Citation: I 363/04 02.02.2005 E. A

F.________, né en 1959, a travaillé en qualité de jardinier. Le 2 décembre 1999, il a été victime d'un accident de la circulation dans lequel il a subi une commotion cérébrale avec amnésie et une contusion lombaire. L'intéressé a été en incapacité totale de travail jusqu'au 4 juin 2000, puis à mi-temps jusqu'au 30 juin suivant. A compter du 1er juillet 2000, il n'a plus exercé d'activité professionnelle. Le 23 avril 2001, F.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à une rente, faisant valoir qu'il était totalement incapable de travailler depuis l'accident du 2 décembre 1999. L'office de l'assurance-invalidité du canton de Berne (ci-après : l'office AI) a recueilli un rapport d'expertise du professeur S.________, de la Clinique de rhumatologie et d'immunologie/allergologie clinique de l'Hôpital L.________, du 21 décembre 2000, établi à la demande de La Genevoise, assureur-accidents. Le professeur S.________ a posé le diagnostic de syndrome douloureux chronique cervico-spondylogène et lombo-spondylogène sur ostéochondrose de la colonne lombaire avec une symptomatique secondaire pseudoradiculaire de la jambe gauche. En outre, cet expert a attesté une incapacité totale de travail dans une activité de jardinier. Par ailleurs, le docteur R.________, médecin traitant, a produit un rapport de ses confrères S.________ et B.________, du 30 mai 2001, médecins à la division médicale H.________ de l'Hôpital L.________, où F.________ avait séjourné du 19 avril au 11 mai 2001. Ces derniers ont constaté chez l'assuré des douleurs persistantes au dos et à la nuque sur diverses atteintes à la colonne vertébrale, avec un développement dépressif et une situation de surcharge psychosociale. Tout comme le professeur S.________, ils ont estimé que l'assuré n'était plus apte à exercer sa profession de jardinier, mais qu'il serait judicieux, pour des motifs thérapeutiques et le maintien de son estime, qu'il ait une activité hors de son domicile, si possible en milieu protégé. A la demande de La Genevoise, F.________ a séjourné à nouveau à la division médicale H.________ du 10 au 13 décembre 2001. Dans leur rapport du 18 février 2002, les docteurs G.________, S.________ et T.________, ont retenu en résumé les diagnostics de syndrome douloureux chronique et invalidant de la colonne vertébrale, syndromes douloureux cervical et lombaire sur troubles dégénératifs, abus chronique de nicotine et de constipation récidivante sous opiacés. Selon ces médecins, le patient est totalement incapable d'exercer une quelconque activité professionnelle. L'office AI a confié un mandat d'expertise pluridisciplinaire à l'institut I.________. Du rapport de synthèse du 24 octobre 2002, il ressort que l'assuré est totalement incapable de travailler comme jardinier ou aide-jardinier, alors qu'une activité physique légère, adaptée à son état, reste exigible de sa part, sans restriction et à plein temps. L'administration s'est fondée sur les conclusions de l'institut I.________. Elle s'est par ailleurs appuyée sur les statistiques salariales lors de la comparaison des revenus, en leur appliquant un coefficient de réduction de 15 %. Comme le calcul a fait apparaître un degré d'invalidité de 30 %, l'office AI a dès lors refusé d'allouer ses prestations par décision du 24 janvier 2003, après avoir constaté que des mesures de réadaptation d'ordre professionnel n'étaient pas indiquées. Saisi d'une opposition, l'office AI l'a rejetée, par décision du 21 mai 2003.