Citation: 5A_166/2022 E. 10

Dans une dernière critique, le recourant reproche à la Cour d'appel d'avoir arbitrairement pris en compte dans le budget de l'intimée les frais médicaux non remboursés par l'assurance-maladie. Ce grief est insuffisamment motivé dans la mesure où le recourant se contente de soutenir de manière toute générale, sans se référer ni à une disposition légale ni à une offre de preuve, qu'il "ne fait aucun doute" que ces frais seront pris en charge par les prestations complémentaires puisque cela est le cas dès l'âge de la retraite pour les retraités ayant des situations financières serrées. Au demeurant, le montant mensuel pris en compte pour les frais médicaux et de dentiste de l'intimée ne s'élève qu'à 31 fr. Partant, le même raisonnement que celui développé s'agissant de l'absence de prise en compte dans les revenus de l'intimée d'une rente LPP (cf. supra consid. 8) est également applicable ici. En effet, le fait de réduire de 31 fr. les charges mensuelles de l'intimée aurait un impact trop minime sur son déficit pour entraîner la réduction du montant de la contribution due par le recourant. Le grief est donc irrecevable faute d'une motivation suffisante et faute pour le recourant de démontrer l'arbitraire dans le résultat sur ce point.