Citation: 8C_55/2015 E. 3

En se référant à l'arrêt U 252/01 de l'ancien Tribunal fédéral des assurances, la cour cantonale a considéré que le droit éventuel de l'assuré à la prise en charge du traitement litigieux devait être examiné à l'aune de l'art. 10 al. 1 LAA. En effet, l'assuré avait attaqué la décision sur opposition également sous l'angle de son droit à la rente. Celle-ci n'était pas entrée en force et la rente n'était donc pas fixée au sens de l'art. 21 al. 1 LAA. Cela étant, sur la base des explications fournies par la doctoresse F.________, la cour cantonale a retenu que le traitement à la kétamine permettait de soulager passagèrement les douleurs chroniques de l'assuré sans toutefois apporter d'amélioration sensible de son état de santé. Partant, la CNA n'avait pas à en assumer la prise en charge au titre de l'art. 10 al. 1 LAA postérieurement au 31 décembre 2010. A cela s'ajoutait que l'injection, à faibles doses, du médicament Ketalar® pour élever le seuil douloureux en cas de syndrome douloureux chronique correspondait à un usage "hors étiquette" de ce médicament dont l'indication autorisée est l'induction d'une anesthésie générale. Or une telle utilisation du médicament ne donnait pas lieu à un remboursement dans l'assurance-maladie obligatoire et il devait en aller de même dans l'assurance-accidents. Enfin, de l'aveu même de la doctoresse F.________, il ne s'agissait pas d'une thérapie scientifiquement reconnue, ce qui justifiait également que l'assurance-accidents ne la prenne pas en charge.