Citation: 6B_572/2022 E. 2.3

2.3. Le recourant conteste le fait que les causes de l'incendie soient suffisamment connues et que la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise n'était pas nécessaire. Il se contente cependant d'exposer sa version des faits et son appréciation des preuves dans une démarche purement appellatoire. Il en va ainsi lorsqu'il soutient que le laps de temps extrêmement court, retenu par les juges cantonaux, entre les travaux de soudure et le "départ du feu depuis la Mondeo" serait incompatible avec le fait qu'il se trouvait dans l'escalier descendant à sa carrosserie au moment du départ de l'incendie, et qu'il était par conséquent probable que le feu se soit déclaré à un autre endroit, ou lorsqu'il conteste que le moteur de la Ford Mondeo tournait au moment des faits. Il en va de même lorsqu'il se contente uniquement de mentionner que le rapport d'investigation du 19 ( recte : 10) septembre 2018 a conclu qu'aucun élément ne certifiait qu'il avait volontairement créé les conditions pour qu'un incendie survienne. A cet égard, la cour cantonale a notamment relevé que, depuis l'établissement du rapport d'investigation du 10 septembre 2018 concluant qu'un acte volontaire du recourant n'était pas établi, d'autres éléments probants avaient été apportés, concernant en particulier les rapports du recourant avec ses bailleurs et la modification des clauses d'assurance. Ainsi, il ressort du jugement attaqué que la cour cantonale a tenu compte du rapport d'expertise en question, mais s'est ensuite fondée sur d'autres éléments postérieurs (les rapports conflictuels du recourant avec ses bailleurs, la modification des clauses d'assurance par ce dernier et les contradictions dans ses déclarations; cf. supra consid. 2.2) pour considérer qu'il n'était pas nécessaire d'ordonner une expertise technique afin de déterminer les causes de l'incendie. Il s'ensuit que le recourant ne s'en prend pas aux motifs ayant conduit la cour cantonale à refuser la mesure d'instruction en cause et ne démontre pas en quoi l'appréciation anticipée de la pertinence du moyen de preuve à laquelle la cour cantonale a procédé serait entachée d'arbitraire. Insuffisamment motivé, son grief est irrecevable.