Citation: 4P.142/2004 13.09.2004 E. 1

6.3 Dans son jugement, elle a d'abord déterminé la marge brute des ventes, arrêtée à 12%, pourcentage que la recourante ne conteste pas. La cour cantonale a estimé que ce taux s'appliquait également aux autres prestations s'élevant à 2'804 fr. 35, fait que la recourante ne conteste également pas. Elle a ensuite considéré que l'intégralité (100%) des honoraires devaient être pris en considération. Les taux variant entre 0 et 60% figurant sur les décomptes remis après la cessation des rapports de travail par la recourante à l'intimé n'auraient pas de justification logique, puisque les charges étaient ensuite déduites des honoraires perçus par la succursale. La recourante ne s'en prend pas à cette motivation, se bornant à affirmer que la justification de la logique démontrerait l'arbitraire du raisonnement. Elle n'expose en particulier pas en quoi il était arbitraire d'avoir expliqué la prise en compte de l'intégralité des honoraires par la déduction de l'intégralité des frais y relatifs. Insuffisamment motivé, le grief est donc, sur ce point, irrecevable (consid. 1.2). Selon le contrat de travail, la commission est au demeurant calculée sur le résultat de la succursale, et non uniquement de l'intimé, comme semble le soutenir la recourante. Il ne ressort en outre pas du dossier quelles affaires auraient été générées par les autres collaborateurs de la succursale; la recourante ne le précise pas non plus. Une fois la marge brute déterminée, l'autorité cantonale a déduit le salaire de l'intimé, les charges sociales, le loyer, les frais de téléphone, certains frais divers et ajouté les frais de déplacement, mécanisme que la recourante aurait expressément admis dans son mémoire-réponse. Celle-ci ne démontre à nouveau pas en quoi il était arbitraire d'avoir retenu qu'elle avait admis ce mécanisme; elle se borne en effet à affirmer que les charges devraient être calculées différemment. Son grief est donc également irrecevable sur ce point, faute d'une motivation suffisante. La recourante n'a en conclusion démontré sur aucun point que l'appréciation des preuves à laquelle a procédé l'autorité cantonale pour conclure qu'elle était suffisamment renseignée et pouvait ainsi refuser d'ordonner une expertise relative aux marges brutes et nettes des ventes et honoraires était arbitraire. Le grief est donc irrecevable au regard de l'art. 90 al. 1 let. b OJ (consid. 1.2).