Citation: I 766/06 03.08.2007 E. 4

L'intéressé reproche aux premiers juges d'avoir statué sur son cas en ne se fondant que sur le rapport du docteur E.________, dont il conteste la valeur probante, et d'avoir conclu à l'absence d'affections ayant une influence déterminante sur sa capacité de travail, sans même avoir requis l'avis d'un expert pour éclaircir la situation médicale. Dès lors qu'il se contente de critiquer le contenu du rapport d'expertise et de faire implicitement grief à la juridiction cantonale d'avoir arbitrairement apprécié les preuves, il s'agit d'une question de fait que le Tribunal fédéral revoit avec un pouvoir d'examen restreint. A cet égard, l'argumentation du recourant ne met en évidence aucune irrégularité qu'auraient commise les premiers juges lors de la constatation des faits. Contrairement à ce que semble croire l'intéressé, la juridiction de première instance ne s'est pas référée à l'opinion du docteur E.________ pour asseoir sa conviction sur le plan somatique. Par appréciation anticipée des preuves, elle a en effet simplement estimé que les informations médicales récoltées par l'office intimé, dont elle a fait un relevé rigoureux et exhaustif sur lequel il n'y a pas lieu de revenir, étaient suffisamment claires et concordantes pour qu'il ne soit pas nécessaire de mettre en oeuvre une expertise complémentaire. Elle en a conclu que le recourant était apte à exercer une activité adaptée, sans port de charges, ni contact avec la poussière, à plein temps et sans diminution de rendement. Ce point n'est d'ailleurs en aucune façon contesté. On précisera en outre que l'intervention du docteur E.________ n'a été requise que pour déterminer si l'absence de corrélation entre le substrat organique objectif et les plaintes de l'intéressé, ainsi que la «sinistrose» évoquée, avaient une origine psychiatrique. Il va dès lors de soi que l'on ne saurait reprocher à l'expert d'éventuelles imprécisions relatives à telle ou telle atteinte somatique ou de s'appuyer sur des observations différentes de celles des autres médecins consultés, les spécialités de ces praticiens n'étant pas les mêmes. Les critiques émises à l'encontre du rapport du docteur E.________ allant dans ce sens tombent ainsi à faux. Quant aux autres arguments avancés, ils ne sont pas plus fondés. Il ne suffit effectivement pas d'affirmer que l'expert a outrepassé son domaine de compétences en constatant que «[le recourant pouvait] rester assis, se déplacer, écrire de la main droite, enlever son pull, sa veste et se rhabiller sans difficultés apparentes», alors que celui-ci prétendait le contraire, dans la mesure où le rôle de l'expert psychiatre consiste justement à relever ce genre de contradictions pour analyser, de manière fort précise et argumentée en l'occurrence, la crédibilité, la systématique et la typicité des doléances qu'il reçoit. Il en va de même des griefs relatifs à l'aspect strictement psychiatrique du cas qui sont principalement constitués d'affirmations mal ou pas du tout motivées. Prétendre notamment que l'examen de la vie quotidienne de l'intéressé suffit à se convaincre d'une atteinte psychique irréversible, cristallisée et qu'un effort de volonté ne saurait inverser ne contredit pas l'avis du docteur E.________. Comme l'ont relevé les premiers juges, celui-ci a procédé à des examens, un entretien et des observations riches en enseignements, dont l'analyse a conduit à des conclusions convaincantes, desquelles ressort une tendance marquée à la majoration de plaintes diffuses et une probable évolution vers une «sinistrose» ou névrose de rente. Le seul diagnostic des docteurs L.________ et M.________, dont la psychiatrie n'est pas la spécialité, ne saurait en outre mettre en doute lesdites conclusions. Le recours est donc en tous points mal fondé.