Citation: 6B_803/2024 E. 2.2.1

2.2.1. S'agissant des infractions de contrainte sexuelle, viol et séquestration, la cour cantonale a, notamment, retenu les faits qui suivent (cf. arrêt entrepris, p. 42 à 48). Elle a relevé que les faits s'étaient déroulés à huis clos, si bien qu'elle forgeait son intime conviction en examinant la crédibilité des déclarations des parties, au vu de leur constance et cohérence, ainsi qu'à l'aune des autres éléments matériels au dossier. Elle a examiné la crédibilité des déclarations du recourant. On peut s'y référer. En bref, elle a retenu que celles-ci étaient peu détaillées pour la première partie des événements, que certaines des explications étaient contredites par les éléments du dossier et que le récit contenait des variations sur divers points. Au contraire du recourant, l'intimée 2 aurait été constante dans ses déclarations et plusieurs éléments du dossier tendraient à en renforcer la crédibilité. Selon la cour cantonale, les analyses de sang et d'urine de l'intimée 2 s'étaient révélées négatives selon le rapport d'analyse toxicologique et c'était manifestement à la suite d'une erreur de retranscription des données que le constat de lésions traumatiques mentionnait la présence de dérivés de la cocaïne, substances détectées exclusivement dans le sang et l'urine du recourant. Pour la cour cantonale, l'intimée 2 avait été constante quant au fait que le recourant n'avait déplié la lame de son couteau qu'à une seule reprise pour outrepasser son refus et que lors des autres occurrences, il s'était contenté de saisir le couteau, lame repliée. La cour cantonale ne doutait pas des déclarations de l'intimée 2 quant au fait que le recourant était effectivement muni d'une telle arme, dont il avait fait usage pour la menacer et la contraindre à subir contre son gré des actes d'ordre sexuel, ainsi qu'un rapport sexuel, quand bien même ce couteau n'avait pas été retrouvé. L'intimée 2 était en effet demeurée constante quant à la présence de cette arme, dont elle avait mentionné l'existence dès son premier appel à la Centrale d'engagement, de coordination et d'alarme (CECAL) et avait précisé sa localisation dans le véhicule ou sur le recourant lors des divers actes, ce qui attestait qu'elle lui portait une attention toute particulière, ce qui était compréhensible vu les circonstances. De son côté, le recourant avait nié avoir été porteur d'un couteau le soir en question, tout en concédant dans un premier temps, avant de nuancer ses propos, qu'il sortait habituellement en possession d'une telle arme, ce que l'intimée 3 avait confirmé. Le fait que ce couteau n'avait pas été retrouvé par la police ne suffisait pas à exclure son existence. Selon les statistiques produites pour l'année 2022, moins de 25 % des interventions de quête d'objets avaient abouti. Dans le cas d'espèce, la quête était rendue d'autant plus difficile par l'étendue de la zone à fouiller, la nature du terrain (champs et forêts) et le fait qu'il avait plu. Le recourant avait par ailleurs eu plusieurs occasions de se débarrasser de son arme, soit suite à l'accident, après s'être éloigné du véhicule de l'intimée 2, notamment en la jetant au loin dans un champ, geste propre à interrompre la trace d'une piste, ou encore lorsqu'il s'est absenté à deux reprises en lisière de forêt. Si l'intimée 2 avait indiqué que, selon elle, le recourant était en possession du couteau jusqu'à la survenance de l'accident, il ressortait de ses déclarations constantes qu'elle avait vu cette arme pour la dernière fois après le rapport sexuel, lorsque le recourant s'était rhabillé et l'avait placée dans l'une des poches arrières de son pantalon, soit avant qu'il ne s'absente à deux reprises en direction de la lisière de la forêt. Au vu de tous les points développés, la cour cantonale a acquis la conviction que les événements s'étaient bien déroulés de la manière décrite par l'intimée 2.