Citation: I 12/04 14.04.2005 E. A

A.a A la suite d'un accident survenu le 15 janvier 1993, K.________, né en 1954, a subi une fracture par tassement de la deuxième vertèbre lombaire entraînant dès ce jour, une incapacité totale de travail dans son métier de bûcheron (cf. rapport du 7 avril 1994 du docteur S.________, orthopédiste). Depuis lors, il souffre de paresthésie et rachialgies chroniques persistantes sur status post-fracture par tassement de la deuxième vertèbre lombaire (cf. rapports du 18 avril 1994 du docteur B.________ [médecin-traitant de l'assuré] et du 10 janvier 1994 des docteurs N.________ et T.________ [neurologues]). Dans un rapport du 11 avril 1995, le docteur E.________, spécialiste FMH en psychiatrie, ajoute que l'intéressé a développé un syndrome de stress post-traumatique assorti de troubles psychosomatiques caractérisé par la persistance de symptômes d'allure dépressive tels que perte d'intérêt, irritabilité, apathie, inappétence et plaintes somatiques chroniques. De l'avis de ce médecin, l'ensemble de ces troubles entraîne une incapacité totale de travail de l'assuré dans toute activité lucrative - fût-elle adaptée à son état de santé - et empêche toute réadaptation. Se fondant sur ces conclusions, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office) a mis l'intéressé au bénéfice d'une rente entière fondée sur un degré d'invalidité de 75 % à partir du 1er janvier 1994 (décision du 17 juin 1996). Considérant que K.________ était à même d'exercer à plein temps une activité légère favorisant l'alternance des positions telle que le permettent des travaux de contrôle, de surveillance de machines ou de conditionnement, la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accident lui a en outre alloué à partir du 1er septembre 1995, une rente d'invalidité correspondant à une incapacité de gain de 25 %, ainsi qu'une indemnité de 19'440 fr. pour atteinte à l'intégrité corporelle de 20 % (décision du 11 janvier 1996). A.b Dans le cadre d'une procédure de révision du droit à la rente de K.________, l'office a organisé un stage d'évaluation de ses capacités professionnelles d'une durée de quatre semaines auprès du Centre d'observation professionnelle de l'assurance-invalidité de Genève (ci-après : COPAI). A cette occasion, l'assuré a démontré son aptitude à réintégrer le circuit économique normal moyennant l'exercice à 80 % d'un travail manuel, léger et favorisant l'alternance des positions tel que servant de machines, ouvrier dans l'industrie du cuir, du cartonnage, de l'emballage ou du conditionnement (cf. rapport du 3 mars 2000 du COPAI). L'office a en outre recueilli l'avis d'un expert psychiatre selon lequel l'assuré souffre d'un trouble thymique induit par l'alcool et d'un trouble douloureux dans le cadre d'une dépendance sévère à l'alcool, mais que ce nonobstant, il dispose d'une capacité résiduelle de travail de 70 % et plus dans une activité adaptée, si l'on exclut les empêchements d'ordre socio-culturels et la dépendance à l'alcool (cf. rapport du 22 février 2002 du docteur C.________, spécialiste FMH en psychiatrie). Sur la base de ces conclusions, l'office a considéré que K.________ était en mesure d'exercer à 80 % une activité lucrative adaptée à son état de santé, de sorte que l'invalidité en résultant (4,52 %) ne lui ouvrait pas droit à la rente. Par décision du 20 juin 2002, il a dès lors supprimé son droit à la rente à partir du 1er août 2002 et retiré l'effet suspensif à un éventuel recours.