Citation: 2P.67/2001 01.11.2001 E. 4

4.- a) Sur le fond, le recourant soutient que la décision attaquée porterait atteinte à sa liberté économique garantie à l'art. 27 Cst. , au motif que l'autorité intimée aurait appliqué de manière insoutenable le droit cantonal. Tel qu'allégué, ce grief se confond, en réalité, avec celui tiré de l'arbitraire (art. 9 Cst.), dans la mesure où le recourant se limite à critiquer la manière dont le droit cantonal a été interprété et appliqué à son cas, sans dire en quoi il subirait une restriction à sa liberté économique qui ne serait pas conforme aux exigences de l'art. 36 Cst. (base légale, intérêt public, proportionnalité par rapport au but visé). Quoi qu'il en soit, pas plus la sanction infligée au recourant (un blâme assorti d'une amende) que les mesures sur lesquelles se fonde cette sanction (en particulier l'interdiction de vendre de la mélatonine) ne représentent une atteinte grave au principe de la liberté économique, de sorte que le Tribunal fédéral n'examine que sous l'angle de l'arbitraire l'interprétation et l'application du droit cantonal, même lorsqu'est invoquée une violation de l'art. 27 Cst. (cf. ATF 125 I 417 consid. 4c p. 423). b) Une décision est arbitraire lorsqu'elle contredit clairement la situation de fait, lorsqu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou lorsqu'elle heurte d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. A cet égard, le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si elle apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motifs objectifs ou en violation d'un droit certain. De plus, il ne suffit pas que les motifs de l'arrêt attaqué soient insoutenables, encore faut-il que ce dernier soit arbitraire dans son résultat. Il n'y a en outre pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution que celle de l'autorité intimée paraît concevable, voire préférable (ATF 125 I 166 consid. 2a p. 168 et la jurisprudence citée). La nouvelle Constitution n'a pas amené de changements à cet égard (cf. art. 8 et 9 Cst. ; ATF 126 I 168 consid. 3a p. 170).