Citation: 8C_756/2012 E. 3.2

3.2. La recourante reproche à la juridiction cantonale plusieurs violations du droit fédéral. En premier lieu, elle allègue que l'acte de défaut de biens délivré le 2 novembre 2010 ne constituerait pas un nouveau moyen de preuve, car il ne servirait pas à prouver des faits qui auraient pu la conduire à statuer différemment. La décision du 20 décembre 2006 avait été prise en se fondant sur le fait que l'intimé n'avait pas annoncé qu'il était employé pendant les mois de juillet, août et septembre 2006 et que des indemnités avaient été versées à tort au cours de cette période; le fait que l'intimé ait été ou non payé ne l'aurait pas conduit à prendre une autre décision. Par ailleurs, il fallait considérer la demande de révision du 26 janvier 2012 comme étant tardive, puisque l'acte de défaut de biens avait été établi le 2 novembre 2010. Pour finir, il n'y avait pas lieu, en l'absence de perte de travail au cours de la période litigieuse, de reconnaître un droit à des indemnités de chômage; l'intimé possédait un contrat de travail valable pour les périodes de contrôle de juillet, août et septembre 2006 et un salaire lui était dû à ce titre. Le non-versement des salaires promis et l'existence d'un acte de défaut de biens attestant de ce fait ne changeaient rien au fait que les indemnités de chômage avaient été versées à tort et que l'intimé était tenu de les restituer.