Citation: 7B_837/2024 E. 4.5.2

4.5.2. On rappellera tout d'abord que les supports concernés ont été restitués au recourant en 2021 et qu'une copie forensique des données a été mise à sa disposition pour consultation à compter du 11 juin 2021; le 30 juin 2022, donnant suite à la demande du TMC du 9 juin 2022, le recourant a déposé une liste de mots-clés exclusifs permettant d'écarter les données couvertes par le secret professionnel ainsi que les données strictement personnelles et sans pertinence avec l'enquête; le 15 août 2022, le recourant a confirmé que la liste de mots-clés exclusifs qu'il avait fournie pour un des supports informatiques saisis, telle qu'ensuite modifiée par l'autorité précédente, pouvait également être utilisée pour procéder au tri des données se trouvant sur les autres supports informatiques saisis. Cela étant, le recourant ne prétend pas que les éléments invoqués dans ses observations des 18 avril et 31 mai 2024 - à l'exception des données dont il sera question ci-après - l'auraient été antérieurement à la mise en oeuvre du tri ou qu'il n'aurait pas été alors en mesure de soulever certaines critiques (notamment à propos des mots-clés qui n'ont pas été acceptés par le TMC). Cela vaut spécialement s'agissant des données dont le recourant prétend qu'elles relèveraient de sa sphère privée; à cet égard, il n'explique pas pourquoi certains éléments auraient échappé à son attention (en particulier les échanges en lien avec "les vacances et la situation financière de la famille"). Il se prévaut du volume important des données qui est certes considérable; ce motif ne permet toutefois pas encore d'exclure la possibilité pour le recourant de respecter son devoir de collaboration accru (cf. arrêts 7B_720/2023 du 11 avril 2024 consid. 4.3.3;; 1B_282/2021 du 23 novembre 2021 consid. 5.2; cf. également consid. 4.2 supra). Cela vaut d'autant plus que le recourant devait avoir une certaine connaissance du contenu des supports concernés dans la mesure où ils lui appartenaient. Pour le surplus, le recourant ne démontre pas qu'elles seraient manifestement dénuées de pertinence pour les besoins de la cause. Il ne peut à cet égard pas se contenter d'affirmations générales pour exclure les données en cause, étant encore relevé que le seul renvoi à une écriture antérieure n'est pas suffisant (cf. ATF 145 V 141 consid. 5.1; 143 IV 122 consid. 3.3; arrêt 7B_524/2023 du 29 janvier 2024 consid. 3.3.1).