Citation: 1C_615/2020 E. 2

Le Tribunal fédéral examine d'office la recevabilité des recours qui sont déposés devant lui (art. 29 al.1 LTF). L'art. 77 al. 1 let. a LDP prévoit que le recours au gouvernement cantonal est recevable contre des irrégularités affectant les votations fédérales. La procédure doit en principe être introduite auprès du gouvernement cantonal compétent (ATF 145 I 207 consid. 1.1 p. 211; 138 I 61 consid. 4.6 p. 77). Lorsque les conclusions présentées ou les faits contestés dépassent la compétence du gouvernement cantonal, ce qui est notamment le cas lorsque l'annulation d'une votation fédérale est demandée ou lorsque les interventions dans la campagne précédant la votation sont contestées et qu'elles dépassent le cadre d'un canton, le gouvernement cantonal doit rendre une décision formelle d'irrecevabilité (ATF 145 I 207 consid. 1.1 p. 211). Un recours au Tribunal fédéral peut ensuite être interjeté à l'encontre d'une telle décision du gouvernement cantonal. En effet, conformément à l'art. 82 let. c LTF, le Tribunal fédéral connaît des recours qui concernent les votations populaires, en particulier en matière fédérale contre les décisions des gouvernements cantonaux (art. 88 al. 1 let. b LTF). Cette disposition impose à la partie recourante d'épuiser les instances cantonales ou, en d'autres termes, d'utiliser les voies de droit cantonales à sa disposition avant de saisir le Tribunal fédéral. Par conséquent, l'arrêté du 11 mai 2018 doit d'abord être attaqué auprès du Conseil d'Etat du canton de Genève. Le recourant n'a ainsi pas épuisé les voies de droit cantonales à sa disposition. Son écriture du 4 novembre 2020 est donc irrecevable, au regard de l'art. 88 al. 1 let. b LTF.