Citation: BGE 145 I 183 E. 5.1.3

La liste non exhaustive des critères déterminants pour le calcul de la rémunération figurant à l'art. 404 al. 2, 2 e phrase, CC ainsi que le terme "appropriée" permettent à l'autorité de tenir compte d'autres circonstances lors de la fixation de la rémunération (cf. REUSSER, op. BGE 145 I 183 S. 196 cit., n° 18 ad art. 404 CC; HERMANN SCHMID, Erwachsenenschutz, Kommentar [...], 2010, n° 7 ad art. 404 CC p. 121;HAUSHEER/GEISER/AEBI-MÜLLER, op. cit., p. 71, n. 2.128). A cet égard, on peut se référer aux principes dégagés par la jurisprudence sous l'empire de l'ancien art. 416 CC dont l'art. 404 CC reprend en substance la teneur (REUSSER, op. cit., n° 35 ad art. 404 CC; cf. FF 2006 6685 ad art. 404; cf. DE LUIGI, op. cit., p. 148). En dehors de l'étendue et de la complexité des tâches confiées au curateur - éléments expressément mentionnés à l'art. 404 al. 2, 2 e phrase, CC -, l'autorité de protection - qui dispose en la matière d'un large pouvoir d'appréciation (REUSSER, op. cit., n° 35 ad art. 404 CC et les auteurs cités) - doit ainsi tenir compte de la nature de l'assistance apportée, du temps (raisonnablement) investi, des compétences particulières requises pour l'exécution des tâches ainsi que de la situation financière de la personne concernée par la mesure.