Citation: 4C.10/2007 30.04.2007 E. 3

Dans un second moyen, la défenderesse fait valoir que la cour cantonale a commis une inadvertance manifeste en retenant que les vacances non prises par le demandeur de 2002 à 2004 n'avaient pas été intégralement payées par l'employeur. Ce dernier invoque sur ce point les pièces 1 à 8 de son chargé du 29 mars 2006. 3.1 La jurisprudence n'admet l'existence d'une inadvertance manifeste au sens de l'art. 63 al. 2 OJ que lorsque l'autorité cantonale a omis de prendre en considération une pièce déterminée, versée au dossier, ou l'a mal lue, s'écartant par mégarde de sa teneur exacte, en particulier de son vrai sens littéral (ATF 115 II 399 consid. 2a p. 399/400; 109 II 159 consid. 2b p. 162; cf. également ATF 121 IV 104 consid. 2b p. 106). Il en va ainsi, par exemple, lorsque l'autorité cantonale commet une erreur de lecture ou ne prend pas en considération la relation évidente existant entre différentes pièces du dossier. Dès l'instant où une constatation de fait repose sur l'appréciation, même insoutenable, d'une preuve, d'un ensemble de preuves ou d'indices, une inadvertance est exclue (Poudret, COJ II, n. 5.4 ad art. 63). 3.2 En l'espèce, les juges genevois ont examiné les relevés de compte et les bulletins de salaire faisant l'objet des pièces invoquées par la défenderesse. Selon leur appréciation de ces documents, il n'est pas prouvé que les montants versés en juillet de chaque année sous le poste «commissions» et figurant sous la rubrique 4535 constitueraient des indemnités pour vacances non prises. La cour cantonale n'a pas été convaincue par les explications contraires de la défenderesse; elle a estimé en particulier qu'il était incompréhensible que l'employeur ait utilisé le mot «commissions» au lieu de «vacances». C'est donc bien sur la base d'une appréciation des preuves que la Cour d'appel est parvenue à la conclusion que le demandeur n'avait pas déjà obtenu le paiement des vacances non prises. Aucune inadvertance, notamment aucune erreur de lecture, n'est à mettre sur le compte de la cour cantonale de sorte que le moyen fondé sur l'art. 63 al. 2 2ème phrase OJ ne peut être que rejeté.