Citation: 6B_86/2018 E. 1

Les mêmes exigences sont requises à l'égard de celui qui se plaint d'infractions attentatoires à l'honneur (arrêt 6B_94/2013 du 3 octobre 2013 consid. 1.1). N'importe quelle atteinte légère à la réputation professionnelle, économique ou sociale d'une personne ne justifie pas une réparation. L'allocation d'une indemnité pour tort moral fondée sur l'art. 49 al. 1 CO suppose que l'atteinte présente une certaine gravité objective et qu'elle ait été ressentie par la victime, subjectivement, comme une souffrance morale suffisamment forte pour qu'il apparaisse légitime qu'une personne dans ces circonstances s'adresse au juge pour obtenir réparation (cf. arrêt 6B_185/2013 du 22 janvier 2014 consid. 2.2 et la jurisprudence citée). En l'espèce, le recourant, qui invoque des pertes de gains ainsi que des dépenses en frais et honoraires d'avocats de plusieurs dizaines de milliers de francs, ne se détermine à satisfaction de droit ni sur le principe ni sur la quotité d'un éventuel tort moral ou dommage. En outre, il invoque des prétentions qui ne découlent pas directement des infractions en cause et qui ne constituent par conséquent pas des prétentions civiles au sens susmentionné (cf. arrêt 6B_768/2013 du 12 novembre 2013 consid. 1.3). L'absence d'explications suffisantes sur la question des prétentions civiles dénie au recourant la qualité pour recourir sur le fond de la cause.