Citation: 7B_150/2022 E. 4.5.2

4.5.2. Le recourant prétend ensuite qu'il n'aurait pas agi "sans scrupules"; son comportement relèverait tout au plus de la négligence. Il résulte du jugement de première instance, auquel les juges cantonaux ont renvoyé (cf. art. 82 al. 4 CPP), que le recourant connaissait la route empruntée et savait qu'elle était bordée par des barrières rendant le croisement difficile; il était presque impossible pour un piéton de s'échapper sur les côtés. Le recourant savait en outre qu'il allait rencontrer des piétons puisqu'il les avait remarqués auparavant. Enfin, il roulait avec une remorque, ce qui augmentait le danger en cas de croisement et créait un risque supplémentaire d'instabilité, notamment en cas de freinage. Malgré cela, le recourant n'avait pas adapté son comportement au danger se trouvant sur la route. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique. Outre les éléments mis en exergue par les autorités cantonales et rapportés ci-dessus, il résulte des faits établis par celles-ci que le recourant circulait à vive allure, que des enfants se trouvaient sur la route et qu'à l'approche du véhicule, les adultes présents lui avaient en vain fait signe de réduire sa vitesse. En ne diminuant pas la vitesse de son véhicule, voire en ne s'arrêtant pas à la hauteur des piétons qui se trouvaient de part et d'autre de la chaussée, le recourant n'a pas adapté sa vitesse aux circonstances (art. 32 al. 1 LCR); bien plus, il n'a pas adapté sa conduite à la présence d'enfants qui impliquait une prudence particulière de sa part (art. 26 al. 2 LCR; cf. pour le surplus consid. 4.3 supra). Dans ce cas de figure, le recourant ne pouvait pas escompter que l'enfant D.B.________ qui cheminait sur la chaussée et n'était pas accompagné par un adulte qui l'aurait tenu de manière reconnaissable - par la main ou d'une autre manière - adopterait un comportement correct à son approche (cf. ATF 129 IV 282 consid. 2.2 et 3.2). Autrement dit, dans la configuration en cause, le recourant ne pouvait pas s'attendre à ce que le résultat - en l'occurrence la mort de l'enfant entraînée par un choc avec son véhicule - ne se produise pas. Le fait que le recourant soit parvenu à freiner à temps n'est pas pertinent à cet égard, dans la mesure où c'est la réaction du père de l'enfant qui, selon les constatations cantonales, a évité l'accident. À cela s'ajoute qu'il n'est pas exclu qu'un motif futile ait motivé le recourant dans le cas d'espèce; selon les constatations cantonales, immédiatement après l'incident, l'intéressé avait en effet crié aux promeneurs qu'il était "chez lui". Au vu de ces éléments, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en considérant que le recourant avait fait preuve d'absence de scrupules en maintenant la vive allure de son véhicule sans en modérer la vitesse, qui plus est alors que des piétons lui enjoignaient par signe de le faire et que des enfants en bas âge marchaient sur la route. Pour le surplus, le recourant ne présente pas une motivation propre à contester l'intention (cf. art. 42 al. 2 LTF).