Citation: 7B_168/2024 E. 4.4.3

4.4.3. En outre, en tant que le recourant reproche à la cour cantonale de s'être fondée exclusivement sur ces événements pour retenir un risque de récidive - lequel porterait dès lors uniquement sur la réitération d'actes de violence sexuelle -, il se méprend. Il découle clairement de la motivation exposée au consid. 4.3 supra que l'autorité précédente n'a pas seulement fondé le risque de récidive sur les actes du 6 juin 2023 et les viols que son épouse a dénoncés après cette date, mais sur toutes les infractions dont le recourant était prévenu au moment de l'arrêt attaqué. En effet, il sied de relever qu'au moment de sa première mise en détention, le recourant était poursuivi pour des lésions corporelles simples, des voies de fait, des injures, des contraintes, des menaces ainsi que des violations de son devoir d'assistance et d'éducation au préjudice de son épouse et de 4 enfants, soit notamment des infractions qui touchent à l'intégrité physique, à l'honneur et à la liberté d'autrui (cf. consid. A.b et A.c supra). Il est relevé que le recourant n'a pas remis en cause la commission de ces infractions devant la cour cantonale, pas plus que devant la Cour de céans. Au demeurant, celles-ci reposent sur de nombreux moyens de preuve (cf. ordonnance du TMC du 6 décembre 2023, p. 4) et sont fortement similaires à celles ayant débouché sur l'ordonnance de classement du Ministère public du 16 septembre 2022. Dans cette procédure, qui avait été suspendue à la demande de l'épouse du recourant puis clôturée au motif que la situation s'était stabilisée dans l'intervalle, ce dernier était en effet poursuivi pour des faits d'une grande violence au préjudice de sa famille. Il était en particulier accusé d'avoir étranglé sa belle-fille de 4 ans à l'époque des faits et d'avoir menacé de mort son épouse et le frère de celle-ci, ainsi que d'avoir frappé son fils alors âgé de moins de deux ans. Au vu de ce qui précède, la cour cantonale pouvait retenir qu'il existait des charges suffisantes en lien avec les infractions contre l'intégrité corporelle et/ou sexuelle de son épouse et des enfants, respectivement que ces dernières reposaient sur des éléments suffisamment probants pour être pris en considération dans l'examen du risque de récidive.