Citation: 5A_127/2025 E. 7.2.4

7.2.4. Toujours sous l'angle de l'appréciation arbitraire des faits, la recourante souligne l'état particulièrement préoccupant de l'enfant, observé par les multiples intervenants (médecins, DGEJ, centre d'accueil). Elle relève que l'ensemble du réseau entourant le mineur considérait son retour prématuré, qu'une évaluation pédopsychiatrique de l'enfant serait nécessaire, de même qu'une évaluation du lien père-fils. La recourante observe par ailleurs que l'évaluation établie par le SUPEA (cf. supra let. A.i.a) serait insuffisante. 7.2.4.1. Certains éléments de preuves auxquels se réfère la recourante sont nouveaux et partant irrecevables (art. 99 al. 1 LTF). Il ne peut ainsi en être tenu compte (cf. supra consid. 2.3 et 7.1). L'on ignore ensuite pour quelle raison l'évaluation fournie par le SUPEA sera insuffisante; la recourante, qui ne l'explique pas, ne semble au demeurant pas s'en être plainte devant l'autorité cantonale. 7.2.4.2. La critique de la recourante apparaît au surplus infondée en tant que la cour cantonale a repris dans son état de fait l'intégralité des rapports et certificats médicaux auxquels elle se réfère. Le caractère préoccupant de l'état de santé du mineur qui en ressort ne fait aucun doute, sans que ceux-ci se prononcent toutefois sur l'origine de cette souffrance et sur les conséquences d'un éventuel retour en Suède; seuls des documents postérieurs - et irrecevables devant la Cour de céans (art. 99 al. 1 LTF; cf. supra consid. 2.3 et 7.1) - s'inquiètent du caractère possiblement prématuré de ce retour. Il faut par ailleurs souligner dans ce contexte que les exigences de célérité qu'impose la CLaH80 (ATF 137 III 529 consid. 2.2), de même que l'objectif poursuivi par cette convention internationale (cf. supra consid. 5.1), impliquent qu'il n'appartient pas aux autorités suisses d'investiguer de manière approfondie sur les raisons du mal-être de l'enfant; cette tâche relève de la compétence des autorités de l'État de provenance, dans le cadre du règlement des droits parentaux dont elles sont actuellement saisies. Dans cette mesure, l'on ne saurait reprocher à l'autorité cantonale d'avoir arbitrairement apprécié les preuves relatives à l'état de santé de l'enfant, singulièrement de ne pas avoir ordonné d'investigations supplémentaires sur ce point. 7.2.4.3. L'on précisera au demeurant que la cour cantonale a expressément enjoint la DGEJ de prendre contact avec ses homologues suédois afin d'assurer la gestion du suivi de l'enfant en Suède et le respect, par l'intimé, de ses conclusions complémentaires I à III telles que formulées à l'audience du 20 janvier 2025, à savoir: son engagement à initier un suivi thérapeutique en faveur de l'enfant, de même qu'un suivi de type guidance parentale et à maintenir les relations personnelles du mineur avec sa mère. Il faut ainsi admettre que des cautèles ont manifestement été mises en place afin d'assurer un retour de l'enfant sous protection. C'est ainsi en vain que la recourante soutient que les assurances données par sa partie adverse sur le suivi de l'enfant ne seraient pas convaincantes ou que l'on pourrait s'attendre à ce que les autorités n'interviennent pas à temps en cas de maltraitance ou d'abus subis par son fils.