Citation: 6B_849/2018 E. A

A.a. Les 3 et 12 mars 2015, A.________ a déposé plainte contre X.________ et Y.________, gérants du salon B.________, à C.________, pour lequel la plaignante travaillait en qualité d'esthéticienne depuis à tout le moins le 6 janvier 2015, ainsi que contre Z.________, un autre employé du salon. Elle reprochait à X.________ d'avoir rédigé, dans le but de se débarrasser d'elle, une fausse lettre de démission datée du 20 février 2015 et d'avoir, à cette occasion, imité sa signature. Il se serait par ailleurs approprié illégitimement dix pots de vernis professionnel que la plaignante affirmait ne pas avoir pu récupérer après la fin de ses rapports de travail le 21 février 2015. Quant à Y.________, A.________ lui reprochait d'avoir tenu des propos racistes à son encontre. La gérante, qui selon la plaignante ne souhaitait pas avoir de clients noirs, lui aurait ainsi demandé de ne pas essayer les vernis sur sa peau noire et " de ne la toucher qu'avec un mouchoir ". Enfin, pour sa part, Z.________ aurait tenu des propos et des gestes déplacés à l'encontre de la plaignante et l'aurait menacée, sur instigation de Y.________, de lui casser un bâton de bois sur la tête. A la suite de ces plaintes, le Ministère public de la République et canton de Genève a ouvert une enquête pénale contre X.________ pour faux dans les titres (art. 251 CP) et appropriation illégitime (art. 139 CP), contre Y.________ pour discrimination raciale (art. 261 bis CP) et instigation à menaces (art. 24 CP ad art. 180 CP) ainsi que contre Z.________ pour menaces (art. 180 CP) et désagréments causés par la confrontation à un acte d'ordre sexuel (art. 198 CP). A.b. Les 15, 23 et 30 avril 2015 respectivement, X.________, Y.________ et Z.________ ont déposé plainte contre A.________ pour diffamation (art. 173 CP). Ces plaintes ont également abouti à l'ouverture d'une enquête pénale par le Ministère public.