Citation: 5A_326/2023 E. 3.3.1

3.3.1. L'application arbitraire de l'art. 328 al. 1 let. a CPC est invoquée en lien avec le premier motif retenu par la juge cantonale. Le recourant souligne d'abord la contradiction de la décision entreprise, qui admet la recevabilité des faits allégués à l'appui de sa demande de révision, pour ensuite les juger irrecevables et rejeter dite demande. Il affirme ensuite que, contrairement à ce que retenait la magistrate cantonale, les moyens de preuves sur lesquels il fondait sa demande de révision satisfaisaient aux conditions posées par la jurisprudence; singulièrement, il soutient que le témoignage de C.________ existait déjà au moment de la reddition de l'arrêt dont il demande la révision mais qu'il n'aurait pu être découvert qu'après coup, grâce à sa lettre. Il applique le même raisonnement s'agissant des relevés bancaires. Le recourant souligne enfin que seule la voie de la révision lui était ouverte dès lors qu'il ne disposait d'aucune possibilité de modification de la décision du 24 août 2017: les conditions posées par l'art. 179 CPC n'étaient pas réalisées, le fait sur lequel il s'appuyait n'étant pas un vrai novum; l'arrêt du 24 août 2017 avait par ailleurs déjà fait l'objet d'une modification fondée sur la fin du concubinage de son épouse (convention signée le 27 juin 2022 et ratifiée pour valoir ordonnance de mesures provisionnelles; cf. supra let. B.a). 3.3.1.1. C'est certes à tort que la décision entreprise retient l'irrecevabilité des moyens de preuves invoqués par le recourant à l'appui de sa demande de révision ( supra consid. 3.1). La conclusion qu'en tire la magistrate cantonale - son rejet - est néanmoins exacte. 3.3.1.2. Par son argumentation, le recourant tente d'occulter le caractère manifestement nouveau du moyen de preuve sur lequel il fonde sa demande de révision. S'il est évident que le fait la suscitant (prétendu loyer fictif) est antérieur à l'arrêt dont la révision est sollicitée, le moyen de preuve qui en attesterait est cependant postérieur à cet arrêt. L'on se trouve ainsi parfaitement dans l'hypothèse exclue par la jurisprudence précitée (consid. 3.1 supra), avec les conséquences qui peuvent apparaître insatisfaisantes au recourant. L'on précisera enfin qu'il ressort de la décision querellée que le recourant a fondé sa demande de révision sur le courrier que lui a adressé C.________ le 27 juin 2022, ce qu'il ne le conteste pas; sa référence aux relevés bancaires de l'ex-concubin de son épouse ne se révèle ainsi pas déterminante, d'autant plus qu'elle sert en réalité à appuyer le fait ressortant du moyen de preuve déposé à l'appui de sa demande de révision, qui vient d'être écarté.