Citation: 5A_200/2013 E. B

B.a. B.a.a. Le 24 avril 2012, A.________ a déposé devant le Tribunal de première instance du canton de Genève une requête de séquestre contre B.________, fondée sur l'art. 271 al. 1 ch. 4 LP, concluant à ce que soit séquestré le compte n° xxxx - ou tout autre compte - dont B.________ serait titulaire auprès de W.________, à Genève, à concurrence des créances susmentionnées, avec intérêts à 5,5%. B.a.b. Par ordonnance du 3 mai 2012, le Tribunal de première instance de Genève a rejeté la requête de séquestre. En substance, il a admis que les créances ainsi que la titularité du compte de la débitrice auprès de W.________ avaient été rendues vraisemblables et que le cas de séquestre de l'art. 271 al. 1 ch. 4 LP était réalisé - les contrats constituant des reconnaissances de dette au sens de l'art. 82 al. 1 LP. En revanche, il a considéré que les avoirs appartenant à B.________, protégée par l'immunité d'exécution, ne pouvaient pas faire l'objet d'une exécution forcée, faute d'un lien de rattachement suffisant entre les créances invoquées et la Suisse. Par ailleurs, il a considéré comme douteux que l'exécution des contrats ressortît de l'activité iure gestionis de B.________. B.a.c. Statuant le 6 juin 2012 sur recours de A.________, la Cour de justice du canton de Genève a considéré que le recours était manifestement irrecevable, une décision statuant à titre superprovisionnel, avant audition de la partie adverse, n'étant pas susceptible d'un recours cantonal, que la mesure sollicitée fût accordée ou refusée. Elle a alors rejeté ( recte : déclaré irrecevable) le recours. B.a.d. Statuant sur un recours en matière civile interjeté par A.________ le 28 août 2012, le Tribunal fédéral a annulé la décision précitée et renvoyé la cause à l'autorité cantonale afin que celle-ci entre en matière sur le sort du recours cantonal. En substance, il a considéré que, au vu des caractéristiques de la décision en matière de séquestre, la décision refusant le séquestre était susceptible de faire l'objet d'un recours au sens des art. 319 ss CPC (5A_508/2012). B.b. A la suite de ce renvoi, la cause a été réinscrite au rôle de la Cour de justice et A.________ a été invitée à déposer ses observations. Par arrêt du 29 janvier 2013, l'autorité cantonale a ordonné le séquestre des avoirs déposés au nom de B.________ sur le compte n° xxxx ou sur tout autre compte ouvert auprès de W.________ à Genève, à concurrence de xxxx fr. plus intérêts à 5.5% l'an dès le 31 mars 2006 et de xxxx fr. plus intérêts à 5% dès le 29 avril 2010. En substance, l'autorité cantonale a jugé que le premier juge ne pouvait se saisir d'office de la question de l'immunité de juridiction et que celle de l'immunité d'exécution relevait de la compétence de l'office des poursuites, de sorte que c'était à tort que ce magistrat avait, pour ce motif, refusé d'ordonner le séquestre des biens de B.________.