Citation: 1C_48/2016 E. 2

Dirigé contre un arrêt d'irrecevabilité rendu en dernière instance cantonale dans le cadre d'une contestation relevant au fond du droit public des constructions, le recours est en principe recevable comme recours en matière de droit public au sens des art. 82 ss de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110). En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours doivent être motivés. A teneur de l'art. 42 al. 2 LTF, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 134 II 244 consid. 2.1 p. 245). Lorsque celle-ci est une décision d'irrecevabilité, les motifs développés dans le mémoire de recours doivent porter sur la question de la recevabilité traitée par l'instance précédente à l'exclusion du fond du litige (ATF 123 V 335 consid. 1b p. 336). De plus, le Tribunal fédéral n'examine la violation de droits fondamentaux que si ce moyen est invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF), c'est-à-dire s'il a été expressément soulevé et exposé de manière claire et détaillée. Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266). Le recourant ne conteste pas que l'avance de frais requise n'a pas été payée dans le délai imparti à cet effet ni que le défaut de versement d'une telle avance puisse entraîner l'irrecevabilité du recours qu'il avait déposé en son nom et en celui des opposants au projet de l'intimée. Il ne cherche pas davantage à démontrer en quoi le refus du Juge instructeur de le dispenser totalement ou partiellement du paiement de l'avance de frais, motivé par le fait qu'il y avait lieu, dans le cadre d'une éventuelle demande d'assistance judiciaire, de tenir compte de la situation financière de chacun des recourants et non pas uniquement ou partiellement de celle de leur représentant, serait arbitraire ou d'une autre manière contraire au droit. Il explique le non-paiement de l'avance de frais par les difficultés rencontrées pour recueillir la somme de 3'000 fr. réclamée à ce titre auprès des autres opposants, étant lui-même dans l'incapacité financière de s'en acquitter. Pareille argumentation ne répond pas aux exigences de motivation requises par la jurisprudence et n'est de toute manière pas propre à faire apparaître la décision attaquée comme insoutenable ou non conforme au droit. Le recourant entend en réalité former en son nom seul un nouveau recours au Tribunal fédéral contre la décision de la Municipalité de Lausanne en reprenant les motifs du recours déposé auprès de la Cour de droit administratif et public. Ce faisant, il perd de vue que, dans les causes de droit public, le Tribunal fédéral est une autorité judiciaire de recours contre les décisions prises en dernière instance cantonale selon l'art. 86 al. 1 let. d LTF et qu'il se limite, dans ce cadre précis, à examiner si ces décisions sont ou non conformes au droit. Il ne saurait ainsi être saisi directement d'un recours contre une décision émanant d'une autorité inférieure, telle que celle prise par la Municipalité de Lausanne le 19 novembre 2015, et sujette à recours sur le plan cantonal. Les conclusions et griefs dirigés contre une telle décision sont irrecevables en raison de l'effet dévolutif du recours auprès du Tribunal cantonal et de l'exigence d'épuisement des instances cantonales (cf. ATF 136 II 101 consid. 1.2 p. 104).