Citation: 6B_396/2022 E. 5.5.2

5.5.2. La cour cantonale a constaté que le recourant avait été détenu provisoirement du 9 mai 2019 au 6 août 2019, soit pendant 90 jours. Il avait ultérieurement fait l'objet de mesures de substitution qui avaient été modifiées le 28 avril 2020 et qui ont ensuite perduré jusqu'au 29 juin 2021, date à laquelle il avait été arrêté et placé en détention pour des motifs de sûreté. La cour cantonale a estimé que l'autorité précédente pouvait, à bon droit, considérer que le dépôt des papiers d'identité et l'interdiction de prendre contact avec l'intimée, respectivement avec C.A.________, qui avaient été imposés au recourant représentaient une atteinte incomparablement moindre à la liberté personnelle de l'intéressé qu'une détention provisoire. S'agissant du dépôt du passeport, il ne ressortait pas du dossier qu'une quelconque demande de sortie du territoire formulée par le recourant aurait été refusée. Celui-ci n'avait, pour le reste, jamais précisé à quelle occasion il aurait dû ou souhaité quitter le territoire Suisse mais en aurait été empêché. La cour cantonale a, en outre, retenu que cette mesure n'avait pu entraver la bonne marche de l'association D.________ dont il était l'un des membres fondateurs, dès lors que son siège se trouvait en Suisse et que l'un de ses amis en assume officiellement la présidence. L'imputation de ladite mesure sur la peine privative de liberté infligée au recourant ne se justifiait donc pas. Il en allait de même s'agissant de l'interdiction de prendre contact avec l'intimée et sa soeur, C.A.________. S'il était vrai qu'une telle mesure pouvait éventuellement constituer une gêne, elle ne saurait être considérée comme une entrave à la liberté, ce d'autant plus que les deux intéressées étaient, pour leur part, parfaitement autorisées à le contacter si elles en avaient éprouvé le besoin ou l'envie. En revanche, la cour cantonale a considéré que l'obligation d'être suivi psychologiquement devait être reportée sur la peine privative de liberté infligée au recourant, même s'il était incontestable qu'elle n'avait porté atteinte à sa liberté personnelle que de manière très réduite. Le recourant avait consulté un psychiatre à huit reprises entre le mois d'août 2019 et le mois de mars 2020, lorsqu'il résidait dans le canton de V1.________. Après avoir déménagé à U.________, il avait consulté un autre psychiatre, à raison d'une heure une fois par mois, du mois de décembre 2020 au mois de juin 2021. Compte tenu des 15 séances de thérapie auxquelles il avait pris part, des déplacements qu'il avait été contraint d'effectuer entre son domicile et le cabinet des médecins consultés, et du temps qu'il eût semble-t-il consacré à remplir divers documents, la cour cantonale a ordonné une déduction de 15 jours de la peine privative de liberté prononcée. La cour cantonale a encore pris en compte la durée de la détention pour des motifs de sûreté subie par le recourant du 29 juin 2021 au 10 février 2022, soit durant 227 jours. En définitive, la cour cantonale a, au total, imputé 332 jours sur la peine privative de liberté du recourant.