Citation: 6B_496/2018 E. 1

L'allocation d'une indemnité pour tort moral fondée sur l'art. 49 al. 1 CO suppose que l'atteinte présente une certaine gravité objective et qu'elle ait été ressentie par la victime, subjectivement, comme une souffrance morale suffisamment forte pour qu'il apparaisse légitime qu'une personne dans ces circonstances s'adresse au juge pour obtenir réparation (cf. arrêt 6B_405/2018 précité consid. 1.2 et les références citées). En l'espèce, le recourant expose s'être constitué demandeur au pénal et au civil et indique chiffrer ses conclusions civiles dans son mémoire de recours, en alléguant un tort moral qu'il arrête à 5000 francs. Il se contente toutefois d'alléguer que, depuis l'agression dont il soutient avoir été victime, il est habité par un sentiment d'insécurité dans son quartier et qu'au cours des semaines qui ont suivi cet événement, il exprimait des réticences à sortir de chez lui et aurait souffert de troubles du sommeil. Il évoque en outre un événement qui l'a durablement marqué et qui a affecté son sentiment de bien-être et de sécurité dans son cadre de vie quotidien. De telles allégations, qui ne sont nullement étayées, ne suffisent pas à établir une souffrance morale susceptible de justifier une réparation par voie judiciaire. Pour le reste, le recourant n'allègue aucun dommage. On ne saurait dès lors lui reconnaître la qualité pour recourir sur le fond de la cause.