Citation: 4P.343/2006 26.04.2007 E. 2

Dans son arrêt du 6 septembre 2006, la cour cantonale a déclaré faire sien dans son entier l'état de fait du jugement rendu par le Tribunal d'arrondissement le 27 juillet 2005. Elle a tout d'abord admis que la demanderesse a renoncé à faire valoir que le jugement du 27 juillet 2005 a été corrigé "hors du cadre légal", au motif que cette critique ne figurait que dans les "remarques liminaires" de son mémoire, avant l'exposé des moyens de nullité proprement dits. Elle a considéré qu'on ne saurait reprocher au Tribunal d'arrondissement d'avoir renvoyé à son premier jugement sans en retranscrire intégralement l'état de fait, du moment que ce jugement figurait toujours au dossier et que son état de fait n'était pas contraire au jugement du 27 juillet 2005. La Chambre des recours a ensuite confirmé l'appréciation des preuves, en particulier des témoignages, effectuée par les premiers juges. Puis elle a retenu que la clause d'interdiction de concurrence contenue dans le contrat de travail du défendeur avait pris fin conformément à l'art. 340c al. 2 CO, car le voyageur de commerce avait en tout cas un motif justifié pour résilier son contrat, ainsi que l'avaient retenu les premiers juges. L'autorité cantonale a enfin confirmé que le défendeur avait bien droit à une restitution de provisions, par 1'370 fr.60, ainsi qu'à des dépens cantonaux, puisqu'il avait obtenu gain de cause pour l'essentiel.