Citation: 5A_861/2022 E. 4.2.2

4.2.2. En l'espèce, le grief du recourant est insuffisamment motivé en tant que l'intéressé se contente de chiffrer l'entretien convenable de l'épouse à 3'629 fr. 75 et qu'il ne conteste pas valablement les considérations cantonales émises à cet égard. Par ailleurs, force est de constater que le recourant ne s'en prend pas à la constatation cantonale selon laquelle, dans la mesure où l'autorité de première instance avait justement considéré que le train de vie allégué par l'intimée était vraisemblablement inférieur à celui effectivement mené durant la vie commune, il pouvait être retenu que celle-ci devrait également puiser dans ses économies pour le maintenir et que, ainsi, le principe d'égalité était respecté. Au demeurant, la jurisprudence prévoit certes que, pour respecter le principe d'égalité entre les époux, on ne saurait exiger d'un conjoint qu'il entame sa fortune que si on impose à l'autre d'en faire autant, à moins qu'il n'en soit dépourvu (ATF 147 III 393 consid. 6.1.2; arrêt 5A_679/2019 et 5A_681/2019 du 5 juillet 2021 consid. 15.4.2). Cela étant, compte tenu de l'importante et manifeste disparité entre la fortune de chaque époux, le recourant ne parvient pas à démontrer que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en lui imposant de subvenir aux besoins de son épouse par le versement de la contribution d'entretien litigieuse, arrêtée à 11'000 fr. par mois, et, le cas échéant, d'entamer la substance de sa fortune. Dans ces circonstances, le fait que la fortune de l'époux serait majoritairement composée d'immeubles et que celle de l'épouse serait essentiellement composée d'avoirs bancaires n'est pas décisive. Il s'ensuit que le grief doit être rejeté en tant qu'il est recevable.