Citation: 2C_787/2019 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, le Tribunal administratif fédéral, à l'arrêt duquel il sera renvoyé pour le surplus (art. 109 al. 3 LTF), a expliqué de façon détaillée et convaincante pour quelles raisons l'intégration du recourant en Suisse ne pouvait pas être considérée comme réussie. En particulier, concernant l'intégration professionnelle, il a retenu que le recourant avait effectué plusieurs formations, mais qu'il n'avait quasiment jamais exercé d'activité lucrative depuis son arrivée en Suisse (en février 2012). Il a bénéficié d'un revenu minimum d'insertion jusqu'au mois d'avril 2018 et a commencé ensuite à travailler dans un emploi de durée déterminée jusqu'au mois de juillet 2018, date à laquelle il est retombé à l'aide sociale, sans être en mesure de retrouver du travail depuis lors. A cet égard, il faut relever que les certificats médicaux ressortant de l'arrêt attaqué font état de troubles dépressifs depuis la séparation du couple et attestent d'une incapacité de travail en mai 2017 (rapport du 22 mai 2017) jusqu'à, au plus tard, décembre 2017 (rapport du 12 décembre 2017). Sur le vu des faits de l'arrêt entrepris, les problèmes de santé du recourant ne justifient donc que très partiellement la faible activité lucrative exercée par celui-ci depuis son arrivée en Suisse. La situation de vie compliquée invoquée par l'intéressé, sans autres précisions, n'explique pas non plus ce manque d'activité. L'ensemble de ces éléments ne permet donc pas de conclure à une bonne intégration du recourant sur le plan professionnel. En outre, toujours selon l'arrêt entrepris, le recourant, qui dépend de l'aide sociale, ne peut pas se prévaloir d'une intégration étroite en Suisse sur le plan socio-culturel et son comportement sur le plan pénal n'a pas été irréprochable. Sur le vu de ces éléments, l'arrêt du Tribunal administratif fédéral ne prête pas le flanc à la critique lorsqu'il retient que l'intégration du recourant en Suisse n'est pas réussie. La connaissance de la langue française et les recherches d'emploi faites par le recourant ne sont pas propre à remettre en cause cette conclusion. Dans ces circonstances, l'autorité précédente pouvait à bon droit laisser la question de la condition cumulative de la durée de l'union conjugale en Suisse ouverte (cf. supra consid. 5.1).