Citation: 6B_307/2020 E. A

B.________, mineur, a été victime d'un accident de la route le 13 septembre 2015. Par le biais de son assurance de protection juridique (assurance PJ), Me C.________ a été mandaté pour la défense de ses intérêts dans le cadre d'une procédure civile et en matière d'assurance-invalidité. Les 26 octobre 2016 et 8 novembre 2016, B.________ et sa mère, D.________ ont mandaté Me A.________, lequel a, par courrier à l'assurance PJ des prénommés, indiqué qu'il était désormais leur avocat, Me C.________ ayant prétendument été insuffisamment entreprenant dans le dossier. A.a. Par courrier du 8 novembre 2016, l'assurance PJ a informé D.________ que Me C.________ devait continuer à gérer ce dossier et à défendre les intérêts de son fils, étant précisé qu'il avait obtenu de l'assureur responsabilité-civile du responsable de l'accident (assureur RC) une indemnité de 10'000 fr. à titre de premier acompte, dans l'attente de l'évolution de l'état de santé de son fils. Elle l'a également informée que les frais d'honoraires de Me A.________ ne sauraient être couverts par l'assurance PJ. Copie du courrier a été adressée à Me A.________. En réponse à cette lettre, Me A.________ a indiqué à l'assurance PJ, par courrier du 18 novembre 2016, que D.________ résiliait immédiatement sa police en raison du manque de professionnalisme de l'assurance, précisant que le différentiel de primes à verser à sa cliente pouvait l'être sur son compte de consignation. Par courrier du 1er décembre 2016, l'assurance PJ a indiqué à D.________ qu'elle refusait de confier l'affaire à Me A.________ tout en l'informant que, si elle maintenait sa décision de changer d'avocat, elle était priée de leur transmettre le nom de trois avocats comme l'autorise la règle applicable en cas de conflit au sujet du choix de mandataire. Le 5 décembre 2016, Me A.________ a répondu à ce courrier que, "las de leur argumentaire alambiqué", il priait l'assurance de confirmer la fin de toute relation contractuelle avec la compagnie d'assurance et de ristourner le surplus de primes en faveur de sa mandante, à défaut de quoi, il agirait par la voie judiciaire à l'encontre de la société. A.b. Par courrier du 1er décembre 2016, Me A.________ a informé B.________ que le montant de 10'000 fr. accordé par l'assureur RC parviendrait sur son compte de consignation et que ce montant servirait exclusivement à la tenue du dossier " afin de couvrir toutes les opérations déjà entreprises et à réaliser dans cette affaire, les frais d'avocat étant supportés, en bout de course, par l'[assureur RC] ". Il était indiqué que la somme de 10'000 fr. serait en principe restituée dans son entier à B.________, sous réserve que l'assureur RC "sabre les honoraires" d'avocat, précisant qu'il s'agissait d'une compensation au sens de l'art. 120 al. 1 CO, permettant à Me A.________ de conserver cette somme de 10'000 fr. en vue du paiement des frais et honoraires d'avocat dans cette affaire. Dans une correspondance du 7 juin 2017, Me A.________ a informé B.________ qu'un nouvel acompte de 5'000 fr., à faire valoir sur l'indemnisation totale du préjudice, serait versé sur son compte de consignation. Me A.________ a expliqué qu'il retenait cet acompte à titre de provision sur ses frais et honoraires d'avocat, "comme convenu (art. 120 CO) ". A.c. Le 17 avril 2018, Me A.________ a fait parvenir à D.________ une note d'honoraires finale d'un montant de 811 fr. 55, après déduction des acomptes de 10'000 fr. et 5'000 fr. reçus de la part de l'assureur RC. Le 5 juillet 2018, il a fait notifier un commandement de payer à D.________ pour un montant de 811 fr. 55. A.d. Le 30 juillet 2018, Me E.________, nouvelle mandataire de D.________ et B.________ a adressé un courrier à Me A.________, lui indiquant que les 15'113 fr. 50 versés par l'assureur RC constituaient un acompte sur l'indemnité pour tort moral en faveur de B.________. L'avocate y indiquait que, en disposant de ce montant, en refusant de le restituer à la victime, en excipant compensation pour une note d'honoraires exorbitante et injustifiée puis en lui faisant notifier un commandement de payer pour le solde dû, Me A.________ avait abusé de la confiance de son client et de sa mère, qu'il savait fragilisés par l'accident. Une plainte pénale était envisagée. Le 12 juillet 2019, Me E.________ a fait notifier à Me A.________ un commandement de payer d'un montant total de 12'613 fr. 50 en raison de "prestations d'assurance en faveur de B.________, versées en mains de Me A.________". Ce dernier a formé opposition le 9 août 2019. Par courrier du même jour, Me A.________ a informé Me E.________ qu'à défaut de contrordre adressé à l'Office des poursuites dans les 3 jours dès notification de son courrier, il se réservait le droit de déposer plainte pénale notamment pour tentative de contrainte à l'encontre de B.________ et d'elle-même. A.e. Le 15 octobre 2019, Me A.________ a dénoncé pénalement E.________ et B.________ pour tentative de contrainte, en se constituant partie plaignante au pénal et au civil.