Citation: 5A_166/2022 E. 5.1

5.1. Le recourant soutient en premier lieu ne pouvoir bénéficier que d'un subside de 30 fr. par mois selon la législation vaudoise applicable en la matière. Il reproche à la Cour d'appel d'avoir appliqué de manière erronée l'art. 9 al. 2 de la loi d'application vaudoise du 25 juin 1996 de la loi fédérale sur l'assurance-maladie (LVLAMal; RSV 832.01) en tant qu'elle aurait retenu que toute personne qui a un revenu égal ou inférieur au revenu déterminant calculé conformément aux art. 11 et 12 LVLAMal aurait droit à un subside à l'assurance-maladie. Cette considération est selon lui erronée dans la mesure où, aux termes de cette même disposition, pour déterminer si une personne est de condition économique modeste il sied de comparer si son revenu déterminant est égal ou inférieur aux limites fixées par le Conseil d'Etat vaudois. Il se réfère ensuite à l'art. 1 al. 2 let. a A1 de l'Arrêté du 7 octobre 2020 du Conseil d'Etat vaudois concernant les subsides aux primes d'assurance-maladie obligatoire en 2021 dont il déduit qu'une personne bénéficiant d'un revenu déterminant de 40'000 fr. ou plus, ce qui est son cas, ne peut tout au plus percevoir qu'un subside de 30 fr. Il reproche également à la Cour d'appel de s'être fondée sur le calculateur de subsides de l'Etat de Vaud en prenant en compte un salaire net de 46'747 fr. et une fortune immobilière estimée à 25'000 fr. pour considérer qu'il pouvait bénéficier d'un subside de 80 fr. par mois. Il conteste l'utilisation dudit calculateur et soutient que, quand bien même on l'utiliserait, le calculateur aboutirait à un montant de subsides de 30 fr. et non de 80 fr. en y introduisant les mêmes données que la Cour d'appel. Il reproche également à cette dernière d'avoir retenu arbitrairement qu'il possédait une fortune immobilière de 25'000 fr.