Citation: 4A_346/2020 E. A

Au début des années 2000, C.________ SA (devenue B.________ SA depuis le 28 septembre 2020 à la suite d'un changement de raison sociale) a conclu trois contrats d'agence avec D.________. En 2011, D.________ a fondé A.________ SA, société sise au Panama. Le 30 avril 2011, C.________ SA a conclu trois contrats d'agence avec A.________ SA. Selon ces contrats d'une durée initiale de douze mois, mais renouvelés jusqu'en avril 2015, A.________ SA s'engageait à fournir divers services à sa cocontractante dans trois États différents, moyennant le paiement de commissions. Entre juin 2010 et novembre 2013, E.________, collaborateur de C.________ SA, a reçu, à l'insu de son employeuse, divers montants de la part de D.________ pour un total supérieur à 600'000 fr. Ces versements visaient à récompenser ou rémunérer l'intéressé pour la conclusion et/ou le renouvellement des contrats d'agence (" kickbacks "). Le 28 août 2016, A.________ SA a transmis à sa cocontractante un relevé de commissions pour ses services déployés jusqu'au 30 avril 2015 et lui a réclamé le paiement des sommes suivantes: 1'067'663 euros, 152 fr. 80, 121'159.70 dollars américains (USD) et 28'728 fr. Faute de paiement des montants précités, A.________ SA, en date du 12 octobre 2017 a fait notifier à C.________ SA un commandement de payer. L'opposition formée par la poursuivie à ce commandement de payer a été levée provisoirement par le juge compétent en date du 27 novembre 2017. Le 8 septembre 2017, le Ministère public de la Confédération a autorisé C.________ SA à accéder au dossier de la procédure pénale ouverte à l'encontre de E.________. A cette occasion, C.________ SA a découvert l'existence de certains versements effectués par D.________ en faveur de E.________.