Citation: 5A_607/2019 E. 4

Le recours ne satisfait pas aux exigences posées par les art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF dans la mesure où le recourant ne s'en prend pas valablement à la motivation de l'autorité cantonale. S'agissant de sa requête de récusation, le recourant se contente de mettre en avant la prétendue partialité du Président du Tribunal civil de l'arrondissement de la Veveyse sans exposer pour quel motif il n'a pas introduit cette requête en première instance alors qu'il connaissait déjà l'identité du magistrat en charge de la cause à ce moment-là et, partant, sans s'en prendre au constat de la cour cantonale selon lequel sa requête était tardive. Pour le surplus, le recourant se plaint de son état de santé et fait valoir qu'il se serait détérioré au motif que l'Office des poursuites ne lui aurait pas laissé suffisamment de moyens pour couvrir ses frais médicaux. Il détaille également tous les frais médicaux qu'il va devoir assumer dans les mois à venir et qui entameront son minimum vital. Ce faisant, il semble se plaindre du montant de la saisie effectuée sur son salaire. Or, cette saisie n'est pas l'objet de la présente procédure. Il relève encore que la saisie de son salaire ne permettra quoi qu'il en soit jamais de rembourser de manière significative ses créanciers, que même une fois à la retraite il n'aura pas pu tout rembourser et qu'il craint de se retrouver au chômage puis de devoir faire appel à l'aide sociale vu la maigre retraite dont il bénéficiera. Par cette argumentation, le recourant se contente de détailler sa situation personnelle et de faire des suppositions sur ce qu'il adviendra de lui si sa faillite personnelle n'était pas prononcée. Il ne s'en prend toutefois pas à la motivation cantonale et n'expose en particulier pas pour quel motif la cour cantonale aurait violé le droit en considérant que la saisie actuelle de son salaire était fructueuse et que ses créanciers seraient par conséquent lésés dans l'hypothèse du prononcé de faillite puisqu'ils se trouveraient privés de leurs droits sans pouvoir être désintéressés autrement. Le présent recours doit donc être déclaré irrecevable faute de répondre aux exigences de motivation posées par les art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF.