Citation: 6B_54/2019 E. B

Par arrêt du 23 novembre 2018, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a partiellement admis l'appel formé par X.________ contre ce jugement et a réformé celui-ci en ce sens que certains faits mis à sa charge font l'objet d'un classement, que la prénommée est condamnée, pour abus de confiance, escroquerie et gestion déloyale, à une peine privative de liberté de 18 mois. Elle a confirmé le jugement pour le surplus. La cour cantonale a retenu les faits suivants. B.a. Durant l'année 2009, X.________ a convaincu A.________ d'effectuer des versements en sa faveur, à hauteur de 334'200 fr. et 50'160 USD 55, ainsi qu'en faveur des bijoutiers C.________ pour 2'093'000 USD et D.________ pour 977'120 USD, dans le but de participer au financement d'une collection de bijoux dont elle prétendait détenir déjà certaines pièces et connaître les acheteurs. Elle a ensuite conservé les bijoux payés par A.________ et a obtenu des prêts - d'un montant total de 528'000 fr. - de la part de la Caisse publique B.________, en échange des bijoux déposés, ces sommes ayant été dépensées pour ses besoins personnels et n'ayant jamais été remboursées. B.b. Alors qu'elle fixait le prix des bijoux facturés par C.________ en lui faisant croire que A.________ en était l'acquéreur définitif, X.________ a perçu de la part du bijoutier, à l'insu du dernier nommé, les commissions revenant traditionnellement aux intermédiaires de ce type de transactions, à concurrence de 44'000 fr. versés le 29 janvier 2010, de 55'000 USD versés le 3 février 2010 et de 75'000 USD versés le 1er mars 2010. B.c. Entre les mois de juillet et septembre 2010, X.________ a obtenu cinq prêts de la Caisse publique B.________, pour un montant total de 517'000 fr., en échange du dépôt en gage de bijoux dont elle s'était déclarée légitime propriétaire, alors qu'elle savait que ceux-ci avaient été acquis grâce à l'argent de A.________ dans l'unique but de les revendre à de prétendus clients. Elle a ensuite affecté les sommes empruntées à ses besoins personnels.