Citation: 8C_956/2012 E. 4

La juridiction cantonale a retenu qu'en attendant une année avant de mettre son employeur en demeure depuis le moment où les créances de salaire étaient échues, l'assuré avait tardé à entreprendre des démarches concrètes afin de diminuer son dommage. L'assuré aurait dû à tout le moins exiger des sûretés, ce d'autant plus qu'il savait que X.________ SA était dans une mauvaise situation financière. Compte tenu du temps écoulé jusqu'à l'envoi de la sommation le 11 janvier 2012, il y avait lieu de considérer que l'assuré s'était accommodé de cette situation, acceptant de différer l'encaissement de sa créance à d'éventuels jours meilleurs et prenant ainsi le risque de ne plus pouvoir encaisser ses arriérés de salaire. La juridiction cantonale a ajouté que les séjours hospitaliers de l'assuré en 2007 et 2010 ne le dispensaient pas des démarches qui auraient dû être accomplies en 2011. Au demeurant, l'envoi de simples lettres de sommation, une demande de sûretés voire une mise en poursuites n'étaient pas incompatibles avec un mauvais état de santé physique.