Citation: 9C_668/2014 E. 4.2

4.2. La recourante se prévaut implicitement d'une violation du droit fédéral (art. 95 let. a LTF). Elle fait essentiellement grief à l'intimé de n'avoir pas respecté le principe de l'instruction d'office de la demande de prestations (art. 69 RAI, sous-entendu également l'art. 43 LPGA), par le fait d'avoir statué, le 15 mai 2013, sans disposer de l'expertise psychiatrique ordonnée par le Tribunal administratif fédéral dans son jugement de renvoi du 6 mars 2012. Pour justifier son refus de se déplacer chez le médecin désigné par l'intimé, la recourante soutient qu'elle présente des troubles psychiatriques gravissimes. Elle se réfère au certificat du docteur E.________, du 3 juin 2013, lequel aurait attesté qu'elle était incapable de se rendre à une quelconque consultation médicale. Dans ce contexte, elle critique les constatations de fait de l'autorité précédente (art. 97 al. 1 LTF) relatives à deux déplacements pour des motifs médicaux effectués en février 2014, alléguant qu'elle ne s'était pas déplacée de son plein gré mais qu'elle avait subi une hospitalisation d'urgence. Elle soutient qu'elle était non seulement incapable de se déplacer, mais aussi qu'on ne saurait lui faire grief d'avoir valablement pu opposer un refus de se rendre chez l'expert, puisqu'elle n'avait ni conscience ni volonté, ayant pratiquement perdu tout discernement. Par ailleurs, la recourante estime que le délai de 30 jours que l'intimé lui avait imparti pour produire un certificat médical démontrant son incapacité à se déplacer, à teneur de la sommation du 20 décembre 2012, était un délai d'ordre. Rappelant que l'administration a le devoir de statuer sur la base de la situation réelle et de tenir compte de tous les éléments objectifs en sa possession, la recourante en déduit qu'à défaut d'un examen in situ par un médecin que l'intimé devra désigner, le dossier ne saurait être considéré comme complet, la maxime d'office n'ayant pas été respectée.