Citation: 6B_1180/2022 E. 6.1.4

6.1.4. La cour cantonale a expressément retenu que le poids des éléments et l'état d'esprit du recourant, délinquant au long cours, rendaient nécessaire une peine privative de liberté. Elle n'a donc pas abusé de son large pouvoir d'appréciation en ne retenant pas qu'une peine plus clémente aurait suffi à détourner le recourant de commettre d'autres infractions. Par ailleurs, le recourant n'établit pas que la cour cantonale aurait violé le droit fédéral en retenant que le remboursement des sommes injustement perçues constituait le seul élément à décharge, dès lors qu'il se contente d'alléguer qu'il aurait rempli ses obligations légales s'agissant des deux personnes étrangères qu'il a employées et que cet élément et l'étendue de la période durant laquelle il a causé un préjudice à la Suva ne constituent pas des éléments d'appréciation importants. On relèvera du reste que la cour cantonale a tenu compte, de manière favorable au recourant, du remboursement partiel dans la fixation de la peine. Le recourant n'ayant pas établi que la cour cantonale n'aurait pas pris en compte des éléments d'appréciation importants ou que la peine prononcée serait exagérément sévère, son grief doit être rejeté.