Citation: 9C_82/2016 E. 3.3

3.3. La juridiction cantonale a estimé qu'il convenait de déterminer le degré d'invalidité au moyen de la méthode mixte d'évaluation, considérant que le recourant aurait, sans atteinte à la santé, travaillé à 75 % et consacré le reste de son temps à l'accomplissement de ses travaux habituels. Ce constat était corroboré par les déclarations faites par le recourant à l'enquêtrice ainsi que par sa situation personnelle et financière, laquelle ne commandait pas de prendre un emploi à plein temps. S'il est vrai qu'il avait commencé sa carrière au sein de B.________ en travaillant à plein temps, il avait réduit son taux d'activité dès 2004, soit plusieurs années avant que sa sclérose en plaques ne soit diagnostiquée. De plus, les modifications du taux d'activité en 2004 et 2007 coïncidaient avec des périodes de formation. La fatigue importante invoquée par le recourant pour justifier les variations de son taux d'activité ne constituait en réalité qu'une simple hypothèse. Le fait était que ni le point de vue du docteur C.________ ni celui du docteur D.________ ne permettaient de considérer que les variations du taux d'activité étaient à mettre sur le compte de la maladie. Les développements fournis par le docteur C.________ permettaient de confirmer que la maladie ne réduisait le taux d'activité du recourant à 75 % que depuis sa découverte en octobre 2008, soit plusieurs mois après que le recourant eût modifié son taux d'activité à 60 %, puis à 75 %. Les explications du docteur D.________ quant à l'état de santé du recourant pour la période antérieure au mois d'octobre 2008 étaient pour leur part évasives et ne reposaient sur aucune base objective. C'était enfin en vain que le recourant alléguait que l'enquêtrice de l'assurance-invalidité avait inscrit de façon unilatérale son intention de ne travailler qu'à 75 %, ces allégations n'étant ni vraisemblables ni établies par des éléments de preuve pertinents.