Citation: 7B.254/2004 01.03.2005 E. B

B.a Le 5 novembre 2004, D.________ SA a informé l'office qu'elle envisageait de lui faire parvenir une offre supérieure. Le 10 du même mois, elle lui a fait savoir qu'elle remplissait les conditions posées à la formulation d'une telle offre, dans la mesure où elle avait fait transférer la somme de 220'000 fr. sur le compte de l'office et obtenu la confirmation de la constitution d'une garantie bancaire de 100'000 fr. Elle a également requis qu'il soit fait interdiction aux cessionnaires de poursuivre leurs travaux dans l'arcade, d'engager des dépenses supplémentaires en vue de leur commerce et d'ouvrir celui-ci le 15 novembre 2004. B.b Par fax du 15 novembre 2004, l'office a informé D.________ SA qu'il allait procéder à une vente aux enchères privées le 29 novembre 2004. B.c Le même jour, D.________ SA a formé une plainte auprès de la Commission cantonale de surveillance contre la convention passée le 15 octobre 2004, dont elle a demandé l'annulation, concluant en outre à ce que l'office procède à une vente aux enchères privées entre elle-même et les cessionnaires. Elle a également requis des mesures provisionnelles. Le 16 novembre 2004, jour de la réouverture du magasin d'optique de la faillie, la Commission de surveillance a ordonné, à titre provisionnel, que tous les travaux, engagements et autres investissements que les cessionnaires feraient en rapport avec l'objet de la cession d'actifs conclue le 15 octobre 2004 le seraient à leurs risques et périls, dans la mesure où lesdites dépenses ne s'avéreraient pas susceptibles d'être reportées sur un enchérisseur obtenant l'adjudication de la reprise d'actifs sur la base d'une offre supérieure à celle retenue par l'office dans la convention du 15 octobre 2004. B.d Le 19 novembre 2004, les cessionnaires ont, de leur côté, formé une plainte contre la décision de l'office du 15 novembre 2004 de procéder à une vente aux enchères privées. Ils faisaient valoir qu'aucun créancier n'avait formulé d'offre supérieure et qu'en conséquence l'organisation d'une vente aux enchères privées était dépourvue de base légale et contraire aux termes de la convention du 15 octobre 2004. B.e Par décision du 16 décembre 2004, la Commission cantonale de surveillance a joint les deux plaintes, les a rejetées et a renvoyé la cause à l'office pour l'organisation d'une vente aux enchères privées. Cette décision a été communiquée non seulement à l'office et aux plaignants, mais aussi à E._________, appelé en cause par la Commission, ainsi qu'à F.________ Ltd, société ayant également satisfait, selon les informations de l'office, aux exigences fixées par la convention litigieuse.