Citation: 5A_109/2007 25.09.2007 E. A

A.a En 2000 et 2001, Coffee Commodities Ltd, société incorporée aux Iles Vierges britanniques (ci-après: Coffee), a accordé quatre prêts d'un montant total supérieur à 7 millions de francs à Russian Investors Group Ltd, société ayant son siège aux Bahamas (ci-après: RIG). Par convention du 10 août 2001, Coffee a cédé tous ses droits découlant des contrats de prêts à Speyer Inc., société des Iles Vierges britanniques (ci-après: Speyer). Cette convention est signée notamment par Elena Collongues pour le compte de Coffee, par Alexeï Oustiougov pour le compte de RIG et par Lyudmila Dementieva, belle-soeur d'Alexeï Golubovitch, pour le compte de Speyer. Coffee soutient que ladite convention de cession est un faux. Elena Collongues a déposé plainte pénale contre Alexeï Golubovitch et Speyer. Selon elle, Lyudmila Dementieva, qui représente Speyer, et Alexeï Golubovitch, qui se prétend représentant de RIG, essaient de faire en sorte que Speyer puisse encaisser la créance auprès de RIG au détriment de Coffee. A.b Se prétendant toutes deux titulaires de la créance en remboursement des quatre prêts, Coffee et Speyer ont requis et obtenu chacune un séquestre sur les mêmes avoirs de RIG auprès de la banque Leu (ordonnance de séquestre n° 02 070.233 W en faveur de Coffee et ordonnance de séquestre n° 03 070135 W en faveur de Speyer). La débitrice RIG ne conteste pas la créance en tant que telle, mais elle ne s'en acquitte pas puisque chacun de ses prétendus représentants - Elena Collongues d'une part et Alexeï Golubovitch et Alexeï Oustiougov d'autre part - veut qu'elle soit payée à un créancier différent: Elena Collongues veut qu'elle soit payée à Coffee et Alexeï Golubovitch et Alexeï Oustiougov veulent qu'elle le soit à Speyer. A.c Coffee et Speyer ont introduit chacune une poursuite en validation de séquestre contre RIG, soit les poursuites nos 04 102856 Y (Coffee) et 03 190905 Z (Speyer). Dans les deux poursuites, l'Office des poursuites de Genève a notifié le commandement de payer à chacun des prétendus représentants de la débitrice RIG, conformément à une décision rendue par la Commission de surveillance des offices des poursuites et faillites du canton de Genève le 19 mars 2004, laquelle n'a pas fait l'objet de recours au Tribunal fédéral. Une décision ultérieure de la Commission de surveillance, datée du 17 février 2005, a confirmé ce mode de faire.