Citation: 8C_92/2020 E. 2.3.2

2.3.2. Pour le reste, force est de constater que les DPT retenues par la recourante correspondent aux limitations fonctionnelles de l'intimé et satisfont aux conditions posées par la jurisprudence (consid. 2.1.2 supra), étant précisé que sur ce point que les conclusions du docteur D.________ rejoignent pour l'essentiel celles du docteur C.________. Comme ce dernier, le docteur D.________ a retenu que l'intimé pouvait exercer une activité en grande partie assise, avec peu de déplacements et limitant le port de lourdes charges. Si le docteur D.________ a bien indiqué qu'il était souhaitable que l'intimé puisse changer de position en cas de douleurs lombaires, il ne ressort pas des DPT pour les postes d'agent d'opérations aéroportuaires et de camionneur-chauffeur que les changements de position soient impossibles; ces deux fonctions s'effectuent certes en position essentiellement assise ("souvent", respectivement "très souvent"), mais cela correspond aux préconisations des docteurs D.________ et C.________. Ces deux fonctions comprennent en outre l'accomplissement de tâches diverses impliquant des déplacements à pied sur de courtes distances jusqu'à 50 mètres ("souvent", respectivement "parfois") voire au-delà ("rarement" dans les deux cas) avec des variations en position debout ("rarement" dans les deux cas). Par ailleurs, aucun document médical ne fait état de limitations fonctionnelles - en particulier de la cheville gauche - faisant obstacle à la conduite d'un véhicule par l'intimé ou l'empêchant de tenir en équilibre. Au demeurant, contrairement à la constatation des premiers juges, le poste de visiteur dans l'horlogerie ne requiert pas de pouvoir tenir en équilibre; des cinq DPT, seules celles relatives aux postes de camionneur-chauffeur et de polisseur de métaux mentionnent cette capacité comme étant "partiellement nécessaire". Enfin, la DPT de camionneur-chauffeur - de même que celle d'agent d'opérations aéroportuaires - n'inclut des flexions des genoux que "rarement" et les pièces médicales ne mettent pas en évidence des limitations fonctionnelles empêchant toute flexion des genoux. Le docteur D.________ a au contraire conclu que les genoux de l'intimé avaient une mobilité normale malgré les douleurs constatées au genou gauche.