Citation: 2C_298/2022 E. 5.2

5.2. En l'occurrence, le Tribunal cantonal a correctement rappelé les bases légales applicables et la jurisprudence relative notamment à la réintégration sociale dans le pays d'origine (ATF 138 II 393 consid. 6; 138 II 229 consid. 3.1) et aux violences conjugales (ATF 138 II 393 consid. 3.1; 2C_40/2019 du 25 mai 2020 consid. 4.2). Il en a fait une application correcte, si bien qu'il peut y être renvoyé (art. 109 al. 3 LTF). La poursuite du séjour de l'intéressée ne peut en particulier pas, comme on l'a vu (cf. supra consid. 4.3), se justifier pour des motifs de violence conjugale. Pour le reste, celle-ci ne remet pas en cause l'appréciation du Tribunal cantonal s'agissant de sa faculté de réintégration dans son pays d'origine, où elle a vécu la majeure partie de sa vie, dont elle parle la langue et où se trouvent ses trois enfants ainsi que ses parents. Elle ne conteste pas plus l'appréciation selon laquelle son intégration en Suisse, bien que réussie durant son séjour légal relativement bref dans ce pays, n'était toutefois pas à ce point étroite que l'on ne pourrait pas exiger d'elle qu'elle quitte la Suisse. On relèvera enfin que l'intéressée ne fait pas valoir d'autres obstacles à l'exécution du renvoi. Au surplus, contrairement à ce qu'elle affirme, la recourante ne saurait tirer argument de sa procédure de divorce actuellement pendante pour pouvoir prétendre à demeurer en Suisse sur la base de l'art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI. En effet, non seulement l'existence d'une procédure judiciaire en cours ne constitue pas une raison personnelle majeure au sens de cette disposition, mais l'intéressée perd de vue qu'elle peut, pour ladite procédure, se faire représenter par un mandataire - tel que cela est au demeurant déjà le cas (art. 105 al. 2 LTF) - ou encore être dispensée de comparaître personnellement pour de justes motifs (cf. art. 278 CPC [RS 272]; cf. arrêts 2C_905/2012 du 13 mai 2013 consid. 3.2; 2C_138/2007 du 17 août 2007 consid. 4 et les arrêts cités). Ce qui précède suffit également à écarter sa critique, au demeurant purement appellatoire, selon laquelle elle n'aurait pas les moyens financiers pour effectuer les trajets depuis les Philippines dans le but de comparaître personnellement aux audiences.