Citation: 9C_312/2018 E. 4.3.2

4.3.2. En ce qui concerne l'avis de la doctoresse B.________, selon laquelle sa patiente a présenté une incapacité de travail depuis le 6 février 2013, la juridiction de première instance s'en est distancée en motivant dûment son appréciation. En substance, elle a considéré que la doctoresse ne s'était pas prononcée de manière circonstanciée sur la cause de l'incapacité de travail qu'elle a attestée, mettant en évidence une affection cardiaque, sans en examiner concrètement la gravité. Or les avis spécialisés recueillis par l'office intimé font état d'une affection bénigne qui ne justifie pas d'incapacité de travail. En conséquence, l'argumentation de la recourante selon laquelle les premiers juges auraient "purement et simplement" écarté les conclusions des docteurs B.________ et C.________, et auraient admis que sa capacité de travail était entière, alors même qu'"aucun élément du dossier ne vient démontrer [qu'elle] présentait une capacité de travail totale, durant la période du 6 février 2013 au 31 janvier 2015", ne lui est d'aucun secours. L'assurée ne saurait davantage être suivie lorsqu'elle reproche à la juridiction cantonale d'avoir retenu "rétrospectivement que le trouble cardiaque a toujours été de peu d'importance". Dans un rapport du 18 mars 2013, le cardiologue I.________ de l'Hôpital J.________ avait indiqué douter que l'arythmie présentée par l'assurée pût expliquer son état de fatigue chronique à moins que la prévalence en fût très élevée, ce qu'il y avait lieu d'investiguer plus avant. Les examens subséquents du docteur G.________ ont précisément exclu l'existence d'une pathologie grave.