Citation: 4P.191/2004 22.11.2004 E. C

Au début de novembre 1998, A.________ a séjourné à Z.________ comme il avait l'habitude de le faire depuis de nombreuses années à pareille époque. Il y a rencontré fortuitement Y.________, qu'il connaissait. Il lui a indiqué son intérêt pour le complexe hôtelier en précisant qu'il n'avait pris encore aucune décision. A la suite de cette entrevue, il a décidé d'entrer en négociation avec Y.________, et il lui a proposé, par télécopie du 9 novembre 1998, que des techniciens de son groupe viennent analyser le site de Z.________. Y.________ a fait savoir à A.________ sa préférence pour son groupe, se disant mécontent du déroulement des négociations avec le groupe V.________. A.________ lui a affirmé que la transaction pouvait être faite indépendamment du groupe V.________, en dehors du "joint venture" V.________-W.________. Le groupe V.________ a été tenu informé de toutes les étapes de l'affaire, son directeur général, D.________, ayant considéré que l'opération "se ferait à 50/50" entre les groupes V.________ et W.________. Les noms de X.________ ou du groupe V.________ n'ont été évoqués à aucun moment des négociations entre Y.________ et A.________. X.________ n'a pris aucune part à la négociation ou à la conclusion de la vente. Le 1er février 1999, lors d'une séance du conseil d'administration de l'une des deux sociétés du "joint venture" V.________-W.________ pour le Portugal, l'affaire de Z.________ a été discutée et les modalités de l'acquisition approuvées. En février 1999, un déjeuner a eu lieu à Paris entre C.________, directeur général de l'une des deux sociétés du groupe W.________, B.________ et X.________. Ils ont évoqué l'affaire, notamment en ce qui concernait le permis de construire et le paiement échelonné. Il n'est toutefois pas établi que X.________ ait joué un rôle quelconque à cette occasion.