Citation: 4A_152/2022 E. B

Par requête de conciliation du 20 novembre 2012, la société a conclu à la condamnation solidaire de l'administratrice et de C.________ au paiement de 800'000 fr., intérêts en sus. Après l'échec de la tentative de conciliation, la société a déposé sa demande le 4 juin 2013 auprès du Tribunal de première instance du canton de Genève. En substance, la société a allégué avoir subi un manque à gagner annuel de 100'000 fr. de 2006 à 2012 et un dommage complémentaire de 100'000 fr. en 2013. Ce dommage correspondait aux revenus accessoires (soit, en substance, les recettes liées aux horodateurs et aux panneaux publicitaires) auxquels l'administratrice, en signant la convention, avait décidé unilatéralement de renoncer en faveur de la société exploitante sans contreprestation pour la société. Selon elle, C.________ n'avait pas agi dans l'intérêt de la société car il n'était pas entré en matière sur l'étude de rentabilité d'un autre système d'exploitation des parkings sollicitée par les autres actionnaires. La société a avancé que ce n'était qu'en 2010, lorsque I.________, fils de E.________ et hoir de celui-ci, et L.________, fille de G.________ et de F.________, sont devenus administrateurs, que la teneur et les conséquences de la convention ainsi que les comptes de la société exploitante avaient pu être connus. Le 13 avril 2018, la société a augmenté sa prétention à 1'826'923 fr., intérêts en sus. Les défendeurs ont invoqué que l'action de la société était prescrite. Après avoir limité la procédure à la question de la prescription, le tribunal a, par jugement du 23 avril 2021, constaté que l'action était prescrite et a rejeté celle-ci. Par arrêt du 24 février 2022, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a, en substance, rejeté l'appel formé par la demanderesse.