Citation: 6B_1214/2017 E. 2.3

2.3. Pour le surplus, le recourant ne convainc pas lorsqu'il affirme que les déclarations de A.________ ne permettent pas de tisser un lien objectif entre son comportement présumé et les infractions retenues contre lui. En effet, les déclarations de A.________ le désignent précisément comme étant celui qui lui a vendu mille pilules d'ecstasy et dix grammes de cocaïne. La cour cantonale a considéré que A.________ se mettait en cause par ses déclarations, ce qui le rendait d'autant plus crédible. Il est vrai, comme le souligne le recourant, que lorsque A.________ a fait des aveux, les résultats de la perquisition opérée à son domicile l'incriminaient déjà largement. Toutefois, il n'avait rien à gagner à mettre en cause le recourant pour deux transactions et son fournisseur lyonnais pour les autres, si ce fournisseur était en réalité partie à l'ensemble des transactions. En outre, comme l'a constaté la cour cantonale, il est faux de prétendre que lors du procès de A.________ il n'a plus été question que du fournisseur lyonnais, puisque l'intéressé a admis à cette occasion les faits résultant de l'acte d'accusation, dont notamment les transactions impliquant le recourant. Il est par ailleurs sans importance que B.________ ait indiqué qu'il ne connaissait pas le fournisseur de A.________, ou encore que B.________ et A.________ n'aient pas fourni les mêmes indications sur le prix de la pilule et l'origine de l'argent qui ont servi à acheter la drogue, leurs déclarations concordant largement pour le reste (cf. jugement du tribunal correctionnel, p. 10). Enfin, la motivation du recourant est à la limite de la mauvaise foi lorsqu'il se plaint de n'avoir été entendu en tout et pour tout que vingt minutes au cours de la procédure, alors qu'il a sollicité des dispenses de comparution personnelle lors de chaque audience de jugement.