Citation: 5A_40/2018 E. 4

La recourante reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir constaté de manière insoutenable qu'elle avait reçu la sommation litigieuse alors que ce fait ne ressortait pas du jugement de première instance, n'était ni allégué ni prouvé par l'une ou l'autre des parties et que, selon le justificatif de distribution postale, cet envoi n'avait pas été retiré. La poursuivie se contente toutefois de proposer sa propre version des faits et ne démontre en particulier pas de manière conforme aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF en quoi la constatation de la juridiction précédente selon laquelle elle a admis, dans son mémoire de recours, avoir reçu la sommation serait insoutenable. Sa critique est dès lors irrecevable. Par ailleurs, selon les constatations de l'arrêt querellé, l'autorité de première instance a retenu que l'intimé n'avait pas adressé par pli recommandé le bordereau de taxation, mais que la recourante n'ayant pas réagi à la sommation envoyée par courrier recommandé et se référant clairement à ce bordereau, elle ne pouvait invoquer l'absence de notification de celui-ci pour s'opposer à la mainlevée. Dans ces circonstances, la recourante aurait dû contester avoir reçu la sommation dans son recours cantonal, ce qu'elle ne démontre pas avoir fait. Or,en vertu des principes de bonne foi et d'épuisement des griefs, l'invocation de nouveaux moyens, de fait ou de droit, est irrecevable à l'appui d'un recours constitutionnel subsidiaire, sauf dans les cas où seule la motivation de la décision attaquée donne l'occasion de les soulever (art. 75 al. 1 et 114 LTF; arrêts 5D_77/2017 du 25 octobre 2017 consid. 5.3, 5A_878/2012 du 26 août 2013 consid. 2.2 et les références). La critique de la recourante est dès lors irrecevable pour ce motif également.