Citation: 4P.15/2003 19.05.2003 E. 1

1.1 Aux termes de l'art. 86 al. 1 OJ, le recours de droit public n'est recevable qu'à l'encontre des décisions prises en dernière instance cantonale. Cette disposition signifie que les griefs soulevés devant le Tribunal fédéral ne doivent plus pouvoir faire l'objet d'un recours ordinaire ou extraordinaire de droit cantonal (ATF 126 I 257 consid. 1a). 1.2 En procédure civile vaudoise, l'art. 444 al. 1 ch. 3 CPC prévoit qu'un recours en nullité peut être formé contre tout jugement principal d'une autorité judiciaire quelconque pour violation des règles essentielles de la procédure, lorsque l'informalité est de nature à influer sur le jugement et - ce qui est le cas en l'espèce - ne peut pas être soumise au Tribunal cantonal par un recours en réforme ou corrigée par lui dans l'examen d'un tel recours. La notion d'informalité essentielle englobe la violation du droit d'être entendu (Poudret/Haldy/Tappy, Procédure civile vaudoise, 3e éd., n. 15 ad art. 444 CPC). Elle inclut également l'appréciation arbitraire des preuves (ATF 126 I 257). Il convient d'y ranger aussi la violation de l'art. 64 al. 1 CPC/VD (cf. Poudret/Haldy/Tappy, op. cit., n. 1 ad art. 64 CPC et l'ATF 118 Ia 129 consid. 2 cité par eux). Force est ainsi de constater que tous les griefs formulés dans le recours de droit public auraient pu et dû être soumis préalablement à la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois. Le présent recours est dès lors irrecevable en vertu de l'art. 86 al. 1 OJ.