Citation: 6B_721/2008 23.03.2009 E. 5

S'agissant du brigandage commis à Niederbüren (cf. supra consid. B.c; consid. D.1 à D.2 p. 19 s. de l'arrêt attaqué), le recourant relève que les éléments sont insuffisants pour établir sa culpabilité. Il explique qu'on ne pouvait exiger de lui des explications plausibles quant à sa présence à un endroit précis quelques années auparavant et que les seuls relevés téléphoniques ne permettent pas de conclure qu'il se trouvait sur les lieux du crime. 5.1 Selon les constatations cantonales, ce brigandage s'est déroulé le 23 décembre 2002, à Niederbüren, aux alentours de 6 heures 03. Selon la surveillance rétroactive des télécommunications, B.X.________ et le recourant sont entrés en contact téléphonique à 5 heures 57, soit quelques instants avant les faits, l'antenne de Uzwil SG, toute proche de Niederbüren, ayant été activée par l'utilisation de leur natel à cet instant. A 7 heures 58, le portable du recourant a activé l'antenne de Baden. A 7 heures 45, le natel de son coaccusé a été repéré à Rieden, à proximité de Baden. 5.2 La Cour cantonale a admis la culpabilité du recourant en se basant sur les localisations précitées, celles-ci démontrant que les comparses étaient sur place au moment de l'infraction. Elle a également retenu que le recourant n'a pas expliqué pour quelles raisons son natel - qu'il ne prêtait pas - a été localisé à quatre reprises sur les lieux et aux heures auxquelles différents brigandages ont été commis. Enfin, elle a pris en compte la situation financière précaire de l'intéressé. Ces éléments sont convaincants et suffisants pour établir la culpabilité du recourant, qui se contente, dans une argumentation purement appellatoire, d'opposer son appréciation des éléments à celle retenue par la Cour criminelle, ce qui ne suffit pas pour démontrer l'arbitraire (cf. supra consid. 1). La critique est donc infondée.