Citation: 5A_706/2017 E. 5.1

5.1. La recourante reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir arbitrairement établi les faits (art. 9 Cst.). La juridiction précédente aurait, de manière insoutenable, retenu uniquement les déclarations de B.________, sans autres preuves venant corroborer les dires de celle-ci. En substance, les craintes de la curatrice quant à la gestion du patrimoine de la personne concernée par un curateur privé seraient " sans pertinence ", dès lors que la recourante ne dispose d'aucun patrimoine ou " droit économique à faire valoir ". En effet, celle-ci n'a jamais gagné sa vie; son entretien est assuré par la fondation L.________ gérée par des tiers, le montant nécessaire à la couverture de ses besoins courants étant prélevé, à bien plaire et sur facture, sur la rente allouée à sa mère par ladite fondation. La juridiction précédente aurait par ailleurs arbitrairement retenu que le transfert de la recourante au foyer I.________ avait eu lieu à la demande de sa tante, alors qu'aucune pièce ne le démontrerait et que cet élément ne reposerait que sur " d'hypothétiques souvenirs " de B.________, fondés sur des évènements datant d'il y a plus de 10 ans, lorsque la recourante était - comme tous les adolescents - en désaccord avec sa famille à intervalles réguliers. Ces conflits - temporaires et de peu d'importance - résultaient en fait de malentendus et, si la possibilité lui en avait été donnée, la recourante aurait pu décrire la relation proche qu'elle entretient avec sa tante. Par ailleurs, on " comprend[rait] entre les lignes " de l'arrêt querellé que la proximité entre J.________ et G.________ accroîtrait l'influence de celle-ci sur les intérêts patrimoniaux de sa nièce, ce d'autant que, selon l'arrêt entrepris, la recourante n'aurait jamais rencontré J.________ avant l'audience du 31 janvier 2017. Or, ces éléments seraient " faux ", dès lors que J.________ et G.________ ne se sont rencontrées qu'à la fin du printemps 2016 et que la recourante a fait la connaissance de J.________ au début de l'été 2016 déjà. Du fait de leur entente et de cette relation nouvelle, la recourante a considéré que celle-ci serait mieux à même de remplir le rôle de curatrice que la curatrice actuelle, jugée peu présente et peu à l'écoute. L'existence d'un conflit d'intérêts ne serait donc pas avérée.