Citation: 4P.52/2001 26.09.2001 E. 3

3.- Le recourant soutient que la cour cantonale est tombée dans l'arbitraire en admettant que, du fait de l'activité concurrente qu'il a développée, l'intimée a subi un dommage correspondant à 15% du chiffre d'affaires réalisé en rapport avec les chantiers susmentionnés, car le bénéfice de 15%, retenu par la cour cantonale ne correspondrait nullement à la réalité. Devant la cour cantonale, les parties ont fourni des indications contradictoires quant au taux du bénéfice par rapport au chiffre d'affaires. L'intimée a exposé que la marge brute s'élevait entre 25 et 30%. Le recourant, pour sa part, a indiqué qu'une affaire qui tourne bien dégage un maximum de 10%; toutefois, il a expliqué plus tard que la marge de son entreprise est de 15 à 16%. Le recourant a lui-même indiqué que la marge de son entreprise était de 15 à 16%. II est donc malvenu de prétendre que la cour cantonale est tombée dans l'arbitraire en retenant ses allégations. D'ailleurs, devant les juges précédents, le recourant n'a formulé aucune explication sur la différence entre les taux qu'il a allégués successivement; il n'a pas distingué entre la marge brute et la marge nette. Le grief est mal fondé. En outre, à suivre le recourant, le chantier des villas était déficitaire. Toutefois, il ne prétend pas avoir, sur ce point, fourni des preuves devant la cour cantonale, que cette dernière aurait arbitrairement écartées. Insuffisamment motivé, le grief est irrecevable (art. 90 al. 1 let. b OJ). En troisième lieu, le recourant reproche à la cour cantonale de n'avoir pas pris en considération les comptes de bilan et de pertes et profits de l'intimée. Il est vrai que la cour cantonale aurait pu établir la marge moyenne de l'intimée, par rapport au chiffre d'affaires, en se fondant sur ces comptes. Toutefois, ces documents n'ont pas été produits. La cour cantonale a estimé qu'elle pouvait s'écarter des chiffres allégués par l'intimée (marge moyenne de 25 à 30%) et retenir ceux allégués en deuxième lieu par le recourant lui-même (marge moyenne de 15 à 16%). Cette manière de déterminer le bénéfice n'apparaît pas comme arbitraire, ce d'autant moins qu'aucun élément du dossier ne fait apparaître que les charges du recourant seraient inférieures à celle de l'intimée. Du reste, le recourant ne tente pas d'établir qu'il aurait demandé la production de ces comptes devant la cour cantonale et que sa requête aurait été rejetée par suite d'une application arbitraire du droit cantonal. Le grief doit être rejeté. Enfin, le recourant produit devant le Tribunal fédéral de nouvelles pièces concernant sa société (bilan au 31 décembre 1999, comptes d'exploitation du 1er octobre 1998 au 31 décembre 1999). Ces pièces nouvelles - et les moyens y relatifs - sont irrecevables dans le cadre du recours de droit public (ATF 118 Ia 20 consid. 5a; Messmer/Imboden, Die eidgenössischen Rechtsmittel in Zivilsachen, p. 227 s.).