Citation: 6B_665/2015 E. 4.2.1

4.2.1. Comme exposé plus haut, la violation objectivement grave d'une règle de la circulation routière conduit en principe à retenir une négligence grossière sur le plan subjectif. En l'espèce, la violation grave d'une règle de la circulation routière doit être admise (consid. 4.1 supra) et l'état de fait cantonal ne contient aucun élément faisant apparaître le défaut d'attention de la recourante - qui n'est en soi pas contesté - comme moins grave. En effet, si les conditions météorologiques étaient mauvaises, la cour cantonale a cependant relevé que la route venait d'être dégagée et salée par le chasse-neige, d'où il s'ensuivait que l'état glissant de la chaussé ne pouvait, seul, avoir provoqué la perte de maîtrise. Ces conditions exigeaient que les usagers de la route fassent preuve d'une prudence accrue. Par ailleurs, il ne ressort pas du jugement attaqué que la recourante aurait, comme elle l'allègue, réduit sa vitesse à 40 km/h à l'entrée du virage. De même la cour cantonale n'a-t-elle pas constaté que l'inexpérience de la recourante en tant que conductrice - qui n'est en tous les cas pas comparable à celle d'un élève conducteur - était à l'origine de la perte de maîtrise. Au reste, la recourante ne démontre pas en quoi il était arbitraire de ne pas retenir ces éléments, de sorte qu'il n'y a pas lieu de compléter l'état de fait en ce sens (art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF). Considérant ce qui précède, le défaut d'attention de la recourante qui a engendré la perte de maîtrise, puis l'accident, apparaît particulièrement blâmable.