Citation: 6B_21/2018 E. 1

Dans son rapport du 17 décembre 2015, l'expert a souligné que le risque de récidive présenté par le prénommé était en lien avec sa personnalité dyssociale, sur laquelle aucune thérapie ni traitement médicamenteux ne pouvait avoir de réelle incidence, ainsi qu'avec sa consommation excessive d'alcool, maîtrisée en milieu fermé mais qui reprendrait vraisemblablement dès que l'intéressé ne serait plus surveillé. Selon lui, X.________ présentait "une personnalité dyssociale à traits psychopatiques marqués avec notamment une diversité criminelle étendue, une promiscuité sexuelle, une forte tendance à la manipulation, une composante impulsive, un manque d'empathie et de remords". Celui-ci était un "individu dangereux", dont l'activité délictueuse se caractérisait par un "comportement abusif envers des femmes d'âge mûr, voire âgées, avec un antécédent de violence sexuelle envers une ancienne amie". Une peine privative de liberté n'avait pas permis l'inflexion de cette tendance et X.________ montrait au contraire une certaine "progrédience" au niveau de la violence sexuelle, puisqu'après avoir agressé son ex-amie en 2012, il s'en était pris en 2015 à des personnes qu'il connaissait à peine, voire pas du tout. L'expert a encore précisé que l'intéressé risquait de s'en prendre à nouveau à des femmes, essentiellement d'âge mûr, et de leur imposer des relations sexuelles par la contrainte ou par la force, voire de mettre en péril leur intégrité corporelle, en s'appuyant sur le rôle amplificateur de l'alcool sur sa violence. Le recours à la violence dans sa relation aux femmes était en voie d'augmentation et le risque de récidive, à court terme, concernant des infractions graves contre l'intégrité physique ou sexuelle, était important.