Citation: 5A_170/2020 E. 5.3

5.3. En l'espèce, le recourant renvoie à ses écritures d'appel et se réfère à une pièce produite devant le premier juge, censée établir le montant des remboursements invoqués. Il n'apporte toutefois pas la preuve qu'en première instance, il aurait allégué de tels remboursements, ce qu'il était pourtant tenu de faire compte tenu de l'application, dans le cadre de mesures protectrices de l'union conjugale, de la maxime inquisitoire sociale (art. 272 CPC). En effet, si cette maxime impose certes au juge d'établir les faits d'office, elle ne l'oblige toutefois pas à rechercher lui-même l'état de fait pertinent, les parties n'étant pas dispensées de collaborer activement à la procédure en le renseignant sur les faits de la cause et en lui indiquant les moyens de preuve disponibles (ATF 130 III 102 consid. 2.2; arrêts 5A_855/2017 du 11 avril 2018 consid. 4.3.2; 5A_608/2014 du 16 décembre 2014 consid. 4.2.1). L'obligation d'allégation du recourant était du reste d'autant plus importante que la pièce à laquelle il se réfère est constituée de trente-quatre pages, chaque page comportant elle-même l'inscription de plusieurs dizaines d'écritures comptables dans divers domaines de dépenses. On ne pouvait dès lors pas raisonnablement exiger du premier juge - et a fortiori des juges cantonaux - que, sans indication à ce sujet, ils se chargent d'examiner chaque poste de dépenses listé dans la pièce produite par l'époux. Au demeurant, et pour autant que l'on puisse admettre que les postes figurant sous rubrique " 782000 " de la pièce invoquée - libellés " Rembt Mutuelle ", " Virt Mutuelle " ou " Mutuelle " - constituent effectivement des remboursements de frais médicaux, il n'est pas possible de déterminer en faveur de quelle partie ils auraient été effectués. Par conséquent, le grief est infondé.