Citation: 6B_1410/2020 E. 4.3

4.3. L'autorité précédente a jugé que l'expulsion du recourant n'était pas susceptible de le placer dans une situation personnelle grave au sens de l'art. 66a al. 2 CP. En particulier, elle a émis les plus grands doutes sur la capacité du recourant à subvenir à ses besoins par une activité lucrative légale en Suisse, alors qu'il semblait principalement avoir vécu ces dernières années, outre de l'aide sociale perçue de 2003 à 2017, des revenus qu'il tirait de ses activités illicites. Le recourant ne pouvait ainsi se prévaloir d'aucune intégration, où il passait une grande partie de ses journées - avant sa détention - à fumer et à vendre des stupéfiants en compagnie de compatriotes, ne cultivant guère d'amitiés ou de connaissances en dehors de sa communauté. Arrivé en Suisse à l'âge de 26 ans, il y a vingt ans environ, il avait d'ailleurs encore des liens étroits avec son pays d'origine, où il se rendait très régulièrement, notamment pour y rendre visite à sa famille. Ses soeurs disposant de surcroît de bonnes conditions de vie en Algérie, il apparaissait que ses perspectives de réinsertion y étaient bien meilleures qu'en Suisse. Le recourant ne pouvait par ailleurs pas se prévaloir de sa situation familiale. Sa fille aînée s'était ainsi déjà rendue plusieurs fois en Algérie et était en âge, à 16 ans, de faire le déplacement pour y rendre visite à son père. Celui-ci pourrait en outre maintenir dans ce pays les contacts avec sa prétendue seconde fille - née en 2019, mais qu'il n'avait pas encore reconnue -, dès lors que sa compagne, Algérienne domiciliée en France, s'y rendait parfois. L'expulsion ne modifierait du reste pas fondamentalement les relations du recourant avec cet enfant, avec qui il n'avait jamais vécu et qui avait été conçue alors qu'il avait déjà été averti des conséquences de son comportement délictueux par les autorités de poursuite pénale (cf. jugement attaqué, consid. 24.4 p. 42 s.).