Citation: U 477/05 18.10.2006 E. 4

4.1 En l'espèce, si l'on compare les circonstances de l'accident du 18 février 1999 avec celles d'événements que la jurisprudence a classés à la limite des accidents graves (voir quelques exemples cités au consid. 3.2.2 de l'arrêt K. du 28 février 2005, U 306/04 (RAMA 2005 n° U 548 p. 231), il apparaît assurément que le cas d'espèce entre dans la catégorie des accidents de gravité moyenne. A cet égard, il faut préciser que la qualification du degré de gravité de l'accident ne ressortit pas au médecin, comme la recourante semble le penser, mais à l'administration ou au juge (en cas de recours) car il s'agit d'une question de droit. A propos des différents critères que la jurisprudence a posés en cas d'accidents de gravité moyenne (cf. ATF 115 V 409 consid. 5c/aa), la juridiction cantonale a retenu à juste titre que le traitement n'a pas été anormalement long. Quant à la durée de l'incapacité de travail, elle n'a pas été liée aux séquelles physiques de l'accident, mais à des facteurs socio-professionnels et par les troubles psychiques eux-mêmes. Par ailleurs, le critère de la gravité des lésions physiques n'est pas non plus réalisé; en effet, contrairement à ce que la recourante allègue, elle n'a pas quasiment perdu la vision de son oeil gauche, le docteur T.________ ayant attesté que la vision de cet oeil est de 0,8 à 0,9 partielle (cf. rapport du 12 janvier 2001). En outre, les douleurs physiques ne sont pas persistantes, car les céphalées n'apparaissent que lors d'efforts visuels. Enfin, il n'apparaît pas que des erreurs dans le traitement aient entraîné une aggravation notable des séquelles de l'accident. Vu ce qui précède, le lien de causalité adéquat entre l'accident et les affections psychiques de la recourante doit être nié, dès lors qu'un seul élément entre en ligne de compte, savoir le caractère impressionnant de l'accident. 4.2 Les divers facteurs personnels que la recourante met en exergue (sa situation familiale, notamment) sont étrangers à l'invalidité. L'évaluation de celle-ci doit uniquement tenir compte du fait que la recourante dispose d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée. Pour le surplus, la comparaison des revenus (cf. art. 18 LAA et 16 LPGA), qui a abouti à un taux d'invalidité de 15 %, ne prête aucunement le flanc à la critique et n'est au demeurant pas contestée en tant que telle.