Citation: 8C_70/2020 E. 3.1

3.1. En l'espèce, les juges cantonaux ont considéré, sur la base des examens médicaux pratiqués, qu'après l'oedème qui avait immédiatement résulté de l'accident, il n'y avait plus aucune lésion organique objectivée. Tant le médecin traitant du recourant, les spécialistes en neurologie, en radiologie et en chirurgie de la main consultés que le médecin-conseil de l'intimée concluaient que les plaintes du recourant ne reposaient pas sur un déficit organique objectivable et qu'il n'était pas possible d'expliquer la cause des douleurs ressenties. En outre, même si la doctoresse D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur ainsi qu'en chirurgie de la main, avait évoqué des propositions de traitements supplémentaires, comme une imagerie par résonance magnétique (IRM) du rachis cervical et du défilé thoracique, il ne s'agissait là que d'investigations. En conclusion, le recourant souffrait de douleurs contusionnelles post-traumatiques non objectivables, à l'égard desquelles les juges cantonaux ont mis en doute l'existence d'un lien de causalité naturelle avec l'accident. Laissant toutefois la question ouverte, ils ont considéré qu'un lien de causalité adéquate devait dans tous les cas être nié au regard des principes et critères jurisprudentiels applicables en l'absence de déficit organique objectivable (ATF 115 V 133). Ils ont retenu à cet égard que l'accident du 27 octobre 2017 était de peu de gravité, de sorte que, selon le cours ordinaire des choses et l'expérience générale de la vie, il n'était pas propre à entraîner une atteinte à la santé telle que celle dont souffrait le recourant. Les troubles étaient donc imputables à une cause extérieure à l'accident, étant précisé que le recourant avait subi une cure du canal carpien des deux mains en 2014 (avec reprise à droite pour récidive en décembre 2016).