Citation: 1P.559/2001 25.02.2002 E. 1

Cet argument doit être rejeté. En effet, il ne ressort pas du jugement attaqué que le Tribunal administratif aurait posé une telle condition. Il est vrai que l'arrêt mentionne la question de la "vente en bloc d'appartements" mais uniquement dans la mesure où elle était soulevée par l'Asloca et la recourante, sans toutefois en tirer des conséquences dans le cas d'espèce. Contrairement à ce que semble croire la banque X.________, le Tribunal administratif n'a pas non plus appliqué par anticipation la nouvelle version de l'art. 39 al. 4 LDTR qui envisage "l'autorisation de vente en bloc", mais qui n'était pas encore en vigueur au moment de la décision entreprise. Le grief de violation du principe de la légalité soulevé par la banque X.________ doit donc être écarté. Il en va de même du reproche d'arbitraire que la recourante voit dans la situation, absurde selon elle, créée par l'obligation qui lui serait faite de procéder à une vente en bloc. Comme on l'a vu, une telle condition ne ressort pas de la décision du Tribunal administratif qui n'a pas non plus remis en question la validité de l'acquisition faite par la banque X.________ lors de la vente aux enchères forcée. Au demeurant, la banque ne peut s'en prendre qu'à elle-même si elle juge absurde la situation d'être propriétaire d'un logement alors qu'elle n'a "pas la vocation de détenir des appartements en PPE".