Citation: 4P.329/2006 28.02.2007 E. A

Au début des années nonante, la Confédération suisse, par Z.________, a déposé des plans pour la construction d'un important bâtiment destiné à l'exploitation de cette entreprise sur divers articles du cadastre de Neuchâtel. Dans ce cadre, des discussions ont été conduites avec X.________, propriétaire du bien-fonds contigu du même cadastre, qui ont débouché sur le projet qu'à l'occasion de ces travaux, Z.________ construisent, au frais de X.________, une terrasse sise en partie sur son terrain et en partie sur le leur. Lors d'une séance du 15 mai 1992, à laquelle ont participé X.________ et les représentants de Z.________, il a été convenu que, d'entente avec celui-là, l'architecte du projet de Z.________ établirait le devis des frais de construction d'une terrasse sur la parcelle de X.________, avec la création d'un escalier en raison d'une différence de niveau entre les deux terrains devant supporter cette terrasse. Le 25 août 1994, un représentant de Z.________ et X.________, ainsi que d'autres propriétaires voisins, ont comparu devant notaire pour signer un acte authentique destiné à régulariser une série d'opérations immobilières consécutives à la réalisation de la construction de Z.________. A cette occasion, X.________ s'est vu concéder par ceux-ci un droit de superficie distinct et permanent valable jusqu'au 31 décembre 2093 portant sur une surface de 57 m2 provenant d'un immeuble de base propriété de Z.________. L'art. 14 ch. 1 de l'acte précise que "les frais de construction d'une terrasse, au nord de (la parcelle de X.________) et sur le (droit de superficie distinct et permanent) sont à la charge de Monsieur X.________". Auparavant, soit le 12 janvier 1993, le bureau d'architectes mandaté par Z.________ avait adressé un devis à X.________, que celui-ci n'a pas le souvenir d'avoir reçu et qui faisait état d'un montant de 77'000 fr. pour la réalisation de la terrasse projetée. Z.________ ont effectivement construit une terrasse pour le compte de X.________ sur son immeuble et celui de son droit de superficie, différente de celle qui avait initialement été envisagée: la terrasse effective ne présente qu'un niveau, à même hauteur que la terrasse préexistante de la villa, alors que celle projetée avait deux niveaux, dont aucun n'était à la hauteur de la terrasse préexistante. Les travaux ont été achevés au printemps 1995. Le coût de la variante finalement construite de la terrasse n'a pas fait l'objet d'une nouvelle calculation. Le 29 août 1995, Z.________ ont demandé à X.________ un acompte de 50'000 fr., que celui-ci n'a pas payé, de même qu'il n'a pas donné suite à l'invitation de Z.________ du 29 octobre 1996 de régler le montant forfaitaire convenu de 77'000 fr. jusqu'à la fin de l'année. Le 7 mai 1997, le bureau d'architecte de Z.________ a établi un décompte détaillé qui totalisait 76'519 fr. 15. Toujours impayé, ce montant a fait l'objet d'un commandement de payer, notifié le 13 janvier 2000 à X.________, qui y a formé opposition. Durant la construction du bâtiment de Z.________, X.________ s'est plaint à plusieurs reprises des nuisances provoquées par le chantier de même que, par la suite, du bruit en provenance du bâtiment dès sa mise en exploitation. Le 15 mars 2000, il a fait notifier à Y.________ SA - qui avait entre temps repris l'actif et le passif de Z.________, comme on le verra ci-après - un commandement de payer 100'000 fr., qui a également été frappé d'opposition.