Citation: 5A_751/2016 E. 3.4

3.4. En l'espèce, il apparaît que l'autorité cantonale a successivement établi quel serait le montant de la contribution due par le recourant à l'entretien de sa fille en application de trois méthodes de calcul différentes pour déterminer si la contribution de 2'000 fr. requise par l'intimée était fondée. L'intimée se méprend par conséquent lorsqu'elle soutient que seule la méthode fondée sur les besoins concrets de C.________ a été appliquée. La Juge déléguée a ainsi dans un premier temps constaté qu'en appliquant la méthode abstraite dite des pourcentages, l'on obtenait un montant supérieur à 2'000 fr. Comme le relève à juste titre le recourant, la jurisprudence expose toutefois clairement que cette méthode de calcul est applicable lorsqu'on se trouve en présence de revenus moyens (cf. ATF 116 II 110 consid. 3a; arrêts 5A_745/2015 du 15 juin 2016 consid. 4.5.2.2; 5A_60/2016 du 20 avril 2016 consid. 6; 5A_229/2013 du 25 septembre 2013 consid. 5.2). Or, en l'espèce, la Juge déléguée a constaté que le recourant bénéficiait d'un revenu qu'elle a qualifié de confortable. Elle ne pouvait par conséquent se fonder sur cette méthode de calcul, qui doit être écartée. La Juge déléguée a ensuite procédé au calcul en se fondant sur les tabelles zurichoises, augmentant le montant ainsi obtenu de 25% pour tenir compte des " circonstances favorables ". L'application de cette méthode de calcul au cas d'espèce n'est pas directement contestée par le recourant qui reproche uniquement à l'autorité cantonale de l'avoir appliquée de manière erronée. Le recourant soutient ainsi à juste titre que les montants de 262 fr. et 306 fr. afférents aux postes " soins et éducation " et " logement " auraient dû être déduits du coût total de l'enfant. S'agissant du poste " soins et éducation ", il ressort en effet de la jurisprudence que celui-ci ne peut être inclus dans le calcul des besoins de l'enfant que pour autant qu'il corresponde à des frais effectifs. La prise en compte de ce poste vise en effet à éviter que l'un des parents soit désavantagé au regard de l'autre lorsqu'il assume une double charge en prenant à la fois soin en nature de l'enfant et en exerçant une activité lucrative (arrêts 5A_142/2013 du 8 août 2013 consid. 3.4; 5A_272/2011 du 7 septembre 2011 consid. 4.4.3; 5A_690/2010 du 21 avril 2011 consid. 2.3). Ceci n'étant pas le cas en l'espèce dans la mesure où l'intimée n'exerce actuellement pas d'activité rémunérée et s'occupe elle-même de sa fille dont elle a la garde, ce montant doit être déduit du coût de l'enfant tel qu'il ressort des tabelles zurichoises. Pour ce qui est du poste " loyer ", il était arbitraire de l'inclure dans les besoins de l'enfant dès lors qu'il ressort de l'état de fait cantonal que le recourant assume déjà l'intégralité du loyer de l'intimée. Le recourant renonce au surplus à contester la majoration de 25% qu'il ne juge pas critiquable sous l'angle de l'arbitraire, de sorte que celle-ci peut être confirmée. Il soutient également à juste titre que les allocations familiales doivent être déduites du coût de l'enfant ainsi calculé et qu'elles seront dues en sus de la contribution d'entretien (cf. ATF 137 III 59 consid. 4.2.3; 128 III 305 consid. 4b; arrêt 5A_470/2016 du 13 décembre 2016 consid. 6.1.2 et la référence doctrinale). Dans un troisième temps, la Juge déléguée a cherché à définir les besoins concrets de l'enfant sur la base des montants que le recourant avait allégué avoir dépensés pour elle. Elle a ainsi relevé qu'il ressortait d'un décompte du 28 juin 2016 produit par le recourant qu'il avait déboursé en moyenne 1'512 fr. par mois pour C.________ entre janvier et juin 2016. Le recourant se plaint sur ce point du fait que l'autorité cantonale a omis de déduire de ce décompte des frais extraordinaires de 1'000 fr. qu'il avait déboursés en mars 2016 pour le baptême de l'enfant. Ce montant ne ressort toutefois pas de la décision cantonale. Dans la mesure où le recourant se plaint d'arbitraire dans l'établissement des faits sur ce point, il lui appartenait à tout le moins de démontrer avoir effectivement assumé un tel montant à la date alléguée, ce qu'il n'a pas fait. Partant, seul le montant de 560 fr. admis à ce titre par l'intimée peut être déduit du décompte fourni par le recourant. Le montant mensuel moyen déboursé entre janvier et juin 2016 par le recourant pour C.________ s'élève ainsi à 1'419 fr. L'argumentation suivie par l'intimée, qui soutient que les mois de janvier et février 2016 devraient être exclus du décompte au motif qu'ils n'incluent pas nombre des dépenses énumérées pour les mois suivants, ne peut être suivie dans la mesure où cet élément ne ressort pas de l'arrêt attaqué. L'autorité cantonale a toutefois précisé que ce décompte n'incluait pas les repas au domicile de l'intimée dont les frais étaient par conséquent assumés par cette dernière. Le recourant ne conteste pas ce point. Ainsi, dans la mesure où il faudrait, d'une part, encore déduire du coût de l'enfant les allocations familiales perçues pour elle et qu'il faudrait, d'autre part, ajouter à ce montant le poste nourriture qui n'a pas été chiffré par l'autorité cantonale, il n'apparaît en l'état pas possible, à l'aune de la méthode concrète, de déterminer si le montant de 2'000 fr. alloué à titre de contribution d'entretien pour l'enfant est arbitraire.