Citation: 1B_61/2015 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, le recourant soutient en vain que les charges pesant sur lui ne justifieraient pas son maintien en détention. Comme relevé par l'instance précédente, les charges retenues contre le prévenu se fondent en effet sur ses propres aveux (cf. notamment procès-verbal d'audition des 7, 8 et 29 janvier 2015), mais également sur de nombreuses pièces à conviction (notamment échange de SMS et de photographies, messages Whatsapp; comptes Baboo, Facebook et Anibis) ainsi que sur les déclarations de la plaignante et de diverses personnes appelées à donner des renseignements. Les arguments du recourant ne sont pas aptes à démontrer l'absence de charges suffisantes. Concernant en particulier les infractions d'instigation retenues à son encontre, le prévenu ne saurait se prévaloir du fait que les personnes contactées n'auraient jamais eu l'intention de programmer un enlèvement, des contraintes sexuelles ou un viol puisqu'elles pensaient que la plaignante était consentante; ce qui importe en effet, dans ce contexte et à ce stade de la procédure, est le comportement du recourant lui-même. En outre, contrairement à ce que soutient l'intéressé, le fait de reconnaître les menaces et l'utilisation abusive d'une installation de télécommunication ne permet pas en soi de lever la détention provisoire. Enfin peu importe, pour apprécier l'existence de charges suffisantes, le fait que les deux infractions précitées ne soient poursuivies que sur plainte. Sur ce point, le recours doit donc être rejeté.