Citation: 6B_264/2018 E. 1.2

1.2. La notion d'arbitraire a été rappelée dans l'arrêt publié aux ATF 142 II 369, auquel on peut se référer. En bref, une décision n'est pas arbitraire du seul fait qu'elle apparaît discutable ou même critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable, et cela non seulement dans sa motivation mais aussi dans son résultat (ATF 142 II 369 consid. 4.3 p. 380). En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, il n'y a arbitraire que lorsque l'autorité ne prend pas en compte, sans aucune raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa portée, ou encore lorsque, en se fondant sur les éléments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables (ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266 et les références citées). La cour cantonale a admis qu'après le choc le fourgon s'est retrouvé au bas du talus, le côté conducteur appuyé contre une clôture boisée de sorte qu'il était impossible de sortir par là. Cet élément ressort du rapport établi le 30 mai 2016 par l'adjudant D.________ et le gendarme E.________ et a été confirmé par l'adjudant D.________ lors de son audition par la cour cantonale, audition dont la validité n'est pas remise en question par le recourant. Au cours de cette même audition, l'adjudant D.________ a ajouté que les deux policiers avaient bien vu le visage des occupants du fourgon au moment où ceux-ci en sont sortis, les grands feux du véhicule de police braqués sur le fourgon assurant une bonne visibilité. Il a en outre précisé que si les deux occupants avaient échangé leurs places, les policiers l'auraient vu. Enfin, l'adjudant D.________ a formellement reconnu le recourant comme étant le conducteur. Ces éléments de preuve émanent d'un policier qui a été très clair, n'a jamais varié dans ses déclarations, n'avait aucun motif de faire de fausses déclarations et dont le recourant ne remet pas en cause l'impartialité; elles sont de surcroit confirmées par le rapport du 30 mai 2016 cosigné par un collègue. Il n'est en rien arbitraire de les préférer à la version des faits donnée par le recourant.