Citation: 6B_800/2022 E. 3.3

3.3. La cour cantonale a considéré que les photographies et la vidéo filmée à l'insu de O.________ constituaient la reproduction objective de la réalité, de ce qui s'était réellement passé et permettaient en conséquence de déterminer s'il y avait eu utilisation d'un moyen de contrainte de la part de l'intimé et absence de consentement de la part de la jeune femme (arrêt attaqué p. 30). Ainsi, se fondant sur ces deux moyens de preuve, elle a considéré que la jeune femme n'avait été forcée ni physiquement ni psychiquement à subir les actes reprochés, mais qu'elle y avait consenti. Elle a écarté les déclarations de O.________, estimant que celles-ci allaient à l'encontre des photographies et des images filmées. Enfin, elle a relevé que, dans tous les cas, compte tenu du déroulement des événements et du fait que la jeune femme n'avait pas manifesté de signes d'opposition, l'intimé n'était pas en mesure d'identifier que cette dernière ne souhaitait pas les actes d'ordre sexuel qui s'étaient produits (arrêt attaqué p. 32).