Citation: 5P.50/2007 16.07.2007 E. 2

En l'espèce, l'autorité cantonale a constaté que la procédure avait été initiée il y a environ 10 ans et que le premier acte de procédure avait été valablement notifié. La recourante a été représentée par différents avocats avant de procéder en personne. Sa dernière adresse connue du tribunal était 82 avenue Z.________ à Paris, où l'intéressée a notamment été atteinte par une citation à comparaître du 7 janvier 2004 en vue de l'instruction de mesures provisionnelles; elle a aussi mentionné cette adresse dans une requête de récusation du 30 juillet 2004. Le tribunal n'a pas pu lui faire parvenir l'ordonnance de mesures provisionnelles rendue le 22 juillet 2004; d'après la réponse donnée par le Tribunal de grande instance de Paris le 2 novembre suivant, elle a fait l'objet d'une procédure d'expulsion du domicile précité; c'est pourquoi cette décision a été publiée dans la FAO du 21 janvier 2005. Par courrier du 14 juillet 2005, le mandataire de l'intimé a transmis au tribunal une copie d'une «sommation interpellative» établie par un huissier de justice parisien, dont il ressort que la recourante a indiqué qu'elle était domiciliée chez sa mère - dame Y.________ -, 37 avenue Z.________ à Paris. C'est à cette dernière adresse que le tribunal lui a adressé le 12 octobre 2005, par l'intermédiaire du Tribunal de grande instance de Paris, la citation à comparaître à l'audience de jugement du 26 avril 2006. Cependant, la destinataire n'y a pas été atteinte; l'acte d'exécution de la Préfecture de police de Paris note qu'elle a été expulsée de l'appartement qu'elle occupait 82 avenue Z.________ à Paris. Sur la base de ces constatations, la juridiction précédente a considéré qu'il incombait à la recourante d'informer le greffe de son changement d'adresse consécutif à l'expulsion; l'intéressée ayant admis elle-même que l'adresse 37 avenue Z.________ n'était pas valable, elle ne saurait faire grief au tribunal de n'avoir pas tenté de l'y atteindre derechef après la réception de l'avis de la Préfecture de police de Paris. La recourante étant l'unique responsable de l'échec de la transmission, en dépit des efforts du tribunal, il lui est interdit d'invoquer son propre manquement aux fins de se plaindre d'une assignation irrégulière. Conformément à la jurisprudence (JdT 1975 III 96, cité par Poudret/Haldy/Tappy, Procédure civile vaudoise, 3e éd., p. 51 n. 1 ad art. 22 CPC/VD), l'assignation à l'audience du 26 avril 2006 apparaît régulière; comme elle n'était pas le premier acte de la procédure, le tribunal n'était dès lors pas tenu de recourir à une publication dans la FAO.