Citation: 6B_153/2009 03.04.2009 E. 2

La recourante reproche aux juges cantonaux de ne pas avoir répondu à tous ses arguments. Elle y voit une violation de son droit à une décision motivée (art. 29 al. 2 Cst.). La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu consacré à l'article 29 al. 2 Cst. le devoir pour l'autorité de motiver sa décision, afin que le destinataire puisse la comprendre, la contester utilement s'il y a lieu et que l'autorité de recours puisse exercer son contrôle. Pour répondre à ces exigences, il suffit que l'autorité mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidée et sur lesquels elle a fondé sa décision; elle n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les arguments des parties (ATF 133 III 439 consid. 3.3 p. 445; 130 II 530 consid. 4.3 p. 540). En l'espèce, l'arrêt attaqué énonce les raisons pour lesquelles les juges cantonaux ont considéré que l'enquête était complète et qu'aucun des prévenus ne pouvait être renvoyé en jugement sous l'accusation d'escroquerie (cf. arrêt attaqué, p. 3 ss). Il satisfait donc aux exigences de motivation découlant de l'art. 29 al. 2 Cst. Que les motifs retenus résistent ou non aux objections que la recourante avaient élevées contre l'ordonnance de non-lieu est une autre question, de fond, sans rapport avec le droit à une décision motivée. Le moyen pris d'une violation de celui-ci est donc mal fondé.