Citation: 1C_200/2020 E. 1

Tel n'est pas le cas en l'espèce. La Cour de droit administratif et public a renvoyé la cause à la Municipalité de Bourg-en-Lavaux pour qu'elle statue sur l'ordre de remise en état sur la parcelle n° 10106 et sur l'esthétique de l'annexe édifiée sur la parcelle n° 271. L'autorité communale est certes liée par l'arrêt de renvoi en tant qu'il constate que la construction litigieuse ne peut pas être autorisée pour la partie sise sur la parcelle n° 10106 et il est douteux qu'il lui reste une marge de manoeuvre notable quant à la remise en état des lieux. En revanche, elle doit déterminer dans quelle mesure la dépendance cadastrée sous le n° ECA 103b peut être régularisée moyennant l'amélioration de l'esthétique du toit. Sur ce point, elle conserve une liberté d'appréciation suffisante pour lui reconnaître plus qu'un simple rôle d'exécutante de l'arrêt cantonal de renvoi. Il est vrai que la cour cantonale aurait pu statuer elle-même sur la remise en état de la parcelle n° 10106, ouvrant alors la voie du recours en matière de droit public au Tribunal fédéral sur ce point, et renvoyer la cause à la Municipalité pour le surplus (cf. arrêt 1C_584/2010 du 7 juillet 2011 consid. 1.1-1.3); elle a toutefois préféré annuler les décisions municipales et retourner le dossier à l'autorité communale pour qu'elle statue par une unique décision sur les deux points. Cela étant, il n'y a pas lieu de considérer que l'arrêt attaqué revêtirait un caractère final en ce qui concerne la partie de l'ouvrage sis sur la parcelle n° 10106, ce d'autant que l'argumentation du recourant tend à considérer celui-ci comme une construction unique. On peut raisonnablement exiger qu'il attende la nouvelle décision municipale afin que le Tribunal fédéral ne se prononce qu'une seule fois sur la conformité au droit des travaux de démolition et de reconstruction de l'ancien poulailler et cabanon de jardin cadastrés sous les n os ECA 103b et 103c. La Cour de céans ne pourrait donc entrer en matière sur le recours en matière de droit public que si les conditions alternatives de l'art. 93 al. 1 let. a et b LTF étaient réalisées, s'agissant d'une décision qui n'entre pas dans le champ d'application de l'art. 92 LTF.