Citation: 5C.133/2006 04.09.2006 E. 2

Le recourant soulève la violation des art. 125 al. 2 ch. 5 et 125 al. 2 ch. 6 CC. Il reproche à l'autorité cantonale de l'avoir astreint à verser une contribution d'entretien à l'intimée pendant cinq ans sur la base du revenu que celle-ci obtient en travaillant à 80%, tout en retenant qu'elle serait en mesure d'étendre son taux d'activité à 100% et bien qu'elle n'ait quasiment plus à pourvoir à l'éducation des enfants, d'une part, et qu'elle soit insérée dans la vie professionnelle depuis sept ans déjà, d'autre part. 2.1 Selon l'art. 125 al. 1 CC, si l'on ne peut raisonnablement attendre d'un époux qu'il pourvoie lui-même à son entretien convenable, y compris à la constitution d'une prévoyance vieillesse appropriée, son conjoint lui doit une contribution équitable. L'obligation d'entretien repose ainsi principalement sur les besoins de l'époux bénéficiaire; si on ne peut exiger de lui qu'il s'engage dans la vie professionnelle ou reprenne une activité lucrative interrompue à la suite du mariage, une contribution équitable lui est due pour assurer son entretien convenable. Dans son principe, comme dans son montant et sa durée, cette prestation doit être fixée en tenant compte des éléments énumérés de façon non exhaustive à l'art. 125 al. 2 CC (ATF 129 III 7 consid. 3.1 p. 8; 127 III 136 consid. 2a p. 138/139 et les citations). Le juge doit ainsi prendre en considération les revenus et la fortune des époux (ch. 5), ainsi que l'ampleur et la durée de la prise en charge des enfants qui doit encore être assurée (ch. 6).