Citation: 2C_54/2019 E. 5.4

5.4. Quant à l'existence d'un lien particulièrement fort d'un point de vue affectif entre le recourant et sa fille, niée par le Tribunal cantonal, le recourant n'apporte aucun élément nouveau. A ce propos, il ressort des faits retenus par l'autorité précédente que l'enfant a toujours été réticente à rencontrer son père. En outre, en octobre 2018, le recourant a informé le Tribunal cantonal que des contacts entre lui et sa fille avaient pu être réinstaurés, par le biais d'un "Point Rencontre". Or, le Tribunal fédéral a déjà à plusieurs reprises eu l'occasion de relever qu'un droit de visite exercé dans un "Point Rencontre", c'est-à-dire un lieu dans lequel le parent n'ayant pas la garde peut rencontrer son enfant dans des conditions de sécurité et de confidentialité, encadré par des professionnels qualifiés, ne constitue pas un droit de visite usuel fondant un lien affectif particulièrement fort (cf. arrêt 2C_62/2016 du 26 mai 2016 consid. 5.4 et les références). Le fait que la mère de l'enfant empêche prétendument un droit de visite plus étendu n'est pas déterminant, puisque seul le caractère effectif des liens entre l'enfant et le parent l'est (ATF 135 I 143 consid. 3.1 p. 148; arrêt 2C_62/2016 du 26 mai 2016 consid. 5.4). Partant, en l'absence de lien particulièrement intense d'un point de vue affectif et en présence d'un comportement du recourant qui ne saurait être considéré comme irréprochable, celui-ci ayant été condamné à plusieurs reprises, notamment à des jours-amende, et fait l'objet de poursuites, c'est à bon droit que l'autorité précédente a exclu toute violation de la garantie de la vie familiale protégée par les art. 8 CEDH, ainsi que 13 al. 1 Cst. et, partant, de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI.