Citation: 5A_396/2022 E. 5.3.3

5.3.3. Au regard du critère de l'âge, c'est en vain que la recourante invoque un " âge pivot " de 50 ans, dès lors que, compte tenu de la jurisprudence exposée ci-dessus, on ne saurait arrêter de manière purement abstraite un âge au-delà duquel un époux ne pourrait pas se voir imputer un revenu hypothétique. Par ailleurs, en tant qu'elle soutient que le risque de demeurer sans emploi de manière durable augmenterait drastiquement après le soixantième anniversaire et qu'il serait relativement important quelques années auparavant déjà, la recourante n'appuie son argumentation sur aucun élément tangible et ne motive pas en quoi ces éléments seraient notoires ou auraient été arbitrairement écartés. En ce qui concerne la période d'inactivité qu'elle allègue, à savoir du mois de mars 2018 au mois de février 2021, il ressort de la décision querellée que le contrat de travail qui la liait à C.________SA avait pris fin en mars 2018, bien que son salaire ait continué à alimenter son compte actionnaire jusqu'à fin décembre 2019. L'autorité cantonale a également souligné que la cessation de l'activité professionnelle de la recourante auprès de C.________SA était intervenue en mars 2018 selon le premier juge et en décembre 2019 selon l'époux, mais n'a pas tranché cette question, en ne la tenant pas pour décisive, dès lors notamment que la recourante n'avait pas entrepris la moindre démarche pour trouver un nouvel emploi. La recourante ne s'attaquant pas valablement à ce pan de la motivation, son grief est vain. Finalement, en tant que l'intéressée soutient que son activité réduite pour C.________SA ne s'inscrivait pas dans le contexte d'un contrat de travail relevant du marché du travail, mais dans le contexte des relations entre conjoints durant le mariage au travers des sociétés qu'ils contrôlaient en tant qu'actionnaires, elle ne motive pas en quoi ces éléments auraient été arbitrairement omis par l'autorité cantonale. Par ailleurs, s'agissant de sa formation professionnelle, le fait que la recourante ne soit pas titulaire d'un diplôme ou d'un certificat professionnel ne saurait faire tenir pour arbitraire le résultat auquel est arrivée l'autorité cantonale, dès lors que celle-ci s'est essentiellement basée sur l'expérience professionnelle acquise au fil des années par la recourante pour lui reconnaître les compétences retenues. Ainsi, dès lors que l'intéressée ne motive pas de manière suffisante et convaincante que l'autorité cantonale se serait appuyée de manière insoutenable sur les éléments qu'elle conteste, le grief doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.