Citation: 1C_497/2022 E. 2.7

2.7. La recourante se plaint encore de ce que l'architecture du projet querellé a été jugée insuffisante pour permettre l'octroi de la dérogation sollicitée. La Cour de justice a relevé à cet égard que jusqu'à présent la recourante n'avait pas critiqué le caractère indigent de l'architecture proposée, mais qu'elle avait considéré en substance que d'autres projets aussi peu qualitatifs que le sien auraient aussi été autorisés. Ce grief se confond ainsi avec celui de la violation de l'égalité de traitement (voir infra consid. 3). Au demeurant, le projet en question a été qualifié de "indigent" par la CA, de "trop simpliste" par le Département et de "pauvre" et "sans qualité esthétique" par la commune. La cour cantonale a relevé que le caractère anecdotique de la mitoyenneté s'était encore péjoré avec la seconde version du projet, passant d'un couvert à voitures à une simple dalle surplombant un espace couvert intitulé "abri à vélos". La recourante ne saurait dans ces conditions se plaindre de ne pas comprendre "ce que signifie une mitoyenneté anecdotique". Son argumentation est en effet l'expression d'une appréciation subjective de l'adéquation de la construction avec son environnement bâti, qui ne rend pas déraisonnable le raisonnement de la cour cantonale. L'instance précédente pouvait donc considérer sans arbitraire que l'indigence de l'architecture constituait un motif objectif supplémentaire pour refuser la dérogation, qui doit demeurer une exception et ne saurait devenir la règle.