Citation: 7B_6/2023 E. 2.5.5

2.5.5. Cinquièmement enfin, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir fait arbitrairement abstraction d'une partie du rapport du CURML au sujet des lésions de la victime et de n'avoir ainsi pas tenu compte que les ecchymoses constatées pouvaient avoir une autre origine, soit son mode de vie. Il ressort du rapport du CURML que les ecchymoses et dermabrasions constatées au cours de l'examen clinique de la victime sont "peu spécifiques pour en déterminer avec certitude l'origine". La victime n'avait de plus pas pu "donner de mécanisme" pour expliquer les autres lésions de ce type, hormis celles à la main et à la cuisse droites. S'agissant de ces dernières, elles pouvaient en effet "être compatibles" avec une "saisie" et une "compression" telles que la victime les avait relatées (cf. pièce 39, p. 7 du dossier cantonal). Les experts concluent également que certaines des ecchymoses (région lombaire gauche, bras et main droite, avant-bras gauche, cuisse droite, jambe droite et cuisse, genou et jambe gauche) et dermabrasions (épaule, avant-bras et genou gauches) pouvaient "chronologiquement entrer en lien avec les événements" rapportés par la victime. Aussi, la cour cantonale pouvait de manière soutenable considérer que le tableau des lésions réparties sur le bas du dos et les membres de la victime était compatible avec une tentative de viol avec usage de la force et de la masse du corps de l'auteur. Peu importe à cet égard que d'autres blessures ne puissent pas être mises en lien avec les faits de la cause. Le recourant, qui avance que les nombreuses lésions présentes sur le corps de la victime "toxicomane et SDF" pourraient toutes résulter de son mode et de son hygiène de vie, se contente d'opposer sa propre appréciation des preuves à celle des juges cantonaux de manière purement appellatoire. Le grief doit par conséquent également être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.