Citation: 6B_161/2022 E. 4.4

4.4. Il reste à déterminer si l'intérêt privé du recourant à demeurer en Suisse peut l'emporter sur l'intérêt public présidant à son expulsion. Cet examen implique en particulier de déterminer si la mesure litigieuse respecte le principe de la proportionnalité découlant des art. 5 al. 2 Cst. et 8 par. 2 CEDH. La cour cantonale a relevé, s'agissant de la seconde condition, qu'il apparaissait que, dans la pesée globale des éléments à prendre en compte, l'intérêt public à l'éloignement du recourant l'emportait sur son intérêt privé à demeurer en Suisse. Le recourant avait déjà été condamné à six reprises (trois fois à des peines pécuniaires et trois fois à des peines privatives de liberté). Si la gravité des premières infractions commises par le recourant était moindre, il en allait différemment de celles ayant conduit à la condamnation du 30 octobre 2017 (vol, dommages à la propriété, injure, menaces envers son ex-épouse, tentative de contrainte, faux dans les titres, nombreuses violations des règles de la circulation routière, infraction pour lesquelles il avait notamment été condamné à une peine privative de liberté de 21 mois, avec sursis à l'exécution pour 12 mois, le délai d'épreuve étant fixé à 5 ans) et de celle qui faisait l'objet de la présente procédure (qui portait sur un montant de plus de 19'000 francs). Le risque de récidive était mis en évidence par ses antécédents. La situation personnelle du recourant, âgé de 42 ans, était mauvaise. Il reconnaissait lui-même avoir une dette de 10'000 fr., qu'il n'avait pas encore remboursée. Il ne souffrait pas de problèmes de santé particuliers. La mère du recourant, sa soeur et le reste de sa famille habitaient au Portugal. Son fils, E.A.________, avait habité au Portugal avec la mère du recourant pendant son incarcération, ce qui facilitera son intégration dans ce pays. Les relations familiales du recourant en Suisse pourraient s'exercer par des moyens de communication modernes. L'expulsion du recourant devait être prononcée pour la durée minimale de cinq ans. Le recourant étant d'origine portugaise, la question de son signalement dans le système d'information Schengen ne se posait pas.