Citation: 1C_651/2019 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a considéré que, tant au vu de sa configuration que de ses équipements, le local pour motos n'avait pas pour seule vocation de servir de zone d'exposition. Il pouvait également avoir un usage quotidien et durable en tant que salle récréative, salle de détente ou encore salle de réunion. Les recourants n'exposent pas la teneur des dispositions dont ils dénoncent une application arbitraire, au point que l'on peut douter de la recevabilité de leur grief. Ils se contentent au demeurant de faire valoir, sans le démontrer, que le raisonnement de l'arrêt attaqué est insoutenable. Se référant à la jurisprudence cantonale sur le caractère habitable d'une construction, rappelée dans l'arrêt attaqué, les recourants s'obstinent à affirmer que l'installation d'une cuisine de 18,5 m² ne peut suffire à rendre un parking souterrain de 1000 m² habitable. Ce faisant, ils ne font qu'opposer leur propre appréciation à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi la leur devrait être retenue. En particulier, ils s'obstinent à s'en prendre au caractère prétendument absurde de l'habitabilité d'un si grand parking souterrain. Or il n'apparaît pas que ce soit l'ensemble du parking qui serait jugé habitable, mais bien l'espace aménagé en lien avec la surface destinée à l'exposition de motos. Les recourants énumèrent en outre les locaux considérés comme non habitables selon la pratique cantonale: carnotzets aménagés en sous-sol, fitness, ainsi que, dans un cas particulier, l'aménagement sur près de 400 m², sous une maison d'habitation, d'un home cinéma, d'un cellier, d'une cave et d'une piscine avec jacuzzi, sauna, hammam, fitness, vestiaires et salle de massage. Ils font valoir qu'alors même qu'elles ne rendent pas les surfaces habitables, de telles installations sont destinées à une utilisation quotidienne, prolongée et récréative. S'agissant du cas particulier de ce sous-sol de 400 m² jugé non habitable (arrêt CDAP AC.2010.0106 du 30 août 2011), la cour cantonale a expressément exposé en quoi cette affaire se distinguait de la présente cause: d'une part les ouvertures en façades étaient de très faible importance par rapport à la surface totale du sous-sol; d'autre part, la réglementation communale comportait des règles précises au sujet du niveau du plancher et du niveau de dégagement des locaux pour que ceux-ci soient considérés comme habitables. Les recourants ne disent rien sur cette appréciation; ils se contentent de se prévaloir de cet arrêt sans exposer en quoi les différences relevées par la cour cantonale seraient dénuées de pertinence. Les recourants exposent encore laconiquement que "l'argument selon lequel ce traitement différencié serait justifié par le rapport entre les surfaces en cause [est] faux", "la CDAP ret[enan]t dans le cas d'espèce la surface du localexposition moto alors qu'il ne s'agit pas d'un local en rapport avec l'ouverture sur l'extérieur". Ils ne donnent pas plus d'explications sur la surface qu'ils considèrent devoir être prise en considération. Sur ce point, on ne voit pas en quoi les seules mesures de surfaces de la parcelle, de la partie affectée à la zone à bâtir et du local affecté au parking - que les recourants entendent faire ajouter à l'état de fait - permettraient une meilleure compréhension de leur argument. Le Tribunal fédéral ne constate ainsi aucun arbitraire ni aucune violation de l'égalité de traitement dans l'arrêt attaqué.