Citation: 1B_236/2015 E. 1

A la suite d'une plainte déposée par A.________, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a ouvert, le 7 novembre 2013, une instruction pénale contre C.________ pour voies de fait qualifiées, appropriation illégitime, vol, contrainte sexuelle et viol, et contre D.________ pour vol. L'instruction pénale a été étendue par la suite à la plaignante pour enregistrement non autorisé de conversations et faux dans les titres. Par ordonnance du 10 mars 2014, le Procureur en charge de la cause a accordé l'assistance judiciaire à A.________ et lui a désigné l'avocate B.________ en qualité de conseil juridique gratuit. Le 6 mai 2015, l'avocate E.________ a informé le Procureur avoir repris la défense des intérêts de A.________ dans la cause pénale, avec élection de domicile à son étude, et a requis sa désignation comme défenseur d'office et conseil juridique gratuit de l'intéressée. Le procureur a rejeté cette requête par ordonnance du 18 mai 2015. La Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a déclaré irrecevable le recours formé contre cette décision par A.________, faute d'avoir été déposé dans le délai de dix jours de l'art. 396 al. 1 CPP, au terme d'un arrêt rendu le 9 juin 2015. A.________ a recouru contre cet arrêt auprès du Tribunal fédéral le 2 juillet 2015. Elle conclut à la reconsidération de l'ordonnance du Procureur du 18 mai 2015 et à la désignation de Me E.________ en qualité de défenseur d'office. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.