Citation: 9C_688/2023 E. 5.3.1

5.3.1. Dans un dernier grief, le contribuable fait en substance valoir que la Cour de justice aurait "sans fondement" confirmé le calcul de l'impôt sur la fortune 2008 en lien avec les actions litigieuses, en se fondant à tort sur la situation financière de la société au 31 décembre 2007, en lieu et place de celle prévalant au 31 décembre 2008. A cet égard, le critère de continuité appliqué par la juridiction cantonale, qui ressortirait de la circulaire n° 28 de la Conférence suisse des impôts (ci-après: CSI), serait incompatible avec le principe d'étanchéité des périodes fiscales. En outre, la procédure parallèle à laquelle la cour cantonale se serait référée (et qui concernerait la valorisation des actions litigieuses) n'aurait aucune autorité de force de chose jugée, puisqu'elle concernerait un autre contribuable; il n'y aurait à cet égard "aucune base légale qui autoriserait [la Cour de justice] à s'inspirer de circonstances d'une procédure parallèle tierce pour les retenir en défaveur du recourant sans même verser au dossier ces pièces". Cette argumentation, pour peu qu'on considère qu'elle respecte les exigences de motivation en la matière (supra consid. 1.2), ne démontre pas que le résultat auquel est parvenu la Cour de Justice serait entaché d'arbitraire s'agissant de la valorisation des actions litigieuses. Elle ignore les considérations de la juridiction cantonale sur l'application du principe de continuité dans le cas d'espèce. En conséquence, il n'est pas nécessaire de se pencher sur l'autre pan de l'argumentation du recourant, relatif à la violation par les juges cantonaux du principe d'étanchéité des périodes fiscales d'une part, et de l'absence de base légale qui aurait permis à la Cour de justice de se référer à une valeur des actions déterminée dans le cadre d'une autre procédure judiciaire, d'autre part.