Citation: 6B_191/2022 E. 5.5.2

5.5.2. En l'espèce, tout comme l'a arrêté la cour cantonale, il faut retenir que l'intention du précité portait sur tous les éléments objectifs de l'infraction de contrainte. En effet, c'est avec conscience et volonté qu'il a agi, dans la mesure où il a persisté à essayer d'entrer en contact avec l'enfant et de rechercher son affection alors même qu'elle lui avait plusieurs fois signifié son refus de maintenir tout lien et avait clairement montré qu'elle était terrorisée par lui, ce qu'il a pu constater. S'agissant spécifiquement des messages postés par le recourant sur son compte Instagram " Z ", il a reconnu qu'il s'agissait d'une démarche assimilable à une bouteille à la mer, ce dont on déduit qu'il espérait, de la sorte, que l'enfant en prenne connaissance et qu'elle y réponde. De plus, le recourant savait que les moyens utilisés étaient propres à impressionner et à entraver d'une manière substantielle l'enfant dans sa liberté d'action, puisque ses agissements avaient justement pour but de faire changer l'attitude de l'enfant à son égard, respectivement de lui faire prendre conscience du rôle qu'il pourrait assumer. Cela est d'autant plus vrai qu'il savait avoir compté pour l'enfant, dont le jeune âge et la situation personnelle impliquaient une vulnérabilité importante. Le recourant n'aurait pas agi ainsi s'il n'avait pas, à tout le moins, espéré que ses démarches portent leurs fruits. Pour ces motifs, l'intention du recourant portait également sur le comportement induit, indépendamment du résultat obtenu par la mise en oeuvre de moyens de contrainte. Finalement, l'intention du recourant portait sur le caractère illicite des moyens de contrainte. Il savait n'avoir aucun droit d'entretenir des relations personnelles avec l'enfant, ayant déposé une demande auprès du TPAE en ce sens et n'ayant pas obtenu gain de cause. Pour le surplus, les éléments avancés par le recourant ne permettent pas de conclure à un défaut d'intention. Son grief doit dès lors être rejeté.