Citation: 2P.116/2003 15.01.2004 E. 2

2.1 Le recourant soutient que la décision attaquée est arbitraire du fait qu'elle contrevient à l'art. 26 de la loi. Selon lui, au vu de cette disposition, l'autorité intimée aurait dû entrer en matière sur son recours, de sorte qu'en déclinant sa compétence elle a commis un déni de justice formel. Pour sa part, l'autorité intimée a fondé sa décision d'irrecevabilité sur l'art. 3 al. 2 du règlement d'exécution de la loi sur les allocations familiales aux salariés et sur le fonds cantonal pour la famille, du 8 novembre 1949 (RS/VS 836.200; ci-après: le règlement), disposition qui règle l'exemption des contributions, qu'elle met dans la compétence du Conseil d'Etat, et sur l'application qui en a été faite par celui-ci dans sa décision du 3 janvier 1952, précitée. L'autorité intimée a également invoqué une jurisprudence fédérale (ATF 117 V 318). 2.2 Une décision est arbitraire lorsqu'elle contredit clairement la situation de fait, lorsqu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou lorsqu'elle heurte d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. A cet égard, le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par l'autorité cantonale de dernière instance que si elle apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motifs objectifs ou en violation d'un droit certain. De plus, il ne suffit pas que les motifs de l'arrêt attaqué soient insoutenables, encore faut-il que ce dernier soit arbitraire dans son résultat. Il n'y a en outre pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution que celle de l'autorité intimée paraît concevable, voire préférable (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9, 173 consid. 3.1 p. 178; 128 I 273 consid. 2.1 p. 275; 127 I 60 consid. 5a p. 70; 125 I 166 consid. 2a p. 168 et la jurisprudence citée). 2.3 Intitulé "recours", l'art. 26 de la loi dispose ce qui suit dans sa teneur en vigueur à partir du 1er janvier 2002: "1 Les décisions prises en application de la présente loi par les organes compétents, selon les statuts et les règlements des caisses, peuvent faire l'objet d'un recours, dans les 30 jours dès la notification, auprès du Tribunal cantonal des assurances. 2 Le Tribunal cantonal des assurances réglera la procédure conformément aux dispositions de la loi fédérale sur l'assurance vieillesse et survivants."