Citation: I 220/01 21.08.2001 E. 3

3.- a) La recourante, à juste titre, ne conteste pas que le délai de trente jours de l'art. 84 al. 1 LAVS et de l'art. 50 PA pour recourir contre la décision du 8 février 2000 fût passé lorsqu'elle a envoyé à l'intimé sa lettre du 29 mai 2000. Elle invoque le fait qu'elle était absente en raison des problèmes de santé dont était atteinte sa défunte mère et demande ainsi, de manière implicite, une restitution de délai. b) Aux termes de l'art. 24 al. 1 PA, applicable en vertu du renvoi de l'art. 96 LAVS en liaison avec l'art. 81 LAI, la restitution pour inobservation d'un délai peut être accordée si le requérant ou son mandataire a été empêché, sans sa faute, d'agir dans le délai fixé. La demande motivée de restitution indiquant l'empêchement doit être présentée dans les dix jours à compter de celui où l'empêchement a cessé: le requérant doit accomplir dans le même délai l'acte omis. L'art. 32 al. 2 PA est réservé. c) Selon la jurisprudence, celui qui, pendant une procédure, s'absente un certain temps du lieu dont il a communiqué l'adresse aux autorités, en omettant de prendre les dispositions nécessaires pour que les envois postaux parvenant à cette adresse lui soient transmis, ou de renseigner l'autorité sur l'endroit où il peut être atteint, ou encore de désigner un représentant habilité à agir en son nom, ne peut se prévaloir de son absence lors de la tentative de notification d'une communication officielle à son adresse habituelle, s'il devait s'attendre avec quelque vraisemblance à recevoir une telle communication (ATF 119 V 94 consid. 4b, 117 V 132 consid. 4a; ATF 113 Ib 298 consid. 2a; voir aussi Poudret, Commentaire de l'OJ, vol. I, p. 249 ad art. 35 OJ). d) En l'occurrence, la recourante a eu connaissance en temps utile du projet de décision du 9 juillet 1999. Elle devait donc s'attendre à recevoir de l'intimé une décision de suppression de son droit à une rente d'invalidité. Ne pouvant ignorer que la décision lui serait notifiée à son adresse habituelle, il lui appartenait de prendre toutes les dispositions utiles pour, si nécessaire, être à même de recourir à temps contre cette décision, le cas échéant, en indiquant à l'intimé une autre adresse de notification. L'empêchement de la recourante doit donc être qualifié de fautif, avec la conséquence qu'une restitution de délai n'entre pas en considération.