Citation: 5A_339/2015 E. 10.4

10.4. La recourante s'en prend au calcul effectué par l'autorité cantonale afin d'établir la récompense due en faveur de ses acquêts pour tenir compte des primes relatives à ses polices d'assurance-vie et de prévoyance liée 3a payées au moyen de ceux-ci durant le mariage. Or, force est de constater sur ce point qu'elle se contente de proposer une autre méthode de calcul qu'elle juge plus équitable et d'opposer cette méthode alternative à celle choisie par la cour cantonale. Ce faisant, elle ne démontre toutefois pas, avec précision et à satisfaction de l'art. 42 al. 2 LTF, en quoi la méthode appliquée par l'autorité cantonale serait manifestement erronée, contraire au droit et à la jurisprudence susmentionnée (cf. supra consid. 10.3). On ne discerne pas davantage de violation du droit dans le fait d'arrondir la durée du mariage des parties, ce d'autant que la différence de calcul alléguée par la recourante de ce fait est minime. La recourante reproche également à la cour cantonale de s'être fondée sur la valeur de rachat de l'assurance-vie au 31 décembre 2010 et non au moment de la dissolution du régime matrimonial en juillet 2010. Ce faisant, elle ne s'en prend toutefois pas à la motivation de l'autorité cantonale qui a retenu qu'il n'était pas contesté que la valeur de rachat s'élevant à 116'647 fr. au 31 décembre 2010 correspondait à la valeur de la police au jour de la dissolution du régime. S'agissant enfin de sa charge fiscale, la recourante se contente d'opposer sa thèse à celle soutenue par l'autorité cantonale et d'affirmer - sans apporter de preuves de ce qu'elle allègue - n'avoir aucunement pu déduire les primes payées au titre de la police d'assurance liée de ses revenus imposables au motif qu'elle était affiliée à une institution de prévoyance professionnelle au sens de l'art. 80 LPP. Il s'ensuit que son grief doit être écarté.