Citation: 6B_703/2024 E. 2.4.2

2.4.2. Quoi qu'en dise le recourant, les intérêts publics présidant à son expulsion sont importants, compte tenu de la gravité de l'infraction qu'il a commise et de la durée dans laquelle ses agissements s'inscrivent. En effet, il a agi de façon systématique sur une période de neuf ans et demi, causant à l'État un préjudice considérable de plus de 169'000 francs. De surcroît, le recourant, qui était donc installé dans la délinquance, n'en est pas sorti de son plein gré, puisque seule l'enquête des services sociaux a permis de mettre fin à ses agissements. Enfin, dans la mesure où il se prévaut de son absence d'antécédent, on rappellera qu'elle ne permet cependant pas de retenir que le risque qu'il récidive est nul. Par ailleurs, la peine privative de liberté à laquelle le recourant a été condamné dépasse le seuil d'une année, ce qui pourrait permettre une révocation de son autorisation d'établissement sur la base de l'art. 63 al. 1 let. a LEI cum 62 al. 1 let. b LEI (cf. ATF 139 I 145 consid. 2.1, selon lequel constitue une "peine privative de liberté de longue durée" au sens de l'art. 62 al. 1 let. b LEtr [depuis le 1er janvier 2019: LEI], toute peine dépassant un an d'emprisonnement; arrêts 6B_627/2024 du 8 octobre 2024 consid.1.5.2; 6B_1256/2023 du 19 avril 2024 consid. 4.8; 6B_470/2023 du 20 septembre 2023 consid 6.6.1).