Citation: C 135/05 26.06.2006 E. A

S.________, né en 1968, a travaillé à plein temps en qualité de concierge et commissionnaire pour l'entreprise X.________ SA du 1er novembre 1995 au 31 janvier 2003. Son employeur a résilié le contrat de travail pour cette dernière date, par lettre du 26 novembre 2002. Depuis l'année 2000, S.________ exploite également un commerce de télévision et internet par satellite, navigation et surveillance vidéo, inscrit au Registre du commerce de Neuchâtel depuis le 31 octobre 2001 sous la raison individuelle Y.________. Le 9 décembre 2002, S.________ s'est annoncé comme demandeur d'emploi à l'Office régional de placement des Montagnes neuchâteloises (ci-après : ORP), indiquant rechercher une activité salariée à plein temps dès le 1er février 2003. Les 14 et 21 janvier 2003, lors d'entretiens à l'ORP, il a toutefois précisé être surpris de devoir effectuer des recherches d'emploi, dès lors qu'il voulait devenir indépendant; afin d'étudier la viabilité de ce projet, il souhaitait suivre un cours de gestion «devenir indépendant», du 3 au 21 mars 2003. Compte tenu de ces déclarations, l'ORP a transmis le dossier à l'Office du chômage du canton de Neuchâtel (ci-après : Office du chômage) pour qu'il examine la question de l'aptitude au placement. Ce dernier a adressé un questionnaire à l'assuré, qui a pris conseil auprès de la fiduciaire G.________. Dans une lettre du 1er avril 2003 au Service de l'emploi, celle-ci a exposé qu'à la suite de son licenciement, S.________ s'était adressé à l'assurance-chômage en vue de percevoir, tant qu'il ne trouvait pas de travail régulier, «des allocation de chômage normales» ou des «indemnités pour développer son activité indépendante pour pouvoir en vivre». Toujours selon la fiduciaire, l'assuré travaillait en moyenne une vingtaine d'heures par semaine à son propre compte, selon les disponibilités; depuis le mois de février 2003, il consacrait un peu plus de temps à cette activité, eu égard à sa situation professionnelle. S.________ n'était pas disposé à renoncer à son activité indépendante au profit d'un emploi salarié à 100 %, «dans la mesure où il [pouvait] très bien conserver cette activité accessoire comme il le faisait auparavant et travailler à 100 % pour une entreprise.» Il était néanmoins prêt à demander sa radiation du registre du commerce si l'assurance-chômage le souhaitait. Pour sa part, l'assuré a confirmé, par lettre du 8 mai 2003 à l'Office du chômage, que l'exercice de son activité indépendante lui prenait entre 15 et 20 heures par semaines. Il a ajouté qu'il s'y consacrait auparavant en dehors de ses heures de travail ordinaires (le samedi et le soir), qu'il était dans une situation financière très difficile et qu'il était prêt, dès qu'il aurait trouvé un emploi, à renoncer immédiatement à son activité indépendante si elle n'était pas compatible avec son activité salariée (concurrence, horaire,...). Par décision du 16 mai 2003 et décision sur opposition du 28 juillet 2003, l'Office du chômage a déclaré S.________ «apte au placement pour la recherche d'une activité à 50 %» et a suspendu son droit à l'indemnité journalière pour cinq jours en raison de recherches d'emploi insuffisantes entre le 26 novembre 2002 et le 31 janvier 2003. L'assuré a recouru contre la décision sur opposition du 28 juillet 2003 devant le Département de l'économie publique du canton de Neuchâtel (ci-après : le Département), qui a rejeté le recours par décision du 30 mars 2004.