Citation: 7B_1149/2024 E. 3.2

3.2. En l'occurrence, la cour cantonale a uniquement examiné la condition du besoin d'être assisté par un conseil juridique gratuit et a considéré que celle-ci n'était pas remplie. C'est pourquoi elle a refusé d'accorder l'assistance judiciaire au recourant. Elle a en effet estimé que les faits de la cause étaient simples; elle a souligné à cet égard que, lors de sa première audition, le recourant avait pu les évoquer sans avocat en présence d'un interprète. Elle s'est également fondée sur cette constatation pour considérer que la barrière de la langue n'imposait pas la désignation d'un conseil juridique gratuit. Selon elle, l'envergue de la procédure n'avait aucune conséquence à ces égards: seule une infime partie des 38 classeurs constituant la procédure concernait le recourant. Elle a encore considéré que le calcul du prétendu dommage allégué par le recourant était simple. Elle a en outre relevé que le recourant avait bénéficié de l'assistance d'une avocate de choix en sa qualité de prévenu; celle-ci avait pu lui expliquer les tenants et les aboutissants de la procédure également sous l'angle de sa qualité de partie plaignante. Finalement, elle a estimé que le principe de l'égalité des armes ne saurait s'appliquer en l'espèce, dès lors que la situation du recourant, partie plaignante, n'était nullement comparable à celle du prévenu.