Citation: 2C_223/2024 E. 5.3

5.3. On relèvera d'emblée que l'arrêt attaqué retient que l'intéressé est socialement et professionnellement intégré en Suisse et qu'il réalise un salaire suffisant à couvrir ses besoins. On peut aisément déduire de ces éléments que le recourant a un emploi et qu'il est financièrement indépendant, sans que l'on voie en quoi il aurait en plus été nécessaire de préciser qui est son employeur et la date, au demeurant récente, de son engagement. Quant à l'absence de poursuites de l'intéressé, celle-ci ressort implicitement du silence de la cour précédente à cet égard. Enfin, en ce qui concerne la présence de la compagne, du frère et de la cousine du recourant en Suisse, on notera que ces relations ne relèvent pas de la famille dite nucléaire et ne sont pas, sauf cas exceptionnels dont le recourant ne se prévaut pas, propres à justifier le maintien du séjour d'un étranger sous l'angle de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI (cf. arrêts 2C_721/2020 du 12 janvier 2021 consid. 7.5; 2C_779/2016 du 13 septembre 2016 consid. 4.2). Quoi qu'il en soit, en tant que le recourant affirme que les éléments dont il se prévaut sont déterminants pour démontrer son intégration en Suisse sous l'angle de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI, il perd manifestement de vue que les raisons personnelles majeures visées par cette disposition ont trait au critère de l'intégration fortement compromise dans le pays d'origine et ne dépendent donc pas du degré d'intégration en Suisse de la personne concernée (cf. arrêts 2C_777/2015 du 26 mai 2016 consid. 5.1, non publié in ATF 142 I 152; 2C_103/2024 du 3 avril 2024 consid. 7.1; 2C_145/2019 du 24 juin 2019 consid. 3.7; 2C_831/2018 du 27 mai 2019 consid. 4.4). Autrement dit, la prise en compte des faits allégués par le recourant n'aurait eu aucune influence sur le sort du litige.