Citation: 8C_464/2022 E. 4.1

4.1. En l'espèce, les juges cantonaux ont constaté que la recourante ne contestait pas ne pas remplir les conditions légales en lien avec la période de cotisation pour prétendre à l'octroi d'indemnités de chômage, mais qu'elle se prévalait des dispositions particulières ancrées à l'art. 8a de l'Ordonnance COVID-19 assurance-chômage, affirmant qu'elles devraient également lui être appliquées. Après avoir passé en revue la jurisprudence cantonale sur l'application de l'art. 8a de l'Ordonnance COVID-19 assurance-chômage (cf. arrêts de la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal du canton de Vaud des 3 janvier 2022 [ACH 301/21 - 3/2022] et 16 février 2022 [ACH 292/21 - 25/2022]; arrêt du Tribunal des assurances sociales du canton de Bâle-Ville du 10 mai 2021 consid. 4.4 [AL.2021.5 {SVG.2021.169}]; arrêt du Tribunal des assurances sociales du canton de Zurich du 2 octobre 2020 consid. 3.3 [AL.2020.00174]; cf. sur une éventuelle inégalité de traitement que cet article instaurerait entre les chômeurs ayant droit à des indemnités de chômage entre le 1er mars et le 31 août 2020 et les autres assurés: arrêt de la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal du canton de Vaud du 15 novembre 2021 consid. 6b [ACH 138/20 - 207/2021] et arrêt du Tribunal administratif du canton de Berne du 19 mars 2021 consid. 4.2 [200 21 43 ALV]), la cour cantonale a retenu à l'instar des arrêts cantonaux précités qu'il n'existait pas de raison de s'écarter de la stricte application de cet article. En effet, le texte de la disposition était clair et ne laissait pas de place à une interprétation plus large du cercle des bénéficiaires des indemnités de chômage supplémentaires, en particulier s'agissant des assurés sans droit à des indemnités de chômage entre le 1er mars et le 31 août 2020.