Citation: 1C_418/2016 E. 5.2

5.2. Lorsqu'elle conteste le refus d'autorisation de construire en argumentant sur l'emprise au sol du garage, la recourante méconnaît que c'est pour l'essentiel l'esthétique de la construction qui a guidé le choix des autorités précédentes. Elle affirme appellatoirement que "l'esthétique de la construction litigieuse en soi ultralégère n'[a] pour sa part jamais été mise en cause". Or, ainsi qu'on l'a vu ci-dessus, le choix de la structure et des matériaux a précisément été critiqué par le SMS et la CNMS. S'agissant de la remise en état, la recourante fait essentiellement valoir qu'aucun intérêt public prépondérant ne la justifierait. Elle se borne, pour étayer cela, à indiquer que la construction litigieuse n'est pas visible depuis les rives de l'Arve. Or, il est douteux que ce seul fait soit suffisant pour ignorer toute exigence en matière d'esthétique et l'appréciation des instances précédentes, qui ont une meilleure connaissance des lieux, doit être suivie sur ce point. L'intérêt privé de la recourante est en outre principalement économique. Celle-ci a du reste mis les autorités devant le fait accompli, ce qui affaiblit d'autant le besoin de protection d'un tel intérêt. A cet égard, c'est de manière appellatoire qu'elle prétend que tel aurait été le cas sans sa faute. Si elle n'a pu empêcher les travaux, elle les avait quoi qu'il en soit commandés alors même qu'elle n'était en possession d'aucune autorisation ni même de garanties données par les autorités en ce sens. Enfin, si le couvert préconisé par le SMS ne présente certes pas les mêmes avantages qu'un garage fermé, il s'agit d'une solution alternative qui permettrait de ménager l'atteinte aux intérêts de la recourante, ce qui relativise d'autant plus la garantie de sa propriété. Au vu de tous ces éléments, il y a lieu de confirmer l'appréciation de la cour cantonale selon laquelle l'ordre de remise en état respecte le principe de la proportionnalité.