Citation: 6B_1160/2023 E. 1.2.2

1.2.2. La cour cantonale a retenu que E.________ avait exigé de l'intimé qu'il se déshabille, se laisse filmer dans une posture humiliante (à genoux, les bras levés) et s'accuse de prendre part à un trafic de stupéfiants. L'intimé s'était exécuté subissant depuis plusieurs minutes les coups du prénommé et du recourant et ayant été étouffé puis étranglé. L'intimé ne disposait plus de sa liberté d'action, ni de sa liberté de décision, comme en attestait la vidéo où il apparaissait déjà fortement blessé, en particulier au visage. Il n'était pas nécessaire que l'intimé eût été menacé avec un couteau pendant la réalisation de la vidéo. Les autres actes et le contexte étaient largement suffisants au sens de l'art. 181 CP et de la jurisprudence y relative. Les conditions objectives de l'infraction de contrainte étaient, partant, réalisées. Le recourant et E.________ avaient agi intentionnellement. Vu les événements qui venaient de se dérouler, il était évident pour les deux hommes que l'intimé s'exécuterait. Les deux comparses avaient ainsi agi en coactivité, étant tous les deux des participants principaux. En particulier, le recourant avait adhéré pleinement à toutes les initiatives prises par son compère au cours de l'attaque et participé activement. Il était l'auteur d'une partie des coups reçus par l'intimé et donc à l'origine de l'entrave de celui-ci dans sa liberté d'action et de décision. Sa collaboration à l'infraction de contrainte était ainsi essentielle quand bien même il n'avait pas lui-même réalisé la vidéo, ni donné des ordres à la victime.