Citation: 6B_788/2018 E. 1.5.1

1.5.1. Le recourant soutient que la version des faits relatée par la témoin C.________ aurait " changé radicalement " entre son audition du 15 janvier 2016 et son audition 2 octobre 2017. Il ressort de l'arrêt attaqué que, lors de son audition du 15 janvier 2016, la témoin C.________ a expliqué qu'en date du 30 septembre 2014 elle avait reçu entre 10 et 15 messages de la part de l'intimée qui lui écrivait qu'elle devait la rappeler parce que le recourant la tapait. C.________ avait dès lors demandé à son mari d'appeler le recourant pour le sommer d'arrêter immédiatement de frapper l'intimée, ce que celui-ci avait fait. Le recourant avait répondu " oui oui j'arrête, j'étais juste en colère " (arrêt attaqué, consid. 4.3.2). C.________ a précisé que, quatre jours plus tard, elle avait constaté que l'intimée portait un gros bleu sous l'oeil droit et que l'intimée lui avait dit que c'était le résultat de l'épisode du 30 septembre 2014. Lors de son audition du 2 octobre 2017, C.________ a confirmé cet épisode et a ajouté que son téléphone portable était sous silencieux lorsqu'elle avait reçu les messages et que l'intimée s'était réfugiée aux toilettes lorsqu'elle l'avait appelée. Contrairement à ce que soutient le recourant, on ne voit pas en quoi ces deux déclarations seraient contradictoires ni en quoi la témoin C.________ aurait " changé " sa version des faits. En réalité, dans la mesure où le recourant soutient qu'il existe des variations dans les déclarations de la témoin C.________, il oppose sa propre appréciation des preuves à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire.