Citation: 6B_591/2022 E. 3.2

3.2. Le recourant a été libéré des infractions de vol et de contrainte. Pour la cour cantonale, le recourant n'avait pas démontré en quoi il aurait subi une atteinte grave à sa personnalité en lien avec les deux infractions, de sorte qu'aucune indemnité en tort moral ne saurait lui être allouée. La cour cantonale a estimé s'agissant du vol, que le recourant avait violé l'art. 176 al. 1 ch. 2 CC, lequel prévoit qu'à la requête d'un des conjoints et si la suspension de la vie commune est fondée, le juge prend les mesures en ce qui concerne le logement et le mobilier de ménage. Ainsi, pour la cour cantonale, compte tenu du désaccord de la partie adverse, il incombait au recourant de saisir le juge civil plutôt que de procéder lui-même à la répartition des biens mobiliers du couple. Ce faisant il avait, de manière illicite et fautive, provoqué l'ouverture de la procédure pénale. En ce qui concerne l'acquittement du chef de prévention de contrainte, la cour cantonale a retenu que celui-ci était très subsidiaire par rapport aux autres actes incriminés et n'avait donc aucune portée s'agissant des frais et dépens. Elle a ainsi conclu que le recourant supporterait l'entier des frais de première instance. Par identité de motif, elle a estimé qu'il n'aurait droit à aucune indemnité pour les dépenses occasionnées par la procédure au sens de l'art. 429 al. 1 let. a CPP.