Citation: 5D_4/2025 E. 3.4

3.4. En tant qu'elle se plaint d'une violation de son droit d'être entendue, sous l'aspect du droit à une décision motivée (à ce sujet: ATF 143 IV 40 consid. 3.4.3; 142 I 135 consid. 2.1), la recourante confond manifestement le défaut de motivation, qui relève du droit d'être entendu, avec le désaccord que la motivation présentée a suscité chez elle et qui relève du fond. A la lecture de l'arrêt attaqué, on discerne en effet clairement les motifs qui ont guidé les juges précédents et, au vu de l'acte de recours, la recourante a été en mesure de saisir la portée de la décision entreprise et de l'attaquer en connaissance de cause. Par ailleurs, on ne voit pas que la cour cantonale serait partie d'une fausse conception du degré de la preuve, puisqu'elle a bien retenu qu'il s'agissait de la simple vraisemblance. Par sa critique, la recourante présente en réalité un grief de fait, en soutenant que l'autorité cantonale aurait dû constater, sur le vu des pièces qu'elle avait fournies, que la sous-bailleresse lui devait les montants pour lesquels le séquestre avait été requis. Cela étant, s'agissant de l'appréciation des preuves produites à l'appui de la requête de séquestre, il convient en l'occurrence de vérifier librement si l'autorité précédente a correctement appliqué la notion d'arbitraire (interdiction de l'"arbitraire au carré"; cf. supra consid. 3.1.2). Or, par sa critique essentiellement appellatoire, la recourante ne satisfait pas aux exigences de motivation requises. A l'appui de son moyen, elle se borne à se référer, pour étayer ses affirmations, à des pièces du dossier prétendument appréciées ou écartées de manière arbitraire par la cour cantonale, sans toutefois parvenir à expliquer en quoi celle-ci aurait nié à tort l'arbitraire de la solution retenue par le premier juge. A cet égard, il convient de rappeler qu'il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, comme le souhaite finalement la recourante. Au demeurant, il n'était pas arbitraire de nier l'existence (et l'exigibilité) de la prétention alléguée à l'encontre de la sous-bailleresse pour les montants énoncés dans la requête de séquestre. La recourante oublie que si l'on peut se contenter d'une vraisemblance simple, cela ne signifie pas qu'il suffise que l'existence d'une créance ne soit pas exclue, ou soit possible, voire plausible (ainsi: arrêt n° 276 de la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal vaudois du 3 décembre 2019 consid. III.a) et la référence). Dans cette mesure, on ne saurait reprocher à l'autorité cantonale d'avoir considéré que les pièces produites par la recourante ne permettaient pas de déterminer, même au stade de la simple vraisemblance, l'existence d'une créance dont celle-ci serait titulaire envers la sous-bailleresse à concurrence des sommes faisant l'objet de la requête de séquestre. C'est ainsi à bon droit qu'elle a en définitive confirmé que le juge du séquestre pouvait, sans tomber dans l'arbitraire, exiger des sources plus vraisemblables pour étayer les allégations de la recourante, soit des documents dont il résulterait que l'intéressée s'engage à lui verser des montants de 8'867 fr. 05 et de 4'800 fr., étant précisé que, contrairement à ce que soutient péremptoirement la recourante, le défaut d'opposition au commandement de payer n'implique aucune reconnaissance de la dette et est partant dénué de pertinence quant à la vraisemblance de la créance (arrêts 5A_832/2015 du 19 février 2016 consid. 4.1.2; 5A_812/2010 du 24 novembre 2011 consid. 3.2.4 et les références). Autant que recevable, la critique ne porte pas.