Citation: 8C_611/2022 E. 3.2.4

3.2.4. Dès lors qu'au moment du prononcé de l'arrêt cantonal, la recourante n'avait pas mis un terme au versement de l'indemnité journalière ayant débuté le 1 er août 2020 et que la situation de l'intimé en lien avec sa seconde rechute était toujours en cours d'examen, il est très douteux que les conditions d'une extension de la procédure aient été réunies. En tout état de cause, cette question peut rester indécise. Comme relevé par la recourante, celle-ci n'a jamais - à tout le moins pas avant que les juges cantonaux aient rendu leur arrêt du 10 septembre 2022 - nié le droit de l'intimé à des prestations en lien avec la seconde rechute. Elle a notamment pris en charge l'intervention du 12 mars 2021 et a reconnu le droit de l'intimé à l'indemnité journalière à compter du 1 er août 2020, soit au moment de la rechute en question. La juridiction cantonale a donc partiellement admis le recours cantonal sur des questions non litigieuses. Elle a ainsi condamné la recourante au versement - déjà effectif - de l'indemnité journalière à partir du 1 er août 2020. Elle lui a par ailleurs enjoint de procéder à un nouvel examen du droit aux prestations à compter de cette date et de rendre une nouvelle décision, alors même qu'un tel examen ainsi qu'une ou des décision (s) y relative (s) allaient forcément intervenir ensuite d'une future stabilisation de l'état de santé de l'intimé. Il s'ensuit que les premiers juges - qui ont entièrement confirmé la décision sur opposition du 20 août 2021 - auraient dû rejeter intégralement le recours cantonal de l'intimé. Le recours en matière de droit public de l'assureur-accidents doit donc être admis, ce qui conduit à l'annulation de l'arrêt entrepris et à la confirmation de la décision sur opposition du 20 août 2021.