Citation: 2C_734/2018 E. 1

Par arrêt du 28 juin 2018, le Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a rejeté le recours que A.X.________, né en 1971, B.X.________, née en novembre 2011, et C.X.________, né en septembre 2013, tous ressortissants espagnols, ont déposé contre la décision du 27 novembre 2017 du Département de l'économie et des affaires sociales du canton de Neuchâtel confirmant la décision du 9 février 2017 du Service des migrations du canton de Neuchâtel refusant de prolonger l'autorisation de séjour de A.X.________ et refusant d'octroyer une autorisation de séjour à ses enfants, B.X.________ et C.X.________, qui l'avaient rejoint le 1er décembre 2015. A.X.________ était entré en Suisse en 2009; il avait perdu son travail de durée indéterminée au bout de deux mois, il avait certes inscrit une raison individuelle au registre du commerce le 13 octobre 2014 mais elle avait été radiée le 1er avril 2015; il faisait l'objet de poursuites pour 42'222 fr. 94 et d'actes de défaut de biens pour 55'736 fr. 37 et n'avait pas retrouvé de travail depuis lors. Les diagnostics médicaux posés lors de son suivi au Centre neuchâtelois de psychiatrie du 8 juin 2011 au 12 janvier 2012 ne faisaient état d'aucune incapacité de travail qui, du reste, ne serait intervenue qu'après que l'intéressé avait perdu sa qualité de travailleur ALCP. A.X.________ ne pouvait plus se prévaloir de son statut de travailleur ALCP et ne se trouvait pas dans une situation qui lui permettait de demeurer en Suisse pour raisons d'incapacité de travail permanente. Il ne remplissait pas non plus les conditions de l'art. 30 al. 1 let. b LEtr. Ses enfants ne pouvaient par conséquent pas obtenir une autorisation de séjour dérivée.