Citation: 5A_218/2014 E. 1.2

1.2. Le recours en matière civile des art. 72 ss LTF étant une voie de réforme (art. 107 al. 2 LTF), le recourant ne doit pas se borner à demander l'annulation de la décision attaquée; il doit également, sous peine d'irrecevabilité, prendre des conclusions sur le fond du litige. Les conclusions réformatoires doivent de surcroît être déterminées et précises, c'est-à-dire indiquer exactement quelles modifications sont demandées (arrêt 5A_623/2011 du 20 février 2012 consid. 1.2). Exceptionnellement, des conclusions indéterminées et imprécises suffisent lorsque la motivation du recours ou la décision attaquée permet de comprendre d'emblée la modification requise (ATF 134 III 235 consid. 2 p. 236 s.; arrêt précité 5A_359/2011 consid. 1.2.1 in fineet les références). En l'espèce, la recourante se limite à prendre une conclusion principale d'incompétence des autorités suisses et une conclusion subsidiaire cassatoire, sans même conclure au renvoi de la cause à une autorité inférieure. Or, l'annulation, sans réforme, de l'arrêt cantonal aurait pour effet que, dans ce cas, le droit de garde de l'enfant postérieurement à la séparation des parents ne serait soumis à aucune réglementation ratifiée par une autorité suisse, mais uniquement à la décision des autorités espagnoles dont s'est prévalue la mère. Ce nonobstant, vu l'ensemble du dossier de la cause, il appert que le recours tend à ce que le droit de garde octroyé au père soit supprimé et à ce que la garde de fait qu'elle exerce sur sa fille soit entérinée par les autorités espagnoles. En dépit de l'absence de toute conclusion réformatoire sur le fond du litige, l'on comprend donc ce à quoi tend globalement le recours, de sorte que le défaut de conclusions réformatoires ne fait en définitive pas obstacle à sa recevabilité.