Citation: 2A.523/2001 18.12.2001 E. 2

2.- En l'occurrence, le recourant avait été mis en détention en vue du refoulement au sens de l'art. 13b al. 1 lettre c LSEE. Il n'est pas contesté que ce motif de mise en détention subsiste. En effet, le recourant persiste à ne pas vouloir rentrer en Russie et à faire obstruction à la délivrance d'un laissez-passer par la représentation diplomatique russe en refusant de collaborer avec celle-ci. Dans ces conditions, on peut admettre que des obstacles particuliers s'opposent à l'exécution immédiate du renvoi de l'intéressé et que la prolongation de la détention de trois mois est donc justifiée sous l'angle de l'art. 13b al. 2 en relation avec l'art. 13b al. 1 lettre c LSEE. Il apparaît par ailleurs que la durée de la prolongation de la détention n'est pas disproportionnée (cf. ATF 126 II 439 ss) et que le principe de diligence consacré par l'art. 13b al. 3 LSEE n'a pas été violé par les autorités (ATF 124 II 49 ss), ce qui n'est pas contesté par le recourant.