Citation: 1A.111/2001 08.08.2001 E. 1

a) Le droit d'être entendu, garanti de manière générale par l'art. 29 al. 2 Cst. et, en matière d'entraide judiciaire, par les art. 26 à 30 PA (par renvoi de l'art. 12 EIMP), permet notamment au justiciable de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son détriment, de fournir des preuves pertinentes, d'avoir accès au dossier et de participer à la procédure probatoire (ATF 124 I 49 consid. 3a; V 180 consid. 1a et les arrêts cités). La personne touchée par une mesure d'entraide doit disposer d'une occasion, concrète et effective, de s'opposer à la transmission de renseignements déterminés, soit qu'ils apparaissent manifestement sans rapport possible avec les faits évoqués dans la demande, soit qu'ils violent d'une autre manière le principe de la proportionnalité (ATF 126 II 258 consid. 9b/aa p. 262, 116 Ib 190 consid. 5b p. 191/192 et la jurisprudence citée). b) La cour cantonale semble admettre, implicitement, que la recourante n'a pas disposé d'une occasion suffisante d'exposer ses objections avant la clôture de la procédure. Cette question peut demeurer indécise, car la cour cantonale a estimé qu'une violation du droit d'être entendu pouvait être réparée lorsque la personne qui en est victime a eu la possibilité de s'exprimer librement devant une autorité de recours qui, à l'instar de la Chambre d'accusation, disposait d'une cognition aussi étendue que l'autorité d'exécution. La procédure devant la Chambre d'accusation avait ainsi permis la réparation du vice invoqué. On cherche en vain, dans le recours, une argumentation permettant de revenir sur cette appréciation. La recourante a en effet pu exposer, dans son recours cantonal, ses objections fondées sur le principe de la proportionnalité, et celles-ci ont - la recourante n'en disconvient pas - été dûment examinées par la cour cantonale. Le droit d'être entendu a par conséquent été respecté (ATF 126 V 130 consid. 2b p. 132).