Citation: 4A_397/2023 E. 3.3

3.3. Au terme d'un examen sommaire, la cour cantonale, suivant la décision de première instance, est parvenue à déterminer la réelle et commune intention des parties, à savoir que les contrats signés par le recourant étaient des reconnaissances de dette signées en son nom propre, par lesquelles il s'engageait personnellement au remboursement des prêts et, pour le contrat du 20 janvier 2014, conjointement avec sa société. Ce faisant, la cour cantonale a constaté un fait, soit la volonté subjective des parties (ATF 144 III 93 consid. 5.2.2 et les références). Il appartenait ainsi au recourant de démontrer l'arbitraire de cette constatation. Or, le recourant ne parvient pas à en faire la démonstration puisqu'il se limite, dans une large mesure, à opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale. En particulier, il reproche à l'autorité précédente d'avoir tu certains faits "contextuels" et de n'en avoir pas tenu compte, alors que pour une partie d'entre eux, elle les a bel et bien pris en considération, mais les a appréciés de manière différente que le recourant. Elle a ainsi précisément relevé ses arguments selon lesquels c'était B.________, disposant d'une solide expérience de management, qui avait de sa propre initiative rédigé les documents intitulés "reconnaissance de dette" sans donner d'explication et, s'agissant de la relation de confiance alléguée par le recourant, que B.________ était son "bras-droit" et son conseiller financier. Toutefois, la cour cantonale, après avoir mentionné les compétences du recourant, s'est référée au texte clair des documents, rédigés dans un français courant (prêt personnel; prêt consenti à titre privé au recourant; prêt remboursable par le recourant à titre privé), pour retenir que les prêts avaient été reçus à titre personnel. Les "aspects contextuels " dont se prévaut le recourant ne permettent pas de mettre en évidence un quelconque arbitraire dans l'appréciation de la cour cantonale. Le recourant en évoque encore d'autres, comme la destination des sommes prêtées. Ces éléments n'ont cependant pas été constatés par la cour cantonale; quoi qu'il en soit, un complètement de l'état de fait ne saurait intervenir sur ces points, puisque le recourant n'explique pas valablement les raisons pour lesquelles ils pourraient avoir une incidence sur le sort de la cause. Affirmer qu'ils "ne pouvaient qu'influer sur le sort de la requête d'assistance judiciaire" en se référant à l'art. 18 CO n'est pas suffisant. Par ailleurs, lorsqu'il soutient qu'il avait toujours allégué n'avoir aucune expérience en matière commerciale et financière, il ne discute pas la motivation de la cour cantonale à ce sujet, laquelle relevait expressément qu'il ressortait de son curriculum vitae qu'il avait été administrateur et CEO d'une société anonyme pendant sept ans. Cette dernière critique est dès lors irrecevable. Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale de ne pas avoir examiné la volonté objective des parties (principe de la confiance). Toutefois, le juge doit rechercher cette volonté objective uniquement s'il ne parvient pas à déterminer la volonté subjective (ATF 144 III 93 consid. 5.2.3 et les références citées), ce que la cour cantonale a pu faire en l'espèce. Elle n'avait ainsi pas à procéder à l'analyse de la volonté objective. Quant au principe " in dubio contra stipulatorem ", il n'est d'aucun secours au recourant puisqu'il ne s'applique que subsidiairement à l'interprétation de la volonté objective des parties (ATF 133 III 61 consid. 2.2.2.3). Enfin, le recourant se réfère au contenu de la décision de mainlevée et à plusieurs allégations qu'il avait formulées dans son action en libération de dette. Ces éléments n'ont cependant pas été constatés par la cour cantonale. Le recourant n'expose pas de façon précise, notamment par des renvois à ses écritures, les avoir présentés à la cour cantonale. Ces critiques sont ainsi irrecevables. En définitive, les juges cantonaux n'ont pas sombré dans l'arbitraire en retenant, au terme d'un examen sommaire, la présence de reconnaissances de dette signées par le recourant en son nom propre, par lesquelles il s'engageait personnellement au remboursement des prêts et, pour le contrat du 20 janvier 2014, conjointement avec sa société.