Citation: 5C.91/2006 04.09.2006 E. A

X.________ est propriétaire de la parcelle n° xxx de la commune de A.________, d'une superficie initiale de 1'575 m2. Le 14 juin 2002, il a conclu avec les époux Y.________, par devant le notaire B.________, une promesse de vente et d'achat portant sur une partie de bien-fonds de 750 m2 à détacher de sa parcelle, partie qui a ultérieurement été immatriculée sous feuillet n° yyy. À l'occasion de la signature de cet acte, des discussions ont eu lieu à propos de la création d'une servitude réciproque de passage sur les parcelles n° xxx et n° yyy, pour régler l'accès aux places de parc et garages. Quant à son principe, la création de cette servitude n'a soulevé aucun problème particulier. Seule la question de l'assiette a été laissée en suspens, en attendant que la construction de la villa des époux Y.________ fût terminée, afin de finaliser un plan exact. Il avait déjà été fait mention de cette servitude lors des premières démarches entre dame Y.________ et la courtière, car c'était une condition indispensable du contrat d'entreprise générale, les plans prévoyant une entrée commune dans la cour mitoyenne menant aux garages; il s'agissait de permettre à chaque partie d'utiliser l'ensemble de la cour pour manoeuvrer. Le 12 septembre 2002, X.________ a conclu avec les époux Y.________, par devant le notaire B.________, un contrat de vente portant sur la parcelle n° yyy. Le même jour, les mêmes parties ont également signé un document intitulé "engagement", par lequel les signataires déclaraient "s'engager à constituer postérieurement à l'acte de vente, une servitude réciproque afin de régler le problème des accès aux garages, conformément aux discussions qu'ils ont eu (sic) avec le constructeur Monsieur C.________ et l'architecte Monsieur D.________".