Citation: 9C_603/2015 E. 6.2

6.2. De prime abord, les limitations fonctionnelles de l'intimé peuvent sembler conséquentes (pas de port de charges même d'importance moyenne, maintien de posture fixée de la colonne cervicale, pas d'activité nécessitant une mobilité de la colonne cervicale) et il est indéniable - comme le Tribunal fédéral l'a déjà jugé - que l'intimé a connu une péjoration de son état de santé en juin 2010 par rapport à la situation qui prévalait en septembre 2007, liée à une réduction du rendement de 20 % en raison de douleurs d'origine physique (une vis du montage C5/C7 n'étant pas en bonne position). Dans la mesure où il en va de l'évaluation de l'exigibilité d'une activité professionnelle adaptée sur le marché équilibré du travail, il y a cependant lieu de s'écarter d'une appréciation qui nierait une telle exigibilité avant tout par des facteurs psychosociaux ou socioculturels, qui sont étrangers à la définition juridique de l'invalidité (art. 16 LPGA). On ne saurait dès lors suivre la synthèse proposée par les médecins du CEMed, dès lors qu'ils ont mis en évidence que l'analyse du COPAI prend en compte un certain nombre de facteurs extra-médicaux. Si les limitations fonctionnelles de l'intimé sont certes importantes, elles représentent des mesures relativement classiques d'épargne en vue d'éviter des douleurs à la nuque. Des tâches simples de surveillance derrière un écran ou de contrôle apparaissent concrètement exigibles à condition que l'intimé puisse interrompre régulièrement son activité et marcher pendant deux à trois minutes afin de soulager ses douleurs cervicales ou des points de tension. La diminution de rendement de 20 % arrêtée d'un point de vue médico-théorique apparaît conforme à la situation.