Citation: 2C_639/2022 E. 9.4

9.4. La Cour de céans ne voit pas en quoi l'arrêt attaqué, tel qu'il vient d'être présenté, violerait le droit fédéral. Le Tribunal cantonal était effectivement en droit de considérer qu'appréciés pour eux-mêmes, la plupart des divers versements et virements bancaires d'un total de 852'285 fr., dont le recourant avait bénéficié entre 2007 et 2013, sans les déclarer ni les mentionner dans sa comptabilité, constituaient des éléments imposables. Force est d'admettre qu'ils ont en effet augmenté la fortune de l'intéressé. A partir de là, les juges précédents pouvaient présumer qu'ils constituaient des revenus au sens de l'art. 16 LIFD, à tout le moins à raison de 80 %, sans connaître leur fonction exacte. Conformément aux règles sur le fardeau de la preuve, il appartenait au recourant d'alléguer et, surtout, de démontrer leur justification économique, sachant qu'il s'agissait là d'un fait susceptible de diminuer sa dette fiscale. Autrement dit, c'est au recourant qu'il incombait de prouver que les crédits bancaires dont il avait bénéficié auraient en réalité constitué des opérations financières neutres, comme des remboursements d'emprunts, ce que l'autorité a nié sur la base des pièces du dossier. En se plaignant du fait qu'aucune des indications qu'il avait fournies à cet égard n'a été prise en compte, l'intéressé formule une critique qui relève de l'établissement des faits, sans prétendre que celui-ci aurait été opéré de manière arbitraire, ce qui n'est pas admissible devant le Tribunal fédéral (cf. consid. supra 7).