Citation: 5A_1005/2018 E. 5.3

5.3. Il ressort de l'arrêt du Tribunal fédéral du 10 décembre 2007 (4A_290/2007) qui opposait les hoirs de feu G.C.________ à F.________ que, tant devant les deux instances cantonales que devant lui, la qualification juridique de la garantie souscrite par feu G.C.________ le 21 décembre 1989, était au centre du litige, les demandeurs y voyant un cautionnement, l'intimé un porte-fort (arrêt 4A_290/2007 précité, consid. 4.2). Dans son arrêt du 10 décembre 2007, le Tribunal fédéral a retenu que G.C.________, l'avocat de F.________, de A.A.________ et de E.________ en décembre 1989, était créancier ou garant de A.A.________, associé du débiteur du prix de vente (E.________), à hauteur de 1'600'000 fr. (arrêt 4A_290/2007 précité, faits A.a). Aussi, il a considéré que si G.C.________ avait garanti à son tour les engagements de A.A.________ en faveur de F.________, en date du 21 décembre 1989, c'était, selon toute vraisemblance, dans le but de faire patienter F.________ (arrêt 4A_290/2007 précité, consid. 7.2.1). Dans la promesse de porte-fort analogue au cautionnement - figure juridique qui correspond à l'engagement pris dans le cas d'espèce par G.C.________ -, le fait promis consiste en l'exécution de l'obligation de A.A.________ envers F.________, et G.C.________ a ainsi assumé une obligation indépendante de celle de A.A.________ (arrêt 4A_290/2007 précité, consid. 6.1), de sorte que F.________ a obtenu deux créances, sans qu'il n'existe de solidarité entre les débiteurs (art. 143 CO) ni de subsidiarité entre les deux dettes, mais un concours de prétentions contractuelles.