Citation: 7B_522/2024 E. 3.3.6

3.3.6. Enfin, la cour cantonale a retenu que la durée de la détention pour des motifs de sûreté était proportionnée, au vu de la peine privative de liberté, respectivement de la mesure institutionnelle que la recourante pourrait avoir à subir. Dans la mesure où il était probable qu'une mesure institutionnelle doive être prononcée, la durée de la peine privative de liberté suspendue, soit 15 mois, n'était pas déterminante; de toute manière, c'était depuis fin août 2023, soit depuis 7 mois environ, que durait la détention pour des motifs de sûreté, laquelle avait été précédée d'une privation de liberté à des fins d'assistance, puis d'une détention provisoire dont la durée avait pu être entièrement imputée, à quelques jours près, sur la peine prononcée par l'ordonnance pénale du 5 février 2024; il n'y avait pas lieu de tenir compte de ces périodes de détention. La recourante se borne à critiquer la prise en compte, par l'autorité précédente, de la durée de la mesure institutionnelle dans l'examen de la proportionnalité de la détention pour des motifs de sûreté, sans toutefois remettre en cause, par une motivation conforme à l'art. 42 al. 2 LTF - alors qu'il lui appartenait de le faire sous peine d'irrecevabilité (ATF 142 III 364 consid. 2.4; arrêt 6B_161/2022 du 15 février 2023 consid. 3.2) -, le raisonnement subsidiaire tenu par la cour cantonale, en référence à la décision du TMC selon laquelle ladite détention subie jusqu'alors, d'une durée d'environ 7 mois, était encore inférieure à la peine privative de liberté de 15 mois suspendue. Elle se borne notamment à invoquer le "risque que la détention subie soit supérieure à ce qui aurait dû l'être car il est impossible de préjuger de la décision finale à venir dans le cadre du recours déposé contre la levée de la mesure ambulatoire" Une telle argumentation, appellatoire, est insuffisante au regard des exigences de motivation (cf. consid. 2.2.2 supra), étant au surplus relevé qu'outre la possibilité de former une demande de libération si les conditions en sont remplies (par exemple si les réponses complémentaires de l'expert devaient amener à un autre résultat qu'une détention pour des motifs de sûreté), l'intéressée peut, en cas de détention illégale (ce qui n'est pas le cas en l'occurrence), engager une procédure d'indemnisation conformément aux art. 429 ss CPP, en particulier l'art. 431 CPP (cf. arrêt 1B_472/2022 du 11 octobre 2022 consid. 2.6.1, rendu dans le cadre de l'examen de l'application de l'art. 364a CPP).