Citation: 8C_694/2023 E. A

A.________, née en 1984, titulaire d'un CFC d'employée de commerce, a travaillé en dernier lieu en tant que comptable au service de B.________ SA à U.________ de 2010 à 2013. Le 5 juin 2014, elle a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité en raison de troubles psychiques. L'Office cantonal AI du Valais (ci-après l'OAI) l'a mise au bénéfice de mesures de reclassement professionnel, qui ont finalement échoué. Dès décembre 2018, l'assurée travaille comme professeur de ski à 50 % pour l'École C.________ de U.________ pendant la saison hivernale et comme vendeuse à 50 % dans un magasin de golf à V.________ pendant la saison estivale (du 1er mai au 31 octobre). Dans un rapport du 16 août 2019, le docteur D.________, psychiatre traitant de l'assurée, a retenu les diagnostics de trouble dépressif moyen, épisode actuel moyen, avec syndrome somatique (F33.11) et de personnalité anankastique (F60.5). Ont également été évoqués, sans répercussions sur la capacité de travail, un trouble de l'alimentation en rémission (F50.9) et un trouble psychotique aigu polymorphe, sans symptômes schizophréniques, sous traitement de Ritaline (F23.0). Il a estimé que sa patiente était en mesure de travailler quatre heures par jour dans une activité à horaires réguliers, avec un niveau moyen de responsabilités et un faible niveau de stress. Le service de réadaptation de l'OAI a observé, dans un rapport du 14 novembre 2019, qu'il ne fallait pas mettre en péril les activités professionnelles de vendeuse et de professeur de ski, trouvées par l'assurée elle-même, et lui laisser conserver cet équilibre qu'elle avait réussi à mettre en place. Dans une prise de position du 7 avril 2020, le Service médical régional de l'assurance-invalidité (SMR) a confirmé une capacité de travail de quatre heures par jour en tenant compte des limitations fonctionnelles décrites par le docteur D.________. Sur cette base, l'OAI a, par décision du 7 janvier 2021, octroyé à l'assurée un trois-quarts de rente d'invalidité dès le 1er décembre 2014, sous déduction des indemnités journalières perçues durant les périodes de reclassement intervenues de 2015 à 2018.