Citation: 5A_397/2022 E. 6.1.3

6.1.3. La maxime inquisitoire illimitée est applicable lorsque, comme en l'occurrence, le juge est saisi de questions relatives aux enfants dans les affaires du droit de la famille (art. 296 al. 1 CPC). En vertu de cette maxime, le juge a l'obligation d'établir d'office l'ensemble des faits déterminants pour la solution du litige et d'administrer, le cas échéant, les preuves nécessaires à établir les faits pertinents pour rendre une décision conforme à l'intérêt de l'enfant (ATF 144 III 349 consid. 4.2.1 et les références). La maxime inquisitoire ne dispense pas les parties de leur devoir de collaborer, lequel comprend l'obligation d'apporter, dans la mesure où cela est raisonnablement exigible, les preuves commandées par la nature du litige et des faits invoqués (ATF 128 III 411 consid. 3.2.1; arrêts 5A_643/2020 du 11 septembre 2020 consid. 4.3.2; 5A_522/2020 du 26 janvier 2021 consid. 7.1; 5A_361/2019 du 21 février 2020 consid. 5.3 et les références). En l'espèce, le recourant oublie par sa critique que les parties ont le devoir de collaborer activement à la procédure, en renseignant le juge sur les faits et en lui indiquant les moyens de preuve disponibles. Dès lors qu'il ne prétend pas avoir allégué et prouvé devant la Cour de justice une baisse de salaire au-delà de mars 2021 ni ne conteste qu'il aurait pu apporter cette preuve dans le cadre de la procédure d'appel, il ne saurait, de toute manière, reprocher à la Cour de justice d'avoir arbitrairement retenu qu'il percevait un salaire plein dès le mois d'avril 2021.