Citation: 5A_942/2018 E. 5.3.2

5.3.2. En l'occurrence, dès lors qu'une demande en divorce a été introduite en Roumanie et que seule la compétence interne des juridictions roumaines pour en connaître est litigieuse, l'avis de la cour cantonale selon lequel cette saisine antérieure du juge étranger fait obstacle à la compétence du juge suisse pour prononcer des mesures provisionnelles sur la base de l'art. 10 let. a LDIP ne prête pas le flanc à la critique. Le choix d'une solution opéré par l'autorité cantonale, sur une question qui est controversée en doctrine, ne peut en effet pas être qualifié d'arbitraire (arrêts 5A_519/2018 du 1er mai 2019 consid. 2; 5A_631/2018 du 15 février 2019 consid. 7.2.2.1; 5A_298/2015 du 30 septembre 2015 consid. 1.2 et les références), même si l'autorité cantonale s'écarte de l'avis majoritaire (arrêts 5A_150/2015 du 4 juin 2015 consid. 5.1; 5D_195/2013 du 22 janvier 2014 consid. 2.3 et la référence), dès lors que, lorsque sa cognition est limitée à l'arbitraire, le Tribunal fédéral ne recherche pas quelle est l'interprétation correcte que l'autorité cantonale aurait dû donner à la disposition légale, mais se borne à dire si l'interprétation qui a été faite est défendable (arrêts 5A_150/2015 précité consid. 5.1; 4A_34/2014 du 19 mai 2014 consid. 4.5). Le moyen est donc mal fondé.