Citation: 6B_147/2021 E. 3.2

3.2. Le recourant soutient par ailleurs qu'il devait être mis au bénéfice d'un sursis assorti de règles de conduite. Le juge suspend en règle générale l'exécution d'une peine privative de liberté de deux ans au plus lorsqu'une peine ferme ne paraît pas nécessaire pour détourner l'auteur d'autres crimes ou délits (art. 42 al. 1 CP). Le juge peut suspendre partiellement l'exécution d'une peine privative de liberté d'un an au moins et de trois ans au plus afin de tenir compte de façon appropriée de la faute de l'auteur (art. 43 al. 1 CP). Selon la jurisprudence, les conditions subjectives auxquelles l'art. 42 CP soumet l'octroi du sursis intégral s'appliquent également à l'octroi du sursis partiel (ATF 139 IV 270 consid. 3.3 p. 277; 134 IV 1 consid. 5.3.1 p. 10). Pour formuler un pronostic sur l'amendement de l'auteur, le juge doit se livrer à une appréciation d'ensemble, tenant compte des circonstances de l'infraction, des antécédents de l'auteur, de sa réputation et de sa situation personnelle au moment du jugement, notamment de l'état d'esprit qu'il manifeste. Il doit tenir compte de tous les éléments propres à éclairer l'ensemble du caractère de l'accusé et ses chances d'amendement. Il ne peut accorder un poids particulier à certains critères et en négliger d'autres qui sont pertinents (ATF 135 IV 180 consid. 2.1 p. 185 s.; 134 IV 1 consid. 4.2.1 p. 5). Dans l'émission du pronostic, le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation, de sorte que le Tribunal fédéral n'intervient qu'en cas d'abus ou d'excès de ce pouvoir (ATF 145 IV 137 consid. 2.2 p. 139), notamment lorsque le juge en a abusé en omettant de tenir compte de critères pertinents et en se fondant par exempleexclusivement sur les antécédents du condamné (ATF 144 IV 277 consid. 3.1.1 p. 281; 134 IV 140 consid. 4.2 p. 143; 133 IV 201 consid. 2.3 p. 204). Le défaut de prise de conscience de la faute peut justifier un pronostic défavorable, car seul celui qui se repent de son acte mérite la confiance que l'on doit pouvoir accorder au condamné bénéficiant du sursis (arrêt 6B_1457/2020 du 15 avril 2021 consid. 2.1 et les arrêts cités). La cour cantonale a relevé l'absence totale de prise de conscience du recourant ainsi que l'expertise psychiatrique qui fait état d'un risque de récidive de moyen à élevé. Elle note par ailleurs que, conformément à la jurisprudence, mesure et sursis sont incompatibles puisque le prononcé d'une mesure suppose l'existence d'un risque de récidive. Cette motivation ne prête pas le flanc à la critique. En effet, conformément à la jurisprudence, le prononcé par la cour cantonale d'une mesure, laquelle n'est pas remise en question par le recourant, exclut l'octroi du sursis (ATF 135 IV 180 consid. 2.3 i.f.). La cour cantonale a par ailleurs à juste titre relevé l'absence de prise de conscience du recourant concernant les actes de violence sexuelle qui lui sont imputés, circonstance qui justifie un pronostic défavorable, lequel est encore conforté par l'expertise psychiatrique. Les déclarations des médecins invoquées par le recourant selon lesquelles la stabilité et la continuité dans le traitement seraient des éléments en faveur d'un pronostic favorable ne suffisent pas à faire admettre que la cour cantonale aurait abusé du large pouvoir d'appréciation dont elle disposait pour établir son pronostic.