Citation: 5A_766/2021 E. 6.1

6.1. En l'espèce, l'autorité précédente a constaté que le plaignant avait déposé le 21 mai 2021 une requête de suspension de la procédure de plainte jusqu'à droit connu sur différentes procédures auxquelles il est partie ( i.e. opposition au séquestre, mainlevée définitive, modification et révision d'un jugement de divorce, procédure en responsabilité dirigée contre un avocat); à l'audience du 6 juillet 2021, il a encore déposé une requête tendant à ce que ces pièces soient versées dans la procédure de plainte. Les magistrats cantonaux ont retenu que l'intéressé ne discutait pas de manière topique les motifs de rejet de sa requête de suspension par le premier juge, mais se bornait à citer une liste de dispositions légales, sans exposer en quoi elles auraient été violées. Le grief pris du défaut de motivation de la décision du 6 juillet 2021 est infondé. Le plaignant perd de vue qu'il lui incombait d'alléguer et de rendre vraisemblable les faits propres à convaincre le premier juge du bien-fondé de sa requête de suspension, à savoir non seulement d'exposer les éléments factuels nécessaires pour comprendre en quoi les procédures auxquelles il est partie pourraient avoir une quelconque incidence sur la procédure de plainte, mais aussi de produire les pièces susceptibles de prouver ces éléments. En effet, la maxime inquisitoire consacrée par l'art. 20a al. 2 ch. 2 LP vaut pour la procédure de plainte elle-même, mais non pour la procédure incidente de suspension. A défaut de toute allégation claire au sujet des procédures en discussion et de production d'un minimum de pièces à l'appui de ces allégations, c'est avec raison que le premier juge a refusé de donner suite à la requête tendant à la production des pièces relatives à ces procédures; pour le même motif, il n'appartenait pas à la juridiction inférieure de suppléer aux carences du plaignant en rapport avec cette requête et d'établir d'office les faits. Enfin, l'absence de motivation de la décision du 30 juin 2021 a été réparée par l'autorité inférieure, laquelle a rendu le 6 juillet suivant une décision motivée sur le même objet.