Citation: 1C_192/2022 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, l'objet de la contestation n'est pas l'autorisation de construire initiale mais l'autorisation de transformation et d'assainissement d'une maison existante. Le formulaire de demande de permis de construire mentionne ainsi l'installation d'une isolation périphérique, le remplacement de la production de chaleur et des ouvertures en façade. La cour cantonale a retenu à cet égard que la surface habitable et le nombre de places de parc (10 dont 4 couvertes) restaient inchangés. Les constructeurs ont précisé que l'intérieur du bâtiment avait été réaménagé et que le local d'exposition qui existait déjà n'était pas de nature à engendrer une augmentation du trafic. Par conséquent, l'instance précédente a considéré que les travaux projetés ne constituaient pas un changement d'affectation et que l'utilisation actuelle et future du bâtiment était conforme à l'affectation de la zone. Le recourant ne prétend pas que le projet litigieux impliquerait une augmentation de la surface habitable ou un changement d'affectation. Il se prévaut uniquement du fait qu'il dispose de la qualité pour agir au sens de l'art. 32 let. a LPJA/NE dès lors que son grief relatif à la problématique de circulation et de stationnement relève de l'équipement. Partant, il perd de vue que l'objet du litige se limite à la transformation et l'assainissement d'un bâtiment existant, ce qui n'a aucune incidence sur l'équipement actuel de la parcelle. La question du stationnement et de la circulation est ainsi étrangère à l'objet du litige. Par conséquent, le grief du recourant relatif au stationnement et à la circulation doit être déclaré irrecevable, non pas parce que le recourant n'a pas la qualité pour agir au sens de l'art. 32 let. a LPJA/NE mais parce que ce grief va au-delà de l'objet de la contestation. Ainsi, en déclarant irrecevable un grief au motif qu'il ne se rapporte pas à l'objet du litige, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral. Pour les mêmes motifs, le grief de la violation du droit d'être entendu doit être écarté, dans la mesure où il porte sur les plans de géomètre qui auraient pu renseigner sur les places de stationnement, soit sur un point qui excède l'objet du litige.