Citation: 6B_268/2018 E. 6.2.1

6.2.1. Aux termes de l'art. 31 CP, le droit de porter plainte se prescrit par trois mois. Le délai court du jour où l'ayant droit a connu l'auteur de l'infraction. Les juges cantonaux ont relevé que la grande majorité des publications précisaient leur date de mise en ligne. Par ailleurs, pour toutes les infractions commises par le biais d'internet, ils ont examiné de manière détaillée à quel moment le lésé a pris connaissance des propos litigieux (arrêt attaqué, p. 63 ss). Ils ont d'ailleurs procédé au classement d'un cas de l'acte d'accusation, puisqu'aucun élément ne permettait de conclure quand le lésé en avait pris connaissance (cas B.IX.35 en ce qui concerne G.________). La recourante ne démontre pas en quoi ces considérations de la cour cantonale relatives à la prescription du délai de plainte, qui n'apparaissent au demeurant pas critiquables, seraient contraires au droit fédéral. Faute de satisfaire aux exigences de l'art. 42 al. 2 LTF, le grief est irrecevable.