Citation: H 263/03 17.10.2006 E. 3

3.1 Les recours de droit administratif formés contre le jugement du 16 avril 2003 ne sont pas recevables dans la mesure où le litige a trait à la réparation du dommage consécutif au non-paiement de cotisations au régime des allocations familiales de droit cantonal (ATF 124 V 146 consid. 1 et la jurisprudence citée) ou de cotisations conventionnelles. 3.2 Sur le fond, le litige porte sur la responsabilité de A.________ et B.________ dans le préjudice subi par la caisse SSE aux conditions de l'art. 52 LAVS (dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002, applicable en l'espèce [ATF 129 V 4 consid. 1.2 et les arrêts cités]). La décision litigieuse n'ayant pas pour objet l'octroi ou le refus de prestations d'assurance, le Tribunal fédéral des assurances doit se borner à examiner si les premiers juges ont violé le droit fédéral, y compris par l'excès ou par l'abus de leur pouvoir d'appréciation, ou si les faits pertinents ont été constatés d'une manière manifestement inexacte ou incomplète, ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 132 [dans sa version en vigueur jusqu'au 30 juin 2006; ch. II let. c des dispositions transitoires relatives à la modification de la LAI du 16 décembre 2005] en corrélation avec les art. 104 let. a et b et 105 al. 2 OJ). 3.3 En vertu de l'art. 61 let. c LPGA, qui a immédiatement trouvé application en tant que disposition de procédure dès son entrée en vigueur (le 1er janvier 2003) dans la procédure devant la Commission de recours, puis le Tribunal cantonal des assurances sociales - les jugements entrepris ayant par ailleurs été rendus postérieurement à cette date -, le tribunal établit avec la collaboration des parties les faits déterminants pour la solution du litige; il administre les preuves nécessaires et les apprécie librement. Aussi bien dans le domaine des assurances sociales, la procédure reste régie par le principe inquisitoire, selon lequel les faits pertinents de la cause doivent être constatés d'office par le juge. Celui-ci doit procéder à des investigations supplémentaires ou en ordonner lorsqu'il y a suffisamment de raisons pour le faire, eu égard aux griefs invoqués par les parties ou aux indices résultant du dossier (ATF 117 V 282 consid. 4a, 110 V 52). Il ne peut ignorer des griefs pertinents invoqués par les parties pour la simple raison qu'ils n'auraient pas été prouvés (VSI 1994 p. 220 consid. 4a).