Citation: 8C_312/2016 E. 6.4

6.4. En l'espèce, dans sa décision du 15 janvier 2013, l'office AI s'est référé à l'avis de son service médical régional (SMR), qui se fondait lui-même sur le rapport d'expertise du CEMed (cf. rapport du SMR du 13 octobre 2011), pour retenir une capacité entière de travail dans une activité adaptée depuis avril 2011. Avant de rendre sa décision, il a ordonné une enquête pour activité professionnelle indépendante. En revanche, sur le plan médical, aucune mesure d'instruction n'a été entreprise par le SMR, hormis l'examen des pièces médicales versées au dossier. Même en admettant que le rapport d'expertise du CEMed remplissait les réquisits jurisprudentiels en matière de valeur probante, il n'en reste pas moins que, selon ce rapport, l'état de santé de l'assurée n'était pas stabilisé au moment de l'expertise du CEMed et qu'il subsistait des doutes sur l'existence d'une fusion osseuse intervertébrale, comme l'ont constaté les premiers juges. Dans ces conditions, l'office AI aurait dû procéder à des investigations complémentaires au niveau médical. En entreprenant aucune démarche dans ce sens, il a laissé ouverte une question nécessaire à l'appréciation de l'état de santé de l'assurée. Aussi, la cour cantonale pouvait-elle mettre à sa charge les frais de l'expertise judiciaire sans violer le droit fédéral.