Citation: 5A_684/2023 E. 6

Le recourant fait de plus grief à la Cour de justice d'avoir arbitraire-ment refusé d'imputer un revenu hypothétique à l'intimée. Il expose qu'alors qu'il lui avait répété, durant la vie commune, qu'il lui était absolument nécessaire de trouver un emploi, l'épouse n'avait entrepris aucune recherche dans ce sens ni fourni le moindre justificatif à cet égard. Il était cependant tout à fait vraisemblable que si elle avait activement essayé de trouver un emploi, lorsqu'il le lui demandait ou à tout le moins depuis la séparation, elle en aurait déjà obtenu un à ce jour. En effet, ses chances de s'insérer sur le marché du travail étaient solides, puisqu'elle était en bonne santé et âgée de 46 ans, ce qui ne faisait pas obstacle à la reprise d'une activité professionnelle. Il pouvait donc être raisonnablement exigé d'elle de reprendre une activité professionnelle. Comme les enfants étaient respectivement âgés de 13 ans, 12 ans et 4 ans, un taux d'activité minimum de 50% pouvait être attendu d'elle. Bien qu'ils présentent des problèmes de comportement, on voyait mal ce que la présence de l'intimée chez elle pourrait changer à la situation dans la mesure où les enfants étaient scolarisés. Dès lors, et en considérant les salaires statistiques pour une femme sans fonction de cadre, le revenu mensuel pouvant être attendu pour un plein temps s'élevait à 5'674 fr., soit 2'837 fr. pour un taux d'activité de 50%. Un tel revenu hypothétique devait ainsi être imputé à l'intimée. Selon le recourant, compte tenu de ce revenu et du fait qu'il ne présente aucune capacité contributive après paiement des frais effectifs des trois enfants et de leur participation au loyer de l'intimée, aucune contribution de prise en charge ni contribution d'entretien en faveur de celle-ci ne se justifiaient. Une fois encore, force est de constater que le recourant ne respecte pas le principe de l'épuisement matériel des instances (cf. supra consid. 2.3). Dans la mesure où l'arrêt attaqué retient qu'en appel, il n'a pas contesté le jugement de première instance en tant qu'il admettait qu'il ne pouvait être exigé de l'intimée de retrouver actuellement un emploi, ne fût-ce qu'à temps partiel, puisqu'elle devait être pleinement disponible pour assurer l'encadrement des trois enfants, dont certains présentaient des difficultés de comportement importantes, le recourant est forclos à se plaindre à ce stade de cette motivation du premier juge, que la cour cantonale a fait sienne pour rejeter son grief tendant à l'imputation d'un revenu hypothétique à l'intimée. Le moyen est dès lors irrecevable, ce d'autant que, de manière inadmissible, l'argumentation du recourant consiste, là également, en un copier-coller de l'acte d'appel.