Citation: 6B_386/2022 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a retenu qu'il était établi que le recourant vivait en colocation avec E.B.________. En outre, il avait été employé dans l'entreprise du père de ce dernier, l'intimé 2, mais licencié, celui-ci le qualifiant de "catastrophe" et de "parasite" qui "ment comme il respire". Par ailleurs, l'entreprise en question était propriétaire du véhicule litigieux, lequel était mis à disposition de E.B.________. Pour démarrer la voiture, il fallait non seulement une clé mais aussi composer un digicode que le recourant connaissait puisqu'il avait travaillé dans cette entreprise. Le 13 septembre 2019, E.B.________ avait laissé le véhicule devant son domicile, clé sur le contact, puisqu'il fallait encore introduire le code pour mettre le moteur en marche. Le soir des faits, le recourant passait la soirée, avec des amis, au domicile de E.B.________. Il en était parti vers 21h00 en indiquant qu'il comptait se rendre à une fête en France. Le recourant avait ainsi pris le volant du véhicule précité, puis s'était ensuite soustrait au contrôle de police, avant d'abandonner ledit engin un peu plus loin. La cour cantonale a jugé que rien au dossier ne permettait de penser que E.B.________, qui était resté constant dans ses déclarations, aurait eu une raison de se demander comment le recourant allait se rendre en France et d'imaginer qu'il pourrait prendre sa voiture. Il aurait tout au plus pensé que le recourant serait pris en charge par ses amis. Enfin et surtout, cela ne constituait en aucun cas une autorisation.