Citation: 4A_454/2022 E. B

B.a. Après une procédure de conciliation infructueuse initiée le 23 octobre 2014, B.________ a assigné, en date du 6 mars 2015, A.________ devant le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers en vue d'obtenir le paiement de la somme brute de 149'267 fr. 60 et du montant net de 3'500 fr., le tout avec intérêts. En substance, le demandeur dénonçait notamment le non-respect de l'arrêté neuchâtelois du 27 novembre 2002 concernant le contrat-type de travail pour l'agriculture (CTT-Agri; RSN 225.43), en particulier s'agissant du salaire minimum prévu, des dispositions sur les heures et le travail supplémentaires et du droit aux vacances et aux jours de congé. Statuant le 30 mars 2022, l'autorité de première instance a fait partiellement droit à la demande et a condamné A.________ à verser à son ancien employé la somme brute de 72'200 fr. 30 (chiffre 1 du dispositif) et le montant net de 3'400 fr. (chiffre 2 du dispositif), le tout avec intérêts. En substance, elle a retenu que le travailleur avait droit à un salaire mensuel de 3'000 fr. conformément à l'art. 13 CTT-Agri. Elle a aussi considéré que le contrat de travail avait perduré jusqu'à la résiliation de celui-ci opérée le 1er avril 2014. L'intéressé avait ainsi droit à la somme brute de 72'200 fr. 30, avec intérêts, au titre de la différence entre les salaires perçus et ceux qu'il aurait dû toucher, de l'indemnisation des vacances non prises, des congés hebdomadaires et des jours fériés non compensés, ainsi qu'au montant net de 3'400 fr., avec intérêts, à titre de dommages-intérêts. B.b. Statuant par arrêt du 8 septembre 2022, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a partiellement admis l'appel interjeté par A.________. Partant, elle a réformé le chiffre 1 du dispositif du jugement de première instance en ce sens que l'appelant était condamné à verser à B.________ la somme brute de 63'095 fr. 30, le calcul opéré par l'autorité de première instance s'agissant de la différence entre le salaire que l'employé avait perçu et celui qu'il aurait dû toucher étant erroné. Elle a confirmé la décision attaquée pour le surplus.