Citation: 4A_189/2007 31.07.2007 E. 1

Les époux X.________ ont conclu au déboutement de Y.________ de toutes ses conclusions. Ils n'ont contesté ni le fondement ni la quotité des montants réclamés par Y.________, mais ont déclaré vouloir compenser ces montants avec la somme de CHF 424'988.80, correspondant au dommage résultant des mauvais renseignements donnés par Y.________ en rapport avec l'acquisition par A.X.________ d'actions de E.________ qui avaient été annulées par la suite. B.b Par jugement du 13 décembre 2006, le Tribunal de première instance a entièrement fait droit aux conclusions de la demanderesse. Statuant par arrêt du 20 avril 2007 sur appel des défendeurs, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a confirmé le jugement de première instance. Les juges cantonaux ont exposé en substance que les défendeurs n'avaient contesté ni le principe, ni l'exigibilité, ni encore la quotité des sommes réclamées par la demanderesse. Cela étant, les défendeurs pouvaient opposer en compensation aux prétentions de la demanderesse, les conditions de l'art. 120 CO étant remplies, leur propre créance prescrite en réparation du dommage subi par le défendeur, pour autant que cette créance fût fondée. La cour cantonale a toutefois considéré que la première condition d'une responsabilité de la demanderesse fondée sur la confiance, telle qu'invoquée par les défendeurs, faisait défaut, dès lors que les parties n'étaient pas liées par un rapport de confiance particulier. Au surplus, même en admettant l'existence d'un tel rapport, les reproches des défendeurs à l'endroit de la demanderesse étaient infondés. L'autorité cantonale a enfin retenu qu'en toute hypothèse, le lien de causalité naturelle et adéquate entre les manquements reprochés et le dommage faisait défaut.