Citation: 5C.100/2005 22.12.2005 E. 2

Le recourant se plaint de la violation de l'art. 125 CC. Il reproche à la cour cantonale de l'avoir astreint à verser une contribution d'entretien à l'intimée jusqu'au 31 décembre 2014. Se référant à l'arrêt paru aux ATF 115 II 6, il estime qu'il n'y a pas de motif que cette prestation soit allouée au-delà du 30 avril 2009, date à laquelle le plus jeune des enfants du couple aura atteint l'âge de 16 ans. Cette limitation se justifierait d'autant plus que l'intimée est réinsérée professionnellement et serait déjà parfaitement à même de s'assumer financièrement. 2.1 Aux termes de l'art. 125 al. 1 CC, si l'on ne peut raisonnablement attendre d'un époux qu'il pourvoie lui-même à son entretien convenable, y compris à la constitution d'une prévoyance vieillesse appropriée, son conjoint lui doit une contribution équitable. Cette disposition concrétise deux principes: d'une part, celui du "clean break", qui postule que, dans toute la mesure du possible, chaque conjoint doit acquérir son indépendance et, d'autre part, celui de la solidarité, qui implique que les époux doivent supporter en commun les conséquences de la répartition des tâches convenue durant le mariage (art. 163 al. 2 CC). L'obligation d'entretien repose ainsi sur les besoins de l'époux bénéficiaire; si l'on ne peut exiger de lui qu'il s'engage dans la vie professionnelle ou reprenne une activité lucrative interrompue à la suite du mariage, une contribution équitable lui est due pour assurer son entretien convenable. Dans son principe, comme dans son montant et sa durée, cette prestation doit être fixée en tenant compte des éléments énumérés de façon non exhaustive à l'art. 125 al. 2 CC (ATF 129 III 7 consid. 3.1 p. 8; 127 III 136 consid. 2a p. 138/139 et les nombreuses citations). Selon la jurisprudence, la rente doit être assurée à tout le moins aussi longtemps que les enfants attribués à la mère ont besoin d'une éducation et de soins étendus - à savoir, en général, jusqu'à la seizième année du plus jeune des enfants - et pour la durée présumable de la réinsertion professionnelle de l'épouse (arrêt 5C.48/2001 du 28 août 2001, consid. 4b; pour l'ancien droit: ATF 115 II 6 consid. 3c p. 10 et 427 consid. 5 p. 432; 111 II 305 consid. 5c p. 306 et les arrêts cités).