Citation: 8C_357/2023 E. 3.2

3.2. En tant qu'il renvoie la cause à l'intimée "pour procéder au sens des considérants", l'arrêt entrepris constitue une décision (partielle) incidente au sens de l'art. 93 LTF. En effet, les juges cantonaux ont certes fixé la date à laquelle prenait fin le droit aux indemnités journalières et à la prise en charge du traitement médical, mais ils enjoignaient encore à l'intimée de procéder à un examen du cas sous l'angle du droit à une rente d'invalidité. Quand bien même il s'agit de prestations différentes, elles sont étroitement liées. En effet, le droit aux indemnités journalières et à la prise en charge du traitement médical prend fin (notamment) au moment où l'on ne peut plus attendre de la continuation du traitement médical une amélioration sensible de l'état de santé de l'assuré; ce moment correspond également à celui auquel prend naissance un éventuel droit à une rente d'invalidité de l'assurance-accidents (art. 19 al. 1 LAA). Pour ce motif, la jurisprudence considère qu'une décision constatant que l'état de santé d'une personne assurée est stabilisé - de sorte que le droit aux indemnités journalières et à la prise en charge du traitement médical prend fin - ne peut pas entrer en force indépendamment de la décision relative au droit à la rente (ATF 144 V 354 consid. 4.2). Il s'ensuit que cet aspect de l'arrêt cantonal ne peut être attaqué qu'aux conditions posées à l'art. 93 al. 1 let. a ou b LTF. En l'occurrence, le recourant n'établit pas, ni même ne soutient, que les conditions de recevabilité du recours fixées à l'art. 93 al. 1 LTF seraient remplies en l'espèce et il n'apparaît pas qu'elles soient d'emblée réalisées (cf. ATF 134 II 120 consid. 1; arrêt 9C_787/2017 du 16 août 2017 consid. 1). Le recours est donc également irrecevable sur cet aspect du litige.