Citation: B 77/00 19.10.2001 E. B

B.- Par mémoire du 22 juin 1998, M.________ a ouvert action contre les Retraites Populaires devant le Tribunal des assurances du canton de Vaud, en concluant, sous suite de frais et dépens, au versement par cette institution, dès le 1er octobre 1995, "d'une rente d'invalidité entière calculée sur la base d'un avoir de vieillesse comprenant les prestations de libre passage acquises auprès de la Fondation collective LPP Bâloise Vie, avec intérêts à 5 % l'an sur les prestations arriérées au moment du jugement qui sera rendu". Il faisait valoir que les Retraites Populaires lui avaient signifié, en 1995, un premier refus de transférer ses avoirs, au motif que le nouveau droit, entré en vigueur le 1er janvier 1995, ne les obligeait pas à accepter un tel transfert si l'entrée dans la nouvelle institution avait eu lieu plus d'une année après la sortie de l'ancienne; or, le report de son affiliation au 1er septembre 1994 entraînait l'application de l'ancien droit qui, en revanche, lui conférait le droit de demander en tout temps le transfert de son capital de prévoyance. Les Retraites Populaires ont, quant à elles, conclu au rejet de la demande, en soulignant que c'était l'assuré lui-même qui, à la suite d'un entretien avec l'une de leurs collaboratrices, avait renoncé à requérir le transfert de ses fonds de prévoyance et décidé de plein gré de maintenir sa police de libre passage auprès de la Bâloise. Après avoir requis, dans le cadre de l'instruction de la cause, l'audition de plusieurs témoins, dont une ancienne collaboratrice des Retraites Populaires, le tribunal a rejeté l'action, par jugement du 14 août 2000.