Citation: 5A_781/2014 E. 3.2

3.2. La Chambre civile de la Cour de justice a constaté que, durant les onze premières années de leur relation, les parties ont effectué de fréquents voyages ensemble, mais n'ont partagé le même toit que durant les week-ends et les périodes de vacances, conservant chacune leur domicile propre, distant l'un de l'autre de 200 kilomètres. La cour cantonale a ainsi nié l'existence d'une communauté de toit. Les parties n'ayant fait ménage commun qu'à partir d'avril 2005, la vie commune avant le mariage n'a duré qu'un an, la Chambre civile a considéré cette durée insuffisante pour admettre l'existence d'un concubinage stable. S'agissant de l'aspect financier, la cour cantonale a retenu que les parties ont, depuis leur rencontre en 1994 jusqu'à l'installation de la recourante chez l'intimé en 2005, chacune assumé leur propre entretien et sont demeurés indépendants économiquement, sous réserve des voyages financés par l'intimé. En définitive, l'autorité précédente a jugé qu'il ne pouvait être admis que la relation que les parties ont entretenue antérieurement au mariage constituait un concubinage qualifié, pour autant même qu'elle puisse être qualifiée de concubinage, à défaut des composantes corporelle et économique.