Citation: 7B_1158/2024 E. A

A.a. Le 18 mai 2017, l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (ci-après: la FINMA) a adressé une dénonciation pénale au Département fédéral des finances (ci-après: le DFF) contre les responsables de C.________ AG et de la banque A.________ AG (ci-après pour ces deux entités: la banque A.B.________), ainsi que contre toute personne qui pourrait être impliquée, pour violation de l'art. 37 de la loi fédérale du 10 octobre 1997 concernant la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme (LBA; RS 955.0). Par décision du 10 mars 2021, le DFF a ouvert une procédure de droit pénal administratif contre inconnu pour violation du devoir d'annonce (cf. art. 37 LBA). Dans ce cadre, le DFF a, par mandat de renseignements et d'édition du 8 avril 2021, ordonné à la banque A.B.________, pour la période du 1 er janvier 2009 au 31 décembre 2011, de produire diverses pièces ainsi que la documentation en lien avec les relations bancaires pour lesquelles D.________ serait le titulaire, l'ayant droit économique et/ou au bénéfice d'un pouvoir de signature. Le 12 juillet 2021, la banque A.B.________ a produit une clé USB contenant les éléments sollicités et a requis sa mise sous scellés. Le DFF a demandé, le 27 juillet 2021, à la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (ci-après: la Cour des plaintes ou l'autorité précédente), la levée de cette mesure, laquelle a été autorisée le 11 janvier 2023. Le Tribunal fédéral a, par arrêt du 11 mai 2023, rejeté dans la mesure de sa recevabilité le recours déposé par la banque A.B.________ contre la décision de la Cour des plaintes du 11 janvier 2023 (1B_92/2023). A.b. En parallèle, le Ministère public de la Confédération (ci-après: le MPC) mène depuis le 14 juillet 2017 une instruction (SV.xxx) pour blanchiment d'argent (art. 305 bis al. 1 et 2 CP) contre inconnus, en lien avec des avoirs présumés d'origine criminelle déposés auprès "de A.B.________" par D.________ et les membres de sa famille, de 1992 à 2011 environ, sur une trentaine de relations bancaires. Dans le cadre de cette instruction, le MPC a ordonné, le 18 juin 2019, la mise sous scellés des documents remis le 11 juin 2019 par A.________ AG. Le 5 décembre 2019, le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Vaud (ci-après: le TMC) a, en substance, admis la demande de levée des scellés déposée le 4 juillet 2019 par le MPC. Cette ordonnance a été annulée le 19 mai 2020 par le Tribunal fédéral (cause 1B_28/2020), qui a considéré que la requête de levée des scellés avait été déposée tardivement (cf. consid. 2.2); la restitution à A.________ AG des pièces a été ordonnée (cf. consid. 3). Le 9 juillet 2020, le MPC a à nouveau requis de A.________ AG différents documents. Ceux-ci ont été produits le 5 août 2020, accompagnés d'une demande de mise sous scellés. Cette mesure a été exécutée le 10 août 2020. La requête du MPC du 26 août 2020 de lever les scellés apposés sur ces documents a été rejetée le 14 décembre 2020 par le TMC. Le 16 juin 2021, le Tribunal fédéral a rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, le recours formé par le MPC contre cette ordonnance (cause 1B_8/2021), au motif notamment qu'aucun élément nouveau n'avait été mis en évidence par le MPC depuis l'arrêt 1B_28/2020.