Citation: 5P.455/1999 04.04.2000 E. A

A.- a) A.________ exploite à Genève une entreprise d'études techniques et d'architecture, qu'il représente avec signature individuelle. En 1990, il a manifesté l'intention de se lancer dans un projet immobilier à X.________, notamment sur des parcelles sises à la route de XXX, dont il est propriétaire; à cet effet, il est entré en contact avec dame B.________, elle-même propriétaire d'une parcelle voisine. En 1992, le Département des Travaux Publics a adopté un plan de quartier englobant les parcelles des parties, approuvé le 28 juillet 1993 par le Conseil d'Etat genevois. Le 27 mars 1996, A.________ a adressé aux "propriétaires rte de XXX" une note d'honoraires d'architecte d'un montant global de 1'230'000 fr., à savoir 12'300 fr.40 par "unité d'honoraires"; le même jour, il a établi au nom de dame B.________ une facture de 32'876 fr.55, relative à ses prestations "pour l'obtention du plan localisé de quartier entré en force". b) Le 2 avril 1996, les parties ont signé devant notaire une promesse de constitution de servitudes. Aux termes de cet acte, dame B.________ s'est engagée à constituer, à première demande, une servitude de non-bâtir en faveur de la parcelle de A.________; en contrepartie, ce dernier s'est engagé à constituer une servitude de maintien du mur se trouvant le long de la limite séparative des fonds. La servitude de non-bâtir a été consentie moyennant versement, par A.________, d'une indemnité de 350'000 fr., "exigible et payable à la signature de l'acte constitutif, d'une part, et la constitution de la servitude de maintien du mur, d'autre part". Sous la rubrique "Conditions", A.________ s'est réservé la faculté de ne pas donner suite à son engagement d'acquérir les droits à bâtir pour le cas où il n'obtiendrait pas, d'ici le 31 mars 1997 au plus tard: "... d) l'accord du créancier hypothécaire du fonds grevé d'être primé par la susdite servitude de non-bâtir"; une clause insérée en marge du texte, sous cette même rubrique (ch. 4), accorde en outre à l'intéressé le droit "de compenser, à due concurrence, le paiement du prix susconvenu avec sa facture de TRENTE MILLE FRANCS (Fr. 30'000. --) que lui doit Madame B.________ pour la mise en valeur de sa parcelle". Le créancier hypothécaire s'est opposé au transfert des droits à bâtir, si bien que l'acte définitif de constitution de la servitude n'a pas été établi.