Citation: 5A_410/2018 E. 2

Par acte déposé par porteur au Tribunal fédéral le 11 mai 2018, B.________, agissant pour A.________, exerce un recours en matière civile et un recours constitutionnel subsidiaire. Au préalable, le recourant sollicite l'octroi de l'effet suspensif à son recours et le bénéfice de l'assistance judiciaire pour la procédure fédérale. La voie du recours en matière civile étant ouverte, le recours constitutionnel interjeté simultanément à titre subsidiaire est d'emblée irrecevable (art. 113 LTF). Dans son écriture, le recourant se plaint de la violation des art. 413 al. 1 et 415 CC, estimant que la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte du Tribunal cantonal fribourgeois a enfreint ces dispositions en invitant le curateur à s'adresser à l'assurance-maladie de son protégé pour obtenir les décomptes de frais médicaux relatifs à l'incontinence. Il fait valoir que ces frais de recherche doivent être supportés par les anciens curateurs et que ceux-ci ont reçu une rémunération prématurée. Quant à la critique d'abus de droit, il se réfère à la prescription décennale de l'art. 455 al. 1 CC. Le recourant se prévaut aussi de l'art. 446 CC, exposant que les autorités précédentes devaient procéder d'office à l'administration des preuves nécessaires. Enfin, il s'en prend au refus de l'assistance judiciaire en citant l'art. 117 al. 2 CPC. Autant que suffisamment motivées (art. 42 al. 2 LTF), ces critiques doivent d'emblée être rejetées. Substituant sa propre appréciation, le recourant ignore complètement la motivation de la cour cantonale qui a apprécié l'ensemble des circonstances au regard des dispositions légales topiques et à laquelle il peut être renvoyé. Ce faisant, le recourant ne fait que présenter à nouveau son interprétation de la loi au regard du cas de son protégé.