Citation: 6B_459/2008 20.05.2009 E. 3

A la suite du décès du recourant, il convient d'examiner la légitimité de ses héritiers à poursuivre la procédure. 3.1 Aux termes de l'art. 81 al. 1 LTF a qualité pour former un recours en matière pénale quiconque (let. a) a pris part à la procédure devant l'autorité précédente ou a été privé de la possibilité de le faire et (let. b) a un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée, soit en particulier : (ch. 1) l'accusé, (ch. 2) le représentant légal de l'accusé, (ch. 3) l'accusateur public, (ch. 4) l'accusateur privé, si, conformément au droit cantonal, il a soutenu l'accusation sans l'intervention de l'accusateur public, (ch. 5) la victime, si la décision attaquée peut avoir des effets sur le jugement de ses prétentions civiles, (ch. 6) le plaignant, pour autant que la contestation porte sur le droit de porter plainte, (ch. 7) le Ministère public de la Confédération et l'administration concernée en ce qui concerne les affaires pénales administratives au sens de la loi fédérale du 22 mars 1974 sur le droit pénal administratif. 3.2 L'art. 81 al. 1 LTF définit la qualité pour former un recours en matière pénale en termes généraux, légitimant à recourir celui qui a participé à la procédure devant l'autorité précédente (corollaire du principe de la double instance posé par l'art. 75 LTF) et qui justifie d'un intérêt juridique. La liste érigée à la let. b de cette disposition énumère les cas ordinaires réalisant la condition de l'intérêt juridique à recourir. De caractère exemplaire, elle n'est pas exhaustive et n'empêche aucun des sujets de droit, qui n'y figure pas, de se prévaloir d'un intérêt juridique à l'annulation de la décision attaquée (arrêt non publié du 5 juillet 2007 dans la cause 6B_12/2007, consid. 2.3). Il en va ainsi notamment des héritiers de l'accusé (FF 2001 p. 4116).