Citation: U 237/04 13.09.2005 E. 4

Ce faisant, si l'on peut se rallier au point de vue du recourant et qualifier de gravité moyenne et non pas banale, l'accident dont celui-ci a été victime, l'on ne saurait en revanche le qualifier de particulièrement impressionnant ou dramatique. En effet, l'assuré n'a pas subi de lésions physiques graves ou de nature particulière, propres selon le cours ordinaire des choses et l'expérience de la vie, à entraîner des troubles psychiques. La distorsion cervicale et la contusion thoracique diagnostiquées immédiatement après l'accident se sont avant tout caractérisées par l'apparition de douleurs cervicales sans atteinte organique objectivable, si bien que l'on ne peut pas parler d'une grave atteinte à la santé. Les douleurs exprimées ont certes persisté. Toutefois, elles n'ont pas nécessité de traitement médical anormalement long, difficile ou compliqué. Celui-ci n'a pas été entaché d'erreur ayant entraîné une aggravation notable des séquelles. En outre, l'assuré a recouvré une capacité de travail de 50 % dès le 4 septembre 2000, soit six semaines après l'accident (certificat médical du 29 septembre [recte: août] 2000 de la doctoresse P.________ [spécialiste FMH en médecine physique et réhabilitation]). Aussi convient-il de nier l'existence d'un lien de causalité adéquate entre l'accident et les troubles psychiques dont le recourant souffrait encore après le 31 mars 2001, respectivement l'incapacité de gain en résultant.