Citation: 6B_1319/2022 E. 3.2

3.2. Dans son jugement, la cour cantonale a considéré qu'elle avait déjà examiné la question soulevée par la recourante et avait retenu ce qui suit: "[S'agissant] des frais de restauration, plus particulièrement un nombre impressionnant de repas pris dans des établissements de la région bernoise - lieu de domicile [de la recourante et de C.________] -, il n'existait aucune justification pour les intéressés de se rendre dans de tels restaurants à des fins professionnelles, la société ayant précisément des représentants dans chaque région. Au demeurant, à la lecture des récépissés produits par [la recourante et C.________] pour justifier de leurs dépenses et produits en cours de procédure par la partie plaignante, il appara[issait] que nombre de ces récépissés concern[ai]ent en réalité des repas plus ou moins somptueux, accompagnés de bons vins, voire de digestifs, pour deux personnes, consommés dans des établissements qui n'étaient pas clients de B.________ SA et qui n'[avaient] donc absolument rien à voir avec des frais de représentation. A cet égard, la liste annexée à la pièce 49 produite le 26 juillet 2017 par la partie plaignante [était] particulièrement révélatrice de la fréquence et des sommes facturées à B.________ SA pour ce genre de repas par [la recourante et C.________] et qui rel[evaient] sans conteste d'abus manifestes de la part de ceux-ci. Il ressort[ait] également des relevés de carte de crédit des intéressés que ceux-ci [avaient] régulièrement utilisé les cartes de l'entreprise dans le cadre de leurs vacances. Or, il [était] patent que de tels frais n'entr[ai]ent par définition pas dans les frais professionnels". La cour cantonale a relevé qu'à l'appui de sa demande de révision, la recourante avait produit des listes de personnes, qui semblaient être des clients de B.________ SA, puis quelques pièces qui étaient destinées à établir le caractère professionnel des dépenses. La cour cantonale a considéré qu'outre que ces pièces émanaient de la recourante elle-même, et qu'elles n'avaient de ce fait qu'une valeur probante très modeste, elles ne remettaient pas en cause l'appréciation des juges qui n'avaient du reste pas exclu que certaines agapes pouvaient avoir une justification professionnelle. Elle a également souligné que, d'une manière générale, un repas fastueux chez un client ne revêtait pas un caractère professionnel du seul fait qu'il s'agissait d'un client. Là encore, les pièces produites n'étaient pas de nature à entraîner une modification de l'état de fait.