Citation: 1B_163/2020 E. 2.2

2.2. La Chambre pénale de recours a retenu que seules étaient invoquées les prétendues contradictions entre le constat du non-respect des guidelines en vigueur par les médecins, s'agissant du choix du traitement, voire du dosage à administrer à l'enfant, ou encore les divergences entre eux s'agissant du degré de risque d'infection au VIH. L'affirmation de l'absence de violation des règles de l'art ne permettait toutefois pas de déduire des indices de partialité de la part des experts, lesquels s'étaient d'ailleurs expliqués en audience sur chacun de ces points. Les recourants avaient sollicité le choix d'experts n'ayant pas de lien avec les médecins genevois précisément pour éviter toute partialité. Ces experts avaient en outre confirmé ne pas avoir eu de contact particulier avec ces médecins, voire aucun contact. Les recourants ne pouvaient être suivis dans leur soupçon de partialité qui ne reposait que sur la conviction de protection professionnelle. Les experts n'avaient pas caché de constatations mais avaient pris des conclusions allant, à tort ou à raison, dans un sens qui n'était pas celui qu'auraient voulu les requérants. Il en allait de même de l'absence de réponse à la question du consentement éclairé; ne pas pouvoir répondre à une question parce que l'on ne dispose pas des éléments au dossier, même s'il leur est reproché de ne pas avoir requis lesdits éléments, n'était pas preuve de partialité. Les recourants faisaient davantage des reproches d'inexactitude, de contradictions entre les experts sur le choix de la thérapie, de divergences sur le degré de risque d'infection au VIH encouru par l'enfant, de contradiction sur la méthode PCR, et de ne pas avoir contacté la Dresse J.________. Force était de constater que leurs griefs relevaient d'un cas d'application de l'art. 189 CPP et non de l'art. 56 CPP.