Citation: 5A_388/2018 E. 5.7.3

5.7.3. En premier lieu, le recourant fait valoir qu'il ignorait l'existence du RATu, rappelant que la Justice de paix ne lui en avait pas remis un exemplaire. Il affirme que, s'il est certes avocat de formation, " on a déjà dit ce qu'il faut retenir de sa pratique d'avocat, limitée au stage (valaisan) il y a près de 50 ans! ". Quant à ses autres mandats de tuteur " on n'en connaît qu'un à la lumière des faits pertinents ", à savoir celui qui a conduit l'une des filles de feu H.C.________ à recommander à sa famille de faire appel à lui ainsi qu'à B.________ SA, dont les services avaient été appréciés. Il ajoute avoir été appelé en urgence par la famille de son pupille et avoir dû, seul, prendre connaissance de l'ensemble des données de ce dossier compliqué, comprenant une grosse entreprise sujette à une " crise de gouvernance fratricide ", ne pouvant compter que sur lui-même pour prendre ses premières décisions. En outre, il aurait été investi de sa mission à la veille d'une très grave crise financière. Au vu du contexte extraordinaire de la présente cause, il serait équitable d'admettre qu'il n'a commis aucune faute, à savoir qu'il n'a pas voulu enfreindre l'ordre juridique avec conscience et volonté, rassuré qu'il était par l'absence de toute intervention de la Justice de paix après qu'il lui eut communiqué l'inventaire d'entrée en indiquant en toute transparence, dans sa lettre d'accompagnement, que la fortune mobilière de son pupille était investie dans deux dossiers de titres à hauteur de quelque 34 mio fr. Enfin, le recourant affirme que l'assimilation erronée, par la cour cantonale, des reverse convertible aux actions aurait pour conséquence qu'aucune faute ne pourrait lui être reprochée.