Citation: 1C_537/2017 E. 4

Devant le Tribunal fédéral, les recourants allèguent avoir découvert "par hasard", postérieurement à la notification de l'arrêt attaqué, que le fils de la Juge cantonale Guisan effectuait son stage d'avocat au sein de l'Etude G.________, dans laquelle pratique le mandataire des intimés, M e Miguel Oural. Il s'agirait, selon eux, de circonstances propres à remettre en cause l'impartialité de la magistrate prénommée; ils invoquent à cet égard une violation de l'art. 30 al. 1 Cst., qui énonce que toute personne dont la cause doit être jugée dans une procédure judiciaire a droit à ce que sa cause soit portée devant un tribunal établi par la loi, compétent, indépendant et impartial. A l'aune de l'art. 99 al. 1 LTF, les recourants doutent cependant de la recevabilité de ce grief, raison pour laquelle ils indiquent avoir déposé, en parallèle à leur recours fédéral, une demande de révision devant le Tribunal cantonal. Selon l'art. 99 al. 1 LTF, aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente. En l'occurrence, comme le redoutaient les recourants, cette condition n'est pas réalisée. En effet, le motif de récusation sur lequel se fonde leur critique - à savoir le stage d'avocat effectué par le fils de la magistrate au sein de l'étude G.________ - a, de l'aveu-même des recourants, été décelé par hasard. Les recourants ne prétendent du reste pas que la découverte de ce motif n'aurait été possible qu'après avoir pris connaissance des considérants de l'arrêt entrepris ni que ce serait cette décision qui, pour la première fois, aurait rendu ce fait pertinent (cf. ATF 139 III 120 consid. 3.1.2 p. 123). Les recourants ne soutiennent enfin pas non plus que la composition de la cour cantonale leur était inconnue - la Juge Guisan ayant d'ailleurs présidé l'inspection locale -, avant la notification de l'arrêt cantonal (sur ces questions, cf. notamment BERNARD CORBOZ, Commentaire de la LTF, 2 e éd., 2014, n. 23 s. ad art. 99 LTF). Il s'ensuit que le grief doit être déclaré irrecevable. Ainsi et dès lors que l'arrêt entrepris doit, sur le fond, être confirmé pour les motifs exposés précédemment, il appartient au Tribunal cantonal de reprendre son instruction et de statuer sur la demande de révision pendante devant lui (cf. art. 61 LTF, art. 100 al. 1 de la loi vaudoise sur la procédure administrative du 28 octobre 2008 [LPA-VD; RS/VD 173.36]). Au demeurant, il convient de relever qu'une éventuelle admission de la demande de révision fondée sur un motif de récusation ne serait pas sans objet au vu du présent arrêt; le grief matériel des recourants n'a en effet pas été examiné librement par la Cour de céans, mais seulement du point de vue de l'interdiction de l'arbitraire (consid. 3 ci-dessus).