Citation: 7B_150/2022 E. 5.3

5.3. La Cour d'appel pénal a fait sien le raisonnement des premiers juges (cf. art. 82 al. 4 CPP) dont il résulte que les piétons qui avaient croisé la route du recourant avaient tous eu la même sensation de peur. Certains avaient tenté de l'avertir en lui faisant des gestes ou avaient manifesté leur crainte en frappant son véhicule à l'aide d'un bâton, ces gestes et coups étant reconnus par le recourant. Toujours selon le jugement de première instance, après avoir commis l'infraction de mise en danger contre B.B.________ et D.B.________, le recourant avait encore manqué renverser C.B.________. Il avait poursuivi sa route et avait recommencé quelques mètres plus loin avec les époux E.________, comme si rien ne s'était passé. Le recourant avait ainsi adopté un comportement actif et dangereux au volant de son véhicule attelant une remorque, sur une route étroite et clôturée, à une vitesse inadaptée de manière à provoquer un haut risque de lésions corporelles graves. Sur cette base, une violation grave des règles fondamentales de la circulation routière au sens de l'art. 90 al. 3 LCR a été admise au préjudice des autres usagers de la route.