Citation: 4A_23/2020 E. 3.1

3.1. S'agissant de la prétendue impossibilité de construire sur la parcelle (située en zone 5 villas), la cour cantonale retient que, bien que soumise à des " exigences particulières ", la construction d'habitations serait " par principe possible " : le refus de l'autorisation de construire essuyé le 12 mai 2009 fait seulement ressortir que le projet de construction alors déposé ne prévoyait pas suffisamment de mesures de protection contre le bruit, mais il ne permet par contre pas de conclure que la construction de villas est impossible même si des mesures supplémentaires de protection sont prises. Pour tenter de démontrer qu'il est arbitraire de considérer que la construction est (encore) possible sur la parcelle, la recourante se fonde sur deux pièces figurant dans le dossier cantonal, à savoir la décision du 29 mars 2012 du Département des constructions et le préavis rédigé le 9 octobre 2012 par le Service de protection contre le bruit et les rayonnements non ionisants (SPBR) dans le cadre de l'instruction du recours contre la décision du département précité. Force est de constater que la recourante n'invoque pas explicitement l'arbitraire (art. 9 Cst.) et, partant, elle ne fournit pas véritablement de motivation dans cette perspective. Il est dès lors douteux que sa critique réponde aux exigences strictes de recevabilité posées par les art. 97 al. 1 et 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.1). Fût-elle recevable que la critique devrait être déclarée mal fondée. Certes, il résulte du premier document (décision du 29 mars 2012) évoqué par la recourante que " les nuisances sonores ne permettent plus d'envisager la réalisation d'habitations [dans la zone sur laquelle la parcelle litigieuse est située] " et du second (préavis du 9 octobre 2012) que les " exigences en matière de protection contre le bruit ne sont pas respectées et ne peuvent l'être ". Sur la base de ces éléments (qui n'ont pas été mentionnés explicitement par la cour cantonale, celle-ci renvoyant exclusivement au premier refus d'autorisation du 12 mai 2009), on peut admettre, comme le suggère la recourante, qu'il soit possible d'aboutir à un constat différent de celui effectué par la cour précédente. On ne saurait par contre pousser la critique plus loin et qualifier d'arbitraire la décision cantonale. Il résulte en effet du jugement du 7 novembre 2013 du Tribunal administratif de première instance que la demanderesse, par courrier du 2 novembre 2012, a contesté le contenu du préavis du SPBR du 9 octobre 2012, au motif que des " mesures de construction adaptées " permettent, selon elle, de respecter les valeurs d'immission fixées par les règles légales. De même, dans son jugement, le Tribunal administratif de première instance n'a pas exclu que des " mesures constructives " (soit des mesures d'isolation phonique) appropriées puissent permettre à la demanderesse de construire des habitations conformes à ces règles; il a seulement relevé que, dans sa demande d'autorisation (ayant abouti à la décision du 29 mars 2012), la demanderesse avait présenté pour l'essentiel un projet identique à celui qu'elle avait soumis précédemment à l'autorité compétente (décision du 12 mai 2009) et qu'elle s'était en réalité limitée à alléguer l'existence de nouvelles " mesures constructives ", sans toutefois apporter la preuve de leur effectivité. Cela étant, il n'était pas insoutenable d'arriver à la conclusion que la construction était (encore) " par principe possible ", tout en ajoutant que l'autorisation était soumise à des " exigences particulières ". Le moyen, pour autant que recevable, est infondé.