Citation: 6B_929/2016 E. 2

Le recourant a été condamné pour tentative de contrainte, pour avoir fait notifier un commandement de payer de plusieurs centaines de milliers de francs à A.________, avec lequel il avait conclu une " Convention sous seing privé d'une promesse de vente " concernant diverses parcelles de terrain. Indépendamment de la question de la validité formelle de l'acte, la cour cantonale a notamment retenu que " rien n'autorisait l'appelant à considérer que la convention conclue avec A.________ le 21 juillet 2008 conservait la moindre validité au-delà de sa date d'échéance ", que " l'appelant n'était pas fondé à tirer le moindre droit de l'accord conclu avec A.________ également sous cet angle, ce qu'il ne pouvait ignorer " et que le recourant savait que le montant de 483'648 fr. objet de la poursuite n'était pas dû (arrêt entrepris, consid. 2d p. 7). Sur ce point, le recourant affirme que " contrairement à ce que prétend la Cour cantonale, le recourant bénéficiait - à son avis - d'une relation contractuelle lui permettant de réclamer un certain montant " (mémoire de recours, p. 6). Le recourant se borne ainsi à opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, dans une démarche purement appellatoire, qui n'est pas recevable devant le Tribunal fédéral (ATF 141 IV 249 consid. 1.3.1). Le recourant soutient ensuite que l'envoi du commandement de payer n'était pas abusif parce que l'on ne saurait lui reprocher " d'avoir utilisé un tel procédé comme moyen de pression pour dissuader la personne visée d'agir correctement dans sa profession ". Etant souligné que l'envoi d'un commandement de payer peut, de toute évidence, constituer un acte de contrainte hors de tout contexte professionnel, cet argument est inintelligible. Le recourant soutient enfin que la tentative (art. 22 CP) de contrainte ne serait pas réalisée parce que cette forme inachevée de l'infraction impliquerait " que la victime doit adopter, au moins en partie, le comportement voulu par l'auteur (ATF 129 IV 262) ". Cette affirmation juridique manifestement erronée, étayée par une jurisprudence qui en prend l'exact contre-pied (" Vollendet ist die Nötigung, wenn sich das Opfer, zumindest teilweise, nach dem Willen des Täters verhält " est à la limite de la témérité.