Citation: 1C_114/2023 E. 4.2

4.2. Les recourantes évoquent une distinction injustifiées avec les parcelles voisines n os 4'714, 4'810 4'707 et 4'709 qui auraient été construites le long du sentier des Communs, lequel constituerait le seul accès à ces parcelles. Elles citent également les parcelles n os 4'134, 4'473 et 4'173 qui bénéficieraient d'un permis de construire et qui seraient également desservie par le chemin du signal. Les recourantes n'exposent cependant pas en détail les autres caractéristiques de ces parcelles (hormis qu'elles emprunteraient la même voie d'accès) et ne démontrent ainsi pas en quoi la configuration des parcelles évoquées serait similaire à celle de leurs parcelles. L'argumentation des recourantes ne remplit ainsi manifestement pas les exigences de motivation accrues découlant de l'art. 106 al. 2 LTF et est donc irrecevable. Cela étant, au vu des considérations exposées ci-dessus (consid. 3.3), l'instauration de la zone réservée sur les parcelles litigieuses n'apparaît pas critiquable et échappe dès lors au grief de violation du principe de l'égalité de traitement (cf. arrêts 1C_129/2022 du 18 avril 2023 consid. 4.3.4; 1C_623/2021 du 24 novembre 2022 consid. 4.4; 1C_218/2020 du 23 juillet 2021 consid. 3.1.2 et 3.6). C'est également en vain que les recourantes se plaignent de la différence de traitement prétendument injustifiée entre leurs parcelles situées dans le périmètre de l'agglomération Rivelac et, de manière générale, toutes les parcelles situées hors centre, dans un secteur pourtant surdimensionné. Comme évoqué ci-dessus, ce n'est pas le surdimensionnement qui justifie dans le cas présent l'instauration de la zone réservée litigieuse, mais d'autres principes découlant de la LAT, en particulier le principe de densification vers l'intérieur du milieu bâti.