Citation: 6B_1450/2021 E. 1.3.2

1.3.2. Dans la mesure où le recourant se prévaut d'un préjudice résultant de l'influence du document argué de faux dans la procédure pénale visant l'intimée 2 pour violation d'une obligation d'entretien, il y a lieu de considérer ce qui suit. L'art. 251 CP protège, en tant que bien juridique, d'une part la confiance particulière placée dans un titre ayant valeur probante dans les rapports juridiques et, d'autre part, la loyauté dans les relations commerciales (ATF 142 IV 119 consid. 2.2 p. 121 s. et les références citées). Le faux dans les titres peut également porter atteinte à des intérêts individuels, en particulier lorsqu'il vise précisément à nuire à un particulier (ATF 140 IV 155 consid. 3.3.3 p. 159; 119 Ia 342 consid. 2b p. 346 s. et les références citées). Tel est le cas lorsque le faux est l'un des éléments d'une infraction contre le patrimoine, la personne dont le patrimoine est menacé ou atteint ayant alors la qualité de lésé (ATF 119 Ia 342 consid. 2b p. 346 s.; arrêts 6B_666/2021 du 13 janvier 2023 consid. 3.1.2; 6B_1185/2019 du 13 janvier 2020 consid. 2.2). En l'espèce, le recourant soutient qu'un verdict de culpabilité prononcé à l'encontre de l'intimée 2 pour l'infraction de violation d'une obligation d'entretien lui permettra d'obtenir réparation d'une partie du préjudice découlant de ladite infraction, en se voyant verser la contribution d'entretien due à son fils grâce à l'allocation d'une créance compensatrice correspondant aux avoirs actuellement séquestrés. Le recourant se prévaut ainsi de prétentions civiles déduites de l'infraction réprimée à l'art. 217 CP, qui fait l'objet d'une procédure distincte. En ce sens, il n'invoque pas de prétentions déduites directement de l'infraction de faux dans les titres. Or, il sied de rappeler que les prétentions civiles visées par l'art. 81 LTF sont celles qui peuvent être prises directement dans la procédure pénale elle-même (cf. arrêt 6B_633/2018 du 23 août 2018 consid. 1.4). Tel n'est pas le cas de celles invoquées par le recourant. Pour le reste, l'existence d'un dommage qui résulterait directement de l'infraction de faux dans les titres alléguée n'a rien d'évident. En effet, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que le document dénoncé comme faux par le recourant aurait été conçu ou utilisé par l'intimée 2 dans le but de nuire aux intérêts de l'intéressé, mais plutôt de se défendre dans le cadre de la procédure pénale qui la vise du chef d'infraction de violation d'une obligation d'entretien. Dans cette mesure, le document argué de faux n'est pas l'un des éléments d'une infraction portant atteinte au patrimoine du recourant et pour laquelle il pourrait demander réparation dans la présente procédure. Par ailleurs, pour autant que le recourant envisage un préjudice résidant dans l'influence du document litigieux sur la question de l'allocation de la créance compensatrice par l'autorité pénale devant laquelle celui-ci a été produit, le Tribunal fédéral a rappelé à plusieurs occasions que, lorsque le litige à l'origine de la dénonciation pénale n'est pas encore terminé, on ignore si la prétendue infraction pourrait avoir eu une quelconque influence sur le jugement à rendre. A ce stade, il s'agit de pures conjectures (ATF 123 IV 184 consid. 1c p. 189; arrêts 6B_987/2020 du 4 mars 2021 consid. 1.2 et l'arrêt cité). En conséquence, à défaut de se prévaloir de prétentions civiles déduites directement de l'infraction dénoncée, le recourant est dépourvu de la qualité pour recourir sur le fond de la cause.