Citation: 9C_888/2015 E. 3.1

3.1. Se fondant sur les observations de l'enquêteur externe et sur les conclusions du docteur F.________, la juridiction cantonale a considéré que les conséquences de l'état de santé du recourant sur sa capacité de gain avaient notablement évolué depuis 2007 et que sa rente de l'assurance-invalidité devait être supprimée avec effet au 1 er septembre 2014. A.________ disposait d'un matériel professionnel pour la réalisation de travaux de jardinage, offrait ses services à des tiers et pouvait exercer cette activité indépendante à un taux relativement important. L'amélioration de son revenu dépassait par ailleurs de toute évidence 1'500 fr. par an, puisque le recourant percevait une rémunération de 20 fr./heure et que les seuls travaux réalisés en été 2009 pour la Commune de E.________ avaient été facturés à hauteur de 5'000 fr. environ (rémunération englobant l'activité d'une seconde personne). Si l'invalidité du recourant avait certes été d'origine psychiatrique, l'expertise du docteur F.________ avait démontré qu'il n'était suivi par aucun psychiatre, qu'il ne bénéficiait d'aucune thérapie particulière et qu'il était tout à fait en mesure de surmonter les douleurs qu'il semblait ressentir. Qui plus est, il était parvenu sans l'aide de l'office AI à mener une vie sociale relativement active, à trouver un emploi de concierge en 1991 et à développer une activité de jardinier-paysagiste. Selon les premiers juges, le recourant disposait ainsi d'une pleine capacité de travail et le prononcé de mesures professionnelles ne paraissait pas nécessaire à maintenir sa capacité de gain, ce d'autant moins que ces mesures étaient vraisemblablement vouées à l'échec en présence d'un assuré guère collaborant.