Citation: 6B_161/2022 E. 3.3

3.3. Le recourant commence par faire valoir que dans la mesure où il avait maintenu son domicile dans le canton de Neuchâtel, les prestations reçues du service social de U.________ étaient justifiées et ne constituaient pas un enrichissement illégitime au détriment de celui-ci. Le recourant conteste sa condamnation non sur la base des faits retenus, dont il n'a pas démontré l'arbitraire, mais sur la base de faits qu'il invoque librement. Cette manière de procéder est irrecevable. Pour le reste, la motivation cantonale est fondée sur une double motivation. En l'occurrence, le recourant s'en prend uniquement à la seconde motivation. Il soutient, en substance, que le loyer concernerait non seulement le logement mais également la partie consacrée au restaurant, que le logement était également occupé par sa compagne et les enfants de celles-ci ce dont il faudrait tenir compte, que le prétendu bénéfice réalisé par le recourant devrait être relativisé puisqu'il était aussi le fruit du travail de sa compagne, et que le montant des consommations propres de 6'480 fr. constituait une charge (dont il avait dû s'acquitter) supérieure au bénéfice ce qui confirmerait qu'il avait perdu de l'argent. Ce faisant, le recourant présente sa propre lecture des pièces, sans toutefois articuler une argumentation satisfaisant aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF. En particulier, ces considérations ne permettent pas de mettre en lumière une quelconque appréciation arbitraire de la cour cantonale. Ce procédé, purement appellatoire, est irrecevable. Il en va de même lorsque le recourant prétend déduire de ses déclarations que sa compagne ne l'aurait entretenu que de juillet 2019 à septembre 2019. En revanche, le recourant ne conteste pas la première motivation, à savoir qu'il n'y avait pas lieu d'examiner les revenus réalisés dans le Jura, le montant indu correspondant à ce que le recourant avait perçu des services sociaux de U.________ après son déménagement dans le canton du Jura. Faute de discuter les deux pans de la motivation cantonale, le grief du recourant ne répond pas aux exigences de motivation des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF; partant il est irrecevable.