Citation: 5A_404/2019 E. 1

A.d. A la requête de A.A.________, le droit de visite a été modifié par décision du 10 février 2017 de l'Autorité de protection de l'adulte et de l'enfant de Sierre. Il s'exerce désormais, à défaut de meilleure entente, à raison d'un week-end sur deux ainsi que tous les mercredis. Les modalités d'exercice du droit de visite durant les vacances sont en revanche demeurées inchangées, à savoir cinq semaines par année. Une curatelle de surveillance des relations personnelles au sens de l'art. 308 al. 2 CC a par ailleurs été instaurée au profit de l'enfant. L'Office pour la protection de l'enfant (ci-après: OPE) a été désigné curateur et son mandat a été défini. A.e. Par requête du 23 juin 2017, complétée le 4 septembre 2017, B.A.________ a sollicité du Tribunal de district d'être autorisée à déplacer le lieu de résidence de l'enfant en Macédoine et de modifier le droit de visite du père en ce sens qu'il devait désormais être exercé six semaines par année, soit en principe deux semaines à Noël et quatre durant les vacances scolaires d'été. Au surplus, A.A.________ contacterait sa fille par téléphone ou via Skype chaque mercredi soir à 20h., ainsi qu'un dimanche soir sur deux à la même heure. Par réponse du 5 septembre 2017, A.A.________ a conclu au rejet de la requête et, notamment, à ce que le lieu de résidence de l'enfant demeure inchangé, et à ce qu'il soit fait interdiction à la mère de déménager en Macédoine sans son accord préalable. Il a également précisé la manière dont il souhaitait que son droit de visite s'exerce. A.f. Lors de l'audience du 6 septembre 2017, les parties se sont notamment accordées sur l'administration d'une évaluation sociale en relation avec le projet de départ de B.A.________. Le 9 novembre 2017, l'OPE a rendu son rapport et conclu, en substance, à ce qu'autorisation soit faite à la mère de déplacer le lieu de résidence de l'enfant en Macédoine, avec un droit aux relations personnelles adapté en faveur du père, à ce que la curatelle au sens de l'art. 308 al. 2 CC soit maintenue et à ce que les parents se soumettent à une thérapie axée sur la coparentalité avant le départ de la mère et de l'enfant. A.g. Par prononcé du 9 juillet 2018, la juge de district a modifié les mesures protectrices de l'union conjugale en vigueur selon transaction judiciaire du 26 octobre 2016 et décision du 10 février 2017. Elle a notamment autorisé B.A.________ à déplacer le lieu de résidence de l'enfant en Macédoine, tout en maintenant l'autorité parentale conjointe, ordonné, sous la menace de la sanction de l'art. 292 CP, que les parents se soumettent, avant le départ de la mère et de l'enfant, à une thérapie axée sur la coparentalité sur une période de trois mois afin de leur permettre de discuter et de mettre en place des conditions cadres favorisant la collaboration parentale et les échanges de l'enfant entre la Macédoine et la Suisse, maintenu la curatelle de surveillance des relations personnelles instituée au profit de l'enfant tout en précisant la mission du curateur, et réservé en faveur du père des contacts avec sa fille via des applications les mercredis et dimanches à 20h., ainsi qu'un droit de visite de huit semaines par année, à savoir quatre semaines consécutives en été, deux semaines consécutives à Noël, une semaine en automne et une au printemps, le droit de visite devant s'exercer en Macédoine jusqu'à ce que l'enfant ait atteint l'âge de huit ans révolus. Elle a en outre précisé que, jusqu'au mois d'établissement de B.A.________ et sa fille en Macédoine, les mesures protectrices de l'union conjugale telles qu'arrêtées par transaction judiciaire du 26 octobre 2016 et décision du 10 février 2017 demeuraient en vigueur.