Citation: I 481/04 14.09.2005 E. A

H.________, née en 1951, exerce une activité d'enseignante auxiliaire au Centre X.________. Au mois de septembre 2001, les médecins de l'Hôpital Y.________ ont diagnostiqué une rétinite pigmentaire. Ce processus dégénératif de la rétine, bilatéral, a entraîné une diminution progressive de l'acuité visuelle et le rétrécissement du champ de vision, obligeant l'intéressée à renoncer à conduire un véhicule à moteur. Le 21 juillet 2003, l'assurée a présenté une demande tendant à l'octroi d'une rente de l'assurance-invalidité et à la prise en charge de lunettes munies de verres filtrants. L'Office cantonal AI du Valais a requis l'avis du docteur A.________, spécialiste en ophtalmologie et médecin traitant de l'assurée. Dans un rapport du 5 août 2003, ce médecin a indiqué que, « pour l'instant », l'affection en cause n'empêchait pas l'assurée de poursuivre son activité d'enseignante à temps partiel, à savoir 50 % d'un horaire de travail complet. Selon ce praticien, cette maladie aurait toutefois des répercussions sur la capacité de travail dans un futur proche. Aucune thérapie n'était envisagée mais la qualité de vision pouvait être améliorée à l'aide de filtres spéciaux, l'un pour l'extérieur, l'autre pour la lecture et le troisième pour le travail à l'ordinateur. Dans un rapport complémentaire du 6 février 2004, le docteur A.________ a indiqué, sur la demande de l'office AI, qu'il n'existait pas pour l'instant une grave faiblesse de la vue et que l'acuité visuelle après correction était de 0,9 à droite et de 0,7 à gauche, et le champ visuel de 25° environ en diamètre horizontal aux deux yeux. Par décision du 10 février 2004, confirmée sur opposition le 19 mai suivant, l'office AI a refusé la prise en charge de lunettes munies de verres filtrants, motif pris que ce moyen auxiliaire n'apparaissait pas comme le complément important de mesures médicales de réadaptation. Par écriture du 5 août 2004, la Caisse de compensation du canton du Valais a informé l'assurée qu'elle avait droit à un quart de rente d'invalidité - éventuellement à une demi-rente pour autant que les conditions du cas pénible fussent réalisées - à partir du 1er septembre 2002.