Citation: 1C_43/2025 E. 2.3

2.3. La Cour de céans a déjà constaté une violation de l'art. 30 al. 3 LAVI dans un cas où la Cour de droit administratif et public avait indiqué dans le dispositif de son arrêt que le recourant, victime d'une atteinte à son intégrité physique, était tenu au remboursement des frais judiciaires et de l'indemnité de son conseil d'office mis à la charge de l'État (cf. arrêt 1C_845/2013 du 2 septembre 2014 consid. 6.2). La cour cantonale ne fait pas valoir de circonstances particulières qui commanderaient de revenir sur la solution retenue dans cet arrêt et qui justifierait de retenir que l'art. 30 al. 3 LAVI ne s'appliquerait pas. Elle admet au contraire que le chiffre III du dispositif de son arrêt n'avait pas lieu d'être. L'obligation faite dans l'arrêt querellé à A.________, B.________, C.________ et D.________, en tant que proches de la victime au sens de l'art. 1 al. 2 LAVI, de rembourser l'indemnité de leur conseil d'office est contraire à l'art. 30 al. 3 LAVI.