Citation: 6B_84/2016 E. 2.7.2

2.7.2. L'entrave à l'action pénale est passible d'une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d'une peine pécuniaire (cf. art. 305 al. 1 CP). En l'espèce, le recourant n'a pas hésité à aider des fugitifs dangereux à se soustraire à la justice, en les hébergeant et en les aidant à subsister durant plus de deux semaines, alors même qu'il se trouvait en libération conditionnelle. Il a commis ces faits par appât du gain, alors qu'il aurait été facile pour lui de les éviter puisqu'aucune menace n'était exercée sur lui lorsqu'il a communiqué son adresse aux fugitifs et le chemin pour s'y rendre. Il a en outre des antécédents. Les seuls liens personnels et d'amitié que l'intimé entretenait avec A.________ retenus en sa faveur par la cour cantonale, ne font pas contre-poids aux autres éléments qui lui sont défavorables. Dans ces circonstances et à s'en tenir à ces constatations de fait, dont le caractère arbitraire n'a pas été allégué ni démontré par l'intimé (cf. art. 105 al. 1 LTF), force est d'admettre que la peine pécuniaire de 90 jours-amende qui a été infligée à ce dernier - qui entre dans les premiers degrés de l'échelle des sanctions envisageables pour une infraction à l'art. 305 CP - apparaît insuffisante et doit être qualifiée d'abusivement clémente.