Citation: C 136/06 16.05.2007 E. 4

4.1 Les premiers juges ont retenu que le comportement de la recourante était assimilable à un refus d'accepter un travail convenable, si bien que les conditions d'une suspension de son droit à l'indemnité de chômage en application de l'art. 30 al. 1 let. d LACI étaient réunies. Ils ont estimé que les motifs invoqués par la recourante pour justifier son comportement n'étaient pas suffisants. En particulier, la perte du message de l'employeur potentiel par suite de mauvaise manipulation du téléphone portable ne l'empêchait pas de prendre contact avec sa conseillère de l'ORP afin d'obtenir à nouveau ses noms et adresse. Par ailleurs, ils ont constaté qu'elle avait accompli 100 heures par mois en moyenne pour l'établissement X.________ au cours de la période de novembre 2004 à janvier 2005, ce qui ne correspondait pas à un horaire à plein temps (lequel est de 160 heures, compte tenu d'une exigence de 42 heures par semaine). Ils en ont déduit qu'elle avait encore de la marge pour négocier quelques heures de ménage dans le cadre de l'emploi assigné. Quoi qu'il en soit, l'assurée n'avait même pas tenté d'entrer en contact avec l'employeur pour connaître ses exigences précises. Enfin, les cours suivis en parallèle ne faisaient pas obstacle à une prise d'emploi qui leur est prioritaire. 4.2 Il n'y a aucun motif de s'écarter de cette appréciation. On doit d'admettre que le poste assigné à l'assurée répondait aux critères d'un travail convenable. Par ailleurs, pas plus qu'en procédure cantonale, la recourante n'invoque-t-elle devant le Tribunal fédéral un motif valable pour justifier son comportement. En particulier, elle ne fait pas valoir d'autres circonstances, telles que son âge, sa situation personnelle ou encore son état de santé qui auraient pu justifier un refus de l'occupation proposée à l'époque déterminante (art. 16 al. 2 let. c LACI). C'est en vain qu'elle se prévaut de manière toute générale des difficultés consécutives à son divorce (en 1987) et des graves problèmes de santé dont elle aurait été victime (notamment en 1994 et en août 2005). En définitive, on doit convenir que par son comportement, la recourante s'est accommodée du risque que l'emploi assigné en novembre 2004 fût occupé par quelqu'un d'autre, ce qui permet d'inférer qu'elle n'a pas fait tout ce que l'on pouvait raisonnablement exiger d'elle (cf. art. 17 al. 1 LACI) pour obtenir ce travail. Partant, le SPE était fondé à suspendre le droit de la recourante à l'indemnité de chômage.