Citation: 6P.233/2006 02.03.2007 E. 1

3.7 Le recourant invoque encore une violation de la présomption d'innocence en tant que règle sur le fardeau de la preuve. Son grief revient en réalité à s'en prendre à l'appréciation des preuves qui a été faite. En effet, considérer que la version de la victime est crédible sur la base d'une analyse de celle-ci ainsi que du dossier et que les dénégations du recourant ne le sont pas, notamment en raison de ses mensonges, ne constitue pas un renversement du fardeau de la preuve, mais une appréciation des preuves. Le recourant invoque une violation de la présomption d'innocence et renvoie aux motifs qu'il a développés quant à l'arbitraire de la décision attaquée pour démontrer les doutes qu'aurait dû éprouver l'autorité cantonale. Le grief de violation de la présomption d'innocence et le principe "in dubio pro reo" qui en est le corollaire, en tant que règles sur le fardeau de la preuve n'offrent pas, dans la procédure du recours de droit public, de protection plus étendue que l'interdiction d'une appréciation arbitraire des preuves garantie par l'art. 9 Cst. (ATF 120 Ia 31 consid. 2 p. 33), qui a déjà été examinée ci-dessus et sur laquelle il n'y a pas lieu de revenir, le recourant ne motivant aucun aspect nouveau de ce grief. 3.8 Le recourant invoque finalement une interprétation arbitraire de l'art. 63 CP. En réalité, il reproche à l'autorité cantonale de lui avoir infligé une peine excessive. Son grief revient à se plaindre d'une violation de l'art. 63 CP. Or, une telle violation ne peut faire l'objet d'un recours de droit public (art. 84 al. 2 OJ), mais doit être soulevée dans un pourvoi en nullité (art. 269 al. 1 PPF). Le recours de droit public ne peut qu'être rejeté dans la mesure où il est recevable.