Citation: 2P.8/2001 18.06.2002 E. 1

Le Tribunal fédéral vérifie d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (cf. ATF 128 II 13 consid. 1a p. 16, 46 consid. 2a p. 47 et la jurisprudence citée). 1.1 Fondé sur le droit cantonal, l'arrêt attaqué est une décision finale, prise en dernière instance cantonale, qui ne peut être attaquée que par la voie du recours de droit public (art. 86, 87 et 84 al. 2 OJ): le recourant n'avait en effet pas la possibilité de soumettre ses griefs à la Cour constitutionnelle jurassienne qui ne peut plus statuer sur la constitutionnalité d'une loi ou d'un autre acte législatif après sa mise en vigueur (cf. art. 177 et 190 de la loi jurassienne de procédure et de juridiction administrative et constitutionnelle du 30 novembre 1978 [Code de procédure administrative]). Par ailleurs, soumis à contribution en sa qualité de titulaire d'une patente, le recourant est atteint dans ses intérêts juridiquement protégés par l'arrêt attaqué et a donc qualité pour recourir (art. 88 OJ). 1.2 En vertu de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ, l'acte de recours doit, à peine d'irrecevabilité, contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés et préciser en quoi consiste la violation. Lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'a donc pas à vérifier de lui-même si l'arrêt entrepris est en tous points conforme au droit et à l'équité. Il n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours. Le recourant ne saurait se contenter de soulever de vagues griefs ou de renvoyer aux actes cantonaux (ATF 125 I 71 consid. 1c p. 76; 115 Ia 27 consid. 4a p. 30; 114 Ia 317 consid. 2b p. 318). En outre, dans un recours pour arbitraire fondé sur l'art. 9 Cst. (cf. art. 4 aCst.), l'intéressé ne peut se contenter de critiquer l'arrêt attaqué comme il le ferait dans une procédure d'appel où l'autorité de recours peut revoir librement l'application du droit. Il doit préciser en quoi cet arrêt serait arbitraire, ne reposerait sur aucun motif sérieux et objectif, apparaîtrait insoutenable ou heurterait gravement le sens de la justice (ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495 et la jurisprudence citée). C'est à la lumière de ces principes que doivent être appréciés les moyens soulevés par le recourant. En l'espèce, il apparaît d'une manière générale que l'argumentation du recourant est dirigée contre le système légal comme tel, sans que l'intéressé indique précisément en quoi il serait lui-même concrètement et directement touché par la réglementation mise en cause. Une telle manière de procéder n'est guère conforme aux exigences de motivation déduites de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ: formé contre une décision prise dans un cas d'espèce, le recours de droit public tend en effet à un contrôle concret, et non abstrait, des normes attaquées. Peu importe toutefois, car il est de toute façon mal fondé.