Citation: 9C_373/2020 E. 3.3

3.3. Finalement, le recourant se plaint d'une violation de son droit à la preuve. A son avis, la juridiction cantonale a "trop vite" privilégié les conclusions du CEMed sur le plan psychique au détriment des constats de ses médecins traitants, les experts ayant selon lui mal évalué l'incidence de ses troubles sur son comportement. L'assuré ajoute que ses droits de partie ont également été violés par le refus d'attendre les résultats d'investigations relatifs au syndrome de Susac qu'aurait proposées le professeur B.________. Ce moyen n'est pas mieux fondé. Tout d'abord, la seule référence "aux constats" des médecins traitants sans discussion précise des motifs qui ont conduit la juridiction cantonale à faire siennes les conclusions du CEMed sur le plan psychiatrique relève d'une argumentation purement appellatoire, qui ne suffit pas à s'écarter des constations du jugement cantonal. Ensuite, comme l'a dûment retenu l'autorité cantonale de recours, sur la base du rapport du professeur B.________ du 2 février 2017, les experts du CEMed ont retenu que les éléments mis en évidence par l'IRM cervicale auraient pu suggérer un syndrome de Susac, mais que des symptômes n'avaient néanmoins pas été trouvés (expertise, p. 19-20). Quant à l'investigation suggérée par le professeur B.________, elle ne portait pas sur le syndrome de Susac, mais sur une éventuelle atteinte du système nerveux central par le VIH. Dans ces circonstances, la juridiction cantonale pouvait, par appréciation anticipée des preuves nullement entachée d'arbitraire, suivre le point de vue des experts et renoncer à ordonner un complément d'instruction.