Citation: 1C_232/2024 E. 1.3

1.3. L'arrêt attaqué ne met pas un terme à la procédure d'autorisation de construire puisque le dossier est renvoyé au TAPI pour examen des autres griefs. Il s'analyse ainsi comme une décision de renvoi. De telles décisions revêtent en règle générale un caractère incident et, sous réserve de celles qui tombent dans le champ d'application des art. 92 et 93 LTF, ne sont pas susceptibles d'être attaquées immédiatement alors même qu'elles tranchent de manière définitive certains aspects de la contestation (ATF 144 V 280 consid. 1.2). Elles sont toutefois tenues pour finales lorsque le renvoi a lieu uniquement en vue de son exécution par l'autorité inférieure sans que celle-ci ne dispose encore d'une liberté d'appréciation notable pour la décision qu'elle doit rendre (ATF 149 II 170 consid. 1.9; 147 V 308 consid. 1.2 145 III 42 consid. 2.1). En l'occurrence, la cause est renvoyée au TAPI pour examen des autres griefs. Sur l'ensemble de ces points, le TAPI dispose d'une latitude de jugement suffisante pour lui reconnaître un rôle plus important que celui de simple exécutant de l'arrêt de renvoi. Le litige ne porte pas plus sur un projet de grande ampleur et les questions qui sont à trancher suite à l'arrêt de renvoi ne revêtent pas une importance de principe telle qu'elle justifierait d'entrer en matière sur le recours nonobstant son caractère incident (cf. ATF 142 II 20 consid. 1.4). Les recourants soutiennent que l'arrêt du 27 février 2024 a mis fin à la procédure en ce qui concerne le grief de violation de l'art. 72 LCI relatif aux vues droites, de sorte qu'il faudrait considérer qu'il constitue matériellement une décision finale. Ils perdent cependant de vue que le fait qu'un aspect du litige a été tranché définitivement ne suffit pas pour permettre un recours immédiat devant le Tribunal fédéral. L'arrêt attaqué ne peut par conséquent pas être qualifié de décision finale au sens de l'art. 90 LTF et de la jurisprudence.