Citation: H 47/04 29.03.2005 E. 2

En l'espèce, la juridiction cantonale tient les recourants pour responsables du préjudice subi par la caisse, considérant qu'au moment où ceux-ci ont pris la décision de différer le paiement des cotisations, ils n'avaient pas de raisons sérieuses et objectives de penser qu'ils pourraient s'en acquitter dans un délai raisonnable. En particulier, elle estime qu'ils n'ont pas établi avoir sollicité une augmentation de la ligne de crédit hypothécaire ouverte en faveur de l'entreprise auprès de la Banque Y.________ ou entamé des démarches tendant à la vente des biens-fonds dont celle-ci était propriétaire. Elle observe en outre que la société avait suspendu ses paiements, formant systématiquement opposition aux commandements de payer qui lui étaient notifiés, lesquels étaient devenus particulièrement nombreux depuis le début de l'année 2000.