Citation: 6B_756/2024 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a estimé que les conditions formelles de recevabilité d'une demande de révision n'étaient manifestement pas réalisées, de sorte qu'elle a déclaré la demande du recourant irrecevable. Le recourant avait invoqué comme premier motif de révision, de prétendus aveux de B.A.________ et de son conseil, survenus lors d'une audience devant le ministère public après la notification de l'arrêt du 30 janvier 2023, relatifs à une "fraude" judiciaire orchestrée par B.A.________ et son avocat, laquelle aurait mené au "pillage" de ses avoirs. En substance, pour la cour cantonale le procès-verbal relatif à cette audience ne revêtait aucunement la portée que lui prêtait le recourant et n'y décelait aucun indice, encore moins une quelconque forme d'aveu qui permettrait d'accréditer l'existence d'une tromperie susceptible de remettre en question l'arrêt précité. Le recourant n'avait, pour le surplus, fourni aucun détail quant au contenu d'une telle fraude, respectivement quant à la manière dont elle aurait influé sur la décision rendue par la cour cantonale. En outre, les documents produits à l'appui de son premier argument, soit le dossier du SPMi pour les années 2007 à 2014, la déclaration devant notaire du 5 août 2015 et le courrier du Département genevois des finances et des ressources humaines du 31 mars 2020, étaient tous largement antérieurs à l'arrêt du 30 janvier 2023. Or, le recourant ne consacrait pas un mot sur les raisons pour lesquelles il n'aurait pas été en mesure de les produire avant la reddition dudit arrêt. En tout état, leur contenu n'était nullement de nature à démontrer l'existence d'une tromperie à l'égard des autorités, laquelle aurait eu une influence sur la décision rendue dans une affaire de violation d'obligation d'entretien. En ce qui concerne les autres allégations du recourant et les documents produits par celui-ci, la cour cantonale a d'abord relevé que le compte-rendu relatif à une audience s'étant déroulée le 15 mai 2013 devant un tribunal de U.________, outre le fait que le recourant n'expliquait nullement pour quelle raison il ne l'aurait pas évoqué ou produit dans le cadre de la procédure ordinaire, ne concernerait, de son propre aveu, que la question des violences exercées à l'encontre de son fils. Or, le recourant n'avait été condamné que pour violation d'une obligation d'entretien dans le cadre de la procédure P/18838/2017, de sorte que ledit document apparaissait ici dénué de pertinence. S'agissant de l'attestation établie par C.________ en date du 28 avril 2015, ici, non plus, le recourant n'expliquait pas les motifs qui l'auraient empêché de la produire plus tôt. Pour le surplus, il ressortait dudit document que son auteur avait lui-même nourri un conflit avec B.A.________, la procédure démontrant en outre qu'il était un ami proche du recourant. Aussi, son contenu, au demeurant dénué de tout détail s'agissant d'un prétendu "marché" conclu en 2012 ou 2013 entre la prénommée et le Procureur général notamment, devait être apprécié avec la plus grande prudence et, en conséquence, apparaissait impropre à ébranler en lui-même les constatations de fait sur lesquelles est fondé l'arrêt du 30 janvier 2023. Indépendamment de leur éventuelle pertinence, plus que douteuse dans le cadre de cette affaire - le recourant ne les avait pas produites -, les 16 ordonnances de non-entrée en matière rendues par le ministère public entre le 2 octobre 2023 et le 24 avril 2024, à la suite de plaintes déposées par le demandeur, ne pouvaient en tout état pas fonder une demande de révision, puisque postérieures à l'entrée en force de l'arrêt du 30 janvier 2023. Pour la cour cantonale, il n'en allait pas différemment d'une hypothétique "tentative de l'intimidation dramatique et la préparation/tentative de [sa] destruction physique", survenue en date du 23 avril 2024, à propos de laquelle il n'avait fourni d'ailleurs aucun détail, respectivement de la production, par Me D.________, de procurations par hypothèse dépourvues de validité juridique dans le cadre de procédures civiles, dont l'influence sur la décision rendue par la cour cantonale le 30 janvier 2023 apparaîtrait dans tous les cas nulle. Enfin, s'agissant des faits évoqués par le recourant en lien avec le déroulement de la procédure P/xxxxx/xxxx, une partie - contenu de l'ordonnance pénale du 18 octobre 2022 - n'avait pas été évoquée dans le cadre de la procédure P/18838/2017 alors que le recourant en avait connaissance, tandis que l'autre était postérieure à l'entrée en force de l'arrêt du 30 janvier 2023, de sorte qu'ils ne pouvaient conduire à sa révision. En tout état, les éléments mentionnés concernent des faits différents de ceux ayant fait l'objet de la procédure P/18838/2017.