Citation: 4A_37/2019 E. 1

En substance, le tribunal a estimé que la défenderesse ne pouvait pas se prévaloir du fait que les demanderesses, bien qu'actives dans la construction ou exploitant un bureau d'architecture, disposaient des qualifications requises pour le choix des carrelages. En conséquence, la défenderesse, munie d'un savoir-faire particulier de carreleur, devait donner aux demanderesses un avis formel relatif au caractère inapproprié des matériaux fournis; or, n'ayant pas démontré l'avoir fait, elle endossait la pleine responsabilité pour ce défaut. Elle n'avait pas davantage prouvé avoir reçu des instructions relatives à la manière de procéder ni avoir émis le moindre avis sur ce point, de sorte qu'elle était pleinement responsable de ce défaut. Le tribunal a considéré que l'avis de la défenderesse concernant la nécessité d'avoir des échafaudages ou une nacelle pour effectuer les finitions sur les têtes de dalles était tardif. Partant, elle ne pouvait pas se prévaloir de ces circonstances pour échapper à ses responsabilités; en outre, il lui appartenait de se procurer les échafaudages en vue d'exécuter les travaux de finition, si bien qu'elle était responsable des défauts liés, selon elle, au démontage prématuré des échafaudages. Le tribunal a retenu que les demanderesses n'avaient pas accepté les défauts et en avaient avisé en temps utile la défenderesse. Comme celle-ci ne s'était pas exécutée dans le délai imparti pour remédier aux défauts, elle devait être condamnée à payer les travaux de réfection effectués par l'entrepreneur de substitution B.________ & Cie à hauteur de 90'458 fr. 80. Enfin, les demanderesses devaient verser à la défenderesse le montant de 20'000 fr. représentant le solde de sa rémunération. B.d. Par arrêt du 4 décembre 2018, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a rejeté, avec suite de frais et dépens de deuxième instance, l'appel interjeté par la défenderesse contre le jugement du 25 juin 2018, qu'elle a confirmé.