Citation: 6B_58/2024 E. 1.5

1.5. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir considéré que son comportement était fautif alors qu'il a réagi de manière adéquate et usé de tous les efforts qu'on pouvait attendre de lui pour éviter la voiture venant en sens inverse. Il soutient qu'au vu de sa situation personnelle et de son inexpérience de la route, on ne saurait lui reprocher de ne pas avoir agi parfaitement dans les circonstances du cas d'espèce, l'étendue de son devoir de diligence devant être considérée comme restreinte. Il ressort de l'arrêt attaqué que la cour cantonale a jugé sa manoeuvre illicite compte tenu des diverses transgressions des règles de la circulation routière (cf. arrêt attaqué, p. 17). Ces transgressions sont des violations des règles de la prudence qui fondent une négligence. Si le recourant n'avait pas dévié à l'extrême gauche de la route, il aurait pu éviter le choc et le décès de la victime, ce d'autant plus que son ami, qui circulait à quelques mètres de lui, a été capable de se rabattre sur la droite sans difficulté et qu'aucun élément au dossier ne permet de retenir qu'il ne pouvait pas éviter la voiture lui faisant face en faisant de même (cf. arrêt attaqué, p. 18). Lorsque le recourant indique qu'il a réagi de manière adéquate et usé de tous les efforts qu'on pouvait attendre de lui et que, s'il avait persisté à obliquer, il serait vraisemblablement entré en collision frontale avec la voiture, le recourant se borne à nouveau à opposer sa propre appréciation des faits et des preuves à celle opérée par la cour cantonale de manière appellatoire et irrecevable. C'est à juste titre que la cour cantonale a retenu une négligence qui peut être qualifiée de fautive.