Citation: 9C_709/2022 E. 5.1.2

5.1.2. En l'espèce, la juridiction cantonale a considéré, en référence notamment à l'arrêt du Tribunal fédéral 2C_194/2018 du 1 er octobre 2018, que les lois sur l'estimation de divers immeubles, adoptées successivement par le Grand Conseil genevois, n'avaient pas pour objectif de remplacer entièrement le système d'estimation mis en place par le législateur cantonal; ces lois ne permettaient en particulier pas de déroger aux nouvelles valeurs d'estimation au sens de l'art. 52 al. 3 LIPP, et les adaptations prévues par cette disposition visaient à fixer des valeurs fiscales qui, comme l'exige l'art. 14 al. 1 LHID, correspondaient au mieux à la valeur vénale. Dès lors et contrairement à ce que prétend la recourante, la Cour de justice n'a pas fait montre d'un déni de justice formel en n'ayant "procédé à aucun examen du contenu matériel des art. 1 et 2 LEFI". Au contraire, elle a considéré que l'art. 52 al. 3 LIPP demeurait applicable en l'espèce, et ce nonobstant l'adoption par le législateur genevois des diverses lois sur les estimations fiscales de certains immeubles. Le fait que la juridiction cantonale a adopté un autre raisonnement juridique que celui de la recourante, qui fonde son argumentation uniquement sur la LEFI pour la détermination de la valeur du bien immobilier litigieux, n'est pas constitutif d'une violation de l'art. 29 al. 2 Cst. On ne saurait davantage déceler une violation de cette disposition constitutionnelle, lorsque la recourante prétend que la Cour de justice n'explique pas en quoi "l'art. 52 al. 3 LIP aurait vocation à trouver application au-delà de la période décennale, alors que la LEFI représente la seule base légale qui à vocation à s'appliquer". En effet, la juridiction cantonale a expliqué de manière claire que l'application de l'art. 52 al. 3 LIPP permettait d'obtenir des valeurs fiscales correspondant au mieux à la valeur vénale au sens de l'art. 14 LHID. Privé de fondement, le grief doit donc être écarté.