Citation: P 13/05 19.04.2006 E. 7

La juridiction cantonale n'a toutefois procédé à aucune évaluation du degré d'invalidité de la recourante. Elle s'est contentée de le fixer en reprenant simplement le taux d'incapacité fonctionnelle reconnu par l'expert D.________. Elle a retenu le taux le plus faible de la fourchette donnée par l'expert, alors que la moyenne entre le taux le plus faible (25 %) et le taux le plus élevé (34 %) eût été d'environ 30 %. On peut certes admettre dans certains cas, comme cela ressort implicitement du jugement attaqué, que le degré d'invalidité se confonde avec celui de l'incapacité de travail. Cela implique que la question d'une éventuelle réduction du revenu d'invalide ne se pose pas. Or, un abattement du revenu d'invalide suppose la prise en compte d'un certain nombre de critères (cf. ATF 126 V 78 consid. 5) qui n'ont pas, non plus, fait l'objet d'un examen par les premiers juges. Il n'appartient cependant pas au Tribunal fédéral des assurances de statuer pour la première fois sur le degré d'invalidité de la recourante, en fixant les termes du calcul comparatif requis, ce d'autant moins que les parties ne se sont pas prononcées sur cette question. Il convient dès lors d'inviter les premiers juges à procéder à une comparaison des revenus de la recourante aux fins d'établir son degré d'invalidité et, par voie de conséquence, son éventuel droit à des prestations complémentaires. Dans cette mesure, le recours se révèle bien fondé.