Citation: 8C_741/2019 E. 6.3.3

6.3.3. Au demeurant, même en admettant que l'ORP aurait demandé à la recourante de se présenter "rapidement" à l'ORP, cette dernière devait en toute bonne foi en inférer qu'il était nécessaire de s'exécuter au moins avant la fin de l'année 2018, étant entendu qu'elle disposait encore de 30 jours avant la fermeture de l'office durant les fêtes. Au vu de ce laps de temps, on ne saurait reprocher à l'ORP de ne pas avoir informé l'assurée du principe et des détails de la fermeture de ses bureaux en fin d'année. En tout état de cause, rien n'empêchait la recourante de requérir un complément d'information si, comme elle le soutient, la réponse de l'ORP n'était pas suffisamment claire à ses yeux. Quant au fait d'avoir été très occupée durant cette période, il ne saurait fonder la prétention à une indemnité de chômage à compter d'une date antérieure à l'inscription, d'autant moins que la recourante a donné son congé le 1 er juin 2018 (selon les termes de son courriel du 21 novembre 2018). En outre, ses obligations de tout ordre - notamment professionnelles et liées à sa formation - ne l'ont pas empêchée de prendre des jours de vacances, comme cela ressort de ses propres déclarations (cf. son mémoire de recours, ch. 4 p. 4). Enfin, il s'impose de rappeler qu'un assuré ne peut pas se prévaloir de sa méconnaissance du droit (ATF 136 V 331 consid. 4.1 p. 335; 126 V 308 consid. 2b p. 313), en l'occurrence l'art. 17 al. 2, première phrase, LACI.