Citation: 2P.83/2006 05.09.2006 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis. 1.1 Selon l'art. 88 OJ, le recours de droit public est ouvert uniquement à celui qui est atteint par l'acte attaqué dans ses intérêts personnels et juridiquement protégés. Le recours formé pour sauvegarder l'intérêt général ou ne visant qu'à préserver des intérêts de fait est en revanche irrecevable (ATF 126 I 43 consid. 1a p. 44; cf. également ATF 126 I 81 consid. 3b p. 85). Sont des intérêts personnels et juridiquement protégés ceux qui découlent d'une règle de droit fédéral ou cantonal ou directement d'une garantie constitutionnelle spécifique, pour autant que les intérêts en cause relèvent du domaine que couvre ce droit fondamental. La protection contre l'arbitraire inscrite à l'art. 9 Cst. ne confère pas, à elle seule, la qualité pour agir au sens de l'art. 88 OJ (ATF 131 I 366 consid. 2.6 p. 371; 126 I 81 consid. 4-6 p. 81 ss). Sur le fond, l'action ouverte par le recourant tend à faire constater qu'il n'a pas été valablement licencié par la Caisse à fin mars 1995, en vue d'obtenir la condamnation de son ancien employeur à lui verser les salaires dus depuis sa mise à pied en septembre 1994 jusqu'à sa retraite. Du moment que les art. 38, 42 et 43 du Règlement (cf. infra consid. 4.3) soumettent le licenciement litigieux à des conditions matérielles, le recourant a qualité pour agir au sens de l'art. 88 OJ (cf. ATF 126 I 33 consid. 1 p. 34; 120 Ia 110 consid. 1b p. 112). 1.2 Pour le surplus, formé en temps utile et dans les formes prescrites par la loi, le recours est, en principe, recevable, sous réserve du respect des exigences de motivation déduites de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ.