Citation: 9C_128/2021 E. 6.2

6.2. Le fait que les contractures musculaires ont été mises en évidence par le docteur D.________ au terme d'examens cliniques complets n'est par conséquent d'aucune utilité à l'assuré. L'existence de contractures n'est effectivement contestée ni par l'office AI ni par la juridiction cantonale. Ces contractures n'ont en fait jamais été abordées séparément dans la mesure où, ainsi qu'indiqué (cf. consid. 6.1 supra), elles participent des crises douloureuses dont tous les médecins consultés au cours de la procédure se sont attachés à déterminer l'étiologie et l'influence sur la capacité de travail. L'aggravation de la symptomatologie douloureuse attestée par le docteur D.________ ne repose par conséquent pas sur l'objectivation d'une nouvelle pathologie mais essentiellement sur les plaintes du recourant, comme l'a relevé le tribunal cantonal en se référant à la réponse à la question n° 2 du rapport du 23 octobre 2017, ainsi que sur l'attitude de l'assuré lors de l'examen clinique. On notera à cet égard que le besoin de changer plusieurs fois de positions durant l'examen et les difficultés à mobiliser le rachis (volontaires ou non) se retrouvent presque à l'identique dans le rapport d'expertise du CEMed du 24 septembre 2012. Le fait que le docteur D.________ déclare sur la base de ces éléments qu'il "[lui] est difficile d'imaginer que [l'assuré] puisse réaliser une activité professionnelle" constitue donc une appréciation différente d'une même situation médicale, comme l'a retenu la juridiction cantonale.