Citation: 2A.105/2006 30.05.2006 E. 2

2.1 Conformément à l'art. 104 lettre a OJ, le recours de droit administratif peut être formé pour violation du droit fédéral, y compris l'excès et l'abus du pouvoir d'appréciation (ATF 132 II 47 consid. 1.2 p. 49; 128 II 145 consid. 1.2.1 p. 150, 56 consid. 2a p. 60). Le recours de droit administratif peut également être formé pour constatation inexacte ou incomplète de faits pertinents (art. 104 lettre b et 105 al. 2 OJ; ATF 132 II 21 consid. 2 p. 24). Le Tribunal fédéral revoit d'office l'application du droit fédéral qui englobe notamment les droits constitutionnels du citoyen (ATF 130 III 707 consid. 3.1 p. 709; 130 I 312 consid. 1.2 p. 318; 129 II 183 consid. 3.4 p. 188; 128 II 56 consid. 2b p. 60; 126 V 252 consid. 1a p. 254). En revanche, lorsque le recours est dirigé, comme en l'occurrence, contre la décision d'une autorité judiciaire, le Tribunal fédéral est lié par les faits constatés dans la décision, sauf s'ils sont manifestement inexacts ou incomplets ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 104 lettre b et 105 al. 2 OJ; 132 II 21 consid. 2 p. 24; définition des faits manifestement inexacts : ATF 132 I 42 consid. 3.1 p. 44). La possibilité de faire valoir des faits nouveaux ou de nouveaux moyens de preuve est alors très restreinte. Seules sont admissibles les preuves que l'instance inférieure aurait dû retenir d'office et dont le défaut d'administration constitue une violation de règles essentielles de procédure (ATF 121 II 97 consid. 1c p. 99). En outre, le Tribunal fédéral ne peut pas revoir l'opportunité de la décision entreprise, le droit fédéral ne prévoyant pas un tel examen en la matière (art. 104 lettre c ch. 3 OJ; ATF 131 II 361 consid. 2 p. 366, 470 consid. 2 p. 475; 131 III 182 consid. 1 p. 184). 2.2 A l'appui de leurs conclusions, les recourants contestent la version des faits retenue par le Tribunal administratif comme manifestement inexacte et incomplète et établie en violation de règles essentielles de la procédure. A les en croire, la jeune fille aurait, depuis 1992 en tout cas, vécu exclusivement auprès de son père, dans la maison des grands-parents paternels, puis, après le départ pour la Suisse, exclusivement auprès de ces derniers, alors que la mère vivait dans un bâtiment voisin et était totalement incapable de s'occuper de sa fille. C'est donc avec son père que la recourante aurait toujours entretenu la relation prépondérante. Ces allégations n'ont cependant jamais été formulées en procédure cantonale de recours; elles sont donc nouvelles et, partant, irrecevables. Non seulement elles ne trouvent aucun appui dans le dossier dont disposait le Tribunal administratif, mais elle contredisent les indications fournies par le recourant dans son courrier du 24 novembre 2004 au Contrôle de l'habitant de la commune de Morges; il ne saurait donc être question de retenir que le Tribunal administratif a établi les faits de manière inexacte ou incomplète. Disposant de ces mêmes indications, le Tribunal administratif pouvait d'autre part se dispenser d'instruire plus avant sur ce point, de sorte qu'il ne saurait non plus lui être reproché d'avoir établi les faits de son arrêt en violation de règles essentielles de la procédure. Il faut enfin rappeler aux recourants que d'éventuels manquements commis à cet égard par leur précédent conseil devraient leur être imputés comme les leurs propres. Il s'en suit que le Tribunal fédéral est lié par l'état de fait de l'arrêt déféré.