Citation: C 276/99 11.06.2001 E. 4

4.- a) Aux termes de l'art. 44 al. 1 OACI, est notamment réputé sans travail par sa propre faute l'assuré qui, par son comportement, en particulier par la violation de ses obligations contractuelles de travail, a donné à son employeur un motif de résiliation du contrat de travail (let. a) ou qui a résilié lui-même le contrat de travail, sans avoir été préalablement assuré d'obtenir un autre emploi, sauf s'il ne pouvait être exigé de lui qu'il conservât son ancien emploi (let. b). b) En l'espèce, les pièces versées au dossier ne permettent pas de savoir si, en acceptant la décision de l'employeur de renoncer à la continuation du contrat de travail jusqu'à son terme, le recourant a eu un comportement fautif tombant sous le coup de l'art. 44 al. 1 let. a ou b OACI. Dans le jugement entrepris, il est fait état d'une lettre - qui n'a pas été versée au dossier - adressée par l'employeur à l'assuré le 5 novembre 1997, aux termes de laquelle ce dernier a été congédié en raison d'un manque de confidentialité, de problèmes de gestion interne du club et de démarches insuffisantes en ce qui concerne la recherche de sponsors. En revanche, selon l'attestation de l'employeur du 22 février 1998, la résiliation des rapports de travail a eu lieu au motif que le "mandat (était) terminé avec l'association à X.________". Dans ces conditions, il convient de renvoyer la cause à la caisse intimée pour qu'elle rende, après complément d'instruction, une nouvelle décision sur une suspension éventuelle du droit du recourant à l'indemnité de chômage en vertu des art. 30 al. 1 let. a LACI et 44 al. 1 let. a ou b OACI.