Citation: 4A_440/2018 E. 1

A.________ et B.________ se sont associés afin de pratiquer les ventes aux enchères ou de gré à gré d'oeuvres d'art et d'autres objets mobiliers. En 2008, ils ont repris le bail à loyer et, semble-t-il, aussi d'autres actifs d'un commerce alors existant à Genève. Dès le 14 janvier 2011, ils ont fait inscrire la société en nom collectif A.________ & B.________ sur le registre du commerce du canton de Genève; cette société est actuellement radiée. En 2008 également, le 22 janvier et le 29 avril, U.________ a versé les montants de 80'000 fr. et 140'000 fr., au total 220'000 fr., sur un compte bancaire de A.________ qui était alors son époux. Elle a opéré ces versements en exécution d'un contrat de prêt conclu par elle avec son époux et avec l'associé de celui-ci. Ce contrat a été consigné par écrit et signé de toutes les parties en 2009, mais antidaté au 1er avril 2008. Selon ce document, le prêt portait sur 200'000 francs. Il était destiné au « financement du fonds de commerce de la maison de vente A.________ Auctions » à Genève. Les deux associés A.________ et B.________ se déclaraient solidairement responsables envers la prêteuse. Le prêt devait être remboursé « sur cinq ans ». Vingt pour cent du bénéfice net de la « société A.________ Auctions », mais au minimum 10'000 fr. par année, devaient être affectés au remboursement. Si le prêt n'était pas entièrement remboursé à l'échéance, il pouvait être « reconduit pour une durée déterminée selon accord entre les parties ».