Citation: 1B_106/2009 29.05.2009 E. B

Le 6 mars 2009, le Juge d'instruction a remis X.________ en détention préventive après avoir appris que celui-ci avait passé une semaine de vacances en Tunisie avec A.________ et sa mère, au mois d'août 2008, et qu'il les avait invitées à manger au restaurant à Verbier au mois de décembre 2008. Par décision du 16 mars 2009, le Juge d'instruction a rejeté une demande de mise en liberté. Le prévenu n'avait pas pu maintenir la distance exigée vis-à-vis de l'enfant, et l'on pouvait craindre qu'il ne puisse dominer ses pulsions. Il existait en outre un risque de collusion. Par arrêt du 3 avril 2009, le Tribunal d'accusation a confirmé cette décision. Les manquements de l'inculpé révélaient qu'il lui était difficile, sinon impossible de respecter ses engagements. La situation de la victime s'en trouvait aggravée. Il y avait donc un risque de récidive. Les nécessités de l'instruction commandaient également le maintien de la détention: une expertise était encore en cours sur les atteintes sexuelles qu'aurait subies l'une des victimes.