Citation: 6B_1501/2022 E. 3.5

3.5. La cour cantonale n'a pas ignoré que le recourant était en dépression, qu'il souffrait d'un profond sentiment d'abandon et de perte, puisqu'il s'était comporté après les faits comme un homme décontenancé et égaré, dépassé par la réalisation de la portée de son geste irréversible et de ses conséquences. Elle en a conclu que son acte ne présentait pas les caractéristiques de l'infraction aggravée d'assassinat (arrêt entrepris consid. 2.6.3.2 p. 27). On peut dès lors rappeler qu'en procédant à la fixation de la peine, le juge doit s'abstenir de prendre en considération une seconde fois les circonstances qui conduisent à élever ou à diminuer le cadre de la peine comme éléments aggravants ou atténuants dans le cadre modifié de la peine, sans quoi l'auteur pâtirait ou bénéficierait deux fois de la même circonstance (ATF 142 IV 14 consid. 5.4 et les références citées; Doppelverwertungsverbot). On peut ainsi tout au plus se demander si la cour cantonale aurait violé le droit fédéral en omettant d'apprécier l'importance particulière que ces circonstances revêtiraient dans le cas particulier dans le cadre de l'art. 47 al. 2 CP (ATF 141 IV 61 consid. 6.1.3; 120 IV 67 consid. 2b; 118 IV 342 consid. 2b).