Citation: 2C_124/2025 E. 1

A.________, ressortissant portugais né en 1976, est entré en Suisse le 1er mars 2004. Depuis cette date, il a été mis au bénéfice de plusieurs autorisations de séjour de courte durée CE/AELE (actuellement UE/AELE) successives, avec exercice d'une activité lucrative dépendante. Le 24 avril 2009, il a épousé B.________, ressortissante suisse née en 1983, et a obtenu une autorisation de séjour CE/AELE. De leur union sont nés cinq enfants, C.________, en 2005, D.________, en 2007, E.________, en 2010, F.________, en 2013, et G.________, en 2020, tous ressortissants suisses. Durant les premières années de son séjour en Suisse, A.________ a exercé de manière sporadique divers emplois non qualifiés et a perçu, en alternance, des indemnités de l'assurance-chômage. Le 21 juin 2013, il a été victime d'un accident non professionnel, et n'a plus exercé d'activité lucrative depuis lors. Il a touché des indemnités de l'assurance-accidents, puis des indemnités de l'assurance-chômage jusqu'à épuisement de son droit aux prestations le 31 décembre 2014. Le 16 mai 2014, le Service de la population et des migrations du canton du Valais (ci-après: le Service cantonal) a refusé de délivrer une autorisation d'établissement à A.________, en raison de sa situation financière (poursuites pour 9'377.40 fr. et actes de défaut de biens pour 42'787.90 fr. au 28 mars 2014; dette d'aide sociale de 4'762 fr. au 8 avril 2014), et a prolongé son autorisation de séjour jusqu'au 23 avril 2019, tout en en lui adressant un avertissement. Par décision du 10 mars 2016, A.________ a obtenu une rente de l'assurance-invalidité limitée dans le temps. Dès le 1er octobre 2015, il a été considéré qu'il disposait d'une pleine capacité de travail dans une activité adaptée. Le 23 août 2016, le Service cantonal a adressé un nouvel avertissement à A.________, en raison de sa situation financière pouvant justifier la révocation de son autorisation de séjour (poursuites pour 90'286.50 fr. et actes de défaut de biens pour 80'323.70 fr. au 11 avril 2016; dette d'aide sociale de 73'803.50 fr. au 27 juillet 2016). Le 13 mai 2019 (art. 105 al. 2 LTF), le Service cantonal a prolongé l'autorisation de séjour de A.________ pour une durée d'un an, soit jusqu'au 23 avril 2020, en raison de sa situation financière (poursuites pour 91'274.05 fr. et actes de défaut de biens pour 87'737.35 fr. au 2 avril 2019; dette d'aide sociale de 97'216.55 fr. au 31 décembre 2018). Le 8 juin 2020, le Service cantonal a prolongé l'autorisation de séjour de A.________ pour une durée limitée à un an, soit jusqu'au 23 avril 2021, en lui adressant un nouvel avertissement, au vu de sa situation financière (poursuites pour 100'012 fr. et actes de défaut de biens pour 107'316.05 fr. au 12 mai 2020, dette d'aide sociale de 134'032.25 fr. au 31 décembre 2019), étant précisé que ce dernier était en attente d'une nouvelle décision de l'Office cantonal Al. Le 24 avril 2021, l'autorisation de séjour de l'intéressé a été une nouvelle fois prolongée jusqu'au 23 avril 2022, soit pour une année, en raison de sa situation financière (poursuites pour 88'512.75 fr. et actes de défaut de biens pour 107'316.05 fr. au 22 mars 2021; dette d'aide sociale de 241'881.40 fr. au 31 janvier 2021), l'intéressé étant toujours dans l'attente d'une nouvelle décision AI. Au 14 mars 2022, la dette d'assistance de la famille, accumulée depuis le 1er février 2006, atteignait 280'671.45 fr. A.________ faisait également l'objet de poursuites pour un montant de 39'754.15 fr. et d'actes de défaut de biens pour 108'763.70 fr. (état au 26 avril 2022). Par décision du 13 juin 2022, l'Office cantonal AI a rejeté la demande de réexamen de la décision du 10 mars 2016.