Citation: 5A_558/2016 E. 3.2

3.2. Dans l'arrêt déféré, le juge cantonal retient que " la résidence habituelle de C.A.________ était à Y.________, au domicile de son père lorsque sa mère l'a déplacée au mois d'avril 2015", alors que le père était seul titulaire du droit de garde. L'autorité précédente a ensuite retenu que, par déclaration écrite du 28 avril 2015, le père avait consenti à un déplacement temporaire de l'enfant - indiquant la durée du 28 avril 2015 au 28 avril 2016 -, qu'il n'avait certes pas donné son accord à une modification du lieu de résidence, mais n'avait pas pour autant spécifié que l'autorisation ne portait que sur l'exercice du droit de visite, ni fixé une date de retour. Le juge cantonal a exposé qu'une fois donné, le consentement ne pouvait pas être rétracté. Il en a conclu que l'autorisation de séjourner en Suisse durant un an n'avait pas cessé de déployer ses effets, partant, que le refus de la demande de retour était justifié en vertu de l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80, pour ce motif déjà. Pour le surplus, le magistrat cantonal a relevé que l'arrêt en modification du jugement de divorce du 3 mars 2016 du Tribunal civil de Y.________ attribuant à la mère l'autorité parentale sur l'enfant et déplaçant le lieu de résidence habituelle de la fille au domicile de sa mère, avait été entrepris par le père, en sorte que ce jugement ne pouvait pas valoir acquiescement postérieur au déplacement, mais qu'il convenait néanmoins d'éviter d'exposer l'enfant à un double retour en cas de rejet de l'appel par les juges roumains. Le juge cantonal a enfin rappelé que la demande en retour avait été introduite une semaine avant l'écoulement du délai d'un an de l'art. 12 CLaH80, en sorte qu'à quelques jours près, il lui aurait appartenu de déterminer si l'enfant s'était intégré à son nouveau milieu, mais que cette question pouvait néanmoins souffrir de rester indécise.