Citation: 1A.113/2006 10.10.2006 E. 1

2.3 En l'espèce, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant avait contribué à la réaction de l'auteur en bousculant violemment celui-ci à plusieurs reprises, sans raison apparente, alors que l'ambiance était déjà tendue, l'auteur ayant déjà giflé l'une des personnes présentes. Le recourant s'est donc mis lui-même, sans raison valable, dans une situation conflictuelle qui a dégénéré. Son attitude a eu une influence certaine sur les événements qui ont suivis, et cette faute ne peut être qualifiée de légère. La cour cantonale n'a donc pas abusé de son pouvoir d'appréciation en réduisant de moitié les indemnités allouées, tant pour le dommage que pour le tort moral (ATF 121 II 369 consid. 4c p. 375).