Citation: 9C_963/2009 24.06.2010 E. 4.3

4.3.1 Comme premier moyen de preuve, la recourante avait requis l'audition de son employeur qui devait permettre d'obtenir des explications déterminantes quant au nombre d'heures de travail qu'elle aurait effectué annuellement de 2000 à 2002 si elle n'avait pas été atteinte dans sa santé. La juridiction cantonale pouvait toutefois légitimement y renoncer dans la mesure où les informations recherchées par ce biais figuraient déjà au dossier (questionnaire pour l'employeur du 28 novembre 2003, rapport d'enquête pour évaluer l'invalidité des assurés avec un statut mixte du 26 mai 2004), en ce sens que l'employeur y attestait de manière indiscutable le nombre d'heures annuelles de travail effectivement réalisées de 1999 à 2003 - ce qui, s'agissant d'un contrat de travail sur appel, correspond concrètement à l'horaire de travail proposé - sans faire la moindre allusion à une possible influence de l'état de santé de son employée (sur la valeur des premières déclarations, cf. ATF 121 V 45 consid. 2a p. 47 et les références; VSI 2000 p. 201 consid. 2d; voir aussi le commentaire de Kieser/Pribnow, paru in PJA 2000 p. 1195), de sorte que son audition n'aurait rien pu apporter de plus. 4.3.2 Comme deuxième moyen de preuve, la recourante avait demandé sa propre audition pour qu'elle puisse exposer sa situation personnelle et professionnelle et donner toutes les explications nécessaires quant au travail qu'elle aurait effectué dès 1999 sans atteinte à la santé. Une fois encore, les premiers juges pouvaient statuer, sans donner suite à ce moyen de preuve et sans violer le droit fédéral, dès lors que l'assurée avait eu l'occasion - à trois reprises durant la procédure cantonale (demande, réplique et détermination) - de rapporter par écrit les explications en question, qu'elle ne mentionne par ailleurs pas quelles autres informations elle aurait été empêchée de fournir et que, à lui seul, l'art. 29 al. 2 Cst. ne confère pas le droit d'être entendu oralement par l'autorité (cf. ATF 134 I 140 consid. 5.3 p. 148 et les références). 4.3.3 Comme troisième moyen de preuve, l'assurée avait sollicité un complément d'expertise à faire réaliser par le COMAI, mandaté dans le cadre de l'instruction du dossier de l'assurance-invalidité (rapport du 2 février 2006), pour établir l'influence de son état de santé sur sa capacité de travail depuis la fin de l'année 1999 déjà. Il ressort toutefois des pièces à disposition que les heures effectivement travaillées postérieurement à cette date dépassaient souvent l'horaire prévu contractuellement (cf. consid. 6.2). Peu importe donc l'évolution de la maladie puisqu'il apparaît clairement que celle-ci n'a pas eu d'incidence réelle sur la capacité de travail avant le 26 juillet 2002, date attestée médicalement. Dans ces circonstances, il ne peut être reproché à la juridiction cantonale d'avoir renoncé à accomplir l'acte d'instruction en question. 4.4 Au vu de ce qui précède, le grief de violation du droit d'être entendu - ou de violation de la maxime inquisitoire - n'est donc pas fondé.