Citation: 9C_985/2008 20.07.2009 E. 2

Dans une première série de griefs de nature formelle, tirés de la violation des garanties générales de procédure de l'art. 29 al. 1 et 2 Cst., le recourant se plaint implicitement d'un déni de justice ainsi que formellement d'un défaut de motivation du jugement cantonal. 2.1 Le recourant reproche implicitement aux premiers juges d'avoir commis un déni de justice, en ne donnant pas suite aux injonctions du Tribunal fédéral les invitant à compléter l'instruction. Il opère cependant une confusion sur la portée de l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral. Contrairement à ce qu'il semble penser, le Tribunal fédéral n'a pas considéré que l'instruction menée par l'office AI présentait des insuffisances auxquelles il convenait de remédier, mais constaté que les faits retenus par la juridiction cantonale dans son jugement du 18 mars 2008 étaient contradictoires quant à la question de savoir si les conditions d'une révision étaient remplies. Faute pour le jugement attaqué de contenir les éléments de fait déterminants, le Tribunal fédéral l'a annulé et renvoyé la cause à la juridiction cantonale pour qu'elle rende une nouvelle décision sur la base d'un état de fait complété. Cela étant précisé, il convient de constater que la juridiction cantonale s'est strictement conformée à l'arrêt du Tribunal fédéral du 29 août 2008 en rendant une nouvelle décision où elle examine les conditions de la révision. 2.2 La violation du droit d'être entendu pour défaut de motivation de la décision attaquée (sur cette notion, voir ATF 133 III 439 consid. 3.3 p. 445 et les références) est un grief qui n'est également pas fondé en l'espèce, dans la mesure où la juridiction cantonale a indiqué les motifs qui l'ont conduite à retenir que les conditions d'une révision étaient remplies. Le recourant ne soutient d'ailleurs pas qu'il n'aurait pas été en mesure de discerner la portée de la décision attaquée et de l'attaquer en connaissance de cause. En faisant grief à la juridiction cantonale de n'avoir pas examiné certaines critiques qu'il aurait formulées à l'égard de l'expertise du docteur M.________, le recourant lui reproche en réalité, sous couvert d'une violation du droit d'être entendu, d'avoir fait preuve d'arbitraire dans la constatation des faits et l'appréciation des preuves et d'avoir violé le droit fédéral. Il s'agit-là de griefs qu'il convient d'examiner avec le fond du litige.