Citation: 6B_660/2022 E. 2.3

2.3. La cour cantonale a considéré que la mise à néant du jugement rendu par défaut le 19 janvier 2018 à l'encontre du recourant et sa condamnation à une peine pécuniaire - en lieu et place de la peine privative de liberté prononcée par défaut - avec sursis par nouveau jugement du 24 février 2022 était incontestablement un fait nouveau. Elle a cependant considéré qu'il n'était pas sérieux au sens de l'art. 410 al. 1 let. a CPP, dès lors qu'il ne permettait pas de modifier l'appréciation faite dans le cadre du jugement rendu le 27 avril 2020 dont la révision était demandée. En effet, le constat concernant les antécédents dans le même domaine d'infraction au moment du jugement attaqué ne se trouvait pas modifié. Le recourant avait déjà été condamné les 30 juin 2014 et 22 avril 2015 pour entrée illégale, séjour illégal et activité lucrative sans autorisation et il avait bien récidivé entre janvier 2018 et juillet 2019, puisque le nouveau jugement rendu le 24 février 2022 prenait acte de sa reconnaissance des infractions retenues dans le jugement par défaut. Ainsi, au moment de la condamnation du 27 avril 2020, le recourant était bien un multirécidiviste en matière d'infractions à la loi fédérale sur les étrangers, ce qui justifiait le prononcé d'une peine privative de liberté et non d'une peine pécuniaire, cela pour d'évidents motifs de prévention spéciale. Par ailleurs, le nouveau jugement rendu le 24 février 2022 ne comportait aucune motivation au sujet du pronostic favorable posé, qui ne paraissait fondé que sur le fait que le recourant avait accepté une procédure simplifiée.