Citation: 5A_438/2024 E. 1.3.3

1.3.3. Par ailleurs, le recourant invoque la violation du principe de l'égalité de traitement entre époux et une appréciation arbitraire des faits. à cet égard, il reproche à la juge unique d'avoir arbitrairement ignoré l'absence de démonstration par l'intimée d'un train de vie "extravagant" et d'avoir anticipé de manière arbitraire la liquidation du régime matrimonial en ordonnant le transfert de fonds du recourant en faveur de l'intimée. Il se réfère également au fait que le montant qu'il octroyait à son épouse au titre du devoir d'assistance excéderait "la simple contribution d'entretien de base" et qu'il n'était pas "exclusivement alloué aux dépenses personnelles liées au train de vie de l'intimée". Il signale encore que le montant de quote-part conforme à la LAMal serait de 700 fr. et non de 844 fr. Il conteste également la prise en considération d'un enfant majeur en formation dans le calcul du minimum vital puisque dans le cas d'espèce il s'agissait d'une situation différente, à savoir d'un adulte de presque 30 ans vivant encore chez ses parents. Enfin, il critique le passage de l'arrêt attaqué indiquant que "chaque conjoint ayant le droit de participer d'une manière identique au train de vie antérieur" comme contraire au droit, objet d'une référence introuvable et déformant la jurisprudence citée. Une telle motivation n'est manifestement pas de nature à rendre reconnaissable le montant de la contribution d'entretien qu'il estime due à l'intimée. Là aussi, l'on ne saurait retenir une exception à l'obligation de chiffrer ses conclusions.