Citation: 5A_844/2017 E. 5.3.1

5.3.1. Le recourant se contente dans un premier temps d'affirmer que la première condition de l'art. 394 al. 1 CC, à savoir l'incapacité pour la personne concernée d'accomplir certains actes, ne serait pas remplie en l'espèce, sans développer plus avant sa critique. Une telle argumentation ne satisfait pas aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF (cf. supra consid. 2.1) et doit en conséquence être écartée. Il se plaint par ailleurs du fait que l'usage des termes " en particulier " laisse entendre que le pouvoir de représentation du curateur ne serait pas restreint et viserait d'une manière générale et sans exception sa représentation dans les rapports avec les tiers, ce qui serait contraire à l'art. 394 CC qui imposerait une indication exhaustive des actes concernés. Le recourant se méprend toutefois sur ce point. L'autorité de protection doit préciser quels sont les cercles de tâches confiés au curateur (MEIER, op. cit., n° 11 ad art. 391 CC et n° 9 ad art. 394 CC; HENKEL, op. cit., n os 3 et 9 ad art. 391 CC et n° 1 ad art. 394 CC). Contrairement à ce qu'affirme le recourant, il n'est ainsi pas nécessaire que l'autorité énumère de façon détaillée chacune des tâches confiées au curateur. La décision de la Justice de paix d'étendre la curatelle de représentation à tous les rapports avec les tiers est ainsi conforme à l'art. 394 CC, les trois principaux cercles de compétences définis par la loi étant l'assistance personnelle, la gestion du patrimoine et les rapports juridiques avec les tiers (art. 391 al. 2 CC). Le moyen est par conséquent infondé.