Citation: 1B_601/2021 E. A

A la suite d'une plainte pénale déposée en février 2018 par D.________ SA, compagnie pétrolière appartenant à l'État vénézuélien, le Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après : le Ministère public) instruit une enquête contre différentes personnes - dont B.________, C.________ et A.________ -, employés ou prestataires de services pour le groupe E.________, pour complicité de corruption d'agents publics étrangers (art. 322septies CP) et blanchiment d'argent (art. 305bis CP), respectivement soustraction de données (art. 143 CP). Le 23 novembre 2020, B.________ et C.________ ont été mis formellement en prévention pour ces chefs d'infraction. Par ordonnance du 8 avril 2018, le Ministère public a confirmé la validité de la constitution en tant que partie plaignante de la société D.________ SA, décision confirmée le 4 décembre 2018 (ACPR___1) par la Chambre pénale de recours de la Cour de justice et de la République et canton de Genève (ci-après : la Chambre pénale), puis le 7 juin 2019 par le Tribunal fédéral (cause 1B_554/2018). La Chambre pénale a rejeté, le 10 janvier 2019 (ACPR___2), le recours formé par C.________ contre le refus d'enjoindre D.________SA au silence en application de l'art. 73 CPP; cette protection n'était pas adéquate contre le participant à la procédure qui se disait menacé dans sa vie ou son intégrité corporelle dès lors qu'aucun danger - que ce soit pour le précité, qui disait ne pas vivre au Venezuela, ou ses proches - ne se déduisait impérativement de la divulgation de pièces du dossier helvétique dans une procédure civile en cours aux États-Unis d'Amérique. Le 28 juin 2019, le Ministère public a confirmé une nouvelle fois la qualité de partie plaignante de D.________SA et son droit de consulter sans restriction le dossier. Les recours formés contre cette décision par A.________, C.________ et B.________ ont été rejetés le 15 octobre 2019 par la Chambre pénale (ACPR___3). Par arrêts du 10 mars 2020, le Tribunal fédéral a déclaré irrecevables les recours formés par les trois précités contre cette décision (causes 1B_549/2019, 1B_550/2019 et 1B_553/2019); il a en particulier laissé le soin, le cas échéant, au Ministère public de statuer sur la validité de la répudiation - annoncée dans l'intervalle - de l'avocat représentant jusqu'alors D.________SA. Le Ministère public a statué, le 2 juin 2020, sur cette dernière problématique, considérant que les pouvoirs de ce mandataire restaient valables, décision confirmée le 3 juillet 2020 par la Chambre pénale (ACPR___4). Dans le cadre de l'instruction des deux recours en matière pénale déposés au Tribunal fédéral contre cette décision (causes 1B_396/2020 et 1B_459/2020), les mesures provisionnelles demandées par A.________ ont été admises le 27 août 2020 et l'accès au dossier par l'avocat litigieux a été refusé jusqu'à droit connu sur le fond (cause 1B_396/2020). Par arrêt du 19 janvier 2021 (publié en partie aux ATF 147 IV 361), le Tribunal fédéral a joint les causes 1B_396/2020 et 1B_459/2020 et rejeté les deux recours. Le Ministère public a transmis, le 28 avril 2020, au conseil de D.________SA une copie numérisée du dossier de la procédure. Les recours formés à ce sujet par A.________, C.________ et B.________ ont été déclarés irrecevables le 28 mai 2020 par la Chambre pénale (ACPR___5).