Citation: 1C_558/2024 E. 2.5

2.5. Dans la mesure où il existait un doute quant à l'âge du recourant, il revenait au SEM d'ordonner une expertise médico-légale (art. 17 al. 3bis LASi), comme il a d'ailleurs envisagé de le faire dans un premier temps. Les circonstances du cas d'espèce ne permettaient pas d'écarter sans autre examen les déclarations du recourant et la vraisemblance de ses propos devra par conséquent être réévaluée à l'aune des résultats de cette expertise. Une telle expertise constituait en l'occurrence une offre de preuve pertinente pour déterminer l'âge du recourant, ainsi que pour assurer l'exactitude des données contenues dans le SYMIC (art. 6 al. 5 et 41 al. 4 LPD, dont le recourant fait également valoir une violation). L'autorité précédente a par conséquent violé le droit d'être entendu du recourant en refusant d'ordonner une expertise médico-légale pour estimer son âge.