Citation: 6B_394/2018 E. B

B.a. Le 8 mars 2010, l'Office d'exécution des peines (ci-après : OEP) a ordonné la poursuite de l'internement de X.________ à l'EMS A.________, à B.________, où il a été transféré le 15 avril 2010. Ce placement était subordonné au respect, par l'intéressé, de diverses conditions, dont notamment un comportement irréprochable, le respect du règlement et des directives des intervenants de l'EMS, l'interdiction d'utiliser du matériel informatique à caractère pédophile et pornographique, ainsi que la poursuite d'un suivi thérapeutique. B.b. Le 23 mars 2017, l'OEP a procédé à une inspection de la chambre de X.________, au contrôle de son ordinateur et de son téléphone cellulaire, ainsi qu'à l'audition du prénommé. Ces opérations ont permis de découvrir une vidéo à caractère pornographique semblant mettre en scène une collaboratrice de l'établissement, différentes photographies relatives à une relation entretenue par X.________ avec cette personne en dehors de l'institution, ainsi que divers objets contondants. Par décision du 23 mars 2017, l'OEP a ordonné l'arrestation et l'incarcération immédiate du prénommé en milieu pénitentiaire, à titre de mesure d'extrême urgence, compte tenu de la violation des conditions subordonnant son placement à l'EMS. B.c. Le 30 mars 2017, X.________ a été entendu une nouvelle fois par l'OEP. Le 6 avril 2017, cet office a ordonné le placement du prénommé à la prison C.________, avec effet rétroactif au 23 mars 2017. B.d. Dans un rapport du 5 mai 2017 à l'attention de la Commission interdisciplinaire consultative concernant les délinquants nécessitant une prise en charge psychiatrique (ci-après : CIC), la direction de l'EMS A.________ a relevé qu'ensuite des événements ayant conduit à l'arrestation immédiate de X.________, la suspension de son placement avait été demandée car il n'était pas possible de s'engager dans le rétablissement d'un lien de confiance. La découverte de ses agissements avait profondément perturbé l'amie de l'intéressé et, par la suite, les autres résidents ainsi que l'équipe de l'établissement précité. B.e. Dans un avis faisant suite à une séance des 22 et 23 mai 2017, la CIC a exposé que les circonstances et les interactions qui avaient conduit à mettre un terme au placement de X.________ à l'EMS A.________ confirmaient les dimensions d'emprise et de clivage qui fondaient structurellement sa pathologie de personnalité. Ces événements avaient en effet révélé l'ampleur des confusions de place et de génération, la perception aiguë et la manipulation des vulnérabilités des personnes ou de l'institution, ainsi que le maniement de l'abus et de l'attaque du lien de confiance. Tous ces traits caractérisaient la déviance des rapports de l'intéressé à son environnement, malgré une adaptation correcte aux contraintes de la réalité. Ces composantes psycho-relationnelles produisaient un effet destructeur sur la cohérence, le repérage et le fonctionnement du cadre de prise en charge, ce qui, en l'état, faisait obstacle à un nouveau placement du prénommé en EMS. La question de l'abord thérapeutique de la problématique psycho-comportementale de X.________, et de la dangerosité sociale qui en découlait, restait encore à approfondir à la lumière des événements survenus. Cet examen requérait une période d'observation suffisamment longue en milieu carcéral, avant que puisse être éventuellement envisagée une nouvelle alternative à l'incarcération. B.f. Le 7 juin 2017, le Service pénitentiaire a émis un préavis négatif concernant la libération conditionnelle de l'internement de X.________. B.g. Le 26 juillet 2017, l'OEP a transmis au Juge d'application des peines une proposition de refus de l'octroi de la libération conditionnelle de l'internement de X.________. Cette autorité a notamment invoqué la découverte, lors de la fouille du 23 mars 2017, d'une vidéo à caractère pornographique semblant mettre en scène une collaboratrice de l'EMS A.________, de différentes photographies relatives à une relation entretenue par le prénommé avec cette personne en dehors de l'institution, ainsi que de divers objets contondants. B.h. Par ordonnance du 22 novembre 2017, la Présidente du Collège des juges d'application des peines a rejeté la requête de X.________ tendant au retranchement du dossier de tous les documents recueillis lors des contrôles effectués le 23 mars 2017 et produits à l'appui de la proposition de l'OEP du 26 juillet 2017. Par arrêt du 7 décembre 2017, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a déclaré irrecevable le recours formé par X.________ contre cette ordonnance.