Citation: 1C_394/2019 E. 3.2

3.2. Les recourants s'en prennent au taux de croissance retenu de 0,75 %, qui, selon eux, irait à l'encontre du plan directeur cantonal qui prévoit un taux de 1,5 % pour les localités caractérisées par une excellente desserte en transports publics. La cour cantonale, à l'instar des autorités administratives, a jugé que tel était le cas pour la zone de centre, mais que les parcelles des recourants, situées à environ 1,5 km de la gare, ne paraissaient pas éligibles au critère de la proximité des transports publics. Les recourants ne discutent pas cet aspect de l'arrêt attaqué, se bornant à mettre en avant la qualité de la desserte ferroviaire de la commune. Au stade de l'adoption d'une zone réservée, le taux de croissance retenu n'est ainsi pas critiquable. S'agissant de la comptabilisation des terrains déjà construits, le SDT expose dans ses secondes déterminations, que, contrairement aux affirmations des recourants, les réserves sont effectivement comptabilisées à raison d'un tiers sur les parcelles bâties qui présentent un potentiel de densification. Il est en revanche tenu compte de l'entier des réserves sur les parcelles non bâties ou partiellement bâties qui peuvent encore accueillir la construction d'un ou plusieurs bâtiments. A l'instar de ce que prétend l'autorité cantonale, cette pratique est conforme aux recommandations fédérales exposées ci-dessus. Les terrains des recourants n'étant construits que de hangars à bateaux, il n'y a effectivement pas lieu de les comptabiliser comme des terrains dont la disponibilité serait compromise à un horizon de quinze ans, ce que les recourants ne prétendent au demeurant pas. Le grief des recourants à l'encontre des critères d'évaluation du dimensionnement de la zone à bâtir doit ainsi être rejeté.