Citation: 4A_571/2019 E. 4.1

4.1. L'entrée en matière sur le premier volet de griefs présuppose de déterminer si la recourante peut remettre en cause le jugement de la Cour d'appel civile du 16 décembre 2016. C'est en effet cet arrêt qui a tranché l'existence et le montant de la créance de courtage de X.________ SA à l'encontre de Y.________, même s'il a fallu attendre le 7 mars 2019 pour que le juge civil, dans le dispositif de son jugement, condamne Y.________ à payer à X.________ SA la somme de 84'240 fr. avec intérêts. Il faut rappeler à cet égard que l'arrêt en question constitue, pour la recourante, une décision préjudicielle, par laquelle la cour cantonale a statué sur une condition nécessaire, mais pas suffisante, de l'admission de la prétention élevée par Y.________ envers elle, à savoir l'existence - établie dans le procès principal - d'une créance de courtage de X.________ SA. La recourante avait, à l'époque, déposé un recours immédiat au Tribunal fédéral contre cette décision, possibilité qui lui était ouverte aux conditions de l'art. 93 al. 1 let. b LTF. Sans succès, puisqu'elle n'a pas démontré qu'une décision immédiate permettrait d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse. Son recours a dès lors été déclaré irrecevable (arrêt 4A_29/2017 du 1er février 2017 consid. 3). La recourante n'est pas pour autant déchue du droit de recourir contre cette décision préjudicielle, dès lors qu'elle s'en saisit à l'occasion d'un recours dirigé contre la décision finale (art. 93 al. 3 LTF). Même si elle ne cite pas textuellement cette décision préjudicielle dans les conclusions de son recours, elle le fait dans ses motifs et, par ailleurs, sa conclusion tendant à ce qu'il soit dit que la créance de courtage invoquée par la société X.________ SA à hauteur de 84'240 fr. avec intérêts est inexistante s'avère suffisamment explicite.