Citation: 6B_338/2015 E. 1.4

1.4. Le recourant, répétant en partie son argumentation d'appel, rediscute l'un après l'autre les différents indices retenus à son encontre, tentant d'imposer sa propre interprétation des preuves et version des faits sur celles retenues par la cour cantonale, s'appuyant cas échéant sur des faits qui n'ont pas été constatés par l'arrêt entrepris, sans démontrer l'arbitraire de leur omission, ou passant sous silence ceux qui ne vont pas dans son sens, sans toutefois établir leur caractère insoutenable. Son argumentation est ainsi largement appellatoire. Il en va en particulier ainsi lorsqu'il reproche à la cour cantonale d'avoir fait un amalgame entre la détention des outils retrouvés dans le véhicule de son frère et l'exercice d'une activité délictuelle. Alors que la cour cantonale aurait reconnu que la voiture yyy ne lui appartenait pas, elle n'aurait à aucun moment considéré que ces outils pouvaient appartenir à une autre personne à qui il aurait prêté sa voiture, telle que Z.________. Faisant fi du fait qu'il a lui-même admis que ces outils lui appartenaient (cf. arrêt attaqué p. 7), le recourant ne fait qu'opposer sa propre appréciation des faits à celle de la cour cantonale, sans démontrer en quoi celle-ci serait arbitraire. Son grief est irrecevable. Au surplus, il n'est pas arbitraire de considérer que les objets en question constituent un indice de son implication dès lors que la plupart d'entre eux se retrouvent sur les images de vidéosurveillance de la station-service BP le soir en question et que l'ADN du recourant a été retrouvé sur l'un des talkies-walkies. Le recourant soutient en outre que la cour cantonale n'aurait pas dû tirer une quelconque conclusion quant à sa culpabilité du fait qu'il subsisterait des incohérences au sujet du transfert des 1000 euros; bien au contraire, ce versement aurait été expliqué et justifié, en particulier par le témoin W.________, dont il retranscrit une partie des déclarations. Selon l'expérience générale de la vie, la plupart des personnes ne conserveraient pas les récépissés de leurs envois postaux, virements bancaires et autres actes administratifs. En outre, l'arrêt de la cour cantonale ne permettrait pas de déduire avec certitude que les 1000 euros proviendraient du produit de l'infraction qui a eu lieu pendant la nuit du 7 au 8 mai 2014. A cet égard, la cour cantonale a relevé que les déclarations du témoin W.________ n'étaient pas crédibles et ne les a pas prises en considération - non pas parce qu'il ne se souvenait pas de la manière dont son cousin lui avait confirmé la réception du versement des 1000 euros comme l'affirme le recourant - mais parce qu'il avait caché qu'il s'était entretenu avec ce dernier à sa sortie de prison. Le recourant n'explique pas en quoi cette appréciation serait arbitraire et il n'apparaît pas que tel soit le cas. La version du recourant repose dès lors uniquement sur ses propos, lesquels ne démontrent aucunement en quoi l'appréciation des preuves opérées par la juridiction cantonale serait insoutenable. Une telle argumentation est insuffisante et, partant, irrecevable. Au demeurant, si le transfert des 1000 euros le lendemain de l'infraction ne saurait suffire à lui seul à motiver l'implication du recourant dans les événements du 8 mai 2014, il s'agit néanmoins d'un indice supplémentaire en faveur de cette thèse. La cour cantonale n'a donc pas fait preuve d'arbitraire en retenant cet élément comme indice de la culpabilité du recourant. Le recourant affirme que la cour cantonale aurait versé dans l'arbitraire en retenant, comme autre indice de sa culpabilité, le fait que le caleçon comportant son ADN saisi dans la voiture yyy le 12 mai 2014 et le tissu sur la tête du second homme apparaissant sur les images issues de la vidéosurveillance seraient les mêmes. Il soutient que si la cour cantonale avait analysé de manière approfondie les images issues de la vidéosurveillance, elle aurait constaté qu'ils ne pouvaient pas être les mêmes en ce sens que celui apparaissant sur les images en question comporterait une bande blanche ininterrompue en dessus de marques blanches - vraisemblablement un logo ou un nom de marque - alors que le caleçon saisi dans la voiture yyy comporterait un côté noir avec des écritures blanches et un côté, certes blanc, mais avec des écritures noires; en outre, la partie noire et blanche du tissu apparaissant sur les images de la vidéosurveillance serait bien plus large que l'élastique du caleçon saisi dans la voiture yyy. Il prétend qu'en analysant précisément ces images, il aurait été possible, par un simple jeu de proportion en utilisant notamment le caleçon bleu ciel avec un aigle, de démontrer que l'élastique du caleçon noir, saisi dans la voiture yyy, était bien plus petit que la partie blanche apparaissant sur le tissu se trouvant sur la tête du second voleur. De la sorte, le recourant reprend mot pour mot l'argumentation qu'il a présentée en instance cantonale (pièce 4 dossier cantonal p. 3) et ne s'attaque pas à la motivation retenue par la juridiction d'appel. Il ne présente ainsi aucune nouvelle argumentation dont le Tribunal fédéral pourrait déduire en quoi les constatations de l'autorité cantonale seraient manifestement inexactes (au sens de l'art. 97 al. 1 LTF). Sa critique s'avère dès lors irrecevable au regard des exigences légales de motivation (art. 106 al. 2 LTF; cf. ATF 134 II 244 consid. 2.1 à 2.3 p. 245 s. et les références citées). Au demeurant, si l'on compare les images de vidéosurveillance et les photographies du caleçon saisi dans la voiture yyy, il n'apparaît pas arbitraire de retenir qu'il s'agit du caleçon porté en guise de cagoule lors des faits reprochés. Cela vaut d'autant plus que le caleçon plus clair avec un dessin d'oiseau, dont le recourant ne conteste pas qu'il correspond à celui que l'on aperçoit sur les images précitées, se trouvait également dans le véhicule en question et portait les traces ADN de Z.________, coauteur des infractions de vol et de dommages à la propriété commises à l'encontre de la station-service BP. En définitive, la cour cantonale n'est pas tombée dans l'arbitraire en retenant que le recourant avait forcé l'automate de la station-service BP et dérobé son contenu. Elle s'est fondée sur un ensemble d'indices convergents, en particulier les traces ADN prélevées sur les objets inventoriés dans le véhicule conduit par le recourant, les images de vidéosurveillance de la station-service BP enregistrées durant la nuit du 7 au 8 mai 2014 et le transfert des 1000 euros le lendemain des faits. Les dénégations du recourant ne permettent pas de renverser l'ensemble de ces indices.