Citation: 9C_462/2018 E. A

Par décision du 9 juillet 2004, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Vaud (ci-après: l'office AI) avait alloué à A.________, né en 1958, un quart de rente d'invalidité du 1 er février au 30 avril 2002, puis une demi-rente à partir du 1 er mai 2002 (taux d'invalidité de 54 %). L'office AI s'était fondé sur l'avis du docteur B.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (rapport du 6 septembre 2002), qui avait diagnostiqué un trouble de l'anxiété généralisée de sévérité légère moyenne, un trouble douloureux associé à la fois à des facteurs psychologiques et à une affection médicale générale de gravité légère, avec probable majoration des plaintes, ainsi qu'une personnalité à traits obsessionnels et dépendants. Ce médecin avait évalué la capacité résiduelle de travail de l'assuré dans une activité adaptée entre 50 et 60 %. En 2012, dans le cadre de la 6 e révision de l'AI, l'administration a initié une procédure de révision du droit à la rente. A la lumière de deux expertises pluridisciplinaires, l'une réalisée au CEMed (rapport du 13 janvier 2006), l'autre à la Clinique romande de réadaptation (rapport du 25 août 2014), l'office AI a supprimé la rente par décision du 12 septembre 2016 (taux d'invalidité: 27 %). L'administration a notamment retenu que les diagnostics qui avaient jadis ouvert le droit à la rente étaient liés à un syndrome sans pathogenèse ni étiologie claires et sans constat de déficit organique. Selon les avis médicaux actuels, les diagnostics n'ont aucun fondement anatomique objectivable qui pourrait, du point de vue de la médecine des assurances, fonder une incapacité de travail. Il n'y a pas non plus de rattachement à une comorbidité psychiatrique ni de graves limitations fonctionnelles.