Citation: 7B_512/2023 E. 1

En particulier, la délimitation entre autorité pénale et autorité administrative en matière de LCR ne pouvait être invoquée comme étant d'une complexité particulière, dès lors que la poursuite de l'infraction concernée avait obéi aux règles usuelles en matière pénale. Le fait que le recourant ne parlait pas le français n'avait pas non plus constitué une difficulté insurmontable. Il avait, du reste, été assisté par un interprète et, d'après le procès-verbal de l'audition, avait réussi à s'exprimer clairement sur les faits reprochés. Il ressortait également du dossier que le recourant avait pu obtenir l'attestation prouvant la validité de son permis de conduire par ses propres moyens grâce à des proches restés en Afghanistan. Ainsi, les interventions de son avocat n'avaient joué aucun rôle décisif. Les conséquences sur le statut administratif du recourant étaient restées hypothétiques à ce stade peu avancé de la procédure et n'avaient donc pas justifié le recours à un avocat de façon si prématurée. Enfin, son état d'anxiété lié à l'ouverture de la procédure pénale ne pouvait être considéré comme exceptionnel au point d'avoir des répercussions sur sa vie privée, au sens de la jurisprudence. Au regard de la complexité non établie de la procédure, l'intervention d'un avocat ne pouvait être considérée nécessaire, de sorte que le recourant ne pouvait prétendre à l'octroi de dépens pour la procédure préliminaire (cf. jugement attaqué consid. 3.3).