Citation: 5A_170/2020 E. 4.3

4.3. Au vu des principes jurisprudentiels qui précèdent, la critique du recourant apparaît fondée. Dès lors que l'autorité cantonale ne pouvait pas se borner à diviser par moitié les dépenses du couple, elle ne pouvait pas sans arbitraire considérer leur comptabilité commune - qui ne distingue pas les dépenses propres de chaque époux - comme un moyen de preuve suffisant pour établir le train de vie de l'épouse. Il s'ensuit que le grief doit être admis et la cause renvoyée à l'autorité cantonale afin qu'elle procède à un nouveau calcul des dépenses litigieuses incluses dans le train de vie antérieur de l'épouse (cf. supra consid. 4.1) et que, pour ce faire, elle administre les preuves nécessaires conformément à la maxime applicable en la matière (cf. FRANÇOIS BOHNET, Alléguer et conclure en procédure matrimoniale, in: FOUNTOULAKIS/JUNGO (éd.), La procédure en droit de la famille, 2020, p. 1-26, spéc. p. 13 n° 40). Compte tenu de l'admission de ce grief, les critiques d'arbitraire (art. 9 Cst.) relatives à l' admission par la cour cantonale de frais litigieux dans le train de vie de l'épouse n'ont pas à être examinées. Il en va de même du grief du recourant portant sur l'établissement prétendument arbitraire du montant des impôts de l'intimée, qui n'a pas à être traité dès lors que la charge fiscale se détermine en fonction de la contribution d'entretien arrêtée et que celle-ci devra être réexaminée par l'autorité cantonale dans le cadre du renvoi.