Citation: 9C_557/2009 31.08.2009 E. 3

3.1 Sous l'angle de la révision tout d'abord, la juridiction cantonale a examiné la situation de l'intimée au moment où a été rendue la décision du 9 juillet 2002, puis celle prévalant à la date de la décision litigieuse au regard des avis médicaux au dossier (en particulier, les rapports de l'Hôpital X.________ des 16 janvier 1999 et 10 juillet 2000, du docteur M.________ du 1er novembre 2000 et du docteur O.________ élaboré en avril 2005). Elle a constaté que l'état de santé de la recourante sur le plan somatique - qu'elle a jugé seul déterminant parce que la problématique psychique n'était invalidante ni au moment de la décision initiale, ni au moment de la décision de révision - ne s'était pas amélioré de façon notable, de sorte que les conditions d'une révision au sens de l'art. 17 LPGA n'étaient pas réalisées. En particulier, les premiers juges ont considéré que le rapport du docteur O.________, outre qu'il était dénué de valeur probante, ne constituait qu'une appréciation différente d'une situation identique, ce qui ne permettait pas de procéder à une révision du droit à la rente. 3.2 L'autorité de recours de première instance a expliqué de manière circonstanciée les raisons pour lesquelles elle considérait que les conditions d'une révision n'étaient pas réalisées en l'occurrence et que l'avis du docteur O.________, qui avait conclu à une capacité de travail entière dans une activité légère depuis le jour de l'expertise, ne pouvait être suivi. Compte tenu de son pouvoir d'examen restreint (consid. 1.2 supra), il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais au recourant d'établir en quoi celle opérée par l'autorité cantonale serait arbitraire ou en quoi les faits constatés auraient été établis de façon manifestement inexactes, incomplètes ou au mépris de règles essentielles de procédure. En l'espèce, le recourant se contente d'invoquer une appréciation arbitraire des preuves en ce que les premiers juges se seraient limités à l'examen des seules affections physiques. Ce faisant, il ne cherche pas à établir, au moyen d'une argumentation précise et étayée, en quoi la prise en considération de l'atteinte psychique - dont la juridiction cantonale a nié le caractère invalidant lors des deux périodes déterminantes - serait propre à faire apparaître le résultat de l'appréciation des preuves à laquelle a procédé cette autorité comme insoutenable ou en contradiction avec le dossier. Son grief est donc mal fondé. Il en va de même de l'argument du recourant selon lequel la situation de l'intimée aurait manifestement subi une évolution favorable, puisqu'elle disposerait d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée. Le recourant ne fait ici que substituer sa propre appréciation des preuves à celle des premiers juges, ce qui est insuffisant pour démontrer que les faits déterminants ont été établis en violation de l'interdiction de l'arbitraire.