Citation: 5C.74/2006 29.09.2006 E. 8

Reprenant l'argumentation du Tribunal de première instance, le recourant soutient que l'intimée aurait dû être déboutée de sa prétention relative au mobilier du chalet. 8.1 La Cour de justice a constaté qu'en 1978, les meubles avait été rachetés 20'000 fr. au précédent propriétaire du chalet et complétés ultérieurement pour un montant de 6'470 fr. A la suite du sinistre survenu en 1988, l'assurance avait payé, entre mars et septembre 1989, une indemnité de l'ordre de 47'200 fr. L'intimée ayant régulièrement versé son salaire sur le compte privé de son ex-époux, par le débit duquel les meubles d'origine avaient été acquis, elle avait droit à la moitié de cette valeur de remplacement, soit 23'600 fr. Afin de tenir compte de la dépréciation du mobilier entre 1989 et 1999, date de la séparation des parties, il y avait toutefois lieu de réduire d'un tiers le montant dû à ce titre. En définitive, l'ex-mari, qui était propriétaire du chalet et avait conservé la disposition des meubles acquis à l'origine au nom de son ex-femme, devait 15'733 fr. 8.2 Le recourant objecte que les meubles acquis en 1978 au moyen des fonds du compte privé alimenté par les deux époux avaient perdu l'essentiel de leur valeur en 1988 et que l'intimée avait pu en profiter pendant dix ans en se rendant régulièrement au chalet. Quant à ceux achetés en 1989 et 1990, ils l'avaient été au moyen de l'indemnité versée par l'assurance dont il était le seul contractant et avaient également perdu leur valeur en 1999 lors de la séparation des parties. Cette critique se heurte toutefois aux constatations selon lesquelles les meubles achetés en 1989 au moyen de l'indemnité d'assurance l'ont été en remplacement de ceux acquis initialement au nom de l'intimée par le débit du compte privé alimenté par cette dernière et avaient, en 1999, perdu un tiers de leur valeur. Partant, elle est irrecevable.