Citation: 4C.112/2005 12.04.2005 E. A

A.a Par contrat de travail du 29 août 2003, X.________ (ci-après: la défenderesse) a engagé A.________ (ci-après: la demanderesse), en qualité d'opératrice de saisie, à compter du 1er octobre 2003. Le salaire annuel de l'employée a été fixé à 52'000 fr. Le contrat prévoyait un délai de résiliation d'un mois pendant la première année de service. Le travail confié à la demanderesse consistait en l'enregistrement informatique de livres. Depuis la fin de l'année 2003, l'employée a oeuvré au sein d'un groupe de quatre personnes. L'une de celles-ci, le dénommé Z.________, était chargée de répartir le travail entre les membres du groupe. Le travail et le comportement de la demanderesse ont donné pleine satisfaction à l'employeur jusqu'à fin janvier 2004. A.b Le vendredi 30 janvier 2004, Z.________ a prié la demanderesse de saisir différents livres, travail qui avait été précédemment exécuté par un autre collègue appartenant au même groupe qu'elle et qui devait être terminé avant le 5 février 2004. Bien qu'elle fût en mesure de l'accomplir à partir du lundi suivant, l'employée a refusé d'exécuter le travail en question, estimant que celui-ci était la conséquence du dilettantisme de ses collègues masculins. Z.________ a rapporté l'incident à la direction le jour même ou le lundi suivant. A.c La demanderesse ne s'est pas présentée à son travail le lundi 2 février 2004. Souffrant depuis la veille d'une gastro-entérite importante, elle a été dans l'incapacité totale de travailler du 2 au 5 février 2004, selon un certificat établi par son médecin de famille. L'employée a informé téléphoniquement la défenderesse, le 2 février 2004, du fait qu'elle était malade. Elle n'a toutefois pas répondu aux messages que Z.________ avait laissés sur son répondeur afin d'obtenir des précisions sur la durée de son absence. A.d Le 3 février 2004, la défenderesse a adressé à la demanderesse un courrier, qualifié d'avertissement, dans lequel elle lui reprochait d'avoir refusé de travailler dès le 30 janvier 2004, alors qu'un bref délai devait être impérativement respecté, tout en formulant le souhait qu'elle se ressaisisse. L'employée a retiré ce courrier à la poste le 11 février 2004. Entre-temps, plus précisément le 6 février 2004, la demanderesse s'était présentée régulièrement à son travail. A 9 heures, elle a été convoquée à la direction pour se voir signifier son licenciement avec effet immédiat. Ce licenciement lui a été confirmé le même jour par un courrier non motivé, suivi d'un autre courrier, daté du 24 février 2004, dans lequel lui étaient reprochés des "actes et abstentions" d'une gravité propre à justifier une telle mesure. La demanderesse a alors quitté l'entreprise et envoyé le certificat médical à la défenderesse qui l'a reçu le 9 février 2004. Sur la base d'un décompte final établi le 9 février 2004, la défenderesse a versé à son ex-employée 885 fr. à titre de salaire pour février 2004, 340,40 fr. à titre de treizième salaire pro rata temporis et 708 fr. à titre d'indemnité pour quatre jours de vacances non prises. Le 17 février 2004, la demanderesse a contesté le bien-fondé de son licenciement et réclamé 7'933,15 fr. brut à titre de salaire durant le délai ordinaire de congé, échéant à fin mars 2004. La demanderesse n'a pas bénéficié de prestations de l'assurance-chômage et elle est toujours sans emploi.