Citation: 1C_489/2024 E. 2

Selon l'art. 42 al. 1 LTF, les mémoires de recours au Tribunal fédéral doivent indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signés. En particulier, la partie recourante doit motiver son recours en exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (cf. art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette exigence, il lui appartient de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse; la motivation doit en particulier être topique, c'est-à-dire se rapporter à la question juridique tranchée par l'autorité cantonale (ATF 148 IV 205 consid. 2.6). Lorsque la décision querellée repose sur une double motivation dont chaque pan est indépendant et suffit à sceller l'issue de la procédure cantonale, il importe, sous peine d'irrecevabilité, de discuter chacune de ces deux motivations (cf. ATF 149 III 318 consid. 3.1.3; arrêt 7B_1139/2024 du 18 novembre 2024 consid. 4.6.5). Le Tribunal cantonal a consacré le considérant 6.3 de son arrêt aux griefs de la recourante concernant le mur de soutènement. Il a relevé que le Conseil d'État s'était fondé sur les plans n° s 1001, 1002 et 1003 pour retenir qu'un point de référence avait été déterminé en dehors du projet, que le terrain naturel en limite et la hauteur au sommet du mur avaient été indiqués en différents points par rapport à ce point dans le plan n° 1003 et que ces éléments avaient été modélisés sur le plan n° 1004. Par ailleurs, il ressortait du dossier que les mesures avaient été prises au pied de la haie de thuyas de la recourante et au pied du treillis sur un mur en béton existant. En outre, les coupes AA', BB' et CC' sur le plan n° 1005 permettaient de visualiser le terrain existant, soit le terrain naturel, ainsi que le mur projeté et le terrain futur au pied du mur. Les coupes permettaient ainsi clairement de comparer l'état actuel avec l'état futur du projet. La recourante ne remettait pas en cause ces aspects de la décision attaquée et ne cherchait pas davantage à démontrer que le terrain naturel mentionné sur les plans de la constructrice serait contraire à la réalité. Elle se contentait d'opposer sa propre vision des faits à celle du Conseil d'État sans démontrer l'illégalité de la décision attaquée sur ce point. Son recours était ainsi, faute de motivation, irrecevable en vertu des art. 48 et 80 de la loi cantonale sur la procédure et la juridiction administratives du 6 octobre 1976 (LPJA; RS/VS 172.6). Même recevable, il aurait été rejeté dès lors que le terrain naturel et le terrain futur ressortent des différentes coupes du plan n° 1005. Au surplus, comme l'a souligné l'instance précédente, le point zéro a été défini en amont à la base du mur existant et les plans déposés en cause permettent de vérifier que la hauteur du mur n'excédera pas 1,44 mètre. Partant, le Conseil d'État pouvait confirmer la légalité de l'autorisation de bâtir sur ce point. Le Tribunal cantonal s'est ainsi fondé sur une double motivation pour confirmer la décision du Conseil d'État en ce qui concerne le mur de soutènement. La recourante ne prend pas clairement position sur l'irrecevabilité de son recours en raison du défaut de motivation qui l'affectait. Elle conteste il est vrai l'arrêt attaqué en tant qu'il retient qu'elle n'aurait pas contesté les aspects de cette décision, dénonçant à ce propos un établissement arbitraire des faits. On peut admettre ce faisant qu'elle s'en prend aussi bien à l'irrecevabilité de son recours qu'à son rejet.