Citation: 9C_467/2023 E. 7.1

7.1. Finalement, la recourante reproche au tribunal arbitral d'avoir violé les art. 56 et 59 LAMal. Elle considère essentiellement que son activité opératoire constitue une singularité qui, contrairement à ce qu'a retenu l'autorité précédente, représente une part importante de sa pratique, la différencie du groupe des angiologues et justifie des coûts plus élevés que ceux de ces derniers. Elle soutient qu'il découle des pièces qu'elle a déposées en première instance qu'elle aurait réalisé pendant l'année 2016 trente et une interventions auprès du Centre C.________, trente auprès de la Clinique B.________ et vingt-trois en cabinet. Elle explique que ces chiffres se déduisent du nombre de fois où les positions tarifaires 18.1570, 18.1550, 18.1510 et 04.1050 ont été facturées. Elle rappelle que, d'après les protocoles opératoires établis par la doctrine médicale, la facturation de quatre consultations et d'actes préparatoires était nécessaire pour chaque opération, ce qui, étant donné le nombre de patients qu'elle avait traité cette année-là, représentait une part importante de son chiffre d'affaire. Elle considère ainsi que sa pratique n'était pas comparable à celle des angiologues composant le groupe de comparaison et que c'est à tort que l'autorité précédente l'a condamnée à restituer 148'581 fr. aux caisses intimées.