Citation: 4A_309/2018 E. 4

L'arrêt du Tribunal cantonal est en principe susceptible du recours constitutionnel subsidiaire selon l'art. 113 LTF. Ce recours n'est recevable que pour violation des droits constitutionnels (art. 116 LTF). Le Tribunal fédéral ne se saisit que des griefs soulevés et motivés de façon détaillée par la partie recourante (art. 106 al. 2 et 117 LTF; ATF 141 I 36 consid. 1.3 p. 41; 138 I 171 consid. 1.4 p. 176; 134 I 83 consid. 3.2 p. 88). En tant que cette partie invoque la protection contre l'arbitraire conférée par l'art. 9 Cst., elle n'est pas autorisée à simplement contredire la décision attaquée par l'exposé de ses propres allégations et opinions. Elle doit plutôt indiquer de façon précise en quoi la décision est entachée d'un vice grave et indiscutable; à défaut, le grief d'arbitraire est irrecevable (ATF 133 II 249 consid. 1.4.1 p. 254; 133 III 393 consid. 6 p. 397; voir aussi ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266). Sur de nombreux éléments du litige, les défendeurs se plaignent d'arbitraire dans l'appréciation des preuves et dans la constatation des faits. Toutefois, le Tribunal fédéral ne discerne guère sur quels points ils reprochent réellement aux juges d'appel, sinon par de simples protestations ou dénégations, d'avoir commis une erreur certaine ou de s'être livrés à une appréciation absolument insoutenable. Les arguments présentés tendent seulement à substituer des appréciations différentes de celles de l'autorité précédente. Il s'ensuit que le recours constitutionnel est lui aussi irrecevable, faute d'une motivation adéquate.