Citation: 1P.733/2006 13.02.2007 E. 7

Le recourant soutient dans un deuxième grief que l'autorité cantonale aurait arbitrairement considéré qu'il n'y avait pas eu d'aggravation des accusations. La Cour de cassation a retenu que la victime avait constamment fait état des viols. La fréquence des actes, comme le fait que sa soeur ait été présente ou non au domicile, étaient des éléments qui ne sauraient entrer en considération. Il n'est effectivement pas possible de soutenir que la présence de la soeur de B.________ au domicile constitue un facteur d'aggravation, ce d'autant plus que cet élément ne ressort que de la déclaration d'une amie à laquelle B.________ s'était confiée et à laquelle elle n'avait au surplus pas voulu se livrer en détail. L'âge de la confidente, née en 1989, n'est pas totalement irrelevant non plus, dans la mesure où l'on ne peut pas exclure qu'elle ait mal apprécié les confidences reçues. L'une des nièces de B.________, née en 1989, a déclaré, et c'est le seul témoignage sur lequel s'appuie le recourant, que cette dernière ne lui avait confié que deux situations dans lesquelles elle avait été violée. Il n'est toutefois pas possible d'en déduire que d'autres actes n'ont pas été commis, ce d'autant plus que, comme on l'a vu, B.________ se montrait discrète envers ses amies. Au demeurant, immédiatement après s'être confiée à sa nièce, B.________ s'est ouverte à sa soeur en révélant une pluralité de viols, puis n'a jamais modifié ses déclarations. On ne saurait dès lors conclure que B.________ a aggravé les faits. Il s'ensuit que le grief doit être rejeté.