Citation: 6P.47/2005 30.05.2005 E. 1

6.3 Pour l'essentiel, le recourant fonde son argumentation sur les examens psychiatriques et psychologiques qu'il a subis dans le cadre de sa condamnation pour parricide. Ce faisant, il invoque des faits qui ne figurent pas dans la décision attaquée et critique l'appréciation des éléments de preuve sur laquelle repose la constatation de son entière responsabilité. Un tel grief est irrecevable dans un pourvoi en nullité. Pour le reste, il prétend que les autorités cantonales auraient dû douter de sa pleine responsabilité en raison des infractions commises et du décalage entre la perception qu'avaient de lui ses proches et les actes qui lui sont imputés. Cette critique est vaine. En effet, les juges ne requièrent une expertise que lorsqu'ils se trouvent en présence d'indices sérieux propres à faire douter de la responsabilité de l'intéressé. Or, en l'espèce, l'arrêt attaqué ne recèle aucune circonstance particulière qui pourrait susciter un tel doute. Conformément au jugement attaqué, le fait que le recourant ait été décrit par son entourage comme un homme normal et équilibré constitue davantage un indice de pleine capacité délictuelle et le fait qu'il ait commis une infraction d'une extrême gravité ne suffit pas à lui seul à faire douter de son entière responsabilité pénale. Au surplus, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué qu'une expertise aurait été requise en instance cantonale et le contraire n'est pas établi ni même allégué. Dans ces conditions, le grief doit être écarté.