Citation: 5A_819/2017 E. 8.3.3

8.3.3. En lien avec la détermination de la contribution d'entretien en sa faveur, la recourante se plaint aussi d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans la constatation des revenus de son époux. En substance, elle affirme que la cour cantonale ne pouvait pas se contenter de considérer que le disponible de son époux était important, mais aurait dû établir le montant exact desdits revenus afin de pouvoir procéder au calcul de la contribution d'entretien post-divorce. Elle lui reproche de s'être estimée en mesure de juger la cause sans toutefois avoir procédé aux mesures d'instructions nécessaires à cet effet. Elle relève que l'intimé n'a pas produit de certificat de salaire pour l'année 2016 et que la juridiction précédente n'a pas requis de plus amples informations quant à la participation de sa concubine aux charges du ménage, pas plus qu'elle n'a établi le montant de ses revenus et bonus, ni des revenus de sa fortune, autant d'éléments qu'elle qualifie de déterminants pour appliquer l'art. 125 CC. En refusant les nombreuses mesures d'instruction qu'elle avait requises dans le but d'établir les revenus et charges de son époux, la cour cantonale aurait aussi violé son droit d'être entendue (art. 29 al. 2 Cst.), ce qui serait d'autant plus choquant que cette juridiction était consciente du fait que l'époux n'avait pas donné d'explications complètes sur sa situation financière, comme le démontrerait le contenu du consid. 8.2.2 de l'arrêt entrepris. Cette critique est manifestement mal fondée. Selon la jurisprudence, les dépenses nécessaires au maintien du train de vie mené jusqu'à la cessation de la vie commune constituent la limite supérieure du droit à l'entretien (cf. supra consid. 8.1). Il en résulte que lorsque, comme en l'espèce, la situation financière du débirentier (soit l'intimé) lui permet de couvrir entièrement les dépenses nécessaires au maintien du train de vie du crédirentier (soit la recourante; sur les critiques émises par la recourante au sujet du montant desdites dépenses, cf. supra consid. 8.3.2.2), le montant exact des revenus du débirentier, respectivement de son disponible, constituent des faits sans pertinence pour calculer la pension post-divorce. Il en résulte également que la décision de ne pas donner suite aux réquisitions de preuve destinées à démontrer ces faits ne viole pas le droit d'être entendue de la recourante (cf. supra consid. 5.1 in fine). Contribution d'entretien en faveur des enfants