Citation: I 444/06 21.06.2007 E. 4

4.1 Le juge des assurances sociales apprécie librement les preuves (art. 61 let. c LPGA; art. 95 al. 2 OJ, en relation avec les art. 113 et 132 OJ). Toutefois, si les rapports médicaux sont contradictoires, il ne peut trancher l'affaire sans indiquer les raisons pour lesquelles il se fonde sur une opinion médicale et non pas sur une autre. A cet égard, l'élément déterminant n'est ni l'origine, ni la désignation du moyen de preuve comme rapport ou expertise, mais son contenu. Il importe que les points litigieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées, qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier (anamnèse), que la description des interférences médicales soit claire et, enfin, que les conclusions de l'expert soient bien motivées (ATF 125 V 352 consid. 3a). On ne saurait, certes, mettre sur le même pied un rapport d'expertise émanant de l'Hôpital Y.________ - dont la jurisprudence a admis que l'impartialité et l'indépendance à l'égard de l'administration et de l'OFAS sont garantis (ATF 123 V 175) - et un rapport médical établi par l'Hôpital X.________; toutefois, cela ne signifie pas encore qu'en cas de divergence d'opinion entre médecins de l'Hôpital X.________ et médecins traitants, il soit de manière générale, nécessaire de mettre en oeuvre une nouvelle expertise. La valeur probante des rapports médicaux des uns et des autres doit bien plutôt s'apprécier au regard des critères exposés précédemment (consid. 3.1; arrêt B. du 24 août 2006, I 938/05, consid. 3.2). En l'occurrence, il n'y a donc pas lieu d'écarter le rapport de l'Hôpital X.________ - ni de lui préférer les documents médicaux auxquels se réfère le recourant - pour le seul motif que c'est le service médical régional de l'AI qui l'a établi. Au regard du déroulement des examens cliniques pratiqués par les docteurs L.________, G.________ et V.________, du contenu de leurs rapports, on ne relève, du reste, aucune circonstance particulière propre à faire naître un doute sur l'impartialité de ces médecins. 4.2 Les avis médicaux invoqués par le recourant, tout particulièrement les rapports des docteurs D.________ et M.________, ne jettent pas le doute sur les conclusions de l'Hôpital X.________, pas plus qu'ils ne justifient la mise en oeuvre d'un complément d'instruction d'ordre psychiatrique. Singulièrement, on relèvera que les deux médecins prénommés n'ont pas abordé le contenu des rapports de leurs confrères de l'Hôpital X.________, ni expliqué leurs divergences de vues quant à l'étendue de la capacité de travail du recourant. Certes le docteur M.________ a-t-il mis en exergue des difficultés de compréhension; cependant les docteurs V.________ et L.________ ont indiqué que le recourant s'exprimait dans un français correct, marqué d'accent, ce qui ne permet pas pour autant d'en déduire une incompréhension réciproque. Quant à l'aspect somatique du cas, il a aussi été instruit correctement par l'Hôpital X.________ et les avis médicaux auxquels le recourant se réfère ne justifient pas non plus de remettre en cause l'appréciation de l'Hôpital X.________. En effet, le docteur A.________ ne s'est pas exprimé sur l'exercice d'une activité adaptée (rapport du 8 décembre 2003), tandis que le docteur F.________, qui a admis la présence d'une capacité résiduelle de travail dans une activité adaptée, n'en a pas fixé l'étendue (rapport du 12 février 2004). Quant au docteur N.________, il ne s'est pas non plus déterminé sur la capacité résiduelle de travail de son patient dans un emploi adapté (rapport du 25 mai 2005).