Citation: 6B_143/2022 E. 1.6.2

1.6.2. Au demeurant, dans son recours en matière pénale, la recourante s'abstient une nouvelle fois de toute démonstration propre à établir en quoi il devait être considéré que les autorités cantonales avaient tardé à statuer en raison de carences liées à de longues périodes d'inactivité lors de la phase d'instruction ou de jugement, et qu'elle avait ainsi été exposée plus longtemps que nécessaire aux contraintes d'une procédure pénale (cf. sur les garanties découlant du principe de célérité [art. 29 al. 1 Cst.; art. 5 CPP]: ATF 143 IV 373 consid. 1.3.1 et 1.4.1). A tout le moins, appréciée globalement, la durée de la procédure, qui s'est étendue sur environ 7 ans et demi entre la commission des faits et le jugement d'appel, n'apparaît pas excessivement longue s'agissant en l'occurrence d'une cause d'une ampleur certaine portant sur une tentative d'assassinat ayant notamment nécessité, outre de nombreuses auditions, la mise en oeuvre de deux expertises psychiatriques ainsi que des commissions rogatoires dans au moins six États différents (cf. jugement du Tribunal pénal, ad " En fait ", ch. 4 p. 5 ss), étant encore rappelé que la recourante n'a été extradée vers la Suisse qu'en septembre 2015, soit près d'un an et demi après les faits.