Citation: 1B_438/2019 E. 2.2

2.2. Dans la procédure de recours en matière pénale, un préjudice irréparable se rapporte à un dommage de nature juridique qui ne puisse pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision favorable au recourant (ATF 144 IV 127 consid. 1.3.1 p. 130). Cette exigence vaut également dans les cas où le recours émane du Ministère public (arrêt 1B_211/2012 du 2 mai 2012 consid. 1.3 in SJ 2012 I p. 466). Le recourant se prévaut de la jurisprudence selon laquelle une autorité inférieure à qui la cause est renvoyée subit un préjudice irréparable lui permettant de recourir immédiatement lorsque la décision de renvoi lui impose de rendre une décision qu'elle juge contraire au droit, faute de quoi elle serait contrainte de rendre une décision, de son point de vue erronée, qu'elle ne pourrait plus soumettre au contrôle du Tribunal fédéral par la voie d'un recours (ATF 144 IV 377 consid. 1 p. 379 et les arrêts cités). Les ordonnances attaquées ont certes un effet contraignant pour l'Office central du Ministère public qui doit statuer sur la qualité de partie plaignante de B.________ dans la procédure pénale pour concurrence déloyale ouverte contre A.________ sous la référence MPG 19 773 alors qu'il estime qu'il ne dispose pas des éléments pertinents pour ce faire et qu'il pourrait rendre une décision contraire au droit. Il est vrai que le Ministère public ne pourra pas attaquer la décision qu'il sera amené à prendre. Toutefois, celle-ci ne lui est pas imposée. Le Président de la Chambre pénale ne l'oblige en effet nullement à admettre ou à dénier la qualité de partie plaignante de B.________ et lui laisse sur ce point une marge d'appréciation pleine et entière; tout au plus exclut-il que la prescription de l'action pénale puisse constituer un élément d'appréciation pertinent pour déterminer si une association professionnelle, telle que B.________, revêt la qualité de partie plaignante au regard des art. 115 al. 2 CPP, 10 al. 2 let. a et 23 al. 2 LCD. On ne se trouve donc pas dans un cas où il faudrait lui reconnaître exceptionnellement la possibilité de recourir contre une ordonnance de renvoi au motif qu'elle lui imposerait de prendre une décision avec laquelle il serait en désaccord. Pour le surplus, l'Office central du Ministère public ne prétend pas, avec raison, que l'hypothèse visée à l'art. 93 al. 1 let. b LTF serait réunie.