Citation: 1C_221/2022 E. 3.2.1

3.2.1. Il ressort de l'arrêt attaqué que, de ce point de vue, ni le règlement communal sur le plan d'extension et la police des constructions, ni d'éventuelles autres mesures de protection prévues par la législation cantonale ne permettent de refuser l'autorisation de réaliser les travaux envisagés par les recourants. A cet égard, la Municipalité de Nyon a, dans un préavis, estimé que le projet de construction des recourants pourrait être considéré comme respectant le recensement architectural. De même, toutes les instances cantonales consultées dans le cadre de la synthèse CAMAC, à l'exception de la DGIP-MS, auraient, le cas échéant, délivré les autorisations spéciales requises. La CDAP estime ainsi que seul le classement de la villa "La Paisible" et de la parcelle n° 691 est apte à atteindre le but de préservation de ces objets. Le DFIRE arrive à la même conclusion dans ses déterminations du 20 mai 2022: l'option de renoncer au classement du bâtiment n'est pas envisageable dans la mesure où elle conduirait à autoriser le déplacement de la villa et la construction d'un nouvel immeuble. Cela aurait pour conséquence de devoir réviser la note attribuée à la villa et de retirer cette dernière de l'inventaire.