Citation: 8C_769/2018 E. 4.2.1

4.2.1. Dans un premier temps, A.________ invoque une violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.) en tant que la cour cantonale n'a pas donné suite à ses offres de preuves. En particulier, elle avait donné les noms de témoins pouvant confirmer qu'elle avait cherché à augmenter son taux d'activité avant de démissionner, ce qui aurait pu prouver qu'elle disposait d'une solution de garde en cas de prise d'emploi. En outre, la juridiction précédente n'avait pas requis l'audition de B.________ pour savoir à partir de quand celle-ci était disponible pour garder ses enfants. Tel qu'invoqué, le grief de violation du droit d'être entendu n'a en l'occurrence pas de portée propre par rapport à celui tiré d'un établissement arbitraire des faits déterminants, également invoqué. Le juge peut effectivement renoncer à accomplir certains actes d'instruction sans que cela n'entraîne une violation du droit d'être entendu (sur cette notion en corrélation avec l'administration de preuves, cf. ATF 130 II 425 consid. 2.1. p. 429; 119 Ib 492 consid. 5b/bb p. 505) s'il est convaincu, en se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves (cf. ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352), que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation (sur l'appréciation anticipée des preuves en général: ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157; 130 II 425 consid. 2 p. 428). Ce grief sera donc examiné avec le fond du litige.