Citation: I 166/00 22.05.2000 E. 1

1.- Par perfectionnement professionnel au sens de l'art. 16 al. 2 let. c LAI, il faut entendre, selon la jurisprudence, la formation professionnelle qui permet d'accroître les connaissances professionnelles pour l'es- sentiel déjà acquises, en vue d'atteindre un but qui reste dans le même genre de métier; il doit s'agir de poursuivre ou de parfaire une première formation professionnelle. C'est pourquoi une formation professionnelle qui tend à un but final essentiellement différent de celui de la forma- tion initiale ne peut être qualifiée de perfectionnement professionnel mais de reclassement au sens de l'art. 17 LAI (ATF 96 V 32 sv. consid. 2; VSI 1998 p. 120 consid. 3b et les références). En l'espèce, la formation acquise initialement par le recourant est celle d'électronicien. L'intéressé n'a toute- fois jamais exercé de profession en relation avec cette formation, mais a travaillé en qualité d'animateur puis d'éducateur dans une école pour enfants sourds. Dans ce domaine d'activité, il a acquis des connaissances de base en suivant divers enseignements. L'administration et les premiers juges ont inféré de ces circonstances que l'obtention d'un certificat d'en- seignant spécialisé ne constituait pas un perfectionnement professionnel - et, partant, ne donnait pas lieu à presta- tions de l'assurance-invalidité - dans la mesure où elle tendait à un but final essentiellement différent de celui de la formation initiale d'électronicien. De son côté, le recourant objecte que l'obtention d'un certificat fédéral de capacité, dans quelque profession que ce soit, est une condition nécessaire pour accéder à la formation d'éducateur spécialisé. Aussi, fait-il valoir, la formation d'enseignant spécialisé doit-elle être qualifiée de perfectionnement professionnel par rapport à sa forma- tion professionnelle initiale.