Citation: 8C_245/2016 E. A

A.________, marié et père de cinq enfants nés en 2003, 2005, 2006, 2010 et 2012, a travaillé pour le compte de la société B.________ Sàrl en qualité de "HR Business Partner" du 1 er juin 2010 au 31 décembre 2013, puis pour le compte de la société C.________ AG en qualité de "Business Manager" du 27 janvier au 25 juillet 2014. En juillet 2014, il s'est annoncé auprès de l'Office régional de placement genevois et a sollicité l'octroi d'une indemnité de chômage à compter du 26 juillet 2014. Dans sa demande, il indiquait être domicilié à D.________ (GE). Par décision du 10 septembre 2014, la Caisse cantonale genevoise de chômage (ci-après: la caisse) a nié le droit de A.________ à l'indemnité prétendue, au motif qu'il était l'employé de son épouse. Le prénommé a formé opposition à l'encontre de cette décision. L'instruction qui s'en est suivie a fait apparaître des doutes quant à sa domiciliation en Suisse. En conséquence, la caisse a ouvert une enquête afin de déterminer le domicile effectif de la famille. Il ressort du rapport d'enquête du 3 novembre 2014: - que depuis le 27 mai 2011, les époux sont propriétaires d'un terrain à E.________ en France, sur lequel ils ont fait bâtir une villa; - que le 30 juin 2011, A.________ a annoncé son départ pour la France aux autorités genevoises; - que le 1 er novembre 2013, il s'est enregistré avec son épouse et ses enfants comme résidents suisses, en donnant pour adresse celle de sa mère à D.________. Par décision sur opposition du 31 mars 2015, la caisse a signifié à A.________ que la motivation de sa première décision ne pouvait pas être maintenue, mais que celui-ci n'avait tout de même pas droit à l'indemnité de chômage, en raison de l'absence de domicile en Suisse.