Citation: 8C_96/2020 E. 5.4

5.4. Le recourant ne démontre pas en quoi l'autorité cantonale aurait considéré de manière arbitraire (cf. consid. 2.2 supra) que les conditions d'une constatation de la nullité absolue de la décision de licenciement prise par la directrice des ressources humaines n'étaient pas remplies, se contentant à cet égard d'opposer sa propre appréciation à celle des juges cantonaux. On ne voit en particulier pas en quoi il serait arbitraire de considérer qu'on n'était pas en présence d'une incompétence qualifiée, manifeste ou du moins facilement décelable: en effet, la cour cantonale a dû procéder sur de nombreuses pages à un examen détaillé des lois et réglementations cantonales topiques, nécessitant le recours aux travaux préparatoires, pour parvenir au constat que l'art. 5 ch. 3 du règlement était contraire à la loi et que la décision de licenciement litigieuse avait ainsi été signée par une autorité incompétente. L'arrêt de la Chambre administrative ATA/312/2015 du 31 mars 2015 invoqué par le recourant, dans lequel cette autorité avait constaté la nullité d'une décision de révocation prise par le seul bureau du conseil d'administration des HUG, ne lui est d'aucun secours dans la mesure où il visait une situation très différente. En effet, dans cet arrêt, la Chambre administrative avait expressément relevé que la constatation de la nullité ne mettait pas sérieusement en danger la sécurité du droit dans la mesure où l'intéressé demeurait fonctionnaire, suspendu sans traitement - en vertu d'une décision de suspension non viciée - dans l'attente d'une décision de révocation qui pourrait cette fois-ci être prise par l'autorité dans sa correcte composition. Or il en va différemment en l'espèce, où le constat de la nullité de la décision de licenciement contraindrait les intimés, plus de trois ans après le licenciement du recourant et alors que son poste a été repourvu, à le reprendre à leur service et à lui verser les arriérés de traitement. De même, c'est en vain que le recourant se plaint d'une violation de l'égalité de traitement et de l'interdiction de l'arbitraire: en effet, les arrêts de la Chambre administrative qu'il invoque à l'appui de ce grief tranchent soit des cas où la cour a nié la nullité de plein droit d'un licenciement prononcé par une autorité incompétente, soit des cas - essentiellement dans des domaines autres que la fonction publique - où l'incompétence était manifeste.