Citation: 1C_55/2019 E. 7.2

7.2. En l'espèce, la cour cantonale et les recourants s'accordent à dire que les exigences des art. 51 et 52 RPGA relatives aux espaces verts et aux places de jeux pour enfants ne sont pas respectées. L'autorité précédente relève que, selon les plans d'enquête, compte tenu de la surface brute de plancher s'élevant à 5'044 m 2, la surface d'espaces verts exigibles au sens de l'art. 51 al. 1 RPGA serait ici de l'ordre de 1'009 m 2 (dont 65,60 m 2 à consacrer à une place de jeux, cf. art. 52 al. 1 RPGA). Elle ajoute que, selon les chiffres donnés par les constructeurs, le projet comprendrait 649 m 2 de surfaces vertes, se décomposant en 366 m 2 de jardins (en plein terre ou sur dalle) et en 283 m 2 de végétation extensive en toiture, l'épaisseur de la couche de substrat minéral posée sur le toit variant de 12 à 30 cm selon la mention apposée sur le plan des aménagements extérieurs. En outre, aucune place de jeu pour enfants ne serait prévue. La cour cantonale a ensuite procédé à une pesée entre l'intérêt que poursuit la création d'espaces verts et l'intérêt à la densification; elle a pris en compte l'importance de la dérogation au RPGA, qu'elle relativise au vu de la surface des espaces verts prévue et du respect de l'exigence de l'art. 53 al. 1 RPGA en lien avec l'arborisation, ainsi que la destination de la zone dans laquelle prend place le projet. Elle est parvenue à la conclusion que la municipalité était fondée à faire application de l'art. 55 RPGA, respectivement à ne pas exiger la réalisation de la totalité des espaces qui pourraient être demandés en application des art. 51 et 52 RPGA.