Citation: U 361/01 31.01.2003 E. 2

Aux termes de l'art. 18 al. 2 LAA (dans sa teneur jusqu'au 31 décembre 2002), est réputé invalide celui dont la capacité de gain subit vraisemblablement une atteinte permanente ou de longue durée. Pour l'évaluation de l'invalidité, le revenu du travail que l'assuré devenu invalide par suite d'un accident pourrait obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui, après exécution éventuelle de mesures de réadaptation et compte tenu d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide. 2.1 La comparaison des revenus s'effectue, en règle ordinaire, en chiffrant aussi exactement que possible les montants de ces deux revenus et en les confrontant l'un avec l'autre, la différence permettant de calculer le taux d'invalidité (méthode générale de comparaison des revenus; ATF 104 V 136 consid. 2a et 2b; cf. aussi ATF 114 V 313 consid. 3a; VSI 2000 p. 84 consid. 1b). 2.2 Est déterminant à cet égard, le moment de l'ouverture du droit à une éventuelle rente et non celui de la décision sur opposition (ATF 128 V 174). Le droit du recourant aux prestations à court terme, en particulier aux indemnités journalières, a pris fin au 30 septembre 1996. Le moment de l'ouverture du droit à une rente éventuelle remonte donc au 1er octobre 1996, dans la mesure où il n'y a pas eu de modification significative de la situation des faits déterminants durant la période postérieure à l'ouverture éventuelle du droit.