Citation: 9C_18/2014 E. B

L'intéressé a porté la cause devant la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales, concluant au maintien de son droit aux prestations au-delà du 1er février 2008. S'appuyant sur l'avis de ses médecins traitants (cf. rapport du département de psychiatrie de l'Hôpital X.________ du 20 juillet 2009), il s'estimait toujours totalement incapable de travailler en raison de pathologies psychiatriques et pneumologiques. L'administration a requis plus d'informations relatives aux pathologies mentionnées et, étant donné les documents médicaux produits, a d'abord conclu au rejet du recours, puis à l'annulation de la décision et au renvoi de la cause pour instruction complémentaire. Les parties ont maintenu leurs positions respectives lors de déterminations ultérieures et continué à produire de nombreux documents détaillant la situation médicale. Au regard des avis médicaux divergents, le tribunal cantonal a procédé à une expertise par le truchement des doctoresses D.________, spécialiste en psychiatrie, et E.________, spécialiste en rhumatologie. Les expertes ont rendu des rapports séparés et, sur demande de la juridiction cantonale, des conclusions générales. La première a diagnostiqué des troubles dépressif récurrent actuellement en rémission, de la personnalité narcissique décompensé et douloureux somatoforme persistant entraînant une diminution de la capacité de travail de 25% (rapport du 19 août 2011). La seconde a évoqué des troubles dégénératifs du rachis lombaire et cervical et une rupture du tendon du sus-épineux de l'épaule droite permettant l'exercice, à 100%, d'une activité adaptée (rapport du 20 août 2011). Elles ont retenu ensemble une incapacité totale de travail, quelle que soit l'activité envisagée (lettre du 14 septembre 2011). L'office AI a contesté la valeur de l'expertise et exigé la réalisation d'une autre évaluation médicale tandis que G.________ s'est opposé à tout acte complémentaire d'instruction. D'accord avec les remarques de l'administration, le tribunal cantonal a décidé de compléter les données médicales, en mandatant le docteur M.________, spécialiste en psychiatrie. Selon l'expert, le syndrome douloureux somatoforme persistant et le trouble dépressif récurrent (épisodes moyens et sévères, indépendants du syndrome douloureux) observés avaient généré une incapacité de travail de 40% entre les mois de juillet 2004 et de septembre 2008, de 100% entre les mois d'octobre 2008 et de décembre 2010 et engendraient une incapacité de travail de 40% dès le mois de janvier 2011 (rapport du 22 mai 2013). L'assuré n'a soulevé aucune critique à l'égard de l'expertise alors que l'administration a contesté l'analyse du caractère invalidant du syndrome douloureux. La juridiction cantonale a annulé la décision litigieuse en tant qu'elle limitait les prestations au 31 janvier 2008 et admis le droit de l'intéressé à une rente entière pour la période comprise entre les 1er octobre 2008 et 31 décembre 2010 en fonction de la répercussion sur la capacité de travail du seul trouble dépressif tel qu'attesté par le dernier expert psychiatre (jugement du 8 novembre 2013).