Citation: 4A_504/2016 E. B

Par acte authentique du 4 février 2008, X.________ SA a vendu ces deux parcelles à Z.________ AG. L'acquéresse se faisait transférer les autorisations de démolir et de construire. Elle s'obligeait aussi à reprendre, à l'entière décharge de la venderesse, trois conventions passées entre celle-ci et U.________ SA, dont la convention du 21 mars 2006 prévoyant un échange de terrains. Avec les autorisations de démolir et de construire, ces conventions étaient annexées à l'acte authentique et l'acquéresse déclarait les connaître. Le prix de vente était fixé à 20'150'000 fr., composé de 17'600'000 fr. en contrepartie des immeubles et de 2'550'000 fr. en contrepartie du projet de construction et de l'autorisation de construire. L'acquéresse versait aussitôt un acompte de 350'000 francs. Elle devait verser le solde du prix le 29 février 2008. Cette échéance était d'ores et déjà reportée au 10 mars 2008 dans l'éventualité où l'acquéresse n'aurait pas pu conclure la promesse d'échange de terrains avec U.________ SA, sans que le retard lui fût imputable. Le notaire devait requérir le transfert de propriété dès réception du prix total. La venderesse conserverait la jouissance des immeubles vendus jusqu'au 30 septembre 2008. Il apparut ensuite que U.________ SA ne pourrait pas promettre formellement l'échange de terrains sans avoir préalablement cédé une partie de son immeuble à l'Etat de Genève. Par acte authentique du 20 mars 2008, les parties à la vente d'immeubles ont convenu de reporter le paiement du solde du prix de vente au 31 du même mois. La venderesse devrait avoir préalablement conclu par acte authentique une convention d'échange de terrains avec U.________ SA. A défaut, le solde du prix ne serait exigible que plus tard, dans les cinq jours ouvrables qui suivraient la conclusion de cette convention d'échange.