Citation: 5A_496/2020 E. 4.3

4.3. En l'espèce, selon le dispositif de l'ordonnance attaquée, le Président a retiré à la mère le droit de déterminer le lieu de résidence de l'enfant et lui a ordonné de " ramener [l'enfant] à son père ". On comprend de la motivation qu'il a, ce faisant, confié ce droit à l'intimé et attribué à ce dernier la garde de l'enfant durant le temps de la procédure. Plus précisément, s'agissant de la garde, il en ressort que le Président a décidé de " confirmer " son attribution au père, de sorte qu'il semble être parti du principe que celui-ci était au bénéfice de la garde sur l'enfant au moment du départ de la recourante. Or, il résulte des faits constatés dans l'ordonnance attaquée que la seule décision attribuant la garde au père est la décision de mesures superprovisionnelles de l'APEA du 11 mai 2020 rendue sur le vu d'une requête que l'intimé a retirée à l'audience de mesures provisionnelles du 25 mai suivant. Il s'ensuit que l'intimé n'a jamais concrètement exercé la garde de l'enfant - et n'est donc a fortiori pas un parent de référence -, contrairement à la recourante qui est détentrice de la garde exclusive selon décision de l'APEA du 13 mars 2020 et qui, dans les faits, l'a exercée sans discontinuer depuis la naissance de l'enfant.