Citation: 1D_8/2019 E. 2.6

2.6. En l'espèce, il s'agit du temps que le recourant a passé en Suisse dans l'intervalle du 2 - ou 9 - septembre 2011 (date de son arrivée en Suisse) et le 8 juin 2016, jour de ses vingt ans révolus. La période allant du 9 juin 2016 au 7 juin 2017 ne peut être prise en compte car le recourant est dans sa 21ème année. S'il avait voulu prendre en considération la période allant du 8 juin 2006 au 7 juin 2017, le législateur fédéral aurait écrit "entre dix ans révolus et avant les vingt-et-un ans révolus". Par conséquent, entre le 2 - ou 9 - septembre 2011 et le 8 juin 2016, le recourant a résidé en Suisse environ quatre ans et neuf mois, ce qui, doublé en application de l'art. 15 al. 2 aLN, donne neuf ans et demi environ. Entre le 9 juin 2016 et le 20 - voire même 31 - décembre 2017, il a vécu dans ce pays un an et presque sept mois. Il a dès lors résidé en Suisse presque onze ans et un mois, ce qui est inférieur aux douze ans requis par l'art. 15 al. 1 aLN. Pour le reste, les arguments du recourant relatifs à l'art. 38 Cst. et à l'art. 210 de la Constitution du canton de Genève du 14 octobre 2012 (Cst-GE; RS/GE A 2 00), en particulier ceux concernant le grand intérêt de la naturalisation d'enfants d'étrangers (Message du Conseil fédéral relatif à un projet de loi sur l'acquisition et la perte de la nationalité suisse du 9 août 1951, FF 1951 II 665 ss, 676 et 692) et une prétendue incompatibilité entre une interprétation qui empêche la naturalisation du candidat et la finalité de facilitation de la naturalisation découlant de l'art. 210 Cst-GE ne sont pas de nature à modifier les limites d'âge fixées par l'art. 15 al. 2 aLN. La période fixée par l'art. 15 al. 2 aLN résulte d'un choix du législateur fédéral, qui ne viole au demeurant aucune norme de droit supérieur et qui ne saurait consacrer une solution matériellement injuste.