Citation: 8C_376/2023 E. 8.1

8.1. Le recourant se plaint ensuite, dans un même grief, d'une violation de l'art. 337 CO ainsi que d'une violation de son droit d'être entendu. Il fait grief à la commission de ne pas avoir analysé la gravité subjective des manquements retenus à son encontre. Au vu du déroulement des événements, la rupture du lien de confiance serait intervenue en date du 27 avril 2022, au moment de la réception par l'intimée du courrier du procureur général envoyé le jour précédent. Lors de l'envoi du courrier du 2 mai 2022 au recourant, l'intimée aurait donc déjà eu connaissance de tous les faits fondant le licenciement immédiat. Dans ce courrier, elle a toutefois indiqué que la procédure administrative visait à "évaluer si la poursuite des rapports de travail [était] possible et, si oui, à quelles conditions". Cette formulation démontrerait que l'intimée tenait pour possible la poursuite des rapports de travail, ce qui permettrait de conclure que d'un point de vue subjectif, la gravité des faits reprochés au recourant ne justifiait pas, pour l'intimée, une résiliation immédiate du contrat de travail.