Citation: 2C_1075/2019 E. 4.3

4.3. Les recourants reprochent encore à la Cour de justice de n'avoir pas mentionné la parfaite intégration de la famille en Suisse. Elle aurait de cette manière établi arbitrairement les faits. La Cour de justice aurait notamment dû relever que la famille n'avait vécu ensemble qu'en Suisse et n'avait jamais dépendu de l'aide sociale. Elle aurait également dû prendre en compte le fait que le recourant 1 parlait parfaitement le français, qu'il n'avait jamais dû s'inscrire au chômage malgré la perte d'un emploi, qu'il n'avait fait l'objet d'aucune condamnation pénale en Suisse et qu'il avait également des cousins dans ce pays. De telles critiques - à supposer qu'elles respectent les exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF - ne relèvent toutefois pas directement de l'établissement des faits opéré par l'autorité précédente, quoi qu'en disent les recourants. Elles concernent en réalité la manière dont la Cour de justice a appliqué le droit. En effet, dans son arrêt, la Cour de justice n'a pas ignoré que le recourant n'avait jamais émargé à l'assistance sociale, qu'il n'avait jamais fait de l'objet de poursuites ni de condamnation pénale, qu'il parlait couramment le français et donnait satisfaction à ses employeurs, mentionnant au demeurant expressément certains de ces faits (cf. consid. 5a de l'arrêt attaqué). Elle a toutefois a estimé que ces éléments n'avaient aucune influence sur la question de savoir s'il convenait de maintenir ou de renouveler l'autorisation de séjour du recourant 1, respectivement d'accorder de telles autorisations aux recourantes 2, 3 et 4. La conformité au droit d'un tel raisonnement sera vérifiée ci-après.