Citation: 6B_1263/2018 E. 2.4.3

2.4.3. Selon le recourant, il n'est nullement démontré que les sommes d'argent trouvées à son domicile, correspondant à 59'570 fr. (30'230 fr. et 27'530 euros) proviennent du trafic de stupéfiants. Il persiste à déclarer qu'il aurait obtenu cet argent par la vente de couches-culottes, sans toutefois critiquer les motifs retenus par la cour cantonale pour écarter cette version des faits. Son procédé est largement appellatoire, partant irrecevable. En tout état, c'est en vain qu'il se fonde sur les déclarations de son épouse, laquelle ne fait que rapporter la version telle que décrite par le recourant et affirme ne pas connaître les personnes concernées par la vente de couches-culottes (PV d'audition 17 du 6 octobre 2016, p. 4). Le recourant appuie sa version des faits sur un " témoignage écrit des propriétaires de l'argent " figurant au dossier et reproche à la cour cantonale de ne pas avoir évoqué ni discuté cette pièce, ce en violation de son devoir de motivation. Pour seule référence, le recourant renvoie aux " pièces produites par le défenseur du recourant ", sans indication de numéro de pièce ou de date. Or, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de rechercher lui-même dans les pièces versées au dossier les éléments de fait pertinents à l'appui des manquements invoqués (arrêts 6B_974/2018 du 20 décembre 2018 consid. 3.4; 6B_1299/2017 du 10 avril 2018 consid. 1.1; 6B_663/2014 du 22 décembre 2017 consid. 17.2.3; 6B_28/2016 du 10 octobre 2016 consid. 5.3). Par ailleurs, alors que le jugement de première instance ne fait aucune référence à cette pièce, le recourant ne prétend ni n'établit avoir invoqué ce moyen de preuve devant la cour cantonale. En tout état, si ce document signé, comme il le prétend dans son recours, par C.________, D.________ et E.________, soi-disant " propriétaires de l'argent " confirme qu'ils " demandent l'argent en retour ", force est de constater que ce " témoignage écrit "entre en contraction avec la version soutenue jusqu'alors par le recourant. En effet, selon ce dernier, l'argent lui avait été remis par un dénommé F.________, lequel n'avait pas demandé la restitution du solde car d'autres transactions commerciales étaient envisagées. Cela étant, l'on ne voit pas en quoi le document était propre à modifier la décision entreprise. Par ailleurs, si les devis et la facture auxquels se réfère le recourant tendent à démontrer la livraison voire le projet d'autres transports de couches-culottes, ces pièces ne rendent pas insoutenable la constatation selon laquelle, l'argent saisi chez le recourant ne provenait pas d'un tel commerce. Il est rappelé que la perquisition du domicile du recourant a permis de saisir diverses coupures d'argent, sous différentes devises (CHF et EUR), réparties dans des chaussettes, dans une poche de peignoir, dans une armoire, dans une valise ainsi que dans une enveloppe (cf. inventaire de perquisition du 26 juin 2016, pce 35). Au vu de ce qui précède et compte tenu du contexte dans lequel les coupures d'argent ont été retrouvées (présence de drogue et matériel nécessaire à la vente), et faute d'explication plausible du recourant à cet égard, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir que cet argent ne provenait pas d'une avance de 50'000 USD (respectivement de 70'000 USD) pour le commerce de couches-culottes mais résultait de la vente de cocaïne. En définitive, la constatation selon laquelle la somme de 59'570 fr. retrouvée chez le recourant correspond au gain obtenu par le trafic de cocaïne est dénuée d'arbitraire.