Citation: 1B_203/2020 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a retenu que le recourant présentait toujours un risque concret de réitération. Elle a notamment pris en considération son casier judiciaire faisant état de quatre condamnations entre 2013 et 2019, dont au moins à trois reprises des actes de violence physique, ainsi que les forts soupçons de culpabilité existants à son encontre s'agissant des actes de violence graves du 9 novembre 2019. La cour cantonale admet que si certains antécédents ne concernent pas des infractions contre l'intégrité physique, les condamnations de l'intéressé portent néanmoins sur des délits graves ou qui ne sont à tout le moins pas anodins, tels l'injure, la dénonciation calomnieuse, les dommages à la propriété ou l'émeute. Elle a également tenu compte du fait que le recourant semblait minimiser son implication dans les faits reprochés, et ce quand bien même il pourrait effectivement avoir porté des coups moins graves que ceux de son coprévenu. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. Le risque de récidive paraît en effet évident vu les précédentes condamnations du recourant notamment pour voies de fait, émeute et violence ou menace contres les autorités et les fonctionnaires, condamnations qui ne l'ont pas dissuadé de commettre de nouvelles infractions. Il sied en particulier de souligner que les graves faits qui lui sont actuellement reprochés - qui peuvent être pris en considération dans l'examen du risque de récidive (cf. consid. 3.1) - ont été commis moins de cinq mois après sa dernière condamnation le 21 juin 2016 pour dommages à la propriété, émeute et violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires à une peine pécuniaire ferme de 100 jours-amende. Le fait que ces dernières infractions ont été commises dans le cadre d'un match de football ne permet en aucun cas d'en minimiser la gravité; le recourant semble méconnaître le caractère dangereux de tels attroupements et de leurs suites. Par ailleurs, quoi qu'en pense l'intéressé, l'infraction de violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires pour laquelle il a été condamné reste grave, même si aucune infraction de lésion corporelle n'a en sus été retenue à son encontre. Sur ce point, le recours est infondé.