Citation: 4A_173/2019 E. 6

Selon les constatations de fait du Tribunal des baux et loyers, entièrement confirmées par la Cour de justice, la demanderesse a dès 2012 cessé d'habiter personnellement et régulièrement l'appartement en cause et elle a déplacé le centre de sa vie familiale dans le canton de Vaud. L'appartement a été ensuite occupé successivement par plusieurs couples ou personnes seules, qui ne faisaient pas partie de la famille ni des proches de la demanderesse, et qui n'étaient pas logées gratuitement. Au stade de l'appréciation juridique, la Cour retient une sous-location que la défenderesse n'était pas tenue d'autoriser selon l'art. 262 al. 1 et 2 CO. Parce que la demanderesse refusait d'y mettre fin, la défenderesse a valablement résilié le contrat en application de l'art. 257f al. 1 et 3 CO. A l'appui du recours en matière civile, la demanderesse prétend n'avoir pas cessé d'habiter personnellement l'appartement et elle conteste également en avoir cédé l'usage contre paiement. Sur ces points de fait, elle développe de manière détaillée sa propre discussion des preuves et indices retenus par la Cour de justice. Elle dénonce une appréciation à son avis arbitraire de ces preuves et indices. Toutefois, le Tribunal fédéral ne discerne guère sur quels points elle reproche réellement à la Cour, sinon par de simples protestations ou dénégations, d'avoir commis une erreur certaine ou de s'être livrée à une appréciation absolument insoutenable. L'argumentation présentée tend seulement à substituer une appréciation différente de celle de l'autorité précédente; elle est par conséquent irrecevable au regard de la jurisprudence ci-mentionnée relative à l'art. 97 LTF.