Citation: 2A.18/2000 26.01.2000 E. 1

1.- Le Tribunal administratif a constaté que les époux n'avaient pratiquement pas eu de vie commune et qu'ils vivaient séparés depuis de nombreux mois, le mari envisageant de demander le divorce. Ces constatations de fait lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 2 OJ). Au vu du dossier, on ne saurait dire que ces faits sont manifestement inexacts ou incomplets. Ils n'ont pas non plus été établis au mépris des règles essentielles de procédure. La recourante fait certes valoir que le Tribunal administratif aurait dû pousser plus loin ses investigations. Toutefois, elle n'établit pas que cette autorité aurait rejeté à tort des réquisitions d'administration de preuves pertinentes. Dans ces conditions, et comme il disposait d'éléments suffisants au vu du dossier, le Tribunal administratif n'avait pas à administrer d'office d'autres preuves. Au vu des circonstances de fait qu'il a retenues, le Tribunal administratif était fondé, au vu de la jurisprudence qu'il a rappelée dans son arrêt, à considérer que la recourante commettait un abus de droit en se prévalant d'un mariage qui n'existait plus que formellement, si tant est qu'il est vraiment réellement existé. Pour le surplus, il peut être renvoyé à la décision attaquée (art. 36a al. 3 OJ).