Citation: 1C_495/2013 E. 4.2

4.2. En l'espèce, le pocket-bikeest un véhicule automobile au sens de l'art. 7 LCR puisqu'il est pourvu d'un propre dispositif de propulsion, même s'il est dispensé de permis de circulation et de plaques de contrôle (cf. Bussy/Rusconi, Commentaire Code suisse de la circulation routière, 1996, ad art. 7 LCR chiffre 1.5). Il s'agit d'un véhicule automobile qui n'est pas admis à la circulation routière. Cependant, lorsqu'une personne circule au guidon d'un pocket-bike sur la voie publique, il y a lieu de considérer, à l'instar de la cour cantonale, que le pocket-bike s'apparente à un motocycle léger au sens de l'art. 14 let. b ch. 1 OETV puisqu'il s'agit d'une petite moto de compétition d'une cylindrée de 39 ou 49 cm3 pouvant atteindre les 65 km/h. Le recourant ne conteste d'ailleurs pas que son engin circule jusqu'à 65 km/h, de sorte qu'il ne peut être qualifié de "cyclomoteur" au sens de l'art. 18 let. a OETV. La formulation générale de l'art. 14 let. a OETV permet ainsi d'inclure ce type de véhicule dans la catégorie des "motocycles". Il s'ensuit que le conducteur d'un tel engin doit être titulaire d'un permis de conduire de catégorie A1. Comme la personne qui conduit un véhicule automobile alors que le permis de conduire lui a été retiré commet une infraction grave (art. 16c al. 1 let. f LCR), c'est en conformité avec le droit fédéral que le Tribunal cantonal a, en application de l'art. 16c al. 2 let. d LCR, confirmé le retrait du permis de conduire du prénommé pour une durée indéterminée, mais pour deux ans au minimum, puisque, au cours des dix années précédentes, le permis avait été retiré à deux reprises en raison d'infractions graves.