Citation: 6B_822/2014 E. 1.2.2

1.2.2. La cour cantonale n'a pas méconnu les premiers éléments relevés par le recourant puisqu'elle a indiqué que l'appréciation des juges de première instance, qui en avaient déduit qu'il demeurait un doute sur la réalité de ces faits, ne pouvait être suivie. Elle a cependant considéré, au contraire, que le récit de la victime, précisé sur certains points, trouvait appui dans le dossier de la cause, soit, en particulier, le fait que le départ du fils de la partie plaignante en 2007 avait laissé une chambre libre dans l'appartement et l'aveu du recourant quant à l'usage d'un morceau de ficelle, posé sur la porte d'entrée comme témoin d'éventuelles entrées et sorties. De plus, un tel comportement de séquestration était plausible au regard de la personnalité du recourant. On peut y ajouter que le recourant a lui-même fait état, devant la police, de ses soupçons, quant à des intrusions nocturnes d'inconnus dans la chambre de la partie plaignante, par la fenêtre, sans pouvoir expliquer comment ces faits auraient pu se dérouler au dixième étage d'un immeuble (procès-verbal d'audition du 18 août 2011, p. 2). La cour cantonale pouvait ainsi constater que le récit de la partie plaignante, même s'il souffrait de quelques imprécisions, se trouvait étayé par divers indices, contrairement à celui - largement empreint d'affabulations - du recourant. Elle pouvait tenir pour crédibles les déclarations de la partie plaignante selon lesquelles ces soupçons ont conduit le recourant à exercer une surveillance accrue sur elle ouvertement (et non à l'insu de celle-ci) y compris durant la nuit (« au mois d'août [...] nous avons dormi dans la même chambre mais dans des lits séparés, il voulait me surveiller. Il imaginait que j'avais un amant qui me rejoignait dans la chambre, alors que nous habitions au 10e étage »). Il n'y avait donc rien d'insoutenable à retenir la version des faits selon laquelle le recourant l'avait bel et bien enfermée à diverses reprises dans l'une ou l'autre chambre, en tournant la clé et en tressant une ficelle autour de la poignée depuis l'extérieur.