Citation: 5A_788/2020 E. C

C.a. Au bénéfice d'une autorisation de procéder, A.________ a ouvert action le 11 janvier 2017 à l'encontre de B.________ devant le Tribunal du district de Sierre, concluant en substance à ce que celle-ci soit astreinte à prendre, dans les deux unités d'étages concernées, les mesures nécessaires préconisées par l'expert pour que les exigences minimales des normes de protection contre le bruit applicables soient respectées entre les deux appartements, à prendre en charge les frais d'une nouvelle expertise acoustique à l'issue des travaux d'isolation phonique, à payer ses frais de relogement pendant la durée des travaux, à lui verser une indemnité pour tort moral d'un montant de 3'000 fr. et une indemnité de 12'239 fr. 60 à titre de frais et dépens pour la procédure de preuve à futur. Par jugement du 7 novembre 2008, le juge IV du district de Sierre a admis l'action en cessation de l'atteinte et a en conséquence ordonné à B.________ de démolir le carrelage et la natte chauffante existants, de poser une isolation acoustique et un nouveau carrelage, alternativement un autre revêtement plus isolant dans les pièces du hall, de la cuisine et du séjour de son appartement et d'adapter la porte du garage par la mise en place d'appuis ponctuels des rails de guidage et du moteur avec des éléments antivibratoires. Les prétentions en dommages et intérêts et en réparation du tort moral de A.________ ont été rejetées, les frais de la procédure de preuves à futurs répartis entre les parties et toutes autres ou plus amples prétentions rejetées. C.b. Les deux parties ont chacune fait appel. Le 24 août 2020, le Tribunal cantonal du canton du Valais a rejeté l'appel de A.________ et partiellement admis celui de B.________ (ch. 1). Les travaux de démolition du carrelage et de la natte chauffante existants, de pose d'une isolation acoustique et d'un nouveau carrelage ont ainsi été limités à la pièce de la cuisine de l'unité d'étage no 50125, l'ordre d'adapter la porte du garage étant maintenu (ch. 2). Les prétentions en dommages et intérêts et en réparation du tort moral ont été rejetées (ch. 3), de même que toutes autres ou plus amples prétentions (ch. 4).