Citation: 6B_653/2021 E. 1.5.3

1.5.3. Le recourant relève tout d'abord que l'analyse comptable des flux financiers au sein des comptes actionnaires de F.________ SA ferait apparaître in fine un solde positif en faveur du recourant et à charge de la société faillie F.________ SA. En outre, peu avant la faillite de la société, il aurait encore tenté de sauver la société en procédant à des investissements, à fond perdu, à hauteur de plusieurs dizaines de milliers de francs. Ayant donc également subi des pertes importantes, le recourant ne se serait pas enrichi. En l'espèce, le recourant semble d'une part perdre de vue que le dessein d'enrichissement illégitime prévu à l'art. 146 CP est un élément constitutif subjectif qui n'a pas à être réalisé sur le plan objectif. D'autre part, les investissements opérés par le recourant au début de l'année 2017, dont les fonds ont d'ailleurs été obtenus sur la base de fausses fiches de salaire établies au nom de la société, sont intervenus bien après l'obtention du dernier prêt de 60'000 fr. consenti par l'intimée et à un moment où celle-ci ne souhaitait plus prêter de l'argent au recourant (cf. jugement entrepris, p. 7). Partant, l'on ne discerne pas en quoi le moyen soulevé par le recourant serait pertinent pour dénier la réalisation du dessein d'enrichissement illégitime, au regard de cette chronologie. Mal fondé, ce grief doit être rejeté.