Citation: I 93/05 14.02.2006 E. 4

Les critiques du recourant relatives à l'appréciation par la juridiction cantonale de sa capacité de travail ne sont pas fondées. A l'instar des premiers juges, on peut retenir qu'au plan objectif, l'accident assuré n'a pas laissé de séquelles significatives : la vertèbre D12 s'est consolidée sans signe d'instabilité; il n'y a pas de hernie discale ou de protrusion discale, ni de conflit radiculaire (voir notamment le rapport du docteur M.________ du 28 août 2000). En sus d'un status après fracture-tassement D12, I.________ présente quelques troubles dégénératifs et statiques qui ont toutefois été qualifiés de «modérés»; il souffre essentiellement de douleurs résiduelles chroniques. L'équipe médicale de l'office AI ainsi que le docteur O.________ sont d'accord pour dire qu'en l'absence de problèmes dorsaux d'une certaine importance, I.________ devrait encore être en mesure d'exercer une activité adaptée et légère (voir leurs rapports respectifs des 4 août et 29 septembre 2000); on ajoutera encore qu'à l'issue de son examen final, le médecin d'arrondissement de la CNA a constaté chez l'assuré une mobilisation générale assez harmonieuse. En l'occurrence, il n'existe pas de motif sérieux de s'écarter de ces conclusions même si celles-ci tranchent, il est vrai, avec le rendement relativement faible dont l'intéressé a fait preuve au cours du stage d'observation professionnelle. Les résultats obtenus au centre ORIPH doivent en effet être relativisés. Tout d'abord, la plupart des activités proposées supposaient une bonne tolérance de la position statique (assise ou debout), ce qui n'est à l'évidence pas compatible avec le status de l'assuré. Par ailleurs, les responsables de la réadaptation ont déclaré que celui-ci n'avait probablement pas donné toute la mesure de ses possibilités, suggérant une instruction médicale supplémentaire sur l'exigibilité d'une activité légère permettant de varier les positions (voir leur rapport intermédiaire du 3 mars 2000). On ne saurait dès lors y voir une contradiction intrinsèque avec les prises de position des médecins des intimés. Quant au rapport (du 27 mai 2002) de la doctoresse R.________, il n'emporte pas la conviction; celle-ci ne fait en vérité que restituer les plaintes subjectives de son patient sans les corréler par des constatations cliniques. On ne peut pas davantage tirer de conclusion de son rapport subséquent du 19 janvier 2005 dans la mesure où il se rapporte à la situation actuelle de l'assuré et non pas à l'état de fait ici déterminant. Enfin, même si le docteur M.________ atteste lui aussi d'une capacité de travail théorique inférieure à 100 % [«50 % au moins»], son avis apparaît bien plutôt guidé par des considérations d'ordre socio-économique que strictement médical. Dans ces conditions, c'est à bon droit que les juges cantonaux ont admis - sans qu'il soit encore nécessaire de procéder à une instruction médicale complémentaire - que si I.________ ne peut plus exercer sa profession de maçon, des activités adaptées et légères sont exigibles. On précisera que cette appréciation est pertinente aussi bien en matière d'assurance-accidents qu'en matière d'assurance-invalidité, car il ne ressort pas du dossier AI que le prénommé présenterait d'autres atteintes notables à la santé susceptibles d'influer sur sa capacité de gain que celles dont répond la CNA.