Citation: 2C_205/2024 E. 5.4

5.4. En l'occurrence, le recourant ne démontre pas en quoi l'instance précédente aurait versé dans l'arbitraire en retenant que son activité était soumise à la LProst/GE et on ne le discerne pas non plus. En effet, il ressort de l'arrêt attaqué, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF; cf. également supra consid. 2.2 et 4), que le recourant gérait simultanément la location à la semaine d'une dizaine de studios meublés, à tout le moins, à des travailleuses du sexe de passage pour qu'elles puissent y exercer leur activité, contre paiement d'un loyer conséquent (équivalent à un loyer mensuel de 2'800 fr. à 3'600 fr.). Au contraire de ce qu'il prétend, cette activité n'est pas comparable à celle consistant à louer des logements affectés exclusivement à l'habitation. En outre, compte tenu de la difficulté évidente pour des travailleuses du sexe étrangères de passage à Genève - de surcroît dépourvues d'autorisation de séjour pour certaines à tout le moins - de trouver par leurs propres moyens des locaux pour exercer leur activité durant de brèves périodes, on ne voit pas en quoi il pourrait être reproché à l'instance précédente d'avoir versé dans l'arbitraire en considérant que la location à la semaine de onze locaux à des travailleuses du sexe constituait une aide à l'exercice de la prostitution. Dans ce contexte, c'est sans arbitraire que la Cour de justice a retenu que l'activité déployée par le recourant était soumise à la LProst/GE. Le grief du recourant doit donc être rejeté.