Citation: 4D_95/2008 01.09.2008 E. 3

Le recours constitutionnel peut être formé pour violation des droits constitutionnels (art. 116 LTF). D'après l'art. 106 al. 2 LTF, applicable par analogie à ce recours (art. 117 LTF), le Tribunal fédéral n'examine la violation d'un droit de rang constitutionnel que si un grief s'y rapportant a été invoqué et motivé de manière détaillée par la partie recourante. Dans l'arrêt déféré, la cour cantonale a considéré que les locataires n'avaient formulé aucun grief de fait ou de droit contre le jugement du Tribunal des baux et loyers du 2 octobre 2007, ces derniers s'étant bornés à reconnaître avoir des arriérés de loyers et ne pas pouvoir les régler actuellement en raison de grandes difficultés financières et professionnelles. Elle en a déduit que l'appel des locataires ne satisfaisait pas aux exigences de forme de l'art. 300 let. c de la loi de procédure civile genevoise du 10 avril 1987 (LPC/GE). Les recourants n'élèvent aucun grief se rapportant à une violation de leurs droits constitutionnels, en particulier à une application arbitraire de la norme susmentionnée de la procédure civile genevoise. Ils se limitent à rappeler leur situation difficile et à requérir qu'un sursis leur soit octroyé afin qu'ils trouvent une solution pour régler leurs dettes. Ce recours ne correspond en rien aux exigences strictes de motivation posées par l'art. 106 al. 2 LTF pour que l'on puisse entrer en matière. Partant, il convient d'appliquer, par analogie (art. 117 LTF), la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 LTF.