Citation: 9C_212/2023 E. 2.1

2.1. Compte tenu des motifs et conclusions du recours, le litige porte sur le droit de l'intimée à une demi-rente d'invalidité à partir du 1er mai 2018, tel que reconnu par la juridiction cantonale et contesté par le recourant. Il a trait singulièrement au statut de l'intimée - assurée exerçant une activité lucrative à temps complet ou à temps partiel (cf. ATF 137 V 334 consid. 3.1) -, soit à la question de savoir à quel taux d'activité l'intimée exercerait une activité lucrative sans atteinte à la santé. De cet élément se déduit la méthode d'évaluation de l'invalidité à appliquer, soit en l'espèce la méthode ordinaire (comparaison des revenus selon l'art. 28a al. 1 LAI en relation avec l'art. 16 LPGA) appliquée par la juridiction cantonale ou la méthode mixte d'évaluation au sens de l'art. 28a al. 3 LAI (en relation avec l'art. 16 LPGA) dont se prévaut le recourant. On précisera que sont applicables les dispositions en vigueur jusqu'au 31 décembre 2021, soit avant l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2022, de la modification de la loi fédérale sur l'assurance-invalidité du 19 juin 2020 (Développement continu de l'AI; RO 2021 705), eu égard à la date de la décision administrative litigieuse (ATF 144 V 210 consid. 4.3.1 et les références).