Citation: 5A_242/2023 E. 8.1

8.1. Selon l'arrêt querellé, la recourante avait allégué et établi qu'une racine des bambous plantés par les intimés avançait sur son fonds au moment de l'introduction de l'action et que trois autres étaient apparues par la suite, en été. Elle n'avait par contre pas démontré que cet état de fait causait une atteinte préjudiciable notable à sa propriété. En effet, elle pouvait facilement couper elle-même les racines en question, comme l'art. 687 al. 1 CC lui en donnait le droit. À cet égard, la cour cantonale a relevé que, dans la mesure où la haie avait été plantée en 2005, il y avait lieu de retenir, au regard du nombre restreint de racines apparues à ce jour, qu'il était peu probable que la situation change dans un avenir proche. Elle a ainsi considéré que la recourante n'avait pas démontré, en l'état, qu'elle subissait une atteinte actuelle préjudiciable notable à sa propriété en raison des quelques racines de bambou apparues sur sa parcelle.