Citation: 2P.50/2000 01.05.2000 E. B

B.- Le 21 octobre 1992, le mariage des époux M.________ a été dissous par le divorce et l'autorité parentale sur l'enfant M.________ accordée à la mère. L'intéressé a été mis au bénéfice d'un droit de visite et astreint à verser une pension mensuelle de 450 fr. pour l'entretien de l'enfant. Par jugement du 30 novembre 1992, S.M.________ a été condamné à une amende de 500 fr. pour violation grave des règles de la circulation. Le 9 août 1993, le Département de la police du canton de Fribourg a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de l'intéressé et a prononcé son renvoi du territoire cantonal. Confirmant cette décision le 23 février 1994, le Tribunal administratif fribourgeois a notamment retenu que S.M.________ ne pouvait invoquer envers son fils l'art. 8 par. 1 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH; RS 0.101). Selon la Cour cantonale, l'intéressé "a suspendu ses paiements depuis sa perte d'emploi alors même qu'il n'est visiblement pas dans le dénuement. Sa relation avec son fils semble actuellement des plus ténues si l'on se fonde sur les constatations contenues dans le jugement civil du 13 janvier 1994 (modification du jugement de divorce chargeant l'Office cantonal des mineurs d'organiser le droit de visite), où il apparaît que, depuis juillet 1993, l'intéressé n'a exercé qu'à deux reprises son droit de visite, d'ailleurs dans des conditions qui ont donné lieu à problèmes. " Par arrêt du 25 mai 1994, le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours formé par S.M.________ contre ce jugement. Le 12 avril 1994, l'Office fédéral des étrangers a prononcé à l'encontre de S.M.________ une décision d'extension du renvoi à tout le territoire suisse ainsi qu'une décision d'interdiction d'entrée en Suisse pour une durée indéterminée, motivée par ses antécédents judiciaires. Par jugement du 18 mai 1994, le Juge de police de la Gruyère a condamné l'intéressé, par défaut, à quinze jours d'emprisonnement pour lésions corporelles simples. Par la suite, cette autorité a admis le relief et acquitté S.M.________ le 15 janvier 1997.