Citation: 2A.21/2002 27.05.2002 E. 3

3.1 En l'espèce, la Commission de recours a retenu que, lorsque le recourant s'est marié, sa demande d'asile avait été rejetée et qu'il devait quitter la Suisse à bref délai. Il n'avait donc pas d'autre solution qu'un mariage avec une ressortissante suisse pour pouvoir rester dans notre pays. A cela s'ajoute la différence d'âge de dix-huit ans entre les époux. Toujours selon l'autorité intimée, le fait que l'épouse ignorait une partie du passé de son conjoint ou qu'elle ait reçu des informations trompeuses à son sujet est révélateur des intentions réelles des époux. De plus, cette dernière a déclaré que son mari avait monnayé le mariage. Cette thèse, corroborée par des témoins, jette une ombre sur les motifs prétendument désintéressés de cette union. La Commission de recours concluait ainsi que tout porte à croire qu'il n'y a pas eu de communauté ni de toit ni de lit et que, de toute façon, la vie commune, si tant est qu'il y en ait eu une, a été de brève durée. 3.2 Ces faits ne sont pas manifestement inexacts ni établis en violation des règles de procédure; ils lient donc le Tribunal fédéral selon l'art. 105 al. 2 OJ. La Commission de recours a pris en compte le fait que les époux donnaient des événements des versions opposées. Au vu de l'ensemble du dossier à sa disposition, elle a admis que les dénégations du recourant n'étaient pas convaincantes. Cette appréciation de la Commission de recours n'est en tout cas pas manifestement fausse. La lecture du dossier permet certes de voir que, sur certains points, il existe des éléments de preuve, allant à l'appui des deux versions discordantes. En tranchant largement pour la version de l'épouse, la Commission de recours pouvait toutefois s'appuyer, outre sur les déclarations de celle-ci, sur un certain nombre d'autres éléments et cela d'une manière qui n'est en tout cas pas déraisonnable. Or, vu l'art. 105 al. 2 OJ, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de revoir les faits constatés comme dans un appel, ce à quoi tend en fait le recours. D'autre part, le fait de n'avoir pas entendu l'ami de l'épouse avec lequel celle-ci aurait habité à un moment donné ne constitue pas une violation des règles de procédure. Ce témoignage n'est en effet pas déterminant compte tenu des autres éléments du dossier et, de plus, n'a pas été demandé à la Commission de recours. 3.3 Au vu des faits ainsi établis, il n'y a pas de doute qu'il existe un faisceau d'indices suffisant pour admettre que le recourant n'entendait pas, en se mariant, fonder une véritable union conjugale mais éluder les règles sur le séjour des étrangers.