Citation: 6B_233/2022 E. 2.7.3

2.7.3. L'appréciation de la cour cantonale, quant à la réalisation des éléments subjectifs de l'infraction, n'a rien d'insoutenable. En particulier, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que les lunettes dérobées à l'intimé étaient dépourvues de toute valeur, si bien que leur appropriation par le recourant était effectivement de nature à lui procurer un avantage économique auquel il n'avait pas droit. Aussi, en tant que le recourant soutient que, selon la cour cantonale, les lunettes de l'intimé étaient cassées, ce fait ne peut pas être d'emblée déduit de l'arrêt attaqué. A tout le moins, il n'explique pas que celles-ci n'étaient pas susceptibles d'être réparées. De même, la cour cantonale pouvait valablement considérer que l'intention du recourant ne visait pas qu'un élément patrimonial de faible valeur au sens de l'art. 172ter CP, alors que, comme elle l'a relevé sans arbitraire, la valeur d'une monture et de deux verres correcteurs est susceptible de dépasser la limite jurisprudentielle de 300 fr. (cf. ATF 142 IV 129 consid. 3.1; 123 IV 155 consid. 1a; 123 IV 113 consid. 3d).