Citation: 2C_215/2024 E. 4.2.2

4.2.2. En l'espèce, il ressort de l'arrêt entrepris que la recourante a exercé un emploi de serveuse du 1er mai 2018 au 20 novembre 2018, date de son licenciement avec effet immédiat, à la suite d'une demande de renseignements la concernant de la part du Service des migrations. Selon l'arrêt entrepris, la rémunération contractuelle était de 20 fr. de l'heure. Le salaire mensuel moyen perçu a été de 1'587 fr. Après cette activité, la recourante a été engagée comme employée de nettoyage pour une entreprise d'assurance à hauteur d'une dizaine d'heures de travail par mois. Cette activité lui a rapporté un salaire moyen de 317 fr. par mois. La recourante a ensuite travaillé comme employée de nettoyage, d'avril 2020 à avril 2021, respectivement juin 2022, auprès d'un particulier, à raison de quelques heures par mois. Par ailleurs, la recourante a été déclarée en incapacité de travail totale dès le 21 novembre 2018 par son psychiatre traitant. Son taux d'incapacité a ensuite varié (50% dès avril 2019, 100% dès mars 2020, 90% dès juillet 2020, 80% dès septembre 2020, 100% dès novembre 2020). La recourante n'a jamais perçu d'indemnités de l'assurance-chômage et a bénéficié de l'aide sociale dès février 2019.