Citation: 5A_704/2017 E. 5.2.1

5.2.1. La cour cantonale a opposé à cet argument que les recourants avaient pris l'engagement personnel de respecter la restriction du droit de clôturer sachant que leurs immeubles étaient situés en proximité d'une forêt. S'ils estimaient cette interdiction incompatible avec la possession d'un chien, il leur appartenait de s'abstenir d'acquérir un tel animal. Ils n'expliquaient pas au demeurant en quoi une clôture serait l'unique moyen permettant d'atteindre les objectifs de protection avancés. Les recourants n'avaient par ailleurs pas apporté la preuve d'intrusions de voisins ou de promeneurs sur leur terrain. La construction souhaitée - à savoir des panneaux en bois d'une hauteur de 1,85 mètre et d'une longueur de 4,75 mètres - n'avait enfin jamais été jugée nécessaire depuis les 30 ans de l'existence du lotissement alors même que plusieurs personnes avaient déclaré faire face aux mêmes inconvénients que ceux invoqués par les intéressés.