Citation: 6B_264/2018 E. 3

Enfin, le recourant fait valoir qu'il souffre de problèmes de vue, à savoir un kératocône des yeux. Il soutient que compte tenu de l'obscurité et des mauvaises conditions de route il n'est pas crédible qu'il se soit lancé dans une course-poursuite alors que sa vue est mauvaise. S'il ressort effectivement du jugement attaqué que cette affection, attestée médicalement, rend difficile pour le recourant la conduite nocturne surtout par temps de pluie, celui-ci ne fait toutefois l'objet d'aucune restriction administrative, ce qui montre qu'il n'est pas inapte à la conduite même dans ces conditions. Le comportement qui lui est imputé constitue de toute manière une immense prise de risque et il n'y a rien d'insoutenable à considérer qu'il ait pu agir ainsi nonobstant ses problèmes de vue. Compte tenu de l'ensemble des preuves dont disposait la cour cantonale, cet élément ne suffit pas à faire apparaître comme arbitraire l'appréciation des preuves à laquelle celle-ci a procédé.