Citation: 4A_613/2015 E. 4.2

4.2. Examinée à la lumière de cette jurisprudence, la constatation incriminée est exempte d'arbitraire. Elle l'est déjà intrinsèquement dès lors que le simple dépôt de pièces avec une lettre se bornant à énumérer celles-ci ne mérite pas d'être qualifié de "complément", par quoi l'on entend un acte dont le contenu complète la motivation de l'acte d'appel initial. Concrètement, la lettre déposée le 17 septembre 2015 par la recourante ne démontre pas davantage que celle adressée trois jours plus tôt à l'autorité d'appel en quoi le jugement de première instance serait erroné puisque, à l'instar de celle-ci, elle ne contient aucun motif. Preuve en est, a contrario, la tentative faite par la recourante devant le Tribunal fédéral d'expliquer en quoi les pièces produites par elle seraient propres à étayer les prétentions qu'elle avait soumises sans succès au Tribunal des prud'hommes. Ensuite et en tout état de cause, ladite constatation, fût-elle insoutenable, ne porterait pas à conséquence. En effet, comme on l'a déjà noté, les pièces en question ont été produites tardivement et ne pouvaient dès lors pas être prises en considération par la Chambre des prud'hommes. Il suit de là que, même s'il fallait y voir un véritable complément à l'écriture d'appel, comme le soutient la recourante, la constatation inverse des juges précédents resterait sans incidence sur l'issue du litige.