Citation: 5A_505/2021 E. 3.2

3.2. Dans la décision querellée, la juridiction précédente a relevé que l'ex-époux avait requis la production de plusieurs pièces. S'agissant de la requête de production de tout document permettant d'établir que le père de l'intimée serait toujours en vie, l'ex-époux alléguait que celui-ci serait décédé et que sa fille aurait hérité d'une importante fortune. L'autorité cantonale a rejeté cette requête au motif que, d'une part, le titre en question, qui devrait être obtenu auprès d'une autorité en Iran, n'était pas immédiatement disponible et que, d'autre part, il n'était vraisemblablement pas susceptible d'influer sur le sort de la cause, l'ex-époux n'avançant aucun élément dont il faudrait tirer que le père de l'intimée était décédé ou qu'il aurait disposé d'une fortune qui serait dévolue à sa fille. L'ex-époux requérait également la production d'un passage d'un rapport d'enquête de l'Hospice général du 16 juin 2020, qui avait été caviardé dans sa version déposée devant le Tribunal, ainsi que la production de justificatifs de remboursement de dettes évoquées en page 8 de ce même rapport. La cour cantonale a refusé d'ordonner les mesures probatoires concernées, dans la mesure où il n'y avait pas lieu de s'attendre à ce que ces éléments infléchissent l'appréciation de la situation financière de l'intimée, en particulier le fait qu'elle dépende des prestations d'assistance sociale pour faire face à ses besoins essentiels, ce que l'Hospice général avait confirmé sur la base du rapport produit. La juridiction précédente a encore relevé que, compte tenu du fait que son examen de la cause était limité à la vraisemblance des faits, elle disposait déjà de tous les éléments nécessaires à la résolution du litige.