Citation: I 319/06 14.05.2007 E. 7

7.1 Selon les premiers juges, aucune des pièces médicales versées au dossier n'examine la question de savoir si la mesure de réadaptation préconisée est ou non raisonnablement exigible de la part de l'intimée sur les plans somatique et psychologique, ni, cas échéant, s'il convient d'en attendre une amélioration déterminante de la capacité de gain de celle-ci. En particulier, ils considèrent que cet examen s'impose in casu d'autant plus que le docteur W.________ fait état d'un trouble dépressif récurrent; que l'appréciation sur l'état de santé psychique de l'assurée livrée par l'expert n'émane pas d'un médecin psychiatre; que si le docteur B.________ considère qu'une perte pondérale drastique s'impose, il ne propose pour autant aucun traitement; qu'il ne se prononce pas d'avantage sur les chances de succès d'une telle démarche, ni s'il convient d'en attendre une rémission des lombosciatalgies telle qu'elle rétablisse la capacité de gain de l'intéressée. Au reste, ils constatent que, contrairement aux allégués de l'office AI, si cette dernière exclut toute intervention chirurgicale, elle ne refuse pour autant nullement de se soumettre à un traitement. Enfin, ils font grief à l'administration de n'avoir pas respecté la procédure de sommation prévue par l'art. 21 al. 4 LPGA. 7.2 Au regard des actes versés au dossier, ces considérations ne sont pas critiquables et la Cour de céans s'y réfère intégralement. La décision de renvoi ne se trouve pas en contradiction avec des pièces évidentes et concordantes. Elle ne méconnaît pas non plus des preuves pertinentes et suffisantes pour trancher le litige. En particulier, aucune des pièces médicales versées au dossier n'établit si la surcharge pondérale dont l'assurée souffre ressortit d'un dérèglement métabolique ou endocrinien ou s'il résulte d'un trouble du comportement alimentaire lui-même d'origine psychologique. La question des approches thérapeutiques envisageables et, cas échéant, celle de l'incidence d'une éventuelle perte de poids sur les lombosciatalgies, respectivement sur la capacité de travail de l'intimée, ne sont pas davantage documentées au dossier. Un complément d'instruction portant sur la nature de l'obésité présentée par l'intéressée, sur l'exigibilité tant physiologique que psychologique de la mesure de réadaptation préconisée, ainsi que sur l'incidence éventuelle de cette dernière sur la capacité de travail s'impose ainsi indiscutablement, étant précisé que les compétences d'un rhumatologue, fût-il titulaire d'un certificat AMPP en médecine psychosomatique et psychosociale, paraissent peu adéquates. Le prononcé de renvoi pour instruction complémentaire sous forme d'une expertise pluridisciplinaire n'apparaît donc nullement comme le prétexte à un refus de trancher le litige au fond mais permettra de statuer sur le droit à la rente de l'intimée au regard de l'état de santé que celle-ci présente sans et, cas échéant, après la mise en oeuvre de la mesure de réadaptation préconisée.