Citation: 2C_840/2021 E. 4.6

4.6. En l'espèce, il faut admettre avec le recourant que les affirmations de la Cour de justice relatives au statut de l'Ecole d'avocature et des étudiants ne sont pas véritablement étayées et ne vont pas de soi, l'Ecole d'avocature étant expressément présentée sur le site de la Faculté de droit de l'Université de Genève comme un des centres d'études et de recherches de la Faculté (cf. https://www.unige.ch/droit/fac/organisation/centres). Cela ne rend toutefois pas encore la confirmation par la Cour de justice de la compétence du Conseil de direction pour rendre la décision sur opposition litigieuse arbitraire. Le résultat est en effet soutenable au vu des autres motifs de l'arrêt entrepris. Il en ressort en particulier que l'art. 19 let. j RPAv confère expressément au Conseil de direction la compétence de valider les résultats de l'examen final. Il n'est pas insoutenable de déduire de cette disposition que le Conseil de direction est compétent pour décider de la réussite ou de l'échec à l'examen final. Le recourant ne prétend du reste pas le contraire. Lorsqu'il s'agit du troisième échec, le recourant ne nie par ailleurs pas que la conséquence, soit l'impossibilité de se représenter une nouvelle fois, est prévue directement par la loi (art. 33A al. 4 LPAv; art. 36 al. 4 RPav). Or, le recourant n'explique pas pour quel motif le Conseil de direction, compétent pour valider les examens, ne serait pas compétent pour rappeler cette conséquence légale et, en tant qu'autorité de décision, statuer sur une éventuelle opposition.