Citation: U 363/05 27.09.2006 E. 6

Au demeurant, le caractère accidentel de l'événement du 14 avril 2004 doit être nié pour une autre raison encore, savoir que la condition de l'atteinte soudaine n'est pas satisfaite. En effet, pour être soudaine, l'atteinte doit être unique et non consister en des troubles à répétition, par exemple des microtraumatismes quotidiens qui finissent par entraîner une atteinte à la santé nécessitant un traitement (cf. ATF 116 V 148, consid. 2c). Or, comme on l'a vu, il est établi que le jour de l'événement en cause, le recourant a frappé sur des palplanches à de nombreuses reprises au moyen d'un maillet et qu'à un certain moment, il a ressenti une violente douleur, sans qu'un événement particulier ne se produise. On ne saurait dès lors considérer que l'atteinte en question a été unique mais qu'il s'agit bien plutôt de troubles à répétition, excluant le caractère soudain de l'atteinte dommageable.