Citation: 6B_45/2007 08.07.2007 E. 3

3.1 Le recourant reproche aux premiers juges d'avoir retenu l'intégralité des faits dénoncés en dernier lieu par D.X.________ sans indiquer en quoi ils étaient plus crédibles que les versions précédentes de la victime, qui ne parlaient notamment jamais de viol. Il leur reproche de s'être contentés de considérer comme un élément suffisant à démontrer sa culpabilité le fait que les actes dénoncés par sa fille D.X.________ correspondaient à ceux subis par ses soeurs aînées et de s'être contentés d'hypothèses pour expliquer les divergences observées dans les déclarations de D.X.________ et la révélation tardive du viol. Selon le recourant, les juges auraient dû examiner l'hypothèse d'une influence des soeurs aînées et d'une pression sur D.X.________, qui aurait été poussée à faire des déclarations. Il note de surcroît qu'elle a refusé de signer sa première déposition, qu'elle n'avait accepté de faire que deux heures après sa convocation. Le recourant estime qu'en retenant la version de D.X.________ plutôt que la sienne, qui contestait tout comportement répréhensible, et en confirmant ce point de vue en seconde instance, les autorités cantonales sont tombées dans l'arbitraire et ont violé le principe in dubio pro reo. Ce faisant, le recourant se contente d'opposer sa propre appréciation à celle des autorités cantonales, sans aucunement démontrer que les constatations et l'appréciation des juges cantonaux, qui ont largement expliqué pourquoi ils retenaient les dernières déclarations de la victime et l'évolution de ces déclarations, seraient arbitraires, à savoir manifestement insoutenables, en contradiction flagrante avec le dossier ou entachées d'une inadvertance manifeste. De plus, en se contentant de reprendre pour l'essentiel la motivation figurant dans son recours cantonal, le recourant ne démontre pas en quoi la décision attaquée aurait nié à tort tout arbitraire à l'arrêt de première instance. Faute de remplir les exigences de motivation rappelées ci-dessus, le grief est irrecevable. Au demeurant, il ne pourrait qu'être rejeté pour les raisons exposées dans l'arrêt attaqué. 3.2 Le recourant reproche également aux premiers juges d'avoir violé l'interdiction de l'arbitraire en choisissant les versions de ses filles C.X.________ et E.X.________, étayées par aucun élément objectif, plutôt que la sienne. Pour les raisons évoquées ci-dessus, son grief, qui ne répond pas aux exigences de motivation, est irrecevable. Le recourant semble encore faire grief à l'autorité cantonale d'avoir violé le principe in dubio pro reo, car, dans son arrêt, elle lui reproche de ne pas avoir démontré l'arbitraire de la décision de première instance, ce qui équivaudrait, selon lui, à lui demander de prouver son innocence. Ce grief est à l'évidence mal fondé. Exiger du recourant qu'il motive ses griefs en procédure de recours ne constitue manifestement pas une violation du principe in dubio pro reo en tant que règle sur le fardeau de la preuve.