Citation: 5A_713/2023 E. 4.2.3

4.2.3. Le recourant fait encore valoir que la cour cantonale ne pouvait pas retenir le montant de 92'155 fr. comme dividendes en reprenant ceux perçus en 2021. Il rappelle que, selon la jurisprudence sur les revenus fluctuants, le gain de l'année précédente peut être considéré comme le revenu décisif. Selon lui, il fallait prendre en compte sur cette base un montant de 0 fr. au titre de dividende 2022, vu qu'il n'en avait reçu aucun, ou à tout le moins faire la moyenne des dividendes perçus de 2020 à 2022. En ne procédant pas de la sorte, la cour cantonale avait contrevenu " gravement à un principe de droit clair et incontesté ", avec pour conséquence que l'arrêt rendu était arbitraire. Il ajoute en outre qu'il apparaissait choquant de prendre en compte un revenu, même hypothétique, de 92'155 fr. alors qu'il ne percevait plus de dividende depuis 2022. Il ressortait d'ailleurs de sa décision provisoire de taxation 2022 qu'en comptabilisant les contributions d'entretien qu'il avait été condamné à payer, il se retrouvait avec un " revenu net imposable négatif de fr. - 7'358! " et il " ne pourrait en outre essuyer, chaque année, une décision de taxation basée sur un revenu négatif ". Son minimum vital était ainsi " gravement entamé et il n'[était] pas envisageable pour [lui] de vivre dans ces conditions ". L'arrêt attaqué était insoutenable dans son résultat, " notamment car il [était] pour le moins choquant de retreindre la qualité de vie d'une personne dans cette mesure et la laisser sans le minimum vital nécessaire pour vivre ". Le reproche du recourant de ne pas avoir tenu compte de l'absence de dividende versé en 2022 n'a aucun sens; il méconnaît la notion même de revenu hypothétique, qui consiste justement à imputer à une partie un revenu supérieur à celui qu'elle perçoit effectivement. Aussi, le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il affirme, en se référant à la jurisprudence sur les revenus en constante augmentation ou diminution d'un indépendant, que le dividende de "0 fr." de 2022 serait déterminant, un tel raisonnement étant de toute manière contraire à la jurisprudence vu que dans cette hypothèse l'on serait en présence de revenus fluctuants - et non en constante augmentation ou diminution -, ce qui impliquerait a priori de faire une moyenne des dividendes perçus sur plusieurs années (cf. ATF 143 III 617 consid. 5.1). Il ne saurait non plus être suivi lorsqu'il prétend à titre subsidiaire que la moyenne des dividendes versés devrait inclure l'année 2022, étant par ailleurs relevé qu'il ne conteste pas les constats de la cour cantonale en lien avec l'augmentation constante des dividendes versés de 2018 à 2021 et son absence d'explications sur le caractère prétendument exceptionnel du résultat réalisé en 2021. Force est de constater que l'argumentation du recourant s'épuise dans des affirmations péremptoires selon lesquelles il serait choquant de ne pas prendre en considération ses revenus effectifs. Totalement détachée des motifs retenus dans l'arrêt entrepris pour justifier l'imputation d'un revenu hypothétique et son montant, elle ne satisfait aucunement aux exigences de motivation d'un grief d'arbitraire (cf. supra consid. 2.1) et, partant, ne saurait remettre en cause l'arrêt entrepris sur ce point. Il résulte de ce qui précède que le grief d'arbitraire dans l'établissement des revenus du recourant est irrecevable.