Citation: 6B_556/2009 06.10.2009 E. B

Les faits à l'origine de cette condamnation sont les suivants. Le 21 avril 2006, alors qu'il faisait beau et encore jour, un grave accident de la circulation a eu lieu sur un tronçon rectiligne où la visibilité est étendue et la vitesse limitée à 80 km/h. Au guidon de son motocycle, X.________ a rattrapé, au début de ce tronçon rectiligne, une file de véhicules composée d'un scooter suivi de la voiture de Y.________ et de celle de Z.________. X.________ a entrepris de dépasser cette colonne, qui circulait à l'allure déterminée par le scooter, savoir entre 70 et 80 km/h. Il a été surpris par le déboîtement du véhicule de Y.________ qui se déplaçait latéralement en accélérant pour dépasser le scooter. X.________ a alors freiné fortement, la roue arrière de sa moto laissant une trace de freinage d'une vingtaine de mètres de long. Il n'est toutefois pas parvenu à conserver la maîtrise de son engin, qui s'est couché, lui-même chutant sur le bord gauche de la chaussée, ce qui lui a causé de nombreuses blessures, notamment des lésions cérébrales qui auraient pu mettre sa vie en danger. En raison des séquelles, il bénéficie de l'assurance invalidité. Le tribunal a estimé que Y.________ avait mal apprécié tant la vitesse de X.________ que la situation et n'avait pas voué toute l'attention nécessaire au moment d'effectuer sa manoeuvre. Il a par ailleurs considéré que la vitesse excessive du motard n'était pas un élément suffisamment extraordinaire pour interrompre le lien de causalité.