Citation: 5A_319/2009 28.08.2009 E. 1

Menacée de faillite le 4 août 2008, la Société Immobilière X.________ a adressé au Tribunal de première instance de Genève, la veille de l'audience de faillite, un avis de surendettement (art. 725 al. 2 CO) et une requête d'ajournement de la faillite pour une durée de six mois au minimum (art. 725a al. 1 CO). Le tribunal a déclaré l'avis de surendettement irrecevable par jugement du 13 janvier 2009. Statuant en appel le 2 avril 2009, la Cour de justice du canton de Genève a confirmé le jugement de première instance et rejeté la requête d'ajournement de la faillite, en bref pour les motifs suivants: l'intéressée avait produit des bilans aux valeurs d'exploitation et de liquidation non vérifiés par un réviseur agréé; le bilan à valeur d'exploitation ne présentait pas une situation de surendettement et celui à valeur de liquidation mentionnait une créance de 13'246'812 fr. au titre de prêt à l'actionnaire, provisionnée dans sa totalité sans aucune explication, poste qui, à défaut d'avoir été vérifié par un réviseur agréé, ne permettait pas d'établir une situation de surendettement; en outre, deux créances prétendument « importantes » à recouvrer n'étaient pas chiffrées, leur recouvrement ne pouvant d'ailleurs être envisagé comme mesure d'assainissement réalisable dans le délai d'ajournement de six mois.