Citation: 4A_333/2021 E. 4.2

4.2. Les juges genevois ont fait les réflexions suivantes: - La date du vol remontait au 9 avril 2007. Le délai de prescription avait ainsi commencé à courir le 10 avril 2007 pour expirer le 9 avril 2009 (cf. art. 132 CO) - sauf à avoir été valablement interrompu. - L'assuré avait formé une réquisition de poursuite contre la compagnie d'assurances. Il importait peu qu'il l'eût adressée à un office incompétent ratione loci (Genève, alors que l'intimée était sise à Zurich), puisque l'acte avait manifestement été transmis à l'office compétent, qui avait finalement notifié un commandement de payer à la compagnie sans que cet acte ne fût ensuite annulé. L'assuré affirmait avoir posté cette réquisition le 8 avril 2009, alors que le délai de prescription courait toujours. Il devait apporter la preuve stricte d'un tel fait. Or, il n'y était pas parvenu. Ni la date apposée sur la réquisition (8 avril 2009), ni les deux mémos et le courrier qu'avait établis l'avocat de l'assuré en les datant de ce jour-là, ni les témoignages des deux collaborateurs dudit conseil n'attestaient du fait allégué. Etait tout au plus avérée la date de réception de la réquisition par l'office genevois, soit le 14 avril 2009. Partant, la prescription était acquise.