Citation: 7B_118/2023 E. B

Par arrêt du 8 novembre 2022, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre pénale d'appel et de révision) a admis l'appel formé par A.________ contre ce jugement et a rejeté celui du Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après: le Ministère public). Elle a réformé le jugement du 22 octobre 2021 en ce sens qu'elle a acquitté A.________ du chef d'accusation d'abus d'autorité, a mis à sa charge 80 % des frais de la procédure préliminaire et de première instance, a laissé le solde de ces frais ainsi que l'émolument complémentaire de jugement de première instance et l'intégralité des frais de la procédure d'appel à la charge de l'État, a alloué à A.________ une indemnité pour ses frais de défense pour la procédure d'appel, a compensé cette indemnité avec les frais de procédure mis à sa charge et a débouté pour le surplus A.________ de ses conclusions en indemnisation. S'agissant des faits encore contestés devant le Tribunal fédéral, la Chambre pénale d'appel et de révision a en substance retenu ce qui suit: B.a. Dans la nuit du 17 au 18 mars 2018, A.________, appointé de la gendarmerie, était en service dans le quartier X.________ avec ses collègues policiers B.________, C.________ et D.________. Ils étaient accompagnés de F.________, photographe de presse dont l'immersion avait été validée par la direction de la police. La police genevoise commence les services de nuit à 19 heures. B.b. Selon l'ordonnance pénale du 11 mai 2021, il est reproché à A.________ d'avoir, le 18 mars 2018 entre 5 h. 00 et 5 h. 17, devant un établissement exploité par E.________, agressé physiquement un inconnu en lui portant, avec sa main, deux coups au visage ainsi que deux coups de pied aux jambes, avant de l'amener au sol. Aucune mention de cet événement ne figure au journal des événements de la police et aucun rapport n'a été établi. La personne frappée et amenée au sol par A.________ n'a pas été identifiée. B.c. Une partie de la scène en question figure sur une séquence vidéo extraite du système de vidéosurveillance de l'établissement de E.________. Dans un échange de messages WhatsApp entre celui-ci et A.________ intervenu les 19 et 20 mars 2018, le second a demandé au premier de lui envoyer la vidéo, de ne la montrer à personne ou de l'effacer. B.d. Le 26 septembre 2019, A.________ et B.________ ont été entendus par l'Inspection générale des services (ci-après: l'IGS). Par la suite, D.________ et C.________ ont également été auditionnés. Tous les quatre ont également été entendus par le Ministère public. Le photographe F.________ a pour sa part été entendu par le Tribunal de police. B.e. À la demande de A.________, la Chambre pénale d'appel et de révision a versé au dossier une vidéo d'une agression survenue le 6 décembre 2014 dans le quartier X.________. Cette vidéo était utilisée à des fins de formation à la police. La Chambre pénale d'appel et de révision a procédé à l'audition du témoin G.________, sergent-chef à la formation continue de la police et chargé de l'enseignement de la sécurité personnelle et de la mise en place de la formation continue pour tout ce qui concerne le recours aux moyens de contrainte.