Citation: 6B_900/2023 E. B

Statuant sur appel de B.________ et appel joint de A.________ par jugement du 5 avril 2023, la Cour pénale du Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel a partiellement admis le premier et a rejeté le second. Elle a réformé le jugement de première instance en ce sens notamment qu'elle n'a pas retenu les infractions de viol (art. 190 CP) et de tentative de contrainte sexuelle (art. 189 cum 22 CP) pour les faits du 22 septembre 2020. Elle a confirmé le verdict de culpabilité pour le surplus, a arrêté la peine privative de liberté à 8 mois avec sursis pendant 3 ans (sous déduction de la détention provisoire subie), a renoncé à l'expulsion de B.________ et a rejeté les conclusions civiles de A.________. La cour cantonale a en substance retenu les faits suivants pertinents au regard des infractions litigieuses à ce stade. B.a. B.________ (né en 1979) et A.________ (née en 1999) se connaissent depuis 2019 et entretiennent des relations sexuelles consenties depuis leur première rencontre, tous deux se décrivant comme " sexfriends ". Ils consommaient tous deux du cannabis et du crystal. Entre 2019 et 2020, ce déjà avant la rencontre, A.________ était consommatrice de cannabis et de crystal et elle entretenait des relations toxiques avec divers hommes, les différents intervenants décrivant une situation de précarité extrême, physique et sociale. B.b. Le 22 septembre 2020, entre 16h00 et 22h00, à U.________, au domicile de B.________, ce dernier et A.________ se sont disputés, puis ils ont entretenu un rapport sexuel dont les circonstances sont litigieuses. B.c. Après les faits, A.________ a quitté le logement de B.________ et a été prise en charge par des automobilistes de passage à qui elle a notamment indiqué avoir été " tapée " et " baisée ". A sa demande, ils l'ont conduite chez C.________. Alertée par le bruit d'une scène entre A.________ et C.________, la voisine de ce dernier s'est rendue chez lui puis a appelé la police. B.d. Selon le rapport de la police établi le 24 septembre 2020, A.________ a expliqué aux agents dépêches sur place qu'elle s'était bagarrée avec B.________ au domicile de ce dernier. Lors de la dispute, il l'avait fait chuter au sol, de sorte qu'elle s'était blessée à la fesse gauche. Il l'avait ensuite placée sur le lit et lui avait tapé les fesses avec son sexe avant de la pénétrer vaginalement de force. A.________ avait exprimé son opposition et sa douleur. B.________, excité dans un premier temps, s'était finalement arrêté. B.e. Après le 22 septembre 2020, les intéressés ont à nouveau entretenu des relations sexuelles consenties.