Citation: 1C_509/2019 E. 2

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis. En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires doivent être rédigés dans une langue officielle, c'est-à-dire en allemand, en français, en italien ou en romanche (cf. art. 54 al. 1 LTF et 70 al. 1 Cst.). Les pièces invoquées comme moyens de preuve doivent être jointes au mémoire, pour autant qu'elles soient en mains de la partie; il en va de même de la décision attaquée si le mémoire est dirigé contre une décision (art. 42 al. 3 LTF). Si les annexes prescrites font défaut, le Tribunal fédéral impartit un délai approprié à la partie pour remédier à l'irrégularité et l'avertit qu'à défaut le mémoire ne sera pas pris en considération (art. 42 al. 5 LTF). De même, si le mémoire n'est pas rédigé dans une langue officielle, le Tribunal fédéral peut le renvoyer à son auteur; dans ce cas, il impartit à celui-ci un délai approprié pour remédier à l'irrégularité et l'avertit qu'à défaut le mémoire ne sera pas pris en considération (art. 42 al. 6 LTF). En l'occurrence, la recourante a adressé en temps utile un mémoire de recours rédigé en anglais, accompagné de la première et dernière page du jugement querellé. Dans la mesure où ce courrier n'était pas rédigé dans une langue officielle de la Confédération et ne contenait pas davantage la version complète de la décision attaquée, comme l'exige l'art. 42 al. 1 et 3 LTF pour tout recours au Tribunal fédéral, le Président de la Ire Cour de droit public l'a invitée, par ordonnance du 26 septembre 2019, à remédier à ces irrégularités d'ici au 14 octobre 2019, en l'avertissant qu'à défaut, son mémoire ne serait pas pris en considération. La recourante a retiré cette ordonnance le 3 octobre 2019, à 15h14, selon l'extrait du suivi des envois de La Poste Suisse. Elle disposait ainsi de dix jours pour faire traduire son mémoire de recours dans l'une des langues officielles et le transmettre au Tribunal fédéral avec une version complète du jugement qu'elle entendait contester, ce qu'elle n'a pas fait. Si elle estimait ce délai trop bref, il lui appartenait d'en demander la prolongation avant son expiration par une requête motivée (cf. art. 47 al. 2 LTF; LAURENT MERZ, Basler Kommentar, Bundesgerichtsgesetz, 3è éd., 2018, n. 106 ad art. 42 LTF). Or, elle n'a pas davantage agi en ce sens, le téléphone et les courriels adressés à la Chancellerie centrale du Tribunal fédéral étant intervenus après le 14 octobre 2019. Au demeurant, la recourante ne précise pas, dans ces courriels, les raisons qui l'auraient empêchée de produire une traduction de son recours dans une langue officielle et une copie complète de la décision attaquée dans le délai imparti à cet effet et qui justifieraient de prolonger le délai pour ce faire, que ce soit en vertu de l'art. 47 al. 2 ou de l'art. 50 al. 1 LTF.