Citation: 6P.91/2003 19.01.2004 E. 1

S'agissant des griefs relatifs à l'administration des preuves, la cour cantonale a considéré que le refus de procéder à l'audition du témoin C.________ était justifié dès lors que X.________ n'avait pas renouvelé sa requête lors des débats devant le premier juge, qui pouvait y voir une renonciation à ce moyen. La cour cantonale relève au demeurant que l'audition de ce témoin ne constituait pas un moyen de preuve essentiel, d'autres dépositions figurant au dossier suffisant à se forger une conviction. En outre, elle estime que la question relative à la légalité de l'enregistrement de la conversation entre C.________ et X.________ est sans pertinence car les aveux de celui-ci ne sont pas en relation directe avec l'enregistrement litigieux. La cour cantonale relève de surcroît que X.________ a, au cours de l'instruction subséquente, librement admis avoir déposé des braises au début d'un amas de caisses et considéré que l'instruction devait désormais porter les liens de causalité entre ce comportement et l'incendie. En outre, la cour cantonale considère notamment que les éléments constitutifs de l'incendie intentionnel sont réalisés car l'incendie causé par X.________ a causé un dommage à l'entrepôt, propriété de l'Etat du Valais, lequel a ainsi subi un préjudice. Du point de vue subjectif, elle admet qu'en tant que charpentier, X.________ était conscient qu'il permettait au feu de se développer rapidement et qu'il s'est en tout cas accommodé du risque qu'il a causé, désireux qu'il était d'occasionner un dommage à l'immeuble pour nuire au gardien. En ce qui concerne la peine, l'autorité cantonale relève que la faute est lourde, les dégâts importants et les antécédents de l'auteur très mauvais. Il ne peut en outre se prévaloir d'aucune circonstance atténuante alors qu'il y a lieu en revanche de retenir la circonstance aggravante du concours d'infractions.