Citation: 1C_270/2018 E. A

A.________ est un ressortissant algérien, né en novembre 1963. Il est arrivé le 26 août 1987 à X.________ en tant que touriste, muni d'un visa d'une durée de trois mois. Le 27 octobre 1987, il a été condamné à huit jours d'emprisonnement avec sursis pour vol et infraction à la loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers. Le 17 octobre 1988, il a fait l'objet d'une interdiction d'entrée en Suisse d'une durée indéterminée en raison de diverses infractions au patrimoine et à la législation sur le séjour et l'établissement des étrangers. Le 3 décembre 1990, il a été condamné une nouvelle fois pour vol, à huit mois d'emprisonnement assorti d'une expulsion de Suisse pour une durée de dix ans. Le 13 août 1993, il a introduit une requête d'asile, définitivement écartée le 7 mai 1994. Le 11 mai de la même année, il a fait l'objet d'un refoulement en Algérie avant d'être condamné, le 6 décembre 1994, à deux mois d'emprisonnement pour diverses infractions contre le patrimoine. A.________ a contracté, le 19 novembre 1998, un premier mariage avec une ressortissante suisse, née en 1957 et au bénéfice de l'assurance invalidité. Les époux ont divorcé le 20 mars 2004. Le 25 mai 2004, il a conclu un mariage avec une ressortissante suisse, née en 1971. Le 1er mars 2011, il a introduit une demande de naturalisation facilitée fondée sur son mariage. Dans le cadre de l'instruction de cette demande, les époux ont contresigné, le 29 février 2012, une déclaration écrite par laquelle ils confirmaient vivre en communauté conjugale effective et stable, résider à la même adresse et n'envisager ni séparation ni divorce. Par décision du 20 avril 2012, le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) a accordé la naturalisation facilitée à A.________.