Citation: 2P.73/2004 22.11.2004 E. B

Le 9 décembre 2003, X.________ a déposé auprès du Service cantonal une offre partielle portant sur la démolition des glissières de sécurité existantes et sur l'installation de dispositifs routiers de retenue. Il a précisé qu'il n'avait pas reçu "de demande d'offre en bonne et due forme" de la part des entreprises générales soumissionnaires, si bien qu'il avait décidé de "quand même soumissionner afin qu'il y ait une fois une décision politique au niveau du gouvernement (du) canton"; il faisait notamment valoir que la construction de l'autoroute N5 avait déjà donné lieu à l'attribution de plusieurs dizaines de millions de francs de travaux à des entreprises extérieures au canton, alors que son entreprise n'avait "même pas reçu les soumissions". Le Service cantonal a déclaré l'offre de X.________ irrecevable, au motif que le dossier de soumission excluait formellement les offres partielles. L'intéressé a recouru contre cette décision, en reprenant, pour l'essentiel, l'argumentation qu'il avait précédemment développée dans son recours dirigé contre l'appel d'offres. Par arrêt du 10 février 2004, le Tribunal administratif a rejeté le recours dans la mesure où il était recevable. En bref, les juges cantonaux ont considéré que, pour les raisons déjà évoquées dans leur précédent arrêt, le pouvoir adjudicateur n'était pas tenu d'adjuger les travaux litigieux "séparément par corps de métier", mais pouvait les attribuer à une entreprise générale.