Citation: 2C_135/2020 E. 5.1.5

5.1.5. La recourante nie effectuer de "l'ennoblissement" de textiles, en soulignant le caractère accessoire des travaux qu'elle réalise. Ainsi qu'il a été vu, la recourante ne peut être suivie lorsqu'elle prétend que les travaux de gaufrage et sérigraphie sont totalement insignifiants et n'apportent aucune plus-value au textile (cf. supra consid. 3.6). Le fait que les entreprises clientes de la recourante lui commandent ces travaux et les paient suffit à s'en convaincre. Dès lors qu'il y a une modification du textile, créant une valeur ajoutée, même minime, il faut admettre, avec le Tribunal administratif fédéral, qu'il y a "ennoblissement du textile" au sens de l'ordonnance sur la valeur des taux. En effet, les critères de l'importance du travail fourni et/ou de l'ampleur de la plus-value apportée, qui sont ceux suggérés de manière implicite par la recourante, ne sauraient être retenus, car il serait impossible de déterminer à partir de quel travail fourni ou plus-value apportée il faudrait considérer qu'un textile a été "ennobli". Ces critères, impraticables, créeraient donc une grande insécurité juridique. Ils ne trouvent par ailleurs aucun appui dans le système de la déduction de l'impôt préalable selon la méthode de la dette fiscale nette.