Citation: 7B_747/2023 E. B

Par arrêt du 17 novembre 2022, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la cour cantonale ou l'autorité précédente) a partiellement admis l'appel formé par A.A.________ contre le jugement du 1er avril 2022, en ce sens que l'assistance de probation et la règle de conduite qui avaient été ordonnées pendant le délai d'épreuve ont été révoquées. Le jugement du 1 er avril 2022 a été confirmé pour le surplus. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants, que A.A.________ conteste largement devant le Tribunal fédéral (cf. consid. 2 infra) : A.A.________ est né en 1977 à U.________. En 2007, il a fait la connaissance de B.C.________ et de sa fille D.C.________, née en juin 2002. De leur union sont issus deux enfants, E.A.________, né en 2008, et F.A.________, né en 2010. Le couple et leurs enfants ont vécu sous le même toit, à Genève. A.A.________ et B.C.________ se sont séparés en 2011. À des dates indéterminées entre 2009 et 2010, au domicile familial, sis à Genève, A.A.________ a, à de nombreuses reprises, touché le sexe et pénétré vaginalement avec ses doigts l'enfant D.C.________, alors que sa mère, B.C.________, était absente. Profitant de son lien de confiance avec D.C.________, du fait qu'il s'occupait de celle-ci en l'absence de B.C.________, de la création d'un climat de peur, de l'impossibilité physique et psychique de l'enfant de résister aux actes, ainsi que de l'infériorité cognitive et du défaut de connaissance en matière sexuelle de cette dernière, A.A.________ a en particulier agi de la sorte lors des épisodes suivants: À une date indéterminée, alors que D.C.________ se trouvait dans la baignoire, occupée à se laver seule, A.A.________ est entré dans la salle de bain, a tiré le rideau et lui a demandé d'"éteindre" l'eau. Il lui a dit qu'elle n'avait pas besoin de sa serviette et l'a tirée vers lui par le bras ainsi que par la hanche, alors qu'elle tentait de s'accrocher au robinet. Il a introduit ses doigts à l'intérieur du vagin de D.C.________ et lui a ordonné d'arrêter de pleurer "parce qu'elle était une grande fille" et qu'il faisait cela "pour son bien". À une date indéterminée, alors que D.C.________ se trouvait sur le canapé, A.A.________ lui a retiré son pantalon/legging ainsi que sa culotte, l'a touchée au niveau du sexe, avant d'introduire ses doigts à l'intérieur de son vagin. Le Service de protection des mineurs de la République et canton de Genève (ci-après: le SPMi) a dénoncé ces faits à la police le 6 juillet 2016. Le 15 juillet 2016, B.C.________, agissant comme représentante légale de D.C.________, a déposé plainte pénale contre A.A.________. Le 22 mars 2017, A.A.________ s'est rendu au domicile de son ex-compagne, B.C.________, sis à Genève. Il a frappé à sa porte puis, alors qu'elle lui avait demandé à travers la porte de s'en aller car elle ne souhaitait pas le voir, il lui a répondu qu'il allait chercher quelque chose lui permettant de défoncer la porte, avant de préciser: "je vais aller chercher un couteau et je vais te planter partout" et "si je n'arrive pas à défoncer cette porte, je vais t'attendre à la sortie des classes et je vais te tuer en te plantant", effrayant de la sorte B.C.________. Le 23 mars 2017, B.C.________ a déposé plainte pénale contre A.A.________ pour ces faits.