Citation: H 104/01 25.05.2001 E. 3

3.- a) Selon l'art. 16 § 1 de la convention, la pension d'invalidité est transformée, le cas échéant, en pension de vieillesse dès que se trouvent remplies les conditions notamment d'âge, requises par la législation du pays en vertu de laquelle elle a été attribuée. En l'occurrence, il est constant que le recourant a droit à une rente de vieillesse de l'AVS suisse à partir du 1er octobre 2000 (cf. art. 21 al. 1 let. a LAVS), en remplacement de la rente d'invalidité qui était jusqu'alors en cours (art. 30 LAI). b) Lorsque, dans le cas d'un ressortissant français, le droit à la pension de vieillesse est ouvert selon la législation suisse (c'est-à-dire lorsqu'il est possible de porter en compte au moins une année entière de revenus, de bonifications pour tâches éducatives ou pour tâches d'assistance; cf. art. 29 al. 1 LAVS), la rente doit être calculée selon les règles de cette même législation, sans égard aux périodes d'assurance accomplies en France. En d'autres termes, la rente est calculée au prorata des années d'assurances accomplies en Suisse et du revenu déterminant qui s'y rapporte (voir à ce sujet l'exposé de l'OFAS intitulé "Principales règles concernant les rentes AVS et AI dans les conventions internationales conclues par la Suisse", RCC 1982 p. 337 sv.). Dès lors, contrairement à ce que voudrait le recourant, il n'est pas tenu compte des périodes durant lesquelles il a perçu une rente de l'assurance-invalidité suisse, alors qu'il était domicilié à l'étranger et qu'il n'était plus affilié à l'AVS/AI. Pour le suplus, comme l'a démontré le premier juge, le calcul de l'administration (opéré en vertu de la législation suisse) n'apparaît d'aucune manière critiquable. En particulier, la caisse a procédé, à juste titre, au calcul comparatif prévu par l'art. 33bis al. 1 LAVS, pour retenir la solution la plus favorable à l'assuré. On ne peut donc que renvoyer aux motifs du jugement attaqué et constater que la rente de vieillesse à laquelle peut prétendre le recourant, ainsi que la rente complémentaire pour son épouse, s'élèvent bien, respectivement, à 376 fr. et à 113 fr. par mois (valeur au 1er octobre 2000).