Citation: 4A_621/2021 E. 3.2.2

3.2.2. Puis, le Tribunal de première instance a examiné la troisième question, soit si la cession est valable, sous let. E, en traitant les arguments de la défenderesse: (1) il a admis la validité formelle de la déclaration de cession; (2) il a conclu que E.________ Inc était la véritable titulaire de la créance contre A.________ AG, que cette créance de E.________ Inc contre A.________ AG existait au moment de la cession et que c'est bien cette créance qui a fait l'objet de la cession du 21 novembre 1996, à F.________; (3) que le montant de cette créance était déterminable, de sorte que le demandeur pouvait la faire valoir contre la défenderesse. Enfin, il a examiné la quatrième question, soit de savoir si la créance était prescrite, prétendument au 30 septembre 2007, sous lettre F de son jugement, et a considéré que le délai de prescription de cette créance de E.________ Inc contre A.________ AG est de 30 ans selon le droit luxembourgeois, de sorte qu'elle n'était pas prescrite. Il n'était pas nécessaire de déterminer précisément à partir de quand le délai de prescription a commencé à courir, au vu de la date du contrat à l'origine de la créance (soit 1989) et la première interruption par le commandement de payer du 7 février 2008.