Citation: C 362/00 12.01.2001 E. 2

2.- Le recourant reproche tout d'abord à la commission et au Groupe Réclamations de n'avoir pas examiné et n'être pas entrés en matière sur certains points soulevés dans sa réclamation et son recours. A teneur de l'art. 103 al. 2 LACI, les décisions des caisses-chômage et des autorités cantonales doivent être motivées. Cette exigence reprend les principes que la jurisprudence a déduits du droit d'être entendu. Lorsque le choix que le juge est amené à faire dépend de l'éclaircissement de certains points de fait ou de droit contestés par les parties, il lui appartient de dire, dans la motivation de son arrêt, pourquoi il a admis tel fait plutôt que tel autre, afin de permettre, d'une part aux parties de comprendre les raisons pour lesquelles leur argumentation n'a pas été retenue et de décider, en toute connaissance de cause, s'il se justifie de porter l'affaire devant l'instance supérieure (ATF 101 Ia 48 consid. 3) et, d'autre part, à cette dernière de contrôler que le droit a été correctement appliqué. Cette obligation de motiver ne s'étend cependant pas à tous les éléments de faits allégués par les parties. La motivation de la décision peut se limiter aux seuls points nécessaires à la solution du litige (ATF 117 Ia 492, consid. 6b/bb, 99 V 188; RAMA 1988 no U 36 p. 44 s.). a) En l'espèce, que la commission n'ait ni retenu ni discuté le fait que, malgré une demande orale, l'employeur du recourant ne lui a jamais communiqué par écrit les motifs de son licenciement est sans pertinence pour l'issue du litige. Il ressort en effet tant de la décision entreprise que des pièces du dossier que, selon son employeur, F.________ a été licencié à cause de ses retards et de son manque de motivation. La version de l'employeur étant connue, peu importe que ces renseignements aient été donnés par écrit ou lors d'une audition en qualité de témoin. b) Contrairement à l'avis du recourant, la commission n'a pas "commis une erreur procédurale grave en n'évaluant pas explicitement l'impartialité, voire la partialité, des témoins qu'elle a auditionnés". En effet, il ressort de la décision entreprise que la commission a tenu pour établis les retards et le manque de motivation du recourant; ce faisant, la commission admet implicitement avoir reconnu force probante aux témoignages entendus et l'on ne voit guère quelle motivation supplémentaire aurait pu être fournie.