Citation: 8C_461/2024 E. 5.2.3

5.2.3. En l'occurrence, la cour cantonale a refusé d'ordonner l'audition de E.________ au motif que les éléments au dossier lui permettaient de statuer en pleine connaissance de cause. Elle a considéré que l'audition de ce dernier - lequel s'est au demeurant exprimé par écrit - n'apparaissait pas de nature à apporter un éclairage différent des éléments retenus, lesquels ne permettaient pas d'établir au degré de la vraisemblance prépondérante que le recourant était gérant, associé ou employé de C.________ Sàrl pour les raisons dûment exposées dans les considérants de son arrêt (cf. consid. 8 de l'arrêt attaqué). Dans ces circonstances, procédant à une appréciation anticipée des preuves, l'instance précédente pouvait, sans arbitraire et sans violer le droit d'être entendu du recourant, renoncer à auditionner E.________. Pour ce qui a trait à l'instruction de la cause, la juge instructrice du Tribunal cantonal a requis du recourant un certain nombre de documents destinés à étayer ses allégations relatives à son activité pour le compte de la société C.________ Sàrl (cf. lettre du tribunal du 18 décembre 2023). On ne voit pas à quelle mesure d'instruction supplémentaire aurait dû ou pu procéder la cour cantonale. Les faits déterminants pour l'issue du litige ont été établis. Que la juridiction cantonale n'ait finalement pas suivi la version du recourant ne dénote pas un défaut d'instruction. On ne discerne ainsi aucune violation du droit d'être entendu ou de la maxime inquisitoire. Le grief est rejeté.