Citation: 6B_360/2009 22.06.2009 E. 1

1.1 Pour l'essentiel, le recourant se plaint d'une violation de la présomption d'innocence. Il expose que le Tribunal de police ne pouvait pas se fonder sur les déclarations d'A.________ en tant que celles-ci n'émanent pas d'un témoin mais de la partie adverse et qu'en outre, celui-ci a modifié sa version des faits en déclarant successivement avoir circulé à une vitesse égale, puis inférieure à 50 km/h. Le juge cantonal ne pouvait pas davantage s'appuyer sur la reconstitution des faits à laquelle l'autorité préfectorale avait procédé en plein jour et par beau temps, alors que les événements litigieux s'étaient produits de nuit et sous la pluie. Au demeurant, les constatations de fait issues de cette mesure d'instruction corroboraient sa propre version des faits plutôt que celle d'A.________. En effet, les mauvaises conditions atmosphériques avaient indubitablement augmenté la distance de freinage dans une mesure telle que si le motocycliste avait, comme il le prétend, commencé à freiner immédiatement après le franchissement du passage pour piétons, il n'aurait pas pu éviter la collision et se serait trouvé projeté par-dessus le capot de la voiture, ce qui n'avait pas été le cas. Confrontés à deux relations aussi divergentes des faits, les juges étaient tenus de retenir la plus favorable d'entre elles au recourant, à savoir que dès le début de la manoeuvre, ce dernier avait mis son clignotant gauche. Le motocycliste avait ainsi clairement saisi l'intention de l'automobiliste de tourner à gauche mais il n'avait pas pu y adapter sa conduite en raison d'une vitesse excessive qui avait en définitive provoqué sa perte de maîtrise, puis sa chute. 1.2 Ce faisant, le recourant se prévaut de constatations de faits qui ne sont pas de nature à influer sur le sort du litige (art. 97 al. 1 LTF). Les autorités cantonales l'ont en effet reconnu coupable d'avoir manqué d'égard à un motocycliste qui arrivait par l'arrière et fait preuve d'inattention en violation des art. 34 al. 3 et 36 al. 4 LCR, ainsi que 3 al. 1 et 17 al. 4 OCR. Elles ont forgé leur conviction sur les propres déclarations du condamné qui a indiqué aux agents de la police municipale que, parvenu à la hauteur du chemin du Devin, il avait mis son clignotant gauche afin de faire demi-tour. Il avait légèrement déboîté sur la droite avant de braquer à gauche. A ce moment-là, il avait remarqué la présence d'un motocycliste à sa hauteur et immédiatement freiné. Aux débats devant le Tribunal de police, il a répété avoir vu celui-ci au moment même où il avait commencé à obliquer sur la gauche et aussitôt immobilisé son véhicule (cf. jugement attaqué p. 5). X.________ ne contestant pas avoir ainsi entamé un demi-tour sans préalablement s'assurer, d'un coup d'oeil dans les rétroviseurs, que sa manoeuvre n'entravait pas la circulation des autres usagers de la route, pas plus qu'elle ne mettait en danger leur sécurité, son recours se révèle dès lors irrecevable au regard de ce qui précède.