Citation: 9C_520/2020 E. 4.1.3

4.1.3. En l'occurrence, le recourant a requis le paiement de la prestation de libre passage à laquelle il pouvait prétendre, par une correspondance datée du 13 avril 1989. Il y a indiqué avoir un statut d'indépendant depuis le 10 avril 1989 et requérir le transfert de la prestation sur son compte postal, dont il a mentionné le numéro. Il ressort également des constatations cantonales que le décompte de sortie établi par l'intimée le 30 avril 1989 faisait mention d'un montant de 104'454 fr. à titre de prestation de libre passage au 31 mars 1989, dont un avoir de vieillesse LPP de 20'638 fr. 30 à l'âge de 50 ans, et qu'il y était indiqué, sous la mention "la prestation de libre passage sera utilisée en votre faveur", sans précision du montant, le mode de paiement "en espèce", ainsi que le numéro de compte postal du demandeur. Le recourant a donc présenté une demande pour le paiement en espèces de la prestation de sortie et fourni à l'institution de prévoyance les informations nécessaires pour l'affectation de celle-ci. L'intéressé ne conteste du reste pas que l'institution de prévoyance a procédé à un paiement en espèces sur son compte postal, seul la preuve de ce paiement étant litigieuse. En conséquence, compte tenu des principes précédemment exposés, il faut admettre que la Caisse de pensions intimée s'était libérée de son obligation de maintenir la prévoyance. Si le recourant était d'avis qu'une prestation de libre passage plus importante devait lui être versée, il lui eût appartenu de l'exiger dans un délai de dix ans dès le moment où il avait présenté une demande motivée pour le paiement en espèces de la prestation de sortie, soit dès le 14 avril 1989, étant donné qu'il avait requis le versement de cette prestation le 13 avril 1989. Comme l'a au demeurant expliqué la juridiction de première instance, en se référant à une correspondance du 22 août 1988, par laquelle l'intimée avait informé son assuré qu'en cas d'établissement en tant qu'indépendant, un montant d'environ 98'046 fr. lui serait versé (valeur à fin juillet 1988), il paraît peu vraisemblable que l'intéressé, dûment informé du montant proche de 100'000 fr. auquel il pouvait prétendre, fût resté sans réaction s'il n'avait effectivement perçu qu'un montant de 20'638 fr. 30 au mois de mai 1989, au regard déjà de l'importance du montant concerné.