Citation: 6B_165/2010 06.04.2010 E. 3

La recourante soutient que sa condamnation pour usure repose sur un état de fait déduit d'une appréciation arbitraire des preuves. Plus précisément, elle reproche à la cour cantonale d'avoir retenu arbitrairement qu'elle avait conscience de la gêne ou de la faiblesse de la capacité de jugement de l'intimée. Elle lui fait en outre grief d'avoir nié arbitrairement qu'elle croyait en son don et était convaincue de ses pouvoirs surnaturels. Sur ces deux points, elle argue en outre d'une violation de son droit d'être entendue, à raison d'une motivation lacunaire. 3.1 Il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que la recourante, qui n'établit pas le contraire, aurait soulevé en instance cantonale un moyen de nullité, au motif que les premiers juges auraient retenu arbitrairement qu'elle était consciente de l'état psychologique dans lequel se trouvait l'intimée. Dans la mesure où elle contestait, dans le cadre de son recours en réforme, avoir agi intentionnellement, cette question a été examinée par la cour cantonale au considérant 4 de son arrêt. Il en ressort que le fait litigieux a été tenu pour établi en se fondant sur les appels téléphoniques incessants et les demandes de protection récurrentes de l'intimée ainsi que sur le comportement de cette dernière, attesté par les témoins qui l'ont côtoyée. La cour cantonale a donc motivé sa décision sur ce point. Au reste, la recourante ne démontre nullement, d'une manière qui satisfasse aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, que, de ces éléments de preuve, il était arbitraire, au sens défini par la jurisprudence, de déduire que l'état psychologique de l'intimée ne pouvait lui échapper. Ici comme ailleurs, elle ne fait que contester les faits en les rediscutant. 3.2 S'agissant de la croyance de la recourante en son don de voyance et en ses pouvoirs surnaturels, elle est clairement infirmée par son comportement envers l'intimée, comme l'a admis la cour cantonale, qui, sur ce point également, a donc motivé sa décision. Cela pouvait au demeurant être retenu sans aucun arbitraire, qui n'est d'ailleurs nullement démontré à satisfaction de droit. 3.3 En conclusion, le grief de violation du droit d'être entendu est manifestement infondé et celui d'arbitraire irrecevable.