Citation: 7B_96/2023 E. 3.2

3.2. Selon le recourant, l'autorité précédente aurait arbitrairement omis de reprendre des éléments de l'expertise du 30 avril 2021 et certaines déclarations de l'expert C.________ lors de son audition devant le TAPEM le 14 octobre 2021. Elle aurait en outre dû tenir compte du rapport rendu le 4 juin 2020 par la criminologue D.________ concluant qu'un "changement de mesure permettra (au recourant) de progresser pour autant, il va de soi, que l'intéressé s'inscrive activement dans un parcours thérapeutique". La cour cantonale aurait enfin passé sous silence certains éléments "cruciaux" contenus dans le rapport rendu le 4 août 2020 par le Service de probation et d'insertion du canton de Genève, alors qu'ils attesteraient l'engagement récent du recourant dans un suivi psychothérapeutique, respectivement l'évolution favorable de sa situation. Certains faits omis seraient destinés notamment à démontrer que le suivi psychothérapeutique entrepris en février 2020 se serait intensifié depuis l'expertise du 30 avril 2021 et qu'une mesure thérapeutique institutionnelle serait parfaitement possible. Contrairement à ce que soutient le recourant, et comme cela résulte des considérants ci-dessous (cf. consid. 4 et 5 infra), les éléments de fait que le prénommé demande de compléter et/ou de corriger ne sont pas susceptibles d'influer sur le sort de la cause. S'agissant en particulier de l'évolution du recourant en lien avec le travail thérapeutique effectué, l'autorité précédente l'a relevée, considérant toutefois que ces changements survenus n'étaient pas suffisamment significatifs pour rendre obsolètes les conclusions de l'expertise du 30 avril 2021, respectivement que cette évolution positive ne permettait pas en l'état de considérer que les conditions d'un changement de mesure en une mesure institutionnelle fermée étaient en l'espèce réalisées. Savoir si l'autorité précédente pouvait parvenir à cette conclusion est une question de droit qui sera examinée plus loin. Dans ce qui suit, le Tribunal fédéral se fondera dès lors exclusivement sur les faits de l'arrêt entrepris (art. 105 al. 1 LTF). Par conséquent, le grief d'arbitraire dans l'établissement des faits doit être écarté.