Citation: 6B_1251/2023 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a considéré que la demande de révision était recevable, mais l'a rejetée, considérant que le témoignage de G.________ n'était pas un moyen de preuve fiable et, partant, sérieux. Premièrement, elle s'est étonnée que ce témoignage apparaisse deux mois après la notification de l'arrêt de rejet du Tribunal fédéral et seulement quelques jours avant que les premières démarches en réalisation du bien immobilier de la recourante ne soient entreprises par les plaignants. Elle a également trouvé singulier que les parties ne se soient jamais recroisées, pas même fortuitement, en 13 ans de procédure, ou encore que la recourante ne soit jamais entrée en contact avec le témoin pour savoir si, le cas échéant, il aurait eu connaissance dudit accord, dans la mesure où elle savait qu'il s'occupait des assurances des défendeurs. Elle qualifie les circonstances de cette rencontre de douteuses, ne comprenant pas comment le témoin et la recourante en seraient venus à discuter de détails aussi délicats qu'une procédure pénale et une rémunération secrète. En outre, la cour cantonale a estimé que le témoin n'était pas crédible lorsqu'il indiquait qu'il aurait eu connaissance de l'accord et de sa finalité dans le cadre de ses fonctions. En effet, il est peu vraisemblable que B.________, avocat de formation, se soit épanché en détail sur un tel accord périlleux auprès de son conseiller en assurance. Par ailleurs, il n'avait, de par ses connaissances, aucunement besoin de quelque conseil ou avertissement que ce soit pour savoir qu'un tel système de "rattrapage de salaire" était contraire au droit et passible de sanctions. Enfin, selon la cour cantonale, le témoignage de G.________ ne répondait aucunement à de nombreuses questions, en particulier à celles de savoir pourquoi, si un tel accord existait entre les parties, des faux avaient été créés et envoyés à la banque. En définitive, la cour cantonale a estimé que ce nouveau moyen de preuve n'était pas susceptible d'ébranler l'appréciation des faits ayant conduit à la condamnation de la recourante, étant précisé que le verdict était fondé sur un faisceau de nombreux indices, outre les déclarations des plaignants (contexte des faits, comportement de la demanderesse après son départ ainsi qu'après le refus des derniers OPM litigieux, absence de bénéfice secondaire, témoignages de tiers non impliqués, variations et incohérence des explications de la défense, expertise graphologique).