Citation: 8C_290/2017 E. A

A.a. A.________, né en 1963, et B.________, née en 1978, ont déposé conjointement, le 19 novembre 2014, une demande de revenu d'insertion (RI) auprès du Centre social régional de U.________ (ci-après: CSR). Dans le questionnaire relatif à leur situation, les requérants ont indiqué ne bénéficier d'aucune source de revenu et n'avoir aucun élément de fortune. Le CSR les a invités à produire, dans un délai au 28 novembre 2014, plusieurs documents, à savoir leur acte de mariage, les relevés bancaires et postaux du 1 er août 2014 au 30 novembre 2014, une confirmation d'inscription à la caisse cantonale de chômage de V.________ et le bail à loyer ainsi que les dernières quittances de paiement de ce dernier ou l'attestation d'arriérés. S'estimant insuffisamment renseigné sur la situation des intéressés, le CSR a par ailleurs ouvert une enquête administrative. Les résultats des investigations effectuées ont été consignés dans un rapport daté du 10 décembre 2014, lequel n'a pas été porté à la connaissance des requérants. Selon ledit rapport, ces derniers auraient dissimulé des ressources et des éléments de fortune, auraient violé leur obligation de renseigner et auraient dissimulé leur domiciliation. Par décision du 8 janvier 2015, le CSR a rejeté la demande de RI au motif que A.________ n'avait pas fourni les documents requis, rendant impossible le traitement de la demande. L'autorité précisait que l'indigence n'était pas établie, ni la domiciliation dans le canton de Vaud. A.________ a contesté cette décision devant le Service de prévoyance et d'aide sociale du canton de Vaud (ci-après: SPAS). Le 13 août 2015, le SPAS a rejeté le recours et confirmé la décision du CSR du 8 janvier 2015. A.b. Saisie d'un recours contre cette décision, la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal du canton de Vaud l'a transmis à la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal (ci-après: CDAP) comme objet de sa compétence. Par arrêt du 12 février 2016, la CDAP a admis le recours, annulé la décision du 13 août 2015 et renvoyé la cause au SPAS afin qu'il donne formellement à A.________ la possibilité de s'exprimer sur les déterminations du CSR avant de rendre une nouvelle décision. En substance, le tribunal a considéré que le droit d'être entendu de A.________ avait été violé par l'autorité intimée dans la mesure où l'intéressé avait été privé de la possibilité de s'exprimer formellement sur les éléments nouvellement exposés par le CSR le 10 juillet 2015, auxquels le SPAS s'était référé dans la décision attaquée. Reprenant l'instruction de la cause, le SPAS a imparti à A.________ un délai, prolongé au 11 avril 2016, pour se déterminer sur les éléments contenus dans le rapport d'enquête du CSR du 10 décembre 2014 ainsi que sur les déterminations de ce dernier du 10 juillet 2015. A.________ a déposé ses déterminations le 11 avril 2016, accompagné de plusieurs pièces. Par décision du 2 septembre 2016, le SPAS a derechef rejeté le recours déposé par A.________ et confirmé la décision du CSR du 8 janvier 2015 rejetant la demande de RI des époux A.________ et B.________.