Citation: 9C_529/2020 E. 4.2

4.2. La caisse recourante soutient que les prélèvements effectués par les époux A.B.________ et B.B.________ pendant l'année 2016 sur le compte courant, dont ils sont titulaires auprès de la société intimée, doivent être qualifiés de salaire et non de dividendes. Elle conteste d'abord être liée par la décision de taxation des autorités fiscales, dès lors que les époux A.B.________ et B.B.________ étaient salariés de la société intimée pendant l'année en question et que l'art. 23 RAVS, invoqué par les premiers juges pour justifier la force contraignante de ce type de décision, s'applique avant tout aux cotisations perçues sur le revenu d'une activité indépendante, les éventualités de l'art. 16 RAVS n'entrant pas considération. Elle constate ensuite que le solde positif du compte courant des époux A.B.________ et B.B.________ à la fin de l'année 2016 équivaut à une dette de ceux-ci envers la société intimée due singulièrement aux prélèvements de 18'000 fr. qu'ils compensaient en y reversant leurs salaires annuels. Elle considère enfin qu'au contraire de ce que voudrait faire accroire la société intimée, les 18'000 fr. prélevés régulièrement par les époux A.B.________ et B.B.________ ne correspondaient pas à une avance sur les dividendes dès lors que l'examen du compte courant pour les années 2013-2016 démontrait que des dividendes n'y avaient été versés que partiellement en 2014. Elle en infère que ceux-ci n'étaient pas venus compenser une avance sur dividendes mais avaient été versés à part et que, partant, les 18'000 fr. prélevés chaque mois l'avaient été à titre de salaire.