Citation: 9C_279/2015 E. 4.2

4.2. Au regard des déclarations rapportées par la recourante dans le cadre de sa demande de renouvellement, il ne fait guère de doute que le pied prothétique "Echelon" permettrait de lui apporter un confort supplémentaire sous la forme d'une diminution des contraintes biomécaniques sur le genou et le dos. La question qu'il convient de résoudre en l'espèce n'est toutefois pas de savoir si le pied prothétique "Echelon" répond de manière mieux appropriée à la situation de la recourante, mais de savoir si les critères de simplicité et d'adéquation sont remplis, eu égard aux circonstances de fait et de droit du cas particulier. Or la recourante ne parvient pas à démontrer que l'appréciation des preuves effectuée par la juridiction cantonale - aux considérants de laquelle il peut être renvoyé - serait manifestement inexacte, voire insoutenable. Contrairement à ce qu'elle affirme, ni la FSCMA ni le professeur B.________ n'ont soutenu que le pied prothétique "Flex" constituait un moyen qui était désormais inapproprié sur le plan médical ou professionnel. S'ils ont mis en exergue les avantages que présentait le pied prothétique "Echelon" en matière de confort d'utilisation, ils n'ont pas allégué - et encore moins établi - que le pied prothétique "Flex" était à l'origine actuellement ou pourrait être à l'origine dans un avenir proche de problèmes de nature médicale ou professionnelle. Au contraire, le docteur B.________ a, dans le rapport qu'il a adressé le 2 décembre 2013 à l'office intimé, souligné que sa patiente était en excellente santé physique. L'argument principal avancé par la recourante pour justifier la remise d'un pied prothétique "Echelon" est que celui-ci permettrait d'empêcher une perte future d'autonomie et une aggravation de son état de santé. Cette argumentation relève toutefois pour l'instant de la conjecture. Les hypothèses formulées ne reposent sur aucun indice concret et actuel et pourraient, le cas échéant, se révéler infondées. Dans la mesure où le prix d'acquisition d'un pied prothétique "Echelon" représente plus du double de celui d'un pied "Flex" et eu égard au fait que ce moyen auxiliaire doit être renouvelé régulièrement (cf. arrêt 9C_600/2011 du 20 avril 2012 consid. 4.3), il n'existe dans ces conditions aucun rapport raisonnable entre le coût et l'utilité de ce moyen. Certes représente-t-il une avancée sur le plan technologique qui ne saurait être ignorée des autorités administratives (ATF 132 V 215 consid. 4.3.3 p. 226). Cet argument ne saurait cependant justifier sa prise en charge, au risque sinon de permettre le remboursement indifférencié de chaque nouveauté technique, scientifique ou technologique introduite sur le marché.