Citation: 6B_1263/2018 E. 2.4.2

2.4.2. Le recourant conteste avoir eu recours aux services de A.________ dans le cadre du trafic de stupéfiants et nie tout lien avec la drogue saisie chez ce dernier (1,554 kg brut correspondant à 613,1 g nets). En précisant que son propre ADN a été retrouvé à l'extérieur d'un finger de cocaïne situé dans la cave de son comparse et non sur deux parachutes, le recourant échoue à démontrer qu'il serait insoutenable de retenir qu'il avait manipulé la drogue retrouvée chez A.________. Sur ce point, il émet de pures conjectures en déclarant qu'il pouvait être entré en contact avec l'emballage de la drogue du seul fait qu'il se rendait chez son ami, alors que le finger en question a été retrouvé dans la cave de ce dernier. Pour le reste, le recourant ne remet pas en cause les nombreux contacts téléphoniques entre les comparses ni les versements d'argent et l'utilisation par le recourant de l'adresse de A.________ pour certains transferts. Compte tenu de ces nombreux éléments, le recourant se méprend lorsqu'il prétend que, hormis la trace ADN, il n'y aurait pas " d'autre indice concordant ". En définitive, il échoue à démontrer qu'il serait manifestement insoutenable de considérer qu'il était impliqué dans un trafic de drogue avec A.________. S'agissant des rôles de chacun dans le trafic, le recourant ne conteste pas que A.________ avait indiqué n'avoir qu'un seul fournisseur et avait été identifié comme le vendeur de plusieurs consommateurs de cocaïne. Cela étant, c'est en vain que le recourant relève que son propre fournisseur n'a pas pu être identifié. Le recourant échoue à démontrer que son rôle de fournisseur de cocaïne à A.________, vendeur de rue, a été établi de manière arbitraire.