Citation: 1B_3/2018 E. 2.2

2.2. Les immunités et privilèges découlant de la Convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les relations diplomatiques (Convention de Vienne, CVRD; RS 0.191.01) - dont sont parties W.________, X.________ et la Confédération helvétique, respectivement l'Irlande - constituent un "autre motif" au sens de la disposition susmentionnée pour s'opposer à la levée des scellés (arrêt 1B_332/2013 du 20 décembre 2013 consid. 4 publié in SJ 2014 I 237). Sont légitimés à s'en prévaloir un État, ainsi que ses représentants à l'étranger, soit en particulier ses agents diplomatiques, consulaires et/ou certaines personnes occupant un rang élevé dans l'État en cause, tels notamment le chef de cet État (ATF 115 Ib 496 consid. 5b et c p. 499 ss), le chef de son Gouvernement ou son ministre des Affaires étrangères (arrêts 1B_258/2017 du 2 mars 2018 consid. 9.2; 1B_134/2017 du 3 juillet 2017 consid. 3.2; ANDREAS R. ZIEGLER, Introduction au droit international public, 3e éd. 2015, n° 658 p. 292; RAMONA PEDRETTI, Immunity of Heads of State and State Officials for International crimes, thèse 2013, chap. 3 et 4 p. 13 ss; DAILLIER/PELLET, Droit international public, 8e éd. 2009, n° 289 p. 497). C'est le lieu de préciser qu'il ne ressort pas de l'arrêt attaqué que le recourant aurait été désigné ministre et celui-ci ne développe aucune argumentation visant à soutenir que cet élément aurait été omis de manière arbitraire par l'autorité précédente (art. 42 al. 2 et 105 al. 2 LTF). Il s'ensuit que le Tribunal fédéral est lié par les faits établis (art. 105 al. 1 LTF). En tout état de cause, le recourant ne soutient pas qu'il aurait été nommé à l'un des postes pouvant entrer en considération au sens des principes susmentionnés (chef de Gouvernement ou ministre des Affaires étrangères), n'étant ainsi pas établi qu'il pourrait bénéficier de privilèges et immunités plus larges, notamment sur un plan territorial, que ceux dont il peut se prévaloir en tant qu'ambassadeur de W.________ à X.________. Cette qualité n'est en revanche pas remise en cause dans le cadre de la présente procédure (cf. en particulier les observations du 29 janvier 2018 du MPC p. 3).