Citation: 4A_180/2024 E. 5.2

5.2. Tel qu'il est présenté, le moyen considéré est irrecevable. Conformément à l'obligation d'allégation et aux exigences de motivation accrues de l'art. 77 al. 3 LTF, il incombe au recourant de rattacher le grief qu'il invoque au motif de recours approprié prévu par l'art. 190 al. 2 LDIP. En l'occurrence, l'intéressé rattache exclusivement ses critiques au grief d'incompétence visé par l'art. 190 al. 2 let. b LDIP. Or, la question de savoir si le TAS a rejeté, à juste titre ou non, la demande d'intervention à la procédure fondée sur l'art. R41.3 du Code ne s'inscrit pas dans le cadre tracé par l'art. 190 al. 2 let. b LDIP. En rejetant ladite requête d'intervention, le TAS n'a en effet pas décliné sa compétence pour connaître de l'appel interjeté auprès de lui, mais a simplement estimé que le recourant ne pouvait pas prendre part à ladite procédure. Il ne s'agit dès lors manifestement pas d'un problème de compétence, puisque le TAS a uniquement réglé un point de nature procédurale. Le recourant aurait dès lors dû invoquer l'art. 190 al. 2 let. e LDIP et dénoncer une atteinte à l'ordre public procédural, s'il estimait qu'un principe de procédure fondamental et généralement reconnu avait été violé. A cet égard, on relèvera que, dans un arrêt récent, le Tribunal fédéral a souligné que l'art. R41.4 du Code fixe uniquement les conditions auxquelles un tiers peut participer à une procédure pendante et a considéré qu'il était très douteux que l'art. R41.4 du Code puisse être considéré comme une règle essentielle visant à assurer la loyauté de la procédure dont la violation pourrait révéler une contrariété à l'ordre public (arrêt 4A_340/2023 du 1er mars 2024 consid. 6.4). Par surabondance, on relèvera que le recourant se contente, dans une très large mesure, de critiquer la motivation retenue dans la décision attaquée et de soutenir que le TAS aurait enfreint les dispositions du Code en rejetant sa demande d'intervention à la procédure. Or, l'application erronée, voire arbitraire, d'un règlement d'arbitrage ne constitue pas en soi une violation de l'ordre public (ATF 129 III 445 consid. 4.2.1; arrêt 4A_340/2023, précité, consid. 6.2).