Citation: 1P.637/2001 13.12.2001 E. 1.1

La voie du recours de droit public, pour violation de droits constitutionnels des citoyens, est en principe ouverte contre une décision finale prise en dernière instance cantonale dans une contestation relative à une autorisation de construire dans une zone à bâtir (art. 84 al. 1 let. a, 86 et 87 OJ, en relation avec l'art. 34 al. 3 LAT). Ce recours n'est cependant recevable, en vertu de l'art. 88 OJ, que si son auteur peut se prévaloir d'une atteinte à ses intérêts personnels et juridiquement protégés; le recours formé pour sauvegarder l'intérêt général, ou visant à préserver de simples intérêts de fait, est en revanche irrecevable (cf. ATF 127 III 41 consid. 2b p. 42; 126 I 43 consid. 1a p. 44, 81 consid. 3b p. 85 et les arrêts cités). Il en découle, selon la jurisprudence, que le propriétaire foncier voisin n'est habilité à contester une autorisation de construire que pour autant qu'il se plaigne de la violation de prescriptions du droit cantonal ou communal destinées, en tout cas accessoirement, à la protection des intérêts des voisins (ATF 127 I 44 consid. 2d p. 46 et les arrêts cités). Cela étant, celui qui n'a pas qualité pour recourir sur le fond peut encore, s'il avait qualité de partie dans la procédure cantonale, se plaindre d'un déni de justice formel ou, en d'autres termes, de la violation des garanties formelles offertes par le droit cantonal de procédure ou par le droit constitutionnel, notamment le droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst., art. 4 aCst.). L'intérêt juridiquement protégé exigé par l'art. 88 OJ découle alors du droit de participer à la procédure cantonale (ATF 126 I 81 consid. 3b p. 86; 125 II 86 consid. 3b p. 94; 121 IV 317 consid. 3b p. 324 et les arrêts cités).