Citation: 1P.694/2006 03.11.2006 E. 1

4.2 Dans son acte de recours au Tribunal fédéral, le recourant n'explique toutefois pas quels sont les éléments de nature à modifier la durée de la peine encourue et la raison pour laquelle ceux-ci auraient dû être pris en considération par la Chambre d'accusation. Le grief ne répond dès lors pas aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Cela étant, le recourant confond manifestement les conditions de maintien en détention préventive, soit l'existence d'indices suffisants de culpabilité (art. 5 par. 1 let. c CEDH), et les conditions auxquelles une condamnation peut être prononcée, soit l'absence de doutes sérieux quant à la culpabilité de l'accusé. 4.3 Pour le surplus, le recourant part de la fausse prémisse, selon laquelle la peine encourue aurait été estimée à 18 mois. En effet, il ressort du dossier qu'il a toujours été question d'une peine d'une durée de 18 mois "au moins". Par décision du 14 juillet 2006, le juge d'instruction a même considéré qu'elle était largement sous-évaluée. D'après les autorités cantonales, cette estimation prendrait du reste également en compte les éventuels acquittements qui pourront être prononcés sur la base du principe in dubio pro reo. Quoiqu'il en soit, le recourant ayant effectué environ seize mois de détention préventive, cette dernière est encore compatible avec le principe de la proportionnalité. Il est également tenu compte, dans cette appréciation, du fait que l'enquête est terminée et que l'audience de jugement sera selon toute vraisemblance rapidement fixée. Les autorités cantonales sont en tout cas invitées à tout mettre en oeuvre dans ce sens. Le grief doit par conséquent être rejeté.