Citation: 7B_1195/2024 E. 5.3

5.3. Le TPF a considéré que la détention respectait le principe de la proportionnalité. Il a tenu compte de l'ensemble des peines menaces pour les infractions qui étaient reprochées au recourant, à savoir: 3 ans au plus pour la mise en circulation de fausse monnaie, l'importation, l'acquisition et la prise en dépôt de fausse monnaie et le blanchiment d'argent; entre 6 mois et 10 ans pour l'escroquerie et la tentative d'escroquerie par métier. Il a estimé que la détention subie par le recourant jusqu'à la levée de la détention provisoire en date du 4 mai 2023, à laquelle s'ajoutait l'ordre de mise en détention provisoire entrepris, soit un total de 15 mois, demeurait encore compatible avec la sanction prévisible au regard notamment de la gravité des infractions, du rôle important que le recourant avait potentiellement joué dans le complexe de faits sous enquête et de ses nombreux antécédents judiciaires. Le TPF a en outre estimé qu'il ne ressortait ni du dossier de la cause ni de l'argumentation du recourant que le MPC aurait commis un manquement particulièrement grave dans la conduite de la procédure et qu'il ne serait plus en mesure de la mener à chef dans un délai raisonnable. Il a relevé qu'au contraire, l'ordonnance du TMC avait été rendue dans le but de garantir la présence du recourant à son audition finale le 24 septembre 2024 et de permettre au MPC de déposer un acte d'accusation devant la Cour des affaires pénales du TPF au mois d'octobre 2024.