Citation: I 468/00 14.03.2001 E. 1

L'assuré a droit au reclassement dans une nouvelle profession si son invalidité rend nécessaire le reclassement et si sa capacité de gain peut ainsi, selon toute vraisemblance, être sauvegardée ou améliorée de manière notable (art. 17 al. 1 LAI). Il a droit à une indemnité journalière pendant la réadaptation si les mesures de réadaptation l'empêchent d'exercer une activité lucrative durant trois jours consécutifs au moins ou s'il présente, dans son activité habituelle, une incapacité de travail de 50 % au moins (art. 22 al. 1 LAI, première phrase). b) En l'espèce, l'intimé a rempli à satisfaction son obligation de réintégrer le recourant dans le circuit économique, en prenant à sa charge (du 23 octobre 1995 au 26 février 1999) des mesures d'ordre professionnel (art. 17 al. 1 et 28 al. 2 LAI). Toutefois, devant un constat d'échec, c'est à juste titre qu'il y a mis fin, avec effet au 26 février 1999, puis a passé à l'examen du droit de l'assuré à une rente d'invalidité. A cet égard et contrairement à ce que le recourant soutient, la poursuite d'une formation professionnelle jusqu'en juin 1999, de son propre chef, n'a pas d'incidence sur le droit à l'indemnité journalière. De même, la loi et l'ordonnance ne prévoient pas le versement de telles indemnités jusqu'à ce que l'AI statue sur le droit à la rente, en l'occurrence le 2 septembre 1999. Mais surtout, le droit aux indemnités journalières, en tant que droit accessoire, dépend de la prestation principale qui est la prise en charge de la mesure de réadaptation elle-même (ATF 123 V 22 consid. 3a et la référence). S'il est mis un terme à cette dernière, comme en l'espèce, il n'y a plus de raison de les verser. En pareilles circonstances, l'assuré ne saurait donc revendiquer à bon droit des indemnités durant soixante jours, en vertu de l'art. 19 RAI. On ajoutera que l'art. 31 al. 1 LAI - prévu pour les rentes - n'est pas applicable par analogie à la suppression des indemnités journalières quand l'assuré met un terme à la mesure de réadaptation (arrêt non publié N. du 16 janvier 1991, I 27/90). c) En conséquence, la décision du 5 mars 1999 était conforme au droit fédéral, si bien que les conclusions du recourant portant sur le versement d'indemnités journalières jusqu'au 31 août 1999 sont mal fondées.