Citation: 1B_163/2020 E. 2.3

2.3. Les recourants ne contestent pas que les experts n'ont pas de liens effectifs avec les médecins des Hôpitaux Universitaire Genevois et de la N.________ impliqués dans l'accident survenu à leur fille et le traitement qui lui a été administré par la suite. Ils estiment en revanche avoir démontré par de nombreux exemples que les experts ont de manière systématique adopté un comportement et pris des positions de nature à faire naître un doute sur leur impartialité. Ainsi, ces derniers ont constaté des décisions et des agissements médicaux non conformes aux protocoles applicables au moment des faits, non actuels au vu de l'état de la science et des guidelines et en violation grave de dispositions légales fédérales relatives non seulement à la prescription, à la remise et à l'utilisation des médicaments mais aussi au recueil du consentement libre et éclairé du patient et de ses représentants légaux. Ce nonobstant, ils ont exclu systématiquement toute violation des règles de l'art en prenant soin, de manière tout aussi systématique, de relativiser et de minimiser les différentes non-conformités et violations commises par leurs confrères, de même qu'ils ont invariablement renoncé à entreprendre le moindre acte d'instruction pour leur permettre de répondre, conformément à leurs obligations, à l'ensemble des questions du mandat d'expertise. Ainsi, certaines questions sont tout bonnement restées sans réponses au motif de la difficulté d'entrer en contact avec les médecins concernés alors que le rapport d'expertise a été rendu environ un mois avant la date fixée pour ce faire. L'accumulation de ces comportements ferait naître un doute sérieux sur l'impartialité des experts.