Citation: 7B.69/2005 10.06.2005 E. 1

Dans un premier grief, le recourant invoque une violation de l'art. 256 al. 3 LP, aux termes duquel les biens de valeur élevée et les immeubles ne sont réalisés de gré à gré que si l'occasion a été donnée aux créanciers de formuler des offres supérieures. Le préposé substitut extraordinaire aurait violé cette disposition en omettant de renouveler la consultation des créanciers après avoir constaté que M.________ intervenait dans la procédure d'adjudication en lieu et place de G.________ SA. Ainsi qu'il ressort de l'arrêt attaqué et comme le relève le préposé substitut extraordinaire, ce grief est invoqué pour la première fois devant le Tribunal fédéral. La motivation d'une plainte, c'est-à-dire l'exposé des motifs et des moyens du plaignant, doit intervenir dans le délai de 10 jours de l'art. 17 al. 2 LP, une ampliation de la plainte hors de ce délai étant exclue (ATF 126 III 30; 114 III 5; P.-R. Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, n. 234 s. ad art. 17 LP; Amonn/Walther, Grundriss des Schuldbetreibungs- und Konkursrechts, 7e éd., Berne 2003, § 6 n. 52). Faute d'avoir fait valoir le grief en question dans sa plainte du 12 mars 2004, le recourant ne peut plus en demander l'examen dans le présent recours. Au demeurant, l'art. 256 al. 3 LP sur le droit des créanciers de faire des offres supérieures n'est pas une disposition édictée dans l'intérêt public ou dans l'intérêt de personnes qui ne sont pas partie à la procédure, justifiant une annulation d'office en tout temps, indépendamment de toute plainte (Franco Lorandi, Betreibungsrechtliche Beschwerde und Nichtigkeit, ch. 82 et 91 ad art. 22 LP). Le premier grief est donc irrecevable.