Citation: 1C_618/2014 E. 4.2.2

4.2.2. Le Tribunal cantonal a par ailleurs jugé que les inscriptions litigieuses ne répondent pas à l' exigence de l'art. 34 al. 4 let. b OAT, considérant qu'il existe un intérêt prépondérant à la préservation du paysage du site. Il a dans ce cadre précisé que l'art. 32 al. 1 de la loi valaisanne concernant l'application de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire du 23 janvier 1987 (LcAT; RS/VS 701.1) autorise les communes à créer des zones agricoles protégées. Ces zones comprennent les terres agricoles qu'il y a lieu de préserver pour leur qualité particulière (art. 16 LAT) ou leur cachet (art. 17 LAT); aucune construction ne peut être érigée hormis les installations et les équipements indispensables à leur exploitation (al. 2). Usant de cette faculté, la Commune de Sion a adopté l'art. 74 RCCZ instituant, au sein de la zone agricole, une telle zone protégée (cf. consid. 3.2 ci-dessus), englobant en l'occurrence le vignoble concerné. Cette disposition renvoie en outre aux prescriptions de l'art. 44 RCCZ relatives à l'esthétique des constructions et à leur intégration dans le site. Après avoir ainsi rappelé la législation cantonale, l'instance précédente a estimé que les inscriptions litigieuses déprécient les caractéristiques essentielles du paysage de cette zone, rappelant que celle-ci, avec ses hauts murs en pierres sèches, présente une histoire et une valeur paysagère particulières reconnues par les autorités cantonales et dont la protection relève d'un intérêt public prépondérant; cet objectif de protection serait mis en péril si des inscriptions publicitaires y étaient admises.