Citation: 8C_623/2020 E. A

A.a. A.________, né en 1975, a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité le 21 décembre 2001. Par décision du 4 mars 2003, l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du Valais (ci-après: l'Office AI) a refusé l'octroi d'une rente d'invalidité et d'un reclassement. Alors qu'il travaillait à plein temps en tant que chauffeur de camion depuis le 1 er avril 2005, l'assuré a été victime d'un accident de moto le 22 juillet 2005. Après avoir par deux fois déposé une nouvelle demande de prestations les 22 août 2006 et 28 juillet 2009, lesquelles ont abouti à un refus d'octroi de prestations (cf. décisions des 24 novembre 2008 et 21 février 2011), l'assuré a déposé le 18 juillet 2012 une nouvelle demande de prestations, qui était motivée par un arrêt de travail depuis le 21 décembre 2011. Par décision du 17 décembre 2015, l'Office AI a nié le droit de l'assuré à des prestations de l'assurance-invalidité en raison de la violation par celui-ci de son devoir de collaboration, tout en constatant que l'assuré disposait d'une capacité de travail entière dans une activité adaptée depuis le 1er octobre 2014. Une imagerie par résonance magnétique (IRM) du genou droit du 30 novembre 2016 ayant mis en évidence une chondropathie fémoro-patellaire, le docteur B.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et en médecine du sport, a pratiqué le 1er mars 2017 une arthroscopie du genou droit avec débridement de l'atteinte cartilagineuse rétropatellaire et apport de PRP (plasma riche en plaquettes) dans le tendon rotulien. A.b. Dans une cinquième demande de prestations déposée le 4 avril 2017, A.________ a fait état de douleurs au genou, à la main et à la nuque ainsi que d'une atteinte à la santé existant depuis le 22 décembre 2011. Cette nouvelle demande a été appuyée par son médecin traitant, le docteur C.________, lequel a fait état, dans un rapport du 24 avril 2017, de gonarthrose séquellaire post multiples opérations, de Sudeck de la main droite post trauma et opération et de rachialgies sur troubles somatoformes douloureux, et a attesté une capacité de travail nulle. Une IRM et des radiographies du genou réalisées le 5 octobre 2017 ont révélé la persistance de la chondropathie de la crête patellaire, globalement inchangée par rapport à l'examen du 30 novembre 2016. Une scintigraphie osseuse avec phase dynamique et scanner centré au niveau des genoux, pratiquée le 4 janvier 2018, a confirmé une hyperfixation en regard de la lésion ostéochondrale de la face postérieure de la rotule droite, sans composante inflammatoire significative en phase précoce ni autre anomalie notable du genou droit. Dans un rapport du 16 mars 2018, le docteur D.________, spécialiste en médecine physique et réadaptation du Service médical régional de l'assurance-invalidité (SMR), a retenu que l'assuré présentait notamment des lombalgies chroniques sur troubles dégénératifs et hernie discale en L5-S1 sans nette évolution des lésions radiologiques depuis 2011, qu'il n'y avait pas d'indice médical objectif d'une aggravation des troubles de la colonne vertébrale, ni de l'état de la main droite depuis 2014, époque de la dernière appréciation du SMR concluant à une stabilisation de l'état de santé, qu'en revanche la chondropathie de stade IV de la rotule droite correspondait à une aggravation de l'état de santé, qu'un traitement chirurgical visant à reconstituer le cartilage de la rotule était prévu le 30 avril 2018, que ce type de traitement imposait une longue rééducation de l'ordre de neuf à douze mois, que l'état de santé n'étant pas stabilisé, la capacité de travail dans une activité adaptée était nulle et qu'il fallait demander un rapport au docteur B.________ en janvier 2019 afin de connaître l'évolution post-opératoire. Son collègue, le docteur E.________, spécialiste en médecine générale auprès du SMR, a rédigé le 27 mars 2018 une appréciation finale dans laquelle il a clairement fixé l'incapacité de travail à 100 % dès le 21 décembre 2011, à 0 % depuis le 1 er octobre 2014 dans une activité adaptée mais à 100 % dans une telle activité à compter du 30 novembre 2016, en raison d'une aggravation de l'état de santé sous forme d'une chondropathie de la rotule du genou droit mise en évidence par une IRM en novembre 2016 et nécessitant un traitement chirurgical en avril 2018 puis une rééducation de neuf à douze mois. A.c. Par projet de décision du 6 avril 2018, l'Office AI a reconnu à A.________ le droit à une rente entière d'invalidité à partir du 1 er novembre 2017. Le 30 avril 2018, le docteur B.________ a procédé à une arthrotomie latérale, à un débridement par voie ouverte du cartilage et de l'os, à une plastie spongieuse prélevée sur le fémur latéral et à la couverture par une membrane de Novocart. L'assuré ayant contesté le projet de décision en arguant que la rente entière n'était pas due à partir du 1 er novembre 2017 mais depuis 2011, le dossier a été soumis une nouvelle fois au docteur E.________. Ce dernier a confirmé que la date de l'aggravation de l'état de santé à l'origine d'une incapacité totale de travail était celle de l'IRM du 30 novembre 2016, par laquelle un trouble au niveau de la rotule du genou droit avait été révélé. Par décision du 20 septembre 2018, l'Office AI a alloué à A.________ une rente entière d'invalidité à partir du 1 er novembre 2017.