Citation: 6B_1248/2021 E. 3.1.4

3.1.4. Le recourant s'en prend ensuite à la constatation de la cour cantonale selon laquelle l'intimé était conscient que le recourant et sa cliente avaient entamé des démarches judiciaires contre l'avocat F.________ en vue de récupérer les honoraires litigieux, ce qui ne pouvait qu'accroître son malaise (cf. consid. 2.2.4 supra). Il fait valoir que si l'on peut imaginer que ces démarches aient suscité une certaine inquiétude chez l'intimé, rien ne permettrait de lier cet aspect à la problématique fiscale. Il en irait de même pour le dépôt du séquestre par l'ancienne cliente de l'intimé en juillet 2008, dont les juges cantonaux ont retenu qu'il avait aussi accentué les pressions ressenties par l'intimé (cf. consid. 2.2.5 supra). Ces griefs sont dénués de fondement. En effet, si les démarches judiciaires entreprises contre l'avocat F.________ dès la fin 2007 et la requête de séquestre déposée le 8 juillet 2008 à Lugano contre l'intimé sont indépendantes de la problématique fiscale - ce qui n'a pas échappé à la cour cantonale -, il n'y a rien d'insoutenable à retenir qu'elles ont accentué les pressions ressenties par l'intimé, en démontrant que le recourant était prêt à entreprendre des démarches judiciaires contre lui et en donnant l'impression qu'il était prêt à le dénoncer au fisc italien en cas d'échec des pourparlers.