Citation: 6B_984/2020 E. 1.2

1.2. Le recourant soutient que le constat de la cour cantonale selon lequel " sa décision ferme [de tuer] a été prise au plus tard suite à l'appel téléphonique de 19h38, mais l'idée d'un acte funeste avait sans aucun doute germé plus tôt déjà dans son esprit " (jugement attaqué, consid. M.d, p. 48) ne reposait sur aucun élément du dossier et ne s'expliquait même pas au regard des faits retenus dans la décision attaquée. Selon ceux-ci, il s'était rendu chez B.________ vers 21h50, lorsqu'il avait parqué sa voiture sur le parking de la Banque F.________. Or, il était possible qu'il soit retourné chez lui un moment avant de repartir chez B.________ vers 23h40, soit 5 à 10 minutes avant les faits. Le recourant soutient dès lors que l'idée de tuer avait commencé à germer au plus tôt au fil de la soirée et de sa consommation d'alcool, mais la décision ferme de passer à l'acte n'avait pas été prise avant qu'il ne parte (une seconde fois) de chez lui avec un pistolet à 23h40.