Citation: 8C_425/2022 E. 1.4

1.4. En l'occurrence, la recourante soutient qu'en reportant sur elle le fardeau de la preuve - qui incomberait en réalité à l'intimé - en cas de rechute ou de séquelles tardives, les juges cantonaux lui auraient causé un préjudice irréparable, sous la forme d'un dommage de nature juridique. Or, quand bien même la cour cantonale aurait procédé à un tel renversement du fardeau de la preuve en violation de la jurisprudence (cf. arrêts 8C_448/2022 du 23 novembre 2022 consid. 2.3; 8C_232/2019 du 26 juin 2020 consid. 3.3 in fine et les références), la recourante ne se trouve pas dans une situation dans laquelle elle serait contrainte, ensuite d'injonctions de la juridiction cantonale, de rendre une nouvelle décision qu'elle considère comme fausse et qu'elle ne pourrait plus contester par la suite (cf. ATF 134 II 124 consid. 1.3; 133 V 477 consid. 5.2). Rien ne l'empêche du reste de refuser une nouvelle fois à l'intimé le droit à des prestations d'assurance ensuite des compléments d'instruction requis par les premiers juges.