Citation: 1B_206/2016 E. A

Le 15 septembre 2015, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a ordonné la surveillance téléphonique rétroactive (données accessoires seulement) des appareils utilisés par B.________, épouse de A.________, et par leurs filles C.________ et D.________, pour la journée du 23 avril 2015. Cette surveillance avait pour but de localiser les intéressés, dans le cadre d'une enquête relative à un excès de vitesse (29 km/h de dépassement dans une zone limitée à 50 km/h) commis le jour en question au Mont-sur-Lausanne. Le véhicule appartenait à A.________ mais celui-ci, en déplacement à l'étranger au moment des faits, avait refusé de communiquer l'identité du conducteur. Le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Vaud a autorisé les mesures de surveillance par décisions du 18 septembre 2015. Ces mesures ont été communiquées aux trois intéressées le 15 janvier 2016. Par arrêt du 4 mars 2016, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a déclaré irrecevable le recours formé par A.________ (celui-ci n'ayant pas fait l'objet de la surveillance et ne prétendant pas avoir utilisé les raccordements visés), et a rejeté le recours formé par B.________, C.________ et D.________. S'agissant d'une simple localisation, la mesure de surveillance était soumise aux conditions de l'art. 273 CPP. L'infraction à l'art. 90 al. 2 LCR présentait une gravité suffisante.