Citation: 5A_27/2016 E. 4.2.3

4.2.3. Appelé à interpréter un contrat (art. 18 CO), le juge doit d'abord rechercher la réelle et commune intention des parties (interprétation subjective), le cas échéant empiriquement, sur la base d'indices; si elle aboutit, cette démarche conduit à une constatation de fait, qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), à moins qu'elle ne soit manifestement inexacte (art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF), c'est-à-dire arbitraire au sens de l'art. 9 Cst.; cf. supra consid. 2.2). Ce n'est que s'il n'y parvient pas que le juge doit recourir à l'interprétation normative (ou objective) du contrat, à savoir rechercher la volonté objective des parties, en déterminant le sens que, d'après les règles de la bonne foi, chacune d'elles pouvait et devait raisonnablement prêter aux déclarations de volonté de l'autre, autrement dit conformément au principe de la confiance; il s'agit d'une question de droit, que le Tribunal fédéral examine librement (art. 95 LTF; arrêt 4A_447/2015 du 31 mars 2016 consid. 4.2.1 et les références, destiné à la publication).