Citation: 1B_126/2017 E. 2.4

2.4. L'irrecevabilité du recours interjeté contre le procès-verbal de l'audience du 31 janvier 2017 repose ainsi sur une double motivation qu'il appartenait au recourant de contester en se conformant aux exigences de motivation découlant des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF (ATF 138 I 97 consid. 4.1.4 p. 100). Le recourant soutient que la loi n'exige pas que le prévenu ait recouru préalablement contre la convocation et qu'il serait déchu de contester l'audience par la suite. En déclarant son recours irrecevable pour ce motif, l'arrêt attaqué le priverait arbitrairement d'un contrôle judiciaire de l'audience et de son procès-verbal. Il est douteux que le recours soit suffisamment motivé. La Chambre pénale de recours n'a en effet pas dénié la possibilité de recourir contre un procès-verbal d'audience, mais elle a considéré qu'un tel recours était irrecevable dans le cas particulier parce que le recourant ne mettait pas en cause le contenu du procès-verbal de l'audience du 31 janvier 2017 mais la tenue même d'une audience ordonnée trois mois auparavant. Cette question peut demeurer indécise car la seconde motivation n'est pas attaquée dans les formes requises. Le recourant ne conteste pas que le recours contre les actes de procédure du Ministère public est subordonné à l'existence d'un intérêt juridiquement protégé à l'annulation de la décision attaquée. Il ne prétend pas davantage que la Chambre pénale de recours aurait interprété cette condition de manière arbitraire en exigeant la démonstration d'un préjudice. Il se borne à affirmer que le maintien du procès-verbal de l'audience du 31 janvier 2017 porterait une atteinte sensible à ses intérêts et l'exposerait à un préjudice certain du fait que l'audience a été conduite exclusivement à charge. Comme l'a relevé la Chambre de recours pénale, les prévenus auraient pu poser à la partie plaignante les questions qu'ils estimaient pertinentes s'ils avaient pris part à l'audience. Quoi qu'il en soit, le seul fait qu'un moyen de preuve dont la validité est contestée demeure au dossier ne constitue pas un dommage irréparable (cf. arrêts 1B_84/2015 du 17 juin 2015 consid. 1.3 et 1B_278/2012 du 21 mai 2012 consid. 2). Le recourant n'explique pas en quoi il en irait différemment dans le cas particulier et en quoi la cour cantonale aurait fait preuve d'arbitraire en considérant que le maintien au dossier du procès-verbal de l'audience du 31 janvier 2017 ne lui causait pas de préjudice.