Citation: I 784/04 20.06.2005 E. A

S.________, née en 1968, travaillait comme ouvrière pour le compte de X.________ SA, lorsqu'elle a donné son congé pour le 31 janvier 1997. Depuis lors, elle n'a plus exercé d'activité lucrative. Le 20 août 1998, elle a présenté une demande tendant à l'octroi d'une rente de l'assurance-invalidité. Elle alléguait souffrir de dorsalgies et de céphalées, ainsi que d'un état dépressif. Après avoir requis différents renseignements médicaux, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après : l'office AI) a confié au docteur E.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, la réalisation d'une expertise. Dans son rapport établi le 1er septembre 2000, l'expert a retenu, avec la collaboration de la psychologue C.________, les diagnostics d'état dépressif majeur d'intensité moyenne chronique et de trouble de somatisation léger à moyen. Ces affections ne justifiaient qu'une diminution de la capacité de travail de l'ordre de 50 à 60 %. Par ailleurs, le traitement psychiatrique suivi par l'assurée était certainement inadapté et une réévaluation de son traitement pharmacologique ne pouvait que contribuer à l'amélioration de son trouble à moyen terme. Dans un projet d'acceptation de rente du 31 mai 2001, l'office AI a informé l'assurée de son intention de lui octroyer une demi-rente d'invalidité fondée sur un degré d'incapacité de gain de 50 %. S.________ s'est opposée à ce projet et a produit un rapport médical du 22 juin 2001 des docteurs L.________ et G.________, médecins au Centre Y.________. Selon eux, l'assurée souffrait d'un trouble dépressif persistant de degré sévère et présentait pour une durée indéterminée une incapacité de travail totale. Par décision du 18 septembre 2001, l'office AI a accordé à l'assurée une demi-rente d'invalidité à partir du 1er septembre 1998.