Citation: 7B_40/2022 E. 2.3

2.3. En l'espèce, le recourant considère qu'il subirait un dommage du fait de sa condamnation au paiement de 99'250 fr. 40 dans la procédure P/5417/2011. Il ressort du dossier cantonal que le recourant a été condamné à payer cette somme à C.________ par arrêt du 10 mai 2016 de la Chambre pénale d'appel et de révision "au titre des dépenses obligatoires occasionnées par la procédure (frais d'expertise) " en application de l'art. 433 CPP (cf. arrêt du 10 mai 2016 cité; dossier cantonal, partie C - instruction); cette somme correspond à la somme versée par C.________ à la société D.________ SA pour le rapport d'analyse du 5 mai 2011. Dans la présente procédure, le recourant se prévaut ainsi de prétentions civiles correspondant à l'indemnité au paiement de laquelle il a été condamné pour les dépenses obligatoires occasionnées dans la procédure P/5417/2011 ayant conduit à sa condamnation pour diffamation. Autrement dit, le préjudice du recourant résulterait de sa condamnation pénale définitive dans le cadre d'un autre procès, laquelle avait impliqué le paiement d'indemnités de procédure au plaignant, à savoir C.________. Or il résulte de l'arrêt querellé que le recourant ne met pas en cause la véracité même des informations révélées par les fichiers journaux - figurant dans le rapport du 5 mai 2011 - mais uniquement le moyen par lequel l'intimé se les est procurées. En outre, dans son arrêt du 10 mai 2016, la Chambre pénale d'appel et de révision a considéré que le Ministère public aurait pu obtenir les preuves mises en cause par voie d'entraide judiciaire internationale. Quoi que soutienne le recourant, on ne voit dès lors pas que sa condamnation pénale dans la procédure P/5417/2011 - entraînant sa condamnation au paiement d'une indemnité - serait la conséquence directe du rapport du 5 mai 2011 et des factures consécutives, ainsi que du témoignage de l'intimé, par hypothèse constitutifs de faux dans les titres, respectivement de faux témoignage. On ne décèle dès lors pas de rapport de causalité directe entre le dommage invoqué et les éventuelles infractions ici en cause. Quoi qu'il en soit, s'agissant de l'infraction de faux dans les titres, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que le document et les factures dénoncés comme faux par le recourant auraient été conçus ou utilisés par l'intimé dans le but de nuire aux intérêts du recourant; il apparaît bien plutôt qu'ils l'ont été pour permettre à un tiers (C.________) de démasquer les personnes impliquées dans des sites internet ayant terni sa réputation et, par conséquent, pour défendre ses intérêts dans une autre procédure. On ne discerne dès lors pas qu'il en résulterait une intention de nuisance de la part de l'intimé, celui-ci ayant, au vu de la rémunération du rapport, agi sur une base contractuelle. Dans cette mesure, le rapport et les factures argués de faux ne peuvent pas être considérés comme un des éléments d'une infraction portant atteinte au patrimoine du recourant et pour laquelle il pourrait demander réparation dans la présente procédure (cf. consid. 2.2.1 supra). En outre, pour ce qui est de l'infraction de faux témoignage alléguée par le recourant, il est observé que le recourant ne soutient pas que le comportement allégué porterait atteinte à la garantie de ses droits procéduraux (cf. consid. 2.2.2 supra). Partant, faute de démonstration suffisante de l'atteinte alléguée subie pouvant justifier, le cas échéant, des prétentions civiles élevées par adhésion à la procédure pénale, la qualité pour recourir au sens de l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF doit être déniée au recourant.