Citation: 1B_243/2019 E. 2.4.1

2.4.1. Dans son arrêt du 17 avril 2018, la Chambre des recours pénale a estimé que les fichiers litigieux, dont le retranchement du dossier avait été requis par le recourant, paraissaient contenir prima facie des documents échangés entre le recourant et son défenseur, qui ne pouvaient pas être séquestrés en application de l'art. 264 al. 1 let. a CPP. En conséquence, ces documents ne pouvaient pas être versés au dossier. Néanmoins, compte tenu de la proposition de tri émise par le recourant dans son courriel du 7 avril 2017 et "vu le principe de la bonne foi (cf. art. 3 al. 2 let. a CPP) ", il avait été jugé qu'il revenait en l'état au Ministère public de demander au Tmc la levée des scellés, un délai de 20 jours dès la notification de l'arrêt lui étant imparti pour ce faire (cf. arrêt du 17 avril 2018, consid. 2.2 et 3 p. 8).