Citation: 4A_650/2023 E. 4.2

4.2. Une fois la décision étrangère reconnue et déclarée exécutoire, le juge de la mainlevée doit encore examiner si les conditions de la mise en oeuvre de l'exécution proprement dite (eigentliche Vollstreckung) de cette décision, prévues par les art. 80 et 81 LP, sont remplies. En particulier, le juge de la mainlevée doit examiner d'office l'existence des trois identités, chacune étant une condition d'exécution au sens de l'art. 80 LP : l'identité entre le poursuivant et le créancier désigné dans le titre, l'identité entre le poursuivi et le débiteur désigné et l'identité entre la prétention déduite en poursuite et la dette reconnue. Il peut également examiner d'office si la poursuite est à l'évidence périmée ou nulle (ATF 139 III 444 consid. 4.1.1; arrêts 5A_1023/2018 du 8 juillet 2019 consid. 6.2.4.2; 5P.174/2005 du 7 octobre 2005 consid. 2.1). Le débiteur poursuivi peut faire valoir les exceptions prévues à l'art. 81 al. 1 LP, soit prouver par titre que la dette a été éteinte ou qu'il a obtenu un sursis postérieurement au jugement ou se prévaloir de la prescription (subséquente) (ATF 144 III 360 consid. 3).