Citation: I 947/06 14.12.2007 E. 6

6.1 Selon la jurisprudence, les dispositions de la PA et de la PCF (par renvoi de l'art. 19 PA) ne s'appliquent pas à la procédure d'instruction devant les offices cantonaux de l'assurance-invalidité, du moment que ceux-ci ne sont pas des autorités fédérales. La procédure est réglée par les art. 69 à 77 RAI et les dispositions du droit cantonal (ATF 125 V 401 consid. 2 p. 403; Meyer-Blaser, Die Rechtspflege in der Sozialversicherung, in : BJM 1989 p. 21). Cela étant, le rapport « d'expertise » du docteur H.________ de septembre 2004 - même s'il n'avait pas été établi selon les règles prévalant en matière d'assurance-accidents - n'en constitue pas moins, dans le domaine de l'assurance-invalidité, un rapport médical susceptible d'entrer en ligne de compte dans le présent litige à condition de satisfaire aux critères de jurisprudence permettant d'accorder pleine valeur probante aux rapports médicaux (cf. consid. 9 ci-dessous). 6.2 S'agissant du rapport du docteur H.________ du 18 mai 2005, le recourant a été informé en mars 2005 de l'intention de l'office AI d'organiser un examen médical psychiatrique complémentaire à celui de septembre 2004, de même qu'il a été informé de l'identité de l'expert et qu'il a pu prendre connaissance du questionnaire (cf. courrier du 17 mars 2005 de l'office AI). L'accès aux rapports médicaux comme à l'ensemble de son dossier ne lui a nullement été refusé. En outre, la bonne compréhension entre lui et l'expert a été assurée par un interprète lors de l'expertise de mai 2005 et d'un accompagnateur lors de celle de septembre 2004 (cf. rapport corrélatif p. 3). Les rapports du docteur H.________ ne présentent pas d'éléments permettant d'inférer que les expertises se soient déroulées dans de mauvaises conditions. Dans ces circonstances, le grief de violation du droit d'être entendu n'apparaît pas fondé.