Citation: 8C_409/2013 E. 4.4

4.4. En l'occurrence, il convient de donner raison à la recourante et de nier l'existence d'un facteur extérieur. Le simple fait de « bricoler » en position accroupie ne saurait constituer un événement similaire à un accident, externe au corps humain, susceptible d'être constaté de manière objective et d'une certaine importance. En effet, l'intimé n'a décrit aucun phénomène particulier revêtant une certaine intensité (tels que geste brusque, forcé ou violent). Il n'y a pas eu non plus un brusque redressement du corps à partir de la position accroupie. Ainsi, la position adoptée par l'intéressé n'a requis aucune sollicitation particulière du corps et ne constituait pas un changement de position corporelle de manière incontrôlée sous l'influence de facteurs extérieurs. Partant, il y a lieu de constater l'absence de mouvement ayant pu revêtir une importance suffisante pour constituer ne serait-ce qu'un facteur déclenchant des lésions du ménisque. Dans ces circonstances, c'est à tort que les premiers juges ont admis que la déchirure méniscale présentée par l'intimé constituait une lésion corporelle assimilée à un accident.