Citation: 5A_654/2024 E. 1

Déposé en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) et dans la forme légale (art. 42 al. 1 LTF), le recours est dirigé contre une décision finale (art. 90 LTF; ATF 134 III 426 consid. 2.2) rendue par une autorité supérieure statuant en dernière instance cantonale et sur recours (art. 75 LTF), dans une affaire civile (art. 72 al. 1 LTF) de nature pécuniaire dont la valeur litigieuse atteint le seuil de 30'000 fr. (art. 51 al. 1 let. a et al. 4 et 74 al. 1 let. b LTF). Même si l'on peut à première vue douter de l'intérêt de la recourante au recours, en tant qu'il porte sur la contribution d'entretien en faveur de l'enfant aîné C.________ - la conclusion qu'elle prend à cet égard étant d'un montant plus faible que celui décidé par la cour cantonale -, il s'agit d'interpréter cette conclusion selon le principe de la confiance, à la lumière de la motivation du recours (ATF 149 III 224 consid. 5.2.2 et les références). En l'occurrence, la recourante conteste l'existence d'un motif justifiant la modification des mesures protectrices de l'union conjugale, et conséquemment la suppression de la contribution de prise en charge que le juge des mesures protectrices avait entièrement intégrée dans la pension en faveur de l'enfant cadet. Elle sollicite donc pour l'essentiel le maintien des contributions d'entretien pour les deux enfants telles que décidées sur mesures protectrices, dont le montant global était supérieur à celui fixé, sur modification, dans l'arrêt entrepris. Il sied ainsi de considérer qu'au vu de ses conclusions, la recourante, qui a par ailleurs participé à la procédure devant l'autorité précédente, a en définitive un intérêt digne de protection à la modification ou l'annulation de la décision entreprise (art. 76 al. 1 let. a et b LTF) concernant les contributions d'entretien en faveur de chacun des enfants. Le recours est donc en principe recevable.