Citation: 1B_410/2019 E. B

Les 21 et 25 juin 2019, A.________ a déposé auprès du Ministère public plusieurs demandes d'autorisation permanente de téléphoner afin de contacter sa mère et procéder à des démarches administratives. Par ordonnance du 28 juin 2019, le Ministère public a rejeté ces demandes, en relevant que le prévenu était déjà autorisé à effectuer deux appels téléphoniques par semaine, alors que l'art. 63 du règlement du 28 novembre 2018 sur le statut des personnes détenues placées en établissement de détention avant jugement (RSDAJ, RS/VD 340.02.5) réglait la fréquence de ces appels à un par semaine en principe. Par arrêt du 19 juillet 2019, la Chambre des recours pénale a rejeté le recours déposé par le prévenu contre cette décision. Elle a notamment retenu que la limitation des appels téléphoniques prévue par l'art. 63 al. 1 RSDAJ tendait à permettre l'organisation du contrôle de ces appels par le personnel pénitentiaire. Selon la cour cantonale, l'intérêt à faire des recherches d'emploi invoqué par le recourant ne l'emportait pas sur celui de l'établissement à limiter le nombre des appels téléphoniques à un par semaine; la cour cantonale a d'ailleurs constaté que l'intéressé bénéficiait déjà de deux autorisations de téléphoner par semaine, notamment pour appeler sa mère.