Citation: 5A_328/2015 E. 3

Dans la mesure où le recours est dirigé contre une décision de mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133 III 393 consid. 5), seule la violation de droits constitutionnels peut être invoquée à leur encontre. Le Tribunal fédéral n'examine de tels griefs que s'ils ont été invoqués et motivés ("principe d'allégation", art. 106 al. 2 LTF), à savoir expressément soulevés et exposés de manière claire et détaillée (ATF 139 I 229 consid. 2.2; 134 II 244 consid. 2.2, 349 consid. 3 et les références). En l'occurrence, le recours déposé le 23 avril 2015 par A.A.________ ne contient aucun grief d'arbitraire ou de violation d'un autre droit constitutionnel, de sorte qu'il ne satisfait aucunement aux exigences des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF et doit être déclaré irrecevable pour ce motif. Le recours, déposé le dernier jour du délai, ne peut de surcroît être complété et amélioré après l'échéance du délai de recours. Le délai de recours de 30 jours de l'art. 100 al. 1 LTF est en effet un délai légal qui ne peut être prolongé (art. 47 al. 1 LTF), contrairement à ce que semble solliciter la recourante en déclarant avoir besoin de "plus de temps pour se défendre correctement".