Citation: 2C_299/2020 E. 3.2

3.2. L'instance précédente a présenté une triple motivation pour déclarer irrecevable le recours, fondée sur le constat que, selon le certificat médical produit, l'empêchement invoqué par le recourant avait cessé à la fin de l'année 2018, sur le constat que le recourant aurait pu et dû charger sa fille de déposer un recours pour lui et enfin sur le constat que sa fille aurait pu et dû déposer de son propre chef un recours. Ces trois motivations sont chacune de nature à sceller le sort de la cause. En effet, selon le droit cantonal de procédure, la demande motivée de restitution doit être présentée dans les dix jours à compter de celui où l'empêchement a cessé, de sorte que la demande de restitution introduite le le 29 août 2019 était tardive. Selon la jurisprudence en outre, pour obtenir restitution du délai le recourant doit non seulement avoir été empêché d'agir lui-même dans le délai mais également empêché de désigner un mandataire à cette fin. Or, il a lui même exposé devant l'instance précédente n'avoir pas eu assez «d'énergie et d'espoir» pour exposer les faits de la cause et développer les motifs de son recours, afin de présenter au Tribunal sa version des faits. Il n'allègue pas avoir été empêché de mandater sa fille, comme il l'avait d'ailleurs déjà fait en 2011. Enfin, en vertu de l'art. 18 al. 3 de la loi cantonale du 27 février 1963 concernant le droit de mutation sur les transferts immobiliers et l'impôt sur les successions et donations [LMSD; RS/VD 648.11]), en sa qualité de donateur, le donateur est solidairement responsable avec le donataire, contribuable principal, du paiement de l'impôt. Or la fille du recourant, qui était débitrice principale des impôts sur les donations en tant que donataire avait bien reçu la décision sur réclamation de sorte qu'elle aurait pu et dû déposer de son propre chef un recours. Dans ces circonstances, il incombait au recourant, sous peine d'irrecevabilité, de faire valoir que chacune d'elles est contraire au droit, ce qu'il n'a pas fait. En effet, il n'a formulé aucun grief à l'encontre du constat par l'instance précédente que sa fille, en tant débitrice principale de l'impôt et destinataire de la décision sur réclamation, aurait pu et dû faire recours de son propre chef contre cette dernière dans le délai légal.