Citation: 6B_906/2019 E. 2.3

2.3. La recourante reproche tout d'abord à l'autorité précédente d'avoir refusé de tenir compte de son état de santé dans la formulation du pronostic. Son argumentation relève d'une lecture biaisée de la motivation de la cour cantonale. En effet, celle-ci n'a pas indiqué qu'il fallait ignorer l'état de santé de l'intéressée en lien avec la question du sursis partiel à l'exécution, mais simplement qu'au vu du poids particulièrement important accordé à cet aspect dans le cadre de la fixation de la peine, il ne convenait pas, derechef, de lui conférer une importance déterminante, soit de faire preuve de "clémence". En outre, l'autorité précédente a expressément admis, dans son considérant relatif à l'énoncé du pronostic, que la santé de la recourante était "fragile". Elle a donc bien, contrairement à ce qu'affirme l'intéressée, tenu compte de cet élément. La recourante se prévaut ensuite d'un certificat médical daté du 13 février 2019 - faisant état d'une dégradation de son état de santé - qui n'aurait, selon elle, pas été pris en compte par la cour cantonale. Or, l'autorité précédente a bien fait état, dans l'arrêt attaqué, de ce certificat (cf. arrêt attaqué, p. 6), détaillant même le contenu du document. On peut rappeler que la cour cantonale n'était pas tenue de répéter ces éléments au stade de l'examen du sursis partiel à l'exécution, car le jugement forme un tout et on admet que le juge garde à l'esprit l'ensemble des éléments qui y figurent (cf. arrêt 6B_594/2019 du 4 juillet 2019 consid. 1.3.2). En l'occurrence, on ne voit pas en quoi il aurait convenu d'accorder davantage de poids à l'état de santé de la recourante en lien avec la question du sursis. Pour le surplus, il ne ressort pas du certificat médical invoqué que le traitement des affections dont souffre la recourante serait indisponible en prison ou incompatible avec l'exécution d'une peine privative de liberté.