Citation: 1C_658/2022 E. 3.2.3

3.2.3. Il faut encore, sur la base des éléments pénaux figurant au dossier (cf. notamment Jugement du Tribunal correctionnel du 26 janvier 2021 consid. 2.2), concéder à l'instance précédente que certains actes reprochés au recourant ont été commis après la naturalisation de son épouse, si bien que son dossier de naturalisation ne pourrait contenir d'éléments utiles à leur propos. A ce sujet, même si l'on voulait suivre les assertions appellatoires du recourant - irrecevables pour ce motif (cf. ATF 141 IV 369 consid. 6.3; 137 II 353 consid. 5.1) - et admettre, contrairement à ce qu'a retenu le Préposé à la protection des données, qu'aucune infraction n'a été commise après la naturalisation de l'épouse du recourant, cela ne rendrait pas pour autant arbitraire l'appréciation des autorités précédentes: il n'apparaît pas indéfendable, au regard des très graves atteintes physiques et psychologiques infligées à l'épouse du recourant, le constat de stress post-traumatique de celle-ci et l'existence de procédures pénales et civiles pendantes entre les parties, d'avoir jugé que même si un intérêt privé digne de protection du recourant devait être reconnu, celui-ci s'effacerait devant l'intérêt privé prépondérant de son épouse à ce que ses données personnelles ne soient pas communiquées.