Citation: I 585/04 03.10.2005 E. 3

Sur le plan somatique, le recourant souffre d'une atteinte à la colonne vertébrale et d'une affection cardiaque. En effet, les médecins consultés ont fait état de lombalgies chroniques persistantes sur troubles statiques et dégénératifs rachidiens sous la forme d'une spondylolisthésis du premier degré L5-S1, ainsi que de cervicalgies chroniques (voir les rapports des docteurs O.________, chef de clinique à l'Hôpital X.________ [du 31 mai 2001], G.________, médecin au Service de rhumatologie du Centre hospitalier Y.________ [du 27 mars 2001], L.________, P.________ et V.________, médecins au SMR [du 30 juillet 2002] et A.________, spécialiste en neurochirurgie [du 25 mars 2003]). Sur le plan cardiologique, le recourant a subi un infarctus antérieur aigu le 4 décembre 2001, sans signe clinique d'une insuffisance cardiaque ni ischémie résiduelle (rapport du docteur R.________, spécialiste en cardiologie, du 15 juillet 2002). Ces médecins s'accordent pour conclure à l'existence d'une incapacité de travail entière dans l'ancienne activité de maçon, ce que les juges cantonaux semblent également admettre. En revanche, dans une activité adaptée, ceux-ci nient toute incapacité de travail découlant d'une atteinte à la santé physique, en se contentant toutefois de relever l'existence de divergences entre les différents avis médicaux. En effet, la juridiction cantonale constate que « les uns (les médecins du SMR, le docteur S.________) pensent qu'en l'absence de maladie psychique invalidante, le recourant pourrait exercer à plein temps une activité adaptée, (que) les autres (le docteur K.________, le docteur G.________) concluent qu'en raison de troubles psychiques graves concomitants, le recourant présente une incapacité quasi totale (et que) quelques somaticiens plus hésitants (le docteur A.________) parlent d'une invalidité égale ou inférieure à 50 % dans une activité adaptée », le docteur R.________ niant l'existence d'une incapacité de travail suite à l'infarctus subi. Une telle motivation ne permet pas aux destinataires du jugement cantonal de l'attaquer utilement, ni à la Cour de céans d'exercer son contrôle. En se contentant de relever des divergences entre les différents avis médicaux au sujet de l'incapacité de travail découlant des affections somatiques, sans mentionner, même brièvement, les motifs qui l'ont amenée à nier l'existence d'une telle incapacité, la juridiction cantonale n'a pas satisfait aux exigences exposées au consid. 2.2. Certes, l'état de fait du jugement attaqué énumère de manière complète, voire fastidieuse, les avis médicaux versés au dossier. Toutefois, dans la mesure où les premiers juges n'indiquent pas sur quelles appréciations ils se fondent pour nier l'existence d'une incapacité de travail sur le plan somatique, il n'appartient pas au Tribunal fédéral des assurances de démêler les résultats de la procédure probatoire devant la juridiction cantonale. Cela étant, la motivation du jugement entrepris est nettement insuffisante au regard des exigences rappelées au consid. 2.2 et il se justifie, pour ce motif déjà, de renvoyer la cause à la juridiction cantonale pour nouveau jugement.