Citation: 6B_231/2021 E. 3.6.2

3.6.2. Ce raisonnement n'apparaît pas arbitraire. 3.6.2.1. Le recourant reproche d'abord à la cour cantonale d'avoir considéré que le montant de 1'891'277 fr. 15 inscrit dans les "Actifs transitoires" du bilan de la société correspondait à la promesse de don de 1'820'000 francs. Ce faisant, il ne démontre pas en quoi le raisonnement de la cour cantonale serait arbitraire et ne prétend d'ailleurs pas que ce montant correspondrait à un autre actif. En particulier, le seul fait que le rapport d'analyse financière n'assimile pas expressément la promesse de don à la somme de 1'891'277 fr. 15 n'apparaît pas à lui seul déterminant, étant rappelé que le rapport se fonde sur le bilan au 31 décembre 2010 (cf. Annexe A1 du rapport d'analyse financière du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF), dans lequel sont comptabilisés des "actifs transitoires" de 1'891'277 fr. 15. Il n'apparaît ainsi pas arbitraire que le montant de la promesse de don soit au moins inclus dans ce chiffre, étant précisé qu'il ressort du jugement attaqué que les dons de K.K.________ SA ont finalement été concrétisés par des versements effectifs pour un total de 2'250'000 francs. Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable. 3.6.2.2. Le recourant fait ensuite valoir que la promesse de don est datée du 21 février 2011. Cette argumentation n'emporte pas conviction. En effet, comme susmentionné, il ressort des pièces citées dans le jugement attaqué que la promesse de don était déjà intégrée dans les comptes au 31 décembre 2010, le rapport de la société T.________ SA ayant d'ailleurs souligné que le fait que la promesse de don de 1'820'000 fr. - qui date du 21 février 2011 - soit enregistrée dans les comptes au 31 décembre 2010 violait le principe comptable de la délimitation périodique (cf. rapport de T.________ SA du 22 août 2016, p. 9-10). En effet, le montant de fonds propres retenu dans le rapport d'analyse financière au 31 décembre 2010, soit 308'897 fr. 54 (cf. rapport d'analyse financière, p. 5) correspond aux fonds propres d'après les comptes de la société, lequel comprend un montant de 1'820'000 fr., représentant la promesse de don (cf. tableau dans le rapport de T.________ SA du 22 août 2016, p. 9-10; pièce 254 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). 3.6.2.3. Le recourant soutient encore que, selon le rapport du ministère public du 27 mars 2015, sans la promesse de don, le surendettement du club aurait été de 323'773 fr. 28 au 31 décembre 2010 et que ce surendettement n'existerait pas avec la promesse de don. Or, selon le recourant, dans son rapport d'analyse financière du 5 décembre 2019, l'analyste financier aurait procédé à des corrections de valeur par rapport à la situation comptable de la société qui avait été constatée dans le rapport du ministère public. Il reproche également à l'analyste financier d'avoir omis d'indiquer si, au 12 mai 2011, il prenait en compte la promesse de don de 1'820'000 fr., ce qui permettrait d'absorber le prétendu surendettement de 1'4550'000 francs. En réalité, l'argumentation du recourant consiste essentiellement à opposer sa propre appréciation des preuves à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi la cour cantonale aurait arbitrairement apprécié le rapport d'analyse financière du 5 décembre 2019 - sur lequel elle se fonde dans son jugement - en considérant que le spécialiste avait tenu compte de la promesse de don pour établir le montant du surendettement, étant encore rappelé que celle-ci était intégrée dans les bouclements comptables de la société au 31 décembre 2010, sur lesquels le rapport s'est fondé dans son analyse. Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable.