Citation: I 151/06 29.06.2007 E. A

K.________, née en 1947, mariée et mère de deux enfants majeurs, a exercé à temps partiel (six heures par jour) le métier de vendeuse depuis 1988, consacrant le reste de son temps aux activités ménagères. En raison d'affections psychiques, elle a subi une incapacité totale de travail à partir du 22 janvier 2003. Le 16 décembre suivant, elle a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente. Procédant à l'instruction de celle-ci, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après : l'office AI) a établi que K.________ subissait à la suite des troubles précités une incapacité ménagère estimée à 31,58% (cf. rapports d'enquête économique des 17 janvier 2004, 31 mars 2004 et 7 septembre 2004). En outre, l'office AI a recueilli divers avis médicaux. Il en ressort que K.________ a présenté un épisode dépressif sévère avec troubles phobiques et crises d'angoisse dans le cadre d'un conflit professionnel avec baisse de l'humeur, perte de l'élan vital, de l'intérêt et du plaisir pour son travail, suivie de fatigabilité, de repli sur elle-même, d'insomnies, d'un sentiment de dévalorisation et de culpabilité ayant entraîné une incapacité totale de travail à partir du 22 janvier 2003 (rapports des 2 août 2003, 6 janvier 2004, 6 février 2004 du docteur E.________ [médecin traitant, spécialiste FMH en médecine générale], 5 et 30 décembre 2003 du docteur S.________ [spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie] ainsi que 26 janvier 2004 du docteur G.________ [spécialiste FMH en cardiologie]). Dans un rapport d'expertise établi le 8 mars 2004 sur mandat de l'assureur perte de gain de K.________, le docteur M.________ (spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie) a constaté que depuis lors, l'état dépressif sévère s'était progressivement amendé, se manifestant désormais essentiellement par des troubles phobiques et des attaques de panique. L'expert a diagnostiqué un épisode dépressif léger sans syndrome somatique en voie de résolution (F 32.00) avec attaque de panique (F 41.00) dont l'évolution favorable permettait d'envisager la reprise d'une activité lucrative moins stressante à 50% d'un plein temps dès le 15 mars 2004, puis à 100% dès le 15 avril 2004. De son côté, le docteur E.________ a indiqué dans un rapport établi le 25 avril 2005 que l'état de santé psychique de K.________ n'était compatible qu'avec une activité lucrative adaptée et exercée au mieux à 50% (10-15 heures). Par décision du 12 janvier 2005 confirmée sur opposition le 30 mai 2005, l'office AI a accordé à K.________ une rente entière fondée sur un degré d'invalidité de 82% à partir du 1er janvier 2004; simultanément, il a supprimé le droit à la rente dès le 1er avril 2004, au motif que le degré d'invalidité n'était plus alors que de 32%.