Citation: 9C_212/2023 E. A

A.________, née en 1966, mère de trois enfants nés en 1993, 1997 et 2003, s'est établie en Suisse en octobre 1994. Elle a exercé des activités dans le secteur du nettoyage à des taux irréguliers pour le compte de différents employeurs de 1995 à 2016. Le 26 septembre 2017, la prénommée a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Dans un questionnaire du 13 août 2020, elle a indiqué que son taux d'activité serait de 100% dans le domaine du nettoyage sans atteinte à la santé. Elle a précisé qu'elle avait dû diminuer son temps de travail dès 2003 en raison de son état de santé et n'avait plus pu postuler à des emplois à temps complet dans son champ d'activité. Sur le plan médical, la doctoresse B.________, médecin au Service médical régional de l'assurance-invalidité, a retenu une capacité de travail de 50% dès février 2018, compte tenu de diverses limitations fonctionnelles, en fonction des rapports médicaux recueillis au cours de l'instruction (avis des 3 juin 2019 et 14 février 2021). Une enquête ménagère a mis en évidence des empêchements dans les travaux ménagers à hauteur de 25,2%, le taux étant toutefois nul une fois pondéré en tenant compte de l'exigibilité de l'aide des proches de l'assurée (rapport d'enquête du 5 mai 2021). Par décision du 9 août 2021, appliquant la méthode mixte d'évaluation de l'invalidité en fonction du statut de personne active à 50%, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève a nié le droit de l'assurée à une rente d'invalidité; le taux d'invalidité global de 25% (25% dans la sphère professionnelle, et 0% dans les travaux ménagers) n'ouvrait pas droit à une rente.