Citation: 4P.213/2000 22.02.2001 E. 2

2.- Le recourant se plaint de la violation de son droit d'être entendu, invoquant l'art. 9 Cst. Il soutient qu'il n'a pas cessé, depuis le dépôt du rapport de l'expert judiciaire Alt, le 28 novembre 1994, d'offrir l'exécution des travaux de réparation simplifiés que l'expert avait suggérés comme alternative à des travaux plus lourds et dont le principe de la réalisation avait été accepté par les demandeurs. A l'en croire, la cour cantonale lui aurait refusé cette possibilité, le privant ainsi de son droit à démontrer que ces travaux légers suffisaient à éliminer les nuisances dont se plaignaient les intimés. Le droit d'être entendu est consacré à l'art. 29 al. 2 Cst. et nullement à l'art. 9 Cst. Il permet notamment au justiciable de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son détriment, de fournir valablement des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort de la décision, d'avoir accès au dossier, de participer à l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leurs propos (ATF 126 I 15 consid. 2a; 124 I 49 consid. 3a, 241 consid. 2; 124 V 180 consid. 1a). En l'occurrence, le recourant n'a aucunement été privé de son droit d'être entendu tel qu'il est défini par la jurisprudence précitée. Il a au contraire pu exercer ce droit et solliciter toutes les preuves utiles. Le fait de n'avoir pas pu démontrer que, selon lui, des travaux légers auraient suffi à éliminer le défaut n'a rien à voir avec le droit d'être entendu. La cour cantonale n'a pas refusé de donner suite à une offre de preuve du défendeur. Du reste, celui-ci ne le prétend pas. Savoir si le recourant était en droit d'imposer aux demandeurs de se contenter desdits travaux légers en lieu et place des travaux de réparation plus importants préconisés par l'expert est une question qui relève de l'application du droit fédéral, laquelle ne peut être examinée dans le présent recours de droit public. Le moyen est irrecevable.