Citation: 2C_302/2024 E. 3.3

3.3. Il ressort de l'arrêt attaqué que la Cour de justice a traité le grief de la violation des art. 8 al. 2 et 27 Cst. soulevé par le recourant. Elle a spécifiquement mentionné la jurisprudence relative à ces deux dispositions constitutionnelles. Elle a en outre relevé que la Chambre constitutionnelle avait d'ores et déjà admis la constitutionnalité et la conformité au droit supérieur de plusieurs dispositions de la LTVTC/GE et a cité cinq arrêts. Dans son analyse, elle a notamment résumé l'un de ces arrêts selon lequel la fixation d'un âge limite à 75 ans, au-delà duquel l'autorisation d'usage accru du domaine public devenait caduque (cf. art. 13 al. 9 let. c LTVTC/GE), constituait une restriction admissible à la liberté économique. Elle a conclu qu'il ne lui appartenait pas de revenir sur ces jurisprudences. Ainsi, contrairement à ce que soutient le recourant, le grief qu'il a formulé n'a pas été ignoré par la Cour de justice, la motivation de l'arrêt attaqué étant sur ce point suffisante pour comprendre les motifs sur lesquelles elle s'est fondée. En revanche, savoir si la Cour de justice a violé le droit en retenant, à la suite de la Cour constitutionnelle, que l'art. 13 al. 9 let. c LTVTC/GE était conforme au droit supérieur et ne constituait partant ni une restriction inadmissible à la liberté économique ni une violation de l'interdiction de la discrimination, relève du fond et sera examiné ci-après (cf. infra consid. 6 et 7).