Citation: 6B_183/2024 E. 3.3

3.3. Le recourant tente une fois de plus de revenir sur les faits établis par la cour cantonale, en soutenant qu'il avançait au pas et de manière prudente et que son véhicule serait équipé d'un système "anti-collision". D'une part, le recourant ne démontre pas l'arbitraire dans le résultat s'agissant de la vitesse du pas, alors que la cour cantonale l'a précisément retenue. D'autre part, il ne saurait prétendre avoir fait preuve de prudence, alors même qu'il a intentionnellement conduit son véhicule contre une personne réglant le trafic d'une route en chantier, la forçant ainsi à reculer sur plusieurs mètres. Enfin, le recourant ne prétend ni ne démontre que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en omettant de tenir compte de l'équipement de son véhicule (cf. art. 106 al. 2 LTF). En tout état, s'il ressort notamment des pièces du dossier cantonal dont il se prévaut (pièces 162, 163), que cet équipement crée des alertes sonores et visuelles pour avertir le conducteur du risque de collision frontale, rien n'indique qu'il empêcherait le véhicule d'avancer à la vitesse du pas dans les circonstances d'espèce, étant précisé que l'alarme de son véhicule s'est enclenchée. Pour le surplus, le recourant ne développe aucune critique quant aux éléments constitutifs de l'infraction de contrainte (cf. art. 42 al. 2 LTF).