Citation: 7B_207/2023 E. 2.2

2.2. Tel qu'il est ancré aux art. 29 al. 1 Cst. et 6 par. 1 CEDH, le principe de l'égalité des armes requiert que chaque partie se voie offrir une possibilité raisonnable de présenter sa cause dans des conditions qui ne la placent pas dans une situation de net désavantage par rapport à son adversaire (ATF 139 I 121 consid. 4.2.1; 137 IV 172 consid. 2.6). En matière pénale, ce principe implique un équilibre non seulement entre le prévenu et le ministère public soutenant l'accusation, mais également entre le prévenu et la partie plaignante; cette égalité doit permettre d'assurer un débat contradictoire (arrêts 7B_84/2023 du 27 septembre 2023 consid. 2.2; 6B_314/2023 du 10 juillet 2023 consid. 2.6.2). Ce principe suppose également que les parties aient un accès identique aux pièces versées au dossier; en matière de consultation de dossier, le législateur a concrétisé ce principe aux art. 101 al. 1, 104 al. 1 et 107 al. 1 let. a CPP, qui excluent, sauf exception (cf. art. 108 CPP), un traitement différent des parties (ATF 137 IV 172 consid. 2.6; arrêt 1B_112/2019 du 15 octobre 2019 consid. 3.1). Cela étant, même si la partie plaignante a eu accès au dossier, un droit de consultation pour toutes autres parties ne saurait découler de ce principe, quel que soit le stade de l'instruction; une telle solution serait en effet contraire à la volonté du législateur, qui a clairement refusé de reconnaître de manière générale au prévenu un droit de consulter le dossier dès le début de la procédure (ATF 137 IV 280 consid. 2.3; 137 IV 172 consid. 2.3).