Citation: 4P.7/2000 22.03.2000 E. 1

Ainsi, on ne peut pas constater que l'arrêt attaqué les concerne personnellement au sens de l'art. 88 OJ, de sorte qu'ils n'ont pas qualité pour recourir. Les conclusions prises sont donc irrecevables en tant qu'elles émanent des propriétaires par étages. Seule la SI Maison Royale S.A. est personnellement touchée par la décision attaquée, qui la condamne à paiement, de sorte qu'elle a un intérêt personnel, actuel et juridiquement protégé à ce que cette décision n'ait pas été prise en violation de ses droits constitutionnels; en conséquence, elle a bien qualité pour recourir (art. 88 OJ). b) Le recours de droit public au Tribunal fédéral est ouvert contre une décision cantonale pour violation des droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ). L'arrêt rendu par la cour cantonale, qui est final, n'est susceptible d'aucun autre moyen de droit sur le plan fédéral ou cantonal dans la mesure où la recourante invoque la violation directe d'un droit de rang constitutionnel, de sorte que la règle de la subsidiarité du recours de droit public est respectée (art. 84 al. 2, 86 al. 1 et 87 OJ). En revanche, si la recourante soulève une question relevant de l'application du droit fédéral, le grief n'est pas recevable, parce qu'il pouvait faire l'objet d'un recours en réforme (art. 43 al. 1 et 84 al. 2 OJ). Sous réserve d'exceptions non réalisées en l'espèce, le recours de droit public n'est qu'une voie de cassation et ne peut tendre qu'à l'annulation de la décision attaquée (ATF 125 II 86 consid. 5a; 124 I 231 consid. 1d; 123 I 87 consid. 5). c) En instance de recours de droit public, le Tribunal fédéral n'examine que les griefs exposés de manière assez claire et détaillée pour qu'il puisse déterminer quel est le droit constitutionnel dont l'application est en jeu. Le recourant ne saurait se contenter de soulever de vagues griefs ou de renvoyer aux actes cantonaux. En partant de l'arrêt attaqué, la partie recourante doit indiquer quels sont les droits constitutionnels dont la violation est invoquée et, pour chacun d'eux, expliquer avec précision en quoi consiste la violation; ce n'est qu'à ces conditions qu'il est possible d'entrer en matière (art. 90 al. 1 let. b OJ; ATF 125 I 492 consid. 1b et les références; cf. également ATF 110 Ia 1 consid. 2a). En l'espèce, l'exposé des faits présenté par la recourante est parsemé de critiques à l'encontre de l'arrêt cantonal, qui ne sont pas accompagnées, de manière précise, de l'invocation d'un droit constitutionnel et de la démonstration de sa violation. Il ne s'agit donc pas de griefs d'ordre constitutionnel respectant les exigences minimales de motivation, de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'y arrêter. Il faut encore rappeler que seule la décision de dernière instance cantonale fait l'objet du recours de droit public (art. 86 al. 1 et 87 OJ). On ne se trouve pas dans un cas où, par exception, le recours pourrait être dirigé également contre la décision de l'autorité inférieure (sur ces cas: cf. ATF 125 I 492 consid. 1a/aa). Les critiques de la recourante à l'encontre du jugement de première instance sont ainsi irrecevables.