Citation: 8C_96/2021 E. 4.3.2

4.3.2. La recourante reproche ensuite à la juridiction cantonale de ne pas avoir tenu compte des avis médicaux contradictoires. Sur ce point, force est d'admettre que les premiers juges n'ont pas procédé à une appréciation des preuves formelle, c'est-à-dire en confrontant les conclusions médicales divergentes les unes avec les autres. Toutefois, l'appréciation des preuves opérée par la cour cantonale ne s'avère pas arbitraire dans son résultat, comme on va le voir. 4.3.2.1. Contrairement à l'allégation de la recourante, le docteur D.________, spécialiste FMH en médecine interne générale, n'a pas indiqué dans son rapport du 6 juillet 2018 qu'une activité adaptée serait uniquement envisageable à temps partiel. Il a seulement relevé qu'une telle activité ne pouvait pas d'emblée être exercée à plein temps. Or, dans la mesure où ce praticien n'explique pas pour quel motif un temps d'adaptation serait indispensable pour que la recourante puisse exercer une activité adaptée ne nécessitant pas de manière accrue la sollicitation de la cheville gauche (cf. consid. 4.1 supra), c'est sans arbitraire que la cour cantonale n'a pas tenu compte de cette remarque. S'agissant de la détermination du 21 janvier 2019 du docteur D.________, produite en cours de procédure cantonale, dans laquelle il atteste désormais une incapacité de travail totale dans toute activité, force est de constater que ses conclusions n'emportent pas la conviction. Outre le fait qu'il est admis de jurisprudence constante que le médecin traitant est généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 135 V 465 consid. 4.5; 125 V 351 consid. 3a/cc), on relèvera qu'il s'est essentiellement fondé sur les douleurs de la recourante et n'a pas mis en évidence un élément objectif nouveau par rapport à l'examen final du médecin d'arrondissement de la CNA. 4.3.2.2. Quant au rapport du 4 septembre 2019 du Prof. E.________ et de la doctoresse F.________, respectivement médecin chef et médecin associée au Département de l'appareil locomoteur du Service d'orthopédie et traumatologie de l'Hôpital G.________, duquel il ressort que la recourante n'est plus en mesure d'exercer son ancien métier il n'est pas pertinent pour la question litigieuse. En effet, le droit à une rente d'invalidité présuppose une diminution totale ou partielle des possibilités de gain de la personne assurée sur le marché du travail équilibré qu'entre en considération (art. 7 al. 1 et 8 al. 1 LPGA). Or, comme on l'a vu, les premiers juges ont constaté que la recourante avait une capacité de travail résiduelle de 100 % dans une activité adaptée (cf. consid. 4.3.1 supra). C'est aussi en conformité avec le droit fédéral qu'ils ont évalué l'existence d'une invalidité potentielle en tenant compte de toutes les possibilités de gain de la recourante sur un marché de travail équilibré.