Citation: 2C_470/2019 E. 5

L'objet du litige porte sur le refus d'accorder une autorisation de séjour au recourant au titre du regroupement familial et se limite à la question de savoir si l'autorité précédente a, à bon droit, nié l'existence de raisons familiales majeures au sens de l'art. 47 al. 4 LEI, y compris sous l'angle de l'art. 8 CEDH. Le non-respect des délais de l'art. 47 al. 1 LEI n'est en effet et à juste titre pas contesté par le recourant. A cet égard, il faut relever que la première demande déposée en novembre 2014 était déjà tardive, le père étant titulaire d'une autorisation de séjour depuis le 23 août 2012 (cf. arrêt entrée en force du Tribunal cantonal du 4 février 2016). Il n'est dès lors pas besoin de déterminer la date à laquelle le père du recourant s'est vu octroyer son autorisation d'établissement, laquelle date ne ressort pas de l'arrêt attaqué, mais est en tous les cas antérieure au 4 mai 2018 (art. 105 al 2 LTF). L'octroi d'une telle autorisation, qui ouvrait à ce dernier un véritable droit au regroupement familial, aurait en effet pu conduire au déclenchement d'un nouveau délai pour déposer une demande de regroupement selon l'art. 47 al. 1 LEI, mais uniquement si la première demande avait été déposée dans les délais (cf. ATF 137 II 393 consid. 3.3 p. 395 ss), ce qui n'est en l'espèce, comme déjà relevé, pas le cas.