Citation: U 80/05 18.11.2005 E. 3

En l'espèce, il convient de se rallier aux conclusions des médecins de la Clinique Z.________. Au regard de la multiplicité des étiologies possibles, le fait qu'un dysfonctionnement vertébral traumatique puisse très souvent être à l'origine d'un syndrome myofascial n'est pas encore un indice suffisant pour admettre l'existence du lien de causalité litigieux ou sa vraisemblance prépondérante. Les explications des docteurs B.________ et M.________ sont à cet égard trop sommaires et générales, d'autant plus qu'il ressort du rapport d'expertise, en particulier de l'anamnèse de l'assuré, que la santé de celui-ci se serait détériorée à la suite d'un traitement d'ostéopathie subi en septembre 2001. De plus, au vu de la longue période de latence (près d'une année) qui a précédé la rechute et l'incapacité de travail, on peut sérieusement douter que les troubles présentés par le recourant puissent être attribués à un traumatisme accidentel du type de celui subi par le recourant (voir RAMA 2000 n° U 359 p. 29). Retenant que l'accident ne pouvait être que la cause de l'état actuel du recourant, les médecins de la Clinique Y.________ ont tenu en réalité un raisonnement fondé sur le principe « post hoc, ergo propter hoc », lequel est impropre à établir un rapport de cause à effet entre un accident assuré et une atteinte à la santé (ATF 119 V 341 consid. 2b/bb; RAMA 1999 n° U 341 p. 408 consid. 3b). Le recourant doit ainsi supporter les conséquences de l'absence de preuve d'un rapport de causalité naturelle entre l'accident assuré et les atteintes à la santé qui ont été à l'origine de son incapacité de travail. Il en résulte que le jugement attaqué n'est pas critiquable et que le recours doit être rejeté.