Citation: U 43/05 31.10.2005 E. 4

On ne se trouve pas non plus en présence d'une nouvelle rechute ou de séquelles tardives, dont l'intimée aurait à répondre en vertu de l'art. 11 OLAA. On peut en effet exclure, d'après les constatations et les explications du docteur E.________ (rapport du 17 janvier 2003), l'existence d'une modification significative de l'état de santé du recourant depuis 1989, dont l'origine pourrait être attribuée à l'accident du 9 mars 1989. On remarquera d'ailleurs que le docteur M.________, dans les diverses lettres qu'il a adressées à l'intimée, ne fait nullement mention d'une aggravation objective de l'état de santé du recourant. Tout au plus indique-t-il dans un bref certificat du 24 janvier 2005 joint au recours de droit administratif, que l'état actuel du recourant pourrait être la conséquence de l'accident du 9 mars 1989, sans avancer toutefois aucun élément d'ordre médical susceptible d'appuyer cette thèse. Comme l'ont relevé à juste titre les premiers juges, les douleurs ressenties par le recourant sont conditionnées par des facteurs d'ordre dégénératif et une atteinte à la santé psychique (syndrome douloureux somatoforme persistant chez une personnalité fruste, dépendante et au fonctionnement intellectuel limité [cf. rapport d'expertise du COMAI du 19 juin 1992, rapport du docteur V.________ du 18 septembre 1997]), dont on peut exclure qu'elle soit, au regard du caractère banal de l'accident, en relation de causalité avec l'événement du 9 mars 1989.