Citation: 1P.665/2004 02.02.2005 E. A

A.________ a déposé plainte contre X.________ pour des attouchements commis sur sa fille Y.________, née le 6 février 1990. B.________, médecin gynécologue, a examiné Y.________. Selon son rapport du 31 juillet 2001, elle a constaté une défloration ancienne de l'hymen, mais n'a décelé aucune trace de sperme. Le 31 août 2001, le Juge d'instruction a inculpé X.________ de viol (art. 190 CP) et d'actes d'ordre sexuel avec des enfants (art. 187 CP). Le prévenu a contesté les charges portées contre lui. X.________ a été renvoyé devant la Cour d'assises du canton de Genève le 8 mars 2004. Entendu comme témoin, C.________, médecin, a confirmé les constatations faites par B.________. Il a précisé qu'il était possible qu'une ou deux cellules de sperme soient retrouvées par hasard dans le liquide prostatique, ce qui permettrait de vérifier la présence d'acide désoxyribonucléique (ADN). X.________ a demandé qu'il soit procédé à cet examen, ce que la Cour a refusé. Aux termes des débats, elle a reconnu l'accusé coupable de viol, de contrainte sexuelle et d'actes d'ordre sexuel avec un enfant et l'a condamné à la peine de six ans de réclusion, sous déduction de neuf mois et vingt-deux jours de détention préventive. Par arrêt du 15 octobre 2004, la Cour de cassation du canton de Genève a rejeté le pourvoi formé par X.________ contre le jugement du 8 mars 2004.