Citation: 6B_221/2025 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a relevé, à l'instar des premiers juges, que, sous l'angle de la garantie au respect de la vie familiale du recourant, ses seuls liens qui subsistaient avec la Suisse étaient ses filles, âgées de dix et sept ans, avec lesquelles les relations avaient toutefois été durablement rompues par l'exécution d'une peine en raison d'infractions dont elles avaient également été victimes (art. 123 ch. 2 CP, art. 22 al. 1 ad 181 et 219 CP). Pour le reste, la famille du recourant se trouvait à l'étranger, principalement en Équateur et aux États-Unis, où celui-ci avait d'ailleurs vécu durablement. Ses liens familiaux en Suisse étaient dès lors ténus. Sous l'angle de son droit au respect de sa vie privée, la cour cantonale a relevé que le recourant n'était arrivé sur le territoire helvétique qu'en 2016, à l'âge de 34 ans. Au bénéfice d'un CFC, il était toutefois sans emploi lors de son arrestation, après avoir exercé dans divers établissements hôteliers. Le recourant ne pouvait dès lors pas se prévaloir de liens sociaux et professionnels particulièrement intenses avec la Suisse. Selon la cour cantonale, il était permis donc de douter de la réalisation d'un cas de rigueur, dès lors que l'expulsion du recourant ne le placerait pas dans une situation personnelle grave. Même à supposer que celui-ci fût réalisé, il était manifeste que l'intérêt public à l'expulsion l'emportait sur l'intérêt privé du recourant à rester en Suisse, compte tenu de la gravité des infractions commises et du risque de récidive d'actes de même nature qu'il présentait, référence étant faite à ses antécédents et son manque d'introspection. Enfin, les moyens de communication modernes permettraient au recourant d'avoir des échanges avec ses filles et l'on ne discernait aucun motif s'opposant à sa resocialisation en Espagne, où il avait d'ailleurs séjourné et travaillé avant de venir en Suisse. La cour cantonale a donc conclu que c'était à bon droit que l'autorité inférieure avait ordonné l'expulsion du recourant, la durée de huit ans étant par ailleurs adéquate au regard de sa culpabilité et de la nécessité de maintenir, à long terme, un lien avec ses filles.