Citation: 6B_49/2015 E. 3.3

3.3. A l'encontre de cette appréciation, le recourant fait valoir que la comparaison avec la procédure P/14553/2014 ne se justifie pas dès lors qu'il n'était pas incarcéré lorsque l'ordonnance pénale du 30 juillet 2014 avait été rendue. Il avait donc pu se rendre en personne en l'étude de son conseil afin de le mandater pour faire opposition. Dans le cas d'espèce, il convenait de tenir compte du fait qu'au moment où il avait reçu l'ordonnance du 29 août 2014, il venait d'être placé en détention à la prison de A.________, qu'il ignorait tout du système judiciaire, qu'il était illettré et qu'il n'avait pas eu l'occasion de solliciter l'aide d'un assistant social de la prison dans la mesure où le délai d'attente pour un entretien était de deux mois en raison de la surpopulation carcérale. Malgré ces difficultés, il avait pu, grâce à l'aide d'un co-détenu, instruire son conseil de faire opposition à l'ordonnance du 29 août 2014 par lettre du 3 septembre 2014, celle-ci ayant toutefois été postée tardivement par les gardiens. Il fallait en déduire qu'il avait été empêché sans sa faute de procéder dans les délais.