Citation: 1B_480/2019 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, la cour cantonale a retenu qu'il existait des soupçons suffisants de culpabilité à l'encontre de la recourante s'agissant d'infractions d'escroqueries (art. 146 CP) et de blanchiment d'argent (art. 305 bis CP), faits effectués en 2015 par le biais d'Internet, d'escroquerie par métier (art. 146 al. 1 et 2 CP), de complicité d'escroquerie (art. 24 et 146 CP) et de faux dans les titres (art. 251 CP) faits réalisés, entre 2007 et 2010, au préjudice de la banque qui l'employait pour un montant de plus d'un million de francs, et d'abus de confiance (art. 138 CP) et d'escroquerie (art. 146 CP), au préjudice de son nouvel employeur, entre le 3 mars 2017 et le 2 avril 2019. L'appréciation de l'autorité inférieure ne prête pas le flanc à la critique au vu des éléments ressortant du dossier et des déclarations de la recourante elle-même qui ne conteste pas l'existence de forts soupçons de culpabilité.