Citation: 8C_82/2022 E. 5.1.1

5.1.1. La cour cantonale a retenu, en ce qui concerne les motifs du voyage en Russie, que le recourant n'avait produit aucune preuve matérielle qui étayait ses déclarations s'agissant d'un voyage professionnel, comme par exemple une instruction claire de son employeur. Elle a en outre relevé que le courrier de la société C.________ du 4 mai 2020 invoqué par le recourant n'émanait précisément pas de son employeur et ne faisait pas état d'un quelconque ordre de ce dernier à l'attention du recourant. En tant que le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir statué en l'absence de preuve, ce grief s'avère manifestement mal fondé, compte tenu du courrier précité, dont il ne conteste pas le contenu. Par ailleurs, c'est aussi sans arbitraire que la cour cantonale a constaté que le contrat de travail du recourant se terminait quelques jours après son départ en Russie (31 mars 2020), que le voyage ne semblait pas avoir été payé par l'employeur (puisque le recourant avait déclaré que le trajet de retour était à ses frais), que le recourant n'avait pas reçu de salaire pour les mois de janvier, février et mars 2020 et qu'il était en plus le dernier employé de l'entreprise. Au vu de tous ces éléments, force est de constater que la cour cantonale n'a pas apprécié les preuves de manière arbitraire en concluant qu'il ne s'agissait pas d'un voyage professionnel.