Citation: I 552/02 04.04.2003 E. A

Le 21 décembre 1997, alors qu'il travaillait comme barman auprès du Bar X.________, G.________, né en 1953, divorcé, a subi une rupture de la coiffe des rotateurs à l'épaule droite en s'interposant dans une dispute. Les suites immédiates de cet événement ont été prises en charge par Garanta (Suisse) Assurances SA, assureur-accidents. Dès le lendemain de l'incident, G.________ a été déclaré incapable de travailler. Nonobstant deux interventions chirurgicales pratiquées les 14 mai 1998 et 28 juin 1999, le prénommé a continué de ressentir des douleurs persistantes à l'épaule droite (rapport médical LAA du 29 mars 2000). Le 15 décembre 1999, il a présenté une demande de prestations à l'assurance-invalidité. Sur proposition de son médecin-conseil, l'Office AI du canton de Neuchâtel (ci-après : l'office AI) a confié une expertise au docteur A.________, spécialiste FMH en médecine interne et rhumatologie. Ce dernier a fait état de séquelles douloureuses post-traumatiques de l'épaule droite avec une importante amplification des symptômes, et conclu à une incapacité de travail de 30 % dans l'activité habituelle de l'assuré (rapport du 7 septembre 2000). Dans une lettre du 20 février 2001 à l'intention de l'office AI, le docteur B.________, médecin-chef du service de chirurgie orthopédique et traumatologie de l'Hôpital Y.________, a laissé entendre que les douleurs de son patient se seraient aggravées, ce qui a amené ledit office à requérir une nouvelle expertise pluridisciplinaire auprès de la Clinique Z.________. Au terme de leurs examens (au plan orthopédique et psychiatrique), les médecins de cette clinique ont retenu une limitation fonctionnelle de l'épaule droite associée à une amyotrophie des muscles sus- et sous-épineux, mais aucun trouble de nature psychique, et estimé que dans la profession de barman, l'on ne pouvait exiger de l'assuré qu'un taux d'activité réduit de 50 % (rapport du 2 juillet 2001). Se fondant sur ces pièces, l'office AI a communiqué à l'assuré un projet de décision, selon lequel il avait droit à une rente entière pour une période limitée du 1er décembre 1998 au 30 septembre 2000, eu égard à l'amélioration de son état de santé dès cette dernière date, puis à nouveau à une demi-rente à partir du 1er février 2001, compte tenu de l'aggravation de ses symptômes signalée par le docteur B.________. G.________ a contesté le bien-fondé de ce projet, en faisant valoir notamment que sur la base des avis exprimés par ses médecins traitants, l'assureur-accidents lui reconnaissait le droit à une indemnité journalière fondée sur une incapacité de travail de 70 % dès le 1er décembre 2000. Par décisions des 18 décembre 2001 et 4 janvier 2002, l'office AI a confirmé les termes de son projet de décision; il a également octroyé des rentes complémentaires pour la fille et la nouvelle épouse de l'assuré.