Citation: 4A_307/2023 E. 3.4

3.4. Dans ses écritures, la recourante fait valoir que la juridiction cantonale a considéré, de manière erronée, qu'elle avait succombé dans ses conclusions prises au pied sa demande du 25 juin 2009 tendant au paiement du solde de sa facture finale et à l'inscription définitive d'une hypothèque légale des artisans et entrepreneurs, dans la mesure où celles-ci étaient devenues sans objet à la suite de la convention passée par les parties le 13 avril 2010. S'il est vrai que l'affirmation péremptoire des juges précédents sur ce point peut prêter à discussion, il appert toutefois que le litige s'est cristallisé exclusivement autour des prétentions élevées à titre reconventionnel et que c'est sur la base du sort réservé à ces seules conclusions reconventionnelles que l'autorité cantonale a procédé à la répartition des frais judiciaires entre les parties. Autrement dit, il n'apparaît pas que les conclusions de la demande du 25 juin 2009 aient influé sur la clé de répartition des frais judiciaires. C'est du reste aussi ce que semble admettre la recourante lorsqu'elle soutient, après avoir présenté un calcul arithmétique du pourcentage d'admission des conclusions reconventionnelles (51 %), que la seule répartition justifiée était en l'occurrence un partage par moitié des frais judiciaires entre les parties. En l'espèce, il ressort de l'arrêt attaqué que les intimés ont triomphé sur un peu plus de 51 % de leurs conclusions chiffrées en première instance (ils avaient réclamé le paiement de 285'000 fr. et ils ont obtenu en définitive environ 146'166 fr. 55, intérêts en sus). La cour cantonale ne les a cependant pas condamnés à supporter la moitié des frais judiciaires mais seulement un tiers. Elle a manifestement tenu compte du fait qu'une part essentielle sinon exclusive du procès concernait le principe même de l'existence de divers défauts affectant l'ouvrage, laquelle était contestée par la recourante, et que, sur cette part du litige, laquelle avait nécessité la mise en oeuvre de plusieurs expertises afin d'élucider certaines questions complexes, les intimés avaient obtenu gain de cause. L'on ne voit pas que cette appréciation, qui repose sur des éléments pertinents, aboutisse à un résultat manifestement injuste ou une iniquité choquante. En se contentant, dans une très large mesure, d'opposer un pur calcul arithmétique à la motivation cantonale dans un domaine où le juge dispose d'un large pouvoir d'appréciation, la recourante ne démontre pas en quoi le résultat auquel a abouti l'autorité précédente serait arbitraire, étant précisé que la circonstance selon laquelle un partage par moitié des frais judiciaires aurait été possible, voire préférable, ne suffit pas à taxer la décision entreprise d'arbitraire. Pour le reste, l'intéressée ne critique pas de manière suffisamment circonstanciée le montant alloué aux intimés à titre de dépens, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'examiner cette question. Le moyen pris de l'application arbitraire du droit cantonal doit dès lors être rejeté.