Citation: 4A_698/2016 E. 7

Selon l'arrêt du Tribunal cantonal, le demandeur n'est pas parvenu à rendre vraisemblable que conformément à ses affirmations, les donations consenties par U.________ aux deux actuels défendeurs soient simulées et destinées seulement à lui nuire et à éluder son droit de préemption légal. Le demandeur ne met pas sérieusement en doute que les donataires et défendeurs soient en mesure d'exploiter personnellement les immeubles reçus et effectivement désireux de le faire. Dans ces conditions, le droit du demandeur d'obtenir la prolongation judiciaire des baux à ferme, conformément à l'art. 27 de la loi fédérale sur le bail à ferme agricole (LBFA; RS 221.213.2), n'est pas non plus rendu suffisamment vraisemblable, d'où il résulte que l'autorisation de poursuivre l'exploitation de ces immeubles ne peut pas lui être accordée à titre de mesures provisionnelles conformément à l'art. 261 al. 1 CPC. Le demandeur revient de manière détaillée sur les éléments de fait et de droit que le Tribunal cantonal a discutés ou que, à son avis, cette autorité aurait dû discuter dans son arrêt. Il développe sa propre discussion. Il fait notamment valoir que les immeubles en cause constituent 40% du domaine actuellement exploité par lui. Invoquant l'art. 9 Cst., il dénonce un jugement censément arbitraire mais le Tribunal fédéral ne discerne guère sur quels points il reproche réellement aux précédents juges, sinon par de simples protestations ou dénégations, d'avoir commis une erreur certaine ou de s'être livrés à une appréciation absolument insoutenable. L'argumentation présentée tend seulement à substituer une appréciation différente de celle de l'autorité précédente. Le Tribunal cantonal a aussi violé, prétendument, l'art. 112 al. 1 let. b LTF et le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. « en n'établissant aucun état de fait digne de ce nom et en se limitant à décrire le déroulement de la procédure suivie ». Cette récrimination-ci n'est pas non plus une motivation suffisante au regard de la jurisprudence précitée relative aux art. 106 al. 2 ou 116 LTF, de sorte que le recours est irrecevable.