Citation: 9C_170/2017 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, les premiers juges ont exposé de manière circonstanciée les raisons pour lesquelles ils ont renoncé à suivre les conclusions de l'expert D.________ sur le taux de capacité de travail de 50 % et suivi son évaluation quant à la capacité résiduelle de travail "médico-théorique" de 75 %. Selon eux, si l'expert a conclu à une capacité de travail de 50 % dans une activité adaptée, en l'occurrence celle exercée au sein du garage du père de l'assuré, il a également mentionné que d'autres activités étaient théoriquement exigibles avec un taux de capacité de travail médico-théorique de 70 à 80 % (plein temps avec perte de rendement de 20 à 30 %); il a cependant expliqué que la possibilité d'améliorer la capacité de travail par une adaptation du poste occupé précédemment n'était concrètement pas envisageable en raison de l'opposition de l'assuré (échec des tentatives de reprise d'emploi ou de reclassement pour divers motifs, notamment des facteurs neuropsychologiques et des troubles comportementaux mais aussi l'idée fixe de l'assuré à retrouver une activité liée à la mécanique). Or cet élément ne relevait manifestement pas d'un diagnostic médical et n'entrait dès lors pas en considération pour évaluer la capacité résiduelle de travail et calculer le taux d'invalidité. Le caractère irréaliste des possibilités de travail devait en effet découler de l'atteinte à la santé, puisqu'une telle atteinte est indispensable à la reconnaissance d'une invalidité (cf. art. 7 et 8 LPGA).