Citation: 4A_43/2015 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la recourante avait requis la cour cantonale, par écriture du 1er décembre 2014, d'interdire à l'intimée de conférer à A.________ l'exclusivité de l'affichage promotionnel pour l'édition 2015 du salon A, de constater le caractère illicite de l'atteinte prétendument portée à ses droits et de réserver ses prétentions de ce chef. Le salon A, qui s'est tenu du 19 au 23 janvier 2015 à Genève, a fermé ses portes voilà bientôt trois mois déjà. Il en va de même du salon B qui a eu lieu entre le 18 et le 23 janvier 2015. L'affichage promotionnel réalisé par l'intimée en vue du salon A ayant été retiré de longue date, la recourante ne peut donc plus faire valoir d'intérêt actuel à l'interdiction requise par elle au moyen de sa requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles. En d'autres termes, même s'il faisait droit aux conclusions de la requête de la recourante, le Tribunal fédéral ne serait pas en mesure de modifier la situation juridique dans le sens voulu par l'intéressée. Au demeurant, cette dernière ne rend pas vraisemblable, ni même n'allègue, que la situation décrite par elle et contre laquelle elle s'insurge devrait se reproduire à l'avenir. Par conséquent, le présent recours doit être déclaré irrecevable, faute d'un intérêt actuel de son auteur à ce qu'il soit admis. On peut retenir, en effet, que cet intérêt avait déjà disparu au moment du dépôt du recours, le 21 janvier 2015, soit quatre semaines environ après la notification de l'arrêt cantonal aux parties, même si le salon A n'a fermé ses portes que deux jours plus tard, parce qu'à ce moment-là la mise en place des panneaux d'affichage par l'intimée en vue de la promotion de ce salon était sans nul doute déjà terminée.