Citation: 9C_618/2021 E. 4.1

4.1. Dans un premier grief d'ordre formel, la recourante se prévaut d'une violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst. et 6 par. 1 CEDH), en relation avec le déroulement de l'enquête à domicile. Elle allègue qu'elle n'a pas pu consulter les notes personnelles de l'enquêtrice, ni "donner son accord en apposant sa signature sur celles-ci" avant la rédaction du rapport d'enquête à domicile. L'assurée considère à cet égard, en se référant aussi à la jurisprudence sur les premières déclarations faites par un assuré dans le cadre de l'évaluation de l'impotence, que le seul fait de pouvoir se déterminer ultérieurement par écrit sur le contenu du rapport d'enquête à domicile ne suffirait pas à garantir le droit d'être entendu des assurés, qui se trouvent empêchés de vérifier la réelle teneur de leurs propos puis, au besoin, de les faire modifier. Les offices AI alémaniques soumettraient d'ailleurs aux assurés un procès-verbal pour accord et signature au terme de l'enquête à domicile. L'assurée reproche également aux premiers juges d'avoir considéré qu'elle n'avait pas allégué que ses propos n'auraient pas été correctement retranscrits par l'enquêtrice dans son rapport du 5 novembre 2019.