Citation: 6B_1281/2023 E. 2.3.1

2.3.1. Le recourant soutient que la cour cantonale aurait arbitrairement retenu que les accusations de l'intimée étaient corroborées par des témoignages indirectes. Or il ne peut être reproché à la cour cantonale d'avoir retenu une telle corroboration, dès lors que les deux personnes qui vivaient dans l'appartement de U.________ occupé par le recourant avaient confirmé l'existence de disputes entre les parties, émaillées de cris et de bris d'objets. La cour cantonale a également retenu, à juste titre, que ces dépositions avaient d'autant plus de poids qu'elles émanaient d'amis du recourant qui avaient, de manière générale pris fait et cause pour lui. E.________ avait en particulier vu le recourant gifler l'intimée. Ces témoignages sur l'existence de telles disputes étaient propres à renforcer la version de l'intimée et ce même si les témoins n'avaient pas vu spécifiquement certains des épisodes dénoncés. En outre, le fait que le recourant ait admis avoir donné des gifles à l'intimée n'enlève rien au fait que le témoignage de E.________ renforçait globalement les accusations de l'intimée. C'est également sans arbitraire que la cour cantonale a retenu que les autres témoignages indirects étayaient les dires de l'intimée. En effet, la cour cantonale a retenu que F.________, avait non seulement recueilli les confidences de l'intimée sur les violences qu'elle subissait mais elle avait aussi assisté à la scène du "procès" à W.________. Ce témoin avait aussi observé le recourant s'énerver, puis gifler l'intimée devant l'assemblée à cette occasion. Quoi qu'en dise le recourant, le lien d'amitié entre l'intimée et le témoin ne saurait à lui seul priver de toute valeur les déclarations de ce dernier. La cour cantonale a également retenu G.________, éducatrice référente de l'intimée au foyer "H.________", avait constaté que l'intimée présentait des marques et des contusions en juin 2021. Le témoin avait recueilli les confidences de la résidente au sujet des coups, des menaces et des blessures subies. Elle avait rapporté que l'intimée était restée cloîtrée dans le foyer plusieurs jours lorsqu'elle y était retournée après les événements décrits dans l'acte d'accusation. Selon le témoignage de cette professionnelle, l'intimée était complètement traumatisée, avait des marques, faisait de l'hyperventilation et était en état de choc. L'éducatrice avait aussi fait part de la pression que subissait l'intimée pour ne pas se rendre au foyer. Elle avait également constaté que le recourant et ses amis rôdaient en voiture autour du foyer et indiqué qu'il avait fallu les faire partir, y compris avec l'aide de la police. C'est à juste titre que la cour cantonale a estimé qu'émanant d'une professionnelle de l'éducation et fondée sur les notes prises par le témoin dans l'exercice de ses fonctions, cette déposition était particulièrement factuelle et objective. Enfin, la cour cantonale a retenu que le témoignage de la mère renforçait aussi les dires de l'intimée celle-ci ayant déclaré qu'au moment où sa fille s'était rendue chez elle, peu avant la dénonciation à la police du 22 juin 2021, elle ne l'avait pas reconnue, tant elle avait perdu du poids et présentait des blessures partout, ajoutant que, le 24 juin 2021, la légiste lui avait confié " qu'en 20 ans de carrière, elle n'avait jamais vu quelqu'un avec autant de plaies partout ". La cour cantonale a encore retenu que l'état de tension psychologique de l'intimée en relation avec la crainte, que lui inspirait le recourant plusieurs mois après les faits avait été précisément décrit par sa thérapeute, ce qui ajoutait à la crédibilité de l'intimée. Partant, il n'était pas manifestement insoutenable de retenir, comme l'a fait la cour cantonale, que ces éléments étaient de nature à corroborer les déclarations de l'intimée. Le grief du recourant est rejeté dans la mesure où il est recevable.