Citation: 2C_802/2018 E. 7.2

7.2. En l'occurrence, la pesée globale des intérêts à laquelle a procédé le Tribunal cantonal ne prête pas le flanc à la critique. Il a pris en compte l'âge du recourant (53 ans) la durée de son séjour en Suisse (environ dix ans), son faible degré d'intégration et le manque d'attache particulière dans ce pays (pas d'activité professionnelle, ni de participation à la vie sociale et culturelle). Le choix d'être essentiellement homme au foyer et le fait de ne pas avoir été condamné pénalement ni d'émarger à l'aide social ne suffisent pas à retenir une bonne intégration. Les juges cantonaux ont également retenu qu'un retour en Algérie ne posera pas de problèmes insurmontables au recourant, celui-ci ayant passé la majeure partie de sa vie dans ce pays, dont il connaît la culture et la langue et où se trouve encore son fils. Sans négliger le fait que l'on ne pouvait pas attendre de son épouse suisse qu'elle le suive en Algérie, ils ont considéré à juste titre que son éloignement ne s'opposera pas au maintien de contacts étroits et réguliers. Au vu de ces éléments, l'autorité précédente pouvait retenir sans violer le droit fédéral que l'intérêt public à la révocation de l'autorisation d'établissement du recourant et son renvoi de Suisse était prépondérant.