Citation: 1B_507/2018 E. 2

Le recourant ne remet pas en cause l'existence d'un risque de fuite tel que retenu dans les ordonnances des 7 et 19 septembre 2018 du Tmc. Il ne prétend pas non plus que des mesures de substitution (art. 237 CPP) permettraient de le pallier. Il ne conteste enfin pas, sous l'angle du principe de proportionnalité, la durée de la détention provisoire subie eu égard aux chefs de prévention retenus à son encontre, à savoir brigandage qualifié, éventuellement extorsion et chantage qualifié, séquestration et enlèvement, vol d'usage d'un véhicule automobile, dommages à la propriété et violation de domicile (cf. la requête de prolongation de la détention provisoire du 12 septembre 2018). En revanche, il reproche en substance à l'autorité précédente une violation de l'art. 221 al. 1 CPP (sur cette notion, ATF 143 IV 330 consid. 2.1 p. 333, 316 consid. 3.2 p. 318 s.; arrêt 1B_420/2018 du 8 octobre 2018 consid. 2.1); celle-ci aurait considéré à tort que les charges pesant à son encontre au moment de son placement en détention se seraient renforcées.