Citation: 2C_134/2009 11.03.2009 E. 7

Le Tribunal cantonal a retenu que l'intéressée, qui se disait dépourvue de papiers d'identité, n'avait pas cherché à se procurer de documents lui permettant de regagner sa patrie. Or, lorsque l'arrêt attaqué est intervenu, la recourante savait déjà depuis plus de quatre ans et demi qu'elle devait absolument quitter la Suisse. En outre, le Tribunal cantonal a relevé que l'intéressée avait refusé de rentrer dans son pays avant la fin de traitements médicaux en cours et qu'elle avait séjourné assez longtemps irrégulièrement à Genève, après avoir été annoncée disparue. Il existe donc des indices sérieux et concrets permettant de penser que la recourante entend se soustraire à son renvoi, de sorte que les conditions de l'art. 76 al. 1 let. b ch. 3 LEtr sont remplies. De plus, le comportement de l'intéressée, tel que décrit ci-dessus, tombe aussi sous le coup de l'art. 76 al. 1 let. b ch. 4 LEtr (cf. ATF 130 II 377 consid. 3.2.2 p. 382 s.). Au demeurant, rien ne permet de penser que le Service cantonal ne respectera pas son obligation de diligence (cf. art. 76 al. 4 LEtr). Enfin, l'exécution du renvoi ne s'avère pas d'emblée impossible pour des raisons juridiques ou matérielles (cf. art. 80 al. 6 let. a LEtr a contrario) et devrait avoir lieu dans un délai raisonnable. Au vu de ce qui précède, la mise en détention de l'intéressée pour trois mois apparaît nécessaire pour assurer l'exécution du renvoi et conforme au principe de la proportionnalité. Le Tribunal cantonal n'a donc pas violé le droit fédéral en rendant l'arrêt attaqué.