Citation: 4A_512/2023 E. 6.3

6.3. Dans une large mesure, la recourante ne critique pas valablement la motivation de la Délégation. Elle se réfère principalement au fait que la juge B.________ n'avait, dans son arrêt du 24 mars 2023, pas pris en considération l'arrêt du 8 mars 2022. Ce point n'est toutefois pas pertinent (cf. consid. 5.2 supra). La recourante allègue encore que la locution "a priori" ne concernait pas "le préjugé en cause", mais les chances de succès du recours. La Délégation a elle-même relevé que cette expression avait été employée par la juge pour évaluer les chances de succès du recours. L'intéressée soutient enfin que cette locution ne relativisait pas les affirmations péremptoires, et non nécessaires pour statuer sur l'effet suspensif, présentées dans l'arrêt du 24 mars 2023, selon lesquelles le recours formé contre l'ordonnance du 15 février 2022 avait été déclaré irrecevable par arrêt du 3 octobre 2022, de sorte qu'il lui appartenait de déposer sa réplique dans le fixé par l'ordonnance du 15 février 2022. La Délégation a fourni une motivation s'agissant de la seconde phrase, que la recourante ne parvient pas à remettre en cause. La recourante n'explique pas non plus la raison pour laquelle elle estime que ces phrases ne seraient pas nécessaires pour statuer sur l'effet suspensif. Ainsi, le grief de la recourante ne peut qu'être rejeté, dans la mesure où il est recevable.