Citation: 8C_160/2023 E. 1.4

1.4. S'agissant de la recevabilité du recours, le recourant invoque l'art. 93 al. 1 let. a LTF et affirme que la décision de renvoi "contraint l'OAI, d'une part à reprendre l'instruction sur l'évolution de l'atteinte à la santé en déterminant si, et le cas échéant à partir de quand, une capacité de travail dans une activité adaptée est exigible et à quel taux (...) puis, d'autre part, à examiner la nécessité de mettre en oeuvre des mesures d'ordre professionnel, et le cas échéant de les mettre en oeuvre, avant de procéder à la réduction ou la suppression de la rente, ce qui pourrait conduire à l'octroi de prestations". Or, le fait que l'instruction à mener par l'office AI pourrait hypothétiquement conduire à l'octroi de prestations ne constitue pas un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. Il en va de même lorsque l'arrêt de renvoi impose à l'office AI de reprendre l'instruction médicale, notamment d'instruire l'évolution de l'atteinte à la santé et de déterminer si, et le cas échéant à partir de quand, une capacité de travail était exigible et à quel taux. L'arrêt attaqué ne contient en effet pas d'instructions impératives ne laissant aucune latitude de jugement à l'administration quant au contenu de la nouvelle décision qu'elle sera tenue de rendre sur le droit aux prestations au terme du complément d'instruction (cf. arrêt 9C_205/2019 du 12 avril 2019). L'acte attaqué ne prive pas non plus le recourant de toute latitude de jugement en l'enjoignant de réexaminer la nécessité de mettre en oeuvre des mesures d'ordre professionnel, car il restera toujours libre d'admettre ou de nier le droit de l'intimée auxdites mesures (cf. arrêt 9C_523/2021 du 11 novembre 2021).