Citation: 6B_1443/2020 E. 2.3

2.3. Le recourant ne conteste pas avoir violé de manière répétée des règles de conduite fixées. Il procède dans une large mesure, à une interprétation personnelle des considérants de l'ordonnance entreprise et prétend notamment que la cour cantonale aurait donné un poids trop important à la procédure pénale ouverte en novembre 2020, qu'il commente librement en s'écartant des faits retenus. Ce procédé est largement appellatoire, partant irrecevable (cf. art. 105 al. 2 et 106 al. 2 LTF). En tout état, le recourant perd de vue que le risque de récidive a été examiné sur la base notamment de l'évaluation détaillée de la part des spécialistes de l'OSAMA et du non-respect du cadre fixé malgré les avertissements de l'office compétent, ce qu'il ne conteste au demeurant pas. D'ailleurs, la décision initiale de révocation de la libération conditionnelle émanant du TAPEM est antérieure à cette procédure et retient une augmentation du risque de récidive indépendamment de celle-ci. Si la cour cantonale a, parmi d'autres éléments, tenu compte de la nouvelle procédure ouverte en novembre 2020, elle s'est limitée à relever qu'elle jetait une lumière crue sur l'évolution de la mentalité du recourant (cf. notamment: expédition nocturne et usage d'un spray de défense par son ami, refus de collaborer à l'enquête, insoumission à un examen clinique), rappelant expressément que les documents y relatifs ne présageaient pas des suites pénales susceptibles de lui être réservées. Elle n'a pas ignoré que le recourant avait subi un coup de couteau et que c'est en sa qualité de lésé qu'il avait refusé de collaborer. Cela étant, le recourant est infondé à se plaindre d'une violation de la présomption d'innocence à cet égard. Pour le surplus, on ne décèle dans l'argumentation du recourant aucun élément qui serait de nature à retenir que la cour cantonale aurait admis à tort l'existence de raisons sérieuses de craindre qu'il commette de nouvelles infractions. Pour ce faire, il a notamment été tenu compte du risque de récidive initial, des facteurs de protection envisagés (projets d'avenir, règles de conduite), des violations répétées de différentes règles de conduite malgré les avertissements, du manque d'adhérence au suivi, du maintien du réseau de fréquentation connu de la justice, de l'ouverture de procédures pénales à son encontre (LCR, LStup) et de l'évolution de sa mentalité dans le cadre de la procédure ouverte en novembre 2020. Les éléments pris en considération en l'espèce, et en particulier l'attitude du recourant après ses manquements répétés malgré les avertissements, permettent de retenir l'existence d'un risque sérieux de craindre la commission de nouvelles infractions. Aussi, la cour cantonale pouvait, sans violer l'art. 95 al. 5 CP, confirmer la décision révoquant la libération conditionnelle du recourant, considérant qu'une prolongation du délai d'épreuve ou qu'un aménagement des règles de conduite n'était pas apte à atteindre le but de sécurité publique visé et que seule la réintégration constituait une sanction efficace. Le grief du recourant doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.