Citation: 5A_131/2020 E. 4.1

4.1. En l'espèce, le Président de la juridiction précédente a rappelé que l'octroi ou le refus de l'effet suspensif selon l'art. 36 LP relève du large pouvoir d'appréciation de l'autorité de surveillance; en vertu de l'art. 21 al. 1 LPA/GE, applicable à la procédure de plainte par renvoi de l'art. 9 al. 4 LaLP/GE, celle-ci peut ordonner des mesures provisionnelles, en exigeant au besoin des sûretés. En substance, le Président de l'autorité de surveillance a estimé que la plaignante avait rendu vraisemblable que l'assiette du séquestre qui avait été fixée dans le procès-verbal ad hoc n'était pas suffisante pour couvrir le capital, les intérêts et les frais selon l'art. 97 al. 2 LP; il a dès lors ordonné " à titre provisionnel " une " assiette provisoire " du séquestre augmentée de 20'000 fr. par rapport à celle admise par l'Office. Enfin, le magistrat cantonal a considéré que la plaignante ne pouvait exiger un procès-verbal précis à ce stade de la procédure " pour requérir des mesures provisionnelles ou un effet suspensif " tendant à maintenir sous séquestre l'intégralité des avoirs bancaires du débiteur.