Citation: 6B_256/2018 E. 2.5

2.5. Il ressort tant de l'arrêt entrepris que des explications de la recourante (cf. arrêt entrepris, p. 2 ss; mémoire de recours, ch. 21 ss) qu'à la suite d'une décision prise par la communauté des copropriétaires par étages, les anciennes colonnes en plomb de l'immeuble avaient été mises hors d'usage et remplacées, pour des raisons de " mise en conformité aux normes ", par de nouvelles colonnes en fonte. L'installation de ces dernières avait toutefois été interrompue au niveau du 4 e étage, à la limite entre les parties exclusives de A.________ SA et de la recourante. Les nouvelles conduites, qui étaient installées à côté des anciennes, y avaient été obturées au moyen de bouchons en plastique, de sorte qu'elles n'avaient pas été raccordées aux étages supérieurs, dont l'aménagement en logements faisait l'objet de multiples conflits entre les copropriétaires. La recourante explique que les travaux d'aménagement de ses appartements sont désormais terminés, sous réserve du raccordement au système d'évacuation des eaux usées. Elle ne prétend toutefois pas que ces travaux étaient déjà terminés au moment du remplacement des conduites, qu'elle affirme avoir constaté à la fin de l'année 2015. La recourante n'établit dès lors pas avoir subi, du fait de la mise hors d'usage des anciennes colonnes en plomb en raison de leur non-conformité aux prescriptions administratives, un dommage en lien avec l'impossibilité de mettre ses appartements en location. Par ailleurs, l'intéressée, qui dispose d'un droit exclusif sur les étages supérieurs de l'immeuble, n'expose pas en quoi elle aurait concrètement été empêchée de procéder elle-même au raccordement des nouvelles conduites en ôtant les bouchons en plastique les obturant à la limite de ses parties exclusives. Il ne va en effet pas de soi que c'est à un tiers - en l'occurrence A.________ SA - qu'il revient de procéder à l'installation et au raccordement des nouvelles conduites à la part de copropriété de la recourante ainsi que d'assumer les frais liés à ces travaux. L'intéressée n'apporte aucune explication quant aux obligations des copropriétaires à cet égard, qui pourraient éventuellement être déduites d'une convention entre elles, d'une décision prise par la communauté des copropriétaires, voire d'un règlement d'administration et d'utilisation (cf. art. 712g ss CC). Cela étant, la recourante n'explique pas suffisamment en quoi le dommage allégué serait consécutif d'une atteinte à son patrimoine ou à sa liberté d'action. Elle ne parvient pas à établir sa qualité de lésée et ne dispose partant pas de la qualité pour recourir au regard de l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF.