Citation: 8C_653/2021 E. 4.1.3

4.1.3. La cour cantonale a ensuite relevé que les conclusions du docteur E.________ avaient été confirmées par l'appréciation orthopédique du 11 mars 2020 des docteurs G.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, et H.________, spécialiste en chirurgie générale et traumatologie, du centre de compétence de médecine des assurances de l'intimée. Ceux-ci avaient exposé de manière distincte, précise et complète qu'une arthrose post-traumatique de l'articulation acromio-claviculaire était certes concevable en cas d'atteinte des structures osseuses, cartilagineuses ou capsulo-ligamentaires de cette articulation, mais que ceci impliquait un traumatisme violent avec une symptomatologie immédiate et des signes cliniques évidents, qui motivaient une imagerie appropriée précoce, et qu'il fallait par la suite une durée de plusieurs années pour permettre aux lésions arthrosiques, telles que mises en évidence sur l'IRM du 9 septembre 2019, de se constituer. Tel n'était pas le cas en l'espèce dès lors qu'il s'agissait d'un évènement à basse énergie entrainant un mouvement de compression dirigée vers le dossier du siège, sans effet vulnérant sur l'épaule du recourant, de constitution vigoureuse. Ces praticiens avaient ajouté que des activités sportives recrutant les membres supérieurs, telles que le tennis, le squash ou le golf, pratiquées par le recourant, étaient de nature à favoriser une atteinte purement dégénérative. Selon les juges cantonaux, les circonstances de l'accident ne correspondaient ni à un choc violent, ni à un choc suffisamment ancien pour causer le genre de lésions ayant motivé l'opération du 17 octobre 2019.