Citation: 1P.688/2004 10.12.2004 E. 1

Que le recourant ait trouvé un employeur prêt à l'engager, comme il l'affirme, n'est pas davantage suffisant pour le dissuader de se soustraire à l'action de la justice. Dans ces conditions, et compte tenu également du fait que la perspective du jugement se rapproche à la suite du prononcé de l'arrêt de renvoi du 22 novembre 2004, la Chambre d'accusation pouvait admettre que des mesures moins incisives que la détention ne seraient pas suffisantes pour assurer la présence du recourant à l'audience de jugement. 4.2 La durée de la détention préventive s'apprécie au regard de l'ensemble des circonstances concrètes du cas d'espèce (ATF 124 I 208 consid. 6 p. 215; 123 I 268 consid. 3a p. 273; 107 Ia 256 consid. 1b p. 257). Elle est excessive lorsqu'elle se rapproche grandement de celle de la peine privative de liberté qui pourrait être prononcée, le cas échéant (ATF 126 I 172 consid. 5a p. 176/177; 124 I 208 consid. 6 p. 215; 123 I 268 consid. 3a p. 273; 107 Ia 256 consid. 2 et 3 p. 257ss). La durée probable de la peine qui pourrait être prononcée doit être évaluée avec la plus grande prudence, car il faut éviter que le juge de l'action pénale ne soit incité à prononcer une peine excessive pour la faire coïncider avec la détention préventive à imputer (ATF 116 Ia 143 consid. 5a p. 147). En l'espèce, eu égard à la gravité des faits imputés au recourant (passibles d'une peine pouvant être supérieure à cinq ans de réclusion selon l'art. 140 ch. 4 CP; cf. arrêt du 26 janvier 2004, consid. 5) et de la perspective d'un jugement dans un délai relativement proche, la durée de la détention ne saurait être tenue pour disproportionnée.