Citation: 8C_132/2024 E. 6.2

6.2. Par son argumentation, le recourant se limite à substituer sa propre interprétation de la LASV et du RLASV, sans démontrer en quoi celle retenue par les premiers juges serait arbitraire ou contraire au principe d'égalité de traitement découlant de l'art. 8 Cst. Quoi qu'il en dise, la situation d'un jeune adulte vivant seul n'est pas comparable à celle d'un jeune adulte vivant en communauté familiale. Par ailleurs, le recourant ne démontre pas en quoi les premiers juges auraient arbitrairement fait application du principe de subsidiarité prévu par l'art. 3 LASV - et reconnu par les normes CSIAS -, en considérant qu'il n'y avait pas lieu de prendre en charge, par l'intermédiaire de l'aide sociale, une contre-prestation financière pour le logement d'un jeune adulte vivant chez ses parents. Les premiers juges ont admis qu'il pourrait en aller différemment si ces derniers n'étaient pas en mesure d'assumer seuls le logement de leur enfant. Ils ont toutefois constaté que ce n'était pas le cas en l'espèce, sans que le recourant leur reproche sur ce point une constatation des faits manifestement incomplète ou erronée. Enfin, contrairement à ce que soutient le recourant, le jugement entrepris ne met directement aucun frais supplémentaire à la charge de ses parents, mais part simplement du constat que le recourant vit encore chez eux de sorte qu'il ne peut pas demander de forfait pour son logement, à la charge de l'aide sociale. Le fait que ce jugement ait pour effet, indirectement, de priver les parents du recourant d'une contre-prestation pour le logement ne permet pas de qualifier d'arbitraire l'interprétation du droit cantonal par les premiers juges.