Citation: 5A_264/2019 E. 5.1

5.1. La Cour de justice a relevé qu'il était incontesté que le recourant n'avait jamais assumé l'entretien de l'intimé, ni en nature ni en espèces. En réclamant le versement d'une contribution à son entretien dès l'année précédant le dépôt de sa demande, l'intimé n'avait fait qu'exercer son droit découlant de l'art. 279 al. 1 CC. Compte tenu du but de la norme, un abus de droit manifeste (art. 2 al. 2 CC) ne pouvait être reproché à l'intimé, qui était en outre fondé à agir simultanément en constatation de la filiation et en versement d'une contribution d'entretien. La durée de la procédure s'expliquait essentiellement par le fait que le recourant était domicilié à l'étranger et qu'il avait fallu mettre en oeuvre une expertise ADN. Il y avait en outre lieu de relever que le recourant, avant la naissance de son second enfant en janvier 2018, assumait des charges moins élevées. Néanmoins, il n'avait pas contribué à l'entretien de l'intimé.