Citation: I 337/04 22.02.2006 E. 2

Il n'y a pas lieu de prendre en considération les pièces produites par B.________ bien après le dépôt de son mémoire de recours, ni celles versées par l'intimé postérieurement à ses déterminations. Ces documents ont été produits largement après l'échéance du délai de recours et de la réponse à celui-ci, en dehors de toute mesure d'instruction complémentaire ou échange d'écritures ordonnés par le Tribunal fédéral des assurances, et ne constituent pas un fait nouveau ou une preuve concluante au sens de l'art. 137 let. b OJ (cf. ATF 127 V 357 consid. 4). Cela vaut d'autant plus que les diverses attestations du docteur P.________ (des 6 septembre 2004, 23 janvier et 9 novembre 2005) versées tant par la recourante que l'intimé portent sur l'état de santé de celle-ci en 2004/2005, soit sur un état de fait postérieur à celui entrant en considération dans la présente procédure (cf. consid. 1.2). Il en va de même du rapport de sortie de la Clinique W.________ du 27 juillet 2004, de l'évaluation des médecins de la Consultation de la mémoire de l'Hôpital Z.________ du 30 mars 2004, ainsi que, en rapport avec la capacité de travail de la recourante, du rapport de stage auprès de l'Institut V.________ du 22 janvier 2004 et du contrat de travail du 9 juin 2005. Quant à l'appréciation non datée du docteur E.________, transmise le 19 octobre 2004 au Tribunal fédéral des assurances, la simple hypothèse émise par le praticien - dont il relève du reste le caractère difficilement démontrable - qu'un problème d'anesthésie ou d'hémorragie survenu au cours de l'intervention chirurgicale du 14 septembre 2000 serait à l'origine de l'état de santé actuel de B.________ n'est pas de nature à modifier l'état de fait qui est la base du jugement entrepris et à conduire un jugement différent en fonction d'une appréciation juridique correcte (cf. ATF 127 V 358 consid. 5b). Ces pièces peuvent tout au plus être invoquées à l'appui d'un demande de révision au sens de l'art. 17 LPGA.