Citation: 6B_221/2025 E. 1.4

1.4. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte de sa nationalité espagnole alors que l'Espagne est un État partie à l'ALCP. Il soutient en outre qu'aucun élément ne démontre un risque de récidive imminent ou une menace persistante pour la sécurité publique. Il invoque son comportement depuis les faits reprochés, son intégration sociale et professionnelle ainsi que son absence d'antécédents judiciaires récents, qui témoigneraient, selon lui, d'une évolution positive incompatible avec la qualification de danger actuel. En l'espèce, le recourant, ressortissant espagnol, a été condamné à une peine privative de liberté de quatre ans pour actes préparatoires à meurtre à l'égard de son ex-épouse et la mère de ses enfants, ainsi que pour menaces qualifiées, tentative de contrainte et violation du devoir d'assistance ou d'éducation. Les infractions commises sont très graves et le recourant s'en est pris au bien juridique protégé le plus précieux, à savoir la vie d'une personne. De plus, l'intéressé avait déjà été condamné en 2023 pour lésions corporelles simples qualifiées sur ses filles, ce qui constitue également une atteinte à l'intégrité physique. Comme l'a relevé la cour cantonale, l'intéressé présente un risque de récidive d'actes de même nature, compte tenu de ses antécédents et de son manque d'introspection. En tant que le recourant invoque sa prise de conscience, il oppose sa propre appréciation à celle de la cour cantonale sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire, de sorte que son argumentation est irrecevable. Dans ces circonstances, il faut admettre qu'il présente une menace actuelle et réelle pour l'ordre public. Par conséquent, l'ALCP ne fait pas obstacle à son expulsion.