Citation: 6B_908/2024 E. 3.5

3.5. La simple assertion de la recourante selon laquelle elle aurait été " condamnée sans être entendue " ne suffit pas à remplir les exigences minimales de motivation sous l'angle d'une éventuelle violation de son droit d'être entendue (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF), étant rappelé qu'elle a pu s'exprimer à chaque stade de la procédure (cf. arrêt entrepris let. B.b.d, B.b.e, B.g.c, C.a.a et C.b.a). Pour autant que la recourante entende, sans former de conclusion expresse en ce sens, contester sa condamnation du chef de diffamation, son allégation n'est pas propre à démontrer que l'autorité précédente aurait versé dans l'arbitraire en constatant l'absence d'éléments valant preuves libératoires (cf. art. 173 ch. 2 CP: allégations conformes à la vérité; raisons sérieuses de les tenir de bonne foi pour vraies). Pour le surplus, la recourante ne conteste d'aucune manière le refus d'apporter certaines preuves libératoires fondé sur l'art. 173 ch. 3 CP. Enfin, il est rappelé qu'il n'y a pas de place pour de telles preuves en matière de calomnie (cf. arrêts 7B_10/2022 du 25 septembre 2023 consid. 4.3.4; 6B_1040/2022 du 23 août 2023 consid. 3.1.1). Par ailleurs, la recourante nomme successivement sept personnes dont elle requiert l'audition (dont certaines en contradictoire), au motif qu'elle aurait été condamnée " en mai 2017 pour calomnie et contrainte sans la moindre instruction " (mémoire de recours p. 2). Ce faisant, la recourante semble s'en prendre à une autre décision que celle entreprise et ne tente d'aucune manière de démontrer l'arbitraire dans l'appréciation anticipée des preuves opérée par la cour cantonale dans la présente cause. En se contentant d'affirmer que les experts choisis par les autorités pénales " ne sont pas entendus ", sans autre indication, la recourante omet de discuter la motivation cantonale sur ce point, de sorte que sa critique est irrecevable (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF; mémoire de recours p. 6). Ensuite, la recourante se borne à opposer sa version des événements concernant J.B.________ à celles des juges cantonaux et requiert son audition (mémoire de recours p. 8) sans tenter de démontrer que l'appréciation anticipée de la preuve requise, telle qu'opérée par la cour cantonale, serait entachée d'arbitraire. Pareil procédé est irrecevable. Enfin, il ne ressort pas de l'arrêt entrepris que la recourante aurait requis l'audition ou contesté le défaut d'audition de la Dre K.________ aux débats d'appel. S'agissant d'un grief lié à l'administration des preuves, il est irrecevable sous l'angle du principe de la bonne foi qui interdit de saisir les juridictions supérieures d'un éventuel vice pouvant être invoqué dans une phase antérieure de la procédure (cf. ATF 143 IV 397 consid. 3.4.2; 135 I 91 consid. 2.1; arrêt 6B_177/2024 du 26 novembre 2024 consid. 2.2; cf. également art. 80 al. 1 LTF). Il est aussi irrecevable pour défaut de motivation, dès lors que la recourante, tout en soulignant le caractère détaillé des rapports de la prénommée, n'expose pas en quoi son témoignage serait pertinent. Pour le même motif, la recourante est irrecevable à contester le refus d'auditionner la psychologue I.________.