Citation: 1C_265/2021 E. 4.3

4.3. On déduit par ailleurs des constatations cantonales que l'absence ou l'incapacité de l'un des trois autres membres du Conseil communal a.i. (soit E.________, F.________ et G.________) au moment de la prise de la décision du 6 mai 2019 pourrait entraîner la nullité de celle-ci, en raison d'une violation des règles de quorum déduites de l'art. 64 al. 1 LCo. Malgré cela, la cour cantonale a renoncé à établir si la décision en cause avait effectivement été rendue par le Conseil communal a.i. dans une composition comprenant les trois membres précités, estimant que cet examen devait être effectué par la DAEC en sa qualité d'autorité saisie de la cause au fond (cf. arrêt attaqué, p. 8). Nonobstant les critiques du recourant à cet égard, il n'est pas insoutenable de considérer que la composition précise de l'autorité ayant rendu la décision du 6 mai 2019 ne constituait pas un fait pertinent au moment d'examiner le bien-fondé de la demande de récusation, qui visait, outre G.________, l'ensemble des autres membres du Conseil communal ad interim. En particulier, si, à l'issue de l'examen de cette demande, l'existence d'un motif de récusation devait être constatée à l'égard de l'un ou l'autre conseiller communal, il n'apparaît en effet pas exclu de déterminer, dans un second temps, si le conseiller en cause avait bien pris part à la décision du 6 mai 2019 et dans quelle mesure sa récusation ou son incapacité à statuer avait pour conséquence une nullité de la décision en application des règles déduites des art. 64 al. 1 ou 65 al. 4 LCo. Contrairement à ce que soutient le recourant, on ne discerne pas à cet égard de procédé arbitraire émanant de la cour cantonale, étant encore rappelé que celle-ci était saisie à titre incident d'un recours contre le rejet d'une demande de récusation, sans qu'il lui appartenait d'examiner précisément le bien-fondé de la décision communale du 6 mai 2019.