Citation: 8C_461/2023 E. 4.1

4.1. En ce qui concerne tout d'abord l'aspect somatique, la cour cantonale a constaté que les médecins n'avaient pas constaté de lésions graves. Les policiers intervenus sur place tout comme les spécialistes des urgences, soit le docteur L.________, médecin-assistant, et le docteur M.________, spécialiste en radiologie, avaient noté que le recourant ne se plaignait que de douleurs au genou gauche. Les médecins avaient ainsi diagnostiqué une contusion rotulienne. Selon la cour cantonale, deux mois après l'accident, après des examens supplémentaires (notamment les IRM des 26 janvier et 2 février 2021), le docteur D.________ n'était pas parvenu à une conclusion très différente puisqu'il avait diagnostiqué une "douleur post-contusionnelle genou hanche G". Dans ces conditions, l'opinion du docteur C.________ quant au lien de causalité entre les troubles persistants et l'accident semblait cohérente. Ce médecin avait estimé que le recourant avait très probablement subi un choc au niveau du membre inférieur gauche et que la contusion s'était ensuite possiblement répercutée sur la hanche. Il avait réexaminé les plaintes initiales du recourant, les rapports des policiers et des urgentistes ainsi que les bilans radiologiques. Sur cette base, il avait exclu une lésion aiguë au niveau de la hanche et avait mis en évidence les troubles dégénératifs, soit la chondropathie, la déchirure partielle du labrum antérosupérieur, l'enthésopathie des ischio-jambiers et la tendinopathie du moyen fessier. Par ailleurs, la cour cantonale a relevé que le docteur D.________ était très critique envers les conclusions du docteur C.________. Elle a cependant constaté certaines incohérences dans les constatations de celui-là, avant d'arriver à la conclusion que malgré ses critiques, ce médecin confirmait en fait les conclusions du médecin-conseil de la CNA, raison pour laquelle il n'était pas nécessaire de diligenter une expertise pour confirmer l'absence de lien de causalité entre la persistance des troubles et l'accident postérieurement au 11 juillet 2021. La cour cantonale a considéré que l'accident n'avait pas été aussi violent que le soutenait le docteur D.________, dès lors que c'était le bus au volant duquel se trouvait le recourant qui avait absorbé l'essentiel du choc. Ensuite, le docteur D.________ avait admis, plus particulièrement dans son rapport du 22 février 2022, non seulement l'existence mais également l'influence des troubles dégénératifs. Selon la cour cantonale, pour justifier le lien de causalité entre les troubles et l'accident, le docteur D.________ s'était contenté de rappeler que le recourant était asymptomatique avant l'accident, ce qui n'était pas suffisant pour établir un lien de causalité naturelle au degré de la vraisemblance prépondérante. La cour cantonale a encore relevé que le rapport des docteurs J.________ et K.________ n'était pas pertinent car l'avis de ces médecins consultés deux ans après l'accident était évasif et ne comportait que peu d'éléments solides. En fin de compte, la cour cantonale a retenu que si l'accident avait certes déclenché différents troubles, la persistance des symptômes plus de six mois après l'accident devait être imputée à des lésions dégénératives préexistantes.