Citation: 6B_147/2021 E. 1.3

1.3. Le recourant s'en prend à l'appréciation des preuves en relation avec les témoignages de C.________ et de D.________, respectivement le patron et un client du kiosque dans lequel il a fait la connaissance de l'intimée le soir des faits. Il estime d'une part que leur crédibilité devrait être sérieusement remise en doute et d'autre part que la cour cantonale a retenu des éléments de fait qui, contrairement à ce qu'elle affirme, ne ressortent pas des déclarations des témoins. S'agissant de la crédibilité des témoins, la cour cantonale a relevé que leurs propos étaient mesurés, déclarant ne pas avoir clairement vu ce qui se passait dans l'allée de l'immeuble, de sorte qu'ils ne pouvaient ni attester ni exclure une agression, mais affirmant avoir perçu un malaise et conçu des craintes pour l'intimée, ce qui les avait poussés à s'assurer qu'elle était saine et sauve et, lorsqu'ils se sont trouvés à proximité de l'immeuble, à frapper à la porte jusqu'à ce qu'elle leur ouvre. Elle a par ailleurs noté que rien au dossier n'indiquait une quelconque inimitié entre le recourant et D.________, lequel ne connaissait par ailleurs pas l'intimée avant les événements. Cette appréciation ne prête pas le flanc à la critique. Le recourant reproche en premier lieu à la cour cantonale d'avoir passé sous silence un rapport de police daté du 10 juin 2016, duquel il ressortirait que l'intimée avait accepté que le recourant la raccompagne. On ne perçoit pas en quoi l'éventuelle omission de cet élément serait de nature à faire apparaître comme arbitraires les faits retenus par la cour cantonale. Il ne s'agit en effet pas d'un élément déterminant puisqu'il va de soi que le fait que l'intimée ait accepté que le recourant la raccompagne ne signifie pas pour autant qu'elle ait consenti à la relation qui s'en est suivie. Le recourant cherche à tirer argument de divergences relatives à l'état d'alcoolisation de l'intimée pour soutenir que le rapport de police du 10 juin 2016 ne pouvait pas être mis en doute et encore moins passé sous silence comme l'a fait la cour cantonale. La cour cantonale a retenu le fait que l'intimée était fortement alcoolisée au moment des faits, ce qui correspond aux constatations du rapport de police invoqué par le recourant. Pour le surplus, il est admis par tous les intervenants que l'intimée était clairement sous l'effet de l'alcool, la seule affirmation divergente, relevée par le recourant, étant celle faite par le témoin D.________ qui a dit devant le ministère public le 1er novembre 2016 " elle avait l'air normal. Elle n'était pas ivre en tout cas " (dossier cantonal, pièce C-94). Cette déclaration est toutefois démentie par une autre, faite à la même occasion par le même témoin, selon laquelle la femme avait l'air ailleurs, " dans les choux " (dossier cantonal, pièce C-91), de sorte qu'elle ne suffit pas à mettre en doute la crédibilité du témoin. Toujours dans le but de mettre en doute la crédibilité du témoin, le recourant invoque par ailleurs de prétendues divergences dans ses déclarations concernant le fait que l'intimée ait ou non accepté qu'il la raccompagne. Il se prévaut à ce propos une nouvelle fois du rapport de police du 10 juin 2016 d'une part et d'autre part d'une audition du témoin par la police le lendemain des faits, qui seraient contradictoires. La seule déclaration extraite d'un procès-verbal d'audition signé par le témoin est celle selon laquelle l'intimée, après l'intervention du témoin, s'est positionnée derrière lui comme si elle avait peur de l'homme qui l'accompagnait (dossier cantonal, pièce B-11, citée par le recourant). Elle correspond par ailleurs aux déclarations qu'il a faites le 1er novembre 2016 devant le ministère public, selon lesquelles elle a hurlé et s'est mise derrière lui en disant qu'elle ne voulait pas aller avec le recourant (dossier cantonal, pièce C-91, également citée par le recourant). Non seulement l'affirmation selon laquelle l'intimée aurait répondu au recourant que tout allait bien ressort du rapport de police lui-même sans que l'on sache lors de quelle audition le témoin aurait dit cela, mais elle est de surcroit atténuée par la suite du rapport selon lequel le témoin était " certain que cette femme avait trop bu pour être lucide " et le fait que les témoins D.________ et C.________ ont décidé de rattraper les protagonistes afin de s'enquérir de l'état de l'intimée. Dans ces circonstances, les divergences invoquées par le recourant ne sont pas propres à remettre en question la crédibilité du témoin. Pour le surplus, comme cela a déjà été relevé ci-dessus, le fait que l'intimée ait ou non accepté que le recourant la raccompagne est dénué de pertinence.