Citation: 5A_596/2018 E. 5.4

5.4. En l'occurrence, le recourant omet que dans l'hypothèse où il n'avait pas eu connaissance de l'ensemble des éléments pris en compte par l'Office dans la décision du 3 janvier 2018, il était libre de consulter le dossier (cf. supra consid. 4.2) durant la procédure devant la Présidente du Tribunal d'arrondissement. La bonne foi en procédure commandait qu'il fasse valoir ses arguments au sujet des éléments en question dans le cadre de la procédure devant cette autorité. La Présidente du Tribunal d'arrondissement, en sa qualité d'autorité de surveillance, disposait d'un plein pouvoir d'examen en fait et en droit (PIERRE-ROBERT GILLIÉRON, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, vol. I, 1999, n° 74 ad art. 17 LP) de sorte qu'une éventuelle violation du droit d'être entendu par l'Office aurait pu être réparée. A tout le moins le recourant ne prétend-il pas que la violation du droit d'être entendu dont il se prévaut serait grave, pas plus qu'il n'explique pourquoi un renvoi de la cause à l'Office n'aurait pas constitué une vaine formalité. En définitive, le recours doit être rejeté sur ce point, par substitution de motifs (cf. supra consid. 2.1).