Citation: U 107/00 28.11.2000 E. A

A.- Le 2 juin 1994, S.________ a été victime d'un accident de la circulation au cours duquel elle a subi, selon les constatations médicales de l'époque, une «contusion cervicale par coup du lapin» (rapport du 15 juillet 1994 du docteur F.________, médecin généraliste). En sa qualité d'assureur-accidents, la Bernoise Assurances (ci-après : la Bernoise) a pris en charge les suites de l'accident, lequel n'a pas entraîné d'incapacité de travail mais a nécessité quelques séances de physiothérapie, pratiquées entre juillet et septembre 1994. Dans un rapport médical initial LAA du 21 août 1998, le docteur P.________, spécialiste FMH en médecine générale et médecin traitant de S.________, a annoncé à la Bernoise une rechute de l'accident du 2 juin 1994. Posant le diagnostic de «cervicalgies gauches avec blocages récidivants», il a prescrit des séances de physiothérapie sous la forme de massages et de chaleur. Par décision du 9 octobre 1998, confirmée sur opposition le 29 juin 1999, la Bernoise a refusé toute prestation, motif pris qu'il n'existait pas de relation de causalité entre les troubles de l'assurée et l'accident de la circulation qui s'était produit quelque quatre ans plus tôt.