Citation: 5A_275/2024 E. B

B.a. Par décision du 28 juin 2023, l'APEA a réglé comme suit le droit de visite de B.________ sur sa fille C.________ (ch. 1 du dispositif) : (a) dès le 30 juin 2023: chaque mercredi, durant maximum deux heures, de manière accompagnée par PerspectivePlus, selon les modalités communiquées par la curatrice; chaque vendredi, durant maximum six heures, au domicile de B.________, avec passage par le biais de PerspectivePlus, selon les modalités communiquées par la curatrice; (b) dès le 1er septembre 2023: deux fois par semaine, durant maximum six heures, au domicile de B.________, avec passage par le biais de PerspectivePlus, selon les modalités communiquées par la curatrice. Il était précisé que le passage de la phase (a) à la phase (b) aurait lieu de manière automatique, sauf avis contraire de la curatrice. L'APEA a aussi, entre autres, accordé à la mère un droit d'entretenir des contacts téléphoniques réguliers avec son enfant (ch. 3) et instauré diverses mesures de surveillance (ch. 2 et 4 ss). B.b. B.________ a eu une deuxième fille, née très prématurément, en juillet 2023. B.c. A.________ a interjeté recours contre la décision de l'APEA du 28 juin 2023 et préalablement requis le retrait de l'effet suspensif, requête qui a été rejetée par le Juge instructeur en charge du dossier le 14 septembre 2023. B.d. Au cours de la procédure de recours, différents rapports médicaux concernant la mère ont été produits, ainsi que, entre autres, une note et un rapport de PerspectivePlus, qui constate notamment que depuis le dépôt du recours, la mère ne s'est pas présentée aux visites à dix reprises. La curatrice de surveillance des relations personnelles a rendu un rapport intermédiaire le 13 décembre 2023. Il en ressort que l'exercice des relations personnelles entre C.________ et sa mère ne correspondait pas aux besoins de l'enfant, celle-ci souhaitant passer plus de temps avec sa mère. L'irrégularité constatée dans les visites de la mère avait été majoritairement justifiée par des certificats médicaux. Les conversations téléphoniques entre mère et fille avaient été interrompues depuis la mi-octobre 2023 en raison de propos " désobligeants " de la mère envers le père. L'état de santé de la mère demeurait préoccupant et des mesures avaient été prises dans ce cadre (en particulier, des soins à domicile permettant notamment de surveiller sa consommation d'alcool). Son suivi était régulier. La curatrice soulignait que malgré les difficultés rencontrées, y compris le conflit parental intense, les deux parents adoptaient un comportement approprié et adapté qui prenait en compte la sécurité physique et mentale de l'enfant, et que les visites qui s'étaient déroulées selon la décision de l'APEA avaient donné lieu à des retours positifs de PerspectivePlus. Le risque que la mère concrétise les " propos " d'enlèvement de l'enfant qu'elle avait tenus au père durant une période difficile au niveau psychique était faible, selon l'entourage médical. En définitive, la curatrice proposait un élargissement de l'exercice des relations personnelles, selon les modalités ordonnées dans la décision attaquée. B.e. Par décision du 13 mars 2024, le Tribunal de la protection de l'enfant et de l'adulte de la Cour suprême du canton de Berne (ci-après: la Cour suprême) a partiellement admis le recours formé par le père, annulé le chiffre 1 du dispositif de la décision de l'APEA et constaté que les autres chiffres du dispositif de cette décision étaient entrés en force. Il a réformé celle-ci, en ce sens que les relations personnelles entre B.________ et sa fille C.________ sont réglées de la manière suivante: