Citation: 2C_228/2007 12.07.2007 E. 3

Ressortissant algérien, toujours marié avec une Suissesse le recourant peut en principe se prévaloir de l'art. 7 LSEE, de sorte que son recours est recevable comme recours en matière de droit public (art. 82 lettre a LTF et 83 lettre c ch. 2 LTF a contrario). Force est toutefois de constater que, sous cet angle, le recours est manifestement mal fondé, dans la mesure où l'union conjugale, qui n'a duré que deux ans et huit mois, est définitivement rompue. Après s'être plainte à plusieurs reprises des violences physiques subies de la part du recourant, l'épouse a dû quitter le domicile conjugal le 31 octobre 2004, puis elle s'est installée en Suisse alémanique. Comme l'a relevé à juste titre le Tribunal administratif, il n'existe aucun espoir de réconciliation, de sorte que le recourant se prévaut abusivement de son mariage pour obtenir le renouvellement de son autorisation de séjour (art. 7 LSEE; ATF 130 II 113 consid. 4.2 p. 117; 128 II 145 consid. 2 et 3 p. 151/152; 127 II 49 consid. 5 p. 56 ss). Pour qu'il y ait abus de droit, il suffit en effet que le conjoint étranger se réfère à un mariage qui n'existe plus que formellement, dans le seul but d'obtenir une prolongation de son autorisation de séjour en Suisse. Il n'est pas nécessaire, comme semble le croire le recourant, que les conditions d'un mariage fictif soient réalisées. Pour le reste, le Tribunal fédéral n'a pas à examiner la violation alléguée des directives de l'Office fédéral des migrations, dès lors qu'une autorisation sur la base de ces directives relève du libre pouvoir d'appréciation dont dispose l'autorité cantonale en vertu de l'art. 4 LSEE, ce qui exclut la compétence du Tribunal fédéral (ATF 128 II 145 consid. 3.5 p. 155, jurisprudence développée dans le cadre de l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, dont la teneur a été reprise par l'art. 83 lettre c ch. 2 LTF). La compétence du Tribunal fédéral est également exclue sur la question du renvoi éventuel du recourant dans son pays d'origine - un renvoi en France étant, selon lui, "matériellement et/ou juridiquement impossible" avec son passeport algérien -, le recours en matière de droit public étant irrecevable contre les décisions de renvoi (art. 83 lettre c ch. 4 LTF). Il s'ensuit que le présent recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable, selon la procédure simplifiée de l'art. 109 LTF, avec suite de frais à la charge du recourant (art. 66 al. 1 LTF).