Citation: 6B_657/2021 E. B

Par arrêt du 30 avril 2021, la Chambre pénale de recours a débouté A.________ de son recours contre l'ordonnance du 4 janvier 2021, avec suite de frais (1500 fr.). En substance, le ministère public pouvait considérer à juste titre que la recourante aurait pu produire précédemment la cinquantaine de pièces prétendument nouvelles, de sorte que le principe de la bonne foi faisait obstacle à la reprise de la procédure sur cette base. Au demeurant, ces moyens de preuve, qui avaient pour l'essentiel été cités au cours de la procédure initiale, étaient déjà connus et n'étaient donc pas nouveaux. Supposés tels, les moyens de preuve susceptibles selon la recourante d'infirmer les déclarations du dénommé D.________ et de démontrer qu'il était en réalité l'homme de paille de B.________ n'autorisaient de toute manière pas cette dernière conclusion, le témoignage de D.________ attestant bien de son rôle de dirigeant de la société propriétaire des droits pétroliers. Ces moyens de preuve ne permettaient pas non plus de revenir sur la conclusion initiale du ministère public selon laquelle les fonds versés sur les comptes de deux sociétés (E.________ et F.________), provenaient de la vente de parts dans un champ pétrolier u.________ et que ces fonds avaient ensuite été transférés à une autre société (G.________ Inc.) en exécution d'un contrat de prêt. Les explications de la recourante apparaissaient contradictoires sur plusieurs points, notamment en relation avec l'acquisition illicite de parts dans un champ pétrolier (par H.________ ou B.________), respectivement quant à savoir qui avait financé cette acquisition et serait devenu l'ayant droit économique de la société détenant ces parts. Même à supposer que la recourante soit devenue titulaire des droits sur les champs pétrolifères, ses allégations ne permettaient pas de retenir que H.________, puis au décès de celui-ci, B.________, se seraient appropriés lesdits droits de façon illicite. La recourante n'avait pas produit le jugement u.________ de novembre 2018 condamnant B.________ à la prison à vie pour avoir, selon la recourante, commandité l'assassinat de H.________ et ses autres affirmations à propos des prétentions de B.________ sur les droits précités (acquisition de ces droits par ce dernier des héritiers de H.________ sans verser de contrepartie significative à ceux-ci) ne parvenaient pas à démontrer l'existence de soupçons à l'encontre du mis en cause. Enfin, la recourante ne consacrait toujours aucune ligne de ses écritures à la question du caractère actuel de son préjudice, compte tenu de l'entrée d'un fonds souverain u.________ dans son capital en 2009.