Citation: 6B_808/2022 E. 1.4

1.4. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir retenu qu'il aurait eu de l'ascendant sur l'intimée; dans la mesure où la cour cantonale se serait éloignée du raisonnement des premiers juges sur cet aspect, elle aurait dû procéder à une nouvelle administration des preuves. Or il ressort de l'acte d'accusation tel que figurant dans l'arrêt cantonal que le recourant avait usé "de l'ascendant qu'il avait sur [l'intimée]" (cf. consid. b.g, page 3). En outre, le recourant perd de vue que la cour cantonale disposait d'un plein pouvoir de cognition en fait et en droit (cf. art. 398 al. 2 CPP) et n'était aucunement liée par l'appréciation du tribunal de première instance. Au demeurant, les témoignages pris en compte par la cour cantonale ne portent pas sur les faits incriminés en tant que tels, mais sur la réaction consécutive de l'intimée; ils ne sont pas décisifs pour déterminer le déroulement du week-end en cause. La cour cantonale, qui disposait d'une certaine marge d'appréciation, n'a dès lors pas violé le droit fédéral en ne procédant pas à une nouvelle audition des témoins. Leurs déclarations sont au surplus - s'agissant de la menace de diffusion d'images intimes - corroborées par un rapport médical ainsi que par un message électronique du recourant. Celui-ci, qui était assisté, n'a d'ailleurs pas requis l'administration de ce moyen de preuve devant la cour cantonale. Pour ce qui est des déclarations du recourant et de l'intimée, quoi que soutienne le premier, leur audition a été renouvelée devant la cour cantonale, alors qu'ils étaient chacun assistés d'un conseil. A cette occasion, le recourant a pu s'exprimer en particulier sur la nature de sa relation avec l'intimée ainsi que sur la dépendance affective et sexuelle réciproque existant dans le couple. La cour cantonale a alors pu se forger une impression directe de la situation. En outre, dans son arrêt, la cour cantonale a apprécié les déclarations des intéressés au cours de la procédure, en particulier l'évolution de leurs récits respectifs, de sorte que l'arrêt querellé ne dépend pas de manière décisive du comportement du recourant à l'audience d'appel. Pour ces motifs, on ne voit pas que l'audition du recourant par la cour cantonale aurait dû porter sur des éléments supplémentaires. Pour le reste, le recourant s'en prend au résultat de l'appréciation des déclarations à laquelle la cour cantonale s'est livrée, ce qui relève de l'appréciation des preuves (cf. ci-dessous consid. 2.3).