Citation: 2C_84/2019 E. 5.3

5.3. Il ressort également de l'arrêt querellé, qu'avant le prononcé de la sanction en cause, l'occasion avait été donnée au recourant, par le Service cantonal, d'établir pour quelles raisons il était légitimé à exercer dans toute la Suisse. Toujours selon l'arrêt précité, le recourant se serait alors contenté d'indiquer que sa position n'impliquait pas forcément la délivrance formelle d'un titre par les autorités cantonales ou communales compétentes et qu'il était enregistré auprès du registre du commerce vaudois depuis juillet 2016. En vertu du devoir de collaborer des parties à l'établissement des faits (cf. ATF 128 II 139 consid. 2b p. 142), en particulier lorsqu'il s'agit de faits que la partie connaît mieux que quiconque (cf. arrêt 1C_308/2014 du 28 octobre 2014 consid. 3.3 et les références citées), il aurait appartenu au recourant de démontrer que son activité était essentiellement dirigée dans le canton de Vaud, déjà avant l'inscription de son entreprise dans ce canton, en produisant, par exemple, comme le relève le Service cantonal, des avis de taxation fiscale des autorités vaudoises. Le recourant ne prétend pas avoir établi ni cherché à établir son activité en terre vaudoise ni ne conteste les faits ressortant de l'arrêt attaqué sur ce point conformément aux exigences accrues de l'art. 106 al. 2 LTF.