Citation: 6B_912/2022 E. 3.3.1

3.3.1. La cour cantonale a jugé que les déclarations et le comportement du recourant durant l'instruction indiquaient qu'il était moins crédible que ne l'était l'intimée. Pour arriver à cette conclusion, elle a renvoyé à l'exposé des faits contenu dans le jugement de première instance et a précisément retranscrit le raisonnement qui en a découlé, dont il ressort ce qui suit: - Le recourant s'est borné à nier les faits reprochés. Il a uniquement reconnu s'être trouvé dans le bus aux jours et heures concernés; - Le recourant a fait preuve d'une forme de mépris lors de sa première audition, la relecture des déclarations de l'intimée l'ayant tantôt fait rire, tantôt mis en colère, qualifiant les déclarations de celle-ci de " conneries " et " mensonges ", et menaçant de la traîner en justice. Un tel comportement n'est a priori pas celui d'une personne innocente; - Lors de sa première audition, le recourant n'a pas fait preuve de surprise en apprenant ce qui lui était reproché ni semblé prendre au sérieux les événements vécus par l'intimée; - Le recourant n'a pas spontanément déclaré avoir été contrôlé sans titre de transport valable; - Le recourant a un intérêt évident à cacher la vérité; - Le fait pour le recourant d'avoir demandé que les images de vidéo-surveillance soient versées au dossier n'indique pas qu'il est crédible. Il pouvait très bien compter sur le fait que ses agissements, même si les caméras avaient enregistré, n'auraient pas donné lieu à des images claires, vu la configuration des lieux et les mouvements des passagers.