Citation: 4A_48/2009 26.03.2009 E. A

Au mois d'octobre 2001, Y.________, médecin travaillant pour un laboratoire pharmaceutique à C.________, a fait la connaissance, par l'intermédiaire de l'une de ses relations professionnelles, de A.________. Celui-ci lui a expliqué qu'en raison de la position qu'il occupait à la Banque X.________, établissement bancaire ayant son siège à B.________ et une succursale à Genève, il lui était possible d'effectuer des placements bancaires à des conditions particulières, réservées à quelques clients privilégiés. A.________ lui a remis sa carte de visite. Les deux hommes se sont rencontrés plusieurs fois. Y.________ a vu A.________ dans son bureau à la banque. Le 23 octobre 2001, Y.________ a accepté de transférer un montant de 170'000 fr. sur un compte ouvert auprès de la banque au nom de A.________. Il était convenu que trois mois plus tard, le 23 janvier 2002, il recevrait en retour la somme de 263'840 fr. Y.________ déclara par la suite qu'il n'avait pas été surpris par cet intérêt pour le motif qu'il avait déjà participé à une opération plus ou moins analogue au Liban dans les années 1979-1980. A.________ a remis à Y.________ deux documents, l'un établi en son nom et l'autre à l'en-tête de la banque, destinés à permettre à Y.________, en cas de décès de A.________, de récupérer l'argent auprès de la banque sur le compte de ce dernier. A l'échéance convenue, soit le 23 janvier 2002, A.________ a proposé à Y.________ de reconduire son placement pour une durée de 45 jours. Ce dernier a toutefois souhaité retirer une somme de 43'840 fr. et replacer le solde de 220'000 fr. A.________ a établi deux documents semblables aux précédents prévoyant la restitution de 255'860 fr. le 7 mars 2002. Par ailleurs, il a remis à Y.________, le 29 janvier 2002, un chèque de 43'840 fr. tiré sur un compte au nom de lui-même et de son épouse auprès de la banque. Quelques jours plus tard, Y.________ s'est présenté au guichet de la banque pour encaisser le chèque. La banque a refusé de payer. Y.________ n'a plus pu joindre A.________. S'étant adressé à la banque, celle-ci lui a répondu, le 13 février 2002, que les sommes d'argent remises à A.________ l'avaient été à titre personnel et que ce dernier n'avait aucun pouvoir pour accepter ou gérer de l'argent pour le compte de la banque.