Citation: 1P.489/2000 29.05.2001 E. 1

1.- Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 127 III 41 consid. 2a p. 42 et les arrêts cités). Il vérifie en particulier la voie de droit ouverte, sans être lié par la dénomination de l'acte de recours (ATF 121 I 173 consid. 3a p. 175 et les arrêts cités). a) Voie de droit subsidiaire, le recours de droit public n'est pas recevable si la violation alléguée peut être soumise au Tribunal fédéral ou à une autre autorité fédérale, par une action ou un autre moyen de droit quelconque (art. 84 al. 2 OJ; ATF 126 I 97 consid. 1c p. 101; 126 V 252 consid. 1a p. 253 et les arrêts cités). Selon les art. 97 et 98 let. g OJ, mis en relation avec l'art. 5 PA, la voie du recours de droit administratif est ouverte contre les décisions des autorités cantonales de dernière instance et qui sont fondées sur le droit fédéral - ou qui auraient dû l'être - pour autant qu'aucune des exceptions prévues aux art. 99 à 102 OJ ou dans la législation spéciale ne soit réalisée. Le recours de droit administratif est aussi recevable contre les décisions cantonales fondées à la fois sur le droit fédéral et sur le droit cantonal dans la mesure où la violation de dispositions du droit fédéral directement applicables est en jeu (cf. art. 104 let. a OJ; ATF 125 II 10 consid. 2a p. 13 et les arrêts cités). En revanche, c'est la voie du recours de droit public qui est ouverte contre des décisions fondées sur le droit cantonal autonome, ne présentant aucun rapport de connexité avec l'application du droit fédéral (ATF 126 V 30 consid. 2 p. 32 et les arrêts cités). b) En l'espèce, le recourant reproche notamment à la cour cantonale d'avoir dénié à tort l'applicabilité de l'art. 24 al. 1 LAT. Or, conformément à l'art. 34 al. 1 LAT, un tel grief doit être invoqué par le biais du recours de droit administratif (ATF 123 II 499 consid. 1a p. 501/502 et la jurisprudence citée). Il est possible de faire valoir à titre préjudiciel, dans le cadre d'un tel recours, que la conformité du projet à la destination de la zone agricole a été admise à tort ou, au contraire, qu'elle aurait dû être reconnue lorsque, comme dans le cas particulier, une autorisation exceptionnelle a été refusée en application de l'art. 24 al. 1 LAT; le Tribunal fédéral examine alors si les principes de droit fédéral relatifs à l'affectation de la zone agricole, découlant de l'art. 16 LAT, ont été respectés (ATF 120 Ib 48 consid. 1a p. 50; 118 Ia 335 consid. 1a p. 338). En outre, le recours de droit administratif permet d'invoquer la violation des droits constitutionnels des citoyens, tels que le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. , lorsque ce moyen est en relation avec l'application du droit fédéral prétendument violé (cf. ATF 123 II 8 consid. 2 p. 11). Enfin, il peut aussi être formé pour constatation inexacte ou incomplète des faits pertinents (art. 104 let. b OJ). Les critiques dirigées contre l'arrêt attaqué pouvant toutes être soulevées dans le cadre du recours de droit administratif, le recours de droit public est irrecevable; il peut néanmoins être converti en recours de droit administratif, dans la mesure où il répond aux exigences des art. 97 ss OJ (cf. ATF 123 II 88 consid. 1a/ee p. 92).