Citation: 7B_111/2024 E. A

A.a. Par contrat du 14 décembre 2012, B.________ AG (ci-après: la banque) a engagé A.________ en qualité de "Senior Manager". Le chiffre 4 dudit contrat prévoyait le versement d'un bonus ( award) discrétionnaire selon la réglementation édictée par la banque. Il était précisé que les collaborateurs n'avaient aucun droit à cet égard, même si des paiements devraient être effectués à ce titre durant quelques années. A.b. Par courriel du 28 janvier 2022 adressé aux "Managing Directors" et "Directors" - dont A.________ -, la banque a indiqué que le paiement d'un bonus pour l'année 2021 (sous la forme d'un "upfront cash award") était subordonné à l'acceptation par les employés des nouvelles conditions contractuelles régissant la rémunération variable. Le courriel était accompagné d'un document intitulé "Upfront Cash Award Certificate" (ci-après: certificat UCA). Conformément à l'art. 4 de ce document, l'employé s'engageait à rembourser au prorata le paiement du bonus en cas de démission avant l'échéance du délai de trois ans à compter dudit paiement. L'art. 2 du certificat indiquait en outre qu'à défaut d'acceptation au plus tard le février 2022, le collaborateur perdait son droit au bonus. Après avoir obtenu l'accord de A.________ sur les conditions prévues par l'avenant au contrat de travail, la banque lui a versé, le 24 mars 2022, un montant de 65'252 fr. à titre de bonus. A.c. Par courrier du 19 mai 2022, A.________ a informé la banque de sa décision de résilier le contrat de travail conclu le 14 décembre 2012 avec effet au 31 août 2022, ce qui a incité cette dernière à exiger, sur la base de l'art. 4 du certificat UCA, le remboursement d'une partie du bonus octroyé le 24 mars 2022, soit un montant de 47'306 fr. 25. Par lettre du 30 septembre 2022, A.________ a refusé cette demande au motif que l'avenant au contrat de travail avait été conclu sous l'empire d'une crainte fondée. Le 3 novembre 2022, la banque a contesté cette argumentation et a invité A.________ à s'acquitter du montant précité au plus tard le 30 novembre 2022, l'avertissant qu'à défaut de paiement, des procédures d'exécution forcée seraient engagées (" [a]fter that date, we will initiate debt enforcement proceedings [...]"). En réponse à cette lettre, A.________ a informé la banque que l'envoi d'un commandement de payer lui porterait "particulièrement" préjudice, compte tenu de sa procédure de naturalisation et d'une demande de crédit en cours, ce à quoi la banque a répondu qu'elle maintenait sa position. Le 28 novembre 2022, A.________ s'est acquitté du montant de 47'306 fr. 25 en faveur de la banque.