Citation: 1C_48/2021 E. 8.2.2

8.2.2. S'agissant en particulier de l'atteinte à l'objet IFP 1005, dont se prévalent les recourants, il faut relever que les autorités cantonales ont pris soin de prévoir le parc à l'extérieur de son périmètre, ce que priorise la conception éolienne de la Confédération (cf. ARE, Rapport explicatif du 25 septembre 2020 relatif à la Conception énergie éolienne, ch. 3.3.3, p. 13). En outre, comme le souligne l'OFEV, le droit fédéral n'impose pas la création d'une zone tampon autour d'un objet IFP. C'est en usant de sa compétence découlant de l'art. 78 al. 1 Cst. que le canton de Neuchâtel a prévu, dans son concept éolien cantonal, une zone tampon de l'ordre de 5 km. Or, les recourants ne prétendent pas qu'il découlerait d'une application arbitraire du droit cantonal (sur la cognition du Tribunal fédéral en matière de droit cantonal, cf. ATF 145 I 108 consid. 4.4) d'avoir admis l'implantation d'éoliennes dans ce périmètre. Quoi qu'il en soit, le concept éolien cantonal préconise de fixer cette distance dans chaque cas particulier. En l'espèce, sans que cela ne soit discuté, le Tribunal cantonal a établi que le site de la Montagne-de-Buttes est principalement visible depuis la Vallée des Verrières, le Val-de-Travers et le secteur du Mont-de-Boveresse, qui ne correspondent ni à un objet IFP ni à des "zones tampons" (RIE, ch. 8.12.3, p. 210); la visibilité depuis le nord de la Vallée de La Brévine est très ponctuelle. (cf. RIE, fig. 133, p. 240, carte agrandie à l'annexe N.4). Or, le fait de voir quelques éoliennes depuis le nord de la zone protégée de la Vallée de La Brévine ne permet pas d'arriver à la conclusion que cet ensemble paysager serait mis en péril (sur les objectifs de protection de cet objet, cf. fiche IFP 1005, ch. 3-3.7, p. 5), ce que confirme également l'OFEV.