Citation: 6B_1220/2015 E. 2.3.1

2.3.1. Selon le procès-verbal d'audition du recourant du 18 août 2011, la police a posé au recourant la question suivante: " Connaissance vous est donnée des griefs exprimés par votre épouse dans sa plainte du 25.08.2011; veuillez-vous expliquer (sic) ? ". Comme le relève le recourant, la date mentionnée est fausse: en effet, la plainte de l'intimée a été reçue le 25.07.2011 et non le 25.08.2011 (dossier n°5). Il s'agit vraisemblablement d'une erreur dans la transcription du procès-verbal, la date erronée se situant dans l'avenir par rapport au jour de l'audition du recourant. En tous les cas, le recourant pouvait comprendre qu'il s'agissait d'une plainte déposée récemment. Autant qu'il soutient que seuls les " griefs ", et non les " faits " de la plainte lui auraient été exposés, le recourant n'établit pas qu'il ne lui aurait pas été donné une connaissance suffisante de la plainte, lui permettant en particulier d'identifier les actes qui lui étaient reprochés dans ce cadre. Par ailleurs, la cour cantonale a relevé à juste titre que si le recourant avait pensé qu'il avait été convoqué par la police pour répondre une nouvelle fois d'agissements pour lesquels il avait été condamné cinq mois plus tôt - comme il l'a soutenu lors de son audition du 9 avril 2013 - il n'aurait certainement pas manqué de le signaler immédiatement. Contrairement à ce que soutient le recourant, cette appréciation ne consacre pas un renversement du fardeau de la preuve; en effet, elle ne repose pas sur l'absence de démonstration de son innocence par le recourant, mais sur l'appréciation des preuves disponibles.