Citation: 6B_971/2023 E. 1.4

1.4. S'agissant du refus d'ordonner un complément d'expertise, le recourant reproche aux experts d'avoir répondu négativement à la question de savoir si le traitement ambulatoire serait entravé dans son application par l'exécution d'une peine privative de liberté sans en avoir donné les raisons. Il soutient également que cette réponse serait "en totale contradiction" avec le reste du rapport d'expertise. En réalité, il oppose sa propre appréciation de l'expertise à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire, ce qui n'apparaît pas être le cas, étant rappelé que les experts ont clairement répondu "non" à deux questions qui leur ont été posées par rapport à une éventuelle incompatibilité entre un traitement ambulatoire et une exécution de la peine privative de liberté. Pour le surplus, par son argumentation, le recourant présente sa propre appréciation de l'expertise, sans démontrer que celle-ci serait incomplète ou peu claire. On relèvera à cet égard que le fait de considérer que le maintien du recourant dans l'appartement protégé dans lequel il se trouvait paraissait adapté sur le plan psychiatrique ne signifie pas qu'un traitement ambulatoire serait notablement entravé par l'exécution de la peine privative de liberté. Dans ces circonstances, l'autorité précédente n'a pas violé le droit fédéral en ne mettant pas en oeuvre un rapport d'expertise complémentaire au sens de l'art. 189 CPP.