Citation: 6B_596/2018 E. 2

Conformément à l'art. 42 al. 1 LTF, le mémoire de recours doit être motivé et contenir des conclusions. Celles-ci doivent exprimer sur quels points la décision entreprise doit être modifiée et comment. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Selon la jurisprudence, pour répondre à cette exigence, la partie recourante est tenue de discuter au moins sommairement les considérants de l'arrêt entrepris (ATF 140 III 86 consid. 2 et 115 consid. 2; 134 II 244 consid. 2.1); en particulier, la motivation doit être topique, c'est-à-dire se rapporter à la question juridique tranchée par l'autorité cantonale (ATF 123 V 335; arrêt 6B_970/2017 du 17 octobre 2017 consid. 4). En l'espèce, l'arrêt du 26 avril 2018 déclare irrecevable le recours formé par X.________, au motif que l'intéressée n'a déposé aucun recours motivé dans le délai de 10 jours (art. 396 al. 1 CPP) et n'a pas formé non plus de demande de restitution de ce délai. Dans son écriture datée du 24 mai 2018, X.________ expose très brièvement divers éléments de fait relatifs à la plainte déposée ainsi qu'à sa situation personnelle. Elle a encore produit, avec son envoi daté du 1er juin 2018, l'arrêt entrepris, une ordonnance de classement ainsi qu'une ordonnance pénale, toutes deux du 23 mars 2018, et diverses correspondances adressées au Tribunal cantonal fribourgeois les 18 et 20 avril 2018. On recherche, cependant en vain, dans ces écritures, toute considération relative à la computation, à l'échéance, au respect ou à la restitution du délai de recours devant l'autorité précédente. X.________ n'y explique pas non plus en quoi elle voudrait voir la décision d'irrecevabilité modifiée. Faute de toute motivation pertinente et de toute conclusion, le recours en matière pénale doit être déclaré irrecevable dans la procédure prévue par l'art. 108 al. 1 let. b LTF.