Citation: 6B_396/2022 E. 3.3

3.3. La cour cantonale a condamné le recourant pour voies de fait qualifiées, commises à Y.________ et à X.________, entre le 29 juin 2018 et le 30 avril 2019, au préjudice de l'intimée. Elle l'a également reconnu coupable de voies de fait qualifiées, commises à Z.________, à Y.________ et à X.________, dès le 29 juin 2018, au préjudice de C.A.________. La procédure a été classée, pour cause de prescription, pour les voies de fait réitérées qui auraient été commises avant le 29 juin 2018. En substance, la cour cantonale a retenu qu'à compter du mois de janvier 2017, le recourant s'était mis à frapper l'intimée de manière quasi habituelle, pour ne pas dire systématique. Il lui était également arrivé de donner des gifles, certes de manière moins soutenue, mais à réitérées reprises tout de même, à C.A.________. La cour cantonale a considéré que si l'on pouvait concéder au recourant qu'il avait vraisemblablement, dans quelques cas, agi à la suite de comportements inadaptés de ses deux filles, les diverses sanctions qu'il leur avait régulièrement infligées dépassaient largement ce qui pourrait entrer dans le droit éventuel d'infliger de légères corrections et démontraient bien plutôt qu'il avait pris la décision d'instaurer un mode d'éducation fondé sur la violence. Il avait, de ce fait, manifestement dépassé ce qui était admissible et ne saurait donc se prévaloir d'un quelconque droit de correction. La cour cantonale a également retenu que le recourant ne pouvait pas se prévaloir de sa propre culture. En effet, celui-ci vivait en Suisse depuis 2006 et y avait préalablement séjourné à de nombreuses reprises, ce qui impliquait assurément une bonne connaissance des moeurs helvétiques. En tout état de cause, ses agissements dépassaient à ce point ce qui était admissible qu'il ne pouvait sérieusement penser que son mode d'éducation était licite, même si les préceptes d'éducation étaient plus sévères dans son pays d'origine. Il avait du reste lui-même admis qu'il n'ignorait pas que les châtiments corporels autorisés dans son pays natal n'étaient pas admis en Suisse.