Citation: 1C_18/2021 E. 1.6

1.6. La recourante reproche enfin à l'instance précédente de ne pas avoir admis, dans un arrêt du 20 mai 2020, la qualité de partie de B.________, soit la personne poursuivie à l'étranger, la privant ainsi du droit d'invoquer l'art. 2 EIMP ainsi que le principe ne bis in idem. Dans un tel cas, la personne habilitée à recourir devrait être admise à soulever de tels griefs. La position de la recourante se heurte toutefois au texte légal (soit les art. 21 al. 3, 80h EIMP et 9a OEIMP) qui limite la qualité pour agir à la personne concrètement touchée par les actes d'entraide, et à la jurisprudence constante selon laquelle seule peut se prévaloir de l'art. 2 EIMP la personne prévenue dans la procédure étrangère qui se trouve exposée à un danger concret d'avoir à pâtir de la situation qu'elle dénonce (ATF 130 II 217 consid. 8.2 p. 227 s.). L'art. 80h let. b EIMP empêchait également la recourante d'agir dans l'intérêt d'un tiers qui a été - à juste titre - écarté de la procédure d'entraide. Sur le vu de ce qui précède, les griefs soulevés par la recourante ne justifient pas une entrée en matière.