Citation: 4P.246/1999 14.02.2000 E. 3

3.- a) Le recourant reproche tout d'abord aux juges précédents de n'avoir pas tenu compte de nombreux témoignages en sa faveur, mais de s'être fondés exclusivement sur les déclarations de l'intimée. Ainsi, la Chambre d'appel aurait tenu pour établie la réalité des mauvais traitements prétendument subis par l'intimée, nonobstant, outre l'ensemble des témoignages, le classement de la plainte pénale pourtant porté à la connaissance des juges cantonaux. Cette manière de faire, choquante et arbitraire, révélerait le parti pris négatif de la cour à son endroit. Se référant à des photos et à des témoignages, le recourant conteste aussi que l'intimée ait journellement consacré deux heures au nettoyage de la cuisine. La cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en se fondant sur les seuls dires d'un témoin ami de l'intimée. Enfin, la Chambre d'appel aurait confirmé de manière erronée les déductions opérées par les premiers juges sur le salaire de la travailleuse au titre des prestations perçues en nature, en omettant arbitrairement de tenir compte des repas du soir. b) Il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution serait également concevable, voire préférable. Le Tribunal fédéral ne qualifie d'arbitraire l'appréciation des preuves que si l'autorité cantonale - qui jouit d'un large pouvoir d'appréciation en la matière (ATF 112 Ia 369 consid. 3) - a admis ou nié un fait en se mettant en contradiction évidente avec le dossier, par exemple s'il omet sans aucune raison de prendre en considération un moyen de preuve manifestement décisif, s'il se fonde sur un moyen qui est à l'évidence dépourvu de crédibilité ou encore si, examinant les éléments réunis, il en tire des conclusions insoutenables (ATF 125 I 166 consid. 2a; 125 II 10 consid. 3a; 125 II 129 consid. 5b; 124 I 247 consid. 5; 124 V 137 consid. 2b). Il appartient au recourant de démontrer, de façon claire et circonstanciée, en quoi ces conditions sont réalisées dans le cas d'espèce. Le Tribunal fédéral, qu'il ne faut pas confondre avec une cour d'appel, n'entre en matière que sur les griefs expressément soulevés (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 110 Ia 10 consid. 4b; 125 I 166 consid. 2a). c) Le recourant a perdu de vue les règles qui précèdent. Ses critiques sont purement appellatoires et ne démontrent nullement le caractère arbitraire des constatations incriminées. Le dossier contient des éléments suffisants pour admettre, sans que cela puisse être qualifié d'insoutenable, l'existence des mauvais traitements infligés à l'intimée; au demeurant, on ne voit pas quelles conséquences civiles défavorables au recourant la Chambre d'appel aurait tirées de cette constatation; celle-ci serait-elle d'ailleurs fausse que l'intégralité de l'appréciation des preuves par les juges cantonaux n'en serait pas pour autant arbitraire. Le recourant n'établit pas davantage en quoi la durée du travail retenue par l'instance précédente est en contradiction évidente avec les preuves administrées. Quant aux déductions pour les prestations en nature, et, en particulier, pour les repas, il sied d'observer que la cour cantonale a simplement déclaré que les parties n'avaient pas apporté d'éléments de fait pertinents allant à l'encontre des déductions opérées par les premiers juges; cette remarque se révèle exacte à la lecture des mémoires déposés durant la procédure d'appel par le recourant, où il ne démontre pas pourquoi la non-déduction des repas du soir serait le fruit d'une erreur dans l'appréciation des faits.