Citation: 9C_469/2023 E. 7.3

7.3. Enfin et contrairement à ce que prétend la recourante, le refus d'admettre en déduction les provisions litigieuses ne viole ni le principe de la capacité contributive de l'art. 127 al. 2 Cst. (sur ce principe, cf. ATF 144 II 313 consid. 6.1 et les références), ni celui de la périodicité. Selon la jurisprudence, l'association de ces deux principes a pour conséquence de mesurer la capacité contributive d'un contribuable lors de la période fiscale en cause et que celui-ci est imposé sur cette base (arrêt 2C_986/2017 du 28 juin 2018 consid. 6.1, non publié in ATF 144 II 352). Or par le refus de la déduction des provisions litigieuses qui ne sont pas justifiées, la recourante est précisément imposée selon sa capacité contributive pour l'année 2019. De plus, elle ne saurait être suivie lorsqu'elle prétend que si, par hypothèse, pendant la période fiscale durant laquelle elle pourra comptabiliser les charges litigieuses elle ne réalise aucun produit, cela conduirait à l'impossibilité pour elle de compenser ses pertes avec des revenus. Elle omet en effet l'existence du mécanisme du report de perte de l'art. 67 LIFD. Partant et le cas échéant, elle pourra reporter la perte issue de la comptabilisation des montants litigieux avec d'éventuels bénéfices futurs.