Citation: 2C_797/2021 E. 3.1

3.1. La procédure administrative devant les autorités cantonales n'est pas unifiée. L'exigence de l'avance de frais et les conséquences juridiques en cas de non-paiement relèvent du droit de procédure. Par conséquent, les cantons restent libres, dans le respect des garanties constitutionnelles, d'organiser cette matière à leur guise (arrêt 2C_361/2021 du 28 septembre 2021 consid. 5.1 et les références). Selon le droit genevois, la juridiction invite le recourant à faire une avance ou à fournir des sûretés destinées à couvrir les frais de procédure et les émoluments présumables en fixant à cet effet un délai suffisant (art. 86 al. 1 LPA/GE). Si l'avance n'est pas faite dans le délai imparti, elle déclare le recours irrecevable (art. 86 al. 2 LPA/GE). La LPA/GE ne précise pas à quel moment le délai pour verser l'avance de frais est réputé observé. Lorsqu'il existe un doute sur la tardiveté de l'avance de frais, l'autorité doit demander à l'intéressé de lui fournir la preuve que l'obligation de verser ladite avance a été effectuée dans le délai imparti. Le fait que l'avance de frais ait été créditée sur le compte du tribunal le lendemain de l'échéance du délai fixé fait naître un tel doute (cf. ATF 143 IV 5 consid. 2.7; 139 III 364 consid. 3.2.3; arrêt 6B_310/2016 du 19 janvier 2017 consid. 2.7; GRODECKI/JORDAN, Code annoté de procédure administrative genevoise, LPA/GE et lois spéciales, 2017 n° 1008 p. 265).