Citation: 1B_648/2022 E. 3.3

3.3. En ce qui concerne ensuite la peine prévisible, le recourant méconnaît que, selon la jurisprudence constante qu'il ne remet pas valablement en cause, l'éventuel octroi d'un sursis, d'un sursis partiel ou d'une libération conditionnelle n'a en principe pas à être pris en considération dans l'examen de la proportionnalité de la détention provisoire (cf. ATF 145 IV 179 consid. 3.4; 143 IV 168 consid. 5.1). Le recourant perd en particulier de vue qu'il est, selon l'arrêt entrepris, connu des services de police français notamment pour tentative de vol par effraction en 2020, violence avec usage ou menace d'une arme en 2021 et complicité de vol aggravé en septembre 2022. A ces éléments s'ajoutent qu'à elle seule, l'infraction de vol qui lui est reprochée dans la présente affaire est passible d'une peine privative de liberté allant jusqu'à cinq ans (art. 139 ch. 1 CP). Dès lors, la durée de la détention subie à ce jour demeure proportionnée à la peine encourue concrètement en cas de condamnation, même en tenant compte de la possibilité d'une libération conditionnelle (cf. art. 86 al. 1 CP; voir à ce sujet également les arrêts 1B_250/2019 du 14 juin 2019 consid. 5.1 et 5.2.2; 1B_23/2019 du 28 janvier 2019 consid. 2.1). Pour le surplus, le recourant ne prétend pas, à juste titre, qu'il existerait des mesures de substitution à la détention susceptibles de pallier le risque concret de fuite retenu (art. 237 CPP).