Citation: 2C_170/2018 E. 4.4.1

4.4.1. Le recourant critique de manière générale le délai de cinq ans fixé par la jurisprudence, ainsi que le moment à partir duquel ce délai commence à courir. Dès lors que les conditions à une entrée en matière sur la nouvelle demande d'autorisation de séjour ne sont pas réunies, indépendamment du fait que la demande a été déposée un mois environ seulement après l'entrée en force de la décision de refus et un an et demi seulement après le prononcé de cette décision, les critiques du recourant tombent à faux. Au demeurant, celui-ci se méprend lorsqu'il considère que le délai de cinq ans ne devrait pas s'appliquer dans sa situation au motif qu'il n'aurait, selon ses dires, pas fait l'objet d'une interdiction d'entrée en Suisse sur la base de l'art. 67 LEtr. En effet, la procédure d'interdiction d'entrée est distincte de celle liée à la (nouvelle) demande d'autorisation de séjour, ce qui justifie d'ailleurs que le délai de cinq ans ne soit pas calculé depuis la date de l'éventuelle décision d'interdiction d'entrée en Suisse, mais depuis l'entrée en force de la décision initiale de refus, de non-renouvellement ou de révocation de l'autorisation (cf. arrêt 2C_1224/2013 du 12 décembre 2014 consid. 5.1.2). Quant au point de départ du délai de cinq ans, que le recourant juge peu précis, on peine à comprendre en quoi la notion d'entrée en force prête à confusion.