Citation: 5C.207/2006 11.01.2007 E. 3

La demanderesse demande tout d'abord au Tribunal fédéral de compléter lui-même l'état de fait, ou de renvoyer l'affaire à l'autorité cantonale pour qu'elle le complète et qu'elle statue à nouveau. Elle estime que des faits importants qu'elle a allégués n'ont pas été pris en considération et que l'état de fait de la cause est donc incomplet. Selon elle, les informations contenues dans l'article n'auraient pas été vérifiées au regard de la situation existant au moment de sa parution, la véracité de certains passages du texte n'aurait pas du tout été examinée, et les déclarations d'Ursula Zimmerli, secrétaire du Syndicat Unia pour la région bernoise, n'auraient pas été prises en compte pour juger du caractère illicite de l'article dans son ensemble. Elle considère en outre que l'article aurait dû être interprété selon le point de vue d'un lecteur moyen, non syndiqué. Elle estime également que la cour cantonale a retranscrit certains faits de manière erronée. 3.1 Autant qu'elle demande au Tribunal fédéral de compléter lui-même l'état de fait, la demanderesse se méprend sur le sens et la portée des art. 63 al. 2, 2e phrase, OJ (cf. consid. 1.2.2) et 64 al. 2 OJ (cf. consid. 1.2.3 in fine). En effet, la manière dont la cour cantonale a constaté les faits ne laisse apparaître aucune inadvertance manifeste de sa part. En outre, les compléments requis ne concernent pas des points accessoires de l'état de fait, la demanderesse prétendant elle-même que le sort de la cause en serait modifié. La cour de céans ne saurait donc compléter les faits constatés par l'autorité cantonale. 3.2 Quant au renvoi à la cour cantonale pour compléter les faits au sens de l'art. 64 al. 1 OJ, il ne saurait entrer en considération, les griefs y relatifs ayant été déclarés irrecevables par la cour cantonale et le recours de droit public connexe de la demanderesse, qui n'a pas eu plus de succès, ayant été déclaré irrecevable par arrêt de ce jour de la cours de céans (5P.358/2006). -:- Ainsi, dans la mesure où la demanderesse présente un état de fait différent de celui contenu dans l'arrêt entrepris, sans se prévaloir valablement de l'une des exceptions prévues aux art. 63 al. 2, 2e phrase, OJ et 64 OJ, ses critiques sont irrecevables.