Citation: 5A_407/2021 E. 4.2

4.2. Sous le titre " de la violation de l'article 125 CC et de l'abus du pouvoir d'appréciation de l'Autorité inférieure sous l'angle de l'article 4 CC en lien avec la détermination de la capacité financière du Recourant ", l'ex-époux conteste le montant retenu au titre de ses revenus à compter du 1er mai 2021. Il critique en particulier le fait que la Cour de justice lui a imputé un revenu hypothétique identique au revenu effectif qu'il perçevait à une époque où il n'avait pas encore perdu l'une de ses plus importantes sources de revenus, à savoir les mandats de E.________, où la pandémie de Covid-19 et de ses conséquences économiques n'étaient pas encore apparues et où il ne s'était pas encore trouvé en incapacité de travail partielle durant deux mois. La Cour de justice avait motivé son arrêt en lien avec le fait qu'il avait indiqué, dans son mémoire d'appel, espérer que la perte de chiffre d'affaires de mi-juin à décembre 2019 liée à la fin des mandats récurrents de E.________ serait compensée en 2020 par plus de patientèle. Cela étant, la période pendant laquelle il espérait voir compensées ses pertes passées s'était en réalité avérée encore plus désastreuse pour lui, ce que n'ignorait pas la Cour de justice puisqu'elle avait retenu qu'il ressortait du bilan provisoire de l'exercice 2020 qu'il faisait face à un déficit de 32'652 fr. après 9 mois d'activité. Pourtant, de manière tout à fait incompréhensible, la cour cantonale était partie du principe, sur la seule base des espoirs du recourant, que sa situation professionnelle " allait de fait s'assainir et revenir à celle prévalant en 2018 ". Le recourant expose qu'il pensait en toute bonne foi pouvoir assainir sa situation financière au plus vite mais qu'il n'y est pas parvenu au vu des circonstances précitées, et soutient que " même avec toute la bonne volonté possible, il s'imposait de tenir compte du fait que lorsqu'[il] effectuait des mandats pour E.________, il avait, de fait, réduit de manière conséquente sa propre clientèle privée ". Il soutient que la constitution d'une nouvelle patientèle nécessite du temps et qu'en réalité, la Cour de justice ne lui a pas imputé le revenu qu'il est effectivement en mesure de réaliser au vu des circonstances de l'espèce.