Citation: 6F_10/2020 E. 2

A.________ requiert, préalablement, que ses conclusions soient traitées par le Président, respectivement la cour suprême du Tribunal fédéral, à l'exclusion des Cours de droit public et de droit pénal ainsi que de leurs Présidents respectifs et du Greffier soussigné. Le président du Tribunal fédéral préside la Cour plénière et la Commission administrative. Il représente le Tribunal fédéral à l'extérieur (art. 14 al. 3 LTF). La LTF ne lui confère aucune fonction juridictionnelle, moins encore de compétence en matière de recours ou de révision contre des arrêts du Tribunal fédéral. Les attributions de la Cour plénière du Tribunal fédéral sont fixées par l'art. 15 al. 1 LTF, ce qui n'inclut, non plus, aucune compétence de cet ordre. Dans l'exécution de ses tâches juridictionnelles, le Tribunal fédéral se compose de deux cours de droit public, deux cours de droit civil, une cour de droit pénal et deux cours de droit social (art. 26 al. 1 RTF en corrélation avec l'art. 18 LTF), à l'exclusion d'une cour suprême. Plus généralement, le Tribunal fédéral n'est pas autorité de recours de ses propres décisions (finales ou incidentes), sur lesquelles il ne peut guère revenir que dans le cadre des procédures prévues par les art. 121 ss LTF (révision, interprétation ou rectification). C'est la cour dont l'arrêt est mis en cause qui est compétente pour rendre la décision sur requête de révision. Le seul fait d'avoir participé à la décision contestée ne constitue pas un motif de récusation au stade de l'examen de la demande de révision (PIERRE FERRARI, in Commentaire de la LTF, 2e éd. 2014, no 8 ad art. 128 LTF). Ce qui précède conduit à écarter les demandes du requérant tendant à obtenir que ses conclusions soient examinées par le président du Tribunal fédéral ou une cour suprême. A ce stade, ces procédés paraissent encore refléter une simple méconnaissance des institutions par le requérant. S'il devait, à l'avenir, persister en toute connaissance de cause dans cette manière de procéder, il faudrait alors en conclure qu'il n'entend pas, en réalité, faire usage des voies de droit prévues légalement ce qui conduirait d'emblée à l'irrecevabilité de ses conclusions, voire au classement sans suite de ses écritures (cf. arrêt 6B_235/2019 du 27 février 2019 consid. 3; 6B_591/2015 du 24 septembre 2015 consid. 7).