Citation: BGE 149 I 161 E. 4.2

Le recourant ne conteste pas le fait que l'ouverture de sa correspondance, telle que prévue à l'art. 89 al. 3 et 5 RSPC, est conforme aux principes de la légalité et de la proportionnalité (art. 84 al. 2 CP; ATF 145 I 318 consid. 2.6). Il soutient en revanche que la direction des EPO n'était pas en droit de refuser de lui transmettre les photographies de ses enfants. Il fait valoir que seul un juge civil, saisi par ses enfants, pourrait interdire la communication des photographies. Autrement dit, à défaut d'une ordonnance du juge civil, la censure de son courrier était dépourvue de fondement. Par ailleurs, la possession de photographies de ses enfants était en dessous du seuil de tolérance qu'on est en droit d'attendre de tout membre d'une famille, étant rappelé que ses enfants ne s'en étaient pas plaints. L'éventuelle illicéité (au sens de l'art. 28 CC) serait au surplus couverte par son intérêt privé à disposer de souvenirs des membres de sa famille.