Citation: 7B_571/2024 E. 3.2.2

3.2.2. Les explications du recourant paraissent toutefois réfutées par son séjour à V.________ qu'il aurait entrepris dès la nuit des faits sans avertir quiconque, et pour une période de deux mois environ, oeuvrant alors, selon son amie D.________, comme guetteur pour des trafiquants de stupéfiants. Il ressort en outre de l'arrêt attaqué qu'en octobre 2017, le recourant n'avait pas non plus hésité à fuguer du Centre J.________, à W.________, alors qu'il y exécutait une mesure thérapeutique institutionnelle (art. 59 CP), n'ayant été arrêté, en France, qu'en février 2018, puis extradé vers la Suisse en août 2019. Par ailleurs, au regard notamment des circonstances de son arrestation le 6 septembre 2023, décrite comme "extrêmement houleuse" par la cour cantonale, celle-ci n'a pas versé dans l'arbitraire en ne tenant pas compte des explications du recourant selon lesquelles il serait prêt à répondre aux convocations qui lui seraient adressées dans la procédure dirigée contre lui. Dans ce contexte, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en estimant qu'il existait un risque de fuite au sens de l'art. 221 al. 1 let. a CPP, pas plus qu'elle n'a violé le principe de la proportionnalité en refusant, au regard des circonstances décrites ci-avant, d'assigner le recourant à résidence, à titre de mesure de substitution (cf. art. 237 al. 2 let. c CPP).