Citation: 6B_1224/2022 E. 2.4

2.4. La motivation cantonale ne prête pas le flanc à la critique et il peut y être renvoyé (art. 109 al. 3 LTF). Les critiques du recourant s'épuisent pour l'essentiel dans une discussion libre et, partant irrecevable (art. 105 al. 2 LTF) de différents éléments liés à la procédure pénale à l'origine de la mesure d'expulsion le concernant et à son incarcération. En tout état, la cour cantonale était fondée à considérer que les éléments mis en exergue par le recourant au sujet de l'évolution de sa situation personnelle et familiale, en particulier s'agissant de la grossesse de son épouse et de la naissance future de leur second enfant, ne donnaient pas lieu à une situation à ce point exceptionnelle qu'elle aurait dû impacter de manière fondamentale la pesée des intérêts en cause et conduire à un report de l'exécution de l'expulsion en application de l'art. 66 al. 1 let. b CP, en lien avec les art. 8 CEDH ou 3 CDE. Les éléments retenus par la cour cantonale lui permettaient de considérer que l'exécution de la mesure n'était pas disproportionnée sous l'angle de l'art. 8 par. 2 CEDH, étant au demeurant relevé que l'art. 3 CDE ne saurait fonder une prétention directe à l'octroi ou au maintien d'une autorisation (cf. ATF 144 I 91 consid. 5.2; 143 I 21 consid. 5.5.1 et 5.5.2; arrêt 2C_756/2022 du 14 décembre 2022 consid. 5.2) et, mutatis mutandis, au report de l'exécution de l'expulsion pénale en vertu de l'art. 66d al. 1 let. b CP. Il s'ensuit que les griefs du recourant se révèlent mal fondés, dans la mesure où ils sont recevables.