Citation: 5A_281/2023 E. 6

Dans un grief intitulé " Les tentatives de l'autorité cantonale de réfuter le grief d'une violation du droit d'être entendue de la recourante ", la recourante reproche à l'autorité cantonale d'avoir nié une violation de son droit d'être entendue par la juge de paix au motif qu'elle n'aurait pas eu le temps de s'exprimer sur l'arrêt 5A_418/2022 du 14 novembre 2022, qui est pourtant un élément du dossier, avant que dite magistrate rende son ordonnance du 28 décembre 2022. D'emblée, il faut déclarer irrecevables les arguments de la recourante par lesquels elle ne dénonce pas de violation du droit d'être entendu mais se borne à exposer que la décision ne lui donne pas raison, sans développer de grief de fond de manière intelligible. Il en va ainsi de ses propos relatifs à ses possibilités de rendre les biens successoraux et au caractère exécutable des mesures de sûreté. Pour le reste, la recourante ne s'en prend pas de manière circonstanciée à la motivation de l'arrêt attaqué, qui a rejeté son grief de violation de son droit d'être entendue, en lien avec son droit de s'exprimer sur l'arrêt du Tribunal fédéral, au motif que celui-ci avait déclaré son recours irrecevable et que la juge de paix ne tirait aucun argument matériel de cet arrêt dans son ordonnance d'exécution. Or, il est exact que, après avoir refusé l'effet suspensif au recours interjeté devant lui contre l'arrêt cantonal du 8 mars 2022 ordonnant à la recourante de remettre, dans un délai d'un mois dès décision définitive et exécutoire, tous les actifs de la succession dont elle était en possession sur le compte bancaire de la Justice de paix du district de Lausanne, le Tribunal fédéral a déclaré celui-ci irrecevable. La recourante ne peut donc pas être suivie lorsqu'elle prétend en tirer argument sur sa possession des biens appartenant à la succession et sur ses possibilités des les remettre à l'administrateur officiel. Ainsi, c'est à raison que l'autorité cantonale a considéré que ces éléments n'étaient pas pertinents au stade de l'exécution forcée des mesures de sûreté et que la recourante n'avait pas à s'exprimer à ce sujet. Il suit de là que le grief doit être déclaré irrecevable.