Citation: 5A_704/2017 E. 3.1

3.1. La cour cantonale a constaté que, bien que le libellé de l'art. 6 du contrat de vente conclu le 10 février 2010 était imprécis et pouvait laisser entendre que les dispositions relatives au " Secteur II " du règlement d'utilisation ne liaient pas les recourants, il n'y avait pas lieu de s'y arrêter. L'enchaînement des circonstances entre le 10 février 2010 et le 11 mars 2014 permettait de retenir, en fait, que les intéressés avaient la volonté de s'engager à respecter le règlement d'utilisation dans son intégralité, sans exclure les dispositions relatives au " Secteur II "; leur reconnaissance du caractère obligatoire du règlement d'utilisation figurant à l'art. 6 précité se rapportait également à ce dernier secteur et ils avaient parfaitement compris le sens et la portée du passage selon lequel " en principe, la pose de clôture n'est pas souhaitable. Dans le cas où elles s'avéreraient nécessaires ou indispensables, elles seraient faites de verdure ou de treillis dissimulé par des plantations ". Les éléments factuels auxquels la cour cantonale fait référence peuvent être résumés ainsi: Au cours de l'assemblée générale du 11 mars 2014, A.________ n'avait pas prétendu qu'elle ne s'était pas engagée à respecter les termes du chapitre relatif au Secteur II ou qu'elle en ignorait le contenu et que, par conséquent, elle n'y était pas liée: au contraire, pour justifier son droit d'installer une clôture autour de la parcelle no 2593, elle s'était précisément référée au contenu de ce chapitre, arguant la nécessité d'une telle clôture. Dans un courrier adressé à un voisin entre le 12 et le 28 mars 2014, les recourants se référaient par ailleurs expressément à la section contestée du règlement, soulignant qu'ils avaient le choix entre de la verdure ou du treillis dissimulé par des plantations. Enfin, la première requête des recourants en vue d'installer une clôture n'avait été adressée aux autorités communales qu'en date du 1er avril 2014, à savoir postérieurement à l'assemblée du 11 mars 2014. Ce n'était donc pas la réponse du conseil communal, qui mentionnait le passage contesté, qui avait attiré leur attention sur cette disposition.