Citation: 1P.551/2002 18.11.2002 E. 1

Que la garantie d'une autorité d'instruction indépendante et impartiale, instituée par cette disposition constitutionnelle (ATF 127 I 196 consid. 2b p. 198; 125 I 119 consid. 3b p. 123), permet au prévenu d'exiger la récusation d'un juge dont la situation ou le comportement est de nature à faire naître un doute sur son impartialité; Qu'elle tend notamment à éviter que des circonstances extérieures à la cause ne puissent exercer une influence défavorable sur les opérations de l'enquête; Qu'elle n'impose pas la récusation seulement lorsqu'une prévention effective du juge est établie, car une disposition interne de sa part ne peut guère être prouvée; Que la récusation peut être exigée déjà lorsque les circonstances donnent l'apparence de la prévention; Que, cependant, seules des circonstances constatées objectivement doivent être prises en considération; Que des impressions purement personnelles du prévenu ne sont pas décisives (ATF 116 Ia 135 consid. 2; voir aussi ATF 126 I 68 consid. 3 p. 73, 125 I 119 consid. 3a p. 122, 124 I 255 consid. 4a p. 261); Qu'en particulier, même lorsqu'elles sont établies, des erreurs de procédure ou d'appréciation commises par le juge ne suffisent pas à fonder objectivement un soupçon de partialité; Que seules des erreurs particulièrement lourdes ou répétées, à considérer comme des violations graves des devoirs du magistrat, peuvent avoir cette conséquence; Que les erreurs éventuellement commises doivent être constatées et redressées dans le cadre des procédures de recours prévues par la loi; Qu'il n'appartient pas au juge de la récusation d'examiner la conduite de l'enquête à la façon d'un organe de surveillance (ATF 116 Ia 135 consid. 3a p. 138; 114 Ia 153 consid. 3b/bb p. 158); Que dans la présente affaire, X.________ aurait pu contester le séquestre par la voie de la plainte au Tribunal cantonal, selon les art. 97 ch. 3 et 166 et ss CPP val.; Que son opinion relative à la nullité absolue de l'acte de procédure concerné est dépourvue de pertinence à cet égard; Que pour le surplus, le Président du Tribunal cantonal a constaté que les mesures critiquées sont, sans exception, prévues par le droit cantonal de procédure et "n'ont rien d'extraordinaire" au stade des recherches préliminaires ou du début de l'instruction; Que cela n'est pas sérieusement contredit par le recourant; Que dans ces conditions, on ne discerne aucun élément objectif qui puisse l'autoriser à soupçonner une intention malveillante ou partiale du Juge d'instruction; Que le recours de droit public se révèle donc privé de fondement, le rejet de la demande de récusation se révélant conforme à la garantie constitutionnelle invoquée; Que le recourant a présenté une demande d'assistance judiciaire; Que selon l'art. 152 OJ, le Tribunal fédéral peut accorder l'assistance judiciaire à une partie à condition que celle-ci soit dans le besoin et que ses conclusions ne paraissent pas d'emblée vouées à l'échec; Que la procédure entreprise devant le Tribunal fédéral n'avait manifestement aucune chance de succès; Que la demande d'assistance judiciaire doit dès lors être rejetée, sans qu'il soit nécessaire de vérifier si le recourant se trouve effectivement dans le besoin; Qu'il lui incombe d'acquitter l'émolument judiciaire. Par ces motifs, vu l'art. 36a OJ, le Tribunal fédéral prononce: