Citation: 9C_87/2022 E. 6.3

6.3. La recourante ne peut finalement pas non plus être suivie lorsqu'elle affirme, à l'appui d'une violation de l'art. 16 LPGA et d'un déni de justice formel, que son taux d'invalidité ne pouvait pas être évalué avant la mise en oeuvre de mesures de réadaptation professionnelle destinées à "mettre en valeur une éventuelle capacité résiduelle de travail dans une activité adaptée". La jurisprudence à laquelle l'assurée se réfère, selon laquelle lorsque le corps médical fixe une capacité résiduelle de travail, tout en réservant que celle-ci ne pourra être atteinte que moyennant l'exécution préalable de mesures de réadaptation, il n'y a pas lieu de procéder à une évaluation du taux d'invalidité sur la base de la capacité résiduelle de travail médico-théorique avant que lesdites mesures n'aient été exécutées (cf. arrêt 9C_809/2017 du 27 mars 2018 consid. 5.2 et les arrêts cités), n'est en effet pas applicable dans son cas. Quoi qu'elle en dise, le docteur C.________ a conclu à une pleine capacité de travail dans une activité adaptée depuis 2008, avec une diminution de rendement d'environ 20 % en raison des lombalgies chroniques et des changements de position fréquents, sans indiquer que la mise en valeur de la capacité (résiduelle) de travail était subordonnée à l'exécution préalable de mesures de réadaptation. Pour le surplus, la recourante n'allègue pas qu'un autre médecin aurait mis en évidence la nécessité de telles mesures. Le recours se révèle en tous points mal fondé.