Citation: 7B_132/2023 E. C

C.a. Par acte du 16 janvier 2023, A.________interjette un recours en matière pénale au Tribunal fédéral contre cet arrêt, en concluant à sa réforme en ce sens que son recours du 5 décembre 2022 contre le refus de report de l'exécution de son expulsion soit déclaré recevable (ch. 11 des conclusions) et que la cause soit renvoyée à l'autorité précédente pour qu'elle statue sur la requête d'effet suspensif et les mesures provisionnelles requises dans son recours cantonal, qu'elle procède aux actes d'instruction sollicités dans l'acte précité, qu'elle statue sur les conclusions prises au fond et qu'elle lui octroie l'assistance judiciaire pour la procédure cantonale (ch. 12 des conclusions). A titre subsidiaire, il demande l'annulation de l'arrêt attaqué (ch. 13 des conclusions) et le renvoi de la cause à l'autorité précédente pour qu'elle transmette son recours du 5 décembre 2022 à l'autorité compétente (ch. 14 des conclusions). Préalablement, il sollicite l'effet suspensif au recours (ch. 1 des conclusions) et requiert, jusqu'à droit jugé, de surseoir à l'exécution de son expulsion (ch. 2 des conclusions), d'interdire à toute autorité (i) de l'expulser, (ii) de requérir un "laissez-passer" auprès des autorités étrangères concernées ou (iii) d'effectuer toute autre démarche visant à mettre en oeuvre son expulsion (ch. 3 et 4 des conclusions) et d'être autorisé à rester sur le territoire suisse (ch. 5 des conclusions). Il conclut également à l'octroi de l'assistance judiciaire pour la procédure fédérale (ch. 7 à 9 des conclusions). C.b. Le Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après : le Ministère public) a conclu au rejet de la demande d'effet suspensif et de mesures provisionnelles. L'autorité précédente s'est référée aux considérants de sa décision, sans formuler d'observations. Le 30 janvier 2023, l'OCPM a déposé des déterminations spontanées, lesquelles ont été complétées le 31 janvier 2023; il s'en est remis à justice s'agissant de l'effet suspensif et a conclu au rejet de la requête de mesures provisionnelle s; il a également produit un jugement du TAPI du 26 janvier 2023 ordonnant la libération immédiate du recourant. A la suite de la réception des déterminations de l'autorité précédente et du Ministère public, puis de celles de l'OCPM, le recourant a persisté, les 30 janvier, 1er et 9 février 2023, dans ses conclusions en lien avec sa requête d'effet suspensif et de mesures provisionnelles; il a en particulier adressé au Tribunal fédéral une copie des observations formulées par l'OCPM le 13 janvier 2023 dans le cadre du recours qu'il avait formé le 23 décembre 2022 auprès du TAPI contre la décision de l'OCPM du 25 novembre 2022, ainsi que du jugement du TAPI du 30 janvier 2023 déclarant irrecevable ledit recours, faute d'être compétent à raison de la matière. Par ordonnance du 13 février 2023, la Présidente de la Cour de droit pénal du Tribunal fédéral a partiellement admis la demande de mesures provisionnelles, ordonnant aux autorités cantonales compétentes de surseoir à l'expulsion pénale du recourant jusqu'à droit jugé, et l'a rejetée pour le surplus. C.c. Par courrier du 2 mai 2023, le recourant a transmis au Tribunal fédéral une copie de la prise de position du 25 avril 2023 de l'OCPM déposée dans le cadre du recours contre le jugement du TAPI du 30 janvier 2023 qu'il a interjeté auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève. Le 4 juillet 2023, les parties ont été informées de la reprise de la cause par la IIe Cour de droit pénal du Tribunal fédéral. C.d. Invitée à se déterminer, l'autorité précédente s'est référée à ses considérants, sans formuler d'observations. L'OCPM a indiqué que l'objet du litige relevait uniquement du droit pénal et que dès lors, la Chambre pénale de recours était l'autorité compétente; pour le surplus, il s'en est remis à l'appréciation du Tribunal fédéral. Le Ministère public a en substance fait de même. Dans le délai imparti, le recourant a persisté dans ses conclusions, relevant que les déterminations de l'OCPM confirmaient le bien-fondé de son recours.