Citation: 5A_360/2019 E. 3.1

3.1. Selon les constatations de l'arrêt querellé, les premiers juges ont considéré que l'intimée ne s'était pas opposée à la prise en compte des coûts d'entretien des enfants majeurs pour déterminer la situation financière du recourant. La juridiction précédente a quant à elle retenu qu'il n'y avait rien au dossier ni dans les écritures des parties qui irait dans ce sens, une telle admission nécessitant un acte formel. A l'audience de jugement du 1 er septembre 2017, l'intimée avait précisé ses conclusions en ce sens que le recourant doive lui verser une pension de 6'400 fr. par mois jusqu'au 31 mai 2023 (date des 24 ans des enfants majeurs), puis de 9'000 fr. jusqu'aux 65 ans du recourant, et de 3'000 fr. à partir de cette date. Ces conclusions avaient seulement pour effet de limiter la décision à intervenir quant aux montants auxquels il était prétendu. Elles ne constituaient pas une déclaration de l'intimée selon laquelle elle admettrait de manière générale qu'il soit tenu compte de l'entretien des enfants majeurs. Se référant notamment à l'arrêt publié aux ATF 132 III 209, la cour cantonale a estimé que l'entretien des enfants majeurs ne devait pas être pris en compte, puisque les moyens du couple ne permettaient pas d'assurer la continuation de leur train de vie et que l'obligation d'entretien en faveur du conjoint l'emportait sur celle des enfants majeurs.