Citation: 9C_325/2022 E. 3.1

3.1. En se fondant sur les conclusions du rapport d'expertise des médecins du CEMEDEX du 9 février 2021, la cour cantonale a tout d'abord constaté l'existence d'une péjoration de la situation de l'assurée sur le plan rhumatologique depuis la décision de l'office AI du 3 mai 2016, en ce sens qu'elle ne pouvait plus exercer son activité habituelle depuis le 30 septembre 2017. Dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles décrites par les experts du CEMEDEX, les premiers juges ont ensuite retenu qu'elle disposait d'une capacité de travail de 100 %. Par ailleurs, ils ont relevé que les limitations fonctionnelles décrites par les docteurs E.________ et B.________ étaient relativement proches; il s'agissait de privilégier une activité essentiellement légère et sédentaire, ménageant le rachis et les quatre membres, ainsi que dénuée de port de lourdes charges. Indépendamment de la querelle diagnostique entre les deux médecins concernant le diagnostic de spondylarthropathie inflammatoire (nié par le premier, retenu par le second), il n'y avait aucune raison d'exclure l'exigibilité de l'exercice d'une activité lucrative adaptée à plein temps.