Citation: 7B_830/2024 E. 2.3

2.3. L'autorité cantonale a commencé par examiner le risque simple de récidive. Elle a relevé que le recourant avait été condamné à six reprises entre le 4 avril 2019 et le 3 novembre 2023 pour de nombreuses infractions, notamment, le 5 octobre 2023, pour vol d'usage à trois reprises, violation de domicile et dommages à la propriété, ainsi que pour vol, recel et infraction à la LStup. À cet égard, la juridiction cantonale a relevé qu'il s'agissait à tout le moins en partie de délits graves et d'infractions similaires à celles qui devaient être jugées dans la présente procédure et que le bien juridique protégé était, entre autres, le patrimoine. Elle a ensuite examiné "l'aspect lié à la sécurité" et a constaté que le recourant était poursuivi pour deux brigandages d'une gravité particulière. Elle a précisé que le recourant n'avait certes pas été accusé de brigandage jusqu'à présent et que ses antécédents ne constituaient pas en soi une menace importante pour la sécurité. Cependant, elle a indiqué que le comportement de l'intéressé avait radicalement changé et que la situation de départ était totalement nouvelle. À la suite de cela, la juridiction cantonale a considéré qu'au regard de la brutalité présumée et de la menace avec une arme, les accusations pesant sur le recourant entraient dans le champ d'application du risque de récidive qualifié au sens de l'art. 221 al. 1 bis CPP, de sorte que les questions liées à la sécurité concernant les infractions précédentes étaient reléguées au second plan. Elle a ajouté que le recourant, qui avait déjà été condamné à plusieurs reprises pour avoir consommé de la marijuana, en consommait probablement encore et que cela pouvait avoir une influence défavorable sur lui. Elle a en outre indiqué qu'il avait révélé à plusieurs reprises sa dangerosité en raison des brigandages pour lesquels il était poursuivi, de sorte qu'il représentait une menace considérable pour la sécurité, quand bien même cette menace ne se serait pas manifestée dans le cadre de ses antécédents. L'autorité cantonale a encore relevé qu'il y avait une escalade de la violence chez l'intéressé et que les nouveaux actes présumés n'étaient plus dirigés uniquement contre le patrimoine, mais aussi contre l'intégrité physique et psychique. En définitive, elle a estimé qu'il y avait de fortes raisons de croire que le recourant était désormais disposé à faire usage de la violence pour parvenir à ses fins, ce d'autant plus que les brigandages qui lui étaient reprochés avaient eu lieu en l'espace de deux semaines seulement. Dans ces circonstances, elle a considéré que le risque que le recourant commette de nouvelles infractions du même type, en particulier des actes de violence, était élevé et qu'il y avait lieu de retenir un risque de réitération (décision querellée, pp. 5-7).