Citation: 5A_596/2024 E. 7.1

7.1. L'autorité de première instance a indiqué que l'époux exposait ne percevoir qu'une rente de 2'500 USD par mois et être aidé ponctuellement par des prêts d'un ami, ce que l'épouse contestait, soutenant qu'il effectuait des missions à titre professionnel. Le premier juge a ajouté que l'époux était en mesure de couvrir ses charges et qu'il admettait parvenir en sus à subvenir aux besoins de l'enfant, ce qui laissait à penser qu'il bénéficiait d'un revenu, voire de moyens financiers suffisants; par ailleurs, l'époux alléguait chercher du travail. Dans ces circonstances, il se justifiait de lui imputer un revenu hypothétique de 5'000 fr. par mois. La cour cantonale a estimé que, malgré les termes que l'autorité de première instance avait utilisés, ce n'était pas un revenu hypothétique à proprement parler qu'elle avait fixé et imputé à l'époux, mais un revenu ou des moyens effectifs qu'elle avait dû estimer et arrêter sous l'angle de la vraisemblance et en faisant usage de son pouvoir d'appréciation, au vu du manque de renseignements fournis par l'intéressé. Il n'y avait ainsi pas lieu d'entrer en matière sur les arguments de l'époux quant au défaut de réalisation des conditions auxquelles était subordonnée l'imputation d'un revenu hypothétique.