Citation: 6B_981/2019 E. B

Par jugement du 4 juin 2019, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a admis très partiellement l'appel formé par A.________ et a admis partiellement celui du ministère public. Elle a réformé le jugement attaqué en ce sens qu'elle a libéré A.________ de l'accusation de tentative de contrainte, l'a condamné pour extorsion qualifiée, contrainte, tentative de contrainte sexuelle, contrainte sexuelle, tentative de viol et viol à une peine privative de liberté de sept ans, sous déduction de 470 jours de détention avant jugement. Pour le surplus, elle a confirmé le jugement attaqué et a ordonné l'expulsion de A.________ pour une durée de cinq ans. En résumé, elle a retenu les faits suivants: B.a. En juillet 2016, A.________ a fait la connaissance de B.________ par l'intermédiaire du site internet E.________, sur lequel il disposait d'un faux profil. Il lui a demandé des photographies d'elle nue. B.________ a d'abord refusé de lui en donner, avant de céder devant l'insistance de son interlocuteur et de lui envoyer une première fois des clichés d'elle dénudée. A une date indéterminée, les deux protagonistes se sont rencontrés et ont entretenu une première relation sexuelle consentie. Par la suite, A.________ a de nouveau pris contact avec B.________, et lui a dit qu'il voulait faire l'amour avec elle. Insistant, il l'a menacée à plusieurs reprises de publier les photos compromettantes d'elle sur Facebook, de les envoyer à sa famille, à ses collègues de travail ou à toutes les personnes de F.________ et des environs si elle ne cédait pas. Entre l'été 2016 et l'hiver 2016-2017, à plusieurs reprises, B.________ a rejoint A.________ sur un parking à G.________. A ces occasions, ils se sont rendus, au moyen du véhicule de A.________, dans une forêt à proximité. A cet endroit, dans la voiture, A.________ a, à trois reprises à tout le moins, contraint B.________, toujours sous la menace de voir diffuser les clichés d'elle dénudée qu'elle lui avait adressés, à lui prodiguer des fellations, ou d'autres caresses à caractère sexuel, et à entretenir avec lui des rapports sexuels vaginaux, sans protection. Entre les mois de juin et d'août 2017, A.________, après avoir créé un nouveau faux profil Facebook, a recontacté sa victime, en exigeant de nouvelles photographies, ainsi que des vidéos, toujours en la menaçant de publier celles en sa possession. Devant ces menaces, B.________ a encore une fois cédé et lui a envoyé trois nouvelles photos ainsi que trois vidéos. A.________, toujours selon le même procédé, a exigé de sa victime qu'elle entretienne des relations sexuelles avec lui. Il a ainsi imposé deux relations sexuelles complètes. La première a eu lieu dans la chambre d'un hôtel à F.________, tandis que la seconde s'est à nouveau déroulée dans le véhicule de l'intéressé. Durant toute la période durant laquelle les protagonistes ont été en contact, A.________ a demandé de pratiquer des actes de sodomie sur elle, ce à quoi il a renoncé en raison du refus de B.________. Par ailleurs, à compter du mois de juillet 2016, A.________ a demandé à B.________ de lui donner de l'argent, faute de quoi il publierait sur internet toutes les images compromettantes ou afficherait celles-ci dans les rues de F.________. B.________ lui a remis une somme totale de 1'400 fr. en plusieurs fois. B.b. A compter du mois de septembre 2016, A.________ a contacté C.________, par l'intermédiaire du réseau social Facebook par le biais d'un faux profil. Au fil des conversations, il a demandé à son interlocutrice de lui adresser des clichés d'elle nue, ce qu'elle a accepté de faire. Lorsqu'il a informé C.________ qu'il lui avait envoyé de fausses photos de lui, celle-ci lui a alors dit de l'oublier et d'effacer les photographies qu'elle lui avait transmises. Dès cet instant, A.________ a menacé C.________ de divulguer les photos à sa famille si elle n'acceptait pas de le rencontrer et d'avoir un rapport sexuel avec lui. Elle a d'abord refusé avant de finir par céder en raison de l'insistance de A.________ et de ses menaces. Les deux protagonistes se sont rencontrés pour la première fois sur le parking de la Coop, à H.________, en octobre 2016. C.________ est montée dans le véhicule de A.________, celui-ci l'a conduite dans la forêt, puis il lui a demandé d'entretenir un rapport sexuel, en indiquant qu'en échange, il effacerait les photos qu'elle lui avait envoyées. Une fois les photos effacées devant elle, C.________ a d'abord refusé de se plier à la demande de A.________. Celui-ci a alors affirmé qu'il pouvait récupérer les photographies et qu'il les publierait. La jeune fille a alors cédé, en échange de la promesse qu'il effacerait par la suite toutes les photos. En décembre 2016 ou en janvier 2017, A.________ a contraint C.________ à subir un deuxième rapport sexuel complet, dans des circonstances similaires à la première fois, outre que cette dernière a également dû prodiguer une fellation au prévenu. A la fin du mois de janvier 2017, une rencontre à encore eu lieu entre les deux protagonistes, lors de laquelle C.________ s'est pliée aux exigences de A.________ par crainte de voir diffuser les photos intimes d'elle. Au cours de cette relation sexuelle, C.________ a pleuré, si bien que A.________ s'est retiré et a affirmé à celle-ci que ce serait la dernière fois. Le 2 février 2017, A.________ a, par messages, encore tenté de contraindre C.________ à lui donner son numéro de téléphone ou à entretenir d'autres rapports sexuels vaginaux et anaux avec lui en menaçant à nouveau de diffuser les photos d'elle ou de s'en prendre à elle physiquement, à ses amis ou à son fiancé. C.________, qui se trouvait au moment de la réception des menaces chez une amie, a parlé de ce qui s'était passé à celle-ci. L'époux de l'amie, qui connaissait A.________, l'a contacté et lui a intimé l'ordre de laisser C.________ tranquille, ce que A.________ a fait.