Citation: I 674/05 12.09.2006 E. A

A.a P.________, né en 1973, a subi plusieurs atteintes accidentelles à la cheville droite en mars 1989, septembre et novembre 1994, en raison desquelles il a subi une opération de reconstruction du ligament péronéo-astragalien le 16 décembre 1994. Par la suite, il a subi plusieurs autres blessures de cette cheville, dont une fracture de la malléole, le 16 mars 1999. Le docteur F.________ a posé les diagnostics de fracture sur entorse de la cheville de la pointe de la malléole interne droite, status cinq ans après plastie du ligament latéral externe de la cheville droite et révision interne, ossification ectopique des joues astragaliennes internes et externes; il a pratiqué une intervention chirurgicale le 20 avril 1999, mais une importante tuméfaction douloureuse a persisté. Le docteur F.________, puis le docteur M.________, médecin d'arrondissement de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après : CNA), ont attesté une incapacité de travail totale depuis le 16 mars 1999 (rapports des 3 mai 1999, 13 septembre 1999 et 3 mars 2000 du docteur F.________, rapport du 4 octobre 1999 du docteur M.________). Le 10 janvier 2000, P.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après : l'OAI) y a répondu favorablement, en allouant à l'assuré une demi-rente d'invalidité, avec effet dès le 1er mars 2000 (décision du 25 janvier 2002). L'OAI s'est fondé, pour l'essentiel, sur un rapport d'expertise pluridisciplinaire du 10 juillet 2001, réalisé par le Service médical de l'assurance-invalidité de Y.________ (ci-après : SAM). Les experts ont notamment posé les diagnostics de début d'arthrose tibio-tarsienne, dysthymie et syndrome douloureux somatoforme persistant. Les atteintes à la santé physique de l'assuré lui permettaient encore d'exercer une activité de type sédentaire, s'exerçant principalement en position assise et n'impliquant pas de déplacements réguliers ni le port de lourdes charges, dans une mesure supérieure à 70 %. Compte tenu du trouble somatoforme douloureux, les experts ont toutefois proposé de ne retenir qu'une capacité de travail résiduelle de 50 % dans une activité physiquement adaptée. Ils ont précisé que cette limitation serait temporaire et que l'évolution de la capacité de travail pourrait être améliorée par un soutien psychothérapeutique, un traitement antidépresseur et un programme de reclassement professionnel. Moyennant l'exécution de ces mesures, la capacité de travail de 50 % de l'assuré pourrait être progressivement portée à 100 %. A.b Du 22 avril au 14 juillet 2002, P.________ a suivi un stage d'observation professionnelle à la Fondation X.________, à mi-temps. Pendant ce stage, son médecin traitant, le docteur H.________, a régulièrement attesté une incapacité de travail de 50 %, de sorte que le temps de travail n'a pas pu être augmenté. Le rendement de l'assuré a été jugé bon (100 %) par les responsables de la fondation. Par la suite, l'OAI a confié un mandat d'expertise au docteur W.________, spécialiste en chirurgie orthopédique. Ce médecin a posé les diagnostics d'arthrose de la cheville droite après entorses et interventions multiples, de hernie épigastrique récidivante, d'obésité modérée et de probable trouble somatoforme douloureux. Dans un premier temps, il a attesté une incapacité de travail de 50 % dans une activité ne nécessitant pas de rester debout de manière prolongée (plus d'une heure), ni de marcher longtemps (plus d'un kilomètre), de monter ou descendre fréquemment des escaliers ou de porter des charges supérieures à 10 kg (rapport du 19 mars 2003). En réponse à une question complémentaire du médecin conseil de l'OAI, il a ensuite précisé qu'eu égard aux seules atteintes à sa santé physique, l'assuré présentait une capacité de travail résiduelle de 75 % dans une activité adaptée, telle que décrite précédemment (rapport complémentaire du 15 mai 2003). L'OAI a également mandaté le docteur S.________ en vue d'une expertise psychiatrique. Ce dernier a fait état d'un trouble dépressif récurrent, épisode actuel moyen, et a nié toute incapacité de travail en raison d'une affection psychique (rapport du 16 août 2003). A la suite de cette expertise, l'OAI a mis fin à la rente allouée précédemment à P.________, avec effet dès le 1er avril 2004 (décision du 19 février 2004). Pour sa part, la CNA a alloué à l'assuré une rente fondée sur un taux d'invalidité de 16 % et une indemnité pour une atteinte à l'intégrité de 7,5 % (décision du 26 avril 2004). P.________ s'est opposé à chacune de ces décisions. La CNA a demandé à l'un des médecins de sa division de médecine des accidents, le docteur K.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, de réexaminer l'assuré. Ce médecin n'a pas fait état d'une limitation de la capacité de travail dans une activité permettant l'alternance des positions, mais exercée essentiellement assis, sans port de charge ni déplacements fréquents, en particulier sur des terrains irréguliers (rapport du 15 septembre 2004). Par décision sur opposition du 30 septembre 2004, la CNA a maintenu, sans modifications, les prestations allouées précédemment. Pour sa part, l'OAI a confirmé la suppression du droit à la rente, par décision sur opposition du 16 juillet 2004.