Citation: 4A_540/2013 E. 3.2

3.2. Le présent recours ne respecte manifestement pas les exigences et limites ainsi fixées par la loi. D'abord, le recourant cherche en vain à rectifier l'état de fait sur lequel repose la sentence attaquée, en soutenant que les constatations de la Formation seraient arbitraires ou contraires au droit au sens de l'art. 95 LTF. Argumenter de la sorte, c'est perdre de vue que l'application de l'art. 97 al. 1 LTF, invoqué dans le mémoire de recours, et celle de la disposition précitée sont expressément exclues par l'art. 77 al. 2 LTF. Ensuite, et plus généralement, qu'il s'agisse des allégations de fait ou des arguments de droit, le recourant se lance dans un exposé purement appellatoire, de surcroît guère intelligible, qui est tout à fait contraire à la nature même du recours en matière civile dirigé contre une sentence arbitrale internationale. C'est ainsi que, sous le couvert des motifs indiqués à l'art. 190 al. 2 LDIP, il s'emploie à démontrer, en fonction d'un état de fait n'ayant plus grand-chose à voir avec celui de la sentence attaquée, en quoi cette dernière méconnaîtrait diverses dispositions du code civil suisse, du code pénal suisse et du code de procédure civile suisse. Il oublie, ce faisant, que la violation du droit matériel ou procédural suisse ne constitue pas un moyen de recours dans le domaine considéré. Il en va de même, par analogie, en ce qui concerne le moyen pris de la violation des statuts de V.________, en particulier de l'art. 54-1 relatif aux différentes hypothèses dans lesquelles il peut être mis fin avant terme à la qualité de membre du comité exécutif de cette institution sportive. Enfin et surtout, il a échappé au recourant que, selon la jurisprudence, la décision de la Formation de lui dénier la qualité pour agir ne peut pas être critiquée comme telle lorsque le Tribunal fédéral est saisi d'un recours en matière civile dirigé contre une sentence rendue dans un arbitrage international, puisque cette décision met en jeu l'application de dispositions légales et/ou statutaires qu'il ne peut pas revoir dans ce cadre-là (arrêts 4A_428/2011 du 13 février 2012 consid. 4.1.1 et 4A_424/2008 du 22 janvier 2009 consid. 3.3). Dès lors, l'intéressé se plaint en pure perte de ce que la Formation n'aurait prétendument pas pris en compte des arguments de fond qu'il lui avait soumis au sujet d'atteintes à sa personnalité commises par l'intimé, voire aurait confondu les notions de destitution et de radiation. De même n'est-il pas recevable à dénoncer le fait que la Formation aurait omis de se prononcer sur des chefs de la demande ou, inversement, aurait statué au-delà des demandes dont elle était saisie, du moment que les arbitres ne sont pas entrés en matière pour une raison - le défaut de qualité pour agir - qui les dispensait d'examiner les conclusions au fond prises par lui. Cela étant, le présent recours apparaît manifestement irrecevable. En conséquence, application sera faite de la procédure simplifiée, conformément à l'art. 108 al. 1 LTF. La requête d'effet suspensif devient ainsi caduque.