Citation: 6B_213/2022 E. B

B.a. Par jugement du 7 octobre 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel interjeté par A.________ contre le jugement rendu le 7 décembre 2020 par le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne, qu'elle a confirmé (I et II). Elle a alloué à Me E.________, défenseur d'office de A.________ pour la procédure d'appel, un montant de 1'690 fr. 05, TVA et débours inclus (III) et mis les frais d'appel, y compris l'indemnité allouée au défenseur d'office, à la charge de A.________ (IV), précisant que ce dernier ne serait tenu de rembourser à l'État le montant de l'indemnité en faveur de son défenseur d'office prévue au ch. III que lorsque sa situation financière le permettrait (V). B.b. Les faits retenus sont en substance les suivants. B.b.a. A.________, naturalisé suisse, est né en 1975 au Soudan. Il est divorcé et père de sept enfants de plusieurs mères, dont un adopté. Au cours de l'audience d'appel, il a exposé qu'il était à la charge des services sociaux et qu'il ne travaillait pas car il était "suivi médicalement". Son casier judiciaire suisse contient deux inscriptions, l'une datée du 19 septembre 2016 relative à une condamnation par le Ministère public de la Confédération pour violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires à 10 jours-amende à 30 fr. le jour avec sursis pendant 2 ans et à une amende de 200 fr., l'autre du 27 novembre 2017 relative à une condamnation par le Ministère public du canton du Valais pour conduite d'un véhicule automobile malgré le refus, le retrait ou l'interdiction de l'usage du permis à une peine de 30 jours-amende à 30 fr. le jour avec sursis pendant 4 ans et à une amende de 500 francs. B.b.b. A F.________, à l'intersection entre le chemin G.________ et l'avenue H.________, en date du 18 novembre 2017, vers 2h30, malgré plusieurs demandes de la part des agents de police-secours, A.________ a refusé dans un premier temps de donner sa pièce d'identité en les traitant de "racistes". Ensuite, alors que l'appointée B.________ allait entreprendre des contrôles en relation avec la pièce d'identité finalement remise, A.________, toujours en traitant les agents de "racistes", s'est avancé vers l'appointée B.________ de manière déterminée, le bras levé. Le premier-lieutenant C.________ a alors repoussé A.________. Dans la mesure où le prévenu se dirigeait à nouveau contre l'appointée B.________, le premier-lieutenant C.________ lui a fait un balayage pour le mettre à terre. A cet endroit, alors qu'il se trouvait sur le dos, A.________ a tenté de donner de nombreux coups de pied aux deux agents et de frapper le premier-lieutenant C.________ à l'aide de sa main gauche. Malgré plusieurs demandes l'incitant à se retourner sur le ventre et à donner ses mains, A.________ a continué à se débattre. L'agent I.________, conducteur du véhicule de patrouille, a alors rejoint ses collègues pour les aider à positionner le prévenu sur le ventre afin de le menotter. Pour ce faire, il a fait usage de son bâton tactique pour maintenir les jambes du prévenu et éviter les coups. Une deuxième patrouille est intervenue et les chevilles de A.________ ont été entravées à l'aide de ligatures. Au vu de son état d'énervement, le prévenu a été conduit à l'Hôtel de police, entravé au niveau des jambes et des pieds. Sa fouille est intervenue alors qu'il était toujours entravé. Tandis qu'il se trouvait dans les locaux de la police, A.________ a traité le premier-lieutenant C.________ de "mother fucker" et lui a déclaré "fuck you". Il a également dit à l'appointée B.________ "la prochaine fois, tu verras". La fouille de A.________ a permis la découverte de 0,7 g net de marijuana et de six comprimés orange, dont la nature est demeurée indéterminée. L'appointée B.________ et le premier-lieutenant C.________ ont déposé plainte le 18 novembre 2017. B.b.c. A F.________, à l'avenue J.________, le 6 février 2018, à 6h41, les voisins de A.________ ont fait appel à la police en raison de cris de femme provenant de l'appartement de ce dernier. Lorsque les deux agents de police-secours sont intervenus, le prévenu, excité, a refusé de leur ouvrir entièrement la porte d'entrée de son appartement, les empêchant ainsi de le voir entièrement et de contrôler l'état de la femme qui gémissait derrière lui. Afin que les agents puissent effectuer leurs contrôles, A.________ a été maîtrisé et menotté. B.b.d. A F.________, à l'avenue K.________, le 30 avril 2018, vers 23h10, à la suite d'une dispute avec L.________ (déféré séparément), A.________ a pris la fuite à l'arrivée de la police et s'est fortement débattu lorsque les agents, qui l'avaient rattrapé sur le quai de chargement, tentaient de le menotter. Tout au long de son interpellation, le prévenu a crié à l'erreur judiciaire et à l'abus de pouvoir. Lors de son arrestation, A.________ était porteur d'une boulette de 0,3 g de cocaïne, cachée dans un sachet de tabac à rouler. B.b.e. Dans une plainte du 2 février 2018, puis au cours de son audition par le Ministère public central le 4 juillet 2018, A.________ a faussement affirmé, respectivement faussement confirmé avoir fait l'objet de violences policières de la part de l'appointée B.________ et du premier-lieutenant C.________ lors de son interpellation du 18 novembre 2017. Il a ainsi faussement affirmé que l'appointée B.________ et le premier-lieutenant C.________ l'avaient frappé au visage et roué de coups de pied et de poing sur tout le corps, puis continué à lui donner des coups lors de son transfert à l'Hôtel de police, lors de sa fouille et lors de son placement en cellule. Il a également prétendu qu'un lien avait été placé entre ses menottes de pied et ses menottes de main, que l'appointée B.________ avait posé sa jambe sur son dos alors qu'il était couché au sol, sur le ventre, s'était blessée en tirant le lien qui était placé entre ses menottes de pied et ses menottes de main et lui avait dit qu'il allait payer pour cela. Il a encore faussement affirmé qu'il avait été porté par les policiers entre le fourgon et le local de fouille, qu'un masque avait été placé sur ses yeux durant la fouille et que l'appointée B.________ était présente durant la fouille et que les autres policiers l'avaient retourné pour montrer ses parties intimes à celle-ci. B.b.f. A M.________, notamment à l'avenue N.________, le 27 avril 2019, A.________ a circulé au volant de son véhicule en étant sous l'influence de l'alcool. Après avoir soufflé à une reprise dans un éthylotest ayant révélé une alcoolémie de 0,5 mg/I, le prévenu a refusé de se soumettre à l'entier de la procédure, en particulier à la prise de sang ordonnée.