Citation: 2C_1048/2022 E. 5.3

5.3. Selon les constatations des juges cantonaux, le recourant ne peut cependant pas se prévaloir d'une forte intégration en Suisse. Il est vrai qu'il est l'unique associé gérant de l'entreprise de construction CF Sàrl, inscrite le 15 juillet 2020 au registre du commerce, et que la fondation de cette société doit être portée à son crédit. Néanmoins, une situation professionnelle stable ne suffit pas à retenir des circonstances particulières sous l'angle de l'art. 8 CEDH (cf. arrêt 2C_96/2022 du 16 août 2022 consid. 4.2 et l'arrêt cité). Il en va de même du fait de parler le français et du soutien exprimé dans les lettres versées à la procédure par les amis et collègues du recourant. En outre, quoi qu'en dise celui-ci, sa situation financière n'est pas saine, puisqu'il fait l'objet d'une saisie de salaire pour une dette d'environ 45'300 fr. et de cinq poursuites émanant du fisc pour un montant total de 12'774 fr. Arrivé en Suisse à l'âge de 27 ans, le recourant a vécu en Serbie durant son enfance, son adolescence et le début de sa vie d'adulte. Il en parle donc la langue et en connaît la culture. Il y a de la famille qu'il est allé trouver environ deux fois par année. L'intéressé pourra dès lors se réintégrer sans difficulté dans son pays d'origine. Le grief tiré de la violation de l'art. 8 CEDH est donc rejeté.