Citation: 5P.303/2000 12.12.2000 E. 3

3.- Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir procédé à une appréciation arbitraire des preuves en retenant que le montant total de la contribution due, en vertu du jugement de divorce, s'élevait à 3'508 fr. par mois (2'075 + 300 + 300 + 833 = 3'508); elle aurait ignoré que les parties s'étaient entendues pour renoncer aux contributions autres que celle de 2'075 fr. a) Le Tribunal fédéral se montre réservé dans le domaine de l'appréciation des preuves, vu le large pouvoir qu'il reconnaît en la matière à l'autorité cantonale. Il n'y a violation de l'art. 9 Cst. que lorsque cette appréciation est manifestement insoutenable (ATF 120 Ia 31 consid. 4b p. 40); tel est notamment le cas lorsque le juge n'a pris en considération que les preuves allant dans le même sens, a méconnu des preuves pertinentes, n'en a arbitrairement pas tenu compte ou, encore, a admis ou nié un fait en se mettant en contradiction évidente avec les pièces et éléments du dossier (ATF 118 Ia 28 consid. 1b; 116 Ia 85 consid. 2b). En revanche, il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une solution autre que celle de l'autorité cantonale apparaît concevable ou même préférable (ATF 124 IV 86 consid. 2a et les arrêts cités; 120 Ia 369 consid. 3a p. 373). Il faut au surplus que la décision querellée soit arbitraire dans son résultat (ATF 125 II 129 consid. 5b p. 134; 123 I 1 consid. 4a p. 5). b) Le montant de 3'508 fr. découle du jugement de divorce, les contributions annuelles ayant été ramenées à leur quotité mensuelle. Il n'y a en revanche pas de preuve de la renonciation de l'intimée aux contributions autres que celle de 2'075 fr. Même dans l'hypothèse, non établie, où l'intimée n'aurait engagé des démarches qu'en vue du recouvrement de cette seule contribution, on ne saurait en déduire une renonciation aux autres prestations prévues par le jugement. Dès lors, ce premier grief est infondé.