Citation: 6B_1202/2022 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a retenu que le but de la première audition de B.________, en qualité de personne appelée à donner des renseignements, était d'identifier le conducteur de E.________. En effet, la détentrice du véhicule était son épouse et les enquêteurs ne disposaient pas à ce stade d'éléments suffisants permettant de l'incriminer personnellement quant au comportement fautif que ce soit sous l'angle de l'art. 90 al. 3 LCR et d'un cas qui relèverait de la défense obligatoire (art. 130 let. b CPP), ou qu'il aurait pu avoir en sa qualité d'accompagnateur d'un élève conducteur, B.________ ayant alors assuré lors de son audition du 14 avril 2020 avoir rendu le recourant attentif au fait qu'il roulait trop vite et lui avoir demandé de freiner. Le ministère public n'avait ainsi à ce stade pas encore formellement ordonné l'ouverture d'une instruction concernant B.________, laquelle n'était intervenue que le 22 avril 2020, à réception du rapport de police daté du 21 avril 2020. La cour cantonale a relevé au demeurant qu'interrogé lors de sa deuxième audition en qualité de prévenu et en présence de son défenseur, B.________ avait répondu par l'affirmative lorsqu'il lui avait été demandé s'il confirmait ses déclarations du 14 avril 2020, les seules réserves concernaient ses déclarations au sujet de son comportement après avoir constaté le flash. Ainsi, pour la cour cantonale, par une telle confirmation, B.________ avait sciemment renoncé à ce que son audition soit répétée.