Citation: 6P.129/2005 19.01.2006 E. 7

Le pourvoi en nullité est ouvert uniquement pour se plaindre de fausse application du droit fédéral (art. 269 al. 1 PPF) aux faits constatés par la cour cantonale (art. 277bis al. 1 PPF). Les motifs que le recourant doit développer dans son mémoire, à peine d'irrecevabilité (ATF 126 IV 6 consid. 5.1 et les références), ne peuvent notamment pas consister à remettre en cause les constatations de fait de l'arrêt cantonal ou reposer sur des faits nouveaux (art. 273 al. 1 let. b PPF). Si l'un des moyens du recourant est fondé sur un état de fait différent de celui de la décision attaquée, il ne peut en être tenu compte (ATF 126 IV 65 consid. 1 p. 67; 124 IV 81 consid. 2a p. 83 et les arrêts cités). Il s'ensuit que, lorsque toute l'argumentation développée dans le mémoire se rapporte à un état de fait différent de celui de la décision attaquée, le pourvoi doit être déclaré irrecevable, faute de satisfaire aux exigences de motivation de l'art. 273 al. 1 PPF. Un délai supplémentaire ne peut être imparti en application de l'art. 273 al. 2 PPF qu'à seule fin de permettre au recourant d'éliminer des moyens irrecevables, et non de faire valoir de nouveaux arguments qui n'avaient pas été soulevés dans le délai de l'art. 272 al. 2 PPF (ATF 79 IV 91 p. 92 s.). En l'espèce, dans la mesure où il ne reprend pas simplement à l'appui de son pourvoi, de manière inadmissible, les griefs d'appréciation arbitraire des preuves qu'il a développés dans son recours de droit public, le recourant soutient qu'il aurait dû être libéré de toute condamnation parce que le simple fait de se débattre et de se montrer oppositionnel ne constituerait pas des violences ou des menaces au sens de l'art. 285 CP. En réalité, les autorités cantonales ont reconnu le recourant coupable de violence ou menace contre les autorités ou les fonctionnaires pour avoir, au moment de son interpellation, proféré une menace contre le dénonciateur ("...tu vas voir ta gueule" ) et pour s'être livré à des voies de fait sur celui-ci, en le repoussant du coude, quand il a voulu l'emmener au poste. L'arrêt attaqué ne retient donc pas que le recourant se serait contenté de se débattre - comportement qui suffirait, du reste, à réaliser le délit prévu à l'art. 285 CP dès lors que la lutte qu'il implique comprend des voies de fait - et de se montrer oppositionnel. Aussi, faute de critiquer l'application du droit fédéral aux constatations de fait déterminantes de la cour cantonale, le pourvoi est-il irrecevable.