Citation: 9C_80/2024 E. 5.1

5.1. La recourante ne saurait d'abord être suivie lorsqu'elle soutient que l'expertise de CEMEDEX SA serait dépourvue de valeur probante, en se référant à l'opinion de ses médecins traitants. On rappellera en effet qu'au vu de la divergence consacrée par la jurisprudence entre un mandat thérapeutique et un mandat d'expertise (ATF 124 I 170 consid. 4), on ne saurait mettre en cause les conclusions d'une expertise médicale du seul fait qu'un ou plusieurs médecins traitants ont une opinion contraire, sauf si ceux-ci font état d'éléments objectivement vérifiables ayant été ignorés dans le cadre de l'expertise et qui sont suffisamment pertinents pour mettre en cause les conclusions de l'expertise (arrêt 9C_459/2019 du 5 novembre 2019 consid. 4). Or en espèce, les premiers juges ont dûment exposé les raisons pour lesquelles ils ont accordé une pleine force probante aux conclusions des experts de CEMEDEX SA et n'ont pas suivi l'avis du docteur H.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (rapports des 16 octobre 2019 et 5 juin 2023), ainsi que les motifs pour lesquels ils ont conclu que le second n'apportait aucun élément probant pour remettre en doute l'appréciation étayée et convaincante des premiers. En ce qu'elle se contente d'indiquer que l'avis de son psychiatre traitant était "très clair, au point de jeter un doute plus que sérieux" sur une prétendue amélioration de sa capacité de travail, l'assurée ne démontre pas en quoi les constatations de la juridiction cantonale seraient manifestement inexactes, pas plus qu'elle ne critique concrètement le raisonnement qu'elle a suivi. Par ailleurs, contrairement à ce qu'affirme la recourante, les experts de CEMEDEX SA ont motivé leur point de vue, en indiquant les raisons pour lesquelles ils ont considéré que sa capacité de travail s'était améliorée en septembre 2018. Il ressort à cet égard du rapport d'expertise rhumatologique, qu'après deux interventions chirurgicales pratiquées en avril 2017 et mai 2018, un myeloscan et un électromyogramme effectués le 18 septembre 2018 n'avaient montré ni de récidive de hernie discale ni d'atteinte aiguë en L5 (rapport d'expertise du 15 octobre 2020, expertise rhumatologique, ch. 7.1 et 7.2 p. 33-34). Quant à l'amélioration de la capacité de travail à compter du 14 novembre 2020, elle s'explique par le fait que les experts avaient attesté une capacité de travail de 50% dès le 30 septembre 2018, hormis durant les quatre périodes d'hospitalisation, notamment celle du 21 septembre au 13 novembre 2020, où la capacité de travail de la recourante avait été nulle (rapport d'expertise du 15 octobre 2020, évaluation consensuelle, ch. 4.7 et 4.8 p. 6 et complément d'expertise du 26 mars 2021, ch. 10 p. 5), comme cela ressort également des constatations des premiers juges (consid. 4.1 supra). Il s'ensuit qu'il n'y a pas lieu de s'écarter des conclusions des experts de CEMEDEX SA qui, du reste, pouvaient évaluer la capacité de travail de la recourante sur une période remontant à plusieurs années dans le passé, par une appréciation rétrospective de la situation à l'aide des données du dossier et de l'examen de la personne concernée (cf. arrêt 9C_291/2018 du 3 août 2018 consid. 5.1).