Citation: 1B_361/2014 E. A

A.________, ressortissant biélorusse né le 7 septembre 1976, a été incarcéré le 8 octobre 2013 sous la prévention de lésions corporelles simples, dommages à la propriété, escroquerie, voire extorsion et chantage, usure, menaces, contrainte et infraction à la loi fédérale sur les étrangers. Il lui était reproché, de concert avec sa mère, d'avoir convaincu B.________, née le 23 mars 1929, en abusant de sa faiblesse, de les héberger dans son appartement, en lui disant qu'il était gravement malade et que son père était décédé, de l'avoir brutalisée à plusieurs reprises, de l'avoir contrainte de les laisser séjourner chez elle et de subvenir à leurs besoins en exerçant sur elle une pression psychologique et une surveillance constante, d'avoir changé les serrures de l'appartement contre la volonté de l'intéressée, d'être entré en Suisse en 2008 et d'y avoir résidé jusqu'au 8 octobre 2013 sans être au bénéfice des autorisations nécessaires et sans entreprendre de démarches pour régulariser sa situation. Considérant que les charges n'apparaissaient plus suffisantes, sous l'angle de la proportionnalité, pour justifier le maintien en détention provisoire, le Tribunal des mesures de contrainte de la République et canton de Genève a ordonné en date du 31 janvier 2014 la mise en liberté de A.________ moyennant l'interdiction d'entrer en contact, de quelque manière que ce soit, avec B.________ et de l'approcher à moins de 50 mètres et l'obligation de se présenter à toute convocation judiciaire.