Citation: 2C_242/2024 E. 6.4

6.4. En l'occurrence, il convient de distinguer la procédure non contentieuse existant entre B.________ SA et l'Office cantonal de la procédure parallèle que B.________ SA a introduite contre la décision du 20 février 2024 dans le but de s'opposer à l'intervention du recourant dans cette première procédure. Cette seconde procédure a fait l'objet d'une décision datée du 20 février 2024, laquelle touchait à l'évidence les droits et les obligations du recourant qui en était le destinataire. Les conditions de l'art. 7 première phrase LPA/GE étaient donc manifestement remplies. L'argument de l'autorité précédente selon lequel reconnaître la qualité de partie du recourant dans la procédure de recours précitée viderait le litige de toute substance n'est pas défendable. En effet, l'intervention du recourant comme partie dans ladite procédure de recours ne préjuge pas la question de son droit à intervenir dans la procédure conduite entre B.________ SA et l'Office cantonal, qui est la question de fond que devait trancher la Cour de justice. En outre, comme le relève le recourant, la Cour de justice pouvait parfaitement limiter l'accès au dossier de la procédure non contentieuse à ce qui était strictement nécessaire à la résolution du litige porté devant elle dans la cause A/728/2024. Le motif lié à la limitation de l'accès au dossier de la procédure pendante devant l'Office cantonal, invoqué par l'autorité précédente, n'est ainsi pas valable. Enfin, on ne voit pas en quoi la compétence du juge délégué de statuer seul serait d'une quelconque pertinence pour trancher la question de la qualité de partie du recourant dans une procédure de recours qui le concerne directement. Le grief d'application arbitraire du droit cantonal, en l'occurrence de l'art. 7 LPA/GE, est partant vraisemblablement bien fondé.