Citation: 6B_773/2020 E. 1

Le recourant fait grief à la cour cantonale d'avoir notamment fondé son état de fait sur le protocole de l'entretien auquel son épouse a pris part dans les locaux de l'intimée le 8 avril 2014. Il s'agit du procès-verbal d'une entrevue durant laquelle le représentant de l'intimée, O.________, a demandé à l'intéressée des renseignements à propos de l'incapacité de travail annoncée depuis le 7 octobre 2013. Le recourant se réfère à la jurisprudence du Tribunal fédéral en matière d'exploitation, dans les procédures pénales, de preuves obtenues illicitement par des particuliers, pour en déduire que le protocole d'entretien en question serait inexploitable. Or, on ne voit pas pourquoi les informations recueillies par l'intimée le 8 avril 2014 auraient été obtenues de manière illicite. Le recourant affirme à cet égard, en s'écartant de façon inadmissible de l'état de fait de la cour cantonale - par lequel le Tribunal fédéral est lié (cf. art. 105 al. 1 LTF) -, que son épouse aurait été "traumatisée" par O.________, lequel l'aurait forcée à avouer "des faits sans que ceux-ci ne soient conformes à la réalité et dans des conditions inadmissibles", si bien que l'entretien aurait été mené en violation de l'art. 140 al. 1 CPP. Aucun de ces éléments ne ressort pourtant du jugement attaqué. Le recourant se réfère ensuite au principe de non-incrimination (" nemo tenetur se ipsum accusare "; cf. sur ce point ATF 142 IV 207 consid. 8.3 p. 214 et les références citées). Il est douteux que le recourant puisse se prévaloir dudit principe alors même que son épouse - et non lui-même - a pris part à l'entretien litigieux. Quoi qu'il en soit, l'épouse du recourant s'est rendue dans les locaux de l'intimée afin de fournir des renseignements concernant un sinistre qu'elle avait annoncé, de sorte que l'on ne saurait considérer que les informations obtenues à cette occasion seraient inexploitables car les "garanties légales" dont bénéficie un prévenu dans une procédure pénale n'ont pas été observées. Enfin, le recourant ne met pas en évidence un élément de fait qui aurait uniquement reposé sur le protocole d'entretien du 8 avril 2014 et qui - à supposer qu'il aurait dû être écarté en raison de l'inexploitabilité de cette pièce - aurait été propre à modifier le sort de la cause (cf. art. 97 al. 1 LTF). La cour cantonale a d'ailleurs relevé que C.________ avait par la suite confirmé les propos concernés devant le ministère public (cf. jugement attaqué, p. 17), si bien qu'une éventuelle inexploitabilité du moyen probatoire litigieux ne permettrait de toute manière pas encore de faire apparaître l'état de fait de l'autorité précédente comme arbitraire (cf. à cet égard consid. 2 infra). Le grief est par conséquent infondé dans la mesure où il est recevable.