Citation: 7B.92/2006 05.10.2006 E. 1

Le jugement attaqué retient en substance que l'autorité inférieure de surveillance n'a pas pu commettre de déni de justice, comme invoqué par la recourante; en effet, le déni de justice au sens de l'art. 17 al. 3 LP ne peut être qu'un déni de justice formel; or, l'autorité inférieure de surveillance a formellement statué sur la plainte du 22 novembre 2005 en la déclarant irrecevable pour défaut de capacité de postuler de son auteur. Même recevable, poursuit le jugement attaqué, la plainte aurait dû être rejetée pour les motifs suivants: la faillie, puis la masse en faillite avaient désigné Me Y.________ comme leur représentant dans le procès les opposant à B.________ et C.________; l'avocat précité avait assisté à la première assemblée des créanciers en tant que représentant de X.________, créancière de la faillie, qui lui avait également donné mandat pour défendre ses intérêts dans le cadre de la plainte déposée; même si la production de cette créancière dans la faillite de A.________ concernait les honoraires de Me Y.________, les intérêts des deux sociétés étaient manifestement contradictoires, la masse en faillite de A.________ ayant admis la cession de créance en faveur de la BCV, renoncé à faire valoir sa prétention contre B.________ et acquiescé à ses conclusions reconventionnelles, alors que X.________, dans sa plainte, reprochait précisément à l'office de n'avoir pas proposé aux créanciers de demander à la masse la cession de ladite prétention en application de l'art. 260 LP; un risque de conflit d'intérêts existait donc bel et bien en l'espèce, et il était suffisant pour que le double mandat contrevienne à l'art. 12 let. c de la loi sur la libre circulation des avocats (LLCA; RS 935.61), le devoir de l'avocat d'éviter la double représentation étant une règle absolue en matière de représentation en justice.