Citation: 4A_73/2018 E. 7.2.2

7.2.2. Lorsqu'ils invoquent que la banque n'a pas produit les relevés de compte exigés par l'ordonnance de preuves du tribunal de première instance, que ceux qu'elle a produits sont illisibles, caviardés, incohérents et incompatibles avec les crédits, que le récapitulatif, qu'elle a établi unilatéralement en fin de procédure, n'a pas de valeur probante, qu'elle ne leur a adressé aucun relevé de compte détaillé depuis 1998, les recourants ne s'en prennent pas à l'appréciation des relevés et du récapitulatif effectuée par la cour cantonale. Leur critique, qui est purement appellatoire, est irrecevable. En tant qu'ils se basent sur ces mêmes faits - non établis - pour affirmer qu'il était arbitraire de considérer qu'il leur incombait de prouver les versements qui ont servi à éteindre la dette en capital et intérêts, ils méconnaissent que ce fardeau leur incombe du seul fait de la signature de la reconnaissance de dette du 4 avril 2000. Lorsqu'ils invoquent que la cour cantonale a violé les art. 116 CO et 8 CC, parce qu'elle n'a pas retenu que la banque devait leur fournir des comptes détaillés leur permettant de vérifier si les loyers versés par des tiers ont bien été pris en compte, les recourants méconnaissent que la reconnaissance de dette qu'ils ont signée le 4 avril 2000, qui certes n'entraînait pas de novation, a eu pour effet de mettre à leur charge le fardeau de la preuve, de sorte qu'il leur incombait de prouver les versements non comptabilisés et, par là, l'inexactitude des soldes reconnus. Le grief d'établissement incomplet et arbitraire des faits concernant les relevés bancaires, à supposer qu'il soit motivé conformément à l'art. 106 al. 2 LTF, est donc sans pertinence.