Citation: I 128/01 28.08.2001 E. 3

3.- a) En l'espèce, le recourant soutient, d'une part, que les mesures d'ordre professionnel préconisées par les premiers juges sont de simples mesures socio-professionnelles ayant pour objectif principal d'affermir l'aptitude à la réadaptation de l'assuré et qu'elles ne constituent donc pas des mesures de reclassement professionnel au sens de l'art. 17 LAI. Il soutient, d'autre part, que la capacité de gain de l'intimé ne peut être améliorée de manière importante par des mesures simples et adéquates. L'intimé, qui ne peut plus porter de lourdes charges, n'est plus à même de poursuivre l'activité de marbrier qu'il a exercée de 1982 à 1995. En revanche, selon les responsables de la formation professionnelle, des activités plus légères lui sont accessibles, moyennant une mise au courant en entreprise (rapport du COPAI, du 6 mai 1997, p. 1). Or, une telle formation pratique, dans la mesure où elle doit permettre à l'intimé de s'initier concrètement à une nouvelle profession, peut être considérée comme mesure de reclassement professionnel. Elle devrait, par ailleurs, lui permettre, moyennant un soutien médical, de reprendre graduellement une activité professionnelle, ce qui apparaît d'autant plus nécessaire qu'il est inactif depuis le début de la procédure - il y a plus de six ans. Il convient enfin de relever, sous l'angle de la proportionnalité, que l'intimé, né en 1963, peut espérer demeurer actif plus de vingt-cinq ans encore et que le coût d'une telle mesure, qui s'apparente à une aide au placement, n'apparaît pas d'emblée hors de proportion avec l'amélioration de la capacité de gain qu'on peut en attendre. b) En ce qui concerne les mesures médicales, les psychiatres de l'hôpital X.________ ont posé, dans leur rapport du 19 février 1999, le diagnostic de dorso-lombalgies chroniques et ancienne maladie de Scheuermann, ayant entraîné un trouble de l'adaptation avec prédominance de la perturbation d'autres émotions, entretenu et majoré par les difficultés de règlement du cas d'assurance. Afin de surmonter ces difficultés, ils ont préconisé une prise en charge axée sur la notion d'alexithymie par un psychiatre parlant portugais, afin de permettre à l'assuré de mieux différencier ses troubles, de comprendre et d'aborder la notion de surcharge psychogène. Il ne s'agit donc pas, contrairement à ce que soutient le recourant, de soigner l'affection psychique comme telle - que le médecin traitant du recourant décrit, au demeurant, comme réfractaire à tout traitement (rapport du 7 décembre 1995) - mais plutôt de donner à l'intimé les moyens d'assimiler ces troubles, de les comprendre et d'y faire face, ce qui apparaît directement nécessaire au succès de sa réadaptation professionnelle. On ne saurait ainsi faire grief aux premiers juges d'avoir ordonné les mesures précitées et c'est dès lors à juste titre qu'ils ont renvoyé le dossier au recourant afin qu'il détermine les modalités de ce reclassement professionnel.