Citation: 7B_683/2024 E. 2.4

2.4. Au regard de ces éléments, déduits pour l'essentiel des différents rapports de police établis en cours de procédure, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire, ni n'a violé le droit fédéral, en estimant qu'il existait des indices sérieux portant sur l'existence de dispositions concrètes prises par le recourant en vue de l'enlèvement de B.________. Face aux indices mis en exergue par la cour cantonale, le recourant ne saurait se satisfaire d'arguer une nouvelle fois qu'il souhaitait simplement voir sa fille et l'embrasser. Si la police a certes relevé qu'il était peu probable que le recourant ait eu l'intention de partir aux États-Unis avec B.________, dès qu'il ne disposait que d'un seul billet d'avion pour son retour et qu'il ne détenait pas le passeport de sa fille, la cour cantonale pouvait considérer sans arbitraire qu'il existait en revanche suffisamment d'éléments laissant craindre, en l'état de la procédure, que le recourant avait eu l'intention de l'emmener avec lui, en des lieux indéterminés, au mépris des décisions judiciaires civiles et en faisant au besoin usage d'une forme de contrainte. Comme l'a également relevé la cour cantonale sans arbitraire, il n'était pas déterminant que le recourant n'avait pas évoqué un quelconque projet d'enlèvement au détective privé qu'il avait mandaté depuis plusieurs mois ou aux personnes avec lesquelles il était en contact en Suisse, ni encore qu'il avait omis de prendre des notes ou d'inscrire des rappels à ce sujet dans le carnet qu'il portait constamment sur lui. Bien plutôt, il pouvait être tenu compte de l'attitude exprimée par le recourant, qui, bien décidé à outrepasser les décisions et la loi suisses - dont il ne reconnaît pas la légitimité -, est persuadé qu'il est toujours marié avec la mère de B.________, laquelle est selon lui une "preneuse d'otage" et une "terroriste", si bien que sa fille serait en danger (cf. arrêt attaqué, consid. 3.4 p. 6).