Citation: U 412/05 20.09.2006 E. 5

Il reste à examiner si le rapport de causalité est non seulement naturel mais adéquat de surcroît. Cet examen doit se faire au regard des critères dégagés aux ATF 117 V 366 sv. consid. 6a et 382 sv. consid. 4b, et non pas selon la jurisprudence applicable en cas de troubles du développement psychique. En effet, aucun des deux avis émanant de psychiatres au dossier (rapports des docteurs A.________ [du 9 août 2001] et S.________ [du 29 août 2003]) ne comporte d'indice selon lequel la problématique psychique aurait relégué les autres troubles au second plan. Aussi, le caractère adéquat du lien de causalité doit-il être examiné sans qu'il soit décisif de savoir si les troubles dont est atteinte l'assurée sont plutôt de nature psychique ou physique. 5.1 Lorsque l'accident est de gravité moyenne, l'existence ou l'inexistence d'une rapport de causalité adéquate ne peut être déduite de la seule gravité objective de l'accident. Conformément à la jurisprudence (ATF 117 V 366 consid. 6a), il convient dans un tel cas, de se référer en outre, dans une appréciation globale, à d'autres circonstances objectivement appréciables, en relation directe avec l'accident ou apparaissant comme la conséquence directe ou indirecte de celui-ci. En matière d'accident de type «coup du lapin», les critères les plus importants sont les suivants: - les circonstances concomitantes particulièrement dramatiques ou le caractère particulièrement impressionnant de l'accident; - la gravité ou la nature particulière des lésions physiques; - la durée anormalement longue du traitement médical; - les douleurs persistantes; - les erreurs dans le traitement médical entraînant une aggravation notable des séquelles de l'accident; - les difficultés apparues au cours de la guérison et les complications importantes; - le degré et la durée de l'incapacité de travail.