Citation: I 836/06 05.10.2007 E. 3

L'intéressé reproche aux premiers juges d'avoir violé les principes régissant l'appréciation des preuves. Il soutient que l'octroi de la rente reposait sur trois examens - neurologique, cardiologique et psychiatrique - et que sa capacité de travail était alors de 50% dans les deux premiers domaines et nulle dans le troisième. La rente ne pouvait ainsi être supprimée sans investigation dans ces trois spécialités ou, dans l'hypothèse la plus défavorable, aurait dû être réduite de moitié pour tenir compte de la situation initiale. La décision d'octroi de rente ne contient pas de motivation. Il ressort néanmoins du dossier médical que le recourant, contrairement à ce qu'il prétend, possédait alors une pleine capacité de travail sur le plan somatique et que seules des raisons psychiatriques avaient motivé l'attribution des prestations en cause. Dans ce sens, le médecin d'arrondissement de la CNA a estimé que l'intéressé était apte à reprendre son travail progressivement (50, 75, puis 100%), ce qui était aussi l'opinion du docteur R.________, chiropraticien traitant, et de la doctoresse F.________. Le docteur B.________ a du reste affirmé que l'accident de 1992 n'avait pas aggravé la situation prévalant trois ans plus tôt. Par la suite, le docteur H.________ a régulièrement attesté un état stationnaire. Les problèmes cardiaques rencontrés par le recourant ont ensuite empêché la reprise d'une activité professionnelle, mais ceux-ci se sont rapidement stabilisés, grâce notamment à une angioplastie, et lui permettaient un retour à la vie active, d'abord à 50 puis à 100% selon le docteur G.________. Le docteur C.________ a par la suite régulièrement fait état d'examens normaux, malgré quelques récidives douloureuses très rapidement maîtrisées. Lors de la troisième procédure de révision, il a même certifié qu'il n'existait pas d'incapacité liée à l'affection cardiologique. Il ne reste finalement que le diagnostic posé par le docteur A.________ pour justifier l'octroi de la rente. Au regard de ce qui précède, on notera que la juridiction de première instance n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation. Elle a clairement démontré que seule l'affection psychique avait une influence sur la capacité de travail et nécessitait d'être réexaminée au moment de la suppression de la rente. La progressivité de la reprise d'une activité lucrative était plus motivée par un réentraînement au travail que par la subsistance d'une limitation quelconque. L'autorité cantonale de recours pouvait de surcroît légitimement conclure des éléments à disposition que les lombalgies et la cardiopathie n'avaient pas connu de péjorations significatives. On ajoutera par ailleurs qu'elle ne s'est malgré tout pas contentée d'une expertise psychiatrique puisque, à sa demande, le docteur C.________, dont l'opinion en qualité de cardiologue traitant depuis 1992 n'a soulevé et ne souffre aucun reproche, a expressément exclu toute incapacité de travail liée aux problèmes cardiaques et que le docteur H.________ a toujours fait état de la stabilité du cas.