Citation: 8C_446/2022 E. 3.1

3.1. Les juges cantonaux ont retenu que le recourant s'employait pour l'essentiel à défendre l'hypothèse selon laquelle il serait atteint ou aurait été atteint d'une maladie de Sudeck, qui constituerait une séquelle tardive ou une rechute de son accident du 4 août 2016 et qui serait notamment à l'origine des tremblements du membre inférieur droit dont il souffrait. Toutefois, les éléments médicaux qu'il mettait en avant, notamment les symptômes survenus dans les huit semaines suivant l'accident, étaient connus d'eux et du Tribunal fédéral lorsqu'ils avaient conclu que le diagnostic de CRPS (complex regional pain syndrome; ou syndrome douloureux régional complexe [SDRC]) ou de maladie de Sudeck n'était pas établi au degré de la vraisemblance prépondérante. Or, de jurisprudence constante, à partir du moment où une décision judiciaire était en force de chose jugée formelle (formelle Rechtskraft), c'est-à-dire était définitive, elle revêtait l'autorité de la chose jugée (materielle Rechtskraft) et ne pouvait plus être remise en cause que par la voie de la révision (ATF 127 Ill 996 [recte: 496] consid. 3b/bb). Dans le cas d'espèce, il résultait de la procédure de recours devant le Tribunal fédéral contre l'arrêt cantonal du 5 novembre 2018 que le diagnostic de CRPS ne pouvait pas être retenu. La même conclusion s'était imposée à l'issue de la procédure de révision qui n'avait pas abouti, faute pour le recourant d'être parvenu à établir l'existence de faits nouveaux.