Citation: 6B_1356/2021 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a relevé que les actes reprochés par les recourants sous l'angle de la LCD ont été achevés au plus tard en juillet 2019, lorsqu'ils ont reçu les derniers éléments manifestant la volonté de C._________ AG d'encaisser sa créance. Elle a considéré que l'état de fait pertinent pour pouvoir déposer plainte pénale était suffisamment clair pour les recourants depuis la résiliation-sommation du 10 avril 2019. Dans la mesure où celle-ci avait été suivie de commandements de payer, chacun des recourants disposait au plus tard à la date de notification de l'acte de poursuite qui le concernait - à savoir les 5 juin 2019 et 12 juillet 2019 - de tous les éléments pour pouvoir agir à temps devant l'autorité pénale (état de fait, auteur présumé). Du reste, les recourants n'alléguaient aucun fait postérieur aux dates susmentionnées qui leur aurait fait prendre conscience qu'ils pouvaient avoir été victimes d'une infraction, toute leur plainte pénale étant fondée sur les documents précités. Pour le surplus, leur propre attitude postérieure ne pouvait modifier le dies a quo. Les démarches ultérieures de leur avocat avaient trait au droit d'accès prévu par la LPD (Loi fédérale sur la protection des données; RS 235.1), mais non à la recherche d'éléments de fait nécessaires à une plainte pénale pour infraction à l'art. 23 LCD. En définitive, la cour cantonale a considéré que la plainte pénale du 8 juin 2020 était tardive, de sorte que le ministère public n'avait pas à entrer en matière sur celle-ci (cf. art. 310 al. 1 let. b CPP).