Citation: 9C_103/2009 26.11.2009 E. A

A.a Y.________, né en 1950, est au bénéfice d'une formation de mécanicien sur avion acquise en France. En Suisse depuis 1983, il a occupé plusieurs emplois. Dès le 8 février 1999, il a travaillé au service de l'entreprise X.________ SA en qualité d'aide-monteur électricien. Atteint au cours de 2001 d'une dermatose des mains, Y.________ a été examiné à plusieurs reprises par le docteur C.________, spécialiste FMH en médecine du travail et en médecine générale, de la Division médecine du travail de la CNA. Dans un rapport d'examen médical du 29 avril 2003, ce médecin a fait le point de la situation, en relevant qu'un changement d'activité devenait inéluctable. Par décision du 14 mai 2003, la CNA a déclaré l'assuré inapte à tous travaux au contact de ciment et d'irritants cutanés évidents et connus tels les huiles, les graisses et les détergents, ceci avec effet immédiat, ultérieurement elle l'a mis au bénéfice de l'indemnité pour changement d'occupation à partir du 1er octobre 2003. L'employeur ayant résilié les rapports de travail pour le 31 août 2003, Y.________ a émargé à l'assurance-chômage. Du 20 novembre au 12 décembre 2003, il a effectué un stage comme aide-vendeur/collaborateur polyvalent auprès de Z.________, stage qui a été interrompu à la suite de l'apparition de lésions cutanées. A.b Le 4 juin 2003, Y.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité, en requérant un reclassement dans une nouvelle profession. Par décisions des 7 et 8 octobre 2003, l'Office cantonal AI du Valais a rejeté la demande; attendu qu'il présentait une invalidité de 5 % et que l'on pouvait exiger de lui qu'il exerce à 100 % une activité adaptée, tout droit à une rente d'invalidité ou à un reclassement lui était refusé; en outre, il ne pouvait lui être accordé une aide au placement. Suite à l'opposition de l'assuré à ces décisions, une expertise médicale a été confiée au Service de dermatologie et vénéréologie de l'Hôpital V.________. Dans un rapport du 9 novembre 2004, les docteurs P.________, médecin associé, L.________, chef de clinique, et A.________, médecin-assistante, ont retenu le diagnostic ayant des répercussions sur la capacité de travail de dermatose hyperkératosique palmaire chronique (dermite autonomisée d'origine professionnelle) depuis juin 2001. Les limitations en relation avec les troubles constatés entraînaient sur le plan physique une diminution de la sensibilité et de la motricité fine, une intolérance aux sollicitations mécaniques importantes et, sur le plan psychique et mental, des douleurs et épuisement psychologique liés à la limitation physique. L'incapacité de travail était complète pour tout travail comportant des contraintes manuelles même légères et tout travail nécessitant une sensibilité et une dextérité fine (incompatible avec le travail d'électricien); cependant, la capacité résiduelle de travail théorique était complète dans des activités ne comportant aucune des limitations signalées. Dans un avis du 26 novembre 2004, le docteur D.________, relevant que l'activité antérieure n'était plus exigible, a conclu que dans une activité sans sollicitation cutanée mécanique importante des mains, sans exposition au froid, à l'humidité, aux détergents et à l'eau, la capacité de travail était complète. Par décision du 16 décembre 2004, l'office AI a rejeté l'opposition. Le 31 janvier 2005, Y.________ a formé recours contre cette décision devant le Tribunal cantonal des assurances du canton du Valais. Dans un complément d'expertise du 20 mai 2005 requis par la juridiction cantonale, le docteur P.________ a répondu qu'il paraissait médicalement exigible que l'assuré tente de reprendre une activité lucrative adaptée à temps partiel, initialement à un taux de 30 %, à raison de trois demi-journées par semaine, si possible non successives, tentative de reprise de travail qui devrait se faire sous un suivi médical dermatologique régulier et dans un contexte dénué de toute sollicitation cutanée, par exemple dans une tâche de surveillant ou d'accueil. Il n'était pas exclu que le taux d'activité puisse être augmenté à 50 %, à raison de cinq demi-journées par semaine, voire même plus par la suite. Dans un avis SMR du 3 juin 2005, le docteur D.________ a considéré que la réponse du docteur P.________ était un deuxième avis non probant, intervenu sans réexamen de l'assuré et en tenant compte d'éléments non médicaux tels que l'âge et la période d'inactivité, raison pour laquelle il maintenait son avis du 26 novembre 2004 selon lequel une pleine capacité de travail était exigible dans une activité adaptée.