Citation: 6A.79/2000 20.11.2000 E. 3

3.- a) D'après le recourant, il serait nécessaire de faire toute la lumière sur les circonstances de son absence du 9 juin 2000 car le mauvais comportement reproché ne serait qu'un prétexte; en effet, il comprend mal que son licenciement n'ait pas été précédé d'un avertissement. Selon l'art. 105 al. 2 OJ, le Tribunal fédéral est lié par les faits constatés dans la décision attaquée (sauf inexactitude, lacunes ou violations des règles de la procédure). La cour cantonale a souverainement constaté, on l'a vu au considérant 2 ci-dessus, que c'est le comportement général du détenu qui est à l'origine de son licenciement. Cette constatation repose notamment sur une télécopie du GRAAP au Service pénitentiaire signalant la résiliation du contrat de travail avec effet à midi le 9 juin 2000; or, cette télécopie du 9 juin 2000 a été expédiée à 12 heures 48, soit avant que l'on puisse savoir que l'intéressé serait absent tout l'après-midi ce qui pouvait faire penser à une fuite. Le GRAAP s'est donc fondé sur le comportement déficient du détenu avant l'après-midi du 9 juin 2000. Quant à l'absence d'avertissement verbal ou écrit, il s'agit d'un fait allégué qui n'est pas constaté. Il n'y a donc pas lieu d'examiner le moyen qu'en tire le recourant. b) En dernier lieu, le détenu estime arbitraire le refus de l'entendre sur les circonstances de sa prétendue fuite et d'être confronté à son employeur. On ne saurait suivre cette argumentation car, d'une part, le détenu a eu l'occasion de s'expliquer avant la révocation du régime de semi-liberté, ce qu'il a d'ailleurs fait. D'autre part, on l'a vu, les circonstances de ce qu'il nomme sa "prétendue fuite", sont sans pertinence. Quant à une confrontation avec le responsable du GRAAP, on ne discerne pas quels éléments favorables au recourant pourraient en ressortir. Il ne le précise pas non plus; en particulier, il ne soutient pas que les reproches du GRAAP (inobservation des horaires fixés, manque de collaboration) soient infondés et ne démontre pas en quoi ils le seraient. Ainsi, le refus de procéder à une instruction complémentaire ne viole pas le droit d'être entendu de l'intéressé. La décision attaquée n'est pas non plus contraire à l'art. 9 Cst.