Citation: 6B_795/2007 04.03.2008 E. 2

Invoquant l'arbitraire, le recourant reproche aux autorités cantonales d'avoir négligé toute une série d'éléments attestant qu'il ne pouvait savoir que l'argent destiné au paiement des cafés était d'origine illicite. 2.1 Le Tribunal de police a conclu que l'intéressé savait ou devait présumer l'origine délictueuse de l'argent en se fondant sur les indices suivants. D'une part, le recourant a admis, en cours d'enquête, avoir nourri des doutes sur la provenance de cet argent. D'autre part, il a reconnu avoir interrogé son supérieur à ce sujet. En outre, la réponse obtenue, soit qu'il ne fallait pas se poser de question et que l'argent était à disposition de tout le monde, devait manifestement éveiller les soupçons d'un homme tel que l'intéressé, qui est apparu aux débats comme quelqu'un de fin, qui a été décrit comme particulièrement scrupuleux, voire même tourmenté, et qui de plus briguait la place du sergent. Par ailleurs, à supposer que Y.________ ait laissé entendre qu'il payait lui-même les cafés, le procédé adopté aurait été compliqué et incongru, alors qu'il aurait pu, plus simplement et logiquement, prélever l'argent de son porte-monnaie ou cocher les consommations pour les régler à la fin du mois. A cela s'ajoute le fait que la composition de la petite monnaie correspondait exactement aux recettes des parcomètres, soit au maximum des pièces de 1 franc. Enfin, tant Y.________ que Z.________ ont déclaré être convaincus que leur trois autres collègues savaient que l'argent des cafés provenait des parcomètres. La Cour de cassation a jugé que cette appréciation des preuves n'était pas arbitraire; elle était de plus confirmée par le fait que le recourant avait, à une ou deux reprises sur les instructions de son supérieur, puisé dans la caisse des parcomètres pour alimenter la boîte de la cafétéria et qu'il ne pouvait ignorer que la caisse où se trouvait la monnaie en attente d'être mise en rouleaux et d'être portée à la banque contenait la recette des parcomètres. L'autorité de recours a également relevé que les arguments invoqués par le recourant n'étaient pas décisifs pour se fonder une conviction contraire selon laquelle ce dernier ne pouvait présumer l'origine délictueuse des fonds litigieux. Au surplus, elle a constaté que l'intéressé tentait uniquement de substituer sa propre version des faits à celle retenue par le Tribunal, ce qu'il était toutefois irrecevable à faire. 2.2 Dans son argumentation, le recourant ne démontre pas en quoi l'appréciation des preuves effectuée ci-dessus serait manifestement insoutenable. Il ne s'en prend pas aux divers éléments retenus et n'explique pas en quoi ceux-ci ne justifieraient pas de manière soutenable la solution adoptée. Par ailleurs, il ne prétend pas non plus ni ne démontre d'une quelconque façon que les nombreux éléments qu'il invoque à l'appui de sa version des faits seraient, contrairement à l'appréciation de l'autorité précédente, décisifs, de sorte que celle-ci ne pouvait les écarter sans tomber dans l'arbitraire. Insuffisamment motivée, sa critique est irrecevable (cf. supra consid. 1).