Citation: 6B_1354/2020 E. 2.1.2

2.1.2. Le recourant objecte que la société n'aurait jamais fait valoir sa créance. Selon lui, la motivation fournie par la cour cantonale ne " démontre[rait] aucunement en quoi la société a subi un dommage ". Il suffit à cet égard de relever que le recourant conteste encore expressément, en procédure fédérale, le ch. 6 du dispositif du jugement sur appel qui le condamne à verser la somme de 236'606 fr. 30 plus intérêt à B.________ SA et a même conclu à la restitution de l'effet suspensif au motif qu'à défaut d'un tel effet il pourrait être contraint d'opérer ce versement. On ne saurait dès lors reprocher à la cour cantonale d'avoir tenu pour toujours litigieuse cette prétention de la société. Rien n'indique par ailleurs que l'intéressé, qui, après avoir quitté B.________ SA, ne disposait pas des liquidités nécessaires à la constitution des sociétés N.________ puis N.N.________ Sàrl, qui a admis avoir rencontré des difficultés pour recouvrer les créances de ces sociétés, toutes deux faillies, et qui se trouve en incapacité de travail depuis le 14 novembre 2012 et au bénéfice, depuis l'année suivante, de rentes d'invalidité (v. supra consid. B.a, B.b, B.b.a, B.b.b et B.b.f), aurait pu être en tout temps depuis 2005 et serait encore actuellement en mesure de s'acquitter à bref délai de sa dette. Il suffit dès lors de rappeler, comme la cour cantonale l'a fait à juste titre, qu'une mise en danger du patrimoine telle qu'elle a pour effet d'en diminuer la valeur du point de vue économique, respectivement un préjudice temporaire, suffisent à constituer le dommage exigé implicitement par l'art. 138 CP (v. ATF 129 IV 124 consid. 3.1; 121 IV 104 consid. 2c; arrêt 6B_645/2021 du 28 mars 2022 consid. 3.1).