Citation: 4A_436/2022 E. 1

C'est également à tort que l'intéressé reproche à l'arbitre d'avoir versé dans le formalisme excessif. L'arbitre a, en effet, considéré que l'art. R56 du Code ne permet en principe pas à une partie de compléter son argumentation, postérieurement au dépôt de sa déclaration d'appel. S'il a certes relevé que le recourant avait fait une allusion ambiguë à l'irrégularité du processus électoral lors de l'assemblée du 30 janvier 2021, il a constaté que le vice ayant trait à la validité du vote par acclamation au regard des dispositions statutaires de la Fédération X. de Football n'avait été formulé et développé que lors de l'audience. Il a souligné que le recourant aurait parfaitement pu demander à pouvoir compléter ses écritures lorsque le procès-verbal de l'assemblée précitée a été produit le 25 août 2021 dans le cadre de la procédure arbitrale, mais qu'il n'avait soulevé le moyen relatif à l'irrégularité du vote par acclamation que le 26 janvier 2022. En l'espèce, l'arbitre a, en substance, considéré que le recourant aurait pu et dû faire valoir son nouveau moyen lorsque le procès-verbal de l'assemblée générale du 30 janvier 2021 a été produit au lieu d'attendre près de cinq mois pour l'invoquer lors de l'audience. On ne saurait retenir que l'arbitre aurait fait preuve de formalisme excessif en retenant pareille solution. En niant au recourant le droit d'invoquer un nouveau moyen lors de l'audience arbitrale, l'arbitre n'a, en définitive, fait qu'appliquer la règle procédurale prévue par l'art. R56 du Code, étant précisé que les formes procédurales sont nécessaires pour assurer le déroulement de la procédure conformément au principe de l'égalité de traitement. Il s'ensuit le rejet du grief examiné dans la mesure où il est recevable.