Citation: 8C_34/2022 E. 6.1

6.1. Le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir fait une application arbitraire des art. 48B et 19 LMC. A ce propos, il soutient d'abord que son droit initial de bénéficier des ARE n'aurait, à raison, jamais été remis en cause par les autorités cantonales et que les prestations litigieuses auraient été versées à bon droit. A fortiori, il n'aurait pas pu, au moment des versements, s'attendre à son obligation de les restituer. Pour ce motif déjà, sa bonne foi ne saurait être niée. Il faut certes admettre que le recourant avait en principe le droit de recevoir des prestations d'ARE et qu'il n'a pas failli à son devoir de bonne foi durant la période qui a précédé la résiliation du contrat de travail. Cela étant, comme le formulaire de demande d'ARE, qu'il a rempli et signé lui-même, contenait déjà les renseignements sur le principe et les conditions d'une restitution, il aurait au moins pu se rendre compte dès le moment de la demande qu'il ne recevrait ces prestations qu'à condition qu'il maintienne le contrat de travail avec son employé au minimum jusqu'au terme de la mesure ARE (sous réserve des cas de résiliation pour juste motifs) et qu'il serait confronté à l'obligation de les restituer en cas de licenciement avant l'heure ne reposant pas sur des justes motifs. Or, selon la jurisprudence cantonale exposée ci-dessus, cette circonstance ne suffit pas à elle seule à nier la bonne foi (cf. consid. 5.1 et 5.2 supra).