Citation: U 357/05 10.10.2006 E. 1

4.2 Les considérations de la doctoresse M.________ (qui suit la recourante depuis 1995) au sujet des troubles dépressifs et neuropsychologiques vont clairement dans le sens de celles des experts. Rappelant que l'état de santé psychique de l'assurée était fragile avant l'accident et qu'il justifiait déjà une incapacité de travail totale, la médecin-psychiatre a déclaré que les symptômes «post traumatisme crânio-cervical tels que les difficultés de concentration, les troubles de mémoire et de coordination ne peuvent pas être isolés du contexte anxio-dépressif dans lequel [l'assurée se trouve], et ne sont pas quantifiables séparément desdits troubles dépressifs préexistants» (cf. réponses aux questions des premiers juges du 11 novembre 2004; voir également le rapport du 7 septembre 2002 qu'elle a rédigé à l'intention de l'assurance-invalidité). On peut dès lors considérer comme établi, au degré de la vraisemblance prépondérante, que les troubles psychiques présentés par la recourante, lesquels constituent une atteinte à la santé indépendante du traumatisme du type «coup du lapin», auraient évolué de la même manière sans l'accident (statu quo sine). L'arrêt de la Cour de céans auquel la recourante fait référence ne lui est à cet égard d'aucun secours tant il est vrai que chaque cas doit être jugé à l'aune des informations médicales qui le concernent. L'intimée était ainsi fondée à supprimer ses prestations en relation avec ces troubles, qui - il y a lieu de le préciser - entraînent à eux seuls une incapacité de travail totale depuis novembre 2001. 4.3 Il en va de même s'agissant des cervicalgies et du syndrome épaules/mains dont l'assurée est atteinte. On relèvera tout d'abord que l'assuré présente des troubles dégénératifs (polyarthrose; discopathie et uncarthrose C5-C6 ) et qu'aucune lésion organique due à l'entorse cervicale n'est démontrée. L'avis du professeur R.________, de la Clinique Z.________, qui évoque, dans un rapport du 19 septembre 2003, des «douleurs d'origine organique» ne saurait être suivi à cet égard dès lors qu'il ne fait nullement mention d'une pathologie en relation avec ces douleurs. On doit ensuite constater que les médecins eux-mêmes ne sont pas vraiment en mesure de faire la part, chez l'assurée, des symptômes qui résultent encore de la distorsion cervicale et de ceux qui relèvent de la dépression sévère. Invitées à donner leur opinion dans le cadre de la demande AI, la doctoresse B.________ a précisé que les douleurs diffuses ressenties par K.________ ne sont pas explicables par les altérations dégénératives et «peuvent entrer dans le cadre d'une somatisation secondaire à son état dépressif» (rapport du 21 février 2002), pendant que la doctoresse D.________ a souligné que le terrain préexistant anxio-dépressif «explique vraisemblablement la sévérité du tableau clinique, l'aggravation subjective de la symptomatologie et la chronicité des troubles» (rapport du 10 juin 2002). Vu le nombre de médecins qui se sont prononcés sur le cas, la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise comme le demande la recourante n'apporterait selon toute probabilité aucune clarification à ce sujet. Dans ces conditions, on ne peut pas non plus retenir, au degré de la vraisemblance prépondérante, qu'au moment de la décision litigieuse, les troubles ici en cause étaient toujours en rapport de causalité naturelle avec l'accident de la circulation, quand bien même ceux-ci sont apparus consécutivement audit accident et qu'ils ne sont que partiellement imputables aux lésions dégénératives existantes. Le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.