Citation: 2A.373/2005 14.06.2005 E. 2

Lorsque le recours de droit administratif est dirigé, comme en l'espèce, contre la décision d'une autorité judiciaire, le Tribunal fédéral est lié par les faits constatés dans cette décision, sauf s'ils sont manifestement inexacts ou incomplets ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 105 al. 2 OJ). La possibilité de faire valoir des faits nouveaux ou de nouveaux moyens de preuve est dès lors très restreinte. Seules sont admissibles les preuves que l'instance inférieure aurait dû retenir d'office et dont le défaut d'administration constitue une violation de règles essentielles de procédure (ATF 128 Il 145 consid. 1.2.1 p. 150). La recourante invoque deux "faits nouveaux" qu'elle étaie par la production de deux documents. D'une part, elle fait valoir que, depuis le 1er novembre 2004, elle travaille à plein temps pour C.________ SA et produit le contrat de travail y relatif qui a été signé le 1er novembre 2004. Cet élément est intervenu durant la procédure de recours auprès de l'autorité intimée et aurait pu lui être communiqué. Le Tribunal fédéral ne saurait donc prendre en considération ce fait et cette pièce, qui ne sont d'ailleurs pas nouveaux. D'autre part, la recourante soutient que ses enfants ne pourront pas remplir les conditions pour acquérir la nationalité russe, en produisant une lettre du Consulat général de Russie à Genève (ci-après: le Consulat) du 17 mai 2005 qui répond à un courrier de l'intéressée du 29 avril 2005. Comme la recourante n'explique pas pourquoi elle a attendu jusqu'au 29 avril 2005 pour demander des informations au Consulat, il n'y a pas lieu de prendre en compte la réponse du Consulat ni l'argument que la recourante prétend en tirer.