Citation: 5A_480/2021 E. 4.1

4.1. Recopiant les conclusions 100, 100.1, 100.1.1 et 100.1.2 de l'intimée prises devant le magistrat anglais, la recourante affirme qu'il en ressort que l'intimée ne se limite pas à demander la constatation de transferts bancaires mais qu'elle formule des prétentions portant sur le fait que ces transferts sont intervenus sans contrepartie, que la source des avoirs est un défendeur primaire, soit C.________, et que celui-ci a reçu ces avoirs de la société E.________ Ltd, dont le compte à lui-même été alimenté par les "prêts I.________". Elle ajoute que la forme des conclusions et du dispositif diffère certes de la pratique suisse, mais qu'elle correspond à des conclusions condamnatoires. Selon la recourante, l'objectif était donc de récupérer les fonds transférés. Or, seul C.________ avait été condamné, et non elle-même. La recourante expose ensuite qu'elle s'est expressément référée aux chiffres 100 et 100.1 des conclusions de l'intimée dans son recours et que l'autorité cantonale en a établi la portée de manière inexacte, en omettant que la conclusion vise le constat de l'absence de contrepartie; en outre, elle a repris le chiffre 100.4.5 sans se rendre compte que la banque visée est l'intimée, et non la banque D.________. Par ailleurs, la recourante soutient que, contrairement à ce qu'a retenu l'autorité cantonale, le titre de détention des avoirs en cause n'a aucune importance pour déterminer si les transferts sont intervenus sans contrepartie. En rejetant la conclusion du chiffre 100, le juge anglais a jugé qu'elle était propriétaire des fonds transférés par son époux. En dernier lieu, la recourante précise, en guise de critique à la motivation selon laquelle elle n'avait pas désigné un passage de la décision anglaise qui traiterait de la propriété des avoirs détenus sur son compte, qu'elle a cité dans son opposition le paragraphe 1396 du jugement du 23 janvier 2020, dont il résulte que l'intimée s'est limitée à d'autres points, de sorte que le rejet des conclusions litigieuses est le résultat du comportement procédural de l'intimée et que le juge a pu trancher sur le fond en s'épargnant d'examiner en détail la propriété des avoirs résultant de chaque transfert. La recourante conclut que, sans cette constatation inexacte des faits sur le rejet des prétentions de l'intimée, l'autorité cantonale aurait admis un effet de la chose jugée au jugement anglais quant à la propriété des sommes en cause, reconnu ce jugement en Suisse en application de l'art. 33 ch. 1 CL, et rejeté l'opposition à séquestre en tant qu'elle vise des biens n'appartenant pas au débiteur poursuivi.