Citation: I 319/06 14.05.2007 E. 4

4.1 Selon l'office recourant, le renvoi de la cause pour complément d'instruction concernant l'exigibilité, notamment sous l'angle psychologique, de la mesure de réadaptation préconisée s'avère superflu. D'une part, le docteur B.________ a déjà procédé à un tel examen. D'autre part, la valeur probante de ce dernier ne saurait être mise en cause en tant qu'il émane d'un médecin titulaire d'un certificat en médecine psychosomatique et psychosociale (AMPP), lequel a de surcroît procédé personnellement à une évaluation psychologique approfondie de l'assurée. Par ailleurs, la mise en oeuvre de la procé-dure de sommation assortie d'un délai de réflexion prévue à l'art. 21 al. 4 LPGA n'est pas décisive pour l'issue du présent litige, dès lors qu'en tout état de cause, l'obésité dont l'intimée est atteinte ne justifie pas à elle seule une incapacité de travail susceptible d'ouvrir droit aux prestations de l'assurance-invalidité. Faute enfin de n'avoir point réintégré son poste de travail, pas même à temps partiel (50%) tel que l'auraient recommandé son médecin traitant et le docteur B.________, l'intéressée a enfreint son devoir de réduire le dommage assécurologique. L'office AI considère par conséquent lui avoir à juste titre dénié tout droit aux prestations, attendu qu'elle n'a pas mis en oeuvre tout ce qui était raisonnablement exigible de sa part en vue de reprendre une activité lucrative à 50 % dans un premier temps et, par la suite, d'augmenter progressivement son taux d'occupation professionnelle. 4.2 De son côté, l'intimée considère que l'exigibilité de la mesure de réadaptation ne peut être examinée que par un médecin psychiatre dès lors qu'elle présente un trouble dépressif récurrent en lien étroit avec une surcharge pondérale dont elle souffre depuis l'enfance. Elle ajoute que si elle exclut à l'heure actuelle l'éventualité de subir une gastroplastie, elle ne s'oppose pour autant nullement à tout autre traitement amaigrissant. Enfin, elle conteste les allégations de l'office AI selon lesquelles son médecin traitant lui attribuerait une capacité résiduelle de travail de 50 %. Elle rappelle que le docteur A.________ lui a reconnu une incapacité de travail de 50 % puis de 100 % au début de l'année 2002 et qu'il n'a pas révisé son appréciation depuis lors.