Citation: I 930/05 15.12.2006 E. 3.2

3.2.1 En l'espèce, la juridiction cantonale a estimé que jusqu'à la date de la décision litigieuse du 26 juin 2005, la recourante aurait travaillé selon un taux d'activité de 90 % seulement, comme elle l'avait d'ailleurs fait depuis son divorce et jusqu'à la survenance de ses ennuis de santé. Elle n'a pas considéré comme présentant un degré de vraisemblance prépondérant les allégations de la recourante d'après lesquelles elle aurait augmenté son taux d'activité à compter du mois de mars 2005, celles-ci ayant été faites après coup et, à son avis, pour les besoins de la cause. 3.2.2 Ce point de vue ne résiste toutefois pas à l'examen des faits. 3.2.2.1 Ainsi que cela ressort des pièces versées au dossier, la recourante, divorcée depuis le 12 janvier 1996, a exercé, depuis 1993, une activité à temps partiel à un taux variant le plus souvent entre 80 et 90 % d'un temps plein. Elle prenait invariablement congé le mercredi, afin de pouvoir s'occuper ce jour-là de son fils, dont le père avait la garde. A la personne chargée d'effectuer l'enquête ménagère, elle a précisé que - dans tous les cas -, elle aurait travaillé à un taux d'activité de 90 %, cela pour des raisons essentiellement financières (enquête économique sur le ménage du 2 août 2004). A l'appui de son opposition du 14 mai 2005, la recourante a déclaré: "[S]i j'étais en bonne santé, j'aurais repris une activité à 100 % en ce début d'année 2005, cela pour le motif suivant que je n'ai plus à m'occuper de [mon] fils les mercredi[s] après-midi étant donné que ce dernier a atteint l'âge de 16 ans". Elle a précisé en procédure cantonale que son fils travaillait désormais tous les mercredis après-midi, "pour se faire quelque argent, auprès de son futur maître d'apprentissage". 3.2.2.2 En l'espèce, on ne se trouve pas dans une situation où s'opposent deux versions différentes et contradictoires portant sur le même état de fait (voir ATF 121 V 47 consid. 2a et les références; VSI 2000 p. 201 consid. 2d), la recourante n'ayant d'ailleurs jamais contesté les propos tenus en cours de procédure administrative. En déclarant que son fils travaillait depuis le mois de mars 2005 tous les mercredis après-midi auprès de son futur maître d'apprentissage, la recourante a en réalité signalé une modification importante des circonstances intervenue entre le jour où l'enquête économique sur le ménage a été réalisée et le jour où la recourante a formé opposition. Or, dans la mesure où la recourante n'avait plus l'occasion de passer les mercredis après-midi avec son fils, l'unique raison qui justifiait l'exercice d'une activité à temps partiel avait disparu. Il n'y avait dès lors aucune raison de ne pas croire qu'elle aurait augmenté son taux d'activité, d'autant plus que sa situation personnelle - divorcée depuis 1996, elle vit, d'après les renseignements contenus au dossier, seule et relativement isolée - l'y incitait. Le fait que sur le plan financier, une telle augmentation n'apparût pas, au dire des premiers juges, indispensable, importe peu au regard des autres circonstances du cas d'espèce. 3.2.3 Sur le vu de ce qui précède, il convient dès lors d'examiner le droit aux prestations de la recourante selon la méthode mixte d'évaluation de l'invalidité dans un premier temps, puis selon la méthode ordinaire de comparaison des revenus.