Citation: 9C_759/2018 E. 4.3

4.3. L'instance précédente s'est déterminée sur ces objections que la recourante avait déjà soulevées devant elle. Les réponses apportées sont néanmoins suffisantes (consid. 4.2.2 du jugement attaqué, p. 14). L'appréciation des divers avis médicaux par la juridiction cantonale ne saurait être qualifiée d'arbitraire au point d'entraîner l'annulation du jugement. En effet, en ce qui concerne le volet rhumatologique, les premiers juges ont retenu que la doctoresse E.________ avait posé les mêmes diagnostics que sa consoeur C.________, experte rhumatologue. Ils ont rappelé à cet égard que le diagnostic de spondylarthropathie n'avait pas été confirmé par l'IRM des sacro-illiaques, tandis que le docteur G.________, spécialiste en neurologie, n'avait pas retenu de diagnostic neurologique mais avait conclu à la présence de troubles sensitifs purement subjectifs et aspécifiques (rapport du 25 novembre 2016). Au sujet de l'intervention chirurgicale pour une hernie discale cervicale subie le 11 février 2017, la juridiction cantonale a aussi retenu que le docteur H.________ avait expliqué clairement, dans son rapport du 27 mars 2017, qu'elle s'était bien déroulée avec une récupération complète de la sensibilité et de la motricité du membre supérieur droit en postopératoire, mis à part un nouveau déficit moteur survenu une dizaine de jours plus tard mais qui s'était spontanément résolu. Les juges ont admis que cet élément ne pouvait avoir qu'une influence temporaire sur la capacité de travail, estimée à trois mois par le médecin du Service médical régional (rapport du docteur I.________, du 14 juin 2017), et ne pouvait ainsi être retenu comme une aggravation durable de l'état de santé. Quant à l'appréciation du volet psychiatrique, elle ne prête pas davantage le flanc à la critique. L'avis divergent du docteur F.________, qui certes atteste une péjoration de l'état de santé, ne peut justifier une telle aggravation à défaut d'être accompagné d'une explication médicale circonstanciée. Sur ce point, le recours est également infondé.