Citation: 6B_30/2022 E. 4.2

4.2. Bien qu'il mentionne son droit à la dignité, le recourant ne consacre aucun développement à l'art. 7 Cst. Il ne soutient pas qu'il aurait été, d'une manière ou d'une autre, privé d'une enquête effective en lien avec l'allégation de traitements inhumains ou dégradants (volet dit procédural de l'art. 3 CEDH); il ne paraît pas non plus soutenir que le cadre légal régissant sa détention serait insuffisant pour prévenir les peines et traitements inhumains et dégradants, dans le sens d'une violation d'obligations positives découlant des art. 1 et 3 CEDH (cf. p. ex.: arrêt CourEDH Bouyid c. Belgique, Grande Chambre, du 28 septembre 2015, requête no 23380/09, § 116; El-Masri c. " l'ex-République yougoslave de Macédoine ", Grande Chambre, du 13 décembre 2012, requête no 39630/09, § 198). Il ne critique pas non plus précisément, en lien avec l'art. 75 al. 1 CP, les soins qui lui sont dispensés, notamment sur le plan psychiatrique (v. sur le principe d'équivalence en matière de soins médicaux en détention: BRÄGGER/ ZANGGER, Freiheitsentzug in der Schweiz, 2020, no 1155 p. 408). Il n'y a pas lieu d'examiner le recours sous ces différents angles (art. 42 al. 1 et 2 et art. 106 al. 2 LTF). Autant qu'on le comprenne, il soutient exclusivement, dans la perspective matérielle de l'art. 3 CEDH, que ses droits garantis par cette disposition seraient violés en raison de l'insuffisance des mesures prises en vue de sa réinsertion et parce qu'une chance de recouvrer un jour sa liberté ne lui serait pas offerte.