Citation: 6B_1273/2023 E. 2.3.2

2.3.2. Le recourant soutient également qu'il ne pouvait être accordé foi aux déclarations de la famille B.________, car cette dernière voulait le punir de vivre en concubinage avec la fille de l'épouse de B.B.________, au motif qu'elle aurait dû se marier avec un membre de cette famille. Il se prévaut d'une collusion entre ces protagonistes. La cour cantonale a considéré que cette version des faits n'était pas crédible et n'était nullement étayée. Si C.B.________ avait voulu charger le recourant, il n'aurait pas manqué de le faire dès le début de son audition, et cela avant même que les enquêteurs mettent en évidence le rôle joué par le recourant dans l'affaire "J.________". Or, il n'en avait rien été et C.B.________ n'avait pas cherché à l'impliquer, ne le nommant qu'une fois confronté aux écoutes téléphoniques, et restant néanmoins très mesuré. Par ailleurs, il ne s'était pas contenté d'identifier le recourant, mais avait contextualisé la conversation et décrit les activités de chacune des personnes sous écoute, rendant ainsi son témoignage crédible. Le recourant avait, quant à lui, tenté vainement de nier les liens qui l'unissaient à C.B.________ malgré le recensement de 182 contacts entre eux sur une période de moins d'un mois. Par ailleurs, les membres de la famille B.________ n'étaient pas les seules personnes ayant témoigné du rôle joué par le recourant dans le trafic de drogue. Le recourant se contente de livrer sa propre appréciation des déclarations retenues et des liens entre les différentes personnes concernées ainsi que de leurs rôles respectifs dans le trafic litigieux, ce dans une démarche purement appellatoire, partant irrecevable.