Citation: I 576/02 16.05.2003 E. 2

Le jugement entrepris expose correctement les dispositions légales et les principes jurisprudentiels relatifs à la définition, respectivement à l'évaluation de l'invalidité, ainsi qu'à l'échelonnement des fractions de rente en fonction du degré de l'invalidité, si bien qu'il suffit d'y renvoyer sur ces différents points. Il convient encore de mentionner que selon la jurisprudence (arrêt M. du 29 novembre 2002 [U 130/02]), un revenu d'appoint doit être englobé dans le revenu sans invalidité en vue de sa comparaison avec le revenu d'invalide lorsque l'on peut admettre au degré de la vraisemblance prépondérante que l'assuré, s'il était demeuré en bonne santé, aurait continué à exercer l'activité en cause et à en percevoir la rémunération. Il en va ainsi quelle que soit l'importance de cette activité en termes de taux d'occupation et de prestations de travail exigées (RAMA 2000 No U 400 pp. 381 ss, 1989 No U 69 p. 181 consid. 2c; RCC 1980 p. 559 consid. 3a). A l'inverse, un revenu complémentaire ne peut être pris en compte à titre de revenu d'invalide que dans la mesure où l'on peut exiger de l'assuré - aux mêmes conditions que pour l'activité principale - qu'il continue à exercer l'activité accessoire en cause malgré l'atteinte à sa santé. Compte tenu de l'identité des notions d'invalidité dans les branches de l'assurance-accidents obligatoire et de l'assurance-invalidité (ATF 127 V 135 consid. 4a, 126 V 291 consid. 2a, 119 V 470 consid. 2b; arrêt R. du 3 février 2003 [I 670/01], destiné à la publication au Recueil officiel), ces principes développés dans le premier domaine doivent également trouver application dans le second.