Citation: 4A_470/2020 E. B

B.a. Au bénéfice d'une autorisation de procéder, B.________ SA a saisi le juge du district de Sierre, le 13 mars 2015, d'une demande tendant à ce que les époux A.________ soient condamnés solidairement à lui verser les montants de 7'533 fr. et 28'147 fr. 50 avec intérêts, et à ce que la mainlevée définitive des oppositions formées aux commandements de payer soit prononcée. Par jugement du 13 mars 2017, le juge du district de Sierre a fait droit à cette demande. Il a estimé que l'historique du chantier permettait de constater que les époux A.________ avaient admis que l'architecte puisse négocier et adjuger des travaux pour eux. Dès lors, en donnant son accord pour que B.________ SA effectue les travaux d'évacuation des déblais, C.________ Sàrl les avait valablement engagés contractuellement. Les défendeurs étaient dès lors redevables des factures de B.________ SA correspondant aux prestations qu'elle avait exécutées, soit 7'533 fr. avec intérêts à 5 % l'an dès le 18 novembre 2013 et 28'147 fr. 50 avec intérêts à 5 % l'an dès le 5 novembre 2013 (échéance du délai de paiement de trente jours mentionné dans les factures). B.b. Saisi d'un appel des défendeurs, le Tribunal cantonal du canton du Valais a, par jugement du 10 juillet 2020, prononcé que la somme dont les époux A.________ étaient redevables, soit 35'680 fr. 50 au total, portait intérêts à 5 % l'an dès le 26 avril 2014, date correspondant au lendemain de la réception de l'interpellation de B.________ SA au sens de l'art. 102 al. 1 CO. Pour le surplus, il a confirmé le premier jugement sur la base d'un raisonnement distinct. Les juges cantonaux ont estimé que la demanderesse n'avait introduit dans le procès aucun fait pouvant fonder un rapport de représentation des défendeurs par C.________ Sàrl. Il n'avait jamais été allégué que le contrat liant C.________ Sàrl et les défendeurs autorisait la première à adjuger, au nom et pour le compte des défendeurs, des travaux aux différents entrepreneurs intervenant sur le chantier. La demanderesse n'avait pas davantage allégué que les défendeurs auraient, d'une quelconque manière, porté à sa connaissance de prétendus pouvoirs de représentation de C.________ Sàrl, pas plus qu'elle n'avait évoqué de circonstance dont elle aurait pu, de bonne foi, inférer l'existence de tels pouvoirs. Elle n'avait enfin jamais allégué en procédure que les défendeurs auraient exprimé - ne serait-ce que tacitement - leur volonté d'être liés par l'agissement de leur architecte. Le raisonnement des premiers juges s'avérait dès lors erroné. En revanche, il pouvait être fait droit à la demande sur la base des règles relatives à l'enrichissement illégitime (art. 62 ss CO). L'action fondée sur l'enrichissement illégitime était réservée par l'art. 39 al. 3 CO en matière de représentation sans pouvoirs; elle pouvait être dirigée aussi bien contre le représentant sans pouvoirs que contre le pseudo-représenté. Il était établi que la demanderesse avait procédé à l'évacuation et au transport des déblais du chantier; les défendeurs avaient dès lors bénéficié de cette prestation, sans bourse délier. Ils s'étaient ainsi enrichis aux dépens de la demanderesse à concurrence du coût des travaux effectués par celle-ci, de sorte qu'ils étaient redevables du montant de ses factures, étant précisé qu'ils ne contestaient ni les quantités de déblais évacués ni les prix unitaires pratiqués.