Citation: 5A_300/2016 E. 5

La recourante se plaint de la violation de l'art. 255 let. a CPC. Elle soutient que le devoir de collaboration des parties ne dispensait pas la Cour de justice de rechercher les faits pertinents et de requérir les pièces utiles à l'examen de sa situation financière. Il lui appartenait ainsi de se procurer un extrait des poursuites à la date d'échéance du délai de recours cantonal, soit le 28 décembre 2015, afin de disposer des éléments déterminants pour l'appréciation de la condition matérielle de l'art. 190 al. 1 ch. 2 LP. Elle ne pouvait pas, sans violer la maxime inquisitoire, statuer sur la base des états des poursuites au 17 novembre et au 2 décembre 2015, produits à l'appui du recours cantonal. La Cour de justice ne pouvait pas non plus écarter l'estimation de la valeur de la société établie par D.________ & Cie SA, également produite à l'appui du recours, sans l'interpeller préalablement sur le fait qu'elle était datée de 2013 et sans lui donner la possibilité de produire une estimation actualisée, respectivement " complémentaire ou plus récente ". Il lui appartenait également de lui permettre de produire l'estimation d'expert du terrain sis à Y.________ mentionnée dans l'attestation de E.________ du 3 décembre 2015, respectivement de lui permettre de produire une estimation actualisée. La Cour de justice aurait encore dû attirer son attention sur le fait que son dernier bilan pour l'année 2014 n'était pas suffisant. Enfin, elle ne pouvait écarter les pièces attestant de ses perspectives financières sans l'interpeller à ce sujet ou lui permettre d'apporter la preuve de la réalisation des projets concernés.