Citation: 6S.823/1999 23.02.2000 E. B

B.- Le 13 avril 1999, le Parquet a classé la plainte, considérant que l'infraction dénoncée n'était pas réalisée, faute d'astuce. Le numéro de téléphone incriminé figurait en effet dans une page de publicité manifestement consacrée à promouvoir des rencontres tout sauf sérieuses; certains des prénoms annoncés par les interlocutrices du plaignant apparaissaient en outre clairement fictifs; de plus, celles-ci faisaient systématiquement défaut aux rendez-vous fixés; dans ces conditions, le plaignant, en faisant preuve d'un minimum d'attention, aurait pu déjouer les manoeuvres et tromperies qu'il dénonçait. Par ordonnance du 20 septembre 1999, la Chambre d'accusation genevoise a rejeté le recours formé par X.________ contre ce classement, qu'elle a confirmé. Elle a fait sienne la motivation du Procureur général, observant encore que le plaignant avait poursuivi ses appels téléphoniques pendant un an et demi et qu'il n'avait pas suffisamment rendu vraisemblable que les auteurs de l'infraction dénoncée avaient connu et exploité l'état de détresse dans lequel il se trouvait.