Citation: 6B_966/2021 E. 2.3.3

2.3.3. Le recourant fait également grief à la cour cantonale de lui avoir imputé la falsification et l'envoi de l'ordonnance du 3 avril 2018 alors même qu'elle a admis qu'il n'était pas vraisemblable qu'il ait pu faxer lui-même cette ordonnance depuis l'hôpital et, devant cette difficulté, d'avoir monté une hypothèse jamais étayée auparavant ni corroborée par aucune pièce du dossier pénal. Dans la partie "En fait" de son jugement, la cour cantonale a exposé que le recourant "a faxé cette ordonnance [du 3 avril 2018]". Dans la partie "En droit", elle a toutefois considéré comme peu vraisemblable qu'il ait pu contourner le guichet de la réception en présence des employés qui lui auraient interdit cette démarche ou que l'endroit soit resté vacant suffisamment longtemps pour permettre à un profane d'utiliser l'appareil de fax de l'hôpital; cela l'a conduite à retenir en définitive que le recourant "a su convaincre au moins un réceptionniste d'envoyer le fax pour lui", tout en jugeant qu'il n'était pas déterminant à cet égard que le dossier ne comportât pas de relevé des opérations de l'appareil, faute d'avoir été conservé. En se limitant à affirmer qu'il s'agit d'une hypothèse non étayée, il est douteux que le recourant satisfasse aux exigences accrues de l'art. 106 al. 2 LTF applicables à la démonstration du grief d'arbitraire. Quoi qu'il en soit, on ne voit pas en quoi les considérations cantonales seraient insoutenables. Les circonstances retenues sont au contraire plausibles dès lors que le recourant est en traitement auprès de médecins de l'Hôpital B.________, qu'il n'est pas inconnu des employés de la réception auprès desquels il est tenu de s'annoncer avant chaque consultation et que le service demandé n'a rien d'inusuel.