Citation: 5A_558/2016 E. 4.2.2

4.2.2. En tant que le recourant se plaint d'un état de fait incomplet s'agissant de l'autorisation qu'il a rédigée le 28 avril 2015, son grief doit être admis. Le juge cantonal a manifestement reproduit uniquement certaines phrases de ce document, qu'il considérait comme essentielles. Or, cette autorisation constituerait, à teneur de l'arrêt déféré, la preuve du consentement du père à "un déplacement temporaire de l'enfant", sans "date de retour antérieure au 28 avril 2016". La correcte application du droit, singulièrement de l'art. 13 al. 1 let. a CLaH80 nécessite toutefois que le consentement du père, chez qui l'enfant était domiciliée, soit établi. Dans cette optique, la pièce attestant de la prétendue approbation du recourant au déplacement et au non-retour de sa fille revêt une importance particulière pour le sort de la présente cause, impliquant la prise en considération de l'intégralité du texte. Il s'ensuit que l'état de fait doit être complété, en ce sens que la pièce n° 9 est reproduite in extenso, à tout le moins s'agissant du contenu de la déclaration du père : "Le soussigné A.A.________ [ n° passeport, adresse, identification et avertissement des sanctions d'un faux témoignage] déclare son consentement que sa fille mineure C.A.________ [ n° passeport], née le 22.04.2008, dans la ville de Y.________, département de Y.________, voyage en SUISSE, par avion, sur la route Bucarest-Genève, entre 28.04.2015 et 28.04.2016, accompagnée par sa mère, Mme B.A.________ [ n° passeport, adresse et identification]. La présente déclaration lui est nécessaire à la Police des frontières, afin de sortir du pays, ainsi que partout où il sera nécessaire".