Citation: 6B_1404/2021 E. B

Statuant le 20 octobre 2021, la Cour pénale du Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel a rejeté l'appel principal formé par A.________ et admis entièrement l'appel joint formé par le Ministère public. La cour cantonale a condamné A.________ à une peine privative de liberté de 4 ans, sous déduction de la détention subie. Pour le surplus, elle a confirmé le jugement de première instance. Le jugement entrepris repose pour l'essentiel sur les faits suivants. B.a. A.________, né en 1958, a, avec l'aide de sa première femme, qu'il a épousée en 1987, développé un manège équestre et donné des cours d'équitation à U.________ entre 1999 et 2009. Les époux se sont séparés en 2002 et ont divorcé en 2012. Durant cette période, il s'était lié avec un groupe de quatre jeunes filles, âgées de 13 à 17 ans, qui fréquentaient assidûment le manège et qui étaient devenues ses confidentes. En 2006, il a rencontré C.________ et a emménagé avec elle une année plus tard au V.________. Ils se sont mariés en 2013. C.________ avait trois enfants d'une précédente union: D.B.________, E.B.________, et B.B.________, née en 2001. Le 19 mai 2019, après les révélations faites par sa fille, C.________ a quitté définitivement son mari. B.b. Depuis août 2014, notamment au domicile familial, A.________ a imposé des actes d'ordre sexuel à B.B.________, alors qu'elle avait 13 ans. Il a commis 14 actes d'ordre sexuel sur sa belle-fille (2 attouchements sur le sexe avant 16 ans; 3 attouchements intimes sur la poitrine dont 1 fois avant 16 ans; 4 cunnilingus et 5 pénétrations digitales), auxquels s'ajoutent deux rapports sexuels complets dont un à 14 ans et demi. Ces actes, qui n'étaient ni quotidiens ni systématiques, mais plutôt irréguliers sinon relativement espacés, se sont déroulés sur une période de 3 ans et demi environ. A.________ a profité du concubinage avec la maman de B.B.________, du jeune âge de cette dernière, de la relation privilégiée nouée avec elle à laquelle il permettait notamment de faire de l'équitation, et du fait qu'elle était attachée à lui. B.c. Le dossier contenait des éléments indiquant que le A.________ avait effectué des recherches sur internet de contenus pornographiques mettant en scène des adolescentes de 16 ans, et avait filmé à son insu une jeune cavalière qui se changeait. B.d. Le 9 septembre 2019, le Dr F.________ a rendu un rapport d'expertise psychiatrique concernant A.________. Pour l'essentiel, il en ressort que l'expertisé ne présentait aucune altération de son discernement lors des faits reprochés, le risque de récidive était faible bien que non nul. Le risque majeur était représenté par des liens de proximité affective que l'expertisé pouvait tisser avec des jeunes filles, cette probabilité étant faible en cas d'interdiction de travailler auprès de mineurs.