Citation: 8C_2/2023 E. 4.2

4.2. En ce qui concerne précisément le taux d'invalidité, les premiers juges ont d'abord confirmé le revenu sans invalidité fixé par l'intimé, de 78'800 fr., lequel se fondait sur la "Statistique des résultats comptables des entreprises des arts et métiers, position 421: plâtrerie, peinture" et n'était pas contesté devant eux. Ils ont également confirmé le revenu d'invalide de 49'429 fr., lequel reposait sur la moyenne des revenus des années 2007 à 2018, eux-mêmes composés des sommes inscrites sur le compte individuel du recourant et du bénéfice de la société. A cet égard, ils ont rejeté le grief du recourant, en tant que celui-ci se plaignait du fait que les années 2005 et 2006 n'avaient pas été prises en compte. Ils ont relevé que, durant les années 2004 à 2006, le recourant avait perçu des indemnités journalières pour perte de gain en cas de maladie de la C.________ Assurances (de 29'543 fr. en 2004, 53'950 fr. en 2005 et 40'110 fr. en 2006) et que le fait qu'il était, à ce moment-là, déjà en incapacité de travail n'impliquait pas en soi qu'il fallût tenir compte des périodes où des prestations d'indemnités journalières avaient été versées. Au contraire, la perte de salaire résultant d'une maladie et débouchant sur une invalidité était exclue du calcul du revenu d'invalide - référence faite au ch. 3057 de la Circulaire sur l'invalidité et l'impotence dans l'assurance-invalidité (CIIAI) a contrario - dans la mesure où il ne pouvait pas en être déduit que la capacité de travail résiduelle du recourant était pleinement utilisée "au sens où s'entendait la notion d'activité lucrative raisonnablement exigible". C'était donc à bon droit que l'intimé avait procédé au calcul de la perte économique du recourant en excluant les montants perçus à titre d'indemnités journalières en 2004, 2005 et 2006. En conclusion, le taux d'invalidité était de 37,27 % ([78'800 fr. - 49'429 fr. x 100] : 78'800 fr.), insuffisant pour ouvrir le droit à une rente d'invalidité.