Citation: 4A_456/2017 E. 3.2

3.2. Le présent recours ne satisfait manifestement pas à ces exigences, de sorte qu'il est irrecevable. Il s'agit d'un mémoire prolixe et appellatoire, mêlant les faits et le droit de manière inextricable, à la lecture duquel il n'est pas possible de déceler une critique un tant soit peu précise des arguments qui sous-tendent l'arrêt attaqué et qui ont été résumés plus haut. Des pages entières y sont couvertes de longs extraits d'instruments juridiques internationaux sans que l'on puisse faire le rapprochement entre les passages cités et ces arguments-là. Il n'appartient pas à l'autorité judiciaire suprême de la Confédération de tenter de démêler cet écheveau. On ne voit pas, du reste, où le recourant veut en venir en traitant sans discontinuer ses anciens mandataires d'"avocats illicites", comme en faisant état du "secret de X.________". On peine également à discerner en quoi la Convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant (CDE; RS 0.107), qu'il cite quasiment à chaque page de son mémoire, lui serait d'un quelconque secours, étant donné qu'elle est entrée en vigueur pour la Suisse le 26 mars 1997 et qu'elle ne s'applique qu'aux enfants, c'est-à-dire aux êtres humains âgés de moins de 18 ans (art. 1er CDE), alors que lui-même avait déjà plus de 30 ans à cette date. De même ne suffit-il pas d'invoquer telle ou telle disposition de la convention du 13 décembre 2006 relative aux droits des personnes handicapées (CDPH; RS 0.109), entrée en vigueur pour la Suisse le 15 mai 2014, pour démontrer que la cour cantonale aurait méconnu l'une ou l'autre des dispositions de ce traité en refusant de faire droit à une demande d'assistance judiciaire dont elle jugeait les conditions non réalisées, dans le droit fil de l'arrêt rendu peu de temps auparavant par le Tribunal fédéral sur la même question. En définitive, la tentative du recourant de saisir les tribunaux fribourgeois et le Tribunal fédéral autant de fois qu'il faudra pour obtenir le bénéfice de l'assistance judiciaire dans le cadre du procès qu'il a intenté à l'assurance n'est pas conforme aux règles de la bonne foi, si bien qu'elle est vouée à l'échec. On ne saurait certes dénier à l'intéressé le droit de s'en prendre à une personne morale qu'il estime être responsable de la situation financière délicate dans laquelle il se trouve actuellement, mais on ne peut pas lui permettre, en revanche, d'exercer grâce aux deniers de l'État un droit dont les décisions judiciaires déjà rendues ont mis en évidence le caractère aléatoire. Quant à la récusation de la Présidente du Tribunal, que le recourant requiert en page 27 de son mémoire, elle est exorbitante de la présente procédure de recours, dès lors que, dans l'arrêt attaqué, la Ie Cour d'appel a chargé l'autorité fribourgeoise compétente de statuer sur la demande ad hoc (consid. 4, dernière ligne). Cela étant, application sera faite, en l'espèce, de la procédure simplifiée, conformément à l'art. 108 al. 1 LTF.