Citation: 9C_140/2018 E. 3

En se fondant essentiellement sur l'expertise du CEMed, l'instance cantonale a retenu que le recourant présentait une capacité de travail entière dans une activité adaptée. Elle a ensuite procédé à l'évaluation de l'invalidité de celui-ci. S'agissant du revenu d'invalide, elle a confirmé le recours aux données statistiques résultant de l'Enquête sur la structure des salaires (ESS) opéré par l'office intimé. En se référant au tableau TA1, total, niveau de compétence 4, hommes, de l'ESS 2010, les premiers juges ont fixé le revenu avec invalidité à 56'609 fr. 30; ils ont à cet égard indiqué que ce montant diffère de celui initialement retenu par l'office intimé (soit, 61'531 fr. 60), en raison du fait que contrairement à ce dernier, ils n'ont pas procédé à une indexation des salaires, dès lors qu'il convient de se placer au moment de la naissance possible du droit à la rente, soit en l'occurrence en 2010 (soit, une année après le début de l'incapacité de travail alléguée dans l'ancienne activité en mars 2009; art. 29 al. 1 let. b LAI). Quant au revenu sans invalidité, la juridiction de première instance l'a arrêté à 83'842 fr. 05, montant correspondant à l'addition du salaire effectivement perçu par le recourant auprès de son ancien employeur en 2009 (soit, 73'450 fr.) et de la moyenne des heures supplémentaires effectuées en 2008 et 2009 (soit, 9'892 fr.), après indexation à 2010 (en application du taux de 0,6 % prévu par la tableau T39 de l'ESS 2010); elle a précisé que la différence entre ce montant et le salaire de valide retenu par l'administration (soit, 73'890 fr. 70) résulte de la prise en compte des heures supplémentaires qui auraient été effectuées, de manière hypothétique, en 2010. Après comparaison des revenus, l'autorité de recours a constaté une perte de gain de 27'232 fr. 75, correspondant à un taux d'invalidité de 32 %, insuffisant pour ouvrir le droit à une rente d'invalidité.