Citation: 5A_150/2018 E. 2.2

2.2. Comme le concède le recourant, la solution suivie en l'espèce par la cour cantonale s'écarte résolument de la jurisprudence du Tribunal fédéral. Dans l'arrêt 2C_350/2017 précité (consid. 5.2), la IIe Cour de droit public a jugé que le remboursement de l'assistance judiciaire sur la base de l'art. 123 CPC doit faire l'objet d'une " décision ", au terme de laquelle l'autorité compétente détermine si le bénéficiaire dispose d'une fortune ou d'un revenu suffisant pour s'acquitter (entièrement ou par acomptes) du solde dû. Or, force est de constater que le recourant ne peut pas se prévaloir d'un tel titre. Cette seule considération scelle le sort du présent recours. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu d'examiner si - comme l'a admis le Tribunal fédéral (arrêt 2C_350/2017 précité consid. 5.2; d'un autre avis: PIOTET, note in : JdT 2018 III 43, qui se réfère aux art. 103 et 104 du Code de droit privé judiciaire vaudois du 12 janvier 2010 [CDPJ; RSV 211.02]; cf. les remarques de COLOMBINI, ibid., p. 35 ch. 6) -, le Service juridique et législatif du canton de Vaud (SJL) peut s'appuyer sur une " compétence décisionnelle " en ce domaine. Comme on l'a vu, il suffit de constater que l'obligation de rembourser ne se fonde pas en l'occurrence sur une décision ad hoc.