Citation: 1A.128/2004 06.07.2004 E. 2

Le Tribunal fédéral examine d'office et avec une pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 129 I 173 consid. 1 p. 174, 185 consid. 1 p. 188, 337 consid. 1 p. 339, et les arrêts cités). 2.1 La voie du recours de droit administratif est ouverte contre la décision confirmant la transmission de la documentation bancaire à l'Etat requérant (cf. art. 25 al. 1 EIMP). Les conclusions qui vont au-delà de l'annulation de la décision sont recevables (art. 25 al. 6 EIMP; art. 114 OJ; ATF 122 II 373 consid. 1c p. 375; 118 Ib 269 consid. 2e p. 275; 117 Ib 51 consid. 1b p. 56, et les arrêts cités). Le Tribunal fédéral examine librement si les conditions pour accorder l'entraide sont remplies et dans quelle mesure la coopération internationale doit être prêtée (ATF 123 II 134 consid. 1d p. 136/137; 118 Ib 269 consid. 2e p. 275). Il statue avec une cognition libre sur les griefs soulevés sans être toutefois tenu, comme le serait une autorité de surveillance, de vérifier d'office la conformité de la décision attaquée à l'ensemble des dispositions applicables en la matière (ATF 123 II 134 consid. 1d p. 136/137; 119 Ib 56 consid. 1d p. 59). 2.2 Le recourant a qualité, au sens de l'art. 80h let. b EIMP, pour s'opposer à la transmission de la documentation relative au compte n°yyy dont il est le titulaire (ATF 130 II 162 consid. 1.1 p. 164; 127 II 198 consid. 2d p. 205; 126 II 258 consid. 2d/aa p. 260, et les arrêts cités). Il n'est en revanche pas habilité à recourir pour ce qui concerne le compte n°zzz dont H.________ est la titulaire et lui-même seulement l'ayant droit (ATF 130 II 162 consid. 1.1 p. 164; 122 II 130 consid. 2b p. 132/133). 2.3 Dans sa réponse du 18 juin 2004, le Ministère public a défendu le point de vue que dès l'instant où la documentation litigieuse a été saisie auprès d'une société fiduciaire, seule celle-ci, détentrice effective, serait habilitée à agir. L'arrêt dont se prévaut le Ministère public (1A.233/2003 du 19 janvier 2004, ATF 130 II 162) à cet égard, exclut la qualité pour agir, sous l'angle de l'art. 80h let. b EIMP, de celui qui entend s'opposer à la remise de documents le concernant, saisis auprès du tiers titulaire du compte bancaire (en l'occurrence une étude d'avocat). Elle n'a pas pour effet de modifier la jurisprudence rappelée ci-dessus, de laquelle il n'y a pas de motif de se départir.