Citation: 6B_486/2009 26.10.2009 E. B

Saisie d'un recours en réforme et en nullité, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois l'a rejeté par arrêt du 16 mars 2009 fondé sur les éléments de faits suivants. B.a X.________ est né au Maroc le 29 mai 1983. Ses parents se sont séparés peu après sa naissance et sa mère a obtenu sa garde. Elevé par sa grand-mère puis par une tante maternelles jusqu'à l'âge de huit ans, il a alors rejoint sa mère en Suisse où il a achevé régulièrement sa scolarité, avant d'exercer diverses professions dans les domaines de l'informatique et du leasing automobile. Dès 2003, il a fait ménage commun avec Y.________ pendant près de cinq années durant lesquelles il s'est livré à de multiples actes de violence physique et psychique à l'encontre de celle-ci. Notamment, il l'a menacée de coups, blessures et de mort à de multiples reprises, de sorte qu'elle a présenté, le 24 novembre 2006, un état de stress et d'angoisse nécessitant un traitement médicamenteux. Dès l'été 2006, les agressions d'ordre physique se sont ajoutées aux pressions psychiques. Ainsi, le 1er août 2006, X.________ a blessé Y.________ au pied gauche en jetant une tasse. En cours d'année 2007 et nonobstant l'état de grossesse de Y.________, les brutalités se sont intensifiées jusqu'à se succéder en moyenne tous les deux jours et durer entre quinze minutes et six heures de temps. Ainsi, le 13 janvier 2007, il lui a causé des lésions sur le haut du crâne avec une canne. Les 14 février et 26 août 2007, il l'a frappée à la tête au moyen d'un téléphone portable. Peu avant le 27 décembre 2007, il lui a entaillé une main et une cuisse avec un couteau; plaçant ensuite la lame sous le nez de sa victime, il a menacé de lui trancher les joues. Le 27 décembre 2007, il l'a battue pendant six heures de temps à coups de poings, de chaussures et de cordons d'alimentation pour ordinateurs auxquels il avait fait des noeuds; hospitalisée le soir même dans un état de dégradation physique tel que sa gynécologue ne l'a pas immédiatement reconnue, Y.________ a accouché prématurément d'un garçon. Dès son retour de maternité, elle a à nouveau subi les agissements de X.________ qui s'en est pris à elle à coups de poings et de cordons électriques, les 5, 7, 8, 9 et 10 janvier 2008. Il lui a également blessé la mâchoire avec un cendrier. En outre, il l'a forcée à tirer la langue et la lui a brûlée avec un briquet avant de lui taillader le bras et l'épaule de plusieurs coups de couteau. Craignant pour sa vie, Y.________ s'est résolue à porter plainte. X.________ a été arrêté le 11 janvier 2008. B.b L'instruction de la cause a révélé que Y.________ présentait alors 45 ecchymoses sur le visage, le cou, le thorax, les flancs, le dos, les fesses ainsi que les quatre membres, 4 hématomes au visage et au dos, 28 dermabrasions au visage, au cou et à la jambe droite, 24 cicatrices au niveau du visage, du cou, du thorax, du bras droit et de la jambe gauche et 2 plaies couvertes de croutelles; elle se plaignait également d'une limitation douloureuse de l'ouverture de la cavité buccale, avec déviation de la mandibule vers la gauche; les ecchymoses et dermabrasions observées au niveau du dos et du bras gauche avaient la forme d'un cordon électrique replié; plus ou moins anciennes, ces lésions attestaient de traumatismes répétés, la vie de la victime n'ayant toutefois pas été mise en péril (rapport établi le 14 février 2008 par l'Institut universitaire de médecine légale [IUML]). De son côté, X.________ s'est déclaré conscient des risques qu'il avait fait courir à Y.________. L'expertise psychiatrique, dont il a fait l'objet, a établi qu'il ne présentait pas de pathologie psychiatrique, que sa responsabilité pénale au moment des faits était entière et que le risque de récidive à l'encontre de son ex-compagne et des autres femmes demeurait important (rapport du 2 mai 2008).