Citation: 2C_204/2021 E. 4

Selon la jurisprudence, la seule qualité de plaignant ou de dénonciateur ne donne pas le droit de recourir contre une décision disciplinaire. En effet, la qualité pour recourir du plaignant dans le cadre d'une procédure disciplinaire dirigée contre un avocat a été niée, au motif que le dénonciateur n'a pas un intérêt propre et digne de protection à demander une sanction disciplinaire à l'encontre de l'avocat pour une éventuelle violation de ses obligations professionnelles. La procédure de surveillance disciplinaire des avocats a pour but d'assurer l'exercice correct de la profession par les avocats et de préserver la confiance du public à leur égard, et non de défendre les intérêts privés des particuliers (ATF 135 II 145 consid. 6.1 p. 150 ss; 132 II 250 consid. 4.4 p. 255; 108 Ia 230 consid. 2b p. 232). La question de savoir si, par analogie, dans une procédure disciplinaire fondée sur la loi sur les produits thérapeutiques, la recourante, en sa qualité de dénonciatrice, doit se voir dénier le droit de recourir contre l'arrêt rendu le 2 février 2021 par la Cour de justice du canton de Genève peut rester ouverte en l'espèce, le recours devant de toute manière être déclaré irrecevable pour le motif suivant.