Citation: 5C.221/2003 19.03.2004 E. 1

1.1 Interjeté en temps utile contre une décision finale prise, dans une contestation civile portant sur des droits de nature pécuniaire, par le tribunal suprême du canton, le recours en réforme est recevable au regard des art. 48 al. 1 et 54 al. 1 OJ. Bien que la valeur litigieuse ne soit pas indiquée précisément (art. 55 al. 1 let. a OJ), il ressort néanmoins suffisamment clairement de l'acte de recours et de la décision attaquée qu'elle est supérieure à 8'000 fr. Le recours en réforme est dès lors également recevable au regard de l'art. 46 OJ. 1.2 Lorsque le litige porte sur une contestation de nature pécuniaire, le recourant doit en principe, dans son recours en réforme, présenter des conclusions chiffrées (ATF 121 III 390 consid. 1 p. 392 et les références citées). La demanderesse n'a pas respecté cette exigence. Elle a seulement requis du Tribunal fédéral l'annulation du jugement attaqué et le renvoi de la cause à l'autorité cantonale pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Selon la jurisprudence, l'absence de conclusions chiffrées est admissible au regard de l'art. 55 al. 1 let. b OJ lorsque le Tribunal fédéral, s'il admettait le recours, ne serait pas en mesure de statuer lui-même sur le fond, faute d'un état de fait suffisant, mais devrait renvoyer la cause à l'autorité cantonale pour complément d'instruction (cf. ATF 111 II 384 consid. 1 p. 386; 106 II 201 consid. 1 in fine p. 203; 103 II 267 consid. 1b p. 270). La question de savoir si tel serait le cas en l'espèce peut demeurer indécise, au vu des motifs qui suivent.