Citation: 6B_2/2025 E. 6.3

6.3. Il ressort du jugement attaqué que le recourant avait requis, en appel, une indemnisation pécuniaire pour sa détention subie dans des conditions illicites du 30 janvier au 7 juin 2024, si bien que sa conclusion visant une indemnisation pour la période subséquente est irrecevable faute d'épuisement des instances cantonales (art. 80 al. 1 LTF). Le recourant sollicite tout à la fois l'allocation d'une indemnité de 30'000 fr. et une réduction de peine de la moitié de la durée subie dans des conditions illicites. Le choix du type d'indemnisation (décision de constatation, allocation d'une somme d'argent ou réduction de la peine) n'appartient pas au recourant, le mode et l'étendue de la réparation étant laissés à l'appréciation du juge. En l'occurrence, la décision cantonale décidant de diminuer la durée de la peine, ce qui correspond à une indemnisation en nature, n'est pas critiquable. Le nombre de jours déduits de la peine, soit un ratio d'un jour de réduction pour deux jours de détention illicites (zone carcérale), respectivement un ratio d'un jour de réduction pour quatre jours de détention illicites (L.________), ne prête pas non plus le flanc à la critique compte tenu de la jurisprudence précitée. En définitive, on ne saurait considérer que la cour cantonale aurait abusé du large pouvoir d'appréciation qui lui est reconnu en la matière. Les griefs formulés par le recourant sont par conséquent infondés.