Citation: 5A_553/2020 E. 5.2.1

5.2.1. Le recourant soutient tout d'abord qu'il serait arbitraire de retenir qu'il aurait obtenu un salaire élevé auprès de E.________ SA et que son contrat de travail se serait terminé avec son accord, de sorte qu'il aurait renoncé à son revenu. Il s'efforce de démontrer qu'il aurait bien été licencié par la société précitée mais présente toutefois une motivation essentiellement appellatoire, dans laquelle il se contente principalement de substituer son appréciation à celle des juges cantonaux. Il ne parvient dès lors pas à faire tenir pour arbitraires les motifs exposés ainsi que la conclusion retenue. Selon la jurisprudence, si le débirentier diminue volontairement son revenu alors qu'il savait, ou devait savoir, qu'il lui incombait d'assumer des obligations d'entretien, il n'est pas arbitraire de lui imputer le revenu qu'il gagnait précédemment, ce avec effet rétroactif au jour de la diminution (arrêts 5A_571/2018 du 14 septembre 2018 consid. 5.1.2; 5A_372/2016 du 18 novembre 2016 consid. 3.1; 5A_453/2015 du 4 novembre 2015 consid. 2.1; 5A_318/2014 du 2 octobre 2014 consid. 3.1.3.2; 5A_612/2011 du 27 février 2012 consid. 2.1; 5A_317/2011 du 22 novembre 2011 consid. 6, non publié aux ATF 137 III 614; 5A_341/2011 du 20 septembre 2011 consid. 2.5.1; cf. pour un cas relevant de l'abus de droit: ATF 143 III 233). Compte tenu de ce qui précède, on peut considérer que, dans la mesure où le recourant ne conteste pas valablement avoir renoncé à son activité pour le compte de E.________ SA, c'est sans arbitraire que l'autorité cantonale lui a imputé, sans délai, le revenu mensuel de 12'000 fr. qu'il réalisait du temps où il y était employé.