Citation: 6B_397/2022 E. B

Par jugement du 22 décembre 2021, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté l'appel formé par A._________ et partiellement admis l'appel joint du ministère public en ce sens que la prénommée était également condamnée pour les cas nos 2 et 5 de l'acte d'accusation, la peine restant inchangée. En bref, il en ressort les faits suivants (encore litigieux devant le Tribunal fédéral). B.a. L'enquête à la base de la mise en cause de A._________ avait pour cible un dépôt de cocaïne basé dans un squat sis au chemin de U._________ xx à V._________. Il était apparu que des trafiquants de cocaïne établis en Suisse commandaient des lots de fingers de cocaïne auprès de fournisseurs nigérians basés aux Pays-Bas. Selon les résultats de l'enquête, les fournisseurs se regroupaient auprès d'un organisateur afin que ce dernier organise la livraison, par des mules, de la drogue auprès d'un dépositaire en Suisse qui s'occupait ensuite de distribuer la cocaïne aux trafiquants établis dans notre pays. C'est ainsi que B._________, C._________ et D._________ ont été poursuivis et condamnés en justice, respectivement par jugements rendus par le Tribunal criminel de l'arrondissement de Lausanne les 18 juillet 2019, 3 septembre 2019 et 13 novembre 2019. B.b. A V._________ et à W._________ notamment, à tout le moins entre le 29 octobre 2017 et le 24 avril 2018, A._________ a participé, notamment avec D._________, C._________, B._________, tous déférés séparément, le surnommé "E._________" agissant comme organisateur et d'autres individus non identifiés, à un important trafic de cocaïne entre les Pays-Bas, la France et la Suisse, dont l'ampleur n'a pas pu être déterminée avec précision. Toutefois, compte tenu des éléments recueillis en cours d'enquête, dont des surveillances téléphoniques en temps réel et rétroactives et des extractions des données des téléphones portables des différents individus impliqués dans ce réseau, il a été établi que A._________ a organisé 16 transports de cocaïne entre les Pays-Bas et la Suisse, en passant par la France, représentant une quantité totale d'au moins 44'850 grammes bruts de cette drogue, dont 3'191 grammes bruts ont été saisis sur une transporteuse. La cocaïne était acheminée des Pays-Bas en France par A._________, qui la remettait à deux mules, soit C._________ et B._________ dans ce dernier pays. Ces mules quittaient ensuite la France en bateau, depuis X._________, et se rendaient au squat de U._________ à V._________, où elles remettaient la cocaïne notamment à D._________ qui se chargeait par la suite de revendre cette marchandise à différents trafiquants qui avaient commandé cette drogue préalablement. B.c. Les cas suivants ont été retenus par la cour cantonale: Les 29 octobre 2017 (cas n° 1), 30 novembre 2017 (cas n° 2), 5 décembre 2017 (cas n° 3), 13 décembre 2017 (cas n° 4), 16 décembre 2017 (cas n° 5), 18 décembre 2017 (cas n° 6), 27 décembre 2017 (cas n° 8), 8 janvier 2018 (cas n° 9), 30 janvier 2018 (cas n° 12) et 18 février 2018 (cas n° 15), A._________ a organisé le transport et la livraison de 247fingers de cocaïne, soit 2'470 grammes bruts à chaque fois, par C._________, destinés à D._________, qui a par la suite revendu ces produits stupéfiants à différents trafiquants. Pour chaque transport, C._________ a reçu un montant de 4'940 euros qu'elle a ramené en France et qu'elle a par la suite partagé par moitié avec A._________, cette dernière percevant ainsi le montant de 2'470 euros pour l'organisation de chaque livraison. Le 6 février 2018 (cas n° 13), A._________ a organisé le transport et la livraison de 430fingers de cocaïne, soit 4'300 grammes bruts, par C._________, destinés à D._________, qui a par la suite revendu ces produits stupéfiants à différents trafiquants. Pour ce transport, C._________ a reçu un montant de 8'600 euros qu'elle a ramené en France et qu'elle a par la suite partagé par moitié avec A._________, cette dernière percevant ainsi la somme de 4'300 euros pour l'organisation de cette livraison. Les 13 février 2018 (cas n° 14), 5 mars 2018 (cas n° 17) et 12 mars 2018 (cas n° 18), A._________ a organisé le transport et la livraison de 247fingers de cocaïne, soit 2'470 grammes bruts à chaque fois, par B._________, destinés à D._________, qui a par la suite revendu ces produits stupéfiants à différents trafiquants. Le 26 février 2018 (cas n° 16), A._________a a organisé le transport et la livraison de 525fingers de cocaïne, soit 5'250 grammes bruts, par B._________, destinés à D._________, qui a par la suite revendu ces produits stupéfiants à différents trafiquants. Le 20 mars 2018 (cas n° 19), A._________ a organisé le transport et la livraison de 324fingers de cocaïne, soit 3'191.90 grammes nets, par B._________, destinés à D._________, qui devait les revendre. B._________ a toutefois été interpellée le 20 mars 2018 à 9h20, à l'arrêt de bus "Y._________", alors qu'elle se rendait au squat de U._________ pour remettre les produits stupéfiants à D._________. Elle a été retrouvée en possession des 324fingers de cocaïne, qui étaient répartis dans quatre chaussettes dont trois se trouvaient dans son sac à main et la dernière dans son soutien-gorge. Le profil ADN de B._________ a été retrouvé sur le noeud de trois des quatre chaussettes contenant la cocaïne qu'elle transportait lors de son interpellation, ainsi qu'à l'intérieur du téléphone portable ayant servi à contacter les différents individus impliqués dans ce trafic. Le profil ADN de C._________ a également été retrouvé à l'intérieur de ce téléphone portable. B.d. A._________ est née en 1972 à Z._________, pays dont elle est ressortissante. Après y avoir suivi l'école obligatoire jusqu'au secondaire, elle a travaillé dans un hôtel, comme employée de nettoyage. Elle a quitté Z._________ en 2002, pour se rendre en Suède, où elle est restée trois semaines, avant de gagner les Pays-Bas. Elle dit qu'après quelques mois, elle s'est mise en ménage avec un ressortissant ghanéen grâce à qui elle a obtenu une autorisation de séjour, ce qui lui a permis de faire venir aux Pays-Bas les quatre enfants, aujourd'hui majeurs, qu'elle avait eus d'une précédente relation à Z._________. Après son arrestation et son incarcération en Suisse en 2008, elle s'est rendue en France et y a rencontré F._________, ressortissant français, qu'elle a épousé le 16 novembre 2016 à Naples. Une fois le mariage célébré et après une courte période, le couple s'est établi en Espagne jusqu'en 2017 au bénéfice d'un permis de séjour. En décembre 2018, les époux ont décidé de retourner vivre en France, dans la banlieue de U1._________.