Citation: 7B_519/2024 E. 2.1

2.1. Au-delà des critiques présentées par le recourant dans ce contexte, il convient en premier lieu de relever que, comme l'a constaté la cour cantonale (cf. arrêt attaqué, consid. 2.3 [recte: 2.4] p. 8; cf. également consid. 3 infra), le recourant n'avait allégué, dans sa demande du 29 décembre 2023, aucun motif de récusation au sens de l'art. 56 let. a-f CPP, ni n'avait a fortiori rendu plausible l'existence d'un tel motif à l'égard des juges G.________, H.________ et I.________. On observera en effet que, dans sa demande du 29 décembre 2023, le recourant s'est borné à remettre librement en cause l'appréciation opérée par la Chambre pénale d'appel et de révision - soit en particulier par le juge G.________ - dans son arrêt du 19 décembre 2023, lors même que, de jurisprudence constante, une procédure de récusation n'a pas pour objet de permettre aux parties de contester la manière dont est menée l'instruction et de remettre en cause les différentes décisions incidentes prises notamment par la direction de la procédure (ATF 143 IV 69 consid. 3.2; arrêts 7B_317/2024 du 15 mai 2024 consid. 2.1.3; 7B_677/2023 du 24 novembre 2023 consid. 3.2). De même, le recourant avait persisté, dans sa demande du 29 décembre 2023, à reprocher au juge G.________ de ne pas avoir répondu aux questions qu'il lui avait posées quant à ses liens avec l'association N.________ et avec le procureur C.________. Or ce grief avait déjà été traité dans l'arrêt du 19 décembre 2023 (cf. arrêt du 19 décembre 2023 consid. 1.7 p. 12). Il apparaît en conséquence que la demande de récusation aurait valablement pu être appréhendée par l'instance cantonale comme une démarche manifestement abusive - ce que la cour cantonale semble d'ailleurs avoir envisagé (cf. arrêt attaqué, consid. 2.3 p. 8) -, qui en soi aurait donc même pu être traitée formellement par les magistrats visés par la demande (ATF 129 III 445 consid. 4.2.2; arrêt 6B_131/2023 du 22 mars 2023 consid. 2), voire pour laquelle elle aurait été dispensée d'ouvrir une procédure de récusation et de demander une prise de position du magistrat concerné (cf. arrêts 7B_1/2024 du 28 février 2024; 6B_1370/2016 du 11 avril 2017 consid. 4.4; 1B_320/2013 du 22 janvier 2014 consid. 2.2). Dès lors, les développements qui suivent dans le présent considérant ne valent qu'à titre surabondant.