Citation: 2C_320/2020 E. A

A.a. Les sociétés A.________SA, B.________SA, D.________SA, F.________Sàrl, G.________SA, H.________SA, I.________SA, K.________SA (radiée en février 2016 à la suite de sa fusion avec la société T.________SA; art. 105 al. 2 LTF), K.________SA, M.________Sàrl, N.________SA, S.I. O.________SA, P.________SA, Q.________SA, U.________SA, V.________SA, W.________SA [recte: Sàrl], ainsi que l'Association C.________, la Fondation E.________ et l'entreprise individuelle L.________ ont toutes leur siège à la même adresse, à savoir la rue de X.________, c/o S.________SA, à R.________. A.b. Le 3 mai 2017, la Municipalité de R.________, se basant sur le règlement communal relatif à la gestion des déchets du 26 juin 2012 (ci-après: le Règlement communal), a adressé respectivement à A.________SA, B.________SA, D.________SA, F.________Sàrl, G.________SA, H.________SA, I.________SA, J.________SA, K.________SA, M.________Sàrl, N.________SA, O.________SA, P.________SA, Q.________SA, l'Association C.________, la Fondation E.________ et l'entreprise individuelle L.________ (ci-après: les entités concernées) une facture de 100 fr. correspondant à la taxe forfaitaire annuelle 2017 de gestion des déchets de la commune de R.________ perçue auprès des entreprises. Par acte de recours du 1er juin 2017, les entités concernées ont contesté ces factures auprès de la Commission de recours en matière d'impôts et de taxes communaux de la commune de R.________ (ci-après: la Commission de recours), faisant en substance valoir qu'elles n'étaient que des sociétés "boîte aux lettres" domiciliées dans les locaux de la société S.________SA, qu'elles n'exerçaient pas d'activité entrepreneuriale dans ladite commune et qu'elles ne pouvaient dès lors objectivement pas produire de déchets. Par décision du 19 juillet 2017, la Commission de recours a rejeté le recours. Les entités concernées ont recouru contre la décision précitée auprès de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal). Après avoir constaté que celles-ci n'avaient pas été auditionnées par la Commission de recours, le Tribunal cantonal a, par arrêt du 17 octobre 2017, admis leur recours, annulé la décision du 19 juillet 2017 et renvoyé la cause à ladite Commission pour qu'elle statue à nouveau, après avoir entendu les entités intéressées. A.c. Parallèlement, le 14 novembre 2018, la Municipalité de R.________ a notifié à chacune des entités concernées, ainsi qu'à U.________SA, V.________SA et W.________Sàrl, une facture de 100 fr. au titre de taxe forfaitaire annuelle 2018 de gestion des déchets de la commune de R.________ perçue auprès des entreprises. Le 18 décembre 2018, ces dernières ont contesté ces décisions et ont requis la suspension de la procédure jusqu'à droit définitivement connu sur la procédure concernant la taxe forfaitaire 2017 de gestion des déchets.