Citation: 5A_518/2020 E. 3

La recourante considère que les travaux d'étiquetage exécutés le 30 juin 2017 par ses ouvriers dans les chaufferies des immeubles construits sur la parcelle de l'intimée constituent des travaux d'achèvement au sens de la jurisprudence et que, partant, l'inscription opérée à titre superprovisionnel le 24 octobre 2017 a sauvegardé le délai de quatre mois de l'art. 839 al. 2 CC. En substance, la recourante est d'avis que la cour cantonale a erré en assimilant l'étiquetage à des travaux de réglage ou de remise de plans qui peuvent avoir lieu après la livraison de l'ouvrage. Même s'ils étaient de faible importance du point de vue quantitatif, les travaux d'étiquetage étaient en effet nécessaires du point de vue qualitatif, ce qui était déterminant selon la jurisprudence. Il ne s'agissait pas de simples travaux de finition mais bel et bien de travaux faisant partie d'une exécution dans les règles de l'art. Ils devaient donc être qualifiés de travaux d'achèvement. En retenant le contraire, la cour cantonale avait apprécié les preuves de manière arbitraire et violé le droit fédéral.