Citation: 2C_386/2021 E. 2

Le droit du conjoint à l'octroi et à la prolongation de la durée de validité d'une autorisation de séjour subsiste après dissolution de la famille notamment lorsque l'union conjugale a duré au moins trois ans et que l'intégration est réussie (cf. art. 50 al. 1 let. a LEtr, applicable par le renvoi de l'art. 126 al. 1 LEI). La condition des trois ans d'union conjugale s'apprécie à partir du moment de la cohabitation effective en Suisse et elle s'achève lorsque les époux cessent de faire ménage commun (cf. ATF 140 II 345 consid. 4.1; 138 II 229 consid. 2). En l'espèce, le recourant et son ex-épouse se sont installés ensemble en Suisse le 30 juillet 2014. Les juges précédents, sans arrêter de date relative à la séparation de ceux-ci, ont retenu que l'union conjugale avait définitivement pris fin avant l'échéance des trois ans. Pour arriver à cette conclusion, ils ont relevé que l'allégation du recourant, selon laquelle la séparation aurait été effective à compter du mois de décembre 2017, était en contradiction avec, d'une part, les déclarations de son ex-épouse qui avait constamment (courrier et audition) indiqué que le couple s'était séparé de façon définitive en février 2017 et, d'autre part, le courrier du 24 juillet 2017 de B.________ qui confirmait qu'il hébergeait l'intéressé depuis trois mois; au surplus, aucune pièce du dossier ne venait corroborer les affirmations du recourant. Le recourant souligne que ses relevés de salaire avaient été adressés au domicile conjugale jusqu'en octobre 2017. Cet élément ne signifie toutefois pas qu'il y vivait encore, son épouse pouva nt très bien faire suivre les courriers qui lui étaient destinés à sa nouvelle adresse. Ainsi, la prétendue reprise de la vie commune de juin à décembre 2017 ne repose que sur les allégations du recourant. Au demeurant, si tel avait effectivement été le cas, on ne s'explique pas la raison pour laquelle l'intéressé a annoncé sa nouvelle adresse chez la personne susmentionnée le 21 juillet 2017. Partant, la constatation des faits opérée par le Tribunal cantonal n'est pas arbitraire (cf. ATF 145 IV 154 consid. 1.1) et le grief y relatif doit être écarté. Il s'ensuit que la condition des trois ans n'est pas réalisée et qu'un droit à la prolongation de l'autorisation de séjour ne peut être envisagé sous l'angle de l'art. 50 al. 1 let. a LEtr.