Citation: 5P.8/2000 08.05.2000 E. 5

5.- Le recourant est d'avis que les juges cantonaux se seraient écartés de façon insoutenable des témoignages des deux médecins, selon lesquels le fait d'avoir été porteur d'anticorps de l'hépatite B est sans influence sur les risques d'invalidité et de décès. Ces magistrats ne pouvaient sans arbitraire considérer que, si l'assurance avait appris l'existence d'anticorps de l'hépatite B, elle aurait, à tout le moins, demandé à l'assuré de se soumettre à un examen médical et aurait, soit refusé la proposition, soit instauré une réserve, soit adapté les primes en conséquence, et ce même en l'absence de séquelles de la maladie. Pour autant que cette critique soit suffisamment motivée au regard de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, elle est mal fondée. Il convient tout d'abord de relever que le recourant interprète faussement l'expression "ce fait" utilisée par l'autorité cantonale. Il ressort en effet manifestement de l'arrêt entrepris que celle-ci entendait se référer, non à la présence d'anticorps de l'hépatite B lors de la conclusion du contrat, mais à la maladie dont a souffert le recourant dans le passé. On ne voit par ailleurs pas en quoi l'appréciation des médecins sur les risques de décès et d'invalidité d'un porteur d'anticorps de l'hépatite B serait déterminante lorsqu'il s'agit d'examiner l'influence qu'aurait eu la connaissance d'une telle maladie sur l'opinion du risque par l'assureur. Enfin, il n'est pas contesté que l'hépatite B est une maladie grave, importante, qui touche notoirement certains groupes, ainsi les toxicomanes. Il n'était ainsi pas insoutenable de considérer que la réticence était propre à changer l'objet du risque ou à en diminuer l'opinion pour l'assureur au sens de l'art. L 113-8 du Code des assurances français.