Citation: 4P.126/2003 25.08.2003 E. 3

Le recourant se plaint également d'une application arbitraire de l'art. 166 du code de procédure civile valaisan du 24 mars 1998 (CPC/VS). Selon l'alinéa 1 de cette disposition, le titre est produit en copie. L'alinéa 2 dispose toutefois que le juge ou une partie peut requérir la production de l'original. 3.1 Dans sa demande du 12 mars 2001, le recourant fait état de la copie de l'acte de défaut de biens délivré le 13 février 1990, en citant comme preuve les pièces déposées. Il y indique également qu'il ne se souvient plus si l'acte de défaut de biens original lui a été restitué ou non par Me Z.________, mandataire du créancier. Dans sa réplique du 7 septembre 2001, le débiteur relève qu'il appartient au créancier de produire en original l'acte de défaut de biens, tout en observant qu'il a lui-même «racheté» l'acte de défaut de biens et qu'il a «probablement» détruit l'original. Contrairement à ce que l'intimé soutient, le recourant avait requis devant les juridictions cantonales, au moins implicitement, la production de l'original de l'acte de défaut de biens par la partie adverse. Cette demande était toutefois dénuée de pertinence, dans la mesure où le recourant lui-même prétendait l'avoir «racheté» et «probablement» détruit. Au demeurant, ces circonstances importent peu puisque, par une appréciation des preuves dénuée d'arbitraire, la cour cantonale a estimé que le recourant n'avait pas démontré l'acquittement de sa dette. Sur le vu de l'ensemble de ces éléments, le grief d'arbitraire dans l'application de l'art. 166 CPC/VS se révèle mal fondé.