Citation: 1C_291/2023 E. 5.1

5.1. En lien avec l'art. 10 CEDH, les recourants se réfèrent principalement à l'arrêt de la CourEDH Magyar Helsinki Bizottság contre Hongrie du 28 novembre 2016 (requête n° 18030/11), qui consacre la reconnaissance d'un droit d'accès aux informations détenues par un Etat fondée sur l'art. 10 CEDH, à certaines conditions (cf. arrêt 1C_59/2020 du 20 novembre 2020 consid. 5.1). Ils se contentent dans ce cadre d'affirmer que les prétendues irrégularités dans la succession de C.A.________ seraient propres à faire primer leur droit à être renseignés et n'exposent nullement en quoi les conditions jurisprudentielles du droit d'accès aux informations détenues par un Etat fondé sur l'art. 10 CEDH seraient remplies. Les recourants se bornent ensuite à relever que l'arrêt attaqué viole l'art. 8 CEDH en mettant "à mal le respect de la relation" qu'entretenaient les recourants avec C.A.________. Il ne ressort toutefois pas de l'argumentation des recourants en quoi l'arrêt attaqué serait contraire à l'art. 8 CEDH. Finalement, citant l'art. 28 al. 2 Cst./GE, les recourants relèvent que "le droit constitutionnel genevois va plus loin dans le droit à l'information", dès lors qu'un intérêt prépondérant est exigé pour que l'autorité puisse refuser de communiquer une information. Pour peu qu'on les comprenne, ils semblent considérer, sans autre explication, que la protection des tiers ne constitue pas un intérêt primant sur leur intérêt à obtenir les documents requis. Outre le fait que l'art. 28 al. 2 Cst./GE n'a pas de portée plus large que la LIPAD (arrêt 1C_379/2014 du 29 janvier 2015 consid. 5.4), le grief des recourants ne répond pas davantage sur ce point aux exigences de motivation requises.