Citation: 5A_742/2020 E. 4.2

4.2. A titre subsidiaire, la recourante estime que l'arrêt attaqué devrait être qualifié de décision incidente pouvant lui occasionner un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. On ne peut se rallier davantage à cette assertion. Contrairement à ce que soutient l'intéressée, " le fait d'être privé - même si ce n'était que temporairement - de la disposition d'une somme d'argent " ne constitue pas un préjudice irréparable au sens de la norme précitée, comme le Tribunal fédéral l'a rappelé récemment (ATF 142 III 798 consid. 2.3.4, qui parle de " jurisprudence constante "). Elle ne démontre pas non plus qu'elle serait exposée à d'importantes difficultés financières en cas de paiement de l'avance litigieuse ou que, en cas d'admission du recours, le recouvrement de la somme acquittée serait compromis en raison de l'impécuniosité du bénéficiaire (arrêts 5D_209/2018 du 25 mars 2019 consid. 2.2; 5A_387/2018 du 17 juillet 2018 consid. 1.3). Le fait que la décision de la Juge de paix, " confortée par l'arrêt de la Chambre des recours civile ", puisse devenir un titre à la mainlevée définitive et, par conséquent, donner lieu " à une saisie et à une réalisation de ses biens en Suisse " n'est pas déterminant, dès lors que le préjudice évoqué ne dérive pas de l'arrêt entrepris lui-même, mais de mesures d'exécution forcée ultérieures. Au demeurant, même si la probabilité d'un préjudice irréparable suffit, encore faut-il qu'elle soit corroborée par des indices concrets, et non se réduire à de pures considérations théoriques (arrêt 5A_265/2018 du 9 juillet 2018 consid. 3.3.4; ATF 134 IV 43 consid. 2.4 in fine, d'après lequel la partie recourante doit subir " effectivement un dommage définitif ").