Citation: 1P.766/2005 02.03.2006 E. 1

1.2.1 Dans leurs mémoires respectifs, les intimés C.________ et consorts ainsi que X.________ et Y.________, ces deux dernières en produisant diverses pièces à l'appui, ont évoqué un séquestre civil, ordonné le 26 octobre 2005 en faveur des recourants et frappant les avoirs de C.________ auprès de X.________ et Y.________. Faisant valoir que la levée du séquestre pénal laissait subsister le séquestre civil, ils contestaient que la décision attaquée puisse causer un préjudice irréparable aux recourants. Pour l'essentiel, les pièces produites sont postérieures à la décision attaquée, comme d'ailleurs le fait, soit le séquestre civil, qu'elles visent à prouver; nonobstant leur nouveauté, ces éléments eussent néanmoins pu être pris en considération, dès lors qu'il viennent à l'appui d'une question de recevabilité (ATF 114 Ia 204 consid. 1a p. 205/206). Ultérieurement, par courrier du 18 janvier 2006, les intimés X.________ et Y.________, par l'intermédiaire de leur conseil, ont toutefois fait parvenir au Tribunal fédéral un jugement rendu le 13 janvier 2006 par le Tribunal de première instance du canton de Genève, dont il résulte que le séquestre civil a été frappé d'oppositions, dont l'une a été admise, ce qui a conduit à l'annulation de la décision ordonnant ce séquestre. La question soulevée par les intimés dans leurs mémoires, de l'incidence possible du séquestre civil sur la recevabilité du recours de droit public, ne se pose donc plus. 1.2.2 La levée du séquestre litigieux a pour effet que les recourants sont exposés à ce que les avoirs libérés, qui eussent pu servir à l'exécution d'une créance compensatrice dont ils auraient pu demander l'allocation selon l'art. 60 CP, ne soient plus disponibles. Elle est donc susceptible d'entraîner un dommage irréparable pour les recourants. Subséquemment, le recours est recevable sous l'angle de l'art. 87 OJ. 1.3 Les recourants ont un intérêt personnel et juridiquement protégé à l'annulation de la décision attaquée, en tant que cette dernière les prive de la possibilité d'obtenir la réparation de leur dommage par l'allocation, en application de l'art. 60 CP, de la créance compensatrice à l'exécution de laquelle eussent pu servir les avoirs libérés. Ils ont donc qualité pour recourir selon l'art. 88 OJ. 1.4 Saisi d'un recours d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral ne peut examiner que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (cf. art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 127 I 38 consid. 3c p. 43; 126 III 534 consid. 1b p. 536; 125 I 71 consid. 1c p. 76, 492 consid. 1b p. 495 et les arrêts cités). Sous peine d'irrecevabilité, le recourant doit donc non seulement indiquer quels sont les droits constitutionnels qui, selon lui, auraient été violés, mais démontrer, pour chacun d'eux, en quoi consiste cette violation.