Citation: 6P.114/2006 17.08.2006 E. 5

Enfin, le recourant critique la peine qui lui a été infligée. 5.1 Le recourant soutient que la cour cantonale aurait appliqué l'art. 193 CPP/VS de manière arbitraire, en s'imposant un certain devoir de réserve dans sa tâche d'individualisation de la peine. Le Tribunal fédéral revoit l'interprétation et l'application du droit cantonal sous l'angle restreint de l'arbitraire; il ne s'écarte de la solution retenue que si celle-ci se révèle insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, ou si elle a été adoptée sans motifs objectifs et en violation d'un droit certain. En revanche, si l'interprétation défendue par la cour cantonale ne s'avère pas déraisonnable ou manifestement contraire au sens et au but de la disposition ou de la législation en cause, elle sera confirmée, même si une autre solution - éventuellement plus judicieuse - apparaît possible (ATF 123 I 1 consid. 4a p. 5; 122 I 61 consid. 3a p. 66/67; 122 III 130 consid. 2a p. 131 et les arrêts cités). L'art. 193 CPP/VS prévoit que "le tribunal peut confirmer, atténuer ou aggraver le jugement de première instance". La cour cantonale a ainsi un plein pouvoir de cognition en fait et en droit. Elle ne saurait cependant se voir reprocher d'appliquer arbitrairement l'art. 193 CPP/VS en considérant la loi comme violée qu'en cas d'abus ou d'excès du pouvoir d'appréciation et non lorsque le juge de première instance exerce son pouvoir d'appréciation. La réserve que s'impose la cour cantonale se justifie, dans la mesure où, mise à part l'interrogatoire de l'accusé, elle rend souvent son jugement sur la base des actes du procès en première instance (art. 190 CPP/VS). Au demeurant, la cour cantonale abandonne sa réserve lorsque le réexamen des faits et de leur qualification juridique aboutit à une modification quant aux infractions retenues contre l'accusé (RVJ 1984 p. 173). Le grief d'arbitraire dans l'application du droit cantonal est ainsi mal fondé. 5.2 Enfin, le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte de certains éléments lors de la fixation de la peine. Ce faisant, il s'en prend à l'application du droit fédéral (art. 63 CP), de sorte que son grief est irrecevable.