Citation: 1C_537/2017 E. 2.2

2.2. En l'occurrence la cour cantonale a constaté que le garage existant se situait dans les espaces de non-bâtir au sens de l'art. 4.4 RC, c'est-à-dire à moins de 5 m de la limite de propriété. Elle a néanmoins estimé que, en application de l'art. 4.7 RC - permettant de déroger à la distance règlementaire en présence de petits bâtiments -, le projet litigieux, comprenant - selon l'état de fait cantonal - l'agrandissement du garage et de la terrasse, pouvait être admis, celui-ci ne présentant de surcroît pas d'inconvénients majeurs pour les biens-fonds adjacents (cf. consid. 3.3 ci-dessous). Au regard des garanties offertes par l'art. 29 al. 2 Cst., cette motivation apparaît suffisante. Elle permet en effet de comprendre les motifs pour lesquels la cour cantonale a en l'occurrence exclu l'application de l'art. 4.4 RC et jugé le projet admissible. Les recourants ne manquent d'ailleurs pas de contester céans, en toute connaissance de cause, l'interprétation des dispositions communales opérée par l'instance précédente. Leurs explications développées à l'appui de la présente critique portent du reste, pour l'essentiel, sur ce dernier aspect; à ce titre, elles seront examinées ci-après, conjointement avec le grief portant expressément sur l'application arbitraire de l'art. 4.4 RC (cf. consid. 3.3). Mal fondé, le grief est rejeté.