Citation: 8C_725/2018 E. 2.1

2.1. Par le jugement attaqué, la cour cantonale a renvoyé la cause à la CNA pour qu'elle statue formellement sur la stabilisation du cas au 31 octobre 2017 et sur la suppression du droit à l'indemnité journalière à partir de cette date. Elle a considéré que la date de la stabilisation de l'état de santé de l'assuré avait fait l'objet du courrier du 29 septembre 2017, lequel ne constituait toutefois pas une décision formelle mais une simple communication relevant de la procédure simplifiée. Comme une telle communication acquiert les mêmes effets qu'une décision à l'expiration d'un délai d'un an, l'assuré peut, dans ce délai, contester l'application de la procédure simplifiée et solliciter la notification d'une décision formelle (cf. ATF 134 V 145). Les premiers juges ont ainsi retenu que dans la mesure où l'intimé avait contesté la stabilisation de son état de santé dans son opposition du 21 novembre 2017 à la décision du 19 octobre précédent, il fallait interpréter ce grief comme une demande - formée dans le délai d'un an - tendant à ce que la CNA rendît une décision formelle sur cette question. C'est pourquoi la cour cantonale a déclaré irrecevable la conclusion du recours tendant au maintien du droit à l'indemnité journalière au-delà du 31 octobre 2017 et a renvoyé la cause à la CNA pour qu'elle rende une décision formelle au sujet de la stabilisation du cas et du droit à ladite indemnité.