Citation: 8C_259/2022 E. 6.2.1

6.2.1. La recourante justifie la nécessité d'une expertise judiciaire tendant à établir l'existence d'un SDRC par le rapport du docteur I.________ du 23 avril 2020. Les juges cantonaux ont relevé à ce propos que ce spécialiste avait indiqué qu'il existait des éléments minimaux pour évoquer un SDRC "sans conviction absolue", que les éléments dans le sens de ce diagnostic étaient discrets et peu nombreux et qu'un tel diagnostic n'apparaissait pas complètement convaincant. Il avait cependant préconisé une prise en charge similaire à celle proposée en cas de SDRC tout en observant que le séjour à la CRR permettrait d'investiguer la problématique de manière plus approfondie. Or les médecins de la CRR n'avaient pas formellement confirmé le diagnostic puisqu'ils avaient mentionné seulement un possible SDRC de type 1 du membre supérieur droit. Ils avaient observé certains éléments diagnostiques du syndrome mais pas suffisamment pour le retenir. Au regard des critères dits de Budapest, la recourante n'avait ainsi pas rapporté au moins un symptôme dans trois des quatre catégories déterminées et si les experts avaient observé un signe clinique dans deux des quatre catégories, ces signes étaient décrits comme faibles. Les rapports des médecins consultés par la suite ne faisaient pas état d'un diagnostic formel de SDRC ou n'apportaient pas d'éléments médicaux allant dans le sens d'un tel diagnostic. Au demeurant, un lien de causalité entre un possible SDRC à la main droite et l'accident n'était pas démontré. En effet, aucune lésion physique au bras droit n'avait été établie lors de l'accident ou dans les jours suivants. La recourante n'avait jamais mentionné que son bras droit aurait subi un quelconque traumatisme au moment de l'impact. En outre, l'assertion de la recourante selon laquelle le SDRC à la main droite serait en relation avec le traumatisme cervical ne reposait sur aucune base scientifique.