Citation: 1B_283/2014 E. 2.2

2.2. En l'espèce, s'agissant des éventuelles prétentions sur la parure dont pourrait se prévaloir la recourante et contrairement à ce que cette dernière soutient, il ne ressort pas du jugement entrepris que E.________ aurait agi en qualité d'administrateur de la société lors des démarches en vue de l'acquisition des bijoux. La cour cantonale a en effet retenu que c'était en tant qu'avocat genevois du couple B.________-C.________ que celui-ci était intervenu, notamment pour la négociation et le paiement des bijoux (cf. ad 2.2 p. 12 et 2.3.2 p. 13 du jugement attaqué). Une telle constatation résulte d'ailleurs également de la lecture des propos tenus par E.________ tels que rapportés par la recourante (cf. ad 64 p. 18 du mémoire). Celui-ci a ainsi déclaré avoir agi sur la demande de C.________ et ceci en vue de faire un cadeau d'anniversaire à son épouse. Cette requête a manifestement un caractère privé sans rapport avec une possible gestion de la recourante, société dont on ignore par ailleurs tout de ses activités (cf. à cet égard l'arrêt entrepris ad 2.3.2 p. 16). L'avocat ne donne pas non plus d'indication sur la provenance du montant de l'acompte versé en espèces lors de l'achat et la seule allégation de la recourante dans ce sens, sans autre preuve, ne suffit pas à démontrer que l'argent proviendrait de ses propres comptes (cf. ad 61 p. 16 du mémoire). Au regard de ces éléments, le possible versement du solde depuis le compte de la recourante ne permet pas de retenir que celle-ci aurait acquis en son nom et pour son propre compte la parure séquestrée. Son nom ne figure d'ailleurs pas sur la facture remise à E.________. Une telle manière de procéder - agissement par l'intermédiaire d'un représentant - semble d'ailleurs conforme aux procédés tendant à l'anonymat utilisés par le couple B.________-C.________, ce que reconnaît par ailleurs la recourante (cf. ad 68 p. 19 de son mémoire). S'agissant ensuite des motifs de la clôture de la procédure pénale et de la question de savoir si la décision de levée des séquestres bancaires entraînait aussi celle de la saisie sur la parure, ils ne sont pas pertinents en l'espèce puisqu'ils paraissent concerner la question au fond, soit la possible levée du séquestre. S'agissant en revanche de la problématique liée à la qualité pour recourir, la recourante ne démontre pas en quoi ces éléments permettraient d'appuyer sa version des faits quant à ses éventuels droits sur la parure.