Citation: 6B_388/2023 E. 3.6

3.6. En l'occurence, il découle de ce qui précède que la cour cantonale ne pouvait pas, sans violer le droit fédéral, prononcer un internement, à tout le moins sans expertise sur dossier. A titre préliminaire, il incombera à la cour cantonale d'interpeller l'intéressé à nouveau pour voir s'il persiste dans son refus de collaborer. Si tel n'est plus le cas, elle devra ordonner une expertise. Dans le cas contraire, il incombera à la cour cantonale d'inviter à nouveau les experts à répondre, sur la base du dossier, - dans la mesure du possible - aux questions posées. A cet égard, on relèvera que le dossier contient notamment une évaluation criminologique du recourant datant du 18 décembre 2018 et un rapport de comportement établi le 20 mai 2022 par la Direction de la Prison de H.________. La cour cantonale pourra également, le cas échéant, ordonner d'office une nouvelle expertise par un autre expert, conformément à la jurisprudence précitée (cf. supra consid. 3.5.3). Comme le relève le recourant, il n'est pas exclu que le refus des premiers experts se fondait notamment sur des considérations déontologiques. En tout état de cause, il apparaît que des considérations psychiatriques légales plus étendues semblent possibles (cf. supra consid. 3.5.3). Le recours doit donc être admis sur ce point et la cause renvoyée à l'autorité précédente pour qu'elle ordonne une expertise.