Citation: 9C_572/2014 E. A

A.a. A.________ (née en 1954) a travaillé à plein temps en qualité d'adjointe de direction auprès du Service de la sécurité sociale de la commune de V.________, du 1er juin au 31 décembre 2003, puis à 50 % comme employée d'administration spécialisée du 1er janvier au 30 septembre 2004, date à laquelle les rapports de travail ont pris fin à la suite d'un licenciement par l'employeur. Pendant cette période, elle a été assurée pour la prévoyance professionnelle auprès de la Caisse Intercommunale de pensions (ci-après: CIP). Dès le 1 er janvier 2005 et jusqu'au 30 novembre 2009, A.________ a travaillé en tant que collaboratrice administrative au service de l'Association B.________. À ce titre, elle était assurée pour la prévoyance professionnelle auprès de Comunitas, fondation de prévoyance de l'Association des Communes Suisses (Comunitas Vorsorgestiftung). A.b. Entre-temps, le 29 décembre 2003, A.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Le docteur C.________, spécialiste FMH en médecine interne et médecin traitant, a diagnostiqué des lombosciatalgies gauches chroniques récidivantes sur dysfonction de la sacro-iliaque gauche et un état dépressif réactionnel sur un fond dépressivo-anxieux chronique; la patiente s'était vue dans l'obligation de diminuer de moitié son temps de travail en raison de l'exacerbation d'une douleur chronique par dysfonction de la sacro-iliaque gauche, et par une menace de dépression aiguë (rapport du 16 février 2004). Entre autres mesures d'instruction, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a soumis A.________ à un examen auprès du docteur D.________, spécialiste FMH en médecine interne et en rhumatologie (rapport du 1er juin 2005), ainsi qu'à un examen bidisciplinaire (rapport du 5 septembre 2006) auprès des docteurs E.________, spécialiste FMH en médecine physique et rééducation, et F.________, spécialiste FMH en psychiatrie, tous deux médecins auprès du Service médical régional de l'assurance-invalidité (SMR). Le 20 juin 2007, le docteur G.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, a indiqué à l'office AI que l'assurée présentait une gonarthrose tricompartimentale (fémoro-patellaire sévère), une déchirure méniscale dégénérative interne et externe et une chondrocalcinose massive des deux genoux. Le 18 janvier suivant, en l'absence d'amélioration significative, le médecin a procédé à la pose d'une prothèse totale du genou droit. Par décision du 22 février 2008, l'office AI a nié le droit de A.________ à une rente d'invalidité, au motif que le taux d'invalidité présenté (de 25 %) était insuffisant pour fonder cette prétention. Saisi d'un recours de l'assurée contre cette décision, le Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour des assurances sociales, l'a admis par jugement du 2 juillet 2009; il a réformé la décision du 22 février 2008 en ce sens qu'il a reconnu à A.________ le droit à un trois quarts de rente à partir du 1er janvier 2005. En bref, il a retenu en se fondant sur l'expertise du docteur D.________, que l'assurée disposait d'une capacité de travail de 50 %, qui lui permettait d'obtenir auprès de l'Association B.________ un salaire inférieur de 65 % à celui qu'elle réalisait sans atteinte à la santé. A.c. Dans l'intervalle, A.________ a demandé la révision de sa situation, de sorte que l'office AI a recueilli des renseignements médicaux auprès du docteur C.________ et de la doctoresse H.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Il a aussi soumis l'intéressée à un examen orthopédique auprès du docteur I.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologique de l'appareil locomoteur et médecin auprès du SMR, qui a conclu qu'elle avait été totalement incapable de travailler entre novembre 2007 et janvier 2009, mais était depuis lors en mesure d'exercer à 50 % une activité adaptée aux limitations fonctionnelles décrites (rapport du 17 décembre 2009). Le 19 avril 2010, l'office AI a rendu une décision par laquelle il a mis A.________ au bénéfice d'une rente entière d'invalidité du 1er février 2008 au 31 mars 2009, puis d'un trois quarts de rente dès le 1er avril 2009. Sur recours de l'assurée, la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal vaudois a, par jugement du 3 octobre 2011, réformé la décision du 19 avril 2010 en ce sens qu'elle a reconnu à A.________ le droit à une rente entière d'invalidité, fondée sur un taux d'invalidité de 78 %, au-delà du 31 mars 2009. A.d. De son côté, le 29 juillet 2004, la CIP a notamment indiqué à A.________ qu'elle lui allouait une pension d'invalidité définitive de 50 % dès le 1er janvier 2004 (calculée sur la base de son traitement assuré qui s'élevait à 50'116 fr. [50 %]), ainsi qu'une pension d'invalidité fonctionnelle de 2 % à partir de la même date. Après plusieurs échanges de correspondances avec la CIP au cours des années 2007 et 2008 visant à la révision de ses rentes, A.________ a requis en vain de la caisse de pensions qu'elle adaptât son droit aux prestations en fonction du jugement cantonal rendu le 2 juillet 2009 (courrier du 24 septembre 2009). La CIP était d'avis que sa définition de l'invalidité ne correspondait pas à celle de l'assurance-invalidité (courrier du 9 octobre 2009).