Citation: 1C_176/2023 E. B

Dans un rapport du 24 novembre 2021, intitulé "Expertise médicale simplifiée d'aptitude à la conduite automobile", le Dr B.________ et le Dr D.________ (chef de clinique adjoint) ont estimé que A.________ pouvait actuellement être considéré comme apte à la conduite de véhicules automobiles du 1er groupe, à condition de poursuivre une abstinence à l'égard de l'alcool sur une durée prolongée, contrôlée biologiquement par analyses capillaires au moins tous les six mois. Par décision du 24 novembre 2021, le Service de la circulation routière a restitué de manière conditionnelle le permis de conduire à A.________, en application de l'art. 17 al. 3 LCR. Il a précisé que le prénommé était à nouveau autorisé à conduire des véhicules automobiles dès le 25 novembre 2021, à condition qu'il poursuive l'abstinence de consommation d'alcool sous le contrôle régulier du SEM qui le convoquera pour des prises capillaires en avril 2022, octobre 2022 et avril 2023; si ces contrôles ne devaient pas être effectués régulièrement ou démontrer une consommation d'alcool, un retrait préventif du permis de conduire serait ordonné pour une durée déterminée en vue d'examiner son aptitude à conduire. Par décision du 6 juillet 2022, le Conseil d'Etat du canton du Valais (ci-après: le Conseil d'Etat) a rejeté le recours déposé par A.________ contre la décision du 24 novembre 2021. Par arrêt du 28 février 2023, la Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton du Valais (ci-après: le Tribunal cantonal) a rejeté dans la mesure de sa recevabilité le recours interjeté par A.________ contre la décision du 6 juillet 2022. Elle a considéré en substance qu'il était conforme au droit fédéral et à la jurisprudence de subordonner la restitution conditionnelle du permis de conduire à la poursuite de l'abstinence de consommation d'alcool sous le contrôle régulier du SEM; cette mesure n'apparaissait ni manifestement disproportionnée ni ne procédait d'un abus du pouvoir d'appréciation.