Citation: 4C.235/1999 03.07.2000 E. 3

3.- a) A titre subsidiaire, la recourante soutient que même si l'écriture du 15 octobre 1997 devait être considérée comme une lettre de congé, le contrat ne pouvait pas prendre fin avant le 31 décembre 1997, car, au moment où la résiliation est intervenue, elle avait entamé sa seconde année de service. Pour ne pas l'avoir vu, la Cour de cassation aurait enfreint l'art. 335c al. 1 CO. La cour cantonale a considéré que la résiliation notifiée le 15 octobre 1997 mettait fin au contrat avec effet au 30 novembre 1997. Pourtant, le 15 octobre 1997, la demanderesse, qui avait été engagée le 1er octobre 1996, se trouvait bel et bien dans sa seconde année de service. Le délai de congé était donc de deux mois pour la fin d'un mois (art. 335c al. 1 CO), de sorte que le contrat devait prendre fin le 31 décembre 1997. Le grief est bien fondé. Sous réserve de ce qui suit, la conclusion subsidiaire de la demanderesse doit être admise. b) Il ressort de l'acte de recours que la Caisse cantonale neuchâteloise d'assurance-chômage a alloué à la recourante des prestations à compter de la mi-décembre 1997. Or, la Caisse d'assurance-chômage qui octroie des prestations lorsqu'il y a doute sur les prétentions de salaire ou d'indemnisation de l'assuré envers son employeur est subrogée au chômeur dans tous ses droits à concurrence des indemnités qu'elle a versées (art. 29 al. 2 de la loi fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité, du 25 juin 1982, LACI; RS 837.0). Ainsi, la créance de la demanderesse envers la défenderesse est réduite à concurrence des prestations qu'elle a reçues de la Caisse d'assurance-chômage pour le mois de décembre 1997. Le salaire mensuel brut de la demanderesse se montait en dernier lieu à 3698 fr.10. La Caisse d'assurancechômage est intervenue au litige en réclamant notamment le remboursement de 1488 fr.40 à titre d'indemnités versées pour le mois de décembre 1997. Partant, il convient de déduire ces indemnités du salaire brut de la recourante pour décembre 1997, d'où un solde en sa faveur de 2209 fr.70 (3698 fr.10 - 1488 fr.40). Il n'y a pas lieu de condamner la défenderesse à payer des intérêts, qui n'ont pas été demandés en instance cantonale (art. 55 al. 1 let. b in fine OJ).