Citation: 4A_410/2021 E. 3

En premier lieu, la recourante reproche aux juges cantonaux d'avoir établi les faits de manière manifestement inexacte et d'avoir violé l'art. 8 CC, dans la mesure où ils ont retenu qu'elle avait échoué à apporter la preuve du lien de causalité naturelle entre l'accident du 16 janvier 2006 et les troubles sur lesquels elle fondait sa prétention en dommages et intérêts. La recourante soutient qu'elle a produit les rapports d'expertise mis en oeuvre par son assureur-accidents, soit le rapport d'expertise pluridisciplinaire du 24 avril 2008 et celui établi par le Dr I.________, lesquels concluaient à une telle causalité. Ces expertises n'étaient pas des expertises privées, mais des expertises officielles mises en oeuvre par l'assureur-accidents. La définition du lien de causalité naturelle était identique en droit de la responsabilité civile et en droit des assurances sociales. L'intimée répond qu'une expertise diligentée par l'assureur-accidents ne pouvait être assimilée à une expertise " judiciaire ". Il s'agissait d'une expertise privée.