Citation: 6B_242/2014 E. 2.4

2.4. L'ordonnance pénale litigieuse a été prononcée le 30 juillet 2013. Au regard de la lettre datée du 1er août 2013 et réceptionnée le 5 août suivant par laquelle B.A.________ a communiqué au Ministère public central que son mari se trouvait aux soins intensifs de l'Hôpital du Samaritain et qu'elle ne pouvait pas lui faire part de l'ordonnance pénale (pièce 24 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF), il y a lieu de douter que le délai d'opposition ait même commencé à courir (cf. art. 85 et 94 CPP supra consid. 2.3). La question souffre toutefois de rester en suspens. Selon l'arrêt attaqué, la recourante a « valablement » formé opposition à l'ordonnance pénale par acte du 15 août 2013. Au moment du décès de A.A.________ survenu deux jours auparavant, le délai d'opposition n'était par conséquent pas échu. L'extinction de la poursuite pénale par décès du condamné (ATF 113 Ia 351) est ainsi intervenue avant que l'ordonnance pénale n'entre en force à l'échéance du délai d'opposition, cette dernière, formée deux jours plus tard, n'ayant de surcroît déployé aucun effet juridique. C'est par conséquent à juste titre que la juridiction cantonale a confirmé l'extinction de la poursuite et non pas constaté l'entrée en force de l'ordonnance pénale. Le grief se révèle ainsi mal fondé.