Citation: 6B_221/2025 E. 1.5.1

1.5.1. En l'espèce, selon les constatations cantonales qui lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), avant les faits reprochés le recourant disposait d'un droit de visite sur ses filles mineures. En tant que le recourant se prévaut de l'"intensité des rapports familiaux", il oppose sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire, ce qui n'apparaît pas être le cas. À cet égard, on relèvera que le recourant a lui-même déclaré lors des débats d'appel que, depuis le jugement de première instance, il n'avait la visite de ses filles qu'une fois par mois. Dans ces conditions, il ne peut se prévaloir d'une atteinte à la garantie de la vie familiale. S'agissant de son droit au respect de sa vie privée au sens de l'art. 8 CEDH, le recourant fait valoir qu'il a toujours exercé une activité professionnelle et a subvenu aux besoins de sa famille sans recourir aux aides de l'État. Il est cependant douteux qu'il puisse se prévaloir de liens sociaux et professionnels particulièrement intenses avec la Suisse, dès lors qu'il est arrivé en Suisse qu'en 2016 à l'âge de 34 ans et qu'il était sans emploi lors de son arrestation. Quoi qu'il en soit, la question peut demeurer indécise, compte tenu du résultat auquel conduit la pesée des intérêts prévue par l'art. 66a al. 2 CP (cf. infra consid. 1.5.2).