Citation: 4D_49/2022 E. 3.2.2

3.2.2. La recourante invoque qu'on ne saurait considérer, sans verser dans l'arbitraire, qu'une mère allaitante serait privée de son droit à se dispenser de travailler au-delà de la seizième semaine suivant la naissance de l'enfant. Elle se fonde sur une interprétation tant littérale et historique, la loi et le Message du Conseil fédéral ne prévoyant selon elle aucune limite temporelle, que systématique, dans la mesure où l'art. 35a al. 1 LTr n'aurait aucune raison d'être si ce droit était limité à la seizième semaine car les mères allaitantes bénéficieraient automatiquement de la protection prévue pour les accouchées (art. 35a al. 3 LTr). La recourante considère également que l'art. 35a al. 1 LTr devrait être lu en lien avec l'art. 60 al. 2 de l'ordonnance 1 du 10 mai 2000 relative à la loi sur le travail (OLT 1; RS 822.111), qui prévoit dans quelle mesure le temps pris par les mères pour allaiter ou tirer leur lait est comptabilisé comme temps de travail rémunéré au cours de la première année de vie de l'enfant. S'il devait y avoir une limite temporelle au droit d'une mère allaitante de se dispenser d'aller travailler, il s'agirait donc, selon elle, d'une limite maximale d'une année.