Citation: 5A_450/2024 E. B

B.a. Par acte des 12 et 13 [recte: 13 et 14] mai 2023, les poursuivis ont contesté auprès de l'Office, puis du Tribunal d'arrondissement de La Côte les procès-verbaux d'estimation susmentionnés, en particulier s'agissant des frais, et ont requis une nouvelle expertise. B.b. À l'audience du 1er [recte: 10] juillet 2023, à laquelle les poursuivis et une représentante de l'Office se sont présentés, la Présidente du Tribunal d'arrondissement de La Côte (ci-après: la présidente) a imparti aux premiers un délai échéant au 4 août 2023 pour proposer un ou des noms d'expert immobilier. B.c. Le premier expert proposé le 4 août 2023 par les poursuivis ayant refusé le mandat, ceux-ci ont présenté le nom de F.________, qui a accepté le mandat et a rendu le 29 novembre 2023 un rapport estimant la valeur de liquidation à 1'035'000 fr., soit un montant inférieur de 25 % à la valeur vénale arrêtée à 1'380'000 fr. B.d. À l'audience du 29 janvier 2024 à laquelle les poursuivis et une représentante de l'Office se sont présentés, les premiers ont confirmé qu'ils contestaient le résultat de l'expertise qui, selon eux, ne tenait pas compte des plus-values et des spécificités de l'objet. B.e. Par décision du 12 février 2024, la présidente, statuant en tant qu'autorité inférieure de surveillance en matière de poursuite pour dettes et de faillite, a arrêté, en application de l'art. 9 ORFI, à 1'090'000 fr. le montant de l'estimation de la parcelle en cause, a mis les frais judiciaires et d'expertise, par 3'150 fr., à la charge des poursuivis, solidairement entre eux et n'a pas alloué de dépens. En substance, elle a relevé que la législation ne permettait pas un complément ou une troisième expertise et a constaté que si la valeur vénale retenue dans la seconde expertise était plus élevée, en revanche la valeur de liquidation était inférieure à l'estimation de la première expertise. Au vu de ces éléments, elle a opté pour la valeur de liquidation retenue par la première experte. B.f. Par arrêt du 18 juin 2024, la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, le recours formé par les poursuivis contre la décision précitée, qu'elle a confirmé.