Citation: I 131/07 17.12.2007 E. 3

3.1 Contrairement à ce que prétend le recourant, les premiers juges ont procédé à une appréciation consciencieuse des preuves et expliqué les raisons qui les avaient conduits à privilégier le point de vue du docteur F.________ à celui du docteur C.________: selon eux, les conclusions de ce médecin étaient contredites par les données recueillies durant le stage d'observation professionnelle. Compte tenu de son pouvoir d'examen restreint (cf. supra consid. 1.2), il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais au recourant d'établir en quoi celle opérée par l'autorité cantonale serait manifestement inexacte ou incomplète, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. Se limitant à souligner la divergence d'opinion opposant les docteurs C.________ et F.________ à propos du taux de capacité de travail exigible, le recourant n'explique pas en quoi l'opinion du docteur C.________ serait objectivement mieux fondée que celle du docteur F.________. Le seul fait que le docteur C.________ ait émis tout au long de la procédure un avis constant sur l'état de santé de son patient ne saurait suffire à qualifier l'appréciation des preuves faite par les premiers juges comme manifestement inexacte, voire insoutenable. De même, les explications du docteur C.________ quant aux raisons pour lesquelles son patient avait été contraint de s'absenter du stage d'observation professionnelle ne sont guère convaincantes, puisque ce médecin a simplement indiqué que le recourant avait présenté durant cette période des épisodes lombalgiques aigus (rapport du 25 juillet 2005). A l'opposé, on peut relever que les responsables du stage d'observation ont exprimé des doutes quant à l'objectivité des longs arrêts de travail du recourant, tandis que le docteur F.________, qui a examiné le recourant durant l'une de ses périodes d'absence, a considéré le statut clinique comme étant plutôt rassurant (rapport du 1er juillet 2002). On ajoutera au surplus que le docteur C.________ s'est essentiellement limité à décrire les plaintes subjectives exprimées par le recourant, sans pouvoir toutefois les rattacher à un substrat organique permettant d'expliquer objectivement l'importance des plaintes. Or, compte tenu des difficultés, en matière de preuve, à établir l'existence de douleurs (en l'absence d'observation médicale concluante sur le plan somatique ou psychiatrique), les simples plaintes subjectives d'un assuré ne sauraient suffire pour justifier une invalidité entière ou partielle. Dans le cadre de l'examen du droit aux prestations de l'assurance sociale, l'allégation de douleurs doit être confirmée par des observations médicales concluantes, à défaut de quoi une appréciation du droit aux prestations ne peut être assurée de manière conforme à l'égalité de traitement des assurés (ATF 130 V 352 consid. 2.2.2 p. 353; arrêt I 382/00 du 9 octobre 2001, consid. 2b). Cela étant, les premiers juges n'ont pas excédé leur pouvoir d'appréciation en considérant que le dossier médical était suffisamment complet et, partant, en renonçant à ordonner une mesure d'instruction supplémentaire. 3.2 Les premiers juges ont examiné le bien-fondé de la comparaison des revenus effectuée par l'office AI en ayant recours, pour déterminer le revenu d'invalide, aussi bien aux données salariales résultant des descriptions de poste de travail (DPT) établis par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accident (CNA) qu'aux données statistiques résultant des enquêtes sur la structure des salaires de l'Office fédéral de la statistique, plus favorables pour le recourant. Dans les deux hypothèses, la juridiction cantonale a abouti, après comparaison avec le revenu auquel il pouvait prétendre dans son ancienne profession, à un degré d'invalidité insuffisant pour donner droit à une rente d'invalidité. En l'espèce, le recourant s'en prend - sans d'ailleurs véritablement motiver son grief - au seul revenu d'invalide fondé sur les données salariales résultant des DPT, revenu qu'il juge « manifestement arbitraire ». On peut toutefois renoncer à examiner ce grief, car, dans l'hypothèse où il serait admis, il y aurait alors lieu de se référer à un revenu d'invalide résultant des données statistiques (ATF 129 V 472 consid. 4.2.2 in fine p. 480 sv.). Or, dans la mesure où le recourant ne soulève aucun grief à l'encontre de la comparaison des revenus fondées sur les données statistiques, laquelle aboutit à un taux insuffisant pour donner droit à une rente de l'assurance-invalidité, le jugement entrepris doit être confirmé sur ce point également.