Citation: 1A.133/2005 27.06.2005 E. 2

Le Tribunal fédéral examine d'office et avec une pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 131 I 57 consid. 1 p. 59; 131 II 58 consid. 1 p. 60; 130 I 312 consid. 1 p. 317, et les arrêts cités). 2.1 La décision par laquelle l'Office central suisse octroie l'entraide judiciaire en vertu de l'art. 5 al. 2 let. b LTEJUS et rejette une opposition selon l'art. 16 de la même loi, peut être attaquée par la voie du recours de droit administratif prévue à l'art. 17 al. 1 LTEJUS (ATF 124 II 124 consid. 1b p. 126; 118 Ib 547 consid. 1c p. 550). 2.2 La qualité pour agir par la voie du recours de droit administratif, qui n'est pas définie de manière spécifique par l'art. 17 LTEJUS, doit être alignée sur la qualité d'agir par la voie de l'opposition. Celle-ci est ouverte, selon l'art. 16 LTEJUS, à quiconque est personnellement et directement touché par une mesure d'entraide et a un intérêt digne de protection à ce qu'elle soit annulée ou modifiée. Cette disposition doit être interprétée à la lumière de l'art. 80h let. b EIMP, de teneur identique. Il s'ensuit que le recourant a qualité pour recourir contre la transmission et la saisie des comptes n° 1 à 5 dont il est le titulaire ou le co-titulaire (ATF 118 Ib 547 consid. 1d p. 550 et les arrêts cités). En revanche, il n'est pas recevable à contester la décision attaquée en tant qu'elle concerne le compte n° 6, dont il n'est pas le titulaire, mais seulement l'ayant droit (cf. ATF 130 II 162 consid. 1.1 p. 164; 122 II 130 consid. 2b p. 132/133, et les arrêts cités). Le grief de violation du droit d'être entendu, présenté sous ce rapport, a perdu son objet.