Citation: 2C_901/2019 E. 4.3

4.3. Le Tribunal cantonal a estimé que les dispositions susmentionnées ne permettaient la publicité pour des établissements sanitaires que de façon restrictive; l'art. 82 al. 1 LSP laissait une certaine marge de manoeuvre pour concrétiser les notions qui y figuraient, notamment celle de publicité qui importune; l'art. 24 RES ne couvrait pas tous les procédés publicitaires envisageables le fait de faire de la publicité à la radio ou à la télévision - que ce soit au moyen de spots publicitaires ou du parrainage d'émissions radiophoniques - devait être examiné avec réserve; le message radiophonique en cause constituait une diffusion à large échelle, étant donné qu'il s'adressait à un nombre indéterminé d'auditeurs, et systématique, dès lors qu'il était diffusé tous les jours du lundi au vendredi; les juges précédents ont qualifié le procédé utilisé de parrainage d'une émission radiophonique et décidé qu'il devait être assimilé à de la publicité importune au sens de l'art. 82 al. 1 LSP et, partant, qu'il était interdit. Pour qualifier cette interprétation d'arbitraire, la recourante se fonde sur une interprétation littérale (seule la diffusion de feuillets publicitaires serait interdite) et systématique (l'art. 24 al. 2 RES ne concrétiserait que la seconde phrase de l'art. 82 al. 1 LSP et non l'art. 82 al. 1 LSP dans son entier, ce qui ne permettrait pas d'étendre l'interdiction des formes de diffusion de publicité objective à large échelle aux autres modes de diffusion que celui des feuillets) de cette disposition pour arriver à la conclusion que l'art. 24 al. 2 RES ne peut être interprété en ce sens qu'il interdit le parrainage d'une chronique radiophonique.