Citation: 6B_1047/2022 E. 4.2

4.2. Faisant sienne l'appréciation du tribunal de police, la cour cantonale a acquis la conviction que la recourante était bien l'auteure de la griffure causée sur le véhicule de l'intimée dans la nuit du 27 au 28 décembre 2017 et de l'acte de vandalisme, consistant en un jet d'oeufs, commis sur le même véhicule dans la nuit du 9 au 10 mars 2018. Ainsi, la rayure avait été occasionnée seulement deux semaines après l'altercation du 10 décembre 2017 alors que la recourante nourrissait une farouche animosité à l'encontre de l'intimée, depuis plusieurs semaines. Dans un courriel adressé à celle-ci le 18 octobre 2017, elle lui reprochait notamment de traiter C.________ de "larbin", de "l'enfoncer" dans son rôle de père, de ne pas être capable de s'occuper convenablement de ses enfants et d'utiliser ceux-ci pour avoir des informations sur sa vie personnelle. En outre, le jour où la rayure sur la voiture avait été constatée, la recourante avait déposé un mot manuscrit dans la boîte aux lettres de l'intimée sur lequel était apposé "Arrête de coucher avec mon mari". Elle avait au demeurant tenu le même genre de propos désobligeants, tant dans un précédant courriel que lors de l'altercation du 10 décembre 2017. Par ailleurs, l'acte de vandalisme constaté deux mois plus tard avait été commis selon un mode opératoire similaire. Enfin, le fait que la recourante n'ait pas le permis de conduire n'était pas pertinent dès lors qu'elle pouvait parfaitement, les deux fois, avoir été accompagnée sur place par un tiers.