Citation: 1A.236/2000 06.08.2001 E. 2

2.- Le Département a examiné la demande d'autorisation de construire sur la base de la loi cantonale du 2 juillet 1954 sur les forêts publiques et privées, alors en vigueur. L'art. 13B de cette loi fixait un distance minimum de trente mètres entre les lisières et les constructions (al. 1); le Département pouvait toutefois adopter des plans fixant l'alignement des constructions et le tracé des chemins en dérogation à cette règle, à condition qu'il n'en résultât pas d'atteinte à la valeur biologique de la lisière (al. 3). La loi cantonale du 20 mai 1999 sur les forêts, entrée en vigueur le 15 novembre 1999, a remplacé le texte précité alors que le litige était pendant devant le Tribunal administratif. La distance minimum reste fixée à trente mètres (art. 11 al. 1). Des dérogations sont admissibles notamment pour "des constructions respectant l'alignement fixé par un plan d'affectation du sol en force au moment de l'entrée en vigueur de la [...] loi ou s'inscrivant dans un alignement de constructions existantes, pour autant que la construction nouvelle soit réalisée sur un terrain en zone à bâtir et située à dix mètres au moins de la lisière de la forêt, et qu'elle ne porte pas atteinte à la valeur biologique de la lisière" (art. 11 al. 2 let. c). L'octroi d'une dérogation est subordonné "aux intérêts de la conservation de la forêt et de sa gestion, au bien-être des habitants, ainsi qu'à la sécurité de ces derniers et des installations" (art. 11 al. 3); divers préavis, en particulier celui de la Commission consultative de la diversité biologique du canton de Genève, doivent être préalablement recueillis (art. 11 al. 2).