Citation: 1C_431/2017 E. 8

Les recourants contestent encore l'opportunité de l'extension de la zone de golf, en particulier la pertinence du renoncement à l'exploitation agricole du bâtiment sis sur la parcelle concernée. Ils y voient une inégalité de traitement à leur égard, voire une distorsion de la concurrence, s'agissant des subventions que le propriétaire du rural à désaffecter pourrait obtenir pour la construction d'un nouveau bâtiment en remplacement. De telles affirmations ne reposent pas sur des faits établis par l'arrêt cantonal qui les a tenus pour "hypothétiques" et, devant le Tribunal fédéral, les recourants ne démontrent rien de plus en ce sens, de sorte qu'on ne saurait en tenir compte (art. 97 al. 1 et 105 al. 1 LTF). Le changement d'affectation du rural ne confère aucune garantie à leur propriétaire qu'un autre rural pourra être construit ni que des subventions lui seront accordées. Au demeurant, les recourants ne démontrent aucunement être placés en relation de concurrence particulièrement étroite avec le propriétaire de ce rural, ni subir directement les éventuelles conséquences du prétendu subventionnement d'un nouveau rural (cf., s'agissant de l'intérêt digne de protection du concurrent, ATF 142 II 80 consid. 1.4.2 p. 84; 141 II 14 consid. 4.4 p. 29; 139 II 328 consid. 3.3 p. 333) ni aucun autre intérêt propre pour justifier de faire valoir un grief à l'égard de l'extension de la zone de golf. En conséquence, aussi surprenante soit a priori l'appréciation de la cour cantonale qui avalise la désaffectation de ces terrain et bâtiment agricoles au profit du golf, il n'y a pas lieu d'examiner ce grief.