Citation: 6B_1493/2021 E. 5.2

5.2. La cour cantonale a retenu que le recourant s'était rendu coupable de blanchiment d'argent, d'infraction à la LEI et de trafic de stupéfiants. Elle a considéré que l'infraction la plus grave était celle de l'art. 19 al. 2 LStup et qualifié de lourde la faute du recourant. Elle a noté qu'en quelque cinq mois, le recourant avait réceptionné, en qualité de dépositaire, plus de 39 kilos de cocaïne brute (ce qui correspondait à plus de 18 kilos de cocaïne pure), qu'il avait ensuite distribué cette drogue à des clients ou à un distributeur non identifié, qu'il avait eu un rôle central et de confiance dans le trafic (plus important que celui des mules) et qu'il était impliqué dans une organisation internationale, incluant plusieurs dizaines de personnes, tant en Suisse qu'aux Pays-Bas. A charge, elle a tenu compte des antécédents judiciaires, qui dénotaient une absence de prise de conscience de la gravité de ses actes et de la mise en danger de la santé de la population. A décharge, elle a pris en considération les aveux partiels et les regrets exprimés, précisant que ceux-ci étaient toutefois de circonstance dans une large mesure. Au vu de ces éléments, elle a fixé à douze ans la peine sanctionnant l'infraction grave à la LStup, augmentant celle-ci de neuf mois pour le blanchiment d'argent et de trois mois pour l'infraction à la LEI, la peine d'ensemble étant finalement de treize ans (jugement attaqué p. 39 s.).