Citation: 8C_718/2022 E. 6.5

6.5. Enfin, la recourante fait grief au Tribunal administratif fédéral de ne pas avoir admis une violation de son droit d'être entendue dès lors que son dossier administratif était incomplet (à titre d'exemple: il manquait ses évaluations annuelles). La recourante fait également valoir qu'elle n'a eu accès à son dossier médical qu'en cours de procédure devant le Tribunal administratif fédéral et que pareille violation ne pouvait pas être réparée en instance de recours. Les juges précédents ont relevé que les évaluations annuelles de la recourante étaient des pièces non pertinentes pour l'issue du litige dès lors que la résiliation litigieuse ne se fondait pas sur un manquement dans les prestations mais sur une inaptitude durable à effectuer le travail convenu en raison de problèmes médicaux. Le fait que l'intimée ne les avait pas jointes au dossier ne violait pas le droit d'être entendue de la recourante. Cette appréciation échappe à la critique. Le droit de consulter le dossier s'étend à toutes les pièces décisives et garantit que les parties puissent prendre connaissance des éléments fondant la décision et s'exprimer à leur sujet (ATF 142 I 86 consid. 2.2 ss; 132 II 485 consid. 3.2). Or la recourante ne prétend pas qu'elle n'a pas eu accès aux éléments déterminants ayant servi de fondement à la décision de résiliation de l'intimée et n'indique pas non plus quel point les juges précédents auraient omis de traiter qui aurait pu être étayé par les documents absents du dossier. Quant au dossier médical de la recourante, l'intimée n'y avait pas accès en tant qu'employeur. En effet, les données relatives à la santé font partie des données personnelles sensibles lesquelles sont particulièrement protégées (voir l'art. 5 let. c ch. 2 de la loi fédérale du 19 juin 1992 sur la protection des données [LPD; RS 235.1] et également les art. 27 ss LPers qui règlementent le traitement des données dans le cadre des rapports de travail; arrêt 8C_387/2022 du 21 août 2023 consid. 5.2.4 destiné à la publication). Il appartenait donc à la recourante d'en demander la communication, ce qu'elle a fait et obtenu en cours de procédure de recours. Cela étant, il ressort de l'arrêt attaqué qu'elle a eu l'occasion de s'exprimer à de nombreuses reprises. On ne discerne dès lors pas en quoi il y aurait eu une violation du droit d'être entendu, la recourante ayant pu, si elle l'avait jugé utile, se déterminer au sujet de son dossier médical.