Citation: I 706/04 11.05.2005 E. 3

3.1 A l'issue de trois entretiens avec la recourante, le docteur G.________ a retenu les diagnostics de trouble dépressif majeur, épisode isolé, en rémission partielle (F32.4), de trouble somatisation (F 45.0) et de trouble de la personnalité non spécifié (F 60.9), ainsi que des traits de personnalité psychosomatique. Il a en particulier relevé que la décompensation psychique de la recourante était survenue dans un contexte d'implication émotionnelle excessive par rapport à sa fille cadette. La recourante présentait également une humeur déprimée, une irritabilité, des troubles cognitifs, principalement de type mnésique, des troubles du sommeil, une perte du plaisir et un repli social. La symptomatologie douloureuse était, quant à elle, clairement handicapante et correspondait à la mise en avant de défenses psychiques psychosomatiques morbides. La comorbidité psychiatrique justifiait une incapacité de travail de 70% dans le cadre d'une activité lucrative et de 50% dans l'accomplissement des travaux habituels. Dans la mesure où la recourante paraissait motivée par une prise en charge psychothérapeutique et souhaitait reprendre une activité lucrative, il était possible qu'elle recouvre par la suite une certaine capacité de travail compte tenu de son âge relativement jeune (rapport du 4 juin 2002). 3.2 De son côté, la doctoresse A.________ a observé à l'examen clinique psychiatrique une discordance nette entre les plaintes de l'assurée et les constatations objectives. Selon elle, la recourante souffrait d'un trouble somatisation avec des plaintes somatiques multiples et persistantes, sans perturbation du comportement et du fonctionnement social et familial. Elle présentait également des signes dépressifs nets lorsque elle était confrontée à son bilan existentiel actuel. Le trouble dépressif majeur relevé par le docteur G.________ était néanmoins en rémission complète grâce au traitement médicamenteux antidépresseur. Les traits de personnalité pathologique étaient discrets et ne permettaient pas de retenir un trouble spécifique de ce genre. Elle bénéficiait enfin d'une prise en charge médicale auprès de son médecin traitant qu'elle consultait à raison d'une fois tous les quatre mois. En conclusion, il n'existait aucune comorbidité psychiatrique au trouble douloureux présenté qui puisse justifier une incapacité de travail (rapport du 21 janvier 2003).