Citation: 4A_75/2016 E. 3.2

3.2. Selon l'arrêt attaqué, les services attendus de la courtière d'après la convention des parties relevaient d'une activité de négociation. L'interprétation de la cour cantonale est fondée sur l'attitude de la recourante après la conclusion du contrat de courtage, à savoir la conduite de visites de l'appartement et, singulièrement, le rôle d'intermédiaire joué envers O.________, représentant de H.L.________. Sur la base de circonstances postérieures à la conclusion du contrat de courtage, la Chambre civile s'est ainsi convaincue que les parties se sont mises d'accord dans un sens déterminé. Contre cette constatation de fait, qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), la recourante se borne à nier que le contrat prévoie, à la charge de la courtière, la conduite de négociations ou l'exécution d'autres démarches pour le compte de l'intimé, lequel n'aurait apporté aucune preuve à ce sujet. Une telle critique n'est pas à même de démontrer que la cour cantonale a établi le fait incriminé de manière arbitraire. Au demeurant, le courtier qui fait valoir une rémunération à la suite d'une activité déterminée doit prouver, conformément à l'art. 8 CC, que les services allégués correspondent au type d'activité de courtage prévu par les parties (ATF 90 II 92 consid. 2 et 3 p. 96 ss.; cf. plus récemment arrêt 4A_673/2010 du 3 mars 2011 consid. 3.2.2). En l'espèce, il appartenait à la recourante de démontrer que le contrat de courtage lui assurait une commission déjà en cas de simple indication d'une occasion de conclure. Or, aucun écrit n'atteste de l'étendue du mandat confié à la courtière en 2009 et le contrat du 12 août 2006 conclu avec C.________, auquel la recourante s'est référée, ne fournit aucun élément déterminant sur la question. Il s'ensuit que la recourante supporte les conséquences de l'absence de preuve à ce sujet.