Citation: C 260/03 29.06.2004 E. 4

4.1 Le raisonnement de la juridiction cantonale qui repose en partie sur une simple supposition, selon laquelle la recourante aurait été informée par l'office communal de ses obligations à l'égard de l'assurance-chômage, ne peut être suivi. Il ressort en effet d'un téléfax du 16 juin 1997 adressé par l'office communal à l'intimé - sur ce point, la constatation des faits est incomplète de sorte qu'il y a lieu de la préciser (cf. consid. 1) - que l'office s'est borné à indiquer à l'assurée «que l'organe compétent pour un éventuel timbrage rétroactif était sa commune de domicile». Dans la mesure où la recourante s'est alors adressée à l'office du travail de R.________, commune dans laquelle elle était domiciliée, et que celui-ci a admis son inscription rétroactive et procédé au timbrage rétroactif de ses cartes de contrôle, on ne saurait lui reprocher un comportement dolosif ou une négligence grave. Tout au plus, forte de son expérience passée avec les organes de l'assurance-chômage, devait-elle douter que sa démarche visant à une inscription rétroactive soit effectivement acceptée. L'office communal du travail de R.________ a cependant donné suite à sa requête, de sorte qu'elle pouvait se croire en droit de recevoir les indemnités versées. Dans ces circonstances, on peut admettre que la recourante était de bonne foi en acceptant les prestations indues. C'est donc à tort que la remise de l'obligation de restituer a été refusée par l'intimé, en considérant que cette condition n'était pas remplie. Partant, le recours est bien fondé et le jugement attaqué doit être annulé. 4.2 Cela étant, la première des conditions prévues à l'art. 95 al. 2 LACI étant remplie, il convient de renvoyer la cause à l'intimé afin qu'il examine la demande de remise sous l'angle de la seconde, à savoir la rigueur particulière, et rende une nouvelle décision à cet égard.