Citation: 6B_151/2022 E. 5.3

5.3. La cour cantonale s'est ralliée à l'argumentation développée par le Tribunal pénal économique, qu'elle a faite sienne (cf. art. 82 al. 4 CPP). Elle a retenu qu'un pronostic défavorable devait être posé quant au comportement futur du recourant. Si celui-ci reprenait ses activités professionnelles dans l'immobilier et la construction, que ce soit en tant qu'administrateur de sociétés commerciales ou dans le cadre d'une raison individuelle, de nouveaux abus étaient à craindre, compte tenu en particulier des condamnations antérieures pour des infractions de type économique, ainsi que de l'attitude générale du recourant qui indiquait qu'il n'avait pas pris conscience de la gravité de ses actes, de sorte que le risque de récidive devait être considéré comme important. La cour cantonale a encore relevé que, lors de la séance du 30 novembre 2021, le recourant avait exposé avoir abandonné l'activité viticole, pour laquelle il avait créé une société viticole en novembre 2015, sous forme de société anonyme, pour se tourner à nouveau vers le courtage immobilier. Or, il ressortait de sa présentation que, dans le cadre de cette activité, exercée en tant qu'employé d'une société dont il était également administrateur avec signature individuelle, il favorisait certains de ses créanciers au détriment d'autres. Il découlait en outre de ses explications que sa manière de procéder était loin d'être claire et représentait une porte ouverte à de nouveaux abus. La cour cantonale en a conclu que le pronostic défavorable n'était pas tempéré par l'évolution récente de l'activité professionnelle du recourant, de sorte que le risque de récidive devait toujours être considéré comme important. Dans ces conditions, il se justifiait d'interdire au recourant d'exercer une activité dans le domaine de l'immobilier et de la construction de manière indépendante.