Citation: 1B_325/2019 E. 4

La Chambre pénale a retenu qu'il existait de forts soupçons de culpabilité à l'égard du recourant, ce que celui-ci ne conteste pas. Il ressort ainsi de l'arrêt entrepris - et de l'ordonnance du Tmc du 30 avril 2019 à laquelle l'arrêt renvoie - que les agissements du recourant ont fait l'objet d'une dénonciation de l'Office cantonal de l'inspection et des relations au travail (OCIRT) et de nombreuses plaintes de travailleurs, qui concordaient quant aux conditions de travail offertes s'agissant en particulier des salaires (excessivement bas et parfois pas honorés), des prestations en nature (logement et nourriture insuffisants), des horaires (absence de congés et travail les samedis et dimanches) ainsi que de l'absence d'affiliation aux assurances sociales. Les soupçons à l'égard du recourant ne concernent du reste pas exclusivement des faits commis au préjudice de travailleurs, mais plus généralement ses activités commerciales en Suisse, auxquels s'ajoutent de surcroît des accusations de violence conjugale à l'égard de son ex-compagne. L'existence de charges suffisantes est donc établie.