Citation: 9C_349/2020 E. 4

Le tribunal cantonal a en l'occurrence cité des extraits des documents médicaux réunis durant la procédure administrative et la procédure de recours et y a renvoyé afin d'étayer certaines parties de son argumentation. Il a dans un premier temps exclu que l'épisode dépressif retenu par les experts du COMAI - seul trouble ayant justifié l'octroi du quart de rente - se fût péjoré entre les moments où les décisions initiales (en juin et août 2006) et la décision litigieuse (en janvier 2019) avaient été rendues. Il a relevé à ce propos que les rapports du COMAI du 29 juillet 2005 et de l'institution psychiatrique H.________ du 12 février 2019 décrivaient des situations similaires, que l'inactivité totale de l'assuré depuis 2002 ne s'expliquait pas par des raisons médicales mais par un manque de motivation constant depuis l'origine, que tous les experts (à l'exception du docteur F.________) doutaient d'une incapacité de travail supérieure à 30-40 % dès 2008 et attestaient le recouvrement d'une pleine capacité de travail depuis 2013, voire à partir de 2011 déjà, et que l'aggravation de la situation médicale à cause de la maladie et du décès de l'épouse du recourant n'était pas suffisamment vraisemblable. La juridiction cantonale a dans un second temps considéré que la suppression du quart de rente accordé depuis le 1er novembre 2002 apparaissait comme inopportune au vu des circonstances. Elle a indiqué à cet égard que les situations à comparer dans le cadre de la procédure de révision étaient plus ou moins superposables malgré ce que semblait affirmer la majorité des experts, qu'il était difficile plus de quinze ans après l'octroi de la rente de fonder sa suppression sur la seule amélioration de la situation psychiatrique, qu'il paraissait illusoire que l'assuré âgé désormais de soixante-deux ans puisse reprendre un travail alors que son état de santé physique pourrait peut-être justifier des limitations fonctionnelles plus importantes que par le passé et qu'il était à peu près inimaginable que les ressources intellectuelles dont disposait le recourant lui permettent de rechercher un emploi. Elle a ajouté que le déconditionnement et le ralentissement observés lors de stages justifieraient probablement un abattement maximal de 25 % sur le revenu d'invalide à prendre en considération dans le calcul du taux d'invalidité.