Citation: I 847/05 26.06.2006 E. A

Ressortissante espagnole née en 1954, B.________ a exercé diverses activités en Suisse, de 1972 à 1975, et dans son pays d'origine; son dernier emploi (nettoyeuse) a pris fin le 3 juin 2004, une incapacité permanente totale lui ayant été reconnue dès cette date par les autorités espagnoles. Elle a requis des prestations de l'assurance-invalidité suisse par l'intermédiaire de l'institut national de la sécurité sociale (INSS); sa requête, expédiée le 13 avril 2004, est parvenue à l'Office AI pour les assurés résidant à l'étranger (ci-après : l'Office AI) le 16 juin suivant. Entre autres mesures d'instruction, l'administration a recueilli l'opinion du docteur M.________, inspecteur médical auprès de l'INSS, qui se recoupe, pour l'essentiel, avec celles des docteurs S.________ et de T.________, service de rhumatologie de l'Hôpital X.________. Ces médecins ont fait état d'arthrose acromio-claviculaire et lombaire avec importante scoliose organique, d'une tendinite calcifiante à l'épaule gauche, d'une arthropathie neuropathique au coude gauche, d'une syringomyélie, ainsi que d'hypertension artérielle (rapports des 22 juillet 2003, 4 février et 21 mai 2004). Seul le docteur M.________ a brièvement fait allusion à de légers déficits fonctionnels (force, supination, rotation) liés à l'utilisation répétitive ou exagérée du coude lésé et du rachis lombaire; il a estimé que l'intéressée présentait une incapacité permanente totale dans son ancien métier, mais qu'elle pouvait exercer un travail adapté, à temps complet. L'Office AI a confié le dossier médical de B.________ au docteur R.________, médecin-conseil, pour évaluation. Se référant aux rapports de ses confrères espagnols et au questionnaire pour assurés travaillant dans le ménage, ce dernier a estimé que les affections relevées n'étaient absolument pas incompatibles avec la profession de nettoyeuse et qu'elles n'engendraient aucune incapacité de travail sur le plan ménager (rapports des 28 janvier et 18 février 2005). Par décision du 25 février 2005, confirmée sur opposition le 21 juin suivant, l'administration a rejeté la demande de l'assurée, l'exercice d'une activité lucrative et l'accomplissement des travaux habituels, dans une mesure suffisante pour exclure le droit à la rente, étant possibles et l'ayant toujours été dans l'année précédant le dépôt de sa requête. Estimant souffrir de lésions permanentes et irréversibles qui l'empêchaient d'exercer tout type de métier, tenant compte de son âge, de son niveau de formation et de l'absence d'offres qui correspondaient à son profil sur le marché du travail, soulignant la contradiction entre les décisions des autorités suisses (rejet de la demande) et espagnoles (reconnaissance d'une incapacité permanente totale), l'intéressée considérait avoir suffisamment établi la diminution de sa capacité de travail et de gain de 50 % au moins; les pièces déposées figuraient déjà au dossier.