Citation: 8C_788/2012 E. 5.1

5.1. Selon la juridiction cantonale, le recourant avait eu tout loisir de préciser les circonstances de l'incident survenu le 20 octobre 2010 dans le questionnaire ultérieurement soumis par l'intimée. Or, ce questionnaire comportait une version des faits en substance similaire à celle évoquée dans la déclaration de sinistre. Si des circonstances particulières - telles que le fait d'avoir appuyé le coude sur le genou, d'avoir été confronté à un tuyau rénitent, d'avoir posé le pied sur un pot de fleurs ou encore d'avoir été surpris par un mouvement de ressort du tuyau manipulé, comme l'avait prétendu le recourant par la suite - étaient survenues lors de l'événement du 20 octobre 2010, l'intéressé n'aurait pas manqué de les signaler à ce moment-là, soit avant de connaître les conséquences juridiques de ses déclarations. Il n'aurait en tous les cas pas attendu près de deux mois (s'agissant de l'utilisation du genou), respectivement cinq et dix mois (concernant, d'une part, la résistance du tuyau et, d'autre part, l'appui sur un pot de fleurs et le mouvement de ressort du tuyau) pour en faire état. Dès lors que les déclarations du recourant figurant dans la déclaration de sinistre du 11 novembre 2010 et dans le questionnaire du 22 novembre 2010 ne concordaient pas avec celles données postérieurement au refus de la CNA de prendre en charge l'événement du 20 octobre 2010, la règle de preuve énoncée ci-dessus (cf. consid. 4) commandait de s'en tenir à la première version du recourant.