Citation: 2P.110/2005 04.08.2005 E. A

X.________, titulaire du certificat de maturité pédagogique dès 1969, du diplôme d'enseignement dès 1970 et du brevet pédagogique dès 1974, a enseigné à A.________ de 1969 à 1972, puis à B.________ de 1972 à 1989, en particulier au Cycle d'orientation régional de B.________ (ci-après: le Cycle). Il a exercé son activité au Collège C.________ dès 1990 et au Collège D.________ à partir de l'année scolaire 1995/1996. Durant l'année scolaire 1997/1998, il a notamment enseigné le français dans la classe xxx, dont Y.________ était la titulaire. Par courrier du Cycle du 10 octobre 1997, X.________ a été informé que, à la suite de plaintes émanant de parents d'élèves du cours de français de la classe xxx, une enquête allait être ouverte et qu'il serait entendu dans le cadre de celle-ci. Cette information a été confirmée le 13 octobre 1997, lors d'une séance réunissant le Président de la Commission scolaire, le Directeur du Collège D.________ et X.________, qui a alors été entendu. A cette occasion, ce dernier a remis, en l'expliquant et le commentant, un document écrit contestant tous les griefs qui lui étaient adressés. Il a en outre répondu à différentes questions. Le 15 octobre 1997, le Département valaisan de l'éducation, de la culture et du sport (ci-après: le Département) a suspendu X.________ de ses fonctions durant la procédure administrative. Le 17 novembre 1997, X.________ a été entendu, en présence de son conseil, par la Commission d'enquête constituée entre-temps. II a derechef contesté tous les griefs qui lui étaient adressés. Le 22 décembre 1997, le dossier a été communiqué au conseil de X.________, qui a produit des déterminations et requis différentes mesures d'instruction. Par décision du 27 mars 1998, le Conseil d'administration du Cycle a résilié avec effet immédiat l'engagement de X.________ en qualité de maître de l'enseignement secondaire du premier degré, sous réserve d'homologation par le Département. Tenant pour constant que X.________ avait des problèmes de santé qui l'obligeaient à avoir pendant les cours un comportement qui pouvait être compris par les élèves comme des actes de masturbation, le Conseil d'administration du Cycle a vu là un élément objectif conduisant l'employeur à ne plus pouvoir admettre la continuation des rapports de travail. Le Conseil d'administration du Cycle a aussi retenu que X.________ ne créait ni ne maintenait, avec les parents et l'autorité scolaire, les contacts et la collaboration qu'on était en droit d'attendre de lui; en outre, il ne vouait pas à certains élèves l'attention spéciale qu'ils méritaient, il inspirait de la crainte à ses élèves, il tenait des propos et utilisait des textes à connotation raciste ou susceptibles d'être interprétés comme tels et il s'adonnait pendant les cours à la lecture de journaux ou à la préparation d'autres cours. Tous ces éléments constituaient des violations manifestes des obligations incombant à X.________, de sorte qu'une continuation des rapports de service devenait intolérable. Le 2 avril 1998, le Département a approuvé la décision prise le 27 mars 1998 par le Conseil d'administration du Cycle.