Citation: 1A.125/2002 23.09.2002 E. A

D.________ a notamment été condamné à une amende de 200'000 fr. au terme d'un jugement exécutoire rendu le 2 juillet 1999 par la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton du Valais. Les 19 août et 22 septembre 2000, D.________ a requis du Département cantonal de la sécurité et des institutions l'octroi de facilités pour le paiement de cette amende. Le 6 octobre 2000, il a proposé de verser 200 fr. par mois, avec une réévaluation de sa situation après six mois ou une année; par la suite, il a suggéré de payer une somme de 10'000 fr. pour solde de tout compte. Estimant que la situation patrimoniale du requérant lui permettait de s'acquitter de l'amende qui lui avait été infligée, le Chef du Département cantonal de la sécurité et des institutions a rejeté ces propositions et l'a invité à verser des acomptes mensuels d'un montant de 2'000 fr. au minimum par lettre du 27 octobre 2000. Considérant que ce courrier ne constituait pas une décision administrative sujette à recours au sens de l'art. 5 de la loi valaisanne du 6 octobre 1976 sur la procédure et la juridiction administratives (LPJA), le Conseil d'Etat du canton du Valais (ci-après: le Conseil d'Etat) a déclaré irrecevable le recours interjeté par D.________, au terme d'une décision prise le 19 décembre 2001. La Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-après: le Tribunal cantonal) a, par arrêt du 19 avril 2002, déclaré irrecevable le recours de droit administratif formé contre cette décision au motif qu'il s'agissait d'une décision incidente, au sens de l'art. 77 let. a LPJA, qui ne pouvait faire l'objet d'un recours de droit administratif, dans la mesure où un tel recours n'était pas ouvert contre la décision au fond en vertu de l'art. 33 al. 2 a contrario de la loi valaisanne d'application du Code pénal suisse, du 16 mai 1990 (LACPS).