Citation: 1B_297/2021 E. 3

La Cour des plaintes a considéré que le recours dont G.________ Ltd l'avait saisie était devenu sans objet à la suite du jugement de la Cour des affaires pénales du 23 avril 2021, notifié oralement lors des débats, qui ordonne le maintien de la saisie de l'intégralité des valeurs patrimoniales de la société déposées sur le compte de la banque Reichmuth & Co, ajoutant qu'il ne lui appartenait plus de statuer sur leur sort et que si elle le faisait, cela reviendrait potentiellement à toucher à la substance de ce jugement. La recourante ne développe aucune argumentation en lien avec la motivation qui a amené la Cour des plaintes à considérer son recours comme sans objet et à rayer la cause du rôle. Elle ne cherche en particulier pas à démontrer en quoi le prononcé du jugement de la Cour des affaires pénales du 23 avril 2021 maintenant la saisie de ses avoirs bancaires ne rendait pas ceux-ci sans objet. Elle se borne à soutenir que lorsqu'elle a recouru, le jugement de première instance n'était pas encore intervenu, de sorte que le fait de déclarer son recours sans objet serait abusif. Il est douteux que le recours réponde aux exigences de motivation requises prohibant les critiques appellatoires. Quoi qu'il en soit, la recourante perd de vue que la mesure provisoire de séquestre prononcée par le Ministère public de la Confédération dont elle sollicitait la levée a été remplacée par le maintien du séquestre de ses avoirs bancaires prononcé par la Cour des affaires pénales et que la Cour des plaintes n'était dès lors plus habilitée à donner une suite favorable à ses conclusions sauf à remettre en cause le jugement de première instance. La recourante reproche à la Cour des affaires pénales d'avoir rejeté sa requête de levée de séquestre au motif arbitraire et en contradiction avec la motivation retenue dans le jugement du 23 avril 2021 que les parties plaignantes avaient émis des prétentions fondées sur les art. 70 ss CP, alors que ces prétentions ont finalement été écartées dans le jugement au fond. Ce faisant, elle perd de vue que seule la décision de la Cour des plaintes fait l'objet du litige devant le Tribunal fédéral. Dans la mesure où elle a considéré à juste titre que le recours était devenu sans objet, elle pouvait s'abstenir d'examiner le bien-fondé de la motivation retenue par la Cour des affaires pénales pour écarter la demande de levée de séquestre. La recourante dénonce ainsi en vain un déni de justice sur ce point. Elle n'explique au demeurant pas en quoi le fait que la Cour des plaintes aurait omis de constater serait susceptible d'influer sur le sort de la cause au sens de l'art. 97 al. 1 LTF et devait la conduire à entrer en matière sur le recours et à ne pas le considérer comme sans objet dans la mesure où elle ne conteste pas que la saisie des valeurs patrimoniales déposées sur son compte auprès de la banque Reichmuth & Co a été maintenue en vue de l'exécution de la créance compensatrice prononcée à l'encontre de B.________ et du paiement des frais de procédure. La recourante se plaint également du fait que sa requête de levée de séquestre n'aurait pas été traitée avec la célérité requise. Cette critique est manifestement infondée. La Cour des affaires pénales a statué six jours après avoir été saisie de la requête. Par ailleurs, sachant que cette autorité allait statuer sur le sort des avoirs litigieux le 23 avril 2021, la Cour des plaintes ne saurait se voir reprocher de ne pas avoir statué sur le recours avant cette échéance. Elle a d'ailleurs considéré que l'attitude de la recourante qui a déposé sa requête, respectivement son recours, alors qu'elle savait pertinemment que le jugement statuant sur le sort de ses avoirs serait prononcé les jours suivants était contraire à la bonne foi et refusé pour ce motif de lui allouer une quelconque indemnité. Or, la recourante ne critique pas cet aspect de la décision attaquée. Au demeurant, le fait que la Cour des plaintes n'a pas statué avant le 23 avril 2021 ne change rien au fait qu'elle n'était plus habilitée à se prononcer sur la levée du séquestre. Les critiques en lien avec le refus de la Cour des affaires pénales de l'autoriser à prendre part aux débats et de se déterminer avant de statuer et d'ordonner le maintien de la saisie de ses biens sont sans lien avec l'objet du litige et de ce fait irrecevables. Le recours n'est pas davantage recevable en tant que la recourante entend démontrer que les conditions posées au maintien de la saisie de ses avoirs bancaires ne seraient pas réunies. Cette argumentation doit en effet être invoquée dans le cadre de l'appel que la recourante a déposé contre le jugement de la Cour des affaires pénales.