Citation: 4P.264/2006 20.03.2007 E. 4

Le recourant développe plus de cinquante griefs qu'il dirige contre autant de passages mis en évidence par lui dans l'arrêt attaqué. Sur chacun de ces points spécifiques, il reproche à la Cour d'appel d'avoir fait des déductions erronées à partir de certains éléments, d'avoir mal apprécié les preuves prises en considération ou d'avoir méconnu d'autres preuves. En réalité, il propose surtout de remplacer les appréciations ou analyses de la Cour par d'autres - les siennes, dont on n'exclut pas que certaines d'entre elles soient intrinsèquement défendables - et, sous réserve de ce qui suit (consid. 5), il ne cherche guère à signaler des erreurs certaines dans la constatation des faits ni des vices flagrants dans l'appréciation des preuves. Là où il critique le calcul du nombre des jours de vacances qui lui restaient à prendre, son exposé est totalement incompréhensible. Le recourant tente aussi de faire compléter certaines constatations sur la base de son analyse personnelle des preuves, mais sans préciser en quoi le complètement influencerait le sort de l'action. Ces arguments subjectifs, qui seraient éventuellement à propos dans une nouvelle instance d'appel, ne sont pas recevables au regard de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. De plus, le recourant ne tente aucune synthèse de ses critiques, de sorte que celles-ci ne constituent, en définitive, qu'un amas inconsistant et confus. Ce plaideur affirme simplement, pour clore son argumentaire, que les juges d'appel ont appliqué arbitrairement les art. 328 et 336a CO concernant respectivement le devoir de protection de l'employeur et le droit du travailleur à une indemnité en cas de licenciement abusif. Le moyen tiré de l'application incorrecte de ces dispositions de droit fédéral peut être soulevé par la voie du recours en réforme; en vertu de l'art. 84 al. 2 OJ, il est donc irrecevable à l'appui du recours de droit public.