Citation: 1C_363/2007 26.02.2008 E. 4

4.1 Aux termes de l'art. 89 al. 1 LTF, a qualité pour former un recours en matière de droit public quiconque a pris part à la procédure devant l'autorité précédente ou a été privé de la possibilité de le faire (let. a), est particulièrement atteint par la décision attaquée (let. b) et a un intérêt digne de protection à l'annulation ou à la modification de celle-ci (let. c). Cette disposition reprend les exigences qui prévalaient sous l'empire de la loi fédérale d'organisation judiciaire pour le recours de droit administratif (cf. art. 103 let. a OJ; Message du Conseil fédéral concernant la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale du 28 février 2001 [ci-après: Message], FF 2001 p. 4126). Le recourant doit se trouver dans une relation spéciale, étroite et digne d'être prise en considération avec l'objet de la contestation. A elle seule, la proximité avec l'objet du litige ne suffit pas à conférer au voisin la qualité pour recourir contre la délivrance d'une autorisation de construire. En effet, le voisin doit en outre retirer un avantage pratique de l'annulation ou de la modification de l'arrêt contesté, qui permette d'admettre qu'il est touché dans un intérêt personnel se distinguant nettement de l'intérêt général des autres habitants de la commune (Message, FF 2001 p. 4127; ATF 133 II 249 consid. 1.3.1 p. 252; cf. ATF 120 Ib 431 consid. 1 p. 433). Le voisin qui entend recourir contre une autorisation de construire doit démontrer qu'il a la qualité pour agir, conformément aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF; dans la mesure où cette qualité n'apparaît pas évidente, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de rechercher les éléments qui pourraient la fonder (ATF 133 II 249 consid. 1.1 p. 251). 4.2 En l'espèce, les griefs du recourant concernent un garage construit en 1994 sur la parcelle voisine de la sienne. Il se plaint en substance du fait que les dimensions et l'emplacement de ce garage ne seraient pas conformes à l'autorisation de construire délivrée à l'époque, mais il ne précise pas dans quelle mesure. Il n'expose pas non plus en quoi ces prétendues irrégularités le gêneraient; à supposer qu'elles existent, il les aurait d'ailleurs supportées pendant plus de dix ans sans réagir. Quoi qu'il en soit, il lui incombait à tout le moins d'expliquer en quoi la décision attaquée lui serait préjudiciable. Pour le surplus, on ne distingue pas quel avantage pratique l'annulation ou la modification de l'arrêt contesté apporterait au recourant et celui-ci ne démontre aucunement en quoi il serait atteint dans ses intérêts personnels, comme il lui appartenait de le faire selon la jurisprudence susmentionnée. 4.3 Le recourant se plaint également d'une violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.). Il se plaint du fait qu'on lui ait refusé le droit de se déterminer sur le procès-verbal d'une inspection locale; il aurait voulu faire part à cette occasion de remarques quant à la façon de mesurer la hauteur de la construction. Dans la mesure où ce point n'est pas indissociable de la décision sur le fond, le recourant ne saurait se prévaloir de ses droits de nature formelle pour remettre indirectement en cause cette décision (ATF 129 I 217 consid. 1.4 p. 222; 120 Ia 227 consid. 1 p. 230 et les arrêts cités). Il ne conclut d'ailleurs pas à une répétition de la procédure visant à faire respecter ses droits de partie, mais il demande seulement la modification du garage litigieux. 4.4 Dans ces circonstances, il y a lieu de constater que le recourant n'a pas établi qu'il était particulièrement atteint par la décision attaquée - alors qu'une telle atteinte n'est pas manifeste - et qu'il n'a dès lors pas un intérêt digne de protection à l'annulation ou à la modification de celle-ci. Par conséquent, il n'a pas la qualité pour recourir au sens de l'art. 89 al. 1 LTF.