Citation: 1P.479/2000 25.09.2000 E. 5

5.- Les recourants reprochent également au Tribunal d'accusation d'avoir commis un déni de justice en ne se prononçant pas sur la conclusion subsidiaire de leur recours tendant à ce qu'un nouveau délai de prochaine clôture leur soit imparti pour consulter le dossier et formuler toute réquisition ou produire toute pièce utiles. Les époux A.________ n'ont pas recouru contre la décision du Juge d'instruction du 1er mai 2000 refusant de prolonger le délai de prochaine clôture, mais ils ont sollicité la désignation en leur faveur d'un défenseur d'office en la personne de Me Alain Vuithier, avocat à Lausanne. Dans ces conditions, l'autorité intimée pouvait estimer que cette question excédait le cadre du litige et s'abstenir d'entrer en matière sur ce point, sans commettre un déni de justice formel prohibé par l'art. 29 al. 1 Cst. (cf. sur cette notion, ATF 117 Ia 116 consid. 3a p. 117/118 et les arrêts cités; cf. aussi ZBl 96/1995 p. 174 consid. 2 p. 175).