Citation: 6S.261/2005 22.07.2005 E. 2

Un recours irrecevable peut, dans certains cas, être traité comme un recours d'un autre type s'il en remplit les conditions (ATF 120 II 270 consid. 2 p. 272). Selon la jurisprudence citée sous considérant 1.2, le recourant qui entend contester l'appréciation de la force probante des nouveaux moyens de preuve doit déposer un recours de droit public pour arbitraire dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves (art. 9 Cst.). En l'espèce, toute conversion est cependant exclue, car les conditions de recevabilité du recours de droit public ne sont pas réalisées. En effet, l'art. 90 al. 1 let. b OJ exige que l'acte de recours contienne un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés et précise en quoi consiste cette violation. Le recours de droit public n'est pas un appel qui permettrait au Tribunal fédéral de procéder lui-même à l'appréciation des preuves. En l'occurrence, le recourant ne se plaint de la violation d'aucune disposition constitutionnelle. Son argumentation consiste simplement à présenter sa propre version des faits, en se fondant, au demeurant, sur des éléments partiellement déjà connus par l'autorité qui a prononcé le jugement de condamnation. Une telle motivation est manifestement insuffisante au regard de l'art. 90 al. 1 let. b OJ.