Citation: 8C_291/2021 E. A

A.a. A.________ travaillait comme serveuse à plein temps pour l'établissement B.________ et était à ce titre assurée de manière obligatoire contre le risque d'accident auprès de la Vaudoise Générale Compagnie d'Assurances SA (ci-après: la Vaudoise). Le 24 juillet 1992, elle a été victime d'un accident de la circulation routière qui s'est soldé, entre autres, par une fracture compliquée du bassin l'empêchant de reprendre son ancienne activité. Après avoir recueilli les renseignements médicaux nécessaires, puis s'être vu communiquer le dossier constitué par l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI), dont un rapport d'expertise judiciaire du 11 novembre 2000 du docteur C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, la Vaudoise a, par décision du 27 mai 2002, reconnu à l'assurée le droit à une rente d'invalidité de 100 % du 1er avril au 31 mai 1999, puis de 52 % dès le 1er juin 1999. A.b. Dans le cadre d'une procédure de révision de la rente, la Vaudoise a mandaté successivement le docteur D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, et la doctoresse E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, qui ont rendu leurs rapports respectifs les 11 avril et 15 juin 2018. Par décision du 31 juillet 2018, confirmée sur opposition de l'assurée le 11 novembre 2019, la Vaudoise a réduit la rente d'invalidité à 16 % dès le 1er août 2018, au motif que la capacité de travail de l'assurée dans une activité adaptée à ses limitation s fonc tionnelles n'était plus limitée sous l'angle psychique, mais uniquement par des troubles sur le plan orthopédique à hauteur de 20 %.