Citation: 8C_394/2024 E. 6.2

6.2. En l'espèce, la cour cantonale a constaté que selon les experts du CEMed, l'intimée disposait d'une pleine capacité de travail, avec une diminution de rendement de 20 %, depuis octobre 2019. Auparavant, la capacité de travail avait été de 50 % depuis juin 2016 et nulle pour la période antérieure. Selon les éléments au dossier, il semblait que le traitement médical après 2016 n'eût pas été régulier. L'absence de régularité du traitement, qui n'impliquait pas qu'il n'était pas nécessaire pour améliorer l'état de santé de l'intimée, résultait toutefois de la précarité financière et administrative de celle-ci. Il ressortait en effet d'un rapport de l'Hôpital B.________ de 2016 qu'un suivi devait être organisé sur le plan psychique. L'intimée avait d'ailleurs eu des consultations sur ce plan en 2018. À cela s'ajoutait que les experts du CEMed avaient fait état d'une amélioration entre 2016 et octobre 2019, laquelle avait permis une nette augmentation de la capacité de travail. Par conséquent, l'état de santé devait être considéré comme stabilisé en octobre 2019.