Citation: 5A_191/2013 E. C

Par requête du 1er mars 2010, A.________ a requis que soit ordonné l'appel en cause: - de la Fondation D.________, de la Fondation F.________, de la société K.________ SA, avec sièges à l'étranger, essentiellement afin qu'il soit constaté que celles-ci ne sont pas propriétaires des oeuvres et objets d'art réclamés et qu'elles doivent les restituer aux défendeurs; - de la soeur, domiciliée en Suisse, et des neveux et nièce de P.X.________, tous domiciliés à l'étranger, principalement aux fins de leur rendre opposable le jugement à rendre au fond; - des neveux et nièces de B.X.________, ses colégataires, tous domiciliés à l'étranger, essentiellement afin de leur rendre opposable le jugement à rendre au fond; - de L.X.________, soeur de P.X.________, domiciliée en Suisse, afin d'obtenir la restitution des oeuvres et objets d'art appartenant à la succession; - de M.X.________, neveu de P.X.________, domicilié à l'étanger, afin d'obtenir la restitution des oeuvres et objets d'art appartenant à la succession et le versement du produit de la liquidation d'une société new yorkaise dont les actions seraient des biens mobiliers entrant dans la succession. Pour l'essentiel, A.________ conteste la validité du contrat conclu le 27 mai 1985 entre P.X.________ et la société de droit panaméen K.________ SA, par lequel le premier nommé a vendu à cette société, pour un montant de 31,7 millions USD, les oeuvres d'art répertoriées dans une " annexe A " (83 oeuvres), la société les ayant ensuite transférées à la Fondation D.________ en 1991. Ce contrat fait l'objet d'une enquête pour faux dans les titres à la suite d'une plainte pénale déposée par A.________. Celle-ci conteste également que la Fondation F.________ soit propriétaire des tableaux qui se trouvaient dans un local au port-franc de Genève, loué par la défunte. Elle vise à obtenir la restitution de ces biens à la succession et, par suite, à elle-même. A.________ entend aussi qu'il soit procédé à la liquidation du régime matrimonial et de la succession de P.X.________ et que des tableaux se trouvant prétendument en mains de la soeur de ce dernier - L.X.________ - ainsi qu'en mains de l'un de ses neveux - M.X.________ - soient restitués à la succession de B.X.________. Enfin, elle affirme que des actions d'une société ayant son siège à New York sont également des biens mobiliers appartenant à la succession et que le produit de leur liquidation doit être restitué à celle-ci. Les défendeurs et les appelés en cause se sont opposés à la requête. Par jugement incident du 5 avril 2012, le juge instructeur de la cour civile a rejeté la requête d'appel en cause. La Chambre des recours civile a rejeté le recours interjeté par la demanderesse le 12 décembre 2012.