Citation: 1B_603/2020 E. 2.2

2.2. L'autorité précédente a relevé que, dans sa missive du 13 mars 2017 octroyant à l'AFC l'autorisation de mener des mesures spéciales d'enquête contre B.________ et les sociétés C.________ Ltd et D.________ Ltd, le Chef du DFF avait donné la possibilité au Chef de la DAPE d'étendre l'enquête, le cas échéant, à d'autres personnes physiques ou morales ayant collaboré avec les personnes précitées à la commission de graves infractions fiscales. Dans ce contexte, dès lors qu'il était apparu en cours d'instruction que la recourante avait probablement bénéficié - directement ou indirectement - de revenus non déclarés issus de soustractions commises par B.________ et les sociétés précitées, il n'était pas critiquable que, par ordonnance du 20 octobre 2017, le Chef de la DAPE eût étendu la procédure à l'égard de la recourante. Il s'ensuivait que les mesures spéciales d'enquête menées à l'endroit de la recourante par l'AFC avaient été valablement ordonnées (cf. décision attaquée, consid. 2.3.3 p. 8 s.).