Citation: 5A_910/2021 E. 7

Le recourant émet également plusieurs critiques en lien avec les frais et dépens de première et deuxième instances. Il reproche tout d'abord à la juridiction précédente d'avoir confirmé le montant des frais judiciaires de première instance, fixé à 52'000 fr., sans tenir compte de l'activité réelle de l'autorité de première instance et du fait qu'en sept ans de procédure, à savoir en violation du principe de célérité, celle-ci n'a procédé qu'à deux actes licites et utiles à l'instruction. Il ressort toutefois de l'arrêt querellé que le recourant n'a pas critiqué le montant desdits frais en appel, de sorte que la critique est irrecevable, faute d'épuisement matériel des instances (art. 75 al. 1 LTF; ATF 146 III 203 consid. 3.3.4; 145 III 42 consid. 2.2.2; 143 III 290 consid. 1.1 et les références). Quant à l'arrêt de la Cour de justice, le recourant soutient qu'il ne serait qu'un " copier-coller " du jugement de première instance et que la cour aurait également tardé à le rendre. Le recourant ne soulève toutefois pas de grief clair et détaillé (art. 106 al. 2 LTF; ATF 138 I 1 consid. 2.1) d'arbitraire dans l'application du Règlement fixant le tarif des frais en matière civile (RTFMC; RS/GE E 1 05.10), de sorte que sa critique est, là encore, irrecevable. S'agissant des dépens de première instance et d'appel, le recourant se contente d'affirmer que les montants à fixer devront prendre en compte le travail généré par les écritures des parties. Faute de conclusions chiffrées sur ce point, sa critique est irrecevable (ATF 143 III 111 consid 1.2; BOVEY, Commentaire de la LTF, 3ème éd., 2022, n° 23 ad art. 42 LTF). L'intimée obtenant gain de cause, le grief du recourant selon lequel le conseil de l'intimée aurait incité sa cliente à plaider contre les pièces du dossier au lieu de dissuader celle-ci de procéder, de sorte qu'il conviendrait de mettre les frais judiciaires et les dépens à sa charge, apparaît dénué de tout fondement.