Citation: 9C_363/2016 E. 3.1

3.1. Dans sa décision du 20 janvier 2015, l'office intimé a constaté que le chiffre d'affaires de B.________ Sàrl avait plus que décuplé en dix ans, passant de 413'335 fr. en 2001 à plus de six millions de francs en 2013. Cette année-là, la masse salariale s'élevait à 1'670'249 fr. et la société employait 29 personnes et 5 apprentis en plus de l'assuré et de son épouse, alors qu'elle occupait 4 personnes en 2003. Pour l'intimé, les tâches accomplies par le recourant étaient compatibles avec son état de santé, soit l'administration de la société, l'organisation et le planning, la recherche de mandats, les téléphones, les soumissions, le suivi des offres, l'établissement des plans de percements ou d'écoulements, la facturation, la gestion des finances, l'engagement et le suivi du personnel. L'intimé a également retenu que le salaire annuel de 39'000 fr. que le recourant percevait en 2013 (3'250 fr. par mois) ne correspondait pas à la réalité et qu'il avait été maintenu volontairement bas au profit de B.________ Sàrl; cette dernière avait constitué des réserves et des investissements importants ayant comme conséquence une plus-value conséquente des parts sociales. Dans ce contexte, l'intimé a constaté qu'un manoeuvre réalisait un salaire de 53'969 fr. dans l'entreprise, et qu'une secrétaire gagnait 52'000 fr. par an. L'épouse du recourant accomplissait des tâches administratives dans le cadre d'un emploi à 50 % et était rémunérée par B.________ Sàrl à concurrence de 84'732 fr. Dès lors que le recourant disposait à nouveau d'une capacité de travail et de gain d'au moins 80 %, l'intimé a supprimé la rente, en rappelant qu'un degré d'invalidité inférieur à 40 % ne donnait pas droit à la rente.