Citation: 6B_1198/2020 E. 3.1

3.1. Il n'est pas contesté que, le 28 janvier 2018, D.________ et le recourant se sont rendus au domicile de ce dernier et qu'ils se sont à un moment donné retrouvés assis sur le canapé, où ils se sont embrassés. Les versions divergent quant à la suite des événements. La cour cantonale a constaté que lors de sa première audition, le recourant avait expliqué que D.________ avait ensuite commencé à lui caresser le sexe, qu'il avait caressé le sien et qu'ils s'étaient déshabillés. Il avait indiqué qu'il l'avait ensuite pénétrée mais qu'elle lui avait dit qu'elle avait mal et qu'il s'était de ce fait retiré et n'avait " même pas forcé ". Il avait encore précisé qu'elle lui avait demandé d'arrêter juste après qu'il l'ait pénétrée et que, jusqu'à ce moment-là, tout était normal et s'était passé comme d'habitude. Le recourant avait encore ajouté qu'il avait fait deux va-et-vient avant de se retirer et qu'il ne pensait pas avoir éjaculé en elle. Entendu par le procureur le 17 mai 2018, le recourant avait confirmé les déclarations qu'il avait faites précédemment, soit qu'il avait eu un rapport sexuel avec D.________, qu'elle lui avait demandé d'arrêter pendant l'acte et qu'elle ne lui avait auparavant jamais dit qu'elle ne voulait pas entretenir de relation. Lors des débats de première instance, le recourant avait toutefois modifié sa version. Il avait en effet expliqué que D.________ lui avait demandé d'arrêter parce qu'elle ne se sentait pas bien, qu'elle le lui avait dit au moment où il allait la pénétrer et qu'il ne l'avait en définitive pas pénétrée. La cour cantonale a donc considéré que le recourant n'avait pas été constant dans ses déclarations, que cette inconstance ne portait pas sur un point de détail et qu'elle remettait dès lors sérieusement en cause sa crédibilité. D.________ avait quant à elle exposé que lorsque le recourant avait voulu aller plus loin, elle lui avait dit qu'elle ne voulait pas entretenir de relations sexuelles avec lui, qu'il n'en avait pas tenu compte et l'avait allongée sur le canapé, qu'il lui avait retiré son leggings et son string, qu'elle avait tenté de le repousser physiquement, sans y parvenir, qu'après avoir passé ses mains sur son sexe, il avait commencé à la pénétrer tandis qu'elle essayait toujours de le repousser et lui disait d'arrêter et qu'après avoir compris qu'il ne s'arrêterait pas, elle avait cessé de le repousser et s'était résignée. L'autorité précédente a considéré que la version de D.________ était nuancée et ne comportait aucune trace d'exagération. Elle avait en particulier reconnu qu'elle avait dans un premier temps accepté d'embrasser le recourant. Son récit comportait en outre de nombreux détails concrets qui en renforçaient la crédibilité. D.________ avait par ailleurs su faire part de ses doutes lorsqu'elle en avait et elle avait livré une version constante au fil de ses auditions. Lors de l'audience d'appel, la cour cantonale a constaté que D.________ était très émue et affectée d'avoir à se présenter une nouvelle fois devant une autorité judiciaire pour parler de cet épisode manifestement toujours douloureux, alors qu'elle avait souhaité tourner la page en retirant sa plainte et son appel joint. Elle était apparue sincère aux juges cantonaux lorsqu'elle avait confirmé ses précédentes déclarations et affirmé n'avoir jamais menti. La cour cantonale a ainsi retenu que D.________ avait livré une version claire, précise, nuancée et constante des faits qu'elle reprochait au recourant. Cette version n'avait rien d'artificiel. Les déclarations de D.________ se révélaient ainsi parfaitement crédibles et entièrement convaincantes.