Citation: 8C_596/2007 04.02.2008 E. 4

La juridiction cantonale a nié l'existence d'un lien de causalité sur la base des avis des docteurs G.________ et R.________, qui est également médecin auprès de la CNA et dont les conclusions ont été versées au dossier par l'intimée en cours de procédure cantonale. Dans son rapport du 22 juin 2005, le docteur G.________ a constaté une discrète réduction d'amplitude de l'épaule droite lors des mouvements extrêmes d'antépulsion-abduction. La musculature scapulaire était bien développée. Il y avait un discret effacement de la loge du sous-épineux à droite. La force de préhension était totale. Les tests de tendinopathie électifs étaient négatifs, et il n'y avait pas de signe de rupture tendineuse, notamment du sus-épineux. Après avoir rappelé que l'assuré avait déjà antérieurement présenté des problèmes à l'épaule gauche et qu'il existait des signes de périarthropathie à l'épaule droite depuis l'événement accidentel de 2002, ce médecin a conclu qu'il était "difficile" d'attribuer les douleurs actuelles à cet accident. En effet, l'assuré, âgé de 64 ans, exerçait une activité de force de manière régulière sur une coiffe déjà dégénérée et il n'y avait pas eu de facteur traumatique à l'origine de la réapparition des douleurs, cependant qu'il fallait admettre, en l'absence d'un suivi médical attestant de la persistance des symptômes, un intervalle libre entre la reprise du travail en mars 2003 et la déclaration de rechute. Le docteur R.________ partage cette opinion pour les mêmes motifs, apportant la précision que les radiographies prises à l'époque par le docteur H.________ révélaient chez M.________ une prédisposition constitutionnelle (un acromion de type III) pour un syndrome d'impingement de l'épaule (voir son évaluation du 24 février 2006).