Citation: 5P.348/2004 02.12.2004 E. 2

Dans un premier moyen, la recourante reproche à la cour cantonale, en résumé, d'avoir commis l'arbitraire en n'annulant pas sa condamnation au paiement du tiers des intérêts hypothécaires supportés par l'intimé "durant la vie commune", alors que, pour cette période, l'arbitre aurait manifestement dû appliquer les règles de la société simple au lieu de celles de la copropriété, avec le même résultat que pour les frais de déménagement. L'arbitre a considéré que les règles de la société simple s'appliquaient aux relations économiques des parties durant leur concubinage, en 2000 et 2001. En revanche, il a retenu que la suspension de la vie commune avait entraîné la dissolution de la communauté formée par les concubins et que les relations économiques des parties après leur séparation étaient dès lors soumises aux seules règles de la copropriété (cf. sentence, p. 16). Par conséquent, il a mis à la charge de la recourante le tiers des intérêts hypothécaires échus de janvier 2002 à fin septembre 2003 (cf. p. 11 et 19 de la sentence arbitrale). Contrairement à ce qu'elle semble croire, la recourante n'a donc pas été condamnée à supporter une partie des charges hypothécaires échues durant la vie commune, mais seulement le tiers des charges hypothécaires postérieures à sa séparation d'avec l'intimé. Son premier moyen est dès lors infondé.