Citation: 6B_1365/2017 E. 3.4

3.4. Il ressort de l'arrêt attaqué que les intimées ont, par courrier du 31 mars 2017, pris position sur les allégations du recourant. Celui-ci soutient que ces observations feraient suite à deux courriers adressés par le ministère public aux intimées les 26 janvier et 10 mars 2017. Cet élément ne ressort pas de l'arrêt attaqué, sans que le recourant ne se plaigne d'une omission arbitraire de celui-ci. Quoi qu'il en soit, conformément à la jurisprudence, le ministère public peut demander à la personne mise en cause une prise de position avant d'ouvrir formellement une instruction, ce qu'il a fait en l'espèce. La procédure n'a donc pas dépassé le stade des premières investigations, ce qui permettait au ministère public de rendre une ordonnance de non-entrée en matière. Le grief doit être écarté. Il en va de même du grief relatif au droit d'être entendu. Le recourant s'est en premier lieu exprimé par le dépôt de sa plainte, dans laquelle il a pu exposer l'intégralité de ses soupçons. Il a en outre complété les informations figurant dans sa plainte par courrier du 13 avril 2017. Dès lors que le ministère public a refusé d'entrer en matière, l'art. 318 CPP (droit de la partie plaignante de présenter des réquisitions) ne pouvait s'appliquer. Dans un tel cas, le droit de proposer des preuves complémentaires doit s'exercer au moyen du recours contre l'ordonnance de non-entrée en matière. Le droit d'être entendu du recourant n'a par conséquent pas été violé.