Citation: 4A_149/2024 E. 3.2

3.2. Dans l'arrêt attaqué, la juridiction cantonale retient que l'existence même d'une société simple en lien avec la villa de V.________ est de facto exclue, vu l'absence de volonté réciproque et concordante des parties de conclure un tel contrat. Pour aboutir à pareil résultat, elle souligne notamment que la recourante prétend ne pas avoir reçu l'argent que lui devait l'intimé dans le cadre de la vente de sa part de copropriété d'une demie sur l'immeuble sis à U.________, alors même qu'elle en a pourtant donné quittance devant notaire. Elle relève surtout que l'intéressée n'a pas démontré avoir investi la moindre somme d'argent lors de l'acquisition de la villa de V.________ et qu'elle a même affirmé, lors de son audition pénale, que le prix d'achat de ladite villa avait été réglé grâce à l'argent de la vente de la maison de U.________ que seul l'intimé avait touché. La cour cantonale observe également que l'acquisition de la maison de V.________ est survenue six ans après la vente de la part de copropriété d'une demie sur l'immeuble de U.________. Elle relève enfin que le crédit hypothécaire destiné à l'acquisition de la villa de V.________ a certes été contracté par la recourante et son fils, mais constate que l'épouse de ce dernier a repris cette dette, en lieu et place de la recourante, aux côtés de son époux.