Citation: 6B_1169/2022 E. 1.2

1.2. Le recourant soutient que s'agissant du chiffre 2.1 de l'acte d'accusation (valeurs entreposées dans le coffre de l'étude de notaire au sein de laquelle il était employé), la motivation du jugement querellé ne permettrait pas de comprendre pour quelles raisons ses déclarations auraient été écartées, alors qu'elles seraient crédibles. En l'espèce, la cour cantonale a énuméré les éléments du dossier à la lumière desquels elle a apprécié les déclarations du recourant. Elle a ainsi considéré qu'alors que le recourant avait précédemment signé des quittances, aucun document de ce type ne venait confirmer ses dires et que le prétendu déplacement au garde-meuble ne figurait pas au time-sheet du recourant, contrairement aux précédents trajets. La cour cantonale a en outre expliqué pour quels motifs les explications du recourant n'étaient pas crédibles au vu du déroulement des événements. La cour cantonale a ainsi exposé les motifs sur lesquels elle a fondé son raisonnement, de sorte que l'on comprend sa motivation. En tant que le recourant se plaint que le jugement cantonal ne motiverait pas l'élément subjectif de l'infraction, on comprend qu'il invoque également une violation de son droit d'être entendu. La cour cantonale a en substance retenu que le patrimoine soustrait était d'une valeur importante et qu'en s'accaparant sans droit les objets en cause et sans volonté de les restituer aux personnes concernées, le recourant avait agi intentionnellement et dans un dessein d'enrichissement illégitime. Cela suffit à écarter le grief du recourant concernant une prétendue violation de son droit d'être entendu, dès lors que l'on est en mesure de saisir le raisonnement de la cour cantonale. Pour ces motifs, le grief de violation du droit d'être entendu doit être rejeté.