Citation: 5A_910/2014 E. 7

Le recourant soutient que les intimés commettent un abus de droit (art. 2 CC) en ayant changé d'argumentation concernant le domicile du défunt au jour de son décès : ils adopteraient en effet un comportement procédural contradictoire ne méritant pas la protection du droit puisqu'ils auraient constamment admis, depuis le début de la procédure jusqu'en 2009, que le défunt avait son domicile légal en Tunisie avant de soutenir dorénavant que le domicile est à Genève. Cette reconnaissance du domicile tunisien aurait, selon le recourant, valeur d'aveux judiciaires, dès lors que ces déclarations ont été reconnues par l'administration fiscale suisse. Il ajoute que les intimés ne se sont jamais opposés en Tunisie à l'ouverture de la succession du défunt et ont même sollicité, dans ce pays, l'application du droit tunisien limitée aux biens s'y trouvant. Le recourant rappelle en outre que les intimés ont reçu l'ordonnance de litispendance rendue par la Justice de paix le 4 mars 2003 sans recourir contre cette décision, en sorte que cette décision est devenue définitive et exécutoire. Reprenant en substance la même critique ailleurs dans son mémoire, le recourant se plaint de la violation de son droit d'être entendu (art. 29 Cst.), en lien avec l'art. 107 aLPC et l'abus de droit (art. 2 CC).