Citation: 4A_405/2018 E. 4.2

4.2. A l'appui de son recours, la défenderesse dénonce une violation de l'art. 8 CC et une constatation manifestement inexacte des faits, en s'en prenant à l'appréciation des preuves. Rappelant qu'une telle appréciation est arbitraire lorsqu'elle omet de prendre en compte certains éléments, la défenderesse insiste sur le fait que l'acte de donation du 10 avril 2005 ne mentionne aucune charge imposant à F1.________ de reverser 35'000 fr. à son frère F2.________ - dont le nom n'est même pas mentionné dans l'acte. Elle argue en outre du fait que toute la comptabilité et les déclarations d'impôt mentionnant un prêt en faveur du demandeur ont été établies par X.________ après le décès de F1.________. Il en irait de même du remboursement de 5'000 fr. daté du 2 août 2006, qui ne serait justifié par aucune pièce comptable. Ce prétendu remboursement - tout comme l'inscription du prêt dans la comptabilité - serait le fait du comptable précité, alors que la défenderesse était déstabilisée par le décès de son mari. Les juges cantonaux auraient résumé de façon imparfaite le témoignage de la première épouse du défunt et auraient tout bonnement ignoré celui du fils de la défenderesse, auquel le demandeur aurait proposé de reprendre le restaurant en précisant qu'il n'avait lui-même aucune créance contre son défunt frère.