Citation: I 497/04 12.09.2005 E. 3

A l'appui de leur point de vue, les premiers juges et l'intimée se fondent principalement sur les conclusions du rapport d'expertise du COMAI, dont la valeur probante n'est ni contestée ni contestable (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). Les experts observent, sous l'angle psychiatrique, que l'assurée a présenté en 1997, un épisode dépressif d'intensité moyenne à sévère qui est actuellement stabilisé grâce à un traitement médicamenteux adéquat. Elle présente en outre un trouble de la personnalité à traits paranoïaques, c'est-à-dire une atteinte chronique et rigide du caractère, présent de longue date, contribuant à l'apparition de difficultés d'ordre relationnel se traduisant par une sensibilité excessive aux rebuffades, une tendance rancunière, méfiante, soupçonneuse et rigide, altérant de manière très significative son fonctionnement social et professionnel. Sur le plan rhumatologique, elle souffre de cervicobrachialgies droites et de paresthésies des deux mains, ainsi que de douleurs mal systématisées du membre inférieur droit. Le bilan radiologique de la colonne cervicale révèle des troubles statiques et dégénératifs modérés. Le status clinique indique une limitation de la mobilisation active de la colonne cervicale, ainsi que la présence de dix points de fibromyalgie douloureux à la palpation. L'ensemble des éléments objectifs ne permet toutefois pas d'expliquer la totalité du tableau clinique observé. En se basant sur l'évaluation psychiatrique, les experts retiennent le diagnostic de trouble somatoforme douloureux persistant. Globalement, ils considèrent que l'intimée présente une capacité résiduelle de travail de 40 %, le pronostic restant défavorable en regard du trouble de la personnalité, de l'arrêt de travail prolongé et du status post dépression.