Citation: U 347/04 02.05.2005 E. A

Dès 1987, T.________ a exercé l'activité d'ouvrier chapeur. Le 13 novembre 1998, son employeur, la société A.________ SA, a signalé à la Caisse nationale suisse en cas d'accidents (CNA) - auprès de laquelle il était assuré - une interruption de travail à partir du 26 octobre 1998 en raison de l'apparition d'allergies. Diverses pièces médicales ont été versées au dossier, notamment un rapport du 19 août 1998 de la Division d'immunologie et d'allergie du Centre hospitalier X.________ faisant état «d'un asthme et d'une rhinite chroniques sans composante allergique décelée accentués sur le lieux de travail». Après avoir analysé la documentation recueillie et examiné l'assuré, le docteur H.________, de la Division médecine de travail de la CNA, a conclu que l'affection respiratoire n'était pas causée de manière prépondérante par une substance utilisée au travail ni par une activité particulière (cf. rapports des 8 décembre 1998 et 2 mars 1999). Par lettre du 15 mars 1999, la CNA a alors informé T.________ que les conditions de prise en charge de son cas comme maladie professionnelle n'étaient pas remplies, et lui a suggéré de s'annoncer auprès de son assureur-maladie. Le 24 mars suivant, elle a rendu une décision par laquelle elle l'a déclaré inapte à toutes les activités au contact d'irritants respiratoires avec effet immédiat. A la suite de cette décision, T.________ a été licencié par son employeur au 30 juin 1999. La CNA lui a versé des indemnités journalières pour changement d'occupation durant quatre mois. L'assuré a, en outre, bénéficié d'indemnités journalières versées par son assureur perte de gain en cas de maladie (la Helsana) du 1er juillet 1999 au 19 avril 2000. Dans l'intervalle, il a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité. A la fin de l'année 2000, T.________ a travaillé quelque temps pour la coopérative Textura à 50 %; depuis mai 2001, il est employé à mi-temps comme contremaître au service d'une entreprise de chapes et d'isolation. Par décision du 15 mai 2001, la CNA a refusé d'allouer à T.________ une indemnité pour changement d'occupation, motif pris de l'absence d'un lien de causalité entre son incapacité de gain actuelle et la décision d'inaptitude du 24 mars 1999. Saisie d'une opposition de l'intéressé, la CNA a confirmé sa prise de position dans une nouvelle décision du 17 août 2001.