Citation: 6P.112/2003 09.10.2003 E. 4

Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir, respectivement sous lettre c et sous lettre d de la page 30 de son arrêt, nié l'existence de deux contradictions qu'il avait invoquées devant elle. De la sorte, elle aurait "sans fondement, de façon inéquitable et arbitraire (violation des articles 5, 9, 29 Cst. et 6 ch. 1 CEDH)" omis de mettre fin à des contradictions du jugement attaqué, lesquelles auraient "pesé tant sur la qualification de l'homicide commis que sur la fixation de la peine", influant donc sur le jugement "dans une mesure très importante". 4.1 De la page 30 let. c de l'arrêt attaqué, il résulte que le recourant voyait d'abord une contradiction entre la constatation de fait du jugement de première instance selon laquelle il se sentait moralement responsable du mariage de sa soeur et la conclusion dudit jugement selon laquelle il avait en définitive agi futilement, sans motifs sérieux. Il en résulte également que ce grief a été écarté pour le motif que le recourant, en contestant la conclusion selon laquelle il avait en définitive agi sans motifs sérieux, se plaignait en réalité de l'appréciation des faits par le tribunal, alors que le moyen de nullité pris de l'art. 411 let. h CPP/VD, à raison d'une contradiction dans l'état de fait du jugement sur un point de nature à influer sur ce dernier, ne peut être invoqué qu'en raison d'une contradiction entre deux faits stricto sensu. Le grief a par conséquent été écarté en application du droit cantonal de procédure, plus précisément de l'art. 411 let. h CPP/VD. Or, le recourant ne démontre aucune application arbitraire de cette disposition, qu'il n'invoque même pas. Les atteintes à ses droits de rang constitutionnel qu'il se borne à déduire du fait que son grief a été écarté sont donc privées de fondement. 4.2 Ainsi qu'il ressort de la page 30 let. d de l'arrêt attaqué, le recourant dénonçait ensuite une "incompatibilité" entre la constatation qu'il était "pétri de remords" et sincèrement repentant et l'affirmation que ce repentir était le résultat de sa condition de détenu. Ce moyen a été écarté pour le motif qu'il revenait à invoquer la circonstance atténuante du repentir sincère au sens de l'art. 64 CP, que le tribunal avait toutefois écartée sur la base d'une appréciation adéquate des faits retenus, ne renfermant aucune contradiction. Or, le recourant ne démontre pas, conformément à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, en quoi cette appréciation serait manifestement insoutenable. Il ne conteste nullement le comportement qu'il a adopté immédiatement après la commission de l'acte, en particulier les précautions qu'il a prises avec ses comparses pour éliminer les traces de leurs agissements, ni ses dénégations dans un premier temps et la manière dont il a d'abord cherché à minimiser son implication dans l'homicide en rejetant la faute sur son principal comparse. Autrement dit, il ne remet nullement en cause l'état de fait sur la base duquel l'application de l'art. 64 CP a été écartée. Au reste, comme cela résulte des pages 25 al. 2 et 40 al. 2 de l'arrêt attaqué, ni le jugement de première instance ni l'arrêt attaqué ne méconnaissent que le recourant a néanmoins éprouvé des remords après son acte; ils considèrent toutefois que cet élément ne suffit pas à justifier l'application de l'art. 64 CP, ce qui relève de l'application du droit fédéral, dont la violation éventuelle ne peut être examinée dans un recours de droit public (art. 84 al. 1 et 2 OJ; art. 269 PPF). Le grief est par conséquent irrecevable.