Citation: 5D_68/2017 E. B

Le 6 février 2015, la mère a ouvert action en modification du jugement de divorce, concluant à l'attribution exclusive à elle-même de l'autorité parentale et de la garde sur son fils, à l'octroi d'un large droit de visite en faveur du père et à la compensation des dépens. Lors de l'audience de conciliation du 11 mai 2015, le père s'est opposé à cette demande; il a souhaité que son fils puisse " venir vivre son rêve à Rome ", aux fins d'y " intégrer une formation pour devenir footballeur professionnel ". Entendu à huis clos, l'intéressé (alors âgé de 15 ans) a exprimé le désir de poursuivre sa scolarité à Rome dans une école lui permettant d'allier la pratique intensive du football avec la poursuite de ses études post-obligatoires. Statuant le 2 juillet 2015 par voie de mesures superprovisionnelles, le Tribunal de première instance de Genève a autorisé le père à inscrire l'enfant dans un lycée à Rome. Par ordonnance prise le même jour, il a désigné un curateur à l'enfant. Dans sa réponse du 31 août 2015, le père a notamment conclu - sur mesures provisionnelles et sur le fond - à l'autorisation de déplacer la résidence habituelle de l'enfant à Rome dès le 1er septembre 2015, à l'attribution exclusive en sa faveur de l'autorité parentale et de la garde sur l'enfant, réservant un large droit de visite à la mère. Par ordonnance de mesures provisionnelles consécutive à l'audience du 22 février 2016, le Tribunal a pris acte de l'accord des parties quant au déplacement provisoire de l'enfant à Rome afin qu'il puisse suivre le dernier trimestre au lycée dans lequel il était inscrit.