Citation: 8C_639/2023 E. 3.6

3.6. Les autres critiques de la recourante sont également mal fondées et doivent être écartées. À la suite de la cour cantonale, il convient en effet de relever que l'expertise contient bien une argumentation et des références à la littérature médicale sur la causalité entre l'utilisation de cannes anglaises et les problématiques aux membres supérieurs (réponse à la question 5.1.1, qui renvoie à la partie V, section I de l'expertise, p. 32 s.). Les propos de l'expert sur l'évolution de l'état de santé de l'intimée et son état par rapport à la période avant l'accident sont en outre clairs. L'expert a par ailleurs confirmé que l'état de santé était stabilisé et s'est rallié à la date de stabilisation retenue par la recourante (réponses aux questions 4.3 et 4.3.1), au demeurant non contestée. Concernant l'évolution défavorable de l'arthrose au genou vers une arthrose sévère et le taux d'IPAI de 40 % retenu par l'expert en application de la table 5 des indemnisations des atteintes à l'intégrité, la recourante n'explique ni les motifs pour lesquels l'articulation de l'intimée ferait l'objet de sollicitions minimales à l'avenir, en particulier compte tenu de son âge peu avancé, ni ceux qui la conduisent à s'écarter de l'avis de son médecin conseil, le docteur C.________, qui s'attend à une évolution défavorable de la situation. Finalement et contrairement aux dires de la recourante, l'expertise fixe la capacité de travail de l'intimée à 50 % dans un travail sédentaire strict (réponses aux questions 7 et 10) et expose clairement les raisons qui conduisent à retenir une capacité de travail réduite, y compris dans une activité adaptée.