Citation: 5A_982/2023 E. 3.3

3.3. La recourante fait grief à la cour cantonale d'avoir commis l'arbitraire en retenant que la société B.________ Sàrl était son employeur et que c'était elle qui payait les charges d'exploitation, que cette autorité avait arbitrairement fixées à 107'300 fr. Or, elle exerçait sa profession à titre indépendant. Il ne ressortait d'aucun allégué ni d'aucun moyen de preuve une quelconque relation de travail entre B.________ Sàrl et elle. Elle avait expliqué dans la plainte que cette société s'occupait de la gestion du cabinet médical et " tout spécialement " d'acquitter les charges y relatives. Si le Tribunal cantonal avait correctement examiné les pièces fournies par l'Office, il aurait constaté l'existence d'une déclaration fiscale et d'une taxation fiscale, produites sous pièce 22, desquelles il ressort expressément qu'elle exerce sa profession à titre indépendant. En estimant qu'il existait un contrat de travail entre elle et la société B.________ Sàrl, le Tribunal cantonal avait " injustement " considéré les versements bancaires comme des salaires susceptibles d'être saisis, au sens de l'art. 93 al. 1 LP, auprès de B.________ Sàrl. Si l'Office et le Tribunal cantonal estimaient que les informations fournies étaient insuffisantes, ils auraient pu lui demander des compléments d'informations, notamment des éclaircissements sur l'activité exacte de dite société. En tout état de cause, ils auraient au moins dû lui donner la possibilité de s'exprimer sur le fait qu'ils estimaient ses informations insuffisamment claires. Force était ainsi de constater qu'en violation de son droit d'être entendu, elle n'avait pas pu se déterminer correctement, notamment en démontrant que B.________ Sàrl n'était pas son employeur. La recourante reproche en outre à la cour cantonale d'avoir retenu qu'il ressortait des extraits de son compte privé qu'elle disposait librement d'un montant de 16'030 fr. 90. Selon elle, les chiffres " avancés par le Tribunal cantonal " étaient incompréhensibles par rapport aux relevés des écritures bancaires figurant à la pièce 22 de l'Office, à laquelle s'était référée dite autorité. Comme l'autorité précédente était partie de l'idée fausse que B.________ Sàrl était son employeur, elle avait procédé à une appréciation erronée des écritures bancaires. Elle avait ainsi comptabilisé dans les recettes des montants provenant de la Caisse de compensation (" Crédit medisuisse ") qui concernaient des remboursements de cotisations sociales versées en trop et donc pas des revenus réguliers. Si le Tribunal cantonal avait pris connaissance de la déclaration fiscale du 21 décembre 2022 et de l'avis de taxation du 16 février 2023, il aurait pu constater que l'exercice 2021 de son activité en tant qu'indépendante avait été déficitaire, raison pour laquelle les acomptes de charges sociales avaient été trop élevés et par conséquent remboursés. La recourante considère enfin que c'est à tort que le Tribunal cantonal lui a reproché de ne pas avoir daigné, malgré les nombreuses demandes de l'Office, de produire la comptabilité, pour les années 2021 et 2022, de la société dont elle est gérante avec signature individuelle. En effet, une personne tierce, comme l'est B.________ Sàrl dans cette affaire, n'a aucune obligation de produire sa comptabilité. C'était donc à bien plaire qu'elle avait quand même produit certains éléments de la comptabilité de cette société.