Citation: 2C_1/2022 E. 6.3

6.3. La critique du recourant, qui consiste à reprocher au Tribunal cantonal d'avoir effectué une pesée des intérêts lacunaire et omettant de tenir compte de son séjour de "plus de 29 années" en Suisse, est vaine. L'intéressé perd en effet de vue que seules les années passées au bénéfice d'une autorisation sont déterminantes, à l'exclusion notamment de celles au bénéfice d'une simple tolérance (ATF 137 II 1 consid. 4.3; 130 II 493 consid. 4.6). Force est par ailleurs de constater que le recourant ne remet nullement en cause le constat d'absence de modification notable des circonstances depuis la décision négative du 29 août 2018, confirmée en dernière instance par l'arrêt 2C_278/2019 du 27 mai 2019 du Tribunal fédéral. Dans ces conditions, la pesée des intérêts effectuée à cette occasion garde toute sa pertinence. Or, dans cet arrêt, la Cour de céans a retenu que le long séjour en Suisse de l'intéressé, au demeurant marqué par une absence d'intégration et l'accumulation d'une très importante dette sociale, n'était notamment pas suffisant pour faire primer son intérêt privé à rester en Suisse sur l'intérêt public à l'y éloigner (consid. 5.2). La situation du recourant ne s'étant pas modifiée dans une mesure juridiquement pertinente depuis lors, on ne peut reprocher à l'autorité précédente d'être parvenue à la même conclusion. Que le résultat de la pesée des intérêts ne soit pas celui voulu par le recourant ne démontre pas en quoi les précédents juges auraient appliqué de manière arbitraire le droit cantonal, respectivement auraient méconnu son droit au respect de la vie privée.