Citation: U 79/02 29.09.2003 E. A

S.________, né en 1957, a été engagé le 19 juin 2000 comme aide-monteur en chauffage par l'entreprise Z.________. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accidents auprès de la Caisse nationale suisse en cas d'accidents (CNA). Le 24 août 2000, il s'est blessé à l'oeil droit avec une clef plate. Le docteur A.________, médecin à la Permanence médico-chirurgicale de B.________, a diagnostiqué une contusion oculaire droite et prescrit une incapacité de travail de 100 % jusqu'au 5 septembre suivant (rapport médical LAA du 20 septembre 2000). Consultée le 28 août 2000, la doctoresse C.________ de la policlinique d'ophtalmologie de l'Hôpital Y.________ a constaté un discret hématome périorbitaire droit; une reprise du travail complète était envisageable dès le 29 août 2000 et le traitement pouvait être considéré comme terminé le 31 août 2000 (rapport médical LAA du 26 septembre 2000). La CNA a pris en charge le cas. S.________ se trouvant toujours en incapacité de travail, l'agence d'arrondissement de la CNA à Genève l'a convoqué, le 14 décembre 2000, pour un entretien au cours duquel le prénommé a déclaré encore souffrir de divers maux, notamment à la tête, à la mâchoire, à la nuque, ainsi que dans la région orbitale droite. Divers examens complémentaires ont révélé un status neuro-ophtalmologique dans la norme sous réserve d'une limitation de l'élévation de l'oeil droit liée à la présence d'une formation tissulaire reliant le muscle droit supérieur et inférieur d'origine congénitale ou séquellaire, une subluxation temporo-mandibulaire bilatérale, des troubles dégénératifs de C5 à C6 sans évidence de fracture, et une pseudarthrose du scaphoïde gauche probablement due à une ancienne fracture non consolidée (rapports médicaux LAA des 25 janvier et 9 février 2001; rapport du 10 avril 2001 du docteur D.________, radiologue). Le docteur E.________, médecin d'arrondissement de la CNA, après avoir analysé les documents médicaux recueillis et procédé à un examen clinique de l'assuré, est parvenu à la conclusion qu'aucun trouble dont ce dernier se plaignait ne pouvait être mis en relation avec l'événement accidentel du 24 août 2000 (rapport du 17 avril 2001). S'agissant plus particulièrement l'atteinte au poignet gauche, ce médecin a estimé qu'il était improbable, vu la description donnée par l'assuré du déroulement de l'accident, que ce dernier ait pu entraîner une fracture du scaphoïde voire même seulement décompenser une pseudarthrose préexistante; il fallait bien plutôt rechercher l'origine de cette atteinte dans les suites d'une chute à vélomoteur que l'assuré avait eue en 1999, hypothèse d'ailleurs partagée par le docteur F.________, radiologue, après examen des radiographies faites à l'époque (rapport du 10 avril 2001). Sur cette base, la CNA a informé S.________ qu'elle ne lui reconnaissait aucune séquelle en rapport avec cet accident au-delà du 28 août 2000, en précisant qu'elle demanderait le remboursement des indemnités journalières versées à partir de cette date directement à sa caisse-maladie (décision du 20 avril 2001). Par lettre du 1er mai 2001, l'assuré a formé opposition contre cette décision et, dans le même temps, annoncé l'existence d'un autre accident survenu le 27 juillet 2000 au cours duquel l'auriculaire de sa main gauche avait été écrasé par un échafaudage. Après qu'il eut été interrogé par un inspecteur et soumis à un nouvel examen médical du docteur E.________ (rapport du 23 mai 2001), la CNA a rendu, le 30 juillet 2001, une décision sur opposition niant que sa responsabilité fut engagée, en vertu du premier ou du second accident, pour les troubles persistants au-delà du 28 août 2000.