Citation: 6B_695/2014 E. 3.1

3.1. Aux termes de l'art. 58 al. 1 CPP, lorsqu'une partie entend demander la récusation d'une personne qui exerce une fonction au sein d'une autorité pénale, elle doit présenter sans délai à la direction de la procédure une demande en ce sens, dès qu'elle a connaissance du motif de récusation; les faits sur lesquels elle fonde sa demande doivent être rendus plausibles. Conformément à l'art. 58 al. 1 CPP, la récusation doit être demandée sans délai, dès que la partie a connaissance du motif de récusation. Celui qui omet de se plaindre immédiatement de la prévention d'un magistrat et laisse la procédure se dérouler sans intervenir agit contrairement à la bonne foi et voit son droit se périmer (ATF 140 I 271 consid. 8.4.3 p. 275; 139 III 120 consid. 3.2.1 p. 124). Dès lors, même si la loi ne prévoit aucun délai particulier, il y a lieu d'admettre que la récusation doit être demandée aussitôt, c'est-à-dire dans les jours qui suivent la connaissance de la cause de récusation (arrêts 1B_308/2014 du 5 novembre 2014 consid. 2.2.2; 6B_601/2011 du 22 décembre 2011 consid. 1.2.1; 1B_203/2011 du 18 mai 2011 consid. 2.1). Si un motif de récusation n'est découvert qu'après la clôture de la procédure, les dispositions sur la révision sont applicables (art. 60 al. 3 CPP). En application de l'art. 119a LTF, le Tribunal fédéral est l'autorité compétente pour statuer sur les demandes de révision des décisions des cours des affaires pénales du TPF (al. 1) et il applique les règles du CPP (al. 2). La demande de révision n'est soumise à aucun délai (art. 411 al. 2, 2e phrase CPP). Toutefois, la partie qui attend sans motif objectif, agit de manière contraire à la bonne foi (MARKUS BOOG, in Basler Kommentar, Schweizerische Straprozessordnung, 2e éd. 2014, n° 5 ad art. 60 CPP; ANDREAS J. KELLER, in Kommentar zur Schweizerischen Strafprozessordnung, Donatsch/Hansjakob/Lieber [éd.], 2e éd. 2014, no 7 ad art. 60 CPP). Il incombe à la partie qui se prévaut d'un motif de récusation de rendre vraisemblable qu'elle a agi en temps utile, en particulier de rendre vraisemblable le moment de la découverte de ce motif (arrêt 6P.93/2002 du 17 décembre 2002 consid. 1.2.3; cf. MARKUS BOOG, op. cit., no 5 ad art. 58 CPP; voir aussi en matière fédéral: PIERRE FERRARI, in: Corboz/Wurzburger/Ferrari/Frésard/Aubry Girardin [éd.], Commentaire de la LTF, 2e éd. 2014, n° 50 ad art. 81 LTF).