Citation: 1B_260/2009 02.10.2009 E. 2

Le recours, qui doit être traité comme un recours en matière pénale au sens des art. 78 ss LTF, n'est à l'évidence pas motivé conformément aux exigences des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF, connues du recourant (cf. ATF 133 II 249 consid. 1.4.2 p. 254; 133 III 439 consid. 3.2 p. 444; 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). Ce dernier ne développe en effet aucune argumentation en lien avec la motivation retenue dans la décision attaquée pour écarter sa demande de récusation, qui serait de nature à établir la violation alléguée des art. 5, 9, 29, 30 al. 1 et 32 al. 2 Cst. ainsi que de l'art. 6 CEDH. Il ne prétend pas davantage que le Collège des juges d'instruction aurait omis de statuer sur l'un des motifs de récusation qu'il aurait invoqués. Il se borne à soutenir que l'entier du dossier serait une preuve de partialité du juge d'instruction Michel Graber et du Procureur général Daniel Zappelli et que la procédure pénale instruite dans le canton de Genève ne pourrait être poursuivie avec l'impartialité requise. Le recours, insuffisamment motivé, doit être déclaré irrecevable en application de l'art. 108 al. 1 let. b LTF. Il n'y a pas lieu de désigner au recourant un avocat d'office pour parfaire son recours, les conditions posées à l'art. 64 al. 2 LTF n'étant pas réunies. La requête du recourant à cet égard apparaît d'ailleurs abusive au regard de l'ordonnance rendue le 13 octobre 2008 dans la cause 1B_276/2008 dans laquelle le Tribunal fédéral avait relevé que la sauvegarde des droits du recourant ne requérait pas la désignation d'un avocat pour attaquer devant le Tribunal fédéral une précédente décision du Collège des juges d'instruction rejetant sa demande de récusation du même magistrat.