Citation: 6B_593/2009 14.09.2009 E. 3

La recourante se prévaut d'une erreur sur les faits ou sur l'illicéité en rapport avec les infractions retenues. 3.1 Aux termes de l'art. 13 CP, qui concerne l'erreur sur les faits, quiconque agit sous l'influence d'une appréciation erronée des faits est jugé d'après cette appréciation si elle lui est favorable (al. 1). Quiconque pouvait éviter l'erreur en usant des précautions voulues est punissable pour négligence si la loi réprime son acte comme infraction de négligence (al. 2). D'après l'art. 21 CP, relatif à l'erreur sur l'illicéité, quiconque ne sait ni ne peut savoir au moment d'agir que son comportement est illicite n'agit pas de manière coupable. Le juge atténue la peine si l'erreur était évitable. 3.2 Selon les constatations cantonales, la recourante a, dans le cadre de ses premières déclarations à la police, affirmé qu'elle connaissait parfaitement, en sa qualité de responsable des secteurs administratif et comptable de la clinique, la manière de facturer les prestations médicales et la problématique de la facturation des assistances opératoires. Elle savait qu'elle devait consulter les protocoles opératoires pour déterminer si ce poste devait ou non faire l'objet d'une comptabilisation. Elle a expressément fait état de facturations fictives. Elle a expliqué que son père et elle avaient agi de la sorte pour assurer la pérennité de E.________ Sàrl et du centre de chirurgie. Elle n'ignorait pas que la simple présence de son père à la clinique n'était pas suffisante pour justifier la facturation d'une assistance opératoire. De plus, elle n'a pas systématiquement comptabilisé une assistance opératoire alors qu'elle n'aurait pas manqué de le faire si elle avait été convaincue du caractère licite du procédé. Par ailleurs, le docteur F.________, après avoir consulté son frère avocat, avait averti tous les dirigeants de E.________ Sàrl, dont la recourante, de l'illégalité de la méthode de facturation adoptée. Enfin, les premières explications données par les accusés relatives au système de facturations d'assistances opératoires fictives avaient été corroborées par les déclarations d'autres médecins agréés du centre et de membres de la famille X.________, qui avaient parfaitement pris conscience du caractère abusif de la méthode de facturation mise sur pied. 3.3 Dans son argumentation, la recourante se contente de nier avoir eu conscience du caractère illicite de la méthode de facturation adoptée. Toutefois, elle n'invoque ni ne démontre aucun arbitraire dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits précités. Sa critique, insuffisamment motivée au regard de l'art. 106 al. 2 LTF, est donc irrecevable. Par ailleurs, sur la base des éléments exposés ci-dessus, le juge cantonal n'a pas violé le droit fédéral en excluant toute erreur sur les faits ou l'illicéité en rapport avec les infractions retenues. Le grief est par conséquent infondé.