Citation: 6B_474/2022 E. 1.3.1

1.3.1. Se rend coupable de séquestration au sens de l'art. 183 CP celui qui, sans droit, aura arrêté une personne, l'aura retenue prisonnière, ou l'aura, de toute autre manière, privé de sa liberté. Le bien juridique protégé est la liberté de déplacement. Les éléments objectifs constitutifs sont réalisés si la personne est privée de sa liberté d'aller et venir et de choisir le lieu où elle souhaite rester. Il n'est pas nécessaire que la privation de liberté soit de longue durée. Quelques minutes suffisent (arrêts 6B_546/2021 du 11 avril 2022 consid. 5.3.1; 6B_1164/2020 du 10 juin 2021 consid. 4.1; 6B_1070/2017 du 20 avril 2018consid. 4.2 et les références citées). Une personne peut être séquestrée par le recours à la menace, à la violence, en soustrayant les moyens dont elle a besoin pour partir ou encore en la plaçant dans des conditions telles qu'elle se sent dans l'impossibilité de s'en aller (arrêts 6B_546/2021 précité consid. 5.3.1; 6B_1164/2020 précité consid. 4.1; 6B_1070/2017 précité consid. 4.2 et les références citées).