Citation: 1A.119/2000 24.05.2000 E. 2

2.- Le recourant reprend l'argumentation soumise à la cour cantonale. Il soutient que la demande d'entraide serait incompréhensible. Il conteste ensuite l'existence d'une escroquerie fiscale: la demande ne fait pas état de l'usage de faux documents, mais seulement de l'usage de comptes globaux. Aucune des sociétés mentionnées ne serait un paravent. Elles se livreraient réellement à des activités de fiduciaire, et l'usage de comptes globaux en Allemagne serait connu des autorités et totalement régulier. Les retraits en espèce ne constitueraient pas une tromperie. On ne verrait pas, en définitive, en quoi consisterait l'astuce constitutive d'escroquerie, et on serait en présence d'une simple soustraction d'impôt, comme l'indiquerait la référence à l'art. 370 al. 1 et 4 du code fiscal allemand, mentionné par l'autorité requérante (alors que l'escroquerie fiscale est visée à l'al. 3 de cette disposition). Le recourant se plaint également de ce que les documents saisis ne l'ont pas été en main de C.________, comme le requiert l'autorité étrangère, mais d'une banque, de sorte que l'autorité d'exécution aurait statué "ultra petita". Par arrêt du 12 avril 2000, le Tribunal fédéral a déjà admis un recours de droit administratif formé dans le cadre de la même demande d'entraide judiciaire, en considérant que les faits décrits ne pouvaient être qualifiés d'escroquerie fiscale. Les considérants de cet arrêt sont repris ci-dessous, et conduisent à l'admission du présent recours.