Citation: 8C_426/2020 E. 3.3

3.3. La recourante se plaint d'un établissement manifestement inexact des faits pertinents (art. 97 al. 1 LTF), reprochant à l'autorité cantonale d'avoir omis de prendre en considération des pièces et des déclarations de témoins établissant sa surcharge de travail alors qu'il s'agissait d'un élément déterminant dans la mesure où l'autorité cantonale avait retenu qu'elle sélectionnait les tâches qu'elle accomplissait et en négligeait d'autres. Contrairement à ce que prétend la recourante, l'autorité cantonale n'a cependant nullement ignoré l'existence d'une surcharge de travail. Elle a toutefois considéré que cela n'expliquait pas les manquements observés, ce que la recourante ne remet pas valablement en question. Que des éléments à ce titre aient prétendument été omis ne porte dès lors pas à conséquence. La recourante reproche également à l'autorité cantonale de n'avoir pas mis en évidence les éléments des déclarations de témoins qui plaidaient en sa faveur s'agissant notamment de la qualité de son travail. Elle se contente cependant simplement de lister pêle-mêle des déclarations qui auraient soi-disant été omises (alors que ce n'est au demeurant pas le cas pour un certain nombre d'entre elles), sans exposer précisément dans quelle mesure ces prétendues omissions auraient été de nature à influer sur le sort de la cause. On ne voit en particulier pas en quoi le fait que le collaborateur du pôle contentieux aurait déclaré que la recourante ne partait pas sans raison pendant les heures de réponse téléphonique serait déterminant dans la mesure où il a par ailleurs déclaré qu'il lui semblait que c'était souvent lui qui répondait et que la recourante ne respectait pas les horaires. De même, on discerne mal en quoi le fait qu'une des juristes aurait déclaré que la recourante privilégiait un juriste en particulier et était "un peu moins" présente pour les autres plutôt que "moins" présente pour les autres serait décisif. Enfin, la recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir omis de faire mention de ses déclarations selon lesquelles sa responsable hiérarchique lui avait indiqué que sa personnalité ne posait pas de problème, qu'il y avait eu des progrès sur certains points, que les ressources humaines avaient été avisées du fait qu'elle avait contacté le syndicat ainsi que le groupe de confiance, et enfin qu'à son retour de maladie les tâches qui lui étaient attribuées ne correspondaient pas à un temps partiel. S'agissant du premier point, on ne voit pas - et la recourante n'expose ni a fortiori ne démontre - en quoi ces éléments seraient susceptibles d'influer sur le sort de la cause. Pour le surplus, les différents éléments soulevés ont bien été mentionnés dans la partie en fait de l'arrêt attaqué.