Citation: 6B_273/2016 E. 4

En bref, après avoir constaté que l'irrecevabilité de l'opposition dirigée contre l'ordonnance pénale avait fait l'objet d'un arrêt entré en force, la cour cantonale a jugé, quant à la restitution du délai d'opposition (seul objet du recours), qu'il aurait incombé au recourant, se sachant objet d'une procédure pénale, de prendre les mesures permettant que son courrier lui soit acheminé. Le fait de charger un tiers (un syndicat) de recevoir son courrier ne le dispensait pas de s'assurer que celui-ci soit relevé. Le malentendu invoqué par le responsable du syndicat dans une déclaration écrite du 29 octobre 2015 n'affectait en rien cette obligation de la partie, d'autant que le secrétaire syndical concerné était rentré de vacances le lundi 10 août 2015 et que le pli aurait ainsi pu être retiré dans le délai de garde, prolongé au 17 août 2015 à la demande du recourant. La cour cantonale en a conclu qu'une éventuelle carence d'un organe du syndicat n'exonérait pas de sa propre responsabilité le recourant, qui devait se laisser imputer à faute la tardiveté de son opposition.