Citation: 5A_396/2022 E. 5.1.3

5.1.3. En tant que l'intéressée soutient que son rôle au sein de C.________SA se serait limité à la simple représentation médiatique et mondaine de la société, son grief ne porte pas. En effet, elle ne se plaint pas d'un établissement arbitraire des faits à cet égard et ne fait en particulier pas valoir que l'autorité cantonale aurait indûment omis un élément de preuve valablement apporté en ce sens. Le fait qu'elle allègue ne saurait donc être admis. En ce qui concerne le type de profession retenu, c'est à tort que la recourante soutient que la juridiction cantonale serait arbitrairement restée trop vague sur la profession que l'on pourrait attendre qu'elle exerce, dès lors notamment que c'est une fonction de cadre ou de gérante qui a été retenue et que cette fonction est expressément prévue au sein d'un groupe de professions dans le calculateur « Salarium » (11-14 Directeurs/trices, cadres de direction et gérant[e]s). Par ailleurs, la recourante ne conteste pas avoir été, durant de longues années et à ce jour encore, administratrice de nombreuses sociétés, dont à tout le moins deux socétés anonymes actives dans le domaine du vin, à savoir M.________AG de 1998 à 2007 et C.________SA depuis 2015, dont elle est présidente du conseil d'administration depuis le 28 août 2020. Or, il ressort de la loi que le conseil d'administration de la société anonyme gère les affaires de la société dans la mesure où il n'en a pas délégué la gestion (art. 716 al. 2 CO). Il n'apparaît par conséquent pas arbitraire de considérer que, compte tenu de sa longue expérience en qualité d'administratrice, la recourante pouvait vraisemblablement exercer une fonction de cadre ou de gérante de sociétés dans le domaine du vin, respectivement dans la branche économique " Fabrication de boissons " sélectionnée par l'autorité cantonale dans le calculateur « Salarium ». Il suit de là que l'argumentation de la recourante doit être rejetée dans la mesure de sa recevabilité.