Citation: 2C_345/2024 E. A

A.a. A.________ SA, sise à U.________, a pour but l'exploitation d'une porcherie, ainsi que des opérations immobilières. Elle a été constituée par les époux B.________. Depuis 2012, un de leurs fils, C.B.________, en détient l'intégralité du capital-actions et en est l'administrateur unique. A.________ SA exploite une porcherie sise sur la parcelle n° xxx de ladite commune. Sur la parcelle voisine (n° yyy), se trouve également une porcherie. Celle-ci est gérée par D.________ SA dont le siège se situe aussi à U.________ et qui a pour but l'exploitation agricole, l'exploitation de porcheries, l'élevage, l'engraissement, l'avancement et le commerce de porcs, la production et le commerce de viande, ainsi que tous conseils en élevage porcin. Elle a été fondée, en 1996, par E.B.________, qui en est l'administrateur et l'actionnaire unique depuis 2008. E.B.________ est le frère de C.B.________. A.b. Par décision du 5 mars 2010, le Service de l'agriculture et de la viticulture du canton de Vaud (désormais: la Direction générale de l'agriculture, de la viticulture et des affaires vétérinaires; ci-après: la Direction de l'agriculture) a reconnu A.________ SA comme exploitation agricole. Les Corsalettes SA bénéficie également d'une reconnaissance d'exploitation depuis le 17 décembre 1998, confirmée par décision du 5 mars 2010. Dans une procédure parallèle à la présente cause, la Direction de l'agriculture a, en date du 23 août 2017, informé A.________ SA de l'ouverture d'une procédure de réexamen des conditions de reconnaissance de l'exploitation appartenant à la société. A cette occasion, elle a mandaté F.________ SA, afin que celle-ci analyse les exploitations de la famille B.________ et des sociétés proches. Dans un rapport du 15 mars 2018, F.________ SA a constaté que plusieurs de ces sociétés, dont A.________ SA, n'étaient pas autonomes; elle a toutefois indiqué que SA était autonome. Par décision du 29 juin 2018, la Direction de l'agriculture a révoqué la reconnaissance d'exploitation, accordée à A.________ SA le 5 mars 2010, avec effet rétroactif au 1er janvier 2016, dès lors que celle-ci n'était indépendante ni sur le plan économique ni sur le plan organisationnel. Au terme de la procédure, le Tribunal administratif fédéral a rejeté le recours de A.________ SA, par arrêt du 28 mai 2024. La société a attaqué cet arrêt devant le Tribunal fédéral (cause 2C_346/2024 tranchée par arrêt de ce jour).