Citation: 5A_388/2023 E. 6.1

6.1. Tout d'abord, elle soutient que l'autorité de surveillance aurait mal interprété la portée de l'ATF 135 III 28 sur les procédures paralysant la réalisation des immeubles. Elle répète qu'une procédure est en cours pour trancher la question de la fin de la solidarité entre elle et son "ex-époux" et que, si elle obtient gain de cause, sa créance serait considérablement amoindrie et la vente de ses immeubles ne se justifierait plus. Tirant un parallèle avec la procédure de mainlevée où seule la décision de scission vaudrait titre de mainlevée de l'opposition à l'exclusion de celle fixant une taxation globale, elle soutient qu'il serait choquant que la réalisation se fasse et qu'elle ne soit pas reconnue en fin de compte débitrice des dettes mises en poursuite. Elle en déduit que la procédure fiscale doit être reconnue comme ayant un effet paralysant sur la réalisation des immeubles saisis. Ensuite, elle affirme que la plainte de la poursuivante du 25 novembre 2022 équivaut à un retrait de la réquisition de vente car celle-ci a ainsi manifesté son intention de rétracter dite réquisition et qu'un tel retrait n'est pas subordonné aux conditions de l'art. 123 LP. Le délai pour requérir la vente étant arrivé à échéance le 1 er octobre 2020, la poursuivante serait déchue de ses droits.