Citation: I 766/01 26.11.2002 E. 3

3.1 Les premiers juges ont considéré qu'une telle capacité de travail permettait à la recourante de réaliser un revenu équivalent à celui qu'elle aurait pu obtenir dans son ancienne profession en l'absence d'atteinte à la santé, soit 35 700 fr. par année. A juste titre, la recourante ne conteste pas ce revenu sans invalidité, fixé sur la base des renseignements donnés par son ancien employeur. Elle soutient en revanche qu'elle n'est plus en mesure de l'atteindre sans mesure de reclassement professionnel. 3.2 S.________ n'indique toutefois pas en quoi les activités décrites par l'intimé, et sur lesquels se sont fondés les premiers juges pour évaluer son invalidité, ne lui seraient pas accessibles sans formation professionnelle particulière. Du reste, si l'on se réfère aux données salariales publiées dans L'Enquête suisse sur la structure des salaires 2000 (ci-après : ESS) par l'Office fédéral de la statistique, on constate que le salaire mensuel brut (valeur centrale) des femmes, pour une activité simple et répétitive dans le secteur privé, était de 3658 fr. en 2000 (ESS, table A1, p. 31). Après adaptation de ce montant à la durée de travail hebdomadaire usuelle dans les entreprises cette année-là (41,8 heures; La Vie économique 10/2002 p. 88) - les salaires bruts standardisés tenant compte d'un horaire de travail de 40 heures (ESS p. 10) -, on obtient un revenu mensuel hypothétique de 3822 fr. 60. Or, même en procédant à l'abattement maximum de 25 % admis par la jurisprudence pour tenir compte d'empêchements liés à la personnes de l'assurée (cf. ATF 126 V 78 ss consid. 5) - une déduction moins importante serait toutefois mieux appropriée en l'espèce -, il en résulte que celle-ci peut encore réaliser un revenu mensuel de 2866 fr. 95, soit 34 403 fr. 40 par an, sans formation professionnelle particulière. Dès lors, elle ne présente plus, depuis la fin du mois de juin 2000, un taux d'invalidité supérieur à 4 %. Aussi est-ce à bon droit, compte tenu du délai de 3 mois prévu à l'art. 88a al. 1 2ème phrase RAI, que l'intimé a nié son droit à une rente d'invalidité pour la période postérieure au 30 septembre 2000, sans qu'elle puisse par ailleurs prétendre des mesures de reclassement professionnel au sens de l'art. 17 LAI.