Citation: 1P.694/2005 10.01.2006 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 I 312 consid. 1 p. 317; 130 II 249 consid. 2 p. 250, 302 consid. 3 p. 303/304, 306 consid. 1.1 p. 308 et les arrêts cités). 1.1 La décision attaquée confirme le maintien d'un séquestre opéré sur des avoirs de A.________, que celui-ci a par la suite cédés à son épouse, B.________, en vue de rembourser à cette dernière le montant qu'elle avait avancé à titre de caution pour qu'il puisse être libéré provisoirement. Tous deux ont donc un intérêt personnel, juridique, actuel et pratique à l'annulation de cette décision et, partant, qualité pour recourir au sens de l'art. 88 OJ. 1.2 La décision attaquée, qui ne met pas un terme à la procédure, est de nature incidente, mais susceptible de causer un dommage irréparable aux recourants, qu'elle prive temporairement de la libre disposition des avoirs séquestrés (ATF 128 I 129 consid. 1 p. 131). Le recours est donc recevable sous l'angle de l'art. 87 al. 2 OJ. 1.3 Sous réserve d'exceptions non réalisées en l'espèce, le recours de droit public n'a qu'un effet cassatoire et ne peut donc tendre qu'à l'annulation de la décision attaquée (ATF 129 I 129 consid. 1.2.1 p. 131/132 et les arrêts cités). La conclusion des recourants tendant à ce que le Tribunal fédéral enjoigne à l'autorité cantonale de libérer le montant séquestré est par conséquent irrecevable. 1.4 Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral ne peut examiner que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (cf. art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 127 I 38 consid. 3c p. 43; 126 III 534 consid. 1b p. 536; 125 I 71 consid. 1c p. 76, 492 consid. 1b p. 495 et les arrêts cités). Sous peine d'irrecevabilité, le recourant doit donc non seulement indiquer quels sont les droits constitutionnels qui, selon lui, auraient été violés, mais démontrer, pour chacun d'eux, en quoi consiste cette violation.