Citation: 9C_469/2022 E. 3

En se fondant sur les conclusions de l'enquête à domicile du 23 avril 2020, la juridiction cantonale a retenu en définitive que le recourant avait besoin d'un accompagnement d'une tierce personne pour faire face aux nécessités de la vie. En ce qui concerne les actes ordinaires de la vie, elle a d'abord constaté que le recourant avait fait de grands progrès dans l'habillement. Sa mère lui avait appris à choisir ses vêtements, à s'habiller en fonction du temps et à gérer l'état de propreté. Elle devait en revanche lui rappeler occasionnellement quelle veste porter en hiver ou en été mais rien de plus. De plus, il pouvait mettre ses chaussures sans difficulté. Le contrôle que devait opérer sa mère n'était par conséquent qu'occasionnel, de sorte qu'il ne correspondait pas à une aide indirecte. Quant à l'acte faire sa toilette, le recourant était "autonome pour se doucher", compte tenu des explications figurant sur des pictogrammes, et ne voulait personne dans la salle de bain durant cet acte. Il avait une bonne hygiène et se rendait de façon autonome à la douche. Il se brossait les dents de façon précise, parvenait à se raser et était également autonome pour aller aux toilettes. Aussi, selon la juridiction cantonale, si le recourant n'avait certes par l'autonomie nécessaire pour vivre seul, dans le sens où sa mère devait quittancer chaque activité et que ce "coaching" était nécessaire au quotidien, il s'agissait là d'une approbation dont il avait besoin pour être conforté dans l'action qu'il avait à accomplir et qu'il était capable de mener seul de manière satisfaisante. Cela requérait néanmoins de l'entraînement, un environnement structuré et une anticipation maximale des événements à venir ainsi que, parfois, la présence de pictogrammes. L'aide de sa mère ne relevait par conséquent pas d'une aide indirecte, mais d'un accompagnement, d'une "présence qui rassure" et qui lui garantit un recours en cas du moindre imprévu. La mère du recourant anticipait et expliquait les activités à venir. Il ne s'agissait cependant pas d'une incitation ou d'une injonction répétée et insistante ni d'une directive prodiguée dans l'acte lui-même ou d'une surveillance de l'acte en question. La juridiction cantonale a enfin laissé ouverte la question de savoir si l'aide apportée par la mère au recourant pour l'acte "se déplacer" à l'extérieur devait être reconnue.