Citation: 6B_812/2020 E. B

Par jugement du 14 mai 2020, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel formé par A.________ contre ce jugement et a confirmé celui-ci. Il en ressort ce qui suit. B.a. B.________ a été renvoyé devant le Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne, comme prévenu de lésions corporelles simples qualifiées et de lésions corporelles graves par négligence. L'acte d'accusation du 12 juillet 2019 se fondait sur les éléments suivants : à C.________, durant la nuit du 15 au 16 novembre 2014, au retour du centre espagnol, où les intéressés avaient bu de l'alcool, une dispute a éclaté entre B.________ et son amie A.________. Durant l'altercation, le prénommé aurait agrippé cette dernière par derrière et l'aurait serrée fort au bras. Ce faisant, il l'aurait faite chuter au sol, puis lui aurait frappé la jambe gauche, à plusieurs reprises, avec un objet métallique contondant, causant à celle-ci des hématomes et notamment une fracture distale tibia-péroné, avant de quitter son domicile, laissant A.________ seule dans l'appartement. Cette dernière a déposé plainte le 11 décembre 2014. B.b. Par jugement rendu le 4 juillet 2018 par le Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne, B.________ a été reconnu coupable de lésions corporelles simples sur A.________, pour avoir porté un coup au visage de cette dernière dans la nuit du 15 au 16 novembre 2014, à C.________, alors que tous deux rentraient d'une soirée passée au centre espagnol. Ce jugement a été confirmé par la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois par jugement du 8 novembre 2018. Par arrêt du 12 avril 2019 (6B_220/2019), le Tribunal fédéral a rejeté - dans la mesure de sa recevabilité - le recours formé par B.________ contre le jugement du 8 novembre 2018. B.c. Les événements de la présente cause ont d'abord fait l'objet d'une ordonnance de classement rendue par le ministère public le 28 novembre 2016, confirmée par la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois le 10 mars 2017. Par arrêt du 30 novembre 2017 (6B_607/2017), le Tribunal fédéral a rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, le recours formé par A.________ contre l'arrêt du 10 mars 2017. La procédure préliminaire a ensuite été reprise, sur requête de la prénommée, après que le ministère public eut pris connaissance des déclarations faites par B.________ lors des débats tenus devant le Tribunal de police le 4 juillet 2018. B.d. Dans un rapport médical dressé le 24 novembre 2014 par des médecins du Centre universitaire romand de médecine légale (ci-après : CURML), la prise en charge de A.________ a été décrite de la manière suivante : celle-ci a été emmenée au service des urgences du Centre hospitalier universitaire vaudois le 16 novembre 2014; son anamnèse était alors "presque impossible" (il a été fait mention d'une consommation de deux bouteilles de vodka); la prénommée faisait état de violence conjugale et se plaignait de douleurs à la jambe gauche; à l'examen clinique, elle présentait une déformation avec tuméfaction de la partie distale du membre inférieur gauche, un hématome pariéto-occipital droit, des signes d'épistaxis jugulée, une tuméfaction de la lèvre supérieure et un foetor alcoolique; un scanner cérébral n'a pas révélé de lésion; une radiographie de la cheville a mis en évidence une fracture du tiers distal du tibia et du péroné gauches avec une suspicion de fracture intra-articulaire; un dosage de l'alcool dans le plasma a révélé une alcoolémie de 2,76 g o/oo. L'examen physique pratiqué par les médecins lors de la consultation du 24 novembre 2014 a en outre mis en évidence diverses lésions. B.e. Une expertise médico-légale a été mise en oeuvre afin notamment de découvrir si la fracture du tibia-péroné subie par A.________ était compatible avec des coups donnés au moyen d'un objet contondant ou avec une chute, respectivement quel était le mécanisme le plus probable entre les deux scénarii précités. Dans un rapport du 20 janvier 2016, les experts ont indiqué que, sur la base des traits de fracture visualisés au niveau tibio-fibulaire gauche, un traumatisme direct provenant de la face médiale de la jambe pouvait être compatible avec des coups, mais que la présence de la fracture du premier métatarsien gauche et l'infiltration des tissus mous située sur la face latérale parlaient plutôt en faveur d'un mécanisme complexe, de type torsion, tel qu'on pouvait l'observer lors d'une chute. Selon eux, un unique choc contondant à la jambe ne pouvait pas expliquer la fracture du pied gauche située à distance de la fracture tibio-fibulaire.