Citation: 6B_1181/2023 E. 3

En invoquant l'arbitraire dans l'établissement des faits, ainsi que la violation du principe in dubio pro reo, le recourant conteste sa condamnation pour tous les chefs d'accusation. À l'appui de sa contestation, il indique avoir repris les éléments exposés par la déclaration d'appel dans la mesure où l'autorité précédente a repris en grande partie la motivation de première instance. Lorsque le recourant indique que son grief reprend les éléments exposés dans sa déclaration d'appel, le recourant perd de vue qu'il n'est pas autorisé à procéder de la sorte. Faute de contenir une critique à l'encontre des considérations cantonales, son argumentation ne répond pas aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF, de sorte que son grief est largement irrecevable pour ce motif. Contrairement aux exigences de motivation fixées par l'art. 42 al. 2 LTF imposées aux recourants, la cour cantonale est autorisée à faire sienne l'exposé des motifs de l'autorité inférieure (cf. art. 82 al. 4 CPP). Pour le surplus, il sied de rappeler que le Tribunal fédéral n'est pas une autorité d'appel, auprès de laquelle les faits pourraient être rediscutés librement. Il est lié par les constatations de fait de la décision entreprise (art. 105 al. 1 LTF), à moins que celles-ci n'aient été établies en violation du droit ou de manière manifestement inexacte au sens des art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF, à savoir pour l'essentiel de façon arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. Une décision n'est pas arbitraire du seul fait qu'elle apparaît discutable ou même critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable et cela non seulement dans sa motivation, mais aussi dans son résultat (ATF 146 IV 88 consid. 1.3.1; 145 IV 154 consid. 1.1; 143 IV 241 consid. 2.3.1). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 148 IV 409 consid. 2.2; 147 IV 73 consid. 4.1.3). En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, il n'y a arbitraire que lorsque l'autorité ne prend pas en compte, sans aucune raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa portée, ou encore lorsque, en se fondant sur les éléments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables (ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2). À l'appui de la condamnation du recourant, la cour cantonale a notamment retenu que les dépositions des deux intimées étaient crédibles, mesurées et concordantes. Que le récit de l'enfant était conforté par des indices matériels comme des traces de perforations anciennes de l'hymen révélées lors d'un contrôle gynécologique au CURML, l'entorse au bras du 27 juillet 2019 relevée dans un rapport de l'Hôpital de l'enfance ou encore le souhait de celle-ci (avant de quitter l'hôpital) et de sa mère de loger dans une chambre séparée. La cour cantonale a également retenu l'intérêt sexuel du recourant pour l'intimée 2 qui ressort de photographies d'elle dénudée dans son téléphone portable et de consultation de productions pornographiques mettant en scène, selon des titres imagés, des relations entre belle-fille et beau-père. Enfin, elle a estimé que les circonstances du dévoilement confortaient les versions des intimées qui n'avaient aucun intérêt à nuire au recourant qui ne vivait plus dans le même logement depuis plusieurs mois et que les abus avaient laissé des traces dans leur psychisme, l'intimée 2, placée, adoptant des conduites à risque et souffrant d'une symptomatologie post-traumatique. De manière générale, le recourant expose sa version des événements telle que présentée devant l'autorité précédente sans émettre de critique circonstanciée, susceptible d'établir l'arbitraire à l'encontre des faits retenus par la cour cantonale, répondant aux exigences de motivation prévues aux art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Il se borne à opposer, de manière appellatoire et, partant, irrecevable, sa propre appréciation des preuves. Il en va ainsi lorsqu'il indique que les versions ne sont pas concordantes, qu'au vu des horaires de travail de chacun, il n'aurait pas pu se retrouver seul en journée avec l'intimée 2 ou qu'au vu de sa médication, il n'était pas en mesure de se réveiller la nuit ou même de se lever de son lit pour abuser sexuellement de celle-ci.