Citation: I 529/02 10.01.2003 E. 3

Sur ce point, les premiers juges ont retenu, sur le plan médico-théorique, une diminution de la capacité de travail de l'assurée de 30 % en moyenne. Ils en ont déduit, «à défaut de données économiques fiables» l'existence d'une incapacité de gain correspondante. 3.1 Selon les pièces figurant au dossier, l'assurée réalisait, dans son activité professionnelle un gain mensuel de 2'975 fr., versé treize fois l'an (soit 38'675 fr. par an), depuis le 1er juillet 1995. Aucun indice ne donne à penser que cette rémunération n'aurait pas correspondu à la capacité de gain sans invalidité de la recourante. 3.2 En comparaison, une activité simple et répétitive (niveau de qualification 4) permettait à une femme de réaliser un revenu annuel brut de 42'060 fr. (valeur médiane de l'ensemble des branches d'activité du secteur privé: 3'505 fr. par mois) en 1998 (Enquête suisse sur la structure des salaires 1998 TA 1, p. 25). Compte tenu d'un horaire hebdomadaire de 41.9 heures, de l'évolution des salaires nominaux (base 1993 = 100, 1998 = 105.3, 1997 = 104.6; Annuaire statistique de la Suisse 2001, T 3.2.3.2 p. 204) et de l'abattement maximal de 25 % prenant en considération, globalement, son âge, une formation limitée à la scolarité primaire et une capacité de rendement diminuée (ATF 126 V 80 consid. 5b/bb), l'assurée pouvait ainsi espérer encore réaliser au moment de la survenance de l'invalidité un revenu annuel de 32'823 fr. 70 fr. Le taux de l'invalidité résultant de cette comparaison (15,13 %) demeure insuffisant pour ouvrir le droit de la recourante aux prestations de l'assurance-invalidité, que ce soit sous forme de rente ou de mesures de réadaptation d'ordre professionnel.