Citation: 6B_712/2024 E. 1.3

1.3. En résumé, le recourant invoque une violation du principe d'accusation en ce sens que l'acte d'accusation (let. A) ne lui aurait pas permis d'être informé des charges qui pèsent à son encontre et de préparer une défense efficace. Il lui reproche également de ne pas être suffisamment précis au regard des qualifications juridiques retenues et de ne pas décrire de manière détaillée l'ensemble des éléments constitutifs objectifs et subjectifs, le rôle de chaque protagoniste ou encore les motifs pour lesquels les circonstances aggravantes de la quantité, du métier ou de la bande devraient être retenues. En l'espèce, c'est en vain que le recourant se prévaut d'une prétendue violation de la maxime d'accusation. En effet, il ressort manifestement de l'acte d'accusation que celui-ci renferme l'ensemble des faits pertinents sous l'angle de l'art. 19 al. 2 let. a, b et c LStup, comme l'a jugé à bon droit la cour cantonale. Celui-ci mentionne le lieu, la date, les conséquences et la façon de procéder de l'auteur, mais aussi de ses coprévenus, ainsi que les infractions réalisées et les dispositions légales applicables. Dans ces circonstances, le recourant ne pouvait avoir de doutes sur le comportement reproché. L'acte d'accusation lui a ainsi permis d'être suffisamment renseigné sur l'accusation qui était portée contre lui et les agissements reprochés. Il a ainsi pu préparer sa défense en conséquence. Par ses critiques, notamment en lien avec les circonstances aggravantes et ses coprévenus, sous couvert d'un grief tiré du principe d'accusation, le recourant reproche bien plutôt l'appréciation juridique opérée par la cour cantonale des faits contenus dans l'acte d'accusation, griefs qui seront traités ci-après (cf. infra consid. 2). Mal fondé, un tel grief doit être rejeté.