Citation: 9C_107/2016 E. 4.2.2

4.2.2. L'administration considère également que les éléments objectifs réunis par le docteur K.________ (status mental, symptômes) n'étaient pas suffisants pour diagnostiquer les pathologies retenues, singulièrement le trouble dépressif récurrent, ni ne permettaient de saisir en quoi l'attitude théâtrale et pathétique de l'assuré pouvait simultanément être qualifiée de sincère et authentique ou de déterminer si les signes d'une agitation psychique étaient présents. Ce grief n'est pas plus fondé que le précédent dans la mesure déjà où, comme l'ont relevé les premiers juges, l'office recourant entend nier la réalité du trouble dépressif récurrent alors que tous les médecins consultés en ont admis l'existence, y compris ceux du SMR. On ajoutera que la récurrence de la dépression et l'intensité des épisodes dépressifs antérieurs ne sauraient de toute évidence se justifier uniquement par des éléments objectifs observés concrètement par l'expert judiciaire. On relèvera encore que, comme déjà mentionné (cf. consid 4.2.1), ce n'est pas parce que le docteur K.________ n'a pas fait usage pour décrire la situation actuelle des mots que les médecins du SMR - en l'occurrence, sans spécialisation médicale - s'attendaient à lire que ses observations sont insuffisantes. Le juridiction cantonale s'est du reste déjà exprimée à ce sujet en dressant une liste de symptômes du trouble dépressif pouvant facilement être identifiés dans le rapport d'expertise. L'office recourant n'a pas jugé utile de contester ce point. S'il est vrai par ailleurs qu'il peut sembler contradictoire de décrire une attitude comme étant théâtrale et sincère à la fois, l'administration oublie que, selon les constatations des premiers juges, l'expert a qualifié le comportement de l'assuré de théâtral et le désarroi ressenti par celui-ci d'apparemment sincère. De plus, on ne peut sérieusement reprocher à un expert d'interpréter ses propres observations dans la mesure où il s'agit-là de l'essentiel de son travail. S'agissant enfin de l'agitation psychique, on relèvera que le grief de l'office recourant n'est pas pertinent dans la mesure où, quoi qu'en ait dit le tribunal cantonal, il ne porte pas sur un diagnostic posé par l'expert judiciaire pour justifier ses conclusions. Celui-ci a seulement mentionné une agitation psychomoteur, ce qui n'a rien à voir avec une éventuelle pathologie, comme semble le croire l'office recourant, mais constitue un symptôme d'une affection ou, autrement dit, un des éléments objectifs observés par l'expert judiciaire.