Citation: U 87/03 03.10.2003 E. A

S.________, né en 1943, travaille au service d'un établissement bancaire. A ce titre, il est assuré contre les accidents auprès de la Bâloise, Compagnie d'Assurances (ci-après : Bâloise). Par déclaration d'accident datée du 19 avril 2001, il a annoncé s'être cassé une dent après avoir mordu sur un objet dur, en mangeant une salade à son domicile, le 12 avril 2001. En réponse à un questionnaire complémentaire établi par la Bâloise, il a précisé que ce plat avait été composé de différents légumes et salades, que le dommage n'avait pas été causé par un aliment, qu'il s'agissait d'un objet dur, qu'il n'avait pas conservé ce dernier et qu'aucun témoin ne pouvait confirmer ces déclarations. Dans un avis du 19 avril 2001, le docteur A.________, médecin-dentiste, a indiqué que S.________ souffrait de contusions au niveau de trois dents (22, 23, 24) et d'une fracture de racine de la canine supérieure gauche (23). Par courrier du 16 janvier 2002, il a précisé que la dent accidentée était une dent couronnée à tenon radiculaire solide et bien restaurée, laquelle ne présentait aucun affaiblissement préalable. Au vu de la fracture, il a considéré que seul un élément étranger et «non constitutif de la salade» avait pu présenter une résistance suffisante pour causer un dommage de l'importance de celui qui s'était produit. Par décision datée du 14 mai 2001 confirmée sur opposition le 19 juin suivant, la Bâloise a refusé la prise en charge des frais de traitement consécutifs, au motif que le dommage ne résultait pas d'un accident.