Citation: 1C_525/2014 E. C

C.a. Du 10 janvier au 10 février 2012, un nouveau projet élaboré par C.________ et D.________, consistant en la "transformation et création de locaux viticoles. Création de 2 places de parc intérieures et 1 place extérieure", a été mis à l'enquête publique. Ce projet - fondé sur des plans établis en juin 2011 - comprenant initialement encore un logement, a suscité une opposition de A.________ et B.________. Il ressort par ailleurs d'une synthèse n° 126'046, établie le 24 juillet 2012 par la Centrale des autorisations (CAMAC), que le SDT a refusé d'octroyer son autorisation spéciale, précisant notamment que la partie agricole du projet pourrait être admise, mais pas la reconstruction du bâtiment existant pour le logement. Le projet a en conséquence été modifié et de nouveaux plans, datant d'octobre 2012, ont été établis. Il est désormais prévu de supprimer le logement, de transformer le bâtiment existant en dépôt à machines et local d'exploitation, ainsi que de construire un nouveau bâtiment (de 6 m de largeur sur 8 m de longueur) accolé en façade pignon nord-ouest à usage de garages à machines viticoles et stockage du matériel de l'exploitation. Dans la partie historique, le bâtiment conserverait au sous-sol une cave à vieillissement des rouges et accueillerait un local pour petit matériel; la nouvelle partie serait affectée à un garage. Au rez-de-chaussée, les locaux viticoles seraient destinés à recevoir des machines aussi bien dans la partie ancienne que nouvelle, alors qu'à l'étage, la partie située à l'est comprendrait un local de passerillage, le solde étant utilisé pour le dépôt de matériel viticole. Une mise à l'enquête complémentaire, au cours de laquelle A.________ et B.________ se sont opposés au projet modifié, s'est déroulée du 19 décembre 2012 au 17 janvier 2013. Par décision du 8 mars 2013, la municipalité a levé l'ensemble des oppositions et a délivré le permis de construire à C.________ et D.________. Faisant partie intégrante de la décision, les autorisations spéciales et préavis des différents services consultés font l'objet de deux synthèses CAMAC distinctes datées du 19 février 2013. Il s'agit tout d'abord d'une synthèse n° 126'046 (toujours fondée sur les premiers plans de juin 2011 et remplaçant celle du 24 juillet 2012) comprenant notamment le préavis défavorable du Service Immeuble, Patrimoine et Logistique, Section Monuments et Sites (ci-après: le SIPAL). Ce service estime que le traitement architectural proposé par le projet ne respecte pas l'identité initiale du bâtiment. Se référant à la deuxième synthèse datée du même jour (n° 137'119), le SDT précise que seuls les plans de l'enquête complémentaire (datés d'octobre 2012) peuvent faire l'objet d'un permis de construire, à l'exclusion de ceux datés de juin 2011. Le SDT a, par décision comprise dans cette seconde synthèse, délivré l'autorisation spéciale à la condition que les locaux créés ne soient ni chauffés ni isolés thermiquement. Par ailleurs, la toiture devra être composée de petites tuiles vieillies. Suite à la modification du projet, le SIPAL a également émis un préavis favorable sous condition; le mur et le socle prolongeant les façades devront impérativement être traités dans le respect des techniques traditionnelles. Sur la base du préavis du Service de l'agriculture (ci-après: le SAgr), cette synthèse constate également que les travaux envisagés répondent aux besoins de l'exploitation viticole des intéressés. Pour le surplus, les autres services consultés ont délivré les autorisations spéciales requises, respectivement émis des préavis favorables ou favorables sous conditions. C.b. Le 27 mars 2013, A.________ et B.________ ont recouru contre les décisions du SDT et de la municipalité. Dans le cadre de l'instruction, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud a procédé à une inspection locale en présence des parties et d'un représentant du SAgr. Par arrêt du 29 septembre 2014, celle-ci a rejeté leur recours et confirmé les décisions litigieuses; elle a notamment jugé que le projet était conforme à l'affectation de la zone agricole, dès lors qu'il répondait aux besoins de l'exploitation viticole et qu'aucun intérêt prépondérant ne s'y opposait.