Citation: 2C_906/2022 E. 3.5

3.5. Il sied de souligner, en préambule, que les ex-époux n'ont fait ménage commun que du 16 décembre 2014 au 22 janvier 2016, c'est-à-dire pendant un peu plus d'une année. Outre la brièveté de cette cohabitation, on constate que les difficultés décrites résultaient du fait que le recourant ne possédait pas de clé de l'appartement où les ex-époux vivaient. De plus, le recourant ne précise pas le nombre de fois où il s'est retrouvé devant la porte de l'appartement sans pouvoir y accéder, ce qui aurait permis d'évaluer l'intensité de la violence alléguée. Il souligne que son ex-épouse agissait de la sorte car elle refusait qu'il déclare ses revenus, afin de ne pas engendrer une diminution du montant de l'aide sociale perçue. Il s'est ainsi retrouvé confronté à une sorte de chantage avec pour enjeu le maintien de son autorisation de séjour. De tels faits sont susceptibles de constituer de la violence conjugale. Il n'est cependant pas établi que, dans son intensité, cette violence risquait de le perturber gravement (cf. supra consid. 3.3), notamment au regard de la courte durée de la vie conjugale. Le recourant n'a, d'ailleurs, jamais cherché de l'aide ou fait appel à une institution à même de fournir du soutien aux personnes en difficulté. Au demeurant, il a rapidement trouvé une nouvelle compagne avec laquelle il a eu deux enfants. Quant à la modification d'un numéro de téléphone, elle n'est pas constitutive de violences conjugales. En conclusion, c'est à bon droit que la Cour de justice a retenu que les pressions et disputes découlant des tensions dues aux revenus déclarés du recourant n'atteignaient pas le seuil d'intensité exigé par la jurisprudence pour pouvoir justifier la poursuite du séjour en Suisse.