Citation: 6B_1112/2021 E. 2.2

2.2. En l'espèce, la cour cantonale a exposé les raisons pour lesquelles elle a considéré qu'une prestation personnelle ne permettait pas d'espérer une réaction positive du recourant. Elle a ainsi constaté que, quand bien même celui-ci bénéficiait d'une intégration socio-professionnelle adéquate, d'une bonne réussite scolaire et qu'il avait passé une convention en faveur de l'une des victimes, il avait néanmoins fait preuve d'un manque total d'amendement. Son attitude et ses propos témoignaient de sa dangerosité, en particulier de sa propension à la violence gratuite et à se faire justice lui-même. La cour cantonale a relevé la violence avec laquelle les actes incriminés avaient été perpétrés. Elle a par ailleurs tenu compte du fait que les infractions étaient en concours et que le recourant avait déjà été condamné dans son pays d'origine, pour des cas de violence, également. Dans ces circonstances, elle a considéré que seule une peine privative de liberté se justifiait au regard de l'impératif de prévention spéciale. Le recourant ne remet pas valablement en cause l'appréciation de la cour cantonale, se contentant d'y opposer, de manière largement appellatoire, sa propre appréciation sur l'effet d'avertissement que pourraient avoir les différentes peines sur lui. Ce faisant, il n'établit pas en quoi les motifs de prévention spéciale retenus par la juridiction précédente seraient infondés, ni a fortiori ne démontre qu'en refusant de convertir la peine privative de liberté en prestation personnelle, la cour cantonale se serait basée sur des critères juridiquement non pertinents ou aurait abusé de son pouvoir d'appréciation en négligeant des aspects essentiels ou en ne les pondérant pas correctement. Il s'ensuit que la cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral en refusant de convertir la peine privative de liberté en une prestation personnelle.