Citation: 1B_182/2009 21.07.2009 E. 2

L'arrêt attaqué, qui confirme le rejet d'une demande de libération provisoire d'une personne placée en détention avant jugement, peut faire l'objet d'un recours en matière pénale conformément aux art. 78 ss LTF. Les mémoires de recours destinés au Tribunal fédéral doivent être motivés sous peine d'irrecevabilité. L'art. 42 al. 2 LTF exige en effet qu'ils exposent succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Lorsque, comme en l'espèce, la décision entreprise est fondée sur des dispositions du droit cantonal de procédure pénale, il est possible de faire valoir que l'application du droit cantonal viole le droit fédéral, c'est-à-dire le droit constitutionnel (cf. art. 95 let. a LTF). Le recourant doit alors expliquer de manière claire et précise en quoi la décision qu'il conteste pourrait être contraire aux garanties de la Constitution, car la loi sur le Tribunal fédéral exige en pareil cas la présentation d'une motivation qualifiée (cf. art. 106 al. 2 LTF; ATF 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254; 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). Le Tribunal cantonal a jugé qu'il existait un risque concret de fuite en raison du fait que le recourant, de nationalité française, était arrivé à Yverdon-les-Bains quelques jours avant le braquage dans le but apparent de commettre des infractions, qu'il n'avait aucune attache avec la Suisse, que les faits qui lui sont reprochés sont graves et que la peine encourue pourrait être d'une certaine durée. Le recourant estime quant à lui que sa fuite ne serait pas à craindre car il a l'intention de s'installer en Suisse pour vivre auprès de sa concubine. Il n'a fourni aucun élément permettant d'ajouter foi à ses allégations, respectivement d'apprécier l'intensité des liens qui l'unissent à sa compagne et d'admettre qu'ils suffiraient à écarter le risque de fuite découlant des autres éléments invoqués dans l'arrêt attaqué. Il est douteux que le recours réponde sur ce point aux exigences de motivation requises. Cette question peut toutefois rester indécise. Le Tribunal cantonal a en effet retenu que les besoins de l'enquête justifiaient également le maintien du recourant en détention préventive aux motifs que, d'une part, les circonstances exactes ainsi que le rôle joué par chacun des acteurs du braquage n'étaient pas encore connus et que, d'autre part, le recourant et ses complices étaient mis en cause pour s'être introduits sans droit, le 29 mai 2009, dans un appartement à Yverdon-les-Bains et avoir menacé les occupants. La cour cantonale s'est ainsi fondée sur deux éléments distincts pour motiver le maintien de la détention en raison d'un risque de collusion. Il incombait au recourant, sous peine d'irrecevabilité, de démontrer que chacun d'eux est contraire au droit (ATF 133 IV 119 consid. 6.3 p. 120/121). Or, celui-ci se borne à affirmer que sa mise en liberté ne présenterait aucun inconvénient pour l'instruction puisqu'il a dit toute la vérité sur le braquage auquel il admet avoir participé et qu'il resterait sur ses positions. Il ne développe aucune argumentation en lien avec la seconde infraction pour laquelle il est mis en cause. Il ne prétend pas que les faits relatifs à cette dénonciation auraient été élucidés et que sa libération ne pourrait pas entraver la recherche de la vérité. Il n'a pas davantage complété son recours dans le délai légal malgré la possibilité qui lui a été donnée de le faire. Cela étant, le recours, tel qu'il est motivé, ne répond pas aux exigences de motivation requises par la jurisprudence et doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée prévue par l'art. 108 al. 1 let. b LTF.