Citation: 6B_581/2018 E. B

B.a. Par ordre du 24 novembre 2017, l'Office d'exécution des peines (OEP) a sommé le prénommé de se présenter le 28 février 2018 à la Prison A.________, afin d'y exécuter la peine privative de liberté de substitution de 30 jours résultant de la conversion de l'amende de 900 francs. Par ailleurs, l'OEP a expressément indiqué que l'intéressé pouvait se libérer de l'exécution de la peine privative de liberté en s'acquittant de la somme de 900 francs. B.b. Par courriers des 22 décembre 2017 et 2 janvier 2018 adressés au Juge d'application des peines, puis lors de son audition devant dite autorité, X.________ a exposé en substance que sa situation financière de rentier AVS ne lui permettait pas de disposer des moyens nécessaires au paiement de l'amende, proposant toutefois de la payer à raison de versements, effectués par sa femme, de 20 fr. ou 30 fr. par mois. B.c. Par ordonnance du 12 février 2018, la Juge d'application des peines a rejeté les requêtes des 22 décembre 2017 et 2 janvier 2018 présentées par X.________ tendant à l'application de l'art. 36 al. 3 aCP. B.d. Par arrêt du 23 février 2018, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a admis le recours interjeté par X.________ contre l'ordonnance précitée, l'a annulée et a renvoyé la cause à la Juge d'application des peines pour qu'elle procède dans le sens des considérants, qui évoquait notamment l'abrogation de l'art. 36 al. 3 CP au 1er janvier 2018, laquelle impliquait un examen au regard de la lex mitior, qui mentionnait en outre le fait que la peine privative de liberté de substitution était l'ultima ratio, et que l'on ignorait si la possibilité d'un paiement par acompte avait été examinée par l'OEP ou encore le fait que l'on ignorait si l'amende était ou non exécutable par la voie de la poursuite pour dette. B.e. Par courrier du 2 mars 2018, l'OEP a fait savoir que le Service juridique et législatif de l'Etat de Vaud avait procédé au recouvrement de l'amende de 900 fr. auprès de X.________ et qu'il s'était soldé par un acte de défaut de biens délivré le 30 janvier 2017. L'OEP a également indiqué que le prénommé n'avait jamais déposé de demande tendant à obtenir un arrangement de paiement, précisant que si tel avait été le cas, la demande aurait été refusée au vu de l'acte de défaut de biens précité. B.f. Par ordonnance du 26 mars 2018, la Juge d'application des peines a rejeté les requêtes des 22 décembre 2017 et 2 janvier 2018 présentées par X.________ tendant à l'application de l'art. 36 al. 3 aCP et mis les frais de la cause, par 375 fr., à sa charge. B.g. Par arrêt du 3 mai 2018, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours interjeté par X.________ et a confirmé l'ordonnance précitée, mettant en outre les frais de la procédure de recours, par 880 fr., à la charge du prénommé.