Citation: 6B_6/2015 E. 3.1

3.1. La lettre du 2 novembre 2010 contient l'affirmation que l'intimé se comportait comme s'il " était seul maître à bord, prenant des décisions de manière unilatérale et faisait fi de toute l'organisation qui entourait le Grand Théâtre, [....] ainsi que de la Ville de Genève "; en outre, on peut lire que l'intimé " semblait vraiment vouloir imposer sa loi, ainsi qu'une ligne de conduite que lui seul connaît et qui doit être respectée sans condition ". Par ces termes, la recourante critique le refus de l'intimé de recevoir B.________ sur la scène du Grand Théâtre et met en cause ses méthodes de gestion, qu'elle qualifie d'autoritaires, voire d'arbitraires. Un tel reproche porte sur l'activité professionnelle de l'intimé. La recourante rabaisse l'intimé en sa qualité de directeur de théâtre, mais non en sa qualité d'homme. Dans cette mesure, les critiques susmentionnées ne sont pas propres à porter atteinte à la considération de l'intimé. La condamnation pour diffamation pour ces propos est donc exclue.