Citation: 5A_444/2017 E. 3.2.2

3.2.2. Selon la recourante, la remarque du premier juge selon laquelle il existait un risque non négligeable que, par son déménagement, elle veuille éloigner l'enfant de son père ne reposerait sur aucun élément du dossier. En effet, elle avait choisi d'habiter pendant près de deux ans à proximité du domicile de l'intimé pour " apaiser les conséquences pratiques de la séparation "; elle n'avait jamais fait obstacle à un quelconque droit de visite, quand bien même l'intimé " lui cherche[rait] toujours querelle "; elle avait pris l'engagement solennel de favoriser les contacts père-fils et avait pris acte de la nécessité que le SPJ enquête avant toute décision sur l'attribution de la garde. La cour cantonale aurait quant à elle " botté en touche " en considérant que cette mention du premier juge n'avait été faite qu'à titre superfétatoire. En effet, celle-ci ternirait l'image de la recourante. Par ailleurs, les papiers de l'enfant sont toujours déposés au greffe du Tribunal d'arrondissement, alors que " cette allégation, superfétatoire ou pas, ne repose[rait] sur aucun fait objectif ". Partant, il serait arbitraire de considérer qu'il existe un risque non négligeable que la mère ait pour but d'éloigner l'enfant de son père.