Citation: 5P.384/2002 17.12.2002 E. 5

Le recourant soutient encore qu'en mettant à sa charge l'intégralité des frais de première et de deuxième instance, l'autorité cantonale a arbitrairement appliqué l'art. 252 al. 1 CPC/VS. 5.1 Selon cette disposition, les frais sont, en règle générale, mis à la charge de la partie qui succombe. Lorsqu'aucune des parties n'a entièrement gain de cause, ils sont répartis proportionnellement entre elles. Comme l'a relevé la cour de cassation, il ressort clairement de cette disposition que le législateur cantonal a laissé au juge un très large pouvoir d'appréciation dans la répartition des frais. En particulier, il ne lui est en aucun cas imposé de répartir ceux-ci dans une proportion qui corresponde mathématiquement à la différence entre les conclusions et les montants finalement alloués (cf. arrêt 4P.204/2000 du 30 novembre 2000). 5.2 En l'occurrence, l'autorité cantonale - statuant avec un plein pouvoir d'examen (art. 228 al. 1 CPC/VS; M. Ducrot, op. cit., p. 502) - a considéré que l'épouse avait obtenu l'allocation de ses conclusions, les montants des contributions d'entretien étant légèrement supérieurs à ceux réclamés pour les mois de mars à août 2001 et quelque peu inférieurs concernant la période postérieure au 1er septembre 2001. Vu les conclusions prises par le mari, qui lui déniait tout entretien, subsidiairement demandait que la contribution soit réduite à 450 fr. par mois, elle avait toutefois été contrainte de saisir le juge pour obtenir l'entretien auquel elle avait droit. Elle avait de plus obtenu gain de cause sur la question de l'avis au débiteur. La solution adoptée par le juge de district était dès lors conforme à l'art. 252 CPC/VS. Le pourvoi en nullité déposé par le recourant devant être rejeté, l'autorité cantonale a par ailleurs considéré que celui-ci supporterait également les frais de deuxième instance (art. 252 al. 1 et 235 a contrario CPC/VS). 5.3 Le recourant ne démontre pas en quoi cette opinion serait insoutenable (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 126 III 534 consid. 1b p. 536; 125 I 492 consid. 1b p. 495). Il se contente en effet d'alléguer que la mise à sa charge des frais des instances cantonales est arbitraire, car les prétentions de l'intimée auraient dû être rejetées dans la mesure où elles tendaient à l'allocation d'une contribution d'entretien d'un montant supérieur à son minimum vital; il estime en outre que son pourvoi en nullité ne pouvait qu'être admis. Comme il est apparu ci-dessus, et vu le sort du présent recours de droit public, ces prémisses ne sont toutefois pas réalisées. L'art. 252 CPC/VS n'a donc pas été arbitrairement violé.