Citation: 1B_751/2012 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, il y a tout d'abord lieu de préciser que la retranscription par la police le 6 juin 2011 - alléguée comme étant erronée - a trait au premier changement de présélection de la recourante, soit lorsqu'elle est passée de la voie de droite - piste du bus - à la présélection située au milieu de la route. Or, il est incontesté que l'accident ne s'est pas produit à ce moment-là, de sorte que la rectification de ce fait n'est pas essentielle pour la présente affaire. La recourante soutient ensuite qu'elle ne se serait pas fait heurter par la voiture de l'intimé au moment où elle se rendait sur la présélection située tout à gauche ainsi que l'a retenu la cour cantonale. Elle affirme au contraire qu'elle s'y trouvait déjà au moment du choc, laissant ainsi sous-entendre que l'intimé aurait dû l'apercevoir lorsqu'elle roulait devant lui sur cette piste. Sa version ressort en particulier du croquis qu'elle a produit le 5 septembre 2011. Quant au schéma de la police, il ne donne aucune d'indication sur la voie suivie par la recourante, seule étant mentionnée l'orientation de son vélo juste avant l'impact. Devant le Ministère public, l'intimé a reconnu avoir vu la cycliste devant lui, étant aussi rappelé qu'il avait signalé le 19 mai 2011 que celle-ci n'avait fait aucun geste pour indiquer un changement de direction. Il ne peut donc être exclu que la recourante ait déjà pu se trouver sur la voie de gauche, soit devant l'intimé, avant la collision. Il apparaît toutefois que même si cette circonstance devait être retenue, la recourante a admis qu'elle avait l'intention de se diriger vers le passage piéton situé sur la gauche de la route. Force est de constater que cette manoeuvre - qu'elle ait été débutée sur la présélection centrale ou sur celle de gauche - impliquait de traverser peu après le carrefour la voie de circulation utilisée par l'intimé. Dès lors, en fondant essentiellement son raisonnement sur le fait que la recourante ne circulait pas parallèlement aux voies de circulation au moment du choc - ce qui ressort également des dommages à la roue arrière du vélo et sur le phare avant gauche du véhicule de l'intimé -, l'autorité précédente n'a pas fait preuve d'arbitraire.