Citation: 6S.284/2005 09.09.2005 E. B

Cet arrêt retient, en résumé, ce qui suit. B.a Le 21 février 2004, vers 2 ou 3 heures du matin, X.________ a fait monter dans sa voiture A.________, après avoir convenu de se rendre chez elle, à la rue de Genève, pour y entretenir des relations sexuelles moyennant paiement. L'accusé s'est toutefois rendu à Crissier. Pendant tout le trajet, A.________ a manifesté son désaccord avec les projets de l'accusé. A plusieurs reprises, elle a ouvert la portière de la voiture, sans toutefois pouvoir sortir du véhicule qui roulait, l'accusé la contraignant à y rester en la tirant par les cheveux et en la frappant. Arrivé à Crissier, l'accusé a immobilisé sa voiture et en a verrouillé les portes. Il a poussé sa victime à l'arrière du véhicule, en continuant à la frapper, et l'a contrainte à se déshabiller. Pendant cinq minutes, il l'a obligée à une fellation, sans préservatif, en la tirant par les cheveux. Il l'a ensuite pénétrée pendant une dizaine de minutes tout en la frappant, la tirant par les cheveux et l'écrasant sous son poids. Après lui avoir serré la bouche pour la faire taire, il l'a giflée, puis l'a encore sodomisée tout en continuant à la frapper. Il l'a ensuite contrainte à se mettre à quatre pattes et l'a pénétrée à nouveau par le vagin pendant une dizaine de minutes, continuant toujours à la frapper. L'accusé s'est alors reposé pendant quelques minutes. Reprenant toutefois ses agissements, il a contraint sa victime à s'asseoir sur lui, en la tirant par les cheveux, et à pratiquer une fellation. Il l'a ensuite pénétrée à nouveau, avant de la contraindre à le masturber jusqu'à éjaculation. L'accusé a alors repris sa route, refusant toujours de laisser sa victime sortir de la voiture. Celle-ci est finalement parvenue à le faire, alors qu'il s'était arrêté pour téléphoner. B.b Le 9 avril 2004 vers 6 heures 30 du matin, dans le quartier de Sébeillon à Lausanne, l'accusé a fait monter B.________ dans son fourgon. Ils ont convenu qu'ils se rendraient chez lui pour y entretenir des rapports sexuels contre paiement. L'accusé s'est toutefois dirigé vers Ecublens, où il a amené B.________ dans l'entrepôt de son employeur, dont il a fermé la porte à clef derrière lui. Sur place, la victime a clairement manifesté sa volonté de quitter les lieux. Comme elle opposait une certaine résistance, l'accusé a commencé à devenir agressif. Il l'a saisie à la gorge et l'a entraînée sur un matelas, puis s'est déshabillé et lui a arraché ses vêtements. Il l'a d'abord contrainte à une fellation en lui tenant fortement la nuque. Il l'a ensuite pénétrée, sans préservatif, par le vagin et l'anus, très violemment, et a éjaculé, alors que sa victime pleurait et lui demandait de la laisser tranquille. Après quelques instants de repos, il lui a fait subir derechef les mêmes actes, toujours avec une grande brutalité. B.c La cour cantonale a notamment écarté le moyen de nullité de l'accusé pris du rejet de sa requête incidente tendant à ce qu'il soit soumis à une expertise psychiatrique ainsi que ses moyens de réforme relatifs à la peine et à l'expulsion.