Citation: 5D_18/2023 E. 4

La recourante fait ensuite valoir que l'ordre de remise en état au motif qu'elle aurait procédé de manière illicite aux travaux de réouverture apparaît choquant et heurte le principe de l'interdiction de l'arbitraire (art. 9 Cst.). Elle invoque en substance que l'assemblée de la PPE lui avait confirmé que ce type de travaux était sur le principe autorisé sauf à remplir deux conditions qu'elle avait dûment réalisées, qu'elle avait déboursé, à la demande de la PPE, en plus du rapport d'ingénieur d'octobre 2015, près de 7000 fr. pour un nouveau rapport en juin 2016 et qu'elle avait démontré avoir réalisé ces modestes travaux en respectant les règles de l'art et l'alignement recommandé par le second bureau d'ingénieur, sans atteinte aucune au bâtiment. Sa bonne foi (art. 2 CC), respectivement l'attitude abusivement chicanière de l'intimée, devaient ainsi être reconnues. Par sa critique, la recourante ne fait qu'exposer sa propre version des faits, qui pour l'essentiel ne ressortent pas de l'arrêt querellé sans satisfaire aux exigences précitées quant à la démonstration de leur établissement ou de leur omission arbitraire par la cour cantonale (cf. supra consid. 2.2). Elle ne s'en prend aucunement à la motivation de l'arrêt querellé, à laquelle elle ne se réfère même pas. En particulier, elle ne critique pas les motifs qui ont conduit la cour cantonale à considérer qu'à aucun moment, avant, pendant ou après les travaux, l'attitude de la PPE n'avait pu lui faire croire qu'elle disposait du " feu vert " pour percer le mur porteur et qu'il n'y avait dès lors pas d'abus de droit manifeste de la PPE lié à un comportement contradictoire de sa part ou à des attentes qu'elle aurait suscitées chez elle. Elle ne remet pas non plus en cause les arguments de la cour cantonale selon lesquels elle avait elle-même adopté un comportement contradictoire en ne contestant pas formellement la décision de la PPE du 27 décembre 2016 ordonnant de remettre en état le mur porteur ou les intérêts de la PPE à voir son règlement et ses décisions respectés l'emportaient sur son propre intérêt à pouvoir bénéficier des résultats de travaux non autorisés. Il suit de là que sa critique ne répond pas aux exigences de l'art. 106 al. 2 LTF et qu'elle est donc irrecevable.