Citation: 2C_153/2023 E. 4.4

4.4. En l'occurrence, il n'est pas contesté que la recourante a toujours entretenu une réelle relation affective avec sa fille, malgré la distance qui les séparait. En revanche, il ressort de l'arrêt attaqué, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 LTF), que la recourante n'a pas réussi à établir que sa fille et son beau-fils participaient à son entretien lorsqu'elle vivait en Argentine. En effet, d'après les constatations des juges cantonaux, la recourante a travaillé comme enseignante en Argentine jusqu'à son départ pour la Suisse ou peu avant et subvenait à ses propres besoins. Son beau-fils lui a certes transféré un montant de 51'286.84 pesos argentins (ce qui correspond à environ 200 francs suisses), le 7 septembre 2019, mais ce versement est intervenu alors que sa fille était en visite chez elle en Argentine. Sa fille a en outre opéré plusieurs retraits sur son compte en Suisse durant son séjour, pour une somme totale de 64'284 pesos argentins (soit environ 245 francs suisses). L'arrêt cantonal en déduit que le versement et les retraits effectués étaient liés à la présence de la fille de l'intéressée en Argentine et ne concernaient pas son entretien, ce que la recourante ne conteste pas sous l'angle de l'arbitraire. Par la suite, en septembre et octobre 2020, la recourante a encore bénéficié de deux versements d'un montant total de 630 fr. de la part de son beau-fils. Or, comme le constate l'arrêt attaqué, sans que la recourante ne le conteste, ces versements sont intervenus peu avant qu'elle ne quitte l'Argentine pour se rendre en Suisse et ne permettent pas de retenir qu'elle aurait été à la charge de sa fille et de son beau-fils.