Citation: 8C_534/2009 20.10.2009 E. 4

La juridiction cantonale a constaté que le licenciement de l'employée était intervenu après le temps d'essai et pendant la période de l'initiation sans qu'il n'existât de justes motifs de résiliation immédiate du contrat de travail au sens de l'art. 337 CO. Elle s'est fondée pour cela - implicitement - sur la lettre de résiliation des rapports de travail du 30 avril 2007, selon laquelle le licenciement était motivé par des raisons de réorganisation. De surcroît, elle a retenu que le nouveau contrat de travail conclu pour une durée déterminée (du 1er juin au 31 juillet 2007) ne pouvait pas être considéré comme une prolongation du précédent contrat et n'avait pas pour effet d'annuler la résiliation des rapports de travail, si bien qu'il ne répondait de toute évidence pas au but de la mesure initiale. Par ailleurs, la juridiction cantonale a rejeté le grief tiré d'une prétendue violation du principe de la bonne foi ancré à l'art. 9 Cst., en ce sens qu'il n'était pas établi qu'un conseiller de l'ORP avait approuvé la procédure suivie laissant croire au responsable de la société qu'un licenciement sans justes motifs était encore admissible après l'expiration de la période d'essai d'un mois. En particulier, les affirmations de l'employeur n'étaient étayées par aucune pièce du dossier. Or, selon le premier juge, si les échanges de correspondance évoqués par l'assurée avaient existé ou si des conseils particuliers avaient été donnés aux autres intervenants par l'ORP, il ne fait pas de doute qu'un procès-verbal tenu par le conseiller en aurait fait mention.