Citation: 6B_82/2007 06.06.2007 E. 1

2.2 Au cas particulier, les juges se sont trouvés, en ce qui concerne les actes d'ordre sexuel, en présence de deux versions contradictoires, celle de la victime et celle du recourant. Ils ont pris en compte dans l'examen des déclarations du recourant, qui a toujours contesté toute infraction, sa propension à mentir. Ce faisant, on ne voit pas en quoi les autorités cantonales auraient fait preuve d'arbitraire. En effet, même si le recourant invoque le droit qui lui est reconnu en tant que prévenu de se taire et de ne pas contribuer à sa propre incrimination, droit qui n'est pas contesté dans le cas particulier, il ne saurait reprocher aux autorités de jugement de tenir compte, dans l'appréciation de la vraisemblance de ses déclarations, de sa propension à mentir, établie par le dossier. Son grief ne peut qu'être rejeté. L'autorité de jugement a soigneusement examiné les déclarations de la victime, analysé le contexte et les circonstances dans lesquelles celles-ci sont intervenues et exposé les raisons pour lesquelles elles lui paraissaient crédibles et emportaient sa conviction. La cour cantonale a également exposé les motifs pour lesquels elle niait tout arbitraire à la décision prise en première instance. Le recourant se contente d'alléguer que ces autorités ont accordé plus de poids aux éléments à charge qu'à décharge, qu'elles ont manifestement mal analysé la signification et la portée des preuves administrées, qui se limitaient aux déclarations contradictoires des protagonistes et auraient dû les faire douter de sa culpabilité. Il reproche par ailleurs aux premiers juges d'avoir donné du crédit aux déclarations d'une adolescente rencontrant manifestement des problèmes importants avec ses parents et ayant eu, notamment avec d'autres hommes, des comportements pas réellement adéquats. Ce faisant, le recourant se contente d'opposer sa propre appréciation à celle des autorités cantonales, sans aucunement démontrer le caractère arbitraire de cette dernière. Son grief ne répond pas aux exigences de motivation rappelées ci-dessus et il ne saurait être examiné. Au demeurant, on peut se référer à la motivation des autorités cantonales, qui explique en quoi les déclarations de la victime leur ont paru crédibles et ont emporté leur conviction.