Citation: H 21/02 24.05.2002 E. 2

2.- a) En l'espèce, les demandeurs en révision font tout d'abord grief à la cour de céans de n'avoir pas retenu l'existence d'un contrat de prêt les liant. Ils relèvent en particulier qu'un procès-verbal d'une séance de A.________ SA, du 24 novembre 1990, paraît avoir été ignoré. Dans son arrêt du 22 novembre 2001, la cour de céans n'a pas nié ou méconnu l'existence d'un prêt. Elle a, au contraire, admis que l'abandon par A.________ SA de sa créance en remboursement des sommes prêtées constituait, à côté du salaire mensuel de 2500 fr., une contre-prestation du travail fourni par B.________ soumise à la perception de cotisations AVS-AI-APG-AC. Les demandeurs en révision ne peuvent dès lors rien déduire en leur faveur, dans ce contexte, de la pièce à laquelle ils se réfèrent. Il convient, au demeurant, de relever que la qualification des rapports entre les parties comme un prêt ressortit aux questions de droit et non de fait et ne peut, en conséquence, motiver une demande de révision d'un arrêt de la cour de céans (cf. supra, consid. 1). b) Dans un second moyen, A.________, Transports internationaux SA et B.________ arguent que la cour de céans n'a, à tort, pas tenu compte du remboursement partiel de la dette du second à la première nommée, intervenue le 14 juin 1999, par cession d'une police d'assurance-vie, représentant une valeur de rachat de 29 000 fr. Ils relèvent que cette cession, stipulée postérieurement à l'échéance du délai de recours contre les décisions de la caisse n'a pu être invoquée en instance cantonale et que la cour de céans ne pouvait, partant, faire abstraction des faits allégués en relation avec cet acte juridique, en raison de leur tardiveté. Il ressort toutefois du dossier cantonal qu'ensuite de la réponse de la caisse sur le recours de A.________, Transports internationaux SA et B.________, ces derniers ont été invités par l'autorité judiciaire cantonale, dans le cadre d'un second échange d'écritures, à déposer des contre-observations (lettre du 5 juillet 1999). Les intéressés ont donné suite à cette invitation, par lettre du 13 juillet 1999, soit postérieurement à la cession, sans toutefois en faire mention ni produire l'acte de cession daté du 14 juin 1999. Il s'ensuit que le refus de la cour de céans de tenir compte de cette circonstance de fait ne procède pas d'une inadvertance au sens de l'art. 136 let. d OJ, mais de l'application des règles de procédures topiques et des principes que la jurisprudence en a déduits (art. 105 al. 2 OJ; ATF 121 II 99 consid. 1c, 120 V 485 consid. 1b et les références).