Citation: 6B_1319/2022 E. 2.4.3

2.4.3. En l'espèce, force est de constater, à l'instar de la cour cantonale, que la pièce 7 produite devant l'instance précédente ne comporte aucune signature, même "peu visible". Le certificat de travail comportant une copie d'une signature, produit devant le Tribunal fédéral, constitue ainsi une preuve nouvelle. 2.4.3.1. Aux termes de l'art. 99 al. 1 LTF, aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente. Cette exception vise les faits qui sont rendus pertinents pour la première fois par la décision attaquée; peuvent en particulier être allégués des faits nouveaux concernant le déroulement de la procédure devant l'instance précédente, afin d'en contester la régularité, ou encore des faits postérieurs à l'arrêt attaqué permettant d'établir la recevabilité du recours; en dehors de ces cas, les nova ne sont pas admissibles, qu'il s'agisse de faits ou moyens de preuve survenus postérieurement à la décision attaquée ou d'éléments que les parties ont négligé de présenter aux autorités cantonales (ATF 143 V 19 consid. 1.2; 139 III 120 consid. 3.1.2; 136 III 123 consid. 4.4.3). 2.4.3.2. Il s'ensuit que cette pièce apparaît irrecevable. En tout état de cause, le seul fait qu'un certificat de travail ait été signé par D.________ ne démontre pas une pratique généralisée de la signature unique dans l'entreprise alors que le registre du commerce requérait une signature collective à deux. A cet égard, on rappellera qu'il ressort notamment des faits du jugement du 11 mai 2020 que toutes les augmentations salariales de la recourante ont été signées par deux personnes autorisées (cf. arrêt 6B_1210/2020 du 7 octobre 2021 consid. 3.3). Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.