Citation: 5A_489/2023 E. 3.7

3.7. La recourante soutient enfin que le présent refus d'assistance judiciaire serait contradictoire avec " les autres décisions rendues à ce titre dans des procédures précédentes, respectivement dans des procédures parallèles ". En effet, l'assistance judiciaire lui avait été octroyée en 2019 dans le cadre de la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale, ainsi qu'en 2022, dans le cadre de deux procédures pénales, la dernière décision favorable ayant été rendue le 2 décembre 2022 par le Ministère public, soit très peu de temps après le dépôt de la requête litigieuse. On se trouvait ainsi face à des décisions contradictoires, alors qu'elles étaient basées sur le même état de fait et qu'elles avaient été rendues à la même période en application des mêmes bases légales par les autorités compétentes du même canton. Une telle situation était choquante et contrevenait manifestement à la sécurité du droit et à la confiance que tout justiciable devait pouvoir avoir dans les autorités. La critique ne porte pas. La recourante ne saurait en effet établir son indigence simplement par référence au fait que l'assistance judiciaire lui a été accordée plus de trois ans auparavant dans le cadre de la procédure de mesures protectrices de l'union conjugale, étant précisé que l'allégué selon lequel sa situation financière ne se serait pas modifiée depuis lors ne lui est d'aucun secours (cf. arrêt 5A_549/2018 du 3 septembre 2018 consid. 4.3). Cela est d'autant plus vrai qu'en l'espèce, la cour cantonale a constaté que, dans le cadre de ladite procédure de mesures protectrices, la situation concrète de revenus et charges qui prévalait à l'époque avait été dûment établie. Quant à l'assistance judiciaire précédemment octroyée dans le cadre de procédures pénales, force est de constater que la recourante se contente, au moyen d'un " copié-collé " de son mémoire de recours cantonal, de s'en prendre à la motivation du Juge civil; elle ne discute en revanche nullement celle retenue par la Cour civile, à savoir que l'assistance judiciaire accordée dans une autre procédure ne lie pas le juge saisi d'une nouvelle requête et ne saurait pallier le défaut de collaboration dans la nouvelle procédure. Sur ce point, la critique apparaît insuffisamment motivée (art. 42 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1).