Citation: 1B_426/2021 E. A

A la suite de l'audition-vidéo par la police de B.________, née en 2004, et de sa plainte pénale, le Ministère public de l'arrondissement de la Côte a ouvert une instruction contre A.________ pour menaces, contrainte sexuelle et tentative de viol. Les faits dénoncés auraient été perpétrés vers 05h00 le 11 juillet 2021 dans le hall d'un immeuble de X.________ alors que le prévenu ramenait la jeune fille à la suite d'une soirée; en particulier, le prévenu aurait, après avoir sorti son sexe, pris la main de la jeune fille afin qu'elle le touche et du liquide séminal aurait coulé par terre; il lui aurait également saisi la tête pour qu'elle lui prodigue une fellation et l'aurait menacée si elle parlait de ce qui c'était passé. Le 12 juillet 2021, des mandats de perquisition, d'amener et d'examen de la personne ont été délivrés contre le prévenu. Ce même jour, la Brigade de police scientifique a découvert sur les lieux des événements une trace au sol correspondant à du liquide séminal; un prélèvement en vue d'analyse a été effectué. Le 13 juillet 2021, à 08h40, A.________ a été appréhendé et la perquisition de son logement a permis la saisie de deux téléphones portables, d'une tablette et d'un ordinateur portable. Entendu par la police, le prévenu a en substance contesté les faits qui lui sont reprochés; après avoir été confronté à la présence de sperme sur les lieux, il a admis s'y être masturbé, affirmant toutefois que la jeune fille était alors partie. Lors de son audition d'arrestation, A.________ - qui ne figure pas au casier judiciaire - a reconnu avoir demandé à la partie plaignante de lui faire une fellation, contestant cependant toute menace ou acte de contrainte. Par requête du 14 juillet 2021, le Ministère public a saisi le Tribunal des mesures de contrainte (ci-après : Tmc) d'une demande de placement en détention provisoire de A.________, invoquant l'existence de soupçons suffisants de la commission d'infractions, ainsi que des risques de collusion et de passage à l'acte. Le 16 juillet 2021, le Tmc a ordonné la détention provisoire du prévenu jusqu'au 24 août 2021. Il a retenu l'existence de soupçons suffisants, ainsi que d'un risque de collusion, qu'aucune mesure de substitution ne permettait de pallier; il a également estimé qu'en limitant la détention à six semaines, le principe de proportionnalité était respecté puisque cela permettrait notamment au Ministère public de procéder aux investigations annoncées.