Citation: 6S.221/2003 25.09.2003 E. B

Par arrêt du 21 octobre 2002, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours d'X.________ et confirmé le jugement attaqué. Il en ressort, en résumé, les éléments suivants. B.a Né à Genève en 1933, X.________ a suivi une formation commerciale. De 1965 à 1991, il a vécu en France, où il était salarié et gagnait bien sa vie. Après un premier divorce, il s'est remarié avec A.________, née en 1943. Le couple est venu en Suisse en 1991 et s'est établi à Bougy-Villars, puis à Dully. X.________ travaillait alors comme consultant indépendant en marketing et son épouse disposait de quelques biens. Ils menaient un train de vie d'un niveau certain - villa au loyer élevé, véhicule coûteux et séjours en hôtels de luxe - qu'ils ont conservé dans les années suivantes, alors que leurs moyens diminuaient. Entre 1993 et 1996, X.________ s'est consacré au développement d'un projet d'usine d'embouteillage d'eau minérale. Il a pour cela emprunté des sommes importantes qu'il a investies à perte puisque le projet n'a jamais abouti. Sans revenus durant toute cette période, il s'est retrouvé dans une situation financière complètement obérée. Actuellement, le couple X.________ est quasiment ruiné, ne disposant plus que de ses rentes AVS et du salaire modeste de l'épouse qui travaille à temps partiel comme secrétaire. B.b Le 30 août 1997, se présentant toujours comme un "expert en commerce international et administrateur de sociétés au revenu brut annuel d'environ 300'000 francs", X.________ a acheté à la société B.________ SA et consorts un appartement et un garage à Crans-sur-Sierre pour le prix de 575'000 francs. Les conditions de paiement fixées dans l'acte de vente comprenaient la reprise d'une dette de 380'000 francs, l'obtention d'un nouveau crédit bancaire de 100'000 francs auprès du Crédit Suisse et trois versements en espèces pour le solde; de plus, l'acheteur devait payer directement à l'entreprise C.________, à Sion, chargée des travaux de rénovation, un montant de 106'000 francs. Ces travaux ont été effectués dans le délai prévu, soit avant le 1er janvier 1998, et les époux X.________ ont alors pris possession de l'appartement et du garage. X.________ a encore commandé à l'entreprise précitée des travaux supplémentaires pour quelques 37'455 francs. Par la suite, X.________ n'a rempli aucune des conditions de paiement prévues dans l'acte de vente, ni versé le moindre centime à l'entreprise C.________. Il a finalement quitté Crans-sur-Sierre avec son épouse, laissant encore impayées et dues à B.________ SA des charges de copropriété s'élevant à plus de 10'700 francs au 30 juin 1999.