Citation: I 415/04 14.02.2005 E. 4

Le rapport d'expertise du COMAI du 24 avril 2002 se fonde sur des examens cliniques et paracliniques complets et prend en considération les plaintes exprimées par la recourante. Il a été établi en pleine connaissance de l'anamnèse et du dossier médical. La description de la situation médicale et son appréciation sont claires. Les experts se sont exprimés sur l'évolution de l'état de santé depuis le moment de la décision initiale de rente ainsi que sur les activités exigibles, et ont dûment motivé leur point de vue. ll s'ensuit que ce rapport remplit toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante d'un tel document (ATF 125 V 352 consid. 3a et la référence). Certes l'examen psychiatrique fait-il état d'une incapacité de travail de 70 %. Il y a lieu toutefois - s'agissant d'une assurée dont la pathologie est principalement ou exclusivement marquée par la douleur, sans substrat organique ou sans corrélation avec un état clinique patent - de retenir principalement les conclusions globales de l'expertise pluridisciplinaire et non celles, forcément sectorielles, des différents intervenants à l'expertise. En effet, l'expertise pluridisciplinaire, qui prend en compte l'ensemble des différents troubles présentés par l'assuré et leurs interférences possibles, est le moyen le plus approprié à la détermination objective de la capacité de travail. En outre, les réponses aux questions posées font l'objet d'une discussion entre les différents experts consultés qui doivent apporter des réponses communes sur la base d'un consensus (Meine, L'expert et l'expertise - Critères de validité de l'expertise médicale, in : L'expertise médicale, Genève 2002, p. 23 sv.; Paychère, Le juge et l'expert - Plaidoyer pour une meilleure compréhension, ibidem, p. 147). Au demeurant, les diverses pièces médicales produites par la recourante en cours de procédure ne remettent pas en cause les conclusions finales des spécialistes du COMAI. Les rapports des docteurs B.________, N.________ et A.________ ne sont que de simples procès-verbaux d'examen radiologique, dont les deux premiers étaient d'ailleurs connus des experts. Le rapport du docteur I.________ se limite à énumérer les affections dont souffre la recourante, sans contenir aucune analyse globale de la situation médicale, ni conclusions relatives à la capacité de travail. Quant aux rapports des docteurs R.________ et U.________, qui font l'un comme l'autre état d'une fibromyalgie, ils n'apportent aucun élément nouveau, dès lors que ce diagnostic ne diffère que très peu de celui posé par les experts du COMAI au titre de syndrome somatoforme douloureux persistant de type fibromyalgie non classique. Au vu de ce qui précède, c'est à juste titre que les premiers juges ont considéré que la recourante dispose d'une capacité résiduelle de travail de 40 à 50 % dans le cadre d'une activité adaptée. En conséquence, il y a lieu de constater que depuis la décision de rente du 19 décembre 1997, l'état de santé physique et psychique de la recourante ne s'est pas modifié de manière à influencer le degré d'invalidité, et donc le droit à la rente. Il s'ensuit que les premiers juges ont appliqué correctement le droit fédéral, les conditions de l'art. 17 LPGA n'étant pas remplies.