Citation: 5A_77/2008 28.04.2008 E. 2

En ce qui concerne les constatations de fait, la recourante fait valoir que la Commission cantonale de surveillance a omis de retenir que le procès-verbal de séquestre ne désigne pas l'objet à séquestrer, que l'office a émis deux procès-verbaux différents, portant la même date, pour la même affaire de séquestre et qu'il ne dit pas, à propos de la créance séquestrée, "due par [le tiers débiteur] suite à un jugement", de quelle créance il s'agit. 2.1 Le recourant qui entend invoquer que les faits ont été établis de manière manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-à-dire que les constatations de fait sont arbitraires, au sens de l'art. 9 Cst. (Message concernant la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale du 28 février 2001, FF 2001 p. 4000 ss, p. 4035 n. 2.3.1.2 et p. 4135 ad art. 92; ci-après: Message), doit démontrer, par une argumentation précise, en quoi consiste la violation. Le Tribunal fédéral n'examine en effet la violation de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.) que si ce grief a été invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF), c'est-à-dire s'il a été expressément soulevé et exposé de façon claire et détaillée (principe d'allégation; Message, p. 4142 ad art. 100; cf. art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 130 I 26 consid. 2.1 p. 31; 130 I 258 consid. 1.3 p. 261/262; 125 I 71 consid. 1c p. 76 et les arrêts cités). De surcroît, le recourant doit démontrer que la violation qu'il invoque est susceptible d'avoir une influence sur le sort de la cause (art. 97 al. 1, in fine, LTF); il doit rendre vraisemblable que la décision finale aurait été différente si les faits avaient été établis de manière conforme au droit (Message, p. 4136 ad art. 92). 2.2 Il n'y a pas lieu d'examiner si ces exigences sont respectées en l'espèce, car le grief d'omission adressé à l'autorité cantonale sur les trois points de fait en question est de toute façon infondé. En effet, s'agissant tout d'abord de la désignation de l'objet à séquestrer, le procès-verbal litigieux renvoie expressément à la rubrique "objets à séquestrer" figurant au dos de l'ordonnance de séquestre, ce qui est parfaitement admissible compte tenu du rattachement physique du procès-verbal de l'office à l'ordonnance du juge, le procès-verbal étant dressé "au pied" de celle-ci (art. 276 al. 1 première phrase LP) ou plutôt au verso (form. 45) ou sur une page annexe (form. 45a) (cf.Stoffel/Chabloz, Commentaire romand de la LP, n. 2 ad art. 276 LP). On comprend aisément à la lecture du procès-verbal litigieux qu'il désigne comme objet à séquestrer en mains du tiers débiteur les "contributions d'entretien versées" à la débitrice. Quant à la date des deux procès-verbaux de séquestre, elle est effectivement la même, dactylographiée, sur les deux actes (11 juillet 2007), mais le second acte porte en plus la date du 20 septembre 2007, apposée au moyen d'un timbre humide, ce qui les distingue parfaitement, étant constant et incontesté par ailleurs que, le 20 septembre 2007, l'office a annulé et remplacé le premier procès-verbal. En ce qui concerne enfin l'identification de la créance séquestrée mentionnée par l'office, le dossier du séquestre à exécuter, en particulier la requête de séquestre, la rendait d'emblée évidente: il s'agissait indubitablement de la créance en contributions d'entretien dues par le tiers débiteur à la débitrice en vertu d'un jugement de divorce.