Citation: 4A_390/2007 17.12.2007 E. 1

1.1 Interjeté par la partie qui a succombé dans ses conclusions - principales - libératoires et - reconventionnelles - condamnatoires (art. 76 LTF) et dirigé contre un jugement final (art. 90 LTF) rendu en matière civile (art. 72 LTF) par une autorité cantonale de dernière instance (art. 95 LTF) dans une affaire dont la valeur litigieuse atteint le seuil de 30'000 fr. (art. 74 al. 1 let. b LTF), le recours est en principe recevable pour avoir été déposé dans le délai et la forme prévus par la loi (art. 100 al. 1 et 42 LTF). Compte tenu des exigences de motivation dont le respect est une condition de recevabilité du recours (art. 42 al. 1 et 2 et 108 al. 1 let. b LTF), le Tribunal fédéral n'examine en principe que les griefs invoqués; il n'est pas tenu de traiter, comme le ferait une autorité de première instance, toutes les questions juridiques qui se posent lorsque celles-ci ne sont plus discutées devant lui. Il ne peut pas entrer en matière sur la violation d'un droit constitutionnel ou sur une question relevant du droit cantonal ou intercantonal si le grief n'a pas été invoqué et motivé de manière précise (art. 106 al. 2 LTF). 1.2 Le Tribunal fédéral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en écarter que si les faits ont été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et pour autant que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). La notion de «manifestement inexacte» correspond à celle d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. Il convient de rappeler que le juge dispose d'un large pouvoir lorsqu'il apprécie les preuves. La partie recourante doit ainsi démontrer dans quelle mesure le juge a abusé de son pouvoir d'appréciation et, plus particulièrement, s'il a omis, sans aucune raison sérieuse, de prendre en compte un élément de preuve propre à modifier la décision attaquée, s'il s'est manifestement trompé sur son sens et sa portée ou encore si, en se fondant sur les éléments recueillis, il en a tiré des constatations insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1). La partie recourante qui entend s'écarter des constatations de l'autorité précédente doit expliquer de manière circonstanciée en quoi les conditions d'une exception prévue par l'art. 105 al. 2 LTF seraient réalisées; à ce défaut, il n'est pas possible de tenir compte d'un état de fait qui diverge de celui contenu dans la décision attaquée (cf. ATF 130 III 138 consid. 1.4). Aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente (art. 99 al. 1 LTF). 1.3 Sous la rubrique "constatation arbitraire des faits et violation du droit d'être entendu", le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu certains faits sans énoncer la motivation qui l'a conduite à cette solution. Ce grief n'est pas suffisant dans la mesure où le recourant se limite à opposer sa propre version des faits à celle retenue par les instances inférieures. Il n'explique en particulier pas en quoi les faits établis par les juges cantonaux se trouveraient en contradiction évidente avec la situation de fait, reposeraient sur une inadvertance manifeste ou heurteraient de façon choquante le sentiment de la justice et de l'équité; il ne démontre pas plus en quoi la décision cantonale serait arbitraire dans son résultat (cf. ATF 132 I 13 consid. 5.1). De surcroît, le recourant n'explique pas, par une argumentation suffisamment précise, en quoi les faits relatifs à la possession du certificat d'actions avant son dépôt dans le coffre du recourant ou ceux concernant l'ampleur de la participation de A.________ dans B.________ SA auraient joué un rôle décisif dans la décision entreprise. Sous couvert d'une critique relative à la "constatation manifestement incomplète des faits", le recourant reproche à la cour cantonale, d'une part, de ne pas avoir mentionné la décision de l'Office cantonal des faillites du 5 novembre 2001 relative à la cession à A.________ des droits de B.________ SA et, d'autre part, d'avoir omis de signaler que l'intimé n'était ni représentant ni organe de A.________. Ces critiques tombent à faux: contrairement à ce qu'affirme le recourant, la cour cantonale s'est expressément référée en page 5 de son arrêt à la décision de l'Office cantonal des faillites du 5 novembre 2001; en ce qui concerne les pouvoirs de représentation ou la qualité d'organe de l'intimé, il s'agit de faits qui n'ont jamais été allégués par celui-ci. De plus, le recourant n'explique pas de manière circonstanciée en quoi ces éléments auraient été susceptibles d'influencer la décision entreprise. En définitive, le recourant se borne à discuter dans un style essentiellement appellatoire des faits souverainement établis par l'instance cantonale, ce qui n'est pas admissible devant le Tribunal fédéral. Sur ces points, le recours est donc irrecevable.