Citation: 1B_339/2019 E. 4.2

4.2. La Chambre des recours pénale a relevé qu'en parallèle à la présente affaire, le recourant faisait l'objet d'une autre procédure pénale portant sur de précédentes violences domestiques, dans le cadre de laquelle un avis de prochaine condamnation, pour avoir notamment frappé sa femme et menacé celle-ci avec un couteau de cuisine, avait été rendu le 19 février 2019 à son encontre. Or, malgré le fait que cette procédure était en cours et que la police était intervenue à tout le moins à deux reprises au domicile conjugal, le prévenu paraissait avoir non seulement commis de nouveaux actes de violence à l'égard de son épouse, mais aussi à l'encontre de son fils. Il n'avait par conséquent pas su se remettre en question ni prendre conscience de la gravité de ses agissements. De plus, les actes qui lui sont reprochés aujourd'hui sont plus graves que les précédents, de sorte que l'on constate une intensification de son activité délictuelle. Dans ces conditions, A.________ présentait bel et bien un risque de réitération. Le recourant observe qu'âgé aujourd'hui de 58 ans, il n'a aucune condamnation dans son casier judiciaire, alors qu'il réside en Suisse depuis 40 ans, et qu'il a été marié deux fois, sans que ces relations n'aient posé de problème. Il admet que des tensions sont apparues avec son épouse actuelle et que leur relation doit être suspendue. Il considère qu'en l'absence de proximité immédiate avec son épouse, aucun élément au dossier ne serait propre à fonder un risque de récidive avéré. Il relève enfin qu'aucune mesure d'instruction n'a été envisagée à ce jour afin de déterminer son potentiel de dangerosité. Dans ces circonstances, aucun indice sérieux ne permettrait de retenir un risque de réitération.