Citation: 6B_299/2018 E. 3.1

3.1. Elle soutient que le conseil juridique de ses enfants n'a pas agi en tant qu'avocat, mais en tant que curateur, de sorte que l'indemnité ne devait pas être calculée sur la base du tarif cantonal relatif aux honoraires du conseil juridique en matière pénale (cf. art. 36 LTar/VS [RS/VS 173.8]). Le Tribunal fédéral ne revoit l'application du droit cantonal que sous l'angle de l'arbitraire (ATF 141 IV 305 consid. 1.2 p. 306; 140 III 385 consid. 2.3 p. 387). L'invocation d'un tel grief déduit du droit constitutionnel (art. 106 al. 2 LTF) suppose une argumentation claire et détaillée (ATF 143 IV 500 consid. 1.1 p. 503). En l'espèce, la recourante se contente de laisser entendre que le tarif fixé à l'art. 36 LTar/VS ne serait pas applicable à l'activité déployée par le conseil juridique de la partie plaignante qui avait été préalablement nommé comme curateur de représentation au sens de l'art. 306 al. 2 CC, sans expliquer ce qui justifierait ce point de vue. En particulier, elle n'établit pas qu'un tarif distinct serait applicable au curateur de représentation. Son argumentation est insuffisante au regard de l'art. 106 al. 2 LTF et est par conséquent irrecevable. Il apparaît au demeurant que, si Me H.________, avocat à D.________, a été nommé par l'autorité de protection de l'enfant en qualité de curateur de représentation de A.A.________ et de B.A.________ (art. 306 al. 2 CC), il a néanmoins agi, dans la procédure pénale, en qualité de conseil juridique de la partie plaignante (art. 127 CPP), de sorte qu'il n'apparaît pas que l'application de l'art. 36 LTar/VS dans le cas d'espèce était empreinte d'arbitraire.