Citation: 8C_809/2018 E. 4.3

4.3. De son côté, la cour cantonale s'est écartée du revenu d'invalide retenu par l'assureur-accidents. Elle a considéré que la DPT n° 504571 (emballeuse manuelle) n'était pas compatible avec les limitations fonctionnelles de l'assurée, dès lors qu'elle impliquait des travaux répétitifs paraissant nécessiter une position des bras en porte-à-faux, alors que les doctoresses E.________ et C.________ avaient souligné l'obligation d'avoir les bras en appui. En outre, les quatre autres DPT concernaient des activités répétitives des bras qui n'étaient pas suffisamment détaillées pour qu'il soit possible de conclure de manière certaine à leur compatibilité avec les limitations fonctionnelles de l'intimée. Aussi a-t-elle considéré ne pas pouvoir se rallier aux DPT sélectionnées par la CNA, et, se référant à l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) publiée par l'Office fédéral de la statistique (OFS), elle s'est fondée sur le salaire mensuel auquel peuvent prétendre les femmes effectuant des activités simples et répétitives (niveau de compétence 1) dans le secteur privé, soit 4'300 fr. en 2014 (ESS 2014 TA1). Ce salaire, indexé jusqu'en 2016 et adapté à la durée normale de travail en 2016 (41,7 heures par semaine), a été réduit de 20 % pour tenir compte des limitations fonctionnelles et de l'âge de l'intimée. Les premiers juges ont ainsi fixé le revenu avec invalidité à 45'596 fr. par année. En comparant ce montant avec le revenu sans invalidité, ils ont retenu un taux d'invalidité de 43 % (arrondi).