Citation: 1C_574/2021 E. B

Par arrêt du 23 août 2021, le Tribunal administratif fédéral (TAF) a rejeté le recours formé contre cette décision. Le nouveau droit, entré en vigueur le 1er janvier 2018, s'appliquait dès lors que la séparation, le divorce et la connaissance par le SEM de ces éléments de fait étaient intervenus sous l'empire du nouveau droit. Le court laps de temps (23 mois) entre l'obtention de la naturalisation et la séparation suffisait à fonder la présomption selon laquelle l'union conjugale n'était pas stable. Selon les déclarations de l'ex-épouse, que le recourant n'avait pas contestées lors de la procédure de première instance, les difficultés conjugales étaient apparues trois ou quatre ans après le mariage. Les problèmes psychiques de l'épouse dataient d'avant le mariage. L'absence de projets communs, le parcours migratoire du recourant et son empressement à obtenir la naturalisation (notamment une tentative de mariage en 2005 avec une personne qui avait par la suite épousé le frère du recourant) confirmaient cette présomption. Une dispute survenue début 2018 ne pouvait expliquer la dégradation subite du lien conjugal. Le recourant était conscient dès le début de son union des difficultés liées aux différences culturelles et religieuses et des problèmes de communication au sein du couple.