Citation: C 263/99 16.03.2000 E. 1

1.- a) L'assuré n'a droit à l'indemnité de chômage que s'il est apte au placement (art. 8 al. 1 let. f LACI). Est réputé apte à être placé le chômeur qui est disposé à ac- cepter un travail convenable et est en mesure et en droit de le faire (art. 15 al. 1 LACI). L'aptitude au placement comprend ainsi deux éléments : la capacité de travail d'une part, c'est-à-dire la faculté de fournir un travail - plus précisément d'exercer une activité lucrative salariée - sans que l'assuré en soit empêché pour des causes inhéren- tes à sa personne, et d'autre part la disposition à accep- ter un travail convenable au sens de l'art. 16 LACI, ce qui implique non seulement la volonté de prendre un tel travail s'il se présente, mais aussi une disponibilité suffisante quant au temps que l'assuré peut consacrer à un emploi et quant au nombre des employeurs potentiels. L'aptitude au placement peut dès lors être niée notamment en raison de recherches d'emploi continuellement insuffisantes, en cas de refus réitéré d'accepter un travail convenable, ou enco- re lorsque l'assuré limite ses démarches à un domaine d'ac- tivité dans lequel il n'a, concrètement, qu'une très faible chance de trouver un emploi (ATF 125 V 58 consid. 6a, 123 V 216 consid. 3 et la référence). b) Le Tribunal fédéral des assurances a précisé que les principes jurisprudentiels concernant l'aptitude au placement ne doivent pas conduire à pénaliser le chômeur qui trouve et accepte une place appropriée mais non libre immédiatement. Il n'est en effet pas raisonnablement exigi- ble d'un assuré, qui a fait tout son possible pour diminuer le dommage et qui a trouvé un emploi pour une date ulté- rieure - relativement proche - de repousser la conclusion du contrat de travail, dans l'espoir hypothétique de trou- ver une place disponible plus tôt, mais au risque de rester finalement au chômage plus longtemps (ATF 123 V 217 s con- sid. 5a, 110 V 209 consid. 1 et les arrêts cités).