Citation: 9C_559/2014 E. 4.2

4.2. En tant que la juridiction cantonale a constaté que l'atteinte psychique dont souffrait la recourante n'était pas propre à entraver la faculté de celle-ci à se déplacer et qu'aucune incapacité à marcher n'avait été attestée sur le plan médical, en se référant à l'absence d'atteinte à la santé diagnostiquée sur le plan somatique, son appréciation repose sur une inexactitude manifeste. Le droit à un moyen auxiliaire suppose qu'une fonction du corps ou que certaines parties du corps soient déficientes et ne puissent plus assumer leur rôle (cf. ATF 131 V 9 consid. 3.2 p. 13). L'origine de la déficience de la fonction corporelle ou de l'une des parties du corps peut être d'ordre somatique ou psychique. Aussi, la seule circonstance qu'aucune atteinte somatique n'a été constatée par les médecins appelés à examiner la recourante ne suffit pas, en l'espèce, à nier l'existence d'un déficit dans la fonction de déplacement. À cet égard, les docteurs C.________ et D.________ ont mis en évidence que la grave pathologie psychiatrique dont souffrait l'assurée - caractérisée par un tableau clinique se manifestant par l'expression somatique d'une problématique psychique qui ne pouvait être élaborée comme telle - participait à la réduction de ses capacités à s'occuper de son quotidien (rapport du 20 juillet 2011, p. 17). Interpellé de manière plus détaillée sur les empêchements dans la vie quotidienne, le docteur E.________ a fait état d'une réduction progressive de la mobilité (rapport du 15 août 2012), sa patiente étant capable de se déplacer plus ou moins dans son appartement, mais ayant en revanche de la peine pour les déplacements à l'extérieur (avis des 25 mars 2013 et 15 janvier 2014). Compte tenu de ces constatations médicales, on ne saurait nier que le trouble psychique présenté par la recourante limite dans une certaine mesure sa capacité à se déplacer.