Citation: 9C_349/2024 E. 6.2

6.2. S'agissant du premier aspect de la violation alléguée par la recourante, les juges cantonaux ont renoncé à suspendre la procédure dans l'attente de l'avènement d'éléments postérieurs à l'année 2021 - la recourante demandait la suspension "jusqu'[à son] retour effectif [...] en Suisse", "environ en juin 2025" (cf. écriture du 14 mars 2024) -, puisque selon eux seuls les éléments de faits survenus en 2021 devaient être pris en compte. Quoi qu'en dise la recourante, la motivation de l'instance précédente sur cet aspect apparaît suffisante au regard de l'art. 29 al. 2 Cst. Les juges cantonaux ont en effet expliqué, du moins brièvement, la raison pour laquelle ils ont refusé la suspension de la procédure cantonale. Au demeurant, la recourante ne tire aucune conclusion de ce refus, en se limitant à affirmer qu'il serait "incompréhensible". La recourante ne saurait davantage être suivie lorsqu'elle prétend que la cour cantonale n'aurait pas procédé à l'examen des trois conditions liées à l'évasion fiscale et que l'arrêt serait insuffisamment motivé sur cet aspect. En effet et comme il ressort de ce qui suit (consid. 8 infra), les juges cantonaux ont analysé les diverses conditions de l'évasion fiscale, de sorte que leur arrêt est suffisamment motivé aux regard des exigences fixées par la jurisprudence. D'ailleurs, la recourante a été en mesure de développer une argumentation complète sur le fond contre le prononcé cantonal.