Citation: 9C_836/2017 E. 4.3.1

4.3.1. L'enquête à domicile constitue un moyen de preuve approprié pour connaître l'étendue des empêchements dans la vie quotidienne qui sont causés par une affection psychique. Lorsque les conclusions de l'enquête ne coïncident pas avec les constatations médicales de ces empêchements, on accorde en règle générale plus de poids à ces dernières (arrêt 9C_497/2014 du 2 avril 2015 consid. 4.1.1 et les références). Dans le cas d'espèce, la doctoresse C.________ s'est rendue dans l'appartement de son patient. A la suite de sa visite, elle a attesté que le recourant est en mesure de vivre seul, mais qu'en raison de sa psychopathologie, il aurait besoin de présences discrètes et fiables qui participent à rendre plus fluides et moins menaçantes les relations avec le monde extérieur et à entretenir son intérieur (rapport du 20 janvier 2016). Les conclusions de la doctoresse C.________ étaient claires et se référaient à la situation concrète de l'assuré dans son appartement. L'intimé disposait ainsi des informations dont il avait besoin pour statuer sur la demande. Compte tenu des pathologies psychiatriques dont souffre l'assuré, et dont les conséquences sur les actes ordinaires de la vie et l'accompagnement durable ont été décrites de manière détaillée par le médecin prénommé, l'administration pouvait se dispenser, dans ces circonstances particulières, d'envoyer un enquêteur au domicile du recourant et élaborer le rapport y relatif avec les informations de la psychiatre, confirmées lors d'un entretien téléphonique. La juridiction n'a pas violé le droit en reconnaissant pleine valeur probante au rapport d'enquête ainsi établi.