Citation: 6B_9/2023 E. 4

Selon l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours au Tribunal fédéral doivent indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuves, et être signés. En particulier, le recourant doit motiver son recours en exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (cf. art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 88 ss et 115 consid. 2 p. 116 s.; 134 II 244 consid. 2.1 p. 245 s.). En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par la décision litigieuse (ATF 133 IV 119 consid. 6.4 p. 121). S'agissant de la recevabilité du recours, la cour cantonale a constaté que la décision attaquée avait été notifiée au recourant le 3 août 2022, ce que le recourant avait admis. Conformément aux art. 90 al. 1 et 384 let. b CPP, applicables par le renvoi de l'art. 38 al. 1 de la loi vaudoise du 4 juillet 2006 sur l'exécution des condamnations pénales (LEP/VD; RS/VD 340.01), le délai de recours avait commencé à courir le lendemain, soit le 4 août 2022. En application de l'art. 38 al. 1 LEP/VD, il était arrivé à échéance dix jours plus tard, soit le samedi 13 août 2022, reporté au premier jour ouvrable suivant, soit le lundi 15 août 2022, conformément à l'art. 90 al. 2 CPP. Remis à la Poste suisse le 17 août 2022, le recours déposé par le recourant devant l'autorité cantonale était donc tardif. Par ailleurs, la cour cantonale a estimé, au terme d'une motivation subsidiaire, que le recours était de toute façon irrecevable pour d'autres motifs. Le recourant ne conteste pas la date à laquelle la décision du 3 août 2022 lui a été notifiée. Se référant à l'art. 90 al. 2 CPP, il soutient que le délai de recours serait arrivé à échéance le 17 août 2022. Toutefois, on ne distingue pas en quoi la cour cantonale aurait ignoré la teneur de l'art. 90 al. 2 CPP, applicable à titre de droit cantonal supplétif, dans la mesure où elle a estimé que le délai, échéant le samedi 13 août, était reporté au lundi 15 août 2022. Contrairement à ce que semble penser le recourant, cette disposition ne signifie pas que les samedis, dimanches et jours fériés sont déduits de la computation des délais. On ne distingue dès lors pas ce que le recourant entend tirer de la disposition qu'il invoque et il ne consacre, par ailleurs, aucun autre développement permettant de comprendre en quoi la cour cantonale aurait violé le droit en estimant que son recours était tardif. Il ne présente ainsi aucun grief répondant aux exigences de motivation de l'art. 42 al. 2 LTF. Cet élément suffit à sceller le sort de la cause et à déclarer le recours irrecevable sans qu'il ne soit besoin d'examiner les critiques du recourant quant à la motivation subsidiaire de la cour cantonale.