Citation: 9C_714/2008 06.08.2009 E. 4

Dès lors, il s'agit d'examiner la conformité au droit fédéral de la décision du 15 juin 2007, en ne tenant compte que des faits existant au moment où cette décision a été rendue (ATF 121 V 362 consid. 1b p. 366 et les arrêts cités). 4.1 Ainsi, et il convient sur ce point de compléter d'office les constatations de la juridiction cantonale (art. 105 al. 2 LTF), il y a lieu de retenir que l'intimée a présenté une capacité de travail de 80 % à partir du 30 janvier 2006, date de la deuxième expertise du docteur L.________, les conclusions de l'expert sur ce point étant confirmées aussi bien par les médecins du SMR dans leurs avis médicaux des 24 août 2006 et 12 juin 2007 que par les experts judiciaires dans leur rapport du 19 mai 2008. 4.2 S'agissant de l'incidence de ce changement sur le taux d'invalidité, on pouvait raisonnablement attendre de l'intimée qu'elle reprenne l'activité d'ouvrière dans l'horlogerie avec une capacité de travail exigible de 80 % (expertise du docteur L.________ du 30 janvier 2006, expertise judiciaire du 19 mai 2008), ce qui revient à nier toute invalidité à partir du 30 avril 2006 (comparaison en pour-cent; ATF 114 V 310 consid. 3a p. 313, 104 V 135 consid. 2b p. 136 s.; art. 88a al. 1 RAI). Les conditions d'une révision du droit à une rente entière d'invalidité étaient ainsi réunies lors de la décision du 15 juin 2007 pour supprimer le droit de l'intimée à la rente (art. 17 LPGA). 4.3 Cela étant, le dossier doit être renvoyé à l'office AI pour qu'il examine l'incapacité de travail relevée par les experts judiciaires à partir du 15 juin 2007 ainsi que son origine, puis rende une décision.