Citation: 5A_1029/2018 E. 5.2

5.2. Lorsque le recours est dirigé - comme ici ( cf. supra, consid. 4) - à l'encontre d'une décision incidente, les motifs de recours sont limités dans la même mesure que pour le recours contre la décision principale ( cf. parmi plusieurs: arrêts 5A_964/2017 du 6 mars 2018 consid. 3.1; 5A_327/2017 du 2 août 2017 consid.2.1 et les références). D'après la jurisprudence, la décision par laquelle le juge ordonne l'inventaire des biens du débiteur en vertu de l'art. 162 LP est de nature provisionnelle au sens de l'art. 98 LTF (ATF 137 III 143 consid. 1.3 et les références; arrêt 5A_361/2015 du 28 janvier 2016 consid. 1.2). La partie recourante ne peut ainsi dénoncer qu'une violation de ses droits constitutionnels, grief qu'elle doit motiver conformément à l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 135 III 232 consid. 1.2). En l'espèce, les griefs soulevés dans le recours " en matière de droit civil ", à savoir fondés sur les art. 47, 56 et 265 al. 1 CPC s'avèrent dès lors irrecevables d'emblée, à défaut de reposer sur des dispositions de rang constitutionnel. Pour le surplus, le recours ne satisfait nullement à l'exigence légale de motivation. Certes, le recourant invoque - dans le chapitre consacré au recours constitutionnel subsidiaire - les art. 29 et 30 Cst., mais il se contente d'opposer de manière appellatoire son argumentation à celle de la cour cantonale (ATF 133 III 589 consid. 2 et les arrêts cités). En particulier, il ne discute pas le motif subsidiaire de la juridiction précédente déduit de l'absence d'" erreur de procédure suffisamment lourde pour fonder une apparence de prévention " (sur ce point, parmi d'autres: COLOMBINI, Code de procédure civile, Condensé de la jurisprudence fédérale et vaudoise, 2018, p. 188 ch. 8.3.4, avec les citations). A l'appui de son grief - irrecevable - pris de la violation de l'art. 47 al. 1 let. f CPC, il soutient que ce motif est " parfaitement faux ", sans autre développement, et fait état de " curiosités juridiques et judiciaires [qui] ont émaillé cette procédure ", sans aucunement les expliciter, ni se plaindre d'un établissement manifestement incomplet des faits (ATF 133 III 393 consid. 7.1 et les arrêts cités).