Citation: 1C_14/2025 E. 4.2

4.2. L'art. 52 al. 1 à 3 LC (Recours - Effet suspensif) a la teneur suivante: ¹ Les décisions peuvent faire l'objet d'un recours motivé au Conseil d'État dans les 30 jours dès leur notification. ² Le recours n'a pas d'effet suspensif; celui-ci peut toutefois être octroyé d'office ou sur requête. ³ La demande d'octroi de l'effet suspensif doit être déposée dans le délai de dix jours. Les travaux ne peuvent débuter avant l'entrée en force de la décision relative à l'effet suspensif. La décision sur l'effet suspensif doit être prise dans un délai de trois mois dès le dépôt de la requête. La cour cantonale a considéré que l'art. 52 al. 2 LC (les recourants invoquent à tort l'art. 52 al. 3 LC, qui ne concerne que l'effet suspensif à titre provisionnel) comporte, dans le domaine du droit des constructions, une inversion du système général dans lequel l'effet suspensif est la règle et son retrait l'exception (art. 80 al. 1 let. d et 51 de la loi cantonale sur la procédure et la juridiction administratives - LPJA, RS/VS 172.6). La volonté du législateur était, dans ce domaine, de mettre en principe le constructeur en position d'utiliser son autorisation rapidement sans avoir à attendre l'issue d'un recours formé contre celle-ci. Comme le relève par ailleurs la cour cantonale, l'autorité saisie d'une demande d'effet suspensif reste tenue, en vertu des règles générales de procédure administrative (art. 28a LPJA) d'effectuer une pesée de l'ensemble des intérêts en présence, en tenant compte toutefois du déplacement d'intérêt voulu par le législateur en faveur d'une réalisation rapide des autorisations de construire. Les recourants ne soutiennent pas que cette appréciation, d'ailleurs confirmée par la jurisprudence (arrêt 1C_396/2021 du 22 décembre 2021 consid. 4.2), serait insoutenable.