Citation: 5A_78/2020 E. 5

La recourante se plaint d'une violation de l'art. 58 al. 1 CPC (principe de disposition). Elle rappelle que, dans le cadre de la procédure de première instance, l'intimé avait conclu à ce que la pension en sa faveur soit fixée à 2'000 fr. par mois dès le 1er octobre 2022. Or, les premiers juges avaient arrêté le montant de la pension dès le 1er octobre 2022 à 1'850 fr. par mois, statuant ainsi ultra petita. Force est toutefois de constater que la recourante présente cette critique pour la première fois devant le Tribunal fédéral. Il apparaît en effet que son acte d'appel ne comporte aucun grief de violation de l'art. 58 al. 1 CPC alors que, comme elle le relève elle-même, le premier jugement fixait déjà la pension à 1'850 fr. par mois dès le 1er octobre 2022, soit un montant inférieur aux conclusions prises par l'intimé dans sa demande en divorce. Or, en vertu du principe de l'épuisement des instances cantonales (art. 75 al. 1 LTF; ATF 143 III 290 consid. 1.1 et les références), le recourant ne peut passer sous silence devant l'autorité inférieure les arguments juridiquement pertinents dont il a connaissance pour ne les soulever qu'après qu'une décision défavorable a été prise dans le cadre de la procédure ultérieure (arrêt 5A_489/2019 du 24 août 2020 consid. 16.2). Il s'ensuit que la recourante est forclose à se plaindre, dans le cadre du présent recours, de ce que la cour cantonale aurait violé le principe de disposition.