Citation: 1F_2/2024 E. 2.2

2.2. Le requérant reprend paragraphe par paragraphe les considérants en fait et en droit de l'arrêt 1C_607/2023 en soulignant les erreurs graves qui auraient été commises tant par le Conseil d'Etat que par la Cour de céans et qui auraient conduit à ce que les questions de fond soulevées dans son recours du 16 août 2023 ne soient jamais traitées, alors qu'elles auraient dû l'être si le Conseil d'Etat l'avait transmis à l'autorité compétente comme il en avait l'obligation. A bien comprendre le requérant, il ressortirait de l'ATF 136 II 132 que le Tribunal fédéral était l'autorité compétente pour traiter son recours du 16 août 2023 contre les dysfonctionnements du Service cantonal des votations et élections et que le Conseil d'Etat aurait dû le transmettre à la Cour de céans après avoir constaté qu'il n'était pas compétent pour le traiter. Il n'aurait découvert l'existence de cette voie de droit extraordinaire que le 10 novembre 2023, à la lecture du Message du Conseil fédéral relatif à la modification de la loi fédérale sur les droits politiques du 29 novembre 2013, évoquant l'ATF 136 II 132. L'omission des juges de tenir compte de cet arrêt relèverait d'une erreur particulièrement grave et démontrerait leur prévention à son égard. A titre liminaire, on observera qu'il n'appartient pas au Tribunal fédéral, saisi d'une demande de révision de ses propres arrêts fondée sur l'art. 121 let. a LTF, d'examiner si le Conseil d'Etat a procédé à des erreurs graves et répétées susceptibles de mettre en cause ses décisions.