Citation: 6B_264/2022 E. 1

Par ailleurs, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement omis que les experts auraient constaté, lors de leur examen de l'intimé le lendemain des faits, qu'il aurait été "facilement réveillable, orienté et collaborant" et "capable de relater les faits qui l'ont emmené à l'hôpital la veille". Or l'intimé n'aurait pas mentionné le coup de pied lors de cet entretien. Les éléments soulignés par le recourant ne sont toutefois pas propres à établir qu'il était manifestement insoutenable de retenir qu'au vu du contexte dans lequel cet entretien était intervenu - le lendemain matin de son agression, après son opération qui lui avait évité de justesse une issue mortelle - il pouvait être lacunaire. Le recourant fait en outre grief à la cour cantonale d'avoir arbitrairement omis d'indiquer la date des entretiens qu'il a eus dans le cadre de l'établissement de l'expertise psychiatrique le concernant, la mention du fait qu'il aurait lui-même évoqué un coup de pied de l'intimé, en lien avec sa blessure, lors de l'entretien avec les experts psychiatriques, laissant croire qu'il aurait "lui-même établi le penalty depuis le début de la procédure" alors qu'il ne l'aurait mentionné qu'en référence aux déclarations de l'intimé. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, la cour cantonale n'a aucunement retenu qu'il avait admis, dès le début, que le coup de pied était à l'origine de sa blessure. Bien au contraire, l'arrêt cantonal expose, de manière détaillée, la version des faits du recourant (cf. arrêt attaqué, consid. B./j.a., C./a.a. et C./a.b.) que la cour cantonale discute dans sa motivation (cf. supra consid. 1.2). La cour cantonale a en outre expressément indiqué que l'évocation du coup de pied par le recourant avait eu lieu dans le cadre de son entretien avec les experts psychiatres, si bien qu'on ne distingue pas en quoi l'absence de mention de la date des entretiens permettrait d'établir que la cour cantonale aurait arbitrairement écarté la version du recourant. Pour le surplus, la cour cantonale a exposé de manière détaillée sur quels autres éléments elle se fondait pour écarter la thèse du recourant et retenir la version du coup de pied. Le recourant ne discute pas de ces éléments et ne fait qu'opposer sa propre version des faits et son appréciation des preuves à celle de la cour cantonale, dans une argumentation qui n'est pas propre à démontrer en quoi l'appréciation de la cour cantonale serait manifestement insoutenable. Son grief doit donc être rejeté dans la mesure où il est recevable. Le recourant soutient encore que la cour cantonale aurait arbitrairement écarté sa version selon laquelle, une fois au sol, l'intimé se serait assis sur lui pour lui donner des coups, dans la mesure où il ressortirait de l'expertise médicale du 23 août 2019 le concernant qu'il aurait souffert de lésions qui seraient la conséquence de traumatismes contondants. La cour cantonale n'a pas ignoré les lésions subies par le recourant - qu'elle a d'ailleurs décrites - mais a souligné que si l'intimé s'était assis sur lui dans l'idée de le battre, celui-là aurait souffert de plus amples lésions, dont certaines à tout le moins auraient été situées sur la zone du thorax, qui aurait alors été directement exposée. Le recourant ne s'en prend pas à cette motivation se contentant d'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale. Purement appellatoire, sa critique est irrecevable.