Citation: 6B_394/2024 E. 1

Les arguments du recourant ne sont pas de nature à remettre en question les faits établis par la cour cantonale. En premier lieu, le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il soutient que celle-ci a fait preuve d'arbitraire en considérant que la première demande de prêt COVID-19, datée du 30 mars 2020, constituait un "galop d'essai", alors même qu'elle n'a pas examiné, avec un regard croisé, la conformité de la demande de crédit qu'il a opérée à la même période auprès d'une autre banque pour G.________ Sàrl. En effet, même s'il était établi que le crédit sollicité pour cette société était conforme aux conventions de crédit, il ne saurait en être déduit que la demande de prêt du 30 mars 2020 ne permettait pas au recourant de réaliser que les crédits étaient rapidement octroyés sans vérification supplémentaire. En second lieu, c'est en vain que le recourant se prévaut d'avoir fait l'objet d'un contrôle fiscal inopiné en 2018 (pièce 730 du dossier cantonal; art. 105 al. 2 LTF) pour soutenir que la cour cantonale serait arbitrairement partie du postulat qu'il savait qu'aucun contrôle supplémentaire ne serait effectué à la suite des deux demandes de prêt litigieuses. En effet, la survenance d'un contrôle fiscal en 2018, soit deux ans avant les demandes de prêt litigieuses, n'implique pas que le recourant n'aurait pas pu commettre les actes qui lui sont reprochés sous prétexte qu'il aurait appréhendé la survenance d'un nouveau contrôle - cela d'autant plus au regard de la situation économique particulière qui prévalait à l'époque des prêts COVID-19. Ainsi, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire en considérant que le recourant savait que les demandes de prêt COVID-19 respectives du 3 et 13 avril 2020 ne feraient l'objet d'aucun contrôle supplémentaire, et que la première demande - conforme - du 30 mars 2020 l'a conduit à vouloir tirer un avantage indu de cette situation. Il s'ensuit que son grief est rejeté.