Citation: 8C_15/2010 23.12.2010 E. 7

7.1 La recourante reproche aux premiers juges une interprétation arbitraire de l'art. 48 al. 1 LPers. Elle soutient que les premiers juges ont eu tort de compter comme jours d'absence au sens de cette disposition des périodes pendant lesquelles elle pouvait tout à fait se rendre à son travail, mais devait uniquement éviter de participer à des animations extérieures ou intérieures avec les personnes âgées. D'après la recourante, l'art. 48 al. 1 LPers n'est applicable qu'en cas d'incapacité de travail entraînant une absence physique du lieu de travail. En revanche, lorsque l'employé ne répond plus aux exigences de la fonction sous l'angle des aptitudes, seul l'art. 38 al. 1 LPers serait applicable. 7.2 La juridiction cantonale a considéré, en substance, que si l'incapacité de travail porte sur une part importante du cahier des charges, l'employeur ne peut être tenu de réorganiser tout le service de manière à permettre malgré tout au salarié concerné de travailler. Il peut, au contraire, libérer l'intéressé de son obligation de venir travailler et considérer les périodes en question comme des jours complets ou partiels d'absence au sens de l'art. 48 al. 1 LPers. Cette interprétation de l'art. 48 al. 1 LPers échappe au grief d'arbitraire. Contrairement à ce que soutient la recourante, il n'est nullement exclu que l'art. 38 al. 1 LPers vise des situations différentes de celle d'une incapacité de travail pour cause de maladie et dans lesquelles l'insuffisance des prestations, du comportement ou des aptitudes de l'employé ne serait pas totalement indépendante de sa volonté. Une telle interprétation expliquerait pourquoi cette disposition prévoit une possibilité de licenciement alors que l'art. 46 al. 1 let. f LPers l'exclut, au contraire, en cas d'incapacité de travail pour cause de maladie ou d'accident; l'exigence d'un avertissement avant que le licenciement soit prononcé, et d'un délai pour permettre à la personne concernée « de répondre aux exigences du poste » (art. 39 LPers) prendrait également tout son sens. Le grief d'interprétation arbitraire de l'art. 48 al. 1 LPers est donc mal fondé.