Citation: 6B_1350/2017 E. A

Le 6 mars 2009, A.A.________, époux de B.A.________, a conclu avec C.________ un contrat de bail à loyer portant sur une maison individuelle sise à D.________, dont cette dernière était propriétaire. Le 11 avril 2012, la régie immobilière X.________ SA a conclu, avec C.________, un contrat de gérance. Par avis recommandé du 14 novembre 2013, le bail à loyer des époux A.________ a été résilié avec effet au 31 mars 2014. Le 13 mars 2014, une audience a eu lieu devant la Commission de conciliation en matière de baux à loyer du district de Morges. Au cours de celle-ci, une transaction judiciaire a été passée entre C.________ et A.A.________, lequel représentait en outre B.A.________. Cette transaction prévoyait que la résiliation du bail était valable et acceptée, et qu'une seule et unique prolongation était accordée aux locataires, au 30 septembre 2016, ces derniers s'engageant irrévocablement à quitter les lieux à cette date. C.________ est décédée le 11 mars 2016. Le 2 août 2017, A.A.________ et B.A.________ ont déposé plainte pénale contre Y.________, agent d'affaires breveté, et Z.________, en sa qualité d'employé de la régie X.________ SA, pour escroquerie, atteinte astucieuse aux intérêts pécuniaires d'autrui, gestion déloyale, tentative de contrainte, faux dans les titres, induction de la justice en erreur et fausse déclaration d'une partie en justice. Ils leur ont en substance reproché d'avoir intentionnellement omis d'annoncer le décès de C.________ dans le cadre de différentes procédures judiciaires auxquelles la prénommée était partie, en particulier lors du dépôt d'une requête d'exécution forcée - tendant à obtenir leur départ de la maison louée - le 6 octobre 2016, et d'avoir agi de la sorte sans autorisation et dans le but de leur nuire. Selon eux, Y.________ n'aurait jamais agi sur mandat de C.________ ni parlé en son nom, puisque cette dernière était décédée avant son intervention dans le litige. Y.________ et Z.________ auraient en outre représenté C.________ sans droit lors d'une audience de conciliation tenue le 1er novembre 2016. C'était également sans droit que Y.________ aurait, en juin 2016, lancé des poursuites au nom de C.________, en faisant usage d'un faux, et qu'il aurait saisi les tribunaux pour requérir l'expulsion des locataires en prétextant un besoin personnel de la bailleresse. Il aurait par ailleurs induit la justice en erreur, en se prévalant, à cette occasion, d'une procuration signée par la régie X.________ SA, pour le compte de C.________ alors décédée, document qui aurait également constitué un faux. Y.________ et Z.________ auraient ainsi, selon A.A.________ et B.A.________, agi astucieusement et dans le but de s'enrichir. Il en aurait résulté un préjudice financier - en terme de frais judiciaires et d'avocats - et moral pour toute la famille, laquelle aurait été expulsée indûment de l'immeuble loué.