Citation: 8C_164/2024 E. 4.1

4.1. En l'espèce, la cour cantonale a constaté que les problèmes cutanés de l'assurée avaient commencé en juin 2019 et que celle-ci avait été adressée par son médecin traitant à un dermatologue, qui avait évoqué un psoriasis dans son rapport du 2 septembre 2019. Doutant de ce diagnostic, l'assurée avait consulté un allergologue qui avait effectué des tests cutanés, dont les résultats avaient révélé une sensibilisation à plusieurs acrylates de la série dentaire, au nickel, au mélange de parfums ainsi qu'au chlorure de cobalt. Dans un rapport du 16 mars 2020, l'allergologue avait constaté que l'atteinte cutanée était clairement liée à l'exercice de l'activité d'assistante dentaire. L'assurée était en effet régulièrement en contact avec des produits contenant des acrylates et les lésions disparaissaient durant les vacances, puis réapparaissaient systématiquement à la reprise du travail. L'allergologue avait ainsi posé le diagnostic d'eczéma de contact professionnel dans le cadre de l'activité d'assistante dentaire, sur la base des résultats de tests cutanés, de l'examen de l'assurée et en prenant en considération le contexte dans lequel les lésions étaient apparues et avaient évolué. Son appréciation, motivée et convaincante, était partagée par le médecin du service médical régional (SMR) de l'assurance-invalidité en charge du dossier de l'assurée et dont les observations avaient conduit l'office AI à prendre en charge les coûts d'un reclassement professionnel. Les avis concordants de ces deux spécialistes étaient renforcés par les déclarations du médecin-dentiste exerçant chez l'employeur, qui avait indiqué que le produit incriminé était utilisé quotidiennement au cabinet, lors de deux traitements sur trois, et qu'il y avait un contact direct avec le produit.