Citation: 9C_631/2013 E. 4.4

4.4. Devant la Cour de céans, la recourante reprend son argumentation de première instance selon laquelle il n'y avait pas eu de diminution de rendement dans son activité de chef de vente au service X.________, mais au contraire une constante progression de ses performances au moins au cours des trois dernières années au service de son employeur comme cela résultait des statistiques de vente, ni d'incapacité de travail pour maladie attestée par certificat médical ni d'absence au travail. Cette argumentation a été réfutée par la juridiction cantonale, qui a considéré que le fait que les performances de l'intimé avaient été meilleures en mars 2005 que celles effectuées une année auparavant ne permettait pas de prouver qu'il ne souffrait d'aucune baisse de rendement les semaines précédant l'hospitalisation d'office du 10 juin 2005. En effet, les statistiques de vente produites par la recourante pour l'année 2005 ne donnaient pas d'indications sur l'état des performances de l'intimé au-delà de mars 2005. En outre, rien n'indiquait que de telles statistiques globales soient susceptibles de rendre compte d'une diminution de rendement qui s'installerait progressivement, encore moins lorsque le processus de décompensation en était à ses débuts. Contestant le point de vue des premiers juges reproduit ci-dessus, la recourante déclare qu'ils ont omis d'établir la capacité fonctionnelle de l'intimé pour avril et mai 2005, singulièrement qu'ils ont enfreint son droit d'être entendue faute de l'avoir interrogée sur l'absence de données relatives à l'intimé au-delà du 11 avril 2005. Ces déclarations de la recourante ne permettent pas de considérer que la juridiction cantonale, en retenant que l'intimé se trouvait dans la situation où il ne pouvait continuer son activité professionnelle de représentant en vins qu'en s'exposant à une aggravation de son état de santé et qu'il présentait à ce moment-là déjà une diminution de sa capacité fonctionnelle de rendement d'au moins 20 %, a établi les faits de façon manifestement inexacte ou en violation du droit. Il n'est pas démontré par une argumentation répondant aux exigences de l'art. 42 al. 2, respectivement de l'art. 106 al. 2 LTF que l'appréciation des preuves à laquelle ont procédé les premiers juges soit arbitraire dans son résultat en ce qui concerne l'existence d'une incapacité de travail sur le plan psychiatrique dans la poursuite de l'activité de représentant en vins jusqu'à mai 2005 (arrêt 9C_127/2008 du 11 août 2008, consid. 3.3). Le recours est mal fondé.