Citation: 4A_378/2014 E. C

Le 18 juin 2014, A.________ Sàrl (ci-après: la recourante) a adressé au Tribunal fédéral un recours en matière civile, assorti d'une requête d'effet suspensif. Se fondant sur l'art. 393 let. c et e CPC, elle l'invite, principalement, à annuler la sentence du 9 mai 2014 (ch. III), à dire que B.________ International SA est sa débitrice du montant de 319'121 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 29 septembre 2001 (ch. IV) et à prendre acte, respectivement à dire, que la défenderesse lui doit la somme de 19'152 fr. avec intérêts à 5% l'an à compter du 1er janvier 2001 (ch. V). A titre subsidiaire, la recourante demande au Tribunal fédéral de condamner B.________ International SA à lui payer 212'747 fr. 50 avec intérêts à 5% l'an dès le 29 septembre 2001, ainsi que 19'152 fr. avec intérêts à 5% l'an dès le 1er janvier 2001, et de dire que les frais de la procédure seront mis à raison de 61,4% à sa charge et de 38,6% à celle de B.________ International SA, tandis qu'elle aura droit à des dépens par analogie avec la sentence arbitrale du 12 novembre 2009 (ch. VI). La recourante conclut, en outre, au renvoi de l'entier de la cause au Tribunal arbitral pour qu'il statue à nouveau dans le sens des considérants de l'arrêt fédéral (ch. VII), à ce que la défenderesse soit condamnée à payer les frais totaux de la procédure d'arbitrage et de recours, de même qu'à lui verser de pleins dépens (ch. VIII), toutes autres conclusions de cette partie devant être rejetées (ch. IX). Le président du Tribunal arbitral a produit le dossier complet de la cause. Dans sa lettre d'accompagnement du 10 juillet 2014, il a indiqué que le Tribunal arbitral se référait aux considérants de sa sentence. Par ordonnance du 25 août 2014, la présidente de la Ire Cour de droit civil a rejeté la requête d'effet suspensif précitée ainsi que la demande de sûretés en garantie des dépens que l'intimée avait déposée le 27 juin 2014. Dans sa réponse du 15 septembre 2014, B.________ International SA (ci-après: l'intimée) a conclu à l'irrecevabilité et, subsidiairement, au rejet du recours. Les parties ont maintenu leurs conclusions respectives dans le cadre d'un second échange d'écritures.