Citation: 6B_240/2020 E. 1.3

1.3. Il ressort des constatations de fait du jugement attaqué que la recourante admet avoir reçu la somme de 6'000 fr., à savoir deux fois 3'000 fr., de la part de l'association ensuite du décès de son mari, somme qui correspond aux prestations qui devaient lui être versées à cette occasion. La recourante ne prétend pas avoir eu droit à d'autres prestations prélevées sur la caisse de secours et la cour cantonale a au contraire noté, s'agissant du fonctionnement de ladite caisse, que chaque membre versait une cotisation mensuelle de 100 fr., et que lorsqu'un membre était dans le « malheur » il se rendait chez la recourante, qui lui versait une somme unique de 3'000 francs. Il y a donc lieu d'admettre que la recourante ne pouvait plus prétendre à aucun prélèvement sur la caisse de secours; elle-même ne soutient au demeurant pas le contraire. Par ailleurs, il est établi et non contesté par la recourante que la caisse de rapatriement était vide, la précédente caissière ayant prélevé de manière indue l'entier du capital qui avait été constitué sur cette caisse. La recourante ne prétend pas avoir ignoré cette situation et son argumentation selon laquelle l'intégralité de la caisse de rapatriement devait lui être versée ne lui est d'aucun secours. Force est dès lors de constater que, contrairement à ses allégations, la recourante n'avait plus aucun droit à une somme quelconque en sus de ce qu'elle avait déjà perçu à la suite du décès de son mari et qu'elle n'était pas en droit de penser que tel était le cas. Dans ces circonstances, il est suffisamment établi que la recourante a disposé des biens que l'association lui avait confiés sans avoir été au bénéfice d'une créance qu'elle aurait été en droit de compenser et il n'y a pas lieu d'examiner les griefs tirés de l'absence de pertinence du montant des frais effectifs liés au rapatriement ainsi que de l'absence de décision d'un organe de l'association, qui ne sont pas susceptibles d'influer sur le sort de la cause.