Citation: 6B_589/2024 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a constaté que les termes "connard", "albanais de merde" et de "merde" tout court proférés par le recourant, énervé, à l'occasion d'une dispute avec un concurrent accompagné de deux connaissances, constituaient des marques caractérisées de mépris à l'égard de l'intimé, destinées à porter atteinte au sentiment qu'avait ce dernier d'être quelqu'un d'honorable. Contrairement à ce qu'en disait le recourant, la cour cantonale a considéré que le terme "connard", synonyme d'"imbécile" ou de "crétin" selon le Larousse, ne relevait pas du langage courant admissible en société, mais ressortait bien, d'après le Wiktionnaire, au registre des insultes, en désignant quelqu'un qui se comporte de façon déplaisante ou déplacée, par manque d'intelligence, de savoir-vivre ou de scrupules. Quant au fait de traiter de "merde" une personne, la cour cantonale a considéré qu'il équivalait à assimiler cette dernière à une déjection ou à un déchet, soit à une chose sans valeur. Ainsi, en qualifiant l'intimé de "connard, "albanais de merde" et de "merde" dans le contexte venant d'être décrit et sans qu'il n'y avait eu de conduite répréhensible préalable ou réplique injurieuse de celui-ci, le recourant avait intentionnellement cherché à le blesser dans son honneur.