Citation: 4A_217/2013 E. A

Par contrat de sous-location du 18 décembre 1973, H.Z.________ a cédé à H.X.________, moyennant un loyer de 1'400 fr. par mois charges non comprises (augmenté à 1'700 fr. à partir du 1er janvier 1992), l'usage d'un appartement de six pièces avec une cave dans le logement sis 2, rue ... à Genève. H.X.________ s'est installé dans l'appartement avec son épouse, F.X.________. H.Z.________ est décédé en 1986. Il a pour héritiers son épouse, F.Z.________, ainsi que les enfants nés de cette union, A.Z.________ et B.Z.________. Par deux avis officiels du 17 mars 2011, adressés par plis séparés à chacun des époux X.________, F.Z.________ a résilié le bail pour le 30 juin 2011. Elle a manifesté l'intention d'habiter elle-même l'appartement. Les époux X.________ se sont opposés à la résiliation, en faisant valoir principalement que le bailleur était H.Z.________ (et non F.Z.________), de sorte que le congé devait être donné par la communauté héréditaire composée de F.Z.________, A.Z.________ et B.Z.________. La cause a été portée devant la Commission de conciliation en matière de baux et loyers, où elle a été enregistrée sous le n° xxx. Le 11 juillet 2011, F.Z.________, B.Z.________ et A.Z.________ ont adressé aux époux X.________, par deux plis séparés, une résiliation du bail pour le 31 décembre 2011, en précisant que cette résiliation était donnée à titre subsidiaire, pour le cas où celle du 17 mars 2011 serait déclarée nulle. Ils ont répété que F.Z.________ avait l'intention d'habiter l'appartement loué. Les époux X.________ se sont opposés à cette seconde résiliation, en faisant valoir en premier lieu qu'elle intervenait alors qu'une procédure en rapport avec le bail était déjà pendante. Ils ont saisi la commission de conciliation, qui a enregistré la cause sous le n° yyy.