Citation: 6B_843/2022 E. 4.4

4.4. Reste à examiner si le recourant a abusé de son pouvoir de représentation. Pour l'essentiel, la motivation du recourant est appellatoire, soit qu'il se base sur des faits qui ne ressortent pas du jugement entrepris sans démontrer en quoi ceux-ci auraient été arbitrairement omis, soit qu'il procède à sa propre appréciation des faits et des moyens de preuve sans démontrer l'arbitraire de celle opérée par la cour cantonale. Cette démarche est irrecevable. Il en va notamment ainsi lorsqu'il affirme qu'il aurait été autorisé à recevoir sur son compte privé les prestations financières versées en exécution des contrats signés pour le compte de l'hôpital, qu'il s'agissait en tout cas d'une pratique courante que nul n'ignorait, preuve en était l'apposition des signatures des intéressés sur les documents en question, qu'au surplus, n'ayant intégré l'institution que depuis quelques mois au moment de la conclusion du premier contra t, il agissait sous la supervisio n de Dr K.________, de E.________ et H.________, en qui il avait confiance et sur lesquels il "s'alignait". Le recourant ne conteste pas la motivation cantonale selon laquelle en faisant mentionner sur les documents conclus au nom de l'hôpital, respectivement en communiquant ensuite au partenaire pharmaceutique ses propres coordonnées bancaires, il a agi sans l'aval de sa hiérarchie et en violation des règles internes. Il prétend, s'agissant du projet "H1.________", qu'il serait intervenu auprès de D.________ GmbH pour leur demander de modifier les coordonnées bancaires en faveur de la banque I.________. De la sorte, il procède de manière appellatoire. Il échoue à démontrer en quoi l'appréciation de la cour cantonale serait insoutenable, dans la mesure où celle-ci a considéré que le recourant s'appuyait sur une lecture tronquée des courriels échangés les 12 et 18 avril 2011 avec un directeur de cette firme desquels il ne pouvait être déduit que le recourant aurait demandé à D.________ GmbH de modifier le compte destiné à accueillir la contribution annuelle de 20'000 fr. puisqu'au contraire celle-ci avait été virée le 12 mai 2011 sur son compte privé et l'avait encore été l'année suivante le 22 mars 2012(cf. jugement entrepris, p. 28). Sa critique consistant à mettre en av ant ses "actions concrètes" est dès lors irrecevable. S'agissant de C.________ AG, le recourant observe que l'apposition de la signature du Dr K.________ sur le document du 27 avril 2007 ("F1.________") indiquant le compte de L.________ SA serait "essentielle" et qu'il n'aurait fait que se fier à ce contrat pour répondre ensuite (courriel du 30 mai 2007) que la référence correcte était bien celle de L.________ SA. A cet égard, il ressort de l'état de fait cantonal que certains contrats conclus au nom de B.________ et cosignés par le Dr K.________ ou E.________ (par ex. celui du 27 avril 2007 avec C.________ AG, "F1.________") comportaient l'indication du compte Hx-xxxxxx.x à L.________ SA sans toutefois préciser l'identité du titulaire du compte (cf. jugement entrepris, p. 27). Le recourant échoue à démontrer en quoi il était insoutenable d'en déduire que le recourant pouvait tabler sur le fait que ni le Dr K.________, ni E.________, qui lui faisaient confiance et n'avaient pas de raison de se méfier de lui, prêteraient attention à ce point. Le recourant réfute que les contrôles de la comptabilité auraient été sommaires. Selon les faits retenus, H.________, ancien comptable de B.________, a indiqué que le service de comptabilité, qui recevait des contrats la plupart du temps rédigés en anglais, se contentait de contrôler les dépenses. On ne voit dès lors pas en quoi il était arbitraire d'en conclure que le recourant pouvait partir du principe que les contrôles devaient être d'autant plus sommaires que ces documents (souvent rédigés en anglais ou en allemand) revêtaient un caractère technique (cf. jugement entrepris, p. 23, 27). Le grief est partant irrecevable.