Citation: 8C_541/2014 E. 2

Les premiers juges ont constaté que l'assurée n'avait fait valoir aucun motif de récusation formel à l'encontre du docteur D.________. Le seul fait qu'on lui avait vivement déconseillé de le choisir comme médecin traitant, sans autres précisions sur ce qu'elle reprochait à ce médecin, ne constituait pas un motif valable de récusation. La circonstance que celui-ci fonctionnait habituellement comme médecin-conseil des assureurs n'était pas non plus un motif suffisant, selon la jurisprudence, pour conclure à la partialité de l'expert. En l'absence de motifs objectifs de récusation, la recourante ne pouvait prétendre à ce que le docteur D.________ soit écarté ou remplacé par un autre médecin dont elle avait proposé le nom. A cet égard, les premiers juges ont relevé que les correctifs apportés par l'ATF 137 V 210 en ce qui concerne la procédure de mise en oeuvre d'une expertise par l'administration n'imposaient à la juridiction cantonale, en cas de désaccord entre les parties, de procéder elle-même à la désignation d'un expert, ni même à tenter de les concilier sur le choix de l'expert.