Citation: 5A_261/2015 E. 2.1

2.1. L'arrêt déféré, rendu dans le contexte d'une procédure de divorce, statue sur la question du droit applicable, écartant le droit tunisien au profit du droit suisse. Il s'ensuit que cette décision - qui ne porte, par ailleurs, ni sur la compétence ni sur la récusation - ne met pas fin à la procédure et doit, contrairement à ce que soutient la recourante, être considérée comme une " autre décision incidente " au sens de l'art. 93 al. 1 LTF. À juste titre, la cour cantonale adopte la même qualification, mais déclare néanmoins que cette décision ne pourra pas être attaquée avec le fond. Cette opinion apparaît erronée. L'art. 93 al. 3 LTF offre en effet la possibilité de contester la décision incidente en question avec la décision finale, dans la mesure où elle influe sur le contenu de cette dernière. Toutefois, la possibilité de la remettre en discussion dépend encore - le cas échéant - du respect du principe de l'épuisement des instances cantonales posé à l'art. 75 al. 1 LTF, auquel fait référence, en réalité, l'auteur cité par la juridiction précédente (Sterchi, in : Berner Kommentar, ZPO, 2012, n° 16 ad art. 308 CPC). Au demeurant, on ne conçoit guère que la question du droit applicable ne puisse plus être revue par le Tribunal fédéral - qui applique le droit d'office ( cf. art. 106 al. 1 LTF) -, saisi d'un recours contre un arrêt final, dans le contexte d'une procédure dont les motifs de recours ne seraient pas limités à la violation des droits constitutionnels (cf. art. 98 et 116 LTF, en relation avec l'art. 106 al. 2 LTF).