Citation: 4A_525/2022 E. B

A.________ a intenté, en date du 4 octobre 2013, l'action récursoire de l'art. 759 al. 3 CO contre la Banque B.________ (ci-après: la banque), C.________, D.________ et E.________. Cette action, déposée devant le Tribunal du district de Sion, tendait au paiement de 503'030 fr. plus intérêts. Par jugement du 13 juin 2019, le Juge II du district de Sion a rejeté intégralement la demande. Il a relevé que le demandeur, pour étayer ses allégations relatives aux raisons pour lesquelles les défendeurs étaient selon lui à l'origine de la déconfiture de F.________ SA, s'était contenté d'invoquer comme moyen de preuve l'édition de dossiers, en particulier celui relatif à la procédure civile concernant l'action en responsabilité jugée en 2013, sans se référer à un passage précis dudit dossier, lequel comportait plus de 3'500 pages. Un tel renvoi était manifestement insuffisant au regard des exigences prévalant dans une procédure soumise à la maxime des débats. Par ailleurs, le demandeur n'avait ni allégué ni offert de moyens de preuve tendant à démontrer qu'il avait personnellement payé le montant de 503'030 fr. dont il réclamait le remboursement aux défendeurs. Or, il était tout à fait envisageable que ledit montant ait été pris en charge par une assurance responsabilité civile. Faute pour lui d'avoir établi qu'il avait réellement et personnellement réglé ladite dette à la masse en faillite de F.________ SA, l'intéressé n'avait pas apporté la preuve d'une condition sine qua non de l'action récursoire, raison pour laquelle celle-ci devait être rejetée. Statuant par jugement du 20 octobre 2022, la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais, admettant très partiellement l'appel interjeté par A.________, a confirmé le rejet de la demande mais a modifié le montant des indemnités allouées à titre de dépens aux différents défendeurs. A l'instar du premier juge, elle a considéré, dans une motivation principale, que le demandeur n'avait pas allégué ni établi s'être acquitté de la somme dont il réclamait le paiement, alors qu'il s'agissait pourtant de l'une des conditions indispensables au succès de l'action récursoire fondée sur l'art. 759 al. 3 CO. La cour cantonale a aussi estimé que le magistrat de première instance n'avait pas à interpeller le demandeur, puisque l'intéressé exerçait comme avocat et notaire depuis de nombreuses années et que la cause était soumise à la maxime des débats. Elle a enfin nié que le paiement effectif du montant réclamé puisse être qualifié de fait implicite ou de fait notoire. Dans une motivation subsidiaire, l'autorité précédente a considéré que le recourant avait échoué à démontrer que les conditions permettant de retenir une (co) responsabilité au sens de l'art. 754 CO des différents intimés étaient remplies en l'espèce.