Citation: 1B_7/2018 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, l'enquête dirigée contre le recourant n'en est qu'à ses débuts puisque le recourant a été mis en prévention le 20 novembre 2017. A cette occasion, il lui a été donné connaissance des faits mentionnés dans le rapport d'arrestation. Celui-ci fait état de la mise au jour d'un réseau de trafiquants dirigé par les deux prévenus susmentionnés. Ceux-ci auraient été plusieurs fois en contact avec un client identifié comme étant le recourant, lequel se serait fourni pour au moins 125 grammes d'héroïne. Ces faits ont été exposés au recourant. Celui-ci a admis connaître l'un des principaux trafiquants, dont il possédait le numéro de téléphone. Confronté au fait qu'il vivait à Gaillard (en France voisine) dans un appartement où avait également séjourné un homme arrêté avec une importante quantité d'héroïne, le recourant avait reconnu s'être rendu dans cet appartement, tout en contestant y vivre. A un stade précoce de l'enquête, ces indices permettent sérieusement de soupçonner l'existence de liens entre le recourant et un trafic de stupéfiant dont l'existence n'est pas contestée. Les conditions posées à l'art. 221 al. 1 CPP sont ainsi satisfaites. Le recourant ne conteste pas, pour le surplus, l'existence de risques de fuite, de collusion et de réitération.