Citation: 6S.451/2005 05.04.2006 E. 2

Le recourant reproche en outre à l'autorité cantonale de lui avoir infligé une peine excessivement sévère. Soutenant que l'intensité de la violation des règles de la circulation routière commise par Y.________ atténue fortement sa propre culpabilité, le recourant estime que sa peine doit être réduite à un mois au maximum. 2.1 Pour fixer la peine, le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation. Un pourvoi en nullité portant sur la quotité de la peine ne peut donc être admis que si la sanction a été fixée en dehors du cadre légal, si elle est fondée sur des critères étrangers à l'art. 63 CP, si les éléments d'appréciation prévus par cette disposition n'ont pas été pris en compte ou enfin si la peine apparaît exagérément sévère ou clémente au point que l'on doive parler d'un abus du pouvoir d'appréciation (ATF 129 IV 6 consid. 6.1 p. 21; 127 IV 101 consid. 2c p. 104; 124 IV 286 consid. 4a p. 295 et les arrêts cités). La gravité de la faute est le critère essentiel à prendre en considération dans la fixation de la peine et le juge doit l'évaluer en fonction de tous les éléments pertinents, notamment ceux qui ont trait à l'acte lui-même, à savoir le résultat de l'activité illicite, le mode d'exécution, l'intensité de la volonté délictuelle et les mobiles, et ceux qui concernent l'auteur, soit les antécédents, la situation personnelle et le comportement après l'acte et au cours de la procédure pénale (ATF 129 IV 6 consid. 6.1 p. 20; 127 IV 101 consid. 2a p. 103; 122 IV 241 consid. 1a p. 243; 118 IV 21 consid. 2b p. 24 s.; 117 IV 112 consid. 1; 116 IV 288 consid. 2a). Concernant la situation personnelle de l'auteur, le juge doit prendre en compte sa vulnérabilité face à la peine, soit son état de santé et son âge, ses obligations familiales, sa situation professionnelle, les risques de récidive, etc. (ATF 102 IV 231 consid. 3 p. 233; 96 IV 155 consid. 3 p. 179). 2.2 Prenant en considération le jeune âge du recourant, qui avait 22 ans au moment des faits, son absence d'antécédents judiciaires, les excuses et les regrets qu'il a exprimés ainsi que le fait qu'il a cessé de consommer des stupéfiants depuis l'accident, l'autorité cantonale s'est fondée sur des critères pertinents. Toutefois, ces éléments favorables ne compensent que partiellement la grave faute commise par le recourant, de sorte que l'on ne saurait considérer que l'autorité cantonale a abusé du large pouvoir d'appréciation dont elle disposait en infligeant au recourant une peine de 5 mois d'emprisonnement, et ce même compte tenu des fautes imputées à Y.________, qui s'ajoutent aux siennes sans toutefois en atténuer la gravité.