Citation: 1B_506/2019 E. 3.3

3.3. Ces éléments apparaissent suffisants pour retenir un risque concret de récidive. L'arrêt attaqué ne prête pas le flanc à la critique sur ce point. La recourante ne développe d'ailleurs aucune argumentation propre à le remettre en cause. En particulier, le fait que des infractions à la LCR ont été retenues pour illustrer l'intensification de l'activité délictuelle de la recourante et que la condamnation de 2011 n'est pas en lien avec le conflit de coparentalité à la base du litige divisant la recourante et B.________ ne suffit pas à rendre inexistant le risque récidive. Il en va de même des circonstances dans lesquelles le couple avait renoué une relation après l'incarcération de la recourante à Genève en janvier 2016 (B.________ serait venu la chercher à sa sortie de prison; le déménagement du couple dans le canton de Vaud, éloignant la recourante de sa famille habitant Genève; le fait que B.________ chercherait à maintenir le contact avec les enfants de la recourante issus d'une relation précédente). Pour le reste, la recourante avance que, privée de son droit de décider du lieu de résidence de leur fille, il n'y aura plus aucune occasion de dispute avec le père de sa fille et qu'il n'aura plus aucune raison d'entretenir des contacts avec celui-ci car les rencontres mère-fille se feront au Centre Les Boréales. Cette simple affirmation est insuffisante à faire admettre l'invraisemblance du risque de récidive. La recourante ne peut enfin pas prétendre que selon les experts, le risque de récidive serait strictement limité à B.________ et serait simplement potentiel (voir supra consid. 3.2). Ainsi, sur la base de l'intensification des actes de violence prétendument commis depuis plusieurs années, des rapports d'expertise psychiatrique des 23 mars 2016 et 6 mai 2019 (retenant un risque élevé de récidive), des rapports médicaux des 1er novembre 2018 et 17 juillet 2019 ainsi que des antécédents de la recourante, la cour cantonale pouvait, sans violer l'art. 221 al. 1 let. c CPP, admettre un risque de récidive justifiant le maintien en détention.