Citation: 6B_1156/2023 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a considéré que s'il était établi que le recourant avait subi une intervention dentaire en urgence au même moment que l'heure de l'audience fixée au 2 mars 2023, il ne démontrait pas que des complications subséquentes l'auraient empêché sans sa faute de solliciter, le cas échéant par l'intermédiaire d'un tiers, une restitution du délai pour comparaître dans les 30 jours suivant l'audience. Elle a ainsi constaté que la demande formulée le 6 avril 2023 par le recourant dans le cadre de son recours contre l'ordonnance sur opposition du 23 mars 2023 était tardive. Elle a du reste relevé que l'ordonnance du 23 mars 2023 constatant son défaut à l'audience et le retrait de son opposition à l'ordonnance pénale du 25 avril 2022 n'avait pas à mentionner les conditions auxquelles une demande de restitution de délai pouvait être faite, l'art. 94 CPP ne constituant pas une voie de recours (cf. art. 81 al. 1 let. d CPP). Elle a enfin souligné que les pièces que le recourant avait produites (un courriel du 3 mars 2023 du Centre dentaire de U.________ lui demandant quel type de réaction il avait eu à la suite de l'anesthésie et l'orthopantomogramme du 6 août 2023 de l'hôpital B.________) n'attestaient aucunement qu'il aurait été temporairement ou durablement empêché d'agir; quant aux autres événements allégués par le recourant (soins prodigués à sa fille, renvoi de Suisse de sa femme et détresse de ses parents), aussi pénibles qu'ils fussent, ne constituaient pas des motifs d'empêchement non fautif, de sorte que son recours ne pouvait qu'être rejeté.