Citation: 6B_1048/2023 E. B

Par arrêt du 26 juin 2023, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a partiellement admis l'appel interjeté par A.________ à l'encontre du jugement de première instance, a annulé ledit jugement et, statuant à nouveau, a reconnu A.________ coupable de lésions corporelles graves par négligence. Elle l'a condamné à une peine pécuniaire de 120 jours-amende à 30 fr. l'unité, avec un sursis de trois ans, tout en renvoyant à son tour B.________ à agir par la voie civile. Les faits sont, en résumé, les suivants. B.a. En date du 5 octobre 2019, jour du jeûne genevois, le véhicule conduit par A.________ et le motocycle conduit par B.________ sont entrés en collision. À l'endroit des faits, le boulevard U.________ comporte plusieurs voies de circulation dans le sens alors utilisé par B.________ et forme un carrefour avec la rue V.________, sur laquelle circulait A.________. Le point de choc se situait à la hauteur de la voie de droite du boulevard U.________. Le jour de l'accident, des travaux modifiaient la configuration du carrefour. Ils étaient délimités par des bornes verticales blanches et rouges. Les feux qui régissaient habituellement la circulation étaient hors service. Des feux clignotants et un panneau "Cédez le passage" régissaient la rue V.________ sur le carrefour. Il y avait très peu de circulation. Seuls quelques véhicules avaient été entravés dans leur course en raison de l'accident. B.b. La cour cantonale a retenu, en substance, que A.________ n'avait pas respecté le panneau "Cédez le passage" et coupé la route à B.________, provoquant ainsi la collision. B.c. B.________ a été grièvement blessé dans l'accident. Après avoir reçu les premiers soins de la part d'une infirmière qui se trouvait fortuitement sur les lieux, il a été transporté d'urgence à l'hôpital. Selon les certificats médicaux versés à la procédure, B.________ a subi un dégantage du pied droit et de la jambe droite ainsi que dix fractures au niveau du pied et du tibia, étant précisé qu'il a dû être opéré à trois reprises, est resté hospitalisé durant plusieurs semaines, et que la question de l'amputation s'est posée. Il a été en substance constaté que les séquelles liées à l'accident, en particulier les douleurs invalidantes, persisteraient à vie. B.________ a notamment exposé, en première instance, qu'il n'avait pas pu reprendre d'activité lucrative ni sportive, la question de son invalidité à long terme étant réservée par le médecins, dans l'attente d'une stabilisation de son état de santé. Il n'avait en revanche entrepris aucun suivi psychologique.