Citation: 8C_490/2021 E. 5.3

5.3. A cela s'ajoute qu'à la lecture de la dernière écriture du recourant en procédure cantonale, celui-ci semble s'être soumis à l'opération préconisée par les docteurs E.________ et F.________ vers la fin du mois de juillet 2019. Les premiers juges n'ont toutefois pas requis le rapport opératoire, ni de plus amples informations à ce sujet. Or, compte tenu de la motivation du jugement attaqué, l'existence ou non d'une lésion objectivable apparaissait déterminante. En définitive, la cause n'est manifestement pas en l'état d'être tranchée. Il existe en l'espèce trop d'éléments incertains (présence ou non du fragment osseux ou d'une calcification au regard de la dernière opération du recourant, le cas échéant examen du lien de causalité naturelle avec l'accident et des éventuelles limitations fonctionnelles consécutives). Comme il appartient en premier lieu à l'assureur-accidents de procéder à des instructions complémentaires pour établir d'office l'ensemble des faits déterminants (art. 43 al. 1 LPGA; ATF 132 V 368 consid. 5; arrêt 8C_445/2021 du 14 janvier 2022 consid. 4.4), la cause sera renvoyée à l'intimée pour qu'elle complète l'instruction sur les points susmentionnés, puis rende une nouvelle décision sur le droit du recourant à des prestations d'assurance au-delà du 30 novembre 2018. Dans cette mesure, le recours se révèle bien fondé.