Citation: 1C_519/2023 E. 1

L'arrêt entrepris du 22 août 2023 a été rendu en matière de rapports de travail de droit public. S'agissant d'une contestation pécuniaire, le motif d'exclusion du recours en matière de droit public prévu par l'art. 83 let. g LTF ne s'applique pas. La valeur litigieuse atteint par ailleurs le seuil de 15'000 fr. ouvrant la voie du recours en matière de droit public en ce domaine (art. 51 al. 2 et 85 al. 1 let. b LTF; cf. arrêts 1C_464/2023 du 14 février 2024 consid. 1; 8C_770/2011 du 10 avril 2012 consid. 1.1). Interjeté en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et dans les formes requises (art. 42 LTF) contre une décision finale (art. 90 LTF) prise par un tribunal supérieur statuant en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 let. d LTF), le recours en matière de droit public est en principe recevable. Par ailleurs, en tant que partie à la procédure cantonale, destinataire du refus de réintégration au service de la ville, le recourant bénéficie indéniablement de la qualité pour recourir. Le recours est ainsi recevable en tant qu'il est dirigé contre l'arrêt du 22 août 2023. En application de l'art. 105 al. 2 du Statut du personnel de la Ville de Genève (LC 21 151; ci-après: le Statut) - dont la teneur est sur ce point identique à celle de l'art. 31 al. 4 de la loi cantonale générale du 4 décembre 1997 relative au personnel de l'administration cantonale, du pouvoir judiciaire et des établissements publics médicaux (LPAC; RS/GE B 5 05) -, lorsque l'employeur refuse de réintégrer l'employé, la Cour de justice est ressaisie de l'affaire. Sa première décision, qui apparaît alors a posteriori comme une décision incidente, peut être attaquée dans le cadre du recours dirigé contre l'arrêt final, dans la mesure où elle influe sur le contenu de celui-ci (art. 93 al. 3 LTF). Le recourant peut donc, dans cette mesure, aussi attaquer l'arrêt du 16 mai 2023 (cf. arrêt 8C_96/2020 du 15 octobre 2020 consid. 1.2 et les arrêts cités).