Citation: 12T_1/2018 E. 1

Par décision datée du 5 mars 2015, l'OAIE a nié le droit de A.________ (ci-après: l'assuré ou le dénonciateur) à des prestations d'invalidité. Cette décision a été déférée au Tribunal administratif fédéral (ci-après: le TAF) par acte du 23 mars 2015. L'échange d'écritures a été clos le 10 septembre 2015. Entre l'été 2016 et l'automne 2017, l'assuré est intervenu à trois reprises auprès du TAF d'abord pour s'enquérir de la date de reddition d'un jugement, puis se plaindre de la lenteur de la procédure. Le 12 janvier 2018, l'assuré a adressé une dénonciation au Tribunal fédéral en sa qualité d'autorité de surveillance administrative du TAF. Dans sa détermination du 19 février 2018, l'autorité dénoncée a indiqué que la durée de la procédure se justifiait en raison de la complexité de la cause, laquelle s'inscrivait dans le cadre des changements de jurisprudences relatives aux troubles somatoformes douloureux et aux troubles psychiques. Par ailleurs, elle a relevé que la mise en oeuvre d'une expertise judiciaire était nécessaire vu le caractère lacunaire de l'instruction de la demande d'invalidité. L'autorité dénoncée a ajouté que sa Cour III devait faire face à une surcharge importante de travail et qu'elle rencontrait des difficultés à recruter de "bons greffiers francophones". Enfin, elle a déclaré qu'elle avait bon espoir de réussir à liquider les anciens cas encore pendants devant elle avant la fin de l'année 2018. Il ressort du dossier que, le 18 janvier 2018, le TAF a contacté la Policlinique médicale universitaire de Lausanne (ci-après: la PMU) pour lui confier le soin de réaliser une expertise pluridisciplinaire. Le 31 janvier 2018, la PMU a accepté le mandat en signalant que, en raison d'une surcharge de travail, elle ne pourrait pas convoquer l'expertisé avant le mois de juin 2018 et qu'elle enverrait son rapport dans les trois mois suivant le premier rendez-vous.