Citation: 8C_39/2019 E. 9.3

9.3. En l'occurrence, que le père de B.________ ait exercé une activité professionnelle en France ou ait été au chômage (selon la Décision F1 du 12 juin 2009 de la Commission administrative pour la coordination des systèmes de sécurité sociale concernant l'interprétation de l'art. 68 du règlement n° 883/2004 du Parlement européen et du Conseil relatif aux règles de priorité en cas de cumul de prestations familiales, sont à considérer comme "ouverts au titre d'une activité salariée ou non salariée" les droits aux prestations ouverts pour cause de chômage) au cours des années litigieuses, c'est le droit français qui était applicable en priorité (art. 68 par. 1 let. a du règlement). S'il n'exerçait pas d'activité professionnelle et que son droit était ouvert, à l'instar de la mère de B.________, au titre de sa résidence, c'est également la France qui était l'Etat prioritaire, en vertu du critère subsidiaire qu'était le lieu de résidence de B.________ (art. 68 par. 1 let. b iii du règlement). Il en résulte qu'au vu des faits en présence, c'est la France qui devait verser le montant intégral des allocations familiales en faveur de B.________. Le droit aux allocations familiales dues en vertu du droit interne suisse (art. 19 al. 1 LAFam en lien avec l'art. 67 du règlement n° 883/2004) était suspendu jusqu'à concurrence du montant prévu par la France. Dans le cas d'espèce, la Suisse n'était cependant pas tenue de verser le complément différentiel (à savoir 7'200 fr. [300 fr. x 24 mois] - 820 fr. env. [363 euros x 2 années] = 6'380 fr.) dès lors que B.________ résidait en France et que le droit aux allocations familiales suisses se fondait uniquement sur la qualité de résidente de la mère de B.________ (cf. art. 68 par. 2, 3 ème phrase du règlement n° 883/2004).