Citation: 8C_26/2015 E. 4.1

4.1. Par un premier moyen, la recourante invoque la violation des art. 31 al. 3 let. a LACI et 46b al. 1 OACI, en relation avec la violation de son droit d'être entendue consacré à l'art. 29 al. 2 Cst. et de l'interdiction du formalisme excessif. Elle fait valoir que les divers documents qu'elle a produits étaient suffisants pour établir la réduction de l'horaire de travail des travailleurs concernés, conformément aux exigences légales et réglementaires. En particulier, les rapports concernant les heures perdues pour des raisons d'ordre économique, mis en lien avec les fiches de demandes de congé et avis d'absence des personnes concernées durant les périodes en cause indiquent clairement les heures de travail fournies et, partant, les heures perdues, et contiennent les informations sur tous les types d'absence (vacances, maladies, accidents ou service militaire), tandis que des heures supplémentaires n'entrent pas en considération en vertu des assurances données par l'employeur. Par ailleurs, il serait facile de calculer le nombre d'heures effectivement perdues en mettant en relation les contrats de travail indiquant la durée hebdomadaire de travail, ainsi que le règlement du personnel avec les rapports concernant les heures perdues pour des raisons d'ordre économique. Selon la recourante, le rejet de ces moyens de preuve constitue dès lors une violation des art. 31 al. 3 let. a LACI et 46b al. 1 OACI. Certes, elle admet que lesdits moyens n'atteignent pas la précision stricte requise par la jurisprudence mais, dans la mesure où elle a été mal informée au sujet de l'exigence d'établir des "timesheets" quotidiens (cf. à cet égard consid. 5 ci-dessous), le rejet des moyens de preuve fournis - même s'ils ne contiennent qu'une approximation comptable des heures perdues qui ne vaut pas preuve absolue - constitue une violation de son droit d'être entendue consacré à l'art. 29 al. 2 Cst., ainsi que de l'interdiction du formalisme excessif assimilé à un déni de justice au sens de l'art. 29 al. 1 Cst. Invoquant les art. 14 et 33 PA (RS 172.021), la recourante reproche en outre au Tribunal administratif fédéral d'avoir rejeté sa demande d'audition de témoins et de production des statistiques du SECO concernant différents cantons, lesquelles indiquent en particulier le nombre de demandes de restitution d'indemnités pour réduction de l'horaire de travail fondées sur l'absence de "timesheets" quotidiens.