Citation: 2C_632/2019 E. 5

Les principes juridiques précités, qui concernent l'assujettissement à l'impôt fondé sur le rattachement personnel, l'imposition du rendement de la fortune et l'imposition des époux, trouvent leur parallèle en matière d'ICC (cf. art. 3 al. 1 et 3 et art. 7 LHID; art. 2 al. 1, 8 et 22 de la loi genevoise du 27 septembre 2009 sur l'imposition des personnes physiques [LIPP/GE; RSGE D 3 08]). La jurisprudence rendue en matière d'impôt fédéral direct est également valable pour l'application des dispositions cantonales harmonisées correspondantes (ATF 140 II 88 consid. 10 p. 101 et les références). Il peut ainsi être renvoyé, s'agissant de la taxation du rendement de la fortune sous l'angle de l'ICC, à la motivation développée en matière d'IFD. En outre, la fortune doit également être taxée au niveau cantonal (cf. art. 13 ss LHID; art. 46 ss LIPP/GE). Les dépôts dans les banques et caisses d'épargne faisant partie de la fortune imposable (cf. art. 47 let. c LIPP/GE) et rien ne justifiant de traiter l'imposition de la fortune différemment de celle du revenu en relation avec deux époux vivant dans des pays différents, on peut confirmer l'arrêt de la Cour de justice sur ce point. A cela s'ajoute que la CDI CH-DZ n'exclut en rien l'imposition de la fortune du recourant en Suisse, l'art. 22 par. 4 CDI CH-DZ prévoyant que tous les autres éléments de la fortune (outre ceux, non pertinents listés aux par. 1 à 3 de cette disposition) d'un résident d'un Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat. Le recours doit par conséquent également être rejeté en tant qu'il concerne les impôts cantonal et communal de la période fiscale 2013.