Citation: 6B_5/2021 E. A

A.a. Le 21 janvier 2019, A.________ a déposé plainte contre l'entreprise Fiduciaire B.________ SA pour " abus de confiance (Code pénal suisse, art. 138); atteinte à la personnalité (Code civil suisse, art. 28); violation des devoirs contractuels de fiduciaire et du contrat de mandat (Code des obligations, art. 397, art. 398 al. 2, art. 400 al. 1) : violation de l'obligation de diligence, violation de l'obligation de fidélité, violation de l'obligation de rendre compte et de restitution; violation du droit comptable (Code des obligations, art. 957a à art. 959c); violation de la Loi fédérale sur l'impôt fédéral direct (LIFD, art. 40 et 41); gestion déloyale (Code pénal suisse, art. 158); affirmations fallacieuses et dissimulation de faits vrais (Code pénal suisse, art. 146) ". En substance, il reprochait à la fiduciaire précitée d'avoir comptabilisé des charges supérieures, respectivement inférieures, à la réalité et des produits supérieurs, respectivement inférieurs, à la réalité, la non-comptabilisation de documents financiers, la création de documents ne correspondant pas à la réalité et le non-respect des normes fiscales et comptables. A.b. Par ordonnance du 15 février 2019, le Ministère public de la République et canton du Jura a ouvert une procédure pénale contre inconnu aux fins d'instruire les faits dénoncés par A.________ qu'il a suspendue jusqu'à droit connu dans la cause ouverte par la Cour administrative du Tribunal cantonal jurassien (ADM 137/2018) à la suite du recours du prénommé contre la décision de la Commission cantonale des recours en matière fiscale du 19 octobre 2018. Le 16 mai 2019, A.________ a formé un recours à l'encontre de la décision de suspension rendue le 15 février 2019. Par arrêt du 11 septembre 2019 (CPR 26/2019), la Chambre pénale des recours du Tribunal cantonal jurassien a rejeté le recours susmentionné dans la mesure où il était recevable. En substance, elle a estimé que le recours était tardif et que, quoi qu'il en soit, les motifs invoqués par le ministère public pour ordonner la suspension étaient pertinents. A.c. Par arrêt du 18 novembre 2019 (ADM 137/2018), la Cour administrative du Tribunal cantonal jurassien a admis le recours formé par A.________ contre la décision de la Commission cantonale des recours en matière fiscale du 19 octobre 2018 et a annulé celle-ci. A.d. Par ordonnance du 30 septembre 2020, le Ministère public jurassien a classé la procédure ouverte à la suite de la plainte de A.________ du 21 janvier 2019, l'a renvoyé à agir par la voie civile s'agissant de ses conclusions civiles et a laissé les frais de la procédure à la charge de l'État.