Citation: I 423/03 09.09.2003 E. A

C.________, née en 1954, sans formation professionnelle ni activité lucrative depuis 1977, a déposé une demande de rente de l'assurance-invalidité le 24 janvier 2001. Elle y alléguait souffrir de diverses affections depuis une dizaine d'années. L'Office valaisan AI a requis l'avis du docteur A.________, médecin traitant, qui a posé les diagnostics de fibromyalgie, d'ostéoporose et d'hypotrophie musculaire, et a procédé à une enquête économique au cours de laquelle l'assurée a déclaré qu'en l'absence de troubles de santé elle aurait repris une activité salariée à 25 %. L'enquêteur conclut à une incapacité d'exécuter les tâches ménagères de 36,5 %. L'office a encore confié une expertise médicale pluridisciplinaire au docteur B.________, spécialiste en médecine interne et maladies rhumatismales. Dans son rapport du 24 septembre 2002, ce médecin a diagnostiqué une fibromyalgie, un status après maladie de Sudeck du genou droit, ainsi que diverses affections sans répercussion sur la capacité de travail (importante ostéopénie, troubles statiques rachidiens, status après plusieurs interventions chirurgicales des membres supérieurs, tabagisme chronique, status après hystérectomie et annexectomie bilatérale et status après plusieurs interventions abdominales anciennes pour adhérences et hernies). Il a fixé la capacité de travail résiduelle de C.________ à 80 % dans une profession respectant les limitations physiques avec une baisse de rendement de 10 à 15 %. En ce qui concerne les travaux habituels, il a fixé la diminution de rendement à environ 30 %. Quant au docteur C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, il a conclu à l'absence de maladie ou trouble psychiatrique significatif (consilium psychiatrique du 16 septembre 2002). Par décision du 31 octobre 2002, l'office a nié tout droit à une rente à l'intéressée, au motif que son taux d'invalidité, évalué selon la méthode mixte, atteignait 30 %.