Citation: 2C_537/2024 E. 5.2

5.2. En l'espèce, il sied de mentionner en préambule que tous les arguments du recourant, tendant à se décharger de tout manquement, en se réfugiant derrière le fait que le dénonciateur était étudiant en droit, que celui-ci aurait été en contact avec des personnes possédant des connaissances juridiques qui l'auraient conseillé et que l'assurance de protection juridique française du dénonciateur l'aurait renseigné sur les risques financiers du procès ne sauraient en rien influer sur le point de savoir si le recourant a violé son devoir de diligence au sens de l'art. 12 let. a LLCA. Il n'est pas démontré que les personnes en cause possédaient des connaissances en droit pénal suisse. De même, les renseignements que ces personnes auraient donnés à B.________ ne sont pas prouvés. Sont seuls déterminants les informations et les conseils fournis pas l'intéressé, ainsi que sa façon de procéder. Le recourant ne peut pas se décharger d'un devoir professionnel, en alléguant que des tiers auraient fourni des renseignements à son mandant ou que celui-ci connaissait le droit.