Citation: 8C_380/2023 E. 4.1

4.1. En l'espèce, la cour cantonale a constaté que dans l'année précédant son inscription au chômage - soit du 1er avril 2020 au 1er mars 2021 (sic) -, l'intimée avait toujours exercé un mandat de députée au Grand Conseil parallèlement à son activité à temps partiel pour B.________ SA. Elle a également constaté que les revenus réalisés par l'intimée durant cette période totalisaient 6'555 fr. 87 pour la première activité, respectivement 48'000 fr. 12 pour la seconde. À l'aune de l'arrêt 8C_504/2022 du 23 décembre 2022 qui portait sur la qualification des revenus qu'un assuré tirait de la poursuite, durant son chômage, d'un mandat politique après la perte de son emploi salarié à 100 %, la cour cantonale a considéré que les indemnités perçues par l'intimée pour son activité de membre du Grand Conseil étaient des gains accessoires dont il ne fallait pas tenir compte dans le calcul du gain assuré. Toujours selon la cour cantonale, il convenait cependant d'examiner si les revenus de l'intimée provenant de cette activité avaient sensiblement augmenté pendant son chômage par rapport à la période antérieure à celui-ci, auquel cas la part de cette augmentation devait être prise en considération à titre de gain intermédiaire conformément à la jurisprudence de l'ATF 123 V 230 (consid. 3.3 supra). À cette fin, elle a estimé justifié de comparer la moyenne des revenus relatifs aux deux années précédant la perception des indemnités de chômage (avril 2019 à mars 2021) avec celle des deux années suivantes durant lesquelles l'intimée était au chômage (mars 2021 à mars 2023). Relevant que le dossier ne contenait pas les renseignements nécessaires pour ce faire, elle a renvoyé la cause à la caisse afin qu'elle instruise ce point, tout en précisant encore que la découverte d'une augmentation des revenus en cours de chômage constituerait un fait nouveau pouvant justifier une révision.