Citation: 2A.248/2000 06.06.2000 E. 2

2.- a) La décision attaquée a été prise en dernière instance cantonale en application du droit public fédéral (art. 97 et 98 lettre g OJ) et concerne un refus d'autorisation de séjour et non une expulsion au sens des art. 9 et 10 de la loi fédérale du sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142. 20), comme le soutiennent à tort les recourants. Or, selon l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, le recours de droit administratif n'est pas recevable contre l'octroi ou le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas un droit. D'après l'art. 4 LSEE, l'autorité statue en effet librement, dans le cadre des prescriptions légales et des traités avec l'étranger, sur l'octroi de l'autorisation de séjour ou d'établissement. Dans la mesure où l'étranger n'a pas droit à l'octroi d'une autorisation de séjour, le recours de droit administratif est en principe irrecevable. Une exception n'est admise que s'il peut invoquer une disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité, accordant le droit à la délivrance d'une telle autorisation (ATF 124 II 289 consid 2a p. 291 et les arrêts cités, 361 consid. 1a p. 363). En l'espèce, il est constant que la recourante n'a jamais eu d'autorisation de séjour depuis son arrivée en Suisse en 1997 et qu'elle vit avec le père de ses enfants, M.________, ressortissant chilien, né le 27 février 1966; divorcé d'une compatriote depuis le 25 août 1999, celui-ci s'est lui-même vu refuser la prolongation de l'autorisation de séjour dont il bénéficiait, par décision du Service de la population du 27 janvier 2000, contre laquelle un recours a aussi été déposé auprès du Tribunal administratif. Dans la mesure où le père des enfants ne dispose pas d'un droit de présence en Suisse, notamment en vertu d'un permis d'établissement, les conditions pour se prévaloir de l'art. 8 CEDH ne sont pas réunies (ATF 122 II 1 consid. 1ep. 5 et 385 consid. 1e p. 383). Pour le reste, les recourants ne peuvent tirer aucun droit des dispositions des conventions internationales qu'ils citent, en particulier les dispositions générales du Pacte international du 16 décembre 1966 relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (art. 12 et 13 Pacte ONU I; RS O.103. 1), ainsi que du Pacte international du 16 décembre 1966 relatif aux droits civils et politiques (Pacte ONU II; RS O.103. 2), l'art. 12 al. 2 du Pacte ONU II étant en outre inapplicable dans leur cas qui concerne la délivrance d'une première autorisation de séjour et non une expulsion (ATF 122 II 433 consid. 3 p. 439 ss). De même, la Convention relative aux droits de l'enfant du 20 novembre 1989, entrée en vigueur le 26 mars 1997 pour la Suisse (RS O.107) ne leur accorde pas non plus de droit à une autorisation de séjour (voir ATF 124 II 361 consid. 3b p. 367). Il en résulte que le présent recours n'est pas recevable comme recours de droit administratif. b) Du moment que les recourants ne peuvent pas se prévaloir d'un droit à l'octroi d'une autorisation de séjour, ils n'ont pas non plus d'intérêt juridiquement protégé, au sens de l'art. 88 OJ, pour recourir au fond par la voie du recours de droit public (ATF 118 Ib 145 consid. 6 p. 153, jurisprudence confirmée récemment dans l'arrêt Pierre du 3 avril 2000, destiné à la publication). A cela s'ajoute que les recourants ne font valoir aucun grief de nature formel susceptible d'être d'être déféré au Tribunal fédéral par la voie du recours de droit public (ATF 122 II 186 consid. 2p. 192; 120 Ia 95 consid. 2 p. 100, 227 consid. 1 p. 130).