Citation: 5P.385/2002 18.03.2003 E. 3

3.1 Au sujet du compte d'acquêts de l'époux, la Cour de justice constate que celui-ci circule depuis le 10 janvier 2000 avec une voiture de marque Opel, dont le permis de circulation est établi au nom de dame X.________, son amie et associée. Elle retient ensuite que «ce véhicule a été acquis neuf, selon les allégués non contestés de dame Y.________, avec un emprunt bancaire qui est remboursé par le débit du compte privé commun no xxxxxx dont Y.________ et dame Y.________ sont titulaires auprès de la banque. [...] Selon les quelques relevés bancaires versés à la procédure, le compte no xxxxxx est alimenté par l'un et l'autre partenaire régulièrement chaque mois. On doit en conséquence admettre que chaque associé est propriétaire de la moitié du véhicule». 3.2 Le recourant soutient d'abord qu'en se fondant sur l'absence de contestation des allégations de l'intimée pour admettre l'achat du véhicule Opel par un emprunt bancaire remboursé par le débit du compte commun n° xxxxxx, les juges cantonaux auraient appliqué de façon insoutenable l'art. 126 al. 2 et 3 LPC/GE. Il serait arbitraire d'avoir considéré comme tacitement avoué un fait qu'il n'a pu contester, ce d'autant que l'allégation de l'intimée n'était assortie d'aucune offre de preuve. En outre, le raisonnement de l'autorité cantonale serait dépourvu de logique, et donc arbitraire, dès lors que, durant la procédure, il a affirmé ne pas être le propriétaire de la voiture Opel.