Citation: 1C_667/2019 E. 3

Les recourantes invoquent plusieurs violations de leur droit d'être entendues auxquelles s'ajouteraient des constatations de fait arbitraires équivalant à des violations de principes élémentaires de procédure. Elles estiment que la décision de clôture serait insuffisamment motivée et que la demande d'entraide ne satisferait pas aux exigences de l'art. 29 TEJUS; la question de savoir dans quelle mesure l'autorité requérante doit motiver sa requête, respectivement quelle est l'étendue de l'obligation de motiver des autorités précédentes, constituerait une question de principe. La condition de la double incrimination ne serait pas satisfaite et la question de l'obligation de motiver de l'autorité requérante ainsi que de l'autorité requise sur ce point aurait une portée particulière. Sous l'angle de la proportionnalité, il n'y aurait pas de lien entre les documents concernant les recourantes et l'état de fait fourni dans la demande; la question aurait elle aussi une portée considérable au regard tant de l'obligation de motiver des instances précédentes que de l'octroi de l'entraide pour des personnes sans rapport avec la procédure étrangère. L'arrêt attaqué violerait par ailleurs le droit d'être entendu et le principe de la proportionnalité en ne se prononçant pas sur les conclusions subsidiaires tendant au tri des documents et à leur éventuel caviardage, ni sur le droit des recourantes à participer à l'audition d'un ancien employé de la banque, effectuée dans le cadre de la procédure d'entraide.