Citation: C 179/02 19.12.2002 E. 4

Les premiers juges retiennent en substance que l'importante baisse du nombre de placements intérimaires à effectuer (40 pour cent de diminution) par l'intimée ne constitue pas une perte usuelle de travail due à des fluctuations économiques qu'une entreprise de travail temporaire est à même de prévoir. Il ne s'agit pas de risques normaux d'exploitation, mais de circonstances exceptionnelles. La perte de travail est due à une baisse générale d'activité, qui peut être qualifiée d'extraordinaire, compte tenu du faible niveau de l'emploi dans le canton du Jura et du fait que les entreprises utilisatrices de main-d'oeuvre temporaire sont actives dans les secteurs de l'horlogerie, de la mécanique et du bâtiment, qui sont également les secteurs économiques les plus touchés et cela de façon très rapide et imprévisible.