Citation: 6P.14/2003 05.05.2003 E. 12

Le recourant affirme qu'aucun transfert d'argent en Albanie n'a été prouvé. Le Tribunal correctionnel a certes mentionné que le rôle du recourant était de transférer l'argent en Albanie. Dans sa motivation subséquente, pour conclure à un acte d'entrave au sens de l'art. 305bis CP, il a uniquement retenu que le recourant avait recueilli l'argent sur ses comptes avant de le "faire disparaître" (cf. jugement de première instance, p. 34). Le tribunal a par ailleurs expressément indiqué que la destination des montants prélevés sur les comptes du recourant n'avait pas pu être établie (cf. arrêt attaqué, p. 25; jugement de première, p. 27). L'application de l'art. 305bis CP au recourant ne repose donc pas sur la stricte démonstration d'un transfert d'argent en Albanie. Sous cet angle, le grief soulevé est dépourvu de portée. Au surplus, savoir quel importance peut avoir l'existence ou non d'un transfert d'argent en Albanie pour l'infraction retenue est une question qui relève de l'application de l'art. 305bis CP, donc du droit pénal fédéral, et qui n'est pas recevable dans un recours de droit public (cf. supra, consid. 1.1).