Citation: 5A_146/2023 E. A

A.a. F.X.________, né le xx 1926, est décédé le xx 2017 à Genève. Son épouse, G.X.________, née le xx 1938, est décédée le xx 2018 à Genève. Les époux X.________ ont conclu un pacte successoral le 30 janvier 2017. F.X.________ a institué pour seuls héritiers son neveu, A.X.________, et sa nièce, B.X.________. G.X.________ a institué son époux pour héritier de tous ses biens et, à son défaut, ses neveu et nièce A.X.________ et B.X.________. Ils ont tous deux désigné C.________ aux fonctions d'exécuteur testamentaire. Les deux successions se composent d'importants actifs, comprenant des biens immobiliers, des participations dans des sociétés étrangères, des avoirs bancaires et des biens mobiliers. Elles comprennent notamment un hôtel particulier à la rue... à Genève, qui constituait le domicile des époux X.________. A.b. A.b.a. Le pacte successoral prévoit notamment en son art. 5.1 que l'exécuteur testamentaire devra mandater H.________, notaire, à son défaut I.________, notaire, pour toutes les formalités successorales, soit pour l'établissement du certificat d'héritiers, de l'inventaire civil, de la déclaration de succession et du partage. I.________ a été chargée d'établir le certificat d'héritiers et de dresser l'inventaire des successions. A.b.b. En novembre 2018, l'exécuteur testamentaire et les héritiers ont convenu de se rencontrer régulièrement pour discuter des problèmes d'administration courante de l'hoirie et de gestion courante des biens des deux successions, de manière à pouvoir prendre des décisions communes qui permettraient ensuite à l'exécuteur testamentaire de donner les ordres et instructions nécessaires à la gestion de ces biens; ces séances avaient également pour but de préparer le partage à effectuer entre les héritiers. Ces séances ont eu lieu les 13 décembre 2018, 17 janvier, 20 février, 26 février, 5, 18 et 27 mars, 4 et 25 avril, 8 mai, 9 juin, 26 juin, 17 juillet, 3 septembre, 1 er et 31 octobre et 13 décembre 2019. Un clerc de l'Etude de I.________ a assisté à toutes ces séances, agissant en qualité de secrétaire chargé d'en établir les procès-verbaux. Lors de la séance tenue le 8 mai 2019, l'exécuteur testamentaire et les héritiers ont déclaré être satisfaits du déroulement de ces séances, ce mode de faire s'avérant efficace et constructif. Au cours de ces séances, de nombreuses décisions ont été prises par l'exécuteur testamentaire, systématiquement appuyées sur un accord préalable des héritiers. Il a ainsi été décidé, avec l'accord des héritiers, de répartir entre eux un certain nombre d'actifs, de réaliser un certain nombre de valeurs mobilières et de verser aux héritiers un acompte à valoir sur l'héritage. L'exécuteur testamentaire a continué à organiser très régulièrement des séances en vue d'aborder l'ensemble des questions en suspens avec les héritiers, soit notamment les 15 et 27 janvier 2020, 24 février 2020, 28 avril 2020, 27 mai 2020, 20 août 2020, 7 décembre 2020, 14 avril 2021 et 3 juin 2021. Il ressort des procès-verbaux de ces séances que C.________ informait régulièrement et avec précision les héritiers et/ou leurs conseils de son activité déployée comme exécuteur testamentaire. A de nombreuses reprises, A.X.________ a reproché à l'exécuteur testamentaire d'avoir omis de rendre des comptes clairs et réguliers aux héritiers. Dans son courrier du 8 septembre 2020, C.________ a répondu qu'il avait pris grand soin de tenir des séances à des intervalles très réguliers en présence des héritiers et/ou de leurs représentants pour les informer des démarches entreprises, que ces réunions avaient donné lieu à de nombreux procès-verbaux tenus par un clerc de notaire, particulièrement détaillés et faisant état de l'intégralité des démarches en cours, que A.X.________ recevait copie de l'essentiel des démarches effectuées et qu'il avait un accès direct à l'ensemble des comptes et à l'évolution de la fortune et de la gestion de celle-ci. Les héritiers étaient ainsi pleinement informés et il n'y avait nul besoin de rapports mensuels de la part de l'exécuteur testamentaire, vu que des procès-verbaux étaient régulièrement remis chaque mois alors même que les conseils des héritiers participaient à toutes les réunions. A.X.