Citation: 6B_394/2024 E. 1.4

1.4. En se fondant sur sa déclaration de patrimoine à l'époque des faits, le recourant reproche encore à la cour cantonale d'avoir arbitrairement retenu qu'il connaissait, à titre privé, un besoin impératif de liquidités. La cour cantonale a relevé que le recourant avait spontanément indiqué qu'il voulait "redynamiser" ses sociétés, ce qu'elle a jugé révélateur quant à ses réelles intentions. Elle a également retenu que le recourant faisait face à de sérieuses difficultés financières s'agissant de la société D.________ Sàrl. Le recourant avait également évoqué une "situation horrible" s'agissant de l'ancienne H.________ Sàrl, dont le magasin avait dû fermer et dont l'activité commerciale devait reprendre grâce à la société D.________ Sàrl, respectivement l'activité de "cylindrerie" avec l'aide de la société E.________ SA, le COVID-19 ayant toutefois "freiné" le développement des deux nouvelles sociétés. La cour cantonale en a déduit que le recourant avait un intérêt à disposer d'importants moyens financiers. À cela s'ajoutait que le recourant faisait face à de nombreuses autres difficultés économiques au sein de son groupe. Il avait révélé que son client principal lui créait "beaucoup de soucis" et qu'il était en attente de plusieurs centaines de milliers de francs de commissions, de sorte qu'il n'était pas payé et cela depuis mars 2018. Le recourant avait d'ailleurs lui-même déclaré que s'il retrouvait toutes les commissions qui lui étaient dues, il serait sorti de toutes ses difficultés financières depuis longtemps, ce qui attestait bien qu'il était en proie à d'importants problèmes économiques, avant même la survenance de la crise sanitaire et qu'en toute logique, cette dernière n'avait pu qu'aggraver les choses. Ainsi, la cour cantonale a considéré que les propos du recourant selon lesquels il voulait "redynamiser totalement" D.________ Sàrl et E.________ SA démontraient de manière plausible que le recourant avait de bonnes raisons de souhaiter obtenir des prêts conséquents. La cour cantonale a d'ailleurs relevé que le recourant avait bénéficié à l'époque d'un prêt de 20'000 fr. de sa fille dont il était le curateur, et les lignes de crédit excédentaires avaient été débitées dans leur intégralité ou presque, ce qui corroborait un clair besoin d'argent. Enfin, même si le recourant prétendait qu'il aurait pu obtenir sans problème des prêts de tiers disposés à le soutenir, cela ne changeait rien à ces constats. Les déclarations du recourant étant bel et bien de nature à indiquer qu'il avait un intérêt particulier à réunir des fonds au moment des faits, la cour cantonale n'a pas fait preuve d'arbitraire en se fondant sur celles-ci pour retenir qu'il était confronté à une situation financière délicate lors de la crise du coronavirus. Partant, son grief est rejeté.