Citation: 2P.294/2006 20.06.2007 E. 6

Celui qui retire un recours doit, en principe, être considéré comme une partie succombante tenue au paiement des frais de justice encourus jusque-là (cf. Poudret, loc. cit; Fritz Gygi, Bundesverwaltungsrechtspflege, 2ème éd. Berne 1993, p. 204 et 327; Benoît Bovay, Procédure administrative, Berne 2000, p. 459). Cependant, le tribunal peut renoncer à percevoir tout ou partie des frais afin de tenir compte des circonstances du cas, notamment des chances de succès du recours avant que ne survienne le motif de son retrait (cf. art. 153 al. 2 OJ; Poudret, loc. cit.). 6.1 En l'espèce, le recours était manifestement irrecevable comme recours de droit administratif, faute de droit à l'octroi d'une autorisation de séjour au sens de l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ (cf. ATF 131 II 339 consid. 1 p. 342; 130 II 388 consid. 1.1 p. 389, 281 consid. 2.1 p. 284 et les arrêts cités). En particulier, la recourante ne pouvait pas se prévaloir de l'art. 8 CEDH, au motif notamment que le mariage envisagé n'était pas imminent (cf. arrêts non publiés du 23 juin 2004, 2A.358/2004, consid. 2.1.2 et du 7 novembre 1996, 2A.274/1996, consid. 1b et les références citées). L'union a d'ailleurs été célébrée plus de six mois après le dépôt du recours. 6.2 Mais, faute de droit à une autorisation de séjour, le recours était également clairement irrecevable comme recours de droit public, car la recourante ne disposait alors d'aucun intérêt juridiquement protégé au sens de l'art. 88 OJ: en effet, selon une jurisprudence constante (cf. ATF 126 I 81) récemment confirmée à propos de l'art. 115 lettre b LTF (cf. arrêt du 30 avril 2007, 2D_2/2007, destiné à la publication), l'interdiction de l'arbitraire ne confère pas, à elle seule, un tel intérêt. Par ailleurs, dans la mesure où elle se bornait à critiquer le fond de la décision attaquée, la recourante n'invoquait la violation d'aucun droit de partie équivalent à un déni de justice formel susceptible de lui ouvrir la voie du recours de droit public malgré l'absence d'un intérêt juridiquement protégé (cf. ATF 129 I 217 consid. 1.4 p. 222; 122 I 267 consid. 1b p. 270; 120 Ia 227 consid. 1 p. 229-230 et les arrêts cités). 6.3 Dans ces circonstances, il se justifie de mettre les frais de justice à la charge de la recourante (cf. art. 156 al. 1 et 159 al. 1 OJ) et de rejeter sa requête d'assistance judiciaire, ses conclusions apparaissant, comme on l'a vu, manifestement irrecevables (cf. art. 152 al. 1 OJ). Les frais de justice tiendront toutefois compte de sa situation. Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: