Citation: 1C_615/2018 E. 1.3

1.3. Les recourants se plaignent d'une violation de leur droit d'être entendus en raison du fait qu'ils n'ont pas eu accès aux compléments des 18 novembre 2014 et 29 janvier 2016. La Cour des plaintes ne pouvait retenir, sur la seule foi des déclarations du Ministère public, que ces documents n'étaient pas pertinents puisqu'ils ont été intégrés dans le même dossier et portent le même numéro de référence. Outre qu'il ne porte pas sur une question de principe, le grief est manifestement mal fondé: à l'instar du droit d'être entendu (art. 29 Cst.) l'art. 80b EIMP ne garantit l'accès qu'aux pièces pertinentes du dossier. En l'occurrence, les ordonnances d'entrée en matière et de clôture ne font aucune référence aux compléments précités, de sorte que l'admissibilité de l'entraide pouvait - et devait - être examinée sur la seule base des demandes des 21 juillet 2014 et 2 février 2016. Quant au complément du 29 janvier 2016, il a finalement été remis non caviardé aux recourants ce qui a permis à ceux-ci de vérifier qu'aucun élément pertinent ne leur aurait échappé. Il n'y a sur ce point aucune violation du droit d'être entendu. Pour le surplus, les recourants se plaignent d'une insuffisance de motivation tant à l'égard de la demande d'entraide que des décisions de clôture. Ces griefs ne soulèvent aucune question de principe.