Citation: 6B_5/2022 E. 2.1.3

2.1.3. La cour cantonale a considéré que la Juge d'application des peines avait suffisamment motivé sa décision. En effet, cette dernière avait rappelé le caractère exceptionnel de la libération conditionnelle anticipée. Elle avait exposé en quoi consistaient les "circonstances extraordinaires" tenant à la personne prévues à l'art. 86 al. 4 CP, en se référant à la jurisprudence et aux travaux préparatoires et avait conclu, après analyse des pièces produites par le recourant, que celui-ci ne remplissait pas les conditions de la libération conditionnelle anticipée. La Cour de céans ne peut que suivre l'avis de la cour cantonale. Bien que brève, la motivation de la Juge d'application des peines est suffisante au vu des circonstances du cas d'espèce. Dans tous les cas, la cour cantonale a expliqué, de manière détaillée, les raisons qui l'ont amenée à confirmer le refus de la libération conditionnelle anticipée, de sorte que la violation du droit d'être entendu a été guérie par la cour cantonale qui dispose d'un plein pouvoir d'examen (cf. sur la guérison de la violation du droit d'être entendu ATF 142 II 218 consid. 2.8.1 p. 226). Le grief tiré du défaut de motivation du refus de la libération conditionnelle anticipée doit donc être rejeté.