Citation: 6B_217/2019 E. B

Statuant le 19 novembre 2018, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a admis les appels formés par A.________ et par le ministère public contre le jugement du 31 mai 2018 et l'a réformé en ce sens que X.________ était condamné pour viol (art. 190 al. 1 CP) à une peine privative de liberté de 3 ans et demi, qu'aucune indemnité ne lui était allouée, qu'il devait verser à A.________ un montant de 15'000 fr. à titre de réparation du tort moral et qu'il devait s'acquitter de l'intégralité des frais de procédure. En substance, la cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. Dans la nuit du 30 au 31 décembre 2010, A.________, née en 1988, se trouvait avec ses amis B.________ et C.________ à la discothèque D.________, sis rue E.________, à F.________. Au cours de la soirée, elle avait échangé quelques paroles avec X.________, né en 1989, qu'elle ne connaissait pas. Celui-ci remplaçait ce soir-là son frère G.________ en tant qu'agent de sécurité de la discothèque. Vers 2 heures, A.________ s'est rendue aux toilettes de l'établissement, est entrée dans la cabine et a verrouillé la porte de celle-ci. X.________, qui l'avait suivie, a alors utilisé une clé spéciale pour ouvrir la porte de la cabine dans laquelle se trouvait la prénommée. Il est entré alors qu'elle était en train de se rhabiller, a sorti un préservatif et l'a enfilé sur son sexe en érection, tandis que, sous le choc, celle-ci manifestait son refus de tout acte sexuel, en répétant plusieurs fois " non " et qu'elle ne voulait pas. X.________ a insisté et l'a retournée face au mur. L'intéressé, profitant du fait que A.________ était tétanisée, a écarté le string de celle-ci et l'a pénétrée vaginalement avec son sexe jusqu'à éjaculation. Puis, il a retiré son préservatif et est sorti des toilettes en laissant A.________ derrière lui. Le 31 décembre 2010, dans l'après-midi, A.________ a déposé plainte. B.b. Lors de son audition du 1 er janvier 2011, A.________, affirmant avoir été violée par un agent de sécurité, a désigné le frère de X.________, soit G.________, en charge de la sécurité du D.________, sur une planche photographique comme étant l'auteur des faits dénoncés. Par la suite, elle avait toutefois fait part de ses doutes quant à cette identification, dès lors qu'elle prétendait que son agresseur avait les dents écartées, ce qui n'était pas le cas de G.________. Par jugement du 16 septembre 2015, le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne a condamné G.________ pour viol. Celui-ci a formé appel. Le 2 juin 2016, au cours de l'audience devant la Cour d'appel pénale, le frère de G.________, soit X.________, a déclaré qu'il avait remplacé son frère au D.________ le soir des faits et que celui-ci n'y était donc pas présent. A la question de savoir s'il se rappelait d'un événement particulier qui s'était produit ce soir-là, il a répondu qu'il avait entretenu une relation sexuelle avec une jeune fille. Le ministère public a ouvert, le même jour, une instruction pénale contre X.________ en raison des faits dénoncés par A.________. Entendu en qualité de prévenu, X.________ a soutenu en substance que, la nuit des faits, A.________ lui avait prodigué une fellation, de manière librement consentie, dans les toilettes de l'établissement.