Citation: 1C_431/2022 E. 1

Pour refuser l'assistance judiciaire, l'instance précédente s'est fondée sur l'art. 111 al. 1 de la loi bernoise sur la procédure et la juridiction administratives du 23 mai 1989 (LPJA/BE; RS/BE 155.21), à teneur duquel, sur requête, l'autorité administrative ou de justice administrative dispense du paiement des frais de procédure et de l'obligation éventuelle de fournir des avances ou des sûretés la partie qui ne dispose pas de ressources suffisantes et dont la cause ne paraît pas dépourvue de toute chance de succès. La Commission de recours a considéré que la cause était d'emblée dénuée de chance de succès, car l'argumentation du recourant se limitait essentiellement à exposer des événements qui avaient mené à sa conduite sous l'effet de THC (composé psychoactif majeur du cannabis) et à affirmer qu'il n'était plus sous l'emprise de la drogue au moment où il s'était mis au volant de sa voiture. L'instance précédente a aussi mis en évidence les résultats de l'analyse de sang (non contestés), largement au-dessus de la valeur limite fixée par l'ordonnance de l'Office fédéral des routes du 22 mai 2008 concernant l'ordonnance sur le contrôle de la circulation routière (RS 741.013.1) et la consommation de cannabis régulière du recourant. Le recourant ne conteste pas ce raisonnement et se contente d'affirmer qu'il a "vraiment beaucoup de peine à trouver une quelconque logique au point 3.2 des arguments du jugement du 26 juillet 2022". Il ne cherche pas à démontrer en quoi la Commission de recours aurait violé le droit en lui refusant l'assistance judiciaire. Une telle manière de procéder ne satisfait pas aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF et est irrecevable (ATF 145 V 161 consid. 5.2).