Citation: 2C_829/2022 E. 3.2

3.2. Selon l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, en droit des étrangers, le recours en matière de droit public est en outre irrecevable à l'encontre des décisions qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Il découle de la jurisprudence que l'étranger doit avoir résidé légalement depuis plus de dix ans en Suisse, ou, si la durée de la résidence est inférieure à dix ans, avoir fait preuve d'une forte intégration en Suisse, pour se prévaloir de manière soutenable du droit au respect de la vie privée garanti par l'art. 8 CEDH (ATF 144 I 266). En outre, comme ses enfants sont majeurs, la recourante, qui ne se prévaut pas de liens de dépendance particuliers, ne peut pas non plus invoquer l'art. 8 CEDH sous l'angle de la vie familiale (cf. arrêt 2C_471/2019 du 20 septembre 2019 consid. 5.1 et les arrêts cités). En l'occurrence, la recourante n'a jamais résidé légalement en Suisse. A cela s'ajoute que l'instance précédente a constaté (arrêt attaqué, p. 17), sans être contredite par une motivation conforme aux exigences des art. 97 al. 1 et 106 al. 2 LTF, que la recourante ne pouvait pas se targuer d'une forte intégration en Suisse. Cette dernière ne peut par conséquent pas se prévaloir de manière défendable de l'art. 8 CEDH pour obtenir une autorisation de séjour.