Citation: 6B_1095/2022 E. B

Par arrêt du 5 août 2022, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice genevoise a rejeté le recours formé par A.________ SA et confirmé l'ordonnance de non-entrée en matière. En substance, elle a retenu les faits suivants: B.a. A.________ SA est une société anonyme, sise à U.________, ayant notamment pour but la gestion, le courtage et le conseil immobilier. C.________ en est l'administrateur et le représentant. B.b. Cette société et D.________ (ci-après: le vendeur) ont conclu, le 9 juin 2020, un contrat de courtage exclusif ayant pour but d'indiquer et d'amener un acquéreur ou de servir d'intermédiaire pour la négociation de la villa du précité, sise à V.________ (ci-après: la villa), estimée à 10 millions de francs. Ce contrat a été conclu pour une durée de quatre mois, renouvelable de trois mois en trois mois, sauf résiliation par une des parties (art. 4). La commission sur le prix de vente était de 3 % (art. 5). B.c. En septembre 2020, le vendeur a demandé à A.________ SA le retrait de la clause d'exclusivité du contrat pour sa prochaine échéance (à savoir le 9 octobre 2020), retrait que la précitée a confirmé. B.d. En mars 2021, le fils du vendeur a informé A.________ SA que la villa avait été vendue par l'intermédiaire de B.________. B.e. Le 3 juin 2021, A.________ SA a déposé une plainte pénale contre B.________ pour concurrence déloyale (art. 23 LCD en relation avec l'art. 3 al. 1 let. a et h LCD et l'art. 4 let. a LCD) et toute autre infraction pertinente. En substance, elle exposait que, dès la mise en place du contrat de courtage, plusieurs moyens importants pour la promotion de la villa avaient été engagés, tels que la prise de nouvelles photos professionnelles, la réalisation d'un film à l'aide d'un drone, la préparation d'une plaquette de vente et d'une visite virtuelle, la diffusion sur internet, la mise en scène avec du mobilier contemporain et des échanges avec des acquéreurs potentiels. La décision prise par le vendeur de retirer la clause d'exclusivité du contrat de courtage était surprenante, dans la mesure où, d'une part, C.________ entretenait des relations amicales avec le vendeur et son fils et, d'autre part, les moyens importants qui avaient été engagés commençaient à porter leurs fruits. Comme B.________ avait déjà cherché de façon insistante à démarcher une autre de ses clientes, qui était également sous contrat d'exclusivité, A.________ SA pensait que le précité avait convaincu D.________ de résilier la clause d'exclusivité et profité de la commercialisation faite jusqu'alors pour vendre la villa. Le ministère public devait procéder à l'audition de tous les protagonistes de cette vente (le mis en cause et ses employés, le vendeur et son fils, ainsi que l'acheteur) afin de déterminer en particulier quand avaient commencé les échanges entre B.________ et le vendeur, et quels arguments avaient été utilisés pour convaincre ce dernier de résilier la clause d'exclusivité.