Citation: 6B_1256/2016 E. B

Statuant le 14 septembre 2016, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par X.X.________ contre ce jugement, qu'elle a confirmé. Elle a par ailleurs alloué à son conseil d'office une indemnité de 1'489 fr. 55 pour la procédure d'appel (ch. III), une indemnité de 1'684 fr. 80 au conseil juridique des parties plaignantes pour la procédure d'appel (ch. IV), mis les frais d'appel par 5'004 fr. 35, y inclus les indemnités précitées, à charge de X.X.________ (ch. V) et dit que celui-ci ne sera tenu de rembourser à l'Etat les indemnités précitées que lorsque sa situation financière le permettra (ch. VI). Les faits à l'origine de cette condamnation sont en substance les suivants. X.X.________, ressortissant du Kosovo né en 1973, est le père de cinq enfants dont A.X.________, née en 1993 et B.X.________, née en 2002. Il est entré en Suisse en 2004; il a été rejoint en 2007 par A.X.________, âgée de 13-14 ans, et en 2012 par B.X.________, qui avait 10 ans. Le reste de la famille est resté au Kosovo. X.X.________ s'est alors occupé de ses filles. Par la suite, le 30 juin 2014, la Justice de paix lui a retiré la garde sur B.X.________; A.X.________ était alors majeure. Dès l'arrivée de ses filles en Suisse, X.X.________, de nature exigeante et colérique, a fait régner un climat de terreur et de violence dans le foyer. Ainsi, à tout le moins entre le début de l'année 2013 et le 29 août 2013, il a porté atteinte à de nombreuses reprises à l'intégrité physique et psychique de ses filles, sur lesquelles il avait pourtant le devoir de veiller, s'acharnant principalement sur l'aînée. Son cousin a indiqué à cet égard qu'il frappait rageusement ses filles, les terrorisait, et leur adressait des injures telles que " pute " ou " garce ". A plusieurs reprises, pour des motifs futiles, il leur a infligé des coups de poing et de pied sur tout le corps, des gifles, leur a frappé la tête contre le mur. A une occasion, il a saisi A.X.________ au cou avec les deux mains et l'a soulevée du sol. Il lui a ensuite mordu la joue droite. Profitant d'une brève accalmie, celle-ci s'est réfugiée dans sa chambre, où son père l'a retrouvée quelques instants plus tard pour lui asséner des coups de poing et de pied sur tout le corps. Il a de surcroît plusieurs fois affirmé qu'il allait la " foutre dehors " et même la tuer. En été 2013, il s'en est pris à B.X.________, qu'il a giflée violemment, saisie par les cheveux et par le cou, jetée par terre, lui donnant par ailleurs des coups de pied, notamment au niveau des côtes. Profondément choquée et le souffle coupé, l'enfant a dû être conduite à l'hôpital et a fait le lendemain un malaise qui a impliqué une nouvelle prise en charge médicale. Une psychologue qui a suivi B.X.________ depuis le mois de mai 2015 a indiqué que celle-ci " présentait un état de stress suite aux faits qui s'étaient passés. Elle était très angoissée avec des répercussions sur sa scolarité. Elle avait des rêves récurrents. Elle avait l'impression que son père pouvait être là même s'il n'était pas là ". La psychologue a avancé l'hypothèse selon laquelle le syndrome de stress post-traumatique était lié aux violences infligées par son père, hypothèse accréditée par le fait que ses résultats scolaires s'étaient améliorés dès lors qu'il n'avait plus été question de reprendre contact avec celui-ci.