Citation: 1C_172/2023 E. 1.2

1.2. Le recourant estime que le refus de lui reconnaître la qualité pour intervenir dans la procédure d'entraide judiciaire consacrerait une violation du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) et des art. 80h let. b EIMP (RS 351.1) et 9a OEIMP (RS 351.11) relatifs à la qualité pour recourir en matière d'entraide judiciaire. Il ne prétend toutefois nullement que la présente espèce porterait sur un cas particulièrement important. Tel n'est d'ailleurs pas le cas. La Cour des plaintes a en effet appliqué la jurisprudence constante relative aux art. 80h let. b EIMP et 9a let. a OEIMP selon laquelle la qualité pour recourir et pour intervenir dans la procédure d'entraide judiciaire est reconnue exceptionnellement à l'ayant droit d'une société titulaire de compte lorsque celle-ci a été dissoute (ATF 139 II 404 consid. 2.1.1; 137 IV 134 consid. 5.2.1; 123 II 153 consid. 2c et d et les arrêts cités), pour autant que l'acte de dissolution - ou tout autre document disponible - indique clairement l'ayant droit comme son bénéficiaire (arrêts 1C_44/2022 du 28 janvier 2022 consid. 2.2; 1C_2/2016 du 11 janvier 2016 consid. 2.2; 1C_183/2012 du 12 avril 2012 consid. 1.4; 1C_370/2012 du 3 octobre 2012 consid. 2.7). La qualité d'ayant droit économique n'est en l'occurrence pas contestée et l'argumentation du recourant à ce propos apparaît sans objet. Le recourant ne conteste pas qu'il n'est pas expressément désigné comme bénéficiaire ou détenteur des biens de la société liquidée. Les divers documents qu'il produit (remboursement de dettes, versements en sa faveur avant la liquidation) ne permettent pas d'admettre qu'il aurait été clairement désigné comme le successeur de la société liquidée. La Cour des plaintes s'en est ainsi tenue à la jurisprudence et n'a commis aucune violation du droit fédéral ni aucun déni de justice en refusant d'entrer en matière sur le recours.