Citation: 9C_136/2019 E. 4.3.2

4.3.2. Cette argumentation est également fondée. Il est exact que les documents médicaux invoqués par le recourant font allusion (de façon explicite ou implicite) à une baisse de rendement liée à la persistance du syndrome douloureux même si les limitations retenues autorisaient théoriquement l'exercice de toute activité adaptée. Ces éléments ne ressortent pas du jugement attaqué dans la mesure où, sauf à affirmer péremptoirement l'absence d'atteinte invalidante à la santé après le 30 juin 2016 sur la base de l'instruction de la CNA, les premiers juges ont totalement fait abstraction du volet somatique pourtant dûment abordé dans le recours cantonal. La référence à l'instruction de la CNA ne permet toutefois pas de remédier à l'absence de constatations factuelles. L'octroi à l'assuré d'une rente d'invalidité fondée sur un taux d'incapacité de gain de 15 % en raison de limitations fonctionnelles prohibant la pratique de l'activité usuelle montre bien que l'assureur-accidents n'a pas nié l'impact des troubles somatiques sur la capacité de travail. Il laisse certes supposer que, transposée dans l'assurance-invalidité, la problématique somatique ne pourrait être qualifiée de suffisamment invalidante pour ouvrir le droit à une rente. Il n'en demeure pas moins que celle-ci est incontestablement liée à la problématique psychiatrique, puisqu'elle en est la cause unique déclarée, et qu'elle exerce une forte influence sur cette dernière, qui a été qualifiée de réactionnelle et que la CNA n'a pas prise en charge au motif qu'elle n'était pas en relation de causalité avec l'accident du 31 janvier 2013 et non qu'elle n'existait pas. Dans ces circonstances particulières, la juridiction cantonale ne pouvait se dispenser d'examiner globalement la situation de l'assuré en excluant d'emblée et sans examen le volet somatique du cas.