Citation: 6B_533/2015 E. 2.3

2.3. En l'espèce, la cour cantonale a retenu que les reproches formulés par la recourante à l'encontre de l'intimé se fondaient sur les propos qui lui auraient été rapportés par sa soeur C.________ et non directement par son fils. Ni devant le médecin qui l'avait ausculté le 16 mai 2014, à savoir quelques jours à peine après les faits évoqués par sa tante à sa mère, ni devant la police le 17 mai 2014, l'enfant n'avait fait une quelconque allusion à des attouchements ou à des gestes à connotation sexuelle dont il aurait été la victime. Lors de son audition vidéo, il était même apparu "à l'aise et collaborant". Le fait que l'enfant, âgé de plus de six ans, faisait "pipi ou caca dans les culottes", ce qui lui valait d'être suivi par le psychologue de l'école, n'était pas déterminant, puisqu'il n'était pas exclu que cela fût lié aux "problèmes d'adaptation" et à l'absence du père - éléments évoqués par la recourante elle-même - ainsi qu'aux difficultés rencontrées avec un autre camarade de classe, qui, selon les propres déclarations de l'enfant, le frapperait et serait méchant avec lui. La recourante relève que son fils n'avait que six ans et que les faits avaient été commis par un membre de la famille. En outre, les problèmes pour lesquels l'enfant était suivi par un psychologue pouvaient certes découler d'autres circonstances, mais il n'était pas exclu qu'ils soient liés aux attouchements qu'il aurait subis. La recourante se contente de discuter la motivation de la cour cantonale et de soulever des doutes purement rhétoriques sur sa pertinence. Elle ne montre cependant pas en quoi l'appréciation des faits susmentionnée serait entachée d'arbitraire, ce qui n'est manifestement pas le cas. Elle invoque dès lors en vain l'art. 9 Cst. à cet égard.