Citation: 2C_238/2024 E. 5.2

5.2. En l'espèce, les juges cantonaux ont constaté, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF), que les époux se sont mariés en Suisse le 29 septembre 2016. Ils se sont séparés environ dix-huit mois plus tard, en mars 2018, lorsque le recourant a quitté le domicile conjugal. L'épouse de celui-ci a déposé une demande d'annulation de mariage le 13 juillet 2018, de sorte que, lors de cette première séparation, il n'existait plus de volonté matrimoniale commune de la part des époux, celle de l'épouse faisant à tout le moins défaut. Ils ont repris la vie commune le 29 août 2018, mais le recourant a quitté une nouvelle fois le domicile conjugal treize mois plus tard, le 4 octobre 2019. Son épouse a ensuite déposé une requête de mesures protectrices de l'union conjugale, datée du 25 octobre 2019, à la suite de laquelle les époux ont convenu de vivre séparés pour une durée indéterminée. A l'évidence, il n'existait alors plus de volonté commune des époux de poursuivre leur union. Le recourant est retourné habiter chez son épouse le 29 juin 2021. Moins d'un an plus tard, le 11 avril 2022, elle déposait une seconde requête de mesures protectrices de l'union conjugale, exprimant ainsi une nouvelle fois sa volonté de ne pas poursuivre son union avec le recourant. Comme l'a retenu à juste titre l'instance précédente, aucune des trois périodes durant lesquelles les époux ont vécu conjointement n'atteint la durée minimale de trois ans. C'est en vain que le recourant allègue qu'elles devraient s'additionner. En effet, les démarches judiciaires entreprises à trois reprises par son épouse démontrent que, lors de chaque séparation, la volonté commune de poursuivre la vie conjugale faisait clairement défaut. Partant, Tribunal cantonal n'a pas violé le droit fédéral en retenant que l'union conjugale n'avait pas atteint la durée de trois ans prévue à l'art. 50 al. 1 let. a LEI. Ce grief doit donc être rejeté.