Citation: 5C.119/2006 19.09.2006 E. 4

La recourante estime par ailleurs que la cause doit être renvoyée à la cour cantonale pour qu'elle détermine si l'intimée lui est redevable du préjudice qu'elle a subi sous l'angle de l'art. 18 al. 2 CO ou en vertu de la responsabilité basée sur la confiance. 4.1 La Cour de justice a rejeté la demande en paiement parce que la banque n'était pas titulaire du droit de l'assuré d'exiger le rachat des polices et, pour ce même motif, a refusé d'examiner la question de la responsabilité de l'assurance sur la base de l'art. 18 al. 2 CO. La demanderesse n'explique pas pourquoi l'autorité cantonale, après avoir fondé le rejet de l'action sur l'absence de cession des droits de l'assuré, aurait encore dû se déterminer sur l'application de l'art. 18 al. 2 CO, ni en quoi cette omission violerait le droit fédéral. Elle n'expose notamment pas dans quelle mesure la remise de polices inefficaces en sachant que celles-ci allaient être nanties par le preneur d'assurance fonderait une responsabilité selon l'art. 18 al. 2 CO. La demande de renvoi est ainsi dépourvue de motivation suffisante (art. 55 al. 1 let. c OJ).