Citation: 1C_394/2019 E. 4.2

4.2. La loi ne pose pas de condition particulière à l'adoption d'une zone réservée, outre que l'adaptation du plan d'affectation en vigueur s'impose. Comme on l'a vu ci-dessus, les constatations des autorités de planification quant au surdimensionnement de la zone à bâtir de la commune de St-Prex ne sont pas contestables, de sorte qu'une modification du plan communal en vigueur est justifiée. Quant à savoir si une modification de l'affectation des parcelles concernées est également justifiée, avec les recourants, on peut affirmer qu'une zone réservée ne saurait être instaurée pour permettre l'introduction d'une mesure contraire à la LAT. Cela étant, il convient de garder à l'esprit qu'à ce stade, la réflexion sur le sort définitif à donner à ce secteur n'est pas aboutie, la zone réservée servant précisément à suspendre toute intervention sur l'état existant dans l'attente d'une planification élaborée dans le détail et selon une vue d'ensemble de tout le territoire communal, voire au-delà. Aussi, ce n'est que dans l'hypothèse où toute modification de la planification sur les parcelles en cause serait d'emblée et manifestement contraire à la loi ou à la planification directrice que la zone réservée pourrait être considérée comme illicite. Cela revient à limiter l'examen du bien-fondé d'une modification de l'affectation des terrains litigieux à la vraisemblance. Deux pistes ont été évoquées pour les parcelles des recourants: la réduction de leur coefficient d'utilisation du sol ou leur soustraction de la zone constructible.