Citation: 5A_163/2021 E. 3.2.3

3.2.3. Dans ses griefs suivants, le recourant soutient en substance que l'autorité cantonale a rendu une décision arbitraire (art. 9 Cst.) et contraire à la bonne foi et à l'égalité de traitement (art. 5 al. 3 et 8 Cst.) en appliquant l'art. 540 al. 1 ch. 1 CC, alors que la décision du 23 avril 2012, qui a force de chose jugée, déclare à raison sa soeur seulement absente. Selon lui, les juges cantonaux ne pouvaient que retenir à titre d'hypothèse, sur la base des jugements de droit pénal, qu'elle était morte. 3.2.3.1. Est indigne d'être héritier ou d'acquérir par disposition pour cause de mort celui qui, à dessein et sans droit, a donné ou tenté de donner la mort au défunt (art. 540 al. 1 ch. 1 CC). Le but de l'indignité est d'empêcher qu'une personne hérite des biens de la succession du défunt lorsque celui-ci n'avait pas la possibilité d'exclure la personne concernée par disposition pour cause de mort. L'indignité prend effet de par la loi et doit être prise en compte d'office par les autorités et les tribunaux. Il existe ainsi un intérêt public à l'indignité. Les dispositions relatives à l'indignité sont de nature impérative. L'indignité prend effet sans que les héritiers aient besoin de la faire valoir. Ceux-ci ne peuvent pas renoncer à faire valoir l'indignité (ATF 144 IV 285 consid. 2.5.1 et les références; 132 III 305 consid. 3.3). 3.2.3.2. En l'espèce, par son argumentation, le recourant ne démontre pas l'arbitraire de l'arrêt attaqué. En premier lieu, comme déjà dit, il procède à une interprétation erronée du jugement pénal le condamnant lorsqu'il soutient que la mort de sa soeur n'y a été retenue qu'à titre hypothétique. En second lieu, n'est pas arbitraire (art. 9 Cst.), au vu de la jurisprudence précitée, l'argumentation de l'autorité cantonale selon laquelle le jugement du 18 mars 2010 le condamnant pour meurtre et assassinat, notamment de sa soeur, a été confirmé en dernier lieu par arrêt du Tribunal fédéral du 20 décembre 2011, que cette condamnation doit conduire à constater d'office qu'il est indigne de succéder à la défunte, et qu'il est en conséquence privé d'intervenir devant la justice de paix au sujet de cette succession. Il suit de là que les griefs (art. 5 al. 3, 8 et 9 Cst.) du recourant doivent être rejetés, dans la mesure de leur recevabilité.