Citation: I 594/06 10.10.2007 E. 6

Le litige porte sur le droit de la recourante à une rente de l'assurance- invalidité, singulièrement sur le taux à la base de cette prestation. 6.1 En substance, l'intéressée reproche à la juridiction cantonale de s'être fondée sur le rapport d'examen clinique bidisciplinaire du SMR dont elle conteste implicitement l'impartialité et la valeur probante dans la mesure où celui-ci contient de nombreuses erreurs et s'oppose à l'avis des médecins traitants. Elle estime qu'une expertise psychiatrique neutre est nécessaire à la résolution du cas. 6.2 Contrairement à ce que prétend la recourante, il apparaît que les avis médicaux figurant au dossier aboutissent à des conclusions fondamentalement concordantes. Les divers médecins consultés et ceux du SMR ont d'abord mentionné un certain nombre d'affections secondaires qui n'ont pas fait l'objet d'analyses particulières et dont il était unanimement admis qu'elles n'avaient pas d'influence sur la capacité de travail. Il en est ainsi de la rhinite chronique ou du syndrome du tunnel carpien (cf. rapports des docteurs W.________ et C.________ ou I.________, B.________ et L.________, centre multidisciplinaire d'étude et de traitement de la douleur de l'Hôpital X.________, du 22 décembre 2005), de la structure du sommeil qui n'était pas constitutive d'un trouble mais liée à l'état dépressif (cf. rapport du docteur S.________, consultation du sommeil de l'Hôpital X.________, du 20 février 2002), des cervico-dorso-lombalgies qui trouvaient leur origine dans des discopathies protrusive inférieure L4/5, L5/S1 sans formation véritable de hernie discale (cf. rapport du docteur Y.________, radiologue, du 24 septembre 2003) et étagée de C2 à C6, ainsi que dans une protrusion ostéodiscale postérieure minime de C3 à C6 (cf. rapport de la doctoresse Z.________, radiologue, du 19 novembre 2004), des status post-opératoires (césariennes, hystérectomie), de l'incontinence urinaire à l'effort (cf. rapport du docteur E.________, service de gynécologie de l'Hôpital X.________, du 8 novembre 2004) ou du trouble de la personnalité émotionnellement labile type borderline ou impulsif (cf. rapports du SMR et de la doctoresse M.________). L'intéressée ne conteste pas ces éléments. Son argumentation porte d'ailleurs essentiellement sur la fibromyalgie et le trouble dépressif. A cet égard, on notera que le diagnostic de fibromyalgie ou de syndrome douloureux diffus type fibromyalgie (cf. rapport des docteurs I.________, B.________ et L.________ ou celui du docteur F.________, neurologue, du 14 novembre 2005) n'est pas discuté. Par contre, le trouble dépressif récurrent, épisode actuel léger ou moyen (cf. rapport de la doctoresse M.________ et celui des docteur W.________ et C.________), ou le tableau anxio-dépressif récidivant (cf. rapport de la doctoresse G.________) n'ont pas été confirmés par les médecins du SMR dont l'examen clinique n'a pas montré de dépression majeure, de décompensation psychotique, d'anxiété généralisée, de trouble phobique, ni de syndrome douloureux somatoforme persistant. Ces constatations n'excluent toutefois pas l'existence d'une dépression d'un degré équivalent à celui constaté par les docteurs M.________, W.________ et C.________ ou de signes particuliers d'anxiété, de sorte que l'on peut une nouvelle fois conclure à la concordance des avis exprimés. Cette concordance se retrouve encore au stade de l'analyse de la capacité de travail qui est entière selon la quasi-totalité des praticiens consultés. Seule la doctoresse M.________, qui a interrompu la prise en charge de la recourante en juin 2004, a fait état d'une incapacité totale dès janvier 2003. Son opinion n'est cependant pas convaincante dans la mesure où elle est essentiellement liée à un adultère subi en 2002 dont les conséquences psychiques n'apparaissent plus dans les rapports subséquents. On ajoutera que les états dépressifs constituent des manifestations (réactives) d'accompagnement des troubles somatoformes douloureux, de sorte qu'ils ne sauraient, en principe, faire l'objet d'un diagnostic séparé, sauf à présenter les caractères de sévérité susceptibles de les distinguer sans conteste d'un tel trouble (ATF 130 V 352 consid. 3.3.1 in fine p. 358; voir aussi arrêt I 805/04 du 20 avril 2006, consid. 5.2.1 et les références, confirmé par les arrêts I 224/06 du 3 juillet 2006, consid. 1.2, I 297/05 du 17 juillet 2006, consid. 3.1, I 156/05 du 24 août 2006, consid. 2, I 582/05 du 5 octobre 2006, consid. 2, I 767/05 du 17 novembre 2006, consid. 6, I 290/06 du 22 janvier 2007, consid. 2 et I 176/06 du 26 février 2007, consid. 5.2), ce qui n'est pas le cas en l'occurrence. 6.3 Il apparaît dès lors que les différents troubles mentionnés n'ont pas de répercussion sur la capacité de travail, de sorte que l'acte attaqué n'est pas critiquable. On ajoutera que les médecins du SMR ont mis en évidence une discordance flagrante entre la mobilité spontanée et celle observée lors de l'examen clinique, associée à une symptomatologie algique exagérée et sans signe de déconditionnement musculaire, ce qui les faisait soupçonner l'exercice d'une activité professionnelle non-déclarée. Leur impartialité ne saurait non plus être mise en doute, de même que la valeur probante de leur rapport dans le présent cas, dès lors que leurs conclusions concordent dans leur intégralité avec celles des médecins traitants. Il n'est donc pas nécessaire de mettre en oeuvre une nouvelle expertise psychiatrique. Le recours est ainsi en tout point mal fondé.