Citation: B 40/05 28.04.2006 E. A

C.________ a travaillé pour la Société anonyme X.________ du 2 août 1995 au 27 février 2000. A ce titre, il était affilié à la Fondation de prévoyance X.________. Le taux d'activité convenu était de 50 %. Parallèlement à cet emploi, il a fondé, le 15 janvier 1996, une société à responsabilité limitée, Y.________ Sàrl, dont il est associé-gérant, avec son épouse (associée). La société a pour but «toutes activités de services et de conseils en matière d'options suisses et étrangères, de fonds de placements, d'assurances, ainsi que de gestion de fortune». Le capital social est de 20'000 fr., dont une part de 19'000 fr. au nom de C.________ et une part de 1000 fr. au nom de son épouse. Par convention des 14 septembre et 8 octobre 1999, Y.________ Sàrl a adhéré à la Fondation collective LPP Vaudoise Assurances (ci-après : Fondation collective Vaudoise Assurances). Cette convention donnait mandat à la fondation de conclure, en qualité de preneur d'assurance, un contrat d'assurance-vie collective, couvrant au moins les prestations prévues par la LPP, auprès de la Vaudoise Vie, compagnie d'assurances (ci-après : Vaudoise Vie). Le 7 octobre 1999, la Fondation collective Vaudoise Assurances et la Vaudoise Vie ont conclu un contrat d'assurance-vie collective, prenant effet rétroactivement le 1er septembre 1999, pour le personnel de Y.________ Sàrl. Cette dernière a annoncé le paiement d'un salaire annuel brut de 48'000 fr., puis de 72'000 fr. dès le 1er janvier 2000, en faveur de C.________. Le 6 juillet 2000, ce dernier a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Son médecin traitant, le docteur M.________, psychothérapeute, a attesté une incapacité de travail totale depuis le 28 février 2000 en raison d'une neurasthénie; il a également fait état d'un trouble dépressif majeur, d'un diabète insulino-dépendant, d'une maladie coeliaque et d'épilepsie (rapport du 27 septembre 2000). Par décision du 30 janvier 2002, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud a alloué à C.________ une rente entière d'invalidité, avec effet dès le 1er février 2001. Pour sa part, la Vaudoise Vie a refusé de lui verser des prestations. Elle considérait qu'il était déjà incapable d'exercer son activité de gestionnaire de fortune en septembre 1999, lorsque le contrat d'assurance-vie la liant à la Fondation collective Vaudoise Assurances a pris effet.