Citation: 6B_1082/2017 E. 3.2.2

3.2.2. Le jugement du 16 février 2015 prévoit comme règle de conduite un " traitement psychothérapeutique ambulatoire ". L'autorité précédente a expliqué que le traitement psychothérapeutique avait été confié à un médecin et pouvait parfaitement inclure la prescription de médicaments si nécessaire. On ne voit pas en quoi l'interprétation de l'autorité précédente serait " insolite et erronée ". Certes, la psychothérapie est une méthode thérapeutique qui fait appel à des moyens psychologiques afin de traiter les troubles psychiques ou somatiques. Contrairement à ce que soutient le recourant, le jugement de première instance, qui se réfère à l'avis de l'expert, n'exclut toutefois pas toute prise de médicament; bien au contraire, il explique qu' " il convient d'évaluer l'introduction d'une médication et surtout de mettre en place un lieu d'écoute dans lequel peut émerger un point de souffrance subjective " (jugement de première instance p. 17). Le thérapeute désigné pouvait donc très bien prescrire des médicaments. Dans tous les cas, le recourant n'a pas seulement refusé de prendre des neuroleptiques, mais ne s'est pas non plus rendu aux rendez-vous fixés par le thérapeute, ce qui constitue déjà une insoumission à la règle de conduite pouvant entraîner la révocation du sursis.