Citation: 7B_609/2023 E. 2.4.3

2.4.3. Au vu des considérants qui précèdent, les critères retenus par la cour cantonale pour retenir l'échec de la mesure et du suivi probatoire, et prononcer la levée de ceux-ci, étaient suffisants. C'est à tort que le recourant reproche à la cour cantonale de n'avoir arbitrairement pas tenu compte, dans son appréciation, du résultat des treize tests d'urine, ainsi que des cinq attestations d'un suivi psychologique en Espagne produits entre le 12 décembre 2022 et le 19 juillet 2023. En effet, dans son état de fait, l'autorité cantonale a relevé que le recourant avait produit des résultats d'analyses d'urine et des attestations d'un psychologue durant la période concernée (arrêt querellé, pp. 5-7). En outre, dans sa motivation, elle a considéré qu'il n'était pas nécessaire d'examiner la force probante des attestations médicales espagnoles. Ainsi, la cour cantonale n'a pas ignoré les documents produits par le recourant au moment de procéder à son appréciation. Dans ces circonstances, le grief d'arbitraire invoqué par le recourant est infondé. Enfin, le recourant n'étaye pas son moyen par des références à des pièces, si bien qu'on ne saurait le suivre lorsqu'il indique qu'il y a eu un total de treize résultats d'analyses d'urine et de cinq attestations (cf. art. 42 al. 2 LTF). Pour le surplus, les éléments allégués par le recourant datent tous de plusieurs mois après son départ précipité à l'étranger et même de bien après le moment où il a décidé de redonner des nouvelles aux autorités suisses, de sorte que ces éléments ne sont pas déterminants. En raison des circonstances décrites ci-dessus, il importe également peu que le délai d'épreuve ait pris fin le 6 novembre 2022. Le recourant a en effet stoppé unilatéralement son suivi probatoire au mois d'août 2022, à savoir plusieurs mois plus tôt, de sorte que l'autorité cantonale n'avait, là non plus, pas besoin de prendre cet élément en compte dans le cadre de son appréciation. On ne saurait par ailleurs considérer, comme il le fait valoir, qu'il aurait accompli jusqu'alors la quasi-totalité de son délai d'épreuve avec succès. Le recourant ne conteste en effet pas que deux nouvelles enquêtes pénales ont été ouvertes contre lui durant le délai d'épreuve, dont à tout le moins une pour des faits antérieurs à son départ en Espagne. De plus, les premiers résultats de ses analyses d'urine ont révélé qu'il avait poursuivi sa consommation d'alcool et de cannabis, substances dont il sait qu'elles peuvent avoir un effet néfaste sur son comportement.