Citation: 4P.313/2005 27.02.2006 E. 1

1.1 Le recours de droit public est ouvert contre une décision cantonale pour violation des droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ). En l'occurrence, la recourante invoque la violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.) ainsi qu'une appréciation arbitraire des faits et le refus arbitraire de soumettre le contrat litigieux à la loi fédérale sur le crédit à la consommation (LCC; RS 221.214.1) (art. 9 Cst.). Le principe de la subsidiarité du recours de droit public est respecté (art. 84 al. OJ), y compris en ce qui concerne l'application du droit civil fédéral dès lors que la valeur litigieuse est inférieure à 8'000 fr. (cf. art. 43 al. 1 et art. 46 OJ). Par ailleurs, l'arrêt attaqué a été rendu en dernière instance cantonale (art. 86 al. 1 OJ). La recourante est personnellement touchée par la décision attaquée, qui la déboute de ses conclusions libératoires et reconventionnelles. Elle a un intérêt personnel, actuel et juridiquement protégé à ce que cette décision n'ait pas été adoptée en violation de ses droits constitutionnels; en conséquence, la qualité pour recourir doit lui être reconnue (art. 88 OJ). Au surplus, le recours a été interjeté en temps utile (art. 89 al. 1 OJ). 1.2 Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 130 I 26 consid. 2.1. p. 31, 258 consid. 1.3 p. 261/262; 129 I 113 consid. 2.1 p. 120). Dans un tel recours, les moyens de fait ou de droit nouveaux sont prohibés (ATF 124 I 208 consid. 4b p. 212). Le Tribunal fédéral se fonde sur l'état de fait tel qu'il a été retenu dans la décision attaquée, à moins que le recourant n'établisse que l'autorité cantonale a retenu ou, au contraire, ignoré de manière insoutenable des faits déterminants pour l'issue du litige (ATF 118 Ia 20 consid. 5a p. 26).