Citation: 1P.37/2006 26.06.2006 E. 2

Sur trois points, le recourant se plaint d'une violation de son droit d'être entendu, garanti par l'art. 29 al. 2 Cst., à raison d'un défaut de motivation. 2.1 Les exigences et la portée de la garantie invoquée ont été rappelées dans les ATF 130 II 530 consid. 4.3 p. 540 et 129 I 232 consid. 3.2 p. 236/237, auxquels on peut se référer. En bref, le juge n'est pas tenu d'exposer et de discuter tous les arguments des parties; il suffit qu'il mentionne au moins brièvement les motifs qui fondent sa décision, de sorte que l'intéressé puisse en comprendre la portée et l'attaquer utilement et l'autorité de recours exercer son contrôle. 2.2 S'agissant du grief de motivation insuffisante par la cour correctionnelle, l'arrêt attaqué se réfère à l'ATF 129 I 232 cité plus haut, aussi publié in JT 2005 IV p. 186 ss, en indiquant que l'arrêt de première instance satisfait aux exigences de cette jurisprudence et en précisant pourquoi. Le recourant pouvait ainsi comprendre sans difficulté que l'arrêt attaqué tenait la décision de première instance pour suffisamment motivée et ce qui avait conduit à l'affirmer. Sous cet angle le grief est donc infondé. 2.3 En ce qui concerne son droit à une confrontation, le recourant cite deux arguments de son recours cantonal, auxquels l'arrêt attaqué n'aurait pas répondu. Il ne démontre toutefois pas la pertinence de ces arguments, dont il n'établit aucunement qu'ils auraient joué un rôle déterminant dans le raisonnement de la cour correctionnelle. Pour le surplus, il se borne à affirmer que la cour de cassation cantonale se serait écartée de la jurisprudence relative au droit à une confrontation et à soutenir, au demeurant à tort, qu'elle n'aurait pas indiqué en quoi elle s'appliquait en l'espèce. Sur le point litigieux, le grief est dès lors irrecevable, faute de motivation suffisante (cf. supra, consid. 1). 2.4 Quant au reproche fait à la cour correctionnelle d'avoir violé la présomption d'innocence, notamment par une appréciation arbitraire de l'expertise, la cour de cassation l'a dûment examiné, comme le recourant ne peut d'ailleurs le nier, et la simple lecture de l'arrêt attaqué permet de discerner clairement pourquoi elle l'a jugé infondé.