Citation: 4A_529/2015 E. 4

A suivre le recourant, l'autorité cantonale a violé l'art. 415 CO en considérant qu'en sa qualité de courtier il n'a pas respecté son obligation de fidélité envers la demanderesse en permettant à N.________ de devenir le détenteur économique du capital-actions de la société, qu'il a agi dans l'intérêt du tiers contractant au mépris de ses obligations envers l'intimée et qu'il est déchu de son droit au salaire. Le recourant fait valoir que l'intimée n'a pas réagi au courriel du 26 juillet 2007 où il a indiqué à celle-ci que l'acheteur potentiel était C.________ ou toute société qu'elle désignerait. Comme l'intimée aurait été mise au courant que les investisseurs du pays H.________, partenaires de C.________, rechignaient à financer l'opération, la première ne pouvait pas penser de bonne foi que C.________ envisageait de leur transférer les actions de la société, en application de la clause de substitution du contrat de vente du 13 août 2007. Aux yeux du recourant, aucune directive claire ne lui a été donnée quant à la personne du cocontractant et il était indifférent à l'intimée de savoir qui allait acheter les actions de la société. On ignorerait d'ailleurs les motifs pour lesquels l'intimée n'aurait pas voulu conclure la vente avec N.________. Enfin, l'intimée n'a subi aucun dommage dans la vente des actions conclue à la date susrappelée.