Citation: 9C_310/2024 E. 6.1

6.1. Dans une première argumentation, le recourant affirme que l'instruction du "volet" psychiatrique du dossier est insuffisante et que les réponses "approximatives et peu claires" de l'expert psychiatre ne permettent pas d'"écarter" l'appréciation de la doctoresse D.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, qui avait posé le diagnostic de trouble dépressif récurrent, avec des troubles de la mémoire du travail, et attesté une incapacité totale de travail. Ce faisant, l'assuré ne fait pas état d'éléments cliniques ou diagnostiques concrets et objectifs susceptibles de mettre en cause les conclusions suivies par les juges précédents, ni de motifs susceptibles d'établir le caractère arbitraire de leur appréciation. Quoi qu'en dise l'intéressé, le docteur C.________ a dûment exposé les raisons pour lesquelles il n'a pas retenu de diagnostic psychiatrique incapacitant (rapport d'expertise psychiatrique, ch. 6-8 p. 92-98) et ses conclusions sont claires et précises. Cela ressort du reste des constatations cantonales (cf. consid. 4.2.1 et 4.3.2 p. 7 et 13 de l'arrêt entrepris). L'instance précédente a par ailleurs expliqué de manière convaincante que la doctoresse D.________ avait repris les incapacités et limitations fonctionnelles en lien avec les troubles physiques de l'assuré, sans faire état de limitations psychiatriques et sans non plus se prononcer sur le pourcentage auquel l'activité adaptée qu'elle considérait comme exigible pouvait être exercée. Le recourant ne peut dès lors pas être suivi lorsqu'il affirme que l'instance précédente a "écarté de manière expéditive et sans aucune motivation valable" le rapport établi par sa psychiatre traitante le 8 mars 2022. Quant au fait que le docteur C.________ a indiqué que l'assuré n'avait "pas compris la question d'un éventuel diagnostic psychiatrique malgré la présence d'une traductrice en portugais", on ne voit pas en quoi il permettrait de douter des "informations factuelles" retenues par l'expert psychiatre. En particulier, le fait que l'assuré n'exprime pas d'émotion, reste peu précis dans ses réponses ou présente parfois une certaine tristesse ne suffit pas pour considérer que le tableau symptomatique d'un trouble dépressif serait objectivement rempli. Or selon les constatations faites par l'expert psychiatre lors de l'examen, l'assuré, dont la mémoire (immédiate et à long terme) était préservée, avait une humeur neutre et ne présentait pas d'attitude morose et pessimiste ni d'émoussement ou d'abrasion des affects, qui étaient appropriés. Dans ce contexte, on rappellera qu'il ne suffit pas d'affirmer que la mise en oeuvre de mesures d'instruction complémentaires (sous la forme d'une expertise) pourrait apporter des renseignements supplémentaires pour mettre en évidence que la juridiction cantonale aurait procédé de manière arbitraire à une appréciation anticipée des preuves (à ce sujet, voir ATF 140 I 285 consid. 6.3.1) ou aurait établi les faits de manière incomplète (cf. consid. 2 supra).