Citation: 6B_381/2018 E. 2.3.1

2.3.1. Le recourant se réfère à l'expertise psychiatrique. Celle-ci devait déterminer la responsabilité pénale du recourant au moment de faits (cf. art. 20 CP; pièces 230 ss et 244). L'expert a sur ce point conclu que la capacité du recourant d'apprécier le caractère dangereux et illicite de son acte n'avait pas été altérée par ses troubles. Ceux-ci, combinés à la tension de la situation au moment des faits, avaient pu faiblement à moyennement altérer sa capacité volitive. Ces constats posés, il n'appartenait en revanche pas à l'expert de déterminer spécifiquement si le recourant, au moment des faits, avait la conscience de sortir le couteau ouvert de sa poche, de porter un coup qui pouvait être fatal et avait accepté cette issue si elle survenait. Ces faits devaient être établis par le juge à la suite de sa libre appréciation des preuves. Que l'expert, après s'être référé à plusieurs reprises aux seules déclarations du recourant, ait indiqué ne pouvoir cliniquement déterminer avec quel état de conscience la lame avait été mise entre les doigts du recourant (expertise, p. 28, pièce 270) est ainsi impropre à rendre le fait retenu par l'autorité précédente arbitraire.