Citation: 9C_408/2023 E. 4.3

4.3. Dans sa réponse, l'intimée soutient tout d'abord que l'argumentation de l'office AI n'est pas recevable, car soulevée devant le Tribunal fédéral pour la première fois. Si l'expertise psychiatrique n'était "certainement pas parmi les meilleures", c'était par ailleurs le fait de l'office AI. L'office recourant avait mandaté la doctoresse E.________ et avait d'abord admis la validité du rapport d'expertise pour ensuite s'en écarter en proposant sa propre interprétation des conclusions médicales d'un point de vue juridique. Or si l'office AI était convaincu que le trouble de l'adaptation n'était pas invalidant et que l'expertise prenait en considération des éléments étrangers à l'invalidité, il aurait dû mettre en oeuvre des mesures d'instruction complémentaires. Ensuite, en ce qui concerne les effets d'un trouble de l'adaptation sur sa capacité de travail, l'intimée fait valoir que la jurisprudence devrait faire l'objet d'un revirement. Qui plus est, la jurisprudence citée par l'office recourant paraît erronée ou obsolète car les conséquences d'un trouble de l'adaptation peuvent perdurer six mois après la cessation du facteur de stress. Enfin, l'intimée soutient qu'elle présenterait un trouble de l'adaptation particulièrement grave et durable car le facteur de stress et ses conséquences sont liés à une fragilité importante.