Citation: 1C_363/2017 E. 1.4

1.4. Une objection tirée du droit d'être entendu dans la procédure d'entraide ne suffit en principe pas pour admettre l'existence d'un cas particulièrement important. En effet, ni une motivation prétendument insuffisante de l'arrêt attaqué, ni une irrégularité formelle de la demande d'entraide ne constituent en soi des vices graves au sens de l'art. 84 LTF (arrêt 1C_77/2017 du 8 février 2017), à moins d'apparaître évidentes ou systématiques (arrêt 1C_518/2008 du 22 décembre 2008 consid. 2). Tel n'est pas le cas en l'occurrence. Le recourant ne prétend d'ailleurs pas que les arguments auxquels la Cour des plaintes n'aurait selon lui pas suffisamment répondu poseraient des questions de principe. Au demeurant, l'arrêt attaqué répond, de façon certes succincte mais suffisante, au grief du recourant; l'activité sur les deux comptes bancaires visés par l'entraide ne ressortait pas de l'activité typique d'un avocat-conseil, s'agissant du passage de sommes d'argent importantes immédiatement transférées vers des comptes nominatifs des clients dudit avocat, lequel a déclaré déployer à leur égard une activité plutôt de nature commerciale, activité non couverte par le secret de l'avocat; le recourant avait certes établi une liste des pièces qui paraissaient pouvoir entrer dans le cadre de la demande d'entraide; il n'expliquait cependant pas, pièce par pièce, les arguments à l'encontre de la transmission, alors que cette tâche lui incombait (ATF 126 II 258 consid. 9c. p. 264); quant aux pièces relatives à Me D.________, E.________ SA, F.________ SA, G.________ et H.________, elles ne semblaient pas non plus relever de l'activité typique de l'avocat, s'agissant de montants élevés et ronds que ni les motifs du versement, ni le recourant n'expliquent en quoi ces opérations témoigneraient d'une activité typique de l'avocat. Du point de vue formel, ces considérations satisfont à l'obligation de motiver découlant du droit d'être entendu.