Citation: 6B_852/2009 17.12.2009 E. 2

Le recourant remet ensuite en cause sa condamnation pour filouterie d'auberge en relation avec son séjour du 7 au 14 septembre 2005 (supra consid. A.c). 2.1 L'art. 149 CP réprime, sur plainte, le comportement de celui qui se sera fait héberger, servir des aliments ou des boissons ou qui aura obtenu d'autres prestations d'un établissement de l'hôtellerie ou de la restauration, et qui aura frustré l'établissement du montant à payer. 2.2 Le recourant soutient, en se référant à un arrêt non publié du 10 avril 2001 (6S.86/2001), que sa mère, qui a réservé la chambre, aurait assumé seule l'obligation d'acquitter la facture et qu'elle serait ainsi le seul auteur du délit. Il a été jugé, dans cette jurisprudence, que même celui qui n'obtient pas des prestations d'hôtellerie pour lui-même peut être l'auteur d'une filouterie d'auberge lorsqu'il a assumé, par une réservation, l'obligation de les payer (consid. 3). Ce précédent n'exclut cependant pas que le bénéficiaire de la prestation réservée par un tiers se rende lui aussi coupable de filouterie d'auberge, selon les circonstances. Dans le cas jugé en 2001, la personne qui avait réservé l'hôtel avait clairement indiqué que les bénéficiaires de la réservation étaient ses hôtes. Elle avait également payé des acomptes (consid. B.c). Ces éléments permettaient d'établir qu'elle s'était engagée contractuellement envers l'établissement. Or, la décision entreprise ne constate aucune circonstance de cette nature. Le recourant ne peut en conséquence rien déduire en sa faveur de la jurisprudence invoquée. 2.3 Il est, en revanche, constant qu'il a bénéficié de prestations hôtelières du 7 au 14 septembre 2005. Celles-ci n'ont pas été payées et le recourant savait dès son arrivée à l'hôtel que sa mère, qu'il a désignée comme destinataire de la facture, n'était pas en mesure de le faire (arrêt entrepris, consid. B.6, p. 4). Ce faisant, le recourant a aussi manifesté immédiatement son intention de ne pas s'acquitter lui-même des services dont il a bénéficié. Il a, de cette manière, frustré l'établissement du montant à payer au sens de l'art. 149 CP. Sa condamnation en application de cette disposition ne viole pas le droit fédéral. Cela étant, savoir si la mère du recourant a réservé la chambre de son propre chef ou à la demande de son fils est sans pertinence pour l'issue du litige, ce qui exclut le grief d'arbitraire formulé sur ce point (v. les réf. citées supra au consid. 1.3, dernier paragraphe).