Citation: 2C_307/2022 E. 1

A.________ SA est une société inscrite au registre du commerce du canton de Genève. Elle a pour but "l'exploitation de restaurants; l'achat, la vente et la livraison des produits liés à l'alimentation; l'organisation de manifestations en particulier de conférences de séminaires, de banquets, de réceptions, de dîners, de colloques; les prestations de service traiteur; l'organisation d'exposition-vente et vente de tableaux, tapis et objets manufacturés; les conseils relatifs à la conception, la mise en oeuvre, l'exploitation, la gestion, l'administration, et la direction des entreprises rattachées ou liées aux domaines de l'hôtellerie et de la restauration". B.________, de nationalité iranienne, est né en 1982 à Téhéran. Il est marié à une ressortissante iranienne bénéficiant d'un titre de séjour pour études à Genève et réside en Suisse au titre du regroupement familial depuis le 1er juin 2013. Le couple a un enfant né à Genève le 14 février 2017. Le 19 octobre 2016, B.________ a obtenu une autorisation de séjour de courte durée avec activité lucrative (permis L) valable deux ans, afin de pouvoir travailler en qualité de directeur auprès de C.________ SA. Par décision du 29 novembre 2018, l'Office cantonal de l'inspection et des relations du travail du canton de Genève (ci-après: OCIRT) a refusé la demande de transformation du permis L en permis B de l'intéressé, au motif que la demande ne servait pas les intérêts économiques de la Suisse. En effet, les objectifs annoncés en 2016 n'étaient pas atteints. De plus, l'employeur n'était pas en règle avec l'administration fiscale cantonale (impôt à la source) et avait engagé du personnel sans autorisation de travail. L'épouse ayant obtenu, à titre exceptionnel, une prolongation de son séjour pour terminer son Master en Engineering auprès de la HES-SO en février 2020, l'intéressé a pu prolonger son séjour jusqu'au 30 avril 2020 au titre de regroupement familial. Selon contrat de travail du 22 mars 2021, A.________ SA a engagé l'intéressé en qualité de "business developer" à compter du 1er avril 2021 "sous réserve de l'obtention d'une autorisation de séjour et de travail". Le 22 mars 2021, A.________ SA a déposé une demande d'autorisation de séjour avec activité lucrative auprès de l'Office cantonal de la population et des migrations du canton de Genève (ci-après: OCPM) en faveur de l'intéressé. Par décision du 22 avril 2021, l'OCIRT a informé la société qu'il ne lui était pas possible de rendre une décision favorable, au motif que l'admission en vue de l'exercice d'une activité lucrative ne servait pas les intérêts économiques de la Suisse et que l'ordre de priorité de l'art. 21 LEI n'avait pas été respecté. Les 11 mai 2021 et 2 juin 2021, A.________ SA a recouru auprès du Tribunal administratif de première instance du canton de Genève (ci-après : le TAPI) contre la décision rendue le 22 avril 2021 par l'OCIRT. Par jugement du 22 décembre 2021, le TAPI a rejeté le recours.