Citation: 5A_717/2019 E. 5.1.4

5.1.4. Par cette argumentation, le recourant ne démontre pas que les faits auraient été constatés de manière insoutenable. Il se limite en effet à évoquer les conclusions de la curatrice, occultant toutefois les circonstances dans lesquelles celle-ci a formulé ses observations ainsi que les nombreux autres éléments de fait pris en compte par l'autorité cantonale. Les juges précédents ont en effet notamment constaté (arrêt entrepris p. 21 s.), sans que le recourant ne démontre d'arbitraire à cet égard, que selon la curatrice, au mois de juin 2015, les enfants avaient clairement manifesté le souhait de ne plus continuer les visites selon le calendrier fixé. Ils reprochaient à leur père de tenir des propos peu agréables à l'endroit de leur mère et de leur curatrice, de pratiquer des activités répétitives, de " faire des tours en voiture pour perdre du temps ", de leur faire la morale ou encore de répéter constamment qu'il n'avait pas d'argent. Sur proposition du père, il avait été décidé de suspendre momentanément le droit de visite afin de réinstaurer un cadre plus spontané dans les échanges, " en ce sens qu'il appartiendrait à chacun de se contacter pour proposer une sortie ". Cette solution n'avait toutefois pas abouti au résultat escompté et le père reprochait aux enfants " de ne pas jouer le jeu " ou de répondre systématiquement qu'ils étaient occupés. Les enfants l'avaient pourtant attendu, en vain, le 30 août 2015. Selon les constatations de la cour cantonale, non remises en cause devant la Cour de céans, le père ne répondait à leurs textos qu'après plusieurs semaines. Le droit de visite n'avait dès lors pas repris et c'était dans ces circonstances que la curatrice des enfants avait émis l'avis qu'un droit de visite usuel se heurterait au refus des enfants. Par ailleurs, le 4 avril 2017, la curatrice avait souligné que depuis le 21 mars 2016, le père n'avait pris aucune initiative pour rencontrer ses fils et qu'il était peu probable qu'il exerce son droit de visite " de manière saine ". Dans un tel contexte, les juges précédents ne sauraient se voir reprocher d'avoir enfreint le droit fédéral, ni abusé de leur pouvoir d'appréciation, en considérant que l'on ne pouvait pas imputer à C.________ une responsabilité prépondérante, voire exclusive, dans la rupture des relations personnelles avec son père.