Citation: 7B_603/2023 E. 1.2

1.2. Le refus de la Chambre pénale d'autoriser la recourante à consulter l'intégralité du dossier de la procédure pénale constitue une décision incidente puisqu'elle ne met pas fin à la procédure. Dès lors qu'elle n'entre pas dans le champ d'application de l'art. 92 LTF, elle ne peut faire l'objet d'un recours au Tribunal fédéral que si elle peut causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF; l'hypothèse prévue à l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'entre pas en considération ici). La partie recourante doit se trouver exposée à un dommage de nature juridique, qui ne puisse pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision qui lui serait favorable (ATF 148 IV 155 consid. 1.1; 144 III 475 consid. 1.2; 141 III 80 consid. 1.2). La jurisprudence considère qu'un refus partiel d'accès au dossier remplit les conditions de l'art. 93 al. 1 let. a LTF lorsqu'il est opposé à une partie qui peut en principe se prévaloir d'un droit de le consulter sur la base de l'art. 101 al. 1 CPP (arrêts 1B_585/2021 du 16 février 2022 consid. 1.2; 1B_372/2020 du 16 octobre 2020 consid. 1; 1B_225/2020 du 6 août 2020 consid. 1; 1B_474/2019 du 6 mai 2020 consid. 1.2, non publié à l'ATF 146 IV 218). Il doit en aller de même pour un tiers touché par un acte de procédure au sens de l'art. 105 al. 1 let. f CPP, à qui la qualité de partie est reconnue aux conditions de l'art. 105 al. 2 CPP, comme c'est le cas pour la recourante. Quant à la portée concrète des restrictions imposées, elle n'a pas à être tranchée dans l'examen de la recevabilité, cette question relevant davantage de l'application de l'art. 105 al. 2 CPP que de la recevabilité sous l'angle de l'art. 93 al. 1 let. a LTF (cf. arrêt 1B_439/2012 du 8 novembre 2012 consid. 1.2).