Citation: 1B_335/2016 E. 4

Le recourant voit une violation du principe de la proportionnalité ancré aux art. 197 et 237 CPP dans le fait que les mesures qu'il proposait alternativement à la détention n'ont pas été retenues. Il reproche en particulier à la cour cantonale de ne pas avoir exposé concrètement en quoi un suivi médical et/ou psychiatrique, impliquant la prise d'une médication, combiné avec une interdiction d'approcher et de contacter C.________ ne suffiraient pas à prévenir de manière efficace le risque de réitération alors que les faits ayant conduit à son arrestation sont manifestement liés à une dispute conjugale. La cour cantonale a considéré qu'aucune mesure de substitution ne paraissait suffisante pour prévenir de manière efficace le risque de réitération qui, contrairement à ce que semblait penser le recourant, n'apparaissait pas limité à sa compagne C.________, dont il vivrait aujourd'hui séparé. Cette motivation permettait de comprendre en quoi l'interdiction d'approcher et de contacter sa compagne ne constituait pas une alternative envisageable à la détention provisoire et respecte de ce point de vue les exigences découlant du droit d'être entendu garanti à l'art. 29 al. 2 Cst. Les faits reprochés au recourant concernent également une tierce personne et vont au-delà d'une simple dispute domestique. Ajoutés aux autres actes de violence mis précédemment en évidence, ils traduisent une tendance générale inquiétante de la part du recourant à perdre la maîtrise de soi et à réagir avec agressivité et de manière violente lorsqu'il est contrarié. Cela étant, la cour cantonale pouvait à juste titre considérer que l'obligation de ne pas approcher ni contacter sa compagne n'était pas une mesure suffisante pour pallier le risque d'un nouvel acte de violence envers autrui. On ne voit pas quel suivi médical ou psychothérapeutique pourrait être entrepris et être tenu pour suffisant pour pallier le risque de récidive en l'absence de toute appréciation d'expert à ce propos. Les instances cantonales ne sauraient ainsi se voir reprocher d'avoir retenu que les mesures proposées étaient en l'état de la procédure inaptes à assurer la sécurité publique et d'avoir voulu attendre les résultats de l'expertise psychiatrique du recourant que le Ministère public a ordonnée avant d'envisager une libération provisoire (cf. arrêt 1B_94/2014 du 21 mars 2014 consid. 3.2). Le grief tiré d'une violation du principe de la proportionnalité est infondé.