Citation: 5A_910/2014 E. 8.2

8.2. Le grief de violation du droit à la preuve garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. ou l'art. 8 CC tombe à faux. Le recourant - qui affirme que les pièces litigieuses étaient pertinentes pour juger de l'attitude des intimés dans la procédure tunisienne - ne prétend ainsi pas qu'il aurait été empêché de produire des pièces, ni que le juge cantonal aurait refusé sans motif de verser au dossier des pièces produites, en sorte que l'on peine à comprendre en quoi ce refus d'admettre des preuves serait constitutif d'une violation du droit d'être entendu du recourant. L'autorité précédente a rappelé que les pièces nos 89 et 90 avaient déjà été versées correctement au dossier par les intimés 1 et 3 et a considéré que les pièces nos 91 et 92 n'étaient pas pertinentes pour déterminer le domicile du défunt, partant, la compétence des autorités suisses. Autant que l'avis de droit tunisien (pièce n° 91) doit être considéré comme une preuve du droit étranger à laquelle les parties sont tenues de collaborer, cet avis de droit n'est pas pertinent dans le cas d'espèce, dès lors que le droit suisse s'applique ( cf. supra consid. 3.2). Pour le surplus, il apparaît que l'autorité cantonale a procédé à une appréciation des preuves. Si le recourant entendait la contester, il lui appartenait de soulever un grief détaillé à cet égard (art. 106 al. 2 LTF; ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157; 130 II 425 consid. 2.1 p. 428), ce qu'il n'a pas fait. Le simple fait que le recourant ait mentionné dans la conclusion de sa critique que l'autorité précédente a refusé "d'admettre arbitrairement la production" n'est ainsi pas suffisante pour reconnaître qu'il a valablement soulevé un grief d'arbitraire à cet égard (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2).