Citation: 4A_520/2021 E. 5.2.5

5.2.5. Dans sa réplique, le recourant fait valoir que l'arbitre incriminé n'a qu'une pratique: celle de la dissimulation assumée. Ce dernier n'a, à son avis, pas agi par erreur mais a adopté un comportement clairement intentionnel consistant à passer sous silence de nombreuses affaires dans lesquelles il avait été " impliqué aux côtés de l'intimée ". Le recourant s'emploie ensuite à démontrer que la demande de récusation a bel et bien été formée à temps, raison pour laquelle la Commission de récusation du CIAS ne l'a du reste pas jugée irrecevable. Le recourant reproche ensuite à l'arbitre Hovell de n'avoir pas adopté une attitude transparente et d'avoir dissimulé de nombreuses procédures impliquant l'intimée dans lesquelles il avait siégé en tant qu'arbitre. Elle observe en outre que ce dernier n'a pas révélé, dans sa première déclaration d'indépendance, l'existence d'une procédure arbitrale dans laquelle l'intimée l'avait choisi comme arbitre (TAS 2018/A/5915). Le recourant conteste en outre la position selon laquelle il n'existerait une obligation de révélation pesant sur l'arbitre que lorsque la partie l'ayant désigné joue un rôle " actif " dans la procédure arbitrale. Il estime, par ailleurs, que rien ne justifie de ne pas décompter séparément les procédures ayant fait l'objet d'une jonction de causes. Il relève enfin que les tentatives de l'arbitre mis en cause de justifier son comportement en vertu de pratiques contradictoires et infondées dénotent une attitude partiale de sa part justifiant sa récusation.