Citation: 8C_509/2024 E. 7.1

7.1. Se prévalant de l'appréciation du docteur E.________, la recourante soutient qu'elle présente une atteinte durable à sa capacité de gain. Elle expose que ce médecin a fait état d'une commotion cérébrale causée par l'accident de novembre 2015. Il a précisé que la présence d'un syndrome post-commotionnel et de déficits sensitivomoteurs focaux au membre supérieur droit indiquait la présence de lésions axonales diffuses et d'une probable contusion fronto-parétiale gauche. Selon lui, l'absence de lésion visualisée sur les imageries cérébrales ne contredit pas ce constat clinique. S'agissant de la capacité de travail, il a relevé que la recourante présentait des signes de surmenage et de surstimulation par rapport à ses séquelles, ce qui laissait craindre la survenance d'un épuisement à court ou moyen terme; son activité professionnelle devait donc être adaptée (travail plus régulier, à taux réduit, avec moins de tâches multiples et de stress). La recourante argue qu'au vu de l'avis du docteur E.________, la juridiction cantonale ne pouvait pas écarter une atteinte à la capacité de gain, d'autant moins que l'experte judiciaire a attesté des céphalées et une fatigue visuelle diminuant la capacité de travail jusqu'à 30 %. Pour définir la capacité de travail, les juges cantonaux auraient uniquement pris en compte les troubles neuropsychologiques, et non les atteintes neurologiques. La recourante ajoute ne plus avoir été en mesure de poursuivre son travail à responsabilités et avoir repris une activité moins exigeante sur ce plan, moins bien rémunérée et qui contiendrait des éléments de "salaire social". Elle reproche encore à l'instance précédente de ne pas s'être prononcée sur les conséquences de l'affection oculaire sur la capacité de travail.