Citation: 2A.268/2001 21.08.2001 E. 3

3.- Il reste à examiner si la voie subsidiaire du recours de droit public est ouverte. a) N'ayant aucun droit à une autorisation de séjour, le recourant n'a pas non plus d'intérêt juridiquement protégé au sens de l'art. 88 OJ à exercer un recours de droit public (ATF 122 II 186 consid. 2; 122 I 267 consid. 1a). L'interdiction générale de l'arbitraire découlant de l'art. 9 Cst. ne confère pas, à elle seule, une position juridiquement protégée au sens de l'art. 88 OJ lorsque le recourant se plaint d'une mauvaise application du droit au fond (ATF 126 I 81 consid. 3; cf. pour l'art. 4 aCst. ATF 123 I 279 consid. 3c/aa, 41 consid. 5b; 122 I 44 consid. 2b et 3b/bb; 121 I 267 consid. 2 et les arrêts cités). b) Toutefois, même s'il n'a pas qualité pour agir au fond, un recourant peut se plaindre par la voie du recours de droit public de la violation de ses droit de partie équivalant à un déni de justice formel (ATF 114 Ia 307 consid. 3c; 125 II 86 consid. 3b; 123 I 25 consid. 1, 122 I 267 consid. 1a). En l'espèce, le recourant reproche au Tribunal administratif la violation de l'art. 29 Cst. , dans la mesure où il n'a pas tenu compte du certificat médical produit, attestant qu'un départ au Chili annihilerait toute chance de succès du traitement médical qu'il suit actuellement. Par ce moyen, le recourant se plaint en réalité d'une appréciation arbitraire des faits ou encore de ce que des moyens de preuve ont été écartés pour défaut de pertinence ou par appréciation anticipée. Son recours est irrecevable à cet égard, car l'examen de telles questions ne peut pas être séparé de l'examen du fond du litige (ATF 126 I 81 consid. 7b et les arrêts mentionnés; ATF 116 Ia 433 consid. 3). c) Le recours est donc également irrecevable en tant que recours de droit public, dans la mesure où le recourant ne prétend pas - du moins pas de manière conforme aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 lettre b OJ - que le Tribunal administratif ne lui aurait pas donné l'occasion de présenter des moyens de preuve et, partant, aurait violé ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel.