Citation: 9C_701/2018 E. 6.2

6.2. En sa qualité d'administrateur unique de la société B.________ SA jusqu'au 16 avril 2015, le recourant reconnaît qu'il a omis, au moins par négligence, d'informer la caisse de compensation de la variation sensible de la masse de salaire au cours de l'année 2014 (augmentation de 610'743 fr. 45 par rapport à l'année précédente). Il a dès lors soustrait la société provisoirement et en partie à son obligation de cotiser. Ayant pu constater début 2015 que le montant des acomptes versés par la société en 2014 était manifestement insuffisant, le recourant n'a de plus pas veillé, comme il en était tenu, à ce que la société règle sans délai la totalité du solde dû (cf. arrêt H 97/90 du 30 janvier 1992 consid. 4, in RCC 1992 p. 259). En se limitant à affirmer que la situation financière de la société n'était pas "tragique" au printemps 2015, car des rentrées financières étaient encore attendues, le recourant ne fait par ailleurs que confirmer que la société a versé des salaires sur lesquels ses ressources financières ne permettaient pas de prélever les cotisations paritaires. Il a dès lors fait supporter le risque inhérent au financement d'une entreprise par l'assurance sociale et commis de la sorte une négligence grave au sens de l'art. 52 al. 1 LAVS (cf. ATF 108 V 189 consid. 4 p. 196). Son argumentation quant aux versements effectués par la société au printemps 2015 n'y change rien; le solde du découvert s'élevait encore à 38'749 fr. 05 au moment de son départ. Il est ainsi tenu à réparation du dommage qu'il a causé à l'assurance.