Citation: 9C_607/2013 E. 3.3

3.3. Toujours en relation avec l'établissement des faits et l'appréciation des preuves, la recourante fait grief aux premiers juges d'avoir tiré des documents à disposition des conclusions insoutenables sur les exigences de la profession d'infirmière-anesthésiste. Elle estime que les renseignements réunis lors de l'enquête téléphonique auraient dû conduire le tribunal cantonal à admettre l'existence d'une certaine incapacité de travail dans toute activité dès lors que toutes les personnes interrogées à cette occasion avaient déclaré qu'une partie des tâches incombant à un infirmier-anesthésiste (30-40 %) se réalisait en position assise. Elle reproche également à la juridiction cantonale de ne pas avoir expliqué pourquoi elle écartait l'attestation du docteur S.________. On relèvera préalablement que l'assurée se contente, une fois encore, de citer des extraits des documents qui lui sont utiles mais omet de les replacer dans leur contexte. Si les personnes interrogées ont bien estimé qu'environ 30 à 40 % du travail d'infirmier-anesthésiste se déroulait en position assise, toutes ont déclaré que cela n'était pas une nécessité et que toutes les tâches incombant à un infirmier-anesthésiste pouvaient s'effectuer en position debout. Le docteur S.________, auquel les premiers juges ne font effectivement pas référence, ne prétend pas le contraire. Ce praticien relève toutefois la pénibilité de certaines tâches et la nécessité de périodes de repos. La juridiction cantonale a constaté à cet égard que, se fondant sur les déclarations du professeur A.________, l'office intimé avait tenu compte de cet aspect de la problématique en réduisant de 20 % la capacité de travail exigible dans toute activité, ce qui devait permettre à la recourante d'aménager des temps de repos en décubitus. Dans ces circonstances, on ne saurait donc reprocher au tribunal cantonal d'avoir abouti à un résultat arbitraire. Le seul fait d'affirmer qu'on ignore tout des motifs ayant conduit à l'éviction de l'attestation du docteur S.________ est vain et de toute façon manifestement infondé vu ce qui précède. On ajoutera encore que, si la façon dont l'administration s'est procuré des renseignements sur les exigences du poste d'infirmière-anesthésiste peut sembler discutable du point de vue du droit de participer à l'administration des preuves, le fait de recourir à une enquête par téléphone ne saurait en soi constituer une violation du droit d'être entendu. En effet, l'assurée a eu accès aux données réunies. Elle n'a pas jugé utile d'en contester la teneur sur le moment. Ses objections ultérieures ont trouvé une réponse du moins implicite dans le jugement entrepris. Elle a du reste été en mesure de recourir utilement également sur ce point. On ne voit de plus pas pourquoi la connaissance préalable des questions posées aurait changé la pertinence des réponses apportées. La recourante n'avance aucun argument décisif sur ce point. Une éventuelle influence exercée sur les témoins par l'orientation particulière donnée aux questions n'est en tout cas pas démontrée. Au contraire, il a été établi précédemment que les propos du docteur S.________ ne différaient pas fondamentalement des informations recueillies.