Citation: 8C_318/2015 E. 2.4.2

2.4.2. La décision attaquée n'est pas non plus arbitraire dans son résultat ni d'ailleurs, contrairement à ce que suggère le recourant, source d'inégalités de traitement entre les directeurs administratifs. On rappellera ici que les autorités disposent d'une grande marge d'appréciation, particulièrement en ce qui concerne les questions d'organisation et de rémunération. La juridiction saisie doit observer une retenue particulière lorsqu'il s'agit non seulement de comparer deux catégories d'ayants droit mais de juger tout un système de rémunération; elle risque en effet de créer de nouvelles inégalités (ATF 138 I 321 consid. 3.3 p. 324). Selon les constatations de l'arrêt attaqué, un seul directeur administratif était pour l'heure déjà colloqué au niveau 16. Cette collocation se justifie par le fait que cette personne est membre du comité de direction élargi et adjoint du chef de la direction de D.________, qui est lui-même membre de la direction générale. Les autres postes colloqués en classe 16 sont des postes de cadres de direction, comme celui de la cheffe de la direction de E.________ et du chef de la direction de F.________, postes qui ne sont pas comparables à celui du recourant, dès lors qu'ils touchent à des activités transversales qui influencent l'entier des départements ou services de l'Hôpital C.________. Ces deux hauts responsables - à la différence du recourant - font en outre partie de la direction élargie de cet établissement. Sur la base de ces constatations, qui lient le Tribunal fédéral et qui, au demeurant, ne sont pas contestées, on doit admettre que le refus d'attribuer au recourant le niveau 16 apparaît objectivement justifié.