Citation: C 408/00 25.07.2001 E. A

A.- Depuis 1993, Z.________ est titulaire d'une patente pour l'exploitation du café-restaurant "X.________". Selon convention avec le propriétaire de cet établissement, la société Y.________, elle met annuellement sa patente à disposition du gérant de l'établissement, A.________, pour lequel elle travaille toutes les années comme serveuse, cinq mois pendant la saison d'hiver (de décembre à avril) et quatre mois pendant la saison d'été (de juin à septembre). Son contrat de travail pour l'année 1999 avait la teneur suivante (lettre de l'employeur du 15 septembre 1998) : "Z.________ est engagée en qualité de serveuse, avec mise à disposition de son certificat. Votre salaire est de frs. 3300.- brut par mois pour la période hiver : du 21.12.98 au 11.04.99 été : du 20.06.99 au 19.09.99 Votre droit aux vacances vous sera versé à la fin de chaque saison d'été. La nourriture et le logement ne seront pas facturés durant la période d'engagement.. " A la fin des saisons d'hiver et d'été précitées, Z.________ s'est annoncée à l'assurance-chômage, comme elle le fait depuis 1994 à pareilles époques, en demandant le versement d'indemnités journalières jusqu'au début de la saison prochaine. Éprouvant des doutes sur l'aptitude au placement de l'assurée, la Caisse publique cantonale valaisanne de chômage (ci-après : la caisse) a soumis le cas pour examen à l'autorité cantonale compétente. Par décision du 22 octobre 1999, l'Office cantonal valaisan du travail a nié l'aptitude au placement de l'assurée dès le 27 septembre 1999, motif pris que celle-ci devait être considérée comme une personne de condition indépendante.