Citation: 1B_415/2017 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, force est de constater que la décision attaquée ne satisfait pas à ces exigences dans la mesure où elle n'indique pas les faits déterminants et ne contient aucune motivation, même sommaire, qui permettrait de comprendre les raisons pour lesquelles la Présidente de la Cour pénale tient les conditions de l'art. 130 let. c CPP pour réunies et de contrôler de quelle manière le droit fédéral a été appliqué. La motivation doit être contenue dans la décision querellée pour que son destinataire puisse la comprendre et la contester en connaissance de cause. Il n'appartient pas au Tribunal fédéral de rechercher dans le dossier cantonal les éléments de fait et de droit qui pourraient justifier la décision attaquée sur ce point. La Présidente de la Cour pénale a donc contrevenu à son obligation de motiver ses décisions tel qu'il découle de l'art. 29 al. 2 Cst. Le vice n'a par ailleurs pas été corrigé devant le Tribunal fédéral puisqu'elle s'est bornée à se référer à son ordonnance sans déposer d'observations. Il convient d'admettre le recours et d'annuler la décision attaquée. Si la Présidente de la Cour pénale devait persister à considérer que A.________ devait être assisté d'un défenseur en application de l'art. 130 let. c CPP, il lui appartiendra de rendre une nouvelle ordonnance de défense d'office qui réponde aux exigences de motivation requises.