Citation: 2C_130/2020 E. 7.2

7.2. Le recourant conteste l'examen de la proportionnalité à laquelle s'est livrée l'autorité précédente. Dans son argumentation, il ne tient que partiellement compte des constatations cantonales, ajoutant sa propre version des faits, de manière appellatoire, ce qui n'est pas admissible. Il insiste en outre sur des éléments en sa faveur, qui ressortent certes de l'arrêt attaqué, mais en omettant les circonstances en sa défaveur. Ce faisant, il perd de vue que la Cour de justice a notamment constaté que si les relations personnelles entre le recourant et ses fils connaissaient une évolution favorable et permettaient de conclure à l'existence d'une relation étroite et effective entre eux, l'intéressé ne contribuait toutefois que de manière irrégulière à l'entretien de ceux-ci. Or, les revenus qu'il réalisait depuis sa sortie de prison, grâce à une mesure d'insertion par l'emploi, lui permettaient de s'acquitter des contributions d'entretien dues, cette dette bénéficiant au demeurant d'un caractère privilégié en matière d'exécution forcée. Un lien économique particulièrement fort entre l'intéressé et ses enfants mineurs ne pouvait dès lors être retenu. Le comportement du recourant ne pouvait par ailleurs pas être qualifié d'irréprochable, dans la mesure où il avait fait l'objet de quatre condamnations pénales entre octobre 2012 et août 2017, dont les peines infligées cumulaient un total de 210 jours-amende, des amendes pour 1'600 fr. et une peine privative de liberté de 20 mois. L'intéressé avait en particulier été reconnu coupable le 16 avril 2015 de lésions corporelles, menaces et voies de fait notamment, commises sur sa première épouse. Il avait récidivé moins d'une semaine après, soit durant le sursis avec délai d'épreuve de trois ans octroyé lors la condamnation précitée, en commettant des violences domestiques à l'encontre de sa seconde épouse, ce qui avait conduit à sa condamnation à une longue peine privative de liberté, qui reflétait ainsi la gravité de ses actes. Le recourant ne pouvait pas non plus se prévaloir d'une intégration socio-professionnelle réussie, les différents emplois qu'il avait exercés avant son incarcération ne lui permettant de réaliser que des revenus modestes et son contrat de travail actuel auprès d'une entreprise sociale d'insertion n'était garanti que jusqu'au mois de mars 2020. Son intégration sociale n'était par ailleurs pas particulièrement marquée, l'intéressé n'alléguant pas, au-delà de sa relation avec ses quatre enfants, s'être constitué des liens sociaux et amicaux particulièrement étroits en Suisse. Bien qu'il affirmait fournir des efforts pour améliorer sa situation financière, il n'en demeurait pas moins qu'il faisait l'objet de poursuites et d'actes de défaut de biens à hauteur de plus de 20'000 fr. Enfin, il n'était arrivé en Suisse qu'à l'âge de 40 ans, avait passé la majeure partie de sa vie dans son pays d'origine, dont il parlait la langue et où vivaient encore des membres de sa famille, si bien que son retour ne paraissait pas compromis. Le recourant, qui n'avait pas la garde de ses enfants mineurs, pouvait au surplus exercer son droit de visite de façon concentrée lors de séjours en Suisse et maintenir des liens avec ses fils par le biais des moyens de communication modernes, même s'il était effectivement malheureux pour des enfants de cet âge de vivre éloignés de leur père.