Citation: U 454/04 14.02.2006 E. 1

1.1 La contestation, dont l'objet est déterminé par la décision sur opposition du 20 avril 2004, concerne le droit de la recourante à des prestations de l'assurance-accidents pour le dommage dentaire survenu lors de l'événement du 16 juillet 2001. Le litige devant la Cour de céans porte sur le point de savoir si cet événement doit être qualifié d'accident, singulièrement si la condition de la cause extérieure extraordinaire est réalisée dans le cas particulier. 1.2 La recourante reproche aux premiers juges de n'avoir pas tenu compte du fait que, selon elle, le dommage dentaire se serait aggravé pendant la période qui s'est écoulée entre l'opposition du 11 novembre 2002 et la décision sur opposition du 20 avril 2004. Dans la mesure où ses conclusions tendent à la prise en charge par l'assureur intimé de la prétendue aggravation du dommage dentaire, ses conclusions sortent toutefois de l'objet de la contestation et sont dès lors irrecevables. 1.3 Selon l'art. 104 let. a OJ, le recours de droit administratif peut être formé pour violation du droit fédéral, y compris l'excès et l'abus du pouvoir d'appréciation. En vertu de l'art. 104 let. b en liaison avec l'art. 105 al. 2 OJ, le recourant peut aussi faire valoir que l'autorité cantonale de recours a constaté les faits pertinents de manière manifestement inexacte ou incomplète ou qu'elle les a établis au mépris de règles essentielles de procédure. Cependant, dans la procédure de recours portant sur l'octroi ou le refus de prestations d'assurance (y compris la restitution de celles-ci), le pouvoir d'examen du Tribunal fédéral des assurances est plus étendu. Le tribunal peut alors examiner l'opportunité de la décision attaquée; il n'est en outre pas lié par l'état de fait constaté par la juridiction inférieure. Par ailleurs, le tribunal peut s'écarter des conclusions des parties à l'avantage ou au détriment de celles-ci (art. 132 OJ; ATF 121 V 366 consid. 1c, 120 V 448 consid. 2a/aa et les références).