Citation: 1A.71/2002 26.08.2002 E. B

X.________, propriétaire de la parcelle 6223 jouxtant les parcelles 7347 et 7348, à l'ouest du lotissement, a recouru contre cette autorisation auprès de la Commission cantonale de recours en matière de constructions (ci-après: la commission). Les arbres dont l'abattage était projeté, sur les parcelles 7347, 7348, 5343 et 7957 (soit la zone entourant le grand chêne), formaient, avec une futaie importante de buissons, taillis et haies, un bois d'environ 2000 m2 et constituaient une forêt au sens du droit fédéral. Une inspection locale a eu lieu le 12 octobre 1999, au cours de laquelle il a été constaté qu'une certaine quantité de végétation avait été enlevée peu de jours auparavant, et disposée en deux tas, contenant des ronces et des arbustes. X.________ s'en est plaint, soutenant que cet arrachage avait pour but de supprimer le caractère forestier du peuplement boisé recouvrant les terrains. Par décision du 23 novembre 1999, la commission a rejeté le recours. Le périmètre concerné se trouvait dans un environnement relativement urbanisé. Il laissait l'impression d'arbres isolés sur une petite surface, et l'arrachage effectué peu avant la vision locale ne pouvait avoir modifié les lieux de manière déterminante. Le 15 octobre 1999, le Service cantonal des forêts avait nié le caractère forestier des lieux, en relevant qu'il s'agissait de 10 arbres dans un périmètre de 560 m2, que les arbustes s'étaient installés en absence d'entretien et n'avaient à l'évidence pas quinze ans. Selon la commission, on se trouvait en présence de quelques grands arbres entourés d'une végétation spontanée, sans caractère forestier.