Citation: 6B_372/2022 E. 3.5

3.5. Il ressort clairement de la plainte pénale que le recourant a dénoncé les époux N.________ pour usure. Dans ce contexte, il leur reprochait d'avoir pris dans sa galerie des oeuvres d'une valeur largement supérieure au montant de sa dette. Il a ainsi exposé que les époux N.________ "me prenaient ces oeuvres d'art, en déduction de ma dette, pour le prix de 60'000 fr., soit le cinquième de leur valeur". Le ministère public a examiné les faits reprochés uniquement sous l'angle de l'usure. Le recourant ne s'en est pas plaint dans son recours à la Chambre des recours pénale, qui a également examiné les faits reprochés au regard de cette infraction. La cour de céans ne peut donc pas suivre la cour cantonale lorsqu'elle considère que le recourant a accusé les époux N.________ d'avoir commis une infraction de soustraction (vol, appropriation illégitime ou autre forme de soustraction) et que la Chambre des recours pénale n'a pas analysé des infractions impliquant une soustraction faute pour les ordonnances attaquées d'avoir examiné cette question. Pour le surplus, l'état de fait cantonal ne permet pas de déterminer si le recourant connaissait la véritable valeur des oeuvres d'art en question et que c'est donc faussement qu'il a accusé les époux N.________ pour usure. Le recours doit donc être admis sur ce point, le jugement attaqué annulé et la cause renvoyée à la cour cantonale pour qu'elle rende une nouvelle décision.