Citation: 9C_767/2014 E. 7

Un préjudice ne peut être qualifié d'irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF que s'il cause un inconvénient de nature juridique; tel est le cas lorsqu'une décision finale même favorable au recourant ne le ferait pas disparaître entièrement, en particulier lorsque la décision incidente contestée ne peut plus être attaquée avec la décision finale, rendant ainsi impossible le contrôle par le Tribunal fédéral; en revanche, un dommage de pur fait, tel que la prolongation de la procédure ou un accroissement des frais de celle-ci, n'est pas considéré comme un dommage irréparable de ce point de vue. Il appartient au recourant d'alléguer et d'établir la possibilité que la décision préjudicielle ou incidente lui cause un dommage irréparable, à moins que celui-ci ne fasse d'emblée aucun doute (ATF 134 III 188 consid. 2.1 p. 190; 133 III 629 consid. 2.3.1 p. 632 et les arrêts cités). En invoquant uniquement la poursuite de l'instruction portant sur une demande en paiement de plus de quatorze millions de francs, la recourante fait valoir un dommage de pur fait, qui ne saurait être considéré comme un dommage irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Son recours est donc irrecevable de ce chef.