Citation: 2D_25/2024 E. 6.2

6.2. En l'espèce, il ressort des faits de l'arrêt attaqué, qui ne sont pas contestés sous l'angle de l'arbitraire et qui lient par conséquent le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que le recourant est arrivé illégalement en Suisse au printemps 2023 et que sa demande d'asile a été rejetée en juin 2023, un délai pour quitter la suisse lui ayant été imparti à fin septembre 2023. L'arrêt attaqué précise qu'il ressort de l'audition du recourant menée dans le cadre de la procédure d'asile que celui-ci est homosexuel depuis sa précoce adolescence, qu'il a vécu plusieurs relations homosexuelles suivies dans son pays d'origine et qu'il est venu en Suisse notamment en raison des associations Caritas et LGBT qui s'y trouvent. Il ressort encore de l'arrêt entrepris que le recourant avait également fait part de son homosexualité aux autorités françaises, ainsi qu'aux associations suisses défendant les droits des personnes LGBT. Puis, selon les faits constatés, le recourant a déposé un dossier de mariage en janvier 2024, soit 6 mois après le rejet de sa demande d'asile par le SEM, afin d'épouser B.________. Il a indiqué avoir fait la connaissance de cette femme en août 2023, soit 6 mois avant de déposer son dossier de mariage, et dit être tombé amoureux en octobre 2023. Enfin, les intéressés vivaient ensemble depuis décembre 2023, soit depuis un mois. Dans de telles circonstances et quoi qu'en dise le recourant, on ne peut pas reprocher aux juges cantonaux d'avoir retenu qu'il existait des doutes légitimes et concrets quant aux véritables intentions du recourant et d'avoir conclu qu'il y avait tout lieu de craindre, sur la base de ces indices, que le recourant ne projetait de se marier que dans le but d'éluder les dispositions de la LEI. Dès lors, il n'y avait en effet pas lieu de se demander si le recourant remplirait a priori les conditions d'octroi d'un titre de séjour par regroupement familial une fois l'union célébrée. Les juges cantonaux ont précisé que l'attestation Queeramnesty du 8 mai 2024, indiquant que l'entretien s'étant déroulé avec le recourant aurait montré qu'il se considérerait désormais comme bisexuel, mais qu'il n'en était pas sûr car l'affection pour sa fiancée était quelque chose de nouveau pour lui et qu'il ne pouvait pas encore la nommer précisément, n'y changeait rien. On ne voit en effet pas en quoi le fait que le recourant ne soit pas certain de son orientation sexuelle en l'état soit à même de mettre à mal la précédente appréciation.