Citation: 2C_874/2018 E. 2.3

2.3. En l'occurrence, la décision de refuser la jonction de cause a été prise par la Cour de justice dans l'arrêt au fond, avec comme motivation principale le fait qu'il n'était pas justifié de joindre deux causes en matière fiscale lorsque les contribuables n'étaient pas les mêmes. Une telle approche ne procède d'aucun abus ou excès du pouvoir d'appréciation. Au contraire, même si les recourants étaient effectivement les seuls à être actionnaires, respectivement administrateurs de la société durant les années en cause, il n'est pas exclu que cette situation change et qu'un tiers se trouve impliqué dans l'organisation de la société et ait accès aux données fiscales des recourants. A ce propos, on peut s'étonner de l'argumentation des recourants qui mentionnent le fait qu'ils sont représentés par le même mandataire que la société. Cet argument n'est aucunement pertinent, dans la mesure où l'avocat est soumis au secret professionnel. Finalement, l'autorité précédente a également raison lorsqu'elle explique que les dispositions légales applicables aux contribuables, qui sont des personnes physiques, ne sont pas les mêmes que celles qui s'appliquent à la société, qui est une personne morale. Dans ces conditions, on ne peut qu'écarter le grief de formalisme excessif formulé par les recourants et refuser de joindre leur cause avec celle de la société C.________ SA.