Citation: 7B_746/2023 E. 6.3.1

6.3.1. En l'espèce, c'est en vain que le recourant prétend, s'agissant des faits commis au préjudice de l'intimée 2, qu'ils ne constitueraient pas un acte grave, clairement connoté sexuellement, et que le caractère "volontaire et surtout insistant" ne serait pas établi. En effet, il ressort des faits retenus dans l'arrêt attaqué que le recourant a usé d'une contrainte physique sur sa victime en la serrant de force contre lui, lui faisant sentir son sexe en érection, afin de satisfaire son excitation sexuelle (cf. arrêt entrepris, p. 13). Même en admettant que le contact entre l'intimée 2 et le recourant ait pu être rapide, il n'en demeure pas moins que l'intéressée à dû user de force pour pouvoir se dégager, et ce à deux reprises. L'on ne se trouve ainsi clairement pas dans la configuration des "mains baladeuses". On relèvera également, avec l'autorité précédente, les circonstances dans lesquelles les faits se sont déroulés: l'intimée 2, qui était la stagiaire du recourant, venait de se réveiller avec les mains de ce dernier sur ses seins et se trouvait seule avec lui dans la salle de conférence de l'étude qui était sombre. Comme l'a retenu à juste titre la cour cantonale, l'intimée 2 se trouvait donc dans une situation où elle pouvait se sentir prise au piège, dans une position d'infériorité face au recourant.