Citation: 4A_394/2016 E. 7.2

7.2. Le bail à loyer conclu pour une durée déterminée par le demandeur avec L.________ SA et M.________ est arrivé à échéance le 30 avril 2015 conformément à l'art. 266 al. 1 CO, après que nul n'en avait demandé la prolongation judiciaire sur la base de l'art. 271 al. 1 CO et dans le délai prévu par l'art. 273 al. 2 let. b CO. Ce bail n'était donc pas opposable au propriétaire désireux de recouvrer l'usage de son bien et il s'imposait d'accueillir l'action intentée par lui sur la base de l'art. 641 al. 2 CC; la situation juridique était à cet égard limpide. Selon l'exposé des défendeurs, la convention limitant la durée du bail à la date précitée était simulée; la réelle et commune intention des parties à ce contrat, seule déterminante selon l'art. 18 al. 1 CO, avait pour objet de fournir à l'ayant droit de L.________ SA un logement jusqu'au moment où il aurait pu lui-même acquérir un autre appartement dans le même bâtiment. Les défendeurs ne prétendent toutefois pas avoir offert de prouver cette allégation; celle-ci était donc inconsistante et inapte à faire échec à l'action. La contestation se prêtait ainsi parfaitement à un examen en procédure sommaire sur la base de l'art. 257 CPC.