Citation: 4A_188/2018 E. 2.2.3

2.2.3. Par la suite, la conseillère, estimant que l'employé ne se rendait pas compte des risques qu'il prenait, a convenu avec lui qu'il consulterait rapidement son médecin, afin que celui-ci dresse un rapport médical sur ses limitations actuelles, son taux d'activité encore possible et les contre-indications en lien avec la prise de médicaments et qu'il établirait un arrêt de travail si nécessaire. Le 1er septembre 2010, le Dr M.________ a délivré deux certificats médicaux à l'employé, le premier constatant une incapacité de travail à 100% du 1er au 30 septembre 2010, puis à 50% dès le 1er octobre 2010. Le second constatait une pathologie rachidienne et mentionnait que tous les efforts physiques pénibles ainsi que le port de charges lui étaient formellement contre-indiqués. Estimant ces deux certificats médicaux contradictoires, la conseillère a pris l'initiative de demander à la Dresse N.________ de recontacter le Dr M.________. Par courrier du 30 septembre 2010, celui-ci a expliqué qu'il n'était pas partisan d'une reprise d'activité à 50% dès le 1er octobre 2010, c ompte tenu du fait que l'employé " allait porter des charges lourdes ". Il a alors préconisé une inactivité complète encore pour tout le mois d'octobre, avec une reprise à 50% en novembre et décembre, incluant le port de charges lourdes et une reprise d'activité strictement normale au début du mois de janvier 2011.