Citation: 6B_1529/2022 E. 3

En l'espèce, la cour cantonale a, d'une part, déclaré le recours irrecevable au motif que seuls les propriétaires des véhicules concernés avaient pu être directement lésés par le refus d'homologuer les certificats de conformité des jantes en alliage qu'ils avaient achetées, le recourant lui-même n'étant affecté que par ricochet parce que les acquéreurs pouvaient se retourner civilement contre lui. Elle a, d'autre part, rejeté autant qu'ils étaient recevables à la forme, les griefs soulevés dans le recours. Sur le premier point, le recourant objecte tout au plus laconiquement avoir dû dédommager ses clients lésés par une mauvaise décision, avoir dû remplacer les roues refusées, s'acquitter de frais d'expertises, remettre gratuitement de nouveaux certificats et avoir encore dû consacrer du temps à des démarches pour remplir les conditions posées par l'un des employés du service administratif compétent. Il n'explique toutefois d'aucune manière en quoi tout cela aurait constitué un dommage direct, si bien que cette argumentation excessivement succincte ne permet pas de comprendre en quoi la décision querellée violerait le droit au sens de l'art. 42 al. 2 LTF. Faute de critiquer de manière recevable l'un des deux pans de la double motivation sur laquelle repose la décision querellée, le recours est irrecevable dans son intégralité.