Citation: 4A_461/2018 E. 4.4

4.4. Les époux ont cosigné le formulaire d'inscription de leur fils dans l'école privée. Vu l'objet du contrat, l'école pouvait de bonne foi admettre que par leur signature conjointe, les époux s'engageaient comme débiteurs solidaires pour les frais de scolarité de leur fils. Ces éléments suffisaient à retenir la solidarité, nonobstant l'absence de déclaration expresse. Le recourant objecte vainement qu'il s'agissait d'une dépense excédant les besoins courants de la famille; cet élément ne modifiait pas le principe précité selon lequel la solidarité peut aussi découler d'actes concluants (cf., à propos de l'art. 166 al. 3 CC, la remarque de WALTER FELLMANN, Berner Kommentar, 1992, n° 71 ad art. 403 CO, qui propose d'appliquer par analogie l'art. 544 al. 3 CO lorsque les époux agissent conjointement dans un cas autre que le mandat. Au demeurant, le recourant ne remet pas en cause la qualification de contrat d'enseignement et l'applicabilité de principe des règles du mandat (art. 42 al. 2 LTF; arrêts 4A_601/2015 du 19 avril 2016 consid. 1.2.1; 4A_141/2011 du 6 juillet 2011 consid. 2.2; 4A_237/2008 du 29 juillet 2008 consid. 3.2). En adoptant cette prémisse, la cour cantonale pouvait également s'appuyer sur l'art. 403 al. 1 CO (cf. FELLMANN, op. cit., n° 71 in fine ad art. 403 CO).