Citation: 5A_725/2008 06.08.2009 E. 3.2

3.2.1 L'époux soutient qu'en le condamnant à verser, d'avance le premier de chaque mois en mains de son épouse, la moitié des rentes AVS et LPP qu'il perçoit pour les enfants et en omettant de condamner celle-ci à lui verser la moitié des allocations familiales qu'elle reçoit, la cour cantonale aurait violé les art. 276 et 285 CC. 3.2.2 L'autorité cantonale a ordonné le partage tant des rentes AVS et LPP perçues par le père pour les enfants que des allocations familiales ou d'études reçues par la mère. Elle a en outre condamné le père à verser à la mère, par mois et d'avance, la moitié des rentes AVS et LPP, afin d'assurer une utilisation immédiate de ces rentes pour l'entretien courant des enfants, avant tout décompte entre les parties. L'épouse admet que la cour cantonale a omis de la condamner à verser la moitié des allocations familiales, mais qu'il résulte toutefois de l'arrêt qu'elle doit le faire, ce qu'elle n'a jamais contesté. Dans ces circonstances et afin d'éviter des calculs a posteriori entre les parents s'agissant des allocations familiales ou d'études, alors que les rentes AVS et LPP doivent être partagées et versées d'avance le premier de chaque mois, il convient de préciser le dispositif en ce sens que l'épouse est également condamnée à verser au père, d'avance le premier de chaque mois, la moitié des allocations familiales ou d'études perçues pour les enfants. 3.3 L'épouse conteste enfin la répartition des frais supplémentaires engendrés par l'entretien des enfants. Il convient d'examiner cette question après celles relatives à la liquidation du régime matrimonial et au partage des avoirs de prévoyance professionnelle (cf. infra, consid. 6).