Citation: 6B_659/2014 E. 15.7

15.7. Le recourant se contente d'affirmer que les informations dont il disposait étaient celles communiquées aux banques. Il soutient qu'il aurait ignoré les raisons de certains mouvements. Il prétend en outre qu'en l'absence d'une enquête en Suisse avant 2007 et en l'absence de condamnation à ce jour en République tchèque, il n'aurait pas pu connaître l'origine illégale des valeurs patrimoniales. En outre, dès lors que les autorités tchèques auraient elles-mêmes nié l'existence d'une quelconque infraction, rien n'aurait permis au recourant de connaître l'origine criminelle des fonds. Par ailleurs, les banques RR.________ et QQ.________ auraient travaillé entre 1998 et 2007 avec les accusés sans que cela ne pose de problème, en particulier sans qu'aucun établissement bancaire par lequel les sommes ont transité n'ait été accusé de violation de la Loi sur les banques. Ce faisant, le recourant ne discute pas de la motivation du TPF. Il ne fait qu'opposer sa propre appréciation des faits et des preuves à celle du TPF, dans une démarche purement appellatoire. Le TPF a motivé, de manière détaillée et convaincante, les raisons pour lesquelles il a retenu que le recourant connaissait l'origine criminelle des valeurs patrimoniales blanchies, qu'il souhaitait blanchir. Les maigres arguments que le recourant soulève ne sont pas propres à établir que le TPF aurait arbitrairement établi ces faits. Enfin, le fait qu'il ait fallu des années d'enquête de police pour établir les faits n'est pas pertinent. En effet, l'absence de connaissance par les autorités de la commission d'infractions n'a pas d'influence sur la connaissance que pouvait en avoir le recourant. Insuffisamment motivé, son grief est irrecevable.