Citation: 4A_461/2022 E. 4.2

4.2. En l'espèce, la cour cantonale a constaté que le requérant, assisté de son avocat, n'avait déposé, à l'appui de sa requête d'assistance judiciaire devant l'autorité de première instance, qu'une attestation du service social, selon laquelle il bénéficiait de l'aide matérielle de la commune depuis le 1er juin 2019. La cour cantonale a ajouté que par sa prise de position du 24 mai 2022, B.________ avait rendu vraisemblable l'exercice d'une activité lucrative de transport par le requérant, ainsi que d'autres revenus ou fortune de celui-ci. Le requérant n'avait pas répliqué. Selon la cour cantonale, la situation financière du requérant devait être qualifiée de relativement complexe, notamment au vu des sources variées de ses revenus, comprenant une potentielle activité professionnelle et la propriété d'un immeuble. Elle a considéré que le dépôt d'une seule attestation du service social, laquelle ne mentionnait pas les montants perçus par le requérant, n'était pas suffisant et ne permettait pas d'établir clairement sa situation financière. Les documents de la procédure de conciliation auxquels il avait été renvoyé ne permettaient pas de pallier ce manque de transparence. Les nouvelles pièces déposées dans le cadre de la procédure de recours et les allégués s'y rapportant étaient irrecevables. Enfin, le requérant était représenté par un mandataire qualifié, de sorte que l'autorité de première instance n'avait pas à lui accorder un délai supplémentaire afin qu'il prenne position, d'autant plus qu'il avait eu tout loisir d'exercer son droit de réplique inconditionnel. La cour cantonale a ainsi retenu que le requérant n'avait pas respecté son devoir de fournir des renseignements exhaustifs et actuels sur sa situation, de sorte que l'autorité de première instance avait refusé à juste titre l'assistance judiciaire.