Citation: 6B_1256/2022 E. 1.3

1.3. En se référant à la cause cantonale P2322/2015, dans laquelle la Cour de justice l'a libéré de la prévention de contrainte à l'égard d'un avocat, le recourant objecte qu'il ne réclamerait " que des sommes qu'il n'aurait pu encaisser à ce jour ". Le Tribunal fédéral lui aurait, par ailleurs, donné raison dans l'arrêt 4A_614/2015 du 25 avril 2016 quant à l'appropriation illicite du café et il ressortirait de cet arrêt qu'il avait également chiffré des conclusions à concurrence de 4'780'000 francs. L'intimé, ancien président d'un club de football et administrateur de sociétés serait rompu aux affaires, de sorte qu'il serait notoire qu'il n'est pas une personne de sensibilité moyenne qui pourrait être soumise à de fortes pressions psychologiques l'entravant dans sa liberté d'action. La poursuite litigieuse aurait été annulée par la Cour de justice le 19 décembre 2020, si bien que la tentative de contrainte n'aurait duré que 3 mois. La cour cantonale aurait, par ailleurs, omis d'examiner et d'expliquer pourquoi les autres causes d'obligations mentionnées (" le détournement des documents officiels et les fausses informations aux institutions ") n'auraient pu justifier l'envoi d'un commandement de payer. Le recourant relève à ce propos que, dans une décision du 19 novembre 2020, la Cour de justice avait mentionné une " procédure pénale P/6766/2014 " qui concernerait le préjudice subi par le recourant ensuite de l'appropriation du café par l'intimé. Selon le recourant, la cour cantonale devait rechercher si ces infractions entraient en ligne de compte dès lors qu'il soutenait " à juste titre ", que l'intimé avait instigué sa fiduciaire à falsifier le bilan et le montant du chiffre d'affaires du café pour l'exercice 2004, selon diverses pièces produites et les déclarations fournies de 2003 à 2009 par une fiduciaire.