Citation: 8C_240/2023 E. 7.1

7.1. Il convient cependant de souligner que, dans leur raisonnement, et la cour cantonale et la recourante ont omis le fait qu'au moment de l'accident du 27 février 2019, l'intimé était déjà au bénéfice d'une rente d'invalidité (de 10 %) octroyée par la recourante pour les suites des évènements accidentels des années 2004 et 2012. Or, si une personne bénéficiaire d'une rente d'invalidité de l'assurance-accidents est victime d'un nouvel accident entraînant une augmentation du taux d'invalidité, les règles sur la révision de l'art. 17 al. 1 LPGA s'appliquent. Par conséquent, il faut procéder à une évaluation globale de la situation de l'assuré et verser une seule rente (ATF 139 V 28 consid. 3.3.1; cf. 123 V 45 consid. 3b).