Citation: 8C_46/2023 E. 6.1

6.1. Sous le titre "Méthode de calcul du degré d'invalidité", le recourant reproche aux premiers juges d'avoir admis que son incapacité de travail de 10 % avait été répercutée sur son revenu fixe (réduit à compter de septembre 2019), mais d'avoir refusé de reconnaître le lien entre cette incapacité et la baisse du bonus. Selon lui, le calcul du taux d'invalidité doit se faire soit sur la base des valeurs exactes, à savoir une comparaison des revenus nets perçus avant et après accident (cf. consid. 5.3.1), soit sur la base de valeurs approximatives par le biais de la méthode de la comparaison en pour-cent. Il fait d'ailleurs grief à la cour cantonale de n'avoir pas indiqué quelle méthode d'évaluation de l'invalidité elle entendait utiliser. En outre, comme l'indiquerait le Tribunal fédéral pour les revenus variables (référence faite à l'arrêt 9C_237/2016 du 24 août 2016), en l'absence de preuve stricte, il y a une présomption de fait que le revenu hypothétique lié aux bonus va baisser dans les mêmes proportions que l'incapacité de travail. Dans les faits, cela serait même démontré. L'examen des valeurs absolues établirait la réalité de la baisse des revenus, indépendamment de la répartition des bonus. Le recourant fait également valoir que s'il générait encore, avec son associée, des bénéfices, ceux-ci s'étaient réduits. Même une augmentation de la part au bonus aurait entraîné une baisse des revenus, à partir du moment où le niveau des bénéfices antérieurs n'était plus réalisable avec son incapacité résiduelle de travail. L'autorité précédente ne s'y était pas intéressée, de sorte que la cause devrait au besoin lui être renvoyée pour qu'elle effectue les calculs sur des bases correctes. Se prévalant ensuite d'attestations signées par D.________, le recourant soutient qu'aucune libéralité (dans le sens d'un salaire social) ne lui a été consentie. Enfin, il fait valoir qu'il serait "virtuellement" impossible de prouver que la répartition du bonus entre associés (qui dépend de divers paramètres) reflétait ou pas son incapacité médicale. Ce serait bien le bénéfice finalement réalisé et réparti (en baisse selon les valeurs chiffrées), puis ce qu'il a touché (en forte baisse aussi) qui seraient déterminants.