Citation: 1C_658/2019 E. 3.3

3.3. Pour renverser cette présomption, le recourant affirme qu'il n'a pas menti. Il soutient notamment qu'il est notoire que les infidélités n'impliquent pas forcément une séparation et ajoute qu'on ne saurait retenir son infidélité comme la preuve qu'il ne concevait pas sa vie conjugale comme stable et tournée vers l'avenir. Il ajoute qu'il a appris seulement en 2011 qu'il avait un enfant avec C._________. Les explications du recourant ne sont toutefois pas convaincantes et ne permettent manifestement pas de renverser la présomption établie. En particulier, le recourant ne répond pas à l'argumentation de l'instance précédente qui a exposé pour quelles raisons il ne pouvait prétendre que la nouvelle au sujet de l'existence de sa fille au printemps 2011 était un événement extraordinaire au sens de la jurisprudence. L'instance pré cédente pouvait à bon droit considérer que la relation extraconjugale entretenue avec C._________ en 2009 - période durant laquelle le couple rencontrait des difficultés -, puis à nouveau en début d'année 2011 - peu après l'obtention de la naturalisation facilitée -, confirmaient que l'union entre les ex-époux ne présentait pas la stabilité requise au moment déterminant et qu'il est peu plausible que le recourant n'ait découvert la dégradation de son couple qu'après l'obtention de la naturalisation facilitée. Si le recourant se prévaut d'efforts entrepris pour surmonter les difficultés conjugales en 2009, preuve selon lui que l'union était effective, il ne prétend pas qu'il aurait entrepris des mesures concrètes en ce sens après l'octroi de la naturalisation facilitée; il a au contraire rapidement renoué avec son ancienne maîtresse pour lui donner un second enfant. Le fait que le recourant est bien intégré en Suisse et que ses enfants y vivent n'est pas pertinent pour l'examen de la question de savoir s'il y a eu obtention frauduleuse de la naturalisation au sens de l'art. 41 aLN.