Citation: 1C_508/2020 E. B

Le 16 avril 2018, A.________ ainsi que les trois filles du couple, B.B.________, née en 2004, C.B.________ et D.B.________, nées en 2009, ont déposé, auprès du Département de l'économie et de l'action sociale de la République et canton de Neuchâtel (DEAS ou département), une demande fondée sur la loi fédérale du 23 mars 2007 sur l'aide aux victimes d'infractions (LAVI; RS 312.5), tendant à obtenir une réparation morale (art. 22 LAVI), en raison de l'agression subie le 21 octobre 2017. Elles faisaient notamment valoir que A.________ avait été victime d'au moins 11 plaies pénétrantes par arme blanche, que B.B.________ avait également subi des lésions corporelles et que les deux autres filles avaient été témoins directs de l'agression de leur mère et de leur soeur. Par décision du 25 novembre 2019, le département a alloué une indemnité pour tort moral de 15'000 fr. à A.________ et rejeté la requête pour le surplus. Statuant sans frais ni dépens, la Cour de droit public de la République et canton de Neuchâtel (Tribunal cantonal), a, par arrêt du 31 juillet 2020, rejeté le recours formé par A.________, B.B.________, C.B.________ et D.B.________ contre la décision du 25 novembre 2019 précitée ainsi que leur requête d'assistance judiciaire.