Citation: 6B_1307/2021 E. 1.4

1.4. C'est de manière conforme à la jurisprudence que la cour cantonale a examiné le comportement du recourant au moment des faits et juste après ceux-ci pour établir l'état de l'auteur. Si le taux d'alcoolémie permettait certes de douter de sa responsabilité, la cour cantonale a mis en exergue les circonstances concrètes qui indiquaient, selon elle, que l'altération des facultés du recourant consécutive à l'absorption d'alcool n'était que partielle. Lorsque le recourant soutient que le fait qu'il ait eu l'idée de se cacher au moment de l'arrivée de la police n'établit pas qu'il était en mesure, au moins partiellement, d'appréhender la situation et de se déterminer selon elle, ou encore qu'il aurait été facile, pour quelqu'un en possession de ses moyens, d'échapper à la police, il ne fait qu'opposer son appréciation à celle de la cour cantonale, dans une démarche purement appellatoire et partant irrecevable (cf. consid. 1.1.2). Au demeurant, les éléments mis en exergue par la cour cantonale sont pertinents dans l'appréciation de l'état de l'auteur au moment des faits. Par ailleurs, en se prévalant des diverses déclarations qu'il a faites dans la procédure, le recourant ne fait pas davantage la démonstration de l'arbitraire dans l'établissement des faits. En effet, selon les constatations cantonales, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), l'étendue exacte du trouble de mémoire du recourant avait varié au gré de ses interrogatoires successifs. Il avait parlé de "trou noir" pour décrire les événements survenus à la sortie de la discothèque - ce qui sous-entendait une absence totale de souvenirs -, tout en étant à même de réfuter toute immixtion de sa part dans la rixe, puis d'affirmer, plusieurs années plus tard, être intervenu afin d'essayer de séparer les combattants. Dans ce contexte, l'autorité précédente pouvait retenir, sans arbitraire, que les allégations du recourant n'attestaient pas d'une complète amnésie corroborant une totale irresponsabilité au moment des faits, mais plutôt d'une stratégie de défense qui avait varié avec le temps. En définitive, la cour cantonale a, à juste titre, pris en considération les circonstances concrètes entourant l'acte pour apprécier la responsabilité du recourant. Elle a souligné les indices qui lui permettaient d'écarter, sans arbitraire, une absence complète de responsabilité pénale malgré une concentration sanguine mesurée de 1,90 mg/l. L'autorité précédente n'a ainsi pas violé le droit fédéral en ce qu'elle n'a pas retenu une irresponsabilité au sens de l'art. 19 al. 1 CP, mais seulement une diminution de responsabilité au sens de l'art. 19 al. 2 CP, dont le recourant ne discute, pour le surplus, pas le degré.