Citation: 6B_277/2020 E. 1.2.5

1.2.5. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir mis en doute la crédibilité du témoignage de F.________, gérant d'un tabac situé en face de l'établissement que le recourant exploite, et chez qui le recourant expose s'être rendu en voiture le soir des faits avec l'intimée qui pleurait pour que F.________ lui traduise les propos de l'intimée qu'il ne comprenait pas. Il fait valoir que s'il avait été l'auteur de l'infraction, il n'aurait pas pris le risque d'aller trouver F.________. Le recourant n'avance aucun élément pertinent qui permette de retenir que les motifs pour lesquels il y avait lieu d'apprécier ce témoignage avec circonspection seraient insoutenables, à savoir que le témoin était cotitulaire du bail de l'appartement du recourant et qu'il avait eu de nombreuses occasions de s'entretenir au sujet de la présente affaire avec le recourant. Lorsqu'il avance que le témoin est devenu cotitulaire du bail de son appartement postérieurement à sa déclaration à la police, il invoque un fait nouveau irrecevable (art. 99 LTF). En outre, cet argument est inopérant, F.________ ayant été entendu plus tard par le ministère public. Son grief est irrecevable. Au demeurant, la cour cantonale a relevé, sans être contredite, que les propos du témoin démontraient que l'intimée, qui se trouvait dans le véhicule du recourant, était dans un état de détresse, et venaient asseoir son récit selon lequel, alors que le recourant avait arrêté le véhicule, un inconnu s'était approché et adressé à eux, une fois la fenêtre ouverte.