Citation: 6B_629/2021 E. 2.4.3

2.4.3. Le recourant se prévaut également de l'état de dépendance et du lien intense qui l'unirait à sa mère, chez laquelle il est domicilié. Il se plaint qu'il n'a pas été tenu compte de son parcours de vie difficile en Suisse, marqué par des violences domestiques durant son enfance et différents placements en foyer, qui rendrait le soutien de sa mère d'autant plus nécessaire devant les difficultés liées à sa réintégration, alors que celles-ci sont encore exacerbées par un léger retard mental. Sur ce point, la cour cantonale pouvait valablement constater, sans verser dans l'arbitraire, que l'intensité du lien avec sa mère et son apport sur le recourant devaient être relativisés. Avant son interpellation, il passait la plupart de son temps hors du domicile et ne se rendait qu'occasionnellement chez sa mère pour récupérer son courrier ou lui quémander de l'argent, se montrant parfois violent envers elle. Le soutien allégué n'avait ainsi pas eu de résultat probant compte tenu de ses récidives antérieures. Enfin, il n'est pas déduit de l'arrêt attaqué que son léger retard mental serait propre à l'empêcher d'entreprendre seul sa réintégration dans la société, ni au demeurant que l'aide de sa mère serait indispensable. Dans ce contexte, il doit être relevé, avec la cour cantonale, qu'à défaut de rapport de dépendance allant au-delà de liens affectifs usuels, le recourant ne saurait se prévaloir de son lien l'unissant à sa mère pour tenter de justifier le caractère disproportionné de l'expulsion (cf. art. 8 par. 2 CEDH), étant encore observé qu'il ressort de l'arrêt attaqué que sa mère se rend régulièrement au Kosovo où elle dispose d'attaches personnelles.