Citation: 5A_732/2008 14.07.2009 E. B

B.a Le 12 juillet 2006, X.________ a formé contre Y.________ une action négatoire au sens de l'art. 641 CC. X.________ a avant tout exposé que la partie du chemin vicinal faisant face aux parcelles nos 347 et 348 lui appartenait, et, qu'en conséquence, le muret construit le long de la parcelle no 346 empiétait sur sa propriété. De même, le mur délimitant la parcelle no 349 du talus situé en contre-bas et se prolongeant en forme de "L" sur la parcelle no 348 empiétait sur celle-ci. X.________ a ainsi conclu à ce que Y.________ soit condamné à supprimer le mur et le muret à ses frais. Interdiction devait par ailleurs être faite à ce dernier d'emprunter, à pied ou en voiture, la partie du chemin vicinal no 3267 faisant face aux parcelles nos 347 et 348. Y.________ s'est opposé à la demande formée par X.________ et a déposé une demande reconventionnelle. Principalement, Y.________ concluait à ce qu'il fût constaté qu'en qualité de propriétaire des parcelles nos 346 et 349, il disposait d'un droit de passage nécessaire sur l'entier du chemin vicinal; estimant en outre bénéficier d'une servitude d'empiétement, acquise à titre gratuit par l'écoulement du temps, en faveur de sa parcelle no 346 et grevant la partie du chemin vicinal faisant face aux parcelles nos 347 et 348, il requérait l'inscription d'une telle servitude au registre foncier. Subsidiairement, il demandait la constitution et l'inscription d'une servitude de passage nécessaire sur l'entier du chemin vicinal, au profit de ses parcelles, de même que la constitution et l'inscription, en faveur de la parcelle no 346, d'une servitude d'empiétement sur la partie du chemin vicinal faisant face aux parcelles nos 347 et 348. B.b Par jugement du 4 octobre 2007, le Tribunal de première instance du canton de Genève a ordonné à Y.________ de supprimer les deux empiétements litigieux, dans leur intégralité et à ses frais, et lui a fait interdiction d'emprunter, pour passer à pied ou en voiture, la partie du chemin vicinal bordant les parcelles nos 347 et 348. Le Tribunal de première instance a par ailleurs débouté Y.________ de toutes ses conclusions reconventionnelles. Statuant le 19 septembre 2008 sur recours de Y.________, la Cour de justice a annulé le jugement de première instance. Après avoir constaté que X.________ était propriétaire de la partie du chemin vicinal no 3267 faisant face aux parcelles nos 347 et 348, les juges cantonaux ont dit que X.________ était fondé à démolir les deux empiétements litigieux, mais à ses frais. Ils ont par ailleurs débouté Y.________ de ses conclusions en constatation et/ou en constitution de servitudes d'empiétement et déclaré irrecevables ses conclusions en constitution et en inscription, au profit des parcelles dont il était propriétaire, d'une servitude de passage nécessaire sur l'entier du chemin vicinal. Les frais de procédure étaient en outre répartis par moitié entre les parties et leurs dépens compensés. B.c X.________ a formé devant la Cour de justice une demande d'interprétation, subsidiairement un recours en révision contre l'arrêt rendu le 19 septembre 2008, sollicitant que son dispositif soit complété dans le sens des considérants et qu'il comporte, conformément à ses conclusions, l'interdiction pour Y.________ de passer, à pied ou en voiture, sur la partie du chemin vicinal no 3267 faisant face aux parcelles nos 347 et 348. Sa demande a été rejetée par arrêt du 16 janvier 2009.