Citation: 5P.179/2002 01.07.2002 E. B

Rencontrant des difficultés conjugales, les époux ont signé sous seing privé diverses "conventions". La première, du 31 décembre 1997, précise que M.________ est «propriétaire de la société [i.e. B.________ SA] à 100 %», mais accepte «de céder à son épouse le 49 % de l'entreprise, restant ainsi titulaire du 51 % et des droits qui leur sont rattachés» (ch. 2); une "extension" de cet accord, non datée mais signée par les parties, stipule que, des 17 actions faisant l'objet du certificat d'actions "donnant propriété à la boutique", 9 appar-tiennent au mari et les 8 autres à la femme. Le 1er décembre 2000, les époux ont ensuite conclu une "convention de séparation". Le 8 janvier 2001, M.________ a déposé une requête de mesures protectrices de l'union conjugale, concluant à l'homologation de cet accord. Par décision du 24 janvier 2001, le Juge II du district de Sion l'a homologué, mais en y apportant diverses modifications; en particulier, il est prévu que «dame M.________ renonce à toute contribution d'entretien aussi longtemps qu'elle demeurera engagée par la Sté B.________ SA» (ch. VI) et que, «en sa qualité d'actionnaire majoritaire et de directeur de la Sté B.________ SA», M.________ «s'engage à maintenir le rapport contractuel entre la dite société et son épouse» (ch. VII). Le 30 avril 2001, l'épouse a été licenciée avec effet immédiat.