Citation: 4A_59/2024 E. 4

Le recourant reproche dans un deuxième temps à la cour cantonale d'avoir violé le droit fédéral par l'interprétation qu'elle a faite de l'art. 21 al. 4 de la Convention collective nationale de travail pour les hôtels, restaurants et cafés (ci-après: CCNT). Cette disposition prévoit que, si l'obligation de l'employeur de tenir un registre des heures de travail et des jours de repos effectifs n'est pas respectée, le contrôle de la durée du temps de travail tenu par le collaborateur sera admis comme moyen de preuve en cas de litige. Selon le recourant, une interprétation téléologique, historique et systématique permettrait de retenir que l'art. 21 al. 4 CCNT introduit un renversement du fardeau de la preuve en faveur du travailleur. Partant, l'instance précédente aurait dû retenir que les fiches d'heures que le recourant avait produites faisaient foi, du moins quant au principe de l'accomplissement d'heures supplémentaires. Or, ainsi que l'a justement relevé l'instance précédente, le Tribunal fédéral a jugé que l'art. 21 al. 4 CCNT n'entraîne pas un véritable renversement du fardeau de la preuve mais confère au contrôle effectué par le travailleur la valeur d'un moyen de preuve plutôt que d'une simple allégation de partie (arrêts 4A_29/2023 du 12 août 2024 consid. 5.2; 4A_465/2011 et 4A_467/2011 du 3 janvier 2012 consid. 5 et les arrêts cités). En conséquence, le grief du recourant doit être rejeté.