Citation: 4A_389/2007 02.11.2007 E. 1

1.1 Le recours est interjeté par la partie qui a succombé dans ses conclusions libératoires (art. 76 al. 1 LTF) et dirigé contre une décision finale (art. 90 LTF) rendue en matière civile (art. 72 al. 1 LTF) par une autorité cantonale de dernière instance (art. 75 al. 1 LTF) dans une affaire dont la valeur litigieuse atteint le seuil de 15'000 fr. déterminant dans les causes de droit du travail (art. 74 al. 1 let. a LTF); il a par ailleurs été déposé dans le délai prévu par la loi (art. 45 al. 1 et 100 al. 1 LTF). 1.2 Le recours en matière civile peut être interjeté pour violation du droit fédéral (art. 95 let. a LTF), y compris les droits constitutionnels (Message concernant la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale du 28 février 2001, FF 2001 p. 4000 ss [ci-après: Message], p. 4132). Saisi d'un tel recours, le Tribunal fédéral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF). Il ne peut s'en écarter que si les faits ont été établis de façon manifestement inexacte - notion qui correspond à celle d'arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (Message, p. 4135) - ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF (art. 105 al. 2 LTF), et pour autant que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause (art. 97 al. 1 LTF). 1.3 Le recours doit être motivé (art. 42 al. 1 LTF) et les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (art. 42 al. 2 LTF). Pour satisfaire à cette obligation de motiver, qui correspond à celle de l'art. 55 al. 1 let. c aOJ (cf. Message, p. 4093), le recourant doit discuter les motifs de la décision entreprise et indiquer précisément en quoi il estime que l'autorité précédente a méconnu le droit; il n'est pas indispensable qu'il indique expressément les dispositions légales - le numéro des articles de loi - ou qu'il désigne expressément les principes non écrits de droit qui auraient été violés; il suffit qu'à la lecture de son exposé, on comprenne clairement quelles règles de droit auraient été, selon lui, transgressées par l'autorité cantonale (cf. à propos de l'art. 55 al. 1 let. c aOJ, ATF 121 III 397 consid. 2a; 116 II 745 consid. 3 p. 749). Saisi d'un recours en matière civile, le Tribunal fédéral applique en effet d'office le droit (art. 106 al. 1 LTF). Toutefois, si le recourant se plaint de la violation de droits fondamentaux ou de dispositions de droit cantonal ou intercantonal, il doit, comme sous l'empire de l'art. 90 al. 1 let. b aOJ, satisfaire au principe d'allégation (Message, p. 4142): il doit indiquer précisément quelle disposition constitutionnelle ou légale a été violée et démontrer par une argumentation précise en quoi consiste la violation. Le Tribunal fédéral n'examine en effet de tels griefs que s'ils ont été invoqués et motivés (art. 106 al. 2 LTF), c'est-à-dire s'ils ont été expressément soulevés et exposés de façon claire et détaillée (cf. ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 262; cf. également arrêt 6B_178/2007 du 23 juillet 2007, destiné à la publication, consid. 1.4). 1.4 En l'occurrence, la recourante persiste à présenter sa propre interprétation de la clause du contrat selon laquelle « les heures supplémentaire ne sont pas compensées », en se fondant du reste partiellement sur des éléments qui ne ressortent pas de l'état de fait arrêté souverainement en instance cantonale; en substance, elle se contente d'affirmer que pour les parties qui ne sont pas juristes, cette formulation signifierait que toutes les heures étaient incluses dans un salaire forfaitaire, système de rémunération motivé par le fait que les chantiers étaient souvent éloignés de la société, qui ne pouvait dès lors pas contrôler les heures de travail effectuées par les chefs de projet; elle relève par ailleurs que l'intimé n'a jamais demandé le paiement d'heures supplémentaires en cours d'engagement et a attendu une année et demie après la résiliation de son contrat de travail pour le faire; elle expose enfin qu'il est crucial pour elle de garder, voire de regagner sa compétitivité et de limiter les risques. Ce faisant, la recourante ne discute nullement les motifs de l'arrêt querellé ni n'indique en quoi elle estime que la cour cantonale aurait violé le droit fédéral. La lecture de son écriture ne permet d'ailleurs même pas de comprendre si elle entend se plaindre de la violation des art. 18 et 321c CO, dispositions qu'elle mentionne en page 2 de son recours à l'occasion du rappel des griefs invoqués devant les précédents juges, ou d'arbitraire dans l'appréciation des preuves, grief que la cour cantonale a analysé comme étant en réalité soulevé par la recourante. Or, s'il doit certes appliquer le droit d'office (art. 106 al. 1 LTF), le Tribunal fédéral n'est pas tenu de traiter, comme le ferait une autorité de première instance, toutes les questions juridiques qui se posent, lorsque celles-ci ne sont plus discutées devant lui. En définitive, comme l'intimé le soutient à juste titre, le recours est donc irrecevable, faute d'être motivé conformément aux réquisits du droit de procédure fédéral.