Citation: 2A.578/1999 05.05.2000 E. 1

ce point que l'autorité de céans (cf. consid. 2 ci-dessus), relève l'âpreté de la concurrence étrangère que doivent af- fronter les commerçants montreusiens. Il y a donc lieu d'ad- mettre l'existence d'un besoin urgent dans le cas présent. Le recours n'est dès lors pas fondé. Au demeurant, il convient d'écarter les craintes d'abus évoquées par les recourants. Les circonstances du cas parti- culier sont déterminantes et l'on ne saurait fonder une pra- tique sur la présente espèce. Par ailleurs, les ouvertures dominicales des commerces sont limitées et autorisées ponc- tuellement. En effet, si la tradition joue un rôle dans ce domaine, elle ne suffit pas à justifier une dérogation géné- rale au principe de l'interdiction de travailler le diman- che.