Citation: 6B_1352/2023 E. 1.3.2

1.3.2. Selon les explications du recourant, l'audition de D.________ porterait sur les questions de savoir si l'intimée était à la cuisine ou dans la salle du restaurant "C.________" lorsqu'elle-même est arrivée au travail le 9 juillet 2019, si celle-ci était sur le point de partir ou de travailler sur une préparation, et si l'intimée avait quitté les lieux sans que le recourant n'ait pu se retrouver, même très brièvement, seule avec elle dans la cuisine. D.________ serait donc amenée à évoquer une brève séquence de faits parfaitement ordinaires, survenus 4 ans avant le jugement d'appel. Il n'était pas insoutenable de considérer que, même à supposer que la témoin tente de fournir des éléments de réponse, ce qui paraissait d'ores et déjà peu probable, un tel témoignage, portant sur des faits à la fois précis, anodins et éloignés dans le temps, n'aurait qu'une faible valeur probante. Par ailleurs, c'est en vain que le recourant fait valoir que l'appréciation anticipée doit être effectuée en quelque sorte prima facie, sans confrontation avec les autres moyens de preuves recueillis. En effet, cette appréciation porte sur la pertinence des preuves à administrer, ce qui implique d'examiner leur importance pour la solution du cas, en considérant en particulier si cela pourrait amener le magistrat à modifier son opinion au regard de l'ensemble du dossier (arrêt 6B_1331/2020 du 18 janvier 2021 consid. 1.2 et la référence citée). Sous cet angle, la cour cantonale n'a pas manqué d'exposer sur quels éléments elle s'était fondée - soit, pour l'essentiel, les échanges de messages entre les parties avant et après les faits litigieux, la crédibilité des déclarations de l'intimée et son absence de tout intérêt à mentir - pour acquérir la conviction que le recourant avait commis les faits qui lui étaient reprochés (cf. jugement entrepris, consid. 5.3 pp. 18-20). Sur ce fondement, il n'était pas arbitraire de retenir qu'il n'était pas utile de recueillir le témoignage requis, dont l'importance peut au demeurant être relativisée dans la mesure où il n'aurait de toute façon pas porté sur la perception directe de l'infraction. Enfin, en tant que le recourant invoque une violation du principe du contradictoire, il perd de vue que le droit du prévenu de poser des questions, en procédure contradictoire, concerne les déclarations de témoins à charge (art. 6 § 3 let. d CEDH; arrêt 6B_536/2023 du 2 octobre 2023 consid. 1.2.2; voir aussi: arrêt 6B_922/2015 du 27 mai 2016 consid. 2.1 et les références citées). Dans la mesure où le recourant invoque le témoignage de D.________ à sa décharge, la juridiction d'appel n'a pas violé le principe invoqué en écartant cette requête de preuve.