Citation: 9C_809/2009 15.03.2010 E. 3

Cette argumentation n'est pas pertinente. En effet, elle a déjà été invoquée telle quelle en première instance, du moins pour l'essentiel, puis a été reportée sur le travail des premiers juges. On relèvera que ceux-ci y ont répondu en constatant, d'une part, que l'office intimé ne s'était pas contenté du rapport du médecin du SMR pour forger son opinion, mais qu'il s'était notamment fondé sur l'expertise pluridisciplinaire réalisée par le COMAI et en expliquant, d'autre part, de manière détaillée, pourquoi les remarques des différents médecins traitants n'étaient pas susceptibles de réduire la portée et la valeur probante de ce document (cf. jugement cantonal p. 11ss). Le raisonnement en question ainsi formulé ne saurait donc en soi faire ressortir de l'acte attaqué une constatation manifestement inexacte des faits. On précisera également que le docteur F.________ n'a jamais été sollicité pour procéder à une évaluation du dossier médical, contrairement à ce que veut faire accroire l'assuré, mais que son rôle a seulement consisté à analyser le contenu du rapport des psychiatres traitants pour déterminer si celui-ci établissait ou rendait vraisemblable un changement important des circonstances, ce que le médecin du SMR niait pour des raisons précises (diagnostic fondé sur des éléments subjectifs connus, appréciation différente d'une même situation, contradictions, etc). Peu importe par conséquent le caractère succinct de son rapport ou l'existence d'avis d'autres médecins attestant l'apparition de nouveaux troubles dans leur domaine de spécialité. Seule compte la pertinence des conclusions du docteur F.________ qui ont du reste été largement confirmées par la juridiction cantonale (cf. jugement cantonal p. 12). Ce type d'argumentation ne démontre en outre pas en quoi cette dernière se serait trompée. On rappellera encore que, en cas de nouvelle demande de prestations ou de procédure de révision, le changement de circonstances ne peut être qualifié d'important que s'il influence le degré d'invalidité (cf. ATF 133 V 108 consid. 5. p. 110ss). Or, les premiers juges n'ont jamais nié l'apparition de nouvelles affections, contrairement à ce que prétend le recourant; ils ont seulement estimé que celles-ci n'avaient aucune incidence sur la capacité de travail et, par conséquent, sur le taux d'invalidité de l'assuré. Ils ont d'ailleurs analysé minutieusement les nouveaux documents médicaux produits à l'aune de l'expertise du COMAI pour chaque diagnostic énoncé et ont constaté que l'essentiel des éléments invoqués était connu des experts du COMAI et avait été pris en compte à cette époque (cf. jugement cantonal p. 11 à 15). On notera finalement que le rapport du docteur G.________, produit pour la première fois devant la juridiction cantonale mais antérieur à la décision litigieuse, ne change rien à ce qui précède. Au contraire, bien que les chiffres mentionnés notamment en ce qui concerne le test d'effort sont inférieurs à ceux rapportés par le docteur E.________ en 2005, il semble d'une part que ces chiffres peuvent être influencés par la bonne ou mauvaise collaboration de l'assuré (cf. jugement cantonal p. 13) et il apparaît d'autre part que le cardiologue traitant ne pose pas d'indication cardiologique péremptoire, qu'il tient compte dans son pronostic des autres affections dont il a déjà été question ci-dessus et dont l'influence sur la capacité de travail a été valablement niée et qu'il ne semble plus exclure la possibilité d'exercer certaines activités professionnelles adaptées contrairement à ce qu'il affirmait en 2005.