Citation: 4A_313/2024 E. 6.2

6.2. Premièrement, la recourante reproche au Tribunal arbitral d'avoir omis de tenir compte de ce qu'elle avait fait part à son adversaire, lorsque le présent litige a éclaté, de sa compréhension selon laquelle les différends en lien avec l'APG devaient être soumis préalablement au DRB. A cet égard, elle en veut pour preuves les pièces C-81, R-59 et R-60 du dossier de l'arbitrage dont le Tribunal arbitral aurait omis d'évaluer l'importance. Tel qu'il est présenté, le grief ne saurait prospérer. Force est tout d'abord de relever que le Tribunal arbitral a fait référence, sous n. 262 et 264 de la sentence entreprise, aux pièces prétendument décisives auxquelles se réfère la recourante dans ses écritures, allant même jusqu'à en citer certains passages, ce qui démontre qu'il en a examiné le contenu avec attention. De plus, le Tribunal arbitral a considéré ce qui suit dans la décision attaquée (n. 263) : "263. Respondent's proposal of a stand-still does not reflect its alleged understanding that an ad hoc APG DRB should decide over the APG dispute. Such an understanding has not been indicated in the correspondence....". Il appert ainsi de ce passage, et de manière plus générale des considérations détaillées émises par le Tribunal arbitral dans la sentence entreprise, que celui-ci a écarté, à tout le moins de manière implicite, l'argument invoqué par la recourante. Pour le reste, force est de constater que l'intéressée, sous le couvert d'une prétendue violation de son droit d'être entendue, critique en réalité de manière inadmissible l'appréciation des preuves, notamment lorsqu'elle reproche aux arbitres de n'avoir pas "évalué l'importance" des pièces C-81, R-59 et R-60.