Citation: I 713/03 06.05.2004 E. 4

Le rapport du docteur P.________ du 25 mars 2004, sur la base duquel la recourante prétend une rente entière d'invalidité, ne lui est toutefois d'aucun secours, car les conclusions de ce médecin sont partiellement contradictoires à celles des docteurs U.________ et F.________, du 18 mars 2004, qu'elle invoque également. En effet, tandis que le docteur P.________ - qui n'est pas spécialisé en psychiatrie - estimait que les troubles psychiques n'avaient pas évolué au cours des deux dernières années, ses confrères U.________ et F.________ ont attesté que lesdites affections s'étaient aggravées au cours des «derniers» mois (p. 2 de leur rapport, en bas) et que la recourante présente «actuellement» une incapacité de travail de 100 % (p. 3). Cela étant, l'avis des spécialistes en psychiatrie de l'Hôpital D.________ ne remet pas en cause celui du psychiatre V.________, dont le rapport du 19 mars 2002 remplit d'ailleurs tous les réquisits jurisprudentiels auxquels la jurisprudence soumet la valeur probante de tels documents (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références), si bien qu'un complément d'instruction apparaît superflu. Sur la base des rapports médicaux dont l'administration disposait au moment où elle a rejeté la demande de révision, le 26 mars 2002, rien ne permettait d'admettre que l'état de santé psychique de la recourante s'était péjoré de façon à réduire sa capacité de travail et accroître son invalidité. Il s'ensuit que l'intimé a appliqué correctement le droit fédéral en rejetant la demande de révision, car les conditions de l'art. 41 LAI n'étaient pas remplies.