Citation: 9C_668/2022 E. 7.2.3

7.2.3. En ce qui concerne tout d'abord la période fiscale 2009, il ressort des faits constatés que le recourant 1 a annoncé, en octobre 2009, son départ du canton de Genève en raison de son transfert professionnel dans la succursale zurichoise de la banque qui l'employait dans le canton de Genève. Il a d'abord logé chez un ami dans le canton de Zoug puis, dès décembre 2009, dans l'un des deux appartements qu'il a loués dans le même immeuble à W.________ (SZ). Son fils, né en 1998, sur lequel il a l'autorité parentale exclusive et dont il a seul la garde, ainsi que sa compagne (la recourante 2), sont restés vivre à Genève. L'arrêt attaqué ne constate pas de présence effective du recourant 1 dans le canton de Genève après son départ annoncé du canton, et ne constate a fortiori pas que le recourant serait rentré chaque semaine auprès de son fils et de sa compagne (et aurait donc le statut de résident hebdomadaire; supra consid. 6.2). Le recourant 1 ne peut toutefois rien tirer en sa faveur de cette absence de constat. D'une part, c'est à lui qu'il incombait d'apporter des éléments de preuve de son transfert de domicile fiscal dans le canton de Schwyz (supra consid. 6.4). D'autre part, même si le recourant 1 avait prouvé qu'il n'a pas séjourné dans le canton de Genève depuis l'annonce de son départ, cela ne suffirait pas pour en conclure en l'espèce à un transfert de son domicile fiscal dans le canton de Schwyz au 31 décembre 2009. Une telle conclusion ne pourrait être tirée que s'il fallait déduire objectivement de l'ensemble des circonstances que cette interruption de séjour marque la fin du centre de ses intérêts dans le canton de Genève. Or, tel n'est manifestement pas le cas, puisque le fils du recourant 1 et la recourante 2 ont continué à vivre dans le canton de Genève et que le recourant 1 y avait toujours sa villa de U.________ à disposition. Il s'ensuit que le Tribunal administratif fédéral n'a pas violé l'art. 3 al. 2 LHID ni l'ancien art. 216 al. 1 LIFD en jugeant que le recourant 1 avait son domicile fiscal dans le canton de Genève au 31 décembre 2009 et que son for fiscal pour l'impôt fédéral direct devait par conséquent être attribué à ce canton pour cette période.