Citation: 1C_38/2018 E. 6.3.1

6.3.1. A cet égard, les explications de la recourante ne renferment aucun élément permettant de tenir pour arbitraire l'appréciation du Tribunal administratif. Il est tout d'abord sans pertinence que le SMH n'ait pas réagi à réception de l'autorisation de début anticipé des travaux du 29 décembre 2014 mentionnant que le projet n'avait fait l'objet d'aucune opposition. La recourante passe en effet sous silence que cette autorisation ne porte pas sur les fenêtres et réserve de surcroît expressément les charges imposées par le rapport officiel du SMH. Ce dernier n'avait dès lors, à ce stade, aucun motif d'introduire une contestation. Par la suite, comme l'a jugé le tribunal, sans que cela ne soit contesté, il eût appartenu à la préfecture, en tant qu'autorité directrice (cf. art. 25a al. 1 LAT et art. 4 ss de la loi sur la coordination du 1 er janvier 1995 [LCoord; RS/BE 724.1]), dans la mesure où elle entendait s'écarter de ce rapport officiel, de mener des pourparlers de conciliation avec le SMH (art. 8 al. 1 LCoord) et de lui notifier sa décision globale, ce qu'elle n'a en l'occurrence pas fait. Or, dans ce cas de figure particulier, dans lequel l'autorité spécialisée s'est de facto trouvée privée de la possibilité d'agir, il n'apparaît pas déraisonnable d'avoir assimilé son rapport - explicite s'agissant des fenêtres - à une opposition lui conférant la qualité pour recourir. Dans un tel contexte, nier au SMH la qualité pour recourir viderait de sa substance les garde-fous instaurés par le législateur cantonal en matière de préservation de certains intérêts publics particuliers, à l'instar de la protection du patrimoine. La doctrine cantonale citée par la recourante ne lui est d'ailleurs à cet égard d'aucun secours: celle-ci confirme uniquement que l'opposition est un préalable nécessaire au recours, sans que l'on puisse en inférer que le droit cantonal interdirait d'y assimiler - dans les circonstances particulières du cas d'espèce - le rapport officiel du service de l'Etat concerné (cf. ZAUGG/LUDWIG, Baugesetz des Kantons Bern, Kommetar, 4 ème éd., 2013, n. 13 ad art. 35-35c LC; PETER LUDWIG/BEAT STALDER, in Bernisches Verwaltungsrecht, 2 ème éd. 2013, n. 158 p. 522 et n. 177 p. 527).