Citation: 4A_73/2018 E. 6.2

6.2. En l'espèce, la partie " reconnaissance de dette " de l'accord du 4 avril 2000 contient une reconnaissance de dette au sens de l'art. 17 CO puisque les emprunteurs ont reconnu expressément et irrévocablement devoir à la banque les montants de 3'930'000 fr. en capital et de 629'528 fr. 40 au titre des intérêts, deux montants arrêtés au 29 février 2000. Cette reconnaissance est causale puisque, dans son préambule, elle se réfère au contrat de prêt du 31 août 1988 du montant de 4'075'000 fr., garanti par trois cédules hypothécaires, lequel a été dénoncé par la banque le 10 juillet 1998 avec effet au 30 juillet 1998. Comme elle le précise expressément, la reconnaissance n'emporte pas novation de la dette reconnue (art. 116 CO). En vertu de cette reconnaissance de dette au sens de l'art. 17 CO, qui emporte par elle-même renversement du fardeau de la preuve, il incombe aux emprunteurs de prouver qu'ils ne doivent pas les montants qui y sont mentionnés, en démontrant que les montants reconnus ne sont pas ou pas entièrement dus parce qu'il y a eu erreur lors du calcul des soldes. Contrairement à ce que soutiennent les recourants, il n'y a donc pas de défaut de motivation de l'arrêt attaqué (art. 29 al. 2 Cst.) lorsque la cour cantonale a admis qu'il appartenait aux débiteurs de démontrer la bonne exécution de leur remboursement en capital et intérêts; il n'y a en effet pas de défaut de motivation lorsque les recourants ne sont simplement pas d'accord avec l'argumentation juridique de la cour cantonale.