Citation: 7B_119/2023 E. A

A.a. Par ordonnance pénale du 16 avril 2020, envoyée à l'adresse professionnelle de A.________ "La D.________ 2, à W.________", le Ministère public du canton du Valais (ci-après: le Ministère public) a reconnu le prénommé coupable de violation de l'art. 10f al. 1 de l'ordonnance 2 du 13 mars 2020 sur les mesures destinées à lutter contre le coronavirus (RS 818.101.24; Ordonnance 2 COVID-19). Il l'a condamné à une peine pécuniaire de 45 jours-amende à 100 fr. le jour, avec sursis pendant 2 ans, ainsi qu'à une amende de 1'000 francs. Il était reproché à A.________, gérant du magasin B.________, sis Route C.________ 38, à V.________, de n'avoir pas fermé les rayons "non-food" au public et d'avoir laissé les objets "non essentiels" librement accessibles à la vente, le 3 avril 2020. Le rapport établi par la police le 3 avril 2020 indiquait comme adresse de A.________ "La D.________ 2, à W.________ (adresse professionnelle) ". A.b. Le 24 avril 2020, le service juridique de B.________ AG, représentant l'entreprise et A.________, a formé opposition contre l'ordonnance pénale. Sur la page de garde de l'opposition figurait l'adresse privée de A.________, domicilié rue E.________ 15, à X.________. Le 27 avril 2020, le procureur général du Ministère public du canton du Valais (ci-après : le procureur général) a dénié au service juridique de B.________ AG la capacité de représenter A.________ et a dénié à B.________ AG la qualité de partie. Le lendemain, A.________ a formé opposition, en indiquant son adresse privée. A.c. Le 3 décembre 2020, le procureur général a adressé à A.________, à son adresse professionnelle, une citation à comparaître en vue d'une séance le 6 janvier 2021. Ce courrier mentionnait notamment les conséquences en cas de défaut à l'audition et incluait une retranscription de la procédure en cas d'opposition (art. 355 al. 1 et 2 CPP). Le courrier recommandé a été retiré le 4 décembre 2020. A.d. A.________ a fait défaut à l'audition du 6 janvier 2021. Le procès-verbal de l'audition mentionnait notamment que, bien que régulièrement cité par pli recommandé du 3 décembre 2020, retiré le 4 décembre 2020, et sans s'être excusé, A.________ n'avait pas comparu; partant, en application de l'art. 355 al. 2 CPP, son opposition à l'ordonnance pénale du 16 avril 2020 était réputée retirée. Le procès-verbal ne contenait pas d'indication quant aux voies de droit et n'a pas été communiqué au prénommé. A.e. Le 9 juillet 2021 (date du timbre postal), A.________ a adressé au Ministère public (sur papier à en-tête de B.________) un courrier dont la teneur était la suivante : "[...] Après ma convocation en date du 6 janvier 2021, je n'ai à l'heure actuelle (plus de six mois plus tard) reçu aucune correspondance de la part du Ministère public ou du tribunal en ce qui concerne la procédure pénale à mon encontre. Comme vous pouvez l'imaginer, cette procédure a un impact important sur ma vie privée et professionnelle et je préf[é]rerais qu'elle s'achève aussi rapidement que possible. Je vous demande ainsi respectueusement de me faire parvenir des informations sur le statut de la procédure [...]". Le 19 juillet 2021, une copie du procès-verbal de la séance du 6 janvier 2021 a été transmise à A.________, à son adresse professionnelle, sans autre commentaire ni indication. A.f. Le 22 juillet 2021, A.________ a requis du Ministère public l'annulation de l'ordonnance pénale et la répétition de la procédure, arguant que les actes de procédure n'avaient pas été notifiés à son adresse privée et qu'il n'avait jamais reçu le mandat de comparution. Il expliquait également qu'à la lecture de l'ordonnance pénale, il avait compris qu'il n'y aurait pas d'inscription au casier judiciaire, raison pour laquelle il s'était acquitté "de bonne foi" de l'amende. Par acte du 26 juillet 2021, le procureur général a indiqué à A.________ que l'ordonnance pénale était désormais exécutoire, assimilée à un jugement entré en force, et qu'elle ne saurait être revue.