Citation: 6B_31/2024 E. 4

Le recourant critique sa condamnation pour incendie intentionnel (art. 221 al. 1 CP). Relevant que le rapport de police du 21 octobre 2021 n'excluait pas totalement l'hypothèse d'une négligence, il avance qu'il serait arbitraire de prendre en considération son comportement après les faits et taxe de " pure spéculation " les éléments à charge. De tels développements, qui se résument à discréditer forfaitairement la motivation détaillée de la décision entreprise, n'ont pas leur place dans un recours en matière pénale (v. supra consid. 1). On peut se limiter, en renvoyant pour le surplus à l'arrêt entrepris (consid. 4.2) et au jugement de première instance (consid. 5.4.2), à relever qu'il n'y a rien d'insoutenable à conclure que celui qui, seul dans sa cellule, parvient à bouter le feu à un matelas précisément destiné à parer à ce risque, sur lequel des matériaux combustibles indéterminés ont été retrouvés à l'endroit du départ de feu, ne peut sérieusement contester son intention de causer un incendie et d'avoir ainsi tout au moins accepté de porter préjudice à autrui et de faire naître un danger collectif. Que le recourant n'ait pas souhaité mettre sa propre vie en danger n'y change rien.