Citation: 5A_242/2023 E. 7.1.2

7.1.2. Selon l'arrêt querellé, la recourante avait indiqué dans sa requête que la hauteur de la haie de bambous située sur la parcelle des intimés était excessive de sorte que le haut des plantes débordait sur sa parcelle lorsque celles-ci ployaient sous le poids de la neige, ce qui ressortait de la photographie produite sous pièce 5.1. Le mari de la recourante avait cependant déclaré lors de l'audience du 8 juin 2021 que les bambous avaient été coupés par les intimés en octobre 2020. La cour cantonale a ainsi jugé que, même à supposer que le fait que les branches des bambous débordaient sur la parcelle de la recourante constituait une immission excessive au sens des art. 684 et 679 CC, celle-ci avait disparu en cours de procédure. La recourante n'avait pas non plus établi que la hauteur à laquelle les bambous avaient été coupés contrevenait à la législation en vigueur. Contrairement à ce qu'elle soutenait, les critères fixés par l'art. 129 LaCC/GE n'étaient pas applicables, car, selon la jurisprudence cantonale, cet article ne visait pas les plantes comme les bambous, qui ne sont pas des plantations à souches ligneuses. L'existence d'une atteinte actuelle en lien avec la hauteur des bambous n'était ainsi pas démontrée.