Citation: 1A.304/2004 02.03.2005 E. 2

2.1 La voie du recours de droit administratif est ouverte contre la décision de clôture confirmant la saisie de comptes bancaires et ordonnant la remise de la documentation y relative à l'Etat requérant (cf. art. 25 al. 1 EIMP). La décision attaquée présente les traits d'une décision finale partielle qui peut, sur les points qu'elle tranche définitivement, faire l'objet d'un recours direct (ATF 129 II 384). Le recours est recevable à cet égard, sauf pour ce qui concerne le grief tiré du principe de la proportionnalité. Conformément à la décision attaquée en effet, le Juge d'instruction devra statuer à nouveau sur l'étendue de l'entraide, après avoir procédé à un nouveau tri des pièces. Il est partant impossible de déterminer, en l'état, quelles pièces saisies seront transmises, et lesquelles ne le seront pas. Le grief soulevé à ce propos est ainsi prématuré. 2.2 La recourante, titulaire des comptes visés, a qualité pour agir (ATF 130 II 162 consid. 1.1 p. 164; 127 II 198 consid. 2d p. 205; 126 II 258 consid. 2d/aa p. 260, et les arrêts cités). 2.3 Le Tribunal fédéral examine librement si les conditions pour accorder l'entraide sont remplies et dans quelle mesure la coopération internationale doit être prêtée (ATF 123 II 134 consid. 1d p. 136/137; 118 Ib 269 consid. 2e p. 275). Il statue avec une cognition libre sur les griefs soulevés sans être toutefois tenu, comme le serait une autorité de surveillance, de vérifier d'office la conformité de la décision attaquée à l'ensemble des dispositions applicables en la matière (ATF 123 II 134 consid. 1d p. 136/137; 119 Ib 56 consid. 1d p. 59).