Citation: U 246/00 28.11.2001 E. 3

3.- La cour cantonale a considéré, à juste titre, à la lecture de l'ensemble des rapports médicaux, que les lésions physiques de la recourante étaient stabilisées au 31 janvier 1999, nonobstant les douleurs exprimées par l'intéressée. Les premiers juges ont motivé leur opinion en procédant à des résumés pertinents des pièces médicales. Un certain nombre d'éléments du dossier renforce encore le bien-fondé de leur appréciation: - Se fondant sur l'ensemble des avis de ses collègues et sur ses propres constatations, le docteur B.________, spécialiste FMH en chirurgie, médecin d'arrondissement de la CNA, a estimé qu'il y avait une discordance entre les constatations objectives et le comportement de l'assurée, que la "persistance surtout de l'extension des symptômes dans tout le membre inférieur n'a pas de substrat organique" et qu'il ne subsistait en définitive que des troubles psychogènes, sans relation de causalité avec l'accident (complément d'examen du 30 novembre 1998); le docteur B.________ avait déjà relevé des signes d'exagération possible lors de son examen du 27 avril 1998; - les docteurs C.________ et D.________, de la Clinique Y.________, ont relevé "d'énormes incohérences entre les données de l'examen clinique et le comportement de la patiente au cours du programme thérapeutique"; ils ont estimé que "le diagnostic initial de l'accident ne permet pas d'expliquer les douleurs étendues que l'on retrouve à présent, ni le comportement singulier de la patiente" et que "seul le diagnostic psychosomatique de conversion explique l'importance des limitations fonctionnelles observées durant le programme thérapeutique" (rapport du 24 août 1998, p. 2 et 3); - les docteurs E.________ et F.________, de la Clinique de rééducation du département des neurosciences des Hôpitaux universitaires de Genève ont eux aussi noté, en ce qui concerne les douleurs alléguées, "un comportement discordant par rapport aux constatations objectives" (rapport du 7 octobre 1998); - le docteur G.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, médecin traitant de l'assurée, a constaté une "surcharge psychogène probable" et une "évolution vers une sinistrose" (rapport médical intermédiaire du 9 novembre 1998); - sollicité par la Bâloise Assurances, le docteur H.________, spécialiste FMH en psychiatrie-psychothérapie, a estimé en bref que l'évolution particulière de l'assurée est d'origine multifactorielle; pour lui, "même si les troubles qu'elle présente et leur évolution négative ne sont pas directement dus à l'accident, ils sont une complication de celui-ci" (rapport du 22 octobre 1999, page 19). Il ressort de cette analyse que les médecins sont unanimes à constater que les lésions physiques de la recourante étaient stabilisées au 31 janvier 1999.