Citation: 9C_374/2016 E. 4

A tous les stades de la procédure, A.A.________ a déclaré qu'il n'est pas héritier de sa belle-mère. De son côté, B.A.________ a allégué que le droit étranger, applicable à la succession de sa mère en vertu de l'art. 91 al. 1 LDIP, ne contient aucune disposition relative à la reprise solidaire ou non des dettes par les héritiers et établit une cascade d'héritiers légaux et réservataires dont elle ne fait pas partie; elle en déduit qu'elle n'a pas hérité de la dette en cause. Les recourants précisent qu'ils n'ont jamais sollicité de certificat d'héritier. La Cour de céans constate que la qualité d'héritiers des recourants n'a pas été établie, ni par les parties ni par la juridiction cantonale. Il s'ensuit que les recourants, qui ne sont pas membres de l'hoirie, ne sont pas touchés par le jugement du 21 avril 2016 et qu'ils n'ont ainsi aucun intérêt digne de protection à en obtenir l'annulation ou la modification (cf. art. 89 al. 1 let. b et c LTF). En d'autres termes, les recourants n'ont pas qualité pour demander au Tribunal fédéral d'annuler l'exclusion rétroactive de feue C.________ de l'assurance obligatoire des soins ni pour contester le principe du remboursement du montant de 156'161 fr. 25, étant rappelé que l'obligation de restituer ne leur est pas imposée personnellement mais à l'hoirie. Sous cet angle, le recours est également irrecevable.