Citation: 5A_558/2016 E. 7.2.2

7.2.2. L'état de fait de la décision entreprise laisse apparaître que le père a des antécédents judiciaires, consomme fréquemment de l'alcool et des stupéfiants, a une prédisposition au scandale, et a manifesté de la violence verbale et physique à l'encontre de son ex-femme. Il ressort aussi des faits que le tribunal de première instance roumain a exposé que, à la suite du traumatisme crânien subi en avril 2015, le père n'était plus à même de prendre soin de sa fille. Au vu de ces constatations, il y a lieu de s'interroger sur l'aptitude du père à prendre soin de sa fille, sans mettre l'intérêt et le bien-être de celle-ci, autrement dit, sans créer un risque concret et grave pour le développement de l'enfant. A tout le moins la réalisation de cette exception n'est-elle pas d'emblée exclue. En tant que cour suprême, le Tribunal fédéral est juge du droit - il statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (art. 105 al. 1 LTF; cf. supra consid. 4.1) -, et, non juge du fait (arrêt 5A_339/2015 du 18 novembre 2015 consid. 2.3) et ne disposant manifestement pas de tous les éléments lui permettant de trancher cet aspect, la cour de céans n'est pas en mesure d'examiner cet aspect. Il convient dès lors de renvoyer la cause au juge de l'instance cantonale unique (art. 7 al. 1 LF-EEA; cf. supra consid.1) aux fins qu'il établisse les faits en relation avec l'éventuelle réalisation de l'exception de l'art. 13 al. 1 let. b CLaH80, puis qu'il statue à nouveau sur la cause, en particulier sur la réalisation de l'une des exceptions de l'art. 13 al. 1 let. a et b CLaH80.