Citation: 6B_709/2009 13.11.2009 E. 3

Le recourant se plaint d'arbitraire dans l'appréciation des preuves et d'une violation de la présomption d'innocence. 3.1 Tel qu'il est soulevé, le grief revient à invoquer une violation du principe in dubio pro reo comme règle de l'appréciation des preuves, donc, en définitive, à se plaindre de ce que cette appréciation serait arbitraire (ATF 127 I 38 consid. 2 p. 40 ss; 124 IV 86 consid. 2a p. 87 s.). Cette notion, de jurisprudence constante, n'est pas synonyme de discutable, ni même de critiquable. Pour être qualifiée d'arbitraire, une appréciation doit se révéler manifestement insoutenable et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (ATF 134 I 140 consid. 5.4 p. 148; 133 I 149 consid. 3.1 p. 153). Le Tribunal fédéral, qui n'administre pas lui-même les preuves, ne saurait en effet en revoir librement l'appréciation et substituer la sienne, supposée différente, à celle du juge du fait. Il ne peut s'écarter de la solution retenue que s'il est amené à constater qu'elle s'avère absolument inadmissible. Il ne peut au demeurant entrer en matière sur l'arbitraire allégué que si ce dernier est démontré dans le recours conformément aux exigences de motivation de l'art. 106 al. 2 LTF (ATF 133 IV 286 consid. 1.4 p. 287). 3.2 Le recourant conteste sa culpabilité relative à l'épisode du 12 décembre 2004. Il soutient tout d'abord que ses déclarations concordent avec celles des témoins, B.________ et C.________, pour établir qu'il n'était pas à Genève, soit au domicile de la plaignante, le soir des événements. Il relève ensuite les contradictions entre les affirmations de la victime et celles de D.________. 3.2.1 S'agissant des incidents du 12 décembre 2004, la Chambre pénale a considéré qu'ils étaient survenus de la manière décrite par la partie civile. En effet, les déclarations de la victime étaient demeurées constantes tout au long de la procédure et étaient confirmées par celles de F.________, sous réserve d'une confusion temporelle, n'affectant toutefois ni le déroulement ni la nature des faits dénoncés. Par ailleurs, aucun élément ne permettait de douter de la présence du recourant chez la partie civile au cours de la soirée du 12 décembre 2004. A cet égard, les déclarations de B.________ et de C.________, en sus d'être contradictoires, n'étaient pas confirmées par le recourant lui-même, qui alléguait avoir passé la soirée au chevet de son père mourant, en compagnie de son frère, ce dont ce dernier ne se souvenait pas, évoquant un dimanche sans particularité à défaut de souvenirs précis. Enfin, la lésion subie par la victime, soit un hématome de 8 x 6 centimètres, attestée médicalement le surlendemain, était compatible avec les coups qu'elle déclarait avoir reçus sur la tête. 3.2.2 Comme cela ressort de son argumentation, le recourant se borne, sur plusieurs pages, à présenter sa propre version des faits et à rediscuter la manière dont l'autorité cantonale a apprécié les preuves. Il ne démontre toutefois pas en quoi cette appréciation serait non seulement discutable ou critiquable, mais manifestement insoutenable. Affirmer simplement que les faits se sont déroulés autrement que de la manière retenue et proposer sa propre appréciation des preuves ne suffit pas à faire admettre l'arbitraire allégué. Le grief, parce qu'insuffisamment motivé au regard des exigences de l'art. 106 al. 2 LTF, est par conséquent irrecevable. 3.3 Le recourant conteste sa culpabilité s'agissant des événements du mois de janvier 2005. Il estime que le laps de temps écoulé entre le départ de la police du domicile de la victime et l'arrivée de celle-ci à l'hôpital était suffisant pour se mutiler soi-même ou appeler un tiers pour ce faire. Il fait également grief aux autorités d'avoir mal apprécié les déclarations du Professeur G.________. Il nie enfin l'état de panique de la plaignante au regard des éléments du dossier. 3.3.1 S'agissant de l'altercation survenue dans la nuit du 24 au 25 janvier 2005, la Cour cantonale a considéré que les lésions subies par la partie civile étaient le fait du recourant et non celui d'un tiers ou de la victime elle-même, ce que confirmaient la chronologie et le déroulement des événements. En effet, la plaignante avait été admise aux hôpitaux universitaires à 05 heures 27, soit seulement un peu plus d'une heure après le départ de la police de son domicile, ce qui permettait d'exclure l'intervention d'un tiers, vu le faible laps de temps écoulé. Par ailleurs, la partie civile avait fait à sa voisine de palier et aux policiers un récit identique des violences subies, leur montrant son cou et sa langue, zones qui avaient effectivement été lésées selon les constatations médicales du docteur H.________. Le fait que ces lésions n'eussent pas été préalablement constatées par la police et J.________ n'apparaissait pas invraisemblable, dès lors que la morsure de la langue ne saignait pas et que les hématomes présents sur le cou, au demeurant très légers, avaient pu apparaître quelques heures après les faits, de l'aveu même du spécialiste mandaté par le recourant. Il n'était dès lors pas exclu que ces lésions n'eussent pu être constatées que lors de l'examen médical approfondi pratiqué aux hôpitaux universitaires.