Citation: 1C_189/2009 11.05.2009 E. 1

Le recourant demande au Tribunal fédéral d'examiner le côté arbitraire de l'interprétation que la cour cantonale a faite de l'art. 22 al. 2 LC justement invoqué par le Conseil d'Etat. Il soutient par ailleurs qu'en annulant la décision de cette autorité, elle cautionne les agissements de maîtres d'oeuvre qui ont sciemment outrepassé les mensurations mises à l'enquête, qu'elle ouvre la porte aux abus de constructions ne se rattachant pas physiquement et fonctionnellement à une façade dans le sens stigmatisé par le Conseil d'Etat et qu'elle récompense, en leur allouant des dépens, des tricheurs qui ont terminé leur construction abusive en dépit des sommations du Conseil communal. Le recours tel qu'il est motivé ne satisfait manifestement pas aux exigences de motivation déduites des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Le recourant perd en effet de vue que le Tribunal fédéral n'est pas une juridiction d'appel qui revoit d'office et librement l'interprétation faite du droit cantonal, mais qu'il lui appartient au contraire de démontrer, à peine d'irrecevabilité, par une argumentation circonstanciée, en quoi l'interprétation retenue serait insoutenable, ne reposerait sur aucun motif sérieux et objectif, ou encore heurterait gravement le sens de la justice (ATF 133 II 396 consid. 3.2 p. 400). On cherche en vain une argumentation en ce sens dans le mémoire de recours. Le recourant ne saurait à cet égard purement et simplement demander au Tribunal fédéral de vérifier l'interprétation faite en dernière instance cantonale de l'art. 22 al. 2 LC. Il ne saurait davantage renvoyer aux éléments d'appréciation contenus dans un dossier qu'il tient à sa disposition au Tribunal fédéral. La motivation doit être développée dans l'acte de recours, un renvoi à un mémoire de recours produit sur le plan cantonal ou à d'autres actes cantonaux n'étant pas suffisant au regard de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF (ATF 133 II 396 consid. 3.2 précité; 131 III 384 consid. 2.3 p. 387). L'octroi d'un délai supplémentaire pour parfaire la motivation du recours ne s'impose pas, le défaut de motivation n'étant pas un vice réparable (cf. art. 42 al. 5 LTF). Au demeurant, le recourant a annoncé son absence jusqu'au début juin rendant ainsi impossible une éventuelle réparation du vice dans le délai légal de recours, lequel n'est pas prolongeable (art. 47 al. 1 LTF).