Citation: 4P.339/2006 28.02.2007 E. A

Les époux Y.________ ont signé, en qualité de colocataires, deux contrats de bail à loyer, portant l'un sur un appartement de trois pièces et demi, l'autre sur la place de parc no 57 d'un garage collectif. Les loyers dus pour la période du 1er au 31 mars 2006 n'ont pas été acquittés à l'échéance contractuelle. Par courriers recommandés séparés de la Fondation X.________, agissant par l'intermédiaire de Z.________ SA, les locataires ont été mis en demeure de payer la somme de 1'371 fr., correspondant aux deux loyers (1'266 + 60 [recte: 80]) et à 25 fr. de frais de rappel, dans le délai comminatoire de trente jours. Ces avis contenaient la menace de résiliation des baux, conformément à l'art. 257d CO. Faute de paiement dans ce délai, la bailleresse a, le 19 avril 2006, signifié séparément aux deux locataires qu'elle résiliait les baux pour le 31 mai 2006. Le 28 avril 2006, l'arriéré de loyers a été acquitté. Le 9 mai 2006, Y.________ a saisi la Commission de conciliation en matière de baux à loyer du district d'Yverdon d'une requête en annulation de congé. En application de l'art. 274g al. 1 et 3 CO, cette autorité a, le 15 juin 2006, transmis le dossier au Juge de paix du district d'Yverdon, saisi d'une requête d'expulsion déposée le 9 juin 2006 par la Fondation X.________.