Citation: 7B_546/2023 E. A

A.a. Par ordonnance du 19 janvier 2023, le Ministère public de la République et canton du Jura a classé la procédure pénale dirigée contre A.________ pour voies de fait, violation du devoir d'assistance ou d'éducation et actes d'ordre sexuel avec des enfants (procédure référencée sous MP_1). En substance, selon le Ministère public, hormis les déclarations de B.E.________ et de ses deux enfants aînés, rien au dossier ne permettait de retenir que l'enfant D.________, fille de B.E.________ et de A.________, avait subi des actes d'ordre sexuel de la part de ce dernier. S'agissant des deux fessées que A.________ avait reconnu avoir données à sa fille, elles ne constituaient pas des voies de fait et n'étaient dès lors pas punissables. Il en allait de même sous l'angle de l'infraction de violation du devoir d'assistance ou d'éducation. A.b. Par ordonnance du 9 février 2023, le Ministère public jurassien a par ailleurs classé la procédure pénale dirigée contre inconnu pour diffamation et actes d'ordre sexuel avec des enfants ainsi que la procédure pénale dirigée contre C.E.________ et B.E.________ pour diffamation et calomnie (procédure référencée sous MP_2). Le Ministère public a constaté en substance que les déclarations de C.E.________ et B.E.________, entendus dans la procédure MP_1, se fondaient exclusivement sur les propos tenus par l'enfant D.________. Rien ne permettait de retenir que les prévenus s'étaient entendus pour inventer les faits dénoncés et ainsi pour calomnier ou diffamer A.________, voire pour qu'une procédure fût ouverte contre lui, les déclarations de B.E.________ étant intervenues dans l'objectif de faire la lumière sur ce que sa fille lui avait dévoilé, et non dans le but de nuire à A.________.