Citation: 2F_24/2022 E. 3.2

3.2. En l'espèce, le fait de savoir si la requérante remplit ou non les exigences de la condition d'admission litigieuse est sans pertinence: l'application de ladite condition a été écartée, faute de base légale, par le Tribunal cantonal et ce point n'était pas litigieux devant le Tribunal fédéral. En effet, l'objet du litige dans l'arrêt 2C_683/2021 portait uniquement sur les conséquences juridiques à attribuer à l'absence de fondement légal de la condition d'admission en cause - admission directe à la HEP-BEJUNE ou ouverture d'une nouvelle procédure de sélection - et non sur le respect de ladite condition par l'intéressée. Par conséquent, la prise en compte du fait allégué par la requérante n'aurait de toute façon eu aucune influence sur l'issue du litige. En tout état de cause, contrairement à ce que prétend la requérante, l'arrêt cantonal mentionne expressément que "[...] l'admission à la formation de l'enseignement de l'éducation physique/sport exige au moins 30 crédits ECTS d'études dans plusieurs activités et pratiques sportives, dont les agrès. [...]. Or, le relevé de notes fourni par la recourante indique que le complément de formation en science et pratique du sport est inachevé dès lors qu'elle a subi un échec dans la maîtrise des agrès" (arrêt cantonal, let. C; voir aussi consid. 5.1 et 6.2). Dès lors, en constatant que la requérante ne remplissait pas cette condition d'admission, le Tribunal fédéral ne s'est pas fondé sur un état de fait différent de celui qui résultait de l'arrêt cantonal, étant précisé que ce constat visait uniquement à déterminer l'objet du litige (arrêt attaqué, consid. 1.2). Quant à la seconde critique de la requérante, selon laquelle elle n'obtiendra jamais satisfaction tant qu'une autorité judiciaire ne prononcera pas directement son admission à la HEP-BEJUNE, elle ne concerne pas l'établissement d'un fait mais une argumentation juridique dont le Tribunal fédéral n'aurait, à tort, pas tenu compte dans l'arrêt attaqué. Ce faisant, sous couvert d'inadvertance du Tribunal fédéral quant à la prise en considération de faits pertinents, l'intéressée tente en réalité de remettre en cause l'appréciation juridique faite par le Tribunal fédéral et de lui soumettre à nouveau son approche juridique. Or, la voie de la révision n'est pas destinée à ouvrir un nouveau débat sur l'arrêt au fond et elle ne saurait être utilisée aux fins de remettre en question la solution juridique adoptée par le Tribunal fédéral (cf. arrêt 2F_14/2022 du 27 avril 2022 consid. 3.2).