Citation: U 531/06 23.02.2007 E. 3

3.1 Il est établi que l'état de santé de l'intimé est resté stable depuis le dernier examen matériel du droit à la rente, soit la décision sur opposition du 20 mars 2002. La recourante soutient toutefois que le salaire de l'assuré dans sa nouvelle profession a connu une forte augmentation, puisqu'il était de 55'300 fr. en 2002, contre 67'600 fr. en 2004, selon les renseignements obtenus auprès de son employeur. En comparant le salaire obtenu en 2004 à celui d'un monteur-électricien disposant d'un certificat fédéral de capacité et d'une expérience de travail comparable à celle qu'aurait acquise l'assuré, sans accident, le taux d'invalidité serait de 1 à 2 % au maximum. Une révision du droit à la rente serait donc justifiée. L'intimé objecte que sans l'accident, il n'aurait pas limité son activité professionnelle à celle d'un monteur-électricien et aurait selon toute vraisemblance acquis une formation complémentaire lui permettant de réaliser un revenu plus élevé. Il se réfère au témoignage d'un monteur électricien ayant débuté son apprentissage une année après lui et réalisant un revenu de 94'000 à 95'000 fr. par an, après avoir obtenu une maîtrise fédérale. En maintenant sans changement le droit à une rente fondée sur un taux d'invalidité de 15 % - soit le rapport entre un revenu hypothétique sans invalidité de l'ordre de 80'000 fr. et un revenu effectivement réalisé de 67'600 fr. -, les premiers juges n'auraient donc pas surestimé la diminution de sa capacité de gain.