Citation: 1C_557/2021 E. 6.2

6.2. Déjà construite avant la date de référence du 1er janvier 1985, l'installation litigieuse n'est pas nouvelle mais constitue une installation fixe déjà existante au sens des art. 16 ss LPE et des art. 8 et 13 ss OPB. La jurisprudence assimile certes à de telles installations celles qui ont été modifiées, sur un plan fonctionnel, dans une mesure telle que les éléments qui subsistent apparaissent secondaires par rapport aux éléments nouveaux (ATF 141 II 482 consid. 3.3.3). Tel n'est pas le cas en l'occurrence dès lors que les travaux, tels qu'autorisés, n'impliquent aucune augmentation de la capacité d'accueil des installations, limitées à douze personnes tant en ce qui concerne les courts de tennis que la terrasse attenante aux vestiaires. A défaut d'éclairage autorisé, la poursuite des activités après la tombée du jour apparaît exclue. En outre, la teneur du règlement d'utilisation fait apparaître que les installations ne sont ouvertes que d'avril à fin octobre. Si toutefois le bruit de comportement des usagers de la buvette après 22h devait être ressenti comme particulièrement gênants par les voisins et dépasser le seuil de tolérance découlant de l'art. 15 LPE, des mesures pourraient être prises, telle qu'une limitation des horaires d'exploitation (cf. art. 12 al. 1 let. c LPE; ATF 130 II 32 consid. 2.1). Sur ce point, également, l'arrêt attaqué est conforme au droit fédéral.