Citation: 9C_511/2023 E. 4.6.2

4.6.2. En l'espèce, les juges précédents ont retenu que les recourants avaient agi intentionnellement parce qu'après s'être vu notifier les taxations d'office 2014 à 2017, ils n'ont pas formé une réclamation pour informer le Service cantonal qu'elles étaient insuffisantes, alors qu'ils ne pouvaient pas l'ignorer compte tenu des éléments (en particulier les certificats de salaire et les états de fortune) dont ils disposaient déjà. Ils ont en outre relevé que, le 13 juillet 2018, le recourant avait même au contraire écrit au Service cantonal pour lui signifier que "le peu de différence entre la réalité et les taxations d'office pour les deux années 2014 et 2015 manquantes m'amène à accepter ces taxations pour ne pas compliquer encore plus le travail", laissant ainsi penser au Service cantonal que ces taxations étaient correctes. Les recourants n'avaient par ailleurs pas adressé au Service cantonal leurs certificats de salaire et états de fortune pour les périodes fiscales 2014 à 2017 avant le 2 février 2019 et, s'ils avaient finalement rempli leur déclarations fiscales pour les périodes fiscales 2014 à 2017 à cette date, c'était avant tout pour faire valoir d'importantes déductions et non pour informer l'autorité fiscale de revenus et fortune supérieurs à ce qui avait été retenu d'office.