Citation: 1C_23/2013 E. 2

Les recourantes se plaignent d'une application arbitraire de l'art. 15 LEaux. Elles relèvent que le projet a été modifié, après une inspection locale, pour tenir compte des exigences de la SCA dont le but était de réaménager les rives de la Seymaz en limitant l'accès aux véhicules et en créant un espace public et une promenade le long de la berge. L'implantation à 21 m de la berge (au lieu de 30 m) devait ainsi permettre la création du parking visiteurs. Le projet a reçu les préavis positifs de l'ensemble des services concernés, notamment la CMNS et la SCA. Il répondrait ainsi à un intérêt public. La cour cantonale n'aurait pas tenu compte de ces faits, et n'aurait pas expliqué en quoi les conditions de l'art. 15 al. 3 LEaux ne seraient pas réunies. Cette disposition avait été adoptée en 2002 pour préserver l'espace naturel des rives et prévenir le risque de crues. En l'occurrence, le projet permettrait la réalisation d'un aménagement ouvert à la population et sans voitures, soit une réalisation d'intérêt général. Aucun changement ne serait apporté au cours d'eau qui suit, à cet endroit, un lit artificiel. L'évolution future serait préservée, les bâtiments existants se situant tous, dans ce quartier, à l'intérieur de la limite de 30 m.