Citation: 1C_104/2021 E. 4.3

4.3. Certains des arrêts mentionnés par le recourant (TAF, arrêts F-5195/2017, F-3847/2017, F-5420/2016 [recte 6420/2016]) portent sur une séparation du couple intervenue plus de deux ans après la déclaration de vie commune. Dans ces cas, la séparation ne pouvait, en vertu de la jurisprudence rappelée ci-dessus, être considérée comme suffisamment rapide pour fonder la présomption selon laquelle la naturalisation facilitée avait été obtenue frauduleusement. Les autres arrêts (F-5119/2015, F-6403/2015, C-5522/2015, C-3708/2015, C-903/2014) ont trait à des circonstances permettant de retenir l'existence d'un événement expliquant la détérioration rapide du lien conjugal. L'un des arrêts du Tribunal fédéral que mentionne le recourant a également trait à une cause dans laquelle la séparation avait eu lieu plus de deux ans après la déclaration de vie commune (arrêt 1C_377/2017 du 12 octobre 2017). Dans un autre cas (arrêt 1C_228/2011 du 6 décembre 2011), la séparation n'avait été que momentanée. Dans les cas où il s'était écoulé moins de deux ans à partir de la déclaration de vie commune (arrêts 1C_430/2012 du 8 octobre 2013, 5A.23/2005 du 22 novembre 2005 et 5A.13/2005 du 6 septembre 2005) il existait des circonstances particulières qui n'ont rien à voir avec la présente espèce (pressions exercées par la famille, rechute d'une épouse toxicomane, absence de conscience de la gravité des problèmes conjugaux). Le recourant ne parvient dès lors pas à démontrer que les causes précitées se rapprocheraient de son cas au point d'exiger un traitement identique. Dans la mesure où il est recevable, le grief doit être rejeté.