Citation: 4C.352/2000 07.02.2001 E. 1

1.- a) Interjeté par la partie qui a succombé dans ses conclusions en paiement et dirigé contre un jugement final rendu en dernière instance cantonale par un tribunal supérieur (art. 48 al. 1 OJ) sur une contestation civile dont la valeur litigieuse atteint le seuil de 8000 fr. (art. 46 OJ), le recours en réforme est en principe recevable, puisqu'il a été déposé en temps utile (art. 54 al. 1, 32 al. 2 OJ; art. 1 de la loi fédérale sur la supputation des délais comprenant un samedi) dans les formes requises (art. 55 OJ). S'agissant d'un recours en réforme (et non d'un recours cassatoire), le recourant devrait en principe prendre des conclusions sur le fond; il en est toutefois dispensé lorsque le Tribunal fédéral, dans l'hypothèse où il admettrait le recours, ne serait de toute manière pas en mesure de statuer lui-même et ne pourrait que renvoyer la cause à la cour cantonale (ATF 125 III 412 consid. 1b; 106 II 201 consid. 1). Cette condition est remplie en l'espèce, puisqu'il faudrait préalablement établir la quotité du dommage; le recours est donc recevable quand bien même la recourante s'est bornée à conclure à l'annulation de la décision attaquée et au renvoi de la cause à l'autorité cantonale. b) Saisi d'un recours en réforme, le Tribunal fédéral doit conduire son raisonnement juridique sur la base des faits contenus dans la décision attaquée, à moins que des dispositions fédérales en matière de preuve n'aient été violées, qu'il n'y ait lieu à rectification de constatations reposant sur une inadvertance manifeste (art. 63 al. 2 OJ) ou qu'il ne faille compléter les constatations de l'autorité cantonale parce que celle-ci n'a pas tenu compte de faits pertinents et régulièrement allégués (art. 64 OJ; ATF 126 III 59 consid. 2a; 119 II 353 consid. 5c/aa; 117 II 256 consid. 2a). Dans la mesure où une partie recourante présenterait un état de fait qui s'écarte de celui contenu dans la décision attaquée sans se prévaloir avec précision de l'une des exceptions qui viennent d'être rappelées, il n'est pas possible d'en tenir compte. Il ne peut être présenté de griefs contre les constatations de fait, ni de faits ou de moyens de preuve nouveaux (art. 55 al. 1 let. c OJ).