Citation: 9C_440/2021 E. 4.1

4.1. Sur le plan médical d'abord, la juridiction cantonale est parvenue à la conclusion que le recourant avait toujours été capable d'exercer une activité adaptée, en se fondant sur le rapport des experts du CEMed, jugé probant et convaincant. Elle a notamment considéré à cet égard que la participation à la rédaction du rapport d'expertise de deux médecins dont les noms n'avaient pas été cités dans le mandat (en l'occurrence, les docteurs J.________, spécialiste en médecine physique et réhabilitation, et K.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie) ne violait pas les droits de participation de l'assuré (cf. art. 44 al. 2 LPGA), dans la mesure où, interpelé pendant la procédure cantonale, celui-ci n'avait fait valoir aucun motif de récusation envers les médecins prénommés. Elle a en outre rappelé la large autonomie de l'expert dans la conduite de son travail, en particulier en ce qui concerne l'intervention de tiers. Le tribunal cantonal a par ailleurs retenu que le fait que le rapport d'expertise avait été rendu antérieurement à l'introduction jurisprudentielle des indicateurs relatifs aux troubles somatoformes douloureux (cf. ATF 141 V 281) n'avait pas pour conséquence de lui ôter toute valeur. Un rapport complémentaire à ce propos avait en effet été produit et permettait une analyse des indicateurs conforme à la jurisprudence. Selon les premiers juges, il importait peu que ce complément fût signé seulement par l'expert psychiatre H.________, dès lors que la jurisprudence n'exigeait pas forcément une synthèse se fondant sur une discussion consensuelle de tous les médecins ayant participé à la réalisation de l'expertise. Par ailleurs, pour différents motifs exposés, l'expertise n'était pas mise en doute par les autres rapports médicaux figurant au dossier, en particulier ceux des docteurs D.________, B.________, L.________, spécialiste en chirurgie, et F.________. La juridiction cantonale a finalement constaté qu'aucune aggravation de l'état de santé depuis la réalisation de l'expertise du CEMed n'avait été démontrée.