Citation: 6S.335/2006 26.09.2006 E. 2

Le recourant invoque la violation de l'art. 63 CP. Il qualifie la peine qui lui a été infligée de totalement disproportionnée avec les infractions commises. Il reproche à la cour cantonale de n'avoir pas pris en considération tous les éléments pertinents. 2.1 Selon l'art. 63 CP, le juge fixe la peine d'après la culpabilité du délinquant, en tenant compte des mobiles, des antécédents et de la situation personnelle de ce dernier. La loi n'énonce cependant pas de manière détaillée et exhaustive les éléments qui doivent être pris en considération, ni les conséquences exactes qu'il faut en tirer quant à la fixation de la peine. Elle laisse donc au juge un large pouvoir d'appréciation, de sorte que le Tribunal fédéral n'admettra un pourvoi en nullité portant sur la quotité de la peine que si la sanction a été fixée en dehors du cadre légal, si elle est fondée sur des critères étrangers à l'art. 63 CP, si les éléments d'appréciation prévus par cette disposition n'ont pas été pris en compte ou enfin si la peine apparaît exagérément sévère ou clémente au point que l'on doive parler d'un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 129 IV 6 consid. 6.1 p. 20 s. et les arrêts cités). Les éléments pertinents pour la fixation de la peine ont été exposés dans les ATF 117 IV 112 consid. 1 et 116 IV 288 consid. 2a et, plus récemment, dans l'ATF 129 IV 6 consid. 6.1, auxquels on peut se référer. Le critère essentiel est celui de la gravité de la faute. Les autres éléments concernent la personne de l'auteur, soit ses antécédents, sa situation personnelle, familiale et professionnelle, l'éducation reçue, la formation suivie, son intégration sociale et, d'une manière générale, sa réputation (ATF 118 IV 21 consid. 2b p. 25). 2.2 La cour cantonale a retenu, à charge du recourant, ses antécédents en matière de vol en bande et le fait qu'il bénéficiait au moment des faits d'un autre sursis pour une infraction à la loi sur la circulation routière. Elle a constaté, en ce qui concerne les mobiles, que le recourant avait volontairement abandonné un emploi et était retombé dans la délinquance pour se procurer de l'argent plus facilement. Les regrets exprimés sont apparus de pure forme, le recourant, qui n'a pas collaboré à l'enquête, ne paraissant pas avoir pris conscience de la gravité de ses actes, qu'il minimisait. Sur le plan personnel, la cour cantonale a noté la naissance d'un enfant conçu avec sa coaccusée durant la procédure pénale, en remarquant que le premier mariage du recourant, en 1996, ne l'avait pas détourné de commettre des infractions. Sur le plan professionnel, le recourant occupe un emploi temporaire sur des chantiers. A décharge, la cour cantonale a noté que l'immaturité du recourant permettait de garder l'espoir qu'il saurait se ressaisir. 2.3 Le recourant reproche tout d'abord à la cour cantonale de n'avoir pas tenu compte de la radiation de sa précédente condamnation de 1999.