Citation: 7B_484/2024 E. 4.3.1

4.3.1. Le Tribunal fédéral a certes considéré, dans l'arrêt publié aux ATF 133 I 270, que le principe de la bonne foi commandait d'entrer en matière sur un recours portant sur la détention préventive en tenant compte de la suspension du délai légal durant les féries judiciaires. Cet arrêt consacrait toutefois une nouvelle pratique qui n'était pas prévisible pour le recourant (cf. ATF 133 I 270 consid. 1.2.3), ce qui n'est pas le cas en l'espèce. La jurisprudence rendue depuis lors prévoit en effet expressément que la suspension des délais selon l'art. 46 al. 1 LTF n'est pas applicable aux causes qui concernent les modalités de la détention provisoire (cf. consid. 3.1 supra). L'une d'entre elles concerne en outre le refus d'un droit de visite au prévenu en détention préventive, soit une cause qui - comme la présente affaire - impliquait un examen des modalités d'une telle détention en rapport avec le droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'art. 8 CEDH (cf. arrêt 1B_226/2008 précité consid. 4 et 4.1).