Citation: 5A_805/2016 E. 2.3.1

2.3.1. Sur ce point, il ressort de l'arrêt entrepris que, si le procès-verbal des enchères ne mentionne pas expressément que le chèque présenté a été refusé, il ne mentionne pas non plus qu'il a été accepté. Selon le témoignage de F.________, substitut du préposé de l'Office qui présidait la vente aux enchères, celle-ci avait expressément refusé le chèque ainsi que la pièce présentée pour se légitimer. Ces éléments étaient confirmés par G.________, qui assistait aux enchères pour la créancière D.________, et qui a déclaré que F.________ avait suspendu la vente et prié l'enchérisseur et son conseil de satisfaire aux conditions de vente. Dès lors, il fallait retenir, comme l'avait fait l'autorité de surveillance, que lesdits documents avaient été refusés. Le fait que, selon le plaignant, la question de la validité du chèque aurait été encore " débattue " (sous-entendu qu'une décision n'avait pas été prise à cet égard) lorsque le préposé est intervenu pour réclamer la fourniture de sûretés ne ressortait ni du procès-verbal des enchères, ni du prononcé de première instance, ni des témoignages. Au contraire, les témoignages infirmaient ces assertions, puisqu'ils faisaient état du fait que le recourant et son conseil n'acceptaient pas la décision de refuser le chèque, et qu'ils " discutaient " ce point. S'il n'y avait pas eu de refus d'accepter le chèque, on voyait mal, selon la cour cantonale, quelles raisons auraient conduit le recourant à engager une discussion sur ce point. Quant à l'argument du recourant selon lequel la demande de sûretés signifierait implicitement que le chèque aurait été accepté par l'Office, il se heurtait aussi aux témoignages précités, qui étaient clairs et précis, non seulement lorsqu'ils mentionnent que l'Office avait refusé de considérer que le chèque présenté satisfaisait aux conditions de vente, mais également lorsqu'ils font état de la contestation qui s'est élevée à ce sujet durant la suspension de la vente.