Citation: 1P.394/2006 26.10.2006 E. 2

Le recourant se plaint d'arbitraire, prohibé par l'art. 9 Cst. Il reproche à l'autorité cantonale d'avoir considéré comme irrecevable, parce qu'insuffisamment motivé, son grief d'inégalité de traitement dans la fixation de la peine. 2.1 De jurisprudence constante, une décision n'est pas arbitraire du seul fait qu'elle apparaît discutable ou même critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable, et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (ATF 131 I 57 consid. 2 p. 61; 129 I 8 consid. 2.1 p. 9, 173 consid. 3.1 p. 178). 2.2 L'arrêt attaqué considère comme insuffisante la motivation de l'appel en ce qui concerne le grief d'inégalité de traitement dans la fixation de la peine, au motif que le recourant s'est borné à alléguer que la volonté délictueuse de ses complices était très certainement comparable à la sienne. Le recourant objecte d'abord que, n'ayant pas accès au jugement de condamnation de ses complices, il ne pouvait en connaître les motifs. En vain toutefois. Le cas échéant, son grief d'inégalité de traitement dans la fixation de la peine était par là même privé de fondement; il ne pouvait arguer d'une inégalité par rapport à des peines dont il ignorait comment elles avaient été fixées. Non sans se contredire, le recourant laisse entendre qu'il a fait valoir des éléments de comparaison. Il se borne toutefois à l'affirmer, sans aucune démonstration à l'appui, n'indiquant même pas de quels éléments de comparaison il se serait prévalu. A plus forte raison n'établit-il pas d'arbitraire au sens défini ci-dessus (cf. supra, consid. 2.1). Il tente au reste vainement de justifier son abstention. C'est manifestement à lui qu'il incombait d'indiquer de quels éléments de comparaison il entendait se prévaloir, et non à l'autorité cantonale de les rechercher d'office sur la base de la simple affirmation d'une inégalité de traitement dans la fixation de la peine. Il n'établit en tout cas pas, ni même n'invoque, de violation arbitraire de l'art. 214 al. 2 let. c CPP/FR, qui prévoit que le mémoire d'appel doit contenir les motifs à l'appui des conclusions. Le grief doit dès lors être rejeté dans la mesure où il est recevable.