Citation: I 512/01 06.06.2002 E. 5

5.- a) Il reste à décider si le complément d'instruction doit être mis en oeuvre par l'intimé ou par l'autorité judiciaire cantonale. Selon la jurisprudence, le juge cantonal qui estime que les faits ne sont pas suffisamment élucidés a en principe le choix entre deux solutions : soit renvoyer la cause à l'assureur pour complément d'instruction, soit procéder lui-même à une telle instruction complémentaire. Un renvoi à l'assureur, lorsqu'il a pour but d'établir l'état de fait, ne viole ni le principe de simplicité et de rapidité de la procédure, ni le principe inquisitoire. Il en va cependant autrement quand un tel renvoi constitue en soi un déni de justice; cela peut être le cas notamment lorsque, en raison des circonstances, un simple mandat d'expertise judiciaire ou une mesure d'instruction ponctuelle édictée par le juge suffirait à élucider l'état de fait, ou qu'un renvoi apparaîtrait disproportionné (cf. ATF 122 V 163 consid. 1d, RAMA 1993 n° U 170 p. 136 et la critique de G. Aubert parue in SJ 1993 p. 560). b) En l'occurrence, une mesure d'instruction ponctuelle suffit à élucider les deux questions restées ouvertes. Cette tâche incombe ainsi au Tribunal administratif à qui la cause doit être renvoyée à cette fin. Le recours est bien fondé.