Citation: 4A_426/2018 E. 5

Le recourant dénonce l'application prétendument arbitraire de l'art. 268 al. 1 CPC concernant la modification des mesures provisionnelles, de l'art. 152 al. 1 CPC concernant le droit à la preuve dans le procès civil, de l'art. 254 CPC concernant les moyens de preuve recevables en procédure sommaire, de l'art. 256 al. 1 CPC autorisant le juge de première instance à statuer sans débats en procédure sommaire, et de l'art. 316 al. 1 CPC autorisant également les juges d'appel à statuer sans débats; le recourant dénonce en outre la constatation à son avis arbitraire des faits déterminants. Il reconnaît « l'antagonisme sérieux » qui s'est élevé entre les deux associés. Il admet que « l'intervention d'un tiers collaborant à la bonne marche de la société est indispensable ». Il affirme que U.________ outrepasse gravement les limites de son mandat et gère l'entreprise à son gré, sans jamais le consulter personnellement et sans tenir aucun compte de ses droits et intérêts. Le recourant se borne cependant, à ce sujet, à développer des protestations très générales; il ne prétend pas avoir allégué des faits concrets et significatifs, ni avoir produit les documents aptes à en apporter la preuve. Il ne prétend pas non plus jouir du droit inconditionnel d'obtenir des débats devant les tribunaux cantonaux et il n'explique pas en quoi des débats pourraient mettre en évidence le comportement importun qu'il impute à U.________. Dans ces conditions, le grief tiré du droit d'être entendu, également invoqué, se confond avec celui de l'application prétendument arbitraire des règles de procédure. L'argumentation présentée ne répond en aucune manière aux exigences spécifiques que consacre la jurisprudence ci-mentionnée relative à l'art. 98 LTF. Il s'ensuit que le recours en matière civile est irrecevable faute d'une motivation topique et suffisante.