Citation: 8C_272/2023 E. 7.2

7.2. A l'appui de son grief de violation des art. 8 al. 3 Cst. et des art. 3 et 6 LEg, la recourante réitère ses allégations, selon lesquelles elle avait le niveau de formation requis pour le poste de chef (fe) de secteur contrairement à ses collègues. Elle reproche aux juges cantonaux de n'avoir procédé à aucun examen de ses arguments, ni à une comparaison précise des situations. En particulier, elle leur fait grief de n'avoir pas discuté les taux de pondération appliqués par l'autorité intimée pour fixer le nombre d'annuités. A ce propos, elle se plaint de ce que les activités de C.________ ont été pondérées à des taux de 70 % et 80 %, alors que ses activités en qualité de gestionnaire en ressources humaines et de commise administrative 6, au sein du même service que pour le poste de chef (fe) de secteur et impliquant des connaissances approfondies en assurances sociales ainsi qu'une parfaite maîtrise du SIRH, n'ont été pondérées qu'à des taux de 50 % et 75 %. Par ailleurs, la recourante reproche aux premiers juges d'avoir admis la pratique alléguée par l'intimé (dont a bénéficié C.________) d'arrondir à la hausse le nombre d'annuités à partir de onze mois, en violation de l'art. 3 al. 2 RTrait. En ce qui concerne B.________, la discrimination découlerait du fait que, quand bien même il ne disposait pas du titre requis pour la fonction, ni d'aucun diplôme utile, il s'est vu attribuer un nombre d'annuités supérieur au sien, alors qu'elle était au bénéfice du brevet fédéral de spécialiste en ressources humaines et d'une expérience utile au poste de neuf ans à l'État de Genève. En outre, l'expérience de son collègue masculin aurait été prise en compte à double titre, soit pour le dispenser de l'application du code 9 et pour fixer ses annuités, ce qui serait contraire au cadre règlementaire cantonal et le favoriserait indûment.