Citation: 1A.278/1999 17.01.2001 E. 1

1.- Un recours de droit administratif et un recours de droit public ont été formés contre l'arrêt du Tribunal administratif. Comme la voie du recours de droit public est subsidiaire aux autres moyens de droit (art. 84 al. 2 OJ), il convient d'examiner en premier lieu la recevabilité du recours de droit administratif (ATF 126 II 377 consid. 1 p. 381). a) En vertu de l'art. 34 al. 3 LAT, seule la voie du recours de droit public est en principe ouverte, devant le Tribunal fédéral, contre les décisions cantonales relatives aux plans d'affectation. La jurisprudence admet cependant qu'une décision relative à l'adoption d'un plan d'affectation puisse faire l'objet d'un recours de droit administratif, lorsque l'application du droit fédéral de la protection de l'environnement, ou d'autres prescriptions fédérales spéciales en matière de protection des biotopes, des forêts, etc. , est en jeu, notamment quand le plan se rapporte à un projet concret (ATF 125 II 10 consid. 2a p. 13; 123 II 88 consid. 1a p. 91, 231 consid. 2 p. 233; 121 II 72 consid. 1b p. 75 et les arrêts cités). Le recours de droit administratif est également recevable contre une décision prise par l'autorité cantonale de dernière instance quand, pour un projet à réaliser hors de la zone à bâtir, elle considère comme justifiée l'adoption préalable d'un plan d'affectation spécial modifiant la destination de la zone, ce qui exclut donc une éventuelle autorisation dérogatoire selon l'art. 24 LAT (depuis l'entrée en vigueur, le 1er septembre 2000, de la novelle du 20 mars 1998: selon les art. 24 à 24d LAT). On peut ainsi éluder l'application de l'art. 24 LAT. Dans la mesure où la contestation porte sur le refus d'appliquer cette disposition, l'art. 34 al. 1 LAT prescrit qu'il faut agir, devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours de droit administratif (ATF 124 II 391 ss; 123 II 289 consid. 1b-c p. 291; 115 Ib 508 consid. 5a/bb p. 510 et les arrêts cités; cf. aussi ATF 124 II 252 consid. 1 p. 254). b) En l'occurrence, les recourants se plaignent de violations de la législation fédérale sur la protection de l'environnement et d'un refus d'appliquer l'art. 24 LAT. C'est à juste titre qu'ils ont présenté ces griefs dans un recours de droit administratif. C'est également dans ce cadre que doivent être examinés les griefs concernant la coordination entre le plan partiel d'affectation et les plans routiers visant au réaménagement des voies de desserte (cf. infra, consid. 4), car ils se rapportent à l'organisation du trafic et, partant, aux nuisances (pollution de l'air, en l'occurrence) liées au projet litigieux. Ces questions de procédure sont dans une relation suffisamment étroite avec l'application du droit fédéral de la protection de l'environnement et la voie du recours de droit administratif est donc ouverte à cet égard (cf. ATF 125 II 10 consid. 2a p. 13; 121 II 72 consid. 1b p. 75). Cette solution vaut aussi pour d'autres griefs concernant la procédure d'adoption du plan d'affectation (l'absence d'enquête publique complémentaire après le dépôt de rapports permettant d'évaluer les nuisances du projet - cf. infra, consid. 3) et la procédure cantonale de recours (le refus, parlejugeinstructeurduTribunaladministratif, d'accepterunepiècerelativeauxémissionsdeCO2-cf. infra, consid. 5a). c) Appliquant une norme cantonale - l'art. 37 al. 1 de la loi sur la juridiction et la procédure administratives (LJPA) - dont la teneur correspond à celle de l'art. 103 let. a OJ définissant la qualité pour agir par la voie du recours de droit administratif (cf. art. 33 al. 3 let. a LAT), le Tribunal administratif a considéré que les recourants A.________ et C.________, propriétaires de parcelles directement voisines du périmètre du plan partiel d'affectation litigieux, avaient un intérêt digne de protection à l'annulation ou à la modification de ce plan. Ces deux personnes ont, manifestement, qualité pour recourir au Tribunal fédéral au sens de l'art. 103 let. a OJ (ATF 126 II 300 consid. 1c p. 302; 124 II 293 consid. 3a p. 303; 121 II 171 consid. 2b p. 174 et les arrêts cités). Vu l'issue de la cause, il y a lieu d'entrer en matière sans examiner, au regard de l'art. 103 OJ, la situation des autres recourants.