Citation: 4C.212/2006 28.09.2006 E. 2

La recourante soutient que, contrairement à ce qu'a retenu la Chambre des recours, elle a obtenu l'accord de l'intimée au sens de l'art. 260a al. 1 CO pour procéder aux travaux réalisés dans les locaux loués, qui ont notamment permis de mettre en conformité des installations techniques insalubres. Elle expose que la solution retenue par les juges cantonaux est choquante, puisqu'elle impose à la locataire de supporter seule le coût de travaux importants, qui ont contribué à augmenter la valeur de l'immeuble de la demanderesse. La recourante fait valoir que la créance invoquée en compensation, par 350'000 fr., est exigible et échue, car les parties étaient convenues oralement qu'elle pouvait être compensée en cours de bail avec des loyers dus. Du reste, l'intimée commettrait un abus de droit en revenant sur l'accord oral et tacite donné à la locataire. La recourante prétend encore que la cour cantonale a violé son droit à la preuve en la privant de la faculté d'apporter les probatoires dont elle avait requis l'administration devant le premier juge à son audience du 3 novembre 2005. A l'en croire, la mise en oeuvre d'une expertise lui aurait permis de démontrer que tant l'ampleur que la valeur des travaux qu'elle a entrepris étaient considérables. De même, l'audition de témoins aurait fourni la preuve de deux éléments, soit que lesdits travaux avaient été opérés sur la chose louée avec l'accord de la bailleresse et que les plaideurs avaient envisagé une suspension de loyer pour assurer l'amortissement des travaux en question.