Citation: 5A_309/2020 E. 4

La cour cantonale a considéré que les frais d'exécution d'une peine sont dus à l'Etat au même titre que les peines pécuniaires et les amendes et qu'il ne peut donc en être tenu compte dans la détermination du minimum vital LP sauf à permettre indirectement à l'Etat de bénéficier d'un privilège non prévu par la loi sans même avoir à introduire de poursuite. En tant que le recourant s'oppose de manière toute générale à la prise en compte dans son minimum vital des frais de location du matériel de surveillance électronique en exposant pour quels motifs il n'a pas pu effectuer les travaux d'intérêt général auxquels il avait initialement été condamné et reproche à la cour cantonale d'avoir assimilé ces frais à une peine pécuniaire ou à une amende, son grief ne répond manifestement pas aux réquisits de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF. Le recourant sollicite également la récusation en bloc de l'ensemble des membres de l'Office des poursuites de la Veveyse et requiert que sa cause soit à l'avenir traitée par l'Office des poursuites de la Sarine. Sortant du cadre de la présente procédure, la demande est d'emblée irrecevable, étant précisé qu'il se contente de soutenir de manière toute générale que les collaborateurs de l'Office des poursuites de la Veveyse auraient fait un travail de sape à son encontre qui aurait entraîné une forte dépression qui avait elle-même conduit à la perte de son emploi. Il ne développe toutefois pas avec précision les éventuels motifs de récusation qui seraient réalisés en l'espèce par chacun des collaborateurs qu'il vise par sa requête. Il admet au contraire lui-même que la certaine sévérité dont les collaborateurs de l'Office des poursuites de la Veveyse ont fait preuve à son encontre s'explique par ses " tricheries ".