Citation: 6B_1196/2014 E. 1.2

1.2. Le recourant soutient que la cour cantonale aurait renversé le fardeau de la preuve en mettant notamment à sa charge de démontrer qu'il n'était pas à la tête d'un système opaque, que les incapacités de travail étaient authentiques et le montant des salaires justifié, que le recours à un cercle restreint de médecins était légitime, ou encore que l'accident du 17 juillet 2006 n'était pas une mise en scène. Selon lui, la cour cantonale aurait éprouvé un doute s'agissant du caractère injustifié de la plupart des arrêts de travail incriminés mais aurait renoncé à l'en faire bénéficier. En réalité, le recourant tente, sous couvert du grief de violation de la présomption d'innocence, de retourner à l'autorité cantonale les reproches qui lui ont été adressés. Il suffit par conséquent de constater que la conviction de la cour cantonale repose, notamment, sur l'opacité de l'organisation fonctionnelle et salariale de D.________ SA et de E.________ SA, renforcée par l'interchangeabilité de ces sociétés dans l'engagement des employés et la souscription de contrats d'assurance, sur les déclarations de C.________ qui a reconnu les abus, sur celles du recourant qui a admis avoir été au courant des abus de son épouse, ainsi que sur les circonstances entourant la signature du contrat de travail de F.________ en début d'année 2006. Par ailleurs, les arrêts de travail dont le caractère injustifié n'a pas pu être démontré ont été écartés dans le second jugement d'appel, conformément aux exigences de l'arrêt de renvoi 6B_1242/2013. Le grief sera donc rejeté. La seule question qui demeure est de savoir si la cour aurait dû éprouver un doute, ce qui relève de l'appréciation des preuves et ne peut être examiné que sous l'angle de l'arbitraire.