Citation: 2D_3/2021 E. 1.1

1.1. Selon l'art. 83 let. c LTF, en droit des étrangers, le recours en matière de droit public est irrecevable à l'encontre des décisions qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit (ch. 2), ainsi que contre celles qui concernent les dérogations aux conditions d'admission (ch. 5). En raison de sa formulation potestative, l'art. 30 al. 1 let. b LEtr (applicable, du fait que la demande d'autorisation de séjour a été déposée avant le 1er janvier 2019; cf. art. 126 al 1 LEI) ne confère aucun droit aux recourants. Le recours en matière de droit public est également irrecevable à l'encontre des décisions qui concernent le renvoi (art. 83 let. c ch. 4 LTF). Les recourants, qui ont considéré que les conditions de l'art. 83 let. c LTF n'étaient pas remplies, ont toutefois invoqué une violation de l'art. 8 CEDH. Cette disposition, si elle est invoquée de façon défendable est susceptible d'ouvrir la voie du recours en matière de droit public (cf. ATF 139 I 330 consid. 1.1). Tel n'est pas le cas en l'espèce. Que ce soit sous l'angle du droit au respect de la vie privée ou familiale, les recourants ne présentent pas d'éléments qui leur permettraient de se prévaloir de l'art. 8 CEDH. En particulier, aucun d'eux n'a séjourné légalement en Suisse pendant au moins dix ans (cf. ATF 144 I 266 consid. 3.9) et ils n'invoquent pas de lien avec un membre de leur famille qui disposerait d'un droit durable à séjourner dans ce pays (cf. ATF 139 I 330 consid. 2.1). Les recourants ont donc déposé à juste titre un recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 LTF).