Citation: 5P.438/2000 26.06.2001 E. 1

1.- Le Tribunal fédéral examine d'office et avec une pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 126 I 81 consid. 1a; 126 III 274 consid. 1; 125 II 293 consid. 1a et les arrêts cités). a) Formé en temps utile contre une décision prise en dernière instance cantonale, le recours est en principe recevable selon les art. 84 ss OJ (ATF 116 II 21 ss consid. 1). b) Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 122 I 70 consid. 1c; 122 IV 8 consid. 2a). Dans un recours pour arbitraire fondé sur l'art. 9 Cst. , le recourant doit démontrer en quoi la décision attaquée viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, contredit clairement la situation de fait ou encore heurte d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité (ATF 123 I 1 consid. 4a; 122 I 61 consid. 3a; 121 I 113 consid. 3a; 119 Ia 113 consid. 3a; 118 Ia 118 consid. 1c et les arrêts cités). Il ne peut donc se borner à critiquer la décision attaquée comme il le ferait en procédure d'appel, où l'autorité de recours revoit librement l'application du droit (ATF 117 Ia 10 consid. 4b; 110 Ia 1 consid. 2a; 107 Ia 186 et la jurisprudence citée); la critique de caractère purement appellatoire est irrecevable dans le cadre du recours de droit public pour arbitraire (ATF 117 Ia 412 consid. 1 c). En particulier, le recourant ne peut se contenter d'opposer sa thèse à celle de l'autorité cantonale, mais doit démontrer, par une argumentation précise, que la décision attaquée repose sur une interprétation ou une application de la loi manifestement insoutenable (ATF 120 Ia 369 consid. 3a; 86 I 228). Une décision n'est pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution serait concevable, voire préférable (ATF 123 I 1 consid. 4a; 122 III 130 consid. 2a). Par ailleurs, la démonstration que les motifs de l'arrêt attaqué sont insoutenables ne suffit pas; encore faut-il que ce dernier soit arbitraire dans son résultat (ATF 123 I 1 consid. 4a; 122 I 61 consid. 3a et arrêts cités). c) En tant qu'il reproche au tribunal d'arrondissement d'avoir, en refusant la production du bordereau et de l'onglet de pièces, fait preuve d'arbitraire et violé son droit d'être entendu, le recourant s'en prend, non pas à l'arrêt d'appel attaqué par le présent recours, mais à la décision incidente, prise séance tenante, qui l'a précédé. Bien que, formellement, le recourant n'attaque pas cette décision incidente et ne conclue pas non plus à son annulation, la motivation de son mémoire montre que tel est néanmoins bien son intention. Le grief est dès lors recevable (cf. W. Kälin, Das Verfahren der staatsrechtlichen Beschwerde, p. 362, note 104 et la jurisprudence citée).