Citation: U 57/06 07.02.2007 E. 3.3

En l'occurrence, dans la mesure où le docteur F.________ indique que les troubles actuels sont dus à l'accident parce que l'assurée ne souffrait pas de tels troubles avant cet événement, il ne s'agit là ni d'un fait nouveau ni de la preuve d'un fait déjà connu, mais d'une appréciation différente, au demeurant dénuée de force probante, du moment qu'elle repose sur l'adage « post hoc, ergo propter hoc » (ATF 119 V 341 s. consid. 2b/bb). Quant aux éléments tirés par les premiers juges du rapport du docteur F.________ (caractère atypique des céphalées, prédominance fronto-orbitaire avec quelques éléments neuro-végétatifs au niveau de l'oeil, ressemblance avec des migraines et avec des algies vasculaires de la face), ils ne constituent pas des preuves nouvelles de nature à justifier la révision de la décision qui nie l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les troubles organiques et l'accident. En effet, on ne voit pas en quoi ces constatations médicales constitueraient la preuve de l'existence d'un tel lien de causalité. D'ailleurs le docteur F.________ nie l'existence de toute anomalie neurologique et ses propositions thérapeutiques se limitent à une prise en charge psychiatrique, une physiothérapie active de type école du dos, un sevrage de l'aspirine et de la caféine, ainsi qu'un traitement antidépresseur. Cela étant, les avis médicaux invoqués par l'assurée à l'appui de sa demande de révision de la décision du 11 mars 1998 ne contiennent ni des faits nouveaux importants, ni des nouveaux moyens de preuve qui ne pouvaient être produits auparavant. La CNA était dès lors fondée à rejeter la demande de révision de sa décision de suppression des prestations. La décision sur opposition du 30 juin 2005 n'est dès lors pas critiquable et le recours de droit administratif se révèle bien fondé.