Citation: 8C_640/2023 E. 4.2

4.2. Le recourant estime pour sa part que la bonne foi de l'intimée aurait dû être niée. Dès lors que la condition de la bonne foi devait être réalisée au moment où la personne assurée percevait les prestations indues dont la restitution était exigée, le comportement habituellement diligent de l'intimée n'était pas pertinent pour en conclure que la violation de son devoir d'information ne procédait que d'une négligence légère. Par ailleurs, lorsque l'intimée avait été informée par courrier du 22 avril 2022 de l'indexation de sa rente dès le 1 er avril 2022, elle ne pouvait ignorer le fait qu'elle allait recevoir des prestations complémentaires trop élevées et savait ou devait savoir qu'elle devrait restituer le trop-perçu. Enfin, s'agissant du délai d'annonce d'un changement de situation, le recourant fait valoir qu'il incombe à une personne assurée d'informer immédiatement la caisse de compensation compétente d'un revenu supplémentaire de nature à influencer le droit aux prestations. En n'informant le recourant de l'indexation de sa rente que le 14 juillet 2022, soit plus de deux mois et demi après avoir reçu le courrier du 22 avril 2022, l'intimée avait par conséquent commis une négligence grave.