Citation: 1P.548/2000 26.03.2001 E. 4

4.- Aux termes de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit contenir un exposé des faits essentiels et un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation. Lorsqu'il se plaint d'arbitraire, le recourant ne peut donc pas se contenter de critiques générales ou imprécises, ni se borner à reprendre les arguments déjà développés en instance cantonale, ainsi que l'on peut le faire devant une juridiction d'appel habilitée à revoir librement la cause tant en fait qu'en droit. Au contraire, il incombe au recourant de préciser de façon détaillée en quoi la juridiction ou l'autorité intimée s'est gravement trompée, et est parvenue à une décision manifestement erronée ou injuste; une argumentation qui ne satisfait pas à cette exigence est irrecevable (ATF 125 I 492 consid. 1b p. 495, 117 Ia 10 consid. 4b p. 11/12, 110 Ia 1 consid. 2a p. 3). Dans son arrêt, la Cour suprême a procédé à une discussion détaillée de tous les renseignements disponibles concernant l'incendie imputé au prévenu. Elle a notamment pris position de façon également détaillée sur les déclarations successives de celui-ci, partiellement divergentes, qui tendaient à faire admettre un déclenchement fortuit de l'incendie; elle a indiqué de manière circonstanciée pourquoi cette version des faits n'emportait pas sa conviction. Or, dans la présente procédure, le recourant ne tente pas de réfuter les motifs de l'arrêt attaqué, précis et concluants, autrement que par de simples dénégations ou de simples répétitions de ses allégations antérieures. Le recours apparaît donc irrecevable au regard de l'art. 90 al. 1 let. b OJ.