Citation: 6B_483/2020 E. 1.3

1.3. En l'espèce, le jugement entrepris constate de manière à lier le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que la plainte pénale déposée par la recourante a été classée faute de soupçons d'un comportement punissable, ce qui a été confirmé par l'autorité de recours, laquelle a constaté qu'il n'y avait pas eu de violence ni de chute. Il s'ensuit que le classement ne procède pas de motifs d'opportunité, comme le suggère la recourante, mais est motivé en fait, par l'insuffisance de charges (cf. arrêts 6B_677/2009 du 23 novembre 2009 consid. 1.2.2; 6P.196/2006 du 4 décembre 2006 consid. 7.2). Aussi, conformément à la jurisprudence, la cour cantonale était liée par cette ordonnance en ce qui concerne le caractère faux des allégations de la recourante et a, à juste titre, considéré qu'aucune infraction pénale n'était imputée à l'intimé s'agissant des faits dénoncés. La recourante ne saurait rien déduire en sa faveur du fait que la cour cantonale se soit à son tour déclarée convaincue que les faits dénoncés n'avaient pas eu lieu. Contrairement à ce que suggère la recourante, la réalisation de l'élément objectif de la dénonciation calomnieuse n'implique pas que le classement renferme littéralement et expressément la notion d 'innocence de la personne faussement dénoncée, la décision de classement en cause, entrée en force, étant suffisante. L'ordonnance de classement ne pourrait pas entièrement remplir sa fonction - qui est notamment de garantir le droit à la tranquillité du prévenu - si son bien-fondé pouvait être contesté à titre préjudiciel dans un procès pour atteinte à l'honneur ou dénonciation calomnieuse (cf. arrêt 6B_677/2009 du 23 novembre 2009 consid. 1.2.1 et référence citée).