Citation: 7B_150/2022 E. 4.5.1

4.5.1. S'agissant d'abord du danger de mort imminent, le recourant fonde une partie de son argumentation sur le fait que l'enfant se serait trouvé au bord de la chaussée et n'aurait dès lors pas été en danger. La cour cantonale a cependant retenu sans arbitraire que B.B.________ avait dû courir au-devant du véhicule du recourant pour sauver son fils avant qu'il se fasse renverser (cf. consid. 3.4.7 supra). En outre, comme l'a rappelé la Cour d'appel pénal, une prudence particulière s'imposait au recourant en présence de piétons, en particulier d'enfants (cf. art. 26 al. 2 LCR); cela était bien le cas en l'espèce, puisque l'enfant D.B.________ était âgé de trois ans au moment des faits et se trouvait d'un côté de la route tandis que son père était de l'autre côté. Le recourant affirme en outre qu'une collision voiture/piéton à une vitesse inférieure - ou égale - à 30 km/h n'impliquait pas notoirement un danger de mort supérieur à 50 %. Il fait valoir qu'il aurait produit des études scientifiques sur ce point en cours de procédure de première instance et que les autorités précédentes auraient fait preuve d'arbitraire en n'en tenant pas compte. Dans la mesure cependant où ces documents ne concernent pas spécifiquement des enfants - le recourant ne le soutenant d'ailleurs pas -, on ne voit pas qu'il aurait été manifestement insoutenable de ne pas tenir compte de tels documents dans le cas d'un enfant âgé de trois ans. À cet égard, dans un raisonnement qui ne prête pas le flanc à la critique, le tribunal d'arrondissement - auquel a renvoyé la cour cantonale (cf. art. 82 al. 4 CPP) - a considéré que l'impact du véhicule contre l'enfant se serait notamment situé au niveau de la tête, compte tenu de la taille d'un enfant âgé de près de quatre ans au moment des faits et des caractéristiques du véhicule en question; un enfant de quatre ans a en effet une taille de 1 mètre environ, ce qui correspondait peu ou prou à la hauteur de la partie frontale du véhicule en question. Dans ces circonstances, sans l'intervention de B.B.________, l'impact aurait entraîné un risque de mort supérieur à 50 % pour l'enfant. Au surplus, contrairement à ce que soutient le recourant, on ne voit pas que le poids de la remorque aurait été pris en compte par la cour cantonale dans la détermination de ce risque. Au vu de ces constatations et des faits établis sans arbitraire - notamment de la configuration des lieux, de la présence de piétons de part et d'autre de la route, de la vive allure du véhicule -, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que le comportement du conducteur avait induit un risque de mort imminent pour l'enfant qui cheminait seul, autrement dit qu'il existait une probabilité sérieuse que celui-ci soit renversé par le véhicule avec un risque de mort supérieur à 50 %.