Citation: 6B_560/2019 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a retenu le recourant coupable de menaces, menaces qualifiées, contrainte, tentative de contrainte sexuelle, contrainte sexuelle, viol, viol qualifié, violation d'une obligation d'entretien et infraction à la LACI. Elle a fait sienne l'appréciation de l'autorité de première instance selon laquelle la culpabilité du recourant est très lourde. Elle a relevé à ce propos qu'il s'était comporté durant des années en tyran domestique, n'hésitant pas à maltraiter son ex-épouse tant sur les plans physique, psychique que sexuel. Il avait passé outre son refus pour la contraindre à l'acte sexuel afin de satisfaire ses pulsions et il avait récidivé à l'encontre de B.________ alors qu'une enquête était ouverte contre lui pour des faits similaires. Les infractions les plus graves avaient été commises à plusieurs reprises. Le recourant ne pouvait se prévaloir ni d'une collaboration à l'enquête, dès lors qu'il persistait à nier les faits malgré l'évidence, ni de la moindre prise de conscience. En définitive, il apparaissait capable de commettre toutes sortes d'infractions et de s'en prendre à quiconque. Les messages qu'il avait envoyés à son ex-beau-père étaient révélateurs de son état d'esprit. La cour cantonale a noté qu'à ses yeux n'apparaissaient guère d'éléments à décharge, si ce n'est l'ancienneté des faits, dont la plupart remontaient à plus de cinq ans, qui constituait toutefois une circonstance négligeable au vu du comportement de tyran domestique, de la gravité, ainsi que de la répétition des infractions - les plus graves - contre l'intégrité sexuelle, dont un viol qualifié. Cette dernière infraction constituait l'infraction de base qui, en soi, entraînait déjà une peine privative de liberté de l'ordre de trois à quatre ans, le minimum légal de l'art. 190 al. 3 CP étant de trois ans. Les autres crimes contre l'intégrité sexuelle des deux victimes devaient valoir une augmentation du même ordre, pour tenir compte à la fois de la gravité de chaque agression sexuelle et de la répétition des actes en concours réel. A cette peine de l'ordre de sept ans s'ajoutaient les menaces, la contrainte, la violation d'une obligation d'entretien et l'infraction réprimée par l'art. 105 LACI (jugement sur appel, consid. 4.1.2 p. 27 s.).