Citation: 8C_272/2023 E. 6.2.2

6.2.2. La recourante fonde la discrimination salariale sur le fait qu'un code 9 lui a été appliqué, alors que B.________, qui avait le même niveau de formation, a pu accéder directement à la classe 18, sans code 9. Or la fiche MIOPE 02.01.02 relative aux conditions de suppression du code 9 ne prévoirait aucune dérogation possible fondée sur la seule expérience et B.________ ne remplirait pas les conditions de suppression du code 9 prévu dans ladite fiche. En outre, l'expérience en matière de ressources humaines d'une dizaine d'années dont bénéficiait son collègue avait déjà été prise en compte dans la fixation de ses annuités conformément à l'art. 3 al. 2 RTrait, celui-ci s'étant vu attribuer huit annuités. Aussi l'autorité intimée aurait-elle non seulement violé les règles applicables en matière de fixation du traitement en renonçant à appliquer un code 9 à B.________ mais elle aurait également largement et indûment favorisé ce dernier en tenant compte de son expérience professionnelle à double titre, soit pour le dispenser du code 9 et pour calculer ses annuités. A l'inverse, la recourante s'est vu appliquer un code 9 et octroyer uniquement deux annuités, alors qu'elle bénéficiait de sept ans d'expérience au sein de l'État de Genève ainsi que d'un certificat d'assistante en gestion du personnel obtenu en mars 2010. Enfin, la recourante se plaint du fait que le code 9 a continué à lui être appliqué dès l'obtention de son brevet fédéral au mois de novembre 2012, alors qu'elle disposait à ce moment-là d'un niveau de formation supérieur à celui de B.________ et était la seule à bénéficier du diplôme requis pour l'exercice de la fonction.