Citation: 8C_532/2021 E. A

A.a. A.________ travaille comme aide à l'atelier pour B.________ SA et est à ce titre assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: la CNA). Le 26 avril 2019, son employeur a fait parvenir à cette dernière une déclaration indiquant que le 21 avril 2019, l'assuré avait été victime d'une agression dans laquelle avaient été impliqués lui-même, son ex-épouse et le nouveau conjoint de celle-ci. Selon le rapport de consultation aux urgences de l'hôpital C.________ du 21 avril 2019, l'assuré a subi de multiples contusions à l'épaule, à l'omoplate et au poignet gauches ainsi qu'au coccyx. Il a été en incapacité de travail totale depuis lors. A.b. Il ressort des pièces de la procédure pénale ouverte à la suite de la plainte de A.________ que le jour en question, après l'exercice de son droit de visite et accompagné de sa compagne D.________, il était venu ramener les enfants à son ex-épouse. Il avait garé sa voiture au bas de l'immeuble, sur son ancienne place de parc, désormais utilisée par son ex-épouse. Après avoir mis les enfants dans l'ascenseur, il était ressorti de l'immeuble et avait alors fumé une cigarette en compagnie de E.________, concierge de l'immeuble. Selon la version des faits de A.________, il avait entendu la fenêtre de l'appartement de son ex-épouse s'ouvrir et F.________, le compagnon de celle-ci, crier qu'il était garé sur leur place de parc. Il lui avait rétorqué qu'il fumait sa cigarette et allait s'en aller. Constatant que F.________ était énervé et l'insultait, il avait alors déplacé sa voiture pour éviter d'envenimer la situation. F.________ avait alors surgi du bâtiment, l'avait traité notamment de "connard" et de "fils de pute" et l'avait bousculé. E.________ avait voulu s'interposer, mais A.________ l'avait retenu en se mettant entre lui et F.________. D.________ s'en était aussi mêlée en enjoignant à F.________ de cesser ses insultes. Alors que A.________ se trouvait face à E.________ pour le calmer et dos à F.________, ce dernier lui avait asséné un coup de pied à l'arrière de la cuisse gauche. Ensuite, alors que son amie était à nouveau intervenue verbalement et qu'il s'était interposé entre elle et F.________, ce dernier lui avait porté deux nouveaux coups de pied dans le genou gauche, puis trois à quatre violents coups sur le haut du dos. E.________ et D.________ ont confirmé pour l'essentiel la version de A.________, à savoir que celui-ci s'était interposé entre eux-mêmes et F.________ et que ce faisant, il avait reçu des coups de pied et de "matraque" de son antagoniste. Par ordonnance pénale du 2 août 2019, F.________ a été reconnu coupable de lésions corporelles simples, voies de fait et injures sur la base de l'état de fait suivant: "Le 21 avril 2019, à G.________, pour de futiles motifs, une dispute verbale a éclaté entre E.________ et F.________. Ce dernier a frappé A.________, qui tentait de les séparer, à l'aide d'un objet contondant et à coups de pied (...) ". La procédure pénale ouverte contre A.________, sur plainte de F.________, pour injures et menaces a été classée le 18 mars 2020. A.c. Par décision du 13 mai 2020, la CNA a réduit de 50 % l'indemnité journalière due à l'assuré en raison de son incapacité de travail, au motif qu'il avait été blessé dans un accident non professionnel survenu lors d'une bagarre. L'assuré s'étant opposé à cette décision, la CNA l'a confirmée par décision sur opposition du 28 octobre 2020; elle a retenu que l'assuré devait se rendre compte au vu de l'attitude de F.________ que la situation allait dégénérer et qu'il s'était par son comportement inscrit dans une logique de bagarre, placé dans une zone de danger et exposé au risque d'être blessé.