Citation: 9C_270/2022 E. 5.2

5.2. Cette argumentation est infondée. On ne saurait en effet faire grief au tribunal cantonal d'avoir apprécié d'une façon arbitraire la névralgie glossopharyngée et de s'être contredit à son sujet. Si elle paraît certes admettre désormais le diagnostic, la juridiction cantonale a cependant précisé que les douleurs alléguées, dont l'étiologie était incertaine aux yeux de presque tous les spécialistes consultés, et leurs répercussions sur la capacité de travail avaient été dûment prises en compte par les experts dans leur appréciation du syndrome douloureux somatoforme persistant diagnostiqué, ce que la recourante omet d'indiquer dans son raisonnement. A cet égard, la doctoresse B.________ a effectivement expliqué de manière convaincante les raisons pour lesquelles l'hypothèse diagnostique d'une névralgie du nerf glossopharyngien gauche ne pouvait être retenue (aucun aspect paroxystique et bref de la douleur; pas de réponse aux traitements médicamenteux administrés). Quoi qu'en dise la recourante, le fait que le docteur E.________ pose ledit diagnostic au moment de l'opérer en juillet 2020, sans aucune explication détaillée sur ses constatations ni critiques sur l'appréciation de la neurologue du CEMed, ne suffit pas pour s'écarter de l'appréciation de l'experte. Pour le reste, la recourante ne s'en prend pas aux considérations et conclusions des médecins du CEMed ni à l'évaluation par les premiers juges du caractère invalidant du syndrome douloureux évoqué à l'aune des indicateurs développés dans l'ATF 141 V 281. Elle paraît partir du principe que la soi-disant erreur diagnostique commise par les experts suffit à nier toute pertinence à leur avis et à justifier de suivre l'évaluation des docteurs D.________, E.________ et I.________. Elle se borne à suivre les conclusions de ceux-ci pour démontrer l'existence d'une incapacité de travail qui justifierait l'attribution d'une rente entière d'invalidité. Ce faisant, elle n'établit donc pas que le tribunal cantonal aurait fait preuve d'arbitraire en admettant sur la base du rapport des experts qu'elle avait une capacité à mobiliser des ressources suffisantes pour surmonter les douleurs reconnues par tous les médecins consultés et pratiquer une activité lucrative, mais procède à sa propre appréciation de la situation médicale, qui est sans pertinence (cf. art. 97 al. 1 LTF).