Citation: 4A_445/2022 E. 3.4

3.4. La recourante estime que les preuves qui ont été administrées suffisaient pour prouver la pollution. Elle reproche à la cour cantonale d'avoir passé sous silence le fait que l'intimée, dans sa réponse à la demande, en lien avec l'allégué 10 précité, avait uniquement " contesté tel qu'allégué " cette présence de polluants. La recourante soutient que la position de l'intimée était peu claire et laissait d'emblée penser que la pollution n'était pas niée sur son principe, ce qui a été confirmé par la suite. En effet, lors de son audition, E.________ avait confirmé la présence de polluants; ses déclarations étaient limpides et les explications que les juges cantonaux ont fournies à cet égard n'étaient pas sérieuses. En outre, le représentant de la recourante avait lui aussi confirmé la présence de polluants sur les parcelles litigieuses, laquelle avait empêché la réalisation du projet. Ainsi, le moyen de preuve offert, soit l'audition des parties, confirmait l'allégué selon lequel les parcelles étaient polluées; ce dernier était également confirmé par le courrier du 14 février 2017. On ne voyait pas pour quelle raison les parties auraient renoncé à réaliser le projet, ni pourquoi l'intimée aurait restitué l'acompte de 500'000 fr. " sans broncher ". Selon la recourante, cela prouve que l'intimée était consciente que la pollution des parcelles poserait problème pour la réalisation du projet.