Citation: I 188/05 11.05.2006 E. 3

Les premiers juges ont considéré en substance que l'administration avait procédé à une instruction suffisante sur le plan médical et ils ont retenu, en se fondant sur l'expertise du docteur B.________, que l'ensemble des pathologies dont était affectée la recourante, ne l'empêchaient pas de reprendre une activité légère favorisant son bras controlatéral. Ils ont exposé, de manière détaillée, les motifs pour lesquels cet avis médical n'était pas sérieusement mis en cause, par les conclusions du docteur M.________ (selon lequel l'assurée subit de façon permanente une incapacité totale de travailler), ni par celles des médecins de la Clinique Y.________. Ce point de vue est convaincant et il suffit de renvoyer aux consid. 3.1 et 3.2 du jugement cantonal. Par ailleurs, le rapport du 6 mai 2003 du docteur U.________, produit en instance fédérale, ne saurait porter atteinte à la crédibilité de l'expertise. En effet, les affections dont il fait état revêtent pour la plupart un caractère léger. De plus, le syndrome du tunnel carpien au niveau du poignet gauche a été traité par infiltration le 8 septembre 2003 (rapport du 14 février 2005 du docteur M.________). Quant aux éléments de fibromyalgie, ils sont trop peu nombreux, comme l'expose lui-même le docteur U.________ pour que cette symptomatologie soit retenue. Par ailleurs, en sa qualité de rhumatologue, le docteur U.________ ne bénéfice pas d'une vue d'ensemble de la situation, à l'instar du docteur B.________ qui réunit en sa personne trois spécialisations différentes. On ajoutera que l'expertise de ce médecin est postérieure à l'appréciation du docteur U.________ et que le docteur B.________ a rendu ses conclusions en toute connaissance de cause. On doit dès lors admettre que la recourante présente une capacité de travail de 100 % dans une activité légère adaptée.