Citation: 4C.155/2006 23.10.2006 E. 4

Se fondant sur le certificat du 21 décembre 2001 établi par le Dr D.________ , la cour cantonale a retenu que le demandeur était totalement incapable de travailler à partir du 12 décembre 2001, soit vingt jours avant l'échéance du délai de résiliation au 31 décembre 2001. Au terme de l'incapacité de travail, le 31 mai 2002, le délai a recommencé à courir durant vingt jours; le terme des rapports de travail a ensuite été reporté au 30 juin 2002, en application de l'art. 336c al. 3 CO. 4.1 Dans son recours joint, le demandeur fait valoir que le contrat de travail a pris fin le 31 juillet 2002. Invoquant l'art. 64 al. 2 OJ, il demande au Tribunal fédéral de rectifier la date du début de la suspension du délai de congé sur la base des certificats médicaux des 7 janvier et 27 mars 2002, qui faisaient état d'une incapacité de travail totale à partir du 28 novembre 2001. 4.2 Contrairement à ce que le demandeur soutient, l'art. 64 al. 2 OJ ne permet pas au Tribunal fédéral de corriger l'état de fait cantonal, mais uniquement de le compléter sur un point secondaire. Cela étant, il incombe au salarié, conformément à l'art. 8 CC, d'apporter la preuve d'un empêchement de travailler au sens de l'art. 324a CO. En cas de maladie ou d'accident, le travailleur aura le plus souvent recours à un certificat médical, lequel se définit comme un document destiné à prouver l'incapacité de travailler d'un patient pour des raisons médicales (arrêt 4C.346/2004 du 15 février 2005, consid. 4.1 et les références). En l'espèce, le demandeur a produit trois certificats médicaux, établis par le même médecin; le premier divergeait des deux autres à propos de la date du début de l'incapacité de travail. Après avoir analysé ces documents, les explications du Dr D.________ , l'attitude du demandeur jusqu'à fin novembre 2001 ainsi que les témoignages de ses collègues, la cour cantonale a retenu que seul le premier certificat, attestant d'une incapacité totale dès le 12 décembre 2001, reflétait la réalité. Elle a procédé ainsi à une appréciation des preuves, qui ne peut pas être revue par la juridiction de réforme, conformément aux principes rappelés ci-dessus au considérant 2.2. Le grief soulevé par le demandeur est par conséquent irrecevable.