Citation: I 380/05 25.01.2006 E. 3

En instance fédérale, le recourant a déposé une lettre de son médecin traitant après l'échéance du délai de recours. Le Tribunal fédéral des assurances n'admet en principe pas la production de nouvelles pièces dans de telles circonstances, sauf dans le cadre d'un nouvel échange d'écriture. Néanmoins, de tels éléments sont pris en considération lorsqu'ils constituent des faits nouveaux importants ou des preuves concluantes au sens de l'art. 137 let. b OJ et pourraient justifier la révision de l'arrêt du Tribunal (ATF 127 V 357 consid. 4). Tel n'est pas le cas en l'occurrence. En effet, le praticien critique le jugement cantonal en tant qu'il se dilue dans des considérations qui n'ont rien à voir avec l'état de santé de son patient. Cependant, ladite critique est dirigée contre le contenu du rapport d'expertise et constitue une nouvelle théorie sur l'origine des maux dont souffre le recourant. Dans la mesure où l'argumentation porte uniquement sur les causes des affections reconnues et non sur les effets (limitations fonctionnelles engendrées) ayant une incidence sur la capacité de travail (sur le rôle du médecin, cf. ATF 125 V 261 consid. 4, 115 V 134 consid. 2, 114 V 314 consid. 3c, 105 V 158 consid. 1), la pièce en question peut sans autre être écartée. Le docteur B.________ signale en outre une aggravation de l'atrophie de la jambe gauche. Cette constatation peut également être écartée dans la mesure où elle porte sur des faits postérieurs à la décision litigieuse. En effet, le Tribunal fédéral des assurances apprécie la légalité des décisions attaquées, en règle générale, d'après l'état de fait existant au moment où elles ont été rendues (ATF 121 V 366 consid. 1). Les faits survenus postérieurement et qui ont modifié la situation doivent normalement faire l'objet d'une nouvelle décision administrative (ATF 117 V 293 consid. 4). Les experts ont expressément réservé ce cas de figure.