Citation: 6B_584/2019 E. B

Statuant sur appel de X.________, la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal fribourgeois l'a, par arrêt du 3 avril 2019, rejeté et a confirmé le jugement de première instance. L'arrêt en question repose, en substance, sur les faits suivants. Le 17 décembre 2016, X.________ et deux comparses ont donné rendez-vous à A.________, qui les avait contactés pour se procurer de la marijuana. Ayant des comptes à régler avec A.________ et sachant que ce dernier avait souvent de l'argent sur lui, les prénommés ont convenu de le rencontrer à l'arrêt de bus de xxx, à U.________. Sur place, l'un des comparses de X.________ a placé un bonnet sur la tête de A.________ pour lui cacher les yeux. Les trois prénommés l'ont ensuite fait entrer dans un immeuble sis à l'impasse de xxx, à U.________. Une fois à l'intérieur, ils lui ont retiré son bonnet pour lui faire descendre les escaliers. Ils le lui ont ensuite remis et l'ont emmené dans la cave d'un des comparses, où A.________ a été débarrassé de son bonnet. X.________ lui a alors reproché de les avoir dénoncés à la police. Excédé par les dénégations de A.________, X.________ lui a asséné des coups de poing au visage et à la tête, ainsi que des coups de pied sur le haut du torse. Il l'a également frappé avec un bâton sur le dos de la main et avec un tube métallique. L'un des comparses de X.________ a ensuite giflé A.________ et lui a asséné un coup de poing au visage, ainsi qu'un coup de pied. L'autre comparse a filmé une partie de la scène avec son téléphone portable. Ce bref enregistrement révélait une parodie de procès au cours duquel A.________ avait été accusé de mensonges envers les siens et le reproche qui lui était fait de les avoir trahis, tout en permettant de constater la volonté de X.________ et de ses comparses de lui infliger une correction. Par la suite, l'un des comparses a attaché les mains de A.________ dans son dos avec une corde. Tous trois ont fouillé ses poches et se sont emparés de son téléphone portable, de ses écouteurs, de son tabac, de ses feuilles à rouler, de son briquet, de son portemonnaie et de son abonnement de bus. Dans son portemonnaie, ils ont découvert une carte bancaire. Le code lui a été demandé, puis X.________ est parti avec la carte et a tenté à deux reprises de retirer de l'argent à un distributeur. Ne parvenant pas à ses fins, X.________ est retourné à la cave, a indiqué à A.________ que le code n'était pas le bon et l'a frappé à nouveau. Ultérieurement, les trois comparses ont sorti A.________ de la cave et l'ont amené dans la cage d'escalier. X.________ et l'un des comparses l'y ont alors forcé à retirer sa veste et son pantalon de training, lui disant que s'il ne donnait pas ses habits, ils ne le laisseraient pas partir. Ils lui ont donné deux autres vêtements en échange, puis lui ont rendu son portemonnaie et son abonnement de bus. Avant de le laisser partir, les trois comparses ont mis la pression sur A.________ en lui disant que s'il avertissait la police, "ça se passerait mal" et ils lui ont encore asséné des coups. X.________ l'a giflé à plusieurs reprises. Une fois libéré, A.________ a pris un bus dans lequel X.________ est également monté. Au cours du trajet, ce dernier l'a encore forcé à en descendre afin qu'il ne voie pas où il se rendait. A.________ s'est ensuite rendu chez sa mère, qui a fait appel à la police. Pendant sa captivité, A.________ était terrifié et traumatisé, il pleurait et a demandé à plusieurs reprises de pouvoir partir. Un constat médical établi le 19 décembre 2016 par le service des urgences de l'Hôpital C.________ faisait état d'une fracture du radius distal droit et de multiples contusions. Entre l'année 2013 et le 6 décembre 2016, X.________ a consommé environ 0,4 gramme de marijuana par jour. Le 6 décembre 2016, X.________ a été contrôlé avec une quantité de 5,1 g de marijuana à la gare de U.________. Le 2 novembre 2016 et le 7 novembre 2016, X.________ a été contrôlé à l'avenue yyy, à U.________, respectivement à la rue zzz, avec une quantié de 0,5 g, respectivement de 0,9 g de marijuana. X.________ a reconnu avoir voyagé sans titre de transport valable le 7 octobre 2016, à 13h55, sur la ligne D.________, à U.________.