Citation: 1C_370/2015 E. B

Le 30 juin 2010, sur dénonciation de l'autorité communale, le département a constaté qu'un mur en béton non autorisé avait été érigé en bordure de la parcelle n° 2144 du côté du chemin Henri-Schmitt. Il a en conséquence invité A.________ à déposer une requête complémentaire pour régulariser la situation. Celui-ci répondit, le 9 juillet 2010, qu'il avait constaté que le mur autorisé avait été prolongé. Une requête serait déposée durant le mois d'août suivant. Malgré plusieurs relances du département, aucune requête n'a été déposée. Une amende de 2'500 fr. lui a été infligée le 31 mars 2011: en qualité de mandataire professionnellement qualifié (MPQ), il avait agi en parfaite connaissance de cause en mettant l'autorité devant le fait accompli. Le 11 avril 2011, une requête complémentaire d'autorisation de construire a été déposée; les préavis ont été positifs, à l'exception de celui de la commune pour laquelle un mur réalisé à la place d'une haie provoquait une fermeture visuelle et un "regrettable effet de confinement". Le 13 avril 2012, le département a refusé l'autorisation en se fondant sur la norme d'esthétique de l'art. 15 de la loi cantonale sur les constructions et installations diverses (LCI). Par décision du même jour, le département a exigé le démolition du mur et infligé à A.________ une nouvelle amende de 2'500 fr.