Citation: 5P.450/2000 06.03.2001 E. 2

2.- a) La recourante reproche d'abord au Tribunal administratif d'avoir arbitrairement passé sous silence le fait, pourtant dûment prouvé et essentiel, que la Fédération genevoise des assureurs-maladie a dénoncé avec effet au 31 décembre 1997 la convention tarifaire d'hospitalisation qui la liait à l'Association des cliniques privées de Genève. b) Le recours de droit public est recevable contre une décision cantonale de dernière instance (art. 86 al. 1 OJ) pour violation de droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ), à la condition toutefois que la prétendue violation ne puisse pas être soumise par une action ou par un autre moyen de droit quelconque au Tribunal fédéral ou à une autre autorité fédérale (art. 84 al. 2 OJ; principe de la subsidiarité absolue du recours de droit public). En l'espèce, la recourante est en mesure de soumettre la prétendue violation au Tribunal fédéral par la voie du recours en réforme, ce qu'elle a d'ailleurs fait. En effet, si en instance de réforme, le Tribunal fédéral doit en principe conduire son raisonnement sur la base des faits contenus dans la décision attaquée (art. 63 al. 2 OJ), il peut décider de compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents et régulièrement allégués (art. 64 OJ; ATF 126 III 59 consid. 2a et les arrêts cités). Dès lors que le grief invoqué peut ainsi être soulevé dans le cadre du recours en réforme, il se révèle irrecevable dans le cadre du recours de droit public.