Citation: 6B_507/2021 E. 3.1.1

3.1.1. A cet égard, la cour cantonale a tenu pour établi l'ensemble des faits dénoncés par les intimés dont l'établissement reposait sur leurs explications constantes et concordantes. L'hypothèse d'un complot ourdi par ceux-ci à l'encontre de la recourante n'emportait pas la conviction. Les intimés étaient toujours restés factuels et modérés dans leur récit des faits contrairement à la recourante qui n'avait eu de cesse de varier dans ses déclarations, tout en évoquant des éléments non étayés, en contradiction les uns avec les autres, voire en contradiction manifeste avec le dossier, perdant ainsi toute crédibilité. Elle avait par exemple déclaré avoir dénoncé la présence de l'intimé 4 au restaurant le jour des faits parce qu'il était au bénéfice de l'assurance-invalidité ou parce qu'il s'était montré agressif avec les clients ou encore parce qu'il s'était montré irrespectueux envers elle. Elle avait également affirmé, en contradiction manifeste avec les éléments du dossier, être l'unique propriétaire du restaurant ou encore que son mari avait été condamné par le passé pour avoir employé des personnes au noir, avant de devoir admettre que c'était en réalité elle qui avait un tel antécédent. Les juges cantonaux ont acquis la conviction qu'elle s'était exprimée de la sorte pour accabler les intimés et étayer sa théorie du complot, qui ne résistait pas à l'examen. Ils ont par ailleurs retenu que la crédibilité de ces derniers était renforcée par le rapport de police du 4 novembre 2017 dont il ressortait que la recourante avait eu un comportement agité, véhément et propre à perturber le déroulement du service. A cela s'ajoutaient les propres déclarations de la recourante relatives à cette période, amenant la cour cantonale à constater qu'elle ne vivait pas bien ce qu'elle pensait être la nouvelle relation de son mari, qu'elle éprouvait manifestement des sentiments d'inimitié envers les intimés 3 et 4 et qu'elle avait du mal à contenir ses émotions, raison pour laquelle elle prenait d'ailleurs des médicaments, selon ses dires " pour rester calme ". Les faits visant plus particulièrement l'intimé 4 étaient en outre corroborés par la facture de la réparation de ses lunettes, du 1er mai 2018, tandis que les déclarations de la recourante à cet égard étaient contradictoires et peu crédibles. Quant aux faits visant l'intimée 3, la recourante en avait livré un récit en contradiction manifeste avec les constatations policières, contrairement à l'intimée dont la crédibilité était restée intacte, malgré le fait qu'elle ne s'était plus rappelée si elle avait été traitée de " pute " ou de " salope ", celle-ci ayant été cohérente lors de l'ensemble de ses déclarations. L'intimé 2 avait en outre confirmé avoir entendu le terme " pute ".