Citation: I 188/06 12.04.2007 E. 5

5.1 Le rapport d'expertise est basé sur le dossier constitué par l'office AI, les entretiens médicaux-psychologiques ainsi que les tests psychométriques et projectifs subis par le recourant. Il a été établi en pleine connaissance de l'anamnèse et du dossier médical de celui-ci. Il se fonde sur des examens médicaux complets et prend en considération les plaintes exprimées par l'assuré. Les points litigieux ont fait l'objet d'une étude circonstanciée. La description du contexte médical et l'appréciation de la situation médicale ne sont pas contradictoires, contrairement au point de vue du recourant. Les résultats inverses livrés par les échelles Beck et Hamilton s'expliquent du fait que la première constitue une auto-évaluation de la dépression, laquelle en l'occurrence ne peut que se révéler particulièrement pessimiste en regard des troubles hypocondriaques de l'intéressé. Les scores "hors normalité" rapportés aux échelles A, F, 1, 2, 4, BIZ, WRK, DEP résultent d'une exagération des symptômes liée à l'état de santé psychique de l'assuré; susceptibles de rémission moyennant un traitement médical adéquat, ces troubles ne sauraient d'emblée fonder une incapacité de travail déterminante en regard de l'assurance-invalidité. Cela étant, l'expert précise expressément qu'aucun diagnostic n'est porté sur la base d'autoquestionnaire ou d'hypothèse psychanalytique mais qu'il s'agit bien plutôt d'évaluer la fiabilité des symptômes posés par le biais des tests mis en cause. Au reste, le rapport du 7 mars 2005 de la doctoresse D.________ se résume à une critique du rapport d'expertise; or, la tâche du médecin consiste à porter un jugement sur l'état de santé et à indiquer dans quelle mesure et pour quelles activités un assuré est incapable de travailler (ATF 125 V 256 consid. 4 p. 261, 115 V 133 consid. 2 p. 133, 114 V 310 consid. 3c p. 314, 105 V 156 consid. 1 p. 158) et non pas à livrer son appréciation personnelle au sujet du rapport d'un confrère. 5.2 A l'instar de l'administration et des premiers juges, la Cour de céans considère que le rapport d'expertise du docteur A.________ répond aux critères jurisprudentiels permettant de lui accorder une pleine valeur probante (cf. ATF 122 V 157 consid. 1c et les références p. 160). A cet égard, le rapport d'expertise comporte une discussion spécifique sur l'impressionnante batterie de tests effectués par le recourant, une analyse critique des résultats obtenus et une appréciation globale du cas ainsi qu'un pronostic nuancé qui ne permettent pas de retenir le grief du recourant selon lequel l'expert ne se serait occupé de lui que pendant dix minutes; au contraire, le rapport reflète le sérieux mis par l'expert à mener à bien le mandat qui lui avait été confié. En outre, il ne ressort pas du rapport que le recourant aurait été perturbé d'avoir eu à se rendre à Genève ou que son déplacement dans cette ville à des fins d'expertise aurait perturbé le bon déroulement de celle-ci. Apprécié dans son ensemble et dans le contexte des faits ressortissant du dossier, l'expertise administrative amène la Cour de céans à la conviction que le recourant dispose encore des ressources psychiques nécessaires à l'exercice d'une activité professionnelle adaptée (cf. ATF 132 V 65 consid. 5.1 p. 72). 5.3 Aussi n'y a-t-il lieu ni d'ordonner la mise en oeuvre d'une contre-expertise, ni de s'écarter de ce rapport au profit des avis exprimés par les doctoresses D.________ et L.________. Selon cette dernière, les affections psychiques présentées par le recourant entraînent d'importantes difficultés relationnelles ainsi que de multiples restrictions sur le plan de sa vie quotidienne et sociale, s'agissant en particulier d'envisager des déplacements éloignés de son domicile ou d'accorder crédit et confiance aux différents intervenants sociaux et médicaux (rapport du 19 août 2005); pour autant, ce médecin ne fait pas état d'une incapacité durable de travail. De son côté, la doctoresse D.________ retient une incapacité de travail corrélative aux troubles psychiques diagnostiqués de 100 % (rapport du 21 juin 2004), puis de 50 % (rapport du 7 mars 2005). Elle exprime ainsi un avis médical contradictoire dépourvu de valeur probante, cela d'autant plus qu'il émane du médecin traitant - généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352, 122 V 157 consid. 1c et les références p. 160) - . Cela étant, c'est à juste titre que les premiers juges ont considéré, sur la base de l'expertise du docteur A.________, que le recourant ne présente pas d'incapacité durable de travail, respectivement de gain. A l'instar des premiers juges, la Cour de céans souligne également qu'il n'appartient pas à l'AI de prendre en charge les conséquences économiques résultant du fait que l'assuré se soustraie au traitement médical préconisé (cf. art. 21 al. 4 LPGA). Sur le vu de ce qui précède, le jugement entrepris n'est pas critiquable et le recours se révèle mal fondé.