Citation: I 1101/06 07.12.2007 E. 4

4.1 Les premiers juges ont prononcé le renvoi de la cause à l'office AI pour complément d'instruction, au motif que celle effectuée in casu et les autres pièces médicales au dossier ne leur permettaient pas de se forger une opinion suffisamment circonstanciée au sujet de l'état de santé de l'assurée. En particulier, ils ont expliqué que même si le docteur K.________ avait formulé des observations sortant du cadre de sa spécialité, il avait néanmoins exposé de manière convaincante les raisons pour lesquelles selon lui l'intéressée ne pouvait pas travailler quotidiennement plus de trois heures, tandis que le docteur B.________, sans mettre en doute les troubles psychiques retenus par ce dernier, en avait minimisé de manière conséquente l'incidence sur la capacité de travail de l'intimée. 4.2 L'office recourant conteste ce point de vue. En bref, il considère l'instruction du dossier comme suffisante dès lors que sur le plan physique, l'affection cancéreuse présentée par l'intimée est totalement résorbée et sans incidence sur sa capacité de travail et que sous l'angle psychique, il a ordonné la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique conformément à la jurisprudence. 4.3 Ce faisant, l'office recourant n'explique pas en quoi les premiers juges auraient constaté de manière manifestement inexacte ou incomplète les faits pertinents du dossier qui les ont amenés à annuler la décision portée devant eux et à renvoyer le dossier à l'administration pour complément d'instruction. Par ailleurs, la décision de renvoi ne se trouve pas en contradiction manifeste avec les pièces figurant au dossier. Elle ne méconnaît pas non plus des preuves pertinentes et suffisantes pour trancher le litige. Cela d'autant moins que le seul rapport psychiatrique figurant au dossier, en tant qu'il émane du docteur B.________, est dépourvu d'une pleine valeur probante et ne saurait servir de seule base d'appréciation de l'état de santé psychique de l'assurée (arrêt M. du 31 août 2007 [I 65/07]). Le renvoi à l'administration constitue in casu un complément d'instruction indispensable pour établir la capacité de travail adaptée à l'état de santé - en particulier psychique - de l'assurée et statuer ensuite en connaissance de cause sur l'éventuel maintien de son droit à la rente. L'appréciation des preuves à laquelle les premiers juges ont procédé n'est donc manifestement pas erronée. Sur le vu de ce qui précède, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.