Citation: 5A_832/2015 E. A

Le 7 mars 2014, B.________ ( créancier) a requis le séquestre, à hauteur des sommes de 6'105'898 fr.30 et de 673 fr.50, toutes deux avec intérêts à 5 % dès le 31 octobre 2013, de comptes bancaires ouverts au nom des sociétés C.________ Ltd. et D.________ Ltd., mais appartenant en réalité à A.________ ( débiteur), ainsi que de différents actifs au nom de ce dernier ou au nom d'une personne morale dont il est le véritable ayant droit économique. A l'appui de cette requête, il a exposé que son débiteur n'avait pas de domicile fixe (art. 271 al. 1 ch. 1 LP), qu'il était en fuite (art. 271 al. 1 ch. 2 LP) et que ses prétentions étaient constatées par un jugement rendu le 12 juin 2013 par le Tribunal de première instance de Tunis (art. 271 al. 1 ch. 6 LP); subsidiairement, il a fait valoir que le débiteur n'habitait pas en Suisse et que la créance invoquée avait un lien suffisant avec la Suisse (art. 271 al. 1 ch. 4 LP). Par ordonnance du 11 mars 2014, le Tribunal de première instance de Genève a rejeté la requête en tant qu'elle se fondait sur les art. 271 al. 1 ch. 1, 2 et 6 LP, et visait les comptes des sociétés précitées; pour le surplus, il a ordonné le séquestre en vertu de l'art. 271 al. 1 ch. 4 LP, considérant que le requérant avait rendu vraisemblables sa créance, le domicile à l'étranger du débiteur et le lien suffisant avec la Suisse.