Citation: I 274/04 01.12.2004 E. 5

C'est à juste titre que l'office AI et les premiers juges ont évalué l'invalidité du recourant selon la méthode générale de la comparaison des revenus. 5.1 Pour le revenu sans invalidité, il ressort du dossier que le recourant percevait en 1998 un salaire mensuel brut de 3'995 fr., soit annuellement 51'935 fr. (13ème salaire compris). Dans la mesure où le recourant présente une incapacité de travail dans son activité d'aide-électricien depuis son accident de 1998, l'ouverture du droit à une éventuelle rente d'invalidité, déterminante pour la comparaison des revenus, prend naissance en 1999 (art. 29 al. 1 let. b LAI). Après adaptation à l'évolution des salaires dans le secteur de la construction pour l'année 1999 (- 0,5 %; Evolution des salaires en 2002, p. 32, T1.93), le revenu sans invalidité à prendre en considération est donc de 51'675 fr. 35. 5.2 Pour le revenu d'invalide, le salaire de référence est celui auquel peuvent prétendre les hommes effectuant des activités simples et répétitives (niveau de qualification 4) dans le secteur privé, à savoir 4'268 fr. (Enquête suisse sur la structure des salaires 1998, TA1, p. 25), soit 51'216 fr. par année. Comme les salaires bruts standardisés tiennent compte d'un horaire de travail de quarante heures, soit une durée hebdomadaire inférieure à la moyenne usuelle dans les entreprises en 1998 (41,9 heures; La Vie économique 10/2004, p. 90, tableau B9.2), ce montant doit être porté à 53'648 fr. 75. Après adaptation de ce chiffre à l'évolution des salaires selon l'indice suisse des salaires nominaux pour les hommes de l'année 1999 (+ 0,3 %; Evolution des salaires en 2002, p. 32, T1.93), on obtient un revenu annuel de 53'809 fr. 70. Vu les limitations fonctionnelles, l'âge et les années de service du recourant, il se justifie de procéder à un abattement de ce salaire statistique à hauteur de 15 %. Il en résulte un revenu d'invalide de 45'738 fr. 25. 5.3 La comparaison des revenus donne un taux d'invalidité arrondi de 11 % ([51'675 fr. 35 - 45'738 fr. 25] x 100 : 51'675 fr. 35). Ce taux est manifestement inférieur au seuil ouvrant le droit à une mesure de reclassement (20 % environ) et, a fortiori, à une rente de l'assurance-invalidité (40 % au moins). Au demeurant, nonobstant le taux d'invalidité insuffisant du recourant, une mesure de reclassement au sens de l'art. 17 LAI ne se justifierait pas. En effet, des mesures de réadaptation ne sont à la charge de l'assurance-invalidité que s'il existe une proportion raisonnable entre leur coût et leur utilité prévisible. Or force est d'admettre qu'une mesure de reclassement serait selon toute vraisemblance vouée à l'échec, eu égard aux capacités d'apprentissage limitées du recourant constatées par les experts (cf. ATF 124 V 110 consid. 2a et les références).