Citation: 6B_1029/2023 E. 4.9.2

4.9.2. Concernant l'intérêt privé du recourant à demeurer en Suisse, l'on peut relever la longue durée de son séjour en Suisse (quelque 20 ans) ainsi que la présence de ses enfants. Cela étant, si l'expulsion est certes susceptible de porter atteinte aux relations entre le recourant et ses enfants, il sied de rappeler, d'une part, que le recourant ne vit pas avec eux de sorte que l'expulsion ne conduit pas à un éclatement du noyau familial auparavant intact et, d'autre part, que la mesure d'expulsion reste d'une durée limitée. Dans ces conditions, les contacts peuvent être maintenus par l'intermédiaire des moyens de communication modernes, voire par de brefs séjours dans le pays d'origine du recourant, rendant ainsi possible l'exercice d'un droit de visite durant les vacances à tout le moins (ses deux filles ayant du reste émis le souhait de s'installer au Kosovo). L'intérêt du recourant à demeurer en Suisse en raison de ses liens familiaux peut ainsi être relativisé. En outre, le recourant ne devrait pas rencontrer trop de difficultés à se réintégrer et retrouver un emploi dans son pays d'origine, dont il parle couramment la langue et où il a vécu jusqu'à l'âge de 22 ans et dispose d'une maison et de solides attaches familiales. Le recourant fait valoir que le niveau des revenus est "notoirement inférieur à celui qui prévaut en Suisse", ce qui rendrait difficile pour lui de continuer à contribuer à l'entretien de ses enfants. A cet égard, on relèvera, d'une part, qu'il ne ressort pas du jugement attaqué que le recourant contribue actuellement de manière régulière à l'entretien de ses enfants et, d'autre part, qu'une situation économique potentiellement plus favorable en Suisse qu'au Kosovo n'est pas un motif empêchant l'expulsion (cf. arrêt 6B_849/2022 du 21 juin 2023 consid. 5.3.3 et la référence citée).