Citation: I 947/06 14.12.2007 E. 9

9.1 Dans son rapport de septembre 2004, le docteur H.________ a diagnostiqué un syndrome de stress post-traumatique entraînant une incapacité de travail de 25 % dans l'exercice d'une activité lucrative adaptée à l'état de santé psychique de l'intéressé. Le 18 mai 2005, il a constaté une rémission du syndrome de stress post-traumatique et fait état d'un trouble persistant de la personnalité consécutive à un stress extrême entraînant une incapacité durable de travail de 10 % dans une activité lucrative raisonnablement exigible. 9.2 Sur le plan somatique, le docteur W.________ fait état d'une capacité résiduelle de travail de 50 % au moins dans une activité lucrative adaptée à l'état de santé du recourant et estimé à 33,33 % l'incapacité de travail médico-théorique (rapport d'expertise du 14 avril 2004). 9.3 Cela étant, les pièces médicales figurant au dossier n'arrêtent clairement ni sur le plan somatique, ni sous l'angle psychique, la capacité de travail raisonnablement exigible du recourant. En outre, aucun des rapports médicaux ne contient une appréciation globale de cette dernière, celle fixée en septembre 2004 par le docteur H.________ à 55 % n'étant pas décisive dès lors qu'elle est fondée sur des troubles psychiques labiles et sans indication de la période temporelle concernée. A défaut d'informations suffisantes sur ces points, les premiers juges se sont prononcés sur la base d'un état de fait incomplet et, dès lors, non conforme au droit fédéral. Partant, ils ne pouvaient déterminer le degré d'invalidité de l'assuré et se prononcer sur son droit éventuel à une rente. Dans ces circonstances, même en présence du rapport du COMAI du 4 septembre 2007 qu'il n'appartient pas au Tribunal fédéral d'évaluer pour la première fois au plan judiciaire, il convient de renvoyer la cause à l'office AI afin qu'il rende une nouvelle décision après avoir complété l'instruction. Sur le vu de ce qui précède, le recours se révèle bien fondé.