Citation: 5A_102/2019 E. 3.2.2

3.2.2. L'autorité précédente a estimé, s'agissant des frais de logement, que dès lors que la mère de l'enfant avait eu recours à un prêt aux fins d'acquérir son bien immobilier et qu'un remboursement mensuel de 561 fr. avait été justifié par pièce, il devait être tenu compte à ce titre d'une somme mensuelle de 449 fr. (80%) dans les charges de l'intéressée et de 112 fr. (20%) dans celles de l'intimé. Dans sa réponse, celui-ci expose à juste titre que le montant total de 561 fr. ne correspond pas au paiement d'un amortissement mais bien d'intérêts hypothécaires. Dans une déclaration signée le 16 décembre 2016, les parents de la mère de l'enfant ont en effet indiqué que " (...) suite au financement de CHF 570'000 que nous lui avons fait pour lui permettre l'achat d'une maison, notre fille C.________ s'est engagé [sic] à nous verser CH 12'434 fr. par année comme remboursement des intérêts que nous devons payer à la banque pour le prêt (CHF 6'734/année ou 561/mois) et comme 1% de l'amortissement du prêt (CHF 5'700/année ou 465/mois) ". Il appert ainsi que, comme le soutient l'intimé, le montant de 561 fr. précité correspond au paiement d'intérêts, en sorte que sa prise en compte dans le calcul du minimum vital des intéressés n'apparaît pas critiquable. Le recourant soutient en outre que cette charge ne serait pas effective, dès lors qu'elle ne reposerait que sur les dires et l'attestation des parents de la mère de l'intimé. La déclaration susmentionnée ne contient toutefois aucune ambiguïté et le recourant n'avance pas d'argument susceptible de faire douter de la véracité de son contenu. En particulier, l'autorité cantonale ne peut se voir reprocher d'avoir arbitrairement admis la réalité de la charge en question bien que son existence fût attestée par les parents de la mère de l'intimé - soit par les auteurs du prêt - et non, comme le souligne le recourant, par un "document comptable". Il en va de même s'agissant de déterminer si cette charge est réellement acquittée. Par ailleurs, l'inclusion de ce poste dans les charges de la mère de l'enfant est de toute manière sans incidence sur la fixation de la contribution due à celui-ci (cf. infra consid. 5.2 et 5.3). Autant qu'il est suffisamment motivé, le grief est par conséquent mal fondé.