Citation: 5P.353/2006 25.10.2006 E. C

Le 24 août 2006, X.________ interjette un recours de droit public au Tribunal fédéral. Il se plaint d'un déni de justice de la part de la Cour civile du Tribunal cantonal. Il conclut à l'admission de son recours, à ce qu'il soit immédiatement donné ordre à la Cour civile du Tribunal cantonal de statuer sur la plainte qu'il a formée contre le Juge I du district de Sion et à ce qu'il soit immédiatement donné ordre au Juge I du district de Sion de rendre une décision sur la déclaration d'appel qu'il a déposée le 2 août 2004 ou, du moins, de procéder aux mesures d'instruction nécessaires. Il requiert également le bénéfice de l'assistance judiciaire. La cour cantonale a répondu le 27 septembre 2006. Elle indique qu'elle a statué sur la plainte le 19 septembre 2006 et qu'elle l'a rejetée dans la mesure où elle n'était pas sans objet; elle précise que les dossiers nécessaires pour la trancher étaient en possession de l'expert psychiatre désigné et qu'ils ne lui ont été transmis que le 29 août 2006. Elle signale en outre que, par écriture du 30 mars 2006, X.________ avait conclu à ce qu'il soit constaté que sa plainte civile était devenue sans objet, avec suite de frais et dépens à la charge de l'Etat du Valais, cette dernière question ne pouvant être tranchée en l'absence des dossiers. Elle produit sa décision du 19 septembre 2006. Le recourant a pris position sur cette détermination. Il reproche au Tribunal cantonal de confondre les procédures et de chercher à les amalgamer pour démontrer l'absence de tout déni de justice. Rappelant qu'il s'agit de la décision de la Chambre pupillaire du 15 juin 2004 et de son appel du 2 août 2004, il estime que le fait que le Tribunal cantonal soutienne que le dossier est intimement lié à d'autres procédures, alors qu'aucune décision de jonction de causes n'a été prise, revient à légaliser le déni de justice.