Citation: 7B_49/2025 E. 5

Enfin, le recourant apparaît se plaindre de ce qu'il serait incarcéré dans un établissement pénitentiaire inadapté à l'exécution de la mesure thérapeutique institutionnelle et où son état de santé psychique se serait détérioré faute des soins nécessaires. Il réclame sa libération immédiate et, subsidiairement, son transfert à la Prison B.________ qu'il estime mieux adaptée à ses besoins. Pour autant que ces griefs - qui se rapportent moins aux conditions matérielles du maintien du recourant en détention pour des motifs de sûreté qu'au régime carcéral (cf. arrêts 7B_1157/2024 du 29 novembre 2024 consid. 5.4.2; 7B_817/2024 du 27 août 2024 consid. 5.2.2; 7B_1013/2023 du 9 janvier 2024 consid. 5.4) - fassent partie de l'objet du présent litige (cf. art. 80 al. 1 et 90 LTF; consid. 1.2 supra), ils doivent être rejetés. En effet, on observera que le prononcé de la mesure thérapeutique institutionnelle n'est ni définitif ni exécutoire vu le recours déposé contre l'arrêt cantonal auprès de la I re Cour de droit pénal du Tribunal fédéral (cf. art. 103 al. 2 LTF; consid. 1.2 supra). La situation du recourant ne saurait ainsi être comparée à celle d'une personne condamnée par un jugement définitif et exécutoire à une mesure thérapeutique institutionnelle et encore détenue dans un établissement pénitentiaire ordinaire, faute de place dans une institution adaptée (cf. arrêts 1B_545/2020 du 18 novembre 2020 consid. 3.3; 1B_251/2020 du 17 juin 2020 consid. 5.3; 1B_274/2018 du 25 juin 2018 consid. 3.2). À ce stade, il ne peut ainsi pas se plaindre d'être détenu dans un établissement pénitentiaire ordinaire. Rien ne permet par ailleurs de retenir que l'état psychique du recourant se serait détérioré durant sa détention ni qu'il n'aurait pas accès aux soins que sa santé requiert par le service médical de l'établissement de détention ou le Service de médecine pénitentiaire (art. 39 ss de l'ordonnance valaisanne sur les droits et les devoirs de la personne détenue [RS/VS 340.100]). Enfin, le recourant perd de vue qu'il incombe à l'autorité d'exécution de trouver une institution appropriée pour l'exécution de la mesure ordonnée par le juge (ATF 142 IV 1 consid. 2.4.4 et 2.5; arrêt 7B_810/2024 du 23 août 2024 consid. 4.2 et les références citées); il n'appartient dès lors pas à la Cour de céans de se prononcer sur la question d'un éventuel transfert à la Prison B.________.