Citation: B 50/03 31.10.2003 E. A

B.________, ressortissant espagnol né en 1947, a travaillé en qualité de maçon pendant de nombreuses années. A partir du 3 juillet 1989, il a exercé le métier de polisseur au service de l'entreprise Z.________ SA. A ce titre, il était affilié à la Caisse de pensions paritaire de X.________ SA et de sociétés affiliées (ci-après: l'institution de prévoyance). B.________ a perdu son emploi le 31 mars 1993 et il n'a plus exercé d'activité lucrative depuis lors. Il a perçu des prestations de l'assurance-chômage durant la période du 1er avril 1993 au 31 mars 1995. Il a ensuite été mis au bénéfice des prestations cantonales en cas d'incapacité passagère, totale ou partielle, de travail. Souffrant de douleurs dorsales, B.________ a déposé, le 10 mars 1995, une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Dans un rapport d'expertise du 7 mars 1996, les docteurs A.________ et B.________ de la Division de médecine physique et de rééducation de l'Hôpital Y.________, ont constaté qu'il souffrait de lombalgies chroniques prédominant en L5-S1, mais qu'il présentait toutefois une capacité entière de travail dans une activité sans contrainte sur le rachis, ni port de charges. Se fondant sur ces conclusions, l'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité (ci-après: l'office AI) a rejeté la demande par décision du 25 avril 1996. Le 10 octobre 1997, B.________ a déposé une nouvelle demande de prestations de l'assurance-invalidité. Selon le rapport d'expertise du 29 juillet 1999 du docteur C.________ de l'Hôpital Y.________, il souffre de fibromyalgie de sévérité moyenne, d'asthénie et manque de motivation associés, ainsi que de troubles dégénératifs de la charnière dorso-lombaire. A la suite de ces affections, la capacité de travail de l'intéressé dans son activité lucrative habituelle s'est trouvée durablement diminuée de 25 % à partir du 7 février 1995. En revanche, sa capacité résiduelle de travail se situe entre 35 % et 40 % dans une activité professionnelle ne requérant pas de qualification particulière, légère sur le plan physique et lui permettant de fréquemment changer de position. Dans un rapport d'expertise du 10 décembre 1999, le docteur D.________, psychiatre, constate que B.________ présente un syndrome douloureux somatoforme persistant (F 45.4), un épisode dépressif moyen avec syndrome somatique (F 32.11), des traits de personnalité dépendante (F 60.7) et des traits de personnalité évitante (F 60.6). Le début des symptômes est vraisemblablement survenu au cours des années 1974 et 1975, avec une aggravation en 1989, puis en 1993. Les affections physiques et psychiques de l'intéressé entraînent une incapacité entière de travail depuis 1993 et aucune amélioration clinique n'a plus été observée depuis lors. Par décision du 20 novembre 2000, l'office AI a alloué à B.________, une rente entière fondée sur une incapacité de gain de 100 % à compter du 8 mars 1998. Saisie d'une demande de prestations d'invalidité, l'institution de prévoyance a refusé d'y donner suite, motif pris que l'incapacité de travail de B.________ était apparue après la fin des rapports de prévoyance.