Citation: 6B_170/2024 E. 2.7.4

2.7.4. Quoi qu'en disent les recourants, l'appréciation précitée des oppositions qu'ils ont formées doit être confirmée. En effet, il ressort du courrier du 9 février 2021 que la recourante 1 conteste en particulier le choix de la procédure simplifiée, la disjonction ainsi que la peine. Pour ce qui est du recourant 2, il s'est opposé au principe de la procédure simplifiée. Contrairement à ce qu'ils invoquent dans leur mémoire, les recourants n'ont pas contesté la qualification des infractions, notamment pour lésions corporelles simples. Il sied à ce titre de relever qu'ils avaient d'ailleurs porté plainte pour lésions corporelles simples. Au demeurant, il est conforme à l'art. 325 CPP, auquel renvoie l'art. 360 al. 1 CPP, que la description des faits contenue dans l'acte d'accusation soit brève. Au vu de ce qui précède et telles que formulées, les oppositions des recourants n'étaient pas formées en lien avec des aspects de l'acte d'accusation susceptibles d'avoir une incidence sur leurs droits, spécifiquement leurs prétentions civiles, à plus forte raison qu'ils n'ont pas annoncé de prétentions civiles dans le délai imparti à cet effet (cf. supra A.f). Une telle conclusion est confirmée par les arguments développés dans leur mémoire de recours au Tribunal fédéral. Les recourants y font part de leurs motivations, soit en substance que le prévenu aurait dû être jugé plus sévèrement et que tel aurait été le cas s'il avait été renvoyé en procédure ordinaire et si sa cause avait à nouveau été jointe à celle de G.________. Pour ce qui est de la recourante 1, elle considère au surplus qu'une procédure simplifiée n'est pas envisageable pour lui permettre de panser ses plaies et de s'exprimer devant un tribunal avec un plein pouvoir d'examen. Elle indique avoir un besoin légitime de voir les souffrances vécues reconnues par la société. Cette dernière approche n'est pas déterminante. En effet, la condamnation prononcée en procédure simplifiée reste le fait du tribunal de première instance, qui est un tribunal impartial et indépendant, statuant librement en fait comme en droit. S'il est certes lié par l'acte d'accusation pour prononcer une condamnation, il n'en reste pas moins libre de renvoyer les parties à agir en procédure ordinaire (cf. art. 361 et 362 CPP; Jeanneret/Kuhn, op. cit., n° 17050, p. 567). La recourante 1 conserve au surplus le droit de faire valoir ses conclusions civiles devant le juge civil.