Citation: 6B_1047/2008 20.03.2009 E. 2

Le recourant conteste ensuite être l'auteur des divers cambriolages et tentative de cambriolage qui lui sont reprochés. Il invoque la présomption d'innocence, la prohibition de l'arbitraire et son droit d'obtenir une décision suffisamment motivée. L'argumentation du recourant - largement appellatoire - consiste en une longue discussion de chacun des différents indices qui ont conduit les autorités cantonales à constater qu'il était l'auteur de ces faits. Dans la mesure où ils ne sont pas purement et simplement irrecevables (ATF 133 III 393 consid. 6 p. 397), les griefs d'arbitraire ainsi articulés se confondent avec celui déduit de la présomption d'innocence (ATF 124 IV 86 consid. 2a p. 88; 120 Ia 31 consid. 2e p. 38). On n'examinera dans la suite que les critiques de cet ordre dont la recevabilité ne doit pas être niée d'emblée. 2.1 En relation avec les quatre vols commis à Lausanne dans la nuit du 12 au 13 mai 2007 en compagnie de A.________ et d'un prénommé B.________ (v. supra consid. B.b), le recourant soutient, en résumé, que sa condamnation reposerait exclusivement sur le contenu de trois conversations téléphoniques. La première s'étant déroulée le 12 mai 2007 à 17h41 dans le quartier de la Borde, il serait matériellement impossible, selon lui, qu'il se trouvât simultanément sur les lieux des cambriolages qui lui sont reprochés (avenues de Morges et de Montoie ou au chemin de Renens). Il estime par ailleurs que le contenu des deux autres dialogues ne permettrait pas d'établir qu'ils se rapportaient à la commission de ces mêmes infractions. 2.2 En bref, les autorités cantonales ont retenu que le téléphone portable de A.________ avait été localisé à l'endroit où les vols avaient été commis (avenues de Morges et de Montoie et chemin de Renens à Lausanne) et que les conversations téléphoniques attestaient que le recourant commettait des cambriolages en compagnie de A.________ (jugement de première instance, ad cas 1.1 à 1.4, p. 5). Elles n'ont donc pas cherché à établir que l'appel de 17h41 auquel se réfère le recourant concernait directement l'un des forfaits commis avenues de Morges et de Montoie ou au chemin de Renens. Elles ont uniquement déduit de cet échange que le recourant et A.________ commettaient ensemble des vols ce jour-là. Il ressort de cet entretien que le recourant y parle comme s'il était à l'extérieur d'un bâtiment dans lequel une effraction était en cours d'exécution et demande s'il doit monter. Son comparse lui répond que ce n'est pas nécessaire. Le recourant explique qu'il craint qu'« ils se fassent griller » et parle de faire le guet. Enfin, A.________ lui dit de ne pas appeler sur son portable (arrêt entrepris, consid. 2.3, p. 7). Replacé dans son contexte, ce dialogue ne laisse pas subsister de doute sérieux sur l'activité des intéressés, de sorte que les conclusions qu'en ont tirées les autorités cantonales échappent à toute critique. Le recourant ne conteste pas que lors des deux autres appels, A.________ se trouvait sur le lieu où se sont déroulés les faits objets de la présente procédure, qui ont été commis avec des tournevis et des gants (arrêt entrepris, consid. 2.3, p. 8). Il ressort de la deuxième transcription téléphonique (20h57) que l'interlocuteur du recourant demande à ce dernier de lui amener de tels outils et objets. La troisième conversation (21h11) a trait à la fixation d'un rendez-vous avec le dénommé B.________. Il n'était ainsi pas arbitraire de déduire de cet ensemble d'éléments concordants ainsi que de la proximité temporelle des deux derniers échanges, que les cambriolages litigieux ont été commis par le recourant, A.________ et le dénommé B.________. Le grief est infondé dans la faible mesure où il est recevable. 2.3 Le recourant conteste ensuite la commission de deux cambriolages à Vevey le 14 juillet 2007 (v. supra consid. B.c). Les autorités cantonales ont forgé leur conviction sur la découverte, lors d'une visite domiciliaire de la chambre du recourant au Centre Fareas de Vevey, d'un stylo en argent provenant de l'un de ces cambriolages ainsi que d'un brise-vitre, un étau portatif, une scie à métaux et un sac en tissu contenant deux cylindres neufs avec de nombreuses clés. Elles ont relevé que les deux cambriolages avaient été commis au même endroit et suivant le même mode opératoire, de sorte qu'il était impossible d'imaginer que deux cambrioleurs aient pu opérer, au même instant, dans le même immeuble et selon le même mode au préjudice de deux victimes. On ne saurait sérieusement leur en faire grief. Le recourant reproche également aux autorités cantonales de n'avoir pas motivé leur conviction en ne se prononçant pas sur sa version des faits. Le premier juge a cependant relevé que « X.________ a affirmé, sans rire, que les outils servaient à restaurer des chaussures » (jugement de première instance, ad cas 1.5 et 1.6, p. 6). Cette motivation apporte une réponse suffisante et adéquate aux explications du recourant, qui sont dénuées de toute consistance. Pour le surplus, le recours confine à la témérité en tant que le recourant persiste à soutenir, devant la Cour de céans, que cette justification ne serait « pas absolument fantaisiste ».