Citation: 6B_182/2022 E. 3.2

3.2. En l'espèce, comme susmentionné, la cour cantonale a retenu que, même à supposer illicite, le comportement de l'agent D.________ ne l'était pas au point de rendre illicites les actes que les agents B.________ et F.________ ainsi que les ambulancières avaient dû accomplir par la suite (cf. supra consid. 2.3.1). Il ne l'était d'autant moins que, entre les actes de D.________ et ceux des autres agents, il y avait une importante césure temporelle. Après le départ des agents D.________ et E.________, du temps s'était en effet écoulé - permettant le test alcoolémie, des discussions pour calmer l'intéressé, l'intervention de l'agent B.________ pour réagir aux blessures que le recourant s'infligeait à lui-même dans le véhicule, l'appel de l'ambulance et l'attente de son arrivée - et les faits incriminés n'étaient survenus qu'après l'arrivée de l'ambulance. Durant tout ce temps, l'agent D.________ n'était plus là et rien dans le comportement des agents B.________ et F.________ pouvait laisser croire que le recourant était en situation de danger. Dans ces circonstances, s'il avait considéré l'intervention de l'agent D.________ comme illicite, rien ne lui permettait de porter le même jugement sur celle des agents de police cantonale et des ambulancières. En conséquence, la cour cantonale a considéré qu'une erreur sur les faits ne pouvait pas être retenue.