Citation: 6B_372/2014 E. 3.4.4

3.4.4. Conformément à la jurisprudence, eu égard aux nombreux paramètres qui interviennent dans la fixation de la peine, une comparaison avec des affaires concernant d'autres accusés et des faits différents est d'emblée délicate car il existe presque toujours des différences entre les circonstances, objectives et subjectives, que le juge doit prendre en considération dans chacun des cas (ATF 120 IV 136 consid. 3a p. 144; 116 IV 292). Il ne suffit pas que le recourant puisse citer un ou deux cas où une peine particulièrement clémente a été fixée pour prétendre à un droit à l'égalité de traitement (ATF 120 IV 136 consid. 3a p. 142 s. et les arrêts cités; cf. aussi ATF 135 IV 191 consid. 3.1 p. 193 ; 123 IV 49 consid. 2e p. 52 s.). Le recourant se réfère implicitement à l'affaire objet des dossiers 6B_284 et 285/2012, dans laquelle le Tribunal fédéral a jugé (comme en l'espèce dans son arrêt du 18 octobre 2011), que la décision cantonale était insuffisamment motivée pour justifier la privation de liberté à vie infligée aux deux coauteurs. Après renvoi à l'autorité cantonale, qui a réduit la sanction de chacun des condamnés à 20 années de privation de liberté, le Tribunal fédéral n'a été saisi d'un nouveau recours que par l'un des deux. Il s'ensuit que, dans l'un de ces deux cas, le Tribunal fédéral n'a jamais été amené à se prononcer sur le pouvoir d'appréciation exercé par la cour cantonale au-delà de la question formelle de la motivation de la décision. Rien ne permet d'exclure, dans ce cas, que la sanction de 20 ans de privation de liberté fût particulièrement clémente. Quant à l'autre condamnée (arrêt 6B_259/2013 faisant suite au renvoi prononcé dans l'affaire 6B_285/2012) - lié de surcroît par l'interdiction de la reformatio in pejus -, le Tribunal fédéral a uniquement examiné si diverses circonstances invoquées imposaient de lui infliger une peine moins sévère que celle de son compagnon, mais non si la privation de liberté à vie aurait pu être prononcée. La comparaison proposée, qui ne porte que sur deux condamnations dans une même affaire, apparaît d'emblée vaine. De plus, la cour cantonale a considéré, en l'espèce, que le lien de parenté entre l'auteur et la victime est un élément pertinent, parce qu'en cas de proche parenté on admet généralement que l'auteur hésitera davantage à porter atteinte aux biens de sa victime et qu'une protection particulière doit être accordée aux enfants en raison de leur infériorité cognitive par rapport aux adultes ainsi que de leur dépendance émotionnelle et sociale (jugement entrepris, consid. 4.1.4 p. 9). Or, de telles circonstances (dont le recourant ne discute pas la pertinence dans ce contexte) n'étaient pas réunies dans l'affaire objet de la comparaison, dans laquelle un homme volage et sa compagne avaient éliminé la maîtresse du premier tombée enceinte de ses oeuvres. En outre, une responsabilité faiblement diminuée avait été retenue en faveur de la compagne, co-auteur de l'assassinat (arrêt 6B_284 et 285/2012 consid. 4.2). Ces éléments, parmi d'autres, démontrent aussi l'inanité de la comparaison entre la peine prononcée en l'espèce et celles infligées dans le cas cité par le recourant.