Citation: I 563/02 09.12.2003 E. 1

4.2 En ce qui concerne la valeur probante du rapport d'expertise en cause, on relèvera que le psychiatre a posé son diagnostic au regard des critères du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux DSM IV édité par l'Association des psychiatres américains (American Psychiatric Association), qui préconise l'évaluation multiaxiale. Il mentionne, sur l'axe I, une dysthymie sévère actuellement d'intensité légère, dépendance et abus à l'héroïne actuellement en rémission partielle (substituée à la méthadone). Sur l'axe II, il retient le diagnostic de personnalité immature et dépendante à traits évitants, ainsi que, sur l'axe IV, des difficultés psychosociales, alors qu'aucun diagnostic n'est posé sur l'axe III. Tout en relevant que le problème principal demeure la dépendance à l'héroïne présente depuis 1980, le psychiatre est d'avis que celle-ci n'est pas secondaire à des troubles psychiatriques, en particulier à un grave trouble de la personnalité. Par ailleurs, le trouble dysthymique, qui est apparu en 1994/1995 et s'est aggravé par la suite en 1997, est, au moment de l'expertise, léger - le patient répondant apparemment bien au traitement -, si bien qu'il ne représente pas un handicap majeur pour une activité professionnelle adaptée aux compétences de ce dernier. En tenant compte de la dysthymie et du trouble de la personnalité, le psychiatre estime la capacité de travail du recourant à un taux de 70 à 80%. Ces conclusions sont fondées sur deux entretiens personnels, des tests psychométriques et un examen clinique, l'étude du dossier, dont les rapports médicaux antérieurs des docteurs A.________ et B.________, et une anamnèse approfondie du patient. Par ailleurs, les considérations médicales sont clairement exprimées et bien motivées. Dès lors, à l'instar des premiers juges, on peut retenir que ce rapport répond à toutes les exigences posées par la jurisprudence en la matière, rappelées dans le jugement entrepris auquel il suffit de renvoyer sur ce point (cf. consid. 2d; ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références), si bien que l'on peut lui reconnaître pleine valeur probante. Pour le surplus, le recourant ne développe, devant la Cour de céans, aucune argumentation topique relatif au rapport d'expertise du docteur C.________ dont il ne discute pas le résultat. En l'absence de tout élément objectif susceptible de montrer que l'appréciation de l'expert serait erronée, il n'y a pas lieu de s'en écarter, ni d'ordonner, comme le voudrait le recourant, le renvoi de la cause à l'administration pour la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise psychiatrique.