Citation: I 794/04 01.05.2006 E. A

P.________, mariée et mère de deux enfants nés en 1970 et 1975, a travaillé depuis 1972 à temps partiel (50 %) en qualité de concierge d'immeubles, consacrant le reste de son temps aux tâches ménagères et éducatives. Le 10 octobre 2000, elle a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente en raison de diverses atteintes à la santé. Procédant à l'instruction du dossier, l'Office cantonal AI de Genève (ci-après : l'office) a recueilli divers avis médicaux. Selon son médecin traitant, P.________ souffre de diabète de type II traité à l'insuline, d'obésité, de polyarthrite rhumatoïde séronégative, de cardiomyopathie dilatée et d'hypertension artérielle, entraînant une incapacité totale de travail depuis le 28 octobre 1987. Ce médecin précise que si du point de vue métabolique et cardiaque, le traitement est satisfaisant, P.________ présente en revanche de plus en plus fréquemment des poussées de synovites au niveau des pieds et des mains qui la gênent dans ses activités quotidiennes (rapport du 10 novembre 2000 du docteur J.________ [spécialiste FMH en médecine interne et endocrinologie]). Selon un rapport du 4 juillet 2001 des docteurs S.________ et M.________ du service de cardiologie de l'Hôpital X.________, P.________ a été admise au mois de juin 2001 pour la pose d'un défibrillateur automatique implantable chez une patiente présentant un risque élevé de mort subite dans le cadre d'une cardiomyopathie dilatée avec épisodes de tachycardies ventriculaires non soutenues inductibles. L'intervention s'est déroulée sans problèmes. A la sortie, les médecins prénommés ont diagnostiqué une cardiomyopathie dilatée avec fonction systolique du ventricule gauche sévèrement altérée mais bien compensée, des tachycardies ventriculaires polymorphes non soutenues symptomatiques inductibles, une insuffisance mitrale modérée à sévère, un diabète de type II insulino-requérant, une dyslipidémie, une hypertension artérielle, une polyarthrite rhumatoïde et une anémie normocytaire normochrome. Dans un rapport établi le 18 juillet 2001, le docteur J.________ précise que l'état de santé de P.________ nécessite des soins ambulatoires réguliers de plus en plus contraignants et que l'évolution générale de celui-ci est peu satisfaisante. L'office a ensuite fait procéder à une enquête économique sur le ménage dont il appert en substance que P.________ subit une incapacité ménagère de 25,5 % correspondant à une invalidité de 12,75 % pour un taux d'occupation corrélatif de 50 % (rapport du 12 septembre 2001). Ce document précise qu'elle vit avec son époux - lui-même bénéficiaire d'une rente entière d'invalidité en raison de troubles cervicaux - et que pour les courses ainsi que l'entretien du logement, elle peut compter sur l'aide de celui-ci et de sa fille. Par décision du 1er février 2002, l'office a mis P.________ au bénéfice d'une demi-rente fondée sur un degré d'invalidité de 63 % à partir du 1er octobre 1999, compte tenu d'une perte de gain de 50 % et d'une invalidité ménagère de 12,75 %.