Citation: 6P.7/2005 07.04.2005 E. A

Le 14 novembre 1984, B.X.________, industriel italien fortuné, est mort à Miami (USA). Peu avant sa mort, il avait rédigé un testament olographe, par lequel il léguait la quotité disponible de sa succession à différentes institutions dépendant du Vatican et envisageait de déshériter son épouse A.X.________ et ses enfants C.X.________ et D.X.________ au profit desdites institutions religieuses ainsi que d'autres oeuvres pieuses. Cette dernière disposition n'a toutefois pas trouvé application, faute de cause d'indignité dans le droit italien applicable. Après s'être opposée pendant des années, dans le cadre de nombreuses procédures judiciaires, à la maîtresse de son défunt mari, A.X.________ a entamé, dès février 2001, plusieurs actions aux fins selon elle de retrouver l'argent placé par le défunt dans diverses banques genevoises et confondre les personnes et établissements, ainsi que leurs complices, qui s'étaient illicitement appropriés tout ou partie des fonds de la succession, empêchant ainsi les héritiers légitimes de disposer de leurs parts. Elle a notamment déposé une plainte pénale contre Y.________, avocat genevois du défunt, et contre Z.________ et P.________, responsables d'établissements bancaires genevois. Le 21 septembre 2001, le Procureur général du canton de Genève a classé ces plaintes. Le 22 février 2004, agissant pour elle-même et pour ses enfants, A.X.________ a déposé une nouvelle plainte auprès du Procureur général de la Confédération. Celui-ci s'est déclaré incompétent. Le 22 mai 2004, par lettre munie de sa seule signature, A.X.________ a adressé sa dénonciation pour gestion déloyale et abus de confiance au Procureur général genevois. Ce dernier l'a classée par décision du 22 juin 2004, aux motifs qu'elle était identique à celle que A.X.________ avait déposée le 18 septembre 2001 et qu'aucun fait nouveau n'était allégué.