Citation: 8C_8/2010 04.11.2010 E. 4

4.1 Les premiers juges ont fait application de ces critères objectifs. A cet égard, ils ont retenu que l'accident pouvait être qualifié de peu de gravité - ce qui, en règle ordinaire, conduit d'emblée à la négation du lien de causalité adéquate -, mais que les circonstances d'espèce jus-tifiaient néanmoins qu'il soit procédé à un examen selon les critères applicables à un accident de gravité moyenne. Un seul critère était dans ce cas susceptible d'entrer en ligne de compte, à savoir celui du caractère impressionnant de l'agression. Faute de présenter un degré d'intensité particulier, ce critère ne suffisait pas à établir le caractère adéquat des troubles psychiques. 4.2 En bref, le recourant soutient que l'agression dont il a été victime doit être classée parmi les accidents de gravité moyenne et que le caractère adéquat de ses troubles psychiques est donné parce que trois des critères jurisprudentiels déterminants se trouvent réunis (à savoir celui du caractère particulièrement impressionnant de l'accident, de la gravité et de la nature particulière des lésions physiques - vu la possibilité d'une transmission du virus HIV -, ainsi que de la durée anormalement longue du traitement médical). Cela étant, il estime que son cas aurait dû être examiné selon la définition générale du lien de causalité adéquate (le cours ordinaire des choses et l'expérience de la vie) dès lors qu'il avait été confronté à un choc émotionnel important lié à la probabilité d'une infection d'une maladie incurable et mortelle.