Citation: 7B_56/2022 E. 3.2.4

3.2.4. Quant au double degré de juridiction, il est précisé que l'art. 32 al. 3 Cst., dont le recourant se prévaut, consacre uniquement le droit du condamné à voir sa cause examinée par une juridiction supérieure. Cette disposition n'implique toutefois pas nécessairement que cette juridiction réexamine la cause avec un pouvoir d'examen complet sur les faits, celui-ci pouvant être restreint aux questions juridiques (cf. ATF 129 I 281 consid. 4.3 p. 287; 128 I 237 consid. 3; arrêt 6B_1261/2021 du 5 octobre 2022 consid. 1.3.1). Il est douteux que cette disposition soit applicable dans le cadre d'une ordonnance de classement où seul le montant de l'indemnité alloué est contesté. Cette question a quoi qu'il en soit été examinée par une autorité disposant d'un pouvoir d'examen complet à cet égard (cf. supra consid. 3.2.3) et le recourant disposait d'une voie de recours - qu'il a utilisée - devant la Cour de céans, par le biais d'un recours en matière pénale, lui permettant de faire revoir par une autorité supérieure les questions juridiques traitées dans la décision de la cour cantonale (arrêt 6B_1261/2021 du 5 octobre 2022 consid. 1.3.2). Dans ces circonstances, le droit du recourant à voir sa cause examinée par une juridiction supérieure a ainsi été respecté. Dès lors, le grief tiré d'une violation du principe du double degré de juridiction tombe également à faux.