Citation: 2C_420/2018 E. 6.2

6.2. En vertu de l'art. 96 LEtr, les autorités compétentes tiennent compte, en exerçant leur pouvoir d'appréciation, des intérêts publics, de la situation personnelle de l'étranger, ainsi que de son degré d'intégration. L'existence d'un motif de révocation de l'autorisation ne débouche sur un tel résultat que si celle-ci respecte le principe de la proportionnalité (arrêt 2C_793/2008 du 27 mars 2009 consid. 2.1 et les références). Le principe de la proportionnalité implique de prendre en considération notamment la gravité de l'éventuelle faute commise par l'étranger, le degré de son intégration, la durée du séjour en Suisse, le préjudice que l'intéressé et sa famille auraient à subir du fait de la mesure (cf. ATF 139 I 16 consid. 2.2.1 p. 19 s.; 135 II 377 consid. 4.3 p. 381 s.). En l'espèce, le recourant est entré en Suisse en 2014 à l'âge de quarante ans après avoir habité et travaillé en Italie depuis 2008 et n'a séjourné en Suisse qu'environ 3 ans. Il est capable d'exercer plusieurs métiers, dans le bâtiment ou l'hôtellerie. La révocation de l'autorisation de séjour n'est pas disproportionnée eu égard à la gravité que constitue l'usage d'un faux dans les titres aux fins d'obtenir une autorisation de séjour à laquelle l'intéressé n'aurait pas eu droit. Du moment que son épouse et ses enfants se trouvent encore en Turquie, un retour dans le pays d'origine est exigible.