Citation: 8C_32/2014 E. 3.3

3.3. En l'occurrence, si l'on se réfère aux explications fournies par l'assurée à l'inspecteur des sinistres de la Zurich durant l'entretien du 3 juin 2010, c'est la pression très forte engendrée par la combinaison - trop petite - sur sa tête qui a été à l'origine de ses douleurs; elle n'a pas fait mention d'une chute. Selon la version qu'elle a donnée aux experts du CEMed, une des personnes qui l'aidaient à enfiler la combinaison avait poussé sa tête dans la collerette et c'était à ce moment là qu'elle avait ressenti un craquement cervical et des douleurs immédiates avec une chute en avant. Dans son recours fédéral, la recourante s'appuie sur l'attestation écrite de J.________ à teneur de laquelle "[ils] ét[aient] 4 personnes à pousser ou surélever Mademoiselle A.________ et aussi écarter la collerette pour qu'elle passe sa tête. Mademoiselle A.________ a chuté en avant en essayant de mettre la collerette qui était écartée [par leurs soins] et un "grand crac" s'est fait sentir au niveau de sa nuque. Elle a dû pour finir se départir de cette combinaison puis elle [...] a demandé des médicaments. Elle s'est ensuite allongée sur le banc en dehors de la cabine d'essayage." Au vu de ces différentes descriptions des faits, il paraît bien difficile de se faire une idée claire sur ce qui s'est effectivement passé le 29 mars 2010. Il n'est toutefois pas nécessaire de compléter l'instruction sur ce point. La question de savoir si le mouvement ou l'action déclenchant les douleurs était suffisamment intense pour représenter un facteur extérieur extraordinaire peut en effet rester ouverte pour les raisons qui vont suivre.