Citation: 8C_657/2017 E. 4.1

4.1. Se fondant sur les conclusions de l'expert E.________, (rapport du 9 février 2016), Allianz a dénié à l'assuré tout droit à des prestations d'assurance (décision sur opposition du 8 août 2016), au motif que l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les troubles au poignet droit et l'accident du 23 février 1996 n'était pas établie au degré de la vraisemblance prépondérante. Elle a retenu que l'intéressé n'était pas tombé sur sa main lors de sa chute et n'avait pas non plus reçu la grille d'évacuation d'eau sur cette partie du corps. En revanche il avait été victime de plusieurs accidents avant le 23 février 1996, à savoir une chute sur le poignet droit le 20 avril 1992, ainsi qu'une atteinte résultant de la chute d'un objet lourd sur cette partie du corps le 19 mai suivant. Les examens radiologiques effectués après ces accidents avaient révélé une fracture intra-articulaire ancienne à la base du premier métacarpien droit, consolidée en position vicieuse, ainsi qu'un remaniement arthrosique de la base du pouce droit. Aussi Allianz a-t-elle supprimé le droit aux prestations avec effet ex nunc et pro futuro, renonçant ainsi à réclamer la restitution des prestations déjà allouées, à savoir les frais de traitement, des indemnités journalières (du 23 février 1996 au 31 décembre 1997 et du 26 juillet 2004 au 30 septembre 2007), ainsi que l'indemnité pour atteinte à l'intégrité fondée sur un taux de 10 %, laquelle avait fait l'objet de l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral du 4 avril 2013 (8C_221/2012).