Citation: 6B_533/2015 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la recourante n'a pas encore pris de conclusions civiles contre l'intimé. Elle entend toutefois faire valoir des prétentions civiles contre celui-ci, en particulier au titre de réparation morale en faveur de son fils; ce dernier serait notamment suivi par le psychologue scolaire car il fait parfois "pipi ou caca dans ses culottes", ce qui pourrait être la conséquence des attouchements qu'il aurait subis de la part de l'intimé. On peut rappeler, dans ce contexte, que le proche de la victime ne peut se constituer partie plaignante que s'il fait valoir des prétentions civiles propres dans la procédure pénale, d'une part. D'autre part, selon la jurisprudence, on ne peut exclure a priori le droit des parents d'enfants victimes d'abus sexuels à une indemnité pour tort moral, mais seules des atteintes d'une gravité exceptionnelle peuvent en justifier l'allocation (arrêt 6B_707/2014 du 16 décembre 2014 consid. 1.1 et les références). Or, la recourante n'explique d'aucune manière ce qui conférerait, en l'espèce, la gravité exceptionnelle exigée pour justifier l'indemnisation d'un parent. Elle ne déclare pas non plus agir formellement en tant que représentante légale de son fils et l'ordonnance de non-entrée en matière, puis la cour cantonale, l'indique comme unique partie plaignante dans le cadre de la présente procédure. La recevabilité du recours est par conséquent douteuse. Cette question souffre toutefois de rester indécise puisque le recours, mal fondé, doit de toute façon être rejeté (cf. consid. 2 ci-après).