Citation: 6B_136/2021 E. 1.4

1.4. En l'espèce, contrairement à ce que soutient le recourant, pour retenir qu'il avait vendu 2 grammes de cocaïne à D.________, la cour cantonale ne s'est pas fondée exclusivement sur les déclarations de la prénommée, mais aussi sur les déclarations du recourant lui-même. En effet, lors de son audition du 10 mai 2019, celui-ci a expressément reconnu qu'il avait acheté de la cocaïne pour le compte de D.________ pour une quantité bien supérieure à 2 grammes (cf. pièces 2014 ss du dossier cantonal). En outre, comme le relève le recourant, dès lors que D.________ a été auditionnée en tant que prévenue dans le cadre d'une procédure pénale conduite séparément, il ne peut pas se prévaloir d'une violation de l'art. 147 CPP du fait qu'il n'a pas assisté à son audition (cf. supra consid. 1.2; ATF 141 IV 220 consid. 4.5, JdT 2016 IV p. 79, 88). Si le recourant avait certes le droit d'être confronté à l'intéressée au moins une fois durant la procédure (cf. ATF 141 IV 220 consid. 4.5 p. 230), il ne ressort cependant pas du jugement attaqué qu'il aurait requis une confrontation avec D.________ en première instance ou devant l'instance d'appel, ni à un quelconque autre moment de la procédure, étant au demeurant précisé que, dans sa déclaration d'appel, il a expressément indiqué que de nouvelles preuves n'étaient pas requises, se contentant de soutenir que les déclarations de la prénommée étaient inexploitables. Le recourant ne prétend d'ailleurs pas avoir requis une telle confrontation. Dans ces circonstances, la cour cantonale n'a pas violé le droit en retenant que le recourant avait renoncé à cette confrontation, de sorte que les déclarations faites par D.________ étaient exploitables (cf. arrêts 6B_1266/2018 du 12 mars 2019 consid. 1.7.2 et 6B_710/2014 du 23 novembre 2015 consid. 2.2). Le grief du recourant est rejeté.