Citation: 6B_663/2014 E. 23.6.3

23.6.3. Le recourant soutient que le TPF se serait trompé dans son approche du dommage. La seule question à résoudre serait de savoir si l'Etat tchèque a été trompé sur la valeur de l'action au moment de la vente. Soit on considérerait que cette valeur doit correspondre à celle établie par les règles du Code du commerce tchèque au moment où l'offre public d'achat a été faite. Il serait établi que le prix offert correspondait à cette valeur boursière augmentée de 25%. Dans ce cas, il n'y aurait pas de dommage. Soit le TPF voulait considérer une autre valeur et il aurait dû avoir recours à une expertise. Une expertise du droit tchèque aurait également dû être ordonnée dès lors que le TPF entendait se fonder sur les règles du Code du commerce tchèque. Dans la mesure où le recourant entend de la sorte reprocher au TPF une administration incomplète des preuves, le recourant n'indique pas quelles dispositions du CPP le TPF aurait violées ni ne développe valablement, au regard de l'art. 106 al. 2 LTF, en quoi son droit d'être entendu aurait été violé. Le recourant ne prétend ni ne démontre qu'il aurait requis une expertise sur ces questions durant la procédure ou devant le TPF, pas plus qu'il ne soutient qu'elle lui aurait été arbitrairement refusée. Il ne démontre ainsi pas en quoi le CPP, respectivement son droit d'être entendu, auraient été violés et son grief est insuffisamment motivé. Si l'argumentation du recourant devait être comprise comme une critique concernant l'établissement des faits, elle n'est pas propre à démontrer que l'appréciation de ceux-ci par le TPF est arbitraire. En effet, le recourant se contente d'affirmer que le raisonnement du TPF est incorrect et qu'une expertise s'imposait pour évaluer la valeur vénale de MUS. De la sorte, il ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle du TPF dans une démarche purement appellatoire, partant irrecevable.