Citation: 5A_1048/2021 E. 6.2

6.2. Si la jurisprudence prévoit bien qu'en cas de revenus fluctuants le juge doit effectuer une moyenne qui porte en règle générale sur les trois dernières années (cf. supra consid. 4.2), il ne s'agit toutefois que d'une durée indicative qui ne lie pas le juge. La jurisprudence précise d'ailleurs également que plus les fluctuations de revenus sont importantes et les données fournies par l'intéressé incertaines, plus la période de comparaison doit être longue, ce qui illustre bien ce dernier point. Au demeurant, cette indication de durée vaut pour les revenus fluctuants mais non pour les revenus en augmentation ou en diminution constante pour laquelle aucune durée minimale n'est précisée par la jurisprudence mais où il va de soi que plus la durée prise en compte sera étendue plus la constance de l'augmentation ou de la diminution de revenus sera démontrée de manière fiable. En l'occurrence, s'il apparaît en effet que les dividendes perçus par l'intimé ont connu une augmentation constante durant les trois dernières années prises en compte, à savoir de 2017 à 2019, tel n'est en revanche pas le cas si l'on prend également en compte les dividendes perçus dès 2014. En conséquence, on ne saurait suivre la recourante en tant qu'elle soutient que les revenus de l'intimé ont connu une augmentation constante et qu'il faut en conséquence se fonder sur la dernière année seulement. Quoi qu'il en soit, dans la mesure où le Juge délégué doit établir à nouveau le montant des revenus perçus par l'intimé de la société E.________ SA (cf. supra consid. 4.3), il lui appartiendra également de fixer la période déterminante à prendre en compte pour arrêter lesdits revenus au plus juste.