Citation: 5P.299/2005 28.11.2005 E. 2

Dans la mesure où la recourante se plaint d'une violation de ses droits constitutionnels, à savoir de son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.) ainsi que de son droit à être protégée de l'arbitraire (art. 9 Cst.), son recours est recevable au regard de l'art. 84 al. 1 let. a OJ. Interjeté par ailleurs en temps utile - compte tenu des féries d'été (art. 34 al. 1 let. b OJ) - contre une décision finale prise en dernière instance cantonale par l'Autorité tutélaire de surveillance du canton de Neuchâtel, il l'est aussi selon les art. 86 al. 1, 87 (a contrario) et 89 al. 1 OJ. En revanche, autant que la recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir violé l'art. 8 CC, à savoir le droit fédéral, son grief ressortit au recours en réforme (art. 43 al. 1 OJ), lequel est recevable selon l'art. 44 let. d OJ en matière de réglementation du droit des parents d'entretenir des relations personnelles avec l'enfant. Il en va de même lorsqu'elle soutient qu'un "examen objectif de la situation" devrait conduire au "constat qu'il est dans l'intérêt de l'enfant de ne pas avoir de relations personnelles avec son père et que le développement physique, moral et psychique [de celle-là] est menacé par la présence même limitée [du] père".