Citation: 5A_826/2020 E. 6.3.2

6.3.2. Pour déterminer si l'entretien de l'enfant convenu par les parties dans leur accord du 22 novembre 2018 correspondait aux capacités contributives des parents et aux besoins de celui-ci, l'autorité de première instance a examiné les situations financières respectives des parties, en particulier leurs revenus et charges. Elle a précisé que, pour les questions liées aux enfants, les maximes inquisitoire et d'office s'appliquaient sur la base de l'art. 296 CPC, de sorte qu'elle n'était pas liée par les conclusions même concordantes des parties, pas plus que par leurs allégations ou leurs offres de preuves. Les magistrats de première instance ont notamment retenu que l'époux percevait des revenus mensuels nets totaux de 15'056 fr. 65, pour des charges mensuelles de 8'380 fr. 35. Ils ont imputé à l'épouse un revenu hypothétique mensuel net moyen de 3'420 fr. pour une activité à temps plein et ont arrêté ses charges - reprises dans l'arrêt querellé - à 3'356 fr. 70 par mois. Au final, ils n'ont que partiellement homologué la convention des parties en tant qu'elle portait sur l'entretien de l'enfant et ont en substance astreint l'époux à verser mensuellement à ce titre une contribution de 1'200 fr., allocations familiales et/ou employeur étant payables en sus, et de 1'880 fr. si l'enfant venait à se retrouver sans revenu.