Citation: 6F_10/2020 E. 4.4

4.4. Quant à d'éventuels faits pertinents ressortant du dossier, qui n'auraient pas été pris en considération, par inadvertance, au sens de l'art. 121 let. d LTF, on en recherche en vain toute mention précise dans l'écriture du 9 mars 2020. Dans celle-ci, le demandeur en révision se borne, au mieux, à taxer les considérants de l'arrêt 6B_1402/2019 d'illicites en soutenant qu'ils seraient constitutifs d'infractions pénales, afin de démontrer qu'il aurait dû être entré en matière sur ses plaintes pénales. Hormis le fait que ces développements sont sans rapport avec l'objet de l'arrêt dont la révision est demandée (l'irrecevabilité de la demande de récusation et du recours) et n'ont donc pas trait à des " faits pertinents ", ils s'épuisent en une discussion appellatoire qui n'est manifestement pas susceptible de justifier qu'il soit entré en matière sur la demande de révision de la décision querellée. Le demandeur en révision conteste certes aussi que la décision du 5 novembre 2019 de la Cour d'appel du Tribunal pénal fédéral eût pour unique objet l'irrecevabilité de la demande de révision de la décision de la Cour des plaintes. Il objecte que toutes ses démarches et toutes les décisions rendues depuis 1998, notamment les plaintes pénales qu'il a déposées les 27 septembre 2018 et 19 juillet 2019, se rapporteraient à des constructions " délictueuses " sur la parcelle " n° xxx " dès le 1er septembre 2000. Le demandeur en révision se méprend, à cet égard, sur la notion (juridique) de l'objet du litige, lequel est délimité par ce qui a été tranché dans la décision contestée et ne peut être étendu devant l'autorité supérieure par les conclusions ou la simple intention générale d'une partie, en particulier lorsque seules des questions de recevabilité formelle ont été jugées (v. LAURENT MERZ, in Basler Kommentar, Bundesgerichtsgesetz, 3e éd. 2018, nos 67a et 77 ad art. 42 LTF). On ne discerne, sous cet angle non plus, aucune argumentation susceptible de constituer un moyen de révision au sens de l'art. 121 let. a, c ou d LTF. Enfin, l'arrêt 6B_1402/2019 a été notifié au recourant le 7 février 2020, le délai de 30 jours de l'art. 124 al. 1 let. b LTF a couru du 8 février 2020 au dimanche 8 mars 2020 (art. 44 al. 1 LTF). Son échéance a été reportée au lundi 9 mars 2020, premier jour utile (art. 45 al. 1 LTF). On peut donc se dispenser de lire les écritures du recourant postérieures à cette date en quête d'éventuels développements relatifs à des faits hypothétiquement ignorés par inadvertance ou à des conclusions sur lesquelles il n'aurait pas été statué. De tels moyens seraient de toute manière tardifs.