Citation: 9C_49/2019 E. 5.1

5.1. En ce qui concerne tout d'abord les troubles orthopédiques, c'est en vain que le recourant invoque une erreur de diagnostic, en tant que les experts de CEMEDEX SA ont retenu une tendinite modérée de la coiffe des rotateurs, au lieu d'un conflit sous-acromial "tantôt à D et à G" avec une lésion du sus-épineux associé à une bursite sous-acromio-deltoïdienne à droite, mis en évidence par le docteur C.________ dans son rapport du 21 mars 2018. L'expert E.________, spécialiste en orthopédie et traumatologie, a fait état de douleurs à l'épaule droite, ainsi que d'une limitation à la mobilité de l'épaule, en abduction et en antépulsion de l'épaule droite, qui ont été prises en considération dans l'appréciation des limitations fonctionnelles en relation avec les troubles constatés (ch. 7 p. 32 de l'expertise du 6 octobre 2017). Or le docteur C.________ ne fait pas état de limitations fonctionnelles différentes ou supplémentaires liées aux atteintes à l'épaule droite. Au demeurant, le docteur E.________ a maintenu ses conclusions après avoir pris connaissance de l'avis de son confrère du 21 mars 2018 (complément d'expertise du 30 avril 2018). L'argumentation du recourant tirée de la seule divergence diagnostique n'est par conséquent pas pertinente. Il en va de même en ce qui concerne l'argument selon lequel les experts auraient "surestimé les capacités de mobilité de l'assuré", alors même qu'ils ont constaté qu'il se déplaçait toujours avec deux cannes anglaises. Les médecins de CEMEDEX SA ont en effet mis en évidence que l'utilisation de ces cannes malgré une capacité de marche de plus de deux heures par jour constituait le signe d'une probable exagération des symptômes constatés lors de l'examen.