Citation: 6B_785/2021 E. 3.5

3.5. En l'espèce, la cour cantonale a certes d'entrée de cause examiné les conditions de l'octroi du sursis partiel, sans examiner si une peine compatible avec l'octroi du sursis complet était encore soutenable. Toutefois, la question peut se poser de la portée de la jurisprudence y relative, rendue dans le cadre d'une seule infraction à la loi fédérale sur les stupéfiants (cf. ATF 134 IV 17), lorsque les principes de motivation de la peine en cas de concours sont respectés, conformément à la jurisprudence plus récente (cf. ATF 144 IV 313 consid. 1; 144 IV 217 consid. 2 et 3 p. 219 s. et les références citées; voir aussi arrêt 6B_268/2019 du 16 janvier 2020 consid. 1.3). En tout état, en détaillant les raisons pour lesquelles elle a retenu un pronostic mitigé, on comprend que la cour cantonale n'a pas exclu le sursis complet au seul motif que la peine excédait 2 ans de privation de liberté. Ainsi, elle a retenu que si le recourant n'avait aucune inscription à son casier judiciaire, qu'il n'avait commis aucune infraction depuis l'été 2017 et avait une certaine stabilité avec la garde de sa fille, il était néanmoins dans un déni total, sa prise de conscience était nulle et sa volonté de manipuler la justice à son avantage patente. Prenant en considération l'absence d'antécédent judiciaire, elle a considéré qu'une exécution d'une part de peine ferme aurait un effet choc suffisant et lui a octroyé un sursis pour le solde de la peine. On comprend donc qu'aux yeux de la cour cantonale, un pronostic favorable ne pouvait être posé que moyennant l'exécution d'une partie de la peine (cf. arrêts 6B_79/2019 du 5 août 2019 consid. 3.4 et 6B_364/2015 du 21 janvier 2016 consid. 2.4). Le recourant ne remet pas valablement en cause cette appréciation. La garde de sa fille invoquée, dont la cour cantonale a tenu compte en qualifiant le pronostic de mitigé, ne permet pas de renverser celui-ci, vu les autres critères sur la base desquels elle a conduit son raisonnement, que le recourant ne conteste au demeurant pas. Partant, en raison du pronostic retenu, un sursis complet n'entrait dans tous les cas pas en ligne de compte, de sorte que la cour cantonale n'avait pas de raison de rechercher plus avant si une peine inférieure à la limite du sursis complet apparaissait encore soutenable. L'instance précédente a au demeurant tenu compte de l'intérêt de l'enfant à ce que sa vie ne soit pas trop chamboulée en limitant la partie de la peine à exécuter au minimum légal de six mois. Mal fondé, le grief du recourant doit être rejeté, dans la mesure où il est recevable.