Citation: U 227/04 02.05.2005 E. 3

3.1 Commis par l'intimée, le docteur O.________ n'a pas examiné personnellement la recourante, mais s'est fondé sur le dossier mis à sa disposition pour rendre ses conclusions. Il a retenu que l'état du coude droit de l'assurée n'avait nécessité ni consultation auprès d'un médecin, ni traitement médicamenteux ou autre, entre l'accident du 17 décembre 1998 et la fin de l'année 1999 (rapport du 31 août 2000, pages 2 et 3). Par ailleurs, il a relevé qu'aucun hématome au coude droit ne ressortait de l'anamnèse. Pris avec d'autres, ces éléments ont conduit le docteur O.________ à admettre que l'affection du coude droit avait une origine maladive, en l'occurrence un syndrome canalaire progressif. A la lumière de cet avis, l'intimée a nié sa responsabilité. 3.2 Parmi les divers reproches qu'elle adresse à l'intimée et aux premiers juges, la recourante soutient que le docteur O.________ a fondé son appréciation sur des faits partiellement erronés et incomplets. Ce faisant, elle renouvelle les critiques qu'elle avait précédemment formulées dans son recours cantonal à l'encontre du rapport de l'expert du 31 août 2000. 3.3 Les griefs de la recourante sont pertinents. En effet, elle avait annoncé au docteur R.________ qu'elle s'était heurté le coude droit le 17 décembre 1998, de même qu'elle lui avait fait part de ses douleurs au niveau de l'auriculaire droit avec une diminution de la motilité lors des consultations des 22 décembre 1998 et 5 février 1999 (cf. rapport du docteur R.________, du 1er mai 2000). Or le docteur O.________ a ignoré cet élément - pourtant essentiel - de l'anamnèse, si bien que les conclusions de son rapport du 31 août 2000 apparaissent sujettes à caution et ne peuvent se voir attribuer pleine valeur probante (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). Expurgé du rapport du docteur O.________ du 31 août 2000, le dossier constitué par l'intimée ne permet dès lors plus de nier d'emblée l'existence d'un lien de causalité naturelle entre l'événement du 17 décembre 1998 (dont le caractère accidentel n'est d'ailleurs ni contesté ni sujet à discussion) et l'affection du coude droit, comme l'intimée l'a fait. Au regard des seuls avis des docteurs R.________ et H.________, qui ont tous deux attesté une contusion au coude droit dans leurs écritures respectives, l'existence d'un lien de cause à effet constitue en revanche une hypothèse plus vraisemblable que celle retenue par l'intimée. Dès lors que la cause ne se trouve pas en état d'être jugée, elle sera renvoyée à l'intimée afin qu'un expert puisse s'exprimer en pleine connaissance de l'anamnèse sur la question du lien de causalité naturelle entre l'accident du 17 décembre 1998 et les affections du coude droit, au besoin en procédant à de plus amples investigations médicales. On ignore également si cet événement a pu constituer un facteur déclenchant d'une affection maladive, de même qu'on ne sait rien d'un rétablissement éventuel du statu quo sine ou ante. L'intimée statuera ensuite à nouveau sur la demande de prestations dont la recourante l'a saisie. Vu l'issue du litige, il est superflu d'aborder plus avant d'autres aspects du dossier médical de la recourante, à l'instar de prétendues erreurs médicales, ainsi qu'elle le requiert.