Citation: 8C_577/2019 E. A

A.a. A.________, né en 1981, a travaillé comme économiste au service de la société B.________ du 1 er septembre 2009 au 28 février 2015, date à laquelle il a été licencié pour motifs économiques. Il s'est inscrit au chômage le 2 mars 2015. La Caisse cantonale de chômage (ci-après: la caisse) lui a ouvert un délai-cadre d'indemnisation dès cette date et lui a versé les prestations. Dès le mois de janvier 2016, il a bénéficié d'une mesure de marché du travail (MMT) sous la forme d'un programme "Innopark" visant à l'intégrer dans un stage auprès du groupe C.________ Inc., société basée en Californie, avec laquelle il était entré en contact dans le cadre de ses recherches d'emploi (cf. décision du 3 décembre 2015). Le groupe C.________ Inc. a ouvert une filiale européenne, D.________ SA, sise à Genève, laquelle a engagé l'assuré dès le 1 er avril 2016 en qualité d'administrateur unique (General Manager), de sorte qu'il s'est désinscrit du chômage dès cette date. L'assuré ayant été licencié par D.________ SA le 8 février 2017 avec effet au 31 mai 2017, il s'est réinscrit au chômage le 11 mai 2017, prétendant des indemnités dès le 1 er juin 2017. Il a également déposé une requête en conciliation pour licenciement abusif et violation de l'art. 328 CO à l'encontre de C.________ Inc. et D.________ SA. A.b. Dans le cadre de l'examen de son droit au chômage dès le 1 er juin 2017, la caisse a exprimé des doutes quant à l'aptitude au placement de A.________ durant le précédent délai-cadre, plus particulièrement entre le 2 mars 2015 et le 29 mars 2016. La caisse a invité le Service public de l'emploi du canton de Fribourg (ci-après: le SPE) à statuer sur l'aptitude au placement de l'intéressé. Par décision du 13 décembre 2017, confirmée sur opposition le 5 mars 2018, le SPE a déclaré A.________ inapte au placement du 2 mars 2015 au 29 mars 2016. Il a retenu que le prénommé n'avait pas eu la volonté de prendre un emploi salarié dès lors que depuis son inscription au chômage, il avait consacré l'entier de son temps à son activité au sein du groupe C.________, dans lequel il occupait une position assimilable à celle d'un employeur. Dans ces conditions, il n'était pas disponible sur le marché de l'emploi pour un taux d'occupation de 100 % et ce nonobstant le respect formel de ses obligations de chômeur.