Citation: 6B_1083/2014 E. 2.2

2.2. En substance, la recourante soutient que les faits ont été constatés de façon arbitraire et que l'autorité a passé sous silence un certain nombre de faits pourtant clairement attestés par les pièces de la procédure, en particulier qu'elle était en couple au moment des faits, que selon les experts, les ecchymoses paraissaient compatibles avec le discours de la victime, qu'elle avait une trace d'injection au coude, qu'elle avait des douleurs anales et que les déclarations du prévenu étaient contradictoires. Elle souligne également que l'autorité judiciaire n'a pas retenu que, selon le rapport médical, elle présentait un état de stress aigu, ni qu'elle avait pu être victime de sédation en raison de la prise de médicament associé à une alcoolisation massive. En l'occurrence, la recourante oppose simplement une autre version et donne une nouvelle lecture des pièces, au demeurant, claires du dossier, sans apporter la démonstration requise de l'arbitraire dans l'appréciation des preuves. En effet, la cour cantonale a souligné que les déclarations concordantes des témoins et l'inspection locale avaient permis de confirmer qu'il était impossible que la recourante ait été violée dans la cuisine et que l'examen gynécologique n'avait montré aucune lésion, ce que la recourante omet de préciser. Quant aux ecchymoses d'âge variable des membres inférieurs, le rapport médical du Centre Universitaire Romand de Médecine Légale indique que le tableau lésionnel ne permet pas de confirmer ni d'infirmer les déclarations de l'intéressée (pièce 13, dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). S'agissant de la trace d'injection au pli du coude gauche, la recourante elle-même a indiqué qu'elle provenait du prélèvement de sang effectué au CHUV (pièce 13, dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). Quant au risque de sédation lors d'alcoolisation massive avec prise de médicaments, le rapport établi le 5 février 2014 par le Centre psychiatrique " F.________ ", dans lequel la recourante est suivie depuis le 14 juin 2011, indique que les psychotropes prescrits sont sans influence avec une consommation d'alcool à l'exception de l' « Imovane », somnifère qui, par définition, est pris avant le coucher (pièce 66/2 dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). L'arrêt souligne également les problèmes psychiques, attestés par le rapport du 5 février 2014, et en particulier les difficultés de la recourante à gérer ses prises d'alcool qui la mettent dans une situation potentiellement dangereuse ce qui explique son état de stress aigu. Enfin, que la recourante soit en couple à l'époque des faits est sans pertinence sur le déroulement de la soirée. Le grief relatif à l'établissement arbitraire des faits et à l'appréciation arbitraire des preuves doit donc être rejeté, dans la mesure où il est recevable.