Citation: 2C_777/2020 E. 4.2

4.2. En l'occurrence, le recourant semble perdre de vue les conséquences juridiques liées à l'objet de la demande d'assistance litigieuse, qui vise l'imposition de la Société et ne le concerne pas comme contribuable. Le fait que lui-même ait précédemment fait l'objet d'une demande d'assistance administrative qui a été retirée ne change rien à son statut de tiers dans la présente procédure. Or, savoir si des informations remises dans le cadre d'une demande d'assistance peuvent être utilisées s'agissant de l'imposition d'un tiers dont le nom est mentionné dans la demande relève de l'application juridique du principe de la spécialité. En l'occurrence, le principe de la spécialité est prévu à l'art. 26 de la Convention entre la Confédération suisse et la République de l'Inde du 2 novembre 1994 en vue d'éviter les doubles impositions en matière d'impôts sur le revenu (RS 0.672.942.31; ci-après: CDI CH-IN), ce que la jurisprudence a récemment souligné (arrêt 2C_141/2018 du 24 juillet 2020 consid. 9.2-9.5). Le recourant en bénéficie donc. Ce principe limite l'utilisation des renseignements reçus à la suite d'une demande d'assistance administrative aux personnes et autorités concernées par l'établissement ou le recouvrement des impôts mentionnés. La portée de ce principe en lien avec la protection qu'il offre aux tiers a déjà souvent été soulignée par le Tribunal fédéral (cf. ATF 144 II 29 consid. 4.4 p. 39 s.; 143 II 506 consid. 5.4.2 p. 516; 142 II 161 consid. 4.6.1 in fine p. 181). Les conditions permettant à ces tiers d'avoir la qualité de partie à la procédure ont aussi été récemment précisées (arrêt 2C_376/2019 du 13 juillet 2020 consid. 7 destiné à la publication).