Citation: I 526/01 06.05.2002 E. 1

En l'occurrence, le grief soulevé par la recourante ne permet pas de douter du bien-fondé des conclusions de l'expertise, laquelle a été établie par des spécialistes reconnus, sur la base d'observations approfondies et d'investigations complètes. L'affirmation du docteur B.________ doit être en effet replacée dans le contexte des observations consignées par ce médecin. Elle est en relation avec la personnalité de la recourante, qui "est très centrée sur son problème de maladie", exprime "un très fort sentiment d'inutilité" et "se sent au bout du rouleau". Ces traits sont certes de nature à diminuer les perspectives de la recourante de mettre en valeur sa capacité résiduelle de gain, mais ne doivent pas être considérés comme des anomalies psychiques équivalant à des maladies. Preuve en soit le fait que le docteur B.________ a souscrit aux conclusions de l'expertise relatives à la capacité de travail résiduelle de l'intéressée (cf. lettre du professeur C.________ du 17 octobre 2000). Cela étant, il n'y a pas lieu de s'écarter des conclusions de l'expertise des médecins du COMAI, selon lesquelles la recourante dispose encore d'une capacité de travail de 40 % dans l'activité de visagiste. Dans une enquête économique réalisée le 7 juin 1995, l'intéressée a déclaré qu'elle recevait ses clientes à domicile en fonction du temps disponible. Vu ce qui précède, elle est encore en mesure de réaliser 40 % du gain qu'elle obtiendrait sans atteinte à la santé et l'invalidité doit être fixée à 60 % pour la part de l'activité lucrative. b) Pour évaluer l'invalidité des assurés travaillant dans le ménage, l'administration procède à une enquête sur les activités ménagères et fixe l'empêchement dans chacune des activités habituelles conformément au supplément 1 aux directives concernant l'invalidité et l'impotence de l'Office fédéral des assurances sociales (DII; spécialement ch. 2122), en vigueur du 1er janvier 1993 au 31 décembre 2000 (dès le 1er janvier 2001, ch. 3095 de la circulaire concernant l'invalidité et l'impotence de l'assurance-invalidité [CIIAI]). La Cour de céans a déjà eu l'occasion d'admettre la conformité aux art. 5 al. 1 LAI et 27 al. 1 et 2 RAI de cette pratique administrative (arrêt du 9 avril 2001 dans la cause G., I 654/00, et arrêts non publiés du 22 août 2000 dans la cause C., I 102/00 et du 15 novembre 1999 dans la cause H., I 331/99). Une telle enquête a valeur probante et ce n'est qu'à titre exceptionnel, singulièrement lorsque les déclarations de l'assuré ne concordent pas avec les constatations faites sur le plan médical, qu'il faille faire procéder par un médecin à une estimation des empêchements que l'intéressé rencontre dans ses activités habituelles (VSI 2001 p. 158 consid. 3c). L'enquête sur les activités ménagères n'est toutefois pas un moyen de preuve adéquat lorsque l'empêchement résulte de troubles d'ordre psychique (VSI 2001 p. 159 consid. 3d). En l'espèce, l'office intimé a mis en oeuvre une enquête sur les activités ménagères le 7 juillet 1999. Dans son rapport du 26 juillet suivant, l'enquêteur s'est fondé essentiellement sur un rapport établi le 26 août 1997 en ce qui concerne les empêchements constatés. Toutefois, l'office n'a pas procédé à une répartition des différentes activités en fonction de leur importance respective, ni fixé le taux d'empêchement dans chaque domaine. Il a fixé le taux global d'empêchement en se fondant uniquement sur les conclusions des médecins du COMAI. Cette manière de procéder n'est pas critiquable en l'occurrence. Dans la mesure où, aux termes de l'expertise du COMAI, la symptomatologie douloureuse est surtout marquée par de nombreux signes de non-organicité évoluant vers un trouble somatoforme douloureux, on peut en effet penser que l'empêchement découle essentiellement de troubles d'ordre psychique, de sorte que les constatations médicales sont plus aptes qu'une enquête économique à fixer l'empêchement dans l'accomplissement des travaux habituels. Au demeurant, la recourante ne remet pas en cause les conclusions des experts en ce qui concerne cet empêchement. c) Vu ce qui précède, l'invalidité globale doit être fixée à 55,6 %, selon la formule (60 % x 0,78) + (40 % x 0,22). Force est dès lors de constater que l'invalidité de la recourante ne s'est pas modifiée de manière à influencer son droit à la demi-rente durant la période soumise à examen. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé. Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :