Citation: 6B_617/2010 24.11.2010 E. B

Statuant le 17 juin 2010 sur les appels de X.________ et de son ex-épouse A.________, le Juge de la IIe Cour pénale du Tribunal cantonal valaisan a confirmé le jugement de première instance. En bref, il a retenu les faits suivants: B.a A la suite d'un conflit conjugal qui s'est soldé par une procédure en divorce, X.________ a été astreint, depuis le mois d'avril 1997, à contribuer à l'entretien de son épouse, A.________, initialement à raison de 1160 fr. par mois, puis à compter du moins juin 1998, à hauteur de 760 fr. et à supporter, en sus le service de la dette hypothécaire du logement familial, et diverses charges et assurances y relatives. B.b Dès le mois de janvier 2001, X.________ ne s'est plus acquitté des contributions d'entretien. Dans le cadre des poursuites introduites par sa femme à son encontre, l'Office des poursuites de l'arrondissement de Sierre a délivré entre 2001 et 2007, des actes de défaut de biens pour des montants oscillant entre 4000 fr. et 28'000 fr. Dans l'intervalle, par ordonnance pénale du 23 mai 2003, le juge de l'office d'instruction du Valais central a reconnu X.________ coupable de violation d'une obligation d'entretien et l'a condamné à deux mois d'emprisonnement, avec sursis pendant deux ans. B.c Après avoir travaillé pour différents bureaux d'ingénieurs, X.________ a, dès le 1er janvier 1990, entrepris une activité indépendante d'ingénieur en génie civil. En automne 1998, il a décidé de transformer sa raison individuelle en société anonyme. Le 26 octobre 1998, il a ainsi constitué avec B.________ et C.________ la société Y.________ SA, de siège social à D.________, dont le capital-actions s'élevait à 100'000 fr. Il a souscrit 98 actions et libéré les deux actions souscrites par B.________ et C.________. A une date indéterminée, ceux-ci ont cédé leurs actions à X.________. Le 4 novembre 2000, celui-ci a vendu à son beau-frère, E.________, nonante-neuf actions de sa société pour le prix de 9990 fr. Il a conservé une action. B.d A la suite de la plainte pénale déposée par A.________, X.________ a été inculpé des chefs de violation d'une obligation d'entretien, et de diminution effective de l'actif au préjudice des créanciers. Mandaté par l'Office du juge d'instruction du Valais, l'expert judiciaire a estimé que la valeur objective de la société était de 138'280 fr. Après avoir examiné les facteurs subjectifs, qui peuvent exercer une incidence de plus ou moins 30 %, il a fixé la valeur minimale de la société à 97'000 fr. (70 % de 138'280 fr.) et sa valeur maximale à 180'000 fr. (130 % de 138'280 fr.). B.e Avant les débats de première instance, X.________ s'est acquitté des arriérés de contributions d'entretien dus à sa femme. Partant, le 22 juillet 2008, l'Office de recouvrements et des avances de pensions alimentaires a retiré la plainte pour violation d'une obligation d'entretien. Par la suite, A.________ n'a plus fait valoir de prétentions en dommages-intérêts et/ou en réparation morale.