Citation: 1C_16/2021 E. 3

La recourante soutient qu'aucun élément nouveau - en particulier pas le recensement architectural de la villa litigieuse - ne justifierait de revenir sur le permis de construire initialement octroyé. Ce faisant, et bien que la recourante ne s'en plaigne pas expressément, on déduit de son argumentation qu'elle reproche à la cour cantonale d'avoir à tort jugé que les conditions d'une révocation étaient en l'occurrence réalisées. La recourante ne livre cependant aucune démonstration permettant de conclure que les règles cantonales de procédure administrative - qu'elle ne mentionne au demeurant pas - auraient été appliquées arbitrairement, si bien que sa critique est irrecevable (art. 42 al. 2, resp. 106 al. 2 LTF). Les compléments que la recourante apporte à ce grief dans sa réplique le sont également: il lui eût appartenu de s'en prévaloir au stade du recours déjà (cf. ATF 143 II 283 consid. 1.2.3 p. 286; 135 I 19 consid. 2.1 p. 21; arrêt 1C_442/2020 du 4 mars 2021 consid. 2). Il n'y a ainsi pas lieu de revenir sur l'appréciation de l'instance précédente qui a expliqué que l'art. 83 de la loi vaudoise sur la procédure administrative du 28 octobre 2008 (LPA-VD; RS/VD 173.36), applicable par renvoi de l'art. 99 LPA-VD, permettait en l'espèce à l'autorité intimée, malgré l'effet dévolutif du recours - et sans nécessité d'éléments nouveaux -, de rendre une nouvelle décision avant l'envoi de sa réponse, cette décision se substituant alors à la précédente (cf. BOVAY/BLANCHARD/ GRISEL RAPIN, Procédure administrative vaudoise, LPA-VD annotée, 2e éd. 2021, n. 2.1 ad art. 83 LPA-VD). Dans ces conditions se pose uniquement la question de la conformité de la décision du 4 septembre 2019 refusant le permis de construire aux exigences définies par le droit cantonal et communal en matière d'esthétique des constructions, aspect sur lequel se concentre à juste titre l'arrêt attaqué.