Citation: 5P.405/2002 11.02.2003 E. 1

1.1 Les faits et moyens de preuve invoqués dans l'écriture du 8 janvier 2003 ne peuvent pas être pris en considération, parce qu'ils sont postérieurs à l'arrêt attaqué et sont de toute façon invoqués après l'échéance du délai de recours (ATF 127 I 145 consid. 5c/aa p. 160; 105 Ib 37 consid. 2 p. 40). 1.2 Dans les recours de droit public dirigés contre des décisions de dernière instance cantonale au sens des art. 86 et 87 OJ, le Tribunal fédéral admet la production d'expertises juridiques visant uniquement à renforcer et à développer le point de vue du recourant, pour autant que ces pièces soient déposées dans le délai de recours (ATF 126 I 95 et les arrêts cités). Tel est le cas de l'avis de droit complémentaire de l'Institut suisse de droit comparé, produit avec le présent recours. 1.3 En règle générale, le recours de droit public n'a qu'un caractère cassatoire. La recourante demande qu'il soit fait exception ici à ce principe, conformément à la jurisprudence qui autorise le Tribunal fédéral, saisi d'un recours de droit public contre une décision relative à l'exécution d'un jugement condamnatoire rendu par un tribunal étranger, à décider lui-même, en cas d'admission du recours, de la mainlevée de l'opposition lorsque la situation est claire (ATF 126 III 534 consid. 1c et arrêts cités). Il est douteux que cette jurisprudence s'applique en l'espèce, où le litige porte sur l'exequatur seulement, et non aussi sur la mainlevée de l'opposition (cf. ATF 116 II 625 consid. 2 p. 627). La question peut demeurer indécise, car le recours doit de toute façon être rejeté.