Citation: 6B_1015/2021 E. 1.3

1.3. La cour cantonale a retenu qu'une expulsion placerait le recourant dans une situation personnelle grave, au sens de l'art. 66a al. 2 CP, dès lors qu'il vivait avec sa compagne de nationalité suisse et leur fille commune, et exerçait un droit de visite régulier sur les trois enfants qu'il avait eus avec son épouse. Cependant, sous l'angle de la pesée des intérêts, l'autorité précédente a considéré que, compte tenu de la gravité des infractions commises, du risque de récidive, de la relative intégration professionnelle du recourant en Suisse et des possibilités qu'il conservait de se réintégrer dans son pays d'origine, l'intérêt public l'emportait sur son intérêt privé à demeurer en Suisse. Elle a encore précisé que si l'expulsion porterait certes une atteinte aux relations entre le recourant, sa compagne et ses enfants, il convenait de relever que cette mesure restait d'une durée limitée et ne l'empêcherait pas d'entretenir un contact avec ceux-ci. Sur la base de ces motifs, la cour cantonale a conclu que la mesure s'avérait conforme au principe de la proportionnalité découlant des art. 5 al. 2 Cst. et 8 par. 2 CEDH. Elle a ainsi confirmé l'expulsion du recourant du territoire suisse pour une durée de cinq ans, considérant qu'une durée plus longue nuirait de manière excessive aux quatre enfants du recourant et à leur relation avec leur père (arrêt entrepris, consid. 4.3.2).