Citation: 4A_102/2015 E. 3.4

3.4. Le recourant prétend qu'il a engagé sa responsabilité personnelle de liquidateur en vertu de l'art. 754 al. 1 CO quand il a prélevé 150'000 euros, en date du 15 juillet 2003, sur le compte courant de la société Y.________ AG in Liq. On ne saurait le suivre dans cette voie. Il a été retenu que, selon la convention conclue le jour en question entre ladite société en liquidation et Z.________, la première a prêté à la seconde le montant de 150'000 euros (que le recourant venait de faire débiter du compte courant de Y.________ AG in Liq.), que ce prêt devait porter intérêts à 2,5% par an, qu'il était remboursable à première réquisition sous 48 heures et qu'il était assorti d'une garantie, en ce sens que Z.________ donnait un droit de gage sur son compte courant auprès de la banque T.________ et s'engageait à maintenir un solde d'au moins 150'000 euros sur ce compte. Comme on l'a vu ci-dessus, le liquidateur doit en particulier terminer les affaires courantes et réaliser l'actif. On ne voit pas comment le retrait de la somme de 150'000 euros du compte courant de la société en liquidation pour la prêter aussitôt intégralement à une société en fondation de droit balkanique (soit Z.________) puisse entrer dans le cadre de ces opérations. Il appert en réalité que le recourant n'a pas procédé à ce retrait important de fonds dans l'intérêt de Y.________ AG in Liq., mais au seul profit de Z.________, société qu'il devait fonder avec l'ingénieur F.________ dans l'ancien Etat de Serbie-et-Monténégro pour y faciliter le transfert et l'exploitation de pièces détachées, d'outils et machines agricoles provenant d'une entreprise individuelle en liquidation concordataire. Le recourant n'allègue aucune circonstance concrète en rapport avec la liquidation de la société Y.________ AG in Liq. qui donnerait une justification audit prélèvement. Partant, le retrait d'argent en question n'était pas une tâche incombant à la personne chargée de la liquidation. N'ayant pas agi en cette occurrence dans la fonction de liquidateur de Y.________ AG in Liq. mais dans l'intérêt d'une société tierce dont il était cofondateur, le recourant ne saurait avoir enfreint ses devoirs de liquidateur, violation qui constitue le risque assuré par l'intimée. Le moyen est infondé.