Citation: 6S.39/2003 06.05.2003 E. B

L'arrêt attaqué repose notamment sur les faits suivants: B.a. Administrateur de la société B.________ SA, X.________ a acheté à Y.________, pour 15'000 francs, un lot de pièces détachées pour automobiles en vue de les revendre en Afrique. Il avait l'expérience de ce genre d'affaires et disposait des contacts nécessaires sur le continent africain. Pour transporter la marchandise de Winterthur à Lomé, au Togo (Afrique), il mandata la société Z.________ SA, à Genève. Le 23 juin 1992, cette société a conclu avec la N.________ Assurances un contrat d'assurance/transport pour une valeur d'assurance de 250'000 francs. Pour fixer la valeur d'assurance, X.________ a présenté à la Compagnie d'assurance une facture, établie sur du papier à l'en-tête de A.________ SA, datée du 18 mai 1992, qui portait sur la vente à B.________ SA de matériel en gros (pièces détachées et accessoires pour automobiles) pour un montant de 154'000 francs. Il ressort de l'enquête que cette facture ne correspondait à aucune transaction réelle entre A.________ SA et B.________ SA. A l'époque où cette facture a été émise, la société A.________ SA, qui vendait exclusivement du matériel médical, était du reste en liquidation. Lors du déchargement du container à Lomé, il a été constaté que celui-ci avait été entièrement vidé, à l'exception de quinze cartons. Il a été établi que X.________ avait chargé des personnes qu'il connaissait au Togo de vider le container et d'en changer les plombs à son arrivée au port de Lomé. Le 10 août 1992, Z.________ SA a annoncé le sinistre à la N.________ Assurances, qui lui a versé, le 9 octobre 1992, une indemnité de 237'500 francs pour solde de tout compte. Le 15 octobre 1992, X.________ a personnellement signé une quittance par laquelle il reconnaissait avoir reçu de Z.________ SA la somme susmentionnée. La W.________ Assurances, qui a repris dans l'intervalle la N.________ Assurances, s'est constituée partie civile le 10 mai 1999. B.b. En outre, alors qu'il était au courant d'une escroquerie en cours, organisée par C.________ et D.________, du même type que celle qui est décrite ci-dessus, X.________ a établi, afin de faciliter le financement de cette escroquerie, une fausse quittance, inscrivant, sur un simple papier, une liste non exhaustive de meubles pour un montant de 19'800 francs, avec la mention "payé comptant". Grâce à cette quittance, D.________ a pu prélever sur son crédit de construction 20'000 francs, qu'il a remis comme convenu à C.________. Ce dernier a pu alors acheter la marchandise qu'il a surassurée et qu'il a fait disparaître lors de son transfert en Afrique. Il a ensuite annoncé le sinistre et touché de l'assurance une somme importante sans aucune commune mesure avec la valeur réelle de la marchandise transportée.