Citation: 5A_8/2023 E. 6.1

6.1. L'autorité cantonale a retenu que l'époux alléguait avoir besoin d'un véhicule, d'une part pour aller chercher son fils E.________ à U.________ et le ramener lors de l'exercice de son droit de visite, et d'autre part pour se déplacer pour des raisons médicales. Il convenait donc selon lui de prendre en compte un montant de 400 fr. dans son budget. Il faisait également valoir un leasing familial de 600 fr. par mois depuis le mois de janvier 2019 jusqu'en 2021. L'épouse relevait quant à elle que E.________ pouvait se rendre de manière autonome chez son père à Y.________ et que la capacité de conduite de celui-ci devait être sérieusement mise en doute au vu d'une attestation médicale datée du 3 décembre 2020. La juridiction précédente a constaté qu'il ressortait de l'attestation médicale du 3 décembre 2020, produite par l'époux, que la cheffe de clinique de l'Hôpital F.________ avait indiqué qu'il avait besoin d'un véhicule à moteur pour se déplacer, entre autres pour se rendre à ses investigations et rendez-vous médicaux. L'autorité cantonale a toutefois estimé que ce certificat apparaissait tout sauf convaincant, dès lors qu'il ne démontrait notamment pas de lien entre, d'une part, la nécessité du patient de disposer d'un véhicule et, d'autre part, son incapacité à se prendre en charge dans les phases dépressives sévères ainsi que sa médication sévère. Le certificat ne mentionnait du reste nullement que cette dernière l'empêcherait de prendre les transports publics et la fréquence des investigations médicales n'était de plus pas détaillée. Au surplus, l'époux avait fait un choix de vie en s'établissant à Y.________, commune qui était mal desservie par les transports publics, alors que U.________ l'était relativement bien. L'autorité cantonale a dès lors estimé qu'un véhicule n'était pas indispensable à l'époux et que, tout au plus, un montant pour les trajets essentiels en transports publics pouvait être admis. Il n'y avait dès lors pas lieu de tenir compte du montant de 20'000 fr. qu'il avait remboursé par mensualités de 600 fr. de janvier 2019 à fin 2021, mais un montant forfaitaire de 400 fr. devait toutefois être retenu au titre de frais de transports pour chaque époux, afin d'assurer à ceux-ci un traitement égalitaire.