Citation: 1B_77/2007 21.05.2007 E. A

A.________, ressortissant algérien né en 1978, est en détention préventive depuis le 12 mai 2006, sous l'inculpation de participation à une entreprise criminelle, financement du terrorisme et vols en bande et par métier. Il lui est reproché en substance d'avoir remis de l'argent volé au dénommé B.________, lequel est soupçonné d'appartenir au "Groupe salafiste pour la prédication et le combat" (GSPC), organisation terroriste algérienne. Le 6 mars 2007, le Juge d'instruction fédéral (JIF) a rejeté une demande de mise en liberté. Par arrêt du 2 avril 2007, la I. Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral a écarté la plainte formée par A.________ contre cette décision. Ses contacts fréquents avec B.________, son aide financière et matérielle, les précautions qu'il prenait dans ses communications donnaient à penser que les vols - qu'il reconnaissait avoir commis - s'inscrivaient dans une perspective plus vaste que celle d'assurer sa propre subsistance. Le risque de collusion subsistait, même si tous les co-inculpés du prévenu avaient déjà été libérés: B.________ n'avait pas encore pu être entendu, les commissions rogatoires décernées en octobre 2005 et février 2006 n'ayant pas encore été exécutées en Algérie. Le risque de fuite était évident. Sous l'angle de la proportionnalité, l'audition de B.________ devrait avoir lieu dans un avenir proche, le JIF ayant relancé les autorités algériennes le 8 mars 2007. Il lui appartiendrait de suivre de près l'évolution de sa demande d'entraide, de tout mettre en oeuvre pour en obtenir l'exécution dans les meilleurs délais, et de statuer sur le sort du prévenu en fonction du résultat de cette démarche.