Citation: 9C_113/2007 18.04.2008 E. 4

A l'appui de leur point de vue, les premiers juges se sont essentiellement fondés sur le rapport établi le 16 mars 2006 et complété le 29 août 2006 par le médecin conseil de l'office AI, document dont le recourant conteste la valeur probante. Il s'agit d'une question de droit librement examinée par le Tribunal fédéral. Dans son rapport du 16 mars 2006, le docteur E.________ observe une mobilisation satisfaisante et indolore de la colonne cervicale ainsi que dorsolombaire. Il ne relève aucun déficit neurologique objectivable. A l'aune des constatations cliniques et des radiographies postopératoires, il note une amélioration subjective et objective notable de l'état de santé du recourant à la suite de l'intervention pratiquée en 2001 ne justifiant nullement un taux d'occupation limité à 50 % dans une activité lucrative adaptée. Dans un avis complémentaire du 29 août 2006, il précise qu'ayant comparé les radiographies du 17 mai 2006 avec les anciens clichés, il constate une très discrète augmentation de l'ostéophytose antérieure entre L3-L4 correspondant à l'évolution naturelle après PLIF qui ne présente au demeurant aucun signe de descellement, ni déplacement secondaire. Contrairement au docteur O.________, il n'observe pas d'aggravation de la discopathie L5-S1 dont l'espace est inchangé depuis 2001. Sur la base d'un examen clinique détaillé et des nouvelles radiographies du 17 mai 2006, il ne retient aucune constatation justifiant qu'il s'écarte de ses précédentes appréciations. Cela étant, le rapport établi le 16 mars 2006 et complété le 29 août suivant par le docteur E.________ est fondé sur des examens complets. Il prend en considération les plaintes exprimées par le recourant. Il a été établi en pleine connaissance de l'anamnèse et du dossier médical, ainsi que - contrairement aux allégués du recourant - en considération des radiographies effectuées le 17 janvier 2006 et du CT-Scan du 8 novembre 2006. La description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale sont claires et les conclusions dûment motivées. Aussi ce rapport répond-il aux exigences jurisprudentielles permettant de lui reconnaître une pleine valeur probante (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352, 122 V 157 consid. 1c et les références p. 160).