Citation: 9C_388/2022 E. 4.1

4.1. Au regard des troubles présentés par le recourant et de leurs conséquences (difficultés dans la vie quotidienne, notamment pour ce qui concerne les contacts extérieurs et les déplacements), la juridiction cantonale a considéré qu'un voyage de plusieurs heures dans les transports en commun pour se rendre au centre d'expertises médicales mandaté par l'office intimé n'apparaissait pas d'emblée exigible de l'intéressé à la date de la décision litigieuse; en revanche, un tel déplacement ne pouvait pas être considéré en lui-même comme inexigible pour des raisons médicales. Pour ce faire, la juridiction de première instance a examiné les avis du docteur D.________ des 17 août 2021 et 6 mars 2022. Après avoir admis que ce dernier avis, rédigé postérieurement à la décision administrative du 11 janvier 2022, pouvait être pris en compte dès lors qu'il se rapportait à des faits survenus en grande partie avant la décision en question, elle a inféré de ces rapports médicaux qu'un déplacement en transport individuel, par un service de transport pour personnes handicapées, organisé et proposé par l'office AI, était exigible du recourant. Elle a nié qu'une impossibilité absolue pour le recourant de se rendre au centre d'expertises était établie, selon le degré de la vraisemblance prépondérante, au moment de la décision administrative litigieuse. Dès lors que l'assuré n'avait pas donné suite aux mises en demeure du 12 octobre 2020 et des 22 avril et 10 septembre 2021, le Tribunal cantonal a admis que l'administration avait considéré à bon droit que l'intéressé refusait de collaborer à l'instruction de manière adéquate et avait rendu la décision de non-entrée en matière.