Citation: 4A_106/2022 E. A

A.a. A.________ (ci-après: le cycliste) est un coureur cycliste professionnel de nationalité xxx. B.________ est l'association des fédérations nationales de cyclisme. Afin de lutter contre le dopage dans ce sport, elle a édicté un règlement antidopage (ci-après: RAD). Elle a, en outre, élaboré un programme, intitulé "Passeport biologique de l'athlète" (ci-après: le passeport biologique), qui constitue une méthode indirecte de détection du dopage sanguin. A.b. Un groupe de trois experts, désigné pour examiner le passeport biologique du prénommé, constitué de 22 échantillons sanguins prélevés entre le 3 août 2011 et le 4 novembre 2018, a conclu à l'usage très probable d'une substance ou d'une méthode prohibée, dans un rapport du 8 mai 2019, puis a confirmé sa première opinion le 8 septembre 2019 après avoir pris connaissance des explications fournies par l'intéressé et du rapport d'expertise produit par celui-ci. Le cycliste a été suspendu provisoirement le 21 octobre 2019. Le 19 mars 2020, B.________ a ouvert une procédure disciplinaire à l'encontre du cycliste. Par décision du 8 mars 2021, le Tribunal antidopage de B.________ a notamment retenu que le cycliste avait enfreint l'art. 2.2 RAD, l'a suspendu pour une durée de quatre ans à compter du 21 octobre 2019 et a annulé rétroactivement tous les résultats obtenus par lui dès le 28 juillet 2015.