Citation: 5A_1003/2021 E. 3.2

3.2. Il convient de relever d'emblée qu'il ne résulte pas de l'arrêt attaqué qu'un grief de violation de l'art. 55 CPC ait été soulevé devant les juges précédents, alors même que le recourant expose que la décision de première instance serait entachée d'une telle violation. La recevabilité du grief apparaît ainsi douteuse au regard du principe de l'épuisement matériel des instances (art. 75 al. 1 LTF; ATF 146 III 203 consid. 3.3.4; 145 III 42 consid. 2.2.2; 143 III 290 consid. 1.1). Quoi qu'il en soit, le recourant se borne à affirmer péremptoirement que sa légitimation active constitue un fait implicite découlant de certains allégués de ses demandes, sans valablement discuter le constat de la cour cantonale, selon lequel l'existence d'un testament olographe du 10 janvier 2001, et le fait que celui-ci l'institue héritier, n'ont pas été invoqués dans des allégués clairs et suffisants. S'agissant de l'allégué 9 de la demande du 15 décembre 2011, le recourant n'oppose rien à la constatation des juges précédents selon laquelle, si le testament olographe du 10 janvier 2001 y est bien cité, son contenu - et en particulier le ou les héritiers qu'il désignerait, le cas échéant - n'était pas évoqué, ce qui le rendait insuffisant pour faire de la légitimation active un fait implicite. Le recourant demeure également muet quant à l'absence constatée de toute mention, à l'allégué 10 de ladite demande, de qui serait institué héritier par ce testament. Quant à l'allégué 12 de la demande du 23 juin 2014, il ne résulte pas de l'arrêt attaqué que le recourant l'ait invoqué devant la cour cantonale et il n'en reproduit pas le contenu dans le présent recours. Le Tribunal de céans est ainsi dispensé d'examiner plus avant la critique, ce d'autant que le recourant ne soulève sur ce point aucun grief d'arbitraire dans la constatation des faits. Cela étant, quoi qu'en dise le recourant, le défaut d'allégation suffisante de sa qualité d'héritier fondée sur le testament olographe du 10 janvier 2001 ne saurait être suppléé par la conclusion n° 2 prise dans ses deux demandes, ni par l'audition du témoin Süsstrunk. Au reste, à ce dernier égard, l'arrêt attaqué retient que le recourant n'a pas contesté que l'audition dudit notaire ne pouvait pas remédier à un défaut d'allégation des échanges d'écritures. Le faire au stade du présent recours apparaît contraire à la bonne foi procédurale (sur ce principe: ATF 146 III 265 consid. 5.5.3 in fine). Il suit de là qu'autant que recevable, le grief est infondé.