Citation: I 794/01 11.09.2003 E. A

M.________, né en 1941, a travaillé en qualité de fraiseur, sans être au bénéfice d'un CFC dans cette profession. Souffrant de lombalgies, il a cessé définitivement le travail le 30 septembre 1998 et s'est annoncé à l'assurance-invalidité le 26 octobre 1999. Son médecin traitant, le docteur A.________, a diagnostiqué une discopathie lombaire sévère, attestant que cette affection le rendait totalement incapable de travailler comme ouvrier d'usine depuis le mois de septembre 1998 (rapport du 30 mai 2000). Dans une appréciation du 10 mai 2000, le docteur B.________, médecin-conseil de l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel, a estimé que la documentation médicale du cas était lacunaire et que la limitation fonctionnelle empêchant l'assuré de travailler n'apparaissait pas clairement. Une expertise rhumatologique a été confiée au docteur C.________, spécialiste en la matière; au terme de son examen, l'expert a diagnostiqué des lombalgies chroniques de type charnière, dues principalement à une arthrose inter-facettaire L5-S1. Dans un travail de fraiseur, correspondant à une tâche moyennement lourde, il a évalué la capacité de travail à 30 %; en revanche, pour toute activité plus légère non spécialisée, l'expert a conclu que l'incapacité de travail ne dépassait pas 20 % (rapport du 11 juillet 2000). En procédant à la comparaison des revenus, l'office AI a déterminé le gain d'invalide de l'assuré sur la base des statistiques salariales et retenu un gain annuel de 41'222 fr., compte tenu d'une diminution de rendement de 20 %; il a retenu d'autre part un revenu sans invalidité de 53'300 fr. Le taux d'invalidité s'élevant à 22,66 %, l'office AI a dès lors nié le droit de l'assuré à une rente, par décision du 6 décembre 2000. Il a par ailleurs refusé de prendre en charge des mesures d'ordre professionnel, car l'assuré s'estimait inapte à toute activité lucrative.