Citation: 2C_858/2021 E. 7.3

7.3. En l'occurrence, le recourant ne présente pas de motifs qui justifieraient de s'écarter de la jurisprudence constante selon laquelle seules les années de mariage et non de concubinage sont pertinentes (cf. ATF 140 II 345 consid. 4.1; 136 II 113 consid. 3.3.1; arrêt 2C_334/2019 du 13 mai 2019 consid. 9.1; concernant les critères permettant un changement de jurisprudence, cf. ATF 139 V 307 consid. 6.1; 138 III 270 consid. 2.2.2; 138 III 359 consid. 6.1). Par ailleurs, l'intéressé semble perdre de vue que l'art. 50 al. 1 let. a LEI se réfère expressément à la durée de l' "union conjugale" ( Ehegmeinschaft, unione coniugale). Sur ce point, le texte de cette disposition est clair, univoque et s'impose au Tribunal fédéral en vertu de l'art. 190 Cst. Le fait que la durée de la procédure de préparation au mariage ne soit pas toujours la même d'un cas à l'autre ne permet pas de s'écarter du système prévu par la législateur, qui a choisi de traiter différemment les couples selon qu'il sont mariés ou non. Par ailleurs, le recourant invoque en vain la lenteur de la procédure qui a précédé son mariage. Il ressort en effet de l'arrêt entrepris que la durée de cette procédure a notamment été prolongée en raison de la précarité financière et professionnelle des fiancés et rien n'indique que le temps écoulé entre le début des démarches et la célébration du mariage serait dû à un comportement fautif des autorités. Au demeurant le recourant ne prétend pas que les conditions à la célébration de celui-ci auraient été remplies avant 2017. Le recourant ne remet pas en question, sous l'angle de l'arbitraire, les faits constatés sur ce point.