Citation: 6B_763/2017 E. 2.2

2.2. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir omis de prendre en considération certains faits et d'avoir établi et apprécié les faits de manière arbitraire. Dans la mesure où il énumère un certain nombre de faits, sans expliquer en quoi ces éléments sont propres à modifier le jugement attaqué, ils sont irrecevables. Tel est le cas par exemple du fait que le recourant avait la qualité de " partner ", du fait que deux témoins ont déclaré qu'ils n'avaient jamais vu les certificats d'actions litigieux sur le bureau de l'intimé, ou du fait qu'un témoin a déclaré que le recourant, quand il passait au bureau entre décembre 2012 et juillet 2013, " ne restait jamais longtemps et [qu'il] ne le voyait pas forcément ". Le recourant reproche encore à la cour cantonale d'avoir omis de prendre en considération le fait qu'un troisième contrat, daté du 28 octobre 2010, a été conclu, et que, contrairement aux deux contrats de travail précédents, ce contrat de travail ne prévoyait plus de participation du recourant sur le bénéfice de C.________ SA en tant que salarié, au motif, selon lui, qu'il était devenu actionnaire dans l'intervalle. Or, contrairement à ce que semble soutenir le recourant, d'une part, ce contrat de travail ne prévoit pas que le recourant était devenu actionnaire. D'autre part, le fait que ce contrat ne prévoit plus de participation sur le bénéfice, et donc des conditions plus défavorables pour le recourant, ne signifie pas non plus que le recourant était devenu actionnaire. Il en va de même du " Memorandum of understanding ", dont il ressort que " le principe de base est d'assurer la pérennité du management et l'actionnariat de C.________ en reconnaissant des droits économiques et décisionnels à E.________ et X.________ comme s'ils étaient " Associés " à 20% chacun du capital actions", ce qui ne signifie pas encore qu'il était prévu que le recourant devienne actionnaire de la société C.________ SA. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en niant le fait que l'intimé lui aurait remis, en main propre et sans trace écrite, les deux certificats d'actions au porteur n° 8 et 9, à titre de participation dans la société. En effet, la cour cantonale a relevé que le recourant n'avait jamais participé aux assemblées générales des actionnaires, dont les procès-verbaux mentionnent que 100% des actions étaient représentées. En outre, selon le jugement rendu le 27 octobre 2015 par la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de La Côte statuant sur l'action en consultation du rapport de gestion et du rapport de révision de C.________ SA introduite par le recourant retient en conclusion que le recourant, possesseur des certificats d'actions, n'était au bénéfice d'aucun " titre d'acquisition " portant sur les papiers-valeurs litigieux et qu'il n'était pas parvenu à apporter la preuve de sa légitimation matérielle d'actionnaire au porteur de C.________ SA. Le recourant conteste encore la conclusion de la cour cantonale selon laquelle, entre le printemps 2013 et le début du mois de juillet 2013, il a dérobé les certificats d'actions au porteur n° 8 et 9, propriétés de l'intimée, alors que ceux-ci se trouvaient sur le bureau de l'intimé. Il soutient qu'il n'existe pas de preuves de sa présence au moment où les certificats auraient été dérobés. Il ressort des faits constatés par la cour cantonale que l'intimé a sorti les titres du coffre-fort au printemps 2013 et les a placés dans une enveloppe sur son bureau en attendant de les transférer sur le compte de son épouse. Le recourant est venu à deux reprises dans les locaux de la société pour apporter un certificat médical, lorsque les bureaux étaient vides. Le 27 août 2014, peu avant la fin de la procédure en annulation des titres, ouverte par l'intimé le 12 février 2014, le recourant, agissant par avocat, a produit les certificats n° 8 et 9 au greffe du Tribunal d'arrondissement et en a réclamé l' "entière propriété ". Il ressort également des faits constatés par la cour cantonale que, le 18 novembre 2013, le recourant a confié spontanément à l'assistante de l'intimé qu'il détenait deux certificats d'actions que celui-ci lui avait donnés, mais qu'elle ne devait en parler à personne. Informée par son assistante des déclarations du recourant, l'intimé a nié avoir remis des certificats d'actions au recourant. Compte tenu de ces éléments, la cour cantonale pouvait retenir sans arbitraire que le recourant avait dérobé les certificats d'action au porteur n° 8 et 9 de C.________ SA entre le printemps 2013 et le début du mois de juillet 2013. Le grief du recourant doit être rejeté dans la mesure où il est recevable.