Citation: 5D_15/2020 E. 3.1

3.1. La cour cantonale a examiné cette requête des recourants dans le cadre d'un grief plus large, à savoir la contestation de la mensuration officielle en tant que telle. Au regard de l'argumentation développée par les recourants, l'on comprend en effet que ceux-ci remettent en cause la méthode choisie par l'adjudicataire et le résultat auquel il parvient en lui reprochant notamment de s'être détourné de la tâche de mensuration officielle qui lui était confiée pour régler différentes problématiques soulevées par le propriétaire précité et privilégier ainsi ses intérêts exclusivement privés. L'autorité cantonale a retenu sur ce point que, conformément à l'art. 8 al. 3 de la loi fédérale sur la géoinformation (LGéo; RS 510.62), l'adjudicataire pouvait librement choisir sa méthode de travail, certes sous réserve des principes de rentabilité et du respect des règles de l'art prévus à l'art. 1 de l'ordonnance technique du DDPS sur la mensuration officielle (ci-après: OTEMO; RS 211.432.21). Dans ce contexte, l'autorité cantonale a souligné l'admissibilité de la méthode utilisée par l'adjudicataire ainsi que l'ampleur des travaux de la mensuration, précisant que ceux-ci avaient donné lieu à des recherches approfondies; celles-ci avaient permis de trouver des éléments et points supplémentaires et expliquaient les divergences auxquelles parvenait l'adjudicataire par rapport à la mise à jour effectuée par le bureau C.________ en 2008. Relevant que les recourants n'avaient fourni aucun élément susceptible de démontrer que l'adjudicataire n'aurait respecté ni les exigences de fiabilité et de précision établies par l'OTEMO, ni la comparabilité de ses résultat, la cour cantonale a implicitement refusé de donner suite à la requête des intéressés visant à obtenir le décompte des mandats privés obtenus par l'adjudicataire pour le compte de leur voisin.