Citation: I 571/04 09.01.2006 E. 3

3.1 Le recourant admet que le rapport d'expertise du docteur C.________ du 25 novembre 2000 remplit toutes les conditions auxquelles la jurisprudence soumet la valeur probante de tels documents (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a et la référence), dès lors qu'il se fonde sur des examens complets, qu'il prend en considération ses plaintes, qu'il a été établi en pleine connaissance de l'anamnèse et du contexte médical, et qu'il contient une appréciation médicale claire de la situation. En revanche, il estime que le rapport complémentaire de l'expert du 19 décembre 2000 ne satisfait pas aux réquisits jurisprudentiels, dans la mesure où il s'agit d'une écriture succincte et dépourvue de motivation, élaborée en l'absence de nouveaux examens et qui répond de manière lacunaire à des questions de l'intimé. Dans ces conditions, le recourant soutient que sa capacité de travail ne s'élève pas à 100 %, ainsi que le docteur C.________ l'a admis le 19 décembre 2000, mais seulement à 50 % comme ce même médecin l'avait attesté précédemment le 25 novembre 2000. 3.2 Si le recourant considère à juste titre que le rapport d'expertise du 25 novembre 2000 a pleine valeur probante, on ne saurait en revanche partager le point de vue qu'il défend à propos de l'écriture du 19 décembre 2000. En effet, celle-ci ne procède pas d'une nouvelle expertise et ne constitue pas non plus une appréciation différente de la situation; l'expert a uniquement précisé quelques points de son rapport du 25 novembre 2000 qui manquaient de clarté, en particulier quant à l'étendue de la capacité de travail. A cet égard, le docteur C.________ n'a pas attesté une incapacité de travail de 50 % dans son rapport du 25 novembre 2000, comme le recourant l'allègue à tort, mais une capacité résiduelle minimale de 50 % dans un travail ne nécessitant pas de formation précise, notamment en qualité de surveillant de parking ou d'une grande surface, ou de magasinier manipulant des pièces légères. Il s'agissait-là d'un seuil de 50 %, de sorte que l'expert ne s'est pas contredit en attestant une capacité de travail entière dans un emploi adapté, le 19 décembre 2000. 3.3 Le stage d'observation professionnelle de quatre semaines a finalement permis de connaître précisément le rendement exigible du recourant dans un emploi adapté, soit 80 %. Cette appréciation émane d'une institution de l'AI dont la fonction est de compléter les données médicales en examinant concrètement dans quelle mesure l'assuré est à même de mettre en valeur une capacité de travail et de gain sur le marché du travail (voir au surplus, à propos du rôle des COPAI pour l'évaluation de l'invalidité : L'instruction des possibilités de gain des personnes prétendant une rente, compte-rendu d'une séance du 10 novembre 1989 consacrée aux problèmes de l'expertise médicale et professionnelle, RCC 1990 p. 59 ss; Karl Abegg, Coup d'oeil sur l'activité des centres d'observation professionnelle de l'AI [COPAI], in RCC 1985 p. 246 ss). Le recourant ne remet d'ailleurs pas sérieusement en cause le bien-fondé de l'appréciation des maîtres de stage et du médecin-conseil du CIP. Il s'ensuit que son invalidité sera évaluée en fonction d'une capacité résiduelle de travail de 80 % dans une activité adaptée.