Citation: 5A_959/2023 E. 1

Le recourant considère qu'en omettant purement et simplement de traiter sa requête tendant à pouvoir modifier et améliorer son acte d'appel et à obtenir la suspension du délai pour payer l'avance de frais, la Cour de justice a non seulement violé son droit d'être entendu, mais l'a également privé d'un accès effectif à la justice dans la mesure où elle empêchait que son appel soit examiné au fond. Le recourant ajoute que son " droit éventuel de pouvoir modifier son acte d'appel " avait une incidence directe sur les chances de succès de son appel et donc sur les possibilités d'obtenir l'assistance judiciaire pour les frais dont l'avance lui était réclamée. Il rappelle à cet égard que l'assistance judiciaire pour la procédure d'appel lui avait été refusée principalement en raison du fait que son acte ne respectait pas les exigences de motivation. Par conséquent, " la reformulation et la mise en conformité de [l']acte d'appel aux exigences du droit, avec l'aide d'un avocat, [lui] permettrait de lever les obstacles [qui lui avaient été] opposés pour lui refuser l'assistance judiciaire ". Ne pas lui permettre de " réparer ses erreurs avec l'aide d'un avocat ", alors qu'il n'est pas juriste, relevait du formalisme excessif. Le recourant fait encore grief à la Cour de justice de ne pas avoir pris en compte le fait qu'il avait fait recours contre le rejet de la requête d'assistance judiciaire qu'il avait formée dans son écriture envoyée le 1er septembre 2023. Or, si ce recours était accueilli, il pourrait obtenir l'aide d'un avocat pour parfaire son acte d'appel, le redéposer et redemander l'assistance judiciaire pour les frais d'appel. En rendant sa décision d'irrecevabilité sans attendre que son recours soit tranché, la Cour de justice avait préjugé et n'avait pas tenu compte de toutes les circonstances de l'affaire.