Citation: 6P.22/2004 31.03.2004 E. 5

Se plaignant d'une violation de l'art. 29 CP, le recourant soutient avoir suffisamment démontré, par pièces, témoignages et interrogatoires des parties, qu'il avait respecté le délai légal de plainte. Il affirme qu'il appartenait dès lors à l'intimé d'établir que le plaignant avait connaissance de l'acte et de l'auteur plus de trois mois auparavant. 5.1 Le grief invoqué par le recourant revient en réalité à critiquer l'appréciation des preuves faite par la cour cantonale, ce qu'il est irrecevable à faire dans un pourvoi. En effet, celle-ci a apprécié les moyens à sa disposition, écarté la version du recourant et de sa maîtresse relative respectivement à la connaissance et à la transmission des messages litigieux et constaté en fait, de manière à lier l'autorité de céans, que le recourant avait déposé plainte le 1er mai 2001, alors qu'il avait eu connaissance des éléments constitutifs de l'acte délictueux avant le 31 janvier 2001. Elle a ainsi estimé qu'il n'existait pas de doute quant à la date de la connaissance de l'infraction, puisqu'elle l'a expressément fixée dans le temps. Partant, contrairement aux allégations du recourant, la jurisprudence à laquelle il se réfère (cf. ATF 97 I 769 consid. 3 p. 775) et selon laquelle, en cas de doute, le délai de plainte doit être considéré comme respecté, n'est pas pertinente dans le cas d'espèce. Au surplus, au vu des dates susmentionnées, la cour cantonale n'a pas violé l'art. 29 CP en jugeant que la plainte était tardive, puisque celle-ci a été déposée plus de trois mois après la connaissance de l'acte délictueux.