Citation: 1C_221/2021 E. 3.3

3.3. En l'espèce, le recourant se plaint d'abord d'une violation de son droit à la réplique au motif qu'il s'est vu octroyer, le 19 mars 2021 par courrier reçu le lendemain, un délai au lundi 22 mars 2021 à 14h00 non prolongeable pour faire part de ses éventuelles ultimes observations. Il semble reprocher à la Cour de justice de ne pas l'avoir laissé disposer de suffisamment de temps pour exercer son droit à la réplique. En matière de droits politiques, les délais de recours sont souvent très brefs, afin de garantir que les irrégularités puissent être corrigées si possible, avant l'élection ou la votation, et que le scrutin ne doive pas être répété (ATF 145 I 282 consid. 3 et les arrêts cités). Le recourant a ainsi déposé son recours complet dans le bref délai légal de 6 jours (art. 62 al. 1 let. c de la loi sur la procédure administrative genevoise du 12 septembre 1985 [LPA/GE; RSG E 5 10]). Dans ce contexte particulier, le recourant s'est vu octroyer, pour répliquer sur la réponse de l'autorité intimée et des appelés en cause, un bref délai de plus de deux jours (dès le moment où il a reçu le courrier le samedi 20 mars 2021). A quelques jours de la date du scrutin mis en cause par le recourant, ce bref délai était adapté aux circonstances et répondait à un intérêt public prépondérant à ce que le recours puisse être tranché le plus rapidement possible et à ce que le corps électoral puisse voter en connaissance de cause. Au demeurant, le recourant ne conteste pas avoir déposé sa réplique le lundi 22 mars 2021 à 11h55, soit plus de deux heures avant l'expiration du délai imparti. Sa réplique comporte 17 pages et se prononce sur l'ensemble des réponses des autres parties. Le recourant n'a de surcroît alors émis aucune réserve quant au délai imparti. Dans ces conditions, le recourant a pu valablement exercer son droit d'être entendu. Quant au fait que les autres parties n'auraient pas eu l'occasion de se déterminer sur la réplique du recourant, il est douteux que le recourant puisse s'en prévaloir, ce d'autant plus que le SVE et les intimés n'ont subi aucun préjudice de ce fait puisqu'ils ont obten u gain de cause.