Citation: 7B_108/2023 E. B

B.a. Saisie des appels formés par B.________ et sa mère, C.________, contre le jugement précité, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la cour cantonale ou l'autorité précédente) a rendu le 12 avril 2022 un arrêt préparatoire, dans lequel elle a examiné les questions de prescription et de compétence ratione loci des autorités genevoises. Elle n'est ainsi pas entrée en matière sur les appels des prénommées en ce qui concerne le classement de la procédure prononcé par le Tribunal correctionnel en lien avec les faits prétendument commis entre le 1 er janvier 1990 et le 30 septembre 1992 et entre en 1996 et le 31 décembre 2000. Elle a pour le surplus réservé la suite de la procédure, soit pour les infractions potentiellement commises entre le 1 er octobre 1992 et le 31 décembre 1994 ainsi qu'entre le 1 er janvier 1996 et le 24 juin 1996. B.b. Par arrêt du 17 mars 2023, la cour cantonale a partiellement admis les appels formés par B.________ et sa mère contre le jugement du 15 juin 2021, en ce sens que A.________ a été condamné pour actes d'ordre sexuel avec des enfants, contrainte sexuelle, viols et violation d'une obligation d'entretien à une peine pécuniaire de 90 jours-amende à 30 fr. le jour, avec sursis durant trois ans, peine complémentaire à celle prononcée le 12 novembre 2018 par le Ministère public, ainsi qu'à une peine privative de liberté de trois ans, sans sursis pour six mois et assortie du sursis partiel pour le surplus, le délai d'épreuve étant fixé à trois ans. Elle a retenu en substance les faits suivants. A une date indéterminée entre 1992 et le mois d'avril 1994, mais après le 1 er octobre 1992, à U.________, A.________ a pénétré vaginalement avec ses doigts la fille de son épouse C.________, B.________, née en 1984, alors qu'ils jouaient à la poupée. En outre, entre 1992 et le mois d'avril 1994, mais après le 1 er octobre 1992, à U.________, A.________ a à réitérées reprises introduit ses doigts dans le vagin de sa belle-fille alors qu'elle prenait sa douche et qu'il l'aidait à se laver. En tout cas à deux reprises, entre le 1 er octobre 1992 et le 31 décembre 1994, A.________ a commis des actes consistant à se tenir nu devant l'enfant en se tenant le sexe, à mettre son sexe dans la bouche de l'enfant, à obliger celle-ci à lui prodiguer des fellations et à subir des rapports sexuels complets.