Citation: 4A_390/2018 E. A

A.a. Le 23 octobre 2002, X.________ (ci-après: l'employée ou la demanderesse) est entrée au service de A.________, ambassadeur de U.________ (ci-après: l'employeur ou le défendeur) à Genève. Elle était engagée en qualité d'employée de maison dans la résidence de fonction du précité, propriété de l'employeur, où elle logeait et prenait ses repas. Avant cela, l'employée travaillait déjà pour la famille A.________ en qualité de gouvernante dans différents pays, d'octobre 1990 à septembre 2002. Le 27 décembre 2007, la famille A.________ a quitté Genève, le mandat de A.________ ayant pris fin. Lorsqu'elle était au service de A.________, le salaire mensuel de l'employée oscillait entre 1'745 fr. et 2'214 fr. (avec, dans ce dernier cas, une prime annuelle de 1'400 fr. en sus). Pour la période du 23 octobre 2002 au 30 décembre 2007, l'employée allègue avoir accompli les tâches suivantes: elle assurait la prise en charge des quatre enfants de la famille A.________ (toilette, habillement, coiffure, assistance aux repas, assistance aux devoirs, etc.), qui en 2002 étaient âgés de 19, 17, 15 et 8 ans, nettoyait le second étage de la résidence (quatre chambres à coucher, deux salles de bain et trois WC pour une durée de 5 heures), servait à table les membres de la famille et aidait à la préparation des repas. D'octobre 2002 à avril 2003, l'employée soutient avoir travaillé 13 heures par jour (de 6h à 22h, avec une pause de 2h30), à raison de sept jours par semaine, soit 91 heures par semaine. Dès avril 2013, elle allègue avoir travaillé 78 heures par semaine et avoir eu congé le mercredi. Elle dit avoir connu chaque année une période de trois semaines où la charge de travail était réduite en raison des vacances de la famille A.________, à l'exception de l'hiver 2006-2007 (elle avait accompagné la famille A.________ à U.________) et de l'hiver 2007-2008 (où elle avait préparé la résidence pour l'arrivée du nouvel ambassadeur). A.b. A compter du 1er janvier 2008, l'employée a travaillé pour B.________, le nouvel ambassadeur de U.________. Entre 2008 et 2012, son salaire mensuel oscillait entre 3'300 fr. (avec une prime annuelle de 2'800 fr. en sus) et 4'026 fr. (avec une prime annuelle de 3'500 fr. en sus). Du 31 décembre 2007 à février 2012, l'employée allègue avoir été cuisinière pour la famille B.________, qui comprenait en 2008 quatre enfants âgés de 12, 11, 8 et 6 ans, tout en contribuant aux autres tâches ménagères. Elle soutient avoir travaillé pendant cette période 15 heures par jour, sauf le mercredi, soit 90 heures par semaine, sous réserve d'une période annuelle de trois semaines durant laquelle la charge était moindre en raison des vacances de la famille. L'équipe de travail était toutefois de quatre personnes de juillet 2008 à l'été 2009. L'employée allègue que la femme et les enfants de B.________ sont rentrés dans leur pays d'origine en septembre 2009, sans que son cahier des charges ou son horaire de travail ne s'en soient trouvés réduits, dès lors que l'équipe de travail s'était à ce moment-là réduite de quatre à deux personnes. Elle a précisé que B.________ recevait presque quotidiennement des visiteurs et qu'elle devait fréquemment se mettre à disposition pour les réceptions organisées à la résidence, qui avaient en moyenne lieu une à deux fois par mois et l'occupaient jusqu'à 1h30 ou 2h du matin. De février à novembre 2012, l'horaire contractuel de l'employée n'était pas dépassé, puisque la résidence faisait l'objet de travaux de rénovation et l'ambassadeur ne faisait qu'y prendre ses repas, demeurant pour le reste à l'hôtel. B.________ a quitté la Suisse le 16 juillet 2012 et son successeur est arrivé à la fin du mois d'août 2012. A.c. Par courrier recommandé du 20 septembre 2012, l'employeur a résilié le contrat de travail de l'employée, avec effet au 1er décembre 2012. L'employée a contesté les conditions de son licenciement dans un courrier du 3 décembre 2012.