Citation: 5A_531/2017 E. 5.1

5.1. Elle conteste tout d'abord que, depuis la séparation, C.________ ait été prise en charge de façon alternée et équivalente par ses deux parents, et que la convention du 27 février 2013 approuvée par l'autorité de protection de l'enfant, qui lui attribue la garde de C.________, n'ait jamais été respectée. Elle affirme qu'en réalité, la situation de fait n'était pas assimilable à une prise en charge équivalente, ce qui serait démontré par les pièces 1, 2, 3 et 5 du dossier cantonal. Elle estime en outre que la cour cantonale aurait dû se fonder non pas sur la situation de fait, mais sur la teneur de la convention ratifiée judiciairement, sous peine d'arbitraire. Elle s'estime défavorisée pour avoir toujours appliqué la convention dans sa teneur la plus large. En définitive, en prenant sa décision sur la base de la prémisse erronée que C.________ était prise en charge par ses deux parents de manière équivalente, la Chambre des curatelles aurait rendu une décision insoutenable. La recourante affirme aussi qu'il était arbitraire de constater que C.________ " a gardé contact avec une petite fille D.________, qui était avec elle chez la maman de jour, a des amies à la garderie ainsi qu'à la place de jeux ". Ces éléments de fait, qui seraient déterminants pour le sort de la requête de mesures provisionnelles, auraient été retenus sans raisons sérieuses et sur la base des seules déclarations de l'intimé. La recourante estime en outre que compte tenu du jeune âge de l'enfant, si tant est que l'on puisse parler de véritable " réseau social " durant les premières années de vie, sous l'angle de l'intérêt supérieur de l'enfant, seuls la fréquence et le nombre des déplacements rendus nécessaires par le déménagement auraient dû être pris en considération, C.________ pouvant parfaitement s'adapter à son nouvel environnement scolaire, ce qu'elle devrait de toute manière faire en 3P puisque l'école de V.________ n'accueille des élèves que jusqu'en 2P. Cet élément n'aurait manifestement pas été pris en considération, puisque la décision contestée retient, " de manière insoutenable pour la recourante ", qu'une scolarisation dans une ville où ni le père ni la mère ne sont domiciliés serait préférable à une scolarisation dans un établissement distant de moins de 500 mètres du domicile de la recourante. La recourante affirme encore qu' "en ce qu'elle [la] prive (...) d'une des composantes de l'autorité parentale qu'elle exerce sur sa fille au motif qu'[elle] a déménagé de V.________ à W.________, sans pour autant exposer en quoi ce déménagement aurait des conséquences significatives pour l'exercice de l'autorité parentale et des relations personnelles, la décision querellée viole sa liberté d'établissement ". Enfin, elle fait valoir que dans la mesure où, en l'espèce, les conditions de l'art. 301a al. 2 let. b CC ne sont en réalité pas remplies, l'accord du parent non gardien ne serait pas nécessaire pour permettre au parent gardien de modifier son lieu de résidence ainsi que celui de l'enfant.