Citation: 1C_570/2018 E. 2.3

2.3. Le recourant estime que les conditions d'entrée en matière posées à l'art. 84 LTF sont réunies parce que la procédure pénale pour laquelle les autorités brésiliennes ont requis la coopération judiciaire de la Suisse est définitivement jugée et que la transmission des documents relatifs aux comptes bancaires de la société B.________ Ltd ne présenterait ainsi plus aucune utilité et constituerait une violation grave des principes régissant l'entraide judiciaire. La Cour des plaintes a tenu ce fait pour non établi au motif que les pièces produites par le recourant pour étayer ses propos portaient un numéro de référence différent de celui indiqué dans la demande d'entraide. Le recourant lui reproche de s'être contentée d'une lecture superficielle et erronée des pièces disponibles qui démontreraient que les causes portent sur le même complexe de fait. Le grief du recourant se limite ainsi à un simple problème d'appréciation des preuves et ne relève pas d'une question de principe, tant il est vrai qu'en vertu de la règle de la spécialité, rappelée à l'art. 13 al. 1 du Traité d'entraide judiciaire en matière pénale conclu entre la Confédération suisse et la République fédérative (RS 0.351.919.81), les informations transmises aux autorités brésiliennes ne peuvent être utilisées que dans la procédure pénale à l'origine de la demande et que, sous réserve des cas visés à l'art. 13 al. 2 dudit traité, toute autre utilisation est subordonnée à l'autorisation de l'Etat requis. Les autres griefs invoqués notamment en lien avec la proportionnalité ne permettent pas davantage de retenir que les conditions de l'art. 84 LTF seraient réunies.