Citation: 9C_430/2007 21.02.2008 E. A

M.________, née en 1965, travaillait en qualité de femme de chambre pour le compte de l'hôtel X.________. Souffrant de rachialgies chroniques diffuses, elle a cessé d'exercer cette activité à la fin de l'année 2000 pour se consacrer à la profession de chauffeur de taxi indépendant, à un taux oscillant entre 40 et 50 %. Le 2 novembre 2001, la prénommée a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente. Procédant à l'instruction de la cause, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a recueilli l'avis du docteur K.________, médecin traitant, lequel a fait état d'une capacité résiduelle de travail de 50 % (rapports des 1er décembre 2001 et 13 septembre 2002). Il a également sollicité le point de vue de la doctoresse T.________, spécialiste en rhumatologie, à laquelle l'assurée avait déjà été adressée pour avis en 1997. Ce médecin a constaté que l'assurée se plaignait de rachialgies diffuses persistantes qui rentraient dans le cadre de troubles statiques très modérés, dans un contexte de maladie de Scheuermann au niveau dorsal. On retrouvait également des douleurs au niveau de nombreux points caractéristiques de la fibromyalgie dans un contexte de trouble du sommeil, de céphalées et de fatigue persistante. La capacité de travail était de 50 % dans une activité de femme de chambre, lourde et contraignante pour le rachis, tandis qu'elle était entière dans l'activité de chauffeur de taxi. Dans une activité adaptée, sans port répété de charges supérieures à 10 kilos, qui autorise l'alternance des positions assise et debout et qui ne comprend pas le maintien de postures défavorables pour le tronc, il n'y avait pas d'incapacité de travail (rapport du 7 janvier 2004). Par décision du 30 juillet 2004, l'office AI a rejeté la demande de prestations de l'assurée. A la suite de l'opposition formée par M.________ contre cette décision, l'office AI a confié la réalisation d'une expertise psychiatrique au docteur B.________, médecin oeuvrant au sein du service de psychiatrie adulte de l'hôpital Y.________. Ce médecin a retenu le diagnostic de trouble somatoforme indifférencié ainsi que celui, sans répercussion sur la capacité de travail, d'anxiété généralisée; l'ensemble des limitations présentées par l'assurée, qu'elles soient d'origine physique ou psychique, réduisait la capacité de travail de 25 %, auxquels s'ajoutait une diminution de rendement de 25 % (rapport du 4 juillet 2006). Considérant que le degré de capacité de travail retenu dans cette expertise reposait sur des considérations rhumatologiques - en contradiction avec les conclusions de la doctoresse T.________ - et non psychiatriques, l'office AI s'en est tenu à l'avis de ce dernier médecin et a, par décision du 10 octobre 2006, rejeté l'opposition de l'assurée.