Citation: 5A_95/2024 E. 4.1

4.1. Sur ce point, la I e Cour d'appel civil a considéré que la première juge avait soigneusement examiné, et avec une motivation convaincante, la portée des éléments auxquels se référait le recourant, à savoir les liens " amis " sur le réseau social Facebook et la suppression par la magistrate intimée de son compte sur ce réseau. Elle a rappelé que la jurisprudence publiée aux ATF 144 I 159 précisait clairement qu'en l'absence d'autres éléments, le seul fait d'être " ami " sur Facebook ne suffisait pas à démontrer le lien d'amitié propre à fonder un motif de récusation (cf. art. 47 al. 1 let. f CPC). Dans son mémoire de recours, le recourant s'était limité à exprimer ses interrogations et suspicions sans que son appréciation subjective soit corroborée par des éléments sérieux et concrets. De surcroît, en affirmant que la magistrate intimée avait tenté de dissimuler des preuves en supprimant son compte Facebook, il lui attribuait une intention dolosive sans véritable fondement, alors que l'opportunité d'une telle démarche relevait de la sphère privée de l'intéressée.