Citation: 2C_196/2022 E. 4

En vertu de l'art. 100 al. 2 let. b LTF, le délai de recours est de dix jours contre les décisions en matière d'assistance administrative internationale en matière fiscale. Aux termes de l'art. 48 al. 1 LTF, les mémoires doivent être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral, soit, à l'attention de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse. On peut déduire de l'arrêt 4A_374/2014 du 26 février 2015 que si la Poste retourne un pli à l'expéditeur pour corriger un défaut réparable sur un envoi (par exemple, une taxe manquante) et que le destinataire ne fait que compléter la taxe manquante, conformément aux instructions de la Poste, puis restituer le pli à cette dernière sans l'ouvrir, afin que celle-ci le fasse parvenir à son destinataire, l'acte est censé avoir été remis à la Poste à la date de la première expédition (cf. arrêt précité consid. 3.2). En l'occurrence, le délai de recours contre l'arrêt attaqué échéait au 28 février 2022. Selon le numéro d'envoi permettant le suivi des envois qui figure sur l'étiquette collée à l'enveloppe ayant contenu le mémoire, le recours a été déposé le 1er mars 2022 dans une poste de Genève. Toutefois, cette étiquette est collée sur une première étiquette, dont le numéro permettant le suivi de l'envoi est de ce fait cachée, mais sur laquelle on peut en revanche lire la mention "Prepaid". En outre, une troisième étiquette à l'effigie de la Poste est collée sur l'enveloppe. Celle-ci comporte la mention "Affranchissement manquant" et indique qu' "en cas d'indications manquantes de l'expéditeur, la taxe est perçue auprès du destinataire". Il semble donc que le recours a été déposé avant le 1er mars 2022, mais que la Poste a constaté que l'affranchissement prépayé était insuffisant et qu'elle a apposé une nouvelle étiquette avec un nouveau numéro d'envoi sur l'enveloppe, ce qui a engendré un "nouveau" dépôt du recours le 1er mars 2022. Dans ces circonstances, il apparaît à première vue que le recours a bien été déposé à temps. Il n'est au demeurant pas nécessaire d'instruire plus avant ce point, dès lors que le recours est de toute manière irrecevable (cf. ci-après).