Citation: I 554/98 19.01.2000 E. 1

troubles somatoformes. Selon cet auteur, sur le plan psy- chiatrique, l'expert doit poser un diagnostic dans le cadre d'une classification reconnue et se prononcer sur le degré de gravité de l'affection. Il doit évaluer le caractère exigible de la reprise par l'assuré d'une activité lucrati- ve. Ce pronostic tiendra compte de divers critères, tels une structure de la personnalité présentant des traits pré- morbides, une comorbidité psychiatrique, des affections corporelles chroniques, une perte d'intégration sociale, un éventuel profit tiré de la maladie, le caractère chronique de celle-ci sans rémission durable, une durée de plusieurs années de la maladie avec des symptôme stables ou en évolu- tion, l'échec de traitements conformes aux règles de l'art. Le cumul des critères précités fonde un pronostic défavora- ble. Enfin, l'expert doit s'exprimer sur le cadre psycho- social de la personne examinée. Au demeurant, la recomman- dation de refus d'une rente doit également reposer sur dif- férents critères. Au nombre de ceux-ci figurent la diver- gence entre les douleurs décrites et le comportement obser- vé, l'allégation d'intenses douleurs dont les caractéristi- ques demeurent vagues, l'absence de demande de soins, les grandes divergences entre les informations fournies par le patient et celles ressortant de l'anamnèse, le fait que des plaintes très démonstratives laissent insensible l'expert, ainsi que l'allégation de lourds handicaps malgré un envi- ronnement psycho-social intact (Mosimann, Somatoforme Stö- rungen : Gerichte und (psychiatrische) Gutachten, RSAS 1999, p. 1 ss et 105 ss).