Citation: 4A_333/2021 E. 5.4.2

5.4.2. La Cour de justice a pris en compte tous ces éléments. A en juger les versions successives qu'il a livrées à la juge d'instruction française, M.________ a d'abord tenté de faire accroire qu'il avait acheté les oeuvres d'art de manière légale, avant d'évoquer la possibilité que N.________ les ait volées, tout en lui cachant leur origine criminelle. Ce n'est qu'à compter du 30 septembre 2008 qu'il a finalement évoqué la thèse d'une escroquerie à l'assurance, dont N.________ lui aurait exposé le plan et les détails. Par la suite, il a encore modifié sa version en prétendant ne pas avoir participé aux rencontres avec l'assuré. Mis à part ce dernier point, sa version des faits n'a plus varié depuis lors. Certes, il s'est employé à contacter la compagnie d'assurances en caressant certainement l'espoir d'obtenir une récompense. Ce qui peut expliquer qu'il ait cherché à minimiser son implication. Et l'on peut fort bien imaginer qu'il ait tenté de faire pression sur l'assuré pour qu'il retire sa plainte pénale. De là à croire qu'il ait inventé toute l'histoire, il y a un pas qu'il n'était pas arbitraire de refuser de franchir. Certes encore, si M.________ était le témoin direct des explications livrées par N.________, il n'était que le témoin indirect des faits relatés par ce dernier. La cour cantonale a cependant retenu que ces déclarations étaient corroborées par d'autres faits, en soulignant notamment la précision des détails livrés par l'intéressé. On renverra au surplus à la décision attaquée, qui n'a été présentée ici que sous une forme résumée.