Citation: 4C.77/2001 12.09.2001 E. 1

b) Le 31 juillet 1997, Y.________ a déclaré recourir contre ce jugement, puis elle a exposé ses moyens dans un mémoire du 26 septembre 1997. Dans l'intervalle, soit le 19 août 1997, l'épouse avait déposé une requête de mesures provisionnelles. Retenant que Y.________ était sans emploi, sans allocation de chômage et sans revenu personnel, le Président de la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois, par ordonnance de mesures provisionnelles du 11 septembre 1997, a donné l'ordre à l'employeur du mari de verser directement en mains de l'épouse la pension mensuelle de 4000 fr. et astreint l'intimé au paiement d'une provision ad litem de 2000 fr. Suite à la séance tenue le 21 novembre 1997, la Chambre des recours, par arrêt dont le dispositif a été communiqué aux parties le 25 novembre 1997 et les motifs le 15 avril 1998, a partiellement admis le recours de Y.________ et augmenté la pension mensuelle à 5000 fr. Entre-temps, X.________ avait adressé, le 2 février 1998, une requête de mesures provisionnelles au Président de la Chambre des recours, dans laquelle il alléguait que Y.________ travaillait à Bâle et n'occupait pratiquement jamais la villa. Ladite requête a été rejetée, le 2 avril 1998, sur la foi des déclarations de l'intimée qui avait affirmé se rendre environ trois jours par semaine à Bâle pour soigner sa mère malade, tout en contestant y avoir déménagé ou y travailler. c) Le 18 mai 1998, Y.________ a déposé un recours de droit public et un recours en réforme au Tribunal fédéral contre l'arrêt de la Chambre des recours du 15 avril 1998. X.________ a interjeté un recours joint. X.________ a déposé, le 27 juillet 1998, une nouvelle requête de mesures provisionnelles devant le Président de la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois, lequel a décidé, en date du 4 septembre 1998, après avoir entendu les parties en séance du 20 août 1998, de diminuer de 4000 fr. à 3000 fr., dès le 1er septembre 1998, la pension mensuelle versée par le requérant à l'intimée. L'ordonnance de mesures provisionnelles contient notamment le passage suivant: "qu'en effet, contrairement à ses précédentes affirmations, mensongères, selon lesquelles elle était sans emploi, Y.________ a réalisé auprès de la maison C.________ un revenu de 60'124 fr. brut en 1997, soit 53'586 fr. net, ce qui représente un salaire de 4465 fr. par mois, que, pour les six premiers mois de l'année 1998, ses revenus se sont élevés à 35'814 fr.85 brut, soit 31'555 fr.90 net, ce qui représente un salaire de 5259 fr. par mois.. " Par arrêts du 4 janvier 1999, le Tribunal fédéral a déclaré le recours de droit public et le recours joint irrecevables, rejeté le recours principal, dans la mesure où il était recevable, et confirmé l'arrêt attaqué. S'agissant du recours joint, la IIe Cour civile a jugé irrecevable, parce que nouvelle, l'allégation de X.________ selon laquelle son épouse ne se trouvait pas dans le dénuement, la procédure de mesures provisionnelles ayant révélé qu'elle avait un emploi, contrairement à ses dires. d) Du fait des affirmations de Y.________, X.________ a multiplié les requêtes de mesures provisionnelles, pris un avocat et engagé un détective privé dont les frais d'intervention se sont élevés à 3000 fr. Y.________ a, en outre, déposé plainte pénale à l'encontre de son mari et réclamé que sa pension fût directement prélevée auprès de l'employeur de celui-ci. Elle a également sollicité l'intervention du Bureau de recouvrement et d'avances de pensions alimentaires (BRAPA). Il ressort d'un extrait de son compte individuel AVS que Y.________ a perçu la somme de 31'310 fr. du 5 mai au 31 décembre 1996.