Citation: 9C_483/2021 E. 5.3.1

5.3.1. Les arguments développés par le recourant en relation avec ses affections d'ordre psychique ne sont pas fondés. En effet, entre autres constatations que l'assuré n'évoque pas dans son écriture de recours, les premiers juges ont relevé que les médecins traitants (en particulier la doctoresse E.________) n'avançaient pas d'autres symptômes que ceux mentionnés dans les rapports antérieurs à la décision de suppression de rente (tels que notamment la réduction de l'énergie, le manque de plaisir, la perte d'intérêt, l'asthénie physique et psycho-affective, etc.) pour étayer leur diagnostic d'état dépressif sévère. Ils ont retenu à cet égard que le docteur C.________ avait déjà à l'époque relativisé de manière convaincante l'importance des mêmes symptômes en raison de l'existence d'incohérences avec des éléments de l'anamnèse ou de l'examen pour retenir une dysthymie au lieu d'un épisode dépressif majeur. On ne saurait dès lors reprocher valablement à la juridiction cantonale d'avoir fait preuve d'arbitraire en concluant que les rapports des médecins traitants n'apportaient aucun élément fondamentalement nouveau par rapport à la situation telle qu'elle se présentait au moment de la précédente décision puisque le diagnostic et les éléments le justifiant sont identiques. Le recourant n'explique pas en quoi ces symptômes - identiques à ceux observés précédemment - seraient nouveaux et rendraient plausible une péjoration de son état de santé. Dans ce contexte, il est par ailleurs faux de soutenir que l'expert psychiatre n'avait à l'époque pas observé la présence de certains de ces symptômes. Selon les constatations cantonales, le docteur C.________ avait relevé l'évocation par l'assuré de tels symptômes qui pouvaient laisser penser à un épisode dépressif majeur, mais les avait écartés en raison d'incohérences entre les plaintes et des éléments objectifs (tels qu'une réactivité émotionnelle à des événements agréables, un intérêt qualifié d'authentique pour diverses activités ou un sens de l'humour préservé). Le recourant ne rend pas plausible que la situation serait différente de celle existant lors de l'expertise. Affirmer que les incohérences de l'époque ne sont plus forcément présentes à l'heure actuelle et que les médecins traitants ne les ont pas observées ne suffit pas pour rendre plausible une aggravation de la situation. De même, invoquer le rapport du 16 mai 2018 du docteur H.________, médecin de l'Hôpital I.________ produit au cours de la première procédure de recours, ne permet pas de retenir une telle aggravation. Ce médecin a attesté une stabilisation progressive de l'état psychique avec une amélioration de l'humeur et une nette diminution des ruminations anxieuses durant l'hospitalisation volontaire du 26 mars au 26 avril 2018 consécutive à la suppression de la demi-rente et a diagnostiqué un trouble dépressif récurrent, épisode moyen, après l'hospitalisation. Il a cependant fondé son diagnostic sur les mêmes symptômes que ceux signalés par les médecins traitants et relativisés par l'expert psychiatre. Or retenir un diagnostic différent en fonction de constatations identiques ne constitue qu'une appréciation différente d'un même état de fait qui ne rend pas plausible une modification notable de l'état de santé.