Citation: 8C_426/2020 E. 3.4

3.4. La recourante estime que la conclusion de l'autorité cantonale selon laquelle ses prestations étaient insuffisantes serait quoi qu'il en soit insoutenable (art. 9 Cst.). Dans une argumentation largement appellatoire, la recourante se contente de substituer son appréciation à celle de l'autorité cantonale sans toutefois parvenir à en démontrer l'arbitraire. Elle fait en particulier valoir qu'il résulterait de courriers des intimés que des améliorations étaient intervenues s'agissant du respect des horaires alors que les retards ont été confirmés par témoin, que des efforts ne signifient pas nécessairement que les problèmes sont résolus et qu'il a en outre été établi qu'elle ne répondait souvent pas au téléphone. Elle prétend également qu'aucune évaluation conforme aux règles des intimés établirait qu'elle n'exécutait pas toutes les tâches figurant dans son cahier des charges et qu'il serait arbitraire de ne pas tenir compte du fait qu'elle avait travaillé la majeure partie du temps à temps partiel. La sélection de tâches par rapport à d'autres a toutefois été confirmée durant les enquêtes devant l'autorité cantonale, et la recourante ne précise en tout état de cause pas comment l'exercice à temps partiel de son activité expliquerait pourquoi certaines tâches avaient été systématiquement favorisées par rapport à d'autres. Enfin, la recourante estime qu'il est arbitraire de retenir qu'elle était responsable du fait que des plaintes pénales n'avaient pas été déposées dans les délais et qu'elle avait "écrasé" un document informatique alors que cela n'était pas établi. Par son argumentation, la recourante ne fait en réalité que confirmer le reproche qui lui a été adressé de systématiquement rejeter la faute sur les autres. L'autorité cantonale a par ailleurs correctement admis que de tels incidents pouvaient arriver mais qu'ils démontraient un certain manque de vigilance et de rigueur et s'inscrivaient dès lors dans un contexte général. En d'autres termes, l'autorité cantonale n'a pas jugé que ces incidents constituaient, à eux seuls, de justes motifs de licenciement.