Citation: 4A_505/2017 E. 4.3.2

4.3.2. Le deuxième motif invoqué par la recourante a trait à l'organisation du Settlement Meeting du 28 septembre 2016. A suivre la recourante, le Tribunal arbitral, en incitant les parties à participer à l'audience de conciliation ainsi dénommée, aurait pris une mesure particulièrement inadéquate, consistant à la placer d'emblée dans une situation inéquitable, faute pour elle de connaître les raisons sous-tendant les instructions données à l'expert, plus particulièrement au sujet de ses prétentions reconventionnelles. Et la recourante d'ajouter que l'organisation même d'une telle audience, sans tenue d'un procès-verbal, pouvait être objectivement comprise "comme participant d'une intention du Tribunal de se permettre de nier avoir tenu les propos qu'il tiendrait éventuellement en violation du cadre strict des discussions auquel la recourante avait spécifiquement requis le Tribunal de se tenir". Cette dernière affirmation, qui relève du procès d'intention, n'a pas sa place dans un mémoire de recours adressé à l'autorité judiciaire suprême du pays du siège de l'arbitrage. Elle sera donc purement et simplement ignorée. Pour le surplus, on ne voit pas en quoi la recourante aurait été placée sur un pied d'inégalité par rapport à l'intimée dans l'organisation de l'audience de conciliation. Enfin, l'intéressée n'est pas crédible lorsqu'elle insinue qu'elle n'aurait pas pu résister à l'incitation du Tribunal arbitral à participer à cette audience. Elle a démontré, au contraire, tout au long de la procédure d'arbitrage, qu'elle n'était pas du genre à s'en laisser conter.