Citation: 9C_187/2024 E. 6.4

6.4. En ce qu'elle se limite ensuite à affirmer que l'expertise de la doctoresse B.________ est une "nouvelle appréciation" ("second opinion"), elle omet que ce rapport a été établi à la demande de l'office intimé dans le cadre de la révision d'office initiée par celui-ci. Il ne s'agit dès lors pas d'une "second opinion" soit d'une situation dans laquelle, dans la même procédure, l'assureur recueille un second avis médical sur les faits déjà établis par une expertise, lorsque celle-ci ne lui convient pas (cf. arrêt 8C_592/2021 du 4 mai 2022 consid. 7.1.2 et la référence). Par ailleurs, en se prévalant d'une "appréciation différente d'un état médical déjà examiné et ayant fait l'objet de l'octroi d'une rente entière", l'assurée ne s'en prend pas à la valeur probante de l'expertise de la doctoresse B.________. Selon la jurisprudence, dûment rappelée par l'instance précédente, l'élément décisif pour apprécier la valeur probante d'une pièce médicale n'est en principe ni son origine, ni sa désignation sous la forme d'un rapport ou d'une expertise, mais bel et bien son contenu. Il importe, pour conférer pleine valeur probante à un rapport médical, que les points litigieux importants aient fait l'objet d'une étude circonstanciée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées par la personne examinée, qu'il ait été établi en pleine connaissance de l'anamnèse, que la description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale soient claires et enfin que les conclusions de l'expert soient dûment motivées (ATF 134 V 231 consid. 5.1; 125 V 351 consid. 3a). Or en l'occurrence, les critiques de la recourante ne portent pas sur ces aspects. Elles ont trait à l'appréciation des preuves et ont été examinées ci-avant sous cet angle (cf. consid. 6.3 supra).