Citation: C 150/05 28.09.2006 E. 3

3.1 Le recourant est titulaire d'un certificat d'employé d'administration postal. Il a travaillé pendant une vingtaine d'années comme responsable d'office de poste. Aux termes de sa demande d'emploi, il recherche un travail comme employé de commerce ou comptable. Compte tenu de la formation initiale et de l'expérience professionnelle ainsi acquises, le cours d'instruction pour moniteurs de conduite constitue pour l'assuré, une formation de base dont le financement n'incombe pas à l'assurance-chômage. En particulier, il n'est pas de nature à améliorer l'aptitude au placement de l'intéressé dans son secteur d'activité usuel. Il ne saurait davantage lui permettre de mettre à profit ses aptitudes professionnelles existantes sur le marché du travail (cf. ATF 111 V 274 et 400 ss et les références; DTA 2005 p. 282 consid. 1.2, 1998 n° 39 p. 221 consid. 1b). D'ailleurs, le recourant n'en a pas besoin, dès lors qu'il a pu se procurer un emploi de durée indéterminée à partir du 15 janvier 2004 en qualité de responsable administratif; à cet égard, il n'est pas décisif que son taux d'occupation (60 %) ait été ultérieurement réduit pour cause de chômage technique, l'élément déterminant demeurant son aptitude au placement dans son secteur d'activité usuel. La formation requise n'était donc pas directement commandée par la situation du marché du travail et l'on ne saurait admettre que le placement de l'assuré était impossible ou très difficile pour ce motif. Ainsi, la condition posée par l'art. 59 al. 2 LACI à la prise en charge par l'assurance-chômage de la mesure demandée n'est pas remplie. 3.2 Par ailleurs, le recourant conclut à l'octroi de la mesure requise en arguant, comme en instance cantonale, de son droit à l'égalité de traitement. Sur ce point, les premiers juges ont exposé que, sauf exception non réalisée en l'espèce (ATF 131 V 20 consid. 3.7, 126 V 392 consid. 6a, 122 II 451 consid. 4a et les références à la doctrine et à la jurisprudence), le principe de l'égalité de traitement ne l'emporte pas sur celui de la légalité (ATF 131 I 6 consid. 4.2, 131 V 114 consid. 3.4.2, 130 I 70 consid. 3.6, 129 I 3 consid. 3 partie introductive, 268 consid. 3.2, 357 consid. 6, 127 V 454 consid. 3b; cf. aussi ATF 130 V 31 consid. 5.2). Au demeurant, ils ont précisé qu'il n'était pas démontré que le cas d'espèce soit en tous points identique à la situation des autres assurés dont l'intéressé entend tirer parti. La Cour de céans n'a rien à ajouter à ces considérations. Elle en conclut que le recourant ne saurait se prévaloir avec succès du principe de l'égalité de traitement entre justiciables pour fonder son droit à la mesure demandée. 3.3 Il appert de ce qui précède que les premiers juges ont confirmé à juste titre le rejet par le SICT de la demande d'assentiment de fréquentation au cours de formation pour moniteurs de conduite. Le jugement entrepris n'est donc pas critiquable et le recours se révèle dès lors mal fondé.