Citation: 9C_797/2017 E. A

A.a. A.________, originaire de Serbie et du Monténégro, est arrivé en Suisse en tant que réfugié politique en 1999; il n'a pas exercé d'activité lucrative, mais a effectué différentes activités de bénévolat entre 2000 et 2006. Il a présenté une première demande de prestations de l'assurance-invalidité en janvier 2006, en indiquant souffrir de troubles psychiques et de douleurs chroniques. Par décision du 4 juillet 2008, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a reconnu le droit de l'assuré à une rente entière d'invalidité limitée dans le temps pour la période allant du 1er septembre 2005 au 29 février 2008. Saisi d'un recours de A.________, le Tribunal des assurances sociales de la République et canton de Genève (aujourd'hui: Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales) a, par jugement du 10 novembre 2008, annulé la décision du 4 juillet 2008 et nié le droit de l'assuré à une rente. Pour ce faire, la juridiction cantonale s'est fondée sur le rapport d'expertise établi à la demande de l'office AI par la doctoresse B.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, du Centre d'expertise médicale (CEMed), qui avait posé le diagnostic de personnalité émotionnellement labile de type borderline de début indéterminé (rapport du 29 février 2008). L'experte avait conclu à une incapacité totale de travail jusqu'au 31 décembre 2001, puis, à une capacité de travail entièrement recouvrée avec une diminution de rendement de 30 %. La juridiction cantonale a ainsi retenu que l'assuré ne pouvait pas se prévaloir d'un droit à une rente au-delà du 31 mars 2002; au vu du dépôt de sa demande de prestations intervenu au mois de janvier 2006, aucun droit à des prestations ne pouvait donc lui être reconnu. A.b. Le 14 janvier 2013, A.________ a déposé une nouvelle demande de prestations de l'assurance-invalidité; il y indiquait être en incapacité totale de travailler depuis 2000 en raison d'une dépression sévère et d'un status-post traumatique physique et psychique. Entre autres mesures d'instruction, l'office AI a diligenté une expertise auprès du docteur C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. L'expert a posé les diagnostics de trouble dépressif récurrent, épisode moyen, et d'état de stress post-traumatique chronique et fait état d'une incapacité totale de travail (rapport du 22 janvier 2016). Ces conclusions ont été soumises à la doctoresse D.________, médecin au Service médical régional de l'office AI (SMR), qui a considéré que le status actuel de l'assuré était "globalement superposable à ce qu'il était en 2008", de sorte que les avis des experts C.________ et B.________ constituaient en réalité deux appréciations différentes d'un même état de fait (rapport du 10 mars 2016). Forte de ces conclusions, l'administration a nié le droit de A.________ à toute prestation par décision du 14 novembre 2016, au motif que son état de santé ne s'était pas aggravé depuis 2008.