Citation: 2C_237/2023 E. 3.2

3.2. Il ressort de l'arrêt attaqué que l'Office cantonal des assurances sociales de la République et canton de Genève - Office de l'assurance-invalidité (ci-après: l'Office cantonal AI) a constaté, dans une décision rendue le 26 mai 2021, que la recourante souffrait d'un trouble dépressif récurrent moyen avec syndrome somatique compatible avec une capacité de travail à 50% du mois de mai 2018 au mois de mars 2020, ouvrant la voie à une demi-rente pendant cette période, puis, que, dès le mois d'avril 2020, son état de santé s'était aggravé, ouvrant droit à une rente entière à compter de cette date. La recourante soutient que cette constatation serait arbitraire, car la décision de l'Office cantonal AI qui figure au dossier serait incomplète. Il manquerait la motivation de celle-ci. Or, il ressortirait de cette motivation que son incapacité de travail a débuté en 2016. Dans le dossier cantonal, on constate que la recourante a produit la décision du 26 mai 2021 de l'Office cantonal AI pour la première fois devant le Tribunal administratif de première instance. La décision produite fait deux pages et, quoique sommaire, semble complète, bien qu'elle renvoie à une page annexe pour les voies de droit, page qui ne figure pas au dossier cantonal. Dans son jugement du 19 juillet 2022, le Tribunal administratif de première instance a retenu que l'incapacité de travail de la recourante avait débuté le 1er mai 2018. Devant la Cour de justice, la recourante a, à nouveau, produit les mêmes deux pages constituant la décision du 26 mai 2021, tout en produisant d'autres pièces afin de démontrer que son incapacité de travail remontait à l'année 2016. En conséquence, compte tenu du fait que la recourante a, tout au long de la procédure, produit la décision du 26 mai 2021 de l'Office cantonal AI dans la même teneur, laquelle apparaissait complète, les juges cantonaux pouvaient sans arbitraire se fonder sur les indications y figurant pour constater le début de l'invalidité de l'intéressée. Par ailleurs, quoi qu'en dise la recourante, la Cour de justice n'a pas constaté, dans un précédent arrêt ATA/760/2022 du 26 juillet 2022 la concernant, qu'elle était en incapacité de travail depuis 2016, cet élément étant présenté par les juges cantonaux dans cet arrêt comme une allégation de partie (cf. consid. 4 de l'arrêt en question). Pour le reste, à l'appui de sa critique, la recourante se contente d'opposer sa propre appréciation des faits à celle retenue par la Cour de justice, ce qui ne saurait suffire à faire tenir cette dernière pour arbitraire. Partant, la recourante échoue à démontrer que les faits auraient été établis de manière arbitraire sur ce point.