Citation: 6B_157/2017 E. 3.3.2

3.3.2. L'argumentation de la recourante est irrecevable dans la mesure où elle s'écarte de l'état de fait de la cour cantonale, dont l'intéressée n'a pas démontré qu'il aurait été entaché d'arbitraire (cf. consid. 2 supra). Il en va notamment ainsi lorsque la recourante se livre à sa propre interprétation de l'expertise du CURML, ou lorsqu'elle fonde son argumentation sur la prémisse selon laquelle un décès de l'intimée n'aurait pu survenir qu'après un délai de 15 à 20 ans. En effet, il ressort du rapport d'expertise du 26 février 2014 que, eu égard à la nature corrosive de l'acide chlorhydrique, l'ingestion de cette substance peut mettre en danger la santé d'une personne, voire déboucher sur une issue fatale. L'apparition d'un cancer après une quinzaine ou une vingtaine d'années ne constitue que l'une des conséquences possibles de l'absorption de l'acide, parmi d'autres affections, parfois mortelles. La substance employée par la recourante était ainsi propre, en certaines quantités et sur une certaine durée - que l'expertise du CURML n'a pu précisément déterminer -, à provoquer le décès de l'intimée. Est seul déterminant le fait que la recourante ait usé d'un moyen qui ait objectivement exposé l'intimée à un risque de mort, même non immédiat, ce qu'a retenu l'autorité précédente. L'argumentation de la recourante tombe par conséquent à faux lorsqu'elle s'attache à démontrer que l'intimée aurait pu être soignée et guérie des lésions qui auraient pu l'affecter si elle avait ingéré les bouteilles qui lui avaient été remises.