Citation: 1B_365/2013 E. A

X.________ a été renvoyé le 16 juillet 2012 devant le Tribunal de police de la République et canton de Genève afin d'y être jugé des accusations de menaces, de lésions corporelles simples, d'injure et de violence ou menace contre les autorités ou les fonctionnaires. Les parties ont été convoquées à l'audience de débats du 10 juillet 2013. Le Président de la 9ème Chambre du Tribunal de police, Vincent Fournier, a rejeté la requête préjudicielle du prévenu tendant à l'audition de deux témoins. A la reprise des débats, celui-ci s'est levé, a refusé de s'asseoir puis a quitté la salle en demandant à son avocat d'en faire de même, au motif que les auditions requises avaient été écartées. Le président a fait appel aux gendarmes du palais pour ramener X.________ qui a requis le remplacement de son avocat. L'audience a été ajournée et un nouveau défenseur d'office a été désigné le lendemain au prévenu en la personne du bâtonnier, Me François Canonica. Le 26 juillet 2013, X.________ a requis la récusation du Président en raison des incidents survenus durant l'audience du 10 juillet 2013, des propos vexatoires tenus à son égard à la limite de l'islamophobie, du recours à la police, des grossières approximations, voire des mensonges du magistrat notamment dans l'ordonnance du 11 juillet 2013, et de la nomination du bâtonnier, "vieil ami" du Président, pour assurer sa défense. La Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté cette requête par arrêt du 13 septembre 2013.