Citation: 4A_86/2017 E. 4.3.2

4.3.2. En ce qui concerne le premier motif, force est de constater que le recourant ne s'en prend pas directement au calcul effectué par E.________ SA, mais soutient que ce rapport ne peut pas être considéré comme déterminant puisqu'un accord des parties découle du document annexé au courriel du 19 novembre 2013 au sujet de l'EBITDA normalisé 2011-2012 de 7'870'000 fr. Comme on l'a vu, la cour cantonale a considéré que ce montant a été simplement articulé dans les discussions entre les différentes parties, mais qu'il n'a pas été confirmé par les experts E.________ SA. Dans ses critiques d'établissement arbitraire des faits, ainsi que de violation de la détermination de la volonté subjective des parties, le recourant invoque à nouveau la méthode PUMP, relève que le rapport de E.________ SA n'aurait pas été produit dans son intégralité, que l'on ne sait donc pas pourquoi E.________ SA a adopté une nouvelle méthode (FIFO), que le rapport a été établi en vue de la vente de la société et donc dans l'intérêt de C.________, que la méthode PUMP aurait été un choix, et non une erreur, qu'à la date du 19 novembre 2013, la société ne contestait que le multiple (4,9 au lieu de 6,2) et non l'EBITDA normalisé, que la société n'aurait contesté la méthode PUMP que dans sa réponse à la demande en justice. Or, comme on vient de le voir, la méthode PUMP en tant que telle (le terme de PUMP ayant même été utilisé dans le document annexé au courriel) n'est pas déterminante puisque le demandeur n'a pas démontré que la valorisation de l'entreprise selon sa performance intrinsèque (donc après retrait de l'impact de la revalorisation des stocks d'or) donnerait nécessairement un EBITDA normalisé de 7'870'000 fr. ou, en d'autres termes, serait différent selon que l'on applique la méthode PUMP ou FIFO, de sorte que toutes ces critiques n'ont pas à être examinées. Dans la mesure où sa critique peut être prise en considération, elle est irrecevable: le recourant se limite en effet à soutenir qu'il ne s'agissait pas de discussions, ce qui n'est évidemment pas suffisant pour démontrer que ces documents envoyés par D.________ constituaient un réel accord et lieraient la société. Les considérations du recours sur l'absence d'invalidation pour erreur sont superflues, dès lors qu'elles ne se conçoivent que comme conséquence de l'admission d'un accord.