Citation: 4A_585/2021 E. 6.2

6.2. Ensuite, le recourant dénonce une violation du fardeau de la preuve, en faisant valoir qu'il appartenait à l'intimé de prouver, et non de rendre vraisemblable, que son patient aurait consenti à une opération qui ne traitait pas le ligament croisé antérieur défectueux. Il soutient que l'intimé avait échoué à apporter la preuve de ce consentement hypothétique. La critique du recourant s'épuise presque dans cette seule phrase. Il s'est limité à reproduire une grande partie du raisonnement détaillé de la cour cantonale, sans le discuter ici. Il lui appartenait pourtant de s'en prendre à celui-ci afin de satisfaire aux exigences de motivation prévalant devant le Tribunal fédéral (cf. toutefois consid. 6.3 infra). On peut néanmoins relever que s'il incombe au médecin de démontrer que son patient aurait accepté l'opération même s'il avait été dûment informé, le patient doit collaborer à cette preuve (cf. consid. 4 supraet 6.3 infra). Le recourant évoque également le " JT 1982, page 287 ", soit l'ATF 108 II 59 consid. 3, en soutenant que le patient pouvait se contenter de démontrer qu'il n'aurait vraisemblablement pas été lésé dans son intégrité corporelle si son médecin s'était abstenu de procéder à l'opération considérée. Le recourant n'explique pas plus amplement son point de vue. Au demeurant, ce passage concernait l'absence de consentement, et non le consentement hypothétique. Plus loin, dans cet ancien ATF, le Tribunal fédéral s'est demandé si l'on devait, à l'instar de la jurisprudence allemande, permettre au médecin d'échapper à une condamnation en invoquant le consentement hypothétique du patient. Le Tribunal fédéral n'a pas tranché cette question dans cet ATF, mais l'a fait ultérieurement. Ainsi, cet ancien ATF n'est d'aucun secours au recourant sous l'angle du consentement hypothétique, lequel est seul pertinent en l'espèce.