Citation: 6B_55/2014 E. 4.3

4.3. Se fondant sur un rapport d'expertise établi le 3 mai 2007 par le docteur A.________, sur l'ordonnance de garde à vue du 26 juin 2006, sur le rapport de police du 28 juin 2006 ainsi que sur les procès-verbaux d'audition, la cour cantonale a considéré que le dossier ne permettait pas d'établir qu'un agent de police avait fait subir au recourant une fouille corporelle intime lors de sa garde à vue du 26 juin 2006. En particulier, il ressortait du rapport de police qu'un médecin s'était spécialement déplacé pour examiner l'intéressé lors de sa garde à vue, de sorte qu'il paraissait peu vraisemblable que celui-là ait ensuite laissé un agent de police procéder à une fouille corporelle intime qui constitue un geste médical réservé aux médecins. En outre, les procès-verbaux d'audition attestaient que le recourant n'avait pas dénoncé les événements en cause lors de ses comparutions devant la juge d'instruction.