Citation: 8C_606/2021 E. 4.4.2

4.4.2. En ce qui concerne le genou gauche, la cour cantonale a constaté que ce n'était qu'en septembre 2019, soit plus d'une année après l'accident, que le recourant avait consulté le docteur F.________ pour des douleurs. Cette constatation est toutefois contredite par d'autres constatations de la cour cantonale et par les pièces du dossier, dont il ressort qu'une IRM du genou gauche avait déjà été effectuée le 26 octobre 2018, ce qui permet d'admettre que le recourant s'était plaint de douleurs au plus tard à ce moment là. En revanche, comme l'a constaté correctement la juridiction cantonale, l'examen clinique effectué le jour de l'accident avait montré l'absence de douleur à la palpation et à la mobilisation des membres inférieurs, ce qui explique pourquoi aucun autre examen du genou n'avait été effectué ce jour-là, alors même que des radiographies avaient été réalisées pour les autres parties du corps qui auraient pu être potentiellement lésées par l'impact (soit pour le thorax, l'épaule, le coude, la main et le poignet gauches). Quoi qu'il en soit, le recourant n'explique pas en quoi cette constatation serait déterminante pour l'issue de la procédure. En effet, pour trancher la question litigieuse, les juges cantonaux se sont fondés sur les conclusions du docteur C.________, selon lesquelles les IRM du genou gauche des 26 octobre 2018 et 13 septembre 2019 avaient permis d'exclure toute lésion structurelle en lien avec l'accident assuré. Quant au diagnostic de syndrome du tractus ilio-tibial retenu par le docteur F.________ en septembre 2019, les juges cantonaux ont constaté qu'il s'agissait d'un phénomène d'irritation par frottement chronique du fascia lata contre la partie latérale et distale du fémur, ce qui constituait une atteinte maladive. Ce diagnostic, aussi nommé syndrome de l'essuie-glace, qui décrit une tendinopathie de la bandelette ilio-tibiale, a par ailleurs été confirmé par le docteur H.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, dont le rapport du 28 septembre 2020 a été produit par le recourant en instance cantonale. Dans ces circonstances, on ne voit pas - et le recourant n'explique pas - ce qu'il entend démontrer par le nouveau rapport d'IRM du genou gauche du 10 février 2021, qui, d'après l'appréciation du docteur C.________, ne fait que confirmer le diagnostic déjà connu. On rappellera de surcroît que le juge appelé à connaître de la légalité d'une décision rendue par les organes de l'assurance sociale doit apprécier l'état de fait déterminant existant au moment de la décision sur opposition, soit le 22 avril 2020 en l'occurrence (ATF 129 V 167 consid. 1; 121 V 366 consid. 1b).