Citation: 6B_1307/2020 E. 1.6.2

1.6.2. Dans le cas d'espèce, si l'intimé a demandé à la recourante de lui prodiguer une fellation, s'est déshabillé et a sorti son sexe, à deux reprises, devant elle, aucun élément de l'état de fait ne permet de retenir qu'il aurait cherché à séduire la recourante. Selon les constatations cantonales, qui lient le Tribunal fédéral à défaut de la démonstration de l'arbitraire (cf. art. 105 al. 1 LTF), c'est la recourante qui voulait entretenir des relations sexuelles avec l'intimé.C'est elle qui a insisté et mis la pression sur l'intimé pour lui prodiguer une fellation. De son côté, l'intimé n'avait aucun désir sexuel pour la recourante. Il a expliqué que s'il avait consenti à ce qu'elle lui prodigue une fellation, c'était pour qu'ensuite, elle le laisse tranquille, ce qu'il lui avait du reste dit. Il voyait donc uniquement dans la réalisation de cet acte d'ordre sexuel un moyen de mettre un terme à cette situation dans laquelle il se sentait pris au piège. L'on ne se trouve donc pas, ici, dans le cas où la victime consent ou prend l'initiative de l'acte d'ordre sexuel, non pas suite à l'exploitation du lien de dépendance, mais pour d'autres motifs. L'application de l'art. 193 CP n'est donc pas exclue pour ce motif. Au regard de ce qui précède, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en retenant qu'il existait un lien de dépendance entre la recourante et l'intimé au moment des faits reprochés (cf. consid. 1.4 supra) et que ce lien avait altéré le consentement de l'intimé à l'acte d'ordre sexuel.