Citation: 6B_354/2021 E. 6.2

6.2. En l'espèce, il n'est pas douteux, ni contesté, que les téléphones confisqués ont servi ou devaient servir à la commission des infractions imputées à la recourante. En outre, compte tenu du risque de récidive présenté par cette dernière, ils sont manifestement susceptibles de servir à nouveau à la commission d'infractions de même nature. Pour le surplus, la recourante n'allègue pas que les téléphones litigieux, respectivement certaines des données qu'ils contiennent, auraient une valeur patrimoniale intrinsèque particulière. Dans ces conditions, la seule valeur affective ou utilitaire de certaines informations contenues dans la mémoire des appareils, dont le tri exigerait des investissements sans commune mesure avec la valeur objective des objets séquestrés, ne saurait, sous l'angle de la proportionnalité, être opposée à l'intérêt public à la destruction des téléphones. Enfin, il a déjà été jugé que compte tenu du nombre de téléphones portables sans valeur particulière confisqués dans des procédures pénales, un tri systématique des données contenues n'est pas envisageable pratiquement, de sorte que la destruction des appareils s'impose aussi sous l'angle de l'adéquation considérée globalement (arrêt 6B_279/2011 du 20 juin 2011 consid. 4.2).