Citation: 1P.565/2000 23.04.2001 E. A

A.- Dès le 10 mai 1996, les autorités judiciaires vaudoises ont ouvert une enquête pénale contre Y.________ et Z.________ qui étaient soupçonnés de se livrer, avec un troisième individu encore inconnu, à un important traficde stupéfiants. L'enquête comportait la surveillance de plusieurs raccordements téléphoniques, fixes ou mobiles. Y.________ et Z.________ ont été arrêtés le 22 août 1996 à l'occasion d'une opération de police qui a permis la saisie de 500 g d'héroïne. L'élucidation de leur activité criminelle s'est poursuivie dans le cadre d'une autre enquête qui était déjà en cours. La surveillance des raccordements téléphoniques a alors pris fin. Le troisième suspect a été ensuite identifié en la personne de X.________, qui continuait d'utiliser l'un des raccordements précédemment surveillés. Cette surveillance a donc été rétablie dès le 7 octobre 1996, puis maintenue jusqu'à l'arrestation de X.________ le 1er novembre suivant. Le 22 juillet 1998, le Juge d'instruction a ordonné la disjonction des causes de Y.________ et Z.________, d'une part, et de X.________, d'autre part. Par ordonnance du 7 août 1998, il a renvoyé ce dernier devant le Tribunal correctionnel du district de Lausanne. Le 28 octobre 1999, ce tribunal a reconnu X.________ coupable d'infraction grave à la législation sur les stupéfiants. Il lui a infligé la peine de dix-sept mois d'emprisonnement avec sursis durant trois ans; il l'a également condamné à supporter la totalité des frais du procès pénal, arrêtés à 48'812 fr.10.