Citation: 6B_376/2009 31.08.2009 E. 4

Le recourant invoque ensuite la violation des art. 47 et 50 CP. 4.1 Les principes régissant la fixation de la peine ont été rappelés dans un arrêt récemment publié (ATF 134 IV 17 consid. 2.1 et les références citées). Il suffit d'y renvoyer. 4.2 Dans son jugement du 10 avril 2008, le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de La Côte a, en substance, relevé le caractère particulièrement grave du comportement du recourant, en raison non seulement du nombre des victimes, mais aussi du statut de médecin du recourant. A cela s'ajoutait le fait qu'il avait agi sur une longue période à l'égard de plusieurs victimes. Il y avait aussi une progression dans la gravité des faits, allant d'attouchements à un acte sexuel complet. L'attitude du recourant durant l'enquête puis aux débats avait été odieuse. Il avait dénigré ses victimes, l'intimée en particulier. Il n'avait eu de cesse de s'inventer des états maladifs, se posant en victime et criant au complot. Aucun élément à décharge n'a été retenu en faveur du recourant, qualifié de pervers et manipulateur. Il n'avait exprimé aucun regret ni fait preuve d'aucune prise de conscience. La peine requise par le Ministère public, soit quatre ans de privation de liberté, apparaissait ainsi adéquate et même mesurée. Le tribunal correctionnel a également souligné que les actes réprimés par l'art. 191 CP étaient, en l'espèce, aussi graves qu'un viol et qu'il y avait sept autres cas d'abus de la détresse (jugement du 10 avril 2008, consid. VI, p. 51 s.). Examinant à son tour cette question, la cour cantonale a relevé que, d'un point de vue objectif, il était moins grave de profiter d'une incapacité de résistance que de créer cette incapacité, même si l'acte du recourant demeurait très grave. Elle a, pour ce motif, réduit la peine à trois ans et demi de privation de liberté.