Citation: 8C_205/2009 27.05.2009 E. 5

En bref, les premiers juges ont retenu qu'en résiliant les rapports de travail le 12 octobre 2006, soit pendant la période d'initiation au travail qui s'étendait du 1er juin au 30 novembre 2006, A.________ n'avait pas respecté ses obligations contractuelles découlant du formulaire de la confirmation de l'employeur qu'il avait signé le 7 juin 2006. Ils ont également considéré que les nouveaux faits découverts par l'avocat après le licenciement et invoqués devant le service de l'emploi - à savoir que, d'après un rapport établi à sa demande par C.________, informaticien, le travail fourni par B.________ en six mois aurait pu être réalisé en deux jours, et qu'il avait donc été trompé sur l'activité à domicile effectuée par son employé - n'étaient pas propres à fonder une résiliation immédiate du contrat de travail. D'une part, il était douteux que ces circonstances, alléguées tardivement (le rapport datait de février 2007 et A.________ n'en avait fait état qu'en avril 2007), pussent être prises en compte. D'autre part, il n'était pas établi que les défauts constatés par l'informaticien étaient effectivement liés à l'activité de B.________ ni que les manquements reprochés étaient graves au point de constituer un juste motif de licenciement sans avertissement préalable.