Citation: 1P.694/2005 10.01.2006 E. B

Par lettre du 14 février 2005, le mandataire de A.________ a informé la juge d'instruction que son client avait cédé à son épouse, qui lui réclamait le montant de la caution versée, ses avoirs sur le compte n° xxx. Produisant une copie de la cession, il demandait, au nom de B.________, le déblocage du compte. Par décision du 17 février 2005, la juge d'instruction a rejeté cette requête, au motif que la cession demeurait sans incidence sur le séquestre. Saisie d'un recours de A.________ et B.________, la Chambre d'accusation neuchâteloise l'a rejeté par arrêt du 14 septembre 2005, considérant le séquestre comme justifié en tant qu'il avait été ordonné en vue de l'exécution d'une créance compensatrice et niant que la cession des avoirs saisis puisse influer sur le séquestre.