Citation: 1C_674/2024 E. 1.2

1.2. Contrairement à ce que soutient le recourant, la jurisprudence n'a guère changé après le prononcé de l'arrêt Torreggiani précité. La Suisse est ainsi arrivée à la conclusion, en tenant compte des nombreuses mesures de réforme prises entre-temps par l'Italie pour réduire la surpopulation carcérale, que l'extradition ne devait plus être soumise à des garanties (arrêts 1C_288/2024 du 22 mai 2024 consid. 3; 1C_169/2021 du 6 mai 2021 consid. 2.3). La jurisprudence considère aussi que lors de l'évaluation du risque d'un traitement incompatible avec l'art. 3 CEDH dans l'État de destination, il faut tenir compte du fait que ce dernier est partie à la CEDH, avec des possibilités de recours correspondantes (ATF 149 IV 376 consid. 3.4). Ces considérations, émises à l'égard de l'Italie, sont également applicables à la France. À l'égard d'un État lié avec la Suisse par un traité d'extradition, celle-ci ne peut donc être refusée pour des motifs tenant à l'état de santé de la personne extradée, motifs qui ne sont pas prévus par le droit conventionnel (cf. ATF 129 II 100 consid. 3.1).