Citation: 5A_701/2023 E. 2.3.2

2.3.2. En l'espèce, les développements que la recourante consacre à la " procédure de faillite dans la République et Canton du Jura " ainsi qu'à l'échange de courriers des 25 avril et 9 mai 2023 entre le tribunal de première instance et l'intimée seront ignorés. En effet, quand bien même devrait-on admettre que le principe de l'épuisement des griefs serait respecté (art. 75 al. 1 LTF; (ATF 146 III 203 consid. 3.3.4; 145 III 42 consid. 2.2.2; 143 III 290 consid. 1.1), ce qui apparaît hautement douteux, la recourante fonde son argumentation sur des faits nouveaux (art. 99 al. 1 LTF) qui ne ressortent pas du jugement entrepris, sans qu'elle se plaigne à cet égard - d'une façon motivée conformément aux exigences susrappelées (cf. supra consid. 2.2) - d'arbitraire dans la constatation des faits et l'appréciation des preuves (art. 9 Cst.). Le principe de l'épuisement des griefs n'est en revanche à l'évidence pas respecté lorsque la recourante se plaint de ce que la juge civile n'a dit mot dans sa décision sur le point de savoir si elle avait été valablement citée à son audience du 6 juin 2023 puisqu'elle s'était contentée de constater que " la partie requise n'a pas comparu à l'audience ". Contrairement à ce que la recourante soutient, elle aurait pu et dû soulever son grief y relatif devant l'autorité précédente, de sorte qu'elle est forclose à le faire à ce stade.