Citation: 2C_797/2014 E. 4.4

4.4. L'exigence du lien affectif particulièrement fort doit être considérée comme remplie sur le plan affectif lorsque les contacts personnels sont effectivement exercés dans le cadre d'un droit de visite usuel selon les standards d'aujourd'hui, lorsque l'étranger détient déjà un droit de séjour en Suisse, de façon à prendre en compte l'art. 9 par. 3 de la Convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant (CDE; RS 0.107) sans toutefois déduire de dite convention une prétention directe à l'octroi d'une autorisation (ATF 139 I 315 consid. 2.4 et 2.5). Il ressort de l'arrêt entrepris que le recourant n'a jamais vécu avec son fils, né en 1999, qu'il n'a reconnu ce dernier qu'en mai 2004 et qu'il savait dès la naissance de l'enfant qu'il en était le père. Ce n'est qu'après avoir reconnu son enfant qu'il a commencé à le voir, à raison d'une demi-journée par semaine, généralement en présence de la mère. Le recourant a versé une pension alimentaire à son fils depuis le 1 er janvier 2005 et a cessé tout versement dès le 1er septembre 2008 en raison de sa situation financière précaire. En octobre 2008, l'autorité tutélaire a ratifié la convention passée entre les parents visant à supprimer la pension alimentaire. S'agissant de sa fille kosovare, née en 2006 et disposant d'une autorisation de séjour, le recourant, malgré une convention d'entretien signée en avril 2007, ne verse aucune pension alimentaire. Le rythme des visites, fondé sur les déclarations de la mère, n'est pas clairement établi. Compte tenu des difficultés constatées pour le paiement de la pension alimentaire de ses enfants, il ne saurait être question de lien affectif particulièrement fort qui mérite la protection de l'art. 8 CEDH. En effet, la raison pour laquelle le recourant ne s'acquitte pas de son dû n'est pas déterminante. Afin d'apprécier l'intensité du lien économique entre les intéressés, seul compte en définitive le fait que la pension ne soit pas versée. Cette question est appréciée de manière objective (arrêt 2C_173/2009 du 10 septembre 2009 consid. 4.2). Au demeurant, que le recourant ait été dispensé de payer une pension alimentaire en faveur de son fils n'est en l'espèce pas pertinent. Outre le fait qu'il ne procède à aucun versement en faveur de sa fille sans en avoir été dispensé, le recourant a attendu plus de cinq ans avant de soutenir financièrement l'enfant qu'il savait être son fils. Dans ces conditions, on ne peut admettre un lien familial fort d'un point de vue économique.