Citation: U 547/06 22.02.2007 E. A

H.________, née en 1972, travaillait en qualité d'aide-soignante au service de l'hôpital X.________. A ce titre, elle était assurée auprès de la Winterhur assurances contre les accidents professionnels et non professionnels. Le 11 mars 2004, alors qu'elle aidait une patiente obèse à s'asseoir, son dos s'est bloqué. Le service des urgences de l'hôpital X.________ a fait état de des lombalgies post-traumatiques. La Winterthur assurances a pris le cas en charge. Le 19 septembre 2004, H.________ a chuté dans sa cuisine. Invité par l'assureur à établir une expertise médicale, le docteur B.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, a diagnostiqué des lombo-sciatalgies droites sur hernie discale L4-L5. L'assurée présentait une capacité de travail de 50 % à partir du 11 septembre 2004 et de 100 % à partir du 11 novembre 2004 (rapport du 3 décembre 2004). Se fondant sur l'avis du docteur B.________, l'assureur a mis fin au versement des prestations LAA au 31 décembre 2004, au motif que les troubles existants au-delà de cette date n'étaient plus en relation de causalité avec les accidents des 11 mars et 19 septembre 2004 (par décision du 2 janvier 2005). A la suite de l'opposition de H.________ à cette décision, la Winterthur assurances a requis l'avis de son médecin-conseil, le docteur A.________, lequel rendu ses conclusions le 26 avril 2005. Par une nouvelle décision du 6 juin 2005, l'assureur a partiellement admis l'opposition. Il a retenu que les atteintes à la santé de l'intéressée étaient en relation de causalité pour une durée maximum de six mois après chaque accident, soit jusqu'au 19 mars 2005. La décision du 26 janvier 2005 était réformée en ce sens que le statu quo sine a été atteint le 19 mars 2005 (en lieu et place du 31 décembre 2004).