Citation: 1C_274/2022 E. 2.1

2.1. Conformément à l'art. 100 al. 1 LTF, le recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la décision attaquée. Le délai de recours est suspendu du septième jour avant Pâques au septième jour après Pâques inclus (art. 46 al. 1 let. a LTF). Cette suspension ne s'applique cependant pas, en vertu de l'art. 46 al. 2 LTF, dans les procédures concernant l'octroi de l'effet suspensif ou d'autres mesures provisionnelles. Selon le Message du Conseil fédéral concernant la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale (FF 2001 p. 4133), les mesures provisionnelles sont des décisions à caractère temporaire qui règlent une situation juridique en attente d'une réglementation définitive au travers d'une décision principale ultérieure. Tel est le cas de la décision de mise sous protection immédiate et provisoire d'un objet menacé d'importance cantonale prise en application de l'art. 9 al. 6 LcPN dans l'attente de l'issue de la procédure de classement à l'inventaire. La recourante devait par conséquent contester l'arrêt de la Cour de droit public dans les trente jours suivant sa notification, en vertu de l'art. 100 al. 1 LTF, sans tenir compte des féries judiciaires pascales. En l'occurrence, la recourante indique avoir retiré le pli recommandé contenant l'exemplaire de l'arrêt qui lui était destiné le 5 avril 2022. Conformément à l'art. 44 al. 1 LTF, le délai de recours contre cet arrêt a commencé à courir le lendemain pour arriver à échéance le 6 mai 2022. Posté le 17 mai 2022, le recours est en conséquence tardif et doit être déclaré irrecevable pour ce motif. La mise sous protection immédiate litigieuse a été ordonnée afin de ne pas compromettre l'issue de la procédure de classement à l'inventaire des bâtiments de la recourante comme objets d'importance cantonale. On peut ainsi se demander s'il ne s'agit pas d'une décision incidente qui ne pourrait être contestée qu'aux conditions de l'art. 93 al. 1 LTF. La recourante ne cherche pas à démontrer que ces conditions seraient réunies, partant du principe être en présence d'une décision finale au sens de l'art. 90 LTF. Vu l'issue du recours, cette question peut demeurer indécise.