Citation: 5C.89/2004 25.06.2004 E. 1

2.2 Le recourant prend des conclusions compliquées, pour ne pas dire confuses, dont il y a lieu d'examiner la recevabilité. 2.2.1 L'acte de recours doit indiquer exactement les modifications demandées (art. 55 al. 1 let. b OJ). Le recourant n'a en effet un intérêt au recours, condition générale de recevabilité (ATF 127 III 429 consid. 1b; 118 II 108 consid. 2c), que s'il demande la modification du dispositif de l'arrêt attaqué. Or, dans la mesure où l'autorité cantonale a confirmé notamment les ch. 5 et 7 du dispositif du jugement de première instance, le recourant n'a pas d'intérêt à en requérir une nouvelle confirmation par la cour de céans. De même, il n'a pas d'intérêt à demander le partage par moitié de ses avoirs de prévoyance et le transfert du dossier au Tribunal des assurances sociales, car ces mesures ont déjà été ordonnées par l'arrêt attaqué. Dès lors, les conclusions du recours ne sont recevables que dans la mesure où elles tendent à une limitation dans le temps des contributions d'entretien pour les enfants et l'épouse. 2.2.2 En ce qui concerne la contribution d'entretien de l'épouse, les conclusions nouvelles sont interdites (art. 55 al. 1 let. b OJ). Le Tribunal de première instance avait alloué à l'épouse une pension non limitée dans le temps et refusé de partager l'avoir de prévoyance du mari. Dans son appel à la Cour cantonale, l'épouse a conclu à l'allocation d'une pension (non limitée) et au partage par moitié de l'avoir de prévoyance du mari. Dans son appel incident, ce dernier a conclu à une contribution d'entretien illimitée pour son épouse et, apparemment, au rejet du partage de son avoir de prévoyance. Il aurait toutefois dû conclure subsidiairement à une rente limitée pour le cas où la juridiction d'appel admettrait le partage de son avoir de prévoyance. La contribution d'entretien du conjoint est en effet soumise au principe de disposition et la cour cantonale était liée par les conclusions des parties (arrêt 5C.108/2003 du 18 décembre 2003, consid. 4 non publié aux ATF 130 III 297). Le chef de conclusions tendant à la suppression de la contribution d'entretien pour l'épouse lorsque le recourant atteindra l'âge de la retraite est donc nouveau et, par conséquent, irrecevable. Il le serait aussi du fait que cette conclusion est fondée sur la prétendue violation de l'art. 125 CC, alors que la cause est régie par le droit tunisien.