Citation: 4P.234/2002 28.01.2003 E. A

Par lettre du 26 mars 2001 intitulée "contrat déterminé du 1er avril 2001 au 30 juin 2001", la Fondation X.________ (ci-après : la Fondation) a déclaré engager A.________ pour une durée de trois mois à raison de 20 heures hebdomadaires, moyennant le paiement d'un salaire mensuel brut de 3'000 fr. A.________ était chargé de "coordonner et communiquer des projets définis dans le domaine des prestations du SSI". Il a été retenu qu'il devait se conformer aux instructions de la Fondation. Dès le premier jour de son activité, le 1er avril 2001, A.________ a été chargé de l'organisation logistique d'un séminaire qui devait se tenir le 21 mai 2001 à Zurich (recte : Berne). Le 12 avril 2001, A.________ a eu un entretien avec B.________, le responsable de la Fondation, dont la teneur exacte n'a pu être établie avec certitude, chacun des intervenants prétendant que l'autre lui aurait fait part de récriminations et aurait affirmé son intention de "tout arrêter". Le même jour, après ledit entretien, B.________ a informé sa secrétaire qu'il fallait reporter le séminaire prévu le 21 mai 2001 à une date ultérieure et annuler la réservation d'hôtel déjà effectuée. A.________ s'est rendu pour sa part auprès du syndicat Z.________, expliquant qu'il avait été licencié avec effet immédiat. Toujours le 12 avril 2001, le syndicat Z.________ a envoyé un courrier à la Fondation, mentionnant que A.________ avait pris bonne note du licenciement avec effet immédiat qui lui avait été signifié oralement le jour même. Le syndicat a réclamé le paiement du salaire de A.________ jusqu'au terme du contrat, le paiement d'heures supplémentaires et le remboursement de frais. Un délai de dix jours a été imparti à la Fondation pour répondre à cette lettre. Le 26 avril 2001, la Fondation a accusé réception du courrier du 12 avril 2001 en précisant que B.________ se trouvait à l'étranger et qu'une réponse serait fournie à son retour. Le 30 avril 2001, le syndicat Z.________ a chiffré les prétentions de A.________, en précisant qu'à défaut de réponse jusqu'au 4 mai 2001, une demande serait déposée auprès du Tribunal des prud'hommes. Le 4 mai 2001, la Fondation a formellement contesté avoir licencié A.________ lors de l'entretien du 12 avril 2001. Elle affirmait au contraire que c'était lui qui avait définitivement mis fin à leurs relations contractuelles, qui relevaient d'ailleurs du mandat. A.________ n'a perçu aucune rémunération et ses frais n'ont pas été remboursés. Il a été totalement incapable de travailler du 6 au 14 mai 2001 et dès le 6 juin pour une durée de six semaines. Du 12 avril 2001 au 30 juin 2002, il a perçu des indemnités de la Caisse de chômage Y.________ et des indemnités pour cause de maladie versées par la Caisse cantonale de chômage.