Citation: 6B_507/2021 E. 3.2.1

3.2.1. D'après la cour cantonale, il existait un faisceau d'indices permettant de conclure à la véracité des déclarations de l'intimé 2. Ainsi, celui-ci avait décrit les faits de façon cohérente et détaillée. Plusieurs épisodes étaient en outre corroborés par des éléments objectifs figurant au dossier, soit des photographies ou des certificats médicaux, tandis que d'autres avaient été immédiatement rapportés à son conseil, puis dénoncés à la police, ce qui allait dans le sens de la réalité de leur survenance. La recourante avait au demeurant admis avoir mordu son époux le 9 août 2018. A cet égard, les juges cantonaux ont écarté la thèse de la légitime défense, le récit de la recourante à ce propos étant peu crédible. De plus, la cour cantonale a considéré que la version de la recourante selon laquelle son époux se serait lui-même infligé les blessures du 6 décembre 2017 et du 23 mars 2018, n'emportait aucunement la conviction. Elle a en outre constaté des contradictions dans les explications de la recourante s'agissant des épisodes de pincements aux testicules et a retenu que ses déclarations relatives au tuyau d'évier et au couteau n'étaient pas crédibles, contrairement à celles de son époux. Enfin, la juridiction précédente a écarté la thèse de la recourante selon laquelle elle n'aurait, de manière générale, fait que " se défendre " car elle aurait elle-même été victime de violences physiques et psychiques de la part de l'intimé 2. Elle avait livré à cet égard des explications confuses, contradictoires et non étayées alors que, selon ses dires, les faits s'étaient déroulés au restaurant devant des témoins. Ses explications - contradictoires - quant à l'absence de plainte pénale à ce propos étaient au demeurant peu crédibles.