Citation: 2C_92/2023 E. 6.2

6.2. En l'occurrence, le Tribunal cantonal a retenu, sans arbitraire, que la vie conjugale des époux avait pris fin au plus tard au mois de juin 2019. La période de trois ans en cause ayant commencé à courir dès le début de la cohabitation effective des époux en Suisse (cf. ATF 138 II 229 consid. 2; 136 II 113 consid, 3.3.2), soit depuis le 6 août 2016, la durée de trois ans de l'art. 50 al. 1 let. a LEI n'était pas atteinte au moment de la fin de la vie conjugale. Le recourant se réfère en vain à la période de cohabitation qui aurait suivi la fin de la vie conjugale, laquelle, comme déjà mentionné, ne peut être prise en compte dans le calcul des trois ans de l'art. 50 al. 1 let. a LEI. Le fait qu'une "vie conjugale" ait pu sembler visible de l'extérieur ne saurait remplacer sa réalité. La première condition cumulative de l'art. 50 al. 1 let. a LEI n'étant pas remplie, le Tribunal cantonal pouvait à bon droit ne pas examiner la seconde condition relative au degré d'intégration prévue par cette disposition.