Citation: I 554/06 21.08.2006 E. A

Né en 1947, B.________ travaillait en qualité de monteur en chauffage au service de l'entreprise X.________ SA. Souffrant de problèmes cardiaques, l'assuré a interrompu son activité le 19 avril 2004. Le 9 juin suivant, il a été opéré (opération de Bentall) d'un anévrisme de l'aorte ascendante et d'une maladie aortique valvulaire à prédominance de sténose (rapport des docteurs S.________ et F.________ du 16 juillet 2004). Le 13 octobre 2004, il a déposé une demande de prestations auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton du Valais (ci-après : l'office AI) tendant à l'octroi d'un reclassement dans une nouvelle profession. Procédant à l'instruction du dossier, l'office AI a recueilli les avis des médecins consultés par l'assuré. Selon le docteur K.________, médecin-traitant, ce dernier présentait un status après opération d'un anévrisme de l'aorte ascendante de 7 cm de diamètre et une maladie aortique valvulaire à prédominance de sténose l'empêchant d'exercer sa profession d'installateur sanitaire en raison des charges trop lourdes à soulever. Dans une activité plus légère, évitant le port de charges supérieures à 10 kilos et les efforts isométriques prolongés, sa capacité de travail était entière (rapport du 21 octobre 2004). Quant au docteur P.________, cardiologue, il a retenu un diagnostic similaire en ajoutant l'apparition, en juillet et août 2004, d'amauroses fugaces de l'oeil gauche, vraisemblablement secondaires à des micro-emboles sur sa prothèse mécanique aortique. Il indiquait en outre que l'échocardiographie pratiquée le 7 septembre 2004 avait mis en évidence une ectasie modérée de la crosse de l'aorte, en aval du tube Vascutek. L'assuré devait ainsi éviter tout effort isométrique et maintenir des valeurs tensionnelles les plus basses possibles. De l'avis de ce médecin, il ne pouvait plus exercer sa profession (rapport du 20 décembre 2004). Fondé en particulier sur ces documents médicaux, l'office AI a mis l'assuré au bénéfice d'une orientation professionnelle visant à déterminer les possibilités de réinsertion professionnelle (décision du 17 janvier 2005). Il en est résulté que ce dernier préférait continuer à exercer son métier de monteur en chauffage à 50 %, ce qui était accepté par son employeur - soit la raison individuelle Y.________; l'entreprise X.________ SA ayant été déclarée en état de faillite et dissoute par décision judiciaire du 25 octobre 2004 - et s'inscrire au chômage pour le solde. Par décision du 30 mai 2005, l'administration a nié à l'assuré le droit à une rente d'invalidité, celui-ci étant en mesure d'exercer à plein temps une activité adaptée à son handicap avant l'échéance du délai de carence d'une année à compter du 19 avril 2004. Quant à la comparaison des revenus, elle aboutissait à un taux d'invalidité de 24 % (revenu de personne valide: 69'290 fr.; revenu d'invalide : 52'442 fr.). Le 31 mai suivant, elle a rendu une autre décision portant sur le refus d'un reclassement professionnel et de l'aide au placement. L'assuré s'est opposé à ces décisions par mémoire du 28 juin 2005 en y joignant l'avis du docteur P.________ du 31 mai 2005, selon lequel la capacité de travail de l'intéressé était de 50 % dans une activité légère, impliquant le port de charges de 3 kilos au maximum. L'office AI a dès lors confié un mandat d'expertise cardiologique au docteur R.________. Sur la base du rapport de ce spécialiste du 13 octobre 2005, l'administration a partiellement admis l'opposition, l'assuré ayant droit à une demi-rente de l'assurance-invalidité pour une période limitée allant du 1er avril 2005 au 31 janvier 2006. Ce dernier présentait une capacité de travail de 50% dans toute activité lucrative à l'échéance du délai de carence d'une année. A partir du 13 octobre 2005, il pouvait travailler à plein temps dans une activité adaptée comme celles de contrôleur qualité dans l'industrie, ouvrier de production (montage, ajustage, décolletage), coursier pour des laboratoires, employé à l'expédition (petit matériel), opérateur de saisie et chauffeur-livreur de petit matériel (décision sur opposition du 3 mars 2006; prise de position de la coordinatrice de réadaptation du 13 janvier 2006).