Citation: 9C_61/2017 E. 3

La juridiction cantonale a en substance constaté que le recourant avait pris sa retraite de manière anticipée à compter du 1er septembre 2010, alors qu'il venait tout juste d'atteindre l'âge de cinquante-cinq ans. Elle a considéré que l'anticipation de la retraite respectait les exigences du droit fédéral en la matière. Elle a en outre observé que l'art. 86 al. 1 du règlement de la CPEG garantissait le montant des pensions de retraite en cours au 31 décembre 2013. Par contre, elle a retenu que les pensions pour les filles du recourant ne pouvaient bénéficier de la protection des droits acquis et, dès lors, être calculées d'après les anciens statuts de la CIA, plutôt que du nouveau règlement moins favorable de la caisse intimée, puisque le droit à ces prestations avait pris naissance seulement après que le recourant avait atteint ses soixante ans, au mois d'août 2015 à une époque où le règlement de la CPEG avait abrogé les statuts de la CIA. Elle a également considéré que, même si d'après les prescriptions de la LPP en cas de retraite anticipée, l'assuré a généralement droit à des rentes pour enfants immédiatement dès le versement de la rente de vieillesse et même si cela n'avait évidemment pas été le cas en l'occurrence, le but de la prévoyance professionnelle (compenser la diminution de revenu consécutive à la retraite et maintenir le niveau de vie) avait tout de même été respecté. Le cumul de la pension de retraite viagère et de la rente-pont entre les cinquante-cinq et les soixante ans du recourant était en effet supérieur au montant dû selon la LPP (la somme de la rente de vieillesse et des rentes pour enfants). La Cour cantonale a encore écarté l'application du principe de la clause la plus favorable. Elle a finalement rejeté la demande.