Citation: 5A_912/2017 E. 2

Par acte du 15 novembre 2017, A.A.________, B.A.________, C.A.________ et D.________ exercent un recours en matière civile au Tribunal fédéral, concluant à l'annulation et à la réforme de l'arrêt entrepris, en ce sens que le jugement de la Superior Court of the State of California for the County of Solano du 9 mars 2016 et le certificat de naissance of the State of California en ce qui concerne le lien de filiation entre A.A.________ et B.A.________ sont reconnus, et qu'ordre soit donné à l'office de l'état civil suisse compétent d'inscrire B.A.________ en tant que deuxième parent légal de A.A.________ dans le registre de l'état civil suisse. Dans leur mémoire, les recourants reprochent à la cour cantonale d'avoir laissé ouverte la question de la qualité de partie de la quatrième recourante, au regard des art. 60 al. 1 LPA et 89 al. 1 let. c LTF. Ils se plaignent ensuite de la violation de leur droit d'être entendus (art. 29 al. 2 Cst.) et de la violation de leur droit à la preuve (art. 152 CPC), du fait que l'autorité précédente a renoncé à interroger des témoins concernant " les conditions spécifiques dans lesquelles la maternité de substitution a été accomplie aux Etats-Unis ". Les recourants consacrent ensuite plusieurs pages de leur mémoire à un résumé de la jurisprudence du Tribunal fédéral et exposent des "[m]otifs pour un changement de pratique de droit ", en dressant une liste des contributions doctrinales critiquant la jurisprudence fédérale et en soutenant que la notion d'ordre public est sujet à changement temporel, partant qu'elle doit être interprétée à la lumière des valeurs sociales actuelles et contemporaines de la société, singulièrement en prenant en considération que depuis les ATF 141 III 312 et 328, une centaine d'enfants de personnes domiciliées en Suisse, dont un politicien zurichois, sont nés à l'étranger d'une maternité de substitution. Les recourants estiment que le recours à la maternité de substitution " n'est pas « manifestement incompatible » avec l'ordre public suisse" et que "le résultat, d'avoir un enfant, est un but légitime ". Soulevant la violation des art. 27 al. 1 et 3 LDIP, 8, 9, 11 et 13 Cst., 8 et 14 CEDH, 2 et 3 CDE (ordre public, intérêt supérieur de l'enfant, interdiction des discriminations et de l'arbitraire), les recourants discutent ensuite des éléments qui diffèrent, selon eux, des ATF 141 III 312 et 328 et qui rendraient en conséquence leur cause conforme à l'ordre public et serait digne de la protection des dispositions constitutionnelles et conventionnelles qu'ils citent, savoir que la mère porteuse est partie à la procédure, que le droit de l'enfant A.A.________ à connaître ses origines est garanti, que les bonnes capacités parentales de B.A.________ sont prouvées, que le nouveau droit de l'adoption rentrera prochainement en vigueur, que l'enfant A.A.________ ne peut pas acquérir la nationalité suisse en raison du refus de la reconnaissance, que celle-ci n'a aucune sécurité financière, ni aucun droit dans la succession de B.A.________. Il apparaît que les recourants reprennent, point par point, la même argumentation que celle qu'ils ont présentée devant l'autorité précédente et qui a fait l'objet de l'arrêt querellé. Dès lors que la motivation de l'arrêt déféré, qui répond de manière exhaustive et claire à chacun de leurs griefs, ne prête pas le flanc à la critique, il y a lieu d'y renvoyer entièrement, en vertu de l'art. art. 109 al. 3 LTF. Il s'ensuit que tous les griefs sont mal fondés, étant précisé que les conditions d'un changement de pratique ne sont pas remplies en l'espèce (ATF 138 III 270 consid. 2.2.2).