Citation: 7B_91/2023 E. 8.3

8.3. Le raisonnement de la cour cantonale doit être confirmé. Les antécédents du recourant sont importants. On rappellera que ses casiers judiciaires allemand et autrichien font état de condamnations depuis 1998 pour des infractions d'une gravité certaine (notamment des vols aggravés, vols à main armée, vols aggravés avec effraction, vols par métier ou vols dans le cadre d'une organisation criminelle) qui lui ont valu le prononcé de peines privatives de liberté dont la durée totale était supérieure à 18 ans. La juridiction précédente pouvait ainsi indubitablement tenir compte de la propension du recourant à récidiver en tant que criminel endurci. De plus, après avoir été condamné en Suisse au mois d'avril 2017 à 5 ans et 6 mois de peine privative de liberté et libéré conditionnellement le 14 avril 2018, le recourant a persisté dans la délinquance, revenant illégalement en Suisse dans l'unique but de commettre des délits de même nature, cumulant des actes graves. S'agissant en particulier du brigandage perpétré le 14 octobre 2020, il ressort des faits retenus par la juridiction cantonale - dont le recourant n'est pas parvenu à démontrer l'arbitraire (cf. consid 5.4.1 supra) - que celui-ci a agi avec professionnalisme, en jouant le rôle d'un chef d'équipe, mû uniquement par l'appât du gain. En outre, le recourant ne saurait rien tirer de sa relation avec son fils, laquelle, comme l'a relevé la juridiction cantonale, ne l'a jamais dissuadé de poursuivre son activité délictuelle. Quant à sa bonne collaboration en cours de procédure, elle ne saurait plaider en sa faveur dans la mesure où la cour cantonale l'a relativisée en raison de critères objectifs, que le recourant n'a pas valablement remis en cause (cf. consid. 7.2.2 supra). Dans ces circonstances, le comportement exemplaire du recourant en détention (cf. let. B.b supra), que celui-ci met en exergue, ne vient pas contrebalancer son parcours de multirécidiviste ni les circonstances dans lesquelles les infractions reprochées ont été commises; cet élément n'est de toute évidence pas suffisant, au vu de l'ensemble des circonstances, pour raisonnablement considérer que le recourant ne commettra pas d'autres infractions. Il s'ensuit que la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en révoquant la libération conditionnelle dont bénéficiait le recourant.