Citation: 8C_469/2015 E. 5.1

5.1. La recourante soutient que l'avance de 2'000 fr. demandée par le Tribunal régional de F.________ et de G.________ n'était pas une avance de frais au sens de l'art. 169 LP, mais représentait des "frais de procédure qui doivent être supportés par le créancier". Ce n'est que par la suite que le juge pouvait établir le montant versé pour les frais des opérations de la faillite. Par conséquent, le débiteur aurait dû attendre la fixation définitive de cette avance et seulement ensuite laisser passer le délai fixé par le paiement ou abandonner la procédure. Le retrait de la demande de faillite équivaudrait selon elle à une renonciation du salarié à faire valoir ses droits et, partant, à une violation de l'obligation de diminuer le dommage prévue par l'art. 55 LACI. La recourante soutient aussi que le fait de verser l'avance pour ensuite la récupérer ne peut être assimilé à la situation visée par l'art. 51 al. 1 let. b LACI.