Citation: 5A_475/2024 E. 4.2

4.2. La décision entreprise porte sur des mesures provisionnelles selon l'art. 98 LTF; partant, la recourante ne peut dénoncer qu'une violation de ses droits constitutionnels, grief qu'elle doit motiver conformément à l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 135 III 232 consid. 1.2). En l'occurrence, les autorités cantonales ont décliné leur compétence matérielle pour connaître de la requête de mesures provisionnelles de la recourante; le recours apparaît dès lors irrecevable d'emblée en tant qu'il disserte sur les conditions de l'octroi du séquestre (ATF 142 I 155 consid. 4.4.2 et les citations); au demeurant, comme l'a retenu la juge cantonale, l'ordonnance de séquestre était susceptible d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral (art. 78 ss LTF). Pour le surplus - autant que son argumentation est compréhensible -, la recourante invoque plusieurs dispositions de droit pénal (art. 70 al. 1 et 73 al. 1 CP), de procédure pénale (art. 52 al. 1, 196, 197 al. 1 let. c et d CPP) et droit privé (art. 641 CC; art. 82, 161 et 184 CO), qui ne sont pas de nature constitutionnelle ( cf. BOVEY, in : Commentaire de la LTF, 3e éd., n° 17 ad art. 98 LTF et les références). Enfin, elle ne peut se prévaloir de l'art. 26 Cst. (garantie de la propriété) dans un litige entre particuliers (ATF 143 I 217 consid. 5.2).