Citation: 9C_64/2023 E. 5.1.1

5.1.1. A cet égard, les spécialistes consultés par l'intimée à D.________, en particulier le docteur C.________, ont avancé dès 2009 que l'assurée souffrait d'une probable neuropathie dans le territoire du nerf ilio-hypogastrique droit après abord de Pfannenstiel pour résection de kyste ovarien droit en 2008 et d'une probable douleur neuropathique sur lésion du nerf ilio-inguinal du côté contro-latéral (voir p. ex. avis du docteur C.________ du 8 mai 2009). Ils l'ont dès lors adressée à leur service d'anesthésiologie, où les médecins ont constaté - à l'instar du docteur M.________ - une diminution très discrète de la symptomatologie douloureuse avec récidive à l'arrêt du traitement antalgique. Le docteur N.________ a ensuite procédé à un bloc du nerf cutané latéral droit et ilio-inguinal droit sous guidage radioscopique les 27 mai 2009, 22 juin 2009, 17 juillet 2009 et 1er octobre 2009. Le 1 er septembre 2010, faisant un point de la situation, le docteur O.________, médecin associé de l'unité d'antalgie de D.________, a indiqué que les médecins de son service avaient procédé à de multiples investigations neurologiques, scanographiques et IRM et que celles-ci n'avaient pas permis de trouver une explication aux douleurs de l'intimée; en particulier, les multiples infiltrations étaient demeurées sans effet (dans le même sens, voir avis des docteurs N.________ du 28 octobre 2009, B.________ du 14 décembre 2009 et P.________ du 11 janvier 2010). Puis, le docteur Q.________, spécialiste en anesthésiologie et médecin responsable du Centre de la douleur R.________ à U.________, a constaté que l'intimée avait reçu énormément de médicaments pour ses douleurs sans obtenir un résultat favorable (Lyrica, Novalgin, Tramadol, Fluctine, Postan, Tryptizol, Trileptal et Lodine) et a indiqué que la douleur n'était pas neuropathique (avis du 9 octobre 2012).