Citation: I 766/04 07.06.2005 E. 3

Demeure litigieuse l'évaluation du taux d'invalidité à laquelle ont procédé les premiers juges. Il s'agit dès lors d'examiner si celle-ci est conforme aux règles légales applicables ainsi qu'aux principes dégagés par la jurisprudence en la matière. La juridiction cantonale a admis un degré d'invalidité de 41,17 %, qu'elle a calculé sur la base de cinq descriptions de poste de travail (DPT) adaptées au handicap de l'assuré figurant au dossier de la CNA. Selon elle, comme seules des activités strictement monomanuelles étaient possibles et que celles-ci étaient rares, il convenait en effet de retenir les DPT à la place des données statistiques, dans la mesure où elles permettaient d'évaluer concrètement la situation professionnelle de l'assuré. En prenant en compte le salaire minimum moyen figurant sur ces documents, on aboutissait au degré d'invalidité retenu, lequel ouvrait droit à un quart de rente de l'assurance-invalidité. De son côté, l'office recourant estime qu'il y a lieu de retenir en l'espèce un degré d'invalidité calculé sur la base des données statistiques, soit en l'espèce 35,01 %. Selon l'assuré enfin, on ne saurait évaluer le degré d'invalidité sur la base des DPT, dans la mesure où elles sont inadaptées à son handicap. Il y a lieu au contraire de se référer aux données statistiques et de tenir compte de la capacité résiduelle de travail de 40 % établie par le CIP, ce qui conduit à un degré d'invalidité de 65,34 %.