Citation: 6B_412/2014 E. 2.3

2.3. Le recourant reproche à l'autorité précédente de n'avoir pas retenu son repentir sincère, en violation de l'art. 48 let. d CP. Il se plaint également d'un défaut de motivation concernant des rétractations de sa part invoquées par l'autorité précédente pour justifier son refus d'appliquer cette disposition. Durant la procédure, le recourant a admis avoir participé à plusieurs cambriolages. Pour plusieurs des infractions qui lui sont reprochées, il a donné l'identité de ses comparses. Il ne fait ainsi pas de doute, comme l'a retenu l'autorité précédente, que sa collaboration a été très bonne et que le recourant s'est chargé lui-même et s'expose à des représailles. Néanmoins, le recourant a été condamné pour trois brigandages aggravés, car commis en bande. Pour deux d'entre eux, il a nié avoir accepté le recours à la violence pour voler, tentant de faire qualifier ses actes de vols et non de brigandages, infractions sanctionnées beaucoup plus lourdement. Ces deux brigandages ont été commis contre des personnes âgées de 84, 86 et 90 ans, choisies comme telles car plus vulnérables. Elles sont restées choquées par les faits et la violence dont elles ont été victimes. Dès lors que le recourant nie avoir accepté l'usage de violence à leur encontre, l'un des éléments les plus choquants dans la commission de ces deux cambriolages, on ne saurait considérer, malgré les éléments favorables exposés ci-dessus, qu'il ait pris conscience de la gravité de ses actes et fait ainsi preuve de repentir sincère au sens de l'art. 48 let. d CP. Le grief soulevé par le recourant à cet égard doit être rejeté. Les critiques du recourant à l'encontre des autres motifs retenus par l'autorité précédente pour nier le repentir sincère sont sans objet.