Citation: 6B_1260/2021 E. 1.2

1.2. Le recourant expose qu'il s'est contenté de faire part aux policiers de sa crainte de retourner dans son pays et de son refus d'embarquer dans l'avion, ce qu'il était en droit de faire à ce stade de la procédure administrative. Alors qu'il manifestait son opposition verbalement, les policiers auraient usé, selon lui, de violence à son égard, de sorte qu'il a marqué son opposition par des cris et une légère résistance physique. Se fondant sur le rapport de police, la cour cantonale a retenu que, devant le refus du recourant d'embarquer dans l'avion, la police avait entravé les jambes du recourant afin de s'assurer qu'il ne prenne pas la fuite et non - comme le soutient le recourant - usé de violence à son égard, notamment en lui donnant des coups. Elle a constaté que ces faits étaient confirmés par le constat médical établi le lendemain de l'interpellation du recourant. En effet, les douleurs aux extrémités et au thorax évoquées par le recourant et consignées dans le constat médical étaient compatibles avec les faits tels que décrits dans le rapport de police, à savoir le maintien du recourant qui se débattait, par plusieurs policiers sur une certaine distance et dans des escaliers. En outre, ce constat ne faisait pas état de blessures visibles qui auraient pu être causées par des actes de violence disproportionnée, notamment par des coups portés au recourant par les policiers. Dans son argumentation, le recourant n'établit pas que le raisonnement de la cour cantonale serait arbitraire. Il affirme seulement que les policiers auraient usé de violence à son égard en premier lieu. Purement appellatoire, son argumentation est irrecevable. Sur la base du rapport de police, la cour cantonale a également retenu que l'opposition du recourant ne pouvait pas être qualifiée de "légère", mais que celui-ci s'était vivement débattu. Elle a considéré que l'utilisation de la contrainte physique par les agents de police, la chute de l'un d'entre eux ainsi que le refus de l'hôtesse de l'air de laisser embarquer le recourant confirmaient la version du rapport de police, selon laquelle le recourant s'était vivement débattu. Elle a ajouté que les fonctionnaires de police n'avaient par ailleurs aucun intérêt à déployer de tels moyens de coercition sans que la situation ne le justifie. Le recourant ne démontre pas en quoi le raisonnement de la cour cantonale serait arbitraire, mais se borne à affirmer que sa résistance n'a été que "légère". De nature appellatoire, son argumentation est irrecevable. Le recourant ne développe pas non plus de grief suffisant pour dire en quoi l'audition des policiers aurait été en tant que telle indispensable et que le rapport de police serait en soi insuffisant.