Citation: 9C_659/2020 E. 4.3

4.3. En l'espèce, en se limitant à affirmer que son état de santé s'était péjoré après son arrivée en Suisse, le recourant ne met pas en évidence en quoi les constatations de la juridiction cantonale sur la survenance de l'invalidité antérieurement à ce moment seraient manifestement inexactes (c'est-à-dire arbitraires au sens de l'art. 9 Cst.; ATF 144 II 246 consid. 6.7 p. 257; 143 I 310 consid. 2.2 p. 313). De plus, à l'inverse de ce qu'il prétend, l'autorité précédente a dûment pris en considération ses différentes atteintes à la santé, sur les plans de la médecine interne, de la neurologie et de la psychiatrie, ainsi que les conséquences de ses hospitalisations (en 2010, 2011 et 2013) sur sa capacité de travail, puis retenu que les pièces médicales versées au dossier ne justifiaient pas de s'écarter des conclusions de l'expertise du CEMed. Elle a en particulier constaté sans arbitraire que le recourant ne présentait pas de limitations sur les plans psychique ou mental et que les trois hospitalisations de celui-ci avaient entraîné des incapacités de travail transitoires. En vertu du principe de l'unicité de la survenance de l'invalidité (supra consid. 3.2), la juridiction cantonale n'avait pour le surplus pas à instruire davantage les conséquences d'une éventuelle péjoration de la diplégie spastique congénitale sur la capacité de travail du recourant après son entrée en Suisse. Les différents griefs du recourant ne révèlent par conséquent aucune trace d'arbitraire dans les constatations des premiers juges.