Citation: 5A_316/2022 E. 3.3.1

3.3.1. Elle reproche d'abord à la cour cantonale d'avoir arbitrairement retenu que les capacités parentales de l'intimé ne pouvaient être niées. Les critiques de la recourante sont essentiellement illustrées par une période de vacances que l'intimé devait passer avec ses enfants, mais durant laquelle, sans l'en informer, il avait finalement travaillé et inscrit ceux-ci en crèche, respectivement à diverses activités. Cette absence de communication et de planification était contraire à l'intérêt des enfants et l'incapacité de l'intimé de s'en rendre compte démontrerait que ses capacités parentales seraient gravement lacunaires. Un reproche du même ordre est formulé à l'égard de l'intimé dans deux autres contextes, à savoir: les modalités de présentation de sa nouvelle compagne aux enfants et les suites d'une opération chirurgicale qu'il avait subi à la mâchoire (défiguration et empêchement temporaire de s'occuper des enfants). Ces critiques relèvent ici plutôt d'un problème de communication (cf. également infra consid. 3.3.3) et la recourante le saisit bien en reprochant dans ce contexte à l'intimé sa volonté d'exercer une garde " divisée " et d'adopter un mode de communication " dysfonctionnel et manipulateur ". Les évènements relatés, qui ont certes pu avoir des conséquences désagréables pour les enfants, ne suffisent cependant pas à contester les capacités parentales de l'intimé. La recourante invoque d'ailleurs expressément ne pas remettre en cause celles-ci quant aux activités spécifiques ou à l'organisation de la garde; elle ne discute pas non plus les motifs de la décision cantonale sur ce point: elle ne nie pas que l'intimé n'avait jamais pris de décision contraire aux intérêts des enfants, ni le fait qu'envisager leur prise en charge différemment de la sienne ne signifiait pas qu'il ne serait pas soucieux de leur bien-être et qu'il ne disposerait pas des compétences pour s'en occuper.