Citation: 2C_454/2024 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, le recourant a déposé la demande de regroupement familial présentement litigieuse en juin 2022, c'est-à-dire plus de six ans après l'arrivée de sa mère en Suisse, laquelle est intervenue en janvier 2016. Cette demande, formulée à l'âge de 16 ans, apparaît dès lors comme largement tardive au regard des délais fixés par l'art. 47 LEI. Il est du reste précisé que la naturalisation de la mère du recourant en mars 2022 n'a pas pu faire courir de nouveau délai pour demander le regroupement familial, comme l'admet à certaines conditions la jurisprudence (cf. supra consid. 4.1), dans la mesure où les intéressés n'avaient auparavant jamais effectué de requête en ce sens dans les délais de l'art. 47 al. 1 et 3 LEI. Il en découle que le recourant ne peut prétendre à un éventuel droit à obtenir une autorisation de séjour pour regroupement familial que s'il peut se prévaloir de "raisons familiales majeures" au sens de l'art. 47 al. 4 LEI, le cas échéant interprété en combinaison avec l'art. 8 CEDH (cf. supra consid. 4.1 in fine), ce qu'il convient d'examiner.