Citation: 1C_307/2019 E. 5.2.4

5.2.4. C'est encore en vain que la masse recourante se prévaut des projets de contrats de vente et d'acte de réunion des parcelles élaborés par le mandataire du failli. Comme le relève la cour cantonale, ces actes ont été établis postérieurement au refus de prolongation du 12 octobre 2017, de sorte qu'on ne voit pas quel rôle ceux-ci auraient joué dans ce processus décisionnel. Les explications de la recourante à ce propos s'avèrent du reste strictement appellatoires: elle se plaint certes d'un établissement inexact des faits, mais se contente en réalité de livrer un long exposé du déroulement des négociations menées entre le failli et la commune pour la vente de la parcelle no 2421; elle ne démontre cependant pas, en dépit des exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, que les faits dont elle se prévaut auraient été ignorés arbitrairement ni ne pointe d'éventuelles pièces du dossier susceptibles d'appuyer ses assertions. La masse recourante n'établit d'ailleurs pas non plus que, durant la période de validité de l'autorisation de construire, la commune aurait refusé la vente de sa parcelle au point d'empêcher la réalisation du projet; elle admet au contraire, vu la qualité de propriétaire de la commune, que celle-ci avait tout intérêt à ce que le projet se réalise. La recourante échoue par ailleurs - comme on le verra encore ci-dessous - à démontrer que la participation de la commune dans le projet serait prohibée par la législation cantonale (cf. consid. 6); lors de la délivrance de l'autorisation, le failli n'a d'ailleurs pas contesté la condition de réunion de ses parcelles avec celle appartenant à la commune (no 2421).