Citation: 5A_979/2021 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, en particulier eu égard au train de vie des parties, il n'apparaît pas arbitraire d'avoir intégré aux charges des enfants, les frais d'une nounou à plein temps jusqu'à ce que la cadette intègre l'école obligatoire fin août 2021. Certes, les enfants se trouvaient chez leur père durant l'exercice de son droit de visite. Les horaires de dit droit de visite étaient toutefois différents en fonction des semaines, à l'exception du mercredi soir au jeudi après-midi, ce qui ne couvre en définitive qu'une demi-journée suivant l'heure à laquelle la nounou commence le matin. Par ailleurs, il n'est pas contesté que, jusqu'à ce qu'elle intègre l'école obligatoire et que ce poste de charges soit supprimé, la cadette ne fréquentait l'école que quelques heures par semaine, de sorte qu'il était vraisemblablement nécessaire de l'y amener et d'aller la chercher en-dehors des heures de bureau usuelles. Dans ces circonstances, on peut admettre qu'il soit difficile de trouver une nounou avec une telle flexibilité quant à ses horaires et il n'apparaît donc pas arbitraire de considérer que les parties pouvaient, vu leurs moyens, avoir recours à une nounou à plein temps, étant précisé qu'aucun poste n'a été retenu dans les charges de l'intimée pour les frais de ménage de sorte que la nounou pouvait notamment être occupée à d'autres activités notamment à l'entretien du logement durant les quelques heures où elle n'avait pas les enfants sous sa surveillance.