Citation: 2C_12/2018 E. 5.1

5.1. En l'occurrence, au regard de la durée du séjour en Suisse de la recourante 1, ainsi que dans son pays d'origine (cf. supra consid. 3.4), de l'absence d'intégration en Suisse constatée par les juges cantonaux, de la situation financière de la famille et du jeune âge de la recourante 2, qui a déjà séjourné quelques mois en Macédoine, le Tribunal cantonal a retenu, à raison, que le refus de renouveler l'autorisation de séjour de la recourante 1 respectait le principe de la proportionnalité. Les arguments appellatoires des recourantes sur ce point doivent être écartés (cf. supra consid. 2). Cela étant, on relèvera que les allégués de celles-ci concernant l'apprentissage d'une langue nationale et la recherche d'un emploi ne sauraient représenter des signes d'intégration particulière en Suisse. En outre, les juges cantonaux ont relevé à juste titre que les perspectives d'avoir des conditions de vie en Suisse plus favorables et un avenir économique plus sûr que dans le pays d'origine ne suffisent pas à rendre un renvoi disproportionné. Au surplus, au regard des faits de l'arrêt attaqué, on ne voit pas en quoi le comportement du mari, respectivement du père, qui ne souhaite plus maintenir de relation avec les recourantes, serait propre à rendre la décision de refus de prolongation de séjour de la recourante 1 disproportionnée. Enfin, le renvoi des recourantes en Macédoine ne s'oppose pas au versement par le père des contributions d'entretien, du fait notamment que ce pays et la Suisse sont tous deux des Etats parties à la convention de New York du 20 juin 1956 sur le recouvrement des aliments à l'étranger (RS 0.274.15). Il ne ressort certes pas de l'arrêt attaqué que l'examen de la responsabilité des recourantes s'agissant de leur dépendance à l'aide sociale, qui est un élément à prendre en compte dans la pesée des intérêts voulue par l'art. 96 LEtr (cf. arrêts 2C_837/2017 du 15 juin 2018 consid. 7.1; 2C_831/2017 du 4 avril 2018 consid. 5.2; tous deux avec références), a été effectué par le Tribunal cantonal. Toutefois, une telle lacune est sans conséquence pour les recourantes, puisque la prise en compte d'une responsabilité réduite de celles-ci à cet égard ne permettrait pas de modifier l'appréciation qui précède, à savoir que le refus de prolongation est proportionné. En effet, dans le présent cas, la dépendance à l'aide sociale n'est à elle seule pas déterminante.