Citation: 6B_743/2016 E. 1.2.2

1.2.2. Quoi qu'il en soit, en affirmant qu'il s'est conformé à la décision de renvoi dans la mesure où il s'est rendu au Portugal pour obtenir une carte de résidence permanente et n'est dès lors plus revenu en Suisse que pour des périodes inférieures à 90 jours sur 180 jours, le recourant ne démontre pas l'arbitraire des constatations cantonales. En effet, il n'établit pas, en particulier, avoir formellement quitté la Suisse, l'Office fédéral des migrations ayant constaté à l'inverse que le recourant avait disparu, rendant ainsi vaines les démarches en vue de l'exécution de son renvoi (pièce 12). En outre, selon ses propres dires, s'il s'était rendu au Portugal à un moment donné après le prononcé de son renvoi, il était ensuite revenu en Suisse. Placé en détention en Suisse du 27 octobre 2013 au 27 août 2014, il s'était rendu au Portugal deux mois après sa sortie de prison et était revenu en Suisse deux semaines plus tard. Il résidait actuellement auprès de sa compagne, dont il avait eu un enfant le 15 mai 2015 (jugement de première instance du 21 octobre 2015, p. 3). Fondée sur les informations transmises par le Service de la population ainsi que sur les déclarations de l'intéressé, la cour cantonale pouvait retenir sans arbitraire que le recourant était demeuré en Suisse en dépit de sa décision de renvoi, ne faisant que de brèves escapades à l'étranger. Le grief d'arbitraire dans l'établissement des faits est dès lors infondé, dans la mesure de sa recevabilité.