Citation: 6P.111/2003 15.10.2003 E. 2

Invoquant une violation de l'art. 9 Cst., le recourant reproche à l'autorité cantonale de ne pas avoir recherché les deux personnes auxquelles il a déclaré avoir versé les montants qu'il avait prélevés sur les comptes de C.________. L'appréciation des preuves est arbitraire lorsqu'elle contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Le Tribunal fédéral n'invalide la solution retenue par le juge de la cause que si elle apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective ou adoptée sans motifs objectifs. Il ne suffit pas que les motifs du verdict soient insoutenables; il faut en outre que l'appréciation soit arbitraire dans son résultat. Il ne suffit pas non plus qu'une solution différente puisse être tenue pour également concevable, ou apparaisse même préférable (ATF 129 I 49 consid. 4 p. 58; 127 I 38 consid. 2 p. 40; 126 I 168 consid. 3a p. 170; voir aussi ATF 129 I 8 consid. 2.1 in fine p. 9). Par son argumentation, le recourant se borne à critiquer la décision cantonale comme il le ferait en appel. L'autorité cantonale a retenu que les deux personnes n'existaient pas et que le recourant avait gardé pour son usage personnel l'argent qu'il avait prélevé des comptes de C.________. Le recourant ne démontre nullement en quoi cet état de fait procède d'une appréciation arbitraire des preuves. Le grief d'arbitraire soulevé par le recourant ne satisfait donc pas aux exigences de clarté et de précision posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ et doit en conséquence être déclaré irrecevable.