Citation: 6B_637/2018 E. B

Le 27 avril 2018, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a rejeté l'appel formé par X.________ contre ce jugement. Les faits à l'origine de cette condamnation sont en substance les suivants. A.________ vit en Espagne mais vient à B.________ quelques semaines par année pour y travailler en qualité d'escorte auprès d'un salon de massages. Le dimanche 28 mai 2017, elle devait se rendre à 02 h 00 chez un client. S'étant trompée d'allée, elle n'est pas parvenue à entrer dans l'immeuble où elle était attendue. Comme elle n'avait pas accès au réseau suisse avec son téléphone, elle n'a pu contacter ni le salon ni le client mais a attendu dans la rue une vingtaine de minutes en espérant que ce dernier se manifesterait. X.________, qu'elle ne connaissait pas, s'est alors approché d'elle, lui a demandé s'il pouvait l'aider, puis lui a proposé d'aller dans son appartement afin d'utiliser sa connexion wifi. Une fois dans l'appartement, A.________ s'est connectée au réseau internet de X.________ et a contacté la réceptionniste du salon; elle lui a envoyé des messages entre 02 h 24 et 02 h 27. La réceptionniste lui a répondu, entre 02 h 29 et 02 h 32, par des messages que A.________ n'a pas reçus puis a vainement tenté d'atteindre cette dernière par téléphone à six reprises entre 02 h 32 et 03 h 06. A.________ et X.________ ont dans l'intervalle entretenu un rapport sexuel, imposé selon la première et librement consenti aux dires du second. Après que A.________ fut sortie de l'appartement de X.________, elle a, vers 03 h 00, croisé et interpellé C.________ qui a accepté de lui prêter son téléphone pour qu'elle appelle la police. Elle était en pleurs et souhaitait déposer une plainte pénale. Il a ensuite appelé un taxi au moyen duquel A.________ est rentrée au salon vers 03h15.