Citation: 2C_592/2009 17.02.2010 E. 1

Le 9 avril 2009, X.________ a recouru contre cette décision auprès du Tribunal cantonal du canton de Vaud (Cour de droit administratif et public), qui a renoncé à mettre en oeuvre une expertise sur le risque de récidive, mais a procédé, le 1er juillet 2009, à l'interrogatoire de l'intéressé et à l'audition d'un témoin. Par arrêt du 7 août 2009, le Tribunal cantonal a rejeté le recours. Il a notamment retenu qu'une expertise n'était pas nécessaire au vu des éléments figurant déjà au dossier. Sur le fond, il a jugé que le recourant avait été condamné à une peine de longue durée de quatre ans et avait dû encore exécuter deux peines complémentaires de six mois en tout pour lesquelles le sursis avait été révoqué, ce qui constituait manifestement une peine de longue durée au sens de la loi. Convaincue de l'évolution positive du recourant durant son incarcération et de la faiblesse du risque de récidive, la juridiction cantonale a toutefois pris en compte l'absence de liens familiaux de l'intéressé en Suisse, son avenir professionnel incertain et le fait qu'un retour au Maroc n'apparaissait pas comme une solution insatisfaisante par rapport à son avenir qu'il devait entièrement reconstruire, pour en déduire que l'intérêt privé du recourant n'était pas prépondérant par rapport à l'intérêt public en jeu.