Citation: 5C.132/2001 18.06.2001 E. C

C.- Par ordonnance de mesures provisoires du 17 janvier 1986, le Président du Tribunal du district de Boudry a réduit à titre provisoire à 200 fr. par mois la pension d'assistance due à la défenderesse, mais il a refusé de réduire à titre provisoire les contributions dues par le demandeur pour l'entretien de ses enfants mineurs. Par arrêt du 24 mai 1986, la Cour de cassation civile du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a rejeté les recours formés par les deux parties contre cette ordonnance. Elle a considéré que l'on pouvait attendre du demandeur, après plus d'une année et demie de chômage, qu'il ne se contente pas indéfiniment des secours de l'assistance publique mais qu'il recherche un emploi décent qui, au vu de sa formation et en faisant preuve de la bonne volonté nécessaire, devrait raisonnablement lui permettre d'obtenir une rémunération de l'ordre de 3'000 fr. par mois. Si une réduction déjà en mesures provisoires du montant de la pension d'assistance due à la défenderesse se justifiait au vu de l'évolution de la situation financière respective des parties, le demandeur restait à même de payer les contributions à l'entretien de ses enfants, dont les besoins n'avaient en tout cas pas diminué depuis le prononcé du divorce.