Citation: 1C_382/2018 E. 10

Au contraire de ce qu'allèguent les recourants, les autorités administratives n'ont nullement délégué à la CCU ainsi qu'à la CCL la compétence décisionnelle sur la question de l'intégration de l'immeuble projeté; elles ont en effet uniquement tenu compte de leur opinion convergente sur ce point. Les recourants contestent pour le reste essentiellement le défaut d'homogénéité du quartier environnant la construction litigieuse, retenu par l'autorité municipale et confirmé par la cour cantonale; ils font valoir que les dissonances esthétiques du projet, en particulier géométriques, devraient être évitées, sans apporter aucun élément concret justifiant de s'écarter des conclusions des autorités précédentes (cf. supra consid. 3.6), ce qui n'est pas suffisant pour s'opposer à un projet de construction en tout point réglementaire (cf. ATF 115 Ia 114 consid. 3d p. 119 s.; plus récemment arrêt 1C_360/2018 du 9 mai 2019 consid. 4.1.2); il ne suffit pas d'invoquer l'arbitraire et de renvoyer aux moyens soulevés devant les autorités précédentes pour répondre aux exigences de motivation énoncées à l'art. 42 al. 1 et 2 LTF (cf. arrêt 5A_122/2016 du 3 juin 2016 consid. 2.1; voir également ATF 140 III 115 consid. 2 p. 116; 138 IV 47 consid. 2.8.1 p. 54; 133 II 396 consid. 3.2 p. 399 s.). Il n'appartient en effet pas au Tribunal fédéral de compléter lui-même l'acte de recours en allant consulter les mémoires produits sur le plan cantonal (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF; voir également ATF 133 II 396 consid. 3.2 p. 400; 131 III 384 consid. 2.3 p. 387 s.; plus récemment arrêt 9C_179/2015 du 22 septembre 2015 consid. 4.3). Leur recours sur ce point ne peut dès lors qu'être écarté.