Citation: 1B_442/2021 E. 2.4

2.4. Le recourant soutient au contraire qu'il serait indigent, que l'affaire ne serait pas de peu de gravité et qu'elle présenterait des difficultés justifiant la nomination d'un avocat d'office. Comme la question de la difficulté de l'affaire est décisive pour l'issue du litige, celles de l'indigence du recourant et de la gravité de la cause peuvent demeurer indécises. S'agissant de la difficulté de la cause, le recourant soutient qu'il ne serait pas à même de maîtriser seul les conséquences sur son permis de séjour de sa séparation avec son épouse, fonctionnaire internationale désormais domiciliée à l'étranger. De plus, ce serait à tort que la cour cantonale aurait retenu qu'il était capable de produire seul les pièces y relatives alors que sa situation personnelle - absence de permis de séjour, de domicile fixe et de revenu - l'en empêcherait. Toutefois, si ce n'est l'absence d'emploi du recourant, ces éléments ne ressortent pas des faits constatés par l'instance précédente et le recourant n'a soulevé à ce sujet aucun grief d'arbitraire. En outre, il se contente de substituer son appréciation des faits à celle de la cour cantonale, et ce, de façon appellatoire. Dans tous les cas, il ne démontre pas que sa situation administrative compliquerait la subsomption à effectuer. Il n'allègue pas non plus, ni a fortiori ne démontre, que cette situation aurait évolué depuis ses dernières condamnations pour séjour illégal et qu'elle engendrerait des complications qu'il ne serait pas à même de maîtriser seul. Au contraire, comme l'a constaté la cour cantonale, le recourant, de langue maternelle française, connaît les conditions de réalisation de l'infraction de séjour illégal pour laquelle il a déjà été condamné à quatre reprises et est à même d'y faire face seul: il ne démontre ainsi pas en quoi sa cause présenterait des difficultés objectives ou subjectives justifiant la nomination d'un avocat d'office.