Citation: 5A_691/2024 E. 4.2

4.2. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir retenu que le délai de plainte avait " débuté le 23 [recte: 22] décembre 2023", soit le jour où une copie de l'acte de défaut de biens avait été remise par l'Office à C.________, et non le 12 février 2024, date de la consultation du dossier archivé lors de laquelle la preuve de "la non-délivrance ", respectivement de " la non-transmission en bonne et due forme " de l'acte de défaut de biens en 2017 avait été découverte. Sa plainte déposée le 15 février 2024 respectait donc le délai légal de dix jours de l'art. 17 al. 2 LP. Il relève que, quoi qu'il en soit, le vice qu'il avait découvert dans la délivrance de l'acte rendait la poursuite " absolument nulle " et que cette nullité pouvait être soulevée en tout temps. Le recourant fait aussi grief à la cour cantonale d'avoir ignoré son " explication détaillée " de la chronologie et de la " découverte réelle du manquement " dans la notification de l'acte de défaut de biens en 2017, ainsi que les preuves fournies à cet égard, pour se concentrer uniquement sur la date de réception de la copie de l'acte de défaut de biens, laquelle " ne comportait pas de mention sur la non-délivrance initiale ". Or il avait expliqué dans son recours cantonal que pour pouvoir prendre pleinement connaissance du vice dans la délivrance de l'acte de défaut de biens litigieux, une consultation des archives était nécessaire, faute de quoi aucune preuve de la non-délivrance ne pouvait être apportée. Selon le recourant, la cour cantonale avait perdu de vue que sa plainte portait uniquement sur la non-délivrance de l'acte en 2017 et non sur son contenu en tant que tel, qu'il n'avait jamais contesté. La cour cantonale aurait ainsi dû examiner les arguments qu'il avait développés pour contester la première notification en 2017 et ne pouvait lui opposer la double motivation de l'autorité inférieure de surveillance pour s'en passer. Enfin, le recourant fait grief à la cour cantonale de n'avoir pas pris en compte les 49 jours qu'il avait fallu à l'Office pour extraire le dossier des archives. Ce délai, déraisonnablement long " malgré l'urgence clairement exprimée par oral et par écrit ", avait " directement empêché le respect des délais habituels de recours " et justifiait une restitution de délai.