Citation: I 8/06 21.02.2007 E. 8

En l'espèce, lorsque l'assuré a déposé sa demande de révision du droit à la rente, son médecin traitant a attesté une aggravation de son état de santé depuis le mois de juin 1998 pour des raisons psychiques essentiellement. Sur la base de ces indications, l'OAI a mandaté le docteur S.________ pour une expertise psychiatrique. Dans son rapport d'expertise du 20 juillet 2000, l'expert affirmait que par rapport aux constatations faites en 1996, il n'existait pas d'argument objectif pour admettre une modification d'un point de vue médical et psychologique. L'expert précisait que l'assuré se sentait plus anxieux, voire angoissé car sa situation financière était difficile. Il s'agissait d'une réaction psychologique normale compte tenu de la situation. Le trouble dépressif était léger et le trouble douloureux semblait inchangé par rapport à 1996. De plus, il existait des signes évoquant une amplification volontaire des symptômes. Il s'agissait dès lors plus d'un problème social que médical. Selon lui, le trouble douloureux et le trouble de l'adaptation avec humeur dépressive ne justifiait pas, d'un point de vue psychiatrique, une diminution de la capacité de travail de plus de 50 % dans une activité adaptée, précisant que ce taux avait été généreusement accordé. L'expert S.________ est le seul spécialiste à s'être prononcé sur l'aspect psychique des troubles de l'assuré. Avec les premiers juges, la Cour de céans n'a aucune raison de s'écarter des conclusions de ce dernier, dont l'appréciation répond aux exigences permettant de lui reconnaître pleine force probante au sens de la jurisprudence précitée (cf. consid. 5 ci-dessus). A cet égard, quoi qu'en dise l'assuré, les avis de son médecin traitant et du rhumatologue F.________ ne sauraient sérieusement faire échec aux conclusions du docteur S.________, au motif que, de l'avis même de ces deux praticiens, les troubles physiques sont étroitement liés à l'atteinte psychique, de sorte qu'il est difficile d'apprécier séparément leur incidence sur la capacité de travail de l'assuré. Il s'ensuit que ces médecins se sont prononcés sur l'incidence des troubles psychiques, alors que cette appréciation entrait dans la compétence du spécialiste en psychiatrie.