Citation: 5A_755/2023 E. 8

A plusieurs reprises, le recourant se plaint d'un manque de moyens financiers relativement à l'exercice de son droit de visite. Il fait ainsi valoir qu'il ne pourrait pas concrètement exercer ce droit, ce qui aurait pour conséquence que les enfants devraient en réalité être avec leur mère durant bon nombre des périodes pendant lesquelles son droit de visite devrait théoriquement s'exercer. L'intéressé reproche en outre à l'autorité cantonale de l'obliger à vivre au minimum treize semaines par année en Amérique du Nord du fait de l'exercice de son droit de visite, ce qu'il ne pourrait pas se permettre sur le plan financier et devrait selon lui l'obliger à déménager au Canada. Sur ce dernier point, il sied de relever que la juridiction de première instance avait contraint le recourant à exercer son droit de visite en Amérique du Nord pour un nombre de semaines supérieur à celui décidé par l'autorité cantonale, dès lors que celle-ci a réduit de quatre le nombre de semaines à passer dans cette région durant les vacances d'été. Or, malgré ce traitement réservé au recourant en première instance, il ne ressort pas de l'arrêt entrepris que l'intéressé aurait déjà soulevé un grief à cet égard devant la cour cantonale et qu'il se serait plaint d'un manque de moyens financiers. Dès lors que le recourant ne prétend pas l'avoir déjà soulevé en appel, il est forclos à le faire devant la Cour de céans (cf. supra consid. 2.3). Pour le reste, et en tout état de cause, le recourant ne peut pas se plaindre d'un manque de moyens financiers dans la mesure où il ne forme pas de prétentions valables à cet égard. En effet, il ne conteste pas la contribution d'entretien arrêtée en sa faveur dans le cadre d'une précédente décision, étant précisé que celle-ci se monte à 2'281 fr. et qu'il dispose d'un excédent mensuel de 2'046 fr. Par ailleurs, la décision de première instance - confirmée sur ce point en appel - condamne les époux à s'acquitter par moitié chacun des frais de déplacement des enfants aux fins de l'exercice du droit de visite à l'étranger et autorise la mère à s'acquitter directement de ces frais et à en imputer la moitié sur la contribution à l'entretien du père dont le versement lui incombe. Or, comme on l'a vu, la conclusion du recourant relative à la prise en charge par l'intimée de l'intégralité des frais d'exercice du droit de visite est irrecevable (cf. supra consid. 3.5), de même que ses conclusions concernant les contributions d'entretien en faveur des enfants (cf. supra consid. 3.4). Il s'ensuit que, pour autant que recevables, les critiques du recourant doivent être rejetées.