Citation: 5A_172/2008 14.04.2008 E. 3

On peut comprendre à la lecture du recours et de son complément que le recourant se plaint d'appréciation arbitraire des faits et des preuves ainsi que de violation du droit fédéral. 3.1 Selon l'art. 285 al. 1 CC, la contribution d'entretien doit correspondre aux besoins de l'enfant ainsi qu'à la situation et aux ressources des père et mère. Il est tenu compte de la fortune et des revenus de l'enfant, ainsi que de la participation de celui des parents qui n'a pas la garde de l'enfant à la prise en charge de ce dernier. Ces différents critères doivent être pris en considération; ils exercent une influence réciproque les uns sur les autres. Ainsi, les besoins de l'enfant doivent être examinés en relation avec les trois autres éléments évoqués et la contribution d'entretien doit toujours être dans un rapport raisonnable avec le niveau de vie et la capacité contributive du débirentier (ATF 116 II 110 consid. 3a p. 112). En présence de capacités financières limitées, le minimum vital du débirentier au sens du droit des poursuites doit en principe être garanti (ATF 127 III 68 consid. 2c p. 70; 126 III 353 consid. 1a/aa p. 356; 123 III 1 consid. 3b/bb p. 5 et consid. 5 p. 9; 121 I 367 consid. 2 p. 370 ss). En outre, lorsque plusieurs enfants ont droit à une contribution d'entretien, le principe de l'égalité de traitement doit être respecté (ATF 127 III 68 consid. 2c p. 70; 126 III 353 consid. 2b p. 357 et les arrêts cités). 3.2 Pour fixer la contribution mensuelle à 200 fr., le Tribunal cantonal a retenu que le recourant disposait d'un revenu mensuel net de 5'024 fr.10 et fixé ses charges à 4'260 fr.75, d'où un solde disponible de 763 fr.35. Il a considéré que le recourant ne pouvait pas assumer l'intégralité de l'entretien de sa compagne au seul motif qu'elle ne travaillait pas et gardait les enfants du recourant, même si cette activité justifiait une contre-prestation; il a ainsi supprimé des charges alléguées la prime d'assurance-maladie de cette dernière et a admis dans le minimum vital du recourant un montant de base de 1'000 fr., soit les deux tiers de la somme de 1'550 fr. admise pour un couple.