Citation: 6B_1065/2019 E. 1.6

1.6. Le recourant objecte que, contrairement à ce qu'a retenu la cour cantonale, les déclarations de l'intimée n'auraient pas été constantes, claires et dépourvues de contradictions. Il soutient que ses déclarations comportent de nombreuses contradictions et imprécisions sur des éléments de faits essentiels. Il évoque tour à tour des divergences dans les déclarations de l'intimée au niveau de la chronologie des faits, au sujet de l'évanouissement retenu par la cour cantonale, d'éléments concernant le fait qu'elle a été privée de son téléphone, ou encore du comportement de l'intimée entre la fin de ce qu'il qualifie de dispute et les rapports sexuels, ainsi qu'au sujet des faits qui ont précédé la nuit du 1 er au 2 mars 2018 et à propos de leur connaissance respective de leur situation personnelle, en termes de situation matrimoniale pour l'une ou de séjour pour l'autre. Les arguments du recourant tombent à faux. La cour cantonale n'a pas méconnu l'existence de certaines imprécisions ou divergences dans les déclarations de l'intimée. A juste titre, elle les a qualifiées d'accessoires et a considéré qu'elles n'étaient pas déterminantes. De fait, aucun des éléments dont se prévaut le recourant n'affecte la cohérence globale de la version de l'intimée. Aucun des éléments en cause n'apparaît propre à instiller un doute sérieux concernant la matérialité des faits rapportés par cette dernière. Les lésions subies par l'intimée lors du premier épisode de violence, survenu le 9 février 2018, sont en effet attestées par un constat médical. De même, l'importance et la violence des coups portés à l'intimée durant la nuit du 1 er au 2 mars 2018 sont à leur tour établies de façon objective par le biais de photographies et de constats médicaux, qui corroborent son récit. Le recourant ne conteste pas les rapports sexuels en tant que tels. Ils ont ainsi eu lieu après des violences qui ont causé à l'intimée différentes lésions, une perte de connaissance et des vomissements. En outre, peu après ces faits, cette dernière a appelé la police par le biais du n° 117 et les policiers l'ont retrouvée réfugiée dans la cage d'escalier d'un immeuble voisin en pleurs, tremblante et présentant des marques de coups au visage. Au vu de ces circonstances, il n'était manifestement pas arbitraire d'accorder foi aux déclarations de l'intimée, tant en ce qui concerne les violences et les menaces avec un couteau rapportées, qu'au sujet de l'absence de consentement relatif aux rapports sexuels en cause. Inversement, la cour cantonale était fondée à dénier toute crédibilité à la version du recourant, lorsqu'il invoque une prétendue réconciliation, ainsi que des rapports sexuels consentis et même initiés par l'intimée. En définitive, le recourant échoue à démontrer en quoi la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire et violé la présomption d'innocence en jugeant crédible la version des faits de l'intimée et en établissant les faits sur cette base. Son grief, en tant que recevable, s'avère par conséquent mal fondé. Pour le reste, quoiqu'il conteste les faits, le recourant ne discute pas le jugement attaqué en ce qu'il lui impute la réalisation des éléments constitutifs objectifs et subjectifs des infractions sanctionnées par les art. 180 et 189 CP.