Citation: 1B_390/2018 E. C

Par acte du 20 août 2018, A.________ forme un recours en matière pénale contre cet arrêt, concluant à son annulation (ch. 3); au séquestre du produit de la vente aux enchères de l'immeuble n° 1 en mains de l'Office des poursuites en charge de la procédure de réalisation de gages actuellement en cours, à concurrence d'un montant de 11'848'255 fr., subsidiairement de 8'226'543 fr. 72 (ch. 4); au séquestre des actions de la société C.________ SA (ch. 5); au séquestre des fermages dus selon le contrat d'affermage des parcelles n° s 93 et 473 en mains de la société D.________ SA ou de l'Office des poursuites (ch. 6); et à la confirmation pour le surplus de l'ordonnance de séquestre du Ministère public du 17 mai 2018 et de l'arrêt de la Chambre des recours pénale du 25 juin 2018 (ch. 7). A titre de mesures provisionnelles, la recourante requiert qu'interdiction soit faite à l'Office des poursuites de procéder à la distribution du produit de la vente de la parcelle n° 1 susmentionnée dans la poursuite n° xxx jusqu'à droit connu sur le présent recours. Invitée à se déterminer, la cour cantonale s'est référée aux considérants de sa décision. Tel est également le cas du Ministère public, qui s'en est de plus remis à justice s'agissant de la demande de mesures provisionnelles. La société C.________ SA et B.________ (ci-après : les intimés) ont conclu au rejet de cette requête, ainsi que du recours. Par ordonnance du 19 septembre 2018, le Président de la Ire Cour de droit public a admis la requête de mesures provisionnelles en ce sens qu'interdiction soit faite à l'Office des poursuites de procéder à la distribution du produit de la vente aux enchères de la parcelle n° 1 prévue en septembre 2018 à concurrence de la somme de 11'848'255 fr. jusqu'à droit connu sur l'issue de la présente cause. Par courrier du 24 septembre 2018, l'Office des poursuites a accusé réception de cette ordonnance, relevant qu'il ne procéderait pas à la distribution des deniers jusqu'à droit jugé; il a également relevé que l'article 18 des conditions de vente permettait à la créancière hypothécaire de premier rang de s'acquitter par compensation en cas d'adjudication en sa faveur. Le lendemain, la recourante a soutenu que l'ordonnance de mesures provisionnelles serait vidée de sa substance si une compensation devait intervenir, ayant requis auprès de l'Office des poursuites concerné la constitution d'une réserve. Le 23 octobre 2018, la requête de la recourante tendant à obtenir une copie des pièces produites par l'Office des poursuites a été admise. Par courrier du 26 suivant, la recourante a persisté dans ses conclusions; elle a notamment fait état de la vente aux enchères intervenue en septembre 2018 de la parcelle n° 1, adjugée pour 20'000'000 fr. à la créancière hypothécaire de premier rang. Les intimés ont renoncé à déposer des déterminations complémentaires.