Citation: 4A_174/2023 E. A

A.a. A.________ SA oeuvre dans la promotion immobilière (ci-après: la société immobilière). Elle a pour administrateur unique C.________. Quant à B.________, il est architecte indépendant depuis 2011 (ci-après: l'architecte). A.b. Dès l'année 2011, les parties ont collaboré sur quatre projets immobiliers dans le canton de Vaud, désignés par leur lieu de réalisation (...,...,... et...). Elles ont intégré la norme SIA 102 (dans son édition 1993) dans leur relation contractuelle. A.c. Le projet de... prévoyait la réalisation de logements dans un ancien bâtiment agricole. Après l'échec d'un premier projet au niveau du permis de construire, la société immobilière a demandé à l'architecte de dresser un nouveau projet de deux villas à trois chambres. Le 28 août 2012, les parties ont signé les plans annexés à la nouvelle demande de permis. La municipalité a signalé le 6 février 2013 qu'elle délivrerait le permis pour ce nouveau projet. De fait, elle a remis l'original de l'autorisation de construire après paiement des taxes, le 6 juin 2013. Un contrôle final des travaux est intervenu le 24 septembre 2014. La commune a délivré un permis d'habiter au mois de novembre 2014. Cela étant, aucune des fenêtres de deux des chambres situées à l'étage n'offrait de vue horizontale, comme l'exige en principe l'art. 29 du règlement d'application de la loi vaudoise du 4 décembre 1985 sur l'aménagement du territoire et des constructions (RLATC; RS/VD 700.11.1). En mars 2018, la société immobilière a revendu la maison n° 1 pour 730'000 fr., avec un rabais de 130'000 fr. L'acte de vente mentionne à ce sujet une « erreur de l'architecte » due à l'inhabitabilité de deux chambres à l'étage. A.d. Le projet d'... n'a pas été réalisé, faute de financement bancaire. Il tendait à la création de plusieurs appartements en PPE (propriété par étages) destinés à la vente, par transformation d'un bâtiment existant. Un précédent architecte, tiers au conflit, avait demandé et reçu un permis de construire. La société immobilière a demandé à l'architecte de modifier ce projet en juin 2012, puis a signé les plans annexés à la nouvelle demande de permis. La municipalité a fait savoir en septembre 2012 qu'elle ne demanderait pas d'autorisation complémentaire, dans la mesure où le projet conservait les configurations extérieures. Le 18 juin 2013, l'architecte a fourni des plans établis par ses soins en vue de la vente. Aucun contrat n'a été signé relativement à ce projet. L'architecte a demandé un acompte de 32'400 fr. le 18 février 2013, puis émis un rappel le 13 avril 2013. L'argent a été versé le 6 février 2014, mais l'ordre de paiement du 30 janvier 2014 mentionne le dossier... A.e. Une poursuite a été intentée contre la société immobilière. Elle distinguait trois créances et mentionnait quatre projets, dont les deux évoqués ci-dessus. L'administrateur a formé opposition en juin 2016.