Citation: 2C_542/2024 E. 5.4

5.4. S'agissant de circonstances exceptionnelles qui justifieraient un nouveau délai, la recourante se réfère aux événements ayant conduit à la première prolongation de délai qu'elle a obtenue en mai 2022, en faisant valoir qu'elle aurait dû bénéficier à cette époque d'un délai plus long. La recourante ne s'est pas opposée à la décision du 9 mai 2022. C'est donc en vain qu'elle critique désormais l'insuffisance du délai accordé. Les circonstances ayant prévalu à l'octroi de la prolongation de 2022 n'ont plus à être prises en considération dans le cadre de la présente cause. La recourante allègue ensuite que son sujet de thèse est devenu caduc en raison de l'évolution technologique. Elle expose avoir dû réorienter considérablement son travail, ce qui avait rendu l'échéance du 31 décembre 2023 intenable. La recourante aurait dû, pour respecter les exigences de bonne foi applicables (cf. art. 5 al. 3 Cst. pour les particuliers, cf. arrêt 2C_555/2023 du 5 avril 2024 consid. 6.2), solliciter une prolongation de délai fondé sur le motif d'un changement technologique dès qu'elle en avait eu connaissance, ce qu'elle n'a pas fait. Dans son opposition du 21 mars 2024, elle a même indiqué qu'elle allait remettre le manuscrit de sa thèse. Le changement de sujet n'a donc pas eu l'incidence qu'elle prétend sur sa capacité à terminer dans les délais. Dans ces conditions, la Cour de justice pouvait, sans arbitraire, retenir qu'il n'y avait pas de circonstances exceptionnelles justifiant l'octroi d'un nouveau délai.