Citation: 4A_238/2020 E. 7

Les recourants persistent à contester que Y.________ soit la cocontractante de H.X.________ et qu'elle ait pu valablement résilier le contrat le 25 août 2016. Ledit contrat a été conclu le 20 septembre 2013. Le locataire traitait alors avec la société W.________ SA. Celle-ci affirmait traiter au nom et pour le compte d'un tiers dont elle ne révélait pas l'identité. En effet, l'expression « certificat d'actions 1-7-13-17-24-25-45 », dans le contrat, ne permettait pas au locataire de reconnaître une personne, mais il était évident que la régie ne s'obligeait pas elle-même. Le procédé ainsi adopté était valable au regard de l'art. 32 al. 1 CO concernant la représentation. Il incombait seulement à la régie, représentante, d'indiquer plus tard au locataire la personne qu'elle représentait dans l'éventualité où la collaboration de cette personne devenait nécessaire à l'exécution du contrat (Christine Chappuis, in Commentaire romand, 2e éd., n° 15 ad art. 32 CO). Elucider quelle est la personne physique ou morale que la régie, par ses propres organes ou représentants, voulait représenter le 20 septembre 2013, lorsqu'elle a remis à bail l'appartement concerné, n'est pas une question de droit soumise au contrôle du Tribunal fédéral selon l'art. 95 let. a LTF. En effet, déterminer ce que les parties ou leurs représentants savaient ou voulaient au moment de conclure relève de la constatation des faits (ATF 140 III 86 consid. 4.1 p. 91). Selon l'art. 105 al. 1 LTF, le Tribunal fédéral est au contraire lié par les constatations de fait de la juridiction cantonale. Il est raisonnablement présumable que la régie, par ses propres organes ou représentants, voulait représenter la personne physique ou morale qu'elle considérait comme l'ayant droit à l'appartement concerné et pour laquelle elle assumait le mandat de gérer ce bien. Elle a pu se trouver dans l'incertitude, voire dans l'erreur au sujet de cette personne. Une erreur de ce genre est semble-t-il survenue lorsque la régie, répondant le 12 août 2015 à une demande du loca taire, a indiqué que la bailleresse était la Société Immobilière Z.________ SA. Le cas échéant, il s'agissait d'une erreur dite essentielle selon les art. 23 et 24 al. 1 ch. 2 CO; elle n'a pas eu pour effet de faire entrer cette société dans la relation de bail à loyer.