Citation: I 442/05 13.04.2006 E. A

F.________, née en 1966, travaillait comme employée d'exploitation. Le 16 mars 1997, elle a été victime d'un accident de la circulation routière dont les suites ont été prises en charge, jusqu'au 1er mars 1998, par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents. N'ayant toujours pas recommencé son activité le 22 avril suivant, elle a requis des prestations de l'assurance-invalidité. En cours d'instruction, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'Office AI) a recueilli l'avis du docteur P.________, médecin traitant. Le praticien s'est contenté de renvoyer au rapport établi le 7 janvier 1998 par le docteur W.________, rhumatologue FMH, qui a diagnostiqué un syndrome cervico-dorsal rebelle avec tendomyose, un dérangement intervertébral mineur étagé après whiplash et contusions thoraco-dorsales multiples, une protrusion discale médiane C5-C6 (IRM du 15 mai 1997) et une dysfonction C2-C3 sans instabilité (radiocinéma du 19 novembre 1997); il considérait l'état général de l'intéressée comme excellent et les lésions dues au traumatisme comme banales. Un an et demi plus tard, le médecin traitant signalait un état stationnaire (rapport du 7 novembre 1999) et produisait un rapport établi le 23 septembre 1998 par le docteur R.________, neurologue FMH, faisant état d'un examen électromyographique normal. Sur la base de ces éléments, l'Office AI a refusé toutes prestations à l'assurée (décision du 4 décembre 2000). Celle-ci a recouru auprès du Tribunal des assurances pour le canton de Vaud produisant à l'appui de ses allégations un rapport établi le 12 mars 2001 par le docteur Z.________, rhumatologue FMH; aucune divergence particulière quant aux diagnostics posés antérieurement n'était signalée. Par jugement du 29 novembre 2001, la juridiction cantonale a admis le recours et renvoyé le dossier pour instruction complémentaire. Mandaté par l'administration, le docteur S.________, psychiatre FMH, a rendu son rapport le 29 octobre 2002. Le praticien n'a relevé ni atteintes psychopathologiques majeures, ni facteurs de stress aigus, mais a retenu un trouble somatoforme indifférencié de gravité légère (diagnostic différentiel: trouble douloureux associé à la fois à des facteurs psychologiques et à une affection médicale chronique). Il signalait en outre une très mauvaise observance du traitement antalgique, un comportement proche de la névrose de revendication, une discordance manifeste entre les douleurs et les constatations objectives, ainsi que l'absence de répercussion de la douleur au niveau émotionnel, sur les activités sociales, relationnelles, familiales et les loisirs. Seuls de discrets signes de la lignée anxio-dépressive engendraient une incapacité de travail, en terme de rendement, d'au plus 25 %. Le docteur A.________, du Service médical de l'AI pour la région lémanique (ci-après: le SMR), partageait l'opinion du docteur S.________ quant à la capacité de travail (rapport du 8 novembre 2002). Par décision du 10 janvier 2003, confirmée sur opposition le 20 mai suivant, l'Office AI a rejeté la demande de F.________, celle-ci ne pouvant pas faire valoir une incapacité de travail dans son ancienne profession de plus de 25 %.