Citation: 5P.116/2000 27.07.2000 E. A

A.- a) J.________, ressortissant marocain, est décédé le 11 septembre 1995 à Casablanca (Maroc), où il était domicilié. Divorcé de son épouse, il avait eu avec celle-ci une fille, dame A.________, née le 10 février 1973. Selon un testament recueilli par deux notaires rabbiniques le 21 juillet 1992, J.________ a réservé à ses héritiers légaux le montant de 100 dirhams, les dessaisissant pour le surplus de tous leurs droits héréditaires; le reste de son patrimoine devait revenir à O.________, son frère, et à S.________, son neveu, sous réserve d'un legs de 1'000'000 FF en faveur de sa fille, à charge pour elle de rapporter à S.________ le prix de son appartement, avancé par son père. Cet acte ne porte pas la signature du défunt. Dame A.________ a contesté ces dispositions. Le 1er décembre 1995, elle a cependant conclu avec ses oncle et cousin une convention par laquelle, notamment, elle reconnaissait la validité dudit testament; celui-ci a été homologué par jugement rendu le 18 décembre 1995 par le Tribunal de première instance de Casablanca. Dame A.________ a appelé de ce jugement, requérant sur le fond la constatation de la nullité du testament du 21 juillet 1992 et l'annulation de la convention du 1er décembre 1995. b) Le 16 novembre 1998, dame A.________ a déposé à l'encontre de, notamment, X.________ & Cie SA, Y.________ & Cie et Z.________ (Suisse) SA une requête de mesures provisoires en reddition de compte, selon l'art. 324 al. 2 let. b de la loi de procédure civile genevoise (LPC gen.). Par ordonnance du 4 janvier 1999, le Tribunal de première instance de Genève a rejeté la requête, pour le motif que dame A.________ n'avait pas rendu évidente sa qualité d'héritière.