Citation: 5P.45/2002 31.05.2002 E. 4

4.- La recourante prétend, en second lieu, que les débiteurs commettent un abus de droit en se prévalant de la dualité juridique, car la revendication de la société E & S D.________ Snc (cf. supra, let. A/b) n'a d'autre finalité que de soustraire leurs actifs à l'exécution forcée; pour l'avoir nié, la juridiction inférieure a versé dans l'arbitraire. En plus de reposer sur des faits nouveaux, à savoir que la revendiquante n'est qu'un "instrument [...] sans autonomie" entre les mains des débiteurs (ATF 119 II 6 consid. 4a p. 7), le grief est insuffisamment motivé. En effet, la cour cantonale a exposé que, en matière d'exécution forcée, seule est déterminante l'identité juridique; ce principe ne connaît de dérogation qu'en cas d'abus de droit (à ce sujet: ATF 102 III 165 consid. II/1 p. 169/170 et les arrêts cités; 105 III 107 consid. 3a p. 113), "situation manifestement non réalisée en l'occurrence". Or, la recourante ne démontre nullement en quoi une telle conclusion serait insoutenable (art. 90 al. 1 let. b OJ; cf. supra, consid. 3a).