Citation: 1C_599/2017 E. B

Par décision du 4 décembre 2015, le conseil municipal a notifié aux époux E.________ un ordre de remise en état des lieux, tout en précisant que cette décision serait suspendue si une demande de régularisation était déposée dans le délai légal. Le 18 janvier 2016, les consorts A.________ ont recouru contre cette décision au Conseil d'Etat. La Commune de Bagnes a sollicité la suspension de la procédure de recours, les époux E.________ ayant déposé une demande de régularisation, le 7 janvier 2016; celle-ci a été mise à l'enquête publique le 9 septembre 2016. Après avoir refusé de suspendre la cause, le Conseil d'Etat a, le 22 mars 2017, rejeté le recours et confirmé l'ordre de remise en état du 4 décembre 2015. Le 27 avril 2017, les consorts A.________ ont recouru contre cette dernière décision à la Cour de droit public du Tribunal cantonal du Valais. Par arrêt du 22 septembre 2017, la cour cantonale a rejeté le recours. Elle a en substance estimé que la décision communale mentionnait clairement l'ensemble des travaux de remise en état concernés. L'instance précédente a également écarté les griefs portant sur les aménagements réalisés sur la parcelle no 976 en lien avec le torrent communal présent sur le fonds n o 1041; elle a considéré que ces travaux n'étaient pas en cause, la remise en état litigieuse ne concernant que le fonds n o 974. La cour cantonale a d'ailleurs estimé qu'il n'était pas critiquable de traiter par le biais d'une procédure séparée ces aménagements, au vu des spécificités des questions à traiter en relation avec l'existence d'un cours d'eau.