Citation: U 229/05 20.12.2006 E. 3

3.1 Sur la base du premier rapport des docteurs J.________ et L.________, puis du complément apporté à celui-ci, l'assureur intimé a estimé que l'intéressé était apte à travailler à mi-temps trois mois après l'opération du 17 novembre 2000. Le recourant a contesté cette conclusion en se fondant sur l'avis de son médecin traitant qui attestait une incapacité totale jusqu'au 24 juin 2001. Il réclamait donc la correction du montant des indemnités journalières versées durant la période allant du 17 février au 24 juin 2001. 3.2 Les experts ont considéré qu'en raison des douleurs toujours présentes et des contraintes rencontrées dans une partie de l'activité professionnelle (service externe), la capacité de travail de l'intéressé était réduite de moitié. Ils ont de surcroît expressément précisé, en réponse à une question du recourant, que l'incapacité totale post-opératoire n'était justifiée que durant trois mois et faisait alors à nouveau place à une capacité d'au moins 50 %. Ils ont confirmé leurs conclusions dans un complément d'expertise précisant avoir examiné l'intéressé le 3 mai 2001, date à laquelle la capacité de 50 % était pleinement justifiée; il ne se prononçaient pas sur la période postérieure à leurs investigations. Pour sa part, le recourant se contentait d'alléguer l'avis du docteur M.________ qui attestait uniquement une incapacité totale, sans plus ample motivation. 3.3 On rappellera tout d'abord que les propos d'un médecin traitant, qui en l'occurrence sont dénués de toute argumentation, doivent être abordés avec précaution dans la mesure où, selon l'expérience, ce dernier est généralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui les unit (ATF 125 V 353 consid. 3b/cc). On ajoutera que le rapport d'expertise sur le point de la capacité de travail peut certes paraître faiblement motivé. Cependant, les chiffres énoncés sont la conclusion synthétique d'une analyse claire et argumentée d'une atteinte à la cheville (dont la description du mécanisme traumatique par les experts corrobore la gravité), de ses conséquences et de son évolution (qui ne sont pas remises en question par l'intéressé). Cette analyse, qui repose en outre sur une étude minutieuse du dossier, un examen clinique et une prise en compte des plaintes mises en relation avec les particularités de la profession exercée, n'est donc pas critiquable (cf. ATF 125 V 352 consid. 3a). On soulignera par ailleurs que les docteurs J.________ et L.________ ont examiné le recourant au début du mois de mai, soit environ deux mois après le début de la période litigieuse, et qu'il entre dans leurs attributions et compétences d'émettre un diagnostic rétroactif fiable pour une courte période de deux mois. Dans une situation analogue, l'intéressé n'a du reste soulevé aucune objection lorsque son médecin traitant a corrigé rétroactivement ses conclusions quant à la capacité de travail régulièrement admise durant treize mois. Enfin, les experts ne se sont pas prononcés sur la période postérieure à leur examen, à la date duquel ils considéraient que l'intéressé était capable de travailler à mi-temps. Dans la mesure où le docteur M.________ a également attesté une capacité de 50 % à partir du 24 juin 2001, on ne voit pas - et le recourant ne l'allègue pas - ce qui aurait pu péjorer la situation durant ce bref intervalle. Il n'y dès lors pas lieu d'apporter une quelconque modification aux indemnités journalières versées durant la période courant du 17 février au 24 juin 2001.