Citation: K 191/00 21.08.2001 E. 2

2.- a) Les premiers juges ont correctement exposé la notion d'incapacité de travail dans l'assurance-maladie (RAMA 1998 n° KV 45 p. 430). Ils ont rappelé à juste titre qu'on peut exiger d'un assuré, conformément à son obligation de diminuer le dommage, qu'il utilise sa capacité de travail résiduelle dans un autre secteur d'activité professionnelle, à condition qu'un laps de temps suffisant lui soit imparti pour lui permettre de retrouver un emploi adapté à son état de santé (ATF 114 V 289 consid. 5b, 111 V 239 consid. 2a et les références; RAMA 1989 n° K 812 p. 256 consid. 2b, 1987 n° K 720 p. 108 consid. 3). A cet égard, la jurisprudence a considéré comme appropriée la fixation d'un délai d'adaptation compris entre trois et cinq mois (RAMA 2000 n° KV 112 p. 122 consid. 3a). L'assureur-maladie ne peut toutefois se défaire de son obligation d'indemniser la perte de gain de l'assuré en se fondant uniquement sur la seule évaluation médico-théorique de la capacité de travail dont ce dernier dispose dans sa nouvelle activité. Il reste tenu au paiement de l'indemnité journalière, le cas échéant dans une mesure réduite, tant que subsiste chez l'assuré un dommage résiduel dû à la maladie et couvert par les conditions d'assurance. Ce dommage se détermine par la différence entre le revenu qui pourrait être obtenu sans maladie dans la profession exercée jusqu'ici et le revenu qui est obtenu ou pourrait raisonnablement être réalisé dans la nouvelle profession (ATF 114 V 286 consid. 3c in fine). b) En l'occurrence, selon le règlement de l'assurance d'une indemnité journalière de l'intimée (édition 1er janvier 1999, art. 14 ch. 1), l'indemnité est versée à partir d'une "incapacité de travail prouvée d'au moins 25 %".