Citation: 1P.224/2001 25.06.2001 E. 5

5.- Les recourants reprochent au Tribunal administratif d'avoir statué sans ordonner préalablement les mesures d'instruction complémentaires qu'ils avaient requises. a) Les parties ont le droit d'être entendues (art. 29 al. 2 Cst.). Cela inclut pour elles le droit de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à leur détriment, de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur la décision, d'avoir accès au dossier, de participer à l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leur propos (ATF 126 V 130 consid. 2 p. 130-132; cf., pour la jurisprudence relative à l'art. 4 aCst. , ATF 126 I 15 consid. 2a/aa p. 16; 124 I 49 consid. 3a p. 51, 242 consid. 2 p. 242; 124 V 90, 180 consid. 1a p. 181, 372 consid. 3b, et les arrêts cités). L'autorité peut toutefois renoncer au moyen de preuve offert par une partie, pour autant qu'elle puisse admettre sans arbitraire que ce moyen n'aurait pas changé sa conviction (ATF 124 I 241 consid. 2 p. 242; 124 V 90 consid. 4b p. 94; 122 II 464 consid. 4a p. 469; 122 V 157 consid. 1d p. 162, et les arrêts cités). Le droit d'être entendu est cependant violé lorsque l'autorité nie sans motifs suffisants toute pertinence à un moyen de preuve (ATF 114 II 289 consid. 2a p. 291). Le Tribunal fédéral revoit cette question sous l'angle restreint de l'arbitraire, car elle porte uniquement sur l'appréciation des preuves, et non point sur la portée du droit d'être entendu (ATF 115 Ia 8 consid. 3a p. 11/12; 106 Ia 161). b) Le 15 janvier 2001, les recourants ont demandé au Tribunal administratif d'entendre comme témoins le représentant de la commune et des délégués de la commission d'architecture, afin qu'ils s'expliquent au sujet des préavis donnés dans la procédure DD 17472. Ils ont en outre demandé l'audition de l'auteur du rapport établi par la société Geos Ingénieurs Conseils S.A., dont les conclusions infirmeraient celles du rapport de la société Amsler et Bombeli. aa) Dès lors que le Tribunal administratif pouvait admettre sans arbitraire que les procédures DD 94683 et DD 14742 n'étaient pas connexes, l'audition des témoins cités par les recourants était superflue, puisqu'elle portait sur des faits qui n'étaient pas décisifs. bb) Au dossier de la procédure cantonale étaient joints les rapports établis par la société Amsler et Bombeli, d'une part, et par la société Geos Ingénieurs Conseils S.A., d'autre part. Le Tribunal administratif a tenu compte de ces documents, en tenant pour déterminant le premier, que les conclusions du second ne contrediraient pas. Les recourants semblent contester cette dernière appréciation, sans indiquer toutefois, de la manière précise et claire exigée par l'art. 90 al. 1 let. b OJ, en quoi la solution retenue dans l'arrêt attaqué sur ce point serait arbitraire. En outre, ces rapports, formulés en termes prudents, indiquent l'un comme l'autre que la surélévation envisagée serait possible sans dégâts pour les autres bâtiments, notamment celui des époux C.________, à condition que certaines mesures de protection soient prises et des investigations complémentaires ordonnées. Une audition complémentaire pouvait sans arbitraire être tenue pour superflue.