Citation: 1C_644/2012 E. L

Agissant par la voie du recours en matière de droit public, Helvetia Nostra, SOS Arvel, A.________ et Dame A.________, B.________e et Dame B.________, C.________ et Dame C.________ ainsi que D.________ demandent au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt du 12 novembre 2012 et de renvoyer la cause au Tribunal cantonal pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Subsidiairement, ils concluent à ce que l'arrêt attaqué soit réformé en ce sens que les décisions du SFFN et du DSE sont annulées. Les recourants se plaignent d'une violation de la LPN. Ils font valoir que des solutions alternatives n'ont jamais été véritablement étudiées et qu'une expertise indépendante et neutre aurait dû être ordonnée. La CFNP n'aurait par ailleurs pas donné son accord, n'ayant pas estimé que les mesures proposées étaient les plus aptes à sécuriser le site. Le Tribunal cantonal, le DSE, la nouvelle direction générale de l'environnement qui regroupe depuis le 1er janvier 2013 notamment le SESA et le SFFN (ci-après: la DGE), les municipalités de Villeneuve et de la Noville ainsi que Carrières d'Arvel SA concluent au rejet du recours. Carrières d'Arvel SA a informé le Tribunal fédéral, le 1er février 2013, que le projet de convention préparé par le SESA, visant à trouver une solution globale pour la sécurisation du site et la prolongation de l'autorisation d'exploiter, n'a pas été approuvé par les recourants. La DGE a indiqué le 11 février 2013 que le Professeur Simon Löw, proposé par la CFNP, rendrait son expertise avant le 30 avril 2013. Invité à se déterminer, l'OFEV estime que la question des relations statiques et dynamiques entre les différents secteurs (secteur inférieur, correspondant à la zone d'éboulement 2008 et du dièdre instable; secteur supérieur, hors périmètre actuel) a été insuffisamment étudiée et comprise. A son avis, toute intervention dans le secteur inférieur doit être subordonnée à la réalisation d'une expertise ou à un complément d'étude analysant de façon approfondie les relations entre les différents compartiments: modification des contraintes pour le secteur amont suite à une intervention dans la zone du dièdre, et, si la preuve de la nécessité d'abattre également la partie amont pour assurer une stabilité pérenne du site est apportée, analyse "en cascade" des zones latérales et situées encore plus haut dans le versant. Un système de rupture en domino remontant très haut dans le versant ne peut a priori pas être exclu. Au vu de ce qui précède, l'OFEV indique ne pas être en mesure de se prononcer sur les mesures d'assainissement requises, ni sur la zone qui doit être traitée pour assurer une stabilité à long terme. Il propose au Tribunal fédéral de prendre en compte l'expertise à venir du Professeur Simon Löw. Le Tribunal cantonal, la DGE, les recourants ainsi que l'intimée ont déposé des écritures complémentaires. Par ordonnance du 7 février 2013, le Président de la Ire Cour de droit public a déclaré la requête d'effet suspensif sans objet dans la mesure où elle concernait le défrichement. La demande de suspension de la procédure était par ailleurs rejetée.