Citation: 9C_606/2015 E. 3

En comparant la situation du recourant prévalant en 1996 (date de la dernière décision reposant sur un examen matériel des faits; ATF 133 V 108) avec celle prévalant en 2014 (date de la décision litigieuse), la juridiction cantonale a constaté une amélioration de l'état de santé permettant à l'assuré d'exercer désormais une activité lucrative à 100 % dans une activité adaptée. Pour ce faire, elle s'est fondée sur l'expertise pluridisciplinaire de la Clinique D.________ (rapport du 23 octobre 2012). Elle a notamment expliqué les raisons pour lesquelles elle avait écarté l'appréciation des docteurs B.________ (en particulier les rapports des 13 décembre 2013 et 5 mai 2014) et H.________ (rapport du 23 juin 2014). Elle a également relevé qu'aucune constatation ne pouvait être faite sur la base des remarques faites par les responsables du stage effectué au Centre G.________ (rapports des 13 mai et 28 juin 2013). Se référant à l'instruction menée au sujet de la présence du recourant en avril 2011 sur un chantier à C.________, elle a observé que l'assuré avait failli à l'obligation de renseigner qui lui incombait, de sorte que la suppression de la rente prenait effet de manière rétroactive à partir du 1 er mai suivant. En application de ces différents éléments, elle a confirmé la décision de l'office intimé de supprimer la rente d'invalidité dès le 1 er mai 2011 ainsi que celle d'exiger la restitution des prestations servies à tort en mai et juin 2011.