Citation: 9C_877/2014 E. 5.4

5.4. L'argumentation du recourant n'est pas fondée. A supposer que l'appréciation des preuves soit en l'occurrence arbitraire, le résultat auquel sont parvenus les premiers juges ne l'est de toute façon pas. En effet, le rapport du docteur C.________ remplit tous les critères jurisprudentiels pour se voir reconnaître une pleine valeur probante. Ce praticien a procédé aux constats nécessaires pour déterminer les limitations fonctionnelles. Il en a déduit une incapacité totale de travail dans l'activité de monteur en ventilation et climatisation et une pleine capacité de travail dans une activité adaptée. Cette appréciation est partagée par les docteurs E.________ et F.________ du SMR. Les conclusions des médecins de D.________ ne contredisent pas ces avis médicaux. En effet, elles sont fondées sur un état de santé de l'assuré au mois de mars 2011, soit plus de 6 mois avant l'examen par le docteur C.________. S'il est exact qu'à l'époque de leurs examens, les médecins de D.________ avaient prévu une capacité de travail de 50 % jusqu'au 1er mai 2011, ils avaient aussi précisé que celle-ci était à réévaluer pour la suite. La seule lecture du rapport de D.________ et des divers avis médicaux demandés durant le séjour dans cette institution laisse en outre entrevoir une évolution positive du cas. S'agissant de l'avis émis par le docteur B.________, aux termes duquel la capacité de travail du recourant était réduite à 20 % dès le 5 juillet 2011 en raison des douleurs lombaires (rapport du 6 juillet 2011), on relèvera qu'il est partiellement contredit par celui que ce praticien a émis le 15 août 2011, dans lequel il avait attesté une "amélioration des douleurs et de la musculature lombaire" sans toutefois augmenter le taux de capacité de travail. De surcroît, le docteur G.________, spécialiste en anesthésiologie et antalgie, a retenu à l'époque même où le médecin traitant avait constaté une péjoration de la symptomatologie douloureuse que la pose d'un stimulateur électrique transcutané avait obtenu un "résultat largement supérieur à toutes les autres mesures thérapeutiques essayées par le passé" et que ce résultat allait se maintenir (rapport du 20 juillet 2011 destiné à l'assureur-accidents). Par la suite, l'assuré a encore lui-même admis que "ça allait nettement mieux depuis la prescription de Transtec 35 en patch" (entretien du 29 mars 2012). Enfin, en 2013, le recourant a suivi des mesures de reclassement professionnel d'abord comme moniteur d'auto-école puis des cours d'informatique et de dessin assisté par ordinateur sans jamais se plaindre du dos ou d'une position inadaptée. Dans ces conditions - et même en tenant compte des quelques imprécisions au niveau des dates contenues dans le rapport des médecins du SMR -, la juridiction cantonale pouvait sans arbitraire retenir que l'assuré avait recouvré une pleine capacité de travail dans une activité adaptée et renoncer à ordonner la réalisation d'une expertise judiciaire. Le recours doit donc être rejeté.