Citation: U 120/01 14.03.2002 E. 2

2.- a) La plupart des éventualités assurées (par exemple la maladie, l'accident, l'incapacité de travail, l'invalidité, l'atteinte à l'intégrité physique ou mentale) supposent l'instruction de faits d'ordre médical. Or, pour pouvoir établir le droit de l'assuré à des prestations, l'administration ou le juge a besoin de documents que le médecin doit lui fournir. L'appréciation des données médicales revêt ainsi une importance d'autant plus grande dans ce contexte (Spira, La preuve en droit des assurances sociales, in Mélanges en l'honneur de Henri-Robert Schüpbach, Bâle 2000, p. 268). La jurisprudence a donc précisé les tâches du médecin, par exemple lors de l'évaluation de l'invalidité (ATF 122 V 158 sv consid. 1b). La tâche du médecin consiste à porter un jugement sur l'état de santé et à indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités l'assuré est incapable de travailler. En outre, les données médicales constituent un élément utile pour déterminer quels travaux on peut encore, raisonnablement, exiger de l'assuré (ATF 125 V 261 consid. 4, 115 V 134 consid. 2, 114 V 314 consid. 3c, 105 V 158 consid. 1). b) Dans un examen médical final du 18 juin 1997, le docteur K._______, spécialiste FMH en chirurgie et médecin d'arrondissement de la CNA, a considéré que la situation était stabilisée, qu'une reprise du travail dans l'ancienne activité était inimaginable, mais que dans une activité adaptée, une capacité de travail complète serait exigible. Il a précisé, dans une appréciation médicale du 23 juin 1997, que l'assuré était apte à toutes sortes de travail qu'il est possible d'effectuer en position assise, soit en alternant les positions assise et debout, mais à prédominance assise, excepté les travaux qui nécessitent un déplacement fréquent ou le port de charges. Avec les premiers juges, la Cour de céans n'a aucune raison de s'écarter de l'appréciation du docteur K._______ concluant à une capacité totale de travail du recourant dans une activité adaptée à son handicap de la cheville droite. Il n'est pas déterminant que le docteur Z._______, dans l'expertise du 27 novembre 1997 effectuée pour l'assurance-invalidité, ait conclu à une capacité résiduelle de travail de 50 % dans toute activité faisant intervenir des déplacements fréquents, puisque cette estimation de la capacité de travail tient compte de la coxarthrose bilatérale, affection dont il est constant qu'elle n'est pas imputable à l'accident incriminé. Pour la même raison, cela vaut également en ce qui concerne l'absence de fonctionnalité du membre supérieur droit en rotation externe et le fait que ce handicap exclut toute activité manutentionnaire répétitive avec les membres supérieurs. Il s'ensuit que, contrairement à ce que laisse entendre le recourant, les activités exigibles ne se limitent pas à un emploi de type magasinier dans un entourage léger ou à une activité de surveillance dans une station essence comme caissier, voire de surveillant dans le cadre d'une grande surface.