Citation: 2C_500/2015 E. 1

Le 26 décembre 2012, A.________ a déposé une demande de permis de séjour avec activité lucrative auprès du Service de la population du canton de Vaud (ci-après: le Service cantonal). Auditionnée le 23 avril 2013 par la police, à la demande du Service cantonal, A.________ a déclaré qu'elle s'était séparée de son mari en raison de la consommation de stupéfiants de ce dernier. Elle a également indiqué n'avoir pas fait l'objet de violences physiques de la part de son mari, mais avoir mal supporté de voir celui-ci se droguer en sa présence. L'intéressée a ajouté qu'elle n'avait pas été au courant de la procédure de divorce engagée en Serbie et qu'elle attendait que son mari se sèvre pour rependre leur vie conjugale. Elle a précisé enfin qu'elle travaillait en qualité de chauffeur à plein temps pour un salaire mensuel de 3'650 fr. Interrogé le même jour, B.________ a confirmé que la séparation était due à sa consommation de stupéfiants. Il n'excluait pas un retour à la vie conjugale, précisant qu'à la date de l'audition, il avait cessé de consommer des drogues depuis une année. Il a ajouté que le retour de A.________ dans son pays d'origine serait difficile, compte tenu de la " mentalité " des gens du pays. Le 10 juillet 2013, le Service cantonal a informé A.________ de son intention de refuser le renouvellement de l'autorisation de séjour et lui a donné l'occasion de se déterminer. Le 4 septembre 2013, l'intéressée a expliqué qu'après 30 mois de mariage, elle avait découvert que son mari souffrait de problèmes de drogue, qu'il se montrait violent et la battait. Elle a expliqué qu'il ne voulait pas travailler et qu'elle avait dû rapidement trouver un emploi afin de subvenir aux besoins de la famille. Invitée par le Service cantonal à établir la réalité des violences conjugales, A.________ a répondu qu'elle n'avait pas porté plainte contre son mari en raison des menaces qu'elle avait reçues de la part de sa belle-famille. Elle n'avait donc pas de preuves à apporter à ce sujet. Elle a toutefois transmis au Service cantonal les coordonnées du médecin psychiatre de son époux, qui pouvait, selon l'intéressée, apporter des précisions sur l'état mental de B.________. A.________ a également produit une lettre manuscrite non datée de son ex-époux lui demandant pardon.