Citation: 8C_705/2020 E. 6.2

6.2. Tel serait d'abord le cas du critère de la gravité des lésions physiques, dès lors qu'il aurait subi plusieurs fractures au visage ayant nécessité une opération et qu'il souffrirait encore de troubles oculaires, en particulier d'une perte de la vue de 60 %. L'instance précédente a retenu, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral en l'absence d'un grief tiré de constatation manifestement inexacte des faits (cf. consid. 1.3 supra), que la perte partielle de la vue mentionnée par le recourant devant un tribunal de police en 2015 n'avait plus été signalée par les médecins dans leurs rapports subséquents et que le recourant n'avait pas prétendu présenter de telles séquelles au cours de la procédure cantonale. Elle a constaté de la même manière que le recourant n'avait pas dû suivre un traitement médical lourd nécessitant un suivi régulier entre 2013 et 2018 et que sa nouvelle opération du nez avait été décidée plus de cinq ans après les faits par convenance personnelle. Dans ces conditions, les lésions physiques en lien avec l'accident constatées par la cour cantonale (fractures nasale, septale et du plancher de l'orbite) n'apparaissent pas propres à entraîner des troubles psychiques du fait de leur gravité.