Citation: 2C_584/2007 07.01.2008 E. 1

3.2 Les recourants estiment que l'art. 52 LPFisc a été appliqué de façon arbitraire (art. 9 Cst.). Selon eux, étant donné que leur recours devant la Commission cantonale de recours avait été partiellement admis, l'émolument fixé par ladite Commission ne devait pas être totalement mis à leur charge mais devait être réparti entre eux et l'Administration fiscale cantonale. Il est douteux que le grief soit motivé de façon conforme aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. consid. 2). Les recourants se bornent à prétendre que l'émolument a été mis totalement à leur charge. Ils ne démontrent pas en quoi la décision attaquée, au vu de ses motifs et de son résultat, serait insoutenable ou heurterait gravement le sens de la justice. Comme le grief doit de toute façon être rejeté, la question de savoir si la motivation est ou non suffisante peut rester ouverte. 3.3 Selon le Tribunal administratif, l'émolument de 500 fr. avait été fixé par la Commission cantonale de recours compte tenu de l'admission partielle du recours des intéressés, lequel avait nécessité l'examen détaillé des déductions auxquelles ceux-ci prétendaient. Le montant de l'émolument équivalait à 5% du maximum ordinaire en la matière, ce qui ne pouvait être qualifié d'élevé, et tenait compte de l'admission partielle du recours. 3.4 Il ressort de ce qui précède que ce n'est pas la totalité de l'émolument qui a été mise à la charge des recourants, mais que celui-ci a été réparti entre les deux parties sans que la part de l'Administration fiscale cantonale ne lui ait été facturée pour les raisons évoquées ci-dessus (cf. "Faits" lettre B). Le montant de 500 fr. représente donc une quote-part du total des frais. On peut en conclure que, si le recours devant ladite Commission avait été entièrement rejeté, l'émolument à la charge des recourants aurait été plus élevé. Que les recourants estiment implicitement le montant mis à leur charge suffisamment élevé pour représenter l'émolument dans son entier ne suffit pas à établir l'arbitraire de la décision attaquée. En effet, toute décision judiciaire entraîne des coûts dont certains sont indépendants de la valeur litigieuse et de la complexité de la cause (ouverture du dossier, examen par plusieurs personnes, envoi de l'arrêt, etc.). Au vu de ce qui précède, l'art. 52 LPFisc a été appliqué sans arbitraire et un émolument de 500 fr. pouvait être mis à la charge des recourants. Au surplus, les recourants ne se plaignent pas de la violation du principe de la légalité.