Citation: 1B_242/2016 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a constaté que deux sommes d'argent de respectivement 4'500 fr. et 5'005 fr. avaient transité sur le compte du recourant au Brésil en janvier et février 2016 et que les explications que celui-ci avaient données à ce sujet n'étaient guère convaincantes. Le recourant conteste que ces virements puissent fonder de forts soupçons à son encontre puisque ces montants différeraient totalement des virements effectués par les autres prévenus, qui représentaient en général plusieurs dizaines de milliers de francs. Cela peut toutefois s'expliquer par le fait qu'il aurait touché une somme moindre vu le rôle qu'il est soupçonné avoir tenu dans l'affaire. De même, que ces montants soient en inadéquation avec les 50'000 fr. qu'il aurait touchés peut simplement laisser présumer des versements échelonnés. Le recourant ne conteste au demeurant pas qu'il était, à l'époque des virements, non seulement sans emploi, mais sans aide sociale. Il ne revient du reste pas sur les explications qu'il a données au sujet de ces virements ni sur les doutes que les juges des instances précédentes ont relevés à cet égard. En bref, alors que d'une part le recourant n'est pas en mesure d'expliquer de façon convaincante comment il aurait été en mesure de procéder à de tels virements au vu de sa situation financière, les circonstances laissent présumer un lien avec l'infraction dont il est soupçonné. A cela s'ajoute que le recourant est mis en cause par plusieurs personnes, en dernier lieu le 24 mai 2016 par B.________. Au vu de ces éléments, l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle il existerait de forts soupçons à l'encontre du prévenu ne viole pas l'art. 221 al. 1 CPP.