Citation: 1C_253/2024 E. 2

Le Tribunal fédéral contrôle d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis. Selon l'art. 100 al. 1 LTF, le recours doit être déposé dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la décision attaquée. Le délai de recours est suspendu du septième jour avant Pâques au septième jour après Pâques inclus (art. 46 al. 1 let. a LTF). Cette suspension ne s'applique cependant pas, en vertu de l'art. 46 al. 2 let. c LTF, aux questions relatives aux droits politiques au sens de l'art. 82 let. c LTF. Le renvoi à cette dernière disposition indique clairement que l'exception en matière de suspension vise tous les recours qui concernent le droit de vote des citoyens ainsi que les élections et votations populaires, y compris au niveau cantonal (cf. STEINMANN/MATTLE, Basler Kommentar zum BGG, 3e éd., 2018, n. 16 ad art. 46 LTF; JEAN-MAURICE FRÉSARD, Commentaire de la LTF, 3e éd. 2022, n. 18 ad art. 46 LTF). Le recours en matière de droits politiques permet en particulier au citoyen de se plaindre de ce qu'une initiative populaire a été indûment soustraite au scrutin populaire, parce qu'elle a été déclarée totalement ou partiellement invalide par l'autorité cantonale chargée de cet examen (ATF 134 I 172 consid. 1.1). Cela étant, pour être recevable au regard de l'art. 100 al. 1 LTF, le recours devait impérativement être déposé dans les trente jours suivant la notification de l'arrêt de la Chambre constitutionnelle sans tenir compte des féries pascales (arrêt 1C_307/2022 du 31 mai 2022 consid. 3). Les recourants, qui n'étaient pas assistés d'un mandataire devant l'instance précédente, ont retiré les exemplaires de l'arrêt attaqué qui leur était destiné entre le 23 et le 25 mars 2024 selon les indications résultant du suivi des envois recommandés de La Poste Suisse. Le délai de recours contre cet arrêt est ainsi arrivé à échéance au plus tard le 24 avril 2024. Déposé le 1 er mai 2024, en tenant compte à tort de la suspension des délais de recours (cf. art. 46 al. 1 let. a LTF), le recours est dès lors tardif et doit être déclaré irrecevable pour ce motif.