Citation: 6B_473/2016 E. 1.2.2

1.2.2. Le comportement réprimé par l'art. 127 CP consiste à exposer la victime à un danger de mort ou un danger grave et imminent pour la santé ou à l'abandonner face à un tel danger. Infraction de résultat (DUPUIS et al., op. cit., n° 10 ad art. 127 CP), l'art. 127 CP implique un danger concret, par quoi l'on vise un état de fait dans lequel il existe, d'après le cours ordinaire des choses, la probabilité ou un certain degré de possibilité que le bien juridique soit lésé, sans toutefois qu'un degré de probabilité supérieur à 50% soit exigé (ATF 123 IV 128 consid. 2a p. 130; arrêts 6B_287/2005 consid. 2.1; 6S.167/2000 du 24 juin 2000 consid. 1a/cc). S'il s'agit d'un danger de mort, le texte légal n'exige pas que celui-ci soit en outre imminent. En revanche, s'il est question d'un danger pour la santé, ce dernier doit pouvoir être qualifié de grave, mais aussi d'imminent, soit susceptible de se concrétiser dans un avenir proche (CORBOZ, Les infractions en droit suisse, Vol. I, 3e éd. 2010, n° 11 ad art. 127 CP). En laissant A.________ à New York seul et sans médicament, en dépit de ses engagements, le recourant a causé un risque d'interruption de son traitement qui, dans la mesure où ses effets ne perduraient pas au-delà de 24 à 48 heures, allait de pair avec un risque de subir un nouvel AVC. Or, au vu de la gravité potentielle d'un tel événement médical et de la limitation dans le temps des effets des médicaments prescrits, l'autorité précédente pouvait retenir sans violer le droit fédéral que A.________ a été exposé à un danger concret, grave et imminent pour sa santé. Ses troubles cognitifs l'exposaient en outre à des dangers graves et concrets, notamment d'accident de la circulation, dans une ville telle que New York. Enfin, on ne discerne pas en quoi le défaut d'actes d'instruction à New York que le recourant pointe du doigt pourrait lui être d'un quelconque secours. L'argument revient à critiquer l'établissement des faits, mais n'est pas soulevé de façon recevable, faute d'un quelconque grief d'arbitraire (cf. art. 106 al. 2 LTF), étant relevé que le recourant n'allègue pas non plus le moindre refus de mesures d'instruction qui aurait pu donner corps à un grief de violation du droit d'être entendu. Compte tenu de ce qui précède, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en retenant que l'ensemble des éléments constitutifs objectifs de l'art. 127 CP étaient réalisés.