Citation: 6B_2/2025 E. 6.2

6.2. La cour cantonale a relevé que les premiers juges n'avaient pas omis de constater que le recourant avait été détenu dans des conditions illicites durant 137 jours et avaient opéré une déduction de 37 jours sur la peine prononcée en réparation du tort moral. Elle a renvoyé à la motivation des premiers juges, laquelle était claire et convaincante, soulignant qu'une réduction de peine, lorsqu'elle était adéquate, devait être préférée à l'allocation d'une indemnité pécuniaire, compte tenu du principe de subsidiarité de l'indemnisation. Il ressort des constatations des premiers juges (jugement du 13 juin 2024), auxquelles la cour cantonale renvoie, que le recourant a été détenu en zone carcérale durant 12 jours. Sa détention illicite avait duré 10 jours. Le tort moral était indemnisé par la déduction de cinq jours sur la peine. En outre, en déduisant deux jours passés seul, le recourant avait séjourné (jusqu'au 7 juin 2024) 127 jours dans la cellule 245 de la prison L.________, dont la surface individuelle nette, après déduction forfaitaire pour les sanitaires, atteignait 3.83 m2. À ce premier critère d'illicéité s'en ajoutaient au moins deux autres, soit la séparation d'avec les sanitaires par un rideau et non une cloison, ainsi qu'une durée de détention excédant 91 jours. Le rapport de la prison laissait en outre entendre un confinement dépassant 21h par jour. Une réduction d'un quart de la durée évoquée ci-dessus, soit 32 jours, était opérée sur la peine en compensation des conditions de détention illicites. Le total des déductions s'élevait à 37 jours (cf. jugement du tribunal correctionnel, p. 22 s.).