Citation: 4D_46/2019 E. 3.3

3.3. Le recourant reproche finalement aux juges précédents de n'avoir arbitrairement pas appliqué l'art. 61 al. 2 LCR au cas présent. Il fait valoir que la Cour de justice a omis, à tort, de prendre en considération le courriel du 22 avril 2015 de C.________, par lequel ce dernier affirmait au recourant qu'il "honorerai[t] personnellement cette facture" relative à la réparation du motocycle. Ce faisant, il aurait ainsi été démontré que le dommage a bien été causé par la faute de C.________. Le recourant relève en outre la condamnation pénale de l'intimé, connue des juges cantonaux, qui démontrerait sa responsabilité. Force est d'emblée d'observer que, sous couvert d'une non-application arbitraire de la règle relative à la responsabilité du détenteur de véhicule automobile en cas de dégâts matériels, le recourant fait, en réalité, à nouveau grief à la cour cantonale d'avoir établi les faits de manière arbitraire. Il n'en est rien: il ressort expressément de l'arrêt attaqué que l'intimé avait consenti à prendre en charge les frais de réparation d'un indicateur endommagé "afin d'éviter des histoires" et sans reconnaissance de responsabilité. Il n'est pas arbitraire de considérer que cet e-mail s'inscrivait dans le cadre de cette démarche. S'agissant de la prétendue condamnation pénale de C.________, les juges cantonaux ont refusé de prendre cet élément en considération au motif qu'il s'agissait d'un fait nouveau, pour l'introduction duquel le recourant n'avait pas respecté les conditions de l'art. 317 al. 1 CPC. Le recourant n'élève aucun grief à l'encontre de ce raisonnement, de sorte qu'on ne saurait retenir que les faits auraient été constatés de manière manifestement incomplète sur ce point. Le grief de non-application arbitraire de l'art. 61 al. 2 LCR se réduisant en définitive à celui d'arbitraire dans la constatation des faits, il n'y a pas lieu de s'y pencher plus avant.