Citation: 9C_437/2014 E. 4

En application de l'art. 87 al. 3 RAI, les premiers juges ont restreint leur examen au point de savoir si le recourant avait, dans ses démarches effectuées auprès de l'office intimé à partir du mois de septembre 2011, établi de façon plausible que la situation s'était modifiée depuis le précédent refus de prestations. Ils ont constaté que la décision du 25 mai 2010 était essentiellement fondée sur le rapport d'expertise du CEMed du 26 mars 2010 dont il ne leur appartenait pas de discuter le bien-fondé; les juges cantonaux ont retenu que cette décision constituait bien le point de départ temporel pour l'examen de la nouvelle demande du 30 septembre 2011. A l'examen du rapport de la professeure B.________, du 23 novembre 2010, les juges cantonaux ont considéré que le bilan neuropsychologique effectué à l'Hôpital C.________ n'était d'aucun secours au recourant, car les conclusions constituaient une appréciation différente d'une situation inchangée, ce qui ne suffisait pas pour réunir les conditions d'une entrée en matière selon l'art. 87 al. 2 et 3 RAI. Quant au rapport du docteur D.________ du 9 décembre 2011, il ne leur permettait pas non plus d'admettre que les conclusions de l'expertise du CEMed du 26 mars 2010 ne seraient plus d'actualité. Dès lors que les documents médicaux invoqués en procédure administrative n'apportaient aucun élément dans le sens d'une modification significative de la situation du recourant depuis la dernière décision de refus passée en force, le tribunal cantonal a retenu que les conditions de l'art. 87 al. 2 et 3 RAI n'étaient pas réalisées et que le refus d'entrer en matière sur la nouvelle demande était justifié.