Citation: 6B_45/2022 E. B

Par arrêt du 3 novembre 2021, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a admis très partiellement l'appel d'A.________ et a rejeté l'appel joint de B.________. Elle a réformé le jugement de première instance en ce sens qu'elle a classé la procédure en tant qu'elle porte sur le coup de poing reproché à A.________ et a condamné ce dernier à verser à B.________ un montant de 8'746 fr. 50, à titre de juste indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure de première instance et par 3'950 fr. 45 pour ceux de la procédure d'appel. Elle a en outre condamné A.________ aux frais de la procédure d'appel, par 2'275 fr., et a rejeté ses autres conclusions en indemnisation pour la procédure d'appel. Elle a confirmé le jugement pour le surplus. En substance, les faits suivants ressortent de l'arrêt attaqué: B.a. Le 10 juin 2017, alors qu'elle rentrait chez elle au volant de son véhicule, B.________ a été confrontée à une dispute qui avait éclaté entre A.________ et C.________ - tous étant domiciliés à la même adresse -, lesquels se trouvaient sur le parking de l'immeuble. A son arrivée, A.________ l'a injuriée en la traitant notamment de " salope de marocaine " et de " connarde ", s'est approché d'elle alors qu'elle sortait de son véhicule, lui a asséné un coup au visage, a sorti son couteau suisse dont il avait extrait la lame et l'a agité en sa direction en effectuant des mouvements " en avant en arrière ". C.________ s'est ensuite interposé. B.b. Immédiatement après les faits, B.________ a consulté divers médecins et psychiatres, qui ont constaté un stress post-traumatique directement en lien avec ces évènements. En particulier, B.________ s'est rendu à la Clinique G.________ le jour des faits et a relaté au médecin de permanence les évènements du 10 juin 2017, précisant avoir été traumatisée à la vue du couteau. Deux jours après les faits, B.________ a consulté son médecin traitant auquel elle a expliqué avoir été agressée par son voisin, d'abord insultée puis menacée avec un couteau. Vu son état de stress, elle a été dirigée auprès d'un psychiatre. B.c. B.________ a été hospitalisée à la Clinique D.________ durant trois semaines, du 13 juillet au 2 août 2017 en raison des évènements du 10 juin 2017. Elle a été en arrêt de travail total dès le 14 juin 2017, n'ayant pu reprendre qu'environ une année après les faits, à 50 %. Depuis lors et en tout cas jusqu'à l'audience d'appel, elle a entrepris un suivi psychologique à raison d'une à deux fois par semaine. A teneur de sa dernière attestation médicale établie par la Dre E.________ le 30 août 2021, sa symptomatologie était encore très active, si bien que ses traitements psychothérapeutiques et médicamenteux devaient se poursuivre. B.d. Entendu comme témoin le 4 mars 2019, le Dr F.________, médecin-psychiatre de B.________ depuis le 14 juin 2017, a indiqué qu'il avait déjà constaté les symptômes de celle-ci et établi un diagnostic en lien avec les événements du 10 juin 2017 lors de sa deuxième consultation et que celle-ci n'avait, à sa connaissance, pas eu de problèmes psychiatriques avant l'altercation du 10 juin 2017. B.e. Il ressort en substance des diverses attestations et rapports médicaux au dossier cantonal que B.________ présentait de nombreux symptômes (dont une hyper-vigilance, une stupeur quasi catatonique avec rumination anxieuse centrée sur les menaces de son agresseur et un état de reviviscence s'agissant des menaces avec réactions imprévisibles) à la suite de l'agression du 10 juin 2017. Elle souffrait ainsi d'un trouble anxieux d'intensité sévère, de symptômes dépressifs d'intensité sévère ainsi que d'un stress post-traumatique, avec modification durable de la personnalité.