Citation: 2C_796/2018 E. 4.3.2

4.3.2. Le recourant se réfère à l'arrêt 2C_330/2015 du 26 novembre 2015, dans lequel le Tribunal fédéral avait admis un recours du SEM en matière de durée d'une mesure d'interdiction de périmètre, en raison d'une violation de l'art. 36 Cst. Cet arrêt ne lui est toutefois d'aucun secours. En premier lieu, dans l'arrêt en question, la durée de l'interdiction de périmètre prononcée à l'encontre de l'intéressé avait été réduite de douze à trois mois (et non pas à six mois), ce qui permettait de douter de son efficacité. En outre, le Tribunal fédéral avait admis le recours du SEM en considérant que la "réduction temporelle de la mesure lui fai[sait] perdre son caractère approprié aux circonstances de l'espèce en particulier au regard de la gravité du comportement de l'intimé " (arrêt 2C_330/2015 du 26 novembre 2015 consid. 3.2). En effet, dans l'arrêt 2C_330/2015, la personne concernée, depuis le début de son séjour en Suisse, avait fait l'objet de vingt-quatre condamnations pénales (principalement pour des infractions à la LStup et à la législation fédérale sur les étrangers, mais aussi pour brigandage, vol et menaces) et avait démontré une propension à se livrer au trafic de stupéfiants. Or, le présent cas concerne un étranger qui, hormis les deux ordonnances pénales précitées, n'a jamais subi de condamnation pénale en Suisse. Dans ces circonstances, le recourant ne peut rien déduire de l'arrêt 2C_330/2015. Les considérants qui précèdent conduisent au rejet du recours dans la mesure où il est recevable.