Citation: 8C_635/2021 E. 5.1

5.1. Le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir violé le principe de l'autorité de la chose jugée de manière crasse, par une interprétation arbitraire du droit cantonal - en particulier de la loi sur le personnel de l'État du 17 octobre 2001 (LPers; RS/FR 122.70.1) - et en contradiction avec les considérants des décisions judiciaires précédentes, en ne retenant pas que les arrêts des 18 août 2017 et 19 juillet 2018 avaient tranché exhaustivement le litige l'opposant à son employée. Il fait valoir que dans son arrêt du 18 août 2017, le tribunal cantonal n'a pas constaté une quelconque nullité de la décision de renvoi avec effet immédiat, mais a annulé cette décision et a ordonné la réintégration de l'intimée au sens des considérants, soit en impartissant au recourant un délai de deux mois dès l'entrée en force de cet arrêt pour procéder à la réintégration de l'intimée au sein de l'un de ses services. Il en déduit que le litige entre les parties aurait été définitivement tranché par l'arrêt de la juridiction cantonale, confirmé par le Tribunal fédéral, en ce sens que la réintégration était ordonnée "pro futuro", et non rétroactivement, et que le recourant n'avait pas à payer une quelconque rémunération à l'intimée pour la période comprise entre le prononcé du licenciement et la date effective de sa réintégration. Ce serait ainsi à raison que le recourant a refusé d'entrer en matière sur les prétentions pécuniaires de l'intimée, le droit fribourgeois ne permettant pas un cumul de prétentions en réintégration et en paiement d'une indemnité pour renvoi injustifié selon l'art. 41 LPers (cf. arrêt 8C_265/2018 du 29 novembre 2018 consid. 1.3).