Citation: 9C_15/2008 09.10.2008 E. 3

3.1 Après avoir écarté l'éventualité d'une révision au sens de l'art. 17 LPGA, le Tribunal cantonal des assurances a retenu que la décision initiale d'octroi de la rente était manifestement erronée, car l'office AI n'avait pas appliqué la méthode mixte d'évaluation de l'invalidité, alors même que l'assurée exerçait une activité à temps partiel. La rectification de la décision ne revêtait toutefois pas une importance suffisamment notable pour justifier sa reconsidération. Dans la mesure où il n'y avait pas lieu de remettre en cause l'appréciation de la capacité de travail effectuée à l'époque, l'application de la méthode mixte d'évaluation n'était pas susceptible d'influencer le degré d'invalidité, partant, de modifier le droit à une rente entière de l'assurance-invalidité. 3.2 Sans contester expressément le raisonnement suivi par les premiers juges, l'office AI estime que la décision initiale d'octroi de la rente était manifestement erronée pour un autre motif. La rente entière d'invalidité aurait été accordée sans que l'autorité compétente ne procède à un véritable examen objectif de la situation médicale de l'assurée. L'office AI lui reproche en particulier de s'être fondée sur des rapports médicaux dont le contenu était succinct et les conclusions non motivées, d'avoir omis de soumettre le dossier médical à un médecin-conseil de l'office AI, de n'avoir pas examiné dans quelle mesure l'assurée disposait d'une capacité résiduelle de travail dans une activité adaptée et d'avoir violé le principe dit de la priorité de la réadaptation sur la rente en n'examinant pas le droit éventuel à des mesures d'ordre professionnel.