Citation: 6B_630/2021 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a retenu que la culpabilité du recourant était très lourde. Il s'était livré de façon intensive à des cambriolages, sur plusieurs périodes à chaque fois de quelques semaines. L'ensemble des vols avait été commis en bande et par métier. Il avait agi avec détermination et persévérance, n'hésitant pas à cambrioler plusieurs domiciles voisins en une même fin de journée. Il était manifestement venu en Suisse uniquement aux fins de commettre des cambriolages et d'amasser un butin conséquent. Ses mobiles étaient l'appât du gain facile, sans aucun respect pour le bien d'autrui, et sans égard aux traumatismes des lésés, confrontés à des intrusions dans leur domicile. Il avait fait preuve de professionnalisme en recourant à des techniques variées pour entrer par effraction dans les domiciles ciblés pour y commettre des vols. Il s'était déplacé systématiquement de France en Suisse, pour y procéder à ses activités coupables avant de se replier à l'abri derrière la frontière. Deux circonstances aggravantes caractérisaient ses actes et donc sa faute. Il convenait de prendre en compte la facilité avec laquelle le recourant avait récidivé, après avoir été condamné à plusieurs reprises à l'étranger, alors qu'il avait le choix d'agir différemment. Il y avait concours d'infractions, facteur d'aggravation de la peine. Sa collaboration avait été médiocre; quand bien même il n'avait pas contesté certains cas, il s'était limité à des déclarations répétitives niant tout souvenir, et avait contesté jusqu'en appel de nombreux cas finalement retenus à son encontre. Il n'avait pas hésité, en audience d'instruction, à menacer son comparse qui le mettait en cause. Sa prise de conscience actuelle n'apparaissait pas établie, même s'il avait exprimé la volonté de ne pas récidiver. Les regrets exprimés semblaient surtout motivés par la crainte de devoir purger une peine de longue durée et par la séparation d'avec les siens, dont il souffrait indubitablement et qui aurait nécessairement des conséquences pour lui-même et sa famille. Ses deux co-accusés, condamnés chacun à une peine privative de liberté de cinq ans, se voyaient reprocher moins d'infractions que lui. En effet, E.________ avait été reconnu coupable dans 41 cas de cambriolages, tandis que F.________ l'avait été pour 37 cambriolages. Le recourant, reconnu coupable pour 70 occurrences, avait manifestement exercé une activité plus importante que ses deux co-accusés.