Citation: I 176/05 16.09.2005 E. 5

Dans la mesure où le recourant utilise, sans distinction, les termes de «réadaptation», «réorientation», «réinsertion» et critique l'argument des premiers juges selon lequel les différents emplois mentionnés par l'Office intimé ne nécessitent pas une véritable formation, il convient d'analyser ce grief du point de vue du reclassement professionnel. Le reclassement fait partie des mesures d'ordre professionnel auxquelles ont droit les assurés invalides ou menacés d'une invalidité imminente et qui sont nécessaires et de nature à rétablir leur capacité de gain, à l'améliorer, à la sauvegarder ou à en favoriser l'usage (art. 8 al. 1 et 3 let. b, ainsi que art. 17 aLAI). Aucun droit au reclassement n'existe lorsque l'invalidité n'entraîne pas de perte de gain de 20 % environ (ATF 124 V 108 consid. 2b; VSI 2000 p. 27 consid. 2b, p.64 consid. 1). En l'espèce, le degré d'invalidité retenu n'atteint de loin pas les 20 % requis par la jurisprudence. De plus, les postes de travail décrits par l'Office intimé correspondent aux limitations fonctionnelles du recourant et ne nécessitent pas de formation particulière autre qu'une mise au courant initiale, de sorte que c'est à tort que le recourant demande à être mis au bénéfice d'une mesure de reclassement professionnel.