Citation: 1C_418/2024 E. 3.2.1

3.2.1. La cour cantonale a déclaré le recours irrecevable sur la base du critère de la distance, sans expressément faire mention des éléments soulevés par les recourants relatifs à l'impact que la régularisation pourrait avoir sur leur propre droit à bâtir. Cela étant, ces éléments de fait n'étaient pas pertinents pour trancher le litige, de sorte que leur omission n'a aucune incidence sur son issue. En effet, les motifs des recourants reposent sur de pures suppositions quant à une potentielle perte future de leur droit à bâtir basée sur la révision du PGA. Rien n'indique que la régularisation de la construction litigieuse, qui se situe dans un milieu bâti du village de Juriens et qui n'augmente que de 5 m2 la SBPu, aura pour conséquence de conduire à une diminution des droits à bâtir des recourants ou des autres habitants de la commune. Ceux-là ne fournissent d'ailleurs aucune information quant à l'affectation de leur parcelle n° 115 et l'existence d'un projet de construction sur celle-ci. On comprend cependant à la lecture de leur recours que le PGA révisé envisagerait de déclasser leur parcelle, rendant une éventuelle construction d'autant plus théorique. Les recourants ne sont dès lors pas concrètement ni directement lésés par la décision de régularisation et ne se prévalent que d'un intérêt hypothétique et futur à son annulation. Ils ne parviennent du reste pas à démontrer que la régularisation litigieuse les atteindrait de façon plus forte que les autres résidents de la commune de Juriens. Un tel intérêt ne remplit pas les conditions de l'intérêt actuel et pratique (cf. arrêts 1C_36/2023 du 11 octobre 2023 consid. 3.4 et 1C_198/2015 du 1 er février 2016 consid. 4.3).