Citation: 6B_1008/2022 E. 2.3.3

2.3.3. Sur la base des constatations cantonales, c'est ainsi sans violer le droit fédéral que l'autorité précédente a reconnu la recourante coupable d'infractions graves à la LStup. En gardant les stupéfiants qu'elle a découverts dans son appartement, la recourante a en effet favorisé et prorogé une situation illégale. La façon dont la drogue lui a été remise ou le fait que celle-ci ait été déposée chez elle à son insu ne sont à cet égard pas déterminants. Ce qui est cependant décisif selon l'art. 19 al. 1 let. d LStup est le fait que la recourante a démontré, en cachant la drogue sur son armoire notamment, qu'elle avait la maîtrise de la chose et la volonté de la détenir, voire de l'entreposer chez elle. Par la remise de la cocaïne à la personne dénommée E.________, la recourante a procuré à un tiers des stupéfiants. Son comportement réalise ainsi également l'infraction à l'art. 19 al. 1 let. c LStup. Quoi que la recourante soutienne encore, sa crainte d'éventuelles représailles ne saurait fonder, sans autre précision, un fait justificatif légal, voire extra-légal (cf. art. 14 ss CP). Enfin, en tant que la recourante se prévaut d'une violation de l'art. 19 al. 2 LStup, elle ne présente aucune motivation à l'appui de son grief qui, sur ce point, est irrecevable. Sa condamnation en application de cette disposition n'apparaît du reste pas contraire au droit fédéral. Mal fondé, son grief doit être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.