Citation: 6B_668/2015 E. 4.2

4.2. B.________ a déclaré spontanément lors de son audition par la police dans le cadre d'une affaire de trafic de stupéfiants que le recourant lui avait donné six boulettes de cocaïne à vendre, représentant 600 fr., qu'il les avait vendues mais qu'il n'avait pas pu en obtenir le paiement. Comme il n'avait pas pu payer la drogue au recourant, celui-ci l'avait menacé de différentes manières pour essayer d'obtenir le paiement de ce montant (audition du 16 février 2012). Réentendu le 25 mai 2012, il a confirmé ses déclarations. Lors de la confrontation avec le recourant devant le procureur, B.________ les a à nouveau confirmées. Il n'avait aucun intérêt à s'accuser de ce trafic de cocaïne. De plus, le fait de signaler ces faits était plutôt de nature à aggraver la situation avec le recourant qui le menaçait déjà pour récupérer l'argent. Le recourant, pour sa part, a tout d'abord nié toute implication dans un trafic de drogues et toute consommation de produits stupéfiants. Par la suite, en présence d'une analyse toxicologique positive, il a admis avoir consommé de la cocaïne. Appelé à se déterminer sur les menaces qu'il avait proférées à l'égard de B.________, le recourant a prétendu lui avoir prêté 600 fr. qui ne lui auraient jamais été rendus. Cette allégation de prêt paraît peu vraisemblable en raison des circonstances. En effet, il est établi par le contenu d'un SMS de F.________, du 19 octobre 2011, qu'à cette époque le recourant essayait de récupérer ses 600 francs. Or, il se trouve qu'en novembre ou décembre 2011 X.________ sortait de prison et n'avait pas d'argent (déclarations à la police le 17 décembre 2012). Il est donc difficile d'admettre qu'une personne qui n'a pas d'argent et qui cherche à en obtenir - c'est à cette époque qu'il a entrepris les démarches en vue d'un crédit en ligne - ait eu la possibilité de prêter de l'argent. Dans ces conditions, la juridiction cantonale pouvait, sans arbitraire, considérer comme établies les déclarations de B.________.