Citation: 1B_145/2023 E. 4.2

4.2. Le recourant s'est enfui d'Ukraine en mars 2022 en raison de la guerre. Ses parents et sa soeur sont demeurés dans ce pays et il n'a aucune attache avec la Suisse, en dehors de quelques connaissances récentes et de l'organisme d'accueil des migrants qui lui apporte une aide matérielle. Rien ne le dissuaderait par conséquent d'entrer dans la clandestinité ou de quitter la Suisse, par exemple pour un pays limitrophe, afin d'échapper à une sanction pénale. Les difficultés de déplacement liées à ses problèmes physiques - il se déplace en chaise roulante, avec des béquilles ou une canne - ne l'ont pas empêché de voyager depuis l'Ukraine; il prétend avoir pu réaliser ce périple par instinct de survie, mais la nécessité d'échapper à une lourde peine pourrait également l'inciter à un nouveau déplacement, nettement moins important s'agissant de se rendre dans un pays voisin (cf. ATF 145 IV 503 consid. 2.3 concernant une personne de plus de 80 ans présentant une cardiopathie). Le risque de fuite apparaît ainsi évident, ce qui dispense d'examiner en détail la question du risque de réitération.