Citation: 1B_236/2016 E. 5

La Chambre des recours pénale a retenu en substance qu'il existait des soupçons de culpabilité suffisants à l'égard du recourant quand bien même celui-ci contestait avoir tenté d'enlever son fils E.________ le 4 février 2016 et que le risque de récidive était réalisé. Elle a estimé qu'une levée de la détention provisoire pourrait peut-être être envisagée mais le prévenu devrait alors proposer des mesures de substitution allant bien au-delà de celles auxquelles il concluait. En particulier, un suivi par le Service de médecine et de psychiatrie pénitentiaires était insuffisant puisque la thérapie ambulatoire pratiquée antérieurement ne l'a pas empêché de commettre les actes qui lui sont reprochés, pas plus qu'il n'a respecté les injonctions de justice et notamment les interdictions d'approcher C.________. Le recourant s'en prend à l'arrêt attaqué en tant qu'il retient qu'il ne contesterait pas l'enlèvement de sa fille D.________ le 28 décembre 2013 et reproche à son conseil de n'avoir développé aucun argument sur ce point. Il évoque à cet égard des faits qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué et les conditions posées pour que le Tribunal fédéral en tienne compte ne sont pas réunies. Au demeurant, l'enlèvement de sa fille est un élément parmi d'autres que la cour cantonale a retenu pour admettre que la condition de l'existence de charges suffisantes était réalisée de sorte que la correction du vice ne serait pas propre à modifier l'issue du litige comme l'exige l'art. 97 al. 1 LTF. Pour le surplus, le recourant ne s'en prend pas à la motivation de l'arrêt cantonal qui tient pour insuffisantes les mesures de substitution à la détention provisoire qu'il avait proposées, mais il en suggère d'autres qui n'ont pas été soumises à l'appréciation de la Chambre des recours pénale. Il n'appartient pas au Tribunal fédéral d'examiner en première instance si ces nouvelles mesures sont aptes à pallier le risque de récidive (cf. art. 80 al. 1 LTF). Le recours, tel qu'il est motivé, ne répond ainsi pas aux exigences déduites des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Le recourant n'a pas complété son écriture du 29 juillet 2016 dans le délai de recours échéant le 25 août 2016, que ce soit personnellement ou par l'intermédiaire de son conseil d'office. Il n'y a pas lieu de donner suite à la requête d'audition de témoins qui n'est pas davantage motivée. Le recourant pourra, s'il l'estime pertinente, la renouveler auprès du Procureur en charge de la procédure (cf. art. 109 al. 1 LTF).