Citation: 4C.301/2005 05.09.2006 E. C

Le 14 septembre 2005, A.________ (la requérante) a déposé une demande de révision de cet arrêt, fondée sur l'art. 136 let. c et d OJ. Elle a conclu à l'admission de celle-ci et à la rétractation de l'arrêt du Tribunal fédéral du 2 mai 2005, à l'admission des conclusions subsidiaires du recours en réforme et à l'annulation de l'arrêt de la Cour de justice du 8 octobre 2004, ainsi qu'à la condamnation de la banque à lui verser un montant de 1'032'450 US$ 50 avec intérêt à 5 % l'an dès le 19 février 1996, avec suite de dépens. A.________ a requis du Tribunal fédéral qu'il renonce à titre exceptionnel à exiger le versement d'une avance de frais, en application de l'art. 150 al. 1 in fine OJ. Par lettre du 19 octobre 2005, le Président de la Ire Cour civile lui a fait savoir qu'il ne pouvait que constater qu'il n'existait pas, en l'occurrence, de motifs particuliers justifiant semblable exception. La banque (l'opposante) a proposé principalement le rejet de la demande de révision, subsidiairement la confirmation de l'arrêt du Tribunal fédéral du 2 mai 2005, le tout avec suite de dépens. Le 17 janvier 2006, A.________, qui avait appris que le dossier avait été attribué à la Ire Cour civile "siégeant dans une composition strictement identique à celle ayant statué dans les arrêts dont la révision est requise", a sollicité la récusation du président de la Ire Cour civile, du juge rapporteur et de la greffière, ainsi que des trois autres membres au cas où ils déclareraient se "solidariser avec le contenu des motifs des deux arrêts incriminés". Par décision incidente du 28 avril 2006, une section composée de juges de la IIe Cour civile du Tribunal fédéral a rejeté la demande de récusation.