Citation: U 61/02 12.03.2003 E. 3.2

3.2.1 En l'absence d'un tableau clinique typique présentant de multiples plaintes (maux de tête diffus, vertiges, troubles de la concentration et de la mémoire, fatigabilité, dépression, etc.), la juridiction cantonale a considéré que l'existence d'une relation de causalité naturelle entre les troubles psychogènes et l'accident n'était pas établie au degré de vraisemblance requis par la jurisprudence (ATF 126 V 360 consid. 5b, 125 V 195 consid. 2 et les références). Quoi qu'il en soit, l'existence d'un lien de causalité adéquate devait être niée en fonction des critères objectifs développés par la jurisprudence pour juger du caractère adéquat d'un lien de causalité entre un accident en l'occurrence banal ou de « gravité moyenne inférieure » et l'incapacité de travail ou de gain d'origine psychique (ATF 117 V 366 sv. consid. 6a et 382 sv. consid. 4b). 3.2.2 Les griefs soulevés par la recourante ne sont pas de nature à permettre de s'écarter de l'opinion convaincante de la juridiction cantonale. Même si, en l'occurrence, on ne saurait considérer l'accident du 30 juin 1994 comme un accident banal mais plutôt comme un accident de gravité moyenne à la limite des accidents de peu de gravité, l'analyse des critères susmentionnés ne permet pas de conclure à l'existence d'une relation de causalité adéquate entre cet événement et les troubles psychogènes constatés. En particulier, les circonstances dans lesquelles s'est déroulé l'accident apparaissent dénuées de tout caractère particulièrement dramatique ou impressionnant. Par ailleurs, l'état de la recourante n'a nécessité des soins que cinq jours après la survenance de l'accident, lesquels ont consisté seulement en un traitement anti-inflammatoire et de physiothérapie d'une durée de quelques semaines. Ce n'est finalement que quatorze mois après l'accident qu'une reprise du traitement a été ordonné, de sorte que l'on ne saurait parler d'une gravité particulière des lésions physiques. Quant à l'incapacité de travail, elle est apparue au mois de janvier 1998, soit plus de trois ans et demie après l'accident.