Citation: 1B_464/2016 E. 1

L'ensemble des éléments exposés par l'instance précédente apparaît suffisant pour retenir un risque concret de fuite. L'arrêt attaqué ne prête pas le flanc à la critique sur ce point. Le recourant se contente d'ailleurs d'affirmer que les attaches de sa compagne étaient désormais toutes en Suisse, pays où grandissaient leurs enfants et où elle avait entamé un apprentissage d'assistance en soins et santé communautaire. Il allègue encore ne plus avoir de lien ni de contact avec sa mère et sa soeur. Il fait aussi valoir sa volonté de régulariser sa situation administrative, de se marier, de remplir son rôle de père et de trouver un emploi. Cette argumentation est toutefois insuffisante à faire admettre l'invraisemblance du risque de fuite, vu l'intensité de celui-ci: elle tend plutôt à montrer que le recourant, condamné à une peine privative de liberté importante, possède de sérieuses raisons de fuir en Algérie ou d'entrer dans la clandestinité. La Cour de justice n'a donc pas violé le droit fédéral en retenant un risque de fuite.