Citation: 1C_561/2014 E. 1

Le recourant considère que les arguments invoqués dans son recours contre les permis de construire ne se limitaient pas à la question de la protection du patrimoine, mais qu'ils s'étendaient à la protection de son bien et, partant, de sa valeur économique. Il était prématuré d'invoquer en sa défaveur l'argument d'une décision d'irrecevabilité prise par le président de cette même juridiction à propos de la révision générale du plan d'aménagement local alors qu'une possibilité de recours contre celle-ci était encore ouverte. Les permis de construire ne seraient pas conformes au nouveau plan d'aménagement local en ce qui concerne les hauteurs ainsi que le choix des couleurs et des matériaux qui ne s'harmoniserait pas avec le château. Concernant les voies d'accès, le promoteur n'a pas d'accès par une voie existante et doit construire une route parallèle. Le maintien du noyer était une condition du permis de construire posée par le préfet à laquelle l'intimé aurait passé outre. Enfin, la documentation photographique est une exigence non remplie selon le règlement communal d'urbanisme en relation avec le nouveau plan d'aménagement local. Vu l'issue du recours, la question de savoir si ces critiques répondent aux exigences de motivation requises peut demeurer indécise. C'est effectivement dans le cadre d'un recours contre la révision générale du plan d'aménagement local que le recourant aurait dû contester le refus d'inclure la maison Richoz au nombre des immeubles protégés et qu'il aurait dû faire valoir l'inadéquation des règles sur les hauteurs des nouvelles constructions autorisées sur les parcelles des intimés à la protection du site construit, les erreurs de mesures sur la base desquels les préavis du Service cantonal des biens culturels auraient été délivrés ou contester le changement de l'affectation des zones des parcelles prévues pour la construction des villas litigieuses et de ses parcelles. Or, ce recours avait été déclaré irrecevable parce que tardif au terme d'une décision présidentielle rendue deux jours plus tôt. Le fait que cette décision pouvait faire l'objet d'un recours auprès du Tribunal fédéral n'empêchait pas le Tribunal cantonal de statuer sur le recours formé par A.________ contre les permis de construire et de se fonder sur celle-ci pour retenir que les griefs se rapportant au périmètre de protection du site construit, comprenant notamment le Château de Montet et ses alentours, et aux dispositions du règlement d'urbanisme y relatives n'étaient pas recevables. Le recourant se contente d'affirmer que les permis de construire ne seraient pas conformes au nouveau plan d'aménagement local en ce qui concerne la hauteur des constructions fixée à 9,50 mètres sans chercher à le démontrer. La cour cantonale pouvait au surplus sans arbitraire se référer aux préavis des services de l'Etat concernés par le projet qui ont été consultés et qui n'ont rien trouvé à redire quant à l'intégration des nouvelles constructions dans le site construit. Le recourant n'indique pas davantage à quelles dispositions légales ou réglementaires se heurterait le fait que le promoteur ne disposerait pas d'un accès aux villas litigieuses et qu'il devrait construire une route pour ce faire. Sur ce point également, les critiques adressées à l'endroit de la décision attaquée sont appellatoires. Quant au noyer, la cour cantonale a relevé que son abattage n'était pas illégal. Le recourant ne démontre pas en quoi cette appréciation serait insoutenable ou d'une autre manière contraire au droit. Il se borne à affirmer que cet arbre devait être maintenu selon la décision préfectorale du 4 juin 2014. Or, le Préfet du district de la Glâne n'a pas conditionné l'octroi des permis de construire au maintien du noyer. Il a uniquement relevé qu'après consultation du nouveau plan d'aménagement local, aucun arbre n'était protégé sur les parcelles de l'intimé, tout en prenant acte du fait que cet arbre serait maintenu et élagué, ce qui n'a finalement pas été le cas. Le recourant critique l'absence au dossier de la documentation photographique requise par le règlement communal d'urbanisme sans citer les dispositions correspondantes qui auraient été violées. Il n'appartient pas à la Cour de céans d'examiner d'office ce qu'il en est s'agissant d'une question relevant du droit communal dont le Tribunal fédéral revoit l'application sous l'angle de l'arbitraire. Le recourant ne démontre enfin pas l'incidence sur les permis de construire que pourrait avoir la décision préfectorale concernant la plainte déposée par le recourant contre le Syndic de Montet et qui justifiait, selon celui-là, d'attendre sa reddition.