Citation: 1B_217/2016 E. C

Par ordonnance du 19 avril 2016, le Tmc a refusé la demande de libération présentée par la prévenue et a, à la demande du Ministère public, prolongé la détention provisoire jusqu'au 29 juillet 2016, en raison du risque de réitération. Le Ministère public a, quant à lui, retenu à l'appui de sa demande de prolongation de la détention l'existence des risques de fuite, de collusion, de récidive et de passage à l'acte. L'intéressée a recouru contre cette décision auprès de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal, qui a rejeté ce recours par arrêt du 4 mai 2016. En substance, cette autorité a retenu un risque de réitération qu'aucune mesure de substitution ne permettait d'exclure. L'admission de ce risque la dispensait, à l'instar du Tmc, d'examiner la question du risque de fuite. Le principe de la proportionnalité était en outre respecté.