Citation: 4A_167/2020 E. 11

Selon l'art. 64 al. 1 LTF, le Tribunal fédéral peut accorder l'assistance judiciaire à une partie à condition que celle-ci ne dispose pas de ressources suffisantes et que ses conclusions ne paraissent pas d'emblée vouées à l'échec. Au regard des justificatifs produits, la première de ces conditions semble satisfaite. La deuxième condition nécessite d'évaluer les chances de succès que le recours en matière civile offrait avant l'inscription opérée le 12 mai 2020. La recourante invoque notamment le droit d'être entendu garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. Elle expose de manière plausible que son conseil n'a reçu les documents produits par l'adverse partie que le jeudi 19 septembre 2019 en fin de journée, alors que la Présidente du Tribunal civil tenait audience le vendredi 20 au matin; que ces documents concernaient des affaires dont le conseil n'avait auparavant aucune connaissance, et qu'il n'a pas eu la possibilité de les examiner et d'en discuter avec la recourante avant l'audience. A première vue, on ne saurait exclure que la Présidente ait tenu audience dans des conditions qui n'assuraient pas à la recourante et à son conseil la possibilité de prendre effectivement et efficacement position sur les arguments et moyens de preuve de l'adverse partie, et qui n'étaient donc pas compatibles avec le droit d'être entendu constitutionnellement garanti. Le recours en matière civile présentait à cet égard certaines chances de succès, ce qui conduit à accueillir la demande d'assistance judiciaire. Le conseil de la recourante doit être désigné en qualité d'avocat d'office conformément à l'art. 64 al. 2 LTF.