Citation: 2C_602/2024 E. B

Le 8 juin 2024, le Commissaire de police de la République et canton de Genève a ordonné la mise en détention administrative en vue du renvoi de A.________ pour une durée de quatre mois, soit jusqu'au 7 octobre 2024. Cette décision a été confirmée par le Tribunal administratif de première instance de la République et canton de Genève (ci-après: le Tribunal administratif). L'intéressé a recouru contre ce jugement. Avant que la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) ne statue, A.________ a été présenté à nouveau, le 17 juin 2024, à une délégation de Sierra Leone, qui a communiqué que l'intéressé était considéré comme "un cas de vérification". Par arrêt du 2 juillet 2024, la Cour de justice a partiellement admis le recours de l'intéressé et a réduit la détention administrative de deux mois. Elle a considéré, en substance, que le renvoi ne pourrait, selon toute probabilité, être exécuté avant le 7 octobre 2024, faute de perspective d'obtenir un laissez-passer des autorités de Sierra Leone, et qu'un délai de deux mois était suffisant pour déterminer la suite de la procédure. Sur requête de l'Office cantonal de la population et des migrations de la République et canton de Genève (ci-après: l'Office cantonal), la détention administrative en vue du renvoi de A.________ a, par la suite, été régulièrement prolongée par les autorités genevoises en raison des vérifications en cours auprès des autorités de Sierra Leone et du Liberia. L'intéressé a notamment contesté le jugement du Tribunal administratif du 2 octobre 2024 confirmant la dernière prolongation de la détention jusqu'au 7 décembre 2024 devant la Cour de justice, qui a rejeté le recours par arrêt du 31 octobre 2024.