Citation: 5A_835/2019 E. 6.2

6.2. Le grief de violation du droit à la preuve garanti par l'art. 29 al. 2 Cst. tombe à faux. La juge cantonale a explicitement rejeté les " demandes de compléments de preuves requises par la recourante dans son courrier du 16 septembre 2019, dans la mesure où il s'agit d'un recours contre une décision de mesures provisionnelles ", précisant que la recourante pourra " faire valoir ces compléments de preuves devant l'APEA [Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte] dans le cadre de l'instruction au fond du dossier; il appartiendra alors à l'APEA d'examiner leur pertinence et de décider d'y donner suite ou non ". Ce faisant, l'autorité précédente a procédé à une appréciation (anticipée) des preuves, eu égard à la nature de la procédure. En l'espèce, la recourante a pu requérir l'administration de preuves, mais ces réquisitions ont été écartées. Si la recourante entendait contester le refus de ses réquisitions de preuves, il lui appartenait de soulever un grief détaillé d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans l'appréciation des preuves (art. 106 al. 2 LTF; ATF 131 I 153 consid. 3 p. 157; 130 II 425 consid. 2.1 p. 428), ce qu'elle n'a pas fait. L'appréciation des preuves ne peut être examinée que sous cet angle, de sorte que le grief de violation du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst. et 6 para. 1 CEDH) est mal fondé et doit en conséquence être rejeté.