Citation: 8C_492/2014 E. 4.1

4.1. Les premiers juges ont considéré que l'assurée n'avait pas donné des versions à proprement parler contradictoires de l'événement mais qu'elle en avait plutôt explicité les circonstances dans le formulaire du 3 octobre 2012 puis dans son opposition du 15 janvier 2013. Cela étant, la juridiction cantonale a retenu que l'assurée s'était blessée au ménisque externe du genou gauche en se relevant alors qu'elle était assise au sol, les jambes croisées, depuis un certain temps. Lorsqu'elle s'était redressée, ses jambes s'étaient tordues et elle avait eu mal. Le mouvement de redressement depuis le sol ne s'était donc pas effectué de manière normale et contrôlée. Dans la position accroupie adoptée par l'assurée, il était concevable, selon les premiers juges, que ses jambes aient été engourdies au moment où elle s'était levée, ce qui avait entraîné un déséquilibre et nécessité un mouvement de correction, non programmé, de sa part. Toujours selon les premiers juges, si le redressement à partir de la position accroupie n'avait pas été "brusque", l'ankylose et la torsion des jambes survenues dans le cas particulier avaient généré une sollicitation du corps plus importante que la normale.