Citation: 1C_207/2020 E. B

Par courrier du 26 mai 2017, le SEM a informé A.________ qu'une procédure en annulation de sa naturalisation facilitée était ouverte, à la suite des soupçons émis par la commune de résidence. Les 20 et 22 juin 2017, l'intéressée a notamment fait valoir avoir décidé de quitter le domicile conjugal lorsqu'elle avait appris que son mari côtoyait régulièrement une femme dans le cadre de sa formation continue et que les déjections des chiens qui séjournaient à l'intérieur de leur habitation l'avaient rendue malade. Elle a ajouté qu'une annulation de sa naturalisation facilitée risquerait de l'exposer à une éventuelle apatridie. Le 19 juillet 2017, le mari de la prénommée a expliqué que les chiens dont il était propriétaire avant son mariage, avaient toujours vécu à l'intérieur de son habitation - dont une partie leur était totalement consacrée - et que si les déjections de ses chiens jonchaient le sol cela était en partie dû au fait que sa femme ne les évacuait pas; il n'avait jamais accompagné son épouse lors de ses séjours réguliers en Chine et n'avait assisté à ses rencontres avec les membres de la communauté chinoise de Suisse que durant la première année de leur union; avec sa femme, ils désiraient avoir des enfants, mais la vie en avait décidé autrement. Il a précisé n'avoir suivi aucun traitement médical en vue d'améliorer ses chances de procréation. En septembre 2017, A.________ s'est déterminée sur les déclarations de son époux.