Citation: C 239/00 18.10.2000 E. A

A.- D.________, divorcée, a travaillé de 1996 à 1999 comme serveuse dans une boulangerie-salon de thé. Depuis le 1er juin 1999, elle est inscrite auprès de l'Office cantonal genevois de l'emploi (ci-après : OCE). Le 7 juillet 1999, le Service de placement professionnel de l'OCE lui a assigné un poste de sommelière, à Versoix, impliquant de travailler jusqu'à minuit, en plusieurs tranches horaires. Le samedi et le dimanche étaient jours de congé. L'employeur était disposé à former l'assurée, mais l'entretien d'embauche s'est conclu sur un échec, en raison du refus de l'intéressée de travailler le soir. Le 14 octobre 1999, le Service de placement professionnel de l'OCE a décidé de suspendre, pour 31 jours, le versement des indemnités de chômage. D.________ a recouru devant le Groupe réclamations de l'OCE, exposant que le travail assigné ne correspondait pas à son emploi précédent, notamment en raison de l'horaire qu'il impliquait. Invitée à préciser si des motifs familiaux ou de santé l'empêchaient de travailler le soir, elle a indiqué qu'elle prenait régulièrement des relaxants pour pouvoir s'endormir et qu'il ne lui serait pas possible de récupérer des heures de sommeil pendant la journée. Le 9 mars 2000, le Groupe réclamations de l'OCE a rejeté le recours.