Citation: 5A_102/2019 E. 4.2

4.2. En l'espèce, l'autorité cantonale a considéré que la méthode du minimum vital avec répartition de l'excédent se révélait appropriée. Elle a retenu que le père bénéficiait mensuellement d'un disponible de 15'497 fr. du 1er janvier au 31 août 2017, de 25'345 fr. du 1er septembre au 31 décembre 2017 et de 26'191 fr. depuis le 1er janvier 2018. Quant à la mère, son budget présentait un solde positif de 4'559 fr. par mois en 2017 et de 4'521 fr. par mois en 2018. Au regard de ces situations financières aisées, il convenait d'ajouter aux charges de l'enfant une part du disponible des parents pour déterminer son entretien convenable, soit en l'occurrence un montant arrondi de 1'300 fr. équivalant à environ 5% de l'excédent. Le recourant prétend que les nouvelles lignes directrices du Tribunal fédéral en matière de contribution d'entretien prévoient une uniformisation de la méthode dite du "coût de la vie", méthode qui selon lui doit être appliquée pour déterminer les frais directs de l'enfant. Il soutient que la composante pécuniaire de l'entretien de celui-ci se calcule selon les coûts effectifs et que le supplément de 1'300 fr. accordé par la Cour de justice ne contribuera pas à l'entretien de l'enfant, mais à celui de sa mère, les frais directs de l'intimé ne s'élevant qu'à 2'660 fr. par mois au maximum. L'autorité précédente se serait donc fondée à tort sur la méthode du minimum vital avec répartition de l'excédent.