Citation: 4A_542/2022 E. 3.2

3.2. En l'espèce, l'autorité de conciliation a délivré une autorisation de procéder. Ce faisant, elle a constaté que la tentative de conciliation n'avait pas abouti et, donc, contrairement à ce que soutient la recourante, que celle-ci n'avait pas valablement acquiescé à l'action (art. 209 al. 1 et art. 208 al. 1 a contrario CPC). La recourante entend ici faire exécuter ladite autorisation de procéder. Dans la mesure où celle-ci ne prévoit pas d'obligation à la charge de l'intimé (cf. supra consid. 3.1), force est de constater que la décision dont la recourante sollicite l'exécution ne remplit pas les conditions de l'art. 336 CPC et n'est donc pas exécutoire. C'est donc à bon droit que le tribunal a rejeté ladite requête, faute de décision exécutoire, et que la cour cantonale a rejeté le recours formé par la requérante.