Citation: 6B_1249/2021 E. 1

Par arrêt du 22 septembre 2021, l'Autorité de recours en matière pénale du Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel a rejeté le recours formé par A.________ contre l'ordonnance du 20 août 2021 par laquelle le Ministère public, à La Chaux-de-Fonds, a refusé d'entrer en matière sur la plainte déposée par le précité le 10 août 2021 pour diffamation. En substance, il en ressort que B.B.________ a fondé le Centre de formation C.________ de U.________, institution dédiée en particulier à la réorientation et la réinsertion professionnelle, dans le cadre de formations soutenues par les organes de l'assurance-invalidité. A.________, engagé en 2014 en qualité de directeur technique du Centre de formation C.________, a donné sa démission le 9 juillet 2018 pour le 30 septembre 2018. Il a créé un Centre de formation D.________ spécialisé dans la formation d'adultes ou de jeunes adolescents dans plusieurs domaines techniques, soit le contrôle de qualité, l'horlogerie, la micromécanique et la rechercher d'emploi, qui a débuté ses activités le 5 octobre 2018. Le site internet du Centre de formation D.________ mentionne la proximité de ses locaux avec ceux des grandes manufactures horlogères et une collaboration avec l'assurance-invalidité. Le Centre de formation C.________ a fermé ses portes le 30 juin 2021, tandis que le Centre de formation D.________ est toujours en activité. Dans son édition du 8 juillet 2021, E.________ de U.________, journal hebdomadaire paraissant à V.________, a publié une lettre ouverte portant la signature " Famille B.________, V.________ ". Sous le titre " Le Centre de formation C.________ ferme ses portes - Une profonde tristesse, une énorme colère! ", la lettre disait en préambule: " On ferme! La mort dans l'âme mais surtout terriblement amers...Après vingt-cinq années consacrées à la formation horlogère, plus spécialement à la réorientation et à la réinsertion professionnelle, nous avons décidé, mon épouse et moi, de mettre la clé sous le paillasson de notre Centre de formation C.________ de U.________. Faute d'élèves donc faute de moyens ". La lettre expliquait que la pandémie et le " durcissement ", par les autorités compétentes, dans l'application de certains textes légaux en matière de formations soutenues par l'assurance-invalidité avaient fortement " impact [é] " le centre de formation. Elle poursuivait: " Voilà pour la tristesse car la colère résulte d'une raison plus importante encore: le manque de loyauté de notre ancien directeur, lequel, alors qu'il était encore salarié chez nous, s'est permis de monter sa propre entreprise, quasi identique à la nôtre, débauchant quelques-uns de nos collaborateurs notamment, tout cela, au vu et au su des instances citées plus haut. Cette attitude inadmissible et indigne d'un collaborateur en qui nous avions toute confiance nous conduira à donner suite à ce dossier devant l'instance compétente ". La lettre se terminait par l'évocation des souvenirs positifs qui resteraient de l'activité du centre. A.________ forme un recours en matière pénale contre l'arrêt précité. Il conclut, avec suite de frais et dépens, à l'annulation de celui-ci et au renvoi de la cause au ministère public pour qu'il ouvre une instruction.