Citation: 6P.15/2003 06.05.2003 E. B

L'arrêt attaqué retient notamment les faits suivants: B.a. Administrateur de la société B.________ SA, X.________ a acheté à Y.________, pour 15'000 francs, un lot de pièces détachées pour automobiles en vue de les revendre en Afrique. Il avait l'expérience de ce genre d'affaires et disposait des contacts nécessaires sur le continent africain. Pour le transport de la marchandise de Winterthur à Lomé, au Togo (Afrique), il a mandaté la société Z.________ SA, à Genève, qui a conclu avec la N.________ Assurances un contrat d'assurance/transport pour une valeur d'assurance de 250'000 francs; pour fixer la valeur d'assurance, X.________ a présenté une facture, établie sur papier-à-lettre de la société A.________ SA, à Carouge, datée du 18 mars 1992, qui portait sur la vente à B.________ SA de matériel en gros (pièces détachées et accessoires pour automobiles) pour un montant de 154'000 francs (prix de vente en gros). Lors du déchargement du container à Lomé, il a été constaté que celui-ci avait été entièrement vidé, à l'exception de quinze cartons; X.________ est accusé d'avoir chargé des personnes qu'il connaissait au Togo de vider le container et d'en changer les plombs à son arrivée au port de Lomé. La N.________ Assurances a versé à Z.________ SA une indemnité de 237'500 francs pour solde de tout compte. Le 15 octobre 1992, X.________ a personnellement signé une quittance par laquelle il reconnaissait avoir reçu de Z.________ SA la somme susmentionnée. La W.________ Assurances, qui a repris dans l'intervalle la N.________ Assurances, s'est constituée partie civile le 10 mai 1999. B.b. En outre, alors qu'il était au courant d'une escroquerie en cours, organisée par C.________ et D.________, du même type que celle qui est décrite ci-dessus, X.________ a établi, afin de faciliter le financement de cette escroquerie, une fausse quittance, inscrivant sur un simple papier, une liste non exhaustive de meubles pour un montant de 19'800 francs avec la mention "payé comptant". Grâce à cette quittance, D.________ a pu prélever sur son crédit de construction 20'000 francs, qu'il a remis comme convenu à C.________. Ce dernier a pu alors acheter la marchandise qu'il a surassurée et qu'il a fait disparaître lors de son transfert en Afrique. Il a ensuite annoncé le sinistre et touché de l'assurance une somme importante sans aucune commune mesure avec la valeur réelle de la marchandise transportée.