Citation: 4P.190/2004 13.10.2004 E. A

De 1991 à 1993, X.________ a mandaté Y.________, avocat, pour le conseiller juridiquement dans son activité professionnelle d'agent immobilier. Les interventions de Me Y.________ ont porté sur six dossiers. Certains concernaient des recouvrements de loyers (A.________ et B.________); un autre portait sur un petit litige de droit de voisinage (D.________); le quatrième avait trait à la tentative, vaine, de récupérer une partie d'un investissement immobilier en France (C.________). Le cinquième dossier (E.________ - F.________ - G.________ - I.________) a occupé Y.________ d'avril 1991 à décembre 1993. Composée de deux volets (I.________ et G.________), cette affaire impliquait de nombreuses démarches extrajudiciaires et judiciaires; elle portait sur une valeur litigieuse de 12 000 000 fr., soit deux fois 6 000 000 fr. Dans le dernier dossier (H.________ SA), il s'est avéré que X.________ n'était pas solidairement engagé vis-à-vis de la banque créancière hypothécaire de la société susnommée; l'avocat est également intervenu auprès de l'administration fiscale cantonale. Y.________ a sous-mandaté à un confrère certaines tâches, essentiellement judiciaires, tout en suivant le déroulement des procédures. Le 31 décembre 1993, Y.________ a adressé à X.________ un courrier que celui-ci a contresigné. Selon ce document, les parties, «après en avoir débattu oralement», convenaient que les honoraires dus étaient arrêtés à la somme de 300 000 fr., montant sans intérêt à acquitter en totalité ou par acomptes, en fonction des possibilités financières du mandant. Le 14 février 1994, X.________ aurait reçu de Y.________, qui conteste l'avoir envoyée, une lettre soumettant le montant et l'exigibilité des honoraires à un nouvel accord futur, à négocier. Ayant appris en août 1999 que X.________ avait notamment réalisé deux ventes immobilières, Y.________ a réclamé à son client, en vain, les honoraires dus selon la convention du 31 décembre 1993.