Citation: 2C_489/2019 E. 5.4

5.4. En l'espèce, comme l'a retenu à bon droit le Tribunal cantonal dans l'arrêt attaqué, le recourant a été condamné le 21 décembre 2016 pour des actes graves, portant notamment atteinte à l'intégrité corporelle et sexuelle, soit à des biens juridiquement protégés particulièrement importants. Il a également relevé que la culpabilité du recourant était lourde, au regard, entre autres, de la réitération des atteintes aux biens juridiques protégés. Sur le vu, en particulier du plan d'exécution de la sanction de mai 2018 et de l'expertise psychiatrique de décembre 2018, l'autorité précédente a justement admis un risque de récidive actuel, en relevant notamment chez le recourant l'absence d'une véritable remise en question et d'une prise de conscience des conséquences de ses actes sur ses victimes. Les juges cantonaux retiennent également à juste titre que si le comportement de l'intéressé a évolué favorablement depuis qu'il a fait l'objet d'une mesure thérapeutique institutionnelle, cette amélioration devait être mise en relation avec le cadre pénitentiaire qui lui est imposé.