Citation: 6B_507/2009 22.10.2009 E. C

Le 22 avril 2009, X.________ a déposé auprès de la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal neuchâtelois un pourvoi en révision du jugement du 8 mai 2008. Il invoquait, comme faits ou moyens de preuve nouveaux, l'existence d'un voyage à Paris qu'il avait fait avec sa compagne et la victime du 10 au 12 mai 2002, des photos de famille prises le 14 avril 2002 et à Noël 2002 ainsi que les périodes précises de deux séjours en Australie de la soeur de la victime. Il alléguait que ces éléments faisaient sérieusement douter de la véracité des dires de la victime ayant servi de fondement au jugement de condamnation et qu'il se justifierait donc d'ordonner une expertise de crédibilité de celle-ci, mais qu'il n'était plus possible de procéder à une telle expertise, vu que les souvenirs de la victime s'étaient estompés avec le temps. Il en déduisait qu'il devait être acquitté. Dans deux compléments à son pourvoi en révision, X.________ indiquait encore détenir la preuve que la victime s'était trompée sur la date exacte à laquelle il avait emménagé avec sa mère et que les problèmes scolaires qu'elle avait connus étaient antérieurs au premier viol dont elle se disait victime. Il émettait en outre diverses considérations relatives au téléchargement d'images pornographiques et au fait qu'il aurait proposé à sa compagne d'adopter des pratiques sexuelles similaires à celles qu'il avait fait subir à la victime, ce qu'il niait. Enfin, il invoquait, pour la première fois, une composition irrégulière du tribunal de première instance, au motif qu'il aurait par la suite découvert que l'un des deux jurés avait été la maîtresse d'école de la soeur de la victime durant les deux premières années de la scolarité obligatoire de l'intéressée.