Citation: 5A_469/2023 E. 4.4

4.4. En l'espèce, la cour cantonale a constaté que le recourant ne contestait pas que l'intimée avait la charge exclusive des enfants. A lire l'arrêt attaqué, il apparaît qu'il invoque, de manière inadmissible (cf. supra consid. 2.3), pour la première fois devant le Tribunal de céans, le placement de sa fille D.A.________ pour contester l'application du principe d'équivalence des prestations en nature et en argent, pourtant déjà suivi par les premiers juges. Or, selon la jurisprudence, ce n'est que lorsque la capacité financière de l'un des parents est sensiblement plus importante que celle de l'autre, qu'il n'est pas critiquable de laisser à celui qui est économiquement le mieux placé la charge d'entretenir les enfants par des prestations pécuniaires, en sus des soins et de l'éducation. Dans la mesure où le recourant ne remet pas valablement en cause le fait que l'intimée assume seule l'entretien en nature des enfants et qu'il admet lui-même qu'en lui imputant le revenu hypothétique confirmé ci-avant, il aurait un disponible du même ordre de grandeur que celui de l'intimée, force est de constater que l'on ne se trouve pas dans une situation où la disproportion des revenus justifierait qu'on s'écarte du principe selon lequel il appartient au recourant d'assumer l'entier de la charge financière des enfants. Dans ces circonstances, il importe en définitive peu de savoir à quels postes de charges était consacré le disponible de l'intimée et les critiques du recourant sur ce point sont sans pertinence. A toutes fins utiles et en tant que le recourant se plaint de l'absence de partage du disponible de l'intimée, on relèvera que le partage d'un éventuel disponible aux fins de couvrir les postes de charges consacrés aux loisirs et aux vacances n'est envisageable qu'après couverture des minima vitaux élargis des membres de la famille (ATF 147 III 265 consid. 7.4). Or le minimum vital élargi inclut en principe des postes de charges qui n'ont pas été pris en compte à l'endroit de l'intimée par les premiers juges, à savoir notamment la charge fiscale (ATF 147 III 265 consid. 7.2). Le procédé des premiers juges consistant à écarter ce poste de charge en raison de la situation serrée des parties et de retenir en parallèle que l'intimée bénéficiait d'un solde disponible mensuel de 794 fr. 50 est donc discutable. Dans ces circonstances, on ne décèle pas d'arbitraire en tant que la cour cantonale a considéré que le disponible de l'intimée ne devait pas être considéré comme tel puisqu'il était manifestement consommé pour des charges qui auraient en principe dû être intégrées à son minimum vital élargi. Le raisonnement du recourant sur ce point consistant à affirmer que si l'intimée est en mesure de payer des impôts cela serait un indicateur qu'elle a suffisamment de ressources et qu'elle devrait les consacrer aux besoins de ses enfants est contraire à la jurisprudence selon laquelle lorsqu'il subsiste un disponible après couverture des minima vitaux LP des membres de la famille, les besoins à prendre en compte doivent être étendus aux minima vitaux du droit de la famille. Autant que recevable, le grief est rejeté.