Citation: 2C_298/2022 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, le Tribunal cantonal a considéré que l'existence de raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI, sous la forme de violences psychologiques que la recourante aurait subies de la part de son époux, ne ressortait d'aucun élément du dossier. L'intéressée n'avait en effet jamais rien allégué de tel ni dans son audition, ni dans ses écritures devant le Service cantonal, et se prévalait pour la première fois dans son recours cantonal de telles violences. S'il ressortait par ailleurs des déclarations de son mari que celui-ci supportait mal les absences de plus en plus fréquentes de son épouse, il n'était toutefois pas établi qu'il aurait exercé des pressions sur cette dernière pour qu'elle ne quitte plus leur domicile. En outre, même si des disputes virulentes avaient pu avoir lieu au sein du couple, lors desquelles la recourante aurait, à une reprise, reçu une gifle de la part de son époux, cet acte isolé n'atteignait pas une intensité suffisante pour reconnaître une situation de raisons personnelles majeures. Enfin, le fait que son mari avait demandé des mesures protectrices de l'union conjugale sans l'en informer au préalable, et ce alors que les époux vivaient séparés depuis plusieurs semaines déjà, n'était pas constitutif de violence psychologique.