Citation: I 372/06 25.01.2007 E. 2

Sur le plan médical, l'intéressé reproche uniquement à la juridiction de première instance de ne s'être fondée que sur le rapport d'expertise du SMR sans résoudre les contradictions existant entre celui-ci et les autres rapports médicaux au sujet des répercussions du psoriasis sur sa capacité de travail ou de l'existence d'un état dépressif. 2.1 Les premiers juges ont repris les constatations des médecins du SMR concernant le psoriasis. Ces derniers ont ainsi observé des lésions, discrètes aux ongles, minuscules au dos de la main gauche et multiples dans la région lombo-fessière, ainsi que des plaques sur les membres inférieurs, rares à droite et nombreuses à gauche. Le but de ces observations n'était pas de fixer définitivement l'étendue de l'affection, dès lors que les experts étaient conscients de son évolution fluctuante depuis le début des années 1990 et de la nécessité de suivre un traitement itératif. Les docteurs B.________, P.________ et V.________ ont également exclu l'existence d'une éventuelle spondylarthropathie liée au psoriasis, conformément aux conclusions des docteurs K.________ et R.________. Les médecins du SMR ne se sont certes pas étendus sur le caractère invalidant de l'affection dermatologique observée, ce qui ne signifie pas qu'ils ont éludé ce problème, mais qu'ils ont de facto considéré le trouble comme non-incapacitant. Ils étaient parfaitement fondés à agir de la sorte dans la mesure où le recourant n'a jamais invoqué une quelconque douleur ou empêchement en découlant, si ce n'est la gêne ressentie vis-à-vis de ses clients ou les problèmes d'hygiène afférents. Ils ne contredisaient en outre aucun des médecins qui s'étaient exprimés antérieurement sur le sujet dès lors que le docteur R.________ préconisait une reprise rapide du travail, d'abord à 50 % puis à 100 %, compte tenu de l'ensemble des diagnostics posés ainsi que de la constatation de l'exacerbation du psoriasis et de l'amplification nécessaire du traitement, et que le docteur S.________ ne voyait aucune influence de l'affection cutanée sur la capacité de travail; le rapport de ce dernier ne contenait certes aucune motivation mais le praticien n'aurait certainement pas manqué de mentionner d'éventuelles répercussions sur l'exercice d'une activité lucrative dans la mesure où il suivait régulièrement l'intéressé et connaissait parfaitement sa situation personnelle. Le rapport des doctoresses T.________ et A.________ n'y change rien car il fait état d'éléments connus, les rapports du docteur P.________ non plus puisque celui-ci se contentait de déduire une incapacité totale de l'ensemble des diagnostics. On ajoutera pour le surplus que l'aspect esthétique ou hygiénique du psoriasis ne saurait constituer un motif d'incapacité de travail, d'autant moins que le Tribunal de première instance a calculé le revenu d'invalide en se référant à l'Enquête suisse sur la structure des salaires (ESS) dont le tableau TA1, secteur d'activités simples et répétitives, comprend de nombreuses places de travail où ces critères ne sauraient constituer une gêne. Le jugement cantonal sur ce point n'est donc pas critiquable. 2.2 Les premiers juges se sont également fondés sur les conclusions des experts pour nier l'existence d'un trouble dépressif ou anxieux d'intensité suffisante pour être pris en considération. Les médecins du SMR n'ont ainsi pas observé de troubles de la pensée ou d'autres signes de la lignée psychotique, de l'attention ou de la concentration, ni même une thymie dépressive; ils ont constaté que le recourant n'était ni anhédonique, ni aboulique et possédait une capacité de jugement et de raisonnement correspondant à une intelligence normale; ils retenaient une personnalité à traits dépendants et obsessionnels et faisaient état d'insomnies avec ruminations anxieuses portant sur la situation financière et les difficultés à accepter de se retrouver à l'aide sociale. Ils en déduisaient l'absence d'incapacité sur le plan psychiatrique. Leur conclusion n'est pas contredite par l'avis du docteur K.________, dans la mesure où ce praticien ne faisait que suggérer l'existence d'un éventuel état dépressif, à confirmer, pour expliquer l'intensité des douleurs, ou par ceux des docteurs R.________ et P.________ qui se contentaient de transformer la suggestion de leur confrère en un diagnostic sans plus ample motivation ou observation.