Citation: 6B_1077/2021 E. 2.2

2.2. Si le recourant énonce à juste titre les règles de droit relatives à la présomption d'innocence (art. 10 CPP, 32 al. 1 Cst., 14 par. 2 Pacte ONU II et 6 par. 2 CEDH; ATF 144 IV 345 consid. 2.2.3.1), ainsi que celles qui se rapportent à l'appréciation des déclarations de la victime (ATF 137 IV 122 consid. 3.3; arrêt 6B_948/2021 du 21 juillet 2022 consid. 2.1), son argumentation ne saurait conduire le Tribunal fédéral à admettre que l'instance précédente aurait arbitrairement suivi la version des faits de l'intimée 3. En effet, le recourant ne discute pas de manière convaincante les considérants du jugement attaqué, où la cour d'appel a exposé les motifs qui l'ont conduite à admettre que les éléments objectifs du dossier plaidaient en faveur d'une très forte crédibilité. Il suffit de renvoyer au consid. 4.3.1 dudit jugement, dans lequel la juridiction cantonale a admis que les déclarations de l'adolescente paraissaient suffisamment crédibles pour être retenues car elles étaient corroborées par d'autres éléments de l'enquête. C'est ainsi que l'intimée 3 avait fait des déclarations conformes aux images prises à son insu par la caméra laissée par le recourant dans la salle de bains, afin de la filmer lorsqu'elle se rendait aux toilettes. Si l'adolescente n'avait en rien exagéré les faits qu'elle avait rapportés, le recourant avait de son côté menti aux enquêteurs en prétendant qu'il n'y avait qu'une seule vidéo montrant l'intimée 3 dans la salle de bains, alors que l'analyse de la clef USB en montrait quatre au minimum. Par ailleurs, les intentions du recourant étaient également de nature à accréditer les déclarations la victime, d'autant plus que les vidéos qu'il avait réalisées attestaient indiscutablement d'une attirance sexuelle. Il s'était en particulier introduit dans la chambre de l'intimée 3 durant son sommeil pour filmer les parties intimes du corps de cette dernière, après avoir retiré la couverture qui les dissimulait à son regard. Quant à la nature et aux effets des deux comprimés en cause, ils importent en définitive peu. Dès lors qu'il est constaté que le recourant les a administrés à sa belle-fille, qu'elle s'est ensuite endormie et a été surprise dans son sommeil alors qu'il était en train de la caresser et qu'elle a dû subir ses agissements, les éléments constitutifs de la contrainte sexuelle au sens de l'art. 189 al. 1 CP sont réalisés.