Citation: 1A.43/2001 15.03.2001 E. 3

3.- En déniant aux recourants la qualité pour agir, le Tribunal administratif a rendu une décision dont le résultat est de maintenir le régime provisionnel adopté par la Commission de recours, à savoir l'absence d'effet suspensif. Devant le Tribunal fédéral, les recourants reprennent les arguments qu'ils avaient développés devant le Tribunal administratif pour justifier leur requête de restitution de l'effet suspensif. Ils invoquent, aussi bien à propos de la protection de l'air, de la protection contre le bruit que de la protection contre les accidents majeurs, les risques et nuisances qui seraient liés à l'utilisation du stade et du centre commercial une fois ces installations achevées (augmentation du trafic routier et de la pollution atmosphérique due aux véhicules des clients et spectateurs; risques pour ces personnes provenant de la proximité de la gare CFF de la Praille, où transitent des marchandises dangereuses). Dans cette phase de la procédure, alors qu'il est notoire que les travaux ne sont pas suffisamment avancés pour admettre une ouverture à bref délai du stade, du centre commercial et du parking, ces risques et nuisances futurs ne sont pas pertinents pour la justification de mesures provisionnelles. Les règles de procédure administrative n'excluent au demeurant pas, en cas de changement des circonstances, une nouvelle décision sur l'effet suspensif (cf. Benoît Bovay, Procédure administrative, Berne 2000, p. 407). Aussi n'est-il en l'état manifestement pas arbitraire, de ce point de vue, de renoncer à déroger au principe de l'art. 146 al. 2 LCI. Les recourants évoquent encore un prétendu risque que les travaux du chantier portent atteinte à la stabilité des voies de chemin de fer à la gare marchandises de la Praille, ce qui augmenterait d'ores et déjà le risque d'accidents majeurs. Cet argument, très sommaire, avait déjà été présenté dans leur recours au Tribunal administratif. Dans l'arrêt attaqué, celui-ci a considéré que cette allégation ne reposait sur aucun élément concret. Les recourants ne donnent aucune indication supplémentaire à ce sujet dans leur acte adressé au Tribunal fédéral, de sorte qu'on ne saurait reprocher aux autorités cantonales de recours une mauvaise appréciation des intérêts en jeu. De ce point de vue également, le résultat auquel est parvenu le Tribunal administratif n'est pas arbitraire.