Citation: 5A_456/2022 E. 5.2.1

5.2.1. L'ex-épouse soutient tout d'abord que ses frais de logement auraient dû être fixés à 3'900 fr. par mois, et non à 3'420 fr. comme retenu par la juridiction précédente. 5.2.1.1. La cour cantonale a considéré que le montant de 3'420 fr. par mois retenu par le premier juge à titre de loyer était équitable. Celui-ci garantissait à l'ex-épouse un logement confortable et en adéquation avec son train de vie mené durant la vie commune. En effet, ce montant correspondait à l'estimation effectuée par l'expert judiciaire pour la location de l'appartement de V.________, ainsi que pour le box. Or, les parties avaient vécu dans cet appartement durant une grande partie de leur vie commune, soit une dizaine d'années avant d'emménager dans la villa conjugale, dans laquelle ils n'avaient vécu que deux ans avant la séparation. Le montant de 3'420 fr. était par conséquent adéquat, étant relevé que l'expert judiciaire, dont l'expertise n'était pas contestée en appel, avait également pour mission de déterminer la valeur locative de cet appartement et qu'en première instance, la recourante avait conclu à l'attribution en sa faveur de ce bien immobilier. Compte tenu de ces éléments, le fait que l'intimé, dans sa facture du 1er avril 2021, avait réclamé à la recourante un montant de 3'900 fr. par mois, incluant également les frais de la place de stationnement, à titre d'indemnité pour la perte locative de l'appartement, n'était pas déterminant. 5.2.1.2. Seuls les frais de logement effectifs ou raisonnables doivent être pris en considération dans le calcul des charges des époux, menant à celui de la contribution d'entretien (arrêts 5A_6/2023 du 10 août 2023 consid. 5.2; 5A_440/2022 du 14 juillet 2023 consid. 4.1; 5A_501/2022 du 21 juin 2023 consid. 4.4.1.2 et les références). 5.2.1.3. En l'occurrence, contrairement à ce que semble soutenir la recourante, le fait qu'en date du 1er avril 2021, l'ex-époux lui ait réclamé un montant de 3'900 fr. à titre de " perte locative " pour l'appartement de V.________ n'est, à lui seul, pas suffisant pour considérer que l'intimé aurait admis en procédure la prise en compte d'un tel montant à titre de frais de logement de la recourante. Dans la mesure où elle fait valoir que la villa, et non l'appartement, correspondait à leur train de vie, la recourante ne fait qu'opposer sa propre appréciation à celle de la cour cantonale, qui a retenu que les parties avaient vécu dans l'appartement une grande partie de leur vie commune et que la recourante en avait d'ailleurs demandé l'attribution en première instance. L'ex-épouse fait également valoir que l'expertise prévoyait un loyer de 4'464 fr. 50 par mois, charges comprises, et non de 3'420 fr. Il n'apparaît toutefois pas (art. 105 al. 1 LTF; ATF 140 III 16 consid. 1.3.1) - et la recourante ne soutient pas le contraire - que celle-ci aurait soulevé ce grief en appel. Sa critique est ainsi irrecevable, faute d'épuisement matériel des instances (art. 75 al. 1 LTF; ATF 146 III 203 consid. 3.3.4; 143 III 290 consid. 1.1 et les références).