Citation: 6B_1078/2021 E. 1.4

1.4. Le recourant soutient encore que l'intégralité de l'accusation serait basée sur les déclarations "pas des plus limpides" (cf. jugement attaqué, consid. 3.1.3) de l'intimé ainsi que sur le témoignage d'un ami de ce dernier, lequel ne connaissait que le recourant. La cour cantonale semblerait également retenir à charge du recourant le simple fait qu'il ait été présent à proximité de la bagarre. Il ressort du jugement et du dossier que l'intimé a déclaré lors de toutes ses auditions - soit devant la police quatre jours après les faits litigieux, puis devant le ministère public et lors de l'audience de première instance - qu'il avait été frappé par D.________ et ses copains, à savoir le recourant et C.________. Les déclarations de l'intimé sont par ailleurs concordantes entre elles et cohérentes. En outre, on ne saurait mettre en doute ses déclarations, comme le fait le recourant, au motif qu'il aurait eu un intérêt à inculper plusieurs personnes afin d'avoir plusieurs débiteurs solidaires de l'indemnité pour tort moral qu'il a requise. En effet, il ressort des déclarations qu'il a faites devant le ministère public que l'intimé n'a pas cherché à accuser gratuitement des personnes. Au contraire, il a distingué les deux amis de D.________ qui étaient venus le chercher dans le fumoir des deux autres copains de D.________, à savoir le recourant et C.________, qui l'avaient frappé. Il a même précisé que lorsqu'il avait tenté de quitter les lieux après avoir été agressé la première fois, il avait été rattrapé par D.________, lequel était accompagné des deux mêmes jeunes qui lui avaient demandé de sortir du fumoir. Il a cependant précisé que ces jeunes ne l'avaient pas frappé. Décrivant la suite des événements dans lesquels le recourant et C.________ n'étaient pas impliqués, l'intimé a indiqué avoir reçu de nouveaux coups de la part de D.________, lequel était suivi de ses amis. Les coups venant de derrière, il ne voulait pas accuser des personnes alors qu'il n'était pas sûr, ajoutant qu'il ne s'agissait pas du recourant ni de C.________. En définitive, le recourant ne parvient pas à démontrer que les déclarations de l'intimé n'auraient pas été constantes s'agissant des faits qui lui sont reprochés ni que celui-ci aurait eu un intérêt quelconque à l'accuser gratuitement.