Citation: 6B_116/2015 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, selon les affirmations du recourant, SNC A.________ est une société en nom collectif constituée selon le droit français (cf. ad 4 de la plainte pénale). Dans la mesure où les statuts - relatifs à la constitution d'une société dénommée "D.________" et dont le siège se trouve à E.________ - produits par le recourant sont applicables à la société susmentionnée, il en ressort effectivement que les associés, sous réserve du défaut de paiement ou de constitution de garantie par la société, répondent indéfiniment et solidairement des dettes sociales (cf. art. 9 des statuts). Un tel régime de responsabilité n'implique cependant pas que ce type de société serait dénué de toute personnalité juridique en droit français (dans le sens d'une telle existence, cf. MEIER-HAYOZ/FORSTMOSER, Droit suisse des sociétés, 2015, n° 16 p. 422; Code des sociétés, 28e 2012, n° 49bis, ad art. L. 210-6 p. 247); le recourant ne le prétend d'ailleurs pas. Une telle hypothèse permet donc de retenir, ainsi que l'a fait la cour cantonale, que SNC A.________ est la seule entité lésée directement par les éventuelles malversations de B.________, les associés ne l'étant qu'indirectement. Si le recourant entendait soutenir le contraire, il lui appartenait de démontrer, de manière conforme aux exigences posées à l'art. 42 LTF, que l'appréciation - certes implicite - du droit étranger effectuée par la juridiction précédente violait le principe de l'arbitraire (cf. BERNARD CORBOZ, in Commentaire de la LTF, 2e éd. 2014, n° 16 ad art. 96 LTF). Or, il ne soulève aucun argument sur cette question; en particulier, il ne soutient pas avoir été recherché à titre personnel pour pallier les carences financières de la société, ni ne démontre pouvoir agir en parallèle de celle-ci. Partant, la Chambre pénale de recours n'a pas violé le droit fédéral, a fortiori fait preuve d'arbitraire, en déniant au recourant la qualité pour recourir au sens de l'art. 382 al. 1 CPP et ce grief doit être rejeté.