Citation: 1B_286/2021 E. 3

La Cour des plaintes a considéré que le recours dont A.________ AG l'avait saisie était devenu sans objet à la suite du jugement de la Cour des affaires pénales du 23 avril 2021, notifié oralement lors des débats, qui prononce la confiscation de l'immeuble de la société, ainsi que des loyers perçus et à percevoir, ajoutant qu'il ne lui appartenait plus de statuer sur son sort et que si elle le faisait, cela reviendrait potentiellement à toucher à la substance de ce jugement. La Cour des plaintes a clairement indiqué la raison pour laquelle elle considérait que le recours était sans objet et qu'elle n'avait pas à se prononcer au fond. Sa décision satisfait ainsi les exigences de motivation requises et la recourante dénonce à cet égard en vain une violation de son droit d'être entendue. La recourante ne développe aucune argumentation en lien avec la motivation qui a amené la Cour des plaintes à considérer son recours comme sans objet et à rayer la cause du rôle. Elle ne cherche en particulier pas à démontrer en quoi le prononcé du jugement de la Cour des affaires pénales ordonnant la confiscation de son immeuble ne rendait pas celui-ci sans objet. Elle se borne à soutenir avoir requis bien avant l'audience de jugement du 23 avril 2021 la vente de son immeuble et avoir le droit, même après la notification de celui-ci, à ce qu'il soit statué sur ses conclusions tendant à la levée du séquestre portant sur son immeuble à U.________ sans étayer son argumentation. Il est douteux que le recours réponde aux exigences de motivation requises qui interdit les critiques appellatoires. Quoi qu'il en soit, la recourante perd de vue que la mesure provisoire de séquestre dont elle sollicitait la levée aux fins de procéder à la vente de son immeuble a été remplacée par la confiscation définitive de celui-ci prononcée par la Cour des affaires pénales et que la Cour des plaintes n'était dès lors plus habilitée à donner une suite favorable aux conclusions de la recourante sauf à remettre en cause le jugement. Pour le surplus, l'argumentation qu'elle développe en lien avec la confiscation excèdent l'objet du litige et devra être invoquée dans le cadre de la procédure d'appel.