Citation: 5A_678/2023 E. 5.1

5.1. La cour cantonale a relevé que le recourant avait toujours travaillé à plein temps durant le mariage, puis suite à la séparation alors même qu'ils s'occupait de ses filles selon les mêmes modalités; il fallait ainsi constater qu'il avait réduit son taux d'activité de manière unilatérale par convenance personnelle. La jurisprudence en lien avec les paliers scolaires était ici inapplicable et la convention passée entre les parties durant leur vie commune, selon laquelle le recourant assumait les charges familiales par les revenus tirés de son emploi à plein temps ne saurait être remise en cause et devait perdurer durant la séparation. Cela se justifiait d'autant plus que la situation financière familiale était serrée, que les enfants étaient mineures et que l'intimée voyait sa capacité de gain restreinte pour des motifs qui ne lui étaient pas imputables (incapacité de travail depuis le mois de juillet 2022, puis revenu hypothétique à 80% imputé à compter du 1er août 2023). Le revenu retenu par les premiers juges, à savoir 5'245 fr. 20, a été repris par la cour cantonale, celle-ci considérant que ce montant n'avait pas été remis en cause par l'intéressé.