Citation: 4A_480/2017 E. 3

Dans la procédure d'appel cantonale, le débiteur/failli soulevait quantité de griefs, notamment l'invalidité de la cession de créance de la Caisse de compensation, qui péjorait sa position, un vice de forme affectant le contrat de cession, la nullité de la cession, pour cause d'illicéité ou en raison de son caractère abusif (contrainte et extorsion), l'atteinte à ses droits de la personnalité (art. 27 et 28 CC), la violation de l'art. 12 let. c LLCA, le but social de la société défenderesse ne comprenant pas le recouvrement de créances, la violation de l'art. 2 CC et l'application de la théorie de la transparence, ainsi que la lésion (art. 21 CO). Dans le présent recours, le recourant ne liste plus que trois griefs, qui en réalité se recoupent. Ainsi, dans ses premier et deuxième griefs, intitulés " prohibition des conflits d'intérêts et violation du devoir de fidélité (art. 12 LLCA) " et " violation par l'avocat de son devoir de loyauté (art. 398 al. 2 CO) ", le recourant soutient que son ancien avocat (Me U.________), qu'il avait consulté pour recourir contre le jugement du 18 mars 1999 du tribunal cantonal des assurances, a eu connaissance d'informations dans le cadre de son mandat et qu'il les a utilisées en les communiquant aux organes de la société de recouvrement dans le but qu'elle se retourne contre lui, son ancien client et son voisin, qu'il y a donc violation de la prohibition de conflits d'intérêts et des règles de fidélité qui perdurent même après la fin du mandat. Dans son troisième grief, il en tire en quelque sorte la conclusion, sous le titre de " nullité de l'acquisition de l'acte de défaut de biens et de la cession ", soutenant que la cession a été sollicitée par Me U.________ et exécutée par la société de recouvrement pour disposer d'un moyen illégal et immoral de contrainte et de pression, que, par ce stratagème, celui-ci a organisé un montage illicite ou une fraude à la loi, ce qui conduirait à la nullité de la cession (art. 20 al. 1 CO).