Citation: 6B_165/2022 E. 1.2

1.2. Le recourant soutient que la cour cantonale aurait dû ordonner la mise en oeuvre d'une expertise sur les images produites par l'intimée. Il estime en substance qu'elle aurait " créé " des hématomes fictifs sur les images, puisque l'examen des propriétés des fichiers électroniques démontre que leur date a été modifiée. La cour cantonale a constaté que le recourant ne faisait valoir aucun argument permettant de douter de l'authenticité des photographies et a relevé que la faisabilité technique d'une falsification ne suffisait pas. Elle a rejeté la réquisition du recourant, en rappelant que la recherche indéterminée de preuves était prohibée en procédure pénale (jugement attaqué consid. 3.3.1). Pour le surplus, la cour cantonale a relevé qu'il n'y avait rien de surprenant à ce qu'il y ait un écart de quelques jours entre la date effective des photographies et les propriétés des fichiers électroniques, dans la mesure où l'intimée les a prises avec son téléphone avant de les transférer sur un compte Viber ( ibidem consid. 4.3.3). Avec la cour cantonale, il y a lieu de constater que le recourant ne fait état d'aucun élément permettant de douter de l'authenticité des photographies. Son unique argument relatif à la modification de la date de celles-ci a été écarté de manière pertinente par la cour cantonale, ce qu'il ne le conteste pas. Il ne démontre pas que l'appréciation anticipée des preuves telle qu'opérée par la cour cantonale serait arbitraire, ni que les conditions de l'art. 389 al. 3 CPP seraient réalisées. Le grief est rejeté dans la mesure de sa recevabilité.