Citation: 7B.92/2006 05.10.2006 E. 2

La recourante invoque en premier lieu une violation de l'art. 12 LLCA, disposition prévoyant, entre autres règles professionnelles, que l'avocat doit éviter tout conflit entre les intérêts de son client et ceux des personnes avec lesquelles il est en relation sur le plan professionnel ou privé (let. c). La recourante se borne toutefois à prétendre que les intérêts de la faillie et ses propres intérêts n'étaient pas contradictoires mais communs, en tant qu'ils concernaient la prise en charge des honoraires de Me Y.________. L'autorité cantonale n'a pas méconnu cet élément, mais ne l'a pas considéré comme décisif, le risque de conflit d'intérêts résidant, à ses yeux, dans le fait que l'avocat précité était à la fois le représentant de la masse en faillite qui avait renoncé à sa prétention contre B.________ et celui d'une créancière qui revendiquait le droit à une cession de cette prétention sur la base de l'art. 260 LP. La recourante tient ce fait pour "irrelevant au cas d'espèce", mais ne démontre pas en quoi la décision attaquée, telle qu'elle est motivée, consacre la violation du droit fédéral alléguée. Dans la mesure où il est recevable, le premier grief de la recourante ne peut donc qu'être rejeté. Au demeurant, le reproche adressé par la recourante à l'administration de la masse de n'avoir pas procédé à une cession selon l'art. 260 LP en sa faveur apparaît manifestement injustifié au regard de la circulaire et du courrier de l'office des 30 juin/24 octobre 2005. La plainte aurait ainsi pu être rejetée également pour ce motif.