Citation: 8C_180/2022 E. 4.2

4.2. Ces griefs sont dénués de fondement. En rejetant le recours, la cour cantonale a également rejeté la conclusion tendant à l'allocation de dépens pour la procédure d'opposition. Par ailleurs, sous l'angle du devoir de motivation, il suffit que le juge mentionne, au moins brièvement, les motifs qui l'ont guidé et sur lesquels il a fondé sa décision, de manière à ce que l'intéressé puisse se rendre compte de la portée de celle-ci et l'attaquer en connaissance de cause. Il n'a pas l'obligation d'exposer et de discuter tous les faits, moyens de preuve et griefs invoqués par les parties, mais peut au contraire se limiter à l'examen des questions décisives pour l'issue du litige (ATF 147 IV 249 consid. 2.4; 142 II 154 consid. 4.2 et les arrêts cités). Or, comme la recourante le mentionnait dans son recours cantonal, la procédure d'opposition ne donne en règle générale pas droit à des dépens (art. 52 al. 3 LPGA). Selon une jurisprudence bien établie, la seule exception par laquelle des dépens peuvent être alloués est celle de l'opposant qui, s'il avait succombé, aurait pu prétendre à l'assistance judiciaire (ATF 140 V 116 consid. 3.3; 132 V 200 consid. 4.1; 130 V 570 consid. 2.2; arrêts 8C_408/2022 du 7 octobre 2022 consid. 5.2; 9C_877/2017 du 28 mai 2018 consid. 2, in SVR 2018 EL n° 18 p. 44). On ne saurait donc reprocher aux premiers juges d'avoir violé l'art. 29 al. 2 Cst. en se limitant à examiner le droit de la recourante à l'assistance juridique, puisque le droit éventuel à des dépens impliquait que, sur le principe, les conditions de l'assistance juridique fussent remplies.