Citation: 8C_349/2024 E. 5.2.1

5.2.1. Il n'est pas contesté que la décision du 23 mars 2022, qui contient notamment une motivation et l'indication de la voie de droit, a été valablement notifiée à l'assurée le 25 mars 2022. Ce faisant, l'intimée a rendu à juste titre une décision au sens de l'art. 49 LPGA puisqu'elle a mis un terme à ses prestations. Par courriel du 24 mars 2022, elle a communiqué à la recourante un extrait de cette décision, à savoir son dispositif. Dès lors qu'au moment de l'envoi de ce courriel, une décision formelle avait d'ores et déjà été émise, ce à quoi la recourante a d'ailleurs été rendue attentive, on ne saurait considérer que celle-ci disposait, en application de la jurisprudence (cf. consid. 3.2.1 supra), d'un délai d'une année pour exiger qu'une décision écrite au sens de l'art. 49 al. 1 LPGA soit rendue. Il s'agit donc bien, comme retenu par le tribunal cantonal, d'un cas de notification irrégulière d'une décision, l'intimée ayant transmis à la recourante le seul dispositif de sa décision, sans motivation ni indication de la voie de droit, de surcroît par courrier électronique.