Citation: 1B_421/2015 E. 2.5

2.5. Le recourant voit encore un motif de prévention dans le retard injustifié de la Procureure dans le traitement de la demande de récusation, celle-ci ayant estimé à tort que cette demande devait être réactivée après le rejet définitif de la première requête de récusation par le Tribunal fédéral. Sur ce point, c'est à bon escient que le Tribunal cantonal a retenu que, contrairement à l'opinion défendue par la Procureure intimée, il incombait à cette dernière de traiter la deuxième requête de récusation du 9 décembre 2014 dès la notification de l'arrêt fédéral du 25 février 2015; la seconde demande de récusation ne nécessitait donc pas d'être réactivée par le recourant. Cela étant, on ne saurait voir dans cette erreur d'appréciation de l'intimée, même cumulée aux incidents liés à la paroi de séparation, une marque de prévention de sa part. Enfin, dans la mesure où l'action pénale relative aux faits reprochés constitutifs d'actes d'ordre sexuel avec des enfants (art. 187 ch. 1 CP) serait bientôt prescrite, tout retard dans l'instruction de la cause paraîtrait plutôt avantager le prévenu.