Citation: 1C_569/2024 E. 2.2.2

2.2.2. S'agissant de la transmission des fonds, la recourante prend manifestement le prétexte d'une demande de réexamen pour revenir sur des questions qui ont été définitivement tranchées. Dans son arrêt du 2 février 2024, le Tribunal fédéral a en effet confirmé qu'en dépit des objections de la recourante, les fonds saisis constituaient le produit des infractions (corruption passive) commises par D.________ et dans lesquelles l'ensemble de sa famille serait impliqué. L'extinction de l'action pénale à l'égard de C.C.________ (en raison de son décès) et de E.C.________ (en raison de la prescription) n'est pas de nature à remettre en cause cette appréciation, ce qu'a d'ailleurs confirmé l'autorité requérante. Dans ces conditions, le refus d'entrer en matière sur la demande de réexamen ne pose aucune question de principe. L'instance précédente a examiné la seule question déterminante dans ce cadre, soit celle de savoir si les jugements intervenus en 2023 présentaient une pertinence suffisante au sens de l'art. 66 al. 2 let. a PA et n'a nullement violé le droit d'être entendu en ne statuant pas sur les autres questions soulevées. S'agissant des défauts allégués de la procédure étrangère, il a déjà été relevé dans le cadre de la procédure précédente que les ayants droit pourraient se prévaloir au Brésil de la protection des tiers de bonne foi, et il n'y a pas lieu non plus de revenir sur cette question.