Citation: 1P.776/2006 30.11.2006 E. 2

Contre une décision, prise en dernière instance cantonale dans le cadre d'un procès pénal, qui refuse l'assistance judiciaire au plaignant ou à la partie civile, seule est ouverte la voie du recours droit public au Tribunal fédéral, pour violation de droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ). En l'espèce, il n'est pas certain que l'intention de A.________, lorsqu'il a écrit au Juge pénal pour lui demander d'annuler ou de revoir sa décision, était de recourir auprès d'une juridiction supérieure. Quoi qu'il en soit, dans cette dernière hypothèse, les conditions de recevabilité du recours de droit public ne sont manifestement pas remplies. En effet, dans la procédure de recours de droit public, l'acte de recours doit contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation, conformément à l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Le Tribunal fédéral, qui n'est pas une juridiction d'appel, n'examine pas d'office si la décision attaquée retient les faits pertinents et si elle est conforme aux normes du droit cantonal; il incombe bien plutôt au recourant d'expliquer de manière claire et précise en quoi cette décision pourrait être contraire à ses droits constitutionnels (cf. ATF 130 I 26 consid. 2.1 p. 31; 129 I 185 consid. 1.6 p. 189; 127 III 279 consid. 1c p. 282; 126 III 534 consid. 1b p. 536; 125 I 71 consid. 1c p. 76). Dans le cas particulier, le recourant ne critique pas de manière claire et précise la double motivation de la décision attaquée - premièrement le fait qu'il n'a pas établi, dans cette procédure pénale, sa situation financière, et deuxièmement le défaut objectif d'importance particulière de la cause pour le plaignant - et il n'invoque aucune garantie constitutionnelle. Le recours de droit public est donc manifestement irrecevable.