Citation: 9C_718/2015 E. 5.3

5.3. Compte tenu de son pouvoir d'examen restreint en la matière (supra consid. 1), il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder une nouvelle fois à l'appréciation des preuves administrées, mais à la partie recourante d'établir en quoi celle opérée par l'autorité précédente serait manifestement inexacte ou incomplète, ou en quoi les faits constatés auraient été établis au mépris de règles essentielles de procédure. Quoi qu'en dise le recourant, les premiers juges ont procédé à une appréciation complète des avis médicaux à leur disposition et expliqué de manière circonstanciée les raisons pour lesquelles le rapport du docteur E.________, qui remplissait les exigences posées par la jurisprudence en matière de force probante (jugement du 14 avril 2014 consid. 3), et son complément suffisaient à trancher le litige. Le médecin avait en particulier donné son avis en toute connaissance du contexte médical et expliqué de manière motivée et convaincante pourquoi il ne retenait pas une incapacité de travail - même partielle - dans la profession habituelle de mécanicien-tourneur avant le mois de mai 2008. Les juges cantonaux ont également exposé les raisons pour lesquelles ils ne pouvaient suivre les avis du docteur B.________ quant à une incapacité de travail déterminante avant la date arrêtée par le docteur E.________. En se contentant d'affirmer que les actes médicaux devaient être complétés en raison de l'inactivité de l'office intimé durant les années 2004 à 2008, le recourant ne démontre pas que l'appréciation des preuves des premiers juges et que le résultat de celle-ci seraient arbitraires ou manifestement inexacts. Il reconnaît d'ailleurs n'avoir consulté aucun spécialiste du rachis de 2004 à mai 2008 quand bien même il savait que le docteur C.________ faisait état d'une complète capacité de travail dans une profession sédentaire exercée en position assise ou assise alternée, avec un port de charges ne dépassant pas dix kilos, et n'excluait apparemment pas la reprise de l'activité habituelle. Ce n'est que le docteur D.________ qui le premier, le 27 juin 2008, a exposé qu'au vu du status actuel - notamment d'un léger déficit moteur qui n'avait pas été décrit jusqu'à l'IRM lombaire du 9 mai 2008 - une activité à temps complet, telle que retenue par le docteur C.________, ne lui semblait plus envisageable. L'office AI a ensuite confié la réalisation d'une expertise rhumatologique au docteur E.________, qui a exclu une incapacité de travail - même partielle - antérieure à mai 2008. L'autorité précédente n'a par ailleurs pas méconnu ses précédents arrêts de renvoi en accordant une pleine valeur probante au rapport du docteur E.________ ou le fait que le docteur C.________ n'avait pas été suffisamment précis quant à l'exigibilité d'une reprise de l'activité de mécanicien-tourneur. Il n'y a pas lieu de s'écarter des faits retenus par les premiers juges, dont l'appréciation (anticipée) des preuves n'est pas entachée d'arbitraire.