Citation: 1B_102/2023 E. 3

Le recourant conteste avoir agi tardivement dès lors qu'en substance les motifs de récusation invoqués ne seraient apparus qu'aux moments des débats du 6 septembre 2022. S'agissant tout d'abord du rejet des réquisitions de preuve au début de l'audience, le recourant soutient qu'elles tendaient à remettre en cause les convictions acquises lors du jugement du 1er octobre 2020 quant à sa culpabilité. Il ne conteste toutefois pas que les requêtes formulées le 6 septembre 2022 étaient les mêmes que celles refusées le 15 août 2022 (cf. p. 2 s. du procès-verbal). Dans la mesure dès lors où le recourant estimait que ce refus démontrerait l'incapacité des Juges intimés à revoir les avis émis dans l'arrêt d'octobre 2020, il lui appartenait d'agir immédiatement, soit dès la connaissance du premier rejet à la mi-août 2022 de ses réquisitions de preuve, ce qu'il n'a pas fait. La possibilité procédurale de répéter des réquisitions de preuve lors de l'audience ne saurait en effet permettre de pallier le non-respect des incombances en matière de célérité liées à la connaissance d'un motif de récusation. En tout état de cause, un rejet de réquisition de preuve dans la configuration d'espèce ne saurait constituer à lui seul un motif démontrant l'incapacité des Juges intimés à revoir leur position par rapport à celle émise dans l'arrêt de première instance annulé, sauf à imposer à ces magistrats d'admettre toutes les sollicitations de l'intéressé, indépendamment de leur éventuelle pertinence. Cela vaut d'autant plus que les arguments soulevés dans le présent cas semblent avant tout tendre à contester l'appréciation retenue pour écarter les requêtes du recourant, ce qu'il lui appartient de faire valoir par la voie de l'appel.