Citation: 7B_215/2022 E. 2.7.1

2.7.1. À titre liminaire, on relèvera que la cour cantonale ne pouvait effectivement pas mettre en oeuvre la procédure écrite en application de l'art. 406 al. 1 CPP, dans la mesure où des questions de fait étaient contestées (cf. consid. 2.4.2 supra). Il est en outre constant, sous l'angle de l'art. 406 al. 2 CPP, que le jugement de première instance a été rendu par un juge unique et que les parties ont consenti à la procédure écrite. Il reste dès lors à déterminer si la présence du prévenu aux débats d'appel n'était pas indispensable. Certes, dans un arrêt rendu en 2022, le Tribunal fédéral a considéré que la présence du prévenu aux débats d'appel n'était pas indispensable au sens de l'art. 406 al. 2 CPP dans la configuration qui prévalait en l'espèce, ce dernier ayant été condamné en première instance et la cour cantonale envisageant de l'acquitter (arrêt 6B_931/2021 du 15 août 2022 consid. 2.3.3). Il n'en demeure pas moins que la mise en oeuvre à titre exceptionnel de la procédure écrite, en application de l'art. 406 CPP, doit respecter les dispositions relatives à l'administration des preuves, ce qui doit être examiné d'office par l'autorité cantonale de recours (cf. 389 al. 3 CPP; consid. 2.2 supra).