Citation: 5A_63/2024 E. 5.3

5.3. En se limitant à affirmer la proximité des quartiers de la ruelle W.________ et du Lycée X.________ avec celui de la rue V.________, le recourant n'attaque aucunement les critères retenus par la cour cantonale pour justifier les différences que présentaient pourtant les deux situations et expliquant son refus de les assimiler. L'on peut certes se demander si la construction du bâtiment plus important érigé sur la parcelle dominante pourrait constituer un critère permettant de relativiser la tranquillité du quartier, ainsi que l'affirme le recourant. Celui-ci se limite toutefois sur ce point à l'indication générale selon laquelle "la destination et l'utilisation constante" de la construction aurait "contribué à l'augmentation de véhicules et de piétons". Il apparaît toutefois que le bâtiment abrite des cabinets médicaux, lesquels devraient logiquement être limités à une fréquentation diurne, et que la circulation sur ce tronçon y est modérée, selon les constatations du premier juge, reprises - certes dans un autre contexte - par la cour cantonale. Pour autant que recevable, l'argumentation du recourant échoue ainsi à démontrer l'arbitraire de l'appréciation cantonale du point de vue de la tranquillité visée par la servitude et de l'intérêt à son maintien au bénéfice du fonds servant. L'on précisera enfin que la radiation sollicitée par le recourant lui permettrait de bâtir sans restriction, sans qu'il établisse concrètement, malgré son affirmation, que la surface de son bien-fonds le limiterait à une construction de taille très modeste.