Citation: 2C_874/2018 E. 8.3

8.3. Cette dernière approche doit être confirmée (cf. à ce propos ATF 144 II 359), dans la mesure où, faute d'être prouvés, les montants des charges ne sauraient de toute façon pas être déduits du revenu imposable des recourants. Il s'agit en effet de faits diminuant la dette fiscale, dont le fardeau de la preuve revient aux contribuables. Certes, comme ceux-ci le relèvent, ils auraient prétendument produits les documents pertinents dans le cadre de la procédure de rappel d'impôt relative à la société. Toutefois, la Cour de justice a expressément mentionné que, contrairement aux allégations des recourants, les pièces justificatives ne figuraient pas au dossier de la société pour les années 2004 à 2009. Or, il s'agit-là d'un fait que les recourants ne contestent pas, ou à tout le moins pas à suffisance. Au demeurant, même si des pièces avaient figuré au dossier de la société, il n'appartenait pas à la Cour de justice d'aller les consulter, puisqu'il s'agit de deux contribuables distincts (cf. consid. 2 ci-dessus relatif à la jonction des causes). En outre, l'autorité précédente mentionne justement qu'il revenait aux recourants de produire leurs moyens de preuve dans le cadre de la présente procédure, en plus de celle relative à la société. Si l'on peut regretter qu'elle n'ait pas attiré l'attention des recourants sur leur obligation de participation avant de rendre son arrêt, il n'en demeure pas moins que le Tribunal administratif de première instance, comme le mentionnent les contribuables, avait déjà utilisé cet argument. Ainsi, même s'il fallait admettre une violation de leur droit d'être entendus, ce qui est d'emblée douteux, force serait de constater que cette violation serait de toute façon guérie, dès lors que les recourants avaient la possibilité de produire tous les moyens de preuve qu'ils estimaient nécessaires devant la Cour de justice.