Citation: 9C_714/2007 11.07.2008 E. A

B.________, né en 1974, travaillait en qualité de monteur en échafaudages depuis 1998. Souffrant depuis 2001 de troubles psychologiques ayant provoqué une incapacité de travail de 100 % du 1er octobre 2001 au 31 août 2002, de 50 % du 1er septembre 2002 au 31 mai 2004 et de 100 % depuis le 1er juin 2004, il a déposé le 4 mars 2003 une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Dans le cadre de l'instruction de cette demande, l'Office genevois de l'assurance-invalidité (ci-après: l'office AI) a recueilli les avis des différents médecins consultés par l'assuré. Compte tenu de la situation médicale décrite, l'office AI a décidé de confier la réalisation d'une expertise psychiatrique au docteur G.________. Dans son rapport du 7 juin 2005, ce médecin a retenu les diagnostics de schizophrénie type paranoïde, continue, de trouble dépressif majeur, épisode isolé, en rémission partielle, d'intensité moyenne, de trouble de conversion avec présentation mixte, de dépendance alcoolique, en rémission prolongée complète, de personnalité borderline et de traits paranoïaques. L'incapacité de travail était totale. Seules des mesures professionnelles de type placement en atelier protégé étaient indiquées; dans ce cadre, une capacité de travail de 50 %, avec un rendement de 60 %, était probable. Jugeant les conclusions de cette expertise peu convaincantes, l'office AI a confié la réalisation d'une seconde expertise au docteur V.________. Dans son rapport du 30 novembre 2005, ce médecin a expliqué que l'assuré ne présentait aucun trouble mental, singulièrement qu'il n'existait pas de critères diagnostiques probants pour motiver les diagnostics retenus par le docteur G.________. Aucune incapacité de travail fondée sur des raisons psychiatriques ne pouvait par conséquent être retenue; les signes et manifestations produits par l'assuré « faisaient partie de son enkystement régressif dans un processus pseudo-pathomimique, qui n'était pas en dehors de la volonté et qui était généré par ses problèmes assécurologiques et ses difficultés administratives ». Se fondant sur les conclusions de cette seconde expertise, l'office AI a, par décision du 17 février 2006, confirmée sur opposition le 27 juin suivant, rejeté la demande de prestations de l'assuré.