Citation: 6P.48/2007 18.06.2007 E. 1

8.2 Selon le recourant, les premiers juges ont omis de tenir compte qu'il est à l'origine du procès, puisqu'il a déposé plainte contre A.________, qu'il n'a jamais nié les faits et a largement contribué à leur établissement, qu'il est âgé de 52 ans, que son état de santé est fragile et qu'il occupe de longue date un emploi de nuit à satisfaction de ses supérieurs. S'agissant de son état de santé, le recourant invoque un fait nouveau. Quant à sa participation à la procédure, il s'écarte des constatations cantonales selon lesquelles l'instruction n'a pas été facilitée par le silence ou les mensonges des accusés, chacun d'eux faisant apparaître l'autre comme le responsable et aucun des deux ne faisant des aveux suffisants pour permettre de comprendre où avait passé tout l'argent disparu. De tels griefs sont irrecevables (cf. supra consid. 5). Pour le reste, l'argumentation est vaine. En effet, les premiers juges ont estimé, sans que l'arbitraire ne soit allégué ni démontré à ce sujet, que le fait que l'intéressé ait lui-même déposé plainte contre son co-accusé, après avoir consulté un avocat, n'était pas un élément qui diminuait sa culpabilité, dès lors que cela correspondait aux traits de caractère relevés par les experts, à savoir qu'il se considérait comme une victime. Ils n'ont pas non plus ignoré la situation personnelle et professionnelle du recourant. 8.3 Dès lors que le recourant ne peut en réalité citer aucun élément important, propre à modifier la peine, qui aurait été omis ou pris en considération à tort, il convient uniquement d'examiner si, au vu des faits retenus, la peine infligée apparaît exagérément sévère au point de constituer un abus du pouvoir d'appréciation. Le recourant a trompé plusieurs personnes, dont des compatriotes et amis, en les poussant à lui remettre des fonds, qui constituaient la plupart du temps leurs seules économies. Il leur a fait des promesses qu'il savait ne pas pouvoir tenir et s'est moqué du sort de l'argent qui lui était confié. Il a ainsi agi pendant plusieurs années et a détourné des montants pour plus d'un million de francs. Durant la procédure, il a cherché à minimiser sa responsabilité en chargeant son compère. Sa responsabilité pénale est entière. Malgré un salaire convenable, auquel s'ajoutent des gains accessoires réguliers, il n'a jamais remboursé le moindre centime à ses victimes. A sa décharge, il faut relever qu'il n'a pas d'antécédent judiciaire. Au regard de l'ensemble de ces éléments, la peine de deux ans d'emprisonnement ne peut être qualifiée d'excessive au point qu'elle procéderait d'un abus du large pouvoir d'appréciation reconnu en ce domaine à l'autorité cantonale. Il s'ensuit que celle-ci n'avait pas à examiner si, compte tenu de la situation personnelle du recourant, il ne convenait pas de réduire la peine à dix-huit mois pour pouvoir octroyer le sursis.