Citation: U 98/04 12.08.2004 E. 4

Il reste à examiner si la recourante était fondée à procéder à la révision de sa décision. 4.1 Comme fait nouveau justifiant la révision, l'assureur-accidents invoque la découverte d'une ostéoporose idiopathique chez l'intimé à l'époque du traitement de physiothérapie. Ce faisant, elle se réfère aux rapports du docteur F.________ (des 2 juin et 3 août 1999), selon lequel le contexte d'ostéoporose devait être tenu pour avéré, ainsi qu'à celui du docteur T.________, médecin conseil de la recourante, selon lequel l'ostéoporose était prouvée par l'examen densitométrique effectué (rapport du 14 mars 2000). 4.2 Appelé par la juridiction cantonale à se prononcer sur la question de la présence d'un état d'ostéoporose préexistant à la fracture de l'astragale, le docteur B.________ a comparé les résultats de l'examen de densitométrie osseuse du mois de décembre 1998 avec ceux des tests qu'il a lui-même effectués le 17 février 2003. Il en a conclu que l'intimé ne souffrait pas d'ostéoporose, ni en 2003, ni en 1998. Il a par ailleurs précisé que même s'il y avait une ostéoporose, elle ne serait pas en relation de cause à effet avec la lésion de l'astragale subie par l'intimé, dès lors qu'il ne s'agissait pas d'une fracture typique pour une telle maladie, mais relevait plutôt d'une fracture traumatique ou «de fatigue» (rapport du 20 février 2003). 4.3 Compte tenu des conclusions de l'expert, dont le rapport répond, pour le surplus, aux conditions permettant de lui reconnaître une pleine valeur probante (ATF 125 V 352 consid. 3, 122 V 160 consid. 1c), l'existence de la maladie invoquée par la recourante comme fait nouveau à l'appui de sa décision de révision n'est pas démontrée au degré de la vraisemblance prépondérante. Dès lors, en l'absence d'un motif de révision, la recourante n'était pas en droit de revenir sur sa décision d'octroi de prestations.