Citation: 2A.7/2000 11.02.2000 E. 2

2.- a) Selon l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ, le recours de droit administratif n'est pas recevable en matière de police des étrangers contre l'octroi ou le refus d'autorisations auxquelles le droit fédéral ne confère pas un droit. En principe, l'étranger n'a pas droit à l'autorisation de séjour. Ainsi, le recours de droit administratif est irrecevable, à moins que ne puisse être invoquée une disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité, accordant le droit à la délivrance d'une telle autorisation (ATF 124 II 289 consid. 2a, 361 consid. 1a et les arrêts cités). b) Les recourants se réclament de l'art. 8 CEDH. Un étranger fiancé à une personne ayant le droit de s'établir en Suisse (nationalité suisse ou autorisation d'établissement) - ou vivant en concubinage avec elle - ne peut pas se prévaloir du droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par cette disposition conventionnelle pour s'opposer à son éventuel départ de Suisse, sauf circonstances exceptionnelles. De telles circonstances existent lorsque le couple entretient depuis longtemps des relations étroites et effectivement vécues, plus particulièrement lorsqu'il existe des indices concrets d'un mariage sérieusement voulu et imminent telle la publication des bans de mariage (cf. récemment arrêt non publié du 21 mai 1999 en la cause Delfino Lucas c. DFJP, consid 2a et les références citées). Or, en l'espèce, A.________ est apparemment marié à une ressortissante turque et dit ne pas avoir l'intention de dissoudre une telle union. Ainsi, dans la mesure où il n'a entrepris aucune démarche concrète en vue d'épouser R.________, A.________ ne peut manifestement pas se prévaloir de l'art. 8 CEDH pour obtenir une autorisation de séjour. Peu importe les raisons pour lesquelles l'intéressé ne souhaite pas dissoudre le "mariage" qu'il a conclu en Turquie avec sa cousine, du moment qu'il n'entend de toute manière pas épouser R.________, avec laquelle il ne forme d'ailleurs une union libre que depuis peu de temps. c) Pour le surplus, il y a lieu de renvoyer aux motifs convaincants de la décision attaquée et des observations du Département fédéral de justice et police (art. 36a al. 3 OJ).