Citation: 8C_625/2017 E. A

A.________ a travaillé en qualité de directrice de la société B.________ SA. A ce titre elle était assurée obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 24 septembre 2015 son employeur a communiqué à la CNA une "déclaration d'accident-bagatelle LAA" concernant un événement survenu le 18 septembre précédent. L'ascenseur dans lequel l'assurée avait pris place au 5 ème étage de l'entreprise afin de se rendre au rez-de-chaussée s'est immobilisé brusquement sur une dalle de béton en-dessous du niveau en question. En raison des douleurs apparues immédiatement, l'intéressée a consulté le même jour le docteur C.________, spécialiste en médecine interne et médecin au Centre médical D.________, lequel a diagnostiqué une distorsion-élongation cervico-dorso-lombaire et a prescrit des anti-inflammatoires, ainsi que des séances de physiothérapie (rapport du 9 avril 2016). La CNA a pris en charge le cas. Etant donné la persistance des douleurs, des investigations médicales complémentaires ont été mises en oeuvre. Une radiographie de la colonne cervicale et de la colonne lombaire a permis d'exclure toute lésion osseuse post-traumatique (rapport du 22 octobre 2015) et une imagerie par résonance magnétique (IRM) a écarté l'existence d'une fracture-tassement objectivable (rapport du 28 janvier 2016). Par ailleurs le docteur E.________, spécialiste en orthopédie et chirurgie du rachis, a attesté l'existence d'un syndrome facettaire et a préconisé une infiltration facettaire (rapport du 23 février 2016). Cette intervention qui a été réalisée par la doctoresse F.________ le 22 mars 2016 a eu des effets secondaires sous la forme de paresthésies, de fourmillements, de faiblesse musculaire des membres inférieurs et de céphalées frontales. Après avoir requis l'avis du docteur G.________, spécialiste en médecine interne générale et médecine intensive et médecin d'arrondissement (rapports des 19 mai, 20 juillet et 30 août 2016), la CNA a rendu une décision, le 7 octobre 2016, par laquelle elle a supprimé le droit aux prestations d'assurance à compter du 17 mars 2016. Sur le conseil de son médecin traitant, le docteur H.________, l'assurée a séjourné à la Clinique I.________ du 5 au 25 octobre 2016. Saisie d'une opposition, la CNA l'a rejetée par décision du 17 février 2017, après avoir recueilli l'avis du docteur G.________ et du docteur J.________, spécialiste en médecine interne générale et médecin d'arrondissement (rapport du 15 février 2017).