Citation: 9C_676/2007 09.10.2008 E. 5

En l'espèce, les activités de secrétaire et de sculptrice ont constitué chacune des activités professionnelles (et non de loisir ou ménagères), indépendamment du fait que la dernière a procuré tantôt des revenus tantôt des pertes à la recourante. Contrairement à ce que soutient la recourante, il n'était dès lors pas manifestement erroné d'appliquer la méthode de comparaison des activités à la première d'entre elles seulement, mais aussi à la seconde. Comme les décisions de rentes reposaient sur un choix manifestement erroné d'une méthode d'évaluation de l'invalidité, l'intimé n'a donc pas violé le droit fédéral en les révoquant en vertu de l'art. 53 al. 2 LPGA. Quant au degré d'invalidité actuel qui exclut le droit à la rente (13 %), il procède désormais d'une application de la méthode générale de comparaison des revenus, englobant les gains des activités de secrétaire et de sculptrice. En tant que tel, ce taux de 13 % n'est ni contesté ni sujet à discussion. Par surabondance, on relèvera que la présente affaire se rapproche du cas de figure où un assuré, qui s'était délibérément contenté d'un revenu nettement inférieur à celui qu'il aurait pu obtenir sur le marché du travail, ne saurait se prévaloir d'un tel revenu lorsqu'il s'agit d'évaluer son degré d'invalidité (ATF 134 V 322 consid. 4.1 p. 326, citant l'ATF 125 V 146 consid. 5c/bb p. 157).