Citation: 1P.443/2006 19.01.2007 E. 1

2.6 L'intimé entreprend vainement de démontrer que les rapports dont se réclamaient les recourants sont contestables. Le recours de droit public ne vise pas à contester l'appréciation de la valeur probante de ces rapports, mais uniquement à faire admettre une violation du droit de réplique des recourants. 2.7 L'intimé fait encore valoir que son mémoire de réponse n'a pas eu d'influence décisive sur la décision attaquée. Ce n'est pas l'argumentation de son mémoire qui aurait conduit l'autorité cantonale à écarter le recours, mais l'incapacité des recourants à prouver valablement leurs allégations. Cette argumentation n'est pas déterminante. Il est incontestable que l'autorité cantonale a repris dans sa décision plusieurs arguments de la réponse de l'intimé et en a tenu compte, comme cela ressort de la page 3 de sa décision. Pour le surplus, peu importe de savoir si ces arguments ont effectivement influencé la décision attaquée. Le droit de réplique étant une composante du droit d'être entendu, qui est de nature formelle, sa violation entraîne l'annulation de la décision attaquée indépendamment de l'incidence de cette violation sur le fond (cf. supra, consid. 2.1). 2.8 Au vu de ce qui précède, force est de constater que les recourants, faute d'avoir été informés de la réponse de l'intimé, ont été privés de la possibilité de se déterminer sur celle-ci, en violation de leur droit de répliquer découlant du droit d'être entendu. Le recours doit par conséquent être admis et l'arrêt attaqué annulé. Subséquemment, la cause sera renvoyé à l'autorité cantonale pour qu'elle statue à nouveau, après avoir donné aux recourants la possibilité de se déterminer sur la réponse de l'intimé.