Citation: 8C_204/2019 E. 3

La cour cantonale a constaté que le recourant avait subi un TCC et avait ainsi été victime d'un accident de type "coup du lapin". Elle a relevé que le recourant ne pouvait pas se prévaloir des expertises qu'il avaient confiées à l'hôpital de I.________, dès lors que le dossier ne permettait pas de déterminer si les médecins concernés avaient eu accès à la totalité des pièces médicales. Se référant à son précédent jugement du 28 février 2017, dans lequel elle avait considéré que l'expertise du CEMed avait pleine valeur probante sur les aspects neurologique, orthopédique, oto-rhino-laryngologique et psychique, elle a précisé qu'au niveau oto-rhino-laryngologique, elle était liée par l'absence de substrat organique susceptible d'expliquer les troubles neuropsychologiques. D'un point de vue neurologique, elle a considéré que l'expertise du docteur F.________ était également probante et qu'elle ne pouvait pas être remise en cause par l'expertise du docteur L.________. Quant aux troubles neuropsychologiques, selon le docteur F.________ et la psychologue G.________, ils ne s'expliquaient pas par une lésion organique objectivable et n'étaient pas en lien de causalité naturelle avec l'accident. En tout état de cause, les premiers juges ont retenu qu'un lien de causalité adéquate ferait défaut, en référence aux critères jurisprudentiels exposés à l'ATF 115 V 133.