Citation: U 153/01 29.04.2002 E. 2

2.- A la lecture du dossier médical, l'appréciation effectuée par le docteur B.________, limitant au 30 juin 1999 la prise en charge des suites du cas de l'intimée, ne peut être que confirmée. Si l'intimée a bien été victime d'une maladie professionnelle, au sens d'un asthme provoqué par une exposition à des huiles minérales avec suite d'incapacité de travail à la charge de la CNA dès le 14 mars 1999, il n'y a plus trace au dossier au-delà du 30 juin 1999 d'une incapacité de travail due à la maladie professionnelle. Ainsi, dès le 15 juin 1999, l'intimée a cessé tout traitement et le docteur A.________ a signalé qu'elle était sujette à des crises d'hyperventilation psychogène, déjà présentée le 16 avril 1999. La crise du 22 septembre 1999, signalée par la recourante, a été qualifiée de dyspnée par les médecins de l'Hôpital Y.________ et doit être mise sur le compte d'une crise d'hyperventilation dans un contexte psychologique particulier selon le docteur A.________. Le 4 octobre 1999, sur le plan pneumologique, il n'y avait plus d'asthme, mais des éléments psychologiques étaient présents. Selon le médecin traitant, l'état dépressif était loin d'être réglé et la capacité de travail ne pouvait être augmentée qu'avec une amélioration de l'état dépressif. Il était dès lors superflu, comme les premiers juges l'ont ordonné à tort, d'inviter un allergologue à s'exprimer plus avant sur ce point.