Citation: 6B_781/2024 E. 2.3.4

2.3.4. Contrairement à ce que soutient le recourant, la cour cantonale pouvait à raison estimer que l'intimée pouvait redouter de perdre l'amour de son beau-père. En effet, comme relevé à juste titre par l'autorité précédente, même si elle avait réfuté avoir pensé au fait que celui-ci puisse " ne plus l'aimer " ou lui " faire la tête " au cas où elle lui dirait non, on pouvait tout de même raisonnablement penser que, compte tenu de la dépendance affective dans laquelle elle se trouvait vis-à-vis de lui, la peur de perdre la seule manifestation d'affection émanant d'une figure parentale, pilier de son nouvel univers familial, pouvait, dans le contexte précité, représenter une menace parmi d'autres, inconsciemment du moins. La cour cantonale a relevé que les messages montraient que le recourant agissait effectivement sur cette corde sensible (ex: 11.09.2020: " Je me demande si tu m'aimes réellement "; 20.06.2021: " Si ta plus envie que je te cause (...) ". Il ressort en outre du jugement attaqué que l'intimée appréhendait, en cas de révélation de la situation à sa mère, qui la considérait déjà comme une rivale (" j'avais l'impression qu'elle voulait prendre ma place ", " J'avais l'impression qu'elle était en compétition avec moi ", " G.________ voulait se mettre entre nous deux ", " elle essayait de m'évincer "; " Si moi je faisais un effort pour m'habiller, il fallait qu'elle surenchérisse "), la réaction de celle-ci, de même que l'estime de ses soeurs, redoutant de mettre en péril l'équilibre familial et le rejet de sa famille. La cour cantonale a de même mis en exergue qu'à ces craintes s'ajoutait encore celle qu'aux moments des actes le recourant ne persévère malgré son éventuel refus, appréhension compréhensible compte tenu de l'impulsivité de ce dernier et de son caractère " assez colérique parfois ", mis en évidence notamment par le fait qu'il avait poussé l'intimée contre les boîtes aux lettres dans le corridor de l'immeuble.