Citation: 4C.335/1999 25.08.2000 E. 3

3.- La recourante conteste que Patrick Abraham se soit jamais trouvé débiteur de la défenderesse du chef du contrat passé le 21 juillet 1993, en vertu duquel la banque s'était chargée, moyennant une rémunération de 40 000 US$, d'indiquer au premier des acquéreurs potentiels pour le 20 % des actions du groupe UFC. Les premiers juges ont qualifié à juste titre ce contrat de courtage d'indication au sens des art. 412 ss CO. L'argument de la recourante invoquant le fait qu'aucune vente des actions UFC n'a été conclue sur la base d'une indication d'Indosuez, le seul acquéreur présenté ayant aussitôt disparu, n'a aucune pertinence. Il est en effet de jurisprudence que les parties à un tel contrat peuvent convenir, notamment par stipulation d'une garantie partielle ou totale de provision, d'une renonciation à l'exigence du lien de causalité prévue à l'art. 413 al. 1 CO, disposition qui ne revêt pas un caractère impératif (ATF 100 II 361 consid. 3c et 3d). En l'espèce, il était prévu que le courtier avait droit à 40 000 US$ indépendamment de tout résultat. Or, il résulte de l'état de fait déterminant que la défenderesse a rendu le service promis en présentant un acheteur à Abraham, de sorte qu'elle a droit sans conteste à la commission stipulée, alors même que la vente des actions n'a pas été conclue avec la personne présentée.