Citation: 1B_59/2020 E. D

Par acte du 29 janvier 2020, la banque A.________, forme un recours en matière pénale contre cet arrêt, concluant à son annulation, à la constatation de l'irrecevabilité de la demande de levée des scellés - en raison de son dépôt tardif -, au maintien des scellés et à la restitution immédiate des pièces en sa faveur, respectivement à la FINMA. A titre subsidiaire, elle demande la constatation de l'illicéité de la demande de levée des scellés, le maintien de cette mesure et la restitution immédiate des pièces. Encore plus subsidiairement, la banque requiert le renvoi de la cause à l'autorité précédente. La recourante sollicite l'octroi de l'effet suspensif au recours, ainsi que la mise en oeuvre de mesures d'instruction, à savoir qu'ordre soit donné à la FINMA et au Ministère public de (i) produire des explications écrites circonstanciées sur l'existence de l'ensemble des annexes au courrier que la FINMA a adressé le 11 septembre 2019 au Procureur en exécution de la demande d'entraide administrative et de (ii) produire tout document susceptible d'étayer leur position. Le 3 février 2020, la demande d'effet suspensif a été déclarée sans objet (acte 7). Le Ministère public a conclu au rejet du recours. Quant au Tmc, il a indiqué dans ses déterminations du 21 février 2020 que figuraient, dans le classeur des pièces sous scellés, le Rapport litigieux, mais également le courrier avec annexes adressé par A.________ le 17 octobre 2018 à la FINMA; il semblait ainsi vraisemblable que cette lettre ait été jointe à l'envoi de la FINMA du 11 septembre 2019. Le 4 mars 2020, la recourante a demandé la suspension de la procédure fédérale jusqu'à droit connu sur ses requêtes adressées, à la suite des déterminations du Tmc susmentionnées, au Ministère public lui demandant de retirer sa demande de levée des scellés, respectivement au Tmc tendant à la reconsidération ou à la révision de son ordonnance. Cette requête a été rejetée le 19 mars 2020 par le Président de la Ire Cour de droit public et un nouveau délai a été imparti à la recourante pour se déterminer sur les observations formées par le Ministère public le 5 mars 2020. Les 16 mars et 20 avril 2020, la recourante a persisté dans ses conclusions, demandant de plus la constatation de la violation de son droit d'être entendue en lien avec le défaut de consultation des pièces placées sous scellés par le Tmc préalablement au prononcé de son ordonnance, l'annulation de celle-ci et le renvoi de la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision.