Citation: 6B_1322/2021 E. 1.4

1.4. Le recourant reproche ensuite à la cour cantonale de ne pas avoir donné suite à sa demande tendant à interpeller le SMPP sur le traitement administré au recourant et l'OSAMA "afin qu'il apporte la preuve que les EPO constituent un établissement adéquat et sont en mesure d'apporter au recourant les soins proposés par l'expert". Il ressort du jugement attaqué que la cour cantonale a jugé que les EPO étaient un établissement approprié au traitement des troubles mentaux du recourant dès lors qu'ils disposaient à l'évidence de personnel qualifié au sens de l'art. 59 al. 3 CP. En outre, elle a considéré que rien n'indiquait que les EPO ne seraient pas en mesure d'offrir le traitement médical tel que préconisé par l'expert. Dès lors que ces éléments étaient suffisamment établis, la cour cantonale a jugé que cela l'exemptait - ainsi que le tribunal de première instance - d'interpeller l'OSAMA et le SMPP. Le recourant soutient en particulier qu'il était nécessaire d'interpeller le SMPP afin de savoir quels soins et quelles thérapies il administrait au sein des EPO et s'il y avait du personnel qualifié de manière permanente au sein des EPO, de façon à déterminer si l'établissement pouvait remplir les conditions d'un établissement adéquat. À cet égard, il convient de relever qu'il ressort du dossier que tant l'OSAMA que le SMPP se sont exprimés sur le traitement suivi par le recourant. En effet, dans son courrier du 27 janvier 2021, le SMPP a expliqué que, depuis son arrivée aux EPO en août 2020, le recourant n'avait été rencontré qu'à une seule reprise par le chef de clinique adjoint et que trois nouveaux entretiens avaient été proposés, mais refusés par le patient, qui rapportait toujours agir sur conseil de son avocate (pièce 43 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). En outre, dans son courrier du 16 février 2021, l'OSAMA a répondu à l'avocate du recourant relatif au caractère adéquat des EPO comme établissement d'exécution d'une mesure thérapeutique institutionnelle (cf. pièce 7 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). Ensuite, en date du 29 mars 2021, le chef de l'OSAMA a recommandé le refus de la libération conditionnelle ou de la levée de la mesure et a proposé la poursuite du placement du recourant en établissement fermé au sein des EPO, où l'intéressé était bien intégré, afin de prévenir le risque d'une nouvelle fuite. Dans ce cadre, il a relevé qu'un travail socio-éducatif était actuellement en cours (notamment au travers de l'activité structurée et formative dont il bénéficiait au sein de l'atelier de peinture; cf. PV de la Commission pour l'examen de la dangerosité du canton du Valais; pièce 91 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF) et devait être approfondi et poursuivi, ce d'autant que la motivation du recourant à participer au suivi thérapeutique fluctuait (pièce 89 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF). Pour le surplus, il convient de relever que l'art. 59 al. 3, 2e phrase, CP impose uniquement que le traitement thérapeutique nécessaire soit assuré par du personnel qualifié, ce qui n'est pas contesté, et non que celui-ci soit présent de manière permanente pour s'occuper des détenus exécutant une mesure institutionnelle, comme semble le suggérer le recourant. Partant, il n'apparaît pas que l'appréciation anticipée de la preuve à laquelle s'est livrée l'autorité précédente serait entachée d'arbitraire. Le grief est rejeté.