Citation: 5A_513/2023 E. 5.2.2

5.2.2. Cette dernière remarque est sans portée puisque la Cour de justice a admis que le recourant devait pouvoir jouir d'un logement comprenant un nombre de pièces suffisant pour accueillir ses enfants, voire plus grand. Par ailleurs, le recourant ne dit pas d'où il tire l'information selon laquelle l'attribution des codes postaux serait calquée sur le découpage des quartiers d'une ville; dès lors qu'il ne fournit pas d'autres éléments permettant de déterminer les limites du quartier X.________, il ne démontre pas que la Cour de justice se serait arbitrairement trompée dans la localisation de son appartement. Dût-on considérer que celui-ci se situe dans le quartier X.________ que le recourant n'expose de toute manière pas en quoi il aurait été insoutenable, au vu de la proximité géographique entre ces différents quartiers, d'exiger qu'il se loge dans les quartiers de W.________ ou des V.________, où les logements sont moins chers ou moins prisés comme il l'allègue sans toutefois l'établir, la différence de " standing " ainsi que la différence de prix et de disponibilité d'appartements en fonction de leur appartenance à un quartier, ne pouvant être qualifiée de " notoire " (sur cette notion, cf. notamment ATF 143 IV 380 consid. 1-1.2 et les références). Dès lors qu'en outre le recourant ne démontre pas, singulièrement en se référant à des pièces ou à des statistiques, que le loyer de 4'000 fr. retenu par la Cour de justice serait inférieur au prix du marché, sa critique ne peut qu'être écartée. Sa considération générale selon laquelle le site cantonal de la statistique prendrait en compte les loyers moyens versés par les locataires indépendamment de la date du début du bail ne mène pas à un autre résultat, dès lors que l'arrêt attaqué mentionne expressément que les statistiques prises en compte concernent le loyer mensuel moyen d'un appartement de six pièces loué à Genève à de nouveaux locataires. Il en va de même de ses considérations sur l'urgence à prendre cet appartement, dans la mesure où, en particulier, le recourant n'établit pas avoir entrepris des démarches pour chercher un appartement moins cher entre la séparation début 2021 et mars 2022 lorsqu'il a trouvé son appartement, ni l'urgence à quitter le logement familial à ce moment-ci.