Citation: C 287/99 11.04.2000 E. A

A.- P.________, née en 1953, restauratrice diplômée, a travaillé comme contrôleuse au service de D.________, à M.________. Les rapports de travail ont pris fin le 17 mars 1997, en raison de la faillite de l'employeur. P.________ a fait contrôler son chômage dès le 17 mars 1997 et elle a présenté une demande d'indemnité de chômage dans laquelle elle a déclaré être disposée et capable de travailler à plein temps. A partir du 13 octobre 1997, elle a été déclarée totalement incapable de travailler, pour une durée indéterminée, par son médecin traitant, le docteur W.________. Le 5 novembre 1997, P.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Par la suite, sur proposition de l'office régional de placement, elle a présenté une demande de collaboration auprès de la Fondation "I.________", qui fournit des conseils en intégration et en réinsertion professionnelle et qui fonctionne comme bureau de placement d'utilité publique. Le 25 mars 1998, elle a eu un entretien avec un conseiller de cette fondation. Dans une lettre du 3 avril 1998 à l'office régional de placement, ce conseiller a relaté en ces termes le contenu de l'entrevue : "Le 25 mars, j'ai reçu Mme P.________ afin d'envisager une réinsertion professionnelle. Avant même d'avoir pu lui présenter les buts de notre Fondation, elle m'énuméra toutes ses limitations face au monde du travail : hernie discale, disque écrasé, scoliose, nerf sciatique doulou- reux, arthrose au genou gauche, apnée du sommeil, asthme ainsi que l'ablation de ganglions sous le bras... Mme P.________ me présenta un certificat maladie attestant qu'elle se trouvait en incapacité de travail à 100 % depuis le mois d'octobre 1997. Elle m'annonça avoir fait une de- mande de rente AI et vouloir attendre la décision. Au vu de ce qui précède et d'un commun accord, nous avons interrompu notre entretien. Mme P.________ ne présentant aujourd'hui aucune capacité de travail". L'office régional de placement a transmis le dossier à l'Office cantonal valaisan du travail. Par lettre du 14 avril 1998, celui-ci a demandé à l'assurée divers ren- seignements, en particulier à propos des activités qu'elle serait en mesure d'exercer. L'assurée a répondu le 23 avril 1998 qu'elle serait apte à travailler comme contrôleuse de précision, pour autant que son employeur fît preuve de com- préhension, car elle ne pouvait demeurer assise, sans in- terruption, plus de quinze à trente minutes. D'autre part, affirmait-elle, la station debout prolongée était incompa- tible avec son handicap. Par décision du 8 septembre 1998, l'office cantonal du travail a nié l'aptitude au placement de l'assurée, avec effet au 3 avril 1998, au motif qu'elle n'était pas capa- ble, même dans une situation de marché du travail équili- brée, d'exercer une activité lucrative.