Citation: 5A_503/2023 E. 3.1

3.1. S'agissant de l'art. 170 CC, l'autorité précédente a estimé que, concernant les comptes joints, c'était à juste titre que l'époux avait fait valoir qu'elle pouvait obtenir l'ensemble des renseignements les concernant directement auprès des établissements bancaires, étant précisé que le tribunal de première instance avait retenu qu'elle n'avait pas prouvé s'être vu refuser des informations de la part de l'établissement. Ainsi, l'on ne pouvait pas exiger de l'époux, par économie de moyens pour l'épouse, de produire ces documents. Elle a également considéré que, compte tenu de la fortune des parties, l'épouse ne disposait pas d'un intérêt à obtenir l'état de celle de son époux, dès lors qu'il était hautement vraisemblable que s'il devait être condamné à lui verser une contribution à l'entretien, il disposerait des revenus suffisants pour assurer cet entretien sans que l'épouse ait besoin de savoir quels étaient les revenus de celui-ci. Enfin, l'autorité d'appel a relevé que les parties étant vraisemblablement soumises au régime matrimonial de la participation aux acquêts, l'épouse possédait un intérêt à connaître le montant des avoirs présents sur les comptes personnels de l'époux à la date de la dissolution du régime matrimonial, à savoir le 14 décembre 2022, date du dépôt de la demande en divorce, afin de prouver ses prétentions dans la liquidation dudit régime. Pour le surplus, l'épouse n'avait pas allégué que son époux aurait procédé à des libéralités entre vifs depuis le 1er janvier 2019 ou qu'il aurait aliéné des biens d'acquêts dans le but de compromettre sa participation à ceux-ci. Aussi, dans la mesure où il était en droit d'utiliser ses acquêts dans les limites de l'art. 208 CC, il ne se justifiait pas, en l'état, que l'époux informe l'intéressée sur les transactions qu'il avait pu effectuer entre le 1er janvier 2019 et le 31 août 2022.