Citation: 1B_412/2015 E. 2

Se plaignant d'établissement incomplet des faits (art. 97 LTF), la recourante reproche à la cour cantonale d'avoir omis de mentionner que la commission rogatoire était fondée sur les déclarations de deux employés eux-mêmes impliqués dans des malversations, alors que les autres éléments du dossier contrediraient la thèse d'un transfert de documents à l'étranger. La commission rogatoire portait sur les documents concernant les biens du défunt et sa situation financière, ainsi que tous documents qui démontreraient ses droits de propriété sur les divers biens de son patrimoine commun avec la recourante. Or, à la demande de l'autorité française d'exécution, le Ministère public aurait demandé, durant un entretien téléphonique, une saisie générale portant sur tous les documents relatifs au domaine ou établis au nom du défunt ou de la recourante, sans se limiter aux éléments pertinents pour l'enquête. La recourante conteste aussi les accusations de vols figurant dans la plainte en relevant que les témoignages des personnes qui la mettent en cause ne seraient pas crédibles. Sur ce dernier point, elle invoque les art. 197, 23 et 264 CPP, 13 et 26 Cst., 8 CEDH ainsi que les dispositions sur l'entraide judiciaire.