Citation: 7B_334/2023 E. 1.4.2

1.4.2. Au reste, le Tribunal fédéral a eu l'occasion de relever que la cause MPC 14 10409 était complexe, eu égard en particulier à la problématique de la facturation (cf. arrêts 1B_579/2019 du 3 février 2020 consid. 3.2; 1B_406/2017 du 23 janvier 2018 consid. 2.1). À ce propos, l'autorité précédente a relevé que la psychologue et psychothérapeute B.________, ainsi que le recourant et C.________, tous deux médecins-psychiatres, devraient répondre en qualité de coauteur d'escroquerie par métier (art. 146 al. 2 CP) et de faux dans les titres (art. 251 ch. 1 CP) pour avoir perçu des caisses-maladie des prestations indues en établissant des factures relatives à des séances de psychothérapie déléguée, alors que les prestations fournies n'en remplissaient pas les conditions, et en établissant d'autres factures faussement libellées au nom des membres de la famille du patient lorsqu'était atteint le quota de ses séances de psychothérapie déléguée couvertes par l'assurance-maladie obligatoire. Par ailleurs, la cause apparaît d'autant plus complexe que les coprévenus dont les déclarations sont divergentes contestent les faits reprochés, le recourant ayant pour sa part déclaré qu'il pensait que les critères de la psychothérapie déléguée étaient remplis et qu'il avait mis en place un système organisationnel permettant de le vérifier (cf. ordonnance attaquée, p. 8 s.). Cela étant, s'il doit être relevé avec le recourant que la procédure pénale ouverte en 2014 a pu être retardée par le comportement de la coprévenue B.________, voire par l'absence de mesures d'instruction durant une certaine période, il n'en demeure pas moins que le Ministère public a indiqué dans sa décision du 6 avril 2023 que l'instruction était à son terme et qu'ainsi, il devait procéder à la mise en accusation des coprévenus, ce qu'il ne manquera pas de faire. L'instruction étant complète (cf. art. 318 al. 1 CPP) - ce qui n'est pas contesté par le recourant -, on ne voit ainsi pas en quoi le maintien de la jonction des causes pourrait, en l'état, retarder la procédure pénale. Il appartiendra en effet aux autorités pénales compétentes de mener, avec la diligence requise, la procédure pénale jusqu'à son terme.