Citation: 6B_1396/2022 E. 1.5

1.5. Les recourants se prévalent des engagements politiques de E.C._________ dans la commune de U._________, en tant que conseiller de ville et de membre de la commission de gestion et de surveillance. Ils soutiennent que non seulement les autorités communales, mais également le corps électoral de U._________ avaient reconnu qu'il était bien un citoyen u._________ en l'élisant au sein de l'organe législatif communal. Il est admis que le recourant a exercé deux mandats comme conseiller de ville en 2011-2014 et 2015-2018 à U._________ et a fait partie de la commission de surveillance et de gestion en même temps. Le recourant s'était également présenté pour un troisième mandat mais avait retiré sa candidature à la suite d'une séance de la commission de gestion et de surveillance du 12 novembre 2018, lors de laquelle des questions en relation avec le domicile effectif de l'intéressé avaient été soulevées (jugement entrepris, consid. 15 pp. 13-14 et jugement de première instance, consid. 2.3.1 p. 19). Inscrit dans le registre électoral de U._________ après y avoir déposé ses papiers, le recourant a pu, sur la base de ce critère formel, se faire élire à des fonctions politiques au sein de la commune. Cela ne signifie pas encore que la condition matérielle du domicile, à savoir le lieu où se trouvait son centre de vie, ait été satisfaite à U._________. On ne saurait non plus en déduire une forme de légitimation de son domicile politique par les autorités et les citoyens u._________, étant souligné que, selon les constatations cantonales - qui ne sont pas discutées sous l'angle de l'arbitraire par les recourants -, la question de leur domiciliation avait soulevé des questionnements de la part de citoyens et conseillers communaux en 2014. Tout au plus le fait que le recourant ait exercé des fonctions politiques à U._________ peut-il être pris en considération comme un élément de fait parmi d'autres dans l'examen des liens que celui-ci entretenait avec cette commune.