Citation: 4A_394/2022 E. 3.1.2

3.1.2. La cour cantonale s'est ralliée à l'appréciation des premiers juges. Elle a relevé que dans son rapport, l'expert s'était basé sur la facture finale de G.________ SA et en avait retenu, en substance, un montant hors taxe de 121'151 fr. 50. L'expert avait indiqué que G.________ SA était intervenue pendant toute la durée du chantier, soit de septembre 2011 à novembre 2012; il avait donc réparti le montant des travaux sur ces 15 mois. Au vu de la résiliation du contrat liant les parties le 15 mai 2012, l'expert avait retenu 8 mois de travaux, équivalents à 64'614 fr. hors taxe (121'151 fr. 50 / 15 x 8), donnant lieu à des honoraires pour l'appelant. La cour cantonale a considéré que l'expertise ne pouvait être suivie sur ce point, car elle se fondait sur des calculs purement hypothétiques pour évaluer les honoraires de l'appelant. Il incombait à ce dernier d'alléguer et de démontrer ce qu'il avait précisément effectué en lien avec G.________ SA, aucun élément ne permettant de confirmer que cette société aurait travaillé sans variation dans le temps sur le chantier des intimés. La cour cantonale a ajouté que dans son rapport complémentaire, l'expert s'était référé au dernier procès-verbal de chantier rédigé par l'appelant, le 9 mai 2012. L'expert avait relevé que l'on pouvait imaginer que le 9 mai 2012, au moment de l'établissement de la demande (supplémentaire) d'acompte par G.________ SA, les travaux sur les installations extérieures étaient en cours, les luminaires commandés, certains avaient été reçus, d'autres seraient livrés ultérieurement, et au moins une partie des installations électriques à l'intérieur était terminée et contrôlée. Selon l'expert, il était dès lors possible de penser que le 9 mai 2012, G.________ SA avait établi une demande d'acompte sur la base de travaux terminés ou en phase de l'être, ainsi que sur des commandes de fournitures exécutées. La cour cantonale a considéré qu'ici aussi, il n'était pas possible de se fonder sur le complément d'expertise. En effet, d'après la cour cantonale, l'expert émettait des suppositions. De plus, la demande d'acompte du 9 mai 2012 comportait des travaux déjà adjugés le 23 novembre 2011, pour lesquels l'appelant avait déjà obtenu des honoraires s'élevant à 6'412 fr. 65 (facture du 29 novembre 2011). Pour le solde, il était impossible de déterminer quels étaient les travaux relatifs au devis du 24 avril 2012 qui étaient achevés au moment de la résiliation du contrat entre les parties, le 15 mai 2012. Ainsi, la cour cantonale a considéré qu'à la lecture de l'expertise et de son complément, du devis du 24 avril 2012 et de la demande d'acompte du 9 mai 2012, ainsi que du compte-rendu de réunion du 9 mai 2012, il était impossible de déterminer quels étaient les travaux extérieurs effectivement exécutés par l'appelant. Dans ces conditions, aucun montant ne pouvait être alloué à ce dernier pour des honoraires relatifs aux travaux complémentaires réalisés par G.________ SA.