Citation: K 140/04 01.02.2005 E. A

A.a Par écriture déposée le 26 avril 2002, Me Philippe Nordmann, avocat à Lausanne, a introduit une demande auprès du Tribunal arbitral des assurances pour le canton de Vaud (ci-après: tribunal arbitral) au nom et pour le compte de 216 pharmaciens et sociétés de pharmacie établis dans le canton de Vaud et Genève. Les demandeurs, pour l'identité desquels l'écriture renvoyait à une liste annexée, étaient «regroupés au sein de la Société Vaudoise de Pharmacie [...], respectivement de l'Association des Pharmacies du Canton de Genève» qui les «représent[ai]ent pour autant que de besoin» (cf. première page de la demande datée du 24 avril 2002). Ils agissaient contre la SUPRA Caisse Maladie à Lausanne. B.________, exploitant la pharmacie X.________ à Genève, figurait sur la liste des demandeurs, sous le n° XXX. Dans la liste des documents joints à la demande, étaient mentionnées sous les ch. 15.1 à 15.216 «diverses procurations (à produire ultérieurement, si nécessaire)». Au cours de l'instruction, le Président du tribunal arbitral a requis de Me X.________ la production d'une procuration actualisée en faveur de celui-ci signée, séparément, par chacun des pharmaciens restant demandeurs au litige (courrier du 12 novembre 2002). Par envois des 30 janvier et 6 mars 2003, l'avocat a fait verser au dossier un certain nombre de procurations. Par courrier du 17 février 2004, le Président du tribunal arbitral a indiqué aux avocats des parties qu'après vérification, les procurations de trois demandeurs (dont B.________) ne figuraient pas au dossier, tandis que deux autres demandeurs avaient renoncé à procéder. Il invitait Me X.________ à verser au dossier les procurations manquantes jusqu'au 8 mars 2004. Le 4 mars 2004, cet avocat a informé le Président du tribunal arbitral que deux parties, dont B.________ se retirait de la procédure. A.b Le 18 juin 2004, le Président du tribunal arbitral a rendu une décision, notifiée le jour même à Me X.________ et à l'avocat de la partie défenderesse, par laquelle il prenait acte de la renonciation à procéder de quatre demandeurs, dont B.________ et les déclaraient «hors de cause et de procès». Par ailleurs, considérant que ladite renonciation pouvait être assimilée à procéder à un passé-expédient voire à un désistement, il a condamné solidairement les quatre demandeurs à verser à SUPRA Caisse Maladie la somme de 10'000 fr. à titre de dépens. A.c Par courrier du 10 août 2004, Me X.________ a demandé au Président du tribunal arbitral de bien vouloir notifier la décision du 18 juin 2004 directement à B.________, dans la mesure où celle-ci ne lui avait «en définitive pas confirmé de mandat». Le 14 septembre 2004, le tribunal arbitral a envoyé ladite décision à B.________ qui l'a reçue le lendemain.