Citation: I 328/00 06.11.2000 E. 2

2.- a) Le jugement entrepris expose correctement les dispositions légales et réglementaires, ainsi que les principes jurisprudentiels applicables en l'espèce, de sorte qu'il peut y être renvoyé. A propos des expertises médicales judiciaires, la jurisprudence considère que le juge ne saurait s'en écarter sans motifs impérieux, la tâche de l'expert étant précisément de mettre ses connaissances spéciales à la disposition de la justice afin de l'éclairer sur les aspects médicaux d'un état de fait donné (ATF 121 V 161 consid. 1c). Peut constituer une raison de s'écarter d'une expertise judiciaire le fait que celle-ci contient des contradictions, ou qu'une surexpertise ordonnée par le tribunal en infirme les conclusions de manière convaincante. En outre, lorsque d'autres spécialistes émettent des opinions contraires aptes à mettre sérieusement en doute la pertinence des déductions de l'expert, on ne peut exclure, selon les cas, une interprétation divergente des conclusions de ce dernier par le juge ou, au besoin, une instruction complémentaire sous la forme d'une nouvelle expertise médicale (ATF 118 V 290 consid. 1b, 112 V 32 sv. et les références). Le juge doit, de la même manière, reconnaître une pleine force probante aux expertises ordonnées par l'administration, dans la mesure où il n'existe pas non plus d'indices concrets qui permettraient de douter de la valeur des conclusions de l'expert (ATF 122 V 161 consid. 1c; RAMA 1985 no K 646 p. 237 consid. 2b et la jurisprudence citée). Par ailleurs, conformément à ce que relève le recourant, on peut admettre qu'un refus de rente n'atteindra pas son but seulement si, dans le cas concret, les conclusions d'un psychiatre, qui sont en outre conformes à la doctrine reconnue, le confirment (RCC 1986 p. 279). b) La Cour cantonale a considéré en bref que les expertises du docteur S.________ et de la doctoresse B.________ ne permettaient pas de trancher le point de savoir si la névrose et les affections gastriques de l'assurée revêtaient un caractère invalidant. L'office fait valoir en particulier que les renseignements médicaux du dossier sont suffisants pour statuer sur le droit de l'assurée à des prestations d'assurance-invalidité.