Citation: 2C_452/2024 E. 4.4

4.4. Sur le vu de l'ensemble de ces circonstances et de cet examen détaillé, le Tribunal cantonal n'a pas méconnu le principe de proportionnalité en confirmant le refus d'approbation de la prolongation de l'autorisation de séjour du recourant. L'instance précédente a en effet tenu compte de manière circonstanciée de tous les éléments imposés par la jurisprudence pour procéder à la pesée des intérêts. Si le recourant peut certes se prévaloir d'éléments penchant en faveur du maintien de l'autorisation, l'intérêt public à la mesure d'éloignement se révèle prépondérant, cela d'autant plus que, depuis la décision de rétrogradation, le recourant n'a pas fait montre d'amélioration: sa dette d'aide sociale ainsi que le montant de ses poursuites et actes de défaut de biens n'ont cessé d'augmenter, il a à nouveau été condamné pénalement, à deux reprises pour des faits postérieurs à dite décision, et a même été incarcéré du 23 août 2023 au 9 mai 2024 pour purger plusieurs peines. De surcroît, il a cessé toute activité lucrative depuis 2003 et n'a pas retrouvé d'emploi. Rien n'indique d'ailleurs qu'il en chercherait un. En pareilles circonstances, on ne discerne aucune violation de l'art. 8 par. 2 CEDH ou de l'art. 96 LEI.