Citation: 1P.171/2000 29.05.2000 E. 4

4.- Le recourant se plaint également d'une violation du principe de la présomption d'innocence consacré par les art. 32 al. 1 Cst. et 6 § 2 CEDH. a) Ce principe se rapporte tant à l'appréciation des preuves qu'au fardeau de la preuve. Lorsque, comme en l'espèce, seule l'appréciation des preuves est critiquée en référence avec la présomption d'innocence, celle-ci n'a pas une portée plus large que l'interdiction de l'arbitraire découlant de l'art. 9 Cst. également invoqué. La maxime "in dubio pro reo" est violée lorsque l'appréciation objective de l'ensemble des éléments de preuve laisse subsister un doute sérieux et insurmontable quant à la culpabilité de l'accusé; il ne doit pas s'agir de doutes abstraits ou théoriques, qui sont toujours possibles parce qu'une certitude absolue ne peut être exigée (ATF 124 IV 86 consid. 2a p. 87/88; 120 Ia 31 consid. 2e et 4b p. 38 et 40). b) L'argumentation du recourant se confond à nouveau avec le grief de l'appréciation arbitraire des preuves. Ainsi que cela a été rappelé ci-dessus, les juges cantonaux ont établi les faits permettant d'asseoir la réalisation des infractions de lésions corporelles simples consommées et de tentative d'instigation à faux témoignage, de manière non arbitraire; dans ces conditions, malgré l'appréciation divergente du recourant, la Cour pénale ne s'est pas trouvée confrontée à un doute insurmontable quant à la culpabilité du prévenu, qu'elle a déduite de l'appréciation des preuves à laquelle elle avait procédé, et qui n'était pas entachée d'arbitraire. Le grief de la violation de la présomption d'innocence doit en conséquence être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.