Citation: I 388/06 25.04.2007 E. A

T.________, né le 12 septembre 1953, a travaillé en Suisse depuis 1978 en tant que maçon auprès de différents employeurs. Le 16 octobre 2000, celui-ci a été engagé en qualité d'ouvrier spécialisé par l'entreprise de sondages, injections et fondations X.________ SA. Il a exercé son emploi de foreur jusqu'au 5 juillet 2002. Il a présenté une incapacité totale de travail entre le 8 et le 26 juillet 2002 et dès le 26 août 2002, d'une durée indéterminée. Le 11 décembre 2003, T.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité, en requérant l'allocation d'une rente. Dans un rapport médical du 12 février 2004, le docteur R.________, spécialiste FMH en médecine interne, a posé le diagnostic ayant des répercussions sur la capacité de travail d'algodystrophie du membre supérieur gauche. Il indiquait que le patient présentait dans son activité de maçon une incapacité de travail de 100 % depuis le 26 août 2002. L'Office cantonal AI du Valais, suivant l'avis du 25 mai 2004 de son médecin-conseil, le docteur de O.________, a confié une expertise médicale au docteur M.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique. Dans un rapport du 7 juillet 2004, ce praticien a posé le diagnostic ayant des répercussions sur la capacité de travail de séquelles d'algodystrophie du membre supérieur gauche, avec capsulite rétractile de l'épaule, oedème persistant et limitations fonctionnelles du poignet et de la main. Il indiquait qu'après deux ans d'évolution, on se trouvait au stade III de stabilisation de la maladie de Südeck. Les séquelles de cette maladie au niveau du membre supérieur gauche empêchaient l'exercice du métier de maçon ou d'ouvrier-sondeur. En revanche, dans une activité adaptée ménageant le membre supérieur gauche et ne sollicitant pas d'activité fine avec la main gauche, une capacité de travail entière était médicalement exigible. Cela d'autant plus que l'affection intéressait le côté non dominant, chez un assuré droitier. Entre le 13 septembre et le 5 décembre 2004, T.________ a effectué un stage d'orientation professionnelle aux ateliers Y.________. Dans un rapport du 3 décembre 2004, le maître de stage a conclu qu'actuellement, l'assuré ne pouvait faire que des petits travaux légers, réalisables d'une seule main. Il pouvait aider une personne, mais son rendement et les travaux réalisés, dans la gamme des activités des ateliers, étaient d'ordre occupationnel. De son côté, la psychologue B.________, dans un rapport du 28 décembre 2004, a constaté qu'une réadaptation complète n'était pas possible pour des raisons objectives (manque de formation antérieure, difficultés linguistiques etc.) et qu'une formation pratique ne l'était pas non plus pour des raisons essentiellement subjectives (manque de mise en perspective, incapacité à penser à un avenir d'un point de vue professionnel, conviction d'une impossibilité à apprendre, immobilisme). Dans un avis SMR du 4 février 2005, le docteur de O.________ a considéré que les renseignements médicaux étaient suffisants. Même si le stage effectué aux ateliers Y.________ n'avait pas permis de mettre en avant une activité particulière que l'assuré pourrait exercer, une pleine capacité de travail n'en demeurait pas moins exigible dans une activité adaptée, sans port de charge avec le membre supérieur gauche, sans travail lourd et sans mouvement répétitif ni de travail fin avec ce membre, ainsi que l'avait relevé le docteur M.________ dans son expertise. Par décision du 7 février 2005, l'office AI a avisé T.________ qu'il n'avait pas droit à un reclassement ni à une aide au placement, au motif que des mesures d'ordre professionnel n'amélioreraient pas sa capacité de gain, compte tenu de son âge et de sa formation antérieure, que les conditions subjectives relatives à une formation pratique n'étaient pas remplies et qu'il disposait d'une capacité de travail totale dans un emploi léger et adapté. Par lettre du 22 février 2005, l'assuré a formé opposition contre cette décision, qu'il a complétée le 23 mars 2005. Par décision du 21 avril 2005, l'office AI a conclu à une invalidité de 100 % à partir du 8 juillet 2003 et à une capacité totale de travail dans une activité adaptée depuis le 9 janvier 2004. Il a octroyé à T.________ une rente entière d'invalidité pour la période du 1er juillet 2003 au 30 avril 2004. Le 23 mai 2005, T.________ a formé opposition contre cette décision. Par décision du 25 août 2005, l'office AI a partiellement admis l'opposition du 23 mars 2005, annulé la décision du 7 février 2005 en ce sens que T.________ était mis au bénéfice d'une aide du service de placement, cette décision étant maintenue pour le surplus, et rejeté l'opposition du 23 mai 2005 contre sa décision du 21 avril 2005, qu'il a confirmée.