Citation: I 21/06 06.02.2007 E. B

L'intéressé a déféré la décision au Tribunal des assurances du canton de Vaud, concluant à l'octroi d'une rente d'invalidité dont le taux devait être déterminé en cours d'instance. Il critiquait essentiellement l'évaluation de la capacité de travail sur le plan psychiatrique et déposait plusieurs rapports médicaux. Le docteur K.________, psychiatre, a diagnostiqué un syndrome somatoforme douloureux persistant (F 45.4 CIM-10) et un épisode dépressif sévère sans symptômes psychotiques (F 32.3 CIM-10). D'après lui, l'incapacité de travail était totale, à long terme et même en cas de prise en charge thérapeutique (rapport du 31 janvier 2003); il confirmait que l'épisode dépressif sévère constituait une comorbidité psychiatrique grave (rapport du 5 février 2003). Le docteur F.________, psychiatre traitant, attestait une incapacité totale à partir du 26 mai 2003 en raison d'un état dépressif d'intensité moyenne à sévère (F 32.1/F 32.2 CIM-10; rapport du 2 septembre 2003). Le docteur N.________, neurochirurgien, faisait état d'une situation parfaitement stationnaire et d'une capacité ne dépassant probablement pas 50 % (rapport du 25 mars 2003). A l'appui de sa réponse, l'office AI a produit l'avis des docteurs V.________ et L.________ pour qui il était possible d'attribuer le tableau clinique présenté lors de l'expertise privée à un état réactionnel avec amplification des symptômes consécutif à un refus de rente, ce qui n'était pas invalidant en soi (rapport du 22 avril 2003). Le jugement du 12 mars 2004, déboutant M.________ de ses conclusions, a été annulé par le Tribunal fédéral des assurances le 3 octobre 2005, en raison d'une motivation insuffisante, et renvoyé à la juridiction cantonale qui a une nouvelle fois rejeté le recours le 29 novembre suivant.