Citation: 6B_376/2020 E. 2.3

2.3. Le recourant se prévaut tout d'abord de la jurisprudence concernant la notification d'actes juridiques, pour affirmer que la preuve de la réception d'un pli simple ne pourrait être apportée, une erreur dans la distribution ne pouvant être exclue. Il se méprend toutefois sur la portée du principe qu'il invoque. La jurisprudence a certes reconnu que l'autorité supporte les conséquences de l'absence de preuve de notification en ce sens que si celle-ci ou sa date sont contestées et qu'il existe effectivement un doute à ce sujet, il y a lieu de se fonder sur les déclarations du destinataire de l'envoi. Elle précise cependant que la preuve de la notification peut résulter d'autres indices ou de l'ensemble des circonstances, par exemple un échange de correspondances ultérieur ou le comportement du destinataire (cf. ATF 145 IV 252 consid. 1.3.2 p. 254; 144 IV 57 consid. 2.3.2 p. 62; 142 IV 125 consid. 4.3 p. 128). En l'occurrence, la cour cantonale a établi, sur la base des déclarations du recourant et des circonstances de l'affaire - en se fondant en particulier sur le nombre important de courriers envoyés à l'adresse de B.________ SA et restés systématiquement sans réponse -, que les envois de l'OCAS des 7 mars, 9 juin et 1er septembre 2017 étaient bien parvenus à la connaissance du recourant. Ce constat ne porte aucunement atteinte à la jurisprudence précitée. Pour le reste, l'argumentation du recourant - purement appellatoire et, partant, irrecevable - ne démontre aucunement que l'état de fait de la cour cantonale pourrait être entaché d'arbitraire. Le grief doit ainsi être rejeté dans la mesure où il est recevable.