Citation: 5A_659/2024 E. 6.2

6.2. Le recourant expose qu'il était arbitraire de refuser de retenir que deux prélèvements de 20'000 fr. avaient profité à l'intimée no 1. Premièrement, le second prélèvement était intervenu simultanément à un premier, deux semaines avant l'achat de l'appartement de X.________, démontrant la forte probabilité que les deux prélèvements, d'un montant identique, aient bénéficié à l'intimée no 1. Deuxièmement, un montant de 40'000 fr. avait été déposé par celle-ci et son mari au titre de " mise à disposition de fonds propres " trois semaines après les deux prélèvements. À cela s'ajoutait que les propos de l'intimée no 3 selon lesquels l'intimée no 1 avait pris 70'000 fr. pour son appartement avaient été écartés. Même si c'était à juste titre que la juge civile avait relativisé le caractère probant des déclarations de l'intimée no 3, il était tout de même " étonnant " que celle-ci articule précisément le montant qu'il avait allégué. Il était donc arbitraire de ne pas en tenir compte. Par ailleurs, il avait démontré dans son appel que les déclarations de l'intimée no 1 étaient empreintes de nombreuses contradictions quant à l'origine des fonds propres ayant servi à financer son appartement, de sorte que la cour cantonale ne pouvait pas, sans arbitraire, retenir qu'elle n'avait commis que " certaines imprécisions ". L'absence de crédibilité des déclarations de l'intimée no 1, la teneur des déclarations de l'intimée no 3 et la concordance des deux prélèvements de 20'000 fr. auraient dû amener la cour cantonale à considérer que l'intimée no 1 avait reçu 40'000 fr. de ses parents. Les déclarations de l'intimée no 3 n'apparaissent pas déterminantes dans la mesure où le recourant admet lui-même qu'elles doivent être relativisées, la cour cantonale ayant retenu à cet égard que l'intimée no 3 était âgée, fragilisée dans sa santé, confuse et plongée dans un conflit de loyauté envers ses trois enfants dont elle dépendait, en particulier du recourant, qui s'occupait d'elle afin de lui éviter de rejoindre le home. Par ailleurs, il n'est pas constaté dans l'arrêt entrepris que l'intimée no 1 et son mari auraient versé un acompte de 40'000 fr. pour l'achat de l'appartement, sans qu'un grief d'arbitraire portant sur cette omission soit valablement soulevé (cf. supra consid. 2.2). Cela étant, en tant que le recourant se prévaut de la proximité temporelle entre les deux prélèvements de 20'000 fr. et l'achat de l'appartement, ainsi que des prétendues contradictions dans les déclarations de l'intimée no 1 pour affirmer que celle-ci avait reçu une somme de 40'000 fr. du de cujus, il ne fait qu'exposer sa propre appréciation des faits. Outre le fait que les éléments qu'il invoque ne sont pas de nature à établir le fait qu'il allègue, il ne s'en prend pas à l'argument principal de la cour cantonale selon lequel le montant cumulé de la dette hypothécaire et des fonds propres permet d'exclure un financement plus important de la part du de cujus. Partant, la critique est irrecevable.