Citation: 6B_800/2022 E. 7.4.3

7.4.3. La cour cantonale se fonde de nouveau essentiellement sur les photographies du shooting et les vidéos des actes d'ordre sexuel pour retenir que la jeune femme a consenti au rapprochement sexuel avec l'intimé. Elle fait abstraction de l'ensemble des circonstances entourant le shooting et écarte les déclarations de la jeune femme faites à la police et l'expertise sexologique. L'expertise est pourtant claire et confirmée par les déclarations de la jeune femme. Elle ne comporte aucune contradiction. La cour cantonale ne pouvait donc, sans verser dans l'arbitraire, faire reposer sa propre analyse sur les seules photographies et vidéos. Le recours doit donc être admis s'agissant du premier shooting du 14 décembre 2013. En revanche, s'agissant du second shooting du 23 décembre 2013, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en retenant que la jeune femme ne s'était pas fait attirer par surprise dans la spirale mise en place par l'intimé.