Citation: I 486/06 13.04.2007 E. 3

3.1 Retenant que la recourante présentait un syndrome douloureux somatoforme persistant (diagnostiqué par les docteurs U.________ et F.________ de la Clinique X.________), tandis que les docteurs S.________ et A.________ avaient fait état d'une suspicion de fibromyalgie, les premiers juges ont examiné le point de savoir si cette atteinte à la santé était invalidante au regard des principes jurisprudentiels posés en matière de troubles somatoformes douloureux. Ils ont expliqué de manière convaincante pour quelles raisons, au vu des conclusions des docteurs F.________ et U.________, les critères permettant de fonder exceptionnellement un pronostic défavorable dans les cas de troubles somatoformes douloureux, et de renverser la présomption que cette affection ou ses effets peuvent être surmontés par un effort de volonté raisonnablement exigible, n'étaient pas remplis dans le cas particulier. 3.2 Les griefs soulevés par D.________ dans son recours de droit administratif ne font pas apparaître d'indices concrets permettant de douter du bien-fondé des conclusions retenues par la juridiction cantonale en se fondant sur les pièces médicales au dossier. Les attestations des docteurs V.________ et A.________ (datées du 15 mai 2006) ne font pas état de nouveaux éléments dont les premiers juges n'auraient pas tenu compte, puisqu'elles reprennent des constatations déjà faites par le passé (par exemple, courrier du docteur A.________ au Tribunal cantonal genevois des assurances sociales du 9 décembre 2005 et attestation du docteur V.________ du 7 septembre 2005). A la suite de la juridiction cantonale, on constate que ni la dépression (respectivement l'état dépressif) attestée par les médecins traitants de la recourante - au demeurant niée par le docteur F.________ - ni les traits de personnalité schizoïde relevés par le docteur V.________ ne permettent de retenir une comorbidité psychiatrique d'une acuité et d'une durée importantes. Quant à l'affirmation du docteur A.________ selon laquelle la recourante est incapable de travailler, elle n'est pas motivée et n'apparaît dès lors pas convaincante. En conséquence, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.