Citation: 6B_154/2017 E. 2.4.1

2.4.1. La cour cantonale a considéré qu'il n'était pas "idéal" de détenir en milieu pénitentiaire une personne présentant les troubles mentaux du recourant. Un "cadre strict" s'imposait cependant au vu du risque de commission d'infractions violentes à l'encontre d'autrui. Le recourant avait par ailleurs toujours eu accès aux services médicaux de la prison et avait bénéficié de soins psychiatriques et somatiques réguliers, dispensés par du personnel qualifié. Les médicaments nécessaires, notamment les antipsychotiques, avaient ainsi été administrés "autant que possible", dans le "respect des règles de déontologie médicale (s'agissant de l'administration de traitements sous la contrainte) et de l'état de santé somatique du patient". En outre, le recourant avait été hospitalisé à de nombreuses reprises, en fonction de ses besoins, pour la prise en charge de maladies somatiques ou pour recevoir des traitements psychiatriques. Il avait notamment été accueilli plusieurs fois au quartier carcéral psychiatrique, parfois durant des périodes "relativement longues", et avait constamment bénéficié d'une cellule individuelle.