Citation: 4A_339/2015 E. 3.2

3.2. En l'espèce, la Cour civile I a fait application d'une disposition relevant du droit cantonal valaisan - l'art. 68 OcADR - qui fixe les conditions du droit de préaffermage. Pour cerner les notions d'exploitations agricoles et d'UMOS (unité de main-d'oeuvre standard) figurant dans cette disposition, et pour appréhender celle de communauté d'exploitation susceptible d'entrer en ligne de compte, elle s'est référée aux définitions qu'en donne le droit fédéral, plus précisément les art. 3, 6 et 10 de l'Ordonnance du Conseil fédéral du 7 décembre 1998 sur la terminologie agricole et la reconnaissance des formes d'exploitation (OTerm; RS 910.91). Cela n'enlève rien au fait qu'elle a tranché le litige à la lumière du droit cantonal exclusivement, comme on l'a vu. Or, dans leur mémoire, les recourants se contentent de critiquer, sur un mode appellatoire au demeurant, l'application que les juges précédents ont faite du droit cantonal, resp. du droit fédéral appliqué à titre supplétif. Ils n'invoquent nullement un droit constitutionnel, singulièrement l'arbitraire dans l'application de l'art. 68 OcADR, ni ne la motivent par la force des choses. Par conséquent, le présent recours est manifestement irrecevable dès lors qu'il n'a pas été formé pour violation du droit fédéral. Il y a lieu, partant, de faire application de l'art. 108 al. 1 LTF.