Citation: 5P.145/2002 18.09.2002 E. 1

1.1 Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 128 II 13 consid. 1a p. 16, 46 consid. 2a p. 47 et les arrêts cités). 1.2 Contre la décision attaquée, en tant que décision sur mesures provisoires dans une action matrimoniale, est ouverte la voie du recours de droit public (ATF 126 III 261 consid. 1 p. 263; 100 Ia 12 consid. 1b p. 14). Formé en temps utile, compte tenu de la suspension des délais prévue par l'art. 34 al. 1 let. a OJ, contre une décision rendue en dernière instance cantonale (art. 376 al. 1 CPC/FR; RFJ 2000 p. 284 (287); Extraits 1983 p. 43), le recours est également recevable sous l'angle des art. 86 al. 1 et 89 al. 1 OJ. 1.3 Bien que le recourant conclue simplement à l'annulation du jugement attaqué, sans donner de précisions, il ressort de sa motivation qu'il en demande en réalité la cassation uniquement dans la mesure où les points de l'ordonnance de mesures provisionnelles du 23 mai 2001 relatifs aux pensions ont été confirmés. C'est donc dans cette perspective qu'il faut considérer ce chef de conclusions. 1.4 Dans la procédure de recours de droit public, la partie adverse n'a aucun droit de disposition sur l'objet du litige; elle ne peut que conclure à l'irrecevabilité ou au rejet du recours, et critiquer les points de l'acte attaqué qui lui sont défavorables ou qui sont à ses yeux inexacts (ATF 123 I 56 consid. 2a; 115 Ia 27 consid. 4a p. 30; 101 Ia 521 consid. 3 p. 525), sans pouvoir prendre de conclusions propres sur le fond. Est donc irrecevable le chef de conclusions de l'intimée tendant à la confirmation de la décision déférée (cf. K. Spühler, Die Praxis der staatsrechtlichen Beschwerde, Berne 1994, n. 74, p. 44).