Citation: U 44/07 12.04.2007 E. 4

En ce qui concerne l'atteinte psychique, qualifiée de trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen sans syndrome somatique (cf. rapport du docteur U.________ du 14 juillet 2005), la juridiction cantonale a nié l'existence d'un lien de causalité adéquate entre cette affection et l'accident du 30 novembre 1997, au motif que les critères objectifs posés par la jurisprudence en matière de troubles du développement psychique consécutifs à un accident de gravité moyenne - en l'occurrence, à la limite supérieure de cette catégorie - (ATF 115 V 133 consid. 6 p. 138 ss et 403 consid. 5 p. 407 ss) n'étaient pas réalisés. Elle a considéré notamment que l'incapacité de travail due aux lésions physiques n'était pas particulièrement longue, du moment que la capacité de travail avait été fixée à 50 % dès le mois de février 1999 et à 100 % dès le mois de juillet suivant. Se fondant sur le fait que la CNA a accepté de prendre en charge une incapacité de travail de 100 % jusqu'au 31 janvier 2000 et de 50 % jusqu'au 29 février 2000 (cf. lettre de la CNA du 5 janvier 2000), la recourante soutient que le jugement cantonal repose sur une constatation fausse des faits pertinents. Ce grief est mal fondé. Si la CNA a accepté, afin de faciliter la réinsertion de l'assurée dans le processus de travail, d'allouer l'indemnité journalière jusqu'au 29 février 2000, c'est essentiellement en vue de tenir compte de l'apparition précoce d'un trouble d'ordre psychique (cf. rapport du docteur E.________ du 9 octobre 1998). Cela ne remet toutefois pas en cause les constatations de la juridiction cantonale, fondées sur les conclusions du docteur P.________ (cf. rapports des 18/23 février 1999 et 14 juillet 1999), selon lesquelles les lésions physiques n'entraînaient plus d'incapacité de travail après le mois de juin 1999. Au demeurant, l'admission du seul critère du degré et de la durée de l'incapacité de travail due aux lésions physiques ne permettrait pas de s'écarter du point de vue des premiers juges, d'après lequel il n'existe pas de lien de causalité adéquate entre les troubles psychiques et l'accident du 30 novembre 1997. Cela étant, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle infondé.