Citation: 8C_443/2013 E. A

B.________ a travaillé comme maçon au service de plusieurs entreprises en Suisse entre 1962 et 1994. A partir du 1er octobre 1994, il a été mis au bénéfice d'une rente entière de l'assurance-invalidité en raison d'affections dorsales. A l'âge terme, le droit à une rente de vieillesse de l'AVS lui a été reconnu. A la suite d'un contrôle médical le 25 janvier 2008, la doctoresse C.________, spécialiste en cardiologie et en médecine interne, a constaté la présence d'une fibrose pulmonaire possiblement sur toxicité à la Cordarone. Après diverses investigations, la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) a admis sa responsabilité au titre d'une maladie professionnelle, dont elle a fixé la survenance au 25 janvier 2008. B.________ est décédé le 24 mai 2010. Par décision du 31 août 2012, la CNA a refusé d'allouer une rente de survivante à la veuve de l'assuré, A.________. Elle a confirmé son refus par une décision sur opposition du 5 octobre 2012. Elle a considéré qu'aucun gain assuré ne pouvait être pris en considération pour le calcul de la rente (théorique) à laquelle l'intéressée pouvait prétendre. En effet, avant que la maladie professionnelle ne se manifeste, l'assuré décédé avait bénéficié, successivement, d'une rente de l'assurance-invalidité, puis d'une rente de l'AVS, de sorte qu'il n'avait réalisé aucun revenu déterminant au sens du droit de l'AVS.