Citation: 9C_348/2008 15.07.2008 E. 2

En l'espèce, la recourante n'allègue pas que la décision incidente lui causerait un dommage irréparable, ni qu'une décision finale immédiate permettrait d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse. Elle se contente en effet de reprendre l'argumentation développée en première instance, de constater que les moyens de preuve fournis étaient plus que suffisants pour nier la réalisation des conditions d'octroi d'une garantie de paiement pour traitements extra-cantonaux et d'en déduire essentiellement une constatation manifestement inexacte des faits par les premiers juges. Une telle inexactitude - à supposer qu'elle soit effective - ne constitue pas un dommage irréparable au regard de ce qui précède (cf. consid. 1.1). On ajoutera que les moyens à mettre en oeuvre pour la réalisation du complément d'instruction, d'une part, laissent à l'administration une grande marge de manoeuvre quant à sa concrétisation et toute latitude de jugement dans la mesure où seul un élément de fait doit être établi sans pour autant imposer une solution au litige et, d'autre part, ne nécessitent pas de frais considérables, ni d'y consacrer un temps important. Le recours doit donc être déclaré irrecevable.