Citation: 5A_1059/2021 E. 4.2.1

4.2.1. Elle soutient en premier lieu qu'au vu des rapports existants entre l'intimé et son conseiller financier et de l'intérêt personnel de celui-ci dans l'issue de la cause, le témoignage du conseiller financier, qui n'est corroboré que par les déclarations de l'intimé, ne peut pas être considéré comme déterminant. Elle affirme en second lieu qu'étant donné que l'autorité précédente a retenu en page 12 et 13 de son arrêt que, dès 2007, la situation financière du débiteur était obérée, elle ne pouvait admettre qu'en 2012, le débiteur était encore dans une situation financière ordonnée (p. 20). La recourante affirme qu'au vu de ces éléments et de ceux qui ressortent de l'arrêt attaqué, qu'elle résume, il est arbitraire de retenir que l'intimé n'avait pas, au 31 octobre 2012, connaissance de la situation financière obérée du débiteur. Elle ajoute que si, jusqu'en juillet 2012, la tromperie astucieuse du débiteur a pu déployer ses effets aux dépens de l'intimé, tel n'était plus le cas en octobre 2012 au vu des investigations menées par son conseiller financier, raison pour laquelle ce dernier a d'ailleurs fait pression sur le failli pour obtenir un gage immobilier.