Citation: 6B_997/2009 22.12.2009 E. 1

Contrairement à ce qu'elle prétend, il ne ressort pas de son pourvoi que la recourante aurait soulevé devant la cour de cassation cantonale le grief qu'elle affirme lui avoir soumis, plus précisément qu'elle se serait plainte de ce que les premiers juges, nonobstant leur refus de renvoyer les débats, n'aient pas ordonné une expertise devant porter sur la crédibilité de la déclaration écrite de sa fille, par laquelle cette dernière revenait sur les aveux faits dans la procédure la concernant. Elle n'a dénoncé une violation de son droit d'être entendue découlant de son droit à un procès équitable qu'en raison du refus des premiers juges d'écarter la déclaration litigieuse de la procédure et, surtout, de leur refus d'un renvoi des débats devant lui permettre de préparer sa défense, notamment de requérir l'expertise qu'elle évoque. La recourante ne peut d'ailleurs se référer à aucun passage précis de son mémoire cantonal dont il résulterait qu'elle aurait invoqué une violation de son droit d'être entendue consistant dans le refus d'une requête d'expertise, ni à un quelconque passage de l'arrêt de première instance dont il ressortirait qu'elle en aurait sollicité une. Au reste, et cela n'est pas contesté, la cour de cassation cantonale a dûment statué sur le grief qui lui était effectivement soumis, exposant pourquoi elle estimait que les premiers juges étaient fondés à accepter que la pièce litigieuse soit versée à la procédure et pourquoi il ne se justifiait pas de renvoyer les débats, à savoir parce que la recourante avait en réalité connaissance, depuis plusieurs mois, du contenu de la pièce litigieuse et était ainsi à même de préparer sa défense. Le grief de déni de justice formel est ainsi dénué de fondement.