Citation: 8C_213/2018 E. A

A.________, née en 1977, travaillait comme aide-cuisinière pour le compte de la société B.________ SA depuis mai 2003 et était, à ce titre, assurée contre le risque d'accidents auprès de Sympany Assurances SA (ci-après: Sympany). Le 30 janvier 2011, elle s'est fracturée le poignet gauche en chutant sur une patinoire. L'évolution du traitement a été marquée par un syndrome douloureux du type Sudeck. En 2012, l'assurée a subi deux interventions chirurgicales consistant en la pose de deux électrodes épidurales cervicales. Elle n'a pas repris son travail. Dans un rapport d'expertise pluridisciplinaire (orthopédique, neurologique et psychiatrique) du 28 octobre 2013, les médecins du Centre d'expertise médicale (CEMed) ont conclu que dans une activité adaptée, il n'était pas certain qu'une capacité de travail totale puisse être obtenue. Dans un avis complémentaire du 14 mai 2014, ils ont par ailleurs évalué l'atteinte à l'intégrité physique à 25 %. Par décision du 29 mai 2015, Sympany a fixé le taux d'incapacité de gain à 1 %, nié tout droit à une rente d'invalidité et alloué une indemnité pour atteinte à l'intégrité correspondant à un taux de 25 %. Saisie d'une opposition contre cette décision, Sympany l'a partiellement admise en ce sens qu'elle a alloué une rente d'invalidité de 10 % à l'assurée (décision sur opposition du 16 novembre 2016).