Citation: 2C_526/2022 E. 4.2

4.2. En l'espèce, lorsque la recourante, née en 1969, est venue en Suisse en 2018 pour y séjourner illégalement, elle souffrait déjà d'une maladie psychique grave et avait ainsi vécu jusqu'alors avec cette maladie en Roumanie, alors que son autonomie était déjà faible. Peu de temps après son arrivée en Suisse, une maladie incurable de la moelle osseuse nécessitant un traitement suivi a été diagnostiquée. C'est donc avant tout en lien avec les traitements liés à sa maladie incurable que l'analyse d'une violation de l'art. 3 CEDH doit être effectuée. A cet égard, il n'est pas contesté que la maladie dont la recourante est atteinte conduirait nécessairement, sans traitement, à un déclin grave, rapide et irréversible de son état de santé. Dans la mesure toutefois où il ressort des constatations cantonales dénuées d'arbitraire qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF; cf. supra consid. 3.3), que l'intéressée pourra continuer de bénéficier en Roumanie d'un suivi médical et d'un encadrement nécessaires au maintien de son état de santé actuel, et que celle-ci n'allègue d'ailleurs pas, et on ne le voit pas non plus, qu'il existerait des indices concrets et sérieux qu'elle pourrait se voir refuser l'accès aux soins respectivement être admise dans un EMS dans la mesure où elle est assurée auprès de la caisse nationale d'assurance maladie, les conditions exceptionnelles permettant de retenir une violation de l'art. 3 CEDH ne sont pas remplies.