Citation: I 770/02 21.01.2004 E. 1

4.2 Par ailleurs, est seule déterminante la question de savoir dans quelle mesure la capacité de gain résiduelle de l'assuré peut être exploitée économiquement sur le marché du travail équilibré entrant en considération pour lui (VSI 1998 p. 296 consid. 3b et les arrêts cités; Omlin, Die Invalidität in der obligatorischen Unfallversicherung, thèse Fribourg 1995, p. 208). Il n'y a pas lieu d'examiner si le recourant peut être placé eu égard aux conditions concrètes du marché du travail, mais uniquement s'il pourrait encore exploiter économiquement sa capacité de travail résiduelle lorsque les places de travail disponibles correspondent à l'offre de la main d'oeuvre. 4.3 En tout état de cause, le recourant ne saurait tirer du seul fait qu'il présente une incapacité de gain supérieure à 20 % un droit à une mesure de reclassement. En effet, l'octroi de ces mesures est soumis à d'autres conditions légales. C'est ainsi que les assurés invalides ou menacés d'une invalidité imminente ont droit aux mesures de réadaptation qui sont nécessaires et de nature à rétablir leur capacité de gain, à l'améliorer, à la sauvegarder ou à en favoriser l'usage (art. 8 al. 1 LAI). Celles-ci comprennent en particulier des mesures d'ordre professionnel (orientation professionnelle, formation professionnelle initiale, reclassement professionnel, service de placement; art. 8 al. 3 let. b LAI; cf. également art. 15 à 18 LAI). Pour déterminer si une mesure est de nature à rétablir, améliorer, sauvegarder ou à favoriser l'usage de la capacité de gain d'un assuré, il convient d'effectuer un pronostic sur les chances de succès des mesures demandées (cf. ATF 110 V 101 sv. consid. 2), qui ne seront pas allouées si elles sont vouées à l'échec, selon toute vraisemblance. En effet, des mesures de réadaptation ne sont à la charge de l'assurance-invalidité que s'il existe une proportion raisonnable entre leur coût et leur utilité prévisible. En l'espèce, les experts ont considéré qu'un reclassement proprement dit n'était pas judicieux, du fait que l'exercice d'une activité adaptée pouvait entrer en ligne de compte sans nouvelle formation professionnelle. Ils ont également exprimé leur crainte qu'un stage au COPAI n'aboutisse assez rapidement à un échec en raison du tableau clinique de trouble somatoforme douloureux, comportant des phénomènes d'autolimitation et d'amplification des symptômes et compte tenu du fait que la demande de prestations de l'assurance-invalidité tendait à l'octroi d'une rente. Dans ces circonstances, il y a lieu de nier le droit du recourant à une mesure de reclassement. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: