Citation: 8C_124/2015 E. 3.3

3.3. En l'occurrence, le résultat auquel sont parvenus les premiers juges ne viole pas le droit constitutionnel. En effet, le fait dont se prévaut la recourante et qu'elle voudrait établir grâce au témoignage de la conseillère en placement ne saurait en tout état de cause conduire à l'allocation des prestations de l'APGM qu'elle demande en vertu du droit à la protection de la bonne foi. Il ressort des constatations du jugement attaqué que c'est au début du mois de juillet 2013 que la recourante a confirmé vouloir reporter le début de son inscription au chômage au 1 er septembre 2013. Même s'il fallait admettre qu'elle a agi à ce moment-là sur le conseil d'un membre du personnel ORP - en considération du fait, selon ses dires en première instance, qu'elle avait trouvé pour le mois d'août 2013 un emploi dont la rémunération était supérieure à son gain assuré -, on ne voit pas en quoi ce conseil constituerait un renseignement erroné. On ne saurait en particulier lui attribuer un caractère erroné du seul fait que cette démarche s'est révélée après coup inopportune en relation avec la demande de prestations de l'APGM que la recourante a présentée par la suite. Pour ce motif déjà, le moyen tiré de la protection de la bonne foi est mal fondé (sur les conditions posées par la jurisprudence à cet égard voir: ATF 137 I 69 consid. 2.5.1 p. 72; 131 II 627 consid. 6.1 p. 637). En outre, ce n'est pas le report de son inscription au chômage au 1 er septembre 2013 qui est à l'origine de la négation de son droit aux prestations de l'APGM, mais la circonstance qu'elle s'est trouvé incapacité de travail dès cette date, ce que ni la recourante - quoi qu'elle en dise - ni sa conseillère ne pouvaient objectivement prévoir au mois de juillet 2013. Vu l'absence de lien de causalité entre le conseil que lui aurait donné la conseillère ORP et le refus des prestations en cause, la recourante ne peut se fonder sur le droit à la protection de la bonne foi pour obliger l'intimé à lui verser ces prestations comme si elle en remplissait les conditions d'octroi. Il s'ensuit que le recours est mal fondé.