Citation: 6B_221/2025 E. B

Par jugement du 22 octobre 2024, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a notamment rejeté l'appel formé par A.________ contre le jugement du 29 avril 2024 et a confirmé celui-ci en ce qui concerne le prénommé. Il en ressort les faits suivants. B.a. Ressortissant espagnol, A.________, est né en 1982 à X.________, en Équateur. || a suivi l'école dans ce pays jusqu'à l'âge de 16 ans, avant d'émigrer aux États-Unis où il a vécu de 17 à 27 ans avec ses parents, ses deux frères et sa soeur, fréquentant l'école publique puis s'engageant comme militaire pendant deux ans, avant d'effectuer trois ans dans les forces spéciales (Navy Seals), puis de travailler comme cuisinier. Au bout de dix ans, il est rentré en Équateur, continuant à travailler pendant une année comme cuisinier dans des hôtels, avant de repartir pour l'Espagne, pays dans lequel il a vécu cinq ans, à Madrid, et où il a connu sa future épouse, C.________, en 2011, avec laquelle il s'est marié en février 2016. Deux filles sont issues de cette union: B.________, en 2014, et D.________, en 2017. En 2016, A.________ est venu en Suisse, où sa femme et sa fille aînée l'ont rapidement rejoint. A.________ a travaillé dans divers établissements, obtenant en 2021 un CFC de l'école professionnelle de V.________. Entre mars et l'été 2022, il a été employé par E.________, en tant que chef de partie. Après une période d'arrêt de travail liée à une dépression, selon ses dires, il a recommencé à travailler au F.________ à U.________ jusqu'en décembre 2022, avant de se retrouver à nouveau en arrêt de travail en raison d'une grave infection au genou, pour laquelle il a dû être opéré. À compter du 1er juin 2023, il a oeuvré en qualité de chef de partie au G.________ à V.________, pour un salaire de 4500 fr. brut. Au moment de son arrestation, en août 2023, A.________ ne travaillait pas. ll a un cousin en Espagne et de la famille en Équateur. Sa famille proche vit toujours aux États-Unis. B.b. Le casier judiciaire suisse de A.________ fait état d'une condamnation à une peine privative de liberté de trois mois avec sursis durant trois ans, prononcée par le Tribunal de police de l'arrondissement de l'Est vaudois le 24 juillet 2023- confirmée par jugement du 19 décembre 2023 de la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal - pour lésions corporelles simples qualifiées commises à l'encontre de ses filles. B.c. Le 27 mai 2023, A.________ a contacté C.________ par téléphone. Il l'a menacée de mort, de lui couper les doigts, et l'a avertie de faire attention à ses arrières car "le compte à rebours avait commencé". Le prénommé a illustré son propos par un "tic tac tic tac". Immédiatement après cet appel, C.________ a adressé un message à A.________, lui demandant de confirmer les menaces proférées, en vain. B.d. Le soir du 13 août 2023, alors qu'il était prévu que B.________ et D.________ se rendent chez leur père, celles-ci ont refusé de le suivre alors qu'il était venu les chercher, souhaitant rester avec leur mère, ce qui a fâché et attristé A.________. Après avoir reproché à C.________ d'être responsable de la situation, l'intéressé est finalement rentré chez lui, seul. Le 14 août 2023, vers 3h00, après avoir consommé deux bières, A.________ a quitté son domicile en emportant un couteau de cuisine, dont la lame mesurait une dizaine de centimètres, et deux bières qu'il a placés dans un sac à dos. Il s'est rendu à pied à la gare de V.________, où il s'est assis sur un banc du quai de départ du train que prendrait C.________, comme chaque matin à 6h44, pour se rendre à son travail à W.________. Le 14 août 2023 à 4h55, A.________ a adressé un message Whatsapp à C.________ qui, pour une raison restée inconnue est apparu en langue russe, et dont le contenu traduit était le suivant: "Je l'ai avertie, de gré ou de force, mais tu n'as rien voulu savoir alors les filles vont être orphelines. Aujourd'hui, je serai le méchant comme dans les films. Tu m'as mis dans la merde. C'est aujourd'hui, désolé, mais il faut que ça se passe aujourd'hui, J'ai essayé mais je ne suis pas arrivé à faire les choses de la bonne manière. Prépare-toi car c'est fini pour toi". N'ayant pas compris le contenu dudit message, C.________ a contacté A.________ pour plus d'explications. Ce dernier lui a alors précisé : "Maintenant oui je vais le faire, ce que j'aurais déjà dû faire avant !", avant de raccrocher. À 6h02, A.________ lui a adressé un nouveau message, soit : "J'ai essayé de faire bien, mais ce n'était pas possible, maintenant tiens-toi parce qu'aujourd'hui tout sera fini pour toi et pour moi, c'est ça que tu voulais. Maintenant, tiens bon (qui peut être traduit par l'expression "les dés sont jetés") ". Lorsque C.________, retardée par les échanges qui précèdent, est arrivée à la gare de V.________ afin d'y prendre le train de 7h44, et alors qu'elle montait les escaliers pour rejoindre son quai, elle a entendu la voix de A.________, ce qui l'a fait immédiatement rebrousser chemin pour se cacher. Quelques instants plus tard, elle a interpellé un agent de sécurité qui passait à proximité et l'a alerté de la situation, lui précisant que A.________ l'avait menacée de mort et qu'il était certainement en possession d'un couteau. A.________ a été interpellé à 8h30, alors qu'il était assis sur un banc du quai n° 6, en train de consommer de la bière et effectivement en possession d'un couteau de cuisine placé dans son sac à dos. À 11h52, l'intéressé présentait une alcoolémie résiduelle de 0,68 o/oo. B.e. Le 14 août 2023 à 6h23, A.________ a adressé le message suivant à sa fille B.________, âgée de 9 ans : "Je suis désolé aujourd'hui si c'est fini pour moi, je suis tellement mauvais, je suis une telle merde, demain les tabloïds vont parler de ce que je vais faire à ta mère, ne t'inquiète pas, je suis en train de l'attendre ici". À 6h53, il lui a encore écrit : "Je te donne la dernière chance, tu me réponds ou sinon il n'y a pas de retour possible !". À 6h55, A.________ a à nouveau insisté : "Réponds si tu veux que les choses se passent bien !".