Citation: 6B_654/2018 E. 1.3.1

1.3.1. Selon la cour cantonale la recourante a, au mois de juin 2014, rédigé un faux testament olographe au nom de sa mère C.C.________. Cet écrit, faussement daté du 6 février 2006, lui attribuait en propriété la part d'un appartement que sa mère possédait à G.________, l'usufruit en étant dévolu à D.C.________. Ce document prévoyait également que la part d'héritage due à la recourante devait demeurer en usufruit au prénommé. Il avait été transmis à la Justice de paix du district d'Aigle le 10 juin 2014 et avait été homologué deux jours plus tard. Ce faux testament avait été réalisé par l'intéressée, selon ses dires, à la demande de son père, lequel lui aurait dit que cela les avantagerait fiscalement et que cela n'aurait pas d'incidence pour elle, dès lors qu'elle était sa seule héritière. Il lui aurait également précisé qu'au vu de son âge, il ne se remarierait pas. A cette époque, il lui avait versé un montant de 50'000 fr. constituant une part de l'héritage de C.C.________. Par ailleurs, le 31 octobre 2014, la recourante, estimant que son père ne respectait pas son engagement de ne pas se remarier, avait rédigé un second faux testament. Selon ses dires, sont but était de rétablir ses droits dans le cadre de la succession de sa mère en cas de remariage de son père. Ce document, faussement daté du 7 avril 2006, prévoyait notamment que la part de l'appartement de G.________ précité serait exclusivement dévolue à la recourante et que, en cas de remariage de D.C.________, la quotité disponible serait restituée à sa fille. Le 2 novembre 2014, D.C.________ avait accepté de signer une lettre de transmission de cet acte à la justice de paix. Le lendemain, la recourante avait enfin transmis à la Justice de paix du district d'Aigle ce second faux testament, que cette autorité a homologué le 7 novembre 2014.