Citation: 2C_651/2023 E. 5.2

5.2. Des restrictions à la liberté économique sont admissibles, mais elles doivent reposer sur une base légale, être justifiées par un intérêt public prépondérant et respecter le principe de proportionnalité (cf. art. 36 al. 1 à 3 Cst.). En vertu de l'art. 36 al. 1 première et deuxième phrase Cst., toute restriction d'un droit fondamental doit être fondée sur une base légale et les restrictions graves doivent être prévues par une loi (cf. ATF 143 I 310 consid. 3.3.1). Selon la jurisprudence, lorsque la restriction d'un droit fondamental est grave, le Tribunal fédéral examine librement la question de l'existence d'une base légale cantonale suffisante (cf. ATF 142 I 121 consid. 3.3) et sous l'angle restreint de l'arbitraire dans le cas contraire (cf. ATF 125 I 417 consid. 4c; 124 I 25 consid. 4a; arrêt 2C_349/2019 du 27 juin 2019 consid. 3.1). Le tribunal de céans vérifie en revanche librement si un intérêt public justifie la restriction en cause et si celle-ci est conforme au principe de la proportionnalité (ATF 142 I 162 consid. 3.2.2; 134 I 153 consid. 4.2.1 et 4.2.2). Dans un arrêt 2C_138/2015 du 6 août 2015, le Tribunal fédéral a laissé ouverte la question de savoir si un refus d'inscription au registre cantonal des avocats-stagiaires constituait une atteinte grave à la liberté économique (consid. 4.2). La question de la gravité de l'atteinte souffre également de demeurer indécise en l'espèce, car même en procédant à un examen libre du droit cantonal, il apparaît que les griefs du recourant sont mal fondés.