Citation: 1B_44/2023 E. 2.2

2.2. La première procédure se rapportait à des infractions contre l'honneur commises au préjudice du recourant. Le jugement du 1er novembre 2022 retient ainsi que le journaliste avait présenté le recourant comme entretenant notamment des relations sexuelles avec des élèves mineures, affirmant que le rapport officiel confirmait ces accusations. Le jugement retient que les éléments constitutifs objectifs des infractions de calomnie et de diffamation étaient réunies. L'examen des faits qui s'ensuit a uniquement pour cadre l'examen de la bonne foi du journaliste, en recherchant notamment si celui-ci pouvait effectivement fonder ses dires sur le rapport officiel. Dans ce cadre, le magistrat n'a donc pas lui même cherché à vérifier sur le fond si les reproches formulés contre le recourant étaient vrais ou non, et n'avait pas à se forger une opinion à ce propos. L'objet de la procédure précédente et les questions traitées dans ce cadre apparaissent ainsi totalement différents de l'accusation pour laquelle le recourant est renvoyé en jugement, qui porte sur un viol multiple et une contrainte sexuelle à l'encontre d'une femme majeure. Quant aux griefs soulevés en réplique à propos des commentaires des parties plaignantes et des informations parues dans la presse, ils ne sauraient être opposés au magistrat. Il n'existe dès lors aucune apparence de prévention à son égard.