Citation: 6B_987/2017 E. 4.3.1

4.3.1. Le recourant soutient qu'il aurait dû être mis au bénéfice de la circonstance atténuante de l'écoulement du temps. Selon l'art. 48 let. e CP, le juge atténue la peine si l'intérêt à punir a sensiblement diminué en raison du temps écoulé depuis l'infraction et que l'auteur s'est bien comporté dans l'intervalle. L'atténuation de la peine en raison du temps écoulé procède du même principe que la prescription. Le temps écoulé amenuise la nécessité de punir et il doit être pris en considération aussi lorsque la prescription n'est pas encore acquise, si l'infraction est ancienne et que le délinquant s'est bien comporté dans l'intervalle. Cela suppose qu'un temps relativement long se soit écoulé depuis l'infraction. Cette condition est en tout cas réalisée lorsque les deux tiers du délai de prescription de l'action pénale se sont écoulés; selon la nature et la gravité de l'infraction, le juge peut cependant aussi tenir compte d'une durée moins importante. Pour déterminer si l'action pénale est proche de la prescription, le juge doit se référer à la date à laquelle les faits ont été souverainement établis, et non au jugement de première instance (moment où cesse de courir la prescription selon l'art. 97 al. 3 CP). Ainsi, lorsque le condamné a fait appel, il faut prendre en considération le moment où le jugement de seconde instance a été rendu dès lors que ce recours a un effet dévolutif (ATF 140 IV 145 consid. 3.1 p. 147 s.). En l'espèce, le recourant a été condamné pour meurtre, lésions corporelles graves et violation des règles de la circulation routière au sens de l'art. 90 al. 3 LCR, infractions soumises à un délai de prescription de 15 ans, conformément à l'art. 97 al. 1 let. b CP. Les lésions corporelles simples, les dommages à la propriété et l'infraction à l'art. 91 al. 2 let. b LCR sont quant à eux soumis à un délai de prescription de 10 ans, compte tenu de l'art. 97 al. 1 let. c CP. Le recourant ayant été condamné en juillet 2017 pour des faits survenus en novembre 2013, aucun de ces délais de prescription n'était écoulé même de moitié. Le recourant n'expose pas, quant à lui, quelles circonstances auraient dû conduire l'autorité précédente à faire application de l'art. 48 let. e CP en dépit du temps relativement bref ayant séparé les infractions du jugement de deuxième instance. Il s'attache à démontrer que la circonstance atténuante de l'écoulement du temps lui aurait été acquise s'il avait été condamné notamment pour homicide par négligence et lésions corporelles par négligence. Dès lors que le recourant a vainement contesté la qualification de meurtre retenue par la cour cantonale (cf. consid. 3.3 supra), son argumentation tombe ainsi à faux. Elle s'avère par ailleurs irrecevable dans la mesure où elle repose sur des éléments qui ne ressortent pas de l'état de fait, par lequel le Tribunal fédéral est lié et dont il n'a pas démontré l'arbitraire (cf. consid. 2.6 supra), ainsi lorsque le recourant invoque les appréciations de sa psychiatre concernant les conséquences de ses actes ou prétend ne pas souhaiter récupérer un permis de conduire.