Citation: 8C_236/2023 E. 3.4.5

3.4.5. En l'occurrence, la recourante critique à juste titre cette partie du raisonnement des juges cantonaux. Lorsqu'un lien de causalité naturelle entre des troubles psychiques et un accident est admis - comme c'est le cas ici -, les critères objectifs pour juger de leur caractère adéquat ne sauraient être pondérés en fonction d'une prédisposition physique ou psychique de la personne assurée. Ces critères objectifs ont justement été établis pour parer au risque d'inégalité de traitement et couvrent également les risques présentés par les personnes qui, sur le plan psychique, assument moins bien l'accident que les assurés jouissant d'une constitution normale en raison d'une prédisposition liée à leur état physique ou psychique (ATF 115 V 133 consid. 4b). Il s'ensuit que la recourante ne peut se voir opposer les conséquences d'une fragilité préexistante à l'accident dans l'examen desdits critères. Il n'en demeure pas moins que le résultat auquel la cour cantonale est parvenue doit être confirmé.