Citation: 4A_495/2008 29.01.2009 E. 2

2.1 Après avoir apprécié les preuves, la cour cantonale s'est déclarée convaincue du fait que le recourant avait réellement indiqué à son fils l'opportunité de conclure des contrats d'assurance. Elle a en particulier retenu que le recourant avait raconté ses agissements à plusieurs personnes et qu'au vu des circonstances, il n'était guère vraisemblable qu'il n'ait pas tenu ces propos sérieusement; par ailleurs, le contexte des difficultés qu'avait son fils à amener suffisamment d'affaires, pendant la période coïncidente, donnait un crédit supplémentaire aux déclarations du recourant; en outre, les chiffres de production attestaient une baisse de rendement de celui-ci en 2005 dans le secteur de l'assurance vie. Cela étant, les juges cantonaux ont considéré en droit qu'en signalant à son fils l'opportunité de conclure des contrats d'assurance vie, le recourant avait non seulement empêché l'intimée de réaliser des gains, mais également renforcé la position économique d'un concurrent, actes propres à nuire gravement aux intérêts de l'employeuse et violant ainsi l'obligation de fidélité incombant au travailleur; le recourant n'ignorait rien du caractère illicite de ses actes, compte tenu des conditions d'engagement; un tel comportement était de nature à rompre irrémédiablement les rapports de confiance, déjà fortement ébranlés quelques mois seulement auparavant par la falsification de signature qui avait donné lieu à l'avertissement du 14 mars 2005. 2.2 Le recourant se plaint d'un établissement manifestement inexact des faits. En premier lieu, il reproche à la cour cantonale d'avoir retenu qu'il avait reconnu, lors de la séance du 24 août 2005, avoir transmis des affaires vie à son fils; en substance, il soutient qu'il aurait seulement admis l'avoir dit, mais contesté l'avoir fait. Le recourant joue vainement sur les mots; l'on comprend en effet que le motif du licenciement n'était pas tant l'aveu en lui-même que les faits sur lesquels il avait le cas échéant porté; or, les juges cantonaux ont précisément acquis la conviction que le recourant avait réellement indiqué des affaires à son fils; dès lors, il importe peu de savoir ce que le recourant a avoué ou non. Dans un deuxième temps, le recourant fait d'ailleurs grief aux juges cantonaux d'avoir tenu pour établi qu'il avait transmis des affaires à son fils, alors qu'il n'existerait selon lui pas de preuves suffisantes en ce sens; à cet égard, il se contente pour l'essentiel de reproduire le contenu des procès-verbaux d'auditions de différents témoins, ainsi que ses propres déclarations, et d'en proposer son interprétation personnelle, sans exposer en quoi le raisonnement tenu par la cour cantonale serait manifestement insoutenable (cf. consid. 1.2); dans cette mesure, le grief est irrecevable. Pour le surplus, le recourant reproche aux juges cantonaux d'avoir retenu l'existence d'une baisse de rendement en 2005 en se limitant à comparer les années 2005 et 2004, alors qu'il collaborait au sein de l'intimée depuis 1998; la critique du recourant, qui repose d'ailleurs à tout le moins partiellement sur des considérations qui ne ressortent pas de l'état de fait déterminant, apparaît derechef comme une vaine expression de la propre vision des événements; quoi qu'il en soit, la baisse du rendement n'est que l'un des éléments que la cour cantonale a pris en considération pour fonder sa conviction; partant, même si le grief était pertinent, il ne serait pas de nature à remettre en cause la décision attaquée dans son résultat. 2.3 Le recourant reproche encore à la cour cantonale "de ne pas avoir respecté les règles en matière de libre appréciation". Si on le comprend bien, il entend faire grief aux juges cantonaux d'avoir considéré qu'il existait en l'occurrence un juste motif de résiliation immédiate du contrat de travail. Occultant le fait qu'il avait été tenu pour établi qu'il avait réellement transmis des affaires à son fils, le recourant soutient en résumé qu"une simple déclaration d'un employé s'accusant lui-même d'avoir commis une violation du devoir de fidélité" ne pourrait raisonnablement être considérée comme un manquement d'une gravité telle qu'il justifierait une résiliation immédiate du contrat de travail. Reposant sur une prémisse erronée, cette argumentation ne résiste pas à l'examen. Pour le surplus, l'on ne voit pas que le raisonnement de la cour cantonale viole le droit fédéral. 2.4 Il résulte des considérants qui précèdent que le recours, manifestement infondé, doit être rejeté dans la mesure où il est recevable, par un arrêt sommairement motivé (art. 109 al. 2 et 3 LTF).