Citation: 2C_901/2022 E. 5.5

5.5. Il ressort en l'occurrence de l'arrêt attaqué que la Commune de Châtel-St-Denis a aménagé le remblai terreux dont se plaint le recourant en 2012, ce afin de pallier une modification naturelle du terrain menaçant l'intégrité de la route communale B.________. Ce remblai, par lequel la collectivité publique a satisfait à son devoir d'entretien des installations routières (cf. art. 132 LMob/FR; aussi art. 104 aLR/FR), constitue - comme on l'a déjà dit - une partie accessoire de la route précitée, laquelle appartient à la Commune de Châtel-St-Denis (cf. art. 33 al. 1 LMob/FR; aussi art. 3 al. 2 aLR/FR). Il relève à ce titre de la "propriété" de celle-ci au sens l'art. 58 CO, même s'il ne se situe pas sur un terrain communal à l'aune des droits réels, ce conformément à la jurisprudence exposée ci-avant selon laquelle le propriétaire de la partie principale d'un ouvrage - telle une route - doit être traité comme celui de ses parties accessoires (cf. supra consid. 5.4).