Citation: 6B_72/2017 E. 1.6

1.6. Le recourant soutient que la fréquence des abus alléguée par la victime ne serait pas crédible puisque, si tel avait été le cas, les changements de draps auraient été perçus par l'intimée 3. La cour cantonale est arrivée à la conclusion que les troubles dont souffrait la victime, en particulier une intelligence limitée, n'avaient pas permis d'investiguer le nombre exact d'actes subis. Elle a retenu qu'il y avait eu plusieurs rapports sexuels complets sous la menace, sans indiquer un nombre précis à cet égard. Par ailleurs, l'experte avait expliqué que l'intimée 2 peinait à situer les faits dans le temps, en partie en raison de son retard mental, car il lui était impossible de situer un événement dans le temps en l'associant à d'autres. Elle semblait avoir fusionné tous les événements en un seul et les racontait comme un événement unique, ce qui, selon l'experte, était décrit dans la littérature spécialisée. L'experte avait également souligné que la victime était aujourd'hui une adolescente dont l'immaturité et le retard mental pouvaient impliquer qu'elle réagisse comme une personne plus jeune. Dès lors, la fréquence des abus n'était pas un élément déterminant pour la crédibilité du discours de la victime.