Citation: 1B_232/2013 E. 2

Vu la nature de la contestation, le présent recours doit être traité comme un recours en matière pénale au sens des art. 78 ss LTF, de sorte que le recours constitutionnel subsidiaire est irrecevable (cf. art. 113 LTF). La recourante se réfère en outre à tort à l'art. 94 LTF. Cette disposition vise en effet l'absence de toute décision ou le retard à statuer dont se serait rendue coupable l'autorité de dernière instance cantonale, mais elle ne s'applique pas lorsque, comme en l'espèce, celle-ci a rendu une décision (cf. BERNARD CORBOZ, Commentaire de la LTF, 2009, n. 12 ad art. 94 LTF, p. 917). L'arrêt attaqué statue sur le recours formé par A.________ contre le refus du Ministère public de verser au dossier de la procédure des photographies prises par les Hôpitaux Universitaires de Genève lors d'un examen gynécologique pratiqué sur la recourante le 10 février 2004. Il ne met pas fin à la procédure pénale dirigée contre le père de la recourante et revêt un caractère incident. Le fait que, dans le cadre de la procédure de recours, la cour cantonale aurait violé le droit d'être entendue de la recourante en refusant de lui donner l'occasion de se déterminer sur le recours déposé par son père au motif peut-être erroné qu'elle n'était pas partie à la procédure ne change rien au caractère incident de la décision en question (arrêt 1B_128/2011 du 19 mai 2011 consid. 2.1). Dans la mesure où elle n'entre pas dans le champ d'application de l'art. 92 LTF, cette décision ne peut faire l'objet d'un recours au Tribunal fédéral que si elle peut causer à la recourante un préjudice irréparable (art. 93 al. 1 let. a LTF), par quoi on entend un dommage de nature juridique qui ne peut pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision favorable à celle-là (ATF 137 IV 172 consid. 2.1 p. 173), ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (art. 93 al. 1 let. b LTF). En l'espèce, la recourante n'expose pas en quoi l'arrêt attaqué lui causerait un dommage irréparable et l'on ne voit pas en quoi elle en subirait effectivement un. Dans l'arrêt rendu ce même jour sur recours du père de la recourante (cause 1B_228/2013), l'existence d'un tel préjudice a été écartée au motif que le prévenu reste libre de réitérer dans la suite de la procédure sa demande tendant à verser au dossier de la cause les photographies litigieuses s'il n'entend pas les déposer lui-même. Elle peut enfin solliciter en tout temps une décision sur sa qualité de partie civile à la procédure. Enfin, l'admission du recours ne conduirait pas plus à une décision finale immédiate. Aucune des deux conditions alternatives auxquelles une décision préjudicielle ou incidente peut être contestée en vertu de l'art. 93 al. 1 LTF n'est ainsi réalisée. L'arrêt attaqué ne peut donc pas faire l'objet d'un recours immédiat au Tribunal fédéral.