Citation: 8C_566/2019 E. 6.1

6.1. En l'occurrence, tous les médecins qui ont considéré le recourant comme étant apte à exercer une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles ont tenu compte du CRPS de type II dont il souffre (rapport du 2 octobre 2015 de la Clinique H.________, rapport du 24 mars 2016 du docteur K.________, rapport du 20 juin 2016 de la doctoresse L.________, rapport du 25 novembre 2016 de la doctoresse M.________, rapport du 11 mai 2017 du docteur N.________). En outre, les premiers juges n'ont nullement retenu que le recourant était apte à exercer une activité adaptée limitant le port de charges à 5 kg avec la main gauche, mais ont considéré que l'activité adaptée ne devait pas impliquer de port de charges du tout avec ce membre seul (cf. jugement cantonal p. 13). Aussi, la divergence d'opinion entre la doctoresse L.________, qui a retenu un port de charge limité à 1 kg avec la main gauche, et le docteur N.________, qui est d'avis que le port de charges peut aller jusqu'à 5 kg avec ce membre, n'est-elle pas pertinente. Cette divergence d'opinion s'explique au demeurant par l'évolution de la situation médicale, la doctoresse L.________ ayant donné son avis sur les limitations fonctionnelles du recourant onze mois avant le docteur N.________ alors que le cas a encore évolué par la suite. Enfin, compte tenu du fait que le recourant a la possibilité (moyennant une légère perte de temps) de porter des charges avec les deux mains - ce qu'il n'a pas contesté -, sa situation ne s'apparente pas à celle d'un mono-manuel. Son argument quant à l'abattement tombe par conséquent également à faux. Compte tenu de ce qui précède, les premiers juges étaient fondés à considérer le recourant comme étant apte, sur le plan somatique, à exercer une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles avec une diminution de rendement de 10 % au maximum.