Citation: 1B_61/2015 E. A

Le 14 octobre 2014, le Ministère public de l'arrondissement de La Côte a ouvert une instruction pénale contre A.________ pour calomnie, subsidiairement diffamation, utilisation abusive d'une installation de télécommunication, menaces, contrainte, instigation à séquestration et enlèvement, instigation à la contrainte sexuelle, ainsi qu'instigation au viol. En substance, il est reproché au prévenu de s'en être pris à son ex-compagne B.________, entre la fin du mois de septembre et le 30 octobre 2014, en la menaçant par message SMS et Whatsapp et en la calomniant auprès de son employeur et de son directeur d'école; le 24 octobre 2014, le prévenu aurait notamment écrit à la plaignante : "Alors un conseille Si tu veux arranger les choses Parle moi Cae tu finiras surement morte". Depuis octobre 2014, le prévenu se serait également fait passer pour B.________ - en créant un compte Badoo à son nom et en utilisant son ancien compte Facebook - et aurait ainsi pris contact avec des inconnus et des camarades de classe en leur faisant croire que la plaignante était à la recherche d'aventures sexuelles et en publiant sur plusieurs sites internet des annonces érotiques avec des clichés d'elle dénudée. La plaignante aurait reçu des messages Whatsapp de plusieurs hommes et certains se seraient présentés à son domicile, notamment le 30 décembre 2014. Le 29 octobre 2014, le prévenu, en se faisant passer pour B.________, aurait donné rendez-vous à deux hommes à la sortie des cours de cette dernière en leur donnant pour consigne de la suivre, de lui "sauter dessus" et d'essayer de l'embrasser; l'un des deux hommes aurait tout d'abord interpellé verbalement la plaignante et, après explications, il serait reparti; le second individu l'aurait suivie sur quelques mètres jusqu'à ce qu'elle monte dans un véhicule. Un peu plus tard, le prévenu lui aurait envoyé un message Whatsapp contenant une photographie d'elle en train de parler au premier homme et l'aurait menacée en lui écrivant notamment "Je t avais prevenu que je sais tout [...]...demain t es finie...je t avais prévenu... ". En raison de ces faits, A.________ a été arrêté le 30 octobre 2014. Il a alors partiellement reconnu les faits. Avant d'être relaxé le lendemain, A.________ a été formellement mis en garde par le Procureur contre toute récidive, celle-ci étant susceptible d'impliquer sa détention provisoire (procès-verbal d'audition du 31 octobre 2014, p. 4).