Citation: 7B_744/2023 E. 4.5.3

4.5.3. Il sied à présent de déterminer, si comme le prétend le recourant, le dispositif en bois installé en diagonale à l'entrée de la pièce litigieuse était suffisant au regard de l'art. 8 al. 2 let. d aOTConst. Certes, la présence d'une planche de bois clouée en travers de l'entrée d'une pièce témoigne, en règle générale, d'une volonté de restreindre, respectivement d'entraver, voire d'interdire l'accès à l'endroit concerné. Toutefois, à défaut des panneaux prescrits par l'art. al. 2 let. d aOTConst (cf. consid. 4.2.5 supra), toute personne non avertie du danger ne pouvait pas raisonnablement comprendre qu'elle devait s'abstenir de marcher sur la surface entre les poutres, respectivement qu'elle encourait un risque de chute en entrant dans la pièce. Or, comme déjà évoqué, l'intimé n'avait pas été informé, pas même par l'ouvrier présent le jour en question, qu'il s'agissait d'un faux plafond, soit d'une surface non résistante à la rupture (cf. p. 17 du jugement attaqué). Il ne disposait pas non plus des connaissances pour le reconnaître (cf. consid. 3.5.1 supra). L'intimé n'avait donc aucune raison de soupçonner un danger de chute dans la pièce dans laquelle il devait accomplir son travail. Le dispositif installé en travers de l'entrée, qui a d'ailleurs pu être facilement contourné, n'était pas un moyen suffisant pour avertir l'intimé d'un risque de chute et ne saurait a fortiori équivaloir à la signalisation claire que l'art. 8 al. 2 let. d aOTConst impose dans ce genre de situation. En revanche, de par sa formation, sa longue expérience de directeur des travaux au sein de la société mandatée et sa connaissance du danger lié au faux plafond, le recourant pouvait et devait se rendre compte que cette planche de bois n'était pas suffisante pour aviser l'intimé du danger de chute, respectivement éviter un tel risque. Rien ne l'empêchait de surcroît de signaler correctement le danger à cet endroit; le recourant n'avance d'ailleurs aucun argument plausible à cet égard (cf. consid. 4.4.2 supra). En omettant de mettre en place les mesures de sécurité prévues par l'art. 8 al. 2 let. d aOTConst, respectivement en ne veillant pas à ce qu'elles le soient, le recourant n'a pas déployé l'attention ni les efforts que l'on pouvait attendre de lui. Au contraire, son manquement lui est imputable à faute. Partant, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en retenant que le recourant avait fautivement violé son devoir de prudence.