Citation: 9C_60/2022 E. 4.2.1

4.2.1. La juridiction cantonale a constaté que la recourante avait contesté au mois de juillet 2015 seulement le montant des frais administratifs qui lui avaient été facturés par les décomptes annuels des 13 janvier 2014 pour l'année 2013 et 26 janvier 2015 pour l'année 2014 conformément à la procédure simplifiée prévue à l'art. 51 al. 1 LPGA (applicable par renvoi de l'art. 14 al. 3 LAVS). Elle a dès lors considéré que la recourante n'avait pas manifesté son désaccord avec ces décomptes dans le délai d'examen et de réflexion convenable (supérieur en tout cas au délai de recours contre une décision formelle [ATF 129 V 110 consid. 1.2.2] et inférieur à une année [ATF 134 V 145 consid. 5.3]) qu'elle a fixé à trois mois en l'occurrence, conformément au délai applicable pour requérir une décision formelle en cas de communication d'un décompte d'indemnités journalières (arrêt 8C_789/2012 du 16 septembre 2013 consid. 4.1 et les références). Elle a en conséquence retenu que les décomptes mentionnés valaient décisions rendues dans le délai de prescription de cinq ans prévu par l'art. 16 al. 1 LAVS et avaient acquis force de chose décidée, de sorte qu'ils ne pouvaient plus être revus dans le cadre de l'examen du recours. Elle a de plus considéré que ces circonstances rendaient sans objet les griefs de la recourante portant sur la prescription de la créance de cotisations pour les années 2013 et 2014 dont cette dernière s'était déjà acquittée au moment où la décision du 19 mars 2020 avait été rendue.