Citation: 6B_208/2020 E. 5

Indépendamment de ce qui précède, la qualité pour recourir en matière pénale au Tribunal fédéral doit être reconnue à la partie qui invoque des griefs purement formels, entièrement séparés du fond, équivalant à un déni de justice formel (ATF 141 IV 1 consid. 1.1 p. 5; 136 IV 29 consid. 1.9 p. 40 et les références citées). On peut considérer dans cette perspective, la question de la recevabilité de la demande de récusation du Ministère public fribourgeois. La cour cantonale a jugé la demande irrecevable parce qu'elle était dirigée contre l'autorité elle-même et non des personnes. Elle a souligné qu'une demande de récusation dirigée contre tous les membres d'une autorité ne pouvait être recevable que pour autant que chaque membre fasse l'objet d'une requête spécifique qui aille au-delà de la critique selon laquelle l'autorité comme telle serait prévenue. Dans son écriture, le recourant se borne à affirmer qu'" il n'y avait pas d'autre solution de récuser le Ministère public fribourgeois ". Mais cette conclusion suit l'exposé du contexte de sa première plainte, du 21 mai 2019 (mémoire de recours, p. 3), et renvoie ainsi à la décision rendue par la cour cantonale le 13 novembre 2019, qui n'est pas l'objet du présent recours. Dans la suite (p. 6), il indique encore " Pourtant les ordonnances sont attestées par deux personnes: le Procureur général et le Procureur " (p. 5), sans toutefois expliquer d'aucune manière quel reproche concret il aurait élevé à l'égard de ces personnes, qui aurait imposé à l'autorité cantonale d'entrer en matière sur la demande de récusation. Le recours n'apparaît pas motivé à satisfaction de droit sous cet angle non plus.