Citation: 1C_80/2019 E. B

Le 12 octobre 2017, le SEM a informé A.________ de l'ouverture d'une procédure en annulation de sa naturalisation facilitée, compte tenu notamment de la brève période écoulée entre sa naturalisation, la naissance de ses deux enfants conçus avec une autre femme et son divorce prononcé le 7 octobre 2013. Dans le cadre de cette procédure, A.________ a souligné qu'avant leur séparation de fait, intervenue le 1er novembre 2010, les époux avaient toujours fait ménage commun et formé une communauté conjugale effective et stable durant de nombreuses années. Tel était notamment le cas au moment de la signature de la déclaration précitée du 21 août 2010. Entendue par la police de la ville de U.________, son ex-épouse a déclaré qu'elle n'était pas en mesure d'indiquer à quelle date précise avaient débuté les difficultés conjugales, dès lors qu'il s'agissait d'un lent processus et que divers facteurs avaient joué un rôle, en particulier l'impossibilité pour A.________ de s'intégrer dans le marché du travail helvétique, dans son domaine de formation. Elle a admis que leur union ne pouvait plus être qualifiée de stable et orientée vers l'avenir au moment de la naturalisation. Elle a indiqué qu'en novembre 2010, elle et A.________ avaient pris des domiciles séparés, tout en passant régulièrement du temps ensemble dans le but de déterminer si la poursuite de leur communauté conjugale était possible, la séparation définitive n'étant intervenue qu'une année plus tard. Par décision du 18 avril 2018, le SEM a prononcé, avec l'assentiment des autorités cantonales fribourgeoises compétentes, l'annulation de la naturalisation facilitée accordée à A.________. Le SEM a notamment constaté qu'il ressortait du jugement de divorce du 7 octobre 2013 que les époux étaient confrontés à des difficultés conjugales depuis le mois d'août 2010.