Citation: 2C_287/2023 E. 4.2

4.2. L'intéressée se plaint d'une appréciation arbitraire des preuves en lien avec le devoir d'information. La Cour de justice a retenu que, si le dossier médical mentionnait que le point de la stérilisation avait été abordé avec la propriétaire de C.________, il ne précisait pas l'étendue des informations fournies. B.________ avait demandé, le lendemain de l'opération, les résultats de l'analyse des nodules suspects, ce qui démontrait qu'elle n'avait à tout le moins pas compris qu'ils n'avaient pas été enlevés. B.________ n'avait pas non plus conscience des risques d'une intervention intervenant à quelques jours des règles de l'animal et, à nouveau, le dossier médical n'indiquait pas que ceux-ci lui avaient été signalés. Il en allait de même de l'incontinence qui pouvait résulter d'une telle opération. Finalement, les juges précédents ont retenu que, quand bien même la recourante avait préconisé la stérilisation de C.________ depuis longtemps, celle-ci avait été opérée seulement deux jours après que la décision eut été prise. Or, l'état émotionnel de B.________, qui venait de perdre son père, nécessitait une prudence accrue quant aux informations fournies et le recueillement du consentement éclairé. La recourante soutient que la stérilisation de la chienne a été abordée dès le premier rendez-vous en décembre 2014, puis régulièrement par la suite, comme le démontraient les sms échangés avec l'intimée. Ainsi, la stérilisation n'aurait pas été décidée en deux jours, tel que retenu par les juges précédents, mais évoquée depuis plus d'une année et demie. En outre, la médecin aurait parfaitement renseigné l'intimée, tant par oral que par écrit, des modalités opératoires et des risques encourus, sans compter que rien ne prouvait que l'opération avait rendu l'animal incontinent. Une telle argumentation est appellatoire, ce qui ne peut suffire à qualifier l'appréciation des preuves par les juges précédents d'arbitraire. En outre, ceux-ci ont retenu une violation du devoir d'information pour différents motifs (dossier médical qui ne mentionne pas l'étendue des renseignements fournis au sujet de la stérilisation et des conséquences possibles de cet acte médical, absence d'informations données à l'intimée au sujet d'une part des risques d'une opération alors que la chienne se trouvait en pro-oestrus et d'autre part de la conservation des nodules). En ne contestant pas la totalité de ces motifs, on ne voit pas en quoi la correction souhaitée pourrait influer sur le sort de la cause. Finalement, il importe peu que la chienne ait été ou pas rendue incontinente par l'acte médical, seul étant déterminant le fait que la recourante n'ait pas signalé ce risque à B.________.