Citation: 4D_40/2015 E. 6

Egalement selon ses allégations, le demandeur a installé les plinthes le 18 mars 2013; à titre de preuve, il a produit son agenda dans lequel est inscrit, à cette date, « plinthe, U.________ Begnins ». La défenderesse a notamment produit un procès-verbal de chantier n° 50, établi par un bureau d'architectes et daté du 26 février 2013. Le document se rapporte à une séance de chantier du jour précédent et il passe en revue de nombreux travaux de second oeuvre. Il mentionne la tâche « poser le plan de travail » dans la cuisine; cette tâche incombe à l'entreprise U.________ Sàrl et elle est « terminé[e] ». La Chambre des recours considère que l'agenda du demandeur revêt une force probante « au moins équivalente » à celle des autres éléments avancés par l'adverse partie, tels le procès-verbal n° 50; elle en conclut que le Juge de paix a constaté sans arbitraire l'installation des plinthes le 18 mars 2013. Le demandeur intervenait sur le chantier en qualité de sous-traitant de U.________ Sàrl et il n'avait aucune relation juridique avec la défenderesse. Il n'était pas présent lors de la séance de chantier du 25 février 2013 et le procès-verbal indique que U.________ Sàrl n'y était pas non plus représentée. L'installation des plinthes n'a donc pas été discutée lors de cette séance. Au regard de ces circonstances, les autorités précédentes peuvent sans arbitraire ne pas reconnaître au procès-verbal n° 50 une force probante plus élevée qu'à l'agenda du demandeur. La défenderesse se réfère inutilement au procès-verbal d'une autre séance de chantier car ce document n'est pas présent au dossier ni mentionné dans les bordereaux de pièces. Il s'ensuit que le recours constitutionnel est privé de fondement et doit être rejeté.