Citation: 8C_946/2012 E. 4.1

4.1. La juridiction cantonale a nié l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'accident du 17 janvier 2009 et l'arthrose fémoro-tibiale interne au genou droit. Se fondant sur l'appréciation du docteur A.________ (rapport d'expertise du 9 décembre 2010), elle a retenu que la gonarthrose était déjà présente sur les radiographies effectuées le jour de l'accident et qu'en l'absence de lésions traumatiques au genou droit, seule une contusion pouvait avoir joué un rôle dans l'aggravation de l'arthrose; mais dans ce cas, les effets de la contusion se seraient résorbés quelques semaines après l'accident, ce qui n'explique pas la recrudescence des douleurs au printemps 2010. Les premiers juges ont considéré que le point de vue de l'expert n'était pas remis en cause par le fax du 7 janvier 2011 par lequel le docteur E.________ avait exprimé la simple possibilité que l'arthrose aurait été aggravée d'une manière importante par la surcharge de la jambe droite. En outre, les premiers juges ont qualifié de lacunaire et de contradictoire l'appréciation exprimée par le docteur I.________ dans son rapport du 10 octobre 2011, rédigé après l'étude des scintigraphies réalisées en 2009 et 2011. En particulier, ils ont retenu que ce médecin n'avait pas posé de diagnostic précis, ni expliqué en quoi l'aggravation significative et durable de l'état du genou droit - telle qu'attestée dans le rapport en question - serait en relation avec l'accident. Par ailleurs, il existe une contradiction entre les différentes hypothèses posées par le médecin prénommé pour éclaircir l'origine de l'aggravation: surcharge du genou droit, entorse, choc ou encore processus de cintrage du genou. Aussi, la juridiction cantonale a-t-elle considéré que l'appréciation du docteur I.________ ne remettait pas en cause les conclusions du docteur A.________.