Citation: 1B_191/2020 E. D

Le 4 mars 2019, Me B.________, pour A.________, a déposé une demande tendant à la récusation de la Procureure C.________ et au transfert de la cause à un autre Procureur de l'arrondissement de l'Est vaudois en raison de l'inimitié de cette magistrate à l'endroit des avocats de l'Etude " E.________ ". La requérante se prévalait entre autres du fait qu'un ancien membre de l'étude - Me I.________ - avait défendu dès 2017 une plaignante dans le cadre d'une procédure pénale visant personnellement la Procureure C.________, que trois avocats de cette même étude - soit Mes B.________, J.________ et I.________ - avaient déposé une plainte pénale contre la Procureure intimée pour violation du secret de fonction le 22 novembre 2017 et que le Procureur général avait, dans une tierce affaire, dessaisi ladite procureure, suite à des demandes de récusation des 7 septembre et 5 décembre 2017 déposées par les mêmes avocats (cf. let. E ci-dessous); la requérante invoquait également le fait que, dans un autre dossier, une collaboratrice de l'étude de Me B.________ avait tenté de prendre contact avec la Procureure C.________ afin d'inviter cette dernière à renoncer à la poursuite d'une instruction pénale et de la confier à un autre procureur, et qu'il lui aurait été répondu que la magistrate refusait tout contact avec les membres de l'Etude " E.________ ". Cette magistrate a transmis la demande de récusation à la Chambre des recours pénale, avec sa prise de position du 12 mars 2019. Par arrêt du 4 juin 2019, la Chambre des recours pénale - à nouveau composée des juges F.________, G.________ et H.________ - a interdit à Me B.________ de représenter la plaignante A.________ dans le cadre de la présente cause pénale et a rejeté la demande de récusation. Par arrêt du 18 septembre 2019 (1B_348/2019), le Tribunal fédéral a admis le recours formé par A.________ et Me B.________ contre cet arrêt et a renvoyé la cause à la Chambre des recours pénale; il a considéré que cette autorité - qui était saisie d'une demande de récusation - avait violé le droit d'être entendu des recourantes en prononçant l'interdiction de postuler de l'avocate mandatée, sans leur offrir l'occasion de s'exprimer sur cette question. Par lettre du 16 octobre 2019, le Président de la Chambre des recours pénale a répondu à un courrier de Me B.________, l'informant entre autres que la composition de la Chambre des recours pénale appelée à statuer à nouveau n'était pas modifiée. A.________ a aussitôt présenté une demande de récusation visant les juges cantonaux F.________, H.________ et G.________, laquelle a été rejetée par décision du 3 décembre 2019 de la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal. Le 11 novembre 2019, Me B.________ et A.________ se sont déterminées sur la question d'une éventuelle interdiction de postuler de la première nommée.