Citation: 5A_615/2022 E. 6

Le recourant soutient en outre que l'autorité cantonale a arbitrairement arrêté le coût d'entretien de sa fille H.________, en incluant dans le coût d'entretien de celle-ci une prime d'assurance-maladie LAMal de 36 fr. par mois pour la période du 1er mai 2022 au 30 avril 2032. Se référant aux calculs effectués par le tribunal de première instance pour ses enfants E.________ et F.________, il expose qu'un tel montant ne vaut que pour les deux premières années de l'enfant, la prime passant ensuite à 101 fr. par mois. Ainsi, dès août 2024, les coûts directs de H.________ seraient de 505 fr. par mois et non de 439 fr. par mois, comme retenu de manière erronée. Se fondant sur les coûts directs établis pour les quatre premiers enfants issus du second mariage du demandeur, non contestés par les parties, l'autorité précédente a considéré que ceux de ce nouvel enfant pouvaient être estimés, pour la période en question, à 439 fr. par mois, soit 340 fr. de montant de base, 409 fr. de part au logement, 36 fr. de prime d'assurance LAMal et 54 fr. de prime LCA, dont à déduire 400 fr. d'allocations familiales. Selon les constatations du jugement entrepris, auxquelles l'autorité cantonale se réfère, les primes d'assurance-maladie LAMal prises en compte pour F.________ et G.________ dès septembre 2023 sont de 101 fr. 05 et non plus de 36 fr. 55 par mois, leurs primes ayant augmenté pour atteindre le niveau de celles de leurs aînés. En tant qu'il s'en tient à un montant de 36 fr. pendant 10 ans en ce qui concerne H.________, l'arrêt entrepris n'est donc guère défendable. Le jugement de première instance ne constate pas précisément à partir de quand l'augmentation de prime qu'il retient est survenue. Dans la mesure où l'intimée ne conteste ni le montant, ni le moment allégués par le recourant (à savoir août 2024), il convient d'admettre une prime d'assurance-maladie de 101 fr. par mois à compter du mois d'août 2024 dans le minimum vital de l'enfant, dont les coûts directs doivent dès lors être arrêtés, dès cette date, à 504 fr. par mois (439 + 65 [101 - 36]). Cette constatation ne remet cependant pas en cause le raisonnement - non contesté - de l'autorité cantonale (art. 97 LTF). Celle-ci a considéré qu'après couverture des coûts directs de C.________ et des cinq enfants nés de sa nouvelle union, le solde mensuel du débirentier s'élevait à 1'573 fr. du 1er décembre 2020 au 30 avril 2022, 1'132 fr. du 1er mai 2022 au 31 août 2023, 1'003 fr. du 1er septembre 2023 au 31 octobre 2025, 833 fr. du 1er novembre 2025 au 31 août 2026, 951 fr. du 1er septembre 2026 au 30 septembre 2027, 781 fr. du 1er octobre 2027 au 30 juin 2028, 746 fr. du 1er juillet 2028 au 30 avril 2029 et 576 fr. dès le 1er mai 2029 [cf. arrêt consid. 5.4.3 p. 20721]. Constatant que le disponible du débirentier lui permettait également de couvrir les coûts indirects de C.________ - selon elle de 483 fr. fr. au lieu de 307 fr. - pour la période du 1er décembre 2020 au 31 août 2026, la Cour d'appel a retenu que le disponible en question se réduisait dès lors à, respectivement, 1'090 fr., 649 fr., 520 fr. et 350 fr. pour les quatre périodes concernées, de sorte qu'il ne se justifiait pas de procéder à une répartition de l'excédent. Dans ces conditions, l'ajout d'un supplément de 65 fr. (101 - 36) dans le calcul des charges du dernier enfant du recourant dès août 2026 pour sa prime d'assurance-maladie LAMal ne rend pas l'arrêt entrepris contraire au droit fédéral.