Citation: 6B_887/2024 E. 4.3.2

4.3.2. En tant que le recourant fonde son argumentation sur des faits qui divergent de ceux retenus par la cour cantonale, sa critique s'avère irrecevable (cf. art. 105 al. 1 LTF). Pour le surplus, il est constaté que l'autorité précédente a procédé à un examen complet de l'ensemble de la situation du recourant et l'on peut s'y référer (cf. supra, consid. 4.1.2). Elle a en particulier analysé tous les aspects de son intégration en Suisse (respect de la sécurité et de l'ordre publics ainsi que des valeurs, compétences linguistiques, participation à la vie économique, formation), en concluant, sans arbitraire, qu'elle est globalement mauvaise, nonobstant une certaine amélioration sur le plan social et économique depuis son mariage en avril 2024. La cour cantonale a également pris en considération la situation financière du recourant, signalant qu'il n'a pas de dettes et ne dépend pas de l'aide des services sociaux, la courte durée de sa présence en Suisse, le recourant étant arrivé dans notre pays en mai 2021, ainsi que son état de santé actuel, particulièrement en ce qui concerne la réduction de la vision qui affecte son oeil gauche. Elle a enfin examiné les possibilités d'intégration du recourant dans son pays, l'Algérie. A ce sujet, elle a retenu, sans arbitraire, qu'il a des liens forts avec son pays d'origine, qu'il y a passé la majeure partie de sa vie et que ses chances sur le marché de l'emploi sont au moins aussi bonnes qu'en Suisse, voire supérieures compte tenu de son réseau de proches, des formations qu'il y a suivies, de ses expériences professionnelles et de ses connaissances linguistiques. A l'égard des éléments qui précèdent, le raisonnement des juges cantonaux ne prête pas le flanc à la critique. Cette position doit par contre être nuancée s'agissant de la situation familiale du recourant. La cour cantonale a retenu, sans être contredite, que le recourant et K.________ se sont mariés en mai 2024, après avoir vécu dans une relation stable depuis juin 2022. Les conjoints entretiendraient a priori des liens étroits et effectifs. L'épouse est citoyenne suisse. Elle a 35 ans et se trouve au début de sa carrière professionnelle. L'autorité précédente a retenu qu'il lui serait ainsi loisible de suivre son mari en Algérie si elle ne souhaite pas le laisser rentrer seul au pays, mais que cela ne saurait être exigé d'elle. Il ne ressort pas du jugement querellé que les juges cantonaux auraient examiné la question de savoir si l'épouse a des liens avec l'Algérie, si elle en parle la langue ou encore s'il lui serait possible de s'intégrer dans ce pays, notamment professionnellement. Dans ces conditions, une certaine ingérence dans la vie familiale du recourant ne saurait d'emblée être exclue. La question peut toutefois demeurer ouverte, la seconde condition de l'art. 66a al. 2 CP n'étant de toute manière pas réalisée (cf. infra, consid. 4.4). Pour autant que recevable, le grief s'avère ainsi infondé.