Citation: 8C_314/2024 E. A

A.a. A.________, né en 1964 et originaire de U.________, est arrivé en Suisse le 8 juillet 1994. À la suite de son mariage, le 8 juillet 1994, avec une ressortissante suisse, l'intéressé a bénéficié d'une autorisation de séjour au titre du regroupement familial, qui n'a pas été renouvelée à son échéance, le 7 juillet 1998. À partir du 1er janvier 1998, il a vécu séparé de son épouse mais a maintenu sa résidence dans le canton de Genève, y compris après son divorce (en avril 1999) et un nouveau mariage en septembre 2007, également dissous par jugement en novembre 2011. A.b. Condamné le 13 septembre 2000 par la Cour d'assises de Genève à une peine de réclusion assortie d'une expulsion du territoire suisse, A.________ a bénéficié, le 7 février 2003, d'une suspension de l'exécution de sa peine au profit d'un traitement en milieu hospitalier. Par décision du 3 octobre 2006, la Commission de libération conditionnelle du canton de Genève a ordonné la libération conditionnelle de l'intéressé, la continuation de sa prise en charge thérapeutique à U.________ ainsi que l'exécution immédiate de la mesure d'expulsion du territoire suisse. Par arrêt du 9 janvier 2007, le Tribunal administratif de première instance du canton de Genève a annulé cette décision en tant qu'elle ordonnait l'exécution immédiate de l'expulsion du territoire suisse. A.c. De 2007 à 2015, A.________ a travaillé en qualité de monteur-électricien. Par décision du 18 janvier 2019, l'office de l'assurance-invalidité du canton de Genève lui a octroyé une rente entière d'invalidité avec effet au 1er décembre 2015. Par décision du 12 juillet 2019, le Service genevois des prestations complémentaires (SPC) a refusé d'entrer en matière sur une demande de prestations complémentaires de l'intéressé, motif pris qu'il n'était pas titulaire d'une autorisation de séjour dans le canton de Genève. A.d. Par décision du 20 septembre 2023, le SPC a rejeté une nouvelle demande en indiquant que le droit aux prestations complémentaires dépendait d'un domicile civil et d'une résidence habituelle en Suisse. L'opposition a été rejetée par décision du 9 novembre 2023. Bien que les documents produits attestaient d'un domicile et d'une résidence à Genève, le requérant n'avait pas résidé de manière ininterrompue en Suisse, en étant au bénéfice d'un permis de séjour valable, pendant les dix années précédant immédiatement lé dépôt de sa demande de prestations complémentaires.