Citation: 2P.302/2000 29.10.2001 E. 5

5.- Le recourant critique encore l'art. 16 al. 2 LArm. vaud, ainsi libellé: "Il est interdit de faire le commerce des substances explosibles, notamment des engins pyrotechniques, par correspondance.. " Ainsi qu'on l'a vu (supra, consid. 4b), le commerce des explosifs est réglé de manière détaillée par la loi fédérale (art. 8a ss LExpl), de sorte que le canton ne dispose pas d'une compétence propre pour réglementer cette question. Quant aux engins pyrotechniques, réservés à l'art. 44 LExpl, le canton peut certes prévoir une réglementation plus sévère pour leur commercialisation, mais cette compétence ne saurait s'étendre à l'acheminement par voie postale, réglé par les prescriptions de la législation fédérale et les accords internationaux [art. 3 al. 2 et 24 al. 3 LExpl; voir également l'ordonnance du Conseil fédéral relative au transport des marchandises dangereuses par route du 17 avril 1985, en sa teneur au 23 février 1999, (SDR; RS 741. 621) qui rend applicable au trafic national les dispositions de l'Accord européen du 30 septembre 1957 relatif au transport international des marchandises dangereuses par route (ADR), y compris ses annexes A et B, et définit le champ d'application desdites dispositions à raison des personnes (art. 2 SDR)]. Il s'ensuit que l'art. 16 al. 2 de la loi vaudoise est contraire au droit fédéral et doit être annulé.