Citation: 8C_463/2022 E. 6.3

6.3. Dans son argumentation, la recourante se plaint au final de la manière dont la cour cantonale a apprécié les preuves. Selon la jurisprudence, il y a arbitraire dans l'appréciation des preuves et l'établissement des faits lorsque l'autorité ne prend pas en compte, sans aucune raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa portée, ou encore lorsque, en se fondant sur les éléments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables (ATF 148 I 127 consid. 4.3 et les arrêts cités). En l'occurrence, la juridiction précédente ne s'est pas sans autre fondée sur les décomptes de l'intimé, mais les a comparés avec la charge de travail estimée pour le service de rotation. Elle a alors jugé qu'ils permettaient d'évaluer équitablement le nombre d'heures supplémentaires effectuées. L'arrêt 8D_8/2019 du 6 février 2020 dont se prévaut la recourante à l'appui de son recours n'y change rien. La cour de céans y a uniquement constaté que, dans le cas sous revue, la cour cantonale pouvait, sans tomber dans l'arbitraire, considérer que le tableau des heures établi par l'employé et stocké sur l'ordinateur de son employeur ne constituaient qu'une affirmation d'une partie et qu'ils ne permettaient pas de prouver les heures supplémentaires accomplies. En toute hypothèse, la recourante n'expose pas en quoi l'appréciation des preuves serait arbitraire en l'espèce. Pour autant qu'il soit recevable (art. 106 al. 2 LTF), le grief doit être rejeté.