Citation: 2C_669/2023 E. 3.3

3.3. Ces conditions ont déjà été examinées et leur réalisation niée par le Secrétariat d'Etat aux migrations dans sa décision du 17 novembre 2017 et par le Tribunal administratif fédéral dans son arrêt du 2 octobre 2019 entré en force. Elles ont une nouvelle fois été niées dans l'arrêt attaqué qui n'a pas constaté de modifications significatives des circonstances. L'instance précédente a en effet une nouvelle fois constaté que les conditions pour accorder au recourant une autorisation de séjour fondée sur le droit à la vie de famille garanti par l'art. 8 CEDH n'étaient pas réunies. Si elle ne conteste pas que le recourant entretient des relations personnelles avec ses enfants, elle retient que, malgré les nombreuses nouvelles pièces fournies durant la procédure, ces liens affectifs n'ont pas connu de changements depuis les décisions des 17 novembre 2017 et 2 octobre 2019. En revanche, elle relève sous l'angle du lien économique que, malgré le montant important qu'il doit encore au Bureau de recouvrement et d'avances sur pensions alimentaires, le recourant continue d'investir de l'argent dans l'achat de biens qui ne sont pas de première nécessité (iPhone 13 de 579 fr.) et, sous l'angle du comportement irréprochable, qu'il est revenu en Suisse malgré une interdiction d'entrée. En se focalisant dans son mémoire de recours devant le Tribunal fédéral uniquement sur l'évolution qu'il estime significative du lien affectif étroit qu'il entretient avec ses enfants au moyen d'une nouvelle série de pièces à titre de preuve, le recourant s'écarte des faits constatés dans l'arrêt attaqué en présentant une argumentation purement appellatoire. De telles critiques ne sont pas admissibles devant le Tribunal fédéral qui ne revoit pas librement les faits (art. 97, 105 et 106 al. 2 LTF; ATF 147 IV 73 consid. 4.1.2). Le recourant perd également de vue que les autres conditions posées par la jurisprudence relatives aux liens économiques et au comportement irréprochable pour obtenir une autorisation de séjour issue du droit à la vie de famille ne sont pas réunies malgré ses dénégations. Il s'ensuit qu'il ne peut pas se prévaloir de manière défendable d'un droit garanti par l'art. 8 CEDH pour obtenir une autorisation de séjour. La voie du recours en matière de droit public est par conséquent exclue.