Citation: 6B_566/2024 E. 2.5.1

2.5.1. Dans le cadre de l'escroquerie en lien avec la société L.________ SA, la cour cantonale a constaté, à l'instar des premiers juges, que le recourant avait lui-même fait appel à K.________ (administrateur de ladite société) et agi en tant qu'intermédiaire dans le cadre de prétendues discussions entre ce dernier et la victime. Elle a considéré que cette dernière n'avait pas pu négocier avec une personne qu'elle ne connaissait pas à ce moment-là. La cour cantonale a relevé que c'était bien le recourant qui avait établi les bulletins de versement en faveur de la société susmentionnée et de K.________ à hauteur de 119'500 fr. (cf. supra Faits B.i). Comme cela résultait des déclarations de K.________, celui-ci avait ensuite remis 60'000 fr. en espèces au recourant et 30'000 fr. en cash à J.________ sur instruction du recourant. La cour cantonale a fait sien le raisonnement des juges de première instance en estimant qu'il n'y avait pas le moindre doute sur le fait que le recourant avait lui seul organisé cette opération et qu'il avait gardé la somme de 60'000 fr. remise par K.________. S'agissant de l'escroquerie en lien avec la société M.________ Sàrl, la cour cantonale a constaté que le recourant avait admis avoir établi les bulletins de versement en faveur de ladite société pour un montant total de 135'000 francs. Elle a soulevé que le procédé était identique à celui utilisé dans le cas de L.________ SA, à la différence que M.________ Sàrl avait bien installé un nouveau jacuzzi au domicile de la victime mais que le montant indiqué ci-dessus ne correspondait pas à ce qui avait été payé pour cette installation, soit 78'000 francs. La cour cantonale a toutefois souligné le fait que la somme de 135'000 fr., retirée en espèces à divers endroits, avait été remise dans une large mesure à J.________ et uniquement dans une certaine mesure au recourant, de sorte qu'elle a estimé, au bénéfice du doute que l'essentiel de cette somme avait bénéficié au comparse du recourant. La cour cantonale a toutefois jugé qu'il ne faisait aucun doute que le recourant avait agi en qualité de co-auteur de cette escroquerie au préjudice de la victime. Dans le cadre de l'escroquerie en lien avec la société N.________ SA, la cour cantonale a retenu que l'administrateur de cette société était une connaissance du recourant et que c'était le recourant, et non la victime, qui avait pris contact avec lui dans le cadre de la présente affaire. Elle a également retenu les déclarations de l'administrateur qui a admis avoir remis au recourant la somme de 37'000 fr. en espèces de la somme de 53'000 fr. qui avait été versée sur le compte de la société susmentionnée. Enfin, concernant l'escroquerie en lien avec la société O.________ GmbH, la cour cantonale a d'emblée jugé que le versement de 42'000 fr., le 27 décembre 2021, du compte de la victime sur le compte de ladite société ne correspondait à aucuns travaux effectués ou à faire dans la villa de la victime qui ne connaissait pas cette société, ni son associé-gérant. Si la cour cantonale a admis que l'enquête n'avait pas permis de déterminer qui, du recourant ou de son comparse, avait bénéficié de cette somme, elle a jugé que c'était bien le recourant qui avait rempli le bulletin de versement pour le paiement du montant de 42'000 fr. depuis le compte de la victime.