Citation: 1C_107/2014 E. 2

L'Association "A.________" relève que la décision du Service du développement territorial du 30 août 2013 n'indiquait pas les voies de droit et contrevenait ainsi aux règles les plus élémentaires en matière de recevabilité juridique. Elle précise n'avoir jamais, en son nom, "demandé le recours rejeté le 10 février 2014, l'ayant toujours jugé inutile et légalement impossible faute de notification légalement recevable". Le "recours" aurait en fait été déposé par le Service du développement territorial, sans aucune demande ou aucun accord de sa part. Elle soulève ainsi le problème de la recevabilité juridique de la procédure dans laquelle elle aurait été engagée contre son gré. La Cheffe du Département de l'intérieur a estimé que le courrier de l'Association "A.________" du 18 septembre 2013 constituait un recours contre la décision du Service du développement territorial du 30 août 2013 et l'a transmis à la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal comme objet de sa compétence en application de l'art. 20 al. 2 de la loi cantonale sur la procédure administrative (LPA-VD) avec copie au Président de cette association. Par courrier du 16 octobre 2013, le juge instructeur a informé les parties du fait que le recours avait été enregistré sous la référence AC.2013.0433. Il a imparti à la recourante un délai au 5 novembre 2013 pour effectuer un dépôt de 3'000 fr. destiné à garantir le paiement de tout ou partie de l'émolument et des frais susceptibles d'être prélevés en cas de rejet du recours. Un délai au 22 novembre 2013 était en outre imparti aux autres parties pour déposer leurs réponses au recours et verser leur dossier. Les déterminations reçues ont été communiquées aux autres parties pour information. La recourante n'a pas réagi à ces différents courriers et a laissé l'instruction se poursuivre. Elle a également payé l'avance de frais qui lui avait été réclamée. Dans ces circonstances, elle ne saurait aujourd'hui de bonne foi se plaindre du fait que son courrier du 18 septembre 2013 a été considéré comme un recours et d'avoir été entraînée contre son gré dans la procédure devant le Tribunal cantonal. Pour le surplus, la cour cantonale a relevé que le courrier du Service du développement territorial du 30 août 2013 était une décision sujette à recours et qu'il aurait dû mentionner la voie de droit ouverte pour la contester (cf. art. 42 al. 1 let. f LPA-VD). La recourante n'a toutefois subi aucun préjudice de cette irrégularité dès lors que son recours a été jugé recevable et examiné par la cour cantonale. Elle ne prétend pas avec raison que cette décision aurait dû être annulée ou déclarée nulle pour ce motif (cf. ATF 122 I 97 consid. 3a/aa p. 99).