Citation: 6B_212/2024 E. B

Saisie d'appel par A.________, par arrêt du 30 janvier 2024, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Fribourg a rejeté l'appel et confirmé le jugement du 13 septembre 2022. Les faits sur lesquels est fondée la condamnation sont circonscrits au bref résumé reproduit ci-après. Il est renvoyé pour le surplus à l'exposé des faits de l'arrêt rendu sur appel, dont certains éléments seront repris par la suite dans la mesure nécessaire au traitement des griefs soulevés. B.a. Alors que B.________ était intéressé à obtenir un financement en vue de réaliser un projet hôtelier, A.________ lui a présenté une méthode de financement proposée par la société C.________ Ltd. Un financement d'un montant de USD 70 millions par le biais d'un crédit cadre a été convenu. B.b. Dans ce contexte, A.________ a élaboré un édifice d'ingénieux mensonges dans le seul et unique but de mettre en confiance et de tromper B.________ pour qu'il procède à plusieurs versements. Il s'agit en particulier du versement d'une soi-disant garantie de USD 1,2 million sur un compte prétendument bloqué, garantie versée par B.________ le 3 juin 2008 mais qui ne lui a jamais été restituée, ayant été affectée à un trade risqué dans le cadre d'un contrat de joint-venture unissant C.________ Ltd à la société D.________ SA. Sont en outre concernés le versement d'un montant de USD 171'750 pour des analyses du projet immobilier qui n'ont jamais été faites ainsi que celui d'un montant de USD 262'500 pour une garantie complémentaire qui n'a jamais existé, versements opérés le 29 mai 2008 et respectivement le 13 novembre 2008. A.________ a agi dans le dessein de se procurer un enrichissement illégitime. B.c. Suite aux versements, B.________ a déployé des efforts pour obtenir la restitution de son investissement initial, notamment en demandant des documents, en proposant de nouveaux projets, en acceptant des affaires compensatoires, en contactant l'avocat de C.________ Ltd, devenue E.________. Quant à celle-ci, elle n'a jamais cessé d'alimenter les espoirs de B.________ en lui promettant le remboursement de sa mise initiale ou l'octroi d'un nouveau financement dans le cadre de nouveaux projets immobiliers et de mise en bourse à U.________. Ce n'est que le 31 mars 2018, soit dix ans après le versement de USD 1,2 million par B.________, que A.________ a indiqué pour la première fois et de manière transparente que D.________ SA avait perdu la totalité des cautions, respectivement des avances contractuelles qui lui avaient été versées, que ce soit par le biais de clients ou par l'intermédiaire de C.________ Ltd. B.d. Le 18 décembre 2018, faute d'avoir obtenu le remboursement réclamé, B.________ a déposé plainte contre A.________ pour escroquerie, éventuellement escroquerie par métier.