Citation: K 134/03 12.05.2004 E. A

A.a C.________, né en 1958, travaillait comme manoeuvre au service de la société G.________ Sàrl. Du 1er août au 30 novembre 1999, il a été affilié à la Mutuelle Valaisanne Assurance maladie et accidents (ci-après : la Mutuelle), dans le cadre d'un contrat d'assurance collective conclu par son employeur, pour une indemnité journalière en cas d'incapacité de travail couvrant 80 % du gain assuré (après un délai d'attente de 2 jours) et 90 % du gain assuré (après un délai d'attente de 60 jours). Du 1er janvier 2000 au 31 décembre 2001, il a été assuré à titre individuel pour une indemnité journalière en cas de maladie de 133 fr. 55, assortie d'un délai d'attente de 3 jours. En raison de lombalgies, C.________ a présenté une incapacité de travail totale à partir du 16 novembre 1999 pour une durée indéterminée, attestée par son médecin traitant, le docteur R.________, spécialiste en médecine interne. L'employeur a résilié les rapports de travail pour le 30 novembre 1999. L'assuré s'est alors soumis à divers examens médicaux qui ont mis en évidence une infection HIV, une hépatite C, un état anxio-dépressif qui avait déjà nécessité une hospitalisation les 12 juin 1994 et 28 octobre 1995, ainsi que des dorso-lombalgies basses sur troubles statiques (voir notamment les rapports médicaux du docteur R.________, des 17 novembre 1999 et 14 février 2000, et du docteur T.________, du 7 décembre 1999). Après avoir versé les indemnités assurées pour la période du 19 août au 1er novembre 1999, l'assureur-maladie a, par décision du 3 mai 2000, institué une réserve rétroactive pour le diagnostic d'état anxio-dépressif chez une personnalité limite, d'une durée de 5 ans (depuis le 2 août 1999) concernant uniquement l'assurance d'indemnités journalières. Par ailleurs, il a considéré que l'incapacité de travail qui subsistait au-delà du 2 novembre 1999 résultait de l'affection concernée par la réserve, si bien qu'il ne verserait des indemnités journalières que pour trois semaines (conformément aux conditions particulières du contrat-cadre relative à l'assurance-maladie collective de la plâtrerie-peinture du canton du Valais), soit jusqu'au 22 novembre 1999. A la suite de l'opposition formée par C.________ contre cette décision, la Mutuelle a confié une expertise au docteur F.________, spécialiste FMH en médecine interne. Dans un rapport du 4 août 2000, ce médecin a posé les diagnostics de personnalité borderline, d'hépatite C chronique, de séropositivité pour le virus HIV, de lombalgies banales et d'état dépressif larvé réactionnel; il a estimé que seul ce dernier diagnostic entraînait une incapacité de travail de 50 %. Se fondant sur cette expertise, la Mutuelle a rejeté l'opposition de l'assuré, le 1er septembre 2000. Le même jour, elle a rendu une nouvelle décision, confirmée par décision sur opposition du 22 décembre 2000, par laquelle elle a instauré une nouvelle réserve rétroactive pour la période du 2 août 1999 au 1er août 2004, pour hépatite C chronique, en raison de la réticence de l'assuré.