Citation: 6B_684/2022 E. 3.3

3.3. L'argumentation du recourant s'épuise en une vaste rediscussion des différents documents médicaux qu'il a produit. Ce faisant, le recourant ne fait qu'opposer sa propre appréciation des preuves à celle de la Cour d'appel dans une démarche purement appellatoire. Il échoue ainsi à démontrer en quoi l'appréciation détaillée des différentes pièces relatives à son état de santé effectuée par la Cour d'appel serait manifestement insoutenable. Pour le surplus, s'agissant des conséquences de la durée de la procédure sur le recourant, celui-ci soutient que l'impact négatif de celle-là sur sa santé physique et psychique serait démontré par les différentes pièces médicales qu'il a produites. A cet égard, la Cour d'appel a retenu que, même si elle était parvenue à la conclusion que l'état de santé du recourant s'était dégradé de manière extraordinaire, le lien de causalité entre la présente procédure et l'état de santé du recourant ferait toujours défaut, celui-ci ne ressortant pas des certificats médicaux produits. L'évolution plutôt négative de son état de santé semblait bien davantage en lien, d'une part, avec les longues séances effectuées dans le cadre de la procédure pénale en République tchèque et, d'autre part, avec la procédure de recouvrement contre L.________. L'absence de lien entre la présente procédure et l'état de santé du recourant relève de l'établissement des faits. Or le recourant ne discute pas de ces éléments se contentant d'affirmer que les pièces médicales seraient suffisantes, ce qui n'est pas propre à démontrer en quoi l'appréciation de la Cour d'appel serait arbitraire. Par ailleurs, il soutient que la procédure aurait également conduit à son ostracisation et à la destruction de sa vie professionnelle, familiale et personnelle. Ces éléments de fait ne ressortent toutefois pas de l'arrêt attaqué, sans que le recourant ne cherche à démontrer en quoi ils auraient été arbitrairement omis, se contentant d'affirmer leur existence, sans autre développement. Par ailleurs, s'agissant de sa vie familiale, il ressort de l'arrêt attaqué qu'il s'est séparé de son ex-épouse en 2002 et qu'il est parti vivre en Suisse à ce moment-là, soit bien avant la connaissance de l'ouverture de la procédure en janvier 2008. Il avait ensuite librement choisi de se domicilier à Monaco au lieu de rester vivre auprès de sa fille. De plus, son installation à Monaco expliquait certainement aussi, dans une certaine mesure, son ressenti relatif à son isolement. Le recourant ne conteste aucunement ces éléments. Quoi qu'il en soit, c'est le lieu de rappeler que le recourant a été condamné pour escroquerie et blanchiment d'argent répété et aggravé. Le recourant ne démontre aucunement en quoi l'ostracisation et la destruction de sa vie professionnelle, familiale et personnelle dont il prétend avoir été victime serait en lien de causalité avec la longueur de la procédure plutôt qu'avec sa condamnation même. Les critiques du recourant doivent être rejetées dans la mesure où elles sont recevables.