Citation: 1C_370/2021 E. 4.1.2

4.1.2. C'est par ailleurs en vain que les recourantes affirment que la recourante 1 n'aurait pas sciemment participé à cette fraude. La constatation de ce qu'une personne savait ou ignorait à un moment donné relève du fait et, sauf arbitraire (art. 97 al. 1 LTF; art. 9 Cst.), lie le Tribunal fédéral (à cet égard, dans un contexte analogue, cf. arrêt 1C_79/2021 du 6 septembre 2021 consid. 2; voir également GRÉGORY BOVEY, in Commentaire de la LTF, 3e éd. 2022, n. 36 ad art. 105 LTF et l'arrêt cité). Or, dans le cas particulier, le recours ne renferme pas d'argumentation répondant aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (cf. ATF 145 I 26 consid. 1.3; 141 IV 369 consid. 6.3), qui commanderait de revenir sur le fait que la recourante a en connaissance de cause participé au montage identifié ci-dessus. Il n'est en particulier pas suffisant de se prévaloir - pour les mêmes motifs que ci-dessus - de ce que ni le notaire en charge de l'instrumentation ni le Conservateur du RF n'aient perçu la nécessité d'une autorisation d'aliéner ou encore d'alléguer qu'à défaut d'être une professionnelle de l'immobilier la recourante 1 ne pouvait percevoir les enjeux des opérations litigieuses. Il est à cet égard relevé que les arrêts cantonaux dont se prévalent à ce propos les recourantes ont fait l'objet d'arrêts de la Cour de céans, confirmant la connaissance par les protagonistes de la nature de la fraude, indépendamment de leur statut de profane en matière immobilière (cf. arrêt 1C_79/2021 du 6 septembre 2021 consid. 2.2.2; voir également arrêts connexes du même jour 1C_80/2021, 1C_85/2021, 1C_86/2021, 1C_87/2021, 1C_88/2021 1C_89/2021 et 1C_90/2021). A défaut de motivation suffisante, la critique est irrecevable.