Citation: 8C_655/2007 26.06.2008 E. 4

4.1 En l'espèce, les premiers juges ont constaté que le recourant avait été réadapté dans une formation d'animateur en géronto-psychiatrie pour laquelle il est apte à travailler à 70 %. Ils ont retenu que dans la mesure où le recourant n'avait pas contesté la décision de l'office AI rendue à cet égard, sa capacité de travail était de 70 %, nonobstant l'existence d'une attestation du docteur G.________, médecin traitant, faisant état d'une incapacité de travail supérieure. Par ailleurs, la juridiction cantonale a écarté le moyen du recourant tiré de l'absence de places de travail correspondant à la formation pour laquelle il avait été réadapté en se fondant sur l'arrêt du Tribunal fédéral des assurances du 24 juin 2005 concernant le droit à la rente d'invalidité de A.________ (I 95/05). Elle a ainsi retenu qu'au vu des limitations fonctionnelles du recourant constatées par les experts du COMAI ainsi que du large éventail d'activités légères que recouvre le marché du travail en général, on devait cependant convenir qu'un nombre significatif d'entre elles sont adaptées aux problèmes de santé du recourant, de sorte que ce dernier n'était pas limité par la pénurie de places de travail dans le domaine dans lequel il a été réadapté. Les premiers juges ont dès lors retenu qu'en réalisant un salaire annuel de 22'183 fr., le recourant ne mettait pas en oeuvre la totalité de sa capacité de travail et qu'en conséquence on devait admettre l'existence d'un dessaisissement de revenu au sens de l'art. 3c al. 1 let. g aLPC. 4.2 Pour déterminer le montant du dessaisissement, la juridiction cantonale s'est fondée sur le salaire qu'aurait perçu A.________ en 2001 pour son activité d'animateur au Home X.________ d'après une information émanant du directeur de cette institution, soit 4'220 x 13 mois (ou 54'860 fr par an) pour une occupation à plein temps. Il en résultait un revenu d'invalide de 38'475 fr. (recte: 38'402 fr.) pour une occupation exercée à un taux 70 %. Après indexation à l'évolution des salaires (+1,8 % en 2002, + 1,4 % en 2003, + 0.9 % en 2004, + 1,0 % en 2005 et + 1,2 % en 2006), le salaire annuel était de 40'959 fr. dont il y avait lieu de déduire le gain effectivement perçu de 22'183 fr. Il en résultait un salaire hypothétique de 18'776 fr. La juridiction cantonale a considéré que même si ce salaire était inférieur à celui retenu par la caisse, les revenus déterminants du couple dépassaient encore les charges reconnues, de sorte qu'il y avait lieu de nier le droit du recourant à des prestations complémentaires de l'AI.