Citation: 4A_111/2013 E. 5

Selon la jurisprudence relative à l'art. 42 al. 1 LTF, le mémoire introductif du recours au Tribunal fédéral doit comporter des conclusions portant sur le sort de la cause, et la partie recourante n'est en principe pas recevable à réclamer seulement l'annulation de la décision attaquée. Ce dernier procédé n'est admis que dans l'hypothèse où le Tribunal fédéral, en cas de succès du recours, ne pourrait de toute manière pas rendre un jugement final, et devrait au contraire renvoyer la cause à la juridiction cantonale pour complètement de l'état de fait et nouvelle décision selon l'art. 107 al. 2 LTF (ATF 134 III 379 consid. 1.3 p. 383; 133 III 489 consid. 3). Dans la présente contestation, le recourant se plaint essentiellement d'une application incorrecte de l'art. 118 al. 1 let. c CPC relatif à l'étendue de l'assistance judiciaire. Il soutient que l'autorité de conciliation aurait dû donner suite à sa deuxième requête d'assistance judiciaire, présentée à l'ouverture de l'audience de conciliation, et lui attribuer un avocat d'office compte tenu que l'adverse partie était alors assistée d'un avocat. Dans l'hypothèse où l'argumentation présentée se révélerait pertinente et convaincante, le Tribunal fédéral se trouverait en mesure de rendre un jugement final sur la prétention du recourant à obtenir, pour l'audience de conciliation, l'assistance judiciaire et l'attribution d'un avocat d'office. Il lui incombait d'articuler, devant le Tribunal fédéral, des conclusions précises sur l'octroi de l'assistance judiciaire et d'un avocat d'office à l'audience de conciliation. A défaut, conformément à la jurisprudence précitée, les conclusions tendant seulement à l'annulation du prononcé de la Cour suprême sont insuffisantes au regard de l'art. 42 al. 1 LTF; il s'ensuit que le recours est irrecevable.