Citation: 2C_688/2018 E. 6.2

6.2. En l'espèce, l'arrêt entrepris retient que, lors de trois contrôles effectués en 2016, la police cantonale a constaté qu'il n'y avait que peu d'affaires personnelles de Y.________ au domicile conjugal et que celui-ci, qui n'était au demeurant pas présent lors de ces contrôles, "n'avait pas l'air d'y habiter". La recourante ne remet pas en question ces constatations de fait sous l'angle de l'arbitraire, se limitant en substance à affirmer que, travaillant à Fribourg entre 2013 et 2016, son mari ne pouvait pas être domicilié en France pendant cette période. Par cette critique, la recourante ne démontre toutefois pas en quoi l'autorité précédente serait tombée dans l'arbitraire en retenant, sur la base des constatations de la police cantonale et des déclarations (contradictoires) de son mari, que les époux ne vivaient pas ensemble. Dans ces conditions, la question de savoir si, entre mai 2013 et avril 2016, Y.________ était domicilié en France ou en Suisse n'a pas d'influence sur l'issue de la cause, dans la mesure où le Tribunal cantonal a constaté qu'il ne faisait de toute manière pas ménage commun avec la recourante.