Citation: 1C_816/2013 E. 4

Le recourant s'étonne du fait qu'un émolument de 600 fr. ait été mis à sa charge " alors que le dossier n'a pas été traité ". A teneur de l'art. 45 LPA-VD, hormis dans les cas où la loi prévoit la gratuité, les autorités peuvent percevoir un émolument et des débours en recouvrement des frais occasionnés par l'instruction et la décision. L'art. 49 al. 1 LPA-VD précise qu'en procédure de recours, les frais sont supportés par la partie qui succombe. Selon l'art. 1 al. 1 du Tarif des frais judiciaires en matière de droit administratif et public (TFJAP), l'instruction et le jugement des recours en matière de droit administratif et public donnent lieu à la perception d'un émolument de 100 à 10'000 fr. et au recouvrement des frais qu'ils ont occasionnés. Dans les affaires de circulation routière, l'émolument ordinaire est fixé à 600 fr. (art. 4 al. 1 TFJAP). Il peut être réduit dans les causes liquidées avant jugement, ainsi que dans les affaires particulièrement simples ou encore si l'équité l'exige (art. 6 TFJAP; voir aussi art. 50 al.1 LPA-VD). En l'occurrence, la cour cantonale a mis les frais à la charge du recourant parce qu'il avait maintenu son recours malgré sa tardiveté. Elle s'est référée à cet égard à l'art. 49 al. 1 LPA-VD. Elle n'a pas expliqué les raisons pour lesquelles elle a fixé l'émolument de justice au montant correspondant à l'avance de frais réclamée lors du dépôt du recours et n'a pas opéré de réduction, voire a renoncé à prélever des frais pour tenir compte du fait que le recours a été déclaré irrecevable, sans examen au fond du litige, comme l'autorisent les art. 50 al. 1 LPA-VD et 6 TFJAP et comme elle l'a fait dans d'autres causes (cf. arrêts AC.2012.0189 du 27 septembre 2012, AC.2002.0042 du 27 décembre 2004 et CR.2010.0024 du 14 juin 2010). Sur ce point, l'arrêt attaqué souffre d'un défaut de motivation au sens de l'art. 112 al. 1 let. b LTF. Conformément à l'art. 112 al. 3 LTF, il convient d'admettre partiellement le recours, d'annuler la décision attaquée en ce qui concerne les frais de la procédure de recours cantonale et de renvoyer la cause à la Cour de droit administratif et public pour qu'elle statue à nouveau sur cette question par une décision motivée.