Citation: 4C.182/2006 12.12.2006 E. 2

2.1 Le jugement attaqué a admis que la responsabilité des deux défendeurs était engagée vis-à-vis de la société. En substance, la cour cantonale a retenu que ces administrateurs avaient fautivement violé les art. 698, 699, 722 et 725 aCO. Il leur est reproché de n'avoir pas soumis les comptes de la société pour l'exercice se terminant au 31 décembre 1988, ni les comptes des exercices ultérieurs à une assemblée générale, de n'avoir pas arrêté les comptes au 31 décembre 1987, ni pour les exercices suivants et, enfin, de n'avoir pas pris les dispositions imposées par la loi en cas de surendettement de la société. La quotité exacte du dommage n'a pas été fixée précisément, car, selon l'estimation de la cour cantonale, celui-ci s'élevait à une somme sensiblement supérieure aux conclusions en paiement prises par les demandeurs. Les juges ont admis l'existence d'un lien de causalité naturelle et adéquate entre les manquements fautifs et le dommage subi. Enfin, le jugement entrepris a rejeté la créance en compensation opposée par les défendeurs aux prétentions dirigées à leur encontre. 2.2 Le défendeur A.________ reproche à la cour cantonale d'avoir admis la responsabilité des administrateurs en omettant de tenir compte de circonstances déterminantes, d'avoir procédé à une mauvaise application de la notion juridique du dommage en violation des art. 8 CC et 42 CO et, enfin, d'avoir méconnu les art. 120 ss CO en refusant de tenir compte de la créance qu'il avait opposée en compensation. Quant au défendeur B.________, il ne soulève qu'un seul moyen, reprochant à la cour cantonale d'avoir admis la condition du lien de causalité adéquate entre le dommage et les manquements reprochés aux administrateurs, en violation de l'art. 754 aCO. Dans leur recours joint, les demandeurs s'en prennent exclusivement au dies a quo de l'intérêt fixé par la cour cantonale.