Citation: 4A_225/2015 E. 2.2

2.2. Une décision est partielle, selon l'art. 91 LTF, et doit être attaquée immédiatement, lorsqu'elle statue sur un objet dont le sort est indépendant de celui qui reste en cause ou met fin à la procédure à l'égard d'une partie des consorts (ATF 138 III 212 consid. 1.2; 134 III 426 consid. 1.1). Dans la première hypothèse, visée par la lettre a de la disposition citée, qui entre seule en ligne de compte en l'espèce, l'autorité a statué sur une partie de ce qui est demandé et a renvoyé à plus tard la décision sur le reste (Bernard Corboz, in Commentaire de la LTF, 2e éd. 2014, n° 9 ad art. 91 LTF). En l'espèce, la décision attaquée a trait à l'exécution de mesures provisionnelles ordonnées dans le cadre d'un procès au fond pendant relatif à un contrat d'entreprise et à l'inscription définitive d'une hypothèque légale des artisans et entrepreneurs annotée provisoirement. La partie de cette décision que la recourante conteste plus précisément devant le Tribunal fédéral concerne la charge des frais liés à l'exécution par substitution d'une mesure ordonnée par la présidente du tribunal civil de l'arrondissement compétent et non exécutée par la partie qu'elle visait, à savoir l'établissement d'un dossier complet de révision. La mesure incriminée s'inscrivait elle-même dans le cadre plus général de l'administration des preuves mise en oeuvre en vue de permettre à l'expert commis par le juge instruisant la cause au fond de remplir sa mission. Tout cela n'a rien à voir avec une décision partielle qui tomberait sous le coup de l'art. 91 LTF. En réalité, l'arrêt entrepris constitue une décision incidente de procédure au sens de l'art. 93 LTF.