Citation: 4A_606/2013 E. 5.2

5.2. Dans une première branche de son grief (recours, n. 100 à 102 et 148 à 153), la recourante se plaint d'avoir fait l'objet d'un "dénigrement systématique" du Tribunal arbitral, lequel se serait livré à une "parodie de justice" en prononçant un véritable "réquisitoire" à son encontre, tout en faisant preuve "d'une mansuétude extraordinaire et inaltérable" en faveur de l'intimée. A l'en croire, on serait "pris d'un sentiment de vertige", "médusé" et "interloqué" en constatant que le Tribunal arbitral, ou du moins sa majorité, a ignoré systématiquement, sans donner d'explications, les faits allégués par elle, retenu des faits manifestement faux, "voire inventés", formulé de graves reproches infondés à son égard en lui imputant un comportement pénalement répréhensible, présenté les faits "d'une manière parfaitement tendancieuse" à son détriment et ignoré "soigneusement" les problèmes de fond. Pareille critique est à ce point excessive dans sa formulation qu'elle en perd toute crédibilité. La recourante force par trop le trait pour que sa démonstration, qui confine au procès d'intention, demeure un tant soit peu convaincante. Pour le reste, on peut reprendre ici, mutatis mutandis, les motifs, reproduits plus haut, (cf. let. B.d), par lesquels le Tribunal fédéral avait rejeté, dans son arrêt 4P.4/2007, précité, un moyen similaire soulevé par la recourante à l'encontre de la sentence 2006. Il sied de relever, en outre, que la persistance de l'intéressée dans son refus d'admettre que l'interprétation du protocole 2002, faite dans ladite sentence, liait le Tribunal arbitral, n'a pas contribué à la sérénité du débat, d'autant moins que le présent arbitrage, qui a débuté il y a plus de dix ans déjà, s'est déroulé dans un climat assez pesant sur le vu des explications des deux parties quant à la mise en oeuvre de cette procédure. Du reste, il n'apparaît pas que le Tribunal arbitral n'aurait pas veillé au respect du droit d'être entendu des deux parties ni qu'il ait traité celles-ci de manière inégale consécutivement à l'émission de son ordre procédural n° 12; aussi bien, il a notamment fait droit aux requêtes de la recourante tendant à l'audition de témoins et à la commission d'un expert. Au demeurant, l'intimée note, sans être contredite par la recourante, que cette dernière ne s'est pas manifestée lorsque le président du Tribunal arbitral, au terme de la séance du 29 février 2012 consacrée à l'audition de l'expert, a posé la question suivante aux parties: "avez-vous un problème avec le comportement du Tribunal arbitral?" (réponse, n. 138).