Citation: 8C_315/2023 E. 4.1

4.1. Les juges cantonaux ont considéré, en faisant leurs les constatations du docteur E.________, que si la chute du 24 août 2021 avait certes déclenché le syndrome douloureux sous forme de lombalgies, elle n'avait pas causé la hernie discale, ni même eu des effets durables. Le lien de causalité ayant été rompu avant l'intervention du 2 novembre 2021, l'intimée était fondée à refuser de prendre en charge ce traitement et ses suites. Le recourant souffrait de problèmes de dos depuis 2013 déjà, s'étant blessé à plusieurs reprises lors de différents accidents. La chute du 24 août 2021, qui n'avait pas été particulièrement violente, ne pouvait pas être considérée comme un événement de nature à entraîner une hernie discale ou d'autres troubles graves persistants. Bien que des douleurs étaient apparues immédiatement après la chute, cet élément n'était pas suffisant pour admettre un lien de causalité entre la hernie discale et l'accident. L'IRM réalisée après l'accident n'avait mis aucune lésion accidentelle en évidence, le radiologue ayant retrouvé les mêmes lésions que celles dont souffrait déjà le recourant en 2020. Le docteur D.________ avait certes indiqué qu'une quantité plus importante de matériel de séquestre avait été expulsée et que le ligament longitudinal avait été déchiré, mais rien de tel n'avait, selon la cour cantonale, été constaté par les autres médecins, et plus particulièrement par le spécialiste en radiologie. Aussi, l'ampleur des troubles présentés par le recourant ne pouvait être attribuée à des lésions accidentelles et l'opération réalisée en novembre 2021 ne pouvait être liée à la chute dans les escaliers. S'agissant enfin des troubles psychiques invoqués, la juridiction cantonale a considéré que dans le cas d'un accident de peu de gravité, l'existence d'un lien de causalité entre celui-ci et les troubles psychiques pouvait d'emblée être nié.