Citation: I 151/06 29.06.2007 E. 5

5.1 Selon le rapport d'expertise du docteur M.________, l'assurée a subi à partir du 22 janvier 2003 une incapacité totale de travail consécutive à un épisode dépressif sévère dans le cadre d'un conflit professionnel. Depuis lors, elle se sent moins déprimée et ne présente plus d'idées noires ni de velléités suicidaires. Néanmoins, elle supporte mal la foule et la fréquentation des lieux publics. Elle se sent dévalorisée et inutile. Elle se plaint d'attaques de panique à une fréquence d'une ou deux fois par semaine avec le cortège neurovégétatif habituel. Elle indique que sa santé psychique s'est améliorée au cours du mois de mai 2003 avant de se dégrader à nouveau en automne. Depuis lors, elle demeure stationnaire. L'expert diagnostique un épisode dépressif léger sans syndrome somatique en voie de résolution (F 32.00) avec attaque de panique (F 41.00). Il observe que la dépression s'est progressivement amendée et qu'elle se manifeste désormais essentiellement par des troubles phobiques et des attaques de panique. Au vu de l'évolution favorable de l'état de santé psychique de l'intimée, il considère que la reprise d'une activité lucrative moins stressante est exigible de celle-ci à 50 % d'un plein temps dès le 15 mars 2004, puis à 100 % à partir du 15 avril 2004. 5.2 A l'instar de l'administration et des premiers juges, la Cour de céans constate que le rapport d'expertise du docteur M.________ répond aux critères jurisprudentiels permettant de lui accorder une pleine valeur probante (cf. ATF 122 V 157 consid. 1c et les références p. 160), ce que l'intimée ne conteste du reste pas. En particulier, il n'y a pas lieu de s'en écarter au profit du rapport du 25 avril 2005 du docteur E.________ dès lors que celui-ci émane du médecin traitant de l'intimée. En effet, il est admis de jurisprudence constante que le médecin traitant est généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 351 consid. 3a p. 352, 122 V 157 consid. 1c et les références p. 160). Aussi le rapport précité du docteur E.________ n'apparaît-il pas pleinement convaincant. 5.3 Il convient donc de déterminer le degré d'invalidité de l'intimée au regard d'une capacité de travail de 50 % pour un plein temps dès le 15 mars 2004, puis de 100 % à partir du 15 avril 2004.