Citation: 5A_29/2015 E. 3.2

3.2. Les recourants soutiennent que la juridiction cantonale aurait procédé à un renversement inadmissible du fardeau de la preuve découlant de l'art. 8 CC. Contrairement à ce que retenait l'autorité cantonale, ce n'était pas à eux d'apporter la preuve que les arbres litigieux ne dépassaient pas la hauteur de 8 mètres au 10 juillet 1999, mais à l'intimé que revenait le fardeau de cette preuve: dès lors que celui-ci se prévalait d'une exception légale en prétendant ne pas avoir à respecter la hauteur légale de 6 mètres découlant de l'art. 129 al. 3 let. a LaCC, il devait très logiquement démontrer qu'en juillet 1999, ces trois (recte: deux) arbres litigieux mesuraient plus de 8 mètres de hauteur. Dans la mesure où la procédure n'avait pas permis de déterminer la hauteur du hêtre et du bouleau en juillet 1999, l'intimé devait en conséquence supporter l'échec de la preuve quant au fait que ces arbres auraient dépassé la hauteur de 8 mètres le 10 juillet 1999. Il ne pouvait ainsi bénéficier de l'exception prévue à l'art. 134 al. 2 LaCC lui permettant de se soustraire à la limite de hauteur de ses plantations.