Citation: 5A_431/2024 E. 3.2

3.2. Le recourant expose que par un premier courrier daté du 31 août 2023, la juge unique avait indiqué aux parties que la cause était gardée à juger et qu'il n'y aurait pas d'autre échange d'écritures. Toutefois, par un second courrier daté du même jour (pièce n° 9), dite magistrate avait rappelé les différents échanges intervenus, mais aussi expressément accordé à son conseil " un ultime droit de détermination sur les seuls points soulevés dans cette écriture ", en se référant à l'écriture spontanée de l'intimée du 25 août 2023. C'est précisément ce qu'il avait fait dans son écriture du 7 septembre 2023, dans les six jours dès réception du dernier avis de la juge unique. Dans cette dernière écriture, il s'était déterminé sur les courriers des 21 et 25 août 2023 de l'intimée et avait conclu à l'irrecevabilité, subsidiairement au rejet des conclusions nouvelles prises en date du 21 août 2023. C'était donc en contradiction complète avec ses propres déclarations que la juge unique avait écarté les déterminations du 7 septembre 2023. Celles-ci étaient d'importance, dès lors qu'elles se référaient à son certificat de salaire 2022 et aux conclusions nouvelles de l'intimée qui, sur la base de ce certificat, avait augmenté ses conclusions en entretien. Le recourant indique qu'à l'appui de ses déterminations, il avait donné des explications détaillées sur ce certificat de salaire, mais avait aussi affirmé avec force qu'il n'avait jamais réalisé en 2022 un revenu annuel de 409'507 fr., soit précisément le revenu mensuel net retenu par la juge unique pour fonder sa décision. Il avait réaffirmé que son revenu s'élevait à GBP 15'835.-- par mois.