Citation: I 274/00 14.03.2001 E. A

A.- a) C.________ travaillait comme ouvrière au service de l'entreprise R.________ SA. Le 28 mars 1994, elle a cessé son activité en raison de douleurs au dos ainsi qu'à la main et au bras gauches et n'a depuis lors jamais repris de travail. Par décision sur opposition du 4 novembre 1994, la Caisse nationale suisse en cas d'accidents (CNA) a refusé de répondre du cas, motif pris que l'incapacité de travail annoncée n'était pas due à une maladie professionnelle. Le 14 mars 1995, C.________ a présenté une demande de rente à l'assurance-invalidité. Dans le cadre de l'instruction de cette demande, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Berne (ci-après : l'office) a requis l'avis des docteurs W.________, rhumatologue, et I.________, psychiatre. Sur la base de ces deux appréciations, l'office a rejeté la demande dont il était saisi, considérant que l'état de santé de l'assurée était compatible avec une activité de contrôleuse, si bien que cette dernière ne subissait pratiquement aucune incapacité de gain (décision du 4 décembre 1996). b) C.________ a recouru contre cette décision devant le Tribunal administratif du canton de Berne, en contestant le taux d'invalidité retenu et en sollicitant la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise. Par jugement du 26 juin 1997, le tribunal a admis le recours, annulé la décision litigieuse, et renvoyé la cause à l'office pour instruction complémentaire et nouvelle décision. Après avoir recueilli des renseignements médicaux supplémentaires auprès des médecins traitants de l'assurée (les docteurs B.________, G.________ et V.________), l'office a chargé le Centre médical de R.________ à X.________ de procéder à une expertise pluridisciplinaire. Pour rendre leurs conclusions, outre le dossier médical constitué par l'office, les experts se sont également fondés sur un rapport établi le 7 avril 1997 par les docteurs Z.________ et Y.________ de la Division de médecine psychosomatique L.________ de l'Hôpital de D.________ (ci-après : la division L.________) qui avaient, pour leur part, attesté une incapacité de travail totale. Les experts ont déposé leur rapport le 10 juillet 1998 : à leurs yeux, l'assurée était en mesure, malgré ses douleurs, de mettre à profit une capacité de travail résiduelle de 66 2/3 % dans une activité adaptée. L'office a alors rendu le 18 juin 1999 une nouvelle décision par laquelle il a derechef nié le droit de C.________ à une rente, au regard d'un taux d'invalidité de 17 %.