Citation: 6B_1137/2013 E. B

Statuant sur l'appel formé par A.________, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise l'a rejeté par arrêt du 16 octobre 2013. En bref, il en ressort les éléments suivants. A.________ était locataire d'un appartement, depuis 1995, sis à Carouge. Au fil du temps, il a développé des rapports conflictuels avec le voisinage, en particulier B.________, ainsi qu'avec le propriétaire de la maison et certains membres de sa famille. Dans ce contexte, le 2 octobre 2009, A.________, s'adressant à B.________, a hurlé « vous allez mourir, vous irez en prison et vous allez le payer cher » alors que cette dernière relevait son courrier. C.________, propriétaire de l'immeuble, qui avait rendez-vous avec B.________, s'est interposé. Il a alors été poussé violemment et projeté à deux reprises contre une porte. A.________ s'en est également pris à B.________ qu'il a poussée contre la même porte. Pour ces faits, B.________ et C.________ ont porté plainte, respectivement les 3 et 9 octobre 2009. Le 27 novembre 2009, D.________, fils de C.________, a interpellé A.________ afin de discuter des conflits de voisinage récurrents. Ce dernier a refusé toute conversation, est entré dans son logement et en est ressorti muni d'un couteau de cuisine. Il a plaqué D.________ contre le mur et l'a menacé au moyen du couteau. D.________ a porté plainte contre A.________ le 25 février 2010. Le 5 juin 2010, A.________ a apostrophé son voisin E.________. Voyant que son attitude n'avait aucun effet, il a bousculé violemment E.________ avant de lui saisir le bras, puis la gorge qu'il a serrée durant une dizaine de secondes avant de relâcher son étreinte. Selon le certificat médical du 10 juin 2010, E.________ a souffert de cervicalgies post-traumatiques, nécessitant des anti-inflammatoires et de la physiothérapie. E.________ a porté plainte le 10 juin 2010. A la suite des doléances de B.________, le contrat de bail de A.________ a été résilié une première fois le 10 octobre 2006. Après une procédure devant les autorités compétentes, la résiliation a été annulée par jugement du 9 octobre 2009 en raison du fait que le conflit de voisinage ne concernait en définitive que deux locataires et qu'il n'engendrait aucune autre perturbation dans l'immeuble. Le 14 juin 2010, le bail de A.________ a à nouveau été résilié en raison des violations répétées et persistantes de son devoir de diligence vis-à-vis des autres habitants de l'immeuble, résiliation confirmée par jugement du Tribunal des baux à loyer du 20 février 2012. Dans le cadre de la procédure pénale, A.________ a été soumis à une expertise psychiatrique. Il en ressort qu'il souffre d'un trouble de la personnalité et du comportement consécutif à l'atteinte neurologique subie lors d'un accident survenu le 17 mai 1996. Le traumatisme cérébral dont il avait été la victime avait provoqué des modifications profondes de sa personnalité avec cristallisation du sentiment de colère et d'injustice. En 2009, il apparaissait épuisé et affecté par ce qu'il percevait comme un acharnement contre lui. Son trouble n'altérait toutefois que partiellement sa capacité de jugement, mais le rendait vulnérable au moment d'altercations verbales ou de confrontations difficiles. Il était assimilable à un grave trouble mental peu sévère qui diminuait légèrement la responsabilité du fait de sa difficulté à se déterminer au moment d'agir.