Citation: 1P.12/2004 10.03.2004 E. 1

La requérante fait également grief au Tribunal fédéral de ne pas avoir tenu compte du courrier du Vice-doyen de la Faculté des lettres de l'Université de Genève du 16 juin 1999, qui lui impartissait un délai de trois mois pour déposer un chapitre complémentaire, et d'avoir admis que le professeur A.________ puisse exiger la rédaction d'une autre thèse dans un délai aussi court. Le Tribunal fédéral n'a pas non plus ignoré cette lettre, dont il a résumé la teneur au considérant 3.3 de l'arrêt attaqué; pour les raisons qui y sont évoquées, il a estimé que la requérante ne pouvait s'en prévaloir en vue d'obtenir sans autre l'autorisation de soutenir sa thèse. Le fait que la requérante ne partage pas cette appréciation ne saurait justifier la révision de l'arrêt attaqué. Pour le surplus, le Tribunal fédéral n'a nullement admis qu'un délai de trois mois serait suffisant pour que la requérante apporte à sa thèse les adaptations exigées par le jury; il s'est limité à constater que le chapitre complémentaire présenté ne répondait pas aux exigences posées par le Conseil décanal pour admettre avec une vraisemblance suffisante qu'elle subisse avec succès l'épreuve de la soutenance, et que l'autorisation sollicitée pouvait, sans arbitraire, être refusée pour ce motif. X.________ reproche au Tribunal fédéral d'avoir négligé de procéder à une analyse sérieuse des avis négatifs du jury; elle se réfère à ce sujet aux rapports établis en mai et en octobre 1999 par son directeur de thèse à l'attention du Conseil décanal, qu'elle tient pour contradictoires, exemple à l'appui; ce faisant, elle remet en cause l'appréciation juridique faite par le Tribunal fédéral, ce qui n'est pas admissible dans la procédure de révision. Du reste, elle perd de vue qu'en l'absence de critiques précises et dûment motivées à ce sujet, la cours de céans n'avait pas à examiner d'office, à la manière d'une autorité d'appel, la valeur des avis négatifs exprimés par chacun des membres du jury, compte tenu du principe d'allégation qui prévaut dans le recours de droit public (art. 90 al. 1 let. b OJ). La requérante n'émet d'ailleurs aucune objection en rapport avec les critiques de fond formulées par les autres membres du jury au sujet de sa thèse en général et, plus particulièrement, du chapitre théorique complémentaire. Aussi, même si la position du professeur A.________ n'était pas exempte de toute ambiguïté sur le point mis en évidence par la requérante, cela ne suffirait pas encore à remettre en cause l'arrêt attaqué, s'agissant de l'appréciation faite des rapports du jury. X.________ reproche enfin au Tribunal fédéral d'avoir varié sur la qualification donnée au second avis du professeur B.________ et d'avoir exclu un revirement complet de ce dernier, sans disposer de son premier rapport. Elle s'en prend là encore de manière inadmissible à l'appréciation juridique des faits à laquelle s'est livrée la cour de céans dans son arrêt du 12 novembre 2003. Or, quoi qu'en pense la requérante, le Tribunal fédéral n'a pas donné d'appréciation divergente du second préavis du professeur B.________. En se référant à "l'évaluation négative de tous les membres du jury", il s'est borné à rapporter l'appréciation qu'en a faite la Commission de recours de l'Université de Genève sans pour autant la faire sienne. Les autres qualificatifs de mitigé et de nuancé n'emportent aucune contradiction entre eux et reposent sur une appréciation objective du second préavis du professeur B.________, qui fait part de son scepticisme sur la démarche entreprise par la candidate, sans pour autant se déclarer ouvertement défavorable à la soutenance. Enfin, si le Tribunal fédéral ne disposait pas du premier rapport établi par ce juré, il en connaissait la teneur essentielle, puisqu'elle avait été relatée par le Président du jury dans son rapport établi en mai 1999 à l'attention du Conseil décanal, et nul ne contestait qu'elle était clairement favorable à la requérante; dans ces conditions, il était non seulement inutile de se procurer le premier rapport du professeur B.________, mais il était également possible de se fonder sur la relation qu'en avait faite le professeur C.________ pour le comparer au second rapport établi.