Citation: 2C_566/2021 E. 5.3

5.3. En l'occurrence, les faits retenus sans arbitraire par l'arrêt attaqué, qui lient le Tribunal fédéral (cf. consid. 4.1), ne permettent pas de retenir l'existence de raisons personnelles majeures. En particulier, concernant la réintégration dans le pays d'origine, il convient de se rallier à la Cour de justice qui a considéré à juste titre qu'il était possible pour l'intéressé, qui est encore jeune, sans enfants et en bonne santé, de retourner au Maroc et de se réintégrer dans ce pays dans lequel il a passé la quasi totalité de son existence, avec lequel il a conservé des liens et où résident des membres de sa famille proche. Sur le plan de la réintégration professionnelle, il ne ressort pas non plus de l'arrêt attaqué que l'intéressé, qui a travaillé en dernier lieu comme réceptionniste dans un hôtel, n'aurait pas les ressources suffisantes pour retrouver du travail au Maroc, y compris dans un autre domaine que dans celui de l'hôtellerie. Il n'apparaît pas non plus qu'il aurait acquis une formation ou une expérience professionnelle en Suisse qu'il ne pourrait faire valoir dans son pays. L'autorité précédente relève en outre à raison que le fait de trouver des conditions de vie moins avantageuses qu'en Suisse ne saurait être décisif (cf. arrêt 2C_737/2020 du 23 novembre 2020 consid. 4.2). Enfin, la cour de justice ne prête pas le flanc à la critique lorsqu'elle relativise la durée du séjour en Suisse du recourant (huit ans, dont cinq au bénéfice d'une simple tolérance; cf. ATF 137 II 1 consid. 4.3). Par ailleurs, le recourant ne fait pas valoir d'obstacles à l'exécution du renvoi (lesquels peuvent, dans certaines circonstances, non remplies en l'espèce, également fonder une raison personnelle majeure au sens de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEtr; arrêt 2C_737/2020 du 23 novembre 2020 consid. 4.2 et références). Il peut pour le surplus être renvoyé aux considérants convaincants de l'autorité précédente (art. 109 al. 3 LTF).