Citation: 4A_146/2023 E. 8.3

8.3. En premier lieu, le recourant fait valoir que son droit d'être entendu a été violé dès lors que le Tribunal arbitral aurait omis d'examiner les arguments qu'il avait avancés aux fins de démontrer qu'il n'était pas possible de se fonder sur la clause d'arbitrage insérée dans le projet de règlement du Conseil de famille pour établir la compétence des arbitres dans le cadre de la présente affaire. Semblable argumentation tombe à faux. A en croire le recourant, le Tribunal arbitral aurait retenu que ce dernier était lié par les clauses arbitrales insérées dans les contrats de prêt litigieux sur la seule base du projet de règlement du Conseil de famille. Or, il n'en est rien. Le Tribunal arbitral a en effet jugé que le comportement adopté par l'intéressé démontrait que sa volonté réelle était d'être lié par lesdites clauses. En d'autres termes, il n'a pas fondé sa compétence sur la clause d'arbitrage prévue par le projet de règlement du Conseil de famille. La clause d'arbitrage insérée dans ledit document a tout au plus servi d'indice, parmi d'autres, attestant de l'importance pour les membres de la famille A.________ de régler leurs éventuels différends par la voie de l'arbitrage et d'éviter le recours aux tribunaux étatiques. Il appert ainsi que les éléments prétendument passés sous silence n'étaient pas de nature à influer sur le sort du litige.