Citation: 5A_513/2023 E. 6.2.1

6.2.1. Soulevant un grief d'arbitraire, le recourant conteste d'abord le raisonnement cantonal selon lequel il s'agissait ici de statuer, au stade des mesures protectrices de l'union conjugale, sur la contribution destinée à l'entretien d'une épouse dont le conjoint était d'accord pendant la vie commune de l'entretenir en lui versant une part du bénéfice tiré de l'activité de sa société. Il relève que ce raisonnement reposerait sur le constat que son épouse ne travaillait pas réellement au sein des sociétés E.________ Suisse et F.________ France, mais qu'elle ne se consacrait qu'au ménage et à l'éducation des enfants. Or, un tel constat était erroné puisque de nombreux éléments constatés dans l'arrêt entrepris montraient l'inverse. Le raisonnement auquel arrivait la Cour de justice était choquant dans la mesure où il revenait à retenir que le travail qu'une épouse effectue au sein de l'entreprise de son mari n'en est en réalité pas un et que l'éventuelle rémunération perçue n'est pas le résultat de ses efforts mais bien une contribution d'entretien, octroyée à bien plaire. En considérant l'argent que son épouse avait perçu comme une contribution déguisée, la Cour de justice aurait jugé ultra petita puisqu'elle s'était écartée des faits allégués par l'épouse elle-même.