Citation: 6B_511/2009 29.06.2009 E. 2

Ensuite, le recourant soutient que la cour cantonale a arbitrairement constaté les faits lorsqu'elle a retenu qu'il pourrait, en s'adressant directement aux autorités angolaises, obtenir des papiers. En vertu de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, le recourant doit, à peine d'irrecevabilité (art. 108 al. 1 let. b et 117 LTF), motiver son recours en exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit. Pour ce faire, il doit en principe se fonder sur les faits retenus par le juge précédent (cf. art. 97 LTF). Il ne peut s'en écarter que s'il explique de manière circonstanciée en quoi ceux-ci ont été établis en violation du droit, au sens des art. 95 et 96 LTF, ou de façon manifestement inexacte, c'est-à-dire arbitraire (cf. arrêt 6B_178/2007 du 23 juillet 2007 consid. 1.2, non publié in ATF 133 IV 286). Lorsque la décision attaquée comporte plusieurs motivations indépendantes et suffisantes à sceller le sort du grief, il incombe au recourant, sous peine d'irrecevabilité, de démontrer que chacune d'elles est contraire au droit (ATF 133 IV 119 consid. 6.3 p. 120 s.). Si le juge du fait a motivé son appréciation des preuves par deux raisonnements indépendants, le recourant doit, pareillement, exposer en quoi chacun d'eux est arbitraire. À ce défaut, son grief est irrecevable. Dans le cas présent, la cour cantonale a notamment fondé la constatation de fait litigieuse sur le précédent refoulement du recourant vers l'Angola, lequel prouve, d'après elle, que les autorités angolaises sont en mesure de fournir des papiers d'identité au recourant. Comme celui-ci ne critique pas cette motivation, distincte et indépendante, de l'autorité cantonale, son grief de constatation arbitraire des faits est irrecevable. Le recours doit dès lors être rejeté dans la mesure où il est recevable.