Citation: 5A_741/2021 E. A

A.a. A.________, née en 1976, et B.________, né en 1964, se sont mariés le 10 juillet 2008. Une fille est issue de cette union: C.________, née en 2012. Les conjoints se sont séparés le 31 mai 2017. Selon la convention de mesures protectrices de l'union conjugale homologuée par la Juge du district de Monthey le 2 mai 2017, la garde de l'enfant a été confiée à la mère et un large droit de visite réservé au père, qui s'est obligé à contribuer à l'entretien de sa fille. En février 2018, en raison de doutes quant à sa paternité consécutifs, selon ses allégués, aux révélations d'une amie, le mari a fait effectuer un test ADN privé. Les résultats de cette analyse, obtenus le 27 février 2018, ont révélé qu'il n'était pas le père biologique de l'enfant. A.b. Le 23 mai 2018, il a déposé une requête d'assistance judiciaire totale en prévision de l'introduction d'une action en désaveu de paternité. La requête a été acceptée par décision du 29 mai 2018. Le 20 juin 2018, il a ouvert action en désaveu de paternité contre son épouse et sa fille, concluant à ce qu'il soit constaté qu'il n'est pas le père de l'enfant et à ce que les inscriptions portées au registre de l'état civil soient rectifiées en ce sens. La mère de l'enfant a excipé de la péremption de l'action, concluant à l'irrecevabilité de celle-ci et, subsidiairement, à son rejet. Une curatelle selon l'art. 306 al. 2 CC a été instaurée en faveur de l'enfant le 4 juillet 2018. Dans son rapport d'expertise du 28 mars 2019, le Centre universitaire romand de médecine légale a exclu tout lien de filiation entre le demandeur et l'enfant.