Citation: 6P.16/2005 13.03.2005 E. 4

Pour retenir la culpabilité du recourant, l'autorité cantonale s'est fondée sur plusieurs témoignages concordants. Un informateur a déclaré avoir vu le 14 février 1992 l'héroïne dans une Audi 80 Quattro bleue immatriculée GE 231 611 appartenant au recourant. A.________ a mis en cause le recourant pour les principales étapes de l'opération. Il a indiqué être allé à Coire le 4 mars 1992 avec le recourant. Il a affirmé que le recourant lui avait amené le 11 mars 1992 la drogue et lui avait dit de se rendre à la première station-service après la sortie d'autoroute, car le rendez-vous de la gare était trop dangereux. Pour A.________, le recourant aurait dû être présent sur les lieux de la livraison. B.________, un autre participant à l'opération, a également accusé le recourant, déclarant que le sac qui contenait la drogue appartenait au recourant, qui lui avait demandé d'aller le remettre à quelqu'un sur la place des Nations. Enfin, D.________, l'agent infiltré, a déclaré qu'à ses yeux le recourant était le responsable de l'organisation de la transaction, même s'il a reconnu que ses informateurs ne lui avaient jamais parlé de lui. En outre, lors du procès des autres participants à l'opération en mai 1994 devant la Cour d'assises genevoise, l'agent infiltré a expliqué qu'un témoin lui avait déclaré par téléphone que le recourant l'avait menacé s'il ne témoignait pas en faveur d'un des participants. Compte tenu de l'ensemble de ces déclarations, on ne saurait considérer que l'autorité cantonale est parvenue à un résultat arbitraire en admettant que le recourant avait participé activement à l'opération de livraison des dix kilos d'héroïne. Comme vu ci-dessus (consid. 3), les critiques, de nature essentiellement appellatoire, formulées par le recourant ne sont pas propres à faire admettre que l'autorité cantonale s'est trompée manifestement sur le sens et la portée d'un des éléments de preuve dont elle disposait ni qu'elle en a tiré des déductions insoutenables, de sorte que les constatations de fait retenues par l'autorité cantonale échappent au grief d'arbitraire. Le recours est donc mal fondé.