Citation: 5A_770/2022 E. 6

L'autorité cantonale a tout d'abord rejeté les griefs de A.________ relatifs au refus du Tribunal de ne pas avoir donné suite à sa demande en production de pièces, considérant en substance que celles-ci étaient soit inexistantes, soit ne s'avéraient pas déterminantes pour l'issue du litige. Elle a aussi confirmé que le Tribunal pouvait, au terme d'une appréciation anticipée des preuves, refuser de procéder à l'audition de témoins que A.________ avait cités et limiter l'instruction à l'audition de deux sur les huit témoins requis, sans violer le droit à la preuve. Selon la juridiction précédente, c'était également à tort que l'appelante reprochait au Tribunal d'avoir refusé d'interroger les parties lors de l'audience du 27 avril 2021, celles-ci ayant eu l'occasion de se déterminer à plusieurs reprises et les questions qu'elle souhaitait poser n'étant par ailleurs pas pertinentes. Enfin, il était admissible de mentionner dans le procès-verbal d'audience les moyens de preuve admis et les allégués sur lesquels porteraient les auditions, tout en rejetant implicitement les autres offres de preuves des parties, sans rendre d'ordonnance de preuve distincte, étant précisé que le jugement de première instance traitait expressément de la question de la demande de production de pièces de l'intéressée et motivait les raisons de son rejet. Dans son mémoire - difficilement intelligible et fondée en partie sur des faits qui ne ressortent pas de la décision entreprise (cf. supra consid. 2.2) -, la recourante n'expose pas en quoi l'arrêt de la Cour de justice viole le droit, se limitant en substance à affirmer que l'importance des pièces comptables dont elle avait requis la production " est une évidence ", que " personne ne peut prédire l'avenir ", qu'il se justifiait en réalité d'approfondir l'enquête, que l'audition des deux témoins cités " n'a pas permis d'établir des faits suffisamment pertinents " et qu'en définitive, " les faits explorés n'ont pas permis d'aboutir à trancher ". Faute de motivation conforme aux exigences légales, le recours est dès lors irrecevable sur ces points (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 1).