Citation: 1B_121/2009 05.06.2009 E. 1

4.2 En l'espèce, par renvoi à ses décisions des 25 septembre et 22 décembre 2008, le Tribunal cantonal a retenu que les deux premières plaintes pénales de B.________ pour "violence domestique" mettaient clairement en cause le recourant, même si aucun constat médical des blessures occasionnées n'avait été établi. S'agissant de la troisième plainte pénale, il a relevé que la soudaine rétractation de B.________ du 8 septembre 2008 s'était produite seulement quelques jours après une visite rendue à son mari en prison, au cours de laquelle il a pu librement exercer des pressions sur son épouse. Le retrait de sa plainte pénale ne permettait pas, au stade de l'examen du bien-fondé de la détention préventive, de fragiliser la portée des accusations initialement formulées. Le rapport du Centre universitaire romand de médecine légale du 10 septembre 2008 confirmait en effet la présence de différentes lésions chez B.________ et l'Office cantonal pour la protection de l'enfant qualifiait l'attitude de cette dernière particulièrement ambivalente, dénonçant tantôt son époux puis le protégeant par crainte de représailles. Par ailleurs, l'explication avancée quant à son agression par une tierce personne était particulièrement sujette à caution. Un témoin avait en outre affirmé que le recourant lui avait fait part de sa haine envers son épouse, ainsi que de son envie de la tuer à l'étranger. En tout état de cause, le recourant avait reconnu devant la Chambre pupillaire de Sion avoir frappé son épouse en novembre 2005, ce qui accréditait la vraisemblance des faits dénoncés à son encontre. Il apparaît que l'ensemble de ces éléments constitue un faisceau d'indices suffisant pour justifier un maintien en détention, étant rappelé que c'est au juge du fond et non à celui de la détention qu'il incombera d'apprécier la valeur probante des différentes déclarations.