Citation: 8C_1/2008 22.10.2008 E. 3

En ce qui concerne les problèmes d'allergies du recourant, les prestations en jeu portent uniquement sur la prise en charge du traitement médical qu'il a suivi auprès du docteur T.________ au titre de maladie professionnelle. Le droit au traitement médical (art. 10 al. 1 LAA) étant une prestation en nature de l'assurance-accidents (cf. art. 14 LPGA), le Tribunal fédéral est lié par les faits constatés par la juridiction précédente, sauf s'ils ont été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 (cf. art. 97 LTF et 105 LTF). 3.1 Sont réputées maladies professionnelles les maladies (art. 3 LPGA) dues exclusivement ou de manière prépondérante, dans l'exercice de l'activité professionnelle, à des substances nocives ou à certains travaux (art. 9, al. 1, 1ère phrase LAA). Le Conseil fédéral a établi la liste de ces substances et de ces travaux, ainsi que des affections qu'ils provoquent à l'annexe I de l'OLAA. Le nickel et le chrome font partie de cette liste. Selon la jurisprudence, l'exigence d'une relation prépondérante est réalisée lorsque la maladie est due pour plus de 50% à l'action d'une substance nocive mentionnée à l'annexe I de l'OLAA (ATF 119 V 200 consid. 2a et la référence; RAMA 2006 no U 578 p. 174 [U 245/05] consid. 3.2). Sont aussi réputées maladies professionnelles les autres maladies dont il est prouvé qu'elles ont été causées exclusivement ou de manière nettement prépondérante par l'exercice de l'activité professionnelle (art. 9 al. 2 LAA). La maladie professionnelle est assimilée à un accident professionnel dès le jour où elle s'est déclarée, soit dès que la personne atteinte doit se soumettre pour la première fois à un traitement médical ou est incapable de travailler (cf. art. 9 al. 3 LAA). 3.2 Dire s'il y a un rapport de causalité qualifié tel qu'exigé par l'art. 9 LAA entre l'activité professionnelle d'un assuré et l'atteinte dont il souffre est une question de fait. En l'espèce, les premiers juges ont retenu - de manière à lier le Tribunal fédéral - que l'affection dermatologique (dermite de contact) présentée par l'assuré n'était pas liée à son activité professionnelle de chef d'atelier dans un garage. Le recourant ne démontre pas en quoi l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée la juridiction cantonale serait manifestement insoutenable. Celle-ci a exposé clairement et de manière convaincante pourquoi les arguments avancés par le docteur C.________ l'emportaient sur le point de vue du docteur T.________. Il suffit de relever que l'allergologue est parti d'une prémisse erronée puisqu'il a apparemment considéré que l'assuré exerçait son métier de garagiste au moment où l'affection dermatologique est survenue (2001). Or à cette époque, le recourant était en incapacité de travail totale depuis pratiquement deux ans déjà. Et à lui seul, le fait que des tests épicutanés à des substances pouvant se trouver sur l'ancien lieu de travail de l'assuré se soient révélés positifs n'est pas suffisant à démontrer l'origine essentiellement professionnelle de l'atteinte à la santé. D'autant que, comme le relève le docteur C.________, il s'agit de produits présents dans l'environnement quotidien et auxquels l'assuré a pu développer une intolérance aussi en dehors de son activité professionnelle. Faute d'autres indices probants, il n'y a pas non plus matière à poursuivre l'instruction. Sur cet objet du litige, le jugement entrepris n'est pas critiquable.