Citation: 4A_432/2022 E. 7.2.1

7.2.1. Dans la première branche du moyen considéré, les recourants dénoncent une violation de l'ordre public procédural. Selon eux, l'arbitre aurait erré en considérant que les décisions prises par l'assemblée générale de la Fédération X.________ de Football de 2009 lors de sa séance du 28 mars 2022 étaient valables, que la convention passée le 31 mars 2022 leur était opposable et en retenant qu'ils avaient sollicité le prononcé d'une sentence d'accord parties. L'arbitre aurait ainsi violé l'art. R56 al. 2 du Code et, partant, l'ordre public procédural. Semblable argumentation n'emporte nullement la conviction. Force est, en effet, de rappeler ici que le moyen pris de l'incompatibilité avec l'ordre public, au sens de l'art. 190 al. 2 let. e LDIP et de la jurisprudence y afférente, n'est pas recevable dans la mesure où il tend uniquement à établir la contrariété de la sentence attaquée et une norme juridique. Aussi est-ce en vain que les intéressés se livrent à une critique purement appellatoire aux fins de démontrer que l'assemblée générale de la Fédération X.________ de Football de 2009 tenue le 28 mars 2022 n'aurait pas été convoquée conformément aux règles édictées par la Fédération X.________ de Football. Force est par ailleurs de relever que l'arbitre est parvenu à dégager la réelle et commune intention des parties puisqu'il a constaté que celles-ci avaient toutes accepté que la convention passée le 28 mars 2022 soit incorporée dans la sentence entreprise, ce qui est du reste corroboré par le texte même de la clause 3 de ladite convention reproduite dans la sentence querellée. Ce faisant, l'arbitre a procédé à une interprétation subjective de la volonté des parties, dont il a tiré la conclusion que les intéressés s'étaient mis d'accord quant à l'issue de la procédure. Or, l'interprétation subjective relève du domaine des faits, si bien qu'elle lie le Tribunal fédéral (ATF 142 III 239 consid. 5.2.1). Au demeurant, ressortirait-elle au droit que le Tribunal fédéral ne pourrait pas non plus la revoir dans le cadre de l'examen du grief fondé sur l'art. 190 al. 2 let. e LDIP. C'est dès lors en pure perte que les recourants critiquent certaines constatations de fait opérées par l'arbitre en soutenant qu'ils n'auraient jamais consenti à ce que celui-ci rende une sentence d'accord parties, étant précisé que, même à supposer que les constatations de fait en question fussent manifestement fausses, ce qui n'est pas établi, cela ne suffirait pas à taxer la sentence entreprise de contraire à l'ordre public. Enfin, c'est à tort que les recourants soutiennent que le non-respect de l'art. R56 al. 2 du Code serait constitutif d'une contrariété à l'ordre public procédural. Ce faisant, ils perdent de vue que le Tribunal fédéral, lorsqu'il statue sur un recours en matière d'arbitrage international, n'est pas compétent pour vérifier le respect des règles ou principes procéduraux exorbitants des motifs énumérés limitativement à l'art. 190 al. 2 LDIP, étant précisé que l'application manifestement erronée d'une règle de procédure n'est pas constitutive d'une violation de l'ordre public procédural au sens de l'art. 190 al. 2 let. e LDIP, sauf lorsqu'il s'agit d'une violation d'une règle essentielle pour assurer la loyauté de la procédure, ce que ne démontrent nullement les intéressés (arrêts 4A_416/2020 du 4 novembre 2020 consid. 3.1; 4A_612/2009 du 10 février 2010 consid. 6.3.1).