Citation: 4A_152/2022 E. 3.3

3.3. La recourante reproche à la cour cantonale d'avoir, d'une part, considéré " en bloc " que l'ensemble du préjudice était connu dès le 28 février 2007. Elle soutient que la cour cantonale n'a, à tort, pas distingué les différents éléments du préjudice: tandis que la convention mentionnait l'existence d'un horodateur et de l'installation de panneaux de publicité, elle ne disait rien des recettes publicitaires. Ce n'est ainsi qu'au moment d'accéder aux comptes de la société exploitante que les nouveaux administrateurs auraient découvert au cours de l'année 2011 que celle-ci avait perçu plusieurs centaines de milliers de francs de recettes publicitaires et qu'il y avait eu plusieurs horodateurs dont la société exploitante avait perçu les bénéfices tout au long des années d'exploitation. Selon la recourante, la situation de déséquilibre constatée par son réviseur concernait la systématique générale de l'encaissement des loyers entre J.________, la société et la société exploitante et non les revenus accessoires représentant les éléments essentiels du préjudice. D'autre part, la recourante reproche à la cour cantonale de ne pas avoir apprécié la notion de dommage continu alors qu'elle allègue avoir plaidé cet argument au plan cantonal.