Citation: 1C_590/2022 E. 6.3

6.3. Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir caviardé tous les noms dans le procès-verbal ainsi que les positions "nominatives ou paritaires" des membres du Comité. Il relève qu'il est empêché de développer une argumentation en connaissance de cause avec le document litigieux sous les yeux ou au moins un résumé de son contenu. Le recourant fait valoir que les membres du Comité sont élus, sur la base d'une répartition des sièges particulière, fixée par la loi, ce dont les candidats élus au sein du comité avaient connaissance; caviarder leur nom leur permettrait d'agir de façon secrète sans avoir à rendre compte de leurs agissements dans un mandat électif; par ailleurs, à supposer que leur nom soit anonymisé, on voyait mal comment leur avis exprimé puisse alors encore être qualifié de donnée personnelle à caviarder, puisque l'information ne pouvait pas être identifiée respectivement n'était pas identifiable. Le recourant a enfin souligné que les citoyens genevois avaient voté (en mai 2019) la recapitalisation de la Caisse pour un montant de 5,3 milliards de francs; le principe de transparence commandait dès lors que le public soit tenu informé des motifs ayant guidé les décisions de principe prises le 28 octobre 2019 par le comité de la Caisse à la suite de cette votation; il ressortait des comptes 2019 de l'Etat de Genève que sans ces décisions, le montant engagé par l'Etat dans le cadre de la recapitalisation aurait pu être réduit de 1,9 milliard de francs; c'était à l'aune de ces éléments qu'il y avait lieu d'apprécier la proportionnalité des caviardages validés par la cour cantonale.