Citation: 4A_666/2012 E. 5.1

5.1. Pour les motifs énoncés à l'art. 123 LTF, la demande de révision doit être déposée devant le Tribunal fédéral, sous peine de déchéance, dans les 90 jours qui suivent la découverte du motif de révision, compte tenu de la suspension de ce délai légal dans les hypothèses prévues à l'art. 46 LTF (cf. arrêt 4A_222/2011 du 22 août 2011 consid. 2.2, avant-dernier par.), mais au plus tôt cependant dès la notification de l'expédition complète de la sentence ou dès la clôture de la procédure pénale (art. 124 al. 1 let. d LTF). Lorsque plusieurs motifs de révision sont invoqués, le délai commence à courir séparément pour chacun d'eux; ce n'est donc pas le délai le plus long qui s'applique pour la demande de révision dans son ensemble ( Pierre Ferrari, in Commentaire de la LTF, 2009, n° 8 ad art. 124 LTF). S'agissant du motif de révision mentionné à l'art. 123 al. 2 let. a LTF, sa découverte implique que le requérant a une connaissance suffisamment sûre du fait nouveau pour pouvoir l'invoquer, même s'il n'est pas en mesure d'en apporter une preuve certaine; une simple supposition ne suffit pas. Quant au moyen de preuve concluant, le requérant doit pouvoir disposer d'un titre l'établissant ou en avoir une connaissance suffisante pour en requérir l'administration. Il lui appartient d'établir les circonstances déterminantes pour la vérification du respect du délai précité (arrêt 4A_570/2011 du 23 juillet 2012 consid. 4.1 ). Dans le cas prévu à l'art. 123 al. 1 LTF, le délai court dès que le requérant a connaissance de la condamnation passée en force ou, si cette dernière n'est plus possible, dès qu'il apprend l'existence de l'infraction et les preuves de celle-ci (arrêt 4A_596/2008 du 6 octobre 2009 consid. 3.3 et les auteurs cités).