Citation: 8C_465/2013 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, les allégations du recourant ne sont pas de nature à renverser la présomption que l'accident ne serait pas survenu ou n'aurait pas eu les mêmes conséquences si l'assuré n'avait pas conduit en état d'ébriété. Il se réfère au rapport d'expertise biomécanique de Y.________, selon lequel il n'était pas possible d'un point de vue technique de trancher le point de savoir comment le motocycliste aurait réagi s'il n'avait pas été en état d'ébriété. Contrairement à ce que semble croire le recourant, cette indication ne permet pas d'inférer, au degré de la vraisemblance prépondérante, que même en pleine possession de ses moyens, il n'aurait pas été en mesure de réagir afin d'éviter la survenance de l'accident ou d'en limiter les conséquences. La présomption n'apparaît dès lors pas renversée et il n'est pas nécessaire d'ordonner une instruction complémentaire comme le demande l'intéressé. Quant au fait que l'automobiliste n'a pas respecté les règles de priorité, il n'est pas déterminant étant donné que la faute même exclusive d'un tiers, découlant de la violation d'une ou de plusieurs règles de circulation, ne suffit pas encore pour nier tout lien objectif entre l'infraction d'ivresse au volant commise par l'assuré et l'accident, lorsque, comme en l'espèce, la présomption n'est pas renversée. Vu ce qui précède, le jugement attaqué n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.