Citation: 6B_996/2020 E. B

Par arrêt du 3 juillet 2020, la Chambre pénale du Tribunal cantonal fribourgeois a rejeté le recours formé par B.________ et A.________ et confirmé l'ordonnance de non-entrée en matière. En résumé, elle a retenu les faits suivants: B.a. Entre le 30 avril et le 4 mai 2019, B.________ et A.________, par l'intermédiaire de D.________, employé cadre de E.________, ont déposé un montant de 495'000 fr. qu'ils conservaient en espèces à leur domicile, sur leur compte auprès de C.________ SA, par tranches journalières de 99'000 francs. A la demande de C.________ SA, B.________ et A.________ ont rempli trois formules de clarification de l'origine des valeurs, avec les explications requises. C.________ SA a requis des explications complémentaires sur la provenance des fonds déposés, demandant notamment la production du dernier avis de taxation pour établir que ces fonds avaient été déclarés auprès des autorités fiscales compétentes. Se refusant à produire leurs informations fiscales et considérant le lien de confiance rompu entre C.________ SA et eux-mêmes, B.________ et A.________ ont demandé à C.________ SA de leur rendre en mains propres les fonds déposés. C.________ SA leur a répondu qu'elle résiliait leur relation d'affaires et les a priés d'indiquer les coordonnées bancaires du compte sur lequel les avoirs devaient être transférés. B.________ et A.________ ont indiqué qu'il leur était impossible de transmettre des coordonnées d'un compte bancaire sur lequel virer l'argent, car toutes les banques qu'ils avaient sollicitées avaient refusé leur clientèle une fois que la situation leur avait été exposée. Par courrier ultérieur, C.________ SA a expliqué qu'elle était soumise à des obligations de diligence basées sur la législation en matière de blanchiment et que les documents fournis ne lui avaient pas permis de répondre pleinement à leurs obligations légales; elle a confirmé qu'elle n'autoriserait pas de retrait au comptant tant que les justificatifs de fiscalisation des fonds ne seraient pas transmis. B.b. Ne pouvant pas obtenir la restitution de leurs avoirs, B.________ et A.________ ont, par requête de poursuite notifiée le 2 août 2019, mis C.________ SA en poursuite pour la somme de 510'291 fr., avec intérêts à 5 % et tous frais de poursuite à charge. C.________ SA s'y est totalement opposé. Le 26 novembre 2019, B.________ et A.________ ont déposé une plainte pénale contre inconnus, employés au moment des faits auprès de C.________ SA, Compliance Service, à U.________, pour menace et contrainte, au motif que ceux-ci les avaient privés sans droit de leur argent, de leurs rentes AVS afin de les contraindre à contracter avec une autre banque pour y transférer l'argent contre leur volonté.