Citation: 1P.241/2006 15.06.2006 E. 2

Dans un argument d'ordre formel qu'il convient d'examiner en premier lieu, le recourant fait valoir que la décision attaquée serait nulle, car elle n'aurait pas été rendue par la personne qui aurait convoqué les parties et entendu leur conseil. 2.1 Le Tribunal fédéral n'entre en matière que si le recours satisfait aux exigences de l'art. 90 al. 1 OJ, disposition aux termes de laquelle l'acte de recours doit contenir un exposé des faits essentiels et un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation (let. b). Selon la jurisprudence, il faut que le recourant indique de manière claire et explicite en quoi la décision attaquée pourrait être contraire à ses droits constitutionnels (cf. ATF 129 I 185 consid. 1.6 p. 189; 127 III 279 consid. 1c p. 282; 126 III 534 consid. 1b p. 536; 125 I 71 consid. 1c p. 76). 2.2 Le recourant soutient d'une part que la décision attaquée n'aurait pas été rendue par la Présidente de la Cour de justice et, d'autre part, que son auteur ne serait pas la même personne que celle qui aurait convoqué les parties et entendu leur conseil. La première hypothèse ne repose toutefois sur aucun indice concret. Quant à la seconde, supposée avérée, le recourant n'explique pas en quoi cela constituerait un cas de nullité absolue. Le recourant n'invoque aucune disposition cantonale ou garantie constitutionnelle qui empêcherait la Présidente de la Cour de justice de rendre une décision alors que le mandataire du recourant, lequel ne s'était lui-même pas présenté, aurait été entendu par le Vice-président de la Cour de justice. Faute de toute démonstration, le grief ne satisfait pas aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ et doit être déclaré irrecevable.