Citation: 1C_221/2022 E. 2.3

2.3. Les recourants tentent de remettre en cause ces conclusions en soutenant que le texte légal serait clair et imposerait un préavis de la Commission dans le cadre d'une décision de classement. En cela, ils ne font qu'opposer leur propre interprétation de l'art. 84 aLPNMS à celle de l'autorité précédente, sans démontrer en quoi celle-ci serait manifestement insoutenable. Partant, les critiques des recourants sur ce point ne satisfont pas aux exigences accrues de motivation posées à l'art. 106 al. 2 LTF (cf. consid. 2.1 ci-dessus). En tout état, les juges cantonaux ont notamment fait la distinction avec la situation (modification et abrogation de classement) où le préavis de la commission est "nécessaire". Considérer au vu de ces éléments que le préavis n'est pas obligatoire en cas de décision de classement peut certes apparaître discutable, mais n'est assurément pas déraisonnable ou manifestement contraire au sens ou au but de la aLPMNS; par conséquent, une telle interprétation ne peut être qualifiée d'arbitraire. En outre, les recourants ne reprochent pas à la CDAP, qui était composée de deux assesseures spécialisées, d'avoir considéré être suffisamment renseignée pour trancher la cause sur la base du dossier et d'une appréciation anticipée des preuves, sans devoir encore solliciter un préavis de la CFMH. Ils ne contestent pas non plus que la Commission, inexistante, ne pouvait être saisie. Le grief doit partant être écarté.