Citation: 6B_328/2015 E. 1.3

1.3. En l'espèce, la cour cantonale a rejeté la réquisition de preuve formée par le recourant, au motif que l'intimée était majeure lorsqu'elle a dénoncé les faits à la police, que ses déclarations étaient aisément vérifiables, s'agissant notamment des lieux où se seraient déroulés le viol et la séquestration, et que ses propos ne présentaient en outre aucune difficulté d'interprétation qui pourrait justifier le recours à un avis d'expert. L'intimée était certes décrite comme une personne fragile et instable. Cela ne suffisait toutefois pas à susciter un doute sérieux et fondé sur sa santé ou ses capacités mentales. Il en allait de même du fait que ses déclarations contiendraient plusieurs contradictions non négligeables. Il appartenait en effet au juge d'apprécier la valeur des déclarations successives d'une partie à la procédure en cas de divergences entre elles. La mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique ou de crédibilité ne s'avérait ainsi pas nécessaire. Le recourant estime que la cour cantonale a favorisé de manière injustifiée les déclarations de l'intimée, alors même que les éléments du dossier indiquaient clairement que celle-ci présentait une personnalité instable ainsi qu'une instabilité émotionnelle et avait un important passé de consommation de produits stupéfiants. Ce faisant, le recourant n'explique toutefois pas en quoi la motivation précitée de la cour cantonale serait arbitraire. Quoi qu'il en soit, l'appréciation à laquelle l'autorité précédente a procédé échappe à la critique et elle pouvait, sans violer le droit d'être entendu du recourant, rejeter son offre de preuve.