Citation: 4C.113/2000 17.10.2000 E. 2

2.- a) La demanderesse sollicite tout d'abord la rectification d'une inadvertance manifeste au sens de l'art. 55 al. 1 let. d OJ. Elle reproche à la cour cantonale d'avoir tenu pour établi que le Tarif image avait été approuvé par la Commission arbitrale fédérale en matière de droit d'auteur, et d'avoir ancré cette affirmation sur une prétendue admission implicite des parties, admission qu'elle conteste. Ce fait aurait joué un rôle déterminant dans le raisonnement juridique effectué ensuite par la cour cantonale. La décision attaquée reprocherait en effet très clairement à la demanderesse de faire valoir des prétentions contractuelles non prévues par le Tarif image, cela à l'encontre des critères de la jurisprudence la plus récente du Tribunal fédéral (ATF reproduit in SJ 1999 I 353). La cour cantonale aurait encore estimé, sur la base de cette jurisprudence, que la demanderesse devait établir un tarif pour le recouvrement des rémunérations; il s'agirait d'une confusion qui aurait affecté de manière négative le raisonnement des premiers juges. b) Comme tout moyen de droit, le grief d'inadvertance manifeste n'est recevable que s'il porte sur un point pertinent pour l'issue du litige (ATF 119 IV 339 consid. 1d/cc p. 344). Ainsi que la défenderesse le relève avec raison, la demanderesse reproche en définitive à la cour cantonale d'avoir appliqué au cas d'espèce la jurisprudence fédérale selon laquelle un tarif approuvé par l'autorité de surveillance de la Confédération ne peut pas déroger aux dispositions de la LDA. Or la jurisprudence invoquée est applicable sans égard à l'approbation ou non des tarifs considérés: si un tarif approuvé ne peut pas déroger à la loi, un tarif non approuvé ne peut a fortiori pas y déroger non plus. Il n'y a dès lors pas lieu de donner suite à la rectification sollicitée. Le moyen tiré de l'inadvertance manifeste doit être écarté.