Citation: 8C_810/2019 E. 3.3.2

3.3.2. Quant à l'hernie discale décelée par une IRM lombaire du 8 mars 2013 et opérée le 9 avril 2013, aucun médecin ne l'a expressément attribuée à l'accident du 2 décembre 2012 (cf. en particulier les rapports du docteur C.________ des 7 mars et 22 avril 2013 et les rapport et certificat d'incapacité de travail pour cause de maladie de l'Hôpital E.________ des 12 avril et 28 mai 2013). Certes, le docteur H.________ a considéré dans son rapport du 15 mars 2018 qu'elle était très probablement due à l'événement en cause. Il n'en reste pas moins qu'il motive cette appréciation uniquement par l'absence de problèmes rachidiens antérieurs à l'accident du 2 décembre 2012 "hormis un bref épisode de lombalgies aigües et modérées en 2004" et par l'apparition immédiate de la symptomatologie douloureuse, ce qui est insuffisant pour établir un lien de causalité naturelle avec l'accident du 2 décembre 2012 (raisonnement "post hoc, ergo propter hoc"; ATF 119 V 335 consid. 2b/bb p. 341 s.; arrêt 8C_331/2015 du 21 août 2015 consid. 2.2.3.1, in SVR 2016 UV n° 18 p. 55). On rappellera en outre que selon l'expérience médicale, pratiquement toutes les hernies discales s'insèrent dans un contexte d'altération des disques intervertébraux d'origine dégénérative, un événement accidentel n'apparaissant qu'exceptionnellement, et pour autant que certaines conditions particulières soient réalisées, comme la cause proprement dite d'une telle atteinte; une hernie discale peut être considérée comme étant due principalement à un accident lorsque celui-ci revêt une importance particulière, qu'il est de nature à entraîner une lésion du disque intervertébral et que les symptômes de la hernie discale (syndrome vertébral ou radiculaire) apparaissent immédiatement, entraînant aussitôt une incapacité de travail (arrêt 8C_746/2018 du 1 er avril 2019 consid. 3.3 et les arrêts cités). Or en l'espèce, ces conditions ne sont manifestement pas remplies.