Citation: 1C_490/2019 E. 1.1

1.1. Le recours en matière de droit public est recevable contre les décisions qui mettent fin à la procédure (art. 90 LTF) ainsi que contre les décisions partielles qui statuent sur un objet dont le sort est indépendant de celui qui reste en cause (art. 91 let. a LTF) ou qui mettent fin à la procédure à l'égard d'une partie des consorts (art. 91 let. b LTF). Il est également recevable contre certaines décisions préjudicielles et incidentes. Il en va ainsi de celles qui concernent la compétence et les demandes de récusation (art. 92 LTF). Quant aux autres décisions préjudicielles et incidentes notifiées séparément, elles peuvent faire l'objet d'un recours si elles peuvent causer un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b LTF). Le recours est formé contre une décision qui confirme en dernière instance cantonale la répartition des frais d'investigation, de surveillance et d'assainissement de la parcelle n° 514. Selon la jurisprudence, cette décision ne met pas fin à la procédure d'assainissement du site et revêt un caractère incident (ATF 136 II 370 consid. 1.3 p. 373; arrêts 1C_126/2009 du 20 août 2009 consid. 4.2 in DEP 2010 p. 102; 1C_17/2019 du 29 juillet 2019 consid. 1.2). En effet, à ce stade, la nature des mesures d'assainissement nécessaires est encore incertaine, tout comme le montant total des coûts d'investigation, de surveillance et d'assainissement ne sont pas encore connus. La décision qui porte sur la répartition des frais en pourcentage et non sur des montants déterminés est par conséquent une décision incidente. Elle ne peut dès lors faire l'objet d'un recours immédiat auprès du Tribunal fédéral que si elle satisfait aux exigences de l'art. 93 al. 1 LTF, s'agissant d'une décision qui n'entre pas dans le champ d'application de l'art. 92 LTF (arrêts 1C_130/2016 du 30 mars 2016 consid. 2.3; 1C_397/2013 du 21 avril 2015 consid. 1.3 in DEP 2015 p. 529). Selon la jurisprudence, le préjudice irréparable visé à l'art. 93 al. 1 let. a LTF doit être de nature juridique et ne pas pouvoir être ultérieurement réparé par une décision finale favorable au recourant (ATF 144 III 475 consid. 1.2 p. 479; 143 III 416 consid. 1.3 p. 419; 1141 IV 289 consid. 1.2 p. 291). La décision de répartition des frais ne constitue pas un tel préjudice, étant donné qu'une décision finale susceptible de recours sera prise ultérieurement s'agissant des montants précisément chiffrés mis à la charge des différents perturbateurs, une fois le coût total de l'opération connu (arrêt 1C_126/2009 du 20 août 2009 consid. 4.4.2 in DEP 2010 p. 103). Le Tribunal fédéral a considéré que l'obligation de procéder à une investigation de détail du site contaminé est propre à causer un dommage irréparable dans la mesure où le préfinancement des frais d'investigation pourrait entraîner la faillite de la recourante (ATF 136 II 370 consid. 1.5 p. 374; arrêt 1C_130/2016 du 30 mars 2016 consid. 2.3). La décision de répartition des frais n'est toutefois pas directement corrélée à une obligation de paiement ou prestation effective, de sorte qu'une telle circonstance - non alléguée au demeurant - serait sans pertinence (arrêt 1C_397/2013 du 21 avril 2015 consid. 2.2 in DEP 2015 p. 529). On rappelle au surplus que la personne privée ou la collectivité qui avance les frais d'investigation de détail peut prétendre à des intérêts sur les sommes avancées indûment (arrêts 1C_130/2016 du 30 mars 2016 consid. 2.3; 1C_524/2014 du 24 février 2016 consid. 10.2). A cela s'ajoute que la recourante, qui était à la fois exploitante et propriétaire de la parcelle n° 514, ne conteste a priori pas sa qualité de perturbatrice par comportement - intervenant qui "assume en premier lieu les frais" selon l'art. 32d al. 2 LPE -, et qu'elle n'a a priori pas pu transmettre sa responsabilité à ce titre par simple contrat de vente (ATF 142 II 232 consid. 6.3 p. 240; 139 II 106 consid. 5.3.2 p. 116 s.; arrêts 1C_18/2016 du 6 juin 2016 consid. 4.2, in DEP 2016 p. 496), de sorte que seule la part afférant au perturbateur par situation - proportionnellement moindre (cf. ATF 139 II 106 consid. 5.6 p. 118; arrêt 1C_533/2017 du 11 juin 2018 consid. 7.1 non publié à l'ATF 144 II 332, in DEP 2018, p. 514) - semble litigieuse. L'arrêt attaqué n'est ainsi pas de nature à exposer la recourante à un préjudice irréparable. La condition posée à l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'est pas davantage réalisée, les coûts ne pouvant être précisément connus avant la réalisation de l'assainissement (cf. arrêts 1C_130/2016 du 30 mars 2016 consid. 2.3; 1C_126/2009 du 20 août 2009 consid. 4.4.1).