Citation: 7B_403/2023 E. 3.4

3.4. En l'état, il apparaît que la cour cantonale ne pouvait pas, sauf à violer le droit d'être entendu du recourant, considérer son statut de majeur comme établi, ni en conséquence confirmer, sans autres mesures d'instruction, la validité de la prolongation de sa détention provisoire. Il se justifie dès lors d'annuler l'arrêt attaqué en application de l'art. 112 al. 1 let. b LTF et de renvoyer la cause à la cour cantonale pour qu'elle complète sa décision (art. 112 al. 3 LTF) sur la question de l'âge du recourant. Il lui appartiendra en premier lieu d'interpeller le SEM pour qu'il lui communique - avec copie des pièces utiles - les éléments qui l'auraient conduit à fixer la date du 1er janvier 2004 comme étant celle de la naissance du recourant, puis, au besoin, de procéder à d'autres mesures d'instruction, telles que l'audition du recourant, voire une expertise d'âge. Il va sans dire qu'au regard de la nature de la cause, ces démarches devront être effectuées à brève échéance.