Citation: H 234/00 27.04.2001 E. A

A.- La société X.________ SA était affiliée à la Caisse interprofessionnelle d'AVS de la Fédération romande des syndicats patronaux (ci-après : la caisse). Son conseil d'administration était composé de A.________, président, et de B.________, administrateur, tous deux au bénéfice de la signature individuelle. Dès le mois de mars 1987, la société a accumulé du retard dans le paiement des cotisations dues à la caisse. Entre 1988 et 1991, cette dernière lui a ainsi notifié une quinzaine de commandements de payer. Au mois de juin 1990, la caisse a également déposé plainte pénale contre les deux administrateurs. Par jugement du 18 octobre 1994, le Tribunal de police du canton de Genève a toutefois acquitté A.________ et B.________ du chef d'accusation de détournement de cotisations AVS. Entre-temps, le 23 août 1991, X.________ SA a été déclarée en faillite par le Tribunal de première instance du canton de Genève. La liquidation de la société a été suspendue le 24 octobre 1994 et la faillite clôturée par défaut d'actifs le 12 décembre 1994. Par deux décisions du 19 septembre 1995, la caisse a réclamé à A.________ et à B.________ un montant de 29 165 fr., somme correspondant au dommage subi par elle ensuite de la faillite de X.________ SA. La notification de la décision concernant A.________ s'est révélée infructueuse, l'intéressé ayant quitté la Suisse sans laisser d'adresse. Quant au pli adressé à B.________, remis à la poste le 18 septembre 1995 et indiquant l'ancienne adresse du prénommé, il a été renvoyé par l'office postal destinataire avec la mention "a déménagé; délai de réexpédition expiré". Après avoir eu connaissance de sa nouvelle adresse, la caisse lui a communiqué, le 14 novembre 1995, une nouvelle décision de même teneur que la précédente. Le 24 décembre 1995, B.________ a fait opposition contre cette décision.