Citation: 8C_39/2023 E. 4.4

4.4. Selon les experts du CEMEDEX, l'intimé doit limiter les activités impliquant un rythme de travail soutenu, la gestion du stress et la prise de responsabilités; des activités sans pression temporelle et interactions sociales "confrontantes" doivent également être privilégiées, l'intéressé présentant par ailleurs un besoin d'encadrement, une tendance à la désorganisation, de la fatigabilité et des troubles de l'attention. Ce sont précisément ces limitations fonctionnelles qui ont amené les experts à conclure que l'intimé disposait d'une capacité de travail de 80 % avec une baisse de rendement de 25 %, soit une capacité équivalant à une activité à 60 % (cf. consid. 3.4 supra), de sorte qu'un abattement en raison des limitations fonctionnelles est exclu, comme retenu à juste titre par les premiers juges. En revanche, c'est à tort que ceux-ci ont appliqué un abattement de 5 % au seul motif que l'intimé ne disposait pas d'une pleine capacité de travail avec un plein rendement. Dès lors que pour calculer le revenu d'invalide, ils ont multiplié par 60 % le revenu annuel pour une activité à plein temps issu de l'ESS, le travail à temps partiel ne se révèle pas proportionnellement moins rémunéré que le travail à plein temps (cf. consid. 4.1.4 supra). Le revenu d'invalide, qui ne peut faire l'objet d'aucun abattement, doit ainsi être corrigé et s'élève à 39'991 fr. 54. Compte tenu d'un revenu sans invalidité de 52'074 fr., le taux d'invalidité doit être fixé à 23 %.