Citation: 2C_22/2020 E. 5.2

5.2. L'autorité précédente a ainsi constaté que le recourant, qui est entré en Suisse avec son épouse helvétique en juin 2012 et dont la vie commune a pris fin en février 2017, pouvait se prévaloir d'une durée d'union conjugale de plus de trois ans. En revanche, elle a justement retenu, que, sur le vu de l'émergence continue à l'aide sociale, de l'importante dette d'aide sociale, de l'absence d'activité professionnelle (seuls trois emplois différents durant les années 2013 et 2014 ont été effectués par le recourant), de la condamnation pour infraction à la LStup et des actes de défauts de biens, le recourant ne pouvait être considéré comme étant intégré en Suisse. En outre, la Cour de justice, compte tenu de l'absence de plainte pénale, de rapport de police et de certificats médicaux, a valablement refusé de reconnaître l'existence de violences conjugales. Prenant en compte le fait que le recourant n'avait passé que sept ans en Suisse, que sa famille se trouve dans son pays d'origine, dont il parle la langue et où il a passé la plus grande partie de sa vie, y a terminé sa formation et exercé une activité lucrative, c'est à juste titre que l'autorité précédente a jugé que la réintégration du recourant au Chili n'était pas compromise. Quant à l'état de santé du recourant, la Cour de justice a constaté que, si celui-ci a fourni un certificat médical faisant état d'un trouble anxio-dépressif important, la prise en charge psychiatrique ambulatoire semblait être terminée et rien n'indiquait qu'une prise en charge subséquente ne serait pas disponible dans le pays d'origine.