Citation: 1P.237/2004 08.06.2004 E. 2

Le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu, grief d'ordre formel qu'il convient d'examiner en premier lieu. La cour cantonale se serait bornée à rappeler le caractère exceptionnel de l'indemnisation, sans tenir compte de l'importance du préjudice subi en l'espèce. En raison de sa détention, le recourant n'aurait pas été en mesure de produire les pièces à l'appui de ses prétentions. 2.1 Le droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) implique notamment le droit pour le justiciable de participer à l'administration des preuves, en proposant des mesures probatoires pertinentes et en se déterminant sur leur résultat. Il implique aussi l'obligation, pour l'autorité, de prendre position sur les arguments et conclusions qui lui sont soumis. Cette obligation se limite toutefois aux moyens qui présentent une pertinence pour l'issue de la cause; elle dépend en outre de la nature de la décision à rendre, ainsi que du pouvoir d'examen et de décision de l'autorité (ATF 126 I 97 consid. 2b p. 102/103; 125 II 369 consid. 2c p. 372).