Citation: 9C_710/2023 E. 4

Les premiers juges ont constaté que tous les médecins ayant examiné l'assurée sur le plan rhumatologique (avant tout les docteurs C.________ et B.________) avaient attesté l'existence et le maintien d'une capacité de travail de 50 % dans une activité adaptée, malgré le développement de divers nouveaux troubles. Ils ont aussi relevé que, dans la mesure où le docteur D.________ avait uniquement diagnostiqué un trouble dépressif récurrent, avec syndrome somatique, et un trouble panique, laissant subsister une capacité résiduelle de travail de 50 %, il n'avait pas corroboré le "syndrome douloureux fibromyalgique" évoqué par le docteur C.________. Ils n'ont dès lors pas retenu la fibromyalgie, ou un trouble somatoforme douloureux, parmi les atteintes déterminantes à la santé. Ils ont encore observé que les médecins du Service médical régional (SMR) de l'office intimé s'étaient contentés de reprendre les conclusions du psychiatre traitant, sans évaluer le caractère invalidant des troubles psychiques à l'aune des indicateurs établis en matière de troubles sans substrat organique. Ils ont toutefois considéré que les divers rapports du docteur D.________ leur permettaient une telle analyse. Ils ont ainsi relevé que le fait que le trouble dépressif diagnostiqué en 1993 n'avait pas empêché la recourante de travailler durant de nombreuses années et que le traitement instauré par le psychiatre traitant avait amélioré la situation relativisait le degré de gravité de la pathologie psychique. Ils ont aussi constaté que l'assurée pouvait mobiliser des ressources non négligeables. Ils ont encore noté que la tardiveté du suivi psychiatrique (consécutif au projet de décision) et la capacité à accomplir ses activités quotidiennes, sans réelle restriction, atténuaient la cohérence et l'importance des limitations fonctionnelles invoquées par l'assurée. Ils ont déduit de ce qui précède qu'au moment du prononcé de la décision administrative litigieuse, rien n'empêchait la recourante d'exercer une activité adaptée à mi-temps. Ils ont par ailleurs expliqué que, contrairement à ce que prétendait l'assurée, une capacité résiduelle de travail de 50 % tenait aussi bien compte des limitations somatiques que psychiques, comme cela ressortait clairement des différents rapports de la doctoresse B.________.