Citation: 6P.113/1999 24.02.2000 E. 7

7.- Pour le motif qu'il ne lui a pas été permis de se constituer un second défenseur, le recourant invoque encore une violation de l'art. 4 aCst. Le droit d'être entendu, garanti par l'art. 4 aCst., implique la possibilité de mandater un défenseur (ATF 120 Ia 247 consid. 3a p. 250); à cet égard, l'art. 32 al. 2 Cst. (entré en vigueur le 1er janvier 2000 [RO 1999 2555]) ne confère pas plus de droit (FF 1987 I 189). Mais il ne donne pas un droit inconditionnel et illimité à se faire assister par plusieurs défenseurs. Pour le motif déjà qu'un second défenseur n'était pas nécessaire en l'espèce pour garantir une défense suffisante, l'art. 4 aCst. n'a pas été violé. Les garanties procédurales qu'offre l'art. 4 aCst. ont d'ailleurs une portée équivalente à celles des art. 6 CEDH et 14 Pacte ONU II (ATF 122 I 109 consid. 3c p. 114). Le grief est infondé.