Citation: 9C_604/2018 E. 4.1

4.1. En l'espèce, on constate que, confrontée à des avis médicaux divergents, la juridiction cantonale a procédé à l'évaluation de ceux-ci et qu'elle a dûment exposé les raisons pour lesquelles elle a considéré que les conclusions du docteur C.________ ne pouvaient pas être suivies. Les premiers juges ont en particulier relevé que le docteur C.________ a manifesté son incompréhension face aux divergences existant entre ses constatations objectives et les indications de l'assuré, et qu'il n'a pas expliqué quelles pouvaient être les raisons de ces discordances. Ils ont également constaté que l'expert a fait état d'une exagération probable des symptômes. Par conséquent, la juridiction de première instance a considéré que l'appréciation faite par l'expert de la capacité de travail du recourant (50 % dans une activité sédentaire de bureau) "ne repose pas sur des éléments probants clairement établis et dûment documentés [et] ignore un état de faits irréfutables qui, au contraire, démontrent une entière capacité de travail dans son actuelle activité". En effet, si le docteur C.________ a certes fait état d'un "handicap fonctionnel majeur restreignant presque toutes les activités, la nuque et la tête ne pouvant se tourner qu'en bloc, avec tout le rachis", et conclu que "[s]ur le plan fonctionnel, seule une activité strictement sédentaire de bureau est envisageable", il faut admettre, à la suite de la juridiction cantonale, que ce médecin n'explique pas pourquoi il ne s'est pas prononcé au sujet des contradictions entre ses constatations médicales et les capacités fonctionnelles de l'assuré dans la vie quotidienne telles qu'elles ressortent du rapport de surveillance. Dès lors, comme le relève la doctoresse E.________ dans son appréciation de l'expertise du docteur C.________, il est "difficile d'expliquer la relation entre le fait que [l'assuré] soit apte à conduire son automobile sur de belles distances, de porter des charge[s], et un examen clinique où il se tient dans une position quasi "rigidifiée" de sa nuque" (rapport du 13 décembre 2016). On ajoutera que l'expert C.________ n'a au demeurant pas fait état d'une aggravation de l'état de santé somatique du recourant. A la lecture du rapport d'expertise, on constate que ce médecin a en effet seulement indiqué que l'assuré est atteint d'une "pathologie maladive dégénérative" et mentionné des limitations fonctionnelles ("travail strictement sédentaire de bureau") identiques à celles retenues par la doctoresse E.________ dans ses rapports des 13 juin 2012 et 13 décembre 2016.