Citation: 1C_233/2023 E. 4

Enfin, dans une ultime critique, les recourantes font grief à la cour cantonale d'avoir considéré que l'emplacement choisi pour la place de jeux était inadéquat. Elles se réfèrent à l'art. 39 al. 1 RCAT, aux terme duquel "des aires de jeux pour enfants, d'une surface de 10 m 2 par logement, doivent être aménagées pour chaque immeuble d'habitation collective." Sur ce point, la cour cantonale a considéré que l'emplacement choisi pour la place de jeu était inadéquat, en raison de sa topographie qui était clairement inadaptée pour les jeux des enfants (terrain très en pente à proximité directe de l'autoroute A9), mais également en raison d'un manque d'ensoleillement (à cause de l'ombre créé par le bâtiment projeté) et d'exposition au bruit de l'autoroute. La cour cantonale a par ailleurs mis en évidence que les architectes du projet avaient déclaré que les jeux de ballon seraient vraisemblablement interdits en raison de la proximité de l'autoroute en amont. A nouveau, l'argumentation des recourantes ne répond pas aux exigences accrues de motivation découlant de l'art. 106 al. 2 LTF, de sorte qu'elle est irrecevable. En effet, les recourantes ne démontrent pas de manière circonstanciée en quoi l'appréciation de la cour cantonale serait insoutenable. Quoi qu'il en soit, la motivation exposée ci-dessus ne saurait être taxée de choquante.