Citation: 6S.3/2006 16.03.2006 E. 3

Invoquant une violation des art. 29, 32 Cst. et 6 CEDH, le recourant soutient que les procès-verbaux d'audition devant le juge d'instruction devaient être retranchés du dossier, puisqu'il n'avait pas été informé de son droit de garder le silence. La Cour de cassation a écarté ce grief, relevant que le recours en nullité fondé sur l'art. 411 let. g CPP/VD était irrecevable pour invoquer des irrégularité antérieures à l'ordonnance de clôture d'enquête. Cette argumentation repose sur l'application du droit cantonal de procédure dont le recourant n'allègue, ni ne démontre d'application arbitraire. De plus, les garanties offertes par les dispositions conventionnelles et constitutionnelles citées ne sont pas violées si l'autorité de recours n'est pas entrée en matière parce que les conditions de forme et de délai posées par la loi cantonale de procédure n'ont pas été respectées (cf. ATF 125 I 127 consid. 6c/bb p. 134). Le grief invoqué est donc irrecevable, faute d'épuisement des voies de recours cantonales.