Citation: 4C.307/2000 22.02.2001 E. 2

2.- Le recourant prétend que la cour cantonale a violé l'art. 8 CC en ne lui permettant pas d'apporter la preuve que des travaux, qu'il était prêt à assumer et qui ne coûtaient que 1450 fr., auraient suffi pour remédier aux défauts allégués. Pour toutes les prétentions relevant du droit privé fédéral (cf. ATF 123 III 35 consid. 2d), l'art. 8 CC répartit le fardeau de la preuve (ATF 122 III 219 consid. 3c) - en l'absence de disposition spéciale contraire - et détermine, sur cette base, laquelle des parties doit assumer les conséquences de l'échec de la preuve (ATF 126 III 189 consid. 2b; 125 III 78 consid. 3b). Cette disposition ne règle cependant pas comment et sur quelles bases le juge peut forger sa conviction (ATF 122 III 219 consid. 3c; 119 III 60 consid. 2c; 118 II 142 consid. 3a). En l'espèce, le défendeur n'a pas été empêché de prouver que la réparation du dommage pouvait être exécutée à moindres frais. Il a eu tout loisir, durant l'instance cantonale, de formuler les réquisitions de preuves qu'il jugeait utiles. Du reste, la Cour civile a retenu que l'expert judiciaire a décrit deux méthodes pour éliminer les nuisances provenant des colonnes de chute, une "solution test" arrêtée à 1450 fr., et une seconde générant un coût de 44 377 fr.25. Les juges cantonaux ont acquis la conviction que seul ce dernier coût des travaux devait entrer en ligne de compte pour calculer la moins-value de l'appartement des demandeurs. Dès lors que ces magistrats sont parvenus à une conviction sur la base de l'appréciation des preuves, singulièrement de l'expertise et de son complément, il n'y a plus place pour une violation de l'art. 8 CC (ATF 122 III 219 consid. 3c p. 223-224; 119 II 114 consid. 4c).