Citation: 2C_693/2010 13.09.2010 E. 6

Le Tribunal cantonal a jugé à bon droit que le recourant commettait un abus de droit en invoquant l'existence de son mariage pour obtenir le maintien de son autorisation de séjour. Le recourant porte à tort le débat sur un autre terrain et se prévaut sans motivation suffisante (art. 42 LTF) de l'arrêt de la CJCE du 13 février 1985 Diatta, 267/83, Rec 1985, p. 567 ss. du moment que le Tribunal fédéral, interprétant l'arrêt Diatta précité, a déjà expliqué de façon détaillée pourquoi la jurisprudence concernant l'abus de droit pouvait s'appliquer dans le cadre de l'art. 3 annexe 1 ALCP (ATF 130 II 113 consid. 9.1 p. 129). Il n'y a donc pas lieu de revenir sur cette question déjà tranchée. Au demeurant, le recourant s'oppose à la constatation de l'abus de droit par le Tribunal cantonal en exposant des éléments de faits qui s'écartent de ceux retenus par l'arrêt attaqué, sans préciser concrètement en quoi ces faits ont été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit (art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF), de sorte que son grief est irrecevable. Pour le surplus, le Tribunal cantonal a jugé que le recourant n'avait pas fait ménage commun avec son épouse pendant trois ans et qu'il n'avait pas été maltraité par elle, de sorte qu'il ne pouvait se prévaloir d'un droit à l'octroi d'une autorisation de séjour fondée sur l'art. 50 al. 1 LEtr. Comme le recourant se borne à cet égard à invoquer l'art. 49 LEtr sans exposer quelles raisons majeures il entend invoquer, son grief ne répond pas aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LEtr. Il est par conséquent irrecevable. Enfin, le recourant demande l'annulation de l'arrêt attaqué dans la mesure où il concerne le refus de délivrer une autorisation de séjour à sa fille. Il ne formule toutefois aucune motivation à cet effet.