Citation: 6B_430/2016 E. 2.2.1

2.2.1. En première instance, le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de l'Est vaudois a jugé extrêmement lourde la faute du recourant, en détaillant les graves éléments à charge retenus à son encontre, en mentionnant également les éléments à décharge pris en considération, avant de retenir une responsabilité moyennement diminuée au vu de l'expertise psychiatrique réalisée dans le cadre de la présente cause. Sur cette base, les premiers juges ont considéré que si le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de La Côte avait eu à connaître, dans son jugement du 24 janvier 2014 condamnant le recourant à une peine privative de liberté de 30 mois dont 18 mois avec sursis pendant 5 ans (cf. supra B.a), des faits commis par le recourant à l'encontre de l'intimée avant cette date, il aurait fixé une peine totale de 72 mois en pleine responsabilité, respectivement de 36 mois vu sa responsabilité moyennement diminuée. Les premiers juges ont donc estimé qu'une peine de 6 mois était adéquate pour sanctionner ces faits (36 mois moins 30 mois). Quant à ceux postérieurs au 24 janvier 2014, une peine privative de liberté de 36 mois aurait été, en pleine responsabilité, infligée au recourant, si bien qu'il se justifiait de le sanctionner, sous cet angle, par une peine de 18 mois, soit 24 mois au total (18 mois plus 6 mois), à laquelle s'ajoutait encore une peine pécuniaire pour réprimer les injures. Pour sa part, la Cour d'appel pénale a jugé, à l'instar des premiers juges, que la culpabilité de X.________ était extrêmement lourde, en soulignant, en résumé, qu'il s'était comporté comme un véritable tyran domestique pendant plus d'une année, tout en mettant en exergue la gravité et la perversité de ses actes et le fait qu'il a agi alors qu'il était sous le coup d'une enquête pénale pour des faits similaires concernant son ex-épouse. La Cour d'appel pénale a admis à son tour une diminution de responsabilité moyenne, estimant que les premiers juges avaient opéré une réduction par trop linéaire pour en tenir compte, en relevant néanmoins que ses actes étaient d'une gravité extrême et que sa faute, même diminuée par sa responsabilité restreinte, demeurait lourde. La Cour d'appel pénale a cependant considéré que, compte tenu de l'ensemble des éléments à charge et à décharge qu'elle a passés en revue, la peine privative de liberté de 24 mois infligée demeurait adéquate, ajoutant que la gravité des faits contrebalançait l'absence de prise en compte, par les premiers juges, du début de prise de conscience et des excuses du recourant, qualifiées du reste de balbutiantes.