Citation: 2C_395/2021 E. 10.3.6

10.3.6. Le Tribunal administratif fédéral a retenu, d'une manière qui lie la Cour de céans (cf. art. 105 al. 1 LTF et supra consid. 3), que la recourante avait toujours cherché à imposer un respect strict des conventions et conditions commerciales exposées ci-dessus. Elle refusait notamment de raccorder un immeuble à son téléréseau, lorsque ledit immeuble ne disposait pas d'une IDI coaxiale exempte de tout système tiers et si cette installation servait par exemple à diffuser des programmes télévisuels obtenus par satellite. Le Tribunal administratif fédéral a constaté que la recourante entendait ce faisant empêcher les propriétaires d'immeubles d'installer un système tiers sur l'IDI coaxiale consacrée au téléréseau, étant précisé que la construction d'une IDI coaxiale supplémentaire, dédiée à un éventuel système tiers, devait le cas échéant s'effectuer aux frais des propriétaires, ce à quoi ceux-ci renonçaient en principe. L'autorité précédente a considéré comme établi que l'objectif d'exclusivité de la recourante avait été réalisé, dans la mesure où celle-ci avait effectivement empêché toute autre utilisation des IDI coaxiales par des entreprises tierces. Il en allait ainsi de l'intimé, qui n'avait plus pu installer son système "Supermédia", permettant de diffuser des programmes captés par antenne satellitaire au sein d'un immeuble par le biais de l'IDI coaxiale, malgré la présence d'un grand nombre d'antennes satellites collectives en Ville de Genève et d'importants efforts de promotion et de démarchage de l'intéressé.