Citation: 4A_248/2022 E. A

A.a. B.________ Sàrl (ci-après: la société), société sise à U.________ exploitant un restaurant asiatique, a été fondée en mai 2018 par les époux C.C.________ et D.C.________ ainsi que par E.________. Les trois prénommés étaient associés gérants de ladite société avec signature collective à deux. Par contrat de travail du 1er juillet 2018, soumis à la convention collective nationale de travail pour l'hôtellerie-restauration (ci-après: la CCNT), A.________ a été engagée par la société en qualité de commise de cuisine au taux de 30 % pour un salaire mensuel brut de 1'200 fr., treizième salaire inclus. L'intéressée était affiliée aux assurances sociales ainsi qu'à une assurance indemnités journalières maladie dont les cotisations ont été réglées jusqu'au 31 mai 2019. Son mari E.________ a également signé un contrat de travail avec la société pour exercer l'activité de chef de cuisine à plein temps. Ce dernier s'occupait aussi de la gestion des stocks et possédait une carte bancaire du restaurant pour effectuer les achats de marchandises. Lors de la création de la société, l'intéressé avait signé l'acte de fondation de celle-ci ainsi que le transfert de bail portant sur les locaux du restaurant. A.b. Le 29 avril 2019, A.________ et son époux E.________ ont démissionné de leurs fonctions avec effet au 31 mai 2019. Nonobstant sa démission, A.________ prétend avoir repris son travail pour le compte de la société dès le 8 juin 2019, après son retour de voyage. Du 4 juillet au 28 août 2019, elle s'est trouvée en incapacité de travail totale pour cause de maladie, puis en congé maternité. Par lettre du 28 novembre 2019, son conseil a informé la société que le congé maternité de sa mandante arriverait à échéance le 3 décembre 2019 et qu'elle se tenait à disposition pour reprendre son travail dès lors que son contrat de travail n'avait pas été résilié. A.________ a demandé l'aide sociale dès le 1er novembre 2019 et l'a touchée jusqu'au 29 février 2020. Elle affirme avoir vécu auparavant avec son mari sur leurs économies dans la mesure où ils n'auraient jamais reçu le moindre salaire de la part de la société. Elle prétend avoir continué de travailler après sa démission car l'un des associés gérants avait menacé son époux de ce qu'il ne pourrait pas exercer son activité professionnelle dans un rayon de 100 kilomètres. Par lettre du 17 décembre 2019, A.________ a résilié, à titre subsidiaire, les rapports de travail pour le 31 janvier 2020, tout en faisant valoir qu'elle avait d'ores et déjà valablement démissionné de son poste avec effet au 31 mai 2019.