Citation: 9C_258/2009 26.11.2009 E. B

P.________ a recouru contre cette décision le 25 octobre 2006. Elle a conclu au renvoi de la cause à l'office AI pour violation de son droit d'être entendue, au motif qu'elle n'avait pas eu connaissance des rapports de la doctoresse L.________ et du SMR avant que la décision sur opposition n'eût été rendue. Dans sa réponse du 6 décembre 2006, l'office AI a indiqué que l'assurée avait été informée, par courrier du 26 juillet 2006, du fait qu'il avait chargé la doctoresse L.________ d'établir un rapport médical. En dépit de cette indication, l'assurée n'avait pas demandé à l'office AI qu'il lui communiquât les nouvelles pièces versées au dossier. Cela étant, l'assurée avait pu prendre connaissance des pièces versées postérieurement à son opposition du 7 février 2006 et pouvait faire valoir ses arguments devant la juridiction cantonale dans le cadre d'un second échange d'écritures. P.________ a contesté ce point de vue par courrier du 14 mars 2007. Selon elle, la violation du droit d'être entendu était particulièrement grave et irréparable dès lors qu'elle n'avait pas eu la possibilité de participer à l'administration des preuves et de requérir les éclaircissements et les compléments nécessaires. Le 10 décembre 2007, elle a demandé la mise en oeuvre d'une expertise médicale auprès du centre Y.________, seul institut procédant à des imageries à résonance magnétique (IRM) fonctionnelles susceptibles de révéler des lésions du rachis restées jusque-là impossibles à objectiver. L'office AI a requis l'avis de son SMR sur l'utilité de procéder à ce nouvel examen. Dans son rapport du 4 janvier 2008, le docteur V.________ a expliqué que l'IRM fonctionnelle était réservée à la mise en évidence de compressions dynamiques des structures nerveuses du rachis, ce que la myélographie était déjà en mesure de faire. Or, les différents médecins qui avaient examiné l'assurée n'avaient pas jugé utile de réaliser cet examen dès lors qu'ils n'avaient pas décelé de signes ou de symptômes évoquant une compression dynamique des structures nerveuses. Par courrier du 9 mars 2008, la recourante a déposé les résultats de l'IRM fonctionnelle réalisée le 25 février 2008 au Centre Y.________. Cet examen avait mis en évidence une dégénérescence multiple des disques entre L2 et S1, une antérolisthésis dégénérative de Grade I de L3 à L4 avec un resserrement modéré du canal rachidien et des canaux de sortie des nerfs, augmentant clairement en extension dans le dernier segment, une spondylarthrose prononcée en L3-L4 et un peu plus faible en L4-L5 et une sténose dépendante du neuroforamens droit L4-L5 en extension. Dans son rapport du 29 février 2008, le docteur C.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique, est arrivé à la conclusion qu'en l'état actuel, une reprise du travail était impossible. Par jugement du 17 février 2009, le Tribunal cantonal du Valais, Cour des assurances sociales, a rejeté le recours.