Citation: 5A_216/2016 E. A

A.a. A.A.________ ( mari), né en 1975, de nationalité suisse, et B.A.________ ( épouse), née en 1988, de nationalité marocaine, se sont mariés au Maroc le 14 janvier 2013 selon l'acte de mariage consigné au registre des actes matrimoniaux; selon un extrait de l'acte de mariage du Service de l'état civil de la Confédération suisse, ils se sont mariés à Bulle (FR) le 3 mai 2013. A.b. Le 10 décembre 2013, les époux se sont rendus au Maroc pour y passer les fêtes de fin d'année. Le 24 décembre 2013, le mari a adressé une requête en divorce au Président du Tribunal de première instance de Fès; le lendemain, il est revenu en Suisse, avec les papiers de son épouse, qu'il a laissée au Maroc aux soins de la famille de celle-ci. Le 24 février 2014, l'épouse, qui avait informé son mari le 4 février 2014 de son retour en Suisse et connaissait l'existence de la procédure introduite au Maroc, a sollicité du Tribunal de première instance de Fès que son mari soit condamné à lui verser une pension alimentaire. Le 2 juin 2014, le Tribunal de première instance de Fès a déclaré irrecevable la demande en divorce introduite par le mari. Le 15 juillet 2014, cette juridiction a condamné celui-ci à payer une pension alimentaire à son épouse. Le 12 août suivant, l'intéressé a adressé au Président du Tribunal de première instance de Meknès une « requête introductive d'instance » tendant à l'assignation de sa femme afin de la contraindre à réintégrer le foyer conjugal. A.c. Le 18 juin 2015, l'épouse a saisi le Tribunal civil de l'arrondissement de Lausanne d'une requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles, concluant au versement d'un « viatique » et d'une contribution d'entretien; la requête (de mesures superprovisionnelles) a été rejetée le lendemain. Par contre, la Présidente du tribunal a fait droit à une requête d'extrême urgence du 24 juin 2015, tendant à ce qu'ordre soit donné à l'époux de restituer à son épouse ses papiers personnels, son passeport et son permis B.