Citation: U 319/00 08.05.2003 E. 5

5.1 Pour l'essentiel, le recourant reproche aux juges cantonaux d'avoir écarté sa demande de mise en oeuvre d'une expertise et de s'être fondé, pour trancher le litige, sur une constatation inexacte des faits. Réitérant les critiques qu'il avait adressées en cours de procédure aux rapports du docteur B.________, il invoque la nécessité d'une instruction complémentaire qui tienne compte des conditions de travail qui avaient été les siennes de 1979 à 1992. A ses yeux, l'appréciation du médecin conseil de la CNA n'a aucune valeur scientifique et repose sur des observations qui ne correspondent pas à la réalité de ce qu'il a vécu au long de son activité auprès de X.________ SA. Par exemple, le docteur B.________ avait à tort considéré que dès 1981, l'atelier où il travaillait était conforme aux prescriptions de la CNA en matière de prévention des accidents et des maladies professionnelles. 5.2 En ce qui concerne la valeur probante d'un rapport médical, ce qui est déterminant c'est que les points litigieux aient fait l'objet d'une étude circonstanciée, que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il prenne également en considération les plaintes exprimées par la personne examinée, qu'il ait été établi en pleine connaissance de l'anamnèse, que la description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale soient claires et enfin que les conclusions de l'expert soient dûment motivées. Au demeurant, l'élément déterminant pour la valeur probante n'est ni l'origine du moyen de preuve ni sa désignation comme rapport ou comme expertise, mais bel et bien son contenu (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). Le juge peut accorder une valeur probante aux rapports et expertises établis par les médecins de la CNA aussi longtemps que ceux-ci aboutissent à des résultats convaincants, que leurs conclusions sont sérieusement motivées, que ces avis ne contiennent pas de contradictions et qu'aucun indice concret ne permet de mettre en cause leur bien-fondé. Le simple fait que le médecin consulté est lié à l'assureur par un rapport de travail ne permet pas encore de douter de l'objectivité de son appréciation ni de soupçonner une prévention à l'égard d'un assuré. Ce n'est qu'en présence de circonstances particulières que les doutes au sujet de l'impartialité d'une appréciation peuvent être considérées comme objectivement fondés. Étant donné l'importance conférée aux rapports médicaux dans le droit des assurances sociales, il y a lieu toutefois de poser des exigences sévères en ce qui concerne l'objectivité de l'expert (ATF 125 V 353 consid. 3b/ee).