Citation: 8C_635/2021 E. 6.2

6.2. Dans l'affaire qui a donné lieu à l'arrêt 8C_546/2020 du 25 janvier 2021, la Cour de justice genevoise avait ordonné par arrêt du 2 avril 2019 la réintégration au sein de l'Hôpital Y.________ d'un infirmier qui avait été licencié par décision du 13 octobre 2017. Ensuite de ce jugement, l'intéressé avait été réintégré à compter du 6 août 2019. Le 24 septembre 2019, il avait formulé auprès de l'Hôpital Y.________ notamment des prétentions financières de 244'217 fr. 15 à titre d'arriéré de salaire. L'Hôpital Y.________ ayant rejeté ses prétentions, il avait recouru auprès de la Cour de justice genevoise. Par arrêt du 7 juillet 2020, celle-ci a considéré que l'employé, qui avait été rétabli dans son statut de fonctionnaire de l'Hôpital Y.________ ensuite de sa réintégration ordonnée par arrêt du 2 avril 2019, était réputé avoir continué à exercer sa fonction d'infirmier après le 13 octobre 2017 dans les mêmes conditions qu'auparavant et avait donc droit à son traitement notamment pour la période comprise entre le 13 octobre 2017 (date de la résiliation des rapports de service) et le 28 mai 2019 (date de l'entrée en force du jugement ordonnant sa réintégration). Le Tribunal fédéral a rejeté le recours interjeté par l'Hôpital Y.________ contre l'arrêt du 7 juillet 2020. Il a relevé qu'on ne voyait pas en quoi les juges cantonaux auraient fait une application arbitraire du droit cantonal en admettant les prétentions de l'employé en paiement de son salaire pour la période allant de la date de la résiliation des rapports de service à celle de l'entrée en force du jugement ordonnant sa réintégration; en effet, la reconnaissance d'un droit au paiement du traitement qui aurait été dû si les rapports de service n'avaient jamais cessé découlait de la notion même de réintégration, en l'absence de disposition qui exclurait le droit à un traitement rétroactif en cas de réintégration ordonnée par l'autorité judiciaire (arrêt 8C_546/2020 du 25 janvier 2021 consid. 6.3.4).