Citation: 5A_639/2015 E. 3.3

3.3. En l'espèce, il est constant que le tableau de distribution est conforme à l'état de collocation et aux prescriptions de forme. Dès lors, seule une révision de l'état de collocation pourrait éventuellement être justifiée par des faits nouveaux ou par une inadvertance manifeste de l'administration de la faillite. Toutefois, le fait que certains ouvriers dont les productions ont été admises à l'état de collocation aient ou non été employés de la société faillie au moment où celui-ci a été dressé ne constitue pas un fait nouveau au sens de la jurisprudence précitée. Il ne s'agit en effet pas d'un motif qui s'est réalisé ou a été connu après que la collocation est entrée en force. En tant que le recourant entend démontrer le caractère nouveau des faits allégués sur la base de la décision de classement du procureur Patrick Schriber, il ne peut être suivi dès lors que ces faits ne ressortent pas de la décision cantonale et qu'il ne soulève aucun grief d'arbitraire dans l'établissement des faits sur ce point. Seule l'hypothèse dans laquelle l'administration de la faillite aurait admis à tort, sur la base d'une inadvertance manifeste, les productions des 27 ouvriers dont le recourant allègue qu'ils n'étaient plus salariés de la société en novembre 1998 demeure envisageable. Or, sur ce point, force est de constater, d'une part, que la motivation du recourant est à la limite de la recevabilité dès lors qu'il reprend en grande partie la motivation déjà développée dans ses écritures cantonales du 19 décembre 2014 sans diriger ses critiques contre la décision entreprise et, d'autre part, qu'il ne parvient pas à démontrer que l'autorité cantonale se serait méprise en niant l'existence d'une inadvertance. Le recourant ne peut en effet prétendre démontrer que les productions de 27 ouvriers auraient été admises à tort sur la base d'une pièce afférente à l'un seul d'entre eux. En outre, s'agissant dudit cas cité en exemple par le recourant, l'autorité cantonale a retenu qu'il n'était pas établi que la Caisse publique cantonale valaisanne de chômage, qui a versé des indemnités en cas d'insolvabilité pour la période du 1er janvier au 24 février 1999 et qui était subrogée dans les droits des employés concernés, n'aurait pas examiné avec toute la rigueur requise les demandes de prestations qui lui étaient soumises. Le recourant ne s'en prend pas valablement à ce constat dès lors que son argumentation est pour l'essentiel fondée sur une pièce qu'il a insérée dans son écriture, mais dont le contenu ne ressort pas de la décision entreprise et dont il apporte, de manière appellatoire, sa propre interprétation. Il n'apparaît au demeurant pas que l'autorité cantonale se soit fondée sur cette pièce pour rendre sa décision puisqu'elle affirme que l'ouvrier mis en exergue par le recourant a été employé de la société faillie jusqu'au 31 janvier 1999 uniquement sur la base d'un courrier adressé à ce dernier par ladite société le 18 novembre 1998 et le recourant ne fait valoir aucune violation de son droit d'être entendu au motif que l'autorité cantonale n'aurait pas administré certaines pièces produites. En outre, en tant qu'il fait valoir que l'administration de la faillite aurait été rendue attentive à cette problématique par le biais d'un rapport d'expertise complémentaire du 29 janvier 2008, cet élément ne ressort aucunement de l'état de fait cantonal et le recourant ne fait pas valoir d'arbitraire dans la constatation des faits sur ce point. Il s'ensuit que, faute de fait nouveau ou de l'existence d'une inadvertance manifeste de l'administration de la faillite, l'état de collocation ne peut être révisé et il n'y a pas lieu de modifier le tableau de distribution. Pour autant que recevable, le grief ne peut donc qu'être rejeté.