Citation: C 87/06 21.07.2006 E. A

D.________, né en 1961, dessinateur-paysagiste de formation, a touché des indemnités de chômage à partir du 1er décembre 2003. Le 15 avril 2004, il a été engagé en qualité de paysagiste-chef d'équipe, à partir du 19 avril 2004, par la société X.________ SA. Le salaire de base convenu était de 27 fr. de l'heure. Auparavant, le 14 avril 2004, le prénommé a déposé auprès de l'Office régional de placement (ORP) une demande d'allocations en vue d'une initiation au travail auprès de ce même employeur. Le 16 avril 2004, l'employeur a rempli et signé à l'intention de l'ORP une «confirmation relative à l'initiation au travail». Dans ce document, l'employeur déclarait s'engager à limiter le temps d'essai à un mois; après la période d'essai, le congé ne pouvait pas être donné avant la fin de l'initiation, les cas de justes motifs au sens de l'art. 337 CO demeurant réservés; au terme de l'initiation, le contrat de travail pouvait être résilié en respectant le délai de congé prévu par l'art. 335c CO. A.a Par décision du 5 mai 2004, l'ORP a alloué les indemnités prétendues pour la période du 19 avril 2004 au 18 octobre 2004. Dans cette décision, communiquée à l'employeur, il était précisé que les allocations d'initiation au travail étaient accordées sous réserve du respect du contrat de travail du 15 avril 2004 et de la confirmation de l'employeur. A défaut, la restitution des prestations pourrait être exigée. La part mensuelle des allocations était dégressive pendant la période de six mois. Elle était de 1'385 fr. 90 (avril), 3'464 fr. 70 (mai), 3'002 fr. 70 (juin), 2'309 fr. 75 (juillet), 1'847 fr. 80 (août), 1'154 fr. 90 (septembre) et 692 fr. 95 (octobre). A.b Par lettre du 19 août 2004, l'employeur, se référant à plusieurs demandes orales de la part du responsable des chantiers, a rendu attentif le salarié au fait que ses «comportements et attitudes» ne pouvaient pas continuer. Il était en particulier reproché au salarié d'arriver régulièrement en retard chaque matin, d'avoir demandé des congés pour divers motifs et d'avoir émis des réclamations pour le paiement d'heures supplémentaires, jugées infondées par l'employeur. Il était demandé au salarié de prendre rendez-vous pour un entretien. A la suite d'un entretien qui a eu lieu le 30 août 2004, sur un chantier à Y.________, l'employeur a écrit au salarié, le 2 septembre 2004, en vue de lui confirmer «notre entente». Il était indiqué, en particulier, que le travail à l'extérieur avec les intempéries, ne convenait pas aux aptitudes physiques de l'intéressé. L'employeur prenait acte des démarches de celui-ci pour trouver un emploi plus facile et mieux adapté à son état de santé. L'employeur déclarait admettre les remarques du salarié et déclarait attendre de sa part la résiliation de son contrat de travail pour le 15 octobre au plus tard. Le salarié a répondu, le 23 septembre 2004, que la discussion du 30 août 2004 n'avait aucunement abouti à une entente et qu'il avait par ailleurs dû faire face à des ennuis de santé. En accord avec son médecin traitant, il avait cependant décidé de ne pas interrompre son activité professionnelle. Par lettre du 24 septembre 2004, l'employeur a résilié les rapports de travail avec effet au 15 octobre 2004, en insistant sur le fait que les travaux sur les chantiers et par n'importe quel temps ne convenaient pas à l'état de santé du salarié. A.c Par décision du 16 novembre 2004, l'ORP a révoqué sa décision du 5 mai 2004 en indiquant que la demande d'allocations d'initiation au travail du 16 avril 2004 était rejetée. L'ORP a retenu que les motifs invoqués par l'employeur (problèmes de santé) ne pouvaient être considérés comme des justes motifs de résiliation des rapports de travail, de telle sorte que les conditions d'octroi des prestations n'étaient pas remplies. Cette décision a été communiquée à l'employeur, ainsi qu'à l'assuré. La société X.________ SA a formé une opposition à cette décision, que le Service de l'emploi du canton de Vaud a rejetée le 4 juillet 2005.