Citation: 6B_234/2014 E. 3.7.1

3.7.1. Sur ce point, la cour cantonale a relevé que selon l'avis du bureau E.________ Sàrl, établi à la demande du recourant, la barrière, non conforme à la norme SIA, présentait un risque. En revanche, selon l'avis de l'architecte C.________, « le garde-corps réalisé en 1961 en bordure de l'esplanade, ne présente pas de risque réel ou potentiel, tant pour les locataires que pour les autres usagers qui accèdent normalement à l'immeuble [...] et dont les facultés physiologiques ou mentales ne sont pas altérées ». La cour cantonale a ajouté que l'examen des photographies démontrait effectivement que la zone devant le garde-corps était extérieure au chemin à suivre pour accéder à l'entrée de l'immeuble ou aux boîtes-à-lettres, que l'esplanade, plane et sans obstacle, ainsi que la transparence de la barrière permettaient de se rendre compte de la présence du garde-corps et de sa fonction protectrice. Le danger de chute était donc clairement perceptible pour quiconque accédait normalement, avec des facultés conservées, à l'immeuble qu'habitait le recourant. Les avis du bureau E.________ Sàrl et d'un inspecteur de police, peu étayés sur ce point, ne jouissaient pas d'une valeur probante supérieure à l'avis de l'architecte C.________. La cour cantonale a ainsi jugé que le procureur n'avait pas apprécié les preuves de manière critiquable et en a conclu que les circonstances n'imposaient pas non plus la mise en conformité du garde-corps.