Citation: 6B_1060/2013 E. 3.3

3.3. Le recourant se plaint enfin d'une violation de l'art. 48 let. c (recte : let. d) CP. Il soutient que la juridiction d'appel aurait dû tenir compte de sa nouvelle situation professionnelle et singulièrement de l'engagement formel qu'il a pris dans son contrat de travail, à peine de licenciement, de faire prélever mensuellement un montant de 1'000 fr. de son salaire afin de le verser au garage Y.________ SA, au mieux jusqu'à l'extinction de la dette. Pareil engagement constitue, à ses yeux, une preuve de son repentir sincère. Il estime que le tribunal cantonal a admis à tort qu'il n'avait pas réellement fait preuve de repentir, en retenant que le remboursement d'une partie du dommage causé en 2008 ne l'avait pas empêché de récidiver. Le recourant soutient qu'il a réalisé les conséquences de ses actes à la suite du second comportement dont il répare aujourd'hui le dommage, si bien que la peine doit être fixée en fonction de son repentir actuel et non de ses antécédents. Une peine privative de liberté aurait pour seul effet de lui faire perdre son emploi, de le renvoyer dans la précarité et d'empêcher le remboursement du dommage. La Cour pénale a dûment motivé sa décision de ne pas retenir le repentir sincère (art. 48 let. d CP) comme circonstance atténuante (consid. 5b du jugement). En particulier, elle a rappelé que le recourant avait imputé, dans l'argumentation de son appel, une part de la responsabilité de ses actes à son ancien employeur, invoquant l'insouciance de ce dernier en matière de contrôle financier et comptable. Avec l'autorité cantonale, on doit admettre que la mise en cause de l'employeur lésé, qui avait pourtant offert une nouvelle chance au recourant et dont la confiance avait été trahie, jette assurément de sérieux doutes sur la prise de conscience du recourant quant à ses agissements ainsi que sur la sincérité de son repentir. C'est donc à bon droit que cette circonstance atténuante n'a pas été prise en considération.