Citation: 2D_11/2020 E. 1.4

1.4. On ne voit pas, quoi qu'en dise le recourant, en quoi ce dernier aurait encore un intérêt actuel à recourir. En effet, comme le recourant l'admet lui-même, la décision de récusation a, en tout état, été exécutée et a produit ses effets, dès lors que l'examen oral que l'intéressé devait évaluer s'est déroulé le 12 juin 2019. Sous cet angle, l'intérêt du recourant à obtenir une décision motivée concernant sa récusation, afin de pouvoir recourir à son encontre, n'est plus actuel. S'il faut par ailleurs comprendre des allégations de l'intéressé qu'il craint que la récusation dont il a fait l'objet entache sa réputation auprès des établissements scolaires et amène ceux-ci à ne plus le mandater comme expert, il ne s'agit que de pures hypothèses; rien n'indique ou ne laisse prévoir que tel serait le cas. Le responsable des procédures de qualification de la Direction générale a au demeurant souligné, dans sa décision du 11 juin 2019, que les qualités d'expert du recourant - seules pertinentes lorsqu'il s'agit de procéder à l'évaluation des apprentis - n'étaient pas remises en cause, l'intéressé ne contestant par ailleurs pas avoir pu expertiser, comme prévu, la procédure de qualification d'un autre apprenti. Enfin, s'agissant des prétentions pécuniaires soulevées par l'intéressé, il ressort des constatations cantonales que celui-ci a été intégralement indemnisé pour les activités qu'il a effectivement accomplies en qualité d'expert. Le recourant ne remet pas en cause ce qui précède, mais affirme que l'annulation de l'arrêt entrepris lui permettrait de réclamer des dommages-intérêts pour le "manque à gagner injustifié de l'examen" causé par sa récusation. L'intéressé perd toutefois de vue que l'objet du présent litige ne porte pas sur le contrôle de la régularité de la procédure de récusation, par laquelle il aurait pu faire constater l'illicéité de celle-ci en vue d'une éventuelle action en dommages-intérêts; un tel examen relevait en effet du recours que l'intéressé avait interjeté auprès du Département cantonal et que ce dernier a déclaré irrecevable, faute de paiement de l'avance de frais. Dès lors que le recourant ne remet pas en cause ladite décision de non-entrée en matière, il ne saurait se prévaloir d'un quelconque intérêt actuel à faire valoir des prétentions qui ne font pas l'objet de la présente procédure.