Citation: 6B_1265/2016 E. 3.4

3.4. Le recourant objecte avoir fait preuve d'amendement ensuite de sa condamnation du 29 novembre 2012 (tentative d'incendie intentionnel et délit contre la loi fédérale sur les substances explosives). Il se serait bien conduit depuis lors et aurait même adopté un comportement "exemplaire". Il expose ainsi être intervenu pendant un match de football afin d'éviter que la situation ne dégénère et qu'un conflit n'éclate entre supporteurs. Il souligne aussi qu'il n'avait pas encore 20 ans au moment des faits, qu'il a gagné en maturité, qu'il mène une vie stable et responsable, travaillant depuis 2013 au sein de la même entreprise en qualité d'informaticien et suivant, avec succès, une formation en parallèle. Il allègue enfin n'avoir pas de dettes, vivre en colocation et subvenir seul à ses besoins. Il en conclut que des circonstances particulièrement favorables seraient données. Il est constant que le recourant, né en 1993, travaille depuis 2013 dans la même entreprise, qu'il poursuit une formation et vit en colocation. La décision querellée ne constate pas qu'il aurait des dettes et ne subviendrait pas à ses besoins. Pour le surplus, le recourant s'écarte de l'état de fait de cette décision. En l'absence de tout grief d'arbitraire dûment étayé, ses développements sont appellatoires et partant irrecevables dans le recours en matière pénale. Les actes reprochés au recourant s'inscrivent dans le cadre d'activités de loisirs. Rien n'indique qu'ils seraient liés à sa situation économique, respectivement socio-professionnelle. Cela étant, on ne saurait reprocher à la cour cantonale d'avoir jugé que la situation professionnelle et financière du recourant, même stable depuis 2013, ne constituait pas une circonstance particulièrement favorable au sens de l'art. 42 al. 2 CP. Pour le surplus, s'il ressort d'une attestation, datée du 31 août 2016, émanant de la société FC C.________ AG que le comportement du recourant lors des matchs s'était amélioré "dans les derniers mois" notamment lors de deux matchs à l'occasion desquels le recourant aurait agi pour désamorcer des conflits ("aktiv deeskaliert"; dossier cantonal, p. 538), on peut, tout au plus en déduire que ce changement positif ne s'est produit que courant 2016, soit bien tardivement. Au demeurant, le fait que le recourant n'a pas commis de nouvelles infractions depuis 2013 n'est d'aucune pertinence, dès lors qu'un tel comportement correspond à ce que l'on doit pouvoir attendre de tout un chacun (cf. arrêt 6B_740/2016 du 2 juin 2017 consid. 2.2 et les références citées). La décision cantonale n'apparaît donc pas violer le droit fédéral en tant qu'elle ne retient pas l'existence de circonstances particulièrement favorables et refuse, pour ce motif, l'octroi du sursis.