Citation: 6B_1136/2023 E. 3.2

3.2. Le recourant invoque le principe de l'égalité de traitement en soutenant que la cour cantonale aurait dû tenir compte du fait que l'expulsion est prévue uniquement pour l'infraction d'escroquerie par métier. Il soutient qu'une personne qui aurait été condamnée seulement pour escroquerie simple n'aurait pas été expulsée. Cette argumentation ne saurait être suivie, dès lors que le recourant a été condamné pour escroquerie par métier et non escroquerie simple, ce qu'il ne conteste d'ailleurs pas dans son recours. On relèvera au demeurant que si un auteur commet une infraction qui n'est pas visée par l'art. 66a CP, le juge peut également l'expulser du territoire suisse pour une durée de trois à quinze ans (art. 66a bis CP; expulsion non obligatoire). En définitive, il ressort du jugement attaqué que la cour cantonale, qui dispose d'un large pouvoir d'appréciation à l'égard de la durée de l'expulsion (cf. arrêt 6B_339/2023 du 13 septembre 2023 consid. 6.4; LUCIA VETTERLI, in StGB, Annotierter Kommentar, DAMIAN K. GRAF [éd.], 2020, n° 15 ad art. 66a CP), a notamment tenu compte du risque élevé de récidive portant sur des infractions graves, considérant que le recourant était un "véritable danger public". Bien que brève, la motivation de la cour cantonale est suffisante. Le recourant ne mentionne du reste pas d'éléments que la cour cantonale aurait omis et qui seraient propres à modifier la durée de l'expulsion. Le grief soulevé est donc infondé.