Citation: 7B_5/2022 E. B

Par arrêt du 8 février 2022, la Chambre pénale de recours de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre pénale de recours) a rejeté les recours déposés par les parties plaignantes contre l'ordonnance précitée, après les avoir joints. Il en ressort notamment les éléments suivants. B.a. Le 13 août 2017, à G.________, une altercation a eu lieu à l'aube, opposant deux groupes, dont l'un était composé notamment de B.________, H.________, I.________ et J.________. Seuls les deux premiers cités étaient majeurs au jour des faits. Lors de cette altercation, plusieurs participants ont été blessés, en particulier A.________. Ce dernier a été grièvement atteint au niveau de la tête après avoir reçu un coup de poing au visage; il a chuté violemment à terre, avec pour conséquence directe un coma ayant mis sa vie en danger. B.b. Une procédure pénale a notamment été ouverte contre B.________ devant le Ministère public (P/16814/2017) et une autre contre I.________ devant le Tribunal des mineurs de la République et canton de Genève (ci-après: le Tribunal des mineurs; P_1). B.c. Tant les individus appartenant au groupe de B.________ que ceux composant celui de A.________ ont été entendus par la police ainsi que par le Ministère public conjointement avec le Tribunal des mineurs. Ces deux autorités ont tenu des audiences communes, notamment de confrontation, afin d'établir qui avait porté le coup à A.________. Dans ses déclarations, B.________ a toujours contesté avoir frappé A.________, précisant que lorsqu'il lui avait fait face, celui-ci lui avait asséné un coup qu'il avait esquivé. Un autre individu était alors arrivé sur sa gauche et avait donné un coup de poing sur la tête de A.________. I.________ a admis avoir porté un crochet au visage de la personne qui s'était trouvée en face de B.________, plus précisément au niveau de sa mâchoire, pour protéger ce dernier. L'individu avait essayé de frapper B.________ qui avait réussi à esquiver le coup. La personne avait perdu l'équilibre mais il ne l'avait pas vue tomber puisqu'il avait directement été frappé par d'autres individus. B.d. Par ordonnance du 11 février 2020, le Tribunal des mineurs a reconnu I.________ coupable de lésions corporelles simples (art. 123 CP) et de lésions corporelles graves par négligence (art. 125 CP) au préjudice de A.________, classant implicitement les faits sous l'angle des art. 22 et 111 CP (tentative de meurtre) et 122 CP (lésions corporelles graves). Cette autorité a acquis la conviction que I.________ était l'auteur de l'unique coup porté à la victime. B.e. Par ordonnance pénale du 26 avril 2021, B.________ a été reconnu coupable de rixe (art. 133 CP) et les parties plaignantes ont été renvoyées à agir par la voie civile.