Citation: 9C_659/2008 31.10.2008 E. 4

De même n'existe-t-il aucun motif de reconsidération au sens de l'art. 53 al. 2 LPGA qui justifierait de revenir sur la décision initiale d'octroi de la rente. En tant que l'office AI considère que l'existence d'une atteinte invalidante à la santé a été admise sur la base d'une instruction lacunaire et la rente accordée en méconnaissance du principe dit de la priorité de la réadaptation sur la rente, ces griefs doivent être rejetés. Comme l'a mis en évidence le Tribunal cantonal des assurances sociales, la décision par laquelle la rente d'invalidité a été allouée reposait sur un dossier médical suffisant, qui laissait apparaître que l'assuré n'était pas en mesure, pour des raisons aussi bien physiques que psychiques, de reprendre l'exercice d'une quelconque activité lucrative. Rien ne permet de considérer que l'office AI aurait fait à l'époque un usage manifestement erroné de son pouvoir d'appréciation ou violé le droit fédéral en renonçant à procéder à des investigations complémentaires sur le plan médical et professionnel. S'il apparaît ultérieurement, à la suite d'un examen plus minutieux de la situation, que l'instruction ou l'appréciation médicale du cas avait été faite d'une manière qui peut aujourd'hui sembler critiquable, cela ne rend pas pour autant la décision prise sur cette base comme étant manifestement erronée au regard de la situation de fait et de droit.