Citation: 1B_230/2014 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, si le recourant conteste les faits qui lui sont reprochés, il n'en demeure pas moins que le juge de la détention peut tenir compte lors de son appréciation de la peine prévisible de l'ensemble des chefs d'infraction pour lesquels le prévenu est mis en cause. S'agissant du cadre de la peine possible, l'art. 123 ch. 1 CP (lésions corporelles simples), retenu à la suite des faits ayant conduit à l'arrestation du 25 août 2013, prévoit une peine privative de liberté de trois ans au plus. Ce chef d'infraction n'étant pas le seul reproché au recourant pour ces événements (cf. art. 126 al. 1, 144 al. 1, 177 et 180 CP), le cadre de la peine pourrait être étendu en application de l'art. 49 CP (concours); cela vaut d'autant plus que deux autres plaintes pénales ont été ensuite déposées à son encontre en particulier pour violence et menace contre un fonctionnaire, injures et menaces (cf. ad let. F du jugement attaqué). Enfin, cinq condamnations pour des faits similaires à ceux faisant l'objet de l'enquête en cours figurent au casier judiciaire du prévenu (cf. ad let. A de l'arrêt entrepris), élément qui ne peut être ignoré au moment de l'appréciation. Par conséquent, même dans l'hypothèse d'une possible baisse de responsabilité de niveau légère à moyenne (cf. le rapport d'expertise, p. 13) et indépendamment de la durée d'un éventuel traitement en milieu institutionnel fermé - question qu'il appartiendra au juge du fond d'examiner -, la durée de la détention subie jusqu'en mai 2014 (9 mois), respectivement jusqu'au 23 juillet 2014 (11 mois), ne viole pas le principe de proportionnalité; cela vaut d'autant plus que l'instruction devrait être vraisemblablement terminée à brève échéance. Il convient encore d'examiner les possibilités de mettre en oeuvre d'autres solutions moins dommageables que la détention (cf. art. 237 al. 1 CPP). Il y a cependant lieu de constater qu'en l'espèce, les mesures de substitution proposées - dont l'exécution semble reposer en grande partie sur la seule volonté du recourant - ne permettent pas, ainsi que l'a retenu à juste titre l'autorité cantonale, de pallier le danger de réitération existant. En effet, le suivi d'un traitement psychiatrique et l'engagement de s'y soumettre n'ont pas empêché les événements de janvier 2014. Ainsi, selon le courrier du 18 février 2014 du Ministère public, le recourant a dû être placé le 20 janvier 2014 en cellule de dégrisement, soit à peine quelques heures après sa remise en liberté; dans les jours suivants, il aurait également notamment menacé et insulté son assistant social, ainsi qu'un ancien voisin. Le placement en détention ne semble pas non plus dissuader le recourant dans ses agissements (cf. le rapport du 8 mai 2014 du personnel de la prison de Sion relevant les menaces proférées à l'encontre du Procureur). Par conséquent, le Juge unique n'a pas violé le droit fédéral en confirmant l'ordonnance du 23 avril 2014 du Tmc prolongeant la détention jusqu'au 23 juillet 2014.