Citation: 8C_225/2023 E. 4.2

4.2. Le recourant conteste l'appréciation de gravité de la faute de l'intimé par les premiers juges. Il soutient que le retard de l'intimé doit être assimilé à un refus d'emploi convenable, constitutif d'une faute grave au sens de l'art. 45 al. 4 let. b OACI, sans que des justes motifs permettent, en l'espèce, de s'écarter de la sanction prévue par l'art. 45 al. 3 let. c OACI pour une telle faute. Le recourant se réfère sur ce point à un arrêt du Tribunal fédéral du 21 juillet 2021 dans la cause 8C_712/2020 et estime que les conditions posées dans cet arrêt pour admettre une réduction de la sanction ne sont pas remplies. La situation de l'intimé se rapprocherait ainsi plutôt de celle tranchée dans l'arrêt 8C_313/2021 du 3 août 2021, dans lequel le Tribunal fédéral n'avait pas admis de considérer comme moyenne, plutôt que grave, la faute commise par la personne assurée. En outre, les premiers juges auraient refusé à tort de considérer comme une circonstance aggravante le fait que le retard de l'assuré concernait deux emplois et non un seul.