Citation: I 627/04 23.05.2005 E. 4

Le Tribunal fédéral des assurances a requis la production au dossier du rapport médical du 3 juillet 2004 du docteur R.________, que la juridiction cantonale avait écarté. Selon ce médecin, qui suit le recourant depuis le 20 février 2004, son patient souffrirait d'un trouble somatoforme indifférencié (F 45.1), diagnostic posé par exclusion et en l'absence de tout trouble de la personnalité ou d'un autre trouble psychiatrique actif. La capacité de travail serait néanmoins nulle, et ce exclusivement pour des raisons psychiatriques. Or, selon la jurisprudence, les troubles somatoformes n'entraînent pas, en règle générale, une limitation de longue durée de la capacité de travail pouvant conduire à une invalidité au sens de l'art. 4 al. 1 LAI en corrélation avec l'art. 8 al. 1 LPGA (ATF 130 V 353 consid. 2.2.3 et les références). Au regard des critères établis par la jurisprudence, le docteur R.________ n'a pas relevé d'éléments qui justifieraient, exceptionnellement, que l'on déroge à ce principe ou, à tout le moins, que l'on procède à une instruction complémentaire sur cette question (appréciation anticipée des preuves; ATF 124 V 94 consid. 4b, 122 V 162 consid. 1d). Par ailleurs, c'est à juste titre que l'administration et les premiers juges ont considéré que les pièces produites par le docteur F.________ en procédure d'opposition ne permettaient pas de déduire que l'état de santé du recourant s'était aggravé sur le plan somatique. En conséquence, il y a lieu de constater que depuis la décision d'octroi de la rente, l'état de santé du recourant ne s'est pas modifié de manière à influencer le degré d'invalidité, et donc le droit à la rente. Le jugement cantonal doit donc être confirmé dans son résultat.