Citation: 2A.485/2000 07.11.2000 E. 5

5.- Il convient d'examiner si les autorités ont agi avec diligence et si le renvoi paraît possible dans un délai prévisible (art. 13b al. 3 et 13c al. 5 lettre a a contrario LSEE). Le manque de coopération de la part de l'étranger ne permet pas aux autorités cantonales de rester inactives; elles doivent au contraire essayer notamment de déterminer son identité et d'obtenir les papiers nécessaires à son renvoi, avec ou sans sa collaboration (cf. ATF 124 II 49). Il ressort des pièces du dossier que les autorités valaisannes compétentes pour refouler le recourant n'ont pas été informées de la détention préventive qu'il a subie du 19 avril au 28 juillet 2000 et qu'elles croyaient à sa disparition en raison des informations données le 5 mai 2000 par le Foyer Y.________. Ce foyer ayant annoncé le 3 août 2000 la réapparition de l'intéressé, différentes démarches ont été entreprises. Le recourant a été entendu le 7 août 2000. Le 8 août 2000, la Police cantonale valaisanne a contacté l'Ambassade pour fixer un entretien avec l'intéressé et pour demander la délivrance d'un laissez-passer en sa faveur. Cette entrevue a eu lieu le 17 août 2000. Le 19 août 2000, les autorités valaisannes compétentes ont adressé à l'Office fédéral une demande de soutien à l'exécution du renvoi et de couverture financière. L'octroi du laissez-passer sollicité étant subordonné notamment à la présentation d'un certificat médical attestant le bon état de santé du recourant, celui-ci a été examiné par le Dr Z.________ les 22 et 29 août 2000. L'intéressé a été entendu le 31 août 2000. A partirdu 1er septembre 2000, les autorités cantonales et fédérales ont uni leurs efforts pour intervenir auprès de l'Ambassade. Le 8 septembre 2000, le recourant a de nouveau été entendu. Le 11 septembre 2000, le Département fédéral de justice et police a écrit, au nom des autorités valaisannes, à l'Ambassade pour obtenir la délivrance d'un laissez-passer en faveur de l'intéressé, en l'absence d'un certificat médical attestant son bon état de santé. Telle était la situation quand l'arrêt attaqué est intervenu. Dans ces conditions, le Juge unique a constaté à juste titre que les autorités valaisannes compétentes avaient effectué avec une diligence suffisante les démarches en vue du refoulement du recourant dans son pays d'origine. De plus, en l'état, rien n'indique que ces efforts ne pourraient aboutir, ni que le refoulement ne pourrait être réalisé dans un délai prévisible. D'ailleurs, dans ses déterminations, le Service cantonal relève que l'intéressé serait maintenant disposé à subir l'opération proposée, qui pourrait avoir lieu au début du mois de novembre 2000.