Citation: 1P.837/2006 02.02.2007 E. B

A.________ a recouru contre la décision de classement auprès de la Chambre d'accusation de la Cour de justice de la République et canton de Genève. Elle a conclu à ce que cette décision soit annulée et à ce que le Ministère public soit invité à renvoyer le dossier à l'instruction aux fins de procéder aux actes d'instruction qu'elle avait sollicités dans sa plainte pénale (des perquisitions au domicile des deux personnes dénoncées ainsi que dans des bureaux ou entrepôts d'autres entreprises), puis d'inculper C.________ et B.________. A.________ faisait valoir, dans son argumentation, que les pièces du dossier suffisaient à démontrer la violation des normes pénales invoquées. Elle ajoutait, "par surabondance de moyens", que "l'omission du Juge d'instruction de notifier sa décision de soit-communiqué aux parties, les privant ainsi de la possibilité de recourir contre cette décision devant la Chambre de céans alors même que le juge n'avait pas procédé à certaines mesures d'instruction sollicitées dans la plainte pénale [...] justifiait d'autant plus que le Ministère public renvoie le dossier au juge d'instruction afin qu'il procède aux actes d'instruction sollicités ainsi qu'à l'inculpation, au moyen d'une ordonnance de soit-communiqué dûment notifiée aux parties". La Chambre d'accusation a rejeté le recours par une ordonnance rendue le 6 novembre 2006. Elle considéré, en substance, que le Procureur général avait retenu à juste titre l'absence de prévention suffisante, les conditions d'application des normes pénales invoquées ne paraissant pas réunies. A propos des perquisitions sollicitées, elle a retenu qu'on ne discernait pas en quoi ces mesures seraient utiles à la manifestation de la vérité.