Citation: 9C_62/2014 E. 3.2

3.2. Cette argumentation est infondée. Contrairement à ce que prétend l'office recourant, la juridiction cantonale ne s'est aucunement limitée à admettre la nécessité de compléter l'instruction de la cause sur le plan médical. Le raisonnement développé par les premiers juges repose sur la présomption selon laquelle l'invalidité donnant droit à une formation professionnelle initiale devait en général être présumée chez celui qui avait bénéficié de subsides pour suivre une formation scolaire spéciale en raison de son état de santé (cf. l'arrêt I 262/81 du 22 juin 1982 in: RCC 1982 p. 437 cité dans l'acte contesté). Le tribunal cantonal est donc parti du principe que l'intimé était invalide, dans la mesure où celui-ci avait été scolarisé dans des structures ou des institutions spécialisées dès l'âge de huit ans. Il n'avait par conséquent pas besoin de se référer à des avis médicaux pour aboutir à cette conclusion. L'administration était du reste arrivée à la même conclusion dès lors qu'elle était entrée en matière sur la requête déposée le 25 février 2011 par l'assuré sans instruction supplémentaire sur le plan psychique. Ce n'est que dans un second temps que la juridiction cantonale a examiné la valeur probante des pièces médicales faisant partie des éléments qui avaient amené l'office recourant à exclure la persistance d'une affection invalidante, à mettre un terme à la mesure de réadaptation et à nier le droit à la rente. Elle a concrètement expliqué pourquoi elle estimait que lesdites pièces ne permettaient pas de conclure à une pleine capacité de travail et de formation ou, autrement dit, pourquoi elle estimait que ces pièces ne permettaient pas de renverser la présomption selon laquelle l'intimé était invalide. On ne saurait donc inférer de ces considérations que les premiers juges ont d'une façon générale constaté le caractère lacunaire du dossier médical et se sont contredits en annulant la décision litigieuse sans procéder eux-mêmes à des investigations supplémentaires. Le seul grief - allégué et motivé - de l'office recourant ne remet dès lors pas en question le jugement cantonal.