Citation: 5D_2/2022 E. 4.1.1

4.1.1. Selon la jurisprudence, le poursuivi peut, pour s'opposer à la continuation de la poursuite, invoquer la nullité de la décision présentée comme titre de mainlevée définitive, l'absence de l'usage d'une voie de droit ne faisant pas obstacle à la recevabilité de ce moyen. La nullité d'une décision ne peut toutefois être retenue qu'à titre exceptionnel, si le vice qui l'affecte est particulièrement grave, s'il est manifeste ou du moins facilement décelable et si, de surcroît, la sécurité du droit n'est pas sérieusement mise en danger par l'admission de la nullité. De pareils motifs résident dans l'incompétence qualifiée (fonctionnelle ou matérielle) de l'autorité ou la violation grossière de règles de procédure (arrêt 5A_567/2019 du 23 janvier 2020 consid. 7.2.1 et les références). L'absence de signature ne constitue un motif de nullité que si le droit public applicable subordonne la validité de la décision à l'existence d'une telle signature, ce qui n'est généralement pas le cas des décisions de masse (STAEHELIN, in Basler Kommentar, SchKG I, 3 ème éd. 2021, n° 128d ad art. 80 LP et les références; ABBET, in La mainlevée de l'opposition, 2017, n° 132 ad art. 80 LP et les références).