Citation: 6B_1370/2023 E. 1.2

1.2. La cour cantonale a retenu que le comportement menaçant du recourant était par nature conscient et volontaire puisqu'il s'agissait d'un fait sous sa maîtrise immédiate. S'agissant de la peur causée à l'intimée, elle a considéré qu'il n'était pas déterminant de savoir si le recourant avait eu ou non l'intention de mettre sa menace à exécution ou encore s'il s'était mal exprimé du fait de son niveau de français de l'époque, dans la mesure où, en communicant à l'intimée que, si son fils s'interposait à nouveau dans leurs conflits de couple, un pugilat sanglant risquait de s'ensuivre, il acceptait forcément que celle-ci fût effrayée. La cour cantonale a retenu que, quels que fussent les mots précis employés, le fait d'exprimer de façon compréhensible que le fils de leur destinataire risquait d'être blessé excédait le quiproquo ou le simple dérapage verbal. Elle a relevé que le recourant ne prétendait pas avoir cherché à clarifier ses propos ou à rassurer l'intimée. Il avait ainsi, à tout le moins, agi par dol éventuel.