Citation: 6B_1269/2017 E. 8.1

8.1. Aux termes de l'art. 240 al. 1 CPP, si le prévenu se soustrait à la procédure ou à l'exécution d'une sanction privative de liberté, les sûretés sont dévolues à la Confédération ou au canton dont relève le tribunal qui en a ordonné la fourniture. Pour justifier la dévolution des sûretés à la Confédération ou au canton, la soustraction à la procédure ou à l'exécution de la sanction privative de liberté doit s'étendre sur une certaine durée (arrêt 1B_115/2013 du 10 octobre 2013 consid. 3.2). Tel est notamment le cas lorsque le prévenu prend la fuite ou se cache (SCHMID/JOSITSCH, Schweizerische Strafprozessordnung, Praxiskommentar, op. cit., n° 1 ad art. 240; MATTHIAS HÄRRI, in Basler Kommentar zur Schweizerische Strafprozessordnung - Jugendstrafprozes-sordnung, op. cit., n° 1 ad art. 240 CPP). La soustraction doit en outre être injustifiée (MOREILLON/PAREIN-REYMOND, op. cit., n° 2 ad art. 240 CPP; ALEXIS SCHMOCKER, in Commentaire romand, op. cit., no 4 ad art. 240 CPP).