Citation: 5A_37/2021 E. 4.5

4.5. La recourante reproche à l'autorité cantonale son appréciation des comptes manuscrits élaborés par l'intimé sur lesquels elle fonde diverses prétentions à l'égard de celui-ci. Elle oppose aux juges précédents de ne pas avoir considéré que ces manuscrits reflétaient la réalité alors qu'ils avaient été rédigé par l'intimé et qu'elle avait allégué que, si elle n'avait pas pu démontrer un quelconque versement, c'était en raison du fait que chaque conjoint effectuait lui-même ses paiements et que l'intimé procédait ensuite à leur comptabilisation, augmentant ses propres dépenses et diminuant les siennes. Elle ajoute que l'autorité cantonale a admis ne pas comprendre la comptabilité réalisée, de sorte qu'il faudrait en déduire qu'elle ne l'avait pas examinée. Elle considère arbitraire l'argument selon lequel les comptes manuscrits étaient difficilement compréhensibles vu qu'elle avait eu recours à une expertise comptable précisément pour en faciliter la compréhension par les magistrats de première et seconde instances. Une telle argumentation est irrecevable: tout d'abord, l'autorité a précisément apprécié la valeur probante du moyen offert par la recourante pour retenir que celle-ci était inexistante; ensuite, l'expertise comptable produite par la recourante ne vaut que comme simple allégué de partie, et non comme moyen de preuve (cf. ATF 141 III 433 consid. 2.5.2), de sorte que l'argumentation de la recourante qui se base sur celle-ci n'est pas pertinente pour juger de l'appréciation arbitraire des preuves.