Citation: 5A_899/2020 E. 3.3.2

3.3.2. Le premier juge a constaté que la requérante (i.e. l'intimée) avait versé à la procédure, en particulier, la "signification du jugement de première instance 52/2015 " (p. 3). Cette constatation est reprise à son compte par la juridiction précédente, qui admet, au regard des pièces produites par l'intimée, que " tous les actes essentiels de la procédure grecque [ont] été dûment notifiés à la recourante en Suisse ". Quoi qu'il en soit, l'intéressée n'explique pas en quoi la prétendue carence - au surplus non invoquée en première instance - aurait concrètement porté atteinte à ses " droits de procédure ". La décision de la Cour d'appel d'Athènes du 28 août 2018 - dont la traduction par les soins du Service des Traductions du Ministère des Affaires étrangères de la République Hellénique à Athènes a été jointe à la requête d'exequatur et de mainlevée - constate expressément que, selon les pièces produites par la " partie appelante " ( i.e. l'intimée), les documents évoqués par la recourante " ont été dûment signifiés et dans les délais à la partie frappée d'appel, le 1/6/2017 ". Sur ce point, l'arrêt entrepris ne souffre donc pas d'une constatation arbitraire (ATF 140 III 264 consid. 2.3 et la jurisprudence citée). Au demeurant, la thèse de la recourante, d'après laquelle toute la procédure d'appel (grecque) se serait pratiquement déroulée à son insu, n'est guère plausible; elle est d'ailleurs contredite par l'arrêt que le Tribunal fédéral a prononcé sur l'aspect pénal de l'affaire (arrêt 6B_351/2020 du 25 novembre 2020 consid. 3.3.3) - que l'intéressée, assistée du même mandataire, connaît nécessairement -, dont la Cour de céans peut tenir compte comme fait notoire, même s'il est postérieur à l'arrêt déféré (arrêt 5A_857/2020 du 31 mai 2021 consid. 2.4).