Citation: 6B_130/2009 24.03.2009 E. 2

Le recourant se plaint d'une violation du principe in dubio pro reo ainsi que d'arbitraire dans l'appréciation des preuves en ce qui concerne son intention de tuer la victime. 2.1 Le recourant n'invoque de violation du principe in dubio pro reo que comme règle de l'appréciation des preuves, de sorte que ce grief se confond en définitive avec celui d'appréciation arbitraire des preuves qu'il soulève également (cf. ATF 127 I 38 consid. 2 p. 40 ss; 124 IV 86 consid. 2a p. 87/88; 120 Ia 31 consid. 2c-e p. 36 ss). 2.2 De jurisprudence constante, une décision n'est pas arbitraire du seul fait qu'elle apparaît discutable ou même critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable ou, autrement dit, absolument inadmissible, et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (ATF 134 I 140 consid. 5.4 p. 148; 133 I 149 consid. 3.1 p. 153 et les arrêts cités). L'arbitraire allégué doit par ailleurs être suffisamment démontré, sous peine d'irrecevabilité (cf. supra, consid. 1). 2.3 Le recourant expose d'abord les indices sur lesquels se sont fondés les premiers juges pour retenir qu'il avait l'intention de tuer son épouse, ajoutant que devant la cour cantonale il a contesté l'appréciation de ces éléments et, selon lui, montré qu'il avait uniquement voulu donner un avertissement à son épouse. Il reproduit ensuite une partie du raisonnement des premiers juges, avant de dresser une liste des objections qu'il a formulées dans son recours cantonal, puis de citer un extrait du raisonnement de la cour cantonale. Au terme de cet exposé, qui couvre quelque cinq pages, il affirme que c'est à tort que la cour cantonale a refusé de considérer comme arbitraire l'appréciation des preuves faite par les premiers juges. A l'appui, il reprend sa version des faits, qu'il oppose à celle de la cour cantonale, dont il rediscute l'argumentation en la qualifiant d'arbitraire, avant d'affirmer qu'une appréciation objective des éléments de preuve laisse subsister un doute sérieux quant à son intention de tuer la victime. 2.4 La motivation ainsi présentée ne va guère au-delà d'une plaidoirie appellatoire. On y cherche en vain une démonstration, conforme aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, d'une appréciation absolument inadmissible des preuves par les juges cantonaux. Le recourant perd manifestement de vue la notion d'arbitraire, telle que définie par la jurisprudence depuis plusieurs décennies, confondant ce qu'il estime critiquable avec ce qui est intolérable. Il perd non moins de vue que le Tribunal fédéral n'est pas une juridiction d'appel et que l'arbitraire prétendu d'une décision doit être démontré de manière substantiée, à peine d'irrecevabilité. La simple rediscussion de l'appréciation des preuves à laquelle il se livre ne suffit certes pas à faire admettre l'arbitraire qu'il allègue. Le grief est par conséquent irrecevable.