Citation: 2C_394/2020 E. 7.4.1

7.4.1. Avant d'examiner la critique, il sied de rappeler que le transfert de droits et devoirs administratifs constitue en droit public l'exception (ATF 132 II 485 consid. 7.4.2 p. 507) et suppose une base légale (cf. arrêt 2C_134/2020 du 7 août 2020 consid. 4.4 en lien avec le transfert par succession des permis de service public prévu par l'ancienne loi cantonale genevoise sur les taxis). La réglementation de la transmissibilité des autorisations d'usage accru du domaine public répond en outre au souci du législateur cantonal de lutter contre le commerce de ces autorisations (cf. arrêt 2P.35/2002 du 18 juin 2002 consid. 4.2). Elle vise donc un but d'intérêt public. Certes, comme le relèvent les recourants, les transferts d'autorisations d'usage accru n'accroissent pas leur nombre; ils sont susceptibles cependant de créer de la spéculation sur les prix et de faire perdre le contrôle sur les critères d'attribution, qui doivent pourtant être transparents et objectifs (cf. supra consid. 7.2). Le cas d'espèce illustre ce second risque. D'après la loi, seuls les titulaires d'une carte professionnelle de chauffeur de taxi ou les entreprises de transport de taxi peuvent se voir attribuer une autorisation d'usage accru (art. 11 al. 2 LTVTC; cf. supra consid. 6). Or, en l'occurrence, d'après l'arrêt entrepris, la recourante 2 avait annoncé auprès du Service cantonal une activité en qualité de diffuseur de courses (cf. art. 4 let. d et 9 LTVTC) et non en tant qu'entreprise de transport. Elle n'aurait donc a priori pas elle-même rempli les critères d'attribution d'une autorisation d'usage accru.