Citation: 4D_71/2013 E. 2.3

2.3. Les recourants tentent ensuite de démontrer l'arbitraire de la cour précédente, en relevant de prétendues contradictions entre les quantités de fourniture (en particulier la terre végétale) facturées (le 6 octobre 2009) et celles qui ont été acheminées par le transporteur. Ils se bornent principalement à exposer leur propre appréciation des preuves, sans revenir précisément sur l'argumentation fournie par la cour cantonale, et la recevabilité du moyen est dès lors fort douteuse. Les volumes de terre facturés par l'intimé ont quoi qu'il en soit été confirmés par les témoins A.________ et B.________. L'argumentation des recourants à ce sujet, axée exclusivement sur les quantités de terre transportées, est impropre à démontrer qu'il était insoutenable de se fonder sur les déclarations de ces spécialistes (cf. à ce sujet encore infra consid. 2.6). En effet, la différence entre la quantité de terre facturée et celle ayant fait l'objet d'un transport n'a pas été ignorée par la cour cantonale, celle-ci expliquant, s'agissant notamment de la terre végétale, que le prix finalement facturé aux recourants (1'490 fr. 26) était moins important que celui figurant dans la facture du 6 octobre 2009 (2'058 fr.50). Les recourants ne contestent pas cette motivation et il n'y a pas lieu d'y revenir (cf. supra consid. 1.4). Quant à la différence de volume constatée entre les chiffres avancés par l'intimé s'agissant de la terre évacuée et ramenée et les indications fournies par l'entreprise de transport, la question a été maintes fois discutée dans la procédure cantonale. Selon l'arrêt entrepris, la différence s'explique par le phénomène du foisonnement (fait que la terre, une fois brassée, prend plus de volume). Les recourants ne critiquent pas ce point de fait et il n'y a pas lieu de l'examiner. Le moyen, pour autant que recevable, est infondé.