Citation: 5A_364/2020 E. 9.4

9.4. En tant que le recourant conteste l'argumentation retenue par la cour cantonale, à savoir que l'intimée ne pouvait pas s'attendre à se voir imputer un revenu hypothétique, il se contente de soutenir qu'elle n'aurait pas participé à l'établissement de sa situation financière et qu'elle aurait sciemment choisi, en toute mauvaise foi, de ne pas produire les pièces financières claires et complètes requises en ses mains pour établir l'étendue de ses revenus réels et de sa fortune. Cette argumentation, purement appellatoire, est irrecevable. Au demeurant, et compte tenu de la jurisprudence qui précède, c'est à tort que le recourant soutient que la modification de l'obligation d'entretien ne serait concevable " qu'à la date du dépôt de la requête ". Le recourant ne peut par ailleurs rien tirer du fait que l'intimée avait elle-même conclu à ce que la modification des mesures protectrices de l'union conjugale prenne effet dès la date du dépôt de la demande en divorce, dès lors que l'intéressée n'avait pris une telle conclusion qu'au regard de l'augmentation des contributions d'entretien à laquelle elle concluait, et non à celui de la diminution requise par le recourant, étant précisé, quoi qu'il en soit, que la maxime d'office s'applique à la fixation des contributions d'entretien dues aux enfants (cf. art. 296 al. 3 CPC). Il s'ensuit que, pour autant que recevable, le moyen est mal fondé.