Citation: 8C_144/2011 E. 1

Cette argumentation n'était pas d'emblée dépourvue de pertinence pour l'issue du litige. Même si l'Université est un établissement public autonome, il n'en reste pas moins que son personnel administratif et technique est soumis à la LSt (art. 72 al. 3 de la loi sur l'Université du 5 novembre 2002 [RSN 416.10]) au même titre que les agents de l'administration cantonale (art. 3 al. 1 let. a LSt). Si le recourant devait, comme il le prétend, être soumis dès l'origine à un rapport de droit public, la prise en compte de sa période d'activité antérieure au 1 er janvier 2008 dans le calcul de la période probatoire de deux ans ne peut être totalement exclue. La juridiction cantonale ne pouvait donc se dispenser d'examiner le grief du recourant tiré de la non-conformité au droit de son engagement initial. A défaut, il lui appartenait au moins d'expliciter les motifs pour lesquels la thèse défendue par le recourant était sans incidence sur le litige. A elle seule, la référence au statut d'autonomie de l'Université ne suffit pas à le démontrer du moment que les autres employés chargés de l'entretien des bâtiments universitaires (concierges responsables, aides-concierges, auxiliaires de conciergerie) n'ont semble-t-il pas accompli une nouvelle période probatoire à compter du 1 er janvier 2008 (voir les déterminations de la rectrice de l'Université du 16 février 2010 à l'intention de l'autorité cantonale de première instance). Le jugement attaqué n'est donc pas suffisamment motivé sur le thème central du litige et ne permet donc pas un examen par le Tribunal fédéral sur le point de savoir si la période probatoire de deux ans était ou non échue au moment de la résiliation. Il convient donc - sans que cela ne préjuge en rien l'issue du litige - d'annuler le jugement attaqué et de renvoyer la cause à la juridiction cantonale pour qu'elle reprenne l'examen du recours et statue à nouveau sur celui-ci.