Citation: 9C_393/2021 E. 5

Le recourant se prévaut d'une constatation erronée et incomplète des faits pertinents (art. 97 al. 1 et 105 al. 1 et 2 LTF), ainsi que d'une violation du droit au sens de l'art. 95 let. a LTF, en particulier des art. 16 ss LAI et des dispositions correspondantes du RAI. Il reproche aux premiers juges d'avoir omis de tenir compte du fait qu'il avait suivi un cursus au sein de l'école publique jusqu'en 2017, et que ses problèmes d'anxiété massive l'en empêchent depuis lors. A cet égard, il relève que la doctoresse B.________ a attesté qu'il avait dû se tourner vers la structure de l'Ecole C.________ en raison de cette anxiété et du trouble du spectre autistique (cf. rapport du 18 juin 2019) et qu'il n'a pas la capacité d'intégrer un gymnase public à cause de son hypersensibilité consécutive à ce trouble (cf. rapport du 20 août 2019). Le recourant soutient qu'il est manifeste qu'il aurait opté pour un cursus aboutissant à un diplôme suisse s'il avait été en bonne santé, de sorte qu'il est arbitraire d'admettre qu'il aurait également fréquenté une école spécialisée en raison de son haut potentiel intellectuel. A son avis, la preuve stricte d'un choix de formation dicté exclusivement par l'invalidité a été apportée. Par ailleurs, le recourant se réfère à l'avis de la doctoresse B.________ qui a attesté que la formation poursuivie à l'Ecole C.________ est non seulement adaptée à son état de santé et à ses capacités, mais qu'elle constitue également le seul moyen lui permettant d'obtenir un baccalauréat lui ouvrant la porte des Hautes Ecoles, d'une université ou de l'EPFL. En décidant de ne pas soutenir son projet actuel, l'intimé risque de le priver de toutes études supérieures dont certaines, notamment une HES où les effectifs sont réduits ou une université à distance, apparaissent manifestement adaptées à son état de santé.