Citation: 1C_433/2012 E. 2.3

2.3. Dans un chapitre de son recours qu'elle intitule "en fait", la recourante expose sa propre version du déroulement des événements. Sur certains points, elle semble s'écarter de l'état de fait retenu par la cour cantonale, sans toutefois exposer en quoi sa version devrait être préférée. Il en va ainsi de la localisation des gendarmes par rapport au carrefour de l'accident (30 mètres selon le jugement attaqué, alors que, selon l'exposé des faits de la recourante, elle était déjà engagée dans le carrefour lorsqu'elle a aperçu les agents qui lui ont fait signe de s'arrêter), ainsi que du sort de la piétonne heurtée (blessée pour avoir été projetée en l'air avant de retomber lourdement à terre selon l'arrêt attaqué, alors que celle-ci n'aurait pas été blessée selon la recourante). Ce faisant, la recourante ne respecte pas les exigences de motivation requises par la jurisprudence. De même, dans sa réplique, la recourante se réfère à des prétendues déclarations de témoins qui ne ressortent pas de la décision attaquée, sans préciser à quels éléments du dossier elle se réfère pour les tenir pour établis. Ceux-ci sont irrecevables. Quoi qu'il en soit, l'établissement des faits par la cour cantonale ne semble pas critiquable et les pièces au dossier - en particulier de la décision pénale à laquelle la recourante se réfère - en confirment la teneur.