Citation: 1B_648/2022 E. 3.2

3.2. Sur le fond, on ne distingue pas en quoi la motivation de la Chambre pénale de recours, qui a considéré que le recourant présentait un risque de fuite justifiant son maintien en détention provisoire, reposerait sur des critères discriminatoires tels que notamment sa nationalité et son appartenance à une communauté minoritaire. Elle s'est en effet appuyée, de manière conforme à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme (cf. affaire Bolech contre Suisse du 29 octobre 2013 § 48 et 49, in AJP/PJA 2015 p. 670) et de la Cour de céans (cf. ATF 145 IV 503 consid. 2.2; arrêt 1B_271/2022 du 16 septembre 2022 consid. 3.2), sur d'autres éléments, soit les peines menaces encourues, l'absence d'attache en Suisse et le fait que la France n'extrade pas ses ressortissants. La Chambre pénale de recours a pour le surplus relevé que le recourant ne s'était pas prononcé sur le risque de fuite, ce que ce dernier ne conteste pas devant le Tribunal fédéral.