Citation: 4A_650/2023 E. A

A.a. Par arrêt de la Cour d'appel de Dubaï (Émirats arabes unis) du 27 février 2019 dans la cause n° xxx, modifié légèrement par l'arrêt de la Cour de cassation de Dubaï du 7 juillet 2019 dans la cause n° yyy, A.________ (ci-après: le débiteur ou le séquestré ou le poursuivi ou le recourant), domicilié à U.________, a été condamné, avec d'autres débiteurs, à payer solidairement à la banque B.________ (ci-après: la banque ou la séquestrante ou l'intimée), à U.________, un montant de 211'299'040,31 AED (dirhams des Émirats arabes unis), dont le montant exact est présentement litigieux. La condamnation solidaire du débiteur repose sur un contrat de garantie personnelle du 8 décembre 2010, par lequel celui-ci s'est porté garant, auprès de la banque, d'un crédit consenti à une société (art. 105 al. 2 LTF). Ce contrat de garantie est soumis au droit des Émirats arabes unis (art. 18.1; art. 105 al. 2 LTF). A.b. Invoquant sa créance découlant de ces deux arrêts dubaïotes, la banque a déposé une première requête de séquestre le 25 novembre 2021 devant le Tribunal de première instance de Genève, à concurrence du montant de 54'274'039 fr. 31, contre-valeur en fr. du montant en AED, avec intérêts à 9 % l'an à compter du 20 octobre 2015, de tous les avoirs du débiteur en mains de plusieurs banques, dont C.________ SA, à (...). Ayant découvert de nouveaux actifs du débiteur, la banque a déposé, en invoquant toujours la même créance dont le montant converti s'élevait alors à 53'891'246 fr. 37, avec intérêts à 9 % l'an à compter du 20 octobre 2015, une seconde requête de séquestre de tous les avoirs du débiteur en mains de la D.________ SA, à (...). Les séquestres ont été accordés et les oppositions qu'y a formées le débiteur séquestré ont été rejetées par jugements du Tribunal de première instance de Genève du 11 juillet 2022 et du 23 août 2022. La banque séquestrante a validé les deux séquestres par deux réquisitions de poursuite (poursuite n° (...) et poursuite n° (...)) portant sur les montants susmentionnés, avec en sus les frais et dépens des procédures de séquestre, et indiquant comme cause de l'obligation les deux arrêts dubaïotes. Le débiteur a fait opposition aux commandements de payer du 23 juin 2022, respectivement du 13 octobre 2022 qui lui ont été notifiés.