Citation: I 560/01 08.08.2002 E. A

A.- a) J.________ travaillait comme gérante-vendeuse auprès de la boulangerie X.________ SA. Souffrant de douleurs lombaires, elle a été incapable de travailler dès le mois de juillet 1996 et a dû être opérée d'une hernie discale L5-S1 le 30 octobre suivant à l'Hôpital Z.________. Cette opération n'a toutefois pas eu le succès escompté. J.________ n'ayant plus été en mesure de reprendre son travail en raison de ses douleurs, elle a été licenciée au 31 décembre 1996. Au cours de l'année 1997, elle a encore subi une cryorhizotomie de l'articulation facettaire L5-S1. Toujours reconnue incapable de travailler, elle a présenté, le 9 septembre 1997, une demande de prestations de l'assurance-invalidité. Sur proposition de son médecin-conseil, l'Office AI du canton de Neuchâtel (ci-après : l'office) a mandaté le docteur B.________ pour une expertise rhumatologique. Ce médecin a posé le diagnostic de lombalgies chroniques post cure hernie discale L5-S1 ainsi que de tendinose du muscle pyramidal, et conclu à une capacité de travail de l'assurée de 100 % comme vendeuse ou dans toute autre activité légère dès la date de son examen médical (expertise du 14 juillet 1998). Ont également été versés au dossier un rapport (du 4 février 1999) du docteur A.________, médecin traitant de l'assurée faisant état de la découverte, après un examen IRM, d'une fibrose péridurale para-médiane droite et d'une suspicion d'une maladie de Lyme, ainsi qu'une appréciation médicale (du 16 mars 1999) du professeur C.________, neurochirurgien à l'Hôpital Z.________, attestant de la persistance d'une incapacité de travail en raison d'un syndrome douloureux de type pseudo-radiculaire. Se fondant sur les conclusions de l'expertise du docteur B.________, l'office a alloué à l'assurée une rente d'invalidité entière du 1er juillet 1997 au 31 juillet 1998 (décision du 10 août 1999). b) Saisi d'un recours de l'assurée, le Tribunal administratif du canton de Neuchâtel l'a admis, annulé la décision du 10 août 1999 et renvoyé la cause à l'office pour instruction complémentaire au sens des considérants, en particulier sur l'évolution de l'état de santé de J.________ depuis le dépôt de l'expertise du docteur B.________ (jugement du 28 janvier 2000). L'office a alors ordonné une nouvelle expertise qu'il a confiée au docteur D.________, rhumatologue. Dans son rapport du 18 octobre 2000, ce médecin n'a pas constaté de modification notable de l'état clinique de l'assurée depuis juillet 1998; ce nonobstant, il a estimé que le syndrome douloureux chronique dont J.________ était affectée entraînait, dans un travail de vendeuse ou toute autre activité lui permettant d'alterner les positions et n'exigeant pas le port de charges lourdes, une diminution du taux d'activité de 30 %. Par décision du 16 mars 2001, l'office a dès lors confirmé les termes de sa décision initiale, à savoir l'octroi d'une rente entière d'invalidité limitée dans le temps du 1er juillet 1997 au 31 juillet 1998.