Citation: 5A_639/2014 E. 8

Invoquant une violation de l'art. 6 CEDH, les recourants se plaignent du fait que l'ordre de faire cesser toute atteinte à la personnalité de l'intimé ait été assorti de la menace de la peine d'amende prévue à l'art. 292 CP. A cet égard, ils soutiennent, d'une part, que cette menace ne peut être exécutée dès lors qu'elle est trop générale et imprécise et que l'interdiction de porter atteinte à la personnalité, d'ores et déjà prévue par la loi, est suffisante. Ils font valoir, d'autre part, qu'elle constituerait une extension sans base légale du champ de protection de l'art. 28 CC dans la mesure où elle protégerait l'intimé contre toute atteinte à sa personnalité, fût-elle justifiée et conforme au droit. Force est de constater que l'argumentation présentée par les recourants repose sur la violation de droits de nature constitutionnelle, dès lors qu'elle se base sur une violation de l'art. 6 CEDH. Soulevé pour la première fois devant la présente instance, il s'agit d'un nouveau moyen exclu en vertu des principes de la bonne foi et de l'épuisement des griefs (cf. supra consid. 2.1.1). Il sera donc déclaré irrecevable.