Citation: 9C_606/2020 E. 6.1

6.1. Les conclusions des premiers juges reposent sur les données de l'OCPM attestant la domiciliation du fils à l'adresse de sa mère entre le 1er juin 2015 et le 31 juillet 2018. Ces données se fondent elles-mêmes sur les déclarations de la recourante et de son fils. Elles ne constituent en soi pas une preuve de la cohabitation effective de la mère et du fils au cours de la période considérée mais un indice (cf. arrêt du Tribunal fédéral des assurances P 23/91 du 23 novembre 1991 consid. 3c) qui peut être infirmé en rapportant la preuve contraire selon les règles qui s'appliquent dans le domaine des assurances sociales. Les allégations de l'assurée à cet égard (selon lesquelles son fils vivrait à l'étranger depuis 2011 et ne reviendrait en Suisse qu'épisodiquement pour de brefs séjours pendant lesquels il logerait principalement chez des amis) ne rendent toutefois pas hautement vraisemblable l'absence de cohabitation déterminante du point de vue du droit aux prestations complémentaires. Elles ne reposent effectivement sur aucun document probant ainsi que l'a constaté la juridiction cantonale. La lettre du fils (du 12 août 2018) indiquant à l'OCPM qu'il avait séjourné chez sa mère en 2015 mais ne plus y résider depuis fin 2015 ne contient que des allégations. Or celles-ci sont d'une part en contradiction avec les déclarations faites par la recourante lors de son audition du 20 juin 2019 (selon lesquelles son fils n'avait jamais habité chez elle) et, d'autre part, ne peuvent pas être corroborées par des photocopies d'un passeport qui était arrivé à expiration le 8 novembre 2017, soit antérieurement à la période litigieuse. Dans ces circonstances, il n'était pas arbitraire de la part du tribunal cantonal de retenir une cohabitation déterminante au regard du droit aux prestations complémentaires justifiant de tenir compte d'un loyer partagé dans le calcul des prestations complémentaires portant sur la période encore litigieuse.