Citation: 8C_617/2020 E. 3.3

3.3. Il est constant qu'après que l'IRM du 30 novembre 2016 eut révélé une chondropathie fémoro-patellaire, l'intimée a pris en charge cette rechute de l'accident du 22 juillet 2005, en versant des indemnités journalières du 3 novembre 2016 au 31 mai 2019 et en prenant en charge l'intervention du docteur G.________ du 30 avril 2018. Elle a nié le droit du recourant à une rente d'invalidité seulement après que son médecin d'arrondissement eut pris connaissance des résultats de l'intervention du 30 avril 2018 et de l'IRM du 25 février 2019. L'appréciation du docteur H.________ des 25 janvier et 6 mai 2019 n'est dès lors pas en contradiction avec celle du docteur E.________ émise le 16 mars 2018, soit avant l'intervention du 30 avril 2018 et l'IRM du 25 février 2019. En outre, la décision d'octroi par l'Office AI d'une rente entière de l'assurance-invalidité a été prise sur la base du rapport du docteur E.________, qui concluait à une incapacité totale de travail du recourant en raison d'une situation non encore stabilisée et d'une rééducation post-opératoire estimée entre neuf et douze mois. Enfin, s'il est vrai que l'IRM du 25 février 2019 a été effectuée deux mois plus tôt que préconisé par le docteur H.________, les résultats après dix mois plutôt que douze ne laissaient pas présager de complications ultérieures, au contraire. Quoi qu'il en soit, le recourant ne fait en l'espèce état d'aucun élément clinique, radiologique ou diagnostique concret et objectif susceptible de mettre en cause les conclusions médicales du docteur H.________ sur lesquelles se sont fondés les premiers juges. Dès lors qu'il n'existait aucun élément mettant en doute ces conclusions, il n'y avait pas lieu de procéder à des investigations médicales complémentaires.