Citation: U 38/03 08.03.2004 E. A

F.________ a travaillé en qualité de maçon au service d'une entreprise de construction. A ce titre, il était assuré obligatoirement auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) pour le risque d'accident. Le 21 avril 1993, il a été victime d'une fracture du cinquième métacarpien de la main droite au cours de son activité professionnelle. La CNA a pris en charge ce cas, ainsi que deux rechutes successives. Le 16 février 1995, l'assuré a été victime d'un second accident professionnel à la suite duquel il a subi une dissociation scapho-lunaire du troisième degré au poignet gauche. La CNA a pris également en charge ce cas. Après plusieurs tentatives de reprise du travail, le docteur A.________, spécialiste en orthopédie et médecin traitant de l'assuré (rapport du 15 février 1996), et le docteur B.________, médecin d'arrondissement de la CNA (rapport du 20 mai 1996) ont indiqué que l'état du poignet gauche était stabilisé et ont préconisé une réadaptation professionnelle. De son côté, l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du canton de Genève a mis en oeuvre une mesure d'observation professionnelle sous la forme d'un stage au Centre d'intégration professionnelle (CIP) du 30 mars au 29 juin 1998. Ce stage a été toutefois interrompu le 3 juin 1998, pour permettre une intervention chirurgicale pratiquée sur le poignet le 15 juillet suivant. Dans un rapport du 5 juin 1998, les responsables de la réadaptation du CIP ont attesté un rendement de 50 % dans des activités légères, des limitations dans le port de charges, les travaux de force, les mouvements de rotation des poignets et les gestes rapides et répétés, et ils ont fait état, tout au long du stage, de l'attitude passive de l'assuré. Celui-ci a repris son stage le 23 novembre 1998. Dans un rapport du 18 décembre suivant, les responsables de la réadaptation ont indiqué que la reprise d'une activité régulière devait permettre à l'intéressé de travailler à plein temps et pleine capacité dans des activités légères, seuls le port de charges, les travaux lourds et les mouvements de rotation du poignet gauche n'étant pas exigibles. Selon les experts de la réadaptation, l'assuré faisait toutefois montre d'une attitude plaintive, passive et dépourvue de détermination. Au cours des mois de janvier et février 1999, F.________ a effectué plusieurs stages dans des entreprises. Selon un rapport du CIP du 18 mars 1999, le prénommé était en mesure, avec un rendement de 50 %, d'effectuer des activités dans l'horlogerie (montage en série), comme ouvrier en usine ou encore dans le domaine du conditionnement léger. Par décision du 17 avril 2000, l'office AI a alloué à l'assuré une rente entière, successivement une demi-rente, pour la période du 1er février 1996 au 28 février 1999, puis une demi-rente, fondée sur un taux d'invalidité de 63 %, à partir du 1er mars 1999. Dans un rapport d'examen médical final du 4 mai 1999, le docteur C.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a indiqué que l'assuré n'était plus à même d'exercer son ancienne activité de maçon, mais qu'il était tout à fait en mesure d'exercer des activités n'exigeant ni l'utilisation de la force ni des mouvements très précis, répétitifs ou prolongés. Se fondant sur l'avis de son médecin d'arrondissement, la CNA a rendu une décision, le 16 février 2001, par laquelle elle a alloué à l'assuré, à partir du 1er avril 2000, une rente d'invalidité fondée sur une incapacité de gain de 25 % et une indemnité pour atteinte à l'intégrité fondée sur un taux de 30 %. Saisie d'une opposition, la CNA l'a rejetée par décision du 20 juillet 2001.