Citation: 4A_426/2016 E. A

A.a. Les médecins généralistes X.________ et Z.________ ont constitué une société simple en 1994, par la signature d'une convention d'exploitation d'un cabinet médical à... (VD). Par deux fois, la société s'est temporairement élargie à un troisième associé; chaque départ - le second en décembre 2005 - s'est soldé par une procédure. A.b. Dès 2005, les relations entre les deux prénommés ont été tendues. Le climat était très conflictuel. A certaines occasions, les parties ont failli en venir aux mains. Plusieurs assistantes médicales ont donné leur démission en raison de la mauvaise atmosphère régnant dans le cabinet médical. Le caractère de Z.________ était plus explosif, mais le comportement des deux associés participait à la mauvaise ambiance. La situation s'est encore détériorée au début de l'année 2006. L'associé voulait décider de tout, tandis que l'associée subissait les directives de son collègue. Elle n'était pas réellement traitée comme une associée, mais plutôt comme une subordonnée. Pour sa part, elle était souvent indisponible ou absente. Le 16 février 2006, X.________ et l'un des ex-associés ont déposé une plainte contre Z.________ devant la Commission de déontologie de la Société vaudoise de médecine. Le 28 juin 2006, le psychiatre de l'associée a établi un certificat médical attestant que celle-ci présentait un état de stress psychique de type "burn-out" directement lié au climat très conflictuel régnant dans le cabinet médical, précisant qu'il était contre-indiqué qu'elle poursuive son activité professionnelle dans ce contexte défavorable. Le 27 juillet 2006, l'associée a écrit à Z.________ qu'elle résiliait le contrat de société simple avec effet immédiat. L'associé a répondu le 31 juillet 2006 qu'il refusait la résiliation avec effet immédiat. Le 17 août 2006, il a sommé sa consoeur de s'acquitter des charges liées à la société simple en lui rappelant qu'elle demeurait tenue par ses obligations contractuelles. L'associée n'a plus contribué au paiement des charges d'exploitation à compter d'août 2006; elle n'a pas non plus cherché de remplaçant. L'associé restant a poursuivi seul l'exploitation du cabinet. Entre juillet 2006 et mars 2007, l'associée sortante s'est trouvée en incapacité de travail, tout d'abord à 70 %, puis à 85 % dès le 31 août 2006 et enfin à 50 % dès le 1 er février 2007. En avril 2007, elle a repris une activité normale dans un cabinet médical qu'elle a ouvert avec l'ex-associé qui avait aussi déposé plainte contre leur confrère. A.c. La convention d'exploitation du cabinet médical prévoyait notamment ce qui suit: " Article I Les médecins soussignés conviennent de mettre en commun les moyens de production et l'infrastructure nécessaire à l'exercice respectif de leur profession de médecin indépendant tout en traitant séparément leurs patients propres. (...) Article VI Exploitation du cabinet médical