Citation: 6B_849/2022 E. B

Statuant le 1 er juin 2022, la Cour pénale I du Tribunal cantonal du Valais a partiellement admis l'appel formé par A.________ et l'appel joint du ministère public. Il l'a condamné à une peine privative de liberté de 24 mois, sous déduction de la détention subie du 25 mai 2019 au 25 juin 2019 et du 29 décembre 2020 au 18 juin 2021, assortie du sursis partiel et d'un délai d'épreuve de trois ans, la peine à exécuter étant fixée à neuf mois, et a prononcé son expulsion du territoire suisse pour une durée de cinq ans, le jugement étant confirmé pour le surplus. Il en ressort notamment les faits suivants: B.a. Le 19 mai 2019, B.________ est sortie avec des amis en ville de U.________, le rendez-vous étant fixé à 21h au bar "C.________", à la rue de V.________. Elle y a notamment retrouvé D.________, E.________, F.________ et G.________. Ils ont consommé de l'alcool. Après s'être installés au bar près de la porte côté rue de V.________, ils se sont assis à une table vers la même entrée. B.________ a rencontré A.________ dans l'établissement. Elle était en état d'ivresse et désinhibée mais pas totalement sous l'emprise de l'alcool. Alors qu'ils prenaient un verre ensemble, il l'a enlacée, a passé sa main dans ses cheveux et a tenté de l'embrasser dans la nuque. E.________ est intervenue et a ramené son amie à leur table. A un moment donné, B.________ a suivi un homme à l'extérieur de l'établissement. Alors qu'ils marchaient en direction du W.________, l'homme l'a poussée dans le hall d'entrée de l'immeuble de la rue de V.________ 2, l'a fait tomber à quatre pattes, lui a descendu le pantalon et le slip jusqu'à mi-cuisses, l'a touchée au niveau des seins à même la peau, des fesses et du vagin puis lui a introduit un doigt dans l'anus et quelque chose dans le vagin en la maintenant par la hanche. Il a agi en dépit des demandes de B.________ d'arrêter. Après un certain temps, il a cessé et l'a ramenée dans la rue. Dès sa première audition par la police, B.________ a considéré que l'auteur de ces faits était A.________, contre qui elle a déposé plainte. B.b. A.________, ressortissant portugais, est né en 1987 à X.________ au Portugal. Il est arrivé en Suisse à l'âge de 2 ans et a toujours vécu en Valais depuis lors, où il a grandi et a tous ses amis. Il parle couramment et comprend le portugais, sans savoir l'écrire. Il a une trentaine de cousins et d'oncles au Portugal. Célibataire, il vit avec ses parents. Il est père de deux garçons, H.________ né en 2007 et I.________ né en 2010, issus d'une précédente relation. Il dit exercer régulièrement son droit de visite sur ses fils, qu'il voit chaque semaine et avec lesquels il entretient de bonnes relations. Durant sa détention, il a estimé qu'il valait mieux qu'ils ne viennent pas le voir mais a gardé des contacts réguliers avec eux par téléphone. Titulaire d'un CFC de réparateur automobile, il a travaillé durant 11 ans chez J.________, puis comme vendeur automobile chez K.________ Sàrl à Y.________. Il détient actuellement un établissement public, le "L.________", à Z.________ sans qu'il ne perçoive de revenus à ce titre et travaille à la création d'une société de coaching d'achat-vente de véhicules d'occasions et neufs. Parallèlement, il est inscrit au chômage et perçoit des indemnités journalières. S'agissant de ses charges, il verse notamment des pensions alimentaires mensuelles pour ses fils à hauteur de 1'540 francs. Il ne fait pas l'objet de poursuites. Son casier judiciaire suisse comporte les inscriptions suivantes: le 17 novembre 2015, peine pécuniaire de 150 jours-amende à 90 fr., avec sursis pendant 2 ans, amende de 1'200 fr., pour agression (art. 134 CP), dommages à la propriété (art. 144 al. 1 CP) et menaces (art. 180 CP) pour des faits survenus le 30 avril 2015; le 25 janvier 2016, peine pécuniaire de 23 jours-amende à 75 fr., avec sursis pendant quatre ans, amende de 1'300 fr., pour conduite en incapacité de conduire (art. 91 al. 2 let. a LCR) pour des faits survenus le 7 juillet 2016; le 5 août 2016, peine pécuniaire de 35 jours-amende à 100 fr., avec sursis pendant quatre ans, amende de 1'400 fr., pour violation grave des règles de la circulation routière (art. 90 ch. 2 LCR), avec révocation du sursis accordé le 25 janvier 2016, pour des faits survenus le 7 juillet 2016; le 19 février 2019, peine pécuniaire de 80 jours-amende à 50 fr., avec sursis pendant 5 ans, amende de 1'500 fr., pour violation des règles de la circulation routière (art. 90 ch. 1 LCR), opposition au dérobade aux mesures visant à déterminer l'incapacité de conduire (art. 91a al. 1 LCR) et violation des obligations en cas d'accident (art. 92 al. 1 LCR) avec révocation du sursis accordé le 5 aout 2016, pour des faits survenus le 1er janvier 2019.