Citation: 1B_353/2016 E. 5.2

5.2. Le recourant conteste l'appréciation du Tribunal cantonal concernant les mesures de substitution. Il estime qu'une interdiction d'approcher son épouse et de se rendre au domicile de celle-ci ainsi que la pose d'un bracelet électronique seraient des mesures suffisantes. Il se prévaut également du suivi psychiatrique entrepris en prison et du fait que les parties sont maintenant séparées. En l'occurrence, le Tribunal cantonal, pouvait sans violer le droit fédéral, considérer que l'interdiction d'approcher son épouse et de se rendre à son domicile, n'était pas propre à écarter de manière suffisante le risque de récidive, compte tenu notamment du fait que l'on ignore si l'intéressé a accepté l'idée du divorce et la procédure pénale ouverte à son encontre à la suite des accusations de son épouse. De plus, comme relevé par l'instance précédente, cette mesure de substitution est difficilement vérifiable et le recourant a démontré être impulsif, en particulier les 9 juin et 27 août 2015. Quant au port d'un bracelet électronique, il n'est pas susceptible non plus de prévenir des infractions telles que celles qui sont reprochées au recourant. Enfin, le recourant ne donne aucune indication sur le suivi psychiatrique qu'il aurait entrepris en prison, ni sur les éventuels progrès réalisés. Dans ces conditions, l'instance précédente n'a pas violé le droit fédéral en considérant que les mesures de substitution proposées par l'intéressé n'étaient pas propres à limiter de façon déterminante le risque de récidive.