Citation: I 416/01 07.06.2002 E. 2

2.- a) Dans la décision initiale de rente, du 24 août 1989, la caisse de compensation s'est fondée sur le taux d'invalidité de 90 % fixé par la commission de l'assurance-invalidité. Le degré de l'invalidité étant de 66 2/3 pour cent au moins, le recourant avait donc droit à une rente entière d'invalidité (art. 28 al. 1 LAI), avec effet au 1er décembre 1988. La décision administrative litigieuse, du 26 octobre 2000, a été rendue en vertu de l'art. 41 LAI. Dans cette décision, l'intimé a confirmé que l'assuré continuait d'avoir droit à une rente entière d'invalidité, le taux de son invalidité n'ayant pas changé au point d'influencer son droit à la rente. C'est ce point que le recourant a contesté devant la juridiction cantonale, motif pris que sa situation avait subi un changement important depuis le 24 juillet 2000, date à partir de laquelle il devait subvenir à ses propres besoins, ce qui entraînait des frais supplémentaires. Le problème se pose donc de savoir si le recourant avait, dans la procédure cantonale, un intérêt digne de protection à la constatation immédiate d'un degré d'invalidité plus élevé que le taux retenu par l'intimé (ATF 106 V 91). b) Les premiers juges ont retenu que le recourant ne faisait pas valoir que le degré de son invalidité se serait modifié de manière à influencer les prestations dont il bénéficie, mais qu'il invoquait des frais financiers supplémentaires, dus à son déménagement, que sa rente ne permettait plus de couvrir. Ils ont considéré que même en cas d'aggravation de l'état de santé de celui-ci, la rente perçue ne serait pas susceptible d'augmenter puisqu'elle correspondait déjà à la prestation maximale qu'il pouvait prétendre. Le montant de la rente étant calculé selon les mêmes critères que ceux valables en matière d'assurance-vieillesse et survivants, il dépendait des années de cotisations et des revenus de l'assuré, sans que soient pris en compte les frais auxquels le bénéficiaire devait faire face. En conséquence, la décision entreprise échappait à toute critique et le fait que les charges mensuelles du recourant se soient modifiées ne lui permettait pas d'obtenir une augmentation des prestations qu'il reçoit au titre de l'assurance-invalidité. Cependant, ce changement de situation pourrait influencer son droit à des prestations complémentaires, question ne faisant pas l'objet du litige et sur laquelle l'intéressé devait se renseigner auprès des organes compétents. c) Le changement de situation invoqué par le recourant ne pouvait entraîner l'augmentation de la rente dès lors qu'il bénéficiait déjà d'une rente entière d'invalidité. Il s'ensuit que le recourant n'avait aucun intérêt digne de protection à recourir contre la décision litigieuse. C'est dès lors à tort que les premiers juges sont entrés en matière sur son recours et qu'ils ont statué sur le fond. Leur jugement doit être annulé d'office. Ce n'est que dans cette mesure que le recours peut être admis.