Citation: U 227/04 02.05.2005 E. A

A.________, née en 1939, a travaillé en qualité de vendeuse auxiliaire dans un kiosque. A ce titre, elle était assurée contre les accidents professionnels et non professionnels par La Genevoise Assurances (la Genevoise). Le 3 novembre 1999, l'employeur a annoncé un accident à la Genevoise. Dans sa déclaration, il a indiqué que l'assurée s'était accroché le bras droit en fermant la porte du kiosque, le 17 ou le 18 décembre 1998, ce qui avait provoqué une distorsion du coude droit. Il a précisé que les premiers soins avaient été administrés en février 1999. Dans son rapport initial LAA du 29 novembre 1999, le docteur R.________, spécialiste en médecine interne et médecin traitant, a attesté une perte de force au petit doigt ainsi que des douleurs au coude droit. Quant aux premiers soins, il les avait prodigués le 22 décembre 1998. Le docteur R.________ a adressé sa patiente à son confrère H.________, spécialiste en chirurgie orthopédique. Ce dernier a fait état, dans un rapport du 26 novembre 1999, d'un syndrome compressif du nerf cubital droit au niveau du coude et d'une ancienne contusion; il a indiqué qu'une révision neurolyse du nerf cubital avait été pratiquée le 15 novembre 1999 et que l'écrasement du coude avait jadis été annoncé par l'assurée à son employeur. Dans un rapport du 24 février 2000, le docteur H.________ a ajouté que l'évolution avait été favorable avec une récupération fonctionnelle complète, que l'incapacité de travail avait été totale du 15 novembre au 31 décembre 1999 et que le traitement s'était achevé le 21 février 2000. Le 1er mai 2000, le docteur R.________ a fait savoir à la Genevoise que sa patiente lui avait signalé un choc au coude droit, lors de ses consultations des 22 décembre 1998 et 5 février 1999, et qu'elle s'était alors plainte de douleurs au niveau de l'auriculaire droit avec une diminution de la motilité. A cette époque, il pensait à une distorsion de l'auriculaire droit et non à un problème du nerf cubital. Selon le docteur R.________, l'atteinte à la santé était d'origine accidentelle. La Genevoise a requis l'avis du docteur O.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et en traumatologie. Dans son rapport du 31 août 2000, ce médecin a estimé qu'un rapport de causalité entre l'événement du 17 décembre 1998 et la compression du nerf cubital droit de l'assurée était improbable ou tout au plus possible. Par décision du 6 septembre 2000, la Genevoise a rejeté la demande de prestations, considérant que l'atteinte à la santé avait une origine maladive. L'assurée et la Caisse-maladie CPT, assureur-maladie, se sont opposées à cette décision. Statuant le 8 mai 2001, la Genevoise a rejeté les oppositions.