Citation: 6B_1390/2017 E. 2.3.4

2.3.4. Par ailleurs, si le recourant a effectivement demandé la production du "dossier fiscal 2008 des cantons du Valais et de Genève" en procédure d'appel (cf. dossier cantonal, P. 696), il ne l'a fait qu'après avoir produit le relevé de compte établissant que le paiement avait été effectué en 2009. La cour cantonale a ainsi refusé de donner suite à la réquisition du recourant, estimant qu'elle disposait alors de suffisamment d'éléments pour statuer et que le fisc genevois ne pouvait de toute façon pas apporter d'autres éléments que l'ordre de virement produit par le recourant, lequel était impropre à établir l'identité du donneur d'ordre au sein de la société (cf. dossier cantonal, P. 697). Le recourant ne démontre pas en quoi que cette appréciation anticipée des preuves par la cour cantonale serait empreinte d'arbitraire (cf. ATF 141 I 60 consid. 3.3 p. 64). Pour le surplus, en tant que le recourant soutient qu'il aurait été loisible aux autorités pénales de requérir d'office, dès le début de la procédure, les informations nécessaires auprès des autorités fiscales, il ne fait pas état de circonstances qui auraient dû laisser supposer, avant la procédure d'appel, que l'impôt à la source retenu sur le salaire de F.________ avait déjà été versé au fisc genevois. On ne distingue pas dans ce contexte de violation du droit d'être entendu.