Citation: 2C_62/2014 E. B

Le 29 août 2011, A.________ SA a interjeté un recours auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice). Tout en formulant des conclusions purement constatatoires, elle soutenait notamment que C.________ SA ne disposait pas de l'autorisation de bailleurs de service au sens de l'art. 12 de la loi fédérale du 6 octobre 1989 sur le service de l'emploi et la location de services (LSE; RS 823.11). Le 7 novembre 2011, l'adjudicateur a informé la Cour de justice que le contrat avait été signé avec C.________ SA le 21 septembre 2011. Par arrêt du 12 juin 2012, la Cour de justice a rejeté le recours de A.________ SA. A propos de l'autorisation de l'art. 12 LSE, elle a estimé que l'adjudicateur et C.________ SA avaient démontré à suffisance que le marché ne portait pas sur la location de services et que, par conséquent, une autorisation n'était pas requise. Le fait que C.________ SA n'ait pas été au bénéfice d'une telle autorisation était ainsi sans pertinence. En outre, la Cour de justice a également rejeté les auditions de témoins requises par A.________ SA en procédant à une appréciation anticipée de ces moyens de preuve. Statuant sur recours contre la décision précitée, le Tribunal fédéral, par arrêt du 7 décembre 2012 (arrêt 2C_710/2012), a considéré que le droit d'être entendu de A.________ SA avait été violé. Il a donc admis le recours et renvoyé la cause à la Cour de justice afin que celle-ci développe une motivation circonstanciée sur la question de l'application de LSE et procède aux auditions requises par l'intéressée.