Citation: 6B_296/2018 E. 1.5

1.5. Le recourant reproche à l'autorité précédente d'avoir retenu qu'il avait menti dans le cadre de sa procédure d'asile et d'en avoir déduit qu'il n'était pas possible de tenir pour vraies ses allégations que sa vie serait en danger en cas d'expulsion. La correction de ce vice serait susceptible d'influer sur le sort de la cause, l'autorité précédente s'étant à tort dispensée d'analyser les éléments pertinents pour l'application de l'art. 66a al. 2 CP. L'autorité précédente a refusé de tenir pour vraies les allégations du recourant que sa vie et/ou son intégrité physique ou psychique seraient en danger dans l'un des pays de l'Europe de l'Est où l'on parle roumain, langue que parle le recourant, pour deux motifs: le premier est que le recourant ne les a aucunement établies, le second est qu'en outre il aurait menti durant la procédure d'asile. Le premier argument - que le recourant ne discute aucunement - suffit à rendre non arbitraire l'appréciation de l'autorité précédente. Au demeurant, le fait que le recourant ait menti durant la procédure d'asile ressort expressément de la décision du 7 août 2015 le lui refusant, le recourant ayant lui-même admis avoir fait de fausses déclarations lors d'une audition préalable (ch. I 3 de dite décision). Le grief d'arbitraire dans la constatation des faits est infondé.