Citation: 6B_606/2007 07.01.2008 E. C

Ce jugement retient, en résumé, ce qui suit. C.a Le 11 novembre 2003, vers 9 heures-9 heures 30, Y.________, qui était occupé à relever des compteurs électriques, a garé son véhicule sur la place communale. Selon ses dires, X.________ a surgi de sa voiture et l'a invectivé en ces termes: "Tu ne viens pas chez moi, je te tue, je te finis, etc.". Il s'était éloigné sans répondre à la provocation, mais X.________ l'avait poursuivi et lui avait asséné un coup de poing au visage. Après l'agression, il avait appelé son supérieur hiérarchique, A.________, pour l'en informer. Il s'était ensuite rendu chez B.________, belle-mère de son agresseur, pour lui remettre la carte de relevé du compteur de la famille X.________, puis chez un tiers. A son retour au bureau de O.________ SA, son supérieur hiérarchique avait observé qu'il présentait une enflure de la lèvre, avec une tuméfaction violacée, et lui avait conseillé de faire constater ses blessures par un médecin. Il s'était ainsi rendu, à 10 heures 45, chez le Dr D.________. Ce dernier avait diagnostiqué des plaies à la lèvre inférieure droite et à l'aile gauche du nez ainsi qu'une tuméfaction douloureuse de la mâchoire gauche, qu'il avait estimées compatibles avec un coup de poing reçu environ 1 heure auparavant. De son côté, X.________ a déclaré que, le matin du 11 novembre 2003, il était occupé en un autre lieu à soigner ses vaches. Ultérieurement, il a précisé qu'en automne 2003, Y.________ avait remis à sa belle-mère un formulaire à son intention pour le relevé du compteur électrique. C.b Sur la base d'une appréciation des preuves, la cour cantonale a accordé foi aux déclarations de Y.________. En substance, elle a relevé que les allégations de ce dernier étaient corroborées par divers indices, notamment par les constatations de son supérieur hiérarchique et du médecin quant aux lésions subies et par les déclarations d'un passant, qui avait dit se souvenir d'avoir vu, dans le courant de l'arrière-automne 2003, Y.________ et X.________ à l'endroit désigné par celui-là. Elle a également observé que le plaignant était apparu crédible; il avait fait des déclarations constantes, exposant les faits sobrement, sans dramatiser la situation; rien dans son attitude ne donnait à penser qu'il aurait agi dans un but de vengeance. En revanche, aucun moyen probant ne venait confirmer les explications de X.________, dont il n'était pas établi qu'il se trouvait à un autre endroit au moment des faits et dont les ressentiments envers Y.________ étaient plutôt de nature à faire apparaître l'agression comme plausible. Quant aux déclarations de la belle-mère et de l'épouse de X.________, elles prêtaient à caution, en raison des liens de parenté qui les unissaient et du conflit qui opposait la seconde à Y.________. Enfin, la carrure plus imposante de ce dernier ne suffisait pas à infirmer qu'il avait été agressé, d'autant moins qu'il avait pu l'être par surprise.