Citation: 5A_763/2021 E. 3.5

3.5. Au demeurant et sur le fond, le raisonnement de l'autorité précédente concernant tant l'entretien, singulièrement la reconnaissance d'une intention de nuire de l'ex-époux en réduisant volontairement ses revenus, que le refus de l'octroi d'une provision ad litem n'apparaît pas arbitraire (art. 9 Cst.). S'agissant de la question de l'entretien, le recourant ne critique pas la motivation subsidiaire de l'autorité cantonale qu'à supposer qu'il doive cesser une activité lucrative pour des motifs médicaux, il lui aurait appartenu de requérir des indemnités perte de gain, respectivement des prestations de l'assurance-invalidité. Sur la question de l'octroi d'une provisio ad litem, le recourant expose vainement que son épargne ne serait pas suffisante car elle ne lui permettrait d'assurer que huit mois de subsistance pour bénéficier du train de vie auquel il a été habitué lors de la vie commune. Il perd en effet de vue que le train de vie mené jusqu'à cessation de la vie commune constitue la limite supérieure de l'entretien à servir pendant la procédure de divorce (ATF 141 III 465 consid. 3.1; arrêts 5A_679/2019 du 5 juillet 2021 consid. 12.1; 5A_592/2016 du 8 mars 2017 consid. 4.1 avec les références). L'autorité précédente n'a donc pas versé dans l'arbitraire en constatant que le recourant disposait, au stade de la vraisemblance, d'une épargne " suffisante " pour assumer ses frais judiciaires.