Citation: 7B_587/2023 E. 2.3.2

2.3.2. Force est de constater que, dans leur recours cantonal, les recourants n'ont pas démontré en quoi l'infraction de faux dans les titres dénoncée pouvait avoir porté atteinte à leur patrimoine, respectivement constituait un élément d'une infraction contre le patrimoine, ni, partant, leur qualité de lésé. Dans leur partie en fait, ils ont tout d'abord renvoyé à leur plainte pénale. Cependant, un tel renvoi à une écriture antérieure n'est pas suffisant sous l'angle de la motivation d'un recours au sens de l'art. 385 al. 1 CPP (cf. consid. 2.2.1 supra). Ainsi, c'est en vain que les recourants se réfèrent à ce renvoi afin d'établir qu'ils ont exposé des éléments permettant de fonder leur qualité pour recourir. Ensuite, dans leur recours cantonal, les recourants ont décrit une partie de leur plainte, puis exposé des faits découlant de la procédure. Ils ont également consacré un chapitre à la recevabilité de leur recours cantonal, puis une partie en droit. On constate toutefois, avec la cour cantonale et contrairement à ce que font valoir les recourants, que ces chapitres ne comportent pas, au vu de leurs explications, d'extraits portant sur la question d'une atteinte au patrimoine des recourants résultant des actes dénoncés, ni n'exposent que ceux-ci pourraient constituer un élément d'une infraction contre leur patrimoine. Dans ces chapitres, les recourants n'informent en effet en rien sur d'éventuelles pertes patrimoniales qu'ils auraient dû supporter en raison des agissements dénoncés. On peut relever que le fait d'avoir simplement mentionné, dans le recours cantonal, que les recourants ont pris des conclusions reconventionnelles dans le cadre d'une demande en paiement formulée par l'employeur de l'intimé ne fournit à cet égard pas d'indication suffisante permettant de retenir que tel serait effectivement le cas. Enfin, les recourants ne sauraient se prévaloir, au stade du recours, du fait que le Ministère public aurait admis leur qualité de partie plaignante ou qu'il ne l'aurait pas remise en question dans ses déterminations devant l'autorité cantonale. On rappelle en effet, d'une part, que les observations du Ministère public préalables à la procédure de recours ne les dispensent pas de procéder conformément aux art. 382 al. 1 et 385 al. 1 CPP et, d'autre part, que l'autorité de recours n'a en principe à connaître que de ce qui lui est soumis (cf. arrêt 7B_51/2024 du 25 avril 2024 consid. 2.3.3 et la référence citée).