Citation: 4A_99/2022 E. 3.3

3.3. La recourante soutient tout d'abord que, contrairement à ce qu'a retenu la cour cantonale, une absence de toute activité économique par l'intimée, dont résulte l'absence de tout revenu et qui jette ainsi un doute sur sa solvabilité, résulte du fait (1) que le site internet de l'intimée ne comporterait pas de mention, ni même de description, de l'équipe chargée de servir la clientèle et qu'il contiendrait des liens erronés, (2) que le profil LinkedIn de son administrateur ne mentionnerait pas sa position au sein de l'intimée et (3) que l'organe de révision de l'intimée aurait fait faillite. Par ailleurs, elle considère que l'intimée cherche à cacher sa situation financière en refusant de lui confirmer que son réviseur a connaissance du litige relatif à la consultation de ses comptes et qu'une provision avait été inscrite en conséquence dans son bilan et en lui interdisant de s'adresser directement à son réviseur. Selon elle, la cour cantonale aurait omis de prendre en considération qu'en ne nommant pas un nouveau réviseur alors que le précédent avait fait faillite plus d'un an auparavant, l'intimée avait forcément omis de faire réviser ses derniers comptes annuels; la recourante allègue que cela s'expliquerait le plus probablement par le fait que l'intimée ne voulait pas révéler sa situation financière à un organe pouvant constater une situation de surendettement et en aviser le juge. Enfin, la recourante tire argument du fait que l'intimée aurait refusé de lui donner accès à ses comptes malgré le fait que le tribunal de première instance avait admis sa requête correspondante. Elle estime que la raison la plus probable de ce refus consiste pour l'intimée à lui cacher sa situation financière.