Citation: U 295/05 03.05.2006 E. A

Né en 1956, A.________ a travaillé en qualité d'installateur sanitaire au service de l'entreprise X.________. A ce titre, il était assuré auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 19 juillet 1997, l'assuré a été blessé à l'oeil droit par un éclat de métal. Prodiguant les premiers soins, les médecins de l'hôpital ophtalmique Y.________ ont attesté une incapacité de travail dès le 21 juillet suivant pour une durée indéterminée (certificat médical du 19 juillet 1997). Selon le docteur G.________, qui a opéré l'assuré le 28 octobre 1997, celui-ci présentait une plaie perforante cornéenne associée à un hyphéma et une cataracte post-traumatique (rapport du 11 décembre 1997). Par décision du 14 janvier 2000, la CNA, qui a pris en charge le cas, a mis fin au paiement des soins médicaux et aux indemnités journalières au 31 janvier 2000. Elle a reconnu à l'assuré le droit à une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 20 % de son gain annuel assuré mais lui a nié le droit à une rente d'invalidité. Elle s'est fondée pour cela notamment sur l'avis de son médecin-conseil, le docteur R.________, spécialiste FMH en orthopédie et chirurgie (avis médical du 3 avril 1998). A.________ a en revanche bénéficié d'une rente entière de l'assurance-invalidité à compter du 1er juillet 1998 (décision de l'office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud du 24 mai 2000 (ci-après: l'office AI)). A la suite d'une opposition formée par l'assuré contre cette décision, la CNA a complété l'instruction du dossier en recueillant divers rapports médicaux (voir en particulier: rapports des docteurs G.________, C.________ et V.________ de l'hôpital ophtalmique Y.________ respectivement des 19 mars 1999, 1er novembre et 1er décembre 2000; avis médical de la doctoresse B.________, spécialiste FMH en ophtalmologie et ophtalmochirurgie du 16 février 2001; rapport du docteur O.________ du 18 juin 2001). Mandaté en qualité d'expert par l'assureur-accident en vue d'élucider les divergences issues des avis médicaux recueillis au sujet de la capacité de travail, le docteur S.________, de la clinique ophtalmique de l'hôpital Z.________, a considéré que l'affection dont souffrait l'intéressé entraînait une incapacité de travail de 15 % dans son ancienne profession d'installateur sanitaire (rapport du 22 juillet 2002). La caisse a également effectué une enquête auprès de son employeur en vue d'obtenir une description de l'activité exercée jusqu'alors par ce dernier. Il en est ressorti que les travaux de gros oeuvres constituaient entre 75 % et 80 % du temps de travail et ceux de précision entre 15 % et 20 % (rapport d'enquête du 8 octobre 2001). Au regard de ces documents, la CNA a informé l'assuré qu'elle annulait sa décision du 14 janvier 2000 (lettre du 17 octobre 2002) et a rendu une nouvelle décision le 28 janvier 2003, confirmée sur opposition le 10 juillet suivant, par laquelle elle lui a reconnu le droit à une rente fondée sur un degré d'invalidité de 15 % dès le 1er février 2000 ainsi qu'à une indemnité pour atteinte à l'intégrité de 20 % de son gain annuel assuré.