Citation: 1A.133/2004 22.09.2004 E. A

A.________ exerce la profession de jardinier paysagiste. Il possède une entreprise qui accomplit essentiellement des travaux d'entretien de jardins, de taille et de plantation, ainsi que des petits aménagements tels que des terrasses et des clôtures. Ses machines, véhicules et stocks se trouvent à Gingins ou à Genolier. A.________ est propriétaire, sur le territoire de la commune de Trélex, de la parcelle n° 43 du registre foncier, d'une surface d'environ 1,3 ha. Cette parcelle est longée par un chemin bétonné et se trouve en bordure d'une forêt. En vertu du plan d'affectation communal entré en vigueur en 1984, elle est classée en zone agricole protégée (zone destinée, d'après l'art. 2.8 du règlement de ce plan, à ménager certains espaces agricoles ayant valeur de sites caractéristiques ou de dégagements). A.________ a acheté ce bien-fonds en 1995 ou 1996; il en a confié l'exploitation de la plus grande partie à son oncle agriculteur, qui la laisse en prairie. Il utilise cependant lui-même une bande de 10 à 20 m de large, le long du chemin bétonné, dans le cadre de son activité de jardinier paysagiste. Il y a déposé divers objets et matériaux. En été 2003, on pouvait constater notamment la présence de monticules recouverts par la végétation de la prairie - anciens tas de terre, déchets végétaux broyés amenés là par le propriétaire -, d'un tas de déchets végétaux broyés, d'un tas de branchages, d'un amoncellement de dalles de jardin, d'une remorque et de quelques autres déchets. La Municipalité de la commune de Trélex (ci-après: la municipalité) est intervenue à plusieurs reprises pour exiger de A.________ qu'il débarrasse sa parcelle des déchets, matériaux, engins et véhicules qui y étaient entreposés. Le 14 août 2003, la municipalité a adressé à A.________ une décision le sommant "une dernière fois" d'exécuter les travaux suivants sur sa parcelle avant le 30 septembre 2003, "ultime délai imparti": enlever tous les déchets de jardin, toutes les branches d'arbres, une vieille remorque, les déchets encombrants en plastique et sacs poubelles; remettre en état son terrain, dans le sens indiqué dans une précédente lettre du 17 avril 2000. Se référant à l'art. 130 de la loi cantonale sur l'aménagement du territoire et les constructions (LATC), la municipalité menaçait A.________ d'une exécution par équivalent, à ses frais, d'une amende et d'une application de l'art. 292 CP.