Citation: 9C_1020/2012 E. 2.1

2.1. Le litige porte sur le droit du recourant à des indemnités journalières de la part de l'intimée au-delà du 2 mars 2012, singulièrement du 3 mars au 15 août 2012 (fin du délai-cadre de l'assurance-chômage). Le jugement entrepris expose correctement les règles légales (art. 73 LAMal) et les principes jurisprudentiels en matière d'assurance facultative d'indemnités journalières et de coordination avec l'assurance-chômage, de sorte qu'on peut y renvoyer. En particulier, il résulte de la jurisprudence rappelée par les premiers juges (ATF 128 V 149 consid. 3b p. 154; arrêt K 16/03 du 8 janvier 2004 consid. 2.3 et les arrêts cités) que le droit à une indemnité journalière comporte comme condition que l'assuré subisse une perte de gain dans une mesure justifiant le paiement du montant assuré. En cas de chômage, le droit à une indemnité journalière selon l'art. 73 LAMal suppose que l'assuré pourrait prétendre une indemnité de chômage au sens de la LACI (ou une indemnité de chômage du droit cantonal) s'il n'était pas malade. La perte de gain que subit la personne au chômage à la charge de l'assurance d'une indemnité journalière résulte du fait qu'il est passagèrement inapte au placement en raison d'une maladie et, partant, ne peut prétendre une indemnité de chômage à laquelle il aurait droit en principe. Néanmoins, une personne sans emploi peut subir une perte de gain ouvrant droit à une indemnité journalière de l'assurance-maladie, bien qu'elle ne puisse prétendre une indemnité de chômage. Tel n'est cependant le cas que si elle démontre au degré de la vraisemblance prépondérante qu'elle aurait pris un emploi si elle n'avait pas été malade (arrêt K 33/98 du 17 juillet 1998 consid. 3b, in RAMA 1998 n° KV 43 p. 420; EUGSTER, Bundesgesetz über die Krankenversicherung [KVG], 2010, ad art. 72 n° 25 p. 499; BORIS RUBIN, Assurance-chômage, 2006, p. 355).