Citation: C 285/06 01.10.2007 E. 4

Se fondant sur les déclarations (écrites) de l'intimé du 3 juillet 2006, les premiers juges ont retenu que dans le mesure où les deux personnes susceptibles de garder l'enfant S.________ commencent leur travail à 17 heures, cela implique que l'assuré quitte le sien à 16 ou 16 heures 30 au plus tard. Selon la juridiction cantonale, une telle contrainte paraît difficilement compatible avec l'exercice d'une activité à plein temps et ne permettrait pas à l'intimé d'offrir aux employeurs potentiels toute la disponibilité normalement exigible d'un ouvrier de bâtiment. Les difficultés liées à la garde des enfants de l'intimé affectaient de manière non négligeable ses chances de trouver un emploi, si bien que les deux instances précédentes étaient fondées, pour ce motif, à déclarer celui-ci inapte au placement dès son inscription au chômage au mois de novembre 2005. La circonstance que l'intéressé a, semble-t-il, retrouvé un emploi dès le 1er juillet 2006 ne justifie pas une autre solution. En effet, l'intimé n'a pas établi qu'il disposait d'une solution de garde suffisante au moment de son inscription au chômage. Par ailleurs, la surveillance de ses frère et soeur (recte: soeurs) par la soeur aînée ne saurait être envisagée, compte tenu de l'âge de celle-ci (12 ans à l'époque). En outre, il n'y a pas lieu de tenir compte des autres solutions de garde évoquées dans les déclarations de l'intimé du 3 juillet 2006, dès lors que celui-ci n'a pas démontré qu'elles auraient été mises en place ou même envisagées durant la période litigieuse. Les premiers juges en ont déduit que l'assuré était inapte au placement depuis novembre 2005. Nonobstant ce qui précède, ils sont arrivés à la conclusion que l'aptitude au placement de l'intéressé devait néanmoins être reconnue, dès lors ni l'ORP ni le Service de l'emploi ne l'avaient pas correctement informé des exigences pour que cette condition soit satisfaite, en violation de l'art. 27 LPGA.