Citation: 8C_272/2023 E. 5.2.2

5.2.2. En l'occurrence, selon l'offre d'emploi de chef (fe) de secteur à laquelle se réfère la recourante, la formation requise pour le poste de chef (fe) de secteur consistait en un diplôme fédéral en gestion des ressources humaines ou en assurances sociales, ou une formation équivalente de niveau Bachelor HES. Cela étant, quand bien même ces titres ne correspondent pas au niveau L (Bachelor) évoqué par les premiers juges, on ne voit pas en quoi le brevet fédéral de la recourante remplirait les conditions de l'offre d'emploi. Le fait que le brevet était probablement utile pour exercer la fonction n'y change rien. Sous l'angle du grief d'arbitraire dans l'établissement des faits, la recourante ne saurait se contenter de reprocher à la juridiction cantonale de n'avoir pas examiné plus avant la question de l'équivalence et de soutenir, sans plus d'explication, qu'elle remplissait les conditions d'engagement en classe 22. On relèvera au demeurant que selon l'art. 43 de la loi fédérale du 13 décembre 2002 sur la formation professionnelle (LFPr; RS 412.10), le brevet est décerné à la personne qui a réussi l'examen professionnel fédéral, alors que le diplôme est décerné à la personne qui a réussi l'examen professionnel fédéral supérieur. La recourante échoue ainsi à démontrer que les juges cantonaux auraient fait preuve d'arbitraire en considérant qu'elle ne remplissait pas les conditions d'engagement au poste de chef (fe) de secteur. Du point de vue de la classe salariale, ceux-ci étaient donc fondés à exclure toute discrimination à l'égard de la recourante, colloquée en classe 22 comme ses collègues masculins, indépendamment du point de savoir si ceux-ci remplissaient ou non les conditions d'engagement dans cette classe, respectivement s'ils auraient dû se voir attribuer un code 9. Enfin, en tant que la recourante reproche à la cour cantonale de n'avoir pas mentionné de manière complète les responsabilités assumées dans ses précédents postes, qu'elle considère plus utiles que l'expérience de C.________, elle ne démontre pas clairement en quoi les taux de pondération et annuités qui leur ont été appliqués se révéleraient arbitraires ou contraire au droit d'une autre manière. Son argumentation s'inscrit dans une discussion de type appellatoire, laquelle n'est pas admissible (cf. consid. 2.1 supra). Au demeurant, la juridiction cantonale n'a pas ignoré les tâches afférentes à la fonction de commise administratif 6 (cf. arrêt cantonal consid. 5 p. 13). Par conséquent, le grief d'arbitraire dans l'établissement des faits et dans l'appréciation des preuves doit être rejeté. Il n'y a donc pas lieu de s'écarter des faits constatés par l'autorité précédente.