Citation: 7B_678/2023 E. 2.4.1

2.4.1. Concernant tout d'abord ses projets de réinsertion sociale ou professionnelle en cas de libération conditionnelle, le recourant relève avoir clairement indiqué qu'il voulait s'installer chez un de ses frères dans son pays d'origine pour y monter un commerce d'importation d'oranges. Compte tenu notamment de son âge, de son état de santé, du temps passé en prison et de la nature de l'activité qu'il envisage d'entreprendre en tant qu'indépendant, il lui serait impossible de produire des documents permettant de convaincre de la réalité de ses projets, tels qu'un contrat ou une promesse d'engagement. Par ailleurs, son maintien en détention l'empêcherait d'effectuer les démarches nécessaires au développement de ce genre d'activité, démarches consistant à faire une étude circonstanciée sur le terrain et à trouver des clients. L'arrêt attaqué créerait dès lors une situation insoutenable en considérant ses projets de réinsertion comme insuffisamment détaillés. Il ressort des considérations de la cour cantonale que celle-ci n'a pas omis de tenir compte des explications du recourant quant à son projet de s'installer au Kosovo, chez l'un de ses frères, et se lancer dans le commerce en tant qu'indépendant. Elle a toutefois retenu que ses déclarations à cet égard étaient en contradiction avec les indications fournies à la direction de la prison selon lesquelles il n'avait pas l'intention de demeurer dans son pays, dans la mesure ou il avait fait part de son souhait de retourner à U.________ et reprendre la vie conjugale avec son épouse espagnole (cf. arrêt attaqué, p. 12; cf. ég. P. 3/31). Sur ce dernier point, l'intéressé avait prétendu que le renouvellement de son titre de séjour en Espagne ne devrait pas poser de problème, alors que rien ne venait confirmer cette déclaration. Enfin, à supposer qu'il puisse obtenir une autorisation de séjour en Espagne, il n'exposait pas précisément dans quelles conditions il était à prévoir qu'il y vivrait. Au vu de ces éléments, son avenir était donc des plus incertains. Le recourant ne discute pas ce raisonnement, qui apparaît au demeurant exempt d'arbitraire. Son argumentation se fonde sur une appréciation personnelle de la situation ainsi que sur des éléments qu'il invoque librement; elle est dès lors essentiellement appellatoire et dans cette mesure irrecevable. Pour le surplus, en tant que le recourant soutient lui-même que son état psychologique "l'empêche[rait] d'appréhender l'activité qu'il veut exercer au Kosovo" (cf. recours, p. 3), il est mal venu de se prévaloir d'un tel projet et d'invoquer, sur cette base, la reprise d'une vie sociale et professionnelle dans son pays en cas de libération conditionnelle. Enfin, contrairement à ce que le recourant semble prétendre, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué qu'il était attendu de lui qu'il produise un contrat de travail, une promesse d'engagement ou "un plan détaillé de son projet". Il lui est en revanche reproché, d'une manière qui échappe au grief d'arbitraire, de ne pas avoir allégué ni a fortiori rendu plausible, en tout état de cause, des "indices suffisants" dont il pouvait être déduit qu'il était en mesure d'exercer - quel que fût le pays où il envisageait de vivre - une activité professionnelle licite lui permettant d'assurer son entretien (cf. arrêt attaqué, p. 12).