Citation: 5G_2/2023 E. 5

La critique du requérant est fondée et c'est effectivement par inadvertance que le Tribunal fédéral n'a pas reproduit fidèlement dans son état de fait, le dispositif de l'arrêt cantonal en tant qu'il distinguait les périodes durant lesquelles les contributions que le requérant devait à l'entretien de ses enfants l'étaient allocations familiales en sus, à savoir pour la période antérieure au 1 er septembre 2019, et celles o ù dites allocations pouvaient être conservées par le requérant, à savoir à compter du 1 er septembre 2019. C'est donc également par inadvertance que cette distinction quant à savoir lequel des parents devait bénéficier des allocations familiales en fonction des périodes n'a pas été reproduite au considérant 26 de la partie "En droit" de l'arrêt en question puis au chiffre 2 de son dispositif. On ne saurait toutefois admettre l'existence d'une contradiction entre le dispositif et les motifs de l'arrêt telle qu'elle est envisagée à l'art. 129 al. 1 LTF dès lors que l'inadvertance en question figure autant dans l'état de fait que dans la partie en droit ainsi que dans le dispositif de l'arrêt. En revanche, le Tribunal fédéral a statué en se fondant sur un état de fait différent de celui qui résultait du dossier, ce qui l'a conduit à accorder à une partie plus que la loi ne le lui permettait. Partant, on se trouve en l'espèce dans une situation justifiant la révision de l'arrêt en question, de sorte que la demande d'interprétation du requérant doit être comprise comme une demande de révision au sens de l'art. 121 let. b et d LTF. L'intimée relève que la question de l'entretien des enfants est régie par la maxime d'office, de sorte que le Tribunal de céans pouvait selon elle, indépendamment de l'absence de contestation des parties sur ce point, agir dans l'intérêt des enfants et décider que les allocations familiales seraient dues en sus des contributions d'entretien. Ce faisant, elle omet que le Tribunal fédéral n'examine les griefs de violation de droits constitutionnels - seuls admis lorsque le litige porte sur des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF - que s'ils ont été invoqués et motivés par le recourant ("principe d'allégation"; art. 106 al. 2 LTF), c'est-à-dire s'ils ont été expressément soulevés et exposés de manière claire et détaillée (cf. ATF 147 I 73 consid. 2.1; 146 III 303 consid. 2; 142 III 364 consid. 2.4), ce qui n'est pas le cas en l'espèce s'agissant de la répartition des allocations familiales. En outre et surtout, la maxime d'office ne s'applique pas devant le Tribunal fédéral (cf. arrêts 5A_274/2021 du 22 août 2022 consid. 4; 5A_329/2020 du 29 juillet 2020 consid. 3; 5A_807/2012 du 6 février 2013 consid. 4.2.3).