Citation: 1C_198/2015 E. 4.3

4.3. Face à ce raisonnement, le recourant fait d'abord valoir que la demande de permis de construire a pour conséquence d'augmenter la surface et les volumes du bâtiment et donc les surfaces habitables: il affirme que comme il a cédé une partie de ses droits à bâtir à la parcelle n° 12593 et qu'à la suite de l'entrée en vigueur du plan général d'affectation 2007 - actuellement en révision - les indices constructibles de la zone en question seront augmentés, il pourra récupérer une partie de ses droits à bâtir. Il semble déduire sa qualité pour recourir de l'intérêt dont il dispose à ce que la commune ne lui oppose pas des surfaces bâties supplémentaires non autorisées pour lui refuser le dégrèvement partiel de la mention. Ce grief est irrecevable puisqu'il ne ressort pas des faits retenus par l'arrêt attaqué - auxquels le Tribunal fédéral est lié (supra consid. 2) - qu'une restriction des droits à bâtir grève la parcelle n° 12'593. Fût-il recevable, ce grief devrait de toute façon être rejeté. En effet, la potentielle perte ultérieure des droits à bâtir résultant d'une éventuelle entrée en vigueur prochaine du règlement du plan général d'affectation de 2007, pure supposition, ne représente pas une atteinte à un intérêt digne de protection actuel. Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale de s'être fondée sur les plans soumis à enquête et non sur les travaux effectivement réalisés. La situation est particulière dans la mesure où la demande de permis de construire a été déposée alors que la construction a déjà été réalisée de façon non conforme aux plans mis à l'enquête. C'est pourquoi le Tribunal cantonal a mené une inspection locale et s'est fondé sur les constatations de fait opérées sur place. Quoi qu'en dise le recourant, il a tenu compte des travaux effectivement réalisés pour examiner la qualité pour recourir de l'intéressé (cf. supra consid. 4.2). Pour le reste, la cour cantonale a expressément mis en évidence que les plans mis à l'enquête publique ne correspondaient pas à la situation existante et a précisé qu'il appartenait à la Municipalité de se prononcer sur les éventuelles mesures à prendre en vue de s'assurer que les travaux réalisés demeurent conformes au permis de construire délivré (cf. arrêt attaqué consid. 3h). Le recourant fait encore valoir que les travaux réalisés sont contraires au règlement communal. Contrairement à la cour cantonale, il qualifie d'habitables les volumes complémentaires réalisés devant les locaux techniques - le mur de façade ouest ayant environ 2 m de plus que sur les plans -. Il en déduit que, compte tenu de leur caractère habitable et non enterré, ces volumes complémentaires devraient être pris en considération dans les calculs de la distance entre les bâtiments, du nombre d'étages, de la surface bâtie et de la hauteur à la corniche: les dispositions du règlement communal y relatives ne seraient alors plus respectées. Le recourant affirme ainsi être touché par la décision du 26 mars 2013. Cette argumentation ne suffit cependant pas à démontrer le caractère manifestement insoutenable de celle du Tribunal cantonal. En effet, le recourant se borne à substituer sa propre appréciation des faits à celle du Tribunal cantonal, qui s'est rendu sur place et a retenu que ces volumes complémentaires n'étaient pas habitables car ils étaient inaccessibles et inutilisables (cf. supra consid. 4.2). De plus, le recourant se fonde sur des éléments de fait non retenus par l'arrêt attaqué (cf. supra consid. 2). Enfin, l'intéressé ne conteste pas que les locaux techniques litigieux sont invisibles depuis sa parcelle et n'affectent en rien l'usage de son terrain. Dans sa réplique, le recourant soutient, sans le démontrer, que la construction litigieuse conduit à une moins-value des terrains voisins. Fût-il recevable, ce grief n'est toutefois pas de nature à remettre en cause le raisonnement de l'instance précédente. Dans ces circonstances, le Tribunal cantonal n'a pas appliqué arbitrairement l'art. 75 al. 1 LPA/VD en déniant la qualité pour recourir au recourant.