Citation: 8C_1/2008 22.10.2008 E. A

L.________, né en 1958, a été victime de plusieurs accidents, dont notamment une chute sur le dos et la hanche gauche le 21 avril 1992, événement qui a conduit à une arthrodèse de l'ilio-sacrée gauche en février 1995 et à l'octroi, par la Caisse nationale suisse en cas d'accidents (CNA), d'une rente d'invalidité de 20% depuis le 1er juin 1997 (décision du 9 octobre 1997). Le prénommé a également bénéficié d'une rente de l'assurance-invalidité (AI) limitée dans le temps pour la période du 1er octobre 1994 au 31 décembre 1996 (décisions du 17 juin 1997). A partir du 1er janvier 1997, L.________ a été engagé à plein temps comme réparateur et vendeur de véhicules (chef d'atelier) par le Garage X.________. Son contrat de travail a été résilié par son employeur pour le 30 avril 1998 en raison d'un manque de travail. En mai 1998, il s'est inscrit au chômage en indiquant chercher une activité à plein temps. Il a néanmoins poursuivi une activité au service du garage qu'il a annoncé comme gain intermédiaire à l'assurance-chômage. Le 9 août 1999, le Garage X.________ est tombé en faillite. Le 26 décembre 1997, en glissant d'un muret, L.________ s'est fait une entorse au pied gauche qui a été traitée par une immobilisation plâtrée et a entraîné une incapacité de travail (entière puis partielle) jusqu'au 11 avril 1998. Le 15 avril suivant, le prénommé s'est derechef tordu le pied gauche. Le docteur F.________ lui a prescrit une incapacité de travail de 100% du 16 au 26 avril, puis de 50% par la suite. La CNA, auprès de laquelle L.________ était assuré, a pris en charge ces deux accidents. A l'issue d'un examen de l'assuré le 1er juillet 1998, le docteur K.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a fixé une reprise du travail à 100% à partir du 2 juillet 1998. L'assuré a fait part de son désaccord expliquant qu'il ne s'estimait pas capable de reprendre le travail à ce taux d'activité en raison de ses douleurs, et a sollicité d'être examiné par un médecin spécialiste. Par décision du 24 juillet 1998, la CNA a confirmé la position de son médecin d'arrondissement; elle a mis fin au versement des indemnités journalières avec effet au 1er juillet 1998. L.________ a formé opposition contre cette décision. L'assuré a consulté le docteur S.________ qui a ordonné des investigations complémentaires. Celles-ci ont révélé une disjonction partielle du Lisfranc. Le 27 mai 1999, le docteur M.________ a pratiqué une arthrodèse intercunéenne I-II et cunéo-métatarsienne I-II et II-II. Des complications médicales s'en sont suivies (algoneurodystrophie; lésion du nerf péronier superficiel; névrome cicatriciel douloureux). La CNA a accepté de prendre en charge le traitement chirurgical et de reprendre le versement des indemnités journalières dès le 25 mai 1999 sur la base d'une incapacité de travail totale. L'assuré n'a plus été en mesure de retravailler. L'AI lui a alloué une rente entière avec effet au 1er mai 2000 (décision du 9 février 2001). Entre-temps, le 25 janvier 2000, l'assuré a subi une double intervention chirurgicale consistant en l'ablation du matériel d'ostéosynthèse au pied gauche et la libération du nerf clunien (prise en charge par la CNA en tant que rechute de l'accident du 21 avril 1992). Dans les suites de cette intervention, l'assuré a développé des troubles de l'équilibre et des céphalées pour lesquelles il a consulté le docteur O.________, qui l'a adressé à un neurologue, le docteur G.________. Par décision du 18 septembre 2000, la CNA a refusé de prendre en charge ces consultations, considérant qu'il n'était ni certain ni probable que ces troubles fussent en relation avec l'anesthésie péridurale pratiquée lors de l'opération du 25 janvier 2000. L'intéressé a formé opposition contre cette décision. Au cours de l'année 2001, l'assuré s'est également rendu chez le docteur T.________, qui a diagnostiqué une dermite de contact et constaté une allergie au nickel, au chrome, au gummi-mix, à la néomycine et au baume du Pérou. Dans un rapport du 28 janvier 2002, ce médecin a mentionné que l'assuré avait développé l'intolérance aux trois premières substances sur son lieu de travail, tandis que celle aux deux autres était à mettre en relation avec les soins que celui-ci avait subis à la suite de ses accidents. La CNA a soumis cet avis pour appréciation au docteur C.________, de sa division de médecine du travail, qui a estimé qu'il n'y avait pas de relation de causalité entre le problème dermatologique traité et l'activité professionnelle de l'assuré. Par décision du 28 mars 2002, la CNA a refusé d'allouer toute prestation. L.________ y a formé opposition. Le 28 octobre 2005, l'assureur-accidents a rendu trois décisions écartant les oppositions de l'assuré.