Citation: 9C_642/2014 E. 4.2

4.2. Le dossier ne comprend par ailleurs aucune autre pièce qui permettrait de confirmer la constatation de fait litigieuse. Si, à l'époque de la décision initiale, la capacité de travail de l'intimée dans son activité habituelle avait certes été évaluée à 50 % (cf. rapport du docteur K.__________ du SMR du 10 mai 2006), l'assurée a toutefois été en mesure de mettre en oeuvre une capacité de travail de 70 % à partir du 1er juillet 2008. Selon les constatations de la juridiction cantonale, qui lient le Tribunal fédéral (consid. 1 supra), l'intimée a exercé son activité lucrative dans cette mesure sans diminution de rendement et sans que son employeur n'eût acquitté des éléments de salaire social. Au cours de la procédure de révision, le docteur D.__________ a indiqué que l'intimée était capable d'assumer son activité antérieure à un taux de 70 %, même si le docteur C.__________, médecin traitant, faisait état d'une capacité de travail de 30 %; celle-ci était contredite par le taux d'activité de 70 % effectivement mis en oeuvre par l'intéressée (avis du 7 juin 2010). À cet égard, le rapport du docteur C.__________ (du 16 mars 2010) est effectivement contradictoire et ne saurait donc être suivi. Le médecin traitant fait état d'une incapacité de travail de 30 % dès 2006 dans la dernière activité exercée, tout en indiquant que celle-ci est encore exigible à 50 %. Or une telle exigibilité est remise en cause par les indications de l'employeur de la recourante. Sur requête de l'office recourant, l'Hôpital B.__________ a expliqué que l'assurée avait poursuivi son activité d'aide d'exploitation à un taux d'activité de 70 % et perçu un salaire correspondant au rendement (courrier du 30 juillet 2010). On constate par conséquent que l'intimée disposait d'une capacité de travail de 70 % dans sa profession à partir du 1er juillet 2008 et qu'une diminution de celle-ci n'a pas été attestée médicalement jusqu'à la date du prononcé litigieux, le 21 février 2011. Dès lors, le fait que l'assurée a réduit son temps de travail de 70 % à 50 % à partir du 1er janvier 2011 n'a pas eu pour effet une baisse de la capacité résiduelle de travail qui aurait dû être prise en considération du point de vue de l'assurance-invalidité; aucun élément médical au dossier ne permet de retenir que cette capacité (hypothétique) de travail ne correspondait plus, dès le 1er janvier 2011, au taux de 70 % mis en oeuvre par l'assurée jusqu'alors. Dans sa réponse au recours, comme au cours de la procédure administrative, l'intimée n'a du reste invoqué aucune raison liée de manière précise à ses atteintes à la santé, mentionnant uniquement que son travail lui était pénible. Elle a expliqué qu'elle avait réduit son taux d'activité à 70 % en été 2008, d'entente avec son employeur, qu'elle n'avait pas compris qu'elle pouvait réduire son activité à 50 % et qu'elle avait pu rediscuter de la situation à la suite du projet de décision du 6 août 2010, en exposant à son employeur qu'il lui était nécessaire de réduire son taux d'activité à 50 %, ce qu'elle avait obtenu à partir du 1er janvier 2011 (courrier à l'office AI du 28 octobre 2010).