Citation: 4A_63/2021 E. 3.1

3.1. La recourante estime tout d'abord que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en considérant que le mandat confié par les intimés portait également sur le "conseil en matière de fiscalité immobilière", en d'autres termes qu'il impliquait pour elle "d'analyser, d'un point de vue fiscal ou juridique, si les travaux engagés par les intimés sur leur immeuble en 2014 étaient des dépenses apportant une plus-value à l'immeuble ou des frais d'entretien". Elle n'aurait, à l'entendre, aucune formation spécifique dans le domaine et aurait facturé uniquement 120 fr. pour sa prestation. Sa tâche se serait limitée à "préparer et rédiger l (a) déclaration d'impôt (des intimés) pour l'année 2014". Si l'on interprète bien sa pensée, la recourante soutient qu'elle avait pour mission de rassembler des pièces et remplir des cases - mais avec quelles données? - dans un formulaire dont la finalité lui était apparemment étrangère. La cour cantonale a estimé que cet argument relevait de la mauvaise foi et l'on ne peut que se ranger à cette appréciation. Si les intimés avaient été intéressés par la seule calligraphie de la recourante, ils n'auraient certainement pas eu recours à ses services professionnels, d'autant qu'elle exploite un bureau fiduciaire sous la raison individuelle "Fiduciaire A.________". Qu'elle ne possède aucun brevet d'expert fiscal ou titre analogue - ce qui est avéré - n'est pas crucial. Qu'elle ne dispose d'aucune formation spécifique en comptabilité ou en droit fiscal - ce qui est également constant - ne saurait davantage dicter l'objet du mandat. Quant au prix qu'elle a facturé, on ne saurait en tirer de conclusion univoque. Le grief d'arbitraire est dès lors mal fondé. C'est dire, aussi, que l'arrêt attaqué ne consacre pas une violation du droit d'être entendu de la recourante (art. 29 al. 2 Cst.), comme celle-ci le clame. Ce droit implique pour l'autorité l'obligation de motiver sa décision. Selon la jurisprudence, il suffit que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause (ATF 143 III 65 consid. 5.2; 142 II 154 consid. 4.2). En l'espèce, les juges cantonaux ont considéré que le grief de la recourante tiré de l'objet sur lequel portait le mandat relevait de la mauvaise foi. C'est lui accorder l'importance qu'il mérite. Ce grief d'ordre formel est tout aussi mal fondé que le précédent.