Citation: 6B_86/2021 E. 2.3

2.3. Les recourants discutent tout d'abord de l'état d'esprit dans lequel l'intimée a contacté son avocat. Ils se prévalent du témoignage de l'institutrice présente au moment où les parents de D.A.________ discutaient devant l'école, qui a déclaré qu'elle " n'a[vait] pas constaté de tiraillement, ni de violence que ce soit d'un côté ou de l'autre ". Selon les recourants, c'était en contradiction avec ce témoignage que la cour cantonale avait retenu que l'intimée était " énervée, en colère et triste ", ou encore " froissée " lorsqu'elle avait téléphoné à son avocat. Les recourants n'exposent pas en quoi le fait que l'intimée se serait trouvée dans de meilleures dispositions d'esprit que ce que retient le jugement entrepris, viendrait appuyer leur thèse - à savoir, que l'intimée avait déclaré que le père de sa fille la lui avait prise de force (ou des propos similaires). Dans cette mesure, il n'est pas évident que le grief soulevé puisse influer sur le sort du litige comme l'exige l'art. 97 al. 1 LTF. Quoi qu'il en soit, il ne ressort pas de l'état de fait cantonal que la discussion des parents devant l'école, en présence de leur fille, ait été houleuse. En outre, que cette conversation ait parue normale à l'institutrice n'exclut nullement qu'après être repartie de l'école sans sa fille, l'intimée ait ressenti, au moment où elle a appelé son avocat, les émotions qu'elle a décrites à la police (énervement, colère, tristesse). Partant, les recourants ne démontrent pas que la cour cantonale aurait établi les faits en méconnaissant gravement un moyen de preuve ou encore que l'état de fait du jugement entrepris contiendrait une contradiction intrinsèque. Le grief est mal fondé dans la mesure où il est recevable.