Citation: 6B_311/2024 E. 2.6.3

2.6.3. Le recourant fait par ailleurs valoir qu'il ne serait pas possible de comprendre avec certitude quels sont les éléments qui ont été saisis par la police et d'où il proviennent. Sa critique porte sur l'identification du verre vide ainsi que de la pipette, mais non sur celle de la fiole retrouvée dans sa veste. S'agissant du verre vide, il indique que le rapport d'investigation du 7 février 2021 ne comporterait pas de précisions quant au verre vide saisi si ce n'est qu'il s'agirait du verre destiné à l'intimée. Par cette argumentation, il ne soulève toutefois aucun moyen propre à démontrer que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant, sur la base des déclarations de l'intimée jugées crédibles contrairement à celles du recourant, que le verre saisi correspondait à celui utilisé par celle-ci et dans lequel le précité a versé le contenu d'une pipette de GHB. En ce qui concerne la pipette, l'argumentation du recourant procède d'une libre discussion des déclarations de l'intimée et du rapport d'investigation, s'inscrivant dans une démarche essentiellement appellatoire. Pour le surplus, on relèvera que le fait que le rapport d'investigation ne mentionne pas que - selon les déclarations de l'intimée - la pipette était emballée dans un papier et qu'elle a été remise à la police par celle-ci ne rend pas insoutenable l'appréciation de la cour cantonale. Celle-ci se fonde précisément sur les déclarations de l'intimée pour retenir que la pipette - saisie et dont l'analyse avait fait état qu'elle comportait des traces de GHB - avait été utilisée par le recourant pour verser du GHB dans le verre de café de l'intimée (v. jugement attaqué, consid. 5.4.5). Au demeurant, l'autorité expose de manière convaincante les raisons pour lesquelles les déclarations de l'intimée peuvent être considérées crédibles, se référant notamment au comportement rationnel adopté par celle-ci lors des faits et au fait qu'elle est apparue mesurée dans ses déclarations, ainsi que celles pour lesquelles elle retient que les versions des faits présentées par le recourant sont invraisemblables. Du reste, l'absence de traces de stupéfiants dans les autres échantillons saisis au domicile du recourant lors de la perquisition suite à l'épisode du 7 février 2021, ou de commandes en lien avec ce domaine dans le matériel électronique également saisi, ne saurait rendre insoutenable ni l'appréciation qui vient d'être exposée, ni encore la conclusion que la cour cantonale en retire, à savoir que le recourant a utilisé la pipette pour déverser du GHB depuis une fiole en sa possession dans le verre à café de l'intimée (v. supra consid. 2.6.1).