Citation: 4A_311/2021 E. 3.2.1

3.2.1. Selon la première branche du grief, l'autorité précédente serait sortie du cadre tracé par les allégués des parties en constatant les causes de la chute du chiffre d'affaires. L'intimée n'avait nulle part affirmé que cette diminution était due uniquement au départ des assistants de la recourante, respectivement que celle-ci avait tardé à les remplacer, ou encore qu'elle avait fermé la permanence les dimanches et jours fériés, ce qui avait concouru à ce phénomène. En réalité, la recourante tire des déductions hâtives de la reconnaissance du risque de confusion créé par l'intimée. Si la Cour de justice lui a donné raison sur ce point précis, cela ne préjugeait pas de la question de savoir si cette confusion avait provoqué la baisse de son chiffre d'affaires. L'intimée soutient à juste titre qu'elle n'avait pas à renverser cette prétendue présomption en alléguant et en prouvant quelles en étaient les autres causes. Selon les explications non contestées de l'intimée, la recourante a elle-même allégué que plusieurs assistants avaient résilié leur contrat de travail au cours de l'année 2017, qu'elle avait toujours employé entre 8 et 9 collaborateurs de manière constante depuis 2015 et qu'elle avait fermé la clinique les dimanches et les jours fériés. On peut encore mentionner l'allégué selon lequel "la seule explication des pertes de revenus de [la recourante] réside dans la confusion et dans les actes de concurrence déloyale de [l'intimée]" (all. 162 réplique, cité par la recourante elle-même). Force est d'admettre qu'une telle trame autorisait la cour cantonale à faire les constatations litigieuses sur les causes de la baisse du chiffre d'affaires (consid. 2 supra). Elle pouvait retenir sans enfreindre la maxime des débats (art. 55 al. 1 CPC) que la baisse du chiffre d'affaires de la recourante n'était pas due au motif articulé par celle-ci, mais à d'autres causes qu'avaient mises en lumière les moyens de preuve produits à l'appui des allégués.