Citation: U 123/05 08.11.2005 E. A

G.________, né en 1950, travaillait comme couvreur dans l'entreprise X.________ SA. A ce titre, il était assuré contre les accidents par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 30 mars 2000, il s'est blessé au coude gauche à la suite d'une chute sur un chantier. Consulté le 4 avril suivant, le docteur H.________, spécialiste FMH en médecine interne, a diagnostiqué une fracture de la pointe de l'olécrane. L'assuré a repris son travail le 2 mai 2000. Lors d'une première rechute ayant duré du 26 septembre au 1er octobre 2000, le docteur D.________, chirurgien, a décelé chez l'intéressé une bursite, inflammation qui a tout d'abord été traitée par infiltrations cortisonées (rapport du 27 septembre 2000), sans succès, puis opérée le 24 janvier 2001. Immobilisé jusqu'au 2 avril de la même année, G.________ a ensuite repris son travail, à mi-temps, sur proposition du docteur M.________, médecin d'arrondissement de la CNA (rapport du 27 mars 2001). Une nouvelle incapacité l'ayant empêché de travailler entre le 20 avril et le 28 mai 2001, l'assuré a consulté les docteurs B.________ et E.________, radiologue et neurologue FMH, qui ont relevé la présence d'un oedème et d'une hypoesthésie dans le territoire du nerf ulnaire (rapports des 26 avril et 17 mai 2001). La vitaminothérapie mise en oeuvre pour y remédier n'ayant pas eu le succès escompté, le docteur M.________ a préconisé un séjour à la Clinique Y.________. Durant cette période (du 5 au 21 décembre 2001), les docteurs Z.________ et N.________ ont diagnostiqué une souris intra-articulaire au coude gauche (rapport du 4 janvier 2002). Cette affection a été opérée le 18 février 2002 par le docteur S.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique (rapport opératoire du 8 mars 2002). Quelques temps plus tard, ce dernier a mentionné une amélioration de l'état de santé de l'intéressé, ainsi qu'une reprise du travail, dans une activité ne nécessitant pas de port de charges, planifiée pour le mois de juin (rapport du 6 mai 2002). Dans son rapport d'examen final daté du 4 juin 2002, le docteur M.________ a relevé la disparition des douleurs, ainsi qu'une mobilité complète et symétrique du bras gauche, avec toutefois une force de préhension diminuée d'un tiers. Il a considéré qu'un traitement régulier n'était plus nécessaire et que l'état de santé de G.________ était en bonne voie de stabilisation. Selon lui, l'assuré pouvait travailler avec pleine capacité et rendement, dans une activité adaptée (pas de port de charges lourdes avec le membre supérieur gauche, pas de mouvement répétitif du coude, pas d'appui sur ce dernier). La CNA a poursuivi le versement de l'indemnité journalière jusqu'au 31 octobre 2002, le temps pour l'intéressé de trouver un poste de travail adapté. L'entreprise X.________ SA a proposé à G.________ un poste de magasinier. Ce dernier a repris le travail le 1er novembre 2002, mais y a mis un terme après trois demi-journées. Le docteur H.________ a attesté alors une incapacité de travail de 50 % pour cause de maladie (douleurs au dos) du 1er au 5 novembre 2002 et totale dès le 6 novembre suivant pour les mêmes motifs. Le descriptif du poste en question est parvenu à la CNA le 11 décembre 2002 et a fait l'objet d'une enquête le 15 janvier 2003. Au vu de ces éléments, le docteur M.________ a confirmé son rapport final quant à la capacité de travail de l'assuré et au rendement exigible (note interne du 21 janvier 2003). Par décision du 27 janvier 2003, confirmée sur opposition le 5 septembre 2003, la CNA a dénié à l'intéressé le droit à une rente d'invalidité, au motif qu'il ne subissait pas de perte économique compte tenu de son état de santé et du poste proposé.