Citation: 4A_642/2024 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a écarté les motifs de récusation soulevés par la recourante. Celle-ci prétendait que l'expert s'était forgé une opinion négative à son sujet, qui s'était traduite dans un e-mail remontant au 23 novembre 2022, époque à laquelle il avait été mandaté dans un cadre extra-judiciaire pour dresser la liste des défauts grevant une autre construction réalisée (notamment) par la recourante. Cela étant, il n'était pas clairement établi avec quelle entité - de la recourante ou d'une autre société, éventuellement apparentée - l'expert avait eu à traiter à cette époque-là. À supposer qu'il se soit agi de la recourante, les contacts avaient quoi qu'il en soit été ponctuels. Quand bien même l'expert avait décelé des "non-conformités constructives", ceci ne l'obligeait pas à se récuser dans la présente affaire. Au contraire, la manière dont il s'était déterminé sur la requête de récusation montrait qu'il tirait de cette expérience passée des éléments positifs, à savoir que la recourante avait bien assumé ses responsabilités et remédié à satisfaction aux problématiques constatées. Les juges cantonaux ont relevé que les e-mails produits par la recourante dénotaient une attitude moralisatrice de l'expert et un ton sec, voire même des expressions qu'ils ont qualifiées de "légèrement désobligeantes". Cela étant, ils ont aussi noté que ces propos faisaient suite à l'absence non annoncée de la recourante à une séance qui était pourtant planifiée. À leurs yeux, l'expert avait été agacé par une situation ponctuelle, sans qu'il faille en déduire qu'il s'était forgé une opinion négative et arrêtée sur la recourante ou sa manière de travailler.