Citation: 8C_696/2012 E. 5.4

5.4. Le degré de gravité de l'accident s'apprécie d'un point de vue objectif, en fonction de son déroulement, ce qu'a fait la juridiction cantonale en se fondant en premier lieu sur le rapport de l'intimée du 20 juin 2008, où sont consignés les éléments qui ressortent de la reconstitution de l'événement du 7 mars 2006. Avec raison, les premiers juges ont considéré qu'il n'y avait pas lieu de s'attacher à la manière dont le recourant avait ressenti et assumé le choc traumatique et que la peur de l'assuré d'être étouffé et la reviviscence de sa part d'un choc traumatique n'étaient donc pas déterminantes, ce qui vaut également en ce qui concerne le temps nécessaire pour dégager le recourant de la fouille où il était enseveli (supra, consid. 5.2). Tel qu'il s'est déroulé selon les éléments retenus par la juridiction cantonale, l'accident du 7 mars 2006 consiste dans un seul événement. Le jugement entrepris, en tant qu'il qualifie cet événement d'accident de gravité moyenne stricto sensu, n'apparaît pas critiquable (arrêts [du Tribunal fédéral des assurances] U 330 du 15 septembre 1998, consid. 4b/bb in RAMA 1999 p. 122 s., et U 38/89 du 13 novembre 1989 consid. 8a). Le recours est également mal fondé de ce chef.