Citation: K 152/00 17.07.2001 E. 5

5.- On doit convenir avec les recourants que le moment à partir duquel l'état de santé de l'assurée s'est notablement péjoré a fait l'objet d'indications divergentes de la part des médecins concernés : alors que le docteur B.________ fait remonter cette aggravation au mois de mars 1998, la doctoresse C.________ la fixe dans le courant du mois de novembre 1997; quant à la doctoresse D.________, elle relève une exacerbation des douleurs dans les premiers mois de l'année 1998. Par ailleurs, le dossier ne contient pas d'autre élément pour qu'on puisse se convaincre de la date de l'aggravation des lombalgies. Ce point souffre toutefois de rester indécis car la solution des premiers juges doit de toute façon être suivie que l'état de santé de l'assurée se soit déjà aggravé au mois de novembre 1997 ou plus tard. De son propre aveu, S.________ a en effet reconnu qu'elle ressentait des douleurs dorsales depuis au moins quatre ans. Au regard de la durée sur laquelle se sont étendues ces douleurs, elle ne pouvait, de bonne foi, les assimiler à des indispositions sporadiques et sans importance (pour comp. ATF 106 V 173 consid. 3). Le fait qu'elle ait pu apparemment travailler comme femme de ménage et lingère - métier physiquement contraignant - sans subir d'incapacité de travail, ni consulter de médecin en raison de maux de dos ne la dispensait donc pas de renseigner la caisse sur l'existence de ces douleurs, quand bien même ceux-ci n'avait pas encore fait l'objet d'un diagnostic. Un candidat à l'assurance doit mentionner même des troubles de peu d'importance s'ils éveillent des soupçons et permettent de supposer qu'ils sont les symptômes d'une maladie qui commence peut-être à se manifester (RAMA 1989 no 825 p. 405). Or, compte tenu du caractère chronique et durable de son mal au dos, elle pouvait, sinon supposer la présence d'une future maladie, du moins se rendre compte que ce fait tombait sous le coup des questions posées au sujet de son état de santé.