Citation: 6F_2/2020 E. 4.5.2

4.5.2. Par ailleurs, au titre de " l'implication de l'appelant ", la décision cantonale objet de l'arrêt de renvoi reposait sur la constatation qu'il existait une structure parallèle criminelle (consid. 4.7.2 ss), à laquelle appartenaient le demandeur en révision, ainsi que son bras droit. Au consid. 4.7.5.2, en particulier, la cour cantonale avait tenu pour " accablant " le constat que certains individus soupçonnés d'avoir fait partie de la structure criminelle avaient appartenu au commando qui avait sévi à C1.________. Elle renvoyait, de surcroît, au consid. 4.5.8, dans lequel elle parlait du commando d'hommes cagoulés, composé notamment de J.________. Cela suffit à démontrer que le premier arrêt sur appel discutait notamment l'existence d'un lien entre le demandeur en révision, J.________ et une organisation et/ou une structure criminelle. Toujours dans la perspective d'établir le rôle du demandeur en révision, la cour cantonale avait également relevé: " Les explications variables et contradictoires du prévenu et de J.________ n'étant pas crédibles, force est de constater que l'appelant a retrouvé au moins trois des supposés membres de l'organisation criminelle à la station service sur la route de C1.________, soit son ami et bras droit J.________ ainsi que les frères X.________ " (consid. 4.7.3.3). Dans son premier recours en matière pénale, le demandeur en révision avait opposé qu'il aurait été insoutenable et contraire à la présomption d'innocence, de retenir que le fait d'avoir côtoyé des collègues de la Police F.________ dans une station d'essence pût constituer un indice de culpabilité (mémoire de recours 6B_947/2015, grief no 10, p. 106; v. aussi p. 132). Il aurait été arbitraire, de son point de vue, de retenir que la rencontre d'autres membres de la Police F.________ dans une station service aurait constitué une charge contre lui (mémoire de recours 6B_947/2015, grief no 18 p. 160 et la référence au consid. 4.7.3.3 du premier arrêt sur appel). Toujours dans cette écriture, il reprochait à la cour cantonale d'avoir retenu qu'il faisait partie d'une organisation criminelle en se basant sur les conclusions des enquêteurs ainsi que l'existence d'actes de torture en présence de J.________ à Y.________ (Mémoire de recours 6B_947/2015, griefs nos 15 et 16, p. 130). La structure criminelle et l'appartenance de J.________, étaient mentionnées, d'une manière ou d'une autre, dans différents passages du recours, notamment en pages 136, 141 et 143, 144 et 146. Dans l'arrêt de renvoi, c'est en traitant les griefs du recourant relatifs au rôle exercé par J.________, en particulier sa participation avec son équipe au groupe de D1.________ et E1.________ (arrêt de renvoi, consid. 9.6), à l'absence d'explication de la présence du chef de la F1.________ sur les lieux (consid. 9.7), à sa participation à la dernière séance préparatoire de l'opération E.________ (consid. 9) et à sa présence à la station service de G1.________ (consid. 9.9) que le Tribunal fédéral a fait référence au consid. 4.7.3.3 du premier arrêt sur appel. On trouve également une discussion en relation avec la preuve de l'existence d'une organisation criminelle et l'implication de J.________ au consid. 10.2.2.4 de l'arrêt de renvoi. Cela suffit amplement à illustrer que l'arrêt de renvoi, suivant en cela les griefs dirigés par A.________ contre la première décision sur appel, discutait bien l'implication de ce dernier dans une organisation criminelle à laquelle pouvait avoir appartenu J.________, qui n'en demeurait pas moins présumé innocent. Il n'y a, sous cet angle non plus, aucune contradiction.