Citation: 1B_571/2012 E. 4.1

4.1. Les recourants ne contestent pas que les cessions de créance par les banques étaient en soi licites, puisqu'elles ne nécessitaient l'accord ni du débiteur, ni de l'office des poursuites et faillites; ils n'indiquent pas non plus quel principe ou disposition du droit des obligations ou du droit de poursuite imposerait d'informer le préposé d'une telle cession. Les manoeuvres dont les recourants se plaignent n'ont par ailleurs pas entravé la réalisation des immeubles, ni empêché un éventuel acquéreur intéressé de présenter une offre supérieure. Comme le relève la cour cantonale, la réalisation a eu lieu conformément aux règles sur l'estimation et l'inventaire et le failli n'a présenté aucune objection en temps utile. Dès lors, si les personnes mises en cause ont retiré un avantage de l'opération, celle-ci n'avait pas de caractère pénal. Il en va de même de la vente de 80% du capital-actions de H.________: en dépit des accords entre enchérisseurs et du prix payé pour les 20% restants, le lot a été adjugé sur la base de l'offre la plus élevée. La régularité de la vente (enchères internes) a d'ailleurs été confirmée dans le cadre d'une procédure de plainte (cf. arrêt 7B.69/2005).