Citation: 5A_337/2015 E. 2.2

2.2. La recourante déduit du comportement de l'intimé au cours de la première instance l'accord de celui-ci quant au mode de partage qu'elle-même réclamait, à savoir l'attribution en pleine propriété de l'immeuble litigieux. La recourante relève ainsi que, convoquées devant le notaire commis au partage, les parties ne s'étaient pas trouvées en conflit quant à l'attribution du bien: elle-même avait sollicité l'attribution de l'immeuble en pleine propriété et l'intimé ne s'y était pas opposé. L'expert avait dès lors constaté que la recourante avait acquis le bien immobilier afin de s'y installer durablement et non pas pour procéder à un placement spéculatif tandis que l'intimé n'était pas intéressé à la reprise de la villa et entendait simplement toucher sa part. Le notaire avait en conséquence traité des deux seuls points encore litigieux entre les parties, à savoir la valeur vénale de l'immeuble, fixée à 980'000 fr., et le calcul de la soulte compte tenu des contributions respectives des parties (fonds propres, participation aux travaux ayant généré une plus-value et prise en charge des frais hypothécaires depuis leur séparation jusqu'à la convention de mesures provisionnelles), chiffrée à 28'000 fr. Les parties n'avaient ni l'une ni l'autre contesté les conclusions de l'expertise et à aucun moment au cours de la procédure, l'intimé n'avait remis en cause le mode de partage consistant en l'attribution du bien litigieux en pleine propriété à la recourante.