Citation: C 63/01 15.06.2001 E. 3

3.- Les premiers juges ont estimé que le recourant ne pouvait se prévaloir d'une circonstance non fautive qui l'aurait empêché de faire valoir ses droits en temps utile. En particulier, le lien existant entre la décision du 15 septembre 1999 et le jugement du 30 mars 1999 était clairement reconnaissable, même pour un néophyte. En tout état de cause, s'il avait un doute quant à la portée de cette décision, rien ne l'empêchait, avant l'échéance du délai de recours, de consulter un homme de loi. Ce point de vue mérite d'être confirmé. Certes, le litige porté devant le tribunal administratif concernait - à l'époque - uniquement la question de l'aptitude au placement de l'assuré et de la suspension de son droit à l'indemnité de chômage. Toutefois, à la lecture du jugement, le recourant pouvait d'ores et déjà comprendre qu'il n'avait pas droit, nonobstant la reconnaissance de son aptitude au placement, à une complète indemnisation de l'assurance-chômage, mais seulement à la compensation résultant de la différence entre son gain assuré et la rémunération qui lui aurait été due pour son travail auprès de la société X.________ SA. Dans cette mesure on ne voit pas que la décision du 15 septembre 1999 fût peu claire, puisqu'elle fixe justement un tel salaire hypothétique. Quoi qu'il en soit, on peut attendre d'un administré qui reçoit une décision officielle le concernant qu'il prenne ses dispositions pour sauvegarder ses intérêts, le cas échéant, s'adresse à un avocat pour assurer sa défense, s'il l'estime nécessaire. Le recours se révèle par conséquent mal fondé.