Citation: 9C_64/2023 E. 3.1

3.1. La juridiction cantonale a retenu que le diagnostic posé par le docteur M.________ de lésions neurologiques iatrogènes permettait d'expliquer l'entier de la symptomatologie décrite par l'intimée ensuite de l'ovariectomie de type Pfannenstiel pratiquée en mai 2008 ainsi que les constats objectifs des médecins. Bien que l'origine neurologique eût déjà été évoquée comme une possibilité par les différents spécialistes consultés (en particulier les docteurs E.________ et J.________), le docteur M.________ avait été le premier spécialiste à poser un diagnostic organique clair dans son avis du 10 septembre 2021 et donc à attester l'erreur diagnostique des experts du CEMed. Le médecin avait de plus soigneusement détaillé comment il était parvenu à poser le diagnostic de lésions neurologiques iatrogènes et en quoi son appréciation s'avérait compatible avec les circonstances du cas. Selon le docteur M.________, l'ovariectomie de type Pfannenstiel était ainsi connue pour provoquer des lésions nerveuses touchant les nerfs de la région inguinale. Si d'autres médecins n'avaient pas été en mesure de poser ce diagnostic, c'était parce qu'ils n'avaient pas eu l'occasion d'observer des complications telles que celles décrites par l'intimée dans leur pratique, dès lors que l'ovariectomie se faisait en principe sous laparoscopie. L'avis du docteur M.________ du 10 septembre 2021 emportait dès lors la conviction des juges précédents. Cet avis constituait par ailleurs une preuve établissant un fait nouveau important et reposant sur des examens qui n'avaient pas été réalisés jusque-là. Il constituait ainsi un élément médical nouveau venant démontrer l'inexactitude de la décision du 25 juin 2013, elle-même fondée sur une expertise médicale qui n'avait pas pris en compte la problématique neurologique à l'origine des douleurs. En conséquence, la décision du 25 juin 2013 devait être révisée (conformément à l'art. 53 al. 1 LPGA).