Citation: 6B_814/2019 E. 1

La question de savoir s'il incombait au recourant de produire une traduction (art. 67 CPP et 68 al. 3 CPP a contrario), si la cour cantonale aurait dû lui impartir un délai pour ce faire ou si elle devait elle-même faire procéder à cette traduction en vertu de la maxime d'instruction (art. 6 CPP), comme le soutient le recourant, souffre de rester indécise. Il n'y a pas davantage lieu de donner suite à la requête du recourant tendant à ce que le Tribunal fédéral ordonne la traduction de l'enregistrement en cause, les conditions exceptionnelles pour prononcer une mesure probatoire devant le Tribunal fédéral (cf. art. 55 LTF; ATF 136 II 101 consid. 2 p. 104) n'étant manifestement pas réunies. En tout état de cause, le recourant ne démontre, ni même n'allègue que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en déniant toute force probante à l'enregistrement dont il se prévaut. Les maigres éléments qu'il évoque au sujet du contenu de ce dernier revêtent un caractère appellatoire. Qui plus est, indépendamment de la question du contenu de l'enregistrement et de celle de sa traduction, le recourant ne s'en prend nullement au constat selon lequel l'on ignore l'identité de l'auteur des propos et, plus généralement, que l'on ne dispose d'aucune indication sur les circonstances dans lesquelles l'enregistrement aurait été opéré. Dans cette mesure, l'appréciation de la cour cantonale quant au fait que celui-ci ne constitue nullement un moyen de preuve sérieux et nouveau, propre à ébranler les constatations ayant fondé la condamnation du recourant, ne prête pas le flanc à la critique. Les juges précédents ont ainsi considéré à bon droit que le moyen de révision était d'emblée infondé, en sorte de pouvoir déclarer irrecevable la demande du recourant.