Citation: 6B_87/2022 E. 2.6.2

2.6.2. Le recourant reproche encore à la cour cantonale de ne pas avoir pris en considération l'évolution favorable de sa situation personnelle et les effets de la peine sur son avenir, alors qu'elle aurait largement pris en compte, à charge, ses antécédents. Selon la jurisprudence, l'effet de la peine sur l'avenir du condamné, en tant qu'élément de prévention spéciale, ne permet que des corrections marginales, la peine devant toujours rester proportionnée à la faute (cf. arrêts 6B_630/2021 du 2 juin 2022 consid. 1.3.6; 6B_154/2021 du 17 novembre 2021 consid. 1.4.1; 6B_147/2021 du 29 septembre 2021 consid. 3.1). A cet égard, la cour cantonale a notamment justifié la peine prononcée par la diversité et la fréquence des infractions commises. On peut encore relever que celle-ci demeure proportionnée à la faute du recourant, qui est lourde. Du reste, selon la jurisprudence, il est inévitable que l'exécution d'une peine ferme d'une certaine durée ait des répercussions sur la vie, notamment professionnelle du condamné. Ces conséquences ne peuvent conduire à une réduction de la peine qu'en cas de circonstances extraordinaires (cf. arrêts 6B_1403/2021 du 9 juin 2022 consid. 5.6; 6B_94/2021 du 29 septembre 2021 consid. 6.3; 6B_1446/2019 du 30 mars 2020 consid. 2.1). Or, le recourant n'allègue aucune circonstance extraordinaire, susceptible de justifier une réduction de peine au regard de sa vie professionnelle et familiale. S'il est admis qu'il dispose d'un emploi à plein temps et réalise un salaire brut de 4'600 fr. par mois, ce que la cour cantonale n'a pas ignoré, sa situation personnelle actuelle n'apparaît toutefois pas à ce point singulière, notamment en comparaison avec celle d'autres condamnés, qu'elle devrait nécessairement entraîner une réduction de sa peine. Pour le surplus, il n'apparaît pas que la cour cantonale ait accordé un poids trop important aux antécédents du recourant. Partant, le grief du recourant doit être rejeté.