Citation: 5P.468/2001 16.01.2002 E. 1

1.- a) Saisi d'un recours de droit public pour arbitraire, le Tribunal fédéral ne procède pas à un libre examen de toutes les circonstances de la cause et ne rend pas un arrêt au fond, qui se substituerait à la décision attaquée. Il se borne à contrôler si l'autorité cantonale a observé les principes que la jurisprudence a déduits de l'art. 9 Cst. (art. 4 aCst.), son examen ne portant au surplus que sur les griefs invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 125 I 492 consid. 1b; 124 I 159 consid. 1e; 122 I 70 consid. 1c; 122 IV 8 consid. 2a). Dans un recours pour arbitraire, le recourant doit démontrer en quoi la décision attaquée, dans son résultat, viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, contredit clairement la situation de fait ou encore heurte d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité (ATF 125 I 492 consid. 1b; 123 I 1 consid. 4a; 122 I 61 consid. 3a; 121 I 113 consid. 3a; 119 Ia 113 consid. 3a; 118 Ia 118 consid. 1c et les arrêts cités). Il ne peut donc se borner à critiquer la décision attaquée comme il le ferait en procédure d'appel, où l'autorité de recours revoit librement l'application du droit (ATF 117 Ia 10 consid. 4b; 110 Ia 1 consid. 2a; 107 Ia 186 et la jurisprudence citée). En particulier, il ne peut se contenter d'opposer sa thèse à celle de l'autorité cantonale, mais doit démontrer, par une argumentation précise, que la décision attaquée repose sur une interprétation ou une application de la loi manifestement insoutenables (ATF 125 I 492 consid. 1b; 120 Ia 369 consid. 3a; 86 I 226). b) En l'espèce, le recours - qui ne contient même aucun exposé des faits essentiels - ne satisfait manifestement pas aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. aa) Ainsi, s'agissant des charges découlant de l'appel de fonds extraordinaire (cf. lettre C/a supra), le recourant se borne en substance à soutenir que ledit appel de fonds n'ayant pas été invoqué dans la précédente procédure provisionnelle du 5 février 2001, l'autorité cantonale aurait manifestement dû entrer en matière. Ce faisant, le recourant ne s'en prend même pas à la motivation pourtant claire de l'arrêt attaqué sur ce point, au mépris des exigences de motivation qui viennent d'être rappelées (cf. consid. 1a supra). bb) En ce qui concerne sa situation financière (cf. lettre C/b supra), le recourant reproche à l'autorité cantonale de n'avoir pas tenu compte de ses allégations en appel, étayées par un document de sa fiduciaire et par le pré-rapport du notaire Terrier, selon lesquelles l'essentiel de sa fortune était indisponible parce que nanti ou postposé, si bien que sa fortune réellement disponible n'était que de 235'988 fr. Cette critique n'est pas seulement irrecevable parce qu'insuffisamment motivée au regard de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. consid. 1a supra). Elle l'est aussi pour défaut d'épuisement des moyens de droit cantonal (art. 86 al. 1 OJ). En effet, le grief de constatation arbitraire des faits soulevé par le recourant aurait pu être porté devant le Tribunal can-tonal par la voie du recours en nullité de l'art. 444 al. 1 ch. 3 CPC/VD (ATF 126 I 257), qui peut être dirigé contre un arrêt sur appel au sens de l'art. 111 et 112 CPC/VD (Poudret/Wurzburger/Haldy, Procédure civile vaudoise, 2e éd., 1996, n. 1 ad art. 108 CPC/VD et la jurisprudence cantonale citée). cc) Pour ce qui est enfin de la situation financière de l'intimée (cf. lettre C/c supra), le recourant se limite là encore à quelques affirmations apodictiques en contradiction avec les constatations de l'arrêt attaqué, ce qui ne saurait suffire au regard de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. consid. 1a supra).