Citation: 9C_471/2021 E. 4.2

4.2. A cet égard, on cherche en vain dans le recours quels éléments concrets devaient conduire les premiers juges à douter des conclusions de l'expertise du BEM. Tout d'abord, la recourante ne remet pas en cause les constatations des premiers juges selon lesquelles les conclusions de l'IRM lombaire du 20 décembre 2019 étaient globalement superposables aux clichés antérieurs consultés par les experts (stabilité de la discrète protrusion discale paramédiane gauche). L'IRM lombaire du 20 décembre 2019 n'apporte dès lors rien de plus aux éléments déjà connus par les experts. Il en va de même de l'avis des docteurs F.________ (du 11 février 2020) et H.________ (du 12 juin 2020), qui ne contiennent aucun élément objectif de nature à modifier les conclusions de l'expertise du BEM (voir avis du médecin du Service médical régional de l'assurance-invalidité du 15 décembre 2020). Le docteur F.________ s'est borné à énumérer des propositions thérapeutiques après un unique entretien avec la recourante, tandis que le docteur H.________ a indiqué qu'il souhaitait organiser des examens complémentaires en raison d'une forte suspicion d'arthrose du Lisfranc (première et deuxième articulation tarsométatarsienne du pied gauche). Saisis par la recourante des mêmes plaintes et informations que les médecins précités, les experts du BEM ont quant à eux exclu le diagnostic de trouble somatoforme douloureux et constaté que le pied gauche de la recourante était normal, avec une palpation insensible. Ils ont de plus noté qu'il existait une insatisfaction de la part de la recourante quant au résultat du traitement global et que cette dernière avait adopté une posture d'invalide. Aussi, le simple fait que les docteurs F.________ et H.________ ont fait des propositions de traitement ou d'examens complémentaires ne suffit nullement à remettre en cause les conclusions de l'expertise suivies par la juridiction cantonale. Le bilan d'ergothérapie et de physiothérapie du 16 décembre 2019 n'est enfin pas déterminant, dès lors qu'il mentionne uniquement ce que la recourante s'estimait capable de faire. Si la recourante a par exemple indiqué lors de son séjour à la Clinique J.________ qu'elle ne pouvait pas rester assise plus de 30 minutes, l'expert rhumatologue du BEM a constaté qu'elle était restée assise plus de 50 minutes lors de l'examen clinique du 24 juin 2020, sans demander à se lever ou à changer de position, et sans qu'il puisse "noter la moindre douleur". Aussi, les premiers juges pouvaient sans arbitraire suivre les conclusions de l'expertise médicale qui établissaient la mesure de ce qui était raisonnablement exigible de la part de la recourante le plus objectivement possible (sur ce point, cf. ATF 143 V 124 consid. 2.2.2 et la référence).