Citation: 1C_268/2023 E. 3.2.1

3.2.1. Les recourants estiment avoir démontré céans que, contrairement à ce qu'a jugé le Tribunal cantonal, la municipalité aurait bien reçu leur courrier du 25 août 2020 et ses annexes. Ils se réfèrent à cet égard à leur critique des faits développée en début de mémoire. Or, pour les motifs déjà exposés, cette argumentation est irrecevable (cf. consid. 2 ci-dessus). Il est vrai toutefois qu'en réponse au recours, la commune a produit ces différents documents, expliquant ne pas avoir été en mesure de retrouver, respectivement de déposer ces pièces précédemment en raison d'une erreur d'enregistrement dans son système (cf. réponse de la commune du 28 juin 2023). Cependant et contrairement à ce qu'affirment péremptoirement les recourants, en réplique, on ne saurait y voir d'emblée une "combine" ou encore une prévention du Juge instructeur à leur endroit. Il eût d'ailleurs été loisible aux recourants de produire ces pièces devant le Tribunal cantonal, ou à tout le moins d'en réitérer le contenu, s'ils l'estimaient opportun. A cet égard, on ne saurait les suivre lorsqu'ils prétendent qu'ils ne pouvaient déposer une pièce qu'ils n'avaient pas ou plus. En effet, en contradiction avec cette assertion, de l'aveu même des recourants, les pièces adressées une première fois à la municipalité par envoi du 25 août 2020 auraient été "transmises ensuite encore une fois en copie à son conseil" par courrier du 14 février 2022 (cf. également courrier manuscrit du recourant au mandataire de la commune du 18 juillet 2022). Dans ces conditions, on ne discerne pas ce qui de bonne foi aurait empêché les recourants de faire et d'adresser de nouvelles copies de ces documents au Tribunal cantonal, s'ils l'estimaient nécessaire à la défense de leurs intérêts (cf. BENOÎT BOVAY, Procédure administrative, 2015, p. 229 s.; CLÉMENCE GRISEL, L'obligation de collaborer des parties en procédure administrative, 2008, n. 187 ss); les recourants ne s'en expliquent du reste pas, pas plus qu'ils n'exposent, dans leur recours, en quoi ces pièces auraient été pertinentes et susceptibles d'influencer - en leur faveur et sur le fond - l'issue du litige. Il s'ensuit par ailleurs que, s'il fallait admettre que la non-prise en compte de ces documents par la commune aurait constitué, comme le soutiennent les recourants, une violation de leur droit d'être entendus, celle-ci aurait été guérie devant le Tribunal cantonal (cf. ATF 145 I 167 consid. 4.4; 142 II 218 consid. 2.8.1), qui bénéficie d'une pleine cognition (cf. art. 33 al. 3 let. b LAT).