Citation: 1E.17/2002 22.07.2003 E. 2

Dans leur conclusion principale, les expropriés demandent l'expropriation totale de leur bien-fonds. Leur acte de recours est dépourvu de toute motivation à ce sujet: ils n'exposent pas en quoi l'argumentation de la Commission fédérale sur le refus de l'expropriation totale - elle serait disproportionnée compte tenu des nuisances constatées sur place et de l'absence de lien de causalité prouvé entre la présence d'une ligne à haute tension et les problèmes de santé des personnes résidant à proximité - serait contraire au droit fédéral; ils se bornent en effet à critiquer le montant de l'indemnité allouée pour l'expropriation partielle de leur bien-fonds (cf. infra, consid. 3). Comme la procédure a été ouverte en vue de la constitution d'une servitude grevant l'immeuble litigieux, il ne s'agissait pas de conférer à l'expropriante le droit d'obtenir le transfert de la propriété de ce bien-fonds. Si les expropriés voulaient se plaindre du refus de la Commission fédérale d'étendre l'expropriation - et de modifier ainsi l'objet de la contestation -, il leur appartenait de présenter sur ce point une argumentation topique, conformément aux exigences de motivation du recours de droit administratif énoncées à l'art. 108 al. 2 OJ (cf. ATF 123 V 335 consid. 1b p. 337; 118 Ib 134 consid. 2 p. 135). Telle qu'elle est présentée, cette conclusion principale du recours principal est donc irrecevable. Par conséquent, seules doivent être examinées leurs conclusions subsidiaires, tendant au paiement d'une indemnité pour la constitution d'une servitude par voie d'expropriation. Contrairement à ce qui figure dans le dispositif de la décision attaquée, la longueur de la limite de l'assiette de cette servitude, sur la parcelle des expropriés, n'est pas de 12 m, mais bien de 23 m, comme cela a été précisé dans l'arrêt 1E.13/1998 du 9 novembre 1999 (consid. 3 de cet arrêt).