Citation: 1C_189/2022 E. 2.4.3

2.4.3. Le recourant ne saurait enfin tirer argument du temps pris par l'autorité cantonale pour statuer sur sa demande d'autorisation déposée en 2006. Comme l'explique le Tribunal cantonal sans être valablement contredit, le recourant savait dès le 20 septembre 2006 (inspection locale par l'autorité cantonale compétente) que les travaux initiés devaient faire l'objet d'une autorisation cantonale; il ne pouvait inférer du silence de l'autorité qu'il était autorisé à les poursuivre avant l'obtention de cette autorisation. S'il estimait le temps pris à statuer trop long, il lui eût été loisible d'interpeller le service cantonal plus rapidement qu'il ne l'a fait ou agir sur le plan judiciaire pour se plaindre d'un éventuel retard fautif. Au surplus, le recourant ne revient d'ailleurs pas valablement sur l'absence de bonne foi constatée par l'instance précédente.