Citation: 6B_1462/2022 E. 1.3.3

1.3.3. Pour qu'une contradiction flagrante avec une décision pénale rendue postérieurement justifie une demande de révision, encore faut-il que les décisions concernées reposent " sur les mêmes faits " (art. 410 al. 1 let. b CPP). C'est l'appréciation du même état de fait retenu à la base de chacun des jugements qui doit présenter une contradiction telle qu'elle les rend inconciliables au point qu'un des deux jugements apparaît nécessairement faux (arrêt 6B_972/2019 du 9 octobre 2019 consid. 3.2, traduit in SJ 2020 I 11; v. également: DANIEL JOSITSCH/NIKLAUS SCHMID, Handbuch des Schweizerischen Strafprozessrechts, 4e éd. 2023, n. 1598; LAURA JACQUEMOUD-ROSSARI, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2e éd. 2019, n. 31 ad art. 410 CPP). Or, le recourant ne va pas jusqu'à prétendre que l'état de fait le concernant serait le même que ceux à la base des hypothétiques jugements rendus préalablement. Du moins, il ne le démontre pas. Cela semble de toute façon exclu, dans la mesure où il est notamment reproché au recourant d'avoir participé à trois manifestations bien précises, ou encore d'avoir, dans le cadre de l'une d'elles, utilisé un véhicule et le contenu de celui-ci pour bloquer la rue, ce qui n'apparaît pas avoir été le cas des autres manifestants. À défaut pour les faits à la base des jugements invoqués par le recourant d'être identiques, respectivement à défaut pour le recourant de l'avoir démontré par une motivation conforme aux prérequis de l'art. 106 al. 2 LTF, il était parfaitement concevable pour les autorités précédentes de retenir une solution différente s'agissant de la proportionnalité de la réponse policière - étant rappelé que cette question doit de toute façon s'examiner individuellement (cf. supra consid. 1.2.4) - sans pour autant craindre le prononcé de jugements contradictoires ouvrant la porte à de multiples procédures de révision.