Citation: 6B_757/2021 E. 1.3

1.3. En l'espèce, s'agissant du premier complexe de faits (cf. let. B.b.a supra), il est constant que le recourant a commencé par mettre sa main sur l'épaule de D.________ et a tenté de l'embrasser. Il est également établi et incontesté que celle-ci a opposé une résistance aux avances du recourant en lui indiquant clairement " qu'elle ne voulait pas ". Le recourant a alors brisé la résistance de la jeune fille, passant outre son refus manifeste, en lui répondant " qu'ils ne faisaient rien de mal " et en la tirant vers lui. Il l'a manifestement tirée avec une certaine intensité puisque celle-ci, qui se trouvait à ses côtés, s'est retrouvée face à lui. Il a ensuite usé d'une force physique suffisante pour la prendre et la maintenir contre lui, dans le but de la faire céder. Quand bien même celle-ci ne cédait pas et continuait d'exprimer son refus (cf. procès-verbal d'audition devant la police du 18 février 2018 l. 33-34 p.3), le recourant l'a embrassée et enlacée puis lui a caressé les fesses et lui a touché le sexe par-dessus la culotte, contre son gré. Dans ces circonstances, la cour cantonale pouvait considérer que les gestes du recourant réalisaient l'intensité suffisante de l'emploi de la violence comme moyen de contrainte. En tant que le recourant tire ses propres déductions du degré de résistance qu'aurait pu lui opposer D.________ en relation avec la confrontation organisée par celle-ci quelques jours après l'événement en cause, son argumentation est purement appellatoire, partant irrecevable. Au demeurant, dans la mesure où l'usage de la force physique sur la victime doit être admis, le moyen par lequel le recourant conteste avoir pris celle-ci par surprise n'est pas déterminant, pour autant qu'il soit suffisamment motivé (art. 106 al. 2 LTF). S'agissant du deuxième complexe de faits (cf. let. B.b.b supra), il est constant que le recourant a demandé une fellation à la victime. Voyant qu'elle ne s'approchait pas, il l'a tirée vers lui. Puis, comme elle ne s'exécutait pas, il lui a saisi la tête et l'a maintenue contre son sexe en érection. Or ces gestes requièrent indubitablement l'application d'une force plus intense que ne l'exige l'accomplissement de l'acte dans les circonstances ordinaires de la vie, sans qu'il fût nécessaire que la jeune femme décrive avec précision l'intensité de la force utilisée par le recourant, contrairement à ce que soutient celui-ci. Pour le surplus, l'acte ayant duré une dizaine de secondes, l'argument du recourant selon lequel la victime aurait eu la possibilité de s'échapper est dénué de toute pertinence. Le comportement qu'il aurait adopté durant la relation sexuelle consentie préalable, qu'il décrit comme exempt de violence, n'est pas davantage déterminant puisqu'il se rapporte à un autre complexe de faits. Compte tenu de ce qui précède, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en jugeant que l'élément de contrainte sous la forme de l'usage de la force était réalisé. Le recourant ne conteste pas, à juste titre, les autres éléments constitutifs de l'infraction, en particulier l'élément subjectif. Il s'ensuit que la condamnation pour contrainte sexuelle doit être confirmée.