Citation: 5D_109/2021 E. 3.1

3.1. La décision attaquée qui refuse de suspendre l'exécution d'une décision durant la procédure cantonale de recours à l'encontre d'un prononcé de mainlevée constitue une décision incidente au sens de l'art. 93 al. 1 LTF (ATF 137 III 380 consid. 1.1). Aussi, la décision attaquée n'est susceptible de recours que si l'une des conditions (alternatives) d'entrée en matière prévues à l'art. 93 al. 1 let. a ou b LTF est remplie, condition qu'il incombe à la partie recourante d'établir, à moins que sa réalisation ne soit manifeste (ATF 142 III 798 consid. 2.2 et les arrêts cités). Les conditions cumulatives posées par l'art. 93 al. 1 let. b LTF ne paraissent manifestement pas remplies, en sorte que cette hypothèse doit d'emblée être écartée. Quant à l'existence d'un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF), selon la jurisprudence, un tel préjudice n'est réalisé que lorsque la partie recourante subit un dommage qu'une décision favorable sur le fond ne fera pas disparaître complètement; il faut en outre un dommage de nature juridique, tandis qu'un inconvénient seulement matériel est insuffisant (ATF 137 III 380 consid. 1.2.1; 134 III 188 consid. 2.2; 133 III 629 consid. 2.3.1). En l'occurrence, le recourant fait valoir un intérêt juridique à ce que les faits soient établis correctement, dénonçant ce faisant un établissement erroné des faits car il aurait formé opposition au commandement de payer, ainsi qu'un préjudice financier vu la somme réclamée. Or, il apparaît que le recourant pourra se plaindre de l'établissement erroné des faits dans le cadre d'un éventuel recours contre la décision finale s'il n'obtient pas gain de cause (art. 93 al. 3 LTF). Quant au préjudice financier, il n'est pas susceptible de préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Faute de remplir l'une des conditions alternatives d'entrée en matière immédiate au sens de l'art. 93 al. 1 LTF, le recours est irrecevable.