Citation: 6B_697/2018 E. B

Par arrêt du 23 mai 2018, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice du canton de Genève a admis partiellement l'appel de X.________ et rejeté l'appel joint de A.________. Elle a libéré X.________ du chef de dénonciation calomnieuse et confirmé le jugement de première instance pour le surplus. Elle a retenu en substance les faits suivants. A.________ est locataire d'une arcade sise rue D.________ à E.________, dans laquelle la société A.________ SA, dont elle est administratrice, exploite un salon de coiffure. A partir de l'année 2012, un conflit de voisinage l'a opposée à X.________, locataire d'un appartement situé au 1er étage du même immeuble. L'utilisation des espaces communs, comme la buanderie, ainsi que les prétendues odeurs se dégageant du salon en sont les principales causes. De nombreuses altercations ont eu lieu entre X.________ et les membres du personnel du salon. Dans ce contexte, A.________ a introduit des procédures à l'encontre des bailleurs. Les juridictions civiles ont reconnu, d'une part, que le salon de coiffure avait la jouissance exclusive du dépôt et du WC situés dans la buanderie de l'immeuble (arrêt du Tribunal fédéral 4A_63/2017 du 25 septembre 2017) et, d'autre part, que le comportement adopté par X.________ (insultes, vociférations, attitude agressive) à l'encontre de la locataire, des employés du salon de coiffure ou de la clientèle de celui-ci constituait un défaut de la chose louée (arrêt du Tribunal fédéral 4A_132/2017 et 4A_140/2017 du 25 septembre 2017). Le 11 janvier 2013 aux alentours de 22h30, X.________ a pris part à une bagarre qu'il avait lui-même provoquée et qui l'a opposé à A.________ et à C.________, employé du salon de coiffure. Il a frappé C.________ à coups de poing et de pied, le blessant à la bouche. Le 19 décembre 2013, X.________ a délibérément ouvert violemment la porte de la buanderie de l'immeuble alors qu'il savait que A.________ se trouvait derrière, lui causant ainsi plusieurs lésions constatées médicalement le 20 décembre 2013. Depuis la fin du mois de décembre 2012 à tout le moins, X.________ a régulièrement consommé de la marijuana.