Citation: 6B_185/2023 E. 3.3.1

3.3.1. Le recourant reproche tout d'abord à la cour cantonale de s'être fondée sur des pièces produites par le ministère public durant la procédure d'appel pour prononcer la mesure d'interdiction litigieuse. Il relève à cet égard que de telles informations devraient être considérées comme non prouvées, respectivement comme inexploitables, au motif que la cour cantonale, alors direction de la procédure, n'aurait pas pu déléguer la production de ces pièces au ministère public, mais aurait dû, si elle les estimait nécessaires, les administrer elle-même. Il ajoute qu'il n'aurait pas eu accès aux échanges entre le ministère public et les assurances en question, de sorte qu'il serait dans l'impossibilité de vérifier le contenu des dits échanges. Enfin, bien qu'il ait plaidé l'inexploitabilité de ces moyens de preuve, la cour cantonale aurait simplement ignoré cet argument dans le jugement entrepris. En l'espèce, la cour cantonale a invité le ministère public à étayer ses allégations contenues dans ses déterminations sur l'arrêt de renvoi du Tribunal fédéral (6B_761/2021), lesquelles faisaient état d'informations communiquées par des parties plaignantes selon lesquelles le recourant exploitait un cabinet médical à X.________ et continuait de délivrer de nombreux certificats d'incapacité de travail à des patients employés dans la région z.________ (cf. Pièce 654, p. 2; art. 105 al. 2 LTF). Contrairement à ce qu'affirme le recourant, elle n'a donc pas délégué l'administration de preuves au ministère public. L'on ne discerne dès lors pas en quoi les courriers reçus par le ministère public de deux parties plaignantes, à la demande de la cour cantonale, constituerait une violation des art. 61 et 62 CPP qui concrétiserait une inexploitabilité de ces éléments, ce que le recourant ne démontre d'ailleurs pas contrairement aux exigences de motivation (cf. art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). L'on comprend dès lors que la cour cantonale n'a pas considéré de tels moyens de preuve comme inexploitables. Au demeurant, le recourant a pu se déterminer sur lesdits courriers lors des débats d'appel, dont il a reçu copie (cf. Pièce 657; art. 105 al. 2 LTF). Il n'invoque pas non plus que la cour cantonale se serait fondée sur d'autres pièces dont il n'aurait pas pu avoir connaissance. Mal fondé, le grief doit, partant, être rejeté dans la mesure de sa recevabilité.