Citation: 2C_200/2021 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le père de la recourante a été mis au bénéfice d'une autorisation de séjour le 3 octobre 2012. Le délai de cinq ans de l'art. 47 al. 1 LEtr expirait donc en principe en octobre 2017. La recourante ayant toutefois eu douze ans en mars 2016, soit durant le délai de cinq ans, ce délai était échu en mars 2017, conformément à la jurisprudence. La demande de regroupement déposée le 18 juillet 2018 était donc tardive. Le constat serait le même avec une autorisation de séjour octroyée en janvier 2013. La question pourrait se poser de savoir si le titre de séjour délivré au père de la recourante en 2016 résultait d'une prolongation de l'autorisation de séjour, sur reconsidération, ou constituait une nouvelle autorisation déclenchant un nouveau délai pour demander le regroupement familial. Cette question peut toutefois être laissée ouverte, puisque, quoiqu'il en soit, le moment de l'échéance du délai resterait le même, soit mars 2017 (cf. supra), et que la demande déposée en juillet 2018 serait donc toujours tardive. Les autres éléments mentionnés par la recourante ne modifient pas non plus le caractère tardif de cette demande. En particulier, de faibles chances de succès ne dispensent pas d'agir dans les délais. Enfin, l'octroi d'une autorisation d'établissement ne peut être générateur d'un nouveau délai dans le présent cas, puisqu'aucune demande de regroupement n'a été déposée précédemment (cf. ATF 137 II 393 consid. 3.3). Le regroupement sollicité ne peut donc être autorisé que pour des raisons familiales majeures au sens de l'art. 47 al. 4 LEtr.