Citation: 1B_275/2020 E. 3.4

3.4. En ce qui concerne ensuite le mandat de perquisition n° 2, la Cour des plaintes a relevé que la recourante avait fait valoir son droit de ne pas collaborer et qu'ainsi aucune donnée n'avait été saisie; il n'y avait donc pas de procédure de levée des scellés pendante. Selon l'autorité précédente, en l'absence de documents mis sous scellés dont la banque serait détentrice, celle-ci n'avait aucun intérêt actuel à l'annulation du mandat n° 2. Les Juges du Tribunal pénal fédéral ont alors examiné si l'entrée en matière sur le recours se justifiait indépendamment de l'existence d'un tel intérêt. Ils ont considéré que les griefs invoqués (proportionnalité, subsidiarité, droit de ne pas s'auto-incriminer) étaient des questions relatives à la procédure de levée des scellés et qu'il n'existait ainsi aucun intérêt public prépondérant à un contrôle judiciaire (cf. consid. 1.3.4 du jugement entrepris). En l'espèce, l'essentiel de l'argumentation développée par la recourante tend à démontrer l'existence d'une voie de droit au sens de l'art. 393 al. 1 let. a CPP contre le mandat n° 2 (cf. notamment ad 59 ss p. 13 s. du recours), ce qui n'est en soi pas contesté puisque l'autorité précédente examine l'une des conditions de recevabilité de ce recours (cf. art. 382 al. 1 CPP). A cet égard, la recourante ne remet pas en cause le fait que la perquisition a eu lieu et qu'elle n'a abouti à aucune saisie, ce qui permet de confirmer l'absence d'intérêt actuel et pratique à l'annulation ou à la modification du mandat litigieux. C'est dès lors à juste titre que la Cour des plaintes a examiné s'il se justifiait d'entrer en matière indépendamment d'un tel intérêt. Faute de procédure de levée des scellés découlant de la perquisition liée au mandat n° 2, on ne saurait en principe considérer que les griefs soulevés à l'encontre de ce prononcé pourraient être examinés dans ce cadre. Cela étant, la recourante ne fait valoir aucun argument spécifiquement lié au seul mandat n° 2, relevant au contraire que le reproche fait au MPC - à savoir en substance d'avoir ordonné en octobre 2019 des perquisitions sur des objets et documents ayant déjà fait l'objet de l'ordre de dépôt de mai 2019 (cf. ad 65 ss p. 14, ad 84 et 87 p. 17 du recours) - concerne l'ensemble des mandats litigieux (cf. ad 65 s. p. 14 du recours). Ce grief peut donc être porté devant une autorité par la recourante dans le cadre de la procédure de levée des scellés en rapport avec les mandats nos 1, 3 et 4, ce qui permet à la recourante de sauvegarder ses droits. Au regard de ces circonstances particulières, ainsi que de l'absence de démonstration claire de reproche (s) visant uniquement le mandat n° 2, l'autorité précédente pouvait donc, sans violer le droit fédéral, refuser l'entrée en matière sur le recours concernant ce prononcé.