Citation: 2C_633/2008 17.11.2008 E. 3

3.1 Le recourant se plaint que le Tribunal cantonal aurait interprété et appliqué arbitrairement les dispositions de la LIVA relatives à l'imposition des remorques. A son avis, dans la mesure où sa remorque est d'ordinaire accrochée à son quadricycle, elle devrait être considérée comme une "remorque servant au transport des choses et attelée à un motocycle" au sens de l'art. 5 al. 1 ch. 5.3 LIVA. L'autorité intimée aurait dû procéder à une analogie entre les quadricycles, notion qui n'est ni évoquée ni définie dans la LIVA, et les motocycles. 3.2 Un tel argumentaire ne répond nullement aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. consid. 2 ci-dessus). Le recourant se contente en effet d'opposer son opinion à celle de l'autorité intimée, sans toutefois démontrer par une argumentation précise en quoi les dispositions légales auraient été appliquées de manière manifestement insoutenable. Il ne soutient au demeurant pas que la solution retenue serait choquante. Quoi qu'il en soit, le grief aurait de toute façon été mal fondé. 3.3 Il ressort en effet de l'arrêt attaqué que, dans le canton du Valais, le montant de l'impôt est calculé pour chaque genre de véhicule selon le barème fixé à l'article 5 LIVA, la classification des genres de véhicule étant réalisée conformément à l'OETV (art. 4 LIVA). La remorque en question a été reçue - au sens de l'ordonnance du 19 juin 1995 sur la réception par type des véhicules routiers (ORT; 741.511) - selon le type CFVh 90 (code 90), ce qui signifie qu'elle a été techniquement qualifiée, lors de sa mise sur le marché, de remorque servant au transport de choses (cf. art. 20 OETV) et non pas de remorque attelée à un motocycle (cf. art. 198 OETV), auquel cas elle aurait obtenu le code 86. On peut relever à ce propos que le recourant ne conteste pas ces faits et ne prétend pas que sa remorque aurait dû être classée dans une autre catégorie. Ses considérations relatives à la qualification de son quadricycle sont dénuées de pertinence, dans la mesure où l'imposition de la remorque s'effectue indépendamment de la qualité du véhicule auquel le contribuable a l'habitude de l'accrocher. Puisque le véhicule litigieux a été enregistré comme remorque servant au transport de choses, et non pas comme remorque attelée à un motocycle, les autorités cantonales ne sont pas tombées dans l'arbitraire en l'imposant selon le ch. 5.1 de l'art. 5 al. 1 LIVA.