Citation: 6B_381/2018 E. 2.2

2.2. Le recourant avait au moment des faits dans sa poche un trousseau de clefs auquel était accroché un couteau pliable dont la lame mesure environ 5 cm. Il conteste que la blessure causée à B.________ le 29 août 2012 l'ait été au moyen de ce couteau qu'il aurait eu dans sa main, lame ouverte, au moment de porter le coup à B.________. ll invoque qu'aucune preuve n'établirait que c'est bien la lame de son couteau qui avait causé la blessure et que ce pourrait être l'une des clefs qu'il soutient avoir eu à ce moment dans sa main, ce qu'il avait indiqué dans sa plainte datée du jour des faits. Le 30 août 2012, lendemain du jour des faits et de dite plainte, le recourant a été entendu par la police en tant que personne appelée à donner des renseignements et a déclaré qu'il avait légèrement coupé B.________ " au niveau du cou avec la lame d'un petit couteau fixé au porte-clefs que je tenais dans mes mains " (jugement entrepris, p. 12, consid. 2.3.2.2). Lors de son audition par la police le 15 octobre 2012, cette fois en tant que prévenu, interpellé sur la question de savoir s'il avait utilisé un couteau avec une lame d'environ 10 cm, le recourant a fait référence à ses déclarations faites le 30 août 2012 et indiqué qu'il s'agissait d'un petit couteau, lequel était fixé à son porte-clefs. Le 15 juillet 2013, assisté d'un interprète et d'un avocat, le recourant a déclaré confirmer une grande partie de ses déclarations du 30 août 2012. Il a en particulier indiqué, s'agissant de savoir si " le couteau " était celui figurant sur la photographie et non un couteau avec une lame de 10 cm, qu'il s'agissait bien de celui sur la photographie, soit le sien. Il a également ajouté que lorsqu'il a riposté au coup de poing, il tenait le couteau dans son poing (idem, p. 12-13 ch. 2.3.2.4). Ces éléments permettaient à l'autorité précédente de retenir sans arbitraire, malgré les déclarations du recourant dans sa plainte qu'il aurait tenu dans sa main au moment du coup non pas un couteau mais des clefs, qu'il avait bien frappé la victime de son poing en tenant un couteau, lame ouverte, et que c'est bien cette lame, et non une clef, qui avait causé la blessure. Le grief est infondé, nombre de réflexions du recourant sur ce qui aurait pu se passer ou aurait été imaginable ou ce qu'il aurait pu dire ou faire durant l'instruction étant au demeurant appellatoires et partant irrecevables. Les griefs relatifs à ce que le recourant aurait pu penser ou accepter sur la base des faits ici écartés sont irrecevables.