Citation: 1C_621/2018 E. 3

Le recourant reproche à la Cour de droit administratif et public d'avoir violé son droit d'être entendu en ne lui donnant pas l'occasion de s'exprimer verbalement devant elle. Il n'indique toutefois pas sur quel principe ou norme juridique reposerait un tel droit. Les garanties minimales en matière de droit d'être entendu découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. ne comprennent pas le droit d'être entendu oralement (ATF 134 I 140 consid. 5.3 p. 148). Quant à l'art. 6 par. 1 CEDH, qui prévoit selon les circonstances un tel droit, il ne s'applique pas au contentieux relatif au retrait de sécurité du permis (cf. ATF 122 II 464 consid. 3c; arrêt 1C_520/2016 du 16 février 2017 consid. 3.2). L'art. 23 LCR ne confère pas davantage à l'intéressé le droit d'être entendu oralement par la juridiction de recours, mais uniquement le droit de s'exprimer le plus largement possible devant l'autorité de première instance sur tout point pertinent pour la cause (arrêt 1C_85/2012 du 22 novembre 2012 consid. 5.2), ce que le recourant a pu faire étant donné qu'il était assisté d'un mandataire professionnel dans le cadre de la procédure de réclamation selon l'arrêt attaqué. Le recourant ne prétend pas que le droit cantonal de procédure lui offrirait un droit absolu d'être entendu oralement par la juridiction de recours. L'instance précédente peut certes, sans y être obligée, entendre le recourant en audience publique si elle estime cette mesure utile. Or, elle a considéré, au vu des conclusions non contestées de l'expertise du 19 mars 2018, que le retrait de sécurité du permis de conduire prononcé pour une durée indéterminée mais de trois mois au moins ainsi que les conditions auxquelles le droit de conduire pourra être restitué apparaissaient conformes au principe de la proportionnalité, malgré l'absence d'antécédents et le temps écoulé depuis les faits à l'origine de la mesure, et que des explications complémentaires de la part du recourant sur sa situation personnelle et familiale n'étaient pas de nature à modifier son raisonnement. Confronté à un rejet d'offre de preuve fondé sur une appréciation anticipée de celle-ci, le recourant devait entreprendre de démontrer, s'agissant d'un grief d'ordre constitutionnel, que l'arrêt attaqué serait arbitraire (cf. art. 106 al. 2 LTF; ATF 141 I 60 consid. 3.3 p. 64). Or, on cherche en vain une telle démonstration, le recourant se bornant à réitérer sa demande à pouvoir exposer verbalement les incidences professionnelles, familiales et de santé du retrait du permis de conduire.