Citation: 2C_713/2020 E. 4.1

4.1. L'arrêt attaqué a retenu que les documents sur lesquels les recourants fondaient leur demande de révision ne démontraient pas que le développement économique de la parcelle appartenant aux CFF concernait le canton; les recourants n'exposaient d'ailleurs pas en quoi le canton bénéficiait du développement économique de la parcelle des CFF. A cela s'ajoutait que le caractère astucieux - élément constitutif de l'escroquerie au sens de l'art. 146 CP - faisait défaut, puisque les recourants pouvaient facilement accéder à l'étude d'impact, à la convention précitée et son avenant, qui étaient des documents publics aisément consultables. Enfin, même s'il existait une convention ou un partenariat public-privé en vue de l'attribution d'un marché public entre les CFF et le canton, il n'en demeurait pas moins que le litige, qui se rapportait alors à la location de locaux commerciaux, ne relevait pas de la compétence de la Chambre administrative de la Cour de justice, de sorte que les éléments sur lesquels la demande en révision était fondée ne constituaient pas des éléments pertinents de nature à modifier l'état de fait à la base de l'arrêt dont la révision était demandée.