Citation: 1C_41/2024 E. 5.3

5.3. Selon les constatations du TAPI et de la cour cantonale - qui ne sont pas contestées par les recourantes -, la parcelle n° 1'156 se situe dans un périmètre délimité par la rue des Bossons, le chemin de la Caroline, l'avenue Bois-de-la-Chapelle et l'avenue du Gros-Chène. Au nord-ouest se trouve le PLQ n° 28'650 "Bois de la Chapelle" qui concerne un unique immeuble d'habitation de quatre niveaux. A l'ouest se trouve l'école des Racettes et des bâtiments d'habitation. Au sud se trouvent les PLQ n° s 29'764 "Chemin de l'Avenir" et 29'220 "Rue des Bossons-chemin de la Pralée" comprenant des bâtiments d'habitation de six niveaux et des villas. Plus à l'est se trouve une zone de villas sans PLQ. Si plusieurs tours d'habitation imposantes surplombent au nord la parcelle, le quartier est également composé de villas et de bâtiments d'habitation sur plusieurs niveaux. Il présente ainsi une grande hétérogénéité et le potentiel de densification de la zone de développement n'a manifestement pas été atteint, aucun PLQ n'ayant été élaboré en particulier sur le côté est occupé par des villas. C'est dès lors à juste titre et sans aucun arbitraire que la cour cantonale y a vu un quartier en pleine mutation, disposant encore d'un large potentiel de densification. A l'image du PQ n° 28'650, un tel plan peut parfaitement être adopté à l'échelle d'une seule parcelle; en outre, l'arrêt attaqué relève qu'un PLQ couvrant un périmètre plus étendu pourrait être adopté en lien avec une éventuelle extension de l'école des Racettes. Comme cela est relevé ci-dessus (consid. 2.2), la condition posée à l'art. 2 al. 2 let. c LGZD n'étant pas réalisée, le département ne disposait pas d'une marge d'appréciation lui permettant de renoncer à un PLQ; le grief tiré de l'abus ou de l'excès négatif du pouvoir d'appréciation doit lui aussi être rejeté.