Citation: 1C_156/2022 E. 4.3

4.3. Selon l'arrêt entrepris, l'intimée, qui est une association de droit privé, a pour buts de développer chez l'homme les sentiments de bonté et de charité à l'égard des animaux, et spécialement des animaux domestiques et des animaux sauvages détenus professionnellement, d'assurer la protection et le bien-être des animaux, et spécialement des animaux abandonnés, perdus ou maltraités, en les hébergeant dans des structures conformes à la loi, et de leur offrir un lieu de qualité de vie en vue de leur placement. Le recourant se prévaut de la forme juridique de l'intimée et du but idéal qu'elle poursuit - qui relèverait d'un intérêt purement privé - pour prétendre que la construction d'un refuge pour animaux ne pourrait pas prendre place dans la zone d'intérêt général A. Quoi qu'en dise le recourant, on ne distingue pas en quoi il est arbitraire de juger la réalisation d'un refuge pour animaux conforme à l'affectation de la zone d'utilité publique, respectivement d'intérêt général A, compte tenu en particulier du texte ouvert et exemplatif de l'art. 69 RCCZ. Cela étant, il apparaît que la création d'un refuge pour animaux présente un intérêt public, ou du moins un intérêt important pour la collectivité au sens de l'art. 69 let. c RCCZ, en tant qu'il répond, selon l'arrêt entrepris, à la nécessité de recueillir les animaux domestiques abandonnés ou séquestrés et de les soigner, en vue notamment de les replacer, respectivement d'éviter qu'ils n'errent sur le domaine public ou les propriétés privées. Le Tribunal cantonal a relevé que le vétérinaire cantonal avait confirmé que, depuis de nombreuses années, un partenariat conclu entre l'intimée et l'Etat du Valais permettait une collaboration précieuse dans le domaine de la protection des animaux et que la structure d'accueil de l'intimée était indispensable au canton, notamment lors de séquestres d'animaux ainsi que lors de la prise en charge d'animaux abandonnés. La loi d'application cantonale du 19 décembre 2014 de la loi fédérale sur la protection des animaux (LALPA; RS/VS 455.1) prévoit du reste explicitement que les autorités compétentes cantonales et communales peuvent associer des organisations voire des lieux d'accueil notamment pour l'hébergement et le placement d'animaux (cf. art. 8 et 15 al. 8 LALPA). Il n'est dès lors en tout cas pas insoutenable de considérer que le projet litigieux ne sert pas uniquement les intérêts privés de l'intimée, étant de plus relevé que le Service cantonal des contributions a attesté, le 25 février 2019, que G.________ était une institution poursuivant un but d'utilité publique au sens des art. 56 let. g LIFD (RS 642.11) et 79 al. 1 let. f de la loi fiscale cantonale du 10 mars 1976 (LF; RS/VS 642.1).