Citation: 6B_360/2024 E. 2.2

2.2. La cour cantonale a examiné les éléments constitutifs de l'infraction de lésions corporelles par négligence. On peut s'y référer. Pour le reste, on relève en particulier les éléments suivants dans la motivation cantonale. À teneur du règlement de son employeur, la recourante ne devait en aucun cas laisser seules les enfants qu'elle gardait et ne pouvait les remettre qu'aux personnes autorisées. Il ne ressortait ni de ce document, ni de la convention d'accueil précitée qu'elle était en droit de déléguer la surveillance des enfants à des tiers, en particulier à ses collègues, d'autant moins que celles-ci devaient surveiller le ou les enfant (s) sous leur garde. Le fait qu'elles étaient convenues de s'entraider, comme elles l'expliquaient, ne changeait rien à cela. Selon la cour cantonale, à teneur des images de vidéosurveillance, D.C.________ avait échappé une première fois à sa surveillance à 11h48min19sec, puis que celle-ci avait marqué un intérêt pour le chien à 11h48min34sec (la bambine tendait le bras en direction de l'animal, puis repartait vers la palissade sans que l'on ait été en mesure d'affirmer si elle suivait le canidé ou poursuivait son jeu). L'enfant disparaissait du champ de la caméra à 11h48min48sec avant de réapparaître devant le chien à 11h49min07sec. Elle était rejointe par sa soeur trois secondes plus tard et mordue à 11h49min17sec. Partant, durant 29 secondes, D.C.________ n'était plus accessible par sa nourrice (celle-ci ayant concédé ne pas avoir été personnellement en mesure de l'attraper), dont a minima 10 secondes sans aucun contact visuel. Il s'agissait d'un laps de temps important à l'âge de la victime, d'autant plus que sa soeur avait eu le temps de la rejoindre dans l'intervalle. Même à considérer que la fillette était toujours dans le champ de vision des nourrices, on constatait sur le film que celles-ci ne regardaient pas en direction du fond de la coursive ou n'étaient pas en position d'intervenir rapidement en cas de danger. À cet égard, les déclarations des collègues de la recourante ne lui étaient d'aucun secours puisque leurs allégations ne correspondaient pas à ce qui ressortait des images. On n'observait en particulier pas la témoin I.________ se diriger vers D.C.________ avant le drame, mais bien après.