Citation: 4A_556/2018 E. 4.5.1

4.5.1. Avant de rendre son ordonnance de clôture, le Président a donné au recourant l'occasion de se déterminer sur le point de savoir s'il avait effectivement envoyé le mémoire d'appel par courrier dans le délai échéant le 2 août 2018. Le recourant a reconnu qu'il ne l'avait pas fait. Il a néanmoins requis la continuation de la procédure, en émettant des considérations formulées en des termes tout à fait généraux. A la lecture de la décision attaquée, force est de reconnaître que le Président n'a pas traité expressément les différents arguments avancés par le recourant. Il convient d'ailleurs de relever que la motivation juridique de la décision attaquée est pour le moins laconique. Cela étant, dans son Termination Order, le Président a expressément fait référence au fax du 16 août 2018 que lui avait adressé le recourant. Il faut dès lors admettre, avec l'intimée no 2, que le TAS a tenu compte des moyens qui y étaient soulevés mais les a écartés implicitement. A cet égard, il y a lieu de rappeler que le tribunal arbitral n'est pas tenu de traiter de manière expresse les arguments invoqués par une partie lorsque, comme c'est le cas en l'occurrence, la sanction attachée au non-respect d'une règle de procédure ne laisse guère de marge de manoeuvre à celui qui doit la prononcer (cf. arrêt 4A_692/2016, précité, consid. 5.2).