Citation: 7B_91/2023 E. 5.3.3

5.3.3. S'agissant du déroulement du brigandage, la juridiction d'appel a relevé qu'il avait été commis de manière téméraire; il s'était déroulé en pleine journée et avait duré moins de 9 minutes, ce qui dénotait la grande détermination et le sang-froid de ses auteurs. G.________avait sonné à la porte de la bijouterie habillé en costume. À peine entré dans le commerce, il avait saisi B.________, intimé, par la veste et l'avait projeté au sol; F.________ était entré dans la bijouterie, également vêtu d'un costume et avait laissé entrer le recourant. Outre la détermination et la rapidité des trois hommes, ceux-ci avaient exercé des violences sur l'intimé. Une fois à terre, celui-ci avait été menacé d'être frappé et avait coopéré pour ne pas être plus sérieusement blessé; tenu par le col, il s'était levé et dirigé vers l'atelier où il avait réussi à fermer le coffre-fort. Il avait ensuite été poussé en direction du sol avec une main sur la nuque. Au vu de son refus de communiquer le code du coffre, son agresseur lui avait attaché les mains, l'avait fait tomber sur le côté, avait lié ses chevilles au moyen d'un câble électrique et lui avait couvert la tête avec une chemise. L'agression avait occasionné au bijoutier un léger hématome sur le côté gauche et des éraflures sur les deux mains. Le bijoutier avait indiqué avoir, depuis lors, la sensation de vivre "dans un monde parallèle", que ses projets s'étaient arrêtés à ce moment-là et que dès qu'un inconnu se présentait à la porte du magasin, il tremblait et n'avait plus de salive.