Citation: 8C_646/2023 E. 6.2

6.2. Par rapport au lien de causalité, la recourante soutient qu'elle avait consulté plusieurs spécialistes, qui auraient tous énoncé un lien de causalité vraisemblable entre les acouphènes et les manipulations du physiothérapeute. De ce fait, leurs rapports laisseraient subsister d'importants doutes quant à l'objectivité de l'appréciation des médecins internes à l'assurance. En particulier, les premiers juges n'auraient pas pris en compte toutes les explications de la doctoresse G.________. Cette praticienne a notamment précisé que "d'après la littérature", les traumatismes de la tête, par des manipulations dentaires ou cervicales, créeraient des douleurs chroniques "qui redoutent les interactions neurologique[s] entre système auditif et système somatosensoriel, ce qui produit les acouphènes" et que c'était également le cas de la recourante, les troubles étant apparus au moment de la manipulation. Or, cette brève explication supplémentaire n'apporte pas d'élément décisif nouveau que la cour cantonale aurait ignoré. Il en va de même pour les avis des autres médecins traitants, qui s'appuyaient d'ailleurs principalement sur les descriptions de la patiente.