Citation: 2A.483/2004 13.09.2004 E. 2

L'autorité intimée a admis l'existence d'un abus de droit en retenant qu'une réconciliation n'était pas envisageable et que, partant, l'union conjugale était définitivement rompue. Elle a relevé à cet égard que la séparation durait depuis plus de deux ans et demi et que les époux n'avaient plus aucun contact depuis mars 2003. Elle a estimé que les déclarations du recourant, qui prétendait toujours croire à une réconciliation, n'étaient pas crédibles, du moment qu'il n'avait lui-même rien entrepris dans ce but. Elle a également relevé que, le 7 mars 2003, le recourant avait été condamné par le Tribunal de police de la Broye et du Nord vaudois à deux mois d'emprisonnement, avec sursis pendant deux ans, pour lésions corporelles simples et menaces à l'endroit de son épouse, et au paiement à celle-ci de 2'000 fr. à titre d'indemnité pour tort moral. Ces faits n'apparaissent ni manifestement inexacts ou incomplets, ni établis au mépris de règles essentielles de procédure, de sorte qu'ils lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 2 OJ). En particulier, les alléga- tions du recourant selon lesquelles il "croit toujours à son mariage et veut se donner la possibilité de sauver cette union" ne sauraient remettre en cause les constatations de l'autorité intimée, ce d'autant moins que, dans le cadre de la procédure de divorce, le recourant, tout en s'opposant au divorce, a consenti à une séparation de quatre ans sous l'empire de mesures protectrices de l'union conjugale.