Citation: 8C_324/2022 E. 6.3

6.3. En l'espèce, il ressort de la motivation de l'arrêt entrepris que les juges cantonaux ont bel et bien discuté l'argumentation de la recourante relative à une violation de l'art. 12 LPAC (cf. consid. 3.4 supra et consid. 9 infra) pour parvenir à la conclusion que la diminution de traitement n'était que la conséquence de la réaffectation de la recourante, qui était fondée et conforme à l'art. 12 al. 3 LPAC. De même, la cour cantonale a répondu à l'argumentation de la recourante fondée sur une invalidation pour cause d'erreur ou de tromperie en exposant que l'intimé n'avait pas implicitement accepté que la recourante occupe sa fonction sans diplômes, qu'il avait poursuivi l'exécution de l'accord de promotion et de formation et que sa bonne foi ne pouvait pas être mise en cause. Quant au grief selon lequel la décision de l'intimé était arbitraire en tant qu'il heurtait de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité (cf. consid. 11 infra), il y a été répondu à travers l'ensemble de la motivation de l'arrêt attaqué. Le grief de violation de l'art. 29 al. 2 Cst. doit dès lors être écarté.