Citation: 1C_372/2021 E. 2.3

2.3. Les recourants estiment que leur comparution personnelle, en tant que riverains du projet, était indispensable afin de leur permettre de faire valoir leurs intérêts économiques et matériels lésés par ce projet de grande ampleur. L'inspection locale (concernant trois causes traitées simultanément) et l'audience de plaidoirie (qui avait notamment pour objet les mesures d'instruction) n'avaient pas pour but de les entendre personnellement sur ces points. La question de l'audition personnelle des recourants a déjà été traitée par le Tribunal fédéral dans son arrêt 1C_228/2018 du 18 juillet 2019 (consid. 5.2), et les recourants ne font valoir à cet égard aucune circonstance nouvelle qui justifierait une appréciation différente. Les garanties minimales de l'art. 29 al. 2 Cst. en la matière ne confèrent pas, de façon générale, le droit d'être entendu oralement par l'autorité appelée à statuer (ATF 140 I 68 consid. 9.6.1; 134 I 140 consid. 5.3), et le droit cantonal n'offre pas une protection plus étendue sur ce point. En outre, les recourants n'expliquent pas ce qu'une audition aurait pu apporter de plus par rapport aux faits pertinents résultant du dossier et aux éléments qu'ils pouvaient faire valoir par écrit dans le cadre de la procédure cantonale. L'ampleur du préjudice résultant pour eux du projet litigieux pouvait aisément être exposée dans leurs écritures. La cause pouvaient ainsi être jugée exclusivement sur la base du dossier et des écritures des parties; elle ne dépendait pas d'une appréciation des preuves ou d'impressions personnelles (ATF 147 I 153 consid. 3.5.1 et la jurisprudence citée), de sorte que la comparution personnelle a été refusée à juste titre.