Citation: 6B_447/2018 E. 1.4

1.4. En tant qu'il se plaint d'une violation de l'art. 90 al. 2 LCR, le recourant s'écarte de manière inadmissible (art. 105 al. 1 LTF) de l'état de fait retenu sans arbitraire par les juges précédents. Il ne discute pas la qualification en cause à l'aune de ce même état de fait. Quoi qu'il en soit, il en va d'un dépassement effectué à une vitesse excessive, à l'issue duquel le recourant s'est rabattu alors que la distance qui le séparait du véhicule qui arrivait en face était insuffisante pour éviter une mise en danger jugée concrète des usagers de la route. De fait, la conductrice concernée a dû effectuer un freinage d'urgence et serrer un maximum à droite pour prévenir une collision frontale alors que le recourant avait atteint 95 km/h. Ces éléments permettaient à la cour cantonale de retenir, objectivement, une sérieuse mise en danger du trafic, à tout le moins sous la forme d'une mise en danger abstraite accrue (cf. ATF 142 IV 93 consid. 3.1 p. 96; 131 IV 133 consid. 3.2 p. 136; 121 IV 235 consid. 1 p. 237 ss) et, subjectivement, une faute grave (cf. ATF 131 IV 133 consid. 3.2 p. 136), en lien avec les art. 34 al. 3 et 4 et 35 al. 2 et 3 LCR. La cour cantonale pouvait donc admettre, sans violer le droit fédéral, une infraction à l'art. 90 al. 2 LCR.