Citation: 6B_474/2015 E. 3

A la teneur de l'art. 40 al. 2 LTF, les mandataires doivent justifier de leurs pouvoirs par une procuration. Si celle-ci fait défaut, le Tribunal fédéral impartit un délai approprié à la partie pour remédier à cette irrégularité et l'avertit qu'à ce défaut le mémoire ne sera pas pris en considération (art. 42 al. 5 LTF). Par ordonnance du 9 décembre 2015, la Juge instructrice a imparti à Me Y.________ un délai au 5 janvier 2016 afin de légitimer ses pouvoirs, lui précisant qu'à défaut, le mémoire de recours serait déclaré irrecevable. Par courrier du 10 décembre 2015, l'avocat a produit la procuration établie le 7 mai 2014 en faveur de "A.X.________, enfant mineur, représenté par son père C.X.________". Ce document ne permet cependant pas de retenir l'existence des pouvoirs du mandataire en faveur de la mère de A.X.________ en tant que représentante légale. De tels pouvoirs ne sont pas non plus établis par le dossier cantonal. La question de l'identité des mandants de Me Y.________ a d'ailleurs déjà été soulevée par le Ministère public (cf. ses courriers du 23 juin et du 11 juillet 2014). L'avocat a alors produit, le 29 août 2014, une procuration en faveur de B.X.________, relevant alors expressément que ce "n'[était] pas au nom de A.X.________ lui-même qu['il"agi[ssait] dans cette affaire" (cf. la pièce 19 du dossier cantonal); le contenu de cet écrit est au demeurant très différent de celui rapporté par l'avocat dans son recours cantonal ("Le 29 août 2014, le soussigné a fait valoir qu'il agissait bien au nom de Mme B.X.________ qui agissait elle-même au nom de son fils en raison de sa qualité de représentante légale (dossier pénal, pièce 19) " [cf. p. 3 de ladite écriture]). Dans son mémoire fédéral, l'avocat a à nouveau confirmé qu'au 29 août 2014, il avait "mis un terme au flou qui pouvait subsister quant à cette problématique et déclaré qu'il représentait les intérêts de B.X.________, la mère de l'enfant" (cf. p. 6 du mémoire). Il n'a en revanche pas indiqué agir tant au nom de la mère qu'au nom de l'enfant, représenté par son père, en vertu de la procuration du 7 mai 2014. Si B.X.________ entendait peut-être déposer plainte pénale au nom de son fils (cf. le courrier du 18 septembre 2014), les circonstances rappelées ci-dessus, les procurations produites, les différentes déclarations de Me Y.________, ainsi que les intitulés des mémoires de recours cantonal et fédéral ne permettent pas de considérer que ce dernier serait légitimé devant le Tribunal fédéral à défendre les intérêts de l'enfant A.X.________, représenté légalement par sa mère. Partant, faute de procuration valable, le recours intenté au nom de A.X.________, ainsi que la demande d'assistance judiciaire doivent être déclarés irrecevables.