Citation: I 138/04 20.01.2005 E. 3

3.1 En premier lieu, il convient d'examiner si, comme l'ont admis l'office et les premiers juges, les conditions prévalant à la révision du droit à la rente du recourant sont remplies. 3.2 Selon la jurisprudence, la rente peut être révisée non seulement en cas de modification sensible de l'état de santé, mais aussi lorsque celui-ci est resté en soi le même, mais que ses conséquences sur la capacité de gain ont subi un changement important (ATF 113 V 275 consid. 1a et les arrêts cités; voir également ATF 120 V 131 consid. 3b, 119 V 478 consid. 1b/aa). Tout changement important des circonstances propre à influencer le degré d'invalidité et donc le droit à la rente, peut motiver une révision. Pour juger si un tel changement s'est produit, il faut comparer les faits tels qu'ils se présentaient au moment de la décision de rente initiale avec les circonstances régnant à l'époque de la décision litigieuse (ATF 125 V 369 consid. 2). 3.3 A l'époque de la décision initiale d'octroi de rente, le recourant présentait un syndrome lombo-vertébral important post-fenestration interlaminaire L5-S1, un syndrome vertébral séquellaire S1 droit sur fibrose cicatricielle S1, de l'arthrose cervicale et une hernie discale C5-C6, ainsi qu'un état dépressif réactionnel. L'ensemble de ces affections entraînait une incapacité totale de travail de l'assuré dans l'exercice de son métier d'agriculteur. Dans une activité adaptée, à savoir légère et sans port de charges lourdes, telle que celle d'employé de bureau ou d'agent d'assurance, cette incapacité oscillait entre 70 % et 100 % (rapport du 25 octobre 2000 du docteur B.________, médecin traitant). 3.4 Selon l'office et les premiers juges, il s'est produit une modification notable de ces circonstances en ce sens que le recourant aurait recouvré une capacité entière de travail dans une activité adaptée. Selon un rapport d'expertise du 13 janvier 2003 du docteur P.________, neurologue, le recourant présente un syndrome lombo-vertébral résiduel après une cure chirurgicale de hernie discale, et une fibrose locale résiduelle. A la suite de cette affection, l'assuré n'est plus en mesure d'exercer le métier d'arboriculteur. En revanche, il dispose d'une capacité totale de travail dans une activité de bureau, permettant l'alternance des positions debout et assise, la marche sur des distances raisonnables et sans port de charges, ni exposition aux intempéries, à l'humidité et au froid. Selon un rapport d'expertise du 2 mars 2003 du docteur I.________, psychiatre, le recourant ne souffre d'aucune affection mentale clairement caractérisée. Il ne présente ni traits sinistrosiques, ni trouble somatoforme douloureux. Seule la persistance des douleurs peut justifier une diminution de sa capacité de travail. Du point de vue psychique, les exigences posées par une activité professionnelle envisageable devront correspondre aux facultés intellectuelles moyennes de l'assuré. Aussi, celui-ci ne présente-t-il pas de restriction à l'exercice d'une activité professionnelle compatible avec son niveau intellectuel. 3.5 Ainsi, dans la mesure où la capacité de travail du recourant dans une activité adaptée, quasi nulle à l'époque de la décision initiale d'octroi de rente, est depuis lors passée à 100 %, il s'est produit une modification des circonstances dont il convient d'examiner le caractère notable en évaluant son incidence sur le degré d'invalidité de l'assuré.