Citation: 6B_688/2014 E. 25.4.3

25.4.3. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, le TPF a bien examiné les fondements légaux et statutaires du devoir de gestion de W.________. Il a ainsi retenu que son devoir de gérer les affaires commerciales de MUS devait être exercé avec diligence et dans l'intérêt de la société. Dès lors, peu importe que la capitalisation de DDD.________ ait été signée conformément aux règles et statuts, ou même qu'elle ait été approuvée par le conseil d'administration. Ce qui est déterminant c'est que la capitalisation de DDD.________ n'ait pas été faite dans l'intérêt de MUS mais uniquement dans celui des ayants droit économiques des groupes S.________ et NN.________, ce que W.________ savait déjà au moment des transferts. W.________ a donc bien violé son devoir de gestion en ordonnant les transferts d'argent de MUS à DDD.________ en sachant que ces montants ne seraient pas utilisés et gérés dans l'intérêt de MUS. Le grief du recourant est infondé.