Citation: 8C_565/2022 E. A

A.a. A.________ travaillait comme gérant de restaurant auprès de l'entreprise B.________ Sàrl et était à ce titre assuré de manière obligatoire auprès d'Allianz Suisse Société d'Assurances SA (ci-après: Allianz). Le 21 octobre 2016, l'assuré a été victime d'un accident de la circulation routière, lorsque le véhicule dans lequel il avait pris place sur la banquette arrière a percuté dans un virage un autre véhicule venant en sens inverse. Au moment des faits, l'assuré était endormi. Après la collision, le conducteur du véhicule, en tentant de faire sortir son ami du véhicule, a constaté que celui-ci ne répondait pas, qu'il semblait avoir perdu connaissance, qu'il avait du sang au visage et qu'il saignait du nez. Il lui a frotté la figure en lui demandant de se réveiller. L'assuré s'est alors réveillé et, constatant qu'il ne se sentait pas bien, s'est allongé sur la banquette arrière de la voiture jusqu'à l'arrivée des secours. L'accident s'est soldé par un traumatisme crânien léger, une fracture de l'os propre du nez ainsi que par une fracture non déplacée de la paroi antérieure et latérale du sinus maxillaire. L'assuré a séjourné à l'Hôpital C.________ jusqu'au 24 octobre 2016, date de son retour à domicile. Il a été en incapacité de travail à 100 % jusqu'au 30 novembre 2016 et à 50 % du 1er décembre au 12 janvier 2016. En raison de la persistance des céphalées, d'autres investigations médicales ont été effectuées. A.b. Par décision du 16 janvier 2020, Allianz a mis un terme au versement des prestations d'assurance à partir du 3 mai 2019. Elle a retenu que, s'agissant des céphalées, il n'y avait pas de lien de causalité naturelle entre celles-ci et l'accident du 21 octobre 2016; par ailleurs, les troubles neuropsychologiques n'avaient pas de substrat organique et un lien de causalité adéquate entre ceux-ci et l'accident devait être nié. L'assuré s'est opposé à cette décision, en produisant une attestation médicale indiquant qu'il était actuellement en incapacité de travail à 50 % en raison d'un syndrome dépressif réactionnel d'intensité moyenne, consécutif à la persistance des séquelles de son accident. Par courrier du 19 juin 2020, Allianz a écrit à l'assuré qu'elle n'allait pas allouer de prestations d'assurance en ce qui concernait l'état anxio-dépressif moyen, faute d'un lien de causalité adéquate entre celui-ci et l'accident. L'assuré s'est opposé à cette décision en produisant divers rapports médicaux. Par décision sur opposition du 8 novembre 2021, Allianz a confirmé ses décisions des 16 janvier et 19 juin 2020.