Citation: 5A_378/2023 E. 5.2

5.2. En l'espèce, le recourant méconnaît le caractère indépendant de la décision d' exequatur prononcée par le juge du séquestre, la portée du principe de disposition ainsi que l'effet d'un arrêt de renvoi. Il appartenait à l'autorité cantonale de trancher uniquement la question de savoir si les conditions de l' exequatur étaient réunies, le juge du séquestre devant ensuite examiner si le cas de séquestre était réalisé. Le fait que l'intimée n'ait pas engagé de procédure indépendante d' exequatur n'a aucune portée, le juge du séquestre prenant deux décisions lorsqu'il admet le cas de séquestre du ch. 6 de l'art. 271 al. 1 LP et pouvant se saisir de conclusions implicites en exécution. Si le prononcé d' exequatur est la condition de celui du séquestre, l'inverse n'est pas vrai; il n'est pas exclu que l' exequatur soit prononcé mais que le séquestre soit en revanche refusé lors de l'opposition qui fait suite à son prononcé. Par ailleurs, le premier juge a considéré qu'étant donné que la cause ne lui était renvoyée que pour formaliser la décision d' exequatur prise lors du séquestre, son ordonnance déployait ses effets à compter du 11 mars 2022, soit à la même date que celle où le séquestre a été prononcé. Les griefs du recourant doivent ainsi être rejetés et il reste uniquement à examiner si c'est à tort que l'autorité cantonale a jugé que les conditions de l' exequatur étaient réunies le 11 mars 2022.