Citation: 5A_347/2008 01.07.2008 E. 2

Le recourant reproche à la juridiction précédente d'avoir arbitrairement apprécié les preuves concernant la situation financière de l'intimée en se fondant sur des pièces comptables établies sans prise d'inventaire physique, sans vérification de stock, sans distinction entre dépenses privées et professionnelles, sans contrôle des pièces fournies et sur la base d'un chiffre d'affaires issu d'un simple relevé établi par sa partie adverse. Il faut remarquer d'emblée que les circonstances mentionnées par le recourant quant à l'établissement des pièces comptables litigieuses ne résultent pas de la décision entreprise. L'examen de l'appréciation des preuves ne saurait donc se faire en fonction de ces éléments (art. 105 al. 1 LTF). En outre, comme les mesures provisoires sont ordonnées à la suite d'une procédure sommaire, avec administration restreinte des moyens de preuve et limitation du degré de la preuve à la simple vraisemblable (ATF 118 II 376 consid. 3 p. 377 et 378 consid. 3b p. 381; cf. aussi: ATF 127 III 474 consid. 2b/bb p. 478), l'autorité précédente pouvait se référer aux pièces disponibles; son appréciation ne saurait être taxée d'arbitraire, d'autant que les pièces produites par l'intimée n'ont pas toutes été considérées comme probantes.