Citation: I 663/02 01.05.2003 E. 3

Il ressort du dossier qu'avant l'intervention chirurgicale, la mesure de l'acuité visuelle de l'assurée était de 1,0 pour l'oeil gauche et de 0,5 pour l'oeil droit (après correction). Tandis que le docteur A.________, médecin-conseil de l'OCAI, considère que de telles valeurs ne sont pas de nature à entraîner de gêne dans une activité de bureau même devant l'écran d'un ordinateur car, dit-il, «la vision réelle utilisée est celle du meilleur oeil et non une moyenne des deux» (note du 24 mai 2002), le docteur C.________, ophtalmologue et médecin traitant, estime qu'elles peuvent provoquer une vision floue et handicapante pour les travaux à un ordinateur notamment (certificat du 24 avril 2002). Du point de vue médical, seule une expertise pourrait départager ces opinions. Cela n'est toutefois pas nécessaire. Dût-on tenir pour établie une gêne lors de l'utilisation de l'ordinateur - ce qui est tout de même vraisemblable si l'on se réfère à l'attestation (du 18 avril 2001) de l'employeur selon laquelle les données salariales que l'intimée avait saisies par ordinateur entre les mois de janvier à juin 2000 contenaient des imprécisions et avaient dû être entièrement révisées par d'autres employés -, que cette seule constatation ne justifierait pas encore l'intervention de l'assurance-invalidité. En effet, pour être qualifiée de mesure médicale de réadaptation au sens de l'art. 12 LAI, l'opération en cause doit être de nature à améliorer de façon durable et notable la capacité de gain de l'intimée ou à la préserver d'une diminution notable. Or, G.________ n'a pas cessé ou réduit son activité lucrative dans une mesure importante avant la date de son opération. Au demeurant, la saisie de données salariales par ordinateur ne constitue pas l'essentiel du cahier des charges d'une cheffe de personnel. Dans ces circonstances, l'OCAI était en droit de rejeter la demande de prestations. Le recours se révèle bien fondé.