Citation: 6B_938/2019 E. 3.4.4

3.4.4. En l'espèce, s'agissant du genre de peine, il ressort du jugement attaqué que l'importance des sommes d'argent récoltées par la recourante a justifié le prononcé d'une peine privative de liberté pour l'infraction de blanchiment d'argent qualifié (art. 305bis ch. 2 let. a CP). C'est en vain que la recourante soutient que la récolte de sommes d'argent faisait partie intégrale du trafic de stupéfiants dont elle faisait partie et qu'une grande partie de sa faute a déjà été punie avec la peine infligée pour ce trafic. En effet, il ressort du jugement attaqué que la cour cantonale a tenu compte de la culpabilité " extrêmement lourde " de la recourante, du fait qu'elle a blanchi des sommes importantes d'argent pour le compte d'une organisation criminelle et qu'au vu de l'importance des sommes récoltées, elle bénéficiait manifestement d'une large confiance de sa hiérarchie (cf. jugement attaqué, p. 28). La cour cantonale a ainsi bien indiqué sur quels éléments elle fondait la peine prononcée et a précisé qu'une peine privative de liberté devait être prononcée pour réprimer l'infraction de blanchiment d'argent qualifié. Elle a ainsi estimé que la peine de cinq ans qui sanctionnait les infractions graves à la loi fédérale sur les stupéfiants devait être augmentée d'un an pour tenir compte de l'infraction de blanchiment d'argent qualifiée en concours. La motivation de la cour cantonale est suffisante pour permettre à la recourante de suivre le raisonnement qu'elle a adopté et est conforme aux exigences de l'art. 41 al. 2 CP. L'instance précédente a également correctement appliqué l'art. 49 al. 1 CP, de sorte que les griefs de la recourante sont rejetés. Pour le surplus, la recourante ne discute pas la quotité de la peine pécuniaire prononcée en sus de la peine privative de liberté en application de l'art. 305bis ch. 2 CP.