Citation: 9C_639/2014 E. 3

Le litige porte sur le point de savoir si le recourant a droit au remboursement par l'intimée des coûts de son traitement dentaire. Le premier juge a retenu que les indications étaient contradictoires en ce qui concerne le facteur extérieur et ne permettaient pas de porter un jugement fiable sur le caractère extraordinaire de celui-ci. Laissant indécise la question du facteur extérieur extraordinaire, il a considéré que le lien de causalité adéquate entre l'événement du 6 juillet 2011 et le dommage subi devait être nié compte tenu de l'état antérieur de la dent lésée, caractérisé par le fait qu'elle était fragilisée et avait déjà été traitée auparavant. Le recourant lui reproche de n'avoir pas instruit plus avant la question du «corpus delicti», en particulier de ne pas lui avoir donné la possibilité de s'expliquer sur les indications contradictoires au dossier, ce qui lui aurait permis de constater que les contradictions étaient imputables aux erreurs de plume de son avocat et de son médecin-dentiste en ce qui concerne le corps étranger sur lequel il avait mordu. En outre, s'agissant de l'état antérieur de la dent lésée, il affirme que la juridiction cantonale a procédé à une appréciation arbitraire des preuves, dans la mesure où seule la réponse du docteur B.________ quant à la fragilité de la dent n° 15 a été prise en compte et non pas l'ensemble des éléments dont a fait état ce médecin-dentiste.