Citation: P 15/03 26.03.2004 E. 4

4.1 Selon l'art. 5 al. 2 LAVS, le salaire déterminant soumis à cotisation comprend toute rémunération pour un travail dépendant, fourni pour un temps déterminé ou indéterminé; il comprend notamment les prestations en nature obtenues de l'employeur. A ce titre, l'art. 11 al. 1 RAVS prévoit un forfait de 30 fr. par jour pour la nourriture et le logement des personnes employées dans l'entreprise et du personnel de maison. Si l'employeur ne fournit qu'en partie la nourriture et le logement, un montant de 10 fr. par jour est pris en compte pour le logement au titre de prestation en nature soumise à cotisation (art. 11 al. 2 RAVS). 4.2 Se référant à la proposition en procédure faite par la caisse, la juridiction cantonale a jugé conforme au droit et à l'équité de tenir compte, au titre du loyer déterminant pour le calcul de la prestation complémentaire, d'un montant mensuel de 300 fr. correspondant au forfait pour le logement prévu à l'art. 10 al. 2 RAVS (30 x 10 fr.). Ce point de vue ne saurait être partagé. Si la réglementation des prestations complémentaires à l'AVS/AI renvoie parfois aux prescriptions valables pour l'assurance-vieillesse et survivants en ce qui concerne la fixation de certains montants déterminants pour le calcul de la prestation complémentaire (cf. art. 11 al. 1 OPC-AVS/AI relatif à l'évaluation du revenu en nature au sens de l'art. 3c al. 1 let. a LPC), on ne saurait, à l'aide d'une application par analogie de la réglementation de l'AVS, procéder au calcul de la prestation complémentaire en tenant compte de dépenses non reconnues par la législation en matière de prestations complémentaires à l'AVS/AI. Cela étant, la juridiction cantonale n'était pas en droit de prendre en compte, dans le calcul de la prestation complémentaire un montant mensuel de 300 fr. au titre du loyer.