Citation: 4A_268/2014 E. A

B.________ était propriétaire avec son épouse d'une villa sise à Cologny (GE). En octobre 2009, il a conclu avec la société A.________ SA, dont l'administrateur unique est l'avocat C.________, un contrat oral de courtage d'indication, sans exclusivité, prévoyant une rémunération de 3% du prix de vente de ladite villa. Le contrat devait être exécuté avec une certaine discrétion et sans démarches publicitaires, afin que les voisins et connaissances de B.________ ne reconnaissent pas la villa. Le 4 novembre 2009, A.________ SA a informé B.________ qu'elle avait trouvé un acquéreur potentiel; le 14 décembre 2009, elle lui a communiqué le nom de cette personne et organisé une visite de l'objet à vendre pour le lendemain. B.________ a toutefois annulé la visite le jour même et résilié le contrat de courtage en raison de la violation de la clause de confidentialité. Suite à une promesse de vente signée le 16 février 2010 grâce à l'activité d'un autre courtier, la villa a été vendue le 7 juillet 2010 pour le prix de quatorze millions de francs. L'acheteur était le client proposé par A.________ SA, que le nouveau courtier avait présenté le 17 décembre 2009 à B.________. Ayant eu connaissance de la vente, A.________ SA a fait valoir une rémunération de 420'000 fr.; B.________ a contesté la prétention, invoquant la résiliation du contrat de courtage.