Citation: 4A_118/2019 E. 3.3

3.3. Il ressort de l'arrêt entrepris qu'un profil d'investissement du recourant a été établi et que celui-ci faisait mention d'un profil conservateur. Au regard du fait que la plus grande partie des apports ont été effectué en livres sterling alors même que le profil d'investissement mentionnait le dollar américain comme monnaie de référence, il est vrai qu'il est particulièrement étonnant qu'il n'existe pas de traces écrites permettant d'établir sans ambiguïté l'accord des parties quant à la monnaie de référence du compte. À ce titre, l'inscription manuscrite " GBP " à laquelle F.________ a procédé postérieurement à la conclusion du contrat interpelle. Néanmoins, la question de la monnaie de référence du compte n'est pas décisive en l'espèce. En effet, la monnaie de référence du compte, soit la monnaie dans laquelle le solde des avoirs est communiqué au client, n'est en aucun cas l'élément générateur du préjudice que le recourant estime avoir subi. Les pertes réalisées sur le compte du recourant, exprimées en dollars américains, ont essentiellement pour origine le fait que les avoirs ont été en grande partie conservés et/ou investis en livres sterling au moment où cette devise a considérablement perdu de valeur par rapport au dollar américain. Comme évoqué précédemment, l'autorité précédente a constaté que le recourant avait donné son accord à ce que tel soit le cas. Le recourant ne peut être suivi lorsqu'il se plaint d'une violation des devoirs d'information, de conseil et de clarification de la banque en lien avec le fait que l'intimée aurait prétendument omis d'attirer son attention sur les " risques de tenir une grande partie de ses avoirs dans une devise, le GBP, différente de celle utilisée comme monnaie de référence [...] " alors même qu'il souhaitait une gestion conservatrice. En effet, celui-ci ne démontre pas en quoi la détention de livres sterling et l'investissement dans cette devise serait par essence plus risquée qu'en dollars américains. En particulier, il doit être noté que le fait que la livre sterling ait chuté par rapport au dollar américain au cours de la période en question ne signifie en rien qu'une telle dépréciation était prévisible ex anteet que la banque avait un devoir de déconseiller à ses clients de maintenir des avoirs dans cette devise. Le recourant n'allègue pas que la banque aurait effectué des investissements particulièrement risqués n'étant pas en adéquation avec le profil conservateur du recourant. Son grief est mal fondé.