Citation: 6B_869/2016 E. 4.3

4.3. Le recourant reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte du type d'infraction précédemment commise au Kosovo. En outre, il se réfère à un arrêt 6B_1046/2008 du 21 avril 2009, qui selon lui, examinerait un cas similaire, pour étayer son grief selon lequel la cour cantonale n'aurait pas procédé à une analyse complète de la situation, en ce sens qu'elle aurait dû examiner si l'exécution de la peine privative de liberté ferme prononcée au Kosovo et d'une partie de la peine privative de liberté objet de la présente cause serait suffisante pour influencer de manière favorable son comportement futur. En premier lieu, et contrairement à ce qu'allègue l'intéressé, sa condamnation à l'étranger - à propos de laquelle il ne soutient pas qu'elle ne serait pas compatible avec les principes généraux du droit suisse (cf. ATF 105 IV 225 consid. 2 p. 226 s.; cf. également arrêt 6B_1280/2015 du 1 er juin 2016 consid. 2.1) - même si elle est relative à un autre type de délit, n'est pas sans pertinence pour l'établissement du pronostic (cf. ATF 100 IV 133 consid. 2d p. 137; cf. également arrêts 6B_1095/2014 du 24 mars 2015 consid. 3.2; 6B_857/2010 du 4 avril 2011 consid. 5.3.2; 6B_1058/2010 du 1 er mars 2011 consid. 2.3; 6B_244/2010 du 4 juin 2010 consid. 1). En effet, malgré cette condamnation à une peine ferme de six ans et six mois devenue exécutoire le 11 novembre 2013, le recourant n'a pas hésité, après tout juste une année, à se livrer à des faits pénalement répréhensibles que la cour cantonale a qualifiés de mafieux et violents, à l'instar de ceux commis au Kosovo. L'autorité précédente ne s'est ainsi pas uniquement fondée sur les antécédents judiciaires du recourant mais également sur les circonstances concrètes des infractions commises, critères dont il peut être tenu compte dans le cadre du sursis (cf. ATF 134 IV 1 consid. 4.2.1 p. 5; cf. également arrêt 6B_100/2016 du 19 octobre 2016 consid. 2.4.2). A ces éléments négatifs s'ajoute le mauvais comportement du recourant en détention; quant à sa situation personnelle, elle se caractérise par l'absence d'une formation professionnelle et d'un emploi avéré et stable, éléments pourtant propres à conférer un certain équilibre. C'est donc à bon droit que la cour cantonale a estimé que le pronostic était défavorable, malgré l'absence d'antécédents spécifiques dans les cinq dernières années. Il est vrai qu'elle n'a pas mentionné expressément la question de l'effet possible de l'exécution de la peine privative de liberté prononcée au Kosovo, respectivement de l'exécution d'une partie de la peine objet de la présente cause. Toutefois, compte tenu des antécédents du recourant et de leur portée dans le pronostic, l'autorité précédente pouvait se limiter à se prononcer sur les seuls éléments qui, a priori, auraient été sérieusement susceptibles de constituer des circonstances particulièrement favorables. Or, sachant que la peur de l'exécution de la première sanction pénale, pourtant lourde, prononcée précédemment n'a eu aucun effet sur le recourant, qui continue d'ailleurs à mal se comporter en détention, et compte tenu des autres éléments négatifs retenus par la cour cantonale, il n'apparaît guère que le seul effet d'avertissement de l'exécution des peines invoqué par le prénommé constitue une circonstance particulièrement favorable susceptible de faire contre-poids au pronostic « manifestement défavorable » posé par la cour cantonale. La décision attaquée ne viole pas le droit fédéral.