Citation: 6B_330/2019 E. 1.2.2

1.2.2. Il ressort de l'ordonnance attaquée que l'Office des sanctions et des mesures d'accompagnement (ci-après: OSAMA), informée le 2 février 2016 de l'entrée en force du jugement du 5 (recte: 2) décembre 2015, a entrepris les démarches de placement auprès du centre éducatif de Pramont (seul établissement en Valais destiné à l'accueil des jeunes adultes), dès le 8 février 2016. Le 26 février 2016, le centre a indiqué avoir inscrit le recourant sur liste d'attente. Au vu du manque de places disponibles à Pramont, l'OSAMA a élargi ses démarches hors canton, à partir du 17 octobre 2016, sollicitant trois autres établissements, lesquels n'ont pas répondu favorablement. Le 31 mars 2017, l'établissement de Pramont a précisé à l'OSAMA que le centre donnait la priorité aux mineurs et ne disposait d'aucune possibilité à long terme pour accueillir le recourant. La cour cantonale a considéré que le recourant avait été détenu trop longtemps dans un établissement inadapté. Elle s'est fondée sur la date de prise de connaissance par l'OSAMA du jugement prononçant le placement et a considéré qu'un délai d'attente de neuf mois était acceptable. Elle a retenu que le maintien en détention du recourant dans un établissement carcéral entre le 2 novembre 2016 et le 20 juin 2017 (levée de la mesure) avait contrevenu à l'art. 5 al. 1 let. e CEDH.