Citation: 2C_791/2018 E. 5

Le recourant se plaint en premier lieu d'une violation de son droit d'être entendu en ce que l'autorité précédente n'aurait pas procédé aux mesures d'instruction requises. Le droit d'être entendu comprend notamment pour le justiciable le droit d'obtenir l'administration des preuves pertinentes et valablement offertes. L'autorité ne peut mettre un terme à l'instruction sans violer le droit d'être entendu que lorsque les preuves administrées lui ont permis de former sa conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, elle a la certitude qu'elles ne pourraient l'amener à modifier son opinion (ATF 140 I 285 consid. 6.3.1 p. 299 et les références citées). En l'espèce, le Tribunal cantonal a expliqué les motifs pour lesquels il n'entendait pas donner suite aux offres de preuve, procédant ainsi à une appréciation anticipée des moyens de preuve. Il appartenait au recourant d'établir que celle-ci était arbitraire (art. 106 al. 2 LTF), ce qu'il ne fait nullement. Partant, le Tribunal fédéral n'a pas à vérifier l'appréciation à la base du refus de donner suite aux offres de preuve. Le grief lié au droit d'être entendu est donc sans fondement.