Citation: 5C.58/2001 15.10.2001 E. A

A.- Par acte notarié du 17 août 1990, E.________, agriculteur à G.________, a vendu à ses trois filles, X.________, Y.________ et Z.________, en copropriété chacune pour un tiers, la totalité des parcelles composant son domaine agricole sises sur territoire suisse et sur territoire français, ainsi que le matériel agricole et le bétail pour le prix total de 240'000 fr. Les trois acquéreurs se sont engagés à régler le prix en reprenant à leur charge la dette auprès de la Banque cantonale du Jura, soit une cédule hypothécaire de 104'000 fr., et en versant le solde au décès du dernier des époux E.________ et M.________. Un droit d'usufruit gratuit et viager sur les immeubles vendus a été constitué en faveur du vendeur et de son épouse. E.________ est décédé le 11 décembre 1993 àG.________ en laissant comme héritiers légaux son épouse, M.________, et leurs quatre enfants, à savoir B.________, X.________, Y.________ et Z.________. Par testament olographe du 23 novembre 1966, il avait donné à son épouse l'usufruit gratuit en viager de tous ses biens, sans exception ni réserve; il était précisé que cet usufruit lui tiendrait lieu de droit de succession conformément à l'art. 473 CC. Le testament a été ouvert officiellement le 29 décembre 1993 par l'autorité compétente de la commune deG. ________. Par courrier du 27 janvier 1994 adressé au Conseil communal, B.________ a contesté les droits des autres héritiers.