Citation: 6P.112/2006 18.08.2006 E. 7

Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir violé son droit à l'administration de preuves, composante du droit d'être entendu garanti à l'art. 29 al. 2 Cst., en refusant d'ordonner une expertise et d'entendre des témoins pour déterminer le champ d'application, le contenu et la portée des règles légales cantonales sur la gestion financière. Dans la mesure où il se rapporte aux preuves, le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. donne exclusivement le droit de faire administrer des preuves tendant à établir des faits de nature à influer sur la décision à rendre (ATF 129 I 85 consid. 4.1 p. 88 s.; 129 II 497 consid. 2.2 p. 504 s.). Il ne donne pas le droit de mettre en oeuvre des experts ou de faire entendre des témoins sur des questions juridiques - comme le champ d'application, le contenu et la portée des règles légales cantonales sur la gestion financière - à plus forte raison si, comme en l'espèce (cf. supra consid. 3.4.1 et 4.2), ces questions juridiques sont en outre sans incidence sur le sort de l'action pénale. Le moyen est donc mal fondé.