Citation: 4A_474/2008 13.02.2009 E. B

Le 27 mars 2006, Y.________ a introduit à l'encontre de F.X.________ et H.X.________ une action tendant au versement de 21'165 fr. 25, soit 17'114 fr. 25 représentant les salaires de novembre 2005 à mars 2006 et 4'051 fr. correspondant à des heures supplémentaires qui n'avaient pas été payées ainsi que des indemnités pour les jours de repos et de vacances non pris en 2005. Le 7 avril 2006, la Caisse de chômage Z.________ (ci-après: la caisse de chômage) a été subrogée dans les droits de Y.________ pour un montant qui s'est finalement élevé à 7'585 fr. 65. Le 26 mai 2006, F.X.________ et H.X.________ ont déposé une demande reconventionnelle à l'encontre de Y.________, concluant au versement de 826 fr. 40 correspondant à des heures manquantes. Le 8 janvier 2007, H.X.________ a été déclaré en faillite. La procédure s'est poursuivie avec F.X.________, à laquelle l'assistance judiciaire a été accordée le 9 novembre 2007. Par jugement du 9 novembre 2007, la Chambre des prud'hommes de la Glâne a rejeté l'action en paiement du 27 mars 2006. En bref, elle a considéré que les parties avaient décidé d'un commun accord de cesser leurs relations contractuelles avec effet au 31 octobre 2005. Le 7 janvier 2008, Y.________ a interjeté un recours contre ledit jugement, concluant à son annulation et à la condamnation de F.X.________ à lui verser la somme de 30'805 fr. 65 avec intérêt à 5 % l'an dès le 31 mars 2006, sous réserve des prestations touchées par l'assurance-chômage. Le 22 janvier 2008, la caisse de chômage a déposé une déclaration d'intervention à concurrence de 7'585 fr. 65. Par arrêt du 12 septembre 2008, la IIe Cour d'appel civil du Tribunal cantonal de l'État de Fribourg a partiellement admis le recours de Y.________ dans la mesure où il était recevable, déclaré irrecevable le "recours" de la caisse de chômage et, partant, modifié le jugement du 9 novembre 2007 en ce sens que F.X.________ est condamnée à payer à Y.________ 7'402 fr. 05 bruts avec intérêt à 5 % dès le 31 mars 2006. En résumé, elle a nié l'existence d'une transaction claire mettant fin au contrat de travail d'un commun accord.