Citation: 6B_1108/2020 E. 3

En l'espèce, l'autorité précédente a exposé que le recours cantonal ne respectait pas les exigences minimales de motivation. Un délai de 7 jours avait été imparti au recourant, par lettre du 7 juillet 2020, pour corriger cette écriture en l'avertissant qu'à défaut il ne serait pas entré en matière sur le recours. Ce courrier était revenu avec la mention " Le destinataire est introuvable à l'adresse indiquée ". Un courrier du 14 juillet 2020, par lequel une copie de la lettre du 7 juillet 2020 avait été renvoyée au recourant, était revenu " Non réclamé ". La cour cantonale a jugé que la communication du 7 juillet 2020 avait été notifiée conformément à l'art. 85 al. 1 et 2 CPP à l'adresse indiquée par le recourant. L'intéressé devait s'attendre à une communication, de sorte que la notification lui était opposable en application de l'art. 85 al. 4 let. a CPP. Le recourant objecte avoir indiqué dans sa deuxième plainte pénale qu'il n'aurait pas de réelle adresse depuis son expulsion, qu'il ne pouvait être joint que par téléphone mais viendrait chercher les actes judiciaires sur place. Il reproche à la cour cantonale de n'avoir pas procédé de la sorte, à l'instar du ministère public. La cour cantonale aurait ainsi violé les art. 3 al. 2 let. a, 85 et 385 CPP et aurait constaté les faits de manière manifestement inexacte. La décision entreprise constate toutefois que l'adresse à laquelle la lettre du 7 juillet 2020 avait été adressée était celle que le recourant avait désignée " comme étant sa seule adresse valable " dans son recours du 3 juillet 2020. Le recourant ne remet d'aucune manière en cause ce point de fait dans ses écritures. Cela étant, en se bornant à invoquer les indications qu'il aurait fournies dans des communications antérieures adressées au ministère public, le recourant ne développe aucune argumentation topique en lien avec la motivation de la décision querellée. La motivation du recours en matière pénale apparaît ainsi manifestement insuffisante, ce qu'il convient de constater dans la procédure prévue par l'art. 108 al. 1 let. b LTF.