Citation: 5A_787/2020 E. 1

B.b.c.e. Interpellé par la juge déléguée, le notaire a, par courrier du 19 février 2020, exposé que la première et principale condition à laquelle était subordonné l'acte de vente qu'il avait instrumenté, soit le consentement à la vente par la justice de paix, s'était rapidement réalisée et que, s'agissant de la seconde condition, soit la constitution de deux servitudes, l'acheteuse y avait renoncé en automne 2019, mais était restée empêchée dans son financement bancaire suite au blocage requis par l'un des héritiers. Il a précisé que, sur autorisation de la justice de paix, l'acheteuse avait entamé des travaux de rénovation de l'appartement pour un montant de 77'716 fr. 50, mais qu'elle avait dû arrêter ceux-ci en raison de l'ordonnance de mesures provisionnelles du 18 septembre 2019, les travaux restant étant devisés à 322'283 fr. 50. B.b.c.f. Par déterminations du 19 mars 2020, Me Ruf a ratifié, pour le compte de la succession, les actes de procédure précédemment déposés par B.________ en son nom seul et sollicité la poursuite de la procédure de recours, ainsi que le maintien de l'ordonnance de mesures provisionnelles du 18 septembre 2019. B.b.d. Par courrier du 8 mai 2020, l'avocat de A.________ a informé la juge déléguée qu'il était consulté par cet acquéreur, associé gérant avec signature individuelle de la société I.________ Sàrl, et a demandé que son client soit admis comme partie intervenante ou intéressée et se voie impartir un délai pour se déterminer. Par arrêt du 2 juillet 2020, la juge déléguée a admis la requête en intervention accessoire déposée par A.________. B.b.e. Par arrêt du 19 août 2020, la Chambre des curatelles a admis le recours et annulé les décisions du juge de paix des 18 décembre 2018 et 4 septembre 2019.