Citation: 5A_162/2019 E. 1

B.b. Par lettre de l'autorité centrale de Thaïlande du 11 juin 2018, A.________ a adressé une requête en retour de sa fille à l'Office fédéral de la justice (ci-après: OFJ) à Berne. B.c. Par requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles du 28 juin 2018, B.________ a notamment requis du Président du Tribunal qu'il ordonne à son mari de contribuer à l'entretien de sa fille et d'elle-même par le versement de pensions de 1'000 fr, respectivement 500 fr. par mois, dès le 1er juin 2018. B.d. Le 25 juillet 2018, l'OFJ a informé B.________ que son époux lui avait fait parvenir une requête en vue du retour de C.________ en Thaïlande et qu'il souhaitait participer à une médiation afin de trouver une solution consensuelle. B.________ a indiqué le 30 juillet 2018 refuser d'entrer en matière dans le cadre d'une médiation, considérant qu'il ne lui apparaissait pas que les conditions d'un enlèvement d'enfant fussent réalisées et qu'elle ne souhaitait pas le rétablissement des relations personnelles entre l'enfant et son père, compte tenu de ses craintes concernant la sécurité et l'intégrité de sa fille. B.e. Le 23 août 2018, B.________ s'est rendue avec sa fille à la police cantonale vaudoise afin de déposer plainte pour des attouchements sexuels que le père de l'enfant aurait commis en Thaïlande. Une audition-vidéo de l'enfant a été effectuée par une inspectrice de la police de sûreté, en présence d'une psychologue. La mère a été entendue simultanément par la police de sûreté, détaillant les attouchements reprochés. Un rapport d'audition LAVI a été établi à la suite de l'audition-vidéo de C.________ le 23 août 2018 et a été transmis à la procureure. Une curatrice a été nommée à l'enfant afin de la représenter dans le cadre de la procédure pénale. A.________ a par ailleurs été entendu ultérieurement par la police et la procureure, niant tout acte d'ordre sexuel ou de maltraitance envers sa fille. Il a consenti à ce que la police consulte son téléphone portable. La police a également recueilli le témoignage de l'amie de A.________, qui a réfuté toute accusation de maltraitance ou d'attouchement envers l'enfant. B.f. Le 23 août 2018 toujours, invoquant les abus sexuels dont l'enfant aurait été victime de la part de son père, B.________ a déposé une requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles devant le Tribunal (cf. B.a), concluant à la suspension des relations personnelles de A.________ ainsi qu'à une interdiction de périmètre et de contacts envers elle et l'enfant. La procédure a finalement été suspendue à la suite de l'introduction par le père d'une procédure de retour de l'enfant (infra C).