Citation: 9C_789/2020 E. 4.2

4.2. L'argumentation de la recourante selon laquelle le fait que la lésion dentaire est survenue dans le cadre d'un "quotidien banal", alors que l'assurée installait son petit-fils dans sa voiture, soit une "opération réfléchie et prévisible" qui s'inscrit dans "les activités normales de tous les grands-parents s'occupant à l'occasion de leurs petits-enfants" et qui s'accompagne du risque prévisible que "les deux têtes, de l'adulte et de l'enfant, rentrent en contact", n'est pas fondée. Comme le relève à juste titre l'intimée, de nombreux accidents peuvent survenir à l'occasion d'activités qui font partie de la vie quotidienne, comme il en va, par exemple, lorsqu'une personne chute dans les escaliers. Selon l'art. 4 LPGA, est réputée accident toute atteinte dommageable, soudaine et involontaire, portée au corps humain par une cause extérieure extraordinaire qui compromet la santé physique, mentale ou psychique ou qui entraîne la mort. Le facteur extérieur extraordinaire à l'origine de l'atteinte à la santé ne réside pas dans l'activité effectuée, mais bien dans la chute, respectivement, comme en l'espèce, dans le choc entre la tête de l'assurée et celle de son petit-fils. Selon la jurisprudence, lors d'un mouvement corporel, l'exigence d'une incidence extérieure est en principe remplie lorsque le déroulement naturel du mouvement est influencé par un phénomène extérieur ("mouvement non programmé"). Dans le cas d'un tel mouvement, l'existence du facteur extérieur extraordinaire doit être admise, car le facteur extérieur - l'interaction entre le corps et l'environnement - constitue en même temps le facteur extraordinaire en raison de l'interruption du déroulement naturel du mouvement. Le caractère extraordinaire peut ainsi être admis, notamment, lorsque l'assuré s'encouble ou se heurte à un objet (ATF 130 V 117 consid. 2.1 p. 118 et les arrêts cités; arrêt U 220/05 du 22 mai 2006 consid. 3.3 et les arrêts cités).