Citation: 6B_189/2022 E. 3.4.4

3.4.4. C'est encore le lieu de relever que, selon l'état de fait ressortant du jugement attaqué, les douleurs que la recourante avait déclaré ressentir à la hanche ne nécessitaient en l'état que la prise non continue d'anti-inflammatoires, médicaments que l'on pouvait sans nul doute se procurer en RDC, de sorte que la situation de santé de la recourante ne serait pas exposée à une détérioration significative en cas d'expulsion dans ce pays. Il devait par ailleurs être possible de trouver des psychothérapeutes à Kinshasa et dans les autres grandes villes de RDC, si la recourante entendait d'elle-même continuer le traitement entamé durant l'exécution anticipée de sa peine (cf. jugement attaqué, consid. 12.3.1 p. 41). De même, l'intégration de la recourante en RDC n'apparaissait pas d'emblée compromise, sa formation commerciale pouvant être mise à profit pour sa recherche d'emploi dans son pays d'origine, dont le français est l'une des langues officielles. Si la recourante avait évoqué quelques relations familiales en Suisse, elle n'était pas non plus dépourvue de toute parenté en RDC où vivaient sa mère et d'autres membres de sa famille (cf. jugement attaqué, ibidem). C'est au surplus en vain que la recourante se prévaut des " Conseils aux voyageurs " publiés sur internet par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). En tant qu'aux termes de ceux-ci, le DFAE déconseille aux ressortissants suisses " d'entreprendre en RDC des voyages touristiques et tout autre voyage qui ne présente pas un caractère d'urgence ", relevant que la " situation sécuritaire est tendue " et que " des actes de violence peuvent avoir lieu ", la recourante ne parvient pas encore à démonter qu'elle encourrait un risque de persécution dans ce pays, justifiant un report de l'expulsion en application de l'art. 66d al. 1 CP.