Citation: 6B_127/2024 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a confirmé que le recourant ne parlait que l'arabe et que c'était dans cette langue qu'il avait été entendu par la police en présence d'un interprète le 17 août 2023. Elle a indiqué que, conformément à la mention figurant en page 5 de l'ordonnance pénale du 18 août 2023, celle-ci a été traduite en langue arabe par un interprète et notifiée en mains propres. S'agissant du bon à payer figurant au dossier qui mentionnait que l'interprète qui avait officié était désigné comme un interprète en langue espagnole, la cour cantonale a précisé que celui-ci ne saurait constituer un quelconque indice en faveur de la thèse du recourant, l'interprète en question pouvant parler plusieurs langues. À cet égard, la cour a relevé que le recourant n'avait jamais affirmé que l'interprète serait intervenu à ses côtés en espagnol. Le raisonnement de la cour cantonale ne prête pas flanc à la critique lorsqu'elle considère que le recourant, qui a bénéficié d'une traduction en langue arabe effectuée par l'interprète B.________ (cf. ordonnance pénale du 18 août 2023, p. 5), disposait de tous les éléments permettant de comprendre la portée de ladite ordonnance et était informé de la possibilité de s'y opposer par simple déclaration de volonté à l'autorité dans un délai de dix jours. Par son argumentation, le recourant oppose sa propre appréciation des faits et moyens de preuve à celle de la cour cantonale dans une démarche purement appellatoire et, partant, irrecevable. C'est notamment le cas lorsqu'il affirme ne pas avoir été informé de manière claire et exacte dans une langue qu'il comprend du droit de contester dans les dix jours l'ordonnance pénale précitée. Il ne formule aucun grief recevable.