Citation: 5A_364/2023 E. 3.3

3.3. Semblable motivation, purement appellatoire, n'a pas sa place dans un recours en matière civile, qui plus est soumis à l'art. 98 LTF. En l'occurrence, le juge cantonal est parvenu à la conclusion que la convention passée par les parties à l'audience d'appel du 29 avril 2021 était claire en tant notamment que le texte de la clause selon laquelle " les parties réservent tous leurs droits à partir du moment où [la décision de l'Office AI] aura été notifiée " restituait le sens de l'accord conclu entre les époux, à savoir qu'aucun effet rétroactif n'était réservé. Quand bien même le juge cantonal a ensuite discuté la question de savoir si l'octroi de la rente AI constituait un changement imprévisible au sens de l'art. 179 CC, il incombait au recourant de démontrer, de manière conforme aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, que le juge cantonal avait versé dans l'arbitraire en constatant la volonté subjective des parties. Or le recourant se contente de substituer sa propre interprétation de la convention signée par les parties le 29 avril 2021 à celle dudit magistrat, de surcroît sur la base de nombreux faits ne résultant pas de l'arrêt attaqué. Ce faisant, il ne discute pas valablement l'appréciation que le juge cantonal a exposée à cet égard et n'en démontre nullement l'arbitraire. Il s'ensuit que le Tribunal fédéral est lié par la constatation de la volonté réelle et commune des parties (art. 105 al. 1 LTF), selon laquelle celles-ci ont convenu de se réserver de modifier la situation pour le futur, soit à compter de la décision de l'Office AI. Le fait que le recourant reproche au juge cantonal de ne pas avoir ordonné des débats d'appel, qui lui auraient permis d'instruire en vertu de la maxime inquisitoire applicable et de constater qu'il était uniquement question d'incapacité de travail et de mesures de réadaptation au moment de la convention du 29 avril 2021, n'y change rien. En effet, le recourant ne discute nullement les motifs fondant la fin de non-recevoir du juge cantonal, qui a notamment retenu que l'époux s'était simplement contenté de réclamer la tenue d'une audience d'appel sans motiver plus avant sa requête. Le recourant ne fait par ailleurs pas valoir, à titre subsidiaire, que l'autorité cantonale aurait dû s'écarter d'office de la volonté des parties telle qu'exprimée dans la convention (cf. arrêt 5A_1031/2019 du 26 juin 2020 consid. 2.2), ce qui n'aurait, quoi qu'il en soit, pas été dans l'intérêt de l'enfant. Un tel résultat rend sans objet les développements, au demeurant difficilement compréhensibles, que le recourant consacre à un prétendu établissement arbitraire des revenus (de la fortune) de l'intimée, faute pour le juge cantonal d'avoir ordonné " les mesures d'instruction nécessaires ". Il en va de même des calculs que le recourant propose pour tenir compte du rétroactif des rentes AI et LPP et justifier notamment sa conclusion tendant au remboursement par l'intimée de la différence entre les contributions d'entretien versées par la caisse de chômage et ledit rétroactif.