Citation: 8C_509/2024 E. 4.2

4.2. Reconnaissant une pleine valeur probante à l'expertise de la doctoresse D.________, les juges cantonaux ont estimé que l'appréciation du docteur E.________ n'était pas propre à la mettre en doute. L'éventuel syndrome post-commotionnel, toujours présent selon ce médecin, n'avait pas de répercussion sur la capacité de travail. Son affirmation selon laquelle la capacité de travail était au maximum entre 37,5 % et 40 % dans une activité adaptée était en contradiction avec la réalité, dès lors que la recourante travaillait à 100 %. En outre, il n'était pas un spécialiste en neurologie, même s'il effectuait des consultations en neuro-habilitation. Dans la mesure où la recourante se plaignait principalement de troubles cognitifs, c'était quoi qu'il en soit essentiellement le bilan neuropsychologique qui était déterminant. Or le bilan de 2024 confirmait dans les grandes lignes celui effectué en 2017 par les experts du CEMed, en particulier concernant la majoration des symptômes. Au vu du bilan neuropsychologique réalisé à l'occasion de l'expertise judiciaire, qui était pleinement probant, il n'était pas établi au degré de la vraisemblance prépondérante que la recourante souffrait de troubles cognitifs. La cour cantonale a ensuite exposé que les céphalées attestées par la doctoresse D.________ ne diminuaient pas la capacité de travail dans l'activité actuelle, la recourante travaillant à 100 %. Au demeurant, selon cette experte, il était seulement possible que lesdites céphalées restreignent la capacité de travail d'au maximum 30 % dans l'activité de secrétaire comptable. Cela ne permettait pas de retenir une capacité de travail réduite dans l'activité habituelle, l'existence de céphalées reposant uniquement sur les dires de l'intéressée et celle-ci n'ayant jamais consulté un médecin spécialiste de ces douleurs ni pris des médicaments pour les traiter. En tout état de cause, même en admettant l'existence de troubles cognitifs, le lien de causalité adéquate entre ces troubles et l'accident de novembre 2015 devait être nié, compte tenu de la jurisprudence applicable en cas de TCC sans preuve d'un déficit fonctionnel organique. À ce titre, l'accident devait être qualifié de léger, tout au plus à la limite des accidents de gravité moyenne, et aucun des critères définis par la jurisprudence n'était rempli.