Citation: 2C_264/2023 E. 5.6

5.6. La Cour de justice a dénié un intérêt direct à recourir aux recourantes et a estimé que les conditions développées par la jurisprudence permettant à un concurrent de recourir contre le bénéficiaire d'une autorisation n'étaient pas remplies. A cet égard, la Cour de justice retenait qu'"aucun des buts énoncés par l'aLTVTC n'évoqu[ait] la protection contre une concurrence accrue entre taxis et VTC". Dans une argumentation subsidiaire, elle relevait que les recourantes se plaignaient uniquement de la diminution de leur chiffre d'affaires qu'entraînerait l'autorisation en cause, ce qui n'était, selon elle, pas suffisant pour retenir un intérêt à recourir. Enfin, elle retenait que la décision du 16 novembre 2022 portait uniquement sur la levée d'une mesure administrative fondée sur l'art. 36 al. 2 aLTVTC et non sur une autorisation d'exercer basée sur le nouveau droit.