probable en se fondant sur un ensemble de critères objectifs; son raisonnement à cet égard doit être confirmé. En effet, le recourant, de nationalité étrangère, ne conteste pas vivre en Suisse dans une situation précaire et n'y avoir aucune attache particulière. Il n'expose en particulier pas quelles perspectives d'avenir l'y retiendraient. Il ressort au demeurant de l'ordonnance attaquée qu'après le jugement du 14 septembre 2023, le recourant a expressément indiqué ne plus vouloir vivre en Suisse. En tant qu'il livre une appréciation personnelle de l'interprétation à donner à ses propos "émis sous le coup d'une forte émotion", le recourant procède de manière purement appellatoire, partant irrecevable. À ces éléments s'ajoute la condamnation du recourant à une peine privative de liberté de 5 ans et à une expulsion du territoire suisse pour une durée de 10 ans, confirmée par jugement de la Cour pénale le 14 septembre 2023. Certes, le jugement sur appel n'est pas définitif vu le recours déposé au Tribunal fédéral. Il constitue toutefois un indice supplémentaire de la peine susceptible de devoir être exécutée (cf. ATF 143 IV 168 consid. 5.1). Le recourant s'expose ainsi à devoir purger un solde de peine de près de 20 mois, sous réserve d'une libération conditionnelle aux conditions de l'art. 86 CP, dont l'octroi n'est toutefois, en l'état, pas d'emblée évident (cf. consid. 5.3 infra). Aussi, face à la durée non négligeable de la peine qu'il lui resterait à exécuter, le recourant pourrait être tenté de se rendre dans son pays d'origine, où il existe une possibilité de réinsertion et où il possède des attaches plus importantes qu'en Suisse; quoi qu'il en dise, le fait d'avoir été hébergé par un ami lorsqu'il est retourné vivre en Belgique en 2018 démontre bel et bien l'existence de tels liens. Le fait d'avoir, à la même période, trouvé un emploi sans grandes difficultés permet également de considérer qu'une réinsertion professionnelle dans ce pays ne lui serait pas insurmontable. Le simple fait d'alléguer qu'il n'aurait aucun intérêt à quitter la Suisse dès lors qu'il aurait toujours clamé son innocence et souhaiterait rester dans notre pays pour faire valoir ses droits n'est pas suffisant pour écarter le risque concret de fuite. Au contraire, en niant toute responsabilité pénale dans les faits qui lui sont reprochés, le recourant démontre que, le cas échéant, sa condamnation sera difficile à accepter et qu'il pourrait être réticent à exécuter le solde de la peine. Pour le reste, en tant que le recourant soutient que "sa santé tant physique que mentale aurait été largement impactée par la détention, de sorte que la fuite exigerait de lui un effort insurmontable", il invoque des faits qui ne ressortent pas de l'ordonnance attaquée, sans démontrer l'arbitraire de leur omission. Il s'ensuit que la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral ni l'interdiction de l'arbitraire en considérant qu'il existait un risque de fuite.