Citation: 5A_127/2025 E. 8.1

8.1. La recourante se réfère également à la violation de la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique, ratifiée le 14 décembre 2017 (Convention d'Istanbul; RS 0.311.35). Les dispositions de cette convention créent des obligations à l'égard des États parties et non pas des droits subjectifs (en ce sens: arrêt 1B_259/2021 du 19 août 2021 consid. 2.3 et les références), en sorte que la recourante ne peut s'y référer directement. Il s'agit néanmoins de souligner que cette convention prévoit une exigence de protection particulière pour les enfants témoins de violence au sein de la famille (cf. notamment son préambule et les art. 26, 31 et 56 al. 2 de la Convention). Dans la mesure où il est établi que des doutes subsistent quant à l'existence de violence intrafamiliale - étant en effet rappelé que la cour cantonale a souligné le caractère délicat de cette problématique et relevé qu'il était impossible à ce stade de déterminer leur véracité (cf. supra consid. 6.1) -, cet élément devra être pris en considération dans le cadre de l'exécution de la décision, une attention particulière devant être réservée sur ce point (cf. infra consid. 9).