Citation: 8C_507/2008 20.10.2008 E. 3

3.1 La juridiction cantonale a considéré que l'invalidité de l'assuré ne s'était pas modifiée de manière à ouvrir droit à une rente durant la période déterminante. Elle s'est fondée pour cela sur les conclusions du rapport d'expertise (du 9 mars 2007) établi par les médecins de l'Hôpital X.________ Les premiers juges sont d'avis, en effet, que ce rapport d'expertise a pleine valeur probante, du moment qu'il a été établi par trois spécialistes reconnus et qu'il est fondé sur des observations approfondies, ainsi que des investigations complètes dans les domaines de la rhumatologie, de la neurologie et de la psychiatrie. En outre, la juridiction cantonale relève que l'expertise en cause fait la synthèse des renseignements d'ordre médical figurant dans les dossiers de l'assurance-invalidité et de la CNA, et, qu'établie en pleine connaissance de l'anamnèse, elle décrit les plaintes de l'assuré et fait état des constatations objectives des experts après examen clinique de l'intéressé et étude de son dossier radiologique. Par ailleurs, les premiers juges se sont écartés des appréciations des docteurs N.________, spécialiste en neurologie (rapport du 21 juin 2006), et V.________, spécialiste en médecine interne (rapports des 20 septembre 2005 et 10 juillet 2006) - qui concluent à une incapacité de travail de 50 %, respectivement 100 % dans toute activité -, au motif que ces appréciations reposent essentiellement sur la fatigabilité et les plaintes exprimées par l'assuré, soit des éléments qui ne sont pas déterminants pour évaluer l'invalidité. Dans le domaine de l'assurance-invalidité, il convient, en effet, d'examiner si une incapacité de travail alléguée est justifiée en se fondant sur des constatations médicales objectives. Or, les premiers juges constatent que les experts de l'Hôpital X.________ nient une aggravation des séquelles de l'accident depuis 2003 et n'indiquent aucune nouvelle affection ayant une incidence sur la capacité de travail. De son côté, le recourant soutient que les rapports des docteurs N.________ et V.________ ont pleine valeur probante et que la juridiction cantonale ne pouvait pas s'en écarter dans la mesure où ils indiquent une incapacité de travail de 50 % au moins dans toute activité. Il fait valoir que les appréciations de ces médecins ne reposent pas seulement sur la fatigabilité et les plaintes exprimées, mais également sur des éléments objectifs comme des discopathies modérées à sévères d'origine dégénérative et arthrosique, ainsi qu'une coxarthrose à gauche. 3.2 Lorsque le pouvoir d'examen est limité, le recourant ne peut critiquer les constatations de faits que si ceux-ci ont été établis de manière manifestement inexacte - notion qui correspond à celle d'arbitraire - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF, en particulier en violation de l'interdiction constitutionnelle de l'arbitraire. L'appréciation des preuves est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, en contradiction avec le dossier ou contraire au sens de la justice et de l'équité ou encore lorsque le juge a interprété les pièces du dossier de manière insoutenable, a méconnu des preuves pertinentes ou s'est fondé exclusivement sur une partie des moyens de preuve (ATF 134 V 53 consid. 4.3 p. 62, 120 Ia 31 consid. 4b p. 40, 118 Ia 28 consid. 1b p. 30). En l'occurrence, les premiers juges ont indiqué les motifs pour lesquels ils ont retenu les conclusions des experts de l'Hôpital X.________. Le recourant ne dit pas en quoi ces motifs seraient arbitraires mais se contente d'affirmer que le cas doit être examiné à la lumière des rapports des docteurs N.________ et V.________ qui ont conclu à une incapacité de travail de 50 % au moins dans toute activité. Ce faisant, il ne fait que substituer sa propre appréciation des preuves à celle de la juridiction cantonale, ce qui est insuffisant pour démontrer que les faits déterminants ont été établis en violation de l'interdiction de l'arbitraire. Cela étant, on ne saurait reprocher aux premiers juges d'avoir retenu les conclusions des experts de l'Hôpital X.________ et d'avoir considéré, sur la base de cette appréciation médicale, que l'invalidité du recourant ne s'est pas modifiée de manière à ouvrir droit à une demi-rente entre le 8 août 2003, date de la décision par laquelle le droit à toute rente a été supprimé à partir du 1er octobre 2002, et le 2 août 2007, date de la décision litigieuse. Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.