Citation: 1C_38/2018 E. 6.1.2

6.1.2. Selon l'art. 35 al. 2 let. c LC, dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2015 (cf. ATF 141 II 393 consid. 2.4 p. 398), ont qualité pour former opposition à une demande de permis de construire les autorités des communes, les organes des groupements de communes, du canton et de la Confédération. L'art. 35c al. 2 LC indique que les griefs formulés par les autorités et les organes visés à l'article 35 al. 2 let. c LC doivent concerner la défense des intérêts publics qui leurs sont confiés. La décision rendue par l'autorité compétente au sujet d'une demande de permis de construire peut ensuite être attaquée par voie de recours, dans les 30 jours qui suivent sa notification (cf. art. 40 al. 1 LC). En matière de construction, celui-ci doit être déposé par écrit auprès de la Direction cantonale des travaux publics, des transports et de l'énergie (TTE); il doit contenir les conclusions et les motifs. Aux termes de l'art. 40 al. 2 LC, les requérants, les opposants, dans le cadre des motifs soulevés dans leur opposition, et l'autorité communale compétente ont qualité pour recourir. La jurisprudence cantonale, non contestée sur ce point, précise que la voie du recours n'est en principe ouverte tant aux particuliers qu'aux autorités que s'ils ont préalablement formé opposition contre le projet.