Citation: 6B_330/2019 E. 1.3.2

1.3.2. Admettant qu'un délai d'attente de six mois serait admissible avant d'être placé, le recourant requiert, à titre subsidiaire, que la détention soit jugée illicite à partir du 2 juin 2016. Or il est établi et incontesté que l'OSAMA a mis en oeuvre tous les moyens à disposition afin que l'intéressé puisse être transféré rapidement dans un établissement adapté aux jeunes adultes (ordonnance attaquée consid. 3.3.2.2 p. 11) et a élargi ses recherches dans trois établissements hors canton à partir du 17 octobre 2016. Compte tenu des circonstances entourant le prononcé de la mesure (cf. supra consid. 1.2.1) et des efforts fournis par l'OSAMA, on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir abusé de son pouvoir d'appréciation en considérant que la période de neuf mois depuis la prise de connaissance par l'autorité d'exécution de l'entrée en vigueur de la mesure, était conforme à l'art. 5 par. 1 let. e CEDH. Infondé, le recours doit être rejeté sur ce point. Au vu de ce qui précède, il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur le grief déduit de l'arbitraire dans la chronologie des faits, visant à établir la date à partir de laquelle la détention aurait dû être jugée illicite.