Citation: 4C.370/2001 14.03.2002 E. 1

1.- La cour cantonale a retenu que le demandeur avait abandonné son emploi le 2 août 2000 à la suite d'une altercation; à cette occasion, le travailleur a allégué, sans parvenir à le prouver, avoir été frappé ou provoqué. Le demandeur a alors déclaré qu'il ne reviendrait plus travailler et a rendu du matériel à son employeur. Il a ensuite demandé le 3 août 2000, par l'intermédiaire du syndicat S.I.B., d'être réintégré dans son poste, puis, le 9 août 2000, de pouvoir être transféré dans un autre emploi, sans opposition de son employeur, ce qui indiquait clairement, a poursuivi la Cour d'appel, sa volonté de ne plus revenir travailler chez ce dernier. Dès lors, la principale, voire la seule question à trancher par le Tribunal fédéral est celle de l'existence d'un abandon injustifié de son emploi par le demandeur. En cas de réponse affirmative, la demande doit être rejetée. Dans l'hypothèse inverse, la procédure doit être renvoyée à la juridiction cantonale pour qu'elle statue sur le bien-fondé du licenciement immédiat notifié au demandeur le 3 août 2000.