Citation: 6B_1331/2020 E. 1.2

1.2. C'est en vain que la recourante fait valoir que l'appréciation anticipée doit être effectuée en quelque sorte prima facie, sans confrontation avec les autres moyens de preuves recueillis. En effet, l'appréciation anticipée porte sur la pertinence des preuves à administrer ce qui implique d'examiner leur importance pour la solution du cas en considérant en particulier si cela pourrait amener le magistrat à modifier son opinion (cf. PIQUEREZ/MACALUSO, Procédure pénale suisse, 3e éd. 2011, n° 478 p. 164). En l'occurrence, la cour cantonale s'est référée aux déclarations de l'intimé qui a rapporté les faits et désigné la recourante comme en étant l'auteure, faits de surcroît corroborés par deux témoins et par les blessures subies par l'intimé, lesquelles étaient compatibles avec les accusations formulées. Dans ce contexte, la cour cantonale a exclu toute utilité à ordonner la production d'extraits de vidéo-surveillance, en supposant leur existence. On ne perçoit aucun arbitraire dans cette appréciation anticipée des preuves. La recourante ne fournit aucune motivation recevable (art. 106 al. 2 LTF) de nature à établir une quelconque approche arbitraire de la cour cantonale.