Citation: 6B_521/2009 20.07.2009 E. B

Ce dernier arrêt retient, en résumé, ce qui suit. B.a Le 14 août 2005 vers 1 heure du matin, l'accusé, né en 1986, cheminait au Jardin anglais à Genève, en tenant une bouteille de vodka à la main. A proximité d'une roulotte, il a rencontré un groupe de trois jeunes gens, dont D.Y.________, également né en 1986. Il a proposé à ce dernier de partager un joint. Par la suite, bousculé involontairement par un autre membre du groupe, il a sorti un couteau et lui a porté un coup en direction de l'épaule, que celui-ci a pu esquiver de justesse. D.Y.________ s'est alors interposé et une bagarre s'en est suivie entre lui et l'accusé, à l'issue de laquelle ce dernier a frappé à deux reprises D.Y.________ avec son couteau, lui portant un coup à l'épaule droite et un autre au coeur, qui a perforé cet organe, provoquant le décès rapide de la victime. L'accusé a pris la fuite, qu'il a poursuivie après s'être retourné et avoir constaté que les coups qu'il avait portés avaient atteint la victime. Il a rejoint des amis dans un bar, puis est rentré chez lui, où il a dissimulé les habits qu'il portait au moment des faits. Il a été interpellé par la police le 19 août 2005. B.b Selon l'expertise psychiatrique, la responsabilité de l'accusé au moment des faits était moyennement diminuée, à raison de son alcoolémie. S'estimant fondée à s'écarter de cette conclusion, la Cour d'assises a retenu une responsabilité légèrement diminuée. La Cour de cassation a jugé cette appréciation exempte d'arbitraire. S'agissant de la prise en compte du jeune âge de l'accusé, la Cour de cassation a considéré que, malgré un raisonnement contradictoire, la Cour d'assises avait appliqué le nouveau droit, qu'elle l'avait fait à tort dans la mesure où ce dernier n'était pas plus favorable à l'accusé, mais que, dans le cas concret, la solution n'eût en définitive pas été différente si elle avait fait application de l'ancien droit. En effet, même dans cette hypothèse, le jeune âge de l'accusé aurait pu être pris en considération dans le cadre général de la fixation de la peine. La Cour de cassation a encore écarté un grief par lequel l'accusé se plaignait du refus de la Cour d'assises de le mettre au bénéfice de la circonstance atténuante du repentir sincère.