Citation: 5A_358/2023 E. 5.3.2

5.3.2. Pareille argumentation est en contradiction avec la critique précédente, les recourants ne pouvant pas logiquement soutenir en même temps, d'une part, que la Cour de justice a mal déterminé la volonté subjective des parties et, d'autre part, que cette volonté n'avait pas à être déterminée. Quoi qu'il en soit, la considération selon laquelle les intimés C.________ se sont servis de la renonciation à la servitude comme un prétexte pour agrandir leur jardin est purement appellatoire et, partant, irrecevable (cf. supra consid. 2.1). Il ne ressort par ailleurs pas de l'arrêt entrepris que la haie plantée par les époux C.________ dans leur jardin serait actuellement située à 80 cm du Chemin N.________ et que cela correspondrait à la largeur de l'assiette de la servitude (cf. supra consid. 2.2). Les recourants ne sauraient donc être suivis lorsqu'ils soutiennent que la seule question pertinente serait celle de savoir si la haie existante doit être avancée de 80 cm. Dès lors qu'au surplus, la volonté subjective de renoncer à la servitude a pu être établie (cf. supra consid. 5.2), il n'y a pas lieu d'examiner plus avant si cette volonté reposait sur des motifs objectifs. Partant, les recourants échouent à démontrer que les faits qu'ils invoquent seraient pertinents pour juger la présente cause. Pour autant que recevables, leurs griefs doivent ainsi être rejetés.