Citation: 5A_548/2017 E. 1

Par jugement du 14 août 2015, le Tribunal de première instance du canton de Genève (ci-après: Tribunal) a, notamment, autorisé les conjoints à vivre séparés, accordé à l'épouse la jouissance exclusive du domicile conjugal et du mobilier le garnissant, attribué la garde des enfants à la mère et réservé le droit aux relations personnelles du père. Le Tribunal a en outre condamné le mari à verser mensuellement en faveur de l'épouse une contribution d'entretien de 12'620 fr. par mois, en sus des frais liés à la villa conjugale (intérêts hypothécaires, frais de copropriété, frais des Services industriels genevois [SIG] et frais d'entretien courant tels que les coûts pour le jardin et la piscine), ainsi que des pensions de 1'170 fr. pour C.________, 3'080 fr. pour D.________ et 1'220 fr. pour E.________, en plus de leurs frais d'école. L'épouse s'est par ailleurs vu allouer une provisio ad litem de 10'000 fr. A.c. Statuant sur l'appel de chacune des parties par arrêt du 18 mars 2016, la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: Cour de justice) a fixé les contributions d'entretien mensuelles à 10'000 fr. pour l'épouse, 2'000 fr. pour C.________, 2'400 fr. pour D.________ et 1'950 fr. pour E.________, dès le 17 décembre 2014. Cette autorité a en outre constaté que le mari avait versé la somme totale de 72'036 fr. 35 à titre de contributions d'entretien entre le 17 décembre 2014 et le 30 novembre 2015. Le jugement attaqué a été confirmé pour le surplus et les parties déboutées de toutes autres conclusions. A.d. Saisi d'un recours en matière civile de l'épouse, le Tribunal fédéral a, par arrêt du 7 février 2017 (5A_315/2016), partiellement admis le recours, annulé l'arrêt attaqué concernant le calcul de la charge fiscale de la recourante ainsi que le montant des arriérés de contributions versés par le mari, et renvoyé la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision sur ces points. Le Tribunal fédéral a estimé que l'autorité cantonale avait violé le droit d'être entendue de l'épouse en omettant d'examiner les critiques qu'elle avait formulées en appel s'agissant de l'absence de prise en considération, dans le calcul de sa charge fiscale, des frais d'entretien de la villa, de la valeur locative y relative et des frais d'entretien des enfants, sans exposer les raisons pour lesquelles elle n'en avait pas tenu compte. Il a de plus jugé qu'il était insoutenable d'imputer sur les contributions d'entretien dues à partir du 17 décembre 2014 les frais de répétiteur des enfants pris en charge par le débirentier antérieurement à cette date, étant toutefois précisé qu'il convenait de déterminer si certains de ces frais avaient été payés entre le 17 et le 31 décembre 2014.