Citation: 5A_844/2023 E. 5.3.2

5.3.2. En l'occurrence, le recourant ne remet pas (valablement) en cause l'élément déterminant soulevé par l'autorité cantonale, à savoir que, en dépit de la mise en oeuvre durant de nombreuses années de tout un arsenal de mesures - qu'il s'agisse de visites médiatisées ou de mesures thérapeutiques -, et malgré plusieurs événements encourageants ayant marqué l'historique de ces relations, la perspective d'une reprise des liens demeure fortement anxiogène et représente une grande souffrance pour l'enfant. Dans ces circonstances, la juridiction précédente n'a pas commis d'abus de son pouvoir d'appréciation en confirmant la suppression du droit de visite du recourant. Il sied au demeurant de relever que la cour cantonale n'a pas sans autre confirmé la suppression des relations personnelles dès lors qu'elle a renvoyé la cause à l'autorité de première instance pour qu'elle ouvre une enquête en limitation de l'autorité parentale de la mère et qu'elle ordonne un complément d'expertise à celle de juin 2016 pour, notamment, connaître l'évolution psychologique de l'enfant et savoir si elle serait victime d'aliénation parentale, déterminer les conséquences de la suppression de tout lien avec son père et d'un retrait éventuel du droit de garde de la mère et d'un placement de l'enfant, ainsi qu'établir les possibilités de rétablissement de relations personnelles avec le père. Au vu de ce qui précède, la critique du recourant doit être écartée.