Citation: 2C_616/2019 E. 7.4

7.4. Le Tribunal cantonal a par ailleurs procédé à un examen circonstancié de la situation de la recourante. Il a relevé qu'elle vivait en Suisse depuis sept ans, qu'elle maîtrisait le français, avait toujours travaillé et n'avait pas eu recours à l'aide sociale, ni n'avait fait l'objet de condamnation pénale. Il a cependant considéré que cette bonne intégration n'était pas exceptionnelle au point qu'un retour au Brésil serait disproportionné. A cet égard, il a noté que la recourante n'était arrivée en Suisse qu'à l'âge de 32 ans, qu'elle avait passé au Brésil son enfance, son adolescence et les premières années de sa vie d'adulte, ce qui permettait de penser qu'elle disposait encore d'un cercle de connaissances et de proches susceptibles de faciliter son retour, qu'elle était encore jeune et en bonne santé et qu'elle pourrait faire valoir son expérience professionnelle dans son pays d'origine. Le raisonnement détaillé qui précède ne prête pas le flanc à la critique et il peut y être intégralement renvoyé (cf. art. 109 al. 3 LTF). Comme l'a souligné le Tribunal cantonal, disposer d'une place de travail, parler une langue nationale, ne pas dépendre de l'aide sociale et ne pas avoir été condamné pénalement ne suffit pas en principe pour retenir des raisons personnelles majeures (cf. arrêt 2C_339/2018 du 16 novembre 2018 consid. 9.3 et les arrêts cités). L'intégration de la recourante en Suisse est exemplaire, ce qui n'est nullement remis en cause. En soi, elle ne fait toutefois pas apparaître que la réintégration dans le pays d'origine serait fortement compromise. Il n'y a par ailleurs pas d'autres éléments qui vont dans le sens d'une réintégration particulièrement difficile au Brésil. La recourante fait certes valoir qu'elle n'a jamais travaillé dans son pays d'origine et que sa formation n'y sera pas reconnue. Le Tribunal fédéral ne peut toutefois pas prendre en considération cette allégation (cf. supra consid. 6), qui ne résulte pas de l'arrêt entrepris et ne repose au surplus sur aucun indice concret. Sans les minimiser, les efforts à fournir seront les mêmes pour la recourante que pour toute personne se réinstallant dans son pays après plusieurs années passées à l'étranger. En définitive et ainsi que l'a retenu à bon droit le Tribunal cantonal, on ne se trouve pas en l'espèce en présence de raisons personnelles majeures au sens du droit fédéral justifiant la poursuite du séjour en Suisse.