Citation: 6B_1126/2023 E. 4.5

4.5. La cour cantonale a retenu qu'après avoir découvert sa fille décédée, C.________ avait déplacé le corps au niveau des flancs afin de mieux la voir dès lors qu'elle était coincée entre l'échelle de son lit et la table à langer et qu'il l'avait aussi touchée à différents autres endroits (visage, bras, mains et ventre notamment), sans pouvoir néanmoins dire exactement toutes les parties du corps touchées, le moment vécu étant extrêmement traumatique (arrêt entrepris, consid. 3.7.6). Aussi l'argument de la recourante selon lequel de l'ADN de C.________ n'avait pas pu être déposé sur le corps de D.________ après le décès de celle-ci est contredit par les constatations cantonales, dont la recourante ne démontre pas l'arbitraire. Par ailleurs, il n'était pas insoutenable de considérer que la présence d'ADN de C.________ ne pouvait qu'être attendue au vu des nombreux contacts physiques que le père avait eus avec sa fille au cours du week-end en question, puisqu'il l'avait prise en charge à partir du vendredi après-midi et s'était occupé d'elle jusqu'au samedi après-midi. Enfin, la recourante ne peut rien déduire de la présence d'ADN de C.________ sous les ongles de la victime, les experts ayant expliqué que la persistance des traces était plus élevée à cet endroit, de sorte que même le lavage à la lavette effectué par la grand-mère avant le coucher de l'enfant n'excluait pas que de l'ADN puisse y demeurer (arrêt entrepris, consid. 3.7.6).