Citation: 9C_346/2017 E. 5.3.3

5.3.3. Enfin, la recourante invoque une violation du principe de la planification (art. 1g OPP 2) par la juridiction cantonale, en affirmant que l'application de l'intérêt rétrospectif à l'intimé, sorti le 31 décembre, serait contraire aux dispositions réglementaires, l'intérêt prospectif à créditer conformément à celles-ci étant une prestation d'assurance garantie. Le principe de planification au sens des art. 1 al. 3 LPP et 1g OPP2 est respecté lorsque le financement et la mise en oeuvre de la prévoyance obligatoire et extra-obligatoire sont fixés à l'avance dans les statuts et les règlements selon des critères schématiques et objectifs. Comme le principe de collectivité, le principe de planification n'autorise pas les plans de prévoyance individuels élaborés selon les désirs de l'assuré, en particulier quant à sa participation au plan de prévoyance, quant au mode de financement, aux modalités et à l'importance des prestations assurées (arrêt 2A.554/2006 du 7 mars 2007 consid. 5.5 et les arrêts cités [RF 62/2007 p. 636]). On ne voit pas en quoi ce principe aurait été violé en l'espèce, puisque le versement de taux d'intérêt sur le capital épargne des assurés et l'organe chargé de déterminer les taux d'intérêt (Conseil de fondation), de manière prospective ou rétroactive, sont prévus par l'art. 8 du règlement de la caisse de pensions. Le fait de constater que l'application de la disposition réglementaire, telle qu'invoquée par la recourante, conduit à une violation du principe de l'égalité de traitement dans le cas de l'intimé ne touche en rien à celui de la planification.