Citation: 6B_639/2019 E. 1.4.1

1.4.1. La cour cantonale a exposé que le recourant avait grandi dans son pays jusqu'à l'âge de 12 ans et que ses seuls liens avec la Suisse étaient ceux qu'il entretenait dans ce pays avec ses parents, son frère et sa soeur. Elle a relevé que le recourant ne disposait d'aucune formation professionnelle ni ne s'était jamais intégré dans le monde du travail. Celui-ci n'avait que peu travaillé mais avait en revanche déployé une intense activité délictueuse, puisqu'il avait été condamné à trois reprises entre 2015 et 2016. Malgré une condamnation à une peine privative de liberté de 22 mois avec sursis en 2015, l'intéressé n'avait pas pris conscience de la gravité de ses actes et avait continué à vivre en marge de la société, avant de se retrouver en situation de récidive spéciale. L'intérêt public à son expulsion était ainsi élevé. D'un point de vue administratif, le renvoi du recourant avait été ordonné. Celui-ci parlait et comprenait la langue de son pays d'origine, où il avait d'ailleurs vécu plus longtemps qu'en Suisse. Il lui serait donc possible de s'y réinsérer, d'autant qu'il y avait encore de nombreux membres de sa famille.