Citation: I 433/01 20.03.2002 E. 2

2.- a) Quant au choix de la méthode d'évaluation de l'invalidité, les premiers juges ont exposé que l'office avait appliqué à juste titre la méthode extraordinaire, eu égard à la difficulté d'établir le revenu que le recourant serait à même de réaliser malgré son invalidité dans son activité agricole, notamment en considération de l'aide de son épouse et de son père, du fait qu'aucune donnée fiscale n'était encore disponible et des grandes variations de tels revenus d'une année à l'autre. Pour sa part, le recourant soutient qu'il n'y avait pas lieu d'appliquer la méthode d'évaluation extraordinaire dès lors que l'office aurait été en mesure, dans le cadre de l'enquête économique, de déterminer avec suffisamment d'exactitude ses gains. b) En réalité, un examen attentif de la décision du 23 octobre 2000 révèle que l'office a appliqué de manière combinée la méthode générale de comparaison des revenus - en relation avec l'activité principale - et la méthode extraordinaire - en relation avec l'activité accessoire agricole. Le point de savoir si un tel procédé est admissible peut toutefois demeurer indécis en l'espèce. Comme on le verra, en effet, la prise en compte ou non de l'activité agricole dans la comparaison de la capacité de gain de l'assuré avec et sans invalidité demeure sans incidence sur son droit à une rente (consid. 4d). Pour la même raison, il n'est pas nécessaire d'examiner en l'espèce s'il y a lieu de prendre en compte dans la comparaison les revenus d'une activité accessoire en tant que cette dernière s'ajoute à une activité principale elle-même déjà exercée à plein temps (cf. Ulrich Meyer-Blaser, Bundesgestz über die Invalidenversicherung [IVG], ad art. 28 LAI, p. 207 et la référence citée; question également laissée indécise dans l'arrêt non publié L. du 28 août 2000 [I 486/99]).