Citation: 6B_1068/2021 E. 2.3

2.3. En tant que le recourant soutient d'abord que la cour cantonale se serait dispensée de tenir compte de l'ensemble des preuves recueillies durant l'instruction, en se basant uniquement sur les déclarations de E.________ lors de son audition du 18 mars 2019, son grief tombe à faux. En effet, il ressort du jugement attaqué que la cour cantonale ne s'est pas fondée seulement sur les déclarations de E.________, mais qu'elle a également tenu compte des autres témoignages recueillis en cours de procédure, soit de celui de F.A.________ (fils du recourant) du 14 février 2019 et de celui de D.________ du 10 mars 2019. Ces déclarations concordent en ce sens que D.________ - qui a été condamné définitivement pour abus de confiance pour s'être approprié sans droit la montre H.________ appartenant au recourant qui lui avait été remise en prêt par le fils de ce dernier - a contacté E.________ pour savoir s'il connaissait une personne intéressée à acheter cette montre; E.________ a trouvé un acheteur potentiel en la personne de B.B.________; D.________ a remis à ce dernier une montre supposée être celle du recourant afin qu'il puisse déterminer s'il s'agissait d'une vraie montre H.________; B.B.________ n'a pas rendu la montre, mais a remis 1000 fr. à D.________ plus tard dans l'après-midi. Les juges cantonaux ont exposé qu'au cours de son audition du 18 mars 2018, E.________ avait déclaré que D.________ était "malhonnête, manipulateur et menteur" et l'avait déjà arnaqué pour la somme de 500 fr.; il avait également déclaré qu'il était exact qu'il avait entendu par la suite D.________ se vanter d'avoir arnaqué B.B.________ et qu'il était possible que l'arnaque réside dans une fausse montre. Les juges cantonaux en ont conclu que la matérialité de l'infraction de vol n'apparaissait pas clairement en ce qui concernait l'intimé et qu'il n'était même pas certain que la montre que D.________ avait remise à celui-ci ait été la montre H.________ du recourant, de sorte que l'intimé devait être libéré de l'infraction de vol. Le recourant ne démontre pas en quoi cette appréciation de la cour cantonale serait arbitraire, mais se contente d'affirmer, de manière appellatoire et donc irrecevable (cf. consid. 2.2 supra), que la montre que D.________ avait remise à B.B.________ aurait bel et bien été celle appartenant au recourant, ce dont les premiers juges s'étaient quant à eux déclarés convaincus. C'est également en vain que le recourant invoque le fait que pour contester sa condamnation pour vol, l'intimé avait soutenu de manière peu crédible et contradictoire qu'il n'aurait rien à voir dans cette histoire de montre, laquelle aurait été dérobée par un certain C.________, sans être en mesure de donner des indications permettant d'identifier ce dernier. En effet, les juges cantonaux ont libéré l'intimé de l'infraction de vol pour des motifs sur lesquels les affirmations de ce dernier n'ont aucune incidence.