Citation: 2C_772/2017 E. 4.5.5

4.5.5. Le principe d'équivalence implique que le montant de la contribution soit en rapport avec la valeur objective de la prestation fournie et reste dans des limites raisonnables (cf. ATF 132 II 371 consid. 2.1 p. 375; 130 III 225 consid. 2.3 p. 228; arrêts 2C_351/2017 du 12 avril 2018 consid. 5.2.3.1; 2C_553/2016 du 5 décembre 2016 consid. 5.2; 2C_116/2014 du 16 août 2016 consid. 5.2; 2C_226/2012 du 10 juin 2013 consid. 4.2 in fine). S'agissant en particulier des taxes d'utilisation pour l'usage accru du domaine public, l'avantage économique retiré par le bénéficiaire du droit en question est souvent difficile, voire impossible à déterminer en pratique. Pour cette raison, la jurisprudence admet que ces taxes soient aménagées de manière schématique (arrêts 2C_439/2014 du 22 décembre 2014 consid. 6.2; 2C_519/2013 du 3 septembre 2013 consid. 5.1; concernant toutefois le cas particulier des concessions pour l'usage privatif du domaine public, voir l'arrêt 2C_399/2017 du 28 mai 2018 consid. 8.4.1 et 8.4.2). Cela étant, le montant de chaque redevance doit toujours être établi selon des critères objectifs et ne pas créer des différences qui ne seraient pas justifiées par des motifs pertinents (ATF 138 II 70 consid. 7.2 p. 76; arrêts 2C_351/2017 du 12 avril 2018 consid. 5.2.3.1; 2C_553/2016 du 5 décembre 2016 consid. 5.2; 2C_116/2014 du 16 août 2016 consid. 5.2; 2C_226/2012 du 10 juin 2013 consid. 4.2).