Citation: 2C_746/2019 E. 5.5

5.5. Compte tenu de la gravité du comportement du recourant, qui a commis de nombreux délits à l'âge adulte, dont la gravité n'a fait que croître au fil du temps, l'instance précédente pouvait à bon droit se montrer rigoureuse dans l'évaluation du risque de récidive, avant d'en reconnaître l'existence. Il ne faut pas non plus perdre de vue que le recourant a commis plusieurs infractions durant le sursis de deux ans dont il avait bénéficié lors de sa condamnation du 6 septembre 2011. Il a également commis son crime le plus grave alors qu'il se savait déjà sous le coup d'une enquête pénale. Comme le relève l'instance précédente, le recourant ne semble ainsi pas avoir été sensible au but préventif et dissuasif de cette première sanction, ni avoir craint les procès qui l'attendaient en commettant sans discontinuer des infractions toujours plus graves. Il a par là-même jeté un réel discrédit sur sa véritable capacité à se conformer à l'ordre juridique helvétique. Cette appréciation du risque de récidive ne se voit pas renversée par le prétendu bon comportement en prison de l'intéressé, ni par son éventuelle libération conditionnelle intervenue après le prononcé de l'arrêt attaqué. Un bon comportement en prison est de toute manière attendu de la part d'un détenu (ATF 139 II 121 consid. 5.5.2 p. 128; arrêt 2D_37/2017 du 8 février 2018 consid. 6.3). Quant au pronostic opéré par le juge de l'application des peines et mesures au moment d'autoriser une libération conditionnelle, il n'est pas déterminant pour l'appréciation du risque de récidive, puisqu'une telle libération ne suppose pas un pronostic favorable en droit pénal. Il ne renseigne pas de manière décisive les autorités compétentes en matière de droit des étrangers sur la dangerosité d'une personne pour l'ordre et la sécurité publics (ATF 137 II 233 consid. 5.2.2 p. 237; 130 II 176 consid. 4.3.3 p. 187 ss; arrêt 2C_727/2019 du 10 janvier 2020 consid. 5.4.3).