Citation: 2C_985/2018 E. 4.3

4.3. Seule se pose donc en l'espèce la question de la proportionnalité de la mesure prononcée à l'encontre du recourant (art. 96 al. 1 LEtr et 8 par. 2 CEDH). A ce propos, il peut être renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué, qui a correctement exposé la jurisprudence relative aux dispositions topiques et dûment appliqué le droit fédéral et international (art. 109 al. 3 LTF). C'est en effet à juste titre que l'instance précédente a notamment expliqué que le recourant avait été condamné pénalement à cinq reprises en l'espace d'à peine plus de six ans pour des faits toujours plus graves, compte tenu du jugement du 23 janvier 2015, notamment pour des lésions corporelles simples, des brigandages et une contrainte sexuelle qui ont porté atteinte à plusieurs reprises à l'intégrité corporelle et à l'intégrité sexuelle qui constituent des biens juridiques particulièrement importants justifiant une plus grande sévérité dans l'examen de la proportionnalité de la mesure (ATF 139 I 16 consid. 2.1 p. 18 s.). Pour le surplus, elle a relevé à bon droit que l'intégration du recourant n'était pas exceptionnelle, hormis sa maîtrise du français et l'exercice en dehors de ses périodes de détention d'activités lucratives, sans formation reconnue toutefois. Elle a également souligné qu'il faisait l'objet de poursuites pour un montant proche de 100'000 fr. et d'actes de défaut de biens pour 80'000 fr. Sur le plan personnel et relationnel, le recourant avait certes reconnu ses filles mais n'avait vécu en ménage commun avec celles-ci et leur mère que depuis le 1er septembre 2017. Au demeurant, le fait de vivre en concubinage avec sa compagne et le fait d'avoir eu deux filles avec cette dernière ne l'avaient pas empêché de commettre des infractions pénales très graves au préjudice de tiers, y compris une infraction contre l'intégrité sexuelle. A cela s'ajoutait que l'autorisation de séjour de sa compagne n'était pas concernée par la révocation de celle du recourant, de sorte que les filles pouvaient continuer à bénéficier du regroupement familial avec leur mère sans être contraintes de quitter la Suisse. Au demeurant, si elles décidaient de le suivre au Kosovo, elles en avaient la nationalité et étaient suffisamment jeunes pour y construire leur vie. Enfin, le recourant avait passé son enfance et une partie de son adolescence dans son pays d'origine dont il connaissait par conséquent la langue ainsi que les us et coutumes et pouvait maintenir des contacts avec les membres de sa famille et avec son cercle d'amis résidant en Suisse par les moyens modernes de communication. En jugeant, compte tenu de l'ensemble de ces circonstances, en particulier de la gravité des actes commis, de la réitération de ceux-ci ainsi que du risque de récidive, que l'intérêt public à éloigner le recourant de Suisse l'emportait sur son intérêt privé à y poursuivre son séjour, l'instance précédente n'a pas violé le droit fédéral.