Citation: 5A_25/2014 E. A

A.a. Le 18 avril 2005, le Tribunal de première instance de Genève a autorisé, à la requête de la société C.________, le séquestre des biens de B.________ ( débiteur ) à concurrence de 52'606'085 fr., intérêts en sus. Cette mesure porte sur "[t] ous avoirs et biens, valeurs, bijoux, objets d'art, papiers-valeurs, titres, certificats, titres représentatifs de marchandises, documents, cessions, créances, droits réels ou personnels, participations et autres biens, métaux précieux, valeurs de droits patrimoniaux de quelque nature que ce soit, en compte courant ou autres, dépôts, coffres forts, dossiers ou autres, appartenant à B.________ sous nom propre ou pseudonymes (notamment D.________, E.________, F.________, G.________), désignation conventionnelle ou numérique, ou autre nom de tiers notamment personnes morales en particulier la société H.________, dont B.________, D.________, E.________, F.________ et G.________ est ayant droit économique en mains de: Banque A.________ AG Rue ... X.________ en particulier le compte n° www ". Le même jour, l'Office des poursuites de Genève a adressé à la Banque A.________ un avis d'exécution du séquestre, qui reprend, quant à la désignation des objets à mettre sous main de justice, les termes de l'ordonnance de séquestre. La banque n'a pas formé opposition ni porté plainte contre l'avis d'exécution du séquestre; d'après une note interne du 18 avril 2005, elle a bloqué trois comptes après réception de l'avis d'exécution du séquestre, à savoir les comptes nos xxx, yyy et zzz, dont le débiteur séquestré, I.________ et J.________ étaient respectivement les titulaires. A.b. Parallèlement à la procédure de séquestre, la créancière a ouvert le 15 avril 2005 une action au fond, en validation du séquestre, devant les tribunaux californiens. Elle a également dénoncé le débiteur au Ministère public de la Confédération (MPC), lequel a ouvert une enquête pour blanchiment d'argent. Le 3 juin 2005, le MPC a ordonné, " auprès de la Banque A.________ à X.________ et Y.________ ", le séquestre pénal des " comptes dont B.________, alias D.________, alias E.________, alias G.________, K.________, L.________, H.________, M.________, N.________ SA, O.________ SA, P.________ SA, Q.________, R.________ SA sont titulaires, ayants droit économique ou fondés de procuration ". La banque a confirmé au MPC que la mesure avait porté notamment sur les trois comptes précités; elle a également avisé J.________ et I.________ du séquestre pénal frappant leur compte. A.c. Le 2 mai 2006, l'Office a informé la Banque A.________ que le séquestre était devenu exécutoire, le débiteur ayant été définitivement débouté de son opposition au séquestre. Le 9 mai 2006, la banque a demandé à l'Office de " confirmer que l'avis de séquestre du 18 avril 2005, en dépit de sa formulation très large, concerne uniquement les éléments de fortune déposés dans [son] établissement au nom de S.________, de ses pseudonymes et des entités expressément désignées dans l'avis (...) ". Le lendemain, elle a informé l'Office que le séquestre avait porté sur le compte n° xxx à hauteur de 7'345'923 fr.99 au 9 mai 2006; elle a en outre revendiqué un " droit de nantissement et de compensation " sur les valeurs séquestrées en couverture de sa créance de 1'942'526.97 USD (2'309'664 fr.) au 19 avril 2005, respectivement de 567'186.49 USD (697'072 fr.20) au 9 mai 2006. A la suite de cette déclaration, l'Office a imparti au débiteur et à la créancière un délai pour intenter action en contestation de revendication. La créancière, qui avait vainement contesté cette décision par voie de plainte (arrêt 5A_67/2007 du 15 février 2008, publié in : Pra 2009 n° 122 p. 839), a été déboutée le 12 avril 2010 par le Tribunal du district de Zurich, qui a ainsi reconnu la prétention de la banque. A.d. Le 7 novembre 2008, la Cour supérieure de l'Ontario (Canada) a admis l'appel en cause (" third party claim ") de la Banque A.________ et de sept autres personnes par une banque canadienne, défenderesse au procès ouvert par une victime de l'escroquerie. A la suite d'une procédure introduite par une autre victime, cette juridiction a rendu le 27 avril 2009 une nouvelle décision autorisant l'appel en cause de la Banque A.________ et de vingt-huit autres personnes. Celle-là a été informée de ces appels en cause en juin 2010. Le 24 avril 2009, le débiteur et la créancière ont passé une transaction sur la répartition des fonds déposés sur les trois comptes séquestrés, aux termes duquel 55% des fonds reviendraient à celle-ci et 45% à celui-là. Cet accord a été approuvé le 9 septembre 2009 par la Cour supérieure de l'Ontario; la procédure en Californie a été suspendue dans l'attente de son exécution. La poursuite pénale a été classée en novembre 2012, et le séquestre pénal définitivement levé le 24 janvier 2013 ( cf. arrêt 1B_789/2012).