Citation: 4P.327/2001 04.04.2002 E. 2

2.- Selon le jugement de première instance, le recourant, qui a signé le contrat de bail, est débiteur des loyers réclamés. Devant le Tribunal des baux et loyers, le recourant alléguait ne plus "fai[re] partie de la carrosserie Z.________ depuis le 31 juillet 1995"; il n'a produit aucune pièce à l'appui de sa demande, bien que le tribunal ait fixé aux parties un délai à cet effet. Sur ce point, les juges de première instance ont considéré qu'en tout état de cause, le recourant n'indiquait pas avoir informé la bailleresse de ses intentions de quitter la carrosserie, ni s'être fait délier de ses obligations par sa cocontractante. En appel, le recourant concluait, notamment et pour la première fois, à ce qu'il soit constaté que son engagement à l'égard de l'intimée était nul, subsidiairement, que le bail avait été valablement transféré à J.________ dès le 30 septembre 1995 et, plus subsidiairement, que le bail avait été résilié pour justes motifs à partir de cette date. La Chambre d'appel a considéré qu'en vertu de l'art. 312 de la loi de procédure civile genevoise (ci-après: LPC/GE), elle n'avait pas à statuer sur des conclusions qui n'avaient pas été soumises au premier juge. Par ailleurs, toujours en application de l'art. 312 LPC/GE, la cour cantonale a refusé d'examiner la cause sur la base des faits nouveaux allégués par le recourant, soit son statut d'employé de la carrosserie et le transfert du bail à J.________.