Citation: 4P.296/1999 02.03.2000 E. 4.-

La recourante prétend que l'autorité cantonale a appliqué arbitrairement les normes de la procédure civile genevoise, qui régissent la question de savoir jusqu'à quel stade du procès des allégations nouvelles peuvent être formu- lées. A ses yeux, on ne pourrait lui faire grief d'avoir al- légué tardivement les nova relatifs au transfert de fonds évoqué ci-dessus. Du moment que seule l'enquête pénale dili- gentée en mai 1997 a mis en lumière le caractère irrégulier de l'opération favorisée par son ancien directeur général, poursuit-elle, il serait manifeste que la BSS ne pouvait s'en apercevoir par ses propres contrôles. En l'espèce, par une appréciation anticipée des preuves qui résiste, comme on l'a vu, au grief d'arbitraire, la cour cantonale a estimé qu'il n'y avait pas lieu d'ordon- ner de nouvelles mesures d'instruction à propos de l'opéra- tion "Ariane" et que la requête de la défenderesse tendant à l'audition de témoins supplémentaires pouvait être rejetée,