Citation: 6B_301/2020 E. 1.1.2

1.1.2. En ce qui concerne l'exploitation de la situation de faiblesse de la victime, cet élément suppose que l'auteur agisse de manière consciente en vue de se faire accorder ou promettre, pour lui-même ou pour un tiers, un avantage pécuniaire dont la valeur patrimoniale est dans une disproportion évidente par rapport à celle qui est accordée en retour (ATF 93 IV 85 consid. 2 p. 88; 92 IV 132 consid. 3 p. 137). A cet égard, le recourant ne prétend pas avoir ignoré la situation de gêne des intéressés et ne conteste pas s'être procuré un avantage pécuniaire contre la mise à disposition des logements. Il se borne à faire valoir qu'il n'a pas exploité la situation de gêne des intéressés au motif qu'il voulait uniquement rendre service à des compatriotes, en leur évitant, vu leur absence de statut en Suisse, d'être contraints à dormir dehors comme des "sans abris" et qu'il n'était pas mû par l'appât du gain. Ce faisant, il avance un mobile qui ne ressort pas des faits constatés et qui, de toute manière, serait sans portée dès lors qu'il subsiste le fait que le recourant, en pleine connaissance de la situation vulnérable de ses compatriotes, a exploité celle-ci pour se procurer un avantage pécuniaire en contrepartie de la mise à disposition des logements incriminés. Il admet du reste que ses compatriotes "ne disposaient d'aucun moyen pour obtenir la location d'une chambre par un autre biais, aucune gérance n'entrant en matière pour des personnes sans statut dans notre pays et sans emploi assuré", signant par là de son propre aveu l'exploitation de la gêne (acte de recours let. d p. 8). Pour le surplus, le grief se confond avec celui de l'intention examiné ci-après.