Citation: 1B_220/2017 E. 1

Le 30 novembre 2016, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a ouvert une instruction pénale contre A.________ pour infraction grave à la loi sur les stupéfiants. Le 2 décembre 2016, le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Vaud a ordonné la détention provisoire du prévenu jusqu'au 28 février 2017. Le même jour, A.________ a demandé à connaître l'identité de la source confidentielle de la police évoquée dans la demande de mise en détention ainsi que les conditions dans lesquelles la police avait été renseignée. Par avis séparés du 12 décembre 2016, le Ministère public a rejeté cette requête. Il l'a en outre informé qu'en date des 14 novembre et 6 décembre 2016, le Tribunal des mesures de contrainte avait autorisé une surveillance active et rétroactive du raccordement téléphonique d'un portable lui appartenant, en précisant que cette surveillance avait été ordonnée après qu'une source confidentielle et sûre de la police avait indiqué que le détenteur de ce raccordement s'adonnait à un trafic de cocaïne dans la région lausannoise. Cette mesure avait permis d'identifier formellement le prévenu, de déterminer son activité dans la vente de drogue ainsi que d'identifier ses comparses et de les interpeler. Le 3 janvier 2017, A.________ a demandé à nouveau à être renseigné sur l'identité de la source à l'origine de la mesure de surveillance de son raccordement téléphonique ainsi qu'à connaître de quelle manière la police avait obtenu cette information. Le Ministère public a rejeté la requête au terme d'une ordonnance rendue le 22 mars 2017 que la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a confirmée sur recours du prévenu par arrêt du 7 avril 2017. Agissant par la voie du recours en matière pénale, A.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler cet arrêt et de renvoyer le dossier de la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision dans le sens des considérants à intervenir. Il sollicite l'assistance judiciaire.