Citation: 5A_297/2023 E. 4.2

4.2. Les éléments que le recourant invoque dans son recours ne permettent pas de retenir l'arbitraire de l'appréciation cantonale écartant le risque d'une mise en danger concrète de sa situation financière. Il ne conteste d'abord nullement les éléments fondant la conclusion cantonale, à savoir le fait que la raison individuelle de son épouse avait, non pas été mise en faillite, mais radiée en avril 2021 pour cause d'inactivité - événement qui s'était par ailleurs déroulé durant la vie commune et ne pouvait plus se répéter -; le fait que l'intimée émargeait à l'aide sociale; ne paraissait pas mener un train de vie somptuaire et dispendieux; ne disposait pas de biens de valeur susceptibles d'être aliénés dans la précipitation, étant au demeurant souligné qu'il était lui-même propriétaire exclusif de la villa dans laquelle il vivait. Les craintes que le recourant formule au sujet d'une mise en danger de ses intérêts financiers sont en réalité abstraites et en conséquence insuffisantes à établir le bien-fondé du prononcé d'une séparation de bien (ainsi: la possibilité de son épouse de décider "à tout instant" d'exercer en qualité d'indépendante, de contracter des prêts ou des dettes l'engageant solidairement), voire dépourvues ici de caractère décisif (le refus de son épouse de le renseigner sur sa situation financière, désaccords importants entre les parties au sujet de la répartition du mobilier de ménage). Quant à l'argumentation du recourant relative au prêt que ses parents avaient octroyé à l'intimée, elle se révèle essentiellement appellatoire: l'intéressé persiste à insister sur son caractère déterminant, sans remettre en cause les éléments retenus à cet égard par le magistrat cantonal pour écarter celui-ci, à savoir les explications diamétralement opposées des parties au sujet de l'affectation de ce prêt et l'existence d'une action indépendante sur ce point, à laquelle le recourant n'était pas partie.