Citation: 2C_103/2024 E. 3

D'après l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions relatives à une autorisation de droit des étrangers à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. En l'espèce, le recourant, qui vit en Suisse au bénéfice d'une autorisation de séjour depuis nettement moins de dix ans, sans signes d'intégration exceptionnelle, qui est séparé de son épouse et qui n'entretient aucun autre lien familial ou de dépendance avec qui que ce soit en Suisse, ne peut pas se prévaloir du droit à la protection de la vie privée et familiale garantie par l'art. 8 CEDH (et l'art 13 Cst.) pour obtenir une autorisation de séjour en Suisse (cf. ATF 149 I 207 consid. 5.3.2; 144 I 206 consid. 3.9; 144 II 1 consid. 6.1 et les références citées). En revanche, le recourant, qui est l'époux d'une ressortissante suisse dont il est séparé, invoque de façon défendable l'art. 50 al. 1 let. b LEI, qui peut potentiellement lui conférer un droit à séjourner en Suisse. Son recours échappe ainsi au motif d'irrecevabilité prévu à l'art. 83 let. c ch. 2 LTF. Concernant la forme du recours, on peut douter que la conclusion demandant au Tribunal fédéral de "rendre une nouvelle décision au sens des considérants du présent recours" soit suffisamment précise et réponde aux exigences de l'art. 42 LTF. Cette question peut toutefois être laissée ouverte, puisque il ressort clairement du recours que le recourant requiert la prolongation de son autorisation de séjour, ce que confirme sa conclusion subsidiaire. Les autres conditions de recevabilité du recours en matière de droit public sont également réunies (cf. art. 82 let. a, 86 al. 1 let. d et al. 2, 89 al. 1, 90 et 100 al. 1 LTF), si bien qu'il convient d'entrer en matière.