Citation: 4C.17/2006 27.03.2006 E. A

A.a Le 1er novembre 1992, sieur Y.________ a pris à bail un appartement de 4,5 pièces, d'une surface de 100 m2, et un appartement de 3 pièces, d'une surface de 69 m2, au cinquième étage d'un immeuble sis à Genève. Conclus pour une durée d'un an, les baux de ces deux appartements se sont ensuite renouvelés d'année en année. Le loyer annuel initial, charges non comprises, a été fixé, respectivement, à 25'200 fr. et 16'800 fr. Les appartements, contigus, ont été réunis dès le début du bail, pour former un seul logement. sieur Y.________ y habite avec son épouse, dame Y.________, et leurs deux enfants. Il loue également une place de parc extérieure, couverte, pour un loyer annuel de 4'560 fr. A.b En mai 2002, le locataire a sollicité du bailleur, X.________, la correction de certains défauts. Sans répondre directement à la demande du locataire, le bailleur lui a notifié deux avis de majoration de loyer, en date du 18 juin 2002, portant le loyer annuel de l'appartement de 4,5 pièces à 27'852 fr. et celui de l'appartement de 3 pièces à 18'000 fr. Par courrier du 15 juillet 2002, le bailleur a consenti à l'exécution de certains travaux moyennant acceptation par le locataire des majorations de loyer. Sieur Y.________ a contesté celles-ci en temps utile et sollicité, à titre reconventionnel, une diminution du loyer des appartements. Sur quoi, deux procédures ont été introduites à ce sujet. Le locataire a, par ailleurs, consigné les loyers dès le mois d'août 2002 et assigné le bailleur en validation de la consignation, réduction du loyer de 30% et exécution de travaux. En août 2002, sieur Y.________ a encore sollicité une baisse du loyer de la place de parc extérieure, ce qui a donné lieu à l'ouverture d'une quatrième procédure. Par arrêt notifié le 11 mars 2004 aux parties, la Chambre d'appel en matière de baux et loyers du canton de Genève a mis un terme à cette procédure en fixant le loyer de la place de parc à 3'510 fr. par an. A.c Par avis du 18 mars 2004, adressés séparément à chacun des époux Y.________, X.________ a résilié le bail de l'appartement de 3 pièces pour le 31 octobre 2004. Il a motivé ce congé, par courriers séparés du même jour, en indiquant qu'il souhaitait "pouvoir disposer des locaux à la prochaine échéance dudit contrat"; en effet, dès lors que sa fille A.________ allait "terminer ses études à l'Université en juin 2004", il entendait "bénéficier de l'appartement de 3 pièces pour [la] loger". A.d Par jugement du 25 mars 2004, le Tribunal des baux et loyers a condamné X.________ à exécuter plusieurs travaux de réfection et d'entretien; il a, en outre, réduit les loyers des deux appartements de 15% du 13 mai 2002 jusqu'à complète exécution des travaux ordonnés. Ce jugement a fait l'objet d'un appel. Statuant le 22 avril 2004 sur les contestations relatives aux loyers, le Tribunal des baux et loyers a réduit le loyer de chaque appartement de 23,08% dès le 1er novembre 2002 et de 2,91% supplémentaires dès le 1er novembre 2003. Il n'a pas été interjeté d'appel contre le jugement rendu à la date précitée.