Citation: 4A_372/2022 E. A

A.a. La société Z.________ SA fournit du matériel et des logiciels informatiques, ainsi que des services de maintenance. Le 12 décembre 2016, elle a conclu trois contrats avec la société A.________ SA, sise à Fribourg. En contrepartie du prix convenu, la première (ci-après l'entreprise) s'engageait à déployer pour la seconde (ci-après la cliente) un ensemble de prestations intitulé « la Solution », incluant en substance le progiciel P.________ (un progiciel pouvant se définir comme un logiciel professionnel standard, réd.), son paramétrage, les « modules Z.________ SA » et les « logiciels spécifiques ». Ces accords prévoyaient: - premièrement, l'octroi d'une licence d'utilisation sur le progiciel précité (contrat de licence); - deuxièmement, le développement de logiciels spécifiques pour couvrir les besoins particuliers de la cliente, non pris en charge par le progiciel (contrat de prestations de services informatiques), et - troisièmement, un service de support et de maintenance (contrat de maintenance). L'art. 11.2 du contrat de prestations de services énonçait ce qui suit: « En cas de non-paiement des Logiciels Spécifiques au terme prévu, ou en cas de résiliation du présent contrat pour quelque raison que ce soit, LE CLIENT est tenu de retourner une copie des sources [...] à Z.________ SA, de détruire toutes reproductions, formes et parties des Logiciels Spécifiques en sa possession, et de notifier par écrit à Z.________ SA que ces opérations ont bien été accomplies. » Ces trois contrats étaient accompagnés de conditions générales spécifiques à chacun d'entre eux (dénommées « conditions particulières »). En particulier, l'art. 6 des conditions générales (CG) complétant le contrat de prestations de services contenait la clause suivante: ---..] Le Client pourra émettre une réserve de prestation dûment motivée dans un délai maximum de 30 jours sous forme d'un courrier recommandé avec AR [accusé de réception, réd.] après émission de la facture pour tout ou partie des prestations de la facture. [...] ». En vertu de ce même art. 6, « le Client » s'engageait à payer une indemnité forfaitaire de 107'289 fr. s'il résiliait le contrat sans faute de la part de l'entreprise, pour quelque raison que ce fût. A.b. Par courrier recommandé du 18 février 2019, la cliente a résilié les contrats avec effet immédiat. Elle déplorait un important dépassement du budget initial et des failles informatiques à l'origine d'un dommage qu'elle estimait chiffrable en millions de francs: elle se plaignait d'avoir subi une perte sur son chiffre d'affaires faute d'avoir pu facturer ses services pendant trois mois ainsi qu'un dégât d'image. L'entreprise a contesté ces accusations.