Citation: 4A_139/2018 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a considéré que la demanderesse n'a pas démontré que les parties ont dépassé le stade des pourparlers et que l'établissement du business plan ne suffit pas à lui seul pour établir une relation contractuelle. Elle relève que la demanderesse ne développe pas les conditions nécessaires pour admettre la conclusion d'un contrat de mandat, se contentant de dire que l'attitude des parties converge sur l'élaboration, postérieurement à la procédure de recrutement, d'un véritable business planet que la société n'a pas refusé ses prestations. La cour cantonale a retenu qu'il n'est pas possible de déduire des éléments du dossier et de la motivation de la demanderesse que la défenderesse aurait exprimé une volonté juridique de conclure un contrat, dont tous les éléments essentiels - objectifs et subjectifs - auraient été acceptés. De manière redondante, elle a ensuite écarté, en accord avec les premiers juges, l'allégation de la demanderesse selon laquelle la société aurait décidé de lui confier un mandat onéreux d'étude, d'analyse et de conseil, avec pour mission d'élaborer un business plan sur le potentiel d'acquisition et d'introduction de clients tant privés qu'institutionnels par une société luxembourgeoise à constituer, de travailler sur le lancement de fonds de type SICAV en collaboration avec d'autres sociétés de gestion de fortune et d'étudier et d'analyser des fonds de placement privés dans lesquels la société envisageait d'investir, composés en grande partie de capitaux russes. Selon la cour cantonale, les éléments du dossier, en particulier le lot de courriels échangés avec l'administrateur de la société entre janvier et février 2013 ne permettait pas de confirmer les dires de la demanderesse. Elle a estimé que l'on ne peut rien déduire du fait que les parties ont échangé à différentes reprises sur des stratégies d'investissement possibles et que la demanderesse a assisté à quelques réunions avec des investisseurs potentiels, notamment russes, reprenant et confirmant les motifs des premiers juges.