Citation: 4A_420/2022 E. 8.2.2

8.2.2. En second lieu, le recourant requiert l'annulation de la sentence entreprise au motif que celle-ci serait incompatible avec l'ordre public matériel, en tant que la Formation aurait refusé " d'examiner (ou même d'investiguer) des faits de corruption ". Semblable argumentation ne résiste pas à l'examen. Selon la jurisprudence, la violation de l'ordre public matériel pour cause de corruption ne peut être admise que si un cas de corruption est établi, mais que le Tribunal arbitral a refusé d'en tenir compte dans sa sentence (arrêt 4A_532/2014 du 29 janvier 2015 consid. 5.1 et les références citées). Or, tel n'est manifestement pas le cas en l'espèce. Sous n. 387 de sa sentence, la Formation a, en effet, indiqué que le recourant avait certes fait allusion à des faits de corruption, mais n'avait pas suffisamment étayé ses allégations y relatives. Pareille conclusion, fondée sur une appréciation des preuves que la Cour de céans ne peut pas revoir, exclut la possibilité de reprocher au TAS d'avoir méconnu l'ordre public en ordonnant le paiement de la première tranche de l'indemnité de transfert. C'est également en vain que le recourant reproche à la Formation d'avoir enfreint l'ordre public matériel, en refusant de suspendre la procédure jusqu'à la clôture d'investigations menées par une autre autorité sur ces accusations de corruption. En l'absence d'allégations suffisamment étayées de la part du recourant, la Formation pouvait, en effet, refuser d'accéder à sa demande de suspension de la procédure, étant précisé qu'une telle décision ne revêtait, en l'occurrence, pas un caractère impératif. Au vu de ce qui précède, le recours ne peut qu'être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.