Citation: 2C_433/2021 E. 5.4

5.4. Pour concrétiser la notion de ressources financières suffisantes, il convient de se référer à l'art. 24 annexe I ALCP qui règle le séjour des personnes n'exerçant pas une activité économique, conformément à la jurisprudence rendue en matière de regroupement familial inversé (cf. ATF 144 II 113 consid. 4.1; 142 II 35 consid. 5.1; 135 II 265 consid. 3.3; arrêt 2C_580/2021 du 4 octobre 2021 consid. 3.2), quand bien même les ascendants concernés ne sont pas des ressortissants d'une partie contractante et que cette disposition ne leur est en conséquence pas directement applicable (arrêt 2C_929/2018 du 14 novembre 2018 consid. 5.5). L'art. 24 par. 1 annexe I ALCP exige notamment que l'intéressé dispose pour lui-même et les membres de sa famille de moyens financiers suffisants pour ne pas devoir faire appel à l'aide sociale pendant son séjour (let. a). L'art. 24 par. 2 annexe I ALCP précise que les moyens financiers nécessaires sont réputés suffisants s'ils dépassent le montant en-dessous duquel les nationaux, eu égard à leur situation personnelle, peuvent prétendre à des prestations d'assistance. Il importe peu, pour apprécier la situation économique du requérant, que ce dernier génère lui-même ses moyens financiers ou que ceux-ci lui soient procurés par un tiers (ATF 144 II 113 consid. 4.1; 142 II 35 consid. 5.1; 135 II 265 consid. 3.3; arrêt 2C_574/2010 du 15 novembre 2010 consid. 2.2.2). Il faut néanmoins que les ressources financières sur lesquelles le requérant fonde sa demande soient effectivement disponibles (cf. ATF 135 II 265 consid. 3.4; arrêts 2C_805/2014 du 4 mars 2015 consid. 3.2.2; 2C_470/2014 du 29 janvier 2015 consid. 3.4). Le Tribunal fédéral a jugé que, lorsque la situation financière du tiers qui doit prendre en charge les coûts de l'entretien courant du requérant est lourdement obérée, ce tiers doit disposer de revenus mensuels suffisants pour rembourser ses dettes et subvenir aux besoins du requérant. En effet, l'entretien du requérant ne peut pas se faire au détriment des créanciers du tiers (arrêt 2C_470/2014 du 29 janvier 2015 consid. 3.4).