Citation: 1B_18/2014 E. 3

Sur le vu de ce qui précède, le recours doit être admis, dans la mesure où il est recevable. L'arrêt attaqué est annulé et la cause est renvoyée à la cour cantonale. Celle-ci pourra, soit remédier elle-même à la motivation insuffisante de la décision de séquestre (art. 112 al. 3 LTF), soit renvoyer la cause au Ministère public afin qu'il motive correctement sa décision. Dans l'intervalle, il n'y a pas lieu de lever le séquestre, puisqu'il n'est pas exclu que cette mesure se révèle par la suite bien fondée. Le recourant, qui obtient gain de cause avec l'assistance d'un avocat, a droit à des dépens, à la charge du canton de Genève (art. 68 al. 2 LTF). Il n'est pas perçu de frais judiciaires, conformément à l'art. 66 al. 4 LTF. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: