Citation: 5A_59/2019 E. 4

La Chambre des recours a considéré que le recourant n'apportait aucun élément décisif afin de démontrer que le premier juge avait erré en constatant que Me Michaël Stauffacher, qui représentait son épouse dans le cadre de la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale les opposant, avait agi dans l'intérêt de sa cliente et avec les moyens prévus par le CPC en requérant la production des extraits détaillés de tous ses comptes bancaires dans son écriture du 15 novembre 2017. Le recourant réclamait 52'000 fr. à titre de " réparation du dommage " et 25'000 fr. en " réparation du tort moral " qu'il aurait subi du fait de la réquisition de ses extraits de comptes bancaires. Un tel procès en dommage et intérêts et en réparation du tort moral ne pouvait être entrepris afin de contester l'ordonnance de mesures protectrices, ce qui paraissait pourtant être la vision du recourant lorsqu'il revenait sur la réalisation de " revenus au noir " ou sur la demande de production de ses extraits de comptes bancaires. Par ailleurs, son état de santé ne pouvait être invoqué comme un motif justifiant qu'on lui octroie l'assistance judiciaire contrairement à ce que le recourant semblait penser. Pour le surplus, les développements du recourant étaient sans pertinence quant à l'octroi de l'assistance judiciaire, de sorte que la décision de refus de l'assistance judiciaire faute de chances de succès du recours devait être confirmée.