Citation: 6B_1003/2022 E. 1.8.1

1.8.1. La recourante critique tout d'abord l'absence de prise en considération de son état et comportement après le cambriolage. Son époux aurait ainsi déclaré l'avoir trouvée livide à la découverte du cambriolage. Sur conseil de la police, elle aurait contacté différents experts en philatélie et associations pour annoncer le vol et solliciter leur vigilance. En outre, elle aurait attiré l'attention de la cour cantonale sur un rapport de la police lausannoise relatif au butin de différents cambriolages daté du 9 décembre 2020, parmi lequel figuraient de nombreux timbres, sans que les autorités ne s'y intéressent. En l'espèce, dans la mesure où la cour cantonale est arrivée à la conclusion qu'aucun cambriolage n'avait eu lieu au domicile de la recourante, il n'était pas manifestement insoutenable de ne pas retenir le comportement de la recourante après les faits reprochés, ni d'écarter le rapport de la police lausannoise du 9 décembre 2020, ces deux éléments n'étant pas suffisants pour renverser la conviction de la cour cantonale fondée sur un faisceau d'indices qui démontrait l'absence de cambriolage. S'agissant des contacts pris avec différents experts en philatélie, la recourante perd de vue qu'elle a effectué ces démarches sur conseil de la police et non spontanément. Au demeurant, l'on ne voit pas en quoi cet élément permettrait d'établir l'arbitraire de l'absence de cambriolage. Mal fondés, ces griefs doivent, partant, être rejetés.