Citation: 2C_257/2020 E. 6.2

6.2. L'autorité précédente a valablement retenu que la recourante avait la garde de sa fille B.________, qui était encore en bas âge. En outre, elle a également constaté que la recourante émargeait durablement à l'aide sociale, ce qui constitue un motif d'éloignement (cf. arrêt 2C_792/2013 du 11 février 2014 consid. 5.1 et les références) et qui fait montre d'une absence d'intégration en Suisse. La Cour de justice a également pris en compte le fait que la recourante, qui est jeune et en bonne santé, retrouvera, dans son pays d'origine, une première fille, ainsi que sa famille. En outre et surtout, rien n'empêche B.________ de suivre sa mère dans son pays d'origine, dans la mesure où les liens qu'elle entretient avec son père, qui n'en a pas la garde, ne suffisent pas à lui permettre de rester en Suisse. Tout d'abord, le père de l'enfant n'a jamais subvenu aux besoins de sa fille. En outre, il présente une situation financière totalement obérée, ce qui exclut toute relation étroite et effective d'un point de vue économique avec son enfant (cf. ATF 144 I 91 consid. 5.2.2 p. 99). Il convient ici de rappeler que, sous l'angle du droit à une vie familiale (cf. art. 8 par. 1 CEDH et 13 al. 1 Cst.), il suffit en règle générale que le parent vivant à l'étranger exerce son droit de visite dans le cadre de séjours brefs, au besoin en aménageant ses modalités quant à la fréquence et à la durée ou par le biais de moyens de communication modernes (ATF 144 I 91 consid. 5.1 p. 97). Or, le père de la fille de la recourante est de la même nationalité que celles-ci et rien ne l'empêchera d'accueillir son enfant lors de vacances ou de retourner la voir dans son pays d'origine. En outre, l'éloignement n'empêchera pas au père de la fille d'exercer son autorité parentale.