Citation: 6B_1299/2022 E. 4.2

4.2. Selon la cour cantonale, le premier juge avait considéré que les dénégations du recourant n'étaient pas crédibles, tout comme plusieurs déclarations du chef de service. En particulier, pour le premier juge, les différentes explications données sur le mode de déclenchement et le moment du début de l'enregistrement, respectivement le lieu de l'entretien et l'objet de celui-ci étaient apparues incohérentes et contradictoires. La thèse selon laquelle le recourant aurait été utilisé par le chef de service pour piéger l'intimé au moyen d'un micro espion n'avait ainsi pas été retenue en première instance. Qualifiant cette appréciation des preuves de complète et convaincante, la cour cantonale a considéré qu'elle ne prêtait pas le flanc à la critique et devait être confirmée. La cour cantonale n'a relevé à cet égard ni constatation erronée des faits, ni violation de la présomption d'innocence. Elle a encore noté que tant le recourant que le chef de service, qui étaient amis, avaient des raisons d'agir à l'encontre de l'intimé, le premier pour s'assurer de la poursuite du mandat confié à son entreprise de nettoyage par la municipalité et le second pour ne plus être confronté à un collègue avec lequel les relations étaient conflictuelles. Le recourant, qui savait qu'il était interdit d'enregistrer autrui à son insu, avait agi intentionnellement. En définitive, les éléments constitutifs de l'infraction étaient réunis et la condamnation du recourant devait être confirmée.