Citation: 8C_96/2020 E. 1.2

1.2. Il sied d'examiner si le recourant peut aussi, par son recours contre l'arrêt du 10 décembre 2019, attaquer l'arrêt du 20 juin 2017 dans la mesure où celui-ci influe sur le contenu de celui-là. Un arrêt par lequel la juridiction cantonale constate que la décision de résiliation des rapports de service d'un employé par les HUG est contraire au droit et propose la réintégration de l'employé au sein des HUG s'analyse - au moment où il est rendu - comme une décision à tout le moins potentiellement finale, dès lors que ce n'est qu'en cas de décision négative de l'employeur sur la proposition de réintégration que la Chambre administrative est ressaisie de l'affaire, conformément à l'art. 31 al. 4 LPAC (cf. consid. 3.2 infra); l'employeur peut donc recourir au Tribunal fédéral contre une telle décision (arrêt 8C_257/2019 du 12 mai 2020 consid. 1.2; cf. arrêt 8C_430/2011 du 12 avril 2012). Lorsque l'employeur refuse de réintégrer l'employé, la Chambre administrative est ressaisie de l'affaire et sa première décision apparaît a posteriori comme une décision incidente (cf. arrêt 8C_561/2017 du 13 août 2018 consid. 2.3). L'employé - qui n'aurait pas eu d'intérêt digne de protection à l'annulation ou à la modification de la première décision (art. 89 al. 1 let. c LTF) - peut donc recourir contre la décision finale et, par ce recours, attaquer également la précédente décision dans la mesure où elle influe sur le contenu de la décision finale (art. 93 al. 3 LTF). En l'espèce, le recourant peut donc aussi, par son recours contre l'arrêt du 10 décembre 2019, attaquer l'arrêt du 20 juin 2017 dans la mesure où celui-ci influe sur le contenu de celui-là (cf. consid. 5 infra).