Citation: 1C_206/2017 E. 2.3

2.3. Le recourant estime que la cause porterait sur une question de principe non résolue à ce jour, à savoir sur la manière de concilier les besoins d'une enquête pénale instruite à l'étranger pour une infraction grave avec la nécessité de protéger les personnes entendues comme témoins ou à titre de renseignement contre les risques d'atteinte à leur vie ou à leur intégrité corporelle en cas de divulgation de leur identité. La Cour des plaintes a confirmé la décision du Ministère public central du canton de Vaud de transmettre aux autorités allemandes une version anonymisée du procès-verbal d'audition du recourant. Ce dernier soutient cependant que le caviardage ne suffirait pas pour garantir pleinement son anonymat et dit craindre pour sa vie si les prévenus apprenaient que sa déposition est à l'origine de leur arrestation, concluant principalement au refus de l'entraide et subsidiairement à la mise en place en sa faveur d'un programme de protection des témoins. La Cour des plaintes a notamment relevé qu'en cours de procédure, les autorités requérantes avaient précisé que l'identité du recourant avait pu être établie sur la base d'autres éléments de preuve et qu'il revêtait désormais le statut de prévenu et non pas de témoin dans la procédure pénale ouverte en Allemagne. Quoi qu'en dise le recourant, elle pouvait admettre que ces circonstances étaient de nature à diminuer fortement le risque de représailles invoqué pour s'opposer à la transmission du procès-verbal litigieux et considérer que la mise en place d'un régime de protection des témoins en Suisse ne s'imposait pas. L'intervention d'une seconde instance ne se justifie donc pas pour ce motif. Quant au grief concernant l'assistance judiciaire refusée par l'instance précédente, il n'est pas davantage de nature à faire de la présente cause une affaire de principe.