Citation: 9C_390/2014 E. 5.3.1

5.3.1. La recourante se limite avant tout à invoquer la divergence entre l'appréciation du docteur D.________ et celle des médecins consultés dans le pays C.________ quant au diagnostic retenu et les effets de l'atteinte à la santé sur la capacité de travail, divergence qui impliquerait nécessairement une nouvelle expertise. Ce faisant, la recourante n'établit pas, au moyen d'une argumentation précise et étayée, le caractère manifestement inexact de l'appréciation des preuves de la juridiction fédérale de première instance. Or celle-ci a expliqué son choix de suivre les conclusions du docteur D.________, en retenant qu'elles étaient dûment et clairement motivées et confirmées par d'autres indices au dossier, dont l'amorce de l'amélioration de l'état de santé de l'assurée déjà en 2007, telle qu'elle ressortait des renseignements médicaux pris à l'époque de la première révision. Pour remettre en cause cette appréciation et démontrer que le résultat en est insoutenable, il ne suffit pas, comme le fait en vain la recourante, d'affirmer simplement que l'avis du médecin mandaté par l'intimé s'opposait à celui de l'ensemble des médecins qu'elle a consultés. En effet, lorsqu'une appréciation repose sur une évaluation médicale complète, telle que l'expertise réalisée par le docteur D.________, elle ne saurait être remise en cause au seul motif qu'un ou plusieurs médecins ont une opinion divergente. Il faut bien plutôt faire état d'éléments objectivement vérifiables qui auraient été ignorés dans le cadre de l'expertise et suffisamment pertinents pour en remettre en cause les conclusions. Or la recourante ne fait pas mention de tels éléments. En particulier, elle n'explique pas en quoi le point de vue des docteurs E.________ et F.________ serait mieux fondé objectivement que celui du psychiatre mandaté par l'intimé ou justifierait, à tout le moins, la mise en oeuvre d'une mesure d'instruction complémentaire. La seule référence à la divergence d'opinion de ces médecins n'est pas suffisante. On ajoutera que les rapports des docteurs E.________ (du 18 septembre 2012) et F.________ (du 15 juillet 2013) reposent sur une motivation succincte, sans qu'aucun détail ne soit donné pour expliquer les diagnostics posés, l'incapacité de travail de l'assurée qui en découlerait, les "répercussions manifestes sur sa santé mentale" (avis du docteur F.________) ou "la détérioration du style de vie" (avis du docteur E.________). Les médecins ne mettent pas non plus en évidence un élément objectivement vérifiable, de nature notamment clinique ou diagnostique, qui aurait été ignoré par le docteur D.________. La seule mention du diagnostic de trouble de stress post-traumatique, posé isolément par le docteur F.________, ne suffit pas pour retenir cette atteinte à la santé. Comme l'expose à juste titre le jugement entrepris, toute explication quant à l'origine de ce trouble ou son impact effectif fait défaut. Quant au rapport de la Commission administrative pour la sécurité sociale des travailleurs migrants (du 17 juin 2011), également cité par la recourante, il n'est pas davantage motivé dès lors qu'il fait état de l'absence de toute problématique somatique et retient, sans aucune précision, le diagnostic de trouble dépressif récurrent. L'avis du docteur H.________, psychiatre, n'est pas non plus probant. Le médecin fait référence à deux tentatives de suicide dans le passé - qui semblent correspondre à celles mentionnées par le docteur D.________ en relation avec d'importantes difficultés conjugales auxquelles l'assurée avait été confrontée à partir de 1997 -, dont on ne voit pas, faute d'indication à ce sujet, en quoi elles auraient une influence sur l'état de santé de l'assurée depuis son retour dans son pays.