Citation: I 406/05 13.07.2006 E. 7

7.1 Conformément aux principes qui ont été rappelés ci-avant au consid. 3.3, il convient maintenant de déterminer le taux d'invalidité du recourant au moment où les décisions des 2 et 5 novembre 2004/20 janvier 2005 ont été rendues. 7.2 Selon le jugement cantonal, les avis médicaux recueillis durant la procédure de révision s'accordent à considérer que le recourant est apte à exercer une activité adaptée à 50 %, avec les restrictions indiquées par le docteur M.________. Quoi qu'en dise le recourant. il n'y a pas lieu de se départir de cette appréciation, ni de mettre en oeuvre une expertise pluridisciplinaire pour déterminer son taux d'invalidité dès le 1er novembre 2002. En effet, si les pièces au dossier apparaissent succintes, le recourant n'apporte aucun élément au plan médical qui justifierait de s'écarter de l'appréciation du docteur M.________ ou de procéder à une instruction complémentaire. 7.3 Les premiers juges ont fixé le revenu sans invalidité à 36'004 fr. 50 en se fondant sur le gain annuel que le recourant pourrait obtenir en tant coiffeur indépendant (valeur 2003). Ce montant n'étant pas contesté par le recourant, aucune raison ne justifie de s'en écarter. Dès lors que l'année déterminante pour la comparaison des revenus est 2004 (date de suppression du droit à la rente), ce montant doit être adapté à l'évolution des salaires de l'année 2004 (+ 0.9 ; Annuaire statistique de la Suisse 2006, p. 107, T3.4.3.1), il en résulte un revenu sans invalidité de 36'329 fr. S'agissant du revenu d'invalide, il convient de se référer aux données salariales, telles qu'elles résultent des enquêtes sur la structure des salaires de l'Office fédéral de la statistique (ATF 126 V 76 consid. 3b/aa et bb). En l'espèce, compte tenu des activités adaptées de substitution que pourrait exercer le recourant, le salaire de référence est celui auquel peuvent prétendre les hommes effectuant des activités simples et répétitives (niveau de qualification 4) dans le secteur privé, soit en 2004, 4'588 fr. par mois ou annuellement 55'056 fr. (ESS 2004, p. 53, TA1). Comme les salaires bruts standardisés tiennent compte d'un horaire de travail de quarante heures, soit une durée hebdomadaire inférieure à la moyenne usuelle dans les entreprises en 2004 (41,6 heures; Annuaire statistique de la Suisse 2006, p. 101, T3.2.4.19), ce montant doit être porté à 57'396 fr. Au regard de la capacité résiduelle de travail du recourant (50 %), il y a lieu de ramener ce montant à 28'698 fr. Ce montant doit encore être réduit, de 15 % afin de tenir compte de l'ensemble des circonstances personnelles et professionnelles du cas particulier, comme l'ont retenu les deux instances précédentes. Il en résulte un revenu d'invalide de 24'393 fr. (valeur 2004). La comparaison avec le revenu sans invalidité de 36'329 fr. conduit à un degré d'invalidité de 33 % (le taux de 32.85 % étant arrondi au pour cent supérieur [ATF 130 V 122 s. consid. 3.2; SVR 2004 UV Nr. 12 p. 44]). Ce taux est insuffisant pour ouvrir le droit à une rente. 7.4 Le moyen du recourant tiré du fait qu'il exploite pleinement sa capacité résiduelle dans son activité de coiffeur ne lui est d'aucun secours pour les motifs exposés par les premiers juges au consid. 4 c in fine du jugement cantonal. Par ailleurs, quoi qu'en dise le recourant, on doit admettre que l'exercice d'une activité adaptée est raisonnablement exigible au vu de l'ensemble des circonstances considérées de manière objective (ATF 113 V 28 consid. 4a). Il ne faut pas perdre de vue dans ce contexte que l'octroi d'une demi-rente à partir du 1er janvier 1997 était manifestement erroné et que le recourant a bénéficié pendant plusieurs années d'une prestation à laquelle il n'avait pas droit.