Citation: 6B_1155/2022 E. 2.2.2

2.2.2. En substance, le recourant soutient que le raisonnement cantonal serait choquant puisque, selon celui-ci, une preuve ne serait pertinente que si elle est de nature à innocenter le prévenu. Or dans le cadre d'une procédure reposant sur un faisceau d'indices, une preuve ne pourrait pas être écartée du seul fait qu'il existerait un doute sur sa valeur probante. L'argumentation du recourant procède toutefois d'une lecture biaisée de la motivation cantonale. En effet, la cour cantonale n'a pas écarté le moyen de preuve au seul motif qu'il n'était pas propre à innocenter le recourant mais, bien plutôt, elle a estimé que le moyen de preuve n'était pas pertinent dans la mesure où des traces ADN du recourant, qu'elles aient existé ou non, ne seraient de toute façon pas trouvées dans les prélèvements, en raison des douches et du lavage des vêtements. On ne distingue dès lors pas ce que l'analyse aurait pu apporter au recourant puisque la cour cantonale a déjà retenu l'élément de fait qu'il entend prouver, soit qu'aucune trace de son ADN ne se trouve dans les prélèvements. L'argumentation du recourant n'est ainsi pas propre à démontrer que l'appréciation anticipée de la pertinence du moyen de preuve effectuée par la cour cantonale serait manifestement insoutenable. En outre, le recourant prétend que la cour cantonale lui aurait "imputé" le fait que l'intimée ait pris plusieurs douches et lavé ses vêtements avant que les prélèvements ne soient effectués et retenu en sa défaveur la disparition de preuves. Ce faisant, le recourant s'en prend à l'appréciation des preuves effectuée par la cour cantonale et non à son refus d'administrer le moyen de preuve. Quoi qu'il en soit, on ne distingue pas en quoi la cour cantonale aurait retenu un élément à la charge du recourant. En effet, la cour cantonale n'a pas retenu que des traces avaient effectivement existé et qu'elles avaient été effacées par les douches et le lavage des vêtements mais que si des traces avaient existé, elles auraient été effacées par les douches et le lavage des vêtements. En d'autres termes, on comprend de sa motivation que la cour cantonale a, de manière anticipée, estimé que les analyses des prélèvements ne révéleraient pas de trace ADN du recourant, soit parce qu'aucune relation sexuelle n'avait eu lieu, soit parce que les traces auraient été effacées par les lavages, n'éliminant aucune de ces hypothèses à ce stade. Ainsi, l'analyse des prélèvements ne prouverait ni la thèse du recourant, ni celle de l'intimée, ce qui ne constitue pas un élément à charge du recourant.