Citation: 8C_293/2013 E. 4

En l'espèce, il n'est pas contesté que les époux étaient séparés depuis le 7 décembre 2010. Au moment de la demande de prestations de chômage (le 1er février 2011), ils l'étaient depuis moins de deux mois seulement. Quant à l'ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale, elle a été rendue le 8 décembre 2011. Ce n'est donc qu'à partir de cette date que l'intimée aurait éventuellement pu prétendre à l'indemnité de chômage. Comme dans sa décision sur opposition, la caisse recourante ne conteste pas le droit à l'indemnité de chômage de l'intimée à partir du 9 décembre 2011. Le Tribunal fédéral est lié par les conclusions des parties (art. 107 al. 1 LTF).