Citation: 6B_54/2019 E. 5.3

5.3. L'argumentation de la recourante est irrecevable dans la mesure où elle s'écarte de l'état de fait de la cour cantonale, par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF). Il en va ainsi lorsque celle-ci prétend que A.________ aurait renoncé à ses droits sur les bijoux dont il a financé l'achat ou le dégagement. La recourante prétend que les bijoux trouvés dans les coffres de la Banque G.________ auraient dû lui être restitués car, en ayant eu la possession, elle aurait dû en être présumée propriétaire au regard de l'art. 930 CC. Il ressort toutefois de l'arrêt attaqué que l'intéressée a soustrait les bijoux concernés du coffre de la Banque F.________ où elle devait les conserver de concert avec A.________, de sorte que le critère de la possession ne saurait être décisif en l'occurrence. La cour cantonale a considéré que la recourante et A.________ avaient formé une société simple. On peut considérer que cette société a pris fin par le fait que la réalisation du but social est devenue impossible (cf. art. 545 al. 1 ch. 1 CO), voire par la volonté unanime des associés (cf. art. 545 al. 1 ch. 4 CO). Il ne ressort en revanche pas de l'arrêt attaqué que la société simple aurait été liquidée. En principe, celui qui a fait un apport en propriété ne le reprend pas en nature dans la liquidation à laquelle les associés procèdent après la dissolution de la société (cf. art. 548 al. 1 CO). Il est donc possible que, dans le cadre de la liquidation de la société simple, A.________ ne puisse pas, en définitive, conserver l'intégralité des bijoux qu'il a financés. Cependant, dès lors que le prénommé a directement payé la plupart des pièces litigieuses, il apparaît qu'il pourra, au terme de la liquidation de la société simple, obtenir l'essentiel des apports en propriété non liquidés et, partant, la plupart des bijoux. La recourante se prévaut encore du constat de l'autorité précédente, selon lequel certaines pièces concernées ne pouvaient être rattachées directement à des factures payées par A.________, pour en réclamer l'attribution. Or, il ressort de l'arrêt attaqué que, aux dires mêmes de la recourante, toutes les pièces découvertes dans les coffres de la Banque G.________ appartenaient à la collection qui devait être constituée dans le cadre de son association avec A.________. Comme cela a déjà été relevé (cf. consid. 1.5 supra), l'intéressée a aussi déclaré, durant l'instruction, que les bijoux qu'elle avait elle-même apportés à la collection se trouvaient au Liban et n'avaient jamais quitté ce pays. En conséquence, même s'agissant des pièces qui ne pouvaient être immédiatement liées aux paiements consentis par A.________ et compte tenu des considérations qui précèdent concernant la liquidation de la société simple, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, estimer que ce dernier apparaissait le mieux légitimé et lui attribuer les bijoux litigieux, tout en fixant à la recourante un délai de 60 jours pour intenter une action civile. Compte tenu de ce qui précède, le grief doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.