Citation: 4A_505/2024 E. 3.2

3.2. Cette dernière dénonce une appréciation arbitraire des preuves et une violation du droit fédéral (art. 17 CPC). Ses griefs sont essentiellement de trois ordres : - la clause de prorogation de for contenue dans le document du 6 février 2018 aurait été convenue par écrit puisque cette pièce aurait été établie par ses soins, ce que l'intimée n'aurait pas contesté, qui l'aurait simplement signée et retournée. Pour preuve, cette pièce porterait un numéro de référence correspondant à celui qu'elle avait attribué à l'affaire; son contenu serait d'ailleurs suffisamment explicite. Même si l'intimée en était l'auteur, la clause de prorogation de for serait valable; en effet, l'intimée agirait de manière abusive en refusant de se plier à une prorogation de for qu'elle aurait elle-même proposée. En tout état de cause, il appartiendrait à l'intimée de démontrer que le document querellé proviendrait de sa plume. - l'intimée se serait contentée de s'opposer à la créance et non à la validité de la prorogation de for. Le fardeau de la preuve de l'inexistence d'une prorogation de for reposerait sur ses épaules. - finalement, les considérations de la cour cantonale concernant la cession de créance de C.________ à la défenderesse/recourante seraient prématurées, dans la mesure où la question de la légitimation active ne pourrait être examinée qu'après une entrée en matière (qui présupposerait la compétence ratione loci du juge saisi).