Citation: 4A_128/2024 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a constaté que la décision de première instance avait été expédiée le 10 octobre 2023 à la poursuivie, que celle-ci, bien qu'elle dût s'attendre à recevoir une notification, n'avait pas réclamé l'envoi recommandé dont elle avait été avisée par l'office postal, et que l'envoi avait été retourné à son expéditeur à l'expiration du délai de garde de sept jours, soit le 18 octobre 2023 (cf. art. 138 al. 3 let. a CPC). Elle a jugé que la poursuivie ne pouvait donc pas être suivie lorsqu'elle affirmait, sans fournir la moindre motivation, que la décision entreprise lui aurait été notifiée le 29 octobre 2023. La cour cantonale a retenu que la poursuivie avait remis son recours à la poste le 27 novembre 2023 et que, quand bien même la décision attaquée visait à la fois l'exequatur et la mainlevée, il n'était pas nécessaire de déterminer si le délai de recours ici applicable était de 10 ou de 30 jours, dans la mesure où la poursuivie n'avait de toute façon pas déposé son recours dans le délai le plus long, soit celui de 30 jours, à compter de l'expiration du délai de garde de sept jours. Partant, elle a jugé que le recours était tardif et, donc, irrecevable.