Citation: 6B_129/2023 E. 2.4

2.4. En définitive, compte tenu des avis concordants sur l'instauration d'un traitement neuroleptique et la poursuite d'un traitement institutionnel dans un établissement de soins adapté, comme Curabilis, de la gravité des infractions en cause, ayant porté atteinte à la vie et l'intégrité corporelle, d'un risque de récidive encore présent, et de la durée de la privation de liberté déjà subie, la prolongation de la mesure pour une durée de trois ans - que le recourant ne conteste pas en tant que telle - ne paraît pas disproportionnée, étant précisé que rien n'empêche l'autorité compétente d'examiner si le recourant peut être libéré conditionnellement dans l'intervalle (cf. art. 62d CP). En tout état de cause, il incombera à l'autorité de veiller à ce que le recourant puisse bénéficier, dès que possible, du traitement préconisé par les experts, soit d'un traitement médicamenteux et d'un placement dans un établissement de soins adapté.