Citation: 5A_819/2017 E. 11

La recourante fait valoir que le refus de lui allouer une provisio ad litem de 50'000 fr. pour les procédures de première et de deuxième instances est arbitraire, au sens de l'art. 9 Cst., viole l'art. 163 CC, constitue un excès du pouvoir d'appréciation et néglige la jurisprudence. L'autorité cantonale a relevé que la recourante disposait de ressources financières suffisantes pour faire face aux frais de procédure, ce que conteste l'intéressée, qui affirme devoir utiliser à cette fin des sommes strictement nécessaires à son entretien. Cette critique est dénuée de pertinence. Comme l'a relevé à juste titre la Cour de justice dans le second volet de son argumentation, à ce stade de la procédure, il ne se justifiait de toute manière plus de statuer sur l'octroi d'une provisio ad litem, mais uniquement, dans l'hypothèse où une telle avance avait été octroyée au cours de la procédure de divorce, de trancher la question de son éventuelle restitution (ATF 66 II 70 consid. 3; parmi plusieurs: arrêts 5A_777/2014 du 4 mars 2015 consid. 6; 5A_784/2008 du 20 novembre 2009 consid. 2). Or, il ne ressort pas de l'arrêt entrepris que cette hypothèse serait réalisée en l'espèce, et les parties ne le prétendent d'ailleurs pas. En définitive, c'est à bon droit que la juridiction précédente à refusé d'allouer une provisio ad litem à l'épouse, indépendamment du point de savoir à quels montants s'élèvent les ressources respectives des parties. Répartition des frais de justice