Citation: 8C_29/2023 E. 6.1

6.1. Le recourant se plaint ensuite d'une violation de l'art. 87 al. 2 RAI. Il soutient que les avis médicaux qu'il a produits rendraient plausible une modification de son invalidité. Le docteur C.________ - faisant état d'une augmentation de l'épanchement et de la synovite ainsi que d'une diminution de l'amplitude de la flexion du genou droit - avait clairement indiqué que l'état de santé du recourant s'était aggravé depuis 2008 et que celui-ci présentait une incapacité totale de travail, même dans une activité adaptée. Le docteur B.________ avait pour sa part relevé que le recourant se déplaçait avec une canne, ce qui n'aurait pas été le cas en 2008. Le médecin traitant généraliste du recourant avait lui aussi fait le constat d'une incapacité totale de travail. Ces avis médicaux constitueraient des indices suffisants justifiant des mesures d'instruction plus poussées de la part de l'intimé. En outre, en retenant que la mise en place d'une prothèse était indiquée, les premiers juges auraient implicitement admis une aggravation de l'état de santé du recourant. Ils auraient par ailleurs fait fi du laps de temps de plus de six [recte: sept] ans entre leur arrêt du 11 mars 2014 et la nouvelle demande de prestations du 14 septembre 2021. Or ce laps de temps justifierait d'abaisser le niveau d'exigence dans le cadre de l'appréciation de la modification de l'invalidité.