Citation: 8C_337/2024 E. 5.1

5.1. Les juges cantonaux ont retenu que l'événement du 9 mars 2023 correspondait "plutôt" à des inhalations de longue durée, le recourant ayant déclaré - dans son recours - avoir présenté les premiers signes d'intoxication aux gaz d'échappement après une heure environ. Le caractère soudain de l'atteinte faisait ainsi défaut. Ils ont également considéré que le recourant n'avait pas été confronté à des circonstances extraordinaires. Se référant à la jurisprudence du Tribunal fédéral en matière de lésions provoquées par des expositions au froid ou à la chaleur (selon laquelle les effets de la météo échappent à la notion d'accident lorsqu'ils entraînent des insolations, des coups de soleil, des coups de chaleur ou des gelures, à moins que les effets dommageables se produisent ensuite d'un événement extraordinaire, cf. ATF 98 V 165; cf. également arrêt 8C_275/2023 du 18 octobre 2023 consid. 3.2 et les références), les premiers juges ont estimé qu'une panne de voiture, la présence de gaz d'échappement dans un tunnel notoirement saturé aux heures de pointe et l'intervention d'environ 1 h 35 d'un dépanneur ne constituaient pas des circonstances à ce point singulières. Partant, l'événement du 9 mars 2023 n'était pas un accident, faute de facteur extérieur extraordinaire, et peu importait que le recourant fût resté dans son véhicule conformément aux consignes de la police plutôt que de se mettre "à l'abri" dans les zones dédiées à cet effet. Dans ces circonstances, il n'était pas utile, selon les juges cantonaux, de s'attarder sur les atteintes subies par le recourant ni de déterminer si celles-ci étaient en rapport de causalité naturelle et adéquate avec l'événement du 9 mars 2023.