Citation: 5C.97/1999 03.04.2000 E. 2

2.- L'autorité cantonale a considéré, en substance, que l'article huitième, lettres a et b, du pacte successoral était de nature bilatérale et que les mentions figurant à la lettre b - notamment la perception par l'épouse de l'entier du bénéfice matrimonial - constituaient de véritables conditions mises à l'institution de la demanderesse comme héritière. La Cour civile a cependant estimé que le partage du bénéfice de l'union conjugale intervenu le 28 décembre 1978 n'autorisait pas J.M.________ à disposer librement de sa succession; dans la mesure où le testament du 4 septembre 1991 ne respectait pas le pacte successoral, en particulier son article huitième lettre b, il ne pouvait déployer d'effets et devait en conséquence être annulé. Les recourants soutiennent que l'institution d'héritier contenue dans ledit articleestsubordonnéeàlaconditionquel'épousereçoivel'intégralitédubénéficematrimonial, conditionquin'estenl'occurrencepasréalisée. De toute manière, cette disposition pouvait être librement révoquée en raison de son caractère unilatéral.