Citation: 1B_11/2017 E. A

A.a. Le 16 juillet 2014, A.________ et ses trois enfants ont déposé plainte pénale contre B.C.________, C.C.________ et D.________ pour vol et abus de confiance, voire gestion déloyale; ces infractions auraient été commises au préjudice de E.________, leur soeur, respectivement tante, décédée le 20 novembre 2009. Ils reprochaient en substance aux trois mis en cause d'avoir abusé de la gentillesse et confiance que leur témoignait la défunte pour l'amener à leur prêter ou à leur donner de l'argent. Une instruction pénale pour abus de confiance et escroquerie a été ouverte le 4 septembre 2014 par le Ministère public de l'arrondissement de la Côte contre les époux C.________ et D.________ (cause P_1). A.b. Par ordonnance du 15 octobre 2014, la Procureure en charge du dossier a admis la participation à la procédure de A.________, soeur de la défunte, en tant que partie plaignante. La magistrate a revanche dénié cette qualité aux trois autres signataires de la plainte. Le 18 juillet 2016, B.C.________ et C.C.________ ont sollicité le retrait de la qualité de partie plaignante accordée à A.________; ils soutenaient être les seuls héritiers de E.________ vu le testament du 7 octobre 2008 les instituant héritiers et la convention du 21 mars 2013 - ratifiée judiciairement le 25 mars 2013 - signée avec A.________ faisant état de sa renonciation à ses droits successoraux. Leur requête a été rejetée le 25 juillet 2016 par le Ministère public qui a confirmé la qualité de partie plaignante au pénal de A.________.