Citation: 1C_452/2016 E. 3.1.1

3.1.1. En matière d'esthétique des constructions, le droit cantonal confie à la municipalité le rôle de se charger de l'aspect architectural de celles-ci ainsi que de leur intégration dans l'environnement; l'art. 86 LATC prévoit que la municipalité veille à ce que les constructions, quelle que soit leur destination, ainsi que les aménagements qui leur sont liés, présentent un aspect architectural satisfaisant et s'intègrent à l'environnement (al. 1); elle refuse le permis pour les constructions ou les démolitions susceptibles de compromettre l'aspect et le caractère d'un site, d'une localité, d'un quartier ou d'une rue, ou de nuire à l'aspect d'un édifice de valeur historique, artistique ou culturelle (al. 2). Ce domaine ressortit partant au droit communal qui, dans cette mesure, peut être qualifié d'autonome (cf. arrêt 1C_92/2015 consid. 3.1.2 et les arrêts cités). Dans ce contexte et dès lors que la Commune de Lausanne a approuvé leur projet de construction, les recourants sont en principe autorisés à se prévaloir, à titre accessoire, d'une violation de l'autonomie dont jouit la commune dans cette matière (art. 50 al. 1 Cst.; cf. arrêt 1C_450/2008 du 19 mars 2009 consid. 2.1 et les arrêts cités).