Citation: 6B_873/2014 E. 1.4

1.4. Le recourant affirme, sans autre développement, qu'il est contradictoire de retenir que la visibilité de la route était étendue alors même qu'il faisait nuit, qu'il pleuvait et que le tronçon était dépourvu d'éclairage public. Il ne conteste toutefois pas avoir enclenché à tout le moins les feux de croisement et circulé sur une route rectiligne dépourvue d'obstacles. En l'absence de critiques circonstanciées, il échoue à démontrer l'arbitraire de la constatation cantonale. Il indique, sur la base d'une photographie versée au dossier, que l'impact a eu lieu à la hauteur d'un virage tournant à gauche. Or s'il ressort des photographies du rapport de police que la voiture s'est arrêtée à l'embouchure d'un virage, les traces marquant la collision (soit notamment les fragments de chair et les débris de phares) se situent en amont, soit sur la partie rectiligne et dégagée du tronçon, de sorte que le grief est infondé sur ce point. En évoquant un doute sur la capacité d'éclairage de ses feux de croisement ou de route, le recourant ne tente pas de démontrer qu'il était insoutenable de retenir une bonne visibilité des lieux (cf. art. 106 al. 2 LTF). Sa critique est également irrecevable en tant qu'il émet un doute sur la position de l'intimée au moment de la collision et affirme qu'elle se serait délibérément jetée sous ses roues, faute de grief d'arbitraire suffisamment motivé (art. 106 al. 2 LTF). Le témoignage de son passager ne lui est d'aucun secours, dès lors que ce dernier a indiqué qu'il ne savait plus exactement où il regardait, tout en précisant qu'il avait tout d'un coup vu une ombre et que l'accident s'était produit. Que ce dernier n'ait pas le souvenir d'avoir vu quelqu'un sur la route ou sur le trottoir ne permet pas pour autant de démontrer le caractère arbitraire des constatations cantonales, au vu des circonstances de l'accident. En définitive, indépendamment de l'emplacement et de la position de l'intimée à l'approche du véhicule, la cour cantonale pouvait, sans arbitraire, retenir que le recourant était distrait, partant inattentif à la route, dans la mesure où il admettait n'avoir jamais vu la piétonne, vêtue de pantalons clairs, avant les deux mètres la séparant de son véhicule, alors même qu'aucun obstacle ne gênait la visibilité des lieux. Le comportement de l'intimée et son état alcoolisé ne sont pas de nature à mettre en cause les constatations cantonales relatives à la visibilité des lieux ainsi qu'à l'inattention du recourant. Ces éléments seront toutefois pertinents dans l'examen du rapport de causalité (cf. infra consid. 2.5 ss).