Citation: 8C_44/2019 E. A

A.a. La société A.________ SA, dont le siège est à U.________, a pour but statutaire la formation, le coaching et les activités de conseils dans le domaine des ressources humaines, l'exploitation d'établissements, d'hôtels, de restaurants ou de maisons d'hôtes. Jusqu'en 2006, cette société avait pour raison sociale B.________ SA. A.________ SA exploite l'hôtel "C.________" à U.________. Depuis le 1 er juillet 2002, son personnel est assuré contre les accidents professionnels et non professionnels auprès d'Hotela Assurances SA (ci-après: Hotela). A.b. Par contrat du 17 mai 2014, D.________ a été engagé par A.________ SA comme responsable d'exploitation à plein temps à compter du 1 er juin 2014. Le 25 juin 2014, il a été victime d'un accident professionnel. Il en est résulté des brûlures sur 35 % de la surface corporelle. Annoncé par l'employeur avec la référence du contrat d'assurance en vigueur depuis le 1 er juillet 2002, l'accident a été pris en charge par Hotela. Après instruction du cas, Hotela a découvert que D.________ ne travaillait pas pour l'hôtel "C.________" mais pour le restaurant "E.________", lequel était également géré par la société A.________ SA. A.c. Par décision du 28 août 2014, confirmée sur opposition le 6 septembre 2017, Hotela a refusé de manière rétroactive la prise en charge de l'accident du 25 juin 2014, au motif qu'il n'existait pas à cette date de couverture d'assurance relative au restaurant "E.________", et a invité A.________ SA à annoncer le cas à la Caisse supplétive LAA.