Citation: 1B_88/2022 E. 3.2

3.2. Le recourant est poursuivi pour plusieurs infractions en matière de protection de la nature et de l'environnement, mais également pour contrainte, violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires. Il a en l'occurrence plusieurs antécédents judiciaires, notamment pour des infractions de contrainte et voies de fait (condamnation du 27 juin 2017) et de mise en danger de la vie d'autrui (condamnation du 26 juin 2019). Il a par ailleurs récemment été condamné le 4 novembre 2021 en première instance pour des lésions corporelles simples par négligence, ainsi que pour les infractions de menaces et de contrainte (jugement du 4 novembre 2021 faisant l'objet d'une annonce d'appel du recourant); il peut en être tenu compte dans la mesure où un verdict de condamnation en première instance constitue un indice important à l'appui de la commission des infractions décrites dans l'acte d'accusation (cf. arrêts 1B_376/2016 du 10 novembre 2016 consid. 2.2; 1B_276/2014 du 2 septembre 2014 consid. 2.1). On constate, à l'instar des autorités cantonales, que les précédentes condamnations pénales du recourant et les mesures de substitution à la détention provisoire dont celui-ci faisait l'objet ne l'ont pas dissuadé de continuer dans ses agissements délictueux. On ne saurait d'emblée considérer que les infractions redoutées seraient dénuées de la gravité nécessaire au sens de l'art. 221 al. 1 let. c CPP, comme le soutient le recourant. Compte tenu de ces circonstances, il ne peut être reproché à l'instance précédente d'avoir considéré que l'expertise devait permettre de renseigner sur l'existence de troubles psychiques du recourant et d'apprécier le risque de réactions violentes que ce dernier était susceptible de présenter à l'avenir, en particulier s'il devait à nouveau être confronté à des personnes impliquées dans le conflit. Dans ce contexte, il sied de relever que les juges cantonaux ont souligné que le rapport de la prison de Delémont décrit les difficultés rencontrées face au comportement du recourant particulièrement violent. Ainsi, au vu des incertitudes qui existaient sur le plan psychiatrique, l'instance précédente pouvait admettre que la détention ordonnée le 21 janvier 2022 par le juges des mesures de contrainte était justifiée, à tout le moins jusqu'au dépôt des conclusions de l'expertise psychiatrique sur le risque de récidive et sur les mesures et/ou traitements qui pourraient être entrepris afin de le diminuer.