Citation: 4C.323/2002 14.01.2003 E. 2

La recourante soutient que l'autorité cantonale a appliqué à tort le principe de la confiance pour interpréter la convention de mesures provisionnelles signée par les époux A.________, et singulièrement son chiffre VI. La solution adoptée par les juges cantonaux ne tiendrait de toute manière pas compte du fait que les parties à la convention précitée entendaient aplanir l'essentiel de leur querelle, à tout le moins à titre provisoire, en évitant que la recourante ne soit attaquée ultérieurement. A suivre la défenderesse, l'interprétation correcte de cet accord démontrerait que la demanderesse a admis que les salaires qui lui étaient dus étaient sortis du patrimoine de la recourante pour entrer dans celui du couple A.________, que ces salaires avaient été ainsi valablement versés par la société et que la question de leur remboursement à l'intimée à la suite du prélèvement opéré par A.________ sur le compte commun "Q" devait suivre le sort du procès au fond. La demanderesse aurait donné quittance à la défenderesse du versement desdits salaires, ce dont celle-ci pourrait se prévaloir. Si cette interprétation n'était pas retenue, la recourante prétend qu'elle pourrait invoquer que, "à travers le chiffre VI de la convention", l'intimée a déclaré en audience publique à l'administrateur A.________ qu'elle renonçait à ses prétentions de salaire à l'encontre de la défenderesse.