Citation: 6B_1284/2019 E. 1.2

1.2. Le recourant soutient que des erreurs de dates discréditent les accusations de l'intimée, qui, selon lui, livrerait à chaque interrogatoire une version des faits totalement différente et décousue. Se ralliant à l'opinion de l'autorité de première instance, la cour cantonale a considéré que les déclarations de l'intimée avaient été constantes s'agissant des faits essentiels. Cette appréciation ne prête pas le flanc à la critique. En effet, l'intimée a toujours décrit de la même manière le déroulement et l'évolution des actes qu'elle a dénoncés. Ses déclarations n'ont varié qu'en ce qui concerne les dates, ce qui ne suffit pas à remettre en question leur crédibilité, d'autant plus que les faits sont anciens et se sont répétés sur une longue période. Par ailleurs, le recourant se prévaut du fait que dans le SMS qu'elle a envoyé à sa mère avant de s'adresser à la police, l'intimée a fait état d'abus pendant deux ans, qui avaient pourri son adolescence, sans mentionner l'ensemble des actes qu'elle lui reproche. Cet élément n'est pas non plus de nature à jeter le doute sur ses déclarations. Un SMS étant par nature fort bref, il est dans l'ordre des choses qu'elle se soit limitée à informer sa mère de manière très lapidaire du comportement qu'avait eu le recourant.