Citation: 6B_769/2019 E. 5.2.3

5.2.3. Il ressort cependant de l'argumentation de la recourante que celle-ci a compris la signification des différents termes employés, en ce sens que les " signatures de comparaison " et " spécimens de référence " désignaient les signatures transmises à l'expert par les parties pour les comparer avec les signatures litigieuses, ces dernières étant désignées comme les " signatures de question " ou " signatures indiciaires ". La cour cantonale pouvait dès lors se limiter à constater que l'expertise était claire. Par ailleurs, l'autorité précédente a constaté que l'expert avait indiqué ne pas avoir observé de différence entre l'écartement de la typographie au début des signatures indiciaires et référentielles " sur la base de toutes les pièces remises ", confirmant ainsi que l'expert ne s'était pas uniquement fondé sur les signatures de référence remises par l'intimé mais avait également examiné celles remises par la recourante. Il ressort également du rapport que l'expert n'a pas exclu les signatures de référence produites par la recourante de son analyse comparative (cf. rapport d'expertise du 4 février 2019, p. 4 et 7-8). Enfin, la contradiction soulevée par la recourante n'est à tout le moins pas flagrante puisque, d'une part, l'expert ne compare pas les mêmes groupes de signatures et, d'autre part, il est question tout d'abord de l'écartement au début de la signature, et ensuite de savoir si la signature est " aérée ". Par conséquent, la motivation de la cour cantonale, quoique sommaire, était suffisante pour rejeter la requête en complément d'expertise de la recourante portant sur la clarification de la nomenclature utilisée et sur l'examen spécifique des signatures produites par elle. Le droit d'être entendue de la recourante n'a ainsi pas été violé.