Citation: 7B_421/2024 E. 2.3.1

2.3.1. Le recourant avance divers arguments qui permettraient selon lui de nier l'existence d'un pronostic défavorable. En substance, il soutient qu'en lui permettant d'exécuter ses peines sous la forme de la surveillance électronique, le SAPEM aurait "confirmé" qu'il n'y avait pas de craintes qu'il commette de nouvelles infractions. Il ajoute que, pour la cour cantonale, le risque de récidive tiendrait au seul fait qu'il n'avait pas déféré à l'ordre d'exécution de peine fixant son entrée en détention, ce qui avait entraîné l'émission d'un mandat d'arrêt contre lui. De plus, il prétend que l'exécution réussie de sa précédente libération conditionnelle démontrerait qu'il serait un "adulte responsable et totalement mature", tout en affirmant que "la libération conditionnelle ne viserait pas à prévenir le risque de récidive". Son comportement en détention aurait été jugé "correct" et, à ses yeux, le seul but de son incarcération serait de purger ses peines en respectant les règles de la prison. Il ne lui semblerait en outre pas avoir l'obligation de travailler aux ateliers, sans quoi il l'aurait fait, tout en indiquant qu'il ne serait pas en mesure de "s'adonner à une occupation au sein de la prison". ll serait pris par la rédaction des actes nécessaires à la défense de ses intérêts juridiques et ne disposerait pas d'un greffier pour le libérer de "ces charges". Quant à ses projets d'avenir, il envisagerait de commencer un apprentissage, de devenir avocat, d'obtenir son permis de conduire et d'avoir un casier judiciaire vierge dès 2038.