Citation: 1B_414/2017 E. 2.3

2.3. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique et la recourante ne développe aucune argumentation propre à le remettre en cause. Sa motivation tend d'ailleurs en substance non pas à démontrer une apparence de prévention de la part de la Procureure intimée, mais à pallier le dépôt d'une plainte pénale par son collègue, notamment pour dénonciation calomnieuse (art. 303 CP); la déstabilisation invoquée par la recourante paraît d'ailleurs plutôt résulter de la prise de conscience des conséquences possibles de ses propos (extension des charges pesant à son encontre et mise en prévention de son collègue) que de la teneur de ceux de la Procureure. En tout état de cause, la recourante ne soutient pas qu'elle n'aurait pas mentionné en audience son collègue et une activité de ce dernier pendant la période durant laquelle les infractions examinées auraient été commises. Or, ce faisant, elle a manifestement orienté les soupçons des autorités pénales sur un tiers. La conclusion à laquelle a abouti la Procureure intimée - qui aurait peut-être pu utiliser un terme plus neutre que "dénoncer" vu le sens particulier que celui-ci peut avoir en droit pénal (cf. art. 301 CPP) - n'apparaît ainsi pas erronée. Sans autre explication, une apparence de prévention de la part de la Procureure intimée ne saurait en conséquence résulter de la seule utilisation de ce verbe pour décrire au demeurant un fait a priori avéré, soit la mise en cause par la recourante de son collaborateur. Partant, la cour cantonale a retenu à juste titre qu'il n'existait pas de motif de récusation au sens de l'art. 56 let. f CPP et ce grief peut être écarté.