Citation: 9C_440/2021 E. 4.3.1

4.3.1. Le recourant soulève ensuite des griefs d'ordre matériel au sujet de l'appréciation médicale des premiers juges justifiant d'après lui que l'expertise soit écartée. Il relève à cet égard la tentative non convaincante - selon lui - de la juridiction cantonale de remédier à l'absence d'argumentation des médecins du CEMed sur l'éviction du trouble dépressif sévère diagnostiqué par la doctoresse F.________ ou sur l'incapacité totale de travail attestée par le docteur D.________. Il soutient également que le tribunal cantonal n'a pas pris position sur le fait que les experts n'avaient tiré aucune conclusion de l'incidence du désoeuvrement professionnel ou de l'importance des douleurs exprimées durant l'expertise. Il ajoute que les divergences conséquentes entre les conclusions de la doctoresse E.________ et du CEMed, d'une part, et celles de la doctoresse F.________, d'autre part, justifiaient à elles seules la réalisation d'une expertise judiciaire ou, du moins, l'audition de la psychiatre traitante. Il estime en outre que l'audition du docteur B.________ aurait aussi été justifiée dans la mesure où dans son dernier rapport, celui-ci avait rendu vraisemblable une aggravation de la situation médicale. Il fait enfin valoir que le complément d'expertise établi par le docteur H.________ ne contiendrait pas les éléments nécessaires à l'examen des indicateurs, alors que les autres rapports médicaux disponibles comprendraient des éléments justifiant le caractère invalidant de son trouble somatoforme douloureux dont les premiers juges n'auraient pas tenu compte.