Citation: 9C_448/2016 E. 4.3

4.3. Ces griefs sont infondés. En effet, la référence à la pose de stents après infarctus du myocarde ou à une tentative de suicide ne peut être considérée comme une incohérence sur la seule base des affirmations dénégatoires de l'assuré d'autant moins que ces éléments ressortaient de déclarations faites par celui-ci à différents médecins (cf. notamment rapports des docteurs D.________ et C.________ établis les 27 mars et 7 avril 2010). Les experts ont du reste explicitement relevé l'existence de documents mentionnant des problèmes cardiaques ainsi qu'une tentative de suicide en dépit des dénégations du recourant à ce propos. Ensuite, même si les médecins du CEMed ont évoqué des IRM décrivant des conflits ou compressions radiculaires et fait dans le même temps état d'affections rachidiennes sans syndrome radiculaire, cette singularité ne permet encore pas de nier toute valeur probante à leur rapport qui repose sur une analyse détaillée dont il ressort substantiellement que l'assuré avait développé un syndrome douloureux sans lésion ni maladie pouvant expliquer des plaintes incohérentes sur le plan nosologique. La valeur probante du rapport d'expertise du CEMed ne saurait encore être niée en fonction des autres griefs soulevés par le recourant. Si un traitement à base de morphine ou d'opiacés peut paraître incompatible avec la profession de chauffeur poids-lourds, cet argument ne met pas en doute l'avis des experts en tant qu'ils ont aussi retenu une capacité totale de travail dans une profession adaptée. Le seul énoncé d'un diagnostic non mentionné par les médecins du CEMed ne signifie de surcroît pas que ces derniers auraient été incohérents dans leur analyse de la situation; il ne s'agit que d'une autre appréciation de cette même situation, dont on ne peut par ailleurs rien déduire quant à la capacité résiduelle de travail de l'assuré. Enfin, se borner à alléguer que l'avis des docteurs K.________ et G.________, qui avaient déjà signalé des incohérences, avait été indûment évincé ou que la CRR n'avait pas pu prendre en compte la survenance d'un second accident est sans utilité pour le recourant dès lors que d'une part, il s'agit d'une affirmation non étayée et que d'autre part, le second accident était parfaitement connu du CEMed selon lequel cet événement n'avait pas aggravé la situation. L'assuré a par conséquent échoué à établir que la juridiction cantonale avait fait preuve d'arbitraire (sur cette notion, cf. notamment ATF 137 I 1 consid. 2.4 p. 5) en basant ses conclusions sur le rapport d'expertise du CEMed, qu'elle jugeait probant. Le recours doit donc être rejeté sur ce point.