Citation: 5A_836/2023 E. 3.4

3.4. En tant qu'il ressort de la jurisprudence susmentionnée (cf. supra consid. 3.2.2) que le justiciable assisté d'un avocat voit son obligation de collaboration accrue dans la mesure où il a connaissance des conditions nécessaires à l'octroi de l'assistance judiciaire, le juge cantonal n'a nullement violé le droit fédéral - en particulier n'a pas fait preuve de formalisme excessif - en refusant d'octroyer un délai supplémentaire au recourant pour compléter sa requête lacunaire. Il ne peut ainsi rien tirer, y compris sous l'angle du principe de la bonne foi, du fait qu'il pensait qu'il serait interpellé le cas échéant par le juge pour produire en deuxième instance des pièces actualisées. En se bornant implicitement à renvoyer le juge cantonal à la décision d'assistance judiciaire rendue en première instance il y a plus d'une année et aux pièces y relatives, le recourant n'a pas, à l'instar de ce que le juge a estimé, rempli le devoir de collaboration qui lui incombait. Sa critique doit ainsi être rejetée. Quant aux circonstances particulières invoquées par le recourant qui justifieraient selon lui un allégement de son obligation de motiver sa requête en deuxième instance - à savoir que la procédure d'appel pour laquelle l'assistance judiciaire a été requise porterait sur des questions préjudicielles -, elles ne reposent sur aucune base légale ou jurisprudentielle; l'argument doit donc être rejeté. S'agissant de son indigence qui ressortirait du dossier au fond, le simple fait de l'affirmer, sans désigner de manière précise les pièces du dossier susceptibles de confirmer ce qu'il allègue ni détailler leur contenu, est à l'évidence insuffisant; il n'appartient en effet pas au Tribunal fédéral de fouiller le dossier cantonal pour vérifier la véracité de ces allégations (arrêt 5A_771/2018 du 28 mars 2019 consid. 3.2). Partant, cette critique, insuffisamment motivée, est irrecevable. Enfin, en tant que le recourant - se référant à la décision du 16 octobre 2023 par laquelle le juge cantonal n'est pas entré en matière sur sa nouvelle requête d'assistance judiciaire faute de nova invoqués - qualifie d'arbitraire la décision entreprise, sa critique outrepasse l'objet de la présente contestation tel qu'il est déterminé par la décision déférée (ATF 142 I 155 consid. 4.4.2 et les références), de sorte qu'elle est irrecevable.