Citation: 6B_234/2021 E. 2.3

2.3. Sous l'angle de l'examen de l'art. 5 par. 1 annexe I ALCP, la cour cantonale a relevé que les actes reprochés au recourant étaient d'une gravité objective qui était loin d'être négligeable. Les conséquences sur la victime perduraient, puisqu'elle souffrait encore de stress post-traumatique et était toujours suivie médicalement. Le recourant avait en outre fait plaider en première instance que la victime devait bien s'attendre à faire l'objet d'avances de nature sexuelle si elle acceptait de venir boire un dernier verre, ce qui révélait une mentalité qui était de nature à inquiéter, sous l'angle du risque de récidive. L'importance du bien juridique menacé était considérable. L'atteinte qui y avait été portée l'était aussi et la mentalité du recourant laissait craindre d'autres atteintes. De plus, après avoir nié en bloc les accusations portées contre lui, allant même jusqu'à faire plaider qu'il était une victime de "# Me Too", ce n'était qu'au stade de l'appel et sans aucune conviction qu'il avait finalement déclaré: " En réalité j'accepte ce qu'on me reproche. Vous me demandez si les reproches sont injustes. Je vous réponds que je les accepte ". Ces explications n'allaient pas dans le sens d'une véritable prise de conscience, mais constituaient une acceptation de circonstances, qui n'était de toute évidence pas suffisante pour écarter le risque de réitération.