Citation: 6B_1418/2019 E. 2.2

2.2. Le recourant prétend tout d'abord que la cour cantonale aurait violé son droit d'être entendu en s'abstenant de l'interroger, tout en retenant que tel aurait été le cas. Comme indiqué précédemment, l'autorité précédente n'a toutefois jamais prétendu avoir elle-même questionné l'intéressé à propos des pertes accusées dans sa situation financière (cf. consid. 1.3 supra). Par ailleurs, le recourant affirme que dès lors que la question de la nature et de la composition de ses revenus était décisive aux yeux de la cour cantonale, celle-ci aurait dû l'interpeller afin qu'il puisse compléter son argumentation. Contrairement à ce que suggère le recourant, l'autorité précédente n'a pourtant utilisé, à cet égard, aucun argument juridique nouveau ou insolite. Celle-ci a, sur le plan de l'établissement des faits, constaté qu'elle ne pouvait, sur la base des éléments figurant au dossier, établir l'importance d'une éventuelle perte de revenus directement liée à la procédure pénale dont a fait l'objet le recourant. Il s'agissait d'une question de preuve du dommage. A cet égard, on peut relever que le recourant devait s'attendre à ce que l'autorité précédente estimât les éléments fournis insuffisants pour établir un éventuel préjudice, puisque le tribunal de première instance avait déjà refusé de se fonder sur ces pièces - en raison des incertitudes liées à la composition du revenu déclaré et des différentes situations occupées par le recourant au sein de D.________ SA puis de F.________ SA - pour finalement fixer, en équité, un montant couvrant à la fois le temps consacré par l'intéressé à la participation à la procédure pénale et l'atteinte à son avenir économique (cf. jugement du 11 décembre 2015, p. 76 s.). On ne distingue donc aucunement une violation du droit d'être entendu du recourant sur ce point, de sorte que le grief doit être rejeté.