Citation: H 223/04 27.04.2006 E. A

Fondée en 1984, la Maison X.________ (ci-après : l'Association) est une association ayant pour but d'assurer l'exploitation du Centre culturel, de loisirs et de rencontres de Y.________. C.________ en était le président et D.________ la trésorière; E.________, directeur salarié, était également membre du comité. Tous bénéficiaient de la signature collective à deux. En tant qu'employeur, l'Association était affiliée auprès de la Caisse cantonale genevoise de compensation (ci-après : la Caisse). Dès les premières années d'exploitation, l'Association s'est trouvée confrontée à des déficits chroniques malgré l'octroi de subventions par différentes collectivités publiques. Cette situation s'est encore aggravée lorsque les subventions municipales ont été réduites puis supprimées en 1996. Comme les cotisations paritaires n'étaient pas payées ou l'étaient irrégulièrement, la Caisse a procédé à plusieurs sommations et entrepris des poursuites à l'encontre de l'Association qui sont demeurées infructueuses. Par décisions du 6 décembre 2001, elle a réclamé à C.________, D.________ et E.________, pris conjointement et solidairement, réparation du dommage correspondant aux cotisations sociales impayées pour les années 1994 à 1997, soit un montant de 89'254 fr. 40, y compris les intérêts et les frais. Les deux premiers nommés ayant fait opposition, la Caisse a porté le cas devant la Commission cantonale de recours en matière d'AVS/AI du canton de Genève (aujourd'hui : Tribunal cantonal des assurances sociales, Genève) concluant à leur mainlevée.