Citation: 9C_708/2017 E. A

A.a. A.________ a été victime d'un accident de la circulation routière le 18 octobre 1997, à la suite duquel elle a subi deux interventions neurochirurgicales au niveau de son rachis cervical en janvier et avril 1998. Le cas a été pris en charge par son assurance-accidents, AXA Assurances SA. Le 23 juin 1999, A.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité auprès de l'Office cantonal de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI), qui lui a octroyé une demi-rente d'invalidité dès le 1 er mars 1999 (décisions du 16 août et du 24 octobre 2000). Par décision du 23 janvier 2004, l'office AI a, en se fondant sur les conclusions du docteur B.________, spécialiste en chirurgie orthopédique (rapport du 23 janvier 2003), mis l'assurée au bénéfice d'une rente entière d'invalidité dès le 1 er avril 2002. Après avoir pris connaissance des conclusions de l'expertise requise par l'assurance-accidents auprès du docteur C.________, spécialiste en médecine physique et réadaptation (rapport du 4 avril 2006), il a maintenu le droit de l'assurée à une rente entière d'invalidité (communication du 10 août 2006). A.b. En se fondant sur l'avis du médecin de son Service médical régional (SMR), l'office AI a, par décision du 6 juillet 2009, supprimé le droit de A.________ à une rente d'invalidité avec effet au 1 er octobre 2008, au motif que l'assurée avait retrouvé une pleine capacité de travail dans toute activité. Saisi d'un recours contre cette décision, la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales, a fait verser au dossier les expertises judiciaires des docteurs D.________, médecin chef du service d'orthopédie et traumatologie de l'Hôpital U.________ (rapport du 23 mars 2012), E.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur (rapport du 9 avril 2014), et F.________, spécialiste en médecine interne et en rhumatologie (rapport du 20 mars 2014). Les deux premières expertises ont été réalisées dans le cadre de la procédure judiciaire opposant A.________ à son assurance-accidents, tandis que l'expertise de la doctoresse F.________ a trait à la procédure en responsabilité civile intentée par l'assurée contre le conducteur du véhicule qui a causé l'accident du 18 octobre 1997 et l'assurance responsabilité civile de celui-ci devant le Tribunal cantonal du canton de Vaud. L'assurée a produit la prise de position du docteur G.________, spécialiste en chirurgie orthopédique (du 6 juin 2014). Statuant le 14 avril 2015, la Cour de justice a partiellement admis le recours formé par l'assurée et renvoyé la cause à l'office AI pour que celui-ci mette en oeuvre une mesure d'orientation professionnelle et, cela fait, détermine l'opportunité de l'octroi d'autres mesures de réadaptation, puis procède à un nouveau calcul du degré d'invalidité et rende une nouvelle décision. Le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours formé par l'office AI contre cette décision (arrêt 8C_356/2015 du 5 août 2015). A.________ a bénéficié d'une évaluation de son activité professionnelle (du 12 au 23 octobre 2015), puis d'une analyse ergonomique de son poste de travail. Par décision du 10 novembre 2016, l'office AI a supprimé le droit de A.________ à des prestations d'invalidité avec effet au 9 octobre 2008.