Citation: 5A_779/2023 E. 1.2

1.2. Aux termes de l'art. 42 LTF, le recours doit indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve (al. 1) et exposer succinctement en quoi l'acte attaqué est contraire au droit (al. 2). A défaut, le recours est irrecevable. S'agissant des conclusions, dès lors que le recours en matière civile des art. 72 ss LTF est une voie de réforme (art. 107 al. 2 LTF), le recourant ne peut pas se borner à demander l'annulation de la décision attaquée et le renvoi de la cause à l'instance cantonale; il doit également, sous peine d'irrecevabilité, prendre des conclusions sur le fond du litige. Les conclusions réformatoires doivent en outre être déterminées et précises, c'est-à-dire indiquer exactement quelles modifications sont demandées (arrêts 5A_21/2024 du 10 mai 2024 consid. 1.2; 5A_760/2023 du 19 mars 2024 consid. 1.2 et l'auteur cité). Des conclusions claires et précises sont un élément essentiel dans une procédure judiciaire, tant pour la partie adverse que pour le juge, et il ne saurait subsister de doute à leur sujet. Il y a donc lieu de se montrer strict en la matière, ce d'autant plus qu'il est en règle générale aisé de satisfaire à cette exigence formelle (parmi plusieurs: arrêt 5A_186/2022 du 28 avril 2022 consid. 2 et la jurisprudence citée). Il n'est fait exception à l'exigence de conclusions réformatoires précises que lorsque le Tribunal fédéral, en cas d'admission du recours, ne serait de toute manière pas en situation de statuer lui-même sur le fond et ne pourrait que renvoyer la cause à l'autorité cantonale pour complément d'instruction (ATF 137 II 313 consid. 1.3; 134 III 379 consid. 1.3; 133 III 489 consid. 3.1; 130 III 136 consid. 1.2; arrêt 5A_771/2023 du 20 mars 2024 consid. 1.2 et la jurisprudence citée). Le présent recours - qui porte exclusivement sur le versement de contributions d'entretien - ne comporte pas de conclusions réformatoires, de surcroît chiffrées. Assisté d'un mandataire professionnel, le recourant était toutefois en mesure - à l'instar de ce qu'il a fait en instance cantonale - de prendre de telles conclusions ou à tout le moins d'exposer en quoi le Tribunal fédéral ne serait pas à même de statuer directement en cas d'admission de son recours. Il s'ensuit que la recevabilité du recours apparaît à cet égard douteuse. Cela étant, la lecture du recours permet de comprendre que le recourant requiert la réforme de l'ordonnance de première instance dans le sens de ses conclusions d'appel. Par ailleurs, l'éventuelle admission du grief de constatation arbitraire des faits soulevé en lien avec l'imputation d'un revenu hypothétique à l'intimée impliquerait nécessairement le renvoi de la cause à l'autorité cantonale pour que celle-ci procède à une nouvelle appréciation de la cause. Les conclusions cassatoires du recourant sont donc exceptionnellement admissibles et il y a lieu d'entrer en matière.