Citation: 4A_610/2017 E. B

B.a. Par requête de conciliation du 17 décembre 2013, Z.________ a ouvert une action en paiement contre X.________. La conciliation ayant échoué, le défendeur ne s'étant pas présenté, une autorisation de procéder a été délivrée au requérant le 24 février 2014. Le 24 mars 2014, Z.________ a déposé sa demande en paiement contre X.________ devant le Tribunal de première instance de Genève. Il a conclu à ce que celui-ci soit condamné à lui payer la somme de 100'459,60 euros avec intérêts à 5% l'an dès le 12 septembre 2013 et que la mainlevée définitive de l'opposition au commandement de payer soit ordonnée. Selon lui, les parties étaient liées par un contrat de prêt à usage ou un bail à ferme, puisqu'il avait cédé à X.________ l'usage et la jouissance de son droit d'accès (à la plateforme U.________), à la condition que celui-ci lui demande son autorisation avant chaque transaction. X.________ avait ainsi violé cet accord en procédant à la transaction litigieuse du 23 juillet 2013 sans lui demander son autorisation, de sorte qu'il était responsable du dommage subi. Comme la mise à disposition de l'accès avait eu lieu à Genève, dans les bureaux de A.________, le for se trouvait à Genève. B.b. Le défendeur a conclu à l'irrecevabilité de la demande, le for se trouvant à son domicile, à Freienbach (canton de Schwyz). Subsidiairement, il a conclu à son rejet. Selon lui, les parties étaient liées par un contrat de société simple, lequel portait sur l'utilisation de la plateforme et sur le partage des gains résultant des opérations de négoce effectuées. Il a notamment soutenu que l'opération avait été faite par le login de la société C.________ SA, que l'opération consistait en des négociations préalables et que, puisqu'il n'a pas confirmé la position prise par lui, il n'était pas lié. B.c. Dans un premier temps, la procédure a été limitée à la question de la compétence ratione loci du Tribunal de première instance de Genève. Par jugement du 9 janvier 2015, le tribunal s'est déclaré compétent à raison du lieu, compétence qui a été confirmée sur appel du défendeur par arrêt de la Cour de justice du 11 septembre 2015, puis par le Tribunal fédéral le 3 mai 2016 (arrêt 4A_573/2015).