Citation: 2C_155/2019 E. 7.5

7.5. Enfin, sous l'angle du respect de la vie familiale garanti par l'art. 8 CEDH, le Tribunal cantonal a souligné que la recourante B.X.________ ne pouvait pas se prévaloir de l'art. 8 CEDH pour rejoindre son père en Suisse, dès lors qu'elle était aujourd'hui majeure et qu'elle ne se trouvait pas dans un état de dépendance particulier à son égard qui permettrait d'appliquer l'art. 8 CEDH. Cette conclusion doit être confirmée (cf. ATF 137 I 154 consid. 3.4.2 p. 159; 129 II 11 consid. 2 p. 13 s.), étant souligné qu'une dépendance uniquement financière, telle qu'elle est alléguée en l'espèce, ne suffit pas pour que la relation entre un parent et son enfant majeur tombe dans le champ d'application de l'art. 8 CEDH. Pour ce qui est de l'épouse et de l'enfant mineur, le Tribunal cantonal a relevé que D.X.________ était resté en Suisse à la suite de son mariage, qu'il n'avait jamais vécu auprès de sa famille, que la relation familiale pourrait continuer à être entretenue à distance, comme jusqu'à présent, mais que la famille pourrait également choisir de se réunir au Kosovo, pays dont D.X.________ était aussi ressortissant. Il en a déduit que le refus de regroupement familial par le Service cantonal respectait l'art. 8 par. 2 CEDH. Cette motivation, qui prend en compte les éléments pertinents, est convaincante et ne prête pas le flanc à la critique. Partant, il y sera également renvoyé (cf. art. 109 al. 3 LTF). En tant que les recourants font valoir que leur requête n'est pas abusive et qu'il n'existe pas d'intérêt public au refus des autorisations sollicitées, il sera précisé qu'un abus de droit ne leur a pas été reproché, d'une part, et que l'art. 8 CEDH ne confère pas un droit à choisir le lieu de vie de la famille, d'autre part (ATF 144 I 91 consid. 4.2 p. 96; 140 I 145 consid. 3.1 p. 146), ainsi que le Tribunal cantonal le leur a du reste déjà indiqué.