Citation: 6B_669/2020 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a exposé que le recourant avait été détenu préventivement du 14 janvier au 25 novembre 2019. Cette période de détention n'avait pas été tout d'abord illicite, puisqu'elle avait reposé - avant que le Tribunal fédéral rendît l'arrêt 6B_389/2019 précité, publié aux ATF 146 IV 59 - sur la jurisprudence selon laquelle un jugement par défaut pouvait interrompre la prescription de l'action pénale au sens de l'art. 97 al. 3 CP. La détention du recourant n'était ainsi devenue illicite qu'à compter du "revirement de jurisprudence du Tribunal fédéral sur ce point". L'autorité précédente a ajouté que l'arrêt 6B_389/2019 précité, publié aux ATF 146 IV 59, n'avait été publié sur le site Internet du Tribunal fédéral que le 14 novembre 2019, qu'il avait dès lors été possible de constater que la prescription de l'action pénale était atteinte, et que la détention du recourant était devenue illicite. Par conséquent, selon la cour cantonale, seule la période de détention comprise entre le 14 et le 25 novembre 2019 - soit 12 jours - devait être considérée comme illicite. La détention licite subie par le recourant ne devait quant à elle pas donner lieu à indemnisation, dès lors que ce dernier avait provoqué l'ouverture de la procédure pénale. L'autorité précédente a en définitive accordé au recourant une indemnité de 200 fr. par jour de "détention illicite" subi. Elle lui a encore octroyé, pour la période du 14 au 25 novembre 2019 ainsi que pour la période ultérieure durant laquelle le recourant est demeuré sans emploi - soit pendant 53 jours au total -, une indemnité fondée sur l'art. 429 al. 1 let. b CPP.