Citation: 1A.278/1999 17.01.2001 E. 6

6.- Dans leur recours de droit public, les recourants se plaignent d'un déni de justice en critiquant la décision prise par le Conseil d'Etat le 8 août 1984 consistant à inclure la parcelle n° 1824 dans une zone réservée. La voie du recours de droit administratif n'est manifestement pas ouverte à cet égard (cf. supra, consid. 1). La procédure de recours cantonale ayant abouti à l'arrêt attaqué du Tribunal administratif ne concerne pas la zone réservée, mais la mesure de planification communale qui a été adoptée à la suite de cette mesure provisoire ou conservatoire prise par le gouvernement cantonal (cf. Alexander Ruch, Commentaire LAT, n. 20 ss ad art. 27 LAT). Les décisions relatives à l'adoption et à la prolongation de la zone réservée pouvaient être contestées directement après leur notification, car elles étaient assimilées, d'un point de vue formel et en raison de leurs effets, à des modifications d'un plan d'affectation (cf. notamment ATF 113 Ia 362). C'est pourquoi le recours de droit public formé contre une zone réservée à l'occasion d'une autre contestation, portant sur une nouvelle mesure de planification dans le même périmètre, est tardif (art. 89 OJ) et manifestement irrecevable.