Citation: 4A_500/2023 E. A

A.a. Par contrat de bail du 12 juillet 2007, B.c.________ et B.d.________, alors propriétaires, ont loué à A.a.________ et à C.________ un appartement de cinq pièces au rez-de-chaussée de l'immeuble sis (...) à U.________. Le bail a été conclu pour un loyer mensuel de 3'500 fr. et pour une durée initiale d'une année débutant le 1er août 2007. Il se renouvelait ensuite d'année en année, sauf avis de résiliation donné par l'une des parties au moins trois mois à l'avance. Par avenant du 15 février 2008, A.a.________ (ci-après : le locataire) est devenu le seul locataire de l'appartement. S'y est ensuite jointe A.b.________ (ci-après, prise avec A.a.________ : les locataires), par avenant du 22 décembre 2017. Par donation du 7 octobre 2020, B.a.________ et B.b.________ (ci-après: les bailleurs), enfants de B.c.________ et B.d.________, sont devenus copropriétaires de l'appartement. A.b. Le 24 avril 2021, une altercation a eu lieu entre le père des bailleurs et le locataire. A la suite de celle-ci, chaque protagoniste a déposé une plainte pénale contre l'autre. A.c. Le 6 mai 2021, les pompiers sont intervenus dans l'appartement des locataires en raison d'un départ de feu. Par lettre du 10 mai 2021, les locataires se sont notamment plaints de défauts touchant le système électrique de la cuisine de l'appartement, qui auraient, selon eux, déclenché l'incendie. Le courrier mentionnait également que les fenêtres de l'appartement étaient défectueuses. Les locataires indiquaient qu'ils consigneraient le loyer si les bailleurs ne remédiaient pas aux défauts dans le délai imparti. Enfin, les locataires requéraient une réduction de loyer pour la période courant de 2013 jusqu'à la suppression des défauts. Par pli du 26 mai 2021, les bailleurs ont relevé qu'il incombait aux locataires d'assurer l'entretien des fenêtres et ont mis ces derniers en demeure de s'exécuter. En juin 2021, les locataires se sont plaints de défauts supplémentaires, notamment de l'apparition de fourmis et d'une panne de lave-vaisselle ayant impliqué l'intervention de professionnels. Le 17 juin 2021, les locataires ont encore fait état de défauts affectant la porte d'entrée et d'autres causés par l'humidité dégagée de la salle de bain. Les locataires ont, à nouveau, imparti aux bailleurs un délai pour procéder à la réfection de ces défauts, requis une réduction de loyer et menacé de consigner le loyer. A.d. Par lettre du 28 juillet 2021, les locataires ont informé les bailleurs qu'ils avaient consigné le loyer du mois d'août 2021. A.e. Par courrier du 11 août 2021, les bailleurs ont notamment requis que les locataires confirment avoir réalisé les travaux d'entretien des fenêtres demandés. Ils les ont en outre sommés de leur remettre une attestation établissant l'existence d'une assurance responsabilité civile, au plus tard le 1er septembre 2021. A l'appui de cette demande, les bailleurs évoquaient les dégâts de l'appartement dont les locataires s'étaient récemment plaints. Ils indiquaient également vouloir procéder, directement auprès de l'assurance, au recouvrement d'un prétendu dommage survenu en 2018. Ce courrier a été distribué aux locataires le 13 août 2021. A.f. Par requête du 25 août 2021 déclarée non conciliée, les locataires ont saisi la commission de conciliation en concluant à la remise en état de la chose louée et à la validation de la consignation du loyer. A.g. Par formules officielles du 6 septembre 2021, les bailleurs ont résilié le contrat de bail des locataires pour le 31 octobre 2021, sans indiquer de motif de résiliation. A.h. Par pli du 30 septembre 2021 faisant suite à une requête en renseignements fiscaux, l'administration cantonale des impôts a informé les bailleurs que le locataire détenait une fortune imposable de 381'000 fr. en 2019.