Citation: 9C_583/2023 E. 5.2

5.2. Le recourant invoque tout d'abord en vain son absence de formation et de connaissance en matière comptable ou fiscale pour contester toute faute en lien avec le traitement comptable et la déclaration des frais de bateau. En effet, on ne saurait qualifier d'arbitraire l'appréciation de la juridiction cantonale selon laquelle le recourant disposait de capacités suffisantes pour se rendre compte de la comptabilisation erronée des frais privés de bateau. Il n'est aucunement insoutenable de retenir qu'indépendamment de toute formation comptable ou fiscale, le recourant, en tant que titulaire d'une raison individuelle, était en mesure de savoir que des frais privés sans aucun rapport avec le but de son entreprise (achat et vente notamment de perles et de pierres précieuses) n'avaient pas à figurer dans les comptes de résultat de celle-ci; la nécessité de procéder à une séparation entre les frais privés et les frais commerciaux ne relève d'aucune connaissance particulière dans le domaine comptable. En tant que le recourant se réfère ensuite à l'attestation de C.________ qui avait déclaré être seul responsable de la manière dont les comptes de l'entreprise avaient été tenus, il perd de vue qu'il y a dol éventuel - tel qu'admis par la Cour de justice - lorsque le contribuable concerné ne se soucie pas du tout du point de savoir si les indications et déclarations sont correctes (arrêt 2C_1052/2020 du 19 octobre 2021 consid. 3.2.8 et les références). Il ne peut donc rien tirer en sa faveur de la circonstance qu'il a entièrement fait confiance à son ancien mandataire. En particulier, les erreurs comptables commises par C.________ ne libèrent pas le recourant de ses obligations légales, dont l'approbation des comptes de l'entreprise (cf. art. 958 al. 3 CO). Quoi qu'en dise par ailleurs le recourant, les erreurs en question, liées à l'évaluation, la variation et l'amortissement des stocks, concernaient des rubriques comptables (comptes stock et capital) qui auraient dû particulièrement retenir son attention, et ce même si C.________ effectuait les écritures comptables selon ses propres choix. À cet égard, en affirmant ne disposer d'aucune compétence en matière comptable, le recourant remet en cause de manière appellatoire les constatations cantonales selon lesquelles les rubriques de sa comptabilité litigieuses auraient dû retenir son attention de manière accrue dans le cadre de la gestion de son entreprise. Il n'y a dès lors pas lieu de s'en écarter sous l'angle de l'arbitraire, en précisant que les stocks en cause correspondaient à l'actif principal lié à l'activité du recourant qui faisait commerce notamment de perles et de pierres précieuses; il ne pouvait ignorer, en faisant preuve de la diligence requise, que cet actif était soumis à des variations, qui, selon le résultat qu'il a produit en procédure, influençaient de manière notable le bénéfice imposable à la hausse. Enfin, compte tenu de l'exploitation de son entreprise pendant de nombreuses années, le recourant ne saurait nier avec succès qu'il disposait d'une grande expérience dans l'évaluation des biens dont il faisait commerce.