Citation: 4A_239/2021 E. A

A.a. C.________ Sàrl faisait partie du Groupe A.________ qui exploite les fitness du même nom. D.________ était associé gérant président; il est aussi directeur général du groupe. Les actifs et passifs de C.________ Sàrl ont été repris le 2 juillet 2020 par A.________ SA (ci-après: l'employeuse ou la défenderesse), dont D.________ est également administrateur. A.b. Par contrat de travail du 16 novembre 2017, la défenderesse a engagé B.________ (ci-après: l'employé ou le demandeur) en qualité de responsable commercial et de manager régional dès le 1 er janvier 2018. A ce titre, il avait la gestion managériale de huit clubs en Suisse romande. D'abord fixé à 6'000 fr., son salaire mensuel brut était de 7'000 fr. à partir du 1er juillet 2018; s'y ajoutaient un forfait véhicule mensuel de 700 fr. et une participation de 500 fr. au maximum par mois aux frais d'essence. Selon le chiffre 7 du contrat, l'employé devait bénéficier d'une gratification aux conditions suivantes: " Si le chiffre d'affaire du Groupe défini selon budget est atteint, CHF 20'000.- de bonus. Si celui-ci est dépassé de plus de 20%, CHF 30'000.- de bonus. S'il est entre deux, une augmentation linéaire jusqu'à 30'000.- sera octroyée en plus. " En même temps que son contrat, l'employé a signé un cahier des charges relatif à la fonction de manager régional. Dans le cadre de son activité, il s'est vu confier, dans le courant de l'année 2018, des tâches qui n'étaient pas mentionnées dans ce cahier des charges, comme l'organisation de divers événements. A.c. Selon l'organigramme de la société, il y avait quatre autres managers régionaux, à savoir E.________, F.________, G.________ et H.________. Ils ont tous quatre perçu un " bonus 2018 " de 20'000 fr. payé avec le salaire du mois de décembre 2018. Ils s'étaient également vu attribuer en 2018 des tâches supplémentaires qui ne figuraient pas dans leur cahier des charges. Le 1er janvier 2019, leurs contrats de travail respectifs ont été modifiés pour y intégrer, notamment, ces tâches supplémentaires. Ces contrats prévoient une clause similaire à celle de l'employé relative à l'octroi d'une rémunération variable. A.d. Par lettre du 31 octobre 2018, l'employeuse a résilié les rapports de travail du demandeur avec effet au 30 novembre 2018 et l'a libéré de son obligation de travailler. Le licenciement a été reporté au 31 décembre 2018 en raison d'un arrêt maladie de l'employé. A la demande de ce dernier, les motifs du licenciement lui ont été communiqués le 17 janvier 2019. L'employeuse lui a fait savoir qu'à la la suite de son développement sur le marché de la Suisse allemande, son besoin s'orientait vers un responsable commercial parlant couramment l'allemand, compétence dont l'employé ne disposait pas. Elle a ajouté qu'aucun bonus ne lui serait versé dès lors que les objectifs fixés selon le contrat de travail n'avaient pas été atteints.