Citation: 4A_26/2014 E. 2.3

2.3. La recourante présente une argumentation quasi identique à celle de son mémoire d'appel, en reprochant à l'autorité précédente d'avoir ignoré sans motifs valables les témoignages de ses propres employés et d'avoir privilégié sans raison valable les déclarations des représentants de la partie adverse. Elle ne conteste pas que ces témoignages-ci sont corroborés par des pièces; elle se borne à objecter que les déclarations de ses propres témoins concordent et sont confirmées par la pièce 6, sans autre explication. Un tel procédé ne répond pas aux exigences de motivation concernant le grief d'arbitraire. L'on relèvera simplement que la pièce 6 est une copie du courriel du 22 février 2008 dans lequel l'intimée résume la séance de la veille et évoque la "proposition de modification du contrat" présentée par sa cocontractante; l'on ne voit pas en quoi cet élément conforterait la thèse de la recourante. Celle-ci plaide aussi que la déposition du témoin V.________ ne saurait être prise en compte dès lors qu'il a racheté la société intimée en juillet 2009 et n'a donc pas participé aux négociations et à la séance du 21 février 2008. Ce grief est recevable, mais infondé. Il est en effet concevable que le témoin oeuvrait déjà au sein de l'intimée avant d'en devenir propriétaire. Au demeurant, la cour cantonale s'est aussi appuyée sur les déclarations du précédent propriétaire présent au moment des faits litigieux ainsi que sur des pièces du dossier, ce qui suffit à exclure tout arbitraire. Le grief est ainsi rejeté dans la faible mesure de sa recevabilité.