Citation: 1C_11/2020 E. 1.2

1.2. La recourante relève que les faits poursuivis sont essentiellement prescrits (à part pour la période du 7 février au 28 août 2014), et que cela devrait être pris en compte lorsqu'il s'agit d'examiner, sous l'angle de la proportionnalité, la transmission de documents portant sur une période élargie (en l'occurrence dès le 1er janvier 2011). On ne saurait toutefois y voir une question de principe. Sous l'angle du principe d'utilité potentielle, la jurisprudence admet une extension de la période d'investigation, notamment lorsque cela peut permettre de déceler d'autres agissements que ceux qui sont décrits dans la demande ou lorsqu'il s'agit de déterminer l'origine ou la destination des fonds suspects (ATF 121 II 241 consid. 3c p. 244). Tel est le cas en l'espèce: l'examen des documents sur une période élargie - en l'occurrence trois ans auparavant - pourrait notamment permettre de définir l'utilisation habituelle du compte afin de vérifier si les versements suspects constituent des opérations isolées. Un tel examen peut d'ailleurs aussi être utile à décharge et, dans ce contexte, la prescription d'une partie des infractions poursuivies ne saurait constituer un élément pertinent.