Citation: 1F_10/2020 E. 3

En l'occurrence, le requérant rappelle que trois types d'enregistrements étaient en cause : (1) ceux entre C.________ et les trois prévenus; (2) ceux entre C.________ et des tiers; et (3) ceux entre C.________ et D.________ (cf. ad 21 de la demande). Il précise que sa demande de révision ne vise l'arrêt entrepris qu'en ce qu'il concerne la troisième catégorie précitée (cf. ad 24 de la requête). A cet égard, il soutient en substance que le Tribunal fédéral n'aurait pas pris en compte le fait que le SRC aurait disposé de copies de ces enregistrements et les aurait détruites; or, cette destruction lui causerait un préjudice irréparable, justifiant ainsi l'entrée en matière sur son recours. Le Tribunal fédéral n'a pas ignoré toute hypothèse que des écoutes - dont celles litigieuses - soient définitivement détruites. Il a cependant considéré que l'objet du litige soulevé par le requérant ne concernait pas ces enregistrements téléphoniques. Cela ressort notamment des faits retenus, à savoir en particulier l'ordonnance du Ministère public rappelant en substance que seules entraient encore en considération dans la procédure de tri à l'origine de la cause ayant abouti à l'arrêt 1B_235/2019 les écoutes téléphoniques restantes expurgées à la suite des décisions du SRC de 2014, du Tribunal de police de mai 2018 et du Tribunal des mesures de contrainte de juillet 2018; ce dernier a en particulier ordonné la destruction des écoutes de la catégorie 3 susmentionnée (cf. les faits retenus sous lettre A de l'arrêt attaqué). Le Tribunal fédéral a ensuite relevé que le requérant n'avait conclu devant l'instance cantonale qu'au versement des enregistrements pas encore détruits (cf. consid. 2.2 de l'arrêt entrepris), ce que le requérant ne conteste pas (cf. ad 18 de la requête). Sauf à étendre devant le Tribunal fédéral l'objet du litige et/ou à violer l'interdiction de prendre des conclusions nouvelles (art. 99 al. 2 LTF), le recours déposé par le requérant ne tendait ainsi qu'au versement au dossier des enregistrements expurgés et écartés par la juridiction cantonale, faute de pertinence pour l'enquête; dans la mesure où leur conservation était cependant ordonnée jusqu'à la clôture de l'instruction, le requérant n'encourrait aucun préjudice irréparable (cf. consid. 2.3 de l'arrêt attaqué et ad 24 de la requête). A la lecture de la brève motivation contenue dans le recours fédéral en lien avec la recevabilité, on ne saurait au demeurant considérer que la destruction invoquée serait en lien avec les pièces qui auraient pu éventuellement être détenues par le SRC (cf. ad II/1 p. 3 de cette écriture); le requérant ne saurait pallier un défaut de motivation par le biais de la procédure de révision. En tout état de cause, le requérant ne développe aucune argumentation afin de démontrer qu'il aurait été établi que le SRC disposait des écoutes litigieuses et que, dans une telle hypothèse, ce service ne les aurait détruits qu'ultérieurement au dépôt de son recours cantonal le 29 octobre 2018 (cf. au demeurant le consid. 3 de l'arrêt entrepris soulevant une même considération certes en lien avec le recourant dans la cause 1B_234/2019). Le requérant ne saurait à cet égard se prévaloir de l'ordonnance admettant sa requête de mesures provisionnelles et ordonnant notamment au SRC de ne pas détruire les enregistrements "dans l'éventualité où [celui-ci en] aurai[t] conservé une copie"; en effet, dans ce cadre entre en considération un examen prima facie et, vu les termes utilisés, toute hypothèse que ce service ne disposerait plus des écoutes n'a pas été ignorée. Partant, le fait prétendument omis aurait-il été avéré et pertinent, qu'il n'aurait pas permis de modifier l'appréciation effectuée par le Tribunal fédéral en lien avec la portée des conclusions prises par le requérant.