Citation: 4C.338/2002 17.01.2003 E. 1

1.2 Même si la requérante n'indique pas expressément la disposition de l'OJ sur laquelle sa demande de révision est fondée, elle présente des faits qui tombent sous le coup d'un des motifs légaux, ce qui est suffisant en regard de l'art. 140 OJ (Poudret, COJ V, Berne 1992, art. 140 OJ no 2). La requérante se plaint d'une inadvertance, mais le motif qu'elle soulève n'est pas visé par l'art. 136 let. d OJ. En effet, on ne peut reprocher à la Cour de céans de ne pas avoir apprécié un fait important ressortant du dossier comme elle l'aurait dû (cf. ATF 115 II 399 consid. 2a), puisqu'elle n'a fait que retenir la valeur litigieuse mentionnée dans la décision attaquée. La requérante n'avait donc pas à agir dans les 30 jours dès la communication de l'arrêt du 16 juillet 2002 (cf. art. 141 al. 1 let. a OJ). Le motif invoqué consiste en un fait nouveau au sens de l'art. 137 let. b OJ, à savoir la révélation, par le tribunal du travail, postérieurement à l'arrêt du 16 juillet 2002, d'une erreur entachant la valeur litigieuse reproduite dans la décision attaquée du 21 mai 2002. Comme le tribunal du travail a fait part de son inadvertance le 28 août 2002, la requérante n'a pu en avoir connaissance au plus tôt qu'à cette date, mais vraisemblablement lors du prononcé du jugement du tribunal cantonal du 2 octobre 2002 qui en faisait état. Quoi qu'il en soit, même si l'on retient la première date, le délai de nonante jours de l'art. 141 al. 1 let. b OJ est respecté. Interjetée dans la forme prévue (cf. art. 140 OJ), par la partie dont le recours n'a pas été examiné par le Tribunal fédéral, la présente demande de révision est donc recevable.