Citation: 5A_57/2017 E. 6.3

6.3. Le recourant relève à juste titre que la Cour de justice a omis de faire état de l'accord intervenu entre les parties lors de l'audience du 9 décembre 2014 et prévoyant un partage par moitié des frais extraordinaires des enfants. Il n'apparaît au demeurant pas que cet accord, expressément mentionné dans le jugement de première instance, aurait été remis en question par l'intimée. Cela étant, même si cette dernière devra à l'avenir, en vertu de l'accord intervenu et pour autant qu'elle y ait préalablement consenti, assumer la moitié des frais extraordinaires des enfants, rien ne permet à ce stade de mettre de tels frais à sa charge. En effet, si le recourant soutient devant le Tribunal de céans avoir démontré par pièces que B.________ avait subi un traitement orthodontique non pris en charge par l'assurance invalidité, contrairement à celui de son frère, et fait valoir des frais liés à des séjours linguistiques à l'étranger, il apparaît toutefois que, devant l'instance précédente, il a uniquement fait grief au premier juge de ne pas avoir prévu de participation de l'intimée aux frais extraordinaires des enfants sans exposer quels étaient ces frais ni leur montant. Dans ces circonstances, c'est à bon droit que la Cour de justice a considéré que l'appel était insuffisamment motivé sur la question des frais qu'il a déjà encourus pour les enfants. S'agissant des frais extraordinaires futurs de ces derniers, la Cour de justice a retenu à juste titre qu'ils étaient purement hypothétiques. Le recourant n'a en effet apporté aucun élément susceptible d'attester qu'ils interviendraient effectivement ni à hauteur de quel montant. Si, comme le relève le recourant, il est vrai que les charges liées à un enfant augmentent en règle générale avec l'âge de celui-ci, cela ne change rien au fait que les charges futures alléguées sont encore incertaines à ce stade. Il ne pourra donc requérir une participation pour moitié de l'intimée à leur prise en charge, sur la base de l'accord intervenu et pour autant qu'elle y ait consenti ou qu'un juge l'y condamne en application de l'art. 286 al. 3 CC, qu'une fois que ces frais seront établis. L'arrêt 2C.240/2002 (recte: arrêt 5C.240/2002 du 31 mars 2003) sur lequel le recourant fonde son argumentation ne lui est par ailleurs d'aucun secours. Il y est en effet certes précisé que l'art. 286 al. 3 CC permet de demander a posteriori une contribution pour des frais qui n'ont pas été prévus au moment de la fixation de l'entretien de l'enfant alors que les besoins extraordinaires déjà connus ou envisageables à ce moment-là, doivent, quant à eux, être spécialement mentionnés dans le cadre de l'art. 285 al. 1 CC. Cette jurisprudence ne change toutefois rien au fait que les frais en question doivent être allégués avec précision et démontrés, ce que le recourant a précisément omis de faire devant l'instance précédente. Il suit de ce qui précède que le grief du recourant ne peut qu'être rejeté.