Citation: 6B_327/2024 E. 2.3

2.3. Le recourant soutient que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en retenant que le sommeil de l'intimée et son niveau d'alcoolémie permettaient de retenir une incapacité de résistance. Par son argumentation tendant à critiquer les déclarations de l'intimée en lien avec son état de santé et contester le fait que cette dernière aurait été réellement endormie durant l'acte, le recourant oppose son appréciation des faits et des moyens de preuve à celle de la cour cantonale dans une démarche purement appellatoire et, partant, irrecevable. Il en va de même lorsque le recourant fait des remarques, accessoirement sans pertinence et déplacées, sur la lubrification de la victime, qui indiquerait qu'elle se préparait mentalement à avoir une relation sexuelle ou sur son état d'ébriété qui la rendrait dans un état favorable à entretenir des relations sexuelles avec lui. Il ne formule aucun grief recevable à cet égard. Concernant le niveau d'alcoolisation de l'intimée qui serait insuffisant pour retenir une incapacité de résistance, le recourant perd de vue le fait que l'intimée, qui avait au demeurant consommé à tout le moins dix cocktails, n'avait pas besoin d'être fortement alcoolisée pour qu'une incapacité de résistance soit retenue. Du reste, l'intimée, en plus d'être ivre, était profondément endormie lorsqu'il lui a fait subir l'acte sexuel. Elle cumulait ainsi deux états qui ne lui permettaient pas de consentir à un acte sexuel. Dans ces circonstances, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que l'intimée se trouvait dans une position où elle n'était pas en mesure de s'opposer aux actes entrepris. Le recourant a profité de cette incapacité et exploité la situation dans laquelle elle se trouvait pour la pénétrer sans son consentement. Quant aux éléments extérieurs sur lesquels la cour cantonale se serait fondée de manière arbitraire pour forger sa conviction, il ne paraît pas insoutenable que celle-ci les ait pris en compte dans la mesure où ils permettaient notamment d'établir la relation qui liait le recourant avec la victime, ainsi que la crédibilité des déclarations de cette dernière. Ce grief est mal fondé.