Citation: 5A_156/2023 E. 5

Le recourant reproche au Tribunal cantonal d'avoir violé son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) en tant qu'il a retenu que, assisté d'un avocat, il pouvait aisément comprendre que la Présidente allait examiner les conséquences du conflit invoqué à l'appui de la demande de récusation s'agissant de la capacité de postuler de son avocat lorsqu'elle lui avait imparti un délai pour se déterminer sur cette question. Le recourant fait valoir à cet égard qu'il n'était pas en mesure de se déterminer dans le délai imparti et qu'il n'incombe pas à une partie ou à son mandataire de deviner les prétendus motifs permettant de mettre en doute la capacité de postuler, ajoutant que " celui qui allègue un fait doit l'exprimer de manière précise et claire afin de permettre à la partie en cause de se déterminer de manière circonstanciée et argumentée sur le motif conformément au droit d'être entendu ". Ce faisant, force est de constater que le recourant ne discute pas, de manière conforme au principe d'allégation (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1), les motifs de l'arrêt attaqué. Il ne dit en effet mot sur les conséquences qu'ont tirées les juges cantonaux du fait qu'il était non seulement assisté d'un avocat mais qu'il avait aussi déposé une demande de récusation fondée notamment sur le conflit l'opposant à la Présidente. Il ne discute pas non plus le raisonnement de la juridiction précédente selon lequel il n'exposait pas, dans son recours cantonal, en quoi le délai de 10 jours pour se déterminer aurait porté atteinte à ses droits. Insuffisamment motivé, le grief est irrecevable. Il en va de même de sa critique en lien avec une prétendue violation par la Juge itinérante de son droit à la réplique spontanée, le recourant ne discutant pas valablement la motivation retenue par les juges cantonaux (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2.1). Singulièrement, on ne trouve dans le présent recours aucune critique argumentée du constat du Tribunal cantonal selon lequel le recourant ne cherchait à nouveau pas à démontrer en quoi la prétendue violation du droit d'être entendu l'aurait désavantagé ni ne précisait quels faits ou griefs contenus dans ses déterminations spontanées la Présidente se serait abstenue de constater ou de traiter, étant au surplus précisé que le présent recours ne saurait servir à parfaire un acte de recours cantonal déficient.