Citation: 1B_544/2020 E. 2.2

2.2. L'ordonnance du Ministère public qui relève Me D.________ de sa mission de défenseur d'office du recourant et désigne Me B.________ en remplacement ne met pas un terme à la procédure pénale et revêt un caractère incident. Il en va de même de l'arrêt attaqué qui en partage la nature. Le recours au Tribunal fédéral n'est dès lors recevable, selon l'art. 93 al. 1 let. a LTF, qu'en présence d'un préjudice irréparable, par quoi l'on entend un préjudice de nature juridique qui ne peut pas être réparé ultérieurement par une décision finale favorable au recourant (ATF 144 IV 127 consid. 1.3.1 p. 130). Selon la jurisprudence, la décision ordonnant le changement d'avocat d'office n'entraîne en principe pas un préjudice irréparable car le prévenu continue d'être assisté par le défenseur désigné même si celui-ci n'est pas l'avocat qu'il appelait de ses voeux (ATF 139 IV 113 consid. 1.1 p. 115). L'existence d'un tel préjudice ne peut être admise que dans des circonstances particulières faisant craindre que l'avocat d'office désigné ne puisse pas défendre efficacement les intérêts de la partie assistée, par exemple en cas de conflit d'intérêts ou de carences manifestes (ATF 135 I 261 consid. 1.2 p. 263), ou encore lorsque l'autorité refuse arbitrairement de tenir compte des voeux émis par la partie assistée (ATF 139 IV 113 consid. 1.2 p. 116).