Citation: 1P.364/2005 29.07.2005 E. 1

1.1 Bien qu'étant interdite, la recourante a la capacité d'ester en justice dans le cadre de la présente procédure, dès lors que, s'agissant d'une mainlevée de l'interdiction, elle agit pour la défense de ses droits strictement personnels au sens de l'art. 19 al. 2 CC (ATF 116 II 385 consid. 4 p. 387; Henri Deschenaux/Paul-Henri Steinauer, Personnes physiques et tutelle, 4e éd., Berne 2001, n. 228a p. 71). 1.2 Aux termes de l'art. 87 al. 1 OJ, le recours de droit public est recevable contre les décisions préjudicielles et incidentes sur la compétence et sur les demandes de récusation, prises séparément; ces décisions ne peuvent être attaquées ultérieurement. En l'espèce, le recours est formé contre une décision incidente rendue sur une demande de récusation; sur le plan cantonal, une telle décision n'est pas susceptible de recours (art. 99 al. 4 LOJ/GE). Par conséquent, le recours de droit public est recevable au regard des art. 86 al. 1 et 87 al. 1 OJ. 1.3 Pour être recevable, un tel recours doit cependant contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés et préciser en quoi consiste la violation (art. 90 al. 1 let. b OJ). Lorsqu'il est saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'a donc pas à vérifier de lui-même si l'arrêt entrepris est en tous points conforme à la Constitution. Il n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours. Le recourant ne saurait se contenter de soulever de vagues griefs ou de renvoyer aux actes cantonaux (ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261, 26 consid. 2.1 p. 31; 125 I 71 consid. 1c p. 76). En outre, dans la mesure où le recourant se plaint d'arbitraire (art. 9 Cst.), il ne peut se contenter de critiquer l'arrêt attaqué comme il le ferait dans une procédure d'appel où l'autorité de recours peut revoir librement l'application du droit. Il doit préciser en quoi cet arrêt serait arbitraire, ne reposerait sur aucun motif sérieux et objectif, apparaîtrait insoutenable ou heurterait gravement le sens de la justice (ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 262; 125 I 492 consid. 1b p. 495; 110 Ia 1 consid. 2a p. 3 s.). Eu égard à ce qui précède, seuls les griefs suffisamment motivés et pertinents seront examinés ci-après, les autres critiques de caractère appellatoire, trop vagues ou sans rapport direct avec la récusation étant irrecevables. Tel est en particulier le cas des griefs tirés de la violation des art. 9 et 29 al. 2 Cst. et de ceux figurant dans l'écriture spontanée du 20 juillet 2005 de la recourante. 1.4 Sont également irrecevables, les conclusions du recours qui vont au-delà de la nature cassatoire du recours de droit public, en demandant autre chose que l'annulation pure et simple de la décision attaquée (ATF 129 I 173 consid. 1.5 p. 176, 129 consid. 1.2.1 p. 131 s.), soit en l'espèce les conclusions demandant au Tribunal fédéral de récuser le juge concerné et d'ordonner que le dossier soit transféré à un autre juge. 1.5 Enfin, il n'y a pas lieu de donner suite à la requête figurant dans l'écriture du 20 juillet 2005 tendant à l'envoi par le Tribunal fédéral de certaines pièces du dossier du Tribunal tutélaire, étant précisé que la recourante pourra consulter ledit dossier aux conditions prévues par le droit cantonal.