Citation: 5A_887/2022 E. 5.2

5.2. En l'espèce, la recourante soutient que, dans sa demande de divorce du 14 septembre 2021, l'intimé n'aurait pas allégué une seule fois le fait qu'elle conteste et relève que ce n'est qu'un jour avant l'audience de jugement du 27 janvier 2022 qu'il aurait requis l'introduction de deux allégués (n° 200 et 201) relatifs à la (longue) durée prévisible de la procédure, en se référant à l'ordonnance de preuves rendue le 20 janvier 2022 par la Juge déléguée de la Chambre patrimoniale. La recourante ne fait toutefois pas valoir que ces deux derniers allégués et les moyens de preuve y relatifs auraient été irrecevables et que la cour cantonale aurait dû les ignorer. Dans cette mesure et dès lors qu'il ressortait suffisamment de la teneur des allégués introduits en procédure qu'il était prévisible que la procédure allait tirer en longueur, le grief de la recourante tombe à faux. La recourante soutient que le fait que l'intimé n'ait pas déposé de demande de jugement partiel sur le principe du divorce deux ans après la séparation des parties, soit en septembre 2020, serait bel et bien un indice du fait que la preuve de sa réelle et sérieuse volonté de se remarier n'aurait pas été apportée. Ce faisant, elle ne s'en prend toutefois pas valablement à la motivation cantonale développée à cet égard, de sorte que sa critique est vaine. La recourante fait valoir que, même si, par impossible, il fallait retenir que l'intimé avait allégué que la procédure de divorce tirait fortement en longueur, il faudrait retenir qu'un tel fait ne serait pas réalisé. Cela étant, il ressort de l'arrêt querellé que, en deuxième instance, la recourante a uniquement fait valoir que l'intimé n'aurait pas suffisamment allégué que la procédure de divorce risquait de traîner fortement en longueur. Il n'apparaît en revanche pas - et la recourante ne le soutient pas - que, devant l'autorité cantonale, l'intéressée aurait déjà fait valoir que, sur le fond, le traitement de la procédure sur les effets du divorce ne tirait pas fortement en longueur. Faute d'épuisement des griefs, la critique est irrecevable (cf. supra consid. 2.3). Au vu de ce qui précède, le moyen est infondé dans la mesure où il est recevable.