Citation: 6B_244/2023 E. 6.5

6.5. En l'espèce, la cour cantonale a considéré que la mesure d'expulsion (obligatoire) plaçait certes le recourant dans une situation personnelle grave, compte tenu du domicile en Suisse de sa femme et de ses quatre enfants. Dans la pesée des intérêts, elle a toutefois relevé, en faveur de l'expulsion, que l'intégration du recourant, qui n'était venu en Suisse qu'à l'âge de 25 ans, y avait des dettes et des antécédents judiciaires, était effectivement mauvaise. L'intéressé parlait couramment l'albanais du Kosovo et y avait de la famille. En soulignant n'être pas insensible au fait que le recourant est atteint d'une sclérose en plaques, la cour cantonale a souligné qu'il travaillait encore, qu'il n'était donc pas invalide et qu'il serait possible de traiter sa maladie dans son pays d'origine, cette question pouvant être réexaminée au moment de l'exécution de la mesure. Quant à la situation familiale, deux des enfants du recourant étaient déjà majeurs et les deux autres le seraient avant à la fin de sa peine, soit au moment d'exécuter l'expulsion, qui devait ainsi être confirmée dans son principe, sa durée (10 ans) n'étant pas contestée.