Citation: I 598/04 18.04.2005 E. 1

3.2 En se référant au rapport du docteur V.________ du 17 avril 2002, les premiers juges ont en revanche considéré que l'invalidité de l'intimée pouvait être reconnue comme imminente. Ce point de vue ne peut pas être partagé car si le risque d'une incapacité de gain a bien été établi, le moment de sa survenance demeure encore incertain. En effet, dans son rapport, le docteur V.________ a constaté un syndrome rotulien bilatéral persistant sur gastrocnémiens courts et surcharge professionnelle. A son avis, la patiente ne présentait pas d'incapacité de travail dans son activité d'aide-infirmière mais eu égard à l'aggravation de son état de santé et à son jeune âge, le risque de la survenance d'une telle incapacité existait. L'intimée devait éviter toute activité dans laquelle elle se tiendrait debout toute la journée. Il était toutefois impossible pour le médecin de se déterminer précisément quant au moment de la survenance d'une éventuelle incapacité de travail liée à l'atteinte rotulienne. Par conséquent, il convient d'admettre que l'intimée n'est ni invalide, ni menacée d'une invalidité imminente au sens de la loi et de la jurisprudence, de sorte qu'elle ne peut prétendre des mesures d'ordre professionnel en raison de l'atteinte rotulienne bilatérale.