Citation: 8C_312/2016 E. A

A.________ est associée-gérante des sociétés B.________ Sàrl et C.________ Sàrl et exploite en cette qualité un magasin de sport. Sous la raison individuelle "D.________", elle dispensait également des cours de plongée, entre autres activités, avant de subir plusieurs accidents au cours des années 2009 et 2010, à la suite desquels elle a bénéficié de prestations de l'assurance-accidents obligatoire. Le 14 septembre 2010, elle a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité en raison d'une double hernie discale, opérée le 14 mai 2010 selon Cloward avec exérèse des deux hernies et mise en place de deux cages. Dans la procédure opposant l'assurée à son assureur-accidents, une expertise pluridisciplinaire a été confiée au Centre d'expertise médicale (CEMed). Dans leur rapport d'expertise du 26 août 2011, les médecins du CEMed ont considéré que la capacité de travail de l'assurée était nulle en ce qui concernait les activités de plongée. En revanche, elle était totale dans une activité adaptée. Par décision du 15 janvier 2013, l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (ci-après: l'office AI) a nié le droit de l'assurée à des mesures professionnelles en raison d'un manque d'intérêt de sa part. En outre, il a refusé de lui allouer une rente d'invalidité, au motif que le taux d'invalidité (de 36 % si des mesures de réorganisation de l'entreprise étaient exigibles et de 18 % dans le cas contraire) n'était pas suffisant pour ouvrir droit à cette prestation.