Citation: 7B_76/2023 E. 2.4

2.4. Selon la cour cantonale, il ressortait du rapport d'investigation du 5 avril 2022 que, contacté (téléphoniquement) par la police le 17 mars 2022, C.________ - qui travaillait à l'époque des faits en qualité d'ingénieur auprès de la compagnie de Chemin de fer Montreux-Oberland Bernois - avait expliqué, d'une part, qu'il avait reçu le message vocal en date du 3 octobre 2021 et, d'autre part, qu'il l'avait montré au recourant le 11 octobre 2021. Ainsi, à ce stade de l'instruction, les explications figurant dans ce rapport d'investigation correspondaient pour l'essentiel à celles fournies par le recourant. Cela étant, la cour cantonale a retenu qu'il existait de nombreux indices permettant de considérer que le recourant avait eu connaissance du message vocal litigieux avant le 11 octobre 2021. Tout d'abord, lors de son audition formelle par la police le 23 mai 2022, C.________ avait déclaré, à deux reprises et de manière catégorique, qu'il avait reçu ce message le 3 octobre 2021, qu'il l'avait fait écouter au recourant le 5 octobre 2021 et que le 11 octobre 2021, une réunion de chantier avait eu lieu à la demande de ce dernier afin de faire écouter le message aux ouvriers. De plus, outre que ces déclarations étaient claires et paraissaient crédibles, aucun élément au dossier, dont le rapport d'investigation du 5 avril 2022 et le procès-verbal d'audition du 23 mai 2022, n'indiquait que C.________ aurait été au courant de la date du dépôt de la plainte du recourant contre B.________. Par ailleurs, le prénommé n'avait aucun lien avec ces derniers. |l devait simplement prendre parfois contact avec eux, parce qu'ils habitaient à l'endroit où se trouvait le chantier sur lequel il travaillait. Ainsi, rien ne permettait de retenir qu'il aurait voulu porter préjudice au recourant en communiquant des informations erronées à la police. Ensuite, il ressortait du dossier que B.________ avait, en date du 5 octobre 2021, reçu un appel du recourant lui disant qu'elle avait fait des choses derrière son dos alors qu'il aimait la franchise et l'honnêteté. Enfin, selon les juges cantonaux, il n'était pas vraisemblable que l'intéressé ait voulu, sans avoir au préalable pris connaissance de son contenu, faire écouter un message qui le concernait lors d'une réunion de chantier en présence de tiers et de son avocat. En définitive, la cour cantonale a considéré que la plainte pénale du 11 janvier 2022 était tardive, de sorte que le Ministère public n'avait pas à entrer en matière sur celle-ci (cf. art. 310 al. 1 let. b CPP).