Citation: 2C_519/2021 E. 3.2

3.2. Dans son arrêt, le Tribunal cantonal explique n'avoir pas jugé utile d'ordonner la production du rapport litigieux, car il n'était pas déterminant pour l'issue du litige. A l'instar du Tribunal administratif, il a estimé que le dossier contenait tous les éléments nécessaires pour répondre aux griefs soulevés par le recourant. Cette autorité a notamment pris en compte de nombreux faits réalisés après l'incarcération du recourant, tels que l'évolution de sa situation professionnelle et familiale depuis sa libération, et on ne voit pas ce que le rapport de l'Office d'exécution des peines aurait apporté de plus. En outre, la force probante de ce rapport est de toute façon réduite, dès lors qu'il est attendu de tout détenu libéré conditionnellement un comportement exempt de tout reproche (cf. ATF 139 II 121 consid. 5.5.2). Par conséquent, les précédents juges ne sont pas tombés dans l'arbitraire en procédant à une telle appréciation anticipée des preuves. Le grief tiré d'une violation de l'art. 29 al. 2 Cst. doit donc être écarté.