Citation: 2A.525/2005 08.09.2005 E. 4

Il n'est pas contesté que les époux X.Z.________ se sont séparés en mars 2002. Le recourant admet que sa femme avait un amant avec lequel elle comptait s'établir en France. Il reconnaît avoir eu lui-même des relations intimes avec son ex-épouse en 2001 et en 2002 ainsi qu'avec une amie tunisienne pour laquelle il a loué une chambre en 2003. D'après la décision attaquée, le recourant a déclaré le 31 mai 2005 à la Commission cantonale de recours que lui-même et sa femme avaient repris la vie commune en janvier 2005; actuellement, il conteste avoir fait une déclaration si peu nuancée. Quant à sa femme, elle a expliqué à l'autorité intimée qu'elle-même et son mari se revoyaient plusieurs fois par semaine, que la reprise de la vie commune était en discussion et qu'ils voulaient réfléchir. Ainsi, force est de constater qu'au moment où est intervenue la décision attaquée les époux X.Z.________ étaient séparés depuis plus de trois ans et n'avaient pas repris la vie commune. En dehors des déclarations du couple X.Z.________, le recourant n'invoque aucun élément concret et vraisemblable permettant de croire à une volonté réelle de reprendre la vie commune dans un proche avenir. Il n'allègue d'ailleurs pas avoir entrepris de démarches en ce sens. Dès lors l'union des époux X.Z.________ apparaît à l'évidence vidée de toute substance. En se prévalant d'un mariage purement formel pour obtenir une autorisation de police des étrangers, le recourant a commis un abus de droit. L'abus de droit existait déjà avant l'écoulement du délai de cinq ans prévu à l'art. 7 al. 1 2ème phrase LSEE. Par conséquent, c'est sans violer l'art. 7 al. 1 LSEE que la Commission cantonale de recours a confirmé le refus de renouveler l'autorisation de séjour du recourant et de lui délivrer une autorisation d'établissement. Pour le surplus, il y a lieu de renvoyer aux motifs convaincants de la décision attaquée (art. 36a al. 3 OJ).