Citation: 7B_1190/2024 E. 3.4.2

3.4.2. En l'occurrence, la cour cantonale a retenu que le recourant ne prétendait pas que son appréhension dans le tram constituerait un acte de violence physique et qu'elle aurait eu pour but de l'humilier, pas plus qu'on ne saurait la considérer comme de nature à créer un sentiment de peur, d'angoisse ou d'infériorité. Il ne prétendait pas avoir été maîtrisé, ceinturé, bousculé ou contraint d'une autre façon à se soumettre au policier et à abandonner son voyage en transport public. Rien non plus - que ce fût dans les développements de la procédure à l'origine de la détention du recourant ou dans la plainte pénale de ce dernier - ne permettait de considérer que les conditions dans lesquelles la police avait accédé, dans la foulée, mais hors du tram, à certaines données de son téléphone mobile eussent été rabaissantes pour lui, ni que les informations recueillies à cette occasion l'auraient en elles-mêmes gravement stigmatisé devant des tiers, voire désigné à leur vindicte. Le recourant mettait plutôt principalement en cause les conditions légales posées à l'accès par la police aux données de son téléphone mobile et à l'utilisation de celles-ci dans la procédure ouverte contre lui pour trafic de stupéfiants. En outre, s'il évoquait l'indemnisation de son tort moral, le recourant ne la chiffrait pas, pas plus qu'il n'évoquait de souffrance morale ou physique particulière à l'appui; des pleurs en audience, comme il les mettait en exergue dans l'acte de recours, ne suffisaient pas. Sa situation, sous cet aspect, n'était pas différente de celle de tout suspect appréhendé dans la rue, puis placé en détention, pour présomption de trafic de stupéfiants. Par ailleurs, il n'étayait en rien la prétendue portée nationale de son arrestation, et encore moins un hypothétique préjudice de réputation pour lui.