Citation: 2A.544/2003 14.11.2003 E. 2

2.1 Selon l'art. 90 al. 1 lettre b OJ, le recours de droit public doit notamment contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation. Le Tribunal fédéral n'entre en matière que sur les griefs qui sont clairement et suffisamment motivés (ATF 129 I 113 consid. 2.1 p. 120; 125 I 71 consid. 1c p. 76, 492 consid. 1b et les arrêts cités). Dans un recours pour arbitraire (art. 9 Cst.), le recourant ne peut se contenter de critiquer l'arrêt attaqué comme il le ferait dans une procédure d'appel où l'autorité de recours peut revoir librement l'application du droit, mais doit préciser en quoi cet arrêt serait arbitraire, ne reposerait sur aucun motif sérieux et objectif, apparaîtrait insoutenable ou heurterait gravement le sens de la justice (ATF 110 Ia 1 consid. 2a p. 3/4; cf. ausi ATF 128 I 295 consid. 7a p. 312; 125 I 492 consid. 1b p. 495). 2.2 Le Tribunal administratif a estimé que les certificats médicaux versés au dossier étaient trop sommaires pour établir l'existence d'un tort moral, mais a finalement laissé la question ouverte. Dans la mesure où le recourant se plaint d'une constatation arbitraire des faits sur ce point, son moyen n'a donc pas d'objet. Pour le surplus, le présent recours ne répond pas aux exigences de motivation, du moment que le recourant n'explique pas en quoi la législation cantonale topique aurait été interprétée et appliquée arbitrairement, mais se borne à soutenir que l'agent public incriminé a tenu envers lui des propos constitutifs d'un acte illicite. Ce faisant, il oppose sa propre appréciation des faits à celle du Tribunal adminis- tratif, sans démontrer en quoi la thèse de celui-ci serait arbitraire dans son résultat. Quoi qu'il en soit, force est d'admettre que n'importe quelles déclarations d'un agent public - fussent-elles maladroites, voire désobligeantes - ne sauraient être qualifiées d'illicites et, partant, engager la responsabilité de l'Etat. Sur cette question, il convient de renvoyer aux motifs convaincants de l'arrêt attaqué (p. 6/7), conformément à l'art. 36a al. 3 OJ. Enfin, lorsque la décision attaquée se fonde sur plusieurs motivations indépendantes, alternatives ou subsidiaires, toutes suffisantes, le recourant doit, à peine d'irrecevabilité, démontrer que chacune d'entre elles viole ses droits constitutionnels (cf. ATF 121 IV 94 consid. 3b p. 268 et les arrêts cités). En l'espèce, le Tribunal administratif a relevé, à titre subsidiaire, que la collectivité publique ne répondait pas de dommages résultant de décisions ayant acquis force de chose jugée, si bien que la décision de classement du 21 février 2000, confirmée par la Chambre d'accusation le 31 octobre 2000, ne saurait être remise en cause par le biais d'une action en responsabilité. Or, le recourant n'a même pas prétendu que cette motivation subsidiaire était arbitraire.