Citation: 1B_431/2021 E. 2

La voie du recours en matière pénale au sens des art. 78 ss LTF est ouverte contre une décision de radiation du rôle rendue en dernière instance cantonale à la suite du retrait d'une demande de récusation d'un magistrat pénal. Le recourant, qui conteste avoir autorisé son avocat d'office à retirer sa demande de récusation, a qualité pour recourir. Il ressort expressément et clairement du procès-verbal d'audience du 14 juillet 2021 versé au dossier cantonal que le recourant a fait savoir qu'il autorisait son avocat à retirer en son nom la demande de récusation de la Juge d'application des peines pendante devant la Chambre des recours pénale, uniquement ad litem. La Cour de céans n'a aucune raison de mettre en doute la véracité du contenu de ce document que le recourant a signé après l'avoir lu. A.________ ne prétend pas que ces propos auraient mal été retranscrits et échoue à démontrer qu'il n'aurait, comme il le soutient, à aucun moment permis à Me Christophe Marguerat de retirer la demande de récusation à sa demande ou en son nom. C'est en vain qu'il affirme que sa demande de récusation ne se réduirait pas à un écrit singulier du 2 juillet 2021 et qu'elle ferait l'objet de plusieurs compléments ampliatifs. Il n'indique pas de quels courriers il s'agit ni s'ils sont postérieurs à l'audience du 14 juillet 2021 et ne seraient pas couverts par le retrait de la demande de récusation intervenu à cette occasion. Le fait qu'il aurait requis la récusation de son défenseur d'office ne permet pas encore de retenir qu'il ne l'aurait pas autorisé à retirer sa demande de récusation de la Juge d'application des peines à l'audience du 14 juillet 2021; il ne ressort d'ailleurs pas du procès-verbal de la séance qu'il se serait opposé à sa présence à l'audience pour ce motif et qu'il aurait contesté les pouvoirs de l'assister et de le représenter ni qu'il aurait demandé sa récusation à cette occasion. L'allégation du recourant selon laquelle il aurait spécifié à son avocat la prohibition de retirer quoi que ce soit en son nom ou d'émettre des déterminations verbales ou écrites sur la cause en raison d'un conflit d'intérêts et une absence totale de confiance est contestée par l'avocat intéressé et est en outre contredite par le procès-verbal de l'audience versé au dossier. Le recourant ne démontre pas davantage, comme il lui appartenait de le faire, que les conditions posées par la jurisprudence à une annulation d'un retrait d'un moyen de droit en raison d'un vice de forme ou d'un vice du consentement sont réunies (ATF 141 IV 269 consid. 2.2.1). La Cour de céans ne dispose pas d'éléments propres à établir que le recourant aurait accepté de retirer sa demande de récusation contre sa volonté ou en méconnaissance de cause ou qu'il aurait émis des réserves à ce propos lors de l'audience. La Chambre des recours pénale n'a donc pas fait preuve d'arbitraire ni violé d'une autre manière le droit fédéral en retenant que le recourant avait retiré sa demande de récusation de la Juge d'application des peines et en rayant l'affaire de son rôle.