Citation: 6B_1335/2016 E. 1.3

1.3. Le recourant développe une argumentation appellatoire, et partant irrecevable, dans laquelle il rediscute librement l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Tel est notamment le cas dans la partie de son mémoire intitulée "les faits", puis lorsque le recourant évoque de prétendues imprécisions dans les observations de la police, sans démontrer en quoi la cour cantonale en aurait tiré des constatations insoutenables. Celui-ci n'explique pas davantage pourquoi l'autorité précédente aurait fait preuve d'arbitraire en retenant, sur la base des observations policières, qu'il était arrivé à Genève une dizaine de jours avant son arrestation, qu'il s'était rendu dans un cybercafé, avait rencontré à plusieurs reprises C.________ et D.________, et circulait dans les rues en utilisant des précautions afin de ne pas être suivi. Il en va de même lorsque le recourant tente d'opposer ses déclarations en cours d'enquête, ainsi que celles de B.________, C.________ et D.________, aux autres éléments de preuve, dès lors qu'il se contente à cet égard de livrer son propre récit concernant les faits. Par ailleurs, le recourant ne démontre pas que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en considérant que le fait que B.________ se soit livré au trafic de stupéfiants depuis l'appartement constituait un élément à charge, "vu les liens de confiance qui unissent normalement une fratrie". En effet, contrairement à ce qu'il prétend, l'autorité précédente n'a pas entendu ainsi affirmer que la culpabilité de B.________ impliquait celle du recourant eu égard à leurs liens familiaux, mais qu'il était invraisemblable que le prénommé eût dissimulé à son frère les activités auxquelles il se livrait dans l'appartement où tous deux séjournaient. La cour cantonale a d'ailleurs précisé que le recourant n'était pas un simple compatriote de passage qui se serait trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. L'autorité précédente n'a pas davantage fait preuve d'arbitraire en constatant qu'au vu de l'exiguïté de l'appartement, le recourant savait nécessairement que celui-ci servait de lieu de stockage et de conditionnement pour la drogue. Il ressort certes de l'état de fait que l'héroïne découverte par la police était dissimulée derrière une plinthe, dans un placard ou sous l'évier, de sorte qu'elle n'était pas directement visible en pénétrant dans l'appartement. Cependant, de l'héroïne y était manipulée, puisque ce lieu servait à la préparation et au conditionnement de la drogue, et que B.________ s'y est vu remettre des sachets "minigrip" le 2 juin 2014. En outre, les pains de marijuana étaient stockés directement dans le salon de l'appartement. Partant, il n'apparaît nullement insoutenable de considérer que les activités liées au trafic ne pouvaient avoir échappé au recourant, qui séjournait dans l'appartement depuis plusieurs jours.