Citation: 9C_240/2024 E. 7.3

7.3. Lorsque le recourant se limite à alléguer qu'il s'agirait "simplement de faire une appréciation découlant du bon sens des moyens de preuve", qu'il ne serait pas concevable que ses déclarations soient une "pure invention et qu'il irait jusqu'à invoquer une discussion téléphonique fantaisiste" ou à se demander si "l'autorité peut[...] raisonnablement penser que le contribuable ne se serait pas renseigné en amont sur les traitements fiscaux de l'opération", il ne démontre pas que les constatations cantonales et l'appréciation des moyens de preuve effectuées par les juges cantonaux sur l'absence d'une assurance de la part de l'intimé seraient arbitraires. Ceux-ci ont en effet avant tout retenu, sans que cela ne soit critiquable, que le recourant n'avait pas démontré avoir reçu des assurances de la part de l'autorité en l'absence de toute confirmation écrite de celle-ci. Par ailleurs, il s'était contenté de retranscrire approximativement le contenu du prétendu entretien, sans citer le nom de la personne concernée ni préciser la date à laquelle il aurait eu lieu, alors que l'intimé avait indiqué n'avoir aucune trace de cet entretien téléphonique. Dans ces conditions, la cour cantonale pouvait en conclure que les allégations du recourant n'étaient pas vraisemblables et qu'il n'avait pas démontré qu'un renseignement ou une assurance de la part de l'autorité fiscale avaient été donnés. Partant, c'est à bon droit qu'ils ont considéré que le recourant ne pouvait pas prétendre à la protection de sa bonne foi, que ce soit sous l'angle de l'IFD ou des ICC des périodes fiscales concernées.