Citation: 6B_340/2014 E. 2.7.3

2.7.3. A cet égard, le recourant soutient qu'il avait requis l'audition de l'expert. Il ressort de l'ordonnance rendue le 3 décembre 2013 par la cour cantonale, à la motivation de laquelle elle se réfère dans l'arrêt entrepris (consid. 1/e p. 4), que le recourant avait requis l'audition de l'expert se référant à son courrier adressé au juge de première instance. Dans celui-ci, il avait indiqué que « l'audition de l'expert était sollicitée car celui-ci avait fait certaines déclarations en première partie de son expertise dont la portée devait être examinée par l'autorité judiciaire », sans autre précision. Dans ses courriers des 29 mai et 19 juin 2012 adressés dans le délai imparti pour se déterminer sur le rapport d'expertise, le recourant n'avait pas requis qu'il soit posé des questions complémentaires à l'expert (ordonnance du 3 décembre 2013, p. 2). De plus, il ressort des notes de plaidoirie déposées par le recourant à l'audience devant la cour cantonale (art. 105 al. 2 LTF; pièce 18 dossier d'appel cantonal) qu'il souhaitait faire entendre l'expert sur l'absence de baisse significative du niveau de nitrates dans le puits P1 en 2014 en relation avec le fait qu'il avait cessé l'exploitation de la parcelle en 2011. Sur ce dernier point, la cour cantonale a retenu que si le taux était certes toujours trop élevé au 5 février 2014, le laboratoire cantonal avait indiqué que le temps nécessaire pour que la teneur en nitrates diminue pouvait aller jusqu'à plusieurs années. C'est ainsi sans arbitraire qu'elle a considéré qu'elle était suffisamment renseignée, que l'expert avait rendu un rapport d'expertise complet et figurant au dossier de sorte qu'il n'y avait pas lieu d'ordonner son audition en appel, la lecture dudit rapport paraissant suffisante pour juger de la cause. Pour le surplus, le recourant ne démontre pas avoir requis l'audition de l'expert s'agissant de la présence des bactéries coliformes et entérocoques et il n'apparaît pas que tel soit le cas. Par conséquent, son grief à cet égard est irrecevable faute d'épuisement préalable des voies de droit cantonales (cf. art. 80 al. 1 LTF).