Citation: 6B_1385/2019 E. 4.2.2

4.2.2. Certes, les multiples lésions à la tête constatées médicalement ont pu être causées non par un, mais par plusieurs coups à la tête, dont il n'est pas établi qu'ils seraient tous imputables au recourant. Il n'en demeure pas moins que selon les déclarations de l'intimé et du témoin, qui concordent sur ce point, un coup en particulier, donné avec le pied et avec de l'élan, a été plus fort que les autres (arrêt attaqué, En fait, B.f.a. p. 17 et B.f.d. p. 17-18). Contrairement à ce qu'affirme le recourant, l'intimé l'a identifié comme étant l'auteur de ce " [...] coup de pied dans la tête extrêmement violent " (procès-verbal d'audience du 14 octobre 2015, p. 10). Quant au témoin, la cour cantonale a retenu qu'il avait décrit précisément les circonstances de ce coup de pied (moment de l'altercation, distance prise pour donner le coup) et le choc produit, ce que le recourant ne remet pas en cause. Il n'était dès lors pas arbitraire de retenir que ses déclarations étaient claires et probantes en ce qui concernait ce coup de pied, même si le témoin a admis ne plus être sûr du nombre de personnes qui avaient participé à l'agression de l'intimé. Aussi, si d'autres coups ont effectivement pu contribuer au tableau lésionnel constaté chez le recourant, il n'était pas insoutenable de considérer que l'existence d'un coup de pied à la tête particulièrement violent, tel que décrit par l'intimé et le témoin, était corroborée par les lésions constatées, et que le recourant en fut l'auteur. Le fait que l'intimé ait quitté les lieux sans aide et se soit rendu seul à l'hôpital le lendemain n'est pas déterminant.