Citation: 1B_255/2022 E. 2.1

2.1. La Chambre pénale de recours a précisé qu'un ordre de la police en matière de saisie de données signalétiques ne pouvait pas faire l'objet d'un recours direct, mais qu'il nécessitait, conformément à l'art. 260 al. 4 CPP, une décision du Ministère public si la personne concernée refusait de s'y soumettre. Or, il ressortait du dossier que la Procureure n'avait pas délivré de mandat oral ou écrit à cette fin. Par conséquent, faute de décision attaquable, le recours devait être déclaré irrecevable sur ce point en l'absence de toute voie de droit contre les décisions d'exécution forcée des mesures de contrainte. Le recourant ne développe aucune argumentation en lien avec cette motivation. Il soutient qu'en refusant de considérer son recours contre les prélèvements des empreintes de ses index, ne serait-ce que pour les comparer avec celles saisies dans le système d'identification AFIS sans les enregistrer, la Chambre pénale de recours aurait méconnu les garanties déduites des art. 29a Cst. et 13 CEDH. Ce faisant, on peut admettre qu'il remet en cause l'irrecevabilité de son recours de manière suffisante au regard des exigences de motivation des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF.