Citation: 2C_540/2024 E. 3.1

3.1. L'art. 112 al. 1 let. b LTF, auquel se réfèrent les recourants, prévoit en l'occurrence que "[l]es décisions qui peuvent faire l'objet d'un recours devant le Tribunal fédéral [...] doivent contenir [...] les motifs déterminants de fait et de droit, notamment les dispositions légales appliquées". Cette disposition pose des exigences se recoupant en grande partie avec le droit à une décision motivée découlant du droit d'être entendu consacré à l'art. 29 al. 2 Cst. (cf. notamment arrêts 2C_692/2022 du 22 février 2024 consid. 4.1, non publié in ATF 150 II 294; 2C_544/2019 du 21 avril 2020 consid. 3.1). Ce faisant, elle confère une position juridiquement protégée aux justiciables qui est susceptible d'être invoquée dans le cadre d'un recours contre une mesure provisionnelle, ce en combinaison avec le droit fondamental de l'interdiction de l'arbitraire ancré à l'art. 9 Cst. (cf. art. 98 LTF et ATF 145 I 239 consid. 5.3.3; 138 I 305 consid. 1.3). On ne voit toutefois nullement en quoi cette norme aurait été appliquée arbitrairement s'agissant de la décision attaquée. La Cour de justice y explique en effet de manière détaillée, sur près de cinq pages, le cadre légal ainsi que les raisons l'ayant amenée à retirer l'effet suspensif au recours pendant devant elle, consacrant plusieurs longs paragraphes à la question des intérêts publics susceptibles de justifier qu'il soit procédé au plus vite au tir des cerfs décidé par le Conseil d'État, avant d'estimer les chances de succès du recours pendant sur le fond au regard de sa recevabilité problématique. Il importe à cet égard peu que la décision attaquée puisse reprendre mot pour mot certaines parties de l'arrêté de tir contesté au fond, contrairement à ce que soutiennent les recourants qui adoptent une approche extrêmement formaliste à cet égard, sans prétendre qu'ils ne comprendraient pas la motivation de la Cour de justice. Cette conclusion s'impose d'autant plus en l'espèce qu'il n'y a en principe pas lieu d'imposer des exigences de motivation trop élevées à propos des décisions incidentes en matière d'effet suspensif (arrêts 1C_406/2023 du 9 novembre 2023 consid. 4.1; 1C_262/2023 du 4 septembre 2023 consid.2.4), dans le cadre desquelles l'autorité peut se limiter à la vraisemblance des faits et à un examen sommaire du droit (cf. ATF 139 III 86 consid. 4.2; 131 III 473 consid. 2.3).