Citation: 6B_851/2022 E. 1.6

1.6. Pour autant que l'on comprenne, les recourants semblent soutenir que leur indemnisation devrait faire l'objet d'une décision séparée (sous la forme d'une " ordonnance pénale contre les agissements de la police qui ont généré des frais et indemnités ") et se plaignent, à cet égard, d'un déni de justice dans la mesure où l'autorité n'aurait pas rendu une telle décision. Leurs recours sur ce point ne seraient ainsi pas tardifs. Il ressort de l'arrêt attaqué que, conformément à son obligation, le ministère public a interpellé les recourants sur la question de leur indemnisation, à l'issue de l'audience du 21 juin 2021. Ceux-ci ont formulé leurs prétentions dans le délai fixé. Le ministère public a accordé une partie de celles-ci uniquement (soit l'indemnisation pour les deux jours de détention injustifiée) dans le cadre des ordonnances de classement. Contrairement à ce qu'affirment les recourants, la question de leur indemnisation devait bien être examinée dans la décision finale, soit en l'occurrence dans les décisions de classement et ne pouvait pas faire l'objet d'une décision postérieure. En outre, conformément à la jurisprudence, il incombait aux recourants de former un recours contre les ordonnances de classement s'ils estimaient que le ministère public avait omis de statuer sur une partie de leurs prétentions (cf. supra consid. 1.4). Ainsi, les recourants ne peuvent pas prétendre à ce qu'une autre décision soit rendue sur la question de leur indemnisation (quelle que soit la forme de celle-ci) et les autorités cantonales n'ont, par conséquent, commis aucun déni de justice en ne rendant pas une telle décision. Au vu de ce qui précède, les griefs des recourants ne relevant pas du déni de justice, il leur incombait de respecter le délai de dix jours dès notification des décisions de classement, respectivement de non-entrée en matière, pour se plaindre de ce que le ministère public n'avait pas statué sur l'entier de leurs prétentions. Or ils ne semblent pas contester que leurs recours aient été déposés plus de dix jours après notification des ordonnances de classement et de non-entrée en matière du 2 septembre 2021. A tout le moins, les recourants ne formulent-ils aucun grief, répondant aux exigences de motivation accrues de l'art. 106 al. 2 LTF, tendant à démontrer que les faits auraient été arbitrairement établis par la cour cantonale à cet égard. Par conséquent, déposés plus de dix jours après notifications des ordonnances du 2 septembre 2021, c'est à bon droit que la cour cantonale a estimé que leurs recours étaient tardifs, partant irrecevables. Les recourants ne semblent pas davantage contester que les conditions pour une restitution de délai n'étaient pas remplies. A tout le moins, ils ne présentent pas une motivation topique permettant de saisir en quoi la cour cantonale aurait pu violer le droit en estimant que les conditions d'une restitution de délai au sens de l'art. 94 CPP n'étaient pas remplies. Les critiques des recourants doivent être rejetées dans la mesure où elles sont recevables.