Citation: 9C_830/2016 E. 3

La juridiction cantonale a rappelé que, compte tenu des divergences entre les rapports des médecins traitants et les conclusions de l'expertise du CEMed, elle avait ordonné une expertise psychiatrique. Elle a considéré que le rapport d'expertise rendu par la doctoresse E.________ satisfaisait à toutes les exigences jurisprudentielles pour se voir accorder une pleine valeur probante et rejeté les critiques élevées par l'office AI à son encontre. Elle a retenu en particulier que les troubles cognitifs constatés par l'experte étaient antérieurs à la décision attaquée et que la dépendance dont souffrait l'assuré devait être qualifiée de secondaire et avait de surcroît entraîné une atteinte à la santé, à savoir des troubles cognitifs. L'autorité cantonale a par ailleurs nié que des mesures exigibles soient disponibles pour rétablir la capacité de travail de l'intimé ou que l'experte soit sortie de son champ de compétences en intégrant les douleurs dans son appréciation des limitations fonctionnelles et de la capacité de travail. Elle s'est donc entièrement ralliée aux conclusions de l'experte, selon laquelle la capacité de travail de l'assuré était nulle depuis 2009 et de 50 % dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles depuis janvier 2016 - soit postérieurement à la date de la décision attaquée -, de telle sorte que l'assuré avait droit à une rente entière d'invalidité depuis le 1 er novembre 2011, l'amélioration de la capacité de travail devant faire l'objet d'une procédure de révision ultérieure d'office.