Citation: 6B_544/2014 E. 4.3

4.3. Le recourant reproche enfin à l'autorité cantonale d'avoir mal interprété l'ancien art. 197 ch. 3 CP. Selon lui, l'application de cette disposition supposerait l'existence d'un acte de « consommation » d'objets à caractère pornographique ou la volonté de « consommer » dans le futur de tels objets, qui constitueraient une preuve de l'intention délictuelle. On renvoie à ce qui a été exposé ci-dessus en relation avec l'élément subjectif de l'infraction (v. supra consid. 4.2.1). Pour le surplus, l'interprétation du recourant ne trouve pas appui dans le texte légal. En tant que l'art. 197 ch. 3 CP vise l'ensemble des actes susceptibles de conduire à une diffusion de représentations pornographiques, son interprétation n'est pas étayée non plus par le but de la norme, qui constitue un délit de mise en danger abstrait protégeant principalement le développement sexuel des enfants et adolescents (ATF 124 IV 106 consid. 3c/aa p. 111). On ne saurait, partant, reprocher à la cour cantonale d'avoir violé le droit fédéral en ne cherchant pas à établir que le recourant avait « consommé » les images pornographiques ou qu'il envisageait de le faire.