Citation: I 522/04 14.10.2005 E. 4

Le litige porte sur le droit éventuel de B.________ à une rente d'invalidité et, le cas échéant, à partir de quelle date. 4.1 L'assuré a droit à une rente s'il est invalide à quarante pour cent au moins (art. 28 al. 1 LAI). Pour l'évaluation de l'invalidité, le revenu du travail que l'invalide pourrait obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui, après exécution éventuelle de mesures de réadaptation et compte tenu d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide (art. 28 al. 2 LAI). 4.2 L'office AI a refusé l'octroi d'une rente, motif pris que la comparaison des revenus déterminants permettait de fixer à 19 % le taux d'invalidité de l'assuré. Il a considéré que celui-ci, malgré l'atteinte à sa santé, était en mesure d'exercer, sans limitation, une activité adaptée dans le circuit économique normal comme ouvrier dans l'industrie légère (montage de pièces en série, opérateur sur presse) ou comme polisseur, en position assise essentiellement et en évitant le port de charges. L'office AI s'est fondé pour cela sur les conclusions du rapport du CIP du 12 octobre 2001, selon lesquelles la capacité de travail de l'assuré est théoriquement entière (rendement de 100 % à plein temps, au terme d'une période de mise au courant), même si, en fait, l'intéressé a eu un rendement de 70 % dans les ateliers et des rendements moyens de 50 % et 61 % lors des stages en entreprises. Cependant, selon les maîtres de stage, l'assuré pourrait obtenir un rendement de 100 % s'il s'engageait d'avantage dans son travail, alors qu'il reste très plaintif. De son côté, la juridiction cantonale a fixé à 70 % le taux de capacité de travail dans une activité adaptée. Elle s'est fondée pour cela sur les rendements constatés en atelier (70 %), considérant que l'assuré pouvait difficilement atteindre le rendement théorique de 100 % indiqué par les experts du CIP, même après une période de mise au courant. Toutefois, le rapport du CIP était très bien étayé en ce qui concerne tant la personnalité de l'assuré que les limitations observées, de sorte qu'il emportait la conviction par rapport aux avis médicaux faisant état d'une capacité résiduelle de travail de 50 %. Dans son recours de droit administratif, B.________ est d'avis que sa capacité de travail ne dépasse pas 50 % quelle que soit la profession exercée, même dans une activité accomplie en position assise. Il invoque une lettre à lui adressée par le docteur J.________ le 2 août 2004. Selon ce médecin, l'état de santé de l'assuré s'est péjoré depuis 1998, en ce sens que l'intervention chirurgicale pratiquée cette année-là avait laissé apparaître une complication sous la forme d'une fibrose post-opératoire et n'avait pas empêché une récidive de canal lombaire étroit, le développement d'une hernie discale en L1-L2 et l'aggravation de sténoses des canaux radiculaires des deux côtés en L3-L4, L4-L5 et L5-S1. Par ailleurs, depuis 2002, une importante uncodiscarthrose étagée en C4-C5 et C6-C7 avait entraîné des cervicalgies irradiant sur l'ensemble de la ceinture scapulaire. Se référant à son rapport du 1er juillet 2002 dans lequel il exprimait ses doutes quant à la reprise d'une activité professionnelle à plus de 50 %, ce médecin est d'avis qu'aucune reprise n'est désormais possible qu'elles que soient la profession proposée ou les adaptations apportées.