Citation: 7B_649/2023 E. 2.3

2.3. Certes, la cour cantonale a rendu l'arrêt attaqué le 20 juillet 2023, soit six jours après avoir communiqué au recourant la duplique de la partie plaignante du 10 juillet 2023, respectivement deux jours après que celui-ci en avait pris connaissance. D'après la jurisprudence précitée, le recourant n'a ainsi pas disposé d'un laps de temps suffisant entre la remise des dernières déterminations de la partie plaignante et le prononcé de l'arrêt attaqué pour pouvoir déposer de nouvelles observations. Cela étant, le droit d'être entendu n'est pas une fin en soi; il constitue un moyen d'éviter qu'une procédure judiciaire débouche sur un jugement vicié en raison de la violation du droit des parties de participer à la procédure, notamment à l'administration des preuves. Lorsqu'on ne voit pas quelle influence la violation du droit d'être entendu a pu avoir sur la procédure, il n'y a pas lieu d'annuler la décision attaquée (ATF 143 IV 380 consid. 1.4.1; arrêt 6B_1292/2023 du 20 novembre 2024 consid. 8.5.1 et les arrêts cités). Or le recourant n'explique pas quelle influence la violation du droit d'être entendu qu'il dénonce aurait concrètement pu avoir sur l'issue de son recours cantonal. Il n'indique pas les moyens - les allégués, arguments, preuves et offres de preuves - qu'il aurait fait valoir s'il avait eu la possibilité de répliquer aux observations de la partie plaignante. En se limitant à soutenir qu'il n'aurait pas été en mesure de se prononcer sur ces observations, dont il ne précise pas même la teneur, il ne démontre pas - et on ne voit pas - en quoi l'absence de déterminations lui aurait porté préjudice dans le cas d'espèce. Dans ces circonstances, il y a lieu d'admettre qu'un renvoi de la cause pour donner au recourant la possibilité d'exercer son droit de réplique au sens de la jurisprudence précitée serait une vaine formalité et conduirait à prolonger inutilement la procédure. Il n'y a dès lors pas lieu d'annuler l'arrêt entrepris pour ce motif.