Citation: 6P.14/2003 05.05.2003 E. 15

Invoquant l'art. 29 al. 2 Cst., le recourant se plaint de la violation de son droit d'être entendu. Sur plusieurs pages, il fait valoir une motivation insuffisante et le rejet injustifié de conclusions incidentes. Pour l'essentiel, son argumentation se recoupe avec les griefs d'arbitraire qu'il a soulevés. Il est donc renvoyé aux considérants qui précèdent. Sinon, il émet des remarques générales ou énumère quelques passages de l'arrêt attaqué, agrémentés d'affirmations de type appellatoire. De la sorte, il n'articule aucun grief respectueux des exigences minimales de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Il qualifie enfin d'arbitraire la remarque de la Cour de cassation vaudoise selon laquelle "c'est avec raison que [le recourant] ne conteste pas la provenance criminelle de l'argent" (arrêt attaqué, p. 43). Le recourant perd de vue que cette phrase est contenue dans la partie de l'arrêt attaqué consacrée à l'analyse de son recours en réforme cantonal, c'est-à-dire après que la Cour de cassation vaudoise eut rejeté son recours en nullité qui portait sur l'établissement des faits. En raison du rejet du recours en nullité, la Cour de cassation vaudoise était liée par les faits constatés par le Tribunal correctionnel (cf. arrêt attaqué, p. 40), en particulier la provenance illicite de l'argent. Le recourant n'était donc pas susceptible de mettre en cause cet élément dans son recours en réforme et la Cour de cassation cantonale, dans ce cadre, pouvait le tenir pour non contesté.