Citation: 4C.283/2003 12.12.2003 E. A

Le 1er février 2001, A.________ a été engagé par X.________ S.A. (ci-après: X.________) en qualité de "vendeur flottes", pour un salaire mensuel brut total de 6'500 fr., plus une prime de vente progressive, qui s'élevait à 20'000 fr. pour 80 véhicules. Il ressort d'un document du 18 décembre 2000 annexé au contrat de travail et d'une lettre de confirmation d'engagement datée du 19 décembre 2000 que les objectifs personnels de vente de A.________ pour 2001 étaient fixés à 100 véhicules, sans qu'il soit précisé s'il s'agissait de véhicules "flottes" ou de véhicules privés, vendus à de nouveaux ou à d'anciens clients. Il était également indiqué qu'au salaire total de 6'500 fr. s'ajoutait une prime progressive de 20'000 fr. pour 80 véhicules vendus (soit 80 % des objectifs personnels de vente pour 2001). Ces pièces ne contenaient aucune précision ou réserve relative aux véhicules vendus donnant droit à la prime progressive. Dans une note manuscrite relatant une entrevue entre A.________ et le directeur de X.________ Lausanne, il est notamment mentionné, comme objectif, "cent véhicules apport personnel". Les conditions de rémunération de A.________ étaient différentes de celles des autres vendeurs de voitures auprès de X.________, qui bénéficiaient d'un salaire fixe inférieur, auquel s'ajoutaient une commission sur la base des ventes réalisées et un bonus. Un régime particulier a été institué pour A.________, car sa fonction était nouvelle et il ne voulait pas prendre le risque des autres vendeurs engagés à la commission. En août 2001, X.________, sur demande de A.________, a accordé à celui-ci une avance de 8'000 fr. sur la prime à laquelle il aurait pu prétendre à la fin de l'année en cas de réalisation de ses objectifs. Au début de l'année 2002, X.________ a relevé que A.________ n'avait pas atteint ses objectifs 2001. Selon l'employeur, seul le nombre des véhicules "flottes" vendus à de nouveaux clients acquis par A.________ devaient être pris en considération. Or, si celui-ci avait vendu plus de 80 véhicules, 38 l'avaient été à des clients appartenant déjà à X.________ et 16 à des clients privés. Les clients "flottes" apportés par A.________ n'avaient acquis que 27 véhicules, ce qui était loin des objectifs fixés. Au mois de février 2002, X.________ a prélevé une retenue de 1'000 fr. sur le salaire de A.________ et l'a informé, par lettre du 20 mars 2002, que le montant accordé à titre d'avance sur la prime pour l'année 2001 devait être remboursé. Aucune retenue n'a été opérée les mois suivants, en raison de l'incapacité de travail de A.________. Le 6 février 2002, les parties ont conclu un nouveau contrat de travail, aux termes duquel A.________ était engagé en qualité de "vendeur flottes", avec un salaire de 3'500 fr. et une commission calculée selon un barème pour les affaires traitées par le vendeur, conclues et acceptées par X.________. Le 31 août 2002, les rapports de travail entre les parties ont pris fin.