Citation: 1P.404/2000 29.09.2000 E. B

B.- Par ordonnance de condamnation du 10 juin 1998, le Procureur général du canton du Jura a infligé une amende de 100 fr. à B.________ pour avoir gêné un automobiliste qui effectuait une manoeuvre de stationnement en marche arrière, en application des art. 26 al. 1 et 90 ch. 1 LCR. Le contrevenant a formé opposition en temps utile. Le 20 janvier 1999, il a de plus déposé plainte pénale contre O.________ pour violation des art. 36 al. 4 et 90 ch. 1 LCR. Le Ministère public du canton du Jura a ouvert l'action publique contre ce dernier, par renvoi au juge unique. A l'audience du 4 novembre 1999, le Président II du Tribunal du district de Porrentruy a ordonné la jonction des deux procédures, à l'issue desquelles il a condamné, par jugement du 18 novembre 1999, B.________ à 100 fr. d'amende pour avoir gêné un automobiliste qui effectuait une manoeuvre de stationnement en marche arrière en application des art. 26 al. 1 et 90 ch. 1 LCR, et O.________ à 50 fr. d'amende pour avoir effectué une marche arrière sans prendre toutes les précautions voulues et avoir heurté un véhicule, en vertu des art. 36 al. 4 et 90 ch. 1 LCR. O.________ n'a pas contesté ce jugement. B.________ s'est en revanche pourvu en nullité devant la Cour pénale du Tribunal cantonal du canton du Jura (ci-après: la Cour pénale ou la cour cantonale) le 29 novembre 1999. Par arrêt du 22 mai 2000, cette juridiction a rejeté le pourvoi et confirmé le jugement de première instance, après avoir recueilli les déterminations de O.________. Elle a retenu en substance que le Président II du Tribunal du district de Porrentruy n'avait pas procédé à une appréciation manifestement fausse ou insoutenable des faits et qu'il n'avait pas violé l'art. 290 al. 1 du Code de procédure pénale jurassien (CPP jur.), relatif à l'extension des poursuites pénales devant le juge unique. Elle a alloué une indemnité de 629. 95 fr. à O.________ à titre de dépens, à la charge de B.________.