Citation: I 64/02 30.01.2003 E. 1

Sur le vu de ces avis médicaux, dont il n'y a pas de raison, en l'occurrence, de s'écarter, le point de vue des premiers juges ne saurait être partagé. En effet, il ressort des rapports des docteurs C.________ et D.________ que le tableau clinique repose essentiellement sur de grandes difficultés psychologiques de nature anxieuse et phobique apparues dès l'enfance. Selon ces médecins, les graves troubles de la personnalité sont à l'origine non seulement des échecs scolaires et professionnels répétés mais également de la consommation de substances toxiques. Cela étant, force est de constater que la toxicomanie résulte de graves troubles de la personnalité, lesquels ont incontestablement valeur de maladie au sens de la jurisprudence (cf. RCC 1992 p. 180; arrêt P. du 19 juin 2002, I 390/01). Au demeurant, tous les médecins consultés font état également d'un état dépressif auquel on ne saurait, comme la juridiction cantonale, dénier d'emblée tout caractère invalidant. Dans ces conditions, il convient de renvoyer la cause à l'office intimé pour qu'il détermine les effets de l'atteinte à la santé sur la capacité de gain du recourant et statue à nouveau sur le droit éventuel de celui-ci à des prestations de l'assurance-invalidité.