Citation: 8C_290/2017 E. 4

En substance, les premiers juges retiennent que le recourant n'a pas rendu vraisemblable sa situation d'indigence. La responsabilité en incombait à l'intéressé, qui avait créé puis continué d'entretenir jusque-là une situation complexe et floue, voire opaque, à tous les niveaux, exerçant des relations indéfinies avec de multiples sociétés, et en constituant même de nouvelles après le dépôt de sa demande de RI. Selon la juridiction cantonale, la collaboration du recourant avec les autorités s'avérait insuffisante pour établir les faits propres à rendre au moins vraisemblable le besoin d'aide qu'il faisait valoir. Les premiers juges retiennent qu'au moment du dépôt initial de sa demande de RI le 19 novembre 2014, le recourant a notamment omis de déclarer l'existence de plusieurs comptes bancaires et d'éléments de fortune. Il n'a pas non plus mentionné des revenus de son épouse qu'il avait par ailleurs déclarés à l'Office d'impôt ou à la Caisse cantonale de chômage. Selon la juridiction cantonale, le fait que les comptes présentaient des soldes négatifs ou de peu de valeur, que l'intéressé et son épouse faisaient l'objet de multiples poursuites pour dettes restées sans suite et les nombreuses résiliations de bail leur ayant été signifiées pour défaut de paiement du loyer pouvaient certes constituer un indice de leur indigence. Au regard des circonstances toutefois, il ne pouvait être raisonnablement exclu que le recourant disposât de revenus ou d'éléments de fortune dont les autorités n'avaient pas connaissance. En définitive, les premiers juges ont considéré que le recourant avait manqué à son devoir de collaborer et que l'intimé était dès lors en droit de lui refuser l'octroi de prestations du RI.