Citation: 6B_476/2016 E. 3.4

3.4. Pour le reste, le recourant tente de démontrer qu'il aurait été victime d'un pirate informatique. Il prétend notamment qu'il se serait confié à son supérieur hiérarchique sur le fait que son ordinateur privé n'était pas sécurisé avant les faits, qu'il aurait formaté son ordinateur privé sur instruction du prénommé, qu'il aurait procédé, sur son poste professionnel, à des vérifications et des démarches en lien avec l'adresse « E.________ », que tant les collaborateurs de l'Etat de Genève que les tiers auraient accès respectivement à l'annuaire interne et à l'annuaire public, en ligne, de l'Etat de Genève, et que de très nombreuses personnes devaient savoir que le père de l'intimée était décédé. Par ses explications, il se borne, dans une large mesure, à opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, dans une démarche purement appellatoire, qui n'est pas recevable devant le Tribunal fédéral (cf. supra consid. 3.1). Quoi qu'il en soit, elles ne sauraient être suivies. Tout d'abord, il justifie le formatage de son ordinateur et la sécurisation de son réseau par le fait que son supérieur lui aurait recommandé de prendre ces mesures. Elles consistaient, selon ses propres dires, à « sauvegarder toutes les conversations qu'il avait eues avec [l'intimée] » et à « protéger son ordinateur et son réseau internet en installant un antivirus et en configurant son réseau Wifi » (cf. arrêt attaqué lettre B.d.a, p. 6). Dans les circonstances d'espèce, compte tenu de l'enquête menée par le H.________ et sachant que le recourant affirme avoir informé son supérieur hiérarchique du fait qu'il aurait reçu un courriel de l'adresse « L.________ » sur son ordinateur personnel, il n'était pas insoutenable de considérer que le formatage, soit, selon l'expert privé que le recourant a mandaté, la destruction de « l'essentiel des indices qui auraient pu être utiles », semblait contrevenir aux directives fournies par le supérieur hiérarchique de l'intéressé tendant au contraire à la sauvegarde des messages échangés avec l'intimée. Si le recourant avait véritablement fait l'objet d'un pirate informatique, respectivement si, comme il le prétend, il avait réellement reçu un courriel de la part de ce dernier, sachant que le pirate informatique en question avait également adressé un message à C.________, qui s'en était plaint, et que la H.________ menait une enquête sur cette personne, le recourant aurait fait en sorte de conserver les informations pertinentes et nécessaires pour permettre son identification. Dans ces circonstances, il n'est pas insoutenable de retenir que le pirate informatique, agissant sous le pseudonyme D.________, était en réalité le recourant, et que le formatage effectué par ce dernier et la prétendue sécurisation du modem par un mot de passe durant le mois d'octobre 2013 - manoeuvre qui a rendu son contenu inaccessible lors de la perquisition de la police - avaient, en réalité, été effectués dans le but de supprimer des preuves. En effet, si l'on suit le recourant, il aurait pris ces dispositions durant le mois d'octobre 2013, soit lorsque C.________ s'est plaint à la H.________ du spam qu'il avait reçu, respectivement avant que les enquêteurs ne viennent à son domicile. Dès lors, que ces mesures aient été prises à la suite d'un courriel de C.________ adressé à D.________ ou non n'est pas déterminant. Il n'y a pas non plus d'arbitraire dans le fait que la cour cantonale a retenu qu'en tant qu'informaticien au sein de la H.________, il avait accès à l'ensemble des messageries électroniques de l'Etat de Genève, dont celles de C.________. Par ailleurs, le fait que D.________ ait mentionné dans ses échanges avec l'intimée des informations dont seul le recourant pouvait être au courant pour les avoir apprises de celle-là, ressort du dossier, comme il l'indique d'ailleurs lui-même dans son mémoire de recours, puisque l'intimée l'a déclaré lors de son audition du 21 octobre 2013 à la police (mémoire de recours p. 15). Le recourant n'a par ailleurs pas nié ces éléments, dans la mesure où il a tenté de les justifier par la réception d'un courriel provenant de l'adresse électronique du prétendu pirate informatique, explication que la cour cantonale n'a pas suivi, considérant qu'il avait très bien pu s'envoyer lui-même ledit message pour se disculper. Le fait que « de très nombreuses personnes doivent savoir que le père de [l'intimée] est décédé » et que les adresses IP activées pour la consultation de la messagerie électronique « E.________ » n'ont pas été identifiées ne suffisent pas à rendre arbitraire l'appréciation des faits effectuée par la cour cantonale. Il en va de même de la présence de l'adresse « E.________ » sur son ordinateur professionnel. Selon le recourant, elle s'expliquerait par le fait qu'il aurait travaillé sur ce cas dans le cadre de son activité professionnelle auprès de H.________ et qu'il aurait envoyé un courriel à l'adresse précitée à l'occasion d'un contrôle. Même en admettant qu'il ait travaillé sur le cas, cela ne suffirait pas à remettre en question le faisceau d'indices mis en exergue par l'autorité précédente et l'appréciation qui en a été faite. Quoi qu'il en soit, il n'est pas insoutenable de retenir qu'il a pu envoyer ce courriel dans le seul but de se disculper pour le cas où il serait inquiété.