Citation: 1C_489/2024 E. A

B.________ est propriétaire de la parcelle n° 3009 de la commune de Grimisuat, bâtie d'une villa. Le 12 juin 2020, elle a déposé une demande d'autorisation de construire se rapportant à deux cabanes de jardin, à une pergola et au prolongement d'un mur de soutènement à l'est, sur une longueur de seize mètres, à un mètre de la propriété voisine, appartenant à A.________. Le 6 octobre 2021, le Conseil municipal de Grimisuat a écarté l'opposition de A.________ et délivré deux autorisations de bâtir, l'une relative à la régularisation de la cabane de jardin sise au nord et de la pergola attenante à la villa, l'autre portant sur la construction d'une cabane de jardin au sud-est ainsi que sur la prolongation du mur de soutènement existant à l'est. Le 25 mai 2022, A.________ a recouru auprès du Conseil d'État du canton du Valais contre ces décisions notifiées le 19 avril 2022 en faisant notamment valoir qu'en l'état du dossier, il n'était pas établi que le mur de soutènement projeté respecterait la hauteur réglementaire de 1,50 mètre par rapport au terrain naturel. Le 28 mars 2023, le Conseil d'État a invité la constructrice à lui fournir un petit dossier photographique de l'état existant où le prolongement du mur est projeté, un plan de coupe du mur et un plan d'élévation du mur avec la mention du terrain de référence. B.________ a fourni les documents demandés le 6 avril 2023. A.________ s'est déterminée à leur sujet le 12 mai 2023, estimant qu'en l'absence d'un relevé altimétrique opéré par un géomètre agréé, les plans produits par la constructrice ne permettaient pas de s'assurer de la conformité du mur à la loi. Le 28 juin 2023, le Conseil d'État a rejeté le recours et confirmé les décisions attaquées. Par arrêt du 12 juin 2024, la Cour de droit public du Tribunal cantonal a annulé la décision du Conseil d'État en tant qu'elle concerne le cabanon sis au sud-est de la parcelle n° 3009; elle a rejeté au surplus le recours de A.________ dans la mesure de sa recevabilité.