Citation: 6P.158/2003 03.02.2004 E. 1

1.1 Selon la jurisprudence, celui qui se prétend lésé par un acte délictueux n'a pas qualité pour recourir au sens de l'art. 88 OJ contre une décision de classement de la procédure pénale. La loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infractions (LAVI; RS 312.5) a cependant renforcé les droits de procédure des personnes victimes d'une infraction en leur ouvrant, sous certaines conditions, la faculté de recourir contre le refus de suivre ou le non-lieu. La qualité pour recourir de la victime par la voie du recours de droit public se fonde alors directement sur l'art. 8 al. 1 let. c LAVI (ATF 128 I 218 consid. 1.1 p. 219). Selon cette disposition, il est en particulier nécessaire que la victime ait été partie à la procédure auparavant et que la décision attaquée touche ses prétentions civiles ou puissent avoir des effets sur ces dernières. Le recourant se plaint d'une dégradation de son état de santé qui l'a mené à consulter plusieurs médecins. Il apparaît donc comme une victime au sens de l'art. 2 al. 1 LAVI. Il a participé à la procédure cantonale dès lors qu'il a déposé une plainte et provoqué par son recours la décision attaquée. On ne peut lui reprocher de ne pas avoir pris de conclusions civiles, puisque la cause n'a pas été portée devant une autorité de jugement. Il est manifeste que l'ordonnance de refus de suivre est de nature à exercer une influence négative sur celles-ci. Le recourant a donc qualité pour former un recours de droit public en application de l'art. 8 al. 1 let. c LAVI.