Citation: 9C_703/2018 E. 5.1

5.1. L'argumentation de l'office recourant, dans la mesure où elle porte sur une éventuelle double indemnisation de l'aide apportée à l'assurée pour tenir son ménage sous l'angle du droit à la rente et du droit à une allocation pour impotent, n'est pas fondée. En effet, les deux prestations en cause peuvent être cumulées dans la mesure où la LAI ne l'empêche pas expressément (art. 43 al. 3 LAI en relation avec l'art. 63 al. 3 LPGA). Par ailleurs, on ne voit pas que l'octroi de la rente cumulé avec celui de l'allocation pour impotent conduirait à une quelconque surindemnisation "intrasystémique" (sur la notion de surindemnisation en général, GHISLAINE FRÉSARD-FELLAY/JEAN-MAURICE FRÉSARD, CR-LPGA, no 1 ss ad art. 69 LPGA). Même si ces prestations ont trait, du moins en partie, à la tenue du ménage, elles ne couvrent déjà pas le même risque assuré, l'une concernant l'invalidité et l'autre l'impotence. Leur nature et leur but ne sont en outre pas identiques puisque la rente (pour la partie concernant le temps consacré aux travaux habituels) couvre de manière abstraite le fait de ne pas pouvoir accomplir les tâches ménagères, voire d'autres activités (p. ex. éducation des enfants), soit l'empêchement en tant que tel. En revanche, l'allocation pour impotent vise le besoin concret de l'aide d'autrui pour réaliser certains actes (cf. arrêt 2P.25/2000 du 12 novembre 2002 consid. 14.3), dont le ménage en l'espèce. On ajoutera que l'évocation par l'administration de l'arrêt 9C_691/2014 du 11 décembre 2014 ne lui est d'aucune utilité, dès lors qu'il y est uniquement question du fait que l'aide d'un tiers ne peut être prise en compte à la fois sous l'angle de l'aide pour accomplir les actes ordinaires de la vie et du besoin d'accompagnement pour faire face aux nécessités de la vie (consid. 4).