Citation: 5A_11/2015 E. A

A.a. En 1997, A.________ est devenu propriétaire de la parcelle no 1687, sise au lieu-dit " E.________ ", sur le territoire de la commune de U.________. A.________ a érigé sur cette parcelle le garage collectif souterrain " F.________ ", abritant 40 places de stationnement. Ce garage a par la suite été constitué en copropriété ordinaire, A._______ en étant l'administrateur. A.b. La parcelle no 310, qui borde le garage collectif au nord, est propriété de la société " Hôtel-Appartements D.________ SA " (ci-après D._______ SA). A.________ détient 281 des 550 actions de cette société et en est président avec droit de signature collective à deux. D.________ SA exploite notamment l'hôtel 4 étoiles " D.________ " bâti sur la parcelle no 310, avec piscines intérieure et extérieure, celle-ci étant située à proximité du toit plat du garage collectif. La parcelle no 1620, sise au nord-ouest du garage collectif et sur lequel a été construit l'hôtel du " E.________ " est également propriété de A.________. L'établissement est relié au bien-fonds no 310 par une passerelle aérienne ainsi que par un passage souterrain. La parcelle no 2845, située au nord/nord-ouest du garage collectif, permet l'accès à celui-ci; elle appartient également au précité. Le garage collectif est enfin bordé au sud par la parcelle no 308, propriété de la société " D._______ C SA " (ci-après D._______ C), dont le but social est notamment la gestion, la vente, l'achat et la location de studios et dépendances. A.c. Les travaux de construction du garage ont débuté en 1999/2000, motivés par le fait que le complexe de " D.________ " manquait cruellement de places de parc. Selon les procès-verbaux des séances du conseil d'administration ou des assemblées générales des actionnaires de D.________ SA, il était prévu que A.________ mît à disposition des usagers des lieux 1'000 à 1'500 m2 de pelouse. L'intéressé a ainsi aménagé, à ses propres frais, le toit du parking collectif en le couvrant de gazon, y construisant par ailleurs plusieurs " maisonnettes " ou " raccards ", utilisés comme débit de boissons et lieu de restauration pour les personnes fréquentant les piscines de l'hôtel de " D._______ ", respectivement comme dépôt pour le mobilier de jardin de cet établissement. A.d. Par convention du 1er janvier 2000, D._______ SA, notamment représentée par A.________, a accordé aux habitants de D.________ C " l'usage de l'infrastructure de son immeuble ", soit en particulier la piscine et la terrasse de l'hôtel " D.________ ". En contrepartie, D.________ C s'est engagée à verser annuellement 68'000 fr. à D.________ SA à titre de participation aux frais d'exploitation. Dite convention, initialement prévue pour 5 ans, était renouvelable d'année en année, sauf dénonciation à donner 4 mois avant la fin d'un exercice. Si, de par cette convention, les actionnaires de D.________ C avaient ainsi le droit de bénéficier de la piscine et de la terrasse, les " personnes extérieures " payaient une entrée pour l'usage de ces commodités. La convention ne portait en revanche pas, à rigueur de texte, sur le droit d'utiliser la pelouse sur le toit du garage collectif, qui doit être distinguée de la terrasse de l'hôtel " D.________ ". A.e. Les travaux de construction effectués par A.________ sur sa parcelle no 1687 ont empiété sur le bien-fonds no 310. Par acte authentique du 14 novembre 2001, les propriétaires concernés ont ainsi convenu de constituer une servitude d'empiètement en faveur de la parcelle no 1687. Par le même acte, A.________ a divisé cette dernière parcelle en deux nouvelles parcelles, l'une portant le no 1687 (nouvel état), correspondant au garage collectif et bénéficiant de la servitude d'empiètement, l'autre portant le no 2880. Le ch. VII de l'acte notarié, intitulé " Règlement d'utilisation et d'administration - Administration " rappelle que la parcelle no 1687 (nouvel état) sera divisée en 40es, " chaque place représentant 1/40e en copropriété au sens des articles 646 et suivants du CCS ", et précise que A.________ sera le premier administrateur de la communauté, mention en étant faite au registre foncier; il indique également qu'un règlement d'utilisation et d'administration a été adopté et que celui-ci sera annoté au registre foncier. A.f. Sur les quarante quotes-parts de copropriété, A.________ en a conservé six. Entre les mois d'octobre et décembre 2006, B.