Citation: 6B_756/2021 E. C

Par jugement du 25 mai 2021, la Cour pénale II du Tribunal cantonal du canton du Valais, statuant à la suite de l'arrêt de renvoi du 17 novembre 2020, a notamment réformé le jugement rendu le 4 avril 2019 par le tribunal de première instance en ce sens que A.A.________ est reconnu coupable de lésions corporelles simples avec une arme et un objet dangereux, de rixe, de dommages à la propriété, d'injures, de menaces et de délit contre la Loi fédérale sur les armes et l'a condamné, en complément de la peine privative de liberté de 18 mois infligée le 16 janvier 2017, à une peine privative de liberté de 32 mois, sous déduction de la détention avant jugement subie du 27 avril 2017 au 4 avril 2019, ainsi qu'à une peine pécuniaire de 20 jours-amende à 10 francs. Elle l'a acquitté des chefs d'accusation de tentative de meurtre, de lésions corporelles graves, d'agression et de violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires. Elle a également révoqué le sursis accordé le 16 janvier 2017 par le Tribunal du IIIe arrondissement pour les districts de Martigny et St-Maurice et a dit que la peine privative de liberté de 18 mois était mise à exécution, sous déduction de la détention avant jugement subie du 9 octobre au 4 novembre 2015 et de 61 jours correspondant aux deux tiers de la durée des mesures de substitution subies jusqu'au 4 février 2016. Enfin, la cour cantonale a ordonné l'expulsion de Suisse de A.A.________ pour une durée de cinq ans (art. 66a bis CP). Il en ressort les faits suivants s'agissant de A.A.________. C.a. Le 21 avril 2017, avant les faits incriminés, un groupe de jeunes se trouvait sur le parking d'un magasin de U.________. Parmi eux figuraient B.B.________, son cousin C.B.________, D.________, E.________, F.________, G.________, H.H.________, son grand frère, I.H.________, ainsi que les jumeaux A.A.________ et J.A.________. À la demande de la police, les dix prénommés ont quitté les lieux et se sont rendus, pas nécessairement tous ensemble, au V.________, à U.________ ou aux abords immédiats de cet établissement. K.________ se trouvait au V.________, en compagnie du témoin n° 11. C.b. Peu avant minuit, K.________ et le témoin n° 11 ont croisé fortuitement C.B.________ et E.________ au sous-sol du bar, où se trouvaient les toilettes. Au cours d'une altercation verbale devant les toilettes du bar, C.B.________, accompagné de E.________, a menacé K.________ de régler leur différend au couteau. C.B.________ et E.________ sont ensuite tous deux sortis du V.________, à des moments distincts. C.c. Par la suite, C.B.________ a envoyé trois "messagers", soit E.________, G.________ et I.H.________ pour demander à K.________ de sortir du bar. Celui-ci est sorti et a rejoint C.B.________ ainsi que le groupe qui s'était réuni à l'extérieur. Après des premiers échanges de coups entre C.B.________ et K.________, une bagarre collective a éclaté au cours de laquelle les membres du groupe présents, soit B.B.________, A.A.________, J.A.________, G.________, D.________, F.________, H.H.________ et E.________, ont participé en administrant des coups à K.________. En outre, au moment où C.B.________ a chuté sous le premier coup de poing de K.________, A.A.________ a tendu un couteau à B.B.________, que celui-ci a saisi et avec lequel il a asséné deux coups de couteau à K.________, qui était dos à lui et penché sur son cousin, C.B.________. Il a frappé par deux fois, à l'horizontale et de gauche à droite, vers l'épaule gauche de la victime. C.d. Selon le rapport du médecin légiste, K.________ présentait des ecchymoses sur la région temporale gauche et de l'oreille gauche et une au niveau de la région pectorale droite, ainsi que six plaies à bords nets, occasionnées par arme blanche, au niveau du membre supérieur gauche (quatre) et du dos (deux). De l'avis du médecin légiste, le tableau lésionnel constaté n'a pas été de nature à mettre en danger la vie de K.________, du point de vue médico-légal. Le rapport a cependant conclu qu'une pénétration plus profonde de l'objet utilisé, par un mouvement même relativement minime de l'objet utilisé et/ou de l'expertisé, aurait théoriquement pu provoquer une lésion des vaisseaux axillaires et/ou l'ouverture de la cavité thoracique gauches, avec des conséquences potentiellement létales, d'autant plus en l'absence de soins médicaux. C.e. Le 8 avril 2017 à 2h50, les agents de la police municipale de U.________ sont intervenus devant la discothèque W.________, à U.________, pour calmer un groupe de jeunes gens qui faisaient du scandale. Lors de cette intervention, A.A.________ a insulté le caporal L.________ en le traitant de "fils de pute" et en lui criant "je vais te niquer fils de pute, ta mère la pute, connard". Il a également proféré des menaces en lui disant: "L.________ à X.________ on sait où tu habites, on n'a pas peur". Il a ensuite insulté l'agente M.________ en la traitant notamment de "connasse", "pute", "sous merde", "sale garce". Il a aussi proféré des menaces à son encontre en disant: "M.________ la copine à L.________, on sait où vous habitez, on va venir te faire ta fête, vous croyez qu'on a peur de venir chez vous, je vais te baiser". Plus tard dans la nuit, A.A.________ a envoyé des messages privés sur Facebook au caporal L.________, en le menaçant de faire un combat " one one ", de "baiser sa femme" et de le "démonter". Il lui a également écrit: "sous-merde de l'État", "fils de pute", "ta mère la pute", "t'as pas de couilles" et "salope" (jugement attaqué, p. 11-12). Le 20 avril 2017, le caporal L.________ et l'agente M.________, de la police municipale de U.________, ont chacun déposé plainte pénale contre A.A.________ pour menaces et insultes. C.f. Né en 1997 à Y.________, A.A.________ n'a ni formation professionnelle, ni emploi. Selon l'extrait de son casier judiciaire, il a été condamné le 27 août 2015 par la justice des mineurs à 90 jours de privation de liberté, dont 60 jours avec sursis de deux ans et à une assistance de probation pour lésions corporelles simples, rixe, agression, complicité de menaces, violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires et infraction à la Loi fédérale sur les armes. Il a également été condamné par ordonnance pénale du 4 novembre 2015 à une amende pour avoir été interpellé en possession d'un couteau papillon. Enfin, il a été condamné le 16 janvier 2017 par le Tribunal du IIIe arrondissement pour les districts de Martigny et St-Maurice à une peine privative de liberté de 18 mois, avec sursis pendant quatre ans, pour agression, vol d'usage d'un véhicule automobile et conduite d'un véhicule sans le permis de conduire.