Citation: 6B_689/2018 E. 2.3

2.3. La recourante se plaint en outre d'un déni de justice formel et d'une violation de son droit d'être entendue. Elle affirme avoir déposé diverses plaintes contre l'intimé et reproche au ministère public de les avoir "réduites à deux actes isolés, à savoir la menace prononcée par [l'intimé] en mi-octobre 2015, et à l'histoire des fleurs". La recourante fait grief au ministère public d'avoir rendu deux ordonnances de non-entrée en matière à cet égard, alors qu'il ressortirait de nombreux courriers adressés à la police cantonale "ultérieurement à ces plaintes (le 25 mai, 30 octobre et 30 novembre 2016) ainsi qu'à son interrogatoire par la police le 18 novembre 2016 qu'elle a fait valoir d'autres griefs qui peuvent être considérés comme des plaintes consécutives à l'encontre de [l'intimé] et B.________, entre autre de diffamation, violation du domaine privé, dommage à la propriété (clôture), violation de domicile (accès à la propriété privé) qui n'ont pas été tenu compte et qui n'ont pas fait l'objet d'instruction particulière ni de décision quelconque". A ce propos, la cour cantonale a indiqué que les infractions précitées avaient été dénoncées par le biais de courriers postérieurs au dépôt de plainte du 19 novembre 2015, lesquels ne figuraient pas au dossier de la cause et portaient sur des événements qui n'avaient pas de lien avec l'altercation d'octobre 2015 ayant débouché sur la plainte précitée pour menaces. L'autorité précédente a ajouté que certaines de ces accusations avaient été formulées dans le cadre d'une autre procédure pénale et que, de manière générale, si le ministère public omettait de traiter une plainte ou une dénonciation pénale de la recourante, il appartiendrait à cette dernière de s'adresser à celui-ci puis, cas échéant, de former un recours pour déni de justice. Il apparaît en l'occurrence que la plainte pour menaces déposée le 19 novembre 2015 contre l'intimé a été traitée par le ministère public, qui a rendu une ordonnance de non-entrée en matière le 15 mai 2017. Cette ordonnance a été attaquée devant la cour cantonale, laquelle a rendu à cet égard l'arrêt attaqué. On ne voit pas, partant, en quoi l'autorité précédente aurait pu commettre un déni de justice en ne se prononçant pas sur des infractions qui ne faisaient pas l'objet de l'ordonnance du 15 mai 2017 et concernant lesquelles aucune décision n'avait été rendue. Pour le reste, la recourante ne saurait soumettre au Tribunal fédéral des griefs étrangers à la cause, concernant lesquels il n'y a de surcroît pas eu d'épuisement des instances cantonales (cf. art. 80 al. 1 LTF).