Citation: 5A_729/2024 E. 5.3.2

5.3.2. Dans la mesure où la recourante fonde la violation de l'art. 13 al. 1 let. b CLaH80 et 5 LF-EEA sur les éléments factuels qu'elle reproche à l'autorité cantonale d'avoir arbitrairement appréciés/établis, son recours doit être rejeté, les critiques développées à cet égard devant toutes être rejetées ou déclarées irrecevables ( supra consid. 5.3.1). Au surplus, le dossier ne permet pas de retenir que le comportement inadapté que le père a pu avoir avec ses filles par le passé créerait, en cas de retour auprès de lui, un risque de danger intolérable au sens de l'art. 13 al. 1 let. b CLaH80, d'autant plus qu'il n'est pas contesté valablement que les autorités françaises sont alors intervenues rapidement (signalement, let. A.d supra) et efficacement (suivi TISF, let. A.d et A.g.a supra) pour encadrer l'intéressé et qu'aucun élément ne permet de conclure à un défaut de réaction adéquate des autorités françaises si d'éventuelles maltraitances devaient survenir. A cela s'ajoute que la recourante ne s'exprime pas sur certains éléments pourtant décisifs dans l'appréciation cantonale quant au fait que les enfants n'encourraient pas un risque de danger grave auprès de leur père. Ainsi, elle ne conteste aucunement le décalage relevé entre la passivité de son attitude à la suite des enquêtes sociales menées à l'encontre du père de ses enfants et la gravité actuelle de ses allégations; de même elle ne discute nullement la possible instrumentalisation des enfants qui lui est reprochée. Il s'ensuit qu'en tant que la recourante ne parvient pas à démontrer que le retour des enfants auprès de leur père en France les placerait dans une situation intolérable, il n'y a pas lieu d'examiner l'hypothèse d'un éventuel accompagnement des mineures par ses soins. Son mariage et le handicap dont souffre l'enfant issu de sa nouvelle relation (syndrome de Poland), de même que les poursuites pénales initiées à son encontre en France sont ainsi dépourvus de pertinence.