Citation: 5A_348/2015 E. 2.3

2.3. Comme l'ont retenu les juges cantonaux, la jurisprudence dont se prévaut le recourant n'est pas pertinente en l'occurrence. Dans l'arrêt 5A_686/2013 du 31 janvier 2014 ( in : ATF 140 III 180), le Tribunal fédéral a effectivement jugé que le poursuivi peut exciper du bénéfice de discussion réelle dans le cadre de la procédure de mainlevée. Toutefois, cette opinion se réfère à l'hypothèse où le créancier gagiste, propriétaire fiduciaire d'une cédule hypothécaire au porteur, a introduit parallèlement une poursuite en réalisation de gage immobilier pour la créance abstraite (ou cédulaire) et une poursuite ordinaire pour la créance causale (ou de base) ( consid. 5.1.3). Or, lorsqu'un débiteur a remis à son créancier une cédule hypothécaire au porteur à titre de garantie fiduciaire, il découle de la nature de la convention de fiducie que les parties sont tacitement convenues " d'une clause de bénéfice de discussion réelle ", en ce sens que le créancier est tenu d'introduire d'abord une poursuite en réalisation de gage sur la base de la créance abstraite ( consid. 5.1.5). La créance causale n'étant pas garantie par gage, l'art. 41 al.1 bis LP n'est pas applicable, de sorte que la voie de la plainte n'est pas ouverte ( consid. 5.1.3); aussi, cette exception doit être examinée par le juge dans le cadre de la procédure de mainlevée, étant précisé que le débiteur ne conteste pas le mode de poursuite en tant que tel puisque la créance causale est bien soumise à la poursuite ordinaire ( consid. 5.1.6). Il ne ressort pas des faits constatés par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF) que cette situation serait réalisée dans le cas particulier. La présente poursuite est fondée sur la créance (causale) découlant d'un prêt, garantie par un gage mobilier; il n'y a donc aucune juxtaposition de deux créances (cédulaire et causale) qui seraient concurremment exercées par le créancier gagiste.