Citation: 2C_257/2008 04.04.2008 E. 1

7.2 En l'espèce, contrairement à ce que semble croire le recourant, sa volonté exprimée de quitter la Suisse n'est pas de nature à justifier la levée de sa détention. Dans la mesure où il ne bénéficie d'aucune autorisation pour se rendre en Italie, ses déclarations au sujet de ce qu'il compte faire une fois remis en liberté constituent bien plutôt un indice concret attestant qu'il n'a pas l'intention d'obtempérer aux instructions des autorités et de rentrer dans son pays d'origine, mais qu'il cherche, en réalité, à se soustraire à son renvoi au sens de l'art. 76 al. 1 let. b ch. 3 et 4 LEtr (cf. ATF 130 II 56 consid. 3.1 p. 58/59 et les arrêts cités). Pour le reste, le recourant n'allègue aucune circonstance concrète établissant que les motifs de sa détention ne seraient pas réalisés ou que celle-ci serait disproportionnée. Par ailleurs, la prolongation de cette mesure se justifie, car les informations que le recourant a fournies le 10 janvier 2008 exigent quelques vérifications pour permettre son renvoi; en particulier, il est nécessaire d'établir formellement sa véritable et complète identité et d'obtenir de la part des autorités égyptiennes un document de voyage. A ce stade, rien ne permet de penser que son renvoi ne pourra pas se faire dans un délai raisonnable. 7.3 En conséquence, la prolongation de la détention du recourant jusqu'au 25 juin 2008 s'avère conforme au droit. 7.4 Dans ce contexte, il est expressément rappelé au Tribunal cantonal que le Tribunal fédéral statue sur la base des seuls faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF) et qu'il ne peut les compléter qu'aux conditions de l'art. 105 al. 2 LTF. Par conséquent, il incombe à l'autorité judiciaire cantonale qui accorde une prolongation de la détention de procéder, même succinctement, aux constatations de fait utiles, notamment en ce qui concerne les démarches nécessaires entreprises par l'autorité compétente pour exécuter le renvoi ou l'expulsion.