Citation: 4P.24/2004 02.06.2004 E. 3

3.1 A l'appui de son premier grief, le recourant prétend que la cour cantonale est tombée dans l'arbitraire en retenant qu'il n'était pas possible de déterminer la commune et réelle intention des parties. A l'en croire, il serait insoutenable, à partir de la constatation que les parties s'opposent en procédure quant à l'interprétation d'une clause contractuelle, d'en déduire l'impossibilité de recourir à une interprétation subjective. Ce raisonnement reviendrait pratiquement à vider de sa substance le principe de la priorité de l'interprétation subjective. Le recourant est d'avis que la réelle et commune intention des parties "est assez clairement exprimée dans les termes mêmes et dans le but même" de l'accord des 13 juillet et 13 septembre 1999. 3.2 En l'espèce, le recourant ne précise nullement quelles étaient les preuves, présentées en temps utile et selon les formes requises par la procédure cantonale, dont l'administration aurait dû conduire les magistrats cantonaux à retenir que les volontés intimes et concordantes des parties contractantes à la convention litigieuse étaient établies. Il n'indique pas plus les indices présentés en procédure dont l'appréciation aurait permis de constater le sens voulu par les parties à l'accord, de sorte qu'il n'était pas nécessaire de rechercher le sens déclaré. La recevabilité du grief au regard de l'exigence de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ paraît donc douteuse. Si tant est que le recourant entende invoquer la violation du principe de la priorité de l'interprétation subjective, il se prévaut d'un moyen qui relève de l'instance de réforme (ATF 125 III 305 consid. 2b p. 308; 121 III 118 consid. 4b/aa), d'où son irrecevabilité en vertu de la subsidiarité absolue du recours de droit public (art. 84 al. 2 OJ). Enfin, rechercher, en se fondant sur les règles de la bonne foi, le sens qu'il convient d'attribuer aux déclarations des contractants que ceux-ci ont exprimées dans le texte du contrat, est une opération qui n'a rien à voir avec l'interprétation subjective, mais qui caractérise en revanche l'interprétation selon la théorie de la confiance à laquelle la cour cantonale a recouru sans le moindre arbitraire. La critique doit être rejetée en tant qu'elle est recevable.