Citation: 5A_57/2007 16.08.2007 E. 8

La recourante reproche à la Cour de justice d'avoir violé le droit fédéral en fixant la contribution d'entretien à 2'000 fr. pour chacun des enfants majeurs. Selon elle, la cour cantonale a admis un coût d'entretien mensuel par enfant de 3'500 fr.; elle en déduit qu'elle ne pouvait se contenter de fixer la contribution à 2'000 fr., en renvoyant les enfants à exercer une « petite activité » pour participer à leur entretien. A ce sujet, la recourante expose que les intéressés n'ont pas la possibilité de travailler parallèlement à leurs études en raison de leurs horaires soutenus. 8.1 Les père et mère doivent pourvoir à l'entretien de l'enfant et assumer, notamment, les frais de sa formation (art. 276 al. 1 CC). Ils sont déliés de leur obligation dans la mesure où l'on peut attendre de l'enfant qu'il subvienne à son entretien par le produit de son travail ou par ses autres ressources (art. 276 al. 3 CC). La contribution d'entretien doit correspondre aux besoins de l'enfant ainsi qu'à la situation et aux ressources des père et mère, compte tenu de la fortune et des revenus de l'enfant (art. 285 al. 1 CC). L'obligation de subvenir à l'entretien de l'enfant qui n'a pas achevé sa formation à sa majorité doit constituer une solution d'équité entre ce qu'on peut raisonnablement exiger des parents, en fonction de l'ensemble des circonstances, et ce qu'on peut raisonnablement attendre de l'enfant, en ce sens qu'il pourvoie à ses besoins par le produit de son propre travail ou par d'autres moyens (ATF 111 II 410 consid. 2a). Si la demande n'est dirigée que contre l'un des parents, il faut veiller à ce que les facultés du débiteur soient mises à contribution de manière équilibrée par rapport à celles de l'autre parent (cf. ATF 107 II 406 consid. 2c in fine; Hegnauer, Commentaire bernois, n. 108 ad art. 277 CC; Hegnauer/Meier, Droit suisse de la filiation et de la famille, 4e éd., n. 21.15 p. 139). Si les conjoints sont séparés ou divorcés, la contribution due entre époux devra être prise en considération dans les charges du débirentier (arrêt 5P.384/2002 du 17 décembre 2002 consid. 2.1 et les réf. citées). 8.2 En l'espèce, le coût mensuel de chacun des enfants ne ressort pas clairement de l'arrêt attaqué. La cour cantonale a constaté que les charges indispensables des enfants s'élevaient à 1'889 fr. 90 pour A.________ et 1'851 fr. pour B.________. Elle a ensuite relevé que la recourante alléguait des charges de 3'500 fr. par mois pour chacun d'entre eux, ce qui comprenait le logement, l'écolage, les transports, les impôts, l'assurance-maladie, l'entretien courant, l'argent de poche et les vacances. Elle a constaté que l'écolage de B.________, qui s'élève à 300 fr. par mois est payé par la grand-mère maternelle de la jeune fille. En outre, la recourante prend elle-même en charge les impôts et la cotisation AVS, ce qui représente 250 fr. par mois pour chaque enfant. Elle a dès lors fixé la contribution d'entretien due par l'intimé à 2'000 fr. par mois et par enfant majeur, ce qui couvrait intégralement leurs charges indispensables, en les renvoyant à exercer une petite activité pour couvrir leurs frais non indispensables. Lorsqu'elle prétend que les enfants n'ont pas la possibilité d'exercer une activité lucrative parallèlement à leurs études, la recourante se heurte aux constatations de fait de l'arrêt cantonal, sans toutefois démontrer - selon les exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, qui s'inspirent de celles de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (ATF 130 I 258 consid. 1.3; cf. FF 2001 p. 4093 et 4135) - pourquoi ces constatations seraient manifestement inexactes (art. 105 al. 2 LTF), partant arbitraires au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 120 Ia 31 consid. 4b) ou auraient été établies en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF. Partant, sa critique est irrecevable. Au demeurant, il faut relever que les contributions allouées, compte tenu de la participation de la mère et de la grand-mère maternelle, couvrent plus que les charges indispensables de chacun des enfants, fixées selon le jugement attaqué à 2'000 fr. Dans ces conditions, l'autorité cantonale n'a pas violé le droit fédéral, ni abusé de son pouvoir d'appréciation en considérant qu'une contribution de 2'000 fr. par mois pour chaque enfant majeur était appropriée et que ceux-ci pouvaient pour le surplus travailler à côté de leurs études pour participer à leur entretien.