Citation: 1C_107/2016 E. 3.2

3.2. Le recourant reproche en particulier à la cour cantonale de n'avoir pas retranscrit les propos des témoins entendus lors de l'audience du 20 avril 2015, pourtant verbalisés à cette occasion. Il se réfère en particulier aux déclarations confirmant que le Moulin-Neuf abrite depuis une dizaine d'années un atelier de luthier et qu'une serrurerie y était exploitée entre 1985 et 2000, exploitations ne bénéficiant d'aucune autorisation. Il requiert également que l'état de fait soit complété par les déclarations de l'ancien chef de l'administration communale, à la connaissance duquel "il n'y a pas eu de changement global de l'affectation du bâtiment". Il se réfère enfin à un échange de vue portant sur la mise en oeuvre d'une expertise, intervenu lors de l'audience du 20 avril 2015 entre son représentant et le Président de la cour cantonale On peut, sous l'angle de la motivation, douter de la recevabilité de ce grief. Le recourant se contente de critiques d'ordre général, aux termes desquelles la cour cantonale n'aurait "manifestement pas compris le sens et la portée des différents moyens de preuve avancés"; il n'explique cependant pas en quoi ces derniers seraient susceptibles d'influer sur le sort de la cause. Cette argumentation n'est quoi qu'il en soit pas pertinente et ne saurait être suivie. En effet, même si la cour cantonale n'a pas formellement retranscrit ces différents témoignages, elle n'en a pas moins retenu que les locaux du Moulin-Neuf n'étaient plus exploités en tant que moulin depuis 1984, mais à des fins artisanales, artistiques ou encore associatives. Le grief du recourant s'avère d'autant moins fondé que la cour cantonale a précisément déduit l'existence d'un changement d'affectation - que le recourant conteste à mauvaise escient (cf. consid. 6 ci-dessous) - de la présence de ces activités nouvelles. A cet égard, il est d'ailleurs sans pertinence que l'ancien chef de l'administration communale ait déclaré que le bâtiment n'aurait - selon lui - pas subi de changement global d'affectation: il s'agit d'une question juridique à laquelle il n'appartient pas à un témoin de répondre. En outre, contrairement à ce que soutient le recourant, le Tribunal cantonal a reconnu que certaines activités étaient déployées de longue date, jugeant néanmoins, sans que cela ne soit en l'espèce critiquable, qu'il ne s'agissait pas d'un élément susceptible de remettre en cause la décision municipale (cf. consid. 8.1 ci-dessous). Enfin, s'agissant de la question de l'expertise, le recourant se borne à reproduire un passage du procès-verbal de l'audience du 20 avril 2015, sans autre forme d'explication et sans que l'on comprenne réellement de quoi il se plaint, ce qui ne répond pas aux réquisits de l'art. 42 al. 2 LTF.