Citation: 6B_54/2019 E. 2.5

2.5. Selon l'art. 544 al. 1 CO, les choses, créances et droits réels transférés ou acquis à la société appartiennent en commun aux associés dans les termes du contrat de société. Sauf convention contraire, les biens de la société simple appartiennent, sous la forme de la propriété en main commune, à tous les associés, de sorte que ces derniers ne peuvent en disposer qu'en commun (ATF 137 III 455 consid. 3.4 et les références citées). En l'occurrence, on peut se demander dans quelle mesure les bijoux financés exclusivement par A.________, respectivement dégagés par lui, ont été transférés ou acquis aux associés de la société simple ou ont pu rester la propriété du seul prénommé et constituer un apport. Quoi qu'il en soit, à supposer même que tout ou partie des bijoux concernés eussent été transférés à la société simple, ces objets auraient été la propriété en main commune des deux intéressés, ce que la recourante ne conteste pas. Une telle situation n'invaliderait en rien les considérations de la cour cantonale relatives à l'abus de confiance, puisque une telle infraction peut être réalisée même si l'auteur est lui-même copropriétaire ou propriétaire en main commune de la chose, puisqu'il n'en a pas la propriété exclusive et qu'un tiers a également un droit de propriété sur elle (cf. ATF 88 IV 15 consid. 4 p. 17 s.; arrêt 6B_33/2008 du 12 juin 2008 consid. 3.1).