Citation: 5A_826/2015 E. 4

La doctrine admet que dans le cadre de mesures protectrices de l'union conjugale ou de mesures provisionnelles prises pour la durée de la procédure de divorce, le juge puisse attribuer provisoirement à l'un des époux les animaux vivant en milieu domestique dont ceux-ci sont copropriétaires, en application de l'art. 651a CC (CHRISTOPH BUNNER/JÜRG WICHTERMANN, Basler Kommentar, Zivilgesetzbuch II, 5e éd., 2015, n° 8 ad art. 651a CC; EVELINE SCHNEIDER KAYASSEH, Die gerichtliche Zuweisung von Familientieren in ehe- und partnerschaftsrechtlichen Verfahren, Tier und Recht, 2012, p. 293; implicitement, dans le même sens, OMBLINE DE PORET, Le statut de l'animal en droit civil, 2006, p. 315 s.). En suivant cette opinion, la cour cantonale ne saurait être tombée dans l'arbitraire (cf. sur cette notion ATF 139 III 334 consid. 3.2.5 p. 339). Quoi qu'il en soit, en l'espèce, la recourante ne conteste ni l'applicabilité de la disposition précitée, ni en particulier le fait que l'autorité cantonale ait fondé son raisonnement sur le point de savoir lequel des époux pouvait offrir un meilleur cadre de vie à l'animal.