Citation: 4A_480/2020 E. 6

A teneur de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, le recours adressé au Tribunal fédéral doit être motivé (al. 1) et les motifs doivent exposer succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (al. 2). La partie recourante doit discuter les motifs de la décision attaquée et indiquer précisément en quoi elle estime que l'autorité précédente a méconnu le droit. Il n'est pas indispensable que cette partie désigne précisément les dispositions légales ou les principes non écrits qu'elle tient pour violés; il est toutefois indispensable qu'à la lecture de son exposé, on comprenne clairement quelles règles ont été prétendument transgressées (ATF 140 III 86 consid. 2 p. 89). Ces exigences ne sont pas satisfaites dans la présente contestation. Devant le Tribunal fédéral, les recourantes dénoncent en premier lieu la violation des art. 259a et 259d CO, au motif que la cour cantonale n'a pas retenu que les fuites d'eau avaient retardé l'exécution des travaux d'aménagement, entraînant ainsi le report de l'ouverture du restaurant. Ce faisant, les intéressées perdent de vue qu'il s'agit là d'un élément relevant de la constatation des faits et de l'appréciation des preuves. Or, dans leur mémoire, elles ne soutiennent jamais ni ne démontrent que les faits auraient été établis arbitrairement. Elles se contentent en effet simplement d'opposer, en quelques lignes, leur propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale, et se réfèrent, à cet égard, aux " éléments de preuve démontrant [que] ces fuites ont retardé l'exécution des travaux " sans jamais les désigner ni préciser à quelles preuves elles font allusion. L'argumentation ainsi présentée est par conséquent irrecevable. En second lieu, les recourantes font grief à la cour cantonale d'avoir violé l'art. 260a al. 3 CO, en omettant de tenir compte de certains éléments de fait. Ce faisant, elles s'abstiennent de critiquer l'argumentation de la cour cantonale selon laquelle les parties ont dérogé à l'art. 260a al. 3 CO et exclu, contractuellement, toute prétention fondée sur la disposition précitée. Il s'ensuit l'irrecevabilité du moyen examiné. Sur le vu de ce qui précède, il n'est pas possible d'entrer en matière, faute d'une motivation suffisante (art. 42 al. 2 LTF). Application sera donc faite de la procédure simplifiée, conformément à l'art. 108 al. 1 let. b LTF.