Citation: 8C_417/2020 E. 12.1.2

12.1.2. Les premiers juges ont considéré que la formulation de l'art. 7 al. 3 FITAF n'excluait pas que des dépens puissent exceptionnellement être alloués à une autorité. En effet, la jurisprudence rendue en matière d'assurances sociales par le Tribunal fédéral - sous l'empire d'abord de l'art. 159 al. 2 OJ puis de l'art. 68 al. 3 LTF, dont la teneur était similaire à celle de l'art. 7 al. 3 FITAF - admettait que les assureurs sociaux avaient droit à des dépens lorsque la partie adverse agissait de façon légère ou téméraire (ATF 128 V 124 consid. 5b p. 133 s.; 126 V 143 consid. 4b p. 150 s.) ou lorsque la spécificité ou la difficulté de la cause rendait nécessaire le recours à un avocat indépendant (ATF 119 V 448 consid. 6b p. 456; arrêt 9C_15/2009 du 28 mai 2009 consid. 4). En l'espèce, les premiers juges ont estimé que la recourante avait adopté en procédure une attitude récalcitrante, n'avait pas contribué à l'économie de la procédure et avait adopté une attitude qui constituait en réalité un abus de droit. Au surplus, l'état de fait était complexe et les difficultés qu'avaient rencontrées l'intimé, l'organe d'audit puis l'expert pour obtenir les justificatifs requis n'avaient pas contribué à le simplifier. Dès lors, compte tenu de l'attitude de la recourante et de la spécificité de la cause, il se justifiait d'octroyer exceptionnellement des dépens à l'intimé.