Citation: 5A_550/2023 E. 4.1.3

4.1.3. En relation avec l'immunité d'exécution, s'applique également le principe selon lequel c'est le juge du séquestre qui est compétent pour statuer sur l'admissibilité du séquestre, le cas échéant après réexamen de la question sur opposition, à moins que la violation des règles relatives à l'immunité ou de celles du droit international public soient manifestes pour l'office des poursuites (ATF 136 III 379 consid. 3.2; arrêt 5A_883/2012 du 18 janvier 2013 consid. 6.1.2, publié in SJ 2013 I p. 270). A l'inverse, c'est la plainte aux autorités de surveillance qui est ouverte pour dénoncer la mise sous séquestre de biens insaisissables (art. 92 al. 1 ch. 11 LP; KREN KOSTKIEWICZ, OFK SchKG Kommentar, 20ème éd., 2020, n° 72 ad art. 92 LP). Il est toutefois admis que cette condition du caractère saisissable des biens peut aussi être invoquée au stade de l'opposition au séquestre, et non seulement lors de l'exécution de la mesure (ATF 135 III 608 consid. 4.1; arrêt 5A_92/2008 du 25 juin 2008 consid. 4).