Citation: 4A_484/2019 E. 4.3.1

4.3.1. Au niveau des faits, l'autorité précédente a retenu que le bail avait été conclu à la date indiquée sur le contrat, soit le 19 juin 2017, avant l'échange de courriels intervenu le 21 juin 2017 entre le recourant et la régie immobilière. Elle a également constaté que la volonté réelle et commune des parties était que le père de la recourante (Z.A.________) s'engage comme colocataire aux côtés du recourant (B.________). Il apparaissait clairement qu'à l'origine, celui-ci et son amie X.A.________ souhaitaient louer le logement ensemble; le premier n'avait en particulier jamais exprimé la volonté de louer l'appartement seul. En refusant de contracter avec X.A.________ qui n'était pas solvable, et en exigeant qu'une personne solvable prenne sa place dans le contrat, la bailleresse avait clairement démontré qu'elle n'entendait pas conclure le bail avec un seul locataire, ce que B.________ avait effectivement compris puisqu'il avait rempli le second formulaire de candidature du 12 juin 2017. Désignés en qualité de locataires, le prénommé et Z.A.________ avaient signé le contrat à ce titre et s'étaient engagés solidairement, comme l'indiquait le contrat; la formule officielle leur avait été adressée conjointement. La cour cantonale a encore proposé une argumentation alternative tirée d'une interprétation selon le principe de la confiance. De son point de vue, il n'y avait pas à s'écarter du sens littéral du contrat dès lors qu'aucune raison sérieuse ne donnait à penser qu'il ne correspondrait pas à leur volonté. Le contrat comme la formule officielle désignaient sans ambiguïté B.________ et Z.A.________ comme locataires. Il était clair également qu'aux yeux des parties, c'était bien X.A.________ qui avait l'intention d'occuper les locaux avec son ami, étant entendu que selon la jurisprudence fédérale, le locataire n'est pas tenu d'occuper lui-même la chose louée, sauf stipulation contraire. On ne pouvait rien déduire du fait que Z.A.________ n'occupait pas les locaux, ni du fait que sa fille, plutôt que lui, avait participé à l'état des lieux d'entrée.