Citation: 4A_324/2022 E. 2

Par jugement du 17 mai 2022, le Tribunal des baux et loyers genevois a autorisé la bailleresse à requérir l'évacuation par la force publique de la locataire dans les trente jours suivant l'entrée en force dudit jugement (ch. 1 du dispositif) et débouté les parties de toutes autres conclusions (ch. 2 du dispositif). Le 13 juin 2022, A.________ a recouru contre ledit jugement concluant à ce que la cour cantonale constate l'existence d'un contrat de bail tacite, subsidiairement déclare irrecevable la demande reconventionnelle de la bailleresse et, plus subsidiairement encore, lui accorde un sursis de douze mois. A titre préalable, elle a requis la suspension du caractère exécutoire des mesures d'exécution ordonnées par l'autorité de première instance (chiffre 1 du dispositif du jugement de première instance). Statuant par arrêt du 21 juin 2022, la Présidente de la Chambre des baux et loyers de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté la requête tendant à la suspension du caractère exécutoire du chiffre 1 du dispositif du jugement attaqué.