Citation: 6B_375/2019 E. 2.2.2

2.2.2. En elle-même, la nature de l'infraction ne fournit aucune indication sur les perspectives d'amendement du condamné (ATF 101 IV 257 consid. 1 p. 258; 101 IV 122 consid. 2 p. 123; arrêt 6B_435/2007 du 12 février 2008 consid. 3.6.1). Comme l'a observé la cour cantonale, si une récidive n'est pas envisageable sous l'angle de la LEI compte tenu du nouveau titre de séjour du recourant, il convient de tenir compte du risque de réitération de manière plus globale, ce d'autant que le recourant a un antécédent qui ne relève pas de la LEI. Dans ce contexte, il était pertinent de prendre en considération, d'une part, le défaut de prise de conscience du recourant et, d'autre part, le fait que les sanctions précédemment infligées, notamment la révocation du sursis accordé le 1 er avril 2015, ne l'ont pas détourné de la commission de nouvelles infractions. Il n'est pas déterminant, dans ce cadre, que le recourant doive encore exécuter la peine privative de liberté de 120 jours à laquelle il a été condamné le 21 septembre 2017, étant précisé que cette condamnation est intervenue pendant la période pénale des infractions jugées dans la présente procédure; ce prononcé n'a, de toute évidence, eu aucun effet sur l'intéressé, qui a persisté dans son comportement contraire au droit. Au vu de ce qui précède, la cour cantonale n'a pas abusé de son large pouvoir d'appréciation en considérant que le pronostic était défavorable et, partant, le sursis exclu.