Citation: 8C_270/2018 E. 2.1

2.1. Le tribunal cantonal s'est fondé sur les rapports des docteurs E.________ et G.________. Il a constaté qu'il ne fallait plus attendre d'amélioration de la fonction visuelle de l'intimé, mais que celui-ci avait besoin à vie ou, du moins, au long cours d'un traitement anti-inflammatoire quotidien sous forme de gouttes et de contrôles cliniques ophtalmologiques réguliers qui étaient incontestablement justifiés par les séquelles de l'agression. Il a déduit de ses constatations que l'assuré pouvait prétendre la prise en charge par l'assureur recourant des soins mentionnés au-delà du 30 avril 2016. Il a par conséquent annulé la décision litigieuse, dans la mesure où elle portait sur la fin du remboursement des frais médicaux, et a restauré cette prise en charge. Il a en substance considéré que l'assureur recourant ne pouvait mettre un terme au remboursement du traitement médical sans avoir au préalable rendu une décision relative au droit éventuel de l'intimé à une rente sous peine de violer les art. 6 al. 1 et 10 LAA en relation avec l'art. 19 al. 1 seconde phrase LAA. Il a par ailleurs invité l'assureur recourant à réexaminer la prise en charge du traitement médical à la lumière des conditions de l'art. 21 al. 1 let. c LAA lorsqu'il trancherait la question du droit à la rente.