Citation: 5A_57/2017 E. 3.2

3.2. Selon le recourant, la question n'était pas de savoir si, entre 2010 et 2013, l'intimée avait fait des efforts pour augmenter son temps de travail, mais de déterminer si l'on pouvait raisonnablement exiger d'elle qu'elle augmente son taux d'activité dépendante à 100% après qu'elle eut prétendument arrêté toute activité indépendante. A cet égard, la Cour de justice avait omis de prendre en considération le fait que le taux d'occupation professionnelle dépendante et indépendante de l'intimée avait été supérieur à 90% de 2010 à avril 2014, période durant laquelle elle exerçait son droit de visite sur ses deux enfants selon les mêmes modalités que celles actuellement en vigueur. On comprenait dès lors difficilement en quoi le droit de visite qu'elle exerce le soir et le week-end l'empêcherait de travailler à temps complet, alors que, depuis la séparation jusqu'à peu après le dépôt de la demande en divorce, elle était capable d'exercer des activités professionnelles dépendantes à un taux de 100% voire supérieur en 2011 et 2012. La brutale cessation de son activité indépendante en début de procédure n'avait aucune raison apparente hormis celle liée au dépôt de la demande en divorce, ce que la Cour de justice avait également omis de constater. De plus, la contribution d'entretien en faveur des enfants était sollicitée à compter du mois de novembre 2012, soit 3 ans et 8 mois après la séparation intervenue en février 2009. Cela était nettement suffisant pour que l'intimée augmente son activité dépendante à 100%, ce d'autant qu'elle est au bénéfice d'une formation universitaire et qu'elle n'a pas la garde des enfants. Or, l'intimée n'avait fait aucun effort depuis le dépôt de la demande en divorce, voire depuis le mois d'avril 2014, pour augmenter son taux d'activité. Malgré le temps suffisant à sa disposition et toutes les interpellations et requêtes faites à cet égard, elle n'avait jamais été à même de prouver qu'elle avait effectué des recherches actives pour trouver un emploi à 100%, voire augmenter son taux d'activité actuel à 100%. Partant, rien ne permettait de retenir qu'elle avait effectué tout ce qui pouvait être exigé d'elle pour contribuer aux besoins de ses enfants. Le recourant rappelle en outre qu'il est le parent gardien et qu'il s'occupe de sa fille mineure à 85% du temps en nature tout en travaillant à 100%. Si l'on pouvait exiger, à teneur de la jurisprudence, du parent gardien qu'il exerce une activité lucrative à 100% lorsque le cadet avait atteint l'âge de 16 ans révolus, ce qui était le cas de B.________, il allait de soi qu'on pouvait aussi l'exiger du parent n'exerçant qu'un droit de visite. En plus d'être contraire à la jurisprudence, l'arrêt entrepris contrevenait de ce point de vue à l'égalité devant prévaloir entre père et mère et à l'équité. Dans ces conditions, l'intimée pouvait sans aucune difficulté augmenter son taux d'activité à 100% et ainsi bénéficier d'un revenu net d'environ 7'500 fr. Bien qu'âgée de 50 ans, elle avait repris une activité dépendante régulière le 1er mai 2008. Tout d'abord simple éducatrice, elle était depuis le 1er avril 2013 directrice pédagogique auprès de la Fondation Y.________. Elle était donc salariée depuis plusieurs années et son statut professionnel n'avait cessé de croître. Elle était par ailleurs en bonne santé et n'avait jamais exposé qu'elle serait dans l'impossibilité d'augmenter son temps de travail. Son domaine d'activité n'était en outre pas saturé, des offres d'emploi étant souvent " postées et/ou publiées par les autorités et/ou entreprises ".