Citation: 6B_1247/2021 E. 4.1.2

4.1.2. Ce grief est dénué de fondement. Contrairement à ce que soutient la recourante, les juges cantonaux n'ont pas "principalement justifié le fait de s'écarter des déclarations de la recourante par le fait que cette dernière avait elle-même exprimé des doutes sur les faits", alors que le fait que la recourante ait émis des doutes, dans ce contexte, est justement l'un des critères retenus en faveur de sa crédibilité par les experts (cf. p. 34 du rapport d'expertise). Ils ont seulement relevé, au sujet des "flashs" répétitifs et envahissants décrits par la plaignante, dans lesquels elle apparaissait ainsi que l'auteur des prétendus attouchements et qui s'évanouissaient au moment où celui-ci était sur le point d'adopter un comportement sexuel explicite, que A.A.________ avait elle-même précisé: "en fait, c'est des flashs alors je ne sais pas si ça s'est directement passé comme ça ou pas" (cf. consid. 3.2 supra). Ce n'est toutefois pas pour cela que les juges cantonaux ont indiqué ne pas être parvenus à asseoir leur intime conviction que les faits décrits dans l'acte d'accusation étaient conformes à la réalité matérielle, mais parce que les déclarations faites par la recourante lors de son audition LAVI étaient très peu circonstanciées et que les témoins indirects n'offraient pas de versions suffisamment convergentes, si bien qu'il subsistait un doute sérieux et insurmontable quant à l'existence des faits reprochés à l'intimé (cf. consid. 3.2 et 3.3 supra).