Citation: 6B_44/2020 E. 1.2.3

1.2.3. Enfin, le recourant dénonce la violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 1 Cst.) ainsi que de son droit à un procès équitable (art. 6 CEDH). Selon la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, une procédure par défaut est compatible avec l'art. 6 CEDH si le condamné a la possibilité de demander qu'une juridiction statue à nouveau, après l'avoir entendu, sur le bien-fondé de l'accusation, en fait comme en droit (arrêt CourEDH Sejdovic c. Italie du 1er mars 2006, Recueil CourEDH 2006-II p. 201 § 81 s. et les arrêts cités). Sous réserve que les sanctions procédurales prévues ne soient pas disproportionnées et que l'accusé ne soit pas privé du droit d'être représenté par un avocat, la Cour européenne juge que le législateur national doit pouvoir décourager les absences injustifiées aux audiences (arrêt CourEDH Sejdovic c. Italie précité § 92 et les arrêts cités). En l'espèce, les principes posés par la Cour européenne ont été respectés. Le recourant ne prétend pas qu'il n'a pas pu être représenté par un avocat. En outre, conformément à l'art. 368 CPP, il a eu la possibilité de demander un nouveau jugement au tribunal. Les griefs tirés de la violation de l'art. 29 al. 2 Cst. et de l'art. 6 CEDH sont donc infondés.