Citation: 8C_699/2013 E. 6.3

6.3. En l'espèce, il est constant que le recourant est en mesure d'utiliser un fauteuil roulant usuel et qu'il dispose en outre d'un véhicule automobile adapté. Ces moyens lui permettent, sans qu'il doive recourir à l'aide d'une tierce personne, de se déplacer hors de son domicile, de fréquenter la majorité des lieux publics et, partant, d'entretenir des contacts sociaux en dehors de son domicile. Même si, en dépit de ces moyens, il ne lui est pas possible de circuler dans tous les lieux et sur tous les terrains du village en raison notamment d'une forte déclivité, la limitation qui en découle n'est pas un motif suffisant, selon la jurisprudence, pour ouvrir droit à un dispositif de propulsion électrique pour son fauteuil roulant. Quant aux inconvénients résultant du déplacement du fauteuil roulant au véhicule automobile et inversement, l'intéressé ne prétend pas qu'ils sont incompatibles avec son état. Il y a dès lors lieu de rappeler que l'assurance sociale n'a pas pour mission d'assurer les mesures qui sont les meilleures dans le cas particulier, mais seulement celles qui sont nécessaires et propres à atteindre le but visé. Or, en l'occurrence, il existe incontestablement un rapport raisonnable entre le coût des moyens accordés et le but visé, lequel consiste à répondre tant aux exigences de la vie privée qu'à celles de l'activité professionnelle (art. 1er al. 2 OMAA). En ce qui concerne les inspections de chantiers, une autonomie totale serait certes souhaitable, mais si l'assuré doit, à cette occasion, recourir à l'aide de tiers, comme des personnes travaillant sur le chantier, cet inconvénient n'est pas incompatible avec le devoir de l'intéressé d'organiser, dans la mesure du possible, son activité de manière à ce que le système de la sécurité sociale soit le moins possible sollicité (voir SVR 2009 IV n° 49 p. 149, 8C_315/2008 du 3 juin 2009 consid. 3.4.3; arrêt 9C_265/2012 du 12 octobre 2012 consid. 4.2).