Citation: 6B_903/2020 E. 4.4

4.4. S'agissant de la légitime défense, le recourant ne prétend pas avoir reçu des coups de la part des intimés 2 et 3 mais soutient tout au plus que l'intimé 2 lui aurait proféré " des menaces de mort " et que, lorsque ce dernier se serait baissé, il se serait précipité sur lui pour " éviter et prévenir les mauvais coups ". Outre que ces éléments de faits n'ont pas été retenus par l'autorité précédente, le recourant, par son argumentation, perd de vue que l'attaque visée à l'art. 15 CP doit être imminente, actuelle et concrète; il ne doit pas s'agir d'une attaque possible que l'on tenterait de prévenir (cf. supra consid. 4.2). En outre, même à supposer que l'intimé 2 l'avait menacé de mort s'il s'en prenait à son fils puis s'était baissé rapidement, ces comportements ne constituaient pas une attaque au sens de la jurisprudence, qui aurait justifié que le recourant saisisse la tête de l'intimé 2 lui causant des douleurs et des dermabrasions. Le grief de violation des art. 15 et 16 CP est infondé. Pour le surplus, le recourant ne revient pas sur la non-application par l'instance précédente de l'art. 177 al. 3 CP au motif que ce dernier avait fait usage de violence physique à deux reprises de manière indue et disproportionnée.