Citation: I 286/05 26.04.2006 E. A

Z.________, née en 1967, est employée de commerce de formation. Depuis le 1er mars 1997, elle travaille en qualité d'animatrice au sein du «Club X.________». Le 3 novembre 1999, l'intéressée a été victime d'une chute accidentelle sur le dos. Souffrant de douleurs dorsales et lombaires ainsi que du membre inférieur gauche (MIG) depuis cet accident, elle a réduit son temps de travail à 50 % à partir du 1er février 2000. Mandaté par l'assureur-accident de Z.________, le docteur C.________, neurologue, a posé le diagnostic de dorsalgies D7-D9 paramédianes gauches avec irradiation costale vingt et un mois après petit tassement du mur antéro-supérieur de D8, exacerbées en cours de travail, notamment lors de stations assises et debout prolongées, sous forme de douleurs musculaires des spinaux gauches dorso-lombaires; scoliose dorsale sinistro-convexe centrée sur D8 préexistante; troubles moteurs fonctionnels du membre inférieur gauche dans le cadre d'un «fear of pain and movement syndrome» (rapport du 10 août 2001). Le 1er mars 2002, Z.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité, sous forme d'une demi-rente. L'office de l'assurance-invalidité pour le canton de Genève (ci-après : l'OCAI) a recueilli l'avis du docteur H.________, spécialiste en médecine interne et médecin traitant de l'assurée. Dans son rapport du 28 mars 2002, ce dernier a retenu comme diagnostic ayant des répercussions sur la capacité de travail, un syndrome thoraco-vertébral suite à une fracture-tassement de D8; les autres affections diagnostiquées étaient sans influence sur la capacité de travail (sinusites à répétition, dysfonction musculaire). L'incapacité de travail était évaluée à 100 % entre le 3 novembre 1999 et le 31 janvier 2000 et à 50 % depuis le 1er février 2000. Le 22 mai 2002, le docteur C.________ a examiné une nouvelle fois l'assurée. S'exprimant sur la capacité de travail de cette dernière, il a indiqué qu'il existait une disproportion entre l'incapacité actuelle, de l'ordre de 50 %, et les séquelles douloureuses observées habituellement après un tassement assez discret d'un bord antéro-supérieur du corps vertébral thoracique. Il ne pensait pas que l'on pût raisonnablement s'attendre à une amélioration de la capacité de travail et qu'il faudrait se résoudre à admettre une certaine invalidité, laquelle ne dépasserait pas 10 % dans un problème post-traumatique non influencé par des éléments extérieurs. Dans le cas de l'assurée, ces éléments extérieurs étaient au nombre de deux: d'une part, le trouble statique thoraco-lombaire, connu et traité depuis l'enfance, lequel avait été asymptomatique après l'adolescence et jusqu'à l'accident, d'autre part, une évolution anxio-dépressive post-traumatique (rapport du 18 juin 2002). Dans une lettre du 2 juillet 2002 adressée à l'assureur-accidents, le docteur C.________ a précisé que le taux de 10 % dont il avait fait état dans son rapport du 18 juin 2002 correspondait au degré de l'atteinte à l'intégrité physique, appelée également taux d'invalidité partielle permanente. Il a par ailleurs décrit ce que l'assurée devait éviter dans le cadre d'une activité professionnelle, soit les mouvements répétitifs de la colonne dorso-lombaire, le soulèvement et le transport de charges, ainsi que les positions assises et debout prolongées, surtout si le tronc est fléchi en avant. Invité à se déterminer sur le cas de l'assurée, le docteur L.________, médecin-conseil auprès du Service médical régional de l'AI (SMR), a proposé que Z.________ soit soumise à un examen rhumato-psychologique, afin de déterminer si l'on se trouvait en présence d'une pathologie psychiatrique invalidante pouvant expliquer l'échec de la reprise du travail à plein temps (rapport du 25 septembre 2002). Mandaté par l'OCAI, le docteur V.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, a examiné l'assurée les 3, 10 et 17 mars 2003. Dans son rapport d'expertise subséquent, établi le 15 avril 2003, l'expert conclut à l'absence d'un trouble mental et exclut par conséquent une incapacité de travail pour des raisons psychiatriques. L'assurée a en outre été examinée par la doctoresse G.________, spécialiste en médecin interne et rhumatologie et médecin-conseil auprès du SMR. Dans son rapport d'examen du 21 juillet 2003, cette dernière a diagnostiqué un trouble douloureux chronique et une spondylodiscarthrose ébauchée, sur discrets troubles statiques et ancien tassement possible de D8 (à la limite du significatif). Elle a retenu une capacité de travail exigible de 100 % à partir de février 2002. Par décision du 11 décembre 2003, l'OCAI a alloué à l'assurée une demi-rente d'invalidité, assortie d'une demi-rente complémentaire en faveur du conjoint, pour la période du 1er mars 2001 au 31 mai 2002. L'assurée a formé opposition à cette décision. A l'appui de cette dernière, elle a produit un rapport du docteur D.________, spécialiste FMH en maladies immuno-allergiques et rhumatismales, du 26 février 2004, duquel il ressort qu'elle souffre de douleurs myofasciales (rhumatisme des parties molles) au niveau de la ceinture pelvienne, avec notamment une tendinite des abducteurs de hanches prédominant du côté gauche et une spondylarthrose au niveau de charnière lombosacrée, provoquant des douleurs référées dans le membre inférieur gauche («sciatalgies»). Ce médecin a ajouté qu'un traitement physique, et tout particulièrement une activité sportive, de façon régulière et progressive, était généralement le traitement le plus adéquat et le plus utile à moyen ou long terme.