Citation: 9C_51/2019 E. 6.3

6.3. Avec les premiers juges, il faut rappeler que lorsqu'un contribuable veut faire valoir qu'on ne peut raisonnablement exiger de lui qu'il utilise un moyen de transport public, il lui incombe de prouver que tel est bien le cas (arrêt 2C_343/2011 du 25 octobre 2011 consid. 3.3; arrêt 2C_461/2015 du 12 avril 2016 consid. 5). Une partie ne saurait simplement, comme en l'espèce, renvoyer aux écritures qu'elle avait déposées devant l'instance précédente pour en déduire que ses moyens de preuve ont été mal appréciés. A défaut d'explications suffisantes, les griefs du recourant ne permettent pas de qualifier les constatations de l'autorité précédente relatives à la durée de déplacements comme étant manifestement inexactes au sens de l'art. 97 al. 1 LTF. Certes, les juges cantonaux n'ont pas exposé les motifs pour lesquels ils n'ont pas fixé les temps des trajets en fonction de la méthode proposée par le recourant, soit par l'application "Via Michelin". Cela n'a toutefois pas d'incidence sur l'issue du litige, dès lors que le résultat n'est pas arbitraire. En effet, on peut constater qu'il n'existe en définitive que très peu de différences entre les calculateurs d'itinéraires "Via Michelin" et "Google Maps" s'agissant de la durée des trajets en voiture, aussi bien pour l'aller que pour le retour. Si l'on détermine le temps à parcourir entre le domicile du recourant et son lieu de travail au moyen des transports publics par le biais du site des CFF ("cff.ch"), il apparaît qu'il existe au moins toutes les heures une possibilité d'effectuer les trajets qui durent chacun environ une demi-heure de plus que les déplacements en voiture, cela non seulement à l'aller mais aussi au retour. Le recourant ne prétend pas qu'il ne pourrait pas choisir le moment le plus avantageux pour ses déplacements. En outre, il ne démontre pas que ses horaires de travail seraient incompatibles avec l'offre des transports publics, ni qu'il avait des horaires de travail irréguliers. Dès lors que la différence de temps en cas d'utilisation des transports publics par rapport aux déplacements en voiture avoisine une heure par jour environ, elle est ainsi raisonnablement exigible (cf. consid. 6.1 supra). Le recourant n'a donc pas droit à la déduction forfaitaire de ses frais de véhicule. Sur ce point, le recours est infondé.