Citation: 6B_311/2024 E. 2.3

2.3. En ce qui concerne le coup de poing à l'abdomen et l'étranglement (cas no 2; supra consid. B.a), le recourant formule son argumentation en partant de la prémisse que l'autorité aurait fondé sa condamnation sur un faisceau d'indices. Or il apparaît que la cour cantonale a procédé à une appréciation des déclarations du recourant et de l'intimée en les confrontant aux différents éléments probatoires au dossier, retenant en définitive la version de l'intimée. L'appréciation des preuves opérée s'inscrit dans un contexte de "déclarations contre déclarations" (v. supra consid. 2.1), et non de preuve par faisceau d'indices comme le soutient le recourant. Sous l'angle de l'appréciation des déclarations des personnes impliquées, la critique du recourant est avant tout de nature appellatoire. Il en va en particulier ainsi lorsqu'il discute les éléments appuyant la crédibilité de la version de l'intimée et formule sa propre appréciation de leur portée, soulevant que suite à l'entretien auprès du Centre LAVI le 16 octobre 2019, celle-ci a décidé de porter plainte pour des faits de cybercriminalité mais non de violence, et que la prise en charge de l'intimée par la LAVI ne signifie pas qu'elle s'est plainte de violences physiques, le statut de victime LAVI concernant également de la violence psychique. Il en va de même lorsqu'il fait valoir que le séjour de l'intimée au Foyer D.________ serait antérieur aux faits à juger et qu'aucun fait de violence n'a été mis en exergue pour la période antérieure à ceux-ci et que le témoignage de E.________, qu'il juge vague et abstrait, ne saurait être pris en considération, notamment compte tenu de l'existence d'un conflit important entre l'intimée et lui en lien avec leur fils et du fait que E.________ n'a assisté à aucune scène de violence et n'a fait que recueillir certaines confidences de l'intimée. C'est par ailleurs également de manière appellatoire que le recourant cherche à remettre en cause la crédibilité des déclarations de l'intimée en prétendant, en substance, que son récit ne serait pas spontané et aurait été dirigé par les questions de plus en plus orientées des inspecteurs, ou que le comportement qu'elle décrit en indiquant s'être rendue chez sa mère après le prétendu étranglement serait très improbable puisque, par le passé, elle se serait rendue auprès du Foyer D.________ après des épisodes de violence et qu'on peine à comprendre pourquoi elle n'en aurait pas fait de même à cette occasion. Il en va également ainsi lorsque, se référant à des faits de violences prétendument commises sur leur enfant dénoncés par l'intimée, il s'étonne que celle-ci n'ait pas fait appel de sa libération pour les faits concernés et qu'il cherche à démontrer une différence dans l'appréciation par la cour cantonale de sa propre crédibilité s'agissant de ceux-ci et des faits au préjudice de son ex-compagne. Pour le surplus, en ce qui concerne la tentative d'étranglement, le fait que celle-ci aurait eu lieu à une date qui coïnciderait prétendument à celle du dépôt d'une plainte en matière de cybercriminalité, et qui ne ferait absolument pas référence à de la violence physique, ne saurait en tout état rendre insoutenable l'appréciation de la cour cantonale des déclarations de l'intimée quant aux faits de violence dénoncés. S'agissant du coup à l'abdomen, c'est également en vain que le recourant soulève une prétendue incohérence temporelle quant au fait qu'elle situe ledit coup le 27 septembre 2020 alors qu'elle indique, lors de son audition du 21 mai 2021, avoir été durant le mois de septembre soit dans sa caravane à W.________, soit chez une amie nommée F.________. La cour cantonale n'a pas méconnu les indications de l'intimée quant à ces lieux, dès lors qu'elle les discute dans le cadre de l'examen de l'existence d'un ménage commun et expose les motifs pour lesquels elles sont compatibles avec la version des faits retenue. On relèvera en outre que le recourant ne soulève la question du véritable domicile de l'intimée qu'en tant qu'argument supplémentaire destiné à contester la crédibilité de la précitée. S'il mentionne dans ce cadre que l'on comprendrait de la plainte qu'ils ne vivaient pas ensemble, l'intimée ayant déclaré s'être rendue chez lui à U.________ et ayant indiqué pour adresse une adresse à X.________, il ne formule aucune critique propre à démontrer que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant l'existence d'un ménage commun entre eux pour une durée indéterminée jusqu'à la fin du mois d'août 2020. Au reste, si le recourant avait voulu contester la qualification juridique de l'infraction (voies de fait qualifiées), il lui appartenait d'exposer, par une argumentation répondant aux exigences de motivation applicables (v. supra consid. 1.2), en quoi la cour cantonale aurait violé le droit fédéral.