Citation: 8C_607/2009 25.08.2009 E. 2

Par son jugement du 9 juin 2009, la juridiction cantonale a annulé les décisions des 21 mai et 10 juillet 2008 par lesquelles le service de l'emploi avait nié le droit à T.________ à une indemnité de chômage et elle a renvoyé la cause à la Caisse de chômage Unia pour nouvelle décision au sens des considérants. Elle a exposé, en résumé, que le droit de l'assurée à l'indemnité de chômage ne pouvait lui être nié au motif que son mari était dans une situation comparable à celle d'un employeur. Aussi incombait-il à la caisse de chômage d'examiner si les autres conditions du droit aux prestations étaient réalisées à partir de la date à laquelle l'intéressée les avait demandées (à savoir le 1er avril 2008). Le seco interjette un recours en matière de droit public contre ce jugement en faisant valoir que le droit éventuel de l'intéressée à des prestations ne peut prendre naissance avant le 1er octobre 2008. 2.1 En vertu de l'art. 102 LACI, le seco a qualité pour recourir devant les tribunaux cantonaux des assurances contre les décisions des autorités cantonales, des offices régionaux de placement et des caisses (al. 1) et devant le Tribunal fédéral contre les décisions de ces tribunaux (al. 2). Conformément au principe de l'unité de la procédure, l'autorité de surveillance est également admise à participer à la procédure par la voie de l'opposition (ATF 134 V 306 consid. 3.3.1 p. 311; Thomas Nussbaumer, Arbeitslosenversicherung, in : Schweizerisches Bundesverwaltungsrecht [SBVR], 2e éd. 2007, p. 2450 n. 890 et note de bas de page 1881, et les références). 2.2 Le jugement cantonal attaqué n'est pas une décision finale au sens de l'art. 90 LTF, puisque la juridiction cantonale considère que le motif de refus des prestations invoqué par le service de l'emploi n'est pas fondé et qu'elle invite la caisse de chômage à examiner si les autres conditions du droit sont réalisées. Comme le renvoi ne concerne pas seulement un simple calcul de prestations qui auraient été reconnues par la juridiction cantonale mais porte sur la question du droit éventuel à des prestations, le jugement cantonal est une décision incidente au sens de l'art. 93 LTF. Aussi le recours du seco n'est-il admissible qu'aux conditions posées à l'art. 93 al. 1 let. a et b LTF.