Citation: 2C_229/2024 E. 1

qu'en vertu de l'art. 32 al. 2 LTF, le juge instructeur statue comme juge unique sur la radiation du rôle des procédures devenues sans objet, qu'en l'espèce, il convient de prendre acte de l'abrogation, le 4 septembre 2024, de l'arrêté du Conseil d'État du 4 octobre 2023, objet de la procédure conduite devant la Cour de justice (cause A/3664/2023), à laquelle la recourante voulait participer en qualité de partie ou d'appelée en cause, et de la décision de la Cour de justice du 9 octobre 2024 radiant la cause A/3664/2023 du rôle, que le présent recours en matière de droit public étant ainsi devenu sans objet, il convient de rayer la cause du rôle (art. 72 PCF [RS 273] par renvoi de l'art. 71 LTF), que, lorsqu'un procès devient sans objet ou que les parties cessent d'y avoir un intérêt juridique, le Tribunal fédéral statue sur les frais afférents à la procédure engagée par une décision sommairement motivée, en tenant compte de l'état de fait existant avant l'événement mettant fin au litige (art. 72 PCF par renvoi de l'art. 71 LTF; arrêts 2C_697/2022 du 30 mai 2024; 2C_364/2022 du 7 septembre 2023 consid. 2), qu'en l'occurrence, la recourante se plaint notamment d'une violation de son droit d'être entendue, reprochant à la Cour de justice de ne pas lui avoir communiqué les prises de position des intimés concernant sa demande du 8 février 2024 tendant à la restitution du délai de recours, subsidiairement, à son appel en cause, que le droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) comprend notamment le droit de répliquer, à savoir de se déterminer sur toute prise de position versée au dossier, quelle que soit sa dénomination procédurale (réponse, réplique, prise de position, etc.; ATF 142 III 48 consid. 4.1.1 et les références citées); même si le juge renonce à ordonner un nouvel échange d'écritures, il doit néanmoins transmettre cette prise de position ou toute pièce nouvelle versée au dossier aux autres parties (ATF 142 III 48 consid. 4.1.1; 139 I 189 consid. 3.2; arrêts 2C_265/2024 du 12 juin 2024 consid. 6; 1C_321/2020 du 13 novembre 2020 consid. 2.1), que le droit d'être entendu est une garantie constitutionnelle de nature formelle, dont la violation entraîne en principe (sauf si elle a été réparée notamment) l'annulation de la décision attaquée, indépendamment des chances de succès de la partie recourante sur le fond (ATF 148 IV 22 consid. 5.5.2; 142 II 218 consid. 2.8.1),