Citation: I 705/04 02.12.2005 E. 1

A.b Par lettre du 2 avril 2000, M.________ a présenté une demande de révision tendant à l'octroi d'une rente entière. Elle faisait état d'une aggravation de son état de santé. Dans un rapport intermédiaire du 15 juillet 2000, le docteur G.________ a posé le diagnostic de séquestre pulmonaire de la base gauche et de bronchiectasies. Il indiquait que l'état de santé était stationnaire et que la patiente présentait une surinfection environ trois fois par année. Son incapacité de travail avait été totale entre le 14 janvier et le 1er mai 2000. Dès le 2 mai 2000, elle avait présenté une incapacité de travail de 50 %. Dans un projet de décision du 4 août 2000, l'Office cantonal de l'assurance-invalidité de Genève a avisé M.________ que son état de santé ne s'était pas modifié de manière à influencer son droit à la rente, étant donné que sa capacité de travail de 50 % était conservée, de sorte que sa demande de révision devait être rejetée. Depuis le 25 août 2000, l'assurée est en traitement auprès du docteur K.________, médecin de la Permanence médico-chirurgicale SA de X.________. Dans un rapport médical du 11 décembre 2000, ce praticien a diagnostiqué une séquelle pulmonaire de la base gauche et une bronchopneumopathie chronique obstructive menant à l'insuffisance respiratoire chronique. Il indiquait que la patiente avait présenté une incapacité totale de travail à partir du 25 août 2000. Le docteur C.________, spécialiste FMH en médecine générale et médecin de l'office AI, a demandé au docteur K.________ des renseignements complémentaires. Dans sa réponse du 8 juin 2001, le docteur H.________, médecin répondant de la Permanence médico-chirurgicale, a déclaré qu'il existait une contre-indication à la reprise d'une activité lucrative dans toutes les professions dont l'exercice se faisait en contact avec des parfums et poussières déclenchant une allergie respiratoire (asthme). Une expertise médicale a été confiée aux médecins de l'Unité d'allergologie de l'Hôpital Y.________. Par lettre du 23 août 2001, le professeur A.________, chef de l'Unité d'allergologie, et le docteur K.________, médecin-assistant, ont avisé l'office AI qu'ils n'avaient pu remplir leur mandat, vu l'impossibilité de tirer des conclusions en l'absence de la collaboration de la patiente. L'office AI a confié une expertise psychiatrique au professeur R.________, spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie. Dans un rapport du 30 octobre 2001, l'expert a indiqué que M.________ présentait des traits de caractère de nature paranoïaque, mais pas d'affection mentale clairement définie. En ce qui concerne la capacité de travail de l'assurée du point de vue psychique et la reprise d'une activité professionnelle, il a complété l'expertise dans un rapport du 15 janvier 2002. Dans un rapport d'examen SMR du 23 janvier 2002, les docteurs V.________ et E.________ ont considéré qu'en dehors de deux épisodes de surinfection grave de la base gauche pulmonaire, il n'y avait pas d'aggravation de la pathologie somatique et qu'une augmentation du degré de l'incapacité de travail n'entrait donc pas en ligne de compte. Par décision du 15 février 2002, l'office AI a rejeté la demande de révision, au motif que l'assurée ne souffrait d'aucune atteinte psychique entraînant une augmentation du degré de son invalidité et que sur le plan physique, en dehors des deux épisodes de surinfection, il n'y avait pas d'aggravation de la pathologie somatique.