Citation: 4A_484/2021 E. 4.3

4.3. Le recourant tente, sous le couvert d'une prétendue violation de son droit d'être entendu, de discuter certains aspects de la question de fond touchant l'obligation de minimiser le dommage qui n'ont pas été traités comme il l'aurait souhaité, sous prétexte que la Formation les aurait ignorés. Il va sans dire que pareille démarche est inadmissible en matière d'arbitrage international. En tout état de cause, le TAS a bel et bien traité la question de savoir si l'indemnité devait être réduite au regard de l'obligation de réduire le dommage (sentence, n. 92-95) et a pris en considération les arguments avancés à cet égard par le recourant (sentence, n. 52). Le fait qu'il n'a pas expressément fait allusion au salaire prétendument négocié en dessous de la valeur du marché de l'intimé ne constitue pas une violation du droit d'être entendu, ce d'autant que le recourant ne démontre pas qu'il aurait suffisamment étayé ce moyen durant la procédure arbitrale. Il en va de même s'agissant de l'allégation selon laquelle le joueur n'aurait signé un nouveau contrat de travail neuf mois après la résiliation de son contrat de travail que par pure mauvaise volonté. Il s'ensuit le rejet, dans la mesure de sa recevabilité, du grief tiré de la violation du droit d'être entendu.