Citation: 1C_915/2013 E. 9.3

9.3. En l'occurrence, la Cour de droit public a retenu que les frais de la décision du Conseil d'Etat du 27 février 2013, arrêtés à 700 fr., devaient être supportés par moitié par chacune des parties et les dépens dus par les recourantes à C.________ être réduits de moitié, soit à 450 fr., aucune des parties ne contestant les sommes retenues dans la décision litigieuse. Quant aux dépens requis par les recourantes, ils se limitaient à des débours partiels dans la mesure où elles n'étaient pas représentées par un conseil juridique fixés à 100 fr. à la charge de la Commune de Bagnes d'où proviennent les carences qui conduisent à la modification de la décision du Conseil d'Etat. S'agissant des frais et dépens de la procédure de recours de dernière instance, la cour cantonale a relevé que les recourantes s'étaient plaintes à bon droit de la violation de leur droit d'être entendues et d'une mauvaise répartition des frais et dépens devant le Conseil d'Etat, mais qu'elles avaient succombé sur le fond. Cela étant, elle a considéré qu'elles devaient supporter les deux tiers des frais de la cause, arrêtés à 1'200 fr., et la partie intimée, dont la demande de retrait d'effet suspensif et la conclusion en irrecevabilité ont été déclarées infondées, le tiers en application des art. 88 al. 2 et 89 al. 1 LPJA. C.________ avait droit à une indemnité réduite de dépens fixée à 1'200 fr. à la charge solidaire des recourantes. Ces dernières avaient aussi droit à un remboursement partiel, par l'Etat du Valais, de leurs débours, arrêtés globalement à 100 fr., pour les écritures déposées entre le 19 avril et le 17 octobre 2013.