Citation: 4C.82/2001 04.09.2001 E. B

B.- Le 27 février 1998, dame L.________ a ouvert action contre A.________, C.________ et B.________, concluant à ce qu'ils fussent condamnés à lui payer, avec les intérêts y afférents, une indemnité pour moins-value de 43 000 fr. ainsi que des dommages-intérêts de 7000 fr. Les défendeurs ont conclu au rejet de la demande. En cours d'instruction, Z.________, architecte, a été désigné comme expert judiciaire. Il a abouti aux mêmes conclusions que celles de Y.________ quant à l'isolation phonique défectueuse et a chiffré à 35 000 fr. le coût des travaux de réfection nécessaires. Par jugement du 8 janvier 2001, la IIe Cour civile du Tribunal cantonal du canton du Valais a condamné solidairement les défendeurs à payer à la demanderesse 35 000 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 24 mai 1995 et 2202 fr.40 avec intérêts à 5% l'an dès le 15 février 1999. Qualifiant de vente immobilière le contrat signé le 31 août 1994, les premiers juges ont estimé que la demanderesse avait donné avis des défauts en temps utile et que, de toute manière, les défendeurs ne pouvaient de bonne foi exciper d'une tardiveté de l'avis des défauts, puisqu'ils avaient accepté, le 11 janvier 1996, de faire administrer une expertise, afin de mettre en évidence un éventuel défaut d'isolation phonique et d'effectuer les travaux de réfection nécessaires. La cour cantonale a fixé ensuite à 35 000 fr. la moins-value résultant de l'isolation phonique défectueuse. Enfin, elle a condamné les défendeurs à rembourser à la demanderesse les frais d'expertise hors procès se montant à 2202 fr.40.