Citation: 7B_807/2023 E. 2.3

2.3. Le recourant conteste cette appréciation. Il soutient avoir demandé l'assistance d'un défenseur en cours d'interrogatoire. En l'espèce, le recourant a effectivement demandé à être assisté d'un avocat pendant son audition (cf. procès-verbal d'audition du 10 février 2022, p. 4; art. 105 al. 2 LTF). Il y a néanmoins renoncé ensuite, au cours de la même audition, en indiquant qu'il souhaitait "continuer sans et consulter par la suite" (cf. procès-verbal d'audition du 10 février 2022, p. 4; art. 105 al. 2 LTF). En tant qu'il soutient que la police l'aurait dissuadé de faire appel aux services d'un défenseur, ses développements s'épuisent en un argumentaire purement appellatoire, partant irrecevable. C'est par ailleurs en vain que le recourant se prévaut des arrêts CourEDH Soytemiz c. Turquie du 27 novembre 2018 (requête n° 57837/09) et Artur Parkhomenko c. Ukraine du 16 février 2017 (requête n° 40464/05). Dans la première affaire citée, le requérant avait invoqué son droit d'être assisté par un avocat durant son interrogatoire par la police, sans toutefois y renoncer par la suite, contrairement à la présente cause. Quant à la seconde affaire citée, le requérant avait valablement renoncé à son droit d'être représenté par un avocat et avait ultérieurement formulé une demande d'accès à un avocat, qui lui avait été refusée. Enfin, le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il fait valoir qu'une défense obligatoire aurait de toute manière dû être mise en place dans la mesure où il devait répondre d'une accusation de viol. Il perd en effet de vue que le CPP ne prévoit pas de défense obligatoire lors du premier interrogatoire dans le cadre d'une investigation policière. La défense obligatoire ne commence qu'après l'enquête préliminaire de la police (consid. 2.1.2 supra), même si celle-ci vise une infraction pour laquelle un défenseur obligatoire doit en principe être désigné. Aussi la direction de procédure n'était-elle pas tenue de désigner un défenseur obligatoire au stade de ce premier interrogatoire de police. 2.4 Partant, l'instance précédente n'a pas enfreint le droit fédéral ni le droit conventionnel en considérant que le droit du recourant d'être assisté par un avocat n'avait pas été violé lors de son audition du 10 février 2022.