Citation: 2C_140/2019 E. 7.3

7.3. Le Tribunal cantonal a en outre procédé à une analyse circonstanciée de la situation d'espèce, tenant compte de tous les facteurs pertinents. Du point de vue de l'intérêt public à l'éloignement du recourant, il a tout d'abord relevé que celui-ci avait été condamné en décembre 2016 à une peine privative de liberté de trois ans, essentiellement pour trafic international de cocaïne, domaine dans lequel il y avait lieu de se montrer particulièrement rigoureux, ce qui est tout à fait correct (cf. ATF 139 II 121 consid. 5.3 p. 126). Le brigandage qualifié dont a été reconnu coupable le recourant dans le même jugement appelle au reste la même remarque (cf. arrêt 2C_557/2018 du 26 octobre 2018 consid. 3.3). Le Tribunal cantonal a ensuite estimé qu'il ne s'agissait pas d'un "incident de parcours isolé", puisque les faits incriminés étaient multiples et s'étaient déroulés sur six mois. Seule l'arrestation du recourant y avait mis un terme. Le bon comportement de l'intéressé depuis devait en outre être relativisé, puisqu'un excès de vitesse avait été commis le 12 décembre 2013 et que l'épouse du recourant avait appelé la police en hiver 2014 en raison d'une dispute, qui n'était pas la première. Il était enfin, selon le Tribunal cantonal, trop tôt pour se convaincre d'une prise de conscience, puisque le recourant était en exécution de peine jusqu'au 17 février 2019 et que le délai d'épreuve, fixé à trois ans, continuait à courir jusqu'en décembre 2019. Il résulte de ce qui précède que, contrairement à ce que prétend le recourant, le Tribunal cantonal n'a pas exagérément mis l'accent sur la condamnation pour excès de vitesse; il a en effet seulement pris en compte cet élément, parmi d'autres, pour souligner que le recourant ne pouvait pas prétendre à un comportement exemplaire en dehors des faits ayant conduit à la lourde condamnation de décembre 2016. C'est également en vain que le recourant prétend s'être amendé par l'exécution de sa peine. Comme l'a relevé à bon droit le Tribunal cantonal, on ne peut en effet rien conclure tant que le délai d'épreuve, qui joue un rôle dissuasif, court (cf. arrêt 2C_1097/2016 du 20 février 2017 consid. 4.3).