Citation: 7B_215/2022 E. 2.5.2

2.5.2. Contrairement au premier juge, l'autorité précédente a en substance retenu que les déclarations faites par la recourante à la police, enregistrées sous format vidéo, n'étaient pas probantes dès lors qu'elles avaient été recueillies 18 jours après les faits, que l'enfant avait été questionnée par différentes personnes dans l'intervalle et que, stéréotypée et émaillée de contradictions, sa déposition ne reproduisait pas un souvenir fiable raconté de mémoire d'un vécu. Les déclarations de la mère de la recourante ne constituaient en outre pas un moyen de preuve suffisant, mais tout au plus un indice, dans la mesure où les diverses questions que ce témoin avait pu poser à sa fille avaient manifestement influencé les réponses de cette dernière. Il en allait de même des déclarations du témoin F.________, qui était la maman de jour de la recourante et dont la démarche n'était naturellement pas exempte d'un risque de suggestion. Il n'était par ailleurs pas possible, sur la base des éléments au dossier, de déterminer si le comportement de la recourante après les faits était dû à une agression sexuelle ou s'il était lié au développement de l'enfant. Pour ces motifs, il devait être considéré, in dubio pro reo, que les faits tels que mis en accusation n'étaient pas avérés avec une vraisemblance confinant à la certitude, de sorte que l'intimé 2 devait être libéré du chef d'accusation d'actes d'ordre sexuel avec une enfant (cf. jugement attaqué, consid. 12.2 à 13 p. 13 à 19).