Citation: 6B_208/2024 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a relevé que l'intimé avait eu des doutes sur la bonne gestion de l'immeuble et qu'il avait demandé, à plusieurs reprises et en vain, des informations complémentaires aux décomptes sommaires obtenus de la fiduciaire du recourant. Elle a également relevé que le recourant avait plaidé en appel que l'intimé utilisait la compensation pour le contraindre illicitement à fournir ces informations, ce qui, selon elle, confirmait implicitement la version de l'intimé selon laquelle lesdites informations ne lui avaient pas été fournies. Enfin, la cour cantonale a indiqué qu'il était établi que l'intimé avait perçu, sur un compte dont il était le seul titulaire, le loyer d'un locataire sur la période du 1 er février 2018 au 15 juillet 2021 et que le recourant en avait été informé par un courrier d'avocat du 14 février 2018. Cette lettre mentionnait en outre clairement que l'intimé était ouvert à la discussion avec le recourant pour faire toute la lumière sur leurs prétentions respectives. Eu égard à ce qui précède, la cour cantonale a jugé que la compensation, d'un montant mensuel de 1'557 fr. 50, qui n'était pas de nature à menacer le minimum vital du recourant, par l'intimé ne constituait pas un comportement de contrainte illicite. Elle a ajouté qu'il aurait d'ailleurs été insensé de sanctionner l'intimé pour avoir eu recours de bonne foi à un acte formateur prévu par le CO dans la mesure où celui-ci soupçonnait subir un dommage du fait de la gestion du recourant qui refusait, en violation manifeste de son devoir de renseigner conformément à l'art. 400 CO, de lui remettre les comptes de l'immeuble.