Citation: 9C_182/2022 E. 6.2

6.2. C'est ensuite sans arbitraire que la cour cantonale a retenu que la problématique psychique du recourant n'avait plus eu d'influence particulière sur sa capacité de travail dès mars 2015, qui était entière dans une activité adaptée. En effet, le docteur G.________ avait indiqué que le recourant était calme, coopératif, "sans problème psychiatrique évident" et qu'il arrivait "mieux à maîtriser son état anxio-dépressif" (rapport du 15 juin 2017). Quoi qu'en dise le recourant en affirmant qu'"il n'avait plus eu la force de retrouver un nouveau thérapeute à la suite de la soudaine cessation de pratique de la doctoresse F.________, finalement décédée en 2019", la cour cantonale n'a pas "supposé" sans appui dans le dossier médical que son état s'était stabilisé en raison de la cessation des consultations auprès de la psychiatre. Il ressort en effet des pièces recueillies par l'administration qu'il a arrêté les suivis auprès de cette dernière à tout le moins depuis juillet 2017 (certificat du 10 juillet 2017) et qu'il "n'était pas intéressé d'avoir un [tel] suivi" avant celui d'avril 2019 (rapport du docteur G.________ du 6 mars 2020). Dans ces circonstances et en l'absence de toute pièce médicale étayant l'affirmation du recourant quant à son incapacité à suivre à nouveau une thérapie, il n'apparaît pas arbitraire de retenir que l'absence de demande de soins constituait un indice de la stabilisation de son état. Dans le cadre du suivi psychiatrique subséquent, le docteur I.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, a également rapporté un état stabilisé de l'assuré, soit une symptomatologie anxieuse et dépressive légère à modérée "qui s'est maintenue constante", pour la période courant d'avril 2019 à février 2020 (rapport du 12 mars 2020), ainsi que l'a dûment constaté la cour cantonale. Par ailleurs, le recourant se prévaut en vain d'une capacité de travail de 50 % dès mars 2015. Il ne remet pas en cause les constatations de la juridiction cantonale quant à une capacité de travail entière du point de vue psychique dès cette date, lorsqu'il se réfère aux différents rapports de ses médecins traitants. A cet égard, on constate que le docteur G.________ a retenu des diagnostics psychiatriques différents de ceux du docteur D.________ sans aucune explication. Ses constats selon lesquels l'assuré disposait d'une capacité résiduelle de travail de 50 % dans l'activité d'imprimeur, ce qui correspondait à l'activité alors exercée par le recourant, ne sont pas motivés (rapport du 9 décembre 2015). En juin 2017, le médecin traitant atteste d'un état "tout à fait calme et coopératif sans problème psychiatrique évident" et préconise une réinsertion professionnelle dans le métier d'origine ou équivalent (rapport du 15 juin 2017). Plus de deux ans plus tard, il a certes indiqué que le patient était inapte pour toute sorte de travail à la suite d'une aggravation des symptômes psychiques (rapport du 6 mars 2020). Comme le relève à juste titre la juridiction cantonale, le médecin n'a cependant pas motivé une telle aggravation (supra consid. 6.1), de sorte que l'incapacité totale de travail ne saurait être suivie. Pour sa part, le nouveau psychiatre traitant du recourant a, le 12 mars 2020, conclu à une incapacité de travail de 30 %, tout en n'indiquant ne pas pouvoir attester d'une aggravation de l'état de santé de son patient d'un point de vue anamnestique depuis l'expertise de la CRR. Toutefois, vu la stabilisation de l'atteinte psychique du recourant, la juridiction cantonale pouvait retenir sans arbitraire que l'attestation du docteur I.________ quant à la capacité de travail de 70 %, insuffisamment motivée, ne permettait pas de s'écarter des conclusions du docteur D.________. Pour le surplus, le recourant ne conteste pas que l'incapacité de travail consécutive à son accident de juillet 2016 a été d'une durée inférieure à une année (art. 28 al. 1 LAI). Dès lors, le nouveau calcul du taux d'invalidité qu'il préconise n'a pas lieu d'être effectué.