Citation: 1B_200/2017 E. B

La société A.________ (société à responsabilité limitée sise à Bata, Guinée équatoriale) ainsi que la République de Guinée équatoriale ont recouru contre l'ordonnance du 31 octobre 2016, expliquant que l'Etat détenait la société précitée (ainsi que deux autres) qu'il utilisait pour l'acquisition et l'entretien des véhicules du parc présidentiel, lesquels avaient été achetés sur l'ordre du Ministre de l'intérieur et immatriculés pour la plupart au nom de A.________. Toutes deux se prévalaient de l'immunité et de la souveraineté de l'Etat. Par arrêt du 1er mars 2017, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice genevoise a rejeté le recours dans la mesure de sa recevabilité. En tant que simple actionnaire de la société détentrice des véhicules, l'Etat n'avait pas qualité pour agir. A.________ avait qualité pour agir s'agissant des véhicules acquis par elle, respectivement immatriculés à son nom. Tel n'était pas le cas pour trois véhicules (Brabus, Ferrari 599, Ferrari F12). Aucune identité ne pouvait être établie entre l'Etat et la société, de sorte que cette dernière ne pouvait se prévaloir de l'immunité. Rien ne permettait d'affirmer que les véhicules servaient à des fins officielles, les permis de circulation mentionnant au contraire un usage privé. L'ordonnance attaquée était suffisamment motivée. Si l'acquisition de véhicules par le biais de sociétés suisses constituait un acte de blanchiment, la compétence du Ministère public genevois - d'ailleurs non contestée en temps utile - apparaissait donnée. Ces mêmes soupçons justifiaient le séquestre des véhicules à titre de produit de l'infraction.