Citation: 5A_863/2022 E. 3.3.1

3.3.1. La cour cantonale a ensuite considéré que la recourante ne pouvait pas être suivie lorsqu'elle affirmait que la curatrice avait un " parti pris " justifiant sa libération. Elle a rappelé à cet effet, d'une part, les mesures prises par l'intéressée en janvier 2021 à la suite des accusations de violences et, d'autre part, les propos de celle-ci en faveur de la mère, à savoir qu'il était réducteur de penser que le placement était dû aux doléances de celle-ci, car si l'entrave du droit de visite était un indicateur fort pour le placement, il était lié à la problématique familiale. Quant aux critiques concernant le refus de la curatrice d'avoir recours à un autre interprète que M. G.________ - lequel serait un ami du père -, l'autorité cantonale a retenu qu'il ressortait du dossier que celui-ci fonctionnait en tant que tel depuis 2013 et que le grief de la partialité ne paraissait pas a priori avoir été formellement soulevé, mis à part dans le cadre de l'expertise, par le dépôt d'une requête de récusation (art. 56 al. 3 de la loi de procédure et de juridiction administrative et constitutionnelle du canton du Jura [Cpa; RSJU 175.1]) auprès de l'APEA, et ce dès la connaissance du motif de récusation. Pour le surplus, elle a estimé que ces difficultés étaient également indépendantes de la personnalité de la curatrice. L'argument de la mère lié au refus de la curatrice d'étendre son droit de visite durant les vacances d'été 2022 - lequel a été confirmé par l'APEA le 27 juin 2022 - ne permettait pas non plus, selon la cour cantonale, d'imputer les tensions à la curatrice. Elle a relevé que la mère était à l'origine des problèmes relatifs à l'organisation de son voyage au U.________ cet été-là, dès lors qu'elle avait entrepris des démarches (achat de billets non remboursables) sans en référer au préalablement à la curatrice ni au père des enfants.