Citation: 7B_6/2022 E. 1.2.3

1.2.3. En l'espèce, les recourantes reprochent aux intimés d'avoir perçu de "très importantes commissions" au travers de structures financières par eux créées, qu'elles ne seraient cependant pas en mesure de déterminer, faute d'instruction suffisante. Elles se plaignent également de soustraction du fait qu'une somme de 3'027822.69 EUR aurait été soustraite aux investisseurs d'un projet immobilier et qu'elles n'auraient rien reçu du produit de la vente du dernier appartement de ce projet; elles seraient flouées du "montant devant leur revenir en proportion de leur investissement initial". Dans leur recours au Tribunal fédéral, les recourantes se bornent à indiquer que l'annulation de la décision attaquée leur permettrait de réclamer les sommes correspondantes au dommage éprouvé. Dans leur écriture, elles évoquent exclusivement l'infraction de gestion déloyale (art. 158 CP). Rien n'indique qu'elles contesteraient le refus d'entrer en matière sur les autres infractions classées (abus de confiance et escroquerie) et elles ne précisent, quoi qu'il en soit, pas quelles prétentions civiles elles pourraient, le cas échéant, déduire de ces infractions. En relation avec l'infraction de gestion déloyale seule évoquée par les recourantes, on recherche en vain toute explication sur d'éventuelles conclusions civiles qu'elles ne chiffrent pas et dont elles n'expliquent pas concrètement en quoi elles pourraient consister. Les recourantes se plaignent certes d'une instruction insuffisante. Quoi qu'il en soit, elles ne s'expriment ni sur le principe, ni sur la quotité de leurs prétentions. On comprend certes des explications figurant dans le recours qu'elles reprochent aux intimés d'avoir créé des structures financières leur permettant de percevoir d'importantes commissions et de les avoir "flouées" de montants devant leur revenir à la suite d'un investissement de leur part; leurs explications ne vont toutefois pas au-delà de vagues allégations, les recourantes se contentant à cet égard de faire état de "craintes". Elles ne consacrent aucun développement plus étayé au dommage prétendument éprouvé; elles n'indiquent en particulier pas le montant des avoirs dont la gestion a été confiée à F.________ SA, ni celui des commissions perçues. On peut au demeurant relever qu'il résulte de l'arrêt cantonal que durant toute la durée du mandat de gestion confié à F.________ SA, la gestion des avoirs des recourantes était confiée à E.________ - et non aux intimés -, le départ de ce dernier ayant conduit les recourantes a résilier le mandat conclu avec F.________ SA. En outre, s'agissant du projet d'investissement immobilier, la cour cantonale a relevé que le rendement escompté de 60 % invoqué par les recourantes ne résultait d'aucune pièce produite et que celles-ci avaient d'ailleurs obtenu, au jour de l'arrêt attaqué, un rendement de l'ordre de 43 % sur leur investissement initial. En tout état et surtout, les recourantes ont dirigé leur plainte contre deux auteurs distincts - dont aucun d'eux n'était le gestionnaire de leurs avoirs - pour des infractions distinctes, de nature économique. Or contrairement à ce qu'il leur appartenait de faire, elles n'ont pas, dans leur recours au Tribunal fédéral, exposé de manière précise en quoi pouvait consister leur dommage vis-à-vis de chaque intimé et pour chacune des infractions. De plus, les recourantes, qui agissent conjointement, ne détaillent à aucun moment quel serait le dommage qu'elles auraient chacune subie individuellement; on ignore à cet égard tout des liens des recourantes entre elles. Partant, faute de pouvoir faire valoir des conclusions civiles au préjudice de l'un ou l'autre des deux prévenus intimés, respectivement en faveur de l'une ou l'autre d'entre elles, les recourantes ne disposent pas de la qualité pour recourir sur le fond de la cause au sens de l'art. 81 al. 1 let. 1 et b ch. 5 LTF.