Citation: 6B_1232/2023 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a relevé que les charges de viol contre le recourant ne reposaient pas entièrement sur les déclarations de l'intimée 2, qui ne constituaient en tant que telles qu'un indice, insuffisant à asseoir sa culpabilité. Les souvenirs de l'intimée 2, flous et parcellaires, circonscrits quant au viol présumé à quelques flashs d'un événement survenu dans une voiture, n'avaient en particulier pas permis l'identification de l'auteur. Sans le recoupement de l'ADN du recourant en 2020 avec les traces prélevées sur le corps de la victime, rien n'aurait permis de Ie soupçonner. Plus globalement, la personnalité de l'intimée 2, son état physique et psychologique après les faits et le déroulement de la nuit du 28 novembre 2014 étaient a priori bien plus accablants que le contenu de son témoignage. La procédure n'avait ainsi pas pour objet une situation de "déclarations contre déclarations", où celles de la victime, contestées par le prévenu, représentaient l'unique moyen de preuve. Aussi, la ré-audition de l'intimée 2 en appel, dont la cour cantonale peinait à comprendre ce qu'elle apporterait près de neuf ans après les faits, n'apparaissait pas nécessaire au prononcé de l'arrêt. La cour cantonale rappelait au surplus que les parties avaient été confrontées, ce à un moment, contrairement à ce dont le recourant se plaignait, où elles avaient un accès égal au dossier. Enfin, la cour cantonale ne s'écartait pas des constatations de fait des premiers juges.