Citation: 1C_359/2022 E. 4.2

4.2. L'autorité précédente a énoncé les différences entre le projet de la recourante et les autorisations délivrées dans le Vieux-Carouge. En particulier, elle a souligné qu'une des autorisation concernait la reconstruction d'un atelier en bois existant. Une autre avait trait à une construction se situant en fond de cour et non en façade et portait sur la transformation intérieure d'une halle industrielle en logement dépôts ainsi que sur la démolition de bureaux. Cette construction s'insérait dans un projet de transformation global dont un assainissement de la cour. La rénovation du musée de Carouge concernait un atelier déjà existant et permettait de réaliser une économie de terrain. Enfin, la transformation de l'EMS portait sur la création d'une véranda et d'un aménagement sur cour qui dans un premier temps n'avait pas reçu l'aval de la CMNS. La position de la véranda avait par la suite été modifiée et le projet accepté dans la mesure où sa construction s'inscrivait dans un espace résiduel sans intérêt patrimonial. Tel n'est manifestement pas le cas du projet de la recourante qui ne s'inscrit pas dans un espace résiduel mais, comme le démontrent les pièces du dossier, modifie l'alignement existant. Les situations comparées sont différentes de telle sorte que leur traitement différent n'est pas contraire au principe de l'égalité de traitement. La recourante reproche à l'autorité de s'attacher aux différences plutôt que d'avoir mis en évidence leur similitude. Or, la Chambre administrative a comparé les éléments pertinents, à savoir ceux qui sont d'importance pour juger de la conformité de la décision à la loi genevoise sur les constructions et installations diverses du 14 avril 1988 (LCI; RSG L 5 05), pour arriver à la conclusion que ces différences justifiaient un traitement différent. Au vu de ces différences pertinentes, la cour cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire et n'a pas violé le principe de l'égalité de traitement en confirmant le refus de l'autorisation de construire. Partant, les griefs d'arbitraire et de violation du principe de l'égalité de traitement doivent être rejetés.