Citation: 6B_656/2022 E. 1.9

1.9. Dans un dernier grief, le recourant soutient que les faits établis ne permettraient pas de retenir qu'il aurait volontairement, à tout le moins par dol éventuel, établi un certificat médical contraire à la vérité. Ce faisant, le recourant s'en prend uniquement à l'appréciation des preuves opérée par la cour cantonale, sans même tenter d'en démontrer le caractère arbitraire. Il ne formule ainsi aucun grief recevable au regard des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Au demeurant, selon les constatations cantonales, qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), les certificats mentionnaient une dispense de comparution en justice et le recourant avait connaissance des procédures opposant sa patiente à l'intimé. De même, la cour cantonale a tenu pour établi que le recourant savait que celle-ci ne souffrait d'aucun problème de santé - que ce soit sur le plan physique ou psychique - et que c'était pour lui éviter de comparaître en justice, et donc par complaisance, que le recourant avait rédigé les certificats litigieux. Sur la base de ces éléments, la cour cantonale n'a dès lors pas violé le droit fédéral en retenant que le recourant savait que les certificats rédigés en faveur de sa patiente étaient destinés à une autorité et qu'il avait conscience qu'ils dressaient un tableau inexact de la santé de sa patiente et donc de leur caractère faux. Dans la mesure en outre où le recourant entendait, par la rédaction de ces trois certificats éviter à sa patiente de comparaître devant les autorité, alors qu'il savait qu'elle ne souffrait d'aucun problème de santé, l'élément de la volonté est réalisé. Le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.