Citation: 4C.345/2002 03.03.2003 E. 2

L'autorité cantonale a retenu en substance que le défendeur n'avait pas apporté la preuve que la demanderesse avait sursis au remboursement de la ligne de crédit Y.________ dans l'attente qu'une solution soit trouvée en ce qui concerne le prêt hypothécaire dont M.________ était codébiteur solidaire avec ses confrères. Constatant que, même en l'absence d'envoi de relevé de compte par la banque, la créance portée en compte courant avait subsisté, la Cour de justice a considéré que le défendeur avait reconnu le solde de 155 446 fr.15 en signant l'avenant du 6 février 1996 et admis, faute de contestation, le solde débiteur de 11 539 fr. découlant de la mise en demeure du 29 septembre 1998. Comme l'avenant en question renvoyait à toutes les conditions du crédit en compte courant, la clause d'exigibilité prévue à l'art. 6 des conditions afférentes aux crédits (comptes courants débiteurs) devait trouver application. Le défendeur n'ayant plus procédé à des paiements depuis mars 1998, le crédit est devenu exigible 30 jours après la vaine mise en demeure que la demanderesse lui a envoyée le 12 mai 2000, si bien que le solde débiteur du compte courant au 15 juin 2000, par 157 634 fr.15, était dû, cela au taux de 7,25 %, conformément à l'art. 7 des conditions susrappelées.