Citation: 5A_947/2013 E. 5.2.2

5.2.2. En l'occurrence, dans l'arrêt querellé, la Chambre civile a constaté que le droit iranien des successions ne prévoit pas de manière explicite un droit des héritiers de demander des informations concernant la succession auprès de tierces personnes et que, bien que les rédacteurs de l'avis de droit du 2 septembre 2013 de l'ISDC estiment qu'un tel droit pourrait être déduit du droit des héritiers de prendre toutes les mesures pour administrer et liquider la succession, ceux-ci ne se fondent ni sur de la jurisprudence, ni sur des textes doctrinaux allant dans ce sens. L'autorité précédente a ainsi considéré que l'existence, en droit successoral iranien, d'un droit aux renseignements de l'héritier ne pouvait pas être admise indépendamment de l'existence d'une relation contractuelle. Le recourant ne s'en prend pas à ce raisonnement et se limite à substituer sa propre analyse du droit iranien en référant à l'avis de droit du Professeur Karimi. Il n'indique pas, ni a fortiori ne démontre, que le droit iranien dont il se prévaut aurait un fondement légal, jurisprudentiel, voire doctrinal. Sa critique ne répond ainsi pas aux exigences relatives à la motivation d'un grief constitutionnel, de sorte qu'elle est irrecevable ( cf. supra consid .2.1).