Citation: I 588/06 06.10.2006 E. 5

En l'espèce, on se trouve tout à fait en dehors des prévisions envisagées par cet arrêt puisque les mesures en tant que telles ne sont pas mentionnées dans l'OPAS. Cette jurisprudence n'ouvre pas la voie à une prise en charge généralisée par l'assurance-invalidité de traitements qui ne sont pas obligatoirement à la charge des assureurs-maladie en vertu de la LAMal. Quant à l'argument des premiers juges selon lequel les mesures en cause se révèlent bénéfiques, au dire du médecin traitant, il ne suffit pas pour leur conférer de manière générale un caractère scientifiquement reconnu. Enfin, contrairement à ce que suggèrent les premiers juges, il n'est pas décisif que les mesures en cause ne sont pas plus coûteuses que les séances d'ergothérapie. Le droit à la substitution de la prestation (ou pouvoir d'échange) est certes une institution reconnue en matière d'assurance-invalidité (voir p.ex. ATF 131 V 173 consid. 5.1). Il ne doit cependant pas aboutir à ce qu'un traitement dont l'efficacité n'est pas démontrée scientifiquement soit à la charge de l'assurance, en lieu et place d'une autre mesure qui remplirait cette condition.