Citation: 5P.216/2001 30.08.2001 E. 2

2.- a) Une décision est arbitraire, selon la jurisprudence relative à l'art. 9 Cst. (ATF 126 I 168 consid. 3a et les références), lorsqu'elle viole gravement une règle de droit ou un principe juridique clair et indiscuté, ou lorsqu'elle contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue que si celle-ci est insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, si elle a été adoptée sans motif objectif ou en violation d'un droit certain. Il ne suffit pas que sa motivation soit insoutenable, encore faut-il qu'elle soit arbitraire dans son résultat (ibid.). Cela vaut notamment en ce qui concerne l'appréciation des preuves. Dans ce domaine, le Tribunal fédéral reconnaît au juge du fait un large pouvoir d'appréciation (ATF 120 Ia 31 consid. 4b; 118 Ia 28 consid. 1b). Il n'intervient, pour violation de l'art. 9 Cst. , que si l'autorité cantonale abuse de ce pouvoir, en particulier lorsqu'elle a admis ou nié un fait en se mettant en contradiction évidente avec les pièces du dossier ou en interprétant celles-ci d'une manière insoutenable (ATF 118 Ia 28 consid. 1b), lorsqu'elle a méconnu des preuves pertinentes ou s'est fondée exclusivement sur une partie des moyens de preuve (ATF 118 Ia 28 consid. 1b; 112 Ia 369 consid. 3), ou lorsque des constatations de fait reposent sur une inadvertance manifeste ou sont pour quelque autre raison évidemment fausses et donc arbitraires (ATF 116 Ia 85 consid. 2b; 101 Ia 298 consid. 5; 98 Ia 140 consid. 3a). Toutefois, en vertu de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, celui qui forme un recours pour arbitraire ne peut se borner à critiquer la décision attaquée comme il le ferait dans une procédure d'appel, où l'autorité de recours revoit librement l'application du droit (ATF 117 Ia 10 consid. 4b; 110 Ia 1 consid. 2a; 107 Ia 186 et la jurisprudence citée). En particulier, il ne peut se contenter d'opposer sa thèse à celle de l'autorité cantonale, mais doit démontrer, par une argumentation précise et une indication exacte des pièces ou des autres moyens de preuve du dossier, que la décision attaquée repose sur une application de la loi ou une appréciation des preuves manifestement insoutenables (ATF 120 Ia 369 consid. 3a; 86 I 226). b) En l'espèce, le recourant procède par simples affirmations et se borne à alléguer de façon toute générale le caractère arbitraire de l'appréciation des preuves à laquelle s'est livrée la Cour de justice, comme si le Tribunal fédéral pouvait revoir librement l'arrêt attaqué. Dans ces conditions, le recours est manifestement irrecevable. Il est vrai que le recourant semble faire grief à l'autorité cantonale d'avoir ignoré l'existence d'une charge hypothécaire égale à 90% de l'évaluation du bien immobilier, ce qui aurait dû inciter la curatrice à évaluer les risques d'une acceptation de la succession et, en fin de compte, à la répudier; mais ce grief se confond plutôt avec celui d'application arbitraire du droit fédéral. Or, un tel grief doit être soulevé par la voie du recours en réforme; il est irrecevable dans le cadre du présent recours de droit public.