Citation: 2C_558/2021 E. B

Le 22 décembre 2016, l'intéressé a déposé une demande de reconsidération auprès du Service des migrations en invoquant une procédure en modification du jugement de divorce en cours portant sur le transfert de la garde de ses deux filles mineures à lui-même, leur père, et le versement en ses mains des allocations familiales perçues pour elles par son ex-épouse. Par décision du 30 janvier 2017, le Service des migrations a déclaré irrecevable cette demande de reconsidération au motif que l'intéressé avait agi tardivement, puisque les faits nouveaux invoqués auraient pu être présentés dans le cadre de la procédure de recours menée devant le Tribunal cantonal. Le 6 juin 2019, le Département a admis le recours interjeté par l'intéressé contre cette décision et renvoyé la cause au Service des migrations pour nouvelle décision, après avoir relevé que le transfert de la garde au père était devenu effectif à l'entrée en force du jugement en modification du jugement de divorce, le 21 août 2017, et que cela représentait un fait nouveau susceptible de justifier un réexamen. Par décision du 9 octobre 2019, le Service des migrations a rejeté la demande de reconsidération. Il a notamment retenu que la fille de l'intéressé, C.________, était majeure et n'invoquait pas de lien de dépendance avec son père, de sorte que celui-ci ne pouvait pas se prévaloir de la relation qu'il entretenait avec elle pour se voir octroyer une autorisation de séjour sous l'angle de l'article 8 CEDH. S'agissant de sa fille D.________, le Service des migrations, après avoir reconnu que l'intéressé entretenait avec elle une relation étroite et effective puisqu'ils vivaient en ménage commun, a considéré au terme d'une pesée des intérêts que l'intérêt public à l'éloignement de l'intéressé l'emportait sur son intérêt privé à pouvoir vivre en Suisse. Statuant sur recours, le Département a confirmé cette décision le 14 janvier 2020. Par arrêt du 7 juin 2021, le Tribunal cantonal a rejeté le recours interjeté par l'intéressé contre la décision sur recours précitée, après avoir relevé que les deux filles de celui-ci étaient majeures et qu'il ne pouvait partant pas se prévaloir de l'article 8 CEDH pour se voir octroyer une autorisation de séjour par regroupement familial inversé.