Citation: 6B_159/2007 20.06.2007 E. 5

Enfin, la recourante conteste que les faits retenus à sa charge soient constitutifs de vol. Selon elle, les éléments subjectifs de l'infraction - l'intention, le dessein d'enrichissement illégitime et celui d'appropriation - feraient défaut. Pour que la soustraction d'une chose mobilière appartenant à autrui constitue un vol, il faut que l'auteur ait agi intentionnellement, dans le dessein de s'approprier cette chose et dans celui de se procurer ainsi, ou de procurer à autrui, un enrichissement illégitime (cf. art. 139 CP). L'auteur agit intentionnellement s'il veut soustraire une chose mobilière qu'il sait appartenir à autrui. Il agit dans un dessein d'appropriation s'il a pour but d'incorporer la chose à son patrimoine, que ce soit en vue de la conserver ou de l'aliéner (ATF 85 IV 17 consid. 1 p. 19). Il agit dans un dessein d'enrichissement illégitime s'il a pour but de tirer lui-même de la chose, ou de permettre à un tiers d'en tirer un profit qui devrait normalement revenir au propriétaire ou au possesseur légitime (ATF 111 IV 74 consid. 1 p. 75 s.; Bernard Corboz, Les infractions en droit suisse, vol. I, Berne 2002, n. 8-11 ad art. 139 CP, p. 239). Dans le cas présent, la cour cantonale de seconde instance a constaté que la recourante a "subtilis[é] le collier appartenant à la plaignante pour l'offrir à sa propre mère" (cf. arrêt attaqué, consid. 5 p. 7). La recourante ne critique pas cette constatation de fait de l'autorité cantonale, qui lie dès lors le Tribunal fédéral. En constatant que la recourante avait subtilisé le collier "pour" le donner à sa mère, la cour cantonale a retenu, d'une part, que la recourante avait agi dans le dessein de s'approprier le collier - puisque le pouvoir d'aliéner une chose découle en principe du droit de propriété - et, d'autre part, dans le dessein de procurer à sa mère un enrichissement illégitime. Tel que décrit par les juridictions cantonales de première et de seconde instances cantonales, le comportement de la recourante constitue donc bien un vol au sens de l'art. 139 CP. Il s'ensuit que le recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.