Citation: 6B_981/2019 E. 1.2

1.2. En l'espèce, c'est à juste titre que le ministère public a refusé de communiquer la peine requise déjà à l'ouverture des débats. Non seulement ce refus ne viole pas l'art. 340 al. 2 CPP qui n'impose ni au ministère public ni à la direction de la procédure de communiquer la peine qu'il entend requérir. Mais, en outre, il est justifié. Certes, le ministère public est autorisé à présenter au tribunal ses propositions de sanctions (art. 326 al. 1 let. f CPP). Toutefois, lorsqu'il comparaît à l'audience, il n'est guère judicieux d'annoncer à l'avance les conclusions concernant la mesure de la peine, dès lors que celles-ci sont susceptibles d'être modifiées au vu du déroulement de l'audience et de la procédure d'administration des preuves (cf. dans ce sens HANS MATHYS, loc. cit.). Le grief tiré de la violation de l'art. 340 CPP et du droit d'être entendu doit donc être rejeté.