Citation: U 370/99 04.05.2000 E. 1

1.- Selon la doctrine et la jurisprudence, le terme du procès est la communication du jugement aux parties, soit oralement soit par notification écrite. A partir de cette communication, conformément à l'adage latin «lata sententia, judex desinit judex esse», le juge ne peut plus modifier son jugement et en est dessaisi (ATF 122 I 99 consid. 3a/bb et les références). Le jugement contesté a été notifié au recourant le 22 septembre 1999. L'autorité cantonale ne pouvait dès lors pas notifier le 24 septembre 1999 un nouveau dispositif annulant et remplaçant le précédent. Dans ces conditions, le délai de 30 jours pour recourir (art. 106 en liaison avec l'art. 132 OJ) arrivait à échéance le 22 octobre 1999. Or, ce n'est qu'en date du 27 octobre 1999 que le recourant a posté son recours à l'adresse du Tribunal fédéral des assurances. Le recours est donc tardif. L'assuré a néanmoins interjeté recours contre le jugement litigieux dans le délai fixé par l'autorité cantonale à l'occasion de la notification du nouveau dispositif. Or, la simple lecture du texte légal, sans recourir à la jurisprudence ou à la doctrine, ne permettait pas à son mandataire de déceler le caractère erroné de la notification d'un second dispositif. Le recourant peut dès lors se prévaloir du principe de la protection de la bonne foi (ATF 124 I 258 consid. 1a/aa, 118 Ib 330 consid. 1c; arrêt non publié A. du 20 mars 2000 consid. 1b, [B 41/99]). Le recours doit donc être déclaré recevable.