Citation: 4A_90/2007 31.05.2007 E.

X.________ Group Plc a formé un recours en matière civile et, au besoin, un recours constitutionnel subsidiaire à l'encontre de l'arrêt cantonal. La recourante conclut à l'annulation de cet arrêt et à la constatation de l'irrecevabilité de la demande formée le 21 novembre 2005 par les intimés. Elle se plaint d'une violation de l'art. 9 Cst. et soutient que les juges cantonaux ont abouti à une solution qui heurte grossièrement le sentiment de la justice en tant qu'ils admettent que les exigences fixées à l'art. 7 LPC gen. ont été respectées par les demandeurs. A son avis, cette disposition devrait être lue en liaison avec l'art. 126 LPC gen. qui régit la manière dont les faits doivent être allégués. Selon la recourante, l'allégation voulant que les demandeurs aient formé le groupe Z.________ serait contredite par l'organigramme de ce groupe produit comme annexe 11 à la demande et joint au recours en tant que pièce n° 5. L'intéressée reproche, par ailleurs, à la cour cantonale d'avoir méconnu les exigences de forme strictes posées par l'art. 7 LPC gen. et d'avoir violé le principe de la bonne foi en procédure civile pour s'être fondée sur une simple allégation des demandeurs contredite à la fois par la désignation des parties dans le contrat cadre et par l'organigramme du groupe. La recourante affirme, en outre, que certaines des sociétés demanderesses lui sont inconnues et qu'elle ne sait pas, à la lecture des conclusions des intimés, à qui elle devrait payer le montant qui pourrait être alloué à ceux-ci en cas d'admission de la demande. Les intimés concluent à l'irrecevabilité, voire au rejet, du recours. L'effet suspensif a été accordé au recours par décision présidentielle du 14 mai 2007.