Citation: 1C_456/2007 30.04.2008 E. 5

Invoquant leur droit d'être entendus (art. 29 al. 2 Cst.), les recourants se plaignent encore du fait que l'expertise qu'ils demandaient pour déterminer le niveau du terrain naturel n'a pas été administrée. Selon eux, le Tribunal administratif ne pouvait pas se passer d'une telle expertise pour forger sa conviction sur la hauteur maximale des façades et pour retenir que le garage était bien une construction souterraine. Selon la jurisprudence, l'autorité peut renoncer à procéder à des mesures d'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de former sa conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, elle a la certitude que ces dernières ne pourraient l'amener à modifier son opinion (ATF 130 II 425 consid. 2.1 p. 429; 125 I 127 consid. 6c/cc in fine p. 135; 124 I 208 consid. 4a p. 211 et les arrêts cités). En l'occurrence, il découle des considérants précédents que le Tribunal administratif a pu constater sans arbitraire les faits relatifs à la hauteur de la construction et au volume du garage enterré. L'expertise réclamée par les recourants n'était donc pas indispensable à cet égard et l'autorité intimée n'a pas procédé à une appréciation anticipée des preuves qui puisse être qualifiée d'arbitraire. Enfin, les recourants invoquent un défaut de motivation au motif que le Tribunal administratif n'avait pas expliqué pourquoi il s'écartait du texte clair des art. 10 et 39 bis al. 1 RPE. Ce moyen se confond avec les griefs examinés ci-dessus. Il a été exposé à cet égard que les recourants n'avaient pas établi que les dispositions précitées avaient été appliquées ou interprétées de manière insoutenable. Ils ne démontrent pas davantage en quoi l'arrêt entrepris s'écarterait du texte clair de ces dispositions, de sorte que ce moyen doit également être rejeté.