Citation: 4A_201/2018 E. B

B.a. Le 7 juin 2012, B.________ a fait notifier à A.________ un commandement de payer le montant de 1'443'840 fr. avec intérêts à 5% dès le 1 er janvier 2007, correspondant à la contre-valeur du montant de 1'200'000 euros figurant dans la reconnaissance de dette du 26 novembre 2006. Le poursuivi a formé opposition. Fondée sur la reconnaissance de dette précitée, B.________ a demandé la mainlevée provisoire de l'opposition. Par jugement du 17 octobre 2012, le Tribunal de première instance du canton de Genève a prononcé la mainlevée provisoire de l'opposition, à concurrence de 1'441'320 fr. avec intérêts à 5% dès le 1 er janvier 2007. B.b. Par acte du 12 novembre 2012, A.________ a ouvert action en libération de dette, concluant à ce qu'il soit constaté qu'il ne doit pas à B.________ la somme de 1'443'840 fr. avec intérêts, à ce que l'opposition au commandement de payer soit définitivement maintenue et à ce qu'il soit donné ordre à l'Office des poursuites d'annuler la poursuite. B.________ a conclu au déboutement du demandeur et à la condamnation de celui-ci à lui verser la somme de 1'441'320 fr. avec intérêts à 5% dès le 1 er janvier 2007. Selon la version soutenue alors par le demandeur, la reconnaissance de dette portait sur un legs «simulé», qui avait pour but d'établir une créance en faveur de sa compagne s'il venait à décéder avant le mariage. A titre subsidiaire, le demandeur invoquait l'extinction de la dette par la remise à la défenderesse de divers actifs, soit des liquidités par 500'000 fr., un diamant monté sur une bague d'une valeur de plus de 100'000 fr., une montre Breguet d'une valeur de plus de 30'000 fr. et les actions de deux sociétés, dont la valeur s'élevait à 1'000'000 fr. pour l'une et à 500'000 fr. pour l'autre. Encore plus subsidiairement, le demandeur faisait valoir la révocation de l'ensemble des donations en faveur de son épouse, déclarée dans sa réplique du 30 août 2013. Selon la défenderesse, la reconnaissance de dette se fondait sur une promesse de donner; son but était de la dédommager de l'arrêt de son activité économique en Afrique - où elle était actionnaire d'une société de pompes funèbres florissante - en vue de son installation à Genève auprès de son futur époux. Par jugement du 1 er novembre 2016, le Tribunal de première instance a débouté A.________ de toutes ses conclusions en libération de dette, prononcé la mainlevée définitive de l'opposition à hauteur de 1'441'320 fr. plus intérêts à 5% dès le 1 er janvier 2007 et dit que la poursuite irait sa voie. Statuant le 20 février 2018 sur appel de A.________, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a confirmé le jugement entrepris. Selon la cour cantonale, le demandeur n'avait pas prouvé que la cause de la reconnaissance de dette résidait dans une donation à cause de mort dissimulée; il n'avait pas démontré non plus que les transferts de biens invoqués étaient intervenus en exécution de la dette reconnue le 26 novembre 2006. Par ailleurs, la cour cantonale a rejeté les moyens tirés d'une révocation de la donation, ainsi que d'un engagement excessif au sens de l'art. 27 al. 2 CC.