Citation: 9C_888/2015 E. 4

Compte tenu de son pouvoir d'examen restreint en la matière (supra consid. 1), il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante d'établir en quoi celle opérée par l'autorité précédente serait manifestement inexacte ou incomplète, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. En l'occurrence, le recourant livre sa propre appréciation des observations de l'enquêteur externe mandaté par l'office intimé et des conclusions de l'expertise du docteur F.________, sans tenter d'établir en quoi celle de l'autorité précédente serait arbitraire. Selon le recourant, la cour cantonale aurait en particulier dû écarter les observations de l'enquêteur selon lesquelles il faisait du démarchage car il l'avait vu effectuer des travaux de jardinier-paysagiste chez une seule et unique personne. Il omet toutefois le fait que la juridiction cantonale s'est fondée sur un faisceau d'indices concordants pour retenir qu'il offrait ses services à des tiers. Il disposait d'un matériel professionnel pour la réalisation de travaux de jardinage, d'un carnet de factures établi à son en-tête et avait déjà travaillé en 2009 - soit quatre ans avant les observations de l'enquêteur - pour le compte de la Commune de E.________. Le recourant ne prétend par ailleurs pas que l'activité observée de jardinier-paysagiste ne serait pas exigible de sa part. Pour le surplus, le docteur F.________, à l'issue d'un examen psychiatrique circonstancié et conforme aux règles de l'art, a considéré que l'état psychique actuel du recourant n'affectait pas sa capacité de travail. Le fait que ce médecin s'est prononcé sur l'état actuel du recourant, en se basant sur ses propres observations, ne signifie pas que ses constatations se limiteraient à une nouvelle appréciation d'un état de santé psychique demeuré identique. Au contraire, le psychiatre a dûment motivé les raisons pour lesquelles il ne pouvait pas retenir un trouble délirant persistant avec dysmorphophobie délirante et un trouble panique, en l'absence de tout signe ou symptôme de la lignée psychotique lors de son examen clinique, et les motifs pour lesquels le recourant disposait d'une pleine capacité de travail depuis de nombreuses années. A cet égard, le docteur F.________ a estimé que le recourant présentait une personnalité émotionnellement labile de type borderline et une fibromyalgie qui, du point de vue psychiatrique, s'associait à un trouble somatoforme sans effet sur sa capacité de travail. Procédant à l'examen requis par la jurisprudence du Tribunal fédéral en présence d'un syndrome douloureux somatoforme persistant (ATF 141 V 281), les premiers juges ont constaté que le recourant ne suivait aucune thérapie particulière, disposait d'une médication modérée visant essentiellement des atteintes somatiques non invalidantes, menait une vie sociale relativement active et déployait différentes activités en tant que concierge et jardinier-paysagiste à un taux relativement important. Il apparaissait ainsi qu'il était tout à fait en mesure de surmonter les douleurs qu'il semblait ressentir, si bien que le trouble somatoforme douloureux n'était pas invalidant. Faute de griefs motivés, il n'y a pas lieu de remettre en cause le résultat de cette appréciation des preuves.