Citation: 1C_177/2022 E. 2.2.3

2.2.3. Au demeurant, seule une collectivité publique comme telle (voire une autre personne morale de droit public) peut se prévaloir de la légitimation fondée sur l'art. 89 al. 1 LTF, mais non pas une autorité ou une branche de l'administration dépourvue de la personnalité juridique, à moins de pouvoir se prévaloir d'une disposition légale ou d'une procuration expresse l'autorisant à agir au nom de la collectivité publique en cause (ATF 141 I 253 consid. 3.2). En principe, le pouvoir de représenter la collectivité publique est reconnu à sa plus haute autorité (ATF 136 II 383 consid. 2.1; 134 II 45 consid. 2.2.3). Le Chimiste cantonal ne démontre pas que ces conditions seraient réunies. Il déclare agir comme organe d'exécution du canton chargé d'assurer la mise en oeuvre de la LDAI en vertu de l'art. 49 LDAI et de l'art. 3 LaLDAI. Aucune de ces dispositions ne lui confère une habilitation spécifique à recourir en cette qualité auprès du Tribunal fédéral, que ce soit en son nom ou au nom du canton. Il ne démontre pas davantage que le Service cantonal de la consommation et des affaires vétérinaires ou le Département de la santé des affaires sociales et de la culture, auquel ce service est rattaché, aurait qualité pour agir. Alors même que sa légitimation active a été mise en doute par l'intimée, il n'a pas produit de procuration expresse du gouvernement cantonal qui l'habiliterait à agir au nom du canton du Valais et qui couvrirait le vice. Le fait qu'il ait rendu en première instance la décision administrative à l'origine de la procédure ne suffit pas pour lui conférer la qualité pour recourir (ATF 140 II 539 consid. 2.2).