Citation: U 239/05 31.05.2006 E. 3

Dans ses rapports des 17 mars et 19 mai 2004, le docteur R.________ est arrivé à la conclusion que les troubles présentés par C.________ au-delà du 31 mars 2004 n'étaient pas ou plus en relation de causalité naturelle avec les accidents survenus les 27 août 1997 et 2 octobre 2003. D'après la documentation radiologique jointe au dossier, le recourant présentait en 1997 déjà des troubles dégénératifs de l'arrière-pied. Les radiographies pratiquées à la suite de l'entorse de la cheville du 2 octobre 2003 confirmaient l'existence d'une arthrose de l'arrière-pied, prédominant à la sous-astragalienne et touchant également la cheville, avec présence de nombreux ostéochondromes se projetant en regard de la malléole externe ainsi qu'en arrière de la sous-astragalienne. Ces corps libres avaient un aspect ovalaire caractéristique qui évoquait plutôt une maladie dégénérative avec ostéochondromatose associée que des lésions traumatiques. Le tableau présenté par l'assuré correspondait à des douleurs chroniques de la cheville et de l'arrière-pied consécutives à des troubles dégénératifs existant avant l'accident du 2 octobre 2003 et symptomatiques depuis plusieurs années. Les troubles ressentis ne pouvaient en aucun cas être la conséquence de la fracture subie en 1997 ou de l'entorse de la cheville droite. Le docteur R.________ admettait cependant que ce dernier accident avait pu aggraver de manière passagère un état antérieur; il avait cependant largement cessé de déployer ses effets six mois après l'événement.