Citation: 8C_477/2022 E. 6.3.3

6.3.3. En l'espèce, le grief tiré d'une violation du principe de l'égalité de traitement est mal fondé. En effet, mis à part certains cas de figure - qui ne sont pas réalisés en l'espèce (p. ex. durant les deux mois précédant l'accouchement, durant les six mois précédant l'âge ordinaire de la retraite, durant une incapacité de travail dûment attestée, etc.) - où l'obligation de rechercher un emploi tombe (BORIS RUBIN, op. cit., n° 23 ad art. 17 LACI, p. 201), tout assuré qui fait valoir des prestations doit rechercher un emploi avant son inscription au chômage, même s'il ne sait pas à quel moment il va s'inscrire au chômage car sa décision dépend de facteurs divers (ressources financières, liquidation d'une société commerciale, opportunité de prolonger un séjour à l'étranger, etc.). S'il ne le fait pas, il devra assumer une partie du dommage ainsi causé à l'assurance. En revanche, lorsque l'inscription au chômage est intervenue précipitamment, sans que l'assuré n'ait pu jouer le moindre rôle quant au moment de cette inscription, et ce dans des circonstances qui étaient imprévisibles (annulation d'une formation, d'une école de recrues, etc.), aucune faute ne peut être retenue (BORIS RUBIN, op. cit., n° 15 ad art. 17 LACI, p. 200). En l'occurrence, la situation du recourant n'était pas du tout imprévisible puisqu'il devait s'attendre à ce que sa demande de bourse soit éventuellement refusée (cf. consid. 6.1.3 supra). On relèvera encore que les obligations du chômeur découlent de la loi et qu'en-dehors de cas exceptionnels - où les efforts déployés pour trouver un emploi ne permettraient en principe plus de trouver un emploi - justifiant la suppression de l'obligation de rechercher un emploi, il n'y a pas lieu de traiter différemment un chômeur dans l'expectative d'une décision sur une demande de bourse d'études de tout autre chômeur qui n'aurait pas déposé une telle demande.