Citation: 5P.94/2002 13.05.2002 E. 4

4.- a) Les recourantes invoquent ensuite une violation du droit d'être entendu; elles reprochent aux autorités cantonales d'avoir refusé d'ordonner les enquêtes qui auraient permis d'interpréter correctement la convention de partage signée le 8 novembre 1994, et surtout de prouver que la réelle intention de E.________ était de renoncer à faire valoir ses prétentions tendant à réunir à la succession les donations litigieuses. Ce moyen est tout aussi irrecevable que le précèdent, parce qu'il concerne une question - à savoir l'interprétation de la convention de partage - que le Tribunal fédéral ne peut revoir, étant lié par son arrêt de renvoi du 2 mars 1998 (cf. consid 3b ci-dessus). b) Les recourantes se plaignent également d'une application arbitraire de l'art. 533 al. 3 CC. Ce grief est toutefois irrecevable, le recours de droit public n'étant ouvert au regard de l'art. 84 al. 2 OJ que si la prétendue violation de droits ou de normes énumérés à l'alinéa premier de cette disposition ne peut pas être soumise par un autre moyen de droit au Tribunal fédéral ou à une autre autorité fédérale (ATF 124 III 134 consid. 2b). Or les griefs relatifs à l'application du droit civil fédéral doivent être soulevés par la voie du recours en réforme (cf. art. 43 al. 1 OJ) lorsque celui-ci est ouvert, ce qui est le cas en l'espèce. c) Les recourantes soutiennent aussi (cf. p. 4, ch. 11, du recours) que la Cour de justice aurait admis de façon arbitraire les conclusions en partage prises par l'intimée pour la première fois dans ses dernières écritures après enquêtes et ignoré les règles applicables au partage d'une succession. Ce grief, annoncé au début du recours, n'a pas été repris ni motivé par la suite, de sorte qu'il doit être déclaré irrecevable (art. 90 al. 1 let. b OJ).