Citation: 1B_134/2020 E. 3.4.2

3.4.2. Dans son ordonnance du 9 mai 2020, le MPC a donné des instructions à la PJF relativement à l'exploitation des surveillances ordonnées les 21 et 27 avril 2017. Aux termes de celle-là, devaient être enregistrées "les conversations entre le tiers (A.________) et le prévenu (B.________) portant sur des informations en rapport avec l'objet de l'enquête, étant précisé que toutes les conversations interceptées sur le raccordement utilisé par A.________ (+41 yyy) auxquelles le prévenu B.________ ne particip[ait] pas ne [pouvaient] être utilisées si elles ne port[aient] pas sur les faits instruits" (cf. ch. 3, p. 3). Il y était également prévu que "si, au cours de la surveillance, des conversations de personnes tombant dans l'une des catégories professionnelles énumérées aux art. 170 à 173 CPP [étaient] reconnues, lesdites conversations [devaient] être transmises à [la Procureure en charge du dossier]. Avant l'approbation expresse de [la Procureure], les informations en provenance de telles conversations ne [pouvaient] être utilisées (art. 278 CPP) " (cf. ch. 4 p. 3).