Citation: 6B_364/2024 E. 1.2

1.2. L'autorité cantonale a retenu qu'elle n'avait pas à administrer les preuves précitées et que le premier juge n'avait pas violé le droit d'être entendu de la recourante en refusant également cette administration. Selon elle, les pièces au dossier permettaient de se représenter la configuration des lieux de manière suffisante et les déclarations des deux témoins, qui n'étaient pas présents lors des faits et dont l'un était l'époux de la recourante, auraient quoi qu'il en soit une valeur probante très faible. Elle a précisé que la recourante avait de toute façon réalisé l'infraction de violation de domicile en restant dans le logement de ses voisins après avoir reçu l'injonction de l'un d'eux de quitter les lieux et en obstruant la fermeture de la porte avec son pied, et pas seulement en pénétrant dans le jardin sur lequel l'inspection locale aurait porté. Dans tous les cas, il ressortait des photographies et des images de vidéosurveillance au dossier que la limite de propriété entre les deux jardins était clairement délimitée par une clôture que la recourante avait escaladée, de sorte que celle-ci avait bien pénétré dans un espace clos.