Citation: 5P.286/2002 23.12.2002 E. 3

3.1 Le droit d'être entendu étant une garantie constitutionnelle de caractère formel, dont la violation doit entraîner l'annulation de la décision attaquée, indépendamment des chances de succès du recourant sur le fond (ATF 127 V 437 consid. 3d/aa; 126 V 132 consid. 2b et les arrêts cités), il convient d'examiner en premier lieu le grief y relatif. Le droit d'être entendu, tel qu'il est garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., implique notamment pour l'autorité l'obligation de motiver sa décision (ATF 126 I 97 consid. 2b). La motivation d'une décision est suffisante lorsque l'autorité mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse les comprendre et exercer son droit de recours à bon escient. L'autorité n'a toutefois pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuves et griefs invoqués par les parties, mais peut se limiter à ceux qui, sans arbitraire, apparaissent pertinents (ATF 123 I 31 consid. 2c; 122 IV 8 consid. 2c; 121 I 54 consid. 2c; 119 Ia 264 consid. 4d; 117 Ib 64 consid. 4). Dans ce contexte, l'art. 6 par. 1 CEDH n'a pas de portée plus étendue (ATF 126 I 15 consid. 2a/aa). Le contenu du droit d'être entendu est déterminé en premier lieu par les dispositions cantonales de procédure, dont le Tribunal fédéral ne contrôle l'application et l'interprétation que sous l'angle de l'arbitraire; dans tous les cas, l'autorité cantonale doit cependant observer les garanties minimales déduites directement de l'art. 29 al. 2 Cst., dont le Tribunal fédéral examine librement le respect. La recourante ne soutenant pas en l'espèce que la protection de l'art. 4 LPC/GE serait plus large que celle de l'art. 29 al. 2 Cst., le mérite de ses griefs doit être examiné sous l'angle de cette disposition constitutionnelle (ATF 127 III 193 consid. 3; 126 I 15 consid. 2a; 125 I 257 consid. 3a, 417 consid. 7a). 3.2 La recourante reproche aux juges cantonaux de ne pas avoir motivé leur refus d'inclure dans son minimum vital élargi une somme de 2'744 fr., déduite directement de son salaire, représentant les amortissements de prêts qu'elle a conclus auprès de l'Association mutuelle des fonctionnaires internationaux, pour acquérir son logement actuel. La Cour de justice a indiqué (p. 8 in fine) écarter la somme précitée des charges de la recourante, au motif que les prêts à amortir n'avaient pas été contractés pour le couple ou le ménage commun. Cette motivation est suffisante au vu de la jurisprudence, de sorte que le grief soulevé se révèle mal fondé.