Citation: U 222/99 16.02.2000 E. 4

4.- a) Dans le domaine des assurances sociales, la procédure est régie par le principe inquisitoire, selon lequel les faits pertinents de la cause doivent être constatés d'office par le juge. Les parties sont donc en principe - sous réserve du devoir de collaborer à l'instruction de l'affaire - dispensées de l'obligation de prouver (ATF 125 V 195 consid. 2 et les références). Pour autant, elles ne sont pas libérées du fardeau de la preuve, en ce sens qu'en cas d'absence de preuve, la décision sera défavorable à la partie qui voulait déduire un droit de l'état de fait non prouvé (ATF 117 V 264 consid. 3b et les références; RAMA 1994 no U 206 p. 327 consid. 1 et les références). b) Au terme de trois rapports médicaux particulièrement motivés et fouillés (qui ont pleine valeur probante au sens de la jurisprudence précitée au consid. 3a), dont l'un analyse en détail le contenu de l'expertise judiciaire pour en réfuter les conclusions, le docteur X.________ considère que l'assuré ne présente pas de troubles somatiques invalidants imputables aux accidents qu'il a subis, sa symptomatologie douloureuse étant plutôt d'origine psychique. Pour l'essentiel, ce constat est également partagé par les nombreux autres spécialistes ayant examiné l'assuré, qui n'ont pas mis en évidence de troubles somatiques significatifs (cf. les rapports cités sous let. A de l'état de fait). Partant, la preuve que les accidents assurés ont causé des lésions invalidantes au plan somatique ne peut être tenue pour rapportée. Par ailleurs, d'autres mesures probatoires ne seraient pas de nature à rapporter une telle preuve, vu notamment le long laps de temps qui s'est écoulé depuis le moment de la survenance des événements déterminants (plus de dix ans). Il revient dès lors à l'intimé de supporter les conséquences de cette absence de preuve, conformément à la jurisprudence rappelée plus haut sur la répartition du fardeau de la preuve.