Citation: H 342/00 22.01.2001 E. 3

3.- a) Le recourant reconnaît avoir retenu, en sa qualité d'administrateur unique de M.________ SA, le paiement des cotisations AVS/AI/APG/AC pour la période de mars à novembre 1995, contrairement à ses obligations légales (art. 14 al. 1 LAVS, en corrélation avec les art. 34 ss RAVS). Il conteste toutefois avoir commis une faute qualifiée au sens de l'art. 52 LAVS. b) D'après les constatations des premiers juges, non contestées par le recourant, le surendettement de M.________ SA a triplé entre le 30 septembre et le 31 décembre 1994, passant de 380 000 fr. à 1 200 000 fr. (montants arrondis). Les exercices 1993 et 1994 se sont révélés l'un comme l'autre très largement déficitaires, avec des pertes au bilan de l'ordre de 1 257 000 fr., puis de 2 596 000 fr. Par ailleurs, en 1992, une augmentation du capital-actions de la société s'était déjà révélée nécessaire. Au vu de l'ampleur de ses pertes, cette dernière ne faisait pas simplement face à un manque provisoire de liquidités, que le recourant pouvait, comme il le prétend, espérer combler à bref délai en raison d'un carnet de commande bien rempli ou d'indices favorables sur le marché du bois. De même, rien n'indique que le recourant ait pu, comme il l'allègue, sérieusement compter sur de nouveaux engagements de la part des établissements bancaires, de nature à assurer un remboursement rapide des cotisations sociales non versées. Certes, la Banque X.________, se fondant sur les comptes de M.________ SA au 30 septembre 1994, lui avait octroyé un crédit en décembre 1994. Toutefois, ce dernier arrivait à échéance le 28 février 2000, date à laquelle la banque exigeait que la société fût recapitalisée. Or, non seulement aucun assainissement n'avait eu lieu à cette date, mais la situation s'était notablement péjorée, comme on l'a dit ci-dessus. Les perspectives d'assainissement devenaient donc aléatoires, comme l'ont retenu avec raison les premiers juges, d'autant que des engagements importants, ne ressortant pas du bilan de la société, aggravaient encore la situation financière de celle-ci. Au vu de ces éléments, les premiers juges n'ont pas violé leur pouvoir d'appréciation en qualifiant les manquements du recourant de faute qualifiée, au sens de l'art. 52 LAVS. Le recours doit par conséquent être rejeté.