Citation: 9C_407/2021 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a rappelé la situation médicale qui prévalait avant que la procédure de révision soit initiée et qui justifiait l'octroi d'une rente entière d'invalidité. Elle a ainsi constaté que l'expert rhumatologue B.________ avait posé, dans son rapport d'expertise du 24 juin 2004, le diagnostic de troubles statiques et dégénératifs du rachis sur hernies discales C5-C6 et C6-C7 médianes, et celui d'un état douloureux diffus (céphalées - cervico-dorso-lombalgies et douleurs des extrémités) chronique, compatible avec un syndrome de fatigue chronique et/ou d'une fibromyalgie. S'agissant de l'évaluation de la capacité de travail, l'expert rhumatologue avait considéré que l'assurée "n'était pas en état d'assumer une quelconque activité rémunérée", tout en précisant qu'il était "assez difficile de justifier sur le plan purement somatique une incapacité de travail complète vu le côté relativement mal défini des entités nosologiques retenues dans le diagnostic". Quant à l'expert psychiatre C.________, il avait retenu un trouble dépressif majeur (évolution dépressive chronique) d'intensité importante, avec la présence conjointe d'un syndrome de fatigue chronique, d'un état douloureux diffus, respectivement de symptômes de type fibromyalgie. Il attribuait à ce trouble dépressif une composante réactionnelle probable due à un contexte conjugal et socio-économique pesant, ainsi qu'une composante par épuisement psychogène probable due à la présence du syndrome douloureux chronique. Les deux experts avaient conclu à une incapacité de travail totale de l'assurée tant dans sa dernière activité de femme de ménage que dans toute autre activité professionnelle (avec toutefois une capacité résiduelle, estimée à environ 25 %, pour faire son propre ménage). Leurs conclusions rejoignaient pour l'essentiel celles des médecins généralistes et psychiatres traitants.