Citation: 5A_442/2020 E. A

A.________ (né en 1972) et B.________ (née en 1968), se sont mariés le 2 août 2013. De leur union est issue l'enfant C.________, née en 2013. Les époux se sont séparés le 15 novembre 2014, l'enfant étant demeurée auprès de sa mère. En raison de réserves de la mère à confier l'enfant au père, celui-ci n'a pu exercer qu'un droit de visite limité. A.a. Par jugement de mesures protectrices de l'union conjugale du 21 juin 2016 - confirmé en appel par arrêt du 16 décembre 2016 de la Cour de justice -, le Tribunal de première instance a réglé les modalités de la séparation des époux, attribuant la garde de l'enfant à sa mère, réservant un libre droit de visite du père, mais, à défaut d'accord, selon les modalités préconisées par le Service de protection des mineurs (ci-après : SPMin) dans son rapport d'évaluation sociale du 3 mars 2016, instaurant une curatelle d'organisation et de surveillance des relations personnelles, et astreignant le père à verser une contribution de 2'000 fr. par mois pour l'entretien de l'enfant. A.b. Par acte du 13 mars 2017, A.________ a déposé une demande unilatérale en divorce, concluant à l'attribution de l'autorité parentale et de la garde de l'enfant, sous réserve d'un droit de visite usuel de la mère, et au versement par cette dernière d'une contribution mensuelle pour l'entretien de l'enfant. Dans sa réponse du 30 juin 2017, B.________ a adhéré au principe du divorce, requis l'autorité parentale exclusive et la garde sur l'enfant, sous réserve d'un droit de visite du père, et conclu au versement par le père d'une contribution mensuelle à l'entretien de l'enfant. A.c. Faisant suite au courrier du 12 mai 2017 du SPMin exposant qu'il serait dans l'intérêt de l'enfant d'élargir les relations personnelles entre elle et son père, nonobstant l'opposition de la mère, le Tribunal de première instance a, par décision de mesures provisionnelles du 21 août 2017, complétée le 5 septembre 2017, octroyé au père un droit de visite devant s'exercer, sauf accord contraire des parties, à raison d'un week-end sur deux et durant la moitié des vacances scolaires. Le SPMin a rendu un nouveau rapport le 21 août 2017, préconisant, dans l'intérêt de l'enfant, de confier sa garde au père, sous réserve d'un droit de visite de la mère, et d'ordonner une expertise du groupe familial. Le Tribunal de première instance ayant ordonné la mise en oeuvre d'une expertise du groupe familial, un rapport concernant chaque membre de la famille et leurs interactions a été déposé le 4 septembre 2018. Selon les expertes, la mère présente des capacités parentales restreintes, à l'origine d'un " trouble émotionnel " chez l'enfant, de sorte qu'il y aurait une " urgence médicale pédopsychiatrique à ce que C.________ bénéficie d'un lieu de vie apaisé du conflit parental ". Les expertes ont ainsi recommandé de confier la garde de l'enfant à son père, d'instaurer une curatelle du droit de visite, une guidance parentale, une thérapie individuelle pour l'enfant et un travail de psychothérapie pour la mère. Les expertes ont confirmé leurs conclusions lors de l'audience qui s'est tenue le 15 novembre 2018 devant le Tribunal de première instance.