Citation: 5A_760/2015 E. A

A.a. F.C.________ est décédé le 11 mars 1987, laissant quatre héritiers, soit son épouse C.C.________ et ses enfants E.C.________, B.________ et D.C.________. A ce jour, la succession de F.C.________ n'a pas - ou en tout cas pas complètement - été partagée. Elle comprend les parcelles nos xxx, yyy et zzz de la commune de U.________ (Genève). A.b. E.C.________ (ci-après également: le débiteur) fait l'objet des poursuites n° 1, introduite à son encontre le 18 août 2011 par A.________ en validation du séquestre n° 2 et portant sur un montant en capital de xxxx fr., et n° 3, introduite à son encontre par l'Etat de Genève, soit pour lui l'Administration fiscale cantonale (ci-après: l'AFC), en validation du séquestre n° 4 et portant sur un montant en capital de xxxx fr. Dans le cadre de ces deux poursuites, qui participent seules à la série n° 5, l'Office des poursuites de Genève (ci-après: l'Office) a procédé les 31 octobre 2011 et 16 janvier 2012 à la conversion en saisie définitive des séquestres exécutés sur la part revenant à E.C.________ dans la succession non partagée de son père. Dans la mesure où la requête de séquestre formée le 28 juin 2011 par A.________, l'ordonnance de séquestre rendue le 30 juin 2011 par le Tribunal de première instance de Genève et le procès-verbal de séquestre n° 2 ne mentionnent la part successorale revenant au débiteur qu'en relation avec l'immeuble n° xxx de la commune de U.________, le procès-verbal de saisie précise que A.________ ne bénéficiera du produit de réalisation de cette part qu'en ce qu'elle concerne cet immeuble. Le procès-verbal de saisie, série n° 5, a été adressé le 23 janvier 2012 aux créanciers poursuivants. Il en résulte que l'Office a estimé, au sens de l'art. 97 al. 1 LP, à xxxx fr. la valeur de réalisation de la part successorale saisie, soit xxx fr. en relation avec l'immeuble n° zzz, xxxx fr. en relation avec l'immeuble n° yyy et xxxx fr. en relation avec l'immeuble n° xxx. Le procès-verbal mentionne également que le for mulaire 17 (invitant les autres membres de la communauté à s'acquitter dorénavant en mains de l'Office des montants pouvant revenir au débiteur en vertu de ses droits dans la succession) a été adressé aux membres de la communauté les 8 novembre 2011 et 16 janvier 2012. En temps utile, aussi bien A.________ que l'AFC ont formé une réquisition de vente. A.c. E.C.________ fait également l'objet de la poursuite n° 6, introduite à son encontre le 22 avril 2012 par A.________, pour la même créance que celle faisant l'objet de la poursuite n° 5, en validation du séquestre n° 7, lequel porte sur la part du débiteur dans la succession de son père en relation, cette fois, avec les immeubles nos yyy et zzz de la commune de U.________. Le 31 juillet 2012, l'Office a converti en saisie définitive le séquestre n° 7. La poursuite n° 6 participe seule à la série. La valeur d'estimation retenue par l'Office dans le procès-verbal de saisie correspond à celle admise dans la série n° 5 en relation avec les immeubles nos zzz et yyy. Là encore, le procès-verbal de saisie mentionne l'envoi aux membres de la communauté, en date du 31 juillet 2012, du formulaire 17 les invitant à s'acquitter dorénavant en mains de l'Office de tout montant pouvant échoir au débiteur en vertu de ses droits dans la succession. A.________ a requis la vente en temps utile. A.d. Conformément à l'art. 9 al. 1 de l'Ordonnance du Tribunal fédéral du 17 janvier 1923 concernant la saisie et la réalisation des parts de communautés (RS 281.41; ci-après: OPC), l'Office a convoqué les créanciers, le débiteur et les autres membres de l'hoirie de F.C.________ à une séance de pourparlers de conciliation en vue de trouver un accord soit sur le désintéressement des créanciers, soit sur la liquidation de la succession. Seuls les créanciers et le débiteur étaient présents lors de cette séance, qui s'est déroulée le 24 avril 2012. Aucun accord n'a donc pu être trouvé. A.e. Conformément à l'art. 10 al. 1 OPC, l'Office a alors invité les créanciers, le débiteur et les autres membres de l'hoirie, par courrier du 31 mai 2012, à lui soumettre dans un délai de dix jours leurs propositions en vue des mesures ultérieures de réalisation. A l'exception de l'AFC, qui, dans le délai imparti, a proposé la vente aux enchères de la part de communauté saisie, les intéressés n'ont pas réagi. A.f. Le 22 juin 2012, l'Office a, conformément aux art. 132 al. 1 LP et 10 al. 1 OPC, saisi la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: Chambre de surveillance) d'une demande de fixation du mode de réalisation de la part de E.C.