Citation: 9C_658/2022 E. 5.2.2

5.2.2. A l'instar de la cour cantonale, on doit considérer que le recourant n'a pas exercé d'activité lucrative indépendante. En effet, les honoraires forfaitaires trimestriels de 2'500 fr., respectivement 2'000 fr. facturés à D.________ Sàrl et F.________ Sàrl sur la base d'un "contrat de mandat" de manière trimestrielle ne permettent pas d'inférer une indépendance économique - qui constitue pourtant un critère décisif (supra consid. 4.1) -, puisque ces honoraires n'ont jamais été payés au recourant, selon ses dires, sur plus de trois ans. Comme l'ont retenu à juste titre les premiers juges, l'absence d'une rémunération effectivement perçue de la part des "mandataires" précitées pendant trois années consécutives met en doute la volonté de réaliser un gain, et ce d'autant plus que l'activité déployée en faveur des sociétés précitées n'était manifestement pas profitable sur la durée. Quoi qu'il en soit, les autres indices permettant de conclure à une activité lucrative indépendante, soit l'emploi de personnel, l'importance des investissements permettant le développement de l'activité en cause, l'existence d'une clientèle multiple et changeante, ainsi que l'existence de locaux commerciaux propres font défaut dans le cas d'espèce. Ainsi, bien qu'il existât une faible activité commerciale provenant de modestes honoraires - manifestement forfaitaires - annuels compris entre 2'800 fr. et 6'000 fr. payés par trois clients provenant d'Italie, celle-ci n'est toutefois pas d'une intensité suffisante pour admettre l'existence d'une activité lucrative indépendante au sens de la jurisprudence, ainsi que la juridiction cantonale l'a retenu à bon droit et sans arbitraire. En outre, l'argumentation des recourants, selon laquelle l'activité déployée et prévue dans les deux contrats de mandats concernait une activité de gérance des établissements publics précités et non pas les fonctions d'associé et/ou de gérant de D.________ Sàrl et F.________ Sàrl, et qu'elle constituait donc une activité indépendante, tombe à faux. En effet, la question de savoir si l'activité était déployée pour le compte des sociétés précitées ou pour les établissements publics qu'elles exploitaient n'est pas déterminante. On doit en effet constater (art. 105 al. 2 LTF) que les "contrats de mandat" prévoyaient chacun un taux d'occupation minimal de 15 heures par semaine, soit l'équivalent d'un 30 % d'un temps complet et que vu "l'importance du poste occupé, les heures supplémentaires [n'étaient pas] rémunérées" (cf. art. 3 du contrat conclu le 1er juillet 2011 entre A.A.________ et D.________ Sàrl et art. 3 du contrat conclu le 1 er novembre 2012 entre F.________ Sàrl et A.A.________). Or de telles clauses contractuelles ne permettent pas, en l'espèce, de conclure à une quelconque indépendance organisationnelle et l'exclusion de rémunération pour des "heures supplémentaires" n'apparaît pas non plus compatible avec l'exercice d'une activité lucrative indépendante sur le plan économique.