Citation: 1B_336/2010 14.10.2010 E. 2

La décision attaquée, qui autorise la prolongation de la détention avant jugement du recourant pour une durée de trois mois, peut faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral, conformément aux art. 78 ss de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110). Les mémoires de recours destinés au Tribunal fédéral doivent être motivés sous peine d'irrecevabilité. L'art. 42 al. 2 LTF exige en effet qu'ils exposent succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Lorsque, comme en l'espèce, la décision entreprise est fondée sur des dispositions du droit cantonal de procédure pénale, il est possible de faire valoir que l'application du droit cantonal viole le droit fédéral, c'est-à-dire le droit constitutionnel (cf. art. 95 let. a LTF). La partie recourante doit alors expliquer de manière claire et précise en quoi la décision qu'elle conteste pourrait être contraire aux garanties de la Constitution, car la loi sur le Tribunal fédéral exige en pareil cas la présentation d'une motivation qualifiée (cf. art. 106 al. 2 LTF; ATF 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254; 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). La Chambre d'accusation a justifié sa décision de prolongation de détention par le fait que la procédure dirigée contre le recourant n'était pas terminée et que les conditions posées à la délivrance du mandat d'arrêt existaient toujours, faisant siens les motifs invoqués et la durée sollicitée par le juge d'instruction. Celui-ci se réfère aux besoins de l'instruction, liés à la nécessité d'entendre les plaignants et d'attendre le résultat de l'expertise psychiatrique du recourant, et à l'existence d'un risque de collusion, de fuite et de réitération. Le recourant se bor-ne à déclarer vouloir recourir contre cette décision et à exiger sa relaxation, sans chercher à démontrer en quoi les motifs retenus pour conclure à l'existence d'un risque de collusion, de fuite ou encore de récidive seraient infondés et impropres à justifier son maintien en détention. Le recours, insuffisamment motivé, doit par conséquent être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée prévue par l'art. 108 al. 1 let. b LTF.