Citation: 5A_433/2020 E. 3.5

3.5. La recourante reproche enfin à la Juge déléguée de faire prévaloir les intérêts de l'intimé sur ceux de l'enfant dans la mesure où elle a retenu que l'autorité parentale exclusive aurait pour effet d'exclure le père de toute décision et de le priver de toute information sur le développement de son fils eu égard à son éloignement géographique. Il est vrai qu'en matière d'attribution des droits parentaux le bien de l'enfant prime les intérêts des parents (cf. ATF 142 III 617 consid. 3.2.3 et les références), de sorte que le risque d'exclusion du père ne saurait être un critère déterminant. Cela étant, cette motivation de la juge cantonale a été développée à titre superfétatoire après qu'elle eut examiné la question du bien de l'enfant, de sorte que c'est à tort que la recourante lui reproche d'avoir fait primer les intérêts de l'intimé. En définitive, force est de constater que la Juge déléguée a considéré sans arbitraire que la recourante n'était pas parvenue à rendre vraisemblable que le maintien de l'autorité parentale commune serait contraire au bien de l'enfant dans la mesure où le conflit se cristallisait autour des seules questions de la fréquence des relations personnelles et des aspects financiers sans s'étendre aux domaines relevant de l'autorité parentale. Cette décision se justifie d'autant plus s'agissant en l'espèce de mesures provisionnelles. La Juge déléguée a du reste rappelé les parties à leur devoir de communication entre elles et relevé à juste titre que des problèmes ponctuels sur des questions administratives pouvaient faire l'objet de décisions judiciaires.