Citation: 2D_35/2019 E. 6.3

6.3. Le raisonnement suivi par la cour cantonale, qui a correctement exposé le droit applicable relatif à la procédure de reconsidération (art. 104 et 105 du Code fribourgeois de procédure et de juridiction administrative du 23 mai 1991 [CPJA/FR; RS/FR 150.1]), de sorte qu'il y est renvoyé (art. 109 al. 3 cum 117 LTF), ne prête pas le flanc à la critique. Il ressort en effet des faits retenus par l'arrêt attaqué, qui lient le Tribunal fédéral (art. 118 LTF) dès lors que le recourant ne les a pas critiqués conformément aux exigences de l'art. 118 al. 2 cum 116 LTF, que l'intéressé a produit devant le Tribunal cantonal deux rapports de l'OSAR du 4 juillet 2017 et du 6 mars 2017, respectivement intitulés "Kosovo : traitement psychiatrique" et "Kosovo: soins de santé". Force est ainsi de constater que le rapport de l'OSAR du 3 avril 2017, intitulé en réalité "Kosovo : traitement psychiatrique et psychothérapeutique" (art. 118 al. 2 LTF) n'a aucunement été produit par le recourant devant l'autorité précédente. Au demeurant, quand bien même tel aurait été le cas, ledit rapport a été publié avant l'arrêt du 22 décembre 2017 du Tribunal cantonal confirmant la décision du Service cantonal du 16 novembre 2016 refusant de prolonger l'autorisation de séjour de l'intéressé. C'est ainsi à juste titre que les juges précédents ont considéré que les rapports litigieux auraient dû être invoqués dans la procédure antérieure et, partant, ne constituaient pas un motif d'entrée en matière sur la demande de reconsidération. Du reste, l'affirmation du recourant selon laquelle le rapport du 3 avril 2017 ne pouvait lui être connu durant la procédure ordinaire, purement appellatoire, ne repose que sur ses propres allégations non démontrées. Dans ces circonstances, on ne saurait reprocher un quelconque déni de justice formel de la part de l'autorité précédente. Il n'en va pas autrement s'agissant du rapport médical dont fait allusion le recourant, avec pour seule précision que celui-ci "mentionn[e] l'aggravation de son état de santé physique et psychique". Si tant est que l'intéressé fait référence au certificat (et non rapport) médical du 9 mai 2017, force est de constater que celui-ci, antérieur à l'arrêt du 22 décembre 2017 du Tribunal cantonal, a déjà été pris en considération dans le cadre de la procédure ordinaire et ne constitue de ce fait pas un motif d'entrée en matière sur sa demande de reconsidération, comme l'ont retenu à juste titre les juges précédents. On ne discerne donc pas en quoi l'instance précédente aurait commis un déni de justice formel sur ce point. S'il fait au contraire référence au rapport médical du 19 novembre 2018, qu'il produit pour la première fois devant le Tribunal fédéral, son grief de violation du droit d'être entendu est manifestement irrecevable (cf. supra consid. 5). Pour le surplus, au-delà du fait que le droit d'être entendu ne comprend pas le droit de s'exprimer oralement (cf. supra consid. 6.1), le recourant ne prétend pas, ni n'établit, avoir requis une audition, respectivement une expertise portant sur son état de santé devant l'instance précédente, pas plus qu'il ne démontre que la cour cantonale aurait rejeté, par une appréciation anticipée arbitraire des preuves, de tels actes d'instruction.