Citation: 6B_1225/2023 E. 1.3

1.3. Le recourant soutient également que l'incapacité des agents de police à se souvenir des circonstances de l'intervention et le caractère lacunaire du rapport de contravention auraient dû amener l'autorité cantonale à douter de la véracité des faits consignés. Le recourant oppose sa propre appréciation des événements à celle de la cour cantonale dans une démarche purement appellatoire, partant, irrecevable. C'est le cas en particulier lorsqu'il soutient que l'absence de souvenirs précis des policiers sur les faits aurait pour conséquence qu'il n'a pas commis l'infraction. La cour cantonale a considéré, sans arbitraire, qu'il était compréhensible qu'après un certain laps de temps, les agents ne soient plus en mesure de se souvenir des particularités du contrôle. Ce d'autant plus qu'il s'agit de contrôles de police usuels. Sur ce point, le recourant échoue à démontrer l'arbitraire de l'appréciation selon laquelle, dans le cadre de missions fréquentes (toutes les trois à quatre semaines) pour des infractions routières de masse, les policiers ne se rappellent plus, des mois après, voire une année plus tard, des modalités exactes dudit contrôle. Quoi qu'il en soit, le recourant ne saurait en déduire que l'agent observateur se serait trompé dans son appréciation. L'argumentation du recourant ne permet pas de saisir dans quelle mesure le rapport de contravention omettrait d'indiquer les circonstances de l'infraction, puisque celles-ci figurent expressément sous la rubrique "faits constatés/actes d'enquête effectués" du document, lequel contient également le nom des agents de police participant à la mission (cf. supra let. B.a et B.b). Sous cet angle, son grief ne remplit manifestement pas les exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF. Pour le surplus, le recourant ne forme aucun grief recevable s'agissant de la répartition des tâches entre les agents pendant la mission et la valeur probante du rapport de police qui en découle. En définitive, sur la base de l'ensemble des éléments à disposition, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire et sans violer le principe in dubio pro reo, retenir que le recourant manipulait son téléphone portable tout en conduisant.