Citation: 8C_290/2024 E. 4.2

4.2. De plus, la volonté de l'intimée de faire opposition résultait clairement d'un entretien téléphonique du 7 décembre 2022 (soit dans le cadre du délai imparti au mandataire pour justifier de son pouvoir de représentation) avec une collaboratrice de la recourante, lors duquel, sans l'intervention de son mandataire, elle avait demandé de "stopper la facture le temps que la procédure d'opposition soit réglée". Il lui avait été répondu que l'opposition n'avait pas d'effet suspensif et qu'en cas d'admission le montant payé serait déduit des factures ouvertes ou remboursé. D'après les juges cantonaux, cela démontrait un manque de communication interne à la recourante entre, d'une part, les gestionnaires du dossier qui avaient donné des informations sur la situation de l'intimée en l'absence d'une procuration écrite valable, ne remettant ainsi jamais en cause le pouvoir de représentation du mandataire et, d'autre part, la juriste chargée de traiter l'opposition qui avait constaté la portée insuffisante de la procuration. Les conséquences de ce dysfonctionnement interne de la recourante, qui avait adopté un comportement contraire à la bonne foi et à l'interdiction du formalisme excessif, ne devaient pas être imputées à l'intimée.