Citation: 2C_204/2024 E. 1.2

1.2. Dans son écriture, le Secrétariat aux migrations ne conclut expressément qu'à l'annulation de l'arrêt attaqué, bien que l'autorité précédente ait ordonné la libération de l'intimé et que la période pour laquelle le Service de la population avait demandé la détention ait pris fin le 29 mars 2024. Compte tenu du caractère réformateur du recours en matière de droit public (art. 107 al. 2 LTF) - qui a déjà été rappelé à de très nombreuses reprises au Secrétariat aux migrations (cf. arrêt 2C_576/2018 du 16 novembre 2018 consid. 1.2.3.1 et les arrêts cités) -, de telles conclusions purement cassatoires sont en principe irrecevables, dans la mesure où la partie recourante ne veut pas, comme en l'espèce, simplement supprimer une décision (cf. ATF 137 II 313 consid. 1.3; 134 III 379 consid. 1.3; 133 III 489 consid. 3.1). Les conclusions du recours doivent toutefois être interprétées de bonne foi en tenant compte de la motivation du mémoire (cf. ATF 137 II 313 consid. 1.3; 133 II 409 consid. 1.4.1). Il en ressort que le recours peut être compris comme visant à obtenir la confirmation de la détention en vue de l'exécution du renvoi pour une durée de six semaines, étant entendu qu'en cas d'admission du recours, la détention déjà subie devra en être déduite.