Citation: 6B_1086/2015 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a constaté que la réquisition de poursuite avait été déposée par les recourants le 4 août 2011, soit quelques jours après l'envoi par le procureur (le 25 juillet 2011) d'une citation à comparaître. Le lien entre la citation à comparaître et la réquisition de poursuite était incontestable, de même que l'intention du recourant de faire céder la poursuivie dans le conflit qui les opposait. Au surplus, les prétendus actes illicites de la poursuivie - qui selon les recourants aurait incité le bailleur à rompre leur bail - n'avaient aucune assise que ce soit sur le plan civil ou pénal. Le départ des recourants avait d'ailleurs fait l'objet d'une convention. La créance et la poursuite étaient dès lors abusives.