Citation: 9C_115/2010 18.08.2010 E. 4

4.1 Se fondant sur les conclusions de l'examen clinique réalisé par le SMR, la juridiction cantonale a considéré que l'exercice à temps complet et sans diminution de rendement d'une activité adaptée aux limitations fonctionnelles était exigible de la part du recourant. Cette constatation n'était pas remise en cause par l'un des médecins qui s'était exprimé sur le cas. La perte de gain que subissait le recourant dans le cadre de l'exercice de cette activité adaptée n'atteignait pas une mesure suffisante pour lui ouvrir un droit à une rente de l'assurance-invalidité. 4.2 Le recourant n'apporte aucun élément qui permettrait de remettre en cause cette appréciation. Les premiers juges ont procédé en l'espèce à une appréciation consciencieuse des preuves disponibles et expliqué de façon circonstanciée les raisons qui les ont conduits à retenir une capacité de travail entière dans une activité adaptée. En tant que les critiques - d'ordre général et polémique - portent sur la neutralité des médecins du SMR et la valeur probante du rapport qu'ils ont rendu, elles doivent être écartées, faute de griefs suffisamment motivés. Quant aux documents auxquels se réfère le recourant dans son recours, ils ne sont pas de nature à susciter le doute sur la validité du rapport du SMR et de ses conclusions. C'est en vain qu'il tente de tirer argument de la divergence d'opinion entre les médecins du SMR et les autres médecins intervenants quant au degré de capacité de travail exigible. Une évaluation médicale complète ne saurait être remise en cause au seul motif qu'un ou plusieurs médecins ont une opinion divergente. Pour qu'il en aille différemment, il appartient à la partie recourante de mettre en évidence des éléments objectivement vérifiables - de nature notamment clinique ou diagnostique - qui auraient été ignorés dans le cadre de l'appréciation et qui seraient suffisamment pertinents pour remettre en cause le bien-fondé du point de vue sur lequel se sont fondés les premiers juges ou établir le caractère incomplet de la documentation médicale. Le recourant ne met en évidence aucun élément dans ce sens. Qui plus est, les documents auxquels fait référence le recourant n'ont à l'évidence pas la portée que celui-ci souhaiterait leur attribuer. Certes, le docteur T.________ a attesté à compter du 28 juillet 2004 une incapacité de travail de 100 % dans l'activité habituelle (certificat médical du 8 février 2005 établi à l'attention de la Compagnie d'assurance X.________). Ce médecin a toutefois estimé que les troubles présentés par le recourant n'étaient pas susceptibles d'entraîner une incapacité de travail dans une activité adaptée (rapport médical du 1er février 2005 établi à l'attention du docteur H.________). De même, le fait que le docteur L.________ ait proposé d'hospitaliser le recourant afin de procéder à un bilan clinique et radiologique ne permet pas d'en déduire une diminution de la capacité de travail (courrier à l'office AI du 28 novembre 2005). Quant à l'attestation médicale du docteur H.________ du 6 décembre 2008, elle indique tout au plus que le recourant a repris une activité lucrative à 50 % depuis le 1er avril 2006, mais ne contient aucune constatation médicale au sujet de l'incapacité de travail.