Citation: I 929/06 06.11.2007 E. 5

La recourante fait finalement grief aux premiers juges d'avoir apprécié de manière tendancieuse le rapport de son psychiatre traitant. Celui-ci a diagnostiqué un trouble de l'adaptation avec réaction mixte anxieuse et dépressive et précisé qu'il ne lui était pour le moment pas possible de se déterminer sur l'influence de cette affection sur la capacité de travail. Il proposait donc de poursuivre les investigations avant de se prononcer sur ce point. Le docteur D.________, service médical de l'administration, a succinctement estimé qu'il s'agissait d'un trouble réactionnel à l'atteinte neurologique qui n'était pas de nature à entraîner une incapacité de travail. Dans sa décision sur opposition, l'office intimé en a déduit que les examens récents n'avaient mis en évidence aucune affection d'ordre psychique. Les seuls éléments mentionnés ne sauraient suffire pour exclure toute atteinte invalidante à la santé psychique. S'il est vrai que le trouble de l'adaptation n'a été diagnostiqué que tardivement, il n'en demeure pas moins que plusieurs indices attestent son existence depuis plus longtemps. Ainsi, il apparaît dans la succession des rapports médicaux qu'au fur et à mesure que les séquelles de l'atteinte neurologique avaient objectivement tendance à s'amenuiser ou qu'une amélioration clinique ou neurolophysiologique était constatée, la symptomatologie douloureuse suivait l'évolution inverse. Aucun praticien ne s'est prononcé sur cette discordance manifeste. De plus, l'intéressée mentionne une hospitalisation de trois semaines à l'Hôpital psychiatrique Z.________. Cet événement s'est certes produit postérieurement à la date de la décision litigieuse, mais sa nature et sa durée laissent supposer l'existence d'un trouble sévère dont l'origine ne saurait s'être déclarée que récemment. Enfin, la mention d'un éthylisme chronique, puis d'une cure médicamenteuse lourde et de rechutes font soupçonner l'existence de longue date de troubles de nature psychiatrique. Il convient donc de renvoyer le dossier à l'office intimé pour qu'il le complète avant de rendre une nouvelle décision.