Citation: 8C_405/2021 E. 6.4.2

6.4.2. En l'occurrence, la recourante était âgée de 53 ans au moment de la naissance d'un éventuel droit à la rente. Il appert par ailleurs qu'avant la survenance de son premier accident, la recourante avait travaillé dans des domaines variés (cf. consid. 5.2.2 supra) et accompli plusieurs stages, de sorte qu'on peut admettre qu'elle dispose d'une certaine capacité d'adaptation sur le plan professionnel susceptible, le cas échéant, de compenser les désavantages compétitifs liés à son âge. Quant à un éventuel handicap, il se présente sous la forme de limitations fonctionnelles (prohibition du port régulier de charges supérieures à 5 kg et d'effort répété à hauteur de l'épaule ou au-dessus). Toutefois, les experts mis en oeuvre par l'OAI ont jugé que ces restrictions étaient parfaitement compatibles avec l'activité d'aide-comptable dans laquelle la recourante avait été réadaptée, dès lors qu'elle pouvait exercer cette activité à plein temps, sans diminution de rendement. Enfin, les années de service auprès de l'ancien employeur de la recourante ne constituent pas un élément susceptible d'avoir un effet sur le montant du salaire auquel celle-ci pourrait prétendre sur le marché du travail. Au moment de la survenance de son second accident le 2 février 2010, la recourante travaillait pour la Fondation B.________ depuis sept ans et demi, ce qui n'est pas une durée assez longue, en règle générale, pour bénéficier de conditions particulières liées à l'ancienneté, même pour une employée qualifiée du niveau de compétences 2 se trouvant en situation de réintégration professionnelle (voir l'arrêt 8C_610/2017 du 3 avril 2018, dans lequel aucun abattement n'a été appliqué sur le salaire d'invalide pour un assuré ayant travaillé comme chauffeur de bus au service du même employeur pendant neuf ans au moment de son accident et qui a ensuite bénéficié d'un reclassement professionnel d'aide-comptable).