Citation: 1C_131/2019 E. 3.4

3.4. Le recourant invoque une violation du principe de proportionnalité. Il conteste d'une part que le refus de la dérogation soit apte à préserver les intérêts publics protégés par l'art. 24 LAT que sont essentiellement la séparation du milieu bâti et du milieu non bâti, ainsi que la protection du paysage, vu l'insignifiance des objets concernés. Il fait valoir d'autre part que ce refus irait au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre son but. Enfin il assène que les intérêts en présence ne justifiaient pas l'interdiction. En l'occurrence, le recourant ne peut se prévaloir d'aucune des exceptions prévues par la loi et en particulier pas de celle prévue par l'art. 24 LAT, faute pour les installations projetées d'être imposées par leur destination. A cela s'ajoute qu'on ne peut suivre le recourant lorsqu'il soutient que les installations projetées seraient insignifiantes: il s'agit en effet d'installer un dallage sur 51 m2 et une cabane avec parois métalliques de 7.56 m2 à l'année en plein champ ainsi que, durant les mois d'avril à octobre, une cabine de toilettes en plastique coloré et une tente d'une hauteur de 4 mètres. On ne se trouve clairement pas face à une atteinte insignifiante au principe de séparation en zone à bâtir et en zone inconstructible (sur ce principe, cf. supra consid. 3.2.1) ainsi qu'au paysage. De telles atteintes ne sont en outre motivées que par le souhait du recourant que ses membres puissent exercer plus aisément et dans de meilleures conditions de confort le hobby qu'est l'aéromodélisme qui, en soi, n'est en rien lié à la zone agricole. Un tel intérêt de nature privée ne saurait en aucun cas primer sur les intérêts publics précités et imposer la dérogation requise. On peut ici également renvoyer aux considérants convaincants du jugement attaqué, ad consid. 4.3 et 5.2 (art. 109 al. 3 LTF). Le grief de violation du principe de la proportionnalité est infondé.