Citation: 6B_284/2022 E. 4.2.2

4.2.2. Dans un second grief, le recourant soutient que sa condamnation découle d'une appréciation des faits grossièrement contraire à la présomption d'innocence. Il fait valoir que les dégâts dénoncés s'étaient produits le même jour qu'une manifestation de plus de 500 antispécistes à U.________, de sorte qu'il y avait une multitude d'auteurs possibles, alors qu'aucun élément matériel ne pouvait établir sa présence sur les lieux (bornages téléphoniques, traces biologiques, empreintes digitales ou de chaussures etc.). Selon lui, il pouvait seulement être établi qu'il s'était accommodé de conserver dans le cabanon des objets utilisés pour commettre l'infraction, ce qui ne pouvait justifier sa condamnation. Comme vu ci-dessus, la cour cantonale s'est convaincue de la culpabilité du recourant sur la base d'un faisceau d'indices (entretiens téléphoniques, matériel saisi lors de la perquisition). Son raisonnement n'est pas entaché d'arbitraire et ne viole pas la présomption d'innocence. L'argumentation du recourant, selon laquelle un participant à la manifestation serait l'auteur des déprédations, est purement appellatoire et, donc, irrecevable.