Citation: 6B_1443/2020 E. 1.2

1.2. En l'espèce, le TAPEM a révoqué la libération conditionnelle du recourant en vertu des art. 89 al. 3 et 95 al. 5 CP. Contrairement à ce que prétend le recourant, il ne s'agit pas d'une autorité d'exécution mais d'un juge, lequel est compétent pour révoquer la libération conditionnelle en cas de violation des règles de conduite, en vertu des dispositions précitées (cf. ATF 138 IV 65; arrêts 6B_747/2020 du 11 août 2020; 6B_1224/2013 du 17 mars 2014; PERRIN/GRIVAT/DEMARTINI/PÉQUIGNOT, in Commentaire romand, Code pénal I, 2e éd. 2020, n°s 5 et 25 ad art. 95 CP). Le recourant ne saurait rien déduire en sa faveur de l'art. 46 al. 3 CP, qui prévoit, en matière de révocation du sursis, la compétence du juge appelé à connaître du nouveau crime ou du nouveau délit. Aussi, le grief consistant à contester la compétence du TAPEM pour ordonner la révocation de sa libération conditionnelle est infondé. L'ordonnance pénale du Ministère public datant du 7 décembre 2020 dont se prévaut le recourant constitue une pièce nouvelle, laquelle est irrecevable (art. 99 al. 1 LTF). En tout état, elle n'affecte par la compétence du juge d'examiner l'hypothèse prévue par l'art. 89 al. 3 CP. Dans la mesure où la révocation contestée résulte de la violation des règles de conduite et non de la commission de nouvelles infractions pendant le délai d'épreuve, c'est en vain que le recourant suggère, sans autre développement, que la décision violerait la présomption d'innocence et le principe ne bis in idem.