Citation: 5A_182/2018 E. 3.4.2

3.4.2. Il n'est pas contesté en fait que l'intimé a été démis de ses fonctions de gérant au sein de la SCI familiale en 2014 et que les parties se sont séparées fin 2013. Les critiques appellatoires de la recourante ne permettent pas de s'écarter du bien-fondé de la conclusion cantonale selon laquelle l'investissement de l'intimé au sein de cette société était ainsi lié à sa qualité d'époux de la recourante. Il n'est néanmoins pas nécessaire de déterminer si la créance qu'il entend faire valoir à l'encontre de son épouse constitue le remboursement d'une hypothèque, ainsi qu'elle le prétend, ou s'il s'agit en réalité d'un prêt, comme il l'affirme. Tant l'argumentation de la recourante que celle de l'intimé permettent de retenir que le montant litigieux a permis l'acquisition de villas ayant toutes deux constitué le domicile conjugal des parties, à une période où l'époux traversait de surcroît une situation financière et professionnelle difficile. L'on peut donc admettre, à l'instar de l'autorité cantonale, que la prétention de l'intimé est en rapport avec l'union conjugale et avec l'obligation d'assistance mutuelle qui lui est liée.