Citation: 4P.64/2000 07.08.2000 E. 1

1.- Contrairement à ce que soutient l'intimé, le recours n'est pas irrecevable pour défaut d'épuisement des instances cantonales (art. 86 al. 1 et 87 OJ). Le jugement entrepris a été rendu après renvoi de la cause par la Cour de cassation civile. Celle-ci a tranché la question du principe de l'existence et de la conclusion d'un contrat de travail. Le Tribunal des prud'hommes était lié par cette décision et avait pour instruction d'en tirer les conséquences, en examinant si la résiliation des rapports de travail était justifiée ou non, et en fixant le salaire dû. Dans son recours de droit public, l'entreprise ne s'en prend qu'aux constatations, en fait et en droit, de l'existence d'un contrat de travail. Or, ces constatations, qui liaient le Tribunal des prud'hommes, rendaient dénué de sens tout recours cantonal dirigé contre l'instance les ayant faites, soit contre la Cour cantonale de cassation. C'est donc bien la décision de l'autorité inférieure, admettant l'existence d'un contrat de travail, qui peut faire sur ce point l'objet d'un recours de droit public, dans lequel peut également être attaquée, comme le fait la recourante, la décision précédente de la Cour de cassation cantonale (ATF 114 Ia 263 consid. 2c; 105 Ia 54 consid. 1a).