Citation: 5A_998/2020 E. 1

Or, les seuls griefs de cet ordre qu'elle soulève sont ceux tirés de la violation de l'art. 29 et de l'art. 9 Cst. dans la constatation des faits. Toutefois, concernant le premier, bien qu'elle cite cette norme, elle ne présente aucune argumentation précise en lien avec celle-ci. Si c'est ce grief qu'elle entend implicitement soulever lorsqu'elle reproche à l'autorité cantonale de n'avoir pas procédé à l'audition des parties ou mis en oeuvre d'autres mesures probatoires malgré la maxime inquisitoire applicable, elle méconnaît la portée du devoir de collaboration auquel il lui incombait de répondre si elle entendait obtenir de telles investigations (parmi d'autres: arrêt 5A_360/2015 du 13 août 2015 consid. 3.2.2 et les références). Quant au second grief, son argumentation est appellatoire et, partant, irrecevable. On ajoutera que l'argumentation de la recourante en lien avec l'art. 255 CPC n'est pas suffisamment précise et détaillée pour qu'on puisse en comprendre qu'elle se plaint aussi de l'application arbitraire de cette norme en tant que l'autorité cantonale a retenu que sa cognition était limitée à la simple vraisemblance des faits et à un examen sommaire du droit. Certes, la recourante cite un arrêt 4A_143/2013 du 30 septembre 2013 où le Tribunal fédéral a affirmé de manière générale que la procédure sommaire atypique s'applique aux actes de la juridiction gracieuse, de sorte que la cognition du juge n'est pas limitée à la vraisemblance et la décision rendue définitive. Toutefois, la recourante ne présente pas la moindre argumentation qui justifierait d'appliquer cet arrêt aux décisions provisionnelles rendues dans le cadre d'une procédure gracieuse, alors que cette application n'est pas évidente (sur l'application de la procédure sommaire en juridiction gracieuse, cf. aussi: arrêt 5A_142/2019 du 20 avril 2020 consid. 3.4.1.2). Il suit de là que les griefs de la recourante sont irrecevables.