Citation: 8C_309/2024 E. 5

La cour cantonale a rappelé que la question de l'exercice d'une activité soumise à cotisation entre le 20 juillet 2019 et le 31 décembre 2020, donnant droit à 260 indemnités journalières au maximum, avait déjà été tranchée dans son précédent arrêt du 11 juillet 2023. S'agissant de la période de janvier à juin 2021, elle a constaté, d'une part, l'absence d'extrait de compte bancaire ou postal attestant du versement effectif du salaire. D'autre part, les documents signés et établis manifestement par le recourant lui-même (attestation de l'employeur du 4 novembre 2021, attestation de versement des salaires du 27 octobre 2021, certificat de salaire du 31 juillet 2021) ou par la fiduciaire sur la base des déclarations du recourant (fiches et décomptes de salaire des mois de janvier à juin 2021, attestation de salaire annuelle AVS 2021, "récapitulation totale Journal cumulatif employés" du 13 septembre 2022) présentaient des divergences dans les montants des salaires versés. La juridiction cantonale a encore retenu que les déclarations du recourant (écrites ou lors de l'audience du 2 mai 2023 dans le cadre de la procédure précédente) apparaissaient en contradiction avec des documents de la caisse de compensation ainsi que de l'administration fiscale cantonale (ci-après: AFC). Aussi a-t-elle considéré que l'exercice d'une activité soumise à cotisation n'était pas établie, au degré de la vraisemblance prépondérante, pour la période de janvier à juin 2021, période qui ne pouvait être prise en compte dans le délai-cadre de cotisation.