Citation: 6B_640/2007 11.02.2008 E. 4

4.1 La recourante expose que c'est de manière arbitraire que les autorités cantonales ont refusé de donner suite à ses demandes de compléments d'instruction. 4.1.1 S'agissant du choix de la technique de Thorek, mis en cause par la recourante, l'expert affirme qu'aucune faute professionnelle ne peut être retenue ni dans le choix de cette technique, ni dans l'exécution de l'opération elle-même. Dans ces conditions, il n'était pas insoutenable de refuser de poser une nouvelle fois à l'expert les questions que la recourante souhaitait lui soumettre en relation avec le choix de cette technique. La recourante ne dit pas non plus dans son mémoire quelle autre question elle entendait poser sur cette technique, se limitant à renvoyer à ses différentes requêtes de compléments d'expertise. Or, il n'appartient pas au Tribunal fédéral d'aller rechercher dans les pièces du dossier quelles pourraient être les questions auxquelles l'expert n'aurait pas répondu. Dès lors, faute de motivation suffisante, le grief de la recourante ne peut pas être examiné plus avant. 4.1.2 La recourante prétend que la réponse de l'expert à la question de savoir si son consentement était suffisamment éclairé alors que le risque de nécrose ne figurait pas dans la formule de consentement n'envisage ce consentement que sous l'angle de la réduction de la taille des seins. La cour cantonale a renvoyé à la motivation du juge d'instruction s'agissant des compléments d'expertise souhaités. A la lecture de l'ordonnance du 25 avril 2007, il apparaît que le juge d'instruction a exclu toute faute professionnelle de la part de l'intimé, tant dans le choix de la technique que dans son exécution. En revanche, il n'a pas examiné le dossier sous l'angle d'un défaut d'information de l'intimé et de consentement de la recourante, soit sur l'existence d'un fait justificatif, question examinée par la cour cantonale et seule remise en cause dans le présent recours. L'expert relève que « le consentement pour une intervention chirurgicale signée par la patiente mentionne les problèmes de sensibilité des mamelons ainsi que des problèmes liés à la pigmentation. Il mentionne également le problème de coques cicatricielles liées aux implants ainsi que les risques de rupture de l'implant avec écoulement de silicone dans les tissus du voisinage. Il parle également des problèmes liés aux cicatrices. Le consentement sert souvent de base à une nouvelle discussion entre les deux parties et il semble que le Dr. Y.________ et Mme X.________ ne se sont pas compris au niveau principalement de la réduction mammaire car le consentement ne parle pas de réduction de la taille des seins. Cependant, le consentement pour l'intervention semble assez explicite ».