Citation: 4A_470/2020 E. 3

Le litige porte sur un montant de 35'680 fr. 50 que la demanderesse réclame aux défendeurs au titre du transport des déblais de terrassement qu'elle a effectué depuis leur parcelle jusqu'à la décharge, entre juillet et septembre 2013. La cour cantonale a exclu que cette obligation puisse reposer sur un contrat liant l'intimée aux recourants. En effet, l'intimée n'avait introduit dans le procès aucun fait pouvant fonder un rapport de représentation des recourants par C.________ Sàrl: elle n'avait pas allégué en procédure que le contrat liant C.________ Sàrl aux défendeurs autorisait la première à adjuger, au nom et pour le compte des recourants (art. 32 al. 1 CO), des travaux aux différents entrepreneurs, dont elle-même, que les recourants auraient porté à sa connaissance de prétendus pouvoirs de représentation de C.________ Sàrl ou qu'elle aurait pu, de bonne foi, inférer de telle ou telle circonstance l'existence de semblables pouvoirs. Ces constatations de fait, que l'intimée ne remet pas en cause, lient le Tribunal fédéral. Il demeure la question de savoir si cette obligation pourrait se fonder sur les règles relatives à l'enrichissement illégitime (art. 62 ss CO), que l'intimée invoquait à titre subsidiaire. La cour cantonale y a donné une réponse affirmative, au terme d'un raisonnement que les recourants battent en brèche essentiellement pour le motif que leur enrichissement, à supposer qu'il existe, n'est pas dépourvu de cause légitime.