Citation: 6B_418/2018 E. 2.2.2

2.2.2. Le recourant énumère ensuite, de manière générale, un certain nombre de variations et contradictions dans les déclarations de A.________, que la cour cantonale n'aurait pas pris en considération dans l'appréciation de la crédibilité de celle-ci (cf. mémoire de recours, p. 6 à 8). Selon le recourant, ces " contradictions " ôteraient à celle-ci toute crédibilité. Pour l'essentiel, les variations que mentionne le recourant concernent le fait que l'intéressée a relaté devant la police un certain nombre d'actes de violence qu'elle a subis de la part du recourant, qu'elle n'a plus invoqués dans la suite de la procédure. Il en va ainsi par exemple d'une première " claque " qu'elle a reçue de la part du recourant dans la salle de bains de sa belle-mère et du " viol " sur la machine à laver. Il en va également ainsi de la violence exercée par celui-ci sur elle alors que le couple était encore au Chili, du fait qu'il lui a arraché ses vêtements lors de l'anniversaire de leur fille le 1er juin 2011, ou de gifles qu'il lui a données lors de leurs vacances en Espagne en août 2014. S'agissant plus spécifiquement de la contrainte sexuelle, le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir retenu que A.________ n'avait pas spontanément évoqué la contrainte sexuelle lors de l'audience de confrontation mais ne l'avait mentionnée que lorsque le ministère public lui avait demandé d'en parler. Dans son arrêt, la cour cantonale a expliqué de manière convaincante les raisons de ces variations dans les déclarations de A.________ - et en particulier le fait que celle-ci n'avait plus relaté certains épisodes de violence dans la suite de la procédure. En effet, l'intéressée a elle-même déclaré qu'elle n'avait fait appel à la police qu'en raison des événements du 12 février 2015 et qu'elle avait relaté les autres incidents parce que la police lui avait posé des questions, sans toutefois avoir l'intention de déposer plainte pour ces faits. A.________ a expliqué qu'elle était dépassée par les conséquences de ses dires et regrettait en particulier que le père de ses enfants ait été placé en détention. C'est pour cette raison d'ailleurs qu'elle avait retiré sa plainte. La cour cantonale a conclu à juste titre que les explications de A.________ - qui étaient révélatrices d'un conflit de loyauté et d'une ambivalence fréquente chez les victimes de violence conjugale - étaient tout à fait crédibles. Le recourant ne démontre pas en quoi ce raisonnement serait arbitraire. Son grief est dès lors rejeté dans la mesure où il est recevable.