Citation: 1C_870/2013 E. 2.3

2.3. Pour expliquer une soudaine détérioration du lien conjugal, le recourant soutient n'avoir eu connaissance de l'adultère de son ex-épouse qu'après la décision de naturalisation. Or le Tribunal administratif fédéral a retenu, sans sombrer dans l'arbitraire et au vu des éléments qui suivent, que cette affirmation n'était pas crédible: B.________ a indiqué, lors de son audition le 8 juillet 2011, avoir trompé une fois son ex-époux fin 2006, début 2007, soit environ six à sept mois avant la signature de la déclaration commune et le lui avoir révélé tout de suite car elle ne voulait pas qu'il y ait de mensonge entre eux; elle a également souligné qu'ils en avaient parlé des heures durant; le recourant a reçu le procès-verbal de cette audition et il a formulé des remarques à l'ODM dans une lettre du 12 mai 2012 sans toutefois indiquer que la relation des faits présentés par son ex-épouse serait inexacte. Dans son recours au Tribunal administratif fédéral du 4 juillet 2012, le recourant n'a pas non plus mentionné qu'il y aurait erreur sur la date. C'est finalement le 23 avril 2013 que, pour la première fois, dans le cadre d'un échange d'écritures ordonné par le Tribunal administratif fédéral en réponse à une prise de position de l'ODM - indiquant que l'adultère de l'épouse ne pouvait être considéré comme un événement extraordinaire au sens de la jurisprudence en raison de la date de sa survenance - que le recourant a soutenu qu'il avait appris l'adultère de son épouse après la décision de naturalisation. Dans ces circonstances, les juges précédents pouvaient retenir sans arbitraire que cette affirmation tardive du recourant n'était pas convaincante et ne pouvait être retenue comme un événement postérieur à la naturalisation permettant de renverser la présomption. Il en découle que les conditions d'application de l'art. 41 LN sont réunies et que le Tribunal administratif fédéral n'a pas violé le droit fédéral en confirmant l'annulation de la naturalisation facilitée qui avait été octroyée au recourant.