Citation: 4A_649/2011 E. 3.2.4

3.2.4. Il a été retenu que l'acceptation du recourant et de B.________ a été envoyée à l'intimée par un pli portant la date du 20 septembre 2008. Cette acceptation, écrite cinq jours après l'expiration du délai de validité de l'offre - délai que l'intimée a explicitement refusé de prolonger par courrier du 10 septembre 2008 - est manifestement tardive. Le recourant n'a pas prouvé, alors que la charge lui en aurait incombé (cf. SCHMIDLIN, op. cit., n° 28 ad art. 5 CO), que la date portée sur la déclaration d'acceptation serait inexacte et que l'acceptation serait parvenue à temps (i.e. jusqu'au 15 septembre 2008) en mains de la banque. Le recourant prétend toutefois que la banque, si elle n'entendait pas être liée par son offre de transaction, se devait de réagir en informant les destinataires de l'offre que leur acceptation était tardive. Il n'en est rien. Ce n'est que si l'acceptation d'une offre avec fixation d'un délai pour accepter a été envoyée à temps, mais est parvenue trop tard chez le pollicitant que ce dernier a le devoir de réagir rapidement pour n'être pas lié par le contrat ( SCHMIDLIN, op. cit., n° 87 ad art. 3 CO; EUGEN BUCHER, Basler Kommentar, Obligationenrecht I, 5e éd., 2011, n° 22 ad art. 5 CO). Or, dans le cas présent, l'acceptation, ainsi qu'on l'a vu, n'a pas été envoyée à temps.