Citation: 8C_446/2015 E. 4

La juridiction cantonale retient que la recourante a été licenciée parce qu'elle n'a pas rempli ses obligations contractuelles à satisfaction. Les premiers juges se fondent sur les déclarations de l'employeur, selon lesquelles plusieurs remarques négatives de la clientèle sont à l'origine du licenciement, ainsi que sur le certificat de travail, aux termes duquel l'assurée a accompli les tâches confiées " au mieux de ses capacités ". Ils relèvent en outre que, selon un courriel du 21 juin 2011 de la cheffe de réception, l'assurée n'a pas exécuté correctement certaines tâches qui lui avaient été confiées (travail d'accueil à la réception avec distribution des peignoirs et tri des sandales). Par ailleurs, cette dernière avait reconnu dans une lettre du 3 mai 2012 qu'un entretien de service portant sur le mécontentement d'une cliente avait eu lieu en avril 2012. Enfin, les modalités d'engagement de l'assurée (contributions irrégulières rémunérées à un salaire horaire) rendaient peu crédible un licenciement pour motifs économiques, d'autant moins que le mois précédent son licenciement, la recourante avait réalisé un des revenus mensuels les plus élevés depuis son engagement. Selon l'autorité précédente, l'ensemble de ces éléments constituait des indices suffisants pour retenir la version de l'employeur, quand bien même celui-ci n'a pas pu produire de traces écrites des plaintes de la clientèle ni des procès-verbaux des entretiens du mois d'avril 2012 et du 29 septembre suivant. Aussi bien les premiers juges considèrent-ils que la recourante s'est retrouvée au chômage par sa propre faute, de sorte qu'une sanction se justifiait en application des art. 30 al. 1 let. a LACI et 44 al. 1 let. a OACI.