Citation: 5A_377/2024 E. B

B.a. Par ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 21 décembre 2023, la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois (ci-après: Présidente) a notamment dit que la garde sur l'enfant C.________ serait exercée alternativement par sa mère et par son père, d'entente entre ceux-ci et l'enfant ou, à défaut d'entente, à charge pour chaque parent d'aller chercher l'enfant là où elle se trouve et de l'y ramener, une semaine sur deux, du dimanche soir à 19h au dimanche soir suivant à 19h, auprès de chacun de ses parents ainsi que la moitié des vacances scolaires et des jours fériés, alternativement à Noël ou au Nouvel An, à Pâques ou à l'Ascension, à la Pentecôte ou au Jeûne fédéral, chez chacun des parents (II), a attribué la jouissance du domicile conjugal, sis chemin de U.________, à V.________, à l'épouse, à charge pour elle d'en payer les intérêts hypothécaires et les charges y relatives, dès la séparation effective des parties, mais au plus tard dès le 1er mars 2024 (III), a ordonné à l'époux de quitter le domicile conjugal en emportant ses effets personnels et de quoi meubler sommairement son nouvel habitat, d'ici au 29 février 2024 au plus tard (IV), a fixé le domicile légal de l'enfant au domicile de sa mère (V), a réglé l'entretien de l'enfant (VI et VII), a dit qu'aucune contribution d'entretien n'était due entre époux (IX), a exhorté les époux à augmenter leur activité professionnelle à 100% dans les meilleurs délais (X) et a statué sur les frais judiciaires (XII) et les dépens (XIII). B.b. Le 8 janvier 2024, l'époux a interjeté appel contre l'ordonnance du 21 décembre 2023. Lors de l'audience d'appel du 6 février 2024, les parties ont conclu une convention, ratifiée séance tenante pour valoir ordonnance de mesures superprovisionnelles, par laquelle elles ont convenu que le délai imparti à l'époux pour quitter le domicile conjugal, fixé au chiffre IV du dispositif de l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 21 décembre 2023, soit suspendu jusqu'à droit connu sur l'appel. Par arrêt du 6 mai 2024, le Juge unique de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a partiellement admis l'appel et a réformé l'ordonnance du 21 décembre 2023 aux chiffres III, IV, VI, VII et IX de son dispositif. Il a notamment attribué la jouissance du domicile conjugal à l'épouse, à charge pour elle d'en payer les intérêts hypothécaires et les charges y relatives, dès la séparation effective des parties, mais au plus tard le 1er juillet 2024 (II.III), et a ordonné à l'époux de quitter le domicile conjugal le 30 juin 2024 au plus tard, en emportant ses effets personnels et de quoi meubler sommairement son nouvel habitat ainsi qu'en remettant les clés dudit logement à l'épouse (II.IV).