Citation: 4A_610/2023 E. 4.4.2

4.4.2. Dans son arrêt, la cour cantonale a examiné la teneur du contrat et retenu que le conditionnel employé ne privait pas la clause de son effet en cas de retard. Cette clause indiquait expressément que le client était tenu de vérifier le contenu des documents de la banque et de l'aviser immédiatement de toute erreur, lui imposant ainsi une obligation ferme. Elle a considéré que la clause était parfaitement claire et que la phrase citée par la recourante n'indiquait que le délai dans lequel la réclamation devait être faite. Les conséquences de l'absence de réclamation en temps utile par le client étaient expressément indiquées: les données concernant l'exécution d'ordres étaient réputées correctes et approuvées par le client, sauf en cas d'erreur évidente quant au contenu. Les relevés mensuels sont également réputés acceptés sauf indication contraire de la part du client dans les 30 jours. La cour cantonale a examiné la teneur des déclarations de volonté écrites, à savoir la lettre du contrat elle-même. Elle a examiné la clause litigieuse à la lumière de l'ensemble du contrat pour parvenir à la constatation qu'il avait été "clairement convenu par les parties" que l'absence de réclamation en temps utile par le client équivaudrait à une ratification des écritures et/ou opérations concernées par celui-ci. Ce faisant, elle est parvenue à déterminer la volonté réelle des parties et a exclu qu'une partie n'aurait pas compris la volonté exprimée par l'autre à l'époque de la conclusion du contrat. Elle n'a ainsi pas eu à recourir à l'interprétation subsidiaire selon le principe de la confiance. Le grief de la recourante, qui vise à interpréter la clause dans son sens objectif, tombe à faux: la volonté réelle des parties étant une constatation de fait contre laquelle la recourante ne soulève pas le grief d'arbitraire, sa critique est irrecevable.