Citation: 2C_439/2024 E. 1.3.3

1.3.3. En l'espèce, les recourants ont obtenu des autorisations de séjour valables dès le 3 décembre 2013 et celles-ci n'ont plus été renouvelées depuis le 13, respectivement le 14 septembre 2022. Les recourants ont ensuite séjourné en Suisse au bénéfice d'une simple tolérance attachée à la procédure de renouvellement de leurs autorisations de séjour et aux effets suspensifs liés à cette procédure. Ils ne peuvent ainsi pas se prévaloir d'un séjour légal en Suisse de 10 ans, au vu de la jurisprudence précitée. À cela s'ajoute que les recourants 1 et 2 ne peuvent manifestement pas se targuer d'une intégration hors du commun, telle qu'exigée par la jurisprudence. Il ressort en effet de l'arrêt attaqué, dont les faits lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que la famille dépend de l'aide sociale, pour un montant de 416'656.65. fr., et fait l'objet de nombreux actes de défaut de biens (41 actes de défaut de biens du recourant 1, pour un montant de 205'481.23 fr. ainsi que 9 actes de défaut de biens de la recourante 2, pour un montant de 26'577.72 fr.). La situation professionnelle des époux ne démontre en aucun cas une intégration particulièrement réussie. Ainsi, en 2023 et 2024, ils n'ont exercé des activités lucratives qu'à des taux d'occupation relativement faibles (à 26 % en moyenne, selon l'arrêt entrepris), le dernier contrat de travail du recourant 1 étant au demeurant conclu pour une durée déterminée allant jusqu'au 15 juillet 2024. De plus, ce dernier a été condamné à trois reprises. Il fait par ailleurs l'objet de trois nouvelles procédures pénales toujours en cours, pour faux dans les titres et escroquerie, étant toutefois relevé qu'il ne semble pas encore avoir été jugé pour ces faits. Quant aux recourants 3 et 4, enfants mineurs, leur sort suit celui de leurs parents (arrêts 2D_25/2023 du 12 janvier 2024 consid. 1.2; 2C_653/2020 du 12 janvier 2021 consid. 4.2.4).