Citation: 1B_320/2019 E. 5.2

5.2. En l'espèce, l'instance précédente a retenu un risque patent de fuite, compte tenu de la double nationalité (vénézuélienne et colombienne) du prévenu, nonobstant ses attaches familiales en Suisse (mère et soeur); ce risque était renforcé par l'absence de titre de séjour en Suisse et la crainte de se voir infliger la même sanction que son co-prévenu; s'y ajoutait que le prévenu n'était arrivé en Suisse qu'à l'âge de 19 ans, où il n'avait ni étudié, ni appris un métier ni ne parlait couramment la langue; de plus, en 2010, n'ayant pas trouvé de place de travail stable, il avait souhaité retourner au Venezuela, de sorte qu'il apparaissait tout à fait envisageable qu'il vive loin de sa mère et de sa soeur. Ces éléments apparaissent suffisants pour retenir un risque concret de fuite. L'arrêt attaqué ne prête pas le flanc à la critique sur ce point. Le recourant se contente d'ailleurs d'affirmer que sa mère est disposée à le prendre en charge jusqu'à ce que sa situation administrative lui permette de travailler. Cette argumentation est insuffisante à faire admettre l'invraisemblance du risque de fuite, vu l'intensité de celui-ci. Il en va de même du fait qu'il exclurait de retourner dans ses pays d'origine en raison de la situation géopolitique.