Citation: 9C_374/2022 E. 5.4

5.4. En affirmant finalement que ses troubles d'ordre psychique en lien avec le vécu traumatique étaient préexistants aux démarches qu'elle avait entreprises auprès de l'office AI (dès mars 2007) et que ses difficultés d'ordre somatique avaient eu pour effet de faire passer au second plan la problématique psychiatrique, la recourante méconnaît les règles applicables à une nouvelle demande de prestations de l'assurance-invalidité. En effet, lorsque l'administration entre en matière sur une nouvelle demande (art. 87 al. 3 RAI), elle doit procéder de la même manière que dans les cas de révision au sens de l'art. 17 al. 1 LPGA et comparer les circonstances prévalant lors de la nouvelle décision (décision du 19 avril 2021) avec celles existant lors de la dernière décision entrée en force et reposant sur un examen matériel du droit à la rente (décision du 31 mai 2020) pour déterminer si une modification notable du taux d'invalidité justifiant la révision du droit en question est intervenue (consid. 3.1 supra). Pour le surplus, l'assurée ne s'en prend pas aux considérations des premiers juges, selon lesquelles la modification de son état de santé n'était pas susceptible de lui ouvrir le droit à une rente de l'assurance-invalidité.