Citation: I 427/02 17.01.2003 E. 4

Il reste à déterminer le degré d'invalidité en comparant les revenus sans et avec invalidité (art. 28 al. 2 LAI). 4.1 Du point de vue du droit à la rente d'invalidité, le risque assuré est l'incapacité de gain, présumée permanente ou de longue durée, à condition et pour autant que la diminution de la capacité de gain résulte d'une atteinte à la santé (infirmité congénitale, maladie ou accident; FF 1958 II 1186 s.; Meyer-Blaser, op. cit. p. 8 s.). Si un assuré, en mesure sur le plan de la santé d'exercer une activité lucrative à plein temps, décide de son propre gré de réduire son horaire de travail pour s'accorder plus de loisirs ou pour poursuivre sa formation (ou son perfectionnement professionnel) ou si le marché du travail ne lui permet pas d'avoir une activité à plein temps, l'assurance-invalidité n'a pas à intervenir (ATF 125 V 157 consid. 5c/bb et les références). C'est pourquoi par revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide au sens de l'art. 28 al. 2 LAI, il faut entendre le gain qu'il réaliserait effectivement s'il était en bonne santé. Si, en se basant sur les circonstances du cas particulier, il y a lieu d'admettre que l'assuré, en l'absence d'atteinte à la santé, se serait contenté d'un gain modeste, il faut prendre en compte ce revenu, même s'il aurait pu bénéficier de meilleures conditions de rémunération (ATF 125 V 157 consid. 5c/bb et les références; RCC 1992 p. 96 consid. 4a et les arrêt cités). En l'espèce, comme l'ont retenu les premiers juges, on peut prendre comme référence pour le revenu sans invalidité le gain de 2'500 fr. par mois que la recourante déclare avoir réalisé de 1991 à 1996, en exerçant son activité indépendante d'astrologue parallèlement à celle d'auditrice-auxiliaire auprès de l'Office Y.________. S'il s'agit de revenus relativement modestes, la recourante a toutefois déclaré qu'elle se contentait de ce revenu pour vivre - et ce, pendant cinq ans -, en précisant que si elle avait eu suffisamment de clients, elle aurait travaillé davantage en tant qu'astrologue (enquête économique de l'office AI du 15 janvier 1998). On constate donc que la recourante s'est contentée d'une telle rémunération de manière durable, de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'en écarter.