Citation: 1P.783/2005 02.03.2006 E. 3

Le recourant se plaint d'arbitraire dans l'appréciation des preuves. 3.1 La notion d'arbitraire a été rappelée dans divers arrêts récents, auxquels on peut donc se référer. En bref, il ne suffit pas, pour qu'il y ait arbitraire, que la décision attaquée apparaisse critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9, 173 consid. 3.1 p. 178; 128 I 177 consid. 2.1 p. 182, 273 consid. 2.1 p. 275 et les arrêts cités). Conformément à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'arbitraire allégué doit par ailleurs être suffisamment démontré, sous peine d'irrecevabilité (cf. supra, consid. 1). 3.2 Invoquant sept témoignages, le recourant soutient qu'ils constituent des moyens de preuve nouveaux et sérieux, au sens de l'art. 455 CPP/VD, respectivement de l'art. 397 CP. Les quatre premiers de ces sept témoignages n'ont pas été invoqués à l'appui de la demande de révision. Le recourant n'établit en tout cas pas le contraire ni même ne le prétend. Il est dès lors irrecevable à s'en prévaloir dans son recours de droit public. Quant aux trois autres témoignages cités, le recourant, qui n'avait d'ailleurs pas fourni d'explications sérieuses à ce sujet dans sa demande de révision (cf. supra, consid. 2), ne démontre pas, conformément aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, en quoi leur nouveauté ou leur force probante aurait été méconnue ou niée arbitrairement; il se borne en effet à affirmer qu'ils n'étaient pas connus du juge d'instruction et qu'il ne fait aucun doute qu'ils sont propres à ébranler l'état de fait sur lequel repose sa condamnation. Le grief, fondé sur des pièces nouvelles et, pour le surplus, insuffisamment motivé, est dès lors irrecevable. 3.3 S'agissant des autres éléments de preuve invoqués, soit des pièces produites en annexe de la demande de révision, la motivation du recourant se réduit à affirmer qu'ils sont propres à ébranler les constatations de fait sur lesquelles se fondent sa condamnation et qu'il était arbitraire de le nier. Il n'en fait aucunement la démonstration d'une manière qui satisfasse aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, n'indiquant même pas en quoi l'argumentation par laquelle l'autorité cantonale en a dénié la force probante, voire la pertinence, serait manifestement insoutenable. Le grief pris d'une appréciation arbitraire de ces pièces est par conséquent également irrecevable.