Citation: 2C_655/2020 E. 7

La recourante se plaint essentiellement d'arbitraire dans l'appréciation des faits et des moyens de preuves. Elle fait valoir qu'elle a "produit divers documents et attestations qui ont illustré ce à quoi elle a été exposée durant sa vie conjugale avec son mari". Elle estime avoir démontré les violences conjugales subies, précisant s'être vue reconnaître le statut de victime par le centre d'aide aux victimes d'infraction (ci-après: centre LAVI) et soulignant que le centre d'accueil Malley Prairie avait jugé que les symptômes de stress et d'angoisse qu'elle présentait étaient compatibles avec les violences qu'elle avait décrites. Elle ajoute en outre avoir produit un rapport médical du 31 octobre 2019 attestant qu'elle présentait un épisode dépressif caractérisé et qu'elle avait dû être hospitalisée le 14 août 2019 dans un hôpital psychiatrique. Elle reproche à l'autorité précédente d'avoir retenu que les violences conjugales subies n'étaient pas à ce point inacceptables qu'elles empêchaient toute poursuite de sa relation avec son mari et de n'avoir pas suffisamment pris en compte le fait que ses premières déclarations avaient été faites sous la pression de son mari.