Citation: 6B_798/2022 E. 3.5.2

3.5.2. La recourante fait valoir qu'un retour dans son pays d'origine impliquerait de fait la rupture de ses liens étroits avec sa fille, née en 2006, et porterait donc atteinte à sa vie familiale protégée par l'art. 8 CEDH. Selon les constatations cantonales, la recourante exerce sur sa fille une garde partagée avec le père qui réside en Suisse. Dans ces conditions, l'enfant pourra rester en Suisse avec son père, avec lequel elle entretient, selon les dires de la recourante, une bonne relation. Ayant acquis la nationalité française par mariage, la recourante pourra s'installer en France voisine et continuer à entretenir une relation régulière avec sa fille. Il est vrai qu'il faudra adapter d'une manière ou d'une autre le régime de garde actuellement en vigueur. Il sera ainsi envisageable de mettre en place un droit de visite élargi, afin que la fille de la recourante puisse se rendre auprès de sa mère pendant les vacances scolaires et quelques week-ends par exemple. La recourante et sa fille pourront au surplus entretenir des contacts réguliers par le biais des moyens de télécommunication modernes. Enfin, il convient de relever que la fille sera majeure dans deux ans environ et sera donc largement indépendante. Au vu de l'ensemble des circonstances, il convient d'admettre que l'expulsion de la recourante hors du territoire suisse ne portera pas atteinte à sa vie familiale au sens de l'art. 8 CEDH.