Citation: 6B_660/2022 E. B

Par décision du 28 avril 2022, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté la demande de révision formée par A.________ contre le jugement du 27 avril 2020. Il en ressort notamment les faits suivants: Au moment du jugement du 27 avril 2020, le casier judiciaire de A.________ faisait état des condamnations suivantes: - 30.06.2014, Ministère public, Parquet régional Neuchâtel, conduite d'un véhicule automobile sans le permis de conduire requis, entrée illégale, séjour illégal, activité lucrative sans autorisation, peine pécuniaire de 50 jours-amende à 15 fr., sursis à l'exécution de la peine, délai d'épreuve 2 ans, amende 500 francs; - 22.04.2015, Ministère public de l'arrondissement de Lausanne, entrée illégale, séjour illégal, activité lucrative sans autorisation, peine pécuniaire de 60 jours-amende à 30 fr., sursis à l'exécution de la peine, délai d'épreuve 2 ans, amende 400 francs; - 19.01.2018, Tribunal de police, Lausanne, séjour illégal, activité lucrative sans autorisation, peine privative de liberté 4 mois, sous déduction de 265 jours de détention avant jugement. A.________ a requis le relief de ce dernier jugement qui avait été rendu par défaut. Le 24 février 2022, le Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne a donc rendu un nouveau jugement, annulant et remplaçant celui du 19 janvier 2018, au terme duquel le prénommé a été condamné pour séjour illégal et travail sans autorisation à une peine pécuniaire de 60 jours-amende à 30 fr. le jour, avec sursis pendant 4 ans, ainsi qu'à une amende de 500 fr. à titre de sanction immédiate, la peine privative de liberté de substitution étant arrêtée à 10 jours. Le tribunal a en outre renoncé à ordonner la révocation des sursis accordés les 30 juin 2014 et 22 avril 2015, a constaté que A.________ avait subi 15 jours de détention dans des conditions illicites et 265 jours de détention avant le jugement par défaut rendu le 19 janvier 2018 et a dit que l'État de Vaud lui devait paiement de la somme de 5'000 fr. à titre de réparation pour tort moral, montant compensé par la mise à sa charge d'une part des frais par 5'000 fr., le solde des frais demeurant à la charge de l'État.