Citation: 9C_437/2014 E. 1

A cet égard, le recourant relève que s'il est certes astreint à diverses obligations (renseigner, collaborer, se soumettre aux mesures de réadaptation ordonnées, notamment), il n'est possible de lui reprocher le non-respect de ses obligations que si son comportement est inexcusable, c'est-à-dire si d'un point de vue objectif, il peut être tenu pour responsable de son comportement. Cette condition manque, notamment, quand en raison d'une maladie ou d'une débilité mentale, il n'est pas capable de saisir les conséquences de ses actes ou de se conduire d'une manière censée. Dans son cas, le recourant soutient que tout reproche lié à une collaboration supposée insuffisante doit être écarté, compte tenu de la nature de ses troubles de santé qui avait rendu l'examen psychiatrique et neuropsychologique effectué au CEMed trop superficiel. L'avis du professeur B.________, qui faisait état d'une aggravation, aurait ainsi dû être pris en considération.