Citation: 6B_1340/2021 E. 3.2

3.2. En l'espèce, il est constant que les procurations censées établir les pouvoirs des conseils de la recourante ne comportent ni le nom de cette dernière, ni sa signature, mais uniquement une désignation calquée sur celle de l'ordonnance pénale du 1 er avril 2021, à savoir "A.________", avec l'annotation manuscrite "A.________". Force est donc de constater que les procurations en question ne sont pas formellement conformes aux principes rappelés plus haut. La recourante fait néanmoins état des particularités de la présente cause, étant au demeurant relevé que la situation procédurale inédite qui singularise le cas d'espèce se trouve en réalité liée au refus de cette dernière de décliner son identité. D'un point de vue purement objectif, ce refus est en effet aussi bien à l'origine du libellé de l'ordonnance pénale en cause, s'agissant de la désignation de la recourante, que du motif d'irrecevabilité retenu dans l'arrêt attaqué et avant lui dans le prononcé du Tribunal de police de l'arrondissement de La Côte du 20 août 2021, puisque celui-ci repose sur l'absence de procuration désignant nommément l'intéressée et comportant sa signature manuscrite. Les particularités de la cause commandent quoi qu'il en soit d'examiner plus avant différents griefs que la recourante soulève en lien avec ce qui précède.