Citation: 8C_194/2015 E. 5.1.1

5.1.1. De son côté, la CNA soutient que l'événement du 16 juillet 2013 ne peut être qualifié d'accident et reproche à l'autorité précédente d'avoir admis la présence d'un facteur extérieur extraordinaire. Dans un premier temps, elle soutient que les déclarations initiales de l'intimé, à savoir celles ressortant de la déclaration d'accident du 22 août 2013, d'un questionnaire du 5 septembre 2013 et du rapport d'entretien du 22 octobre 2013, ne concordent pas avec les déclarations subséquentes, soit celles ressortant de l'opposition du 3 décembre 2013, d'un courrier du 6 février 2014 et de l'acte de recours devant l'autorité cantonale. Selon la recourante, ces dernières déclarations devraient donc être écartées, conformément à la jurisprudence applicable en présence de déclarations contradictoires. Cela étant, la recourante fait valoir que, dans les déclarations initiales de l'intimé, on ne trouve aucune trace du fait qu'il aurait effectué un mouvement incontrôlé, un mouvement de réflexe non coordonné ou un faux mouvement.