Citation: 1C_465/2016 E. 1.3

1.3. Les recourants estiment, en se fondant sur un courrier du 29 juillet 2016 de l'OFJ au Ministère public espagnol, que l'autorité suisse aurait invité la Cour des plaintes à traiter l'affaire en priorité. Ils se plaignent de ne pas avoir été informés de cette prise de contact et de ne pas avoir pu se déterminer sur un tel procédé, qui aurait incité la Cour des plaintes à statuer dans un délai particulièrement bref. Une violation du droit d'être entendu peut certes justifier, dans certains cas, une entrée en matière. Il faut pour cela que la violation alléguée soit évidente (arrêt 1C_518/2008 du 22 décembre 2008 consid. 1.4 et 2). Tel n'est pas le cas en l'occurrence. La lettre adressée à l'autorité étrangère date en effet du 29 juillet 2016. Or, dans ses déterminations du 31 août 2016 au TPF, l'OFJ a renoncé à déposer une réponse sur le fond, et ne dit rien sur le caractère d'urgence de la cause. En matière d'entraide judiciaire, la célérité est d'ailleurs un principe consacré par la loi (art. 17a EIMP). Contrairement à ce que soutiennent les recourants, supposée avérée, une telle démarche de l'OFJ, sans portée juridique, n'aurait pas entraîné de droit de réplique. Le grief soulevé à ce propos ne saurait donc justifier une entrée en matière, et n'y a pas lieu d'interpeller l'OFJ sur ce point.