Citation: I 149/05 06.07.2005 E. 6

6.1 Il reste à déterminer le taux d'invalidité présenté par le recourant, en comparant les revenus sans et avec invalidité. A juste titre, le recourant ne conteste plus, en procédure fédérale, le revenu sans invalidité retenu par l'intimé et confirmé par les premiers juges, soit 67'028 fr. 30 en 2003 (cf. art. 26 al. 2 RAI). Il n'y a pas lieu de s'en écarter. Pour le revenu d'invalide, il convient, en l'absence d'un revenu effectivement réalisé, de se référer aux données de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS), conformément à la jurisprudence (ATF 126 V 76 consid. 3a/bb et les références). Il y a lieu de se fonder sur le salaire auquel pouvait prétendre un homme exerçant une activité simple et répétitive (niveau de qualification 4) en 2002, soit 4'557 fr. (ESS 2002 TA1, p. 43, valeur médiane, tous secteurs confondus). Adapté à l'évolution des salaires pour l'année 2003 (+ 1,4 %), ce salaire mensuel hypothétique doit être porté à 4'620 fr. 80. Dans la mesure où ce montant représente le salaire pour des postes de travail qui ne requièrent pas de qualifications professionnelles particulières, on peut admettre qu'un nombre significatif d'entre eux est conforme aux aptitudes du recourant et peut être exercé de manière adaptée à son handicap. 6.2 Comme les salaires bruts standardisés tiennent compte d'un horaire de travail de 40 heures, soit une durée hebdomadaire inférieure à la moyenne usuelle dans les entreprises en 2002, il y a lieu de l'ajuster à 41,7 heures par semaine (Annuaire statistique 2004, p. 200, T3.2.3.5), soit un salaire mensuel de 4'817 fr. 20 par mois. Ce montant doit encore faire l'objet d'un abattement pour prendre en considération certaines circonstances propres à la personne du recourant et susceptibles de limiter ses perspectives salariales (voir ATF 126 V 78 consid. 5). Au regard de la situation du recourant (limitations fonctionnelles sur le plan physique, absence de formation), une déduction de 15 % paraît adéquate en l'espèce, ce qui revient à fixer le revenu d'invalide à 4'094 fr. 62, soit 49'135 fr. 44 l'an. La comparaison avec le revenu sans invalidé de 67'028 fr. 30 conduit à un taux d'invalidité arrondi au pour cent supérieur de 27 % (cf. ATF 130 V 122), insuffisant pour ouvrir le droit à une rente. Par conséquent, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.