Citation: 4A_308/2023 E. 3

Bien qu'elle ait relevé que les conventions de cession et celles de rachat d'actions avaient été passées afin de faciliter le droit au chômage du défendeur, dès lors que la jurisprudence était restrictive s'agissant d'allouer des prestations à un travailleur dont la situation professionnelle était comparable à celle d'un employeur (arrêts 8C_384/2020 du 22 décembre 2020 consid. 3.1; 8C_811/2019 du 12 novembre 2020 consid. 3), la cour cantonale n'a pas examiné si ces conventions auraient dû être considérées comme nulles, ce qui aurait laissé intacts les prêts de 2011 que les conventions de cession étaient cen sées éteindre. En l'absence de toute critique des parties (art. 42 al. 2 LTF; ATF 140 III 86 consid. 2), la Cour de céans peut renoncer à traiter cette question, ce d'autant que, comme on va le voir, l'interprétation des conventions aboutit en substance au même résultat que si ces conventions étaient nulles, le taux d'intérêt de 5 % retenu à compter du 20 avril 2013 étant même plus favorable au défendeur que le taux des prêts de 6% à compter de 2011.