Citation: 8C_162/2019 E. 5.2

5.2. Les griefs du recourant sont mal fondés. Parmi les facteurs justifiant une différence salariale, la jurisprudence retient notamment les qualifications et l'expérience. Or, en l'occurrence, contrairement à ce que prétend le recourant, il existait bel et bien avant l'adoption de la directive des critères de collocation pour la fonction de réviseur. Il résulte en effet des explications de la DFIN que sous l'ancien régime, il fallait être en possession du brevet fédéral et disposer de plus de cinq ans d'expérience en révision fiscale, bancaire ou fiduciaire pour accéder à la fonction de réviseur II (classe 21). Or, comme l'a constaté la juridiction cantonale, le recourant ne remplissait pas, lorsqu'il a été engagé, les conditions requises par l'ancien régime pour être nommé réviseur II. Il ne comptabilisait en effet que quatre ans d'expérience et était titulaire d'un diplôme HES, ce qui n'était pas pertinent à ce moment-là. Aussi, sa collocation en classe 19, lors de l'embauche, ne saurait-elle être remise en question. Sous cet angle, que ses collègues féminines exercent une fonction similaire sans être titulaires du diplôme HES ne change rien au fait qu'elles disposaient quant à elles, lors de leur engagement, d'un brevet fédéral et des années d'expériences requises leur permettant d'accéder à l'époque à la classe salariale 21. La différence de collocation à l'engagement repose donc sur des critères objectifs et n'est dès lors pas discriminatoire. Ensuite, lors de l'entrée en vigueur de la directive, le recourant ne remplissait pas les conditions requises pour être promu réviseur II (classe 21), ce qu'il ne conteste d'ailleurs pas. Maintenu alors à juste titre en classe 19, c'est en vain qu'il compare sa situation à celle de ses deux collègues, aussi bien sous l'angle de l'application des dispositions transitoires que des possibilités de promotions ultérieures. Vu ce qui précède, la cour cantonale ne saurait se voir reprocher d'avoir procédé à une appréciation anticipée arbitraire des preuves en ne donnant pas suite aux réquisitions de preuve formulées par le recourant, dans la mesure où elle pouvait tenir pour établi au vu du dossier, avec une vraisemblance prépondérante, que les deux collaboratrices colloquées en classe 21 et maintenues dans cette classe en vertu des dispositions transitoires de la directive étaient titulaires du brevet fédéral et disposaient des années d'expérience requises. C'est ainsi à bon droit que la cour cantonale a nié le droit du recourant à être colloqué en classe 21 avec effet rétroactif au 1er janvier 2013.