Citation: 8C_225/2023 E. 4.1

4.1. En l'espèce, la cour cantonale a constaté que l'intimé avait été assigné à postuler le 16 novembre 2021 pour deux emplois, dans un délai fixé au 20 novembre 2021, mais qu'il n'y avait donné suite que le 23 novembre 2021. Il s'agissait d'une violation de l'art. 20 al. 1 let. d LACI, qui constituait une faute et justifiait une suspension du droit aux indemnités journalières. Du point de vue des juges cantonaux, toutefois, le retard de postulation résultait d'une inadvertance ponctuelle de la part de l'intimé et ne traduisait pas un comportement désinvolte. Le retard n'était que de trois jours et l'intimé s'en était immédiatement, spontanément excusé auprès de sa conseillère à l'ORP. Il n'avait pas délibérément omis de postuler dans les délais au motif que les emplois assignés ne lui auraient pas convenus, et le dossier montrait que ses recherches d'emploi avaient été faites en suffisance, son comportement en lien avec ses obligations de chômeur étant pour le surplus irréprochable. L'erreur commise ne résultait pas d'un comportement négligent caractérisé, de la part d'un assuré qui ne prendrait pas au sérieux ses obligations. Dans ces circonstances, la faute de l'intimé devait être qualifié de moyenne et non de grave. Les premiers juges ont ainsi réduit de 34 à 16 jours la durée de la suspension dans exercice du droit aux indemnités journalières, considérant par ailleurs que le fait que le retard de l'intimé avait concerné deux emplois et non un seul ne justifiait pas de s'écarter du bas de la fourchette prévue par l'art. 45 al. 3 OACI pour une faute de gravité moyenne.