Citation: C 30/04 24.09.2004 E. A

S.________, ressortissante de la République de Côte d'Ivoire, réside sur le territoire de la République et canton de Genève depuis le 19 juillet 2002, date à laquelle elle a épousé devant l'Officier de l'état civil de l'arrondissement de Genève F.________, de nationalité italienne. Le 27 janvier 2003, S.________ a présenté une demande d'indemnité de chômage, en requérant le versement de l'indemnité journalière à partir du 6 janvier 2003. Elle produisait copie d'un contrat de travail daté du 15 avril 2002, conclu avec l'entreprise M.________ Sàrl à O.________, aux termes duquel elle était engagée par F.________ en qualité de représentante pour la région de Genève, avec entrée en service à partir du 1er mai 2002, ainsi qu'une lettre de la société du 30 octobre 2002 lui donnant son congé pour le 30 novembre 2002. Dans une attestation de l'employeur du 15 janvier 2003, l'entreprise M.________ Sàrl a indiqué qu'il s'agissait d'un emploi à plein temps, que les rapports de travail avaient duré du 1er juin au 30 novembre 2002 et que le salaire de base soumis à cotisation AVS était de 3'200 fr. par mois. Par décision du 4 mars 2003, la Caisse cantonale genevoise de chômage a rejeté la demande. S.________ a formé opposition contre cette décision. Par décision sur opposition du 29 avril 2003, la caisse - soit le Groupe réclamations de l'Office cantonal genevois de l'emploi -, a confirmé sa décision du 4 mars 2003, au motif que S.________ ne remplissait pas les conditions requises pour prétendre des indemnités de chômage. Celle-ci n'avait pas droit à l'indemnité en raison de son statut de conjointe de l'employeur. Pouvait dès lors demeurer indécis le point de savoir si elle avait réellement exercé une activité soumise à cotisation, les informations fournies par la Caisse cantonale vaudoise de compensation indiquant que la société l'entreprise M.________ Sàrl n'avait déclaré aucun salaire au nom de S.________.