Citation: 4A_405/2018 E. 4.1

4.1. Selon l'arrêt attaqué, les parents de F1.________ voulaient que celui-ci reverse à son frère F2.________ la moitié de leur don de 70'000 fr. Des «indices convergents» établiraient «à suffisance de preuve» une dette de 35'000 fr. à la charge de feu F1.________, réduite à 30'000 fr. après un amortissement de 5'000 fr. effectué en 2006, du vivant de celui-ci. L'autorité précédente a mis en exergue les indices suivants: - Les comptes du restaurant attestaient clairement d'une telle dette. En 2005, le compte capital mentionnait un montant de 35'000 fr. relatif à la part sur donation des parents due au demandeur. En 2006, le compte «prêt de tiers» accusait une variation de 6'000 fr. par rapport à 2005, qui pouvait s'expliquer par le remboursement de 5'000 fr. opéré durant l'année 2006, enregistré avec le libellé «amort./Rembt à F2.________»; - D'après X.________, qui avait rédigé la déclaration de donation du 10 avril 2005, les parents P.________ avaient fait cette donation à leur fils F1.________ avec la volonté que celui-ci reverse 35'000 fr. à son frère F2.________. L'argument selon lequel les éléments de la comptabilité avaient été arrangés entre ce dernier et X.________ n'était pas crédible. En effet, la défenderesse, au décès de son mari, avait choisi en toute liberté de donner procuration au comptable prénommé pour qu'il gère ses affaires et la succession de son mari; elle ne pouvait remettre en cause son travail bien plus tard sous couvert d'un lien d'amitié entre le comptable et le demandeur. Le travail du comptable avait du reste été supervisé et contrôlé par Y.________; - Les déclarations d'impôt 2005, 2006 et 2007 attestaient aussi d'une telle dette. Il n'était certes pas prouvé que la défenderesse ait signé la déclaration 2005. Toutefois, X.________ n'avait aucun intérêt à inscrire une dette sans raison s'il n'était pas au courant d'une obligation de F1.________ envers son frère. La défenderesse avait du reste signé les déclarations 2006 et 2007 faisant état d'une telle dette; - Selon E.________, première épouse du défunt, P2________ espérait que A.________ puisse rendre l'argent prêté à F2.________, afin de faire profiter ce dernier de la moitié du montant; - Le fait que le demandeur n'ait rien revendiqué après le décès de son frère n'était pas déterminant. Selon les explications du notaire ayant établi l'inventaire successoral, la dette de prêt du défunt envers le demandeur n'avait pas à être mentionnée spécifiquement dans l'inventaire à compter du moment où elle figurait dans le passif commercial établi lors de l'inventaire.