Citation: H 167/05 21.06.2006 E. 5

Le point de vue des recourants ne saurait être suivi. Les juges cantonaux ont en effet examiné la problématique du sursis au regard de la jurisprudence du Tribunal fédéral des assurances (VSI 1999 p. 23 et 26). A leur avis, les recourants n'avaient pas démontré qu'au moment où ils ont pris leur décision de reporter le versement des cotisations sociales, ils avaient des raisons sérieuses et objectives de penser qu'ils pourraient s'acquitter de leur dette dans un délai raisonnable. Par ailleurs, les premiers juges ont fixé l'échéance du délai de paiement pour les cotisations d'avril 2003 au 10 mai 2003, soit à une date antérieure au prononcé de la faillite, si bien qu'il n'y avait pas lieu de traiter différemment cette partie de la réclamation.