Citation: 6B_988/2022 E. B

Par jugement du 23 mai 2022, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel formé par A._________ contre le jugement de première instance qu'elle a confirmé. Le jugement cantonal repose sur les faits suivants. B.a. Le 7 novembre 2017, vers 14h35, dans le quartier de U._________ à V._________, B._________, employé de la voirie de la Ville de V._________, a fait appel à la police car il avait vu un jeune homme circuler avec une moto dépourvue de plaque d'immatriculation et l'abandonner à proximité d'une place de jeux avant de quitter les lieux. Deux agents de police sont alors arrivés et ont saisi le véhicule, dont il a été établi en cours d'instruction qu'il avait été volé quelques jours auparavant par C._________. Pendant l'intervention des policiers, ce dernier a été contacté par téléphone par un jeune homme qui observait la scène. A 14h56, après le départ de la police, B._________ a rejoint son véhicule stationné à proximité de l'arrêt du terminus des bus TL, suivi par le jeune homme au téléphone. Un attroupement d'une dizaine de jeunes s'est alors rapidement formé non loin. Le groupe, constitué notamment de C._________ et de A._________, a insulté B._________, qui s'est vu jeter une poubelle au visage, le faisant chuter. Une fois au sol, il a reçu de divers assaillants, dont A._________, des coups de pied et des coups de poing ainsi que des coups sur la tête portés avec une barre de fer. A._________ l'a en outre traité de "fils de pute". B._________ a été secouru par des employés des TL l'entendant appeler à l'aide, en particulier par D._________, qui s'est également fait traiter de "fils de pute" par A._________ et a reçu des coups de certains des jeunes. A l'arrivée de la police à 15h05, les assaillants sont tous parvenus à prendre la fuite à pied. Les coups portés à B._________ lui ont provoqué une fissure de l'os au niveau de l'avant-bras droit, des douleurs sur plusieurs parties du corps ainsi qu'une marque sur le crâne. Suivi par un psychothérapeute depuis les faits, il présentait, au début, un état anxiodépressif marqué notamment par une forte anxiété, des ruminations, de l'agitation, des troubles du sommeil, des anticipations anxieuses et une estime de soi diminuée. Il s'est retrouvé en incapacité de travail à 100 % à tout le moins jusqu'au 24 août 2021 et a perdu son emploi auprès de la Ville de V._________; une procédure AI est en cours. B._________ a déposé plainte et s'est constitué partie plaignante demandeur au pénal et au civil. B.b. A._________ est né en 1996 à V._________, d'où il est originaire. Il vit toujours chez ses parents qui subviennent en partie à ses besoins. Il a travaillé de novembre 2021 à mars 2022 en qualité d'aide polyvalent pour E._________ Sàrl et dès avril 2022 pour F._________ SA en qualité d'aide-paysagiste. Il n'a pas de formation professionnelle. B.c. Le casier judiciaire de A._________ fait état de quatre condamnations. En janvier 2015 il a été condamné à une peine pécuniaire de 70 jours-amende à 30 fr. le jour, avec sursis pendant 2 ans et à une amende de 300 fr. pour voies de fait, injure et menaces; en novembre 2017 à une peine pécuniaire de 120 jours-amende à 50 fr. le jour avec sursis pendant 3 ans et à une amende de 1'200 fr. pour violation grave des règles de la circulation routière; en mai 2021 à une peine pécuniaire de 30 jours-amende à 30 fr. le jour avec sursis pendant 4 ans et à une amende de 500 fr. pour non-respect des mesures prescrites par l'ordonnance 2 COVID-19; en août 2021 à une peine pécuniaire de 60 jours-amende à 30 fr. le jour pour injure, opposition aux actes de l'autorité et opposition à des mesures visant la population au sens de la loi sur les épidémies.