Citation: 9C_831/2018 E. 1

La doctoresse C.________ a en revanche fait siennes les conclusions émises par le docteur G.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie et en médecine pharmaceutique, au terme de l'expertise à laquelle il a procédé sur mandat de l'office AI. Dans son rapport du 29 février 2012, l'expert a exclu, pour toute la période considérée, la présence d'une maladie psychiatrique incapacitante, sous la forme de la persistance d'un état de stress post-traumatique; il a retenu comme seul diagnostic, celui non incapacitant de dysthymie (F34.1) faisant suite à un trouble de l'adaptation survenu en mars 2009. Le docteur G.________ a également fait état d'incohérences entre les plaintes de l'assuré et ses propres constatations objectives, et mis en évidence que le recourant disposait de ressources mobilisables élevées, notamment dans sa vie sociale, conjugale et familiale, ainsi que dans ses loisirs (l'assuré "refuse pour l'instant, de sortir d'un rôle d'invalide en mettant en avant un cortège de symptômes subjectifs et incohérents"). Les conclusions de l'expert, auxquelles les premiers juges ont accordé une pleine valeur probante, coïncident par ailleurs avec celles précédemment posées par les médecins de la Clinique romande de réadaptation (CRR) et par le docteur H.________, médecin d'arrondissement de la CNA (rapport du 18 janvier 2010), qui eux se sont prononcés durant la période litigieuse; elles ont au demeurant été confirmées par le docteur I.________, spécialiste en chirurgie et médecin au Service médical régional de l'AI (SMR) qui a considéré que l'incapacité de travail de l'assuré avait duré du 17 mars 2009 au 18 janvier 2010 (rapport du 6 juin 2012).