Citation: 6B_258/2019 E. 3.3

3.3. Le raisonnement de la cour cantonale ne prête pas le flanc à la critique. Sur la base de son état de fait, établi sans arbitraire (cf. consid. 2.3 supra), il apparaît en effet que le comportement de J.________, qui s'est précipitée devant le véhicule avec l'intention de se faire percuter, a constitué la cause la plus immédiate de la collision survenue. Ledit comportement, aussi extraordinaire qu'inattendu, relègue en l'occurrence à l'arrière-plan le comportement de l'intimé, lequel ne vouait pas toute son attention à la circulation et avait consommé de l'alcool - dans des proportions dont il ne ressort cependant pas du jugement attaqué qu'elles auraient sensiblement altéré ses facultés - alors que cela lui était interdit. C'est donc bien le surgissement volontaire de J.________ devant le véhicule de l'intimé - et non l'attitude de ce dernier au volant - qui constitue la cause première du choc et, par conséquent, du décès survenu. Un lien de causalité adéquate entre la négligence de l'intimé et le décès de la prénommée aurait ainsi de toute manière été rompu. Ainsi, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en libérant l'intimé du chef de prévention d'homicide par négligence. Le grief doit être rejeté.