Citation: 6B_984/2020 E. 1.2.4

1.2.4. Pour le reste, il est vrai que l'on ne trouve pas d'éléments déterminants, dans l'état de fait cantonal, permettant de retenir que le recourant aurait déjà envisagé d'attenter à la vie de B.________ et de E.________ dans le cours de l'après-midi, même s'il avait précédemment manifesté passablement d'agressivité à leur égard (il avait frappé E.________, s'était exprimé de manière virulente à son égard et avait également copieusement insulté B.________). La formulation de la cour cantonale selon laquelle " sa décision ferme a été prise au plus tard suite à l'appel téléphonique de 19h38, mais l'idée d'un acte funeste avait sans aucun doute germé plus tôt dans son esprit " peut dès lors paraître discutable sous cet angle. Cela étant, dans l'appréciation de la qualification des infractions, la cour cantonale a simplement retenu que " le prévenu a décidé de tuer, vers 19h40 au plus tard. Il a ensuite, dans un laps de temps d'environ deux heures, préparé son acte, en se munissant d'un pistolet, dans lequel il a inséré un magasin contenant huit ou neuf cartouches, puis a effectué un mouvement de charge " (jugement attaqué, consid. 7 f., p. 76). Ainsi, pour conclure à un certain degré de préméditation, élément pertinent dans la qualification juridique des infractions, la cour cantonale s'est fondée sur une volonté de tuer qui s'est formée à partir du téléphone de 19h38 et sur les préparatifs qui s'en sont suivis. La correction de l'état de fait cantonal sous cet angle serait donc, quoi qu'il en soit, sans incidence sur l'issue de la cause (cf. art. 97 al. 1 LTF). Aussi, compte tenu de ce qui précède, le recourant n'a pas démontré le caractère arbitraire de l'établissement des faits cantonal.