Citation: 7B_561/2024 E. 5.3.1

5.3.1. En l'espèce, le recourant ne conteste pas être habilité à procéder le cas échéant à des ordres de virement au débit du compte litigieux, y compris en faveur de tiers. À ce stade, peu importe donc que cette relation soit ouverte par une association professionnelle; soutenir le contraire équivaudrait au demeurant à lui dénier la qualité pour recourir dans la présente cause. Dans le cadre de l'examen d'un séquestre, le juge saisi doit pouvoir statuer rapidement, ce qui exclut qu'il résolve des questions juridiques complexes ou qu'il attende d'être renseigné de manière exacte et complète sur les faits (ATF 141 IV 360 consid. 3.2 et l'arrêt cité; arrêt 7B_191/2023 du 14 mars 2024 consid. 2.3.2). Rien ne permet dans le présent cas de se distancer à ce stade de la procédure des principes rappelés ci-dessus en matière de dépôt de fonds auprès d'un notaire. Le recourant, qui a agi en tant que notaire - en principe pas gratuitement (cf. notamment la provision pour ses honoraires sollicitée auprès de l'acheteur) - dans le cadre d'une vente immobilière, ne fait d'ailleurs état d'aucune référence à la jurisprudence ou à la doctrine qui viendrait étayer ses affirmations a priori dans le sens d'un défaut de transfert de propriété. La nature du compte de consignation en cause ne suffit par conséquent pas pour obtenir la levée du séquestre portant sur ledit compte.