Citation: U 190/02 12.08.2003 E. 3

3.1 La juridiction cantonale a confirmé le point de vue de l'intimée, selon lequel il n'existe pas, au degré de la vraisemblance prépondérante, de lien de causalité naturelle entre les troubles du dos et ceux de la cheville droite, d'une part, et l'accident, d'autre part, ni d'éventuelles séquelles d'algoneurodystrophie. Elle s'est fondée pour cela sur le rapport d'expertise du docteur A.________ du 8 juin 1998. Selon ce médecin, l'état de la jambe droite, laquelle est parfaitement guérie, n'entraîne aucun empêchement dans l'activité professionnelle de l'assuré ni d'atteinte importante et durable à l'intégrité physique. Quant au pied droit, bien qu'il présente encore des séquelles sous la forme d'une arthrose modérée interphalangienne, celles-ci peuvent être compensées à l'aide de supports plantaires bien adaptés. Au demeurant, ces séquelles n'ont aucune influence sur la capacité de travail de l'assuré et n'entraînent pas une atteinte suffisante pour justifier l'octroi d'une indemnité pour atteinte à l'intégrité. Par ailleurs, l'existence de séquelles d'algoneurodystrophie doit être niée. Enfin, l'expert a indiqué qu'il existe un lien de causalité seulement possible entre l'accident et les troubles dorsaux, lesquels représentent, selon le recourant, la cause essentielle de l'empêchement de travailler. 3.2 Contrairement à ce que semble croire le recourant, l'appréciation de l'expert prénommé n'est pas remise en cause par les rapports des docteurs C.________, médecin-chef à la Clinique et policlinique de chirurgie orthopédique de l'Hôpital X.________ (du 4 novembre 1994), et D.________, spécialiste en médecine physique et réhabilitation (des 29 mai 1995 et 26 mars 1996). En effet, le premier de ces spécialistes est du même avis que le docteur A.________ en ce qui concerne tant l'absence d'influence de l'arthrose interphalangienne sur la capacité de travail et l'intégrité physique du recourant que l'absence de lien de causalité entre les troubles dorsaux et l'accident. Quant au docteur D.________, certes, il a suspecté un risque de développement d'une arthrose importante au pied droit, voire de destruction articulaire. Les investigations menées par le docteur A.________ ont toutefois permis de lever tout doute à ce sujet. Cela étant, on ne saurait faire grief à la juridiction cantonale de s'être fondée sur l'expertise du docteur A.________, laquelle a été établie sur la base d'observations approfondies et d'investigations complètes, ainsi qu'en pleine connaissance du dossier. Sur le vu de cet avis médical, il apparaît que ni l'état de la jambe droite - laquelle est parfaitement guérie - ni l'arthrose modérée interphalangienne affectant le pied droit n'entraînent une incapacité de travail ou une atteinte importante et durable à l'intégrité physique ouvrant droit à une indemnisation. Tel était d'ailleurs déjà le cas le 22 avril 1994, date à laquelle le docteur C.________ a examiné l'assuré (rapport du 4 novembre 1994). Pour autant, en ce qui concerne les séquelles au pied droit, le docteur A.________ est d'avis que le recourant doit bénéficier de supports plantaires bien adaptés. Quant à l'existence d'un lien de causalité naturelle entre les troubles dorsaux et l'accident, elle n'apparaît pas établie au degré de la vraisemblance prépondérante, généralement admise dans le domaine des assurances sociales (ATF 126 V 322 consid. 5a). Enfin, il n'existe pas de séquelles d'algoneurodystrophie.