Citation: 4P.222/2000 28.11.2000 E. B

B.- Le 3 décembre 1998, Y.________ a assigné X.________S.A. en paiement de 3307 fr., somme correspondant à son salaire brut pour le mois de septembre 1998 (6350 fr.), allocation pour enfant (140 fr.) en sus, dont à déduire trois jours de congé (875 fr.86), les charges sociales (807 fr.16) ainsi qu'une avance reçue (1500 fr.). La défenderesse a conclu au rejet de la demande. Pour justifier de sa libération, elle a fait valoir des créances compensatoires supérieures au montant réclamé par le demandeur, reprochant à ce dernier de n'avoir pas respecté le délai de résiliation, de s'être octroyé des vacances en trop et d'avoir manqué de nombreuses heures de travail. Par jugement du 7 juillet 1999, le Tribunal de prud'hommes du district de Neuchâtel a condamné la défenderesse à payer au demandeur la somme de 5182 fr., sous déduction des charges sociales et de l'avance de 1500 fr. Statuant par arrêt du 11 août 2000, la Cour de cassation civile du canton de Neuchâtel a rejeté le recours interjeté par la défenderesse, après avoir déclaré irrecevables les nouvelles pièces produites à l'appui de celui-ci. S'agissant du délai de résiliation, la cour cantonale s'en est tenue au délai d'un mois indiqué dans la lettre d'engagement du 9 juin 1994, estimant qu'aucun document écrit ultérieur - notamment la convention signée le 4 mars 1996 - n'établissait que les parties auraient passé un nouvel accord au sujet du délai de résiliation; elle a donc admis que la résiliation du contrat de travail signifiée à l'employeur par lettre du 22 août 1998 pour le 30 septembre 1998 était intervenue en conformité avec la clause ad hoc du contrat initial, toujours en vigueur. Quant aux jours de vacances pris en trop, la Cour de cassation civile a constaté que la défenderesse n'était pas parvenue à prouver que le chiffre de 4, retenu en première instance, était inférieur à la réalité. Par identité de motif, elle a écarté le moyen relatif aux heures de travail manquantes, lequel était du reste étayé par des pièces nouvelles et, comme telles, irrecevables.