Citation: 9C_36/2021 E. 5.2.3

5.2.3. L'argumentation de la recourante, selon laquelle Maître B.________ "a une obligation indéfectible de par la convention de fiducie le rendant de facto responsable de l'intégralité des frais et risques", ne résiste pas davantage à l'examen. La société affirme à cet égard que bien qu'elle assume les frais liés au personnel, aux locaux professionnels et au matériel informatique, c'est en réalité uniquement l'avocat qui supporte le "risque final économique", puisqu'en cas de manque de liquidités, c'est en effet à lui qu'il incombe d'avancer les montants nécessaires dans le respect des engagements pris vis-à-vis d'elle par la convention de fiducie. Comme le relève à juste titre l'OFAS, de par l'identité parfaite des parties au contrat de fiducie, non contestée par la société, la responsabilité de Maître B.________ instituée par ledit contrat envers elle n'est qu'une responsabilité interne envers lui-même et non une responsabilité externe envers les créanciers de la société. Outre que la recourante indique du reste avoir été créée par le prénommé dans une optique de limitation des risques et de la responsabilité vis-à-vis des tiers, il ressort des constatations cantonales que l'avocat n'assume pas les responsabilités économiques d'un chef d'entreprise, notamment à l'égard du personnel de la recourante et des clients, l'assurance professionnelle en responsabilité civile de l'avocat ayant à cet égard été conclue au nom de la société et non à celui de Maître B.________ (consid. 5.2.2 supra). Pour le surplus, la société ne s'en prend nullement à la considération des premiers juges selon laquelle l'identité économique totale entre elle-même et l'avocat permet d'exclure qu'elle se retourne contre Maître B.________.