Citation: 6B_296/2018 E. 3.5

3.5. Le recourant a certes connu, si l'on suit ses dires, une enfance très difficile. Cela n'enlève toutefois rien au fait qu'il n'a pas d'attaches solides avec la Suisse. Il n'y a séjourné qu'au bénéfice d'une admission provisoire. Il ne parle toujours pas correctement le français alors qu'il est arrivé en 2014. Il n'est pas établi qu'il ait tissé des liens étroits avec l'une ou l'autre personne, suisse ou non, résidant en Suisse. Au moment de l'arrêt attaqué, après une période d'arrêt, il n'avait repris le cursus scolaire que depuis 18 mois, en août 2016. B.________, directeur du service de l'accueil post-obligatoire, faisait état d'une bonne intégration à l'école que ce soit avec les autres élèves ou avec les professeurs. Il n'en reste pas moins que ce changement d'état d'esprit était relativement récent. Il n'a surtout pas empêché le recourant de commettre des infractions en juillet 2016, en août 2016, en novembre 2016 et en décembre 2016. Au vu de ces circonstances et conformément à la jurisprudence en la matière, le recourant ne pouvait se prévaloir du respect au droit de sa vie privée au sens de l'art. 8 CEDH à l'encontre de la mesure d'expulsion ici contestée.