Citation: 5P.138/2000 06.07.2000 E. 1

Les débiteurs ont fait appel de cette décision auprès du Tribunal cantonal fribourgeois, en se prévalant notamment de ce que le président du tribunal n'avait pas tenu compte d'une lettre du débiteur Y.________ du 30 novembre 1999 dénonçant le fait que le créancier s'était permis d'effectuer, "au nom et à la place de sa société Z.________ SA", une compensation avec les locations dues. En cours d'instance, par lettre du 1er février 2000, les débiteurs ont en outre invité la cour d'appel cantonale à prendre en considération le fait nouveau constitué par la cession, du poursuivant à Z.________ SA, de la créance objet de l'ordonnance de mainlevée du 30 novembre 1999, cession intervenue le 20 janvier 2000 et portée à leur connaissance par la détermination du conseil du créancier du 28 janvier 2000. Par arrêt du 28 février 2000, notifié le 7 mars aux parties, la cour d'appel a déclaré le recours irrecevable. Elle a considéré que le moyen de la compensation, objet de la lettre du 30 novembre remise à la poste le 1er décembre 1999, soit après l'audience de mainlevée, avait été invoqué tardivement. Elle n'a pas du tout mentionné le fait nouveau allégué dans la lettre du 1er février 2000.