Citation: 1C_490/2020 E. 5.1

5.1. A l'instar du Conseil d'État, le Tribunal cantonal a énuméré de nombreux éléments ressortant du rapport selon l'art. 47 OAT et du préavis de synthèse du SDT s'agissant du critère du besoin de disposer de deux pistes pour le retour à ski à Champéry. Il a notamment relevé que les deux pistes étaient complémentaires pour tous les usagers du domaine skiable et indispensables pour préserver une clientèle touristique dans la station de Champéry; ces deux pistes présentaient en effet des niveaux de difficulté différents; si les deux pistes menaient au même endroit, elles proposaient aux usagers des tracés aux configurations très différentes: le retour au Grand Paradis était ainsi accessible, sécurisé et confortable pour tous les usagers quel que soit leur niveau et leur moyen de glisse: si seule la piste Ripaille - Grand Paradis était homologuée, le retour au Grand Paradis skis aux pieds serait moins intéressant pour les skieurs de niveaux avancés, cette piste comprenant dans toute sa partie inférieure une longue route à très faible déclivité; ce retour serait encore moins plaisant pour les snowboarders, contraints de déchausser sur cette partie du tracé. Le Tribunal cantonal a ensuite mis en évidence un motif de sécurité, relevant que la densité des usagers serait augmentée notamment en fin de journée, puisque tous les skieurs désireux de rentrer au Grand Paradis sans emprunter le télésiège ne se répartiraient plus que sur une seule piste; sur la plus grande partie de ce tracé consistant en une route relativement étroite, cette densité augmenterait le risque d'accidents. La cour cantonale a aussi relevé que ces deux pistes représentaient une solution pour la station de Champéry qui évitait ainsi un trafic important de véhicules au coeur du village. L'instance précédente a encore mis en évidence le fait que le double retour au Grand Paradis ajoutait la possibilité de pratiquer le ski répétitif sur la piste Planachaux - Grand Paradis (pente régulière et soutenue, champ de ski intéressant en lui-même, nature du sol sans reliefs nécessitant peu de neige, massifs forestiers en bordure de piste améliorant la visibilité en cas de brouillard, situation protégée du vent, accessibilité rapide autorisant une pratique du ski durant une ou deux heures). Le Tribunal cantonal a encore relevé que le domaine des Portes du Soleil était l'un des six plus grands centres touristiques alpins définis par le Concept cantonal de développement territorial et devait être concurrentiel au niveau international, ce que rappelle d'ailleurs la fiche B.4 du plan directeur cantonal. L'instance précédente a enfin ajouté que l'enneigement technique permettait de garantir à cet endroit l'activité hivernale, laquelle était nécessaire et préservait des emplois.