Citation: 4A_22/2023 E. 7.2

7.2. Dans la première branche du moyen considéré, le recourant fait valoir que le Code est "arbitraire", car il ne fixe pas de limites au pouvoir du TAS de prolonger le délai dans lequel la Formation est tenue de rendre sa sentence. Il souligne aussi que les parties ne sont pas associées à cette prise de décision et que les prolongations de délai sont dépourvues de motivation. Force est d'emblée de souligner qu'il n'appartient pas à la Cour de céans de déterminer, abstraitement, si une disposition réglementaire figurant dans le Code est arbitraire. Il lui incombe uniquement de trancher le point de savoir si la sentence querellée est incompatible ou non avec l'ordre public visé par l'art. 190 al. 2 let. e LDIP. Or, en raisonnant comme il le fait, l'intéressé perd non seulement de vue que l'application erronée, voire arbitraire, d'un règlement d'arbitrage ne constitue pas en soi une violation de l'ordre public procédural (ATF 126 III 249 consid. 3b et les références citées), mais méconnaît aussi que la notion d'atteinte à l'ordre public est plus restrictive que celle d'arbitraire. La critique du recourant est dès lors irrecevable et, en tout état de cause, impropre à établir une quelconque incompatibilité de la sentence incriminée avec l'ordre public.