Citation: 6B_351/2020 E. 3.3.3

3.3.3. En l'espèce, il ressort de l'arrêt attaqué que la recourante a prétendu, dans sa plainte pénale, avoir découvert l'existence de la procédure qui s'est tenue devant la juridiction grecque après avoir reçu du TPI le 5 février 2019 une convocation à retirer un acte judiciaire, qui n'était autre que le jugement de la Cour d'appel d'Athènes du 28 août 2018. La recourante a néanmoins fait état, toujours dans sa plainte, de ce que, pour des raisons "difficilement compréhensible", les documents liés à la procédure introduite en Grèce par sa partie adverse, expédiés par la voie de l'entraide judiciaire, n'étaient jamais parvenus à la connaissance de "sa direction". Elle ne fournit aucune explication sur ce plan et ne prétend pas que ces derniers auraient été notifiés de manière irrégulière. En tout état, l'arrêt attaqué constate en particulier qu'un "acte de fixation d'audience" a été valablement notifié à la recourante par les autorités grecques le 1er juin 2017 et qu'elle n'a pas comparu à l'audience finale qui s'est tenue le 20 février 2018. Dans ces conditions et quoi qu'en dise la recourante, le constat selon lequel cette dernière n'a pas comparu devant la juridiction grecque, malgré les convocations qui lui ont été adressées, n'apparaît pas insoutenable. C'est donc en vain que la recourante tente de soutenir que l'objet de l'instance d'appel ne portait pas sur l'existence de la dette dans son entier. Au demeurant, la cour cantonale pouvait a contrario tenir la non comparution de la recourante devant la juridiction grecque pour clairement établie, sans qu'il y ait matière à lui reprocher d'avoir versé dans l'arbitraire. Cela étant, ce constat permettait également à la cour cantonale de considérer, sans violer le droit fédéral, que l'élément d'astuce faisait en l'espèce défaut. En effet, faute pour elle d'avoir comparu, respectivement d'avoir procédé, la recourante s'est privée de la possibilité de faire valoir directement devant le juge civil grec les arguments qu'elle développe désormais dans la procédure pénale helvétique. De même a-t-elle privé ce dernier de la possibilité d'examiner les allégués de la partie demanderesse à l'aune de ses propres arguments. Face à l'hypothèse d'une escroquerie au procès, ces éléments suffisent à exclure l'astuce sous l'angle du principe de co-responsabilité, sans qu'il y ait lieu de s'interroger plus avant sur la réalité d'une tromperie.