Citation: 5A_511/2023 E. 5.3.2

5.3.2. En tant qu'il fait valoir une application arbitraire du droit, sa critique est là encore sujette à caution faute d'être suffisamment détaillée (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1). En réalité, le recourant tente d'opposer sa propre appréciation de la cause et des circonstances pertinentes à celle du juge cantonal, en soutenant notamment que la décision entreprise le priverait d'un véritable contact avec ses enfants pendant la procédure d'appel et en prétendant - à tort - que ses relations personnelles seraient limitées à un appel hebdomadaire, voire qu'elles auraient été supprimées. Partant, sa critique, purement appellatoire, est irrecevable. S'agissant du reproche du recourant selon lequel le degré de précision requis par l'autorité cantonale, quant au lieu d'accueil des enfants, serait arbitraire, l'on relève que la simple mention de ce terme ne saurait suffire. Le recourant devant exposer son grief de manière claire et détaillée, celui-ci est irrecevable (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1). Enfin, l'on ne saurait suivre le recourant lorsqu'il prétend que la décision querellée serait contraire à la jurisprudence et donc arbitraire, dès lors qu'elle ne maintiendrait pas les choses en l'état pendant la procédure d'appel. En effet, la jurisprudence prévoit expressément une exception, à savoir pour le cas où le maintien de la situation antérieure mettrait en péril le bien des enfants (cf. supra consid. 5.1). Or, en considérant que la stabilité et l'intérêt de ceux-ci n'apparaissaient pas, dans ces circonstances, mis en péril par la mise en place, pour la durée de la procédure d'appel, de la solution prévue par la décision de mesures provisionnelles du 9 mars 2023, l'on comprend que l'autorité cantonale a estimé que l'exception précitée trouvait application dans le cas présent. En d'autres termes, elle a considéré que la requête d'effet suspensif du recourant ne pouvait pas être admise sur ce point, dès lors que le maintien de la situation antérieure - laquelle était réglée par la décision intermédiaire de mesures provisionnelles du 30 juin 2021 prévoyant en sus de la moitié des vacances scolaires, un droit de visite un week-end sur deux - mettait, compte tenu des circonstances (évolutives) du cas d'espèce, en péril le bien des enfants; appréciation dont le recourant ne démontre pas le caractère arbitraire. Le grief doit donc être rejeté. Cela étant, le présent arrêt - pas plus que la décision attaquée - ne préjuge aucunement le point de savoir si les modalités des relations personnelles telles que prévues à titre provisionnel doivent être confirmées en appel par l'autorité cantonale. Comme examiné, il a uniquement trait à la question de savoir si le recourant démontre, dans son recours fédéral, que la décision refusant d'assortir l'appel de l'effet suspensif viole un droit de nature constitutionnel (art. 98 et 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1).