Citation: I 651/03 19.01.2004 E. 4

4.1 H.________ fait valoir une péjoration de son état de santé, sur le plan psychique. Ensuite du dépôt de sa nouvelle demande, il a produit un rapport des médecins du Secteur psychiatrique Y.________, du 1er mai 2001. Dans sa décision de refus d'entrer en matière du 11 octobre suivant, l'office a considéré que le contenu dudit rapport était superposable à celui qui avait été établi par la même policlinique, le 5 mars 1999, lors de la première procédure; en particulier, la «chronification» des troubles, dont faisait état le rapport du 1er mai 2001, ne représentait en aucune façon une aggravation de l'état psychique de l'assuré propre à influencer ses droits. Devant la juridiction cantonale, le recourant a également produit un rapport du 6 septembre 2002 du docteur A.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Le premier juge a considéré qu'au vu des pièces dont disposait l'administration au moment de statuer, ce rapport médical ne rendait pas plausible une modification de la situation propre à influencer les droits de l'assuré à la date déterminante de la décision litigieuse. 4.2 Ce point de vue est bien fondé. D'une part, la comparaison des deux documents rédigés les 5 mars 1999 et 1er mai 2001, par les médecins du Secteur psychiatrique Y.________, ne fait apparaître ni de nouvelles affections, ni une aggravation significative de celles qui avaient été diagnostiquées précédemment. Dans le second rapport, ceux-ci n'ont fait que constater la persistance d'un trouble mixte de la personnalité avec trait immature, narcissique et paranoïde, en relevant la tendance chronique de l'affection. Or, le caractère chronique ne saurait à lui seul fonder une diminution de la capacité de travail de l'assuré. D'autre part, le docteur A.________, qui a examiné le patient pour la première fois le 22 août 2002, ne prend nullement position quant à l'évaluation de l'état de santé psychique et de la capacité de travail du recourant jusqu'à la date de la décision administrative, déterminante dans le cadre du présent litige (voir supra consid. 2). Le cas échéant, une éventuelle modification postérieure à la date de la décision litigieuse pourra faire l'objet d'une nouvelle demande auprès de l'administration (ATF 121 V 366 consid. 1b et les références). 4.3 Dès lors, si l'on se place, comme il se doit, au moment où l'office a rendu la décision litigieuse, on ne peut que constater que l'assuré n'a pas rendu plausible une aggravation de son invalidité. Partant, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.