________ dans la succession de son père. A.g. Après avoir entendu l'ensemble des intéressés (à l'exception de C.C.________, excusée) lors d'une audience tenue le 7 novembre 2012, puis leur avoir encore donné la possibilité de se déterminer par écrit sur les déclarations tenues lors de cette audience, la Chambre de surveillance, par décision du 13 février 2013, a: - ordonné la dissolution et la liquidation de la communauté héréditaire de feu F.C.________, formée de C.C.________, B.________, E.C.________ et D.C.________; - chargé l'Office de requérir le partage de cette communauté héréditaire; - dit que l'avance des frais de cette procédure de partage incombait à l'AFC et à A.________ à parts égales entre eux; - invité l'Office à fixer l'avance de frais de la procédure de partage et à impartir un délai à l'AFC et à A.________ pour verser leur part respective de cette avance; - dit qu'à défaut de paiement de cette avance, la part de communauté héréditaire de E.C.________ serait vendue aux enchères comme telle. A.h. Faisant suite à cette décision, l'Office, après avoir sollicité et obtenu de l'AFC et de A.________ le versement, à parts égales, d'une avance sur les frais de partage de xxxx fr., a, conformément à l'art. 609 al. 1 CC, requis l'assistance de la Justice de paix, compétente en vertu de l'art. 3 al. 1 let. k de la loi genevoise d'application du Code civil suisse (LaCC; RS/GE E 1 05), aux fins de procéder au partage et à la liquidation de la succession de F.C.________. A.i. Par ordonnance du 30 septembre 2013, la Justice de paix, conformément à l'art. 118 LaCC, a désigné le notaire G.________ aux fonctions de curateur " pour intervenir au partage en lieu et place de Monsieur E.C.________ dans la succession de Monsieur F.C.________ [...] ". A.j. Entre les mois d'octobre 2013 et février 2015, divers discussions et échanges de correspondance ont eu lieu entre le curateur, l'Office, les créanciers et les autres héritiers, en vue de partager et liquider la succession. Un projet d'acte de partage a été préparé (le 7 avril 2014), qui n'a toutefois pas été accepté par tous les intéressés. Une proposition d'achat de gré à gré de la part successorale revenant à E.C.________ a par ailleurs été adressée à l'Office (le 17 novembre 2014) par C.C.________, B.________ et D.C.________, mais a été rejetée (le 19 décembre 2014) par A.________ - à qui elle avait été soumise par l'Office -, celui-là considérant ne pas disposer des informations lui permettant de se déterminer utilement. Dans le cadre de ces discussions, A.________ a invité à plusieurs reprises, soit notamment par courriers des 14 février, 26 juin et 19 décembre 2014, l'Office à obtenir des membres de l'hoirie tous renseignements utiles sur le patrimoine de la succession, soit en particulier copie des contrats de prêts hypothécaires, des cédules hypothécaires, les éventuels contrats de bail, etc. L'Office était également invité à entreprendre la procédure de vente aux enchères des immeubles appartenant à l'hoirie. A.k. Par courrier recommandé adressé le 10 septembre 2014 à l'AFC et à A.________, l'Office, constatant que les tentatives de partager et liquider à l'amiable la succession de F.C.________ avaient échoué, les a invités à procéder à une nouvelle avance de frais de xxxx fr., correspondant au montant de l'avance des frais judiciaires devant être acquittée lors de l'introduction d'une action en partage. Faute de versement de cette avance, la part du débiteur dans la succession non partagée de son père serait vendue aux enchères, conformément à la décision de la Chambre de surveillance du 13 février 2013. A.l. Par courrier daté du 20 octobre 2014, A.________ a informé l'Office qu'il ne s'acquitterait pas de l'avance requise et l'a invité à " aller rapidement de l'avant dans l'organisation de la vente de la part de Monsieur E.C.________ dans la communauté héréditaire ". A.m. L'avance requise n'ayant pas été versée, l'Office, par un courriel daté du 2 mars 2015, a informé les créanciers saisissants qu'un procès-verbal d'estimation de la part de communauté revenant au débiteur ainsi que les conditions de la vente aux enchères de cette part leur seraient prochainement adressés.