Citation: 9C_469/2023 E. 7.2

7.2. En ce qui concerne ensuite la provision de 5'219'900 fr. en lien avec les coûts prévus lors de l'entrée des locataires dans les locaux, c'est également à juste titre que la Cour de justice a considéré qu'une telle provision, constituée plus de deux ans avant leur réalisation (probable), ne constituait pas une provision constituée en vue d'un risque imminent et ce nonobstant l'ampleur du projet (supra consid. 6.2.3). À cet égard, c'est en vain que la recourante mentionne l'existence de coûts nécessaires à des "opérations intervenant en amont de la remise des locaux". Une telle argumentation ne démontre pas l'imminence d'un risque en lien avec des travaux qui devraient être, potentiellement - les contrats de bail n'ayant alors pas été encore signés à l'exception d'une promesse de bail avec D.________ -, exécutés plus de deux ans après la période fiscale 2019. La provision litigieuse constitue donc une réserve pour des dépenses hypothétiques, qui ne sont pas conformes au principe de périodicité du droit fiscal (comp. arrêt 2P.17/2009 du 23 août 2007 consid. 5.4).