Citation: 2C_687/2018 E. 4.6

4.6. En l'espèce, il ressort des faits de l'arrêt attaqué, qui lient la Cour de céans (art. 105 al. 1 LTF; cf. supra consid. 3), que le recourant a perçu le montant de 120'000 fr. au cours de l'exercice 2013 et qu'il n'a pas exposé à quel autre titre que celui de revenu tiré de son activité, ce montant devrait être intégré dans sa comptabilité. En outre, la Cour de justice relève que le recourant a indiqué dans sa déclaration d'impôt avoir droit à 93'363 fr., comme part du produit réalisé par l'étude, et que " dans ses développements relatifs à la règle de répartition du bénéfice convenue avec son associé, le recourant n'intègre pas le montant de 120'000 fr. dans le bénéfice, mais continue à le faire figurer comme une charge, qu'il ajoute à la perte de 22'836 fr. 99 que l'étude aurait, selon lui, subie en 2013 ". Le recourant n'indique pas que la Cour de justice aurait arbitrairement retenu les faits qui précèdent. Son argumentation selon laquelle les associés auraient décidé de tenir compte, dans le cadre de la répartition du bénéfice ou de la perte, d'un prélèvement annuel de 120'000 fr. en faveur du recourant, avant de se répartir le solde par moitié, doit être écartée dans la mesure où elle repose sur des faits qui n'ont pas été constatés par l'autorité précédente (cf. supra consid. 3). Dans ces circonstances, on ne peut pas reprocher à la Cour de justice d'avoir considéré que le montant de 120'000 fr. constituait un revenu de l'activité lucrative indépendante du recourant pour 2013. En prenant en compte le montant de la perte réalisée par l'étude, supportée par le recourant, celui-ci a réalisé en 2013, pour son activité indépendante, un revenu de 113'864 fr. (120'000 fr. - [93'362 fr. - 99'498 fr.]), montant duquel il faudra encore déduire les cotisations sociales. La situation n'est donc pas assimilable à celle présentée par le recourant dans laquelle des charges privées seraient, à tort, portées en déduction du bénéfice. En effet, dans cet exemple, le montant du produit de l'exercice n'est pas influencé par de telles charges et les comptes peuvent donc être corrigés en rajoutant au bénéfice le montant des charges injustement déduites. En revanche, dans notre cas, le montant de 120'000 fr. n'était pas intégré dans le produit de l'étude si bien que l'on ne pouvait pas simplement corriger le résultaten ne prenant pas en compte les charges injustement invoquées. Il ne s'agissait donc pas de corriger deux fois le même montant, comme le prétend le recourant, mais d'ajouter au résultat de l'exercice de l'étude (en l'occurrence, une perte), le montant de 120'000 fr. perçu, en parallèle, par le recourant. En outre, sous l'angle de la capacité contributive, l'appréciation de l'autorité précédente ne prête pas le flanc à la critique, puisque le recourant, selon les faits de l'arrêt entrepris, avait droit en 2013 à sa part des produits réalisés par l'étude et en sus à un montant de 120'000 fr. Enfin, l'argumentation du recourant concernant l'imposition de son associé est appellatoire et ne peut être retenue (cf. supra consid. 3).