Citation: 6A.40/2005 03.11.2005 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 II 388 consid. 1 p. 389; 129 III 415 consid. 2.1 p. 415; 129 II 225 consid. 1 p. 227 et les arrêts cités). La décision attaquée est fondée exclusivement sur les dispositions cantonales relatives au défaut de versement de l'avance de frais dans le délai imparti à cet effet. Or, selon l'art. 97 al. 1 OJ en relation avec l'art. 5 PA, la voie du recours de droit administratif est ouverte contre les décisions des autorités cantonales de dernière instance qui sont fondées sur le droit public fédéral - ou qui auraient dû l'être - pour autant qu'aucune des exceptions prévues aux art. 99 à 102 OJ ou dans la législation spéciale ne soit réalisée. Néanmoins, la jurisprudence admet qu'une décision de refus d'entrer en matière fondée exclusivement sur le droit cantonal de procédure peut faire l'objet d'un recours de droit administratif au Tribunal fédéral dans les cas où l'autorité, si elle avait statué sur le fond, aurait dû appliquer le droit administratif fédéral (ATF 121 II 190 consid. 3a et les arrêts cités). Le recourant peut alors notamment faire valoir par la voie du recours de droit administratif le grief tiré d'une violation de l'art. 9 Cst. dans le cadre de l'application du droit cantonal de procédure, et ce même en l'absence de tout grief de violation du droit administratif fédéral (ATF 123 I 275 consid. 2c et les arrêts cités).