Citation: I 447/00 13.11.2000 E. 2

2.- Selon les premiers juges, l'assurée a besoin de soins en cas de crises d'épilepsie graves et de moyenne intensité. De décembre 1997 à mars 1999, trois crises graves sont survenues. Les crises d'intensité moyenne, en revanche, se produisent beaucoup plus fréquemment (parfois deux à trois fois par semaine). Aussi bien les premiers juges considèrent-ils que, dans l'ensemble, les crises d'épilepsie nécessitent des soins pendant une durée moyenne d'au moins deux heures par jour; cette durée est toutefois inférieure à quatre heures, de sorte que les conditions pour admettre l'existence d'une assistance de moyenne intensité ne sont pas remplies. Ces constatations quant à la fréquence des crises et au temps qui doit être consacré par les parents lorsqu'elles se produisent sont conformes aux pièces, de sorte qu'il n'y a pas lieu de les remettre en cause. En réalité, comme le montrent les pièces médicales figurant au dossier, l'enfant a besoin, en dehors des crises d'épilepsie, d'une surveillance constante et d'une aide importante pour les actes de la vie courante, en raison de troubles graves du comportement; cela implique un effort considérable de la part des parents, en particulier de la mère (rapports des docteurs R.________ du 15 mars 1999 et E.________ du 9 mars 1999, déposés en cours de procédure cantonale). Mais, comme le relève avec raison l'office intimé, cette surveillance et cette aide n'entrent pas dans la définition des soins intensifs au sens de l'art. 4 al. 4 let. a à c RAI (comp. avec l'arrêt publié dans VSI 2000, p. 23, relatif à un enfant gravement handicapé, qui avait besoin de l'assistance constante de ses parents, en particulier de sa mère, en dehors des périodes de traitement proprement dit dans un centre d'accueil). En revanche, elles peuvent donner lieu, aux conditions fixées, au versement d'une contribution pour soins spéciaux selon les art. 20 LAI et 13 RAI (cf. aussi l'art. 36 RAI), prestation qui n'est pas en discussion ici.