Citation: 8C_613/2019 E. 5.4

5.4. En l'espèce, les imageries par rayons X initiales de la main droite n'ont pas mis en évidence de lésion. En outre, aucun des médecins consultés n'a considéré la lame de liquide autour des tendons fléchisseurs révélée par l'IRM du 30 mai 2017 comme constitutive d'une lésion. La doctoresse G.________ a notamment indiqué dans son rapport du 8 février 2018 qu'au vu des investigations par rayons X, IRM du poignet et de la main et ENMG, il n'y avait pas cliniquement de symptomatologie compressive ou irritative du nerf méridien et que les paresthésies face dorsale P1 D3-4 avec douleurs persistantes des 3-4e métacarpiens ne pouvaient pas être expliquées à ce jour. Au surplus, elle a confirmé dans son rapport du 21 mars 2018 que lors d'un colloque avec les radiologues de l'Hôpital H.________ et l'équipe de chirurgie de la main, les spécialistes avaient conclu que l'IRM du 30 mai 2017 était dans la norme et qu'aucun diagnostic ne pouvait expliquer la symptomatologie. Le constat de la doctoresse G.________ d'une valeur de 0 kg à droite (contre 28 à gauche) lors de l'utilisation du dynamomètre de Jamar ne l'a pas menée à une autre conclusion. Il en va de même de la constatation par les médecins du CEMEDEX d'une mesure de préhension de la main droite de 6 puis 8 kg, qui ne les a pas empêchés d'indiquer que l'accident n'avait pas provoqué de fracture ni de lésion tendineuse. Quant à l'observation clinique d'une tuméfaction du dos de la main droite et des doigts, elle n'est pas suffisante pour objectiver les douleurs dont se plaint l'assurée. Enfin, contrairement à ce que prétend la recourante, les juges cantonaux n'ont pas considéré qu'elle était apte à travailler à 100 % mais n'ont pas approfondi plus avant la question de la capacité de travail eu égard aux considérations relatives au rapport de causalité (cf. consid. 7 du jugement attaqué). En tout état de cause, la péjoration de l'état de santé de la recourante après la reprise de son travail ayant conduit la doctoresse D.________ à attester une nouvelle incapacité de travail de 50 % dès le 30 août 2017 - en raison des douleurs persistantes présentées par l'assurée (cf. rapport du 30 août 2017) - ne permet pas de démontrer la présence d'une lésion organique objectivable ni d'établir l'existence d'un lien de causalité entre les troubles à l'origine de cette nouvelle incapacité de travail et l'accident du 18 mai 2017. Vu ce qui précède, et compte tenu du fait que les médecins ont écarté le trouble de SDRC et le trouble somatoforme douloureux, les premiers juges étaient fondés à retenir qu'aucun trouble physique ni psychique en lien avec les douleurs n'était avéré comme étant en relation de causalité avec l'accident au-delà du 28 juillet 2017.