Citation: 4A_259/2020 E. A

A.a. Z.________ et A.________ étaient jadis mari et femme. Ils étaient copropriétaires d'un bien immobilier sis à... (VS). Pour l'acquérir, ils avaient contracté solidairement des dettes auprès de la compagnie d'assurances X.________ d'une part, et de l'Office fédéral du logement d'autre part. L'époux a été déclaré en faillite le... 1996. Les deux créanciers ont produit leurs créances, qui s'élevaient à 434'240 fr. 70 pour X.________ et à 83'941 fr. 80 pour l'Office du logement. L'immeuble a été réalisé. Le produit de la vente forcée a été attribué partiellement à X.________ (284'372 fr. 05), laissant ainsi un découvert de 149'868 fr. 65. L'Office du logement n'a rien touché. Le 16 octobre 1996, l'office des poursuites a délivré des certificats d'insuffisance de gage mentionnant respectivement une créance de 149'868 fr. 65 en faveur de X.________ et de 83'941 fr. 80 en faveur de l'Office du logement. L'Office du logement, qui s'était porté caution simple des époux, a versé 94'600 fr. à X.________, réduisant la créance de celle-ci à 55'268 fr. 65. Le 18 février 1997, cette dernière lui a donné acte qu'il était subrogé dans ses droits à l'égard des débiteurs solidaires à concurrence de 94'600 fr. Il n'apparaît pas que ce fait aurait été porté à la connaissance de l'office des poursuites. Le 14 décembre 1998, à l'issue de la liquidation de la faillite, l'office a délivré des actes de défaut de biens indiquant respectivement une créance de 149'868 fr. 65 en faveur de X.________ et de 83'941 fr. 80 en faveur de l'Office du logement. Il était précisé que le failli avait reconnu la créance à concurrence du montant découvert et que son épouse était codébitrice solidaire.