Citation: 7B_993/2023 E. 5.3.4

5.3.4. En définitive, la Chambre pénale était fondée à retenir que les comportements mis en avant par le recourant, qu'ils soient examinés séparément ou ensemble, ne constituaient pas un traitement inhumain ou dégradant. Sur la base des éléments relevés ci-dessus, on ne voit en effet pas qu'ils auraient été propres à l'avilir ou à l'humilier pour l'amener à agir d'une certaine manière, voire pour le punir. S'il ne peut certes pas être exclu que le recourant ait souffert au cours de cette période, des souffrances sont inhérentes à l'incarcération. L'autorité précédente n'a dès lors pas violé le droit fédéral en considérant que les traitements dont le recourant se plaignait durant la période en cause n'atteignaient manifestement pas un niveau d'avilissement ou d'humiliation propre à le faire apparaître contraire aux art. 10 al. 3 Cst. et 3 CEDH.