Citation: 6B_303/2022 E. 3.9

3.9. La recourante fait valoir que, après la fin des rapports de travail, certaines factures la concernant étaient directement envoyées par le créancier au bureau de B.________ (" Madame A.________, c/o Mr B.________, à U.________ "). Elle en déduit que les factures ont été reçues à l'adresse indiquée et que l'intimé les a payées conformément à un accord conclu entre eux. Elle qualifie d'arbitraire les explications données par la cour cantonale, selon lesquelles le fait qu'un BVR mentionne une adresse ne signifie pas forcément que la facture à laquelle il est rattaché ait été envoyée à la même adresse, étant précisé que la cour cantonale a également pu les recevoir par email (arrêt attaqué p. 32 consid. 5.9). La cour cantonale a retenu que l'intimé n'avait pas signé les OPM portant exclusivement sur des factures appartenant à la recourante, après la fin des rapports de travail. Elle s'est fondée fonde sur les déclarations de l'intimé, mais surtout sur une expertise graphologique, à teneur de laquelle la signature figurant sur l'OPM du 14 mars 2012 (seul OPM orignal à disposition de l'expert) était une imitation réalisée par un tiers, étant précisé toutefois que l'expert n'a pas pu désigner la recourante comme l'auteure de la fausse signature. Elle a écarté l'argument de la recourante, selon lequel un BVR mentionnait l'adresse " c/o l'intimé ", au motif que le fait qu'un BVR mentionne une adresse ne signifiait pas forcément que la facture à laquelle il était rattaché ait forcément été envoyée à la même adresse, la recourante ayant pu par exemple les recevoir par email (arrêt attaqué p. 32 consid. 5.9). L'appréciation des preuves opérée par la cour cantonale n'est pas entachée d'arbitraire. Elle fonde la culpabilité de la recourante sur les résultats de l'expertise. Pour le surplus, les explications données par la cour cantonale s'agissant de l'adresse sont soutenables. En tous les cas, la recourante n'en établit pas l'arbitraire. Les griefs soulevés par la recourante doivent être rejetés dans la mesure de leur recevabilité.