Citation: 5A_108/2023 E. C

C.a. C.a.a. Le 9 septembre 2019, A.________ a notamment conclu à ce que le tribunal de première instance lui attribue la part de copropriété de B.________ sur la maison de V.________ en contrepartie d'une soulte correspondant au 14,3 % de la valeur vénale actuelle de cet immeuble, ordonne à sa caisse de prévoyance de verser à B.________ une rente viagère de 2'000 fr. dès l'entrée en force du jugement de divorce et déboute cette dernière de toutes autres conclusions. Il a demandé, entre autres, l'audition d'un notaire en qualité de témoin. Il a allégué être seul propriétaire de l'appartement situé en Valais, eu égard à l'acte de vente produit précédemment par B.________. Le 31 octobre 2019, B.________ a notamment conclu à ce que le tribunal de première instance ordonne le partage par moitié des rentes de prévoyance professionnelle des parties à compter du 1 er février 2017, lui attribue la propriété de l'appartement de U.________ et attribue à A.________ la propriété de la maison de V.________ moyennant paiement préalable d'une soulte à déterminer après expertise et production des pièces, ordonne au cadastre compétent d'inscrire le transfert de sa part de copropriété sur la maison de V.________ en faveur de A.________ une fois la soulte payée, liquide le régime matrimonial des parties et déboute A.________ de toutes autres conclusions. S'agissant de l'appartement situé en Valais, elle a allégué, en se référant aux écritures précédentes des parties, que celles-ci s'étaient toujours considérées comme copropriétaires, en dépit du fait que seul A.________ s'était porté acquéreur. C.a.b. Par ordonnance du 11 novembre 2019, le tribunal de première instance a notamment ordonné une expertise de la valeur des biens immobiliers de U.________ et de V.________. La valeur vénale de l'appartement de U.________a été estimée à 195'000 fr. au 7 septembre 2020. En 1994, cette valeur vénale était de 180'000 fr. Ce bien n'est grevé d'aucune hypothèque. Selon le rapport d'expertise du 23 juillet 2021, la valeur vénale de la maison de V.________ a été estimée à 318'000 euros. L'expert ne s'est pas prononcé sur la valeur de chacune des parts de copropriété. Ce bien n'est grevé d'aucune hypothèque. C.a.c. Le 2 août 2021, B.________ a sollicité la reprise de la procédure ainsi que la fixation de délais pour déposer des plaidoiries écrites. Le 5 août 2021, A.________ a sollicité l'audition de l'expert et a indiqué ne pas renoncer aux plaidoiries orales. Par ordonnance du 6 septembre 2021, le tribunal de première instance a ordonné la reprise de la procédure, refusé l'audition de l'expert, prononcé la clôture des débats principaux et convoqué une audience de plaidoiries finales. C.a.d. Lors de l'audience de plaidoiries finales du 14 octobre 2021, A.________ a persisté dans ses conclusions du 9 septembre 2019. La soulte à verser en lien avec la maison de V.________ était de 14,3 % de 318'000 euros, soit 45'474 euros. Les conclusions en paiement figurant dans le mémoire de B.________ du 31 octobre 2019 n'étaient pas valables dans la mesure où elles n'étaient pas chiffrées. B.________ a persisté dans ses conclusions du 31 octobre 2019. Elle a, par ailleurs, déposé des conclusions chiffrées, datées du 14 octobre 2021, aux termes desquelles elle a fixé le montant de la soulte à verser par A.________ à 183'250 fr. 50. Elle a soutenu que ses conclusions étaient recevables car elle n'était pas en mesure de les chiffrer avant la réception des rapports d'expertise. Des conclusions chiffrées avaient déjà été produites le 30 juin 2017. Elle a en outre produit un tableau contenant le calcul de la liquidation des rapports patrimoniaux entre les parties (art. 105 al. 2 LTF). A.________ a répliqué concluant à l'irrecevabilité des conclusions chiffrées et du tableau produits par B.________ (art. 105 al. 2 LTF). C.a.e. Par jugement rendu le 20 décembre 2021, le tribunal de première instance a, entre autres, dissous par le divorce le mariage contracté par A.________ et B.________ (chiffre 1 du dispositif), donné acte aux parties de ce qu'elles sont convenues d'attribuer la pleine propriété du bien sis V.________ (France) à A.________, moyennant paiement d'une soulte de 170'130 fr. en faveur de B.________, donné acte aux parties de ce que, moyennant paiement préalable de cette soulte, les parties entreprendraient toute démarche utile en France, cas échéant devant notaire, pour inscrire au registre foncier le transfert de propriété du bien immobilier en faveur de A.________, tous les frais en résultant étant entièrement à la charge de celui-ci et les y a condamnés en tant que de besoin (ch. 2), et condamné A.________ à payer à B.________ 205'566 fr. à titre de liquidation du régime matrimonial (ch. 3). Le tribunal de première instance a retenu que A.________ figurait comme seul propriétaire sur l'acte de vente de l'appartement de U.________, de sorte que les parties n'en étaient pas copropriétaires, même si elles avaient toujours considéré que tel était le cas. Le bien avait été entièrement financé par les acquêts du couple, mis à part le remboursement partiel d'une hypothèque en 60'581 fr. par les biens propres de B.________. Les parties étaient par ailleurs copropriétaires de la maison sise à V.________. L'intégralité de la valeur de ce bien immobilier avait été financé par les acquêts du couple. Au 31 décembre 2016, le compte bancaire de B.________ présentait un solde de 137'385 fr. Le tribunal de première instance a retenu que 59'000 fr. se trouvant sur ce compte représentaient un solde d'héritage de B.________. A.________ était titulaire d'avoirs bancaires et de titres d'une valeur totale de 229'148 fr. 63. C.b. Par arrêt du 24 novembre 2022, statuant sur l'appel de A.________ et l'appel joint de B.________, la cour de justice a, entre autres, annulé les chiffres 2 et 3 du dispositif du jugement de première instance et, statuant à nouveau, a donné acte aux parties de ce qu'elles sont convenues d'attribuer la pleine propriété du bien immobilier sis V.________ (France) à A.________, moyennant paiement d'une soulte en faveur de B.________, condamné A.________ à verser à B.________ une soulte de 165'360 fr., donné acte aux parties de ce que, moyennant paiement préalable de ce montant, elles entreprendront toute démarche utile en France, cas échéant devant notaire, pour inscrire au registre foncier le transfert de propriété du bien immobilier en faveur de A.________, tous les frais en résultant étant partagés par moitié entre elles, les y a condamnés en tant que de besoin, et a condamné A.________ à payer à B.________ 205'596 fr. à titre de liquidation du régime matrimonial.