Citation: 8C_983/2008 14.05.2009 E. 3

3.1 Les premiers juges ont examiné la situation médicale du recourant prévalant au moment de la décision de rente du 5 novembre 2001, puis son évolution jusqu'à la date de la décision litigieuse. En ce qui concernait l'atteinte au pied droit de l'assuré, ils ont constaté que hormis l'avis isolé de la doctoresse D.________, la majorité des médecins consultés s'accordaient à dire qu'une activité assise était encore possible à 100 % (selon les rapports des docteurs E.________, L.________, R.________ et G.________, établis respectivement les 13 mars 2006, 16 avril 2007 et 5 décembre 2007). Quant aux dorso-lombalgies dont l'assuré s'était également plaint à l'époque (rapport du docteur J.________ du 6 novembre 2000), aucun élément au dossier ne montrait qu'elles s'étaient aggravées entre-temps; ces troubles ne nécessitaient apparemment aucun suivi médical. Les limitations à l'exercice d'une activité lucrative par rapport à celles posées par le docteur U.________ étant restées sensiblement les mêmes, il n'y avait donc pas de changement de l'état de santé entraînant une diminution de la capacité de travail résiduelle, singulièrement du degré d'invalidité. 3.2 Pour le recourant, c'est à tort que la juridiction cantonale a nié l'existence d'une aggravation de son état de santé à partir du 4 octobre 2003. Il considère que ce point de vue est arbitraire au vu des explications fournies par les docteurs D.________ et J.________. Ceux-ci indiquaient clairement que l'état de son pied droit s'était objectivement aggravé de telle manière qu'il n'avait pratiquement plus aucune capacité de travail résiduelle (il ne pouvait rester ni debout ni assis plus de 10 minutes sans ressentir des douleurs). Le caractère défavorable de cette évolution avait d'ailleurs également été reconnue par l'expert mandaté par la CNA, le docteur E.________.