Citation: 2C_342/2024 E. 6.3

6.3. En l'occurrence, il convient d'admettre que le recourant 1 peut, sur le principe, invoquer le droit au respect de sa vie privée garanti l'art. 8 par. 1 CEDH pour tenter d'obtenir une prolongation de son permis de séjour, dès lors qu'il a vécu plus de 10 ans légalement dans le pays, quand bien son intégration en Suisse n'est pas exemplaire, comme on le verra encore (cf. infra consid. 6.6 et 6.7). Tel n'est en revanche pas le cas de son actuelle épouse et de leurs quatre enfants communs - soit les recourants 2 à 5 - dont les autorisations de séjour se sont éteintes en mai 2020 après moins de dix ans de validité et qui ne peuvent se prévaloir d'aucune intégration particulière dans le pays selon les constatations de fait de l'arrêt attaqué. Ces derniers peuvent tout au plus se prévaloir d'une atteinte à leur droit au respect de la vie familiale protégé par l'art. 8 par. 1 CEDH (cf. supra consid. 1.2). Cela implique cependant que leur époux et père jouisse en tout premier lieu d'un droit à la prolongation de son autorisation de séjour - c'est-à-dire d'un droit de présence assuré en Suisse - en application du droit au respect de la vie privée garanti par cette même disposition (cf. ATF 146 I 185 consid. 6), ce qu'il convient dès lors d'examiner en priorité.