Citation: 8C_493/2017 E. 4.1

4.1. La recourante met en exergue quelques vices qu'elle qualifie de formels et qui affectent, selon elle, la valeur probante de l'expertise judiciaire psychiatrique. Elle fait valoir que le nom de la personne qui l'a réalisée n'apparaît pas, que le rapport n'est pas daté, qu'il ne contient pas de référence doctrinale. En outre, la teneur des échanges de courriels entre l'experte et le médecin traitant de l'intimée est inconnue, les résultats de prises de sang n'y figurent pas. Quant à l'anamnèse, la recourante soutient qu'elle présente diverses lacunes (omission de troubles antérieurs, d'un passé d'alcoolisme et d'abus sexuels commis par son compagnon) et inexactitudes (à propos d'un voyage en Bolivie). La recourante reproche aussi à l'experte judiciaire de ne pas avoir mentionné la précédente expertise du CEMed, alors que celle-ci retenait pourtant que la capacité de travail était à nouveau entière sur le plan somatique six mois après l'accident, tandis que sur le plan psychique, le statu quo ante était admis, pour la causalité naturelle, avec effet au 31 janvier 2015, l'aggravation n'ayant été que temporaire et aucun des troubles psychiatriques décrits n'étant incapacitants.