Citation: I 404/05 19.09.2006 E. 7

En regard de l'incapacité de travail, respectivement de gain ainsi établie (cf. consid. 6 supra), l'Office AI et les premiers juges ont alloué à l'assuré une rente entière à partir du 1er août 2002 puis une demi-rente à partir du 1er mars 2003. Contrairement au point de vue de la recourante, le droit aux prestations ne saurait être dénié au motif que l'intéressé n'aurait pas épuisé tous les moyens de traitements médicaux disponibles et que ce faisant il ne se conformerait pas à l'obligation qui lui incombe d'entreprendre de lui-même tout ce qui est nécessaire pour améliorer sa capacité de gain. Selon la jurisprudence (ATF 113 V 28 consid. 4a et les références), le principe de la réadaptation par soi-même exige de l'assuré qu'il entreprenne de lui-même tout ce qui est convenable pour améliorer sa capacité de gain, en premier lieu par l'épuisement de toutes les possibilités de traitements. Le fait que l'assuré ne satisfasse pas suffisamment à son obligation de réduire le dommage peut être pris en considération dans le cadre de l'art. 31 al. 1 LAI et conduire au refus, total ou partiel, du droit à une rente durable ou temporaire (Meyer-Blaser, op. cit. p. 240). Cette jurisprudence reste valable après l'entrée en vigueur des articles 6 et 21 al. 4 LPGA.