Citation: 2A.428/2000 09.02.2001 E. A

A.- De nationalité marocaine, N.________ est entré en Suisse en 1990 et s'est marié le 3 septembre 1990 avec une compatriote, titulaire d'une autorisation d'établissement. Il a obtenu de ce fait une autorisation de séjour pour vivre auprès de son épouse. Les époux se sont séparés au cours de l'année 1993. N.________ a entretenu une relation extra-conjugale avec une Suissesse, R.________, laquelle a donné naissance, le 5 décembre 1993, à un enfant prénommé J.________. Il a reconnu cet enfant le 11 février 1994, à la suite d'une action en paternité intentée par la mère dudit enfant. J.________ se trouve sous l'autorité parentale et la garde de la mère. N.________ a, semble-t-il, quitté R.________, dès qu'il a appris qu'elle était enceinte. Par convention du 13 juin 1994, il s'est toutefois engagé à contribuer à l'entretien de son fils jusqu'à la majorité. Par décision du 16 février 1995, les autorités de police des étrangers du canton de Vaud ont refusé de renouveler l'autorisation de séjour de N.________, au motif qu'il vivait séparé de sa femme. L'intéressé a recouru contre cette décision. En septembre 1995, l'autorité tutélaire compétente a formellement instauré un droit de visite surveillé en faveur de N.________: celui-ci était autorisé à voir son fils un dimanche par mois. Les relations entre les parents étant conflictuelles, les conditions d'exercice du droit de visite ont dû être quelque peu réaménagées par la suite.