Citation: 8C_769/2018 E. A

A.________, née en 1991, mère de deux enfants nés en 2013 et 2016, a requis l'indemnité de chômage dès le 1er novembre 2017, indiquant rechercher un emploi à 100 %. Par courrier du 15 décembre 2017, l'Office cantonal de l'emploi (ci-après: l'OCE) a invité A.________ à l'informer sur la manière dont elle entendait concilier la garde de ses enfants avec la prise d'un emploi à 100 % et si elle accepterait d'exercer une activité à temps plein ou de suivre un cours durant la journée. Elle était priée de faire parvenir en retour le formulaire d'attestation de garde qui y était joint. La prénommée a répondu, le 21 décembre 2017, qu'elle avait quitté son précédent travail en raison de la difficulté à faire garder ses enfants depuis que son mari avait accepté un travail de nuit qui l'occupait de 21h à 7h alors qu'elle-même travaillait de 6h à 8h. Elle ne produisait pas d'attestation de garde puisque c'est elle qui s'occupait des enfants. Par décision du 9 janvier 2018, l'OCE l' a déclarée inapte au placement à partir du 1er novembre 2017, motif pris qu'elle n'avait pas de solution de garde pour ses fils et qu'elle n'était actuellement pas en mesure de suivre un cours en journée. A.________ s'est opposée à cette décision le 9 février 2018 en exposant qu'il était prévu que ses enfants aillent à la crèche aussitôt qu'elle trouverait une activité dont la rémunération le permettrait, et, à défaut de place immédiate, une solution de garde serait mise en place (maman de jour ou nounou). Tout en expliquant que les indemnités journalières auxquelles elle pourrait prétendre était insuffisantes pour faire garder ses fils si elle devait participer à des cours en journée, elle reprochait à l'OCE de ne pas l'avoir informée que la capacité à suivre ces cours servait à établir ou non son aptitude au placement. Le 10 avril 2018, l'OCE a rejeté l'opposition. Par courrier du 4 mai 2018, l'époux de A.________ a attesté être en mesure de garder leurs enfants pendant une éventuelle formation proposée par l'OCE à son épouse, pour autant qu'il soit informé suffisamment à l'avance afin de pouvoir s'arranger avec son employeur.