Citation: 4A_286/2019 E. 4.2

4.2. Le seul reproche qui n'est pas en relation avec la procédure d'exécution forcée concerne la décision prise par les demandeurs de déménager et de mettre leur ferme en location à partir du 1er avril 2011, soit avant l'introduction de la procédure de poursuite, et ce en relation avec la problématique de l'investissement du 2e pilier de l'époux. La cour cantonale a retenu, avec les premiers juges, que les demandeurs avaient pris seuls la décision de déménager et de mettre en location leur ferme; ni les pièces du dossier, ni les témoignages ne permettaient de retenir que la banque les aurait encouragés d'une manière ou d'une autre (" suggéré ") et encore moins contraints (" forcé "). La cour cantonale a apprécié avec circonspection les déclarations des différents témoins, soit deux employés de la banque d'une part et du conseiller des propriétaires d'autre part. Elle a relevé que les demandeurs n'ont pas allégué que la banque leur aurait demandé ou suggéré de mettre en location leur ferme, que leur conseiller n'a pas entendu l'employé de la banque G.________ admettre le leur avoir suggéré, mais bien que ce n'était pas le problème de la banque, ce d'autant qu'il est intervenu postérieurement à cette mise en location, et que si la possibilité d'habiter ailleurs a été évoquée avec l'employée H.________, parce que les époux trouvaient difficile de vivre à.. avec des enfants en bas âge, cela ne permettait pas encore d'admettre que la banque leur aurait suggéré ou les aurait contraints de mettre leur ferme en location. Les recourants proposent sur trois pages, de manière appellatoire, leur propre interprétation des faits. Ainsi, ils se limitent à y opposer les déclarations de l'époux, les déclarations de leur conseiller privé, feignant d'ignorer que la cour cantonale a apprécié avec circonspection tous les témoignages. Ils ne remettent pas en cause le fait que l'employé G.________ a dit que ce n'était pas le problème de la banque, ni que celui-ci était intervenu un an après la mise en location de la ferme, ni la façon dont les propos de l'employée H.________ ont été retranscrits et dont la cour n'a pu déduire un quelconque encouragement ou contrainte. Ce faisant, ils ne démontrent pas en quoi l'appréciation de la cour cantonale serait arbitraire. Le fait reproché n'étant pas établi, il n'y avait pas lieu d'examiner son illicéité, comme en a jugé à raison la cour cantonale.