Citation: 5D_127/2019 E. 3

A titre liminaire, l'autorité cantonale a ordonné la jonction des causes pour simplifier le procès. Elle a ensuite déclaré irrecevables toutes les pièces nouvelles produites par les parties. Au fond, l'autorité cantonale a jugé que, même si la décision produite comme titre de mainlevée définitive ne comportait pas, dans son dispositif, de condamnation à payer le montant en poursuite, elle se référait dans ses motifs explicitement à l'émolument mis à charge des recourants par arrêt du 27 novembre 2014, émolument qui constituait précisément l'objet de la réclamation; cette décision constituait donc un titre de mainlevée définitive. Elle a ensuite considéré que les recourants avaient été condamnés solidairement au paiement d'un seul émolument de 250 fr., de sorte qu'ils demeuraient obligés jusqu'à l'extinction totale de la dette et que la partie intimée était fondée à poursuivre chacun d'eux. Enfin, s'agissant des divergences dans la désignation de la recourante dans la requête de mainlevée, d'une part, et le titre de mainlevée et le commandement de payer, d'autre part, l'autorité cantonale a relevé que la recourante avait été en mesure de participer à la procédure et que le premier juge avait implicitement rectifié la qualité de partie dans son jugement, de sorte que l'informalité n'avait pas porté à conséquence; s'agissant des autres reproches adressés au premier juge sous l'intitulé " art. 29 al. 2 Cst. ", elle a jugé ceux-ci peu compréhensibles et paraissant se confondre avec le grief relatif à la conclusion en jonction des causes. Quant aux frais, les recourants ayant seulement eu gain de cause dans leur conclusion en jonction des causes, l'autorité cantonale a mis à leur charge deux tiers des frais de leur recours, soit 300 fr. au total, le solde étant mis à la charge de la partie intimée, et dit qu'il n'y avait pas lieu à l'octroi de dépens, les parties plaidant en personne et n'exposant pas de circonstances particulières qui les justifieraient.