Citation: 1C_195/2023 E. 3.3.3

3.3.3. La recourante allègue encore que la Cour de justice aurait apprécié arbitrairement les faits en retenant que son départ de Suisse constituait la raison pour laquelle elle avait cessé son activité de travailleuse du sexe. Elle précise au contraire avoir quitté Genève parce que, étant dans l'incapacité de travailler en raison de l'agression qu'elle avait subie, elle ne disposait plus d'un revenu lui permettant de payer son loyer. Par conséquent, et contrairement à ce qu'en tire la Cour de justice, un lien de causalité naturelle entre l'agression et l'alléguée incapacité de travail ne pouvait être nié. Il a été établi ci-dessus (cf. consid. 3.3.2) que l'appréciation de l'instance précédente, selon laquelle l'incapacité de travail de la recourante n'était pas établie, n'apparaissait pas insoutenable. Partant, la question de l'existence d'un lien de causalité entre l'agression et une prétendue incapacité de travail n'est pas déterminante et peut rester indécise.