Citation: 4A_118/2019 E. 3.4

3.4. Autre est la question du consentement du recourant aux opérations de couverture de risque de change effectuées par la banque (" hedging "). L'autorité précédente retient à cet égard que même si l'on devait admettre que le recourant n'était pas conscient que la majeure partie de ses avoirs serait soumise aux fluctuations de la livre sterling, le recourant aurait de toute façon consenti à de telles opérations " dans la mesure où cette alternative était proposée par la Banque, qu'elle répondait à ses exigences de gestion conservatrice et qu'elle n'apparaissait alors pas déraisonnable ". La raison pour laquelle l'autorité précédente a jugé utile d'évoquer cette hypothèse, ceci alors même qu'elle avait constaté que le recourant avait délibérément choisi de ne pas convertir les fonds en question en dollars américains, n'est pas claire. Quoi qu'il en soit, le recourant ne démontre pas en quoi, partant de l'état de faits établi par la cour cantonale selon lequel il a opté pour le maintien de ses avoirs en livres sterling, les opérations de couverture de change auraient été déraisonnables. De plus et surtout, la cour cantonale a constaté que lesdites opérations de couverture de change figuraient sur les relevés de compte courant, notamment disponibles en banque restante dès le début de la relation bancaire. Ainsi, il ressort de l'arrêt entrepris que le recourant a été informé des opérations de couverture de risque de change effectuées par la banque et qu'il ne s'y est jamais opposé. Le fait que le recourant ait opté pour l'option banque restante n'y change rien. L'autorité précédente ayant à juste titre constaté qu'il n'existe pas d'indices suffisants pour retenir un abus de droit de la banque, le recourant doit être traité de la même façon que le client qui a réellement reçu le courrier, quant à la fiction de ratification d'une opération. Le grief est mal fondé.