Citation: 5A_856/2017 E. 1.1

1.1. Le 23 janvier 2017, A.A.________, B.A.________ et C.A.________ ont déposé devant le Tribunal de première instance de la République et canton de Genève (ci-après: le Tribunal) une demande à l'encontre des époux D.________. Dite demande visait notamment à obtenir des défendeurs la radiation d'une servitude inscrite au registre foncier et l'annotation du caractère mitoyen d'un mur, à ce qu'il leur soit interdit de " déverser leurs eaux pluviales ainsi que les eaux de leur Karcher " sur la parcelle no 12441 et à ce qu'ils soient condamnés à supprimer " tout débordement de leur garage ", à " assainir l'amiante de leur avant-toit par une entreprise spécialisée " et à les indemniser d'un montant de 30'000 fr. avec intérêts à 5% dès le 20 avril 2000. Par ordonnance du 13 février 2017, le Tribunal a transmis la demande et les pièces l'accompagnant aux époux D.________, leur impartissant un délai au 15 mars 2017 pour déposer une réponse écrite. Le 9 mars 2017, le conseil des défendeurs a indiqué que ceux-ci estimaient que les demandeurs étaient atteints d'une véritable psychose processive, ne cessant de les harceler depuis de nombreuses années, qu'ils considéraient que la demande était abusive et devait ainsi être renvoyée à ses auteurs en application de l'art. 132 al. 3 CPC, subsidiairement qu'un délai devait être octroyé à ceux-ci en application de l'art. 132 al. 2 CPC; plus subsidiairement, ils sollicitaient une prolongation du délai pour répondre au 15 mai 2017. Par ordonnance du 13 mars 2017, le Tribunal a notamment considéré que la demande était incompréhensible et prolixe, que les allégués de fait et le droit étaient mélangés et leur contenu tel qu'il était impossible d'y répondre. Il a imparti aux demandeurs un délai au 28 avril 2017 pour rectifier leur demande en application de l'art. 132 al. 1 CPC.