Citation: 7B_83/2023 E. 3.4

3.4. L'argumentation des recourants repose essentiellement sur l'hypothèse selon laquelle la victime serait décédée à cause du franchissement de son corps par la voiture de l'intimée. Or dans la mesure où la cour cantonale était fondée à retenir que le décès de la victime avait eu lieu avant ce franchissement (cf. consid. 2 supra), leurs griefs tombent à faux. En effet, dans cette perspective, le comportement de l'intimée dans l'accident n'a joué aucun rôle dans la mort de la victime, de sorte qu'il n'en est pas l'une des conditions sine qua non. Quoi qu'en disent les recourants, le cas d'espèce diffère ainsi de celui jugé dans l'ATF 125 IV 195, où deux automobilistes avaient heurté successivement une victime et avaient été reconnus coupables de lésions corporelles par négligence. Dans cette affaire, ces lésions n'avaient pas été causées exclusivement par l'un ou l'autre de ces conducteurs, mais pouvaient avoir été le résultat de leurs comportements respectifs sans qu'il soit toutefois possible de déterminer lequel en était effectivement à l'origine ni dans quelle mesure chacun d'eux y avait contribué (ATF 125 IV 195 consid. 2d). Partant, les recourants ne peuvent rien tirer de cette jurisprudence pour établir un lien de causalité naturelle avec le décès de la victime dans le cas d'espèce et c'est à bon droit que la cour cantonale l'a nié. Au regard de ce qui précède, la question de savoir si l'intimée aurait pu éviter la victime en se comportant conformément à ses obligations en matière de circulation routière peut rester indécise. Les griefs des recourants à cet égard n'ont donc pas à être examinés.