Citation: I 166/00 22.05.2000 E. 2

2.- En l'occurrence, il n'est pas nécessaire d'exami- ner la pertinence de l'objection soulevée par le recourant, le refus de l'office intimé de donner suite à la demande de l'intéressé devant être confirmé pour d'autres motifs. Le droit au remboursement des frais supplémentaires occasionnés par un perfectionnement professionnel suppose, en effet, la réalisation des conditions suivantes : a. Il doit d'abord exister une invalidité ou une menace d'invalidité imminente (art. 8 al. 1 LAI) propre à ouvrir droit à des prestations en cas de perfectionne- ment professionnel selon l'art. 16 al. 2 let. c LAI. Tel est le cas, selon la jurisprudence constante, lorsque l'assuré, malgré une formation professionnelle initiale, subit une importante atteinte à sa capacité de gain, de sorte que la poursuite d'une formation professionnelle s'avère nécessaire pour améliorer cette capacité de gain, ce qui ne serait pas le cas pour une personne valide (arrêts non publiés R. du 16 mars 2000 [I 568/99], R. du 16 novembre 1994 [I 249/94] et B. du 29 septembre 1993 [I 436/92]). b. En outre, le perfectionnement professionnel doit relever des mesures nécessaires (art. 8 al. 1 LAI), propres à atteindre le but de réadaptation visé, et non pas à celles qui seraient les meilleures dans son cas. Car la loi ne garantit la réadaptation que dans la mesure où elle est à la fois nécessaire et suffisante. En outre, il doit exister une proportion raisonnable entre le succès prévisible d'une mesure et son coût (ATF 124 V 110 consid. 2a, 121 V 260 consid. 2c et les réfé- rences). c. Par ailleurs, le perfectionnement professionnel doit améliorer notablement la capacité de gain de l'assuré (art. 8 al. 1 en relation avec l'art. 16 al. 2 let. c LAI). d. Enfin, l'assurance-invalidité n'intervient que lorsque le perfectionnement professionnel occasionne, du fait de l'invalidité, des frais beaucoup plus élevés qu'à un non-invalide (art. 16 al. 1 et al. 2 let. c LAI).