Citation: P 13/05 19.04.2006 E. 6

6.1 Il ressort du rapport d'expertise du docteur D.________, du 24 septembre 2002, que l'état de la hanche droite de la recourante est satisfaisant. Des douleurs à la hanche gauche sont toutefois signalées. Compte tenu de son état de santé, la recourante dispose d'une certaine capacité de travail dans une activité de préférence en position assise, alternant de temps à autre les positions assise et debout, avec de courts déplacements au sein de l'entreprise. L'assurée ne devrait par ailleurs pas porter de charges supérieures à 5-7,5 kg. Malgré ces adaptations, une certaine limitation devrait encore être reconnue en raison de la fatigabilité, de sorte que la capacité de travail ne devrait ainsi pas excéder 66 1/3 - 75 %, soit l'équivalant d'une présence maximale d'environ six heures dans une activité adaptée. A l'instar du docteur D.________, le professeur G.________, médecin-chef en chirurgie orthopédique à l'Hôpital X.________, souligne que l'assurée est très satisfaite de l'état de sa hanche droite et qu'elle ne se plaint pas de douleurs à cet endroit. Du côté gauche en revanche, elle éprouverait des douleurs toujours plus importantes. Le professeur ne se prononce en revanche pas sur sa capacité de travail résiduelle. 6.2 Devant l'instance fédérale, la recourante a produit une attestation du docteur S.________, du 5 avril 2005. Ce dernier, successeur du professeur G.________ à la clinique de chirurgie orthopédique de l'Hôpital X.________, atteste que l'assurée souffre de douleurs toujours persistantes à la hanche droite ainsi que de douleurs croissantes à la hanche gauche en raison de la coxarthrose, lesquelles entraîneraient une incapacité de travail de 66 2/3 %. L'attestation, au demeurant relativement sommaire, de ce spécialiste n'est cependant pas propre à mettre en doute les conclusions concordantes de l'expert D.________ et du professeur G.________. Quoi qu'il en soit, dans la mesure où elle décrit l'état de santé de l'assurée en date du 5 avril 2005, soit postérieurement à la décision litigieuse, elle n'est pas déterminante pour l'issue du présent litige (cf. consid. 1). Sur le vu de ce qui précède, il convient d'examiner le degré d'invalidité de la recourante en se fondant sur l'appréciation du docteur D.________, lequel a retenu une incapacité de travail comprise entre 66 1/3 et 75 %.