Citation: 5A_851/2023 E. 5.1.1

5.1.1. Il expose tout d'abord qu'elle se serait manifestement trompée sur la portée des différents éléments retenus. S'agissant notamment des démarches visant à concevoir naturellement un enfant, il soutient que leur mariage était privé de vie intime et que la procréation médicalement assistée serait un mythe créé par l'intimée. Quant au fait que les parties se connaissaient avant le mariage, il expose avoir fait sa connaissance par internet en mars 2010, mais ne l'avoir rencontrée physiquement qu'une seule fois avant le mariage religieux en juillet 2011. Il prétend également que de nombreux éléments de fait n'auraient pas été pris en compte. Il invoque à ce titre, le fait notamment que l'intimée n'aurait jamais eu besoin de travailler durant ses six années de formation d'enseignante, qu'elle ne se préoccupait pas de son devoir de contribuer à l'entretien du ménage, qu'il aurait été contraint d'augmenter son taux d'activité au détriment de sa santé physique et mentale, qu'elle aurait signé un contrat de bail pour son nouvel appartement seulement cinq jours après la signature de son premier contrat de travail à durée indéterminée, qu'elle souhaitait, bien avant le mariage des parties, poursuivre une formation universitaire en Europe, démontrant que seul le financement lui manquait et qu'elle n'avait nullement l'intention de "recycler" ses qualifications et que le couple n'aurait pas établi de liens sociaux avec d'autres personnes entre août 2011 (emménagement de l'intimée) et fin octobre 2015. Ces différents éléments démontreraient ainsi l'existence d'un "mariage de complaisance pour violation du devoir de contribution à l'entretien de la famille", circonstance par ailleurs propre à modifier l'arrêt entrepris au vu de la récente jurisprudence (ATF 145 III 56 consid. 5.3.2), contrairement à ce que l'autorité précédente a estimé.