Citation: I 73/99 17.01.2000 E. A

A.- S.________ a travaillé depuis 1985 comme manoeuvre en Suisse dans le secteur de la construction. Le 13 octobre 1987, il a été victime d'un accident professionnel qui lui a occasionné une fracture du premier cunéiforme droit. La Caisse nationale suisse en cas d'accidents (CNA) a pris en charge le cas. L'instruction du dossier a révélé que l'assuré était atteint d'une algodystrophie tardive accom- pagnée d'une réaction hypochondriaque ainsi que d'une maladie ulcéreuse résurgente (rapport des docteurs W.________ et K.________ de la Clinique B.________ du 12 juin 1989; rapport du docteur F.________, médecin trai- tant de l'intéressé, du 26 septembre 1989). Une tentative de reprise d'activité ayant échoué en juin 1988 en raison de la persistance des douleurs au pied droit, l'intéressé a présenté une demande de prestations à l'assurance-invalidi- té le 10 octobre de la même année. Du 19 mars au 12 avril 1990, il a accompli un stage au Centre d'observation pro- fessionnelle de l'assurance-invalidité (COPAI), qui a mis en évidence une réelle limitation fonctionnelle ainsi qu'un problème psychologique non négligeable excluant - dans l'immédiat - la mise en oeuvre d'une quelconque mesure de réadaptation. Par décision du 21 octobre 1991, l'office de l'assu- rance-invalidité du canton de Genève lui a alloué une rente entière d'invalidité à partir du 1er octobre 1988, assortie de rentes complémentaires correspondantes pour son épouse et ses deux enfants. L'assuré a définitivement quitté la Suisse pour son pays d'origine en décembre 1993. Il n'a ja- mais repris une activité professionnelle. Dans le cadre d'une procédure de révision, l'Office de l'assurance-invalidité pour les assurés résidant à l'étran- ger (ci-après : l'office) a recueilli divers renseignements médicaux de Z.________, notamment un rapport du Centre régional de sécurité sociale de Y.________, selon lequel l'assuré présente un hallux valgus au pied droit avec une exostose au niveau de la dernière phalange et souffre de colon spastique; son incapacité de travail a été évaluée à 25 %. Par décision du 26 octobre 1995, l'office a dès lors supprimé, avec effet au 1er janvier 1996, le droit de l'assuré à une rente d'invalidité.