Citation: 1C_90/2021 E. 2.2

2.2. Selon les recourantes, la Cour de justice aurait à tort retenu que la recourante 1 avait sciemment pris part à la fraude à la loi confirmée en dernier lieu, le 23 novembre 2017, par le Tribunal fédéral (cause 1C_124/2017). Elles se prévalent à cet égard essentiellement du fait - au demeurant non contesté - que la recourante 1 n'est pas une professionnelle de l'immobilier. Elles en déduisent qu'elle ne pouvait, pour ce motif, percevoir la finesse du montage mis en place. C'est toutefois perdre de vue que la Cour de justice a fondé son appréciation sur une analyse complète du dossier et de la chronologie des opérations ayant précédé la cession du certificat d'actions ici discutée. La Cour de justice a ainsi souligné que l'acte de cession des actions de E.________ SA à la recourante 1 de 2013 mentionnait déjà la future modification des statuts et prévoyait en outre que l'échéance du "prêt vendeur" accordé par C.________ était fixée à la liquidation de la SIAL. Cela permettait à C.________ de rester économiquement propriétaire des actions tant que la part de PPE n'était pas transférée et la SIAL liquidée. Dans ces conditions, la Cour de justice pouvait, sans arbitraire, retenir que la recourante 1 n'était pas en marge de ce système et qu'elle y avait sciemment participé dès la conclusion de la première cession. Le fait que la recourante 1 souhaite vendre en raison de l'arrêt 1C_124/2017 confirmait qu'elle avait initialement acheté les actions dans le but de devenir, à terme, propriétaire, ceci alors même qu'il ne s'agissait pas d'acheter une part de PPE ni même des actions dans une SIAL, mais simplement les actions d'une société propriétaire d'un immeuble. Sur le vu de ce qui précède, le grief est rejeté.