Citation: 4C.291/2001 09.07.2002 E. C

C.- a) Le 15 mai 1998, A.________, les époux B.________, ainsi que les époux C.________ ont réclamé à la demanderesse une nouvelle baisse du loyer des appartements, pour l'échéance du 1er octobre 1998, ainsi que du loyer des garages et de la place de parc. La bailleresse s'y étant opposée et la tentative de conciliation ayant échoué, les locataires en question ont ouvert action, le 9 octobre 1998, devant le Tribunal des baux du canton de Vaud et ont conclu à l'admission de leurs demandes de baisse de loyer. b) De leur côté, les époux D.________, en date du 30 avril 1998, ont sollicité en vain de la demanderesse une nouvelle baisse du loyer de leur appartement pour le 1er octobre 1998. Ils ont alors saisi la commission compétente, qui a constaté l'échec de la conciliation, puis ont ouvert action, le 15 octobre 1998, devant le Tribunal des baux. A l'instar des autres locataires, ces deux défendeurs ont requis l'application de la méthode absolue. c) Par décisions des 19 et 23 octobre 1998, le Président du Tribunal des baux a joint les instances susmentionnées. Le 30 juin 1999, les défendeurs D.________ ont invité le Tribunal des baux à leur accorder une baisse supplémentaire de loyer pour le 1er octobre 1999, compte tenu de la récente diminution du taux hypothécaire. A l'audience du 10 novembre 1999, les autres défendeurs ont produit une requête en modification et en précision de conclusions. Ils ont réclamé, eux aussi, une diminution supplémentaire de leurs loyers respectifs avec effet au 1er octobre 1999. Lors de la même audience, les défendeurs D.________ ont augmenté et précisé leurs conclusions. La demanderesse a conclu à libération en invoquant le critère des loyers comparatifs s'agissant des places de parc, et la méthode relative pour ce qui est des logements.