Citation: 1B_53/2010 26.04.2010 E. 2

Les décisions relatives aux modalités d'exécution de la détention préventive, prises en dernière instance cantonale, peuvent en principe faire l'objet d'un recours en matière pénale conformément aux art. 78 ss LTF. Le fait que le recourant a déjà purgé la sanction litigieuse ne rend pas son recours sans objet dès lors que les conditions posées par la jurisprudence pour renoncer à l'exigence d'un intérêt actuel sont réunies (ATF 135 I 79 consid. 1.1 p. 81 et la jurisprudence citée). Par ordonnance présidentielle du 26 février 2010, un délai au 15 mars 2010 a été imparti au recourant pour produire la décision attaquée. Ce dernier a répondu ne pas être en mesure de donner suite à cette requête faute de disposer de l'argent nécessaire pour faire des photocopies de l'arrêt du Tribunal administratif. On ne voit cependant pas ce qui l'empêchait de produire l'original de cette décision, sachant que celle-ci est retournée à son destinataire à l'issue de la procédure. Quoi qu'il en soit, l'arrêt attaqué figure dans le dossier cantonal que le Tribunal fédéral s'est fait remettre. La cour de céans est ainsi en mesure d'instruire le recours et de statuer sur le sort de celui-ci en connaissance de cause de sorte qu'il convient d'entrer en matière sur le fond. Le mémoire de recours ne contient en revanche aucune conclusion. On ignore ainsi si le recourant entend demander l'annulation pure et simple de la sanction qui lui a été infligée ou sa réforme dans le sens d'une réduction de sa durée. Par ailleurs la motivation ne répond que difficilement aux exigences requises. La recevabilité du recours au regard de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF peut néanmoins rester indécise car il est de toute manière mal fondé.