Citation: 4A_505/2023 E. 4.4.2

4.4.2. L'argumentation développée par la recourante n'emporte nullement la conviction de la cour de céans. Contrairement à ce qu'elle prétend, la cour cantonale n'a pas exclu qu'une violation contractuelle, qui ne constituerait pas un juste motif de résiliation d'un contrat de durée, puisse néanmoins causer un dommage et engager la responsabilité contractuelle de son auteur. En revanche, ladite cour a considéré que les éléments avancés par la recourante ne permettaient pas d'établir l'existence de manquements imputables à l'intimée qui lui auraient causé un dommage. Puisque c'est elle qui prétend au paiement de dommages-intérêts, la recourante devait prouver les trois conditions mentionnées ci-dessus, dont la violation du contrat. Or, dans son mémoire de recours, qui mêle inextricablement le fait et le droit, on ne perçoit pas par quel comportement l'intimée aurait failli à remplir ses obligations contractuelles. Il aurait notamment fallu alléguer précisément quelles étaient ces obligations contractuelles. La recourante brandit, en vain, que l'intimée n'aurait pas remis les rapports mensuels - feignant d'oublier que ces rapports ne devaient être remis que sur demande et qu'aucune demande dans ce sens ne ressort de l'état de fait. Elle prétend encore que l'intimée n'aurait pas respecté son devoir de l'informer, alors que le contraire ressort des faits souverainement constatés par la cour cantonale ( supra let. A.d et A.h). Elle ne conteste pas même que les audits annuels n'ont que rarement relevé des problèmes concernant le service informatique, ni que les quelques recommandations qui étaient émises dans ce cadre ont toujours été suivies par l'intimée ( supra let. A.f). Par ailleurs, la cour cantonale a exclu l'existence d'un lien de causalité naturelle et adéquate entre les prétendus manquements imputables à l'intimée et un éventuel dommage lié à l'état du système informatique. Ce point scelle à lui-seul le sort du recours sur cet aspect, le lien de causalité naturelle entre le fait générateur de responsabilité et le dommage étant une question de fait que la cour de céans n'examine que sous l'angle de l'arbitraire et la recourante n'ayant pas formulé un tel grief à ce propos. Partant, le raisonnement de l'autorité précédente échappe à toute critique; le grief doit être rejeté.