Citation: U 358/01 21.08.2002 E. 3

3.- a) En fait, il résulte de l'examen du dossier médical qu'aucun des médecins consultés postérieurement à l'événement du 12 janvier 2000 n'a constaté de lésions traumatiques récentes. En revanche, tous les médecins de la Clinique orthopédique ont attribué les douleurs dont souffre le recourant et l'instabilité postéro-latérale du genou gauche qui l'affecte au traumatisme initial de 1975, ainsi qu'à la reconstruction ligamentaire de 1981. Par ailleurs, l'anamnèse inclue dans le rapport du 2 février 2000 du docteur Y.________ fait ressortir que le recourant souffre depuis des années de douleurs médiales qui se seraient amplifiées au cours des mois précédents, avec des épisodes de giving-way et que son état de santé est caractérisé depuis lors par un sentiment accru d'instabilité. Même si l'on pouvait admettre que des difficultés linguistiques aient entaché les contacts du recourant avec les médecins de l'Hôpital A.________ et qu'en réalité l'assuré n'ait jamais éprouvé de douleurs particulières au genou avant la date de l'événement litigieux, il n'en reste pas moins que la présence d'un état dégénératif a été confirmée dans un rapport du 10 juillet 2000 du docteur Y.________ et que le docteur W.________ a posé, le 11 juillet 2000, le diagnostic d'algodystrophie récidivante du genou gauche. A la suite des premiers juges, on doit dès lors considérer au regard des rapports médicaux convergents et convaincants de ces médecins qu'il n'existe pas de relation de causalité naturelle entre l'événement du 12 janvier 2000 et les troubles présentés par le recourant. b) Contrairement à ce que soutient ce dernier, le rapport du 28 juin 2001 de l'expert mandaté par l'assuranceinvalidité, le docteur V.________, n'est pas de nature à faire douter de la valeur probante des rapports médicaux évoqués ci-dessus dont il ne met au demeurant pas en doute les conclusions. Par ailleurs, la terminologie utilisée par le docteur V.________ ne saurait être décisive dans le contexte de l'assurance-accidents, dès lors que ce médecin a été mandaté par l'assurance-invalidité et que la responsabilité de cette dernière ne repose pas sur le principe de la causalité. Au surplus, ce médecin a été chargé de donner une vision globale de l'état de santé physique et psychique du recourant et son rapport ne peut pas être considéré comme une étude approfondie des troubles du genou gauche dont il y aurait lieu de tirer des conclusions divergentes. Or sur ce point particulier, les médecins de la Clinique orthopédique, tous spécialistes en chirurgie orthopédique, connaissaient parfaitement le dossier du recourant, puisque la reconstruction ligamentaire de 1981 avait déjà été entreprise dans leur établissement et que l'un d'entre eux avait procédé à une arthroscopie avec toilette articulaire le 12 avril 2000. C'est aussi pour ces motifs qu'il y a lieu de s'en tenir à leur avis quant à la cause des gonalgies et de l'algodystrophie.