Citation: 5P.471/2004 20.05.2005 E. 6

Selon l'autorité cantonale, l'appelant dispose d'un revenu mensuel net de 8'000 fr. (y compris le produit locatif de l'un des deux appartements dont il est propriétaire à Verbier et le produit de ses titres) pour des charges de 4'375 fr., de sorte qu'il lui reste un solde de 3'625 fr. Quant à l'épouse, le revenu professionnel de 2'000 fr. par mois qu'elle admet pouvoir réaliser ne lui permet pas de couvrir ses frais, qui s'élèvent à 3'952 fr. [recte: 3'802 fr., le minimum vital de l'épouse selon les normes LP étant, de manière incontestée, de 1'100 fr. et non de 1'250 fr.]. L'excédent de revenus des époux, après couverture de leurs charges, est de 1'673 fr. par mois, somme qui doit être répartie par moitié entre eux. Il se justifie dès lors de fixer à 2'800 fr. par mois le montant de la contribution d'entretien due à l'épouse (1'673 fr. : 2 = 836 fr. + 3'952 fr. - 2'000 fr.). La méthode de calcul de la Cour de justice n'est pas contestée par les parties. Sur le vu de ce qui a été exposé plus haut (cf. consid. 4 et 5), elle ne l'a toutefois pas appliquée correctement, en omettant d'inclure dans le minimum vital du mari les 300 fr. qu'il verse mensuellement à son fils et en retenant un montant surfait au titre d'assurance maladie de l'épouse; au demeurant, comme il a été exposé ci-dessus, le calcul du minimum vital de celle-ci est erroné (cf. arrêt 5P.192/2004 du 20 juillet 2004). La décision attaquée apparaît ainsi arbitraire et doit par conséquent être annulée en tant qu'elle concerne le montant de la contribution d'entretien due à l'épouse.