Citation: 5A_66/2022 E. 1

Un mandat d'expertise pédopsychiatrique a été confié à la Dresse D.________. Dans son rapport établi le 28 mai 2021, l'experte a préconisé le maintien de l'autorité parentale conjointe, l'attribution de la garde à la mère et la mise en place d'un droit de visite stable et régulier en faveur du père, en tenant compte de l'âge de l'enfant (week-ends, mercredi à quinzaine éventuellement, vacances d'une semaine au début). B.b.a. Par requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles du 8 juin 2021 déposée devant le tribunal, la mère a conclu à ce que le domicile de l'enfant soit auprès d'elle à U.________, à ce que la garde exclusive lui soit attribuée et à ce qu'un droit de visite soit accordé au père du samedi à 9h00 au dimanche à 18h00 une semaine sur deux. La requête de mesures d'extrême urgence a été rejetée par décision du 10 juin 2021. Le père, qui réclamait la suspension de la procédure, subsidiairement, le rejet de la requête et plus subsidiairement encore, l'attribution de la garde exclusive de l'enfant, a produit un rapport préliminaire de contre-expertise, établi par le Dr E.________ le 5 juillet 2021, dont il ressort en substance que, par son contenu et sa forme, l'expertise pédopsychiatrique était invalide et devait être ignorée, ses conclusions étant de surcroît dangereuses pour l'enfant. Par ordonnance de mesures provisionnelles du 30 juillet 2021, la présidente a confié la garde de l'enfant à sa mère où était désormais son domicile, dit qu'à défaut d'entente entre les parents, le père bénéficierait d'un droit de visite à raison d'un week-end sur deux, du vendredi à 18h00 au dimanche à 18h00, à charge pour lui de venir chercher et ramener sa fille à la Gare de U.________, ainsi que la moitié des vacances scolaires. B.b.b. Le père a formé appel contre cette ordonnance, étant précisé que sa requête d'effet suspensif a été rejetée par ordonnance du Juge délégué de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le juge délégué). Sa requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles du 31 août 2021, qui concluait en substance à l'élargissement de son droit de visite et des relations personnelles, a connu le même sort. La DGEJ a conclu au rejet de l'appel. Entendue lors de l'audience d'appel du 20 octobre 2021, la curatrice de l'enfant, représentant la DGEJ, a indiqué que son service avait proposé un élargissement du droit de visite du père sur la journée du mercredi, du matin au soir, les horaires restant à définir; sur la base de l'expertise, un droit de visite plus élargi, tel qu'une nuit supplémentaire, n'était pas préconisé. Statuant par arrêt du 21 décembre 2021, le juge délégué a partiellement admis l'appel du père et réformé l'ordonnance attaquée en ce sens qu'à défaut d'entente entre les parties, le droit de visite du père sur sa fille s'exercerait, outre la moitié des vacances scolaires et des jours fériés, du mardi à la sortie de l'école, à charge pour le père d'amener l'enfant à son cours de danse, au mercredi à 18h00, ainsi qu'un week-end sur deux, du vendredi à 18h00 au dimanche à 18h00, le père ayant systématiquement la charge de chercher et de ramener l'enfant à la gare de U.________. Les frais et dépens des deux instances cantonales ont été arrêtés et répartis entre les parties.