Citation: 8C_31/2020 E. 5.3

5.3. Il ressort des faits constatés par la juridiction cantonale que le salaire de 5'693 fr. 05 versé à la recourante le 19 avril 2018 rétribuait une activité exercée du 19 mars au 27 avril 2018, soit deux semaines de travail en mars et quatre en avril. Il en découle que le salaire de la recourante pour le seul mois d'avril 2018 était nécessairement inférieur à 5'693 fr. 05. Il l'était d'autant plus que la franchise portée en déduction du revenu provenant de l'activité lucrative est de 350 fr. par mois pour une activité égale ou supérieure à 60 %. La juridiction cantonale aurait dès lors dû déduire le montant de 350 fr. seulement sur la part du salaire afférent au mois d'avril 2018, ce qui aurait encore réduit les ressources de la recourante afférentes au seul mois d'avril 2018. Pour ce motif déjà, le calcul pour la fixation des prestations effectué par la juridiction cantonale est manifestement erroné car contraire aux règles de calcul de la LIASI précitées (cf. consid. 3). En outre, la recourante a invoqué devant la juridiction cantonale qu'elle avait utilisé le salaire perçu le 19 avril 2018 pour son entretien et celui de sa soeur ainsi que pour payer diverses factures, de sorte qu'au début du mois de mai 2018, ses ressources disponibles n'étaient plus que de 1'500 fr. environ. En retenant que l'évaluation du droit aux prestations pour le mois de mai 2018 devait tenir compte des ressources de la recourante disponibles en avril 2018, la cour cantonale a appliqué l'art. 27 LIASI de manière arbitraire puisque selon cette disposition, ce sont les ressources du mois en cours qui sont déterminantes pour la fixation des prestations, et non celles du mois précédent.