Citation: 1C_734/2021 E. 5.2

5.2. En l'espèce, les recourants soutiennent que "le bâtiment projeté abritera des habitants appréciant la vie en communauté ainsi que de nombreux étudiants qui souhaiteront profiter des parties communes mises à leur disposition et notamment de la terrasse". Ils estiment que le bâtiment projeté est soumis aux règles du droit fédéral sur la protection contre le bruit et qu'une expertise acoustique aurait dû être exigée afin d'évaluer le caractère nuisible ou incommodant des atteintes. Dans ses préavis, le Service cantonal de l'air, du bruit et des rayonnements (SABRA) a identifié les installations bruyantes en lien avec le projet litigieux, à savoir le parking et sa trémie ainsi que les ventilations. Il a en revanche considéré que la question du bruit issu des coursives et des terrasses relevait du droit privé. Comme l'a relevé l'OFEV, les nuisances liées à l'exploitation usuelle des habitations, terrasses et jardins, même dans une zone d'habitation calme, sont considérées comme conformes aux usages locaux. Elles ne sauraient dès lors être qualifiées de nuisibles ou incommodantes. Un dépassement des valeurs de planification selon l'art. 25 LPE peut d'emblée être exclu et une expertise acoustique n'a pas à être ordonnée. Pour le reste, les recourants ne peuvent rien tirer de l'arrêt 1A.262/2000 du 6 juillet 2001, qui traite de la création de locaux d'exposition et de spectacle ainsi que d'un bistrot, un bar et une terrasse. Ayant le caractère d'un établissement public, ce projet n'est pas comparable au projet litigieux qui prévoit principalement la construction de logements. Par conséquent, la cour cantonale n'a procédé à aucune "analyse arbitraire" de l'OPB en renonçant à une expertise acoustique au sens de l'art. 36 OPB.