Citation: 2C_558/2021 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, on peut retenir en défaveur du recourant, en premier lieu, une dépendance durable à l'aide sociale (près de 400'000 fr. selon la décision du Service des migrations du 9 octobre 2019; art. 105 al. 2 LTF), en dépit d'avertissements répétés du Service des migrations, qui est imputable à l'intéressé et représente, par ailleurs, un motif sérieux de ne pas renouveler son autorisation de séjour (cf. ATF 144 I 266 consid. 3; arrêt 2C_674/2020 du 20 octobre 2020 consid. 3). Il a en outre fait l'objet de cinq condamnations pénales entre décembre 1996 et mars 2012, à des peines de travail d'intérêt général (80 heures), de jours-amende (pour un total de 18 jours) et de prison (pour un total de 25 jours), pour infraction à la LCR, vol d'usage et conduite sans permis, instigation à faux dans les certificats, voies de fait, injures, violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires (art. 105 al. 2 LTF). Enfin, il présente un faible degré d'intégration sur le plan socio-culturelle et très faible sur le plan professionnel (cf. arrêt du Tribunal cantonal du 17 novembre 2016 consid. 3b; art. 105 al. 2 LTF). Les éléments en faveur du recourant, comme la longue durée de son séjour en Suisse, ainsi que la présence de ses filles dans ce pays, ne sauraient contrebalancer ce qui précède. Il ressort d'ailleurs à cet égard de l'arrêt attaqué que les relations qu'il entretient avec celles-ci ne vont pas au-delà des relations normales et usuelles qui peuvent lier des parents avec leurs enfants devenus jeunes adultes. Un retour dans son pays d'origine est de plus exigible de la part du recourant et les visites et les moyens de communication modernes lui permettront de maintenir des contacts réguliers avec les membres de sa famille vivant en Suisse. Au surplus, dans l'arrêt querellé, le Tribunal cantonal a relevé que le syndrome fibromyalgique diagnostiqué en 2018 ne représentait pas une modification de la situation puisque les douleurs qui avaient incité les médecins à poser ce diagnostic étaient déjà présentes au moment où l'arrêt du Tribunal cantonal du 17 novembre 2016 a été rendu et avaient déjà été reconnues par les médecins examinateurs comme l'expression d'une fibromyalgie. Le recourant invoque de façon appellatoire que ses problèmes de santé l'auraient contraint à bénéficier de l'aide sociale et que ceux-ci ne pourront pas être efficacement traités dans son pays d'origine, ce qui n'est pas admissible (cf. supra consid. 2.2). Ces éléments de fait ne peuvent partant pas être pris en compte par le Tribunal fédéral. Enfin, les arrêts de la CourEDH qu'il cite ne lui sont d'aucune aide, car ils reposent sur des états de faits différents. En particulier, dans l'arrêt Hasanbasic c. Suisse et contrairement au cas d'espèce, l'étranger concerné était né en Suisse, il avait non seulement des enfants majeurs dans ce pays, mais également son épouse, titulaire d'un permis d'établissement et tous deux y disposaient d'une intégration sociale importante. Sur le vu de ces éléments, on ne voit pas que le refus de prolongation de l'autorisation de séjour du recourant serait disproportionné et partant contraire à l'art. 8 CEDH. L'intérêt public à l'éloignement du recourant de Suisse prime ses intérêts privés, ainsi que ceux de ses filles, à le voir demeurer dans ce pays.