Citation: 5A_952/2020 E. 5.2

5.2. La recourante ne peut être suivie lorsqu'elle soutient que la cour cantonale aurait fait une interprétation trop large de la jurisprudence. Ce qui importe, au stade de la mainlevée de l'opposition formée dans une poursuite en réalisation de gage immobilier fondée sur une cédule hypothécaire au porteur sans indication du débiteur, c'est qu'en sus de celle-ci, le poursuivant apporte la preuve, au moyen d'un titre, d'une autre reconnaissance de la dette abstraite incorporée dans la cédule, ce aux fins de démontrer qu'il y a bien identité entre la dette reconnue et celle objet de la poursuite. Si, aux termes de la jurisprudence sus-rappelée, la production de la copie authentique de l'acte de constitution de la cédule apparaît prioritairement comme un moyen apte à cette démonstration, cité à titre d'exemple, il n'en constitue pas forcément le seul (cf. ATF 140 III 36 consid. 4; voir aussi arrêts 5A_434/2020 précité consid. 4.2.1; 5A_136/2020 du 2 avril 2020 consid. 3.4.3; JAQUES, Exécution forcée spéciale des cédules hypothécaires, in BlSchK 2001 p. 201 ss [209]). A cet égard, l'acte notarié produit par l'intimé à l'appui de sa requête de mainlevée apparaît suffisant pour les motifs retenus par la cour cantonale. Ceux-ci ne prêtent pas le flanc à la critique et ne révèlent aucune violation du droit fédéral, de sorte que l'on peut s'y référer. Cela étant, la recourante ne conteste pas que, dans ledit acte, elle se reconnaît débitrice de la cédule hypothécaire fondant la présente poursuite. C'est donc à bon droit que la cour cantonale a jugé que l'intimé détenait bien un titre permettant d'obtenir la mainlevée provisoire. Infondé, le moyen doit être rejeté.