Citation: 1C_377/2017 E. A

A.________, ressortissant égyptien né le 28 octobre 1980, et B.________, ressortissante suisse née le 23 septembre 1954, se sont rencontrés en décembre 2003 en Egypte. Le 31 mars 2005, ils se sont mariés civilement au Caire. A.________ est entré en Suisse le 18 septembre 2005 et les époux ont habité à la même adresse à Delémont. Pour des motifs professionnels, l'époux a bénéficié depuis le 1 er août 2008 d'une autorisation de résidence à la semaine dans le canton de Bâle-Ville. Le 4 octobre 2010, A.________ a déposé une demande de naturalisation facilitée fondée sur son mariage. Dans le cadre de l'instruction de cette demande, les époux ont contresigné, le 8 mars 2012, une déclaration écrite aux termes de laquelle ils confirmaient vivre en communauté conjugale effective et stable, résider à la même adresse et n'envisager ni séparation, ni divorce. Leur attention a été attirée sur le fait que la naturalisation facilitée ne pouvait pas être octroyée lorsque, avant ou pendant la procédure de naturalisation, l'un des époux demandait le divorce ou la séparation, ou lorsque la communauté conjugale effective n'existait plus. La déclaration signée précisait en outre que si cet état de fait était dissimulé, la naturalisation facilitée pouvait être ultérieurement annulée. Par décision du 28 mars 2012, le Secrétariat d'Etat aux migrations (ci-après: SEM) a accordé la naturalisation facilitée à A.________.