Citation: 5A_1027/2020 E. 3.1

3.1. La cour cantonale a tout d'abord relevé que la convention de divorce ratifiée le 16 mars 2016 par le Tribunal prévoyait les conditions permettant une modification de la contribution d'entretien. Ces conditions étaient claires et n'étaient pas sujettes à interprétation. Il fallait qu'une maladie ou un accident ait engendré une diminution du revenu du recourant en dessous d'un montant de 6'000 fr. mensuel net et fasse obstacle à la réalisation de ce revenu. Il était établi que le recourant avait subi deux accidents, soit un accident de voiture le 15 mars 2018 et une chute à vélo le 4 septembre 2018. L'intimée ne contestait par ailleurs pas qu'il souffrait de problèmes psychologiques. Le recourant possédait la société C.________Sàrl, dont il avait vendu les parts le 18 décembre 2018 à D.________Sàrl, en conservant toutefois la partie relative à l'exploitation d'une entreprise de sanitaires et chauffage sous la raison sociale E.________SA. Les juges cantonaux ont examiné s'il existait un lien de causalité entre la baisse de revenu invoquée par le recourant et les accidents et la maladie psychique subis par celui-ci. Ils ont relevé que le second accident avait provoqué une incapacité de travail jusqu'au 28 février 2019, mais qu'à partir du 1er mars 2019, aucune incapacité de travail, totale ou partielle, durable ou passagère, n'était attestée. En particulier, le recourant n'avait produit aucun certificat médical attestant d'une incapacité de travail complète ou partielle, l'empêchant d'exercer une activité lucrative lui permettant d'obtenir un revenu mensuel net égal ou supérieur à 6'000 fr. De même, aucune explication n'était donnée quant à l'activité que le recourant serait encore en mesure d'exercer, et aucune prestation de la part des assurances sociales ou de la prévoyance professionnelle n'avait été revendiquée depuis le 1er mars 2019. La cour cantonale a également retenu qu'il ressortait du dossier que l'éventualité de la vente de l'entreprise du recourant avait déjà été évoquée avant le divorce, de sorte qu'il était établi que le recourant avait cherché à vendre son entreprise avant les deux accidents survenus en 2018 et que la vente de son entreprise et la diminution de revenu n'étaient pas la conséquence directe de ceux-ci. Les juges cantonaux ont dès lors confirmé l'appréciation du Tribunal selon lequel les accidents avaient tout au plus accéléré une décision qui germait depuis quelque temps déjà dans l'esprit du recourant, de sorte qu'il n'était pas établi que l'éventuelle diminution de ses revenus était en lien de causalité avec les accidents subis et sa maladie psychique. Il n'y avait dès lors pas lieu d'examiner si le revenu qu'il réalisait était inférieur à 6'000 fr., étant précisé que le recourant aurait dû prouver non seulement que son revenu était inférieur à ce montant, mais aussi qu'il ne serait plus en mesure de réaliser un tel revenu, ce qu'il n'avait pas fait.