Citation: 7B_1157/2024 E. 3.4

3.4. Quoi qu'en dise le recourant, il appartient au juge du fond de déterminer si une des mesures prévues aux art. 59 à 61, 63 et 64 doit être ordonnée et, le cas échéant, laquelle. Certes, le juge du fond doit à cet égard se fonder sur une expertise qui se détermine sur la nécessité et les chances de succès d'un traitement, la vraisemblance que l'auteur commette d'autres infractions, la nature de celles-ci et les possibilités de faire exécuter la mesure (art. 56 al. 3 CP). Ce n'est toutefois pas à l'expert - qui se prononce en particulier sur la forme du traitement et la mesure qui lui semble la plus appropriée -, mais bien au juge du fond de résoudre les questions juridiques qui se posent, dans le complexe de faits faisant l'objet de l'expertise (arrêt 6B_188/2023 du 28 juin 2023 consid. 2.1.5 et les réf. citées). Cela étant, il est reproché au recourant d'avoir commis des crimes et un délit en relation avec le grave trouble mental dont il souffre, ce que l'intéressé ne conteste pas. Le risque de récidive violente (générale) est en outre qualifié par les experts de faible à modéré, mais cela pour autant que le recourant soit compliant à son suivi et à sa médication, respectivement à un traitement psychiatrique, médicamenteux et psychothérapeutique. À ce propos, bien que le recourant soit conscient de son trouble mental et qu'il dise s'engager à respecter son suivi ainsi que sa médication, il ne conteste pas avoir, par le passé, interrompu son traitement, ce qui a conduit à des états de décompensation psychiatrique et à plusieurs hospitalisations en milieu psychiatrique en France, pour la dernière fois du 7 août au 5 septembre 2023, soit peu avant les faits qui lui sont reprochés (cf. arrêt attaqué, partie "En fait" let. B.d p. 3). Dans un tel contexte, comme l'a relevé à juste titre l'autorité précédente, il ne peut pas être d'emblée exclu que le juge du fond ordonne un traitement institutionnel (cf. art. 59 al. 1 CP).