Citation: 4A_550/2017 E. 6.3

6.3. On ne voit pas quel pourrait être l'intérêt de la recourante à obtenir l'annulation d'une sentence dont l'effet est de lui adjoindre un codébiteur solidaire, les explications de la recourante apparaissant contre-productives à cet égard. Si la recourante a voulu dire qu'elle préférait mettre un terme à une incertitude dans les rapports internes de codébiteurs solidaires, il faudrait lui opposer que l'incompétence du tribunal arbitral n'est pas un motif de nullité absolue constatable en tout temps (cf. arrêt 4A_407/2017 du 20 novembre 2017 consid. 2.2.2.1). La démarche de la recourante pourrait s'expliquer par une clause de l'accord du 7 janvier 2008, énonçant que pour les effets de l'arbitrage, B.________ devra être considéré comme une seule partie avec A.________ Ltd (cf. sentence, p. 4 § 2). Le Tribunal arbitral a toutefois jugé que ces deux défendeurs restaient des sujets de droit distincts qui ne pouvaient être confondus dans le cadre de l'arbitrage (sentence, p. 5 § 2). La recourante ne critique pas cette analyse et ne se prévaut d'ailleurs pas de ladite clause. Le grief est ainsi irrecevable.