Citation: 4A_402/2019 E. 5

La Cour de justice retient que par son ordonnance du 7 février 2018, le Tribunal de première instance a à juste titre, sur la base d'une saine application de l'art. 229 CPC, refusé de prendre en considération des allégués et moyens de preuve introduits après la dernière audience d'instruction. La Cour ajoute à ce sujet que les moyens ainsi écartés ne parviendraient de toute manière pas, s'il en était tenu compte, à fonder l'action en libération de dette. Selon son jugement, le demandeur a souscrit des reconnaissances de dette visées par l'art. 17 CO; la réception effective des sommes indiquées dans les reconnaissances du 19 et du 30 août 2013 - 85'700 fr. et 25'000 fr. - doit se présumer conformément à cette règle; la preuve apte à renverser cette présomption incombait au demandeur et celui-ci échoue à l'apporter. La Cour juge également que la preuve d'un remboursement du montant de 15'000 fr. effectivement reçu le 13 septembre 2013 n'a pas non plus été apportée. Le demandeur se plaint d'une application à son avis incorrecte de l'art. 229 CPC et d'une appréciation prétendument arbitraire des preuves. Il revient de manière systématique sur chacun des éléments discutés et appréciés par la Cour de justice, y compris ceux visés par l'ordonnance du 7 février 2018, pour opposer sa propre analyse à celle des juges d'appel. Cette argumentation est longuement développée; néanmoins, le Tribunal fédéral ne discerne guère sur quels points son auteur reproche réellement aux précédents juges, sinon par de simples protestations ou dénégations, d'avoir commis une erreur certaine ou d'être parvenus à un résultat absolument insoutenable. L'argumentation ainsi présentée tend seulement à substituer des appréciations différentes de celles de l'autorité précédente; elle est par conséquent irrecevable au regard de la jurisprudence ci-mentionnée relative à l'art. 97 LTF. Parce que l'appréciation de l'ensemble des preuves n'est pas valablement contestée et qu'elle suffit à sceller le sort de l'action en libération de dette, il n'est pas nécessaire de contrôler l'application de l'art. 229 CPC.