Citation: 2C_429/2024 E. 2.2

2.2. Comme le soutient la recourante, l'arrêt attaqué mentionne que, selon la chronologie du rapport du 12 décembre 2022 de l'Office médico-pédagogique, l'ex-mari n'aurait participé aux violences psychologiques alléguées (infligées initialement à la recourante par la famille de celui-ci) que depuis le mois juin 2020, par des cris répétés, une surveillance des moindres faits et gestes de l'intéressée, ainsi que par des menaces de mettre son téléphone sur écoute, de la mettre à la porte et de "l'envoyer à l'hôpital". Puis, les juges relèvent, dans leur subsomption, que les faits en cause ne revêtent pas une intensité suffisante pour être constitutifs de violence psychologique et que la période où la recourante aurait été victime d'une telle violence a été particulièrement courte, se limitant au mois de juin 2020, les ex-époux vivant séparés depuis le 19 juin 2020. Or, le rapport du 12 décembre 2022 de l'Office médico-pédagogique n'indique effectivement pas que l'ex-conjoint a commencé à se comporter de la façon décrite par la recourante en juin 2020: il mentionne que celle-ci a fait état, à cette date, d'une situation pré-existante. Partant, selon les pièces mentionnées dans l'arrêt attaqué, les éléments de violence invoqués ne se sont pas déroulés uniquement à partir du mois de juin 2020. Le grief portant sur l'arbitraire dans la constatation des faits doit donc être admis. Le Tribunal fédéral se fondera donc sur le contenu exact des rapports pour évaluer si les conditions de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI sont remplies.