Citation: 6B_705/2023 E. 1.7.1

1.7.1. Les intérêts publics présidant à l'expulsion du recourant sont très importants. Il a en effet commis plusieurs infractions pour lesquelles il a été condamné à une peine privative de liberté de 8 ans et demi. Comme l'a relevé à juste titre la cour cantonale, les actes reprochés au recourant dans le jugement attaqué sont graves, puisqu'il s'en est notamment pris aux biens juridiques les plus précieux que sont notamment la vie et l'intégrité physique pour des motifs purement égoïstes et futiles. On rappelle dans ce contexte que la jurisprudence commande de se montrer particulièrement strict en cas d'actes de violence contre l'intégrité corporelle (cf. ATF 137 II 297 consid. 3.3; arrêts 6B_122/2023 du 27 avril 2023 consid. 1.3.2; 6B_745/2022 précité consid. 3.4.2; 6B_672/2022 précité consid. 2.4.2). De plus, l'expertise a retenu un risque de récidive élevé pour des actes de violence interpersonnelle (cf. rapport d'expertise du 22 mars 2021, p. 17-18; pièce 67 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). A cela s'ajoute que le recourant a commis plusieurs autres infractions contre divers biens juridiques protégés. De tels comportements, couplés en l'espèce aux multiples antécédents du recourant, ainsi qu'à une prise de conscience mitigée des actes commis démontrent un mépris total pour l'ordre juridique suisse et le sentiment de sécurité d'autrui. Par ailleurs, la peine privative de liberté à laquelle le recourant a été condamné en l'espèce (8 ans et demi) dépasse largement le seuil d'une année, ce qui pourrait permettre une révocation de son autorisation de séjour sur la base de l'art. 62 al. 1 let. b LEI (cf. ATF 139 I 145 consid. 2.1, selon lequel constitue une "peine privative de liberté de longue durée" au sens de l'art. 62 al. 1 let. b LEtr [depuis le 1er janvier 2019: LEI], toute peine dépassant un an d'emprisonnement; arrêts 6B_86/2023 précité consid. 5.4.3; 6B_1345/2021 du 5 octobre 2022 consid. 6.7.2; 6B_756/2021 du 23 mars 2022 consid. 4.4.1).