Citation: 6B_150/2020 E. 4.8

4.8. Enfin, c'est en vain que la recourante invoque une violation de la présomption d'innocence et soutient qu'un doute sérieux et irréductible subsiste, aucune preuve matérielle de sa culpabilité n'ayant été apportée (mémoire de recours, p. 17 et 27). Comme relevé supra sous consid. 4.5.2, la cour cantonale ne s'est pas uniquement fondée sur les déclarations crédibles des intimés mais sur un faisceau d'indices convergents dont le caractère arbitraire n'a pas été démontré par la recourante. Elle s'est en particulier fondée sur divers rapports médicaux, des photographies ainsi que sur l'expertise du CURML, dont il ressort que les actes de maltraitance subis par l'enfant E.B.________ ont été commis pendant la période durant laquelle la recourante s'occupait presque exclusivement de l'enfant, étant précisé que c'est sans arbitraire qu'elle a écarté l'hypothèse d'une maltraitance de la part des parents, voir d'autres tiers (cf. consid. 4.5 supra). Elle a également tenu compte du fait qu'à l'issue de journées de garde chez la recourante, l'enfant avait présenté des lésions au visage pour lesquelles les explications de la recourante n'étaient pas crédibles ainsi que des épisodes de pleurs aigus, qui ont conduit les intimés à emmener leur enfant aux urgences de l'hôpital et chez le pédiatre.