Citation: 1E.14/2002 22.07.2003 E. 1

La décision du DETEC du 22 juin 1998 mentionne des calculs effectués par l'Inspection fédérale des installations à courant fort (IFICF) dont il résulte que, dans les locaux habitables de la maison des expropriés, l'intensité du champ électrique de la nouvelle ligne serait de l'ordre de 868 V/m, tandis que l'induction du champ magnétique serait de 3.638  Un rapport de l'IFICF du 16 avril 1999, intitulé "Mesures in situ des champs électromagnétiques produits par la ligne 380/132 kV St-Triphon - Chamoson dans la propriété des frères A.________ et B.________, parcelle n° 1370, commune de St-Maurice", donne les résultats de mesures effectuées sur place le 17 février 1999, soit au niveau du sol (place de jeu extérieure), à une hauteur de 4 m (terrasse extérieure et salon) puis à une hauteur de 7 m (galerie), la maison ayant deux étages habitables sur le rez-de-chaussée (la ligne électrique était alors déjà construite et en exploitation, après une décision d'envoi en possession anticipé). Les valeurs mesurées sont comprises entre 1.29 et 1.42  (dans ce dernier cas, la mesure a été effectuée alors qu'un poste de télévision était enclenché). La charge de la ligne 380/132 kV était au moment des mesures de 1018 A. La présence à proximité directe d'une autre ligne électrique est mentionnée (ligne 200 kV Riddes-Morgins, dont le tracé est parallèle, quelques mètres à l'ouest); le jour des mesures, la charge de cette dernière ligne était de 418 A. Le degré de précision des mesures est de +/- 10 %. Le rapport de l'IFICF indique encore le résultat de calculs du champ magnétique de la nouvelle ligne 380/132 kV dans le bâtiment des expropriés. En prenant en considération une charge de 1018 A, la densité de flux magnétique est de 0.986 ; avec une charge maximale de 2000 A, cette densité serait de 2.592  au niveau du sol, de 3.638  à 4 m du sol et de 4.063  à 8 m du sol. Une note établie par l'expropriante le 11 juin 1999, intitulée "Enregistrement des valeurs électriques - Période du 9 décembre 1998 au 30 mai 1999", indique qu'en pratique on ne devrait pas dépasser sur de longues périodes la moitié de la puissance ou charge thermique de la ligne, soit en l'occurrence 1120 A (ou 785 MW).