Citation: 9C_704/2016 E. 4

Compte tenu de son pouvoir d'examen restreint (supra consid. 1), il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante d'établir en quoi celle opérée par l'autorité précédente serait manifestement inexacte ou incomplète, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. En l'espèce, l'office recourant concentre son argumentation sur un point de détail - le fait que la juridiction cantonale n'a pas constaté la date à laquelle s'est déroulé l'examen du docteur B.________ - qui n'est pas susceptible de remettre en cause le résultat de l'appréciation des preuves opérée par les premiers juges dans son ensemble. En tant que le docteur B.________ a circonscrit son examen à la cheville gauche de l'intimé, on ne saurait en effet considérer que son appréciation repose sur une évaluation complète de la situation. A cet égard, on rappellera que l'intimé s'est plaint de douleurs dorsales et lombaires chroniques et que celles-ci ont rendu nécessaire une évaluation rhumatologique. Or, comme l'ont rappelé les premiers juges, le docteur E.________ a procédé à cet examen le 26 septembre 2014 et diagnostiqué - avec effet sur la capacité de travail - des troubles dégénératifs de la colonne dorsale. Aussi, comme l'ont retenu sans arbitraire les premiers juges, la capacité de travail de l'intimé devait s'examiner au regard des conclusions du docteur E.________, qui a été le premier à s'exprimer de manière complète sur la capacité de travail de l'intimé dans une activité adaptée. Il n'y a pas lieu de s'écarter de l'appréciation des preuves opérée par la juridiction cantonale.