Citation: 4C.9/2001 18.06.2001 E. B

B.- Contestant l'ensemble de ces reproches, A.________ a, le 1er décembre 1999 (art. 64 al. 2 OJ), assigné la société en paiement du solde de sa rémunération pour 1999 et de celle jusqu'à la fin de l'année 2000, calculée en fonction de ce qu'il avait reçu en 1998. La société a réclamé reconventionnellement 84 390 fr.77, représentant les salaires perçus sans droit jusqu'à 1999, et 432 495 fr., à titre de dommages-intérêts pour des détournements qu'aurait opérés le principal actionnaire de la société à l'époque. A l'appui de ses conclusions reconventionnelles, la société a également reproché à A.________ d'avoir remis des documents confidentiels la concernant à un tiers, administrateur de Y.________ S.A. à laquelle l'ancien actionnaire principal de la société avait octroyé, le 6 octobre 1999, la gérance libre de l'hôtel pour une durée de 20 ans dès le 1er janvier 2000. Y.________ S.A. a finalement renoncé à ses droits après avoir été déboutée des fins d'une requête de mesures provisionnelles, déposée le 8 novembre 1999 (art. 64 al. 2 OJ) et tendant notamment à empêcher des travaux de transformation prévus par B.________. Par jugement du 20 mars 2000, le Tribunal des prud'hommes du canton de Genève a condamné la société à verser à A.________ 9900 fr., à titre d'ajustement des salaires jusqu'au 30 septembre 1999, deux fois 16 110 fr., à titre de salaires pour les mois d'octobre et de novembre 1999, le tout avec intérêts, ainsi que 209 430 fr., à titre de salaires pour les mois de décembre 1999 à décembre 2000. Le Tribunal a débouté la société de sa demande reconventionnelle. S'agissant de la transmission de documents confidentiels, le Tribunal a retenu que ce fait, découvert après la résiliation, n'a pas influencé celle-ci et qu'il n'est pas établi. Saisie par la défenderesse, la Cour d'appel des prud'hommes, dans son arrêt du 30 octobre 2000, a confirmé ce jugement.