Citation: 5A_57/2017 E. 3.1

3.1. La Cour de justice a retenu que l'intimée, au bénéfice d'une formation de psychologue, avait commencé à exercer cette activité à titre indépendant en 1997. Elle avait en outre travaillé en qualité de masseuse ayurvédique. Elle avait exploité un cabinet dans ces deux domaines, dont l'exploitation s'était révélée déficitaire jusqu'en 2006. Elle avait poursuivi cette activité à temps partiel jusqu'en 2012, dont elle avait tiré des bénéfices n'excédant pas 10'000 fr. net par an. A partir de l'année 2008, l'intimée avait commencé à travailler simultanément en qualité d'éducatrice auprès d'établissements destinés à la petite enfance. Elle avait réalisé jusqu'en 2012 des revenus compris entre 2'500 fr. et 3'200 fr. brut par mois, pour un taux d'activité de 60% environ. Au mois de janvier 2012, elle avait été engagée par la Fondation Y.________, avec un salaire net de 3'445 fr. pour un taux d'activité de 65%. Elle avait augmenté son taux d'activité dès le mois d'août 2012, ce qui lui avait permis de percevoir en moyenne un salaire mensuel net de 4'951 fr. pour l'année 2012, auquel s'était ajouté un revenu supplémentaire de 5'320 fr. brut au titre des heures d'enseignement dispensées en sus. Depuis le 1er avril 2013, l'intimée travaillait auprès de la fondation susvisée en qualité de directrice pédagogique préscolaire, avec un taux d'activité de 90%. Son salaire de base a été fixé à 6'022 fr. 15 net par mois, versé 13 fois l'an. En 2014, les revenus tirés de son activité dépendante se sont élevés à 6'745 fr. net par mois en moyenne. Son activité indépendante s'était soldée par une perte de l'ordre de 1'200 fr. Le recourant reprochait au Tribunal de ne pas avoir retenu que l'intimée, qui n'a pas la garde des enfants, pourrait travailler à plein temps et disposer par ce biais d'un revenu supérieur. A cet égard, il y avait toutefois lieu d'observer que l'intimée avait déjà notablement augmenté son taux d'activité et ses revenus depuis la séparation des parties, passant d'une activité à 60% rémunérée moins de 3'500 fr. brut par mois à une activité à 90% rémunérée plus de 6'700 fr. net par mois. Il convenait également d'observer que même si elle n'avait pas obtenu la garde des enfants, elle avait néanmoins exercé sur eux, et exerçait encore sur sa fille, un large droit de visite. On ne pouvait dès lors raisonnablement exiger d'elle qu'elle augmente son taux d'activité pour atteindre un plein temps, à supposer que cette possibilité lui soit offerte par son employeur. Le montant de 6'745 fr. susvisé devait être considéré comme représentatif tant de sa capacité de gain que de ses revenus effectifs, ce d'autant que le salaire de l'intimée n'avait pas atteint son niveau actuel sur l'entier de la période litigieuse, courant dès le dépôt de la demande en divorce, voire avant. Il n'y avait au surplus pas lieu de tenir compte des pertes liées à l'activité indépendante de l'intimée, celle-ci étant libre de renoncer à cette activité.