Citation: 1C_523/2021 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 145 V 380 consid. 1). Le présent recours en matière de droit public est dirigé contre la décision attaquée, en tant qu'elle confirme l'ordre de production de certains documents, pris dans le cadre de la procédure de contrôle de la conformité des travaux avec la LDTR et la LCI. En principe, la décision par laquelle l'autorité ordonne la production de certaines pièces constitue une décision incidente, qui ne met pas fin à la procédure (cf. ATF 128 I 129 consid. 1; 126 I 97 consid. 1b et les références). Conformément à l'art. 93 al. 1 let. a LTF, une telle décision ne peut faire l'objet d'un recours devant le Tribunal fédéral que si elle peut causer un préjudice irréparable. La clause prévue à l'art. 93 al. 1 let. b LTF n'entre pas en considération dans le cas d'espèce. En règle générale, les ordonnances concernant l'obtention de preuves ne sont pas susceptibles de causer un préjudice irréparable à la partie requise (cf. ATF 141 III 80 consid. 1.2 avec les réf.). Il existe cependant des exceptions, notamment si des secrets d'affaires doivent être divulgués en vertu de l'ordonnance de preuves querellée (cf. arrêts 5A_356/2021 du 15 juin 2021 consid. 3.3 5A_823/2020 du 7 mai 2021 consid. 1.2.2; 5A_745/2014 du 16 mars 2015 consid. 1.2.2) ou si l'administration de preuves révèle des informations, alors que le litige principal au fond concerne précisément le point de savoir si ces informations doivent ou non être divulguées. Dans ces cas également, un recours ultérieur contre le jugement final n'est plus envisageable au regard des effets de l'ordonnance incidente sur la cause principale (à ce sujet: ATF 137 III 380 consid. 1.2.2; cf. aussi arrêts 5A_356/2021 du 15 juin 2021 consid. 3.3; 5A_823/2020 du 7 mai 2021 consid. 1.2.2). La jurisprudence admet également l'existence d'un préjudice irréparable lorsqu'un ordre de production de pièces est assorti de la menace des peines prévues à l'art. 292 CP. Le destinataire de l'injonction se trouve, en cas de refus, directement exposé à une poursuite pénale (arrêts 1B_142/2016 du 16 novembre 2016 consid. 1.1; 5P.350/2004 du 10 mai 2005 consid. 2). Dans le cas d'espèce, l'ordre de production est assorti d'une amende et le recourant, destinataire de cet ordre, est exposé à une nouvelle amende en cas de refus d'obtempérer. La question de savoir s'il y a préjudice irréparable dans ces circonstances particulières peut demeurer indécise, dans la mesure où il découle des considérants suivants que le recours doit être rejeté sur le fond.