Citation: 6B_1040/2022 E. 3.5

3.5. Le recourant prétend que ses allégations ne seraient pas attentatoires à l'honneur, notamment en raison du fait que la personne concernée était visée en sa qualité de femme politique et qu'ainsi une critique plus large était admissible. La cour cantonale n'aurait pas distingué la réputation morale et la réputation professionnelle de l'intimée 2. En l'espèce, le recourant n'a pas simplement dénié les qualités politiques de l'intimée 2 ou critiqué durement la valeur de son action politique de manière à la discréditer. Il a allégué des comportements clairement réprouvés par les conceptions morales généralement admises en donnant l'image d'une ministre dépourvue de probité favorisant une entreprise au détriment de l'intérêt public, qui violait de manière récurrente la légalité, et plus généralement, d'une personne partiale, dénuée de scrupules et menteuse. Ainsi, la cour cantonale a estimé à bon droit que les propos du recourant portaient atteinte à l'honneur de l'intimée 2. Le recourant ne soulève, du reste, aucun grief dûment motivé de nature constitutionnelle ou conventionnelle relatif à la garantie de la liberté d'expression (art. 10 CEDH) ou de la liberté d'opinion et d'information. Il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur cet aspect, faute de grief recevable (art. 106 al. 2 LTF).