Citation: 5A_74/2024 E. 4.1

4.1. Dans un grief de nature formelle qu'il convient d'examiner en premier lieu, la recourante fait valoir que la décision entreprise souffrirait d'un défaut de motivation, prohibé par l'art. 29 al. 2 Cst. Elle expose que les motifs cantonaux ne permettraient pas de comprendre pourquoi la Cour de justice a considéré que les relations personnelles telles qu'ordonnées étaient dans l'intérêt de l'enfant, nonobstant l'existence établie d'un conflit majeur entre les parties. Elle allègue avoir pourtant soulevé l'argument devant la Cour de justice, lequel serait un élément d'appréciation tendant à exclure généralement l'intérêt de l'enfant aux relations personnelles avec un tiers au sens de l'art. 274a CC. La recourante expose également que la Cour de justice aurait ignoré les déclarations faites par la mineure à la recourante puis à sa pédiatre, accréditant l'existence de comportements problématiques et l'appréhension de l'enfant à l'égard de l'intimé. Si cette autorité pouvait certes ne pas accorder de crédit à ces déclarations dans le cadre de son appréciation des preuves, il lui incombait d'en indiquer les motifs.