Citation: 6B_189/2022 E. B

Statuant par jugement du 17 décembre 2021 sur l'appel formé par A.________ contre le jugement du 30 avril 2021, ainsi que sur l'appel joint du ministère public, la Cour pénale du Tribunal cantonal neuchâtelois les a partiellement admis. Le jugement de première instance a été réformé en ce sens qu'il était ordonné l'expulsion de A.________ pour une durée de 5 ans ainsi que, par ailleurs, la restitution à la précitée du montant de 100 fr. saisi en cours d'instruction. Le jugement a été confirmé pour le surplus. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. B.a.a. Entre les mois d'août 2018 et de juillet 2020, dans les cantons de Neuchâtel, Vaud et Genève, A.________ s'est livrée à la prostitution, sans avoir été au bénéfice d'une autorisation délivrée par les autorités compétentes. B.a.b. Dans ce cadre, et durant cette période, A.________ a fait chanter C.________, D.________ et E.________ en les menaçant, s'ils ne lui versaient pas de l'argent, de révéler à leur entourage respectif, soit notamment à leurs épouses, leurs enfants ou leurs collègues de travail, les rapports sadomasochistes tarifés qu'ils avaient chacun entretenus avec elle. Elle a ainsi obtenu des montants d'au moins 20'000 fr. de la part de C.________, de 2'815 fr. de la part de D.________ et de 750 fr. de la part de E.________. B.a.c. En octobre 2018, A.________ a eu des contacts avec F.________ dans le but de lui offrir ses services de prostituée. Entre le 1er décembre 2018 et le 16 mars 2019, elle l'a ensuite menacé, s'il ne se décidait pas à la rencontrer, de créer une fausse annonce à connotation sexuelle avec ses coordonnées et des photos de lui. F.________ a finalement cédé aux menaces, en acceptant d'entretenir des rapports sadomasochistes tarifés avec A.________. B.a.d. En octobre 2018, puis entre mars 2019 et jusqu'au 6 juin 2019, G.________ a essayé à plusieurs reprises de mettre un terme à la relation qui l'unissait à A.________, avec laquelle il entretenait des rapports sadomasochistes tarifés. A.________ l'a alors menacé, s'il refusait de la revoir et de la payer, de dévoiler des photos de lui nu, en les mettant dans les boîtes aux lettres de ses voisins et en les envoyant à des connaissances de sa fille ainsi que de poster une fausse annonce érotique en son nom. B.a.e. Entre mars 2019 et juin 2019, après avoir vu B.________ à deux reprises, A.________ a entretenu une relation à distance avec lui pendant quelques mois. N'ayant pas supporté qu'il y mette fin, elle a pris contact des dizaines de fois avec lui, par écrit et par téléphone (jusqu'à 33 appels en 15 minutes), et l'a menacé de divulguer à sa famille des éléments sur sa vie privée ainsi que de le calomnier au sein de l'entreprise dans laquelle il travaillait, l'amenant à devoir changer deux fois de numéro de téléphone. B.a.f. Les 7 mars 2019, 30 avril 2019, 22 mai 2019 et 6 juin 2019, H.________ a entretenu des rapports sadomasochistes tarifés avec A.________. Cette dernière l'a ensuite menacé, s'il refusait de la voir et de la payer, de dévoiler ses pratiques sexuelles à son entourage, notamment à sa fille, dont elle avait réussi à trouver le nom. B.a.g. En juillet 2019, après que I.________ avait entretenu un rapport sadomasochiste tarifé avec A.________ et qu'il n'avait par la suite pas voulu renouveler l'expérience, elle l'a menacé de dévoiler des photos de lui ainsi que de parler de ses pratiques sexuelles à son entourage et de l'humilier devant ses employés. Elle a par ailleurs pris contact à des dizaines de reprises avec lui, par écrit et par téléphone (jusqu'à 20 messages audio en 38 minutes), l'amenant à devoir changer de numéro de téléphone. B.a.h. Outre les faits mentionnés ci-avant sous let. B.a.a concernant également D.________, A.________ lui a par ailleurs envoyé, entre le 26 novembre 2019 et le 29 octobre 2020, de nombreux messages et courriels, en le traitant notamment de " fils de pute " et " [d']enculé ", et l'a appelé à de nombreuses reprises en lui laissant des messages vocaux, alors qu'il lui avait demandé plusieurs fois de ne plus le contacter. Elle l'a également menacé de venir chez lui et de " niquer sa vie ". Le 29 décembre 2019, A.________ a publié une fausse annonce sur le site internet www.xxx.ch dans laquelle elle avait indiqué que D.________ cherchait à payer des jeunes femmes mineures pour avoir des rapports sexuels avec lui. Le 30 décembre 2019, A.________ a envoyé un courriel à l'employeur de D.________, dans lequel elle faisait référence à leur relation sadomasochiste. A partir du 6 juin 2020, elle a également contacté régulièrement les parents de D.________ pour évoquer le même sujet.