Citation: 6B_1183/2023 E. 1.4

1.4. Le recourant soutient qu'aucun élément ne permettrait de retenir qu'il aurait eu la volonté d'utiliser la violence ou la menace à l'égard du plaignant le 11 novembre 2011. S'il ne conteste pas avoir été énervé dans un premier temps et avoir voulu en venir aux mains avec le plaignant, il soutient qu'il se serait ravisé avant même d'arriver sur place, ce qui serait conforté par les déclarations de E.________, lesquelles n'auraient pas été prises en considération par la cour cantonale. En l'espèce, le recourant ne fait que substituer sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale sans démontrer l'arbitraire du raisonnement conduit par l'autorité précédente. Appellatoire, une telle critique est irrecevable. Au demeurant, il ressort de l'état de fait cantonal qu'une transaction de drogue s'était mal déroulée la veille des faits litigieux, que le recourant voulait récupérer l'argent auprès du plaignant qu'il soupçonnait de les avoir " arnaqués ", et qu'il voulait lui " casser la gueule " en se rendant chez lui. Dans ces circonstances, il n'apparaît pas manifestement insoutenable de retenir qu'il avait, à tout le moins, envisagé et accepté l'usage de la violence en cas de résistance du plaignant pour détrousser celui-ci de la somme convoitée, réalisant ainsi, sur le plan subjectif, l'ensemble des éléments caractérisant le brigandage au sens de l'art. 140 ch. 1 al. 1 CP. Le recourant s'attarde ensuite à alléguer que ses plans initiaux auraient radicalement changé, ce qui serait confirmé par les déclarations de E.________, selon lesquelles ils auraient décidé de s'emparer de plantes de cannabis que le plaignant possédait dans sa cave. Outre que cette critique est elle aussi appellatoire, le recourant n'explique pas en quoi il aurait été nécessaire de sonner à la porte du plaignant, si le plan initial était de s'introduire dans la cave. Par ailleurs, il ne s'en prend pas aux faits pour lesquels il a été condamné du chef de tentative de brigandage. En effet, cette infraction s'est réalisée au moment où celui-ci s'est présenté chez le plaignant et a sonné à la porte du domicile de celui-ci pour y récupérer une somme d'argent. Il n'a pas été condamné pour ce qui s'est produit ensuite à la cave, lieu où il ne se trouvait d'ailleurs pas. Que les protagonistes aient décidé de changer leur plan, vu l'absence du plaignant à son domicile, ne modifie ainsi pas la conclusion à laquelle la cour cantonale est arrivée au sujet d'une tentative de brigandage. Les éléments avancés par le recourant dans ce cadre s'avèrent dès lors sans pertinence pour démontrer le caractère manifestement insoutenable de cette conclusion, de sorte qu'ils sont irrecevables.