Citation: 2C_342/2024 E. 6.8

6.8. On ne voit enfin pas que ces motifs sérieux au renvoi soient contrebalancés par l'intérêt privé du recourant 1 et de sa famille à pouvoir rester ensemble en Suisse. Comme on l'a déjà vu, l'intéressé - qui avait vécu au Kosovo jusqu'à l'âge de 26 ans - n'a jamais réussi à s'intégrer dans le pays, où il n'a d'ailleurs pu initialement demeurer qu'en raison du lien qu'il entretenait avec ses deux premiers enfants aujourd'hui majeurs. À cela s'ajoute qu'il a épousé sa seconde compagne en 2011, soit à une époque où son statut était déjà précaire en raison de sa dépendance à l'aide sociale et où il avait déjà été menacé de renvoi en raison de son comportement délictuel. La recourante 2 devait ainsi être consciente du risque de devoir mener un jour sa vie de famille au Kosovo, où elle a du reste vécu la majeure partie de sa vie. Quant à l'intérêt des enfants à pouvoir demeurer en Suisse, où ils sont nés, il doit être relativisé. Dès lors qu'ils sont âgés de 4 à 13 ans, il devrait leur être possible de s'intégrer au Kosovo avec l'aide de leurs parents, même s'il est vrai que cela ne se fera vraisemblablement pas sans peine ni effort et qu'un départ de Suisse représentera indubitablement une épreuve pour eux, en particulier pour les plus âgés.