________ disposait ainsi d'éléments dépassant le devoir de reddition de comptes de l'exécuteur testamentaire. A.b.c. Le 15 juillet 2018, C.________ a établi une facture d'honoraires pour l'activité déployée du 24 décembre 2017 au 31 mai 2018 à hauteur de 255'912 fr. 20 TTC, correspondant à 7'600 fr. de frais administratifs, 7'500 fr. de frais de secrétariat et 223'600 fr. d'honoraires, TVA en sus. Le 17 juillet 2018, l'hoirie de F.X.________ et de G.X.________ a prié l'exécuteur testamentaire de fournir un décompte détaillé des heures effectuées et une liste des frais avec justificatifs. C.________ a produit un relevé d'heures de l'activité déployée pour la période allant du 13 décembre 2017 au 31 mai 2018, qui ne mentionne pas le total des heures ni le taux horaire appliqué mais fait état des différents postes de frais administratifs facturés. Le 8 juillet 2019, C.________ a établi une facture d'honoraires à hauteur de 222'474 fr. 20 au total, comprenant 3'974 fr. 20 de frais administratifs, 5'000 fr. de frais de secrétariat et 213'500 fr. d'honoraires pour l'activité déployée du 1 er juin 2018 au 1 er décembre 2018. Un relevé des heures effectuées durant cette période fait état d'un total de 427 heures, et comprend la liste des différents postes de frais administratifs facturés. Le 27 octobre 2019, C.________ a facturé un montant de 128'796 fr. TTC, correspondant à 1'833 fr. de frais administratifs, 5'800 fr. de frais de secrétariat et de conseil, et 112'500 fr. d'honoraires pour l'activité déployée du 1 er janvier au 31 mars 2019. Il a joint un relevé des heures effectuées du 3 janvier 2019 au 31 mars 2019, totalisant 225 heures d'activité, et comprenant la liste des différents postes de frais administratifs facturés. Par courrier du 3 décembre 2019, A.X.________ a indiqué à C.________ qu'il émettait de sérieux doutes quant au bien-fondé et à la valeur des prestations d'exécuteur testamentaire facturées et l'a invité à fournir tout justificatif permettant d'attester le bien-fondé des prestations et de leur facturation. Le 27 mai 2020, A.X.________ a signalé à l'exécuteur testamentaire que sa dernière facture remontait à octobre 2019. Il lui a demandé d'adresser systématiquement aux héritiers et à leurs conseils copie de toutes ses démarches. Le 3 juillet 2020, C.________ a adressé trois factures d'honoraires à hauteur de 94'749 fr. pour l'activité fournie du 1 er avril à fin juin 2019, de 90'839 fr. 55 pour la période du 1 er juillet à fin septembre 2019 et de 92'325 fr. pour la période du 1 er octobre à fin décembre 2019. Les trois factures sont accompagnées de relevés des heures effectuées pour le compte des successions. B.X.________ a admis le bien-fondé de ces factures et a invité l'exécuteur testamentaire à procéder à leur règlement au débit des avoirs de l'hoirie. A.X.________ a contesté ces factures et fait interdiction à l'exécuteur testamentaire de prélever les montants y relatifs sur les avoirs de l'hoirie. Ces montants ont été prélevés sur les avoirs de l'hoirie et versés à l'exécuteur testamentaire le 17 août 2020. A.b.d. Après avoir obtenu l'accord des héritiers sur le principe de la vente de l'hôtel particulier de la rue..., l'exécuteur testamentaire a entrepris les démarches en vue de sa réalisation par l'intermédiaire de deux courtiers. A.X.________ s'est, à diverses reprises, opposé à la vente de ce bien. A.b.e. Le 13 décembre 2019, un accord de principe a été donné par les héritiers pour la vente des actions de D.________ SA. L'exécuteur testamentaire a organisé une séance le 27 janvier 2020 en présence des héritiers, de l'administrateur de la société immobilière et d'un courtier immobilier. A.X.________ s'est alors opposé à la vente de l'immeuble. L'exécuteur testamentaire n'a pas procédé à la vente de ce bien immobilier. A la suite de cette séance, l'administrateur de la société immobilière a présenté sa démission à l'exécuteur testamentaire. Ce dernier a déposé une requête en nomination d'un nouvel administrateur en date du 4 février 2020. Dans cette procédure, A.X.