Citation: H 252/00 14.02.2001 E. 1

1.- a) Devant la juridiction de recours de première instance, le litige portait sur le versement d'intérêts moratoires, à teneur de la décision de l'intimée du 18 octobre 1999. Le recours avait donc effet suspensif de plein droit, dès lors que la caisse de compensation n'avait pas statué autrement (cf. art. 55 al. 1 PA, 97 al. 2 LAVS, première phrase). La recourante aurait ainsi pu se dispenser de verser les intérêts moratoires réclamés par l'intimée, jusqu'à droit connu sur le litige. Ce faisant, la recourante aurait toutefois pris le risque de devoir payer d'autres intérêts, comme l'intimée l'en avait avertie, si l'issue du procès lui avait été défavorable. C'est ce qu'elle a voulu éviter, en versant, pendente lite, les intérêts moratoires, sans que cela en affecte le caractère litigieux. b) Il sied par ailleurs de rappeler aux premiers juges que le retrait d'un recours doit faire l'objet d'une déclaration expresse et qu'il ne saurait être conditionnel ou tacite (ATF 119 V 38 consid. 1b, 111 V 158 consid. 3b). On cherche pourtant en vain, au dossier cantonal, une telle déclaration de retrait. c) En conséquence, le recours de droit administratif est bien fondé et la cause sera renvoyée aux premiers juges afin qu'ils statuent au fond.