Citation: 1P.399/2002 04.09.2002 E. 1

3.2 En l'occurrence, la Chambre d'accusation a retenu qu'il existait un danger de récidive au regard des antécédents du recourant; elle s'est référée à cet égard à son ordonnance du 28 mai 2002, dans laquelle elle déclarait faire siens les motifs invoqués par le Juge d'instruction pour justifier l'arrestation, puis la prolongation de la détention préventive de X.________, dont en particulier le risque de réitération fondé sur les antécédents. La motivation par renvoi successif à des décisions antérieures, expressément admise en matière de détention, était donc encore suffisante pour que le recourant puisse comprendre les raisons pour lesquelles la Chambre d'accusation tenait le risque de récidive pour établi. Il en va de même du danger de fuite que le Juge d'instruction fondait sur l'absence de toute attache du recourant avec la Suisse. Une libération sous caution n'est envisageable que si la détention préventive n'a plus d'autre objet que de garantir la présence du prévenu aux débats (cf. arrêt du 19 décembre 1979, paru à la SJ 1981 p. 129 consid. 5b p. 137 et la jurisprudence citée); dès lors qu'elle tenait pour établi un risque de récidive, la Chambre d'accusation pouvait considérer l'éventualité d'une libération sous caution comme sans objet et s'abstenir de se prononcer à ce propos sans violer le droit d'être entendu du recourant. Pour le surplus, la question de savoir si la motivation retenue pour admettre l'existence d'un risque de récidive et un danger de fuite est ou non pertinente relève du fond.