Citation: 6B_1086/2015 E. 3.2

3.2. En résumé, la juridiction cantonale a retenu que l'intitulé énonçant la cause de la prétendue créance revenait à accuser le poursuivi de manière infondée d'infractions pénales inexistantes. Elle a constaté que le personnel de l'office de poursuites, l'agent notificateur et l'épouse du poursuivi, qui a réceptionné la poursuite, ont eu connaissance de ces accusations pénales. En outre, il ne s'agissait pas d'un acte isolé, auquel cas les recourants auraient pu être mis au bénéfice du doute au regard de l'aspect intentionnel de l'infraction. En effet, le recours à la poursuite abusive avec intégration d'accusations pénales infondées avait été systématique et érigé en véritable stratégie. Ces circonstances imposaient de retenir l'intention, par dol éventuel, de salir la personne poursuivie.