Citation: 8C_763/2015 E. 5.3

5.3. En l'espèce, les médecins du Centre hospitalier C.________ ont fait état, en ce qui concerne le genou droit, d'une petite ecchymose de la rotule, sans douleur à la mobilisation (rapport du 25 août 2011) et c'est seulement lors de son séjour à la Clinique F.________ (du 7 mars au 4 avril 2012) que l'assuré a déclaré avoir subi quatre ou cinq blocages du genou droit, accompagnés de douleurs intenses. Au demeurant, si les docteurs G.________, L.________ et M.________ ont mentionné voire simplement suspecté la possibilité que les troubles au ménisque droit (méniscopathie, fissuration du ménisque, syndrome méniscal) fussent d'origine traumatique, cela ne suffit pas pour établir - au degré de la vraisemblance prépondérante - que ces troubles sont en relation de causalité naturelle avec l'accident du 25 août 2011. Par ailleurs, une scintigraphie osseuse réalisée le 21 décembre 2012 a mis en évidence une très discrète surimprégnation du genou droit pouvant évoquer une minime réaction algodystrophique sans composante inflammatoire. En l'occurrence, même en admettant que cette constatation soit suffisante pour établir - au degré de la vraisemblance prépondérante - l'existence d'une algodystrophie, une des conditions cumulatives permettant d'admettre l'existence d'un lien de causalité avec l'accident n'est pas réalisée. En effet, il faut notamment que le temps de latence entre un événement de caractère accidentel et l'apparition de l'affection en cause ne dépasse pas six à huit semaines (arrêts 8C_871/2010 du 4 octobre 2011 consid. 3.2; 8C_384/2009 du 5 janvier 2010 consid. 4.2.1; U 436/06 du 6 juillet 2007 consid. 3.4.2.1). Or, il n'existe aucun élément concret apte à établir qu'une algodystrophie - pour autant qu'on puisse admettre l'existence d'une telle affection - est apparue dans un délai de huit semaines à compter de l'accident du 25 août 2011. Dans ces conditions, l'existence d'un lien de causalité doit être niée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres critères jurisprudentiels. Vu ce qui précède, il n'y a pas de motif - sans qu'il soit nécessaire de compléter l'instruction, comme le demande le recourant - de s'écarter du point de vue de la cour cantonale selon lequel l'existence d'un tel lien entre les troubles au genou droit et l'accident du 25 août 2011 n'apparaît pas établi au degré de la vraisemblance prépondérante.