________ a acquis trois parts de copropriété au total, au prix de 25'000 fr. chacune - soit 3/40es, places de parc nos 32, 27 et 23 -. Selon A.________, l'ambiance au sein de la communauté des copropriétaires s'est fortement dégradée depuis l'arrivée de B.________. De nombreux copropriétaires auraient ainsi fait l'objet de " sollicitations empressées " de l'intéressée " pour se liguer " contre lui. Toujours d'après A.________, des courriers au contenu blessant auraient été adressés par B.________ aux autres copropriétaires, qui ne se seraient toutefois pas rangés du côté de celle-ci. Enfin, B.________ avait porté plainte pénale à son encontre pour soustraction d'énergie, lui reprochant d'avoir utilisé un raccordement électrique se trouvant dans le garage. La plainte s'était toutefois soldée par une décision de refus de suivre. Dans une lettre non datée de quatre pages destinée aux autres copropriétaires, B.________ s'est notamment plainte de nombreux problèmes " dans la gestion, l'entretien et l'aménagement du garage " ainsi que des faits suivants, en relation avec le toit de celui-ci: " Le toit du garage a été engazonné dans sa plus grande partie et il est totalement à disposition des utilisateurs de la piscine de D.________; une barrière tout autour de ce toit et un portail fermé à clef empêchent en effet l'utilisation de ce toit à toute personne, y compris à tout copropriétaire du garage! Sur ce même toit ont été construits des dépôts et un bar, qui est exploité par l'hôtel. Il est clair que ce toit ainsi que toutes les constructions qui s'y trouvent appartient à tous les copropriétaires du garage. Puisque tous les copropriétaires doivent donc en assumer les frais de manutention et les éventuelles nécessaires réparations, tous les copropriétaires doivent aussi pouvoir en récolter les bénéfices [...] " B.________ proposait ainsi de laisser à A.________ la jouissance de la terrasse aménagée sur le toit du garage contre une rétribution annuelle de 70'000 fr., dont 10% serait affectés au fonds de rénovation de la communauté des copropriétaires tandis que les 90% restants seraient versés aux copropriétaires des places de parc. Le courrier précisait que, dans l'hypothèse où l'hôtelier ne souhaiterait pas donner suite à cette requête, il devrait s'engager à tout remettre en état et n'aurait plus " l'utilisation privative " de cette surface ni ne pourrait " faire payer les immeubles A, B et C pour l'utilisation d'un fonds qui ne lui appart[enait] pas ". A.g. Par courrier du 31 mai 2008, A.________ a convoqué les copropriétaires du garage " F.________ " à l'assemblée générale du 4 juillet 2008. L'ordre du jour détaillé portait notamment sur la " [d]étermination des modalités de mise à disposition du toit afin d'y exploiter une buvette et vote sur la continuation éventuelle de la mise à disposition du toit ". Neuf copropriétaires représentant neuf parts de copropriété au total ont donné procuration à A.________ afin de les représenter lors de dite assemblée. B.________ a de son côté obtenu des procurations afin de représenter trois copropriétaires. Deux autres copropriétaires ont également délivré des procurations afin d'être représentés. D'après le procès-verbal de l'assemblée générale, 34 parts de copropriétés sur 40 étaient présentes ou représentées. Sous chiffre 12, dit procès-verbal relate les débats concernant la mise à disposition de la pelouse et des maisonnettes, A.________ expliquant à cet égard avoir déposé le dossier de construction auprès de la commune de U.________ avec " raccards " et pelouse et que l'autorisation de construire avait été délivrée. Il a ensuite été proposé de procéder à deux votations portant d'abord sur le principe de la mise à disposition de la pelouse et des maisonnettes, puis, si acceptation, sur la gratuité ou la rémunération de cette mise à disposition, voire sur la location desdits objets. B.________ s'est opposée à la mise à disposition de la pelouse et des maisonnettes en faveur de A.________. Le représentant de deux autres copropriétaires a indiqué s'y être également opposé pour le compte de ses mandants, contrairement à ce qui figurait au procès-verbal de l'assemblée. Par 25 voix contre 9, l'assemblée a accepté que cette mise à disposition soit gratuite, une convention devant toutefois être établie pour en régler les modalités. Cette convention n'a cependant jamais vu le jour.