Citation: 6B_632/2022 E. 2.6.2

2.6.2. Se pose la question de savoir si le recourant doit être admis à faire valoir les preuves libératoires. En tant que le recourant soutient qu'il n'a pas tenu les propos litigieux dans le dessein de dire du mal de l'intimé, il oppose sa propre appréciation à celle de la cour cantonale sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Au demeurant, c'est en vain qu'il soutient que ses propos constituaient une "explication" de son refus de répondre aux questions de l'intimé, avocat de D.________. En effet, comme l'a relevé la cour cantonale, le recourant pouvait tout à fait refuser de répondre aux questions de l'intimé en application des art. 113 et 158 al. 1 let b CPP, sans justifier son refus par des déclarations attentatoires à l'honneur concernant l'intimé. Pour le surplus, le recourant ne conteste pas s'être exprimé sans motif suffisant. La cour cantonale n'a dès lors pas violé le droit fédéral en retenant que le recourant n'était pas admis à apporter la preuve libératoire au sens de l'art. 173 ch. 3 CP.