Citation: 4A_420/2022 E. 7.2.1

7.2.1. Dans la première branche du moyen considéré, l'intéressé soutient que la Formation aurait enfreint son droit d'être entendu en omettant d'examiner la question de sa compétence ratione materiae découlant de la clause d'arbitrage contenue dans le contrat de transfert. Ce reproche tombe à faux. La Formation a, en effet, fait état de l'argument précité sous n. 111 de la sentence querellée. Lors de l'examen de la question de la compétence de la CSJ FIFA - et, partant, de la sienne - pour connaître de la créance invoquée en compensation, elle a indiqué qu'il n'existait aucun lien matériel entre la demande et la prétention opposée en compensation ("... The set-off claim is not linked to the breach of contract. The only arguable nexus is the crude and obvious causal one: if there had been no transfer, then there would not have been a plane crash. However, there is no substantive link between the two matters..."; sentence, n. 172). La Formation a également retenu que le contrat de transfert avait été exécuté avant le départ du joueur en avion et que ce contrat n'imposait pas à l'intimé l'obligation d'organiser le vol au cours duquel le joueur a péri (sentence, n. 186 s.). Au vu de ce qui précède, force est d'admettre que les arbitres ont rejeté, à tout le moins de manière implicite, la thèse selon laquelle la créance invoquée en compensation entrait dans le champ d'application de la clause d'arbitrage insérée dans le contrat de transfert, ce qui correspond du reste à la conclusion à laquelle a abouti la Cour de céans (cf. consid. 5.4.3 supra).