Citation: 6B_313/2023 E. 2

Le recourant soutient que les autorités suisses n'étaient pas compétentes pour le poursuivre à raison des messages qu'il avait envoyés à C.________ les 9 et 11 mai 2020. Il fait tout d'abord grief à l'autorité précédente d'avoir violé le droit fédéral en fondant "en partie" la compétence des autorités suisses sur l'art. 7 CP et la jurisprudence y relative, alors que cette disposition n'est pas applicable au cas d'espèce. L'autorité précédente a évoqué la jurisprudence rendue à l'aune de l'art. 7 CP (cf. ATF 128 IV 145) dans sa teneur avant la révision de la partie générale du CP entrée en vigueur le 1er janvier 2007 (RO 2006 3459; FF 1999 1787). Or la définition du lieu de commission de l'infraction, précédemment régie par l'art. 7 aCP, est restée globalement inchangée sous l'actuel art. 8 CP. Il est dès lors manifeste que la référence à l'art. 7 CP résulte d'une erreur de plume, la Cour d'appel ayant omis d'actualiser le numéro de la disposition légale par rapport à l'arrêt de référence. La Cour d'appel a de toute évidence appliqué la disposition légale topique, soit l'art. 8 CP, et s'est fondée sur la jurisprudence pertinente concernant la détermination du lieu de commission de l'infraction. Le grief du recourant est infondé.