Citation: 5P.323/1999 04.01.2000 E. 3

3.- a) Le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu découlant de l'art. 4 aCst. (cf. art. 29 al. 2 nCst. ). Il soutient que, dès l'instant où le président de la cour cantonale avait ordonné son "audition", il était convaincu qu'il aurait été entendu et pourrait ainsi fournir des explications complémentaires sur sa situation financière ou les pièces produites à l'appui de son recours; or, aucune convocation ne lui ayant été adressée, l'autorité cantonale l'a privé de la possibilité de présenter ses arguments et de produire des pièces. Vu la nature formelle de la garantie invoquée, ce grief doit être examiné en premier (ATF 124 I 49 consid. 1 p. 50; 124 V 389 consid. 1). b) Le moyen est manifestement mal fondé. Il ressort, en effet, du dossier que l'audition de l'intéressé n'a été ordonnée, conjointement à l'octroi de l'effet suspensif, qu'à titre de "mesure conservatoire" (cf. art. 174 al. 3 LP), non pour lui permettre de développer ou de compléter ses moyens sur le fond; d'ailleurs, selon l'art. 37 OAOF (RS 281. 32), il appartient au préposé aux faillites d'y procéder. Quant aux pièces qui "auraient" alors été soumises à la cour cantonale, elles sont - de l'aveu même du recourant - nouvelles, partant irrecevables (ATF 107 Ia 265 consid. 2a).