Citation: 6B_673/2016 E. 5.2

5.2. Sur la base des éléments recueillis par la brigade de criminalité informatique, la Cour de justice constate que les deux ordinateurs saisis dans les locaux professionnels du recourant ont servi à l'accomplissement de tâches d'administration des serveurs utilisés pour la diffusion des textes diffamatoires; elle précise que l'administration des serveurs comprenait la possibilité de mettre des informations à la disposition des internautes, de modifier ces informations et d'en ajouter de nouvelles, alors que les internautes consultant les informations ne pouvaient pas eux-mêmes opérer des modifications ou adjonctions. La Cour met ces éléments techniques en relation avec les déclarations du recourant par lesquelles celui-ci a admis avoir participé à l'élaboration des sites accessibles aux internautes et y avoir lui-même introduit des informations, en particulier un texte relatant son différend personnel avec l'intimé. La Cour retient que dans la mesure où le recourant ne s'est pas lui-même chargé de l'administration des sites, il a toléré l'accomplissement des activités correspondantes par d'autres personnes, en particulier par des membres du groupe d'anciens patients ou d'anciens collaborateurs déçus par l'intimé, dans ses propres locaux et avec son propre matériel informatique. La Cour relève que le recourant n'est peut-être pas l'auteur unique de tous les textes publiés et qu'il n'a peut-être pas lui-même entrepris de créer les sites « www.xxxxx.info »; elle le juge néanmoins impliqué dans cette entreprise de manière telle qu'il est un coauteur du délit réprimé par l'art. 173 ch. 1 CP. Ce raisonnement mêle étroitement l'appréciation des preuves et la constatation des faits, d'une part, et l'appréciation juridique des faits d'autre part.