Citation: 4A_170/2021 E. 5.2

5.2. La recourante commence par se prévaloir d'une incohérence entre les deux jugements rendus par l'autorité précédente. Elle se contente d'affirmer que certaines questions de la seconde requête étaient les mêmes que lors de la première, et que le juge avait alors refusé d'ordonner un contrôle spécial en niant la vraisemblance de violations de la loi et d'un éventuel dommage pour les actionnaires. La recourante ajoute que le résultat comptable lors de la seconde requête était bénéficiaire. Or, dans le jugement attaqué, l'instance précédente a indiqué qu'il ne s'agissait pas des mêmes questions, en détaillant leur objet, et que la situation de la société était différente de celle qui prévalait lors de la première procédure. Elle a en outre expliqué avec soin quelles dispositions légales n'étaient vraisemblablement pas respectées par la société dans le cadre de la seconde procédure. Les seules affirmations auxquelles se livre la recourante, pour autant qu'elles soient recevables, ne sont pas propres à remettre en cause le bien fondé des considérations de l'instance précédente. La recourante allègue ensuite que les intimés n'avaient pas d'intérêt protégé à obtenir un contrôle spécial. En effet, ils connaissaient les réponses à leurs questions puisque C.________ avait été administrateur de la société et qu'elle avait répondu à toutes les questions dans son écriture déposée devant l'instance précédente. Dans son recours, elle a brièvement commenté ces réponses. Toutefois, contrairement à ce que soutient la recourante, les quelques indications qu'elle a formulées dans son écriture auprès de l'instance précédente ne permettent pas de considérer que des réponses complètes auraient été données aux questions posées par les intimés. Au surplus, elle ne s'en prend pas clairement à la motivation de l'instance précédente, laquelle a détaillé les raisons l'ayant amenée à conclure à l'absence de réponses satisfaisantes données par le conseil d'administration. Il en va de même s'agissant des explications de l'instance précédente selon lesquelles B.________ n'avait jamais été membre du conseil d'administration et C.________ n'y siégeait plus depuis trois ans, de sorte que leur position ne leur permettait pas de connaître déjà les réponses aux questions litigieuses. Enfin, dans les quelques lignes que consacre la recourante aux autres chapitres de son recours, elle ne répond pas non plus aux exigences de motivation prévalant devant le Tribunal fédéral, puisqu'elle se limite à de simples affirmations, sans discuter les motifs du jugement attaqué.