Citation: 8C_59/2022 E. 4.2.2

4.2.2. Le recourant conteste ensuite l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle il n'a pas apporté la preuve qu'un salaire aurait effectivement été versé (cf. consid. 3.3.3 supra). Il invoque à cet égard d'abord le fait que les époux B.________ et C.________ avaient l'habitude de verser les salaires en espèces, ainsi que les témoignages de D.________ et de F.________ selon lesquelles la fiduciaire enregistrait les salaires tels qu'indiqués sur les fiches de salaire, sans vérifier s'ils avaient été versés. Toutefois, si ces témoignages ne permettent pas d'exclure qu'un salaire ait été versé en espèces, ils ne permettent pas davantage d'établir que tel aurait été le cas. Le recourant soutient également que son salaire n'était supérieur que de 8 à 15 % à ceux des autres employés de l'exploitation (compris entre 3100 fr. et 3300 fr. selon la témoin D.________) et conteste que ses déclarations sur le versement du salaire aient été incohérentes. Force est toutefois de constater que le recourant a déclaré que son salaire lui était versé chaque mois dans une enveloppe, qu'il était d'environ 3500 fr. et comprenait une réduction de loyer, ce dont il faut déduire que son salaire effectif, compte tenu de la réduction de loyer de 1200 fr., aurait bel et bien été beaucoup plus élevé que celui des autres employés. Par ailleurs, les déclarations du recourant sur le montant et le versement de son salaire sont tout sauf "claires et constantes" comme il le prétend: il suffit de renvoyer sur ce point aux constatations de la cour cantonale (cf. consid. 3.3.3 in fine supra).