Citation: 5P.447/2006 11.12.2006 E. 2

Le recourant fait valoir une violation de son droit constitutionnel à être entendu (art. 29 al. 2 Cst.). Il reproche à l'autorité cantonale de ne pas avoir donné suite à sa requête de contre-expertise psychiatrique. Dans les contestations civiles, le droit à la preuve découle directement de l'art. 8 CC (ATF 114 II 289 consid. 2a et les arrêts cités; 129 III 18 consid. 2.6; 126 III 315 consid. 4a). Le grief de violation du droit à la preuve peut ainsi être soulevé par la voie du recours en réforme (art. 43 al. 1 OJ) lorsque, comme en l'espèce, celui-ci est ouvert; il ne saurait par conséquent l'être dans un recours de droit public (art. 84 al. 2 OJ). En revanche, lorsque le juge renonce à administrer une preuve sur la base d'une appréciation anticipée des preuves, c'est bien la voie du recours de droit public qui est ouverte pour se plaindre du caractère arbitraire d'une telle appréciation (art. 9 Cst.; ATF 114 II 289 consid. 2a et les arrêts cités; 131 I 153 consid. 3 et les arrêts cités). En l'espèce, la cour cantonale a refusé d'ordonner la mise en oeuvre d'une contre-expertise car elle a estimé que les faits pertinents étaient établis par l'expertise judiciaire, ainsi que par les avis de la Dresse C.________ et du Dr G.________. Ce faisant, elle a procédé à une appréciation anticipée des preuves, qui ne peut être critiquée que sous l'angle d'une violation de l'art. 9 Cst. En tant qu'il est tiré de l'art. 29 al. 2 Cst., le grief est irrecevable.