Citation: 5A_658/2009 19.01.2010 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement sa compétence, respectivement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 134 III 115 consid. 1, 235 consid. 1, 379 consid. 1; 133 I 185 consid. 2 et les arrêts cités). 1.1 La décision entreprise soulève une question de nature civile au sens de l'art. 72 al. 1 LTF, le caractère pétitoire ou possessoire de la présente procédure étant litigieux. Les décisions sur mesures provisionnelles sont finales si elles sont rendues dans une procédure indépendante, qui met fin à l'instance sous l'angle procédural (ATF 134 I 83 consid. 3.1 p. 86 sv.). Par l'arrêt attaqué, la cour cantonale a jugé que la requête de mesures provisoires déposée par la recourante devait être considérée comme tardive et l'a rejetée, l'action possessoire au fond étant elle-même périmée au sens de l'art. 929 al. 2 CC. L'arrêt attaqué constitue donc une décision finale au sens de l'art. 90 LTF. 1.2 Le recours en matière civile n'est ouvert que si la valeur litigieuse minimale fixée par la loi, en l'espèce 30'000 fr., est atteinte (art. 74 al. 1 let. b LTF). Selon l'arrêt rendu sur appel, la valeur litigieuse est inférieure à 30'000 fr., ce que la recourante ne conteste pas. Celle-ci prétend toutefois que la contestation porterait sur une question juridique de principe (art. 74 al. 2 let. a LTF), ce qui lui ouvrirait la voie du recours en matière civile. Pour autant qu'on la comprenne, la motivation de la recourante à cet égard n'est pas pertinente. Selon la jurisprudence, il n'y a pas de question juridique de principe si la même question peut être soulevée dans le cadre d'un recours constitutionnel subsidiaire et être examinée par le Tribunal fédéral avec une cognition identique à celle dont il aurait bénéficié s'il avait eu à en connaître en statuant sur un recours en matière civile (ATF 134 I 184 consid. 1.3 p. 187 sv.; arrêts 4A_346/2008 du 6 novembre 2008 consid. 2.1; 5A_587/2008 du 29 septembre 2008 consid. 1.2; BERNARD CORBOZ, Commentaire de la LTF, 2009, n. 36 ad art. 74 LTF). En tant que la décision attaquée refuse à la recourante l'octroi de mesures provisionnelles et que les seuls moyens que l'intéressée est susceptible d'invoquer dans le cadre de son recours en matière civile sont limités à la violation des droits constitutionnels (art. 98 LTF), la cognition du Tribunal de céans est dès lors identique à celle dont il disposerait dans un recours constitutionnel subsidiaire (art. 116 LTF). L'écriture de la recourante est en conséquence irrecevable en tant que recours en matière civile. 1.3 S'agissant des autres conditions de recevabilité du recours constitutionnel subsidiaire, la décision attaquée a été rendue par une autorité cantonale de dernière instance (art. 75 LTF par renvoi de l'art. 114 LTF) et le recours a été interjeté par la partie qui a succombé dans ses conclusions devant l'instance précédente (art. 115 LTF), dans le délai prévu par la loi (art. 100 al. 1 LTF par renvoi de 117 LTF). Le recours constitutionnel subsidiaire est donc en principe recevable et seule la violation des droits constitutionnels peut être invoquée (art. 116 LTF).