Citation: 6B_437/2009 28.09.2009 E. 4.2

4.2.1 Les premiers juges, dont la motivation a été adoptée par la cour cantonale, ont qualifié de lourde la faute du recourant. En effet, celle-ci était caractérisée par le fait qu'il était apparu comme étant l'indicateur de l'agression, qu'il avait suivi la victime dans le bus à la recherche d'un endroit propice pour l'agression, qu'il avait prêté son concours actif pour faire le guet sur les lieux du crime et qu'il avait pris enfin sa part du butin. Ils ont relevé que le mobile du recourant était l'appât du gain, celui-ci ne se trouvant pas dans une situation financière permettant d'expliquer ce geste. Ils ont insisté sur le fait que les trois comparses s'étaient attaqués à une personne âgée de 79 ans, qui était sans défense et qui souffrait encore actuellement beaucoup des conséquences de l'infraction. Ils ont analysé la situation personnelle du recourant. Ils ont notamment noté qu'actuellement il travaillait en tant que jardinier avec un salaire mensuel de 2'600 fr. et qu'il avait pour projet de continuer à travailler pour rembourser ses dettes et suivre ensuite une formation d'éducateur. Enfin, ils ont tenu compte de ses antécédents judiciaires, précisant qu'il avait été condamné à trois reprises. C'est en vain que le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte de sa situation personnelle. En particulier, les juges cantonaux ont relevé que le recourant s'était réinséré dans le monde du travail et qu'il remboursait ses dettes. Le recourant fait également valoir qu'il suivrait un traitement chez un psychiatre pour l'aider à réfléchir sur les conséquences de ses actes et sur ses mauvaises fréquentations. Par cette argumentation, le recourant s'écarte cependant des constatations cantonales, ce qu'il n'est pas habilité à faire, à moins d'en démontrer l'arbitraire (cf. consid. 1.1). Au vu de l'ensemble des circonstances mentionnées ci-dessus, la peine privative de liberté de deux ans et six mois n'apparaît pas, en définitive, sévère à un point tel qu'il faille conclure à un abus du large pouvoir d'appréciation accordé à la cour cantonale. Cette dernière a motivé de manière détaillée et complète la peine. Le grief de violation de l'art. 47 CP est dès lors infondé.