Citation: 5A_394/2020 E. 4.3.2

4.3.2. La recourante part de la prémisse que, dans son arrêt de renvoi, le Tribunal fédéral aurait estimé que l'on ne pouvait exiger d'elle qu'une activité de faible intensité. Cette prémisse est erronée (cf. supra consid. 4.1.2). Au surplus, la recourante ne parvient pas à faire apparaître arbitraire le montant que lui a imputé la cour cantonale à titre de revenu hypothétique. Certes, ce montant est particulièrement élevé au regard de celui arrêté en mesures protectrices sur la base des revenus que l'intéressée alléguait alors. Il n'en demeure pas moins que le revenu hypothétique nouvellement arrêté par la cour cantonale l'a été sur la base d'un tarif horaire qui n'a pas été contesté par la recourante - à savoir 110 fr. de l'heure - et qu'il ressort de l'arrêt entrepris que celle-ci a admis travailler cinq jours par semaine. En tant qu'il est établi que l'intéressée n'est pas entravée dans sa santé et entièrement disponible - enfants majeurs, absence d'autres activités professionnelles -, il n'apparaît pas arbitraire de retenir qu'elle est en mesure de dispenser trois cours quotidiens sur 42 semaines annuelles, en tenant compte de la préparation que nécessitent ceux-ci, qu'elle allègue mais qui n'est pas mise en doute par la fréquence des cours qui lui est imposée. S'il est sans conteste difficile, comme elle l'affirme, de s'imposer à son âge (56 ans) sur le marché et de fidéliser une clientèle pour une activité dont la pratique reste fluctuante, il s'agit toutefois d'opposer à la recourante qu'elle se prévaut de son activité de professeur de Pilates depuis 2013 à tout le moins; la période qui s'est écoulée depuis lors devrait nécessairement lui avoir permis d'asseoir sa position sur le marché et de se constituer une clientèle. Estimer enfin que la recourante pourrait réduire ses charges en partageant les coûts de son studio avec un autre professeur n'apparaît pas non plus arbitraire tant il est évident que de tels partages de coûts se pratiquent régulièrement, sans qu'une démonstration factuelle concrète soit à cet égard nécessaire.