Citation: 6P.110/2006 13.10.2006 E. A

A.X.________ et B.X.________ se sont mariés le 23 novembre 1995. Deux enfants sont issus de cette union, C.X.________ née en 1996 et D.X.________ né en 1999. A.X.________ a été condamné le 21 mars 2002 pour lésions corporelles simples, mise en danger de la vie d'autrui, injure, menaces, contrainte, violation de domicile et infractions à la LStup à une peine de deux ans d'emprisonnement et au suivi d'un traitement ambulatoire durant l'exécution de celle-ci. Les faits sanctionnés par cette condamnation ont été commis pour l'essentiel à l'encontre de B.X.________. Dès le 15 octobre 2002, A.X.________ a bénéficié du régime de la semi-liberté. Il s'est en revanche vu refuser la libération conditionnelle le 4 février 2003. Il a finalement obtenu cette dernière, avec un délai d'épreuve de 4 ans, dès le 7 avril 2003, après avoir pris l'engagement écrit de ne pas se rendre au domicile de sa femme, ni de la rencontrer. Comme règles de conduite lui ont été imposées l'interdiction de rencontrer ou de tenter de rencontrer son épouse et l'obligation de poursuivre le traitement thérapeutique entamé en cours de détention. Dans la nuit du 1er juillet 2003, l'agent de police F.________, ami de B.X.________, a constaté la présence de A.X.________ au domicile de celle-ci. Intrigué, il est entré dans l'immeuble et est allé écouter à la porte du logement, ce qui lui a permis d'entendre l'épouse de A.X.________ gémir et pleurer entre 30 et 40 minutes. Il est retourné le lendemain au domicile de B.X.________, qu'il a trouvée tremblante et en pleurs. Il a pris contact avec la police de sûreté et deux inspecteurs se sont rendus sur les lieux où ils ont rencontré B.X.________, toujours tremblante et pratiquement incapable de parler, pouvant tout de même indiquer qu'elle n'en pouvait plus de devoir subir son mari depuis de nombreuses semaines et précisant que celui-ci abusait régulièrement d'elle, en profitant de la peur qu'il lui inspirait. Le même jour une information a été ouverte contre A.X.________. Son épouse a formellement déposé plainte le 4 juillet 2003 pour injures, menaces, contrainte et viol. A.X.________ a été renvoyé devant l'autorité de jugement sous les préventions de viols, subsidiairement abus de la détresse et plus subsidiairement encore actes d'ordre sexuel sur une personne incapable de discernement ou de résistance, actes commis à La Chaux-de-Fonds et Neuchâtel le 3 novembre 2002, en mars 2003, le 26 avril 2003, entre fin avril et juin 2003 et le 1er juillet 2003 ainsi que de délits manqués de contrainte ou tentatives de contrainte commis à Genève, La Chaux-de-Fonds et Neuchâtel le 27 octobre 2002 puis entre le 3 novembre 2002 et le 1er juillet 2003 et, enfin, de violations de domicile perpétrées à La Chaux-de-Fonds les 26 avril et 1er juillet 2003.