Citation: 6B_688/2014 E. 13.6

13.6. Le recourant conteste l'existence d'un lien de causalité entre le comportement et le dommage. Selon lui, le rapport de causalité résulterait davantage des versements effectués que de la signature du contrat de prêt. Le premier versement de 700'000'000 CZK avait été effectué avant la signature du contrat qui ne ferait que formaliser des engagements déjà convenus entre les parties. La question réelle demeurerait ainsi celle de savoir non pas qui a signé, pour le compte de MUS, le contrat de crédit du 2 janvier 1997, mais qui l'avait convenu avec D.________. Cette question étant demeurée ouverte, le rapport de causalité adéquate ne serait pas établi. Comme le recourant l'admet lui-même, le TPF a retenu que le dommage, qui a consisté dans la perte définitive de 2'066'436'419 CZK, avait été causé par les comportements actifs (signature au nom et pour le compte de MUS du contrat du 2 janvier 1997) de W.________ et X.________, ceux-ci ayant violé leur obligation, qui leur incombait en qualité d'administrateur de MUS, de gérer les affaires commerciales de cette société avec diligence et dans l'intérêt de celle-ci. Dès lors, on comprend du jugement attaqué que la signature du contrat du 2 janvier 1997 est la cause des versements litigieux qui, en raison de leur absence de remboursement réel, ont causé une perte à MUS s'élevant à 2'066'436'419 CZK. Le lien de causalité est ainsi établi. Au demeurant, même à suivre le raisonnement du recourant, il ne fait aucun doute que ce sont bien W.________ et X.________ qui avaient convenu du contrat du 2 janvier 1997 dès lors qu'ils en étaient les bénéficiaires finaux au détriment de MUS. Infondé, le grief du recourant doit être rejeté.