Citation: 2C_444/2023 E. 6.2

6.2. Invoquant l'art. 79 LEI, le recourant considère que les conditions permettant de prolonger la détention au-delà de six mois ne sont pas remplies. En particulier, il fait valoir qu'un défaut de coopération de sa part, au sens art. 79 al. 2 let. a LEI, n'est que pure spéculation. La Cour de justice retient à tort qu'une prolongation de la détention jusqu'au 12 septembre 2023 reste conforme au délai de l'art. 79 al. 1 LEI. En effet, le recourant a été placé en détention administrative depuis le 13 février 2023, pour une durée de quatre mois et la nouvelle prolongation de trois mois dépasse donc les six mois de détention maximum prévus par l'art. 79 al. 1 LEI. Cela étant, la Cour de justice mentionne à juste titre que la durée maximum de six mois peut être prolongée de douze mois au plus, notamment, si la personne concernée ne coopère pas avec les autorités compétentes (art. 79 al. 2 let. a LEI). Or, à cet égard, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant ne peut pas être qualifié de coopératif avec les autorités. Il a refusé de prendre place dans un vol à destination de son pays d'origine en avril 2023 et il a obtenu l'annulation d'un second vol, organisé en mai 2023, en déposant une demande d'asile manifestement dénuée de fondement. Or, si l'on ne pouvait empêcher le recourant de déposer une telle demande, il ne pouvait attendre de celle-ci, dans les présentes circonstances, qu'elle conduise à sa libération (cf. arrêt 2C_387/2023 du 7 août 2023 consid. 6.2). Le défaut de coopération susmentionné justifiait de prolonger la détention au-delà de six mois.