Citation: 7B_5/2022 E. 4.4

4.4. Sous couvert d'arbitraire, le recourant fait grief à la Chambre pénale d'avoir occulté des éléments décisifs, pointant en particulier: - les différentes contradictions et incohérences dans les déclarations de I.________, à l'exception de celles en lien avec l'absence de chute du recourant après son propre coup (il aurait d'abord indiqué que l'intimé avait accosté le groupe de la victime, pour ensuite déclarer que c'était J.________; il aurait également relevé que l'intimé et le recourant s'étaient placés tête contre tête alors qu'ils étaient face à face; Q.________ n'était selon I.________ pas à proximité des lieux alors que tel aurait été le cas; enfin, ce dernier aurait prétendu qu'il avait reçu un coup venant de sa gauche alors qu'il avait indiqué avoir décalé l'intimé vers la gauche pour porter le coup fatal à la victime); - les témoignages de Q.________, M.________ - lequel n'avait strictement rien consommé qui aurait pu altérer sa perception des événements - et de L.________, qui avaient tous les trois certifié que l'intimé était bien l'auteur du coup fatal; - le fait que l'intimé portait un coup de poing américain lorsqu'il avait asséné le violent coup au recourant, dès lors que K.________, L.________, N.________ et M.________ avaient tous décrit le bruit lors du coup porté, respectivement indiqué qu'il en portait un. Ces allégations ne sont toutefois pas de nature à remettre en cause l'appréciation effectuée par les autorités précédentes, qui ont forgé leur conviction concernant l'auteur du coup porté au recourant en tenant compte des éléments soulevés par ce dernier. Selon l'arrêt cantonal, les déclarations de Q.________, M.________ et L.________ mettant en cause l'intimé n'ont en effet pas été omises. Cependant, et même en admettant, comme le prétend le recourant, que L.________ n'aurait pas consommé de l'alcool le soir des faits, il n'était pas insoutenable de retenir que les déclarations des précités devaient être considérées avec une certaine prudence, dans la mesure où les faits se sont déroulés de nuit et très rapidement. Quant aux prétendues incohérences et fluctuations dans les déclarations de I.________, elles peuvent également s'expliquer par le contexte dans lequel s'est déroulée l'altercation. On ne voit au demeurant pas dans son discours des contradictions ou variations propres à dénoter de manière suffisante qu'il ne serait pas l'auteur du coup porté au recourant. Ce dernier ne discute pas non plus le passage de l'arrêt attaqué, pourtant pertinent, qui relève qu'en plus des déclarations de l'intimé et de I.________, selon lesquelles ce dernier était l'auteur du coup porté au recourant, J.________, qui se trouvait à proximité immédiate des protagonistes, avait également témoigné en ce sens et que les forts liens d'amitié existants entre J.________ et I.________ renforçaient la crédibilité du premier. En ce qui concerne enfin la présence d'un poing américain évoquée par le recourant lors de l'altercation, ce dernier se prévaut des témoignages sur ce point de K.________, L.________, N.________ et M.________. Or, ni K.________ (cf. procès-verbal de son audition du 15 août 2017, p. 3 s.) ni N.________ (cf. procès-verbal de son audition du 17 août 2017, p. 2 s.) n'ont vu la bagarre, respectivement l'objet en question. Quant à L.________, il a déclaré avoir entendu "un bruit plus lourd qu'un coup de poing" et qu'on ne l'avait pas "frappé à main nue" relevant qu'il était certain que la "barre noire qui lui prenait toute la main [à l'agresseur]" était un poing américain (cf. procès-verbal de son audition du 16 août 2017, p. 2), tandis que M.________ a indiqué qu'il avait "senti un objet métallique" lorsque son agresseur l'avait frappé (procès-verbal de son audition du 29 août 2017, p. 8). Toutefois, aucun d'entre eux n'affirme expressément avoir vu le poing américain en question ni observé que cet objet - qui n'a au demeurant pas été retrouvé - aurait été utilisé par l'agresseur lors du coup de poing porté au recourant. Il n'est dès lors pas insoutenable de parvenir à la conclusion que son utilisation lors de l'altercation, en particulier sur la personne du recourant, n'est pas établie. L'expertise réalisée le 23 mai 2018 n'est pas de nature à modifier cette appréciation, dans la mesure où les experts y indiquent ne pas pouvoir se prononcer sur l'éventualité de l'utilisation d'un objet avec lequel le coup aurait été porté, au vu de l'absence de lésion cutanée au niveau du visage (cf. expertise, p. 20).