Citation: 9C_433/2023 E. 4.3

4.3. Par ses arguments, la recourante ne parvient pas à démontrer en quoi les constatations des premiers juges en relation avec les atteintes au niveau dorso-lombaire seraient manifestement inexactes ou auraient été établies en violation du droit. L'instance précédente a en effet dûment tenu compte des diagnostics posés par la doctoresse D.________ (cf. consid. 5.3 de l'arrêt entrepris; consid. 4.2 supra), quoi qu'en dise l'assurée en affirmant de manière péremptoire que les premiers juges se seraient fondés sur l'avis du docteur B.________, qui aurait "ignoré" la présence d'un oedème médullaire et des altérations Modic I et II et aurait à tort "prétend[u]" que les discopathies débutantes en D5/D6, D8/D9 et D10/D11 ne constituaient pas une aggravation ni un fait nouveau. En ce que l'assurée se contente de se référer à l'avis de ses médecins traitants, dont elle cite de larges extraits dans son écriture de recours, et d'affirmer que la doctoresse D.________ a retenu "une aggravation des troubles dégénératifs sur la colonne dorsale", elle ne met pas en évidence d'éléments concrets et objectifs susceptibles de remettre en cause l'appréciation qu'ont faite les premiers juges des pièces médicales versées à la procédure administrative, ni de motifs susceptibles d'en établir le caractère arbitraire (cf. consid. 1 supra). La recourante ne peut en particulier pas être suivie lorsqu'elle affirme qu'elle ne présentait pas de troubles de la colonne dorsale antérieurement à la décision administrative du 4 mars 2020, en reprochant aussi à l'instance précédente de s'être elle-même livrée à des "appréciations médicales inadmissibles". A la lecture des rapports de la doctoresse G.________ des 2 novembre 2020 et 12 juin 2021, on constate en effet que l'assurée souffrait de discopathies dorsales et lombaires depuis 2019 déjà. Les troubles au niveau de la colonne dorsale mis en évidence par la doctoresse D.________ ne sont dès lors pas de "nouveaux éléments médicaux" pour reprendre les termes de la recourante. Quant à l'augmentation des douleurs du rachis dorsal et lombaire également mentionnée par la doctoresse D.________ dans son rapport du 12 octobre 2022, en se référant aussi à un rapport de scintigraphie osseuse du 27 octobre 2021, la recourante ne saurait rien en tirer non plus en sa faveur. D'une part, la médecin traitante n'a pas retenu de limitations fonctionnelles supplémentaires par rapport au docteur H.________, qui avait conclu à une capacité de travail entière dans une activité adaptée après le 18 janvier 2016 (rapport du 26 février 2019). En effet, alors que le docteur H.________ avait considéré qu'une activité sans surcharge du rachis ni des articulations digitales et portantes, en particulier sans le port fréquent de charges supérieures à 2 kg, ni la station debout ou assise prolongée, était adaptée de manière optimale au handicap de l'assurée (rapport du 26 février 2019), la doctoresse D.________ avait pour sa part fait état de limitations fonctionnelles de sa patiente dans un travail physique, en citant le port de charges, la position statique prolongée, les mouvements non ergonomiques et répétés du rachis et les travaux avec les bras à une hauteur de plus de 90° (rapport du 12 octobre 2022). D'autre part, la doctoresse D.________ n'a pas mis en relation l'augmentation des douleurs qu'elle a attestée avec un substrat organique, respectivement avec un diagnostic particulier. La capacité de travail de 40 % retenue par la doctoresse D.________ (rapport du 12 octobre 2022) procède ainsi d'une appréciation différente d'un état de fait qui, pour l'essentiel, est demeuré inchangé.