Citation: 1B_156/2015 E. 1.2

1.2. Actuellement, la détention du recourant ne se fonde plus sur l'ordonnance du Tmc du 9 mars 2015, mais sur la décision rendue par le Tribunal correctionnel avec le jugement de condamnation. Cette dernière décision repose elle aussi sur l'existence d'un risque de fuite, de sorte que le recourant pourrait avoir un intérêt actuel et pratique à la vérification des conditions de son maintien en détention. Toutefois, le recourant ne remet nullement en cause le principe même de la détention: il ne conteste ni l'existence de charges suffisantes - qui ressortent désormais du jugement de condamnation -, ni celle d'un risque de fuite. Le recours porte donc exclusivement sur la question du solde de peine dont l'exécution pourrait se substituer à la détention pour des motifs de sûreté. Cela étant, on peut se demander si le recourant conserve un intérêt à ce que soit examinée à ce stade la possibilité d'exécuter le solde de peine à titre de mesure de substitution. En effet, dans l'hypothèse où il serait acquitté en appel, il pourrait réclamer l'imputation des jours de détention subis à tort sur le solde de peine à exécuter dans le cadre de la procédure P/10773/2013 (arrêt 1B_102/2015, consid. 1.1.2; arrêt 1B_98/ 2014 du 31 mars 2014 consid. 1.2.2). Quant à une éventuelle indemnisation pour détention injustifiée, elle pourrait elle aussi faire l'objet d'une décision ultérieure (art. 429 CPP). Le recourant n'a dès lors pas d'intérêt actuel à l'examen de ses griefs.