Citation: U 190/04 22.06.2005 E. 5

En conséquence (supra consid. 4.2), l'examen du lien de causalité adéquate entre les affections présentées par le recourant et l'accident en cause doit se faire à la lumière des critères énumérés aux ATF 115 V 138 ss consid. 6 et 407 ss consid. 5, rappelés au considérant 2c/aa du jugement entrepris. 5.1 Si l'on peut se rallier au point de vue du recourant, selon lequel l'accident qu'il a subi doit être qualifié d'accident de gravité moyenne à la limite de la catégorie des accidents graves en raison de son déroulement (violente collision d'un poids-lourd avec le véhicule de la famille G.________ qui se trouvait à l'arrêt et a été entraîné en avant sur plusieurs dizaines de mètres), l'on ne saurait qualifier cet événement de particulièrement impressionnant ou dramatique d'un point de vue objectif, seul déterminant en l'espèce (ATF 115 V 141, RAMA 2003 n° U 481, p. 205). Le recourant et les autres occupants de la voiture n'ont pas perdu connaissance, ni subi de blessures particulièrement graves ou menaçantes pour la vie. G.________ a par ailleurs pu sortir de la voiture sans aide et ses proches ont été secourus rapidement. 5.2 Le recourant n'a par ailleurs pas subi de lésions physiques graves ou de nature particulière, propres à entraîner des troubles psychiques. Les atteintes (contusions cervico-scapulaires et dorsales, paresthésie des membres supérieurs et syndrome post-commotionnel) se sont caractérisées avant tout par l'apparition de douleurs cervicales et une mobilité cervicale réduite sans atteinte organique objectivable, ni pathologie neurologique. Quant à la durée du traitement médical, elle n'apparaît pas anormalement longue, un suivi médical s'étendant sur deux à trois ans devant être considéré comme normal pour le type de traumatisme subi (pour comp. voir l'arrêt H. du 30 mai 2003, U 353/02, consid. 3.3). Au demeurant, le traitement suivi chez le docteur R.________ consistant en des séances de physiothérapie et d'une médication antalgique avait un caractère essentiellement conservateur. Si la situation n'a pas pu être améliorée par la thérapie physique, c'est que le syndrome de stress post-traumatique a dominé tout le tableau clinique, sans qu'on puisse y voir une quelconque erreur dans le traitement médical. On retiendra ensuite que du point de vue somatique - seul déterminant dans ce contexte -, le recourant a été considéré comme capable, par les docteurs A.________ et O.________, de reprendre son activité professionnelle moins d'une année après l'accident; selon eux, le retour au travail était toutefois compromis par la problématique psychique qui devait être stabilisée avant qu'un retour au travail à 50 % ne soit tenté. L'incapacité de travail de 100 % qui a ensuite été attestée, notamment par le docteur K.________, ressortait principalement des troubles psychiques. Reste que le recourant continue encore à ce jour de souffrir de céphalées et cervicalgies chroniques en relation avec l'accident. L'importance de ces douleurs doit toutefois être relativisée en l'occurrence, dans la mesure où celles-ci, censées diminuer avec le temps, ont été entretenues et majorées par la problématique psychique. Au regard de l'ensemble des circonstances du cas d'espèce, ce critère n'apparaît toutefois pas suffisamment prégnant pour que l'accident du 14 août 1998 soit tenu pour la cause adéquate des troubles dont souffre le recourant au-delà du 31 octobre 2002.