Citation: 8C_757/2023 E. 10.3.1

10.3.1. Concernant l'activité exercée pour U.________ AG à S.________ en 1991 en particulier, les premiers juges ont considéré que, selon le recourant, cette entreprise était active dans la transformation/rénovation et qu'il y aurait fait également des travaux de soudure. Aucun élément ne permettait toutefois d'objectiver la présence d'amiante dans le cadre de cette activité. Admettre une exposition dans un tel cas reviendrait à considérer que tout ouvrier qui travaille avec des matériaux de récupération était en contact avec de l'amiante, ce qui n'était pas le cas en l'espèce. Cette appréciation est en contradiction avec les explications des expertes du Centre N.________ qui ont retenu une exposition importante à l'amiante durant cette période. Les premiers juges n'ont toutefois pas pris position sur cette incongruence. Le recourant fait valoir en outre qu'à l'époque, l'amiante avait été interdite depuis seulement deux ans (1989) - et se trouve encore aujourd'hui dans beaucoup de bâtiments -, qu'il s'agissait de la rénovation d'une maison de construction antérieure à l'interdiction de cette fibre et que le métier de soudeur est reconnu comme un métier dont l'exposition à l'amiante peut être importante. Ces éléments ne sauraient certes pas prouver qu'il avait effectivement été en contact avec de l'amiante lors de cette activité, toutefois, une telle exposition ne peut pas non plus être exclue d'emblée et pourrait être prise en considération dans le contexte d'une preuve par indices.