Citation: 6P.1/2004 16.03.2004 E. 6

Le recourant se plaint encore de ce que l'arrêt attaqué, à l'instar du jugement de première instance, omet de tenir compte d'éléments qui étaient importants pour l'appréciation des faits dans la mesure où ils auraient conduit à relativiser les déclarations de la victime et à faire naître un doute quant à la culpabilité du recourant. Ainsi, les juges cantonaux n'auraient pas tenu compte du fait que la victime a vécu plus d'un mois chez son frère durant l'été 1998, qu'elle disposait donc d'une autre possibilité de logement mais qu'elle n'en était pas moins revenu vivre chez lui avant l'agression litigieuse. Ils auraient également omis de prendre en compte la déposition de l'épouse du frère de la victime, qui connaissait parfaitement la situation vécue par les parties. Ils auraient encore méconnu que, pour un prévenu confronté à une enquête pénale, nier d'emblée les faits constitue un réflexe d'autodéfense. Enfin, ils n'auraient jamais mis en doute la sincérité de la victime, nonobstant le ressentiment légitime qu'elle éprouvait à son égard. Ce grief est irrecevable. Le recourant ne démontre pas, conformément à l'art. 90 al. 1 let. b OJ, que l'arrêt attaqué - et c'est ce qui est déterminant - nierait arbitrairement que les premiers juges auraient omis à tort de tenir compte des éléments invoqués (cf. supra, consid. 2.1), alors que la cognition de la cour cantonale quant à l'appréciation des preuves n'est pas moindre que celle du Tribunal fédéral statuant sur un recours de droit public (cf. supra, consid. 2.2).