Citation: 6B_66/2015 E. 1.6

1.6. Le recourant soutient que les déclarations du témoin entendu lors des débats de seconde instance sous couvert de l'anonymat sont cruciales. Ses déclarations initiales, qui impliquaient un autre individu que le recourant, étaient convaincantes. Ses propos postérieurs devant la cour cantonale, à teneur desquels il n'était plus en mesure d'identifier le troisième protagoniste, étaient quant eux à mettre sur le compte du temps écoulé depuis les faits et sur la " pollution " engendrée par son interrogatoire par deux inspecteurs à son domicile, hors de tout protocole. Quoi qu'il en soit, de l'avis du recourant, les déclarations initiales de ce témoin anonyme auraient dû amener la cour cantonale à considérer qu'il subsistait un doute insurmontable sur sa culpabilité, ce d'autant que ce témoin n'avait pas été en mesure de l'impliquer formellement comme étant le troisième protagoniste du brigandage. Il est exact qu'il ressort de l'arrêt cantonal que ce témoin anonyme a expliqué, lors des débats, ne pas être en mesure d'identifier le troisième individu, ne sachant même plus pourquoi il avait pensé qu'il pouvait s'agir de E.________. La cour cantonale a toutefois relevé que les tailles des protagonistes mentionnées par ce témoin et par deux autres témoins correspondaient à celles des prévenus, puisque le recourant était plus grand que B.________, mais plus petit que A.________, ces différences de tailles pouvant d'ailleurs aussi être constatées à l'examen de la vidéo du braquage. Or, le protagoniste mis en cause initialement par le témoin anonyme était apparemment plus grand que A.________, B.________ ayant, de surcroît, confirmé en appel qu'il ne s'agissait pas de lui. A l'encontre de cette appréciation, le recourant présente une argumentation purement appellatoire, partant irrecevable. Au demeurant, le fait que le témoin anonyme ne l'ait pas formellement identifié ou que C.________ ne l'ait pas reconnu ne suffit pas à exclure sa présence sur les lieux du brigandage.