Citation: 6B_612/2022 E. 3.2.2

3.2.2. Le recourant soutient que, compte tenu des bénéfices réalisés par la société, il était en droit de percevoir une rémunération pour l'activité déployée et qu'en conséquence, il n'a pas causé de dommages à l'intimé, ni ne savait pertinemment qu'il faisait supporter à la société des charges qui ne lui incombaient pas. Par cette argumentation, le recourant s'écarte toutefois à nouveau de l'état de fait cantonal, qui lie la cour de céans (cf. art. 97 al. 1 et 105 al. 1 LTF). En effet, selon l'état de fait cantonal, le recourant et l'intimé s'étaient associés dans une entreprise active dans le domaine du paysagisme et devaient se répartir un éventuel bénéfice; ils n'avaient pas signé de contrat de travail ni en conséquence convenu d'un salaire en faveur du recourant (cf. jugement attaqué p. 21). Il ne ressort pas non plus de l'état de fait cantonal que l'entreprise aurait fait un bénéfice. En conséquence, en puisant dans les comptes de la société pour ses besoins personnels, le recourant a lésé sciemment et volontairement les intérêts de la société, en violation de ses obligations contractuelles, et s'est ainsi rendu coupable de gestion déloyale. Les griefs soulevés par le recourant doivent donc être rejetés dans la mesure de leur recevabilité.