Citation: 6B_1285/2017 E. 2.4

2.4. S'agissant de l'altercation du 9 septembre 2016, le recourant ne conteste pas que l'intimée eût présenté, ensuite de sa chute contre la table de chevet, des lésions corporelles simples. La cour cantonale a considéré que le recourant, en poussant à deux reprises l'intimée dans une pièce meublée, dans le cadre d'une dispute et alors que tous deux étaient fortement alcoolisés, savait qu'il pouvait causer à l'intéressée de telles lésions corporelles et avait accepté cette perspective. Cette appréciation doit être confirmée. En effet, contrairement à ce que soutient le recourant, ce dernier ne s'est pas contenté de pousser l'intimée sur un lit de manière à ce que celle-ci y finît sa chute, mais l'a poussée en lui faisant perdre l'équilibre, sans pouvoir maîtriser la chute qui s'en suivrait et dont la survenance était d'autant plus probable que l'intéressée présentait une alcoolémie élevée. Dans ces circonstances, la probabilité de voir l'intimée se blesser en heurtant un meuble dans sa chute était suffisamment élevée - la dispute ayant eu lieu dans une chambre à coucher - pour que le comportement violent du recourant ne puisse raisonnablement être interprété que comme une acceptation de ce risque. Comme l'a indiqué la cour cantonale, le recourant avait à plusieurs reprises, auparavant, blessé l'intimée dans des circonstances similaires, soit les 1er juin et 10 juillet 2016. Le fait qu'il n'eût alors commis que des voies de fait n'est pas déterminant, puisqu'en poussant l'intimée dans une pièce meublée, avec suffisamment de force pour déséquilibrer cette dernière, le recourant ne pouvait prévoir où ni de quelle manière se produirait une chute, non plus qu'il ne pouvait empêcher celle-ci.