Citation: 5A_181/2014 E. 3.1

3.1. L'autorité cantonale a retenu que le mariage des parties avait duré 23 ans dont 20 ans de vie commune et la naissance d'un enfant, de sorte qu'il s'agit d'une union de longue durée et qu'on doit considérer qu'elle a en principe eu une influence concrète sur la situation financière de l'époux crédirentier. Bien que le mari ait participé à l'éducation de leur enfant et aux tâches ménagères, elle a considéré que ces éléments n'étaient pas de nature à empêcher l'application de la jurisprudence applicable en matière d'unions de longue durée. Elle a dès lors estimé que c'était à juste titre que le premier juge avait reconnu à l'épouse le droit à une contribution d'entretien. Quant au revenu hypothétique mensuel de 2'160 fr. imputé à l'intimée par le premier juge, elle a relevé qu'il s'agissait du salaire perçu par celle-ci pour un emploi temporaire à un taux d'activité de 80% ressortant d'un document du 19 août 2011. L'intimée ayant déclaré en septembre 2012 avoir épuisé son droit aux indemnités de chômage et être toujours à la recherche d'un emploi, elle a estimé qu'on ne pouvait lui imputer un revenu hypothétique supérieur comme le souhaitait le recourant. Elle a en outre considéré que le recourant n'avait démontré aucune diminution durable de son salaire arrêté à 5'640 fr. par mois par le premier juge, part au treizième salaire incluse, et a retenu que le disponible du recourant n'était en tout cas pas inférieur au montant mensuel de 909 fr. retenu en première instance. S'agissant enfin de la situation financière de l'intimée, la cour cantonale a relevé que le premier juge n'avait tenu compte d'aucune charge fiscale. Elle a estimé que cela relevait à l'évidence d'une inadvertance dans la mesure où il lui avait imputé un revenu hypothétique de 2'160 fr. et une pension maritale de 800 fr. Elle a de ce fait considéré que l'estimation des charges de l'épouse, arrêtées à 3'032 fr. par mois, était vraisemblablement inférieure à la réalité et ce même en admettant qu'elle puisse trouver un logement moins cher que celui dont elle bénéficie actuellement pour un loyer mensuel de 1'350 fr. En conclusion, elle a considéré que le déficit mensuel de l'intimée n'était en tous les cas pas inférieur au montant de 872 fr. retenu en première instance.