Citation: 7B_635/2024 E. A

A.a. Par ordonnance pénale du 17 mai 2019, le Ministère public de l'arrondissement du Nord vaudois (ci-après: le Ministère public) a reconnu A.________ coupable de lésions corporelles simples qualifiées, injure, menaces qualifiées et violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires. Il l'a condamné à une peine privative de liberté de 160 jours et à une peine pécuniaire de 20 jours-amende, à 30 fr. le jour, le tout avec sursis pendant 3 ans. Il était reproché au prénommé d'avoir, le 2 juillet 2018, commis des violences domestiques contre son concubin, B.________. A.b. Le 13 mars 2021, B.________ a déposé une plainte pénale contre A.________. Le premier a expliqué avoir, ce même jour, été frappé et menacé de mort par son compagnon; celui-ci aurait également volontairement cassé un terrarium. Vu le retrait de la plainte opéré par B.________, le Ministère public a, par ordonnance du 22 juin 2021, ordonné le classement de la procédure pénale dirigée contre A.________ pour ces faits. A.c. Le 1er janvier 2024, B.________ a expliqué aux policiers qui s'étaient rendus à son domicile ensuite de son appel téléphonique, qu'une dispute avait eu lieu avec son compagnon A.________; il leur a expliqué qu'il avait été blessé à la tête à cette occasion. À la suite de son intervention, la police a ordonné l'expulsion immédiate de A.________ du logement commun. Dans son rapport, la police a indiqué avoir déjà traité trois procédures de violences domestiques au sein du couple, soit les 1er avril 2016, 2 juillet 2018 et 13 mars 2021. A.d. Le 3 janvier 2024, le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a confirmé par ordonnance de mesures superprovisonnelles, l'expulsion immédiate de A.________ du logement commun et lui a fait interdiction d'y pénétrer, sous la menace de la peine prévue par l'art. 292 CP. A.e. Le 4 mars 2024, B.________ et A.________ ont été entendus par le Procureur. B.________ a déclaré que le jour des faits, son compagnon aurait engagé une discussion un peu virulente, alors que lui-même lui aurait indiqué souhaiter rester tranquille. Son compagnon étant monté sur lui, B.________ se serait défendu, réussissant à le retourner et à se placer sur lui. A.________ se serait violemment débattu et aurait tenté de le mordre, tandis que B.________ l'aurait saisi par le cou pour l'en empêcher. B.________ se serait alors tapé la tête contre le mur, le crépis lui éraflant la peau, puis aurait quitté le logement de peur que la situation dégénère davantage. A.________ a pour sa part expliqué ne pas se souvenir de l'entier des faits reprochés; il a précisé qu'il était sous l'influence de l'alcool et d'un somnifère. Il n'a par ailleurs pas contesté les faits tels que décrits par son compagnon. À l'issue de l'audition, A.________ s'est opposé à la communication de l'ouverture de la procédure pénale au Département de l'enseignement et de la formation professionnelle (ci-après: le DEF).