Citation: U 370/02 19.03.2004 E. 3

3.1 Le lien de causalité naturelle entre l'atteinte à la santé psychique de l'assuré et l'accident du 17 août 1999 a été admis à juste titre par la juridiction cantonale et n'est pas remis en cause par l'intimée. Il n'y a pas lieu de revenir sur ce point. 3.2 En ce qui concerne le rapport de causalité adéquate, on retiendra que l'accident subi était de gravité moyenne, selon la classification établie par la jurisprudence en la matière. Par ailleurs, les circonstances dans lesquelles il s'est produit ne permettent pas de le tenir pour particulièrement dramatique ou impressionnant : la main n'est restée bloquée que quelques secondes sous le bloc de béton, sans que l'assuré ait eu à craindre pour sa vie ni à subir de lésions graves, quand bien même le membre touché est un organe auquel l'homme attache généralement une importance particulière (sur la prise en considération de ce critère dans le cadre de blessure à la main : cf. RAMA 2002 no U 449 p. 54 consid. 4b et les références). Par la suite, il est vrai que des complications (algoneurodystrophie) ont entravé le rétablissement de l'assuré et prolongé son incapacité de travail. Mais les troubles psychiques de T.________ ont pris une importance croissante dès sa sortie de la Clinique romande de réadaptation, comme l'atteste la description de son état psychique par le docteur V.________ sur la base de l'examen pratiqué par ses soins le 26 avril 2000. Compte tenu du diagnostic posé à l'époque par ce praticien, on peut admettre que ces troubles étaient relativement intenses huit mois déjà après l'accident et qu'ils ont ensuite rapidement revêtu une importance prépondérante par rapport aux séquelles physiques. Dans cette mesure, les critères posés par la jurisprudence pour admettre le rapport de causalité litigieux sont en partie remplis, sans être toutefois suffisamment prégnants pour que ce rapport soit admis en l'espèce. 3.3 En l'absence de causalité adéquate entre l'accident et les troubles psychiques du recourant, dont dépend l'évolution de l'état de sa main droite, l'intimée pouvait à bon droit mettre fin aux prestations d'assurance.