Citation: 4C.68/2000 23.08.2000 E. 3

3.- Dans un premier moyen, le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir admis à tort l'existence d'une société simple formée par les débiteurs du prêt litigieux. Il s'en prend toutefois, ce faisant, à un motif qui n'a pas d'influence sur le dispositif de la décision attaquée, si bien que son recours est irrecevable sur ce point. En effet, à supposer que l'on conclue à l'inexistence d'une société simple entre les signataires de la lettre d'ouverture de crédit, il n'en demeurerait pas moins que ceux-ci ont admis expressément leur qualité de débiteurs solidaires de la défenderesse, les termes de la lettre du 31 mars 1987 ne laissant aucun doute à ce sujet. En pareille hypothèse, la solidarité entre les codébiteurs aurait donc sa source dans le contrat de prêt passé avec le créancier (art. 143 al. 1 CO) au lieu de découler directement de la loi (art. 544 al. 3 CO), mais solidarité il y aurait en tout état de cause.