Citation: 2C_721/2020 E. 4.1

4.1. D'après l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. En l'occurrence, la recourante, séparée depuis 2015 de son mari, qui est titulaire d'une autorisation d'établissement, sollicite une autorisation de séjour sur la base de l'art. 50 de la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration du 16 décembre 2005 (LEI; RS 142.20; avant le 1er janvier 2019, LEtr [RO 2007 5437]). L'art. 50 LEI confère, à certaines conditions, un droit à la poursuite du séjour notamment au conjoint d'un ressortissant titulaire d'une autorisation d'établissement après la dissolution de la famille. Comme il n'est pas d'emblée exclu que les conditions de cette disposition soient remplies en l'espèce, le recours échappe à la clause d'irrecevabilité de l'art. 83 let. c ch. 2 LTF, étant précisé que le point de savoir si la recourante remplit les conditions pour obtenir l'autorisation requise relève du fond et non de la recevabilité (cf. ATF 136 II 177 consid. 1.2 p. 180). Il est précisé au sujet du droit applicable que, bien que l'art. 50 LEI ait en substance le même contenu que l'art. 50 LEtr, des conditions différentes s'appliquent sous le nouveau droit (cf. art. 50 al. 1 let. a LEI). Comme la décision du Service cantonal refusant l'octroi d'une autorisation de séjour à la recourante a été prononcée le 5 octobre 2017, soit avant l'entrée en vigueur de la LEI, et eu égard aux dispositions transitoires (art. 126 al. 1 LEI), il sera fait référence ci-après à la LEtr (arrêt 2C_26/2020 du 19 février 2020 consid. 4.1).