Citation: 8C_555/2019 E. 5

Le grief est mal fondé. En effet, la condition de la durée minimale d'activité soumise à cotisation s'examine au regard de la durée formelle du rapport de travail considéré et non des jours effectifs de travail (cf. ATF 122 V 256 consid. 4c/bb p. 263; 121 V 165 2c/bb p. 170; arrêt 8C_645/2014 du 3 juillet 2015 consid. 1.1; voir aussi THOMAS NUSSBAUMER, Arbeitslosenversicherung, in Soziale Sicherheit, SBVR vol. XIV, 3 e éd. 2016, p. 2327 n. 212 et 213; BORIS RUBIN, Commentaire de la loi sur l'assurance-chômage, 2014, n° 38 ad art. 13 LACI). En l'occurrence, les juges cantonaux ont bien retenu qu'il existait trois contrats de mission distincts, comme le fait valoir la recourante. Celle-ci ne peut toutefois rien tirer en sa faveur du ch. B150b du Bulletin LACI, en vertu duquel, en cas de missions irrégulières appartenant chacune à différents contrats de travail auprès du même employeur, le calcul de la période de cotisation se base sur un découpage au prorata des mois civils sur lesquels porte la mission, du début à la fin de celle-ci. En l'espèce, quand bien même l'intimé n'a pas travaillé durant les fêtes de fin d'année 2017 et les jours fériés de Pâques, il n'en reste pas moins que, selon les constatations des premiers juges, les contrats de mission, de durée déterminée, couvraient ces périodes. La recourante ne démontre pas en quoi ces constatations, qui lient le Tribunal fédéral, seraient manifestement inexactes ou contraires au droit. En particulier, elle ne prétend pas que les contrats en question auraient été résiliés au 23 décembre 2017, respectivement au 30 mars 2018. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu de restreindre la durée des missions dans le sens voulu par la recourante. Il s'ensuit que le recours est mal fondé et doit être rejeté.