Citation: 1C_261/2021 E. 2.6

2.6. Par ailleurs, on ne saurait pas non plus reprocher à la DGE - contrairement aux recourants - de s'être obstinée dans un projet que prétendument elle savait ne pas être conforme. Celui-ci a en effet, sous réserve de la question du charriage, été validé par le Tribunal fédéral aux termes des considérants de son arrêt de renvoi du 26 février 2020. Comme déjà mentionné au considérant précédent, cet arrêt confirmait, au regard des connaissances techniques alors disponibles, l'efficacité de la mesure P1B, si bien qu'il ne commandait pas d'y revenir. Ainsi, en décidant néanmoins de se conformer à cette évolution de la technique, et de retirer le projet tel que mis à l'enquête pour en permettre l'adaptation, l'ECF et la DGE ont agi dans le sens d'une meilleure protection des biens et des personnes contre les crues, protection relevant d'un intérêt public important (cf. arrêt 1C_693/2017 du 26 février 2020 consid. 9.4.2). On ne saurait donc retenir que les causes du retrait du projet résident chez ECF au sens où l'entend la jurisprudence (cf. ATF 142 V 551 consid. 8.2), mais bien dans l'écoulement du temps, l'évolution des connaissances et, comme l'a retenu l'instance précédente, dans l'échéance du financement étatique ne permettant plus de mener dans le délai les adaptations du projet à ces évolutions.