Citation: 5A_673/2021 E. 6

Le recourant fait enfin grief à la Cour de justice d'avoir violé les art. 165 et 4 CC en refusant de prendre en considération le déséquilibre existant dans les situations respectives des époux depuis la séparation jusqu'à la procédure de divorce. Contrairement à ce qu'avaient retenu les juges cantonaux, ce n'était pas par convenance personnelle mais bien par nécessité qu'il avait été contraint de déménager dans un appartement de moindre standing, au loyer néanmoins important, afin d'accueillir ses enfants et de payer la contribution de 6'000 fr. à l'entretien de la famille. L'intimée n'avait quant à elle rien changé dans son quotidien, continuant à vivre dans une maison confortable de sept pièces, pour un " loyer " de quelque 130 fr. par mois, et à bénéficier du même train de vie. Le recourant est d'avis qu'une telle situation dépasse largement les conditions de l'entretien ordinaire que l'on pouvait attendre de lui. Partant, une juste indemnité aurait dû lui être accordée en raison de ce " déséquilibre patent " dans les situations respectives des parties. Une telle argumentation - qui prend largement appui sur des faits ne résultant pas de l'arrêt attaqué et ne reflète guère qu'une vision personnelle de la situation des parties que le recourant oppose à l'appréciation des juges précédents (cf. supra consid. 2.2) - ne permet à l'évidence pas de considérer que les conditions de l'art. 165 al. 2 CC - sur lequel le recourant fonde sa prétention sans toutefois la chiffrer - seraient remplies, respectivement que la cour cantonale aurait abusé du pouvoir d'appréciation dont elle dispose en la matière (à ce sujet, cf. arrêt 5A_679/2019 du 5 juillet 2021 consid. 4.3.1 et les références). Autant que recevable, le grief est rejeté.