Citation: 1P.762/1999 03.02.2000 E. 1

1.- Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité du recours de droit public (ATF 125 I 14 consid. 2a p. 16, 253 consid. 1a p. 254, 412 consid. 1a p. 414 et les arrêts cités). Selon la jurisprudence relative à l'art. 88 OJ, seul a qualité pour agir celui qui est atteint par l'acte attaqué dans ses intérêts personnels et juridiquement protégés, garantis par une règle de droit fédéral ou cantonal ou directement par un droit fondamental spécifique. Selon la jurisprudence, l'interdiction générale de l'arbitraire découlant de l'art. 4 de l'ancienne Constitution fédérale (aCst. ) ne confère pas à elle seule la légitimation exigée par l'art. 88 OJ; le recourant doit encore se trouver dans la sphère de protection des normes dont il se prévaut (ATF 123 I 41 consid. 5b p. 42; 122 I 44 consid. 2b p. 45 s et 3b/bb p. 47; 121 I 267 consid. 2 p. 268 s; cf. aussi ATF 125 II 86 consid. 3a p. 93 s). A défaut de qualité sur le fond, le recourant peut se plaindre de la violation de garanties de procédure équivalant à un déni de justice formel. Dans un tel cas, l'intérêt juridiquement protégé exigé par l'art. 88 OJ découle non pas du droit de fond, mais du droit de participer à la procédure tel qu'il est reconnu par le droit cantonal ou, directement, par la Constitution. Un tel droit existe lorsque le recourant avait qualité de partie en procédure cantonale (ATF 125 II 86 consid. 3b p. 94; 123 I 25 consid. 1 p. 26 s; 122 I 267 consid. 1b p. 270; 121 I 218 consid. 4a p. 223 et les arrêts cités). Le recourant avait qualité de partie en procédure cantonale, et il invoque son droit d'être entendu. Selon la jurisprudence portant sur l'art. 4 aCst. , il aurait donc qualité pour agir. Il n'y a pas lieu de s'interroger sur le maintien de cette jurisprudence après l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2000, de la nouvelle Constitution fédérale du 18 avril 1999 (Cst. ). Les autres conditions posées à la recevabilité du recours de droit public sont également satisfaites.