Citation: 2C_937/2019 E. 8.6

8.6. En l'espèce, il ressort des faits de l'arrêt entrepris, que B.A.________, le père du recourant, était un professionnel de l'immobilier et que la parcelle n° ***1 était née d'une modification des limites des parcelles n° ***2, que les enfants de B.A.________ détenaient en copropriété, et n° ***3 (appartenant à un tiers; art. 105 al. 2 LTF), intervenue le 22 septembre 2004. Toujours selon les faits retenus dans l'arrêt attaqué, la parcelle n° ***1 a été vendue à cette même date à B.A.________ par les propriétaires des parcelles précitées. Ces faits, qui ne sont par ailleurs pas remis en question par le recourant sous l'angle de l'arbitraire, lient le Tribunal fédéral. Sur le vu de ces éléments, rappelant que le bien immobilier en cause est le chalet "L.1.________" sis sur la parcelle n° ***1 du ban de D.________, l'autorité précédente ne pouvait pas retenir, sans verser dans l'arbitraire, que "B.A.________ avait lui-même reçu en héritage ce bien de son père, C.A.________". La transmission de la parcelle n° ***2 entre les membres de la famille A.________ est à distinguer de celle de la parcelle n° ***1. Le fait que B.A.________ n'ait pas lui-même fait construire le chalet en cause ne change rien à ce qui précède. La motivation du recours du Service cantonal, qui invoque l'arbitraire et relève ce qui précède, est sur ce point suffisante. Cela étant, ce constat ne permet pas d'affirmer que la parcelle n° ***1 appartenait à la fortune commerciale du père du recourant, comme le retient le Service cantonal. Certes, l'achat de ce bien par B.A.________, en qualité de professionnel de l'immobilier, laisse présumer une telle appartenance. Toutefois, de telles circonstances n'empêchent pas que le professionnel en question ait acheté ce bien dans un but privé (cf. supra consid. 8.1). La Commission de recours ne s'est pas prononcée sur ce point ni n'a retenu d'éléments de fait permettant de trancher cette question. Conformément à l'art. 99 al. 1 LTF, il n'appartient pas au Tribunal fédéral de statuer en première instance sur la base d'éléments nouveaux. Le recours du Service cantonal doit ainsi être admis, l'arrêt attaqué annulé dans la mesure où il conclut que le chalet "L.1.________" appartient à la fortune privée du recourant et la cause renvoyée à l'autorité précédente pour qu'elle instruise la question de savoir si le père du recourant a acquis la parcelle n° ***1 en septembre 2004 dans un but privé.