Citation: 5A_127/2021 E. 4.4

4.4. En l'espèce, le recourant ne peut être suivi lorsqu'il reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement omis de tenir compte d'un montant de 100 fr. à titre d' "intérêts hypothécaires" de la dette contractée auprès de E.________ SA. En effet, il ressort des constatations de l'arrêt querellé (art. 105 al. 1 LTF) - non remises en cause par le recourant (cf. supra consid. 2.2) -, que celui-ci a fait valoir un montant de 1'050 fr. "à titre de remboursement d'un prêt consenti pour acquérir le bien immobilier" et que la société prêteuse a confirmé recevoir mensuellement le montant précité de la part du recourant à titre de "remboursement du prêt qu'elle lui a[vait] alloué". Or, il n'est pas insoutenable de considérer que le terme de "remboursement" a trait uniquement à l'amortissement de la dette et non au paiement des intérêts. Cela est d'autant plus vrai qu'en l'espèce, il n'apparaît pas (art. 105 al. 1 LTF; ATF 140 III 16 consid. 1.3.1) - et le recourant ne soutient pas le contraire - que celui-ci aurait présenté devant l'autorité précédente le calcul effectué dans son présent recours pour déterminer la part du montant de 1'050 fr. liée au paiement des intérêts, étant précisé que la maxime inquisitoire illimitée - applicable en l'espèce (art. 296 al. 1 CPC) - ne le dispensait nullement de collaborer activement à la procédure (ATF 128 III 411 consid. 3.2.1; arrêt 5A_762/2020 du 9 février 2021 consid. 5). Dès lors que la cour cantonale pouvait sans arbitraire considérer l'entier de ce montant comme un amortissement, il n'est pas nécessaire d'examiner si - comme le soutient le recourant - le paiement des intérêts du prêt consenti par E.________ SA aurait dû être assimilé au paiement d'intérêts hypothécaires et être, à ce titre, inclus dans son minimum vital LP. S'agissant de l'amortissement du prêt octroyé par E.________ SA et des amortissements indirects de l'emprunt hypothécaire contracté auprès de la Banque D.________, le raisonnement de la cour cantonale est en tous points conforme à la jurisprudence susrappelée, de sorte que l'on peut sans autre s'y référer. Le recourant omet - et partant ne remet pas valablement en cause - la constatation des juges cantonaux selon laquelle la situation financière des parties est serrée. Or, selon la jurisprudence constante (cf. supra consid. 4.3.3), ce n'est que lorsque les moyens financiers des époux le permettent, c'est-à-dire uniquement dans le cadre du minimum vital du droit de la famille, que de telles charges sont susceptibles d'être décomptées. Les considérations du recourant - au demeurant guère étayées - quant aux exceptions qu'il conviendrait de ménager au principe énoncé par la jurisprudence tombent donc à faux. En particulier, son argument selon lequel il n'a pas contracté de nouveaux prêts dans son seul intérêt, mais dans le but de conserver son logement et d'éviter ainsi l'augmentation de cette charge et la réduction de sa capacité contributive ne peut être suivi. En effet, le recourant perd de vue que lorsque les revenus (du travail et de la fortune) ne suffisent pas à couvrir l'entretien, on peut, selon les circonstances, attendre du débirentier qu'il entame la substance de sa fortune, en particulier lorsqu'il s'agit de couvrir le minimum vital LP du crédirentier (arrêt 5A_582/2018 du 1er juillet 2021 consid. 6.1.1 et 6.1.6, destinés à la publication). Or, le recourant ne soutient pas que si elle avait été réalisée, la vente de l'ancien logement conjugal ne lui aurait pas permis d'obtenir des liquidités supplémentaires. Il suit de là que la détermination des charges composant les frais de logement du recourant apparaît exempte de toute critique, étant précisé qu'en vertu de la maxime inquisitoire illimitée, il n'est pas décisif que les frais de logement allégués par le recourant n'aient pas été contestés par l'intimée en instance cantonale (cf. parmi d'autres, arrêts 5A_245/2019 du 1er juillet 2019 consid. 3.2.1; 5A_298/2015 du 30 septembre 2015 consid. 2.1.2, publié in RSPC 2016 p. 135). Enfin, si tant est qu'il entende se plaindre d'une violation de l'art. 8 Cst. lorsqu'il fait grief à la cour cantonale d'avoir retenu un montant à titre de frais de logement inférieur au loyer admis pour l'ex-épouse, le recourant oublie que cette garantie constitutionnelle s'adressant à l'État et ne produisant pas d'effet horizontal direct dans les relations entre personnes privées (ATF 136 I 178 consid. 5.1; 114 Ia 329 consid. 2b et les références), il ne peut s'en prévaloir à l'appui d'un recours dirigé contre une décision rendue dans une affaire matrimoniale opposant deux particuliers. Autant que recevable, le grief doit être rejeté.