Citation: 6B_1364/2021 E. 1.2.1

1.2.1. Selon l'art. 410 al. 1 let. a CPP, toute personne lésée par un jugement entré en force, une ordonnance pénale, une décision judiciaire ultérieure ou une décision rendue dans une procédure indépendante en matière de mesures, peut en demander la révision s'il existe des faits ou des moyens de preuves qui étaient inconnus de l'autorité inférieure et qui sont de nature à motiver l'acquittement ou une condamnation sensiblement moins sévère ou plus sévère du condamné ou encore la condamnation de la personne acquittée. Si la juridiction d'appel - ou, comme en l'espèce, le tribunal des mineurs (cf. art. 41 PPMin) - constate que les motifs de révision sont fondés, elle annule partiellement ou entièrement la décision attaquée et peut renvoyer la cause pour nouveau traitement et nouveau jugement à l'autorité qu'elle désigne (art. 413 al. 2 let. a CPP). Une telle décision, soit celle qui admet le bien-fondé d'un motif de révision et renvoie la cause à une autre autorité, a un caractère de procédure et ne tranche pas définitivement un point de droit matériel, que précisément elle soumet à l'autorité compétente pour trancher au rescisoire (ATF 107 IV 133 consid. 1a p. 136; arrêt 6B_1186/2017 du 22 décembre 2017 consid. 1.1).