Citation: 6P.36/2005 18.05.2005 E. B

Par arrêt du 7 octobre 2004, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours de X.________. En bref, il en ressort ce qui suit. B.a Dès septembre 1999, X.________ a vécu dans l'appartement de Y.________, avec laquelle il a entretenu une relation conflictuelle. En plus des excès d'alcool, les concubins ont progressivement augmenté leur consommation de cocaïne à une moyenne journalière de 9 grammes, voire plus, en 2000. X.________ a également pris de la marijuana et des ecstasies. A partir de juin 2000, X.________ a violemment réagi à la volonté de sa compagne de rompre. Le 22 novembre 2000, il a défoncé la porte et pénétré sans autorisation dans l'appartement de cette dernière. Entre juin et décembre 2000, par des messages et des appels téléphoniques, il l'a menacée, parfois de mort, et l'a insultée. Le 10 décembre 2000, il l'a harcelée dans un établissement public, jusqu'à ce qu'elle accepte de discuter dans son appartement où il a obtenu les natels de Y.________ et de l'amie qui l'accompagnait pour qu'elles ne puissent pas appeler la police. Le 14 décembre 2000, X.________ est revenu loger sans autorisation dans l'appartement de son ex-amie. B.b Dès l'été 1999, X.________ s'est approvisionné en cocaïne auprès de Z.________. Pour financer sa consommation et celle de sa compagne, il s'est mis à en vendre pour son propre compte. Parallèlement, il a aidé son fournisseur dans le cadre du trafic de ce dernier. Il a également collaboré avec celui-ci au sein de l'entreprise de construction qu'il exploitait à Ecublens et qui était destinée à masquer le trafic de cocaïne. Entre l'été 1999 et le 5 février 2002, X.________ a vendu 490 grammes de cocaïne pour un chiffre d'affaires de 73'500 fr. et 700 ecstasies pour un chiffre d'affaires de 14'000 fr. Il a participé au trafic de Z.________ comme chauffeur et accompagnateur et aidé au conditionnement de 3.4 kg de cocaïne pour la revente. Il lui a acheté environ 960 grammes de cocaïne et 120 grammes auprès de Boliviens. Le 5 février 2002, lors d'une perquisition dans les locaux de l'entreprise de Z.________, la police l'a pris en flagrant délit de conditionnement de cocaïne et a trouvé sur place 6.355 kg de cette substance. B.c Pour les premiers faits décrits ci-dessus (cf. supra let. B.a), X.________ a été soumis à une expertise psychiatrique. Dans leur rapport du 31 août 2001, les Dr A.________ et B.________ ont constaté qu'une dépendance importante et une intoxication chronique à la cocaïne étaient à l'origine de son changement caractériel et de son comportement violent au sein de son couple. Ils ont qualifié de moyenne à sévère sa diminution de responsabilité. Pour l'infraction grave à la LStup (cf. supra let. B.b), le Dr A.________ a réactualisé la première expertise dans un rapport du 22 août 2003. Il a constaté un trouble de la personnalité mixte à traits immatures et dyssocial, un syndrome de dépendance à la cocaïne et au cannabis en 1999 et en 2000 et une utilisation nocive pour la santé de cocaïne et de cannabis d'août 2001 à décembre 2001. Il a retenu une légère diminution de responsabilité pour la période de 1999 à 2001 et une responsabilité entière dès août 2001, puisque, dès cette date, l'expertisé n'a plus fait qu'un usage récréatif de substances psychotropes. Entendu aux débats et confronté à de nouvelles déclarations relatives à la consommation de stupéfiants de X.________ suite à sa libération en août 2001, l'expert a modifié partiellement son rapport et conclu à une légère diminution de responsabilité pour la période postérieure à août 2001.