Citation: 9C_732/2013 E. A

A.a. H.________, née en 1965, coiffeuse de formation, a travaillé de 2003 à 2006 à temps partiel en qualité d'aide de bureau à domicile. Souffrant d'agoraphobie et de trouble panique, elle a déposé le 29 décembre 2006 une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Dans le cadre de l'instruction de cette demande, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg a confié la réalisation d'une expertise psychiatrique au docteur L.________. Dans son rapport du 31 mai 2007, ce médecin a retenu le diagnostic de phobie sociale avec éléments de troubles de panique et de troubles obsessionnels-compulsifs sur la base d'un trouble de la personnalité de type anxieux-évitant; si l'assurée n'était pas en mesure d'affronter une activité professionnelle et sociale à l'extérieur de son domicile, elle paraissait néanmoins apte à exercer à 50 % une activité professionnelle à domicile; moyennant le suivi de mesures thérapeutiques adaptées, une réinsertion professionnelle dans une activité apparentée à celle exercée jusqu'alors semblait par ailleurs envisageable. Considérant que l'assurée présentait une incapacité totale de travailler, l'office AI a, par décisions des 28 février et 19 mars 2008, alloué à l'assurée une rente entière d'invalidité à compter du 1 er décembre 2005. En parallèle, il a invité l'assurée à suivre un traitement psycho-pharmacologique et un traitement ambulatoire cognitivo-comportemental auprès d'un médecin-psychiatre. A.b. Dans le cadre d'une procédure de révision initiée au mois de juin 2008, l'office AI a confié la réalisation d'une expertise psychiatrique au docteur S.________. Dans son rapport du 8 décembre 2010, complété les 12 septembre 2011 et 21 janvier 2012, ce médecin a retenu le diagnostic d'agoraphobie avec troubles paniques d'incidence clinique légère ainsi que celui d'accentuation de certains traits de personnalité (anxieuse évitante et obsessionnelle compulsive); ces troubles entrainaient une diminution de la capacité de travail de 20 %, étant précisé que la palette médicamenteuse et comportementale à disposition était suffisante - pour autant que l'assurée en ait la volonté - pour lui permettre de surmonter la problématique et de reprendre une activité professionnelle. Malgré les objections des docteurs L.________, devenu entre temps psychiatre traitant de l'assurée, et U.________, l'office AI a, par décision du 4 octobre 2011, supprimé la rente entière d'invalidité avec effet au premier jour du deuxième mois suivant la notification de la décision.