Citation: 7B_531/2024 E. 4.4

4.4. En l'espèce, on ne perçoit pas - et la recourante ne l'indique pas - pour quelle raison l'avis du Dr D.________ aurait dû être sollicité. Comme l'a retenu la cour cantonale, il n'est en principe pas nécessaire de recourir à une expertise psychiatrique pour se prononcer sur la poursuite ou la levée du traitement ambulatoire, un rapport émanant de la personne chargée du suivi de cette mesure étant suffisant à cet égard (cf. arrêt 6B_1355/2022 du 22 mars 2023 consid. 4 et les références citées). Or, la recourante se contente d'affirmer que le Dr D.________ préconisait la poursuite du traitement et que son avis aurait pu "apporter un élément considérable dans la décision à rendre". Ce faisant, elle se borne à opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, sans chercher à établir en quoi un complément de la part de ce médecin serait susceptible d'influer sur l'issue du litige. Par conséquent, elle ne démontre pas que les autorités précédentes auraient fait preuve d'arbitraire en refusant la mise en oeuvre de cette mesure d'instruction par appréciation anticipée de la pertinence de celle-ci. Du reste, on ne voit pas qu'il était insoutenable de refuser de donner suite à cette offre de preuve. Si le Dr D.________ est certes intervenu comme expert, il a été mandaté par l'APEA pour se pencher sur la problématique de la privation de liberté à des fins d'assistance de la recourante et non sur celle - relevant de la procédure pénale - de la levée du traitement thérapeutique ambulatoire. La mission de se prononcer sur cette dernière question a été confiée par l'OESP au Dr G.________, qui a établi une nouvelle expertise psychiatrique, mais n'avait pas encore répondu aux questions complémentaires des parties au moment de l'arrêt attaqué. Dans ces conditions, la cour cantonale pouvait retenir sans arbitraire qu'il n'y avait aucun intérêt à ce que le Dr D.________ complète son expertise, respectivement qu'un tel moyen n'était pas déterminant pour la solution du litige. Quant à l'interpellation du Dr F.________, la recourante ne prétend pas, ni ne tente de démontrer, avoir requis, à quelque stade de la procédure, l'administration de la mesure d'instruction dont elle invoque l'absence. Dès lors qu'elle n'a pas présenté cette requête dans la procédure cantonale, au plus tard devant l'autorité précédente, son grief est irrecevable, faute d'épuisement préalable des voies de droit cantonales (cf. art. 80 al. 1 LTF). Pour le surplus, en tant que la recourante soutient que les notes de ce médecin n'auraient pas été prises en compte à tort par la cour cantonale, elle se plaint en réalité d'une constatation manifestement inexacte des faits, qui sera examinée ci-après (cf. consid. 5 infra). Il s'ensuit que les griefs tirés de la violation du droit d'être entendu de la recourante doivent être rejetés, dans la mesure de leur recevabilité.