Citation: 7B_813/2024 E. 4.3.1

4.3.1. L'ordonnance querellée concerne deux carnets rédigés par le recourant. Il résulte de cette ordonnance que certains passages des carnets - entremêlés de considérations personnelles - relataient des entretiens du recourant avec son défenseur. Le TMC a cependant relevé que les deux carnets étaient intitulés "Journal d'un prévenu" et que le recourant avait précisé en préambule tenir son journal pour les raisons suivantes: il avait beaucoup de temps à tuer, avait peur d'oublier tout ce qui lui arrivait et le tenait pour ses "amiexs", sa famille et ses camarades; les réflexions du recourant étaient en outre consignées à la première personne et de manière chronologique. Le TMC a encore souligné qu'aucun élément n'indiquait que les carnets étaient destinés à être adressés au défenseur du recourant. Sur la base de ces éléments, le TMC a considéré que les deux carnets devaient être assimilés à des journaux intimes, voire à des notes personnelles, et qu'ils n'étaient dès lors pas protégés par l'art. 264 al. 1 let. a CPP.