Citation: 2C_395/2021 E. 1.3

1.3. S'agissant des exigences de forme applicables aux conclusions du recours, il convient de préciser que la conclusion principale purement cassatoire dirigée contre l'arrêt du Tribunal administratif fédéral du 16 février 2021 est admissible en la cause, quoi qu'en dise la COMCO, même s'il est vrai que les recours au Tribunal fédéral doivent en principe viser la réforme de l'arrêt attaqué (cf. art. 107 al. 2 LTF). Il est en effet admis que, lorsqu'un recours est dirigé contre le prononcé d'une sanction, y compris les frais et dépens y afférents, la partie recourante peut se contenter de demander l'annulation de l'arrêt attaqué devant le Tribunal fédéral. Celui-ci, dans l'hypothèse où le recours serait bien fondé, ne serait évidemment pas obligé de réformer l'arrêt attaqué; en l'annulant, il lèverait par la force des choses la sanction infligée à la partie recourante, de même que les frais de procédure et dépens mis à sa charge (cf. arrêts 2C_293/2021 du 27 juillet 2021 consid. 1.2 et 2C_828/2019 du 16 juillet 2020 consid. 3.2). Notons enfin que la conclusion en annulation prise par la recourante couvre également, selon un raisonnement a maiore ad minus, une annulation partielle de l'arrêt attaqué consistant, en l'occurrence, en une réduction de la sanction infligée, dans la mesure où une telle diminution s'imposerait à l'aune des griefs soulevés (cf. notamment arrêt 2C_828/2019 du 16 juillet 2020 consid. 3.3). La question de savoir s'il peut en l'occurrence être reprochée à la recourante de n'avoir pas chiffré ses conclusions en réduction de la sanction sera examinée plus loin (cf. infra consid. 11.3.1). Sur le vu de ce qui précède, le recours est recevable.