Citation: 8C_392/2020 E. A

A.a. A.________, née en 1958, a été engagée le 1 er septembre 1980 par le département de l'instruction publique, de la formation et de la jeunesse (ci-après: DIP) du canton de Genève; ayant rejoint le collège B.________ en tant que maîtresse d'enseignement de français au milieu des années 1990, elle en est devenue la directrice adjointe le 1 er juillet 2003 puis la directrice le 1 er août 2009. C.________ a quant à elle été engagée le 1 er septembre 1988 par le DIP; elle a été nommée en qualité de maîtresse d'enseignement d'histoire de l'art le 1 er septembre 1994, puis en outre en tant que maîtresse d'enseignement d'histoire le 1 er septembre 1995, rattachée au collège B.________. Le 14 juillet 2014, A.________ a refusé une augmentation de taux de travail sollicitée par C.________ en raison de l'insuffisance de ses prestations. Depuis lors, les relations entre les deux femmes ont été très difficiles. C.________ a notamment contesté les appréciations d'un entretien d'évaluation et de développement personnel (EEDP) du 27 juin 2016 portant sur la période du 1 er septembre 2015 au 30 juin 2016. A.b. Le Groupe de confiance - qui est chargé de la mise en oeuvre et de la bonne application du dispositif de protection de la personnalité prévu aux articles 5 à 30 du Règlement relatif à la protection de la personnalité à l'État de Genève (RPPers; RS/GE B 5 05.10) - a été saisi au printemps 2018 par la conseillère d'État en charge du DIP. C.________ a conclu à la constatation de l'existence d'une atteinte à sa personnalité et de harcèlement psychologique à son encontre de la part de A.________ ainsi que de la part de D.________, doyenne responsable de l'histoire de l'art. Le Groupe de confiance a vainement tenté la conciliation, puis a entendu la plaignante, les deux personnes mises en cause et quatorze témoins. Dans son rapport du 22 mars 2019, il a constaté l'existence d'une atteinte aigüe à la personnalité de C.________ par A.________, sous la forme d'un harcèlement psychologique. A.c. Par décision (cf. art. 30 al. 1 RPPers) du 29 août 2019, la conseillère d'État en charge du DIP a constaté l'existence d'une atteinte à la personnalité de la part de A.________ à l'encontre de C.________.