Citation: 8C_449/2022 E. 6.3

6.3. En l'espèce, contrairement à ce que soutient la recourante, il n'apparaît pas que la juridiction cantonale ait limité sa cognition à l'arbitraire. En effet, les juges cantonaux ont exposé pourquoi l'évaluation effectuée par l'autorité intimée s'agissant du critère de la responsabilité n'était pas critiquable. De même, ils ont exposé les motifs pour lesquels ils ont considéré, s'agissant du grief d'inégalité de traitement par rapport aux enseignants de musique ou de dessin ainsi que par rapport aux maîtres et maîtresses de l'enseignement général, que la recourante échouait à démontrer que la classification de la fonction de ses membres résulterait d'une évaluation discriminatoire de celle-ci. Enfin, s'agissant de la date de prise d'effet de la réévaluation litigieuse, ils ont expliqué que la loi et la réglementation ne contenaient aucune prescription sur ce point et que dans la mesure où la fiche Miope 02.01.01 - selon laquelle il incombait au Conseil d'État de fixer la date à laquelle les nouvelles classifications des grands groupes prennent effet - ne s'écartait pas de la loi et tendait à une application égale du droit, il n'y avait pas lieu de mettre en cause la date arrêtée en l'espèce par le Conseil d'État. Sur tous ces points, la motivation de l'arrêt du 20 avril 2021 procède d'un libre examen à la lumière de la motivation des griefs soulevés.