Citation: 1C_321/2016 E. 4

La Chambre administrative a constaté que les écritures et les pièces produites ne permettaient pas de déterminer qui, de la recourante ou de sa fille, pourrait se prévaloir du statut de victime pour fonder d'éventuelles prétentions en indemnisation, ni d'établir l'existence d'une infraction ou d'une quelconque atteinte, ni même des éléments permettant d'estimer un hypothétique dommage, de sorte que les conditions des art. 2 et 12 aLAVI n'étaient pas réalisées. Elle relevait en outre que le délai de deux ans à compter de la date de l'infraction pour déposer une demande était largement échu, les événements relatés datant tous de plus de quinze ans, si bien que les prétentions étaient périmées conformément à l'art. 16 al. 3 aLAVI.