Citation: 6B_1422/2016 E. 3.3

3.3. L'autorité précédente a considéré que la recourante avait été désignée en qualité de défenseur d'office de X.________ parce que celui-ci ne disposait pas des moyens nécessaires au sens de l'art. 132 al. 1 let. b CPP et non parce qu'il s'agissait d'un cas de défense obligatoire au sens de l'art. 132 al. 1 let. a CPP. L'ordonnance du 14 octobre 2015 instituant le mandat d'office de la recourante ne faisait ainsi aucune référence aux art. 130 et 132 al. 1 let. a CPP relatifs à la défense obligatoire, mais reproduisait la teneur de l'art. 132 al. 2 et 3 CPP. En outre, lors de son audition du 8 octobre 2015 par le ministère public, X.________ avait déclaré être sans profession et ne pas avoir les moyens de payer un avocat. Il convenait ainsi de rémunérer la recourante conformément au tarif réduit prévu par l'art. 30 al. 1 LTar/VS et non selon un plein tarif sur la base de l'art. 30 al. 2 let. a LTar/VS.