Citation: 5A_850/2022 E. C

Le 1 er juin 2022, A.________ a saisi l'autorité centrale française en matière d'enlèvement international d'enfants afin que B.________ retourne C.________ en France par l'intermédiaire de l'autorité centrale suisse. Interpellée sur un retour de l'enfant de façon volontaire, B.________ s'y est opposée, mais s'est déclarée prête à une médiation, refusée par la partie adverse. C.a. Le 23 août 2022, A.________ a déposé une demande en retour d'un enfant devant la Chambre des curatelles du Tribunal cantonal vaudois (ci-après: la Chambre des curatelles ou la cour cantonale), concluant au retour immédiat de sa fille C.________ auprès de lui, B.________ étant condamnée en tous frais et dépens de la cause et déboutée de toutes autres ou contraires conclusions. C.a.a. La juge déléguée de la Chambre des curatelles a accordé à B.________ l'assistance judiciaire, sous la forme de l'exonération des avances et frais judiciaires et de l'assistance d'office d'un avocat. Le 25 août 2022, la magistrate précitée a notamment nommé un curateur à l'enfant; invité la Direction générale de l'enfance et de la jeunesse (ci-après: DGEJ) à déposer un bref rapport sur la situation de C.________ et son besoin éventuel de mesures de protection; invité A.________ à établir la teneur du droit en matière de garde ainsi qu'à produire une décision ou une attestation émanant des autorités de la résidence habituelle de l'enfant constatant l'illicéité de son déplacement ou de son non retour. C.a.b. Dans son rapport d'évaluation du 13 septembre 2022, la DGEJ a relevé que les conditions matérielles, éducatives et sociales dans lesquelles vivaient actuellement C.________, son frère et sa soeur étaient appropriées et ne nécessitaient pas la prise de mesures de protection. Le curateur de l'enfant a conclu à ce que son retour soit ordonné en France auprès de son père tout en considérant cependant que " le changement radical qui s'annon[çait] perturbera[it] C.________, en tout cas dans les premiers temps " et qu'il devait donc " être accompagné ". La mère de l'enfant a conclu au rejet des conclusions de la demande, se déclarant disposée à une médiation. Le 15 septembre 2022, A.________ a produit une attestation émanant des autorités de la résidence habituelle de l'enfant constatant l'illicéité du déplacement ou du non retour. Il a indiqué s'opposer à la médiation. C.a.c. Une audience s'est tenue le 20 septembre 2022 en présence des parties, du curateur et des responsables de mandat au sein de la DGEJ. La conciliation a échoué. C.b. Par jugement du 17 octobre 2022, la cour cantonale a rejeté la demande en retour, arrêté les indemnités du conseil de B.________ et du curateur de l'enfant, condamné A.________ au versement d'une indemnité de dépens à B.________ et rejeté toutes autres ou plus amples conclusions, dans la mesure de leur recevabilité.