Citation: 1C_130/2016 E. 1

La société d'emballage B.________ SA est propriétaire des parcelles n os 5246, 5347 et 8563 du cadastre communal de Sierre en zone agricole. Ces parcelles de plus de 11'000 mètres carrés forment un important remblai adossé à la digue du Rhône sur lequel ont été construits deux bâtiments exploités par cette société. Les investigations menées par le bureau d'ingénieurs géologues C.________ SA ont confirmé la présence de déchets, dont des scories provenant de l'usine d'aluminium de Chippis très dangereuses pour l'environnement, sur le site exploité par B.________ SA qui a été classé comme contaminé. Le 13 juillet 2009, le Service de la protection de l'environnement du canton du Valais a constaté que le site devait être assaini et a ordonné à l'entreprise D.________ SA, qui exploitait alors l'usine d'aluminium de Chippis, de procéder à l'investigation de détail en collaboration avec la propriétaire actuelle des lieux. Cette décision n'a jamais été exécutée. Le 29 septembre 2014, le Service cantonal de la protection de l'environnement a donné l'ordre à A.________ AG, filiale suisse du groupe E.________ qui avait racheté D.________ en 2007, de procéder aux travaux d'investigation de détail du site de B.________ SA dans un délai échéant le 31 mars 2015. Le Conseil d'Etat du canton du Valais a rejeté le recours formé contre cette décision par A.________ AG le 22 avril 2015. La Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton du Valais en a fait de même du recours déposé par l'intéressée contre la décision du Conseil d'Etat au terme d'un arrêt du 12 février 2016. Agissant par la voie du recours en matière de droit public, A.________ AG demande au Tribunal fédéral d'annuler cet arrêt ainsi que la décision du Conseil d'Etat du 22 avril 2015 et celle du Service de la protection de l'environnement du 29 septembre 2014. Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.