Citation: 5A_228/2020 E. 4.3

4.3. La recourante soutient que l'autorité cantonale a procédé de façon arbitraire à une appréciation anticipée des preuves, dès lors que celles administrées ne lui permettaient pas de se forger une opinion. Elle prétend que le refus d'ordonner une expertise pédopsychiatrique ne pouvait se justifier par le fait que l'enfant avait déjà été entendu par différents intervenants et qu'il ne souffrait pas de problèmes psychiques ou d'ordre comportemental. Selon elle, une telleexpertise s 'imposait pour déterminer si l'enfant se trouvait réellement dans un conflit de loyauté dont elle serait la seule fautive et si cette situation devait, le cas échéant, conduire à s'écarter de la volonté clairement exprimée par celui-ci de vivre auprès de sa mère, ou du moins de la voir plus souvent. Elle fait également valoir que le rapport du SEJ, qui date de 2017, serait manifestement trop ancien et qu'il aurait à tout le moins dû être actualisé. De nature essentiellement appellatoire, ces critiques ne permettent pas de retenir que l'autorité cantonale aurait versé dans l'arbitraire en considérant qu'elle était suffisamment renseignée sur la situation de l'enfant. La recourante se borne à exposer son point de vue selon lequel, bien que l'enfant ait été entendu à plusieurs reprises par divers professionnels, une expertise serait en l'occurrence nécessaire pour déterminer si la volonté exprimée par lui quant à son lieu de vie représentait une ferme résolution de sa part. Elle n'expose toutefois pas en quoi les différents spécialistes qui se sont exprimés n'auraient pas été aptes à se prononcer sur la problématique du conflit de loyauté. Elle n'indique pas non plus les raisons pour lesquelles une expertise constituerait la seule mesure appropriée pour apprécier le poids qu'il convient d'accorder à l'avis de l'enfant, lequel avis ne constitue d'ailleurs qu'un critère parmi d'autres (cf. infra consid. 5.3.3). L a recourante n'explique pas davantage pourquoi une act ualisation des rapports du SEJ aurait été nécessaire, étant précisé qu'il résulte des faits constatés que si ce service les a rendus en juillet-août 2017, la curatrice du SEJ a de plus transmis un rapport relatif à la situation de l'enfant en mars 2018, qu'elle a complété le mois suivant. Enfin, la recourante ne prétend pas que l'enfant n'aurait pas été suffisamment entendu et ne conteste pas qu'une nième audition serait de nature à le perturber encore plus.