Citation: 6B_1416/2021 E. 2.5.7

2.5.7. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir atténué la peine au sens de l'art. 48 let. e CP ou, en tout état, sous l'angle de la violation du principe de la célérité, compte tenu des faits qui se sont produits en janvier 2016. Les conditions de l'art. 48 let. e CP, qui permet d'atténuer la peine si l'intérêt à punir a sensiblement diminué en raison du temps écoulé depuis l'infraction et que l'auteur s'est bien comporté dans l'intervalle, ne sont manifestement pas réalisées. L'infraction a été commise en 2016 et les deux tiers du délai de prescription (en l'espèce de quinze ans) ne sont pas écoulés (cf. ATF 140 IV 145 consid. 3.1; 132 IV 1 consid. 6.1 et 6.2). Le grief tiré de la violation de l'art. 48 let. e CP doit donc être rejeté. Les art. 5 CPP et 29 al. 1 Cst. garantissent notamment à toute personne le droit à ce que sa cause soit traitée dans un délai raisonnable. Ces dispositions consacrent le principe de la célérité et prohibent le retard injustifié à statuer. Le recourant n'explique pas en quoi ce principe aurait été violé. En particulier, il ne se plaint d'aucune période d'inactivité vraiment choquante. Insuffisamment motivé, le grief soulevé est irrecevable.