Citation: 6B_277/2023 E. 2.4

2.4. Il n'est, ensuite, pas contesté que le recourant avait déjà exécuté les deux tiers de sa peine au moment où la cour cantonale a statué. Cela étant, savoir si cette condition aurait pu être réalisée avant le 17 décembre 2022 n'est l'objet ni de la décision entreprise ni de la procédure fédérale (art. 80 al. 1 LTF) et il en va de même des conditions de détention du recourant. A cet égard, rien n'indique de surcroît que l'intéressé aurait même tenté de saisir une autorité de conclusions en constatation du caractère illicite des conditions dans lesquelles il aurait exécuté une partie de sa peine et il semblerait, du reste, que le droit cantonal vaudois prévoit une voie de droit administrative spécifique dans le Règlement cantonal du 16 août 2017 sur le statut des personnes condamnées exécutant une peine privative de liberté ou une mesure (RSPC/VD; RS/VD 340.01.1; v. arrêt 6B_610/2022 du 22 août 2022 consid. 2.3). Il est ainsi même douteux que la Juge d'application des peines ait été compétente pour constater l'illicéité des conditions de détention. Ce point ressortissant à l'application du droit cantonal et en l'absence de tout développement spécifique, le moyen n'est, de toute manière, pas motivé à satisfaction de droit. Du reste, à supposer que cette argumentation doive être appréhendée comme une conclusion informelle en constatation de conditions de détention illicites, que celle-ci apparaîtrait nouvelle et serait irrecevable dans le recours en matière pénale (art. 99 al. 2 LTF).