Citation: 8C_583/2018 E. 6.2

6.2. Il ressort de la législation fribourgeoise en matière de personnel de l'Etat (supra consid. 3) ainsi que de la jurisprudence y relative (cf. l'arrêt 8C_670/2017 [cité par le recourant] consid. 8.3.1), qu'en cas de licenciement injustifié, la réintégration constitue la règle et l'indemnisation l'exception. Conformément à la teneur de l'art. 41 LPers, une indemnisation entre en considération lorsqu'il y a cessation de fait des rapports de service et qu'une réintégration n'est plus possible. Cela étant, on ne saurait reprocher aux premiers juges d'avoir tenu compte de l'absence au poste depuis plus de dix mois, dès lors que la loi fait de la cessation des rapports de service un des critères pour privilégier l'indemnisation. En outre, le cas du recourant n'est pas comparable aux circonstances ayant donné lieu à l'arrêt 8C_670/2017. En effet, dans cette affaire, malgré une absence au poste d'un peu plus d'une année, la réintégration de l'employée demeurait possible en raison des caractéristiques structurelles de l'employeur, soit un établissement hospitalier cantonal occupant plusieurs milliers de collaborateurs et cherchant régulièrement à engager du personnel soignant pour des postes semblables à celui de la collaboratrice concernée. En l'espèce, l'AFC ne compte qu'un nombre très limité d'employés et l'existence de postes vacants "touchant à l'agriculture" n'est pas établie. Dans ces conditions, il n'apparaît pas arbitraire de tenir compte du refus du recourant d'être transféré dans un autre service et des difficultés relationnelles qui l'opposeraient au président de l'AFC pour écarter la possibilité d'une réintégration. Le nombre d'années exercées au sein de l'AFC et l'intérêt du recourant pour son ancienne activité n'y changent rien. Enfin, en ce qui concerne les critiques formulées à nouveau par le recourant à propos de son exclusion anticipée et de la nomination du nouveau président de l'AFC, on peut renvoyer à ce qui a été dit plus haut (supra consid. 5.2).