Citation: 1C_232/2019 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, la recourante a rempli le formulaire de requête d'assistance judiciaire mis en ligne par l'Office fédéral de la justice, dans sa version simplifiée, lequel fait état de revenus par mois de 2'691,66 fr. pour des dépenses mensuelles de 2'791,80, une fortune de 779'940 fr. ainsi que des dettes pour 870'471.60 fr.; elle a précisé que les justificatifs pour l'année 2018 ne lui étaient pas encore parvenus "vu le début d'année" et a produit en lieu et place un résumé des actifs et passifs 2018. Invitée à compléter sa requête d'assistance judiciaire en produisant toutes les pièces justificatives relatives à ses revenus, à ses biens et à ses dépenses ainsi que sa dernière déclaration d'impôt et sa dernière décision de taxation fiscale, elle a produit certaines pièces et déclaré au surplus être dans l'impossibilité de transmettre l'intégralité des documents requis, dont sa déclaration d'impôt 2018, en requérant une prolongation de délai pour ce faire. Un ultime délai au 20 mars 2019 lui a été imparti pour produire les pièces en lien avec sa requête d'assistance judiciaire. Le 20 mars 2019, elle a remis des extraits du registre foncier concernant ses immeubles, un décompte de taxes foncières payées par sa mère et par elle-même pour ses immeubles à Suarce et à Marast Moimay, en France, ainsi que la copie du bail à loyer conclu avec son père portant sur un immeuble à Fregiécourt. Elle a précisé ne pas être en mesure de communiquer les décisions de taxation ni la déclaration d'impôt 2018 en raison d'une activité professionnelle surchargée. La Présidente de la Cour administrative a statué sur la requête d'assistance judiciaire le 26 mars 2019. Elle a constaté que si la requérante avait produit un certain nombre de pièces destinées à établir sa situation financière, elles étaient nettement insuffisantes. Tel était en particulier le cas des extraits du registre foncier, lesquels ne permettaient pas de vérifier s'il existait des dettes hypothécaires. A.________ avait bien produit des factures d'intérêts et d'amortissement hypothécaire pour les immeubles de Charmoille et Fregiécourt, mais on ignore ce qu'il en était des immeubles de Lugnez, Les Bois et Saignelégier ainsi que de ceux qu'elle possède en France, à Suarce et à Marast Moimay. La requérante n'avait pas non plus produit les dernières déclarations d'impôt, respectivement la dernière décision de taxation fiscale, précisant ne pas être en mesure de les transmettre. Il ressort du dossier de première instance que la taxation fiscale figurant au dossier concerne l'année 2014 et qu'il s'agit d'une taxation d'office. Les autres pièces produites devant la Juge de première instance ne permettaient pas de pallier ces manquements. Dans ces conditions, il n'était tout simplement pas possible d'établir la situation financière exacte de la requérante de telle sorte que l'assistance judiciaire devait être rejetée.