Citation: 8C_742/2019 E. 7.4

7.4. En l'espèce, conformément à cette jurisprudence, savoir si la recourante était disposée à mettre un terme à sa formation pour reprendre un emploi est une question de fait. Or à l'appui de son recours, l'assurée se limite à faire valoir des critiques de type appellatoire, sans démontrer en quoi la juridiction cantonale aurait établi les faits de manière manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF. L'on rappellera que de simples allégations de l'assuré concernant sa disposition à interrompre sa formation ne suffisent pas au sens de la jurisprudence susmentionnée (cf. consid. 3.4 supra), laquelle, bien que développée en lien avec la question de l'aptitude au placement d'un assuré en formation, peut être appliquée par analogie à la détermination de la disponibilité à l'emploi d'un assuré dont l'aptitude au placement a été reconnue. Pour le reste, il ressort bien des constatations de la juridiction cantonale d'une part que la recourante était employée à 100 % lorsqu'elle a entamé ses cours en septembre 2018, et d'autre part qu'elle a trouvé dès juin 2019 un nouvel emploi, à 100 % également, alors que sa formation n'était pas encore complètement arrivée à son terme. Celle-ci pouvant bénéficier à un éventuel employeur, il n'apparaît en outre pas improbable qu'un patron se soit accommodé de son absence trois jours par mois, même durant plusieurs mois, malgré un engagement à temps plein. Par ailleurs, on peut admettre que le report d'entretiens avec sa conseillère ORP n'est pas déterminant; elle n'a jamais eu à choisir entre sa formation et ses entrevues à l'ORP. Ces éléments ne sont toutefois pas susceptibles de démontrer qu'elle était disponible à l'emploi à 100 %. En effet, il convient de mettre en évidence, avec la cour cantonale, les moyens importants et les efforts significatifs investis par l'assurée en vue d'obtenir son DAS. Elle a accompli sa formation de sa propre initiative, aux fins d'une reconversion professionnelle rendue nécessaire, notamment, par des problèmes de santé. La formation s'est étalée sur une longue période, à savoir dix mois. En sus des trois jours de cours par mois (du lundi au mercredi), la recourante étudiait entre 10 et 20 heures par mois à domicile, selon ses déclarations. Les coûts, relativement élevés, étaient à sa charge. Elle n'a pas allégué que ceux-ci auraient été, en tout ou partie, assumés par un employeur. Elle n'a pas non plus déclaré qu'en cas d'interruption de sa formation, un report des cours ou un remboursement auraient été envisageables. Enfin, son insistance à défendre la compatibilité de sa formation avec un emploi à temps plein laisse penser qu'elle n'aurait pas facilement renoncé à cette formation pour un employeur qui se serait opposé à tout aménagement de ses horaires de travail. Au vu de ces éléments et de la jurisprudence restrictive précitée (cf. consid. 3.4 supra), on ne saurait retenir que la Cour des assurances sociales a versé dans l'arbitraire ou violé le droit en constatant que la recourante n'aurait pas été prête à mettre un terme à sa formation, dans le cas où elle aurait trouvé un emploi à 100 % ou aurait été assignée à une mesure de l'ORP, et qu'elle n'était donc disponible à l'emploi qu'à 85 %.