Citation: 6B_833/2013 E. 2.5

2.5. Le recourant conteste, en cas de libération conditionnelle, avoir l'intention de demeurer en Suisse, même illégalement. Déterminer ce qu'une personne sait, envisage ou veut relève des constatations de faits (ATF 138 V 74 consid. 8.4.1 p. 84; 137 IV 1 consid. 4.2.3 p. 4), que le Tribunal fédéral ne revoit que sous l'angle de l'arbitraire, l'invocation de ce moyen supposant une argumentation claire et détaillée, les critiques appellatoires étant irrecevables (ATF 137 II 353 consid. 5.1 p. 356). Le recourant ne soulève pas formellement de grief d'arbitraire à l'encontre de l'intention qui lui a été imputée. Il soutient qu'on ne saurait lui reprocher d'avoir usé des voies de droit pour contester les décisions administratives rendues à son encontre et que cela ne signifie pas qu'il entende se soustraire à toute décision de renvoi pour le cas où ses recours seraient rejetés au final (recours, p. 7 ch. 8). La décision du 13 avril 2012 du Chef du Département de l'économie révoque l'autorisation d'établissement du recourant et lui impartit un délai immédiat pour quitter la Suisse dès qu'il aura satisfait à la justice vaudoise. Les recours contre cette décision ont été rejetés par les instances suisses, la dernière fois le 14 novembre 2012 (arrêt 2C_1152/2012). Le recourant soutient, sans l'étayer, avoir recouru auprès de la Cour européenne des droits de l'homme. Quoi qu'il en soit, la décision du 13 avril 2012 est exécutoire. L'argumentation du recourant ne fait ainsi que renforcer le fait retenu par l'autorité précédente qu'en cas de libération conditionnelle il n'a pas l'intention de quitter la Suisse. Le recourant invoque sa bonne collaboration. Outre qu'il se fonde là sur des faits ne ressortant pas de l'arrêt entrepris, sans démontrer l'arbitraire de leur omission, une telle collaboration prétendue ne rend pas insoutenable l'intention qui lui a été imputée. Il mentionne également la relation qu'il aurait avec ses enfants. On comprend qu'il s'agit de ceux qu'il a en Suisse, ce qui renforce l'idée qu'il n'a pas l'intention de quitter ce pays. Le recourant n'allègue pour le surplus aucun élément qui pourrait laisser penser qu'il a préparé son départ. Dans ces circonstances, le Tribunal fédéral est lié par le fait retenu par l'autorité précédente que le recourant n'a pas l'intention de quitter la Suisse, en cas de libération conditionnelle.