Citation: P 52/02 12.06.2003 E. 3

Le jugement entrepris retient, sur la base d'un décompte établi par l'intimé pour 1999, un montant de 47'120 fr. par année à titre de dépenses reconnues. Le recourant ne fait pas valoir de grief précis contre cet aspect du jugement entrepris. Tout au plus précise-t-il que ces dépenses ne correspondent pas à celles qu'il a effectivement consenties pour l'entretien de l'ensemble de sa famille. Cette argumentation est toutefois sans pertinence : seules entrent en considération dans le calcul des prestations complémentaires les dépenses nécessaires à combler de manière appropriée les besoins vitaux de l'assuré, de son épouse et de sa fille (cf. art. 112 al. 2 let. b et art. 196 ch. 10 Cst; ATF 122 V 140 sv. consid. 3c), à l'exclusion de celles destinées à leur garantir, ainsi qu'aux autres membres de leur famille, le confort dont ils jouissaient avant la survenance du risque assuré. Cela dit, il n'est pas nécessaire, dans le cadre de la présente procédure, de vérifier en détail, d'office, si le décompte des dépenses reconnues par l'intimé est exact, ou s'il devrait être revu légèrement à la hausse ou à la baisse, tant les revenus déterminants du recourant excèdent largement les dépenses susceptibles d'entrer en considération pour l'octroi de prestations complémentaires.