Citation: 2A.275/2006 09.01.2007 E. 1

1.1 La loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110) est entrée en vigueur le 1er janvier 2007 (RO 2006 p. 1205 ss, p. 1242). L'acte attaqué ayant été rendu avant cette date, la procédure reste régie par la loi fédérale du 16 décembre 1943 d'organisation judiciaire (ci-après: l'OJ; art. 132 al. 1 LTF). 1.2 Le présent recours de droit administratif s'en prend à l'arrêt du 31 mars 2006 du Tribunal cantonal en tant qu'il concerne la révocation d'une autorisation d'établissement et le refus d'autorisations de séjour. 1.3 Selon l'art. 101 lettre d OJ, le recours de droit administratif est recevable contre les décisions sur la révocation de décisions attributives d'avantages visées à l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ notamment. Or, l'arrêt entrepris en l'espèce est une décision de révocation d'une autorisation d'établissement, à savoir d'une autorisation de police des étrangers au sens de cette dernière disposition. Le recours de droit administratif est donc recevable sous cet angle. 1.4 En vertu de l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, le recours de droit administratif est irrecevable contre l'octroi ou le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas un droit. Les autorités compétentes statuent librement, dans le cadre des prescriptions légales et des traités avec l'étranger, sur l'octroi ou le refus de l'autorisation de séjour ou d'établissement (art. 4 LSEE). En principe, l'étranger n'a pas de droit à l'octroi ou à la prolongation d'une autorisation de séjour. Le recours de droit administratif n'est donc pas recevable, à moins que ne puisse être invoquée une disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité accordant le droit à la délivrance d'une telle autorisation (ATF 131 II 339 consid. 1 p. 342/343). L'art. 17 al. 2 1ère et 3ème phrases LSEE dispose que si l'étranger possède l'autorisation d'établissement, son conjoint a droit à l'autorisation de séjour aussi longtemps que les époux vivent ensemble et que les enfants célibataires âgés de moins de dix-huit ans ont le droit d'être inclus dans l'autorisation d'établissement de leurs parents aussi longtemps qu'ils vivent auprès d'eux. Il est en l'espèce constant que les époux X.Y.________ vivent ensemble et avec leurs enfants mineurs. A ce titre, Y.________ ainsi que les enfants A.________, B.________ et C.________ peuvent se prévaloir d'un droit à une autorisation de séjour pour vivre auprès de leur époux et père en vertu de l'art. 17 al. 2 LSEE dans la mesure où ce dernier bénéficie d'une autorisation d'établissement. 1.5 Partant, le recours, déposé en temps utile et dans les formes requises, est recevable. La conclusion tendant à l'annulation de la décision du Service cantonal du 21 mars 2005 est toutefois irrecevable, étant donné l'effet dévolutif du recours déposé auprès du Tribunal cantonal (ATF 126 II 300 consid. 2a p. 302/303 et l'arrêt cité).