Citation: 5A_83/2023 E. 4.4

4.4. En l'espèce, la bonne foi du recourant ne saurait être protégée. Les arrêts de principe sur ces questions (cf. arrêts 5A_311/2019 du 11 novembre 2020 publié aux ATF 147 III 265 et 5A_891/2018 du 2 février 2021 publié aux ATF 147 III 293) ont été rendus bien avant le jugement de divorce du 26 novembre 2021, respectivement l'arrêt sur appel du 15 décembre 2022, étant précisé que l'applicabilité de cette jurisprudence dépend du moment où le juge statue (arrêt 5A_316/2022 du 17 janvier 2023 consid. 6.2). En outre, la prise en compte du principe de la bonne foi ne saurait avoir les conséquences décrites par l'intéressé sur le degré de la preuve. Quant aux décisions précédentes, contrairement à ce que semble penser le recourant, le juge du divorce n'est pas lié par les constatations du juge des mesures protectrices de l'union conjugale et des mesures provisionnelles de divorce qui sont des procédures distinctes dans le cadre desquelles le juge se prononce sur la base de la simple vraisemblance après une administration limitée des preuves (ATF 127 III 474 consid. 2b/bb), en se fondant sur les moyens de preuve immédiatement disponibles (ATF 131 III 473 consid. 2.3 in limine; arrêt 5A_768/2022 du 21 juin 2023 consid. 4). Le raisonnement de l'autorité précédente ne viole ainsi pas le droit fédéral et le grief du recourant ne peut être que rejeté.