Citation: 8C_613/2019 E. 6.3

6.3. En l'occurrence, s'agissant tout d'abord de l'atteinte au coude droit, les experts du CEMEDEX, après avoir constaté que les douleurs irradiant vers l'épicondyle et l'épitrochlée étaient reproductibles par l'extension et la flexion contrainte du poignet et de la main, ont indiqué que les examens d'imagerie médicale n'apportaient pas d'élément qui permettait d'objectiver les plaintes (rapport du 8 novembre 2018 p. 6). Cette constatation clinique n'est donc pas susceptible de remettre en cause l'appréciation selon laquelle aucun lien de causalité entre les troubles physiques dont se plaint l'assurée et l'accident du 18 mai 2017 n'a pu être établi au-delà du 28 juillet 2017 (cf. consid 5.4 supra). Quant aux conclusions des experts en lien avec les troubles psychiques de la recourante, elles se rapportent uniquement au lien de causalité naturelle avec l'accident du 18 mai 2017, ce qui n'est pas suffisant puisque le droit aux prestations de l'assurance-accidents suppose en outre l'existence d'un lien de causalité adéquate (cf. consid. 4.1 supra), lequel doit être apprécié par le juge et non par le médecin (ATF 107 V 176 consid. 4b).