Citation: U 195/05 31.01.2006 E. 6

Quoi qu'en dise le recourant, on ne saurait reprocher aux premiers juges d'avoir nié l'existence d'un rapport de causalité naturelle entre l'accident de football survenu le 3 mai 1998 et l'atteinte à la santé actuelle. En effet, tenant compte de l'ensemble des pièces médicales du dossier, le docteur E.________ est parvenu à la conclusion convaincante que les lésions actuelles de la coiffe des rotateurs étaient de nature dégénérative, un quelconque lien de causalité avec l'accident précité étant improbable. Cette opinion n'est pas sérieusement contredite par le docteur G.________ qui admet également la possibilité d'une origine dégénérative. Dans ces conditions, les juges cantonaux pouvaient alors considérer que l'origine traumatique de cette lésion n'était pas établie au degré de vraisemblance prépondérant requis. Quant à la désinsertion du bourrelet glénoïdien, le docteur G.________ relève qu'elle est probablement en relation avec un accident qui n'avait pas été déclaré et qui serait survenu sur un chantier 3 ou 4 ans avant la première consultation (lettres du 18 septembre 2003 à l'attention du docteur E.________ et de son confrère T.________, de la clinique Y.________). Or, aucun élément du dossier ne permet d'établir l'existence de cet accident dont le recourant ne se prévaut d'ailleurs pas. Par ailleurs, on relèvera que les médecins de l'hôpital X.________ qui l'ont examiné le jour de l'accident de football, n'ont diagnostiqué qu'une entorse stade I acromio-claviculaire gauche et, se fondant sur les radiographies effectuées le même jour, n'ont fait état d'aucune lésion traumatique. Ainsi, l'intéressé a pu reprendre son activité de monteur de cuisine dès le 11 mai 1998. Il apparaît ainsi très peu vraisemblable que l'accident invoqué par l'intéressé, survenu 4 ans auparavant, soit dans un rapport de causalité (naturel et adéquate) avec les affections actuelles de son épaule gauche.