Citation: 6B_86/2023 E. 4.1

4.1. En l'espèce, la cour cantonale a considéré qu'un meurtre consommé justifierait à lui seul une peine privative de liberté de 20 ans en pareilles circonstances, compte tenu notamment de la préméditation, du fait que le recourant avait exécuté deux gestes sur le cou de la victime et qu'il avait agi en présence des enfants, l'une des filles se trouvant dans les bras de la victime. Elle a ensuite réduit la peine à 12 ans pour tenir compte du degré de réalisation qui constituait la tentative achevée (22 al. 1 CP). Elle a également tenu compte, dans une faible mesure, de l'effet réducteur du repentir actif, ainsi que des autres éléments à décharge - soit de l'état dépressif du recourant au moment des faits, qui, aux dires d'expert, n'avait toutefois pas aboli ses capacités de raisonnement ou ses facultés cognitives et volitives, de ses excuses relatives, de son adhésion aux conclusions civiles et de son ouverture, tardive, au traitement ambulatoire ordonné - qui conduisaient à une réduction globale supplémentaire de peine d'une année au plus. La cour cantonale a ainsi fixé, pour la tentative de meurtre, une peine privative de liberté de 11 ans, qui constitue la peine de base. Par l'effet du concours, elle a ensuite augmenté cette peine de 6 mois pour l'infraction d'exposition, de 3 mois pour les menaces qualifiées et de 3 mois supplémentaires pour la contrainte et la tentative de contrainte, en aboutissant à une peine privative de liberté globale de 12 ans.