Citation: I 384/03 25.03.2004 E. A

A.a Le 5 novembre 1997, O.________, né en 1970, ressortissant portugais, a été victime d'un accident professionnel : il a fait une chute de plusieurs mètres à travers une verrière, ce qui lui a occasionné un polytraumatisme (fracture de type Voillemier de l'hémi-bassin gauche et fracture de la branche ilio-pubienne, fracture de l'olécrâne gauche, fracture du radius distal droit, rupture partielle des tendons fléchisseurs de l'index gauche, fracture du massif facial [Lefort II incomplet], traumatisme crânio-cérébral, rupture diaphragmatique gauche avec gastro-pneumothorax et lacération du foie, pneumothorax apical et antéro-basal gauche). Le prénommé travaillait à l'époque, bien que sans permis de travail, comme nettoyeur au service de l'entreprise B.________ SA et était, à ce titre, assuré auprès de la Caisse nationale suisse en cas d'accidents (CNA), qui a pris en charge son cas. L'assuré a été hospitalisé du 5 novembre au 12 décembre 1997. Dans un premier temps, l'évolution a été décrite comme favorable (rapport du 2 juin 1998 du docteur F.________, service d'orthopédie du CHUV). O.________ se plaignant toutefois de douleurs inguinales continues, il a été adressé à la Clinique de réadaptation de X.________ (du 8 au 22 juillet 1998), où une pseudarthrose du pubis a été mise en évidence. Une nouvelle intervention chirurgicale a été pratiquée le 31 juillet 1998. Au mois de mars 1999, après avoir examiné l'assuré, le docteur K.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a préconisé une reprise du travail progressive. Celle-ci n'a pas eu lieu, si bien que la CNA a décidé de mettre en oeuvre un séjour à la Clinique romande de réadaptation à Y.________ du 28 septembre au 13 octobre 1999. Dans leur rapport de synthèse du 26 novembre 1999 (auquel ont été joints une appréciation orthopédique du docteur A.________ et un consilium psychiatrique du docteur M.________), les médecins de cet établissement ont posé le diagnostic de troubles somatoformes douloureux, de douleurs cicatricielles inguinales résiduelles et de status après un polytraumatisme, en relevant une discordance entre les plaintes exprimées et les constatations objectives; d'un point de vue somatique, un travail ne nécessitant pas une dextérité fine de la main gauche ni le maintien de la position accroupie était exigible à 100%. Le 21 décembre 1999, le docteur G.________, également médecin d'arrondissement, a procédé à un examen final et repris à son compte les conclusions de ses confrères à Y.________ (voir son rapport daté du même jour). En janvier 2000, l'assuré a dû quitter la Suisse, sa demande de permis de travail ayant été refusée. Par décision du 30 août 2000, la CNA lui a alloué avec effet au 1er juillet 2000 une rente d'invalidité, fondée sur une incapacité de gain de 100%, ainsi qu'une indemnité pour atteinte à l'intégrité d'un taux de 40%. A.b Entre-temps, le 5 janvier 1999, O.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Sur la base des renseignements recueillis auprès du docteur F.________ (rapport du 27 juillet 1999) et des pièces médicales de la CNA apportées au dossier, l'Office AI pour les assurés résidant à l'étranger (ci-après : l'office AI) - devenu compétent ensuite du départ de l'assuré de la Suisse - a rendu, le 17 mai 2002, une décision par laquelle il a alloué à ce dernier une rente d'invalidité entière limitée dans le temps, du 1er novembre 1998 au 31 octobre 1999, assortie de la rente complémentaire pour son épouse.