Citation: 2C_1068/2019 E. 2.2

2.2. Il ne fait aucun doute que la parcelle n° **** de la Commune de B.________ constitue objectivement un bien-fonds susceptible d'être affecté à l'agriculture. Pour sa majeure partie, à savoir le 60%, celle-ci consiste en effet en un pré-champ agrémenté d'arbres fruitiers où pâturent à l'occasion des chevaux et des ânes. Or, la prairie se prête, par nature, à l'agriculture (cf. arrêt 2C_636/2019 du 22 janvier 2020 consid. 5.2.2 et la référence citée). De plus, ce bien-fonds est entouré de parcelles agricoles cultivées en vignes. A cet égard, il est relevé qu'un des membres de la Commission foncière a estimé qu'il était tout-à-fait possible de prolonger la vigne de la parcelle n° 7'961 adjacente sur les 60 % du bien-fonds en cause; c'est d'ailleurs ce qui avait été fait sur ladite parcelle, puisque le viticulteur avait remplacé l'herbe qui s'y trouvait sur la partie jouxtant celle de la recourante par de la vigne. Que la partie de la parcelle où se trouve la maison et le jardin l'entourant ne soit pas utilisée en la forme agricole ne modifie pas ce constat; il va sans dire que l'intérêt économique de la recourante à voir sa parcelle soustraite au champ d'application de la loi sur le droit foncier rural n'y change rien non plus. Il faut constater, au regard de ce qui précède, que l'usage agricole est non seulement possible mais que, contrairement à ce que prétend la recourante, dans un recours d'ailleurs pour le moins succinct, il a été maintenu, puisque la majeure partie de la parcelle se compose de prairies et qu'elle comporte des arbres fruitiers. Partant, il n'y a pas lieu d'examiner la composante d'ordre subjective de la caractéristique de l'aptitude agricole, puisque celle-ci suppose un usage non agricole du bien foncier, condition qui n'est pas réalisée in casu.