Citation: 1C_166/2022 E. 1.4

1.4. Dans son recours au Tribunal fédéral, le recourant ne se plaint cependant pas d'une violation de l'art. 33 LPJA/VS. Il ne se prévaut pas non plus d'une modification notable des circonstances depuis l'arrêt du 9 janvier 2019. Il fait valoir une violation de l'interdiction de la rétroactivité des lois ainsi qu'une violation du principe de la proportionnalité. Ces griefs se rapportent, non pas à la question de la demande de reconsidération, mais à la question de la remise en état et/ou à celle de son exécution par substitution. Ils ne sont ainsi pas pertinents pour le présent litige limité à la question de la recevabilité de la demande de reconsidération. Ils doivent par conséquent être déclarés irrecevables. Le recourant fait encore valoir trois griefs d'ordre formel. Il se plaint d'abord d'une constatation incomplète et inexacte des faits (art. 105 al. 2 LTF). Il se borne toutefois à affirmer que certains de ses griefs (application de jurisprudences antérieures au sujet de la remise en état; acquisition de la prescription) auraient été rejetés, sans que des éléments du dossier aient été pris en considération. A nouveau, fussent-il suffisamment motivés et recevables (art. 106 al. 2 LTF), ces différents éléments n'auraient aucune incidence sur l'issue du litige puisqu'ils ne permettent pas d'établir que les conditions d'une reconsidération au sens de l'art. 33 LPJA/VS seraient remplies; ils portent en effet sur des griefs irrecevables qui sortent de l'objet du litige. Le recourant se plaint ensuite d'une violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.), sous l'angle du droit d'offrir des preuves. Il reproche au Tribunal cantonal de ne pas avoir donné suite à sa réquisition de preuve portant sur la question de connaître la pratique de la CCC et du Conseil d'Etat en matière de constructions réalisées en dehors de la zone à bâtir. Le recourant soutient que c'est une "question pertinente sous l'angle du respect de l'égalité de traitement et du principe de la proportionnalité". A nouveau, cette réquisition de preuve porte sur la question de la remise en état et/ou de l'exécution par substitution et non pas sur l'objet du présent litige, soit la demande de reconsidération. Le grief doit aussi être déclaré irrecevable. Le recourant affirme enfin sommairement que son droit à une décision motivée aurait été violé. Il se contente cependant d'avancer que la décision attaquée est sommaire et que ses arguments auraient été écartés sans explication. Il ne précise toutefois pas le rejet de quel grief aurait été insuffisamment motivé. Sur ce point, le recours ne satisfait pas aux exigences de motivation requises découlant des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF.