Citation: 2C_516/2019 E. 4

Il résulte de la jurisprudence que la loi fédérale sur l'harmonisation des impôts directs des cantons et des communes (LHID; RS 642.14, loi sur l'harmonisation fiscale) ne prescrit pas au législateur cantonal une méthode d'évaluation précise pour établir la valeur déterminante selon l'art. 14 al. 1 LHID, de sorte que les cantons disposent en la matière d'une marge de manoeuvre importante pour élaborer et appliquer leur réglementation, aussi bien dans le choix de la méthode de calcul que pour déterminer, compte tenu du caractère potestatif de l'art. 14 al. 1, 2ème phrase LHID, dans quelle mesure la valeur de rendement doit être prise en considération dans l'estimation. Il en découle que le pouvoir d'examen du Tribunal fédéral est limité à l'arbitraire en l'espèce (arrêts 2C_826/2015 du 5 janvier 2017 consid. 4.4 non publié in ATF 143 I 73; 2C_442/2012 du 14 décembre 2012 consid. 3; 2C_952/2010 du 29 mars 2011 consid. 2.1; 2C_504/2009 du 15 avril 2010 consid. 3.1). En l'espèce, les griefs des recourants dirigés contre l'application concrète des Instructions ne respectent pas les exigences accrues de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF en matière de violation des droits fondamentaux, en particulier d'interdiction de l'arbitraire. Le mémoire de recours ne fait jamais mention de droits constitutionnels ni n'expose a fortiori concrètement en quoi de tels droits seraient violés par l'arrêt attaqué. Il se fonde au surplus sur des faits qui, pour une grande partie, ne résultent pas de l'arrêt attaqué sans exposer en quoi les conditions de l'art. 97 al. 1 LTF seraient remplies. En résumé, les recourants se bornent à substituer leur opinion à celle de l'instance précédente.