Citation: I 177/00 23.10.2000 E. C

C.- L'office interjette recours de droit administratif contre ce jugement dont il requiert l'annulation, en concluant à la confirmation de sa décision du 31 août 1999. Pour l'essentiel, il expose qu'il s'est conformé à la jurisprudence du Tribunal fédéral des assurances en retenant que l'assuré pouvait encore réaliser un revenu d'invalide de 4294 fr., montant qui correspond, selon les statistiques, au salaire moyen de l'année 1996 des hommes effectuant des activités simples et répétitives dans le secteur privé. L'office ajoute que, dans la mesure où l'assuré "est à même de travailler sans limitation dans une activité sans port de charges dépassant 15 kg et excluant les positions statiques prolongées (...), il existe une grande constellation d'emplois de ce genre, au point qu'il n'incombe pas à l'assurance-invalidité mais bien aux organes de l'assurance-chômage de procurer pareils emplois". Au terme d'une prise de position circonstanciée, le Tribunal administratif considère qu'une précision de jurisprudence est nécessaire sur la manière d'utiliser les données statistiques quand elles servent à déterminer le revenu d'invalide d'une personne assurée. Selon la Cour cantonale, ce n'est en effet pas le salaire statistique moyen du secteur privé, toutes branches économiques confondues, qui doit être pris en considération comme salaire d'invalide, mais plutôt le salaire statistique moyen du domaine d'activité pour lequel l'assuré présente encore, après examen de ses aptitudes concrètes, une capacité de travail résiduelle. S.________ conclut au rejet du recours, tandis que l'Office fédéral des assurances sociales en propose l'admission.