Citation: I 278/04 29.03.2006 E. A

D.________, née en 1963, mariée, travaillait depuis 1993 comme secrétaire au service de la société X.________ SA. Peu après la naissance, en mars 1997, de son premier enfant, les médecins ont diagnostiqué chez elle une thyroïdite silencieuse avec hypothyroïdie; la prénommée s'est également plainte d'une exacerbation de douleurs lombaires et cervicales, ainsi que d'un important état de fatigue. Elle a repris son travail durant quelques jours, puis a définitivement arrêté de travailler. Son employeur l'a licenciée pour la fin du mois de septembre 1997. Par la suite, D.________ a bénéficié des prestations cantonales de chômage en cas de maladie. Le 20 juillet 1998, elle a adressé une demande de rente à l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (ci-après : l'office AI). L'office AI a recueilli les avis des médecins consultés par l'assurée (cf. les rapports des docteurs S.________, B.________ ainsi que P.________) et requis une expertise auprès du Centre d'observation médicale de l'assurance-invalidité (COMAI). Dans leur rapport du 1er novembre 2001, les médecins de cet établissement ont posé les diagnostics suivants : «a) influençant la capacité de travail : 1. fibromyalgie, 2. forte suspicion d'un syndrome de fatigue chronique, 3. troubles d'adaptation avec des composantes dépressives et sociales dans le cadre d'une maladie somatique chronique; b) avec répercussion pathologique : 4. encéphalite en 1993 [recte : 1983], 5. cystite récidivante; c) autres : thyroïdite post-partum en 1997 actuellement pas d'insuffisance thyroïdienne». Ils ont estimé que pour une activité lucrative, la présence à elle seule de la fibromyalgie (ou syndrome de fatigue chronique) justifiait la reconnaissance d'une capacité de travail de 50 %, celle-ci tendant vers zéro à cause des troubles de l'adaptation surajoutés; dans le ménage, la capacité de travail oscillait entre 25 % et 33 %. Après avoir posé des questions complémentaires au COMAI, l'office AI a rendu, le 30 mai 2002, une décision par laquelle il a rejeté la demande de prestations. Il a considéré que les troubles douloureux dont souffrait l'assurée ne présentaient pas de caractère invalidant au sens de la loi.