Citation: I 642/99 22.05.2000 E. 1

que la décision d'allocation de la rente entière se fondait sur le dossier médical du recourant, selon lequel ce dernier présentait une maladie de Wegener, une pleuro- pneumonie, une insuffisance rénale chronique, une pancy- topénie probablement iatrogène, un status après de nombreux épisodes de syndrome lombaire ainsi qu'une forte anémie; que dans le cadre de la procédure de révision, l'offi- ce a recueilli divers renseignements médicaux dont il res- sort que l'assuré est en bon état général - exception faite d'une légère anémie - et que sa maladie est en phase de ré- mission, si bien que son incapacité de travail ne dépasse plus 25 % (cf. rapport du 12 juin 1996 du docteur Y.________, médecin contrôleur de l'Institut national de prévoyance sociale de L.________); que de son côté, la doctoresse E.________, médecin-conseil de l'office, a considéré que l'assuré souffre à ce jour seulement de troubles dorsaux qui, s'ils réduisent considérablement sa capacité de travail dans son ancienne profession, ne l'empêchent toutefois pas d'exercer une activité adaptée à 100 % (cf. prise de position du 20 juin 1998); que le recourant fait valoir au contraire que son état de santé ne s'est pas amélioré (cf. rapport de sortie du 25 mars 1997 de l'hôpital de S.________ ainsi que le certi- ficat médical du docteur M.________ du 18 février 1998) et produit, à l'appui de son recours, une décision du 29 avril 1999 de la Commission médicale d'invalidité civile de L.________; que cette Commission, composée de quatre médecins, po- se le diagnostic de la maladie de Wegener, d'ostéoarthrose ainsi que d'ostéoporose vertébrale et reconnaît à l'assuré un degré d'invalidité de 65 %; que cette nouvelle pièce a amené la doctoresse E.________ à revoir son appréciation et à proposer l'admis- sion de la requête d'expertise du recourant (cf. prise de position du 4 décembre 1999); qu'il subsiste effectivement un doute quant à la modification sensible de l'état de santé de l'assuré; qu'il se justifie dès lors de faire droit aux conclu- sions du recourant et de renvoyer l'affaire à l'administra- tion pour un complément d'instruction sur ces points; que le recourant, qui obtient gain de cause, a droit à des dépens pour l'instance fédérale (art. 159 al. 1 en re- lation avec l'art. 135 OJ), de sorte que sa demande d'as- sistance judiciaire est sans objet,