Citation: 6B_755/2023 E. 1.5

1.5. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir pris pour "argent comptant" les quantités indiquées par les témoins alors que ceux-ci seraient eux-mêmes impliqués dans le trafic de stupéfiants et/ou toxico-dépendants. Leur intérêt à mentir, à dissimuler les choses et à rejeter leurs propres fautes et actes sur autrui, notamment sur le recourant, serait évident. A cet égard, on relèvera que, s'agissant des déclarations de D.________, de F.________ du 5 octobre 2019, de E.________, et de J.________, les quantités indiquées correspondent à celles initialement indiquées par le recourant lui-même dans ses déclarations. Son grief doit dès lors être rejeté à cet égard. En outre, s'agissant des déclarations de I.________ du 20 novembre 2019, celui-ci a reconnu avoir acheté de février à août 2019, 7 grammes, au prix de 100 fr. le gramme au recourant. Il n'a pas varié dans ses déclarations lors de la séance de confrontation du 6 octobre 2020 et le recourant a fini par reconnaître la quantité cédée durant la confrontation. La cour cantonale pouvait ainsi sans arbitraire retenir ces transactions. Pour le surplus, la cour cantonale a considéré que le fait que certains consommateurs, dont C.________ et H.________, avaient varié dans leurs déclarations lors de l'audience de confrontation pouvait notamment s'expliquer par une volonté de minimiser leurs acquisitions face à leur fournisseur. Elle a également relevé que les premières déclarations des témoins paraissaient plus plausibles dans la mesure où étant également prévenus de consommation de stupéfiants, ils n'avaient pas intérêt à exagérer les chiffres. Cette appréciation n'apparaît pas arbitraire. En ce qui concerne enfin G.________, celui-ci a avoué, lors de son audition du 4 octobre 2019, avoir acheté auprès du recourant, entre juin 2018 et avril 2019, un total de 50 parachutes de cocaïne, à raison de deux parachutes par transaction. Le recourant lui facturait un prix de 100 fr. le parachute dont le poids variait entre 0,6 à 0,75 gramme. Confronté au recourant le 6 octobre 2020, G.________ s'est rétracté et a validé les déclarations du recourant selon lesquelles celui-ci lui aurait vendu uniquement 5 grammes de cocaïne. La cour cantonale a considéré que ce revirement tardif de G.________ n'était pas convaincant, les explications données à ce sujet étant fantaisistes. Elle a relevé que ses premières déclarations avaient été détaillées, en particulier sur les circonstances de sa rencontre avec le recourant, les prix pratiqués, le lieu où se déroulaient les transactions et la période durant laquelle il avait fait affaire avec le recourant. Cette appréciation n'est pas arbitraire. Le grief doit également être rejeté sous cet angle.