Citation: 2P.334/2005 06.03.2006 E. 2

2.1 Le recourant se plaint exclusivement d'une violation de l'art. 9 Cst. Il reproche au Tribunal administratif de n'avoir pas tenu compte de son incapacité de travail qu'il aurait alléguée et prouvée; il en résulterait une constatation arbitraire des faits de la cause. Le Tribunal administratif ne pourrait cependant se voir reprocher une constatation arbitraire des faits de la cause que s'il avait, contre toute évidence, nié la réalité de ladite incapacité de travail - ce que le recourant lui-même ne prétend pas - ou si ce fait lui avait échappé - ce qui n'est pas davantage le cas. L'état de fait de l'arrêt déféré mentionne l'allusion faite par le recourant lors de son audition du 27 janvier 2005 à une incapacité de travail de 50%. Le Tribunal administratif signale aussi les problèmes de santé invoqués par le recourant à l'appui de sa requête du 16 mai 2005 au service des autorisations pour obtenir une autorisation d'exploiter à titre précaire en faveur de A.________. 2.2 En réalité, le grief tel qu'il est articulé paraît relever plutôt de la problématique du droit d'être entendu, droit que le Tribunal administratif aurait violé en ne tenant pas compte d'un fait régulièrement allégué et prouvé. Entendu de la sorte, le grief est manifestement mal fondé, dans la mesure où il n'est pas déjà irrecevable faute de motivation suffisante. Le Tribunal administratif ne saurait en effet se voir reprocher à ce titre de n'avoir pas tenu compte de l'incapacité de travail du recourant qu'autant que ce fait revêtait un caractère pertinent, qu'autant, en d'autres termes, qu'il était de nature à influer sur l'issue de la cause. Tel n'est cependant pas le cas. Le recourant perd en effet du vue que son incapacité de travail ne le dispensait nullement d'accomplir les obligations qui lui incombaient en sa qualité de seul exploitant autorisé des deux établissements en question et de seul titulaire d'un certificat de capacité: à savoir notamment, d'en assurer la bonne marche en désignant, s'il était empêché d'agir personnellement, des remplaçants possédant les compétences nécessaires et dûment instruits de leurs devoirs (art. 21 et 22 de la loi genevoise du 17 décembre 1987 sur la restauration, le débit de boissons et l'hébergement; LRDBH/GE, RSGE I 2 21), ce qui n'a manifestement pas été le cas. Son incapacité de travail ne pouvait donc en aucune manière excuser les graves désordres sanctionnés par l'amende administrative dont il a fait l'objet, ni justifier qu'il en soit tenu compte dans la fixation de son montant. Cette incapacité de travail ne déliait pas d'avantage le recourant de l'interdiction légale du prête-nom. Or, le recourant ne démontre nullement que les éléments de fait qui ont conduit le Tribunal administratif à retenir cette infraction comme consommée ne pouvait s'expliquer que par l'empêchement où il se trouvait lui-même du fait de ses problèmes de santé. En d'autres termes, le recourant ne démontre nullement que la prise en compte de cette incapacité de travail aurait dû conduire le Tribunal administratif, à peine de verser dans l'arbitraire, à l'exonérer du grief d'avoir enfreint cette interdiction.