Citation: 2A.347/2006 01.09.2006 E. B

A.E.________, son épouse et leurs deux filles ont porté leur cause par devant le Département fédéral de justice et police qui, par prononcé du 10 avril 2006, a rejeté le recours dans la mesure où il était recevable. Le Département a considéré en substance que le recourant avait pris librement la décision de regagner son pays d'origine, où il a vécu six ans durant avant de revenir en Suisse, en prétendant qu'il n'avait pas pu s'adapter au Chili en raison de la délinquance et de la violence qui y régnaient. Son intégration socioprofessionnelle était bonne, mais ne revêtait aucun caractère exceptionnel et rien ne l'empêchera de mettre en pratique les connaissances acquises dans son pays d'origine. En ce qui concerne son épouse, elle séjournait de manière illégale en Suisse depuis avril 2003 et ne s'y était pas créé des liens tels qu'elle ne puisse plus envisager un retour dans son pays d'origine, où, de surcroît, vivent ses parents. Quant aux deux filles, compte tenu de leur jeune âge et de la capacité d'adaptation reconnue des enfants en bas âge, un éventuel départ de Suisse ne saurait entraîner pour elles des difficultés d'adaptation impossibles à surmonter.