Citation: 2C_287/2023 E. 7.3

7.3. Selon les faits déterminants retenus dans l'arrêt attaqué, la chienne présentait déjà une masse unique en avril 2014 et la recourante avait alors préconisé de la retirer et de la faire analyser. Cela n'a toutefois pas été fait, sans que le dossier médical n'explique la raison de ce renoncement. Or, la règle professionnelle commandait d'enlever tout nodule, même anodin. Deux mois plus tard, le nombre de nodules avait augmenté, ce qui ne faisait qu'attester de la nécessité de procéder dans le sens susmentionné. La recourante n'avait pas non plus enlevé ces masses lors de l'intervention du 8 juin 2016. De plus, la Cour de justice a souligné que la médecin avait omis d'effectuer un bilan d'extension, bien qu'elle suspectait l'émergence d'un "processus tumoral", et avait opéré l'animal sans effectuer auparavant un examen clinique, alors qu'à nouveau les règles professionnelles commandaient de les réaliser. Finalement, quand bien même l'augmentation du risque hémorragique lors d'un acte chirurgical lorsqu'une chienne se trouve en pro-oestrus est attestée, c'est la période durant laquelle C.________ a été opérée, alors que la stérilisation n'était pas urgente.