Citation: 5A_49/2019 E. 3

L'autorité de surveillance a tout d'abord considéré qu'il n'y avait pas lieu de suspendre la procédure de plainte dans l'attente du résultat des procédures pénale en cours en Suisse et civile en cours en France. Selon elle, l'objet de la plainte était seulement la conformité au droit de l'exécution forcée des état de collocation et tableau de distribution du 15 juin 2018, objet avec lequel ces procédures n'avaient aucune portée préjudicielle. Elle a rappelé qu'il incomberait le cas échéant aux autorités pénales d'ordonner d'éventuelles mesures de blocage d'actifs revenant à la poursuivante. L'autorité de surveillance a ensuite jugé que l'office avait agi conformément à l'art. 144 al. 3 LP en prélevant sur le produit de réalisation brut des avoirs saisis des frais de réalisation et de distribution et que le recourant n'exposait pas en quoi ce procédé serait critiquable et ne contestait aucun des postes de frais pris en considération. Elle a aussi considéré que, en calculant les intérêts sur les créances en poursuite selon l'arrêt cantonal du 23 mai 2014 -et confirmé par arrêt 5A_642/2017 du 11 janvier 2018 du Tribunal fédéral - prononçant la mainlevée définitive de l'opposition que le recourant avait formée au commandement de payer dans la poursuite au terme de laquelle la saisie avait eu lieu, soit à un taux de 5% l'an depuis le 10 juin 2004 sur le montant de 10'800 fr. et depuis le 17 juin 2004 sur le montant de 414'328 fr. 53, correspondant aux sommes de 152'708 fr. 65 et 261'619 fr. 88, l'office avait agi conformément à l'art. 144 al. 4 LP. Elle a ajouté que, lorsqu'il calculait les intérêts sur la créance mise en poursuite, l'office ne devait pas tenir compte d'une simple offre de paiement et, ce, sans qu'il eût à investiguer sur les raisons pour lesquelles le paiement ne s'était pas concrétisé. Elle a constaté que, en l'occurrence, le recourant n'alléguait pas qu'il aurait versé un quelconque montant à valoir sur les prétentions déduites en poursuite, de sorte que l'office avait à juste titre calculé les intérêts jusqu'au 24 octobre 2017, date de la dernière réalisation. Elle a également précisé que, dans la mesure où le recourant estimait qu'une partie de ces intérêts n'était pas due, il lui appartenait de faire valoir cet argument devant le juge civil. L'autorité de surveillance a aussi retenu que, le recourant ne formulant aucune critique motivée quant aux frais de poursuite retenus par l'office, ceux-ci devaient être retenus, de sorte que, au vu de ce considérant et de ceux qui précédaient, le découvert s'élevait bien à 624'877 fr. 75. Enfin, elle a rappelé que le grief de violation de l'art. 95 LP aurait dû être invoqué lors de l'exécution du séquestre ou de la saisie et que le grief d'abus de droit en relation avec les avoirs du recourant faisant l'objet d'une saisie conservatoire en France avait déjà été examiné et rejeté par elle-même dans son arrêt précité du 23 mai 2014, confirmé par le Tribunal fédéral; il n'y avait dès lors pas lieu d'y revenir, si ce n'était pour relever que le versement de ces avoirs en mains de l'office ce jour-là ne permettrait en tout état plus d'atteindre le résultat souhaité par le recourant, soit l'annulation de la réalisation des certificats d'actions.