Citation: 2C_14/2007 24.07.2007 E. 4

Le Tribunal administratif a retenu qu'au moment où il statuait, les époux X.C.________ avaient cessé la vie commune depuis plus de trois ans et qu'aucune reprise de celle-ci n'était envisagée par la femme du recourant qui l'avait déclaré à maintes reprises. BX.C.________ avait certes retiré sa demande de divorce, mais cela parce qu'une demande unilatérale de divorce ne pouvait être déposée qu'après une séparation de deux ans, comme l'a d'ailleurs reconnu le recourant. Le Tribunal administratif a en outre relevé que ce dernier avait prétendu de manière apparemment contradictoire qu'il aimait sa femme qui pourtant le trompait et faisait tout pour lui nuire. Les faits déterminants constatés ainsi par l'autorité intimée n'ont pas été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'art. 95 LTF, de sorte qu'ils lient le Tribunal fédéral (art. 105 al. 1 et 2 LTF). Le recourant se plaint que l'autorité intimée ait attaché trop d'importance aux déclarations de sa femme qui excluait de se mettre à nouveau en ménage avec lui; il prétend certes qu'il fera tout son possible pour restaurer la communauté conjugale, mais il n'invoque aucun élément concret et vraisemblable permettant d'admettre une volonté réelle d'une reprise prochaine de la vie commune. Il n'allègue du reste pas avoir entrepris de démarches en ce sens. On ne saurait reprocher au Tribunal administratif d'avoir pris en compte les affirmations de BX.C.________ quant à l'absence d'espoir de réconciliation alors que le recourant lui-même n'avançait aucun élément sérieux permettant de croire à une véritable réconciliation. En réalité, la séparation des époux X.C.________ est durable et il n'y a pas d'espoir tangible de restauration d'une vraie vie conjugale. En se prévalant d'un mariage purement formel pour conserver son autorisation de séjour, le recourant a commis un abus de droit. En outre, il apparaît que l'union conjugale des époux X.C.________ était déjà vidée de sa substance avant l'écoulement du délai de cinq ans de l'art. 7 al. 1 2ème phrase LSEE. C'est donc à juste titre que l'autorité intimée a confirmé la révocation de l'autorisation de séjour de l'intéressé. Ce faisant, le Tribunal administratif a respecté le droit, notamment la loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers ainsi que l'Accord.