Citation: 9C_91/2017 E. 5.2

5.2. Les experts ont ensuite clairement indiqué les motifs pour lesquels l'état de santé de A.________ s'était amélioré en novembre 2013. Après avoir constaté que l'intimée souffrait d'une sclérose en plaques sous forme d'un épisode inaugural sans récidive (au 6 novembre 2013), ils ont tout d'abord précisé que cette affection entraînait fréquemment une fatigue, même en dehors de poussées aiguës. Le traitement initial était d'ailleurs connu selon les experts pour entraîner une fatigue importante. En se fondant sur l'avis des médecins traitants, ils ont dès lors confirmé les arrêts de travail décrétés précédemment. Puis, les experts ont relevé que les médecins traitants avaient substitué l'immuno-modulateur initial par un nouveau traitement dès le 26 juillet 2013 en raison de l'apparition d'une nouvelle lésion ovalaire intramédullaire cordonale postérieure (voir IRM cérébrale et médullaire du 24 janvier 2013). Selon les experts, les facteurs restrictifs de la capacité de travail avaient "clairement diminué" depuis l'introduction de ce nouveau traitement. Aussi, quoi qu'en dise la juridiction cantonale, les experts ont clairement justifié par un élément objectif l'amélioration de la capacité de travail de l'intimée à compter de l'examen clinique neurologique (du 6 novembre 2013). Cette conclusion paraît par ailleurs corroborée par les constatations de l'expert psychiatrique qui a indiqué que l'intimée avait déclaré se sentir "mieux" et qu'elle avait pris l'initiative de diminuer - trois semaines avant l'expertise - de moitié la posologie de l'antidépresseur prescrit par son médecin traitant. On ne saurait dès lors suivre les premiers juges lorsqu'ils affirment ne pas comprendre à la lecture de l'expertise pour quelles raisons les experts ont retenu une amélioration de la capacité de travail de l'intimée.