Citation: 6B_446/2024 E. 1.3

1.3. L'arrêt de renvoi du 5 septembre 2023 a en outre annulé le jugement du 17 novembre 2022 en tant qu'il refusait le sursis et révoquait le sursis assortissant la peine prononcée le 29 mai 2018, la cause étant renvoyée à la cour cantonale afin qu'elle statue à nouveau sur ces questions (v. supra consid. A.c). Dans la mesure où l'arrêt de renvoi statue sur certains éléments relatifs à la question de l'octroi du sursis, il lie la cour cantonale. Il en va ainsi lorsqu'il y est retenu que l'octroi du sursis suppose l'existence de circonstances particulièrement favorables, compte tenu de la condamnation du 29 mai 2018 (art. 42 al. 2 CP). Il en va singulièrement de même en tant que l'arrêt de renvoi rejette, dans la mesure de la recevabilité des explications fournies, les griefs formulés par le recourant contre le refus du sursis, considérant que celles-là ne démontrent en tout cas pas l'existence de circonstances particulièrement favorables imposant l'octroi du sursis nonobstant la récidive spéciale (cf. arrêt de renvoi, consid. 4). Dans la présente procédure, le recourant réitère son grief en reprochant à la cour cantonale d'avoir gravement méconnu les éléments qu'il avait exposés aux débats d'appel du 8 novembre 2022, puis dans son premier recours au Tribunal fédéral, en lien avec la prise en considération, lors de la fixation de la peine, de l'effet de la peine à prononcer sur l'avenir de l'auteur (art. 47 CP). Ces éléments concernent en particulier le fait que le recourant n'a plus été inquiété par la police depuis sa libération au mois d'avril 2019 et qu'il se serait "rangé", qu'il aurait aidé la police à combattre un trafic de drogue, que les infractions qu'on lui reproche porteraient sur une drogue dite "douce" et que sa fille aurait besoin de lui. En tant que les moyens en question ont trait à des faits antérieurs au jugement sur appel du 17 novembre 2022, ils ont été définitivement tranchés dans l'arrêt du 5 septembre 2023 (v. arrêt de renvoi, consid. 3.2.1 ss et 4). L'autorité de l'arrêt de renvoi (v. supra consid. 1.1) rend inadmissible leur réitération dans le cadre du présent recours. Ils sont, partant, irrecevables. Pour le surplus, on relèvera, d'une part, que le recourant ne reproche pas à la cour cantonale d'avoir insuffisamment actualisé sa situation, et que, d'autre part, l'argumentaire qu'il développe dans son recours au sujet des éléments précités se limite de toute manière à une critique appellatoire de l'établissement des faits de la cour cantonale, qui est dès lors irrecevable (cf. art. 105 et 106 al. 2 LTF; ATF 148 IV 356 consid. 2.1; 147 IV 73 consid. 4.1.2; 146 IV 114 consid. 2.1).