Citation: 9C_48/2020 E. 4.2

4.2. Il est vrai que, conformément à ce que soutient l'assurée, le tribunal cantonal n'a nulle part mentionné le passage du certificat du docteur G.________ dans lequel celui-ci faisait état d'une capacité résiduelle de travail de 50% du point de vue purement rhumatismal. Contrairement à ce que prétend toutefois la recourante, les premiers juges n'ont pas apprécié sa capacité de travail sans tenir compte des troubles somatiques. Il ressort effectivement du jugement entrepris que, sur le plan somatique, la cour cantonale s'est ralliée à l'avis du docteur J.________, spécialiste en médecine interne générale attaché au SMR, du 17 avril 2015. L'autorité précédente a constaté que ce praticien avait reconnu l'existence de limitations fonctionnelles résultant des troubles somatiques diagnostiqués notamment par le docteur G.________ et déterminant le choix d'une activité adaptée mais qu'il avait clairement expliqué la raison pour laquelle il ne retenait pas d'incapacité de travail spécifique aux problèmes physiques en plus de l'incapacité de travail découlant des troubles psychiques. Cette raison était que, dans son rapport du 7 février 2015, le docteur G.________ avait considéré que l'influence des troubles psychiques diagnostiqués était déterminante pour apprécier la capacité de travail. La juridiction cantonale a en outre relevé que, dans son certificat du 22 septembre 2017, le docteur G.________ avait confirmé l'importance prépondérante de la problématique psychique en tant qu'il précisait que la capacité de travail de l'assurée devait être évaluée selon la jurisprudence relative à l'appréciation du caractère invalidant des troubles psychosomatiques et psychiques. L'appréciation du tribunal cantonal est cependant arbitraire. En effet, dans l'annexe au rapport médical du 7 février 2015, auquel les premiers juges se sont référés pour étayer leur point de vue, le docteur G.________ a expressément mentionné que la recourante disposait d'une capacité résiduelle de travail l'autorisant à exercer deux fois une à deux heures par jour une activité adaptée permettant l'alternance des positions et évitant les positions en porte-à-faux ainsi que le port de charges supérieures à deux ou cinq kilos. Ce praticien a également évoqué des capacités limitées sur le plan psychique (concentration, compréhension, adaptation et résistance) qu'il convenait d'évaluer par un examen psychiatrique. Ce faisant, il a clairement démontré qu'il établissait une nette distinction entre la capacité de travail résultant des troubles somatiques et celles découlant des troubles psychiques. Cette conclusion se trouve du reste confirmée dans le certificat du 22 septembre 2017 dès lors que, dans un premiers temps, le docteur G.________ a attesté une capacité de travail de 50% (demi-journée) dans une activité adaptée "du point de vue rhumatismal pur" et que, dans un second temps, il a renvoyé à la jurisprudence concernant l'évaluation du caractère invalidant des troubles psychiques en relation avec l'amplification des douleurs pour des raisons psychologiques. La cour cantonale ne pouvait dès lors pas se contenter de se fonder sur le rapport d'expertise psychiatrique du docteur I.________ pour apprécier la capacité résiduelle de travail de l'assurée en niant d'emblée toute répercussion sur la capacité de travail des affections somatiques.