Citation: 5A_554/2021 E. 5.3

5.3. Comme vu précédemment, la cour cantonale a arrêté à un total de 437'611 fr. les revenus indépendants du recourant, composés des bénéfices de ses sociétés et des loyers perçus de sociétés louant ses biens immobiliers (cf. supra consid. 4.1). Les juges cantonaux n'ont toutefois pas chiffré les loyers pris en compte dans la détermination de ces revenus et ont uniquement listé les sociétés louant ses biens immobiliers. Ainsi, quand bien même on devrait retenir que le montant de 437'611 fr. comprenait les loyers relatifs au D.________ et que ceux-ci ne seraient actuellement plus payés pour cause de vente des murs de l'établissement, il n'est pas possible, sur la base de l'arrêt entrepris, de déterminer à combien se monterait la perte de revenus locatifs invoquée par le recourant. Dans le cadre d'un autre grief soulevé dans son recours, celui-ci affirme certes que la perte concernée serait de 237'600 fr. nets par an, charges hypothécaires déduites, ou 316'000 fr. bruts par an. Il ne s'agit toutefois que d'une affirmation péremptoire, le recourant se contentant en effet de renvoyer à quatre pièces produites en première instance, sans toutefois se plaindre de l'omission arbitraire du montant concerné dans l'arrêt querellé, étant du reste précisé, par surabondance, qu'il n'apparaît pas que les montants allégués de 237'600 fr. et de 316'000 fr. soient mentionnés dans la décision de première instance ou dans l'arrêt entrepris, pas plus d'ailleurs que dans l'arrêt de la Cour de céans du 14 août 2018. Il s'ensuit qu'il ne serait pas possible de tenir compte d'une perte de revenus locatifs, même dans l'hypothèse où celle-ci serait pertinente dans le cadre de la fixation de la contribution d'entretien, dès lors que son montant ne peut valablement être retenu. On relèvera au demeurant que les déclarations du recourant sont contradictoires puisque, bien qu'il reproche à la cour cantonale d'avoir " retenu artificiellement " des loyers relatifs au D.________ au-delà du moment de la vente, il déclare également, dans son recours, ne pas se plaindre du montant de 437'611 fr. retenu au titre de ses revenus d'indépendant, mais uniquement de la composition de ce montant en tant qu'il tient compte des bénéfices de ses sociétés en sus des loyers tirés de ses biens immobiliers (cf. supra consid. 4.2). Pour les motifs qui précèdent, le grief peut être rejeté, sans même qu'il soit nécessaire de l'examiner sous l'angle d'une violation de l'art. 317 al. 1 CPC.