Citation: 6B_408/2015 E. 3

L'art. 186 al. 1 LIFD réprime l'usage de titres faux, falsifiés ou inexacts quant à leur contenu, tels que des livres comptables, des bilans, des comptes de résultat ou des certificats de salaire et autres attestations de tiers, dans le dessein de tromper l'autorité fiscale et de commettre une soustraction d'impôt punissable selon les art. 175 à 177 LIFD. La Cour d'appel constate qu'au cours de la période fiscale 2002, le recourant dominait les sociétés A.________ SA , à Saint-Sulpice, B.________ AG, au Liechtenstein, et C.________ SA, en Roumanie, toutes actives dans le domaine des services informatiques. Ces deux premières sociétés ont comptabilisé des frais de sous-traitance facturés par C.________ SA. Les montants ainsi facturés, au total de 709'086 fr., ont été prélevés en espèces; seuls 419'662 fr.20 ont été reversés à C.________ SA. La cour cantonale retient que les comptabilités des sociétés A.________ SA et B.________ AG étaient inexactes quant à la différence et qu'elles ont servi à réaliser une soustraction d'impôt. La cour cantonale constate également que le recourant dominait la société D.________ AG au Liechtenstein, active en matière de services aéronautiques. Dans la même période fiscale, A.________ SA et B.________ AG ont comptabilisé des frais d'utilisation d'un avion facturés par D.________ AG, alors que les transports exécutés ne relevaient que partiellement d'un usage commercial. Il est jugé que les comptabilités de A.________ SA et B.________ AG étaient inexactes aussi en tant que les frais incluaient des transports privés. Devant le Tribunal fédéral comme devant la cour d'appel, le recourant se prévaut surtout de deux documents. L'un atteste d'un versement de 300'000 fr. à une fondation E.________, au Liechtenstein, dont C.________ SA était la bénéficiaire; quoique cette pièce n'indique pas l'origine du versement, elle apporte prétendument la preuve que tous les montants facturés par C.________ SA à A.________ SA et à B.________ AG sont effectivement parvenus à cette société-là. L'autre document est un extrait de la comptabilité de D.________ AG d'où il ressort que 80'000 fr. ont été débités du compte actionnaire et crédités au chiffre d'affaires; le recourant prétend avoir ainsi apporté la preuve d'un paiement séparé des transports privés. La cour d'appel a discuté ces documents et expliqué pourquoi elle ne les a pas jugés concluants. Le recourant revient sur cette discussion; il critique point par point les considérants des précédents juges et il développe sa propre interprétation de ces mêmes documents. Or, en principe et au regard de l'art. 105 al. 1 LTF, élucider si tous les montants facturés par C.________ SA ont été effectivement payés à cette société, d'une part, et si les montants facturés par D.________ AG incluaient ou n'incluaient pas des transports privés, d'autre part, sont des points de fait qui échappent au contrôle du Tribunal fédéral. En tant que le recourant se plaint d'arbitraire et de violation de la présomption d'innocence, le tribunal ne discerne guère sur quels points ce plaideur reproche réellement aux juges d'appel, sinon par de simples protestations ou dénégations, d'avoir commis une erreur certaine ou de s'être livrés à une appréciation absolument insoutenable des preuves disponibles. L'argumentation présentée tend seulement à substituer une appréciation différente à celle de l'autorité précédente; elle est par conséquent irrecevable au regard de cette disposition légale et de la jurisprudence déjà citée relative à l'art. 97 al. 1 LTF.