Citation: 5C.24/2002 18.02.2002 E. 3

3.- a) La demande de révision d'un arrêt du Tribunal fédéral n'est admissible que pour les motifs exhaustivement prévus aux art. 136 ss OJ (ATF 96 I 279 consid. 3 et l'arrêt cité; Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. V, 1992, n. 1 ad art. 136 OJ; Messmer/Imbo-den, op. cit. , p. 48); en vertu de l'art. 140 OJ, elle doit notamment indiquer, avec preuve à l'appui, le motif de révision invoqué, sous peine d'irrecevabilité (Poudret, op. cit. , n. 2 ad art. 140 OJ). b) Le requérant invoque le motif de révision de l'art. 137 let. b OJ, aux termes duquel la demande de révision d'un arrêt du Tribunal fédéral est "recevable" (cf. en réalité consid. 1 supra) lorsque le requérant a connaissance subséquemment de faits nouveaux importants ou trouve des preuves concluantes qu'il n'avait pas pu invoquer dans la procédure précédente. Sont "nouveaux", au sens de cette disposition, les faits qui, survenus à un moment où ils pouvaient encore être allégués dans la procédure principale, n'étaient cependant pas connus du requérant malgré toute sa diligence (ATF 121 IV 317 consid. 2; 110 V 138 consid. 2; 108 V 170 consid. 1). La loi fédérale d'organisation judiciaire n'autorise la révision que si le requérant a été dans l'impossibilité d'invoquer les faits en cause dans la procédure ayant conduit à l'arrêt dont la révision est demandée; il faut une impossibilité non fautive d'avoir eu connaissance des faits à temps pour pouvoir les invoquer dans la procédure antérieure (Poudret, op. cit. , n. 2.2.5 ad art. 137 OJ et les références citées; ATF 121 IV 317 consid. 2; 98 II 250 consid. 3 in fine; 76 I 130 consid. 3). Or en l'espèce, la secrétaire de l'avocat Poggia a commis une faute qui, s'agissant de celle d'un auxiliaire, doit être imputée à l'avocat Poggia, soit au requérant. En effet, celui-ci répond des actes de son mandataire et de la secrétaire de ce dernier comme des siens propres, en vertu de l'art. 101 CO (cf. ATF 107 Ia 168 consid. 2a; 94 I 248 consid. 2b). Les conséquences graves invoquées par le requérant (cf. consid. 2c supra) ne sauraient justifier une révision indépendamment de la réalisation de l'un des motifs de révision exhaustivement prévus aux art. 136 ss OJ (cf. consid. 3a in limine supra). c) Il ne peut davantage être fait droit aux conclusions du requérant sur la base de l'art. 35 al. 1 OJ, qui permet d'accorder la restitution pour inobservation d'un délai si le requérant ou son mandataire a été empêché, sans sa faute, d'agir dans le délai fixé. Là aussi, en effet, le comportement des auxiliaires du recourant ou de ceux de son mandataire doit selon la jurisprudence être imputé à la partie elle-même (ATF 114 Ib 67 consid. 2e; 114 II 181 consid. 2; 110 Ib 94 et les arrêts cités; 107 Ia 168 consid. 2a).