Citation: U 230/05 24.05.2006 E. 4

En l'espèce, R.________ a présenté, à la suite de l'accident du 13 août 2001, une instabilité carpo-métacarpienne de l'annulaire et un kyste articulaire de l'interphalangienne proximale du majeur droit qui a nécessité une intervention chirurgicale pratiquée par le docteur A.________. Malgré la reprise de son travail le 22 avril 2002 à un taux de 50 % à une place adaptée à son état de santé, le recourant s'est plaint de douleurs importantes et d'un manque de force de préhension dans la main droite. Suspectant une parésie de la branche dorsale du nerf cubitale à hauteur de la main droite avec impotence pour la musculature intrinsèque de la main, le docteur A.________ a adressé son patient au docteur O.________, spécialiste en neurologie, qui a mis en évidence une lésion de la branche profonde terminale du nerf cubital droit après le départ des branches allant à l'adducteur de l'annulaire (rapport du 6 mai 2002). Des examens réalisés les 24 juin et 16 octobre 2002 ont révélé une amélioration de la vitesse de conduction concernant la branche profonde terminale du nerf cubital droit et permis d'exclure un syndrome du tunnel carpien ainsi qu'une lésion sensitive du nerf cubital. Dans un rapport du 9 avril 2003, le docteur O.________ a fait part d'une récupération quasi-totale (absence d'amyotrophie, pas de potentiel de dénervation dans la musculature intrinsèque de la main et aucune atteinte significative du nerf médian droit). Le traumatisme subi ne permettait pas d'expliquer la diminution de la force des fléchisseurs des doigts; une surcharge psychique était en revanche évoquée. Pour autant que l'assuré ne présentait pas de maladie de Sudeck, sa capacité de travail devait en principe atteindre 75 %. Pour sa part, le docteur A.________ a constaté le caractère chronique de la symptomatologie et souligné la difficulté à déceler une pathologie qui l'expliquait (rapports des 26 juin et 11 juillet 2003). Sur la base des éléments qui précèdent et de l'examen clinique qu'il a réalisé le 9 juillet 2003, le docteur D.________ a évalué l'exigibilité de l'activité exercée par l'assuré auprès de X.________ SA et a considéré, malgré une diminution importante de la force de préhension de la main droite, que celle-ci était exigible à plein temps. Interpellé par la CNA pour faire part de son opinion quant à la capacité résiduelle de travail de son patient, le docteur A.________ a déclaré le 15 septembre 2003 qu'il lui était impossible de cerner la situation et de se déterminer de manière définitive. Il suggérait en revanche de mettre en oeuvre une expertise ou de prendre contact avec le docteur M.________, médecin traitant de l'assuré, afin d'examiner si derrière la problématique ne se cachaient pas d'autres problèmes de médecine interne, voire éventuellement même un problème psychique qui avait pu être déclenché par le traumatisme subi. Dans un rapport du 30 septembre 2003, le docteur M.________ a indiqué que hormis le problème à la main, le recourant présentait une diverticulose sigmoïdienne, actuellement stable, mais pouvant évoluer par poussées, un status après ablation de deux polypes du rectum, une hépatopathie avec stéatose et début de fibrose à la ponction biopsie du foie de 1993, une hyperlipémie en traitement, un diabète sucré de type II en traitement et des lombalgies récidivantes sur troubles de la statique et arthrose. Les diagnostics précités ainsi que l'âge du patient justifiaient, selon ce médecin, la maintien de la capacité résiduelle de travail à un taux de 50 %.