Citation: 9C_709/2020 E. 4.1.2

4.1.2. Quand bien même le rapport du docteur G.________ du 3 juin 2019 était postérieur à la décision litigieuse du 3 mai 2019 - ce que les premiers juges ont souligné en rappelant la jurisprudence selon laquelle le juge examine la légalité des décisions attaquées d'après l'état de fait existant au moment où la décision litigieuse a été rendue et qu'il n'a pas à prendre en considération des modifications de droit ou de l'état de fait qui sont postérieures à celles-ci -, les juges cantonaux en ont tenu compte (cf. jugement attaqué, p. 25). Leur appréciation ne paraît par ailleurs pas arbitraire en ce qu'ils ont considéré que l'avis du docteur G.________ n'était pas pertinent pour invalider les conclusions de l'experte-psychiatre dès lors que ce médecin n'était pas spécialiste en psychiatrie mais en médecine physique et rééducation. A leur suite, on constate que le docteur G.________ avait reconnu un degré de professionnalisme très élevé à l'expertise du SMEX en ce qui concerne les volets de médecine interne et d'orthopédie, alors que les aspects psychiques sortent de son champ de spécialisation. Par ailleurs, on ne saurait suivre le recourant lorsqu'il affirme que sa personnalité paranoïaque est incompatible avec une activité professionnelle au sein d'une équipe, au motif qu'il aurait "un caractère soupçonneux, une tendance envahissante à déformer les événements et à considérer les actions d'autrui comme hostiles et méprisantes, un sens tenace et combatif de ses droits légitimes, des doutes répétés à l'égard de la fiabilité d'autrui, une tendance à surévaluer sa propre importance et à ressentir les autres comme complotant contre [lui]". Il se contente en effet de reprendre les symptômes mis en évidence par la doctoresse D.________ en en donnant sa propre appréciation et en omettant que l'experte avait conclu que le trouble de la personnalité paranoïaque du recourant était d'intensité moyenne et que ce dernier gardait un contrôle sur ses idées de préjudices et ne se laissait pas complètement envahir par ses idées psychotiques. D'autre part, l'experte-psychiatre avait souligné que l'activité du recourant devait être bien structurée et qu'il ne devait jamais s'y sentir seul, la réparation d'ascenseurs n'apparaissant pas comme une activité optimale parce qu'elle était souvent solitaire. Le recourant pouvait exercer une activité simple, routinière et structurée, au sein d'une équipe et avec un encadrement approprié qui pouvait le cas échéant désamorcer les conflits, l'anamnèse ayant au demeurant clairement montré que le recourant ne supportait pas des emplois dans lesquels il se sentait isolé.