Citation: 4A_193/2024 E. 6.2.3

6.2.3. L'argumentation présentée par la recourante n'emporte nullement la conviction de la Cour de céans. C'est en vain que l'intéressée reproche à l'autorité précédente d'avoir fait fi de sa réplique du 8 mars 2024, étant donné que la décision attaquée a été rendue avant cette date. La recourante a en outre eu tout loisir de s'exprimer et de faire valoir ses arguments aux fins de s'opposer à la requête présentée par son adversaire tendant à l'exécution anticipée du jugement de première instance. Elle a d'ailleurs fait usage de cette possibilité en déposant une écriture consacrée à cet aspect du litige le 1er mars 2024. L'intéressée n'est au demeurant pas crédible lorsqu'elle soutient qu'elle pouvait légitimement partir du principe qu'elle était en droit d'attendre le 8 mars 2024 pour exposer tous ses arguments contre le prononcé de l'exécution anticipée. Quoi qu'elle soutienne, les termes employés par l'autorité précédente dans son ordonnance du 26 février 2024 n'étaient pas trompeurs. Aux fins de respecter le droit d'être entendue de la recourante, l'autorité précédente a en effet imparti un premier délai de trois jours à l'appelante pour se déterminer sur la requête présentée par son adversaire, et lui a offert la possibilité de faire usage, dans les dix jours, de son droit de réplique spontanée sur la réponse formée par l'intimée. Aussi est-ce à tort que la recourante se plaint d'une atteinte à son droit d'être entendue et d'une violation du principe de la bonne foi visé par l'art. 5 al. 3 Cst. La recourante ne peut pas davantage être suivie lorsqu'elle fait grief à l'autorité précédente d'avoir enfreint son devoir de motivation et lui reproche d'avoir versé dans l'arbitraire. Bien que succincte, la motivation de l'arrêt attaqué permet en effet de discerner les motifs qui ont guidé l'autorité précédente et les éléments sur lesquels elle a fondé sa décision. L'intéressée échoue à démontrer l'existence d'une quelconque trace d'arbitraire dans la solution retenue par l'autorité précédente. Lorsqu'elle se plaint de ce que celle-ci n'aurait prétendument pas tenu compte de la situation irréversible dans laquelle elle risquerait de se retrouver, la recourante perd de vue que l'autorité précédente devait également tenir compte des chances de succès de l'appel au moment de statuer sur la requête tendant à l'exécution anticipée du jugement de première instance. Pour le reste, elle ne démontre nullement que le résultat auquel a abouti l'autorité précédente au terme de sa pesée des divers intérêts en présence serait arbitraire, mais se contente de formuler des critiques appellatoires en substituant son appréciation personnelle des différents intérêts en jeu à celle de l'autorité précédente, ce qui scelle le sort du recours.