Citation: 8C_204/2022 E. 1.4

1.4. En l'occurrence, s'agissant de la recevabilité du recours en matière de droit public, la recourante se contente d'affirmer, sans établir, que l'expertise médicale serait "coûteuse" et prendrait "du temps à mettre en place", ce qui ne suffit pas à admettre l'application de l'art. 93 al. 1 let. b LTF. Pour le reste, à juste titre, la recourante n'allègue pas que la décision incidente lui causerait un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a). Un tel préjudice n'est par ailleurs pas manifeste, bien au contraire. La recourante ne se trouve pas dans une situation dans laquelle elle serait contrainte, ensuite d'injonctions de la cour cantonale, de rendre une nouvelle décision qu'elle considère comme fausse et qu'elle ne pourrait plus contester par la suite (cf. ATF 134 II 124 consid. 1.3; 133 V 477 consid. 5.2 et les références). Rien ne l'empêche du reste de refuser une nouvelle fois à l'intimé le droit à la prise en charge du traitement sollicité ensuite des compléments d'instruction requis par les juges cantonaux.