Citation: 1C_294/2023 E. 4.4

4.4. En effet, la Cour de justice a ensuite considéré que le projet présentait une densité excessive. Sur ce point, tout comme devant l'instance précédente, les recourants font valoir que l'indice d'utilisation du sol (IUS) présenté par le projet - qu'ils établissent à 0,93 - répondrait parfaitement aux exigences de la zone 4B et correspondrait à l'indice moyen pour cette zone, qu'ils situent entre 0,8 et 1,0. Les recourants n'exposent cependant pas les éléments dont ils déduisent cette fourchette. Il n'est d'ailleurs en tant que tel pas question de la stricte application d'un IUS réglementaire ou légal - les recourants reconnaissant d'ailleurs qu'un tel indice n'est pas prévu pour la zone 4B -, mais de l'appréciation des conséquences et inconvénients en matière d'aménagement générés par la densité du projet (cf. art. 11 al. 3 in fine LRoutes). Or, rien dans les explications des recourants ne commande de revenir sur l'appréciation des circonstances locales opérées par les autorités cantonales. Les recourants ne démontrent pas qu'il serait discutable de retenir que la densité de l'opération apparaît sans commune mesure par rapport aux densités existantes dans le quartier sur cette même zone. A teneur du dossier, il n'est d'ailleurs pas arbitraire de considérer que de par son gabarit et son implantation, au sein d'un ensemble résidentiel déjà amplement bâti, le projet nuira non seulement aux points de vue accessibles au public, mais limitera également l'ensoleillement des logements existants, en particulier en rez-de-jardin; il créera notamment un encaissement, plongeant de surcroît la cour existante dans l'ombre de manière quasi permanente, sauf en plein été, avec alors le risque de surchauffe de cet espace enclavé.