Citation: 6B_459/2008 20.05.2009 E. 3.3

3.3.1 Pour être légitimés à se substituer au condamné décédé dans la procédure qu'il a engagée, ces derniers doivent démontrer que la décision attaquée porte une atteinte actuelle et personnelle à leurs intérêts juridiquement protégés. L'existence d'un intérêt de pur fait ou la simple perspective d'un intérêt juridique futur ne suffit pas (ATF 127 III 41 consid. 2b p. 42; 120 Ia 165 consid. 1a p. 166; 118 Ia 46 consid. 3c p. 53, 488 consid. 1a p. 490 et les arrêts cités). L'exigence d'un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée existait déjà sous le régime de l'ancienne loi d'organisation judiciaire, tant pour le recours de droit public que pour le pourvoi en nullité (ATF 128 IV 34 consid. 1b p. 36; 124 IV 94 consid. 1a p. 95; 101 IV 324 consid. 1 p. 325; 96 IV 64 consid. 1 p. 67). Dès lors que le nouveau droit s'inscrit dans la continuité de l'ancien, il y a lieu de s'inspirer de la jurisprudence développée sous l'empire de ce dernier (cf. ATF 133 IV 228 consid. 2.3.3 p. 234).