Citation: 5A_729/2022 E. 5.1

5.1. A cet égard, il fait tout d'abord grief à la cour cantonale d'avoir pris en compte sa fortune dans la détermination de sa capacité contributive et d'avoir omis de mentionner qu'il a acquis le bâtiment litigieux par voie de succession. Dès lors qu'elle était confrontée à de la fortune immobilière issue d'une succession, la Cour de justice aurait selon lui dû motiver l'existence d'une situation exceptionnelle nécessitant la mise à contribution de cette fortune sous l'angle de l'art. 285 CC. En effet, tant la substance que le revenu hypothétique de la fortune ne pourraient être pris en compte qu'à titre exceptionnel, à savoir seulement si l'entretien convenable ne peut pas être couvert autrement et si la fortune est encore disponible. La juridiction précédente aurait aussi dû analyser si cette mise à contribution était proportionnée et raisonnable. En considérant implicitement que tel était le cas sans fournir aucune " raison compréhensible " de s'écarter " de la jurisprudence claire et constante à cet égard ", la Cour de justice avait selon lui " fait preuve d'arbitraire dans l'application des bases légales et principes concernés à l'aune du présent chapitre ". Nonobstant les termes utilisés par le recourant, l'examen de la conformité de la présente décision à l'art. 285 CC n'est pas limité à l'arbitraire, la décision querellée n'étant pas de nature provisionnelle au sens de l'art. 98 LTF; les griefs pouvant être soulevés dans la présente affaire ne sont donc pas limités à ceux de nature constitutionnelle (cf. supra consid. 2.1). Cela étant précisé, le grief tombe à faux. La juridiction précédente n'a pas exigé du recourant qu'il entame la substance de son patrimoine pour subvenir à l'entretien des enfants. Elle a uniquement tenu compte des revenus (réels et hypothétiques) de celle-ci, ce qu'elle pouvait faire sans que l'existence d'une situation exceptionnelle soit nécessaire et indépendamment du point de savoir si cette fortune a été acquise par succession, mode d'acquisition que l'autorité précédente n'a au demeurant pas omis de constater (cf. arrêt cantonal, p. 13, 6e §). En effet, de jurisprudence constante, dans le cadre de la détermination des contributions à l'entretien des enfants, le revenu (effectif ou hypothétique) de la fortune est pris en considération au même titre que le revenu de l'activité lucrative (cf. supra consid. 4).