Citation: U 281/02 02.02.2004 E. B

B.a La CMBB a déféré cette décision devant le Tribunal cantonal de la République et du canton du Jura, Chambre des assurances, en concluant, notamment, à son annulation et à ce que la CNA soit tenue de prendre en charge le cas. Dans le cadre d'une instruction médicale complémentaire, la CMBB a produit un rapport d'expertise du 1er septembre 1997 du docteur F.________, spécialiste en médecine interne et rhumatologie, selon lequel l'atteinte présentée par l'assuré constituait une maladie professionnelle. Par jugement du 3 août 1999, le tribunal cantonal a admis le recours, considérant que l'affection dont souffre l'assuré est une maladie professionnelle au sens de la loi. B.b Saisi d'un recours formé par la CNA contre ce jugement, le Tribunal fédéral des assurances l'a admis et a renvoyé la cause au Tribunal cantonal jurassien pour qu'il complète l'instruction et confie une expertise médicale à un spécialiste de la maladie de Kienböck (arrêt du 2 mai 2000). B.c Conformément à cet arrêt, le tribunal cantonal a chargé le docteur G.________, médecin-adjoint de l'unité de chirurgie de la main de l'Hôpital Z.________ d'une expertise. Dans son rapport rendu le 11 décembre 2000, le médecin a conclu que la maladie présentée par J.________ résultait de manière prépondérante (50 % ou plus) de son activité professionnelle. Dans le cadre d'une instruction complémentaire, la CNA a procédé à des investigations pour déterminer la mesure dans laquelle l'assuré avait été exposé à des vibrations dans le cadre de son travail. Elle a ainsi mené des entretiens avec deux représentants de l'employeur de l'intéressé, Sieurs H.________ et I.________, ainsi qu'avec l'assuré, et en a produit les procès-verbaux (du 2 avril 2001), accompagnés d'une évaluation technique de l'exposition professionnelle à des vibrations effectuée par K.________, ingénieur de la CNA (du 11 mai 2001). Elle a également versé à la procédure une nouvelle appréciation du docteur E.________ (du 20 juin 2001), selon lequel la part de causalité des vibrations dans l'apparition de la maladie de Kienböck chez l'assuré était nettement en-dessous de 50 %.