Citation: 6B_808/2022 E. 2.3

2.3. Dans une première partie de son mémoire de recours, intitulée "Rappel des faits essentiels", le recourant présente une version personnelle des événements. Dans la mesure toutefois où il s'écarte des faits retenus par la cour cantonale ou les complète, sans démontrer que ceux-ci seraient manifestement inexacts ou auraient été arbitrairement omis, son exposé est appellatoire et, partant, irrecevable. Le recourant s'en prend aux déclarations de l'intimée, relevant qu'elle n'aurait pas fait état de deux séquences en lien direct avec les faits reprochés, ce qui relèverait du mensonge. D'une part, elle n'aurait pas spontanément évoqué l'achat de préservatifs et de vaseline à la Coop - qui avait immédiatement précédé la relation intime -, ne le reconnaissant qu'une fois confrontée aux déclarations du recourant. D'autre part, soutenant dans un premier temps avoir été empêchée de tout contact durant le week-end, l'intimée n'aurait évoqué les appels téléphoniques à sa mère qu'une fois confrontée aux éléments de preuve matériels; à cet égard, la mère de l'intimée, entendue comme témoin, aurait également omis dans un premier temps de mentionner cet appel. Selon le recourant, alors que l'intimée avait été en mesure de donner une version très détaillée du déroulement des faits, il ne serait pas soutenable de considérer ces deux omissions comme de simples imprécisions. L'argumentation du recourant se concentre, en somme, sur la crédibilité de l'intimée. Il livre toutefois sa propre appréciation des déclarations successives de celle-ci, dans une démarche purement appellatoire, partant irrecevable. Autrement dit, il ne parvient pas à démontrer que l'appréciation des preuves opérée par la cour cantonale serait arbitraire. Au demeurant, contrairement à ce qu'il affirme, la cour cantonale s'est prononcée sur les imprécisions de l'intimée - soit l'achat à la Coop et le contact téléphonique. Elle s'est à cet égard livrée à un examen détaillé des déclarations de l'intimée au sujet du déroulement du week-end, celle-ci ayant mis l'accent sur les agissements du recourant à son endroit; ses affirmations étaient en outre accréditées par les témoins, les rapports médicaux et deux messages électroniques du recourant. C'est le lieu de préciser que la cour cantonale n'a pas considéré, comme le soutient le recourant, que l'état psychologique de l'intimée aurait attesté de sa crédibilité; c'est en association avec d'autres éléments au dossier que cet état a été pris en compte dans l'examen des déclarations de l'intimée, dont il a uniquement renforcé la crédibilité. Sur la base de tous ces éléments, il n'était pas manifestement insoutenable de retenir que les deux imprécisions décrites ci-dessus ne diminuaient en rien la force probante du récit de l'intimée pris dans sa globalité. Enfin, pour nier la crédibilité de l'intimée, le recourant se prévaut de photographies qu'aurait postées l'intéressée sur son compte Instagram trois jours après le dépôt de la plainte pénale; cette argumentation se fonde cependant sur une appréciation personnelle de la situation, ainsi que sur des éléments de fait qu'il invoque librement, de sorte qu'elle est irrecevable. En définitive, le recourant ne démontre pas en quoi il était arbitraire de considérer les déclarations de l'intimée comme crédibles. S'agissant de ses propres déclarations, le recourant fait valoir qu'elles seraient constantes, n'ayant fluctué que sur des éléments périphériques, qu'il se serait spontanément exprimé sur des éléments pertinents et n'aurait jamais contesté le caractère tumultueux de la relation. En l'espèce, le recourant ne fait une nouvelle fois qu'opposer son appréciation à celle de la cour cantonale, dans une démarche purement appellatoire et, partant, irrecevable. Au demeurant, la cour cantonale a considéré que le récit du recourant avait évolué en fonction des déclarations de l'intimée. Cela concernait en particulier la pratique de l'acte sexuel par pénétration anale au sein du couple, ses déclarations variant entre le fait que l'intimée aurait souffert d'inconfort et ne l'aurait acceptée que pour lui faire plaisir au fait qu'elle y aurait finalement pris du plaisir. Selon la cour cantonale, le recourant avait également eu des déclarations changeantes au sujet de la masturbation qui avait fait suite à l'interruption de la sodomie, du moment où le couple s'était couché le samedi soir et, enfin, de la menace de diffusion d'images intimes de l'intimée. Or ces éléments sont loin d'être "périphériques", comme le soutient le recourant. Il n'était par conséquent pas manifestement insoutenable pour la cour cantonale de considérer que les dénégations du recourant n'emportaient pas la conviction. En définitive, au terme d'une appréciation circonstanciée et détaillée des éléments de preuves au dossier, la cour cantonale a donné la préséance à la version des faits avancée par l'intimée. Ce faisant, elle n'a pas apprécié les preuves de manière arbitraire ni violé le principe in dubio pro reo. Sur cette base, il n'était pas arbitraire de tenir pour établis les faits tels que décrits par l'intimée et qui ressortent de l'acte d'accusation. Les critiques du recourant doivent être rejetées dans la mesure où elles sont recevables.