Citation: 5P.339/2004 11.11.2004 E. 1

1.2 Le prononcé par lequel la juridiction cantonale rejette le recours de l'époux qui conteste le montant de la pension de 15'000 fr. tel qu'arrêté initialement dans l'ordonnance de mesures provisionnelles du 23 juillet 2001 est en revanche final au sens de l'art. 87 OJ et peut comme tel faire l'objet d'un recours de droit public pour arbitraire (ATF 126 III 261 consid. 1 p. 263; 100 Ia 12 consid. 1a et 1b p. 14). Formé en temps utile, compte tenu des féries judiciaires (art. 34 al. 1 let. b OJ), contre une décision rendue en dernière instance cantonale, le recours est en outre recevable au regard des art. 86 al. 1 et 89 al. 1 OJ. Partant, il y a lieu d'examiner les griefs soulevés en relation avec ce prononcé. 1.3 Dans un recours pour arbitraire, l'invocation de faits, de preuves ou de moyens de droit nouveaux est exclue (ATF 129 I 49 consid. 3 p. 57; 124 I 208 consid. 4b p. 212; 118 III 37 consid. 2a p. 39 et les arrêts cités). Le Tribunal fédéral s'en tient dès lors aux faits constatés par l'autorité cantonale, à moins que le recourant ne démontre que ces constatations sont arbitrairement fausses ou lacunaires (ATF 118 Ia 20 consid. 5a p. 26). Les compléments et précisions que le recourant apporte à l'état de fait de l'arrêt attaqué sont par conséquent irrecevables, sous réserve des griefs motivés en conformité avec les exigences posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ. En l'espèce, la cour de céans ne prendra en considération que l'état de fait retenu par la Chambre des recours et celui du Tribunal civil dans la mesure où l'arrêt attaqué y renvoie. Elle ne tiendra donc pas compte des nouveaux faits allégués par le recourant. En outre, tous les documents qui n'ont pas déjà été produits devant le Tribunal civil sont irrecevables, puisque la production de nouvelles pièces devant la Chambre des recours n'est pas autorisée, que celles-ci portent sur des faits déjà invoqués ou nouveaux. Ainsi, le jugement de faillite de l'autorité de première instance en matière sommaire de poursuites du 29 juillet 2004, de même que l'arrêt rendu par la cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois du 10 mai 2004, auxquels le recourant se réfère, ne seront pas pris en considération.