Citation: 6B_459/2008 20.05.2009 E. 3.3.2

3.3.2.1 Selon celle-ci, les sanctions fondées sur le droit pénal visent personnellement l'auteur d'actes pénalement répréhensibles si bien que la mort du prévenu, de l'accusé ou du condamné met fin à la poursuite pénale dirigée contre lui (E. Hafter, Allg.Teil, 2e éd., p. 429; H. Schultz, Allg.Teil 1, 4e éd., p. 253). La qualité d'auteur d'un comportement réprimé pénalement n'étant pas transmissible, il faut admettre que les droits individuels découlant des garanties constitutionnelles dont il jouit dans la procédure pénale sont indissociables de sa personne. S'ils sont intransmissibles, force est d'en conclure que nul ne peut lui succéder en qualité de partie, la substitution de parties étant exclue (F. Gygi, Bundesverwaltungsrechtspflege, 2e éd., Berne 1983, p. 182/183; W. Kälin, Das Verfahren der staatsrechtlichen Beschwerde, Berne 1984, p. 220). 3.3.2.2 En outre, depuis l'abrogation de l'art. 270 al. 2 PPF, le conjoint, les frères et soeurs ainsi que les parents et alliés en ligne ascendante et descendante de l'accusé décédé ne sont en principe plus légitimés à recourir pour réhabiliter à titre posthume la mémoire du défunt en tentant "d'effacer les effets infamants de la condamnation" (cf. ATF 126 I 43 consid. 1c p. 46 et les références; voir également G. Kolly, Le pourvoi en nullité à la Cour de cassation pénale du Tribunal fédéral, Berne 2004, p. 24).