Citation: 5A_208/2022 E. 4.2

4.2. Le recourant affirme d'abord que pour 2018, l'autorité cantonale aurait dû effectuer la moyenne de ses salaires nets entre mars et décembre et non pas sur douze mois, dès lors qu'en janvier et février de cette année-là, il a travaillé à 80% et non à 10%. Selon lui, cette manière de procéder aurait faussé le calcul des juges précédents et abouti à un revenu annuel "gonflé" de 21'143 fr. Le recourant ne saurait être suivi. Si les taux d'occupation qu'il mentionne ressortent effectivement de son certificat de salaire pour 2018, il n'en demeure pas moins que cette pièce fait état d'un revenu annuel brut total de 21'143 fr. L'autorité cantonale ne peut donc se voir reprocher d'avoir constaté que son salaire mensuel brut - et non pas net - avait été de 1'761 fr. (21'143 fr. / 12) en 2018. De toute manière, la Cour d'appel n'a nullement procédé à une moyenne incluant cette année, dont elle n'a d'ailleurs tenu aucun compte, puisqu'il ressort de l'arrêt attaqué qu'elle a calculé les contributions d'entretien dues à partir du 16 juillet 2020 en se fondant sur les revenus réalisés par le débirentier en 2020, 2021 et 2022. Le recourant soutient ensuite que la cour cantonale, qui a constaté qu'il avait produit par erreur son certificat de salaire annuel pour 2018 à la place de celui de 2020, et qui a "le pouvoir de cognition sur les faits et le droit", aurait dû lui demander la pièce manquante, laquelle aurait démontré que son revenu n'avait pas augmenté mais baissé courant 2020. En préférant exploiter cette erreur, l'autorité précédente serait allée à l'encontre de sa mission et aurait fait preuve d'arbitraire. La constatation selon laquelle les commissions qu'il avait perçues en 2019 l'avaient vraisemblablement aussi été les années suivantes serait de surcroît contredite par les pièces du dossier. Dans la mesure où le recourant reproche à l'autorité cantonale, sans même indiquer quelle disposition légale aurait été arbitrairement appliquée, d'avoir omis de lui demander de produire son certificat de salaire pour l'année 2020, sa critique est à l'évidence irrecevable. Il en va de même du reste de son argumentation, dès lors qu'il se limite à affirmer, en se fondant notamment sur des pièces nouvelles (cf. supra consid. 2.3), que les juges précédents ont retenu un revenu net (sic) qui dépasse de plus du double celui effectivement obtenu. Le moyen est par conséquent insuffisamment motivé (art. 106 al. 2 LTF).