Citation: 1B_2/2014 E. 3.2

3.2. Selon l'arrêt cantonal, le recourant a étranglé sa femme à deux reprises au cours de l'année 2010, faits qui n'ont toutefois pas donné lieu à une procédure pénale. Le 26 septembre 2012, il a en particulier été reconnu coupable de lésions corporelles simples qualifiées sur son épouse - il lui avait occasionné, au moyen d'un couteau, des blessures aux fesses qui avaient nécessité plusieurs points de suture - et a notamment été condamné à une peine pécuniaire de 45 jours-amende, à CHF 60.- le jour-amende, avec sursis pendant trois ans. A teneur de l'expertise psychiatrique ordonnée dans le cadre de l'instruction pénale, le risque de récidive existe (cf. le rapport du 23 octobre 2013). Les experts ont en effet relevé que, si des conditions extérieures menaçant son intégrité psychique se présentaient, elles pourraient conduire le recourant à un point de bascule où ses actes prendraient le pas sur ses capacités de penser et de jugement; au vu de la fragilité psychique de l'intéressé et en raison du fait qu'il déclare qu'il recommencera si cela est nécessaire, il est à craindre qu'il en arrive de nouveau à des actes similaires, "plutôt dans un contexte familial identique que dans un autre cadre", les experts n'excluant pas d'autres possibilités; l'inquiétante fascination du recourant pour les armes à feu a aussi été relevée. Les experts ont enfin insisté sur le fait que le recourant doit pouvoir bénéficier d'un traitement psychiatrique et psychothérapeutique intégré "et ceci également au sein de l'établissement pénitentiaire où il se trouve".