Citation: 2C_27/2007 11.04.2007 E. 5

Sur le fond, le recourant fait valoir que le Tribunal administratif a violé l'art. 7 LSEE. Cette disposition ne confère toutefois pas le droit à une autorisation de séjour en cas d'abus de droit (cf. ATF 128 II 145 consid. 2.1 p. 151; 121 II 97 consid. 4a p. 103). Or, en l'espèce, les premiers juges ont estimé que tel était le cas, car les époux vivaient séparés depuis plusieurs mois et il n'existait aucun indice sérieux permettant de conclure qu'ils avaient la réelle volonté de reprendre la vie commune. Il n'y a pas lieu de se départir de cette appréciation fondée sur des faits qui n'apparaissent pas avoir été établis d'une façon manifestement inexacte ou en violation du droit (cf. art. 105 al. 1 et 2 LTF). En particulier, le recourant a lui-même admis, en procédure cantonale, qu'il était séparé depuis le mois de février 2006 de son épouse, et il n'a pas été à même d'apporter le moindre élément laissant augurer une possible reprise de la vie commune. Certes, il reproche au Tribunal administratif d'avoir pris en considération les "seules déclarations de l'épouse frustrée" qui userait de sa situation pour "se venger" de lui. A supposer même qu'elles soient exactes, les intentions qu'il prête à son épouse ne sont cependant pas de nature à établir qu'il existerait des chances de réconciliation pour son couple, mais ne font au contraire que conforter l'appréciation opposée portée à ce sujet par les premiers juges. Pour le surplus, le recourant ne peut rien tirer en sa faveur de l'art. 8 CEDH, car cette disposition n'est applicable que si les époux entretiennent des relations étroites et effectives (cf. ATF 125 II 633 consid. 2e p. 639; 122 II 1 consid. 1e p. 5; 120 Ib I consid. 1d p. 3 et les arrêts cités), ce qui n'est précisément pas le cas en l'espèce.