Citation: 1C_292/2019 E. 4.3.1

4.3.1. En l'occurrence, les recourants ne discutent pas que les différents aménagements litigieux sont soumis à autorisation (art. 22 al. 1 let. a LAT) ni que celle-ci doit être délivrée par l'autorité cantonale compétente (art. 25 al. 2 LAT), en l'occurrence la DAEC. Il ressort de l'arrêt attaqué qu'une telle autorisation n'a cependant pas été octroyée; les recourants se réfèrent certes à une décision du Conseil d'Etat de Fribourg du 16 août 1991; ils reconnaissent cependant dans la foulée qu'aucun permis n'avait alors été délivré. On peine ainsi a entrevoir l'existence d'une éventuelle autorisation spéciale cantonale et les explications des recourants quant à la perte du dossier par les autorités, à cette époque, n'apparaissent guère convaincantes; strictement appellatoires, elles ne trouvent quoi qu'il en soit aucune assise dans les constatations cantonales, sans que celles-ci ne soient pour autant taxées d'arbitraires (cf. consid. 3 ci-dessus). Quant aux différentes autorisations délivrées, au fil du temps, par les autorités préfectorale et communale, celles-ci sont nulles faute d'avoir été validées par une autorisation spéciale, dont elles ne sauraient pallier l'absence (cf. arrêt 1C_486/2015 du 24 mai 2016 consid. 3.1 et les arrêts cités). La nécessité d'une autorisation cantonale était d'ailleurs déjà consacrée par la première mouture de la LAT, telle qu'adoptée le 22 juin 1979 (cf. RO 1979 1573).