Citation: I 173/00 04.05.2000 E. 2

2.- a) En l'occurrence, une expertise psychiatrique était sans aucun doute nécessaire pour statuer sur la de- mande de rente. Ce point n'est pas contesté par le recou- rant, qui admet d'ailleurs que ses problèmes sont surtout "d'ordre psychologique". Entendu en procédure cantonale, le recourant a allégué qu'il avait bien reçu la lettre de la policlinique de méde- cine des HUG, mais qu'il l'avait égarée avant de l'avoir ouverte. Quant à la lettre de l'office cantonal de l'assu- rance-invalidité du 3 décembre 1998, le recourant a pré- tendu qu'il n'avait jamais reçu l'avis de retrait de cet envoi; il suppose que l'avis en question s'est mélangé à des envois publicitaires qu'il a jetés. Les déclarations du recourant, qui, pour une même pro- cédure, prétend avoir égaré une convocation et ne pas avoir reçu un avis de la poste, n'apparaissent guère plausibles. Elles sont d'autant plus invraisemblables que le recourant, auparavant déjà, avait fait preuve de manquements répétés à son devoir de collaborer. On constate ainsi, à la lecture du dossier, que l'office de l'assurance-invalidité a dû envoyer à l'assuré pas moins de trois rappels avant que celui-ci communique le nom et l'adresse de son médecin traitant. On retiendra donc, à l'instar des premiers juges, que le recourant n'a pas donné suite, sans excuse valable, à une convocation en vue d'une mesure d'instruction néces- saire pour établir des faits déterminants. D'autre part, il y a lieu d'admettre que la lettre de l'office de l'assurance-invalidité du 3 décembre 1998 a été valablement communiquée au recourant. En effet, si un envoi recommandé n'est pas retiré dans le délai de garde de sept jours prévu par les dispositions édictées par la Poste en application des art. 10 et 11 de la loi fédérale du 30 avril 1997 sur la poste (cf. la brochure "Courrier Suis- se", p. 47, ch. 4.5 let. b de l'édition de janvier 1998 et p. 54 ch. 4.6 let. b de l'édition de janvier 1999), il est réputé avoir été communiqué le dernier jour de ce délai (ATF 123 III 493 consid. 1, 119 II 149 consid. 2). L'office s'est donc conformé à l'exigence de l'avertissement préala- ble requis par l'art. 73 RAI. b) Le droit cantonal genevois permet aux autorités administratives de déclarer irrecevables les conclusions des parties qui refusent de collaborer à la constatation des faits (art. 24 al. 2 de la loi cantonale genevoise sur la procédure administrative; RS GE E 5 10). D'autre part, on ne pouvait conclure des seules pièces au dossier que l'assuré avait droit à une rente (qu'il s'agisse d'une rente entière ou d'une fraction de rente; cf. ATF 108 V 232 en haut). Dans ces circonstances, l'office de l'assurance-inva- lidité était en droit de refuser d'entrer en matière sur la demande, conformément à l'art. 73 RAI.