Citation: 6B_908/2024 E. 3.3

3.3. Relevant les différentes réquisitions de preuve formées par la recourante, la cour cantonale les a écartées, considérant qu'elles n'étaient pas utiles à l'établissement des faits. Les auditions de F.________, psychiatre et de G.________, expert, n'étaient pas nécessaires dès lors qu'il ressortait de l'expertise ainsi que de la procédure vaudoise dans laquelle la fille de la recourante avait été entendue, qu'elle n'avait pas subi d'abus et ne faisait que répéter ce que sa mère lui disait. Les auditions de H.________, pédopsychiatre et de I.________, psychologue de la fille de la recourante, n'étaient pas susceptibles d'apporter d'autre élément utile qui ne ressortait pas des nombreux courriers et attestations produits. La production des documents relatifs au prêt n'était pas non plus indispensable, dans la mesure où la lettre de D.B.________ à son fils, figurant au dossier, était suffisante pour apprécier la situation. En outre, rien ne permettait de mettre en doute la véracité de la lettre de J.B.________, démentant les abus qu'il aurait subis, la recourante admettant au demeurant ne jamais en avoir parlé directement avec lui. Pour le surplus, elle n'était pas autorisée à apporter certaines preuves libératoires, dès lors qu'elle n'avait pas de motif suffisant pour diffuser des propos attentatoires à l'honneur des intimés (cf. art. 173 ch. 3 CP). Sous l'angle de l'appréciation des preuves et de l'établissement des faits, la cour cantonale a retenu que, d'après l'expertise pénale, les seules convictions irrationnelles présentées par la recourante étaient celles de la justesse de son combat contre les injustices ainsi que les exactions commises par les époux B.________ sur leur fils. Les experts avaient souligné que la recourante savait pertinemment que ses agissements étaient illicites et choisissait délibérément de commettre les infractions. Aussi, la recourante ne pouvait se retrancher derrière les conclusions de cette expertise.