Citation: K 72/00 06.11.2000 E. 3

3.- a) Examinant l'ensemble des documents médicaux au dossier, le tribunal cantonal est parvenu à la conclusion que l'intimée n'était pas fondée à restreindre, comme elle l'a fait, sa couverture d'assurance à deux fois neuf séances de physiothérapie par an. En particulier, ils ont écarté l'expertise du docteur G.________ au profit des avis des médecins traitants. La recourante soutient pour sa part que c'est à tort que les premiers juges n'ont pas tenu compte des conclusions de l'expert; à tout le moins auraient-ils dû, en présence d'avis médicaux contradictoires, ordonner une instruction complémentaire. b) D'après les docteurs F.________ et L.________, les séances régulières de physiothérapie constituent le traitement le plus efficace pour maintenir la mobilité et diminuer notablement les douleurs de l'assurée. Ces médecins ont en effet constaté que R.________ réagit positivement à ce type de traitement et qu'une interruption des séances conduit à une péjoration de son état de santé (dépression, augmentation des douleurs). De son côté, le docteur G.________ a déclaré que "le programme thérapeutique lié à une fibromyalgie (ne devait pas) impérativement être complété par une physiothérapie continue", tout en précisant que "généralement, on pouvait admettre la nécessité (d'un tel traitement)" sous une forme limitée à dix-huit séances par année. Il a également préconisé, comme alternative à la physiothérapie, un régime hypocalorique et la pratique d'exercices physiques.