Citation: 6B_1124/2013 E. 2

Dans un dernier grief, le recourant soutient qu'au vu du comportement de la plaignante par la suite, soit de l'absence de séquelles physiques ou psychiques et du fait qu'elle serait toujours à la recherche d'aventures sexuelles au Brésil, la peine de cinq ans infligée au recourant, père de famille, apparaîtrait choquante, de surcroît en comparaison de celles infligées à de gros trafiquants d'héroïne ou de cocaïne, ce qui militerait aussi contre un procès équitable. Faute de tout développement répondant aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, ce grief est irrecevable en tant qu'il tendrait à invoquer la garantie d'un droit fondamental. Dans la mesure où le recourant discute ainsi la quotité de la peine qui lui a été infligée, il suffit, en renvoyant aux principes rappelés aux ATF 136 IV 55 et 134 IV 17 (consid. 2.1 et les références citées), de relever que l'autorité de première instance, au jugement de laquelle la cour cantonale s'est référée (jugement entrepris, consid. C p. 13), a retenu que le recourant avait « donné l'impression d'être peu concerné par [son épouse] et leurs deux enfants »et en a conclu que le comportement du prévenu face à sa famille ne peut être considéré ni de manière positive ni de manière négative (jugement de première instance, consid. 3.2 p. 29). La situation familiale du recourant n'a donc pas été ignorée par les autorités cantonales. Par ailleurs, selon une jurisprudence bien établie, eu égard aux nombreux paramètres qui interviennent dans la fixation de la peine, une comparaison avec des affaires concernant d'autres accusés et des faits différents est d'emblée délicate car il existe presque toujours des différences entre les circonstances, objectives et subjectives, que le juge doit prendre en considération dans chacun des cas (ATF 120 IV 136 consid. 3a p. 144; 116 IV 292). En tant qu'elle se résume à une généralité, la comparaison proposée par le recourant avec des condamnations en matière de stupéfiants est, partant, dénuée de pertinence. Pour le surplus, la cour cantonale a tenu le second viol pour l'infraction la plus grave en soulignant notamment que le recourant l'avait imposé à la jeune femme au mépris de ses pleurs et de sa souffrance (jugement entrepris, consid. V.B.37 p. 12). La peine de base retenue pour cette infraction (40 mois) demeure dans le premier tiers de l'échelle des peines prévue par l'art. 190 al. 1 CP. Les 20 mois supplémentaires sanctionnant le premier viol dans le cadre du concours (art. 49 al. 1 CP) ne prêtent pas non plus le flanc à la critique. La peine globale ainsi infligée (60 mois) tient ainsi compte de manière non critiquable d'une faute qualifiée de moyenne dans le cadre d'une infraction très grave, du concours d'infractions ainsi que des antécédents défavorables du recourant, comprenant, notamment, 3 ans de réclusion pour infraction à la LCR et un viol commis le 2 mai 2005, soit exactement cinq ans avant les faits jugés en l'espèce (jugement entrepris, consid. B in fine p. 13). On renvoie, pour le surplus à la décision querellée.