Citation: 7B_234/2024 E. 1.2

1.2. Le recours dans la présente cause a été déposé le 26 février 2024. A cette date, le maintien en détention provisoire du recourant reposait sur l'ordonnance du TMC du 19 février 2024 qui la prolongeait jusqu'au 20 mars 2024. Cette autorité y fait notamment état des charges nouvellement examinées contre le recourant, soit les chefs de prévention d'incitation à la haine (art. 261bis CP) - subsidiairement d'injure (art. 177 CP) -, de menace (art. 180 CP), de lésions corporelles simples aggravées (art. 123 CP) - voire de tentative de lésions corporelles graves (art. 122 et 22 CP) -, de vol (art. 139 CP), de menace contre les autorités et les fonctionnaires (art. 285 CP) et de rupture de ban (art. 291 CP). Selon la jurisprudence, dans la mesure où les motifs et risques retenus dans la nouvelle ordonnance prolongeant la détention avant jugement sont similaires à ceux à l'origine du litige soumis au Tribunal fédéral, le recourant détenu conserve en principe un intérêt actuel et pratique à l'examen de ses griefs (cf. art. 81 al. 1 let. b ch. 1 LTF; ATF 149 I 14 consid. 1.2; 139 I 206 consid. 1.2.3; arrêt 7B_1009/2023 du 6 février 2024 consid. 1.1). Vu l'issue du litige, la question de savoir si on se trouve dans une situation similaire dans le cas d'espèce - où les charges se sont a priori aggravées - peut rester indécise.