Citation: 9C_326/2015 E. 4.2.2

4.2.2. Ce grief est infondé. En effet, il repose sur la prémisse erronée que le tribunal cantonal a procédé à une appréciation arbitraire des preuves. Or, tel n'est pas le cas en l'espèce (cf. consid. 4.1). On rappellera que, d'après l'art. 61 let. c seconde phrase LPGA, la maxime inquisitoire est applicable à la procédure judiciaire cantonale. En vertu de ce principe, il appartient au juge d'établir d'office l'ensemble des faits déterminants pour la solution du litige et d'administrer cas échéant les preuves nécessaires. En général, les parties ne supportent ni le fardeau de l'allégation, ni celui de l'administration des preuves. Cette maxime est cependant relativisée par son corollaire, le devoir de collaborer des parties au sens de l'art. 61 let. c première phrase LPGA, lequel comprend l'obligation d'apporter les preuves commandées par la nature du litige et des faits invoqués dans la mesure où cela est raisonnablement exigible. Si le principe inquisitoire dispense les parties de l'obligation de prouver, il ne les libère pas du fardeau de la preuve. Dès lors, en cas d'absence de preuve, c'est à la partie qui voulait en déduire un droit d'en supporter les conséquences, sauf si l'impossibilité de prouver un fait peut être imputée à la partie adverse. Cette règle ne s'applique toutefois que s'il se révèle impossible, dans le cadre de la maxime inquisitoire et en application du principe de la libre appréciation des preuves, d'établir un état de fait qui correspond, au degré de la vraisemblance prépondérante, à la réalité (cf. ATF 139 V 176 consid. 5.2 p. 185). De surcroît, la violation du principe inquisitoire dans le sens invoqué par le recourant est une question qui n'a pas de portée propre par rapport au grief tiré d'une mauvaise appréciation des preuves (cf. arrêt 8C_15/2009 consid. 3.2, in SVR 2010 IV n° 42 p. 132). Le juge peut ainsi renoncer à accomplir certains actes d'instruction sans que cela n'entraîne une quelconque violation du devoir d'administrer les preuves nécessaires (cf. art. 61 let. c LPGA) s'il est convaincu, en se fondant sur une appréciation consciencieuse des preuves (cf. ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352), que certains faits présentent un degré de vraisemblance prépondérante (cf. ATF 139 V 176, consid. 5.3 p. 186 et les références) et que d'autres mesures probatoires ne pourraient plus modifier cette appréciation (sur l'appréciation anticipée des preuves en général, cf. ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157; 130 II 425 consid. 2 p. 428). En l'espèce, si la juridiction cantonale n'a certes pas explicitement constaté une amélioration de l'état de santé, il n'est toutefois pas nécessaire de compléter l'instruction sur ce point dès lors que cet élément ressort des rapports des docteurs E.________ et C.________. En effet, ces praticiens ont attesté l'amendement ou l'évolution favorable d'une psychopathologie qualifiée du reste de réactionnelle à la situation professionnelle existant au moment de la survenance des atteintes à la santé et non de structurelle. Dans ces circonstances, les premiers juges n'étaient par conséquent pas tenus de compléter les faits et pouvaient légitimement retenir une pleine capacité de travail sans réaliser d'autres actes d'instruction.