Citation: 6B_668/2014 E. 18.5.6

18.5.6. Pour le surplus, le recourant ne démontre pas en quoi il était arbitraire de retenir que la valeur intrinsèque de MUS le 28 juillet 1999 ne pouvait pas être déterminée avec exactitude et qu'une estimation s'imposait. Pour ce faire, le TPF s'est inspiré des règles du Code de commerce tchèque. Il a ainsi retenu que PP.________ et R.________ avaient acquis la majorité des actions MUS le 20 août 1998 au plus tard. En raison de leur action concertée, elles auraient dû formuler une offre publique d'achat d'un montant calculé sur la base de la moyenne pondérée du cours de l'action entre le 20 février et le 20 août 1998. Il a toutefois estimé que la moyenne pondérée du cours de l'action devait être calculée sur toute la période concernée, soit entre le 20 février 1998 et le 28 juillet 1999, date de l'adoption de l'arrêté n° 819. Cette méthode permettait de ne pas donner trop d'influence à la hausse importante qu'avait connue la valeur de l'action juste avant l'assemblée générale du 24 avril 1998, ni à la baisse importante qu'elle avait rencontrée après l'acquisition réelle de la majorité. Le recourant reproche au TPF de ne pas avoir tenu compte de l'évolution du cours boursier des actions des entreprises concurrentes de MUS. Le recourant n'expose toutefois pas en quoi ce cours aurait pu influencer la valeur de MUS. Il n'est en effet pas exclu que, même si le cours boursier d'entreprises concurrentes baisse, les actions d'une société ne connaissent pas la même baisse que les autres, voire même qu'elles connaissent une hausse. Dès lors que le TPF devait établir la valeur de MUS et uniquement celle-ci, on ne distingue pas en quoi l'évolution du marché boursier des entreprises concurrentes de MUS peut avoir un impact sur celle-ci et le recourant ne l'expose pas. Enfin, le recourant se contente d'affirmer qu'il serait aberrant de retenir une autre valeur que la valeur boursière s'agissant d'actions cotées en bourse, que le TPF n'aurait pas tenu compte du fait que SS.________ aurait proposé à l'Etat tchèque de lui vendre sa part à plusieurs reprises en 1998, que l'Etat tchèque n'aurait jamais fait valoir un quelconque dommage dans la présente affaire, que le dommage aurait été causé par la perte de la majorité et que l'Etat tchèque aurait été libre de vendre ou non. Il ne démontre pas en quoi ces éléments seraient pertinents, ni en quoi ils permettraient de démontrer que l'appréciation des faits ayant conduit le TPF à retenir un dommage de 2'241'462'441 CZK (valeur 97'336'600 fr. au 28 juillet 1999) serait arbitraire. Le grief du recourant doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.