Citation: I 442/04 12.07.2005 E. 3

3.1 Sur le plan somatique, il ressort des rapports médicaux au dossier que la recourante présente des troubles statiques et dégénératifs modérés du rachis dorso-lombaire, ainsi qu'une BPCO post-tabagisme actuellement amendée et une surcharge pondérale (voir en particulier le rapport médical de la doctoresse B.________ du 11 octobre 1999). Un examen des fonctions pulmonaires a révélé un syndrome obstructif modéré (rapport du Centre Hospitalier Y.________ du 15 juin 1999), alors qu'un CT-lombaire effectué le 22 juin 1999 a mis en évidence un rétrécissement très modéré acquis du canal lombaire en L3-L4 et permis d'écarter une hernie discale significative en L3-L4, L4-L5 et L5-S1 (rapport du docteur C.________ daté du même jour). Prenant en compte l'ensemble de la documentation médicale, la doctoresse U.________ a considéré que ces atteintes à la santé n'avaient pas de répercussion sur la capacité de travail de la recourante. Eu égard au fait que les troubles statiques lombaires ont été qualifiés de «modérés» tant par la doctoresse B.________ que par le docteur R.________, tandis que l'affection pulmonaire a été considérée comme «amendée», on ne voit pas de motif de s'écarter de l'appréciation du médecin du SMR. A cet égard, l'attestation du docteur R.________ (du 28 mai 2002) selon laquelle sa patiente serait incapable de travailler en raison, à côté du trouble somatoforme douloureux, d'un trouble statique dégénératif du rachis dorso-lombaire comme attesté par le docteur A.________ le 5 août 1999 et d'une BPCO secondaire à une bronchite chronique comme attestée dans le rapport du 15 juin de l'Hôpital Z.________ n'apparaît pas convaincante, faute de motivation. Dans son rapport du 5 août 1999, le docteur A.________ préconisait du reste une reprise de travail à 50 % dès le 9 août 1999, puis de 100 % trois semaines plus tard. La recourante ne saurait rien déduire non plus en sa faveur de l'avis du docteur E.________ (des 24 et 25 février 2000), selon lequel il trouve justifié du point de vue médical d'accorder à la recourante des prestations selon l'art. 54 LCP à un taux de 100 %. Les conditions qui régissent l'octroi de prestations au sens de l'art. 54 de la loi cantonale vaudoise du 18 juin 1984 sur la Caisse de pensions de l'Etat de Vaud (LCP; RSVD 172.43) ne sont pas identiques à celles auxquelles est soumis le droit à une rente d'invalidité au sens de l'art. 28 LAI, puisqu'est déterminante au sens de la disposition de droit cantonal l'incapacité de remplir tout ou partie de sa fonction ou d'une autre fonction de substitution. L'avis du docteur E.________ rendu dans ce cadre ne saurait donc lier l'assurance-invalidité. Au surplus, le médecin indique tenir compte des 28 années de service de l'intéressée - ce qui ne constitue pas un critère pertinent pour l'évaluation de l'invalidité - et du fait que le cas n'est pas accessible à une mesure psychothérapeutique, ce qui ne dit rien encore sur les répercussions des atteintes à la santé en cause sur la capacité de travail de l'assurée.