Citation: 6P.124/2006 04.09.2006 E. 5

Le recourant invoque encore une violation de l'art. 249 PPF. Le principe de la libre appréciation des preuves énoncé par l'art. 249 PPF signifie qu'en matière pénale les juridictions d'instruction et de jugement ne sont pas liées par des preuves légales et peuvent, selon leur intime conviction, décider si un fait doit être tenu pour établi. L'art. 249 PPF interdit uniquement au juge d'appliquer les règles légales -sur l'admissibilité et la force probante d'un moyen de preuve ou les conditions de sa recevabilité- qui lui refusent de se prononcer sur leur valeur démonstrative (ATF 127 IV 46 consid. 1c p. 47; 115 IV 267 consid. 1 p. 268 s.; 103 IV 299 consid. 1a p. 300 s.) En revanche, cette disposition ne permet pas de contester l'étendue des investigations, l'appréciation des preuves et les constatations de fait qui en découlent. Ces questions ne peuvent donner lieu qu'à un grief de rang constitutionnel formulé dans un recours de droit public (Bernard Corboz, Le pourvoi en nullité in: Les recours au Tribunal fédéral, publications FSA, Berne 1997, p. 57 ss, p. 74). En l'espèce, le recourant se limite une nouvelle fois à reprocher aux autorités cantonales leur appréciation du témoignage de son médecin traitant, ainsi que leur refus d'ordonner un moyen de preuve qu'il souhaitait, soit l'expertise psychiatrique. Son grief est par conséquent irrecevable. Le pourvoi ne peut dès lors qu'être rejeté dans la mesure où il est recevable. Comme les recours paraissaient d'emblée voués à l'échec, la requête d'assistance judiciaire doit être rejetée (art. 152 al. 1 OJ). Le recourant, qui succombe, supporte les frais de la cause, lesquels seront fixés en tenant compte de sa situation financière. Il n'y a pas lieu d'allouer d'indemnité aux plaignantes qui n'ont pas eu à intervenir dans la procédure devant le Tribunal fédéral. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: