Citation: I 1034/06 06.12.2007 E. A

B.________, né le 19 septembre 1942, dessinateur en bâtiment de formation, travaillait à temps partiel à raison de 50 % en qualité de surveillant de chantier pour le compte de la Fondation X.________. Il lui arrivait de temps à autre d'effectuer certains travaux spécifiques sur les chantiers dont il avait la surveillance. Victime d'un accident de chantier, l'intéressé a subi le 21 novembre 2001 une cure de hernie discale par isthmotomie L4 et L5 droite. Malgré l'apparition d'une atteinte radiculaire L5 post-opératoire, l'assuré a repris son activité professionnelle à temps partiel le 4 février 2002 auprès de son employeur. Il a toutefois dû renoncer à travailler sur les chantiers. Le 7 novembre 2002, B.________ a déposé une demande de prestations de l'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une rente. Dans le cadre de l'instruction de cette demande, l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI) a recueilli les avis des docteurs H.________, médecin traitant, et F.________, médecin ayant procédé à l'intervention chirurgicale, qui concluaient tous deux à une capacité résiduelle de travail de 50 % (rapports des 4 décembre 2002 et 12 février 2003). L'office AI a également versé au dossier deux expertises neurologiques réalisées pour le compte de Y.________, assureur-accidents de l'employeur. Selon la doctoresse R.________, les difficultés motrices du membre inférieur droit et le syndrome douloureux résiduel tant au bas du dos et dans le territoire L5 droit que lors de positions assises ou de déplacements prolongés rendaient prématurée pour l'heure une augmentation de la capacité de travail à plus de 50 %. Cette capacité pourrait être améliorée dans le futur, à condition d'éviter les travaux lourds, le port de charges et les travaux dans de mauvaises positions (rapport du 18 février 2003). Pour le docteur U.________, dont les constatations cliniques recoupaient celles de sa consoeur R.________, la capacité résiduelle de travail de l'assuré était de 75 % au moins dans une activité adaptée ne nécessitant pas le port de charges lourdes, des déplacements en terrain inégal, un engagement physique lourd en général et permettant des changements fréquents de position (rapport du 26 mars 2004). Par décision du 10 septembre 2004, confirmée sur opposition le 9 septembre 2005, l'office AI a rejeté la demande de prestations de l'assuré. Il a considéré que l'activité exercée pour le compte de la Fondation X.________ n'était pas représentative de sa capacité résiduelle de gain, dès lors que l'exercice à 80 % d'une activité lucrative adaptée à ses limitations fonctionnelles - notamment l'activité de dessinateur-architecte - était raisonnablement exigible de sa part.