Citation: 5A_360/2018 E. 1

- S'agissant des biens-fonds nos 1956 et 2622 du cadastre de W.________: - principalement, à ce que ceux-ci soient attribués en pleine propriété à A.A.________ moyennant la reprise de la dette hypothécaire de 720'000 fr., le remboursement du prélèvement anticipé LPP de 328'758 fr. à sa caisse de pension et le versement d'une soulte de 129'834 fr. en sa faveur, l'inscription du transfert étant subordonnée à ces versements ainsi qu'à la réception du consentement à reprise de dette de la banque ou, le cas échéant, du consentement à radiation de la qualité de porteur de la cédule hypothécaire; - subsidiairement, à ce que leur vente aux enchères soit ordonnée, le prix de vente net étant partagé entre les parties en tenant compte de sa récompense variable à hauteur de 95,54% et après remboursement du prêt hypothécaire et du prélèvement anticipé LPP; - à ce que A.A.________ lui verse la somme de 8'938 fr. 50 à titre de partage des valeurs mobilières; - à ce qu'il soit dit et constaté que le régime matrimonial des époux est définitivement réglé sous réserve des conclusions précédentes; - à ce qu'il soit ordonné à sa caisse de pension de verser à A.A.________ la somme de 193'652 fr. à titre de partage des avoirs LPP accumulés par les époux durant le mariage. A.A.________ a conclu au rejet des conclusions prises par son mari - à l'exception du prononcé du divorce -, réclamant notamment : - la liquidation du régime matrimonial, elle-même se voyant attribuer sans soulte la part de copropriété de son époux sur l'immeuble de W.________ ainsi qu'une somme de 100'000 fr. à titre de liquidation du régime matrimonial et " tous les comptes détenus bancaires et autres détenus par les parties " étant partagés par moitié; - le partage légal des avoirs LPP constitués par les parties durant le mariage. Une expertise en vue de liquider le régime matrimonial a été rendue le 27 janvier 2015 par le notaire E.________; un complément a été dressé le 19 août 2015. Entre janvier et novembre 2016, A.A.________ a procédé à plusieurs modifications chiffrées concernant la liquidation du régime matrimonial des parties, augmentant, dans ses dernières modifications, à 355'980 fr. la somme due à ce titre en sa faveur. L'intéressée se fondait sur différents avis de saisie que l'Office des poursuites du canton de Neuchâtel (ci-après: Office des poursuites) avait émis à son encontre en sa qualité de copropriétaire de l'immeuble de W.________ et portant sur la part de copropriété de B.A.________ en raison de dettes, notamment d'impôts, que celui-ci avait cumulées. Par jugement du 20 octobre 2017, le Tribunal a prononcé le divorce des époux (I) et a notamment dissous et liquidé leur régime matrimonial moyennant, entre autres, l'attribution de la part de copropriété de B.A.________ sur les biens-fonds nos 1956 et 2622 du cadastre de W.________ à A.A.________ (III), l'inscription du transfert de la part de copropriété étant subordonnée à la reprise de la dette de 720'000 fr. auprès de la Banque D.________, au remboursement du prélèvement anticipé LPP de 328'758 fr. à la caisse de pension de B.A.________ et au versement à celui-ci d'un montant de 95'634 fr. (IV). Constatant que l'expert n'avait pas pris en compte l'intégralité des avoirs de troisième pilier des parties, le Tribunal a procédé à leur partage, disant que A.A.________ était débitrice de B.A.________ de la somme de 41'595 fr. 70 à ce titre (V). Moyennant bonne exécution des chiffres III, IV et V, le Tribunal considérait ainsi le régime matrimonial des époux comme étant dissous et liquidé, chaque partie étant pour le surplus reconnue propriétaire des biens et objets en sa possession (VI). Au titre du partage de la LPP, le Tribunal a dit que B.A.________ était le débiteur de son ex-épouse de la somme de 242'900 fr. à titre d'indemnité équitable au sens de l'art. 124e CC (VII). Statuant le 9 février 2018 sur l'appel de A.A.________, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud l'a rejeté, confirmant le jugement entrepris.