Citation: 5A_74/2024 E. 8.3.2

8.3.2. Reste encore à examiner l'étendue des relations personnelles prévues par l'autorité précédente. Il ressort implicitement de la décision entreprise que la Cour de justice a estimé que les particularités du cas d'espèce, à savoir notamment l'intensité du lien unissant les deux intéressés, les souhaits exprimés par l'enfant, ainsi que son âge, justifiaient l'instauration d'un droit de visite progressif, dont les modalités correspondaient à terme, soit après une phase d'adaptation de plusieurs mois avec passage au Point Rencontre, à celles d'un droit de visite "usuel", tel qu'accordé en pratique aux parents d'un enfant. Ce raisonnement ne procède comme tel pas d'un abus du pouvoir d'appréciation, étant relevé que l'exercice de ces relations personnelles ne vient pas s'ajouter à un droit de visite dont bénéficierait un autre parent, la mineure, adoptée par la recourante, n'ayant en effet pas d'autre figure paternelle que l'intimé. Partant, la décision entreprise ne contrevient pas au droit fédéral ni aux principes jurisprudentiels susmentionnés (cf. supra consid. 8.2.5).