Citation: 5A_156/2023 E. 3

Se référant aux principes de célérité, d'économie de procédure et de sécurité du droit, le recourant reproche tout d'abord au Tribunal cantonal d'avoir violé le droit en refusant de constater d'office que la question de la capacité de postuler de son avocat avait déjà été tranchée préjudiciellement par le Tribunal fédéral dans son arrêt de renvoi 5A_663/2022 du 10 octobre 2022, dont l'objet mentionnait expressément les termes " capacité de postuler " et " récusation " et qui avait admis le recours. Le recourant ajoute que le Tribunal fédéral n'a par ailleurs pas dénoncé son avocat en application de l'art. 15 al. 2 LLCA, " alors qu'un simple risque suffirait à une telle dénonciation ". Il en conclut que l'examen de la capacité de postuler de son avocat est devenue sans objet dès l'entrée en force de l'arrêt 5A_663/2022, " ce qui n'empêchait pas les juges cantonaux d'annuler la décision litigieuse du 13 juin 2022 ou de constater sa nullité absolue ". Il ajoute que, par courrier du 7 juin 2022, le Conseil de la magistrature de l'Etat de Fribourg " a expressément incité l'avocat soussigné à demander systématiquement la récusation de Mme E.________ à l'autorité compétente " et que les avocats des intimés ne l'ont pas dénoncé à la Commission du barreau malgré le prétendu conflit d'intérêts invoqué. Pour ces raisons également, l'examen de la capacité de postuler de son avocat serait sans objet. En tant qu'elle se fonde sur des éléments qui ne ressortent pas de l'arrêt querellé, en particulier sur le courrier du 7 juin 2022 du Conseil de la magistrature, la critique est irrecevable. Par ailleurs, l'arrêt de renvoi du Tribunal de céans du 10 octobre 2022, au demeurant fondé sur l'art. 112 LTF, ne tranche en aucune manière la question de la capacité de postuler de l'avocat du recourant dans le cadre des procédures pendantes devant la Juge itinérante. Pour le surplus, il peut sans autre être renvoyé aux considérations pertinentes du Tribunal cantonal sur la portée de dit arrêt (cf. arrêt attaqué, consid. 3 p. 6). Enfin, le recourant ne saurait tirer argument de l'absence de saisine de la Commission du barreau, celle-ci ne s'étant pas prononcée sur la question litigieuse.