Citation: 6P.136/2006 17.10.2006 E. 2

Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale d'être tombée dans l'arbitraire, s'agissant d'établir sa situation financière durant la période pénale du 1er juillet au 30 novembre 2003. 2.1 Une décision est arbitraire lorsqu'elle viole gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou lorsqu'elle contredit d'une manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité. Le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue par la cour cantonale de dernière instance que si elle apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motifs objectifs et en violation d'un droit certain. En outre, il ne suffit pas que les motifs de la décision critiquée soient insoutenables, encore faut-il que cette dernière soit arbitraire dans son résultat (ATF 131 I 57 consid. 2 p. 61; 129 I 8 consid. 2.1 p. 9, 173 consid. 3.1 p. 178). Lorsque le recourant - comme c'est le cas en l'espèce - s'en prend à l'appréciation des preuves et à l'établissement des faits, la décision n'est entachée d'arbitraire que si le juge ne prend pas en compte, sans raison sérieuse, un moyen de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'il se trompe manifestement sur le sens et la portée d'un tel élément, ou encore lorsqu'il tire des déductions insoutenables à partir des éléments recueillis (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9; 127 I 38 consid. 2a p. 41; 124 I 208 consid. 4a p. 211). 2.2 Le recourant qualifie d'arbitraire la conclusion de la cour cantonale selon laquelle - eu égard notamment à l'acquittement régulier de son loyer (près de 9000 francs par mois) depuis le 1er juillet 2003 -, il devait disposer de revenus réels supérieurs aux indemnités de chômage qui lui étaient versées (6631 francs 20 par mois). Il objecte en particulier avoir allégué qu'il bénéficiait de l'aide de tiers. Il ressort du passage de l'arrêt cantonal auquel se réfère le recourant (consid. C.f. p. 5) qu'entendu le 27 mai 2004 par la police, il avait reconnu être redevable des montants mentionnés dans la plainte et que "s'agissant du montant du loyer, c'était grâce à l'aide de parents et amis, qui lui avaient prêté la somme de 50'000 francs, qu'il avait pu s'en acquitter durant les cinq derniers mois". Or, il ressort clairement de la rédaction du procès-verbal de la police judiciaire que les cinq derniers mois en cause sont ceux précédant l'audition, soit, au plus tôt les mois de décembre 2003 à avril 2004. Cette période est postérieure à la période pénale en cause. Le recourant ne peut dès lors rien déduire en sa faveur de l'existence de cette aide, qui n'a au demeurant pas été établie formellement. Dans ces conditions, déduire du paiement régulier du loyer du recourant qu'il disposait, durant la période en cause, de moyens supérieurs aux indemnités de chômage n'est pas arbitraire.