Citation: 9C_335/2021 E. 6.2

6.2. Ensuite, contrairement à ce que soutient la recourante, les premiers juges ont bel et bien tenu compte des nouvelles pièces qu'elle a déposées en procédure cantonale, notamment du rapport d'IRM du 9 juin 2020 ainsi que du rapport du docteur J.________ du 1er juillet 2020. Comme l'a constaté la cour cantonale, le docteur J.________ ne parlait pas d'une réactivation du SDRC, mais rapportait une péjoration des douleurs de la cheville droite, avec une atteinte inflammatoire des tendons, une atteinte dégénérative de l'articulation et une atteinte des ligaments internes. En tant que la recourante décèle dans l'appréciation de ce médecin une confirmation implicite d'une réactivation du SDRC, cela relève de sa propre interprétation médicale de son dossier et ne démontre pas en quoi la cour cantonale aurait constaté les faits de façon manifestement inexacte ou apprécié les preuves de manière arbitraire. On ne saurait en outre suivre son raisonnement, lorsqu'elle reprend elle-même les critères de Budapest, sans étayer son point de vue par un avis médical circonstancié confirmant précisément le diagnostic de SDRC, respectivement une "récidive" de cette atteinte, ainsi que les effets incapacitants de celle-ci. Elle perd également de vue qu'au moment de l'expertise et dans ses suites, les médecins impliqués ont posé des diagnostics expliquant les symptômes et signes cliniques qu'ils ont retenus, sans pour autant mettre en évidence une récidive de SDRC, ni en août 2019, ni en juin 2020. A cet égard, la cour cantonale a constaté que les nouveaux rapports produits par la recourante avaient été soumis au SMR, selon lequel ces documents ne permettaient pas de modifier sa position car, cliniquement, il n'y avait pas d'éléments de déficit d'amplitude ni de perte de force (avis du 4 août 2020). Avec elle, il faut admettre que cette appréciation médicale est convaincante. Dans l'évaluation de la capacité de travail de la recourante, les experts du CEMed avaient en effet tenu compte des douleurs musculo-tendineuses aux deux mollets en raison d'une tendinopathie, avérée à droite, qui ne permettaient plus à celle-ci de travailler en position debout exclusivement, ni de marcher plus 15 à 30 minutes, avec des pauses. De même, la montée ou descente d'escaliers, d'échelle ou d'escabeau devait être évitée. Finalement, la recourante n'expose pas en quoi les nouveaux rapports médicaux qu'elle a produits seraient propres à modifier les limitations fonctionnelles retenues par les experts du CEMed, puis par la juridiction cantonale, qui tiennent compte des atteintes aux membres inférieurs. Par son argumentation appellatoire, elle se limite en effet à contester l'appréciation des preuves opérée par les premiers juges, sans alléguer - et encore moins démontrer - que la péjoration de son état de santé invoquée, aurait une influence concrète sur sa capacité de travail résiduelle.