Citation: 8C_162/2019 E. 4.1

4.1. La cour cantonale a considéré que la DFIN n'avait commis aucun excès ni aucun abus de son pouvoir d'appréciation en refusant de colloquer le recourant en classe 21 avec effet rétroactif au 1er janvier 2013. Elle a en effet constaté qu'au moment de l'entrée en vigueur de la directive en août 2013, il ne remplissait pas les conditions posées par celle-ci pour accéder au poste de réviseur II (classe 21). Ainsi, maintenu à juste titre dans la classe la plus basse de la fonction (classe 19), le recourant n'avait subi aucun déclassement et ne pouvait dès lors pas bénéficier de la disposition transitoire visant à maintenir à certaines conditions les salaires des collaborateurs déjà en fonction, colloqués en classe 21 ou 23, contrairement à ses collègues féminines, colloquées en classe 21. A cet égard, les premiers juges ont considéré que le recourant n'avait pas été victime d'inégalité de traitement, ni de discrimination à raison du sexe. Ils ont rappelé que, contrairement à ses collègues féminines, celui-ci ne remplissait pas, lors de son engagement, les critères de l'ancien régime permettant une collocation en classe 21, à savoir être au bénéfice d'une expérience fiduciaire, comptable ou bancaire, ou être titulaire du brevet fédéral. La différence des traitement initiaux reposait donc sur des motifs objectifs. Il n'y avait pas non plus de discrimination s'agissant de la disposition transitoire de la directive, laquelle se justifiait sous l'angle de la garantie de la situation acquise.