Citation: 8C_734/2024 E. 3

L'arrêt attaqué repose sur la loi cantonale du 22 mars 2007 sur l'insertion et l'aide sociale individuelle (LIASI; RS/GE J 4 04). La cour cantonale a exposé que selon l'art. 9 LIASI, les prestations d'aide financière versées en vertu de cette loi étaient subsidiaires à toute autre source de revenu et que la rente de l'armée brésilienne, la pension de retraite brésilienne ainsi que la rente AVS perçues par la recourante devaient être prises en compte comme revenus (et non comme fortune) pour la fixation des prestations en application des art. 27 al. 1 let. a LIASI et 22 al. 2 LIASI a contrario. C'était par conséquent à bon droit que l'intimé avait cessé le versement de l'aide financière puisque l'ensemble des ressources déterminantes étaient plus élevées que les dépenses. Par ailleurs, la cour cantonale a indiqué qu'en vertu de l'art. 37 LIASI, l'aide financière accordée à titre d'avance dans l'attente de prestations sociales ou d'assurances sociales était remboursable à concurrence du montant versé par l'Hospice général durant la période d'attente dès l'octroi desdites prestations. Il en allait de même lorsqu'un montant rétroactif était versé pour une période durant laquelle le bénéficiaire avait perçu des prestations d'aide financière. Par conséquent, la recourante devait rembourser la somme de 1'931 fr. 41, qui correspondait au montant de l'aide financière versée à titre d'avance sur les pensions de retraite brésiliennes pour la période du 1er septembre 2023 au 30 avril 2024. Enfin, la cour cantonale a retenu que la recourante ne pouvait pas obtenir la remise de cette somme en application de l'art. 42 al. 1 LIASI, dès lors qu'elle ne remplissait pas la condition de la bonne foi.