Citation: 7B_1421/2024 E. 2.4

2.4. Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique et le recourant ne développe aucune argumentation propre à le remettre en cause. Il se contente en effet d'offrir une lecture purement subjective de la phrase litigieuse, que l'instance précédente qualifie à juste titre de "glissement particulièrement élargi du terme utilisé". La formule incriminée figure dans un arrêt rendu par une cour composée de trois juges, dont la juge intimée, dans une cause ne présentant pas le moindre lien de connexité avec la présente procédure, hormis deux conseils communs. Cette phrase relève en outre de l'appréciation des preuves; comme l'a relevé la juridiction précédente, un tel examen entre dans le cadre des tâches incombant à une juridiction d'appel (cf. art. 398 al. 2 CPP). Autrement dit, le motif invoqué par le recourant à l'appui de sa requête de récusation consiste en substance dans le fait que la probité de deux de ses conseils serait mise en cause par une unique phrase figurant dans un arrêt rendu dans une cause qui lui est, par ailleurs, totalement étrangère. Dans ce contexte, on peine à saisir en quoi cette seule formulation - inhérente à un autre litige - permettrait, même sous l'angle de la vraisemblance, de fonder un soupçon de prévention de la part de la juge intimée intervenant dans la présente procédure; le recourant ne prétend du reste pas que la prévention dont il se plaint reposerait sur d'autres motifs objectifs. La Chambre pénale d'appel et de révision n'a ainsi pas violé le droit fédéral en considérant qu'il n'existait aucune apparence objective de prévention susceptible de faire redouter une activité partiale de la juge intimée et en rejetant la requête de récusation.