Citation: 2C_455/2007 09.11.2007 E. A

X.________, né en 1957, était inscrit à l'Ecole d'Ingénieurs de Y.________ depuis la rentrée académique 2003/2004, au bénéfice d'une bourse du Ministère de l'Agriculture du Cameroun. Il n'a toutefois commencé sa formation qu'à la rentrée 2004/2005, à cause d'un retard dans la délivrance de son autorisation de séjour. A l'issue de sa première année d'études, il a échoué dans plusieurs disciplines. Il a répété ces cours et leur évaluation lors du premier semestre de l'année académique 2005/2006 et s'est à nouveau trouvé en situation d'échec dans deux disciplines. Le 3 avril 2006, l'Ecole d'Ingénieurs de Y.________ a notifié à X.________ a une décision d'exmatriculation. Elle l'informait qu'il se trouvait en situation d'échec définitif à un ou plusieurs modules d'organisation, après une deuxième évaluation, et qu'il ne lui était plus possible de poursuivre sa formation avec succès au sein de l'école. L'intéressé a recouru contre cette décision. Il faisait valoir qu'on avait expliqué aux élèves qu'ils disposaient de deux chances pour présenter un module et d'un rattrapage pour compléter les modules non acquis. C'était donc en toute bonne foi qu'il avait entrepris de s'organiser et de planifier ses examens à son rythme. Le règlement d'études du 7 juillet 2004 n'avait jamais été expliqué clairement et les étudiants évoluaient dans l'incertitude et le flou. Il invoquait en outre les difficultés financières et les problèmes de santé et de logement auxquels il avait été confronté. Le 25 septembre 2006, la direction générale de la Haute Ecole de Genève (ci-après: la direction générale) a rejeté son recours.