Citation: 1P.368/2006 05.10.2006 E. 2

Il convient d'examiner en premier lieu dans quelle mesure les recourants ont qualité pour former un recours de droit public. 2.1 Au vu de l'unique grief soulevé dans le recours, pris de l'arbitraire dans l'établissement des faits, les recourants ne sont pas habilités à former un recours de droit public sur la base de l'art. 88 OJ (ATF 131 I 455 consid. 1.2.1 p. 458/459; 129 II 297 consid. 2.3 p. 301; 128 I 218 consid. 1.1 p. 219/220). En tant que mère et père de la victime, ils peuvent toutefois, en vertu de l'art. 2 al. 2 de la loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infractions (LAVI; RS 312.5), fonder leur qualité pour recourir sur l'art. 8 al. 1 let. c de cette loi, aux conditions prévues par cette disposition. 2.2 L'art. 8 al. 1 let. c LAVI suppose que la victime - ou la personne qui y est assimilée par l'art. 2 al. 2 LAVI - ait déjà été partie à la procédure cantonale et que la décision attaquée touche ses prétentions civiles ou puisse avoir des effets sur le jugement de celles-ci (ATF 131 I 455 consid. 1.1.1 p. 459; 128 I 218 consid. 1.1 p. 220). Cette dernière condition implique que la victime, respectivement la personne qui y est assimilée, ait pris des conclusions civiles sur le fond dans le cadre de la procédure pénale, pour autant que cela pouvait raisonnablement être exigé d'elle (ATF 127 IV 185 consid. 1a p. 187 et les arrêts cités). A ce défaut, elle doit indiquer quelles conclusions civiles elle entendrait faire valoir et exposer en quoi la décision attaquée pourrait avoir une incidence négative sur le jugement de celles-ci. Il est toutefois renoncé à cette exigence lorsque, compte tenu notamment de la nature de l'infraction, on peut discerner d'emblée et sans ambiguïté, quelles prétentions civiles elle pourrait élever et en quoi la décision attaquée est susceptible de les influencer négativement (ATF 127 IV 185 consid. 1a p. 187 et les arrêts cités).