Citation: I 272/04 22.06.2005 E. 3

Dans son rapport du 28 avril 1997, le docteur G.________ a constaté, du point de vue objectif, une amélioration constante des suites de la fracture bi-malléolaire luxation selon Weber C du 18 août 1995. Le recourant présentait toutefois une limitation de la mobilité de la cheville gauche d'un quart, ainsi qu'une ébauche d'arthrose de l'articulation tibio-astragalienne. Selon le médecin, en tenant compte de ces éléments, la capacité de travail de l'assuré était limitée à un rendement de 50 % dans son activité de manoeuvre/maçon, tandis qu'il était capable d'effectuer tous les travaux sédentaires permettant des solicitations alternées, avec courte station debout et court déplacement sans port de charge et ménagement des montées d'escalier et d'échelle. En l'occurrence, les griefs soulevés par le recourant ne font pas apparaître d'indices concrets permettant de douter du bien-fondé des conclusions du docteur G.________, que partagent du reste les docteurs V.________ et M.________ du SMR (cf. rapport 29 janvier 2002). D'une part, le certificat du médecin traitant qui fait état d'une «nouvelle pathologie médicale, susceptible de modifier la décision de l'AI» (lombosciatalgie d'origine dégénérative), est dénué de valeur probante, faute de motivation. D'autre part, on ne saurait déduire de l'avis du docteur A.________, dans la mesure où son courrier du 27 juillet 2004 parvenu à la Cour de céans après la clôture de l'échange d'écritures pourrait être pris en compte (cf. ATF 127 V 353), que le recourant présentait déjà au moment des faits déterminants pour la présente cause - à savoir celui où a été rendue la décision litigieuse du 30 juillet 2002 (ATF 129 V 4 consid. 1.2, 121 V 366 consid. 1b et la référence) -, les atteintes psychiques mentionnées (état dépressif moyen sans syndrome somatique dans le contexte d'un syndrome douloureux somatoforme persistant). Si le psychiatre indique certes que l'incapacité de travail en relation avec ces affections pourrait s'être «péjorée dans les mois qui ont suivi la réhabilitation orthopédique avec la persistance d'une boiterie à la marche et des douleurs résiduelles», il s'agit d'une simple supposition qui ne repose sur aucun élément concret du dossier relevé par le médecin. On ne saurait donc en tirer des conclusions pour la période ici déterminante. En conséquence, au vu des limitations signalées par le docteur G.________, il apparaît que le recourant serait en mesure d'exercer à plein temps une activité adaptée, soit des tâches sédentaires en position alternée, sans port de charges lourdes, ni utilisation d'escaliers ou d'échelles.