Citation: 4A_26/2014 E. 1

Pour la cour d'appel, la recourante reprochait à tort au premier juge d'avoir écarté les déclarations de ses employés (témoins R.________, S.________ et T.________) qui, à son sens, contredisaient les déclarations partiales des représentants de l'intimée (U.________ et son successeur V.________). Ces derniers avaient déclaré que l'intimée n'avait pu continuer son activité que pendant deux mois, jusqu'en avril 2008. Or, cette version était corroborée par les pièces produites par l'intimée, soit les courriels des 22 février et 4 avril 2008, ainsi que les deux relances effectuées en mai et juin 2008; ces éléments attestaient du fait que la recourante avait cessé tout contact avec l'intimée après la réunion où elle avait déclaré vouloir se passer de ses services pour une partie des activités couvertes par le contrat. Pour sa part, la recourante n'avait produit aucun élément permettant de confirmer sa version. Bien au contraire, il résultait du dossier que la dernière documentation remise était celle relative à l'activité de 2007. En cessant de communiquer avec l'intimée et en ne lui transmettant pas les éléments et la documentation nécessaires, elle l'avait empêchée d'exercer son activité et de facturer ses commissions, en violation du contrat et de la loi française. En définitive, la cessation du contrat était clairement imputable au comportement de la recourante (arrêt attaqué, p. 16 s.).