Citation: 6B_1295/2021 E. 2.3.2

2.3.2. Il ressort clairement des faits du jugement attaqué et du dossier que le déroulement des bains ne faisait pas l'objet d'un protocole particulier (cf. notamment PV d'audition n° 6 de G.________ du 23 octobre 2018, p. 3-4 et jugement de première instance, p. 15; cf. aussi PV d'audition n° 7 de J.________ du 12 novembre 2018, p. 4; art. 105 al. 2 LTF). En tant que le recourant soutient qu'il existait une pratique précise de l'équipe qu'il aurait suivie, il oppose essentiellement sa propre appréciation à celle de la cour cantonale dans une démarche appellatoire et, partant, irrecevable. Au demeurant, on relèvera que le témoin G.________ a notamment déclaré que "la durée sans surveillance du bain de l'intéressée appartenait aux éducateurs présents au moment du soin" (cf. jugement de première instance, p. 15). Quant à la témoin J.________, éducatrice et coordinatrice d'équipe au sein du groupe "D.________", elle a déclaré qu'elle ne pensait pas que le déroulement du bain de la victime avait été "normal" le jour en question ni que toutes les mesures de sécurité n'avaient été prises (cf. PV d'audition n° 7 du 12 novembre 2018, p. 9), précisant notamment que, lorsqu'elle donnait le bain à F.________, elle contrôlait que la bouée était bien gonflée et la regonflait si cela n'était pas le cas, qu'elle mettait un tapi antidérapant au fond de la baignoire pour éviter que la résidente ne glisse et qu'elle faisait des passages fréquents "à peu près toutes les dix minutes" pour contrôler que tout allait bien (cf. PV d'audition n° 7 du 12 novembre 2018, p. 5). I.________, directeur du département hébergement socio-éducatif de C.________, a également déclaré qu'au moment des faits, "il n'y avait pas de consignes particulières concernant les bains" (cf. PV d'audition n° 5 du 23 octobre 2018, p. 6) et que "laisser F.________ entre 30 à 60 minutes seule dans son bain ne correspond[ait] pas à [sa] vision des passages réguliers, qui d[evaient] s'envisager sur des intervalles beaucoup plus courts" (cf. jugement de première instance, p. 14). Enfin, la Dre H.________, en charge de la victime d'un point de vue médical, a déclaré que, compte tenu notamment de la péjoration de son état de santé, il était inadmissible de laisser l'intéressée seule dans son bain entre 15 et 30 minutes avec certains moyens de sécurité, ce qu'un éducateur était en mesure de comprendre (cf. PV d'audition n° 8 du 20 novembre 2018, p. 5-6).