Citation: 4A_532/2017 E. A

A.a. Le 6 juin 2005, l'entreprise de construction A.________ SA et le ressortissant néerlandais B.________ ont conclu un «contrat de construction» par lequel la première se chargeait d'effectuer une étude, puis d'édifier un chalet et un garage sur la parcelle dont le second était propriétaire dans la commune de... (VD). La société précitée pouvait choisir les entreprises et fournisseurs nécessaires à l'exécution du contrat. Les parties ont convenu d'un prix «forfaitaire» de 1'084'000 fr., TVA incluse. La liste des prestations comprises dans ce prix figurait dans un descriptif de construction s'étendant sur plus d'une vingtaine de pages, qui était annexé au contrat. Ce dernier énonçait par ailleurs une liste de travaux et frais hors forfait devisés à 60'251 fr., dont 37'651 fr. pour différents travaux de «viabilité» (voies d'accès, branchements d'eau, électricité, égouts et terrassements) et 22'600 fr. pour des taxes et frais divers. L'article IV.D du contrat de construction avait la teneur suivante: « Réception de l'ouvrage Dès l'achèvement des travaux prévus au contrat, et avant toute occupation, le constructeur proposera au client la date de visite de réception de la construction puis une seconde date pour la remise des clés. Par la réception des clefs, le client reconnaît l'ouvrage en ordre et conforme au contrat et à ses désirs. En cas de réserves, la remise des clés sera reportée jusqu'à la levée de celles-ci.» Les parties ont fait élection de for à... (VS), où se trouvait le siège de l'entreprise de construction; elles ont déclaré applicable le droit de ce for. A.b. Le 28 juillet 2005, l'entreprise de construction a adjugé à la société X.________ SA des travaux de terrassement, maçonnerie et béton pour le chalet (128'000 fr., TVA comprise) et le garage (58'000 fr.). Cette adjudicataire a réalisé certains travaux qui étaient compris dans le prix forfaitaire du contrat de construction. A.c. A la fin de l'année 2006, une entreprise de menuiserie sous-traitante a remis les clés de l'ouvrage à B.________ après avoir posé les serrures. Le prénommé (ci-après: le maître de l'ouvrage) a entreposé du mobilier provenant de son appartement vendu, en le stockant essentiellement dans le garage. Le 11 décembre 2006, la commune de... (VD) a constaté que les travaux réalisés dans le chalet étaient conformes aux plans mis à l'enquête. Le 6 mars 2007, le maître de l'ouvrage et un représentant de l'entreprise de construction, soit le directeur des travaux R1.________, se sont rencontrés dans le chalet. Le lendemain, le directeur a adressé au maître un courriel contenant une liste des travaux de finalisation et de retouches à entreprendre, en le priant de la contrôler et de la lui renvoyer afin qu'il puisse contacter les sous-traitants concernés. Réagissant par courriel du 9 mars 2007, le maître a fait état «encore une fois» de nombreuses malfaçons qu'il a énoncées dans une liste détaillant les problèmes pièce par pièce. A.d. En mai 2007, la sous-traitante X.________ SA a invité l'entreprise de construction à lui remettre son décompte définitif afin qu'elle puisse établir sa propre facture finale. L'entreprise a répondu comme il suit le 19 juin 2007: «Forfait signé spécifiquement sans les raccordements, sans les voies d'accès et les aménagements extérieurs, exclusivement maçonnerie. Facturer à A.________ SA le forfait de Fr. 154'490.- et les travaux complémentaires de Fr. 19'000.- Les terrassements, fouilles, canalisations, accès et aménagements extérieurs doivent être facturés au client en direct, selon contrat.» Le 6 juillet 2007, X.________ SA a adressé directement au maître de l'ouvrage une «facture finale» de 92'220 fr. (montant arrondi) comprenant les quatre postes suivants: - 42'510 fr., correspondant aux «montants globaux selon adjudication y compris complément» pour les «chalet et garage» (197'000 fr.), après déduction du montant facturé à A.________ SA (154'490 fr.); - 10'086 fr. 80 pour les «canalisations extérieures et raccordements aux réseaux existants»; - 12'814 fr. pour les «route d'accès et place devant chalet et garage»; - 26'810 fr. 15 pour des «travaux complémentaires pour garage», dont 19'374 fr. 20 pour la réalisation d'une paroi clouée. Au contraire du premier poste extrêmement succinct, les trois autres postes détaillaient les prestations effectuées en indiquant les quantités et prix des matériaux utilisés. Dans sa lettre d'accompagnement, X.________ SA précisait que l'envoi de cette facture faisait «suite aux instructions [...] reçues de A.________ SA». Le maître a refusé de la payer. A.e. Le 17 janvier 2008, le maître, en se référant à la visite de son chalet effectuée le 10 janvier, a adressé à l'entreprise de construction un courrier récapitulatif énonçant une série de défauts et évoquant les assurances qu'elle lui avait données, à savoir qu'elle allait résoudre tous les problèmes de son chalet en donnant les instructions nécessaires aux sous-traitants, dont X.________ SA et l'entreprise de menuiserie. A.f. Le 13 mai 2009, le maître de l'ouvrage et le directeur de l'entreprise de construction R2.________ se sont rencontrés. Celui-ci, par courriel du 20 mai, a adressé au maître un document comprenant une description des travaux restant à effectuer par l'entreprise de menuiserie sous-traitante (A), une liste détaillée des réductions de prix (B) et un décompte final (C). A.g. Dans un courrier du 10 juin 2009, le maître a déploré que l'entreprise de construction n'ait pas tenu ses promesses de donner les instructions nécessaires tant à l'entreprise de menuiserie qu'à X.________ SA, laquelle devait régler les problèmes de la conduite d'eau du garage. Ce nouveau retard après deux ans d'attente le plaçait dans la situation de devoir lui-même donner les instructions aux entrepreneurs concernés et les payer directement. Le maître précisait encore que les montants versés à ce titre seraient déduits de la facture finale.