Citation: 1C_438/2021 E. 4

Les recourants soutiennent ensuite qu'il n'existerait aucune demande en résidences principales à Verbier dans les zones T3 et T4. Ils reprochent au Tribunal cantonal d'avoir jugé que les modifications projetées n'avaient pas à être justifiées par un besoin en résidences principales. S'agissant de l'adéquation des zones T3 et T4 à l'habitation à titre principal, il ressort du rapport selon l'art. 47 OAT de juillet 2018 que la modification partielle litigieuse répond à la demande du canton et permet d'ouvrir à la construction de résidences principales les zones T3 et T4, répondant ainsi à la volonté de la commune d'avoir une population résidente plus importante hors de la haute saison touristique, ceci engendrant une activité socio-économique élargie sur l'année. Il est en outre précisé que ces zones sont équipées en infrastructures et que le déneigement y est déjà assuré; au besoin et en fonction de la demande, l'offre en transports publics, notamment en bus scolaires, sera étendue. Il n'y a donc pas de violation de l'art. 47 al. 1 OAT puisque le rapport analyse la question des résidences principales. Les besoins précis en habitat seront examinés dans le cadre des futures procédures d'autorisation de construire. Par ailleurs, les réserves de zones à bâtir sises dans les zones T3 et T4 ne sont pas surdimensionnées; elles ne se situent pas dans des endroits périphériques mais à proximité du centre de Verbier; ces zones sont déjà équipées et atteignables en transport public. Leur situation les rend propres à la construction et à la densification. La réglementation actuelle ayant rendu les parcelles sises en zones T3 et T4 inconstructibles, la modification partielle litigieuse permet de densifier vers l'intérieur de la zone à bâtir, conformément à ce que prévoit le PDc (fiche C.1; voir supra consid. 2.2); il est conforme aux principes d'aménagement du territoire (notamment aux art. 1 al. 2 let. abis, let. b, let. bbis LAT) de ne pas laisser des îlots non bâtis ou partiellement bâtis dans ces zones. Les recourants semblent perdre de vue qu'il ne s'agit pas d'attribuer de nouvelles parcelles à la zone à bâtir mais uniquement de permettre l'utilisation de parcelles déjà affectées à la zone à bâtir.