Citation: 6B_358/2021 E. B

Par jugement du 1er février 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis l'appel de A.________ et celui de B.________. Elle a modifié le jugement du 14 septembre 2020 en ce sens qu'une indemnité au sens de l'art. 429 CPP d'un montant de 1'666 fr. est allouée à A.________, à la charge de l'État, et qu'une indemnité au sens de l'art. 433 CPP d'un montant de 1'500 fr. est allouée à B.________, à la charge de A.________. Elle a confirmé le jugement pour le surplus. En résumé, il en ressort les faits suivants: B.a. A.________ est née en 1960 à X.________. Elle a épousé le 19 mai 2017 B.________, né en 1985 au Sénégal. Elle avait fait sa connaissance par le biais d'internet. Depuis sa séparation d'avec son premier époux en mai 2016, elle s'est rendue à trois ou quatre reprises dans ce pays, nouant une relation avec son futur mari. B.________ est arrivé en Suisse pour y rejoindre son épouse le 8 novembre 2017. Les parties sont officiellement divorcées depuis le mois d'avril/mai 2020. L'extrait du casier judiciaire suisse de A.________ est vierge de toute inscription. B.b. A X.________, le 30 octobre 2017, A.________, en vue de l'installation en Suisse de son mari B.________, a établi un faux courrier émanant de la division étrangers du Service de la population, qu'elle a présenté à son mari comme étant une condition à l'octroi de son permis de séjour. Dit courrier faisait mention d'une obligation immédiate de quitter le territoire suisse en cas de séparation ou d'initiation d'une procédure de divorce et d'un délai de trois mois pour quitter la Suisse en cas d'abandon du domicile conjugal. A.________ a fait signer ce document à son mari et lui a indiqué qu'elle devait le retourner au Service de la population. B.________ a déposé plainte pour ces faits le 17 juillet 2018.