Citation: 4A_412/2021 E. 9.2

9.2. La LBVM a été abrogée le 1er janvier 2020 (RO 2018 5270). Le recourant concède à l'autorité précédente qu'il faut appliquer cette ancienne réglementation qui était encore en vigueur au moment des faits litigieux. Le Conseil fédéral avait précisé dans son Message du 24 février 1993 que s'agissant des devises, métaux précieux et autres matières premières, la LBVM visait les seuls instruments dérivés, à l'exclusion des contrats de base (FF 1993 I 1296 avant ch. 212.2); les juges vaudois s'y sont référés. La doctrine avait elle aussi précisé que les opérations au comptant sur devises n'étaient pas soumises à la LBVM (HUBER/HSU, in Basler Kommentar, Börsengesetz [...], 2e éd. 2011, n° 16 ad art. 2 let. d aLBVM; PETER NOBEL, Schweizerisches Finanzmarkrecht [...], 3e éd. 2010, p. 658 n. 38; LOMBARDINI, op. cit., p. 18 n. 16 et p. 22 n. 28 i.f.; DIETER ZOBL, in Kommentar zum Bundesgesetz über die Börsen und den Effektenhandel, [HERTIG ET ALII éd.] 2000, no 25 ad art. 2 let. a aLBVM). Elle le soutient aussi sous l'empire des nouvelles réglementations (cf. DAENIKER/WALLER, in Basler Kommentar, FINMAG/FinfraG, 3e éd. 2019, n° 13 ad art. 2 let. b LIMF). Le recourant ne plaide pas que les opérations litigieuses concerneraient des produits dérivés, ce qui coupe court à toute discussion. De surcroît, la cour de céans avait précisé, en lien avec l'ancien art. 11 LBVM, que le devoir d'information et de conseil dépendait des connaissances et de l'expérience du client et n'existait pas en présence d'un client expérimenté (arrêt précité 4A_54/2017 consid. 5.3.2). Le recourant doit y être assimilé puisqu'il était assisté par un gestionnaire de fortune professionnel ayant de son propre aveu identifié les risques.