Citation: U 392/01 29.08.2002 E. A

W.________ a travaillé en qualité de représentante au service de X.________ depuis le 1er février 1999. A ce titre, elle était assurée contre les accidents professionnels et non professionnels par Helsana Accidents SA (ci-après: Helsana). Le 19 juin 1999, elle a chuté dans l'escalier à son domicile et s'est tordu la cheville droite. Consulté le 23 juin 1999, le premier médecin a retenu la présence d'une entorse itérative, de douleurs d'aggravation progressive post ancienne fracture de la cheville et posé le diagnostic d'arthrose post-traumatique de la cheville droite décompensée. Il a fixé l'incapacité de travail de W.________ à 100 % dès le 21 juin 1999. Le 5 juillet 1999, le docteur A.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, a pratiqué une arthrodèse tibio-tarsienne, à l'Hôpital Y.________. Dans un rapport médical intermédiaire du 11 octobre 1999, la doctoresse B.________, médecin au service de chirurgie du même établissement, a diagnostiqué une arthrose post-traumatique tibio-tarsienne, un status post-fracture tri-malléolaire de la cheville droite, survenue en 1975, opérée à quatre reprises et une aggravation des douleurs post-accident de ski en 1983. Elle a également fait état de douleurs persistantes et handicapantes qui ont motivé l'arthrodèse tibio-tarsienne, précisant que celles-ci étaient uniquement attribuables à l'accident du 19 juin 1999. Helsana a demandé l'avis de son médecin consultant le docteur C.________, spécialiste en chirurgie orthopédique. Dans une lettre du 8 novembre 1999, celui-ci a indiqué qu'à son avis, l'intervention du 5 juillet 1999 était justifiée uniquement par l'état antérieur de l'assurée, de sorte que le statu quo sine était atteint à la date de l'hospitalisation. Selon ce médecin, l'évolution aurait fini par être défavorable même sans l'événement en question dès lors qu'une arthrose avérée était déjà présente avant la chute du 19 juin 1999 et qu'elle avait été symptomatique à plusieurs reprises. Il en a conclu que l'assurée aurait «vraisemblablement eu de toute façon une arthrodèse tibio-tarsienne droite». Par décision du 13 janvier 2000, Helsana a admis l'existence d'une aggravation temporaire de l'état de santé de l'assurée et a limité ses prestations au 3 juillet 1999 (veille de l'entrée à l'hôpital). W.________ et la Supra, caisse-maladie, ont fait opposition à cette décision, la seconde à l'appui d'un rapport du 25 janvier 2000 de son médecin-conseil le docteur D.________. Par décision sur opposition du 10 avril 2000, Helsana a confirmé sa décision du 13 janvier 2000.