Citation: 2C_649/2022 E. 5.3

5.3. Le Tribunal cantonal a en outre procédé à une analyse détaillée et convaincante de la situation d'espèce. En particulier, sous l'angle de l'art. 50 al. 1 let. b et 2 LEI, les juges précédents ont retenu à bon droit que le fait que le recourant ait un emploi fixe en Suisse, y ait tissé des liens et que son comportement n'ait pas fait l'objet de plaintes ne constituait pas une circonstance personnelle majeure et ne suffisait pas à retenir que sa réintégration sociale dans son pays d'origine serait fortement compromise (cf. arrêt 2C_869/2022 du 23 décembre 2022 consid. 6.2 et l'arrêt cité). Il n'y en allait pas différemment s'agissant du simple fait que l'intéressé doive retrouver des conditions de vie qui sont usuelles en Tunisie, même si ces conditions sont moins avantageuses que celles dont il bénéficie en Suisse (cf. arrêts 2D_19/2022 du 16 novembre 2022 consid. 4.2; 2C_668/2021 du 20 décembre 2021 consid. 6.4 et les arrêts cités). Le recourant, qui est encore relativement jeune, est né en Tunisie, en parle la langue, et y a passé l'essentiel de sa vie. Sa mère y vit par ailleurs encore. Quant à ses problèmes de santé, à savoir en particulier une bronchopneumopathie liée à un tabagisme actif, les juges précédents ont relevé que les attestations médicales produites faisaient certes état de la nécessité d'une prise de médicaments et d'un suivi pneumologique régulier, mais non de soins permanents. Le dernier certificat médical en date ne posait d'ailleurs aucune indication à une prise en charge chirurgicale et se limitait à déconseiller la plongée et les sports de combats/contact et à préconiser l'arrêt du tabagisme. L'arrêt attaqué souligne enfin qu'il existe des infrastructures médicales à proximité du lieu d'origine du recourant et qu'il n'était pas établi que les problèmes de santé et le suivi pneumologique de l'intéressé ne pourraient pas y être pris en charge. Le recourant, sous cet angle, se limite à opposer sa propre appréciation à celle des juges précédents, sans nullement démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Dans ces conditions, l'appréciation du Tribunal cantonal selon laquelle l'intéressé sera en mesure de se réintégrer dans son pays d'origine sans rencontrer de difficultés insurmontables ne prête pas le flanc à la critique. Pour le reste, l'intéressé ne fait pas valoir d'obstacles à l'exécution de son renvoi pouvant, dans certaines circonstances non remplies en l'espèce, également fonder une raison personnelle majeure au sens de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI (cf. ATF 137 II 345 consid. 3.3.2; arrêt 2C_737/2020 du 23 novembre 2020 consid. 4.2).