Citation: 4C.201/2003 28.10.2003 E. A

A.a En 1996, A.________, qui cherchait une maison à rénover, a contacté B.________, membre et représentant d'une hoirie propriétaire d'un immeuble, à Cully. Il lui a proposé d'entreprendre et de diriger les travaux de rénovation dudit immeuble. Les parties sont entrées en discussion. Le 25 mai 1996, A.________ a établi une estimation finale du coût du projet, qui s'élevait à 106 497 fr. pour les fournitures et à 92 840 fr. pour le travail. Par contrat de bail à loyer non daté, B.________, représentant l'hoirie, a loué à A.________ un appartement d'environ 200 m2 situé dans l'immeuble en cause. Débutant le 1er janvier 1997 pour se terminer le 1er janvier 2013, le contrat se renouvelait ensuite aux mêmes conditions d'année en année, sauf résiliation signifiée au moins trois mois à l'avance par l'une ou l'autre des parties. Les dispositions complémentaires du bail renvoyaient à un contrat établi à Cully le 20 août 1996. Cet accord prévoyait notamment que le coût global des travaux serait déduit de façon compensatoire sur le loyer. Ce dernier était fixé, après compensation, à 1000 fr. par mois, charges non comprises. Après la signature de ce contrat, B.________ y a apposé, à la main, les indications suivantes: «loyer 2000 fr. / Charges non comprises 1000 fr. + 1000 fr. main d'oeuvre». A.b L'entreprise visant à rénover l'immeuble a connu des difficultés, subi des retards et altéré les rapports entre les parties. Dans le courant de l'année 1997, B.________, inquiet de l'état peu avancé des travaux, a fait appel à l'architecte C.________. Selon le rapport de cet expert, la rénovation entreprise relève «d'un gag coûteux qui fleure bon l'arnaque.» L'architecte ajoute que «des faux niveaux dangereux, des travaux de peinture ou plutôt de barbouille, des fautes constructives graves, le non-respect des règles concernant la sécurité et la salubrité des constructions prouvent à l'évidence que M. A.________ ignore tout du métier qu'il prétend pratiquer». Hormis le grand appartement occupé par A.________, l'immeuble comprend deux autres logements, qui ont été loués dès fin octobre 1997. Le 3 mai 1998, B.________, constatant la stagnation des travaux, a imparti à A.________ plusieurs délais, échéant au plus tard le 10 juin 1998. L'entrepreneur a alors adressé à B.________ une nouvelle liste de travaux non compris dans l'estimation du 25 mai 1996. Le 29 mai 1998, le représentant de l'hoirie a enjoint A.________ de procéder aux travaux de maçonnerie de l'encadrement de la fenêtre des combles, afin que d'autres travaux, en attente depuis deux ans, puissent être terminés avant le 30 juin 1998. D'autres courriers attestent de difficultés dans la poursuite du chantier. Le 6 août 1998, le bailleur a informé son locataire que le loyer serait de 2500 fr. dès septembre 1998, tant que les travaux ne seraient pas finis conformément au contrat d'août 1996. Le 14 septembre 1998, B.________ a pris acte du fait que A.________ ne faisait plus rien dans l'immeuble et qu'il ne respectait ni sa parole ni le contrat; il considérait le mutisme de son partenaire contractuel comme l'acceptation du nouveau loyer de 2500 fr. à partir de septembre 1998. A.________ a refusé de donner suite à ces prétentions. Le 5 mai 1999, B.________ a invité A.________ à la fête de la fin des travaux, à la mi-juin 1999. Ce dernier et sa compagne ont contesté la fixation d'une échéance à cette date. En juin 1999, A.________ a adressé à B.________ un nouveau devis pour des travaux non compris dans l'estimation du 25 mai 1996, qui concernaient la décontamination des combles de la présence d'amiante. B.________ a signé ce devis le 1er septembre 1999, en indiquant à la main «fin des trav. combles 15.10.99». Le 31 août 1999, la municipalité de Cully a imparti à B.________ un dernier délai au 31 octobre 1999 pour terminer tous les travaux objets du permis de construire. A.________ a estimé que ce délai était trop court. A la mi-septembre 1999, B.________ a informé A.________ qu'il avait confié à E.________ la direction des travaux de second oeuvre des combles, à remettre au 31 octobre 1999. L'entrepreneur a accepté le principe de confier à des tiers la direction et l'exécution des travaux nécessaires à l'obtention du permis d'habiter les combles. Il s'est toutefois réservé la direction des travaux d'évacuation du mobilier entreposé, l'isolation des sols, le nivellement et la pose du sous-plancher, la fourniture et la pose d'une fenêtre et d'un verre feuilleté. Du 18 septembre au 16 novembre 1999, les parties ont poursuivi leur échange de correspondance et une nouvelle controverse concernant une commande a surgi. A.c Par lettre recommandée du 22 novembre 1999 et formule officielle ad hoc, B.________ a résilié le bail de A.________ pour justes motifs avec effet au 1er janvier 2000. La compagne du locataire s'est vu notifier les mêmes documents. Deux jours plus tard, A.________ et sa compagne ont été informés par courrier recommandé que B.________ résiliait le contrat d'entreprise avec effet immédiat.