Citation: 6A.61/2004 18.10.2004 E. C

Selon un rapport psychologique du 23 octobre 1998 établi par D.________, psychologue-psychothérapeute, X.________ est suivi sur le plan psychologique dans le cadre du service médical de la prison de Champ-Dollon. Il présente d'importants troubles de mémoire concernant les actes reprochés. Il gagnerait à s'investir dans un traitement à long terme. Par courrier du 21 avril 2000, le Dr D.________ a informé le Conseil de surveillance psychiatrique (ci-après: CSP) que X.________ était suivi depuis le 2 octobre 1998 et participait de manière diligente au processus thérapeutique. La thérapie visait dans un premier temps à retrouver des informations relatives à ses trous de mémoire. X.________ se sentait victime d'une injustice. Il constituerait un candidat approprié pour l'Unité de sociothérapie de la "Pâquerette". L'examen pratiqué le 18 septembre 2000 par le Dr B.________, membre du CSP, sur X.________ a révélé que celui-ci se souvenait d'une suite d'images dénuées de toute émotion, violence ou sexualité. Il prétendait avoir été condamné à tort et présentait un clivage de la personnalité. Selon un rapport psychologique du Dr D.________ du 5 février 2001, un bon rapport thérapeutique s'est instauré avec X.________. Celui-ci nie les faits et s'estime avoir été injustement condamné, mettant en cause le Ministère public, l'expert, la victime et son état psychologique lors des interrogatoires par la police. L'option d'une candidature pour l'Unité de sociothérapie précitée reste ouverte. D'après un autre rapport du Dr D.________ du 13 juillet 2001, cosigné par le Dr F.________, X.________ s'estime encore victime d'une injustice. L'option d'une candidature pour l'Unité de sociothérapie demeure ouverte. A la suite de son examen périodique du 24 septembre 2001, le Dr B.________ a expliqué que la version des faits de X.________ n'avait pas divergé depuis l'année précédente. Le 8 mai 2002, le Prof. C.________ médecin chef de service à la division de médecine pénitentiaire, a adressé au CSP le rapport psychologique établi par le Dr D.________ le 19 avril 2002. Il ressort dudit rapport que le suivi thérapeutique est interrompu depuis la fin novembre 2001, que X.________ n'était certes pas opposé à un tel suivi, mais clamait toujours son innocence, raison pour laquelle une prise en charge thérapeutique se révélait inutile. Le Prof. C.________ a par ailleurs mentionné que X.________ persistait à nier les faits pour lesquels il avait été condamné et qu'il refusait d'entrer en matière sur une prise en charge psychothérapeutique qui viserait un quelconque problème lié à sa sexualité. Dans un rapport d'examen du 13 novembre 2002, le Dr G.________, membre du CSP, a conclu au statu quo clinique, les propos de X.________ demeurant identiques à ceux tenus lors de l'examen précédent.