Citation: 1B_492/2016 E. 4

La Cour des plaintes a déclaré le recours de A.________ du 13 mai 2016 irrecevable, faute de décision attaquée, parce que le recourant, bien qu'ayant été invité à le faire, n'avait pas fourni la décision que son recours visait à quereller et qu'il ne ressortait pas du dossier que le Ministère public de la Confédération ait rendu une telle décision ou n'en ait pas rendu nonobstant une demande du recourant. Dans son recours, A.________ faisait référence à la procédure BB.2015.120, close par décision de la Cour des plaintes du 5 avril 2016, à une requête de mesures superprovisoires prétendument restée sans suite présentée à l'appui de son recours du 30 décembre 2015 ainsi qu'à différents courriers présentés le 12 janvier, 31 janvier et 11 février 2016 que son recours venait rappeler. Il concluait à l'annulation de la décision du Ministère public de la Confédération du 10 février 2016 (alors que le délai pour recourir contre cette décision était largement échu) et à ce qu'il soit autorisé à prélever de son compte personnel auprès de B.________ SA à Zurich la somme de 100'000 fr. en vue d'amortir un prêt hypothécaire. Vu la teneur pour le moins ambiguë de l'écriture du 13 mai 2016, la Cour des plaintes pouvait légitimement s'interroger sur l'objet du recours et la décision que le recourant entendait attaquer. Or, le recourant ne développe dans son recours aucune argumentation répondant aux exigences de motivation découlant des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF qui permettrait de lever cette ambiguïté et de considérer la décision d'irrecevabilité prise par la Cour des plaintes comme arbitraire ou d'une autre manière contraire au droit. En particulier, l'affirmation selon laquelle il aurait joint la décision attaquée à son recours ne trouve aucun appui dans le dossier de la Cour des plaintes que le Tribunal fédéral s'est fait remettre.