Citation: 1C_407/2021 E. 6.3

6.3. En l'espèce, le recourant se contente de répéter qu'il voit un motif de récusation des juges dans le fait qu'ils n'ont pas rendu une décision sur les mesures provisionnelles et qu'ils auraient violé le droit d'être entendu des parties. Fût-elle suffisamment motivée et recevable, cette critique devrait être écartée. En effet, le fait de ne pas octroyer aux parties des délais plus longs que ceux accordés pour présenter leurs déterminations, vu la proximité du second tour de l'élection complémentaire du 28 mars 2021, et l'intérêt public à trancher la cause sur le fond avant la tenue du scrutin ne sont pas susceptibles de rendre les juges suspects de partialité. Il en va de même du fait de statuer directement sur le fond du recours sans procéder préalablement à l'examen des mesures provisionnelles sollicitées. Les erreurs de procédure peuvent d'ailleurs être dénoncées par un recours sur le fond, ce que le recourant a fait en attaquant l'arrêt du 23 mars 2021 (voir cause 1C_221/2021). La procédure de récusation n'est pas le lieu pour faire valoir de telles critiques. Le recourant affirme aussi que l'appartenance politique du Président de la Chambre constitutionnelle serait constitutive de partialité en raison d'un conflit d'intérêt avec la candidate Delphine Bachmann, membre du même parti. Or comme l'a relevé la cour cantonale, l'appartenance politique du juge précité n'est pas susceptible de mettre en doute la capacité d'un magistrat professionnel à statuer de manière impartiale (cf. ATF 138 I 1 consid. 2.4; arrêt 1B_460/2012 du 25 septembre 2012 consid. 3.2 in SJ 2013 I p. 438). La Cour de justice n'a donc pas fait preuve d'arbitraire en déclarant irrecevable la demande de révision de l'arrêt du 23 mars 2021, au motif qu'il n'y avait pas de violation des dispositions sur la récusation.