Citation: 6B_502/2015 E. 3

Au demeurant, la cour cantonale a jugé que les faits décrits dans la dépêche de l'ATS allaient au-delà d'une simple critique de la seule activité professionnelle du recourant et le faisaient apparaître comme un être humain méprisable qui, nonobstant sa profession d'avocat et les devoirs qui y sont liés, avait adopté un comportement à ce point blâmable qu'il avait fallu le radier du barreau. Les dires du journaliste étaient ainsi objectivement attentatoires à l'honneur pénalement protégé du recourant. Toutefois, la plupart des affirmations contenues dans le communiqué litigieux étaient exactes. L'étaient, en particulier, la condamnation à une peine de 135 jours-amende avec sursis et à une amende de 1500 fr. pour calomnie, les explications sur les motifs de la condamnation, à savoir la dénonciation d'un confrère sur la base de faits erronés et en l'absence de tout élément sérieux à l'appui des accusations, dans le but de faire ouvrir contre cet avocat et sa cliente une poursuite pénale, la conclusion qu'avait tirée la présidente de l'autorité de surveillance des avocats selon laquelle les faits à la base de la condamnation n'étaient pas compatibles avec l'exercice de la profession d'avocat, enfin la confirmation de cette appréciation, d'abord par le Tribunal cantonal puis par le Tribunal fédéral. Sous l'angle de l'atteinte à l'honneur, ces éléments, dont la vérité avait été démontrée, étaient incontestablement propres à faire apparaître le recourant comme un être humain méprisable. En revanche, la dépêche était inexacte lorsqu'elle laissait entendre au lecteur non prévenu que la radiation, justifiée dans son principe, était effective et pour une durée indéterminée au moment où elle avait été émise (jugement entrepris, consid. 6.1 p. 9 et 7.3 p. 11 ss). Dans son recours, X.________ ne remet pas en cause les éléments de fait relatifs à sa condamnation pénale. Bien qu'il avance que l'arrêt du Tribunal fédéral 2C_187/2011 ferait " actuellement l'objet d'une enquête de la Commission de Justice du Grand Conseil valaisan pour violation du principe de la séparation des pouvoirs de la part de Dame B.________ ", il ne remet pas non plus en cause que son comportement pût justifier matériellement sa radiation du barreau. En définitive, l'atteinte à l'honneur dont il entend déduire l'existence de prétentions civiles, se résume à l'affirmation de la dépêche selon laquelle il " était radié du barreau et ne pouvait plus représenter ses clients devant les tribunaux civils et pénaux " (mémoire de recours, p. 10). Cela étant, il aurait incombé au recourant d'exposer précisément, son honneur ayant déjà été atteint par ses propres comportements pénalement répréhensibles, lesquels justifiaient matériellement sa radiation du barreau, en quoi l'indication que cette radiation était effective alors qu'elle ne l'était pas, pourrait justifier une réparation, morale en particulier. Faute de toute explication sur ce point précis, le recourant, qui n'affirme d'aucune manière avoir perdu de la clientèle ou subi une baisse de son chiffre d'affaires en raison de la dépêche litigieuse, ne démontre pas avoir qualité pour recourir en matière pénale.