Citation: I 221/04 12.04.2005 E. 3

3.1 La juridiction cantonale a considéré que malgré l'affection dont elle souffre au poignet droit, la recourante a toujours une capacité résiduelle de travail de 65 % dans l'activité à laquelle s'était référé l'office intimé, à savoir un travail léger dans une activité répétitive. Elle s'est fondée pour cela sur les conclusions du rapport du COPAI qui reposaient sur un avis du docteur L.________, spécialiste en médecine interne et médecin-conseil du COPAI, ainsi que sur l'observation de la capacité professionnelle de l'assurée. Dans un rapport du 16 décembre 2001, ce médecin a attesté que l'intéressée disposait, dans une activité adaptée, d'une capacité résiduelle de travail de l'ordre de 65 % au minimum. Il exprimait toutefois son pessimisme en raison des difficultés de communication et de l'absence de motivation de l'assurée, lesquelles permettaient difficilement d'envisager une reprise du travail effective. De son côté, la recourante reproche aux premiers juges de n'avoir pas tenu compte des conclusions du docteur P.________. Ce médecin a indiqué que les troubles au poignet empêchaient certes l'assurée d'exercer son ancienne activité de blanchisseuse. Toutefois, l'intéressée était encore capable, malgré son handicap, d'exercer durant toute la journée une activité adaptée dans les domaines de la manutention légère, la vente ou la réception, mais avec un rendement de 50 % seulement (rapport du 17 mai 2000). 3.2 La juridiction cantonale s'est écartée de l'avis du docteur P.________ pour se fonder sur les conclusions du docteur L.________ en se référant à la jurisprudence selon laquelle il faut accorder plus de poids aux constatations d'un spécialiste qu'à l'appréciation de l'incapacité de travail par le médecin de famille qui, dans le doute, est plutôt favorable au patient, étant donné les liens de confiance qui existent entre eux (ATF 125 V 353 consid. 3b/cc et les références). Par ailleurs, les premiers juges ont considéré que les conclusions du docteur L.________ étaient corroborées par les observations effectuées au COPAI.