Citation: 7B_541/2024 E. 2.3.1

2.3.1. En l'espèce, le Juge d'appel a rappelé que pour pouvoir prétendre à l'octroi de l'assistance judiciaire en vertu de l'art. 136 CPP, l'action des parties plaignantes ne devait pas être vouée à l'échec. Il a estimé que les recourantes n'avaient pas suffisamment motivé en quoi leur démarche avait de bonnes chances de succès. Il a ensuite procédé, dans une argumentation subsidiaire, à une analyse des chances de succès. Il a en particulier relevé que le jugement de première instance faisait l'objet de motifs très détaillés, l'appréciation de la crédibilité des personnes entendues s'étendant sur environ 150 pages, dont quelques 50 pages consacrées exclusivement aux déclarations des deux recourantes. Il a également rappelé que seules deux (sur cinq) annonces d'appel avaient été confirmées par une déclaration d'appel et que le Ministère public ayant instruit l'affaire avait lui-même conclu en première instance déjà à l'acquittement des trois prévenus encore concernés par l'appel s'agissant des préventions de traite d'êtres humains et/ou contrainte, éventuellement menaces et mariage forcé, contrainte éventuellement séquestration, viols, éventuellement contrainte sexuelle, très éventuellement abus de détresse. Sur la base de ces éléments, le Juge d'appel a considéré que les chances de succès étaient en l'espèce très notablement inférieures au risque pour les recourantes de succomber, voire inexistantes. Il en a conclu que les requêtes d'assistance judiciaire devaient être rejetées.