Citation: 1B_361/2019 E. 1

A.b. Le 3 août 2016, B.________ Limited, filiale J.________ de la banque B.________, a déposé une plainte pénale à l'encontre de C.________ SA - alors en liquidation -, respectivement contre son administrateur, pour banqueroute frauduleuse (art. 163 CP). La société plaignante leur reprochait en substance les éléments suivants : B.________ Limited avait consenti des prêts/lignes de crédit à des sociétés appartenant à C.________ SA, laquelle avait alors émis des "garanties inconditionnelles, irrévocables et à première demande de ces prêts", valables aussi longtemps que les prêts n'avaient pas été totalement remboursés ("guaranty and indemnity"); les filiales ayant fait défaut dans le remboursement de leurs dettes, B.________ Limited avait fait appel à ces garanties les 2 et 19 octobre 2015; mise en demeure, C.________ SA avait prétendu, le 13 avril 2016, que ces garanties étaient échues; B.________ Limited avait, le 15 suivant, requis des poursuites contre C.________ SA pour un montant total de 33'544'437 fr.; la société poursuivie avait fait opposition le 21 avril 2016 et, le 25 suivant, elle avait, par le biais de son administrateur, informé le Juge du district de U.________ de son état de surendettement manifeste; le bilan du 30 avril 2016 alors présenté aurait cependant tenu compte de provisions excessives, d'une diminution fictive des actifs (44'129'741 fr. à fin 2015 et zéro au 30 avril 2016), ainsi que d'engagements fictifs envers des sociétés proches. Selon la société plaignante, la faillie aurait ainsi diminué fictivement son actif au préjudice des créanciers et distrait des valeurs patrimoniales en "passant subitement certains débiteurs importants de CHF 551'334 fr. à zéro [...], en n'encaissant pas des intérêts débiteurs pour des montants de l'ordre de plusieurs centaines de milliers de francs". B.________ Limited a requis le séquestre, en vue de la garantie d'une créance compensatrice, de plusieurs biens immobiliers - sis dans le canton de W.________ - appartenant à A.________. Le 1er septembre 2016, le Préposé de l'Office des poursuites et faillite du district de U.________, en tant qu'administration de la faillite, a également dénoncé le précité auprès du Ministère public de l'Office central du Valais pour une suspicion d'infractions à l'art. 165 CP, compte tenu de la "complexité du dossier, de l'implication des diverses sociétés à l'étranger, notamment à V.________, des montants engagés et de la situation du groupe". Par ordonnance du 19 janvier 2017, le Ministère public a ordonné les séquestres suivants : a) quote-part de 1/2 de la PPE n° 1, droit exclusif sur la villa D2, comprenant le sous-sol, le rez-de-chaussée et l'étage et constituant le lot n° 8 des plans, parcelle de base B-F... /..., sur territoire de la municipalité de D.________; b) quote-part de 1/2 de la PPE n° 2, droit exclusif sur le garage n° 4, parcelle de base B-F... /..., sur territoire de la municipalité de D.________; c) quote-part de 1/29 (place de parc n° 3) de la parcelle de base PPE... /..., sur territoire de la municipalité de E.________; d) quote-part de 1/2 de la PPE n° 4, droit exclusif sur l'appartement de 84 m2 sis au rez-de-chaussée constituant le lot n° 1 des plans, parcelle de base B-F... /..., sur territoire de la municipalité de F.________; e) quote-part de 1/2 de la PPE n° 5, droit exclusif sur un atelier de 13 m2 sis au sous-sol constituant le lot n° 21 des plans, parcelle de base B-F... /..., sur territoire de la municipalité de F.________; f) quote-part de 1/2 de la PPE n° 6, droit exclusif sur l'appartement sis au rez-de-chaussée comprenant le séjour, quatre chambres, la cuisine, le coin à manger, la salle de bains, le WC, la douche, le hall, la terrasse, la cave n° 1 et le garage n° 1, constituant le lot n° 1 du plan, parcelle de base B-F... /..., sur territoire de la municipalité de G.________; g) quote-part de 1/4 de la PPE n° 7, droit exclusif sur le local sis au sous-sol et constituant le lot n° 4 du plan, parcelle de base B-F... /..., sur territoire de la municipalité de G.________. A.c. A.________ a, par courrier du 9 juillet 2018, sollicité l'annulation de cette ordonnance de séquestre. Il soutenait que la partie plaignante n'aurait pas rendu vraisemblable une quelconque infraction de sa part et que les biens qu'il possédait en copropriété avec son épouse n'avaient aucun lien avec son activité de gestion de la société C.________ SA. A l'appui de sa requête, A.________ a également produit un rapport d'expertise privée, réalisée par la fiduciaire H.________ SA en mars 2018; celle-ci concluait en substance que "les provisions sur les participations ainsi que celles en lien avec les appels en garantie [...] paraiss[ai]ent justifiées", de telle sorte que "[l']enregistrement des provisions justifiées ne constitu[ait] pas une diminution fictive de l'actif". B.________ Limited s'est opposée à la levée des séquestres le 31 août 2018. Elle a en outre requis la mise en oeuvre d'une expertise financière tendant à l'analyse des documents ayant permis au prévenu de rendre vraisemblable le surendettement de la société. Dans ses écritures du 15 octobre 2018, A.________ a en substance soutenu qu'il n'était pas démontré qu'il aurait commis une infraction et a maintenu sa demande de levée des séquestres. Par ordonnance du 20 novembre 2018, le Ministère public a levé les séquestres portant sur les biens immobiliers précités de A.________.