Citation: 1C_64/2017 E. 4.1

4.1. L'art. 22 LAT prévoit qu'aucune construction ne peut être créée ou transformée sans autorisation de l'autorité compétente (al. 1). L'autorisation est délivrée si la construction ou l'installation est conforme à l'affectation de la zone (al. 2 let. a) et si le terrain est équipé (let. b). En invoquant une violation de cette disposition en lien avec une contestation de la conformité du projet litigieux à l'affectation du secteur, la recourante perd de vue que cette question s'analyse à la lumière du droit cantonal et communal, à qui il appartient de définir les utilisations permises dans chacune des zones (cf. ALEXANDER RUCH, Commentaire LAT, 2010, n. 70 ad art. 22 LAT), et dont le Tribunal fédéral ne revoit l'application que sous l'angle restreint de l'arbitraire (cf. ATF 137 V 143 consid. 1.2 p. 145). La zone 18.5 "chalets", dans laquelle doit prendre place le projet litigieux, est définie à l'art. 22 ARIC. Cette disposition réserve ce secteur à l'habitation, aux commerces ainsi qu'aux constructions artisanales n'émettant pas de nuisances. Les établissements industriels, les écuries et les étables, ainsi que les locaux abritant des animaux y sont en revanche interdits. L'art. 22 ARIC, attribue encore à cette zone un degré II de sensibilité au bruit, au sens de l'OPB.