Citation: 8C_216/2019 E. 4.4

4.4. A juste titre, le recourant ne remet pas en cause la valeur probante intrinsèque du rapport du docteur O.________. Ce médecin s'est déterminé en connaissance de l'anamnèse, au terme d'une analyse complète des pièces médicales du dossier et d'un examen clinique. Il a par ailleurs confronté ses propres observations aux plaintes de l'assuré et les a comparées à celles de ses confrères. Ses constatations sont claires et convaincantes et rejoignent celles des docteurs C.________, K.________ et I.________, qui n'ont pas non plus trouvé d'explications somatiques aux plaintes de l'assuré, au terme de leurs examens cliniques respectifs, et, partant, n'ont pas pu les mettre en relation avec l'accident de 2006 (cf. rapports du docteur C.________ du 14 septembre 2012, du docteur I.________ du 12 novembre 2012 et du docteur K.________ du 23 novembre 2012). Quoi qu'en dise le recourant, la fiabilité des conclusions du docteur O.________ n'est pas remise en question par des avis médicaux postérieurs. Dans son rapport du 25 juin 2013, le docteur L.________ s'est principalement référé à la période précédant l'opération du 5 septembre 2011. Il a en effet expliqué que les cinq années nécessaires pour "créer une situation de restitution anatomique satisfaisante de la clavicule" avaient généré des altérations fonctionnelles durables, et que cette situation avait été compliquée par l'apparition d'une capsulite rétractile en phase post-opératoire. Cette constatation ne permet pas de remettre en question l'appréciation du docteur O.________ - lequel a indiqué que la légère capsulite rétractile avait bien évolué - concernant l'évolution favorable après l'intervention de septembre 2011. S'agissant de la période litigieuse, le docteur L.________ s'est contenté d'affirmer de manière péremptoire que "la symptomatologie douloureuse" et les "limitations fonctionnelles du membre supérieur gauche" étaient reliées de manière directe à l'accident de 2006 et que la situation de l'assuré était "totalement liée aux séquelles de la fracture de la clavicule", ce qui ne suffit pas à démontrer, au degré de la vraisemblance prépondérante applicable en droit des assurances sociales, qu'il existe un lien de causalité entre les troubles décrits dès 2012 et l'accident du 20 août 2006. En tout état de cause, le docteur O.________ a expliqué de manière circonstanciée que si une correction chirurgicale satisfaisante pouvait effectivement aussi laisser des séquelles, celles-ci devaient alors être objectivables, comme par exemple par une atrophie musculaire. Or, à l'exception de l'opinion du docteur L.________ - réfutée aussi bien par le docteur O.________ (cf. rapport du 19 février 2016 p. 17) que par le docteur E.________ (cf. rapport du 10 juin 2016) -, les médecins qui ont procédé à un examen clinique des épaules de l'assuré, après l'intervention de septembre 2011, n'ont pas décelé d'atrophie musculaire (cf. rapports du docteur K.________ du 10 décembre 2012, du docteur O.________ du 19 février 2016 et du docteur E.________ du 10 juin 2016). Quant au docteur N.________, il ne remet pas en cause les conclusions du docteur O.________ dans son rapport du 17 février 2015. Il n'apporte en outre aucun argument objectif pour étayer son affirmation selon laquelle "les séquelles de la fracture initiale semblent toujours présentes et entraînent d'importantes répercussions sur la capacité de travail" ou selon laquelle "des suites de cet accident et de son évolution compliquée et défavorable, il persiste toujours à l'heure actuelle, une incapacité de travail à 50 %". Enfin, si le docteur E.________ a certes constaté la présence de "points déclencheurs" ("Triggerpunkte") à l'origine des douleurs décrites par l'assuré, il ne s'est toutefois nullement prononcé sur un éventuel lien de causalité entre ceux-ci et l'accident en cause (rapport du 25 janvier 2017).