Citation: 4P.308/2004 07.02.2005 E. 1

Le recours de droit public au Tribunal fédéral peut être exercé contre une décision cantonale pour violation des droits constitutionnels des citoyens (art. 84 al. 1 let. a OJ). En règle générale, la décision attaquée doit avoir mis fin à la procédure antérieure (art. 87 OJ) et n'être susceptible d'aucun autre recours cantonal ou fédéral apte à redresser l'inconstitutionnalité que l'on dénonce (art. 84 al. 2, 86 al. 1 OJ). Ces exigences sont satisfaites en l'espèce; en particulier, le recours en réforme au Tribunal fédéral n'est pas recevable pour violation des droits constitutionnels (art. 43 al. 1 OJ). Les conditions légales concernant la forme et le délai du recours (art. 30, 89 et 90 OJ) sont également observées. Selon la jurisprudence relative à l'art. 88 OJ, le recourant doit avoir un intérêt actuel et pratique à l'annulation de la décision attaquée, intérêt qui fait défaut lorsque la lésion subsisterait en dépit de l'admission du recours (ATF 116 II 721 consid. 6 p. 729; 127 III 41 consid. 2b p. 42). Les intimés font valoir qu'en cours d'instance devant le Tribunal des baux et loyers, ils ont une fois encore résilié le bail le 19 février 2003, avec effet au 31 mai suivant, que la commission de conciliation a reconnu la validité de cette résiliation, que la procédure subséquente devant le tribunal, entreprise par la recourante, est demeurée suspendue durant plus d'une année, et que cette instance-ci est donc périmée en vertu du droit cantonal. Il n'est cependant pas nécessaire d'examiner l'incidence de cette situation dans la procédure du recours de droit public car on verra que ce dernier est de toute manière voué à l'échec.