Citation: U 190/03 10.11.2004 E. 6

6.1 Le rapport du 4 juillet 2001 du docteur B.________ est fondé sur des examens complets et prend en considération les plaintes exprimées par le recourant. Il a été établi en pleine connaissance de l'anamnèse et du dossier médical. La description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale sont claires. Les points litigieux ont fait l'objet d'une étude circonstanciée. Dûment motivées, les conclusions sont convaincantes. En particulier, en tant que ce médecin exclut la nature post-traumatique de l'arthrose acromio-claviculaire affectant l'épaule gauche du recourant, son avis est corroboré par l'ensemble des pièces médicales versées au dossier et plus particulièrement par les radiographies du thorax et de l'épaule gauche effectuées le 24 août 1999, respectivement le 11 septembre suivant, ainsi que l'imagerie par résonance magnétique effectuée le 14 mai 2001. Il en appert en effet que le recourant n'a pas subi de lésion scapulaire gauche consécutivement à l'accident survenu le 24 août 1999 (sur ce point voir les rapports du 11 mai 2001 du docteur K.________, du 14 mai 2001 du docteur O.________ - radiologue - et du 1er décembre 2003 des docteurs G.________ et J.________ - orthopédistes - [ce dernier document étant recevable dans la présente procédure, dans la mesure où il se réfère à des constatations médicales qui sont étroitement liées à l'objet du litige et de nature à en influencer l'appréciation au moment où la décision attaquée a été rendue; ATF 99 V 102 et les arrêts cités]). Les conclusions tendant à attribuer une origine traumatique à l'affection litigieuse ne sauraient par conséquent être suivies. Sur le vu de ce qui précède, le rapport du docteur B.________ répond aux exigences jurisprudentielles permettant de lui reconnaître une pleine valeur probante (ATF 125 V 351 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c), que d'ailleurs le recourant ne met pas en cause. 6.2 En particulier, il n'y a pas lieu de s'en écarter au profit des conclusions ressortant du rapport du 29 mai 2001 du docteur K.________ (cf. supra consid. 5.2). En tant qu'il constitue un rapport de la consultation du même jour, il s'est agi d'y relever l'évolution médicale observée après une infiltration de l'articulation acromio-claviculaire droite, ainsi que les résultats issus de l'imagerie par résonance magnétique de l'épaule gauche. Aussi n'a-t-il pas été établi en pleine connaissance de l'anamnèse et du dossier médical. En outre, il ne décrit clairement ni le contexte médical, ni l'appréciation de la situation médicale. En tant que l'avis en résultant - en particulier celui concernant le lien de causalité entre l'affection scapulaire gauche et l'accident du 24 août 1999 - n'est pas dûment motivé mais procède par affirmation, il ne s'avère pas convaincant. Il l'est d'autant moins qu'appelé à se déterminer précisément sur cette question, le docteur K.________ n'a pas confirmé ses précédentes conclusions dans son rapport du 16 janvier 2004 (document également recevable dans la présente procédure, dans la mesure où il se réfère à des constatations médicales qui sont étroitement liées à l'objet du litige et de nature à en influencer l'appréciation au moment où la décision attaquée a été rendue [ATF 99 V 102 et les arrêts cités]), contrairement au docteur B.________ qui a confirmé les siennes au terme d'un avis formulé le 7 novembre 2001. Par ailleurs, le recourant ne saurait davantage se prévaloir de l'attestation du docteur M.________. En tant que celle-ci atteste du seul fait qu'il a souffert de douleurs persistantes à l'épaule gauche régulièrement depuis l'accident survenu le 24 août 1999 et non pas à partir seulement du quinzième mois suivant l'hospitalisation en résultant, elle ne démontre pas, sous l'angle médical, l'existence d'un lien de causalité entre l'événement dommageable précité et l'affection litigieuse. Au demeurant, l'argumentation tirée de l'inexistence des douleurs antérieurement à l'accident survenu le 24 août 1999 est fondée sur le principe « post hoc ergo propter hoc » qui n'est pas recevable en la matière (ATF 119 V 341 consid. 2 b/bb). 6.3 Sur la base du rapport du 4 juillet 2001 du docteur B.________, il est établi au degré de vraisemblance prépondérante requis en assurances sociales qu'il n'existe pas de lien de causalité entre l'affection scapulaire gauche et l'accident survenu le 24 août 1999. En tant que les constatations médicales ressortant du dossier sont suffisantes pour statuer, il n'y a pas lieu de procéder à une expertise médicale. C'est ainsi à juste titre que la CNA et les premiers juges ont nié le droit du recourant à l'octroi des prestations de l'assurance-accidents en regard des troubles que le recourant présente à l'épaule gauche.