Citation: 9C_7/2015 E. 7.2.2

7.2.2. Ce constat implique que soit réalisée, conformément à l'art. 4.3.1 du règlement de prévoyance, une nouvelle comparaison entre le revenu que le recourant aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide avec celui qu'il obtient dans l'activité qu'il exerce concrètement (ATF 129 V 472 consid. 4.2.1 p. 475). Il n'y a cependant pas lieu de renvoyer la cause à la juridiction cantonale pour qu'elle rende une nouvelle décision conforme au droit fédéral. Par économie de procédure, il se justifie de procéder d'office à la correction du vice et de compléter les constatations de fait de l'autorité précédente (art. 105 al. 2 LTF). En 2011, année au cours de laquelle l'institution de prévoyance intimée a décidé de supprimer le droit à la prestation litigieuse, le recourant aurait pu obtenir dans son ancien métier d'ouvrier dans une tôlerie industrielle un salaire annuel de 69'389 fr., soit le salaire qu'il gagnait en 2001 (62'400 fr.), adapté à l'évolution des salaires selon l'indice des salaires nominaux pour les hommes entre 2001 et 2011, telle qu'elle résulte des données de l'Office fédéral de la statistique (+ 10,3 % entre 2001 et 2010 [T1.93, branche économique "métallurgie et travail des métaux"]; + 0,9 % entre 2010 et 2011 [T1.10, branche économique "fabrication de produits métalliques"]). Contrairement à ce qu'allègue le recourant, il n'y a pas lieu de tenir compte, au titre de revenu sans invalidité, du salaire qu'il pourrait normalement obtenir dans son activité actuelle s'il n'était pas entravé dans sa capacité de travail; le revenu sans invalidité correspond en principe au revenu que la personne assurée aurait pu obtenir dans l'activité qu'elle exerçait avant la survenance de l'événement assuré et qu'elle aurait continué à exercer sans atteinte à la santé. Comparé au salaire de 57'200 fr. (13 x 4'400 fr.) qu'il touchait effectivement en 2011 auprès de l'entreprise B.________ - salaire qui, selon les dires du recourant, tenait par ailleurs compte d'une diminution de rendement de 30 % -, la perte de gain résiduelle consécutive à la reprise d'activité du recourant ne s'élevait plus qu'à 18 %, taux insuffisant pour justifier le maintien du droit à la libération du paiement des cotisations au sens des art. 4.3.1 et 4.3.2 du rè glement de prévoyance.