Citation: 8C_576/2022 E. A

A.________, né en 1967, travaillait comme concierge à plein temps pour le compte de B.________ SA depuis le 1 er juin 2009. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accident auprès de Generali Assurances Générales SA (ci-après: Generali). Le 15 juin 2012, alors qu'il circulait au guidon de sa moto, il est entré en collision avec un automobiliste. Le choc lui a provoqué de multiples traumatismes, en particulier au niveau des mains et du genou gauche. L'assuré a subi une incapacité totale d'exercer son activité auprès de son employeur, lequel a résilié le contrat au 31 août 2013. Le cas a été pris en charge par Generali. Par décision du 29 septembre 2015, confirmée sur opposition le 10 février 2016, Generali a mis fin au versement des indemnités journalières au 31 juillet 2015 et à la prise en charge du traitement médical au 30 septembre 2015. Elle a octroyé à l'assuré une indemnité pour atteinte à l'intégrité fondée sur un taux de 20 % en raison de l'atteinte au genou gauche et a par ailleurs considéré qu'il était nécessaire d'attendre le résultat des mesures professionnelles mises en oeuvre par l'assurance-invalidité (AI) avant de statuer définitivement sur le droit à une rente d'invalidité. Par décision du 26 février 2021, confirmée sur opposition le 9 août 2021, Generali a refusé l'octroi d'une rente d'invalidité à l'assuré. Elle a retenu que les mesures professionnelles de l'assurance-invalidité avaient pris fin le 31 mars 2019 et qu'à leur issue, soit au 1 er avril 2019, l'intéressé disposait d'une pleine capacité de travail dans l'activité de gérant immobilier; la comparaison des revenus avec et sans invalidité ne faisait apparaître aucune perte de gain.