Citation: U 7/06 29.09.2006 E. 2

2.1 Alors qu'elle dévalait la pente d'un toboggan entièrement fermé et opaque, l'intimée a subi deux chocs à la tête; le premier, frontal contre le haut du tube, l'a projetée en arrière, ce qui a entraîné le second, occipital contre la base de la structure. Etourdie par les impacts, l'intéressée a été prise de douleurs aiguës dans tout le corps et a dû se faire aider pour s'extraire du bassin de réception; recroquevillée, elle a attendu l'arrivée d'une ambulance qui l'a conduite à l'hôpital où elle a passé une nuit en observation. 2.2 Même si les radiographies et scanner réalisés peu après l'événement accidentel n'ont révélé aucune lésion, les diagnostics de traumatisme cranio-cérébral et d'entorse cervicale, n'ont jamais été remis en question par les spécialistes de la Clinique Y.________ ou de celle de Z.________, qui soupçonnaient même une lésion ligamentaire au niveau des vertèbres cervicales, ni par le docteur F.________. Seul le docteur K.________ invoquait des blessures légères sans toutefois émettre une quelconque critique à l'égard de l'appréciation du cas par ses confrères; il se contentait de donner sa propre interprétation des renseignements médicaux figurant au dossier. 2.3 Au regard de ce qui précède, aucun élément ne permet de douter du caractère fondé des diagnostics, concordants, posés par la quasi-totalité des médecins qui se sont exprimés. Dans ces circonstances, l'assureur recourant ne peut nier l'existence d'un traumatisme cranio-cérébral dans son recours et substituer sa propre opinion à celle de plusieurs spécialistes sans autre argument que celui tiré de l'absence d'éléments constitutifs du tableau clinique typique dans ce genre de situation, d'autant plus qu'il était convaincu du contraire dans sa décision du 14 mai 2003.