Citation: 1B_16/2021 E. A

Le 4 mai 2020, le Ministère public de la République et canton de Neuchâtel a ouvert une instruction pénale contre plusieurs supporters des clubs de football du FC Servette et du FC Aarau pour dommages à la propriété, entrave au service des chemins de fer, émeute et interdiction de porter des vêtements ou des accessoires destinés à dissimuler le visage. Il leur est reproché d'avoir pris part à un affrontement à la gare de Neuchâtel, le 25 janvier 2020, vers 21h25, au cours duquel des violences collectives contre des personnes et des biens ont été commises et ayant entraîné l'interruption totale du trafic ferroviaire durant une quinzaine de minutes. Le 6 mai 2020, le Ministère public a ordonné la perquisition des domiciles de plusieurs prévenus, dont A.________ et B.________, et le séquestre de tous documents, enregistrements et autres objets en lien avec les événements. Lors de son audition par la police le 20 août 2020, B.________ a demandé la mise sous scellés de son téléphone portable saisi le même jour en exécution de ce mandat. A.________ en a fait de même. Le 27 août 2020, le Ministère public a requis du Tribunal des mesures de contrainte du Littoral et du Val-de-Travers que les scellés soient levés et que l'analyse du contenu des téléphones soit autorisée. A l'audience du 23 septembre 2020, les prévenus ont accepté que soient extraites de leur téléphone portable les données échangées et prises entre le 20 janvier et le 25 février 2020 en lien avec les faits reprochés à l'exclusion de leurs contacts et messages avec certains membres de leurs familles et de leurs avocats. Le 26 octobre 2020, le Ministère public a pris position sur cette proposition d'accord et a notamment demandé que la période d'extraction des données soit élargie du 11 janvier au 11 avril 2020. B.________ s'est opposé à la levée des scellés alors que A.________ a donné son consentement. Par ordonnance du 15 décembre 2020, le Tribunal des mesures de contrainte a rejeté les demandes de levée de scellés indépendamment de l'accord du 23 septembre 2020. Il a estimé que le principe de la proportionnalité s'opposait au séquestre des téléphones portables des prévenus et à la levée des scellés.