Citation: I 198/02 19.08.2002 E. 3

3.- a) Il résulte des différents certificats médicaux établis par le docteur Z.________, ophtalmologue et médecin traitant, que le recourant présentait, à différentes dates, le status ophtalmologique suivant: - acuité visuelle (après correction) : OD/OG 0,4 (certificat du 23 août 1996);- acuité visuelle (après correction) : OD/OG O,5 (certificat du 9 décembre 1998 - examen effectué le 8 décembre 1998 après érosion récidivante survenue le 4 décembre 1998);- acuité visuelle (après correction) : OD/OG 0,1 (certificat du 13 janvier 2001);- acuité visuelle (après correction) : OD 0,05 OG 0,7 (certificat du 25 mars 2002). Dans son certificat du 13 janvier 2001, le docteur Z.________ précise encore que l'acuité visuelle du recourant est variable dans le temps. Meilleure après stabilisation et guérison, elle monte au mieux à 0,6 OD et 0,9 OG; mais à d'autres périodes elle est à moins de 0,1 s'il se produit une déchirure de l'épithélium. Par ailleurs, la première manifestation de la maladie est apparue en décembre 1995; depuis lors, toutes les rechutes sont à considérer comme une aggravation de la santé. b) Dans le cas d'espèce, la décision non formelle d'octroi des mesures médicales du 5 novembre 1996 se fondait sur le premier certificat du docteur Z.________ du 23 août 1996. Au regard de l'acuité visuelle constatée par ce médecin, la condition y relative d'application du chiffre 416 de l'annexe OIC était réunie. Par comparaison avec cet état de fait, le certificat du 9 décembre 1998 établit que le recourant n'atteignait alors plus les limites inférieures fixées par l'ordonnance permettant la prise en charge par l'assurance-invalidité des mesures médicales nécessaires. Cette seule comparaison ne suffit cependant pas, selon les règles exposées ci-dessus, pour justifier le refus de prise en charge des mesures médicales au-delà du 10 mai 1999. En effet, le recourant présente une affection oculaire de caractère évolutif dans laquelle, selon le médecin traitant, toutes les rechutes sont à considérer comme une aggravation de la santé (par ex. acuité visuelle OG/OD de 0,1 le 13 janvier 2001). On peut d'autant moins retenir alors que l'amélioration de l'état de santé s'est manifestée sur une assez longue période que l'état de l'affection oculaire ne s'est jamais stabilisé et que, selon l'ophtalmologue, des complications sont à craindre. Dans ces conditions, l'OCAI n'était pas fondé à refuser, pour les seuls motifs invoqués dans la décision litigieuse, la prise en charge des mesures médicales au-delà du 10 mai 1999. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :