Citation: 2C_519/2023 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, la recourante a eu accès à la décision du 29 septembre 2022 du Service cantonal se référant à d'autres décisions rendues par ce service, puisqu'elle en est la destinataire. Ellle a pu prendre position sur cette décision et contester devant le Tribunal cantonal l'allégation du Service cantonal selon laquelle il aurait procédé à des contrôles de produits vendus par des concurrents de la recourante et ordonné des mesures en cas de non-conformité à la législation en vigueur. Il n'y a en outre aucune pièce au dossier qui aurait été portée à la connaissance du Tribunal cantonal, mais qui n'aurait pas été transmise à la recourante. Celle-ci ne le prétend du reste pas. On ne voit donc pas de manquement à l'art. 29 al. 2 Cst. en tant qu'il garantit l'accès au dossier et le droit de se déterminer. Sous l'angle de l'administration des preuves, le Tribunal cantonal a considéré qu'il n'était pas nécessaire de demander au Service cantonal de produire les rapports d'analyses et décisions relatifs à l'étiquetage d'autres produits de tabac à priser, car ces rapports et décisions n'étaient pas déterminants pour l'issue du litige. La recourante ne démontre pas l'arbitraire de cette appréciation anticipée des preuves. Ainsi que le Tribunal cantonal l'a retenu, la comparaison avec d'autres décisions rendues par le Service cantonal n'est en l'occurrence pas décisive en droit (cf. infra consid. 8). Il n'était donc pas nécessaire de connaître le contenu de ces décisions. Comme la mesure d'instruction était sans influence sur la solution du litige, le Tribunal cantonal pouvait s'en dispenser sans tomber dans l'arbitraire. Le grief tiré de la violation du droit d'être entendu, mal fondé, est rejeté.