Citation: 5A_859/2014 E. C

C.a. C.a.a. Par acte déposé le 15 janvier 2008 en vue de conciliation, O.________ a saisi le Tribunal de première instance du canton de Genève d'une action en nullité des testaments des 1er mars 2005 et 28 février 2006 dirigée contre B.________ et A.________. Elle a sollicité une expertise graphologique de ces testaments. Par acte déposé le 8 février en vue de conciliation, B.________ a assigné A.________ devant le Tribunal de première instance en nullité du testament du 28 février, réclamant préalablement une expertise graphologique. A titre principal, elle a conclu à l'inefficacité - subsidiairement à l'annulation - du testament olographe précité, à la constatation qu'elle est l'unique héritière de feu C.________ et que O.________ et A.________ ne détiennent aucun droit dans la succession de la défunte. Subsidiairement, elle a requis à titre préalable la levée du secret médical auprès des Hôpitaux Y.________ et Z.________ concernant l'état de santé de la de cujus et l'apport de son dossier de curatelle. A.________ a conclu au déboutement de O.________ et de B.________ de toutes leurs conclusions, sans s'opposer aux expertises sollicitées pour autant que les intéressées en supportent les frais. Les causes ont été jointes par jugement du 4 juillet 2008 et l'apport du dossier de curatelle a été ordonné le 18 septembre 2008. Après enquêtes, les parties ont persisté dans leurs conclusions, A.________ sollicitant en sus une expertise psychiatrique portant sur la capacité de discernement de la défunte, pour le cas où le Tribunal retiendrait que les éléments de la procédure seraient insuffisants pour apprécier cette capacité au moment de la rédaction du testament olographe du 28 février 2006. C.a.b. Par jugement du 3 février 2011, le Tribunal a rejeté les demandes d'expertises et débouté O.________ et B.________ de toutes leurs conclusions. C.a.c. Statuant le 18 novembre 2011 sur appel de B.________, la Cour de justice a annulé le jugement et renvoyé la cause en première instance pour que soit ordonnées une expertise graphologique portant sur l'authenticité du testament du 28 février 2006 et une expertise médicale aux fins de déterminer la capacité de discernement de la défunte au moment de la rédaction dudit testament. C.b. C.b.a. Dès lors que O.________ n'avait pas formé appel du jugement rendu le 3 février, le Tribunal de première instance a divisé les causes et condamné l'intéressée aux dépens de sa procédure. C.b.b. L'expertise graphologique a conclu à l'authenticité du testament litigieux. L'expertise médicale a conclu que le testament du 28 février 2006 n'avait pas été rédigé durant une période de lucidité. C.b.c. A l'issue des expertises graphologique et médicale, B.________ a conclu à l'annulation du testament du 28 février 2006 et à ce qu'il soit constaté que A.________ ne détenait aucun droit dans la succession litigieuse. A titre subsidiaire, elle a réclamé la mise en place d'une contre-expertise. A.________ a persisté dans ses conclusions en déboutement de B.________ de toutes ses conclusions, sollicitant subsidiairement la production par le Service de psychogériatrie du suivi ambulatoire en 2005 de la défunte et la mise en place d'une contre-expertise médicale. C.b.d. Par jugement du 3 septembre 2013, le Tribunal de première instance a annulé le testament olographe rédigé le 28 février 2006 par C.________, constaté que la seule héritière légale de celle-ci était B.________ et que A.________ ne détenait aucun droit dans ladite succession. Statuant le 26 septembre 2014 sur l'appel de A.________, la Cour de justice l'a rejeté et confirmé le jugement entrepris.