Citation: 1B_259/2010 24.08.2010 E. 4

Comme on l'a vu, les décisions en matière pénale, prises en dernière instance cantonale, peuvent en principe faire l'objet d'un recours en matière pénale conformément aux art. 78 ss LTF. Le courrier du recourant ayant été déposé dans le délai de recours de 30 jours (art. 100 al. 1 LTF) auprès de l'autorité incompétente qui l'a transmis au Tribunal fédéral, le délai est réputé observé (art. 48 al. 3 LTF). Le mémoire de recours doit contenir les conclusions et les motifs à l'appui de celles-ci (art. 42 al. 1 LTF) sous peine d'irrecevabilité. Les conclusions doivent indiquer sur quels points la décision est attaquée et quelles sont les modifications demandées (ATF 133 III 489 consid. 3.1 et les arrêts cités). Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à ces exigences, le recourant doit discuter les motifs de la décision entreprise et indiquer précisément en quoi il estime que l'autorité précédente a méconnu le droit (ATF 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254; 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par la décision querellée (ATF 133 IV 119 consid. 6.4 p. 121; 131 II 533 consid. 6.1 p. 538). Parsemée de propos inconvenants, l'écriture du recourant du 14 septembre 2009 ne répond manifestement pas à ces exigences. Elle ne renferme en effet aucune conclusion; de plus, le recourant ne cherche pas à démontrer en quoi la Cour de cassation aurait violé le droit fédéral ou appliqué de manière arbitraire le droit cantonal de procédure. Pour autant qu'on le comprenne, le recourant se borne à déclarer faire recours "pour la simple et bonne raison qu'il est innocent, que les juges ont falsifié ses déclarations, qu'il n'a pas eu d'avocat". Il ne se prononce sur aucun des éléments qui ont conduit la Cour de cassation à rejeter son recours. Son écriture ne satisfait manifestement pas aux exigences de motivation requises par la jurisprudence (art. 42 al. 2 et 106 al 2 LTF). L'octroi au recourant d'un délai pour parfaire son argumentation n'entre pas en considération, le défaut de motivation n'étant pas un vice réparable (cf. art. 42 al. 5 LTF). Le recours contre l'arrêt de la Cour de cassation du 28 août 2009 doit donc être déclaré irrecevable.