Citation: 9C_738/2017 E. 5.3

5.3. La recourante ne peut pas non plus être suivie lorsqu'elle fait valoir que les premiers juges n'auraient pas motivé les raisons pour lesquelles ils ont privilégié les conclusions du docteur C.________ par rapport aux avis exprimés notamment par les docteurs B.________ et D.________. En premier lieu, la juridiction cantonale a relevé que les rapports du docteur D.________ contenaient certaines contradictions qui ont précisément conduit à ce que l'office AI recourût à un expert neutre en 2016. Par ailleurs, elle a considéré que le docteur C.________ avait indiqué de manière détaillée pour quelles raisons il s'écartait des diagnostics de trouble anxieux généralisé, incluant la phobie sociale, un TDAH et une personnalité borderline retenus par le docteur D.________ dans son rapport du 25 novembre 2013; l'expert avait également exposé de manière circonstanciée pourquoi les atteintes à la santé présentées par l'assurée au moment de son expertise ne correspondaient plus aux conclusions de l'expertise du docteur B.________ du 6 juin 2008 (supra, consid. 5.2). Enfin, les premiers juges ont constaté que le docteur D.________ n'excluait pas totalement une éventuelle réintégration sur le marché du travail (rapports des 9 mars 2015 et 25 novembre 2013). L'instance cantonale a également considéré que l'expertise du docteur C.________ n'était pas non plus susceptible d'être remise en cause par les avis des médecins ayant suivi l'assurée. En particulier, la doctoresse F.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (qui a suivi la recourante depuis le 10 août 2016, à la suite du départ à la retraite du docteur D.________), et le docteur G.________, spécialiste en médecine interne générale et médecin psychosomatique et psychosociale, se contentaient d'affirmer que leur patiente était en incapacité totale de travailler, sans indiquer sur la base de quel diagnostic, voire symptôme, ils parvenaient à cette conclusion, et sans faire la moindre référence aux constatations du docteur C.________ (rapport et certificat médical de la doctoresse F.________ des 3 février et 3 juillet 2017, et certificat médical du docteur G.________ du 22 février 2017). Dans ces circonstances, on ne saurait reprocher aux premiers juges d'avoir manqué d'expliquer le choix de suivre les conclusions médicales du docteur C.________. Pour le surplus, la recourante précise en vain souffrir d'une atteinte à son épaule droite. Les premiers juges en ont tenu compte dès lors qu'ils ont constaté que le docteur H.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, avait fait état d'une incapacité de travail postérieure à la décision litigieuse, sans poser de diagnostic et sans attester d'une atteinte durable (certificat médical du 24 avril 2017). La recourante n'explique pas en quoi cette appréciation anticipée des preuves serait insoutenable.