Citation: 4P.83/2006 13.10.2006 E. 6

Dans un moyen pour le moins confus fondé sur l'art. 9 Cst. dans son intitulé, le recourant reproche également à la Chambre des recours de n'avoir pas motivé son refus d'entrer en matière sur les griefs d'application arbitraire du droit fédéral par la Cour civile, soit des art. 82 et 83 LP ainsi que des art. 23, 24 al. 1, 28, 31, 119 et 176 CO. A lire le recours, la cour cantonale aurait «éludé la question en soutenant que ce moyen relev[ait] du recours en réforme fédéral» alors qu'elle aurait dû la traiter sous l'angle de l'arbitraire. 6.1 L'obligation de motiver une décision ne se déduit pas de l'art. 9 Cst. qui prohibe notamment l'arbitraire, mais bien du droit d'être entendu consacré à l'art. 29 al. 2 Cst. Selon la jurisprudence, l'autorité a le devoir de motiver sa décision, afin que le destinataire puisse la comprendre, la contester utilement s'il y a lieu et que l'instance de recours puisse exercer son contrôle. Pour répondre à ces exigences, il suffit que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision; il n'a toutefois pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les arguments invoqués par les parties. Il n'y a violation du droit d'être entendu que si l'autorité ne satisfait pas à son devoir minimum d'examiner et de traiter les problèmes pertinents (ATF 130 II 530 consid. 4.3 p. 540; 129 I 232 consid. 3.2 p. 236; 126 I 97 consid. 2b p. 102 et les arrêts cités). 6.2 La Chambre des recours a exposé que les griefs tirés d'une violation ou d'une mauvaise application du droit fédéral constituaient des moyens susceptibles d'être soulevés dans le cadre d'un recours en réforme au Tribunal fédéral et qu'ils étaient par conséquent irrecevables dans le cadre d'un recours en nullité cantonal. Cette motivation est claire et on ne voit pas en quoi le recourant aurait été empêché d'en saisir la portée. Au surplus, le recourant ne démontre pas, avec une motivation répondant aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, que la Chambre des recours aurait arbitrairement restreint son pouvoir d'examen tel qu'il est défini par le droit cantonal. Pour autant qu'il soit recevable, le moyen est manifestement mal fondé.