Citation: 5A_928/2018 E. 3

L'autorité cantonale a tout d'abord admis l'identité entre le titre authentique présenté devant le juge de la mainlevée et la créance déduite en poursuite. Elle a considéré que celles-ci résultaient toutes deux des divers prêts consentis par l'intimée à la recourante. En outre, la créance retenue dans le titre correspondait à la somme que la recourante devait à l'intimée le 8 août 2011, alors que la prétention déduite en poursuite correspondait au montant que, selon l'intimée, la recourante restait lui devoir au jour de la réquisition de poursuite. L'autorité cantonale a retenu que le titre authentique du 8 août 2011 valait titre de mainlevée en tant qu'il était clair et qu'aucune disposition de ce document ne permettait de retenir qu'en cas de remboursement partiel de la dette, le solde ferait l'objet d'une remise de dette, ni que le titre deviendrait caduc après l'exécution de la vente du château, soit le jour même de son établissement.