Citation: 8C_181/2020 E. 4.3.3

4.3.3. 4.3.3.1. Selon le consensus pluridisciplinaire, les experts du CEMEDEX ont évalué la capacité de travail de l'intimé comme étant nulle depuis le 14 novembre 2009 dans son ancienne activité de maçon, respectivement depuis septembre 2012 dans toute activité professionnelle. Ils ont également précisé que l'exercice d'une activité adaptée n'était pas possible en raison "de l'atteinte neuropsychologique". Au vu de ces constatations, la recourante a procédé à des investigations complémentaires auprès de la neuropsychologue C.________, laquelle a conclu que l'expertisé ne présentait actuellement aucune limitation quant à l'exercice d'une activité professionnelle adaptée. La cour cantonale a toutefois considéré que l'avis de la neuropsychologue, qui n'avait pas procédé à un examen neurologique et n'avait nullement traité la problématique des séquelles de la vascularite cérébrale, ne saurait en aucun cas remettre en cause le bien-fondé des conclusions des experts du CEMEDEX. Il en allait de même du rapport médical du docteur D.________ du 8 janvier 2018, dans lequel celui-ci concluait à une pleine capacité de travail de l'intimé dans son ancienne activité de maçon ainsi que dans toute activité manuelle qui soit cognitivement non exigeante. Selon les premiers juges, cette appréciation apparaissait totalement contradictoire, dans la mesure où le docteur D.________ se ralliait d'une part aux constatations de son collègue, le docteur J.________, spécialiste FMH en médecine du travail et en médecine générale, Division de la médecine du travail de la CNA, concluant à une pleine capacité de travail de l'intimé, et reconnaissait d'autre part l'existence de troubles cognitifs en se référant au constatations du docteur G.________.