Citation: 4D_49/2022 E. 3.3.3

3.3.3. La recourante considère que l'avis au sens de l'art. 35a al. 2 LTr ne serait soumis à aucune forme et que la cour cantonale aurait manifestement versé dans l'arbitraire en subordonnant ledit avis à l'existence d'un motif justificatif. Dès lors que la garde d'un nourrisson serait intimement liée à son allaitement, elle prétend que son absence était en tout état justifiée. La disposition invoquée par la recourante prévoit que les femmes enceintes peuvent, sur simple avis, se dispenser d'aller au travail ou le quitter. S'agissant des mères qui allaitent, elles peuvent seulement disposer du temps nécessaire à l'allaitement. Le raisonnement de l'arrêt attaqué, selon lequel la travailleuse ne bénéficiait pas de cette protection légale car elle se prévalait uniquement d'un problème de garde et non d'une nécessité d'allaiter son enfant, n'est donc pas insoutenable. On ne voit pas en quoi la garde d'un enfant par une maman de jour invoquée par la travailleuse serait intimement liée à l'allaitement de l'enfant.