Citation: 9C_672/2023 E. 5.2

5.2. La recourante conteste que le docteur B.________ ait admis une évolution favorable. Elle reconnaît certes que, dans ses rapports des 18 mai et 4 octobre 2016, son psychiatre traitant a fait état d'une telle évolution. Elle précise toutefois que cette évolution ne concernait que le tableau dépressif en lien avec la mise à distance de l'environnement professionnel alors que le tableau anxieux et algique s'était péjoré. Elle indique en outre que depuis l'établissement de son rapport du 9 juillet 2014, son médecin a toujours diagnostiqué un trouble mixte de la personnalité à traits paranoïaques et attesté une incapacité totale de travail dans toute activité depuis le 15 février 2014. Elle considère que ces éléments n'ont pas été pris en compte par la juridiction cantonale. Elle remet par ailleurs en cause la valeur probante du rapport d'expertise dès lors qu'il consisterait en la juxtaposition de l'avis de chaque expert et non pas en une analyse interdisciplinaire des répercussions des affections somatiques sur les affections psychiques et réciproquement. Elle reproche également aux premiers juges de ne pas avoir répondu aux critiques du docteur B.________ contre le rapport d'expertise. Selon elle, il existe dès lors d'importantes divergences entre l'avis des experts et les avis (détaillés et complets) des médecins traitants, en particulier de son psychiatre traitant, qui ne pouvaient être écartés sans autres examens. Elle soutient que ces éléments démontrent une appréciation arbitraire des preuves ainsi qu'une violation de la maxime inquisitoire par le tribunal cantonal.