Citation: 1B_23/2017 E. 1.2

1.2. Le recours porte exclusivement sur la communication, par le Ministère public à l'employeur du recourant, de l'ouverture d'une instruction contre le recourant pour contrainte sexuelle et abus de la détresse. Comme cela est indiqué dans le recours, le recourant a spontanément informé sa supérieure hiérarchique, par courrier électronique du 26 octobre 2016 déjà, de l'enquête dirigée à son encontre. Cette information a été transmise au chef de service. Par ailleurs, le 10 février 2017, soit également avant le dépôt du recours, le SPJ a licencié le recourant avec effet immédiat, après l'avoir entendu le même jour. Cette décision fait apparemment suite à l'arrêt attaqué, relaté dans un article de presse paru le 13 février suivant. Il en ressort que l'employeur du recourant a déjà eu connaissance de l'ensemble des éléments faisant l'objet de la communication envisagée par le Ministère public, soit l'existence de la procédure pénale ouverte contre le recourant et la nature des infractions qui lui sont reprochées. L'intérêt du recourant à s'opposer à cette communication faisait dès lors d'emblée défaut, ce qui entraîne l'irrecevabilité du recours.