Citation: 6B_471/2020 E. 1.3

1.3. Le recourant affirme que la cour cantonale aurait omis de prendre en compte ses frais de nourriture, dans la mesure où il ne vivrait chez son père que les fins de semaine, logeant chez un ami ou à son bureau durant la semaine. Un montant de 238 fr. 70 (21.7 x 11 fr.) devrait être retenu à ce titre. Dans cette mesure, on ne pouvait pas non plus considérer qu'il y avait une réduction des coûts découlant de la cohabitation avec son père, de sorte que la cour cantonale aurait dû retenir un minimum vital de 1'200 fr., non de 600 francs. La cour cantonale n'a pas omis de prendre en compte les frais de nourriture, retenant à ce titre 600 fr., soit le montant articulé par le recourant. Pour le reste, celui-ci n'établit pas que dormir chez des amis ou au bureau engendrerait effectivement des coûts de logement ou de nourriture supplémentaires. Le recourant soutient en outre que la cour cantonale aurait omis de prendre en compte les frais d'acquisition du revenu, mentionnés dans sa déclaration d'appel. Résidant de C.________, il se rendrait à D.________ par ses propres moyens deux fois par semaine. Il conviendrait ainsi de déduire 1'200 fr. à ce titre (400 km aller-retour x 4.3 [21.7 jours/5 semaines] x 0.70 centimes le km). Il ressort en effet de l'écriture d'appel du recourant que celui-ci a évoqué des frais de déplacement (cf. art. 105 al. 2 LTF, pièces 19/1 et 19/2 du dossier cantonal). Aucun élément n'atteste qu'il supporte véritablement ces charges. Dans ces circonstances, il n'était pas arbitraire de la part de la cour cantonale d'écarter ces frais, faute pour le recourant de les avoir établis. Enfin, la cour cantonale aurait à tort retenu une charge d'impôts de 500 fr. par mois, alors qu'entre le dépôt de la déclaration d'appel et les débats, le revenu net du recourant aurait augmenté. Aussi aurait-il fallu retenir 1'100 fr. par mois à ce titre (5'500 fr. x 20%). Il appert toutefois que la cour cantonale a retenu un salaire net de 5'550 fr., contre 5'500 fr. en première instance (cf. art. 105 al. 2 LTF, jugement du Tribunal de police du 4 octobre 2019). Rien ne permet de retenir que le salaire du recourant, respectivement sa charge fiscale auraient réellement augmenté. Dans ces circonstances, il n'était pas insoutenable pour la cour cantonale de retenir une charge fiscale mensuelle de 500 francs. En conclusion, la cour cantonale n'a pas fait preuve d'arbitraire ni violé l'art. 34 al. 2 CP en fixant à 120 fr. le jour-amende. Infondé, le grief du recourant doit être rejeté.