Citation: 4A_143/2023 E. 4.2

4.2. En l'espèce, la bailleresse a notifié à la locataire simultanément un congé extraordinaire, motivé par la sous-location non autorisée, et un congé ordinaire de nature subsidiaire, chacun dans un pli séparé. L'ATF 137 III 389 reconnaît clairement cette possibilité, celle-ci a été confirmée dans plusieurs arrêts ultérieurs et les conditions qui justifieraient un revirement de jurisprudence ne sont manifestement pas réunies (ATF 147 III 14 consid. 8.2; 144 III 175 consid. 2). La recourante a beau jeu de prétendre qu'elle a subi un feu nourri de résiliations : c'est le fait de détenir deux adresses postales, dont l'une à un endroit où elle ne réside pas et une autre au lieu où elle habite effectivement, qui en est la cause. Par ailleurs, elle a attaqué tant la résiliation ordinaire que la résiliation extraordinaire, de sorte qu'elle ne peut pas se plaindre d'avoir été induite en erreur par l'envoi de ces résiliations sous pli séparés. Elle n'affirme pas ne point avoir saisi le caractère subsidiaire de la résiliation ordinaire, donnée pour l'échéance du 30 juin 2020, ce qui clôt ce chapitre. La Cour cantonale n'avait nulle raison de prononcer la nullité des résiliations querellées. Ce premier grief doit donc être rejeté.