Citation: 1B_318/2021 E. B

Par ordonnance du 15 avril 2020, le Tmc a constaté que les conditions de détention de l'intéressé dans la zone de rétention de l'Hôtel de police de Lausanne, du 27 janvier 2019 au 11 février 2019, respectivement à la prison du Bois-Mermet, entre le 12 février 2019 et le 5 août 2019 y compris étaient illicites; il a en revanche considéré, sur la base notamment du rapport de la direction de la prison du Bois-Mermet du 12 février 2020, que les conditions de détention dans la cellule double qu'il occupait depuis le 6 août 2019 étaient licites. Par arrêt du 5 mai 2020, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a confirmé l'ordonnance du 15 avril 2020, considérant que les conditions dans lesquelles le prévenu était détenu depuis le 6 août 2019 n'étaient pas illicites. Par arrêt du 2 décembre 2020, le Tribunal fédéral a, sur recours du prévenu, annulé l'arrêt cantonal du 5 mai 2020 et a renvoyé la cause au Tribunal cantonal pour complément d'instruction et nouvelle décision (arrêt 1B_330/2020). Le Tribunal fédéral a constaté, à l'instar de la Chambre des recours pénale, que l'espace individuel de 4,36 m² à disposition du recourant dans la cellule double litigieuse, n'était pas problématique au regard de l'art. 3 CEDH et ne représentait pas un traitement dégradant portant atteinte à la dignité humaine. Si l'espace personnel à disposition du détenu était suffisant au regard de l'art. 3 CEDH, la Chambre des recours pénale n'était cependant pas dispensée d'examiner si d'autres aspects des conditions matérielles de détention étaient eux constitutifs d'une violation de cette disposition. Le Tribunal fédéral a donc renvoyé la cause à la cour cantonale pour qu'elle examine les autres aspects des conditions de détention invoquées par A.________.