Citation: 6B_768/2018 E. 2.3

2.3. Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est classé par l'Organisation mondiale de la santé parmi les troubles mentaux et du comportement (CIM-10 version: 2008: F43 1). Il constitue une réponse différée ou prolongée à une situation ou à un événement stressant (de courte ou de longue durée), exceptionnellement menaçant ou catastrophique et qui provoquerait des symptômes évidents de détresse chez la plupart des individus. Dans certains cas, le trouble peut présenter une évolution chronique, durer de nombreuses années, et entraîner une modification durable de la personnalité (voir: http:// apps.who.int/ classifications/icd10/browse/2008/fr#!/F43.1; également: ATF 142 V 342 consid. 5.1 p. 345 s. et les références citées). En l'espèce, il ne ressort pas du dossier qu'un diagnostic de trouble de stress post-traumatique ait été posé par un médecin ou un psychologue s'agissant de l'un ou l'autre des intimés. La cour cantonale ne saurait conclure, sur la base des seules déclarations des parties plaignantes reproduites ci-dessus, non étayées par un certificat médical, que celles-ci sont toutes atteintes de ce trouble. C'est dès lors à raison que le recourant observe qu'en retenant que les intimés souffrent de stress post-traumatique, la cour cantonale constate l'existence d'un trouble qui n'a pourtant pas été démontré, ni même allégué par les intéressés. Sur ce point, l'état de fait cantonal est arbitraire. Il doit être corrigé en ce sens qu'un état de stress post-traumatique n'a pas été démontré (cf. art. 105 al. 2 LTF).