Citation: 5A_98/2020 E. 4.2.1

4.2.1. La cour cantonale a relevé que, pour déterminer la durée de versement de la contribution d'entretien, les premiers juges s'étaient référés à la règle générale déduite de l'ATF 141 III 465, selon laquelle le versement s'arrête en principe à l'âge de la retraite du débirentier. Dans certains arrêts, le Tribunal fédéral avait certes déjà limité plus strictement dans le temps le versement de la contribution d'entretien en faveur de l'ex-conjoint, estimant que la position de confiance créée par l'union ne pouvait être invoquée pour obtenir une contribution d'entretien durant une période allant au-delà de ce qu'exigeait la prise en charge des enfants et la réinsertion professionnelle de l'époux crédirentier (ATF 137 III 102 consid. 4.1.2; arrêt 5A_767/2011 du 1er juin 2012 consid. 7.3). La particularité de ces décisions résidait néanmoins dans le fait que les mariages concernés n'avaient pas été de longue durée (moins de dix ans dans les deux situations), ce qui n'était manifestement pas le cas en l'espèce où l'union des parties avait duré plus de quinze ans. Les arrêts mentionnés différaient par ailleurs de la situation d'espèce en tant que l'ex-épouse avait déjà profité du maintien de son train de vie pendant une période correspondant à près du double de la vie commune et qu'elle disposait en outre d'une longue échéance pour se réinsérer professionnellement, l'âge des enfants étant alors inférieur à seize ans (ATF 137 III 102 consid. 4.3.2); le montant de l'entretien convenable était par ailleurs nettement inférieur à celui arrêté en l'espèce, de sorte que la possibilité pour l'époux crédirentier de s'adapter à la situation était envisageable à court terme (arrêt 5A_767/2011 précité consid. 7.3). En définitive, l'autorité cantonale a estimé qu'il n'y avait pas lieu de s'écarter des principes généraux relatifs à la durée du versement de la contribution d'entretien et a confirmé la décision des premiers juges.