Citation: 9C_34/2015 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, les éléments mis en avant par la juridiction cantonale pour ne pas reconnaître l'existence d'un domicile dans la République et canton de Genève sont de deux ordres. Elle a considéré, d'une part, que B.________ avait fourni des explications confuses, incohérentes et peu crédibles, notamment concernant la question de l'occupation commune de son appartement, et qu'il s'était montré hésitant lors de son audition, en se contredisant à plusieurs reprises, et, d'autre part, que la recourante avait voulu éviter qu'il soit procédé à un transport sur place à l'adresse de B.________. Il est vrai que l'impression peu favorable - caractérisée notamment par les courriers contradictoires adressés au service intimé - laissée par la recourante et B.________ tout au long de la procédure pouvait susciter des doutes légitimes quant au caractère durable du séjour de la première au domicile du second. Il ressort d'ailleurs des témoignages des amies de la recourante que celle-ci entretient une relation sentimentale complexe et instable avec B.________. Au cours de l'audience, la recourante a ainsi reconnu qu'à la suite d'une dispute, elle n'habitait plus chez B.________ depuis une dizaine de jours. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, il n'était nullement insoutenable d'admettre que la recourante ne résidait pas à demeure chez B.________.