Citation: 8C_199/2009 26.06.2009 E. 4

La recourante fait grief à la juridiction cantonale d'avoir mal établi les faits en accordant trop de poids aux constatations de la doctoresse R.________ et insuffisamment à celles d'autres praticiens (en particulier aux constatations du docteur S.________ et à celles de la psychologue C.________). Il aurait été nécessaire, en outre, de mettre en oeuvre une expertise pluridisciplinaire pour établir correctement les faits. S'il est vrai que les avis des médecins ne sont pas concordants en ce qui concerne l'existence de troubles psychiques, la recourante ne prétend pas que certains d'entre eux attestent une incapacité de travail en raison de tels troubles. Le seul fait qu'elle a, comme elle l'affirme, bénéficié d'un soutien psychologique, ne suffit pas pour l'établir. Ce n'est pas tant la nature des troubles diagnostiqués que la répercussion de ceux-ci sur l'atteinte à la santé qui est déterminante. On notera au passage que les pièces produites par la recourante en procédure fédérale n'indiquent pas non plus qu'elle présente une atteinte de nature à influer sur sa capacité de travail. Aussi bien les premiers juges étaient-ils fondés à nier l'existence d'une atteinte à la santé psychique invalidante et, à retenir, sur la base des avis médicaux concordants, que l'assurée peut travailler, sans limite sous l'angle temporel, dans une activité légère, peu exposée au bruit et n'impliquant pas la nécessité de communiquer fréquemment. Il n'était pas nécessaire, dans ces conditions, d'ordonner une expertise pluridisciplinaire.