Citation: 1C_599/2017 E. 1.2.1

1.2.1. Pour dire si la décision est finale au sens de l'art. 90 LTF, il ne faut pas considérer isolément la procédure de recours devant l'instance précédant immédiatement le Tribunal fédéral; il faut examiner si la décision attaquée a pour effet de clore la procédure entamée en première instance (cf. Message du Conseil fédéral du 28 février 2001 concernant la révision totale de l'organisation judiciaire, in FF 2001 ch. 4.1.4.1 p. 4129 s.; BERNARD CORBOZ, Commentaire de la LTF, 2 e éd. 2014, n. 9 ad art. 90 LTF/Introduction aux art. 90 à 93 LTF). En l'espèce, l'arrêt attaqué porte sur la décision de remise en état rendue par la commune, le 4 décembre 2015, en application de l'art. 51 de la loi cantonale sur les constructions du 8 février 1996 (LC; RS/VS 705.1), dans sa version en vigueur jusqu'au 31 décembre 2017 (cf. BO/VS 31/2017 du 4 août 2017). L'art. 51 al. 4 let. a LC prévoit que la décision de rétablissement de l'état antérieur est suspendue lorsque l'obligé a déposé dans les 30 jours à compter de sa notification une demande d'autorisation de construire; la remise en état litigieuse rappelle d'ailleurs expressément cette possibilité (ch. 2 de son dispositif). L'autorité compétente examine dans le cadre de cette procédure si le projet peut éventuellement être autorisé (art. 51 al. 4 let. b LC). Si le projet est partiellement ou totalement autorisé, la décision de rétablissement de l'état antérieur des lieux devient caduque dans la mesure correspondant à l'autorisation (let. c). En cas de refus de l'autorisation de construire, l'autorité décide simultanément si et dans quelle mesure l'état conforme doit être rétabli; elle fixe le cas échéant un nouveau délai pour l'exécution des mesures ordonnées (let. d).