Citation: I 707/04 02.08.2005 E. A

A.________, née en 1943, a une formation de sténo-dactylo sans CFC. Elle a travaillé de septembre 1961 à mai 1964 en qualité d'employée de bureau, à Genève. Elle a ensuite cessé toute activité et s'est occupée de ses trois enfants nés respectivement en 1964, 1968 et 1972. En octobre 1976, elle a repris un emploi de femme de ménage, à temps partiel (13 ½ heures par semaine), dans un magasin de meubles. Elle a quitté sa place en février 1978, à la suite de problèmes de santé. Son médecin traitant, le docteur L.________, de même que le docteur M.________, neurologue, décrivaient à l'époque un état dépressif accompagné d'un syndrome de conversion avec douleurs multiples sous forme de céphalées, douleurs vertébrales et abdominales, troubles du sommeil, de la digestion et du rythme cardiaque avec à quelques reprises des syncopes répétées, asthénie, eczéma atopique, ainsi qu'hyperménorrhée (rapports des 17 mai et 16 juin 1978). Par décision du 11 janvier 1980, la Caisse interprofessionnelle vaudoise d'assurance-vieillesse et survivants (ci-après : la Caisse) a octroyé à l'assurée une rente entière, avec effet au 1er février 1979. Elle a pris en considération un taux d'invalidité de 85 % en se fondant sur les empêchements rencontrés par l'intéressée à effectuer ses tâches ménagères. A l'issue d'une première procédure de révision, la Caisse a réduit à une demi-rente, avec effet au 1er mai 1982, les prestations allouées à A.________ (décision du 16 avril 1982). Elle se référait à une nouvelle enquête économique, effectuée le 15 juillet 1981, qui faisait état d'un degré d'invalidité de 57 %. Cette décision a été confirmée le 22 septembre 1982 par la Commission cantonale de recours en matière d'AVS/AI (ci-après : la Commission). Cette juridiction a en effet considéré que la décision du 11 janvier 1980, par laquelle la Caisse avait alloué une rente entière à l'assurée, était manifestement erronée et que sa rectification revêtait une importance notable. Par la suite, A.________ a fait valoir une péjoration de son état de santé (problèmes neuro-végétatifs et gynécologiques, incontinences, hémorragies nasales et déformation du pied droit). Les docteurs Z.________ (rapport du 9 mars 1987) et G.________ (rapport du 19 juin 1992) ont notamment posé les diagnostics d'incontinence urinaire de type stress, d'état dépressivo-anxieux, de douleurs thoraciques extra-cardiaques, de diverticulose colique et de psoriasis. Le taux d'invalidité de l'assurée n'a toutefois pas été modifié lors de deux procédures de révision menées en 1987 et 1992. Par lettre du 30 août 1999, A.________ a demandé à l'Office cantonal de l'assurance-invalidité pour le canton de Genève (ci-après : l'OAI), la révision de son droit. Elle requérait l'octroi d'une rente entière, se déclarant dans l'impossibilité de reprendre une activité lucrative pour surmonter ses difficultés financières, en raison d'une thrombopathie (rapport des docteurs B.________ et O.________ du 18 novembre 1993). Les avis récoltés en cours d'instruction reconnaissaient à l'assurée une incapacité totale de travail en tant que salariée, mais mentionnaient un statu quo relativement aux tâches ménagères (note du 16 août 2000 du docteur C.________, médecin conseil de l'OAI; enquête économique sur le ménage du 8 janvier 2001). Selon un rapport établi le 26 avril 2000 par les doctoresses J.________ et U.________, l'intéressée souffrait de thrombasthénie, d'hypertension artérielle, d'incontinence urinaire et fécale, de diverticulose colique, de psoriasis, d'une hernie hiatale, d'un syndrome de la T4 basse, d'une ptose palpébrale droite, d'arthralgies prédominant aux doigts et aux genoux, de palpitations et de douleurs thoraciques d'origine indéterminée. Par décision du 2 avril 2001, l'OAI a rejeté la demande de révision présentée par A.________.