Citation: 6B_628/2009 26.10.2009 E. 1

Il convient d'examiner préalablement la question de la qualité des recourants pour former le présent recours. 1.1 Le 1er janvier 2009, est entrée en vigueur la loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infractions du 23 mars 2007 (LAVI; RS 312.5), qui a remplacé celle, du même nom, du 4 octobre 1991 (aLAVI) (cf. art. 46 LAVI; FF 2005, 6683 ss). L'art. 37 al. 1 LAVI, qui correspond à l'art. 8 aLAVI, confère à la victime - soit à toute personne qui a subi, du fait d'une infraction, une atteinte directe à son intégrité physique, psychique ou sexuelle (cf. art. 1 al. 1 LAVI) - le droit d'intervenir comme partie dans la procédure pénale, en particulier celui d'utiliser les mêmes voies de droit que le prévenu contre le jugement, si elle était déjà partie à la procédure et que cette sentence touche ses prétentions civiles ou peut avoir des effets sur le jugement de ces dernières (cf. art. 37 al. 1 let. c LAVI). Cette disposition, entre autres, s'applique par analogie aux proches de la victime - dont font notamment partie le conjoint et les enfants de la victime (cf. art. 1 al. 2 LAVI) - dans la mesure où ils peuvent faire valoir des prétentions civiles contre l'auteur de l'infraction (cf. art. 39 LAVI). En concrétisation de l'art. 37 al. 1 let. c LAVI, l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF confère à la victime le droit de former un recours en matière pénale, si la décision attaquée peut avoir des effets sur le jugement de ses prétentions civiles. La règle de l'art. 270 let. b ch. 2 PPF, qui spécifiait que la victime pouvait aussi recourir pour se plaindre d'une violation des droits que lui accorde la LAVI, n'a pas été reprise à l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF. La victime, de même que ses proches au sens de l'art. 1 al. 2 LAVI, sont toutefois habilités à se plaindre de la violation de tels droits sur la base de la clause générale de l'art. 81 al. 1 let. b LTF, dès lors qu'ils ont un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification d'une décision qui y porte atteinte (cf. Message concernant la révision totale de l'organisation judiciaire; FF 2001, 4000 ss, 4116). 1.2 Sur le vu de ce qui précède, les recourants, qui sont des proches de la victime au sens de l'art. 1 al. 2 LAVI, ont qualité pour former le présent recours en se plaignant d'une violation des droits que leur confère la LAVI, notamment du droit de recours prévu à l'art. 37 al. 1 let. c LAVI, respectivement du droit de procédure cantonal concrétisant cette disposition.