Citation: 6B_1397/2021 E. 8.6

8.6. Le recourant se contente de répéter, à plusieurs reprises, qu'il n'a pas pu poser toutes les questions qu'il souhaitait lors de l'audition de confrontation avec B.________ du 24 janvier 2018 et que le procès-verbal ne contiendrait pas l'entier des propos tenus lors de cette audience. Il reproche en outre à la prénommée d'avoir signé le procès-verbal sans le relire et à la greffière de lui avoir remis une copie non signée du procès-verbal. La procureure lui aurait ensuite demandé de quitter les lieux en même temps que B.________ l'empêchant de s'exprimer davantage. Ce faisant, le recourant se fonde sur des faits non constatés dans l'arrêt attaqué sans qu'il ne cherche à démontrer qu'ils auraient été arbitrairement omis. Purement appellatoire, son argumentation est irrecevable. Au demeurant, ce faisant, il ne s'en prend pas à la motivation de l'arrêt cantonal si bien que son grief n'apparaît pas non plus suffisamment motivé sous cet angle. Quoi qu'il en soit, comme l'a retenu la cour cantonale, rien n'établit que l'audition du 24 janvier 2018 se soit déroulée de manière irrégulière. En particulier, le recourant n'a pas fait protocoler au procès-verbal le prétendu refus de la procureure de lui laisser poser ses questions, pas plus que le fait que le procès-verbal serait incomplet. Il ne prétend par ailleurs pas avoir tenté de le faire et se l'être vu refuser. En outre, comme l'a souligné la cour cantonale, le recourant n'a pas requis une nouvelle audition de B.________ devant le tribunal de police, même après avoir réalisé son absence à l'audience. Pour le surplus, le recourant a pu se déterminer sur les déclarations de la prénommée - et leurs prétendues incohérences - tout comme il a pu exposer sa propre version des faits notamment lors de l'audience de première instance ou dans le cadre de ses écritures devant la cour cantonale; à tout le moins ne prétend-il pas avoir été empêché de le faire, si bien qu'il a pu exercer son droit d'être entendu. Enfin, dans la mesure où il a renoncé à sa requête de réaudition de B.________ dans le cadre de la procédure d'appel, il ne peut se plaindre de n'avoir été confronté à elle que lors de l'audition devant le ministère public. C'est donc à bon droit que la cour cantonale a estimé que le droit d'être entendu du recourant n'avait pas été violé et que les déclarations de B.________ étaient exploitables.