Citation: 1C_184/2022 E. 4.2

4.2. En l'espèce, le couvert à voitures et le goudronnage du chemin d'accès n'ont jamais été mis au bénéfice d'un permis de construire et n'ont pas été érigés ou transformés conformément au droit matériel en vigueur à l'époque; ces aménagements ne sont pas non plus devenus contraires à l'affectation de la zone à la suite d'une modification de la législation ou des plans d'aménagement. Ils n'ont donc pas été réalisés légalement au sens de l'art. 24c LAT. Les recourants étaient d'ailleurs conscients de cette illégalité puisqu'un permis leur a été refusé à de nombreuses reprises (refus de prolongation de l'autorisation de construire du 4 août 2008; refus d'accorder un permis de construire du 19 décembre 2013; préavis défavorable de la CCC du 29 septembre 2016). De plus, les constructions litigieuses ne peuvent pas être utilisées conformément à leur destination (sur cette notion: voir infra consid. 5.1), dans la mesure où un abri à voitures et une route bitumée ne sauraient trouver leur place dans un secteur à vocation initialement agricole. Par conséquent, c'est à bon droit que l'instance précédente a confirmé le refus d'octroyer une autorisation dérogatoire au sens de l'art. 24c LAT. Le grief peut être écarté, sans qu'il soit nécessaire d'examiner si les constructions litigieuses peuvent constituer un agrandissement ou une transformation au sens de l'art. 24c al. 2 LAT.