Citation: 4A_323/2021 E. 6.2

6.2. Les demandeurs ont aussi dénoncé une violation de leur droit à la réplique. L'expression ne saurait instiller le doute: la première instance a bel et bien ordonné un second échange d'écritures qui a conduit les demandeurs à déposer une réplique. Cela étant, la cour d'appel a admis qu'ils avaient été privés indûment du droit de se déterminer à propos d'un courrier rédigé par les parties adverses le 9 février 2017: elles s'y prononçaient sur la liste des témoins déposée et invitaient le juge à trancher l'une ou l'autre question préliminaire plutôt que d'entreprendre une instruction longue et coûteuse. L'autorité d'appel a constaté la violation du droit d'être entendu mais a expliqué de façon circonstanciée et convaincante qu'il n'y avait pas matière à annuler le premier jugement. Il suffira de renvoyer à ces considérants (arrêt, p. 27-28) pour conclure à l'inanité du grief. En particulier, les demandeurs ne contestent pas de façon convaincante que la Cour de justice a efficacement réparé le vice, si tant est que leur mince motivation à ce sujet soit recevable. Techniquement, les juges d'appel étaient bel et bien en droit de considérer que les arguments brandis par les demandeurs étaient impropres à modifier la décision de renoncer à des investigations supplémentaires et de clôturer l'instruction.