Citation: 4P.313/2004 24.03.2005 E. 2

2.1 Dans un premier moyen, le recourant se plaint de l'application arbitraire de l'art. 12 al. 2 de l'Ordonnance concernant l'assistance judiciaire et administrative du 7 octobre 1998 (OAJA), qui pose le principe du plein pouvoir d'examen de l'autorité de recours amenée à statuer sur un pourvoi en nullité. Selon le recourant, comme la cour cantonale disposait d'un pouvoir de cognition libre, elle n'avait pas à exiger que les motivations alternatives retenues par le juge de district soient expressément critiquées. 2.2 D'après l'art. 12 al. 2 OAJA, les décisions des instances judiciaires - sauf celles qui émanent du Tribunal cantonal, lesquelles sont définitives (art. 12 al. 1 OAJA) - sont susceptibles d'un pourvoi en nullité en matière civile. L'autorité de recours dispose d'un plein pouvoir d'examen. Selon la jurisprudence cantonale, en raison de la nature cassatoire du pourvoi en nullité, l'autorité de recours saisie d'un tel pourvoi n'examine que les griefs invoqués, lesquels doivent au demeurant être suffisamment motivés dans l'acte de recours au sens de l'art. 228 al. 3 du Code de procédure civile valaisan du 24 mars 1998 (CPC val.) (cf. RVJ 2001 p. 178 consid. 1b et les arrêts cantonaux cités). L'art. 229 al. 2 CPC val., qui explicite l'exigence de motivation précitée, dispose, à la let. c, que l'acte de recours doit, à peine d'irrecevabilité, démontrer par une argumentation claire et précise l'arbitraire dans la constatation des faits ou dans l'application du droit. Lorsque le jugement attaqué repose sur une motivation multiple, le recourant, dans son pourvoi en nullité, doit s'en prendre à chacun des motifs dudit jugement; à défaut, celui-ci subsiste en tant qu'il se fonde sur d'autres motifs non critiqués et échappant à l'examen de l'autorité de recours (RVJ 2001 p. 169 consid. 2a et les références citées). 2.3 Au vu de ce qui précède, il n'apparaît pas qu'en l'espèce le droit cantonal a été interprété arbitrairement, si la jurisprudence cantonale exige, en cas de motivation double, que chacune des branches de l'alternative soit dûment attaquée. Cela ne heurte nullement le libre pouvoir d'examen qui est conféré à l'autorité de recours, dès l'instant où ce pouvoir de cognition ne peut s'exercer que dans le cadre des griefs soulevés, qui doivent être suffisamment motivés. Le premier grief est infondé.