Citation: 1C_138/2025 E. 2.3

2.3. En l'occurrence, le Tribunal cantonal a annulé la décision de la Préfète de la Sarine du 3 juillet 2024, a ordonné à A.________ de procéder au rétablissement de l'état conforme au droit et a renvoyé au surplus le dossier à la préfecture pour qu'elle fixe les délais et, avec le concours des services spécialisés, les conditions de l'exécution des travaux de remise en état, et qu'elle statue à nouveau sur les frais de la procédure devant elle. L'arrêt attaqué s'analyse ainsi comme une décision de renvoi à l'instance inférieure et non comme une décision partielle au sens de l'art. 91 let. a LTF, les questions en suspens étant étroitement liées à l'ordre de rétablissement de l'état conforme au droit définitivement décidé. Une telle décision ne met en règle générale pas fin à la procédure, raison pour laquelle elle est en principe qualifiée de décision incidente, sauf si le renvoi ne laisse plus aucune latitude à l'autorité inférieure pour la décision qu'elle doit rendre (ATF 149 II 170 consid. 1.9; 147 V 308 consid. 1.2). La Préfecture de la Sarine, à qui la cause est renvoyée, est certes liée par l'arrêt cantonal en tant qu'il ordonne le rétablissement de l'état conforme au droit. Elle conserve néanmoins une latitude de décision suffisante en ce qui concerne la fixation des délais et des conditions d'exécution des travaux de remise en état pour lui reconnaître plus qu'un simple rôle d'exécutante de l'arrêt de renvoi (cf. arrêt 1C_500/2016 du 30 mai 2017 consid. 1.2). La contestation ne porte pas sur un projet de grande ampleur et la question à trancher ne revêt pas une importance de principe telle qu'elle justifierait d'entrer en matière sur le recours sans égard au caractère incident de l'arrêt attaqué (ATF 142 II 20 consid. 1.4).