Citation: 6B_103/2024 E. 3.1

3.1. La cour cantonale a retenu que le recourant avait également maltraité l'intimée 4 sur la base des éléments suivants (cf. arrêt attaqué p. 42 s.). Si la petite fille avait refusé de parler durant son audition EVIG du 31 mai 2017, elle s'était confiée à l'infirmier scolaire, puis, lors de l'expertise familiale le 30 novembre 2018, elle avait spontanément déclaré que son père les tapait elle et sa soeur, avant de se figer, le regard dans le vide (arrêt attaqué p. 22). La cour cantonale a constaté que la petite fille présentait des cicatrices semblables à celle de sa soeur, lesquelles étaient compatibles avec les dires de l'enfant. Ces cicatrices ne laissaient planer aucun doute sur le fait que l'enfant avait aussi reçu des coups de ceinture. La cour cantonale a relevé que l'intimée 3 avait rencontré beaucoup de difficultés à confier que sa soeur avait subi des mauvais traitements et que la mère n'avait rapporté que des fessées. Elle a noté que le comportement de l'intimée 4 trahissait également un certain mal-être: la directrice de l'école avait été la première à rapporter qu'elle était agressive et souvent en colère. Enfin, l'enfant ne tirait aucun bénéfice secondaire à dénoncer son père. Au contraire, son refus de s'exprimer à la police et ses inquiétudes concernant une potentielle incarcération de son père dénotaient une volonté de le protéger.