Citation: 5A_125/2019 E. 5.4

5.4. En l'espèce, il n'est pas contesté que les parties sont actuellement sans revenus et que, vu leur âge respectif, la reprise d'une activité lucrative ne peut plus être exigée d'eux. La question se pose dès lors de savoir quelle est leur fortune et dans quelle mesure celle-ci peut être mise à contribution. En tant que la recourante se contente d'exposer, de manière appellatoire, les raisons pour lesquelles elle n'a pas pu se constituer une épargne durant le mariage, sa critique - qui n'est par ailleurs pas déterminante pour l'issue du litige - est d'emblée irrecevable (cf. supra consid. 2.2). Les griefs de l'ex-épouse en lien avec la constatation du montant de la fortune de l'intimé sont quant à eux infondés dans la mesure de leur recevabilité. En effet, en tant qu'elle reproche à la cour cantonale d'avoir procédé à une appréciation des preuves qui violerait l'art. 125 CC, sa critique est d'emblée irrecevable, dès lors qu'elle ne soulève pas de grief de nature constitutionnelle (cf. supra consid. 2.2; cf. ég. supra consid. 4 en ce qui concerne le grief d'appréciation arbitraire des preuves soulevé par la recourante). Dans la mesure où elle fait valoir que, selon le rapport de la fiduciaire, l'intimé aurait effectué de gros transferts en Italie entre 2005 et 2015 et aurait de ce fait soustrait des montants importants de ses comptes, la recourante se contente de présenter sa propre lecture dudit rapport et ne critique pas de manière conforme aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.2) le raisonnement de la cour cantonale qui a admis certaines des explications fournies par l'intimé et considéré que seule une diminution de fortune de 90'000 fr. demeurait inexpliquée. Par ailleurs, la recourante ne peut être suivie lorsqu'elle affirme que la cour cantonale aurait à tort refusé de tenir compte de cette diminution, la juridiction précédente ayant ajouté le montant de 90'000 fr. à celui des avoirs bancaires de l'intimé pour calculer la fortune totale de celui-ci (cf. supra consid. 5.1). La critique de la recourante selon laquelle d'éventuels avoirs successoraux pourraient avoir été versés sur les comptes bancaires italiens de l'intimé est appellatoire, partant, d'emblée irrecevable (cf. supra consid. 2.2). Enfin, la cour cantonale n'a, au vu de la jurisprudence susmentionnée (cf. supr a consid. 5.3), pas violé le droit fédéral en ne tenant pas compte de la valeur d'une part de copropriété dont l'intimé aurait éventuellement hérité, dès lors que l'immeuble concerné n'est pas aisément réalisable, comme l'a retenu la cour cantonale sans que la recourante le conteste (cf. supra consid. 2.2). Pour le surplus, les arguments de l'ex-épouse en lien avec le montant de sa rente AVS et de ses avoirs de prévoyance seront examinés ci-après (cf. infra consid. 6.3.2). S'agissant des charges de l'intimé, la recourante affirme qu'il conviendrait de tenir compte de la communauté de vie que celui-ci forme avec son père, mais n'explique nullement comment cet élément devrait être répercuté sur la détermination du montant de base LP ni à quel montant celui-ci devrait se chiffrer. Insuffisamment motivée (art. 42 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1), sa critique est irrecevable.