Citation: 9C_438/2008 27.02.2009 E. A

D.________ travaillait en qualité de manoeuvre dans le domaine de la construction. Affecté par des douleurs persistantes touchant la main et le bras gauches, il est totalement incapable de travailler depuis le 21 août 2002. Il s'est annoncé à l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) le 10 février 2004. L'office AI s'est procuré le dossier de l'assureur-accidents et a recueilli divers avis médicaux. Le docteur P.________, spécialiste en chirurgie de la main, a fait état de status après plusieurs opérations pour excision d'un kyste post-traumatique de la main gauche, cure chirurgicale d'un syndrome du tunnel carpien gauche, cure chirurgicale d'une épicondylite gauche et désenclavement du nerf radial, à l'origine d'une incapacité totale de travail depuis le 21 août 2002; le pronostic quant à la reprise d'une activité lucrative était mauvais; l'utilisation du bras gauche était d'une manière générale limitée et le port de charges plafonné à 5 kg (rapport du 23 février 2004 fondé sur les protocoles opératoires et les rapports des docteurs E.________, neurologue, et A.________, spécialiste en chirurgie de la main). Le docteur O.________, anesthésiologiste au Centre de la douleur X.________, a retenu les mêmes status et diagnostiqué des scapulo-brachialgies, ainsi que des cervicalgies pour lesquelles il a pratiqué des blocs facettaires C5-C6 bilatéraux sous guidage radioscopique; il n'avait pas assez d'éléments pour déterminer précisément la capacité de travail dans une activité adaptée (évitant l'hyper-extension de la nuque, les positions en porte-à-faux et le port de charges supérieures à 10-15 kg), mais l'estimait tout de même à plus de 50% (rapports des 27 juin et 9 décembre 2004 fondés sur ceux des docteurs H.________, radiologue, et C.________, neurologue, qui ont signalé l'existence d'une petite hernie discale probablement sans influence). Outre les status connus, le docteur F.________, généraliste, a énuméré d'autres diagnostics sans répercussion sur la capacité de travail: cervicalgies, lombalgies ainsi que status après traumatisme cranio-cérébral en 1994 (fracture du temporal postérieur), crises épileptiques en 1994 et lithiase urétérale en 2000 (rapport du 8 mars 2004). Suivant l'avis de son service médical (SMR), l'administration a confié la réalisation d'une expertise au docteur U.________, neurologue. A la liste des diagnostics avec ou sans incidence sur la capacité de travail, l'expert a ajouté des cervico-brachialgies et troubles sensitivo-moteurs subjectifs sur probable tendomyogélose cervico-scapulo-brachiale sans évidence d'atteinte neurologique significative, un possible syndrome somatoforme douloureux et un status après hématurie d'origine indéterminée en 1997; en l'absence d'une pathologie neurologique objectivable, il ne retenait pas d'incapacité de travail et suggérait la mise en oeuvre d'une expertise pluridisciplinaire rhumatologique et psychiatrique (rapport du 25 mai 2005). A cette fin, l'office AI a mandaté son service médical. Les docteurs T.________, psychiatre, et I.________, interniste et rhumatologue, ont conclu à l'existence de cervico-scapulo-brachialgies gauches chroniques persistantes dans le cadre de discrets troubles dégénératifs cervicaux engendrant une capacité résiduelle de travail nulle dans l'activité habituelle mais totale dans une activité adaptée ne nécessitant pas un déploiement régulier de force avec le membre supérieur gauche depuis le mois de juin 2003; le syndrome douloureux somatoforme persistant observé n'était pas incapacitant (rapport du 10 janvier 2006). Par décision du 24 avril 2006, l'administration a rejeté la demande de l'intéressé au motif que l'évaluation de son invalidité faisait apparaître un taux de 10% ne donnant droit ni à une rente, ni à des mesures d'ordre professionnel. Au cours de la procédure d'opposition, D.________ a contesté la détermination de sa capacité résiduelle de travail et de son revenu sans invalidité. Il soutenait en substance que le rapport d'examen du SMR n'avait pas la valeur probante que voulait lui conférer l'office AI dans la mesure où il contenait des inexactitudes factuelles (erreur quant à l'exercice d'une activité professionnelle entre janvier et mars 2003), qui influençaient le sort de la décision, et s'opposait à l'opinion des docteurs S.________, généraliste traitant, et B.________, psychiatre traitant, qui attestaient un état dépressif important. A ce propos, il déposait notamment une lettre Y.________ établissant qu'il n'y avait jamais travaillé, contrairement à ce qui avait été retenu, et des certificats établis par ses médecins traitants. Il produisait également son dernier contrat de travail, qui faisait état d'un salaire largement supérieur à celui retenu. L'administration a encore sollicité le docteur B.________ qui a diagnostiqué un épisode dépressif moyen avec symptômes somatiques et un trouble somatoforme douloureux persistant totalement incapacitants depuis le 26 août 2002 (rapport du 15 mars 2007). Par décision du 30 mai 2007, l'office AI a maintenu sa position. Il a réaffirmé sa confiance dans les résultats du travail de son service médical, les certificats et rapports des docteurs S.________ et B.________ n'apportant aucun élément nouveau, et maintenu son évaluation du revenu sans invalidité au moyen des statistiques ressortant de l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) dès lors que le dernier contrat de travail de l'assuré auprès d'une agence d'emploi temporaire, le taux d'occupation et le gain effectif réalisés auprès de cette agence ne permettaient pas de déterminer de manière fiable ledit revenu.