Citation: 6B_912/2022 E. 3.2.4

3.2.4. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir accordé une trop grande importance à la question de l'absence d'intérêt que pouvait avoir l'intimée à inventer les faits dénoncés, respectivement à accuser la mauvaise personne. Il se contente de faire référence au mouvement " me too " et au prétendu renversement du principe in dubio pro reo qui en résulterait, et suggère à demi-mot que la santé mentale de l'intimée, laquelle était déjà suivie sur le plan psychothérapeutique avant les faits, pourrait expliquer qu'elle ait menti, respectivement remettrait sa crédibilité en doute. D'emblée, il est relevé que l'absence d'intérêt à mentir de l'intimée n'est qu'un des nombreux éléments relevés par la cour cantonale comme parlant en faveur de sa crédibilité (cf. supra consid. 3.2.1). Dans cette mesure, il n'appert pas qu'elle y aurait accordé un poids si démesuré qu'elle aurait fait preuve d'arbitraire. Nonobstant ce qui précède, le recourant ne parvient pas à démontrer que l'intimée aurait eu un intérêt à mentir, en particulier en faisant référence au suivi psychothérapeutique de celle-ci, dont il ne prétend pas qu'il aurait pu être pertinent.