Citation: 7B_522/2024 E. 3.3.2

3.3.2. L'autorité précédente a retenu que la jurisprudence zurichoise (décision [ Beschluss] rendue par l' Obergericht du canton de Zurich, III. Strafkammer, du 9 novembre 2020 [UB200179-O]) invoquée par la recourante devant les instances cantonales à l'appui de son raisonnement - et à laquelle elle se réfère dans son recours (p. 9) - concernait la levée d'une mesure institutionnelle doublée d'une demande au juge d'ordonner un internement; dans une telle configuration, la détention pour des motifs de sûreté n'était pas nécessaire puisque la personne était déjà privée de sa liberté dans le cadre de la mesure institutionnelle (cf. HEER/BERNARD/STUDER, in : Basler Kommentar, Strafprozessordnung, 3 e éd. 2023, n. 15 ad art. 364a CPP et l'arrêt zurichois cité en note de bas de page 26). La situation était différente in casu car le traitement ambulatoire, dont la levée avait été prononcée, laissait la recourante libre. Cette dernière ne se confronte pas spécifiquement avec ce raisonnement, dont il n'y a pas lieu de s'écarter. Elle se limite à dire, encore une fois, que l'autorité d'exécution aurait fait totalement abstraction de la possibilité de procéder au retrait de l'effet suspensif, ce qui signifierait qu'elle n'aurait pas retenu l'existence d'une situation de danger, rendant ainsi impossible le prononcé d'une mise en détention au sens de l'art. 364a CPP. Comme on vient de le voir (cf. consid. 3.3.1 supra), une telle interprétation ne trouve aucun appui sur le texte légal et la jurisprudence et doit donc être rejetée pour les motifs susmentionnés.