Citation: 6B_1040/2022 E. 4.4.2

4.4.2. En ce qui concerne le sursis, la cour cantonale a relevé que le recourant était un délinquant primaire correctement socialisé. Elle a estimé qu'une récidive apparaissait peu probable, même s'il fallait déplorer le fait que le recourant ne se remettait nullement en question, allant jusqu'à affirmer que si cela était à refaire, il agirait de la même manière. Elle a écarté l'existence d'un pronostic défavorable, dès lors qu'elle a considéré qu'il pouvait être attendu du recourant qui est un homme intelligent, qu'une fois le jugement définitif et exécutoire, la seule menace d'exécuter la peine suffira à le dissuader de calomnier ou d'effrayer la population. Ainsi, la cour cantonale a conclu - non sans hésitation - que la peine pécuniaire de 150 jours-amende devait être assortie du sursis. Pour tenir compte des réitérations en cours d'enquête et du sentiment qu'avait le recourant d'avoir agi correctement, le délai d'épreuve a été porté à quatre ans.