Citation: 9C_13/2023 E. 4.3.2

4.3.2. La recourante ne saurait pas non plus tirer argument en sa faveur d'un retrait progressif du couple C.C.________ et D.C.________ des tâches relevant de sa gestion entre octobre 2015 et mars 2017. La société ne démontre en particulier pas que les époux C.C.________ et D.C.________ auraient de toute façon perçu leurs honoraires pour les activités déployées, indépendamment de leur qualité d'associé gérant et d'associé gérant président. Or à ce propos, à la lecture du mémo explicatif transmis par la recourante à l'intimée le 22 janvier 2020, on constate que les époux C.C.________ et D.C.________ avaient délégué les activités de gestion de la société "à la personne désignée pour leur succession", à savoir leur fils, ce qui leur permettait de poursuivre l'expansion de la société à l'étranger. Ils sont donc restés très impliqués dans le développement de la société, tout en assistant le troisième associé de leurs conseils; le lien entre leur position d'organes formels et leurs activités ne saurait être nié. On ajoutera par ailleurs qu'il ressort du "service agreement" conclu entre le couple C.C.________ et D.C.________ et la recourante le 17 janvier 2019 que celle-ci devait s'acquitter du versement, en leur faveur, d'une rémunération de 30'000 fr. du 1er juin 2016 au 31 mars 2017, sans opérer de distinction en fonction de l'avancement du processus de transfert de la gestion de la recourante à E.C.________. Dans ce contexte, c'est en vain que la société se prévaut de certaines clauses du "service agreement" la liant aux époux C.C.________ et D.C.________ pour affirmer que ceux-ci auraient exercé une activité indépendante. Elle allègue en particulier à ce propos que les intéressés bénéficiaient d'une "indépendance organisationnelle", puisqu'ils étaient totalement libres de choisir les outils et structures qu'ils jugeaient utiles pour la bonne exécution de leurs activités respectives. L'argumentation de la société est mal fondée, dès lors déjà qu'en ce qui concerne le critère de la dépendance à un employeur quant à l'organisation du travail et du point de vue de l'économie de l'entreprise, le fait invoqué par la société n'apparaît pas à lui seul déterminant (concernant les critères permettant de savoir si l'on a affaire, dans un cas donné, à une activité indépendante ou salariée, cf. ATF 140 V 108 consid. 6; 123 V 161 consid. 1 et les références). Le recours est mal fondé sur ce point.