Citation: 4P.41/2005 28.04.2005 E. 4

La Cour de justice a constaté qu'à l'adresse indiquée par le recourant, à Carouge, celui-ci disposait seulement de locaux à usage professionnel qui étaient dépourvus des installations caractéristiques d'un logement, telles que, en particulier, une cuisine et une salle de bains. Le recourant lui reproche d'avoir appliqué arbitrairement le droit cantonal de procédure en prenant en considération le constat d'un huissier judiciaire mandaté par l'intimé. Le fait litigieux n'est cependant pas établi sur la base de ce constat d'huissier. La Cour de justice a retenu que selon les propres déclarations du recourant, ses locaux de la route des Jeunes constituaient un "logement de fortune". Dans la présente instance, le recourant n'explique pas en quoi la constatation relative à l'absence d'une cuisine et d'une salle de bains devrait être tenue pour manifestement erronée et contraire à la situation effective (cf. ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; 128 II 259 consid. 5 p. 280/281). Le recourant se plaint aussi d'une constatation lacunaire des faits mais il n'indique pas les offres de preuves qui n'ont, le cas échéant, pas été prises en considération, et il n'explique pas non plus en quoi son droit d'être entendu a pu être autrement méconnu. Sur tous ces points, faute de motivation topique, le grief d'arbitraire se révèle irrecevable au regard de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Le recours est ainsi entièrement irrecevable.