Citation: 6B_888/2023 E. 1.2

1.2. Se fondant sur l'appréciation faite par le premier juge des déclarations des parties, la cour cantonale a considéré que l'intimée avait livré un récit circonstancié, étant en mesure de donner des détails a priori insignifiants. Elle avait en outre immédiatement confié cet incident à son amie D.________, qui avait confirmé en avoir entendu parler. Toutes deux s'accordaient sur le principe d'un enfermement, cette amie ayant conseillé à l'intimée d'en parler rapidement. Par ailleurs, l'intimée s'était montrée mesurée dans ses accusations et dans le cadre des différentes altercations ayant émaillé la vie du couple, notamment en retirant successivement ses plaintes pénales, en sollicitant la suspension de la procédure au sens de l'art. 55a CP et en renonçant à demander l'expulsion de son compagnon du logement familial, même après l'intervention de la police. Elle n'avait aucunement accablé le recourant, faisant même état de ses doutes s'agissant de son intention délictueuse en raison de la consommation d'alcool de celui-ci. Quant à la datation des faits, l'intimée avait situé l'épisode de la séquestration en mars 2020, ce qui était manifestement suffisant. Au vu de ces éléments, la cour cantonale n'a pas suivi la thèse de la vengeance plaidée par le recourant, laquelle n'était fondée sur aucun élément objectif. A cet égard, la teneur des messages de l'intimée, reproduits dans la déclaration d'appel, pouvaient tout aussi bien s'expliquer par la colère légitime de cette dernière.