Citation: 2C_59/2023 E. 1.6

1.6. On ne saurait suivre le raisonnement de la recourante. En effet, selon la jurisprudence, constituent des subventions les aides financières, qui sont des avantages monnayables, accordés à des bénéficiaires étrangers à l'administration fédérale aux fins d'assurer ou de promouvoir la réalisation d'une tâche que l'allocataire a décidé d'assumer (cf. ATF 140 I 153 consid. 2.5.4 et les références citées; cf. également art. 3 al. 1, 1ère phrase, de la loi fédérale du 5 octobre 1990 sur les aides financières et les indemnités [LSu; RS 616.1]). L'aide financière complémentaire litigieuse, concédée à fonds perdu et qui a pour but de soutenir les entreprises participant à la vie économique et qui ont été particulièrement touchées par la crise économique ou directement par les mesures de lutte contre l'épidémie de Covid-19 pour l'année 2021 (cf. art. 1 al. 1 et 3 et 3 al. 1 LAFE/GE-2021), répond à cette définition (cf. arrêts 2C_401/2022 du 2 novembre 2022 consid. 1.2; 2C_8/2022 du 28 septembre 2022 consid. 1.2). En outre, cette aide, fondée sur les art. 9 et 10 LAFE/GE-2021, relève exclusivement du droit cantonal. Ainsi, l'argumentation de la recourante, qui tente de mettre en parallèle l'art. 12 de la loi Covid-19 et les mécanismes d'indemnisation mis en place par la LEp n'est pas pertinente en l'espèce, puisque l'art. 12 de la loi Covid-19 ne s'applique pas aux aides financières purement cantonales. En conséquence, les critiques de la recourante sont infondées.