Citation: 6B_154/2017 E. 2.3.1

2.3.1. Aux termes de l'art. 64 al. 4 CP, l'internement est exécuté dans un établissement d'exécution des mesures ou dans un établissement prévu à l'art. 76 al. 2 CP. La sécurité publique doit être garantie. L'auteur est soumis, si besoin est, à une prise en charge psychiatrique. Selon l'art. 76 CP, les peines privatives de liberté sont exécutées dans un établissement fermé ou ouvert (al. 1). Le détenu est placé dans un établissement fermé ou dans la section fermée d'un établissement ouvert s'il y a lieu de craindre qu'il ne s'enfuie ou ne commette de nouvelles infractions (al. 2). Ainsi, le droit fédéral n'exclut nullement qu'un établissement pénitentiaire soit habilité à accueillir des détenus exécutant une mesure d'internement (cf. arrêt 6B_705/2015 du 22 septembre 2015 consid. 1.4.2). Selon l'art. 59 CP, le traitement institutionnel s'effectue dans un établissement psychiatrique approprié ou dans un établissement d'exécution des mesures (al. 2). Il s'effectue dans un établissement fermé tant qu'il y a lieu de craindre que l'auteur ne s'enfuie ou ne commette de nouvelles infractions. Il peut aussi être effectué dans un établissement pénitentiaire au sens de l'art. 76 al. 2 CP, dans la mesure où le traitement thérapeutique nécessaire est assuré par du personnel qualifié (al. 3). En introduisant la possibilité d'exécuter une mesure institutionnelle dans un établissement pénitentiaire, le législateur a introduit une exception au principe de la séparation des lieux d'exécution des mesures de ceux d'exécution des peines (art. 58 al. 2 CP; ATF 142 IV 1 consid. 2.4.3). Le recourant ne conteste pas que les conditions pour que sa mesure d'internement fût exécutée dans un établissement fermé au sens de l'art. 76 al. 2 CP eussent été remplies. Il ne conteste pas d'avantage que sa mesure thérapeutique institutionnelle en milieu fermé pût être effectuée dans un établissement pénitentiaire au sens de l'art. 76 al. 2 CP. Le Tribunal fédéral avait d'ailleurs déjà constaté que les conditions à l'exécution de cette dernière mesure dans un tel établissement étaient réunies, en particulier que le recourant était suivi par un personnel qualifié (cf. arrêt 6B_538/2013; 6B_563/2013 précité consid. 6.1.2). Au regard du droit fédéral, la détention du recourant pouvait ainsi se dérouler licitement dans un établissement pénitentiaire.