Citation: 2C_1075/2019 E. 1.1

1.1. En vertu de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Il est en revanche recevable contre la révocation d'une autorisation qui, à défaut, déploierait toujours ses effets (cf. ATF 135 II 1 consid. 1.2.1 p. 4; arrêts 2C_1004/2018 du 11 juin 2019 consid. 1.1; 2C_44/2017 du 28 juillet 2017 consid. 1.1; 2C_439/2016 du 31 mai 2016 consid. 2). En l'espèce, l'autorisation de séjour, que le recourant 1 a reçue le 2 juin 2015 et dont l'arrêt attaqué a confirmé la révocation, n'était valide que jusqu'au 28 février 2020. Il s'ensuit qu'elle serait de toute manière éteinte à ce jour, même en l'absence de révocation, de sorte qu'il n'existe plus d'intérêt actuel à contester celle-ci. Cela étant, le recourant 1, divorcé d'une ressortissante française, se prévaut, d'une manière plausible, d'un droit à la prolongation de son autorisation de séjour sur la base de l'ancien art. 50 al. 1 let. a de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers (LEtr; RO 2007 5437), intitulée, depuis le 1er janvier 2019, loi fédérale sur les étrangers et l'intégration (LEI; RS 142.20). Cette disposition, dont la teneur est partiellement différente de l'actuel art. 50 al. 1 let. a LEI, mais qui reste applicable au présent litige (cf. art. 126 al. 1 LEI), fonde, à certaines conditions, un droit à la prolongation ou au renouvellement d'une autorisation de séjour. Dès lors qu'il n'est pas d'emblée exclu que ces conditions puissent être remplies en l'espèce, le recours échappe à la clause d'irrecevabilité de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, à tout le moins en tant qu'il concerne le recourant 1 (cf. ATF 139 I 330 consid. 1.1 p. 332). La voie du recours en matière de droit public est donc ouverte pour celui-ci.