Citation: 2C_477/2020 E. 6.4

6.4. En l'occurrence, pendant son séjour en Suisse, le recourant a été condamné pénalement à cinq reprises, notamment pour des violations de la LStup, soit des infractions envers lesquelles le Tribunal fédéral se montre particulièrement rigoureux (cf. ATF 139 II 121 consid. 5.3 p. 126; arrêt 2C_899/2017 du 7 juin 2018 consid. 4.3.1). Certes, l'intéressé peut se prévaloir d'une bonne intégration sociale (attestée par des lettres de soutien), n'a jamais émargé à l'aide sociale et exerce actuellement une activité professionnelle stable au sein de sa propre entreprise. Cependant, il faisait encore l'objet, au 18 février 2020, de poursuites à hauteur d'environ 75'000 fr. et d'actes de défaut de biens s'élevant à 24'755 fr., de sorte que, sur le plan financier, son intégration en Suisse est inexistante. Concernant les possibilités de réintégration de l'intéressé au Kosovo, le retour dans ce pays exigera, dans un premier temps, un effort d'adaptation. Une réintégration ne paraît toutefois pas d'emblée insurmontable (cf. aussi supra consid. 5). En effet, le recourant, qui dispose d'une expérience professionnelle, est jeune, en bonne santé et sans enfant, est entré en Suisse à l'âge adulte et a passé toute son enfance et sa jeunesse au Kosovo, de sorte qu'il connaît bien son pays d'origine et en maîtrise la langue. Ses parents et deux de ses soeurs résident en outre au Kosovo, ce qui lui permettra de se réintégrer plus facilement. Dans ces conditions, sur la base d'une approche globale, il n'apparaît pas qu'en faisant primer l'intérêt public à éloigner le recourant de Suisse sur l'intérêt privé à ce que celui-ci puisse continuer d'y demeurer, la Cour de justice ait méconnu l'art. 8 CEDH (à supposer que l'intéressé puisse s'en prévaloir) et l'art. 96 al. 1 LEtr.