Citation: 1P.458/2000 05.09.2000 E. 1

1.- Le Tribunal fédéral examine d'office et avec une pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 126 I 81 consid. 1 p. 83; 125 I 253 consid. 1a p. 254, 412 consid. 1a p. 414; 125 II 193 consid. 1a p. 299 et les arrêts cités). a) En vertu de l'art. 86 al. 1 OJ, le recours de droit public n'est recevable que contre les décisions prises en dernière instance cantonale. Cette règle a pour conséquence que le Tribunal fédéral n'examine que les moyens qui, pouvant l'être, ont été présentés à l'autorité cantonale de dernière instance (cf. ATF 120 Ia 19 consid. 2c/aa p. 24; 119 Ia 88 consid. 1a p. 90/91; 117 Ia 491 consid. 2a p. 495, 522 consid. 3a p. 525/526 et les arrêts cités). b) Devant la Cour de cassation pénale cantonale, le recourant a soulevé uniquement le moyen de nullité fondé sur l'art. 411 let. f CPP vaud. , relatif au rejet des conclusions incidentes présentées au début de l'audience de jugement. A l'appui de ce moyen, le recourant a critiqué le refus du Tribunal criminel d'ordonner l'audition, lors de l'audience de jugement, du témoin à charge C.________. L'arrêt attaqué précise que, faute pour le recourant d'avoir soulevé le motif de nullité visé à l'art. 411 let. i CPP vaud. , la Cour de cassation pénale n'a pas examiné les griefs concernant l'appréciation arbitraire des preuves. La Cour de cassation pénale n'est pas entrée en matière sur ce point, conformément à l'art. 439 al. 1 CPP vaud. , et a limité son examen au refus du Tribunal criminel de citer des témoins à l'audience (consid. 1b de l'arrêt attaqué). Le recourant se plaint essentiellement de n'avoir pas pu être confronté à C.________ lors de l'audience de jugement, grief rejeté par la Cour de cassation pénale cantonale, partant recevable au regard de l'art. 86 al. 1 OJ. A titre subsidiaire, il reproche au Tribunal criminel d'avoir apprécié les preuves de manière arbitraire en fondant son verdict de culpabilité sur les déclarations à charge de C.________. Or, celui-ci, "repenti" ayant accepté de collaborer avec la justice mexicaine en échange d'un allégement de sa peine, ne serait pas crédible. Ce deuxième grief est irrecevable au regard de l'art. 86 OJ, faute pour le recourant de l'avoir soumis à la Cour de cassation pénale selon les formes prévues par le droit cantonal de procédure.