Citation: 1C_234/2021 E. 3

Dans un premier moyen, les recourants se plaignent d'une violation de leur droit d'être entendus en lien avec l'absence d'une enquête publique complémentaire (art. 29 al. 2 Cst., 41 de la loi cantonale sur l'aménagement du territoire et les constructions [LATC, RS/VD 700.11] et 27 al. 2 Cst.-VD). Ils reprochent en substance à la cour cantonale d'avoir renoncé à soumettre à une enquête publique complémentaire le projet de plan amendé - qui prévoyait une réduction de l'indice d'utilisation du sol (IUS) de 1.25 à 0.9 -, en violation de l'art. 41 LATC intitulé "modifications et enquête complémentaire". Tel qu'il est formulé le grief des recourants relève essentiellement du droit cantonal. Or, les recourants reconnaissent ne pas avoir invoqué cette critique devant la cour cantonale, qui ne l'a donc pas examinée. Cette problématique était de surcroît connue des recourants dès lors que le SDT avait en date du 25 septembre 2018 pris acte des modifications apportées au projet initial et "du choix de la municipalité de ne pas soumettre le projet à l'enquête publique complémentaire". Par conséquent, soulevée à ce stade de la procédure devant le Tribunal fédéral, leur critique portant sur l'application du droit cantonal est irrecevable (cf. arrêts 1C_276/2020 du 16 février 2021 consid. 3.4; 1C_222/2019 du 4 septembre 2020 consid. 4.2.2; 1C_413/2019 du 24 mars 2020 consid. 4.3.4). Au demeurant, sur le fond, les modifications apportées au projet initial qui n'ont pas été soumises à une enquête publique complémentaire allaient dans le sens voulu par les recourants, à savoir une diminution de la capacité constructive. Ces derniers ont par ailleurs eu l'occasion de s'exprimer sur ces modifications devant la cour cantonale disposant d'un plein pouvoir d'examen. Enfin, il sied de rappeler que le Tribunal fédéral n'entre pas en matière lorsque la partie recourante invoque pour la première fois la violation d'une garantie de procédure (par exemple du droit d'être entendu) qu'elle aurait pu et dû invoquer devant l'autorité précédente en application du principe de la bonne foi (ATF 142 I 155 consid. 4.4.6), de sorte que la critique des recourants est également irrecevable sous cet angle.