Citation: 4D_47/2022 E. 5.1.2

5.1.2. La recourante allègue d'abord que l'admission des listes d'opérations produites à l'audience du 11 octobre 2018 a violé son droit d'être entendue, puisque cela l'avait privée de son droit de concrétiser sa contestation. Or, il ressort des constatations des juges cantonaux, liant le Tribunal fédéral, qu'à la suite de cette audience, lors de laquelle la recourante a déjà contesté plusieurs opérations figurant sur ces listes, elle a requis du Juge de paix un délai pour se déterminer sur celles-ci; dans le délai qui lui a été imparti à cet effet, elle a contesté le bien-fondé et la quotité de ces documents. Dès lors, on doit considérer qu'elle a pu s'exprimer à leur égard, de sorte qu'elle ne saurait se plaindre d'une violation de son droit d'être entendue. Par ailleurs, lorsque la recourante soutient qu'une page de la liste détaillée des opérations de la note d'honoraires n° 1072 aurait été produite par l'intimée le 29 mars 2021 seulement et qu'elle n'aurait pas pu se déterminer sur celle-ci, elle se fonde sur des faits qui n'ont pas été constatés par la cour cantonale (cf. consid. 3.2 supra). Les juges cantonaux ont d'ailleurs relevé que l'intimée avait produit l'intégralité de cette pièce, et que la recourante avait pu se déterminer sur celle-ci. En revanche, ils ont précisé que l'expert n'avait effectivement pas reçu cette page manquante dans un premier temps, mais qu'il l'avait par la suite intégrée à son rapport d'expertise. La recourante fait encore valoir que l'expert n'a pas examiné ses déterminations sur les listes des opérations. Elle se base sur la mention de l'expert, selon laquelle la recourante affirmait que certaines prestations n'avaient pas été fournies sans dire de quelles prestations il s'agissait. Ce faisant, la recourante ne formule pas de critique recevable devant le Tribunal fédéral.