Citation: 1C_131/2021 E. B

Par arrêt du 9 février 2021, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal vaudois (CDAP) a rejeté le recours d'Helvetia Nostra et a confirmé la décision de classement. La question de la qualité pour agir de la recourante, fondée sur l'art. 12 de la loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage (LPN; RS 451) et l'existence d'une tâche de la Confédération, a été laissée indécise. Le principe de coordination n'imposait pas que le plan de gestion intégrée (PGI) de l'alpage du Soliat soit adopté simultanément au classement. Le périmètre du plan de classement comprenait au sud-est 8,5 hectares de prairies et pâturages secs (PPS) inscrits à l'inventaire fédéral (objet n° 6026); cette surface était comprise dans le secteur sylvo-pastoral protégé I, ce qui lui assurait une protection suffisante. La piste de VTT empruntait la route forestière existante et ne générait pas d'atteinte. La décision de classement était également compatible avec les objectifs de protection de l'objet IFP n° 1004; la mesure de classement ne créait pas de nouvelles atteintes liées à la fréquentation touristique justifiant une pesée d'intérêts. Les atteintes existantes étaient minimes et les parcours autorisés étaient clairement définis de manière à canaliser le public. S'agissant des deux voies d'escalade autorisées, seule une d'entre elles (couloir du Pharmacien) aboutissait - sur territoire vaudois - à l'emplacement d'un point de vue accessible. Des constructions et aménagements étaient possibles, mais devaient faire l'objet d'une procédure ultérieure dans laquelle la conformité au droit fédéral serait examinée. Les cheminements hivernaux permettaient aussi d'éviter la dispersion des randonneurs. La proximité d'un district franc fédéral n'imposait pas une interdiction de la chasse dans le périmètre. La possibilité d'accorder des dérogations aux mesures de protection ne violait pas la loi.