Citation: 2C_368/2021 E. 8

Le recourant invoque également une violation de l'art. 8 CEDH sous l'angle de la garantie du droit à la vie familiale. Il allègue que le refus de restituer l'effet suspensif aboutirait à une rupture totale des liens familiaux qu'il entretient avec ses enfants et l'empêcherait d'exercer la garde partagée sur ceux-ci. L'autorité précédente a retenu que le recourant résidait vraisemblablement en France voisine. Le recourant n'a pas contesté valablement ce fait sous l'angle de l'arbitraire (cf. supra consid. 6). Dans ces circonstances, vu l'âge des enfants mineurs concernés (14, 16 et 18 ans), l'autorité précédente pouvait de façon soutenable considérer que l'exercice des droits de garde n'était pas rendu impossible par la présence du recourant dans ce pays (concernant la possibilité d'exercer un droit de visite depuis l'étranger, cf. ATF 144 I 91 consid. 5.2.3). Par ailleurs, si le recourant devait résider en Ouganda, comme il l'a prétendu devant l'autorité précédente, il pourrait difficilement, sans verser dans la témérité, se prévaloir d'une garde alternée sur ses enfants domiciliés en Suisse.