Citation: 2C_33/2020 E. 10.3

10.3. La recourante affirme pour sa part que le raisonnement du Tribunal administratif fédéral viole le droit. Elle soutient qu'il est impossible de retenir que A.________ a bénéficié d'une protection territoriale absolue au sens de l'art. 5 al. 4 LCart, car il n'aurait jamais été établi, par le biais de preuves directes, qu'elle-même ou le groupe Editis avaient contractuellement interdit aux éventuels distributeurs ou aux grossistes étrangers de revendre à destination de la Suisse les produits qui leur seraient livrés. Elle prétend que le Tribunal administratif fédéral serait tombé dans l'arbitraire et aurait violé le principe de présomption d'innocence en partant de la prémisse que de telles ventes passives avaient été empêchées par contrat ou par d'autres mesures prises par son groupe.