Citation: 6B_1103/2013 E. 2.2

2.2. La juridiction cantonale a considéré que c'était à bon droit que la plainte pénale du recourant avait été classée. Si, comme le soutient l'intimé, certaines blessures avaient pu être faites lors de l'abattage et du transport des branches et d'autres lors de la chute et heurt de la tête contre le goudron, il était vrai que quelques-unes semblaient difficilement explicables si ce n'est par un ou des coups qu'il aurait assénés. Cependant, au vu des circonstances, auxquelles s'ajoutaient les tensions existantes depuis environ un quart de siècle entre les protagonistes, il convenait de retenir un état de légitime défense excusable de chacun des intervenants (art. 15 CP). Par ailleurs, dans la mesure où l'accident était survenu en l'absence de tous témoins directs, la juridiction cantonale peinait à voir quel complément d'enquête était susceptible de départager les protagonistes et de lever les doutes existant sur le déroulement des faits. A l'instar du Ministère public, il fallait constater que la mise en oeuvre d'une expertise médicale tendant à déterminer la cause des lésions subies (chute, coups, branches, etc.) ne permettrait pas d'établir si l'intimé avait eu un comportement pénalement répréhensible, à savoir s'il avait frappé volontairement le recourant pour le blesser, ou s'il avait eu des gestes brusques ou avait porté des coups dans le feu de l'action, dans un but de défense. Quel que fût le contexte tendu des relations entre les parties, aucun soupçon suffisamment consistant n'avait pu être établi, de sorte qu'un acquittement de l'intimé apparaissait plus vraisemblable que sa condamnation.