Citation: 5A_625/2022 E. 3.2

3.2. La recourante se plaint de la violation des art. 82 LP, 9 Cst. dans l'établissement des faits, et 29 al. 2 Cst. En substance, elle soutient que l'autorité cantonale a arbitrairement établi les faits quant à l'exercice des droits de garantie de l'intimée. Selon elle, cette autorité a omis de constater que l'intimée a retiré sa déclaration de résolution le 17 mars 2022, retrait qu'elle a accepté par courrier du 1er avril 2022 (pièce 16 de la requête de mainlevée), et qu'elle a ensuite formellement mis l'intimée en demeure de payer le solde du prix, de sorte que les deux parties ont accepté que le contrat reste en vigueur. La recourante soutient ensuite que l'autorité cantonale a violé son droit d'être entendue en statuant sur un moyen que l'intimée n'avait pas soulevé, soit la résolution du contrat, alors que, afin de rendre sa libération vraisemblable, l'intimée a constamment, tant en première instance que dans son recours cantonal, fait valoir une prétention en réduction du prix de vente en raison de prétendus défauts. La recourante ajoute que c'est d'ailleurs sur ce seul moyen qu'a statué le premier juge, sans que l'intimée ne critique ce point dans son recours cantonal. En dernier lieu, la recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir violé son devoir de motivation en arrivant à une conclusion diamétralement opposée à celle du premier juge quant à l'existence du défaut, sans avancer aucune raison à cette appréciation.