Citation: 6B_42/2024 E. 3.4.9

3.4.9. Quant à ses perspectives de réinsertion dans son pays d'origine, l'intéressée y est née et y a grandi jusqu'à presque sa trentaine; elle parle l'albanais du Kosovo et ses soeurs vivent dans ce pays avec leur famille. Lorsque la recourante soutient avoir peu de contacts avec elles et ne pas penser qu'elle pourra être accueillie chez elles, elle ne démontre pas en quoi l'appréciation de la cour cantonale serait arbitraire, se limitant au contraire à donner sa version des faits. Rien n'indique donc qu'elle ne sera pas en mesure de se réintégrer dans son pays et, à la lumière de ce qui vient d'être exposé, ni sa situation financière ni sa situation médicale ne s'opposent au prononcé du renvoi. Par ailleurs, l'allégation de la recourante selon laquelle ses perspectives de réinsertion sociale seraient meilleures en Suisse qu'au Kosovo, au vu notamment de sa situation financière précaire, n'est pas déterminante, dès lors qu'une situation économique potentiellement plus favorable en Suisse que dans le pays d'origine n'est pas un motif empêchant l'expulsion (cf. supra consid. 3.2.1). Enfin, le fait que la recourante ne pourrait plus, à cause de ses problèmes de santé, retrouver un emploi au Kosovo ne saurait revêtir une importance particulière, d'autant plus qu'elle n'exerce pas non plus d'activité lucrative en Suisse et n'a pas de perspectives professionnelles. Il apparaît du reste concevable que ses soeurs et leur famille ainsi que ses enfants en Suisse puissent la soutenir financièrement.