Citation: 5A_218/2014 E. 1

Le Président a admis sa compétence vu la résidence habituelle de l'enfant à D.________, où elle a séjourné de manière ininterrompue depuis sa naissance. Il a considéré que la mère conteste à tort le caractère illicite du déplacement de l'enfant en Espagne, que les propos de la mère, selon lesquels le père chercherait à la tuer en cas de retour en Suisse, ne sont pas corroborés par les éléments du dossier, que l'altercation du 3 août n'a pas la gravité que la mère voulait lui prêter, que les affirmations de la mère, selon lesquelles elle subissait des violences conjugales depuis de nombreuses années, ne sont pas crédibles, que le non-retour de l'enfant heurte l'autorité parentale dont le père est aussi l'attributaire, que l'attitude de la mère est déconcertante à tel point qu'elle n'est plus à même d'offrir la stabilité nécessaire à l'enfant confrontée à un changement de lieu de vie et à l'absence de relation avec son père, et que cette absence de relations personnelles avec le père heurte le bien de l'enfant. Le Président, ajoutant que rien ne permettait de douter des capacités éducatives du père nécessaires pour s'occuper convenablement de l'enfant et pour permettre des contacts réguliers avec l'autre parent, a conclu que l'attribution exclusive de la garde au père constituait la mesure correspondant au mieux aux besoins de l'enfant. La mère a interjeté recours le 20 décembre 2013 contre l'ordonnance de mesures provisoires et requis la suspension du caractère exécutoire de la décision. Elle a conclu à l'attribution de la garde et contesté la compétence de l'APEA, exposant qu'au moment où le père avait déposé sa requête d'attribution de la garde, l'enfant avait constitué un nouveau domicile en Espagne. Le père s'est opposé à l'octroi de l'effet suspensif le 7 janvier 2014. Par ordonnance du 9 janvier 2014, la juge instructeur de la Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a rejeté la requête de suspension du caractère exécutoire de la décision querellée. B.c. Par arrêt du 10 février 2014, la Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a rejeté le recours et confirmé l'ordonnance de mesures provisionnelles du Président de l'APEA du 11 décembre 2013.