Citation: 1C_558/2017 E. A

Le 17 novembre 2014, le Ministère public de la Confédération (MPC) est entré en matière sur une demande d'entraide judiciaire formée par un juge d'instruction près le Tribunal de grande instance de Paris dans le cadre d'une information pour délits d'initiés mettant notamment en cause C.________ et B.________. La demande tendait à une surveillance active de raccordements téléphoniques. Le MPC a autorisé la transmission immédiate des données récoltées tout en interdisant aux autorités françaises leur utilisation à des fins probatoires et en réservant une décision finale de refus. A notamment fait l'objet d'une surveillance un raccordement détenu par A.________ SA, mais utilisé par B.________. Par arrêt du 23 novembre 2015 (1C_594/2015), le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours formé à ce stade par B.________ et A.________, considérant que les écoutes téléphoniques n'avaient pas donné de résultat susceptible de faire l'objet d'une transmission immédiate. Le 4 avril 2016, le MPC est entré en matière sur une demande d'entraide complémentaire portant sur un titre dont l'achat et la revente auraient rapporté 3'100'000 euros à B.________. Par ordonnance de clôture du 30 janvier 2017 - après avoir également procédé à une transmission immédiate en avril 2016 -, le MPC a transmis les données requises, soit le produit de la surveillance téléphonique ainsi qu'un rapport de police du 31 mars 2015 portant sur le raccordement.