Citation: 9C_30/2018 E. 5.1

5.1. Le CEMed a été mandaté en application du jugement cantonal de renvoi du 1 er avril 2015, confirmé par l'arrêt du Tribunal fédéral du 17 juillet 2015, afin de déterminer la date à partir de laquelle l'état de santé de la recourante se serait amélioré dans une mesure lui permettant de recouvrer une capacité de travail dans une activité adaptée (voir l'avis du Service médical régional Suisse romande du 17 août 2015). Contrairement à ce que la recourante soutient, il sied de constater, à la lecture des rapports des 22 mars et 13 juin 2016, que les conclusions des experts reposent sur des données objectives et prennent en considération les plaintes de l'assurée, qu'elles ont été rendues à l'issue d'une analyse fouillée et qu'il a été répondu aux questions posées. Précédemment, les médecins du CEMed avaient d'ailleurs eu connaissance des rapports évoqués par la recourante, les avis des docteurs B.________ et C.________ étant cités dans l'expertise du 25 octobre 2013. Les experts disposaient des qualifications requises pour apprécier l'incidence des douleurs de la recourante sur sa capacité de travail, compte tenu de leurs spécialisations respectives en médecine interne, psychiatrie et psychothérapie, et en rhumatologie. Quant au grief tiré de l'absence d'indépendance du CEMed à l'égard de l'administration de l'AI, il est dénué de pertinence (cf. ATF 137 V 210 consid. 1.4 p. 227). En résumé, le rapport d'expertise et son complément satisfont aux réquisits jurisprudentiels relatifs à la force probante de tels documents (cf. ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352). La juridiction cantonale était en droit de se fonder sur ces pièces médicales.