Citation: 8C_383/2018 E. 6

En l'espèce, dans son rapport du 27 septembre 2017, le docteur E.________ a confirmé que l'assuré avait développé des douleurs après l'accident, mais qu'aucune lésion n'avait été mise en évidence à l'imagerie. Il a précisé que le recourant avait "simplement développé plusieurs mois après l'accident une capsulite rétractile". Certes, il a conclu son rapport par ces mots: "il existeen tout cas un lien de causalité entre le traumatisme et le développement de la symptomatologie ressentie par le patient". On peut donc s'interroger sur la pertinence des conclusions apparemment contradictoires émises par ce médecin. Quant aux avis du docteur C.________ et du chiropraticien F.________, ils n'apportent pas d'éléments décisifs. En effet, le premier s'est contenté d'exprimer qu'il "pensait clairement" que les douleurs d'ordre mécanique étaient dues à l'accident (rapport du 22 septembre 2017). Quant au second, il a indiqué que les troubles étaient "à son sens de nature accidentelle" (rapport du 25 septembre 2017). Ces appréciations succinctes relèvent d'un raisonnement "post hoc ergo propter hoc" comme l'a retenu la juridiction précédente. Elles permettent uniquement de considérer l'existence d'un rapport de cause à effet comme une hypothèse possible, ce qui n'est pas suffisant (cf. consid. 3.1). Cela étant, la question de la force probante du rapport du docteur E.________, sur lequel s'est fondé la cour cantonale, peut demeurer indécise. En effet, dans son rapport du 28 juin 2017, le docteur G.________ a confirmé que l'arthro-IRM réalisée 9 jours après l'accident s'était révélée normale, plus particulièrement, qu'elle n'avait mis en évidence aucune déchirure tendineuse ou ligamentaire ni aucune séquelle de luxation ou de fracture. Ce médecin a constaté que le diagnostic de capsulite rétractile avait été posé bien à distance du traumatisme et que celle-ci avait "cédé" avant la fin 2016. Il a en outre précisé que si la capsulite rétractile était déclenchée par un traumatisme, elle se développait dans les jours voire les semaines qui suivent l'accident. Il a également souligné que l'évolution du cas avait été favorable puisque dès l'été 2016 l'assuré avait pu pratiquer à nouveau le kitesurf, activité qui ne peut être exercée, selon ce médecin "sans des amplitudes d'épaule adéquates". En conclusion, le docteur G.________ a considéré que si l'intimée avait accepté le cas "à bien plaire" une prise en charge des frais relatifs à l'accident ne se justifiait plus après une période de deux ans. Quand bien même la juridiction précédente a laissé la question ouverte de la valeur probante du rapport de ce médecin, le Tribunal fédéral considère qu'il n'y a pas de raison de s'en écarter. Le docteur G.________ s'est basé sur des données objectives, son appréciation est convaincante et rejoint, somme toute, les constatations du docteur E.________ sur la question de l'absence de substrat organique à l'origine des troubles du recourant. Vu ce qui précède, le lien de causalité entre l'événement accidentel du 3 février 2015 et les troubles à épaule droite subsistant au-delà du 3 février 2017 doit être nié. Cette conclusion s'impose sans qu'il soit nécessaire d'ordonner une instruction complémentaire sous la forme d'une expertise médicale.