Citation: 6B_997/2021 E. 2.3.2

2.3.2. Le recourant se plaint encore d'arbitraire dans l'appréciation des preuves en tant que la cour cantonale s'est fondée, pour retenir sa culpabilité, sur le témoignage de G.________ alors que ce dernier ne l'aurait à aucun moment mis en cause. Quant aux déclarations de l'intimé, sur lesquelles les juges cantonaux se sont également fondés pour se convaincre de sa culpabilité, elles seraient contredites par le recourant et ses coaccusés et ne seraient corroborées par aucune personne ayant assisté à la bagarre. A l'appui de cette argumentation, le recourant énumère des extraits de procès-verbaux d'audition où G.________ aurait uniquement déclaré que l'intimé avait été frappé plusieurs fois par "D.________ et ses copains" et qu'il ne connaissait que C.________ parmi les copains de D.________. La cour cantonale avait du reste retenu que ce dernier était accompagné, lors de la soirée en avril 2018, de plusieurs amis ou connaissances, soit non seulement du recourant et de C.________ mais aussi d'autres personnes, dont celles qui avaient suivi l'intimé jusqu'au garage F.________. Selon le recourant, la cour cantonale ne pouvait dès lors pas conclure qu'il se trouvait forcément parmi "les copains" ayant frappé l'intimé, car il pouvait tout autant s'agir d'une autre personne, soit par exemple de la personne "de couleur" identifiée par les témoins de la scène interrogés par la police. S'il est vrai que le témoin G.________ a seulement mis en cause nommément C.________ parmi les copains de D.________ ayant frappé l'intimé, cela tient au fait qu'il ne connaissait pas le recourant et qu'il n'avait dès lors pas été en mesure de l'identifier. Quant aux déclarations de l'intimé, le fait qu'elles soient contredites par le recourant ne suffit pas à les écarter. Le recourant ne démontre du reste pas en quoi elles ne seraient pas crédibles. L'intimé a clairement distingué ses agresseurs parmi "les copains de D.________". Il a mentionné "deux jeunes" connaissances de D.________ venus le chercher dans le fumoir du Pub E.________ pour qu'il en sorte, lesquels ne l'avaient pas frappé, un autre ami de D.________ qui se trouvait déjà dehors et qui lui a enjoint de partir avant que la situation dégénère et les deux amis de D.________ - soit C.________ et le recourant, reconnus après coup sur photographies puis à l'audience d'appel - qui l'avaient frappé en même temps que D.________ devant le Pub E.________. L'appréciation de la cour cantonale, selon laquelle l'intimé n'avait aucune raison de mettre en cause des personnes qu'il ne connaissait pas et avec lesquelles il n'avait aucun litige préexistant, ne prête pas le flanc à la critique. Au surplus, les déclarations de l'intimé concernant le déroulement des événements se recoupent largement avec le contenu du rapport de police du 6 mai 2018, ce qui les rend d'autant plus crédibles, à la différence des déclarations du recourant et de celles de C.________, lesquels, selon ce même rapport de police, n'auraient rien vu de ce qui s'était passé le soir d'avril 2018 et prétendaient ne pas être impliqués du tout alors même qu'au moins un témoin avait reconnu C.________ et une autre personne avec lui agresser l'intimé. Comme on l'a vu (cf. consid. 2.3.1 supra), le fait qu'une autre "personne de couleur" que D.________ serait "impliquée" n'exclut pas la participation du recourant à l'agression de l'intimé.