Citation: 9C_467/2023 E. 5.2

5.2. Pour justifier les spécificités de sa pratique médicale par rapport à celle des médecins auxquels il est comparé, le médecin recherché en restitution en raison du caractère non économique de sa pratique doit avoir accès aux données sur lesquelles se fondent les prétentions des assureurs-maladie et de leur organisation faîtière, à défaut de quoi son droit d'être entendu est violé. Il doit dès lors avoir accès à ses propres données, ainsi qu'aux données afférentes aux médecins constituant le groupe de comparaison que sont leur nom et la répartition sous forme anonymisée des coûts pour chacun d'eux ou autrement dit, les mêmes données anonymisées que celles le concernant (cf. arrêt 9C_260/2010 du 27 décembre 2011 consid. 4.6 et les références in: SVR 2012 KV n° 12 p. 43). Or, comme l'ont remarqué les caisses intimées, la recourante avait en l'espèce obtenu directement d'elles les données statistiques qu'elle reproche à l'autorité précédente de ne pas lui avoir transmises, et qu'elle avait elle-même transmises à l'autorité précédente avec son écriture du 4 avril 2019. Il ne saurait dès lors être question d'une violation du droit d'être entendu (à ce propos, cf. ATF 145 I 73 consid. 7.2.2.1). La recourante ne peut effectivement pas valablement soutenir dans ces circonstances avoir été empêchée par le comportement du tribunal arbitral de se déterminer utilement sur la composition du groupe de comparaison. Le grief est donc infondé.