Citation: 2F_5/2023 E. B

Par décision du 1er février 2022, l'Office cantonal de la population et des migrations du canton de Genève a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de A.A.________. La vie commune avait duré moins de trois ans et il n'y avait aucune raison personnelle majeure autorisant la prolongation du séjour en Suisse de celle-ci. Cette décision a été confirmée par jugement du 21 septembre 2022 du Tribunal administratif de première instance du canton de Genève. En octobre 2022, A.A.________ a donné prématurément naissance à sa fille C.________, soit à moins de 25 semaines de grossesse, issue de sa relation avec D.________, ressortissant allemand, résidant à Genève, avec lequel elle entretenait une relation suivie depuis le mois d'octobre 2021, sans toutefois cohabiter. C.________ a été hospitalisée dans le service de néonatologie des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). La naissance a été déclarée auprès du bureau d'État civil de la maternité des HUG sous la législation congolaise. D.________ a entrepris les démarches nécessaires auprès des autorités compétentes en Allemagne et en Suisse pour une reconnaissance en paternité et une autorisation parentale conjointe. A.A.________ a déposé un recours contre le jugement du 21 septembre 2022 auprès de la Cour de justice du canton de Genève, en se prévalant de la naissance de sa fille et de la santé fragile de cette dernière pour obtenir une prolongation de son autorisation de séjour. Le 28 novembre 2022, l'Office cantonal de la population et des migrations a conclu au rejet du recours. A.A.________ n'a pas fait usage de son droit de réplique dans le délai arrêté au 16 décembre 2022 par la Cour de justice, date à partir de laquelle la cause était gardée à juger. Par arrêt du 24 janvier 2023, la Cour de justice du canton de Genève a rejeté le recours que A.A.________ avait interjeté contre le jugement rendu le 21 septembre 2022 par le Tribunal administratif de première instance. Les conditions de l'art. 50 LEI n'étaient pas réunies. La naissance et la santé de la fille de l'intéressée, la paternité non démontrée de D.________, ainsi que l'absence de preuve de l'existence d'un ménage commun de l'intéressée avec ce dernier ne permettaient pas non plus de prolonger l'autorisation de séjour.