Citation: 6B_412/2014 E. 1.2

1.2. Il ressort de l'état de fait établi par l'autorité précédente que le 3 août 2011, vers 23 h - 23 h 30, le recourant, en compagnie de deux comparses, a pénétré dans le domicile de A.________, alors que celle-ci venait de se coucher. Elle a été l'objet, par l'un des comparses du recourant, d'une contrainte physique comportant de la violence. Se fondant sur plusieurs éléments (cf. arrêt attaqué, p. 28 et 29), l'autorité précédente a retenu que le recourant avait accepté, au moins par dol éventuel, que A.________ soit mise hors d'état de résister. Elle l'a par conséquent condamné pour ces faits pour brigandage en bande (art. 140 ch. 3 CP) et non pour vol en bande (art. 139 ch. 3 CP). Le recourant conteste avoir accepté, même par dol éventuel, que la victime soit mise hors d'état de résister. Il invoque les déclarations qu'il a faites durant la procédure et celles de ses comparses, tirées directement du dossier pénal, et souligne leur constance et leur cohérence. Il soutient en particulier s'être enfui dès qu'il a vu ce que son comparse avait fait à la victime. La question n'est toutefois pas ici de savoir ce que le recourant a fait après la commission des violences, mais de déterminer s'il était arbitraire de considérer que le recourant avait au plus tard au moment de celles-ci admis qu'il soit recouru à la violence. Selon les faits retenus par l'autorité précédente, la maison était relativement petite, les pièces de vie tenaient sur le même rez-de-chaussée et les auteurs sont entrés dès que la victime s'est couchée. Ils ont ainsi pris le risque qu'elle ne soit pas bien endormie et donc qu'elle se réveille. A cela s'ajoute que le recourant a déclaré qu'il était normal que son comparse maîtrise la victime, parce qu'ils n'avaient pas terminé de la cambrioler (arrêt attaqué, p. 29 ch. 2.4.1). Enfin, les mêmes prévenus n'ont pas hésité, dans d'autres cambriolages effectués à la même période, à molester les personnes chez qui ils pénétraient. Ces circonstances, que le recourant ne discute pas sérieusement, permettaient de retenir sans arbitraire qu'il avait accepté l'usage de violence pour commettre le forfait. Le grief de violation du principe in dubio pro reo et de l'interdiction de l'arbitraire dans l'appréciation des preuves et la constatation des faits doit ainsi être rejeté dans la mesure où il est recevable. La condamnation du recourant pour ce cas en vertu de l'art. 140 ch. 3 CP ne prête pas flanc à la critique.