Citation: 9C_531/2014 E. A

A.a. Souffrant de polytoxicomanie et de troubles anxio-dépressifs, A.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité le 28 janvier 2005. Après avoir recueilli l'avis du médecin traitant (rapport du 29 avril 2005 de la doctoresse B.________, spécialiste FMH en endocrinologie, diabétologie et médecine interne) et de son Service médical régional (SMR; rapport du 12 octobre 2006 du docteur C.________, spécialiste FMH en médecine interne générale), l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a rejeté la demande de prestations de l'assuré au motif qu'il ne présentait aucune maladie invalidante au sens de l'assurance-invalidité (décision du 8 décembre 2006). A.b. L'office AI n'est pas entré en matière sur la nouvelle demande de prestations déposée par l'assuré le 2 juin 2008, celui-ci n'ayant pas rendu vraisemblable une modification des circonstances médicales par rapport à la décision initiale (décision du 26 février 2009). A.c. L'assuré a présenté le 10 janvier 2011 une troisième demande de prestations, sur laquelle l'office AI n'est pas entré en matière pour les mêmes motifs que précédemment (décision du 28 mars 2011), nonobstant un rapport du 28 janvier 2011 du docteur D.________ (spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie et médecin traitant). Par jugement du 6 juillet 2011, la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales, a partiellement admis le recours de l'assuré, annulé la décision du 28 mars 2011 et renvoyé la cause à l'office AI afin qu'il entre en matière sur la demande de prestations de l'assuré. A la suite de ce jugement, l'office AI a chargé le docteur E.________ (spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie) de réaliser une expertise. Dans son rapport du 27 février 2012, ce médecin a diagnostiqué un trouble dépressif récurrent (actuellement en rémission), un état anxieux d'intensité légère et fluctuante, des troubles mentaux et troubles du comportement liés à l'utilisation d'opiacés (étant précisé que l'assuré suivait un régime de substitution), ainsi que des accentuations de certains traits de personnalité. Il a conclu qu'il n'existait aucune incapacité de travail en lien avec des problèmes d'origine psychiatrique. Se fondant notamment sur les conclusions de cette expertise, l'office AI a une nouvelle fois rejeté la demande de prestations de A.________ (décision du 12 février 2013).