Citation: 8C_405/2020 E. 4.2

4.2. Il n'est pas contesté que les allocations litigieuses ont été indûment perçues par la recourante en raison d'une erreur de l'intimée. Au vu de la jurisprudence précitée (cf. consid. 3.2.2 supra), le délai de péremption d'un an ne saurait toutefois commencer à courir au moment où l'intimée a rendu par erreur sa première décision d'octroi de prestations le 21 octobre 2014, bien que l'intimée ait posé les jalons de son erreur dès janvier 2014 et que la recourante lui ait rappelé que son fils vivait et étudiait en Thaïlande. Par la suite, une deuxième décision d'octroi d'allocations a été rendue le 5 janvier 2015, sans qu'il ressorte des faits constatés par l'instance précédente (qui lient le Tribunal fédéral conformément à l'art. 105 al. 1 LTF) qu'un quelconque renseignement ou document aurait été exigé de la recourante ou plus généralement qu'un contrôle aurait été effectué. En juin 2015, une nouvelle attestation d'études a été demandée par l'intimée, fondant une troisième décision d'octroi de prestations le 24 septembre 2015. Dès lors que l'intimée s'est contentée de requérir une nouvelle attestation d'études, comme tel avait déjà été le cas en 2014, on ne peut pas en déduire qu'elle aurait procédé à cette occasion à un nouveau contrôle des conditions d'octroi des allocations. Ce n'est qu'en septembre 2016 qu'elle a mis en oeuvre un tel contrôle, de nature à déclencher le délai de péremption d'une année, en demandant à la recourante des informations complémentaires sur le domicile de son fils et en sollicitant la production d'une attestation de domicile ainsi que de certificats de l'assurance-maladie. Sur la base des indices supplémentaires ainsi obtenus fin 2016, elle a rendu sa décision de restitution le 17 janvier 2017, respectant ainsi le délai de péremption relatif fixé à l'art. 25 al. 2 LPGA (cf. consid. 3.2.2 supra). On notera encore qu'au vu de la présomption prévue par l'art. 7 al. 1bis OAFam - selon lequel il est présumé que les enfants quittant la Suisse afin de suivre une formation conservent leur domicile en Suisse pendant cinq ans au plus -, il n'est pas exclu qu'un enfant étudiant à l'étranger conserve son domicile en Suisse, de sorte que l'on ne peut pas conclure à une erreur manifeste de l'intimée. Le grief de la recourante se révèle ainsi mal fondé.