Citation: U 54/04 12.05.2005 E. A

A.a L.________ travaillait comme réceptionniste-téléphoniste à mi-temps pour X.________ SA. A ce titre, elle était assurée contre les accidents professionnels ou non, ainsi que contre les maladies professionnelles auprès d'Elvia Assurances (Elvia), aujourd'hui Allianz Suisse, Société d'Assurances (Allianz Suisse). Le 4 mai 1999, lors d'une baignade en Thaïlande, elle a été entraînée par une vague et roulée sur des rochers. Présentant des contusions multiples, elle consulta les médecins de l'hôpital Y._______, qui ont fait état d'étourdissement et de douleurs à la cuisse gauche (rapport du 12 mai 1999). Rentrée en Suisse, elle reprit son activité professionnelle. Devant la persistance de sciatalgies gauches, L.________ consulta le docteur V.________ le 1er juillet 1999; celui-ci posa le diagnostic de sciatique S1 gauche en voie de chronicisation et attesta une incapacité de travail totale dès le lendemain (rapport médical initial du 5 juillet 1999). Le docteur R.________, spécialiste FMH en neurochirurgie, à qui l'assurée avait été adressée, procéda le 29 juillet 1999 à une foraminotomie L5-S1 gauche (rapport du 29 juillet 1999), puis à une discotomie par voie interlamaire L5-S1 gauche le 15 septembre 2000 (rapport du 18 septembre 2000). L'incapacité de travail en raison de lombalgies et d'un syndrome vertébral lombaire perdurant, Elvia a soumis l'assurée à une expertise le 14 juin 2001; le docteur O.________, spécialiste FMH en chirurgie, orthopédique et traumatologie, a conclu que la relation entre l'état somatique de l'assurée et l'accident du 4 mai 1999 était vraisemblable, que celle-ci présentait une incapacité de travail de 50 % dans son activité habituelle et qu'une expertise psychiatrique pourrait permettre de préciser un éventuel syndrome d'extension des symptômes (rapport du 26 juin 2001). A.b Elvia a mis fin au versement des indemnités journalières dès le 1er juillet 2001, considérant que l'assurée pouvait reprendre son activité habituelle dès cette date (décision du 8 octobre 2001). Après que l'assurée a formé opposition et versé de nouveaux rapports médicaux attestant une incapacité de travail totale, Allianz Suisse a confié un mandat d'expertise au docteur M.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie. Celui-ci a posé le diagnostic de névrose de compensation et conclu que L.________ n'était pas atteinte dans sa santé psychique, ni ne présentait de séquelles de ce type en relation avec l'accident du 4 mai 1999 (rapport du 26 août 2002). Après avoir interpellé le docteur O.________ (rapport du 27 novembre 2002), l'assureur a confirmé sa décision initiale le 29 novembre 2002. A.c Dès le 1er juillet 2000, L.________ a été mise au bénéfice d'une rente entière d'invalidité par l'Office AI du canton de Genève (décision du 15 novembre 2002), auquel elle s'était annoncée le 11 août 2000. Par décision du 8 novembre 2002, Allianz Suisse a avisé L.________ qu'elle réclamait à l'Office AI la somme de 22'468 fr. 70 sur les montants arriérés qui lui étaient dus par cette assurance, au titre de surindemnisation.