Citation: 6B_1139/2023 E. B

Le 22 février 2023, A.________ a déposé une demande de révision auprès de la Cour pénale du Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel concluant en substance à l'annulation de l'ordonnance pénale du 16 mars 2021 (ci-après: ordonnance pénale neuchâteloise ou litigieuse) et à sa condamnation à une peine pécuniaire avec sursis qui soit complémentaire à celle d'un jugement précédent. Il faisait valoir que l'ordonnance pénale du Ministère public du canton de Bâle-Ville du 8 septembre 2020 avait été annulée dans l'intervalle, et une peine pécuniaire plutôt qu'une peine privative de liberté avait été prononcée par jugement du 28 novembre 2022. Par arrêt du 18 août 2023, la Cour pénale du Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel (ci-après: cour cantonale) a rejeté cette demande de révision. Il en ressort en substance les faits suivants. B.a. A.________, originaire du Kosovo, est né en 2000. B.b. Par ordonnance pénale du Ministère public neuchâtelois du 23 juillet 2019, restée incontestée, A.________ a été condamné à 120 jours de peine privative de liberté avec sursis pendant trois ans pour séjour illégal. Le 13 février 2020, le Ministère public neuchâtelois a condamné A.________ à 80 jours de peine privative de liberté sans sursis, pour séjour illégal (du 6 mai 2019 au 5 février 2020). Statuant sur opposition du 4 mars 2020, le tribunal de police l'a condamné, par jugement du 20 mai 2020, à 60 jours de peine privative de liberté sans sursis, cette peine étant partiellement complémentaire à celle prononcée le 23 juillet 2019. Le 11 juin 2021, la cour cantonale a admis partiellement l'appel de A.________ et a réformé le jugement du 20 mai 2020 en ce sens qu'il a été condamné à une peine pécuniaire de 60 jours-amende à 10 fr., avec sursis pendant deux ans. Par ordonnance pénale du 8 septembre 2020 (ci-après: ordonnance pénale bâloise), le Ministère public du canton de Bâle-Ville a condamné A.________ à 160 jours de peine privative de liberté sans sursis pour séjour illégal (du 6 février 2020 au 26 juin 2020). Cette ordonnance n'a pas été valablement notifiée à A.________ avant le 22 avril 2022, date à laquelle il y a fait opposition. Dans son jugement du 28 novembre 2022 (ci-après: jugement bâlois), le Tribunal pénal de Bâle-Ville a déclaré l'opposition recevable et a condamné A.________ à une peine pécuniaire de 45 jours-amende à 30 fr. en tant que peine complémentaire à celle fixée par la cour cantonale neuchâteloise le 11 juin 2021. Le 14 juillet 2021, A.________ a été condamné par le Ministère public neuchâtelois à une peine privative de liberté de 40 jours sans sursis pour séjour illégal (entre le 23 novembre 2020 et le 14 avril 2021). Statuant sur opposition à cette ordonnance pénale, le tribunal de police l'a annulée par décision du 6 janvier 2023 et a condamné l'intéressé à 30 jours-amende avec sursis.