Citation: 6B_649/2015 E. 2.4.2

2.4.2. Le recourant se prévaut de son comportement après qu'il a été informé de l'existence d'un problème par la banque (il a cessé ses opérations sur les comptes de C.________ SA et dénoncé le cas aux autorités pénales). Il souligne que s'il l'avait voulu, il aurait eu tout le temps nécessaire de blanchir les fonds entre leur arrivée le 1er juin 2010 et le blocage préventif du 6 juin 2010. Il appert cependant que le recourant a procédé à des actes d'entrave sur les fonds dès leur réception puisque, le 2 juin 2010 déjà, il a donné les ordres de virement litigieux et commandé la somme de 80'000 euros en espèces. Alors qu'il se rendait à la Banque H.________ pour prélever cette somme, il a été informé que K.________ avait dénoncé la transaction comme frauduleuse et réclamait le retour des fonds. A ce stade, il aurait été particulièrement inconsidéré de la part du recourant d'insister auprès de la banque pour pouvoir retirer les fonds. Par ailleurs, le caractère frauduleux du virement étant désormais connu des banques concernées, le recourant avait certainement intérêt à se placer du côté des dénonciateurs plutôt que des dénoncés. Ainsi le comportement adopté par le recourant n'est pas incompatible avec la commission de l'infraction par dol éventuel, à savoir qu'au moment où il a accompli les actes d'entrave, il s'est accommodé du résultat dommageable pour le cas où il se produirait, même s'il ne le souhaitait pas.