Citation: 4A_588/2016 E. B

B.a. Par acte déposé en vue de conciliation le 14 août 2013, Z.________ SA (demanderesse) a saisi le Tribunal de première instance de Genève d'une demande dirigée contre X.________ SA (défenderesse). En dernier lieu, la demanderesse a conclu à ce que la défenderesse lui verse le montant de 33'502 fr.35 avec intérêts à 5% l'an dès le 20 juin 2012. La défenderesse a conclu à l'irrecevabilité de la demande, affirmant que la demanderesse n'aurait pas la qualité pour agir seule, subsidiairement à son rejet. Lors de l'audience de plaidoiries finales, elle a invoqué l'incompétence du Tribunal de première instance au vu de l'existence d'une clause d'arbitrage. B.b. Par jugement du 18 décembre 2015, le Tribunal de première instance a admis sa compétence pour connaître du litige (ch. 1), condamné la défenderesse à payer à la demanderesse la somme de 33'502 fr.35 plus intérêts à 5% l'an dès le 10 octobre 2012 (ch. 2), statué sur les frais (ch. 3) et dépens (ch. 4), les parties étant déboutées de toutes autres conclusions (ch. 5). B.c. Par arrêt du 9 septembre 2016, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté l'appel de la défenderesse et confirmé le jugement précité. En substance, la cour cantonale a constaté que le contrat de leasing litigieux ne figurait pas parmi les actifs dont la cession était octroyée à la (nouvelle) X.________ SA selon la convention du 29 mars 2011. Elle a retenu qu'il n'est pas établi par la défenderesse que le donneur de leasing aurait consenti à ce que celle-ci se substitue à la demanderesse Z.________ SA (dont la raison sociale était précédemment X.________ SA) dans sa relation avec lui. Si le donneur de leasing a accepté le paiement des primes de leasing par la nouvelle X.________ SA et s'il s'est adressé à celle-ci pour lui verser l'indemnité d'assurance, c'est en raison d'une simple erreur de sa part, due au fait que la nouvelle X.________ SA partageait l'adresse de la demanderesse Z.________ SA (soit de l'ancienne X.A.________ SA). L'autorité cantonale en a déduit que faute d'un accord entre la partie reprenante et la partie restante au contrat de leasing, ce contrat n'a pas été transféré à X.________ SA et que la demanderesse Z.________ SA est demeurée seule titulaire de ce contrat, notamment vis-à-vis du donneur de leasing. La défenderesse ayant bénéficié de ce qu'elle avait l'apparence de la demanderesse, du fait de sa raison sociale et de son adresse, pour percevoir une indemnité d'assurance revenant de droit à cette dernière, la défenderesse, qui s'est enrichie sans cause légitime aux dépens de son adverse partie, est tenue à restitution en vertu de l'art. 62 CO.