Citation: 1C_443/2023 E. 2.2

2.2. En l'espèce, la cour cantonale a considéré que l'atteinte physique subie par la recourante avait été de peu de gravité: elle avait été qualifiée par les autorités judiciaires françaises de violence commise en réunion sans incapacité; la recourante avait pu rentrer à son domicile le jour même et avait repris le travail presque immédiatement bien qu'elle ait disposé d'un certificat médical d'arrêt de travail de onze jours; on ne décelait pas dans son cas de circonstances aggravantes, telles que des douleurs persistantes ou des séjours hospitaliers longs ou multiples. Quant à l'atteinte psychique, le Tribunal cantonal a relevé que la recourante avait renoncé à suivre un traitement psychothérapeutique et n'avait pas eu besoin d'un traitement médicamenteux. Il a souligné que certes, les circonstances de l'infraction, à savoir une agression violente commise en bande, n'étaient pas à négliger quant à leur impact psychologique sur la recourante; cela étant, si elle avait subi des séquelles telles que surcroît de méfiance, difficultés à sortir sans être accompagnée et difficultés de sommeil, on ne pouvait quoiqu'elle en dise parler à cet égard d'altération considérable du mode de vie ou de la personnalité; elle avait ainsi pu continuer à travailler, et avait dit s'être remise à sortir le soir.