Citation: 8C_622/2014 E. B

A.________ a formé un recours contre cette décision devant le Tribunal cantonal de la République et canton du Jura, Cour des assurances, en concluant, principalement, à ce que la CNA soit astreinte à reprendre le versement des indemnités journalières et autres prestations d'assurance et à lui verser celles échues depuis le 1 er août 2012. A titre subsidiaire, il a conclu au renvoi de la cause à la CNA pour complément d'instruction. A la demande de l'assuré, la procédure a été suspendue jusqu'à ce que l'expert mandaté par l'assurance-invalidité, auprès de laquelle l'assuré s'était également annoncé, eût rendu ses conclusions. Dans son rapport du 2 avril 2013, le docteur F.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie, a posé les diagnostics de status après réaction aiguë à un facteur de stress et de trouble anxieux, sans précision, lesquels étaient sans répercussion sur la capacité de travail. Il a précisé que rien dans l'anamnèse ni dans les dires de l'assuré ne lui faisaient penser à une maladie psychiatrique ou à un trouble de la personnalité pendant l'enfance ou l'adolescence et qu'il n'avait pas pu déceler de signes ou de symptômes d'une maladie psychiatrique ou d'un trouble de la personnalité l'empêchant de travailler. Il existait certes un sentiment d'injustice après l'accident, les signes d'une certaine anxiété, avec l'irritabilité et le tempérament colérique mais cela n'était pas handicapant en soi. Dans ses déterminations du 16 avril 2013, l'assuré a notamment fait valoir que l'expert ne s'était pas exprimé sur sa dépendance aux médicaments prescrits, laquelle était handicapante.