Citation: 6B_920/2022 E. 1.4

1.4. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir versé dans l'arbitraire en se fondant essentiellement sur la position de l'intéressée, laquelle serait insuffisante pour fonder sa culpabilité, et en écartant ses dénégations constantes. En l'espèce, le recourant fonde essentiellement son argumentation sur le fait que l'intéressée ne l'a pas formellement identifié lors des débats d'appel. Or la cour cantonale a tenu compte de cet élément mais a considéré qu'il n'était pas déterminant dans la mesure où l'injure était liée à la carte d'étudiant du recourant. Contrairement à ce que soutient celui-ci, son appréciation à cet égard est exempte d'arbitraire. En effet, le recourant a lui-même admis avoir présenté sa carte d'étudiant à l'intéressée et celle-ci a explicitement indiqué dans son rapport de dénonciation que l'individu qui lui avait présenté sa carte d'étudiant "a[vait] profité de l'arrêt de train à V.________ pour ouvrir la porte d'accès, [lui] subtiliser la carte d'étudiant des mains et sortir en [la] traitant de salope". Elle a en outre confirmé le contenu du rapport de dénonciation lors des débats d'appel. De plus, contrairement à ce que prétend le recourant, le collègue de C.________ a clairement relié l'insulte proférée à la problématique de la carte de légitimation du recourant puisqu'il a indiqué "Je me rappelle qu'il y a eu deux cas qui sont restés en mémoire. Le cas d'une dame qui avait été malhonnête avec ma collègue et un deuxième cas avec un monsieur par rapport à sa carte d'identité. Pour ce dernier cas, je me rappelle qu'il y a eu une insulte car ma collègue n'était pas bien après cela" (cf. procès-verbal d'audition du 8 septembre 2021). Dans ces circonstances, la cour cantonale pouvait considérer que les dénégations du recourant - bien que constantes - se trouvaient affaiblies par rapport aux versions des contrôleurs, d'autant qu'elle a constaté que le recourant avait reconnu que la tension régnait lors du contrôle et que le ton était monté, ce qui ajoutait du crédit aux déclarations de ces derniers, appréciation qu'il ne discute pas. Au demeurant, sauf à affirmer péremptoirement - par une argumentation dénuée de toute pertinence - que s'il avait voulu commettre une infraction, il n'aurait eu aucune raison de s'identifier, le recourant n'expose pas en quoi la cour cantonale aurait arbitrairement considéré que son discours était dénué de crédibilité. A cet égard, le fait que les contrôleurs n'avaient aucune raison de le dénoncer faussement constituait un indice supplémentaire permettant de jeter le discrédit sur ses déclarations, dont la prise en compte est exempte d'arbitraire.