Citation: 2C_508/2022 E. B

Par décision du 10 décembre 2019, la Direction cantonale a confirmé que le calendrier scolaire de la commune de B.________ pour les années 2021 à 2025 était calqué sur celui de la région de Morat, lequel restait inchangé. Lors de la Fête-Dieu, de la Toussaint et de l'Immaculée Conception, aucun enseignement n'avait lieu dans le bâtiment scolaire sis à B.________, de sorte que tous les élèves de l'école primaire qui y étaient scolarisés avaient congé. Lors de ces mêmes fêtes, les élèves de l'école primaire et du cycle d'orientation domiciliés à B.________ mais scolarisés à Morat ou environs pourraient prendre congé sur simple annonce des parents, et le corps enseignant ne planifierait ni ne préparerait d'évaluations si des élèves domiciliés à B.________ se trouvaient dans la classe. Pour le reste, les autorités du cercle scolaire de la région de Morat disposaient, en plus des jours de congés officiels du calendrier, de deux jours de congé supplémentaire qu'elles étaient libres de fixer à leur guise en vertu de leur autonomie. La Direction cantonale a retiré l'effet suspensif à un éventuel recours contre sa décision. Les directions des écoles primaires et du cycle d'orientation de la région de Morat et environs, ainsi que le Vicaire épiscopal notamment, n'ont soulevé aucune critique à l'encontre de cette décision. Le 23 janvier 2020, A.________ et la Paroisse ont séparément recouru auprès du Tribunal cantonal du canton de Fribourg (ci-après: le Tribunal cantonal) contre la décision de la Direction cantonale du 10 décembre 2019. Par arrêt du 19 mai 2022, le Tribunal cantonal, après avoir joint les deux causes, a rejeté les recours.