Citation: 1F_34/2018 E. 1

La société immobilière A.________ SA est propriétaire de la parcelle n o xxx, feuille..., de la Commune de U.________. Ce bien-fonds supporte un immeuble d'habitation de trois étages sur rez. En 2005, un incendie a détruit l'immeuble, le rendant inhabitable. La toiture a été détruite et la cage d'escalier s'est effondrée sur deux niveaux. Les façades ont été épargnées, de même que les structures porteuses verticales. Suite à ces événements, le Département de l'aménagement, du logement et de l'énergie (ci-après: DALE) a notifié à la propriétaire un nombre important de décisions - en particulier celles rendues en octobre 2006 et mars 2007 - et de courriers portant sur les travaux de sécurisation du bâtiment, sous la menace d'une exécution d'office, puis, finalement, sur son évacuation. Le 4 février 2010, le département a invité une dernière fois la propriétaire à évacuer et quitter les lieux. Le 9 février 2010, les forces de l'ordre sont intervenues afin d'évacuer l'immeuble et permettre le début des travaux de sécurisation. Par décision du 26 octobre 2010, le DALE a facturé à la SI A.________ SA un montant de 373'329 fr. 95 englobant des frais d'expertise préparatoire (4'509 fr. 20), les travaux d'office (357'926 fr. 25) et le coût des expertises finales (5'423 fr. et 5'471 fr. 50). Sur recours, le Tribunal administratif de première instance (ci-après: TAPI) a confirmé cette décision, le 25 septembre 2012. Le 31 octobre 2017, la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté le recours formé par la propriétaire contre le jugement du TAPI. Par arrêt du 31 août 2018, le Tribunal fédéral a rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, le recours formé par la SI A.________ SA contre l'arrêt de la Cour de justice (arrêt 1C_686/2017). Par demande du 11 octobre 2018, la SI A.________ SA demande au Tribunal fédéral de réviser cet arrêt. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.