Citation: 5A_844/2023 E. 1

Ainsi, l'autorité précédente a notamment retenu que l'existence d'un conflit de loyauté était patente et que l'expertise mentionnait que l'anxiété de l'enfant s'intensifiait en présence de sa mère, que des angoisses de séparation persistaient et qu'elles semblaient fluctuer en fonction des réponses maternelles. Elle a également relevé que, selon l'expertise, la mère avait des capacités de remise en question limitées, qu'elle était centrée sur elle, qu'elle n'entrevoyait pas sa part de responsabilité dans les angoisses de séparation et qu'il était fort probable que l'enfant soit perméable aux inquiétudes de sa mère. L'autorité cantonale a encore souligné que l'expertise rapportait que la mère favorisait peu le contact père-fille et instillait une méfiance du père, voire un risque d'aliénation parentale, et que de nombreux professionnels avaient constaté que le lien mère-fille était problématique et s'étaient interrogés sur le développement psycho-affectif de la jeune fille en cas de suppression de tout lien avec son père. Les juges cantonaux ont néanmoins retenu, sur la base de nombreux autres éléments au dossier, que les constatations relatives au comportement de la mère ne pouvaient pas mener à une reprise des relations personnelles père-fille dès lors que la souffrance de l'enfant en lien avec les rencontres avec son père avait été clairement objectivée et que les professionnels avaient constaté la mise en danger de son développement (cf. supra consid. 3.2). Il ressort de ce qui précède que l'origine des troubles de l'enfant n'est pas déterminante dans le cas d'espèce, contrairement à la menace de mise en danger de celle-ci en cas de reprise des relations personnelles. Or, le recourant ne parvient pas à infirmer l'existence de ce dernier élément et il n'établit pas qu'en l'état, malgré l'importance évidente qu'il convient d'accorder au maintien des liens père-fille, l'intérêt de l'enfant à une reprise même progressive des relations personnelles serait supérieur au risque de mise en danger de celle-ci. Le grief doit, partant, être rejeté.