Citation: 6B_574/2020 E. B

Par jugement du 26 février 2020, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a admis l'appel formé par B.________ et l'a libéré de l'accusation d'abus de confiance. Elle a renvoyé A.________ à agir par la voie civile. En résumé, il en ressort les faits suivants: B.a. B.________, né en 1989, et son épouse ont deux enfants mineurs. Après avoir travaillé comme chauffeur-livreur pour l'entreprise de transports de son oncle, A.________, d'octobre 2015 à septembre 2016, il s'est retrouvé, à compter de septembre 2016, en arrêt de travail pour cause d'accident. Il a bénéficié d'indemnités journalières d'assurance jusqu'à l'expiration de ses droits. La famille est entièrement à la charge de l'Hospice général du canton de Genève depuis le 1er juin 2018. Une demande a été déposée auprès de l'assurance-invalidité. B.b. Le 22 juin 2017, A.________ a déposé plainte pénale contre B.________ pour abus de confiance. Il lui reprochait de ne pas lui avoir, entre le 5 novembre 2015 et le 13 septembre 2016, alors qu'il était employé en qualité de chauffeur au sein de son entreprise, C.________, remis l'intégralité des sommes versées en espèces par les clients lors des livraisons et d'avoir ainsi conservé sans droit et pour son propre profit lesdites valeurs patrimoniales. A l'appui de ses griefs, il a produit des fiches de transport qui auraient, selon lui, été remplies et signées - ou paraphées - par B.________, qui comportent la somme encaissée du client, ainsi que des fiches de caisse signées par les parties, attestant selon lui des montants que B.________ lui a remis. B.________ conteste ces accusations, soit d'avoir conservé pour son compte les montants encaissés auprès des clients de l'entreprise de A.________. Il reconnaît que les signatures apparaissant dans le journal des entrées de caisse sont toutes de sa main mais conteste avoir rédigé et signé les fiches de transports figurant au dossier, soutenant que A.________ aurait créé lui-même de fausses fiches de transport dans le but de lui opposer une créance fictive aux prétentions qu'il a fait valoir contre lui dans le cadre d'une procédure introduite devant la juridiction du travail. Par ordonnance pénale du 19 février 2019 valant acte d'accusation, B.________ a été renvoyé en jugement.