Citation: 9C_729/2013 E. 3.3

3.3. La recourante n'énonce pas les règles de droit que la juridiction cantonale aurait enfreintes. Toutefois, dans la mesure où elle remet en cause l'appréciation des preuves ainsi que les constatations de fait auxquelles les juges cantonaux ont procédé, la recourante se prévaut implicitement d'une mauvaise application de l'art. 61 let. c LPGA, soit d'une violation du droit fédéral (art. 95 let. a LTF). Devant le Tribunal fédéral, il incombait alors à la recourante d'exposer en quoi l'appréciation et l'administration des preuves à laquelle la juridiction cantonale avait procédé auraient résulté d'une violation du droit fédéral (art. 61 let. c LPGA, art. 95 let. a LTF). Dans ce contexte, elle devait établir que les constats de faits, singulièrement l'existence d'une capacité de travail entière dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles, étaient manifestement inexacts (art. 97 al. 1 LTF). Elle n'y est toutefois pas parvenue, son discours consistant en définitive uniquement à donner sa propre appréciation de la situation, en reprenant les critiques soulevées en première instance, ce qui ne suffit assurément pas. En ce qui concerne les avis médicaux sur la base desquels la juridiction cantonale a fondé son jugement, singulièrement les rapports du CEMed, du BREM, du médecin des EPI et de l'expert judiciaire U.________ (consid. 8 et 9 du jugement attaqué), la recourante aurait à tout le moins dû démontrer qu'ils ne satisfaisaient pas aux réquisits jurisprudentiels relatifs à la force probante de tels documents (cf. ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352), ou encore établir en quoi leur prise en considération par les premiers juges était insoutenable. En lieu et place d'une telle démonstration, elle s'est contentée de rappeler que les maîtres de stage des EPI avaient mis en évidence une incapacité de travailler, réfutant la position du docteur D.________. De plus, elle a affirmé que l'avis du docteur K.________ prévalait, d'autant que ce médecin avait attesté qu'il était inutile d'inviter d'autres spécialistes à s'exprimer sur les activités lucratives qui pourraient entrer en ligne de compte. Pareil raisonnement ne démontre pas une violation des art. 43 et 61 let. c LPGA. A défaut d'avoir été sérieusement remises en cause, les constatations de fait des premiers juges lient le Tribunal fédéral (cf. art. 105 al. 1 LTF), si bien que le degré d'invalidité de la recourante doit être arrêté en fonction d'une capacité de travail entière dans une activité adaptée (contrôleuse de qualité et de visiteuse dans l'horlogerie, aide de laboratoire et d'étiqueteuse de bocaux, gardienne ou surveillante de musée). Pour arrêter le revenu d'invalide, les premiers juges ont appliqué le facteur d'abattement maximal de 25% au salaire statistique (cf. ATF 126 V 75, 124 V 321), compte tenu des circonstances, alors que l'intimé avait de son côté procédé à une diminution de 15%. Le résultat auquel les juges cantonaux sont parvenus, un degré d'invalidité de 25%, n'ouvre pas droit à la rente (art. 28 al. 2 LAI). Le recours est infondé.