Citation: 6B_1321/2017 E. 2.3

2.3. L'argumentation du recourant est irrecevable dans la mesure où elle s'écarte de l'état de fait de l'autorité précédente, dont il n'a pas démontré l'arbitraire (cf. consid. 1.3 supra). Il en va ainsi lorsque celui-ci prétend que B.________ n'aurait pas eu de peine à respirer tandis qu'il l'étranglait dans sa chambre. Pour le reste, le raisonnement de la cour cantonale ne prête pas le flanc à la critique. Certes, comme le relève le recourant, le fait de serrer une personne au cou au point de gêner sa respiration ne suffit pas nécessairement pour admettre un danger de mort imminent (cf. arrêt 6B_849/2008 du 26 janvier 2009 consid. 2.3). L'autorité précédente a précisément considéré que les premières strangulations, infligées à B.________ à l'extérieur, n'avaient pas revêtu une intensité ou une durée suffisante. S'agissant de l'étranglement perpétré dans la chambre de la prénommée, il ressort du jugement attaqué que le recourant ne s'est pas contenté de serrer l'intéressée au cou en gênant sa respiration, mais l'a étranglée au point de lui causer des difficultés respiratoires, un léger étourdissement et des palpitations cardiaques. Le fait que B.________ n'eût pas perdu connaissance ni présenté d'incontinence au moment des faits n'exclut pas, compte tenu de la jurisprudence précitée (cf. consid. 2.1 supra), de retenir l'existence d'un danger de mort imminent. Enfin, si la prénommée a certes déclaré à une occasion qu'elle ne pouvait pas affirmer que l'une des strangulations subies aurait été "pire que l'autre", il ressort du jugement attaqué que l'un des épisodes a causé des manifestations physiques qui ne sont pas apparues lors des précédents. Partant, le fait de nier le danger de mort imminent pour l'un des étranglements ne devait en rien interdire à la cour cantonale de considérer qu'une autre strangulation avait causé un tel risque. Au vu de ce qui précède, l'autorité précédente n'a pas violé le droit fédéral en condamnant le recourant pour mise en danger de la vie d'autrui. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.