Citation: 7B_966/2024 E. 3.1.2

3.1.2. En l'espèce, le recourant reconnaît que les actes commis le 21 août 2024 peuvent être qualifiés de délits (cf. ch. 12 p. 5 du recours; cf. art. 221 al. 1 bis let. a CPP; ATF 150 IV 149 consid. 3.6.2). On ne saurait en outre banaliser leur gravité par rapport à sa mère vu les importantes pressions psychologiques induites par les différentes menaces visant sa vie et par les gestes violents subis le 21 août 2024 (cf. en particulier sa saisie par le cou); elle n'a au demeurant pas eu d'autre choix ce jour-là que d'appeler la police pour y mettre un terme. On relèvera en outre que le placement en détention provisoire le 22 août 2024 ne paraît pas avoir été écarté en raison de l'absence d'un risque de récidive, mais des engagements pris par le recourant devant le Ministère public afin de réduire celui-ci, respectivement de la garantie supplémentaire que paraissait pouvoir constituer le jugement du Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois. Contrairement ensuite à ce que semble croire le recourant, le risque de récidive qualifié au sens de l'art. 221 al. 1 bis CPP retenu à la suite des événements du 24 août 2024 doit être examiné en prenant en compte les menaces de mort, les actes du 21 août 2024 et le non-respect des engagements pris par le recourant le 22 août 2024, soit à peine deux jours auparavant. À ces circonstances et à cette chronologie - laquelle démontre le caractère imminent du danger - s'ajoutent la nature impulsive du recourant, notamment lorsqu'il est en colère ou en état de manque, son absence de regrets ainsi que sa tendance à la banalisation de ses actes. Dans un tel contexte, une éventuelle aggravation des comportements adoptés par le recourant à ce jour, que ce soit sur le plan psychique ou physique, ne pouvait manifestement plus être écartée, ce qui aurait pu conduire à la commission d'une grave atteinte à l'intégrité, en particulier corporelle, de sa mère - dont on rappellera qu'elle était terrifiée et qu'elle avait encore dû faire appel à la police pour faire quitter les lieux à son fils -, voire également de ses frères (cf. en particulier celui qui s'était réfugié dans la voiture [let. A p. 3 de l'arrêt attaqué]); cette appréciation quant à la dangerosité vaut d'autant plus que le recourant fait également l'objet d'une enquête notamment pour agression. Au jour de l'arrêt attaqué, il importait par conséquent peu de savoir comment pourraient être qualifiés juridiquement les faits commis le 24 août 2024, si ceux-ci nécessitaient le dépôt d'une plainte pénale (voir au demeurant pour rappel le délai pour ce faire posé à l'art. 31 CP) ou si seule une violation de l'art. 292 CP pourrait être retenue; le placement en détention provisoire en raison d'un risque de récidive qualifié tend en effet à prévenir la réalisation des comportements redoutés par rapport à l'ensemble des circonstances de l'espèce (cf. en particulier les actes du 21 août 2024) et pas uniquement eu égard aux événements du 24 août 2024. Sur le vu de ce qui précède, on ne saurait donc reprocher à l'autorité précédente d'avoir fait primer la sécurité publique et la protection de la mère ainsi que des frères du recourant sur la liberté personnelle de ce dernier et d'avoir considéré, au jour de l'arrêt attaqué, qu'il existait un risque qualifié de récidive.