Citation: 5A_64/2015 E. 6

Enfin, à titre subsidiaire, le recourant critique, sous l'angle de l'arbitraire (art. 9 Cst.), la quotité et la durée de la contribution d'entretien. Dès lors que la psychiatre de la fille a déclaré que celle-ci n'avait plus besoin de suivi depuis fin 2011, le père estime que, même s'il y avait eu un état post-traumatique un certain temps, il fallait admettre que plus rien ne s'opposait à ce que la fille renoue contact avec lui au terme de ce suivi, à tout le moins qu'elle requiert la reprise de la thérapie familiale. Le recourant soutient donc que si le principe d'une contribution d'entretien devait être admis, le droit à ce versement devait être supprimé dès le 1 er janvier 2012. Le père expose aussi que le terme du 31 octobre 2015 est excessif puisqu'il justifierait le droit à un entretien encore six ans après les prétendues violences alors qu'aucun des certificats médicaux n'atteste qu'elle n'aurait pas été en mesure de renouer des liens plus tôt, en sorte que la décision fixant le droit à un entretien jusqu'au 31 octobre 2015 serait arbitraire (art. 9 Cst.). S'agissant de la quotité de la contribution d'entretien, le recourant explique qu'il n'existe pas de raison objective de ne pas tenir compte du salaire réel réalisé par sa fille à la place de s'en tenir à un montant de 500 fr. par mois, et que son budget mensuel hors loyer excède les besoins habituels d'un étudiant universitaire. Par conséquent, la fille serait arbitrairement favorisée. Autant que le grief d'arbitraire est suffisamment motivé pour être recevable (art. 106 al. 2 LTF; cf. supra consid. 2) - le recourant présente sa propre appréciation de la cause sans expliquer en quoi le raisonnement attaqué est insoutenable -, la cour de céans ne saurait en tout état de cause entrer en matière sur cette critique, faute de conclusion du recourant à cet égard (art. 107 al. 1 LTF; cf. supra consid. 5.2.2). Ainsi qu'il a déjà été relevé lors de l'examen d'une éventuelle réduction de l'entretien, au motif d'une faute concomitante de la fille ( cf. supra consid. 5.2.2), l'unique point litigieux dans le cas d'espèce porte sur la faute imputable à la fille dans le refus de renouer contact avec son père.