Citation: 5A_611/2019 E. 4.3.1

4.3.1. Le recourant invoque d'abord différents faits nouveaux qui permettraient à son sens d'examiner la question d'une garde partagée et qu'il reproche à la cour cantonale d'avoir arbitrairement écartés. Il relève ainsi la scolarisation de D.________ à l'École F.________ dès le 1er septembre 2017, l'entrée en vigueur du nouveau droit sur l'entretien de l'enfant le 1er janvier 2017, la réduction du droit de visite opérée de fait entre les parties et enfin le comportement de l'intimée qui, non seulement s'opposerait à toute solution permettant d'apaiser les tensions entre les parties, mais imposerait régulièrement des décisions entraînant un empiètement sur son droit de visite. Ces critiques tombent à faux. D'une part, le recourant n'explique pas en quoi les éléments prétendument nouveaux nécessiteraient une modification des modalités de garde (ainsi: scolarisation du cadet à l'École F.________, réduction du droit de visite); d'autre part, les conséquences du comportement de l'intimée sur son rôle de père relèvent d'une appréciation personnelle, qui n'est nullement relayée en fait. L'on relèvera de surcroît que le changement de scolarisation sus-évoqué ne constitue pas un fait nouveau dès lors qu'il était expressément prévu dans la convention passée par les parties en septembre 2016 comme circonstance permettant de revoir la contribution des enfants. Enfin, l'entrée en vigueur du nouveau droit de l'entretien de l'enfant ne constitue pas un fait nouveau nécessitant une reconsidération de l'attribution de la garde. Il convient en effet de rappeler au recourant que, bien que cette modification législative fasse de l'autorité parentale conjointe la règle (cf. art. 296 al. 2 CC), elle n'implique pas nécessairement l'instauration d'une garde alternée (arrêt 5A_512/2017 du 22 décembre 2017 consid. 5.1 et la référence); précédemment déjà, le juge devait examiner, nonobstant et indépendamment de l'accord des parents à cet égard, si la garde alternée était possible et compatible avec le bien de l'enfant (ATF 142 III 612 consid. 4.2, 617 consid. 3.2.3; arrêt 5A_512/2017 précité ibid.).