Citation: 6B_483/2020 E. 3.2

3.2. Retenant que le plaignant avait obtenu gain de cause vu la condamnation de la recourante, le tribunal de première instance a octroyé à l'intimé, en application de l'art. 433 CPP, une indemnité de 4'006 fr. 45, en se fondant sur la liste des opérations effectuées par son avocat dès la reddition de l'ordonnance pénale (12 heures d'activité, débours et vacations). En confirmant ce montant sans autre développement et en octroyant une indemnité de la même manière pour la procédure d'appel, la cour cantonale a implicitement considéré que ce montant couvrait les dépenses et les frais nécessaires pour faire valoir le point de vue de l'intimé dans la procédure pénale, par le biais de son avocat. Elle a ainsi reconnu que, pour autant qu'une partie de l'activité déployée par le conseil de l'intimé eut trait à la question de la recevabilité de l'opposition, celle-ci faisait partie des frais utiles à la procédure. La recourante a d'ailleurs saisi la portée de la décision sur ce point, dans la mesure où elle conteste, dans son recours en matière pénale, que ce poste puisse être couvert par la notion d'indemnité au sens de l'art. 433 CPP. Il en résulte que la recourante ne saurait se prévaloir d'une violation de son droit d'être entendue sous l'angle du droit à une décision motivée (cf. sur ce point: ATF 143 IV 40 consid. 3.4.3 p. 46; 142 I 135 consid. 2.1 p. 145; ATF 141 V 557 consid. 3.2.1 p. 565). Sous l'angle de l'art. 433 CPP, force est de constater que la recourante a été condamnée dans le cadre de la procédure de première instance et que l'intimé a obtenu gain de cause. L'on ne saurait considérer que le fait de soulever la tardiveté de l'opposition à l'ordonnance pénale de la prévenue lorsque le délai pour ce faire n'a pas été respecté, constituerait une démarche inutile ou superflue de l'intimé, quand bien même il s'est avéré en fin de compte que l'opposition était tout de même valable. En l'espèce, la cour cantonale n'a pas excédé son large pouvoir d'appréciation dans la fixation des frais nécessaires pour faire valoir le point de vue de l'intimé dans la procédure pénale. Infondé, le grief de la recourante doit être rejeté.