Citation: 6P.243/2006 07.06.2007 E. 2

Les décisions pénales de dernière instance cantonale rendues avant le 1er janvier 2007 (art. 132 al. 1 LTF et 86 al. 1 OJ) peuvent faire l'objet d'un recours de droit public au Tribunal fédéral pour violation des droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ), dès lors qu'un tel motif ne peut être soulevé à l'appui d'un pourvoi en nullité (cf. art. 84 al. 2 OJ et 269 al. 2 PPF). Sauf exceptions non réalisées en l'espèce, le recours de droit public est de nature purement cassatoire (cf. ATF 131 I 137 consid. 1.2 p. 139). Interjeté en temps utile, par le condamné, contre un arrêt final rendu par la Cour suprême du canton de Berne, le présent recours est donc recevable dans la mesure où il est exercé pour constatation arbitraire des faits (art. 9 Cst.) et violation du principe in dubio pro reo (art. 84 al. 1 et 2, 86 al. 1, 87, 88 et 89 al. 1 OJ) et dans la mesure où il tend, pour ces motifs, à l'annulation de l'arrêt attaqué. En revanche, il est irrecevable dans la mesure où il est motivé par l'application prétendument fausse du droit fédéral (art. 5 de l'acte de recours, p. 9 ss), puisque ce grief peut être soulevé à l'appui du pourvoi en nullité (art. 84 al. 2 OJ et 269 al. 1 PPF), et dans la mesure où il tend à la réforme de l'arrêt attaqué. 2.1 En vertu de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit, sous peine d'irrecevabilité (ATF 123 II 552 consid. 4d p. 558 et les arrêts cités), contenir un exposé succinct des droits constitutionnels et préciser en quoi consiste la violation alléguée. Il en résulte que, lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'applique pas le droit d'office. Il n'a pas à vérifier si la décision attaquée est en tous points conforme à l'ordre juridique. Il n'examine que les griefs de nature constitutionnelle soulevés et suffisamment motivés dans l'acte de recours (ATF 130 I 26 consid. 2.1 p. 31; 125 I 71 consid. 1c p. 76, 492 consid. 1b p. 495 et les arrêts cités).