Citation: 1C_185/2024 E. 3.4

3.4. Sur le vu de la jurisprudence cantonale, clairement confirmée par le Tribunal fédéral, la solution consacrée par l'arrêt attaqué n'apparaît contraire ni au droit cantonal, ni à la garantie des droits politiques découlant du droit constitutionnel (art. 34 Cst.). L'intervention au second tour de Chloé Frammery était manifestement autorisée par le droit cantonal dans la mesure où la liste "Le Peuple d'abord" avait pris part au premier tour. Quant à la dénomination de la liste du second tour, il comprend le nom de la formation ayant participé au premier tour; même si le groupement "Liberté" n'a pas participé au premier tour, l'adjonction de cette mention n'a rien de trompeur puisque Chloé Frammery en faisait effectivement partie. Comme cela est relevé ci-dessus, le législateur genevois a délibérément renoncé à l'exigence d'une identité de dénomination des listes entre le premier et le second tour (arrêt 1C_160/2021 consid. 6.1). Le recourant se réfère à l'arrêt 1C_343/2008 du 9 septembre 2008. Celui-ci concerne le cas particulier de l'annulation d'un second tour et de la possibilité pour des nouvelles formations politiques de prendre part au nouveau scrutin, malgré la règle de l'art. 100 al. 2 LEDP. Le Tribunal fédéral a confirmé que le nouveau scrutin au deuxième tour ne constituait pas une nouvelle élection et qu'un nouveau parti ne pouvait par conséquent pas s'y présenter. Il ne s'est en revanche pas exprimé sur les questions ici litigieuses (nouveau candidat sur une liste existante, changement de dénomination de la liste) et le recourant ne peut rien tirer en sa faveur de cet arrêt.