Citation: 2A.190/2005 19.04.2005 E. 1

1.1 X.________, ressortissante camerounaise, née A.________ en 1973, s'est remariée, le 21 mars 2000, avec un citoyen suisse, Z.________, né en 1922. Elle a obtenu de ce fait une autorisation de séjour pour vivre auprès de de son mari. Le fils de la prénommée, Y.________, de nationalité camerounaise né le 24 septembre 1990, est entré en Suisse le 19 mars 2001 et s'est vu accorder une autorisation de séjour au titre de regroupement familial avec sa mère. X.________ a eu un autre enfant, B.________, né hors mariage le 23 septembre 2001, et reconnu par C.________ au bénéfice d'une autorisation de séjour. 1.2 A l'issue d'une enquête, le Service de la population du canton de Vaud a, le 30 janvier 2004, décidé de révoquer les autorisations de séjour de X.________ et de son fils Y.________, prolongées pour la dernière fois jusqu'au 20 mars 2004, au motif que l'intéressée avait contracté un mariage de complaisance. Statuant sur recours le 23 février 2005, le Tribunal administratif du canton de Vaud a confirmé cette décision du 30 janvier 2004 et imparti à X.________ et à son fils Y.________ un délai au 31 mars 2005 pour quitter le territoire cantonal. La cour cantonale a retenu en bref qu'il existait de nombreux indices d'un mariage fictif (différence d'âge entre les époux de plus de cinquante ans, naissance d'un enfant hors mariage, déclarations contradictoires sur leur rencontre et vie de couple, etc.) et, que de toute façon, l'intéressée invoquait de manière abusive un mariage n'existant plus que formellement. 1.3 Agissant le 31 mars 2005 par la voie du recours de droit administratif, X.________ et son fils Y.________ demandent principalement au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt du 23 février 2005. Ils déclarent que Z.________ est décédé le 23 décembre 2004, fait dont le Tribunal administratif n'a apparemment pas été informé par les recourants. Seul le dossier de la cause a été produit.