Citation: 4A_614/2021 E. 3

La recourante fonde une partie de son recours sur des éléments ressortant des rapports médicaux des Drs J.________ et K.________, qu'elle a obtenus en cours d'instance et voulu verser en cause par requêtes de nova des 3 juillet et 9 septembre 2019, avant de se heurter au refus des premiers juges. La cour cantonale a qualifié lesdits rapports de nova improprement dits (ou pseudo nova) au sens de l'art. 229 al. 1 let. b CPC, dès lors que les faits tirés de ces pièces, certes postérieures au double échange d'écritures, remontaient à 2005 et 2007, soit à une période bien antérieure. Elle a jugé ces nova irrecevables, faute pour la demanderesse d'avoir exposé les raisons pour lesquelles elle n'aurait pas pu consulter les deux médecins précités avant l'été 2019. Le grief de violation de l'art. 229 CPC, soulevé à cet égard par la recourante, ne peut qu'être écarté. Bien après la fin du double échange d'écritures, qui remonte au 27 août 2013, la demanderesse a allégué à titre de nova des extraits des deux rapports médicaux qu'elle s'était procurés et qui étaient datés de juin, respectivement septembre 2019. Contrairement à ce qu'elle soutient, ce n'est toutefois pas la date de ces rapports médicaux qui fait foi pour déterminer le sort à leur réserver en procédure. En effet, ces documents ont été établis à l'initiative de la recourante, ce qui leur confère le caractère de nova de nature potestative (cf. ATF 146 III 416 consid. 5), c'est-à-dire des pseudo nova au sens de l'art. 229 al. 1 let. b CPC. De tels nova ne peuvent être admis aux débats principaux que s'ils ne pouvaient pas être invoqués antérieurement, bien que la partie qui s'en prévaut ait fait preuve de la diligence requise. Or, comme la cour cantonale l'observe pertinemment, on ne discerne pas ce qui empêchait la recourante d'obtenir ces rapports auparavant. L'art. 229 CPC tend précisément à éviter qu'une partie n'égrène des faits et moyens de preuve au-delà de la phase d'allégation. Dans son mémoire, la recourante n'apporte rien de neuf à une argumentation que la cour cantonale avait déjà balayée de manière convaincante. Il s'ensuit que l'état de fait résultant de l'arrêt cantonal ne peut être complété, comme la recourante le souhaiterait, sur la base des rapports médicaux J.________ et K.________ dont elle invoque des extraits à titre de nova.