________ a formé une requête en intervention accessoire et saisi les différentes voies de recours. Le Tribunal fédéral a admis la requête d'intervention accessoire de l'héritier par arrêt du 27 octobre 2021 (ATF 147 III 537). Il ne ressort pas du procès-verbal de la réunion de l'hoirie tenue le 28 avril 2020 que C.________ aurait admis avoir procédé unilatéralement à la vente de biens successoraux sans l'accord des héritiers. Le 15 mai 2020, C.________ a indiqué au courtier immobilier vouloir étudier la proposition d'achat de l'immeuble. Par courrier adressé le même jour à l'exécuteur testamentaire, A.X.________ a réitéré son refus d'effectuer la vente de l'immeuble par l'intermédiaire de ce courtier et sommé l'exécuteur testamentaire de lui rendre compte des sommes qu'il aurait touchées au titre des ventes des biens de l'hoirie et des mandats qu'il aurait signés au nom de l'hoirie. A.b.f. L'hoirie de feu F.X.________ et feu G.X.________ ainsi que celle de feu K.X.________ (le père de A.X.________ et B.X.________) étaient liées à la Banque J.________ SA par un contrat de mandat, portant sur des prestations de type " Family Office ". C.________ et B.X.________ ont proposé de mettre fin à ce mandat au regard des frais qu'il représentait à la charge de l'hoirie. A.X.________ a souhaité maintenir ce contrat. Le 24 janvier 2020, C.________ a dénoncé le contrat de mandat précité. Par courrier adressé à l'exécuteur testamentaire le 30 janvier 2020, A.X.________ s'est opposé à cette résiliation, arguant de ce que l'exécuteur testamentaire n'avait aucune qualité pour agir au nom de l'hoirie de K.X.________. Un nouveau contrat de mandat a par la suite été conclu entre l'hoirie de F.X.________ et G.X.________ et la banque, prévoyant des frais annuels moindres à la charge de l'hoirie. A.b.g. A teneur du pacte successoral, F.X.________ a légué à son neveu A.X.________ tous les tableaux sis dans l'hôtel particulier de la rue..., ce dernier devant garder les tableaux groupés sous la dénomination "Collection de Monsieur F.X.________" et faire des expositions périodiques et ne pouvant en aucun cas les vendre. En vue de délivrer ce legs conformément aux voeux de feu F.X.________, l'exécuteur testamentaire a soumis la question des modalités de ce legs à la notaire I.________. Cette dernière a proposé qu'une fondation soit créée par A.X.________, qui en serait fondateur et membre du comité, fondation qui s'occuperait de la conservation et de la gestion des tableaux. Lors d'une séance tenue le 20 août 2020, B.X.________ s'est déclarée d'accord de délivrer le legs à une fondation, que A.X.________ a été invité à constituer. Le 11 mars 2021, A.X.________ a mis l'exécuteur testamentaire en demeure de lui délivrer le legs prévu par le pacte successoral d'ici au 15 avril 2021, avec une reddition de comptes s'y rapportant d'ici au 30 mars 2021. Le 19 avril 2021, A.X.________ a saisi le Tribunal de première instance de Genève d'une requête en délivrance du legs dirigée contre C.________, qui s'en est rapporté à justice. A.b.h. A.X.________ a déposé plainte pénale contre C.________ le 28 avril 2020 pour calomnie, subsidiairement diffamation, puis le 10 juillet 2020 pour abus de confiance, subsidiairement gestion déloyale. La procédure est en cours. A.b.i. Par pli du 29 juillet 2020, les avocats Anouchka Halpérin et Lionel Halpérin ont informé les conseils de A.X.________ qu'ils se constituaient pour la défense de C.________ dans le cadre de son rôle d'exécuteur testamentaire. A.X.________ a contesté leur capacité de postuler par courrier du 11 août 2020. Par réponse du 14 août 2020, Anouchka Halpérin et Lionel Halpérin ont indiqué qu'ils considéraient qu'aucun conflit d'intérêts ne s'opposait à ce qu'ils interviennent en faveur de l'exécuteur testamentaire. A.X.________ n'a pas saisi la Commission du barreau du canton de Genève de cette question d'interdiction de postuler de ces avocats.