Citation: U 412/05 20.09.2006 E. 4

Précisant les circonstances de l'accident dans leur rapport du 29 février 2000, les médecins de l'Hôpital Y.________ ont indiqué que la patiente avait été victime d'un accident sur la voie publique avec un choc frontal en voiture et que sa tête avait effectué un mouvement d'hyperflexion suivie d'hyperextension. Ils ont diagnostiqué, notamment, une fracture des deux pédicules de la vertèbre cervicale C2. Dans les suites immédiates de l'accident, l'assurée a été atteinte de cécité post-traumatique transitoire (cf. rapport du docteur E.________ du 18 décembre 2000); elle a aussi souffert de cervicalgies et de vertiges entraînant des chutes (rapport IRM cérébrale et de la colonne cervicale du 14 juin 2000). Elle s'est également plainte de maux de tête (surtout dans la région postérieure), de troubles de la concentration et de l'humeur, ainsi que d'une fatigabilité accrue; ces troubles subjectifs s'expliquaient, selon la neurologue F.________, dans le contexte du status après traumatisme cervical subi par l'assurée (rapport du 31 octobre 2000). Le docteur A.________ qui a examiné la recourante lors de son séjour à la CRR a diagnostiqué un trouble de l'adaptation avec humeur dépressive (F 43.2) qui paraissait se situer en réaction aux séquelles de l'événement accidentel sans qu'il ne dominât nettement le tableau (rapport du 9 août 2001). Au regard de ces constatations médicales, en particulier quant aux symptômes présentés par la recourante dans les suites de l'accident du 19 février 2000, et compte tenu des circonstances dans lesquelles s'est produit celui-ci, il y a lieu de retenir que l'intéressée a subi un traumatisme cervical de type «coup du lapin», même si les médecins consultés en février 2000 ont mis en avant les diagnostics liés aux déficits fonctionnels organiques (diverses fractures). Il se justifie dès lors d'appliquer en l'espèce les principes développés par la jurisprudence dans ce domaine (supra consid. 3). Partant, et toujours au vu des conclusions médicales au dossier, il y a lieu de tenir pour établie l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'événement du 19 février 2000 et les atteintes à la santé dont souffre la recourante (supra consid. 3.1).