Citation: 1C_397/2021 E. 3.2

3.2. Les recourants considèrent que leur droit d'être entendus a été violé: d'une part, ils reprochent aux instances précédentes de ne pas avoir donné suite à leur offre de preuve, à savoir une "démonstration sur place"; d'autre part, ils se plaignent du fait que la requête de révocation déposée par Me F.________ ne leur a pas été transmise avant que le Département ne statue, nonobstant de réitérées demandes. Ils estiment par ailleurs que les faits ont été constatés de manière manifestement inexacte par les instances intimées, dans la mesure où la difficulté alléguée des manoeuvres n'aurait pas fait l'objet d'une démonstration sur place. Ils soutiennent finalement qu'il n'existerait aucun juste motif au sens de l'art. 139 al. 2 LR pouvant fonder la révocation de l'autorisation précédemment obtenue. Le Tribunal cantonal, dans l'arrêt attaqué, a estimé qu'une inspection locale n'était pas nécessaire, au vu de l'extrait du Registre foncier et des nombreuses photographies figurant au dossier. Il a principalement retenu que l'autorisation d'utilisation du domaine public avait été accordée uniquement à bien plaire et que l'État du Valais pouvait ainsi librement - sans devoir justifier un quelconque motif - la révoquer. Il a subsidiairement exposé que, même s'il fallait considérer que seules des raisons pertinentes d'intérêt public pouvaient justifier une révocation, de telles raisons existaient bien en l'espèce, eu égard aux tensions de voisinage relevées et aux constatations qui pouvaient être opérées sur la base de photographies.