Citation: 8C_613/2019 E. 7.2

7.2. Ce grief tombe à faux. En effet, la juridiction cantonale ne s'est pas fondée sur le rapport du docteur E.________ pour confirmer la suppression des prestations au 28 juillet 2017, mais a considéré que cette date correspondait à la période à laquelle les médecins de l'Hôpital C.________ avaient annoncé la stabilisation de l'état de santé de la recourante, stabilisation qu'avait confirmée la doctoresse D.________ le 20 août 2017, soit après la reprise du travail. Les premiers juges ont ajouté que les traitements physiothérapeutique et ergothérapeutique mis en place par la suite n'avaient pas eu pour effet d'améliorer l'état de santé de la recourante; les experts avaient également observé que la situation avait peu évolué après la première phase de réadaptation de deux à trois mois et que le cas était stabilisé sur le plan neurologique et orthopédique. Pour le reste, on comprend mal ce qu'entend tirer la recourante de son argument selon lequel le rapport du 4 décembre 2018 du docteur E.________ serait arbitraire dans son contenu "et son résultat". En effet, la cour cantonale ne s'est pas exclusivement fondée sur ce rapport pour confirmer la suppression des prestations, mais sur l'ensemble des rapports médicaux présents au dossier. Quoi qu'il en soit, même à supposer que les premiers juges aient écarté l'avis médical du 4 décembre 2018 du docteur E.________, cela ne suffirait pas pour admettre l'existence d'un rapport de causalité naturelle et adéquate entre les troubles physiques et psychiques de la recourante et l'accident du 18 mai 2017 au-delà du 28 juillet 2017 (cf. consid. 5.4 et 6.4 supra).