Citation: 4A_319/2020 E. 5.3

5.3. Dans une argumentation confuse et de type appellatoire, la recourante soutient tout d'abord qu'elle n'avait pas à alléguer, de façon plus détaillée, les circonstances exactes entourant la transmission de la vidéo incriminée. En particulier, elle n'avait pas à alléguer que d'autres personnes, tout comme elle, avaient vu un écran noir avant d'ouvrir la vidéo. L'intéressée fait encore valoir qu'il lui suffit " d'apporter la preuve de l'existence d'un doute sur les circonstances dans lesquelles elle a envoyé cette vidéo pour que le congé donné le 2 juin 2017 soit annulé ". Ce faisant, la recourante méconnaît les dispositions régissant la procédure civile, et notamment la maxime des débats (art. 55 CPC) ainsi que le principe de la libre appréciation des preuves (art. 157 CPC). La recourante se contente ensuite d'opposer simplement sa propre appréciation des preuves à celles des juges cantonaux. Sa critique est irrecevable en tant qu'elle repose sur des faits qui n'ont pas été constatés dans la décision attaquée. En tout état de cause, l'intéressée ne démontre pas, par une argumentation circonstanciée, en quoi l'appréciation des preuves portée par l'autorité précédente serait entachée d'arbitraire. A cet égard, force est de souligner que le raisonnement tenu par les juges précédents est non seulement exempt d'arbitraire mais apparaît aussi convaincant. Pour le surplus, la recourante ne dénonce pas une violation de l'art. 337 CO ni ne prétend que l'intimée lui aurait signifié tardivement son licenciement avec effet immédiat, si bien qu'il n'y a pas lieu de s'y attarder.