Citation: 6B_818/2010 22.12.2010 E. B

Les faits à la base de la condamnation sont, en résumé, les suivants. B.a Au printemps 2006, X.________ a porté atteinte à deux reprises à l'intégrité sexuelle de son fils, né en 1997 de sa conjointe d'alors, Y.________, dont il était séparé. Le père disposait d'un droit de visite sur l'enfant, qu'il exerçait à son domicile. A une première occasion, le père avait touché le sexe de son fils à même la peau, alors que l'enfant, âgé de 9 ans révolus, était endormi. Ce dernier s'était réveillé et avait invité son père à cesser ses agissements, lequel avait toutefois persisté. Quelque temps plus tard, alors que le père et le fils regardaient la télévision assis côte à côte, le premier avait laissé errer sa main sur le torse, le ventre, puis le pénis vêtu du second, qui avait remarqué l'état d'érection de son père. L'enfant avait mis fin à l'incident en se levant et en rappelant à son père un rendez-vous. B.b X.________ a d'abord fermement contesté tout acte équivoque. Il a ensuite nuancé ses dires, déclarant notamment: "Il est possible qu'en étant saoul, je l'aie peut-être serré un peu trop fort ... Je le caressais aussi parfois sur le ventre ... Il n'est pas impossible que je lui aie effleuré le sexe involontairement ... (devant la TV). Il est vrai que je ne peux pas exclure qu'en caressant mon fils sur le torse, je lui ai effleuré involontairement le sexe ...". Ultérieurement, il a précisé avoir agi endormi. Aux débats, il a indiqué avoir oublié le premier incident et que le second était fortuit. B.c Les premiers juges ont écarté les dénégations successives de l'accusé, les estimant contradictoires et non dignes de foi, d'autant plus que celui-ci avait par ailleurs dit admettre intégralement le récit de l'enfant, tenu pour cohérent et crédible par le pédiatre.