Citation: 8C_870/2017 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, on doit convenir que la manière dont le docteur E.________ a formulé ses conclusions en page 9 de son rapport prête à confusion. Toutefois, une lecture d'ensemble du document montre que l'expert est d'avis que la hernie discale est survenue à la faveur d'un état dégénératif sous-jacent - constitué par les troubles dégénératifs au niveau facettaire sur les disques sus-jacents à L5-S1 - dont l'influence est nettement supérieure à celle de l'accident, auquel il reconnaît cependant un rôle causal partiel pour une période de 9 mois au plus après l'événement. Il n'y a donc pas de contradiction intrinsèque dans son appréciation. Par ailleurs, si le docteur E.________ n'a certes pas explicité son point de vue quant aux effets des phénomènes dégénératifs qu'il a constatés sur le disque concerné par la hernie, comme cela aurait été souhaitable, la critique du recourant à cet égard n'est pas de nature à lui en ôter toute valeur probante. On relèvera également que le seul avis médical fourni par le recourant et émanant de son médecin traitant ne contient aucun élément objectif permettant de remettre en cause la pertinence médicale des considérations du docteur E.________. Or, pour faire douter de la fiabilité d'une appréciation médicale d'un expert - au demeurant ici externe à l'assureur -, il ne suffit pas de lui opposer le seul désaccord d'un médecin traitant, dépourvu de toute explication circonstanciée et convaincante. On peut encore ajouter que la date du statu quo sine fixé par le docteur E.________ correspond au moment où la hernie a disparu. De plus, selon le rapport de consultation du service de neurochirurgie de l'hôpital V.________ du 26 novembre 2015, il n'y avait alors plus de syndrome radiculaire irritatif ni de syndrome vertébral franc et la mobilisation du rachis était possible. Le pronostic favorable effectué par le docteur E.________ en se référant à son expérience médicale s'est donc avéré correct. Il s'ensuit que la juridiction cantonale était fondée à s'en tenir aux conclusions de l'expert, selon lequel le statu quo sine était atteint le 12 novembre 2015 et, sur cette base, à confirmer la décision de l'intimée de limiter ses prestations à cette date.