Citation: 6B_1061/2021 E. 8.2

8.2. Notant que le recourant n'avait pas d'antécédents, les juges cantonaux ont relevé que ses propos devant le tribunal de police démontraient qu'il envisageait d'exclure certains comportements à risque, mais pas de ne plus commettre aucune infraction. Ses déclarations lors de l'audience d'appel, selon lesquelles il allait veiller à "respecter scrupuleusement la loi", étaient de circonstances et paraissaient avoir été préparées pour faire échec à l'appel du Ministère public. En sus de ses précédentes affirmations en première instance, il avait en effet persisté à ne pas reconnaître le caractère illégal de son comportement, sa seule limite étant posée par la prohibition de la violence et de la mise en danger de l'intégrité physique des individus. En outre, il maintenait ses reproches à l'encontre de la police et du Ministère public et avait sa propre perception de ce qui était licite et illicite, ayant été jusqu'à affirmer qu'"en principe [il] n'envisage[ait] pas des destructions irrémédiables [des biens]". Persistant à penser que les actes litigieux étaient "de nature démocratique", il n'avait pas fait preuve d'un réel changement de mentalité. Par ailleurs, il persistait à ne pas reconnaître que le fait de bloquer les voies de circulation faisait courir un risque aux personnes dépendant de l'intervention des services d'urgence. Partant, sa prise de conscience était inexistante, il n'avait pas saisi la gravité de ses actes, était inapte à toute remise en question et se réservait des actions pénalement répréhensibles pour faire avancer sa cause. Le pronostic était ainsi clairement défavorable, de sorte qu'une peine ferme devait être prononcée.