Citation: I 6/01 06.04.2001 E. A

A.- a) C.________, né le 22 juillet 1962, maçon de profession, a travaillé en qualité de chef d'équipe au service de l'entreprise de maçonnerie B.________ SA, à Y.________. Atteint de lombalgies chroniques, il a présenté de manière intermittente une incapacité de travail, avant d'interrompre son activité professionnelle dès le 17 novembre 1993. Le 18 novembre 1994, il a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité. L'assuré a effectué un stage de réadaptation professionnelle au centre de formation A.________, à L.________. Selon un rapport d'observation du 26 avril 1996, l'état de santé de C.________ ne lui permettait plus de fournir des efforts physiques comme par le passé. Il lui faudrait une activité ayant des sollicitations physiques moindres, p. ex. en tant que magasinier, chauffeur-livreur, opérateur sur machines-outils ou dans un emploi avec de petits montages mécaniques. Celui-ci ne se déclarait pas prêt à investir dans un projet de réadaptation professionnelle, étant préoccupé par d'autres questions - soit la crainte que son état de santé se détériore encore, sa situation familiale et l'éventuel retour au Portugal. Dans une prise de position du 20 mai 1996, le conseiller en professions était d'avis que l'assuré présentait une incapacité de gain de 74 %. Le médecin de l'Office AI pour le canton de Vaud, dans un examen du 20 juin 1996, a conclu à des lombosciatalgies chroniques sur troubles dégénératifs du rachis, à une microhématurie sur probable atteinte glomérulaire, à un status après rhumatisme para-infectieux et à un syndrome douloureux somatoforme chronique. Selon lui, l'octroi d'une rente entière d'invalidité se justifiait.