Citation: 1B_159/2017 E. 4.2

4.2. La plupart des infractions reprochées au recourant (menaces et injures) ne présentent en elles-mêmes pas un degré de gravité suffisant pour justifier un maintien en détention fondé sur un risque de réitération même si, selon l'expertise psychiatrique, la violence verbale reste certainement le moyen le plus utilisé par le recourant et le risque de récidive sur ce point est très élevé en cas de conflit interpersonnel. En dehors de deux altercations avec des policiers, il s'agit d'agressions verbales ne présentant pas un degré de gravité suffisant au regard des exigences rappelées ci-dessus. Ces agressions ont toutefois été fréquemment assorties de menaces précises (évoquant notamment l'usage d'une arme ou l'incendie de locaux) que les victimes ont prises au sérieux. En outre, selon la même expertise (p. 92-93), le recourant pourrait basculer vers la violence physique dans un moment de tension et de frustration. Il s'agirait d'une évolution probable, bien que le risque de délits violents ne soit que moyennement élevé. L'expert envisage une variante maximale comportant des blessures graves, voire mortelles. L'arrêt cantonal, qui reprend ces conclusions, ne prête pas le flanc à la critique sur ce point. Quant aux infractions d'ordre sexuel, l'expert retient une faible dangerosité. Compte tenu de la tendance avérée à s'en prendre à ses interlocuteurs en cas de conflit et à la possibilité d'un basculement vers la violence physique, un certain risque de récidive, respectivement de passage à l'acte doit être retenu. Le recours doit également être rejeté sur ce point.