Citation: 2A.560/1999 13.03.2000 E. 1

1.- a) Selon l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, le recours de droit administratif n'est pas recevable en matière de police des étrangers contre l'octroi ou le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas un droit. D'après l'art. 4 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142. 20), les autorités compétentes statuent librement, dans le cadre des prescriptions légales et des traités avec l'étranger, sur l'octroi ou le refus d'autorisations de séjour ou d'établissement. En principe, l'étranger n'a pas droit à l'autorisation de séjour. Ainsi, le recours de droit administratif est irrecevable, à moins que ne puisse être invoquée une disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité, accordant le droit à la délivrance d'une telle autorisation (ATF 124 II 361 consid. 1a p. 363; 123 II 145 consid. 1b p. 147). b) Aux termes de l'art. 17 al. 2 3ème phrase LSEE, les enfants célibataires de moins de dix-huit ans ont le droit d'être inclus dans l'autorisation d'établissement de leurs parents aussi longtemps qu'ils vivent auprès d'eux. En outre, selon la jurisprudence, l'art 8 CEDH, qui garantit le respect de la vie privée et familiale, confère un droit à l'enfant mineur d'un étranger d'être compris dans l'autorisation d'établissement (ATF 119 Ib 81 consid. 1c p. 84; 118 Ib 153 consid. 1c p. 157). c) Le Tribunal fédéral examine les conditions de recevabilité en se fondant sur la situation existant lorsqu'il statue (ATF 120 Ib 257 consid. 1f p. 262; 118 Ib 145 consid. 2b p. 148). En particulier, c'est à cette date qu'il examine s'il existe un rapport de dépendance entre un enfant et son parent étranger établi en Suisse, lui permettant de se prévaloir de l'art. 8 CEDH. Autrement dit, il peut arriver que les conditions de recevabilité données au moment du dépôt du recours n'existent plus lorsque le Tribunal fédéral est appelé à statuer. La jurisprudence fait toutefois une exception à cette règle pour appliquer l'art. 17 al. 2 LSEE. En matière de regroupement familial, il suffit que l'enfant requérant l'autorisation de venir en Suisse ait moins de 18 ans au moment du dépôt de la demande (Alain Wurzburger, La jurisprudence récente du Tribunal fédéral en matière de police des étrangers, in RDAF 1997, p. 267 ss, spéc. p. 349). En l'espèce, deux des cinq enfants du recourantsont âgés actuellement de plus de 18 ans, de sorte que ce dernier ne peut plus se prévaloir de l'art. 8 CEDH pour son fils B.________ et sa fille C.________. Quant à la question de savoir s'il peut invoquer cette disposition pour les trois plus jeunes enfants, elle est sans incidence pratique, dès lors que le recours est de toute façon recevable sous l'angle de l'art. 17 al. 2 LSEE.