Citation: 6B_1182/2017 E. 3.3.2

3.3.2. Le recourant nie l'existence d'un risque de récidive élevé d'infractions de nature violente. Il considère que le risque de récidive et l'existence d'une psychose paranoïaque sévère et chronique auraient dû être démontrés par une multitude d'exemples dans lesquels sa violence latente serait apparue. Ce faisant, il procède de manière purement appellatoire, partant irrecevable, à une appréciation personnelle de son état psychique et de sa dangerosité ainsi que de la méthode d'évaluation. En tout état, il ne met pas en évidence de défaut patent dans l'expertise, laquelle explique tant le contexte dans lequel le recourant est susceptible de perpétrer des actes de violence, que le lien entre ceux-ci et l'expression des symptômes de la psychose. Le recourant prétend que la psychiatrie ne peut pas se limiter à la conclusion d'un risque élevé de récidive sur la seule base du " bien lésé " par l'infraction. En cela il s'écarte radicalement du contenu de l'expertise, tel qu'apprécié par l'autorité précédente, ce de manière irrecevable. En tout état, les experts ont démontré le lien entre le trouble dont souffrait l'expertisé et les risques de récidive en l'absence de soins suffisants, ce indépendamment des biens lésés par l'infraction commise.