Citation: 6B_780/2022 E. 6.2.1

6.2.1. Il apparaît néanmoins que la réduction de la quotité de la peine avait exclusivement été motivée par le fait que plus de deux ans s'étaient écoulés depuis le jugement de première instance, en sorte que la procédure de seconde instance avait excédé le délai raisonnable au regard de l'art. 6 par. 1 CEDH (cf. jugement attaqué, consid. 7.2.3 p. 52), la peine de 24 mois ayant par ailleurs été considérée par la cour cantonale comme n'étant en soi ni déséquilibrée, ni excessive (cf. jugement attaqué, consid. 7.2.2 p. 52). Cela étant relevé, il ne ressort pas du jugement attaqué qu'à l'inverse du ministère public (cf. jugement attaqué, ad "Procédure" let. C p. 4), le recourant avait pris une conclusion en lien avec le constat d'une violation du principe de célérité, celui-ci s'étant bien plutôt limité à conclure à son acquittement, sans revenir spécifiquement sur la quotité de la peine qui avait été prononcée par les premiers juges (cf. jugement attaqué, consid. 7 p. 50). Dans un tel contexte, la cour cantonale pouvait considérer que le recourant n'avait pas obtenu gain de cause en procédure d'appel, même partiellement.