Citation: 6B_586/2017 E. 2

Conformément à l'art. 42 al. 1 LTF, le mémoire de recours doit être motivé; les motifs doivent exposer succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Selon la jurisprudence, pour répondre à cette exigence, la partie recourante est tenue de discuter au moins sommairement les considérants de l'arrêt entrepris (ATF 140 III 86 consid. 2 et 115 consid. 2; 134 II 244 consid. 2.1); en particulier, la motivation doit être topique, c'est-à-dire se rapporter à la question juridique tranchée par l'autorité cantonale (ATF 123 V 335; 118 Ib 134 consid. 2; MERZ, in Basler Kommentar, BGG, 2e éd. 2011, nos 74 et 77 ad art. 42 LTF, avec d'autres citations). En l'espèce, le recourant n'invoque, tout d'abord, la violation d'aucun droit fondamental de manière expresse, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'examiner la cause sous cet angle (art. 106 al. 2 LTF). Etant rappelé que l'exigence de proportionnalité qui régit tout le domaine des mesures s'entend d'une pesée des intérêts entre l'atteinte aux droits de la personnalité qui en résulte pour l'auteur au regard de la vraisemblance qu'il commette de nouvelles infractions et de leur gravité (art. 56 al. 2 CP), les développements de nature politique proposés par le recourant, en relation avec la charge qu'il représente pour les contribuables suisses, sont sans pertinence pour l'issue du litige. Par ailleurs, en posant que son état pourrait s'améliorer en République démocratique du Congo, entouré de sa famille (sa soeur infirmière en particulier) et en bénéficiant de soins en hôpital, le recourant se borne à opposer sa propre opinion à celle de la cour cantonale, sans chercher à démontrer en quoi cette dernière aurait abusé de son pouvoir d'appréciation ou en aurait excédé les limites, respectivement en quoi elle serait tombée dans l'arbitraire, que le recourant n'invoque pas expressément (art. 106 al. 2 LTF). Une telle argumentation appellatoire est irrecevable dans le recours en matière pénale (ATF 141 IV 249 consid. 1.3.1). En ce qui concerne la question de l'expertise, le recourant ne discute pas précisément non plus les considérants de la cour cantonale. Celle-ci a relevé, d'une part, la gravité de la pathologie du recourant (schizophrénie paranoïde continue, chronique, persistante et résistante aux traitements) ainsi que la labilité des quelques progrès obtenus à A.________, le séjour du recourant ayant aussi été marqué par des sanctions (dont une pour agression sur un codétenu et une pour menaces et tentative d'agression contre des membres du personnel soignant) ainsi que plusieurs admissions en unité hospita lière de psychiatrie pénitentiaire. La cour cantonale a souligné, d'autre part, que le recourant n'avait produit aucune garantie d'un traitement thérapeutique adapté sur place, que rien ne permettait d'admettre que l'assistance médicale dans ce pays donnerait de meilleurs résultats qu'en Suisse et que le risque de récidive, déterminant pour l'application de l'art. 64a al. 1 CP, ne se limitait pas aux délits qui pourraient être commis en Suisse mais concernait la protection de la sécurité publique, sans considération de territoire. L'ensemble de ces éléments fonde une appréciation anticipée de l'inanité de la preuve proposée (ATF 136 I 229 consid. 5.3 p. 236). Les brefs développements du recourant, qui n'invoque pas expressément l'interdiction de l'arbitraire (art. 106 al. 2 LTF), ne sont manifestement pas de nature à démontrer que la décision entreprise serait insoutenable dans son résultat ou même dans le raisonnement qui la sous-tend. Il s'ensuit que, faute de toute motivation topique, le recours ne répond pas aux exigences de motivation précitées. Il convient de l'écarter en application de l'art. 108 al. 1 let. b LTF.