Citation: 5A_136/2023 E. 6.2

6.2. La juge précédente a retenu, en bref, que les faits invoqués par le recourant ne sont pas nouveaux, dès lors que les difficultés scolaires de l'enfant étaient déjà évoquées dans l'expertise du 16 janvier 2020 et ne sont pas imputables à la suspension des relations personnelles. Il est vrai que la situation ne s'est pas améliorée depuis lors, mais on ne voit pas en quoi le rétablissement de ces relations pourrait y remédier; en effet, d'après l'avis unanime des intervenants, la mise en relation entre le père et sa fille est préjudiciable au développement de celle-ci. Enfin, lors de son audition par le pédopsychiatre, l'enfant a réaffirmé ne plus vouloir entretenir de relations personnelles avec son père; la mère, de même que la curatrice de représentation et la curatrice en charge de la curatelle éducative, ont confirmé qu'elle s'opposait à la reprise du droit de visite. Comme l'expertise de 2020 écartait l'existence d'un syndrome d'aliénation parentale et que le recourant échoue à démontrer que les déclarations de sa fille ne correspondraient pas à sa volonté réelle, il convient, vu l'âge de l'enfant ( i.e. 14 ans), de respecter son souhait de ne pas rencontrer son père, qu'elle a exprimé de manière constante et catégorique depuis sa première audition en juin 2019. En l'occurrence, le recourant ne réfute pas les motifs de la magistrate cantonale tirés de l'absence de " faits nouveaux " justifiant une nouvelle réglementation des relations personnelles et du refus de l'enfant de les entretenir. Après avoir invoqué diverses dispositions constitutionnelles et légales, il se borne à exposer sa propre appréciation de l'intérêt de sa fille, sans démontrer en quoi il était erroné de se fonder sur l'avis des intervenants et du pédopsychiatre. Faute de motivation conforme aux exigences légales, le recours s'avère ainsi irrecevable (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF; ATF 142 III 364 consid. 2.4 et les arrêts cités).