Citation: 4C.226/2002 27.09.2002 E. 1

Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit mener son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il y ait lieu de rectifier des constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents régulièrement allégués et clairement établis (art. 64 OJ; ATF 127 III 248 consid. 2c et les arrêts cités). Hormis ces exceptions que le recourant doit invoquer expressément, il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ). La défenderesse semble avoir perdu de vue ces principes. Pour étayer les violations du droit fédéral dont elle se prévaut, elle présente, de manière appellatoire, sa propre version des événements, qui diverge des faits constatés par la cour cantonale, mais sans se prévaloir d'une des exceptions lui permettant de s'en écarter. Tout en relevant à juste titre qu'une telle argumentation n'est pas admissible, le demandeur y répond en se fondant lui aussi sur des faits ne figurant pas dans l'arrêt attaqué, de sorte que la Cour de céans n'en tiendra pas davantage compte dans son raisonnement. C'est donc exclusivement à la lumière des éléments de fait retenus par les juges cantonaux que les critiques de la défenderesse seront examinées.