Citation: 1P.209/2003 23.04.2003 E. 2

L'arrêt cantonal est fondé sur l'existence de risques de collusion et de réitération. La cour cantonale a estimé que ce second risque n'était pas remis en cause par le recourant. Dans son recours de droit public, le recourant ne conteste sérieusement que le risque de collusion; il ne serait d'ailleurs pas recevable, faute d'épuisement des instances cantonales, à contester le risque de réitération (art. 86 al. 1 OJ). Or, lorsque l'arrêt attaqué est fondé sur plusieurs motifs indépendants, le recourant doit attaquer chacun d'entre eux, à peine d'irrecevabilité (ATF 121 IV 94). Pour ce motif déjà, la recevabilité du recours de droit public apparaît douteuse. La question peut toutefois demeurer indécise, compte tenu du sort évident du recours sur le fond.