Citation: 5A_184/2024 E. 4.1.1

4.1.1. La cour cantonale a notamment relevé que le recourant reprochait à son épouse sa radicalisation religieuse. Elle a considéré que la critique de l'intéressé se fondait essentiellement sur des faits - ou plutôt des hypothèses - qui n'avaient pas été constatés par le premier juge, sans pour autant qu'il se plaigne d'une constatation inexacte ou incomplète des faits en la matière. Elle a ajouté que l'époux se contentait d'opposer son appréciation à celle de l'autorité de première instance en se référant à des faits qui s'écartaient de ceux retenus dans l'ordonnance querellée et qui n'étaient étayés par aucun élément au dossier, l'intéressé ne renvoyant à aucun élément de preuve. La motivation de l'appel s'apparentait ainsi en définitive à un condensé de plaintes et de remarques toutes générales dirigées contre l'épouse et différents intervenants à la procédure et un tel procédé ne répondait manifestement pas aux réquisits jurisprudentiels en matière de motivation, de sorte que l'appel s'avérait irrecevable sur ce point. La juridiction cantonale a en outre relevé qu'il ne lui incombait pas de comparer l'état de fait présenté par l'époux avec celui retenu par l'autorité de première instance afin de supputer les motifs pour lesquels il y aurait lieu de modifier l'état de fait, ni même de rechercher parmi les preuves au dossier d'où l'époux tirait potentiellement les faits qu'il alléguait, cela nonobstant l'application d'office du droit par l'instance d'appel.