Citation: 5A_52/2018 E. 5.2

5.2. La recourante soulève aussi le grief d'application arbitraire de l'art. 298 al. 1 CPC, en tant que le poids accordé aux dires de l'enfant, âgé de seulement 10 ans, serait trop important. Elle conteste l'analyse du bien de l'enfant effectuée par la cour cantonale, considérant qu'en réalité, il convenait de maintenir le lieu de résidence auprès d'elle pendant la durée de la procédure d'appel. En outre, elle affirme que " la jurisprudence relative au parent de référence et à l'attribution de la garde au stade des mesures provisionnelles " a été appliquée de manière insoutenable, dès lors qu'il convenait de prendre en considération la situation prévalant au moment de l'introduction de la procédure, ajoutant qu'en l'espèce, C.________ vivait auprès d'elle depuis le mois d'octobre 2017, de sorte qu'elle est devenue son parent de référence. La décision entreprise contreviendrait également au droit au respect de la vie familiale (art. 13 Cst. et 8 § 1 CEDH) et au principe de la proportionnalité (art. 36 et 5 al. 2 Cst.). A ce sujet, la recourante expose que son droit au respect de la vie familiale a été atteint de manière grave, et qu'il intervient avant même qu'une instruction complète ait été effectuée. Elle invoque ensuite la violation du droit à un procès équitable, en tant que le départ immédiat de C.________ en Côte d'Ivoire rendrait impossible toute mesure d'instruction nécessitant sa présence en Suisse dans un avenir proche, en particulier les mesures qu'elle a requises, telles qu'une expertise psychiatrique de l'enfant, la dernière expertise datant de 2013. En d'autres termes, le refus de l'effet suspensif reviendrait à préjuger de l'issue de l'affaire, sans que les mesures d'instruction nécessaires n'aient été menées. En outre, la prise en compte des déterminations du SPJ, qui seraient lacunaires puisque celui-ci n'a pas été mandaté pour faire une enquête sur la situation familiale, reviendrait à bafouer ses droits de procédure. Enfin, le fait qu'une audience ait d'ores et déjà été appointée par l'autorité cantonale le 31 janvier 2018 démontrerait que son appel n'est pas dénué de chances de succès.