Citation: 9C_248/2022 E. 6

C'est finalement en vain que la recourante reproche à la juridiction cantonale de n'avoir pas mis en oeuvre une expertise médicale indépendante pour déterminer sa baisse de rendement dans son activité habituelle. Elle ne fait en effet état d'aucun élément permettant de douter de l'appréciation anticipée des preuves telle qu'opérée par la juridiction cantonale (s'agissant de l'appréciation anticipée des preuves, voir ATF 145 I 167 consid. 4.1; 144 II 427 consid. 3.1.3 et la référence). En particulier, elle ne conteste pas les éléments concrets sur lesquels reposent l'appréciation des premiers juges, qui ne sont pas "uniquement" fondés sur l'avis du médecin du SMR, contrairement à ce qu'elle prétend. La juridiction cantonale a en particulier pris en considération les déclarations de l'employeur du 23 janvier 2020, selon lesquelles sa "baisse de rendement est toujours de 20 % sur son taux de présence (qui se monte à 50 % de son taux contractuel) " (note téléphonique du 23 janvier 2020), ainsi que celles de la recourante à son médecin traitant, selon lesquelles elle pouvait travailler quatre demi-journées par semaine, avec un rendement diminué de 20 % (avis de la doctoresse C.________ du 11 février 2020). Aussi, en se limitant à indiquer qu'une expertise médicale pourrait aboutir à d'autres conclusions, la recourante ne démontre pas en quoi l'appréciation de la juridiction cantonale serait entachée d'arbitraire.