Citation: 7B_810/2024 E. 3.4.3

3.4.3. La recourante conteste qu'elle présente un risque de récidive. Elle rappelle que les experts ont qualifié ce risque de modéré à élevé, en l'absence d'une prise en charge psychiatrique et médicamenteuse adéquate, et fait en particulier valoir l'absence d'antécédent et le contexte particulier dans lequel les faits litigieux ont eu lieu, de sorte que le critère de l'imminence, respectivement celui du pronostic très défavorable lié au risque de récidive qualifié, ne serait pas rempli en l'espèce. L'autorité cantonale a examiné la question de l'existence d'un risque de récidive de manière circonstanciée. Pour ce faire, comme déjà relevé, elle s'est référée à l'expertise psychiatrique du 30 avril 2024 et aux conclusions des experts. Ceux-ci ont retenu que la recourante souffrait d'un trouble schizo-affectif continu et qu'elle présentait un risque de récidive pour des actes similaires à ceux pour lesquels la procédure pénale avait été ouverte contre elle. Ce risque était qualifié de modéré à élevé, en l'absence d'une prise en charge psychiatrique et médicamenteuse adéquate. Il était prépondérant lorsque l'expertisée était décompensée sur le plan psychique. Il augmentait du fait que celle-ci n'avait pas conscience de son trouble et qu'elle refusait donc les prises en charge et les traitements médicamenteux. La Juge cantonale a en outre indiqué que l'instabilité de l'état psychique de la recourante semblait s'être aggravée depuis le rapport d'expertise, puisqu'elle avait été transférée à nouveau à E.________ le 8 mai 2024 et - après son retour à la Tuilière le 4 juin 2024 - le 21 juin 2024. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique et le rapport d'expertise ainsi que ses conclusions - dont il n'y a pas lieu de s'écarter (cf. consid. 3.4.2 supra) - permettaient à la juridiction cantonale de considérer que la recourante présentait un risque de récidive qualifié, quoi qu'en dise cette dernière.