Citation: 8C_171/2021 E. 1

Dans son rapport sur l'examen médical final du 31 mai 2013, le docteur F.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a retenu que les limitations définies au terme du séjour à la Clinique de réadaptation E.________ étaient inchangées et que l'activité de menuisier à l'établi était exigible en plein. Par décision du 7 juin 2013, la CNA a informé l'assuré qu'elle ne verserait plus d'indemnités journalières au-delà du 5 juin 2013 et qu'il avait droit à une indemnité pour atteinte à l'intégrité supplémentaire de 5 %. Le 24 juin 2013, l'employeur de l'assuré a informé la CNA que ce dernier avait effectué son dernier jour de travail (la procédure de licenciement engagée une année auparavant ayant été suspendue en raison de la dernière période d'incapacité de travail), qu'il n'avait confié à l'assuré que des petites tâches comme par exemple des nettoyages et que celui-ci était bien incapable d'en faire plus. A.f. Le 21 juillet 2013, l'assuré a glissé et chuté sur son bras droit. L'arthro-IRM du 12 août 2013 a révélé une rupture complète du sus-épineux respectivement une involution graisseuse du sous-scapulaire et une tendinose du long chef du biceps ainsi qu'une omarthrose sévère. La CNA a admis l'existence d'une rechute de l'accident du 18 mai 2007 et a annulé sa décision du 7 juin 2013. Le 17 octobre 2013, une arthroscopie de l'épaule droite a été effectuée. Lors de son examen du 22 juillet 2014, le docteur F.________ a constaté que, objectivement, l'état des épaules et du membre supérieur gauche était comparable à celui du 31 mai 2013; une diminution de la mobilité de l'épaule droite en antépulsion et en abduction active était toutefois perceptible. Le 22 octobre 2014, le même médecin a constaté que la situation pouvait être considérée comme stabilisée, que les séquelles accidentelles nécessitaient un suivi médical espacé à long terme et que l'exigibilité et les limitations fonctionnelles décrites demeuraient d'actualité. Enfin, les séquelles lésionnelles ouvraient le droit à un complément d'indemnité pour atteinte à l'intégrité de 12.5 %. A.g. Le 11 octobre 2014, l'assuré a déclaré avoir été victime d'une chute le 9 octobre 2014, en entrant dans sa douche. Il était alors tombé lourdement sur son bras gauche et avait ressenti des douleurs à l'épaule gauche. Par lettre du 3 novembre 2014, la CNA a informé l'assuré du fait qu'il n'avait pas à attendre de la poursuite du traitement une amélioration significative de l'état de santé et que le versement des prestations pour les frais de traitement était dès lors suspendu, abstraction faite de la prise en charge d'une à deux consultations par année. L'indemnité journalière serait versée jusqu'au 30 novembre 2014 et l'accident du 9 octobre 2014 serait traité ultérieurement. Par décision du 20 novembre 2014, la CNA a confirmé qu'elle reconnaissait l'assuré apte à travailler à 100 % comme menuisier en atelier, de sorte qu'elle ne pouvait pas lui accorder une rente d'invalidité; en revanche, le droit à des indemnités pour atteinte à l'intégrité complémentaires de 12.5 % pour l'épaule droite et de 5 % pour le coude gauche pouvait lui être reconnu. Par décision sur opposition du 15 avril 2016, la CNA a confirmé sa décision du 20 novembre 2014 de mettre un terme au versement des indemnités journalières au 30 novembre 2014 et de refuser l'octroi d'une rente d'invalidité.