Citation: 6B_72/2024 E. 2.6

2.6. Le recourant soutient ensuite q u' il est manifeste que la peine privative de liberté de 180 jours infligée est disproportionnée, dans la mesure où il a pris conscience de son acte, qu'il regrette amèrement et pour lequel il s'est excusé envers la victime à plusieurs reprises. Il fait également valoir qu'il a pris en main son problème d'addiction à l'alcool en se rendant tous les mois à une thérapie au Centre cantonal d'addictologie qu'il prend très au sérieux, dans la mesure où il est primordial pour lui de récupérer la garde de son jeune fils. Il explique qu'il a l'intention de continuer à bénéficier du suivi CCA, considérant que ce suivi lui apporte du soutien et de la stabilité dans sa vie quotidienne, tout en lui permettant de travailler sur son abstinence. Il soutient également que son suivi auprès du CCA depuis mars 2023 s'est révélé positif, puisqu'il a réussi à mettre définitivement fin à sa consommation d'alcool. En l'espèce, le recourant invoque des éléments qui ne ressortent pas du jugement attaqué, sans démontrer l'arbitraire de leur omission, de sorte que son argumentation est irrecevable. Au demeurant, il n'est pas concevable de retenir que le recourant a pris conscience de son acte et qu'il s'est bien comporté, dès lors que, comme l'a relevé la cour cantonale, outre l'accident du 10 novembre 2020 qui fait l'objet de la présente procédure, il a encore été condamné le 31 mai 2021 pour opposition aux actes de l'autorité le 9 janvier 2021 et menaces proférées les 27-28 janvier 2021, ainsi que le 5 novembre 2021 pour voies de fait commises contre le partenaire entre le 4 juin 2019 et le 7 avril 2021 et lésions corporelles simples commises contre le partenaire le 10 mai 2021. Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.