Citation: 5A_157/2007 05.07.2007 E. 2

La décision de mesures provisoires de l'art. 137 al. 2 CC est une décision en matière civile au sens de l'art. 72 al. 1 LTF. Bien que provisoire et sans effet sur le fond, elle est finale au sens de l'art. 90 LTF parce que son objet est différent de celui de la procédure au fond et qu'elle met fin à l'instance sous l'angle procédural (cf. ATF 130 I 347 consid. 3.2 p. 350). Lorsque l'objet du recours est de nature pécuniaire, la valeur litigieuse est déterminée par les conclusions restées litigieuses devant l'autorité précédente (art. 51 al. 1 let. a LTF). La décision sur mesures provisoires de l'art. 137 al. 2 CC tombe manifestement sous le coup de la définition des mesures provisionnelles de l'art. 98 LTF. Il en va de même de la décision de modification des mesures provisoires, comme de celle de révision des mesures provisoires. Partant, la suspension des délais prévue par l'art. 46 al. 1 LTF ne s'applique pas (art. 46 al. 2 LTF; cf. arrêt 5A_182/2007 du 11 juin 2007, consid. 2.1). En l'espèce, c'est donc à tort que la recourante se prévaut de l'art. 46 al. 1 let. a LTF et de la suspension du délai de recours durant les féries de Pâques. L'arrêt entrepris du 5 mars 2007 lui ayant été notifié, comme elle le confirme, le 8 mars 2007, le délai de 30 jours (art. 100 al. 1 LTF) est venu à échéance le samedi 7 avril 2007 et a expiré le premier jour ouvrable suivant le lundi de Pâques, soit le 10 avril 2007. Déposé le 19 avril 2007, le présent recours est donc manifestement tardif. Partant, il doit être déclaré irrecevable.