Citation: 4C.239/2006 05.10.2006 E. 1

2.3 Sur la base de l'état de fait souverain, l'on ne voit pas que la cour cantonale ait violé le droit fédéral en considérant que la masse en faillite n'avait pas repris le contrat de travail. En effet, il n'en ressort en particulier pas que le demandeur aurait requis et obtenu de celle-ci la fourniture de sûretés, ni que la masse aurait sollicité ou toléré du demandeur qu'il effectue une prestation de travail. Au contraire, le demandeur n'avait jamais offert ses services après la faillite et ne s'était même jamais manifesté, ne serait-ce que pour se renseigner. Il sied de préciser à cet égard que le fait, pour le demandeur, d'accompagner deux fois D.________ à l'office des faillites ne saurait être considéré comme l'exécution de sa prestation contractuelle résultant du contrat de travail. Cela étant, il a été retenu qu'il n'avait pas profité de ces occasions pour se rappeler au souvenir de la masse et lui offrir ses services. Il n'apparaissait pas non plus que celui-ci aurait déployé la moindre activité pour le compte de la société simple durant la période litigieuse. Dès lors que la masse n'est pas entrée dans le rapport contractuel de travail, le salaire n'est pas une dette de la masse mais une dette dans la masse, qui peut le cas échéant donner lieu à collocation. En l'occurrence, cette question fait l'objet d'une procédure distincte qui était toujours pendante au moment du prononcé de l'arrêt entrepris et elle ne doit donc pas être examinée ici. Il convient néanmoins de relever que, pour les mêmes raisons que celles qui entraînent le rejet des prétentions du demandeur contre le liquidateur de la succession de C.________ (cf. consid. 3.3 et 3.4), l'on ne voit pas comment le travailleur pourrait réclamer un salaire pour la période postérieure à la déclaration de faillite, puisqu'il est constaté en fait qu'il n'a pas offert son travail, ce qui équivaut à un abandon de poste (art. 337d CO) et exclut en tout cas de réclamer la contre-prestation (art. 82 CO). L'argumentation du demandeur n'y change rien. En effet, dans la mesure où elle repose pour l'essentiel sur la prémisse erronée que celui-ci aurait oeuvré pour la masse, respectivement la société simple, entre les mois d'avril et septembre 2003, et en tire la conclusion que la masse a repris le contrat, elle revêt un caractère appellatoire manifeste et n'a pas sa place dans un recours en réforme (cf. consid. 1.3). Pour le surplus, en tant qu'elle a trait à la violation des art. 335, 335c, 337 ss et 320 al. 2 CO, l'argumentation du demandeur - dont la recevabilité est d'ailleurs douteuse sous l'angle de l'art. 55 al. 1 let. c OJ, dès lors qu'elle consiste en une énumération de dispositions sans réelle motivation - n'est pas pertinente puisque la seule question décisive est celle de savoir si la masse a repris ou non le contrat, à l'exclusion de celle d'une éventuelle résiliation (cf. consid. 2.2 in fine). En définitive, le moyen du demandeur doit donc être écarté.