Citation: 4A_284/2024 E. 6.3

6.3. La cour cantonale ne s'est pas penchée sur la (troisième) condition tenant à la persistance de la locataire à ne pas respecter ses devoirs. Cela étant, elle a souverainement constaté que, le 15 novembre 2019, la régie a déposé une plainte pénale pour des dommages à la propriété commis dans le parking de l'immeuble; dans la nuit du 10 au 11 novembre, trois boîtes contenant des extincteurs avaient été endommagées, l'un des extincteurs avait été utilisé dans le garage et des graffitis avaient été dessinés sur les murs. Elle a également établi que par ordonnance pénale du 4 février 2021, G.________ a été reconnu coupable de brigandage, détention illicite de stupéfiants, dommages à la propriété et excès de bruit nocturne. Il ressortait de cette ordonnance qu'il était notamment reproché à G.________ d'avoir, la nuit en question, dans le parking souterrain de l'immeuble, endommagé trois boîtes contenant des extincteurs, vidé un extincteur en "sprayant" de la poudre dans le garage et dessiné des tags sur les murs. Le prénommé avait reconnu avoir endommagé une seule boîte à extincteur en l'ouvrant avec un pied de biche, assurant qu'il n'avait ni pulvérisé la poudre ni dessiné de tags, mettant en cause d'autres jeunes pour ces faits. Au final, il avait été retenu qu'il avait saccagé une boîte à extincteur de manière puérile et désinvolte. Partant, le fils de l'intimée ainsi que d'autres membres de son groupe ont, la nuit en question, commis intentionnellement des actes de vandalisme dans le parking souterrain de l'immeuble dont il était seul à détenir la clé, ce qui, soit dit en passant, aurait peut-être même fondé une résiliation immédiate du contrat de bail sans avertissement préalable (art. 257f al. 4 CO). Une seule conclusion s'impose donc: les perturbations se sont poursuivies, malgré la mise en demeure.