Citation: 9C_100/2024 E. 5.3.2

5.3.2. Sous l'angle ensuite de la reconsidération (art. 53 al. 2 LPGA), le recourant soutient que la décision du 19 juillet 2022 serait manifestement erronée, "en particulier s'agissant de l'évaluation incorrecte de [son] invalidité". Il reproche à la juridiction cantonale de n'avoir pas examiné si les conditions de l'art. 53 al. 2 LPGA étaient réalisées. Ce faisant, le recourant omet qu'avec sa décision du 20 février 2023, l'office intimé s'est prononcé uniquement sur la non-entrée en matière sur la nouvelle demande de prestations, sans examiner l'éventualité d'une reconsidération de sa décision précédente du 19 juillet 2022. Or, de jurisprudence constante, l'administration n'est pas tenue de reconsidérer ses décisions: l'art. 53 al. 2 LPGA lui en donne simplement la faculté et ni l'assuré ni le juge ne peuvent l'y contraindre (ATF 133 V 50 consid. 4.1; 119 V 475 consid. 1b/cc; arrêt 9C_229/2024 du 27 juin 2024 consid. 5). À défaut d'une décision de reconsidération de l'office intimé, les premiers juges n'avaient pas à examiner la contestation sous cet angle, étant précisé que l'éventualité d'un raisonnement par substitution de motifs n'entrait pas en ligne de compte en l'occurrence, étant donné la décision administrative litigieuse de non-entrée en matière (sur les conditions d'une substitution de motifs dans ce contexte, arrêt 8C_634/2017 du 20 février 2018 consid. 5.4 et les références). Le grief du recourant tiré de la violation de l'art. 53 al. 2 LPGA est également mal fondé.