Citation: 6B_1281/2022 E. 3.2.2

3.2.2. Dans son recours, le recourant conteste uniquement la direction des tirs qu'il a effectués. Il invoque que les autorités cantonales auraient retenu une distance allant de deux à cinq mètres entre les deux véhicules et qu'une distance de sept mètres exclurait totalement la version de la cour cantonale, dans la mesure où les véhicules n'auraient pas été assez proches pour que les faisceaux des phares ne se déployassent pleinement et où les occupants auraient été aveuglés et n'auraient rien pu distinguer. Il indique qu'aucun protagoniste n'aurait parlé d'un éventuel impact de balle sur la carrosserie, mis à part B.________, qui se serait rétracté lors de l'audience de jugement de première instance et dont les déclarations devraient être relativisées car l'insigne VW ne se situerait pas sur le capot comme il l'aurait indiqué mais au milieu de la calandre. Il soutient par ailleurs qu'il serait "plus que naturel pour un gaucher, qui se trouve à une distance minimale d'une portière droite, de prendre de la place afin de pouvoir dégager son bras", toute autre interprétation de ce geste n'étant que spéculation. Selon lui, il serait impossible de retenir qu'il n'aurait pas tiré en l'air mais sur la voiture et il n'aurait jamais avoué avoir touché la voiture. En somme, le recourant considère qu'il y aurait des doutes quant à la direction des tirs perpétrés et que la cour cantonale aurait dû retenir la version, selon lui tout aussi vraisemblable, selon laquelle il n'aurait pas visé la voiture. L'argumentation du recourant consistant à dire qu'une distance de sept mètres exclurait la version de la cour cantonale ne repose sur aucun élément et contredit ses propres déclarations devant la cour cantonale, à teneur desquelles les voitures "se faisaient face à une distance d'environ 5 mètres". Le recourant n'établit nullement l'arbitraire de la constatation de la cour cantonale, selon laquelle il a visé la voiture VW. Dite constatation se base notamment sur plusieurs témoignages et sur le fait que le recourant s'était éloigné de la voiture pour ajuster son tir. À cet égard, le recourant ne fait qu'opposer sa propre appréciation des preuves à celle de la cour cantonale de manière purement appellatoire et ne démontre pas en quoi la cour cantonale aurait violé l'interdiction de l'arbitraire ou le principe " in dubio pro reo ". Insuffisamment motivé, le grief du recourant est irrecevable. Dans son "appel", le recourant invoque une prétendue absence de preuves et relève les témoignages qui, selon lui, conforteraient sa position. En tant qu'il consiste à substituer sa propre version des faits à celle constatée par la cour cantonale, un tel procédé est appellatoire et, partant, irrecevable.