Citation: 8C_718/2022 E. 6.2

6.2. La recourante se plaint tout d'abord de ce que le Tribunal administratif fédéral n'expose pas les raisons pour lesquelles il n'a pas donné suite à sa demande de comparution personnelle et d'audition de témoins (à savoir: les docteurs D.________, E.________ et G.________, médecin traitant rhumatologue; H.________, responsable au département des ressources humaines de l'intimée; I.________, son représentant syndical à l'époque des faits). Tout au plus les juges précédents avaient-ils mentionné au considérant 9.3.4 que "[l]es requêtes de preuve de la recourante à ce sujet [soit les restrictions somatiques évoquées dans la décision de résiliation du 19 février 2021] apparaissent d'emblée inutiles et doivent, à titre d'appréciation anticipée, être rejetées". Or, les moyens de preuve requis ne visaient pas seulement la question des restrictions somatiques. Un tel procédé était non seulement contraire à l'art. 29 al. 2 Cst., mais arbitraire. Il est vrai que l'arrêt attaqué n'indique pas que la recourante a sollicité l'audition de témoins. Néanmoins, le Tribunal administratif fédéral a traité de manière circonstanciée les griefs tant formels que matériels à propos desquels celle-ci requérait de faire entendre les témoins, de sorte qu'elle pouvait comprendre pour quels motifs ce dernier avait implicitement rejeté sa requête. Au demeurant, la recourante a été en mesure de contester le rejet de ses réquisitions de preuve (voir consid. 6.4 infra). Le grief est infondé.