Citation: 6B_212/2024 E. 1.7.1

1.7.1. Dans un premier moyen, se référant à l'arrêt attaqué (en particulier aux consid. 3.3, 3.7.3 et 3.7.4), le recourant prétend qu'il ne ressortirait pas de l'acte d'accusation qu'il aurait présenté une méthode de financement "sans risque et aux résultats garantis" à l'intimé 2 en lui cachant "la véritable destination de son investissement en raison des risques élevés que le trade comportait" et qu'il "a donc menti au plaignant sur la destination du versement de USD 1,2 million qui n'était pas une garantie déposée sur un compte bloqué mais bien un prêt accordé à D.________ SA, puis repris par C.________ Ltd, ce que le plaignant n'a jamais voulu". Il se justifie de prendre en considération l'acte d'accusation du 14 février 2022 dans son ensemble, en tenant singulièrement compte des faits décrits dans la première partie "Préambule", qui décrit le déroulement des évènements, pour déterminer les faits reprochés au recourant. C'est à bon droit que la cour cantonale s'y est notamment référée pour en relever les éléments suivants (arrêt attaqué, consid. 2.2). Dans sa partie "Préambule", l'acte d'accusation expose la méthode de financement proposée à l'intimé 2 par le recourant, qui lui a fait croire qu'il versait une garantie sur un compte bloqué pendant douze mois et trois semaines (acte d'accusation, partie 1, section "Projet présenté par A.________ et F.________", p. 2), non transférable et entièrement sous le contrôle de C.________ Ltd (acte d'accusation, partie 1, section "Conclusion du contrat et virement", p. 4). L'acte d'accusation décrit ensuite le trade mis en place par M.________ [à savoir le CEO de D.________ SA] et le recourant, qui utilisait l'argent de ses investisseurs, en particulier de l'intimé 2, et ce à l'insu de ce dernier, précisant en outre que l'argent versé par celui-ci a servi à rembourser K.________ (acte d'accusation, partie 1, section "Sort du versement d'USD 1.2 million du 3 juin 2008", p. 5). À la lecture de ces éléments, il apparaît que le recourant était en mesure de comprendre qu'il lui était reproché d'avoir présenté à l'intimé 2, au travers de l'intervention et des explications de F.________ notamment, la méthode décrite sous "Projet présenté par A.________ et F.________", alors même que celle-ci ne correspondait pas aux activités réellement déployées par C.________ Ltd du fait de son accord de joint-venture avec D.________ SA et au sort que subirait le versement à effectuer par l'intimé 2. Les éléments de fait retenus par la cour cantonale ressortent à tout le moins implicitement de la description de la méthode présentée à l'intimé 2 et des activités effectivement déployées par le recourant et C.________ Ltd ainsi que de la structure de l'acte d'accusation, de sorte que le recourant a pu préparer efficacement sa défense. Au regard de la jurisprudence exposée ci-dessus ( supra consid. 1.1), l'acte d'accusation répond aux exigences découlant de la maxime d'accusation. Le grief est dès lors mal fondé sur ce point.