Citation: I 703/02 04.07.2003 E. 3

Dans son rapport d'expertise du 3 octobre 2000, le docteur B.________ a retenu le diagnostic de lombalgies communes et d'obésité morbide. En ce qui concerne les problèmes de dos, il a relevé une nette discordance entre les plaintes subjectives de S.________ et ses troubles objectifs, ceux-ci n'atteignant pas le seuil de gravité nécessaire, d'après lui, pour provoquer une incapacité de travail telle que celle admise chez le prénommé depuis 1989. Par contre, ce dernier avait développé au fil du temps une obésité encore plus importante qu'auparavant (150 kg; BMI à 50) laquelle limitait incontestablement sa capacité fonctionnelle; cette obésité était symptomatique de son caractère passif et dépendant, et le confortait dans son statut d'invalide. Compte tenu de ces traits de personnalité qui, considérés pour eux-mêmes, ne justifiaient cependant pas, selon le consilium du docteur C.________, le diagnostic d'une affection psychiatrique, ainsi que du contexte familial dans lequel il vivait (son épouse et deux autres membres de sa famille étaient en attente ou au bénéfice de prestations de l'assurance-invalidité), il était illusoire d'espérer que S.________ puisse un jour recouvrer tout ou une partie de sa capacité de travail. Bien qu'en théorie, une reprise du travail était possible moyennant une perte de poids importante et une prise en charge psychothérapeutique, en l'état actuel des choses, l'incapacité de travail était totale et ce probablement de manière définitive. En ce sens, il y avait une aggravation de l'état de santé de l'assuré depuis l'octroi de la rente initiale.