Citation: 2C_71/2025 E. 6.4

6.4. Le Tribunal cantonal a en outre procédé à une analyse détaillée et convaincante de la situation d'espèce. En particulier, les juges précédents ont retenu que le recourant avait vécu ses huit premières années en Suisse dans la clandestinité et y avait travaillé sans autorisation. Il était par conséquent exclu d'accorder un poids prépondérant à cette période. Ils ont ensuite précisé que, après l'obtention d'un titre de séjour, le recourant avait certes continué à travailler, mais pas suffisamment pour subvenir à son entretien puisqu'il avait perçu le revenu d'insertion de 2012 à 2018. Les juges cantonaux ont souligné que le recourant avait été atteint dans sa santé et bénéficiait depuis 2015 d'une demi-rente AI. Il paraissait aujourd'hui autonome sur le plan financier grâce à un travail qu'il occupait toujours, sans que son parcours personnel et professionnel ne puisse être qualifié d'exceptionnel. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique, le fait d'avoir une place de travail ne suffisant en effet pas pour retenir des raisons personnelles majeures (cf. arrêts 2C_103/2024 du 3 avril 2024 consid. 7.2; 2C_869/2022 du 23 décembre 2022 consid. 6.2), étant également précisé que les juges cantonaux ont correctement souligné que les atteintes à la santé du recourant, à savoir de l'asthme, un trouble dégénératif du rachis et une inflammation chronique de l'estomac, n'étaient pas suffisantes pour retenir une influence sur la qualité de l'intégration (cf. 58a al. 2 LEI; ATF 148 II 1 consid. 2.4). Les juges précédents ont à juste titre mentionné que le recourant avait été condamné pénalement, pour des actes de violence conjugale, et avait des dettes (un acte de défaut de biens pour 17'693 fr. 45), ce qui atténuait encore la qualité de son intégration en Suisse. On ne voit ainsi pas de raisons personnelles majeures au sens de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI, sous ces angles. S'agissant de la réintégration du recourant dans son pays d'origine (cf. actuel art. 50 al. 2 let. c LEI), le Tribunal cantonal a encore constaté que l'intéressé avait quitté celui-ci il y a plus de vingt ans, mais y avait vécu ses quarante premières années. Il y retournait en outre régulièrement pour voir sa fille et ses petits-enfants. Pour le surplus, le fait de devoir retrouver les conditions de vie usuelles de son pays de provenance ne saurait constituer une raison personnelle majeure. C'est ainsi en vain que le recourant se prévaut de la faible retraite qu'il percevrait en Équateur.