Citation: 6B_572/2018 E. 3.2.2

3.2.2. Il ressort de l'arrêt entrepris que la recourante avait notamment pour mission, selon son cahier des charges, d'examiner et de préparer les dossiers du personnel en vue de leur validation par sa hiérarchie, s'agissant d'engagements, d'élaboration de cahiers des charges, de préavis, de promotions, d'annuités extraordinaires et d'établissement de contrats. Les supérieurs directs de la recourante, soit I.________ et M.________, avaient pour leur part indiqué qu'elle avait ainsi accès à bon nombre d'informations sensibles et confidentielles, en particulier s'agissant des dossiers qui devaient être soumis au Conseil administratif pour validation. La recourante avait ainsi admis avoir préparé des dossiers à l'attention du Conseil administratif entre juin 2007 et mai 2008. Elle avait également indiqué dans son mémoire de recours adressé le 30 juillet 2010 au Tribunal administratif avoir traité et eu connaissance, grâce à sa fonction, de dérogations accordées à ses collègues par le Conseil administratif, sujet auquel elle s'était particulièrement intéressée dès 2007. Par ailleurs, alors que la recourante avait sollicité en 2004 une réévaluation de sa fonction, sa hiérarchie avait appuyé sa demande en précisant que tous les dossiers du personnel " passaient entre ses mains " avant d'être soumis au Conseil administratif. La cour cantonale en a déduit que la recourante n'était pas crédible lorsqu'elle affirmait avoir été intégrée au sein de l'administration de l'intimée en tant que simple " stagiaire chevronnée ", alors même qu'elle s'était qualifiée " d'adjointe de direction " dans un courrier du 5 décembre 2009 adressé à l'intimée et également destiné à demander une réévaluation de sa fonction.