Citation: 1P.282/2005 07.07.2005 E. 1

2.2 Dans la procédure cantonale, X.________ a fait valoir qu'une servitude de non-bâtir grevait sa parcelle, en faveur de celle de AZ.________. X.________ se trouvait ainsi dans l'impossibilité de bâtir son propre bien-fonds, à cause du refus de AZ.________ de radier la servitude, comportement que X.________ a tenu pour abusif et contraire aux règles du plan de quartier. Le Tribunal administratif a indiqué que cette question, relevant du droit privé, échappait à son domaine de compétence. Les recourants tiennent cette motivation pour insuffisante et inadéquate, parce qu'elle ne se rapporterait pas au grief soulevé. Cet argument n'est pas déterminant. Même si le passage critiqué de l'arrêt attaqué est laconique dans sa formulation, son sens est clair. Le Tribunal administratif a estimé que le litige opposant les parties au sujet de la radiation de la servitude devait être porté devant le juge civil; partant, le juge administratif ne pouvait en connaître. Cela revenait aussi à dire, de manière implicite, que le plan de quartier pouvait être réalisé pour une partie seulement des terrains compris dans son périmètre. En d'autres termes, le fait que AZ.________ empêchait l'édification de la parcelle n° xxx, en raison du défaut de radiation de la servitude, ne heurtait pas les règles régissant le plan de quartier, ni ne constituait un abus de droit. X.________ devait ainsi trouver dans l'arrêt attaqué les raisons pour lesquelles son moyen a été écarté.