Citation: 1C_120/2023 E. 2

Les recourants se plaignent d'arbitraire dans l'établissement des faits et d'une violation de leur droit d'être entendus. L'instance précédente aurait retenu à tort dans l'état de fait de son arrêt qu'une visite de la parcelle n° 613 par la Municipalité a eu lieu le 31 mai 2021, alors que seuls la responsable du Service de l'urbanisme et l'avocat de la Commune ont assistés à la séance de chantier et que les personnes présentes ne se sont pas déplacées sur leur parcelle pour apprécier les inconvénients que leur causait la haie plantée sans autorisation par l'intimée. Leur droit d'être entendus aurait ainsi été violé et le vice n'aurait pas été guéri devant la cour cantonale dès lors qu'elle s'est référée au large pouvoir d'appréciation de l'instance communale dans l'application de la clause d'esthétique pour retenir que la haie litigieuse s'intégrait de façon correcte dans son environnement. La visite de chantier tenue le 31 mai 2021 faisait suite à l'intervention des recourants qui se plaignaient que des travaux de fouille étaient entrepris sans autorisation sur la parcelle n° 613. Elle devait permettre à la Municipalité de se rendre compte des travaux entrepris sans droit par l'intimée. Elle s'est tenue en présence de représentants de la constructrice, du recourant, qui n'a pas été autorisé à pénétrer sur la parcelle de l'intimée, de la responsable du Service de l'urbanisme et de l'avocat de la Commune. Des photographies des travaux en cours sur la parcelle n° 613 et réalisés sans autorisation ont été prises à cette occasion. Les recourants n'indiquent pas en quoi le fait que la Municipalité ne se soit pas déplacée in corpore serait contraire au droit (art. 106 al. 2 LTF), respectivement qu'il l'aurait empêchée de statuer en connaissance de cause sur la base des photographies prises lors de la visite de chantier et des constatations faites sur place par la responsable du Service de l'urbanisme et l'avocat de la Commune. Certes, les personnes présentes ne se sont pas déplacées à cette occasion sur la parcelle des époux A.________. Le recourant, présent lors de la séance de chantier, ne prétend cependant pas avoir requis qu'elles se rendent sur leur parcelle pour constater le préjudice auquel ils étaient soumis en raison de la présence d'une haie. Quoi qu'il en soit, la cour cantonale a procédé à une audience d'inspection locale le 29 août 2022. Elle s'est rendue sur la parcelle des recourants et a ainsi pu se faire sa propre appréciation de l'impact de la haie litigieuse pour les époux A.________ et de son intégration dans le quartier. Ainsi, une éventuelle violation du droit d'être entendus des recourants en première instance a été réparée devant la juridiction cantonale de recours.