Citation: 5A_241/2024 E. 5

Dans l'arrêt entrepris, l'autorité cantonale a en substance rappelé que, pour obtenir l'annulation de sa faillite, la débitrice ne devait pas seulement rendre vraisemblable sa solvabilité, mais également prouver le paiement de la dette, intérêts et frais compris à l'origine de la faillite, le dépôt auprès de l'autorité judiciaire supérieure à l'intention du créancier, ou le retrait de la réquisition de faillite par celui-ci (art. 174 al. 2 ch. 1 à 3 LP). Elle a ajouté que, selon la jurisprudence, les vrais nova - à savoir les faits survenus après l'ouverture de la faillite en première instance - devaient être produits avant l'expiration du délai de recours (ATF 139 III 491 consid. 4), en l'occurrence le 2 février 2024. Or à cette date, la recourante n'avait pas allégué avoir payé la créance qui lui avait valu sa faillite ni prouvé un tel paiement. Ainsi, faute pour l'intéressée d'avoir établi la réalisation de l'une des trois conditions de l'art. 174 al. 2 ch. 1 à 3 LP, l'autorité précédente a renoncé à examiner sa prétendue solvabilité et a rejeté le recours. En l'espèce, dans son acte, la recourante ne s'en prend pas à la constatation de l'autorité cantonale selon laquelle elle n'a pas produit dans le délai de recours de pièces prouvant le paiement intégral de la dette en souffrance (art. 174 al. 2 ch. 1 LP). Elle ne soulève pas non plus comme tel de critique à l'encontre des motifs de l'arrêt querellé qui confirme le prononcé de la faillite pour ce motif. Se bornant à démontrer la vraisemblance de sa solvabilité, question non examinée par l'autorité précédente, et à déplorer le blocage de ses comptes qui a suivi la reddition de l'arrêt cantonal, rendant impossible toute transaction, la recourante ne présente pas de motivation conforme à l'art. 42 al. 2 LTF. Partant, son grief est irrecevable (ATF 142 III 364 consid. 2.4 et les références).