Citation: 1B_298/2013 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, le recourant est mis en cause pour avoir participé à une tentative d'assassinat en recrutant l'auteur de l'agression, puis en le véhiculant jusqu'au domicile de la victime le soir des faits. Il s'expose à une peine privative de liberté importante (cf. art. 112 et 24 al. 2 CP). Les charges à son encontre reposent principalement sur les déclarations de son co-prévenu D.________. Le recourant a donc un intérêt évident à ce que celui-ci modifie ses déclarations. Or, il n'a pas hésité à s'en prendre verbalement à D.________ à plusieurs reprises en audience pour l'amener à retirer ses accusations portées contre lui. En particulier, lors de l'audience du 21 février 2013, il a tenu des propos qui pouvaient être assimilés à une menace envers D.________ selon le traducteur. Au vu de l'attitude manifestée durant l'instruction par le recourant, la cour cantonale pouvait légitimement craindre que celui-ci ne recoure à nouveau à des menaces ou à des pressions contre D.________ pour l'amener à se rétracter s'il était libéré. Quel que soit le crédit que l'on pourrait donner à un éventuel revirement à ce stade de la procédure, ce risque pouvait être pris en considération pour apprécier l'existence d'un danger de collusion (cf. arrêt 1B_447/2011 du 21 septembre 2011 consid. 2). La cour cantonale n'a ainsi pas violé le droit fédéral en considérant que les menaces et les pressions dont A.________ s'est fait l'auteur au cours de l'instruction fondaient un risque réel et persistant de collusion suffisant pour justifier une prolongation de la détention provisoire. Le fait que le recourant se soit excusé pour son attitude inappropriée en audience, respectivement que D.________ n'a subi aucune menace ni pression depuis sa sortie de prison, n'est pas de nature à faire disparaître ce risque ou à l'atténuer. La cour cantonale n'a pas davantage fait une application erronée de l'art. 237 CPP en retenant que compte tenu des circonstances, une assignation à résidence, respectivement une interdiction de ne pas approcher D.________ ou de ne pas prendre contact avec lui, étaient insuffisantes pour garantir que le recourant ne commettra pas de nouvelles tentatives pour contraindre son co-prévenu à se rétracter (cf. arrêt 1B_447/2011 du 21 septembre 2011 consid. 3.4). Quant à la caution, elle n'est pas susceptible de pallier le risque de collusion. L'affirmation d'un tel risque dispense d'examiner s'il existe aussi un danger de fuite propre à justifier le maintien de la détention provisoire.