Citation: 8C_268/2024 E. 4.1

4.1. La recourante critique l'arrêt du 23 juillet 2018 en faisant valoir une violation de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.) et du principe de la maxime inquisitoire (art. 61 let. c LPGA), ainsi qu'une application arbitraire (art. 9 Cst.) de l'art. 20 al. 1 et 2 de la loi [genevoise] sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA; RS/GE E 5 10). Elle relève que les juges cantonaux ont retenu qu'elle avait été propriétaire d'une maison en France et qu'elle avait pu en disposer librement, en écartant ses allégations selon lesquelles elle l'aurait acquise pour le compte d'une organisation humanitaire au moyen de dons et aurait remboursé les donateurs avec le produit de la vente. A cet égard, elle reproche aux premiers juges d'avoir constaté l'absence de documents propres à établir ces faits, alors que deux témoins domiciliés à Genève, qu'ils ont entendus, auraient corroboré ses propos. En violation de son obligation de motiver, la cour cantonale n'aurait pas exposé la raison pour laquelle ces témoignages avaient été écartés. La recourante fait par ailleurs grief à l'instance précédente d'avoir refusé l'audition de deux autres témoins domiciliés à Belgrade, impliqués dans l'organisation humanitaire en cause, qui auraient pu donner les détails de l'opération, notamment l'identité des donateurs, les montants investis et le nombre de personnes ayant bénéficié de l'aide humanitaire. En ne procédant pas à une instruction plus approfondie, la juridiction cantonale aurait violé le principe de la maxime inquisitoire et son droit à la preuve.