Citation: 6B_430/2016 E. 4.2

4.2. En l'espèce, la Cour d'appel pénale n'a pas méconnu les circonstances qui prévalaient au jour de l'audience d'appel, renvoyant à cet égard aux constats posés en relation avec la problématique de l'octroi du sursis par rapport à la nouvelle peine à prononcer, soit aux efforts louables déployés par le recourant depuis sa sortie de prison, de même qu'au fait qu'il bénéficiait d'un encadrement familial. Elle a toutefois justifié la révocation du sursis antérieur en insistant sur la gravité de l'agression au couteau subie par l'intimée dans la semaine suivant le prononcé d'une peine partiellement ferme à l'encontre du recourant et l'absence d'effet dissuasif de ce premier jugement. Elle a ajouté que, malgré l'exécution de la peine ferme prononcée, un suivi thérapeutique et la médication prescrite n'avaient pas eu l'effet choc escompté sur le recourant, dès lors qu'il avait persisté à contester les faits les plus graves qui lui sont reprochés, relativisant à cet égard l'incidence du déni psychotique invoqué pour expliquer cette attitude de déni persistante, compte tenu des mois de thérapie adéquate suivie jusqu'alors. La Cour d'appel pénale a également souligné, dans ce contexte, l'absence de transparence du recourant au sujet de sa nouvelle relation. Ces constatations ne prêtent pas le flanc à la critique et ne sont guère contrebalancées par les circonstances que le recourant tente de mettre en avant. Il tombe en particulier à faux lorsqu'il tente de se prévaloir d'un délai de deux ans entre l'audience d'appel et le dernier acte délictueux qui lui est imputable, puisqu'il a passé plus d'un an en détention durant le laps de temps considéré. Qui plus est, l'autorité précédente ne s'est pas exclusivement focalisée sur les antécédents du recourant, dès lors que les inquiétudes générées par l'absence de transparence du recourant au sujet de sa nouvelle relation et la persistance d'une attitude de déni se rapportent à des éléments postérieurs à sa sortie de détention. Compte tenu de ce qui précède, la Cour d'appel pénale pouvait, sans excéder ou abuser de son pouvoir d'appréciation, retenir un pronostic défavorable à l'égard du recourant et juger que la peine ferme infligée dans le cadre de la présente cause ne revêtait pas à elle seule un effet dissuasif suffisant. Elle n'a donc pas violé l'art. 46 al. 1 et 2 CP en révoquant le sursis précédemment octroyé.