Citation: 9C_159/2019 E. 5.3.1

5.3.1. Comme relevé par les premiers juges et admis par les parties, le fait de donner des renseignements inexacts peut engager la responsabilité d'une institution de prévoyance en application du principe de la protection de la bonne foi (ATF 136 V 331 consid. 4.2.1 p. 335; arrêt 9C_132/2019 du 3 juillet 2019 consid. 6.3 et les références; voir aussi ATF 131 II 627 consid. 6.1 p. 636 s.). Dans la mesure où le Tribunal fédéral a assimilé l'absence de renseignement et le renseignement inexact du point de vue de la responsabilité (ATF 131 V 472 consid. 5 p. 480 s.), il convient en l'occurrence de déterminer si la CPC, soit pour elle aujourd'hui la caisse de pensions intimée, a engagé sa responsabilité en n'avertissant pas l'assuré des conséquences de son retrait anticipé sur le montant du supplément temporaire auquel il avait droit. A cet égard, on précisera qu'à l'inverse de ce que prétend l'institution de prévoyance intimée, elle dispose de la légitimation passive. En niant celle-ci avant tout en raison du moment où le versement anticipé avait été effectué (avant le 1er janvier 2010), l'institution de prévoyance intimée ne remet pas sérieusement en cause les considérations de la juridiction cantonale sur le transfert des droits et obligations de la CPC à l'intimée.