Citation: 1P.418/2004 17.08.2004 E. A

Y.________ vit seule avec ses trois enfants, dont Z.________, née le 19 juin 1987. Entre la fin de 1999 et celle de 2000, elle a entretenu une relation avec X.________, ressortissant portugais né le 14 mai 1969, qui partageait son appartement à cette époque. Entendue le 14 juin 2004 par la police de sûreté du canton de Vaud, Z.________ a déclaré qu'en 2000 et jusqu'en mars 2001, X.________ l'aurait violée à plusieurs reprises. Il se serait glissé nuitamment dans son lit pour la contraindre à des relations sexuelles complètes, ainsi qu'à des fellations. Après son départ du domicile familial, X.________ l'aurait attirée chez lui pour la violer et lui montrer des films pornographiques. Le 16 juin 2004, le Juge d'instruction de l'arrondissement de l'Est vaudois a inculpé X.________ de viol, de contrainte sexuelle, d'actes d'ordre sexuel avec des enfants et de pornographie. Il a ordonné son arrestation immédiate. Entendu le 16 juin 2004, X.________ a contesté les accusations portées contre lui et nié toute relation sexuelle avec Z.________. Lors de son audition du 21 juin 2004, il a changé de version, mais en expliquant que c'était Z.________ qui avait pris l'initiative de trois ou quatre rapports sexuels et d'une ou deux fellations, sans contrainte. Le 24 juin 2004, X.________ a demandé sa libération provisoire. Le Juge d'instruction a rejeté cette requête le 25 juin 2004. Le même jour, le Juge d'instruction a ordonné que le prévenu soit soumis à une expertise psychiatrique. Le 15 juillet 2004, le Tribunal d'accusation du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté le recours formé par X.________ contre le refus de sa libération provisoire, en raison des besoins de l'enquête, du risque de collusion et de réitération, ainsi que de la nécessité de protéger l'ordre public.