Citation: 7B_450/2024 E. 2.4.1

2.4.1. Les recourants reprochent à la cour cantonale une mauvaise application de la jurisprudence dite de "la goutte d'eau qui fait déborder le vase". Ils estiment que, dans ce cadre, celle-là devait procéder, pour déterminer s'il existait une apparence de prévention ou de partialité du tribunal, à une appréciation globale de la situation en prenant en compte chaque incident, à savoir notamment l'émission des doubles convocations à l'endroit des prévenus, l'interdiction de postuler de l'avocat du recourant au mois de septembre 2023 et les "mensonges" du tribunal relatifs à ses contacts avec la presse. Ils précisent qu'à ces incidents s'ajouteraient ceux qui se seraient déroulés lors de l'audience du 15 janvier 2024. Cela étant, selon la jurisprudence décrite ci-dessus (cf. consid. 2.2.4 supra), il y a lieu de tenir compte, dans le cadre d'une appréciation globale, des incidents passés si la dernière occurrence, à savoir en l'espèce le déroulement de l'audience du 15 janvier 2024, constitue en elle-même un motif de récusation ou un indice en faveur d'une apparence de prévention. À cet égard, l'autorité cantonale a considéré que tel n'était pas le cas. Ainsi, il convient d'examiner si les évènements dont se plaignent les recourants en lien avec cette audience pourraient fonder un motif de récusation du tribunal ou, à défaut, à tout le moins un indice en faveur d'une apparence de partialité.