Citation: C 218/05 10.07.2006 E. A

Le 7 septembre 2000, la société P.________ AG et G.________ ont conclu un contrat de travail, par lequel le prénommé a été engagé en qualité de gérant de la succursale de ladite société à C.________. A deux reprises, les 1er mai et 6 septembre 2001, l'employeur a reproché à son salarié une mauvaise gestion du magasin. Le 22 novembre 2001, G.________ a signé un document intitulé « Reconnaissance de faute », dans lequel il admettait avoir fait preuve de négligence grave dans la tenue de la caisse ainsi que dans la gestion du magasin, ce qui avait conduit à la perte (ou au vol) de marchandises pour une valeur totale de 14'569 fr.; il s'engageait à dédommager son employeur pour le cas où la plainte que ce dernier avait déposée pour vol aboutirait à sa culpabilité. Par lettre du 19 décembre 2001, l'employeur a résilié le contrat avec effet au 28 février 2002, en libérant G.________ de son obligation de travailler. Par ordonnance du 8 février 2002, le Juge d'instruction du Tribunal d'instruction pénale du Valais central a classé provisoirement la plainte pénale que l'employeur avait déposée contre inconnu, considérant en particulier qu'il n'était pas établi que G.________ fût mêlé aux infractions qui avaient fait l'objet de cette plainte. Le 28 février 2002, l'employeur a remis un certificat de travail à son salarié, dans lequel il indiquait que l'employé avait prouvé son énergie au travail et son esprit d'initiative et attestait que le comportement de l'intéressé à l'égard des clients, de ses supérieurs et de ses collaborateurs avait été correct et aimable. P.________ AG et G.________ ont finalement passé une transaction devant le Tribunal du travail à Sion, le 17 mai 2002, dont il est ressorti en particulier que le motif de licenciement résidait dans la mauvaise capacité du travailleur à s'occuper du poste confié, aucun soupçon de malversation n'étant retenu à son encontre. Les parties déclaraient en outre reconnaître mutuellement leur parfaite honorabilité et l'employeur s'engageait à verser une indemnité de 1'000 fr. au salarié. G.________ s'est annoncé à l'assurance-chômage le 4 mars 2002. Sous la rubrique « Motif de la résiliation », il a fait part de divergences d'opinions et s'est expliqué à ce sujet dans une lettre du 6 mars suivant, où il a exposé, en bref, que l'employeur avait pris des décisions incohérentes et que leurs relations s'étaient envenimées.