Citation: 5F_9/2014 E. 5

En l'espèce, le requérant fonde sa demande de révision sur l'art. 123 al. 2 let. a LTF. Il soutient n'avoir découvert que la cour cantonale avait eu connaissance de l'arrêt 5A_917/2013 du Tribunal fédéral déjà le 12 décembre 2013 qu'à la lecture des avis "Track&Trace" de la Poste qui lui sont parvenus par courrier du 4 avril 2014. Dans sa détermination du 24 décembre 2013, l'autorité cantonale ne nie pas avoir réceptionné l'arrêt d'irrecevabilité 5A_917/2013 du Tribunal fédéral le 12 décembre 2013, mais affirme n'avoir pris connaissance des motifs et du fait que la cause lui était transférée qu'en date du 13 décembre 2013, soit trop tardivement pour statuer à temps. Toutefois, pour admettre une demande de révision au sens de l'art. 123 al. 2 let. a LTF, les faits pertinents ou les moyens de preuve concluants qui n'auraient pu être invoqués dans la procédure précédente doivent être de nature à modifier l'état de fait qui est à la base de l'arrêt attaqué et à aboutir à un jugement différent (cf. supra consid. 2). Or, même si l'on admet, à l'instar du requérant, que l'autorité cantonale a eu connaissance de l'arrêt 5A_917/2013 déjà le 12 décembre 2013, ceci ne change rien au fait que le recours pour déni de justice a été adressé au Tribunal de céans postérieurement à la réalisation forcée litigieuse. La Cour de céans serait d'ailleurs arrivée à un résultat identique et aurait constaté le défaut d'intérêt actuel au recours même si les faits s'étaient déroulés comme l'allègue le requérant et qu'elle en avait eu connaissance au jour où l'arrêt dont la révision est requise a été rendu. Ceci est d'ailleurs confirmé par le fait que le requérant a manifestement modifié dans sa présente requête les conclusions qu'il avait prises dans son recours en matière civile du 13 décembre 2013, ce qui ne correspond nullement au but d'une demande en révision.