Citation: 8C_576/2022 E. 6.2.2

6.2.2. En l'espèce, selon les constatations non contestées des premiers juges, les limitations fonctionnelles de l'intimé consistent en des entraves dans les postures et la mobilité (pas d'accroupissement, pas d'escaliers, pas de marche en terrain accidenté, pas de station debout prolongée, alternance des positions de manière fréquente). Comme le fait valoir à juste titre la recourante, de telles limitations sont compatibles avec des activités semi-sédentaires, en particulier dans le niveau de compétence 2 qui requiert des tâches pratiques, telles que notamment le traitement de données et les tâches administratives. Une réduction à ce titre n'entre donc pas en considération dès lors qu'un abattement ne se justifie que si, sur un marché du travail équilibré, il n'y a plus un éventail suffisamment large d'activités accessibles à l'assuré (cf. parmi d'autres arrêts 8C_549/2019 du 26 novembre 2019 consid. 7.7; 8C_661/2018 du 28 octobre 2019 consid. 3.3.4.3). En outre, les premiers juges ont motivé l'abattement par le fait que les formations et les expériences de l'intimé avaient relevé de champs d'activités requérant de la mobilité physique et des changements de postures constants, soit des capacités qui lui feraient aujourd'hui défaut. Toutefois, l'alternance des positions est précisément requise actuellement au titre des limitations fonctionnelles de l'intimé. En outre, contrairement à ce que la cour cantonale a aussi retenu, ce dernier a bel et bien été reconnu capable de travailler à plein temps, sans diminution de rendement, dans une activité adaptée. Les difficultés rencontrées dans le cadre des mesures de réadaptation professionnelle, qui ont partiellement entravé le succès escompté de celle-ci, ne sont pas - ou à tout le moins pas entièrement - dues aux séquelles physiques de l'accident. Il s'ensuit qu'il n'y a pas de motif de retenir un abattement en raison du handicap.