Citation: 7B_992/2023 E. 2.4.2

2.4.2. C'est également à tort que le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir versé dans l'arbitraire en établissant son pronostic différentiel et en particulier de n'avoir pas tenu compte de son évolution positive depuis la dernière procédure pénale. En effet, la cour cantonale a retenu sans arbitraire que le niveau d'introspection du recourant n'était à ce stade pas encore suffisant (cf. consid. 2.3.2.1 supra) et a ainsi considéré, dans l'examen du pronostic différentiel, qu'un maintien en détention était de nature à le développer. Le recourant ne s'en prend au demeurant pas aux autres critères pris en compte par la juridiction précédente dans cet examen, notamment la possibilité de consolidation de son projet professionnel en détention et la nécessité de protéger la sécurité publique au vu du risque de récidive qualifié de moyen et de l'importance des biens juridiques menacés, notamment l'intégrité corporelle. A cet égard, le recourant frise la témérité en affirmant de manière purement appellatoire, partant irrecevable, qu'un éventuel risque de récidive n'impliquerait pas une menace directe et concrète contre un "bien juridique élevé".