Citation: I 591/01 17.07.2002 E. 3

3.1 Dans un premier moyen, l'office recourant soutient que l'assurance-militaire a omis d'examiner la question de la réadaptation de l'intimé. Il souligne aussi que cette assurance n'a pas procédé à une comparaison des revenus. Dans ces conditions, le recourant estime que le degré d'invalidité retenu par l'assurance-militaire ne lie pas l'AI. 3.2 Ce grief est bien fondé. Quoi qu'en disent les premiers juges, le dossier de l'assurance-militaire relatif à la révision de la rente de cette assurance, et tout particulièrement les deux écritures qu'ils ont retenues à l'appui de leur jugement (rapport du service extérieur du 18 janvier 1999 et prise de position du 29 janvier 1999), ne permet pas de savoir si le degré d'invalidité de l'intimé s'élève réellement à 50 %, ou s'il se situe en deçà voire en delà de ce taux. En effet, si le docteur D.________ a constaté que la capacité de travail dans la profession de vigneron était problématique, il a revanche attesté que la capacité de travail médico-théorique demeurait complète (rapport du 17 décembre 1998). Or l'assurance-militaire n'a pas cherché à en savoir davantage, en particulier à connaître le genre d'activité qui serait la plus adaptée au handicap de l'intimé et le salaire qu'il pourrait en retirer. Le degré d'invalidité de l'intimé, que les organes de l'assurance-militaire ont arrêté à 50 %, découle apparemment d'une confusion entre les notions d'incapacité de travail et d'invalidité, la doctoresse E.________ ayant parlé d'un «taux médico-théorique de l'invalidité» de 50 % dans son rapport du 11 janvier 1999. Ce taux de 50 % ne procède donc pas d'une saine application des art. 40 al. 4 et 44 LAM (cf. Maeschi, Kommentar zum Bundesgesetz über die Militärversicherung, pp. 318 ss), si bien que le recourant pouvait en faire abstraction dans son évaluation de l'invalidité, sans violer le droit fédéral (cf. ATF 126 V 288).