Citation: 5A_112/2022 E. 11.1

11.1. La Chambre civile a constaté qu'aucun élément au dossier ne permettait de déterminer si, lors de sa participation aux séances du Conseil de la Fondation et dans ses écrits aux membres de ce conseil, l'intimée avait agi en tant que représentante du président ou si elle lui avait également fourni des conseils en lien avec la Fondation. Il était dès lors impossible d'attribuer les prestations fournies à ce propos à l'activité typique ou atypique d'avocat, de telle sorte que la production des documents aurait en principe dû être ordonnée. L'autorité cantonale a toutefois considéré que la requête des recourants apparaissait abusive au vu des circonstances. Elle a retenu à cet égard que deux des appelants siégeaient au Conseil de la Fondation et qu'aucune pièce n'établissait l'allégué selon lequel ce dernier aurait refusé que ces deux membres lèvent copie des archives. Il y avait ainsi lieu de retenir que ceux-là disposaient déjà des documents requis ou pouvaient facilement y avoir accès. Que les autres appelants n'aient pas eux-mêmes accès auxdits documents n'était pas déterminant dès lors qu'au moins deux d'entre eux y avaient accès.