Citation: 1A.17/2005 11.04.2005 E. B

Le 23 décembre 2004, l'OFJ a accordé l'extradition pour les faits exposés dans la demande et le complément de novembre 2004. L'autorité requérante n'avait pas à prouver les faits allégués, et l'intéressé ne disposait pas d'un alibi. La question de la rétroactivité de la loi pénale relevait du juge du fond. L'absence de preuves à l'appui de la demande d'extradition ne signifiait pas que les droits de la défense seraient violés. S'agissant des conditions de détention, l'extradition était soumise à la condition que l'Etat requérant fournisse les garanties suivantes, déjà exigées dans un cas précédent: a) Les conditions de détention ne seront pas inhumaines ou dégradantes au sens de l'art. 3 CEDH. b) Tout traitement portant atteinte à l'intégrité physique ou psychique du détenu sera exclu. c) La santé du détenu sera assurée de manière adéquate, notamment par l'accès à des soins médicaux suffisants. d) La représentation diplomatique suisse pourra par ailleurs rendre visite, en tout temps et sans contrôle, à l'extradé, et celui-ci pourra également s'adresser à elle en tout temps.