Citation: 7B_38/2024 E. 2.3.2

2.3.2. Pour autant, le recourant - qui ne prétend pas avoir requis dans son recours cantonal la mise en oeuvre d'une expertise psychiatrique ou offert de produire un rapport des thérapeutes qui le suivaient - ne démontre pas en quoi son droit d'être entendu aurait pu être violé. Concernant son état médical et sa blessure à la main gauche, il ressort de la motivation cantonale que ces éléments ont été pris en considération. L'autorité précédente a notamment rappelé que les soins nécessaires devraient être assurés par le Service de médecine pénitentiaire qui, sous réserve des restrictions imposées par les mesures de sécurité, est tenu d'assurer aux détenus un niveau de soins médicaux équivalent à celui dont bénéficie la population générale (art. 39 al. 4 de l'ordonnance valaisanne sur les droits et les devoirs de la personne détenue du 18 décembre 2013 [RS/VS 340.100]; cf. arrêt attaqué, p. 11 s.). En tout état, dans la mesure où le recourant se prévaut de ses problèmes médicaux en vue de s'opposer à une peine privative de liberté, ces éléments n'ont pas d'influence sur les conditions de la réintégration au sens de l'art. 95 al. 5 CP, mais se rapportent exclusivement aux modalités propres à l'exécution d'une telle peine. Ils devront être pris en compte par l'autorité d'exécution pour autant qu'ils puissent constituer des motifs justifiant la mise en oeuvre d'autres formes d'exécution de la peine (cf. art. 80 al. 1 let. a CP), voire l'interruption de celle-ci (cf. art. 92 CP).