Citation: 5A_968/2017 E. 4.3

4.3. Reprenant pour l'essentiel les mêmes arguments que ceux visant à contester l'allocation d'une contribution de prise en charge en faveur de l'enfant, le recourant reproche à l'autorité cantonale de n'avoir pas considéré, bien que les deux parties travaillent et qu'il était aisé de retenir un revenu hypothétique à l'égard de l'épouse, que la garde alternée constituait un élément essentiel pouvant exclure le versement d'une contribution post-divorce. Comme il a déjà été exposé à propos de la contribution de prise en charge pour l'enfant (cf. supra consid. 3.3), les juges précédents n'ont cependant pas enfreint le droit fédéral en considérant qu'un tel revenu hypothétique ne pouvait être imputé à l'épouse avant que le fils des parties atteigne l'âge de 16 ans, et ce quand bien même une garde alternée avait été instaurée entre les parents. Ces critiques sont par conséquent infondées. Contrairement à ce que soutient en outre le recourant, en présence d'un mariage comprenant sept ans de vie commune, au cours duquel l'épouse s'est consacrée à l'éducation de l'enfant du couple et à la tenue du ménage, il faut considérer que le mariage a concrètement influencé la situation de celle-ci. L'épouse a donc droit au maintien du train de vie mené durant le mariage. A cet égard, il importe peu qu'elle ait recommencé à travailler à temps partiel après une courte interruption à la naissance de son fils. La cour cantonale retenant que l'épouse ne peut pas maintenir son niveau de vie antérieur par son propre travail, cette circonstance contraint par conséquent le mari à lui verser une contribution en vertu du principe de la solidarité. Le principe du clean break ne trouve donc pas application en l'espèce (cf. arrêt 5A_2/2008 du 19 juin 2008 consid. 5.2). Les juges précédents ne peuvent dès lors se voir reprocher d'avoir méconnu la différence entre les règles applicables aux mesures protectrices de l'union conjugale et celles qui régissent les procédures de divorce.