Citation: 7B_357/2024 E. 2.4.1

2.4.1. En lien - semble-t-il - avec la même période, les juges cantonaux ont également refusé d'octroyer au recourant une indemnité pour tort moral, considérant que les conditions de sa détention avant jugement n'avaient pas été péjorées à la suite de la dénonciation pour viol. Ils ont ainsi constaté que les violences alléguées subies n'étaient étayées par aucun élément du dossier (en particulier par une plainte pénale); le recourant n'avait pas non plus établi médicalement que son placement en cellule seul ou l'éventuelle impossibilité d'accéder au travail lui auraient occasionné une grave atteinte psychologique. L'instance précédente a en outre rappelé que sa demande d'exécution anticipée de peine du 4 juillet 2023 avait été acceptée et que le transfert urgent dans un autre établissement de détention sollicité avait été accordé; s'il avait été placé à F.________ à la suite de sa demande de mise en liberté du 30 octobre 2023, il avait été à nouveau immédiatement remis en exécution anticipée de peine à G.________ à la suite de sa requête du 9 novembre 2023. Selon la cour cantonale, si le recourant avait informé le Ministère public des violences alléguées subies dans cet établissement (cf. sa demande de mise en liberté du 30 octobre 2023), il ne documentait pas davantage ses allégations, se limitant à affirmer n'avoir pas voulu déposer plainte pénale par peur de représailles (cf. consid. 3.6 p. 9 de l'arrêt attaqué).