Citation: 1B_618/2022 E. 3.2

3.2. La personne sous curatelle de coopération voit sa capacité civile active restreinte par rapport aux actes énumérés dans la décision de l'autorité de protection, l'exercice de ses droits civils étant limité de plein droit par rapport à ces actes (art. 396 CC). Pour ces actes, la personne concernée ne peut agir qu'avec le consentement du curateur de coopération (art. 396 al. 1 CC), étant précisé que la curatelle de coopération ne peut en principe pas porter sur des actes relevant de l'exercice des droits strictement personnels au sens de l'art. 19c CC. Selon la jurisprudence, en l'absence de droits strictement personnels et à défaut de consentement, l'acte de la personne concernée n'est pas inexistant, mais boiteux (arrêt 5A_750/2022 du 21 décembre 2022 consid. 1.2 concernant le même recourant, et les références citées; cf. art. 19c CC). Sur le plan judiciaire, cela conduit à une décision d'irrecevabilité (arrêt 8C_583/2021 du 2 novembre 2021, également concernant le même recourant).