Citation: 1B_199/2014 E. 1

Le 26 avril 2013, H.________ et G.________ ont adressé au Ministère public de la République et canton de Genève une dénonciation pénale contre les organes dirigeants de la société I.________ et J.________, dont le siège est à Genève. Elles alléguaient être les bénéficiaires d'un trust de droit néozélandais dénommé K.________, dont les avoirs, censés leur revenir au décès du constituant à hauteur de 15%, avaient été dévolus à d'autres entités par les dénoncés. Le 10 mai 2013, E.________ et F.________ ont déposé une dénonciation pénale contre les deux sociétés à raison des mêmes faits et pour les mêmes motifs. Le 29 avril 2013, le Ministère public a procédé, auprès de la banque L.________ et de I.________, aux séquestres des avoirs et des documents relatifs à K.________, ainsi que de ceux des entités ayant reçu des fonds de celui-ci, soit A.________, B.________ et deux trusts néo-zélandais, C.________ et D.________. Il a en outre interdit à I.________ de disposer des avoirs des entités susmentionnées. Le 18 novembre 2013, A.________, B.________, C.________ et D.________ ont requis la levée intégrale des séquestres sur leurs avoirs ordonnés le 29 avril 2013. Le 29 novembre 2013, ils ont requis la levée partielle des séquestres dans la mesure nécessaire au paiement des honoraires de I.________ et d'une autre société financière. Par décisions séparées du 16 décembre 2013, le Ministère public a refusé de faire droit à ces requêtes. Le 19 décembre 2013, il a également refusé de lever les séquestres à concurrence de 1'000 fr. par entité pour leur permettre de s'acquitter des sûretés réclamées par la Chambre pénale de recours en lien avec le recours pour déni de justice et retard injustifié déposé devant elle le 10 décembre 2013. Le 27 décembre 2013, A.________, B.________, C.________ et D.________ ont recouru contre ces décisions auprès de la Chambre pénale de recours. Le Ministère public s'est déterminé le 13 février 2014 sur le recours. H.________, G.________, E.________ et F.________ en ont fait de même en date du 20 février 2014 par l'intermédiaire de leur conseil commun. Les recourants ont répliqué le 17 mars 2014 en concluant notamment à ce qu'il soit constaté que E.________ et F.________ n'avaient ni la capacité d'être parties et d'ester en justice ni celle d'être représentés par un avocat, que l'accès au dossier leur soit refusé ainsi qu'à leur conseil et que leurs observations soient déclarées irrecevables. Le 27 mars 2014, H.________, G.________, E.________ et F.________ (ci-après, H.________ et consorts) ont dupliqué spontanément en concluant au rejet des nouvelles conclusions prises par les recourants dans leur réplique. Par arrêt du 30 avril 2014, la Chambre pénale de recours a rejeté le recours de A.________, B.________, C.________ et D.________ contre les décisions du Ministère public refusant de lever totalement ou partiellement les séquestres. Agissant par la voie du recours en matière pénale, A.________, B.________, C.________ et D.________ demandent au Tribunal fédéral principalement d'annuler cet arrêt et de renvoyer la cause à la Chambre pénale de recours pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Ils ont pris diverses conclusions subsidiaires. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures. La cour cantonale a communiqué le dossier de la procédure cantonale de recours.