Citation: 5P.323/2002 19.11.2002 E. 1

1.4 Pour le surplus, le recourant critique la décision attaquée dans sa substance en invoquant la prohibition de l'arbitraire (art. 9 Cst.). Sous cet angle, l'arrêt entrepris ne peut faire l'objet d'un recours de droit public que s'il peut en résulter un préjudice irréparable (art. 87 al. 2 OJ; sur cette notion, voir ATF 127 I 92 consid. 1c et les arrêts cités). Il appartient au recourant d'alléguer et d'établir la possibilité que la décision incidente lui cause un dommage irréparable, à moins que celui-ci ne fasse d'emblée aucun doute (ATF 116 II 80 consid. 2c in fine). Or en l'espèce, le recourant n'a pas même allégué que la décision attaquée soit susceptible de lui causer un préjudice irréparable, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'entrer en matière. 1.5 Il convient enfin de relever que selon la jurisprudence relative à l'art. 88 OJ, le recours de droit public est ouvert seulement à la personne atteinte par l'acte attaqué dans ses intérêts personnels et juridiquement protégés (ATF 123 I 41 consid. 5b; 122 I 44 consid. 2b, 109 consid 1b et les arrêts cités); l'interdiction générale de l'arbitraire découlant de l'art. 9 Cst. (art. 4 aCst.) ne confère pas, à elle seule, une position juridique protégée au sens de l'art. 88 OJ lorsque le recourant se plaint d'une mauvaise application du droit (ATF 126 I 81). Or en l'espèce, il est pour le moins douteux que le recourant puisse se voir reconnaître un intérêt juridiquement protégé à obtenir l'ouverture d'une action en désaveu de paternité au nom de l'enfant, attendu qu'il disposait d'une action propre (art. 256 al. 1 ch. 2 CC) qu'il a laissée se périmer sans raison excusable (art. 256c CC) selon le jugement rendu le 29 juin 2001 par la IIe Cour civile du Tribunal cantonal neuchâtelois.