Citation: 6B_154/2017 E. 2.4.5

2.4.5. En mai 2011, le recourant a sollicité la levée de la mesure thérapeutique institutionnelle en milieu fermé dont il était l'objet. Quelques mois plus tard, le ministère public a quant à lui réclamé la réintégration de l'intéressé dans la mesure d'internement. Dans le cadre de ces procédures, l'Unité de psychiatrie pénitentiaire de C.________ a délivré un certificat médical, indiquant que le recourant refusait toujours toute prise en charge psychiatrique. Celui-ci refusait également un traitement par neuroleptiques, qui ne pouvait par ailleurs lui être administré sous la contrainte. Les médecins ont ainsi conclu en indiquant qu'ils pensaient "qu'un changement d'institution pourrait permettre de sortir de cette impasse thérapeutique en favorisant la reprise de contact entre [le recourant] et le corps médical et ainsi permettre un suivi médical approprié chez ce patient" (art. 105 al. 2 LTF; certificat médical du 1er novembre 2011). Ils n'ont aucunement précisé dans quelle mesure la détention du recourant à C.________ aurait été inappropriée, ni quel type de traitement ou de prise en charge auraient pu lui être offerts dans un autre établissement. Auditionné par le TAPEM le 10 janvier 2012, le Dr G.________ a confirmé que des motifs éthiques interdisaient d'administrer des neuroleptiques au recourant contre sa volonté, sauf dans les situations de danger imminent. En outre, un tel traitement pouvait s'avérer dangereux pour le patient. Le Dr G.________ a ajouté que l'attitude du recourant face au traitement psychiatrique ne variait pas lorsqu'il se trouvait au quartier carcéral psychiatrique ou à l'UCP, et que le traitement à base de neuroleptiques semblait avoir perdu en efficacité depuis décembre 2011 (art. 105 al. 2 LTF; PV d'auditions du 10 janvier 2012, p. 2 s.). S'agissant de l'établissement lui-même, le prénommé n'a pas estimé que la prison de C.________ avait été inadaptée à la prise en charge du recourant lors de son internement en 2007, mais qu'elle avait atteint ses "limites" (Idem., p. 4), si bien qu'un changement d'établissement, "même à l'intérieur du système pénitentiaire", pouvait avoir un effet "bénéfique". Cependant, contrairement à l'avis exprimé par la Dresse D.________ en 2009, le Dr G.________ a déclaré qu'un établissement tel que E.________ n'offrirait pas, s'il devait voir le jour, les "garanties médicales nécessaires" (Idem, p. 2). Il a indiqué, ainsi que son collègue le Dr H.________, que la clinique d'I.________ pourrait être appropriée pour le recourant. Les deux médecins n'ont cependant pu se prononcer quant à l'adéquation à long terme de cet établissement avec la dangerosité de leur patient. Ils n'ont pas davantage précisé quel traitement ou prise en charge aurait pu y être proposé à l'intéressé. Il découle de ce qui précède que, lorsque le TAPEM a rendu son jugement du 10 janvier 2012, aucun élément ne lui permettait de considérer que la prison de C.________ était inappropriée à la détention et à la prise en charge psychiatrique du recourant. Les médecins consultés ne pointaient alors pas une carence ni un défaut dans cet établissement, mais évoquaient un espoir diffus de voir le recourant accepter de reprendre confiance dans le corps médical en intégrant un nouvel environnement, quel qu'il soit. En outre, aucun traitement particulier n'était proposé, les injections de neuroleptiques étant désormais décrites comme moins prometteuses qu'avait pu les présenter la Dresse D.________.