Citation: 6B_886/2018 E. 2.3

2.3. Se prévalant d'arbitraire dans l'établissement des faits, la recourante conteste qu'un transfert d'actifs a été opéré entre l'entreprise individuelle de Y.________ (A.________) et la société anonyme C.________. La cour cantonale a retenu que l'existence d'actifs transférés entre les deux entités était établie par la production au dossier d'un contrat de prêt, daté du 26 mai 2012, faisant état d'un montant de 40'000 fr. emprunté par Y.________ à la société anonyme, celle-ci se voyant accorder, en garantie de ce prêt, un droit de rétention sur divers biens appartenant à l'emprunteur. Or, ces biens avaient par la suite échappé à la mainmise des créanciers lors de la faillite, la société anonyme ayant par ailleurs repris à tout le moins une partie de la clientèle de l'entreprise individuelle et de ses ouvriers. En revenant sur les circonstances de l'octroi du prêt de 40'000 fr. et en se prévalant de diverses pièces qui établiraient que les actifs placés sous le droit de rétention de la société anonyme - qui consistaient notamment en des machines utiles à l'exploitation d'une carrosserie - n'avaient aucune valeur, la recourante se borne à présenter sa propre appréciation des preuves, sans démontrer le caractère arbitraire du raisonnement de la cour cantonale. Une telle démarche est irrecevable dans le recours en matière pénale. Au surplus, si elle se prévaut de l'existence d'un prétendu co-associé en la personne de D.________, la recourante ne fait pas état de pièces produites au dossier qui établiraient que, contrairement à ce que retient la cour cantonale, elle n'était pas la seule ayant-droit économique de la société anonyme, l'intéressée ne contestant de surcroît pas qu'elle était à l'origine de la création de la société anonyme, qu'elle en a exercé le contrôle et qu'elle est la seule inscrite au Registre du commerce en qualité d'administratrice, disposant de la signature individuelle. Enfin, la recourante ne conteste pas avoir su que son compagnon était débiteur de contributions d'entretien à l'égard de son ex-épouse et qu'il faisait alors l'objet de poursuites.