Citation: 1C_97/2022 E. 2.1.1

2.1.1. Selon la jurisprudence, l'interdiction de la reformatio in peius n'est pas un principe garanti par le protocole n o 7 CEDH ni par le pacte ONU II; elle ne trouve pas non plus de fondement dans l'art. 32 al. 3 Cst. La législation, de droit fédéral ou cantonal, peut par conséquent interdire ou autoriser la reformatio in peius (cf. arrêts 2C_476/2014 du 21 novembre 2014 consid. 5.1; 2C_1022/2011 du 22 juin 2012 consid. 8.1, non publié in ATF 138 I 367). Aux termes de l'art. 67 al. 1 LPA/GE, dès le dépôt du recours, le pouvoir de traiter l'affaire qui en est l'objet passe à l'autorité de recours. Comme l'explique la Cour de justice, cet effet dévolutif est toutefois incomplet. En effet, en application de l'art. 67 al. 2 LPA/GE, l'autorité de première instance peut, en cours de procédure, reconsidérer ou retirer sa décision. L'art. 67 al. 3 LPA/GE précise que l'autorité de recours continue alors à traiter le recours dans la mesure où la nouvelle décision ne l'a pas rendu sans objet. L'instance précédente a exposé que, selon la jurisprudence cantonale, lorsque la reconsidération aggrave la situation du recourant ( reformatio in peius), cette nouvelle décision ne remplace pas la première, mais est considérée comme constituant désormais le chef de conclusions de l'autorité intimée (cf. également arrêt 2C_653/2012 du 28 août 2012 consid. 4.3.1; GRODECKI/JORDAN, Code annoté de procédure administrative genevoise, 2017, n. 867 ad art. 67 LPA/GE).