Citation: 6B_1318/2022 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a tout d'abord souligné que, conformément à la jurisprudence fédérale, il y avait lieu de s'attendre de manière générale à un contrôle d'alcoolémie à l'alcootest indépendamment de tout accident ou d'indice permettant de conclure à un état d'ébriété. Elle a ensuite considéré qu'en l'espèce, les conditions de l'art. 91a al. 1 LCR étaient réalisées. Pour ce faire, elle s'est référée au développement du premier juge qu'elle a fait sien, par adoption de motifs (art. 82 al. 4 CPP; cf. jugement du tribunal de police p. 13). Ainsi, le recourant avait fait demi-tour avec son véhicule après avoir vu qu'une voiture de police était stationnée devant son domicile alors qu'il avait conscience d'avoir consommé de l'alcool; il s'était ainsi soustrait à la mesure qui aurait permis d'établir une éventuelle incapacité de conduire de sa part. Au demeurant, il ne pouvait ignorer qu'il aurait été soumis à un éthylotest s'il était rentré chez lui dès lors qu'il avait déjà fait l'objet d'un contrôle routier en 2015 ayant débouché sur une condamnation à 400 heures de travail d'intérêt général avec sursis pendant trois ans et une amende de 5'000 fr. pour violation simple des règles de la circulation routière, conduite en état d'ébriété qualifié et opposition aux actes de l'autorité; il ne faisait aucun doute qu'il avait agi de manière intentionnelle, à tout le moins par dol éventuel.