Citation: 6B_534/2015 E. 4

Pour fonder sa légitimation, le recourant indique n'avoir pas encore pris de conclusions civiles en raison du stade précoce où se trouve la procédure mais avoir réservé ses droits. Selon lui, la décision attaquée influerait sur le sort de ses prétentions civiles parce qu'une non-entrée en matière au pénal pourrait être interprétée, au civil, dans le sens d'une absence d'atteinte illicite à sa personnalité, lors même que les motifs présidant au classement de la procédure pénale revêtiraient un caractère procédural uniquement. Ces développements ne permettent pas de comprendre en quoi pourraient consister les prétentions du recourant. Celui-ci n'avance, en particulier, aucun élément suggérant, de près ou de loin, un quelconque préjudice économique, lequel ne résulte pas nécessairement d'une atteinte à l'honneur. Par ailleurs, n'importe quelle atteinte légère à la réputation professionnelle, économique ou sociale d'une personne ne justifie pas une réparation (ATF 130 III 699 consid. 5.1 p. 704; 125 III 70 consid. 3a p. 75). L'allocation d'une indemnité pour tort moral fondée sur l'art. 49 al. 1 CO suppose que l'atteinte présente une certaine gravité objective et qu'elle ait été ressentie par la victime, subjectivement, comme une souffrance morale suffisamment forte pour qu'il apparaisse légitime qu'une personne, dans ces circonstances, s'adresse au juge pour obtenir réparation (cf. ATF 131 III 26 consid. 12.1 p. 29; arrêt 1B_648/2012 du 11 juillet 2013 consid. 1.2). Le recourant n'expose d'aucune manière en quoi de telles circonstances pourraient être réalisées en l'espèce en relation avec le comportement du député visé par sa plainte. Contrairement à ce qu'il soutient, on ne voit pas non plus en quoi le refus d'entrer en matière sur la plainte pénale du recourant, résultant de l'immunité parlementaire du dénoncé, pourrait influencer le jugement d'éventuelles prétentions en réparation du dommage ou en compensation du tort moral alors que l'honneur, en tant qu'élément de la personnalité, est aussi protégé expressément par les art. 28 ss CC. Les développements du recourant ne démontrent, dès lors, pas à satisfaction de droit qu'il a qualité pour recourir en matière pénale. Pour le surplus, le recourant ne fait valoir aucune violation de ses droits procéduraux (cf. art. 81 al. 1 let. a ch. 6 LTF; voir ATF 141 IV 1 consid. 1.1 p. 5). Le recours doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée prévue par l'art. 108 al. 1 let. a et b LTF.