Citation: 4A_352/2020 E. B

B.a. Le 11 mai 2015, au bénéfice d'une autorisation de procéder, l'entrepreneuse a saisi le Tribunal du district de Sierre d'une demande dirigée contre les maîtres de l'ouvrage tendant à les condamner, solidairement entre eux, à lui payer la somme de 39'000 fr. avec intérêts. Les maîtres de l'ouvrage ont déposé une réponse et une demande reconventionnelle. Dans le dernier état de leurs conclusions, ils ont demandé le déboutement de l'entrepreneuse de toutes ses conclusions et ont requis à titre reconventionnel l'autorisation de la remise en état de l'ouvrage et son achèvement par un tiers, ainsi que la condamnation de l'entrepreneuse à leur verser les montants de 51'945 fr., de 23'852 fr. 85 et de 118'282 fr. avec intérêts. Ils ont déclaré compenser toute éventuelle créance de l'entrepreneuse avec leurs propres créances à son encontre. L'autorité de première instance a confié la réalisation d'une expertise à l'architecte F.________, lequel s'est adjoint les services de G.________, menuisier. L'expert judiciaire a notamment relevé que les lames de sol des balcons vrillaient et se détachaient, car elles avaient été posées sur des lambourdes trop fines. La réalisation du plancher avait pour effet de réduire la hauteur totale des garde-corps, lesquels ne remplissaient plus leur fonction sécuritaire. Le plancher et les remontées boisées devaient être démontés et ne devaient pas être remplacés avant de trouver une solution commune à l'immeuble. L'expert a estimé les frais de démontage à 5'500 francs. Il a encore constaté que plusieurs éléments dans la cuisine étaient abîmés ou manquants. Par jugement du 27 août 2018, le tribunal a rejeté les demandes principale et reconventionnelle, dans la mesure de leur recevabilité. B.b. Le 27 septembre 2018, tant les maîtres de l'ouvrage que l'entrepreneuse ont interjeté appel à l'encontre de ce jugement auprès de la Cour civile I du Tribunal cantonal du canton du Valais. Ils ont repris l'ensemble de leurs conclusions formées devant le premier juge. Par jugement du 26 mai 2020, la cour cantonale a rejeté l'appel de l'entrepreneuse et a très partiellement admis celui des maîtres de l'ouvrage. Elle a condamné l'entrepreneuse à leur verser, en tant que créanciers solidaires, 5'500 fr. avec intérêts à 5 % dès le 1er juillet 2015. En substance, la cour cantonale a retenu que les ouvrages commandés n'étaient pas achevés et que les maîtres de l'ouvrage avaient résilié le contrat de façon anticipée selon l'art. 377 CO. S'agissant des travaux en lien avec la cuisine, l'entrepreneuse n'avait pas établi le montant de sa créance. Pour les travaux sur les balcons, l'état des lames de sol et la qualité du bois, en particulier, constituaient des défauts. Il n'y avait pas lieu d'examiner si les maîtres de l'ouvrage avaient informé l'entrepreneuse en temps utile de ces défauts, dès lors que celle-ci n'avait pas allégué l'absence d'avis des défauts. Concernant la fonctionnalité des garde-corps, il incombait à l'entrepreneuse, en vertu de son devoir de diligence, de rendre les maîtres de l'ouvrage attentifs aux conséquences indésirables qu'entraînerait la pose du revêtement. Il découlait de la violation du devoir d'information, à laquelle venaient encore s'ajouter les défauts précités, que l'ouvrage réalisé ne présentait aucune utilité pour les maîtres de l'ouvrage. En effet, il n'était pas possible de modifier les garde-corps sans l'accord de la communauté des copropriétaires. Selon l'expert judiciaire, le plancher devait être démonté. Le dommage négatif subi par les maîtres de l'ouvrage, dont l'entrepreneuse répondait au titre de l'art. 97 CO, comprenait le prix de l'ouvrage et les frais de démontage et de remise en état du balcon, estimés à 5'500 fr. par l'expert judiciaire. Les maîtres de l'ouvrage pouvaient ainsi s'opposer au paiement du prix des travaux et réclamer en sus une créance en dommages-intérêts de 5'500 francs.