Citation: 2C_119/2022 E. A

A.a. A.________, née en 1971, est ressortissante de Guinée équatoriale. Le 26 avril 2018, A.________ a sollicité de l'Office cantonal de la population et des migrations de la République et canton de Genève (ci-après: l'Office cantonal) un délai de rétablissement et de réflexion de trois mois au sens de l'art. 30 al. 1 let. e LEI (RS 142.20). A l'appui de sa demande, elle invoquait les éléments suivants. Veuve et mère de deux filles âgées de 28 et 25 ans vivant en Guinée équatoriale, elle avait obtenu un visa pour l'Espagne. Là-bas, elle avait fait la connaissance d'un homme originaire de Gambie, qui lui avait proposé de venir travailler en Suisse. Une fois arrivée chez lui à Genève, elle s'était retrouvée séquestrée dans son appartement et abusée sexuellement. Un soir, profitant du fait que cet homme s'était endormi en état d'ébriété sans fermer à clé la porte d'entrée de l'appartement, elle s'était enfuie. Elle avait pu être hébergée chez une dame dont elle gardait la fille de trois ans. Un après-midi, alors qu'elle cuisinait, cette petite fille l'avait appelée, puis enfermée dans une chambre dont elle n'avait plus été capable d'ouvrir la porte. Prise de panique à l'idée que le gaz de la cuisinière puisse exploser et pensant rejoindre la cuisine par l'extérieur, A.________ était sortie par la fenêtre du premier étage et s'était fracturé plusieurs membres en tombant. Le 3 mai 2018, l'Office cantonal a octroyé le délai demandé jusqu'au 31 juillet 2018. A la demande de A.________, ce délai a été prolongé au 15 septembre 2018. A.b. Le 1er octobre 2018, l'intéressée a déposé auprès du Ministère public une plainte pénale contre inconnu "pour séquestration et viol, voire pour traite d'êtres humains, ainsi que pour toutes autres dispositions pénales applicables". A sa requête, A.________ a été mise au bénéfice d'une autorisation de séjour de courte durée valable jusqu'au 25 avril 2020, étant donné la procédure pénale en cours d'instruction. Le 3 décembre 2018, le Ministère public a rendu une ordonnance de non-entrée en matière sur la plainte du 1er octobre 2018.