Citation: 4A_440/2021 E. 9

En définitive, les juges cantonaux n'ont pas versé dans l'arbitraire en s'écartant des conclusions émises par les experts judiciaires, respectivement en excluant une causalité naturelle entre l'accident de 2005 et l'apparition de nouveaux symptômes censés entraver la capacité de travail du recourant. Peu importe que celui-ci puisse voir dans l'accident la source de tous ses maux (arrêt 4P.84/2005 du 20 mai 2005 consid. 5.1 i.f.). La cour cantonale s'est étonnée des résultats de la surveillance pratiquée, qui a révélé l'absence de gêne fonctionnelle dans les activités du quotidien. En admettant que cet élément n'influe pas directement sur la question du rapport de causalitéentre l'accident et l' atteinte (supposée) à la santé du recourant (ANGELOZZI, op. cit., SJ 2009 II 217, pointe la difficulté à distinguer ces deux questions), il fournit cependant une raison supplémentaire de se distancier de l'expertise. Car les médecins-experts ont eu accès aux images et vidéos enregistrées, dont ils ont minimisé la portée (cf. les explications de l'expert E2.________ lors de son audition). Ils s'étaient pourtant étonnés de la musculature développée du recourant et de la lenteur de ses mouvements - qui contrastait singulièrement avec les images recueillies à son insu. Ils avaient aussi dénoté chez lui une tendance à majorer ses plaintes. Ces incongruités ne les ont pas dissuadés de retenir une incapacité de travail consécutive à l'accident de la circulation, sans s'expliquer sur l'avis divergent émis par les médecins du SMR. En bref, le recourant a beau jeu de s'appuyer sur les connaissances médicales des experts. Même s'il en est dépourvu, le juge est capable de faire la part des choses entre les différents moyens de preuve recueillis et apprécie librement, à l'aune de toutes les circonstances d'espèce, si la preuve de la causalité naturelle est fournie au degré de la vraisemblance prépondérante. On soulignera encore que le recourant a renoncé à critiquer le refus d'ordonner un complément d'expertise ou une nouvelle expertise, que la partie adverse requérait en appel. La discussion s'achèvera donc ici.