Citation: 6B_1485/2021 E. 2.6.2

2.6.2. Les intérêts présidant à l'expulsion du recourant sont importants, dès lors que celui-ci s'est livré à une agression violente sur une inconnue pour des motifs financiers ainsi qu'à un trafic de stupéfiants important. A cet égard, il convient de rappeler que la jurisprudence se montre particulièrement stricte en cas d'actes de violence contre l'intégrité corporelle (ATF 137 II 297 consid. 3.3 p. 303 s.) et de violation de la loi fédérale sur les stupéfiants et les substances psychotropes (arrêts 6B_93/2021 du 6 octobre 2021 consid. 5.2; 6B_316/2021 du 30 septembre 2021 consid. 2.7.3; 6B_378/2018 du 22 mai 2019 consid. 2.2). En outre, la peine privative de liberté à laquelle le recourant a été condamné (44 mois) dépasse largement une année, ce qui pourrait, cas échéant, permettre une révocation de son autorisation d'établissement (art. 63 al. 1 let. a LEI). Par ailleurs, comme l'a relevé, à juste titre, la cour cantonale, sa récidive en cours d'enquête, alors qu'il sortait de détention et faisait l'objet de mesures de substitution, démontre le mépris que porte le recourant à l'ordre public suisse et le peu d'effet que sa première confrontation avec le monde carcéral avait eu sur son comportement. Enfin, aucun élément concret ne vient appuyer son discours à propos d'un changement de vie à l'issue de l'exécution de sa peine. C'est, partant, de manière fondée que l'autorité précédente a considéré que le recourant représentait un danger pour la sécurité publique.