Citation: 4A_343/2013 E. 4

Devant le Tribunal fédéral, les recourants soutiennent que la Chambre des recours aurait dû se saisir de la contestation; ils se plaignent d'une application prétendument incorrecte des règles de procédure déterminantes. A supposer que leur critique se révèle fondée, il n'appartiendrait pas au Tribunal fédéral de statuer lui-même et directement sur la reprise de la procédure de conciliation; la cause devrait au contraire être renvoyée à la Chambre des recours. Contrairement à l'opinion de l'intimée, les conclusions soumises au Tribunal fédéral, tendant exclusivement à ce renvoi à l'autorité précédente, sont donc recevables au regard de la jurisprudence relative à l'art. 42 al. 1 LTF (ATF 134 III 379 consid. 1.3 p. 383; 133 III 489 consid. 3). Dans une contestation portant sur la validité d'une résiliation de bail, la valeur litigieuse est égale au loyer de la période minimum pendant laquelle le contrat subsiste si la résiliation n'est pas valable, période qui s'étend jusqu'à la date pour laquelle un nouveau congé peut être donné; il faut prendre ici en considération, s'il y a lieu, la période de protection de trois ans dès la fin de la procédure judiciaire qui est prévue par l'art. 271a al. 1 let. e CO (ATF 137 III 389 consid. 1.1 p. 390; 111 II 384 consid. 1 p. 386). En l'espèce, la Chambre des recours tient la valeur litigieuse pour supérieure au minimum légal de 15'000 fr. (art. 74 al. 1 let. a LTF); quoique le montant du loyer ne soit pas constaté, le Tribunal fédéral peut se rallier à cette appréciation.