Citation: C 122/06 08.05.2007 E. A

S.________ a travaillé à temps complet en qualité d'employée de commerce au service de la société X.________ jusqu'au 30 juin 2002. Elle a donné congé parce qu'elle désirait trouver un emploi à temps partiel. Après avoir bénéficié d'indemnités de chômage, l'assurée a travaillé à raison d'un horaire de travail de 50% au service d'une institution d'aide aux toxicomanes (du 12 mars au 31 août 2003), puis en qualité de vendeuse au service de la société Y.________ (du 1er septembre 2003 au 31 mai 2004). Elle travaillait au service de ce dernier employeur à raison d'un horaire variable mais avec un taux de 50% garanti. Les rapports de travail ont été résiliés par la société Y.________, parce que l'intéressée n'était pas disposée à augmenter son horaire de travail, comme le souhaitait l'employeur. L'assurée a requis l'octroi d'une indemnité de chômage à partir du 1er juin 2004, en disant rechercher une activité correspondant à 80% d'un horaire complet, soit environ trente heures hebdomadaires. Invitée par la Caisse de chômage de la FTMH (ci-après : la caisse) à donner les raisons de son refus d'augmenter son horaire de travail au service de la société Y.________, l'intéressée a indiqué qu'elle ne pouvait pas travailler à temps complet car elle se consacrait à une entreprise appartenant à elle et à son mari. Pour ce motif, elle désirait trouver un emploi avec un taux d'activité de 80%, exercé du lundi au vendredi, sauf les jeudis et vendredis après-midi (lettre du 13 juillet 2004). Selon un extrait du registre du commerce du canton du Jura, l'époux de l'assurée est titulaire depuis le 13 octobre 2003 d'une entreprise individuelle dont le but est l'exploitation d'un commerce de meubles, import, export. Cette entreprise est exploitée à l'enseigne « Z.________ ». Le 10 mai 2002, les époux ont conclu un contrat de bail à loyer portant sur un magasin sis à A.________, pour la période du 1er juin 2002 au 31 mai 2007. Lors d'un entretien avec une juriste du Service des Arts et Métiers et du Travail du canton du Jura (ci-après : le SAMT), l'assurée a déclaré qu'elle ne percevait pas de salaire pour son travail dans l'entreprise et que son but était de se consacrer totalement à celle-ci; toutefois, tant que cette activité ne serait pas viable, elle rechercherait une activité salariée à 80 %.