Citation: 8C_485/2016 E. 3

Le recourant se plaint ensuite d'une application arbitraire de l'art. 40 al. 2 LIASI. Il soutient que le montant de 495'730 fr. ne constitue pas une fortune importante au sens de cette disposition. Ce moyen n'est pas davantage fondé que le précédent. Il est évident qu'une somme de l'ordre de 500'000 fr. doit être considérée comme un montant important au sens de l'art. 40 al. 2 LIASI. Les premiers juges se sont référés aux directives "Aide sociale: concepts et normes de calcul" de la Conférence suisse des institutions d'action sociale (CSIAS), largement reconnues par la doctrine et la jurisprudence comme instrument servant à l'interprétation ou au comblement de lacunes (voir par ex. ATF 141 V 688 consid. 4.2.4 p. 693; 136 I 129 consid. 3 p. 131; arrêt 2C_375/2014 du 4 février 2015 consid. 3.2). Selon la norme E.3.1 CSIAS, un montant approprié doit être laissé à la disposition du débiteur d'une obligation de rembourser. Ce montant est de 25'000 fr. pour les personnes seules, de 40'000 fr. pour les couples, plus 15'000 fr. par enfant mineur. Cette recommandation s'applique tout spécialement aux personnes, qui en raison d'une entrée en possession de biens importants n'ont plus besoin d'aide matérielle. L'interprétation de la juridiction cantonale, qui se fonde sur ces directives, ne saurait à l'évidence être qualifiée d'arbitraire.