Citation: 2C_293/2022 E. 4.3

4.3. Le recourant fait valoir dans sa réplique que le Tribunal cantonal a retenu, dans son arrêt du 8 mai 2020 annulant la décision d'échec définitif du 27 février 2019, que la Haute école avait eu un comportement fautif et illicite. Outre que la réplique ne peut pas servir à invoquer des moyens, de fait ou de droit, qui n'ont pas été présentés en temps utile, c'est-à-dire avant l'expiration du délai de recours non prolongeable (art. 100 al. 1 LTF en relation avec l'art. 47 al. 1 LTF; ATF 135 I 19 consid. 2.2; arrêt 4A_486/2019 du 17 août 2020 consid. 2.4.1 non publié in ATF 146 III 358), les faits allégués par le recourant sont en porte-à-faux avec ceux retenus dans l'arrêt attaqué. D'après celui-ci (arrêt attaqué consid. 4.3 p. 10), l'arrêt du 8 mai 2020 ne fait que constater le non-respect des art. 4 et 8 des directives concernant les procédures d'évaluation liées au diplôme dans le domaine de la pédagogie spécialisée (D.16.34.3.1; ci-après: les directives d'évaluation). Or, quoi qu'en pense le recourant, le constat de la violation d'une disposition légale n'emporte pas en tant que tel la constatation d'un acte illicite. Au demeurant, savoir si le comportement de la Haute école tel que constaté par les juges précédents constitue un acte illicite relève du droit et sera examiné ci-après (cf. infra consid. 5).