Citation: U 76/05 26.08.2005 E. 3

3.1 Le recourant conteste l'évaluation de sa capacité de travail dans une activité adaptée. En particulier, il reproche aux premiers juges d'avoir donné la préférence au rapport du médecin-conseil de la CNA du 30 avril 2002 au détriment de celui des médecins de la Clinique Y.________, alors que ces rapports seraient contradictoires. Par ailleurs, le rapport du médecin-conseil de la CNA n'aurait, selon lui, pas pleine valeur probante. En l'espèce, l'instruction médicale a révélé que malgré des plaintes subjectives, la situation du recourant était objectivement stabilisée (cf. rapports des docteurs B.________, du 19 février 2002 et F.________, du 28 mars 2002). Sur le plan strictement médical, il ressort du rapport des médecins de la Clinique Y.________ (cf. rapport du 7 janvier 2002) qu'il n'existe pas de limitations objectives liées à l'exercice d'une activité sédentaire légère. L'évaluation faite par le médecin-conseil de la CNA, selon lequel le recourant était en mesure d'effectuer, durant toute la journée mais avec des pauses aménagées, des travaux légers et sédentaires (cf. rapport du 30 avril 2002), rejoint en définitive l'avis des spécialistes de la Clinique Y.________. On ne saurait donc suivre le recourant lorsqu'il allègue l'existence de contradictions entre ces deux avis médicaux. 3.2 Il convient d'ajouter que le rapport du docteur E.________ est fondé sur des examens approfondis en tous points, tient compte des affections dont se plaint l'intéressé et a été établi en connaissance de l'anamnèse. Enfin, l'appréciation de la situation médicale est claire et les conclusions sont dûment motivées, si l'on tient compte du fait qu'il se réfère aux avis des spécialistes prénommés (ATF 125 V 352 consid. 3a, 122 V 160 consid. 1c et les références). De son côté, le recourant n'apporte aucun élément concret permettant d'établir que sa capacité de travail serait diminuée dans une plus large mesure que celle décrite par les médecins. En particulier, il ne produit aucune pièce médicale qui irait dans ce sens. 3.3 Aussi, et conformément au principe selon lequel il appartient à l'assuré d'entreprendre de son propre chef tout ce que l'on peut raisonnablement attendre de lui pour atténuer les conséquences du dommage imputable à l'accident (sur ce principe général du droit des assurances sociales, voir ATF 123 V 233 consid. 3c, 117 V 278 consid. 2b, 400 consid. 4b et les arrêts cités; Gabriela Riemer-Kafka, Die Pflicht zur Selbstverantwortung, Fribourg 1999, p. 57, 551 et 572; Hardy Landolt, Das Zumutbarkeitsprinzip im schweizerischen Sozialversicherungsrecht, thèse Zurich 1995, p. 61), l'intimée et les premiers juges ont-ils à juste titre déterminé le degré d'invalidité du recourant en tenant compte d'une capacité de travail de 90 pour cent dans une activité adaptée aux limitations décrites par le docteur E.________. Dès lors que le rapport de ce praticien est propre à emporter la conviction et, partant, à rendre superflue l'administration d'autres preuves, la mise en oeuvre d'une expertise s'avère par ailleurs inutile.