Citation: 1C_572/2019 E. 1

Saisi d'une demande d'entraide judiciaire formée le 4 juin 2019 par les autorités espagnoles en complément à de précédentes démarches visant A.________, le Ministère public de la Confédération (MPC) a, par lettre du 10 juillet 2019, interpellé Me B.________, avocat de l'intéressé en Suisse, l'informant de l'ouverture de la procédure d'entraide et lui demandant s'il était aussi mandaté dans ce cadre. Par décision incidente du 17 juillet 2019, le MPC a ordonné le séquestre d'un compte bancaire au nom de A.________, à hauteur de 4 millions d'euros. Cette décision a été notifiée au domicile en Suisse de l'intéressé où une tentative de distribution a eu lieu le 18 juillet 2019; l'envoi a été retourné au MPC le 13 août 2019 avec la mention "non réclamé". Le 25 juillet 2019, Me B.________ a déclaré être mandaté par A.________, sans être toutefois en mesure de présenter immédiatement de procuration qu'il adresserait "ces prochains jours"; il demandait aussi la consultation du dossier. Par lettre du 30 juillet 2019, le MPC l'a à nouveau invité à produire une procuration; l'avocat a fourni la procuration par lettre du 10 septembre suivant. Les pièces principales du dossier, notamment la décision incidente du 17 juillet 2019, lui ont été transmises le 16 septembre 2019. Par acte du 26 septembre 2019, Me B.________ a recouru pour son client auprès de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral en demandant la restitution du délai de recours. Par arrêt du 22 octobre 2019, la Cour des plaintes a déclaré le recours irrecevable. L'avocat n'ayant répondu que le 25 juillet 2019 à l'interpellation du 10 juillet précédent, la décision de séquestre pouvait être notifiée directement à A.________. Celui-ci n'ayant pas retiré l'envoi, il était réputé avoir reçu la décision au terme du délai de garde, soit le 25 juillet 2019. Le délai de recours arrivait donc à échéance le 5 août 2019, de sorte que le recours formé le 26 septembre 2019 était tardif. Faute d'empêchement non fautif, il n'y avait pas lieu à restitution du délai. A.________ forme un recours en matière de droit public contre ce dernier arrêt. Il en demande la réforme en ce sens que son recours à la Cour des plaintes est déclaré recevable, subsidiairement que le délai de recours est restitué. Subsidiairement, il conclut à l'annulation de l'arrêt et au renvoi de la cause à la Cour des plaintes pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Il n'a pas été demandé de réponse.