Citation: 4C.264/2003 03.12.2003 E. A

A.a X.________ SA est propriétaire d'un immeuble, à Pully. Par contrat de bail à loyer du 10 février 1986, elle a loué à B.________ un appartement de trois pièces et demie, au premier étage de cet immeuble. Ledit contrat a été annulé et remplacé par un contrat de bail à loyer du 22 mars 2000 portant sur la location du même appartement moyennant un loyer mensuel de 2'180 fr., sans les charges, payable d'avance. X.________ SA a conclu ce second bail avec B.________, A.________ et C.________, solidairement entre eux, les nouvelles locataires étant, respectivement, la mère et la soeur du prénommé. Le bail signé le 22 mars 2000 contient une clause complémentaire relative à la réfection partielle du parquet, endommagé par un dégât d'eau, que la bailleresse s'engageait à effectuer à ses frais. Les travaux promis ont été exécutés en septembre 2000. Le service de conciergerie de l'immeuble a été assuré, dès le 1er avril 1997, par dame D.________. La concierge et son mari occupaient un logement de fonction au rez-de-chaussée de l'immeuble sur la base d'un contrat de bail jumelé avec le contrat de conciergerie. A partir du mois de juin 1998, les rapports entre les époux D.________ et plusieurs locataires, en particulier B.________, se sont progressivement tendus, avec des périodes d'accalmie. A fin octobre-début novembre 1999, la situation s'est détériorée. Le 17 novembre 1999, la régie représentant la bailleresse a résilié les contrats de bail et de conciergerie des époux D.________, lesquels ont contesté ces résiliations. La régie a réitéré celles-ci les 24 décembre et 25 janvier 2000, avant de les retirer, par convention du 11 avril 2000, car elle estimait apparemment que le certificat d'incapacité de travail produit par dame D.________ rendrait aléatoire toute procédure en validation des congés. Les locataires en ont été informés. En définitive, X.________ SA et les époux D.________ ont conclu, le 30 novembre 2000, une convention en vertu de laquelle il a été mis un terme à la relation de bail, dame D.________ renonçant à contester la résiliation de son contrat de travail. A.b Entre-temps, plus précisément le 28 avril 2000, A.________, B.________ et C.________ avaient consigné le loyer du mois de mai 2000 auprès de la Banque Cantonale Vaudoise. Par lettres recommandées du 3 juillet 2000, la régie a mis les locataires en demeure de payer les loyers de mai, juin et juillet 2000 et leur a signifié qu'à défaut de paiement dans les 30 jours, le bail serait résilié. Le 15 août 2000, X.________ SA a résilié le bail pour le 30 septembre 2000 en raison de la demeure des locataires. En date du 17 août 2000, la Commission de conciliation compétente, qui avait été saisie le 5 mai 2000 d'une requête ad hoc de la bailleresse, a décidé de libérer les loyers consignés par les locataires. Invoquant l'art. 266g CO, la bailleresse a résilié une seconde fois le bail, le 25 octobre 2000, pour le 1er avril 2001, au motif que A.________ avait porté préjudice à des biens appartenant à d'autres locataires à l'intérieur de l'immeuble. Mise en oeuvre par les trois locataires, la Commission de conciliation, statuant le 21 juin 2001, a constaté que les deux résiliations contestées avaient été valablement données et elle a prolongé le bail jusqu'au 30 septembre 2001.