Citation: 4A_434/2022 E. 6.3

6.3. Tel qu'il est présenté, le grief ne saurait prospérer. C'est en vain que les intéressés soutiennent que le TAS n'était pas compétent pour rendre la sentence attaquée. Il ressort, en effet, des constatations de fait opérées par l'arbitre que l'appelante a requis et obtenu une restitution de délai pour verser l'avance de frais supplémentaire exigée par le TAS. Or, l'intéressée s'est exécutée en temps utile. Dans ces conditions, la restitution de délai et le paiement effectué dans le respect du délai imparti ont fait échec à la fiction irréfragable de retrait de l'appel. Pour le reste, les recourants font fausse route lorsqu'ils tentent de soutenir que le TAS ne pouvait pas fonder sa compétence sur la clause d'arbitrage insérée dans la convention passée le 31 mars 2022. La compétence du TAS reposait en effet sur la réglementation édictée par la Fédération X.________ de Football. C'est également en pure perte que les recourants font valoir que les prétentions visées par la procédure arbitrale étaient exorbitantes de l'objet de la convention précitée, dès lors que l'arbitre a constaté que les parties à la procédure avaient toutes expressément accepté que ladite convention soit incorporée à la sentence querellée.