Citation: 6B_1034/2022 E. 1.4.2

1.4.2. Pour le surplus, la cour cantonale a retenu que le recourant avait révélé l'existence et le contenu des photographies litigieuses à la présidente du tribunal de police et aux parties à la procédure, à savoir au ministère public et à B._________ qui, en sa qualité de partie plaignante, était également présent lors des débats du 31 octobre 2017 (art. 105 al. 2 LTF; cf. dossier cantonal, arrêt rendu le 13 juillet 2018 par la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise dans la procédure pénale P/13079/2015, p. 7 s.). Le recourant ne conteste à ce propos pas qu'avant leur production le 31 octobre 2017, B._________ ignorait l'existence et le contenu des photographies au titre de pièces à conviction versées à un dossier d'investigation policière (cf. art. 105 al. 1 LTF). Aussi, les arguments du recourant, selon lesquels les faits secrets ont été révélés à des tiers autorisés, tombent à faux. Au reste, l'acceptation des pièces par la présidente du tribunal de police ou le fait que cette dernière aurait pu ordonner leur dépôt ne lui permettaient pas de considérer qu'il était autorisé à les produire sans l'accord de sa hiérarchie. Dans la procédure pénale dirigée contre lui pour faux dans les titres, leur production nécessitait le consentement écrit de l'autorité supérieure (cf. art. 320 ch. 2 CP), qu'il n'avait pas obtenu.