Citation: H 263/03 17.10.2006 E. A

A.a La société X.________ SA générale d'entreprises, détenue par le Groupe X.________ Holding SA et inscrite au Registre du commerce de Genève le 28 juin 1989, avait pour but l'exploitation d'une entreprise générale dans les domaines des constructions et ouvrages. Elle était affiliée à la Caisse de compensation de la société suisse des entrepreneurs (ci-après : la caisse SSE), caisse de compensation professionnelle autorisée à appliquer l'assurance-vieillesse et survivants. Elle avait également adhéré notamment à la Caisse de compensation du bâtiment des travaux publics et de la gypserie-peinture du canton de Genève (ci-après : la caisse du bâtiment), dont les statuts exigeaient de chacun de ses affiliés un dépôt de garantie à titre de sécurité, calculé selon le taux fixé chaque année par le conseil de direction en pour-cent des salaires payés par l'entrepreneur; pour la part du dépôt dépassant 100'000 fr., le membre pouvait remplir son obligation à l'aide d'un acte de cautionnement établi par une banque ou une compagnie d'assurance, valable une année. Pour satisfaire à cette obligation, X.________ SA a signé, chaque année depuis 1988, avec la Banque Y.________, un contrat de cautionnement par lequel l'établissement bancaire se portait caution solidaire pour un montant maximum variable d'une année à l'autre pour les engagements de la société concernant le dépôt de garantie. Le cautionnement émis le 21 février 1997 portait sur un montant de 1'520'000 fr. Confrontée à des difficultés financières, X.________ SA a demandé au Tribunal de première instance du canton de Genève un sursis concordataire. Un sursis de six mois a été accordé le 20 mars 1998, puis prolongé jusqu'au 18 février 1999. Par jugement du 22 juin 1999, le Tribunal de première instance a homologué le concordat par abandon d'actifs présenté aux créanciers. La caisse SSE, la caisse du bâtiment et la Caisse syndicale des entrepreneurs de la gypserie-peinture et décoration du canton de Genève (ci-après : la caisse syndicale) ont produit une créance qui a été colloquée en 3ème classe pour un montant de 1'656'086 fr. (courrier des commissaires au sursis du 24 novembre 1999), représentant les «cotisations vacances, jours fériés, absences justifiées», ainsi que les «cotisations allocations familiales, AVS/AI/APG, frais administration AVS/AI/APG, assurance-chômage, caisse-maladie, contribution professionnelle, frais et intérêts» pour la période de janvier 1998 à mars 1998 et pour la période de 1993 à 1997 (décisions complémentaires après contrôle). Déposé le 26 novembre 1999, l'état de collocation faisait apparaître un découvert de 46'665'006 fr. 20 pour les créances en 3ème classe. A.b Entre-temps, le 27 mars 1998, la caisse SSE, la caisse du bâtiment et la caisse syndicale ont fait appel au cautionnement de la Banque Y.________, qui a refusé d'y donner suite, de sorte qu'une demande en paiement a été introduite auprès du Tribunal de première instance. La procédure y relative a été suspendue. Par trois décisions du 29 octobre 1999, la caisse SSE a réclamé à A.________, administrateur de X.________ SA, B.________, directeur, et E.________, fondé de pouvoir, le paiement d'un montant de 523'429 fr. 50 à titre de réparation du dommage résultant du non-paiement des cotisations AVS/AI/APG par la société. Les prénommés ont tous formé opposition à la décision de réparation du dommage.