Citation: 2C_812/2017 E. 3.3

3.3. En premier lieu, on peut se demander si ce n'est pas plutôt d'une violation de l'art. 96 al. 1 LEtr (RS 142.20), fondant le principe de proportionnalité en matière de droit des étrangers, que d'une violation de son droit d'être entendu dont le recourant désire se plaindre. C'est au demeurant ce qu'il fait plus loin dans son recours en s'en prenant à la pesée des intérêts effectuée par l'autorité précédente. Quand bien même il conviendrait de traiter du grief de violation du droit d'être entendu sur ce point, force serait de constater que le Tribunal cantonal a traité de la question de savoir si une sanction moins restrictive que la révocation de l'autorisation d'établissement, telle un simple avertissement, était envisageable. En confirmant la révocation, il a en effet jugé qu'il s'agissait-là de la sanction nécessaire et, implicitement, qu'aucune mesure moins incisive n'était envisageable. Quant à la lettre signée par la famille du recourant, contrairement à l'avis de celui-ci, le Tribunal cantonal en a parlé dans son arrêt (cf. consid. 5b de l'arrêt entrepris). Il ne l'a toutefois pas jugée suffisamment probante, procédant ainsi à une appréciation de ce moyen de preuve. Il n'est par conséquent pas question d'une violation du droit d'être entendu. Le recourant n'invoquant pas une appréciation arbitraire des preuves, il n'y a pas à examiner plus avant ce point.