Citation: 1P.432/2001 21.08.2001 E. 3

3.- Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 127 I 198 consid. 2 p. 201 et les arrêts cités). a) Selon l'art. 87 OJ, le recours de droit public est recevable contre les décisions préjudicielles et incidentes sur la compétence et sur les demandes de récusation, prises séparément. Ces décisions ne peuvent être attaquées ultérieurement (al. 1). Le recours de droit public est recevable contre d'autres décisions préjudicielles et incidentes prises séparément s'il peut en résulter un préjudice irréparable (al. 2). Lorsque le recours de droit public n'est pas recevable en vertu de l'al. 2 ou qu'il n'a pas été utilisé, les décisions préjudicielles et incidentes peuvent être attaquées avec la décision finale (al. 3). En l'espèce, le recours est dirigé contre une décision prise en dernière instance cantonale confirmant le refus d'écarter du dossier un rapport d'expertise et de mettre en oeuvre une nouvelle expertise. Il s'agit d'une décision incidente relative à l'administration des preuves, qui ne cause aucun dommage irréparable pour le recourant, puisque ce dernier pourra encore faire valoir lors des débats devant l'autorité de jugement ou à l'occasion d'un recours contre le jugement final, ses objections concernant l'impartialité de l'expert et requérir une nouvelle expertise, en application des art. 116 et 128 ch. 2 du Code de procédure pénale valaisan (cf. art. 87 al. 3 OJ; arrêt non publié du 13 janvier 1998 dans la cause R. contre Ministère public du Bas-Valais, consid. 1c). La jurisprudence fait parfois exception à l'exigence d'un préjudice irréparable pour des raisons d'économie de procédure, lorsque le recours a pour objet des questions qui doivent être résolues avant de procéder plus avant (cf. ATF 127 I 92 consid. 1d p. 95; 124 I 255 consid. 2b/bb p. 259). En l'espèce, rien n'impose une décision immédiate, puisque le rapport d'expertise dont le recourant sollicite le retrait de la procédure est déjà déposé et qu'il suffira pour l'autorité de jugement, au cas où elle donnerait raison au recourant sur la question du manque d'objectivité de l'expert, de l'écarter du dossier et de ne point en tenir compte. La jurisprudence fait aussi exception à l'art. 87 al. 2 OJ en cas de participation d'un expert prévenu devant l'autorité de jugement (ATF 97 I 1 consid. 1b p. 3; arrêt non publié du 7 février 1991 dans la cause C. contre Tribunal criminel de l'arrondissement de la Sarine). Une telle exception ne se justifie cependant pas pour un expert mandaté et entendu lors de l'instruction, dont on peut encore exiger la récusation d'entrée de cause devant l'autorité de jugement. b) Le recours est par conséquent irrecevable. Celui-ci étant d'emblée dénué de toute chance de succès, il convient de refuser la demande d'assistance judiciaire et de mettre un émolument de justice à la charge du recourant, qui succombe (art. 152 al. 1 et 156 al. 1 OJ). Il n'y a pas lieu d'allouer des dépens aux autorités concernées (art. 159 al. 2 OJ). Par ces motifs, le Tribunal fédéral,