Citation: 6B_86/2023 E. 4.2.3

4.2.3. Le recourant nie avoir agi avec préméditation. Il se limite cependant à renvoyer au jugement de première instance sans démontrer en quoi l'appréciation de la cour cantonale serait arbitraire. Son grief est irrecevable sur ce point. Au demeurant, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, considérer que le recourant avait prémédité son acte. Elle a en effet relevé que le recourant avait choisi avec soin l'arme du crime (après s'être assuré auprès de la vendeuse du magasin que le couteau était bien aiguisé) et le moment de son agression, soit alors que la victime tenait sa fille dans ses bras et qu'elle ne pouvait par conséquent que très difficilement esquisser un geste de défense. Au surplus, il sied de relever que la préméditation ne suffit pas, à elle seule, à qualifier un homicide intentionnel d'assassinat (DUPUIS ET AL., Petit Commentaire, Code pénal, 2e éd., 2017, n° 23 ad art. 112 CP), ce que le recourant ne prétend du reste pas. La cour cantonale pouvait ainsi également retenir, comme élément supplémentaire à charge dans la fixation de la peine, que le recourant avait agi avec préméditation.