Citation: 2C_167/2020 E. 3.1

3.1. L'autorité précédente a relevé que le recourant avait utilisé l'expression "schizophrénie totale" pour qualifier la "situation" engendrée par la manière dont son client avait été traité par le Tribunal cantonal. Elle a, d'autre part, estimé qu'il était vraisemblable que cette expression ait été utilisée pour dénoncer une prétendue contradiction entre, d'une part, le fait que le Tribunal cantonal s'était adressé à son client en lui donnant du "Maître" et, d'autre part, en refusant de l'inscrire sur la "liste publique des avocats". Pour autant, elle a jugé qu'une telle manière de s'exprimer était clairement inadéquate vu que le recourant aurait parfaitement pu développer son argumentation sans faire référence au terme litigieux. Estimant que le recourant avait ainsi sciemment pris le risque qu'il soit compris comme se rapportant non seulement à la "situation" dénoncée, mais également aux personnes qui, de son point de vue, en étaient les auteurs, elle en a conclu que le recourant avait bel et bien violé son obligation d'exercer sa profession avec soin et diligence prescrite par l'art. 12 let. a LLCA.