Citation: 6B_666/2023 E. 3.3

3.3. La cour cantonale a retenu que le recourant avait élaboré une fausse facture avec le papier à en-tête de D.________ SA dans le but de mettre en confiance l'acheteur qui croyait conclure une transaction par le biais d'une entreprise horlogère suisse, respectivement de le dissuader de toute vérification. Cette facture avait été transmise à Q.________ dont le propriétaire, E1.________, avait exprimé le souhait d'acquérir une montre de marque D1.________ au prix de fabrique, produit que le recourant avait faussement assuré pouvoir obtenir grâce à un prétendu contact au sein de l'entreprise D1.________. Conseillé par une personne de confiance, Q.________ avait versé l'argent, qui plus est à une société suisse, sans autre vérification. Dans ces conditions, la cour cantonale a considéré que le recourant avait eu l'intention, par un édifice de mensonges, d'obtenir le versement de Q.________, respectivement de s'enrichir ou d'enrichir autrui grâce au montant de 167'000 fr., sans jamais mettre la montre désirée à disposition de la dupe. La cour cantonale a encore précisé que l'infraction avait été commise au préjudice de Q.________, qui n'avait jamais obtenu la montre, ni le remboursement du montant de 167'000 fr. dont elle s'était acquittée en faveur de D.________ SA. L'autorité précédente a ajouté que l'on saisissait aisément, à la lecture de l'acte d'accusation, que Q.________ était la lésée directe de l'infraction, dont le nom ressortait précisément, de sorte que le recourant savait pertinemment ce qui lui était reproché. Il était dès lors malvenu d'invoquer une violation de la maxime d'accusation. Le recourant devait donc être déclaré coupable d'escroquerie au préjudice de Q.________.