Citation: 5A_947/2013 E. 4.2.2

4.2.2. Dans le cas présent, comme il a été exposé ci-avant, il ressort des faits que la relation d'affaires entre le père et l'oncle du recourant doit être qualifiée selon la loi du for et, partant, correspond en droit suisse à un contrat de mandat (art. 394 al. 1 et 2 CO; cf. supra consid. 3.3.3.2). Contrairement à ce que prétend le recourant ( cf. supra 4.1), il résulte de l'appréciation des faits et preuves que la qualification du contrat de base conclu entre le père et l'oncle n'est pas litigieuse et constitue un contrat de mandat selon l'art. 394 CO. Dans ces circonstances - qui divergent significativement de l'arrêt dont le recourant se prévaut (ATF 132 III 677) -, il ne saurait être retenu que la relation de base constitue un "rapport juridique fiduciaire" et que la demande de renseignements ne constitue pas une requête de reddition de compte au sens de l'art. 400 CO. Ainsi qu'il a également été rappelé ci-avant ( cf. supra consid. 3.3.3.1), l'action en pétition d'hérédité - action en revendication générale à disposition de l'héritier - est fondée sur la seule vocation successorale. Il existe donc un choix pour l'héritier uniquement lorsqu'il peut simultanément faire valoir un droit préférentiel tiré du droit des successions, lui ouvrant la possibilité d'agir par une action en pétition d'hérédité, et un droit de nature contractuelle, lui ouvrant la voie de l'action personnelle. Or, tel n'est pas le cas en l'espèce. Il apparaît en effet qu'il ne dispose d'aucun titre préférentiel tiré de sa qualité d'héritier; il ne le prétend d'ailleurs même pas, se contentant d'affirmer qu'il jouit d'un choix. Nonobstant l'alternative théoriquement ouverte à l'héritier, dans le cas concret, le recourant n'est manifestement titulaire d'aucune prétention fondée sur le droit des successions, mais ne peut que se prévaloir de la relation de mandat, de sorte qu'il ne disposait nullement de l'alternative. La qualification d'actions personnelles en restitution et en reddition de compte, dont la légitimité pour agir est fondée sur le droit des successions, telle qu'effectuée par l'autorité précédente, n'est pas contestable. Le recourant se méprend donc en indiquant qu'il pouvait choisir d'agir sur un fondement successoral ou contractuel. Le grief de violation des art. 598 CC et 400 CO doit être rejeté.