Citation: 5P.84/2000 22.05.2000 E. 2

2.- a) Le droit à l'assistance judiciaire est régi en premier lieu par le droit cantonal, dont le Tribunal fédéral ne revoit l'application que sous l'angle de l'arbitraire (ATF 120 Ia 179 consid. 3 p. 180 et les arrêts cités). Par ailleurs, en tant que garantie minimum reprise de l'art. 4 aCst. , l'art. 29 al. 3 Cst. prévoit que toute personne qui ne dispose pas de ressources suffisantes a droit, à moins que sa cause paraisse dépourvue de toute chance de succès, à l'assistance judiciaire gratuite et à l'assistance gratuite d'un défenseur, dans la mesure où la sauvegarde de ses droits le requiert. Le Tribunal fédéral revoit librement si ces conditions sont réalisées (ATF 122 I 267 consid. 2b p. 271); il n'examine cependant que sous l'angle de l'arbitraire les constatations de fait de l'autorité cantonale (ATF 124 I 304 consid. 2c p. 306; 120 Ia 179 consid. 3a p. 181 et l'arrêt cité). b) L'assistance judiciaire totale englobe, d'une part, la dispense de toute avance de frais (émoluments, sûretés pour les dépens) et, d'autre part, le bénéfice d'un avocat gratuit (Olivier Derivaz, Les frais et dépens, les sûretés et l'assistance judiciaire, in: Nouveau droit judiciaire privé valaisan, Martigny 1998, p. 19 ch. 5.2.2; Piermarco Zen-Ruffinen, Assistance judiciaire et administrative: les règles minima imposées par l'art. 4 de la Constitution fédérale, in: JdT 1989 I 44; Christian Favre, L'assistance judiciaire gratuite en droit suisse, thèse Lausanne 1989, p. 123). Comme le relève ce dernier auteur (loc. cit.), la seule dispense de l'avance des frais ne suffit pas à garantir à l'indigent les conditions d'un procès équitable; celui qui procède sans connaissances juridiques particulières et sans l'assistance d'un conseil, encourt des risques supplémentaires de déconvenue considérables, par l'ignorance des règles de procédure ou du droit matériel.