Citation: 8C_232/2008 06.10.2008 E. A

L.________ est ouvrière au service de l'entreprise X.________ SA. A ce titre, elle est assurée par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après : CNA). Le 7 juin 1996, lors d'une chute à vélo, elle a subi une fracture instable de la vertèbre lombaire L1, avec atteinte du mur postérieur. La fracture a été traitée par ostéosynthèse par fixateur interne USS de D12 à L2, le 13 juin 1996. La CNA a pris en charge les suites de cet événement, jusqu'au rétablissement de l'assurée. Cette dernière a repris le travail à plein temps le 1er décembre 1997, le traitement médical étant par ailleurs achevé. Dès le 25 octobre 2000, elle a consulté le docteur R.________ en raison de violentes douleurs lombaires augmentant progressivement au cours de la journée, avec irradiation dans le pli inguinal. Le docteur R.________ a attesté une incapacité de travail totale du 25 octobre au 26 novembre 2000 et a prescrit un traitement anti-inflammatoire, du repos et de la physiothérapie. Par la suite, il a régulièrement attesté une incapacité de travail de 50 %. Le 1er novembre 2000, X.________ SA a annoncé une rechute à la CNA, qui a alloué des indemnités journalières et pris en charge le traitement. Le docteur M.________, médecin-conseil de la CNA, a examiné l'assurée et considéré que les activités adaptées pour cette dernière devraient être légères, en sollicitation alternée, l'assurée devant pouvoir choisir à sa guise la position debout ou assise, les deux n'étant pas possibles de manière prolongée. Des pauses prolongées étaient également nécessaires, ce qui représentait une baisse globale du temps de travail de 20 % (rapport du 18 juillet 2002). Le 24 octobre 2002, L.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel (ci-après : l'office AI) a confié aux docteurs V.________et A.________, le soin de réaliser une expertise. Dans un rapport établi le 21 mars 2003, ces derniers ont constaté une discrète impaction de L1, séquellaire de la fracture subie en 1996, ainsi qu'une discopathie D12-L1 avec une attitude scoliotique de la jonction thoraco-lombaire. Ils ont attesté une incapacité de travail de 15 % dans une activité professionnelle habituelle, sans port de charges lourdes de plus de 15 kg. Par la suite, les docteurs V.________et K.________ ont établi un nouveau rapport d'expertise, le 31 août 2007, dans lequel ils confirment la capacité résiduelle de travail de 85 % précédemment attestée. Par décision du 17 septembre 2004 et décision sur opposition du 5 novembre 2007, la CNA a alloué à l'assurée une rente fondée sur un taux d'invalidité de 15 %, avec effet dès le 1er septembre 2004, et une indemnité pour une atteinte à l'intégrité de 17 %.