Citation: 2A.525/2004 21.09.2004 E. 3

Il convient dès lors d'examiner le recours en tant que recours de droit public. 3.1 Aux termes de l'art. 88 OJ, ont qualité pour former un recours de droit public les particuliers ou les collectivités lésés par des arrêtés ou décisions qui les concernent personnellement ou qui sont d'une portée générale; cette voie de recours ne leur est ouverte que pour autant qu'ils puissent faire valoir un intérêt juridiquement protégé. Comme on l'a vu ci-dessus (consid. 2), la recourante ne peut invoquer aucun droit à l'octroi d'une autorisation de séjour. Par conséquent, elle n'a pas qualité pour recourir à cet égard (ATF 118 Ib 145 consid. 6 p. 153). 3.2 Même s'il n'a pas qualité pour agir au fond, un recourant peut se plaindre de la violation d'une garantie de procédure qui équivaut à un déni de justice formel. Dans un tel cas, l'intérêt juridiquement protégé exigé par l'art. 88 OJ découle non pas du droit de fond, mais du droit de participer à la procédure. Un tel droit existe lorsque le recourant avait qualité de partie en procédure cantonale. Si tel est le cas, il peut se plaindre de la violation des droits de partie que lui reconnaît la procédure cantonale ou qui découlent directement de dispositions constitutionnelles (ATF 121 I 218 consid. 4a p. 223). La recourante fait valoir que "sa situation n'a pas été examinée sous l'angle du droit humanitaire" et y voit un déni de justice formel. Cependant, elle ne développe sur ce point aucune argumentation conforme aux exigences de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ. Par conséquent, le présent recours est irrecevable comme recours de droit public.