Citation: 4A_48/2013 E. 2.2

2.2. Se plaignant d'arbitraire dans l'établissement des faits, la recourante voudrait compléter les constatations cantonales en notant que plusieurs courriers électroniques reprochés à l'intimé ont été envoyés par celui-ci dans les bureaux de la recourante à Genève, alors qu'il travaillait pour elle. Comme il vient d'être rappelé, une décision ne peut être considérée comme arbitraire que si elle est insoutenable dans son résultat. L'art. 97 al. 1 LTF précise d'ailleurs qu'une correction de l'état de fait ne peut être demandée que si elle est susceptible d'influer sur le sort de la cause. On ne saurait donc, sous prétexte d'arbitraire, discuter des points de fait sans pertinence pour la décision à rendre. La recourante demande que des interdictions soient prononcées à l'encontre de l'intimé. Par leur nature, de telles interdictions ne peuvent déployer d'effet que pour l'avenir. Elles doivent donc être prononcées dans la perspective d'un acte illicite futur. Or, il apparaît totalement invraisemblable que l'intimé revienne dans les bureaux de la recourante pour envoyer des messages, alors que le rapport contractuel a pris fin et que les parties sont en litige. Que l'intimé ait par le passé envoyé des messages à partir de son poste de travail dans les bureaux de la recourante ne permet en aucune façon de supposer que les mêmes actes vont se reproduire au même lieu dans l'avenir, puisque les relations entre les parties ont été coupées. Les adjonctions que la recourante voudrait faire sont donc impropres à démontrer que les actes futurs redoutés pourraient être commis sur le territoire du canton de Genève. Il n'y a dès lors pas lieu de revenir sur des points de fait qui ne peuvent influer sur le sort de la cause.