Citation: 9C_151/2022 E. 3.2.3

3.2.3. La recourante ne peut rien non plus tirer en sa faveur de son attitude au stade des mesures de réadaptation, qui démontre au contraire qu'elle ne souhaitait pas travailler à 100 % même dans une activité adaptée à son état de santé. En effet, on constate à la suite de la juridiction cantonale qu'elle avait refusé un emploi à 80 % auprès de la Société C.________, alors même que cet emploi était compatible avec son activité de freelance auprès de B.________ SA, puisque celle-ci était déployée, selon les dires de la recourante, à hauteur de 20 à 30 %. De plus, les cours de Pilates dispensés une fois par semaine par l'assurée, tout comme son activité de massothérapeute pour la quelle elle était au bénéfice d'un diplôme, ne constituent pas des éléments suffisants en faveur de l'exercice (hypothétique) d'activités cumulées correspondant à un taux de 100 %. Ainsi, outre le fait qu'aucun document comptable au sujet des revenus des cours de Pilates n'a été produit, la recourante ne conteste pas avoir donné ce cours une fois par semaine, ce qui ne représente pas une fréquence suffisante pour étayer le souhait d'activités à 100 %. L'on ne saurait considérer qu'un cours donné une fois par semaine constitue une activité lucrative dans le cas d'espèce. De plus, la recourante a elle-même indiqué dans sa réplique devant le Tribunal cantonal que sa formation de massothérapeute avait du être interrompue en raison des mesures de placement de l'office AI, démontrant ainsi que cette activité n'a jamais été déployée.