Citation: 5A_355/2018 E. 5.2

5.2. Dans ses remarques sur la recevabilité, la recourante affirme que le " présent recours est soumis à l'art. 95 al. 1 LTF en application de la jurisprudence fédérale (ATF 142 III 364) ". Cette opinion est inexacte. L'arrêt invoqué concerne la déclaration de faillite consécutive au refus du sursis provisoire ( ibid., consid. 2.3). En revanche, la décision qui - comme en l'espèce - refuse ou révoque un ajournement de la faillite et, partant, prononce la faillite, que ce soit à la suite d'un avis de surendettement (art. 725a al. 1 CO) ou dans une poursuite par voie de faillite pendante (art. 173a LP), est justiciable de l'art. 98 LTF en tant que le recours porte uniquement sur l'ajournement de la faillite (arrêt 5A_902/2016 du 21 mars 2017 consid. 2.1); c'est ce que dit, par ailleurs, la jurisprudence dont se prévaut la recourante, en exposant les motifs de cette solution ( ibid., n° 2.2, avec les nombreux arrêts cités). Dans le cas présent, l'autorité précédente ne s'est prononcée que sur les conditions - non réalisées ici - d'un assainissement susceptible de justifier un ajournement de la faillite (art. 725a al. 1 CO, applicable par renvoi de l'art. 820 al. 1 CO). La recourante s'en prend uniquement au refus de l'ajournement, reprochant aux juges cantonaux de n'avoir pas pris en compte son " assainissement réel constaté ", ni ses " perspectives d'assainissement sérieuses et hautement vraisemblables ". Ce faisant, elle ne se plaint pas d'une violation de ses " droits constitutionnels ", en motivant ce moyen conformément aux exigences posées par l'art. 106 al. 2 LTF ( cf. sur ce point: ATF 135 III 232 consid. 1.2, avec les arrêts mentionnés).