Citation: 2C_215/2023 E. 6.5

6.5. A la lumière de l'état de fait retenu dans l'arrêt attaqué, le Tribunal cantonal ne pouvait donc pas confirmer le rejet de la demande d'autorisation de séjour formulée par le recourant 2 dans les délais de l'art. 47 al. 1 LEI en retenant d'emblée que ce projet serait en tout état de cause manifestement contraire à l'intérêt de l'enfant. Il convient de renvoyer la cause au Tribunal cantonal, afin qu'il statue à nouveau au plus vite en la cause, après avoir recueilli formellement l'avis du principal intéressé conformément à l'art. 12 CDE. Dans la mesure où, après cette mesure d'instruction, il parviendrait à la conclusion qu'un déménagement en Suisse ne serait pas manifestement contraire à l'intérêt de l'enfant, il lui appartiendrait alors d'examiner si ce projet remplit les autres conditions d'un regroupement familial partiel fondé sur l'art. 8 CEDH en combinaison avec l'art. 44 LEI (cf. supra consid. 4.1), en particulier de vérifier que son père est légitimé, sous l'angle du droit civil, à vivre avec lui en Suisse, qu'il dispose d'un logement approprié pour le recevoir et que la famille ne dépend pas de l'aide sociale ni ne perçoit des prestations complémentaires au sens de l'art. 44 al. 1 let. a, c et e LEI.