Citation: I 530/03 29.06.2004 E. 1

On ajoutera que le docteur I.________ mentionne également qu'à la suite d'un traitement antidépresseur, l'intensité des plaintes anxieuses et douloureuses a sensiblement baissé. Ce fait met en évidence la nette prédominance des troubles psychiques sur les affections physiques et indique sans ambiguïté que la prise en charge de l'atteinte psychique a des répercussions positives sur les troubles somatiques. De surcroît, deux des atteintes physiques qui auraient été passées sous silence par le premier juge (les douleurs aux genoux consécutives à une déchirure du ménisque gauche et la tendinite du tendon d'Achille) ont été traitées avec succès, la première en 1994 par les docteurs C.________ et A.________ (rapport du 6 avril 1994), la deuxième par le docteur N.________ (rapport du 19 décembre 2000). C'est également en vain que le recourant reproche au premier juge de n'avoir pas retenu le détail des incapacités de travail de 100 % évoquées par les docteurs R.________ et celle mentionnée par le docteur W.________ (cf. consid. 4.1 ci-dessus). En effet, la durée de ces incapacités de travail pour la période de 1998 à 2001 est d'un à deux mois et demi par an, de sorte que le seuil de 40 % en moyenne d'incapacité de travail par an prévu à l'art. 29 al. 1 let. b LAI n'est pas atteint. Dans ce contexte, le recourant fait état, en contradiction avec le rapport du docteur R.________, d'une incapacité de travail de 100 % qui aurait duré du 5 juillet 1998 au 8 août 1999, alors que la période en question s'étend du 5 juillet 1999 au 8 août 1999. Les autres moyens du recourant visant aussi bien le rapport du docteur I.________ que l'appréciation de la situation médicale par le premier juge sont pareillement infondés.