Citation: 2C_772/2017 E. 3.2.4

3.2.4. Compte tenu de ce qui précède, la recourante ne peut être suivie lorsqu'elle affirme que l'art. 6 al. 3 LTVTC/GE constituerait "un blanc-seing complet" en faveur du Conseil d'Etat. La délégation législative litigieuse, examinée dans le cadre du système global introduit par l'art. 6 LTVTC/GE s'agissant des "examens de chauffeur", est en effet suffisamment précise, même si elle laisse une certaine marge de manoeuvre au Conseil d'Etat pour fixer le contenu des examens des chauffeurs VTC. Dans ces conditions, il ne saurait être question de violation manifeste (cf. supra consid. 3.2.1 in fine) du principe de la légalité (art. 5 al. 1 Cst.), ni de celui de la séparation des pouvoirs, qui se confond en l'espèce avec ledit principe. Le grief y relatif est dès lors rejeté.