Citation: 6B_1335/2018 E. 4.5.1

4.5.1. Fonds transférés à Z.________ par la recourante en rapport avec l'acquisition d'une propriété à Cuba en octobre 2016. Il ressort des faits constatés par l'autorité précédente, dont les recourants ne démontrent pas l'arbitraire, que la recourante a emporté avec elle à Cuba 30'000 fr., en plusieurs fois, somme qu'elle a remise ensuite à Z.________, à Cuba. Ces montants devaient être investis par Z.________ à Cuba pour acquérir une propriété dans ce pays pour le compte de la recourante. Force est ainsi de constater que Z.________ n'a pas agi en Suisse et qu'aucun résultat ne s'est produit, ni ne devait se produire en Suisse. Les sommes litigieuses ont été transmises par la recourante à Z.________ sur sol cubain; elles devaient être utilisées sur sol cubain pour acquérir une propriété dans ce pays. Rien n'établit qu'elles aient été utilisées par Z.________ en Suisse. Les recourants affirment, sans détail, que les fonds en question provenaient de leurs comptes bancaires ouverts en Suisse et qu'ils ont partant été appauvris en Suisse. Le fait que les fonds que la recourante désirait affecter à l'acquisition d'une propriété à Cuba provenaient de comptes bancaires ouverts en Suisse par les recourants n'est pas constaté par l'ordonnance attaquée. Les recourants ne démontrent pas l'arbitraire de l'omission de ce fait. Il est en conséquence irrecevable (cf. art. 105 al. 1 et art. 106 al. 2 LTF). Au demeurant, les fonds litigieux, dont la provenance avant qu'ils ne soient remis à Z.________ n'est pas établie, ont été transmis par la recourante à Z.________ à Cuba. L'appauvrissement sous l'angle de l'accusation d'escroquerie aurait donc eu lieu à Cuba et non en Suisse. Quant à l'accusation d'abus de confiance, il résulte de la jurisprudence précitée que le débit de sommes destinées à être confiées et plus tard détournées ne constitue pas un résultat au sens de l'art. 8 CP. De plus, dans le cas d'espèce, ces montants étaient destinés à être investis à Cuba, non à revenir à la recourante en Suisse. On ne saurait partant considérer qu'elle aurait été appauvrie en Suisse du fait de l'infraction d'abus de confiance qu'elle dénonce, parce que les montants litigieux ne lui seraient pas revenus dans ce pays. Il résulte de ce qui précède que les actes dénoncés en lien avec l'acquisition d'une propriété à Cuba par Z.________ pour le compte de la recourante n'ont pas de rattachement avec la Suisse. Le code pénal ne leur est par conséquent pas applicable et les autorités pénales suisses ne sont partant pas compétentes pour en connaître. Cette situation aurait dû aboutir à une non-entrée en matière (art. 310 al. 1 let. b CPP et art. 31 CPP). Il n'y a cependant pas d'intérêt juridique à revenir à cet égard sur le rejet du recours cantonal confirmant le classement de l'accusation d'escroquerie. Aucune preuve n'avait au demeurant à être administrée sur ce pan de la procédure. Une violation du droit d'être entendus des recourants sur ce point ne peut dès lors qu'être écartée pour ce motif encore.