Citation: 2C_87/2023 E. 8

La recourante fait valoir que la décision contestée emporte violation du principe d'égalité de traitement (art. 8 al. 1 Cst.), car des autorisations de célébrer des baptêmes sur la même plage auraient été octroyées à d'autres requérants évangéliques par le passé. La recourante se réfère à une autorisation du 16 septembre 2019 et à une autorisation du 17 septembre 2020. La première autorisation a été délivrée avant l'entrée en vigueur du RLE, qui exige l'admission à des relations avec l'Etat comme préalable au dépôt d'une demande d'autorisation d'usage accru du domaine public. La recourante ne peut donc rien déduire de la comparaison. Quant à la seconde autorisation, le Département admet qu'elle a été rendue à tort. Conformément à une jurisprudence constante, il n'existe pas de droit à l'égalité dans l'illégalité, sauf dans certaines circonstances (ATF 139 II 49 consid. 7.1), qui ne sont pas réalisées en l'espèce. La recourante ne peut donc rien déduire non plus de cette comparaison.