Citation: 1C_449/2013 E. B

Agissant par la voie du recours en matière de droit public, Helvetia Nostra demande au Tribunal fédéral l'annulation de l'arrêt cantonal et le renvoi de la cause à l'autorité de dernière instance, subsidiairement la réforme de l'arrêt attaqué en ce sens que le permis de construire est annulé. Dans des arrêts de principe du 22 mai 2013, le Tribunal fédéral a notamment admis la qualité pour recourir d'Helvetia Nostra (ATF 139 II 271) ainsi que l'applicabilité directe des art. 75b et 197 ch. 9 Cst. (ATF 139 II 243 et 263). Sur le vu de ces arrêts, les parties ont été invitées à se déterminer par ordonnance du 8 juillet 2013. Le Tribunal cantonal s'en rapporte à justice. La Municipalité de Gryon relève que le projet s'inscrit dans le cadre d'un plan d'affectation adopté avant le 11 mars 2012. La constructrice conclut au rejet du recours, subsidiairement au renvoi de la cause à la cour cantonale pour instruction complémentaire et nouvelle décision dans le sens des considérants. Elle considère que l'état de fait de l'arrêt attaqué ne serait pas complet, faute de lui avoir donné l'occasion de s'exprimer: la parcelle concernée ferait partie d'un PPA adopté en 1993; selon une modification du PPA adoptée le 6 juin 2011 par la Municipalité (date déterminante, selon l'intimée) et le 26 mars 2012 par le Conseil communal, la construction de locaux commerciaux surmontés d'habitations serait désormais possible. En vertu de l'art. 8 ORS, le permis de construire devrait ainsi être confirmé, par substitution de motifs. Le permis de construire faisait lui-même déjà référence à l'ORS. La recourante relève que tant l'addenda au PPA que le permis de construire sont postérieurs au 11 mars 2012, de sorte que l'intimée ne pourrait se fonder sur l'art. 8 ORS. L'intimée a déposé de nouvelles observations le 31 octobre 2013; elle estime que le Tribunal fédéral serait à même de statuer sur l'application de l'art. 8 ORS au cas d'espèce. Un éventuel renvoi devrait être fait à la cour cantonale et non à la municipalité, et l'intimée demande à être déchargée des frais et dépens, puisqu'elle n'a pu s'exprimer en instance cantonale.