Citation: 1B_163/2019 E. 1

Eu égard à ce même principe, le recourant ne saurait d'ailleurs pas non plus se prévaloir de l'envoi par le Ministère public du dossier en date du 5 novembre 2018 pour démontrer le dépôt en temps utile de son recours du 12 novembre 2018 (art. 396 al. 1 CPP). De plus, dans la mesure où cet acte, concrétisant a priori le droit d'accès au dossier, aurait été susceptible d'un recours au sens de l'art. 393 al. 1 let. a CPP, le recourant ne prétend pas que son recours tendait à la réparation d'un vice touchant cette transmission. On peine dès lors à comprendre en quoi l'acte prétendument attaqué - soit l'envoi du dossier - le léserait concrètement, condition de recevabilité du recours (art. 382 al. 1 CPP; ATF 144 IV 81 consid. 2.3.1 p. 85); on ne voit d'ailleurs pas non plus quelle modification de cet acte espérait obtenir le recourant vu l'absence a priori de lien entre celui-ci et les griefs soulevés dans son recours (cf. en particulier la procédure conduite séparément [ad IV/1 du mémoire cantonal p. 8 ss] et l'administration des preuves en violation de son droit de participation [ad IV/2/b p. 15 ss]). En tout état de cause, la réception du dossier le 5 novembre 2018 semble d'autant plus être un prétexte que le recourant n'en a pas fait mention dans son recours cantonal lors de l'examen des conditions de recevabilité (cf. ad III p. 8 de cette écriture [déni de justice seul invoqué]). Il reconnaît d'ailleurs également qu'on ne saurait considérer tout acte ou courrier du Ministère public comme sujet à recours (cf. son argumentation en lien avec la nature - contestée - de décision du courrier du 30 juillet 2018 [p. 14 du recours au Tribunal fédéral]). L'autorité précédente pouvait ainsi, sans violer le droit fédéral, considérer que le recours du 12 novembre 2018 n'avait été dirigé, en temps utile, contre aucun acte de procédure susceptible de faire l'objet un recours au sens de l'art. 393 al. 1 let. a CPP.