Citation: 8C_511/2023 E. 6.1

6.1. Le recourant fait tout d'abord grief à la cour cantonale d'avoir arbitrairement inféré une résistance au traitement du fait que l'état de santé de l'intimée s'était dégradé malgré une bonne compliance. Il fait valoir que les diagnostics retenus sont les mêmes que lors de la décision initiale d'octroi de rente hormis une capsulite qui n'a pas justifié une incapacité de travail supérieure à six mois, et relève qu'il n'y a eu aucune modification ni dans le traitement médical prescrit ni dans le suivi psychiatrique, qui comprend une ou deux séances par mois. Pour le recourant, ces circonstances plaident en défaveur d'une dégradation significative de l'état de santé de l'intimée depuis 2017 ainsi que d'une résistance au traitement. Il y a d'emblée lieu de relever - à l'instar de l'intimée dans sa réponse au recours - que le recourant ne critique pas les motifs qui ont conduit la cour cantonale à dénier toute valeur probante aux conclusions des docteurs G.________ et H.________ et à s'en écarter. Le recourant ne critique pas non plus le fait que la cour cantonale n'a pas jugé nécessaire de mettre en oeuvre une nouvelle expertise. En l'occurrence, l'arrêt attaqué constate que la situation médicale de l'intimée s'est aggravée par rapport à 2017 et cette constatation lie le Tribunal fédéral. Par ailleurs, le recourant ne conteste pas que l'intimée se soumet aux recommandations faites par ses médecins traitants. Dans ces conditions, la conclusion qu'en tire la cour cantonale - à savoir celle d'une résistance au traitement - ne prête pas flanc à la critique. Le fait que le traitement médical prodigué n'a pas significativement changé n'est pas déterminant.