Citation: 6B_1055/2021 E. 1.5.1

1.5.1. Pour fixer la mesure de la peine (une privation de liberté de sept ans et deux mois), la cour d'appel a tenu compte en particulier de la gravité de la faute du recourant, de son rôle moteur dans la préparation de l'infraction et de sa conduite, bien qu'il ne soit pas entré dans la villa, du mobile purement égoïste, de sa collaboration qualifiée de moyenne (sa version des faits ayant changé au fur et à mesure de l'avancement de la procédure), de sa responsabilité pénale pleine et entière, ainsi que de ses antécédents récents dénotant une volonté délictueuse persistante et intense (il s'était notamment soustrait à l'exécution d'une peine privative de liberté de deux ans qu'il aurait dû débuter peu de temps après la commission de l'infraction). La cour a aussi retenu que la commande du crime par un tiers, selon les dires du recourant, restait sans incidence sur la peine. Enfin, elle a pris en compte l'existence d'un concours entre plusieurs infractions, soit une extorsion aggravée par brigandage (art. 156 ch. 1 et 3 CP cum art. 140 ch. 3 CP), des violations de domicile (art. 186 CP) et un abus de confiance (art. 138 ch. 1 CP).