Citation: 8C_195/2015 E. 2.3.5

2.3.5. Des constatations du docteur D.________, on peut déduire que ce dernier n'a pas constaté d'absence ou de diminution de la capacité de discernement de l'assuré lors de ses consultations. Il n'a pas davantage rapporté d'indice accréditant, avec une certaine plausibilité, la thèse de l'incapacité de discernement au moment du passage à l'acte, quand bien même il n'a pas voulu se prononcer formellement sur des faits dont il n'a pas été le témoin direct. Indépendamment du fait qu'il est difficile, pour un expert, de poser un diagnostic psychiatrique post mortem, on ne voit guère ce que ce dernier pourrait apporter comme renseignements complémentaires - que ce soit avec ou sans lien avec la prise du traitement anti-dépresseur - qui ne figurent pas dans les avis médicaux déjà versés au dossier, de sorte qu'il n'y a pas lieu de donner suite à la requête de la recourante de mettre en oeuvre une expertise médicale ou pharmacologique. Il ne se justifie pas non plus de requérir le dossier médical complet de l'assuré du moment que le docteur D.________ a été très largement entendu en audience du 28 mai 2013. On ajoutera au demeurant que la modalité du suicide - à savoir le fait d'avoir emporté une arme démontée, encore emballée dans des sachets en plastique, d'avoir quitté le domicile en voiture jusqu'à un lieu isolé, d'y avoir ensuite monté son arme et mis fin à ses jours en se couchant sur son fusil - parle plutôt en faveur de la présence du discernement au moment du passage à l'acte. Au vu de ce qui précède, on peut considérer avec les premiers juges, sans qu'il n'y ait lieu de compléter l'instruction, qu'il n'est pas établi au degré de la vraisemblance prépondérante que l'assuré était privé, au moment déterminant, de sa capacité de discernement.