Citation: 4A_173/2024 E. A

A.a. A.________ AG (ci-après: A.________) est une société sise à Zurich dont le but est notamment l'exploitation d'une banque ainsi que l'exercice de toute activité se rattachant à celle-ci. Elle dispose d'une succursale à Genève. Elle fait partie du même groupe que la société C.________ AG (ci-après: C.________). A.b. En 2018, A.________ a approché B.________, qui travaillait dans le domaine bancaire au Canada, en lui faisant plusieurs propositions d'engagement. Dans le cadre de ces discussions, un " business case " a été établi. Ce document listait, pour les trois premières années, les apports qu'effectuerait B.________ à la masse sous gestion s'il devait être engagé par A.________. Il y était également projeté que sa rémunération pourrait être fixée à 695'000 dollars américains (USD) la première année, dont un bonus contractuel de 400'000 fr.; à 695'000 USD la deuxième année, dont un bonus contractuel de 273'650 USD et un "bonus de 20% de participation de 126'350 USD"; enfin à 592'450 USD la troisième année, dont un "bonus de 20% de participation de 297'450 USD". Par la suite, deux lettres d'intention ont été rédigées respectivement le 5 octobre et le 11 décembre 2018. La première prévoyait l'engagement de B.________ au 1er décembre 2018 et le versement d'un "bonus garanti" de 400'000 fr. en date du 30 mars 2019, à condition qu'aucune partie n'ait résilié le contrat avant cette date. La seconde prévoyait son engagement au 1er mars 2019 et le versement d'un "bonus minimum garanti" de 400'000 fr. le 30 mars 2020, pour autant que B.________ n'ait pas donné son préavis dans l'intervalle et soit employé à temps plein. Un premier contrat de travail a été signé par les parties en février 2019 pour un début d'activité fixé au 1er avril 2019. Il prévoyait le versement d'un "bonus minimum garanti" de 400'000 fr. en date du 30 mars 2020, à condition qu'aucune partie n'ait résilié le contrat avant cette date. Le début d'activité a été reporté au 1er juillet 2019. A.c. Un deuxième contrat de travail de durée indéterminée a été signé les 3 juin et 1er juillet 2019. Sur cette base, B.________ (ci-après: l'employé) a été engagé par A.________ (ci-après: l'employeuse) en qualité de " client relationship officer " à compter du 1er juillet 2019. Son lieu d'activité était à Genève. Le contrat prévoyait un salaire annuel brut de 239'200 fr. ainsi qu'un montant annuel forfaitaire de 10'800 fr. versé à titre de frais de représentation. En outre, l'employeuse s'engageait à payer à l'employé un "bonus garanti" de 200'000 fr. après le temps d'essai. L'employé devait également recevoir la somme de 400'000 fr. à titre de "bonus minimum garanti" pour l'année 2019 (art. 8.6 du contrat de travail). Celle-ci devait être payée "en mars 2020" à condition qu'aucune partie n'ait résilié le contrat avant cette date. Le paiement pouvait intervenir en espèces et/ou sous forme d'actions de C.________, ou encore sous forme de tout autre type de plan de compensation différé, à la seule appréciation du comité de rémunération et de nomination de C.________. Le contrat prévoyait encore une rémunération variable ainsi qu'une rémunération variable additionnelle. A.d. En octobre 2019, l'employé a perçu le premier bonus de 200'000 fr. A.e. A la fin de l'année 2019, le chef du " private banking " de l'employeuse a fait part à l'employé du fait qu'il n'était pas satisfait de ses résultats. Sans lui signifier un avertissement formel, le supérieur s'est montré "ferme" sur le respect des objectifs mentionnés dans le " business case " établi avant l'engagement de l'employé. A.f. Par pli du 27 février 2020, l'employeuse a proposé à l'employé de modifier l'art. 8.6 du contrat de travail. En substance, un "bonus garanti" de 200'000 fr. lui serait versé au 30 juin 2020 moyennant la réalisation d'un certain volume d'affaires. Selon l'employeuse, cette modification était liée au fait que l'employé n'avait pas atteint le montant d'actifs sous gestion prévu par le " business plan ". Le 29 février 2020, l'employeuse a adressé à l'employé un second courrier lui proposant une nouvelle modification de l'art. 8.6 précité, soit le paiement d'un "bonus garanti" de 400'000 fr., lequel dépendrait de la réalisation d'un chiffre cible "avec une formule de pondération en cas d'atteinte partielle". Par courriel du 5 mars 2020, l'employé a demandé un entretien avec le département des ressources humaines de l'employeuse, afin de discuter des courriers précités. A.g. Le 11 mars 2020, l'employé a été convoqué à un entretien lors duquel son licenciement lui a été notifié, avec effet au 31 juillet 2020. L'employeuse l'a libéré de son obligation de travailler durant le délai de congé. A.h. Par courrier du 25 juin 2020, l'employé s'est opposé au congé, qu'il qualifiait d'abusif, et a réclamé le paiement de son bonus contractuel de 400'000 fr. Par pli du 5 août 2020, l'employeuse a contesté les prétentions de l'employé, relevant que la résiliation du contrat de travail était motivée par sa mauvaise performance.