Citation: 6B_283/2022 E. 2.3

2.3. Soulignant l'existence de contradictions dans ses propres déclarations successives et que la cour cantonale avait estimé que les premières étaient plus crédibles, le recourant soutient qu'il ne serait pas possible de ne retenir que les déclarations à charge et d'écarter celles à décharge. En se référant à ses premières auditions par la police et le ministère public, il reproche à la cour cantonale d'avoir retenu qu'il avait vu sa compagne attacher à la rambarde l'extrémité de la corde par huit tours, ce qui tendrait arbitrairement à montrer une certaine solidité de l'arrimage. Il n'aurait vu sa compagne effectuer deux noeuds autour de son cou qu'après qu'elle s'était déplacée dans l'escalier, le déroulement inverse des événements retenu par la cour cantonale suggérant qu'il voyait parfaitement ce qu'elle faisait, alors que tel n'était pas le cas. Il avait vu sa compagne effectuer deux noeuds très simples, en quelques secondes ce qui lui avait fait penser à " du bluff "; il n'avait, en revanche pas vu qu'il s'agissait de noeuds coulants, qui auraient exclu une telle disposition d'esprit de la victime. Il n'avait vu celle-ci écarquiller les yeux qu'après la glissade et non avant, ce qui tendrait arbitrairement à démontrer qu'il aurait pu enlever ses mains avant de glisser alors qu'il était totalement maître de ses mouvements. Chronologiquement, il n'avait glissé qu'ensuite et en raison de l'empoignade entre lui et sa compagne et non seulement parce qu'il portait des chaussettes. Ce n'était que pendant la glissade qu'il avait mis ses mains autour du cou de la victime et non avant. Retenir qu'il avait mis les mains sur le cou avant la glissade tendrait arbitrairement à démontrer qu'il aurait pu les enlever avant de glisser, alors qu'il était encore totalement maître de ses mouvements. Selon ses premières déclarations devant le ministère public, il avait, au contraire, lâché le cou de sa compagne lorsqu'il s'était senti stable et non comme l'avait retenu la cour cantonale au moment où il avait remarqué que les lèvres de la victime commençaient à devenir bleues et qu'elle bavait, ce qui tendait arbitrairement à démontrer qu'il avait voulu sa mort.