Citation: 6B_572/2015 E. A

Le 9 juillet 2014, X.________ a déposé plainte pénale contre les dirigeants de A.A.________, B.A.________ et/ou C.A.________. Il a en substance expliqué avoir été démarché, en 2008, par D.________, qui prétendait agir pour le compte de C.A.________, afin qu'il acquiert des actions. Il n'y avait cependant pas donné suite, n'ayant notamment pas réussi à rencontre D.________. Recontacté téléphoniquement par ce dernier, X.________ avait finalement acheté, pour £ 5'559.28, 710 actions d'une société chinoise active dans l'immobilier, titres censés lui rapporter un rendement entre 27 et 29 % l'an. Après avoir reçu la documentation y relative adressée depuis l'Irlande, X.________ avait viré, le 25 avril 2008, le montant dû sur le compte de A.A.________ auprès de la banque E.________ à Zoug. Postérieurement à ce virement, X.________ avait constaté que les bureaux londoniens des sociétés susmentionnées n'existaient pas et que D.________ avait disparu. Soutenant dès lors avoir été victime d'une escroquerie, le plaignant alléguait un préjudice équivalant notamment à l'investissement consenti. Par ordonnance du 14 janvier 2015, le Ministère public central du canton de Vaud, division criminalité économique et entraide judiciaire, a rendu une ordonnance de non-entrée en matière sur cette plainte; il a notamment considéré que la partie plaignante n'avait pas observé les mesures de vigilances élémentaires que commandaient les circonstances, n'ayant ainsi pas été la victime d'un comportement astucieux. Cette décision a été confirmée le 17 février 2015 par la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois.