Citation: B 50/00 02.11.2000 E. 1

1.- Invoquant l'art. 104 OJ, la caisse intimée met en doute la recevabilité du recours dont la motivation serait, à l'en croire, insuffisante. L'exigence selon laquelle un recours de droit administratif doit, notamment, indiquer les motifs et les conclusions du recourant, ne découle pas de l'art. 104 OJ, mais de l'art. 108 al. 2 en liaison avec l'art. 132 OJ. La jurisprudence admet que cette exigence, qui a pour but de fixer le juge sur la nature et l'objet du litige, est déjà remplie lorsque les conclusions et les motifs résultent implicitement du mémoire de recours, pour autant qu'on puisse déduire de ce dernier, considéré dans son ensemble, à tout le moins ce que le recourant demande d'une part, et quels sont les faits sur lesquels il se fonde d'autre part. Il n'est en revanche pas nécessaire que la motivation soit pertinente, du moment qu'elle se rapporte bien au litige en question (ATF 123 V 336 consid. 1a et les références). En l'espèce, le recourant conclut clairement à l'octroi de prestations d'invalidité à charge de la caisse intimée, en faisant pour l'essentiel valoir que, contrairement à ce qu'on retenu les premiers juges, son invalidité remonte à 1990 et non à 1996. Etayée par des faits précis, cette argumentation satisfait en tous points aux exigences de motivation déduites de l'art. 108 al. 2 OJ.