Citation: 9C_270/2022 E. 5.1

5.1. La recourante reproche essentiellement aux premiers juges d'avoir arbitrairement apprécié les preuves. D'une part, elle soutient qu'ils ne pouvaient pas, simultanément, tenir pour avérée l'existence de la névralgie glossopharyngée gauche et se baser sur les conclusions des experts, qui avaient nié cette affection et, partant, ignoré les limitations fonctionnelles que celle-ci engendrait, pour évaluer sa capacité de travail. D'autre part, elle prétend qu'il était insoutenable d'avoir écarté le rapport du docteur D.________ dès lors que celui-ci se fondait sur un diagnostic avéré et pas seulement sur les plaintes de sa patiente. Il en allait de même du rapport du docteur E.________. Elle fait par ailleurs valoir que les faits relatés dans ces avis médicaux, singulièrement ceux décrits par la doctoresse I.________, sont antérieurs à la décision du 5 décembre 2019 et qu'ils contredisent l'appréciation des médecins du CEMed. Une expertise judiciaire aurait donc dû être ordonnée.