Citation: 4A_94/2021 E. 4.2

4.2. S'agissant du montant de cette réduction, la cour cantonale s'est prononcée comme suit. Les locataires avaient pu pleinement exploiter leur institut jusqu'à la mi-2014, moyennant utilisation de déshumidificateurs et entretien de la peinture. Puis elles avaient pu sous-louer une partie des locaux à une tierce personne en 2015, l'entrave ayant été modérée entre mi-2014 et fin 2015. Dès 2016, la situation avait empiré jusqu'à rendre les locaux difficilement utilisables - courant 2017 - en raison de la forte odeur de moisi qui s'était développée. Une odeur désagréable constitue une entrave importante pour l'exploitation de locaux destinés à recevoir de la clientèle; elle est encore plus préjudiciable pour un lieu destiné au bien-être, a observé la cour cantonale. Le problème d'humidité touchait la cave voûtée et l'arrière-salle, soit une proportion importante des locaux litigieux puisque la cave représentait à elle seule entre 30 et 40 % de la surface louée. Et l'odeur de moisi résultant de l'humidité était perceptible dans tous les locaux. Partant, un taux de réduction de loyer moyen de 40 % sur toute la période concernée (du 1er décembre 2012 au 30 novembre 2017) permettait de tenir compte équitablement de l'ampleur et du caractère évolutif du défaut.