Citation: C 276/99 11.06.2001 E. A

A.- Par contrat conclu avec B.________, président de X.________, A.________ a été engagé en qualité d'administrateur général de ce club pour une durée de trois ans et trois mois à compter du 1er avril 1996. Le salaire annuel était fixé à 144 000 fr. Le 12 décembre 1997, B.________ a soumis à A.________ un projet de convention, aux termes de laquelle ce dernier acceptait le paiement de son salaire jusqu'au 31 décembre 1997, ainsi que le versement d'une indemnité pour rupture des relations de travail d'un montant de 40 000 fr. Le travailleur a adhéré à cette convention le 16 décembre 1997. A.________ a requis l'octroi d'une indemnité de chômage à partir du 3 février 1998. Par commandement de payer du 23 mars 1998, le prénommé a requis de B.________ le paiement de deux montants de 12 000 fr. avec intérêt à 5 % l'an à partir, respectivement, du 31 janvier et du 28 février 1998. Le débiteur ayant fait opposition à ce commandement de payer, le créancier a obtenu la mainlevée provisoire pour la totalité de ses créances (décision du Tribunal des districts de Y.________ et Z.________ du 20 avril 1998). B.________ ayant introduit une action en libération de dettes devant le Tribunal du travail du canton du Valais, les parties ont passé une transaction le 24 juin 1998. Aux termes de cette transaction, B.________ reconnaissait devoir à A.________ une indemnité de 50 000 fr. - sous déduction d'un montant de 20 000 fr. déjà payé - "pour solde de toutcompteenliquidationtotaledulitige". CedocumentindiquaitenoutrequelaCaissepubliquecantonalevalaisannedechômage(ci-après : la caisse) déclarait n'avoir pas de prétention à faire valoir contre B.________ et avait informé l'assuré qu'une sanction pourrait être prise contre lui.