Citation: 6B_886/2022 E. 1.3

1.3. En faisant sienne l'appréciation du tribunal de police (art. 82 al. 4 CPP), la cour cantonale a considéré qu'il n'y avait aucun doute que la recourante n'habitait pas à son domicile officiel, mais à celui de D.________, au moins depuis l'été 2018. La cour cantonale a aussi considéré qu'il n'existait pas de doute insurmontable quant au fait que le logement de la recourante était laissé à l'entière disposition de son fils et non occupé par celle-ci. Le fait que son fils avait parfois dormi au domicile de son père n'y changeait rien. La cour cantonale a ainsi retenu que le fils de la recourante s'était installé dans son appartement de juillet 2018 à mai 2019, date à laquelle une perquisition a eu lieu. Les juges de première instance ont relevé que, lors de la perquisition au domicile officiel de la recourante, c'était son fils qui était présent. Il n'avait d'ailleurs été retrouvé aucun effet personnel de la recourante, mais uniquement des affaires appartenant à son fils, et les photographies prises démontraient clairement que ce dernier habitait chez elle. Lors de la perquisition au domicile de D.________, la recourante s'y trouvait. De plus, un nombre extrêmement important d'affaires appartenant à la recourante avait été retrouvé au domicile de ce dernier et les photographies prises durant la perquisition démontraient que la recourante vivait effectivement chez lui. Aux perquisitions s'ajoutaient les témoignages de E.________ (bailleur de la recourante) et de D.________. Le premier avait confirmé que, environ depuis l'été 2018, le fils de la recourante habitait dans l'appartement de celle-ci et que son véhicule était toujours à proximité du logement. Le second avait déclaré que la recourante dormait pratiquement toutes les nuits avec lui à son domicile depuis qu'il avait eu son accident en octobre 2018. Finalement, les premiers juges ont aussi retenu que les déclarations de la recourante et de son fils devaient être relativisées, car ils semblaient se protéger mutuellement; ceci était d'autant plus flagrant que la recourante savait que si elle vivait en concubinage, ses prestations sociales seraient diminuées. La cour cantonale a au demeurant ajouté que les affaires féminines qui avaient été trouvées dans l'appartement de la recourante se situaient dans une armoire installée dans une pièce servant d'entrepôt, ou alors appartenaient à l'ancienne amie de son fils.