Citation: 6B_922/2022 E. 3.1

3.1. La cour cantonale a confirmé l'appréciation des premiers juges, qui avaient retenu que l'intimée avait livré une version très détaillée et contextualisée des faits. Celle-ci avait notamment décrit son ressenti, à savoir qu'elle ne voulait pas embrasser le recourant car elle ne supportait pas le goût de l'alcool mélangé à la cigarette, et ne l'avait pas excessivement chargé. Les faits décrits par la précédente épouse du recourant et ceux relatés par les Drs G.________ et H.________ confirmaient la crédibilité de la version de l'intimée. En substance, la précédente épouse du recourant, I.________, avait déclaré qu'il avait un tempérament assez fort, qu'il frappait parfois, qu'il était jaloux, possessif et plus violent le soir ou la nuit, qu'il était très demandeur au niveau sexuel et qu'elle avait meilleur temps d'obtempérer, précisant qu'elle avait souvent dormi dans la chambre de sa fille car il ne l'importunait pas lorsqu'elle s'y trouvait. L'intimée avait indiqué au Dr H.________, qui la suivait depuis 2015, qu'elle était contrainte sexuellement jusqu'à 2-3 fois par jour, ce dont elle lui avait parlé une fois, le 27 août 2019. La cour cantonale a considéré qu'on ne saurait déduire du silence de l'intimée à une consultation postérieure qu'elle n'aurait plus été contrainte après cette date. À l'instar du tribunal criminel, l'autorité précédente a retenu que le recourant était "accro au sexe" et ne s'arrêtait pas lorsque sa partenaire lui signifiait son désaccord, ce qui avait également été rapporté par sa précédente épouse. Elle a ainsi jugé que les déclarations de l'intimée, étayées notamment par les témoignages de son médecin traitant, de l'ancienne épouse du recourant et d'une amie de longue date de l'intimée (complètement selon l'art. 105 al. 2 LTF), J.________, étaient crédibles, tenant pour établis les faits correspondants de l'acte d'accusation.