Citation: 1B_500/2017 E. 1

Le 7 août 2013, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant (TPAE) a retiré la garde des enfants à A.________ et les a placés chez leur père au motif qu'elle n'avait pas été en mesure, en raison de sa fragilité, d'instaurer un climat familial favorable au développement des trois enfants mineurs et avait peiné à manifester une opposition à l'encontre des punitions à caractère sadique que son compagnon (le frère de C.________) avait infligées aux enfants. La procédure pénale ouverte à l'encontre de A.________ pour infraction à l'art. 219 CP (violation du devoir d'assistance et d'éducation), a été classée en raison de la prescription, le 6 novembre 2015. A.b. Le 22 mars 2017, C.________ et son épouse B.________ ont été mis en prévention pour traite d'êtres humains (art. 182 CP), violation du devoir d'assistance et d'éducation (art. 219 CP) et encouragement au séjour illégal (116 LEtr). Il leur était reproché d'avoir - de concert avec ses beaux-parents, respectivement parents, et leur beau-frère - organisé la venue à Genève depuis la Macédoine fin février 2017 d'une fille mineure née en 2003 pour la " marier " à leur fils D.________, étant précisé que 400 euros avaient été versés à la famille de cette adolescente en Macédoine en échange de sa venue. Les prévenus avaient organisé, peu après, une cérémonie de fiançailles/mariage entre les enfants à Veyriez; ils avaient fait emménager ceux-ci dans la chambre conjugale qu'ils occupaient auparavant au domicile familial. La jeune fille n'avait pas été annoncée aux autorités administratives, ne fréquentait pas l'école et était confinée au domicile familial où elle participait aux tâches ménagères. Une curatrice de représentation de D.________ avait été désignée par décision du 23 mars 2017 du TPAE. A.c. Par ordonnance du 20 juillet 2017, la Procureure en charge du dossier a admis la participation à la procédure de A.________ en tant que partie plaignante.