Citation: 8C_529/2020 E. 3.3

3.3. L'instance précédente a retenu que le docteur C.________ attestait d'un état de santé qui n'avait que peu évolué depuis l'opération de 2013. En outre, ce praticien ne s'était pas risqué à affirmer que la thérapie par stimulation médullaire qu'il proposait aurait pour effet une quelconque amélioration de l'état de santé du recourant ou de sa capacité de travail. Les rapports médicaux du docteur C.________ ne mettaient donc pas en cause les conclusions de la cour cantonale dans son jugement du 8 février 2019, selon lesquelles l'état de santé du recourant n'avait pas évolué depuis 2013. Il s'agissait d'un premier motif justifiant de déclarer irrecevable la demande de révision. Remettant en question le caractère nouveau de l'avis du docteur C.________, les premiers juges ont par ailleurs constaté que ses conclusions n'étaient pas fondées sur des examens nouveaux. Ce spécialiste avait en effet procédé à des tests de quatre qualités (froid, chaud, toucher et piqué) et d'évolution de la douleur après injection de lidocaïne, alors que le recourant avait déjà par le passé subi des tests de sensibilité auprès de plusieurs spécialistes et bénéficié d'une infiltration de lidocaïne. Le docteur C.________ semblait plutôt fonder son raisonnement sur les indications figurant dans le rapport opératoire du 5 décembre 2013, en contestant l'ensemble des avis médicaux au dossier. Le docteur E.________, spécialiste en neurologie du Centre de compétences de la CNA, avait relevé des faiblesses dans le raisonnement du docteur C.________ et avait estimé que l'hypothèse avancée par celui-ci n'était pas étayée par les faits contemporains à l'intervention chirurgicale incriminée, le recourant n'ayant pas présenté de troubles sensitifs subjectifs dans les sept mois après l'opération. Dans ces conditions, l'avis du docteur C.________ consistait selon les juges cantonaux en une appréciation différente de la situation, ce qui constituait un second motif d'irrecevabilité de la demande de révision. Au demeurant, en indiquant que le recourant n'avait pas subi d'examen susceptible de documenter et de quantifier des lésions des nerfs purement sensitifs comme ceux endommagés (à savoir un examen au moyen d'un thermotest avec QST), le docteur C.________ avait admis que ses constatations effectuées sur la base d'un test de sensibilité constituaient tout au plus un indice allant dans le sens du diagnostic posé, ce qui était insuffisant pour établir un fait nouveau pertinent.