Citation: 6B_887/2024 E. 4.5.2

4.5.2. Là également, en tant que le recourant fonde son argumentation sur des faits qui divergent de ceux retenus par l'autorité précédente, sa critique est irrecevable (cf. art. 105 al. 1 LTF). Cela étant, il n'est pas contesté que le recourant n'a pas le statut de réfugié, de sorte que ce premier obstacle peut d'emblée être écarté. Le recourant n'expose pas non plus de motifs sérieux et avérés selon lesquels il risquerait réellement un traitement contraire à l'art. 3 CEDH en cas d'expulsion. Il se contente de citer l'art. 3 al. 1 et 2 LAsi, sans dire en quoi les conditions de cette disposition légale seraient remplies dans son cas. Il reproche par contre à la cour cantonale de ne pas avoir procédé à une instruction suffisante. À ce sujet, il soutient que l'Algérie est un pays marqué par des violations notables des droits de l'Homme, telles que des troubles politiques, la répression étatique et des limitations à la liberté d'expression et de rassemblement. Un retour dans ce pays ne saurait dès lors lui être imposé, non seulement à cause de la situation politique, mais aussi en raison des risques personnels liés à son parcours et à sa fuite. Une analyse approfondie aurait dû être menée pour évaluer les éventuelles persécutions, discriminations ou dangers qu'il pourrait rencontrer dans son pays d'origine. Selon le recourant, "plusieurs éléments" indiquaient qu'un examen plus poussé des faits était nécessaire. Si les autorités pénales doivent procéder d'office aux clarifications nécessaires, le prévenu a néanmoins un devoir de coopération lors de la constatation de circonstances fondant une menace individuelle et personnelle dans son pays d'origine (arrêt 6B_68/2022 du 23 janvier 2023 consid. 6.8 et les références citées). Or, le recourant ne peut en l'occurrence se contenter de reprocher à la cour cantonale, qui plus est de manière toute générale et vague, un manque d'instruction alors qu'il ne conteste notamment pas qu'il a invoqué un obstacle à l'expulsion pour la première fois au stade de la procédure d'appel, que cet obstacle n'a pas été plaidé, ni suffisamment étayé, et qu'il l'a allégué uniquement pour les besoins de la cause. En recours, il ne donne du reste pas plus d'informations sur ce prétendu obstacle. Par conséquent, la seconde condition au report de l'exécution de l'expulsion peut également être évacuée sans autre développement. C'est ainsi sans violer le droit fédéral ou conventionnel que la cour cantonale a jugé qu'il n'existait aucun obstacle à l'expulsion.