Citation: 8C_677/2013 E. 5.3

5.3. Sans qu'il soit nécessaire ici de discuter et de départager les déclarations des divers témoins sur l'ampleur des manquements du recourant à son cahier des charges, on peut constater que sa gestion de l'équipe technique qui lui était subordonnée - composée des régisseurs F.________, E.________ et D.________ - est à l'origine des tensions grandissantes entre les prénommés et lui-même. Cette situation, qui est restée un temps ignorée de la direction de B.________ en raison de l'existence d'un certain cloisonnement entre le personnel technique et l'administration (voir les procès-verbaux d'audition de I.________, directeur de 2005 à 2010), a finalement dégénéré en un conflit ouvert au cours de l'année 2009. Elle a profondément divisé l'ensemble des collaborateurs réguliers et auxiliaires du théâtre, comme le montre le contenu des témoignages en faveur ou en défaveur du recourant. Devant l'importance des problèmes et les profonds ressentiments mis à jour par l'enquête administrative ordonnée à la suite de la séance du 14 octobre 2009, l'intimée ne pouvait guère envisager, si elle entendait assurer une bonne continuation des activités théâtrales de B.________, qu'une cessation de la collaboration entre le recourant et son équipe technique. Une telle mesure s'inscrit à n'en pas douter dans le cadre de sa liberté d'appréciation dans le choix des mesures de résolution des conflits (voir les arrêts 8C_340/2009 du 24 août 2009 consid. 4.3.2 et 8C_70/2010 du 20 décembre 2010 consid. 4.2.3). Par ailleurs, la remise en cause de l'aptitude du recourant à organiser et gérer une équipe, qui fait partie des qualités requises pour sa fonction hiérarchique, rendait la poursuite des rapports de service peu envisageable. Partant, en confirmant le droit de l'intimée de se séparer du recourant, les premiers juges n'ont pas fait une application arbitraire de l'existence de motifs graves de licenciement au sens de l'art. 100 aStatut.