Citation: 6B_1281/2023 E. 3.7.3

3.7.3. Au demeurant, sur la base des constatations de fait dénuées d'arbitraire, c'est à bon droit que la cour cantonale a retenu que l'intérêt public à l'expulsion était prépondérant à l'intérêt privé du recourant à demeurer en Suisse. En effet, le recourant a certes un intérêt privé à demeurer en Suisse, eu égard à la durée relativement longue de séjour dans ce pays depuis son arrivée à l'âge de onze ans. Toutefois, au regard de sa faible intégration, de l'absence de liens socio-professionnels particuliers en Suisse, de son encadrement par les services sociaux, des liens ténus avec son père résidant en Suisse, son intérêt privé à rester en Suisse est mince. En outre, les moyens de communication modernes permettront au recourant d'avoir des échanges avec son père, en cas de besoin. S'agissant des perspectives de réintégration du recourant dans son pays d'origine, elles sont bonnes. Le recourant a été scolarisé dans ce pays francophone jusqu'à son arrivée en Suisse et il a lui-même déclaré qu'il était bien au Bénin avant son départ. Par ailleurs, l'intérêt public présidant à l'expulsion du recourant s'avère relativement important. La longue série d'infractions en cause démontrent une propension à la violence, notamment contre l'intégrité corporelle et une volonté de soumettre sa partenaire à son bon vouloir. Contrairement à ce qu'invoque le recourant, il ne peut aucunement se prévaloir d'un respect certain pour l'ordre juridique suisse. Malgré l'absence d'antécédents et le fait qu'il n'a pas attiré l'attention défavorablement depuis les faits incriminés, il représente un certain danger notamment au regard de son manque de prise de conscience malgré la gravité de ses actes. Par conséquent, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que les intérêts publics à son expulsion l'emportaient sur son intérêt privé à demeurer en Suisse. Infondé, le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.