Citation: 5A_819/2022 E. 3.5

3.5. En l'espèce, en tant que la recourante se plaint du refus de l'autorité précédente d'augmenter ses conclusions, on relève que, s'agissant de la période du 1er janvier au 30 avril 2020, l'intéressée conclut à un montant inférieur à 9'420 fr. (à savoir 7'675 fr.), et ne démontre pas l'utilité pratique d'une éventuelle admission de ce grief. Dans cette mesure, celui-ci doit être déclaré irrecevable (art. 76 al. 1 let. b LTF; cf. pour le surplus supra consid. 1.2.1). Il en va différemment pour la période débutant le 1er mai 2020, le montant en question étant identique à celui auquel elle a conclu en appel, à savoir 7'675 francs. Cela étant, on peine à comprendre la critique de la recourante relative à l'arrêt 4A_395/2017 précité. Celle-ci n'explique en effet pas, conformément aux exigences légales (art. 106 al. 2 LTF), en quoi les conditions pour modifier la demande au sens de l'art. 230 CPC seraient différentes selon que la modification consiste en une augmentation des conclusions ou une nouvelle conclusion. On relèvera en outre que, selon la jurisprudence, il y a modification de la demande au sens des art. 227 et 230 CPC, tant lorsqu'une prétention jusqu'alors invoquée est modifiée que lorsqu'une nouvelle prétention est invoquée (arrêt 4A_439/2014 du 16 février 2015 consid. 5.4.3.1 et les références). Enfin, l'exigence d'un lien avec des faits ou des moyens de preuves nouveaux ressort expressément de la lettre de la loi (art. 230 al. 1 let. b CPC). Partant, la recourante échoue à démontrer sur ce point le caractère arbitraire de l'arrêt entrepris. Pour autant que recevable, son grief doit donc être rejeté.