Citation: 7B_373/2024 E. 2.2.3

2.2.3. Selon l'art. 396 al. 1 CPP, le recours contre les décisions notifiées par écrit ou oralement doit être motivé et adressé par écrit à l'autorité de recours dans un délai de dix jours. Si la loi exige que le recours soit motivé, la personne ou l'autorité qui recourt doit, aux termes de l'art. 385 al. 1 CPP, indiquer précisément les points de la décision qu'elle conteste (let. a), les motifs qui commandent une autre décision (let. b) et les moyens de preuve qu'elle invoque (let. c). Selon les principes généraux du droit de recours, la motivation écrite doit être contenue dans le recours lui-même; les renvois à d'autres écrits juridiques ou au dossier ne suffisent pas. Si le mémoire ne satisfait pas à ces exigences, l'instance de recours le renvoie, conformément à l'art. 385 al. 2 CPP, pour qu'il soit complété dans un bref délai (première phrase); si le mémoire ne satisfait toujours pas aux exigences après l'expiration de ce délai, l'autorité de recours n'entre pas en matière (deuxième phrase). S'agissant de spécialistes, particulièrement d'avocats, une prolongation de délai n'est envisageable qu'en cas d'erreur ou d'empêchement non fautif (ATF 142 IV 299 consid. 1.3.4; arrêts 7B_365/2024 du 16 avril 2024 consid. 2.3; 7B_257/2022 du 4 décembre 2023 consid. 2.2.1 et 2.2.2 et les arrêts cités).