Citation: 6B_1345/2021 E. 6.5

6.5. Sous l'angle de la garantie du respect de la vie familiale tout d'abord, il sied de relever que l'épouse du recourant est, comme lui, de nationalité kosovare. Elle a quitté ce pays pour venir en Suisse en novembre 2020 par le biais du regroupement familial, dans le cadre de son mariage avec le recourant. Dans cette mesure, il ne ressort pas de la décision attaquée que celle-ci disposerait d'un droit de séjour durable en Suisse qui soit indépendant de celui de son époux (cf. art. 43 LEI). Au demeurant, il ne ressort pas de l'état de fait cantonal que l'épouse du recourant, qui est très jeune et ne parle que très peu le français, travaillerait. Ainsi, considérant que l'épouse est ressortissante du même pays que le recourant, qu'elle est arrivée en Suisse à l'âge adulte, qu'elle n'a encore jamais travaillé dans ce pays et que son droit de séjour paraît lié à celui de son époux, on peut attendre d'elle qu'elle retourne vivre avec le recourant dans son pays d'origine, où vit d'ailleurs sa famille (cf. consid. 6.4 supra). Dans ces conditions, l'expulsion du recourant n'entraîne pas d'atteinte à la vie familiale au sens de l'art. 8 CEDH et, dans cette mesure, ne le place pas dans une situation personnelle grave selon l'art. 66a al. 2 CP (cf. notamment arrêt 6B_234/2021 du 30 mars 2022 consid. 3.4).