Citation: 4A_236/2009 03.09.2009 E. A

A.a Le 7 octobre 2003, la société anonyme X.________, de siège à A.________, a engagé W.________, en qualité d'agent de sécurité auxiliaire, puis, à partir du 1er janvier 2007, en qualité d'agent de sécurité fixe. L'employé était affecté au service de sécurité du site genevois de Z.________, pour un salaire mensuel de 4'943 fr.10, auquel s'ajoutait une prime professionnelle de 100 fr. bruts; il n'est pas contesté que le salaire mensuel perçu était majoré d'une indemnité-vacances de 8,33%. A.b X.________ était liée à Z.________ par un contrat, qui représentait le tiers du chiffre d'affaires de la première nommée; le contrat a pris fin le 31 décembre 2007 faute d'avoir été renouvelé en octobre 2007. Le 30 octobre 2007, X.________ a procédé à vingt-neuf licenciements, dont celui de W.________, sans avoir préalablement informé la représentation des travailleurs dans l'entreprise, constituée par une commission de quatre personnes, ni les travailleurs eux-mêmes. De même, aucune notification des licenciements projetés n'a été faite auprès de l'Office cantonal de l'emploi. Une amende administrative de 2'000 fr. a été infligée à X.________ pour non-respect de la procédure en matière de licenciement collectif. A partir du 3 décembre 2007, W.________ a été en incapacité totale de travailler pour une durée de deux semaines; il a repris normalement son travail dès le 15 décembre 2007. Durant les fêtes de fin d'année, il a bénéficié de quelques jours de vacances. Le 21 décembre 2007, W.________ a fait opposition à son licenciement, qu'il a qualifié d'abusif, et a réclamé une indemnité pour licenciement abusif. A.c Après avoir été interpellé par le Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs (SIT) au sujet de la procédure à suivre en cas de licenciement collectif, l'employeuse a, le 21 janvier 2008, communiqué à l'Office cantonal de l'emploi l'annonce complète des vingt-neuf licenciements. Jusqu'à la fin du mois de janvier, W.________ a régulièrement effectué ses services, sans disposer d'aucun temps libre pour la recherche d'emploi, et a perçu son salaire. Dès février 2008, il a bénéficié des indemnités de l'assurance-chômage.