Citation: 6B_590/2013 E. 1.2.2

1.2.2. Le certificat du Dr P.________ du 13 novembre 2012 relève ce qui suit: " La patiente est demandeuse de comprendre comment elle a pu être amenée à commettre les faits qui lui sont reprochés. Ce qui est objectivé au cours de ce suivi est le tempérament anxieux de A.X.________, sa tendance à faire des anticipations anxieuses et à facilement interpréter des évènements de manière catastrophique. Pour faire face à ce sentiment d'insécurité qui semble présent de longue date, la patiente s'accroche à des repères relationnels. Actuellement, ces repères sont représentés entre autre par ses avocats, sa mère, son psychiatre, l'aumônier. Lorsque ces personnes sont absentes, la patiente réagit sur un mode anxieux et élabore fréquemment des scénarios catastrophiques. Le suivi thérapeutique permet à A.X.________ de prendre de la distance par rapport à ses pensées anxiogènes et à les critiquer. Ce fonctionnement psychologique peut en partie expliquer cette réaction anxieuse démesurée que la patiente décrit comme une peur que son mari s'en prenne à elle, sa mère et son cheval lors de leur séparation. Elle arrive actuellement à critiquer cette réaction qu'elle a eue dans la période des faits qui lui sont reprochés ". Ainsi, après avoir relevé le tempérament anxieux de la recourante et son besoin d'avoir des repères relationnels pour faire face à ce sentiment d'insécurité, le Dr P.________ a constaté que ce mode de fonctionnement pourrait expliquer, du moins en partie, la peur démesurée que la recourante " décrit comme une peur que son mari s'en prenne à elle, à sa mère ou à son cheval ". Le Dr P.________ relativise toutefois ces angoisses, puisque qu'il les limite avant tout en cas de perte des repères relationnels (ce qui n'était pas le cas à l'époque, puisque la mère de la recourante était présente au moment de la préparation de l'assassinat et lors de sa commission), qu'il précise que ce fonctionnement peut expliquer " en partie " sa réaction anxieuse au moment des faits et que les peurs que la victime attente à sa vie, à celle de sa mère ou à la sienne reposent sur les dires de la recourante (la patiente " décrit ").