Citation: 5A_338/2023 E. 3.4.3

3.4.3. Le montant que la recourante réclame actuellement s'explique exclusivement par les critiques soulevées à l'encontre du revenu hypothétique qui lui a été imputé par la Cour de justice, lesquelles viennent d'être écartées ( supra consid. 3.4.1 et 3.4.2). Elle se plaint certes également du fait que le résultat auquel parvient l'autorité cantonale entraînerait une inégalité entre elle et son époux dès lors que celui-ci, contrairement à elle, bénéficie d'un excédent - entre 1'298 et 1'798 fr. selon les périodes - et pourrait ainsi maintenir son train de vie, elle-même étant limitée à son minimum vital. La contribution d'entretien fixée par la cour cantonale entre le 16 mars 2023 - date de son arrêt - et le 31 décembre 2023 limite effectivement la recourante à son minimum vital strict. A l'exception de sa charge d'assurance-maladie complémentaire, les charges prises en compte par l'autorité cantonale s'arrêtent en effet à son minimum existentiel, la charge d'impôts étant ainsi expressément exclue (ainsi: 1'350 fr. [minimum vital; prise en considération de la fille majeure en formation] + 1'490 fr. [loyer; baisse de 20% pour tenir compte de la fille majeure en formation] + 444 fr. [assurance maladie de base, subside déduit] + 44 fr. [assurance maladie complémentaire] + 70 fr. [transport], à savoir un total de 3'398 fr.) pour un salaire de 2'904 fr. à 80%. Dès le 1er janvier 2024, la recourante bénéficie d'un léger excédent (233 fr., à savoir: 3'631 fr. [salaire à 100%] - 3'398 fr. [charges]). Cette situation, même sévère, reste néanmoins conforme à ce que la recourante a réclamé devant les instances cantonales: celle-ci a en effet sollicité une contribution d'entretien lui permettant de couvrir ses charges, déclarant expressément renoncer à l'attribution d'une part à l'excédent dans sa requête de mesures protectrices de l'union conjugale (requête, p. 14); se référer au principe de l'égalité de traitement inhérent à l'art. 163 CC demeure ainsi vain à ce stade de la procédure, étant rappelé que le principe de disposition (art. 58 al. 1 CPC) est ici applicable.