Citation: 4A_403/2009 23.10.2009 E. A

A.a Par contrat du 19 septembre 1986, la SI X.________ a remis à bail à Z.________ un appartement de quatre pièces et demie situé en attique au 6e étage de l'immeuble dont elle est propriétaire à Genève, ainsi que la cave qui est attachée au logement. Le contrat, qui prenait effet le 1er octobre 1986 pour se terminer le 30 septembre 1989, fixait le loyer annuel à 9'600 fr., plus un acompte de charges pour chauffage et eau chaude de 1'500 fr. par an. Dès le 1er octobre 1996, le loyer a été porté à 13'500 fr. par an, sans les charges. Par avenant du 5 janvier 1998, Y.________ est devenue colocataire dudit appartement avec Z.________, les précitées agissant désormais conjointement et solidairement envers la bailleresse. A.b Par avis officiel adressé le 18 septembre 2000 à chacune des locataires, la SI X.________ a résilié le bail des prénommées pour l'échéance du 31 décembre 2000. La bailleresse avait alors fait valoir que les actions de la SI X.________ étaient propriété de la Fondation V.________ (ci-après: la fondation), active dans le domaine de la recherche médicale, et que celle-ci avait besoin des locaux loués pour y loger du personnel médical ou para-médical. Saisie par les locataires qui avaient contesté ce congé, la Commission de conciliation en matière de baux et loyers de Genève, par décision du 17 mai 2001, a considéré que la SI X.________ n'avait pas établi le motif du congé donné aux premières. La bailleresse n'a pas contesté cette décision.