Citation: 4P.313/2005 27.02.2006 E. A

B.________ exploite une bijouterie à Genève. Le 15 février 2002, elle a vendu à A.________ une bague en or blanc sertie d'un saphir avec entourage de brillants. Le prix convenu était de 7'500 fr., payable par versements successifs; la remise du bijou ne devait intervenir qu'une fois tous les acomptes payés. La venderesse a affirmé que la valeur de la bague pouvait être estimée à 12'000 fr. De février 2002 à novembre 2003, A.________ a effectué des versements pour un montant total de 6'500 fr. En août 2003, à l'occasion d'une soirée, B.________ a confié provisoirement la bague à l'acheteuse. Lorsque celle-ci a rapporté le bijou, l'une des griffes était cassée; la bijoutière a alors fait procéder à sa réparation. En novembre 2003, la venderesse a remis le bijou à A.________. En janvier 2004, l'acheteuse s'est rendue à l'office de prêts sur gage, dans l'idée d'y déposer la bague afin de pouvoir acquitter le solde du prix. Les responsables de l'office lui ont indiqué que le bijou avait une valeur certainement inférieure aux 12'000 fr. articulés par la venderesse. Comme une pierre était tombée, l'acheteuse a fait procéder à une première expertise en février 2004; X.________, bijoutiers-joailliers, ont estimé la valeur de la bague à 9'000 fr. A.________ s'est ensuite adressée à la bijouterie Y.________, qui a estimé le coût de la réparation à 1'000 fr., la valeur d'assurance à 9'000 fr. et la «valeur réelle» à environ 3'000 fr. Le 9 mars 2004, A.________ a informé B.________ de son intention d'invalider la vente et d'obtenir la restitution des acomptes versés avant le 20 mars 2004. Elle s'est plainte d'une mauvaise qualité des griffes. La venderesse a refusé d'entrer en matière, considérant que, même si le défaut était avéré, l'avis était tardif.