Citation: I 88/06 12.02.2007 E. 1

3.2 Le recourant soutient encore que le docteur E.________ aurait accepté de rendre une expertise sur une personne qui avait été son patient, ce qui jetterait un doute sur son impartialité dans la mesure où il serait ainsi «prêt à faire pour l'AI n'importe quoi». 3.2.1 Un expert passe pour prévenu lorsqu'il existe des circonstances propres à faire naître un doute sur son impartialité. Dans ce domaine, il s'agit toutefois d'un état intérieur dont la preuve est difficile à rapporter. C'est pourquoi il n'est pas nécessaire de prouver que la prévention est effective pour récuser un expert. Il suffit que les circonstances donnent l'apparence de la prévention et fassent redouter une activité partiale de l'expert. L'appréciation des circonstances ne peut pas reposer sur les seules impressions de l'expertisé, la méfiance à l'égard de l'expert devant au contraire apparaître comme fondée sur des éléments objectifs (ATF 125 V 351 sv. consid. 3b/ee p. 353, 123 V 175 consid. 3d p. 176 et l'arrêt cité; RAMA 1999 n° U 332 p. 193, U 212/97, consid. 2a/bb et les références). 3.2.2 Selon la jurisprudence, le fait qu'une expertise a été réalisée par un ancien médecin traitant de l'assuré soumis à cette mesure d'instruction ne justifie pas d'exclure d'emblée une telle expertise, en l'absence d'autre circonstance objective jetant le doute sur l'impartialité de l'expert, par exemple parce qu'il n'a pas rédigé son rapport de manière neutre et factuelle (arrêts du Tribunal fédéral des assurances I 832/04 du 3 février 2006, consid. 2.3.1 et I 29/04 du 17 août 2004, consid. 2.2 et les références). Cela étant, si l'assuré qui a été soumis à une expertise auprès de son ancien médecin traitant ne peut se prévaloir du rapport thérapeutique antérieur pour contester l'impartialité de l'expert, un assuré - tel le recourant - qui n'a pas lui-même consulté le médecin désigné comme expert ne peut a fortiori tirer argument d'un lien entre le thérapeute/expert et le tiers patient/expertisé pour en déduire une apparence de prévention dans sa propre situation. En conséquence, le reproche adressé par le recourant au docteur E.________ ne constitue pas, à défaut d'autre circonstance objective suscitant des doutes sur l'absence d'objectivité de l'expert, un motif suffisant pour conclure à la partialité de celui-ci. Le second grief soulevé par le recourant doit dès lors être rejeté.