Citation: 6B_215/2018 E. A

X.________, ressortissant français, a été condamné par défaut par arrêt du 28 mars 2001 de la Cour correctionnelle avec jury de Genève à une peine de six ans de réclusion, sous déduction d'un an, neuf mois et seize jours de détention préventive, pour vol, brigandage aggravé, dommages à la propriété, extorsion et violation de domicile. Arrêté au Maroc le 7 février 2017 et extradé en Suisse, il purge actuellement sa peine à la prison A.________. Par requête du 31 juillet 2017, X.________ a demandé au Service de l'assistance juridique à être mis au bénéfice de l'assistance judiciaire, au vu de son indigence, dans le but de déposer une demande de relief, au sens de l'art. 331 al. 3 aCPP/GE. Ce Service a transmis la demande au Ministère public genevois, le vice-président du Tribunal civil n'ayant, depuis le 1er janvier 2011, plus de compétence en matière de nomination d'avocat et d'assistance juridique pour la personne prévenue. Par ordonnance du 18 août 2017, le Ministère public genevois a refusé d'ordonner une défense d'office en faveur de X.________, considérant, en substance, que la demande était prématurée puisque X.________ n'avait entamé aucune procédure pénale.