Citation: U 220/01 29.05.2002 E. 4

4.- a) Les premiers juges ont confirmé la décision sur opposition en ce qui concerne la réévaluation des indemnités journalières, qui avait elle-même conduit à un nouveau calcul de surindemnisation et à une compensation des montants versés en trop par la CNA avec les prestations de l'assurance-invalidité à raison de 34 086 fr. 55. b) Comme en procédure cantonale, A.________ soutient que sous couvert de se livrer à un calcul de surindemnisation, la CNA a en réalité procédé à une reconsidération prohibée de l'évaluation des droits aux indemnités journalières, prestations dont il avait bénéficié du 14 mai 1992 au 31 janvier 1998 en vertu de décisions passées en force de chose jugée. Il conteste l'intégralité du calcul de la CNA (droit aux indemnités journalières, décompte de rente AI, gain présumable perdu, surindemnisation) et invoque dans ce contexte une violation des art. 15, 16, 17 et 40 LAA, ainsi que des art. 22, 23 al. 7 et 51 al. 3 OLAA . c) aa) Selon l'art. 40 LAA, si les prestations en espèces de l'assurance-accidents, à l'exception des allocations pour impotent, concourent avec les prestations d'autres assurances sociales sans qu'une des règles de coordination de la présente loi soit applicable, elles sont réduites dans la mesure où, ajoutées aux prestations des autres assurances sociales, elles excèdent le gain dont on peut présumer que l'assuré se trouve privé. L'art. 34, 2e al. LPP est réservé. D'après l'art. 51 al. 3 OLAA, le gain dont on peut présumer que l'assuré se trouve privé correspond à celui qu'il pourrait réaliser s'il n'avait pas subi le dommage. Conformément à la jurisprudence, l'art. 40 LAA règle la question de la surindemnisation en particulier lorsque des indemnités journalières de l'assurance-accidents entrent en concours avec une rente de l'assurance- invalidité (ATF 126 V 194 consid. 1 et les arrêts cités), même si l'événement assuré par l'une et l'autre des assurances n'est pas identique (RAMA 2000 n. U 403 p. 392, 1999 n. U 325 p. 102). En vertu de l'art. 17 al. 1 LAA, l'indemnité journalière correspond, en cas d'incapacité de travail, à 80 % du gain assuré. Selon l'art. 15 al. 2 LAA, est réputé gain assuré pour le calcul des indemnités journalières le dernier salaire que l'assuré a reçu avant l'accident. Aux termes de l'art. 23 al. 7 OLAA, le salaire déterminant doit être à nouveau fixé pour l'avenir au cas où le traitement médical a duré au moins trois mois et où le salaire de l'assuré aurait augmenté d'au moins 10 %, au cours de cette période.