Citation: 5A_350/2024 E. 1

S'agissant de la nature de la décision de première instance, la cour cantonale a relevé qu'il était surprenant que le Tribunal de protection ait rendu une décision au fond et non provisionnelle, alors que la procédure n'était de toute évidence pas terminée puisqu'une expertise du groupe familial avait été sollicitée et qu'une nouvelle décision serait très vraisemblablement rendue après le dépôt du rapport. Il est effectivement singulier qu'après avoir rendu une décision de mesures superprovisionnelles le 18 août 2023, retirant notamment aux parents le droit de déterminer le lieu de résidence des enfants et suspendant tout droit aux relations personnelles, le Tribunal de protection n'ait pas consécutivement rendu une décision de mesures provisionnelles mais une décision sur le fond. La recourante ne remet toutefois pas en question la qualification de la décision par l'autorité cantonale et elle la définit elle-même de "finale", de sorte que cette qualification sera retenue. Ainsi, déposé en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et dans la forme légale (art. 42 al. 1 LTF) par une partie qui a qualité pour recourir (art. 76 al. 1 let. a et b LTF), le recours est dirigé contre une décision finale (art. 90 LTF) rendue sur recours par une autorité supérieure statuant en dernière instance cantonale (art. 75 al. 1 et 2 LTF) dans une affaire non pécuniaire, en application de normes de droit public dans une matière connexe au droit civil, à savoir en matière de protection de l'enfant (art. 72 al. 2 let. b ch. 6 LTF). Le recours est donc en principe recevable au regard des dispositions qui précèdent.