Citation: 5A_242/2023 E. 6.1

6.1. La cour cantonale a considéré que la recourante n'avait pas allégué dans sa demande que le talus constituait une immission excessive au sens des art. 684 al. 1 et 679 al. 1 CC et qu'elle ne l'avait a fortiori pas démontré. Elle n'avait pas non plus allégué en temps utile les éléments de faits nécessaires à l'application de l'art. 46C al. 1 RCI/GE, à savoir que le niveau naturel du terrain n'avait pas été maintenu sur une largeur d'un mètre en limite de propriété, ni que le talus ne s'inscrivait pas à l'intérieur d'une ligne oblique formant un angle de 30° avec l'horizontal. Aucune indication factuelle n'avait été en particulier fournie au sujet de la hauteur du talus ou de la distance de celui-ci par rapport à la limite de propriété. Les exigences d'allégation prévues par l'art. 221 CPC n'ayant pas été respectées, la recourante devait être déboutée de ses prétentions sur ce point.