Citation: 2C_725/2018 E. 6.1

6.1. Dans la mesure où le recourant se prévaut du droit au respect de sa vie familiale, garanti par l'art. 8 CEDH, il ne saurait être suivi. Il est en effet majeur, célibataire et sans enfant. Même si, comme il l'affirme, il est proche de sa mère, de son frère et de sa compagne, il ne saurait invoquer cette disposition sous cet angle (cf. arrêt 2C_156/2018 du 5 septembre 2018 consid. 6.1). En revanche, le recourant, étranger de la deuxième génération, peut invoquer un droit à la vie privée au sens de l'art. 8 CEDH pour prétendre demeurer en Suisse (cf. ATF 139 I 16 consid. 2.2.2 p. 20; arrêt 2C_536/2013 du 30 décembre 2013 consid. 2.2, non publié in ATF 140 II 129). Se pose donc en définitive uniquement la question de savoir si la mesure ordonnée par le Chef du Département et confirmée sur recours par le Tribunal cantonal, c'est-à-dire la révocation de l'autorisation d'établissement du recourant, est proportionnée au sens des art. 96 al. 1 LEtr et 8 par. 2 CEDH, l'examen de la proportionnalité sous l'angle de la première disposition se confondant avec celui imposé par la seconde (arrêts 2C_547/2017 du 12 décembre 2017 consid. 4.1; 2C_365/2017 du 7 décembre 2017 consid. 6.3 et les références citées).