Citation: 6B_1257/2021 E. 1.3.2

1.3.2. Ensuite, l'expert a répondu de manière complète aux questions - qui n'ont pas fait l'objet d'une contestation devant l'autorité de recours (art. 393 ss CPP) - posées par la direction de la procédure. Contrairement aux affirmations du recourant, le docteur I.________ n'a par ailleurs pas été invité par la direction de la procédure à porter une appréciation juridique sur les faits. Déterminer si une personne est ou non pleinement responsable et, le cas échéant, quel est le degré de diminution de sa responsabilité, sont des questions qui relèvent de l'établissement des faits (arrêt 6B_1307/2021 du 9 janvier 2023 consid. 1.1.1 et les références). La cour cantonale ne s'est par conséquent pas fondée sur l'opinion exprimée par un expert sur une question de droit (cf. ATF 132 II 257 consid. 4.4.1; 130 I 337 consid. 5.4.1; arrêt 6B_282/2021 du 23 juin 2021 consid. 5.3, non publié in ATF 147 IV 439). De plus, comme l'a rappelé la cour cantonale, le recourant n'a pas demandé à l'expert des précisions sur le diagnostic de troubles mentaux et du comportement (troubles psychotiques) liés à l'utilisation de substance psycho-actives lors des débats du 4 janvier 2021. Faute pour le recourant d'avoir interpellé l'expert, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de rechercher les raisons pour lesquelles celui-ci n'a pas complété le diagnostic par l'ajout de la subdivision "syndrome de dépendance", utilisée comme quatrième caractère avec les rubriques F10-F19 de la Classification internationale des maladies (CIM-10). Il suffit de constater que, selon le jugement attaqué, l'expert a dûment tenu compte dans son raisonnement et dans ses conclusions du fait que le recourant présentait une dépendance à la cocaïne et au cannabis. C'est d'ailleurs, comme le rappelle le recourant, en raison de ce syndrome de dépendance que la cour d'appel a rejeté l'appel joint du Ministère public.