Citation: 4A_39/2022 E. 4.2.2

4.2.2. L'invalidation, ou plus précisément la déclaration d'invalidation, d'un contrat entaché d'erreur ou de dol, ou conclu sous l'empire d'une crainte fondée au sens de l'art. 31 al. 1-2 CO est une manifestation de volonté par laquelle la partie victime du vice fait valoir la nullité du contrat, manifestation qui doit être faite au plus tard dans le délai de péremption d'un an à compter de la découverte du vice (arrêt 4A_570/2021 du 27 septembre 2022 consid. 4.2.1; TERCIER/PICHONNAZ, Le droit des obligations, 6e éd. 2019, p. 195 n. 832). Même si elle est communiquée, pour la première fois, au destinataire par requête de conciliation ou par demande en justice, la déclaration d'invalidation demeure un acte juridique ( Rechtsgeschäft) de droit privé matériel, destiné et apte à produire l'effet juridique correspondant à la volonté exprimée (arrêt 4A_570/2021 précité consid. 4.2.1; ATF 81 II 520 consid. 5b; HOHL, Procédure civile, T. II, 2e éd. 2010, n. 565). Elle ne peut pas faire l'objet d'une action formatrice. Le contrat invalidé par la partie qui se prévaut d'un vice du consentement est nul depuis le début, soit ex tunc ( von Anfang an - ex tunc - ungültig; ATF 137 III 243 consid. 4.4.3; 132 III 242 consid. 4.1; arrêt 4A_87/2018 du 27 juin 2018 consid. 5.3); il est frappé de nullité absolue, avec tous les effets qui y sont liés (arrêt 4A_570/2021 précité consid. 4.2.1). Dans ses conclusions, le demandeur doit demander au tribunal de constater qu'il a valablement invalidé le contrat par sa déclaration de volonté de ne pas maintenir celui-ci.