Citation: I 224/02 02.06.2003 E. A

G.________ a travaillé du 1er octobre 1986 au 30 novembre 1997 en qualité d'afficheur au service de la Société X.________. A titre accessoire, il a oeuvré de 1993 à 1996 pour le compte de l'entreprise de nettoyage professionnel Y.________ SA. Dès le 1er décembre 1997, G.________ s'est inscrit à l'Office cantonal genevois de l'emploi. Il a bénéficié du 4 janvier au 13 juin 1999 à 100 % et du 14 au 30 juin 1999 à 50 % de prestations en cas d'incapacité passagère de travail (PCMM) fondées sur la loi cantonale genevoise en matière de chômage. A partir de décembre 1999, il a été placé en occupation temporaire comme surveillant d'un local de buanderie et de douches publiques. Le 18 février 1999, G.________ a présenté une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Le docteur A.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique à Genève, auprès duquel le patient a suivi un traitement depuis le 29 janvier 1999, a conclu à une incapacité totale de travail dès le 3 décembre 1998 dans l'activité d'afficheur de publicité (rapport médical du 24 mars 1999). L'Office cantonal genevois de l'assurance-invalidité a confié une expertise au docteur B.________, médecin-chef du Service de rhumatologie et de médecine physique de l'hôpital Z.________. Les médecins de cet établissement, qui ont examiné G.________ les 27 mars et 16 mai 2000 et ont pratiqué en complément des radiographies de la colonne cervicale, dorsale et lombaire, ont déposé leur rapport le 18 mai 2000. Ils ont posé le diagnostic de rachialgies diffuses chroniques dans le cadre d'une hypercyphose dorsale et de discopathies L4-L5 et L5-S1, d'hyperostose vertébrale cervico-dorsale, de syndrome de majoration des plaintes, de syndrome rotulien bilatéral - dysplasie rotulienne bilatérale, d'antécédents d'ulcère gastrique et de sinusite chronique. Ils indiquaient que le patient présentait une capacité de travail complète dans une activité ne nécessitant pas le port de charges supérieures à 15 kg régulièrement telle que celle qu'il effectuait actuellement en tant que surveillant d'un local de buanderie et de douches publiques ou, comme le docteur C.________ l'avait proposé dans son expertise pour l'assurance-chômage du 2 juin 1999, dans une activité comme gérant d'un kiosque de journaux, chauffeur de taxi ou gardien d'un immeuble. Dans un projet de décision du 10 juillet 2000, l'office AI a avisé G.________ qu'il présentait une capacité entière de travail dans une activité où il était possible d'éviter les efforts importants telle que surveillant, gérant d'un kiosque, chauffeur de taxi ou gardien d'immeuble, et que le travail effectué en octobre 1999 était tout à fait adapté à son état de santé. Par conséquent, sa demande devait être rejetée. Le 18 août 2000, il a été procédé à l'audition de G.________. Par décision du 27 octobre 2000, l'office AI, se fondant sur un revenu sans invalidité de 71'638 fr. par année et sur un revenu annuel d'invalide de 52'210 fr. (valeur 2000), a conclu à une invalidité de 27,1 %, taux qui ne donnait pas droit à une rente de l'assurance-invalidité.