Citation: 9C_717/2013 E. 7.2

7.2. Il ne subsiste pas de doute, même faible, quant à la fiabilité et à la pertinence des constatations mentionnées ci-dessus des médecins du SMR. Du consid. 8.3 du jugement entrepris, il ressort que le service médical de l'OAIE a tenu compte de l'avis du docteur A.________ dans son certificat du 3 décembre 2012 attestant que l'ensemble des séquelles était incompatible avec un poste de travail classique, ainsi que de l'opinion de la doctoresse U.________ dans son certificat du 6 décembre 2012 selon laquelle le patient ne pouvait manifestement pas retrouver un emploi à temps plein, le séjour de préorientation du 9 janvier au 30 mars 2012 - où l'horaire de stage avait été allégé compte tenu d'une asthénie importante - lui ayant permis de constater les importantes limitations physiques et les douleurs séquellaires que celui-ci présentait. Ainsi, dans leur prise de position du 25 février 2013, les docteurs B.________ et D.________ ont indiqué qu'il n'y avait pas de motif médical objectif qui puisse être considéré comme étant à l'origine d'une asthénie justifiant une diminution durable d'un horaire à plein temps et que la doctoresse U.________ ne décrivait pas les séquelles objectives ni les conséquences fonctionnelles de celles-ci. De plus, les médecins du SMR ont noté qu'il existait des postes de travail "standard" dans des sociétés informatiques sans déplacements hors de l'entreprise et que le poste de travail pouvait être adapté pour permettre l'alternance des positions assise et debout par un plan de travail dont la hauteur pouvait être modifiée. Les certificats mentionnés ci-dessus du docteur A.________ du 3 décembre 2012 et de la doctoresse U.________ du 6 décembre 2012, au demeurant fort brefs, ne remplissent pas les critères jurisprudentiels qui permettent de reconnaître à un rapport médical pleine valeur probante (ATF 134 V 231 consid. 5.1 p. 232, 133 V 450 consid. 11.1.3 p. 469, 125 V 351 consid. 3a p. 352). Ils ne sauraient mettre en doute l'appréciation des médecins du SMR de la capacité de travail exigible du recourant dans une activité assise et légère comme celle d'informaticien d'entreprise. Les premiers juges pouvaient, sans qu'on puisse leur reprocher une appréciation arbitraire des preuves, considérer qu'une expertise pluridisciplinaire n'apporterait aucun élément susceptible de modifier l'appréciation de l'invalidité et n'était donc pas nécessaire. Une telle manière de procéder ne viole pas le droit d'être entendu selon l'art. 29 al. 2 Cst. (ATF 136 I 229 consid. 5.3 p. 236; 124 V 90 consid. 4b p. 94; 122 V 157 consid. 1d p. 162). Sur le vu de ce qui précède, les déclarations du recourant (supra, consid. 5) ne permettent pas de considérer que l'autorité de recours de première instance, en constatant avec les médecins du SMR que les limitations fonctionnelles et leur répercussion sur la capacité de travail du recourant étaient clairement définies, à savoir que les atteintes à la santé n'auraient pas empêché l'assuré de reprendre à partir de juillet 2008 l'exercice de son activité habituelle d'informaticien en principe adaptée aux limitations fonctionnelles qu'il présente, a établi les faits de façon manifestement inexacte ou en violation du droit. Le recours est mal fondé.