Citation: 2D_25/2024 E. 6.3

6.3. Dans son mémoire, le recourant invoque qu'il serait erroné de retenir qu'il pourrait se marier dans un autre pays que la Suisse, par exemple au Cameroun ou en Côte d'Ivoire, en raison du sort généralement réservé aux personnes homosexuelles ou bisexuelles dans ces pays. Or, comme le relève explicitement le Tribunal cantonal, le mariage fictif exclut de toute façon le regroupement familial. C'est ainsi à titre superfétatoire que le Tribunal cantonal a indiqué que rien dans le dossier n'indiquait que les démarches en vue du mariage ne pourraient pas être poursuivies dans un autre pays que la Suisse, par exemple au Cameroun, de sorte que l'on ne se trouvait pas dans une situation où une tolérance de séjour en vue du mariage (cf. arrêts 2C_178/2024 du 31 mai 2024 consid. 4.5; 2C_154/2020 du 7 avril 2020 consid. 3.10) devait être envisagée. Enfin, on peine particulièrement à suivre le recourant lorsqu'il invoque que la décision entreprise, selon laquelle rien ne s'oppose à ce qu'il se marie avec sa fiancée dans un autre pays, par exemple au Cameroun, aurait pour conséquence qu'il serait contraint de "cacher son orientation sexuelle".