Citation: 5P.231/2003 19.08.2003 E. 3

Dans un autre moyen, la recourante se plaint de ce que l'autorité cantonale aurait tenu compte de la situation économique des époux prévalant en 2003 et, en particulier, des changements intervenus dans les ressources financières du mari cette année-là, pour fixer la contribution d'entretien due en 2002. 3.1 La Cour de justice a certes retenu qu'il avait été établi en appel que, le 10 mars 2003, l'employeur du mari avait mis fin au contrat de travail de celui-ci pour le 31 décembre 2003. L'intéressé avait toutefois reçu l'assurance qu'il continuerait de percevoir son salaire - auquel s'ajoutait un bonus - jusqu'à la fin de l'année 2003 s'il ne trouvait pas un autre emploi. Quoi qu'il en soit, cette circonstance n'apparaît pas avoir été décisive s'agissant de la fixation du montant de la contribution d'entretien. En réalité, l'autorité cantonale a estimé que le juge de première instance avait appliqué à tort la méthode dite du minimum vital, avec répartition de l'excédent (cf. à ce sujet: ATF 126 III 8 consid. 3c p. 9/10 et les références citées). Du moment que l'épouse disposait de revenus suffisants pour son entretien, seuls les enfants pouvaient en effet prétendre à une contribution de la part de leur père; il était par ailleurs équitable d'en arrêter la quotité à 3'000 fr. par mois. 3.2 La recourante ne conteste pas le refus de lui allouer une contribution d'entretien (cf. supra consid. 2.2). Elle ne précise pas non plus, concernant sa situation financière ou celle de l'intimé, quels montants auraient dû selon elle être pris en considération pour déterminer la contribution due en 2002. Dans ces conditions, elle ne démontre pas que l'arrêt attaqué serait arbitraire dans son résultat (ATF 129 I 8 précité). Pour autant qu'il soit suffisamment motivé (art. 90 al. 1 let. b OJ), le grief se révèle par conséquent mal fondé.