Citation: 4A_153/2013 E. 3.1

3.1. Pour tous les litiges fondés sur le droit privé fédéral, l'art. 8 CC, en l'absence d'une règle spéciale instituant une présomption, répartit le fardeau de la preuve et détermine, sur cette base, laquelle des parties doit assumer les conséquences de l'échec de la preuve (ATF 129 III 18 consid. 2.6 p. 24). Celui qui fait valoir une prétention doit établir les faits dont dépend la naissance du droit; en revanche, celui qui invoque la perte d'un droit ou qui conteste sa naissance ou son applicabilité a le fardeau de la preuve des faits destructeurs ou dirimants (ATF 130 III 321 consid. 3.1 p. 323; 128 III 271 consid. 2a/aa p. 273;). Il a été également déduit de l'art. 8 CC un droit à la preuve et à la contre-preuve, à la condition qu'il s'agisse d'établir un fait pertinent, non encore prouvé, par une mesure probatoire adéquate, laquelle doit avoir été régulièrement offerte selon les règles de la loi de procédure applicable (ATF 129 III 18 consid. 2.6 ibidem). L'art. 8 CC ne prescrit pas la nature des mesures probatoires qui doivent être ordonnées, ni la manière dont le juge doit apprécier les preuves, pas plus que les bases sur lesquelles il peut parvenir à une conviction (ATF 127 III 519 consid. 2a p. 522). Le juge peut renoncer à administrer une preuve lorsque sa conviction est déjà formée sur la base des éléments recueillis et qu'il est possible d'admettre sans arbitraire qu'elle ne serait pas ébranlée par le résultat de la mesure probatoire sollicitée (ATF 134 I 140 consid. 5.3 p. 148).