Citation: 5A_811/2023 E. 3.1

3.1. La recourante dénonce une violation arbitraire (art. 9 Cst.) des principes de l'autorité de l'arrêt de renvoi (art. 107 al. 1 LTF) et de l'autorité de la force jugée (art. 59 al. 2 let. e CPC). Elle soutient que l'arrêt entrepris contreviendrait arbitrairement à ces principes en tant qu'il fixe des contributions d'entretien en faveur des enfants qui, selon les périodes, sont inférieures aux conclusions prises par l'intimé dans son recours au Tribunal fédéral contre l'arrêt du 12 octobre 2021 ou qu'il revient sur des contributions qui ont été définitivement tranchées vu que l'intimé ne les avait pas contestées devant le Tribunal fédéral. Il ressortait en effet de l'arrêt entrepris que, pour la première période du 1er juin 2019 au 31 août 2020, la Cour de justice avait condamné l'intimé à verser un montant de 3'300 fr. à titre de contribution à l'entretien de C.________ du 1er juin 2019 au 30 avril 2020, alors que celui-ci avait conclu au versement d'une contribution de 3'430 fr. devant le Tribunal fédéral, le plaçant ainsi dans une situation plus favorable que celle qui aurait été la sienne si le Tribunal fédéral avait statué en réforme. Un tel résultat violait le principe de l'arrêt de renvoi en lien avec l'art. 107 al. 1 LTF, selon lequel la limite des conclusions des parties devait être également respectée dans les procédures qui suivent l'arrêt de renvoi. Il en allait de même pour la troisième période du 1er mai 2021 au 30 août 2021 puisque la Cour de justice avait condamné l'intimé à verser un montant de 3'100 fr. par mois et par enfant alors que celui-ci s'était engagé dans son recours à payer la somme de 3'600 fr. par mois et par enfant. Pour la deuxième période du 1er septembre 2020 au 30 avril 2021 et la quatrième période dès le 1er septembre 2021, l'intimé n'avait pas pris de conclusions devant le Tribunal fédéral contre les contributions en faveur des enfants fixées dans l'arrêt cantonal du 12 octobre 2021. La Cour de justice avait donc violé les principes de l'autorité de l'arrêt de renvoi et de l'autorité de force jugée en se prononçant à nouveau sur ces contributions, la recourante relevant néanmoins que cela n'avait aucune conséquence en ce qui concerne la deuxième période étant donné que la Cour de justice avait confirmé les montants retenus dans son premier arrêt. La recourante relève au surplus que le fait que l'intimé avait précisé s'être déjà acquitté du montant de 136'313 fr. pour l'entretien des enfants dans son recours au Tribunal fédéral n'était pas pertinent puisque ce point ne faisait pas partie de l'arrêt de renvoi et que l'intimé n'avait de toute manière pas soulevé de critiques à cet égard dans la procédure fédérale ayant conduit à l'arrêt de renvoi.