Citation: 6B_554/2024 E. 1.4

1.4. Par ailleurs, c'est également de manière irrecevable que le recourant s'en prend à la crédibilité des déclarations de l'intimée sous l'angle des lieux décrits. Il reproche en substance à la cour cantonale d'avoir fait preuve d'un biais de confirmation en se référant, tandis que l'intimée évoque un ascenseur dans son immeuble alors qu'il n'y en a pas, à un autre ascenseur - public - situé à proximité, qui n'a jamais été mentionné par la précitée, pour justifier cette incohérence manifeste dans ses déclarations. Le recourant soutient que l'examen effectué par la cour cantonale part du principe qu'il s'agit d'"anciens souvenirs douloureux enfouis", de sorte que les incohérences - en l'occurrence de taille - ne porteraient pas atteinte à la crédibilité de l'intimée. De l'avis du recourant, il n'y aurait, sous cet angle, aucune possibilité d'avoir un doute raisonnable sur sa culpabilité puisque tout peut s'expliquer par le caractère hypothétiquement "douloureux et enfouis" des dires de l'intimée. En bref, il n'existerait aucun moyen de remettre en question la crédibilité de celle-ci, sous réserve de la preuve stricte de l'innocence, qui n'existe pas en huis clos. Il soulève que le principe de la présomption d'innocence, que la cour cantonale aurait négligé, vise précisément à pallier le biais de confirmation et d'ancrage. Par cette argumentation, le recourant critique l'appréciation de la cour cantonale de la crédibilité des déclarations de l'intimée en tant qu'elle les confronte au fait qu'il n'existe pas d'ascenseur dans l'immeuble dans lequel celle-ci habitait mais qu'un autre ascenseur public était à proximité. En y substituant sa propre appréciation, attribuant à cette incohérence une portée différente que celle reconnue par la cour cantonale, il ne fait que proposer sa lecture personnelle des preuves, de manière appellatoire et, partant, irrecevable (v. supra consid. 1.1.1). Au reste, l'argumentation que le recourant fonde sur l'ATF 144 IV 345 n'est pas pertinente. Dans cette affaire, se posait la question de la probabilité de la réalisation d'un autre scénario que celui retenu au regard des indices au dossier. Or en l'espèce, il s'agit d'apprécier la crédibilité des déclarations de l'intimée en les confrontant à l'absence d'ascenseur dans son immeuble et à l'existence d'un autre ascenseur public à proximité. Un parallèle entre les affaires ne se justifie donc pas, de sorte que le recourant ne peut rien retirer en sa faveur de la jurisprudence dont il se prévaut.