Citation: 8C_284/2024 E. 8.2

8.2. Les éléments dont se prévaut le recourant ne sont cependant pas suffisants pour remette en cause l'appréciation qu'ont faite les premiers juges des avis médicaux au dossier ni pour en établir le caractère arbitraire. La juridiction cantonale a d'abord exposé les raisons pour lesquelles, à l'aune de l'expertise du CEMEDEX, une modification de l'état de santé était rendue plausible par le docteur E.________. En particulier, ce médecin posait les diagnostics de lombalgies chroniques subaiguës avec syndrome douloureux radiculaire droit, d'arthrose avancée symptomatique des facettes articulaires L4-L5 et L5-S1 avec lyse isthmique droite L4, status post infiltration bilatérale le 3 novembre 2022, et de petite hernie médiolatérale droite L3-L4, status post infiltration le 24 novembre 2022. Les infiltrations avaient permis la disparition totale des douleurs radiculaires, alors que les douleurs lombaires étaient récurrentes mais supportables. Selon le docteur E.________, l'infiltration pouvait être répétée en cas d'exacerbation récurrente des lombalgies; en cas d'échec du traitement de la douleur, un traitement chirurgical pourrait être envisagé. Le tableau de syndrome lombaire douloureux était également mentionné par le docteur B.________ dans ses rapports des 30 octobre 2022 et 14 janvier 2023, et reconnu par le docteur F.________ (SMR) dans son avis médical du 8 décembre 2022. Cependant, si le docteur F.________ a certes observé une aggravation de l'état de santé du recourant en octobre 2022, celle-ci n'a été que passagère. En effet, les deux infiltrations avaient permis la récupération complète des douleurs radiculaires et le recourant ne se plaignait plus que de douleurs lombaires récurrentes à l'effort (avis médical du 14 avril 2023). Ainsi, l'aggravation de l'état de santé n'a été que transitoire et a duré tout au plus d'octobre 2022 à janvier 2023, soit à la fin du suivi par le docteur E.________. En tant que le recourant se limite à invoquer les infiltrations et l'opération hypothétique du docteur E.________, cela ne suffit pas à démontrer en quoi le point de vue des premiers juges serait erroné. À cet égard, ils ont relevé que le docteur E.________ ne motivait pas l'incapacité de travail attestée jusqu'au 5 février 2023, pas plus qu'il ne décrivait les limitations fonctionnelles induites par les diagnostics retenus. Le docteur B.________ se limitait, pour sa part, à renvoyer à l'appréciation du docteur E.________ s'agissant de l'incapacité de travail; il n'expliquait pas non plus concrètement l'incidence de l'atteinte somatique sur la capacité de travail du recourant.