Citation: 1B_453/2016 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le Tribunal cantonal a jugé qu'il existait des soupçons de culpabilité suffisants à l'encontre du recourant, notamment en lien avec l'enlèvement de son fils le 4 février 2016. Il a relevé que si le déroulement de cet événement n'était pas clair, il était survenu après le précédent enlèvement de sa fille le 28 décembre 2013 et alors que le prévenu avait l'interdiction d'approcher son fils en dehors de son droit de visite au Point Rencontre. Les déclarations des témoins - auxquelles le prévenu se référaient - ne modifiaient pas cette appréciation. L'instance précédente relevait encore que le prévenu avait reconnu avoir persisté à entrer en contact avec E.________ jusqu'en décembre 2015 et avoir harcelé et importuné D.________ malgré les interdictions d'entrer en contact avec celles-ci signifiées par le Procureur et la justice civile. Le recourant conteste en vain l'appréciation du Tribunal cantonal. En lien avec les événements du 4 février 2016, il se contente d'affirmer qu'il "n'a vraisemblablement jamais tenté d'enlever son enfant" et renvoie pour le surplus à son recours cantonal. Cette manière de procéder - qui ne prend nullement appui sur la motivation de la décision entreprise - est irrecevable (cf. art. 42 al. 1 et 2 LTF; ATF 138 IV 47 consid. 2.8.1 p. 54 et les arrêts cités). Cela étant, les indices de culpabilité à l'encontre du recourant ne se fondent pas que sur cet épisode. En effet, l'intéressé ne remet pas en cause l'enlèvement de sa fille survenu en décembre 2013, dont il minimise toutefois la gravité; il est à cet égard sans pertinence que le prévenu n'ait pas été mis en détention en 2013 en raison de cet événement. Le recourant admet en outre également avoir violé l'interdiction de contacter les mères de ses deux enfants. Enfin, quoi qu'en pense le recourant, les déclarations de E.________ au sujet d'actes de violence qu'il aurait commis constituent également des indices de culpabilité à son encontre, nonobstant le fait qu'ils seraient en procès au sujet de la garde de leur enfant commun. C'est dès lors à juste titre que la cour cantonale a considéré qu'il existait des charges suffisantes pour justifier le maintien en détention du recourant, étant rappelé que c'est au juge du fond et non à celui de la détention qu'il incombera d'apprécier la culpabilité de l'intéressé ainsi que la valeur probante des déclarations des différentes parties.