Citation: 1C_518/2023 E. A

Au lieu dit "Le Bourg", sur le territoire de la commune de Martigny, les époux B.A.________ et A.A.________ sont copropriétaires des parcelles attenantes nos 10163 et 10167 qui supportent des immeubles d'habitation en contiguïté; ils sont aussi copropriétaires de parts de PPE sur le bien-fonds n° 10144, qui jouxte la parcelle n° 10163 à l'ouest. En limite nord de ces parcelles, se trouve le bien-fonds n° 10164, lui aussi bâti d'immeubles contigus, appartenant à D.C.________ et C.C.________. Ces parcelles sont affectées en zone vieille ville avec un degré de sensibilité au bruit (DS) III, selon le plan d'affectation des zones (ci-après: PAZ) et le règlement des constructions et des zones de la commune de Martigny (ci-après: RCCZ), homologués par le Conseil d'État valaisan le 23 janvier 2013. Des parcelles affectées au domaine public communal (nos 10452 et 16658) séparent en partie le bien-fonds n° 10164 de l'avenue du Grand-Saint-Bernard. Le 16 août 2017, B.A.________ et A.A.________ ont dénoncé au Conseil communal de Martigny (ci-après: le Conseil Communal) les époux C.________ et la société E.________ SA en raison de l'entreposage d'une benne destinée à recevoir les verres usagés et/ou cassés de l'entreprise sur la parcelle n° 10164, sans être au bénéfice d'une autorisation de construire. Le Conseil communal de Martigny a rejeté la dénonciation au terme d'une décision rendue le 19 décembre 2017 que le Conseil d'État du canton de Valais a confirmée le 27 mars 2019. La Cour de droit public du Tribunal cantonal du Valais a, par arrêt du 6 mai 2020, admis le recours formé par B.A.________ et A.A.________ contre la décision du Conseil d'État qu'elle a annulée et a renvoyé l'affaire au Conseil communal pour nouvelle décision.