Citation: 1C_756/2013 E. 4

Le recourant fait ensuite valoir une violation du principe de la proportionnalité - qu'il rattache implicitement à la violation de l'art. 26 Cst. -, au motif qu'il existait des solutions alternatives permettant d'atteindre le but visé, tout en portant moins atteinte aux intérêts du propriétaire, comme la pose de treillis pour pallier le risque d'éboulement - proposée par l'inspecteur des chantiers - ou l'autorisation de la seule paroi située à l'arrière du garage. Le principe de la proportionnalité exige qu'une mesure restrictive soit apte à produire les résultats escomptés (règle de l'aptitude) et que ceux-ci ne puissent être atteints par une mesure moins incisive (règle de la nécessité); en outre, il interdit toute limitation allant au-delà du but visé et il exige un rapport raisonnable entre celui-ci et les intérêts publics ou privés compromis (principe de la proportionnalité au sens étroit, impliquant une pesée des intérêts; ATF 136 IV 97 consid. 5.2.2 p. 104 et les arrêts cités). Le Tribunal fédéral examine librement si une restriction de la propriété viole le principe de la proportionnalité. Il s'impose en revanche une certaine retenue quand il convient de tenir compte de circonstances locales dont les autorités cantonales ont une meilleure connaissance que lui (ATF 135 I 176 consid. 6.1 p. 181 et l'arrêt cité). En l'occurrence, les solutions alternatives proposées par le recourant ne ressortent pas de l'arrêt attaqué, auquel le Tribunal de céans est lié. Quoiqu'il en soit, l'intéressé n'apporte pas la preuve de l'aptitude de telles mesures à répondre au risque d'éboulement. La simple référence à l'audition de l'inspecteur des chantiers ne suffit pas, ce d'autant moins que celui-ci a précisé qu'il "faudrait un contrôle du terrain actuel pour avoir une idée plus précise", tout en ajoutant qu'il n'est ni ingénieur, ni géologue. S'agissant de surcroît de circonstances locales que le Tribunal fédéral examine avec retenue, il peut donc être admis que l'atteinte à la garantie de la propriété est conforme au principe de la proportionnalité. Par ailleurs, l'intéressé avance que le projet litigieux porte atteinte à ses intérêts d'une façon disproportionnée puisqu'il ne correspond pas au permis de construire du 12 octobre 2007. Contrairement à ce que soutient le recourant, les plans communiqués en annexe au courrier du 14 novembre 2012 ne sont qu'une mise à jour technique des plans du permis de construire délivré en 2007. Le Service de l'urbanisme de la commune de Montreux a considéré, le 13 novembre 2012, que les plans du 24 octobre 2012 correspondaient à ce qui avait été autorisé en 2007. Le Tribunal cantonal a aussi examiné chacune des différences relevées par le recourant entre les plans de 2012 et ceux de 2007; il a jugé qu'elles étaient minimes et qu'on était en présence d'adaptations de nature essentiellement technique par rapport aux plans de 2007, qui n'étaient pas susceptibles de porter préjudice à l'utilisation prévue du garage, telle qu'elle avait été annoncée dans la demande de permis de construire déposée en 2007. Le recourant ne démontre pas en quoi et pourquoi les motifs avancés par le Tribunal cantonal seraient erronés (art. 42 al. 2 LTF). Pour le reste, l'intéressé se borne à avancer, sans aucunement le démontrer, que le principe de la proportionnalité est violé car la réalisation de travaux a pour conséquence de supprimer le seul accès de sa parcelle au domaine public. Mal fondé, ce grief doit être rejeté, dans la mesure de sa recevabilité.