Citation: 6B_566/2024 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a jugé que les retraits en espèces, l'acquisition des trois véhicules, les transferts d'argent en faveur des sociétés N.________ SA, M.________ Sàrl, L.________ SA et O.________ GmbH (cf. supra consid. 2) résultent des escroqueries par métier commises au préjudice de la victime. Elle a considéré qu'il devait être retenu que les retraits en espèces dans le cadre du prêt Covid-19 étaient des actes d'auto-favorisation punissables sous l'angle de l'art. 305 bis CP. Elle a estimé que le recourant, en faisant l'acquisition de ces trois voitures, a été enrichi d'une part, et a entravé leur confiscation d'autre part en les immatriculant au nom de propriétaires différents, à savoir P.________ Sàrl pour la S.________, Q.________ Sàrl pour la R.________ et J.________ pour la T.________. Enfin, la cour cantonale a considéré que les transferts de fonds opérés en faveur des sociétés complices susmentionnées ont impliqué un changement d'ayant droit économique, ce qui était de nature à entraver la confiscation du produit de l'escroquerie. Elle a encore ajouté que le recourant le savait parfaitement, puisqu'il avait admis, lors des débats de première instance, avoir déjà utilisé des comptes bancaires d'entreprises tierces comme comptes de passage pour se faire remettre ensuite des montants en espèces et avoir été condamné pour ces faits.