Citation: 5P.203/2006 06.10.2006 E. A

A.a X.________, fils de Y.________ et Z.________, né le 31 décembre 1959, de nationalité française, est officiellement domicilié en Charente-Maritime (France). Le 2 décembre 1970, il a hérité de D.________, son grand-oncle maternel. Il a ainsi notamment reçu, dans le partage de cette succession, un domaine sis sur l'ancienne parcelle n° xxx de la Commune de Dardagny (GE), constitué notamment d'une habitation avec dépendance, d'un bois, d'un pré, d'un jardin et d'une vigne. A.b Selon un certificat médical établi le 21 mai 1996 par le Dr E.________, psychiatre, X.________ est invalide à 80%; il souffre des séquelles d'une encéphalopathie néo-natale et présente les symptômes d'un retard mental profond au sens du DSM-IV 318.2, soit d'un handicap correspondant à un QI de 20/25. Entendu en qualité de témoin, le Dr E.________ a indiqué qu'il avait été consulté, en 1996, pour "homologuer" une carte d'invalidité française; il n'avait pas eu connaissance du dossier médical de X.________, mais s'était fondé sur les renseignements donnés par son père; l'entretien avec X.________ avait duré 50 minutes; il lui avait demandé d'écrire son nom, ce qu'il avait fait en formant les lettres comme l'aurait fait un enfant; il avait une capacité de lecture et d'écriture rudimentaire; s'il pouvait comprendre la notion de vente, il ne pouvait saisir la portée d'un tel acte, ni celle d'une servitude. A.c F.________, responsable au sein de l'UDAF, organisme français chargé de la tutelle de X.________ depuis 2002 (cf. lettre D infra), a indiqué que ce dernier, qu'elle a rencontré à plusieurs reprises, ne présentait aucune particularité physique; il était introverti, timide, anxieux; il ne saisissait pas la portée des choses qui dépassaient la vie de tous les jours.