Citation: U 322/06 16.10.2006 E. 3

Selon la juridiction cantonale, l'atteinte au genou droit était en lien de causalité avec l'accident du 5 avril 2002. Tel n'était en revanche pas le cas de l'affection lombaire, dès lors qu'elle avait été signalée pour la première fois une année après l'accident dans un rapport du docteur C.________ du 13 mai 2003. Quant aux troubles psychiques, développés en février 2003, ils n'étaient pas, au degré de la vraisemblance prépondérante, dans un rapport de causalité naturelle avec la collision frontale subie. Par ailleurs, toujours selon les premiers juges, l'accident en cause, qualifié de gravité moyenne, n'avait été accompagné d'aucune circonstance concomitante dramatique. Les principales lésions physiques subies, en particulier la fracture de la rotule droite et la plaie à la lèvre, n'étaient pas d'une nature particulière et le traitement subséquent n'avait pas été d'une durée considérable. L'évolution des lésions, jugée favorable, permettait d'ailleurs au recourant de reprendre une activité adaptée à plein temps quelques mois après l'ostéosynthèse sur la rotule droite et l'ablation du matériel. Ainsi, les critères posés par la jurisprudence pour admettre un lien de causalité adéquate entre une affection psychique et un événement accidentel n'étaient pas remplies en l'espèce. L'instance précédente a en outre retenu, sur le vu des rapports médicaux du dossier et compte tenu de la seule affection du genou droit, que le recourant était apte à travailler à temps complet dans une activité adaptée. Après avoir procédé au calcul de la comparaison des revenus, elle est parvenue à la conclusion que la CNA avait correctement évalué la perte de gain. Elle a en outre confirmé le taux de 10 % pour l'atteinte à l'intégrité fixée par la caisse intimée. En instance fédérale, le recourant ne conteste plus l'absence de lien de causalité entre l'affection lombaire et l'accident en cause. Il soutient en revanche qu'un tel lien existe pour les troubles psychiques dont il est atteint, en se fondant sur les rapports de la Clinique Z.________ du 26 février 2003 et du docteur B.________ du 1er mars 2005. Il indique aussi souffrir encore aujourd'hui des lésions corporelles subies à la suite de l'accident et se trouve, quatre ans après cet événement, avec une capacité de travail réduite à 38 %, l'Office de l'assurance-invalidité lui ayant reconnu un degré d'invalidité de 62 %. Sans contester les revenus de personne valide et d'invalide retenus par l'instance précédente, il relève, se fondant pour cela sur les avis des docteurs J.________, G.________ et B.________, que sa capacité de travail dans une activité adaptée est de 50 %. Aussi, son taux d'invalidité doit-il être fixé à 61 %. Enfin, l'atteinte à l'intégrité doit, selon le recourant, être qualifiée de grave, dès lors que le docteur R.________ a relevé que l'évolution n'était pas très favorable, qu'il subsistait une symptomatologie douloureuse de la rotule droite ayant tendance à se chronifier et que l'arthrose fémoro-patellaire qu'il présentait pouvait éventuellement conduire à une patellectomie. Partant, le taux de l'atteinte à l'intégrité devait être fixé à 25 %.