Citation: 5A_322/2022 E. 5.2.3

5.2.3. 5.2.3.1. S'agissant de l'organisation de la vie des époux sous le même toit, le recourant conteste également le fait selon lequel les parties dormaient dans deux lits distincts " séparés par un matelas installé comme cloison " deux ans avant le dépôt de la demande en divorce, soulignant que l'autorité cantonale n'aurait pas retenu la moindre date à cet égard. Le recourant s'en prend en outre à la constatation selon laquelle il aurait admis que les époux avaient dormi " côte à côte " et non ensemble. Il explique avoir certes indiqué ce qui précède, mais soutient qu'il serait erroné d'en déduire qu'il admettait par là avoir dormi dans des lits séparés. Il se plaint également d'une violation de l'art. 8 CC relative au fardeau de la preuve. 5.2.3.2. En tant qu'il soutient que la Cour de justice aurait procédé à une appréciation arbitraire des preuves en tirant des constatations insoutenables sur la base des éléments recueillis, l'on relève, à l'instar de ce que soutient l'intimée, que cette constatation cantonale repose bien sur une pièce figurant au dossier (art. 105 al. 2 LTF), à savoir une photographie datant du 16 juillet 2018 et illustrant deux lits séparés dans l'ancienne chambre des parties (pièce 51 du bordereau du 25 novembre 2020 de l'intimée). Son grief doit donc être rejeté. Les critiques relatives à l'interprétation qui a été faite des termes " côte à côte " ne remplissent pas les exigences légales en matière de motivation (art. 106 al. 2 LTF) et sont donc irrecevables. Quant au grief relatif à l'art. 8 CC, l'on relève que dès lors que l'autorité précédente est parvenue à la conclusion selon laquelle les parties dormaient sur deux lits distincts, la question de la répartition du fardeau de la preuve ne se pose plus. En effet, lorsque l'appréciation des preuves convainc le juge qu'une allégation a été établie ou réfutée, seul l'art. 9 Cst. est alors en cause (ATF 141 III 241 consid. 3.2; 137 III 268 consid. 3 et les références).