Citation: 1C_495/2023 E. 2

Les recourants invoquent tout d'abord le grief de "violation du droit d'être entendu des propriétaires". En réalité, les recourants se plaignent d'une violation du droit cantonal en matière d'établissement d'un PQ. Ils font essentiellement grief à la cour cantonale d'avoir qualifié le PQ "Montagnier Sud" de PQ "public", alors qu'il s'agirait d'un PQ "privé". La critique des recourants est en l'occurrence irrecevable. En effet, on cherche en vain dans leur écriture une argumentation qui remplirait les exigences de motivation qualifiée de l'art. 106 al. 2 LTF s'agissant de l'application du droit cantonal ou communal (cf. ATF 145 II 32 consid..1; 142 II 369 consid. 2.1). En particulier, les recourants ne démontrent pas en quoi la cour cantonale aurait violé de manière arbitraire le droit cantonal en considérant que la planification avait été portée et établie par la commune. Ils ne citent de plus aucune disposition du droit cantonal qui exigerait que les propriétaires concernés donnent leur accord à l'établissement d'un PQ. La distinction suggérée par les recourants entre PQ "privé" et "public" n'apparaît, quoi qu'il en soit pas déterminante, dès lors que la compétence finale d'adopter ou non un PQ n'en reste pas moins, selon le droit valaisan, en mains des autorités, et ce non seulement formellement mais également matériellement. Par ailleurs, les recourants soutiennent de manière purement appellatoire qu'il faudrait appliquer les règles relatives au permis de construire, sans proposer aucune critique de l'argumentation développée par la cour cantonale qui a nié l'application de ces règles in casu et a considéré que le PQ - qui constituait un plan d'affectation spéciale - devait suivre la procédure des art. 34 ss de la loi cantonale d'application de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LcAT; RSV 701.1) (cf. arrêt attaqué consid. 2.3.1-2.3.2). Pour le surplus, il sied de relever que, sous l'angle du droit fédéral, le droit d'être entendu des propriétaires concernés apparaît respecté puisqu'ils ont pu faire valoir leurs objections dans le cadre de la procédure d'opposition et de celle de recours (cf. ATF 135 II 286 consid. 5.3).