Citation: 6B_583/2018 E. B

Par jugement du 27 avril 2018, la Cour pénale II du Tribunal cantonal du canton du Valais a rejeté l'appel formé par le prénommé contre ce jugement. La cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. X.________ est né en 1985 en France. En raison d'une malformation congénitale, il a subi plusieurs interventions chirurgicales réparatrices durant sa petite enfance. En 1993, la famille de X.________, après avoir vécu en Allemagne et en France, s'est établie à E.________, puis à F.________ dans le F1.________. Entre 1998 et 2004, l'intéressé a fait l'objet d'un suivi pédopsychiatrique, en raison des séquelles psychologiques consécutives aux interventions chirurgicales ainsi que de difficultés d'apprentissage scolaire et de difficultés relationnelles. Le quotient intellectuel de X.________ n'excédait pas 69 en 2001; il était compatible avec un retard mental léger. Après sa scolarité obligatoire, ce dernier a suivi une formation d'aide-menuisier au centre G.________. Les responsables de l'établissement de formation ont alors fait état de troubles du comportement et de conflits - altercations, insultes, menaces - de l'intéressé avec ses pairs et ses éducateurs. L'assurance-invalidité a décidé de mettre en oeuvre une expertise psychiatrique. Après s'être entretenu avec X.________ en 2004, l'expert désigné a indiqué à l'office de l'assurance-invalidité que celui-ci présentait un comportement inadéquat souvent à la limite de l'agressivité, associé à des traits paranoïaques et des capacités limitées. L'intéressé souffrait vraisemblablement d'un trouble majeur de personnalité et cognitif, conséquence de l'atteinte au développement subie durant l'enfance. X.________ a, par la suite, exercé différentes activités professionnelles dans les cantons de Genève et Vaud. Il a régulièrement été confronté à des problèmes avec ses employeurs ou ses collègues de travail. De retour en Valais, en 2012, il a formé une demande de réinsertion professionnelle auprès de l'assurance-invalidité. A cette occasion, une nouvelle évaluation de son efficience intellectuelle a été effectuée, en février 2013. Celle-ci a révélé un résultat - soit un quotient intellectuel de 65 - qui correspond à un retard mental léger. Après une année de chômage, X.________ a oeuvré au service d'une entreprise de travail intérimaire, à H.________, durant une semaine. Par la suite, il n'a plus exercé d'activité lucrative jusqu'à son arrestation. Le casier judiciaire de X.________ fait état d'une condamnation, en 2014, pour infraction à la loi fédérale sur la protection des eaux (LEaux; RS 814.20). B.b. I.C.________ est né en 1974. Enfant perturbé, il a présenté très jeune une épilepsie congénitale, ainsi qu'un comportement de type psychotique et agressif. Un retard mental léger, des troubles de l'adaptation avec perturbation des émotions et des conduites, ainsi que des troubles mixtes de la personnalité ont par la suite été mis en évidence. En 2001, I.C.________ a eu un enfant, A.A.________, avec J.A.________. Cette dernière a mis fin à leur relation en 2002. L'intéressé n'est pas parvenu à surmonter cette épreuve. Il s'est senti mal, a perdu du poids et a été hospitalisé en 2002. Dès 2004, I.C.________ a noué une relation avec K.________. Il l'a frappée et l'a régulièrement insultée, sous l'influence de l'alcool et sous l'emprise d'une jalousie maladive. Le 16 août 2006, il l'a menacée de mettre fin à ses jours en se plaquant un couteau de cuisine sur la gorge. Selon K.________, le prénommé déclarait souvent qu'il entendait se suicider. En 2009, tous deux ont rompu leur relation. I.C.________ a fait la connaissance de X.________ au centre G.________. Il considérait qu'il s'agissait de son meilleur ami.