Citation: U 290/99 02.05.2000 E. B

B.- La CMBB a recouru contre cette décision devant le Tribunal cantonal de la République et du canton du Jura, Chambre des assurances, en concluant, notamment, à ce que celle-ci soit annulée et à ce que la CNA soit tenue à prendre en charge le cas. Dans le cadre d'une instruction médicale complémentaire, la CMBB a produit un rapport d'expertise du 1er septembre 1997 du docteur Y.________, spécialiste en médecine interne et rhumatologie. Ce praticien met l'accent sur l'étiologie multifactorielle de la maladie de Kienböck. Selon lui, l'assuré n'a pas subi de choc au travail et la fracture du semi-lunaire ne signifie pas que celle-ci soit d'origine post-traumatique, «car dans tout os nécrosé les fractures pathologiques non-traumatiques sont fréquentes». Quant à l'existence d'une maladie professionnelle, il estime qu'elle a été écartée sans argument valable par le docteur S.________. Selon lui, on doit au contraire retenir, dans le cas particulier, la présence d'une telle maladie. Par jugement du 3 août 1999, la Cour cantonale a admis le recours, considérant que l'affection dont souffre l'assuré était une maladie professionnelle au sens de la loi.