Citation: 5P.287/2002 07.11.2002 E. 3

Le recourant reproche par ailleurs à la cour cantonale d'avoir violé son droit d'être entendu (art. 29 Cst.), en tant qu'il résulte de ce droit l'obligation pour l'autorité de donner suite aux offres de preuve présentées en temps utile et dans les formes requises, à moins qu'elles ne soient manifestement inaptes à apporter la preuve ou qu'il s'agisse de prouver un fait sans pertinence. Or en l'espèce, selon le recourant, les juges cantonaux auraient refusé de faire administrer une preuve (l'audition de quatre témoins par voie de commissions rogatoires) offerte à propos d'un fait pertinent (l'existence d'un prêt garanti par la constitution de la cédule hypothécaire litigieuse). Ce faisant, le recourant perd de vue que la cour cantonale a refusé d'administrer les mesures probatoires en question parce qu'elle a considéré, sur la base d'une appréciation anticipée des preuves, que ces mesures probatoires étaient impropres à prouver l'existence du prêt qui, selon le recourant, aurait été la cause de la créance reconnue dans la cédule hypothécaire litigieuse. Or en pareil cas, le recourant ne peut pas se plaindre d'une violation de son droit à la preuve - que ce droit résulte de l'art. 8 CC ou de l'art. 29 Cst. -, mais uniquement de ce que l'appréciation anticipée des preuves à laquelle a procédé l'autorité viole la prohibition de l'arbitraire qui résulte des art. 9 et 29 al. 1 Cst. (cf. Corboz, Le recours en réforme au Tribunal Fédéral, SJ 2002 II 1 ss, p. 41 et la jurisprudence citée), grief qui a déjà été examiné plus haut (cf. consid. 2 supra).