Citation: 5C.250/2004 23.02.2005 E. B

Lors de la séparation, le mari travaillait comme conseiller en placement à la Banque X.________ et gagnait au moins 6'900 fr. net par mois. Durant le mariage, il a été affilié à plusieurs institutions de prévoyance professionnelle. En dernier lieu, il a cotisé auprès de la Caisse de pension de la Banque X.________ du 1er octobre 1978 jusqu'au 30 novembre 1996. Sa prestation de sortie à cette date, qui se montait à 260'335 fr. 80, a été virée sur un compte de libre passage auprès de Y.________ SA. Lors du mariage, l'épouse, qui n'a pas exercé d'activité lucrative pendant la vie commune, a amené avec elle de très nombreux objets ménagers, ainsi qu'une voiture VW Golf. Au cours du mariage, le mari a acquis une villa sise à Renens, qui a été vendue à l'issue de la séparation des époux. L'épouse a reçu sur la vente de ce bien à tout le moins 249'770 fr. Pendant toute la durée du mariage, les parents de l'épouse ont soutenu les parties financièrement. En particulier, ils ont avancé à leur fille, qui l'a prêtée à son mari, une somme pour l'achat et la construction de la villa familiale à Renens. Cette somme a été remboursée, en totalité ou en partie, lors de la vente de la villa en 1994. Suite à la séparation de corps, l'épouse a emporté l'entier des biens mobiliers acquis par les époux durant le mariage, notamment l'entier du mobilier qui garnissait le domicile conjugal ainsi que la voiture du couple. Malgré ses engagements, ratifiés pour valoir jugement le 22 avril 1994, le mari ne s'est régulièrement acquitté des pensions que jusqu'en février 1996, puis ne les a plus payées que très partiellement avant de cesser tout versement dès 1999. L'épouse a pu entretenir ses enfants grâce à ses maigres revenus et au soutien de ses propres parents. En outre, le mari a encaissé seul et dépensé pour ses besoins personnels les prestations des assurances vie constituées au nom de ses enfants.