Citation: 5P.385/2003 19.05.2004 E. 2

La recourante estime que l'autorité cantonale a violé les art. 9 et 29 Cst. en confirmant l'irrecevabilité de son mémoire d'opposition au motif qu'il n'indiquait pas le domicile réel des parties. Elle invoque l'interdiction du formalisme excessif et du déni de justice formel, le droit à un procès équitable, le droit d'être entendu, l'interdiction de l'arbitraire, la protection de la bonne foi et l'égalité devant la loi. 2.1 A teneur de l'art. 29 al. 1 Cst., toute personne a droit, dans une procédure judiciaire ou administrative, à ce que sa cause soit traitée équitablement et jugée dans un délai raisonnable. L'alinéa 2 de cette disposition prévoit en outre que les parties ont le droit d'être entendues. Selon la jurisprudence, il y a formalisme excessif lorsqu'il est prévu pour une procédure des règles de forme rigoureuses sans que cette rigueur ne soit matériellement justifiée; cependant, le Tribunal fédéral a toujours déclaré que les formes procédurales sont nécessaires dans la mise en oeuvre des voies de droit pour assurer le déroulement de la procédure conformément au principe de l'égalité de traitement ainsi que pour garantir l'application du droit matériel; toutes les exigences formelles ne se trouvent donc pas en contradiction avec l'art. 29 al. 1 Cst.; il y a formalisme excessif seulement lorsque la stricte application des règles de procédure ne se justifie par aucun intérêt digne de protection, devient une fin en soi et empêche ou complique de manière inadmissible l'accès aux tribunaux; le Tribunal fédéral examine librement cette question (ATF 128 II 139 consid. 2a p. 142 et les arrêts cités).