Citation: 8C_557/2012 E. 4.3

4.3. Cela étant, même si l'on s'écarte du revenu moyen reposant sur les cinq DPT retenues par l'intimée, pour se fonder sur un revenu moyen tiré de l'ESS, comme le demande le recourant, on n'obtient pas un taux d'incapacité de gain supérieur au taux retenu par l'intimée. Le revenu réalisé en 2010 par les hommes dans une activité simple et répétitive était de 61'164 fr., compte tenu d'un salaire mensuel de 4'901 fr. (tableau TA1, total) alloué 12 fois l'an et d'un horaire de 41,6 heures par semaine. En ce qui concerne le point de savoir si une déduction doit être opérée sur ce revenu d'invalide obtenu à partir des valeurs moyennes statistiques (cf. ATF 126 V 75), la jurisprudence considère que les facteurs étrangers à l'invalidité déjà pris en considération lors de la mise en oeuvre du parallélisme des revenus à comparer ne peuvent pas être pris en compte une seconde fois lors de la déduction pour circonstances personnelles et professionnelles (ATF 134 V 322 consid. 5.2 p. 327 s. et 6.2 p. 329 s.). En l'occurrence, une déduction de 10 % apparaît suffisante pour tenir compte des limitations liées au handicap, l'absence de formation professionnelle et d'éventuelles lacunes scolaires ayant déjà été prises en compte au titre du parallélisme des revenus à comparer. Le revenu d'invalide doit être ainsi fixé à 55'047 fr. et le revenu sans invalidité étant de 62'954 fr., on obtient un taux d'incapacité de gain de 12,56 %, lequel, arrondi à 13 %, reste inférieur au taux de 15 % retenu par l'intimée.