Citation: 6B_1268/2019 E. 1.3

1.3. Selon la cour cantonale, le recourant avait admis avoir indiqué à deux clients de C.________ SA que B.________ avait été licencié notamment en raison de sa consommation excessive d'alcool. Pour l'autorité précédente, de tels propos étaient attentatoires à l'honneur. Les déclarations en question ne concernaient pas la qualité du travail et les compétences professionnelles de B.________, mais plutôt son comportement en tant que personne, le fait de consommer de l'alcool de manière excessive constituant un comportement clairement réprouvé par les conceptions morales généralement admises, que la consommation ait ou non des conséquences dans le cadre professionnel. Les motifs de la résiliation ordinaire du contrat de travail de B.________ n'ayant pas été communiqués par écrit à l'intéressé, il n'était pas possible de savoir si sa consommation d'alcool avait été évoquée lors de son licenciement. S'agissant de la preuve libératoire, la cour cantonale a indiqué qu'il n'existait aucun motif, d'ordre privé ou public, qui aurait justifié que le recourant fît part à des clients des raisons - véridiques ou non - du licenciement de B.________. En tant qu'ancien employeur, il était du devoir de l'intéressé de protéger la personnalité de son employé vis-à-vis des tiers, cela à plus forte raison auprès de clients qui n'avaient aucun intérêt, sinon la curiosité, à connaître les motifs précis du licenciement. Le fait que les clients en question eussent appelé le recourant pour obtenir des renseignements - et non l'inverse - n'était aucunement pertinent. Le recourant n'avait en effet aucune obligation de renseigner les intéressés concernant les motifs de licenciement de B.________. Le recourant n'avait pu agir que dans le dessein de nuire au prénommé. Il se trouvait en effet alors en conflit avec celui-ci, puisque B.________ avait commencé une activité indépendante concurrente et avait débauché des clients de C.________ SA. Le recourant n'avait eu aucune raison de faire de telles déclarations à deux clients de sa société, n'était-ce par esprit de vengeance ou dans l'espoir de dissuader ceux-ci de déplacer leurs assurances auprès de B.________. L'objectif avait donc été de nuire à ce dernier et à sa nouvelle activité. Le recourant ne devait, en conséquence, pas être admis à apporter une preuve libératoire.