Citation: 6P.56/2003 26.06.2003 E. 3

3.1 Se plaignant d'arbitraire, la recourante reproche à la cour cantonale de l'avoir condamnée pour calomnie (art. 174 CP) en raison de faits non contenus dans la plainte. Il résulte de l'arrêt attaqué que, dans sa plainte, l'intimée s'est principalement, mais non exclusivement, prévalue de la critique de ses qualités professionnelles, que l'article incriminé était donc visé dans son intégralité et que le Ministère public pouvait par conséquent retenir, ainsi qu'il l'avait expressément fait, les passages relevant de la calomnie. L'appréciation de la cour cantonale n'est pas arbitraire. En effet, dans sa plainte déposée contre les personnes responsables de la rédaction et de la publication de l'article paru dans l'édition du journal du 11 janvier 2002, l'intimée a bien retranscrit certains passages de l'article précité en se prévalant toutefois notamment, et non pas uniquement, des critiques relatives à ses qualités professionnelles. Le grief de la recourante est par conséquent infondé. 3.2 Alléguant que les accusations à l'encontre de l'intimée sont vraies, la recourante fait grief à la cour cantonale de ne pas avoir retenu la diffamation au lieu de la calomnie et de ne pas l'avoir autorisée à faire admettre les preuves libératoires. A ce titre, elle cite plusieurs passages extraits de la correspondance échangée entre la plaignante et la société B.________. En l'espèce, l'argumentation de la recourante revient à critiquer l'interprétation et l'application de l'art. 174 CP faite par la cour cantonale. Or, la question de savoir quelle disposition pénale s'applique relève du droit fédéral et ne saurait être invoquée dans un recours de droit public lorsque la voie du pourvoi en nullité est ouverte (art. 84 al. 2 OJ et 269 al. 1 PPF). Tel est le cas ici et la recourante a par ailleurs déposé en parallèle un pourvoi en nullité dans lequel elle se prévaut d'une violation de l'art. 174 CP. Au surplus, la recourante indique uniquement que la cour cantonale a fait preuve d'arbitraire dans la constatation des faits pertinents, ce qui ne satisfait manifestement aux exigences de motivation posées par l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Les griefs de la recourante sont par conséquent irrecevables.