Citation: 2C_994/2019 E. 7.1

7.1. En l'occurrence, le contribuable, âgé de 33 ans en 2018 (période fiscale litigieuse), a occupé à partir de septembre 2016 un studio avec mezzanine à Lausanne. Depuis le 12 septembre 2016, il exerce une activité dépendante à 80% à Genève. Ses parents, chez qui il est domicilié, et sa partenaire vivent au Tessin. La situation a ainsi ceci de particulier que le lieu de résidence du recourant depuis 2016 (Vaud) ne coïncide ni avec son lieu de travail depuis 2016 (Genève), ni avec le lieu où se trouvent sa partenaire et sa famille (Tessin). Il n'est toutefois pas contesté que, tel que le constate l'arrêt entrepris (p. 11), l'intéressé se rend depuis 2016 sur son lieu de travail à Genève depuis son appartement de Lausanne. A cela s'ajoute que le recourant ne vit pas en concubinage avec sa partenaire au Tessin. L'arrêt entrepris ne retient en effet pas que le couple aurait un lieu de vie commun dans ce canton. Au contraire, l'intéressé a toujours indiqué comme domicile principal l'adresse de ses parents à C.________, alors que sa partenaire vit à D.________ (Capriasca); en revanche, celle-ci est co-titulaire du bail à Lausanne. Dans ces circonstances, n'en déplaise au recourant, en l'absence de logement commun au Tessin, il n'y a pas à accorder une importance déterminante à la relation du couple pour établir un domicile fiscal dans ce canton plutôt que dans le canton de Vaud (cf. ATF 125 I 54 consid. 3b p. 58 s.; arrêt 2C_1045/2016 du 3 août 2017 consid. 3.5). La situation du contribuable s'analyse donc comme celle d'une personne célibataire de plus de trente ans qui vit et travaille depuis environ deux ans (en 2018) dans un autre canton que celui où se trouvent sa famille et ses relations sociales. Conformément à la jurisprudence (supra consid. 6.3 in fine), il convient donc de présumer que son domicile fiscal principal se trouve dans le canton de Vaud, canton où il séjourne durant la semaine et à partir duquel il se rend à son travail (à Genève). Il sied de préciser que, contrairement à l'opinion de l'intéressé (recours, p. 14; réplique, p. 6 s.), le fait que celui-ci soit âgé de plus de trente ans suffit à retenir cette présomption, même s'il n'est établi à Lausanne que depuis 2016, soit moins de cinq ans. En effet, les critères relatifs à l'âge du contribuable (plus de trente ans) et à la durée de son séjour sur le lieu de travail (cinq ans) ne sont pas cumulatifs (cf. supra consid. 6.3). Du reste, rien n'indique dans les faits que l'emploi du recourant à Genève ne serait que transitoire.