Citation: I 621/03 21.04.2004 E. 5

Vu ce qui précède, la motivation de la commission de recours ne saurait être suivie, car elle revient à ôter toute justification à la conduite d'une expertise pluridisciplinaire. De surcroît, les premiers juges ont substitué leur évaluation de la capacité de travail de l'intimé à celles des experts - dont la tâche était pourtant de mettre leurs connaissances spéciales à la disposition de l'administration afin de l'éclairer sur les aspects médicaux d'un état de fait donné (cf. ATF 125 V 352 consid. 3b/aa et les références) - en motivant très sommairement leur point de vue; or cela était critiquable dans la mesure où le rapport d'expertise du COMAI satisfaisait à tous les réquisits jurisprudentiels (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a) et qu'il avait ainsi pleine valeur probante. Dans ces conditions, le complément d'instruction que l'intimé requiert à titre subsidiaire apparaît superflu. Sa capacité résiduelle de travail s'élève ainsi à 40 % dans une activité adaptée à son handicap.