Citation: 8C_715/2017 E. 3.4

3.4. Dans son argumentation, la recourante se contente d'affirmer qu'un abattement en raison des limitations fonctionnelles ne se justifie pas dès lors qu'il existe suffisamment d'activités sur le marché du travail dans lesquelles l'intimée peut travailler sans diminution de revenu, en comparaison avec d'autres personnes actives non atteintes dans leur santé. Les deux arrêts auxquels elle se réfère ne sont toutefois pas pertinents en l'espèce. Dans l'arrêt 8C_882/2014 du 23 avril 2015, le principe de l'abattement avait alors été admis dans une situation qui présentait des similitudes avec la présente cause (cf. consid 5.4). Quant à l'arrêt 9C_722/2009 du 21 décembre 2009, le Tribunal fédéral y avait laissé la question ouverte de savoir s'il y avait lieu d'opérer ou non un abattement. En l'occurrence, les premiers juges étaient fondés à opérer une déduction sur le salaire ressortant des statistiques retenu au titre de revenu d'invalide. En effet, les limitations fonctionnelles de l'intimée la confinent à des activités sédentaires ou semi-sédentaires dans lesquelles elle pourrait alterner à sa guise la position debout et assise et où elle ne devrait pas porter ou soulever de charges de plus de 5kg, ni effectuer des travaux penchés en avant ou en porte-à-faux. Si chacune de ces limitations peut sembler peu contraignante, la somme de celles-ci constitue un désavantage certain dans des activités de production et de services encore exigibles de sa part, par rapport à des travailleurs jouissant d'une pleine capacité de travail et pouvant être engagés comme tels (cf. ATF 124 V 321 consid. 3b/bb p. 323, voir aussi les arrêts 9C_673 2010 du 31 mars 2011 consid. 4.2 et 9C_677/2015 du 25 janvier 2016 consid. 3.4).