Citation: 7B_933/2023 E. B

B.a. Dans le cadre de l'instruction, A.________ a été placé en détention provisoire le 24 juin 2018. Au 20 mai 2021 - jour du jugement de première instance -, il avait été détenu 484 jours (1 an, 3 mois et 28 jours). B.b. Le 18 juin 2021, le Ministère public a relevé que le prévenu devrait être libéré avant l'audience d'appel - fixée au 10 novembre 2021 - compte tenu de la peine prononcée en première instance. Il a dès lors requis le maintien en détention pour des motifs de sûreté jusqu'à droit connu sur l'appel déposé, invoquant les risques de fuite et de réitération. Le 4 juin 2021, le Président de la Cour d'appel pénale a admis cette requête et a ordonné le maintien en détention pour des motifs de sûreté jusqu'au jugement à intervenir. Il a retenu l'existence de soupçons suffisants, ainsi que celle d'un risque de fuite. B.c. Par requête du 17 juillet 2023, A.________ a sollicité sa libération immédiate. Il a en particulier invoqué qu'après plus de 42 mois de détention avant jugement, il s'approchait de la durée de la peine privative de liberté à laquelle il était exposé vu les faits qui lui étaient reprochés. Le 18 juillet 2023, le Président de la Cour d'appel pénale a rejeté cette demande. B.d. Par courrier du 23 octobre 2023, le prévenu a requis une nouvelle fois sa libération, affirmant avoir atteint le seuil des trois quarts de la peine prévisible de cinq ans. Par décision du même jour, soit le 23 octobre 2023, le Président de la Cour d'appel pénale a rejeté cette demande de libération.