Citation: 8C_554/2022 E. A

A.a. A.________ travaille en tant qu'infirmière au B.________ et est à ce titre assurée de manière obligatoire contre le risque d'accidents auprès de Groupe Mutuel Assurances GMA SA (ci-après: Mutuel). Par déclaration d'accident du 18 janvier 2008, l'hôpital B.________ a annoncé à Mutuel que l'assurée s'était cogné le genou gauche contre un lit le 5 décembre 2007 et qu'elle présentait des douleurs au niveau du genou, du tibia et de la cheville gauches. Le 30 décembre 2007, l'assurée avait consulté le centre des urgences de l'hôpital B.________, où la médecin chargée avait fait une radiographie de la cheville, qui était sans particularité, avait posé le diagnostic de surcharge des tendons péroniers consécutive à une boiterie de compensation et lui avait proscrit des antalgiques ainsi que six séances de physiothérapie. En 2009, l'assurée a consulté à plusieurs reprises pour les douleurs à sa jambe gauche le docteur C.________, spécialiste FMH en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, qui lui a prescrit neuf séances de physiothérapie. Le 18 janvier 2013, l'hôpital B.________ a annoncé à Mutuel, à titre de rechute de l'accident du 5 décembre 2007, que l'assurée souffrait d'un début d'arthrose. Après avoir recueilli l'avis du docteur D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et médecin-conseil, Mutuel a rendu le 4 mars 2013 une décision, confirmée sur opposition le 12 juin 2013, constatant que les troubles traités dès le 8 janvier 2013 n'étaient pas en relation de causalité naturelle avec l'accident du 5 décembre 2007 et que la responsabilité de l'assurance-accidents n'était dès lors pas engagée. A.b. Le 8 mai 2018, l'assurée a glissé sur un marque-page en sortant du lit et a subi une foulure respectivement une entorse du genou gauche. Elle a été en incapacité de travail dès le 9 mai 2018 et a repris son travail à 50 % dès le 28 mai 2018, puis à 100 % dès le 18 juin 2018. Dans un rapport d'imagerie par résonance magnétique (IRM) réalisée le 20 février 2019, il est fait état d'une rupture ancienne du ligament croisé antérieur (LCA), d'une arthrose fémoro-tibiale médiane sévère et d'une chondropathie de grade II diffuse fémoro-tibiale latérale. Par décision du 15 juin 2020, Mutuel a informé l'assurée que la relation de causalité entre ses lésions au genou gauche et l'accident du 8 mai 2018 ne pouvait être admise que jusqu'au 8 août 2018 et que les soins prodigués dès le 9 août 2018 relevaient de l'assurance-maladie. L'assurée a formé opposition contre cette décision, en faisant notamment valoir que la découverte d'une rupture ancienne du LCA lors de l'IRM réalisée en février 2019 constituait un fait nouveau qui justifiait la révision de la décision sur opposition du 12 juin 2013. Après avoir soumis une nouvelle fois le cas au docteur D.________, Mutuel a rendu le 17 août 2021 une décision sur opposition par laquelle elle a admis jusqu'au 8 novembre 2018 l'existence d'un rapport de causalité entre l'événement du 8 mai 2018 et les troubles du genou gauche, rejetant l'opposition pour le surplus.