Citation: 8C_741/2022 E. 1.4

1.4. Dans son recours en matière de droit public et son recours constitutionnel subsidiaire, la recourante reproche en premier lieu à la cour cantonale de ne pas avoir admis sa demande de récusation de l'expert judiciaire. Elle invoque une violation de son droit à un expert indépendant et impartial tel qu'il est garanti par les art. 29 al. 1 Cst. et 6 par. 1 CEDH en raison du fait que l'expert F.________ a été co-fondateur, aux côtés du médecin traitant de l'intimé - le docteur D.________ -, de l'Hôpital G.________ à V.________. La "connivence d'intérêts" et les relations privilégiées qu'entretiendraient ces deux médecins feraient naître, selon la recourante, des doutes objectivement justifiés quant à l'équité de la procédure d'expertise et, par conséquent, de la procédure judiciaire dans son ensemble, d'autant que la cour cantonale aurait tranché le litige en prenant appui de façon déterminante sur le rapport d'expertise judiciaire.