Citation: 4A_193/2015 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la cour cantonale, a reçu, le 25 juin 2014, l'arrêt du Tribunal fédéral lui apprenant qu'elle avait tenu à tort pour prescrite l'action en dommages-intérêts ouverte par la demanderesse contre le défendeur. Ayant pris les déterminations des parties, elle n'a pu commencer l'examen de la cause qu'à la mi-septembre 2014. Il s'est ensuite agi, pour elle, d'examiner les conditions d'application de la responsabilité du notaire défendeur, problème relativement complexe qu'elle a traité dans un jugement de trente-cinq pages. Elle a consacré environ sept mois à cette tâche, en sus du traitement de ses autres dossiers, au nombre desquels figuraient des causes prioritaires. Ce laps de temps ne constitue sans doute pas une durée excessive, si l'on compare le cas concret avec les exemples mentionnés dans la jurisprudence fédérale (arrêt 9C_441/2010 du 6 avril 2011 consid. 2.4 et les précédents cités). Au demeurant, la recourante n'a pas fait montre d'un tant soit peu de patience dans la situation propre à la cause en litige. En effet, elle s'est contentée d'envoyer à la cour cantonale une seule et unique lettre, le 29 janvier 2015, avant de saisir le Tribunal fédéral quinze jours seulement après l'expiration du délai dans lequel la cour cantonale lui avait indiqué qu'elle lui notifierait son jugement. Aussi, en l'absence d'une seconde interpellation envoyée à la cour cantonale, ne saurait-on faire grief à celle-ci d'avoir adopté une attitude contraire à la bonne foi, quand bien même elle avait omis, de son propre aveu, de préciser, à l'intention de la recourante, que sa promesse était faite sous réserve de la nécessité de traiter les causes prioritaires et urgentes. Force est donc d'admettre, dans ces conditions, que les recours n'eussent pas été admis, s'ils n'étaient pas devenus sans objet. Par conséquent, la recourante doit supporter les frais inutiles qu'elle a causés (art. 66 al. 3 LTF), sans pouvoir prétendre à l'allocation de dépens. Ordonne: