Citation: 6B_491/2021 E. 2.2.2

2.2.2. Les extractions des dents 24, 25, 32 et 41 auxquelles avait procédé l'intimé 1 n'avaient, selon les différents médecins qui s'étaient prononcés, y compris l'expert, pas eu de conséquences particulières pour la recourante, si ce n'était la nécessité de les remplacer par des implants, ce qui avait été fait. Indépendamment de l'importance que l'on pouvait attacher à l'organe qu'était une dent, l'atteinte ne pouvait être qualifiée de grave, n'étant pas de nature, en soi, à provoquer une infirmité permanente ou de longues et graves souffrances. Le problème d'enfouissement de la dent 25 avait été jugé de nature purement esthétique par l'expert, le métal étant visible lorsque la recourante souriait, ce que l'on ne pouvait assimiler à une défiguration grave et permanente au sens de l'art. 122 al. 2 CP. La dent 24 avait certes été affectée d'une périimplantite. Le lien de causalité avec un geste de l'intimé 1 n'était toutefois pas établi avec une certitude suffisante, tant l'expert que la Dresse F.________ s'étant montrés hésitants quant à son origine. Il s'ensuivait qu'aucune lésion corporelle ne pouvait être imputée à l'intimé 1 sur ce point. La pose incorrecte des implants et du pont en 24 et 25 avait provoqué, selon le Dr E.________, des inflammations à répétition, rendant nécessaire une modification de leur position. La trop grande proximité de l'implant 24 avec la corticale vestibulaire entraînait, elle, une lyse osseuse périimplantaire et était susceptible, à terme, de conduire à une récession gingivale marquée et à des complications esthétiques. Il en allait de même de la pose incorrecte des implants en 31-32-41, qui laissait présager des lyses osseuses périimplantaires et des récessions gingivales. La présence de pus avait par ailleurs été constatée au niveau de ces implants. Même en admettant que ces interventions de l'intimé 1 ne répondaient pas aux règles de l'art, l'on ne pouvait en déduire des conséquences assimilables à des lésions corporelles graves. Il avait certes été nécessaire de traiter l'inflammation en recourant à des antibiotiques et des désinfectants, et de déposer les ponts et implants en vue de les remplacer, soit par de nouveaux implants, soit par une prothèse amovible. Ces gestes, considérés par l'expert comme propres à régler la question, ne pouvaient être considérés comme particulièrement lourds ou complexes. Ils étaient dans tous les cas sans commune mesure avec ceux rendus nécessaires par les interventions du technicien-dentiste ayant fait l'objet de l'arrêt 6B_447/2014 du 30 octobre 2014 cité par la recourante (cf. arrêt attaqué, consid. 4.2.2 p. 27).