Citation: 9C_420/2023 E. B

B.a. Le 16 septembre 2021, A.A.________ a recouru contre cette décision auprès du Tribunal administratif de première instance du canton de Genève (ci-après: le Tribunal administratif). Au cours de la procédure, l'Administration cantonale a constaté une erreur de calcul en faveur de la contribuable et a partant conclu au rejet du recours, sous réserve que la reprise de l'année 2014 soit ramenée de 174'795 fr. à 167'395 fr. et que la dette fiscale, les intérêts sur rappel d'impôts et le montant des amendes soient recalculés en conséquence pour l'IFD et l'ICC des périodes fiscales 2014 et 2015. Par jugement du 12 décembre 2022, le Tribunal administratif a partiellement admis le recours de A.A.________ et renvoyé le dossier à l'Administration cantonale pour qu'elle établisse de nouveaux bordereaux de rappel d'impôts et d'amendes pour l'IFD et l'ICC des périodes fiscales 2014 et 2015, donnant acte à l'Administration cantonale de son engagement à ramener la reprise de la période fiscale 2014 à 167'395 fr. B.b. Le 11 janvier 2023, A.A.________ a recouru contre ce jugement auprès de la Cour de justice, Chambre administrative, du canton de Genève (ci-après: la Cour de justice). Préalablement, elle a demandé son audition, celle de son père et la production par l'Administration cantonale du dossier fiscal de la Société. Par arrêt du 23 mai 2023, la Cour de justice a rejeté le recours. En substance, refusant d'ordonner les mesures d'instruction requises, elle a jugé que A.A.________, qui ne contestait pas l'existence d'avantages appréciables en argent accordés par la Société durant les périodes fiscales 2012 à 2015, soutenait en vain que ces avantages devaient être attribués à son père, qui aurait été le véritable propriétaire des parts sociales de la Société. En effet, en tant que détentrice de l'entier des parts sociales de la Société, ces avantages devaient lui être fiscalement attribués à titre de revenu, conformément à la théorie du triangle. En outre, comme elle n'avait pas contesté les décisions de taxation qui avaient attribué les parts sociales à sa fortune, conformément à ce qu'elle avait elle-même déclaré, elle ne pouvait plus alléguer, dans le cadre de la procédure de rappel d'impôt, avoir conclu un contrat de fiducie avec son père s'agissant de la détention des parts sociales. Les pièces que la contribuable avait produites ne permettaient de toute manière pas de conclure à l'existence d'un contrat de fiducie entre la contribuable et son père. Il n'y avait donc pas lieu de procéder à l'audition de la contribuable et de son père, qui avait été requise dans ce but. Quant au dossier fiscal de la Société, il était protégé par le secret fiscal. La Cour de justice a partant confirmé les rappels d'impôts, ainsi que les amendes, tant dans leur principe que dans leur quotité