Citation: 5A_455/2017 E. A

A.a. A.A.________, né en 1967, et B.A.________, née en 1967, se sont mariés le 3 janvier 1995. Deux enfants sont issus de cette union: C.________, né en 1997, aujourd'hui majeur, et D.________, né en 2000. Les conjoints se sont séparés une première fois de novembre 2014 à juin 2015, avant de reprendre la vie commune. Le 2 juillet 2016, l'épouse a quitté le domicile conjugal ensuite d'une dispute avec son fils cadet. A.b. Par requête de mesures protectrices de l'union conjugale du 4 novembre 2016, l'épouse a notamment conclu à ce que le mari contribue à son entretien par le versement d'une pension mensuelle de 8'300 fr. dès le 1er juillet 2016. Une audience s'est tenue le 12 décembre 2016. Les parties y ont signé une convention partielle, ratifiée sur le siège par la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne (ci-après: Présidente) pour valoir ordonnance partielle de mesures protectrices de l'union conjugale. Selon cette convention, les époux convenaient de vivre séparés pour une durée indéterminée, la séparation effective étant intervenue le 3 juillet 2016, fixaient le lieu de résidence de leur enfant mineur au domicile du père, la mère jouissant d'un libre et large droit de visite, et attribuaient la jouissance du domicile conjugal au mari, à charge pour lui d'en assumer le loyer et les charges. A.c. Par ordonnance de mesures protectrices du 7 février 2017, la Présidente a, entre autres points, rappelé les termes de la convention signée par les parties le 12 décembre 2016, arrêté le montant de l'entretien convenable de l'enfant mineur à 2'186 fr. par mois, dit qu'aucune contribution n'était due par la mère en l'état, rejeté toutes autres ou plus amples conclusions, statué sans frais, condamné l'épouse à verser au mari la somme de 800 fr. à titre de dépens et déclaré l'ordonnance immédiatement exécutoire.