Citation: 2C_463/2024 E. 6.5

6.5. Ce qui précède ne préjuge en rien l'issue de la procédure d'autorisation de séjour UE/AELE. Dès lors que le Service de l'enfance a visiblement rendu une décision (cf. supra consid. 1.3), il n'y a plus de motif de différer l'examen du droit de séjour du recourant et le Service de la population doit donc rapidement prendre une décision. Dans ce contexte, il devra examiner si les conditions de l'ALCP sont réunies. Dans la mesure où le Service de la population indique devant le Tribunal fédéral avoir sa propre appréciation du droit de séjour en cas de placement, il est relevé que l'art. 30 al. 1 let. c LEI et la jurisprudence y relative selon laquelle le séjour en vue du placement n'est admis par l'autorité administrative que lorsqu'aucune autre solution n'a pu être trouvée dans le pays d'origine de l'enfant placé (ATAF 2020 VII/3 consid. 7.4 et 7.5), mentionnée dans l'arrêt attaqué, ne sont à première vue pas pertinents lorsque l'enfant est un ressortissant d'un État partie à l'ALCP, sa situation étant régie par l'ALCP (cf. art. 2 al. 2 LEI). Il n'appartient toutefois pas au Tribunal fédéral de trancher de manière définitive à ce stade ces questions.