Citation: 6B_1361/2021 E. 2.4

2.4. A l'appui de son grief tiré d'une violation de la présomption d'innocence en relation avec les faits concernant B.________, le recourant ne montre pas que la cour cantonale aurait éprouvé un doute qu'elle aurait interprété en sa défaveur. Il se contente pour l'essentiel de discuter une nouvelle fois l'appréciation des preuves, ce qui n'est pas recevable. Il est évident que celle-ci ne saurait être remise en question sur la seule base de l'affirmation, particulièrement tendancieuse, du recourant pour qui serait très vraisemblable " l'hypothèse selon laquelle le dépôt d'une plainte pénale pour viol est le seul moyen pour une jeune femme musulmane de rétablir son honneur auprès de sa famille ". Tout aussi mal fondé et critiquable est son argument selon lequel " l'existence d'un viol est d'autant moins vraisemblable que les parties ont entretenu une longue relation amoureuse à la suite de l'infraction prétendue ". B.________ n'a jamais nié avoir été très éprise du recourant et avoir poursuivi sa relation sentimentale avec lui après les faits. Cela n'implique toutefois pas qu'elle ait consenti aux rapports litigieux et le recourant, qui a mis à profit son attachement sentimental pour lui imposer cette première relation intime, ne saurait prétendre que les sentiments qu'elle lui a portés avant et après les faits lui conféraient le pouvoir d'accomplir avec elle des actes dont elle lui avait dit ne pas vouloir du moins à ce moment-là de leur relation. Suivre l'argumentation du recourant reviendrait peu ou prou à admettre qu'il n'y a pas de viol possible, et partant pas d'opposition possible à des actes d'ordre sexuel, dans le cadre d'une relation sentimentale.