Citation: C 22/04 08.10.2004 E. 5

5.1 Le recourant fait valoir que si en principe le trajet de Y.________ à Berne dure une heure et dix minutes aller simple, ces trajets peuvent durer notamment plus longtemps, jusqu'à dépasser deux heures, lorsque la circulation n'est pas fluide, notamment en raison des engorgements à l'entrée de la ville de Berne ou en hiver en raison des mauvaises conditions météorologiques, la région de son domicile étant souvent sujette à des chutes de neige. 5.2 Ainsi que l'admet lui-même le recourant, le trajet en voiture de Y.________ à son nouveau lieu de travail à Berne aurait duré en principe une heure et dix minutes pour l'aller et le même temps pour le retour. Avec les premiers juges, il y a lieu de retenir que la durée du trajet est certes importante, mais qu'elle n'atteint pas la limite légalement prévue. Quand bien même le trajet en voiture entre Y.________ et Berne aurait pu dépasser deux heures pour l'aller ou deux heures pour le retour, lorsque la circulation n'est pas fluide, le recourant n'a donné aucune indication chiffrée sur ce dépassement. En l'absence d'élément concret, rien ne permet de conclure que le transfert du lieu de travail de X.________ à Berne n'était pas convenable au sens de la jurisprudence relative à la durée pour le déplacement quotidien (DTA 1991 n° 9 p. 88). Au demeurant, la consultation de l'horaire des chemins de fer montre que la durée du trajet entre les deux localités, au moyen des transports publics, est très sensiblement inférieure à deux heures. Dès lors la condition de la durée de déplacement excessive n'est pas remplie. 5.3 Il est constant que le recourant, en dépit de l'exigence de son employeur de transférer son lieu de travail de X.________ à Berne, pouvait rentrer chaque jour à son domicile. Puisque l'emploi proposé ne nécessitait pas un déplacement de plus de deux heures pour l'aller et de plus de deux heures pour le retour, il n'y a pas lieu d'examiner encore l'hypothèse selon laquelle des possibilités de logement appropriées existaient au lieu de travail, laquelle ne joue aucun rôle dans le cas particulier. C'est donc en vain que le recourant invoque l'art. 16 al. 2 let. f in fine LACI, attendu que la condition selon laquelle le travail ne permet à l'assuré de remplir ses devoirs envers ses proches qu'avec de notables difficultés n'entre en considération que dans cette hypothèse.