Citation: 2C_215/2024 E. 1.3

1.3. En l'espèce, en sa qualité de ressortissante portugaise, la recourante prétend de manière plausible avoir un droit potentiel au renouvellement de son autorisation de séjour en vertu de l'Accord du 21 juin 1999 entre la Confédération suisse, d'une part, et la Communauté européenne et ses États membres, d'autre part, sur la libre circulation des personnes (ALCP; RS 0.142.112.681). En outre, la recourante, qui vit séparée d'un ressortissant de l'Union européenne, se prévaut de manière défendable d'un droit à la prolongation de son autorisation de séjour fondé sur l'art. 50 al. 1 LEI. En effet, selon la jurisprudence, la personne étrangère qui vit séparée d'un ressortissant européen titulaire d'une autorisation de séjour UE/AELE peut se prévaloir de cette disposition, après la fin de la vie commune, pour autant que celui-ci dispose toujours d'un droit à séjourner en Suisse (cf. ATF 144 II 1 consid. 4.7; arrêts 2C_1000/2022 du 2 août 2023 consid. 1.1.1; 2C_517/2023 du 15 décembre 2023 consid. 3.1). Tel est le cas en l'espèce. Il en découle que le présent recours échappe à la clause d'irrecevabilité de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF. La voie du recours en matière de droit public est donc ouverte, sous réserve de ce qui suit.