Citation: 1C_12/2015 E. 3

Les recourants entendent faire compléter l'état de fait de l'arrêt attaqué. Ils font grief à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte de l'intention du recourant de contester la résiliation du bail à ferme ni du fait qu'il exploite depuis quarante ans environ le domaine viticole et les installations de la parcelle n° 1696. Le Tribunal fédéral statue en principe sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF), sous réserve des cas prévus à l'art. 105 al. 2 LTF. Selon l'art. 97 al. 1 LTF, la partie recourante ne peut critiquer la constatation de faits que si ceux-ci ont été établis en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF ou de manière manifestement inexacte - en particulier en violation de l'interdiction constitutionnelle de l'arbitraire (ATF 137 I 58 consid. 4.1.2 p. 62; 137 III 226 consid. 4.2 p. 234; 136 II 304 consid. 2.4 p. 314) - et pour autant que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause. Si le recourant entend se prévaloir de constatations de faits différentes de celles de l'autorité précédente, il doit expliquer de manière circonstanciée en quoi les conditions d'une exception prévue par l'art. 97 al. 1 LTF seraient réalisées. A défaut, il n'est pas possible de tenir compte d'un état de fait divergent de celui retenu dans l'acte attaqué. En particulier, le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur des critiques de type appellatoire portant sur l'état de fait ou sur l'appréciation des preuves (ATF 137 II 353 consid. 5.1 p. 356; 136 II 101 consid. 3 p. 104 et les arrêts cités). A juste titre, la cour cantonale n'a pas jugé pertinente une éventuelle intention du recourant de contester la résiliation du bail à ferme. D'une part, cette résiliation était son propre fait et non celui de sa co-contractante, de sorte que ses chances de la contester paraissent douteuses. Il n'allègue au demeurant pas une éventuelle erreur ou un autre type de vice ayant affecté sa volonté dans le cadre de cette résiliation. D'autre part, alors que l'arrêt a été rendu plus d'un an après dite résiliation, aucune action n'avait encore été engagée en ce sens par le recourant. Quant à l'allégation de celui-ci, prétendument omise par la cour cantonale, qu'il bénéficie d'un bail à ferme oral sur les parcelles de son épouse (dont la parcelle litigieuse), elle ressort de l'état de fait de l'arrêt attaqué (lettre E p. 3 et 4, ainsi que lettre G p. 5). Mais, bien plus, la cour cantonale a tenu compte de l'existence d'un bail à ferme jusqu'au 1er novembre 2013, puis d'une autorisation à bien-plaire d'utiliser les infrastructures de la parcelle litigieuse. Les faits retenus par l'arrêt attaqué ne sont donc pas lacunaires et il n'y a pas lieu de les compléter.