Citation: 6B_1277/2020 E. 1.3

1.3. Le recourant cherche en premier lieu à remettre en question la crédibilité de l'intimée en soutenant que sa version a évolué à plusieurs reprises au cours de l'instruction. Non seulement les contradictions qu'il invoque portent sur des points secondaires mais son argumentation ne contient aucun élément propre à remettre en cause l'appréciation de la cour cantonale. Ainsi, le prétendu " épisode de la porte des toilettes ", dont le bruit aurait énervé le recourant, qui n'aurait été évoqué que devant l'autorité de première instance est de peu d'importance et n'a pas de portée sur la crédibilité de l'intimée. Par ailleurs, lorsque le recourant prétend que la déclaration selon laquelle il aurait frappé l'intimée lorsqu'ils étaient au téléphone avec ses parents serait en contradiction avec le fait qu'elle a déclaré qu'elle était parvenue à esquiver tous les coups le soir en question, il omet que, si elle a bien dit qu'il n'était pas parvenu à l'atteindre avec la bouteille de vin, elle a également affirmé qu'il l'avait en revanche frappée avec un autre objet indéterminé et lui avait asséné des coups avec ses mains (déclarations de l'intimée à la police du 8 novembre 2018, p. 6). En outre, lorsqu'il reproche à la cour cantonale de n'avoir pas tenu compte du témoignage de l'amie de son frère, duquel il ressort que l'intimée disposait encore d'un téléphone peu après 22h le soir des faits, il oublie qu'il a lui-même déclaré à la police qu'il avait confisqué le téléphone de son épouse, dont il avait retiré et détruit la carte SIM, avant que son frère et son amie n' arrivent (déclarations du recourant à la police du 9 novembre 2018, p. 14).