Citation: 5A_316/2022 E. 3.3.2

3.3.2. La recourante s'en prend également à la motivation cantonale relative au besoin de stabilité des enfants. Contrairement à ce que retenait la cour cantonale et vu le jeune âge des enfants, elle soutient que ce besoin de stabilité nécessitait l'attribution d'une garde exclusive en sa faveur, elle seule bénéficiait des disponibilités et capacités réelles de s'en charger personnellement, au contraire de l'intimé, lequel n'avait d'ailleurs jamais démontré s'être occupé personnellement de ses enfants durant la vie commune. Cette argumentation occulte le fait qu'à l'exception du mercredi, où ils sont certes pris intégralement en charge par leur mère, les enfants sont à la crèche - quatre jours pleins pour D.________ - ou à l'école - C.________ y restant pour midi trois fois par semaine et fréquentant un soir par semaine le parascolaire -, en sorte que la recourante ne s'en occupe pas personnellement durant la journée; la disponibilité des parents s'entend ainsi en fin de journée, voire à la sortie de l'école/crèche. A cet égard, la cour cantonale a constaté la flexibilité des horaires de l'intimé, qui lui permettait de prendre en charge ses enfants deux soirs par semaine en compensant par une activité professionnelle plus soutenue les jours où ceux-ci n'étaient pas avec lui. Les considérations que la recourante développe à ce dernier égard relèvent de sa propre appréciation et sont ainsi inaptes à faire apparaître arbitraires les constatations cantonales à cet égard. Quant aux capacités parentales insuffisantes de l'intimé, elles n'ont pas fait l'objet d'une contestation efficace ( supra consid. 3.3.1), en sorte qu'il faut considérer que cette appréciation n'est pas avérée.