Citation: 1C_157/2007 28.08.2007 E. 3

Une évaluation des circonstances concrètes s'impose pour déterminer si le tiers intéressé a agi sans tarder, ou avec la diligence requise. Sur ce point, le Tribunal fédéral ne peut revoir la décision attaquée que sous l'angle de l'arbitraire (art. 9 Cst.; cf. ATF 133 I 149 consid. 3.1 p. 153 et les arrêts cités). En l'occurrence, le recourant fait valoir qu'il n'a pas commis d'abus de droit, compte tenu des vices affectant la décision communale, et que le délai dans lequel il aurait dû agir n'a pas été indiqué par le Conseil d'Etat. Il soutient qu'il était arbitraire de considérer que les modifications du projet étaient suffisamment évidentes le 7 décembre 2005, et qu'il avait donc tardé à agir en attendant le 4 juillet 2006 pour s'adresser à l'autorité communale. Ces critiques du recourant ne sont pas concluantes. En effet, c'est sur la base de plusieurs éléments que le Tribunal cantonal a considéré que le recourant avait tardé à agir. L'ouverture auparavant d'une procédure par une cohéritière du recourant, propriétaire avec lui d'un immeuble directement voisin du bâtiment litigieux - procédure dont il avait été tenu au courant puisqu'il avait été invité à signer une procuration mentionnant l'objet de cette contestation - a également été un élément décisif, dans l'appréciation des circonstances concrètes par la juridiction cantonale. Dans ces conditions, il n'est pas insoutenable de retenir qu'en attendant encore plusieurs mois, après l'ouverture de cette procédure et les premières décisions des autorités administratives dans ce cadre, le recourant n'a pas fait preuve de la diligence requise. Le grief d'arbitraire est donc mal fondé.