Citation: 1C_396/2022 E. 3.3

3.3. Les autorités ne sont pas obligées d'accorder explicitement aux parties un droit d'être entendues sur des faits notoires. Dans ce sens, on entend par faits notoires des informations qui peuvent être vérifiées par des publications accessibles à chacun, à l'instar des informations bénéficiant d'une empreinte officielle facilement accessibles sur Internet et provenant de sources non controversées (cf. ATF 143 IV 380 consid. 1.2 et plus particulièrement, pour les photographies ou cartes extraites d'un site officiel, arrêts 1C_290/2021 du 15 septembre 2022 consid. 7.2 et 1C_582/2018 du 23 décembre 2019 consid. 2.4). Tel est le cas du SITG, qui est un organisme fondé sur un réseau de partenaires publics (dont l'Etat et la Ville de Genève) ayant pour but de coordonner, centraliser et diffuser largement les données relatives au territoire genevois. Au demeurant, comme cela est relevé ci-dessus, la consultation des cartes aériennes n'a manifestement pas apporté d'élément déterminant pour l'issue de la cause. Par ailleurs, les recourants n'ont pas non plus fait valoir devant le Tribunal fédéral que ces prises de vue ne reflétaient pas la réalité. S'agissant de l'absence d'accident sur le chemin des Manons, il s'agissait d'un fait déjà invoqué par le département devant le TAPI, et que les recourants n'avaient pas remis en cause; une confirmation au moyen d'une consultation du SITG n'était dès lors pas nécessaire, s'agissant d'un fait non contesté. Il s'ensuit que le droit d'être entendu des recourants n'a pas été violé.