Citation: 4A_114/2022 E. A

A.a. Le 3 décembre 2010, " C.________et M. D.________ " ont acquis aux enchères un lot de matériel d'exploitation au prix de 62'000 fr. A.b. Le 10 décembre 2010, E.________, C.________ et D.________ ont pris à bail auprès de F.________ (ci-après: les bailleurs) des locaux commerciaux sis à Genève pour un loyer mensuel de 2'850 fr., charges comprises, en vue d'y exploiter un commerce de boulangerie, pâtisserie et confiserie. Le 24 octobre 2017, ils ont, avec G.________, gérant et associé unique de A.________ Sàrl (ci-après: la société, la demanderesse ou la recourante), conclu une convention de cession de bail à loyer et des parts sociales de la société avec l'entité " H.________ SA " (introuvable au registre du commerce) pour un montant de 50'000 fr. (ci-après: la convention de cession). Cette entité était représentée par I.________; B.________ (ci-après: l'administrateur, le défendeur ou l'intimé) a déclaré en procédure en être l'administrateur. Le même jour, conformément à la convention de cession, le représentant de l'entité a versé une première tranche de 25'000 fr. à la société et a reçu une clé des locaux. A.c. Le 27 mars 2018, E.________, C.________ et D.________ ont demandé à la régie représentant les bailleurs de transférer le bail relatif aux locaux commerciaux à la société J.________ Sàrl, qui devait, selon l'administrateur de H.________ SA, reprendre les activités de celle-ci. Le 16 mai 2018, ils ont, avec la société, mis en demeure H.________ SA de notamment s'acquitter des loyers des mois de mars à mai 2018 et de verser le solde du prix de vente. Le transfert du bail en faveur de J.________ Sàrl n'a finalement pas eu lieu, de sorte que E.________, C.________ et D.________ sont demeurés locataires des locaux commerciaux. Le 25 mai 2018, E.________, C.________, D.________ et G.________ se sont, faute d'exécution de la part de H.________ SA, départis de la convention de cession. A.d. La société a allégué, sans preuve à l'appui, que, quelques jours après la résiliation de la convention de cession, elle avait récupéré la possession exclusive des locaux et procédé au changement des serrures. Selon elle, l'administrateur aurait, le 7 juin 2018, donné la clé d'accès aux locaux à trois personnes afin que celles-ci y pénètrent et dérobent tout le matériel d'exploitation s'y trouvant, pour une valeur totale alléguée de 71'400 fr. L'administrateur a contesté avoir volé quoi que ce soit et a affirmé qu'il était allé récupérer des affaires qui lui appartenaient. A.e. Le 5 septembre 2018, la société, E.________, C.________ et D.________ ont déposé plainte pénale contre inconnu des chefs de violation de domicile, dommage à la propriété et vol pour les faits survenus le 7 juin 2018. Le 20 novembre 2018, le Ministère public du canton de Genève a rendu une ordonnance pénale et une ordonnance de non-entrée en matière partielle à l'encontre de l'administrateur, le déclarant coupable de vol et de violation de domicile. Il a retenu que l'administrateur avait donné la clé d'accès à trois personnes et leur avait ainsi permis de pénétrer sans droit dans les locaux de la société et d'y soustraire des choses mobilières pour un montant total de 71'400 fr. Il a renvoyé la société à agir par la voie civile pour faire valoir ses prétentions civiles. L'administrateur a déclaré contester sa condamnation pour vol. Il n'a toutefois pas fait opposition contre ladite ordonnance.