Citation: 6B_572/2018 E. 3.4.3

3.4.3. C'est par ailleurs en vain que la recourante reproche à la cour cantonale de ne pas avoir auditionné la quinzaine de collaborateurs de l'intimée dont les données étaient évoquées dans le mémoire litigieux. Au vu de la précision avec laquelle les situations sont décrites, il n'est en effet guère vraisemblable que la recourante ait pu en prendre connaissance à l'occasion de différentes discussions privées avec les collaborateurs concernés et s'en souvenir suffisamment pour les reproduire ensuite de manière circonstanciée dans son mémoire. L'intéressée ne fait à cet égard nullement état de notes qui auraient été prises à l'occasion de ces conversations. Elle n'apporte du reste aucune indication, même à titre exemplatif, au sujet des lieux et des dates auxquelles les prétendues discussions se seraient déroulées. La cour cantonale pouvait ainsi, sans violer le droit d'être entendue de la recourante, renoncer à procéder à l'audition des collaborateurs concernés, qui n'aurait pas permis de se convaincre de l'existence de confidences entre ceux-ci et la recourante. On ne distingue en effet aucun arbitraire dans l'appréciation anticipée des preuves à laquelle la cour cantonale a procédé (cf. ATF 141 I 60 consid. 3.3 p. 64).