Citation: 6B_652/2017 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la cour cantonale a constaté que le régime auquel était soumis le recourant durant son placement s'apparentait à l'exécution d'une peine privative de liberté au sens de l'art. 25 DPMin. En effet, il ressortait du rapport du foyer d'éducation que la liberté de mouvement du recourant durant son placement était quasi nulle, qu'il n'avait bénéficié que d'une sortie sur le domaine du foyer, accompagnée d'un éducateur, et qu'il avait pu profiter d'un demi-jour de congé. A l'intérieur du foyer, la liberté de mouvement du recourant consistait pour l'essentiel à se déplacer du groupe d'habitation à l'atelier ou à la salle de fitness. Il avait en outre une heure de sortie par jour dans la cour du bâtiment de la section fermée. Il ne pouvait recevoir qu'une visite par mois. Les effets personnels autorisés étaient les habits, les livres, de quoi écrire, les journaux, les appareils radio, des CD et le nécessaire de toilette.