Citation: 7B_150/2022 E. 3.4.2

3.4.2. S'agissant d'abord du fait que l'instruction aurait été menée exclusivement à charge, la Cour d'appel pénal a en substance relevé que ni les plaignants ni les témoins ne connaissaient le recourant, de sorte qu'ils ne nourrissaient aucune animosité à son égard et n'avaient dès lors aucune raison de porter de fausses accusations à son préjudice; elle ne voyait pas quel mobile - et le recourant n'en avançait aucun - aurait pu conduire les différents protagonistes à porter des accusations aussi graves contre lui; les plaignants se seraient en outre exposés à un risque de condamnation qu'une telle attitude comportait en cas de fausse déclaration en justice, de diffamation, de dénonciation calomnieuse ou encore d'induction de la justice en erreur; les plaignants composaient enfin deux groupes distincts qui ne se connaissaient pas au préalable. Sur ce point, le recourant affirme que les plaignants et leurs proches se seraient "mutuellement convaincus" du danger de mort et de porter plainte contre lui; ils y auraient d'ailleurs été incités par les gendarmes. À l'appui de ses allégations, le recourant se réfère cependant à des déclarations sorties de leur contexte et dont il livre une lecture qui lui est propre. Purement appellatoire, une telle démarche s'avère irrecevable. Au demeurant, quand bien même certains plaignants auraient déposé plainte sur impulsion des policiers intervenus sur place - comme le prétend de manière appellatoire le recourant -, cela n'enlèverait rien au caractère crédible de leurs dépositions (cf. consid. 3.4.3 infra).