Citation: 6B_714/2015 E. 2.2

2.2. Le recourant fait valoir que la nouvelle infraction (tentative d'escroquerie) représente un comportement très différent et beaucoup moins grave que les faits pour lesquels il avait été condamné en juillet 2010 (brigandage et contravention à la LStup), ce qui aurait dû conduire la cour cantonale à examiner les conditions d'une mesure subsidiaire au sens de l'art. 46 al. 2 CP. Il souligne que la décision de révocation du sursis accordé le 16 juillet 2010 a été prise le 3 février 2015, soit près de la limite prévue par l'art. 46 al. 5 CP (trois ans depuis l'expiration du délai d'épreuve, fixé à deux ans dans le cas d'espèce). Quant aux faits ayant donné lieu à la première condamnation assortie du sursis, ils remontent au 28 octobre 2008, soit il y a presque sept ans. Par ailleurs, rappelant que l'art. 46 CP exige un lien entre le crime ou le délit commis durant le délai d'épreuve et le risque concret de commettre de nouvelles infractions, le recourant fait grief à la juridiction d'appel d'avoir fondé pour l'essentiel son pronostic défavorable sur les événements survenus le 31 octobre 2011 à G.________ alors qu'il a été acquitté pour ces faits. Il lui reproche également d'avoir appuyé sa motivation sur la décision des juges de première instance alors que les conditions dans lesquelles les deux juridictions ont statué n'étaient pas du tout similaires, la tentative d'agression retenue par les premiers juges ayant finalement été écartée. Enfin, le recourant critique le jugement entrepris au motif que l'effet dissuasif de la nouvelle peine et l'évolution favorable de sa situation personnelle - en ce sens qu'il est au bénéfice d'un emploi depuis septembre 2014 - n'auraient pas été examinés.