Citation: 6B_757/2022 E. 2.4

2.4. La cour cantonale a considéré que la faute du prévenu était très importante. Elle a tenu compte, sous l'angle de l'art. 47 CP, du fait que le recourant s'était à nouveau adonné à un trafic de cocaïne portant sur une quantité significative de drogue, destinée à être vendue; sa position dans le trafic n'était pas celle d'un simple ouvrier ou gardien et seule son arrestation avait mis fin à ses agissements. Il avait agi par appât du gain facile et par convenance personnelle, soit des mobiles égoïstes, et au mépris de la santé publique. Sa situation personnelle n'excusait pas ses agissements: il bénéficiait d'une situation familiale stable et de la nationalité portugaise, pays où il pouvait travailler. La collaboration du recourant à la procédure avait été nulle: s'il avait certes admis la détention de la drogue, il n'avait eu de cesse de minimiser son implication, donnant des explications fantaisistes, en particulier s'agissant de l'existence du prétendu "B.________", défense sans fondement déjà utilisée dans le passé. Il n'avait pas non plus donné d'explications crédibles en lien avec les écoutes téléphoniques et la présence de son ADN sur la drogue et dans les sachets. Ses excuses paraissaient de pure circonstance et ne pesaient pas lourd vu sa dernière condamnation de 2018 pour des faits similaires. L'ensemble de ces éléments montrait qu'il n'y avait aucune prise de conscience de sa part et qu'il était durablement ancré dans la délinquance. Au vu de sa récidive spécifique et n'assumant pas les conséquences de ses agissements, la cour cantonale a dès lors retenu que les circonstances applicables au recourant étaient clairement défavorables. Elle a ainsi exclu un sursis sur la nouvelle peine et a révoqué le sursis antérieur prononcé le 31 janvier 2018 (art. 42 al. 2 et 46 al. 1 CP). Elle a ensuite fixé la peine de départ pour l'infraction nouvellement commise à 3 ans de peine privative de liberté et l'a augmentée de 12 mois pour tenir compte du solde de la peine dont le sursis était révoqué (solde qui s'élevait à 15 mois, la cour cantonale l'ayant réduit de trois mois en application du principe de l'aggravation). Elle a ainsi condamné le recourant à une peine privative de liberté d'ensemble de 4 ans (art. 46 al. 1 cum 49 CP).