Citation: 6B_1038/2022 E. 3

En l'espèce, l'écriture de recours ne contient aucune motivation répondant aux exigences de motivation accrues déduites de l'art. 106 al. 2 LTF. La recourante mentionne, tout au plus, la violation de son droit d'être entendue, sans toutefois préciser de laquelle des nombreuses facettes de ce droit garanties par les art. 6 CEDH et 29 al. 2 Cst. elle critique la violation (droit à un jugement équitable, rendu par un tribunal établi par la loi, impartial, dans une procédure publique, dans un délai raisonnable; droit à une décision suffisamment motivée; droit d'obtenir l'administration de preuves, etc.). Ses développements sont incompréhensibles en tant qu'elle soutient que " la cause aurait dû être renvoyée au premier échelon étant donné qu'une ordonnance pénale avait été rendue ". Ils sont manifestement insuffisants en tant qu'elle se borne à affirmer que " [ses] précédentes motivations bien détaillées [...] n'ont pas été entendues ou lues ", respectivement en tant qu'elle renvoie au contenu de précédents actes de procédure, telle la plaidoirie de son avocat en appel. Pour le surplus, le recours consiste en une brève discussion des faits dans laquelle la recourante se limite à opposer à la décision querellée sa propre vision des événements et sa propre appréciation des preuves. Une telle démarche, de nature appellatoire, est irrecevable dans le recours en matière pénale.