Citation: 4A_471/2009 05.01.2010 E. 3

A titre subsidiaire, la recourante invoque - ce qu'elle n'avait pas fait en instance cantonale - l'application des art. 419 ss CO relatifs à la gestion d'affaires sans mandat; elle soutient avoir fait, au vu et au su de l'intimée, un travail que celle-ci devait assumer. Ses développements reposent notamment sur le fait que les travaux de plâtrerie-peinture auraient été prévus par le contrat d'entreprise générale. A cet égard, elle se réfère en particulier à un passage du jugement attaqué selon lequel la Cour civile avait, dans la décision rendue dans le cadre du procès ayant précédemment divisé l'intimée de A.________, "néanmoins admis que les travaux de plâtrerie-peinture étaient inclus dans le forfait". C'est toutefois en vain que la recourante se focalise sur cette phrase sortie de son contexte, car il ressort très clairement de l'ensemble de la décision entreprise que les juges cantonaux ont précisément jugé le contraire. En effet, ceux-ci ont notamment relevé que dans sa précédente décision susmentionnée, la Cour civile avait en particulier retenu, dans ses considérants en droit, que "l'estimation du coût de la construction (...) ne comprend pas les travaux de plâtrerie-peinture"; par ailleurs, les juges cantonaux se sont fondés sur les déclarations du témoin B.________, selon lesquelles "le devis des travaux de l'entreprise générale excluait la plâtrerie et la peinture, (l'intimée) ne s'en occupant pas", ainsi que sur celles du témoin C.________, d'après lesquelles "les travaux effectués par la recourante étaient « pris en dehors du calcul du forfait »". En définitive, l'intimée n'avait donc pas à se charger desdits travaux, de sorte que la recourante ne pouvait en aucun cas, selon ses propres termes, "s'immisc(er) dans les intérêts de (l'intimée) en accomplissant les travaux de plâtrerie-peinture". A défaut d'affaire de l'intimée à gérer, la thèse de la recourante ne résiste pas à l'examen et son grief doit être rejeté.