Citation: 2A.229/2001 26.07.2001 E. A

A.- Ressortissant yougoslave né en 1955, M.G.________ a travaillé en Suisse au bénéfice d'une autorisation de séjour de courte durée valable du 15 août au 14 décembre 1992, puis d'une autorisation de séjour saisonnière valable du 2 mai au 30 novembre 1993. Le 24 septembre 1993, il a épousé en secondes noces M.H.________, ressortissante suisse née le 28 juin 1947, et s'est par conséquent vu octroyer une autorisation de séjour à l'année qui a été régulièrement prolongée. Par décision du 13 octobre 2000, il a été mis au bénéfice d'une autorisation d'établissement. De son premier mariage avec une compatriote, dissous par un jugement de divorce devenu définitif le 9 novembre 1992, M.G.________ a eu trois enfants: J.G.________, né le 11 décembre 1980, D.G.________, né le 14 décembre 1982, et A.G.________, né le 8 février 1985. Le 22 octobre 1999, D.G.________ et A.G.________ sont arrivés en Suisse avec leur mère. Ils ont tous les trois déposé une demande d'asile le 7 février 2000. Ces demandes ont été rejetées le 21 mars 2000, un délai de départ échéant le 15 juillet 2000 étant imparti aux intéressés pour quitter la Suisse. La mère est repartie dans son pays d'origine le 21 août 2000; D.G.________ et A.G.________, en faveur desquels M.G.________ a présenté une demande de regroupement familial le 6 mars 2000, sont restés en Suisse. Par décision du 17 novembre 2000, le Département de la police du canton de Fribourg (ci-après: le Département cantonal) a refusé d'octroyer les autorisations de séjour sollicitées par M.G.________ pour ses fils D.G.________ et A.G.________ et imparti à ces derniers un délai de trente jours dès la notification de cette décision pour partir.