Citation: 4C.105/2003 30.07.2003 E. A.d

Par lettre du 24 janvier 1997 à l'adresse de A.________ SA et de X.________, la banque a annulé le prêt consenti avec effet immédiat, exigeant pour le 13 février 1997 le remboursement intégral de son crédit en compte courant n° R et de son crédit spécial n° H. La banque expliquait sa décision par la nette détérioration des résultats de A.________ SA et par des dépassements de crédits fréquents contraires à sa nouvelle politique. Ultérieurement, elle s'est aussi référée à l'art. 13 de ses conditions générales lui permettant de faire cesser les relations contractuelles avec effet immédiat. Après avoir procédé à l'encaissement de la police d'assurance E.________, puis bouclé divers comptes courants dont A.________ SA était titulaire auprès d'elle, la banque, invoquant le droit de compensation figurant à l'art. 8 des conditions générales, a porté les sommes ainsi obtenues en réduction du solde débiteur du compte n° R, pour lequel elle a en définitive réclamé 349 344 fr. 50 à A.________ SA et à X.________. Quant au compte spécial n° H, il présentait au 30 septembre 1997 un solde débiteur de 377 107, 19 USD, soit 531 721 fr. 15, sur lequel elle a imputé le produit de la vente d'une partie du lot de pierres précieuses, à raison de 307 456 fr. 85.