Citation: 1B_88/2021 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le recourant fait uniquement valoir à titre général que le refus de désigner un avocat d'office à un prévenu dans une cause pénale, "respectivement de lui accorder l'assistance judiciaire", peut faire l'objet d'un recours en matière pénale immédiat auprès du Tribunal fédéral. Ce faisant, il se réfère à une cause (ATF 140 IV 202 consid. 2.2) concernant le refus de la nomination d'une défense d'office avant l'ouverture des débats. L'enjeu déterminant résidait alors dans la poursuite des débats avec ou sans défenseur. Or il s'agit précisément d'un cas dans lequel un éventuel gain de cause dans un recours formé en fin de procédure ne permettrait pas de replacer le prévenu dans la même situation que s'il avait été d'emblée assisté. Dans le cas présent, l'assistance judiciaire n'a été refusée que pour la procédure de recours contre la mise en détention provisoire. Le recourant a déjà procédé avec l'aide de son défenseur. Conformément à la jurisprudence exposée ci-dessus, la mise à sa charge des frais de justice et de représentation ne saurait ainsi à elle seule constituer un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Le recourant ne démontre pas le contraire, ni même ne l'allègue.