Citation: 1B_7/2016 E. 2.3

2.3. En l'espèce, les faits reprochés au recourant sont extrêmement graves et violents; ils sont susceptibles d'être constitutifs de pas moins de quatre chefs d'infraction. Ils touchent en outre à l'intégrité corporelle et sexuelle de la victime. Le recourant explique ses actes par des pratiques sexuelles particulières, ainsi que par son état d'alcoolisation. Selon lui, au vu de ces explications et de son absence d'antécédent, il ne pourrait pas être retenu l'existence de circonstances inquiétantes au sens de la jurisprudence susmentionnée. Contrairement à ce qu'il croit, tel est pourtant le cas. En effet, il a suffi au recourant de se retrouver - exceptionnellement selon ses dires - sous l'emprise de l'alcool pour ne plus savoir mettre de limite à ses comportements sexuels; il ne remet au demeurant pas en cause le possible caractère violent de ceux-ci. Il n'a ainsi plus été à même d'entendre l'opposition clairement manifestée par la victime - à plusieurs reprises vu le déroulement allégué des faits - et d'arrêter ses agissements, cela au détriment de la sécurité de la victime. Le recourant ne conteste d'ailleurs pas avoir pu la stranguler, comportement mettant indéniablement en danger la vie d'une personne. Il se justifie dès lors en l'occurrence de privilégier la sécurité tant de la victime que celle d'autrui. Une telle constatation s'impose d'autant plus que les justifications données ne tendent pas à démontrer que le recourant aurait pris conscience de la gravité de ses actes. Partant, la Chambre des recours pénale a retenu à juste titre l'existence d'un risque de récidive. Il n'y a dès lors pas lieu d'entrer en matière sur les griefs soulevés par le recourant en lien avec un possible danger de collusion, risque par ailleurs non examiné par la juridiction précédente.