Citation: 8C_826/2019 E. 4

En l'espèce, la Cour des assurances sociales a retenu que l'existence d'un traumatisme cranio-cérébral consécutif à l'accident du 3 mars 2010 - qui aurait selon la recourante eu pour conséquence des troubles neuropsychologiques - n'avait pas été établie au degré de la vraisemblance prépondérante, au vu des documents médicaux. Il s'agissait tout au plus d'une hypothèse possible. Se référant aux pièces médicales, les juges cantonaux ont en outre relevé que les anomalies de signal de la substance blanche sous forme d'hypersignal T2/FLAIR sous-corticales et périventriculaires, de même que le méningiome, ne présentaient pas les caractéristiques d'une atteinte traumatique. Ils ont encore retenu, s'agissant d'un "mouvement de cisaillement lié à l'accélération-décélération" évoqué par la recourante, qu'aucun rapport médical au dossier ne faisait état d'une éventuelle lésion du rachis cervical ou d'un traumatisme à la colonne cervicale analogue à celui de type "coup du lapin". Soulignant, pour résumer, l'absence de traumatisme cranio-cérébral ou de traumatisme du rachis cervical, ainsi que d'autre lésion cérébrale d'origine accidentelle, la cour cantonale a ensuite nié tout lien de causalité adéquate entre l'accident et les troubles psychiques de la recourante, laissant ouverte la question du lien de causalité naturelle. Par appréciation anticipée des preuves, elle a enfin rejeté la requête de la recourante tendant à son audition personnelle et à celle de témoins (à savoir un ambulancier, le docteur D.________ et le psychologue F.________).