Citation: I 356/04 12.05.2005 E. 2

2.1 L'assuré a droit à une rente s'il est invalide à quarante pour cent au moins (art. 28 al. 1 LAI). Pour l'évaluation de l'invalidité, le revenu du travail que l'invalide pourrait obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui, après exécution éventuelle de mesures de réadaptation et compte tenu d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide (art. 28 al. 2 LAI). 2.2 L'office AI a refusé l'octroi d'une rente, motif pris que la comparaison des revenus déterminants permettait de fixer à 32 % le taux d'invalidité de l'assuré. Il a considéré que l'intéressé, malgré l'atteinte à sa santé, était en mesure d'exercer, sans limitation, une activité adaptée, tels des travaux de contrôle, d'opérateur sur machines, de montage industriel et de conditionnement. L'office AI s'est fondé pour cela sur l'appréciation des médecins du SMR, selon lesquels l'assuré souffre de lombalgies banales à l'origine d'un syndrome d'amplification des douleurs important, ainsi que d'un syndrome de conflit sous-acromial aux épaules. La pathologie lombaire ne faisait pas obstacle à l'exercice d'une activité permettant l'alternance de la position debout et de la position assise, permettant de brefs déplacements à pied régulièrement, n'imposant pas de travail prolongé en antéflexion ou latéroflexion du tronc, n'obligeant pas l'intéressé à soulever de manière régulière des charges d'un poids excédant 5 kilos ni à porter de manière régulière des charges d'un poids excédant 10 kilos. Quant à l'affection des épaules, elle n'empêche pas l'assuré d'accomplir un travail léger se faisant à la hauteur d'un établi et imposant uniquement le maniement d'objets légers (rapport du 19 septembre 2001). En revanche, l'office AI a refusé de tenir compte des incidences de troubles psychiatriques éventuels sur la capacité de travail et de gain, motif pris que de tels troubles n'ont pas été constatés ni même suspectés par les médecins du SMR. De son côté, la juridiction cantonale a fixé à 50 % le taux de l'incapacité de travail dans une activité adaptée, compatible avec les différentes atteintes à la santé physique. Elle s'est référée pour cela à l'avis du docteur Z.________ (rapport d'expertise judiciaire du 7 juillet 2003), lequel avait attesté un syndrome douloureux somatoforme persistant, ainsi qu'un trouble anxieux et dépressif mixte, et fait état d'une diminution de la capacité de travail de 50 %. Selon les premiers juges, s'il ne fait aucun doute que les troubles physiques dont souffre l'assuré ne sont pas négligeables, force est d'admettre que l'affection psychique est aussi présente; certes, le syndrome douloureux somatoforme persistant n'a pas le caractère de maladie invalidante au sens de la jurisprudence, mais le trouble anxieux et dépressif mixte est réel et doit être qualifié d'invalidant.