Citation: 7B_957/2024 E. A

A.a. Sur la base d'une autorisation de la Cheffe du département fédéral des finances du 14 mai 2024, l'Administration fédérale des contributions (ci-après : l'AFC) a ouvert le 21 mai 2024 une enquête pénale contre A.________ en raison de soupçons de graves infractions fiscales au sens des art. 190 ss de la loi fédérale du 14 décembre 1990 sur l'impôt fédéral direct (LIFD; RS 642.11) en relation avec les art. 175 et 176 LIFD. Le précité est soupçonné de soustractions continues de montants importants d'impôt puisqu'il aurait dissimulé aux autorités fiscales suisses, d'une part, l'exercice d'une activité lucrative en Suisse - profitant ainsi indûment d'une imposition à la dépense dès 2019 dans le canton de F.________ - et, d'autre part, son domicile effectif à U.________ depuis de nombreuses années, évitant ainsi un assujettissement fiscal illimité en Suisse pour les périodes fiscales de 2014 à 2022. A.b. À la suite de mandats de perquisition du 21 mai 2024, les enquêteurs de la Division affaires pénales et enquêtes de l'AFC (ci-après : le ou les enquêteur (s) de l'AFC) ont procédé le 6 juin 2024 à des perquisitions domiciliaires; ont notamment été saisis divers papiers et supports de données, lesquels ont été mis sous scellés sur demande de A.________. Ont en revanche été séquestrés en application de l'art. 46 al. 1 let. a de la loi fédérale du 22 mars 1974 sur le droit pénal administratif (DPA; RS 313.0) quelques documents papier trouvés lors de la perquisition du domicile de B.________, lieu également occupé par A.________. L'enquêteur de l'AFC a également ordonné, par décisions des 5 et 6 juin 2024, le séquestre de diverses valeurs patrimoniales (cf. art. 46 al. 1 let. b DPA).