Citation: 5P.438/2000 26.06.2001 E. 2

2.- Le recourant soutient que le refus d'accepter les pièces produites viole son droit d'être entendu consacré par l'art. 2 du Code de procédure civile du canton de Vaud (ci-après: CPC/VD), ainsi que par l'art. 29 al. 2Cst. a) Le Tribunal fédéral n'examine le grief de la violation du droit d'être entendu consacré par la loi cantonale de procédure que sous l'angle de l'arbitraire, alors qu'il revoit librement si les conditions de l'art. 29 al. 2 Cst. ont été respectées par l'autorité cantonale (ATF 124 III 49 consid. 2a et la jurisprudence citée). b) L'art. 2 CPC/VD prévoit qu'il ne peut être rendu de jugement sans que les parties aient été entendues ou régulièrement appelées. En l'espèce, le droit d'être entendu prévu par cette disposition n'a manifestement pas été violé par la décision incidente. En réalité, le recourant se plaint de la violation de son droit à la preuve garanti par l'art. 163 al. 1 CPC/VD, disposition qu'il n'invoque même pas. c) Le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. comprend en particulier le droit pour l'intéressé d'offrir des preuves pertinentes et d'obtenir qu'il soit donné suite à son offre (ATF 122 II 464 consid. 4a p. 469). Les preuves sont pertinentes lorsqu'elles visent à établir des faits pertinents. Par les pièces dont la production a été refusée, le recourant entendait prouver que les honoraires de120'000 fr., perçus en mars 2000 pour sa pratique privée de 1999, étaient entièrement dépensés au moment de l'audience de la première instance. Ce fait n'était pas pertinent, car les dépenses effectuées ne jouent aucun rôle dans la fixation de la contribution d'entretien selon la méthode du minimum vital appliquée en l'espèce. Cette méthode impose de déterminer pour chaque époux son minimum vital (montant de base, loyer, frais de transport, primes d'assurance-maladie, contributions d'entretien dues à des tiers, etc.) et le total de ses revenus, puis d'établir, par différence, s'il y a excédent ou déficit par rapport au minimum vital, ce qui permet alors au juge d'arrêter le montant d'une éventuelle contribution d'entretien. On le voit, dans ces opérations, les dépenses déjà effectuées ne constituent pas un facteur déterminant. Le grief de violation du droit d'être entendu doit par conséquent être rejeté.