Citation: 2C_1181/2016 E. 1

Par décision du 29 novembre 2012, confirmée en dernière instance par l'arrêt 2C_490/2014 du Tribunal fédéral du 26 novembre 2014, notifié le 10 décembre 2014, l'exploitante du salon de massage Y.________ (ci-après: le salon), X.________, s'est vue infliger un avertissement et une amende de 1'000 fr. pour avoir proposé des prestations sexuelles à risque sur son site internet. Le 4 février 2015, à la suite d'un contrôle, la police a établi un rapport au sujet du salon, indiquant qu'elle avait, par téléphone du 20 janvier 2015, informé X.________ de ce que le site internet du salon proposait toujours certaines prestations à risque. Le 4 février 2015, seuls les termes se référant à ces prestations avaient été enlevés, les prix demeurant inchangés, et une personne du salon avait informé la police qu'il n'était certes plus possible de faire de la publicité pour des prestations à risque, mais que celles-ci étaient toujours proposées. Le 11 février 2015, le Département de la sécurité et de l'économie de la République et canton de Genève (ci-après: le Département cantonal) a informé X.________ de l'ouverture d'une procédure administrative visant le salon, pour atteinte à l'ordre public. Le 30 septembre 2015, le Département cantonal a complété ses critiques: lors d'un contrôle effectué au salon le 10 mars 2015, la police y avait constaté la présence d'une personne non enregistrée et sans autorisation valable. Les 17 et 18 septembre 2015, la police a vérifié que les prestations à risque ne figuraient plus sur le site internet du salon; toutefois, elles apparaissaient encore dans les annonces publiées sur d'autres sites autorisés, voire rémunérés par l'intéressée. Le 20 janvier 2016, le Département cantonal a infligé un avertissement et une amende de 4'000 fr. à X.________, qui, sous la plume de son avocat, a recouru contre ces mesures auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice). Par arrêt du 22 novembre 2016, la Cour de justice a partiellement admis le recours, en ce que la décision reprochait à X.________ de ne pas avoir veillé à ce que la personne présente dans son salon lors du contrôle du 10 mars 2015 fût enregistrée auprès de la police; elle a en conséquence annulé la décision en ce qu'elle infligeait une amende de 4'000 fr. à la recourante, réduit le montant de l'amende à 1'000 fr. et confirmé la décision pour le surplus.