Citation: 9C_31/2010 28.09.2010 E. 3

La juridiction cantonale a constaté que le recourant disposait depuis le 1er mars 2005 à tout le moins, d'une capacité de travail résiduelle de 70 % dans une activité adaptée, compte tenu des limitations fonctionnelles suivantes: pas de position statique prolongée debout, en flexion-extension du rachis et en porte-à-faux, pas de mouvements extrêmes de la tête, port de charges limitées à 10 kilos occasionnellement et possibilité de changer régulièrement de position. Pour parvenir à ces conclusions, la juridiction cantonale s'est fondée principalement sur les conclusions de l'expertise du SMR du 25 octobre 2006, laquelle remplit les exigences jurisprudentielles en matière de valeur probante; cette appréciation est corroborée par celle du docteur A.________, spécialiste FMH en médecine interne et maladies rhumatismales (rapport du 21 septembre 2007), et du docteur B.________, médecin traitant du recourant (rapport du 27 juin 2008). Par ailleurs, les premiers juges se sont écartés de l'avis ultérieur du docteur A.________ (rapport du 25 avril 2008) - qui estime que la capacité de travail du recourant n'excède pas 50 % de manière définitive, en raison de l'atteinte à la santé sur le plan rachidien, tant au niveau cervical que lombaire -, au motif que ce praticien n'explique pas pourquoi il s'écarte de son précédent avis. Au demeurant, il est le médecin traitant du recourant. Or, selon la jurisprudence, le médecin traitant est généralement enclin à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352, 122 V 157 consid. 1c et les références p. 160). C'est dire que son avis ne pouvait pas l'emporter face à une expertise médicale motivée et à l'ensemble des appréciations médicales circonstanciées qui retiennent toutes une capacité résiduelle de travail de 70 %.