Citation: 6B_1082/2017 E. 2

Le recourant fait grief à l'autorité précédente de s'être écartée, de manière arbitraire, de l'expertise en retenant un risque de récidive sérieux (art. 9 cst.). Il se plaint également de la violation de son droit d'être entendu, dès lors que l'autorité précédente se serait écartée des constats de l'experte sans présenter aucune motivation (art. 29 al. 2 cst.; art. 6 CEDH). L'autorité précédente a retenu que l'experte avait qualifié le risque de récidive de moyen (cf. arrêt attaqué p. 6). Elle ne s'est donc pas écartée de l'expertise. Elle a admis que les conditions de la révocation du sursis étaient réalisées au vu de l'ensemble des circonstances et des conclusions de l'expertise (arrêt attaqué p. 16). A cet égard, il faut préciser qu' " il est sérieusement à craindre " que l'intéressé ne commette de nouvelles infractions dès qu'un pronostic défavorable est clairement lié à la soustraction à l'assistance de probation ou à la violation des règles de conduite (cf. arrêts 6B_772/2009 du 16 février 2010 consid. 2b; 6B_881/2013 du 19 juin 2014 consid. 2). Il existe toujours un risque de récidive important et concret lorsqu'un pronostic favorable n'a pu être posé qu'en raison des règles de conduite et que l'intéressé s'y soustrait (cf. arrêt 6B_772/2009 précité). Pour le surplus, il est vrai que la motivation de l'autorité précédente est très sommaire (sur l'obligation de motiver, voir notamment ATF 143 IV 40 consid. 3.4.3 p. 47). Elle est néanmoins suffisante, dans la mesure où celle-ci a confirmé le raisonnement de l'autorité de première instance exposé à la page 10 de son arrêt. Le grief tiré de la violation du droit d'être entendu est donc infondé.