Citation: 6B_800/2014 E. 1.3.2

1.3.2. La cour cantonale n'a pas retenu que la conversation aurait duré 15 à 20 minutes mais a jugé que, comme nombre de victimes, A.________ avait pu surévaluer le laps de temps dans lequel s'étaient déroulés les faits. On peut relever, dans ce contexte, que le recourant n'en était pas à son premier séjour à U.________. Il a fait état d'un séjour de deux années en Suisse à partir de 2011 (p.-v. aud. du 12 juin 2013 p. 2). Il ressort aussi du dossier qu'il a des contacts en France, où vit sa fille de 17 ans (p.-v. aud. du 26 février 2012, réponse à la question 16) et qu'il y a été condamné à 1 an et 3 mois d'emprisonnement (jugement entrepris, consid. 1.2 p. 10). Ces contacts réitérés et relativement prolongés avec la francophonie permettent, sans arbitraire, de retenir qu'il était en mesure de tenir, fût-ce dans un très mauvais français, le discours rudimentaire décrit par A.________.