Citation: 8C_565/2015 E. 5

La recourante soutient que le rapport du docteur F.________ ne peut se voir conférer une valeur probante suffisante pour trancher la question du statu quo sine dans son cas. Ce médecin n'avait pas du tout cherché à savoir si elle avait connu des problèmes à l'épaule droite antérieurement à l'accident. Or elle n'avait jamais souffert auparavant de douleurs à l'épaule malgré son âge et son activité professionnelle. Le docteur F.________ n'avait pas non plus examiné son dossier radiologique se contentant de reprendre les conclusions du radiologue. Enfin, l'avis qu'il avait rendu reposait sur des données d'anamnèse fausses tirées du compte-rendu d'entretien établi par l'inspecteur de l'assureur qu'elle n'avait même pas ratifié. Dans son opposition, elle avait bien précisé que ses douleurs à l'épaule droite étaient rapidement apparues après l'accident, même si elles n'étaient pas prédominantes au début, et qu'elles s'étaient accentuées dans les jours qui avaient suivi. Dans ces conditions, la juridiction cantonale aurait dû à tout le moins ordonner une expertise médicale au sens de l'art. 44 LPGA.