Citation: H 84/00 11.09.2000 E. 4

4.- a) Le recourant fait valoir en premier lieu le moyen tiré de la péremption du droit de la caisse de lui réclamer la réparation du dommage qu'elle invoque. La cour cantonale aurait violé son droit d'être entendu et abusé de son pouvoir d'appréciation, en considérant que le délai de l'art. 82 al. 1 RAVS avait été respecté, sans procéder à un examen de cette question. b) En l'espèce, le recourant avait admis, dans sa réponse du 15 juin 1999 devant la cour cantonale - par son mandataire de l'époque - que la caisse avait bien agi dans le délai légal d'une année à compter du moment à partir duquel elle pouvait avoir connaissance du dommage. Il ne saurait dès lors se prévaloir d'une violation de son droit d'être entendu sur ce point. Par ailleurs, on doit retenir que, conformément à la règle générale applicable en matière de faillite (ATF 121 III 388 consid. 3b et les références), la caisse de compensation a eu connaissance de son dommage, au plus tôt, au moment du dépôt de l'état de collocation. Or, le dossier ne contient pas d'information sur la date à laquelle a été colloquée la créance de la caisse. Ce point n'est pas décisif, dès lors que l'administration a agi dans le délai d'une année à partir de l'ouverture même de la faillite (2 juin 1998), dont la date est de toute évidence antérieure à celle de l'état de collocation. En rendant sa décision le 3 mars 1999, la caisse a donc agi dans le délai d'une année prévu par l'art. 82 al. 1 RAVS.