Citation: 9C_324/2022 E. 7.2

7.2. S'agissant d'abord de la valeur probante du rapport d'examen clinique rhumatologique et psychiatrique, le recourant allègue que les docteurs C.________ et B.________ n'ont pas mentionné le rapport du docteur D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur et médecin adjoint, responsable de la chirurgie de la colonne vertébrale, au département de chirurgie de l'Hôpital E.________, du 19 octobre 2017. L'argumentation de l'assuré n'est pas fondée. Dans leur rapport du 18 septembre 2019, les médecins du SMR ont en effet constaté que l'assuré avait été vu en consultation spécialisée de la scoliose et de la déformation de la colonne vertébrale au département de chirurgie de l'Hôpital E.________, en juillet et octobre 2017, notamment par le docteur D.________, qui avait fait état de douleurs lombaires persistantes et préconisé la poursuite du traitement conservateur (rapport du 18 septembre 2019, p. 3). C'est également en vain que le recourant affirme que l'office intimé aurait dû mandater des médecins de la même spécialisation que ses médecins traitants. Selon la jurisprudence, la valeur probante d'une expertise dans une discipline médicale particulière, en l'occurrence la rhumatologie et la psychiatrie, dépend du point de savoir si l'expert dispose d'une formation spécialisée dans le domaine concerné (arrêt 9C_72/2022 du 14 novembre 2022 consid. 5.2.3 et la référence). En l'espèce, le docteur B.________ est au bénéfice d'un titre postgrade de spécialiste en médecine physique et réadaptation et en rhumatologie, et le docteur C.________ d'un titre postgrade de spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Tous deux disposaient dès lors des compétences professionnelles requises pour pouvoir se prononcer en toute connaissance de cause dans leur domaine de spécialisation respectif.