Citation: 2C_1037/2017 E. 6.3

6.3. Enfin, le principe de proportionnalité n'impliquait en l'occurrence pas nécessairement que le Service cantonal avertisse le recourant du risque de révocation de son autorisation d'établissement. Il sied du reste de relever, comme l'a fait l'instance précédente, que le recourant s'est rendu coupable de viol et de contrainte sexuelle début janvier 2012, un an après la condamnation pénale assortie d'un sursis prononcée à son encontre le 8 novembre 2010. Or, celle-ci constituait en elle-même un avertissement. Même sans avertissement formel émanant de la police des étrangers, il devait être clair pour le recourant que son nouveau comportement pénal, hautement répréhensible, risquait de compromettre son droit à séjourner en Suisse (cf. arrêts 2D_37/2017 du 8 février 2018 consid. 7; 2C_453/2015 du 10 décembre 2015 consid. 5.3). Partant, au regard de l'ensemble des circonstances, en particulier de la gravité des actes du recourant et de l'absence d'effet d'un précédent sursis accordé sur un plan pénal, le Tribunal cantonal n'a pas non plus violé l'art. 96 al. 2 LEtr en refusant implicitement de commuer la mesure de révocation de l'autorisation d'établissement du recourant en un simple avertissement (cf. arrêts 2C_169/2017 du 6 novembre 2017 consid. 4.5; 2C_480/2013 du 24 octobre 2013, consid. 4.5.3; 2C_935/2010 du 7 juin 2011, consid. 3.1).