Citation: I 820/06 04.09.2007 E. 3

3.1 Pour déterminer le degré d'invalidité du recourant, les premiers juges ont appliqué la méthode générale de la comparaison des revenus. En retenant un revenu sans invalidité de 54'173 fr. 60 et un revenu avec invalidité de 29'201 fr. 70, fondé sur le tableau TA1 (salaire mensuel brut) de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS), publiée par l'Office fédéral de la statistique, ils sont parvenus à un degré d'invalidité de 46 %, lequel donne droit à un quart de rente de l'assurance-invalidité. 3.2 Le recourant conteste le montant du revenu d'invalide retenu par les premiers juges. En particulier, il serait à son avis contraire au principe de l'égalité de traitement de retenir, d'une part, un salaire sans invalidité fondé sur le salaire spécifiquement applicable à son canton de domicile et, d'autre part, un salaire avec invalidité fondé sur des données salariales représentatives pour toute la Suisse. Il estime par ailleurs qu'il y a lieu d'appliquer une déduction de 25 % - et non de 15 % - sur le salaire statistique retenu, au regard de son âge, des limitations liées à son handicap et de sa capacité résiduelle de travail. 3.3 En l'absence d'un revenu effectivement réalisé, il est admis par la jurisprudence de se référer aux données salariales, telles qu'elles résultent de l'ESS (ATF 126 V 75 consid. 3b/aa et bb p. 76). Il convient alors de se rapporter à la valeur médiane ou valeur centrale afférente aux salaires bruts standardisés (ATF 124 V 321 consid. 3b/bb p. 323). C'est dès lors à bon droit que les premiers juges ont fixé le revenu d'invalide en se référant à cette méthode. Les critiques relatives au caractère discriminatoire des données statistiques ne sauraient être suivies. Le Tribunal fédéral a en effet considéré, pour des raisons liées précisément au respect du principe constitutionnel de l'égalité de traitement, qu'il n'y avait pas lieu de tenir compte de données salariales régionales, et à plus forte raison cantonales, telles qu'elles ressortaient par exemple de la table TA13 de l'ESS (arrêt U 75/03 du 12 octobre 2006, consid. 8, publié in SVR 2007 UV n° 17 p. 56; voir également arrêt I 424/05 du 22 août 2006 concernant les données issues des « Salaires d'usage par branche dans 7 régions suisses » de l'USS). Il n'y a pas lieu de revenir sur cette jurisprudence. 3.4 Le grief du recourant selon lequel l'abattement de 15 % appliqué sur le salaire d'invalide ne serait pas adéquat doit également être rejeté. L'étendue de l'abattement (justifié dans un cas concret) constitue une question typique relevant du pouvoir d'appréciation, qui est soumise à l'examen du juge de dernière instance uniquement si la juridiction cantonale a exercé son pouvoir d'appréciation de manière contraire au droit, soit a commis un excès positif ou négatif de son pouvoir d'appréciation ou a abusé de celui-ci (ATF 132 V 393 consid. 3.3 p. 399). Or l'argumentation du recourant, fondée principalement sur des exemples tirés de la jurisprudence, ne laisse pas apparaître que la déduction opérée par la juridiction cantonale serait elle-même insoutenable. C'est en vain qu'il énumère une série de facteurs pour en déduire qu'un abattement de 25 % aurait dû être appliqué à son cas. La mesure dans laquelle il convient de réduire les salaires ressortant des statistiques doit en effet être le résultat d'une appréciation globale, et non résulter d'une addition de facteurs distincts (ATF 126 V 75 consid. 5b/bb p. 80). 3.5 Dans ces circonstances, la comparaison des revenus effectuée par les premiers juges n'apparaît pas critiquable. Le recours est donc mal fondé.