Citation: 5A_739/2023 E. B

Entre-temps, à savoir le 28 août 2020, B.________ a saisi le tribunal civil du Littoral et du Val-de-Travers (ci-après: tribunal civil) d'une demande en modification du jugement de divorce. Il concluait notamment à ce qu'il fût constaté que C.________ vivait avec lui à U.________, à ce que sa garde lui fût attribuée, à ce que son droit de visite fût remplacé par un droit de visite de la mère, à ce que la contribution d'entretien qu'il devait verser en faveur de sa fille fût annulée et à ce que le montant de la contribution d'entretien à payer par la mère fût fixé à dire de justice. B.a. Le 19 octobre 2020, A.________ a déposé une requête de mesures provisoires devant le tribunal civil, qu'elle a complétée le 11 novembre 2020. Elle concluait en substance à la modification de la décision de mesures provisionnelles du 22 juillet 2020 et, notamment, à l'attribution immédiate de la garde de l'enfant et à la surveillance du droit de visite du père. B.b. Dans sa réponse au fond, elle a conclu au rejet de la demande de modification du jugement de divorce déposée par son ex-époux, prenant à titre reconventionnel des conclusions semblables à sa requête de mesures provisoires et à son complément. B.c. B.c.a. Un rapport d'expertise familiale a été établi le 9 janvier 2021, puis complété le 1er septembre 2021 par le Dr D.________, psychiatre et psychothérapeute d'enfants et adolescents. Un maintien de la garde en faveur du père, avec droit de visite de la mère, était préconisé. B.c.b. Le curateur de C.________ a rendu différents rapports, dans le cadre de la procédure devant l'APEA, puis dans le contexte de la présente procédure. B.c.c. C.________ a été entendue par le tribunal civil à deux reprises. Les parties ont également été entendues le 5 avril 2022. Il ressort de ces auditions que la mère ne voyait plus sa fille depuis le 12 septembre 2021, celle-là indiquant notamment à cet égard: " Je n'ai plus appelé C.________ et il n'y a plus de droit de visite [...]. Je considère qu'en maintenant mon droit de visite, j'assiste et contribue à la maltraitance qu'elle subit auprès de son père, alors que ne plus la voir et ne plus lui parler revient, selon moi, à baisser la pression pour elle, soit celle de devoir rejeter sa maman. Je considère donc que ne plus exercer mon droit de visite est bénéfique pour C.________. A votre demande, je n'en ai pas parlé avec elle avant de prendre la décision de ne plus la voir ni l'avoir au téléphone [...] Nous continuons à nous envoyer des messages sms [...] ". Questionnée sur le type de messages échangés avec sa fille, la mère a répondu: " je lui souhaite des bons voeux aux différentes fêtes. Je reçois toujours une simple phrase en réponse [...] je pense reprendre contact avec ma fille si elle revient chez moi en la sortant de l'emprise paternelle ".