Citation: 9C_702/2013 E. 3.4.3

3.4.3. Le jugement entrepris expose que la doctoresse V.________, dans sa prise de position du 11 janvier 2012, a constaté que le nouveau syndrome coronarien aigu sans infarctus du 4 novembre 2010 correspondait à une aggravation temporaire et brève de l'état de santé qui avait été rétabli par le traitement cardiologique et qui n'était pas de durée significative. Il ne subsiste pas de doute, même faible, quant à la fiabilité et à la pertinence de cette constatation médicale effectuée par le service médical de l'OAIE. Ainsi que l'a relevé le premier juge, et contrairement à ce que soutenait le recourant, seul le docteur S.________ (médecin généraliste et médecin du travail), dans son certificat du 18 juillet 2011, est d'avis que le patient présente une incapacité de travail totale et permanente dans toute profession. Attendu que ce médecin ne fait pas état de nouvelles pathologies et n'explique que très brièvement ses conclusions, son certificat ne remplit pas les critères jurisprudentiels qui permettent de reconnaître à un rapport médical pleine valeur probante (ATF 134 V 231 consid. 5.1 p. 232, 133 V 450 consid. 11.1.3 p. 469, 125 V 351 consid. 3a p. 352) et ne saurait mettre en doute les appréciations concordantes des autres médecins. L'autorité de recours de première instance a retenu, sans qu'on puisse lui reprocher une appréciation arbitraire des preuves, que la pathologie cardiaque avait été établie à satisfaction par des rapports et examens récents et ne justifiait pas la mise en oeuvre d'une expertise médicale. Une telle manière de procéder ne viole pas le droit d'être entendu selon l'art. 29 al. 2 Cst. (ATF 136 I 229 consid. 5.3 p. 236; 124 V 90 consid. 4b p. 94; 122 V 157 consid. 1d p. 162). Le recours est mal fondé.