Citation: 6B_9/2017 E. 2

La recourante conteste enfin l'arrêt querellé en ce qu'il admet, dans leur principe, les conclusions civiles des intimés et se plaint d'une violation des art. 41 et 530 ss CO, 122 et 126 CPP. Elle considère que ces derniers formaient une société simple (art. 530 ss CO) et étaient consorts nécessaires. Ils auraient formulé des conclusions de façon séparée et, faute pour eux d'avoir agi de concert, ces dernières auraient dû être déclarées irrecevables. Que l'on admette ou non l'existence d'une société simple, il ressort de l'arrêt querellé que les intimés ont ensemble dénoncé pénalement la recourante et que leur conseil commun a déposé en leur nom des conclusions civiles déduites de l'escroquerie imputée à cette dernière, pour un montant en capital de 68'920 francs. Ce constat suffit à retenir que les intimés ont agi, respectivement introduit l'action civile conjointement (cf. art. 119 al. 2 let. b CPP, 122 CPP et 70 CPC; ATF 142 III 782 consid. 3.1.2 p. 783 s.; cf. aussi ATF 141 IV 380 consid. 2.3 p. 384 ss), partant à faire échec au grief qu'elle soulève dans ce contexte. Le constat précité n'est nullement affecté, même si l'on admet que les intimés ont précisé leurs conclusions de façon individuelle par la suite. Seule la prise en compte des précisions en cause pouvait s'en trouver remise en question (cf. ATF 142 III 782 consid. 3.1.2 p. 784; NICOLAS JEANDIN, in BOHNET/HALDY/JEANDIN/ SCHWEIZER/TAPPY, Code de procédure civile commenté, 2011, n° 11 ad art. 70 CPC; PETER RUGGLE, in Basler Kommentar, Schweizerische Zivilprozessordnung, 3e éd. 2017, n° 29 ad art. 70 CPC), mais non le principe d'une action conjointe. La recourante s'écarte au surplus de l'état de fait de l'arrêt attaqué en évoquant une prétendue absence de pouvoir de représentation à propos de A.A.________. Enfin, dès lors que le premier juge a admis les conclusions civiles des intimés dans leur principe, les renvoyant à agir devant le juge civil pour le surplus, la cour cantonale s'est à juste titre référée à l'art. 126 al. 3 CPP. Pour le surplus, les éléments que fait valoir la recourante par rapport aux motifs du renvoi au juge civil (travail disproportionné au sens de l'art. 126 al. 3 CPP ou conclusions civiles insuffisamment chiffrées ou motivées au sens de l'art. 126 al. 2 let. b CPP) ne lui sont d'aucun secours pour démontrer que les intimés n'auraient pas agi conjointement. Son grief est donc lui aussi infondé.