Citation: 2C_431/2023 E. 6.3

6.3. En l'espèce, selon les constatations de fait de l'arrêt attaqué, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), les époux se sont mariés le 14 juillet 2017. Les démarches entreprises par l'épouse du recourant moins d'un an plus tard en vue d'un divorce montrent que celle-ci n'avait plus l'intention, pendant un certain temps du moins, de maintenir leur union. Elle a consulté un avocat fin avril 2018 et déposé une demande de divorce le 25 octobre 2018, près de six mois plus tard, ce qui ne saurait être considéré comme un acte accompli "sur un coup de tête" ou une crise passagère. Il importe peu que les époux aient cohabité durant cette période, dès lors que le lien conjugal s'était irrémédiablement altéré et que, selon les constatations cantonales qui lient le Tribunal fédéral (cf. consid. 4), la volonté matrimoniale de l'épouse, à tout le moins, a fait défaut jusqu'au retrait de la demande en divorce le 28 janvier 2019. C'est en vain que le recourant allègue que la reprise de la vie conjugale dès cette date devait s'additionner à la durée de la vie commune antérieure. En effet, faute de volonté matrimoniale commune entre fin avril 2018 et fin janvier 2019, les différentes périodes d'union conjugale ne peuvent pas se cumuler. Cette union ayant pris fin début octobre 2021 au plus tard, on ne peut reprocher au Tribunal cantonal d'avoir retenu qu'aucune période de vie conjugale, qu'il s'agisse de la phase antérieure ou de celle postérieure à la séparation de 2018, n'avait atteint une durée de trois ans.