Citation: 8C_486/2024 E. A

À la suite d'un accident de la circulation survenu le 23 août 2008, A.________, né en 1960, a suivi une formation d'assistant de bureau dans le cadre de mesures d'ordre professionnel accordées par l'assurance-invalidité. Il s'est vu allouer une rente de l'assurance-accidents fondée sur un taux d'invalidité de 11 % ainsi qu'une demi-rente de l'assurance-invalidité en considération également de diverses affections maladives. Dès le 1er avril 2016, il a été engagé en qualité de secrétaire administratif avec un taux d'activité à 50 % par l'entreprise B.________ SA. À ce titre, il était assuré contre le risque d'accidents professionnels et non professionnels auprès de la Caisse nationale suisse en cas d'accidents (CNA). Par déclaration d'accident du 4 janvier 2021, l'employeur de A.________ a annoncé à la CNA que ce dernier avait fait une chute durant la nuit du 31 décembre 2020 au 1er janvier 2021. Admis en urgence à l'Hôpital C.________, le prénommé a été transféré le jour même à l'Hôpital D.________ où il a été opéré le 4 janvier 2021 pour une fracture déplacée du cotyle droit et de la branche ischio-pubienne droite par le professeur E.________. La CNA a pris en charge le cas. L'assuré a séjourné du 12 janvier au 17 mai 2021 à la Clinique romande de réadaptation de Sion (ci-après: la CRR) pour une rééducation intensive. Il y a été traité par la doctoresse F.________, spécialiste en médecine physique et réadaptation, qui a continué à assurer son suivi médical après ce séjour. Dans le rapport y relatif du 14 juin 2021, cette médecin a fait état d'une évolution lentement favorable sur le plan orthopédique; sous diagnostics secondaires, elle a notamment mentionné des douleurs d'allure neurogène du membre inférieur droit, un diabète de type II et une cirrhose sur stéato-hépatite; pour elle, l'état de l'assuré n'était pas stabilisé. À l'issue d'un contrôle ayant eu lieu le 14 septembre 2021, elle a constaté une amélioration lente mais constante des capacités fonctionnelles et physiques du membre inférieur droit de l'assuré, tout en soulignant que les douleurs neurogènes étaient toujours présentes. Sur cette base, la doctoresse G.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a estimé que l'assuré pouvait reprendre son activité à 50 % de son taux habituel dès le 4 octobre 2021 puis en plein après un mois (soit son mi-temps), et a défini les limitations fonctionnelles à respecter. La doctoresse F.________ a exprimé son désaccord avec cette évaluation, indiquant que la position assise ne pouvait pas être maintenue dans le temps en raison des douleurs neurogènes de type syndrome douloureux régional complexe (SDRC), qui étaient consécutives à l'accident (probablement favorisées par un étirement du plexus à l'occasion de la fracture du bassin); par ailleurs, l'assuré ne pouvait pas porter de chaussures fermées longtemps et devait poursuivre le traitement de désensibilisation en ergothérapie. Dans une appréciation du 9 novembre 2021, la doctoresse G.________ a confirmé son point de vue. Par décision 12 novembre 2021, confirmée sur opposition le 11 janvier 2022, la CNA a réduit et supprimé les indemnités journalières allouées jusque-là en considération de la capacité de travail retenue par sa médecin d'arrondissement.