Citation: 6B_1065/2019 E. 1.5

1.5. Il est constant que, s'agissant des faits litigieux, les versions des parties s'opposent et que l'on se trouve face à une situation de "déclarations contre déclarations". Cela étant, la cour cantonale a, pour forger sa conviction, estimé que l'intimée n'avait aucun motif d'en vouloir au recourant et de le mettre en cause de façon injustifiée. Elle a de surcroît retenu que ses déclarations avaient été constantes, claires et dépourvues de contradictions durant toute l'instruction. Il en allait différemment de celles du recourant, qui avaient varié. Il avait de surcroît tenu des propos à l'emporte-pièce ou empreints d'exagérations. Il avait notamment contesté le fait que l'intimée se soit évanouie en se bornant à objecter que c'était lui, et non pas elle, qui s'était évanoui. La thèse d'un complot ourdi par cette dernière à son encontre ne trouvait aucune prise dans les éléments figurant au dossier. En outre, selon la cour cantonale, les explications de l'intimée concernant les motifs de la dispute survenue dans la nuit du 1 er au 2 mars 2018 étaient largement plus crédibles que celles du recourant. Elle l'expliquait par le fait qu'elle lui avait demandé de partir. Il soutenait qu'il souhaitait s'en aller et qu'elle l'avait supplié de rester. Il avait toutefois admis, lors des débats devant les premiers juges, qu'elle lui avait donné de l'argent pour qu'il quitte la Suisse, ce qui démontrait qu'elle voulait le voir partir. La cour cantonale a ensuite relevé que le recourant s'était montré violent à deux reprises avec l'intimée, qu'il dominait physiquement. Un premier épisode, qu'il avait admis, s'était déroulé le 9 février 2018, avant le second, survenu dans la nuit du 1er au 2 mars suivant. S'agissant de ce premier épisode, le rapport du Dr E.________ indiquait qu'il avait été consulté par l'intimée le 14 février 2018 et avait constaté sur sa patiente la présence d'un hématome sur la face externe de la tempe et sous l'oeil gauche. En ce qui concerne le second épisode, la cour cantonale a constaté la violence des coups portés par le recourant à l'intimée sur la base du dossier photographique de la police et du rapport médical du 2 mars 2018 établi par le département des urgences de l'Hôpital neuchâtelois et du rapport du 7 mars 2018 du Dr F.________, médecin légiste, qui concluait son rapport en indiquant que "[l]es contusions [étaient] fraîches à récentes, importantes en nombre, hétéro-agressives et compatibles avec les explications données. Il n'[était] pas exclu qu'il y ait eu un léger traumatisme crânien (perte de connaissances, vomissements, vertiges résiduels, céphalées) ". Retenant que les déclarations de l'intimée étaient détaillées et ne visaient pas à présenter les faits d'une façon particulièrement défavorable au recourant, la cour cantonale a retenu, toujours sur la base des déclarations de l'intimée, que ce dernier l'avait effectivement, au cours de la dispute, traînée par les cheveux pour l'amener dans la cuisine et qu'il l'y avait menacée avec un couteau. La cour cantonale a également considéré qu'au vu de l'avalanche de coups que le recourant avait infligés à l'intimée, au point d'entraîner chez elle une perte de connaissance et des vomissements, il y avait lieu d'accorder foi à la version de l'intimée, en ce qu'elle exposait avoir été contrainte, entre 4h00 et 6h30 le 2 mars 2018, à subir des rapports sexuels. Les juges précédents ont considéré, à cet égard également, que les déclarations de l'intimée étaient plus crédibles que celles du recourant, qu'elle a en définitive qualifiées d'invraisemblables. Ce dernier avait en effet soutenu qu'ils s'étaient réconciliés après la dispute, et que l'intimée, bien qu'ayant perdu connaissance, ayant vomi et étant couvertes d'ecchymoses, avait pris l'initiative d'entretenir avec lui des relations sexuelles en s'offrant, pour la première fois de leur vie intime, à des rapports anaux. Sa version et la réconciliation qu'il faisait valoir étaient de surcroît incompatibles avec l'appel de détresse à la police passé par l'intimée, le matin même, depuis la cage d'escalier de l'immeuble voisin où elle s'était réfugiée. Au surplus, les juges précédents ont encore relevé que le recourant avait exprimé son mépris pour l'intimée à de nombreuses reprises, notamment au cours des débats d'appel, lorsque, invité à s'exprimer en dernier, il l'avait décrite comme une "nymphomane" qu'il "devait satisfaire cinq ou six fois par jour".