Citation: 1B_117/2015 E. 2

La contestation portant sur la défense d'office en matière pénale, le recours au Tribunal fédéral est régi par les art. 78 ss de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110). La décision attaquée ne met pas fin à la procédure pénale ouverte contre la recourante et revêt un caractère incident. S'agissant d'une décision qui n'entre pas dans le champ d'application de l'art. 92 LTF, elle ne peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral que si elle est susceptible de causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b LTF). Cette dernière hypothèse n'entre pas en considération en l'espèce. Quant à l'art. 93 al. 1 let. a LTF, il suppose, en matière pénale, que la partie recourante soit exposée à un dommage de nature juridique, qui ne puisse pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision qui lui serait favorable (ATF 137 IV 172 consid. 2.1 p. 173). Il incombe à la partie recourante de démontrer l'existence d'un tel préjudice lorsque celui-ci n'est pas d'emblée évident (ATF 138 III 46 consid. 1.2 p. 47). Comme le relève la Cour suprême, le Procureur en charge de la procédure a donné l'occasion à la prévenue de proposer un avocat d'office, mais sa proposition n'a pas pu être suivie étant donné qu'elle souhaitait être défendue par un avocat américain, ce qui n'était pas possible pour des raisons pratiques et juridiques, et qu'elle ne voulait pas de défenseur suisse. La recourante ne prétend pas que les motifs qui ont conduit la cour cantonale à confirmer le refus du Ministère public de donner suite à sa proposition de se voir nommer un avocat américain comme défenseur d'office et à désigner Me B.________ en cette qualité seraient insoutenables ou violeraient d'une autre manière le droit de proposition que lui confère l'art. 133 al. 2 CPP. Elle ne se plaint pas de manière suffisante, au regard des exigences de motivation requises, d'une violation de cette disposition qui permettrait exceptionnellement d'admettre l'existence d'un préjudice irréparable et d'entrer en matière sur le recours (cf. ATF 139 IV 113 consid. 1.1 et 1.2 p. 115 ss).