Citation: 5A_895/2022 E. 9.1

9.1. Dans l'arrêt querellé, la cour cantonale a examiné s'il convenait de faire droit, sur la base de l'art. 316 al. 3 CPC - qui prévoit que l'instance d'appel peut administrer les preuves -, aux conclusions de l'ex-époux tendant à la production, en appel, de pièces nouvelles concernant l'ancien et l'actuel logement de l'intimée, la scolarité de ses filles, le remboursement d'une dette, ainsi que le soutien financier de tiers en sa faveur. L'autorité cantonale a en outre relevé que l'ex-époux reprochait également au premier juge d'avoir refusé la production de certaines de ces pièces, qu'il avait requise dans un courrier du 22 novembre 2021. Elle a rejeté les réquisitions de l'intéressé tendant à l'administration de preuves en deuxième instance, s'estimant suffisamment renseignée sur les faits pertinents pour statuer sur la question de la modification des mesures provisionnelles prononcées dans l'ordonnance du 16 octobre 2020 concernant la suppression de la contribution d'entretien due par l'intimée à son fils mineur. Elle a considéré que, à la lumière des arguments de l'ex-époux, les éléments du dossier étaient suffisants pour déterminer si la situation financière de l'intimée s'était ou non durablement modifiée depuis le prononcé de l'ordonnance. Par ailleurs, le litige portait sur des mesures provisionnelles dans le cadre du divorce, qui impliquaient un examen des faits limité à la vraisemblance, ainsi que le recours aux preuves immédiatement disponibles, ce même si les maximes inquisitoire et d'office s'appliquaient. La juridiction cantonale a ajouté que, pour ce motif également, le premier juge avait, à bon droit, débouté l'ex-époux de sa conclusion en production de pièces formulée dans son courrier du 22 novembre 2021.