Citation: 4A_431/2020 E. 1

Il convient de relever que, contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale n'a pas retenu que l'employeuse, au mois d'avril, avait confirmé son congé donné pour le 31 mars 2017, mais bien que l'employeuse a " à nouveau émis la volonté de licencier [le travailleur] " et qu'elle a " persisté dans son intention de mettre fin aux relations contractuelles ". Dans l'établissement de ce fait, la cour cantonale se fonde sur un témoignage requis par l'employeuse. D'abord, le recourant ne démontre pas, d'une manière qui réponde aux exigences strictes du principe de l'allégation (cf. consid. 2.1 et 2.2), en quoi la cour cantonale a versé dans l'arbitraire en retenant les faits sur la base d'un témoignage. Ensuite, le recourant ne démontre pas davantage que l'employeuse ait manifesté sa volonté de mettre un terme immédiat aux rapports de travail par son courrier daté du 8 février 2017. Au contraire, le recourant relève justement que le courrier prévoit une date de licenciement au 31 mars 2017, ce qui n'est par définition pas immédiat, même si celui-ci avait été expédié le 8 mars 2017. Enfin le recourant ne démontre pas en quoi une constatation différente à ce sujet serait de nature à influer sur le sort du litige. Au surplus, il est inexact de prétendre que, faute d'allégation, la cour cantonale aurait arbitrairement retenu que le congé a été signifié en avril 2017. En effet, l'employeuse a allégué qu'à cette occasion, elle a confirmé son licenciement. Elle a par conséquent manifesté à nouveau sa volonté de mettre un terme au contrat, ce que la cour cantonale a justement retenu. Le recourant ne remet pas non plus en cause sous l'angle de l'appréciation des preuves le témoignage selon lequel l'employeuse a signifié un licenciement sur le champ au travailleur. Enfin il ne conteste pas non plus le fait que l'employeuse a manifesté sa volonté de mettre un terme aux relations de travail à la suite immédiate de l'altercation.