Citation: 2A.265/2004 12.05.2004 E. 1

1.1 Après avoir divorcé le 25 mai 1995 d'une compatriote avec laquelle il a eu trois enfants, X.________, ressortissant yougoslave né le 28 mai 1964, s'est remarié à Belgrade, le 9 juin 1995, avec une citoyenne suisse, Y.________. Le 11 juillet 1995, il a obtenu une autorisation de séjour pour vivre auprès de sa femme dans le canton du Valais. Le 6 août 1998, son ex-épouse et ses trois enfants sont entrés en Suisse et y ont déposé une demande d'asile. Le 4 juillet 2000, X.________ a sollicité une autorisation d'établissement. A l'appui de sa requête il a produit une déclaration du 21 juin 2000 certifiant que les époux X.-Y.________ faisaient ménage commun. Le 5 septembre 2000, ceux-ci ont confirmé ces déclarations à la police. Par décision du 13 octobre 2000, le Service de l'état civil et des étrangers du canton du Valais a octroyé une autorisation d'établissement à X.________. 1.2 Le 18 janvier 2001, X.________ a présenté une demande de regroupement familial en faveur de ses trois enfants issus du premier lit. Entendue par la police le 27 janvier 2001, Y.________ a déclaré que sa relation avec son mari s'était fortement dégradée au milieu de l'année 2000, moment où il avait quitté le domicile conjugal pour revenir au début de l'année 2001, soit juste après le dépôt de sa requête de regroupement familial, et qu'il était reparti quelques semaines plus tard. Le 1er février 2001, X.________ a reconnu devant la police qu'il vivait déjà séparé de sa femme lors de sa première audition du 5 septembre 2000. Il a ajouté qu'il rencontrait son ex-épouse yougoslave pratiquement chaque fois qu'il rendait visite à ses enfants, qu'il avait quelques fois dormi chez elle, mais qu'il n'était pas le père du quatrième enfant, Z.________, que son ex-femme avait eu le 24 octobre 2000.