Citation: 1B_117/2015 E. 1

La recourante estime enfin que son droit de faire appel à un défenseur de son choix a été violé car elle n'a pas eu l'occasion de contacter Me C.________, à Bienne, afin de le mandater comme avocat de choix. Elle ne prétend cependant pas avoir suggéré cet avocat, lors de son audition devant le Procureur, pour assurer la défense de ses intérêts dans la procédure pénale, que ce soit comme avocat de choix ou comme avocat d'office. La Chambre de recours pénale pouvait ainsi se borner à constater que la recourante avait pu exercer le droit de proposition que lui conférait l'art. 133 al. 2 CPP en demandant à être assistée d'un avocat américain et qu'elle ne pouvait pas contester l'ordonnance de nomination du défenseur d'office en demandant le remplacement de l'avocat qui lui avait été désigné par un autre. Il appartiendra néanmoins à la direction de la procédure de s'assurer que la recourante puisse contacter sans délai Me C.________ afin de le mandater comme avocat de choix si telle était son intention et de révoquer, le cas échéant, le mandat d'office confié à Me B.________ (art. 134 al. 1 CPP). En définitive, sur le vu de la motivation du recours - pour autant qu'elle satisfasse aux exigences découlant des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF -, on ne peut que constater que la décision litigieuse ne prive pas la recourante d'une défense effective et ne lui cause pas de préjudice juridique irréparable au sens de la jurisprudence susmentionnée. La décision attaquée ne saurait dès lors faire l'objet d'un recours auprès du Tribunal fédéral.