Citation: 8C_635/2021 E. 6.1

6.1. Sur le fond, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu que les rapports de travail n'avaient pas cessé en se référant à une jurisprudence rendue dans une affaire genevoise dont les faits seraient largement différents de ceux du cas d'espèce. Selon le recourant, le raisonnement des premiers juges procéderait d'une constatation arbitraire des faits en tant qu'il omettrait de prendre en compte plusieurs éléments décisifs. Premièrement, dans son arrêt du 18 août 2017, le tribunal cantonal aurait ordonné la réintégration "pro futuro" de l'intimée, alors que dans le cas genevois, la juridiction cantonale aurait ordonné la réintégration avec effet rétroactif. Deuxièmement, le Tribunal fédéral avait accordé l'effet suspensif au recours formé contre l'arrêt du 18 août 2017 en relevant expressément, dans son ordonnance d'effet suspensif du 8 novembre 2017, que l'intimée n'avait pas été réintégrée dans ses fonctions pendant la durée de la procédure cantonale, faute d'avoir formulé une requête en ce sens. Troisièmement, au contraire du cas genevois, l'intimée n'aurait pas offert ses services au recourant entre son licenciement et sa réintégration, ayant bien plutôt travaillé à un taux d'activité variable pour divers employeurs.