Citation: 6B_1172/2023 E. 3.3.2

3.3.2. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir prononcé une peine privative de liberté plutôt qu'une peine pécuniaire pour les infractions à la LArm et LEI. L'infraction à la LArm relèverait de la petite, voire moyenne délinquance. Le fait que la peine pécuniaire n'avait aucune chance d'être exécutée ne serait pas pertinent, celle-ci pouvant cas échéant être convertie en une peine privative de liberté. Compte tenu des circonstances, la quotité minimale de 3 jours-amende s'imposerait. Seule une peine privative de liberté pouvait être prononcée. En effet, le recourant a déjà été condamné en mars 2014 pour tentative de meurtre, lésions corporelles simples avec un moyen dangereux, dé lit contre la LArm et contravention à la LStup, à une peine privative de liberté de 3 ans et 6 mois et une amende de 100 fr. pour avoir asséné quatre coups de couteau (type papillon) à un homme alors qu'il avait bu et consommé du cannabis (cf. jugement entrepris, p. 9). En outre, il a ignoré la décision de révocation de son autorisation d'établissement et le prononcé de son renvoi, bien qu'il ait annoncé son départ aux autorités, séjournant ainsi illégalement en Suisse pendant près de quatre ans. Dans ces circonstances, la cour cantonale pouvait retenir qu'une peine pécuniaire ne produirait pas l'effet escompté et prononcer, pour des motifs de prévention spéciale, une peine privative de liberté pour chacune des infractions. La solution cantonale ne viole pas le droit fédéral. Le grief est infondé.