Citation: 8C_600/2008 06.02.2009 E. 4

4.1 La juridiction a considéré, en bref, que le recourant disposait d'une expérience professionnelle suffisante pour lui permettre de retrouver un emploi, notamment dans le domaine de la direction des ventes. Le manque de connaissances dans le marketing n'apparaissait pas comme une entrave au placement professionnel de l'assuré. Dans la mesure où il avait envisagé de suivre des cours dans ce domaine dès son inscription au chômage, il était prématuré de conclure que le placement du recourant était difficile pour des raisons inhérentes au marché de l'emploi. Par ailleurs, on pouvait se demander si le cours « CESA Marketing » ne relevait pas du perfectionnement professionnel général que l'assuré aurait de toute façon effectué, s'il n'était pas au chômage. Même si l'admettait que le cours de marketing était susceptible d'accroître les chances de l'assuré de retrouver une place de travail, la solution choisie n'était pas adaptée. D'une part, la formation s'étendait sur dix mois, ce qui ne favorisait guère une réintégration professionnelle rapide. D'autre part, les mesures à l'étranger n'étaient autorisées qu'à titre exceptionnel, pour des raisons impérieuses, en particulier lorsqu'il n'existait en Suisse aucune possibilité d'atteindre le but recherché. Tel n'était pas le cas puisque, selon l'assuré, l'IMD (« International institute for Management Development ») assurait une formation équivalente. 4.2 Cela étant, les premiers juges ont examiné la portée de l'autorisation de participer au cours, accordée par le conseiller de l'ORP. Ils ont retenu qu'en préavisant pour la prise en charge par l'assurance-chômage des frais de déplacement et de repas liés au premier module, le Service de l'emploi avait accordé une large portée au principe de la protection de la bonne foi, portée sur laquelle il n'y avait pas lieu de revenir. Ils ont considéré que cette protection ne saurait s'étendre à la prise en charge des deux autres modules, pour lesquelles aucune garantie n'avait été accordée même par le conseiller de l'ORP. En outre, la décision de refus de prestations du 6 juin 2007 était connue de l'assuré lorsqu'il a suivi les deux derniers modules. En revanche, la bonne foi de l'intéressé devait être protégée dans le cas où la caisse déciderait de réclamer les indemnités versées pendant les deux semaines de formation des modules 2 et 3. Bien que réparti sur trois semaines, ce cours formait un tout. Il n'était dès lors pas possible d'exiger son abandon en cours d'exécution, ce d'autant plus que la demande de prise en charge du cours - qui datait de janvier - n'avait pas encore reçu de réponse quatre mois plus tard. Au demeurant, la caisse avait payé les indemnités pendant les modules 2 et 3, quand bien même elle connaissait la position négative de l'ORP. En réclamer par la suite le remboursement irait à l'encontre du principe de la protection de la bonne foi.