Citation: 4A_540/2015 E. 2.3.2

2.3.2. En l'occurrence, la Cour de justice a jugé que les parties, à la conclusion du contrat de gage, ne pouvaient pas imaginer que l'investissement opéré par le client sur les conseils de la banque, au moyen du compte ouvert chez elle, serait l'objet d'une escroquerie amenant les liquidateurs du fonds à ouvrir action contre la banque; une telle imprévisibilité excluait d'étendre le droit de gage à la créance invoquée, qui n'était par ailleurs ni exigible, "ni même née dans le cas d'un échec de l'action ouverte contre la banque". L'on trouve la même analyse dans un ouvrage doctrinal (DANIEL A. ET ANATH GUGGENHEIM, Les contrats de la pratique bancaire suisse, 5 e éd. 2014, p. 204 n. 590 s.). Ce point de vue ne saurait être suivi.