Citation: 1C_268/2013 E. 5

Avant de répondre aux diverses critiques du recourant, il convient de rappeler l'objet du litige et d'exposer la solution retenue dans l'arrêt attaqué. A l'origine de la contestation se trouve la requête du recourant, datée du 7 décembre 2011, visant à modifier la limite de la zone viticole sur sa parcelle 1668, dans le but de rétablir l'égalité de traitement par rapport aux parcelles voisines. Le refus de la municipalité de donner suite à cette demande a été confirmée par le Tribunal cantonal. Celui-ci a constaté qu'il existait une divergence quant à la limite de la zone viticole sur la parcelle 1668 entre le plan général au 1:5000 et le plan détaillé au 1:2000. Le choix de la municipalité d'interpréter le plan d'affectation adopté en 1985 en privilégiant le plan détaillé, plutôt que le plan général, ne résultait pas d'une erreur et ne prêtait pas le flanc à la critique. La seule question qui demeurait était ainsi de savoir si, depuis l'adoption du plan de 1985, les circonstances avaient changé, cas échéant si ce changement portait sur des éléments déterminants pour la planification au point qu'une adaptation du plan paraissait nécessaire. Le fait que de nombreux bâtiments avaient été érigés dans les secteurs sis de part et d'autre de la parcelle 1668 ne constituait pas une modification décisive; ces constructions avaient été effectuées dans les zones à bâtir délimitées en 1985, ainsi que l'avait prévu le planificateur à cette époque. Le risque d'inondation allégué, fondé sur un "rapport Stucky" de 2012, n'était pas d'avantage déterminant, puisque le propriétaire d'une parcelle devant faire l'objet d'une restriction du droit de construire, en raison d'un danger naturel élevé, ne pouvait exiger en compensation le classement en zone à bâtir d'une autre surface lui appartenant, colloquée en zone agricole. En conclusion, l'instruction n'avait pas permis de déceler un changement décisif de circonstances, qui justifierait non seulement d'étendre la zone à bâtir du PEP, mais encore de procéder à cet agrandissement, hors de toute révision globale, sur la parcelle 1668 du recourant.