Citation: 6B_414/2010 01.07.2010 E. 1

Le recourant conteste uniquement la fixation de la peine, soit en particulier la nature de celle-ci et le refus du sursis. 1.1 Selon l'article 42 al. 1 CP, le juge suspend en règle générale l'exécution d'une peine pécuniaire, d'un travail d'intérêt général ou d'une peine privative de liberté de six mois au moins et de deux ans au plus lorsqu'une peine ferme ne paraît pas nécessaire pour détourner l'auteur d'autres crimes ou délits (al. 1). Le Tribunal fédéral a rappelé récemment sur quelles bases le juge doit fonder son pronostic sur le comportement futur du condamné (ATF 134 IV 5 consid. 4.2.1). Il suffit d'y renvoyer. 1.2 En l'espèce, l'arrêt entrepris mentionne l'absence d'antécédents pénaux du recourant. La cour cantonale a cependant jugé qu'en niant les faits, le recourant avait agi dans le dessein de rejeter la faute sur autrui, respectivement de tenter, de mauvaise foi, de charger les témoins ou la victime, voire de les faire passer pour des menteurs. Cette constatation relève du fait (ATF 130 IV 58 consid. 8.5, p. 62). Elle lie la cour de céans (art. 105 al. 1 LTF). En prétendant, au contraire, avoir nié les faits par crainte d'un renvoi de Suisse, le recourant se borne à opposer sa propre appréciation à celle de l'autorité cantonale, dans une démarche appellatoire, partant irrecevable (art. 106 al. 2 LTF; ATF 133 III 393 consid. 6 p. 397). 1.3 La cour cantonale a ainsi recherché les raisons pour lesquelles le recourant avait adopté une attitude de déni. Elle pouvait en déduire un élément pertinent, défavorable, pour le pronostic (ATF 101 IV 257 consid. 2a, p. 258 s.). 1.4 Pour le surplus, le recourant soutient à tort que ses antécédents n'auraient pas été pris en compte, dès lors que la cour cantonale a mentionné expressément cet élément d'appréciation. Il ne peut rien déduire non plus en sa faveur de son activité d'agent de sécurité. Si l'autorisation d'une telle profession suppose, en effet, que l'intéressé offre, par ses antécédents, son caractère et son comportement toute garantie d'honorabilité concernant la sphère d'activité envisagée, l'appréciation de l'autorité administrative ne saurait d'aucune manière lier le juge pénal. 1.5 Enfin, le recourant relève inutilement que les faits sont survenus dans le cadre d'un conflit conjugal et qu'il vit désormais séparé de son épouse. Les autorités cantonales n'ont, en effet, pas constaté que la violence du recourant ne pourrait se déchaîner qu'en présence de son épouse. Le comportement du recourant envers cette dernière éclaire au contraire d'un jour inquiétant son activité d'agent de sécurité, qui est susceptible de l'amener à devoir gérer des situations conflictuelles. Le refus du sursis n'est donc pas critiquable.