Citation: 6P.51/2004 18.06.2004 E. 3

3.1 Dans son recours de droit public, le recourant se prévaut d'une violation de son droit d'être entendu, jugeant l'arrêt attaqué insuffisamment motivé. La Commission de révision pénale a considéré que le recourant n'avait pas fourni d'explications sérieuses et que celles-ci n'étaient pas propres à ébranler les faits à l'origine de sa condamnation (cf. arrêt attaqué, p. 5). On comprend ainsi ce qui a guidé le choix des juges cantonaux. Il n'y a par conséquent aucune violation du droit d'être entendu (sur cette notion, cf. ATF 129 I 232 consid. 3.2 p. 236). Le recourant se plaint aussi d'arbitraire dans l'appréciation des preuves. Sa critique ne permet toutefois pas de faire apparaître la solution retenue par la Commission de révision pénale comme arbitraire dans son résultat (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9). C'est en effet a bon escient qu'elle a écarté la demande de révision, celle-ci étant de toute façon abusive. 3.2 Dans son pourvoi en nullité, le recourant se plaint d'une violation de l'art. 397 CP. Le caractère abusif de la révision sollicitée exclut toute violation de cette disposition par la Commission de révision pénale.