Citation: I 321/03 29.10.2003 E. 4

4.1 En l'occurrence et quoi qu'en dise le recourant, le rapport de la doctoresse A.________ remplit tous les réquisits jurisprudentiels et a donc pleine valeur probante. A cet égard, la Cour de céans fait siens les considérants du Tribunal administratif (cf. consid. 3c du jugement attaqué). Au demeurant, le nombre de consultations psychiatriques menées par la doctoresse A.________ (trois en l'espèce, alors que le docteur B.________ avait vu son patient à sept reprises), élément auquel le recourant semble attacher beaucoup d'importance, a permis à l'experte psychiatre de se forger une opinion suffisante pour rendre ses conclusions en connaissance de cause. 4.2 La seule question qu'il faut se poser est celle de savoir si les rapports des docteurs B.________ et C.________, médecins traitants, sont de nature à jeter le doute sur les conclusions de l'experte A.________, de façon à justifier un complément d'instruction sous la forme d'une surexpertise (cf. ATF 125 V 353 consid. 3b/aa), ainsi que le recourant l'avait requis le 4 octobre 2002. Contrairement à ce que le recourant soutient, l'évaluation de sa capacité de travail par la doctoresse A.________ (cf. rapport du 9 juillet 2002) ne peut sérieusement être remise en question par les certificats médicaux des docteurs B.________ et C.________ (cf. rapports des 27 septembre et 4 octobre 2002). En effet, le docteur C.________ (qui n'est pas spécialisé en psychiatrie) n'a pas motivé l'appréciation qu'il porte au sujet du caractère invalidant des affections psychiques de son patient, si bien que son rapport n'est sur cette question pas probant. Quant au docteur B.________, dont le diagnostic psychiatrique de base (trouble dépressif récurrent F 33) correspond pour l'essentiel à celui de l'experte, il pose en revanche une évaluation divergente de l'incapacité de travail de son patient. Motivée de manière succinte, cette appréciation ne permet cependant pas de mettre en doute les conclusions bien étayées, rendues au terme d'examens complets, de la doctoresse A.________. En d'autres termes, on ne trouve pas exposées dans les rapports des docteurs C.________ et B.________ des raisons qui justifieraient de considérer que l'appréciation de l'experte psychiatre - dont la tâche est précisément de mettre ses connaissances spéciales à la disposition de l'administration afin de l'éclairer sur les aspects médicaux d'un état de fait donné (cf. ATF 125 V 352 consid. 3b/aa et les références) - serait sinon erronée, du moins peu ou pas convaincante. Ces rapports ne permettent dès lors pas d'infirmer les conclusions de la doctoresse A.________, en jetant un doute sur leur pertinence si bien qu'un complément d'instruction ne se justifie pas. 4.3 Vu ce qui précède, on doit admettre que le recourant ne présente aucune diminution de sa capacité de travail dans un emploi adapté, si bien qu'il n'est pas invalide au sens de l'art. 4 LAI (dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002). De plus, il n'est pas établi qu'il soit menacé de le devenir de façon imminente (cf. art. 8 al. 1 LAI). Aussi n'a-t-il droit ni au reclassement (art. 17 LAI) ni à la rente (art. 28 LAI) qu'il souhaite obtenir, mais il lui est néanmoins loisible de requérir une aide au placement (art. 18 al. 1 LAI) de la part de l'intimé. Le recours est mal fondé.