Citation: 6B_716/2009 15.12.2009 E. 2

La recourante se plaint d'arbitraire dans l'établissement des faits. Selon elle, le dossier contient suffisamment d'éléments permettant de constater que l'intimé, qui s'était montré régulièrement menaçant, agressif et violent envers sa famille et des tiers, avait instauré un climat de terreur générant une soumission totale de la part de son épouse, qui ne pouvait pas refuser d'entretenir des relations sexuelles avec lui. Une décision est arbitraire et donc contraire à l'art. 9 Cst. lorsqu'elle viole clairement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté ou contredit de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si sa décision apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motifs objectifs ou en violation d'un droit certain. En outre, il ne suffit pas que les motifs de la décision soient insoutenables, il faut encore que celle-ci soit arbitraire dans son résultat (ATF 135 V 2 consid. 1.3 p. 4 s.). Par ailleurs, l'arbitraire allégué doit, sous peine d'irrecevabilité, être démontré conformément aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (voir ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). La cour cantonale considère qu'elle ne dispose pas d'un réseau d'indices suffisant pour écarter tout doute sérieux quant à la culpabilité de l'intimé s'agissant des relations sexuelles qu'il aurait imposées à la recourante. Elle ajoute qu'en dernière analyse ce qui l'empêche de retenir le viol et la contrainte sexuelle est la nature intentionnelle de l'infraction. La recourante évoque le caractère violent de l'intimé et la soumission totale à laquelle elle était réduite pour exposer qu'elle n'avait pas la possibilité de s'opposer aux relations sexuelles que celui-ci lui imposait. Elle ne remet pas en question les constatations, basées sur ses propres déclarations, selon lesquelles son mari ne pouvait pas se rendre compte qu'elle n'était pas consentante ou à tout le moins qu'elle ne savait pas si tel était le cas, précisant que leurs relations étaient étranges et qu'elle les avait acceptées. Les constatations relatives à cet aspect de l'infraction n'étant pas contestées, il n'y a pas lieu d'examiner l'argumentation de la recourante concernant les autres constatations de fait dans la mesure où l'absence d'élément subjectif exclut de toute manière que l'infraction soit réalisée.