Citation: 5A_760/2015 E. 5.1

5.1. Les juges cantonaux ont retenu que le curateur nommé par la Justice de paix avait recueilli auprès des membres de l'hoirie diverses informations relatives aux actifs et passifs de la succession, sur la base desquelles il avait établi un projet d'acte de partage. Dans ce cadre, les membres de l'hoirie autres que le poursuivi avaient souhaité que soient prises en compte des dettes dont ce dernier serait, selon eux, seul débiteur ou débiteur envers l'hoirie: leur position quant aux actifs tombant dans la communauté et à la manière dont la valeur de la part revenant au débiteur devrait être calculée était donc connue. Sur la base de cette position, les membres de la communauté autres que le débiteur avaient formulé une proposition d'achat de gré à gré de la part revenant au débiteur. Le recourant, sur interpellation de l'Office, avait refusé cette offre au motif notamment que les informations en sa possession ne lui permettaient pas d'apprécier la véritable valeur de la part saisie, et en particulier de se convaincre du bien-fondé des imputations prises en compte par les autres membres de l'hoirie. Les tentatives de partage amiable de la communauté héréditaire ayant ainsi échoué, c'était par la voie d'une action en partage, engagée par le curateur exerçant les droits du débiteur, que la dissolution et la liquidation de la communauté, telles qu'ordonnées par la Chambre de surveillance, auraient dû se réaliser. Il était à cet égard constant que le curateur disposait des renseignements nécessaires pour introduire une telle action, dans le cadre de laquelle le contenu de la masse à partager, de même que les prétentions matérielles pouvant être opposées au débiteur par les autres membres de l'hoirie, auraient pu être déterminés par le juge. Dans la mesure toutefois où ni le recourant ni l'AFC, autre créancière saisissante, n'avaient procédé à l'avance des frais de la procédure de partage, la part revenant au débiteur dans la communauté successorale allait devoir être vendue aux enchères en tant que telle, conformément au dispositif de la décision de la Chambre de surveillance du 13 février 2013 et à l'art. 10 al. 4 OPC.