Citation: 5A_979/2021 E. 4.1

4.1. Selon le recourant, le montant retenu par la cour cantonale pour l'amortissement du crédit hypothécaire effectué en 2017 et 2018 était erroné, ce en raison d'une erreur manifeste de lecture de la déclaration fiscale 2016. En effet, il ressortait clairement de cette pièce que les dettes de la famille s'élevaient à 6'678'590 fr. fin 2016 et non à 6'199'893 fr. La Cour de justice avait manifestement pensé à tort que les deux montants indiqués comme " report feuilles supplémentaires " dans la déclaration fiscale 2016, à savoir 2'580'893 fr. sous dettes chirographaires et 2'409'000 fr. sous dettes hypothécaires, étaient des totaux alors qu'il ne s'agissait que de dettes supplémentaires à additionner aux dettes déjà indiquées sous page 17. Or, sur cette base corrigée, la Cour de justice aurait dû reconnaître, en comparant le montant de la fortune et le montant des dettes entre fin 2016 et fin 2018 que les époux avaient procédé à des résorptions de dettes à hauteur de 314'127 fr. sur cette période, ce qui correspondait à une quote-part d'épargne de 13'088 fr. par mois. En ne déduisant de l'excédent familial qu'une quote-part d'épargne limitée à l'amortissement de la dette hypothécaire du chalet de V.________ de 3'166 fr., elle avait arbitrairement maintenu l'excédent familial à 9'482 fr. alors qu'il était en réalité nul. Elle avait par ailleurs omis de tenir compte de la plus-value engendrée par les travaux conséquents effectués sur le chalet de V.________ les deux dernières années de vie commune. Or, il avait prouvé avoir dépensé 326'452 fr. entre 2017 et 2018 de travaux pour le chalet de V.________. La cour cantonale aurait ainsi dû constater que les deux dernières années de vie commune, les époux avaient investi 13'602 fr. par mois (326'452 fr. / 24) dans leur chalet, de sorte que l'excédent de 9'482 fr. par mois retenu par la cour cantonale était inexistant.