Citation: 6B_327/2024 E. 2.4

2.4. Le recourant conteste la réalisation de l'élément subjectif de l'infraction d'actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance. Il invoque également une erreur sur les faits selon l'art. 13 al. 1 CP. En tant que le recourant argumente que l'intimée était désireuse du rapport sexuel et l'a initié la nuit des faits, il ne fait à nouveau qu'opposer son appréciation des faits à celle retenue par la cour cantonale et ne démontre pas en quoi celle-ci aurait arbitrairement retenu qu'il avait conscience que l'intimée n'était pas en mesure de se déterminer librement et qu'il s'en était accommodé. En tout état de cause, la cour cantonale a retenu, à raison, qu'il avait agi, à tout le moins par dol éventuel dès lors que les parties étaient des amis de confiance, que l'intimée n'avait à aucun moment adopté un comportement qui aurait pu laisser penser qu'elle était sexuellement attirée par lui et que, par devant la police, il avait indiqué qu'il avait eu de sérieux doutes quant à l'état de l'intimée, celle-ci ayant dû être étonnée d'avoir eu un rapport sexuel. La cour cantonale pouvait donc conclure, sans violer le droit fédéral, que le recourant avait agi, à tout le moins, par dol éventuel. Sur la base des faits retenus, aucune erreur sur les faits au sens de l'art. 13 al. 1 CP ne peut être imputée au recourant. Le grief est infondé dans la mesure où il est recevable.