Citation: 4D_99/2009 11.09.2009 E. 3.3

3.3.1 Dans son mémoire d'appel, la recourante s'était plainte, entre autres vices procéduraux, de la violation, par le Président, de l'art. 214 CPC/FR relatif au droit de refuser de témoigner. La cour cantonale lui a donné raison sur le principe, reconnaissant, avec elle, que le magistrat intimé avait indiqué à tort à trois employées de la défenderesse citées comme témoins qu'elles pouvaient refuser de témoigner en raison de cette qualité-là, l'une d'entre elles (A.________) ayant d'ailleurs fait usage de cette pseudo-exemption. Cependant, les juges cantonaux relèvent que, dans son mémoire d'appel, la recourante n'a formulé aucune offre de preuve avec des faits déterminés qu'elle voudrait voir instruits en appel, mais qu'elle a, au contraire, renoncé implicitement à se prévaloir de la violation de la disposition citée en affirmant n'avoir pas de nouvelles preuves à faire administrer et "ne souhaiter que la réaudition des témoins déjà entendus (termes soulignés dans l'arrêt attaqué) ainsi que des parties". Ils ajoutent, en citant un exemple, que la requête de la recourante tendant à la réouverture de la procédure probatoire est purement abstraite et, partant, irrecevable. 3.3.2 Dans une argumentation de type appellatoire et peu compréhensible au demeurant, la recourante reproche aux juges d'appel d'avoir retenu arbitrairement une renonciation de sa part à se prévaloir de la violation de l'art. 214 CPC/FR (RSF 270.1) commise par le Président. A son avis, la cour cantonale ne pouvait pas déduire de la phrase susmentionnée, citée entre guillemets, en particulier de l'expression "déjà entendus", que les témoins avaient été entendus conformément au droit, étant donné que l'utilisation de ces termes, replacés dans leur contexte, visait évidemment à "éviter une précision nominale fastidieuse". Si la recourante a été mal comprise par la cour cantonale du fait de l'imprécision des termes "déjà entendus" figurant dans son mémoire d'appel, elle ne peut s'en prendre qu'à elle-même. Son explication n'est du reste pas convaincante dans la mesure où, justement, la seule personne ayant "profité" de la violation avérée de la disposition en cause, à savoir A.________, est l'unique témoin à n'avoir pas été entendu par le Président. Quant aux deux autres employées, elles ont été entendues par le juge de première instance, après qu'elle eurent renoncé à se prévaloir de la pseudo-exemption que ce magistrat leur avait faussement indiquée. Dans ces conditions, il était à tout le moins soutenable d'admettre que la recourante avait renoncé à se prévaloir de la violation de l'art. 214 CPC/FR. Il est possible que l'intéressée se soit bornée, en réalité, à solliciter une réouverture de la procédure probatoire. Mais alors, elle doit se laisser opposer les arguments sur lesquels la cour cantonale s'est fondée pour écarter sa requête de ce chef et qu'elle ne parvient pas à réfuter dans son recours, à savoir, d'une part, l'absence d'offres de preuve en relation avec des faits déterminés, contestés et non établis ainsi que, d'autre part, le caractère purement abstrait de sa requête. De surcroît, la recourante n'indique pas quelle disposition du droit de procédure fribourgeois les juges d'appel auraient violée en n'admettant pas ladite requête. Reprocher, dans ce contexte, à ceux-ci d'être de "mauvaise foi", comme elle le fait par ailleurs, ne saurait suppléer ce défaut de motivation. 3.3.3 Au premier paragraphe du considérant 4 de son arrêt, la IIe Cour d'appel civil écrit ceci: "La recourante se livre ensuite à un commentaire du jugement querellé paragraphe par paragraphe (...), qui serait censé fonder ses conclusions principales tendant au rejet de la demande et de l'intervention". Aux yeux de la recourante, ce paragraphe contiendrait un reproche injustifié, car elle n'a fait que se conformer aux réquisits de l'art. 294 al. 2 let. b CPC/FR, lequel exige que le mémoire d'appel contienne l'indication exacte des points du jugement qui sont attaqués. Il y aurait là une nouvelle preuve du caractère arbitraire de la décision entreprise. On peine à discerner un véritable reproche fait à la recourante dans le paragraphe mis en évidence par celle-ci. De toute façon, quand cela serait, il ne ressort nullement de l'arrêt attaqué que la cour cantonale aurait déclaré l'appel irrecevable parce que son auteur s'est livré à une critique "paragraphe par paragraphe" du jugement de première instance. Le grief examiné tombe, dès lors, à faux.