Citation: 2C_571/2021 E. B

B.a. Le 11 juillet 2019, A.A.________ a déposé une demande de regroupement familial en faveur de son épouse et de ses deux enfants, D.A.________ et B.A.________. Par courrier du 15 juillet 2019, le Service de la population a informé A.A.________ que la demande en faveur de son épouse et de son fils D.A.________ était tardive, de sorte que seul B.A.________ remplissait les critères du regroupement familial. Ledit courrier précisait en outre que l'octroi d'une autorisation en faveur de B.A.________ ne constituait pas une raison personnelle majeure justifiant la venue de sa mère et de son frère en Suisse. Le 13 mars 2020, le Service de la population a invité A.A.________ a lui indiquer s'il maintenait la demande de regroupement familial seulement pour B.A.________, auquel cas la demande pour son épouse et D.A.________ serait classée. Le 25 mai 2020, A.A.________ a maintenu la demande de regroupement familial pour son épouse et ses deux enfants, considérant qu'un regroupement familial partiel aboutirait à un résultat absurde et inhumain. Par décision du 29 mai 2020, le Service de la population n'est pas entré en matière sur la demande de regroupement familial formulée par A.A.________, considérée comme une demande de reconsidération de sa décision du 30 novembre 2017, et l'a déclarée irrecevable. Ayant néanmoins procédé à un examen au fond, cette autorité a relevé, en substance, que la naissance de B.A.________ ne constituait pas un fait nouveau propre à influer sur sa précédente décision et qu'elle ne commandait pas la venue de C.A.________ et D.A.________ en Suisse. Elle a également relevé que, A.A.________ n'ayant pas précisé s'il souhaitait être tout de même rejoint seulement par son fils B.A.________, la demande de regroupement familial en faveur de ce dernier était classée, sauf avis contraire dans un délai d'un mois. En juin 2020, B.A.________ est venu en Suisse au titre du regroupement familial pour vivre auprès de son père. Le 2 juillet 2020, A.A.________ a recouru contre la décision du Service de la population du 29 mai 2020 auprès du Conseil d'Etat du canton du Valais. B.b. Parallèlement, le 29 juillet 2020, B.A.________ a déposé, par l'intermédiaire de ses parents, une demande de regroupement familial en faveur de C.A.________ et de D.A.________. Le 31 juillet 2020, le Service de la population a refusé d'entrer en matière au motif que la naissance de B.A.________ ne constituait pas un élément nouveau puisqu'elle avait été prise en compte dans sa décision du 29 mai 2020. Le 1er septembre 2020, B.A.________ a recouru contre cette décision auprès du Conseil d'Etat. B.c. Le 16 décembre 2020, le Conseil d'Etat a rejeté les recours interjetés par A.A.________ et B.A.________ les 2 juillet 2020 et 1er septembre 2020, après avoir joint les deux causes. Attendu que B.A.________ vivait désormais en Suisse auprès de son père, cette autorité a uniquement examiné si C.A.________ et D.A.________ pouvaient les rejoindre. Au terme de son examen, le Conseil d'Etat a notamment relevé que la venue de B.A.________ en Suisse résultait d'un choix opéré par ses parents, qui n'ignoraient pas que le regroupement familial, en ce qu'il concernait C.A.________ et D.A.________, avait déjà été refusé. Ainsi, le fait que la famille compte désormais un nouvel enfant ne saurait fonder un droit à ce qu'elle soit réunie, alors que les conditions légales au regroupement familial n'étaient pas remplies. B.d. Par arrêt du 14 juin 2021, le Tribunal cantonal a rejeté le recours déposé par les intéressés le 4 février 2021 contre la décision du Conseil d'Etat du 16 décembre 2020.