Citation: 5P.110/2000 15.05.2000 E. 3

3.- a) La recourante se plaint d'abord d'une appréciation arbitraire des preuves par l'autorité cantonale (cf. consid. 2a et 2c supra). Elle soutient en effet avoir apporté la preuve que la marchandise pour laquelle elle a opéré la retenue de 11'170 sur le versement du dividende était défectueuse, qu'elle a été retournée à Y.________ SA dans le délai légal d'un an pour être réparée et qu'elle a effectivement été réparée, mais que Y.________ SA conditionnait le retour de la marchandise au paiement de son prix total (à savoir les 11'170 fr. objet de la facture du 30 juillet 1997). b) En ce qui concerne l'application du droit matériel, la recourante reproche aux juges cantonaux d'être tombés dans l'arbitraire en retenant qu'elle avait invoqué la compensation (cf. consid. 2d supra); elle soutient avoir en réalité invoqué l'exception d'inexécution de l'art. 82 CO. C'est également de manière arbitraire que l'autorité cantonale aurait retenu que si la recourante avait l'intention de ne pas s'acquitter de l'entier du dividende, elle devait en informer l'intimée et le juge du concordat en application des art. 305 al. 3 et 315 al. 1 LP (cf. consid. 2b supra); en effet, la créance produite par l'intimée dans le sursis n'avait aucune raison d'être contestée par la recourante. Enfin, le jugement attaqué heurterait le sentiment de la justice et de l'équité dans la mesure où il cautionnerait le comportement par lequel l'intimée a tenté d'obtenir un avantage illicite en facturant une seconde fois la marchandise qui lui avait été renvoyée pour réparation (cf. consid. 2a supra) tout en obtenant un dividende calculé sur l'entier de la première facturation.