Citation: K 3/03 21.09.2004 E. A

Z.________, né en 1957, a travaillé dès le 1er mai 1992 au service de l'entreprise S.________. A ce titre, il est au bénéfice d'une assurance collective d'indemnités journalières en cas de maladie, conclue par son employeur avec la Mutuelle Valaisanne Caisse-maladie (ci-après : la Mutuelle). Dès le 15 novembre 2001, le prénommé s'est trouvé en incapacité de travail totale, pour une durée indéterminée, en raison de gonalgies et d'épisodes de lâchage du genou. Selon son médecin traitant, le docteur P.________, ces atteintes à la santé constituent des séquelles d'un accident de football survenu pendant l'enfance, avec un cal vicieux et un défaut d'axe antérieur (pente tibiale) consécutif à une lésion épiphysaire du genou droit (rapport du 20 décembre 2001). Ce praticien se fonde notamment sur des examens pratiqués le 27 novembre 2001 par les docteurs A.________ et E.________, du Service d'orthopédie et de traumatologie de l'appareil moteur du Centre hospitalier V.________ (ci-après : Centre hospitalier V.), qui ont posé les diagnostics de cal vicieux du tibia proximal et ante-curvatum du genou droit secondaire, en précisant que ces atteintes morphologiques résultaient d'une lésion épiphysaire survenue pendant l'enfance. Par décision et décision sur opposition des 25 février et 28 mai 2002, la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après : la CNA) a refusé la prise en charge des suites de ces atteintes à la santé, au motif que Z.________ n'était pas assuré lorsqu'il avait subi les lésions accidentelles au genou droit, pendant son enfance, et qu'il n'avait pas été victime d'accident depuis le début de la couverture d'assurance. Par décision et décision sur opposition des 22 février et 6 juin 2002, la Mutuelle a également refusé d'allouer des prestations pour ces atteintes à la santé, au motif qu'elles n'étaient pas d'origine maladive, mais accidentelle. Z.________ a déféré la décision sur opposition du 6 juin 2002 au Tribunal des assurances du canton du Valais, en concluant à l'allocation des «prestations légales [...] des suites de son incapacité de travail survenue le 15 novembre 2001», sous suite de frais et dépens.