Citation: 7B_442/2024 E. 1.2

1.2. En l'espèce, la recourante a déposé une plainte pénale contre B.________ pour actes d'ordre sexuel avec des personnes dépendantes, contrainte sexuelle, abus de la détresse et désagréments causés par la confrontation à un acte d'ordre sexuel. Les faits auraient été commis le 20 novembre 2021 dans les locaux d'une pharmacie dans laquelle la recourante était apprentie de première année, âgée de 17 ans, et le prénommé pharmacien remplaçant. Ce dernier l'aurait alors saisie successivement au niveau de ses hanches puis de ses fesses (par-dessus ses vêtements). La recourante fait état, en se référant à deux certificats médicaux, d'un suivi psychiatrique et psychothérapeutique débuté le 10 juin 2022 dans le contexte "d'attouchements dans son lieu de travail, suite auxquels elle a développé une symptomatologie psychiatrique" et d'un "sentiment de peur d'être agressée par un homme lorsqu'elle est seule à l'extérieur de son domicile, ou lorsqu'elle est entourée d'hommes inconnus"; elle mentionne également "des cauchemars et des crises nocturnes qui s'apparentent à des paralysies du sommeil avec de fortes angoisses". Elle ne soutient toutefois pas, ni a fortiori ne démontre, que l'atteinte prétendument subie en raison des actes reprochés serait telle qu'elle justifierait l'allocation d'un tort moral, respectivement ne consacre dans son acte de recours aucun développement aux prétentions civiles qu'elle entendrait faire valoir, par adhésion au procès pénal, envers B.________. A tout le moins, la seule nature des infractions en cause ne permet pas de le déduire sans ambiguïté. L'absence d'explications suffisantes de la recourante sur la question des prétentions civiles en lien avec ces infractions exclut sa qualité pour recourir sur le fond de la cause.