Citation: 1C_94/2023 E. 7

Les recourants soutiennent ensuite que l'installation litigieuse ne serait pas conforme à l'affectation de la zone puisque celle-ci est destinée exclusivement au cimetière et ne serait pas assimilable à une zone à bâtir ordinaire (l'horizon de planification de 15 ans ne serait pas applicable et il ne serait plus possible d'y implanter autre chose que le cimetière existant). En outre, le besoin d'une telle installation ne serait pas démontré: l'opérateur n'a pas fourni de plan de couverture, la couverture en téléphonie mobile serait suffisante et le réseau de fibre optique complètement achevé. Compte tenu des effets potentiels et avérés des installations sur la santé de la population, la preuve d'un besoin devrait être exigée; des emplacements alternatifs auraient dû être examinés compte tenu de l'impact esthétique de l'installation à l'emplacement choisi (art. 3 LAT, art. 86 LACT, art. 44 et 45 RCCAT) et de la saturation que connaît le réseau mobile. En l'occurrence, un tiers des antennes prévues serait orienté vers la zone agricole.