Citation: 1B_357/2017 E. 3.1

3.1. Il y a lieu ainsi de constater que la condition des chances de succès des conclusions civiles (art. 136 al. 1 let. b CPP; sur cette notion, cf. arrêts 1B_450/2015 du 22 avril 2016 consid. 2.2; 6B_458/2015 du 16 décembre 2015 consid. 4.3.3 et les arrêts cités) est réalisée. Cette constatation découle (1) de l'infraction examinée (art. 217 CP), (2) de la période dénoncée par la recourante (défaut de paiement allégué dès mai 2015 [cf. le courrier du 2 mars 2017 produit en annexe aux déterminations cantonales du 22 mars 2017]), (3) des propos tenus par le prévenu lors de son audition du 11 novembre 2016 (défaut de paiement de l'intégralité des contributions dues dès juillet 2016) et (4) de la saisie uniquement en 2017 du SCARPA (cf. le courrier du 2 mars 2017 mentionnant la subrogation de l'office à partir de 2017). En effet, la mission de cet office et les avances qu'il accorde n'ont pas d'effet rétroactif (cf. art. 2 al. 3 et 5 al. 2 de la loi genevoise du 22 avril 1977 sur l'avance et le recouvrement des pensions alimentaires [LARPA; RS/GE 1 25]). La recourante peut dès lors faire valoir, à titre de conclusions civiles, les contributions d'entretien non payées antérieures au début de l'intervention du SCARPA. Au regard également des déclarations du prévenu, ces prétentions ne paraissent pas d'emblée dénuées de chances de succès.