Citation: 5A_91/2022 E. 6.1

6.1. Selon l'arrêt entrepris, le Tribunal a retenu, s'agissant du mari, des dettes d'impôt s'élevant à 11'087 fr. 50 pour les années 2015 et 2017. Concernant l'année 2016, il a considéré que les seules pièces produites, à savoir des acomptes d'impôt des 23 mars et 10 juin 2016, ne permettaient pas d'admettre qu'un quelconque montant était encore dû à ce titre lors de l'introduction de l'action en divorce. Pour les juges précédents, cette analyse ne prêtait pas le flanc à la critique et il appartenait à l'intéressé, au vu des maximes applicables, de prouver ses allégués. Le Tribunal n'avait aucun devoir de l'interpeller, ce d'autant qu'il était assisté d'une mandataire professionnelle. Il convenait d'ajouter que, le 28 mars 2019, un délai avait été imparti aux parties pour produire leur avis de taxation 2017. Le mari aurait pu saisir cette occasion pour compléter ses pièces, ce qu'il n'avait pas fait. En revanche, le 5 avril 2019, il avait critiqué la demande de prolongation du délai formulée par l'épouse. A ce moment-là, il n'avait pas relevé que celle-ci n'avait pas allégué sa dette fiscale de 2017; au contraire, il en avait vivement souhaité la production. Quant aux impôts 2016, l'épouse avait demandé que ses dettes soient déduites de ses acquêts et, en annexe à son mémoire de réponse, elle avait notamment produit son avis de taxation pour cette année-là. Le grief de l'appelant selon lequel aucune dette d'impôt ne devait être retenue en faveur de l'épouse car elle n'en avait allégué aucune, de même que celui visant la prise en compte seulement partielle de sa propre dette fiscale étaient par conséquent infondés.