Citation: 9C_701/2015 E. 1

Dans la mesure où le recourant se limite à prétendre que l'instance précédente s'est réfugiée derrière la protection du secret des affaires et qu'elle aurait dû exiger la production des pièces comptables lorsqu'elle a renoncé à la mesure d'instruction discutée, il n'invoque pas ni ne démontre que l'autorité arbitrale aurait procédé de manière contraire au droit. En particulier, le recourant ne met pas en évidence de motif susceptible de remettre en cause le raisonnement de l'instance précédente selon lequel en raison de l'existence de données comptables délicates, qui pouvaient être utilisées à mauvais escient par une association concurrente de Pharmasuisse, la production immédiate - sans passer par l'évaluation d'un tiers expert - des pièces requises par le recourant était disproportionnée. Il ne suffit pas, à cet égard, d'affirmer que la production de la comptabilité des intimées ne nécessitait pas le concours d'un expert (ou des réviseurs), en niant les risques relatifs à la violation du secret des affaires. Par ailleurs, le recourant ne fait pas valoir de violation des règles de procédure auxquelles s'est référée la juridiction arbitrale (art. 29 al. 6, 47 al. 2, 109 et 116 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative [RSVD 173.26; LPA-VD], en relation avec les art. 95 et 102 CPC; cf. aussi l'art. 89 al. 5 LAMal) pour justifier la renonciation à la mesure d'instruction et constater que le recourant devait en subir les conséquences sur le plan procédural. A cet égard, à l'inverse de ce qu'il prétend, le Tribunal arbitral s'est penché à juste titre sur le dossier "en l'état" au lieu de déduire de la renonciation à la mesure d'instruction qu'il était impossible de constater le caractère équitable des contributions litigieuses.