Citation: 4A_716/2014 E. 4.2

4.2. Lorsqu'elles reprochent à la cour cantonale de n'avoir pas tenu compte de l'échange de courriels du 13 février 2014 (pièces 5 et 6) et du fait que la cérémonie de découpe du 27 août 2013 n'était qu'une mise en scène, comme elles l'ont soutenu, et de s'être basée uniquement sur les pièces fournies par les parties adverses, les recourantes se plaignent en réalité de l'appréciation des preuves effectuée par la cour cantonale. En ce qui concerne la date de la première découpe, statuant sur mesures provisionnelles, et donc après une administration limitée des moyens de preuve, n'exigeant que la preuve de la simple vraisemblance des faits, la cour cantonale a retenu, à l'instar du tribunal, que la première découpe avait eu lieu le 27 août 2013, et ce sur la base des certificats de première découpe et des sentences arbitrales, estimant que les autres titres produits par I.________ et consorts, soit les échanges de courriels et les photographies (datées) de la cérémonie de première découpe, conduisaient au rejet de la requête. En tant qu'elles se limitent à affirmer le contraire, à savoir que l'échange de courriels prouverait que la première découpe a été effectuée le 13 février 2014 et que la cérémonie de découpe du 27 août 2013 ne serait qu'un simulacre pour induire en erreur les représentants de la société ayant émis les certificats, les recourantes présentent une critique appellatoire. Pour démontrer l'arbitraire, il ne suffit en effet pas de proposer sa propre appréciation des moyens de preuve; il faut démontrer en quoi l'appréciation de la cour cantonale est insoutenable.