Citation: 2P.198/2005 29.11.2005 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 131 I 145 consid. 2 p. 147, 153 consid. 1 p. 156, 266 consid. 2 p. 267 et les arrêts cités). 1.1 Selon l'art. 88 OJ, le recours de droit public est ouvert uniquement à celui qui est atteint par la décision attaquée dans ses intérêts juridiquement protégés. Sont des intérêts personnels et juridiquement protégés ceux qui découlent d'une règle de droit fédéral ou cantonal ou directement d'une garantie constitutionnelle spécifique pour autant que les intérêts en cause relèvent du domaine que couvre ce droit fondamental (ATF 129 I 113 consid. 1.2 p. 117, 217 consid. 1 p. 219). L'intérêt au recours doit en outre encore exister au moment où le Tribunal fédéral statue (ATF 131 I 153 consid. 1.2 p. 157; 127 III 41 consid. 2b p. 42; 125 I 394 consid. 4a p. 397). 1.1.1 En l'espèce, les recourants agissent en qualité de détenteurs de l'autorité parentale sur leurs enfants mineurs. A ce titre, ils sont en droit et ont l'obligation de diriger l'éducation de leurs enfants (art. 301 et 302 CC). La décision attaquée contraint ces enfants à commencer leur scolarité en dehors de leur commune de domicile, au moyen d'un transport organisé par cette commune et selon un trajet déterminé. Bien qu'ils ne les invoquent pas, les recourants peuvent se prévaloir - au nom de leurs enfants et, notamment dans la mesure où ils doivent assumer certaines dépenses liées à l'instruction, en leur propre nom (2P.7/2001, consid. 1d) - des art. 19 et 62 Cst., en vertu desquels l'enseignement doit être en principe dispensé au lieu de domicile et ne doit pas être entravé par la distance séparant le domicile de l'école (ATF 129 I 12 consid. 4.2 p. 16; 2P.101/2004, consid. 3.1). Les recourants et/ou leurs enfants sont donc touchés dans leurs intérêts personnels juridiquement protégés pour ce qui concerne le lieu de scolarisation de ces derniers. 1.1.2 Quant à l'actualité de l'intérêt au recours, elle n'est pas contestée en l'espèce, dans la mesure notamment où l'enclassement litigieux concerne non seulement l'année scolaire 2005-2006, qui dure jusqu'à fin juillet, mais vraisemblablement aussi les années suivantes.