Citation: 6B_1323/2015 E. 1.2.1

1.2.1. Tout en admettant la gravité de sa culpabilité, le recourant relève qu'il y aurait toutefois lieu de constater qu'il n'aurait jamais porté atteinte à l'intégrité physique des victimes, que le butin récolté serait quasi insignifiant et que les brigandages commis en septembre 2013 l'auraient été sur une courte période de moins de 10 jours, alors qu'il aurait été mis sous pression par des dealers de Bienne qui lui réclamaient la valeur de la marchandise fournie aux fins de l'écouler. La cour cantonale n'a pas ignoré ces éléments. Tout en précisant que l'absence de violence ne pouvait être retenue à décharge, elle a relevé que si le recourant n'avait pas dû user de la force, c'était parce que ses victimes avaient, sauf dans le dernier cas, obtempéré sous la menace. Quant au dernier cas, le recourant, malmené par ses victimes qui avaient réussi à lui prendre son couteau et le spray au poivre, avait dû prendre la fuite. S'agissant du butin récolté, il était certes de peu d'importance, mais le recourant n'avait pas hésité à commettre plusieurs brigandages, soit des infractions graves, pouvant avoir des conséquences psychologiques importantes pour les victimes, pour des montants dérisoires. S'agissant de l'explication du recourant selon laquelle il aurait agi sous la pression de personnes à qui il devait de l'argent, l'autorité précédente l'a jugée tardive et guère convaincante; dans tous les cas, cela démontrait qu'il cherchait à résoudre ses problèmes par la commission d'infractions et par la violence, au mépris des conséquences que cela pouvait entraîner pour ses victimes. Le recourant ne discute pas plus avant cette motivation cantonale, qui n'apparaît pas critiquable. On ne perçoit en effet pas ce qui, dans sa manière d'agir, ferait apparaître sa culpabilité sous un jour plus favorable. Le grief doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.