Citation: 6B_938/2019 E. 1

Le recours en matière pénale est une voie de réforme (art. 107 al. 2 LTF). Le recourant ne peut se borner à demander l'annulation de la décision et le renvoi de la cause à l'autorité cantonale, mais doit également, sous peine d'irrecevabilité, prendre des conclusions sur le fond du litige. Il n'est fait exception à ce principe que lorsque le Tribunal fédéral, s'il admettait le recours, ne serait pas en mesure de statuer lui-même sur le fond et ne pourrait que renvoyer la cause à l'autorité cantonale (ATF 137 II 313 consid. 1.3 p. 317; 134 III 379 consid. 1.3 p. 383; arrêts 6B_376/2019 du 16 avril 2019 consid. 1 et 6B_111/2015 du 3 mars 2016 consid. 1.7 non publié aux ATF 142 IV 196). En l'espèce, dans ses conclusions principales, la recourante se contente de demander l'annulation du jugement attaqué et le renvoi de la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision. Une telle manière de faire n'est en principe pas admissible. Dans l'argumentation développée en lien avec ses conclusions, la recourante discute uniquement la gravité des infractions à la LStup. On comprend ainsi de son mémoire de recours qu'elle veut démontrer que le trafic de stupéfiants est moins important que celui retenu dans le jugement attaqué. Elle ne conclut toutefois pas à son acquittement total ou partiel des chefs d'accusation d'infraction grave à la LStup ou de blanchiment d'argent aggravé. La recevabilité de son recours est dès lors douteuse sur ce point. Vu l'issue du recours, cette question peut cependant rester indécise.