Citation: 4A_394/2017 E. 4.3.1

4.3.1. Dans l'espoir d'élargir autant que faire se peut la cognition du Tribunal fédéral, la recourante soutient que l'admissibilité et les effets du désistement litigieux ressortissent tous deux à la compétence du Tribunal arbitral. Il n'en est rien. Dire si pareil acte unilatéral équivaut à un désistement d'action ou à un désistement d'instance au regard de la règle de droit ou du principe juridique applicable, déterminer ensuite quels sont les effets in concreto de cet acte dûment qualifié, en tirer finalement les conséquences pour la cause en litige sont autant de démarches dont aucune ne met en jeu la compétence du tribunal (étatique ou arbitral) qui y procède - quand bien même elles la présupposent -, mais qui ont trait à l'application des règles (écrites ou non écrites) pertinentes du droit de procédure entrant en ligne de compte. Dès lors, la mission de la Cour de céans consistera uniquement à rechercher s'il appartenait au Tribunal arbitral saisi par la recourante ou à un tribunal arbitral qui serait saisi en second lieu de trancher ces questions-là. En revanche, ce problème résolu, elle n'examinera pas, si tant est qu'elle confirme la compétence ratione materiae du Tribunal arbitral, la manière dont celui-ci a répondu aux susdites questions, étant donné que l'application du droit de procédure, comme celle du droit de fond, ne correspond à aucun des griefs limitativement énumérés à l'art. 190 al. 2 LDIP, abstraction faite, à la rigueur et à des conditions plus que strictes, de l'incompatibilité de la sentence avec l'ordre public procédural (art. 190 al. 2 let. e LDIP). En bref, il est difficile de se défaire du sentiment que la recourante, sous le couvert du moyen pris de l'incompétence, cherche, en réalité, à remettre en cause l'application des règles spécifiques en matière de désistement, telle qu'elle a été faite par le Tribunal arbitral. Il va sans dire que, si tel était le cas, elle le ferait en pure perte.