Citation: 6B_589/2024 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a retenu que les propos tenus par le recourant, selon lesquels il allait "casser la gueule" de l'intimé, constituaient une menace présentant un degré de gravité suffisant pour relever du droit pénal. En effet, les termes en question n'avaient pas été prononcés à la légère, mais dans un contexte tendu, où le recourant, fortement énervé de voir un aéronef stationné sur un emplacement qu'il estimait être le sien, était descendu de son remorqueur et s'était retrouvé presque nez à nez avec l'intimé pour l'invectiver en vue de l'effrayer, de sorte que la menace de s'en prendre à son intégrité physique était objectivement de nature à alarmer tout individu normal placé dans la même situation. L'intimé n'ayant toutefois pas réellement ressenti la crainte que l'auteur souhaitait lui instiller, c'était l'infraction de tentative de menaces qui avait été retenue en définitive.