Citation: 6B_688/2014 E. 11.3

11.3. Le recourant se plaint de ce que le jugement ne contiendrait pas de motivation individualisée concernant son implication dans les actes de blanchiment reproché aux pages 331 ss du jugement. Il faudrait aller chercher la motivation dans des parties du jugement qui ne le concernent pas, soit les points 4.7.1 à 4.7.3 concernant V.________. S'agissant de l'origine criminelle des 4'416'198 actions MUS (soit celles acquises au moyen de l'argent provenant du contrat du 2 janvier 1997), le TPF renvoie effectivement aux développements figurant aux points 4.7.1 à 4.7.3 concernant V.________ (jugement attaqué p. 331). Ce moyen de procéder n'est pas critiquable dès lors qu'il évite d'inutiles redites qui auraient pour conséquence l'allongement d'un jugement qui compte, comme le relève le recourant, déjà 591 pages. A cet égard, le TPF pouvait se contenter d'un simple renvoi - au demeurant clair dès lors que le recourant admet lui-même l'avoir compris - et il n'était pas tenu de répéter ces éléments car le jugement forme un tout et on admet que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent (cf. parmi de nombreux arrêts: 6B_111/2015 du 3 mars 2016 consid. 2.7; 6B_532/2012 du 8 avril 2013 consid. 6.1). Cette motivation est suffisante sous l'angle du droit d'être entendu et le recourant l'a comprise dans la mesure où il la conteste dans son recours. Mal fondé, son grief doit être rejeté.