Citation: 6B_1397/2021 E. 8.4

8.4. La cour cantonale a retenu que le recourant estimait qu'il aurait dû être informé au préalable de la présence de B.________ à l'audience du 24 janvier 2018 pour pouvoir préparer ses questions. Aucune obligation en ce sens ne figurait toutefois dans le CPP. Dans la mesure où le recourant avait été confronté à la prénommée à au moins une reprise, devant le ministère public, et où, lors de cette audience, il avait pu faire usage de l'opportunité qui lui était offerte de lui poser des questions, son droit d'être entendu devait être considéré comme ayant été respecté. Certes, le recourant estimait que l'absence d'avocat à ses côtés l'avait empêché de se défendre efficacement. La nomination d'un conseil d'office lui avait toutefois été refusée au motif qu'il était apte à suivre, seul, la procédure, appréciation que le Tribunal fédéral n'avait pas remise en cause dans son arrêt de renvoi. Ce refus ne pouvait dès lors être à l'origine d'une violation de son droit d'être entendu. Le recourant prétendait en outre que le procès-verbal était incomplet et ne reflétait pas exactement les propos tenus. Ce grief n'était cependant pas étayé et aucun des nombreux courriers rédigés postérieurement à l'audience, mais avant que le maintien de l'ordonnance pénale lui soit communiqué, ne portait sur cette question. L'audition de la partie plaignante ne faisait enfin pas partie des réquisitions de preuve qu'il avait présentées le 18 novembre 2018 et rien n'indiquait qu'il se serait plaint de l'absence de B.________ lorsqu'il avait réalisé qu'elle ne comparaîtrait pas, le 8 janvier 2019, le procès-verbal d'audience mentionnant au contraire expressément que les parties ne souhaitaient pas l'administration de nouvelles preuves. Les déclarations de B.________ n'étaient en conséquence entachées d'aucun vice, de sorte que leur caractère exploitable devait être admis.