Citation: 2A.380/2004 21.07.2004 E. 5

Etant marié à une citoyenne suisse, le recourant a droit, en principe, à l'octroi et à la prolongation de l'autorisation de séjour et, après un séjour régulier et ininterrompu de cinq ans, à l'autorisation d'établissement (art. 7 al. 1 première phrase LSEE). Dans la mesure toutefois où il vit séparé de son épouse depuis plus de six ans sans qu'il existe le moindre espoir de réconciliation, son mariage apparaît vidé de toute substance et purement formel, de sorte qu'il commet un abus de droit à s'en prévaloir (cf. ATF 130 II 113 consid. 4.2 p. 117). Pour ce seul motif déjà, l'autorisation de séjour pourrait donc lui être refusée. Au surplus, il réalise plusieurs des motifs d'expulsion prévus à l'art. 10 al. 1 LSEE.