Citation: 5A_732/2008 14.07.2009 E. 2

L'intimé prétend avant tout que le recourant aurait pris devant le Tribunal de céans une conclusion nouvelle, irrecevable au sens de l'art. 99 al. 2 LTF. Dans ses écritures cantonales, le recourant aurait en effet conclu à ce qu'il soit ordonné à l'intimé "de supprimer, dans leur intégralité et à ses frais, les empiétements situés sur les parcelles nos 347 et 348, feuillet 24 de la commune de Z.________" tandis que dans son recours en matière civile, il demande qu'il soit ordonné à l'intimé "de supprimer, dans son intégralité et à ses frais, le mur en forme de 'L' édifié sur la parcelle no 348, ainsi que le muret construit sur la partie du chemin vicinal faisant face aux parcelles nos 347 et 348, feuillet 24 de la commune de Z.________". En tant que, devant les instances précédentes, le recourant n'aurait jamais conclu à la suppression du muret se prolongeant sur le chemin vicinal no 3267, ce serait arbi-trairement que la Cour de justice aurait examiné cette question. A ce grief, déjà présenté devant la cour cantonale, celle-ci a répondu qu'en première instance, le recourant avait demandé tant la suppression du mur en forme de "L" que celle du muret édifié sur le chemin vicinal. Le transport sur place ayant également porté sur ces deux objets, il fallait donc raisonnablement comprendre que les conclusions en suppression des empiétements visaient l'une et l'autre constructions. Cette conclusion se justifiait d'autant plus que l'intimé lui-même concluait à l'inscription d'une servitude d'empiétement sur le chemin vicinal no 3267.