Citation: 8C_338/2019 E. 7.4

7.4. Il est par ailleurs admis par les parties que l'activité du recourant au service de C.________ Sàrl effectivement exercée au moment de l'accident remplissait les critères de l'activité irrégulière et des fortes variations de salaire, de sorte que l'art. 23 al. 3 OLAA était applicable en l'espèce et qu'il y avait lieu de se fonder sur le salaire que l'assuré tirait de son activité au service de C.________ Sàrl durant les quatre derniers mois avant l'accident (cf. aussi consid. 6.2 supra). Il en résulte que le salaire déterminant pour l'indemnité journalière du recourant s'élevait à 28'780 fr. 80 (2704 fr. 65 + 0 fr. + 1432 fr. 60 + 5456 fr. 35 / 4 x 12) et l'indemnité journalière à 63 fr. 08 (28'780 fr. 80 / 365 x 80 %). Dès lors que l'intimée avait reconnu au recourant le droit aux indemnités journalières du 31 juillet 2015 (art. 16 al. 2 LAA) au 30 septembre 2017 (cf. décision du 11 décembre 2017, p. 3), soit un nombre total de 793 indemnités journalières (art. 25 al. 2 OLAA), le montant total dû au recourant pour cette période se monte à 50'022 fr. 44 (793 x 63 fr. 08). Dans la mesure où le recourant a perçu une indemnité journalière de 94 fr. 04 sur une période s'étendant du 31 juillet 2015 au 31 août 2017, les décomptes de prestations sont manifestement inexacts. La différence entre le montant versé (71'752 fr. 52 [763 x 94 fr. 04]) et celui effectivement dû (50'022 fr. 44 [793 x 63 fr. 08]), à savoir 21'730 fr. 08, doit ainsi être soumise à restitution, étant relevé que ce montant revêt une importance notable. La restitution a en outre été réclamée à temps selon l'art. 25 al. 2 LPGA, comme l'a correctement exposé la juridiction cantonale. Il appartiendra le cas échéant au recourant de présenter une demande de remise de l'obligation de restituer au sens de l'art. 25 al. 1, 2 e phrase, LPGA en lien avec l'art. 4 OPGA.