Citation: 1C_256/2022 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, le recourant fonde toute son argumentation sur l'affirmation qu'il n'a pas vu le panneau de limitation de vitesse à 80 km/h. Or, même en manquant ce panneau, le recourant ne pouvait pas ne pas voir être parvenu dans une zone de travaux. A cet égard, à aucun moment le recourant ne revient sur les constatations de la cour cantonale à teneur desquelles il ne faisait pas valoir que la présence du chantier n'était pas reconnaissable, que ce soit par un panneau idoine, une signalisation lumineuse ou un marquage au sol. En limitant son argumentaire à l'impossibilité d'un dol éventuel au motif qu'il n'aurait pas vu le panneau en raison de son inattention, le recourant ne s'en prend ainsi pas aux véritables motifs qui ont conduit à retenir la réalisation de l'élément subjectif de l'infraction régie par l'art. 90 al. 4 LCR. Aussi, quoi qu'il en dise, on ne saurait examiner la situation sous l'angle d'un excès de vitesse par rapport à la limitation générale sur les autoroutes de 120 km/h. Au contraire de ce qu'en dit le recourant, le fait qu'il échoue à démontrer l'absence d'intention dans l'infraction qu'il a commise ne remet en rien en cause la jurisprudence qui considère que la présomption de l'art. 90 al. 4 LCR n'est pas irréfragable. Le suivre reviendrait bien plus à renverser le fardeau de la preuve. L'arrêt de principe que le recourant cite à de multiples reprises concluait du reste que, par la commission d'un excès de vitesse tombant sous le coup de l'art. 90 al. 4 LCR, le conducteur "devait tenir pour possible le risque d'accident pouvant entraîner de graves blessures ou la mort et s'en est accommodé" (arrêt 6B_165/2015 du 1er juin 2016 consid. 12 non publié in ATF 142 IV 137). L'intention ou la volonté, en tant que contenu de la pensée, relevant du fait (ATF 135 IV 152 consid. 2.3.2 p. 156), le recourant ne pouvait se borner à affirmer qu'aucun élément au dossier ne permettrait d'écarter sa version selon laquelle il n'avait pas vu la signalisation de limitation de vitesse, argumentation purement appellatoire, partant irrecevable, conformément à l'art. 106 al. 2 LTF (arrêt 6B_165/2015 du 1er juin 2016 consid. 12 non publié in ATF 142 IV 137). Il en va pourtant ainsi de l'argumentation du recourant en l'espèce, en tous points appellatoire. Le grief est par conséquent mal fondé.