Citation: 1B_539/2019 E. 1

Le recours est dirigé contre une décision de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral portant sur la saisie de documents et la levée de scellés, soit des mesures de contrainte au sens de l'art. 79 LTF (cf. également art. 50 al. 3 de la loi fédérale du 22 mars 1974 sur le droit pénal administratif [DPA; RS 313.0]; ATF 139 IV 246 consid. 1.3 p. 248; arrêt 1B_71/2019 du 3 juillet 2019 consid. 1, non publié aux ATF 145 IV 273). Ne mettant pas un terme à la procédure pénale dirigée contre le recourant A.A.________, la décision attaquée est, en ce qui le concerne, de nature incidente. Elle est toutefois de nature à lui causer un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF, dans la mesure où la levée des scellés pourrait notamment porter atteinte au secret professionnel de l'avocat dont il se prévaut (arrêts 1B_264/2018 du 28 septembre 2018 consid. 1; 1B_210/2017 du 23 octobre 2017 consid. 1.5). Il paraît que, pour les recourants B.A.________ et C.A.________, la décision entreprise est en revanche susceptible de mettre fin à la procédure, de sorte qu'elle présenterait à leur égard le caractère d'une décision partielle (art. 91 let. b LTF). Le recours est ainsi ouvert, pour ces deux recourants, indépendamment d'un éventuel préjudice irréparable (ATF 143 IV 462 consid. 1 p. 465). Les recourants, en tant que détenteurs des documents sous format papier et des données informatiques saisies, disposent par ailleurs d'un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de l'arrêt attaqué qui lève les scellés sur ces éléments prétendument protégés par le secret professionnel de l'avocat (art. 81 al. 1 let. a et b ch. 1 LTF; ATF 143 IV 462 consid. 1 p. 465). Pour le surplus, le recours a été formé en temps utile (art. 100 al. 1 LTF). Partant, il y a lieu d'entrer en matière.