Citation: 2A.183/2001 27.03.2002 E. C

Agissant par la voie du recours de droit administratif, la Société demande au Tribunal fédéral d'annuler la demande de sûretés concernant l'impôt fédéral direct, sous suite de frais et dépens. Pour l'essentiel, elle fait valoir que l'Administration cantonale des impôts n'a rendu vraisemblable ni l'existence de la créance fiscale invoquée, ni son étendue, ni le risque qu'elle encourrait de ne pas la recouvrer. L'Administration cantonale des impôts conclut au rejet du recours, en invoquant des circonstances propres à démontrer que ses intérêts sont effectivement menacés. Elle relève notamment que la fiduciaire de la Société lui aurait par deux fois rappelé, au cours des entretiens qui se sont déroulés les 14 novembre 2000 et 20 mars 2001, que sa cliente pourrait être amenée à délocaliser son activité si le fisc ne se montrait pas conciliant à son égard. II a été procédé à un second échange d'écritures au cours duquel les parties sont chacune restées sur leurs positions. La Société a notamment contesté le fait que sa fiduciaire aurait indiqué à l'inspecteur des contributions en charge de son dossier qu'elle avait l'intention de quitter la Suisse et de s'installer à l'étranger. L'Administration fédérale des contributions conclut au rejet du recours.