Citation: 4C.218/2002 11.10.2002 E. 2

Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit mener son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents régulièrement allégués et clairement établis (art. 64 OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c et les arrêts cités). Hormis ces exceptions que le recourant doit invoquer expressément, il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). En l'espèce, la demanderesse méconnaît à l'évidence ces principes, dès lors qu'elle invoque des éléments de fait ne ressortant pas du jugement entrepris, sans se prévaloir d'une des exceptions lui permettant de s'en écarter. En outre, elle présente de nombreuses critiques relevant de l'appréciation des preuves à laquelle se sont livrés les juges cantonaux, oubliant, comme le soulignent pertinemment la défenderesse et l'intervenante, que de tels griefs doivent être formés dans un recours de droit public pour arbitraire, mais qu'ils n'ont pas leur place dans un recours en réforme (cf. ATF 128 III 324 consid. 2.4; 126 II 171 consid. 4c/bb p. 182 et les arrêts cités). Dans ces circonstances, on pourrait se demander, à l'instar de la défenderesse, si le recours mérite d'être considéré comme recevable. Cette question peut toutefois demeurer indécise, pour les raisons développées ci-après.