Citation: 1C_399/2024 E. 2

Selon l'art. 42 al. 3 LTF, la décision attaquée doit être jointe au mémoire si le mémoire est dirigé contre une décision. Si la signature de la partie ou de son mandataire, la procuration ou les annexes prescrites font défaut, ou si le mandataire n'est pas autorisé, le Tribunal fédéral impartit un délai approprié à la partie pour remédier à l'irrégularité et l'avertit qu'à défaut le mémoire ne sera pas pris en considération (art. 42 al. 5 LTF). En l'occurrence, B.________ a été invité, par ordonnance présidentielle du 5 juillet 2024, à produire le jugement de l'instance précédente qu'il avait omis de joindre à son recours ainsi qu'une procuration de son mandant d'ici au 21 août 2024. Selon l'extrait du suivi des envois de La Poste, il a retiré l'acte judiciaire contenant cette ordonnance le 11 juillet 2024. Il n'a produit ni la procuration attestant de ses pouvoirs de représentation ni la décision du Président suppléant de la IIIe Cour administrative qu'il attaquait dans le délai imparti à cet effet. La loi sur le Tribunal fédéral ne prévoit l'octroi d'un bref délai supplémentaire qu'en cas de non-paiement de l'avance de frais (art. 62 al. 3 LTF) et non dans l'hypothèse où la décision attaquée et la procuration ne sont pas jointes au recours. Le mémoire de recours ne saurait dès lors être pris en considération, conformément à l'art. 42 al. 5 LTF. Le recours doit ainsi être déclaré irrecevable suivant la procédure simplifiée prévue par l'art. 108 al. 1 let. a LTF. Au demeurant, selon la jurisprudence constante du Tribunal fédéral, la non-entrée en matière sur un recours faute de versement de l'avance de frais dans les délais ne constitue pas un formalisme excessif si le requérant a été informé de manière juridiquement suffisante du montant de l'avance, du délai de paiement et des conséquences du retard. Ce n'est que dans des cas exceptionnels que le droit constitutionnel impose la fixation d'un délai supplémentaire pour le paiement de l'avance de frais, notamment après le rejet d'une demande d'assistance judiciaire gratuite. Les cantons ne sont donc pas tenus de reprendre dans leur droit de procédure cantonal une disposition analogue à l'art. 62 al. 3 LTF, qui accorde un délai supplémentaire en l'absence de paiement dans le premier délai (arrêt 2C_86/2024 du 18 juin 2024 consid. 5.1 et les arrêts cités). Au vu de cette jurisprudence, le recours aurait dû être rejeté au fond.