Citation: I 8/06 21.02.2007 E. B

B.a Le 9 avril 2001, M.________ a recouru contre cette décision devant le Tribunal des assurances du canton de Vaud en concluant, sous suite de dépens, à l'octroi d'une rente entière d'invalidité dès le mois de décembre 1998. Constatant que l'expert F.________ tenait compte, dans son appréciation de la capacité de travail de l'assuré, tant des éléments psychiatriques que somatiques, le juge instructeur a demandé à ce médecin de préciser quelle était ou serait la capacité de travail de l'assuré dans une activité adaptée, en tenant compte des seules atteintes à la santé d'origine somatique et en distinguant la part de l'incapacité de travail résultant des troubles somatiques de celle évaluée globalement. Par ailleurs, le juge a demandé à l'OAI de lui communiquer les données chiffrées et actualisées concernant les revenus avec et sans invalidité pris en compte lors du calcul initial du droit à la rente (cf. lettre du juge instructeur du 30 janvier 2002). Le 20 février 2002, l'OAI a indiqué au Tribunal cantonal que l'assuré avait bénéficié en 1978 d'une reconversion au sein de son entreprise dans l'activité de technicien de production, laquelle consistait en un travail de bureau ne nécessitant aucun effort physique. Il a ajouté que par sa décision du 9 février 1998, il avait octroyé à l'assuré une demi-rente uniquement sur la base d'une incapacité de travail médicale, sans calcul du préjudice économique. Le 16 avril 2002, le docteur F.________ a répondu que sur la base des seules affections d'origine strictement somatique, donc documentées cliniquement et radiologiquement, la capacité de travail de l'assuré était totale dans l'activité décrite (à savoir une activité légère et adaptée, ne requérant pas le port de charges et permettant une certaine mobilité). En revanche, la capacité de travail était nulle dans l'activité d'ouvrier dans la fabrication de pièces mécaniques. Dans l'activité de technicien de production, la capacité de travail était complète. Après s'être déterminées sur les précisions du docteur F.________, les parties ont maintenu leurs conclusions. B.b Dans le cadre de l'instruction de la cause, un mandat d'expertise rhumatologique a été confié au docteur R.________, médecin-chef de l'Association médicale de l'Hôpital Y.________. Dans son rapport d'expertise du 20 décembre 2004, ce médecin précise qu'il a demandé la mise en oeuvre d'une IRM lombaire car l'examen clinique, très limité en raison d'intenses douleurs provoquées par les tests effectués, apparaissait comme difficilement interprétable. Il signale la présence d'une hernie discale non contraignante en janvier 1991, puis contraignant la racine S1 droite à partir d'avril 1991, une très nette discopathie L5-S1 en février 1996 et une sévère discarthrose L5-S1. L'expert conclut, sur le plan somatique, à une capacité de travail de 50 % avec un rendement de 80 % dans une activité légère ne nécessitant pas le port de charges lourdes, soit dans une activité de surveillance, telle que celle effectuée en dernier lieu par l'assuré avant son licenciement. Sur le plan psychiatrique, l'expert se réfère au taux d'incapacité de 50 % retenu par le docteur S.________. L'expert R.________ tient toutefois à préciser la difficulté, en sa qualité de rhumatologue, à distinguer la pathologie psychiatrique des troubles somatiques. Selon lui, l'assuré présente une capacité de travail de 50 % sur le plan psychiatrique et de 40 % sur le plan somatique. En revanche, en tenant compte des troubles psychiques et somatiques dans leur ensemble, l'assuré serait totalement incapable de travailler. Dans ses déterminations du 23 février 2005, l'OAI affirme être d'accord avec les conclusions de l'expertise judiciaire selon lesquelles l'assuré présente une incapacité de travail de 60 % dans une activité adaptée depuis décembre 2004, laquelle lui ouvre le droit à un trois-quarts de rente. Pour sa part, le recourant conclut à une incapacité de travail totale et ce, dès le mois de juin 1998. Par jugement du 2 novembre 2005, le Tribunal cantonal a admis partiellement le recours interjeté par M.________, en ce sens que la décision entreprise a été réformée conformément à la proposition en procédure du 23 février 2005, le dossier étant renvoyé à l'OAI afin qu'il fixât les prestations à servir à l'assuré. Il a en outre condamné l'OAI à verser au recourant un montant de 1'800 fr. à titre de dépens.