Citation: 5A_729/2022 E. 7.1

7.1. Nonobstant ce que soutiennent les intimées, ce moyen est recevable. Dans la mesure où la répartition des besoins financiers des enfants dépend notamment des ressources de leurs parents et où l'autorité de deuxième instance a fixé à nouveau celles du recourant, celui-ci n'est pas forclos à s'en plaindre devant la Cour de céans. Le grief doit cependant être rejeté. En l'occurrence, au vu du montant conséquent des revenus du père tels qu'établis par l'autorité cantonale et du fait que la mère est titulaire de la garde exclusive des enfants, la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en mettant l'intégralité des besoins financiers des enfants à la charge de leur père (ATF 147 III 265 consid. 5.5). Cela étant, au vu du renvoi de la cause pour déterminer à nouveau la capacité contributive du père, en particulier les revenus hypothétiques de l'immeuble et, si nécessaire, la prise en compte d'une partie du bénéfice de la société E.________ Sàrl dans ses revenus (cf. supra consid. 5.2.2), la cour cantonale pourra, le cas échéant, et selon les circonstances, procéder différemment. Il faut préciser que lorsque comme en l'espèce, la mère est titulaire de la garde exclusive sur les enfants, c'est seulement dans l'éventualité où sa capacité financière serait sensiblement plus importante que celle du père que celle-ci pourrait être astreinte à subvenir à une partie de leur entretien financier, étant rappelé que le juge cantonal dispose d'un pouvoir d'appréciation à cet égard (cf. sur les principes applicables en la matière ATF 147 III 265 consid. 5.5 et 8.1; arrêt 5A_499/2023 du 26 février 2024 consid. 5.1.2).