Citation: 9C_732/2023 E. 2.2.2

2.2.2. Quant à la seconde condition de l'art. 93 al. 1 LTF, il appartient également à la partie recourante d'établir qu'une décision finale immédiate permettrait d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse, si cela n'est pas manifeste; elle doit en particulier indiquer de manière détaillée quelles questions de fait sont encore litigieuses, quelles preuves - déjà offertes ou requises - devraient encore être administrées et en quoi celles-ci entraîneraient une procédure probatoire longue et coûteuse (ATF 133 III 629 consid. 2.4.1). Seule la procédure probatoire entre en considération, à l'exception de l'étude des questions de fond par les parties, de la rédaction d'écritures, de la préparation de plaidoiries ou encore du temps nécessaire pour que le tribunal statue à nouveau (cf. arrêt 2C_990/2013 du 25 mai 2014 consid. 2.2.2 et les références). Pour que la condition légale soit remplie, il faut que la procédure probatoire, par sa durée et son coût, s'écarte notablement des procès habituels. Tel peut être le cas lorsqu'il faut envisager une expertise complexe ou plusieurs expertises, l'audition de très nombreux témoins, ou encore l'envoi de commissions rogatoires dans des pays lointains (cf. arrêts 4A_316/2023 du 9 octobre 2023 consid. 1.3.1 et les références; 2C_990/2013 du 25 mai 2014 consid. 2.2.2 et les références). Pour justifier la recevabilité de leur recours sur le fondement de l'art. 93 al. 1 let. b LTF, les recourants se contentent d'affirmer, dans leur mémoire de recours, que l'admission de celui-ci "permettrait d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse". Ils ne motivent toutefois pas davantage en quoi la procédure probatoire à venir s'écarterait de celle d'un procès habituel, dans lequel la question à trancher a trait à l'assujettissement illimité d'un contribuable. Une telle justification n'est dès lors pas suffisante, au regard des exigences de motivation posées par la jurisprudence. Ce n'est que dans le cadre de leurs observations, en réponse à l'Administration fiscale qui conclut principalement à l'irrecevabilité du recours, que les recourants développent leur affirmation initiale sur la longue procédure qui pourrait être évitée par l'admission de leurs conclusions. Dans la mesure où le droit de réplique (art. 29 al. 2 Cst. et 6 CEDH) n'a pas vocation à permettre à la partie recourante de présenter des arguments nouveaux ou des griefs qui auraient déjà pu figurer dans l'acte de recours, il est douteux que cette motivation supplémentaire soit recevable (cf. ATF 144 III 411 consid. 6.4.1; arrêt 9C_545/2023 du 19 décembre 2023 consid. 1.6.1). Quoi qu'il en soit, le fait que l'examen de la cause nécessiterait de se pencher sur des "milliers de pages de documents", ainsi que l'audition de témoins et l'intervention éventuelle des cantons du Valais et de Vaud ne présente pas les caractéristiques d'une procédure probatoire dont la longueur serait inhabituelle dans le domaine de l'assujettissement d'un contribuable en lien avec la détermination du lieu de domicile. Ils ne démontrent donc pas que la première condition de l'art. 93 al. 1 let. b LTF est réalisée.