Citation: 2A.413/1999 05.01.2000 E. A

A.- De nationalité marocaine, B.________ est entrée en Suisse en 1990 et a donné naissance, le 8 décembre 1993, à une fille prénommée O.________. G.________, ressortissant suisse, a reconnu cette dernière comme son enfant, alors même qu'il n'en était pas le père biologique. Le 5 janvier 1994, B.________ s'est mariée avec G.________. B.________ a obtenu de ce fait une autorisation de séjour pour vivre auprès de son époux. B.________ aurait quitté le domicile conjugal en mars 1995. Peu après, son époux a ouvert action en divorce. Entendue le 5 juin 1996 par l'Office cantonal de la population du canton de Genève, B.________ a confirmé qu'elle vivait séparée de son mari depuis mars 1995, tout en précisant qu'elle habitait avec sa fille chez M.________, soit le père naturel de son enfant. Entendu à son tour le 20 juin 1996, G.________ a notamment indiqué qu'il n'avait jamais vécu sous le même toit que sa femme et son enfant. Le 6 août 1997, B.________ a déclaré à la Police de sûreté genevoise qu'elle refusait le divorce car elle tenait toujours à son mari. Interrogé le lendemain par la police, G.________ a confirmé qu'il n'avait jamais fait ménage commun avec sa femme, qui, à son avis, s'opposait au divorce uniquement pour obtenir une autorisation de police des étrangers.