Citation: 9C_122/2024 E. 9.5

9.5. Quant aux activités professionnelles, le recourant voit à tort une omission arbitraire de la part de la Cour de justice, en ce qu'elle n'aurait pas repris "un exposé [...] de 40 pages" dans la partie "en fait" de son arrêt, puisque la cour cantonale n'a derechef pas apprécié à cet endroit certains moyens de preuve. Lorsqu'il prétend ensuite que son bureau de Genève sis à l'avenue de U.________ "n'était pas utilisé" et qu'il n'avait plus aucun rôle opérationnel dans le groupe de sociétés lui appartenant en se fondant principalement sur des témoignages, le recourant ne démontre aucunement que la cour cantonale aurait procédé à des constatations arbitraires. La constatation cantonale selon laquelle le recourant se trouvait à Genève et qu'il y menait une partie de ses affaires est fondée de manière convaincante sur de nombreux courriels du contribuable et de certains membres du personnel de ses sociétés, lesquels font par exemple état de ce que: "j'ai pu annuler mes rendez-vous à Genève demain matin" ou encore "meeting à 10h00 avec A.________ et R.________ à U.________". Ensuite, le contribuable ne saurait être suivi lorsqu'il prétend qu'en réalité le centre de ses activités professionnelles se trouvait principalement à Singapour. En effet, les longs développements en lien avec E.________ ne sont pas propres à faire apparaître les constatations de la Cour de justice comme arbitraires. Selon ces constatations (fondées derechef sur une multitude d'échanges de courriels portant sur des rendez-vous à Genève), le recourant venait à son bureau de l'avenue de U.________ environ une fois par semaine, voire davantage, et continuait de mener une partie de ses affaires depuis Genève avec une présence dans cette ville d'au moins 60 jours par année. On ne saurait dès lors suivre le recourant lorsqu'il affirme que ses activités commerciales étaient déployées principalement depuis l'Asie. De plus, les griefs du contribuable en lien avec des constatations manifestement inexactes des faits en relation avec des paiements par carte bancaire, qui selon lui démontreraient une présence au contraire plus importante à Singapour qu'à Genève, manquent leur cible. La cour cantonale a en effet uniquement analysé les paiements litigieux par carte bancaire, dans le but de démontrer qu'alors que le recourant prétendait être à V.________ selon son compte-rendu, il existait en réalité des traces de paiement à Genève dans des boutiques, des restaurants, voire dans un hôtel. Par ailleurs, le recourant ne démontre pas que la prétendue fréquence plus élevée des transactions par carte bancaire à Singapour mettrait en évidence les inexactitudes manifestes des constatations cantonales relatives au nombre moyen de jours passés dans ce lieu ou à Genève.