Citation: 1P.306/2001 15.06.2001 E. 1

b) Il est douteux que le recours réponde sur ce point aux exigences de l'art. 90 al. 1 let. b OJ en tant qu'il se borne à reprendre les arguments présentés à l'appui du recours cantonal. Peu importe en définitive. Les premiers juges ont minutieusement procédé à l'examen des dix cas pris en considération pour retenir la culpabilité du recourant du chef d'accusation d'infraction grave à la loi fédérale sur les stupéfiants, en se fondant sur les écoutes téléphoniques, indiquées avec précision, sur les photographies, concernant le quatrième cas, du 12 mai 1998, sur l'utilisation d'un même véhicule, pour les quatrième et dixième cas, ainsi que sur les déclarations des coaccusés. De plus, chaque fois que la quantité de drogue n'a pu être déterminée, ils l'ont expressément mentionné, le doute profitant aux accusés sur ce point. Au vu de l'ensemble des indices et des éléments de preuve recueillis au cours de l'enquête, puis discutés lors des débats, les premiers juges ont pu forger leur conviction au terme d'une appréciation objective de toutes ces données, en accord avec les faits retenus dans le dossier, de sorte qu'aucun doute ne subsistait quant à la culpabilité de l'intéressé. Ils ont également fait bénéficier celui-ci du doute quant à l'ampleur des quantités de drogue livrées, avec les conséquences d'une telle position sur le jugement de la gravité des infractions. L'appréciation des preuves à laquelle se sont livrés les premiers juges échappe ainsi au grief d'arbitraire. Il en va de même de l'arrêt attaqué qui aboutit au même constat.