Citation: U 299/00 26.04.2001 E. A

A.- a) Au bénéfice d'un certificat fédéral de capacité (CFC) de cartonnier-imprimeur, S.________ travaillait comme calculateur au service de l'entreprise A.________ SA. Parallèlement à cette activité, il suivait des cours à l'Ecole romande B.________. A la suite d'un accident de la circulation survenu le 29 juin 1984, S.________ a perdu l'usage de son bras droit. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), qui a pris en charge le cas, lui a accordé une rente d'invalidité fondée sur une perte de gain de 20 % avec effet au 1er mars 1987 (décision de la CNA du 9 novembre 1987). Malgré son accident, S.________ a poursuivi l'activité qu'il exerçait chez A.________ SA, moyennant un salaire mensuel brut de 3500 fr. dès 1987 et de 3800 fr. à partir de 1989. Il a également continué sa formation en cours d'emploi et a obtenu, en 1986, le diplôme de technicien (ET) de l'industrie graphique. Il a par la suite résilié ses rapports de travail pour le 31 mai 1989 et est entré au service de l'entreprise C.________ SA, à Bienne. A ce poste, il était chargé de différentes tâches administratives (service à la clientèle, constitution de dossiers, tâches de coordination) et gagnait mensuellement 4000 fr. bruts. Après avoir donné congé à son employeur pour le 31 août 1989, S.________ a connu une période de chômage, puis il s'est lancé dans la vente d'articles publicitaires comme indépendant, avant d'entreprendre différentes formations qui ont notamment débouché sur un diplôme en marketing (1991), un diplôme d'agent (1996) et une attestation d'utilisateur PC qualifié (1997). Engagé, le 1er mars 1997, comme vendeur par la société D.________, il a été licencié pour le 31 août suivant parce que les chiffres de vente escomptés n'avaient pas été atteints. Son salaire mensuel brut était de 3400 fr. b) Entre-temps, le 21 mai 1997, S.________ a demandé la révision de sa rente. Ayant procédé aux mesures d'instruction nécessaires, la CNA a rejeté, par décision du 5 décembre 1997, la demande de révision. Sur opposition de l'assuré, elle a confirmé son point de vue dans une décision du 19 février 1998 (recte : 1999).