Citation: 8C_687/2014 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a constaté que les séquelles de l'accident n'empêchent pas l'assuré d'exercer, à raison de 100 %, une activité n'impliquant pas de déplacements en terrain inégal, sur des échelles ou des échafaudages, ou encore de longs déplacements à plat, en particulier avec des charges, et n'imposant pas de travailler en position accroupie. Aussi s'est-elle fondée sur le revenu d'invalide établi par la CNA sur la base de descriptions de postes de travail (DPT) compatibles avec les limitations attestées, soit 4'626 fr. par mois. La comparaison avec un revenu sans invalidité de 6'522 fr. fait apparaître un taux d'incapacité de gain de 29,07 %, arrondi à 29 %. La juridiction précédente a relevé que le résultat est identique sur la base d'une évaluation fondée sur l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS). Cependant, si un emploi mieux adapté que l'activité exercée avant l'accident était raisonnablement exigible, la cour cantonale est d'avis que la CNA aurait dû impartir à l'assuré un délai de trois à cinq mois pour chercher un tel emploi. Or, l'assureur-accidents ne l'a pas fait avant le 16 mars 2010, date à laquelle il a annoncé à l'intéressé son intention de mettre fin au paiement des indemnités journalières avec effet au 30 avril suivant, en attirant son attention sur son obligation de mettre en valeur sa capacité résiduelle de travail dans une activité adaptée. Toutefois, un délai d'un mois et demi était insuffisant et c'est un délai de trois mois, soit un délai courant jusqu'à la fin du mois de juin 2010, qui aurait dû être accordé à l'assuré. Aussi la cour cantonale a-t-elle considéré que pour la période du 1 er mai au 30 juin 2010, le droit à la rente doit être fixé compte tenu d'une incapacité de travail et de gain entière dans l'ancienne activité, ce qui ouvre droit à une rente fondée sur un taux d'invalidité de 100 % durant cette période.