Citation: 1B_356/2017 E. 3.2

3.2. Dans son ordonnance, le Juge unique a considéré que l'existence de charges suffisantes à l'égard du recourant n'était pas douteuse. En effet, lors de son audition par le Procureur le 25 novembre 2016, l'intéressé avait confirmé le bien-fondé des accusations formulées à son encontre dans la communication de fin d'enquête du 20 novembre 2012. Il ressort de ce document - qui expose en détail les faits reprochés au recourant - que le Procureur entendait rendre une ordonnance de mise en accusation pour abus de confiance (art. 138 ch. 1 CP), dommages à la propriété (art. 144 al. 1 CP), escroquerie par métier (art. 146 al. 1 et 2 CP), détournement de retenues sur les salaires (art. 159 CP), faux dans les titres (art. 251 ch. 1 CP), faux dans les certificats (art. 252 CP) et délits selon les art. 87 LAVS, 70 LAI, 76 LPP, 112 LAA, 105 LACI, 25 LPGA et 23 LAFam, étant précisé que le montant des dommages subis par les parties plaignantes s'élevait à plus de 566'000 francs au total.