Citation: 4C.421/2005 06.04.2006 E. 3

Le demandeur a fondé son action sur la garantie de l'entrepreneur pour les défauts de l'ouvrage. Les défenderesses ont soulevé l'exception de prescription. Il n'est pas contesté que le délai de prescription de cinq ans a commencé de courir le 19 novembre 1996 pour arriver à échéance le 18 novembre 2001. Pour rejeter l'exception de prescription, la cour cantonale a tenu deux raisonnements. Tout d'abord, elle a considéré que, dans les circonstances de l'espèce, les défenderesses commettaient un abus de droit en se prévalant de la prescription. Au surplus, elle a jugé que, par son attitude lors de la séance du 26 novembre 2001, la représentante du consortium avait renoncé à se prévaloir de la prescription de sorte que celle-ci n'était pas acquise lors de l'introduction d'instance du 27 mars 2003. Dans leur recours, les défenderesses s'en prennent à ces deux motivations.