Citation: 6B_244/2020 E. 3

En l'espèce, le recours cantonal a été déclaré irrecevable en raison du non-respect des exigences de motivation (art. 385 al. 1 let. b et art. 396 al. 1 CPP). La recourante ne tentait pas de démontrer que le ministère public se serait trompé en considérant le litige comme civil et non pénal. Quant à la diffamation, la recourante ne faisait pas état de l'identité des personnes qui auraient été à l'origine de rumeurs les concernant, elle et son époux, alors qu'elle reprochait précisément au Ministère public de n'avoir pas instruit cette question soit de ne lui avoir pas demandé les noms manquants. Dans ses écritures, conçues comme « un plaidoyer [...] une demande de révision de l'affaire », la recourante discute la forme juridique sous laquelle a été constituée la société de développement; elle allègue le « montage d'une société théorique », la spoliation dont elle aurait été victime avec son mari au bénéfice de cette société; la Banque C.________ aurait accepté d'ouvrir un compte au nom d'une société inexistante et toutes les actions entreprises au nom de la société de développement seraient nulles. Hormis que ces explications s'écartent de l'état de fait de la décision cantonale et apparaissent appellatoires, elles tendent plutôt à étayer la nature essentiellement civile du litige et ne sont donc pas de nature à démontrer en quoi la décision cantonale d'irrecevabilité aurait été rendue en violation du droit fédéral. Pour le surplus, on recherche en vain toute motivation relative à d'éventuelles rumeurs et à leurs auteurs. L'argumentation du recours n'apparaît donc pas topique dans cette perspective non plus.