Citation: 1B_109/2018 E. A

Le 12 octobre 2017, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a ouvert une instruction pénale à l'encontre de A.________, à la suite d'une plainte déposée par son épouse, retirée ultérieurement, pour des actes de violences domestiques. Le Procureur Laurent Contat (ci-après: le Procureur) a entendu les parties le 8 novembre 2017 et leur a indiqué qu'il se réservait le droit de suspendre la procédure. A la suite de la réception du certificat médical concernant l'épouse, il a informé A.________, par courrier du 24 novembre 2017, qu'il avait décidé de ne pas faire usage de cette faculté et a poursuivi la procédure pénale. Le 19 décembre 2017, A.________ a demandé la récusation du Procureur. Ce dernier a conclu, le 16 janvier 2018, au rejet de cette demande. Le prévenu s'est déterminé spontanément sur cette prise de position le 19 janvier 2018, date à laquelle il a également déposé une plainte pénale pour diffamation à l'encontre de Laurent Contat. Par décision du 23 janvier 2018, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté la requête de récusation car celle-ci était infondée, considérant qu'aucun indice de prévention à l'égard du demandeur ne ressortait des pièces du dossier.