Citation: 1C_651/2023 E. 5

Les recourants dénoncent ensuite une violation du principe de coordination ancré à l'art. 25a LAT. La cour cantonale ne pouvait se dispenser d'examiner ce grief en invoquant l'effet dévolutif complet attaché au recours qu'ils avaient déposé le 10 mars 2023 auprès du Tribunal fédéral enregistré sous la référence 1C_120/2023. S'agissant d'un nouveau permis de construire, elle aurait dû examiner cette question au regard de l'art. 8.5 RCAT, qui impose de faire figurer les aménagements extérieurs et les plantations sur les plans de mise à l'enquête d'un bâtiment. Or, les plans d'enquête n'indiquent pas le nouvel emplacement de la haie qui serait déplacée. En n'examinant pas un grief pourtant soulevé dans les délais et motivé, le Tribunal cantonal aurait commis un déni de justice formel et violé leur droit d'être entendus au sens des art. 29 al. 1 et 2 Cst. Dans leur mémoire de recours, les recourants dénonçaient en lien avec l'art. 25a LAT le fait que l'intimée avait procédé à des demandes de permis de construire successives pour solliciter que la Cour de droit administratif et public traite les demandes de permis de construire en bloc, joigne les causes pendantes et rende un seul arrêt. Les juges précédents ont répondu à ce grief en renvoyant à la motivation retenue dans leur précédent arrêt du 7 février 2023 (cf. considérant 3b). Le grief tiré d'un éventuel déni de justice formel en lien avec une violation du principe de coordination est dès lors infondé. On peine à discerner en quoi l'art. 25a LAT serait violé par l'absence prétendue d'indication du nouvel emplacement de la haie sur les plans de mise à l'enquête, comme l'exigerait l'art. 8.5 RCAT. Les recourants procèdent sur ce point à une lecture erronée des plans. Il ressort clairement du plan des aménagements extérieurs que la haie vive déplacée est celle figurée en traitillé orange à l'emplacement de la zone d'accès aux garages en revêtement de pierre perméable; indiquée en rouge sur le plan, elle prendrait place le long de la haie vive de cinq mètres de hauteur implantée à trois mètres de la limite de propriété des recourants, qui faisait l'objet du litige dans la cause 1C_120/2023. Pour autant qu'il soit recevable, le grief tiré d'une violation du principe de coordination en lien avec l'art. 8.5 RCAT est infondé.