Citation: 5P.16/2001 09.02.2001 E. 4

4.- a) Le recourant reproche d'abord à l'autorité cantonale d'avoir arbitrairement pris en compte, dans la détermination de son revenu mensuel net, des frais de représentation qui seraient intégralement déductibles sur le plan fiscal et constitueraient ainsi bel et bien des frais effectifs. Dans la mesure où cette argumentation n'apparaît pas déjà irrecevable au regard des exigences de motivation découlant de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (cf. ATF 125 I 492 consid. 1b et les arrêts cités), elle échoue à faire la démonstration d'arbitraire. En effet, le seul fait que les frais de représentation seraient selon les dires du recourant intégralement déductibles de son revenu sur le plan fiscal n'implique nullement qu'il s'agisse de frais effectifs comme les frais généraux plutôt que d'une déduction fiscale forfaitaire. La cour cantonale pouvait dès lors sans arbitraire les prendre en compte dans la détermination du revenu du recourant. b) Le recourant reproche ensuite à l'autorité cantonale d'avoir arbitrairement réduit son minimum vital selon les normes OP - qui est de 1'190 fr. pour une personne seule - à 600 fr. pour le motif qu'il consomme et se nourrit dans son établissement. Il expose d'une part que le fait de consommer et de se nourrir dans son propre restaurant ne revient pas moins cher qu'à son propre domicile, et d'autre part que le minimum vital selon les normes OP couvre non seulement la nourriture, mais toute dépense nécessaire pour les vêtements, le linge, leur entretien, les soins corporels et les frais culturels. Sur ce point également, l'arrêt attaqué résiste au grief d'arbitraire. L'appréciation de la cour cantonale, qui repose sur l'idée que les frais de consommation et de nourriture du recourant sont passés sur les frais généraux de son établissement, n'apparaît pas insoutenable selon l'expérience générale de la vie, et il n'apparaît pas davantage arbitraire d'estimer que les frais de consommation et de nourriture ainsi épargnés par le recourant représentent environ la moitié du montant de 1'190 fr. prévu par les normes OP. c) Le recourant fait enfin grief à la cour cantonale d'avoir intégralement admis dans les charges de l'intimée le loyer de 1'260 fr. payé pour un appartement de cinq pièces, alors que lui-même vit dans un studio dont le loyer s'élève à 715 fr. par mois. En ramenant le loyer de l'intimée à ce même montant de 715 fr., on constaterait que ses revenus de 2'204 fr. (rente AI de 1'098 fr. + rente complémentaire de 1'106 fr.) couvrent son minimum vital de 2'127 fr. Ce grief tombe à faux. En effet, outre que la réduction de loyer ramènerait le minimum vital de l'intimée de 3'022 fr. (cf. consid. 3 supra) non à 2'127 fr. mais à 2'477 fr., ce dernier montant est encore loin d'être couvert par la rente AI de 1'098 fr., la rente complémentaire de 1'106 fr. étant selon les constatations de l'autorité cantonale - non attaquées par le recourant - subsidiaire aux obligations du recourant selon l'art. 152 aCC (cf. consid. 3 supra).