Citation: 1C_449/2013 E. 2

Sur le vu de ces arrêts, il y a lieu d'admettre la qualité d'Helvetia Nostra pour s'opposer au projet litigieux. Par ailleurs, l'intimée admet que la commune de Gryon compte plus de 20% de résidences secondaires, et que son projet comporte d'une part une surface commerciale et, d'autre part des habitations destinées à la résidence secondaire. Contrairement toutefois à ce que soutient l'intimée, la Municipalité ne s'est pas livrée, dans sa décision de rejet d'opposition, à un examen d'ensemble du projet et de sa compatibilité avec les règles découlant de l'art. 75b Cst., puisqu'elle a considéré que cette disposition n'était pas directement applicable et que la notion même de résidence secondaire n'était pas encore précisée. Elle a certes évoqué l'application de l'art. 8 al. 1 de l'ordonnance sur les résidences secondaires (ORS, RS 702), mais celle-ci n'est entrée en vigueur que le 1 er janvier 2013. En outre, le PPA n'a été adopté que le 26 mars 2011 par le Conseil communal. En définitive, un certain nombre de questions déterminantes n'a pas été examiné par les instances précédentes - y compris communales - puisque les nouvelles dispositions constitutionnelles ont été jugées, à tort, inapplicables. Conformément à l'art. 99 al. 1 LTF, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de statuer en première instance sur la base d'éléments nouveaux.