Citation: 2C_231/2021 E. 5.3

5.3. Le Tribunal cantonal a tout d'abord valablement expliqué que le droit cantonal (en l'occurrence la loi valaisanne du 9 février 1996 sur le tourisme [RS/VS 935.1; ci-après: LTour/VS]) donnait la possibilité aux communes de prévoir une perception forfaitaire de la taxe de séjour, ce forfait devant être calculé sur la base de critères objectifs en fonction du taux local moyen d'occupation de la catégorie d'hébergement. Il a rappelé à ce propos que le Tribunal fédéral avait jugé que la mise en oeuvre effective du forfait, qui devait respecter ces principes, était de la compétence des communes (cf. arrêt 2C_947/2019 du 13 février 2020 consid. 4.4). L'autorité précédente a ensuite présenté la méthode de calcul de la taxe de séjour forfaitaire de la Commune d'Anniviers, retenant une taxe forfaitaire de 800 fr. pour un logement de quatre pièces, basée sur un taux d'occupation moyen de 50 nuitées et une taxe de séjour (de base) de 4 fr. (4 [pièces] x 4 [francs] x 50 [nuitées] = 800). Le Tribunal cantonal a également rappelé la teneur de l'art. 6 al. 1 du règlement du 17 septembre 2018 sur la taxe de séjour de la Commune d'Anniviers (ci-après: le règlement), qui dispose en particulier que tous les logements de vacances sont soumis à une taxe forfaitaire de séjour. Il a ensuite constaté que le recourant n'était pas domicilié dans la commune et n'y avait qu'une qualité d'hôte. Fondé sur ce constat, l'autorité précédente a justement jugé que le fait de ne pas profiter des infrastructures ne libérait pas le recourant de l'obligation de s'acquitter de la taxe de séjour, rappelant au surplus la jurisprudence du Tribunal fédéral qui a considéré que les installations touristiques sont essentiellement créées, respectivement exploitées et entretenues pour les hôtes qui en profitent de manière prépondérante (arrêt 2C_794/2015 du 22 février 2016 consid. 3.3.5). Le Tribunal cantonal a par ailleurs correctement expliqué au recourant que sa situation n'était pas comparable à celle des clients d'hôtels, puisque pour ceux-ci, il n'est pas question de taxe forfaitaire, mais de taxe perçue sur le nombre de nuitées effectives.