Citation: 1B_182/2017 E. 4.2

4.2. En l'espèce, depuis l'incarcération du recourant le 31 août 2012, les autorités de poursuite pénale ont régulièrement fait progresser le dossier (voir arrêt 1B_60/2013 du 12 mars 2013 consid. 4); les deux instances cantonales ont ensuite statué rapidement, compte tenu de la nature et de la complexité de l'affaire. Enfin, le Tribunal fédéral a été saisi de la cause le 17 septembre 2015; il a mené une instruction qui s'est achevée par les observations déposées par le recourant en mars 2016. L'arrêt attaqué comporte 222 pages; le recours déposé contient environ 200 pages de griefs, entremêlés qui se renvoient les uns aux autres et qui se réfèrent à de nombreuses pièces; la partie intimée a aussi déposé des observations d'environ 200 pages. Le dossier est beaucoup plus volumineux qu'en 2013 puisqu'il contient désormais 47 classeurs fédéraux ainsi que de nombreuses pièces - parfois en langue espagnole - dont la lecture est ardue. Il se conçoit donc que la préparation d'un arrêt répondant minutieusement à l'ensemble des griefs invoqués nécessite un temps certain pour l'étude du dossier, la prise de position et la rédaction de l'arrêt. Ainsi, contrairement à ce que soutient le recourant, l'instruction n'a pas connu de temps mort susceptible de contrevenir au principe de célérité, s'agissant d'une cause qui doit être qualifiée désormais de complexe, en raison de la gravité des infractions reprochées, de leur nombre, de leur dimension internationale et de l'impact sur la vie personnelle du prévenu qui a été condamné à vie par les instances cantonales. Au demeurant, le recourant ne prétend pas que la détention subie à ce jour serait disproportionnée par rapport à la peine encourue. Dans ces circonstances particulières, le délai pour être jugé de manière définitive n'est donc pas encore dépassé et c'est à tort que le recourant prétend que le principe de la célérité a été violé.