Citation: 2C_226/2023 E. 4.6

4.6. Sous l'angle des intérêts privés à rester dans ce pays, l'autorité précédente n'a négligé aucun élément essentiel. En faveur du recourant, elle a mentionné la longue durée de son séjour en Suisse (16 ans) et sa bonne intégration sur le plan social et professionnel. Sa bonne intégration en Suisse doit cependant être relativisée par son parcours délictueux, ainsi que par la dette sociale accumulée (212'130 fr. 30 en juin 2018). Le remboursement de cette somme ne ressort pas de l'arrêt attaqué et n'est pas invoqué par le recourant sous l'angle de l'arbitraire dans l'établissement des faits. Il représente un fait nouveau irrecevable (art. 99 LTF). En outre, le recourant connaît le Cameroun, pays dans lequel il a vécu les dix-sept premières années de sa vie. Sans nier les difficultés à venir, le recourant, qui est encore relativement jeune et dispose des ressources suffisantes, pourra se réintégrer dans son pays d'origine. Sur ce point, il peut être rappelé que la révocation de l'autorisation d'établissement n'est pas exclue même dans le cas d'un étranger né en Suisse et qui y a passé l'entier de sa vie (ATF 139 I 16 consid. 2.2.1; 139 I 31 consid. 2.3.1). Le Tribunal cantonal a retenu que le recourant n'avait pas allégué avoir des problèmes de santé. Le recourant invoque certes souffrir d'une protrusion discale, mais ne prétend pas qu'il aurait invoqué ce problème de santé devant l'autorité précédente comme obstacle à son renvoi. Comme déjà mentionné, faute d'avoir valablement contesté l'établissement des faits sur ce point, cet élément ne peut pas être pris en compte. Cela étant, le recourant n'expose pas en quoi les problèmes de santé qu'il invoque justifieraient qu'il puisse rester sur le territoire helvétique, afin de continuer à y bénéficier de l'assistance médicale.