Citation: U 157/02 09.10.2003 E. 5

L'accident dont la recourante a été victime le 11 novembre 1996 entre dans la catégorie des accidents de gravité moyenne. Dès lors, la question du lien de causalité adéquate entre cet événement et l'incapacité de travail en raison d'un état de stress post-traumatique doit être examinée à la lumière des différents critères que la jurisprudence a posés en cas d'affections psychiques (cf. ATF 115 V 409 consid. 5c/aa) et que les premiers juges ont énumérés exhaustivement (consid. 3a/bb p. 11 du jugement attaqué). Il n'y a pas lieu de revenir sur l'appréciation du Tribunal administratif du cas d'espèce à l'aune de ces différents critères. Singulièrement, en ce qui concerne le premier (les circonstances concomitantes particulièrement dramatiques ou le caractère particulièrement impressionnant de l'accident), il ne ressort pas du dossier constitué à l'époque où l'accident s'était produit que cet événement avait présenté le caractère si dramatique ou impressionnant que la recourante y voit aujourd'hui; en effet, peu d'éléments concrets ont été consignés et on ne connaît, notamment, ni la vitesse du véhicule ni la violence du choc subi. Quant au dernier critère (le degré et la durée de l'incapacité de travail due aux lésions physiques), il a eu une certaine importance, car la convalescence a duré cinq mois; toutefois, la recourante a ensuite repris le travail à plein temps durant une année entière, de sorte que l'écoulement de ce laps de temps laisse peu de place pour reconnaître un caractère adéquat au rapport de causalité entre l'accident et l'incapacité de travail découlant de l'état de stress post-traumatique. A l'examen global, l'accident du 11 novembre 1996 ne peut être reconnu comme la cause adéquate des troubles psychiques de la recourante, de sorte que l'intimée ne répond pas de la perte de gain que la recourante subit de ce chef.