Citation: 2C_243/2024 E. 6.2

6.2. Le principe de proportionnalité, dont la violation peut être invoquée de manière indépendante dans un recours en matière de droit public (cf. art. 95 al. 1 let. a LTF; ATF 148 II 475 consid. 5; 141 I 1 consid. 5.3.2 et les références) commande que la mesure étatique soit nécessaire et apte à atteindre le but prévu et qu'elle soit raisonnable pour la personne concernée (ATF 149 I 129 consid. 3.4.3 et les références). Le Tribunal fédéral a toutefois précisé que, lorsqu'il examine le droit cantonal indépendamment de l'invocation de toute atteinte à un droit fondamental, comme en l'espèce, il ne revoit pas le respect du principe de la proportionnalité librement, mais seulement sous l'angle de l'arbitraire (ATF 143 I 37 consid. 7.5; 141 I 1 consid. 5.3.2; 134 I 153 précité consid. 4.3). La faute joue un rôle décisif pour la fixation de la peine et donc dans l'analyse de la proportionnalité de la mesure (cf. ATF 149 II 109 consid. 9.2; 148 I 1 consid. 12.2; arrêt 2C_747/2022 du 14 février 2023 consid. 5.2; cf. également l'art. 68 al. 2 LN susmentionné). La faute peut être commise sans intention, par négligence, par inconscience et donc également par simple méconnaissance d'une règle (ATF 149 II 109 consid. 9.2; 148 I 1 consid. 12.2; arrêt 2C_747/2022 du 14 février 2023 consid. 5.2). Les autorités compétentes disposent d'un large pouvoir d'appréciation dans la fixation d'une sanction disciplinaire (ATF 148 I 1 consid. 12.2).