Citation: 7B_421/2024 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a constaté que le recourant avait purgé les deux tiers de ses peines privatives de liberté, si bien que la première condition à la libération conditionnelle était réalisée. Elle a ensuite relevé qu'"il ne [pouvait] être dit que le comportement du recourant en détention avait donné entière satisfaction", puisque l'intéressé avait refusé de travailler dès sa première journée d'affectation à l'atelier livres. Quant au comportement futur du recourant en liberté, la cour cantonale a retenu que le pronostic à cet égard était clairement défavorable. Elle a relevé que le recourant cumulait pas moins de onze condamnations entre 2013 et 2022, pour des infractions à la circulation routière, à la LArm et contre le patrimoine, notamment avec usage de violence (brigandage). Il n'avait pas su "tirer profit" des peines pécuniaires assorties du sursis, ni n'avait appris des courtes peines privatives de liberté qui lui avaient été infligées. Il avait de plus été condamné à six reprises après la fin du délai d'épreuve de sa première libération conditionnelle. La révocation de l'autorisation d'exécuter ses peines sous la forme de la surveillance électronique avait été ordonnée à la suite de la perte de son emploi, respectivement de l'absence de prise d'un nouvel emploi dans le délai légal, ce qui ne pouvait pas être imputé au SAPEM. Un premier ordre d'exécution de peine pour l'entrée en détention avait donc été émis, remplacé par un second. Le recourant n'ayant pas déféré à ce second ordre d'exécution de peine, un mandat d'arrêt avait été émis contre lui. La cour cantonale a retenu que, dans ces circonstances, le recourant ne pouvait pas se prévaloir de l'absence de risque de réitération du seul fait qu'il avait bénéficié, dans un premier temps, de la possibilité d'exécuter ses peines sous la forme de la surveillance électronique. Quant à ses projets d'avenir, ils étaient vagues et insuffisamment étayés; si le recourant indiquait pouvoir retourner dans son appartement, il ne présentait pas d'éléments consacrant un début de démarche pour trouver un emploi ou entreprendre une formation à sa libération. Il ne démontrait enfin pas que des proches pourraient le soutenir. La cour cantonale a conclu que les conditions de l'art. 86 al. 1 CP n'étaient pas réalisées.