Citation: 5A_615/2022 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, l'arrêt querellé retient que les coûts directs de l'enfant, part fiscale comprise, sont les suivants: - du 1er décembre 2020 au 31 août 2026: 1'321 fr. (1'139 + 182) - du 1er septembre 2026 au 30 juin 2028: 1'203 fr. (1'014 + 189) - dès le 1er juillet 2028: 1'238 fr. (1'014 + 224) A l'exception des parts d'impôt (correspondant aux montants de 182 fr., 189 fr. et 224 fr.), qui ont fait l'objet d'un nouveau calcul, il appert que l'autorité cantonale s'est fondée sur les minima vitaux élargis de l'enfant, hors part fiscale, tels que retenus par le tribunal de première instance, à savoir 1'139 fr. et 1'014 fr. Or, le recourant souligne avec raison que ces coûts directs doivent être compris avant déduction des allocations familiales. En effet, le jugement du 17 mars 2021 constate qu'à partir du 1er décembre 2020, le minimum vital du droit de la famille de l'enfant s'élève, sans sa part d'impôt, à 1'139 fr. 45 (minimum vital LP: 1'136 fr. 45 + frais complémentaires de logement [caution]: 3 fr.), dont à déduire 220 fr. d'allocations familiales. De même, à compter du 1er septembre 2026, le premier juge a arrêté le minimum vital LP de l'enfant à 1'011 fr. 25, avant déduction des allocations familiales, montant auquel il a ajouté sa part de frais de Swisscaution, par 3 fr. En reprenant les minima susvisés de 1'139 fr. (1'136 + 3) et 1'014 fr. (1'011 + 3) sans en déduire les allocations familiales, l'autorité cantonale s'est ainsi méprise et a par conséquent enfreint le droit fédéral. Il s'ensuit que, déduction faite des allocations familiales et de formation, de 220 fr. et 300 fr. selon l'arrêt entrepris, les coûts directs de l'enfant s'élèvent à: - du 1er décembre 2020 au 31 août 2026: 1'101 fr. (1'321 - 220) - du 1er septembre 2026 au 30 juin 2028: 983 fr. (1'203 - 220) - dès le 1er juillet 2028: 938 fr. (1'238 - 300) Le recours doit dès lors être aussi admis sur ce point (cf. infra consid. 10). Dans la mesure où le recourant soutient en outre que le dispositif de l'arrêt entrepris serait erroné et contradictoire, son grief, tel qu'il est formulé, revient à se plaindre d'une mauvaise application du droit fédéral concernant la déduction des allocations familiales des coûts d'entretien de l'enfant, ce qui est admis. S'il faut plutôt comprendre qu'il s'en prend au dispositif en tant qu'il serait illogique, il lui incombait d'en requérir l'interprétation par la cour cantonale (art. 334 al. 1 CPC), et non d'utiliser la voie du présent recours (cf. arrêts 5A_254/2019 du 18 juillet 2019 consid. 4; 5A_37/2017 du 10 juillet 2017 consid. 6; 5A_117/2015 du 5 novembre 2015 consid. 5). La critique est dès lors irrecevable.