Citation: 1C_744/2013 E. 2.2

2.2. En l'espèce, la cour cantonale a retenu que les recourants avaient eu l'occasion d'exposer largement leurs arguments et que l'on discernait mal quels éléments ne figurant pas déjà au dossier pourraient résulter de la tenue d'une audience et de débats. Par ailleurs, la décision litigieuse étant de la compétence exclusive de la Municipalité, l'appel en cause du service de l'Etat requis ne paraissait pas se justifier. Les recourants estiment cette appréciation anticipée des preuves insoutenable. L'audition des témoins ainsi que l'avis du service du développement territorial auraient permis d'établir avec plus de précision la problématique actuelle de l'Ilot Fourmi, les possibilités offertes par le PGA ainsi que les réflexions et solutions d'aménagement que les propriétaires concernés souhaitaient faire examiner dans le cadre de la procédure préliminaire. Il apparaît toutefois que les recourants ont pu produire toutes les pièces utiles à la bonne compréhension de leur projet et présenter amplement leurs arguments en faveur de l'engagement d'une étude préliminaire. Les juges cantonaux pouvaient ainsi s'estimer suffisamment renseignés pour statuer en l'état du dossier et rejeter les offres de preuve des intéressés sans violer leur droit d'être entendus. Le recours doit donc être rejeté sur ce point.