Citation: 6B_347/2020 E. 1.3.1

1.3.1. Selon la cour cantonale, le recourant avait admis avoir frappé l'intimé à deux reprises avec une batte de baseball, mais avait affirmé avoir atteint celui-ci sur le corps et non à la tête. Pour l'autorité précédente, ces allégations n'étaient pas crédibles. H.________ avait déclaré, de manière constante - y compris durant une audition de confrontation avec ses comparses -, que le recourant avait frappé l'intimé au niveau du visage. Il n'y avait pas de raison de douter des explications fournies par le prénommé à cet égard. En effet, H.________ avait été, au cours de la procédure, le premier à reconnaître - parfois même spontanément - de nombreux éléments en lien avec l'agression, comme le fait qu'une batte ou un casque eussent été utilisés en guise d'armes, le fait d'avoir discuté du souhait de se battre au préalable, mais aussi une participation à plusieurs autres échauffourées avant les événements litigieux. Le prénommé n'aurait pourtant eu aucune raison de s'incriminer et de fournir des éléments non conformes à la vérité. Ses déclarations s'étaient, de manière générale, recoupées avec celles de I.________, lequel s'était souvenu avoir vu quelqu'un frapper l'intimé avec une batte. Par ailleurs, les médecins-légistes avaient relevé que l'intimé n'avait pas subi de blessures au niveau du tronc, des bras ou des épaules, hormis une dermabrasion sur le bras gauche. Ainsi, même si le recourant avait causé cette blessure avec son premier coup de batte - ce qui n'était pas établi -, le second coup n'aurait pu être porté qu'à la tête, puisque seules des blessures à ce niveau avaient été constatées. Enfin, contrairement à H.________, le recourant avait varié à de très nombreuses reprises dans ses déclarations. Il avait tout d'abord nié avoir été impliqué dans l'altercation, avant d'admettre y avoir pris part, tout en prétendant n'avoir donné que des coups de poing. Par la suite, le recourant avait admis avoir utilisé une batte de baseball pour frapper C.________ mais non l'intimé, avant de reconnaître avoir effectivement atteint ce dernier avec cet objet. L'intéressé avait d'ailleurs également commencé par contester son implication dans d'autres bagarres, avant de revenir sur ses déclarations. La version des événements défendue par le recourant devant la cour cantonale, selon laquelle il était certain d'avoir atteint l'intimé à deux reprises au même endroit, sur le corps, n'était donc pas crédible, cela d'autant que l'intéressé avait expliqué, devant le tribunal de première instance, qu'il ne se souvenait plus où le second coup avait été porté, tout en admettant avoir visé le "haut du corps", ce qui pouvait comprendre la tête. Le recourant avait donc, à une occasion au moins, frappé l'intimé à la tête avec une batte de baseball.