Citation: 4A_72/2024 E. 3.3

3.3. L'autorité d'appel aurait aussi arbitrairement retenu que le congé immédiat avait été donné sans hâte, et sans enfreindre le droit d'être entendu de l'employé congédié. Las pour l'intéressé, il échoue à démontrer le moindre arbitraire dans son recours, respectivement la moindre violation du droit fédéral - lequel inclut le droit constitutionnel (ATF 136 I 241 consid. 2.1; 136 II 304 consid. 2.4) - sur ce point également. L'arrêt entrepris ne cache pas que la décision du congé a été prise très rapidement, mais retient à bon escient - i.e. sans que l'autorité de céans ne perçoive la moindre transgression du droit fédéral à ce propos notamment - qu'elle n'avait rien d'irréfléchi ou de hâtif. L'arrêt attaqué ajoute d'ailleurs utilement que le courriel du 4 mars 2021 adressé aux autres collaborateurs de l'EMS doit se comprendre comme l'affirmation d'une réflexion préalable plutôt que comme l'aveu d'un comportement hâtif. Le congé immédiat n'était en l'espèce pas motivé par des soupçons, mais par des faits, poursuit la cour d'appel; peu importait donc que la directrice n'ait pas confronté d'abord les protagonistes dont l'employé congédié. D'ailleurs, poursuit la cour cantonale, une telle confrontation eût été superflue, et l'employé congédié n'avait aucun droit d'être entendu avant. Rien, dans le mémoire de recours, ne démontre en quoi un tel jugement serait entaché d'arbitraire. Peu importe que la directrice ait rapidement appelé la police, ou encore qu'un mandat ait été donné à une entreprise de sécurité: si ces éléments ont pu contribuer à augmenter l'agitation déjà perceptible, il n'en demeure pas moins que l'employé licencié/recourant est qualifié d'impulsif et de vindicatif, et qu'il est doté d'une carrure imposante; rien, dans son recours, ne parvient à ôter tout crédit à ces observations. Et aucun argument, en particulier, ne vient contrer efficacement l'élément pourtant primordial, que l'établissement des faits en contradictoire correspond grosso modo à celui tenu pour avéré par l'EMS lors de la résiliation extraordinaire du contrat. L'autorité précédente a déjà expliqué, de façon convaincante, que la directrice de l'EMS disposait certes de la signature collective à deux, selon le registre du commerce, mais que sa décision - le congé immédiat - avait ensuite été ratifiée. Le recours n'apporte rien d'essentiel à ce sujet. En bref, après lecture attentive du mémoire, la cour de céans est liée par les faits retenus par l'autorité précédente.