Citation: I 188/05 11.05.2006 E. A

S.________, née en 1970, mariée et mère de trois enfants, a travaillé en qualité d'ouvrière-opératrice au service de l'entreprise X.________ SA à partir du 1er février 1995. Elle a présenté une incapacité de travail de 100 % dès le 19 janvier 2002 et a été licenciée avec effet au 30 septembre 2002. Le 13 mars 2003, elle a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité, sous forme de rente, auprès de l'Office de l'assurance-invalidité du canton du Jura (office AI). Dans le cadre de l'instruction, l'office AI a confié une expertise pluridisciplinaire au docteur B.________, spécialiste en médecine interne, rhumatologie et médecine psychosomatique/psychosociale. Dans son rapport du 6 octobre 2003, l'expert a diagnostiqué un syndrome irritatif de la ceinture scapulaire gauche avec symptomatologie algique persistante de la coiffe des rotateurs avec suspicion de conflit sous-acromial, ainsi que des troubles de l'adaptation avec humeur anxieuse et dépressive (CIM-10 F43.2) chez une assurée présentant des difficultés d'acculturation. Il a exposé que l'invalidation résultait d'une atteinte fonctionnelle de sa ceinture scapulaire gauche imputable à un travail répétitif sur une machine déterminée. Par ailleurs, il n'y avait pas de comorbidité psychiatrique grave. Les plaintes de l'assurée s'inscrivaient dans un processus de difficultés socio-culturelles et réactionnelles sortant du champ médical. Selon l'expert, l'intéressée était apte à reprendre à 100 % (et avec plein rendement) une activité professionnelle légère en tant qu'ouvrière d'usine, à condition que celle-ci favorise son bras controlatéral. Cette expertise a été soumise au docteur M.________, médecin traitant, lequel n'a pas pris position. Par décision du 24 novembre 2003, l'office AI a alloué à S.________ des mesures d'orientation professionnelle pour déterminer ses possibilités de résinsertion. Par décision du 22 janvier 2004, l'administration a accordé à l'assurée des mesures professionnelles sous forme de stage de réentraînement au travail en petite mécanique chez Dressa SA du 19 janvier au 21 mars 2004. Dès le début du stage, S.________ s'est prévalue d'une incapacité de travail de 50 % attestée par le docteur M.________. A la demande de l'office AI, elle a repris cette activité à plein temps durant quelques jours, puis son médecin traitant l'a déclarée totalement inapte au travail jusqu'à la fin du stage. L'office AI a alors mis fin aux mesures de réadaptation. Par décision du 11 juin 2004, confirmée sur opposition le 16 septembre suivant, l'office AI a nié le droit de l'assurée à une rente d'invalidité.