Citation: 6B_388/2023 E. 3.4.1

3.4.1. En tant que la critique du recourant porte sur une violation du droit d'être entendu, sous forme d'un défaut d'administration de preuves, il sera souligné que, selon la jurisprudence, le refus de participer à une expertise est également considéré comme une renonciation à participer à l'administration des preuves même si le refus devait être l'expression d'une personnalité narcissique accentuée pathologique. Ainsi, il a été jugé que, si le prévenu est lui-même responsable du fait qu'un examen personnel n'a pas pu être effectué, son comportement est contradictoire s'il soutient qu'un rapport fondé uniquement sur les pièces n'est pas utilisable comme expertise (cf. ATF 127 I 54 consid. 2d, JdT 2004 IV 96). Dans ces conditions, le point de savoir si une expertise fondée uniquement sur les pièces est admissible - quand le prévenu refuse de participer à l'expertise - ne se pose pas sous l'angle du droit de participer à l'administration des preuves (ATF 146 IV 1 consid. 3.2.2; JdT 2020 IV 17). Cette jurisprudence conserve toute sa pertinence dans le cas d'espèce. Ainsi, le fait de refuser de participer à l'expertise ne permet pas au recourant d'invoquer une violation du droit d'être entendu.