Citation: 6P.43/2006 02.06.2006 E. 3

Pour l'essentiel, il est impossible de comprendre ou de distinguer les différents griefs soulevés par les recourants. En effet, ils invoquent, pêle-mêle et sans motivation distincte, de multiples critiques relatives au droit cantonal et fédéral, au droit constitutionnel, conventionnel et légal, à l'appréciation des preuves, à l'établissement des faits, à l'application du droit, au fond et à la forme. Ils critiquent différents actes rendus par diverses autorités, se réfèrent à de multiples pièces, invoquent des éléments, de fait et de droit, nouveaux ou sans pertinence pour la cause. Ces arguments, qui constituent un enchevêtrement inextricable de critiques de fait et de droit, sont irrecevables dans un recours de droit public. On peut néanmoins comprendre que les recourants se plaignent de l'interdiction de la reformatio in pejus (cf. infra consid. 4), d'arbitraire dans l'appréciation des preuves (cf. infra consid. 5) et d'une violation de leur droit d'être entendu (cf. infra consid. 6).