Citation: 6B_114/2022 E. 4.1

4.1. Il est déduit de la jurisprudence que le défenseur d'office a droit en principe à une indemnité de partie lorsqu'il obtient gain de cause dans un recours concernant ses honoraires, même s'il plaide dans sa propre cause (ATF 125 II 518 consid. 5b; arrêt 6B_659/2016 du 6 mars 2017 consid. 4). Il doit en aller a fortiori de même lorsque, dans une telle cause, le défenseur d'office mandate un confrère avocat pour la défense de ses intérêts. Comme le juge du fond est le mieux placé pour examiner le caractère approprié d'une indemnité allouée à une partie, le Tribunal fédéral s'impose une certaine retenue lors de l'examen de l'évaluation faite par l'autorité précédente, particulièrement de la détermination, dans le cas concret, des dépenses qui apparaissent raisonnables (cf. ATF 142 IV 45 consid. 2.1 et les références citées; arrêts 6B_565/2019 du 12 juin 2019 consid. 6.1; 6B_47/2017 du 13 décembre 2017 consid. 1.1, non publié in ATF 143 IV 495; 6B_741/2017 du 14 décembre 2017 consid. 7.2.2). Le Tribunal fédéral n'intervient que lorsque l'autorité précédente a clairement excédé son pouvoir d'appréciation et que les honoraires alloués sont hors de toute proportion raisonnable avec les prestations fournies par l'avocat (ATF 142 IV 163 consid. 3.2.1).