Citation: 4A_587/2023 E. 5.5

5.5. Dans un dernier moyen, la recourante considère que la cour cantonale a violé l'art. 8 CC en retenant de manière arbitraire la thèse de l'intimée fondée partiellement sur des faits non prouvés. Faisant valoir une violation de l'art. 336 CO, elle invoque également que la cour cantonale a ignoré la chronologie des faits et la proximité temporelle entre ses réclamations et son licenciement, alors que la succession des événements constituerait des indices clairs confirmant que l'intimée l'a licenciée en réaction à ses demandes et donc de façon " hautement abusive ". La recourante perd toutefois de vue qu'elle supportait le fardeau de la preuve du caractère abusif de son licenciement et que la cour cantonale a retenu qu'elle n'était pas parvenue à apporter des indices suffisants dudit caractère abusif ou de l'inexistence des motifs de licenciement allégués par l'employeuse. Dans la mesure où elle tente de revenir sur l'appréciation des preuves effectuée par la cour cantonale, force est de constater qu'elle n'en établit pas le caractère insoutenable et, donc, arbitraire. Ce dernier moyen doit donc être rejeté.