Citation: 6B_834/2022 E. 1.2.2

1.2.2. La cour cantonale a considéré, quant à elle, que si les éléments subjectifs de l'infraction (conscience et absence de scrupules) étaient réalisés, l'élément objectif (danger de mort imminent) faisait défaut. Il subsistait en effet un doute sur le fait que la strangulation avait été assez longue et forte pour provoquer un risque d'étouffement. Il n'existait pas non plus suffisamment d'éléments pour pouvoir qualifier le danger encouru d'imminent et de concret. La juridiction précédente a néanmoins retenu que c'était le renoncement du recourant, ayant cessé ses actes au bout de quelques secondes pour prendre la fuite, qui avait empêché que le résultat ne se réalise. Il ne faisait donc aucun doute que le danger de mort se serait concrétisé si l'étranglement s'était poursuivi plus longtemps. Dans ces circonstances, elle a considéré que le comportement du recourant était constitutif d'un désistement au sens de l'art. 23 al. 1 CP et que l'infraction de mise en danger de la vie d'autrui était réalisée sous la forme d'une tentative inachevée.