Citation: 9C_8/2024 E. 6.2

6.2. Ensuite, pour ce qui est de l'appréciation de l'état de santé psychique de l'assurée, cette dernière conteste la conclusion de l'expert psychiatre, reprise par les premiers juges et selon laquelle il n'y aurait pas de trouble dépressif récurrent. Elle relève deux points soi-disant contradictoires figurant dans le rapport d'expertise (l'absence d'humeur dépressive durable ou de diminution de l'intérêt et du plaisir constatée par l'expert par rapport à ses déclarations concernant un moral difficile, un sommeil très mauvais et un appétit moyen; le plaisir d'écouter de la musique relaté par l'expert par rapport à ses déclarations concernant la musique comme moyen de calmer ses angoisses) pour en déduire une appréciation arbitraire du rapport d'expertise et de celui du docteur E.________ du 14 décembre 2022. Elle évoque également une analyse étayée de son psychiatre traitant concernant son passé difficile et explique la différence entre un trouble dépressif récurrent et un épisode dépressif. Ce faisant, la recourante ne conteste nullement le bien-fondé de l'appréciation conséquente et bien motivée de la juridiction cantonale sur ce point (cf. consid. 5e p. 19-22 de l'arrêt attaqué), mais procède à sa propre appréciation extrêmement succincte de deux éléments peu pertinents pour la résolution du litige eu égard à l'analyse complète effectuée par le tribunal cantonal, ainsi qu'à une explication médicale dont on peine à discerner l'utilité. Il en va de même de ses considérations relatives à l'apparition postérieurement à l'expertise d'un trouble hypocondriaque. Ces considérations ne démontrent effectivement pas en quoi un tel trouble influencerait la capacité de travail de l'assurée.