Citation: 6B_886/2022 E. 1.4.1

1.4.1. La recourante affirme, de manière générale, que les éléments retenus par la cour cantonale et par le tribunal de première instance ne sont pas incompatibles avec sa version des faits. Tout d'abord, elle soutient que, compte tenu du fait qu'elle a pu se rendre régulièrement dans l'appartement de D.________ et qu'elle laissait ponctuellement son fils loger dans le sien, il n'était pas surprenant que, lors des perquisitions, ce dernier se soit trouvé dans son logement, respectivement qu'elle se soit trouvée dans celui de son ami intime. Il en allait de même du fait que l'on avait retrouvé des affaires de son fils dans son logement et des affaires à elle dans l'appartement de D.________. Ce faisant, la recourante ne fait que proposer une libre appréciation des éléments probatoires, dans une démarche appellatoire, sans démontrer en quoi les juges cantonaux auraient opéré un établissement manifestement inexact des faits ou une appréciation arbitraire des preuves. Il en va de même lorsqu'elle soutient que les déclarations du témoin E.________ ne seraient pas incompatibles avec sa version des faits. En effet, le fait que ce témoin ait déclaré que la recourante était "moins" présente dans son logement depuis une année et demi/deux ans ainsi que l'avoir vue profiter de sa terrasse ou s'occuper de son petit fils ne démontre pas que le raisonnement des juges cantonaux - selon lequel son fils habitait dans son appartement depuis l'été 2018 et qu'elle n'y habitait plus - serait arbitraire. Par ailleurs, il convient de relever que ce témoin a aussi déclaré que la recourante venait "de temps en temps vider sa boîte aux lettres", laquelle "débordait de courriers pendant des semaines" (cf. PV d'audition du 5 septembre 2019 pp. 2 et 4; pièce n° 42 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). Il a également indiqué que la recourante elle-même lui avait expliqué qu'elle habitait chez quelqu'un d'autre (cf. PV d'audition du 5 septembre 2019 p. 4; pièce n° 42 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). Le fait que les activités professionnelles du témoin - qui entraîneraient en particulier bon nombre de déplacements à l'extérieur - ne lui permettraient pas de "scruter les faits et gestes de ses locataires" ne change rien à l'appréciation des juges cantonaux, dont l'arbitraire n'a pas été démontré. Encore, en affirmant que le témoignage de D.________ accréditerait sa version des faits, la recourante offre là aussi sa propre lecture des déclarations dans une démarche appellatoire. A cet égard, elle ne démontre pas en quoi les juges cantonaux auraient arbitrairement pris en considération la déclaration de celui-ci - selon laquelle la recourante dormait pratiquement toutes les nuits avec lui à son domicile depuis qu'il avait eu son accident en octobre 2018 - comme un élément parmi d'autres qui leur ont permis d'arriver à la conclusion que la recourante n'habitait plus à son appartement, mais à celui de D.________, depuis au moins l'été 2018. Le fait que ce dernier ait indiqué voir la recourante parfois au domicile de celle-ci, parfois chez lui, et qu'il n'évoque jamais de domicile commun, n'y change rien.