Citation: 1B_571/2019 E. 4.2

4.2. En l'espèce, la durée de la détention était d'un peu plus de sept mois au moment de l'arrêt attaqué. Au terme de la durée de la prolongation ordonnée par le Tmc, le recourant aura été incarcéré 10 mois. Le recourant soutient qu'une infraction de menace qualifiée ne saurait donner lieu à une peine privative de liberté ferme et que même dans l'hypothèse où une telle peine serait prononcée, elle ne dépasserait pas six mois. En tant qu'il se prévaut à cet égard de peines effectivement prononcées s'agissant d'affaires prétendument similaires, en référence à des arrêts rendus par le Tribunal fédéral et par le Tribunal cantonal vaudois, il sied d'emblée de relever que toute comparaison d'une peine avec celles prononcées dans d'autres affaires s'avère délicate et hasardeuse compte tenu des nombreux paramètres entrant en ligne de compte (cf. ATF 141 IV 61 consid. 6.3.2 p. 69; arrêt 1B_250/2019 du 14 juin 2019 consid. 5.2.2). Si le recourant est reconnu coupable de menaces qualifiées, la peine privative de liberté encourue est de trois ans au plus (art. 180 al. 1 CP). Il y a donc lieu de considérer que la durée de la détention préventive déjà subie est encore compatible avec la peine privative de liberté à laquelle le recourant est exposé concrètement en cas de condamnation. Le Tribunal cantonal a ainsi correctement nié une violation du principe de la proportionnalité, étant rappelé qu'il n'y a pas lieu de tenir compte de l'éventualité de l'octroi d'un sursis. Par ailleurs, la détention ne se prolongera vraisemblablement pas au-delà de la durée admissible, dans la mesure où le Ministère public a rendu son acte d'accusation le 14 novembre 2019. Cela étant, afin d'échapper à toute critique, il appartiendra aux autorités compétentes de faire preuve de diligence pour fixer l'audience de jugement.