Citation: 5A_341/2020 E. A

A.a. A.A.________, née le 12 novembre 1971, et B.A.________, né le 25 juin 1952, tous deux de nationalité suisse et marocaine, sont domiciliés à Genève, où ils se sont mariés en 2006. B.A.________ a deux enfants majeurs nés d'une précédente union. A.b. D'après une ordonnance d'un tribunal marocain du 24 octobre 2016, A.A.________ et B.A.________ ont déposé une demande au Maroc visant à recueillir l'enfant D.________, né E.________ le 14 février 2016 à Tanger. Dans leur demande, ils ont indiqué uniquement une adresse au Maroc et leur nationalité marocaine. Sur la base de plusieurs pièces, notamment d'un jugement marocain du 7 avril 2016 déclarant cet enfant comme étant abandonné, ce tribunal a ordonné l'attribution de la kafala de cet enfant aux intéressés et la désignation de ceux-ci en tant que tuteurs, sans mentionner ni le domicile suisse des époux ni leur nationalité suisse. Le jugement marocain du 7 avril 2016 précité faisait référence à un rapport de police du 17 février 2016, selon lequel " l'enfant faisant l'objet d'une déclaration d'abandon [était] le fruit d'une relation illégale entre sa mère Mme F.________ et un père inconnu ". Depuis lors, le couple A.________ vivait séparé, l'époux se trouvant en Suisse et l'épouse et l'enfant D.________ vivant au Maroc la plupart du temps, dans l'attente des documents suisses. L'épouse revenait seule quelques jours en Suisse tous les deux mois. A.c. En janvier 2017, B.A.________ s'est adressé par téléphone au Service d'autorisation et de surveillance des lieux de placement du canton de Genève (SASLP) pour l'informer que son épouse et lui avaient recueilli l'enfant D.________, né le 14 février 2016 au Maroc, en kafala dans ce pays et qu'ils souhaitaient l'accueillir en vue de son adoption. Le 21 février 2017, le SASLP s'est entretenu avec les époux A.________. Ceux-ci l'ont informé de ce qu'ils avaient indiqué, dans le cadre de la kafala, une adresse au Maroc. Il ne s'agissait pas d'une kafala internationale. Le SASLP leur a expliqué qu'une adoption n'était pas possible avec le Maroc. Sous l'angle du droit suisse, l'exigence d'une différence d'âge maximale de 45 ans avec l'enfant, que ce soit pour l'adoption ou l'accueil avec hébergement, n'était pas respectée et, dans tous les cas, l'autorité centrale marocaine devait de toute façon faire une demande formelle à la Suisse. A.d. D'après une ordonnance d'un tribunal marocain du 22 mai 2018, les époux A.________ ont, avec une adresse au Maroc, déposé une nouvelle demande visant à obtenir la kafala " de l'enfant C.A.________ fille de G.________ ", née le 7 avril 2017, pour en assumer la garde, l'élever et subvenir à tous ses besoins. Sur la base notamment d'un jugement marocain du 9 octobre 2017 indiquant que l'enfant C.A.________ était une enfant abandonnée, ce tribunal en a confié la kafala aux intéressés, qui ont été désignés " tuteurs datifs de l'enfant pris en charge ". A.e. Un nouvel entretien s'est déroulé auprès du SASLP le 2 octobre 2018, l'époux ayant apporté de nouveaux éléments concernant le projet d'adoption. En novembre 2018, le SASLP a reçu une requête des époux A.________ en vue de l'accueil de l'enfant C.A.________.