Citation: 5A_593/2024 E. 4

Le magistrat cantonal a d'abord relevé qu'aux termes de l'art. 23 de la Convention du 19 octobre 1996 concernant la compétence, la loi applicable, la reconnaissance, l'exécution et la coopération en matière de responsabilité parentale et de mesures de protection des enfants (ci-après: CLaH96; RS 0.211.231.011), la décision prise par les autorités françaises le 22 février 2024 et fixant le domicile de l'enfant chez son père (consid. 1.1 supra) devait être reconnue de plein droit en Suisse, aucun motif de refus de reconnaissance au sens de l'art. 23 al. 2 CLaH96 ne paraissant être donné. Le juge cantonal a ensuite constaté que la recourante ne discutait pas réellement les motifs de la décision rendue par l'APEA - laquelle avait retenu l'illicéité du déplacement de l'enfant en Suisse et la compétence des autorités françaises selon l'art. 7 CLaH96 pour traiter de la requête de la mère - ce qui rendait son recours manifestement irrecevable. Au surplus, le recours était manifestement mal fondé: l'autorité cantonale a rappelé qu'au moment où l'APEA avait rendu sa décision, le mineur n'était en Suisse que depuis 10 mois et que la recourante n'invoquait pas se trouver dans un cas d'urgence qui obligerait l'autorité suisse à prendre des mesures de protection en faveur de l'enfant au sens de l'art. 11 al. 1 CLaH96, la décision française du 22 février 2024 retenant que son père s'en occupait convenablement; l'autorité suisse n'apparaissait ainsi manifestement pas compétente pour statuer sur la cause.