Citation: 6B_1348/2017 E. 2.1.3

2.1.3. La cour cantonale a ainsi pris acte de la possibilité d'un traitement médical à même de diminuer le risque de récidive élevé, ainsi que du fait que la thérapie serait de très longue durée et irait en tous les cas bien au-delà de cinq ans. Elle en a déduit qu'il n'était en l'espèce pas suffisamment vraisemblable qu'un traitement institutionnel entraîne, dans les cinq ans de sa durée normale, une réduction nette du risque que l'intéressé commette, en raison de son trouble mental, un crime prévu à l'art. 64 CP. Ce faisant, elle n'a pas prêté aux experts des réponses qu'ils n'avaient pas données s'agissant du délai dans lequel le risque de récidive pouvait être diminué, mais elle a procédé à sa propre appréciation des conditions de la mesure en se fondant sur les éléments de fait apportés par l'expertise. Le grief d'arbitraire est infondé.