Citation: I 673/03 10.12.2004 E. 3.2

3.2.1 Selon un rapport du 23 janvier 2001 de la doctoresse M.________, médecin-conseil auprès du COPAI, le recourant souffre d'une atteinte coxofémorale droite vraisemblablement consécutive à une fracture de stress du col fémoral dans le cadre d'une ostéopénie et une ostéonécrose des deux têtes fémorales. Il présente également une baisse importante de l'acuité visuelle gauche secondaire à une affection congénitale, de l'hypertension artérielle ainsi qu'un status après intervention pour fracture du trochiter gauche. Ces affections entraînent des limitations au niveau du membre inférieur droit, se traduisant par de nombreux changements de positions, par une épargne de l'articulation, ainsi que par un manque de force physique. Très fatigable, l'assuré travaille selon un rythme régulier mais lent, en particulier au niveau des membres supérieurs. En raison de ces affections, tous les travaux impliquant le port de charges, des stations statiques prolongées ou des déplacements sur de longues distances sont contre-indiqués. Toutefois, l'intéressé présente des ressources physiques et personnelles suffisantes pour occuper un poste de travail allégé, par exemple dans la vente, en qualité de représentant ou de magasinier de pièces légères. Le taux d'activité est fixé à 50 % au minimum et susceptible d'amélioration au terme d'une période d'adaptation. 3.2.2 Ainsi que les premiers juges l'ont constaté à juste titre, ce rapport répond aux exigences jurisprudentielles permettant de lui reconnaître une pleine valeur probante (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références), que le recourant ne conteste d'ailleurs pas. Les points litigieux ont fait l'objet d'une étude circonstanciée. Le rapport se fonde sur des examens complets et prend en considération les plaintes exprimées par le recourant. Il a été établi en pleine connaissance de l'anamnèse et du dossier médical. La description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicales sont claires et les conclusions sont dûment motivées. En outre, celles-ci sont corroborées par les avis des docteurs H.________, médecin auprès du Service médical de réadaptation de l'assurance-invalidité, et R.________, rhumatologue. Selon le premier, le recourant souffre d'une fracture de stress du col fémoral droit, ainsi que de nécrose aseptique des deux têtes fémorales. A la suite de ces affections, il dispose d'une capacité résiduelle de travail de 50 % dans une activité adaptée à son état de santé, à savoir qui évite la marche, le port de charges excédant 5 à 10 kg., les positions statiques assises ou debout et qui ne requiert pas de vision stéréoscopique (rapport du 11 juin 2001). Le second indique que l'assuré présente un status sur fissure de l'os par insuffisance osseuse du col fémoral droit et une ostéonécrose aseptique des deux têtes fémorales dont résulte une capacité résiduelle de travail de 50 % (rapport du 6 décembre 1999). Dès lors que les conclusions de la doctoresse M.________ sont ainsi pleinement convaincantes, il n'y a pas lieu de s'en écarter au profit notamment de celles formulées par le docteur C.________ dans son rapport du 24 février 2003. Selon ce document, l'état de santé du recourant est stationnaire et celui-ci présente, dans une activité adaptée à ses affections orthopédique et ophtalmologique, une capacité résiduelle de travail de 50 % assortie d'une diminution de rendement de 50 % consécutivement aux limitations dues aux handicaps. En tant que les facultés réduites de rendement de l'intéressé ont été prises en considération lors de l'estimation de sa capacité résiduelle de travail dans une activité lucrative adaptée à son état de santé, elles ne sauraient l'être une seconde fois au titre de limitations subies en raison du handicap. 3.2.3 Sur le vu de ce qui précède, c'est à juste titre que l'office et les premiers juges ont déterminé le degré d'invalidité du recourant en regard d'une capacité résiduelle de travail de 50 % et plein rendement dans une activité adaptée à son état de santé.