Citation: 2A.577/2000 22.01.2001 E. 1

1.- a) Aux termes de l'art. 17 al. 2 3ème phrase de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142. 20), les enfants célibataires de moins de dix-huit ans ont le droit d'être inclus dans l'autorisation d'établissement de leurs parents aussi longtemps qu'ils vivent auprès d'eux. b) Selon la jurisprudence (ATF 125 II 585 consid. 2, 633 consid. 3a et les arrêts cités), lorsque les parents sont divorcés ou séparés et que l'un d'eux se trouve en Suisse et l'autre à l'étranger, il n'existe pas un droit inconditionnel des enfants vivant à l'étranger de rejoindre le parent se trouvant en Suisse. Un tel droit suppose que l'enfant entretienne avec le parent établi en Suisse une relation familiale prépondérante; encore faut-il que la venue de l'enfant en Suisse soit nécessaire. c) Or tel n'est pas manifestement pas le cas en l'espèce. Il ressort de l'arrêt attaqué du Tribunal administratif - dont les constatations de fait lient en principe le Tribunal fédéral (art. 105 al. 2 OJ) - que B.________, âgé actuellement de dix-sept ans, est né et a été élevé dans son pays d'origine par sa mère, avec laquelle il entretient la relation familiale prépondérante. A.________ - qui n'a appris l'existence de son fils qu'une dizaine d'années après la naissance de celui-ci - n'a pratiquement jamais eu de contacts avec son enfant. Il n'était même pas au courant de l'arrivée de son fils en Suisse. Les autorités cantonales n'ont donc pas violé l'art. 17 al. 2 LSEE, ni l'art. 8 CEDH en refusant le regroupement familial en faveur d'Yves Kipasa, dont la venue en Suisse était dictée plutôt par des motifs professionnels que par des raisons d'ordre familial.