Citation: 7B_418/2023 E. 4.2

4.2. L'autorité précédente a retenu qu'à la suite du rapport de synthèse du 30 novembre 2022 de l'éducatrice de référence du recourant et de l'adjoint de la direction du CEP - qui évoquait une possible libération conditionnelle lors du prochain examen annuel -, la situation avait radicalement changé. Au vu des nombreux événements survenus depuis lors, il apparaissait que le recourant n'avait pas appris à vivre avec ses déficits; il n'avait pas non plus évolué au point d'éliminer ou de réduire dans une mesure suffisante le risque de nouvelles infractions en relation avec son trouble. Pour ces motifs, le pronostic n'était pas favorable quant à son comportement futur, son état ne justifiant pas de lui donner l'occasion de faire ses preuves en liberté. S'agissant de la proportionnalité de la poursuite de la mesure thérapeutique, l'autorité cantonale a relevé que le risque de récidive avait été qualifié de "modéré" par l'expert. Les infractions à craindre protégeaient l'intégrité corporelle, voire la vie; cela suffisait à retenir que l'atteinte aux droits de la personnalité résultant de la poursuite - des plus nécessaires - du traitement n'était pas disproportionnée au regard de la vraisemblance de la commission de nouvelles infractions, quand bien même le recourant était privé de liberté depuis trois ans et trois mois et avait fini de purger ses différentes peines privatives de liberté le 11 mai 2021, soit plus de deux ans auparavant. En définitive, la cour cantonale a considéré que c'était à bon droit que le TAPEM, suivant en cela l'avis unanime de tous les intervenants, avait refusé de libérer conditionnellement le recourant de l'exécution de la mesure thérapeutique institutionnelle applicable aux jeunes adultes.