Citation: 1P.153/2003 25.04.2003 E. 2

Les recourants ne s'opposent pas à la démolition du mur en plots de béton érigé à trois mètres de la limite de la propriété voisine, mais se réfèrent à la proposition faite lors de l'audience de comparution personnelle du 1er mars 2002, visant à le remplacer par une palissade en bois en limite de propriété; il n'appartient pas au Tribunal fédéral, en tant qu'autorité de recours, d'examiner en première instance si cette proposition est conforme aux normes en vigueur; celui-ci doit se borner à en prendre acte et à constater que la démolition du mur n'est pas contestée et ne fait pas l'objet du litige. Il en va de même en ce qui concerne la construction érigée sans autorisation en prolongement du garage, que les recourants proposent de modifier de telle manière qu'elle puisse être autorisée dans son implantation actuelle, en tant que construction de peu d'importance. Ils n'ont jamais suggéré une telle solution auparavant pour régler le litige et n'ont entrepris aucune démarche auprès du Département afin de la concrétiser. Il s'agit ainsi d'une argumentation nouvelle, irrecevable dans le cadre d'un recours de droit public soumis à l'exigence de l'épuisement préalable des instances cantonales (art. 86 al. 1 OJ). Pour le surplus, les recourants ne contestent pas la motivation retenue dans l'arrêt attaqué sur ce point pour écarter leur recours, de sorte qu'en l'état, le Tribunal fédéral ne peut que confirmer l'ordre de démolition attaqué en tant qu'il porte sur le local de rangement érigé sans autorisation en contiguïté avec le garage existant sur la parcelle no 2915.