Citation: 6B_1256/2022 E. 1.2

1.2. Aux termes de la motivation de la décision querellée, la principale créance invoquée par le recourant comme cause de l'obligation en poursuite correspondait, comme il l'avait expliqué, au préjudice qu'il considérait avoir subi s'agissant du prétendu "vol du Café [...]", étant précisé que le montant de la prétention correspondait à celui résultant de ses explications sur le préjudice subi du fait de son éviction dans la décision rendue par la Cour de justice dans la cause C/6766. L'intéressé avait été définitivement débouté au terme de cette procédure (jugement du Tribunal de première instance du canton de Genève du 1er juin 2017, considérant la demande en paiement non chiffrée déposée le 4 avril 2014 par A._________ notamment à l'encontre de B._________ et de deux tiers comme prescrite; décision confirmée par la Cour de justice le 16 avril 2019, puis par le Tribunal fédéral dans l'arrêt 4A_324/2019 du 17 janvier 2020). Au moment du dépôt de la réquisition de poursuite, il savait que l'intimé ne lui devait aucun montant à ce titre, ce d'autant qu'il était assisté d'un avocat. Il n'était pas non plus légitimé à penser son geste licite au motif qu'il avait précédemment bénéficié d'un acquittement du chef d'accusation de tentative de contrainte dans la procédure P/2322/2015, le but d'interrompre la prescription étant, dans ce cas-là plausible, dès lors que ce point n'avait pas encore été tranché à l'époque de la réquisition de poursuite. Des prétentions salariales ne ressortaient pas du libellé de la réquisition de poursuite, si bien que A._________ ne pouvait pas invoquer en sa faveur avoir déposé une demande de révision d'un arrêt de la Cour d'appel des prud'hommes du 11 juillet 2008 et que cette demande n'avait été rejetée que postérieurement à la réquisition de poursuite. Concernant les autres causes de l'obligation, A._________ citait encore les procédures clôturées P/9288/2009 et P/10939/2015. Dans la mesure où il avait lui-même été reconnu coupable de diffamation à l'égard de B._________ dans la première, on voyait mal quel dommage il pourrait alléguer, hormis dans le cadre d'une procédure de révision qu'il ne prétendait pas avoir déposée. Il en allait de même de la seconde, qui avait donné lieu à son acquittement du chef de diffamation. Il n'avait fourni aucune explication sur ses autres prétentions mentionnées dans la réquisition de poursuite ("détournement de documents officiels", "fausses informations aux institutions", "faux témoignages-subornation de témoins" ou encore "frais de justice") et il était difficilement imaginable qu'elles puissent conduire à un dommage de 4,5 millions de francs, qui s'écartait d'ailleurs du montant de 3 millions de francs estimé comme valeur litigieuse approximative par l'assistance judiciaire dans la cause C/6766/2014. Enfin, la cour cantonale a relevé qu'elle ne percevait pas non plus les conséquences qu'il entendait tirer des démarches qu'il se contentait d'alléguer - hormis le recours en matière civile au Tribunal fédéral déposé le 16 mai 2022 - avoir entreprises depuis février 2021 pour faire valoir une créance à l'égard de B._________.