Citation: 9C_1/2020 E. 5.1.1

5.1.1. Dans un premier argument, l'assurée soulève un motif de prévention contre le docteur E.________ qui aurait adopté à son égard un ton méprisant durant l'expertise. Elle rappelle les circonstances de l'expertise et évoque la réaction compatissante du directeur de l'office intimé ainsi que les explications fournies par le directeur médical adjoint de la CRR. Elle considère que ses doléances ne pouvaient être écartées au seul motif que le ton adopté par l'expert dans son rapport était neutre et mesuré ou qu'elle n'avait pas démontré que le test d'efforts pouvait être réalisé avec des vêtements. Elle prétend que le docteur E.________ avait pris des précautions dans la rédaction de son rapport étant donné qu'il avait forcément dû avoir connaissance de ses plaintes. Elle estime en outre que, compte tenu du devoir d'instruction d'office, il appartenait au Tribunal cantonal d'établir au moyen d'éléments médicaux, et non de déductions discutables tirées d'un site internet, qu'un test d'effort pouvait ou non être réalisé avec des vêtements. Elle conteste encore ne pas avoir manifesté sa gêne ou son mécontentement directement à l'expert. Elle considère ainsi avoir rendu vraisemblable l'attitude inacceptable et la partialité du docteur E.________, de sorte que son rapport - à défaut de l'expertise de la CRR dans son entier - ne devait pas être pris en considération.