Citation: 9C_582/2023 E. 4.3

4.3. En premier lieu, en se plaignant de l'absence d'organisation d'une "séance" par l'intimée, les recourants méconnaissent le fait que les garanties minimales en matière de droit d'être entendu découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. ne comprennent en principe pas le droit d'être entendu oralement (ATF 140 I 68 consid. 9.6.1 et les références), pas plus que celles qui découlent de l'art. 135 al. 1 LIFD (cf. arrêt 2C_116/2021 du 8 juillet 2021 consid. 2.2). Le droit cantonal peut certes, selon les cas, offrir une protection plus étendue aux justiciables (cf. arrêt 2C_116/2021 du 8 juillet 2021 consid. 2.2). Les recourants ne font toutefois pas valoir que cela serait le cas en l'espèce. Le refus de les auditionner ne viole donc pas l'art. 29 al. 2 Cst. Ensuite, c'est à bon droit que la cour cantonale a nié une violation du droit d'être entendus des recourants en ce que l'intimée n'a pas attendu leurs "explications" complémentaires avant de rendre sa décision sur réclamation. A cet égard, on rappellera que la décision de l'intimée, datée du 26 octobre 2020, a fait l'objet d'une réclamation motivée de la part des contribuables en date du 26 novembre 2020. Par ailleurs, la juridiction cantonale a constaté que les recourants avaient disposé d'un délai de 30 jours (accordé par l'Administration fiscale le 10 janvier 2023) pour se déterminer avant que la décision de réclamation ne soit rendue et qu'ils avaient eu, antérieurement et à de multiples reprises, l'occasion de se déterminer dans le cadre de la procédure, ouverte depuis octobre 2020. Enfin, l'intimée avait attendu quelques jours après la communication de son refus de prolonger le délai avant de rendre sa décision sur réclamation. On doit inférer des constatations cantonales, dont la Cour de céans n'a pas à s'écarter (consid. 2.2 supra) que les recourants ont eu l'occasion suffisante de présenter leurs arguments et leurs moyens de preuve, visant à diminuer leur dette fiscale, dans le cadre de la procédure de réclamation. Dès lors, l'art. 29 al. 2 Cst. n'a pas été violé.