Citation: 5F_16/2024 E. 2.2

2.2. Dans son arrêt 5A_281/2023 du 2 mai 2024, le Tribunal fédéral a déclaré irrecevables tous les griefs de la recourante soit pour des motifs tenant à l'argumentation présentée dans le recours, qui ne répondait pas aux réquisits du principe d'allégation, notamment dans sa critique dirigée contre les faits retenus dans l'arrêt cantonal, ou n'avait pas de lien avec la décision attaquée, soit pour des motifs tenant au principe de l'épuisement matériel des instances. Pour l'un des griefs soulevés seulement, soit la violation de l'art. 12 let. c LLCA, le Tribunal fédéral a tenu compte d'une pièce nouvelle, dans une motivation au demeurant alternative, soit la décision du 12 juillet 2023 de la Juge de paix du district de Lausanne prenant acte de la démission de l'administrateur de la succession, dont il a déduit que la recourante n'avait plus d'intérêt à se prévaloir d'une cause de révocation de cet administrateur. Or, la recourante n'invoque aucune inadvertance en lien avec cette pièce et le Tribunal fédéral n'a été amené à établir aucun autre fait pour retenir l'irrecevabilité du recours déposé devant lui. En effet, il n'a revu aucun fait établi dans l'arrêt cantonal attaqué, étant donné qu'il a déclaré irrecevable pour défaut de motivation la critique de fait développée par la recourante. Partant, le motif de révision soulevé par la recourante est manifestement inconsistant, car le Tribunal fédéral ne saurait se voir reprocher, dans la présente procédure de révision, de ne pas avoir rectifié par inadvertance une erreur affectant une constatation faite par les juges précédents (cf. DENYS, in Commentaire de la LTF, 3 ème éd. 2022, n° 25 ad art. 121 LTF). La recourante soutient en réalité que la motivation de son recours aurait été mal comprise ou appréciée, ce qui revient à invoquer une violation du droit. En outre, lorsqu'elle met en exergue certains passages de son recours cantonal, elle tente de reformuler la position juridique qu'elle entendait y exprimer devant l'autorité cantonale en soutenant que le Tribunal fédéral l'aurait mal comprise. La recourante semble, ce faisant, méconnaître que, si elle estimait que certains passages pertinents de son recours cantonal n'avaient pas été pris en compte, il lui revenait de dénoncer une violation de son droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) par l'autorité cantonale dans son précédent recours en matière civile, dans une argumentation conforme aux exigences du principe d'allégation (art. 106 al. 2 LTF), ce qu'elle n'a pas fait. II suit de là que la requête doit être rejetée.