Citation: 4A_426/2014 E. 5.1.3

5.1.3. Selon la jurisprudence, les règles de la bonne foi et l'interdiction de l'abus de droit doivent être comprises à la lumière de la jurisprudence rendue au sujet de l'art. 2 CC (arrêt 4A_600/2008 du 20 février 2009 consid. 4.1). En l'espèce, le recourant, sous le couvert du grief en question, tente de remettre en cause la manière dont la Formation a appliqué l'art. 156 CO aux circonstances du cas concret et le rejet par elle du reproche fait à l'intimé d'avoir agi au mépris des règles de la bonne foi. Or, la violation du principe de la bonne foi, invoquée au titre de l'incompatibilité de la sentence avec l'ordre public matériel, qui n'a semble-t-il, encore jamais été admise par le Tribunal fédéral à ce jour, ne doit pas servir à remédier à l'absence de démonstration du comportement contraire aux règles de la bonne foi imputé à la partie intimée sous l'angle d'une disposition légale dont le principe de la bonne foi forme un élément constitutif, sauf à vouloir faire du recours en matière d'arbitrage international un moyen de droit s'apparentant à un appel. C'est pourtant ce que le recourant cherche à obtenir lorsqu'il s'emploie à démontrer que, même si les preuves d'un comportement contraire aux règles de la bonne foi adopté par l'intimé font défaut, la mauvaise foi de cette partie devrait être déduite de l'enchaînement des circonstances. Il n'y a pas lieu de le suivre sur ce terrain-là. Dès lors, le moyen pris de la violation de l'ordre public matériel se révèle, lui aussi, infondé dans ses deux branches, ce qui entraîne le rejet du recours.