Citation: 7B_62/2025 E. 4.4.2

4.4.2. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique et le recourant ne développe aucune argumentation propre à le remettre en cause. Le recourant ne saurait d'ailleurs se fonder uniquement sur les prétendus liens "forts" qu'il aurait renoués, depuis son incarcération, avec sa mère et ses soeurs, qui vivent en Suisse, pour soutenir y avoir des attaches solides: comme l'a relevé la cour cantonale, il a grandi en France où résident actuellement son père et son frère et a, depuis son arrivée en Suisse à l'âge de vingt ans, déménagé à plusieurs reprises sans développer de relations sociales particulières (arrêt attaqué, consid. 3.2 et 3.3 p. 25 s.). Quant à ses liens professionnels, le recourant, cuisinier de formation, se contente de soutenir qu'ils seraient sérieux parce qu'il aurait l'intention d'ouvrir un restaurant en Suisse. Toutefois, cet unique projet - qui peut au demeurant être qualifié de simple voeu faute d'être étayé autrement que par la prétendue création par le recourant d'une page Instagram - ne suffit pas pour considérer qu'il ait de réelles perspectives professionnelles; ce d'autant moins que, comme l'a constaté la cour cantonale, le recourant a, depuis son arrivée, fréquemment changé d'emplois et était, lors de son arrestation, au chômage (arrêt attaqué, consid. 3.2 et 3.3 p. 25 à 27). De plus, c'est à juste titre que la cour cantonale a, dans ce contexte, tenu compte des velléités de "voyage" qu'il a exprimées aussi bien antérieurement que postérieurement à son incarcération - le recourant planifiait un départ en Thaïlande la veille de son arrestation et a évoqué un voyage à Londres lors de son audition du 10 octobre 2024 (arrêt attaqué consid. 3.3 p. 27) - et qui dénotent son souhait de quitter le territoire suisse; peu importe à cet égard qu'il prétende qu'il ne partirait "en week-end" qu'avec l'autorisation de l'autorité. Leur prise en compte par la cour cantonale s'imposait d'autant plus que le recourant - dont le permis de séjour pourrait ne pas être renouvelé - risque d'être condamné à une peine privative de liberté conséquente (arrêt attaqué consid. 3.3 p. 27). Au vu de ce qui précède, un départ à l'étranger, voire une entrée dans la clandestinité, peuvent constituer, aux yeux du recourant, des alternatives préférables à celle de devoir affronter la procédure de jugement et l'éventualité d'une longue incarcération, perspective qui semble se préciser vu les nouvelles charges pesant sur lui (cf. art. 195 CP).