Citation: 2C_874/2018 E. 6.4

6.4. En l'occurrence, dans la mesure où la Cour de justice a considéré que c'est en raison d'un manque de moyens de preuve que les déductions pour charge d'entretien devaient être refusées, on ne voit pas en quoi les éléments voulus par les recourants, par exemple en relation avec la répartition des charges entre eux et la société, auraient une quelconque incidence sur l'issue de la cause. Ils ne l'expliquent d'ailleurs pas. Il en va de même de la surface de leur immeuble ou de la vision locale demandée. Ces éléments ne constituent pas des moyens de preuve attestant des montants acquittés pour l'entretien de l'immeuble, que ce soit durant les années 2004 à 2009 ou durant les années 2010 à 2012. Les recourants ne se plaignent d'ailleurs à aucun moment de la répartition des frais d'entretien opérée par la Cour de justice pour les taxations des années 2010 à 2012. On ne voit ainsi pas en quoi les faits retenus par l'autorité précédente auraient empêché les recourants de contester valablement l'arrêt entrepris. Au contraire, on constate à la lecture de leur recours, qu'ils ont parfaitement compris les arguments de la Cour de justice et qu'ils les ont contesté valablement. Finalement, et pour autant qu'il s'agisse d'une question d'établissement des faits, sur le vu des motifs de l'autorité précédente reproduits ci-dessus, on ne voit pas non plus en quoi celle-ci aurait établi l'élément subjectif de l'infraction de soustraction d'impôt sans qu'il soit possible de comprendre la conscience et la volonté des recourants.