Citation: 5A_685/2014 E. 5.3

5.3. Dans le domaine de l'appréciation des preuves et de la constatation des faits, le Tribunal fédéral se montre réservé, vu le large pouvoir qu'il reconnaît en la matière aux autorités cantonales (ATF 120 Ia 31 consid. 4b; 118 Ia 28 consid. 1b; 104 Ia 381 consid. 9 et les références). Il n'intervient, pour violation de l'art. 9 Cst., que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, a omis, sans motifs objectifs, de tenir compte de preuves pertinentes ou a opéré, sur la base des éléments recueillis, des déductions insoutenables (ATF 136 III 552 consid. 4.2; 134 V 53 consid. 4.3; 133 II 249 consid. 1.4.3; 129 I 8 consid. 2.1 et les références); encore faut-il que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la cause. Cette retenue est d'autant plus grande lorsque le juge n'examine la cause que d'une manière sommaire et provisoire (ATF 130 III 321 consid. 3.3 et les références; 127 III 474 consid. 2b/bb), comme c'est le cas en matière de séquestre. Les pièces produites en l'espèce par la recourante ne permettent effectivement pas de constater que l'intimée aurait donné son accord à l'encaissement de la lettre de crédit avant la livraison de la marchandise visée par celle-ci. Tout au plus en retient-on que les livraisons pouvaient être échelonnées jusqu'à la fin octobre 2013. Dans ces conditions, on ne saurait retenir l'arbitraire de la conclusion cantonale. A supposer que la prétendue responsabilité de l'intimée dans le défaut de livraison de la marchandise ait une incidence sur l'issue du litige, elle ne peut pas non plus être déduite des courriels auxquels la recourante se réfère.