Citation: 6B_383/2024 E. 3

Le recourant conteste s'être rendu coupable de délit à la LStup (cf. supra consid. A.a ch. 1). Selon lui, le seul fait d'avoir incité l'intimée à consommer des joints de cannabis ne constituerait pas un délit au sens de l'art. 19 al. 1 let. c LStup. Il ressort pourtant de l'état de fait cantonal qu'il ne s'est pas contenté d'inciter l'intimée à consommer des joints de cannabis, mais plutôt qu'il lui en a effectivement fourni (jugement attaqué consid. D.2.1 et 4.3). Un tel comportement, incontesté bien qu'opportunément tu par le recourant, entre précisément dans la notion "d'aliéner" au sens de l'art. 19 al. 1 let. c LStup. Quant à la question de la quantité, invoquée par le recourant, il n'appert pas qu'elle soit pertinente en l'espèce, puisqu'il n'est pas question de faire application de l'art. 19 al. 2 let. a LStup et que les conditions d'application de l'art. 19b LStup ne sont pas réalisées, en particulier celle de la consommation simultanée et commune. C'est donc sans violer le droit fédéral que la cour cantonale a condamné le recourant à ce titre.