Citation: 1P.48/2004 17.05.2004 E. 3

Le Tribunal correctionnel retient d'abord, à l'appui du verdict de culpabilité, que le recourant "démontre par ses antécédents une tendance à la malhonnêteté et à l'obtention d'argent facile". Il se réfère ici à des condamnations subies par le recourant plus de quinze ans auparavant. Cet élément d'appréciation est très peu concluant mais, contrairement à l'argumentation soumise au Tribunal fédéral, la mention inopportune de ces jugements anciens n'implique pas que le tribunal ait exigé du recourant, en violation de l'art. 32 al. 1 Cst., la preuve de son innocence.