Citation: 5P.108/2005 22.08.2005 E. A

Dame X._______, née le 3 avril 1950, et X.________, né le 25 mai 1947, se sont mariés le 30 juillet 1980, en adoptant le régime de la séparation de biens. Ils ont eu trois enfants: les deux aînés sont actuellement majeurs et ont quitté le domicile familial; le cadet, prénommé C.________, est né le 14 avril 1988. Le 7 novembre 2002, l'épouse a saisi le Tribunal de première instance du canton de Genève d'une requête de mesures protectrices de l'union conjugale. Statuant le 27 mars 2003, cette juridiction a notamment autorisé les époux à vivre séparés, attribué la garde de l'enfant mineur à la mère, réglé le droit de visite du père et condamné celui-ci à payer à sa femme, à titre de contribution d'entretien pour elle et l'enfant mineur, la somme de 5'600 fr. par mois dès le 1er septembre 2002, allocations familiales ou d'études non comprises. Sur appel de chaque époux, la Cour de justice du canton de Genève a, par arrêt du 10 octobre 2003, annulé le point du dispositif du jugement attaqué relatif à la contribution d'entretien et porté le montant de celle-ci à 6'500 fr. dès le 1er septembre 2002. Par arrêt du 5 mars 2004, le Tribunal fédéral a admis, dans la mesure de sa recevabilité, le recours de droit public formé par le mari contre l'arrêt du 10 octobre 2003, au motif que l'enfant, alors âgé de 15 ans, n'avait pas été entendu. Il a par ailleurs jugé superflu d'examiner les griefs concernant les revenus des parties et les charges du mari car ces questions dépendaient de l'attribution de la garde, alors indéterminée en raison de l'admission du recours de droit public sur ce point. Par décision préparatoire du 24 juillet 2004, la Cour de justice a ordonné l'audition de l'enfant C.________ par le Service de protection de la jeunesse, laquelle a eu lieu le 23 août 2004.