Citation: 6B_900/2021 E. 1.3.1

1.3.1. Ce faisant, la recourante perd toutefois de vue que l'art. 93 al. 1 let. b LTF est interprété de manière restrictive en matière pénale (ATF 133 IV 288 consid. 3.2; arrêt 6B_161/2019 du 6 mars 2019 consid. 1.2.2). Ainsi, il appartient en particulier à la partie recourante d'indiquer de manière détaillée quelles questions de fait sont encore litigieuses, quelles preuves - déjà offertes ou requises - devraient encore être administrées et en quoi celles-ci entraîneraient une procédure longue et coûteuse. Tout complément d'instruction entraîne nécessairement des frais et un prolongement de la procédure, de sorte qu'une telle mesure ne suffit pas en soi pour ouvrir le recours immédiat. La procédure probatoire, par sa durée et son coût, doit dès lors s'écarter notablement des procès habituels (arrêts 6B_182/2020 du 6 janvier 2021 consid. 1.3; 6B_31/2019 du 12 décembre 2019 consid. 1.2, non publié aux ATF 146 IV 68). Si l'administration des preuves doit se limiter à l'audition des parties, à la production de pièces et à l'interrogatoire de quelques témoins, un recours immédiat n'est pas justifié. Il en va différemment s'il faut envisager une expertise complexe, plusieurs expertises, l'audition de très nombreux témoins ou l'envoi de commissions rogatoires dans des pays lointains (arrêts 6B_927/2018 du 8 octobre 2018 consid. 2.4; 6B_399/2017 du 29 mai 2017 consid. 2). Il incombait dès lors en l'espèce à la recourante d'alléguer de manière précise quelles mesures d'instruction devaient être envisagées et en quoi celles-ci apparaissaient a priori dispendieuses. Le seul fait que de nombreux chefs d'accusation puissent entrer en considération s'agissant de la procédure dirigée contre l'intimé, ne dit rien encore de l'importance de la procédure probatoire à mener dans le cadre de l'affaire dirigée contre la recourante. Bien plutôt, il aurait appartenu à cette dernière de démontrer que les frais de la procédure excédaient ceux afférents ordinairement à une procédure pénale.