Citation: 8C_637/2022 E. 7.3

7.3. La cour cantonale a d'abord retenu que le caractère abusif ou non du congé-modification devait s'apprécier au moment où celui-ci était signifié, soit au plus tard jusqu'à réception de la lettre du 24 mai 2016. C'était par cette lettre que la résiliation des rapports de travail avait officiellement été annoncée à la recourante. Elle a ajouté que les trois lettres consécutives des 27, 28 et 30 juin 2016 n'étaient pas déterminantes, dès lors qu'elle ne faisaient que prendre acte de la non-acceptation par la recourante des conditions de travail modifiées qui avaient été proposées. La recourante n'avait émis aucune critique sur le comportement adopté par les représentants de l'intimée jusqu'à la réception de la confirmation officielle de son licenciement. Tous les reproches formulés l'étaient en lien avec les discussions qui avaient eu lieu après coup, dans le délai de réflexion qui lui avaient été imparti pour décider si elle entendait accepter le nouveau poste de travail de secrétaire à 30 % qui lui était proposé.