Citation: 6B_683/2021 E. 5.3.3

5.3.3. Compte tenu des faits établis sans arbitraire, la cour cantonale pouvait considérer, sans violer le droit fédéral, que le comportement du recourant était constitutif d'utilisation frauduleuse d'un ordinateur par métier (art. 147 al. 2 CP). En effet, le recourant a intentionnellement créé des comptes clients pour chacune des commandes effectuées sur les sites de ventes en ligne. Il a pour ce faire utilisé de vraies identités, qu'il a modifiées légèrement en changeant certaines lettres de leurs noms et prénoms, puis leur a attribué de fausses adresses de messageries électroniques, créées pour l'occasion, auxquelles il avait accès. A chaque commande, le recourant a sélectionné l'option de recourir aux services de C.________ SA, permettant de régler les achats par facture après réception des articles. En outre, il a utilisé des adresses IP différentes. Ce processus lui a permis de réceptionner ou faire réceptionner la marchandise commandée et de ne jamais en régler le prix. Grâce aux informations incorrectes données à l'ordinateur, la vraie identité du recourant demeurait non identifiable, ce qui lui permettait de continuer à faire des commandes et de ne pas les régler, sans pour autant être bloqué par le système de sécurité de C.________ SA. A cet égard, il ressort de l'état de fait cantonal, qui lie le Tribunal fédéral, que la décision d'acceptation de la commande était prise de manière automatisée par l'ordinateur (art. 105 al. 1 LTF; cf. arrêt 6B_24/2018 du 22 mai 2019 consid. 2.3.1). Le recourant a utilisé des données falsifiées pour se faire passer pour quelqu'un qu'il n'était pas, soit une identité fictive mais avec une adresse postale réelle, trompant de la sorte l'ordinateur, en vue d'obtenir un avantage patrimonial. Le recourant, conscient qu'il agissait sans droit, a agi dans l'unique but de s'enrichir illégitimement.