Citation: 2C_452/2019 E. 3.1

3.1. Dans l'arrêt entrepris, le Tribunal cantonal a retenu que l'intimé avait été condamné à une peine privative de liberté de longue durée, justifiant la révocation de son autorisation d'établissement. Procédant ensuite à un examen de la proportionnalité de la mesure de révocation, cette autorité a considéré qu'un intérêt public important commandait le refoulement de l'intimé, dans la mesure où celui-ci avait été condamné pour des infractions commises à l'encontre de biens particulièrement importants. Le Tribunal cantonal a mis en balance cet intérêt public avec l'intérêt privé de l'intimé, prenant en particulier en compte les circonstances dans lesquelles celui-ci avait agi. Ainsi, en considérant que l'intimé était issu de la migration, que son mariage était arrangé, qu'il était dépendant à l'alcool, qu'il suivait une thérapie, que son comportement en prison n'avait suscité aucune plainte, qu'il était en Suisse depuis 30 ans, y présentait une bonne intégration et y avait presque constamment travaillé, l'autorité précédente a jugé que l'intérêt privé de l'intimé devait l'emporter sur l'intérêt public. Pour arriver à cette conclusion, elle a également relevé que la réintégration dans le pays d'origine serait très difficile et que l'intimé semblait avoir gardé des liens avec son fils cadet en Suisse.