Citation: 2F_5/2023 E. 6.1

6.1. Il résulte de l'ATF 144 I 266, qu'après un séjour légal de dix ans, le refus de prolonger le séjour nécessite des raisons particulières, car une telle durée présuppose, en règle générale, une bonne intégration. En présence d'une intégration particulièrement réussie, un droit selon l'art. 8 par. 1 CEDH peut être admis avant l'écoulement de cette durée (ATF 144 I 266 consid. 3.9). La jurisprudence ultérieure a précisé que, hormis des rares exceptions qui ne sont pas pertinentes en l'occurrence, la notion de "séjour légal" de dix ans n'inclut pas les années passées en clandestinité dans le pays ni le temps passé en Suisse au bénéfice d'une simple tolérance (cf. notamment arrêts 2C_734/2022 du 3 mai 2023 consid. 5.3.3 destiné à la publication; 2D_19/2019 du 20 mars 2020 consid. 1.3 et 2C_436/2018 du 8 novembre 2018 consid. 2).