Citation: 6B_981/2024 E. 3.4

3.4. En l'espèce, la cour cantonale a retenu, en fait, que le recourant avait posé une main à l'arrière de la nuque de l'intimée 2, sans exercer de pression, puis lui avait asséné un violent coup de pied sur le côté extérieur de la cheville droite, la faisant tomber au sol. Il ne faisait aucun doute qu'en l'immobilisant au préalable par la nuque, puis en "balayant" violemment ses jambes, le recourant avait sciemment cherché à la déséquilibrer. Il avait agi par surprise et avec force, comme en témoignaient la gravité des lésions subies et la déposition de H.________. Ce faisant, il ne pouvait ignorer qu'elle risquait de tomber au sol et de voir un de ses membres ou même sa tête heurter la surface goudronnée du sol, ce d'autant plus que les chances de la jeune femme d'amortir sa chute étaient quasiment inexistantes, vu le caractère soudain de cette manoeuvre. Or, selon l'expérience générale de la vie, une telle chute, de sa propre hauteur et sans possibilité de l'anticiper, sur une surface dure, était propre à causer de graves lésions, voire même la mort. À ce sujet, le recourant avait affirmé, devant le procureur, qu'il n'avait pas envie de la repousser, précisément par crainte de ce qui était finalement arrivé, preuve, s'il en était, qu'il avait conscience des risques inhérents à son geste et à une telle chute, mais qu'il s'en était pleinement accommodé.