Citation: 5A_118/2023 E. 4.1

4.1. S'agissant des revenus perçus par A.A.________ à compter du 1er mars 2022, la juridiction précédente a considéré que la production de fiches de salaire en appel permettait de procéder à un calcul concret au lieu de s'en tenir au salaire minimum ressortant de la convention collective de travail dans la branche suisse de l'enveloppe des édifices du 5 juillet 2019 pour un ouvrier de la construction, tel que l'avait fait la Présidente de l'APEA. Le père était imposé à la source. Considérant que selon la nouvelle méthode de calcul des contributions d'entretien du Tribunal fédéral, l'impôt n'était pris en compte que si les besoins vitaux de toutes les personnes concernées étaient déjà couverts, la cour cantonale a jugé qu'il convenait d'évaluer les revenus du père en y réintégrant l'impôt à la source. Cela conduisait, pour les mois durant lesquels seul le salaire de base était versé, à un montant en chiffres ronds de 3'700 fr. (à savoir 3'240 fr. 80 + 462 fr. 05), et à un montant de 5'640 fr. (à savoir 4'666 fr. 80 + 974 fr. 35) pour juillet 2022, qui incluait un demi 13e salaire, toujours en chiffres ronds. Si l'on rapportait cela à un revenu annuel, celui-ci serait, 13e salaire inclus, de 48'280 fr. (soit 10 x 3'700 fr. + 2 x 5'640 fr.), correspondant à 4'023 fr. par mois, 13e salaire inclus. Ce montant étant légèrement supérieur au montant de revenu retenu par l'autorité de première instance, le grief du père devait être rejeté. A mesure qu'il était ici question de couvrir les besoins minimaux de l'enfant, il n'y avait pas lieu de réintégrer dans le calcul du disponible du débirentier une part d'impôt à la source.