Citation: I 176/05 16.09.2005 E. B

Par acte du 5 juin 2002, S.________ a recouru contre cette décision devant le Tribunal des assurances du canton de Vaud. Il a conclu à l'octroi d'une rente entière d'invalidité en attendant d'être mis au bénéfice de mesures de réadaptation professionnelle, puis à l'octroi d'une demi-rente une fois ces mesures exécutées. Il a également demandé la mise en oeuvre d'une expertise judiciaire (réplique du 15 octobre 2002). Il a déposé plusieurs rapports médicaux à l'appui de son recours. Le docteur A.________, spécialiste FMH en neurochirurgie, n'a diagnostiqué aucune nouvelle affection. Retenant une capacité résiduelle de travail d'au moins 50% dans une activité adaptée (changement régulier de position, absence d'efforts en porte-à-faux et de port répété de charges lourdes), il a estimé qu'un «recyclage» professionnel par le biais de l'assurance-invalidité était justifié (rapports des 22 mars et 21 mai 2002). Le docteur G.________, médecin traitant, a attesté l'incapacité totale de travail de l'intéressé dans toute forme d'activité à partir du 17 juin 2002 (certificats médicaux des 24 juin et 20 décembre 2002). Ayant constaté un trouble dépressif sévère, la doctoresse D.________, psychiatre et psychothérapeute FMH, a considéré qu'une entrée en matière de l'Office AI quant à une réadaptation permettrait une amélioration de la symptomatologie dépressive, mais qu'en attendant, S.________ lui semblait incapable de travailler. Elle a précisé qu'elle suivait celui-ci depuis septembre 2002 (rapport médical du 31 mars 2003). Par décision du 16 mai 2003, le juge cantonal délégué à l'instruction a rejeté la requête d'expertise judiciaire. Le Tribunal cantonal des assurances a confirmé cette décision par jugement incident du 3 octobre 2003. Le 19 mars 2004, le Tribunal fédéral des assurances a déclaré irrecevable le recours à l'encontre de ce jugement. La juridiction cantonale a débouté l'assuré par jugement du 3 août 2004, notifié le 31 janvier 2005. Au regard des éléments médicaux figurant au dossier, elle a estimé, d'une part, que la capacité de travail de l'intéressé était nulle dans son ancienne profession, mais complète dans une activité adaptée. Elle a considéré, d'autre part, que les emplois potentiels mentionnés par l'Office AI et le taux d'invalidité retenu ne justifiaient pas des mesures de réadaptation professionnelle, sous réserve d'une aide au placement.