Citation: 2C_578/2023 E. 7.2

7.2. En l'occurrence, la recourante fait valoir qu'il est arbitraire de retenir, comme l'a fait l'autorité précédente, que la contribution de loyauté aurait pu servir au paiement des factures courantes. Elle explique qu'elle ne disposait d'aucune marge de manoeuvre pour procéder autrement que ce qui était prévu dans le contrat du 23 août 2021. B.________ SA lui avait accordé, comme à d'autres clients, une contribution de loyauté correspondant au solde du prêt ayant pour effet d'annuler celui-ci. Elle n'avait, selon elle, strictement aucune influence sur un abandon de créance émanant exclusivement de la volonté propre de l'entreprise créancière et était juridiquement dans l'impossibilité de transformer ce que la créancière lui avait consenti en une opération telle que celle que le Tribunal cantonal lui a reproché de ne pas avoir effectuée. Elle estime que l'autorité précédente retient ainsi à tort que l'accord passé avec B.________ SA aurait pu dégager des liquidités supplémentaires qui lui auraient permis de faire face à ses charges incompressibles. Enfin, elle fait valoir qu'il est exclu qu'un abandon de créance ou un report de remboursement de dettes puisse être en l'espèce une mesure permettant de diminuer les charges incompressibles de la recourante, puisque le remboursement d'un prêt n'est manifestement pas considéré comme une charge incompressible par l'ordonnance cantonale.