Citation: 4A_332/2021 E. 6.3

6.3. Tel qu'il est présenté, le moyen fondé sur l'art. 190 al. 2 let. e LDIP, à la recevabilité plus que douteuse, ne saurait prospérer. Il consiste, en effet, dans une très large mesure en une présentation, sous un autre angle, des critiques similaires formulées antérieurement à l'appui du grief fondé sur la violation du droit d'être entendu. Ce faisant, la recourante méconnaît le caractère subsidiaire de la garantie de l'ordre public procédural. Il n'y a dès lors pas lieu de s'arrêter ici sur les reproches formulés par la recourante au titre de la violation de l'ordre public procédural qui se recoupent avec ceux ayant déjà été examinés précédemment. En tout état de cause, il sied de relever que l'argumentation de la recourante repose essentiellement sur la prémisse selon laquelle elle n'aurait pas pu avoir accès à certaines pièces ni requérir l'audition de certains experts ni bénéficier des mêmes droits procéduraux que l'intimée. Or, une telle prémisse n'est pas avérée. Comme le relève à cet égard l'intimée dans sa réponse, sans être contredite par la recourante, cette dernière aurait en effet parfaitement pu solliciter l'audition d'autres témoins ou requérir la production de pièces auxquelles elle souhaitait avoir accès. La recourante s'en prend, par ailleurs, de manière inadmissible, sur un mode appellatoire marqué, à l'appréciation des preuves opérée par la Formation et se livre à des critiques toutes générales visant le système mis en place à des fins de lutte antidopage, à grand renfort de faits qui ne ressortent pas de la sentence attaquée et qui ne sont pas établis. Au demeurant, on ne voit pas qu'il soit possible de rattacher les critiques formulées par la recourante à la notion spécifique et strictement limitée de l'ordre public, telle qu'elle a été définie par le Tribunal fédéral. Pour le reste, les circonstances invoquées pêle-mêle par l'intéressée dans son mémoire de recours ne suffisent pas, telles qu'elles sont alléguées et à défaut d'une démonstration digne de ce nom, à justifier une annulation de la sentence attaquée au titre de la violation de l'ordre public procédural.