Citation: 5A_591/2023 E. 3.4

3.4. S'agissant des frais de scolarisation privée de l'enfant mis à sa charge, le recourant ne motive son grief d'arbitraire que par référence au fait que le juge cantonal s'est écarté du montant admis à ce titre par l'intimée. Ce faisant, la critique manque sa cible. Le recourant oublie que la maxime inquisitoire illimitée (art. 296 al. 1 CPC) ici applicable (pour l'appel, cf. parmi plusieurs: arrêt 5A_79/2023 du 24 août 2023 consid. 3.3.2 et les références) a pour effet que le juge n'est lié ni par les faits allégués ni par les faits admis par les parties (ATF 128 III 411 consid. 3.2.1; arrêt 5A_20/2020 du 28 août 2020 consid. 4.2 et les références). Pour le surplus, on ne trouve aucune réfutation argumentée (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF) de la qualification desdits frais de frais ordinaires, ni de l'application in casu du principe de l'équivalence des prestations en argent et en nature, également applicable en droit espagnol. Autant que recevable, la critique sur ce point ne peut qu'être écartée. Pour ce qui est de la participation de l'enfant au loyer de sa mère, le recourant ne remet pas en cause son principe mais uniquement sa quotité. Ainsi ne conteste-t-il pas le jugement attaqué en tant qu'il retient que, conformément à l'art. 145 CCE, chaque parent doit contribuer à l'entretien de l'enfant en fonction de ses revenus et que la jurisprudence espagnole topique détermine au cas par cas la participation aux frais de logement du parent gardien. Le recourant ne critique pas non plus le montant des revenus mensuels arrêtés à 11'772 fr. pour lui-même et à 2'560 fr. pour la mère. Dans ces conditions, on ne voit pas en quoi le juge cantonal aurait versé dans l'arbitraire en tenant compte de la proportion qui existe entre les revenus des deux parents de l'enfant pour arrêter la participation de celle-ci au loyer de la mère à mettre à la charge du père. Si on le comprend bien, le recourant voudrait que cela soit la proportion entre les soldes disponibles des deux parents qui détermine cette participation. C'est là toutefois sa propre vision et on ne voit pas sur quelle base elle se fonde. Si tant est que cela soit l'arrêt de la Cour suprême espagnole visé par le jugement attaqué, la lecture qu'en propose le recourant participe d'une démarche appellatoire impropre à démontrer l'arbitraire du raisonnement du juge cantonal. Pour le surplus, dans la mesure où le recourant entend tirer argument d'un prétendu aveu judiciaire de sa partie adverse, qui aurait admis que la participation au loyer de l'enfant ne s'élèverait qu'à 30%, celui-ci se heurte, comme indiqué précédemment, à la maxime inquisitoire applicable à l'entretien de l'enfant.