Citation: 5A_418/2021 E. 3

La décision attaquée statuant sur une requête d'effet suspensif à l'occasion d'un appel interjeté à l'encontre d'une ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale est une décision qui porte sur des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF, en sorte que la recourante ne peut dénoncer que la violation de ses droits constitutionnels (ATF 134 II 192 consid. 1.5 et les références; arrêt 5A_284/2021 du 20 avril 2021 consid. 2), moyen qu'elle est tenue de motiver conformément aux exigences accrues de l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 135 III 232 consid. 1.2). Or, tel n'est manifestement pas le cas ici. La recourante, qui présente essentiellement sa version de sa cause au fond, ne soulève, même implicitement, aucune norme qui aurait été violée par la Juge déléguée dans sa décision relative à l'octroi de l'effet suspensif. Faute de démontrer de manière claire et précise que l'octroi de l'effet suspensif à l'appel serait contraire à ses droits fondamentaux ou à la Constitution (art. 98 LTF; cf. supra), le recours s'avère d'emblée irrecevable (art. 106 al. 2 LTF; ATF 142 I 155 consid. 4.4.2 et la jurisprudence citée).