Citation: 4A_140/2021 E. 6

Par acte du 7 janvier 2021, A.________ et B.________ ont recouru contre l'ordonnance précitée concluant notamment, à titre préjudiciel, à ce que l'assistance judiciaire leur soit accordée pour la procédure de recours et à ce que la procédure soit suspendue jusqu'à droit connu sur la nouvelle requête de restitution de délai déposée le 11 janvier 2021 auprès de la Juge de paix. Bien que les noms des deux époux figurent sur le mémoire de recours, cette écriture porte uniquement la signature de A.________. Par mémoire daté du 12 janvier 2021 et non signé, B.________ a recouru contre l'ordonnance précitée. Le 18 janvier 2021, elle a une nouvelle fois déposé son acte du 12 janvier 2021, muni d'une signature. Dans son écriture, elle a précisé qu'elle ne signerait " en aucune façon " le recours déposé par son époux. Statuant par arrêt du 21 janvier 2021, la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal vaudois, après avoir joint les deux procédures de recours, a déclaré le recours daté du 7 janvier 2021 irrecevable et a rejeté celui du 12 janvier 2021 dans la mesure de sa recevabilité. Elle a en outre rejeté les requêtes d'assistance judiciaire présentées par les recourants. En bref, la cour cantonale a considéré que le recours interjeté par A.________, daté du 7 janvier 2021 mais remis à la Poste le 13 janvier 2021, était tardif car l'ordonnance attaquée lui avait été notifiée le 30 décembre 2020, de sorte que le délai de recours de dix jours était échu. Indépendamment de cela, ledit recours était de toute manière irrecevable car le recours ne satisfaisait pas aux exigences de motivation. S'agissant du mémoire déposé par B.________ en date du 12 janvier 2021, la cour cantonale a considéré que le recours, en tant qu'il portait sur la question de l'expulsion, était irrecevable en raison du défaut de motivation. Pour le reste, elle a estimé que le reproche selon lequel la Juge de paix n'avait pas statué sur la requête d'assistance judiciaire présentée par la recourante était infondé, puisque cette question avait été tranchée par décision du 15 octobre 2020 et confirmée par la cour cantonale dans son arrêt du 30 octobre 2020.