Citation: 6B_151/2022 E. 1

Le 10 juillet 2008, E.________, directeur de D.L.________ SA, représentant ses trois enfants, a prêté un montant de 130'000 fr. à A.________ et C.________ SA. Le prêt était concédé pour une durée expirant le 31 juillet 2008 et garanti par une cédule hypothécaire de 400'000 francs. Le 3 octobre 2008, E.________, et, le 15 novembre 2008, D.M.________ SA ont prêté respectivement 20'000 fr. et 50'000 fr. à A.________. Aucun de ces prêts n'a été remboursé. Le 20 août 2010, D.L.________ SA ainsi que deux sociétés du même groupe ont déposé une dénonciation pénale à l'encontre de A.________ pour escroquerie, faux dans les titres et abus de confiance. Elles l'accusaient d'avoir détourné à d'autres fins le montant de 1'255'877 fr. 30 sur les acomptes versés et d'avoir abusé de leur confiance pour obtenir des prêts d'un montant total de 200'000 francs. B.b. Par courrier électronique du 3 octobre 2011 et courrier postal du 14 novembre 2011, A.________ a déposé une détermination et plainte pénale contre ses partenaires contractuels et leurs représentants F.________, E.________ et G.________, pour extorsion et dénonciation calomnieuse. B.c. A.________ a été l'administrateur unique de la société H.________ SA, dont la faillite a été prononcée le 22 juin 2011 et suspendue faute d'actifs le 9 janvier 2012. Il a également été l'associé gérant de la société J.________ Sàrl, dont la faillite a été prononcée le 15 octobre 2013 et suspendue faute d'actifs le 7 octobre 2014. B.________ a été employé par J.________ Sàrl du 1er novembre 2010 au 31 janvier 2011. En décembre 2010, la société H.________ SA et B.________ ont conclu un contrat de réservation ayant pour objet une villa. B.________ a versé un montant de 30'000 fr. en exécution de ce contrat. En janvier 2011, après que son contrat de travail a été résilié, B.________ a renoncé à l'achat de la villa et réclamé la restitution du montant versé. A.________ n'ayant pas procédé au remboursement de ce montant, B.________ a, le 15 mai 2012, déposé une plainte pénale pour escroquerie, abus de confiance, gestion déloyale, banqueroute frauduleuse, gestion fautive et violation de l'obligation de tenir une comptabilité. B.d. A.________ est divorcé de I.________. Par jugement du 5 mars 2008, il a été astreint à contribuer à l'entretien de son ex-épouse et de leur fille commune, née en 1997. En date du 5 janvier 2012 et du 29 avril 2013, I.________ a déposé plainte pénale à l'encontre de A.________ pour violation d'une obligation d'entretien. Le 14 mars 2013, le service de l'action sociale en a fait de même. En outre, le 5 décembre 2014, le service de l'action sociale a dénoncé A.________ pour détournement de valeurs patrimoniales mises sous main de justice pour ne pas avoir respecté une saisie destinée au remboursement de pensions d'entretien avancées en faveur de sa fille ainée. B.e. A.________ a été le directeur puis l'associé gérant de la société K.________ Sàrl, dont la faillite a été prononcée le 27 mars 2014 et suspendue faute d'actifs le 26 août 2014. Le 27 juin 2013, la caisse de compensation a dénoncé cette société pour n'avoir pas fourni la déclaration des salaires pour l'année 2012. Par courrier du 1er octobre 2014, l'Office cantonal des faillites a déposé plainte contre A.________ pour n'avoir pas tenu de comptabilité pour les sociétés J.________ Sàrl et K.________ Sàrl, et pour n'avoir pas donné à l'office toutes les informations requises par celui-ci. B.f. Le 2 juillet 2019, le Dr L.________ a déposé son rapport d'expertise psychiatrique relatif à A.________. Relevant que l'expert désigné avait fait effectuer certains entretiens avec le prévenu par des tierces personnes qui n'avaient pas été désignées à cet effet, le mandataire de A.________ a requis la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise par un nouvel expert ou, à défaut, que l'expert soit invité à se déterminer sur un certain nombre de points. Le 12 décembre 2019, le Dr L.________ a déposé un complément d'expertise. Par courrier du 3 février 2020, le mandataire de A.________ a réitéré sa requête tendant à la nomination d'un nouvel expert, requête à laquelle la direction de la procédure a fait droit. Le Dr N.________ a déposé son expertise psychiatrique le 23 août 2020. B.g. A.________ a déjà fait l'objet des condamnations suivantes: - le 5 juin 2007, à 720 heures de travail d'intérêt général, avec sursis pendant 5 ans, et 1'000 fr. d'amende pour abus de confiance, gestion déloyale, banqueroute frauduleuse et fraude dans la saisie, menaces, conducteurs se trouvant dans l'incapacité de conduire, insoumission à une décision de l'autorité et occupation intentionnelle des étrangers sans autorisation; - le 9 juin 2009, à 160 heures de travail d'intérêt général pour violation grave des règles de la circulation routière et banqueroute frauduleuse et fraude dans la saisie; - le 14 décembre 2009, à 7 jours-amende à 150 fr. le jour, avec sursis pendant 2 ans, et une amende de 200 fr. pour opposition aux actes de l'autorité; - le 24 mars 2010, à 15 jours-amende à 110 fr. le jour, avec sursis pendant 2 ans, complémentaire à celles du 9 juin 2009 et du 14 décembre 2009, pour délit contre la loi fédérale sur l'assurance vieillesse et survivants; - le 31 août 2010, à 30 jours-amende à 110 fr. le jour, avec sursis pendant 2 ans, complémentaire à celles du 9 juin 2009, du 14 décembre 2009 et du 24 mars 2010 pour violation des règles de l'art de construire; - le 15 février 2011, à 30 jours-amende à 60 fr. le jour et 90 jours-amende à 60 fr. le jour, avec sursis pendant 5 ans, partiellement complémentaire à celle du 14 décembre 2009, pour violation d'une obligation d'entretien, menaces et injure; - le 10 juin 2011, à 20 jours-amende à 60 fr. le jour, complémentaire à celle du 15 février 2011, pour violation d'une obligation d'entretien; - le 22 juin 2011, à aucune peine additionnelle, complémentaire à celles du 24 mars 2010, du 31 août 2010 et du 15 février 2011, pour calomnie; - le 28 juin 2013, à 70 heures de travail d'intérêt général, avec sursis pendant 4 ans, et à 1'800 fr. d'amende pour conducteurs se trouvant dans l'incapacité de conduire, contravention à la loi sur les stupéfiants et non-restitution de permis et/ou de plaques de contrôle; - le 14 novembre 2013, à 15 jours-amende à 80 fr. le jour pour non-restitution de permis et/ou de plaques de contrôle; - le 8 mai 2014 à 10 jours-amende à 160 fr. le jour, complémentaire à celles du 28 juin 2013 et du 14 novembre 2013, respectivement partiellement complémentaire à celles prononcées le 24 mars 2010, le 31 août 2010, le 15 février 2011 et le 10 juin 2011, pour délit contre la loi sur l'assurance vieillesse et survivants. Il ressort également du dossier que A.________ a encore été condamné les 28 janvier 2016, 17 août 2016 et 4 juillet 2019 pour détournement de valeurs patrimoniales mises sous main de justice à des peines pécuniaires et le 12 décembre 2018 à une peine pécuniaire de 140 jours-amende à 30 fr. le jour pour injure, contrainte, calomnie et dénonciation calomnieuse.