Citation: 6B_1385/2019 E. 1.2

1.2. Il ressort du jugement attaqué que l'ordonnance d'ouverture d'instruction pénale (pièce 100), ainsi que les premiers actes d'enquête du procureur, soit l'ordonnance de perquisition et de séquestre du domicile et du véhicule de A.________ (pièce 102), l'avis de recherche et d'arrestation (pièce 86), ainsi que la délégation à la police de la première audition de celui-ci (pièce 97), sont tous datés du 18 août 2011. Ces documents ont été adressés par fax à la police le même jour à 15h55 (En fait, B. g. c p. 18). C.________, O.________, D.________, H.________ et P.________ ont été entendus par la police le 18 août 2011 entre 10h40 et 20h00. Seules les auditions de H.________ et de P.________ se sont tenues après 16h00, soit après que l'ordonnance d'ouverture d'instruction pénale a été transmise à la police (En fait, B.g.a. p. 18 et consid. 2.8.1 p. 27). La cour cantonale a constaté qu'à l'exception de H.________, toutes ces personnes avaient été ultérieurement entendues par le ministère public en présence du recourant et de son conseil, lesquels avaient eu préalablement accès au procès-verbal des auditions tenues devant la police. Elle en a conclu que les droits de la défense, en particulier le droit d'être confronté aux témoins à charge, avaient dès lors été respectés. H.________, malgré deux convocations du ministère public, ne s'était pas présenté aux audiences, sans être excusé. L'autorité précédente a considéré que sa déposition devant la police n'était pas décisive s'agissant des coups de feu tirés le 18 août 2011, puisqu'il avait déclaré avoir quitté les lieux avant les premières déflagrations, ce qui était confirmé par Q.________, et qu'aucun élément de la procédure ne le reliait aux tirs. Partant, le ministère public avait valablement renoncé à répéter son audition, sans que les droits de la défense n'aient été violés, et les auditions ayant eu lieu le 18 août 2011 avant 16h00 étaient exploitables (arrêt entrepris, consid. 2.8.1 p. 27).