Citation: I 194/01 22.02.2002 E. 5

5.- a) Le litige porte également sur l'empêchement rencontré par l'intimée dans l'accomplissement des travaux habituels que sont la lessive et l'entretien des vêtements. Le recourant, qui s'en tient à un taux de 10 % dans ce champ d'activité, conclut à une invalidité de 9.75 % pour les tâches ménagères (50 % de 19.5 %). De leur côté, les premiers juges se sont fondés sur un empêchement de 20 % en ce qui concerne la lessive et l'entretien des vêtements et ils ont retenu une invalidité de 10.6 % pour les tâches ménagères. b) La détermination du degré d'invalidité des personnes qui assument des tâches ménagères résulte d'une enquête menée sur place. Elle repose dans une large mesure sur le comportement et les déclarations de la personne assurée, déclarations qui sont contrôlées jusqu'à un certain point grâce à l'expérience de la personne chargée de l'enquête. Le résultat de cette enquête aboutit nécessairement à une évaluation qui doit être appréciée par l'administration (et en cas de recours par le juge) à la lumière des conclusions du médecin relatives à l'incapacité de travail de l'assuré(e) dans l'accomplissement des tâches ménagères (Meyer-Blaser, Zur Prozentgenauigkeit in der Invaliditätsschätzung, in : Schaffhauser/Schlauri, Rechtsfragen der Invalidität in der Sozialversicherung, Lucerne 1999, p. 23 ch. 3.4). En ce qui concerne l'examen auquel le juge doit procéder, il lui appartient ni plus ni moins de vérifier que les éléments particuliers pour la fixation du degré d'invalidité ont été établis très soigneusement (ATF 114 V 313 consid. 3a, dernier paragraphe). Le degré d'invalidité calculé sur cette base est un pourcentage exact du point de vue mathématique qui ne peut pas, en principe, être ensuite arrondi (ATF 127 V 137 consid. 5a). c) En l'espèce, la juridiction cantonale a considéré que les incapacités retenues par l'enquêteuse dans le cadre de la conduite du ménage, des courses, de l'entretien du logement et des tâches diverses correspondent aux empêchements rencontrés par l'assurée dans l'exercice de ces activités. Cela n'est pas contesté. S'agissant des tâches de lessive et d'entretien des vêtements, les premiers juges sont d'avis que l'empêchement de 10 % retenu par l'enquêteuse peut être augmenté à 20 % dans la mesure où, selon eux, l'intimée peut faire l'essentiel des travaux mais ne peut ni descendre le linge ni repasser de grandes quantités. L'évaluation par l'enquêteuse de l'empêchement rencontré par l'assurée dans l'accomplissement des tâches de lessive et d'entretien des vêtements se fonde sur les déclarations de l'intéressée consignées sous ch. 6.5 du rapport d'enquête économique sur le ménage du 18 mai 1999 (page 5). C'est à la lumière des conclusions du médecin relatives à l'incapacité de travail dans l'accomplissement des tâches ménagères qu'il y a lieu d'apprécier cette évaluation. Or, le seul document dont on dispose dans lequel figurent des indications à ce sujet consiste dans le questionnaire soumis par le mandataire de l'intimée au docteur M.________, auquel ce praticien a répondu le 29 mai 2000.