Citation: 9C_40/2017 E. 3.1

3.1. En bref, les premiers juges ont considéré que le recourant avait mis l'office intimé devant le fait accompli, dès lors que les travaux avaient été exécutés en l'absence de devis qui auraient permis de comparer des offres; de la sorte, le recourant n'avait pas respecté son obligation de réduire le dommage. Les juges cantonaux ont aussi relevé qu'à partir du moment où il avait souhaité quitter le domicile de ses parents à Veyras pour s'installer à Sierre, le recourant aurait pu trouver dans un délai raisonnable un immeuble projeté en cours de construction ou un appartement moins récent mais mieux aménagé à son handicap et ne nécessitant pas un quasi réaménagement complet. En ce qui concerne les modifications apportées à la climatisation, au chauffage ainsi qu'à la configuration de l'appartement (maçonnerie et menuiserie) en raison de la création d'un studio, la juridiction cantonale a admis que les frais y relatifs devaient être supportés exclusivement par le recourant. En effet, de tels coûts dont la prise en charge n'est pas prévue par la Circulaire de l'OFAS concernant la remise des moyens auxiliaires par l'assurance-invalidité (CMAI) doivent être qualifiés de somptuaires et n'entrent pas dans la catégorie des frais simples et adéquats. De plus, les juges cantonaux ont considéré que la mise à disposition d'une chambre pour l'auxiliaire de santé aurait été suffisante, car pareille mesure permet de répondre parfaitement aux conditions de simplicité et d'adéquation; ils ont ajouté que des appels à l'aide sont même plus facilement audibles à travers une porte de chambre qu'à travers un mur. Les décisions de l'intimé portant sur le refus de moyens auxiliaires (distribution du chauffage et de travaux de maçonnerie et de menuiserie) devaient ainsi être confirmés. Quant aux autres travaux de maçonnerie sans lien avec la création du studio, à l'instar des saignées creusées dans les murs afin d'y installer des conduits supplémentaires pour la domotique, les juges les ont qualifiés de purement esthétiques en l'absence de toute justification. Ils ne remplissaient donc pas non plus le caractère d'une mesure simple et adéquate. Finalement, la décision portant sur le refus de prise en charge des frais relatifs à l'aménagement de la salle de bains devait également être confirmée, car cette pièce avait été déplacée et entièrement refaite à neuf, alors que les frais d'un lift de transfert au plafond avaient précédemment été admis et supportés par l'AI. Ce dernier moyen auxiliaire étant adapté, il n'y avait pas lieu d'en financer un nouveau.