Citation: I 723/99 02.08.2000 E. A

A.- a) P.________ travaillait en qualité de grutier au service de l'entreprise de construction R.________. Le 30 novembre 1970, il fut victime d'une contusion lombaire lors d'une chute sur le coude droit. Le 15 avril 1977, il subit un coup de fouet de la colonne cervicale lors d'un accident de la circulation routière. Vu les besoins des chantiers, son employeur ne pouvait avoir recours à plein temps à ses services en tant que grutier et l'avait donc chargé pour une bonne part de la journée de travaux de manoeuvre, lesquels impliquaient des besognes qui, à la suite des accidents précités, devinrent trop lourdes pour P.________. Celui-ci présenta une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Sur requête du docteur L.________ son médecin traitant, du 8 août 1978, une réorientation professionnelle fut envisagée. P.________ entendait être examiné par divers spécialistes, poursuivre son activité à mi-temps au service de R.________ et bénéficier d'une demi-rente d'invalidité, dont l'octroi lui fut refusé le 3 juin 1980 par la Caisse de compensation de la société suisse des entrepreneurs. Ce dernier attaqua ce refus devant le Tribunal administratif de la République et canton de Neuchâtel, lequel, par jugement du 23 septembre 1980, renvoya la cause à la caisse pour qu'elle procède à un complément d'examen et statue à nouveau. L'assuré continua de travailler à 50 %. Afin de déterminer s'il pouvait exercer à plein temps un travail léger et s'il devait être reclassé, la Commission cantonale neuchâteloise de l'assurance-invalidité donna mandat à l'Office régional AI de Neuchâtel de mettre sur pied un stage d'observation au Centre ORIPH. Ce stage eut lieu du 7 septembre au 2 octobre 1981.