Citation: I 221/02 05.06.2003 E. 1

Certes, la commission de recours a nié l'existence d'une «affection de la sphère psychiatrique» en dépit d'un «caractère anxieux dans le sens d'une surcharge psychogène», motif pris que la recourante n'était pas soumise à un traitement psychiatrique. Ce point de vue ne saurait être partagé, du moment qu'aucun renseignement médical versé au dossier ne permet de nier tout caractère invalidant à la surcharge psychogène constatée par le docteur C.________ dont l'avis n'est pas remis en cause par le docteur E.________. Au demeurant, il ne ressort pas de la jurisprudence (VSI 2000 p. 154 s. consid. 2c) que seuls des troubles somatoformes douloureux liés à une comorbidité psychiatrique grave seraient susceptibles de fonder une invalidité au sens de la LAI (arrêts M. du 20 mars 2003, I 182/02, Q. du 8 août 2002, I 783/01, et S. du 6 mai 2002, I 275/01). Une telle comorbidité constitue tout au plus l'un des critères, certes important, à prendre en considération dans le cadre d'une évaluation globale de la situation médicale de l'assurée. 3.4 En résumé, les pièces dont on dispose au dossier ne permettent pas de trancher le point de savoir si, sur le plan psychique, l'invalidité de la recourante s'est modifiée durant la période soumise à l'appréciation du juge, au point de justifier la suppression de sa rente entière d'invalidité et son remplacement par une demi-rente à partir du 1er avril 2001. Il convient dès lors de renvoyer la cause à l'office intimé pour qu'il complète l'instruction par la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique. Le recours se révèle ainsi bien fondé.