Citation: 6B_637/2018 E. 1.1.2

1.1.2. Le recourant se réfère à la transcription de l'appel téléphonique de l'intimée à la centrale d'alarme immédiatement après les faits et se prévaut d'une erreur de la victime quant au nombre de ses agresseurs. La cour cantonale a à juste titre souligné le contexte dans lequel les propos en question ont été tenus, l'état de stress dans lequel l'intimée se trouvait et les difficultés de communication qu'elle avait avec l'agent. Il ressort du passage cité par le recourant que l'intimée évoque la présence de deux hommes et dit avoir subi un abus sexuel. La piètre qualité de l'échange entre les interlocuteurs rend délicate l'interprétation de leurs propos, mais on ne saurait, comme le fait le recourant, en conclure que l'intimée a affirmé avoir été abusée par les deux hommes. Comme par ailleurs celle-ci a toujours dit avoir été seule avec le recourant au moment de l'agression, ce passage n'est pas de nature à discréditer l'ensemble de ses déclarations au point qu'il apparaisse arbitraire de leur accorder foi.