Citation: 1C_257/2007 20.11.2007 E. 5

Selon la recourante, la décision litigieuse serait arbitraire, car elle retiendrait des faits erronés. Il serait inexact qu'elle ne posséderait aucun véhicule car son père lui mettrait gracieusement à disposition sa propre voiture. Le SAN n'aurait par ailleurs jamais consulté la Dresse C.________, qui ne serait au demeurant pas son médecin-conseil. 5.1 Le Tribunal fédéral statue en principe sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF), sous réserve des cas prévus à l'art. 105 al. 2 LTF. Cette disposition lui donne la faculté de rectifier ou compléter d'office l'état de fait de l'arrêt attaqué dans la mesure où des lacunes ou erreurs dans l'établissement de celui-ci lui apparaîtraient d'emblée comme manifestes. Quant au recourant, il ne peut critiquer la constatation de faits importants pour le jugement de la cause que si ceux-ci ont été constatés en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF ou de manière manifestement inexacte (art. 97 al. 1 LTF), c'est-à-dire arbitraire (cf. Message, FF 2001 p. 4135). L'existence de faits constatés de manière inexacte n'est pas une condition suffisante pour conduire à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée. Il faut encore qu'elle soit susceptible d'avoir une influence déterminante sur l'issue de la procédure (art. 97 al. 1 in fine LTF). Le recourant doit donc rendre vraisemblable que la décision finale aurait été différente si les faits avaient été établis de manière conforme au droit (cf. Message, FF 2001 p. 4136). 5.2 La Cour de justice a effectivement retenu dans sa partie en fait que la recourante ne possédait aucun véhicule automobile. Outre le fait que cette constatation est en soi correcte, elle n'a cependant joué aucun rôle quant à l'issue de la contestation, de sorte que même une imprécision à cet égard demeurerait sans conséquence. L'autorité cantonale a certes également retenu que le SAN avait consulté son médecin-conseil avant de prendre la mesure incriminée. Elle n'a cependant pas laissé entendre qu'il se fût agi de la Dresse C.________. Au demeurant, on discerne mal quel intérêt la recourante pourrait tirer d'un éventuel éclaircissement à ce sujet. Il résulte de ce qui précède que le grief tiré d'une constatation arbitraire des faits doit être rejeté.