Citation: 6B_1332/2023 E. 2.2

2.2. Dans l'examen de l'octroi du sursis, la cour cantonale a retenu que le recourant était au bénéfice d'un CFC de constructeur et travaillait pour un revenu mensuel brut d'environ 5'500 fr., étant ainsi professionnellement intégré. II avait admis les faits de la présente cause et s'était excusé. En outre, il avait remboursé ce qu'il devait à la victime ainsi qu'à son avocat et s'acquittait régulièrement du paiement de sa dette envers l'État. Le rapport d'évaluation du 4 juin 2020 de l'Office des sanctions et des mesures d'accompagnement du canton du Valais mentionnait que son comportement était bon en détention et qu'il était respectueux des règles. Il relevait également qu'il présentait un risque faible de réitération d'actes violents en cas d'octroi des congés élargis et du travail externe, ce d'autant plus qu'il observait une stricte abstinence à l'alcool, s'il ne côtoyait plus ses pairs délinquants, s'il s'investissait dans ses études, ainsi que dans une activité de loisirs structurante et positive. En outre, par décision du 12 août 2020, le recourant avait obtenu la libération conditionnelle à partir du 15 août 2020 (peine privative de liberté de 4 ans, 11 mois et 20 jours, pour tentative de meurtre et rixe). Néanmoins, elle a considéré que ces éléments positifs ne permettaient pas d'affirmer que le pronostic était particulièrement favorable, dans la mesure où ils étaient largement pondérés par de précédentes condamnations et par la culpabilité du recourant qui n'était pas moindre.