Citation: 8C_380/2023 E. A

Au cours d'un premier délai-cadre d'indemnisation courant du 3 septembre 2018 au 2 juin 2021, A.________ a bénéficié de prestations de l'assurance-chômage jusqu'au 31 mars 2019, date à laquelle son dossier a été annulé en raison de son engagement à temps partiel par la société B.________ SA le 1er avril 2019. Parallèlement à cette activité, la prénommée était conseillère générale auprès de la commune de U.________ et exerçait un mandat de députée au Grand Conseil de V.________. Après avoir résilié le contrat de travail la liant à B.________ SA pour le 31 mars 2021, A.________ a déposé une nouvelle demande d'indemnités de chômage le 10 mai 2021, en indiquant être disponible pour un emploi à 60 %. La Caisse de chômage Unia (ci-après: la caisse) lui a ouvert un nouveau délai-cadre d'indemnisation à partir du 3 juin 2021; elle l'a en outre suspendue dans son droit à l'indemnité de chômage pour une durée de 31 jours. Dans l'attente de renseignements complémentaires sur la rémunération des activités politiques exercées par l'assurée, la caisse a versé à celle-ci des indemnités journalières fondées sur un gain assuré de 3'750 fr. calculé sur la base du salaire réalisé chez B.________ SA du 1er avril 2020 au 31 mars 2021. Une fois les renseignements sollicités obtenus, la caisse a rendu trois décisions le 26 octobre 2021. Dans la première, elle a fixé le gain assuré à 4'117 fr. prenant en compte les revenus que A.________ avait tirés de ses activités politiques en sus de ceux réalisés auprès de B.________ SA. Dans la deuxième, elle a qualifié de gain intermédiaire les montants obtenus par la prénommée durant les mois de juin et août 2021 en tant que conseillère générale et députée (soit 1'425 fr. et 1'087 fr. 50). Enfin, dans la troisième, elle a réclamé à l'assurée la restitution d'un montant de 1'490 fr. 05 correspondant aux indemnités journalières perçues en trop eu égard à la prise en considération des gains intermédiaires précités. L'assurée a formé opposition contre ces trois décisions. Elle faisait notamment valoir que les indemnités qu'elle avait perçues pour ses activités politiques ne correspondaient pas à un vrai salaire et qu'elles devaient être qualifiées de gains accessoires non assurés, si bien qu'il n'y avait pas lieu d'en tenir compte ni dans le gain assuré ni en tant que gain intermédiaire durant son chômage. Le 8 novembre 2022, la caisse a partiellement admis l'opposition. Elle a fixé le gain assuré à 4'448 fr. et a réduit à 1'374 fr. 50 la somme à restituer par l'assurée.