Citation: 8D_4/2021 E. 5.2

5.2. Selon l'interprétation du droit cantonal faite par la Chambre administrative, l'arythmie liée au fait que les agents de détention sont nécessairement amenés, de par leur mission, à travailler parfois les samedis, dimanches et jours fériés est intégralement et forfaitairement compensée par l'IRIF, dont le montant correspond à 15 % du traitement initial (cf. art. 2 RIED). Conformément aux art. 51 ROPP et 3 RIED, seules les heures de travail effectuées la nuit (soit entre 19h00 et 06h00) dans le cadre de l'horaire de travail fixé font l'objet d'une indemnité qui est versée en fonction des heures effectivement accomplies et dont le montant est fixé selon l'art. 11D RTrait (cf. art. 51 al. 2 ROPP) à 7 fr. 55 par heure. Le caractère forfaitaire de la compensation de l'arythmie par l'IRIF découle clairement de l'exposé des motifs du RIED et s'applique de la même manière aux policiers (cf. arrêt 8D_2/2021 du 15 mars 2022), lesquels perçoivent une indemnité de nature identique (cf. art. 36 al. 4 let. a LOPP et art. 67 al. 6 let. a ROPP d'une part; art. 67 al. 1 let. a LPol et art. 39 al. 1 let. a RGPPol d'autre part). Le recourant ne démontre nullement en quoi cette interprétation du droit cantonal serait arbitraire au regard des éléments exposés par la cour cantonale, soit le fait que l'IRIF couvre en particulier l'arythmie due aux horaires irréguliers par une indemnité forfaitaire (correspondant à 15 % du traitement initial) et le fait qu'hormis l'IRIF (prévue aux art. 36 al. 4 let. a LOPP, 67 al. 6 let. a ROPP et 2 RIED), la réglementation applicable aux agents de détention ne prévoit d'indemnité liée aux horaires que pour les heures accomplies de nuit (art. 51 ROPP et 3 RIED), et qu'elle ne renvoie à l'art. 11D RTrait que pour cette indemnité pour service de nuit. Dès lors que la LTrait et ses dispositions d'application ne sont applicables que sous réserve des dispositions de la LOPP (art. 6 al. 2 LOPP), le grief de violation de l'art. 11D RTrait tombe à faux et l'interprétation fait par la Chambre administrative du système de rémunération des agents de détention prévu par le droit cantonal échappe au grief d'arbitraire.