Citation: 6B_1362/2019 E. 4.2

4.2. L'argumentation du recourant est appellatoire, partant irrecevable, en tant qu'il se limite essentiellement à affirmer qu'il ne pouvait se douter de l'état de la victime au vu de son comportement. Pour le surplus, selon les constatations cantonales dénuées d'arbitraire (cf. consid. 2 et 3 supra), les personnes présentes ont pu observer que la victime était très ivre et déprimée. Ce nonobstant, le recourant a pratiqué des attouchements sur elle à peine a-t-il croisé son chemin. Puis il l'a " remise " à ses camarades qui se sont livrés à tour de rôle à des pénétrations vaginales et anales. La totale soumission de la victime à ces actes devait éveiller des doutes quant à sa capacité de consentir valablement. Ajoutés à ses considérables difficultés d'ordre physique et à sa consommation d'alcool et de drogue en présence des prévenus, le doute n'était plus guère possible. La cour cantonale pouvait ainsi conclure que le recourant s'était à tout le moins accommodé de l'éventualité que la victime ne puisse pas être en situation de s'opposer à une sollicitation d'ordre sexuel. Sur le vu de ce qui précède, les griefs élevés à l'encontre de l'application de l'art. 191 CP sont infondés, dans la mesure de leur recevabilité.