Citation: 5A_534/2023 E. 3

L'autorité cantonale a constaté que les parties avaient conclu un contrat de prêt le 28 février 2020, dont le but était la constitution de la garantie de loyer des nouveaux bureaux que C.________ SA avait pris à bail. Procédant ensuite à l'interprétation objective du titre produit, elle a retenu que, si le contrat ne mentionnait pas auprès duquel des quatre emprunteurs la somme devait être versée, il y avait lieu, au vu du but poursuivi par les parties au contrat, de considérer qu'elle devait l'être auprès de C.________ SA. Le poursuivi ne s'était d'ailleurs pas prévalu du fait que la somme objet du prêt aurait dû lui être remise personnellement. Par ailleurs, il résultait des titres produits que la poursuivante avait effectivement procédé, le 2 mars 2020, au versement de la somme convenue. Le fait que le poursuivi n'ait pas accès aux comptes de la société était dénué de portée. Il résultait par ailleurs sans ambiguïté du contrat que le poursuivi s'était engagé à titre personnel aux côtés de C.________ SA et qu'il était solidairement responsable du remboursement du prêt et de ses accessoires, ce qu'il ne contestait au demeurant pas. Par conséquent, le contrat de prêt constituait une reconnaissance de dette. L'autorité cantonale a aussi considéré que la poursuivante était fondée à exiger, sans autre démarche préalable, le remboursement du prêt et de ses accessoires, les parties étant convenues de ce que le prêt devait être restitué au plus tard le 28 février 2021. Aucune sommation ni aucune interpellation n'était nécessaire.