Citation: 9C_70/2007 10.10.2007 E. 3

La juridiction cantonale ayant confirmé le droit de la recourante à une demi-rente d'invalidité à partir du 27 (recte 1er) juin 2001, seul est litigieux le point de savoir si l'assurée peut prétendre une rente supérieure depuis lors. 3.1 Les premiers juges ont répondu de manière négative à cette question. Se fondant sur les conclusions du rapport du SMR du 24 avril 2006, selon lesquelles la recourante présente, entre autres atteintes, un syndrome douloureux somatoforme persistant ayant des répercussions négatives sur la capacité de travail, ils ont retenu qu'on pouvait raisonnablement attendre de l'assurée qu'elle mette à profit une capacité de travail résiduelle de 50%. Examinant les avis des médecins traitant, en particulier celui de la doctoresse C.________, la juridiction cantonale a par ailleurs constaté qu'ils ne faisaient pas état d'une comorbidité psychiatrique au sens de la jurisprudence rendue à propos des troubles somatoformes douloureux, de sorte qu'il lui restait à vérifier la présence des autres critères dont le cumul permettait d'admettre, à titre exceptionnel, le caractère non exigible d'un effort de volonté en vue de surmonter la douleur et la réintégration dans un processus de travail. Selon les constatations de l'autorité cantonale de recours, cet examen a mis en évidence que l'assurée n'avait pas épuisé toutes ses ressources adaptatives et qu'on pouvait attendre d'elle qu'elle mette en oeuvre une capacité de travail résiduelle de 50%. 3.2 Faisant valoir une «constatation inexacte des faits relevants», la recourante reproche à la juridiction cantonale d'avoir suivi l'avis des médecins du SMR et non ceux des docteurs C.________ et K.________ qui concluaient à une incapacité totale de travail. Ce grief, par lequel l'assurée vise à substituer sa propre appréciation des preuves à celle de premiers juges, ne suffit toutefois pas à faire apparaître les faits constatés par ceux-ci comme manifestement inexacts ou établis en violation du droit. La juridiction cantonale a expliqué de façon circonstanciée les raisons pour lesquelles elle s'était écartée des conclusions des médecins traitants, singulièrement de celles de la doctoresse C.________, en se référant également à la jurisprudence relative à la différence entre mandat de soins et mandat d'expertise (cf. arrêt I 701/05 du 5 janvier 2007, consid. 2 et les nombreux arrêts cités, dont en particulier ATF 124 I 170 consid. 4, p. 175). On ne saurait donc lui reprocher, comme le fait en vain la recourante, d'avoir ignoré les constatations des médecins traitant et de n'avoir pas ordonné une nouvelle expertise pluridisciplinaire (voir aussi sur l'appréciation anticipée des preuves, ATF 122 II 469 consid. 4a, 122 III 223 consid. 3c). Quant à l'argumentation de la recourante, selon laquelle les premiers juges auraient occulté le diagnostic de diabète type 2 mis en évidence par les médecins de la Clinique Y.________ dans leur rapport du 17 juillet 2006, elle est infondée. Le jugement entrepris fait clairement référence à cet avis médical, notamment en reprenant les constatations sur la médication «excessive et chaotique» relevée par les médecins de ladite clinique. Au demeurant, on ne voit pas en quoi la prise en compte de cette atteinte - dont il n'apparaît pas qu'elle ait une influence sur la capacité de travail et pour laquelle la recourante suit un traitement -, eût-elle été ignorée à tort par les premiers juges dans l'établissement des faits, serait susceptible d'influer sur le sort de la cause (cf. art. 97 al. 1 LTF). En conséquence de ce qui précède, il n'y a pas lieu de s'écarter des faits retenus par la juridiction cantonale, ni de l'appréciation qu'elle en a faite. Mal fondé, le recours doit être rejeté.