Citation: C 101/06 23.04.2007 E. 4

Cette appréciation ne prête pas le flanc à la critique. C'est en vain que la recourante invoque derechef la violation du principe de la bonne foi en faisant grief à la caisse intimée de ne pas l'avoir « orientée vers les autorités compétentes pour l'inscription en tant que demandeuse d'emploi et (d'avoir) pris une décision qui n'était pas dans ses compétences en ce qui concerne (sa) nouvelle formation ». En effet, la recourante prétend avoir pris contact avec la caisse en 1994 pour s'inscrire sans en rapporter la preuve que ce soit en procédure cantonale ou fédérale. De son côté la caisse n'a trouvé aucune trace d'une pièce ou d'un dossier ouvert à l'époque au nom de la recourante. Quoi qu'il en soit, l'administration n'a jamais reçu de formule intitulée « Indication de la personne assurée » pour les années 1995-1996 et la recourante admet elle-même n'avoir pas eu le temps d'accomplir ses devoirs de chômeuse. Partant, le droit de la recourante à l'indemnité de chômage pour la période litigieuse aurait de toute manière dû être nié pour ce motif. En tout état de cause, déposée respectivement huit et sept ans après les périodes auxquelles elle se rapporte, la demande de prestations de la recourante d'août 2003 est manifestement tardive au regard de l'art. 20 al. 3 LACI. Selon cette disposition, en effet, le droit s'éteint s'il n'est pas exercé dans les trois mois suivant la fin de la période de contrôle à laquelle il se rapporte (première phrase); les indemnités qui n'ont pas été perçues sont périmées trois ans après la fin desdites périodes (2ème phrase; voir à ce propos: Thomas Nussbaumer, Arbeitslosenversicherung, in: Schweizerisches Bundesverwaltungsrecht [SVBR], Soziale Sicherheit, 2ème édition, nos 80 et 81; Boris Rubin, Assurance-chômage, Droit fédéral, survol des mesures cantonales, procédure, 2ème édition, ch. 4.3.3.1, p. 289). Il s'ensuit que le recours est mal fondé.