Citation: C 20/02 04.04.2002 E. 2

2.- Dans ses écritures, la recourante reproche en substance aux premiers juges de n'avoir pas tenu compte des moyens de preuve qu'elle a proposés en procédure cantonale (décomptes des heures travaillées depuis le mois de mai 1996, fiches de salaire; attestations de salaire pour ses déclarations fiscales). Implicitement tout au moins, elle se prévaut d'une violation de son droit d'être entendue. a) aa) Tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. , le droit d'être entendu comprend le droit pour l'intéressé de s'exprimer sur les éléments pertinents avant qu'une décision ne soit prise touchant sa situation juridique, le droit de produire des preuves pertinentes, de prendre connaissance du dossier, d'obtenir qu'il soit donné suite à ses offres de preuves pertinentes, de participer à l'administration des preuves essentielles ou à tout le moins de s'exprimer sur son résultat, lorsque cela est de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 127 I 56 consid. 2b, 122 V 158 consid. 1a; Andreas Auer/Giorgio Malinverni/Michel Hottelier, Droit constitutionnel suisse, vol. II, p. 613 sv.). bb) Par ailleurs, en vertu des art. 35 al. 1 et 61 al. 2 PA (applicables par le renvoi de l'art. 1er al. 3 PA), les juridictions cantonales de dernière instance compétentes en matière d'assurances sociales sont tenues de motiver les décisions qu'elles rendent. Dans le domaine de l'assurance-chômage, cette obligation est rappelée à l'art. 103 al. 6 LACI, qui, précisément, renvoie à l'art. 1er al. 3 PA lorsqu'il s'agit d'une procédure devant l'autorité cantonale de dernière instance. Selon la jurisprudence (arrêt P. du 27 mars 2001 [H 249/00]), cette réglementation a la même portée que le droit d'obtenir une décision motivée qui a été déduit du droit d'être entendu garanti à l'art. 4 aCst. , aujourd'hui formalisé à l'art. 29 al. 2 Cst. En d'autres termes, le juge des assurances sociales doit motiver ses décisions, mais il n'a toutefois pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, ou moyens de preuve et griefs invoqués par les parties; il peut au contraire se limiter à ceux qui, sans arbitraire, peuvent être tenus pour pertinents. Il suffit, de ce point de vue, que les parties puissent se rendre compte de la portée de la décision prise à leur égard et, le cas échéant, recourir contre celle-ci en connaissance de cause (ATF 126 I 102 consid. 2b, 124 V 181 consid. 1a, 123 I 34 consid. 2c). b) aa) En l'espèce, les trois jugements attaqués se trouvent dans une étroite relation d'interdépendance, en ce sens que la demande de restitution et la suspension du droit à l'indemnité découlent du fait que la caisse, dans l'une de ses décisions, a nié rétroactivement le droit de l'assurée aux indemnités de chômage. Le jugement attaqué, relatif à ce dernier aspect du litige, retient ce qui suit : "En l'espèce, l'assurée a annoncé par les attestations de gains intermédiaires avoir travaillé à 50% auprès de l'hôtel X.________ du 1er décembre 1994 au 30 novembre 1995 et du 1er mai 1997 au 30 juin 1997. Suite à un contrôle de la Caisse, au mois de septembre 1999, l'assurée n'a pas été en mesure de fournir le décompte des heures de travail effectuées durant les périodes susmentionnées.