Citation: 6P.111/2001 28.08.2001 E. 3

3.- Ainsi que cela résulte du considérant précédent, non seulement le recourant n'est pas une victime au sens de l'art. 2 LAVI - il ne soutient pas dans son recours de droit public que c'est arbitrairement que l'autorité cantonale aurait omis de constater l'atteinte invoquée à son intégrité psychique - mais encore est dépourvu de prétentions civiles contre l'intimé. Le recourant ne peut donc fonder sa qualité pour recourir directement sur l'art. 8 al. 1 let. c LAVI. Il ne peut agir par la voie du recours de droit public qu'en vertu de l'art. 88 OJ. De jurisprudence constante, celui qui se prétend lésé par un acte délictueux n'a pas qualité pour recourir au sens de l'art. 88 OJ contre une décision de classement, de non-lieu ou d'acquittement au motif que l'action pénale appartient exclusivement à l'Etat (ATF 69 I 17; 121 IV 317 consid. 3b p. 324). Il est néanmoins habilité à invoquer la violation de règles de procédure destinées à sa protection, équivalant à un déni de justice formel (ATF 121 IV 317 consid. 3b p. 324 et les arrêts cités). Dans ce cadre, il peut, par exemple, faire valoir que son recours a été déclaré à tort irrecevable, qu'il n'a pas été entendu, qu'on ne lui a pas donné l'occasion de présenter ses moyens de preuve ou qu'il n'a pas pu prendre connaissance du dossier. Il ne saurait en revanche se plaindre ni de l'appréciation des preuves, ni du rejet de ses propositions si l'autorité retient que les preuves offertes sont impropres à ébranler sa conviction. En effet, une telle décision, fondée sur une appréciation anticipée des preuves, ne porte pas sur les droits procéduraux du lésé mais sur la constatation des faits (ATF 120 Ia 220 consid. 2a p. 222, 227 consid. 1 p. 230 et les arrêts cités). De même, celui-ci ne peut soutenir que la décision attaquée serait insuffisamment motivée ou que les arguments développés dans son recours auraient été insuffisamment réfutés. De tels griefs ne peuvent en effet être séparés de l'examen du fond, de sorte que celui qui n'a pas qualité pour recourir au fond ne peut pas les invoquer (ATF 117 Ia 90 consid. 4a p. 95). En l'espèce, le recourant ne se plaint pas d'une violation de ses droits procéduraux mais invoque uniquement l'arbitraire dans la constatation des faits et l'appréciation des preuves à propos d'un témoignage. Une telle critique est irrecevable. Dès lors que le Tribunal fédéral n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel valablement soulevé devant lui (ATF 125 I 71 consid. 1c p. 76) et que le recourant ne soulève aucun grief qu'il est habilité à invoquer, le recours de droit public est irrecevable.