Citation: 8C_124/2022 E. A

A.a. A.________, né en 1959, a travaillé dès 2013 comme maçon pour le compte de B.________ Sàrl. Le 7 juin 2014, il a subi de multiples fractures cervicales et dorsales ainsi qu'un traumatisme crânien ensuite d'une chute d'un échafaudage d'une dizaine de mètres. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), auprès de laquelle il était assuré contre le risque d'accidents, a pris en charge le cas. Dans son rapport d'examen final du 3 décembre 2015, le docteur C.________, spécialiste en chirurgie et médecin d'arrondissement de la CNA, a estimé que l'assuré pouvait exercer à temps plein une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles, à savoir sans port de charges lourdes et sans travaux sollicitant fortement le rachis cervico-dorsal. Il a en outre recommandé l'octroi d'une indemnité pour atteinte à l'intégrité (IPAI) de 10 % en lien avec des fractures étagées de la colonne cervico-dorsale sans retentissement fonctionnel majeur ni déficit neurologique. A.b. Par décision du 20 avril 2016, la CNA a, sur la base de l'appréciation du docteur C.________, nié le droit de l'assuré à une rente d'invalidité et a octroyé à ce dernier une IPAI de 10 %. Après avoir formé opposition contre cette décision, l'assuré a, le 28 septembre 2017, informé la CNA d'une résurgence de problèmes dermatologiques aux mains et aux pieds, en lien avec une maladie professionnelle pour laquelle la CNA avait par le passé ouvert un dossier. Par décision sur opposition du 15 mars 2018, la CNA a confirmé sa décision du 20 avril 2016, sans faire allusion à l'affection dermatologique de l'assuré. Dans le cadre de l'évaluation du taux d'invalidité, elle a fixé le revenu d'invalide en se fondant sur les données salariales résultant de cinq descriptions de postes de travail (DPT) englobant des activités très légères adaptées aux limitations fonctionnelles de l'assuré. En réponse à celui-ci, la CNA lui a indiqué, le 22 mars 2018, que la décision sur opposition du 15 mars 2018 ne portait pas sur ses troubles dermatologiques. Par décision du 1 er juin 2018, la CNA a refusé d'allouer à l'assuré des prestations en lien avec sa maladie professionnelle, qui s'était déclarée en 1991, au motif de l'absence de lien de causalité entre celle-ci et l'affection dermatologique.