Citation: 6B_726/2014 E. 1.2

1.2. Le 21 mars 2014, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a rejeté le recours de X.________ contre le jugement précité et ordonné son maintien en détention pour des motifs de sûreté. A l'appui de la condamnation du recourant pour tentative de contrainte, la chambre cantonale s'est fondée sur une capture d'écran reproduisant le sms envoyé le 30 avril 2012 à A.________. Par ce message, le recourant lui reprochait d'avoir incité C.________ à monter dans le train, d'avoir suivi le convoi dans une voiture à bord de laquelle avaient également pris place les Kosovars qu'il tenait pour responsables du décès de son fils et d'avoir menti à la police. Compte tenu du contexte dans lequel ils avaient été proférés, soit le fait que le recourant avait préalablement déclaré à A.________ et à son père qu'il détenait une arme de poing et qu'il allait se faire justice ou le fait qu'il tenait A.________ pour partie responsable de la mort de C.________, les mots « si tu veux être sauvée » ponctuant le message étaient objectivement de nature à faire redouter à toute personne qui se serait trouvée dans la même situation que A.________ la survenance d'un préjudice grave pour son intégrité corporelle, voire pour sa vie. La juridiction cantonale a également confirmé les chefs de menaces et injure en se fondant sur les propres déclarations du recourant qui avait admis s'être rendu à plusieurs reprises devant l'école de B.________ afin de l'identifier. Elle s'est également référée aux dépositions de D.________ et E.________ qui avaient corroboré la version des faits selon laquelle le recourant avait proféré des menaces de mort à l'encontre de B.________ et l'avait traité de « fils de pute ». La valeur probante des deux témoignages était accrue par le fait que leurs auteurs n'étaient pas amis avec B.________ et que leurs auditions avaient été opérées à la demande de la défense.