Citation: 6B_1326/2022 E. B

Par jugement du 16 août 2022, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.________ à l'encontre de la décision de première instance. Elle s'est fondée, en substance, sur les faits suivants. B.a. Durant la nuit du 2 au 3 mai 2021, sur l'autoroute A1 Genève-Lausanne, entre U.________ et Lausanne, B.________ a mis à la disposition de A.________ le véhicule de marque C.________ immatriculé xxx, qui lui appartenait, afin que A.________ puisse en tester les capacités. A tout le moins entre 1h45 et 2h15, A.________ a ainsi commis d'importants excès de vitesse sur cette autoroute, en circulant à des vitesses maximales de 200 à 250 km/h et en effectuant notamment des moyennes de 171 km/h sur un tronçon de 31,4 kilomètres (dont 14 étaient limités à 80 km/h), entre V.________ (chaussée Lac), W.________ puis X.________ (chaussée Jura). B.________ se trouvait sur le siège passager. Le 3 mai 2021 vers 1h45, sur l'autoroute A1 Genève-Lausanne, peu après la jonction de V.________, chaussée Lac, le véhicule C.________ est arrivé à très haute vitesse, soit près de 250 km/h, derrière le véhicule de police [1], le conducteur dudit véhicule s'étant déporté à droite sur la bande d'arrêt d'urgence afin d'éviter un choc par l'arrière. Le véhicule C.________ a alors frôlé le rétroviseur gauche du véhicule de police, qui a été fortement secoué par la traînée d'air provoquée par le dépassement à vive allure du véhicule C.________. Le véhicule de service précité a ensuite été rapidement distancé et une seconde patrouille ([2]) s'est engagée sur l'autoroute en direction de Lausanne. Peu avant l'aire de repos de Y.________, cette patrouille s'est également fait dépasser à vive allure, puis distancer par le véhicule C.________, malgré l'enclenchement des feux bleus et avertisseurs. Le véhicule conduit par A.________ a ainsi été perdu de vue. Quelques minutes plus tard, le Corps des gardes-frontière a annoncé aux forces de police que la vitesse dudit véhicule avait été mesurée à 208 km/h par le portique AFV situé au niveau de X.________, sur un tronçon limité à 120 km/h. Quelques instants plus tard, à la hauteur de la jonction de Z.________, le véhicule s'est engagé à haute vitesse dans une zone de travaux en bidirectionnel, dont la vitesse était limitée à 80 km/h jusqu'à l'échangeur de U1.________, toujours en direction de Lausanne. La patrouille de police [1] s'est engagée derrière le véhicule C.________ à la jonction de V1.________, mais a également été rapidement distancée, en raison de la très grande vitesse du véhicule incriminé. A 1h56, le véhicule C.________ a repassé le portique AFV de X.________ à une vitesse de 119 km/h, en direction de Genève cette fois-ci, après avoir repris l'autoroute à W.________. Une nouvelle patrouille de police ([3]) s'est engagée derrière le véhicule C.________ au niveau de la jonction de W1.________ et a pris en chasse ce véhicule, attributs prioritaires enclenchés. Le véhicule a réussi à distancer cette patrouille. Parallèlement, un dispositif de plusieurs patrouilles de gendarmerie de police et du Corps des gardes-frontière a été déployé. Ainsi, à la sortie autoroutière de U.________, une patrouille du Corps des gardes-frontière composée du Cpl D.________ et de la Cple E.________ a positionné son véhicule de service banalisé sur le terre-plein central de la sortie d'autoroute, sans attributs prioritaires. Le Cpl D.________ est sorti du véhicule, s'est muni d'une herse qui se trouvait dans le coffre et s'est positionné sur la voie de présélection gauche de la sortie d'autoroute. Arrivé à la hauteur de la sortie autoroutière de U.________, A.________ a emprunté la voie de sortie à haute vitesse avant de décélérer fortement pour ne pas perdre la maîtrise de son véhicule. Sur cette voie composée de deux présélections, les deux comparses ont été confrontés à la présence du Cpl D.________ sur l'une des voies. Afin d'éviter d'être intercepté, A.________ a changé de voie à plusieurs reprises, se remettant à chaque fois sur la voie occupée par le Cpl D.________. A une distance d'environ 20 mètres du véhicule C.________, celui-ci a pu lancer sa herse devant le véhicule et a dû effectuer un bond de côté afin d'éviter de se faire percuter de plein fouet. Le véhicule, dont le pneu arrière droit a été endommagé, a poursuivi sa course et repris l'autoroute en direction de Lausanne avant d'être contraint de s'arrêter quelques centaines de mètres plus loin sur la bande d'arrêt d'urgence, en raison de la crevaison précitée. Lors de ces faits, A.________ conduisait le véhicule sous l'influence de stupéfiants (THC, taux minimum de 2.9 pg/L). B.b. A.________ est en 1995 à X1.________, en France, pays dont il est ressortissant. Il y a effectué sa scolarité obligatoire, puis y a obtenu un diplôme de technicien de laboratoire médical au mois de juin 2019. Il a été élevé avec son frère par sa mère, laquelle est décédée au mois de décembre 2019 après deux années de lutte contre le cancer, pendant lesquelles il a été très présent à ses côtés. Il a effectué divers petits jobs d'étudiant, avant de trouver un emploi comme livreur au mois d'avril 2020. Au mois de janvier 2021, il s'est établi à Y1.________ dans le but de travailler comme frontalier en Suisse. Il a ainsi travaillé pendant un mois environ comme courtier en assurances, puis comme intérimaire dans divers domaines, celui des assurances ne lui convenant pas. A la fin de l'année 2021, il a obtenu un permis de frontalier pour une activité dans une entreprise de nettoyage et a décroché, le 1er avril 2022, un contrat de mission intérimaire de durée indéterminée auprès de F.________ à Lausanne, au taux de 90 %. Pendant ses études, il a obtenu deux prêts étudiants, qu'il amortit à hauteur de 250 euros par mois pour l'un et dont il s'acquitte d'intérêts à concurrence de 3 euros pour l'autre. Il n'a pas de fortune et n'a ni famille, ni attache en Suisse. Son casier judiciaire suisse est vierge de toute inscription.