Citation: 6B_1410/2020 E. 4.5

4.5. Au demeurant, la cour cantonale pouvait valablement estimer que l'intérêt public à expulser le recourant primait largement sur son intérêt privé à rester en Suisse (seconde condition de l'art. 66a al. 2 CP), compte tenu en particulier de la nature des infractions commises par le recourant durant une longue durée, de la peine conséquente prononcée à son égard, de ses précédentes condamnations et du pronostic très mitigé concernant son avenir (cf. jugement attaqué, consid. 24.4.5 p. 43). On voit mal dans ce contexte ce que le recourant pourrait déduire en sa faveur de l'arrêt 6B_742/2019 du 23 juin 2020, par lequel le Tribunal fédéral avait pourtant confirmé un intérêt public prépondérant à l'expulsion d'une personne de nationalité serbe, née en Suisse et y ayant grandi, qui avait été condamnée à une peine de privation de liberté de 3 ans en raison d'actes répétés de brigandage et d'une infraction grave qualifiée à la loi fédérale sur la circulation routière. Il n'est nullement déterminant que les faits objets de l'arrêt précité soient prétendument plus graves que ceux pour lesquels le recourant a été condamné, ni, en particulier au vu de l'ampleur du trafic en cause, que celui-ci portait en l'espèce sur des produits issus du cannabis, soit des drogues dites " douces ".