Citation: 4A_100/2019 E. 4.2

4.2. Selon le recourant, certains faits en lien avec des événements qui ont précédé celui du 14 janvier 2016 ont été constatés de manière arbitraire. Tout d'abord, lors de l'opération chirurgicale à laquelle il avait participé le 26 novembre 2015, il n'aurait pas mal lu le dossier médical du patient. Cela étant, l'employé ne soutient pas que la cour cantonale a constaté de manière arbitraire qu'il avait donné une information erronée au chirurgien, en lui disant qu'il s'agissait de poser un drain transtympanique aux deux oreilles de l'enfant. Il importe dès lors peu de connaître l'origine exacte de cette erreur, en cherchant à déterminer s'il avait mal lu le dossier, s'il ne l'avait pas lu du tout, s'il ne s'en souvenait pas ou s'il a donné cette indication à la légère, du moment qu'il ne prétend pas que le dossier lui-même comportât des données erronées. S'agissant de l'épisode du 30 novembre 2015, le recourant affirme avoir indiqué dans ses " notes de suite" que l'enfant avait présenté un caillot de sang, en précisant que son état devait être réévalué vers 22h00. La cour cantonale n'a toutefois rien constaté d'autre. Savoir s'il a commis un manquement à cette occasion est effectivement un point qui peut se discuter, dès lors que le chef de clinique lui avait dit qu'il se chargeait d'aviser la responsable de l'unité ORL pédiatrique et que les "notes de suite" sont certainement, comme leur nom l'indique, destinées à l'équipe suivante. Il n'est toutefois pas crucial de trancher cette question. En effet, ce sont essentiellement les événements du 14 mars 2016 qui fondent le licenciement avec effet immédiat.