Citation: 6B_1113/2022 E. 1.4.2

1.4.2. Concernant les directives, le recourant soutient que les documents auxquels la cour cantonale se référerait ne seraient pas ceux dont il aurait demandé la production. Il aurait en effet requis la production de la (ou des) directives (s) interne (s) du Pouvoir judiciaire codifiant diverses pratiques notamment celle intitulée "Vérification des états de frais des avocats par le magistrat", si bien que la cour cantonale n'aurait pas statué sur sa requête et commis un déni de justice. Toutefois, on comprend de la motivation cantonale que les prétendues directives auxquelles se réfère le recourant n'existent pas, motif pour lequel la cour cantonale a déclaré sa demande sans objet. Le recourant, qui n'indique aucunement sur quel élément il se fonde pour prétendre à l'existence de ces prétendues directives, ne démontre ainsi pas en quoi la cour cantonale, qui a statué sur sa requête, aurait violé son droit d'être entendu. Le recourant fait, en outre, grief à la cour cantonale de n'avoir pas statué sur sa requête de produire la correspondance interne entre l'assistance juridique et le tribunal correctionnel. A cet égard, on comprend de la motivation de la cour cantonale que celle-ci a estimé que la production des échanges entre le Greffe de l'assistance juridique et le tribunal correctionnel n'était pas nécessaire dans la mesure où les éléments y figurant ressortaient de la décision de première instance. La cour cantonale a ainsi statué sur la demande du recourant, certes implicitement, en estimant que le moyen de preuve requis n'était pas pertinent. Cette motivation est suffisante pour que le recourant puisse la comprendre et la contester utilement, si bien qu'il échoue à démontrer une violation de son droit d'être entendu. Le grief du recourant doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.