Citation: 4A_227/2020 E. A

A.a. A1.________, A2.________, A3.________, A4.________, A5.________, A6.________ et A7.________ (ci-après: l'hoirie, les hoirs promettants, les défendeurs ou les recourants) sont les héritiers de feu A8.________ et de feu A9.________. B.________ SA (ci-après: la société emptrice, la société bénéficiaire, la demanderesse ou l'intimée) a son siège à xxx. A.b. Par pacte d'emption instrumenté le 20 juin 2011 (ci-après: le pacte), l'hoirie a concédé à B.________ SA (en formation), par l'entremise de sa fondatrice, un droit d'emption sur des parcelles non bâties sises à yyy (ci-après: les parcelles) (ch. II du pacte). Les parties sont convenues d'un prix de vente de 13'000'000 fr., payable tout d'abord par le versement d'un " acompte réservation " de 7'000'000 fr. à la signature de l'acte, puis par règlement du solde de 6'000'000 fr., pour moitié lors de la signature de la réquisition de l'exercice du droit d'emption et, pour moitié, à la prise de possession. En cas d'exercice du droit d'emption à l'échéance, l'" acompte réservation " est porté en déduction du prix de vente total, tandis que, si le droit d'emption n'est pas exercé dans les conditions convenues, il est définitivement acquis aux hoirs promettants (ch. II/1). Le droit d'emption a été octroyé pour une durée de 15 mois à compter de la signature du pacte, mais jusqu'au 30 septembre 2012 au plus tard (ch. II/2). Selon le ch. II/3 du pacte, la société emptrice s'engage à déposer une demande d'autorisation de construire dans un délai de sept mois à compter de la signature de l'acte, soit pour le 31 janvier 2012 au plus tard. Elle doit exercer son droit d'emption dans les 60 jours suivant l'entrée en force de l'autorisation de construire. En cas de non-obtention d'une autorisation de construire, elle doit exercer son droit d'emption pour le 30 septembre 2012 au plus tard. Si elle ne présente pas de dossier de demande d'autorisation de construire dans le délai convenu au 31 janvier 2012, elle est présumée avoir renoncé à son droit d'emption. Il en va de même si elle n'exerce pas son droit d'emption dans les 60 jours dès l'entrée en force de l'autorisation de construire ou pour le 30 septembre 2012 au plus tard. Dans ces hypothèses, l'acompte payé est définitivement acquis aux hoirs promettants. Pour l'instrumentation de l'acte, l'hoirie était représentée par A3.________, ingénieur civil EPFZ, et A5.________, notaire. B.________ SA (en formation) était quant à elle représentée par C.________, architecte. A.c. Le 10 juin 2011, soit dix jours avant l'instrumentation du pacte, la société emptrice a versé l' " acompte réservation " de 7'000'000 fr. Conformément au pacte, le droit d'emption a été annoté au registre foncier. A.d. Le 7 juin 2011, A3.________ avait reçu, de la part de D.________ SA et de E.________ SA, une proposition portant sur les parcelles, pour un prix de 16'000'000 fr. Les hoirs promettants ayant déjà donné leur accord à la société emptrice, ils ont refusé cette offre. A.e. Le 28 juillet 2011, la société emptrice a été inscrite au registre du commerce. A.f. Au vu de la complexité des démarches devant être mises en oeuvre auprès des voisins et de la commune et afin d'assurer un développement harmonieux des parcelles, les parties sont convenues d'un premier avenant au pacte le 22 décembre 2011. En substance, cet avenant remplace les ch. II/2 et II/3 du pacte (complètement selon l'art. 105 al. 2 LTF), supprime ainsi toutes les conditions liées à l'exercice du droit d'emption telles qu'elles étaient prévues au ch. II/3 du pacte et prolonge le droit d'emption jusqu'au 30 avril 2013. Il prévoit, en raison de cette prolongation du délai d'exercice du droit d'emption, que la société emptrice versera 65'000 fr. aux hoirs promettants simultanément au paiement du solde du prix. A.g. Le 11 mars 2012, l'initiative populaire fédérale " Pour en finir avec les constructionsenvahissantes de résidences secondaires " (ci-après: l'initiative) a été acceptée. A.h. Le 14 mars 2012, la société emptrice a déposé auprès de la commune de yyy une demande d'autorisation aux fins de construire sur les parcelles des résidences principales et secondaires. Cette demande a fait l'objet d'une opposition de la part de l'association F.________. Les 24 juillet et 21 août 2012, le conseil municipal de yyy a écarté les oppositions formées et délivré le permis de construire requis. F.________ a formé recours contre l'autorisation de construire. Celui-ci a été déclaré irrecevable par le Conseil d'État du Valais en raison du fait que celle-ci ne disposait pas de la qualité pour recourir. Contre cette décision, F.________ a formé recours auprès du Tribunal cantonal du canton du Valais. A.i. Au vu des démarches en cours visant à l'obtention de l'autorisation de construire, les parties sont convenues d'un second avenant au pacte le 17 avril 2013. Cet avenant remplace à nouveau les ch. II/2 et II/3 du pacte (complètement selon l'art. 105 al. 2 LTF) et prolonge la durée du droit jusqu'au 30 avril 2014. En raison de cette nouvelle prolongation, la société emptrice s'engage à verser, au 30 septembre 2013, une indemnité de 100'000 fr. aux hoirs promettants. A.j. Par arrêts 1C_649/2012 et 1C_650/2012 du 22 mai 2013 (publiés in ATF 139 II 271), le Tribunal fédéral a reconnu aux organisations de protection de la nature et du paysage la qualité pour recourir contre les autorisations de construire des résidences secondaires (ATF 139 II 271 consid. 11 pp. 276-278) et confirmé que l'interdiction, prévue par l'initiative, de construire des résidences secondaires dans les communes dans lesquelles la proportion de 20 % de résidences secondaires était déjà atteinte ou dépassée était immédiatement applicable dès l'entrée en vigueur de l'initiative le jour de son acceptation, cette interdiction valant pour toutes les autorisations de construire délivrées en première instance par les communes concernées à partir du 11 mars 2012. Dès lors, les permis délivrés entre le 11 mars 2012 et le 31 décembre 2012 sont annulables sur recours, tandis que ceux octroyés dès le 1er janvier 2013 sont nuls (ATF 139 II 243 consid. 9-11 pp. 249-263; arrêts 1C_649/2012 et 1C_650/2012 précités consid. 12, non publié in ATF 139 II 271). A.k. Le 19 août 2013, la société emptrice a renoncé à son projet de construction sur les parcelles, ce qui a conduit au classement du recours déposé par F.________ auprès du Tribunal cantonal. Le 20 janvier 2014, la société emptrice a déclaré aux hoirs promettants vouloir invalider le pacte et ses deux avenants, exigeant par ailleurs la restitution de l'acompte réservation de 7'000'000 fr.