Citation: 4A_63/2024 E. 5.3

5.3. Conformément à la règle générale de l'art. 8 CC, le fardeau de la preuve d'un congé contraire aux règles de la bonne foi incombe au demandeur à l'action en annulation de la résiliation du bail (arrêts 4A_448/2021, précité, consid. 3.1.4; 4A_69/2021, précité, consid. 4.2 et la référence citée). Le bailleur qui résilie a toutefois le devoir de contribuer loyalement à la manifestation de la vérité en fournissant tous les éléments en sa possession nécessaires à la vérification du motif invoqué par lui (arrêts 4A_448/2021, précité, consid. 3.1.4; 4A_69/2021, précité, consid. 4.2 et les références citées). Lorsque ce motif consiste dans le désir de majorer le loyer, il est normal que le bailleur produise toutes les pièces pertinentes et, s'il ne le fait pas, qu'il doive se laisser opposer l'absence de preuve du motif de congé allégué par lui (art. 164 CPC; cf. ATF 120 II 105 consid. 3c; arrêts 4A_448/2021, précité, consid. 3.1.4; 4A_69/2021, précité, consid. 4.2 et la référence citée). Au cas où, nonobstant l'application de la maxime inquisitoire sociale (art. 247 al. 2 let. a en lien avec l'art. 243 al. 2 let. c CPC; cf. ATF 141 III 569 consid. 2.3), un doute subsiste quant à la possibilité de majorer le loyer en cause, le bailleur en supporte les conséquences (ATF 120 II 105 consid. 3c; arrêts 4A_448/2021, précité, consid. 3.1.4; 4A_69/2021, précité, consid. 4.2 et la référence citée).