Citation: 4C.345/2002 03.03.2003 E. B

La Banque A.________ a fait notifier une poursuite à M.________, que le poursuivi a frappée d'opposition, puis a ouvert action à son encontre le 14 décembre 2000 devant les tribunaux genevois. La banque a requis le paiement en capital de la somme de 157 634 fr.15 à titre de capital, intérêts, commissions et frais au 15 juin 2000 et de divers autres montants totalisant 4600 fr.55, l'opposition à la poursuite étant levée définitivement. Le défendeur a conclu à libération. En procédure, M.________ a fait état d'un prêt à terme fixe de 4 075 000 fr. que la Banque A.________ avait octroyé le 31 août 1988 à lui-même et à ses associés d'alors, codébiteurs solidaires, contre le nantissement de trois cédules hypothécaires au porteur grevant les parts de copropriété sur leurs locaux professionnels à Genève. Après qu'elle eut dénoncé au remboursement le prêt hypothécaire pour le 30 juillet 1998 et les trois cédules gagées en sa faveur pour le 15 avril 1999, la Banque A.________ a conclu avec M.________ et ses anciens confrères, les 4 avril 2000 et 23 juillet 2001, des conventions de remboursement valant reconnaissance de dette des emprunteurs. Le défendeur a prétendu que la demanderesse avait sursis au paiement du crédit en compte courant jusqu'au "dénouement" du remboursement du prêt hypothécaire précité. Quant à la demanderesse, elle a allégué que ce prêt hypothécaire n'était aucunement lié au crédit en compte courant accordé au défendeur, de sorte qu'elle n'avait jamais entendu surseoir au remboursement du second prêt dans l'attente d'une solution concernant le premier prêt.