Citation: 2C_395/2021 E. 10.4.3

10.4.3. Cette argumentation de la recourante se heurte toutefois à nouveau aux constats de fait contenus dans l'arrêt attaqué, lesquels lient la Cour de céans (cf. art. 105 al. 1 LTF). Le Tribunal administratif fédéral a en effet établi qu'il était bel et bien possible de mixer le signal du satellite avec celui du téléréseau sur une seule prise coaxiale, quand bien même cela était techniquement difficile. Il a relevé que les différents acteurs sur le marché n'avaient pas - ou peu - connaissance de problèmes particuliers de compatibilité du système Supermédia avec le téléréseau, de sorte qu'il ne pouvait pas être établi que ce système causait une perturbation ou un dysfonctionnement. Ainsi, lorsque la recourante prétend que le comportement pour lequel elle a été sanctionnée par les autorités précédentes tendait simplement à éviter un risque de perturbation de son signal sur l'IDI coaxiale, elle remet en réalité en question l'établissement des faits de manière appellatoire, ce qui est inadmissible devant le Tribunal fédéral (cf. supra consid. 3). La Cour de céans n'a en l'occurrence même pas à se demander si, comme semble l'avoir admis l'autorité précédente à titre subsidiaire, il pourrait être de toute manière exigé de la recourante qu'elle s'accommode de l'installation d'autres systèmes tiers sur l'IDI coaxiale, même s'il existait véritablement un risque que les logements connectés à son téléréseau ne puissent plus bénéficier de l'entier des services de télécommunication habituellement accessibles grâce à ce réseau câblé. Il n'appartient pour le reste pas au Tribunal fédéral de se demander si d'autres motifs commerciaux objectifs pourraient éventuellement justifier le comportement de la recourante, d'autant que celle-ci n'en invoque elle-même aucun dans ses écritures et que de tels motifs n'apparaissent pas manifestes (cf. supra consid. 2.1 et 10.4.1).