Citation: 7B_68/2022 E. 2.3.2

2.3.2. En l'espèce, le recourant tente d'obtenir l'établissement d'une expertise médicale aux fins de déterminer les conséquences qu'ont eues les conditions de sa détention sur son état de santé. Il n'indique cependant pas sur quelle base une telle preuve aurait dû être ordonnée. Or il ne résulte pas de la loi qu'il aurait un droit à obtenir une telle expertise (cf. notamment art. 20, 59 al. 3, 62d al. 2 et 64b al. 2 let. b CP a contrario). Dans cette même mesure, on ne voit pas non plus qu'il disposerait d'un droit à obtenir l'audition de l'auteur du rapport d'expertise judiciaire mise en oeuvre dans le cadre du prononcé de la mesure, le recourant n'invoquant à cet égard pas de violation de l'art. 6 par. 3 let. d CEDH (cf. arrêt 6B_1080/2021 du 8 décembre 2021 consid. 2.3 et les références citées) sous cet angle (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). Concernant le médecin du SMI dont le recourant a requis l'audition et ses rapports médicaux qu'il entend produire dans la présente procédure (pièces 3 et 4; cf. ég. consid. 1.3 supra), il est constant qu'il s'agit de son médecin traitant au sein de Curabilis et non d'un expert judiciaire indépendant. En outre, comme l'a relevé l'autorité précédente, ce médecin ne s'est pas occupé du recourant durant la période considérée, mais uniquement après celle-ci. Quoi qu'il en soit, le recourant se contente d'affirmer que les preuves dont il requiert l'administration établiraient que son état de santé se serait amélioré depuis son transfert à Curabilis; il ne démontre cependant pas, ni ne tente de démontrer, que ces preuves seraient propres à établir la violation dont il se plaint. A cet égard, le recourant n'expose pas en quoi il aurait été arbitraire pour l'autorité précédente de refuser la mise en oeuvre des mesures d'instruction en cause lors de l'appréciation anticipée de celles-ci. On ne voit du reste pas qu'il était insoutenable de refuser de donner suite à ces offres de preuve, dès lors qu'elles n'étaient pas pertinentes, ni déterminantes dans le cas d'espèce. En effet, elles sont en substance destinées à établir une aggravation de son état de santé; or comme cela sera exposé ci-dessous, l'aggravation alléguée n'est en l'espèce pas la conséquence d'un traitement inhumain ou dégradant au sens de l'art. 3 CEDH (cf. consid.3 infra). Pour ces motifs, ce grief doit également être rejeté.