Citation: 1C_338/2016 E. 2

Le canton recourant estime que l'arrêt attaqué serait arbitraire et insuffisamment motivé. Selon l'art. 39 al. 9 let. b LIPAD, la transmission de données personnelles à un tiers privé n'est possible - en l'absence d'une base légale ou réglementaire - que si un intérêt digne de protection du requérant le justifie, sans qu'un intérêt prépondérant des personnes concernées ne s'y oppose. La Chambre administrative aurait examiné la seconde condition mais pas la première, en omettant de rechercher si l'intimée disposait d'un intérêt digne de protection à accéder au document réclamé. Or, si la pharmacie concurrente n'avait pas d'intérêt digne de protection dans le cadre de la procédure relative à l'autorisation d'exploiter, il devrait en aller de même pour la présente procédure.