Citation: 1C_257/2007 20.11.2007 E. 6

Sur le fond, la recourante fait valoir qu'une carence psychologique n'emporterait pas ipso facto une inaptitude à conduire. La question de l'aptitude à la conduite automobile n'aurait d'ailleurs jamais été abordée lors de la procédure tutélaire, puisque elle y serait totalement étrangère. Son attention n'aurait pas davantage été attirée sur ce point lors de son hospitalisation dans le service de la Dresse C.________. Au surplus, la Cour de justice s'érigerait en juge du fond en requérant la démonstration matérielle de l'inexactitude de la décision du SAN. 6.1 Le droit à l'assistance judiciaire est régi au premier chef par le droit cantonal, dont le Tribunal fédéral ne contrôle l'application que sous l'angle de l'arbitraire, dans le cadre de l'art. 9 Cst. Pour le surplus, l'art. 29 al. 3 Cst. offre une garantie minimale en la matière, en ce sens qu'un plaideur dans le besoin est en droit d'obtenir l'assistance judiciaire s'il est engagé dans un procès non dénué de chances de succès; ce droit le dispense d'avancer ou de garantir les frais de la procédure, et il lui assure l'assistance d'un avocat si cela apparaît nécessaire à la défense de ses intérêts. Pour prétendre à l'assistance judiciaire en vertu de l'art. 29 al. 3 Cst., le plaideur doit être indigent, c'est-à-dire ne pas pouvoir assumer les frais liés à la défense de ses intérêts sans porter atteinte au minimum nécessaire à son entretien et à celui de sa famille. Un procès est dénué de chances de succès lorsque les perspectives de le gagner sont notablement plus faibles que les risques de le perdre et qu'elles ne peuvent être considérées comme sérieuses, en sorte qu'une personne raisonnable et de condition aisée renoncerait à s'y engager en raison des frais auxquels elle s'exposerait. Il ne l'est en revanche pas lorsque les chances de succès et les risques d'échec s'équilibrent à peu près ou que les perspectives de succès ne sont que légèrement inférieures (ATF 129 I 129 consid. 2.3.1 p. 135 s. et les références citées). Le Tribunal fédéral vérifie librement si les critères utilisés pour évaluer l'indigence du requérant, ou les chances de succès du procès, ont été correctement choisis; il n'examine que sous l'angle de l'arbitraire les constatations de fait de l'autorité cantonale (ATF 129 I 129 consid. 2.1 p. 133; 127 I 202 consid. 3a p. 205; cf. aussi, ad art. 4 aCst., ATF 124 I 1 consid. 2 p. 2; 122 I 8 consid. 2 p. 9; 121 I 60 consid. 2a p. 61). La recourante ne se réfère à aucune disposition de droit cantonal, de sorte que ses griefs doivent être examinés uniquement au regard l'art. 29 al. 3 Cst. 6.2 En l'espèce, la Cour de justice a estimé que la recourante ne pouvait pas affirmer que son droit d'être entendue n'avait pas été respecté, dès lors que l'instauration de sa curatelle volontaire - laquelle impliquait inévitablement toute une série de décisions de nature administrative, dont le retrait de son permis de conduire - avait été ordonnée après son audition par l'autorité compétente. Au demeurant, la recourante ne prétendrait pas être en possession d'un certificat médical susceptible d'infirmer le point de vue du professionnel ayant constaté son inaptitude à conduire.