Citation: 6B_938/2019 E. 4.2

4.2. En l'espèce, la peine litigieuse, par six ans de privation de liberté, dépasse clairement la limite de trois ans au-delà de laquelle la peine ne peut être assortie d'un sursis partiel (art. 43 al. 1 CP). L'autorité précédente n'avait dès lors pas à examiner si une peine compatible avec le sursis partiel restait dans son pouvoir d'appréciation. Le grief de la recourante est infondé. S'agissant de la peine pécuniaire, la cour cantonale a considéré que le sursis était exclu compte tenu de l'absence d'effet dissuasif suffisant et de la lourde peine privative de liberté prononcée. La recourante ne discute pas ces éléments. Quant au fait qu'elle n'a pas d'antécédents, c omme relevé précédemment, la recourante ne peut rien en déduire dans la mesure où, selon la jurisprudence, l'absence d'antécédents a un effet neutre sur la peine (ATF 141 IV 61 consid. 6.3.2 p. 70; 136 IV 1 consid. 2.6 p. 2 ss). Elle soutient qu'une vie " normale, voire aisée " l'attend à sa sortie de prison, de sorte que le pronostic serait " sans conteste favorable " (mémoire de recours, p. 8). Cet argument tombe à faux. En effet, il ressort du jugement attaqué qu'au moment de la commission des infractions, elle était avocate, insérée professionnellement et socialement, et soutenue par sa famille, ce qui ne l'a pas empêchée de commettre des infractions graves pour le compte d'une organisation criminelle. Comme l'a relevé la cour cantonale, rien dans sa situation personnelle et familiale ne permet d'expliquer ses agissements (jugement attaqué, p. 28). Enfin, il convient de relever qu'il ressort du jugement attaqué que la recourante n'a finalement accepté de donner des indications sur son " référent " et sur son activité délictueuse qu'au terme de la cinquième audition, soit plusieurs mois après son arrestation (cf. jugement attaqué, p. 29-30).