Citation: 4A_380/2021 E. 4.4

4.4. Tel qu'il est présenté, le grief ne saurait prospérer. Il ressort, en effet, de la sentence attaquée que le recourant avait bel et bien connaissance de la procédure arbitrale introduite à son encontre par l'intimé, et ce, à tout le moins depuis le 10 juin 2020, date à laquelle le club a répondu à la requête d'arbitrage par courrier électronique. Comme le relèvent l'intimé et le TAS dans leurs réponses au recours, sans être contredits par le recourant, un dénommé D.________ s'est clairement identifié, dans un courrier électronique du 9 juin 2020, comme étant un représentant autorisé du club et s'est référé au dossier de la procédure arbitrale. Le lendemain, D.________ a en outre transmis un nouveau courrier électronique au TAS, dans lequel il a pris soin d'indiquer l'adresse postale du club pour les futurs envois des actes de procédure, laquelle correspond du reste à celle figurant en tête du recours soumis au Tribunal fédéral. Le TAS expose en outre, sans être contredit par le recourant, que le mémoire de demande a été déposé sur sa plateforme électronique le 7 octobre 2020 et a été transmis, par courrier DHL, le 12 octobre 2020, l'accusé de réception ayant été signé par D.________. Le 23 décembre 2020, ce dernier a transmis un courrier électronique au TAS pour l'informer qu'il avait démissionné de son poste le 31 octobre 2020 et lui indiquer que la personne de référence du club était un certain E.________. Le TAS ajoute que l'ordre de procédure établi par la Formation ainsi que la sentence entreprise ont été transmis par courrier DHL, les accusés de réception étant signés par E.________ respectivement en date des 26 avril et 31 mai 2021. Force est dès lors d'admettre que le recourant avait parfaitement connaissance de la procédure arbitrale ouverte à son encontre par l'intimé et que les actes procéduraux lui ont bel et bien été notifiés par le TAS. Il s'ensuit le rejet du moyen considéré.