Citation: U 107/01 21.06.2001 E. 1

que dans son rapport de 1989, il avait alors considéré que celui-ci présentait une personnalité globalement perturbée et qu'il était totalement incapable de travailler en raison de troubles dysphoriques et dépressifs exacerbés par une situation existentielle peu claire; qu'il avait alors posé le diagnostic d'état dépressivo-anxieux en relation avec des difficultés existentielles dans le cadre d'une personnalité limite (border line) et de séquelles d'un accident de circulation en 1967; que dans le rapport du 24 février 2001, ce médecin pose le diagnostic nouveau de modification durable de la personnalité après une expérience de catastrophe F62.0 de l'ICD-10 et d'autres modifications durables de la personnalité (syndrome algique chronique) F62.8 de l'ICD-10; que les raisons qui permettent au docteur B.________ de poser des diagnostics aussi différents n'apparaissent pas clairement à l'examen des pièces produites; qu'au vu de ces divergences, on ne peut d'emblée retenir - sur la base du second rapport seulement - que la causalité naturelle entre l'accident et les suites tardives psychiques est établie au degré de vraisemblance prépondérante requis; qu'au regard des pièces du dossier, cette question justifie cependant un examen plus approfondi portant sur les éventuelles séquelles tardives psychiques de l'accident et l'incapacité de travail en résultant dès lors que, contrairement à l'opinion de la juridiction cantonale, l'existence d'un lien de causalité adéquat ne saurait, cas échéant, être exclue (cf. ATF 115 V 135 et 403), par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce :