Citation: 2C_343/2024 E. 4

Le 7 décembre 2022, A.A.________ a déposé auprès du Service cantonal une demande de prolongation de son autorisation de séjour UE/AELE. Par décision du 11 juillet 2023, le Service cantonal a constaté que l'autorisation de séjour UE/AELE de D.________ avait pris fin, a refusé le renouvellement de l'autorisation de séjour UE/AELE d'A.A.________ et prononcé son renvoi de Suisse. Il a refusé l'octroi d'autorisations de séjour en faveur de B.A.________ et C.A.________ et prononcé leur renvoi de suisse. A.A.________, agissant en son nom et pour le compte de ses filles, a formé opposition contre la décision du Service cantonal du 11 juillet 2023. D.________ n'a pas contesté la décision du Service cantonal. Par décision du 20 juillet 2023, le Service cantonal a rejeté l'opposition et confirmé sa décision du 11 juillet 2023. Par arrêt du 6 juin 2024, le Tribunal cantonal a rejeté le recours formé par A.A.________ et ses filles contre la décision sur opposition du 20 juillet 2023. Le Tribunal cantonal a retenu qu'A.A.________ ne pouvait plus se prévaloir des dispositions de l'ALCP (RS 0.142.112.681), dès lors qu'il admettait être séparé de son épouse depuis octobre 2022. Il a par ailleurs relevé qu'A.A.________ ne pouvait pas déduire un droit de séjour de l'art. 50 LEI, car l'autorisation de séjour UE/AELE de D.________ avait pris fin et celle-ci avait en outre quitté la Suisse en octobre 2022, selon A.A.________. Enfin, le Tribunal cantonal a estimé que le recourant et ses filles ne pouvaient pas obtenir une autorisation de séjour sur le fondement de l'art. 77 OASA (RS 142.201), relatif à la prolongation de l'autorisation de séjour après dissolution du mariage lorsque le conjoint était titulaire d'une autorisation de séjour (art. 44 LEI), ni sur le fondement de l'art. 30 al. 1 let. b LEI relatif au cas de rigueur.