Citation: 7B_716/2024 E. 4.2

4.2. L'autorité précédente a fondé son appréciation du risque de récidive sur l'importance des biens juridiques menacés, les caractéristiques personnelles du recourant et le fait qu'un trouble psychiatrique pouvait être présumé chez ce dernier dans l'attente du rapport d'expertise qui devait le préciser. Elle a relevé que le recourant n'avait certes aucun antécédent. Toutefois, l'incendie reproché était massif, une personne y avait perdu la vie et des centaines d'animaux avaient péri. L'attraction singulière que le recourant éprouvait pour les "feux bleus" et son besoin de se mettre en valeur contribuaient à l'existence d'un risque de récidive. Le péril à juguler était ainsi d'une particulière ampleur au regard de la sécurité publique et celle-ci devait primer sur l'intérêt du recourant à rester en liberté.