Citation: 4D_3/2019 E. B

B.a. Le 15 janvier 2013, Garage Z.________ a déposé une demande dirigée contre X.________ (sous sa raison sociale de l'époque, X1.________ LTD), concluant, sous suite de frais et dépens, au paiement par celle-ci de la somme de 4'347 fr. 50, avec intérêts à 5% l'an dès le 26 juillet 2012, et à la levée de l'opposition formée par la défenderesse au commandement de payer dans la poursuite en cours à concurrence de cette somme. Le 20 juin 2013, X.________, considérant que le véhicule présentait des vices cachés au moment de l'achat qui empêchaient son utilisation, a déclaré résilier le contrat de vente pour erreur essentielle et exigé le remboursement du prix de vente. Par lettre du 12 juillet 2013, Garage Z.________ a contesté l'invalidation dudit contrat. Par réponse du 30 septembre 2013, la défenderesse a conclu à sa libération des fins de la demande et, reconventionnellement, au constat de la nullité du contrat de vente conclu le 18 décembre 2008 ainsi qu'au paiement par la demanderesse de 25'000 fr., avec intérêts à 5% l'an dès le 20 juin 2013. Par jugement du 22 janvier 2015, le Tribunal de première instance a entièrement fait droit aux conclusions de Garage Z.________ et rejeté la demande reconventionnelle formée par X.________. Statuant par arrêt du 18 décembre 2015, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève (ci-après: la Chambre civile) a admis l'appel déposé par X.________, annulé le jugement attaqué et renvoyé la cause au Tribunal de première instance afin qu'il en complète l'instruction et rende une nouvelle décision. La Chambre civile a notamment considéré que le Tribunal de première instance avait refusé à tort de procéder à l'administration des preuves sollicitées par la défenderesse, soit la mise en oeuvre d'une expertise du véhicule. Elle a dès lors invité l'autorité inférieure à ordonner ce moyen de preuve. B.b. Le 26 août 2016, X.________ a renoncé à l'expertise projetée en raison de son coût prévisible. Les parties n'ayant pas versé l'avance de frais requise, l'expertise n'a pas été ordonnée. Statuant le 15 janvier 2018, le Tribunal de première instance a derechef admis la demande principale et rejeté la demande reconventionnelle. En bref, le Tribunal de première instance a jugé que la défenderesse devait verser le prix des travaux de réparation du véhicule car, même si l'existence d'un défaut était avérée, elle n'avait pas formellement exercé de droit formateur en matière de garantie pour les défauts. Il a en outre estimé que si, par impossible, il fallait retenir que la défenderesse avait opté pour le droit à la résolution du contrat d'entreprise, il faudrait alors constater que X.________ n'aurait pas démontré la gravité du défaut fondant un tel droit. Par arrêt du 30 octobre 2018, la Chambre civile a rejeté l'appel interjeté par X.________ et confirmé le jugement attaqué. Ses considérants seront discutés dans la suite du présent arrêt.