Citation: 6B_301/2020 E. 2.2

2.2. En l'espèce, la cour cantonale a estimé que le pronostic était totalement défavorable. Elle a relevé les nombreux antécédents, la récidive spéciale, la délinquance en hausse avec l'infraction d'usure, et le peu d'introspection du recourant. Elle a souligné que la peine privative de liberté de neuf mois restait compatible avec une semi-liberté et n'entravait ainsi pas la resocialisation du recourant. C'est en vain que le recourant invoque le temps écoulé depuis sa dernière condamnation et son bon comportement depuis la commission des infractions qui lui sont reprochées. L'absence de récidive depuis les faits reprochés n'est d'aucune pertinence, dès lors qu'un tel comportement correspond à ce que l'on doit pouvoir attendre de tout un chacun (arrêt 6B_610/2015 du 7 septembre 2015 consid. 2 et les références citées). Les antécédents du recourant, qui a été condamné à huit reprises pour violation à la LEI et à la LCR, constituent un facteur défavorable (cf supra consid. 2.1). La récidive est d'autant plus significative, du fait qu'il a réitéré ses agissements dans les mêmes domaines, ce qui révèle que les précédentes condamnations n'ont eu aucun effet dissuasif. Constitue aussi un facteur défavorable pertinent celui de l'aggravation de la délinquance du recourant par la commission d'une infraction d'usure. Enfin, le peu d'introspection du recourant relevé par la cour cantonale est un critère lié au défaut de prise de conscience de l'infraction. La cour cantonale n'a pas totalement exclu ce critère, mais l'a relativisé à l'instar du premier juge, dont la cour cantonale a déclaré rejoindre l'avis, selon lequel les regrets exprimés ne sont pas apparus sincères, le recourant ayant continué à faire porter la responsabilité des infractions qui lui sont reprochées à des tiers, ce qui révèle que son début de prise de conscience ainsi que le changement que le recourant semble avoir opéré ne suffisent pas à renverser le pronostic. La cour cantonale n'a ainsi pas ignoré les regrets exprimés par le recourant et les mesures prises depuis lors. Enfin, il a été tenu compte de la situation personnelle du recourant tant familiale que professionnelle, la cour cantonale ayant fixé une peine compatible avec un régime de semi-détention (art. 77b CP) pour ne pas entraver sa resocialisation. Le grief d'arbitraire est infondé. Au regard de ce qui précède, le recourant ne soulève pas d'éléments pertinents, sous l'angle de l'examen du pronostic, que l'autorité précédente aurait omis de prendre en compte. La motivation cantonale apparaît en ce sens suffisante. Par ailleurs, l'appréciation qu'elle a faite des circonstances mises en exergue qui l'ont conduite à retenir un pronostic défavorable n'excède pas le large pouvoir dont elle dispose en la matière. La cour cantonale n'a donc pas violé le droit fédéral en refusant d'assortir la peine privative de liberté du sursis à l'exécution. Le grief est infondé.