Citation: 4C.382/2004 25.01.2005 E. 2

Dans son recours, la demanderesse ne s'en prend qu'à la partie de l'arrêt attaqué qui rejette ses prétentions découlant du contrat du 25 février 2000 relatives au produit de la récolte de maïs. Seule cette question sera donc revue dans la présente procédure (art. 55 al. 1 let. c OJ). 2.1 Sur ce point, la cour cantonale, laissant ouverte la question de savoir si une récolte à venir est un objet futur ou une créance future en argent, a considéré en substance que, de toute manière, le défendeur n'était pas partie au contrat initial de cession du 25 février 2000 et n'avait pas à s'en préoccuper en vertu du principe de la relativité des conventions. En concluant le contrat de bail à ferme du 1er septembre 2000, la fille de feu B.________ avait vidé de sa substance le contrat de cession. Ni le défendeur, dont la preuve de la mauvaise foi n'avait pas été apportée, ni la demanderesse n'étaient à l'abri d'une seconde cession. La société coopérative ne pouvait demander un dédommagement au défendeur pour violation du premier contrat de cession, dès lors que ce dernier n'était qu'un tiers non concerné par cet accord. 2.2 La demanderesse soutient que, dans son raisonnement, la cour cantonale a violé le principe "nemo plus juris transferre potest quam ipse habet" et, indirectement, les art. 933 CC et 164 CO. Elle prétend en résumé que la fille de feu B.________ ne pouvait céder au défendeur, par le biais du contrat de bail à ferme, le produit de la récolte de maïs, dès lors que celui-ci avait déjà fait l'objet de la cession du 25 février 2000.