Citation: 9C_130/2016 E. 4.3.1

4.3.1. A la lecture des pièces au dossier, dont celles mentionnées tant par la juridiction cantonale que par la recourante (notamment les avis du SMR des 5 octobre 2012, 12 décembre 2012 et 12 novembre 2013), on constate que ni l'office intimé, ni le tribunal cantonal (procès-verbal d'audience du 3 mars 2014) n'ont jamais interrogé l'assurée sur le taux d'activité auquel elle aurait travaillé si elle avait été en bonne santé. On ne voit dès lors pas sur quelle "première déclaration" les premiers juges pouvaient se fonder pour se prononcer sur le taux de travail hypothétique de la recourante. De même, l'administration n'ignorait pas le taux partiel d'activité de l'assurée (cf. p. ex. questionnaire pour l'employeur du 30 mai 2012). Elle ne s'est toutefois jamais souciée de clarifier l'intention de celle-ci au niveau professionnel dans le cas hypothétique où elle n'aurait pas été atteinte dans sa santé. A cet égard, on ne saurait reprocher à la recourante de n'avoir réagi sur ce point qu'en instance cantonale, puisque la question de son statut n'avait été évoqué ni dans le projet de décision, ni dans la décision de refus de rente fondée sur l'absence d'affection invalidante. Le raisonnement des premiers juges semble dès lors arbitraire: en l'absence d'autres circonstances - telle qu'une modification des circonstances économiques ou une déclaration en ce sens de l'intéressée -, le seul fait que l'assurée n'a plus à s'occuper de ses enfants adultes ne suffit pas à retenir qu'elle aurait choisi de travailler à plein temps sans atteinte à la santé.