Citation: I 220/04 20.09.2004 E. 4

4.1 Le recourant fait grief aux responsables du COPAI d'avoir tenu compte d'activités incompatibles avec son état de santé, faussant ainsi l'évaluation de l'étendue de sa capacité de travail. En particulier, il allègue que les emplois retenus par le COPAI requièrent le port de charges de 10 kg, alors que son médecin traitant avait pourtant limité l'effort admissible à 3 kg. Par ailleurs, le recourant reproche à l'intimé d'avoir repris à son compte l'appréciation du COPAI lors de l'évaluation de son invalidité, sans s'être interrogé sur l'exigibilité des emplois en cause. 4.2 Le rapport de synthèse du COPAI du 13 février 2001 émane d'une institution de l'AI dont la fonction est de compléter les données médicales en examinant concrètement dans quelle mesure l'assuré est à même de mettre en valeur une capacité de travail et de gain sur le marché du travail (voir au surplus, à propos du rôle des COPAI pour l'évaluation de l'invalidité : L'instruction des possibilités de gain des personnes prétendant une rente, compte-rendu d'une séance du 10 novembre 1989 consacrée aux problèmes de l'expertise médicale et professionnelle, RCC 1990 p. 59 ss; Karl Abegg, Coup d'oeil sur l'activité des centres d'observation professionnelle de l'AI [COPAI]; Plädoyer 3/2004 p. 64). Quoi qu'en dise le recourant, les conclusions du COPAI (rapport du 13 février 2001) et de son médecin-conseil en particulier (rapport du 7 février 2001) rejoignent en grande partie celles de son médecin traitant, aussi bien quant à la nature des travaux qui demeurent exigibles de sa part que du rendement qu'il pourrait obtenir. La seule divergence, d'ailleurs fort peu significative, consiste dans l'étendue de la capacité de travail que les spécialistes du COPAI ont évaluée à 56 % au lieu de 50 % (soit un rendement de 75 % durant six heures de travail quotidien), après avoir eu l'occasion de suivre le recourant durant huit semaines de stage. Dans son appréciation, le docteur L.________ a du reste clairement indiqué qu'il avait tenu compte d'activités professionnelles adaptées au handicap du recourant, à ses douleurs et à la fatigabilité qu'il éprouve, en précisant qu'elles impliquent l'absence de port de charge et la conservation de la mobilité. A cet égard, on ne saurait suivre le recourant lorsqu'il affirme que les activités raisonnablement exigibles de sa part sont peu nombreuses, à l'instar de l'emploi de placeur au service de l'entreprise G.________ qu'il occupe déjà. En effet, le marché du travail offre un large éventail d'activités simples et répétitives dans les secteurs de la production et des services, parmi lesquelles figure un nombre significatif d'emplois qui ne requièrent aucun port de charges (voir par ex. le consid. 6 de l'arrêt B. du 17 août 2004, I 732/03). Quant aux activités de surveillant, de magasinier dans un secteur léger, de livreur ou de coursier dans le tertiaire retenues par le COPAI (rapport, p. 16), elles ne sont déconseillées ni par le médecin traitant ni par le médecin-conseil du COPAI. Le recourant peut d'ailleurs requérir une aide au placement de la part de l'office intimé, conformément à l'art. 18 al. 1 LAI, s'il entend mettre sa capacité de gain à profit dans l'une ou l'autre de ces activités.