Citation: 1B_217/2016 E. B

L'intéressée a été soumise à une expertise psychiatrique. L'expert psychiatre a, dans son rapport du 20 octobre 2015, retenu que l'expertisée souffrait au moment des faits reprochés d'un effondrement narcissique dans le cadre d'un épisode dépressif moyen avec syndrome somatique; il relevait également un antécédent d'utilisation nocive d'alcool par le passé qui n'était cependant pas présent au moment de ces faits. L'expert psychiatre a en outre considéré qu'au vu du caractère très contextuel du passage à l'acte délictueux et en l'absence d'antécédents de violence, le risque de récidive d'actes de même nature apparaissait faible. Le Ministère public a sollicité un complément d'expertise, compte tenu du fait que l'époux de la prévenue était toujours en couple avec la victime et que le pasteur de la prison avait constaté un certain état de colère de la prévenue qui l'empêchait encore de s'inscrire dans une démarche de pardon (cf. courrier du pasteur du 2 décembre 2015). L'expert a précisé, dans son rapport complémentaire du 8 mars 2016, que ces éléments ne modifiaient pas son appréciation du risque de récidive dans la mesure où ils n'étaient pas des éléments nouveaux.