Citation: I 340/04 21.01.2005 E. A

N.________, né en 1958, a travaillé en qualité de gardien dans la centrale d'alarme d'une entreprise de sécurité de 1989 à 1995, puis s'est inscrit à l'assurance-chômage. A l'exception d'une période de six mois en 1997, il n'a plus travaillé depuis lors. Le 3 septembre 1999, il a ressenti au réveil une faiblesse des membres inférieurs ainsi que des douleurs lombaires. Les examens effectués lors d'un séjour à la clinique et policlinique de neurologie de l'Hôpital H.________ au mois de janvier 2000 ont permis de diagnostiquer une probable polyneuropathie toxico-carentielle, un abus chronique d'alcool avec stéatose alcoolique, une hépatite C ainsi qu'une otite moyenne séreuse bilatérale (rapport du 14 février 2000). Le 2 juin 2000, N.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité auprès de l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI). Il sollicitait l'octroi d'une rente. Dans un rapport du 12 juin 2000 à l'intention de l'office AI, le docteur G.________, médecin-traitant de l'assuré, a posé les diagnostics de myopathie probablement toxico-carentielle, de polyneuropathie modérée, d'alcoolisme et d'hépatite C; l'incapacité de travail était totale depuis le 21 septembre 1999. L'office AI a mandaté la policlinique de médecine de l'Hôpital H.________ afin qu'elle procède à une expertise médicale pluridisciplinaire de l'assuré. Les experts ont diagnostiqué des troubles de la sensibilité et de la force des membres inférieurs sur probable polyneuropathie toxico-carentielle, un éthylisme chronique, une diarrhée chronique d'origine indéterminée, une lombo-sacralgie chronique non-déficitaire, ainsi que diverses affections sans répercussion sur la capacité de travail (stéatose hépatique macrovasculaire, hépatite C chronique active, cirrhose hépatique et hernie hiatale). L'assuré était capable de travailler entre trois et six heures par jour dans son ancienne activité de gardien, avec des limitations concernant le déplacement et d'autres liées à l'éthylisme chronique, ainsi que, certainement, un manque de ponctualité et de continuité (rapport du 3 juillet 2001). Compte tenu de ces éléments, le docteur C.________, médecin-conseil de l'office AI, a estimé que la capacité de travail de l'assuré était de l'ordre de 50 % au moment de l'expertise (note interne du 16 juillet 2001). Par deux actes séparés, l'office AI a octroyé à l'assuré une demi-rente d'invalidité à partir du 1er octobre 2001 (décision du 8 octobre 2001) et une rente entière d'invalidité pour la période du 21 septembre 2000 au 30 septembre 2001 (décision du 22 octobre 2001).