Citation: 6B_383/2024 E. 5.3.1

5.3.1. Dans un premier grief, le recourant revient sur la question de la crédibilité de l'intimée. Selon lui, son discours aurait varié au point que la cour cantonale n'aurait dû y accorder foi. Il ne précise toutefois pas quels éléments auraient dû être écartés. En dehors du fait que la crédibilité générale de l'intimée a d'ores et déjà été confirmée (cf . supra consid. 1.4), les éléments soulevés par le recourant ne sont pas de nature à modifier ce constat. Pour cause, le simple fait qu'elle ait pu émettre des doutes sur la destination exacte visée par le recourant n'a aucune influence sur l'existence d'une menace, soit en l'espèce le fait que le recourant enlève sa fille. Cet élément, au contraire de la destination, a été soulevé de manière constante par l'intimée (v. notamment les déclarations de l'intimée reproduites par le recourant à l'appui de son mémoire de recours en p. 22). On ne voit dès lors pas que la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en jugeant que le recourant a menacé l'intimée d'enlever leur enfant. Ce dernier ne prétend par ailleurs pas le contraire. Quant à la destination exacte visée par le recourant, on ne voit pas qu'elle serait pertinente pour juger de l'existence d'une menace grave au sens de l'art. 180 al. 1 CP.