Citation: 5A_83/2023 E. 5.4

5.4. En l'espèce, si le raisonnement du recourant relatif à la détermination de la durée de la séparation ne semble pas conforme à la jurisprudence (cf. supra consid. 5.2.2), cette question peut rester ouverte en tant qu'elle dépend également de l'appréciation des circonstances, notamment de l'écoulement du temps, à laquelle l'autorité cantonale devra le cas échéant procéder dans le cadre du renvoi de la cause. S'agissant de la détermination du train de vie antérieur, comme indiqué précédemment (cf. supra consid. 4.4), le juge du divorce n'est pas lié par les constatations du juge des mesures protectrices de l'union conjugale lesquelles constituent une procédure distincte. L'arrêt 5A_709/2017 auquel se réfère le recourant n'a pas la portée qu'il lui prête; il rappelle uniquement l'exception qui prévaut en présence d'une séparation de longue durée (cf. consid. 3.2) et laisse la question ouverte s'agissant d'une période de séparation de huit ans et demi, faute de grief soulevé (cf. consid. 3.3). Ce qui précède scelle le sort du grief du recourant relatif à la prétendue violation de son droit d'être entendu, de même que celui concernant les primes d'assurance-maladie de l'intimée, qui repose sur le prononcé de mesures protectrices de l'union conjugale du 18 septembre 2014. Cela étant, la manière dont l'autorité cantonale a procédé pour examiner le train de vie (durant la vie commune) et le respect de celui-ci comme limite supérieure (détermination des charges antérieures par déduction de certains postes des charges totales actuelles; comparaison des excédents globaux actuels vs antérieurs) apparaît sujette à caution au regard de la jurisprudence (cf. supra consid. 5.2.1). Partant, elle devra tenir compte de ce qui précède dans le cadre de la fixation, après renvoi, de la contribution d'entretien en faveur de l'intimée.