Citation: 5A_370/2010 22.09.2010 E. 2

Le recourant dénonce d'abord la violation de son droit à une décision motivée, découlant du droit d'être entendu. 2.1 Le Tribunal fédéral a déduit du droit d'être entendu, consacré par l'art. 29 al. 2 Cst., le devoir pour le juge de motiver sa décision afin que le justiciable puisse en saisir la portée et, le cas échéant, l'attaquer en connaissance de cause; pour répondre à ces exigences, il suffit que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision; il n'est cependant pas tenu de discuter tous les moyens soulevés par les parties, mais peut se limiter à ceux qui lui apparaissent pertinents (ATF 136 I 184 consid. 2.2.1 p. 188). 2.2 Après avoir rappelé l'interprétation de l'art. 230 al. 4 LP - dans sa teneur en vigueur depuis le 1er janvier 1997 - par le Tribunal fédéral, la juridiction précédente a retenu que les poursuites dont le plaignant demandait la reprise étaient celles sur la base desquelles il avait requis et obtenu l'ouverture de la faillite; vu la jurisprudence fédérale, lesdites poursuites n'étaient pas éteintes au moment de la déclaration de faillite et avaient été menées à terme, de sorte qu'elles ne pouvaient revivre en application de la norme susmentionnée. Cette motivation satisfait aux exigences découlant de l'art. 29 al. 2 Cst., qui n'imposent pas au juge d'indiquer les motifs pour lesquels il refuse de suivre un avis (approuvé par le recourant) qui contredit un arrêt de principe du Tribunal fédéral (cf. infra, consid. 3), dont la solution est par ailleurs exposée en bonne et due forme dans sa décision; c'est plutôt l'adoption d'une opinion contraire à celle du Tribunal fédéral qui se doit d'être dûment motivée (cf. STEINAUER, Le Titre préliminaire du Code civil, in: TDPS, II/1, n° 456, avec les citations). De surcroît, il ressort de son mémoire que le recourant a parfaitement saisi la portée de la décision querellée, qu'il a ainsi pu attaquer en connaissance de cause.