Citation: 6B_1277/2015 E. 3.3.1

3.3.1. Contrairement à ce que prétend le recourant, la cour cantonale n'avait pas à examiner les conditions d'application de l'art. 366 al. 3 et 4 CPP. Outre que la motivation qu'elle donne sur ce point permet de suivre son raisonnement (cf. supra consid. 3.3), ce qui suffit déjà à exclure la violation du droit d'être entendu alléguée par le recourant (cf. sur les exigences de motivation ATF 141 III 28 consid 3.2.4 p. 41; 141 V 557 consid. 3.2.1 p. 565), elle ne prête pas le flanc à la critique et doit être confirmée. En effet, une fois le jugement notifié, le condamné a la possibilité soit de demander un nouveau jugement, aux conditions de l'art. 368 CPP, soit de faire appel, soit de faire les deux (cf. VANESSA THALMANN, in Commentaire romand, Code de procédure pénale, 2011, n o 8 ad art. 368 CPP). Le recours déposé contre le prononcé du 7 octobre 2015 portait sur le rejet, par le tribunal de première instance, de la demande de nouveau jugement formée par le recourant en vertu de l'art. 368 al. 3 CPP. L'autorité précédente était dès lors tenue d'examiner si les conditions d'admission d'un nouveau jugement au sens de cette disposition étaient réunies, mais elle n'avait pas à se prononcer sur la question de savoir si le tribunal précité était autorisé à engager la procédure par défaut, selon les conditions de l'art. 366 CPP, cette question devant être traitée, cas échéant, dans le cadre d'un éventuel appel déposé contre le jugement par défaut. Les griefs tirés de la violation de l'art. 366 al. 3 et 4 CPP soulevés dans le cadre du présent recours deviennent ainsi sans objet.