Citation: 4A_440/2021 E. 7.4

7.4. In casu, le rapport biomécanique du 7 octobre 2008 a retenu une accélération comprise entre 10 et 15 km/h, voire moins, ce qui le classe dans les accidents de gravité moyenne, à la limite des accidents peu graves, pour reprendre la terminologie utilisée en matière d'assurance-accidents (cf. arrêt précité 8C_334/2012 consid. 4.2). Le recourant fait grand cas de la réserve émise dans ce rapport succinct. Il passe comme chat sur braise sur le fait que "le choc n'a laissé presque aucune trace aux véhicules accidentés", selon une précision apportée par le premier jugement qui n'a suscité aucun commentaire dans l'arrêt sur appel. Au demeurant, le rapport litigieux avait aussi été utilisé dans le litige relatif à l'assurance-accidents, où sont évoquées des photos montrant que le pare-choc arrière du véhicule du recourant "n'a été que très légèrement enfoncé" (arrêt précité 8C_334/2012 consid. 4.2). Selon ses auteurs, les données cliniques et les douleurs provenant du rachis cervical ne sont "plutôt pas explicables" avec les effets de la collision dans un cas normal. Sur ce point non plus, les experts n'ont pas fourni d'explications qui conduiraient à s'écarter de ces considérations générales issues de la pratique. Quoi qu'en pense le recourant, cette brève étude et la remarque qu'elle contient pouvaient constituer un indice parmi d'autres. En intégrant cet élément dans l'appréciation des moyens de preuve concernant la causalité naturelle, les juges cantonaux n'ont pas franchi les limites du droit fédéral, restreintes à l'arbitraire.