Citation: 1C_438/2021 E. 2.3

2.3. Les recourants se réfèrent ensuite à l'exigence qu'aurait posée en juin 2018 le Conseil d'Etat de ne prendre en considération les demandes d'homologation ayant trait à des révisions partielles des plans d'affectation des zones communaux que si elles étaient urgentes, d'intérêt public, que si elles répondaient à un besoin justifié et si elles étaient de portée limitée d'un point de vue spatial et temporel. Ils font grief au Tribunal cantonal d'avoir considéré que la condition de l'urgence qui seule permettrait une modification partielle des zones en lieu et place d'une révision globale était valable uniquement jusqu'à l'adoption du plan directeur cantonal le 1er mai 2019. La cour cantonale a considéré que cette exigence aurait été formulée dans l'attente de l'entrée en vigueur du nouveau PDc et de la nouvelle teneur de la loi cantonale d'application de la LAT du 23 janvier 1987 (LcAT; RS/VS 701.1), alors en cours de révision. Elle a jugé que cette exigence n'était plus d'actualité car le PDc a été approuvé par le Conseil fédéral en mai 2019 et que la révision de la LcAT est entrée en vigueur le 15 avril 2019. Les recourants ne démontrent pas en quoi ce raisonnement serait arbitraire. Par ailleurs, la condition de l'urgence n'est imposée ni par le droit fédéral, ni par le droit cantonal. Le grief doit donc être écarté.