Citation: 5A_442/2020 E. 3.3

3.3. En tant que le recourant reprend et conteste un à un les éléments ayant conduit l'autorité précédente à s'écarter du résultat de l'expertise, il substitue en réalité son appréciation à celle de l'autorité, mais sans en démontrer le caractère insoutenable, partant, arbitraire (art. 9 Cst., cf. supra consid. 2 et 3.1). Il apparaît que l'autorité précédente n'a pas écarté l'expertise en une phrase en évoquant simplement une contradiction entre celle-ci et les faits du dossier, mais a développé tous les aspects de l'expertise qui posaient problèmes pour ne pas s'en tenir aux conclusions de ladite expertise (cf. supra consid. 3.2); ce faisant, elle a rigoureusement exposé les problèmes affectant l'expertise pédopsychiatrique, puis, en tenant compte de l'ensemble de ces lacunes, notamment de l'absence de mise en danger du développement de l'enfant en raison du comportement de sa mère, elle a jugé que le diagnostic d'aliénation parentale résultant de l'expertise, partant le fondement factuel d'un changement de la garde, ne pouvait pas être suivi. Une telle justification, fondée sur l'administration de preuves et qui repose sur des éléments concrets et motivés, ne saurait être taxée d'arbitraire (art. 9 Cst.). S'agissant de l'absence de référence dans l'arrêt déféré aux audits concernant les capacités professionnelles de l'experte principale, cette critique n'est pas pertinente, dès lors que l'autorité précédente n'a aucunement justifié de s'écarter des conclusions de l'expertise en raison de doutes sur la qualification de ladite experte pour réaliser, sur le principe, une expertise familiale. Seule ici a été jugée douteuse par la Cour de justice la réalisation de la présente expertise, dont il est justement reproché d'avoir été conduite essentiellement par l'assistante de l'experte et non celle-ci. Par ailleurs, l'autorité précédente n'avait pas l'obligation d'avertir les parties de la direction que prenait son appréciation des preuves et qu'elle n'entendait en conséquence, dans son jugement au fond, pas suivre les conclusions de l'expertise diligentée, les parties ayant eu la possibilité de s'exprimer sur le moyen de preuve administré (art. 29 al. 2 Cst., aspect du droit d'être entendu, grief non soulevé en l'espèce, cf. supra consid. 2.1). Quant à la prétendue préférence de la Cour de justice à une issue transactionnelle par voie de médiation, on ne voit pas en quoi elle aurait influencé l'appréciation de la preuve sur l'expertise familiale et le recourant ne le démontre pas, a fortiori avec clarté et précision (cf. supra consid. 2.1). S'agissant enfin de l'appréciation faite par la cour cantonale du rapport du SPMin, le recourant se limite à présenter sa propre version de la situation et sa propre lecture dudit rapport, sans démontrer l'arbitraire (art. 9 Cst.) conformément aux exigences d'un tel grief, en sorte que son argumentation est purement appellatoire et d'emblée irrecevable (cf. supra consid. 2.2). En définitive, le grief d'appréciation arbitraire (art. 9 Cst.) de l'expertise psychiatrique familiale, notamment à la lumière du rapport du SPMin également discuté, doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.