Citation: 6P.245/2006 14.02.2007 E. 4

4. Le recourant invoque une violation du droit d'être entendu, l'arrêt entrepris - tout comme le jugement de première instance (p. 12) - se fondant sur des statistiques de la société suisse de médecine légale, qui n'ont pas été produites au dossier. 4.1 En procédure pénale vaudoise, deux voies de droit distinctes sont ouvertes contre le jugement pénal de première instance, le recours en nullité et le recours en réforme. Le recours en nullité a pour objet une irrégularité de procédure ou une contestation relative à l'établissement des faits, alors que les critiques relatives à la qualification juridique des faits doivent être soulevées dans le cadre d'un recours en réforme (art. 411 et 415 CPP/VD; cf. R. Bersier, Le recours à la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal en procédure vaudoise, in JdT 1996 III 65). Saisie d'un recours en réforme, la Cour de cassation pénale examine librement les questions de droit sans être limitée aux moyens invoqués, mais ne peut pas aller au-delà des conclusions du recourant (art. 447 CPP/VD). Par contre, saisie d'un recours en nullité, elle n'examine que les moyens soulevés (art. 439 al. 1 CPP/VD). 4.2 En l'espèce, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué, et le contraire n'est pas établi ni même allégué, que le recourant aurait invoqué une violation de son droit d'être entendu devant la Cour de cassation, alors que cette dernière, s'il lui avait été soumis, aurait pu examiner ce grief dans le cadre d'un recours en nullité. Cette critique, présentée pour la première fois dans le recours de droit public, est donc irrecevable, faute d'épuisement des instances cantonales (cf. supra consid. 2.2).