Citation: 2C_646/2022 E. 5.3

5.3. En l'occurrence, le Tribunal administratif fédéral a constaté que le box de voltige litigieux, tel qu'il figurait depuis 2005 au moins sur la carte VAC de l'aérodrome de U.________ dans version publiée à l'AIP, ne faisait l'objet d'aucune disposition topique dans le règlement d'exploitation du champ d'aviation précité, lequel avait été approuvé en 2014 par l'OFAC, ni d'aucune mention sur la carte fixant les procédures d'approche et de départ annexé à celui-ci. D'après l'arrêt attaqué, le règlement d'exploitation se limite à prévoir que l'activité de voltige doit faire l'objet d'un règlement spécifique, que la recourante a en l'occurrence adopté en 2016, afin d'énoncer des horaires à respecter pour ladite activité au départ de l'aérodrome, sans définir de secteur particulier dédié à la voltige. Pourtant, selon les constatations de fait de l'autorité précédente, lesquelles lient la Cour de céans (cf. art. 105 al. 1 LTF), le box de voltige présentement litigieux concentre une grande partie des vols de voltige au départ de cette installation aéronautique. Le Tribunal administratif fédéral a d'ailleurs relevé que la recourante admettait elle-même que 25 à 30 % des activités de voltige au départ de son aérodrome étaient réalisées dans ce secteur. Il en a déduit, sans tomber dans l'arbitraire (cf. supra consid. 4.2), que l'existence du box de voltige avait non seulement des répercussions importantes sur les riverains se trouvant en dessous de cet espace aérien, dès lors qu'il avait pour effet d'y concentrer une grande partie des acrobaties aériennes, dont le bruit est particulièrement dérangeant, mais également pour effet potentiel d'amener certains pilotes à réduire leur vigilance hors de cette zone, dans la mesure où ils pourraient partir de la fausse prémisse qu'aucune activité de voltige n'y aurait en principe lieu.