Citation: 1C_182/2022 E. D

Après avoir joint les procédures AC.2020.0291, AC.2020.0293 et AC.2022.0011, la CDAP a, par arrêt du 17 février 2022, rejeté les recours formés contre les décisions de la municipalité du 26 août 2020; la CDAP a également rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, le recours formé contre la décision de la DGIP du 2 décembre 2021. La CDAP a notamment considéré qu'un contrôle préjudiciel du PGA n'était justifié ni par le fait qu'une partie de la parcelle n° 3980 soit, d'après l'inventaire ISOS, attribuée au périmètre P 86 et l'autre au périmètre environnant PE LXXI, ni en raison des biotopes que ladite parcelle abrite ou de la proximité de celle-ci avec la villa Eupalinos; un réexamen de la limite forestière sur la base de l'art. 13 al. 3 de la loi fédérale du 4 octobre 1991 sur les forêts (LFo; RS 921.0) n'était pas non plus fondé. Le projet de construction ne dépassait pas l'indice d'utilisation du sol et le nombre de niveaux autorisés était respecté; le projet respectait également les clauses d'esthétique et d'intégration applicables. La CDAP a au surplus considéré que l'atteinte limitée à un biotope d'importance locale, compensée par des mesures appropriées, était conforme au droit, tout comme l'autorisation d'abattre cinq arbres. Finalement, en lien avec la demande de classement de la parcelle n° 3980, la CDAP a estimé que la demande des recourants constituait en réalité une demande de réexamen, dont les conditions n'étaient pas remplies, aucun des faits et moyens de preuve invoqués n'étant des éléments nouveaux importants ou pertinents.