Citation: 1C_155/2022 E. 3.2

3.2. La recourante fait grief au Tribunal administratif fédéral d'avoir retenu qu'elle n'avait pas informé le SRC ou le service spécialisé des événements auxquels elle et sa fille faisaient face ces derniers mois. Elle produit un mail adressé à son employeur le soir du 21 juillet 2021 l'informant des événements du 17 juillet 2021; elle se plaint à cet égard d'une violation de son droit d'être entendue en tant que le Tribunal administratif fédéral ne lui aurait pas donné l'occasion de se déterminer sur ce point. Il ressort des faits établis par l'instance précédente que la recourante a, au mois d'octobre 2021, déposé une plainte pénale à l'encontre de son époux. Elle lui reprochait d'avoir simulé l'enlèvement de leur fille en date du 17 juillet 2021 et d'avoir menacé à plusieurs reprises, dès 2020, d'enlever celle-ci (cf. plainte pénale p. 2). La recourante a ajouté, dans sa plainte, que son époux avait également proféré des menaces de mort à son encontre dès juillet 2020. En lien avec les événements du 17 juillet 2021, la recourante a notamment indiqué qu'avant d'informer le SRC elle voulait essayer de parler à son avocat qui la défend dans son dossier professionnel car elle redoutait que tout appel de la sorte affaiblisse considérablement sa position dans ce dossier. Au vu des éléments précités qui ressortent de la plainte pénale de la recourante, l'appréciation du Tribunal administratif fédéral selon laquelle la recourante a privilégié un intérêt personnel en omettant d'en informer le SRC afin d'éviter que cet élément ne soit utilisé contre elle dans le cadre de cette procédure n'apparaît pas insoutenable et ne contrevient en outre pas à son droit d'être entendue. Elle ne conteste par ailleurs pas ne pas avoir informé le SRC des menaces proférées par son époux contre elle et leur fille dès 2020. Cela étant, le fait que la recourante aurait, selon ses dires, informé son employeur par courriel envoyé le 21 juillet 2021 - soit quatre jours après la menace d'enlèvement - n'était pas décisif en l'espèce, pour les motifs exposés ci-après (consid. 4.6); pour le surplus, quoi qu'en dise la recourante, elle était en mesure de présenter ce courriel devant le Tribunal administratif fédéral, puisqu'il lui était notamment reproché de ne pas avoir informé le SRC d'événements problématiques survenus. Il n'y a dès lors pas lieu de modifier l'état de fait de l'arrêt attaqué.