Citation: 4A_180/2007 06.09.2007 E. 7

Invoquant l'art. 327a CO, la recourante reproche à la cour cantonale de ne pas avoir « tenu compte d'éléments qu'elle aurait dû prendre en considération ». 7.1 Aux termes de l'art. 327a al. 1 CO, l'employeur rembourse au travailleur tous les frais imposés par l'exécution du travail et, lorsque le travailleur est occupé en dehors de son lieu de travail, les dépenses nécessaires pour son entretien. Les frais imposés par l'exécution du travail comprennent toutes les dépenses nécessaires, occasionnées par le travail (sur ce point, cf. Brunner/Bühler/Waeber/Bruchez, Commentaire du contrat de travail, 3e éd., Lausanne 2004, n. 1 ad art. 327a CO; Wyler, Droit du travail, Berne 2002, p. 211). Il appartient au travailleur d'apporter la preuve de la nécessité des dépenses, sans que l'employeur puisse à cet égard poser d'exigences excessives (ATF 116 II 145 consid. 6b p. 150; 91 II 372 consid. 12 p. 385; plus récemment Tercier, op. cit., n. 3198 p. 462 s.; Staehelin/Vischer, Commentaire zurichois, n. 9 ad art. 327a CO). 7.2 En bref, la recourante se limite à soutenir que les frais professionnels imposés par l'exécution du travail sont clairement définis par l'employeur dans les règlements internes, auxquels l'intimé aurait systématiquement refusé de se conformer. Or, avant d'examiner chacun des quatre montants contestés, la cour cantonale a constaté que la recourante n'avait nullement prouvé avoir communiqué à l'intimé de règles quant à l'engagement de frais lors de voyage; le règlement évoqué en cours de procédure n'avait pas été produit. La recourante ne revient pas sur cet argument, ce qui clôt le débat, et se fonde par ailleurs sur des faits qui ne ressortent pas de l'état de fait déterminant. Pour le surplus, l'on ne voit pas en quoi le raisonnement des juges cantonaux relatif à chaque poste violerait l'art. 327a CO.