Citation: 5A_927/2016 E. 1

Par arrêt du 3 novembre 2016, la Cour civile du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a rejeté le recours formé le 22 août 2016 par A._______ contre l'ordonnance du 19 août 2016 du Tribunal civil des Montagnes et du Val-de-Ruz (ci-après: Tribunal civil) rejetant la requête de Me B.________ tendant à être relevé de son mandat d'office en sa faveur. Dans sa motivation, la cour cantonale a considéré que le fait que l'avocat et son client soient tous deux d'accord pour qu'un nouvel avocat d'office soit nommé à ce dernier n'était pas déterminant. Elle a estimé que les griefs de A.________ envers Me B.________ étaient infondés et que rien au dossier ne permettait d'attester de ses allégations. Le fait que Me B.________ ait demandé à être délié de son mandat d'office ne suffisait pas pour retenir l'existence de motifs sérieux et objectifs laissant apparaître qu'une défense appropriée des intérêts du justiciable n'était pas assurée ni pour conclure à une relation si gravement perturbée qu'elle devrait entraîner le remplacement de l'avocat d'office. Dans la mesure où A.________ s'en prenait autant au mandataire de la partie adverse, qu'à son propre mandataire et au juge et manifestait également des désaccords avec son épouse, des curateurs et des assistants sociaux, il apparaissait que la nomination d'un nouveau mandataire ne permettrait sans doute pas d'apaiser la situation, ni de garantir une meilleure défense à A.________. Le changement d'avocat d'office paraissait d'autant plus inapproprié que la clôture des débats de la procédure de divorce était proche puisqu'une audience de débats principaux avait déjà été fixée mais avait dû être suspendue en raison de la présente procédure. La nomination d'un nouveau mandataire à ce stade ne pourrait que retarder la procédure et entraîner des frais supplémentaires relativement importants. Dans ces conditions, il fallait considérer que, même si la relation de confiance entre A.________ et Me B.________ avait pu être atteinte, les circonstances ne commandaient pas un remplacement de l'avocat d'office. La cour cantonale a également constaté que la procédure n'était pas gratuite et mis des frais judiciaires de 500 fr. à la charge de A.________.