Citation: 6B_443/2017 E. 2.4.2

2.4.2. Le juge de première instance a retenu que la plainte du 26 février 2014 était affectée d'une violation d'une prescription d'ordre, dès lors que l'interprète qui l'a traduite n'était pas assermenté (art. 141 al. 3 CPP) et que cet élément de preuve était exploitable. D'après l'arrêt entrepris, l'intimé 1 a contesté en appel l'exploitabilité de ses déclarations figurant dans le procès-verbal de police (pièce 244) sous deux angles, à savoir l'absence de signature et d'interprète assermenté d'une part et sa seule audition en qualité de lésé d'autre part (arrêt entrepris consid. C.b.a p. 8). D'une part, l'autorité précédente laisse ouverte la question de savoir si les exigences de forme du procès-verbal sont des prescriptions d'ordre ou non, s'agissant du défaut de signature du procès-verbal du 27 (recte: 26) février 2014. D'autre part, on comprend de l'arrêt entrepris que le juge cantonal ne prend pas en compte les déclarations de l'intimé 1, au motif qu'il n'a été entendu qu'en tant que plaignant, jamais en qualité de prévenu ou de personne appelée à donner des renseignements et qu'il n'a, à ce titre, pas été informé de ses droits conformément aux exigences qu'elle a préalablement exposées (arrêt entrepris consid. 2.5.4.3 p. 15 s. et consid. 2.4.1 à 2.4.4 p. 12 s.; art. 158 al. 2; 178 let. d et 180 al. 1 CPP). Ce faisant, la cour cantonale a respecté son obligation de motiver s'agissant de l'appréciation des déclarations de l'intimé 1 figurant dans le procès-verbal du 26 février 2014. Le recourant ne prétend pas que l'intimé 1 aurait été entendu conformément aux prescriptions du CPP par une autorité pénale et qu'il aurait notamment été informé de son droit de se taire. Il ne soulève aucun grief contre la motivation cantonale sur ce point (cf. art. 141 al. 1, 158 al. 2 ou 178 CPP). Faute de critique sur l'inexploitabilité des déclarations de l'intimé 1 telles qu'elles ressortent du procès-verbal de police, le recourant ne saurait rien en déduire pour fonder sa culpabilité. En tout état, c'est en vain qu'il affirme que " celui qui donne un coup de poing participe de toute évidence à une rixe ", dès lors que la participation de l'intimé 1 à la rixe est établie, la question étant de savoir s'il a agi de manière défensive au sens de l'art. 133 al. 2 CP.