Citation: 4A_82/2023 E. 4.3.3

4.3.3. Dans l'arrêt attaqué, la cour cantonale, détaillant le contenu du rapport établi par le Dr L.________, relève que celui-ci est arrivé à la conclusion que la patiente présentait une fracture-tassement du bord antérieur du plateau de C6, ce qui constituait une distorsion cervicale de stade IV selon la Quebec Task Force. Selon cet expert, les cervicalgies étaient la conséquence probable, voire certaine, de l'accident survenu le 16 janvier 2006. L'autorité précédente observe aussi que ce praticien a noté que l'intéressée présentait d'autres affections sans lien avec cet événement dommageable. Elle constate aussi que ce spécialiste n'a mentionné aucune incapacité de travail dans son rapport. La cour cantonale rappelle ensuite que le Dr O.________, médecin-conseil de la recourante, a remis en cause les expertises réalisées par les praticiens de la Clinique K.________ ainsi que par le Dr L.________, les rapports en question présentant à son avis des lacunes, insuffisances et des interprétations probablement erronées. La cour cantonale souligne en outre que la recourante a pointé du doigt le fait que le Dr L.________ n'avait pas détaillé les pièces mis à sa disposition pour réaliser son examen et que sa description de l'accident survenu en janvier 2006 ne correspondait pas à la réalité puisque le rapport d'expertise indiquait, à tort, que le véhicule conduit par l'intimée avait été percuté par un bus, en deux temps. Procédant ensuite à l'examen du rapport établi par le Dr L.________, la cour cantonale considère que ledit rapport jouit d'une pleine valeur probante, nonobstant les critiques formulées par la recourante à son encontre. A cet égard, elle juge infondé le reproche fait au spécialiste de n'avoir pas détaillé les pièces qui avaient été mises à sa disposition, étant donné qu'il ressort dudit rapport que l'expert s'est fondé sur le dossier de H.________ SA, les documents complémentaires faxés par la Dre F.________, en particulier un rapport de consultation du Dr G.________ du 11 août 2008, un rapport d'IRM fonctionnelle effectuée le 8 août 2008, les documents radiologiques amenés par l'intimée, un entretien avec cette dernière suivi d'un examen neurologique et d'un électroneuromyographique du membre supérieur droit effectué le 4 septembre 2008. L'autorité précédente estime aussi que l'allégation de la recourante selon laquelle des cervicalgies constantes depuis l'accident survenu en janvier 2006 seraient nécessaires au diagnostic de distorsion cervicale de stade IV selon la classification de la Quebec Task Force n'est nullement étayée, étant précisé que la recourante n'a pas requis la mise en oeuvre d'une contre-expertise ni fourni la moindre preuve pour étayer semblable allégation. Elle souligne, par ailleurs, que les avis divergents exprimés par les Dr O.________ et Q.________ ne constituent que des allégations de parties qui ne sont corroborées par aucun autre moyen de preuve. Elle aboutit ainsi à la conclusion que l'accident survenu en janvier 2006 a provoqué chez l'intimée des cervico-scapulalgies chroniques après le traumatisme cervical du type " coup du lapin " ajouté à une fracture du plateau supérieur de C6, ce qui est du reste confirmé par d'autres expertises privées.