Citation: 1C_98/2019 E. 3.3

3.3. En l'espèce, le Tribunal administratif fédéral a notamment relevé que le recourant était entré en Suisse en septembre 2002, qu'il s'était marié en juin 2005, qu'il avait présenté une demande de naturalisation facilitée le 23 septembre 2008, qu'il avait contresigné une déclaration de vie commune le 17 août 2009, que la naturalisation lui avait été accordée par décision du 15 septembre 2009 (entrée en force le 17 octobre 2009), que les époux s'étaient définitivement séparés en février 2010 et que ceux-ci avaient introduit le 9 juillet 2014 une requête commune en divorce qui avait abouti en date du 5 novembre 2014. Pour l'instance précédente, l'enchaînement chronologique rapide de ces éléments était de nature à fonder la présomption que, au moment de la signature de la déclaration commune et lors de la décision de naturalisation, la communauté conjugale des époux n'était plus stable et orientée vers l'avenir au sens de l'art. 27 aLN. Le recourant ne conteste aucun de ces éléments de fait. En l'occurrence, la présomption que sa naturalisation a été obtenue frauduleusement peut effectivement être admise, compte tenu de la séparation des époux intervenue seulement quatre mois après l'octroi de la naturalisation facilitée (cf. notamment arrêts 1C_436/2018 du 9 janvier 2019 consid. 4.3; 1C_362/2017 du 12 octobre 2017 consid. 2.3). Conformément à la jurisprudence précitée, il s'agit donc uniquement de déterminer si l'intéressé est parvenu à renverser cette présomption en rendant vraisemblable, soit la survenance d'un événement extraordinaire susceptible d'expliquer une dégradation aussi rapide du lien conjugal, soit l'absence de conscience de la gravité des problèmes de couple au moment de la signature de la déclaration commune.