Citation: 9C_662/2020 E. 5

Le tribunal cantonal a retenu que les conditions d'une révision procédurale au sens de l'art. 53 al. 1 LPGA n'étaient pas remplies en l'occurrence. Il a admis que les experts E.________ et F.________ avaient posé un nouveau diagnostic (trouble de la personnalité paranoïaque) mais considéré que ce diagnostic reposait sur une nouvelle appréciation d'un état de fait connu depuis la décision d'octroi de rente du 8 novembre 2005. Selon les premiers juges, la différence de qualification du trouble de la personnalité (paranoïaque en 2017 par rapport à dépendante en 2004 et 2007) se fondait essentiellement sur des symptômes (plus particulièrement sur les difficultés à gérer les relations interpersonnelles) décrits par le docteur G.________de l'Institut für Medizinisch-Psychiatrische Expertise dans son rapport du 18 août 2003, qui avait certes été écarté dans la mesure où il avait été jugé confus mais dont de larges extraits avaient été repris par le docteur B.________. Les premiers juges ont par ailleurs considéré sous l'angle de l'art. 17 al. 1 LPGA que les rapports produits par les médecins traitants et les experts établissaient au degré de la vraisemblance prépondérante une modification notable de l'état de santé de l'assurée (décompensation psychique) qui justifiait l'incapacité de travail constatée par les docteurs E.________ et F.________ à compter du mois de janvier 2015. Ils ont dès lors fixé la naissance du droit à la rente au 1er janvier 2016.