Citation: 6B_1202/2022 E. 1.3

1.3. Le recourant soutient que l'audition de B.________ du 14 avril 2020, ainsi que les commentaires de la police dans son rapport du 21 avril 2020 et ceux de l'expert judiciaire dans son rapport du 18 février 2021, en relation avec cette audition devraient être déclarés inexploitables, en application des art. 131 al. 3 et 141 al. 4 CPP. Selon le recourant, lors de la première audition, il y avait un cas de défense obligatoire clairement reconnaissable, car la police disposait des images de l'appareil radar montrant deux hommes dans le véhicule qui était muni d'une plaque portant un "L" blanc. De plus, la détentrice du véhicule, entendue en premier par la police, aurait identifié les passagers de la voiture sur la base de la photo du radar, en particulier le recourant comme conducteur. Ainsi, selon le recourant le but de la première audition de B.________ n'était pas d'identifier le conducteur. En l'espèce, lors de son audition, l'ex-femme de B.________ a reconnu son mari en tant que passager et, s'agissant du conducteur elle a déclaré, "il s'agit de A.________ (prénom et nom inconnu), c'est le fils d'un ami de mon ex-mari. Selon moi il habite à Y.________". Questionnée sur la plaque "L" apparaissant à l'arrière du véhicule, elle a dit "Je pense que c'est parce que A.________ apprend à conduire. De temps en temps mon ex-mari [...] va apprendre à conduite uniquement avec A.________" (cf. PV d'audition du 14 avril 2020, p. 3; art. 105 al. 2 LTF). Partant, la détentrice du véhicule a certes donné des indications sur le prénom du conducteur, toutefois elle n'a pas donné son identité complète avec certitude. En outre, elle a émis une hypothèse quant au fait que cette personne devait probablement apprendre à conduire. Ainsi de telles suppositions devaient encore être vérifiées et ne justifiaient pas, à ce stade, l'ouverture formelle d'une instruction contre son ex-mari. Quoi qu'il en soit, lors de sa deuxième audition, assisté d'un avocat, B.________ a confirmé ses dires, sous réserve de son comportement après le flash. Ainsi, il a ratifié ses déclarations faites lors de sa première audition et a sciemment renoncé à ce que son audition soit répétée. Mal fondé, le grief du recourant est rejeté.