Citation: 8C_546/2019 E. 4.3

4.3. Dans son écriture, la recourante cite des références de jurisprudence cantonale et fédérale "à titre d'exemples", en faisant valoir que ces instances auraient considéré qu'un abattement entre 10 % et 20 % serait adéquat pour "le type d'invalidité" qu'elle présente. Or contrairement aux exigences de motivation prévues à l'art. 42 al. 2 LTF, elle ne démontre pas dans quelle mesure les états de fait ou les aspects juridiques des décisions auxquelles elle se réfère seraient transposables au cas d'espèce et en quoi l'acte attaqué violerait le droit fédéral. Par cette argumentation, la recourante n'établit pas, ni même n'allègue, que la cour cantonale aurait de quelque façon outrepassé son pouvoir d'appréciation ou aurait abusé de celui-ci (cf. consid. 3.4 supra). Il appert au contraire que les premiers juges ont tenu compte de toutes les circonstances pertinentes et objectives du cas d'espèce, en considérant que seules les limitations fonctionnelles nommées par les experts judiciaires (le port de charges répété, l'élévation du membre supérieur gauche au-dessus des épaules et les vibrations ou contrecoups au niveau du membre supérieur gauche), qui de plus touchaient le côté non dominant, constituaient un motif d'abattement. A juste titre, la recourante ne fait pas valoir que la cour cantonale aurait omis de considérer les autres facteurs cités par la jurisprudence (âge, années de service, nationalité/catégorie d'autorisation de séjour et taux d'occupation) pour fixer l'abattement. Par conséquent, il n'y a pas lieu de revenir sur l'abattement de 5 % retenu par la cour cantonale.