Citation: 6B_938/2019 E. 3.3

3.3. En l'espèce, la cour cantonale a estimé que la culpabilité de la recourante était extrêmement lourde compte tenu du fait qu'elle s'était livrée durant plusieurs mois à un trafic international de stupéfiants, acceptant de réaliser plusieurs voyages - parfois plusieurs fois par mois - pour le compte d'une organisation criminelle. Elle a relevé qu'au vu des quantités importantes de drogue et d'argent qui lui étaient confiées, la recourante bénéficiait manifestement d'une large confiance de sa hiérarchie. Par ailleurs, celle-ci n'avait pas spontanément mis un terme à ses activités, qui n'avaient pris fin que par son interpellation le 20 juin 2017. A décharge, la cour cantonale a retenu que la recourante ne jouissait d'aucune autonomie au sein de l'organisation pour laquelle elle oeuvrait et qu'elle dépendait entièrement des indications fournies par l'organisateur alors qu'elle assumait tous les risques liés au transport et à la livraison. C'est dès lors à tort que la recourante reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte de sa position au sein de l'organisation. La cour cantonale a également retenu à décharge le fait que la recourante était impliquée dans la thérapie initiée en détention. S'agissant des mobiles de la recourante, la cour cantonale a bel et bien tenu compte de l'existence d'une relation entre celle-ci et l'organisateur qui lui donnait les instructions. Elle a cependant relevé à juste titre que la recourante ne vivait pas avec l'intéressé, qu'elle ne voyait qu'épisodiquement depuis quelques mois. S'agissant de la prétendue dépendance de la recourante à la drogue, la cour cantonale a jugé que celle-ci n'était pas établie. En effet, les déclarations de l'intéressée à ce sujet sont restées extrêmement variables et il sied de relever que celle-ci exerçait une activité d'avocate à l'époque des faits, laquelle lui procurait des revenus réguliers. Pour le surplus, c'est en vain que la recourante se prévaut du fait qu'elle n'a pas d'antécédents et de son " très bon comportement " en détention. En effet, comme l'a relevé la cour cantonale, l'absence d'antécédents constitue un élément neutre du point de vue de la fixation de la peine et n'a pas à être pris en compte dans un sens atténuant (ATF 141 IV 61 consid. 6.3.2 p 70; 136 IV 1 consid. 2.6 p. 2 ss). Il en va de même d'un bon comportement en détention, dans la mesure où un tel comportement correspond à ce que l'on doit pouvoir attendre d'un détenu (arrêt 6B_560/2018 du 13 août 2018 consid. 3.6 et les arrêts cités). Les griefs de la recourante sont rejetés.