Citation: 2C_1034/2017 E. 4.7.1

4.7.1. La recourante soutient qu'il serait arbitraire de considérer l'ensemble des charges salariales relatives à la gestion des déchets comme des coûts fixes. Elle observe qu'une partie des employés concernés est affectée à la "valorisation des déchets", tâche pour laquelle "le besoin d'employés" dépendrait "précisément de la quantité de déchets" (recours, p. 20). Comme le relève l'intéressée elle-même dans son argumentation, la Municipalité a indiqué, dans sa duplique du 9 septembre 2016 auprès du Tribunal cantonal (ci-après: la duplique), que le personnel affecté à la collecte de déchets correspondait à "72 à 76" emplois à plein temps, et que celui chargé de la valorisation des déchets représentait "25 à 30" emplois à plein temps (cf. art. 105 al. 2 LTF). La recourante ne soutient pas - ni, a fortiori, ne démontre - que ces données seraient inexactes, ni qu'elles changeraient au cours de la période comptable pour s'adapter à la quantité de déchets à traiter. En d'autres termes, tant pour la collecte que pour la valorisation des déchets, le personnel employé par la Municipalité, bien que soumis à des fluctuations de peu d'importance correspondant à quelques emplois à plein temps, est stable. Cette autorité a en outre exposé, de manière soutenable, qu'elle a l'obligation de payer le salaire à ses employés, indépendamment de la quantité de déchets traités par ceux-ci (cf. duplique, p. 5). Dans ces circonstances, il n'apparaît pas contraire au droit fédéral de considérer l'ensemble des charges salariales assumées par la Ville comme des coûts fixes. La critique de la recourante à ce sujet est rejetée.