Citation: 5A_766/2024 E. A

A.a. A.A.________ (1990) et B.A.________ (1987) sont les parents mariés de C.A.________ (2016) et D.A.________ (2019). Les parties ont vécu environ deux ans à V.________ (Suisse) après leur mariage (2014), avant de s'établir aux Pays-Bas durant un an, puis en France. En 2020, elles se sont installées en Espagne où les enfants ont été scolarisés et où elles sont copropriétaires d'une villa. Le couple rencontre de grosses difficultés depuis de nombreux mois, l'épouse précisant que celles-ci se seraient exacerbées en 2019 à la suite d'une décompensation psychique de son mari. Celui-ci indique qu'en raison de sa profession d'interprète, il était contraint d'effectuer de nombreuses formations complémentaires pour son travail, ce qui l'obligeait à se rendre régulièrement à l'étranger pour obtenir les diplômes et certificats nécessaires. En septembre 2022, A.A.________ s'est installé à T.________ (Portugal) en vue d'y suivre des études complémentaires. Il y a acquis un bien immobilier. En janvier 2023, il a passé avec succès les examens pour devenir interprète accrédité des institutions de l'Union européenne et a obtenu un diplôme complémentaire d'interprète de conférences auprès de l'Université de T.________. A.b. Les époux A.________ avaient pour projet de s'installer en Suisse, l'épouse initiant différentes démarches en ce sens. Celle-ci a finalement quitté l'Espagne fin juillet 2023 pour s'installer au début du mois d'août avec ses enfants à U.________ (Fribourg), ayant accepté un poste d'infirmière à V.________ pour la rentrée scolaire. La question du consentement de l'époux à ce déménagement est litigieuse entre les parties. A.c. Le 31 juillet 2023, à savoir le jour même du déménagement de son épouse et de ses enfants, A.A.________ a déposé une plainte pénale auprès de la police de W.________ (Espagne). Le 3 août 2023, il a déposé une demande de retour d'enfants auprès de l'Autorité centrale à Berne, par le biais du Ministère de la Justice d'Espagne. En parallèle, à savoir le 4 décembre 2023, il a introduit une requête de mesures provisoires auprès du Tribunal familial de W.________, dont les conclusions consistaient en substance à obtenir l'attribution de la garde des enfants et le versement, par leur mère, d'une contribution d'entretien en leur faveur. De son côté, l'épouse a déposé le 8 septembre 2023 une requête de mesures protectrices de l'union conjugale, doublée d'une requête de mesures provisionnelles auprès de la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de la Sarine. Cette dernière requête a été rejetée, faute d'urgence. Le 14 décembre 2023, B.A.________ a formé une nouvelle requête de mesures provisionnelles, également rejetée le 18 décembre 2023 pour les mêmes motifs que précédemment.