Citation: 9C_236/2024 E. 5

L'office recourant fait grief à la juridiction cantonale d'avoir apprécié de façon arbitraire les preuves, singulièrement le rapport de la doctoresse B.________ du 31 mars 2021 et celui de l'ergothérapeute D.________ du 29 mars 2022 (recte: 29 mars 2021), déposés dans le cadre d'une précédente demande de prestations relative à l'octroi de mesures médicales, de mesures d'ordre professionnel et de moyens auxiliaires. Il soutient que ces documents décrivent avant tout une lenteur dans l'exécution des actes de la vie quotidienne et dans la transition d'une activité à l'autre et non un besoin objectif d'aide pour accomplir les actes en question. Il considère que l'accomplissement plus lent de tâches ne permet pas de justifier une impotence et que des indications verbales ou des rappels ne constituent pas des critères reconnus pour admettre une aide indirecte. Il relève que les troubles diagnostiqués en 2021, dans le contexte de très bonnes compétences intellectuelles et du traitement instauré en 2021/2022, est compatible avec une atteinte peu sévère, dont l'incidence sur l'autonomie au quotidien ne nécessite habituellement pas une aide pour accomplir les actes ordinaires de la vie, ni une surveillance personnelle permanente. Il considère en outre que les témoignages écrits apportés par les membres de la famille de l'assuré (rester longtemps sous la douche, ne pas ranger son peignoir, avoir des ongles sales ou ne pas ranger ses affaires après le goûter) sont des observations communes à de nombreux parents de l'âge de celui-ci. Il constate encore que les accidents dont l'intimé a été victime ou dont il a été la cause lorsqu'il était sans surveillance ont donné lieu à quatre consultations aux urgences en quatre ans et ont entraîné des traumatismes d'une gravité ne nécessitant pas d'hospitalisation, ce qui n'était pas hors de proportion pour un enfant de son âge. Il conteste en conséquence le besoin d'aide régulière et importante pour accomplir les actes "se vêtir/se dévêtir" et "faire sa toilette" ainsi que le besoin d'une surveillance personnelle permanente. Il relève par ailleurs que la cour cantonale s'est fondée seulement sur les pièces déposées devant elle et qu'elle n'a même pas évoqué les rapports médicaux produits en procédure administrative. Elle constate enfin que le tribunal cantonal n'a pas mentionné le fait que l'assuré jouait du violon et considère que ce fait atteste une habilité qui contredit les constatations des premiers juges.