Citation: 6B_1062/2013 E. 4.1

4.1. Le recourant prétend à la prise en considération de 57 heures et 50 minutes d'activité sur la période du 16 février 2010 au 10 juin 2013. L'autorité de première instance a retenu 15 heures. La cour cantonale a jugé que cette dernière appréciation n'était pas abusive, en soulignant que si le recourant avait introduit sa demande le 29 septembre 2010, il ne s'était manifesté devant cette juridiction qu'au mois de mars 2012, demeurant ainsi inactif 18 mois durant. Par ailleurs, les 26 heures pour la rédaction d'écritures et 10 heures pour la lecture d'un dossier peu volumineux apparaissaient manifestement excessives au vu de la complexité très relative de la cause et des questions juridiques s'y rapportant. Le recourant objecte, en substance, que la procédure a duré plus de 3 ans, que l'activité de son conseil comprenait notamment 7 heures de conférences avec le client, les lectures, les études, les consultations du dossier, la rédaction des actes, les vacations et les audiences (44 heures), ainsi que les téléphones (4 heures) et les courriers (2h30). Son conseil ne serait pas demeuré inactif durant 18 mois mais aurait déployé une activité de suivi extra-judiciaire (report dans l'agenda de l'étude, vérifications, recherches, etc.) et d'entretiens téléphoniques avec les autorités judiciaires compétentes. La cour cantonale aurait aussi occulté que le tarif horaire de 380 fr. était loin des maxima autorisés à Genève. Le recourant aurait dû interpeller à plusieurs reprises les autorités compétentes sans jamais obtenir de réponse satisfaisante et l'on ne pouvait exiger de lui qu'il réduise son dommage.