Citation: 9C_899/2015 E. 3.2

3.2. Les premiers juges ont par ailleurs écarté l'argument du recourant selon lequel, âgé de presque 64 ans au moment où la décision litigieuse avait été rendue, il devait être considéré comme un assuré d'âge avancé au sens de la jurisprudence et mis au bénéfice d'une rente entière d'invalidité. Ils ont retenu que l'on pouvait exiger du recourant qu'il exploitât sa capacité résiduelle de travail sur le marché de l'emploi, le cas échéant en se reconvertissant dans une nouvelle profession. En effet, selon eux, au moment déterminant où l'ensemble de la situation médicale avait permis de définir la capacité de travail de l'assuré - soit à l'issue de l'examen de la doctoresse D.________, le 25 février 2008 (date de la reddition de son rapport) -, celui-ci était âgé d'à peine 57 ans, de sorte qu'il se trouvait encore loin de l'âge à partir duquel la jurisprudence considérait généralement qu'il n'existait plus de possibilité réaliste de mise en valeur de la capacité de travail sur un marché du travail supposé équilibré. L'écoulement du temps - qui ne constituait pas une atteinte à la santé au sens des art. 3 et 4 LPGA et était un paramètre inéluctable pour tous les assurés - ne pouvait pas en soi légitimer l'augmentation d'une rente, ni justifier, à lui seul, l'octroi d'une telle prestation en cas d'entrée en matière sur une nouvelle demande. La situation du recourant n'était par ailleurs pas comparable à celle d'assurés se trouvant confrontés à un changement d'activité au seuil de leur retraite, puisqu'il savait depuis 2008 qu'un tel changement était exigible de sa part du point de vue du droit de l'assurance-invalidité.