Citation: 8C_687/2022 E. 4.3

4.3. En l'occurrence, ni la cour cantonale ni les parties remettent en cause le fait qu'en transports publics, le trajet depuis le domicile de la recourante jusqu'au lieu de travail pour le poste assigné prend - en fonction des correspondances proposées sur le site internet des CFF - plus de deux heures, ce qui se situe à la limite de ce qui est exigible d'une personne assurée. Avec l'intimé, les premiers juges ont toutefois retenu qu'on pouvait exiger de la recourante qu'elle utilise son véhicule privé pour effectuer les trajets qui prendraient une heure et 23 minutes. Ils ont ainsi écarté les arguments avancés par la recourante, en considérant que si les pièces qu'elle avait produites permettaient certes de confirmer le dépôt de plaques le 16 juillet 2021, elles n'étaient nullement à même d'en connaître les raisons; en particulier, la facture du D.________ SA du 4 juillet [recte: juin] 2021 d'un montant de 338 fr. 85 n'indiquait pas à quel véhicule elle se référait. Les juges cantonaux ont aussi écarté le grief invoqué par la recourante concernant son devoir d'entretien à l'égard de sa fille et de sa mère: en effet, la première était majeure en octobre 2021; quant à la seconde, le fait que celle-ci doive subir une intervention chirurgicale en février 2021 et que l'État de Neuchâtel soutenait l'investissement des proches aidants ne prouvait pas que la recourante assumait ce rôle et au demeurant ne constituait pas une circonstance permettant de qualifier l'emploi de non convenable, preuve en était d'ailleurs qu'elle avait postulé audit emploi.