Citation: 2C_455/2023 E. 9

Concernant la correction de 124'507 francs correspondant aux recettes de publicité, la recourante reprend la même argumentation que celle développée précédemment en lien avec les exigences comptables (cf. supra consid. 6). Elle conteste aussi avoir violé son devoir de collaboration, en faisant valoir que les documents et les contrats entre Unicast SA et la société Media One n'étaient pas en sa possession. Il ressort de l'arrêt attaqué que, pour la période du 1 er janvier au 31 décembre 2020, la régie publicitaire Media One avait réalisé un chiffre d'affaires de 2'508'730 francs pour Rouge FM, montant sur lequel Media One avait perçu une commission de 35%. Toujours selon cet arrêt, la recourante avait expliqué avoir conclu avec Unicast SA un contrat d'affermage publicitaire par lequel elle lui avait confié la régie de sa publicité contre une commission sur le chiffre d'affaires de 40% pour un chiffre d'affaires net inférieur à 3'000'000 francs et qu'Unicast SA avait transféré ces tâches à Media One. Le Tribunal administratif fédéral a toutefois retenu que la recourante n'avait pas expliqué quelle plus-value apportée par Unicast SA aurait justifié une commission de 5%. Elle n'avait pas non plus précisé pour quels motifs elle n'avait pas conclu le contrat d'affermage publicitaire directement avec Media One. En outre, l'autorité précédente a estimé qu'une commission de 5% pour l'émission de factures à Media One n'était pas économiquement fondée, ni nécessaire à l'accomplissement de la tâche subventionnée dans la mesure où la recourante aurait pu émettre ces factures elle-même et ainsi économiser cette commission. La recourante ne conteste pas, sous l'angle de l'arbitraire, les faits retenus sur ce point par le Tribunal administratif fédéral. Sur le fond, elle n'explique pas en quoi le raisonnement de l'autorité précédente serait erroné. Il lui appartenait en particulier de justifier la commission en cause ou d'expliquer pour quel motif elle était dans l'impossibilité de procéder à cette justification, ce qu'elle n'a pas fait. En particulier, elle n'établit pas que des documents en main de tiers aurait été le seul moyen de fournir les explications nécessaires, ni ne prétend d'ailleurs avoir cherché à les obtenir. L'autorité précédente a ainsi confirmé à bon droit le refus de reconnaître la commission de 5% en question (art. 14 al. 1 LSu et 5 al. 1 ODETEC).