Citation: 2C_107/2019 E. 6.3

6.3. L'absence de paiement de l'avance de frais dans le délai imparti étant établie, le recourant ne pourrait être libérée de l'inobservation du délai que s'il prouvait qu'aucune faute ne lui est imputable (cf. art. 24 al. 1 PA), étant rappelé qu'une éventuelle faute de la banque lui serait opposable (cf. arrêt 2C_1134/2014 du 14 août 2015 consid. 5.2 et les références citées). En l'occurrence, le recourant fait valoir que l'avance de frais versée était insuffisante car sa banque française avait prélevé des frais supérieurs à ce qu'il attendait. Or, comme le relève l'autorité précédente, la perception de frais, comme d'ailleurs une fluctuation du taux de change sont prévisibles et ne constituaient en rien un empêchement d'agir. Il appartenait au recourant de donner des instructions claires et précises afin que l'établissement financier procède au versement conformément à sa volonté et de vérifier le type de virement choisi par sa banque, ainsi que le coût de l'opération (cf. arrêt 9C_719/2014 du 26 novembre 2014 consid. 4.2 et les références citées). Dans les présentes circonstances, il lui incombait également de s'assurer que la somme correcte avait bien été créditée sur le compte de l'autorité précédente (cf. arrêt 9C_719/2014 précité consid. 4.2 et les références citées). Le document remis par le recourant concernant les tarifs des virements SEPA ne change rien à cette appréciation. Au surplus, il ressort de l'arrêt attaqué que le recourant n'a pas démontré que le montant faisant défaut le dernier jour du délai correspondait à des frais exceptionnels auxquels il ne pouvait s'attendre ou à une hausse imprévisible du taux de change. L'inobservation du délai litigieux n'est donc pas due à une erreur excusable de sa part mais à une négligence de sorte qu'une restitution du délai pour effectuer l'avance de frais n'entrait pas en considération. En outre, il appartient au recourant d'assumer le risque d'avoir procédé au paiement de l'avance de frais par ordre bancaire et à un moment proche du terme fixé (le compte du Tribunal administratif fédéral a été crédité le dernier jour du délai). Par ailleurs, il importe peu que le recourant se soit rapidement acquitté du solde encore en souffrance; cet acte ne saurait en effet réparer le vice lié à l'inobservation du délai imparti pour verser l'avance de frais (arrêts 1C_816/2013 du 6 décembre 2013 consid. 3; 1C_706/2013 du 4 octobre 2013 consid. 3), ni constituer un motif de restitution de délai. Enfin, les principes de la légalité et de l'égalité de traitement ancrés aux art. 5 al. 1 et 8 al. 1 Cst. s'opposent à ce que soit prise en compte la gravité des conséquences d'un retard dans le paiement de l'avance sur la situation de la partie recourante (cf. arrêts précités 1C_816/2013 consid. 3 et 1C_706/2013 consid. 3). Le recourant se prévaut dès lors en vain de la disproportion qui existerait entre le paiement tardif de l'avance de frais, le refus de la restitution de délai et les effets négatifs qui résulteraient pour lui de l'irrecevabilité de son recours. Dans ces circonstances, le Tribunal administratif fédéral ne prête pas le flanc à la critique lorsqu'il retient que les conditions d'une restitution de délai n'étaient pas remplies. L'arrêt attaqué ne contrevient pas à l'interdiction du formalisme excessif prohibé par l'art. 29 al. 1 Cst.