Citation: 1B_228/2020 E. 1

Le 24 février 2020, A.________ a déclaré recourir contre une ordonnance de non-entrée en matière rendue le 18 février précédent par le Ministère public du canton de Genève. Invité par la Chambre pénale de la Cour de justice du canton de Genève à fournir une avance de frais de 600 fr., A.________ a fait valoir qu'il était sans ressources suffisantes. Dans le formulaire d'assistance judiciaire qui lui a été fourni, il a indiqué pièces à l'appui recevoir un salaire mensuel de 226 fr. ainsi qu'une rente AI de 808 fr. et des prestations complémentaires de 1977 fr. Ses charges mensuelles étaient de 679 fr. de loyer, plus les impôts (25 fr.) et l'assurance-maladie (64 fr.). Dans son rapport du 16 avril 2020, le Service cantonal de l'assistance juridique (ci-après: le service AJ) a considéré que l'intéressé était en mesure de régler par ses propres moyens les honoraires d'un avocat. Se fondant sur ce rapport, la direction de la procédure a, par ordonnance du 23 avril 2020, rejeté la demande d'assistance judiciaire, considérant que le disponible mensuel dépassait de 1'277 fr. le minimum vital et de 987 fr. le minimum vital "élargi". Le recourant était astreint à verser 600 fr. de sûretés jusqu'au 15 mai 2020, étant précisé qu'à défaut de paiement il ne serait pas entré en matière sur le recours. Par acte du 11 mai 2020, A.________ déclare recourir contre cette ordonnance. Il indique que le tableau de ses revenus ne serait pas à jour puisque son revenu n'est plus que de 226 fr. Il demande par ailleurs une réévaluation du montant des sûretés ou un arrangement de paiement. La cour cantonale a produit son dossier, renonçant à se déterminer sur le recours.