Citation: 8C_504/2021 E. 4.2

4.2. Sur le fond, l'instance précédente a retenu que le mari ne pouvait pas être intégré dans la composition du ménage de la recourante. Celle-ci bénéficiait d'un droit à une prestation financière devant lui servir à vivre à compter d'août 2019; or son mari, incarcéré depuis le 25 juillet 2019, ne résidait plus dans le logement familial en août 2019. Le fait qu'il avait signé la demande de RI, un jour avant son entrée en prison, ne modifiait pas la composition du ménage. S'agissant de la fille, majeure, la conclusion tendant à l'octroi d'une prestation financière pour elle-même était manifestement irrecevable, dès lors que la procédure litigieuse faisait suite à une demande de RI de la recourante ainsi que de son époux et que selon la jurisprudence cantonale (arrêt CDAP PS.2011.0063 du 18 avril 2012), les parents n'étaient pas habilités à requérir le RI pour leurs enfants majeurs, qui disposaient d'un droit propre au RI. La fille ne pouvait pas non plus être intégrée dans le calcul du forfait RI du ménage de la recourante; le fait que les frais de l'enfant majeur soient pris en charge par l'un ou les deux parent (s) n'était pas déterminant pour déterminer la composition du ménage et, selon la même jurisprudence cantonale précitée, les enfants majeurs ne devaient pas être intégrés dans le ménage formé par leurs parents.