Citation: 6S.83/2002 30.05.2002 E. B

B.- Par arrêt du 19 septembre 2001, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours de A.________ et a confirmé le jugement de première instance. a) Elle a retenu en résumé les faits suivants. Le samedi 24 octobre 1998, A.________ circulait au volant du véhicule de son épouse. Après s'être arrêté au "Cédez le passage" situé au sommet de l'allée de desserte de la rue de la Borde à la hauteur de l'immeuble n° 32, à Lausanne, A.________ s'est engagé sur la route principale dans l'intention d'obliquer à gauche en direction de la place du Tunnel. Il a heurté le scooter conduit par B.________ accompagné de son fil, né en 1986, qui roulait sur la voie de droite prioritaire à une vitesse légèrement supérieure à 50 km/h, de l'ordre de 55 km/h. La prise de sang effectuée sur A.________ quelque deux heures plus tard a révélé un taux d'alcoolémie de 1,06 g o/oo, taux le plus favorable. b) L'autorité cantonale a refusé le sursis. Elle a certes constaté que la condition subjective était réunie, un pronostic favorable pouvant être posé sur A.________, qui n'était plus dépendant de la boisson et avait donné un nouveau cours à sa vie personnelle et professionnelle. Mais elle a considéré que la condition objective n'était pas réalisée, dès lors que A.________ avait subi, en raison d'un crime ou d'un délit intentionnel, plus de trois mois de réclusion ou d'emprisonnement dans les cinq ans qui avaient précédé la commission de l'infraction. Il a en effet été condamné le 22 juin 1992 à la peine de deux mois d'emprisonnement pour violation simple des règles de la circulation routière, ivresse au volant, soustraction à une prise de sang et violation des devoirs en cas d'accident. Le Tribunal militaire de division 9 A l'a ensuite condamné le 12 octobre 1993 à trois mois d'emprisonnement pour refus répétés de servir et inobservation de prescriptions de service. Ces peines ont été purgées du 21 juin au 28 novembre 1994. Soumis au régime de la semi-détention dès le 3 octobre 1994, A.________ n'a pas bénéficié de cette mesure pour le solde de sa peine, car, le 10 octobre 1994, il n'est pas rentré normalement à la prison, s'octroyant huit jours de congé.