Citation: 5P.77/2003 04.04.2003 E. 3

Selon l'arrêt attaqué, la situation financière du recourant s'est modifiée depuis le 1er juin 2002, puisqu'il ne reçoit plus que des indemnités de l'assurance-chômage de 2'328 francs 40, la mensualité résultant de la vente de son établissement public ne lui étant plus versée à partir de cette date. La cour cantonale estime toutefois qu'il y a lieu de lui imputer une capacité de gain hypothétique. Elle retient que, selon l'arrêt du 22 février 2002, le recourant est apte à réaliser un salaire mensuel d'au moins 3'000 francs et qu'il s'agit là d'un montant minimum, le salaire mensuel moyen pour des activités simples et/ou répétitives étant de 4'376 francs, à Genève, en 2001. Relevant que le montant de 3'000 francs est déjà très bas, l'autorité cantonale estime que le revenu hypothétique peut être arrêté à 3'200 francs et fixe à 800 francs la contribution d'entretien. 3.1 Le recourant invoque une application arbitraire (art. 9 Cst.) des art. 137 al. 2, 163 et 176 al. 1 ch. 1 CC. Il conteste le revenu hypothétique arrêté par la cour cantonale. Il explique qu'il ne travaille plus comme aide-horticulteur auprès du Service des espaces verts et de l'environnement de la Ville de Genève pour un salaire mensuel net de 2'919 francs 35, puisque son contrat, conclu pour une durée de six mois, a pris fin le 2 janvier 2002, qu'il s'est trouvé en incapacité de travail du 5 décembre 2001 au 5 mars 2002 et qu'il se trouve au chômage depuis le 6 mars 2002. Il perçoit depuis des indemnités mensuelles de chômage de 2'328 francs 40, correspondant, à son sens, à la capacité contributive que la cour cantonale aurait dû prendre en considération. Le recourant estime que, compte tenu de la mauvaise conjoncture économique et de la crise du marché du travail pour les personnes ne disposant pas d'une formation scolaire et professionnelle suffisante, il est irréaliste et arbitraire de lui reprocher de ne pas avoir encore retrouvé une activité professionnelle, alors que son épouse est au chômage depuis le mois d'août 2001. De plus, malgré ses recherches sérieuses et régulières, rigoureusement contrôlées par la caisse de chômage, il n'a pas encore retrouvé de place de travail. Sa relative longue période d'incapacité de travail a également compliqué sa quête d'une nouvelle activité professionnelle. Il allègue encore que la référence faite par la cour cantonale au salaire mensuel moyen perçu à Genève pour des activités simples et/ou répétitives n'est pas pertinente, puisqu'il est au chômage. 3.2 Ce faisant, le recourant se borne à opposer son appréciation à celle de la cour cantonale en ce qui concerne ses possibilités de trouver du travail. Il ne démontre pas, preuves à l'appui, que l'appréciation de l'autorité cantonale serait arbitraire. Pour y satisfaire, il ne suffit pas d'affirmer simplement qu'il est toujours sans travail et que la caisse de chômage ne verse des indemnités qu'en cas de recherches d'emploi sérieuses. En effet, le recourant doit prouver son impossibilité de trouver du travail, ce qui présuppose qu'il indique au moins, preuves à l'appui, les recherches précises qu'il a entreprises et les motifs de refus. Dans ces conditions, le recours ne satisfait pas aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'entrer en matière.