Citation: I 869/05 27.03.2006 E. A

L.________, ressortissant espagnol né en 1951, a travaillé en Suisse en qualité d'ouvrier dans la construction en 1972 et en 1974 ainsi que de 1979 à 1982. Dans son pays d'origine, l'assuré a exercé la profession de marin pêcheur jusqu'au 10 avril 2002, date à partir de laquelle il a définitivement cessé toute activité. Le 3 septembre 2003, il a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité suisse auprès de l'Institut national de la sécurité sociale espagnole (ci-après: l'INSS), qui l'a transmise à l'Office de l'assurance-invalidité pour les personnes résidant à l'étranger (ci-après: l'office AI). L'office AI a recueilli plusieurs rapports médicaux, dont celui du médecin-conseil de l'INSS du 25 août 2003, qui a fait état d'un status après pose d'un by-pass aorto-bifémoral, d'une ischémie chronique des membres inférieurs de degré IIb et d'une coxarthrose gauche entraînant une claudication et des douleurs à la hanche gauche. Selon ce médecin, l'assuré était totalement incapable de travailler dans son ancienne profession de marin pêcheur. En revanche, dans une activité évitant les déplacements fréquents et n'impliquant pas d'être exposé à l'humidité et à de hautes températures, de se courber et de transporter fréquemment des objets, ainsi que d'utiliser des rampes ou des escaliers, la capacité de travail était de 50 % d'un temps complet. Ces rapports ont été transmis au médecin de l'office AI, le docteur B.________. De l'avis de ce dernier, l'assuré est pleinement capable de travailler dans des activités ménageant les membres inférieurs comme celles d'ouvrier non qualifié dans une usine de production, de concierge, de gardien d'immeuble ou de chantier, de surveillant de parking ou de musée, de caissier ou de vendeur de billet ainsi que toute autre activité assise (rapports des 31 août et 14 septembre 2004). Par décision du 6 décembre 2004, l'office AI a rejeté la demande de prestations. Il a considéré pour l'essentiel que malgré l'atteinte à la santé, l'assuré était apte à exercer une activité lucrative adaptée à son handicap et ne subissait, après comparaison des revenus, pas d'incapacité de gain suffisante pour ouvrir droit à une rente. Ce dernier s'est opposé à ladite décision en joignant un jugement du 30 novembre 2004 rendu par l'autorité judiciaire espagnole compétente qui lui a reconnu le droit à une rente entière d'invalidité après l'avoir estimé totalement inapte au travail. Par décision sur opposition du 4 avril 2005, l'office AI a confirmé sa précédente décision.