Citation: 1C_361/2020 E. B

Par arrêt du 13 mai 2020, la IIe Cour administrative du Tribunal cantonal fribourgeois a rejeté le recours formé contre la décision du DAEC par A.________. Le temps écoulé depuis la dernière planification (datant de 1982) et l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LAT, RS 700) et du nouveau plan directeur cantonal (PDCn), le 2 octobre 2018, justifiaient une révision du PAL. La zone litigieuse se trouvait sur les rives du lac de la Gruyère, entourée par la zone agricole et forestière. Outre les trois bâtiments sur la parcelle n° 3074, les plus proches constructions se situaient à environ 200 m. Selon la carte de synthèse et la carte d'urbanisation du nouveau PDCn, le secteur litigieux se trouvait certes dans la zone à bâtir, respectivement dans le noyau d'urbanisation. Toutefois, ces cartes définissaient le potentiel d'extension de la zone à bâtir sur la base de l'état existant, et n'imposaient pas un maintien en zone à bâtir. Le secteur se trouvait à l'écart des trois pôles construits et des infrastructures de la commune et ne constituait pas une zone largement bâtie. Son maintien en zone à bâtir contribuerait au mitage du territoire. La zone d'intérêt général n'avait fait l'objet d'aucune analyse du besoin. Le niveau de desserte en transports publics était inférieur à ce qu'exigeait le PDCn. Le développement du secteur porterait atteinte au paysage encore préservé malgré l'existence de la construction sur la parcelle n° 3074. L'intérêt public à la réduction des zones à bâtir mal implantées primait sur l'intérêt privé de la société, malgré les investissements consentis et certains éléments lui permettant de croire à la réalisation de son projet.