Citation: 1B_152/2007 20.08.2007 E. B

Le 11 juillet 2007, la partie civile a requis l'audition des auteurs du rapport toxicologique ainsi qu'une contre-expertise. Elle faisait valoir que l'expert psychiatre avait conclu que les troubles du comportement présentés par A.________ s'expliquaient par les effets cumulatifs du cannabis et de l'alcool, alors même que les analyses sanguines démontraient l'absence d'absorption de cette dernière substance. Le 12 juillet 2007, le juge d'instruction a rejeté cette requête en considérant que l'expertise était suffisamment approfondie, cohérente et claire et que l'expert avait relevé l'effet prévalent du cannabis, n'excluant pas que l'état de A.________ ait pu être exclusivement dû à la consommation d'un seul de ces produits, soulignant que le cannabis était connu comme pouvant engendrer des symptômes psychotiques transitoires, du genre de ceux présentés par l'expertisé. Le même jour, le juge d'instruction a rendu une ordonnance de soit-communiqué, considérant que l'instruction préparatoire était terminée. La partie civile a recouru contre cette ordonnance auprès de la Chambre d'accusation de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre d'accusation). En cours de procédure, A.________ a transmis au Tribunal fédéral la décision, datée du 8 août 2007, rendue par cette dernière. La cour cantonale a admis le recours interjeté par la partie civile et a retourné la cause au Ministère public afin que celui-ci renvoie le dossier au juge d'instruction pour complément d'instruction dans le sens des considérants. Elle a reconnu la nécessité de procéder à l'audition des auteurs de l'analyse toxicologique. Si ces derniers devaient confirmer que les échantillons de sang de A.________ ne contenaient pas de traces d'alcool, une contre-expertise devrait être ordonnée afin d'établir le degré de responsabilité au moment des faits, au vu de la seule présence de THC.