Citation: 8C_59/2022 E. 3.2

3.2. La cour cantonale a d'abord exposé que le recourant indiquait avoir travaillé pour le compte de C.________ en cultivant des plants de cannabis et en procédant à leur transformation dans la cave se trouvant au sous-sol du bâtiment propriété des époux B.________ et C.________. Le recourant se prévalait de la jurisprudence selon laquelle, dans l'assurance-accidents, le gain pouvait aussi bien provenir d'une activité licite que d'une occupation illicite, en particulier d'un "travail au noir" (arrêt 8C_676/2007 du 11 mars 2008 consid. 3.3.4; cf. ATF 121 V 321 à propos d'un ouvrier agricole étranger sans permis de travail) pour soutenir qu'il devait être considéré comme un travailleur au sens de la LAA, alors que selon l'intimée, la jurisprudence en question visait des activités légales mais non autorisées pour des raisons administratives. Les juges cantonaux ont relevé qu'à suivre le raisonnement du recourant, le contrat de travail le liant à C.________ portait sur des produits stupéfiants. Il devrait donc être considéré comme nul en application de l'art. 20 CO dès lors que les cocontractants poursuivaient un but illicite (cf. arrêt 6B_986/2008 du 20 avril 2009 consid. 4.2), ce qui n'était pas le cas du contrat de travail par lequel l'employeur utilisait les services d'un travailleur étranger qui n'était pas au bénéfice d'une autorisation de travail (cf. ATF 137 IV 305 consid. 3.3 et les références). Dans la mesure où la nullité déployait un effet ex tunc, le droit à des prestations de l'assurance-accidents était exclu pour ce motif déjà, le recourant ne revêtant pas la qualité de travailleur au sens de l'art. 1a aI. 1 let. a LAA.