Citation: 2C_735/2008 19.03.2009 E. A

Les époux A.X.________ et B.X.________ sont domiciliés à Genève. Professionnel de l'immobilier, A.X.________ a été administrateur unique de la société Y.________ SA, laquelle a été radiée du registre du commerce, au terme de sa liquidation, le 6 septembre 2005. Le 9 mars 1999, les époux X.________ ont transmis à l'Administration fiscale genevoise (ci-après: l'Administration fiscale) les éléments définitifs de leur déclaration pour l'impôt cantonal et communal 1998 (base de calcul 1997) et pour l'impôt fédéral direct 1999-2000. Il en ressortait qu'ils n'avaient ni revenu ni fortune. Sous la rubrique "intérêts et dettes chirographaires" figurait une dette de 6 millions fr. à l'égard de la mère de A.X.________, domiciliée en France. Le 8 octobre 1999, l'Administration fiscale a informé les contribuables de l'ouverture d'une procédure de vérification des déclarations d'impôts. Le 3 février 2000, A.X.________ a retourné la déclaration pour l'impôt cantonal et communal 1999 (base de calcul 1998) et pour l'impôt fédéral direct 1999-2000. Celle-ci faisait état d'un revenu imposable négatif et d'une fortune imposable de 243'854 fr. La dette de 6 millions fr. y figurait toujours. Entendu le 21 juin 2000 par l'Administration fiscale, A.X.________ a expliqué que le montant de 6 millions fr. avait été remis de main à main. Par conséquent, il n'y avait pas eu de transfert d'un compte à un autre et il n'existait pas d'autre preuve écrite de l'existence de ce prêt. Le prénommé a également admis que ce dernier ne figurait pas dans l'inventaire successoral de sa mère, décédée entre-temps. Le 14 mai 2002, à l'issue de la procédure de vérification, l'Administration fiscale a adressé aux époux X.________ un bordereau de rappel d'impôt pour la période 1998. Il en résultait un supplément d'impôt cantonal de 1'885'889 fr. 65, du fait que le montant de 6 millions fr. avait été repris comme revenu, la réalité du prêt n'étant pas établie. Une amende leur a en outre été infligée. Les époux X.________ ont contesté cette reprise ainsi que l'amende devant l'Administration fiscale puis la Commission cantonale de recours en matière d'impôts, qui les ont déboutés. Ils ont saisi le Tribunal administratif cantonal, en prétendant nouvellement - tout en persistant dans leur argumentation antérieure - que le montant de 6 millions fr. serait le résultat d'une erreur de leur précédent comptable. Par arrêt du 30 novembre 2004, entré en force, le Tribunal administratif a confirmé le bien-fondé de la reprise, s'agissant de l'impôt cantonal et communal.