Citation: 1P.141/2006 06.06.2006 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 130 I 312 consid. 1 p. 317; 130 II 249 consid. 2 p. 250, 302 consid. 3 p. 303/304, 306 consid. 1.1 p. 308 et les arrêts cités). 1.1 La décision attaquée ne met pas fin à la procédure pénale ouverte contre le recourant et constitue donc une décision incidente. Elle est par ailleurs susceptible de causer un dommage irréparable au recourant, dès lors qu'elle refuse de lever partiellement le séquestre frappant les cédules hypothécaires qui grèvent des parts de copropriété sur un immeuble dont il est propriétaire, le privant ainsi temporairement de la possibilité d'en disposer librement (cf. ATF 128 I 129 consid. 1 p. 131; 126 I 97 consid. 1b p. 100/101). Le recours est donc recevable sous l'angle de l'art. 87 al. 2 OJ. 1.2 Le recourant a manifestement un intérêt personnel et juridiquement protégé à obtenir que la levée partielle du séquestre litigieux ne lui ait pas été refusée en violation de ses droits constitutionnels et, partant, qualité pour recourir selon l'art. 88 OJ. 1.3 Saisi d'un recours d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral ne peut examiner que les griefs d'ordre constitutionnel qui sont invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (cf. art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261/262; 129 I 113 consid. 2.1 p. 120, 185 consid. 1.6 p. 189). Sous peine d'irrecevabilité, le recourant doit donc non seulement indiquer quels sont les droits constitutionnels, qui, selon lui, auraient été violés, mais démontrer, pour chacun d'eux, en quoi consiste cette violation.