Citation: 4P.137/2001 06.11.2001 E. 4

4.- Toujours sous le couvert de l'arbitraire, la recourante s'en prend ensuite à la notion de marque de haute renommée, reprochant aux juges d'avoir exigé qu'une marque ait un caractère unique, une position particulièrement importante ou dominante pour faire partie de cette catégorie. Le Tribunal fédéral a déjà souligné, dans son arrêt du 13 novembre 1998 opposant les mêmes parties (dossier 4P.133/1996, consid. 7), que "savoir si, sur le vu des preuves administrées, la marque litigieuse jouit ou non d'un grand prestige est une question de fait. C'est, en revanche, un point de droit que de déterminer si l'autorité cantonale est partie d'une conception juridique exacte ou erronée de la haute renommée". Comme le démontre déjà l'intitulé de son grief, la recourante formule des critiques concernant exclusivement la notion juridique de "haute renommée". Celles-ci relèvent donc de l'application du droit fédéral et ne peuvent être revues que par la voie du recours en réforme (art. 43 al. 1 OJ), ce qui exclut qu'elles le soient également dans le cadre du recours de droit public qui est subsidiaire (art. 84 al. 2 OJ; cf. ATF 127 II 198 consid. 2a). Le grief n'est donc pas recevable, ce que relève à juste titre l'intimée.