Citation: 5A_264/2019 E. 4.2

4.2. Dans la mesure où la cour cantonale s'est basée sur le revenu effectif du recourant, à savoir " contributions LPP " et impôt à la source déduits, on peine à comprendre pour quelles raisons le recourant se plaint de l'absence de prise en compte de ces montants dans ses charges. Le fait d'à la fois porter ces sommes en déduction de son revenu et les ajouter à ses charges reviendrait en effet à tenir compte de ces montants à double. Autant que compréhensible, sa critique à cet égard est par conséquent infondée. Pour ce qui est des charges de son fils E.________, il apparaît que la cour cantonale a constaté qu'elles s'élevaient à 690 fr. 60 par mois et qu'elles n'étaient pas contestées en appel. Elle s'est également assurée que le disponible du recourant permette de les couvrir en sus de la contribution d'entretien à verser à l'intimé. Partant, en tant que le recourant reproche à la Cour de justice de ne pas avoir tenu compte des charges de E.________, son grief est, là aussi, infondé. Il n'est par ailleurs pas pertinent que l'épouse actuelle du recourant ne travaille pas, dans la mesure où la cour cantonale a rappelé à juste titre que le devoir d'entretien du recourant à l'égard de ses deux enfants primait celui envers son épouse (cf. à ce sujet: arrêt 5A_880/2018 du 5 avril 2019 consid. 5.3.2 et les références). De ce point de vue, le recourant se méprend sur le sens à donner au nouveau droit de l'entretien de l'enfant dont il déduit à tort un droit de son épouse à voir son manque à gagner - occasionné par son absence du marché du travail pour s'occuper de son fils - couvert prioritairement aux besoins de l'intimé. La contribution de prise en charge vise en effet à garantir au parent gardien de l'enfant crédirentier la couverture de ses frais de subsistance (cf. ATF 144 III 377 consid. 7). Elle ne concerne en revanche pas le conjoint actuel du débirentier envers lequel l'obligation d'entretien a un autre fondement légal, à savoir, en droit suisse, les art. 163 et 164 CC. Enfin, le recourant reproche à tort à la cour cantonale de ne pas avoir mis les besoins financiers de l'intimé à charge de ses deux parents par moitié au vu des soldes disponibles presque identiques de ces derniers. En effet, d'une part, la cour cantonale a tenu compte dans une certaine mesure du solde disponible de la mère de l'intimé puisqu'elle a laissé à sa charge la part de l'intimé à son loyer ainsi que la moitié du montant de base OP de l'enfant. En outre, le recourant omet totalement de tenir compte du fait que la mère de l'intimé assume l'intégralité des besoins en nature de ce dernier qui n'est âgé que de six ans, de sorte qu'il n'apparaît pas contraire au droit qu'il s'acquitte d'une plus grande partie des besoins financiers de l'enfant. Cela étant, dans la mesure où la cour cantonale a omis à tort d'intégrer le montant relatif à l'assurance maladie privée du recourant dans ses charges (cf. supra consid. 3), reste à examiner si le résultat de l'arrêt querellé est toujours conforme au droit en tenant compte de ce montant. Si l'on déduit le montant de 337 fr. afférent à ses primes mensuelles d'assurance maladie privée du disponible du recourant tel qu'arrêté par la Cour de justice, on obtient un montant de 2'446 fr. (2'783 fr. - 337 fr.). Or, ce montant, qui correspond au disponible effectif du recourant, suffit encore à couvrir à la fois la contribution mensuelle due à l'entretien de l'intimé qui s'élève au maximum à 1'300 fr. et les besoins de son fils cadet ascendant à 690 fr. 60 (2'446 fr. - 1'300 fr. - 690 fr. 60 = 455 fr. 40). Le grief du recourant doit en conséquence être écarté.