Citation: 4A_445/2021 E. 5.2.1

5.2.1. Le 5 mars 2009, le client, représenté par son avocat, a ouvert action contre D.________ auprès du Tribunal d'arrondissement de U.________ afin d'obtenir le remboursement de ses frais d'avocat en relation avec la procédure en annulation du testament et le dédommagement découlant de l'absence de location de l'appartement litigieux durant cette procédure, invoquant un loyer mensuel de 3'500 fr., charges comprises. Il a limité ses conclusions à la somme de 100'000 fr., intérêts en sus. Par jugement du 2 juillet 2013, le tribunal a rejeté la demande, dans la mesure notamment (1) où le client n'avait, en ne tenant pas compte des prétentions éventuelles de sa cohéritière, pas établi le montant exact de son dommage et où la condition de la faute n'était pas réalisée s'agissant de la perte de loyers, (2) où le client devait se voir imputer une faute concomitante car il n'avait pas contesté la décision de l'administrateur officiel ou invoqué un déni de justice quand bien même il aurait pu le faire, et (3) où D.________ n'avait fait qu'utiliser la possibilité, offerte par l'art. 519 CC, d'ouvrir une action en annulation du testament. En tant que la succession - et non le seul client - aurait dû interrompre la prescription à l'égard de D.________, les prétentions qu'aurait pu faire valoir la succession étaient par ailleurs prescrites.