Citation: 5A_1035/2021 E. 4.2

4.2. Au vu de sa motivation, il apparaît que la Cour de justice a considéré, d'une part, que le revenu effectif - et non hypothétique - du recourant était demeuré inchangé au motif qu'il n'avait pas démontré ne plus être à même de contribuer à l'entretien de ses enfants dans la mesure retenue par le juge des mesures protectrices de l'union conjugale. Ce faisant, elle s'est fondée sur un faisceau d'indices qui l'a amenée à douter que le recourant ne percevait effectivement que le montant de 2'300 fr. par mois correspondant à son emploi à mi-temps en qualité d'apporteur d'affaires. Elle a ainsi en particulier douté des explications fournies par le recourant pour justifier le maintien de ses sociétés dont il tirait précédemment des revenus mensuels de 16'500 fr. et qui n'avait selon ses dires désormais plus aucune activité mais qu'il ne souhaitait toutefois pas liquider dans le but de pouvoir ultérieurement reprendre dite activité. Par ailleurs, si tant est que le recourant ne percevait effectivement que le revenu allégué, elle lui a reproché, cette fois manifestement sous l'angle de l'imputation d'un revenu hypothétique, de n'avoir produit aucune justification de recherches d'emploi qui se seraient révélées infructueuses en vue de travailler à plein temps ou de trouver un emploi mieux rémunéré. En tant que le recourant soutient que la Cour de justice pouvait tout au plus lui imputer un salaire de 4'600 fr. correspondant au salaire qu'il perçoit actuellement adapté pour une activité à plein temps, il s'en prend à la motivation de la Cour de justice concernant l'imputation d'un éventuel revenu hypothétique. Sur ce point, il apparaît que la motivation des juges précédents est incomplète au regard de la jurisprudence applicable en la matière qui lui imposait de déterminer si l'on pouvait raisonnablement exiger du recourant qu'il trouve un emploi lui permettant de réaliser le même revenu que jusqu'alors, eu égard, notamment, à sa formation, à son âge et à son état de santé et s'il avait la possibilité effective d'exercer une telle activité (cf. ATF 147 III 308 consid. 5.6; 143 III 233 consid. 3.2; 137 III 102 consid. 4.2.2.2). Cela étant, le recourant ne soulève pas directement de grief sur ce point et ne s'en prend pas non plus à la motivation de la cour cantonale en tant qu'elle lui a fait grief de ne pas avoir démontré avoir fait des recherches d'emploi demeurées infructueuses en vue de trouver un emploi à un taux plus élevé et mieux rémunéré. Quoi qu'il en soit, la motivation de la cour cantonale s'agissant du revenu effectif du recourant suffit à sceller le sort du litige sur ce point. Or, sur cette question, le recourant se contente de soutenir que la Cour de justice aurait apprécié arbitrairement les preuves, s'écartant sans raison des pièces qu'il avait produites et qui établissaient à la fois qu'il travaillait depuis le 3 août 2020 pour un salaire de 2'300 fr. par mois mais également l'absence de revenus générés par ses sociétés. Une telle argumentation ne satisfait toutefois aucunement aux réquisits de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF dans la mesure où le recourant n'expose même pas clairement à quelles pièces du dossier il se réfère. Il soutient certes que, occupé à mi-temps auprès de son nouvel employeur, il ne pouvait au mieux consacrer que la moitié de son temps à une autre activité. Partant, même en suivant l'argumentaire de la Cour de justice sur " les salaires potentiellement cachés par M. A.________ ", celle-ci aurait dû constater que ses revenus ne s'établissaient plus à 16'500 fr. par mois. Cette argumentation ne suffit toutefois pas à démontrer un quelconque arbitraire dans la motivation cantonale dans la mesure où rien n'indique, et que le recourant ne démontre pas, que l'exploitation de ses sociétés qui lui permettait de réaliser le revenu de 16'500 fr. précédemment retenu dans la procédure l'occupait à plus de 50% de son temps. En définitive, c'est sans arbitraire que la cour cantonale a retenu que le recourant était toujours en mesure d'assumer les contributions mensuelles de 2'100 fr. et 1'800 fr mises à sa charge pour l'entretien de ses enfants.