Citation: 2C_576/2024 E. 6.3

6.3. L'autorité précédente a en outre procédé à une analyse détaillée et convaincante de la situation d'espèce. En particulier, concernant l'existence d'une relation digne de protection du recourant avec sa fille vivant en Suisse, les juges précédents ont constaté que le droit de visite exercé par le recourant allait bien en deçà d'un droit de visite usuel et que celui-ci ne s'était pas déroulé sans encombre, de sorte qu'il a nié l'existence d'un lien affectif fort au sens de la jurisprudence relative à l'art. 8 CEDH. A cela s'ajoute que le recourant avait eu une conduite pénalement répréhensible. En pareilles circonstances, l'autorité précédente pouvait renoncer à examiner la condition de l'effectivité d'un lien économique entre le recourant et sa fille, l'absence de lien affectif suffisant à nier l'existence d'une raison personnelle majeure, quoi qu'en dise le recourant (cf. arrêts 2C_484/2023 du 23 janvier 2024 consid. 5.3; 2C_567/2018 du 18 juillet 2018 consid. 7.3). Les critiques formées dans ce contexte sont au surplus purement appellatoires et ne peuvent être prises en compte (cf. supra consid. 5.2). S'agissant du point de savoir si la réintégration du recourant dans son pays d'origine serait ou non fortement compromise, les juges précédents ont correctement relevé que le recourant était arrivé en Suisse en 2021, à l'âge de 21 ans. Né en Turquie, il y avait passé son enfance, son adolescence et le début de sa vie d'adulte et y avait conservé d'importantes attaches familiales. A cela s'ajoutait que le recourant, jeune et en bonne santé, n'avait pas fait état d'obstacle particulier à l'exécution de son renvoi vers la Turquie. Le Tribunal administratif fédéral pouvait ainsi également nier que les conditions de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI étaient remplies sous cet angle. C'est enfin en vain que le recourant se prévaut du fait qu'il exerce un emploi et n'a pas de dette d'aide sociale. En effet, ces éléments ne suffisent pas pour retenir des raisons personnelles majeures (arrêt 2C_223/2024 du 5 juin 2024 consid. 6.3 et références).