Citation: 1C_39/2024 E. 2

La décision attaquée est un arrêt d'irrecevabilité rendu en dernière instance cantonale dans une cause relevant du droit public au sens de l'art. 82 let. a LTF, la procédure de dénonciation étant de nature administrative. La voie du recours en matière de droit public est donc en principe ouverte à son encontre. En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. Conformément à l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 148 IV 205 consid. 2.6; 142 I 99 consid. 1.7.1). En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par la décision querellée (ATF 133 IV 119 consid. 6.4). Lorsque la décision attaquée est, comme en l'espèce, un arrêt d'irrecevabilité, les motifs développés dans le mémoire de recours doivent porter sur la question de la recevabilité traitée par l'instance précédente, à l'exclusion du fond du litige (ATF 123 V 335 consid. 1b; arrêt 1C_649/2023 du 5 décembre 2023 consid. 2). En l'espèce, la Cour d'appel du Pouvoir judiciaire a laissé indécise la question de savoir si A.________, en tant que dénonciateur, avait qualité pour se plaindre d'un déni de justice de la part du Conseil supérieur de la magistrature. Elle a estimé que le délai de 70 jours écoulé entre la saisine de cette autorité et le dépôt du recours pour déni de justice, dont une grande partie pendant la période estivale, n'était pas en soi suffisamment long pour constituer un retard injustifié. De plus, le recourant n'avait pas mis l'autorité intimée en demeure d'agir avant de la saisir comme le prévoyait l'art. 4 al. 4 de la loi genevoise sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA; rsGE E 5 10) en sorte que le recours était irrecevable.