Citation: 5A_739/2023 E. 6.2

6.2. La cour cantonale a estimé que, dans la situation très particulière du cas d'espèce, l'absence de fixation d'un droit de visite n'était pas contraire au droit. Elle a rappelé à cet égard le refus unilatéral de la recourante d'entretenir avec sa fille d'autres contacts que l'envoi épisodique de messages, soulignant que sa renonciation à exercer le droit de visite qui lui était reconnu avait provoqué une rupture significative du lien entre elles. Le refus qu'exprimait C.________ quant à une reprise des relations avec sa mère était ainsi compréhensible et celle-là serait incompatible avec son bien. Dans la situation actuelle, il n'y avait ainsi aucun sens à fixer formellement et concrètement un droit de visite en faveur de la recourante, les juges cantonaux précisant d'ailleurs ne pas voir quelles pourraient en être les modalités, la recourante ne formulant au demeurant aucune proposition concrète à cet égard. En réalité, dans la mesure où le père ne s'opposait pas à ce que C.________ échangeât des messages avec sa mère ou se rendît en Suisse pour l'y rencontrer - proposant même de prendre en charge le coût des trajets -, mère et fille pouvaient à tout moment renouer des liens, sans qu'il fût nécessairement ou automatiquement besoin de l'intervention d'une instance judiciaire à cet effet.