Citation: I 691/00 21.05.2001 E. 3

3.- a) La commission de recours a considéré que la nécessité d'un reclassement dans une nouvelle profession n'est apparue que plus d'une année à compter de la date de l'interruption du travail en Suisse, soit postérieurement à la fin du rapport d'assurance. Selon les premiers juges, c'est à l'issue d'une nouvelle intervention chirurgicale effectuée au mois de janvier 1998 - ensuite de la rupture du matériel d'ostéosynthèse survenue le 26 décembre précédent - que l'éventualité d'une limitation définitive de la mobilité du coude droit a été évoquée pour la première fois. Avant le mois de janvier 1998, rien ne laissait présager une incapacité définitive de l'assuré d'exercer sa profession habituelle de cuisinier. Au demeurant, même après l'opération en cause, toute reprise de l'ancienne profession n'était pas définitivement exclue, puisque les médecins consultés au cours de l'année 1998 envisageaient encore une telle reprise au mois d'août 1998 (rapport du docteur B.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, du 9 juillet 1998), à tout le moins, et à raison de 50 %, à partir des mois de novembre ou décembre suivants (rapport du docteur C.________ du 5 octobre 1998). De son côté, le recourant fait valoir que l'invalidité est survenue au mois de septembre 1997, soit avant la fin de la période d'une année à compter de la date de l'interruption du travail en Suisse. Il se fonde pour cela sur une attestation du docteur B.________ (du 20 mars 2000), aux termes de laquelle les lésions traumatiques n'empêchaient pas l'assuré, à partir du mois de septembre 1997, d'entreprendre un reclassement dans une activité sédentaire et sans port de charges. b) L'avis médical invoqué par le recourant - non motivé - est toutefois en contradiction avec les attestations d'incapacité de travail établies par le même médecin, selon lesquelles l'intéressé, à l'exception d'une courte période (du 17 novembre au 8 décembre 1997), était entièrement incapable d'exercer toute activité durant l'année 1997. Quoi qu'il en soit, même si l'on admet que l'intéressé était apte à entreprendre un reclassement professionnel avant la fin de la période d'assurance d'une année à compter de la date de l'interruption de travail en Suisse, cela ne signifie pas encore que la nécessité d'un reclassement dans une nouvelle profession existait déjà à cette époque. Or, l'ensemble des avis médicaux recueillis dans la présente affaire montrent que tel n'était pas le cas. Vu ce qui précède, l'office intimé était fondé, par sa décision du 5 octobre 1999, à dénier au recourant le droit à une mesure de reclassement. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.