Citation: 9C_652/2019 E. 4

C'est également en vain que le recourant se prévaut d'une violation de l'art. 61 let. a LPGA en ce que la juridiction cantonale a considéré que son recours était téméraire et qu'elle a donc mis à sa charge des frais de justice de 400 fr. L'acte de recours déposé le 21 décembre 2018 devant la juridiction cantonale était pour le moins sommaire, puisque le recourant s'est limité à affirmer "qu'une lecture correcte de l'art. 41 al. 4 LAMal impos[ait] à Assura de rembourser les montants qu'elle aurait dû payer si les médicaments avaient été achetés auprès de son fournisseur agréé". Par ailleurs, au vu du texte clair de l'art. 41 al. 4 LAMal et de la jurisprudence, le recourant ne saurait valablement soutenir qu'il avait "de bons arguments en faveur de sa thèse et que la question litigieuse n'a pas encore été tranchée par la jurisprudence du Tribunal fédéral". Il faut bien plutôt admettre que l'intéressé aurait subjectivement pu se rendre compte, avec l'attention et la réflexion que l'on pouvait attendre de lui, de l'absence de toutes chances de succès de sa démarche, ce d'autant plus qu'il dispose d'une formation d'avocat (sur la notion de témérité, cf. arrêt 9C_438/2014 du 23 décembre 2014 consid. 6.1 et les arrêts cités).