Citation: 8C_685/2023 E. 5.2

5.2. L'instance précédente a exposé en détail l'appréciation des experts de la CRR, reconnaissant une pleine valeur probante à leur expertise. Dans leur évaluation consensuelle, ceux-ci avaient exclu, au moins depuis 2013, toute atteinte à la santé susceptible de limiter la capacité de travail de la recourante dans quelque activité que ce soit. Ils avaient mis en évidence plusieurs incohérences, notamment l'absence de hiérarchie des plaintes, leur variabilité dans le temps ou d'un expert à l'autre, de la démonstrativité, le parasitage de l'examen et l'absence de retentissement objectivable sur la vie quotidienne de l'intéressée, qui menait une vie oisive mais socialement active. Les premiers juges ont également détaillé les constatations médicales des médecins traitants de la recourante, en particulier du docteur B.________ et des doctoresses C.________ et D.________, ainsi que des médecins conseils de l'intimé, notamment de la doctoresse E.________. Ils ont ensuite expliqué pour quelles raisons il n'y avait pas lieu de s'écarter de l'appréciation des experts de la CRR et des médecins conseils de l'intimé, ces derniers s'étant déterminés de manière convaincante sur les rapports des médecins traitants postérieurs à l'expertise. Au final, la recourante et ses médecins traitants n'étaient pas parvenus à mettre en doute la pertinence des conclusions des experts. La mise en oeuvre d'une expertise judiciaire n'était pas justifiée. La décision de l'intimé, supprimant la demi-rente au 1 er janvier 2015, devait être confirmée.