Citation: 2P.249/2003 09.01.2004 E. 2

2.1 En l'espèce, les recourants invoquent l'art. 9 Cst. et critiquent essentiellement la motivation de l'arrêt attaqué, en tant qu'il se réfère aux exigences du Département pour confirmer le refus d'autorisation. Ils relèvent qu'au moment où G.________ a demandé une autorisation d'exploiter, le Home D.________ jouissait de la même structure financière et organisationnelle qu'à la fin de l'activité de F.________. En outre, le plan financier requis par le Département est une exigence qui n'est apparue que le 4 avril 2002 et ne figurait pas non plus dans l'arrêté du 10 janvier 2002, alors applicable. Ce faisant, les recourants ne disent pas en quoi le Tribunal administratif aurait appliqué arbitrairement le droit cantonal et estimé de manière insoutenable que les conditions d'exploitation du Home D.________ n'étaient pas remplies du point de vue organisationnel et financier. Leur recours est donc en grande partie irrecevable sur ce grief. Pour le reste, toute leur argumentation vise, en réalité, à critiquer l'attitude du Département qui, au départ de F.________ en décembre 2001, a estimé que la sécurité de résidants n'était plus garantie et qu'il y avait lieu de modifier l'organisation et la structure du home si l'exploitation devait se poursuivre. Le présent recours ne peut toutefois pas porter sur l'attitude du Département qui, comme l'a relevé le Tribunal administratif, a commis un déni de justice en ne statuant pas formellement sur la fermeture du home, alors qu'il avait clairement décidé qu'aucune autorisation d'exploiter ne serait délivrée à un directeur potentiel, tant que les problèmes d'organisation et de gestion du home ne seraient pas réglés (voir le document concernant le Home D.________ adressé au Conseil d'Etat au début du mois de janvier 2002). A cet égard, les recourants ne sauraient se prévaloir du fait que les conditions d'exploitation étaient remplies au mois d'octobre 2001, lorsque le Département avait accordé une autorisation d'exploiter à F.________ pour 5 ans. Il ressort en effet du dossier que la démission de ce dernier en décembre 2001 est due précisément aux problèmes de gestion qu'il a rencontrés, de sorte qu'il était normal que les conditions d'exploitation soient revues. 2.2 Dans ces circonstances, les recourants n'ont pas démontré en quoi le Tribunal administratif serait tombé dans l'arbitraire, en considérant que le dossier devait être encore complété sur certains points avant qu'une autorisation d'exploiter ne puisse être délivrée. En tant qu'il est recevable, le recours doit donc être rejeté selon la procédure simplifiée de l'art. 36a OJ, avec suite de frais à la charge solidaire des recourants (art. 156 al. 1 et 7 OJ).