Citation: 5A_810/2024 E. 1

que le présent recours est traité en tant que recours en matière civile au sens de l'art. 72 al. 2 let. a LTF; que la requête tendant à l'octroi d'un " délai supplémentaire " aux fins de compléter le recours doit être rejetée, tout complément étant exclu après l'expiration du délai (péremptoire) de recours (art. 47 al. 1 LTF, en relation avec l'art. 100 al. 2 let. a LTF); que l'ordonnance entreprise porte sur des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF, de sorte que le recourant ne peut se plaindre que de la violation de ses droits constitutionnels; que le présent recours apparaît ainsi d'emblée irrecevable en tant qu'il se réfère aux " art. 94 LP, 59 CPC et 2 al. 2 CC ", dispositions qui ne sont pas de nature constitutionnelle; que le recours est en outre irrecevable en tant qu'il comporte des faits qui ne ressortent pas de la décision attaquée, sans qu'il soit démontré que les constatations de la juridiction cantonale seraient arbitrairement lacunaires (art. 106 al. 2 LTF; ATF 140 III 264 consid. 2.4), d'autant que le recourant admet lui-même que la décision attaquée " procède à des constatations des faits en soi exactes "; que le reproche adressé au juge cantonal d'avoir " délibérément falsifié les faits dont il avait eu précédemment connaissance " repose sur une assertion qui n'est aucunement démontrée, de sorte que le recours est manifestement abusif à cet égard (art. 42 al. 7 LTF); que, en l'espèce, la juridiction précédente a retenu que l'allégation du poursuivi d'après laquelle il aurait vendu, le 24 juin 2024, son " second véhicule utilitaire " n'était pas étayée et ne pouvait être prise en compte, car il s'agissait d'une circonstance postérieure à la saisie; que le magistrat cantonal a en outre estimé que l'intéressé n'avait pas rendu vraisemblable que, au moment de l'exécution de la saisie, il ne pouvait, d'une manière ou d'une autre, continuer à exercer son activité professionnelle sans le véhicule saisi, d'autant qu'il détenait un " véhicule utilitaire supplémentaire " immatriculé dont le caractère inutilisable n'est appuyé par aucun élément; que l'objet de l'ordonnance entreprise est le refus de reconsidérer une décision rejetant la requête d'effet suspensif présentée à l'appui d'une plainte contre un " avis d'enlèvement " d'un bien saisi dans l'optique de sa future réalisation; que, en l'occurrence, le recours est une longue suite de griefs formulés de manière toute générale et décousue, sans réfutation sérieuse des motifs de l'autorité précédente; que, manifestement appellatoire, il est dès lors irrecevable dans cette mesure (art. 106 al. 2 LTF; ATF 150 IV 292 consid. 1.5, avec les arrêts cités); que, quoi qu'en pense le recourant, l'ordonnance entreprise n'est pas arbitraire du seul fait qu'elle porte atteinte à la possibilité de continuer à exercer son activité professionnelle, dès lors que la loi ne lui garantit pas la poursuite d'une telle activité au détriment des droits légitimes de ses créanciers; que, en définitive, le présent recours doit être déclaré irrecevable par voie de procédure simplifiée (art. 108 al. 1 let. b LTF); que les conclusions du recourant étaient dénuées d'emblée de chances de succès, ce qui entraîne le rejet de sa requête d'assistance judiciaire et sa condamnation aux frais (art. 64 al. 1 et 66 al. 1 LTF); que le présent arrêt rend sans objet la requête d'effet suspensif;