Citation: 6B_310/2020 E. 2.6

2.6. Au surplus, si le constat médical produit par le recourant relève que ses lésions sont certes compatibles avec une agression, l'intéressé ne prétend pas pour autant que son médecin, qui l'avait examiné un mois après les faits dénoncés, avait exclu une autre cause, en particulier l'hypothèse d'une mauvaise chute. Dans ce contexte, on ne discerne pas que le refus d'ordonner une expertise médico-légale relève d'un procédé arbitraire. Il en va de même des mesures requises par le recourant tendant à l'inspection des lieux et au prélèvement des traces de sang encore présentes dans la cave, dès lors que celles-ci ne sont pas directement aptes à relever une implication des prévenus. Le recourant ne prétend pas non plus que, parmi les personnes dont il sollicitait l'audition en qualité de témoins, certaines auraient assisté à l'agression dénoncée. Par ailleurs, contrairement à ce que prétend le recourant, on ne voit pas dans les déclarations des prévenus des incohérences propres à dénoter de manière suffisante qu'ils pourraient être impliqués dans les faits qui leur étaient reprochés. En particulier, B.________ avait reconnu avoir rencontré, depuis son emménagement, un différend avec le recourant, après que celui-ci les aurait épiés, lui et sa compagne, depuis la fenêtre de son appartement, l'aurait menacé avec une barre de fer alors qu'il promenait son chien et aurait arraché, à au moins deux reprises, leur nom inscrit sur leur boîte aux lettres. Il a expliqué que le recourant avait été contrarié que son fils n'avait pas obtenu l'appartement dans lequel il avait emménagé et qu'il était jaloux des deux voitures du couple ainsi que du macaron " handicapé " détenu par sa compagne. B.________ a ainsi admis s'être énervé lors d'une altercation devant les boîtes aux lettres de l'immeuble l'ayant opposé au recourant, qu'il avait alors poussé avec la main. Il a revanche constamment nié être impliqué dans les faits qui lui étaient reprochés (cf. procès-verbal d'audience du Ministère public du 21 mars 2019, p. 2-4). Il en va de même, sur ce dernier point, de G.________, qui a en outre déclaré ne pas connaître le recourant (cf. procès-verbal d'audience du Ministère public du 21 mars 2019, p. 2). En tant qu'il ressortirait des procès-verbaux d'audition que les prévenus avaient été plus " loquaces " lorsque le conseil du recourant leur avait posé ses questions, cela permet éventuellement d'en déduire que celui-ci s'était montré plus insistant que le Procureur. Cette circonstance ne saurait en revanche traduire une possible implication des prévenus. Cela étant, il faut admettre avec la cour cantonale que l'inimitié entre le recourant et le prévenu B.________ ainsi que l'existence d'une précédente dispute - sans commune mesure avec celle faisant l'objet de la procédure -, ne permettent pas à elles seules de fonder des soupçons suffisants justifiant une mise en accusation.