Citation: H 89/02 30.09.2002 E. 3

Tout au long de la procédure, la recourante a soutenu qu'elle avait travaillé durant quatre saisons en Suisse (en 1961, 1962, 1964 et 1965), au bénéfice d'un contrat de travail. Les investigations que l'intimée a menées d'office pour tenter de corroborer les allégués de la recourante (occupation d'un emploi auprès de «X.________») sont toutefois restées infructueuses; elles ont certes permis de constater que la recourante disposait d'un compte individuel, mais qu'aucune inscription n'y avait été portée. A cet égard, il n'y a pas lieu de reprocher à la commission de recours de ne pas avoir ordonné de plus amples mesures d'instruction. En pareilles circonstances, il eût incombé à la recourante d'établir l'inexactitude de l'absence de toute inscription sur son compte individuel, en vertu de l'art. 13 PA, preuves à l'appui (contrats de travail, fiches de salaires, témoins, etc.). Or les seules pièces qu'elle a versées au dossier consistent en photocopies de son passeport (attestant sa présence en Suisse en 1964 et 1965), ainsi qu'en photocopies d'autorisations de séjour (afférentes aux mêmes années) dont elle bénéficiait pour travailler au service de «X.________». Les allégations de la recourante et les pièces produites ne prouvent nullement qu'elle était à cette époque occupée par cet employeur, auprès duquel son époux - qui a bénéficié d'une indemnité forfaitaire de l'AVS - aurait selon elle aussi travaillé. De plus, elles ne sont manifestement pas de nature à établir l'inexactitude de l'absence d'inscriptions sur son compte individuel (cf. art. 141 al. 3 RAVS; ATF 117 V 262-266 consid. 3 et les références, 110 V 97 consid. 4a et la référence).