Citation: U 319/04 01.09.2005 E. 4

Le tribunal cantonal a nié l'existence d'un rapport de causalité naturelle entre les troubles psychiques - qualifiés de personnalité narcissique par les médecins de la Clinique Y.________ - et les accidents assurés. De son côté, le recourant conteste que ce trouble psychique soit préexistant aux accidents assurés, du moment que c'est seulement au mois de juillet 1997 qu'il a consulté les médecins du Département universitaire de psychiatrie adulte (DUPA) en raison de troubles du sommeil persistants. Il infère de cela que ces troubles psychiques sont en relation de causalité naturelle et adéquate avec les accidents assurés. A l'appui de son point de vue, il invoque un certificat du docteur H.________, médecin au département de psychiatrie des Hôpitaux W.________ (du 27 juin 2002). Les allégations du recourant ne sont pas de nature à mettre en cause le jugement cantonal. En effet, le certificat du docteur H.________, aux termes duquel l'intéressé vit une souffrance psychique depuis ses multiples accidents, en particulier le dernier, survenu en 1997, n'est pas suffisant pour faire admettre l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'atteinte psychique et les accidents assurés. Quoi qu'il en soit, sur le vu des critères objectifs développés par la jurisprudence (ATF 115 V 140 consid. 6c/aa et 409 consid. 5c/aa) pour juger du caractère adéquat du lien de causalité entre des accidents - qu'il y a lieu, en l'occurrence, de qualifier d'accidents de gravité moyenne, à la limite des accidents de peu de gravité - et une atteinte à la santé psychique, il y a lieu de nier l'existence d'un lien de causalité adéquate. En particulier, les circonstances dans lesquelles les accidents des 25 janvier et 17 novembre 1997 se sont déroulés ne peuvent être qualifiées de particulièrement dramatiques ou impressionnantes. Quant à la durée de l'incapacité de travail due aux atteintes à la santé physique, elle n'a pas été longue, sur le vu des rapports des docteurs C.________, du 26 septembre 1997, et A.________, du 15 septembre 1998. Enfin, le traitement médical n'apparaît pas anormalement long, étant donné que les facteurs psychogènes ont nécessité assez tôt des soins psychiatriques (voir le rapport du docteur Rôpitaux W.________, chef de clinique au DUPA, du 3 décembre 2003).