Citation: 5A_905/2015 E. 3.2.3

3.2.3. Le recourant reproche à la juridiction précédente de ne pas avoir examiné la capacité de discernement de C.________ au moment déterminant, et d'avoir passé sous silence le principe de la présomption de capacité de discernement, la constatation d'une maladie mentale n'excluant pas encore le discernement ni ne renversant dite présomption. Il fait par ailleurs valoir qu'en présence de certains doutes, une expertise aurait dû être ordonnée, reprochant au surplus à l'autorité précédente de se référer à des rapports médicaux datés de près d'une année auparavant. La critique exercée par le recourant n'est pas de nature à remettre en question le raisonnement de la cour cantonale laquelle, contrairement à ce qu'il suggère, a bien procédé à un examen concret de la capacité de discernement au moment déterminant, ce que précise clairement l'arrêt (p. 7 consid. 3.2). En tant qu'il s'en prend au fait qu'elle se serait fondée sur des rapports médicaux dépassés, partant dépourvus de pertinence, ou qu'elle aurait dû, au vu de ces rapports, éprouver des doutes sur la capacité de discernement de l'intéressée, il donne à la seule motivation du rejet de la réquisition de preuve tendant à établir une expertise une portée qu'elle n'a pas, la question litigieuse ayant été finalement tranchée en prenant encore en considération d'autres éléments de preuve, postérieurs à ces rapports. Partant et faute de pouvoir démontrer que, dans les circonstances de la présente espèce, la cour cantonale aurait dû éprouver des doutes sur cette question, l'exigence d'une expertise est ici privée de fondement. Quant au reproche portant sur la non prise en compte de la présomption de capacité, motivé par référence à un arrêt ancien, rendu sous l'ancien droit, et à un auteur de doctrine qui le cite, il est dénué de pertinence, si l'on se réfère à la jurisprudence récente à cet égard, dans la mesure où la cour cantonale a retenu que l'incapacité de discernement de l'intéressée était établie (cf. supra consid. 3.2.1). Dans ces circonstances, l'autorité précédente pouvait, sur la base des éléments d'appréciation pris en compte, conclure à l'incapacité de l'intéressée au moment d'établir le mandat pour cause d'inaptitude, qu'elle a recopié sans en saisir le sens global. Elle n'a donc pas violé le droit fédéral en retenant que le mandat pour cause d'inaptitude du 2 février 2014 n'était pas valable. Partant, le grief est infondé.