Citation: I 493/04 13.04.2005 E. 6

6.1 Le docteur G.________ a indiqué dans son rapport d'expertise qu'un traitement pharmacologique ciblé sur le trouble panique devait être instauré, éventuellement de concert avec une thérapie cognitivo-comportementale. De l'avis de ce médecin, ce n'est qu'à la suite de ce traitement thérapeutique que l'on pourrait juger de l'amélioration symptomatique et estimer, en fonction de l'état de santé de l'assuré et d'une symptomatologie résiduelle éventuelle, la possibilité de la reprise d'une activité professionnelle et des éventuelles limitations à prendre en considération. 6.2 Il est admis dans la littérature médicale que le traitement préconisé par le docteur G.________ (thérapie cognitivo-comportementale associée à un traitement médicamenteux) est propre à soulager de manière importante une personne atteinte d'un trouble panique (voir notamment Hell/Endrass/Vontobel, Kurzes Lehrbuch der Psychiatrie, Berne 2003, p. 135 ss; Margraf/Becker, Angststörungen, in Psychische Störungen und ihre Behandlungen, Berne 1997, p. 256 ss). Or, selon la jurisprudence, un assuré doit, avant de requérir des prestations, entreprendre de son propre chef tout ce qu'on peut raisonnablement attendre de lui, pour atténuer le mieux possible les conséquences de son invalidité (sur ce principe général du droit des assurances sociales, voir ATF 123 V 233 consid. 3c, 117 V 278 consid. 2b, 400 consid. 4b et les arrêts cités; Riemer-Kafka, Die Pflicht zur Selbstverantwortung, Fribourg 1999, p. 57, 551 et 572; Landolt, Das Zumutbarkeitsprinzip im schweizerischen Sozialversicherungsrecht, thèse, Zurich 1995, p. 61). 6.3 Compte tenu de ces éléments, on peut raisonnablement exiger que l'assuré se soumette à une mesure thérapeutique, qui est susceptible de lui faire retrouver une capacité de travail et de gain importante et lui permettrait de réintégrer le monde du travail encore durant plus de vingt ans. Bien que le docteur B.________ ait émis d'importantes réserves sur la réussite d'une telle mesure, il n'en demeure pas moins qu'il est à l'heure actuelle prématuré de poser un pronostic professionnel définitif dans le sens d'une incapacité de travail totale et irrémédiable, alors même qu'aucun traitement thérapeutique n'a été sérieusement entrepris. Il appartient dès lors à l'office AI de demander à l'assuré qu'il entreprenne les mesures thérapeutiques préconisées par le docteur G.________. En cas de refus de sa part, il mettra en oeuvre la procédure de sommation prévue à l'art. 21 al. 4 LPGA (applicable à ce jour), en vertu de laquelle les prestations peuvent être réduites ou refusées temporairement ou définitivement si l'assuré se soustrait ou s'oppose, dans les limites de ce qui peut être exigé de lui, à un traitement raisonnablement exigible et susceptible d'améliorer notablement sa capacité de travail ou d'offrir une nouvelle capacité de gain (voir aussi ATF 122 V 218). Il n'en reste pas moins que pour la période écoulée, l'assuré a acquis un droit à une rente entière de l'assurance-invalidité, qui subsistera aussi longtemps que l'incapacité de gain n'a pas été effectivement supprimée, ou diminuée, dans une mesure sensible pour le droit à la rente par des mesures thérapeutiques appropriées, ou jusqu'à ce que, sur la base de la procédure de sommation, on puisse sanctionner le refus d'entreprendre ces mesures (voir VSI 1997 p. 43 consid. 5c).