Citation: 6B_857/2017 E. 2.5

2.5. Le recourant soutient que, en plus d'avoir acquis pour son propre compte des parts de B3.________, il aurait simultanément développé une "relation directe distincte" avec B2.________. Son argumentation est irrecevable dans la mesure où elle repose sur de nombreux éléments qui ne ressortent pas de l'état de fait de la cour cantonale, par lequel le Tribunal fédéral est lié (art. 105 al. 1 LTF) et dont le recourant ne démontre pas qu'il serait entaché d'arbitraire (cf. art. 97 al. 1 LTF). Il en va notamment ainsi lorsqu'il prétend avoir souscrit au fonds B3.________ "parce qu'il était en relation avec B2.________" et car cette société en était l'"investment manager". Il ressort au contraire de l'arrêt attaqué qu'en prenant contact avec P.________, en juin 2007, le recourant n'était intéressé que par le fonds B3.________, non car celui-ci était géré par B2.________, mais car les investissements relevaient de G1.________. Le fait que cette dernière société fût le courtier de B3.________ ressortait d'ailleurs des rapport annuel et états financiers révisés du fonds, arrêtés au 31 décembre 2006, auxquels le recourant a pu accéder à la suite de cette prise de contact. Comme l'a relevé à juste titre la cour cantonale, le fait que le recourant eût, dans le cadre de la procédure, acquis la conviction que B3.________ n'avait pas d'activité propre et dépendait totalement de B2.________ ne change rien à sa volonté de l'époque, qui consistait à désirer souscrire au fonds B3.________ afin de bénéficier des investissements de G1.________. Le fait que le recourant eût ensuite accédé au site Internet de B2.________, sur lequel se trouvait les informations relatives à B3.________, ne permet pas de retenir qu'il aurait noué un lien contractuel direct avec B2.________. Le prospectus d'octobre 2006, que le recourant a pu consulter sur le site en question, faisait d'ailleurs état d'un lien contractuel entre B1.________ Ltd et B2.________, à défaut de toute indication permettant de penser que cette dernière se lierait directement à tout souscripteur de l'une des "Trading Company" du Fonds. Pour le reste, les nombreuses mentions, sur le site, des "clients" de B2.________, dont le recourant fait grand cas, ne font pas apparaître comme arbitraire la constatation de la cour cantonale selon laquelle le recourant n'a jamais entendu conclure un contrat avec cette société. On ne perçoit pas, au demeurant, quelles obligations B2.________ aurait assumé envers le recourant, dès lors que ce dernier avait acquis une part de B3.________ et que son investissement était en mains dudit fonds. Contrairement à ce que prétend le recourant, on ne saurait déduire du "W.________ illustrative questionnaire for due diligence of fund of hedge funds managers", transmis à l'intéressé en vue d'une éventuelle nouvelle souscription de L.________ SA, un quelconque engagement de B2.________ envers celui-ci. La relation juridique entre B3.________ et le recourant découlait du formulaire de souscription à ce fonds, sur la base duquel celui-ci a pu forger sa volonté de créer un lien social. Il n'apparaît pas, pour le reste, qu'une "relation client-prestataire de services" se fût développée tacitement entre le recourant et B2.________, lors de la souscription de 2007 ou ultérieurement. Enfin, l'application de la théorie dite de la transparence, ou "Durchgriff", réclamée par le recourant, ne saurait entrer en compte. Comme l'a relevé la cour cantonale, il n'apparaît pas que l'invocation de la diversité des sujets de droit - soit B2.________ et B3.________ - constituerait un abus de droit ou aurait pour effet une atteinte manifeste à des intérêts légitimes (cf. art. 2 al. 2 CC; ATF 136 I 49 consid. 5.4 p. 61; 132 III 489 consid. 3.2 p. 493). Il est douteux, au demeurant, que B3.________, fondée préalablement à B2.________ et dont l'activité a toujours été spécifiquement dédiée à la gestion de G2.________, pût être considérée comme le simple "paravent" de B2.________. Enfin, contrairement à ce que prétend le recourant, B3.________ ne paraît pas avoir été privée de moyens de défendre ses intérêts, en cas de commission d'une éventuelle infraction par l'un de ses organes. Il ne ressort en particulier nullement de l'arrêt attaqué que B3.________ - qui disposait de la personnalité juridique - aurait été empêchée de poursuivre l'intimé après son départ de B2.________ en 2008 (cf. arrêt 1B_118/2017 du 13 juin 2017 consid. 3.3).