Citation: 6B_1112/2021 E. 1.4

1.4. En l'espèce, on ne saurait faire grief à la cour cantonale d'avoir tenu compte dans son examen du pronostic d'amendement du recourant, de la condamnation de celui-ci à deux mois d'emprisonnement avec sursis à V.________ pour des faits de même nature que ceux de la présente cause, conformément à la jurisprudence (cf. consid. 1.1 supra). On ne saurait non plus lui reprocher d'avoir accordé une importance particulière au défaut de prise de conscience du recourant dès lors qu'il s'agit d'un élément primordial susceptible de justifier un pronostic défavorable (cf. consid 1.1 supra). A cet égard, la cour cantonale a constaté que le recourant avait persisté jusqu'en procédure d'appel à nier toute implication dans les événements survenus le 25 avril 2019 et une partie de ceux du 7 avril 2019 alors que rien ne permettait de mettre en doute les déclarations précises, mesurées et circonstanciées des victimes, que le recourant avait toutefois encore traitées de menteuses à l'audience d'appel. Dans ces conditions, la cour cantonale pouvait considérer que le simple fait d'avoir admis les autres actes reprochés ne constituait pas un élément d'un poids suffisant en faveur d'une prise de conscience. Il en va de même des excuses présentées à l'une des victimes, lesquelles, comme l'a relevé la cour cantonale, ne sont intervenues qu'au stade de l'audience devant le tribunal des mineurs alors que le recourant avait refusé de les présenter avant, pour des raisons insignifiantes. Par ailleurs, la cour cantonale n'a pas omis de tenir compte de la convention d'indemnisation passée à l'audience d'appel et du fait que le recourant avait abandonné ses mauvaises fréquentations puisqu'elle a précisément considéré que ces éléments permettaient de tempérer le pronostic, le rendant mitigé plutôt que défavorable. Il en va de même de son parcours académique et professionnel. A cet égard, le recourant est au demeurant malvenu de faire valoir que " les efforts mis en oeuvre depuis le début de la procédure seraient anéantis par l'exécution d'une peine privative de liberté, même de courte durée ". Il apparaît en effet qu'au moment de la commission des infractions, il suivait déjà son cursus en sciences technologiques du management et de la gestion au Lycée international de U.________, qu'il a terminé par un baccalauréat avec mention " bien " avant même sa condamnation par le tribunal des mineurs, de sorte que cette circonstance ne saurait avoir le poids que le recourant lui accorde dans l'examen du pronostic d'amendement. Enfin, la cour cantonale de n'a pas ignoré le jeune âge du recourant (cf. arrêt attaqué consid. C. 1, p. 12), étant rappelé que le jugement forme un tout et que l'on admet que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent (cf. arrêts 6B_537/2020 du 29 septembre 2020 consid. 2.2; 6B_347/2020 du 3 juillet 2020 consid. 4.3; 6B_906/2019 du 7 mai 2020 consid. 2.3). Le recourant n'expose pas ce qu'il entend tirer de cet élément, ni a fortiori ne démontre qu'il eût fallu lui accorder un poids plus important dans les circonstances d'espèce. En définitive, il apparaît que la cour cantonale a apprécié de manière globale l'ensemble des circonstances pertinentes et qu'elle a suffisamment pris en considération les éléments favorables que le recourant met en exergue en octroyant le sursis partiel. Compte tenu du large pouvoir d'appréciation qui lui est laissé, elle n'a pas violé le droit fédéral en refusant le sursis complet.