Citation: 9C_625/2017 E. 5.3

5.3. Contrairement à ce que soutient la recourante, on ne saurait déduire des considérants de cet arrêt que l'application de la méthode mixte doit être écartée de manière systématique chaque fois qu'une femme réduit son taux d'activité après la naissance d'un enfant et sans égard à la situation concrète (cf. arrêt 9C_473/2016 du 25 janvier 2017 consid 4, in SVR 2017 IV n° 31 p. 88). Selon la jurisprudence, ce n'est que lorsqu'une rente est supprimée ou réduite dans le cadre d'une révision, et dans la mesure où la suppression, respectivement la diminution de la rente, intervient à la suite d'un changement de statut de "personne exerçant une activité lucrative à plein temps" à "personne exerçant une activité lucrative à temps partiel" qui trouve sa cause dans des motifs d'ordre familial (la naissance d'enfants et la réduction de l'activité professionnelle qui en découle), que l'application de la méthode mixte se révèle contraire à la CEDH (ATF 143 V 77 consid. 3.2.2 p. 80 et les références; cf. aussi arrêts 9C_752/2016 du 6 septembre 2017 consid. 4 et 8C_429/2017 du 20 décembre 2017 consid. 4.3, destinés à la publication). Or, dans le cas particulier, les premiers juges ont constaté, de manière à lier le Tribunal fédéral (consid. 2 supra), que la recourante avait réduit son taux d'occupation avant la survenance de son atteinte à la santé, ce qu'elle ne conteste au demeurant pas. La présente cause diffère dès lors sur un point essentiel de l'arrêt précité de la CourEDH dans la mesure où l'application de la méthode mixte d'évaluation de l'invalidité n'est pas imputable à un changement de statut postérieur à l'atteinte à la santé. En réalité, la recourante se trouve dans la même situation que les hommes ou les femmes qui ont décidé de ne travailler qu'à temps partiel et dont le taux d'invalidité est par conséquent examiné en fonction de leur statut de "personne exerçant une activité lucrative à temps partiel" (art. 28a al. 3 LAI; à ce sujet, voir ATF 137 V 334 pour le droit en vigueur jusqu'au 31 décembre 2017). Le grief de la recourante relatif à la violation du principe de l'égalité de traitement entre hommes et femmes, qu'il découle de la Constitution fédérale ou de la CEDH, doit par conséquent être rejeté.