Citation: 8C_788/2016 E. A

D.A.________ était marié à A.A.________ avec qui il a eu deux enfants, B.A.________ et C.A.________. Il travaillait au service du W.________ à V.________ et était, à ce titre, assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Bâloise Assurances SA (ci-après: la Bâloise). Dans la nuit du 24 au 25 février 2011, il est décédé des suites d'une hémorragie massive causée par plusieurs coups de couteau donnés par B.________ devant la discothèque "X.________" à V.________. Une action pénale a été ouverte contre ce dernier ainsi que contre le groupe d'amis qui l'accompagnait, soit C.________, D.________ et E.________. Par jugement du 27 septembre 2012, le Tribunal criminel Y.________ a reconnu B.________ coupable de meurtre et de rixe et l'a condamné à une peine privative de liberté d'ensemble de 14 ans. C.________ a été reconnu coupable de complicité de meurtre et condamné à une peine privative de liberté de 5 ans. En ce qui concerne D.________ et E.________, le tribunal criminel les a reconnus coupables de rixe et condamnés à une peine privative de liberté de 15 mois, respectivement 12 mois, avec sursis pendant 4 ans. Statuant le 16 mai 2013, la Cour pénale du Tribunal cantonal de Neuchâtel a rejeté l'appel formé par B.________ et confirmé le jugement de première instance. En bref, le jugement d'appel repose sur les faits suivants: Le 24 février 2011, B.________ accompagné de ses trois amis, E.________, D.________ et C.________, se sont rendus à V.________ pour passer la soirée. Dans l'établissement "X.________", aux environs de 1h30, ils se sont trouvés impliqués dans une bagarre, qui les opposait notamment à D.A.________. Les gardes Securitas ont fait sortir de l'établissement public les quatre amis qui n'ont pas opposé de résistance. Plutôt que de quitter les lieux, les intéressés sont restés devant la porte de la boîte de nuit, avec la volonté d'en découdre encore à l'extérieur. C.________ et E.________ sont partis chercher une bombe lacrymogène dans la voiture qu'ils avaient garée dans un parking proche. Outre la bombe lacrymogène, C.________ y a pris un couteau lui appartenant. Les deux hommes sont retournés vers le "X.________". Au moment de leur arrivée à la porte de la discothèque, dans un laps de temps qui n'a pas excédé 10 minutes, D.A.________ est sorti de l'établissement et s'est dirigé directement vers D.________, qui a dit avoir esquivé des coups et frappé à son tour. B.________ a alors empoigné D.A.________ et lui a asséné plusieurs coups de couteau. D.A.________ est tombé accroupi. Un garde Securitas est sorti et les quatre amis ont pris la fuite. Par décision du 8 juin 2015, confirmée sur opposition le 1er février 2016, la Bâloise a réduit les prestations pour survivants de 50 %, au motif que l'assuré avait pris part à une rixe à l'issue de laquelle il a avait été mortellement blessé.