Citation: 6B_450/2024 E. 1.2.2

1.2.2. S'agissant ensuite de la question de la preuve libératoire sous l'angle de l'art. 173 ch. 2 et 3 CP, le laps de temps dont il vient d'être fait mention tend, sous cet angle également, à dénier, comme l'a retenu à juste titre la cour cantonale, la faculté de se prévaloir d'un intérêt public. La cour cantonale a au demeurant relevé, outre le délai de six mois écoulés après les faits dénoncés, qu'il s'était adressé, non pas à une autorité de police ou sanitaire, ou à la seule direction du collège du Collège de V.________, mais à l'ensemble de son corps enseignant. Elle a également jugé que le recourant avait agi quelques minutes après que l'intimé eut adressé un courriel mettant en cause le recourant pour des faits distincts. Eu égard au laps de temps susmentionné, les juges précédents ont estimé qu'il n'y avait plus aucune nécessité à protéger qui ce que soit d'une éventuelle contagion, déniant ainsi implicitement l'existence d'un motif d'intérêt public pour agir. La cour cantonale en a conclu que le recourant avait agi par pure chicane et vengeance, principalement dans le dessein de dire du mal d'autrui et a donc considéré qu'il ne pouvait être admis à rapporter la preuve de la vérité ou de sa bonne foi. Sur ce point également, la motivation cantonale n'est pas critiquable et l'on ne saurait considérer que les juges précédents ont à cet égard violé le droit fédéral. On peut ajouter, au surplus, que le recourant n'expose pas quel motif d'intérêt privé suffisant il aurait été en mesure de faire valoir. Il s'ensuit qu'en définitive, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que le recourant ne pouvait être admis à rapporter la preuve libératoire. Le grief est donc lui aussi mal fondé.