Citation: 6B_191/2022 E. 5.2

5.2. En résumé, la cour cantonale a retenu que le recourant s'est rendu à trois reprises de manière intempestive au domicile de l'enfant pour entrer en contact avec elle, alors même que l'inconvenance de cette démarche s'est directement traduite sur le visage de la précitée, qui semblait terrorisée, des propres dires du recourant. De plus, il s'est trouvé à trois reprises aux alentours de l'école de l'enfant sans autre raison valable que de la rencontrer, alors même que la précitée a clairement désapprouvé ces démarches. Finalement, il a utilisé un grand nombre de fois deux comptes Instagram et d'autres réseaux sociaux pour entrer ou tenter d'entrer en contact avec l'enfant, que ce soit directement ou indirectement, en postant des messages en libre accès à son intention, alors même qu'elle a marqué son mal-être à plusieurs reprises. De l'avis de la cour cantonale, compte tenu du jeune âge et de la vulnérabilité de l'enfant (éléments qui justifient un abaissement du seuil d'intensité requis par l'art. 181 CP), ces diverses prises de contact sur une période d'environ deux ans, lesquelles ont créé une grande frayeur chez elle, doivent être qualifiées de moyens de contrainte illicites propres à fonder une condamnation pour tentative de contrainte.