Citation: 6B_1038/2016 E. 2

Le recourant conteste l'allocation d'une indemnité pour tort moral à l'intimée. Selon lui, il ne serait pas établi que les troubles psychiques dont souffre cette dernière seraient en relation avec les "prétendues violences" qu'elle aurait subies. Le recourant allègue, dans ce contexte, que l'intimée "semble avoir un lourd passé et qu'elle a consulté pas moins de trois psychologues différents en l'espace d'un an et demi". La cour cantonale a exposé que les symptômes présentés par l'intimée (fatigue, baisse de la concentration, tristesse, perte de repères, baisse de l'estime de soi, culpabilité, dévalorisation) constituaient les suites des violences subies de la part du recourant en se référant à l'avis de la psychologue E.________ et qu'il résultait aussi du dossier qu'elle avait obtenu un soutien psychiatrique ensuite de ces violences (jugement entrepris, consid. 7.3 p. 21 s.). En tant que le recourant paraît contester les violences subies par l'intimée en les qualifiant de "prétendues", il suffit de renvoyer à ce qui a été exposé ci-dessus (cf. supra consid. 1.3). Les allégations du recourant relatives à un "lourd passé" de l'intimée se résument à de simples spéculations et le fait que l'intimée a dû consulter plusieurs psychologues tendrait plutôt à confirmer la gravité de sa souffrance psychique. De tels développements ne sont pas de nature à démontrer que la cour cantonale aurait violé le droit fédéral (causalité adéquate) ou serait tombée dans l'arbitraire (causalité naturelle) en retenant que les symptômes précités constituaient des conséquences des violences commises par le recourant sur l'intimée. Pour le surplus, le recourant ne conteste pas la quotité de l'indemnité en elle-même. On peut dès lors se limiter à relever que la somme de 3000 fr. allouée à titre de réparation morale n'apparaît pas disproportionnée au regard des souffrances morales causées à l'intimée (cf. ATF 138 III 337 consid. 6.3.1 p. 344 s. et les références citées).