Citation: 4C.345/2003 11.01.2005 E. 3.4

3.4.1 Le recourant revient sur les critiques que lui ont adressées les juges cantonaux à propos des soins prodigués au cheval. Il prétend que celles-ci ont toutes été battues en brèche par le constat de l'expert selon lequel il n'y a pas de violation de règles de l'art. Il allègue encore avoir examiné l'étalon le 13 février 1996. 3.4.2 Le moyen s'écarte totalement des faits constatés par l'autorité cantonale. Il a été retenu ce qui suit en ce qui concerne les soins donnés au cheval par le défendeur: le traitement initial administré par l'intéressé sur l'encolure du cheval manquait d'intensité et les soins délivrés dès le 9 février 1996 n'étaient pas assez agressifs, faute d'une prescription suffisante d'antibiotiques; le défendeur n'a pas suffisamment surveillé la réaction anormale qui se développait au site de l'injection et retardé d'autant l'intervention chirurgicale; le 11 février 1996, alors que le cheval se grattait sans arrêt aux parois de son box, le recourant a déclaré que le col de la maladie était passé; il n'a plus été voir le cheval depuis lors, duquel il a été extrait, lors de l'intervention chirurgicale du 14 février 1996 qui lui a sauvé la vie, plusieurs litres de matériel nécrotique et de pus. Au vu de ces données factuelles, il n'est pas besoin de longues explications pour admettre que le traitement adopté par le défendeur était totalement inadéquat, puisqu'il a eu pour résultat l'admission en urgence du cheval, dans un état septicémique très grave, au sein de la clinique d'un autre vétérinaire. En outre, le recourant a traité avec désinvolture le cas, qui nécessitait, au vu des souffrances de l'étalon, un suivi constant. Le défendeur a ainsi manifestement transgressé les règles de l'art (cf. Heusser, op. cit., p. 406 in medio). La critique doit être rejetée dans la très faible mesure de sa recevabilité.