Citation: 8C_733/2020 E. 4.1

4.1. La cour cantonale s'est d'abord penchée sur les appréciations du docteur C.________, médecin d'arrondissement de la CNA, sur lesquelles la recourante avait fondé la décision sur opposition du 16 mars 2018. Les premiers juges ont retenu que ce praticien avait examiné l'intimée le 24 août 2017 et avait conclu à un probable syndrome algodystrophique dans les suites d'une fracture par écrasement de la deuxième phalange du gros orteil gauche, avec une évolution qui n'était pas favorable, compte tenu des difficultés importantes de l'assurée pour se déplacer, de sorte qu'une incapacité de travail était encore justifiée. Les 4 et 25 octobre 2017, il avait indiqué que, sans tenir compte des difficultés de l'assurée pour se déplacer, on pouvait s'attendre à une reprise à 50 % dès le 3 novembre 2017. Ensuite, dans ses rapports du 8 janvier et du 3 mars 2018, il avait attesté une capacité de travail de 100 % dès le 8 janvier 2018, faisant toujours abstraction des difficultés de l'intimée à se déplacer. La cour cantonale a relevé que le médecin d'arrondissement n'avait jamais expliqué ce qui avait changé depuis son examen de l'intimée du mois d'août 2017 et qu'il avait fait abstraction des difficultés de celle-ci à se déplacer, en estimant néanmoins que cela devait être possible à l'aide de béquilles, alors que cela était contesté par l'intimée. Aussi, et rappelant que la recourante n'avait elle-même pas jugée convaincant le dernier rapport dudit médecin, la cour cantonale a-t-elle considéré que ses conclusions étaient peu détaillées et peu convaincantes, de sorte qu'elles ne pouvaient pas se voir reconnaître une pleine valeur probante.