Citation: 6B_679/2022 E. 1.4

1.4. Le recourant se réfère aux déclarations de son médecin-psychiatre à l'audience de première instance qui décrirait son état dépressif et anxieux relativement permanent, ainsi qu'à l'attestation de son médecin à U.________ qui confirmerait un pronostic de bipolarité de type 1. Ces avis médicaux constitueraient des indices qu'il n'aurait manifestement pas disposé, durant la période pénale visée, d'une responsabilité pénale pleine et entière. Il en résulterait à tout le moins une raison sérieuse de douter de sa responsabilité, ce qui justifierait d'ordonner une expertise. Ce faisant, le recourant reprend pour l'essentiel les objections déjà formulées devant la cour cantonale, se contentant d'opposer sa propre appréciation des avis médicaux à celle de l'autorité précédente. Procédant par affirmation, il ne démontre aucunement en quoi l'appréciation anticipée des preuves à laquelle s'est livrée la cour cantonale serait entachée d'arbitraire. Partant, son grief est irrecevable, faute de satisfaire aux exigences découlant des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Au demeurant, l'autorité cantonale pouvait, sans arbitraire, s'appuyer sur les seules explications du médecin-psychiatre qui a suivi le recourant à partir du 17 juillet 2018 et ne pas tenir compte du rapport écrit - pour le surplus non traduit - du Dr D.________, médecin à U.________. Ce dernier a en effet attesté de l'état de santé du recourant au mois d'avril 2021, soit près de trois ans après la période litigieuse. De même, sur la base des éléments au dossier, il n'était pas manifestement insoutenable de retenir que le recourant avait conscience de ses obligations (cf. art. 19 CP). En effet, le jugement cantonal rapporte les déclarations circonstanciées du médecin C.________ qui a expliqué que son patient avait présenté un état dépressif et anxieux relativement permanent et bénéficié d'arrêts de travail complets du 17 juillet au 30 novembre 2018, puis du 10 février au 31 mars 2020; il a précisé que lors des phases de dépression, l'incapacité de travail de son patient était entière, mais n'a pas évoqué une altération de la conscience ou de la volonté, même s'il a concédé que la bipolarité, pour autant que le diagnostique soit retenu, pouvait entraver l'intention; en dehors de ces périodes, le patient ne présentait pas de symptômes cliniques l'empêchant de travailler. En d'autres termes, les constatations de ce médecin-psychiatre ne permettent pas de conclure à l'existence de troubles psychiques qui auraient une incidence sur la responsabilité pénale du recourant dans le cadre de la présente procédure; ils ne font pas davantage naître un doute sérieux sur celle-ci. Au surplus, les propres explications et agissements du recourant relevés par la cour cantonale vont dans ce sens (cf. ci-dessus consid. 1.3). La cour cantonale n'a donc pas violé le droit fédéral en considérant, par appréciation anticipée des preuves, qu'il n'y avait pas d'indices sérieux susceptibles de faire douter de la responsabilité du recourant et que la requête d'expertise devait être rejetée. Le grief doit dès lors être rejeté dans la mesure où il est recevable.