Citation: 6B_305/2008 07.01.2009 E. 3

Le recourant dénonce l'absence de notification d'une décision incidente. 3.1 Il fait valoir que, lors des débats d'appel, la cour cantonale a été amenée à rendre une décision préjudicielle "sur toute une série de questions". S'agissant d'une décision incidente susceptible de faire l'objet d'un recours au Tribunal fédéral en même temps que la décision sur le fond, elle devait être notifiée aux parties par écrit conformément à l'art. 112 al. 1 LTF et contenir les éléments mentionnés par cette disposition. Elle devait en outre être signée par la présidente de la cour cantonale et notifiée par pli recommandé, comme le prescrivent les art. 140 ch. 3 et 142 ch. 2 CPP/VS. Le défaut d'accomplissement de ces formalités serait constitutif d'arbitraire et d'un déni de justice. Il n'aurait pas été corrigé dans la décision au fond, dès lors que cette dernière ne contiendrait qu'un récapitulatif du déroulement de la procédure et que son dispositif ne se déterminerait pas sur les questions préjudicielles. 3.2 Le recourant ne saurait à l'évidence se plaindre de l'absence de notification d'une décision que dans la mesure où celle-ci le concerne personnellement, donc, en l'espèce, dans la mesure où il a sollicité - en vain - l'ajournement des débats, au motif qu'il n'avait pas disposé du temps nécessaire à la préparation de sa défense en appel. 3.3 Selon l'art. 112 al. 1 LTF, doivent être notifiées aux parties par écrit les décisions qui peuvent faire l'objet d'un recours devant le Tribunal fédéral. Tel n'est pas le cas des décisions préjudicielles ou incidentes au sens de l'art. 93 LTF, qui, faute de remplir l'une ou l'autre des conditions prévues à l'alinéa 1 de cette disposition, ne peuvent être attaquées directement, mais seulement dans le cadre d'un recours dirigé contre la décision finale. Or, le recourant ne prétend pas que le refus de la cour cantonale d'ajourner les débats remplirait l'une de ces conditions, admettant au contraire expressément que ce prononcé ne peut être attaqué que conjointement avec la décision finale. Le grief est donc dépourvu de fondement. 3.4 Le sort du grief qui vient d'être examiné prive de fondement celui pris d'une violation de l'art. 112 al. 1 LTF, du fait que le prononcé litigieux ne contient pas les éléments mentionnés aux lettres a à d de cette disposition, de même que celui tiré d'une violation arbitraire des art. 140 ch. 3 et 142 ch. 2 CPP/VS, au motif que ce prononcé aurait dû être signé par la présidente de la cour cantonale et notifié par pli recommandé. 3.5 Pour le surplus, il n'est aucunement démontré que le droit cantonal de procédure imposerait de faire figurer dans le dispositif du jugement les décisions prises sur les questions préliminaires.