Citation: C 105/05 23.10.2006 E. 3

3.1 Les premiers juges ont retenu que le recourant dispose d'une formation, et surtout d'une expérience professionnelle, a priori largement suffisantes pour lui permettre de retrouver un emploi. Qu'il se soit retrouvé plusieurs fois en deuxième ou troisième position pour l'obtention d'un emploi auquel il avait postulé ne signifie pas qu'il ait été désavantagé par l'absence d'un titre universitaire. Le recourant a eu plusieurs entretiens d'embauche, mais n'a jamais prétendu que le résultat négatif de ces entretiens serait imputable à l'absence d'un diplôme universitaire. De l'avis des premiers juges, on se trouve ainsi tout au plus dans l'hypothèse où l'amélioration de l'aptitude au placement n'est que possible, tout en étant peu vraisemblable. Il apparaît plutôt que, pour le recourant, l'obtention d'une licence répond à un souci de poursuivre un plan de formation continue et d'obtenir, par un titre universitaire, la consécration de la riche expérience professionnelle qu'il a acquise. L'obtention d'une licence universitaire s'apparente donc à une mesure de perfectionnement professionnel général, qui n'est pas à la charge de l'assurance-chômage (ATF 111 V 274). 3.2 Selon le recourant, le fait qu'il soit encore au chômage contredit les considérations du jugement attaqué. Le certificat de formation continue universitaire en gestion d'entreprise dont il demande la prise en charge par l'assurance-chômage lui permettra de prétendre à de nouvelles fonctions dans le monde des affaires, ainsi que cela ressort du document qu'il produit devant la Cour de céans. 3.3 Il résulte de la réponse du recourant du 31 août 2006 que la situation qui est la sienne se caractérise par le fait qu'il est resté au chômage pendant plus de deux ans, que ses multiples recherches en vue de trouver un emploi sont demeurées sans succès et qu'à la fin de l'année 2005, il se trouvait en fin de droit. En janvier 2006, il a pris contact avec les services sociaux de Nyon afin de bénéficier de l'aide sociale, qui lui a été refusée au motif que son épouse, qui est également au chômage depuis le 1er septembre 2005, perçoit des indemnités. A cet égard, on relèvera que le recourant n'a pas bénéficié de l'aide de l'office régional de placement, hormis les entretiens de conseil et de contrôle qui ont eu lieu régulièrement et la mission qu'il déclare avoir effectuée dans le cadre d'un gain intermédiaire. Etant donné ce chômage de longue durée, le placement du recourant doit être qualifié de difficile. 3.4 Pour autant, la formation requise par le recourant, visant à obtenir une licence en sciences de gestion délivrée par l'Ecole des HEC de l'Université de X.________, ne constitue pas, dans le cas particulier, une mesure relative au marché du travail à la charge de l'assurance-chômage. En l'espèce, l'assuré a complété sa formation initiale d'employé de commerce par l'obtention en 1991 d'un diplôme d'animateur-participant délivré par le Centre de perfectionnement des cadres à X.________, en 1992 d'un certificat de formation « Conduite et Marketing » et en 1995 d'un diplôme délivré par le Centre romand de promotion du management attestant qu'il avait participé avec succès au cours suisse de direction d'entreprise. D'autre part, celui-ci a acquis une expérience professionnelle pendant près de trente ans en qualité de cadre d'une compagnie d'aviation. Eu égard à l'ensemble de la formation du recourant, le certificat de formation continue en gestion d'entreprise organisé par l'Ecole des HEC de l'Université de X.________ s'apparente dans le cas particulier à un perfectionnement professionnel, de nature à améliorer son niveau de formation, mais cela n'est pas l'objectif principal des mesures relatives au marché du travail. A ce propos, il convient de relever que le recourant n'a à aucun moment fait état d'une perspective concrète de travail dans l'hypothèse où il obtiendrait ce titre universitaire et qu'il n'indique pas quel emploi il occuperait au moyen de la licence en sciences de gestion. 3.5 Dans la décision du 2 septembre 2004 du Service de l'emploi, il est indiqué que l'ORP aurait proposé à l'assuré de suivre un cours de gestion pour Entreprises de production et prestataires de services, organisé par l'IFCAM à Lausanne. Se pose ainsi la question du droit à la substitution de la prestation. Cela suppose notamment que la substitution ait pour objet deux prestations différentes qui soient interchangeables quant à leurs fonctions. Il est en outre nécessaire que l'on soit en présence d'un droit légal à la prestation sujette à substitution (ATF 131 V 111 consid. 3.2.1, 173 consid. 5.1, 127 V 123 consid. 2a et les références). Il y a lieu de constater que les conditions du droit à la substitution de la prestation ne sont pas remplies dans le cas particulier. En effet, dans le délai-cadre d'indemnisation ayant commencé à courir le 22 décembre 2003, le recourant, ainsi qu'il l'indique dans sa réponse du 31 août 2006, a reporté à plus tard son inscription à l'Université de X.________. Mis à part le report de son inscription à l'Université, celui-ci n'a entrepris aucune démarche pour suivre une formation, si bien qu'il n'y a pas de prestations à comparer entre elles. Les conditions du droit à la substitution ne sont dès lors pas réunies, étant entendu que le cours organisé par l'IFCAM aurait été susceptible, en principe, d'entrer en considération comme mesure relative au marché du travail.