Citation: 4C.249/2003 23.12.2003 E. 2

2.1 Contrairement aux juges de première instance, la cour cantonale a considéré que les lacunes professionnelles du demandeur ne justifiaient pas un licenciement immédiat. Il convenait en effet de garder à l'esprit que le demandeur avait suivi une formation durant les six premiers mois passés dans l'entreprise et que, selon les propres termes de B.________ dans la demande d'AIT, cette formation était longue et les compétences à acquérir étaient nombreuses. Au surplus, l'employeur n'a pas établi précisément pourquoi il avait été déçu par le demandeur. La Chambre des recours s'étonne également de ce que B.________ ait engagé un ancien collègue dans l'idée d'en faire son alter ego, alors qu'il était conscient de la difficulté de la formation et de la nécessité d'un encadrement. Par ailleurs, selon l'arrêt entrepris, il n'est pas établi que le demandeur n'a pas donné suite à l'avertissement du 14 août 2001 durant la courte période de travail précédant le licenciement. La cour cantonale estime enfin que l'arrivée tardive du 12 septembre 2001 ne saurait constituer un juste motif de licenciement immédiat. 2.2 La défenderesse se plaint d'une violation de l'art. 337 al. 1 CO. A part l'attitude prétendument inadéquate du demandeur qui, comme déjà relevé, ne ressort pas des faits constatés par les juges précédents, l'employeur invoque les manquements professionnels et la désinvolture du travailleur pour justifier le licenciement immédiat. Selon la défenderesse, le demandeur a adopté une attitude inadmissible en se bornant à communiquer son absence et son retour par messages électroniques, alors qu'il disposait d'un certificat médical en date du 2 septembre 2001 déjà. Il aurait également fait preuve d'un comportement léger en arrivant en retard le 12 septembre 2001, sans autre justification que le bouleversement provoqué par les événements du 11 septembre.