Citation: 2P.268/2000 21.12.2000 E. 1

c) Le recours de droit public ne peut porter que sur l'objet du litige, soit sur la décision de non-entrée en matière de la Présidente de la Cour de justice qui s'est déclarée incompétente pour statuer. Or, en l'espèce, le recourant s'en prend essentiellement à la décision prise le 23 mai 2000 par la Présidente du Tribunal de première instance, ainsi qu'à l'arrêt du Tribunal fédéral du 3 novembre 2000 qui statuait définitivement sur le recours de droit public (2P. 141/2000) dirigé contre cette décision. Il tente ainsi vainement d'expliquer pourquoi la décision du 23 mai 2000 est erronée, ne repose sur aucune base légale et reproche indirectement au Tribunal fédéral de n'avoir pas constaté sa nullité comme contraire aux art. 9 et 36 Cst. Il faut donc relever au préalable que le présent recours est irrecevable dans la mesure où il porte sur la décision de la Présidente du Tribunal de première instance du 23 mai 2000, ainsi que sur l'arrêt du Tribunal fédéral du 3 novembre 2000. Cet arrêt a en effet jugé définitivement (art. 38 OJ; ATF 122 I 250 consid. 2 p. 251) qu'au vu des reproches formulés à l'encontre du recourant, il n'était ni arbitraire, ni contraire au principe de la proportionnalité de prononcer qu'il ne serait plus nommé comme avocat d'office pendant une période de deux ans, plutôt que de lui opposer systématiquement des refus ponctuels selon l'art. 16 al. 2 RAJ.