Citation: 1B_250/2022 E. 2.2

2.2. En l'espèce, le recourant reproche à la Cour de justice d'avoir ignoré les courriers des 25 janvier et 4 avril 2022 transmis par l'avocat de B.________ au Ministère public, par lesquels il rappelait être disposé à être entendu pour autant qu'un sauf-conduit lui soit délivré. Il fait grief à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte des demandes répétées du père du recourant et de sa volonté d'être entendu par le Ministère public. L'instance précédente a toutefois retenu que l'intéressé était prêt à être entendu au bénéfice d'un sauf-conduit (arrêt attaqué consid. 2.3 p. 8). En réalité, le recourant ne conteste pas l'établissement de ce fait en tant que tel mais plutôt son appréciation juridique. Il s'agit ainsi d'une question de droit qui sera examinée avec le fond (consid. 3.3). Le recourant semble encore faire grief à la Cour de justice de ne pas avoir relevé qu'aucun acte d'instruction n'avait été effectué par le Ministère public depuis la fin de l'année 2021. Il mentionne toutefois lui-même que trois auditions ont été déléguées à la police fin février et début mars 2022 (témoins et un prévenu de second plan). Cela étant, il n'expose pas en quoi cet élément aurait une incidence sur l'issue de la cause et permettrait de nier l'existence d'un risque de collusion. Le grief d'appréciation arbitraire des faits et des preuves doit donc être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.