Citation: 4P.206/2004 18.03.2005 E. 2

Dans un premier moyen, les recourants font valoir que la décision attaquée est inexistante faute d'avoir été notifiée à B.________. 2.1 L'inefficacité et la nullité d'un acte étatique doivent être relevées d'office par toute autorité (ATF 130 III 430 consid. 3.3 p. 434; 122 I 97 consid. 3a p. 98). Le jugement qui n'a pas été communiqué officiellement aux parties est inexistant (ATF 122 I 97 consid. 3a/bb et 3b p. 99/100). L'absence totale de notification du jugement se distingue toutefois de la notification irrégulière. En effet, un vice dans la notification n'entraîne pas nécessairement la nullité de l'acte. Il y a lieu d'examiner, d'après les circonstances du cas concret, si la partie intéressée a réellement été induite en erreur par l'irrégularité de la notification et a, de ce fait, subi un préjudice; il convient de s'en tenir aux règles de la bonne foi, qui imposent une limite à l'invocation d'un vice de forme (ATF 122 I 97 consid. 3a/bb p. 99). Le fardeau de la preuve de la notification incombe à l'autorité (ATF 122 I 97 consid. 3b p. 100 et l'arrêt cité). 2.2 En l'espèce, il ressort du dossier cantonal que l'arrêt de la Chambre civile a été notifié par acte judiciaire le 5 juillet 2004 à B.________ et à A.________, qui ont la même adresse. Contrairement à ce que les recourants prétendent, il n'y a pas eu absence de notification puisque le nom de B.________ figure sur l'acte judiciaire. Au surplus, point n'est besoin d'examiner si la notification d'un arrêt en un seul exemplaire à un frère et une soeur ayant la même adresse constitue une notification irrégulière. Même si cela devait être le cas, B.________ ne pourrait de bonne foi invoquer un tel vice, car elle n'a subi aucun préjudice. En effet, avec son frère, la copropriétaire dépose en temps utile deux recours au Tribunal fédéral contre la décision du 18 juin 2004, dont elle a nécessairement eu connaissance.