Citation: U 59/03 23.01.2004 E. A

A.a U.________, travaillait en qualité d'ouvrier au service de la société X.________ SA. A ce titre, il était assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accident (CNA). Le 10 mars 2000, vers 16 h. 30, alors qu'il était occupé à ouvrir des sacs de riz pour leur conditionnement en paquets, un sac de 50 kg est tombé d'une hauteur d'un mètre environ heurtant d'abord sa tête, qu'il avait tournée vers le sol, puis glissant sur son épaule droite. Sous l'effet du choc, il perdit l'équilibre et tomba à terre. Il poursuivit quand même son travail jusqu'à la fin de la journée. Ressentant des douleurs à la nuque et à l'épaule droite, l'assuré se rendit le lendemain chez le docteur A.________, généraliste, qui posa le diagnostic d'entorse cervicale avec cervico-brachialgies et douleurs dorsales, les radiographies ne montrant aucune fracture cervicale ni thoracique (rapport médical initial LAA du 23 mars 2000). Prescrivant du repos, des anti-inflammatoires, ainsi que le port d'une collerette mousse, le médecin attesta d'une incapacité de travail jusqu'au 15 mars suivant, puis pour une durée indéterminée. La CNA a pris en charge le cas. Après avoir examiné l'assuré, en l'absence de déficit sensible ou moteur objectivable (rapport du 8 juin 2000), le docteur B.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a proposé un séjour à la Clinique Y.________ afin de favoriser rapidement une reprise du travail. U.________ a été admis à la Clinique Y.________ du 19 juin au 14 juillet 2000. Dans le rapport de sortie du 8 août 2000, les docteurs C.________ et D.________ ont relevé une discordance frappante entre une mobilité active de la nuque normale et d'importantes limitations lors du testing passif du côté droit. Ils ont conclu que le patient s'était auto-limité durant tout son séjour. Sur le plan médical, il n'existait aucun élément objectif contre-indiquant la reprise du travail, si bien que les médecins ont proposé une reprise de travail à 50 % tout en relevant que des mesures professionnelles devaient être examinées avec le patient qui se plaignait d'importantes douleurs et ne voulait pas poursuivre l'activité exercée jusque là. Le 17 juillet 2000, U.________ tenta de reprendre le travail à mi-temps, mais interrompit son activité deux jours plus tard. Son médecin traitant attesta d'une incapacité de travail pour une durée indéterminée dès le 19 juillet 2000, le patient se plaignant de vertiges et d'aggravation des cervico-brachialgies. Se fondant, notamment, sur un nouveau rapport du docteur B.________ (du 29 septembre 2000), la CNA informa l'assuré, par décision du 10 octobre 2000, qu'elle l'indemniserait sur la base d'une incapacité de travail de 100 % du 19 juillet au 27 septembre 2000, puis, à partir de cette date, en fonction d'un taux d'incapacité de travail de 50 %. U.________ forma opposition contre cette décision. Le 17 octobre 2000, son employeur mit fin à son engagement au 31 janvier 2001. Après avoir requis de nouveaux avis médicaux du docteur B.________ (rapport du 15 décembre 2000) et du docteur E.________, neurologue (rapport du 6 février 2001), l'assureur-accidents annula sa décision du 10 octobre 2000 et accepta d'allouer à U.________ les indemnités journalières sur la base d'une incapacité de travail de 100 % au-delà du 27 septembre 2000. A.b A la demande de son médecin d'arrondissement, la CNA a encore demandé l'avis des docteurs F.________, neurologue, et G.________, psychiatre, de la Clinique Y.________, qui examinèrent l'assuré le 20 juin 2001. Dans son rapport du 21 juin suivant, le neurologue a conclu qu'au vu du mécanisme de l'accident, l'assuré présentait une distorsion cervicale qui ne l'empêchait pas d'avoir une capacité de travail normale dans un travail adapté et léger. Pour sa part, le psychiatre a diagnostiqué un trouble dépressif majeur (degré léger), tout en réservant le diagnostic additionnel de syndrome douloureux somatoforme persistant (rapport du 25 juin 2001). Il préconisait une prise en charge psychothérapeutique en relevant l'absence de motivation du patient quant à un tel traitement. Se fondant notamment sur ces rapports et après avoir pris des renseignements économiques, la CNA a, par décision du 22 novembre 2001, mis l'assuré au bénéfice d'une rente d'invalidité fondée sur un taux d'incapacité de gain de 15 %, ainsi que d'une indemnité pour atteinte à l'intégrité d'un taux de 7,5 %. Saisi d'une opposition de U.________, l'assureur-accidents lui a indiqué qu'il considérait que les troubles dont il souffrait encore n'étaient plus en relation de causalité avec l'accident du 10 novembre 2000, si bien que les prestations contestées n'étaient plus dues à partir du 30 septembre 2001. Envisageant en conséquence de réformer sa décision au détriment de l'assuré, il lui a accordé un délai pour retirer son opposition. U.________ n'a pas fait usage de cette possibilité, de sorte que la CNA a rendu une décision, le 21 mars 2002, par laquelle il a rejeté l'opposition de ce dernier et annulé sa décision du 22 novembre 2001, en ce sens que tout droit à des prestations de l'assurance-accidents est refusé à l'assuré au-delà du 30 septembre 2001.