Citation: 9C_41/2016 E. A

A.________ a travaillé à temps partiel (78 %) comme employée d'entretien pour plusieurs employeurs jusqu'au mois d'octobre 2009, date à partir de laquelle elle a été mise en arrêt complet de travail. Elle a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité le 22 février 2010. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a recueilli les renseignements médicaux usuels notamment auprès des docteurs B.________, spécialiste en médecine interne et angiologie, et C.________, spécialiste en médecine interne et médecin traitant, dont il ressortait que l'assurée présentait un syndrome post-thrombotique au membre inférieur gauche avec insuffisance veineuse et un état dépressif (cf. avis du docteur D.________, médecin auprès du Service médical régional de l'assurance-invalidité [SMR], du 4 mai 2010). L'administration a également fait verser au dossier l'évaluation du docteur E.________, spécialiste en médecine interne et angiologie, expert associé du Centre d'expertise médicale à F.________ (CEMed), rendue le 4 mars 2010 à la demande de l'assureur perte de gain. Par la suite, A.________ a été soumise à une expertise pluridisciplinaire auprès des docteurs G.________, spécialiste en médecine interne, E.________ et H.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, au CEMed. Dans leur rapport du 23 mai 2011, ces médecins ont diagnostiqué (avec répercussion sur la capacité de travail) un trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen avec syndrome somatique depuis l'enfance; la capacité résiduelle de travail de l'assurée était nulle depuis octobre 2009 et une nouvelle évaluation psychiatrique était indiquée au début de l'année 2012. Interpellé en septembre 2011 par le docteur C.________ sur la suite donnée à la demande de sa patiente, l'office AI a à nouveau recueilli son avis, ainsi que celui des docteurs B.________ et I.________, psychiatre traitant, comme l'a préconisé le SMR dès lors que la situation n'était pas stabilisée (avis du 21 novembre 2011 [signature illisible]). Mandaté par l'administration pour examiner l'assurée, le docteur J.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a fait état d'un épisode dépressif récurrent moyen sans symptôme psychotique, actuellement en rémission partielle, mais néanmoins porteur de limitations fonctionnelles, ainsi que d'un trouble somatoforme douloureux sans répercussion sur la capacité de travail. Tenant compte de l'ensemble du tableau clinique, le psychiatre a conclu à une capacité de travail médico-théorique de l'assurée de 0 % depuis au moins le 1 er octobre 2010 au 30 juin 2011, de 50 % du 1 er juillet 2011 au 31 mars 2012, de 0 % du 1 er avril au 30 septembre 2012 et de 50 % dès le 1 er octobre 2012, dans son dernier emploi, mais aussi dans tout emploi adapté à ses compétences cognitives (rapport du 4 décembre 2012, complété le 8 mars suivant). Le 27 mai 2013, l'office AI a informé A.________ qu'il comptait rejeter sa demande de prestations. L'assurée ayant contesté ce point de vue, elle a derechef été soumise à une expertise auprès du CEMed. Les docteurs G.________, E.________ et K.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, ont diagnostiqué (avec répercussion sur la capacité de travail) un trouble dépressif récurrent, épisode actuel sévère sans symptômes psychotiques et un syndrome douloureux somatoforme persistant; la capacité (résiduelle) de travail de l'assurée était nulle (rapport du 28 avril 2014). Pour sa part, la doctoresse L.________, médecin du SMR, a indiqué retenir une aggravation de l'état de santé depuis le 4 décembre 2012 en raison du trouble dépressif récurrent sévère, le trouble somatoforme douloureux n'étant pas incapacitant pour la période antérieure (avis du 8 juillet 2014). Fort de ces conclusions, l'office AI a rendu une décision, le 4 juin 2015, par laquelle il a mis A.________ au bénéfice d'une rente entière d'invalidité, fondée sur un taux d'invalidité de 85 %, dès le 1 er décembre 2013.