Citation: 1P.655/2005 14.11.2005 E. 2

Le recours de droit public est ouvert contre une décision cantonale pour violation des droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ). Saisi d'un recours de droit public dans lequel le recourant se plaint des faits retenus et de l'appréciation des preuves sur laquelle ils reposent, le Tribunal fédéral ne peut donc revoir librement ces points. Il ne peut qu'examiner si les faits contestés ont été retenus en violation des droits constitutionnels du recourant. Concrètement, cela signifie que sa cognition est limitée à l'interdiction de l'arbitraire, garantie par l'art. 9 Cst. Sa cognition est en outre limitée par les exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, qui postule que le recourant indique dans son mémoire quels sont les droits constitutionnels qui, selon lui, auraient été violés et démontre, pour chacun d'eux, en quoi consiste cette violation (ATF 127 I 38 consid. 3c p. 43; 126 III 534 consid. 1b p. 536; 125 I 71 consid. 1c p. 76, 492 consid. 1b p. 495 et les arrêts cités). La notion d'arbitraire a été rappelée dans divers arrêts récents, auxquels on peut donc se référer. En bref, il ne suffit pas, pour qu'il y ait arbitraire, que la décision attaquée apparaisse discutable ou même critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9, 173 consid. 3.1 p. 178; 128 I 177 consid. 2.1 p. 182, 273 consid. 2.1 p. 275 et les arrêts cités). Il découle de ce qui précède que, lorsque le recourant entend se plaindre dans son recours de droit public des faits retenus dans la décision attaquée, il lui incombe, sous peine d'irrecevabilité, de démontrer qu'ils l'ont été de manière manifestement insoutenable. L'irrecevabilité signifie que le Tribunal fédéral ne peut entrer en matière sur les griefs soulevés, donc les examiner au fond, parce que la loi de procédure s'oppose à ce qu'il le fasse.