Citation: 5A_906/2017 E. 8

Enfin, la recourante se plaint de ce que la cour cantonale lui a imposé de quitter le domicile conjugal - dont l'époux n'a jamais requis l'attribution - dans le cadre des mesures provisionnelles. Elle reproche également à la juridiction précédente d'avoir arrêté le montant du loyer de son futur logement à 1'000 fr. Or, cette estimation ne reposerait sur aucun élément concret et la comparaison avec le loyer de l'époux n'aurait aucune pertinence dès lors que le niveau de vie en France est moins élevé qu'en Suisse, les données Eurostat - statistiques au niveau européen permettant des comparaisons entre les pays et les régions - pouvant être contrôlées par tout un chacun sur internet et constituant un fait notoire. En l'espèce, en tant qu'il porte sur le fait que la cour cantonale indique, dans les motifs de la décision querellée, que la recourante devra laisser l'appartement à la disposition de l'intimé au 31 décembre 2017 pour que celui-ci puisse en résilier le bail (cf. supra consid. 4), le grief de la recourante sort du cadre du présent litige - qui a trait uniquement à la contribution d'entretien en faveur de l'épouse -, partant est irrecevable. Par ailleurs, pour ce qui est du montant du loyer, la recourante se contente de se référer, de manière toute générale, aux statistiques Eurostat. Elle n'explique pas de manière claire et détaillée en quoi, sur la base de celles-ci, il serait arbitraire d'arrêter sa charge de loyer à 1'000 fr., alors que celle de l'époux a été fixée à 870 fr. 40. Sa critique n'est dès lors pas suffisante au regard des exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF, partant est irrecevable (cf. supra consid. 2.2).