Citation: 6B_53/2007 30.05.2007 E. 1

3.1 La question de savoir si un acte a été accompli et, le cas échéant, où, quand, comment et par qui, relève du fait, non pas du droit, dès lors qu'elle porte sur l'existence et le déroulement des faits, non pas sur la correcte application de la loi aux faits retenus. Les critiques du recourant reviennent donc à se plaindre de ce que les faits ont été établis de manière manifestement inexacte, autrement dit arbitraire. 3.2 Selon la jurisprudence, une décision n'est pas arbitraire du seul fait qu'elle apparaît discutable ou même critiquable. Il faut qu'elle soit manifestement insoutenable, et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (ATF 131 I 57 consid. 2 p. 61; 129 I 8 consid. 2.1 p. 9, 173 consid. 3.1 p. 178). Le grief d'arbitraire revient à invoquer une violation de l'art. 9 Cst. L'art. 106 al. 2 LTF, qui dispose notamment que le Tribunal fédéral n'examine la violation des droits fondamentaux que si ce grief a été invoqué et motivé par la recourant, lui est donc applicable. Or, comme la jurisprudence a eu l'occasion de le préciser, l'exigence de motivation posée par l'art. 106 al. 2 LTF correspond à celle de l'ancien art. 90 al. 1 let. b de la loi fédérale d'organisation judiciaire (OJ) pour le recours de droit public (cf. arrêt 6B_14/2007, du 17 avril 2007, consid. 6.2). Par conséquent, si le recourant entend se plaindre d'une constatation manifestement inexacte des faits, il ne suffit pas qu'il se borne à contester ou simplement critiquer les faits retenus. Il doit, sous peine d'irrecevabilité, démontrer, pièces à l'appui, en quoi ils auraient été établis de manière arbitraire, donc manifestement insoutenable. 3.3 Au vu de ce qui précède, le grief du recourant, qui se borne à contester les faits retenus par l'autorité cantonale, voire à alléguer simplement des faits contraires, sans démontrer en quoi les constatations de fait de la décision attaquée seraient arbitraires, est irrecevable. Au demeurant, il est de toute manière infondé. L'art. 89 CPP/BE prévoit expressément que si une partie est représentée par un avocat, les communications sont notifiées à ce dernier. Lorsque, comme en l'espèce, une partie est assistée par un avocat, fût-il désigné d'office, c'est donc, de par la loi, à ce dernier que les communications, notamment celle d'un jugement, doivent être notifiées. Or, il ressort clairement des pièces 388 ss du dossier, notamment de la pièce 390, qu'à l'issue de son prononcé, le jugement de première instance a été notifié au mandataire du recourant, comme le prouve la signature qu'il a apposée au bas du dispositif, et qu'un exemplaire du jugement lui a été remis séance tenante. Contrairement à ce qu'affirme le recourant, le jugement de première instance lui a donc bien été notifié à l'issue de son prononcé et il en a reçu immédiatement un exemplaire, par l'intermédiaire de son avocat, ce qui suffit. Le délai de 10 jours pour appeler du jugement a ainsi commencé à courir depuis son prononcé, le 15 novembre 2006, de sorte que l'appel déposé par le recourant le 30 novembre 2006 était manifestement tardif. Il n'y avait dès lors aucun arbitraire à le déclarer irrecevable pour ce motif.