Citation: I 404/98 21.03.2000 E. A

A.- G.________, née en 1961, est atteinte de cécité. Dès 1977, elle a bénéficié de diverses prestations de l'assurance-invalidité, dont une formation de téléphoniste non voyante auprès de l'institut X.________, de 1978 à 1981. Grâce à des mesures d'aide au placement, la prénommée a pu travailler à l'Hôpital Y.________, au W.________ et, du 12 octobre 1987 au 31 janvier 1992, à la Banque Z.________. Licenciée par son dernier employeur, elle n'a plus retrouvé d'activité lucrative depuis lors. Le 1er septembre 1993, elle a présenté une demande de rente à l'assurance-invalidité. Pardécisiondu27octobre1995, l'OfficeAIpourlecantondeVaud(ci-après : l'office) a rejeté la demande de l'assurée, motif pris que cette dernière disposait d'une pleine capacité de travail dans sa profession de téléphoniste, ses difficultés à trouver un travail provenant uniquement de la mauvaise conjoncture économique. Par jugement du 25 mars 1996, le Tribunal des assurances du canton de Vaud a annulé cette décision et renvoyé la cause à l'administration, afin qu'il détermine si la profession de téléphoniste pour des personnes aveugles n'était pas devenue irréaliste au regard du marché du travail actuel. Se fondant sur les conclusions d'une enquête menée auprès de deux institutions pour aveugles et malvoyants, l'office a confirmé sa position par décision du 29 mai 1997.