Citation: 6B_67/2019 E. 5.11

5.11. La recourante 1 soutient que les autorités pénales n'auraient pas prouvé que le délai relatif de la prescription aurait été interrompu, à son égard ou à celui de A.________, s'agissant des infractions d'escroquerie, de gestion déloyale aggravée et de blanchiment d'argent aggravé commises avant le 1 er janvier 2002. Par conséquent, le droit de confisquer fondé sur ces infractions serait prescrit. La confiscation concerne des valeurs patrimoniales qui sont le résultat d'un blanchiment d'argent aggravé commis les 10 mai 2006 et 25 avril 2007 par W.________ (date des versements des 3 mia et 900 mio CZK sur les relations bancaires auprès de RR.________ et de QQ.________ SA de A.________). Il convient dès lors d'examiner la question de la prescription uniquement en relation avec ces infractions.