Citation: 1B_572/2019 E. 4

La recourante dénonce une mauvaise appréciation des juges sur tout le contexte de la séparation d'avec son ancien compagnon, y compris sur son casier judiciaire qui est vierge selon l'extrait joint en annexe à son recours. Toutefois, elle n'explique pas, comme il lui incombait de le faire (cf. ATF 141 IV 369 consid. 6.3 précité), en quoi le contexte pour le moins difficile dans lequel est intervenue sa séparation aurait une incidence sur l'appréciation des conditions posées par l'art. 132 al. 2 CPP à l'octroi d'un avocat d'office pour défendre ses intérêts dans la procédure pénale ouverte à son encontre pour de prétendues atteintes à l'honneur. Il en va de même s'agissant du fait d'avoir retenu erronément une condamnation qui aurait été éliminée de son casier judiciaire en raison de son ancienneté, cette circonstance étant au contraire de nature à atténuer la gravité ou la difficulté de la cause. Pour le surplus, la recourante ne s'en prend pas à la motivation retenue pour admettre que la cause était de peu de gravité et ne présentait pas de difficultés insurmontables, respectivement qu'il n'y avait aucun autre motif qui imposerait une défense d'office; elle se borne à affirmer sans autre démonstration que la Chambre des recours pénale aurait apprécié arbitrairement les preuves en en faisant abstraction pour aboutir à un résultat qui contredit de manière choquante le sentiment de justice et d'équité. La cour cantonale n'a en particulier pas ignoré l'argument de la recourante selon lequel l'affaire revêtirait une grande importance pour sa fille, mais elle ne l'a pas suivi faute de voir en quoi la procédure ouverte contre la recourante pour calomnie concernerait l'avenir de l'enfant. On cherche là encore en vain une argumentation qui permettrait de tenir cette appréciation pour insoutenable ou pour une autre manière contraire au droit. Les exigences de motivation requises ne sont ainsi manifestement pas respectées.