Citation: 2C_313/2018 E. 3.3

3.3. En l'occurrence, la Cour de justice, appliquant sa jurisprudence constante relative à l'art. 39 al. 2 let. c LIPP/GE et plus particulièrement à la notion de "proches incapables de subvenir entièrement à leurs besoins", a jugé que la recourante ne pouvait pas prétendre à une déduction, sa soeur, à qui une prolongation de l'autorisation de séjour a été refusée et qui ne pouvait de ce fait plus travailler en Suisse, n'entrant pas dans cette notion. Elle a en effet rappelé que les cas dans lesquels un proche nécessiteux pouvait constituer une charge de famille se référaient à une incapacité de la personne à gagner sa vie en raison de son âge ou d'une déficience qui lui est propre, qu'elle soit physique, psychique ou intellectuelle. L'autorité précédente a ajouté qu'un simple obstacle administratif ne permet pas de considérer la personne en cause comme un proche nécessiteux, comme le fait de poursuivre des études ou l'incapacité de trouver un emploi. La recourante est quant à elle d'avis que la Cour de justice a fait une mauvaise application de l'art. 39 al. 2 let. c LIPP/GE. Elle estime en outre que l'arrêt entrepris viole l'art. 127 Cst. en tant qu'il institue une situation discriminatoire. Selon elle, en " la comparant à ce qui n'est pas comparable, soit aux célibataires sans enfants ou membres de famille à charge ou aux parents dont les enfants majeurs en formation n'ont aucun problèmes d'accès au marché du travail, on viole l'art. 127 Cst. ". Elle se plaint en outre d'une violation de l'art. 7 Cst., l'arrêt contesté ne respectant pas la dignité humaine, d'une violation de l'art. 8 Cst., en tant que la situation dans laquelle elle se trouve est discriminatoire, ainsi que de violations des art. 9, 10 et 12 Cst.