Citation: 1P.752/2004 15.03.2005 E. 2

Le recourant se plaint d'une violation du droit d'être entendu, grief d'ordre formel qu'il y a lieu d'examiner en premier. Selon le recourant, l'arrêt cantonal serait insuffisamment motivé et ne permettrait pas de comprendre pourquoi ses explications, ainsi que celles de B.________ qui le disculpent, n'ont pas été prises en compte. On ne verrait pas en quoi consisterait sa participation au trafic de drogue. 2.1 Le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. permet notamment d'exiger qu'un jugement soit motivé. Cette garantie tend à donner à la personne touchée les moyens d'apprécier la portée du prononcé et de le contester efficacement, s'il y a lieu, devant une instance supérieure. Elle tend aussi à éviter que l'autorité ne se laisse guider par des considérations subjectives ou dépourvues de pertinence; elle contribue, par là, à prévenir une décision arbitraire. L'objet et la précision des indications à fournir dépend de la nature de l'affaire et des circonstances particulières du cas; en règle générale, il suffit que l'autorité mentionne au moins brièvement les motifs qui l'ont guidée, sans qu'elle soit tenue de répondre à tous les arguments présentés (ATF 112 Ia 107 consid. 2b p. 109; voir aussi ATF 126 I 97 consid. 2b p. 102, 125 II 369 consid. 2c p. 372, 124 II 146 consid. 2a p. 149). 2.2 Selon l'arrêt cantonal, la présence de drogue et de matériel de conditionnement indiquait qu'un partage de drogue était vraisemblablement en cours entre les personnes présentes. L'arrêt n'indique certes pas en quoi consistent les variations dans les dires du recourant, mais la partie en fait de l'arrêt (p. 4) relate les déclarations faites devant la police, puis devant le juge d'instruction. L'arrêt évoque enfin les conversations téléphoniques codées au cours desquelles le recourant aurait demandé à B.________ "combien il en v[oulait]", et aurait dit qu'il en avait "pris 200". Le raisonnement de la Chambre pénale est ainsi parfaitement compréhensible, et le recourant est à même d'en contester le bien- fondé en toute connaissance de cause. La garantie formelle du droit d'être entendu est respectée.