Citation: 2C_436/2021 E. 6

La conclusion est identique sous l'angle du droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'art. 8 CEDH, dont le recourant invoque la violation, au motif que l'autorité précédente n'aurait pas procédé à un véritable examen de proportionnalité intégrant l'ensemble de sa situation depuis qu'il vit en Suisse. En effet, ayant divorcé d'avec son ex-épouse et n'ayant aucun enfant en Suisse, il ne peut pas se prévaloir valablement de l'art. 8 CEDH sous l'angle de la protection de la vie familiale, puisque cette protection vise en premier lieu la famille dite "nucléaire", c'est-à-dire la communauté formée par les époux, ainsi que les parents et leurs enfants mineurs (cf. ATF 144 II 1 consid. 6.1 et les arrêts cités). Il ne prétend par ailleurs pas entretenir de rapport de dépendance particulier avec un proche parent (hors famille nucléaire) au bénéfice d'un droit de présence assuré en Suisse ( ibid.). Il ressort enfin de l'arrêt attaqué que le recourant a vécu en Suisse bien moins de dix ans et qu'il ne s'y est pas intégré d'une façon particulièrement forte, quand bien même il a démontré un certain investissement professionnel dès son arrivée dans le pays. Il ne peut dès lors pas invoquer non plus de manière défendable la protection de la vie privée telle qu'elle est garantie par l'art. 8 par. 1 CEDH (cf. ATF 144 I 266 consid. 3.9). Ainsi, aucun examen de proportionnalité au sens de l'art. 8 par. 2 CEDH ne s'impose en l'espèce s'agissant du non-renouvellement de l'autorisation de séjour du recourant, dès lors que cette mesure ne porte en réalité atteinte à aucun droit garanti par cette disposition.