Citation: I 764/05 30.05.2006 E. A

S.________, né en 1956, exploite une pizzeria. Souffrant de polyarthralgies, il a été placé en arrêt maladie depuis le mois d'avril 2002 (rapport du docteur P.________, médecin traitant, du 6 mai 2002). Il a requis des prestations de l'assurance-invalidité le 10 juillet 2003. L'Office cantonal AI du Valais (ci-après : l'Office AI) s'est procuré une copie des dossiers constitués par la SWICA et la Bâloise, compagnies d'assurance maladie et vie de l'intéressé. On y trouve notamment un rapport établi le 25 septembre 2002 par le docteur P.________ qui retenait une polyarthrose, ainsi qu'un état dépressif et attestait une incapacité de travail, totale dès le 10 avril 2002, de 75 % dès le 13 juin suivant, de 50 % un mois plus tard et de 75 % dès le 5 août 2002. S.________ a également consulté le docteur M.________, rhumatologue FMH, qui a confirmé la polyarthrose, mais exclu une quelconque incapacité de travail en découlant (rapport du docteur P.________ du 5 février 2003), et le docteur R.________, psychiatre FMH, qui a fait état d'un épisode dépressif moyen avec syndrome somatique (F 32.11 CIM-10; rapport du 15 février 2003). Les docteurs B.________ et C.________, psychiatre et rhumatologue FMH, ont examiné l'assuré sur mandat de la SWICA. Le premier n'a décelé aucun trouble psychiatrique relevant d'une classification médicale reconnue, l'analyse de la distorsion (évitement, dissimulation, contradiction, incohérence, minimisation, etc.) relativisant fortement l'intensité de la symptomatologie; la capacité de travail était évaluée à 100 % dès le 2 avril 2003 (rapport d'expertise du 25 avril 2003). Le second, soulignant une grande discordance entre les doléances et les constatations objectives, a diagnostiqué un excès pondéral et un trouble somatoforme douloureux se manifestant par des polyarthralgies aux genoux, au pied gauche, à l'épaule et au poignet droits; seule l'affection scapulaire (périarthropathie caractérisée par des signes de conflit antéro-supérieur et des signes de tendinopathie des muscles sus-épineux et sous-scapulaire) justifiait une légère limitation n'ayant cependant aucune répercussion sur la capacité de travail (rapport d'expertise du 20 janvier 2004). Sur le plan médical, les autres mesures d'instruction mises en oeuvre par l'Office AI n'ont apporté aucun élément nouveau; les rapports des docteurs P.________, R.________, M.________ et V.________, rhumatologue FMH, des 6 août et 3 septembre 2003, 21 janvier, 25 mars et 8 juillet 2004 font référence aux mêmes affections que celles déjà citées. Par décision du 31 janvier 2005, confirmée sur opposition le 10 mars suivant, l'Office AI a rejeté la demande de l'intéressé, estimant que les troubles diagnostiqués ne le handicapaient pas au-delà du 2 avril 2003, que l'emploi de restaurateur était parfaitement adapté aux limitations retenues par les experts et que les constatations de ceux-ci, probantes et fiables, ne sauraient être remises en question par les avis des docteurs R.________ et P.________, y compris par le rapport de ce dernier daté du 21 février 2005.