Citation: 4C.249/2001 16.01.2002 E. A

A.- X.________ S.A. est une société dont le but est le placement de personnel fixe ou temporaire dans les domaines de l'électricité, l'électronique, le bâtiment, l'industrie et le commerce; elle a son siège dans le canton de Genève et elle possède des succursales dans les cantons de Fribourg, Neuchâtel et Vaud. Par contrat de travail du 14 novembre 1994, X.________ S.A. a engagé D.________ en qualité de conseiller en personnel, pour un salaire mensuel brut de 4'300 fr., douze fois l'an, à raison de 40 heures par semaine. Ce contrat comportait la clause suivante: "Monsieur D.________ s'engage à ne pas travailler pour une maison concurrente dans un délai d'une année après avoir quitté la société X.________ S.A., et ceci, dans un rayon de 100 km. Une indemnité de 100'000 fr. sera demandée par la société X.________ S.A. en cas de violation de cette clause.. " D.________ a travaillé environ quatre ans au service de X.________ S.A. Il a souffert d'un épisode dépressif majeur en relation avec son travail en octobre et novembre 1997. Par lettre du 28 janvier 1999, il a résilié son contrat pour le 31 mars 1999 en ne fournissant aucun motif. Le 27 février, il s'est vu remettre par son employeur une lettre lui rappelant notamment son devoir de fidélité et la clause de prohibition de concurrence qui figurait dans son contrat. Dès le 16 avril 1999, D.________ a été engagé par Y.________ S.A., société concurrente établie dans le canton de Genève. X.________ S.A. a refusé de remettre à D.________ un certificat de libre engagement à la fin de son contrat car elle voulait d'abord connaître le nouveau domaine d'activité de son ancien employé. Ce n'est que le 26 juin 2000 que X.________ S.A. lui a remis ce certificat.