Citation: 5A_461/2017 E. 1

Selon la juridiction précédente, il n'était pas contesté que l'époux avait assumé une partie importante des frais de l'épouse et des enfants jusqu'à la fin de la procédure de première instance. La recourante fixait du reste le dies a quo des pensions réclamées au 1er novembre 2016, le jugement de première instance ayant été prononcé le 9 novembre 2016. Dans ces circonstances, l'accord que l'intimé alléguait avoir trouvé avec son père sur le report du loyer au terme de la procédure de première instance apparaissait vraisemblable. L'époux s'était en outre acquitté de la somme de 2'200 fr. en septembre 2016, de 2'350 fr. (charges comprises) en novembre 2016, de 1'750 fr. (charges comprises) en décembre 2016 et de 2'350 fr. (charges comprises) en janvier 2017. Bien que la charge de 2'350 fr. par mois soit effective et qu'elle constitue un loyer préférentiel au vu de l'objet loué, elle apparaissait toutefois excessive compte tenu du fait que l'époux vivait désormais seul et qu'il ne recevait ses enfants qu'environ huit nuits par mois, hors vacances scolaires. Etant donné le marché locatif actuel à Genève et le train de vie antérieur des parties, il y avait lieu d'admettre un montant de 2'000 fr. par mois, correspondant approximativement au loyer libre moyen, charges comprises, d'un logement de quatre pièces, loué à un nouveau locataire dans le canton de Genève (cf. Tableau des loyers mensuels moyens selon le nombre de pièces, la nature du logement, l'époque de construction de l'immeuble, la commune et le secteur statistique, le statut du bail, en 2016; ci-après: le tableau).