Citation: 6B_1416/2021 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a qualifié de très lourde la culpabilité du recourant. Concernant l'infraction contre l'intégrité sexuelle, elle a insisté sur le fait que le recourant avait fait passer ses intérêts avant toute autre considération, cherchant la satisfaction de ses pulsions les plus primaires sans tenir compte des autres. Elle a admis que le recourant n'était pas à l'origine de la venue de la jeune femme dans son appartement, mais a précisé que cette circonstance ne saurait peser le poids voulu par le recourant. Elle a retenu une absence de prise de conscience de la gravité des actes délictueux et une absence de remords, dès lors que le recourant minimisait ses actes et persistait à se dissimuler derrière son atteinte psychique. Comme circonstance aggravante, elle a pris en considération que le recourant avait agi à plusieurs en application de l'art. 200 CP. A décharge, elle a tenu compte d'une légère diminution de la responsabilité, qui faisait passer la faute de très lourde à lourde, ainsi que d'une vulnérabilité face à la peine, qui ne permettait toutefois que des corrections marginales. Elle a fixé, pour l'infraction d'ordre sexuel commise en commun sur une personne incapable de discernement ou de résistance, qui constituait l'infraction la plus grave, une peine privative de liberté de trois ans. Par l'effet du concours, elle a augmenté cette peine d'une année pour l'infraction grave à la loi fédérale sur les stupéfiants et de trois mois pour le blanchiment d'argent. Elle a toutefois maintenu la peine de quatre ans prononcée par le tribunal de première instance en raison de l'interdiction de la reformatio in pejus. Elle a considéré pour le surplus que l'amende de 300 fr. sanctionnant la contravention à la loi fédérale sur les stupéfiants n'était pas contestée et apparaissait adéquate.