Citation: 9C_265/2016 E. 4.2

4.2. Cela étant, en s'annonçant à l'assurance-invalidité, le recourant a sauvegardé tous ses droits à des prestations d'assurance, la demande du 12 février 2008 comprenant selon la jurisprudence toutes les prétentions qui, de bonne foi, étaient liées à la survenance du risque annoncé (ATF 121 V 195 consid. 2 p. 196; arrêt 9C_532/2011 du 7 mai 2012 consid. 4.2). A réception de la demande, l'office intimé a dûment interrogé les médecins traitants sur le point de savoir si l'enfant avait besoin d'aide supplémentaire ou de surveillance personnelle comparativement à une personne du même âge en bonne santé. Selon les faits établis par la juridiction cantonale, les docteurs D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie d'enfants et d'adolescents (avis du 10 avril 2008), et E.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur (avis du 18 avril 2008), ont répondu "non" à cette question. Certes, comme le rappelle le recourant, le docteur C.________, pédiatre traitant, a coché la case "oui" (avis du 15 avril 2008). Il a cependant indiqué que la progression de la spasticité aux membres inférieurs n'empêchait pas l'enfant de marcher (sur des pieds équins non réductibles). En l'occurrence, la nature des critiques portées devant le Tribunal fédéral ne permettent pas de remettre en cause le bien-fondé de l'appréciation des premiers juges selon laquelle le recourant pouvait, au vu des rapports médicaux, marcher à l'époque de manière relativement autonome et ne présentait pas un besoin d'assistance tel que l'office intimé aurait spontanément dû l'inviter à déposer une demande d'allocation pour impotent. Procédant par affirmation, le recourant livre en effet sa propre appréciation des pièces versées au dossier, afin d'établir que l'office AI a commis en 2008 une erreur manifeste en renonçant à examiner plus avant l'existence d'une éventuelle impotence. Ce faisant, il n'établit pas que le point de vue retenu par la juridiction cantonale serait arbitraire (sur cette notion, cf. ATF 141 III 564 consid. 4.1 p. 566 et les références). Loin "d'écarter" sans raison l'appréciation du docteur C.________, la juridiction cantonale l'a examinée à l'aune des autres pièces du dossier et conclu que la réponse du pédiatre traitant n'était pas suffisante pour admettre qu'en 2008 déjà l'intimée aurait dû retenir des difficultés de déplacement nécessitant de plus amples investigations.