Citation: 8C_458/2023 E. 5.2

5.2. La recourante soutient que l'instance précédente aurait omis de prendre en considération un autre passage du rapport du 3 juillet 2020 de la doctoresse H.________, dans lequel celle-ci soulignait que les ressources de sa patiente lui avaient permis de masquer sa psychopathologie jusqu'au moment de l'effondrement en février 2018. Cet élément serait pertinent puisque la juridiction cantonale aurait écarté le diagnostic de personnalité paranoïaque au motif que celui-ci se manifeste d'ordinaire déjà à l'adolescence. Ce grief s'avère également mal fondé. Les premiers juges se sont distancés dudit diagnostic principalement au motif que l'experte psychiatre - qui a examiné la recourante après son hospitalisation début 2018 - avait indiqué de manière convaincante les raisons pour lesquelles sa consoeur ne pouvait pas être suivie. Ils ont par ailleurs insisté sur le fait que les symptômes énumérés par la psychiatre traitante n'avaient pas été concrètement observés, ni décrits dans les relations de la recourante avec d'autres médecins, ses proches et ses collègues, même après son hospitalisation début 2018. Ce n'est que par surabondance que le tribunal cantonal a mentionné que l'intéressée avait eu une vie professionnelle stable jusqu'en février 2018, en faisant référence à un arrêt du Tribunal fédéral dans lequel les juges fédéraux auraient retenu qu'une personnalité paranoïaque remontait généralement, selon l'expérience médicale, à l'adolescence (cf. arrêt 9C_371/2008 du 2 février 2009 consid. 2.4). Dans ce contexte, les juges cantonaux n'ont pas versé dans l'arbitraire en ne faisant pas mention de la simple hypothèse, défendue par la doctoresse H.________, selon laquelle la recourante aurait été asymptomatique durant de longues années, et en ne retenant pas l'existence d'une personnalité paranoïde sur la base de cette explication.