Citation: 1B_54/2022 E. 2.4

2.4. La Chambre des recours pénale a jugé que l'envoi par mégarde de l'ordonnance de reprise d'instruction à l'adresse de domicile du recourant plutôt qu'à la Prison de la Croisée, où il était détenu, ne constituait pas une marque ou une apparence de prévention de la Procureure. Elle n'a pas davantage vu un motif de récusation dans la cause PE19.023841 dans le fait que cette magistrate a instruit l'affaire ayant donné lieu à la condamnation du recourant, confirmée en appel, dans la procédure PE19.020519, au vu de la jurisprudence du Tribunal fédéral. Quant aux éventuels motifs de récusation concernant l'affaire PE19.020519, le recourant aurait dû les faire valoir dans le cadre de cette procédure. Le recourant ne s'en prend pas à cette argumentation. Il se borne à affirmer que ses droits de défense, et singulièrement son droit d'être assisté par un avocat, ont été violés par le Ministère public, " comme il l'a déjà fait dans la procédure précédente PE19.020519 ". Il n'étaie nullement cette allégation et ne cherche pas à démontrer en quoi la Chambre des recours pénale aurait fait preuve d'arbitraire ou violé d'une autre manière le droit en considérant qu'il lui appartenait de faire valoir ce motif de récusation dans la procédure PE19.020519 en tant qu'il se rapportait à cette affaire, et non dans la cause PE.023841 pour laquelle il demandait la récusation de la Procureure. L'insuffisance de la motivation qui affecte le mémoire de recours n'est pas un vice réparable, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'accorder au recourant un délai pour le compléter (cf. art. 42 al. 5 LTF; ATF 134 II 244 consid. 2.4.2).