Citation: 6B_184/2021 E. 1.3

1.3. En l'espèce, la cour cantonale a relevé que la culpabilité du recourant était écrasante. Elle a souligné que le recourant avait fonctionné comme dépositaire de manière régulière et pour des quantités de cocaïne extrêmement importantes. Il avait agi de manière parfaitement organisée, au sein d'un réseau de trafiquants international, et selon un système bien rôdé et efficace. Contrairement à ce qu'il avait plaidé, son rôle, au sein de la bande de trafiquants dans laquelle il oeuvrait, était important et nécessaire, dès lors que c'était en particulier grâce à lui que la drogue pouvait être mise sur le marché. Pivot de réception des livraisons de cocaïne, il était en effet directement en lien avec le call center et le transporteur. Il distribuait ensuite les grandes quantités de cocaïne qu'il recevait aux grossistes. On pouvait admettre qu'il recevait des instructions d'Italie, mais il n'en demeurait pas moins que c'était lui qui avait les contacts avec les têtes du trafic et qui recevait directement d'importantes quantités de drogue des transporteurs. Le fait qu'il puisse être rapidement remplacé en cas de défaillance n'y changeait rien, ni le fait que d'autres maillons de la chaine du trafic aient pu également bénéficier de la confiance de trafiquants situés à l'étranger. Il avait agi sans égard aux risques que les stupéfiants qu'il recevait, puis distribuait, faisaient courir à la population et sans scrupule aucun pour la santé d'autrui. Il s'était comporté de manière égoïste et avait agi par pur appât du gain. Enfin, le bénéfice du recourant, dont la majorité avait été réalisée en à peine deux mois et demi, pouvait être chiffré à tout le moins à 13'525 francs. Le recourant n'avait aucune activité professionnelle et ne dépendait pas de l'EVAM (Établissement Vaudois d'Accueil des Migrants). Cet argent lui avait donc servi pour vivre, manger, s'acheter des habits et pour envoyer de l'argent au Nigeria. Ce gain devait être considéré comme important, puisqu'il était sa seule source de revenu. La circonstance aggravante du métier était dès lors réalisée. En définitive, l'activité qui pouvait être reprochée au recourant réalisait les circonstances aggravantes de la bande, du métier et celle liée à la quantité de drogue pure concernée par le trafic. A charge, il y avait encore lieu de retenir les multiples condamnations précédentes, notamment pour infraction à la loi fédérale sur les stupéfiants et séjour illégal, qui n'avaient manifestement eu aucun impact sur le recourant qui s'était au contraire adonné à un trafic de cocaïne d'une ampleur encore bien plus importante. Enfin, seule l'arrestation du recourant avait mis fin à son activité délictueuse. A décharge, on pouvait retenir les aveux partiels du recourant, les regrets formulés à l'audience de première instance, dont on pouvait espérer qu'ils trahissaient l'amorce d'une légère prise de conscience, ainsi que le bon rapport de détention.