Citation: 4A_386/2016 E. 5.4

5.4. Devant le Tribunal fédéral, la défenderesse ne paraît plus soutenir que le demandeur aurait mal géré ses intérêts en passant la transaction incriminée et aurait ainsi engagé sa responsabilité au sens de l'art. 420 al. 1 CO. En revanche, elle relève que le demandeur n'a pas allégué ni prouvé qu'elle n'était pas en mesure d'agir elle-même, respectivement qu'il aurait été empêché de solliciter son avis avant de signer la transaction excluant le remboursement des frais et intérêts. Toutefois, comme le relève à raison le demandeur, la défenderesse a admis en instance d'appel seulement que les ordres litigieux étaient frauduleux; on peut donc inférer que tout au long de la procédure de première instance, elle n'avait aucune intention d'agir à l'encontre des pirates informatiques dans la mesure où elle ne reconnaissait pas que le demandeur avait été victime d'un piratage. Par ailleurs, les termes de la transaction étaient favorables au demandeur (qui, à ce moment, n'avait pas encore la certitude de gérer l'affaire de la banque), respectivement à la défenderesse, en ce sens qu'ils levaient les incertitudes liées aux procédures de relief alors en cours tout en sauvegardant les condamnations obtenues sur le fond, garantissaient l'exécution desdites condamnations et évitaient les frais judiciaires et d'avocat qu'aurait entraînés la poursuite des procédures de relief. La défenderesse ne saurait par ailleurs de bonne foi reprocher au demandeur de ne pas avoir obtenu ni recherché son accord avant de conclure cette convention alors qu'elle-même, estimant devoir faire supporter par le client le préjudice lié aux ordres de virement frauduleux, ne se sentait pas concernée par les procédures engagées contre les auteurs présumés de ces ordres. Au vu des éléments qui précèdent, la condamnation de la défenderesse au paiement des frais d'avocat échappe à la critique sous l'angle de la gestion d'affaires sans mandat.