Citation: 1C_407/2020 E. 10.1.3

10.1.3. L'OFEV discute en revanche les mesures de protection proposées par les porteurs du projet, en particulier la mesure M17 également critiquées par les recourantes. S'agissant du protocole d'interruption, un seuil de 400 individus/heure/km serait trop élevé pour atteindre le but recherché d'un maximum de 10 collisions par éolienne et par année; un seuil de 150 individus/heure/km lui paraîtrait acceptable (identique à celui du parc du Grenchenberg [cf. arrêt 1C_573/2018 du 24 novembre 2021 consid. 8.4.1]). Le protocole d'arrêt des turbines serait par ailleurs problématique en tant qu'il fixe un plafond de jours d'interruption, contraire au concept d'arrêt basé sur la surveillance par radar; le système d'arrêt automatique devrait rester en fonction durant les 10 semaines de chacune des deux phases principales de migration (dès le mois de mars et dès la mi-septembre). En cas d'impossibilité technique, ce système de surveillance ne saurait être remplacé par la surveillance visuelle d'un ornithologue. Enfin, s'agissant du suivi de l'avifaune du parc en exploitation sur une période d'au moins cinq ans (cf. RIE, p. 62), l'OFEV estime ses modalités insuffisantes, des observations plus régulières que celles prévues par le projet lui apparaissant indispensables. L'OFEV précise cependant que ces différentes exigences devront être prises en considération lors de la deuxième phase de l'EIE (à ce propos, cf. consid. 7.2.2 ci-dessus) et que, sous cette réserve, la mesure proposée par le porteur du projet pour limiter la mortalité des oiseaux migrateurs (RIE, mesure M17, p. 83) permettra d'assurer une protection suffisante, conformément à l'art. 7 al. 4 LChP et de garantir la meilleure protection possible au sens de l'art. 18 al. 1 ter LPN.