Citation: 4A_318/2018 E. A

A.a. José Paolo Guerrero Gonzales est un joueur de football professionnel péruvien (ci-après: le footballeur ou le recourant), né le 1er janvier 1984. La Fédération Internationale de Football Association (ci-après: la FIFA ou l'intimée n° 1), association de droit suisse ayant son siège à Zurich, est l'instance dirigeante du football au niveau mondial. L'Agence Mondiale Antidopage (ci-après: l'AMA ou l'intimée n° 2) est une fondation de droit suisse; son siège est à Lausanne. Elle a notamment pour but de promouvoir, au niveau international, la lutte contre le dopage dans le sport. Le Code Mondial Antidopage (ci-après: CMA) est la principale arme dont elle dispose pour combattre ce fléau. Afin de mettre en oeuvre le CMA, la FIFA a édicté un règlement antidopage (ci-après: le Règlement). Référence sera faite, ci-dessous, à la version 2015 de ce règlement. A.b. Le 5 octobre 2017, l'équipe nationale péruvienne de football a affronté l'Argentine, à Buenos Aires, lors d'un match disputé dans le cadre du tour préliminaire de la Coupe du Monde de la FIFA 2018. A l'issue de la rencontre, le footballeur a subi un contrôle antidopage révélant la présence dans son organisme de benzoylecgonine, métabolite de la cocaïne, qui figure dans la liste des substances interdites par l'AMA (Liste des interdictions; version 2017), sous la rubrique des stimulants non spécifiés, prohibés durant les compétitions. L'examen du second échantillon a confirmé ce résultat. Le 3 novembre 2017, la FIFA a informé le joueur de l'ouverture d'une enquête disciplinaire en raison d'une violation présumée des règles antidopage et l'a suspendu à titre provisoire. A.c. Par décision du 7 décembre 2017, la Commission de discipline de la FIFA (ci-après: la Commission de discipline) a suspendu le joueur, reconnu coupable d'une violation de l'art. 6 du Règlement, pour une durée d'une année, dont à déduire la période de suspension provisoire déjà subie depuis le 3 novembre 2017. Le 20 décembre 2017, la Commission de recours de la FIFA, admettant partiellement l'appel interjeté par le footballeur, a réduit la période de suspension à six mois, sous déduction de la période de suspension provisoire déjà écoulée.