Citation: 1P.590/2004 28.01.2005 E. 2

Dans un premier grief, le recourant tient pour arbitraire le fait de n'avoir pas tenu compte de la créance d'un million de francs reconnue en sa faveur par la masse en faillite. Une telle reconnaissance impliquerait une cause, qui ne pourrait être que la responsabilité du notaire. Sur le vu de cette reconnaissance, il était superflu d'examiner encore si les conditions de la responsabilité étaient réunies. La Cour civile avait d'ailleurs, s'agissant de la prescription, admis l'existence d'un jugement en force rendu en septembre 1998. Comme cela est relevé ci-dessus, la question de savoir si la créance reconnue et colloquée dans la faillite est directement opposable à l'assureur, relève du droit civil. Le recourant ne s'y est d'ailleurs pas trompé, puisqu'il soulève ce grief, de manière plus complètement étayée, dans son recours en réforme. L'argument est dès lors irrecevable dans le cadre du recours de droit public, dont la nature est subsidiaire (art. 84 al. 2 OJ).