Citation: 2C_947/2022 E. 2

Le 23 novembre 2022, les contribuables, par l'intermédiaire de leur représentante, ont déposé un recours en matière de droit public auprès du Tribunal fédéral. Ils souhaitent que ce dernier veuille bien « demander à la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève de reconsidérer cet état de fait afin qu'elle puisse demander au Tribunal administratif de première instance d'en faire de même et de se prononcer dans le sens de notre recours du 22 novembre 2021 ». A l'appui de cette conclusion, la représentante des recourants confirme que le recours initial avait bien été envoyé le 22 novembre 2021. Elle précise que le contrat qui la lie à la Poste prévoit que cette dernière vient chaque jour dans ses bureaux à 17h00 afin de collecter le courrier de façon à ce que les courriers recommandés soient tamponnés le jour même. Un éventuel retard ne pouvait être imputé à ses mandants ou à elle-même. Même si la Poste n'avait apposé le tampon que le 23 novembre 2021, le refus de se prononcer sur le fond du recours pour cette unique raison constituait, bien que réfuté par la Chambre administrative de la Cour de Justice, un excès de formalisme. En résumé, il fallait procéder à une analyse factuelle et pragmatique en respectant les principes du bon sens et de la bonne foi. Il n'a pas été ordonné d'échange des écritures.