Citation: 6B_1100/2020 E. 3.5

3.5. Invoquant les art. 80 et 81 CPP, la recourante soutient que l'abandon d'une poursuite pénale serait subordonné au prononcé d'une ordonnance formelle mentionnant expressément les faits que le ministère public renonce à poursuivre de manière à en définir clairement et formellement les limites. L'ordonnance de non-entrée en matière du 20 juin 2018 ne satisferait pas à ces exigences et on ne saurait lui accorder une autorité de chose jugée sur les points sur lesquels elle ne se serait pas prononcée, c'est-à-dire la matérialité des faits et leurs conséquences juridiques à l'égard de toute personne impliquée. Il ne saurait non plus y avoir une forme de non-entrée en matière implicite sur d'autres infractions puisque les faits n'auraient tout simplement pas été examinés. L'ordonnance du 20 juin 2018 n'aurait ainsi force de chose jugée qu'en tant qu'elle constatait que les infractions dénoncées à l'encontre de B.B.________ pour les faits exposés en 2018 en sa qualité de proche, ne pouvaient être poursuivies en raison de la tardiveté de la plainte s'agissant des faits connus à l'époque du dépôt de celle-ci. En substance, la recourante prétend que l'ordonnance du 20 juin 2018 ne porterait pas sur les infractions, poursuivies d'office, de faux dans les titres et d'obtention frauduleuse d'une constatation fausse, ni sur le rôle de E.B.________ et de Me C.________.