Citation: 6B_284/2022 E. 3.1.4

3.1.4. Le recourant expose que II.________ aurait indiqué à la police que le recourant dormait dans le cabanon du refuge de JJ.________, ce qui aurait entraîné la perquisition des lieux et l'attribution des objets saisis sur place au recourant. Selon le recourant, ces éléments de preuves seraient inexploitables, dès lors que II.________ aurait été entendu sans notification préalable de ses droits et sans qu'un procès-verbal ne soit établi. L a cour cantonale a exposé que la police avait interpellé II.________ le 29 novembre 2018 en Valais et l'avait conduit au poste de police de Martigny en même temps que le recourant pour vol à l'étalage. La police connaissait le lieu de résidence du recourant dès le 22 septembre 2018 et en avait informé le ministère public le 28 novembre 2018 qui avait sollicité le même jour une perquisition. Dans la mesure où la police avait agi dans le but de clarifier un fait déjà connu et de se faire une idée de la situation, la cour cantonale a considéré que le statut sous lequel II.________ avait été entendu pouvait rester indécis (ordonnance attaquée, p. 14). En principe, seule la personne qui a été interrogée en la mauvaise qualité et qui ne s'est pas vue notifier ses droits et obligations est habilitée à s'en plaindre (arrêt 6B_952/2019 du 11 décembre 2019 consid. 2.3 s'agissant de l'art. 178 CPP). Il est toutefois vrai que, dans le processus d'appréciation du moyen de preuve, il est important que le juge prenne en considération le fait que les déclarations de la personne interrogée ont été faites moyennant l'obligation de dire la vérité et la menace des sanctions en cas de faux témoignage. Pour être admis à se plaindre qu'une personne a été entendue en la mauvaise qualité, le prévenu doit démontrer en quoi il en découle un préjudice pour lui-même. En l'occurrence, la cour cantonale a retenu que les déclarations de II.________ portaient sur un fait déjà connu par la police. Le recourant le conteste, en affirmant que celles-ci ont conduit à mener la perquisition du cabanon où il dormait et à lui attribuer les objets saisis sur place, ce qui aurait eu un impact majeur sur l'instruction du dossier. Cette argumentation est toutefois purement appellatoire et, partant, irrecevable. N'ayant pas démontré en quoi ses intérêts auraient été lésés par la prétendue violation de l'art. 177 CPP, le recourant n'a pas d'intérêt juridique à s'en plaindre. Son grief est dès lors irrecevable.