Citation: 1P.735/2006 27.12.2006 E. 2

Le recourant prétend en outre que l'arrêt attaqué est arbitraire (art. 9 Cst.). Il critique le considérant selon lequel le fait, pour un juge instructeur, d'avoir renvoyé un prévenu en jugement "dans le cadre d'une précédente affaire" n'est pas un indice de prévention. Il se réfère à l'art. 351 CPP/VD qui prévoit notamment qu'en présence d'un indice de faux témoignage aux débats, le président du tribunal dénonce le cas au juge instructeur compétent. Le recourant soutient qu'il existe un lien organique entre la procédure principale - celle ayant abouti à sa condamnation - et l'enquête relative au cas de faux témoignage. Ce grief est présenté de manière peu compréhensible. Le recourant ne critique pas l'application des règles du droit cantonal concernant la récusation (art. 29 ss CPP/VD) mais invoque une norme du code de procédure pénale, l'art. 351 CPP/VD, qui ne concerne pas l'activité du juge d'instruction pénale après la dénonciation du cas de faux témoignage. Le grief d'arbitraire ne répond pas, sur ce point, aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. Dans cette mesure, le recours de droit public est irrecevable.