Citation: 7B_450/2024 E. 2.4.4

2.4.4. Il s'ensuit que la dernière occurrence permettant de considérer qu'il s'agirait de la "goutte d'eau qui fait déborder le vase" - pour reprendre les termes de la jurisprudence -, à savoir le déroulement de l'audience du 15 janvier 2024, ne permet pas de fonder un motif de récusation du tribunal, ni un indice en faveur d'une apparence de prévention de celui-ci. Ainsi, la cour cantonale n'avait pas à procéder à une appréciation globale de chacun des incidents invoqués par les recourants dans leur requête de récusation ou leur réplique. En tant qu'elles concernent les incidents cités par les recourants (notamment émission de doubles convocations au mois d'août 2023; refus prétendument injustifié d'accéder au contenu des téléphones des parties plaignantes au mois de septembre 2023; interdiction de postuler de l'avocat du recourant et nomination d'office d'un autre avocat à la fin du mois de septembre 2023; publication édictale dans la feuille des avis officielle genevoise au début du mois d'octobre 2023; "mensonges" du tribunal en lien avec ses contacts avec la presse au début de mois de novembre 2023), les demandes de récusation se révèlent dès lors tardives au sens de l'art. 58 al. 1 CPP et, par conséquent, irrecevables, dans la mesure où il n'a pas déjà été statué sur ces questions (cf. arrêts 7B_677/2023 du 24 novembre 2023; 7B_1/2024 du 28 février 2024).