Citation: 5P.123/2002 29.07.2002 E. 3

Le recourant reproche à l'autorité cantonale d'avoir fait preuve d'arbitraire en considérant, d'une part, qu'il aurait abusivement invoqué à l'appui de sa requête de séquestre deux créances de 15'828 fr.20, respectivement 25'826 fr., fondées sur des jugements américains des 2 avril 1992 et 21 septembre 1993; d'autre part, en retenant que la créance de 68'001 fr.15 portant sur les frais de la maison sise en France n'avait pas de lien suffisant avec la Suisse et n'était pas vraisemblable. 3.1 Selon l'art. 90 al. 1 let. b OJ, l'acte de recours doit contenir les faits essentiels et un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés et préciser en quoi consiste la violation. Saisi d'un recours de droit public, le Tribunal fédéral n'a donc pas à vérifier lui-même si la décision attaquée est en tous points conforme au droit et à l'équité; il n'examine que les moyens invoqués de manière claire et détaillée. Il n'entre pas en matière sur des griefs insuffisamment motivés ou sur une critique purement appellatoire de l'arrêt attaqué (ATF 127 I 38 consid. 3c p. 43; 127 III 279 consid. 1c p. 282; 126 III 534 consid. 1b p. 536; 125 I 71 consid. 1c p. 76, 492 consid. 1b p. 495). 3.2 En l'occurrence, le recourant se contente de répéter, de manière littérale, les griefs soulevés devant la Cour des poursuites et faillites, sans indiquer en quoi cette autorité aurait nié à tort que les moyens soulevés devant elle n'étaient pas propres à renverser la décision de première instance. Son argumentation ne paraît dès lors pas conforme aux exigences de motivation déduites de l'art. 90 al. 1 let. b OJ. De toute manière, il ne démontre pas que l'arrêt attaqué serait manifestement insoutenable dans son résultat. Il est en effet sans pertinence d'affirmer que la créance fondée sur le remboursement des frais d'entretien de la villa des époux a bien un lien suffisant avec la Suisse, cette question ayant été laissée ouverte. Quant à la vraisemblance de cette créance, le recourant ne s'en prend pas à la motivation du juge de première instance, adoptée par la cour cantonale, consistant à dire que la simple copropriété ne faisait pas présumer la naissance d'une créance pour des dépenses commandées par l'autre copropriétaire et qu'en l'occurrence, on ignorait si la débitrice avait la jouissance de l'immeuble en cause. En ce qui concerne les montants fondés sur les jugements américains, le recourant se contente de soutenir, sans rien démontrer, que l'autorité cantonale a arbitrairement retenu qu'il existait une disproportion évidente entre la valeur des biens à séquestrer et celle de la créance invoquée, de sorte que sa requête ne serait pas abusive; pour le surplus, son grief est purement appellatoire. Le recours apparaît dès lors mal fondé et doit être rejeté, en tant qu'il est recevable.