Citation: 6B_1335/2018 E. 4.6.3

4.6.3. S'agissant des deux accusations d'escroquerie portées par les recourants, l'autorité précédente a laissé ouverte la question de la compétence des autorités suisses pour en connaître. Elle a toutefois considéré que les conflits entre la recourante et Z.________ étaient nés seulement après la signature du contrat d'achat, le 27 octobre 2016. Il n'existait aucun indice suffisant permettant de reprocher à Z.________ d'avoir pris la décision de ne pas exécuter d'emblée, au moment où l'argent destiné à l'achat de la propriété a quitté la Suisse, le contrat tacite initial le liant à la recourante. Ainsi à supposer un for pénal en Suisse, l'autorité précédente a estimé que les conditions de l'infraction d'escroquerie n'apparaissaient manifestement pas réunies s'agissant du reproche d'escroquerie en rapport avec l'acquisition d'une propriété à Cuba. L'autorité précédente a jugé que le même raisonnement devait s'appliquer au virement du montant de 10'989 fr. 60 effectué par le recourant le 8 novembre 2016, en faveur et à la demande de la recourante, sur le compte de Z.________. Cette autorité a ainsi considéré qu'il ne ressortait d'aucun élément au dossier que Z.________ ait décidé, déjà au moment de ce virement, de ne pas faire bénéficier la recourante de ce montant, celle-ci ayant au demeurant effectué en sa compagnie le premier retrait de 3'000 fr. et n'ayant pas manifesté d'opposition à ce qu'il procède au second.