Citation: 8C_42/2023 E. 5.2

5.2. Les premiers juges ont jugé qu'au-delà des considérations qui précèdent, il apparaissait que jusqu'au mois d'avril 2022, le principe de subsidiarité pouvait également être opposé aux recourants, dès lors que l'Association H.________ avait payé certains de leurs loyers, sans prétendre qu'elle avait l'intention d'être remboursée. Les déclarations des recourants n'étaient pas claires quant à la question de savoir qui avait payé le loyer de mars 2022 et d'avril 2022. En tout état de cause, il y avait lieu de constater, selon la cour cantonale, que les recourants avaient été en mesure de s'acquitter, en application du principe de subsidiarité, d'un loyer nettement supérieur aux normes sociales. A partir du mois de mai 2022, même en tenant compte d'un loyer forfaitaire de 1'750 fr., il subsistait un découvert de 700 fr. par rapport au loyer effectif de 2'450 fr. La prise en charge d'une telle différence aurait dû être affectée à la couverture de besoins strictement nécessaires. Les premiers juges ont retenu à cet égard que l'Association H.________ refusait de rendre des comptes au service social et ils "imagin[aient] qu'en cas de refus d'aide matérielle, cette dernière institution pou[v]ait à nouveau être sollicitée". Par ailleurs, "les accords qui pou[v]aient avoir été passés avec la bailleresse [faisaient] pour leur part penser que les recourants n'allaient pas risquer l'expulsion durant ces trois mois litigieux". Dans ces conditions, la Commission sociale était en droit, selon la cour cantonale, de présumer que les recourants allaient trouver des solutions pour assumer leur choix de ne pas déménager durant les trois mois d'avril, de mai et de juin 2022, de sorte qu'aucun loyer n'avait à figurer parmi leurs dépenses.