Citation: 6B_1515/2021 E. 2

En l'espèce, la cour cantonale a tout d'abord relevé la teneur de l'art. 110 al. 4 CPP, également applicable en procédure d'appel (cf. art. 379 CPP; arrêts 1B_216/2017 du 24 juillet 2017 consid. 3; 6B_933/2015 du 22 juin 2016 consid. 3.1), aux termes duquel la direction de la procédure peut retourner à l'expéditeur une requête illisible, incompréhensible, inconvenante ou prolixe, en lui impartissant un délai pour la corriger en l'avertissant qu'à défaut, la requête ne sera pas prise en considération. Elle a également rappelé que selon la jurisprudence, le fait d'accuser des magistrats d'être membre d'une organisation criminelle constituait des propos manifestement outranciers et inconvenants (arrêt 1B_387/2013 du 1 er novembre 2013 consid. 2 et l'arrêt cité). La cour cantonale a ensuite relevé, en substance, que la déclaration d'appel déposée le 13 juillet 2021 par le recourant contenait des propos outranciers et inconvenants à l'égard du Président du Tribunal de police et de divers autres magistrats vaudois, ceux-ci y étant notamment traités de "corrompus", de "faussaires", de "parjures" aux "méthodes de voyou" ou encore "d'organisation criminelle" et que le jugement attaqué devant elle y était qualifié de "faux en écriture publique". Si le recourant avait quelque peu modifié son mémoire d'appel à la suite de l'avis du 19 août 2021 de la Présidente de la Cour d'appel pénale, il n'avait pas pour autant retiré les propos inadmissibles qui y figuraient, ni corrigé son acte, se contentant pour le surplus de demander la récusation des membres de la Cour d'appel pénale et de réclamer la liste de ses propos inconvenants. La cour cantonale a dès lors jugé que la déclaration d'appel n'avait pas été rectifiée en temps utile et qu'il convenait, en application de l'art. 110 al. 4 CPP, de refuser d'entrer en matière sur l'appel du recourant.