Citation: 7B_216/2022 E. 2.4

2.4. La recourante prétend ensuite que les juges cantonaux n'auraient pas suffisamment tenu compte de sa collaboration, prétendument excellente, et qu'ils n'auraient pas dû infliger la même peine pour les infractions d'emploi d'étrangers sans autorisation et de comportement frauduleux à l'égard des autorités (art. 117 al. 1 et 118 al. 1 LEI dans leur version au jour de l'arrêt attaqué), parce que la première s'inscrirait dans la durée, au contraire de la seconde qui s'épuiserait dans une simple déclaration non-conforme à la réalité. Toutefois, ces deux seuls éléments ne suffisent pas pour démontrer que l'autorité cantonale aurait fixé une peine en dehors du cadre légal, qu'elle se serait fondée sur des critères étrangers à l'art. 47 CP, que des éléments d'appréciation importants n'auraient pas été pris en compte ou que la peine prononcée serait exagérément sévère au point de constituer un abus du pouvoir d'appréciation de la cour cantonale. En tout état de cause, l'argumentation de la recourante tombe à faux. En effet, les juges cantonaux n'ont pas omis d'apprécier sa collaboration et le seul fait qu'elle ne partage pas leur avis ne suffit pas à le remettre en question; cela vaut d'autant plus qu'ils ont expliqué que la collaboration de la recourante devait être qualifiée de "correcte" parce qu'elle avait admis des faits "difficilement contestables" (cf. consid. 2.2 supra). La motivation retenue par les juges cantonaux permet également de comprendre qu'ils ont considéré que le comportement frauduleux à l'égard des autorités n'était pas une faute légère, notamment en raison du seul fait qu'il aurait été commis à une seule occasion, parce que la recourante avait "menti délibérément aux autorités afin d'obtenir un permis de séjour en déclarant être domiciliée au lieu où elle menait en réalité une activité de prostitution non déclarée" (cf. consid. 2.2 supra).