Citation: 6B_1041/2009 31.05.2010 E. 2

La voie du recours constitutionnel subsidiaire n'est ouverte que pour se plaindre de la violation des droits constitutionnels (art. 116 LTF). Le Tribunal fédéral n'examine que les griefs soulevés et motivés de façon détaillée par la partie recourante (art. 117 et 106 al. 2 LTF). L'auteur du recours doit indiquer quel droit constitutionnel aurait été violé et montrer, par une argumentation circonstanciée, en quoi consiste la violation (ATF 135 IV 43 consid. 4 p. 47). Les recourants se plaignent d'une violation des art. 29 al. 1 Cst. et 6 CEDH et reprochent à l'autorité cantonale d'avoir violé leur droit d'être entendus en retenant la version la plus favorable aux policiers sans avoir pris aucune initiative pour vérifier les allégations sur lesquelles ils fondaient leurs plaintes. Ils reprochent aux autorités cantonales de n'avoir pas mis en doute les allégations du gendarme et de n'avoir pas ouvert d'enquête, violant ainsi leur droit à une enquête approfondie et effective. Ils prétendent avoir requis l'administration de preuves susceptibles d'établir leur propre version des faits. Ils ne mentionnent toutefois pas de quels moyens de preuve il s'agit, pas plus qu'ils n'indiquent en quoi ils étaient propres à influencer l'appréciation de preuves dont disposaient les autorités cantonales. De surcroît, l'argumentation des recourants est dirigée contre la décision cantonale dans sa globalité, sans que l'on puisse s'assurer qu'ils s'en prennent au classement de la plainte sous son aspect administratif et non pénal. Comme seul le premier peut faire l'objet du présent recours constitutionnel subsidiaire, force est de constater que le recours n'est pas suffisamment motivé pour satisfaire aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF auquel renvoie l'art. 117 LTF. Le recours constitutionnel subsidiaire est donc également irrecevable.