Citation: 1B_273/2019 E. 2.2.2

2.2.2. Afin d'écarter la violation du droit d'être entendu soulevée devant elle, la cour cantonale a relevé que l'ordonnance du Tmc mentionnait textuellement que de "graves soupçons laissa[ien]t présumer que l'une des infractions visées à l'art. 269 al. 2 CPP a[vait] été commise"; cette mention était suffisante, même si l'art. 19 al. 2 let. c LStup n'était pas expressément cité, puisque l'application de l'art. 19 al. 2 let. a LStup n'entrait pas en considération vu le trafic de cannabis en cause et que la circonstance de la bande au sens de l'art. 19 al. 2 let. b LStup n'avait jamais été envisagée. L'autorité précédente a ensuite relevé que la communication donnée par le Ministère public indiquait que, selon le rapport de police, la balise - dont la pose avait été ordonnée le 31 mai 2018 par le Ministère public et autorisée le 4 juin 2018 par le Tmc - avait été fixée sur le véhicule concerné le 17 juin 2018 par la police, mesure ensuite levée le 30 août 2018. Les Juges cantonaux ont enfin estimé que, dans cette communication, le Ministère public avait précisé que la surveillance technique se fondait sur l'existence de graves soupçons découlant notamment des déclarations de trois personnes, des quantités de produits cannabiques évoquées et des chiffres d'affaires, ainsi que des bénéfices y relatifs réalisés; les faits reprochés étaient manifestement constitutifs d'une infraction qualifiée à la loi sur les stupéfiants, à tout le moins à titre de commission par métier (art. 19 al. 2 let. c LStup).