Citation: 2C_110/2020 E. 5

Pour le surplus, on relèvera que la réintégration de la recourante dans son pays d'origine n'apparaît pas fortement compromise. Il ressort en effet de l'arrêt entrepris (art. 105 al. 1 LTF) que celle-ci est en bonne santé et qu'elle a vécu l'essentiel de sa vie dans son pays d'origine. Par ailleurs, étant donné l'engagement de ses enfants à assurer son entretien, l'intéressée ne se retrouvera pas dans le dénuement dans son pays d'origine. Par ailleurs, si elle affirme, sans le démontrer, qu'il est "très fréquent [dans son village] que des voleurs entrent dans des maisons habitées ou non", elle ne soutient pas que son renvoi l'exposerait à un risque réel d'être soumis à un traitement contraire à l'art. 3 CEDH. Enfin, dans la mesure où elle déclare ne pas s'imaginer retourner vivre seule au Kosovo et être séparée de toute sa famille, il n'en demeure pas moins que de telles conditions de vie correspondent selon toute vraisemblance à celles qu'elle a vécues depuis son divorce en 2003 et le départ de ses enfants. On précisera, au demeurant, que le simple fait que l'étranger doive retrouver des conditions de vie qui sont usuelles dans son pays de provenance ne saurait suffire à maintenir son titre de séjour, même si ces conditions de vie sont moins avantageuses que celles dont cette personne bénéficie en Suisse (cf. arrêt 2C_72/2019 du 7 juin 2019 consid. 5.2 et les arrêts cités).