Citation: 6B_809/2024 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a relevé que le témoignage écrit de C.________ ne constituait pas un moyen de preuve nouveau. En effet, il ressortait du dossier que C.________ avait déjà témoigné en cours de procédure et qu'elle avait en particulier déjà fait part de sa perplexité à l'égard des accusations portées par la victime à l'encontre du recourant. La cour cantonale avait ainsi eu connaissance de ces éléments au moment où elle s'était prononcée et en avait tenu compte. Ils avaient été discutés dans le jugement du 4 mai 2023, le passage suivant étant reproduit dans le jugement entrepris: " Au contraire, [la victime], qui en était à son premier jour de travail dans une nouvelle entreprise, bénéficiant uniquement d'un contrat de durée déterminée, renouvelable de semaine en semaine [...], qui plus est en période de Covid, avait plutôt pris le risque, par de telles accusations graves faites en pareilles circonstances à l'encontre d'un collègue qu'elle n'avait jamais vu auparavant, de ne pas être crue et d'être licenciée (cf. procès-verbal audition 2, p. 4, où C.________ affirme: "Si on apprend que [la victime] n'a pas dit la vérité. On l'a avertie qu'elle serait licenciée sur-le-champ, sans indemnité et que nous ne pourrions plus avoir confiance en elle"). Ainsi, la victime n'avait aucune raison de mentir délibérément. Elle ne pouvait rien espérer en tirer d'intéressant. [...] Pour le reste, le témoin C.________ a certes relevé que la victime avait atteint son objectif, soit qu'elle avait trouvé un emploi avant de se mettre en arrêt maladie après 4 mois de travail, à savoir dès le 2 novembre 2020 au terme de sa période d'essai [...]. La victime a toutefois expliqué qu'elle avait eu des problèmes de santé, soit une tumeur, qui avait nécessité une chirurgie compliquée, que la récupération avait été difficile après l'opération et qu'elle avait perdu son poste [...]. " La cour cantonale a relevé qu'au surplus, dans son écrit, C.________ avait fait part de sa propre appréciation en tant qu'elle déclarait que la victime ne serait pas crédible au motif notamment qu'elle n'aurait pas conservé de preuves et qu'elle aurait déposé plainte tardivement. Ces questions avaient été examinées par les juges d'appel. On comprenait en définitive de l'écrit de C.________, qui indiquait également que la victime ne respectait pas les codes d'éthique professionnelle, qu'elle contestait les décisions rendues par la justice, ce qui ne constituait pas un motif d'entrer en matière sur la demande de révision.