Citation: 6B_1231/2020 E. 1.4

1.4. Le recourant soutient encore, en invoquant une violation des art. 47 CP, que la cour cantonale aurait dû tenir compte de l'absence de formation spécifique suivie par l'intimé pour mener une course d'urgence, ce qui aurait dû l'inciter à plus de prudence. Néanmoins, dès lors que l'intimé était accompagné de son maître de stage au moment des faits et que celle-ci ne paraît pas lui avoir fait de remarques quant à sa conduite en lui demandant par exemple de réduire sa vitesse, l'autorité précédente pouvait considérer, dans le cadre du large pouvoir d'appréciation dont elle dispose, que le statut de policier en formation et le manque d'expérience de l'intimé constituaient au contraire des éléments à décharge. De même, en tant que le recourant se plaint qu'il n'a pas été tenu compte que l'intimé circulait de nuit, ce qui était propre à diminuer considérablement la visibilité et à exiger plus d'attention, ses développements tendent à s'opposer au constat de la cour cantonale qui pouvait retenir sans arbitraire que, malgré l'obscurité, la visibilité était bonne en l'absence de brouillard, alors que la chaussée était par ailleurs sèche (cf. arrêt attaqué, ad " En fait ", let. a p. 2). Enfin, si l'intimé avait certes contesté, lors de la (première) procédure d'appel, la validité de la limitation de vitesse signalée, il n'est pas contradictoire de retenir que celui-ci avait cependant admis avoir roulé à une vitesse excessive. Pour le surplus, le recourant n'invoque en outre aucun autre élément important propre à modifier l'appréciation de la culpabilité de l'intimé, qui aurait été omis ou pris en considération à tort par la cour cantonale.