Citation: 5A_820/2023 E. 3.5.1

3.5.1. Sur ce point, l'autorité cantonale a considéré que la réquisition d'audition des psychothérapeutes de D.________ et de E.________ devait être rejetée dès lors qu'elle ne permettrait pas de modifier le raisonnement tenu devant elle sur la base des preuves déjà recueillies. Elle a par ailleurs rappelé que la procédure sommaire applicable aux mesures provisionnelles devait rester circonscrite à une administration limitée des preuves directement disponibles et répondre à des exigences de célérité, s'agissant également de questions relatives aux enfants. Le magistrat cantonal a en outre relevé que l'identité des praticiens concernés n'avait pas été communiquée par la mère et a précisé que, dans le cadre de l'évaluation de l'UEMS, la précédente psychologue de E.________, le psychologue de D.________ et le pédopsychiatre des deux enfants avaient été contactés et que leurs appréciations, retranscrites dans le rapport du 7 février 2023 de l'UEMS, étaient suffisantes pour trancher le cas concerné, même dans l'hypothèse où d'autres praticiens devaient actuellement être en charge des enfants. Le juge cantonal a finalement retenu que la mère ne pouvait pas davantage reprocher à l'autorité de première instance d'avoir refusé d'interpeller les psychologues de E.________ et qu'une nouvelle interpellation devant l'autorité de deuxième instance paraissait superflue.