Citation: 6B_818/2023 E. 1.2

1.2. En substance, la cour cantonale a retenu, au bénéfice du doute, que la recourante avait effectué des heures supplémentaires pour le compte de l'intimée. Néanmoins, elle a considéré que celles recensées dans le carnet noir de la recourante n'étaient pas conformes à la réalité, de sorte que les décomptes produits auprès du Tribunal des Prud'hommes étaient des faux destinés à tromper l'autorité judiciaire. Pour parvenir à cette conclusion, la cour cantonale a fait sienne la motivation du Tribunal de police, lequel a notamment tenu compte des témoignages d'autres employés de la société qui contredisaient les informations consignées dans l'agenda noir de la recourante. De plus, les jours fériés, hormis le 1er août, étaient tous inscrits comme jours travaillés. Par ailleurs, le carnet révélait des inscriptions en bloc de plusieurs mois d'affilée, avec la même écriture, le même stylographe et le même espacement, hormis quelques exceptions trop rares. Cela réfutait la version de la recourante selon laquelle le décompte avec été écrit semaine après semaine. La cour cantonale a constaté qu'aucun des témoignages recueillis auprès des autres employées de l'intimée, même les plus favorables à la recourante, n'attestait que celle-ci eut effectué les nombreuses heures supplémentaires mentionnées dans les décomptes produits, notamment durant les jours fériés. Avec le premier juge, la cour cantonale a relevé que le carnet noir était "monolithique et répétitif" et qu'il était peu probable qu'il eut été élaboré semaine après semaine comme prétendu par la recourante, ce d'autant qu'il comportait des erreurs, certains jours fériés officiels n'ayant pas été reportés, et un rendez-vous avec l'ORP (office régional de placement) n'ayant pas été inscrit à la bonne date.