Citation: 1C_96/2022 E. 8.2

8.2. La cour cantonale a estimé que les conditions d'un contrôle incident n'étaient pas réunies et a rejeté le grief à le "supposer recevable". L'arrêt attaqué ne renferme cependant pas de motivation explicite quant aux doutes de la cour cantonale s'agissant de la recevabilité de ce grief. Cette problématique peut cependant souffrir de demeurer indécise, même s'il est rappelé que, selon la jurisprudence, la planification devient une tâche de la Confédération lorsqu'elle englobe des objets que les cantons doivent impérativement protéger en vertu du droit fédéral, à l'instar d'un biotope d'importance nationale, régionale ou locale (JEAN-BAPTISTE ZUFFEREY, in Commentaire LPN, 2 e éd. 2019, n. 33 ad art. 2 LPN, p. 201 et les arrêts cités, en particulier arrêt 1A.4/1996 du 18 décembre 1996 consid. 2a non publié in ATF 123 II 5). Le grief doit en effet et en tout état de cause être écarté pour les motifs qui suivent. A l'appui de leur grief, les recourantes se prévalent essentiellement de la présence sur la parcelle n o 238 d'un biotope digne de protection ainsi que de la "villa Wiederkehr". L'existence d'un biotope n'étant à ce stade pas établie (cf. consid. 6 ci-dessus) pas plus que la nécessité de recenser la villa, respectivement de lui accorder une protection particulière (cf. consid. 4 ci-dessus), le grief tombe pour ces motifs à faux. Il appartiendra à l'instance précédente, à l'issue de son examen et instruction complémentaires sur ces points, de déterminer, le cas échéant, leur répercussion sur le projet litigieux, notamment en appréciant la nécessité d'un contrôle préjudiciel de la planification (cf. arrêt 1C_126/2020 du 15 février 2021 consid. 5.2.1). Le grief est écarté.