Citation: 6B_1052/2020 E. B

Par jugement du 9 juin 2020, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par A.________ contre le jugement de première instance, qu'elle a confirmé. Le jugement cantonal repose en substance sur les faits suivants. B.a. A Lausanne, au domicile de B.________, entre le 8 décembre 2012 au soir et le 9 au petit matin, A.________, en compagnie de C.________ et de D.________ (déférés séparément), ont tué B.________, lequel hébergeait ces derniers pour la nuit. A un moment donné, A.________ et ses comparses ont dérobé les bijoux que B.________ portait sur lui, notamment une montre en or Longines, une chevalière et une chaînette en or avec un crucifix en or. Ils ont également emporté le téléphone portable de ce dernier, son porte-monnaie et les clés de son studio. Par la suite, et afin notamment d'effacer toute trace sur le corps de B.________, respectivement pour ne lui laisser aucune chance de survie, et sans aucune considération pour la vingtaine d'habitants, les employés et les clients des différents locaux de l'immeuble, A.________ a, en compagnie de ses comparses, mis en place un système de mise à feu à retardement de l'appartement. Ils ont posé une planche en bois sur la cuisinière du logement dont l'un des boutons était enclenché en position 6 (maximum), reliée à des voilages eux-mêmes unis à des couvertures et un coussin déployés jusqu'au tapis sur lequel se trouvait le lit de B.________. Ils ont fermé toutes les fenêtres et les stores. Un court-circuit dû aux appareils électriques se trouvant dans la cuisine ou un manque d'oxygène a empêché le feu de se propager. L'incendie s'est éteint de lui-même, sans l'intervention des pompiers. Après avoir mis en route le système de mise à feu, A.________, accompagné de C.________ a quitté l'appartement et a fermé la porte à clé depuis l'extérieur, enfermant ainsi B.________ et le privant de toute issue possible dans le logement prêt à prendre feu. B.b. Le 9 décembre 2012, dans le TGV reliant Lausanne à Paris (départ à 6h24), A.________ et C.________ ont été interpellés à 6h50 à Vallorbe par des gardes-frontière. Lors de leur interpellation, A.________ était en possession d'un iPod 8GB et d'un iPod Touch dans sa boîte d'origine et C.________ était porteur d'un iPod Touch dans sa boîte d'origine, d'une montre Longines, d'une chaînette en or avec un crucifix, d'une chevalière en or et de deux autres montres. Interrogé par la police, A.________ a indiqué avoir acheté un iPod la veille dans la rue et avoir reçu l'autre en cadeau. C.________ a déclaré avoir acheté différents articles dans des magasins, notamment au Danemark, et avoir reçu la chaîne avec le crucifix et la chevalière en héritage familial. Ils ont tous deux indiqué s'être rencontrés par hasard la veille, avoir passé la nuit dehors et avoir décidé de se rendre en France afin que C.________ y soit soigné. Les objets de valeur ont été séquestrés. Par ordonnance pénale du 21 février 2013, C.________ a notamment été condamné pour le vol des objets de valeur qui étaient en sa possession lors de son interpellation à Vallorbe, le 9 décembre 2012. La montre Longines, la chaînette en or a vec le crucifix et la chevalière en or ont été identifiés par la suite comme appartenant à B.________. B.c. Le 26 décembre 2012, les forces de police, alertées par un ami de B.________ sur l'absence de nouvelles de sa part depuis des semaines, ont forcé la porte de son domicile et ont découvert son corps sans vie. Vêtu d'un caleçon, il était étendu en travers du lit, sur le côté gauche. Il avait les jambes croisées et le bras gauche à l'arrière longeait le dos tandis que le bras droit tombait à l'avant le long du torse. Dans l'appartement, la lumière du hall d'entrée était allumée, les rideaux et les stores de l'unique pièce étaient fermés. Le sol était entièrement recouvert de suie et aucune empreinte de semelles n'était visible. Une planche en bois était posée sur les plaques de cuisson. Elle était partiellement calcinée, ainsi que les boutons de la cuisinière sur le plan de travail. La hotte de ventilation et un four micro-ondes ont été endommagés par la chaleur. Lors de la fouille du logis, la police n'a pas retrouvé les clés du logement, le porte-monnaie et le téléphone portable de B.________. B.d. Dans le rapport d'autopsie médico-légale établi le 26 avril 2013, les experts ont indiqué que le corps de B.________ présentait une altération cadavérique très avancée, rendant très difficile toute appréciation fine. Une grande partie de la surface cutanée du corps était recouverte de suie noire, aucune lésion traumatique récente au niveau du squelette osseux n'a été constatée. Les médecins légistes ont indiqué que malgré la présence d'une faible quantité de matériel noirâtre pouvant évoquer de la suie au niveau du larynx, il était impossible d'établir si B.________ était encore en vie au moment où le feu s'est déclaré dans son logement. La cause du décès n'était pas établie. Il était possible qu'il s'agisse d'un décès d'origine naturelle au vu des antécédents médicaux, notamment cardiaques, de l'intéressé (transplantation cardiaque, implantation d'un pacemaker, diabète de type II, insuffisance rénale chronique, tuberculose latente, syphilis primaire, etc.), sans que l'on puisse exclure l'intervention d'un tiers au vu des constatations faites lors de la levée de corps.