Citation: 2C_72/2021 E. 5.2

5.2. C'est en vain que le recourant cherche à se prévaloir de la violation de l'art. 50 LEI pour s'opposer à la révocation de son autorisation de séjour. Selon la jurisprudence, eu égard à l'interdiction de la discrimination de l'art. 2 ALCP, les ex-conjoints de ressortissants de l'UE doivent être traités de la même manière que les ex-conjoints des ressortissants suisses, si bien que l'art. 50 LEI leur est applicable même si leur ex-conjoint - en l'occurrence l'épouse du recourant - n'est titulaire que d'une autorisation de séjour UE/AELE et non pas d'une autorisation d'établissement, pour autant que ce dernier se trouve toujours en Suisse (cf. ATF 144 II 1 consid. 4.7 et 4.8; arrêt 2C_812/2020 du 23 février 2021 consid. 2.1). Or, en l'espèce, non seulement l'épouse du recourant n'habite plus en Suisse (cf. supra consid. 1.1 in fine) mais il ressort par ailleurs des constatations non arbitraires de l'arrêt attaqué que celle-ci ne bénéficiait que d'une autorisation de séjour UE/AELE, si bien que cette autorisation s'est automatiquement éteinte six mois après son départ définitif de Suisse, à savoir en mars 2018, conformément à l'art. 61 al. 2 LEI. Dans ces conditions, l'art. 2 ALCP ne s'applique pas et le recourant ne saurait partant invoquer l'art. 50 LEI pour obtenir un droit (dérivé) de poursuivre son séjour en Suisse.