Citation: 6B_847/2022 E. 6.4

6.4. La cour cantonale a considéré au demeurant que les actes reprochés au recourant étaient établis. Elle s'est à cet égard fondée sur les déclarations des trois agents de détention entendus en cours de procédure, qui étaient crédibles et cohérentes, à l'inverse des dénégations du recourant. Alors qu'à travers leurs déclarations, les agents E._________ et C._________ avaient confirmé, d'une manière concordante, la teneur du rapport d'incident qui avait été rédigé par leur collègue D._________ sur tous les points essentiels, en détaillant en sus le déroulement de leur intervention et leur implication, la version présentée par le recourant n'était en revanche pas crédible, étant tenu compte qu'il était allé jusqu'à nier tout excès de violence. En tant qu'il soutenait que les agents de détention étaient responsables du conflit pour avoir mal interprété ses faits et gestes, il était toutefois difficilement concevable que les trois agents se fussent trompés sur ses intentions pendant près de 30 minutes d'intervention, si l'intéressé avait été coopérant, comme il le prétendait. Il était tout aussi difficile de percevoir pourquoi les gardiens auraient refusé de faire signer au recourant l'accusé de réception, s'il avait été prêt à le faire, puisque cela aurait évité tout conflit. A ceci s'ajoutait encore une propension à l'exagération, voire au mensonge: ainsi, lors de sa première audition, le recourant avait soutenu que les gardiens étaient revenus dans sa cellule, au nombre de quinze, et que sa trachée avait été écrasée par l'un d'eux, ce qui lui avait fait cracher du sang pendant plusieurs jours, alors que l'attestation établie le 9 juin 2020 par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), qui détaillait aussi les plaintes du recourant, soulignait que l'examen n'avait rien révélé de particulier. Par ailleurs, le recourant ayant reconnu avoir évoqué "D._________ de V._________" à l'adresse de D._________, il ne pouvait pas raisonnablement prétendre qu'il n'avait pas cherché à l'intimider, ni qu'il avait évoqué au hasard un quartier de la ville de U._________, sans savoir que D._________ y résidait effectivement. Il n'était du reste pas concevable, à défaut de toute explication crédible à cet égard, que le recourant puisse avoir prononcé le nom du lieu de domicile de l'agent dans une perspective autre que celle d'une intimidation (cf. arrêt attaqué, consid. 5.2.1 p. 13 s.).