Citation: 7B.15/2006 09.03.2006 E. A

Dans le cadre de la poursuite n° xxxx requise par X.________ à l'encontre de B.Y.________, l'Office des poursuites de Genève a entendu le débiteur le 11 février 2005, puis a exécuté une saisie de 540 fr. par mois sur son salaire. Le procès-verbal de saisie adressé aux parties le 23 mai 2005 mentionnait, entre autres, que le débiteur était marié, qu'il était employé de son épouse A.Y.________, propriétaire du Café Z.________, et qu'il percevait un salaire mensuel net de 1'828 fr. 20, l'épouse réalisant pour sa part un salaire mensuel net d'environ 7'000 à 8'000 fr. Quant aux charges, le procès-verbal faisait état notamment d'un montant de 500 fr. pour l'entretien de base de K.________, fils des époux né en 1981, sans emploi et ne touchant pas d'indemnités de chômage, ainsi que d'un montant de 1'500 fr. au titre des primes d'assurance-maladie pour toute la famille; il ne mentionnait pas de frais de loyer, précisant que des intérêts hypothécaires de 2'500 fr. étaient réglés par l'épouse. Le 6 juin 2005, la créancière a formé une plainte contre ce procès-verbal. Elle contestait le montant des revenus déclarés par le débiteur et son épouse, ainsi que la prise en compte, dans les charges du couple, de l'entretien de base de K.________, de sa prime d'assurance-maladie et de celle de T.________, enfant majeur issu d'une précédente union de l'épouse. Dans le cadre de l'instruction de cette plainte, l'office a recalculé le minimum vital du débiteur après avoir obtenu divers justificatifs; il n'a plus tenu compte de la prime d'assurance-maladie de T.________ et a porté le montant de la saisie mensuelle de salaire à 690 fr. par mois, ce qu'il a signifié aux intéressés le 5 août 2005.