Citation: 6B_554/2024 E. 1.3

1.3. Sous couvert d'un grief d'arbitraire dans l'établissement des faits, le recourant procède à une vaste rediscussion des éléments de preuve au dossier, en opposant sa propre appréciation à celle de la cour cantonale pour conclure qu'un doute existe quant à sa culpabilité, qui doit lui profiter. Une telle argumentation est de nature appellatoire et irrecevable dans un recours en matière pénale (v. supra consid. 1.1.1). Il en va en particulier ainsi lorsqu'il cherche à discréditer les déclarations de l'intimée en invoquant leur imprécision s'agissant de la temporalité des faits, discutant la période exacte durant laquelle le recourant l'a accompagnée chez la logopédiste, ainsi que lorsqu'il conteste la crédibilité desdites déclarations en soutenant que la durée des trajets des deux ascenseurs (laps de temps de dix secondes) serait insuffisante pour qu'il eût pu réaliser les actes et gestes qu'elle lui reproche. Il en va de même lorsqu'il discute l'établissement des faits en invoquant qu'avant même les faits qui lui sont reprochés, l'intimée faisait déjà l'objet d'un suivi pédopsychologique, et que le fait que l'intimée présente actuellement, aux dires des différents intervenants, différents troubles psychologiques ne permet pas d'établir un lien de causalité avec les faits concernés, ceux-ci étant préexistants.