Citation: 2C_381/2014 E. 4.2.3

4.2.3. En l'occurrence, il est établi que le recourant est arrivé en Suisse en 1979 et que les conséquences d'un renvoi au Kosovo ne sauraient être qualifiées de négligeables, au vu notamment de son âge, de son état de santé et de la longue durée de son séjour en Suisse. En outre, ses six enfants habitent en Suisse et quatre d'entre eux sont de nationalité Suisse. Cependant, il faut relever que le recourant est arrivé en Suisse à l'âge adulte et n'a dès lors pas passé son enfance et sa jeunesse en ce pays. De plus, il ressort des constatations cantonales, qui lient le Tribunal fédéral (cf. supra consid. 2), que son niveau d'intégration est faible, qu'il a accumulé des dettes importantes et qu'il a vécu durant de longues périodes des prestations d'assistance sociale. Il s'est en outre rendu à plusieurs reprises dans son pays d'origine, ce qui laisse supposer qu'il a gardé des liens avec celui-ci. Ses six enfants sont majeurs et il est séparé judiciairement de son épouse depuis 1996. L'éloignement de A.________ ne l'empêchera pas d'avoir des contacts avec sa famille régulièrement par téléphone, lettres ou messagerie électronique. Quant au lien de dépendance vis-à-vis de ses enfants, invoqué par le recourant, il ne ressort nullement du dossier. Enfin, il est établi qu'une prise en charge médicale du recourant au Kosovo est possible (cf. supra, consid. 3). Bien qu'il soit en mauvaise santé, le renvoi dans son pays d'origine ne l'expose donc pas à un danger grave. De plus, il y a lieu de tenir compte du critère, primordial pour la pesée des intérêts en présence (arrêts 2C_121/2014 du 17 juillet 2014 consid. 5.1 et 2C_722/2010 du 3 mai 2011 consid. 3.2), qu'est le comportement fautif du recourant, lequel se traduit par les sanctions pénales dont il a fait l'objet en Suisse, en particulier celle du 23 mai 2007 le condamnant à une peine privative de liberté de 6 ans pour un trafic de stupéfiant portant sur une quantité très importante d'héroïne (7 kg). A ce sujet, la jurisprudence se montre particulièrement sévère avec les ressortissants étrangers qui se livrent au trafic de drogue, surtout s'ils ne sont pas eux-mêmes consommateurs, mais agissent par pur appât du gain (cf. arrêts 2C_655/2011 du 7 février 2012 consid. 10.4; 2C_238/2012 du 30 juillet 2012 consid. 3.3.1). Certes, l'intéressé peut se prévaloir d'un comportement irréprochable pendant sa détention ainsi qu'après sa libération conditionnelle. Cependant, un tel comportement durant l'exécution de la peine est généralement attendu de tout délinquant (cf. arrêt 2C_1071/2013 du 6 juin 2014 consid. 4.2.2). Quant à la libération conditionnelle au sens de l'art. 86 CP dont le recourant a bénéficié, elle est octroyée quasi automatiquement dès que les conditions formulées par la loi sont remplies (cf. arrêt 2C_121/2014 du 17 juillet 2014 consid. 4.3). Compte tenu de l'ensemble des circonstances, en particulier de la gravité des infractions commises, il apparaît que l'intérêt public à éloigner le recourant l'emporte sur son intérêt privé à rester en Suisse. Au vu de ce qui précède, le grief de violation des articles 5 al. 2 Cst., 96 LEtr et 8 CEDH doit être rejeté.