Citation: 5A_214/2024 E. 4.1

4.1. Constatant que le mari plaidait que son conseiller fiscal avait attesté " entre les lignes " qu'il ne pouvait pas obtenir 15% de déductions fiscales, la cour cantonale a retenu que même si ce conseiller avait " explicitement " attesté de cela, son témoignage écrit n'aurait de toute manière pas été à lui seul probant, dès lors que le mari ne se fondait sur aucune déclaration d'impôt ni sur aucune décision de taxation quelconque. Sa contestation - qui portait ici sur les faits - était totalement inopérante. Par ailleurs, l'attestation de son conseiller fiscal (pièce 7bis) allait certes dans le sens de l'allégation du mari selon laquelle le montant des impôts qu'il supportait était supérieur d'environ 2'700 fr. à ce qu'avait retenu la présidente. Mais pour affirmer cela, le conseiller se fondait sur l'impôt sur la fortune de l'intéressé. Or il n'était pas tenu compte en l'espèce de la fortune du mari pour fixer les contributions d'entretien. Il n'y avait donc aucune raison de déduire l'impôt sur la fortune du revenu déterminant pour fixer les contributions d'entretien, comme l'avait fait à tort la présidente. Selon la cour cantonale, il était donc logique de ne pas tenir compte de l'impôt sur la fortune en l'occurrence.