Citation: 6B_936/2020 E. 2.3

2.3. Invoquant une violation de l'art. 9 Cst. et de l'art. 10 al. 1, al. 2 et al. 3 CPP, le recourant discute l'appréciation cantonale. Il soutient que le dossier ne contiendrait pas de moyens de preuves probants, indiscutables et objectivement vérifiables permettant de retenir sa culpabilité. Il fait valoir qu'il n'y aurait pas de photographies "claires" tirées des vidéos de surveillance démontrant qu'il aurait commis le brigandage, alors qu'il ne pouvait manquer de vidéos dans les environs. Les déclarations de la partie plaignante - qui recèleraient des incohérences - ne pourraient à elles seules fonder sa culpabilité. La description qu'avait donné la victime des habits de l'auteur ne correspondrait pas aux vêtements qu'il portait le jour des faits. Les déclarations du "seul témoin présent sur les lieux", avec lequel il n'aurait aucun lien, devraient être prises en compte à décharge, dans la mesure où celui-ci aurait déclaré ne pas être sûr que le recourant était l'auteur des faits. Les traces ADN ne sauraient être pertinentes pour la vérité matérielle. Le recourant se contente de substituer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, qu'il discute librement et de façon appellatoire, partant irrecevable. En tout état, on peut relever que la culpabilité du recourant ne repose pas uniquement sur les déclarations de la victime, contrairement à ce qu'il prétend. En outre, la cour cantonale n'a pas omis de relever certaines inconsistances dans le récit de celle-ci. Elle a cependant dûment motivé les raisons pour lesquelles ces points n'entachaient pas sa crédibilité globale. Concernant l'habillement du recourant le jour des faits, la cour cantonale n'a pas non plus fondé son appréciation sur la base des seules déclarations de la partie plaignante. S'agissant du témoin, que le recourant ne nomme pas, mais dont on peut inférer qu'il s'agit de H.________, la cour cantonale a bel et bien pris en compte cet élément. Elle a exposé les motifs pour lesquels le récit de celle-ci était jugé globalement crédible, même si ses souvenirs s'étaient estompés avec le temps. Enfin, la cour cantonale n'a pas manqué de souligner la valeur probante relative des traces biologiques analysées, tout en indiquant que celles-ci n'étaient pas indispensables au verdict de culpabilité, en regard des nombreux autres éléments du dossier. Au vu de l'ensemble de ces éléments, il n'apparaît pas qu'il était insoutenable pour la cour cantonale de considérer que le recourant était à l'origine des faits. Dans ces circonstances, il n'est pas déterminant qu'aucune "photographie claire" ne démontre que le recourant en serait l'auteur, pour autant que le magasin ou ses environs immédiats fussent équipés de caméras de surveillance, ce qui ne ressort pas de l'état de fait cantonal, sans que le recourant ne formule de grief d'arbitraire à cet égard (art. 105 al. 1 LTF). En conclusion, les points invoqués par le recourant ne démontrent pas qu'il était arbitraire, fondé sur le rapprochement de l'ensemble des éléments retenus par la cour cantonale, de conclure que le recourant était l'auteur du brigandage. Le grief est rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.