Citation: 9C_585/2023 E. 5.3

5.3. En l'espèce, les éléments médicaux sur lesquels se sont fondés les premiers juges ne sont manifestement pas les mêmes que ceux qui sont à la base des décisions du 2 juin 2005. La juridiction cantonale a constaté, de manière à lier le Tribunal fédéral, que la recourante présentait notamment des troubles dégénératifs depuis 2018 et que ceux-ci exigeaient de définir de nouvelles limitations fonctionnelles. D'ailleurs, on ajoutera qu'en instance cantonale, la recourante avait expressément soutenu que son état de santé s'était "drastiquement péjoré", en raison notamment de troubles dégénératifs intéressants dans leur ensemble le rachis, les genoux ainsi que les épaules, et qu'il existait "bien un changement notable dans [sa] situation médicale [...] qui justifi[ait] de modifier son droit à la rente, en sa faveur" (correspondance du 5 avril 2023). Dans son recours, elle reprend par ailleurs ces différents éléments et maintient que son état de santé s'était péjoré. Dans ces circonstances, c'est en vain que la recourante conteste l'existence d'un motif de révision, en faisant valoir que l'intimé chercherait en réalité à revenir, par une appréciation nouvelle - notamment sur le plan psychique - d'une situation inchangée, sur ce qu'il avait retenu lors des décisions du 2 juin 2005. En présence d'un changement important des circonstances propre à influencer le taux d'invalidité, en faveur ou en défaveur de l'assurée, la juridiction cantonale était tenue de procéder à une révision (au sens de l'art. 17 al. 1 LPGA). Mal fondé, le grief doit être rejeté.