Citation: 1B_487/2016 E. 2

Selon l'art. 80 al. 1 LTF, le recours en matière pénale est recevable contre les décisions prises par les autorités cantonales de dernière instance et par le Tribunal pénal fédéral. La recevabilité du recours suppose ainsi que son auteur ait préalablement épuisé les voies de droit cantonales à sa disposition. Or, dans le cas particulier, on peut se demander si la décision attaquée n'était pas susceptible d'un recours auprès de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud dans la mesure où la recourante prétend qu'elle serait susceptible de l'exposer à un préjudice irréparable (cf. arrêt 1B_324/2016 du 12 septembre 2016 consid. 3.1). Vu l'issue du recours, cette question peut demeurer indécise. La recevabilité du recours en matière pénale, en tant qu'il est dirigé contre une décision incidente, suppose en effet établie l'existence d'un préjudice irréparable au sens de l'art. 93 al. 1 let. a LTF. La recourante se prévaut à cet égard du risque de prescription de l'action pénale. Or, comme elle le précise elle-même, compte tenu des infractions en cause, celle-ci interviendrait au plus tôt le 13 janvier 2017, soit postérieurement à l'audience de jugement fixée le 9 janvier 2017. A supposer que le recours ne soit pas déjà irrecevable au regard de l'art. 80 al. 1 LTF, il l'est incontestablement au vu de l'art. 93 al. 1 let. a LTF sans qu'il soit nécessaire d'examiner si un report d'audience au lundi 2 janvier 2017 était envisageable.