Citation: 6B_403/2017 E. 3.3

3.3. L'argumentation du recourant est irrecevable dans la mesure où elle s'écarte de l'état de fait de la cour cantonale. Il en va ainsi lorsqu'il soutient que "la principale, pour ne pas dire exclusive, problématique" l'ayant amené à commettre des infractions réside dans sa consommation d'alcool et de stupéfiants (cf. consid. 1.3.3 supra). Le Dr E.________ a retenu, à cet égard, que les actes délictueux commis l'avaient été "en raison du trouble de la personnalité mais également en raison de l'imprégnation alcoolique et parfois de haschich". Le fait que le recourant se soit trouvé sous l'influence de substances psychoactives lors de la commission de ses infractions ne signifie ainsi pas que l'absorption de ces substances en serait la cause exclusive. L'argumentation de l'intéressé est également irrecevable dans la mesure où elle repose sur des éléments qui ne ressortent pas de l'arrêt attaqué. Le recourant soutient qu'il serait "motivé à entreprendre un traitement qui l'aiderait à endiguer sa problématique de consommation" et qu'il aurait, de manière générale, manifesté une volonté de "s'en sortir". Ces affirmations sont toutefois contredites par le rapport d'expertise du 21 août 2016. Selon l'expert, le recourant se présente comme une victime du système judiciaire et n'est prêt à accepter que sa libération, sans condition. Le Dr E.________ a par ailleurs rappelé que l'intéressé s'était toujours montré incapable de ne pas recourir à des substances psychoactives lorsqu'il en avait eu l'occasion, malgré tous les traitements entrepris (art. 105 al. 2 LTF; pièce 49 du dossier cantonal, p. 10). L'expert a également relevé que tout changement de cadre devait s'inscrire dans un projet, mais que le recourant "ne pouvait pas s'inscrire dans un projet et y adhérer autrement que d'une manière formelle". Selon lui, tant que l'intéressé ne serait pas "demandeur d'un changement de son fonctionnement", toute mesure thérapeutique serait "vouée à l'échec" (Ibidem, p. 12 s.). Au vu de ce qui précède, il n'apparaît pas que le recourant serait animé d'une quelconque volonté de suivre un traitement relatif à son trouble mental ou à ses addictions, ni qu'un tel traitement puisse amoindrir le risque de récidive qu'il présente. Partant, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant qu'il n'était pas à prévoir qu'une mesure thérapeutique institutionnelle au sens des art. 59 ou 60 CP pourrait détourner celui-ci de nouvelles infractions en relation avec son trouble ou son addiction, non plus qu'en renonçant à saisir le juge compétent au sens de l'art. 65 al. 1 CP.