Citation: B 50/03 31.10.2003 E. 3

3.1 En l'espèce, l'office AI a alloué au recourant une rente entière fondée sur un degré d'invalidité de 100 % à partir du 1er mars 1998, à la suite d'une incapacité entière de travail survenue dès le 8 mars 1997, soit dès la prise en charge thérapeutique du recourant par un psychiatre (art. 29 al. 1 let. b LAI dans sa version en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002). En l'occurrence, il n'existe aucun élément laissant apparaître que cette décision serait insoutenable, au motif que l'incapacité de travail dont la cause est à l'origine de l'invalidité serait survenue antérieurement. 3.2 Il ressort des pièces versées au dossier que l'assuré a été congédié avec effet au 31 mars 1993 pour des motifs vraisemblablement économiques. Dans un rapport établi le 30 mai 1997 au terme d'un stage qu'il a effectué au Centre d'Intégration professionnelle, l'intéressé a déclaré ne pas s'expliquer les raisons de cette résiliation. Il n'y a dès lors pas lieu de considérer - comme il le prétend dans la présente procédure - que même sans ce licenciement, le recourant aurait cessé, dès le 31 mars 1993, d'exercer le métier de polisseur en raison de son état de santé, ce d'autant moins qu'il disposait alors d'une capacité entière de travail dans une activité sans contrainte sur le rachis, ni port de charges (cf. rapport d'expertise du 7 mars 1996 des docteurs A.________ et B.________). C'est ultérieurement que l'état de santé du recourant s'est aggravé avec l'apparition de troubles de nature psychique nécessitant un suivi thérapeutique à partir du 8 mars 1997 (cf. courriers du 20 juillet 1998 du docteur E.________, psychiatre, et du 21 décembre 1998 du docteur F.________). Dans un rapport daté du 12 octobre 1998, le docteur G.________, rhumatologue, a indiqué que l'intéressé souffrait de fibromyalgie sévère l'empêchant de reprendre désormais toute activité professionnelle. Pour autant, ce médecin ne fait pas état d'une incapacité de travail antérieure au 8 mars 1997. De son côté, le docteur C.________ a précisé dans son rapport d'expertise du 29 juillet 1999 que l'assuré souffrait de fibromyalgie de sévérité moyenne, d'asthénie et manque de motivation associés, ainsi que de trouble dégénératifs de la charnière dorso-lombaire. En raison de ces affections, il a considéré que la capacité de travail de l'intéressé dans l'activité professionnelle qu'il exerçait habituellement avait durablement diminué d'au moins 25 % à compter du 7 février 1995. Ce faisant, il n'indique pas que le recourant ait présenté une incapacité de travail antérieure à cette date. L'avis partagé en ce sens par les docteurs F.________ (cf. rapports du 17 octobre 1995 et du 3 novembre 1997) et E.________ (cf. rapport du 19 janvier 1998) ne sauraient prévaloir dans la mesure où ils sont à peine étayés et qu'ils émanent des médecins traitant de l'assuré (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). De même, les conclusions ressortant du rapport d'expertise du 12 décembre 1999 du docteur D.________, psychiatre, selon lesquelles le recourant aurait présenté une incapacité entière de travail imputable à des troubles de nature physique et psychique dès 1993, ne sauraient non plus être suivies dans la mesure où elles ne sont partagées par aucun des autres avis médicaux versés au dossier (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). 3.3 Dans ces circonstances, la décision du 20 novembre 2000 par laquelle l'office AI a considéré que l'incapacité de travail dont la cause est à l'origine de l'invalidité est survenue au plus tôt au cours du mois de mars 1997 - soit après la fin des rapports de prévoyance - n'est pas insoutenable. Sur le vu de ce qui précède, le recourant n'était plus assuré par l'intimée lorsque l'incapacité de travail invalidante est survenue et celle-ci ne saurait être tenue d'allouer une rente d'invalidité au recourant. Le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.