Citation: 4A_455/2007 12.02.2008 E. A

A.a X.________ a débuté son activité au sein du Comité Y.________ (ci-après: Y.________ ou employeur) en juillet 2001. Elle a tout d'abord oeuvré en qualité d'assistante, puis de juriste auprès de la division juridique. Du 29 février 2004 au 28 mai 2004, X.________ a été envoyée en mission en ..., en tant que conseillère juridique. De septembre 2003 à mai 2004, X.________ a entretenu une relation amoureuse avec A.________. Cette relation n'était pas connue de Y.________. En juin et juillet 2004, les intéressés ont échangé divers courriels à caractère privé. A.________ occupait alors le poste de chef de délégation à ..., en .... A.b En 2005, X.________ a été affectée à la délégation de Y.________ à .... Selon le document intitulé « Confirmation de mission », signé le 31 janvier 2005, elle devait y exercer la fonction de « conseillère juridique » (ch.1) en « classe personnelle 2 » (ch. 2), du 13 février 2005 au 12 février 2006. Selon la confirmation de mission, Y.________ était libre de modifier en tout temps tant l'affectation que la fonction écrite aux chiffres 1 et 2. La mission de X.________, arrivée à ... le 14 février 2005, a été écourtée le 24 février 2005. Dès son arrivée, X.________ a refusé d'exercer sa fonction de juriste de protection « JUR-PROT », rattachée au département de la protection et non pas au chef de délégation (« JUR-OP »). Le 20 février 2005, lors d'une réunion, elle a réitéré sa position et refusé de s'engager pour une période de trois à six mois, avec possibilité de réévaluation à mi-terme. La délégation lui a alors indiqué que si elle ne changeait pas d'avis son retour à Genève serait à envisager. A.c Par courriel du 10 mars 2005, B.________ annonçait à X.________ qu'elle avait préparé et posté la lettre de fin des rapports de service, laquelle a été retournée à Y.________ avec la mention « non réclamé ». X.________ s'est trouvée en incapacité totale de travailler du 15 mars au 8 juin 2005. A.d Par pli recommandé du 13 juin 2005, Y.________ a licencié X.________ pour le 13 septembre 2005, en la libérant immédiatement de l'obligation de travailler « sous réserve d'une urgence opérationnelle ». Le 27 juin 2005, l'employée a formé un recours contre son licenciement auprès de la Commission indépendante de recours de Y.________. Par décision du 15 août 2005, la Commission de recours a confirmé le licenciement. X.________ a été déclarée en totale incapacité de travailler du 1er octobre 2005 au 31 janvier 2006.