Citation: 6B_275/2022 E. 3.3

3.3. En l'occurrence, si le recourant estime qu'une répartition des frais par moitié (soit 3'477 fr. 95) est adéquate, il n'explique pas en quoi la mise à sa charge de deux tiers des frais (soit 4'637 fr. 25, consacrant une différence absolue de 1'159 fr. 30) serait constitutive d'un abus du pouvoir d'appréciation de la cour cantonale. D'emblée, force est de constater que cette différence de 1/6 ne saurait fonder un tel abus. De surcroit, sans discuter dans les détails de l'ampleur du succès du recourant, respectivement de celui du ministère public, on constate que les points sur lesquels le recourant a succombé (en particulier : condamnation pour rupture de ban, responsabilité pénale et principe de la peine privative de liberté pour sanctionner la rupture de ban) constituent les éléments dont la complexité juridique est la plus importante - ce que le nombre de page qui leur est consacré dans le jugement attaqué confirme - et que partant, ce sont ceux qui ont demandé le plus de travail à la cour cantonale. En définitive, le recourant ne démontre pas que la cour cantonale aurait excédé le large pouvoir d'appréciation dont elle disposait, de sorte que le grief doit être rejeté.