Citation: 8C_294/2024 E. 6.2

6.2. Les responsables de l'Orif, auprès duquel le recourant a effectué un premier stage professionnel durant trois mois, ont expliqué que le taux de présence prévu était de 50 %. Le taux moyen de présence effectif n'avait cependant été que de 24,5 %, en raison des inflammations et des douleurs fréquentes à la main droite, générées par la moindre utilisation de celle-ci, même comme simple appui à l'autre main valide et ce, malgré le fait que l'assuré s'était montré motivé et très demandeur d'être occupé et de tester des travaux. En raison de cette difficulté déjà importante au niveau de la main droite et du manque de dextérité dans la gauche, les spécialistes étaient plus que limités pour proposer des activités réalistes au recourant. Durant son temps de présence, il avait principalement effectué des tâches de tri de matériel (visserie, outillage,...) qui, bien que légères, avaient toutefois engendré des douleurs et inflammations à sa main. Il était dès lors difficile, voire irréaliste de proposer un projet professionnel en adéquation avec les limitations du recourant. Le taux de présence n'était pas suffisant et les conséquences sur sa main étaient trop importantes, même dans des travaux simples et légers. À l'issue du second stage professionnel qui a duré six mois, les responsables de l'Orif ont fait état d'un taux de présence effectif de 26,1 % sur l'ensemble de la période pour un 50 % minimum requis. Cela s'expliquait par les douleurs et inflammations déclenchées par l'utilisation de la main droite, malgré de simples manipulations en appui de la main valide. Les responsables ont relevé que le recourant s'était toujours montré coopérant et motivé, avec une réelle volonté de tenter toutes les activités proposées, afin d'en trouver au moins une pouvant être adéquate. Leurs observations et évaluations continuaient toutefois de démontrer que le recourant n'était pas en mesure de répondre à une exigence d'employabilité de plus de 30 %. Dans une ultime tentative d'activité en section de mécanique sur une presse, laquelle paraissait la plus à même de répondre à la capacité de travail reconnue par la CNA, les limitations étaient plus importantes que prévu. Les responsables du centre Orif ont conclu qu'en tenant compte de la problématique médicale, mais également des compétences et des acquis du recourant, ils n'entrevoyaient pas de piste professionnelle envisageable.