Citation: 6B_848/2022 E. 4.5

4.5. Au demeurant, la cour cantonale pouvait valablement estimer que l'intérêt public à l'expulsion du recourant l'emportait sur celui, propre à ce dernier, à demeurer en Suisse (seconde condition de l'art. 66a al. 2 CP). Il n'y a ainsi rien d'arbitraire à considérer que l'intérêt public présidant à l'expulsion s'avérait en l'occurrence très important, au regard de la nature et de la gravité des infractions commises, le temps écoulé depuis lors n'étant pas significatif. De surcroît, le recourant avait persisté à nier presque intégralement les faits qui lui étaient reprochés, ce qui révélait indéniablement un défaut de prise de conscience. A l'inverse, l'intérêt privé du recourant à demeurer en Suisse, en raison de ses liens familiaux, devait être fortement relativisé, cet intérêt se confondant en définitive avec la recherche, par le recourant, d'un certain confort personnel (cf. jugement attaqué, consid. 6.4.6 p. 40).