Citation: 4P.122/2003 01.10.2003 E. 8

La recourante soutient enfin que la surcharge pondérale de l'intimée (qui pesait 95 kg pour 1,65 m.) a interrompu le lien de causalité naturelle entre la chute et les lésions constatées. En effet, une personne de constitution moyenne n'aurait jamais subi une lésion au pouce ou aux poignets en faisant une glissade telle que celle alléguée. 8.1 Comme il l'a été rappelé ci-dessus, un comportement ou un fait est la cause naturelle d'un résultat s'il en constitue l'une des conditions sine qua non. Cela signifie qu'un fait peut se trouver en relation de causalité naturelle avec un résultat donné, alors même que d'autres circonstances ont également contribué à la survenance de ce résultat. Il suffit que le fait considéré soit l'une des conditions sans lesquelles le résultat ne serait pas survenu. 8.2 En l'espèce, il n'est pas exclu que le poids de l'intimée ait eu une incidence sur la gravité des lésions. Cela n'a toutefois pas été constaté. Quoi qu'il en soit, cet élément n'aurait pas eu pour effet d'interrompre le rapport de causalité naturelle constaté entre le mauvais entretien de la place de parc, la chute de l'intimée et les lésions corporelles subies.