Citation: 1B_532/2017 E. 4.3

4.3. A.________ conteste également en vain l'existence d'un risque de réitération, au sens de l'art. 221 al. 1 let. c CPP, qui pourrait être pallié par la mise en place d'une abstinence aux stupéfiants et d'un suivi thérapeutique auprès du Dr C.________. Le recourant a déjà été condamné pour contravention à la loi fédérale sur les stupéfiants pour avoir été en possession de pilules thaïes et de crystal méthamphétamine. Il a déclaré consommer quotidiennement du crystal lorsqu'il a été interpelé. Il est soupçonné de s'être livré à un trafic de produits stupéfiants pour financer sa consommation de drogue. Le recourant a en outre fait preuve de menaces verbales et de violences physiques à l'encontre des agents de police lors de son interpellation. Les violences envers son épouse ne sont par ailleurs pas contestées. J.________ a précisé que le recourant était quelqu'un de nerveux et de violent avec les femmes et qu'il avait dû intervenir à une reprise car il tenait son épouse par la gorge et bloquait sa belle-mère contre la porte. Il existe ainsi un danger que le recourant ne consomme à nouveau de la drogue et fasse preuve de violence s'il était remis en liberté. Les mesures de substitution proposées sous la forme d'une abstinence aux stupéfiants et d'un suivi thérapeutique auprès du Dr C.________ ne sont pas propres à pallier le risque de réitération. Selon le rapport établi par ce praticien le 11 septembre 2017, le recourant avait demandé en 2015 un suivi psychothérapeutique pour des problématiques d'ordre psycho-sociales et une addiction aux méthamphétamines, dont la consommation le plongeait dans des état paranoïaques assez prononcés avec une tendance à perdre le contrôle et à réagir violemment s'il se sentait acculé ou injustement attaqué. Ce suivi psychothérapeutique s'est déroulé seulement sur quelques séances et a été interrompu par le patient qui ne s'est plus présenté aux rendez-vous et n'a plus donné de nouvelles. Cela étant, dans les présentes circonstances, si le recourant dit avoir conscience de son état, rien n'indique qu'il se soumettra à un nouveau suivi psychothérapeutique ni qu'une telle mesure soit suffisante, au vu de ses antécédents et de sa situation personnelle, pour remédier au risque qu'il consomme à nouveau des méthamphétamines à sa sortie de prison et qu'il se montre violent à l'égard de son épouse ou d'autres personnes.