Citation: 9C_109/2018 E. 5.2.1

5.2.1. Tout d'abord, contrairement à ce que soutient la recourante, l'évaluation des experts ne repose pas sur une présomption que le trouble somatoforme douloureux à type de céphalées qu'elle présente pourrait être surmonté par un effort de volonté raisonnable. Le docteur D.________ a d'abord exclu, sous l'angle neurologique, tout substrat organique des céphalées qu'il a qualifiées de psychogènes, en motivant dûment son appréciation, sans que le prétendu lien avec ladite présomption ne puisse en être déduit. Les experts ont ensuite décrit les atteintes à la santé en évaluant le degré de gravité de celles-ci, puis donné leur appréciation, notamment de la cohérence des limitations décrites et de l'adéquation du traitement suivi par la recourante, avant de procéder à une pondération de ces indicateurs. En particulier, le docteur C.________ a fait état d'un trouble dépressif récurrent, épisode actuel léger à moyen (F33.1 selon ICD-10), ainsi que d'un syndrome somatoforme douloureux persistant (F45.4) doublé de préoccupations anxieuses sous la forme de tensions/soucis, en motivant ces diagnostics en fonction des éléments cliniques qu'il a mis en évidence. Il a précisé que les céphalées psychogènes sont à inclure dans cet ensemble clinique de plaintes significatives et persistantes non expliquées par un processus psychopathologique et se manifestant dans un contexte psycho-social négatif. Ce médecin a également écarté la présence de troubles de la personnalité, retenant des traits de personnalité anxieuse, et constaté l'absence d'atteinte significative touchant le fonctionnement cognitif, ainsi qu'une capacité à s'organiser ou à structurer son quotidien préservée. La recourante ne peut dès lors pas être suivie lorsqu'elle soutient que la gravité des plaintes qu'elle a exprimées n'aurait pas été prise en compte. Par ailleurs, il ne suffit pas d'affirmer que l'expert C.________ aurait exclu la présence de troubles de la personnalité "de manière lapidaire et sans analyse", et que sa constatation d'un fonctionnement proche de la normalité serait en contradiction avec les constats figurant dans l'expertise, pour remettre en cause la valeur probante des conclusions du psychiatre.