Citation: 8C_265/2008 07.11.2008 E. B

M.________ a recouru contre cette décision devant le Tribunal administratif du canton de Fribourg, en concluant à l'octroi d'une rente d'invalidité fondée sur un taux d'incapacité de gain de 50 % à partir du 1er janvier 2002, et de 100 % dès le 1er février 2002. A l'appui de ses conclusions, elle a produit une expertise qu'elle avait demandée à titre privé au docteur K.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie. Dans son rapport du 21 mai 2003, ce médecin s'est distancé des conclusions de son confrère R.________, considérant que les critères nécessaires au diagnostic d'un syndrome de stress post-traumatique étaient présents et que ce syndrome avait évolué vers une modification acquise de la personnalité. Par ailleurs, il a indiqué que le trouble somatoforme douloureux persistant constituait une atteinte à la santé relevant du domaine médical. A son avis, ces affections, au nombre desquelles il a ajouté un état dépressif majeur grave avec syndrome somatique, étaient invalidantes et entraînaient chez l'assurée une incapacité de travail de 50 % qui s'était accrue au fil du temps pour atteindre actuellement plus de 70 %. L'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg a constaté un taux d'invalidité de 50 % dès le 1er juillet 2000, et de 70 % à compter du 1er juin 2003 (cf. communications des 9 décembre 2003 et 12 mai 2004). L'assurée a alors modifié ses conclusions en ce sens que la Vaudoise fût condamnée à lui allouer ses prestations légales (frais de traitement, indemnités journalières, rente et indemnité pour atteinte à l'intégrité) au-delà du 10 décembre 2001, le taux de la rente étant fixé à 50 %, et 70 % à partir du 1er mai 2003. La juridiction cantonale a rejeté le recours par jugement du 26 août 2004. Elle a considéré, en se fondant sur les conclusions du docteur R.________, qu'il n'existait pas de lien de causalité naturelle entre le trouble psychique et l'accident du 11 juillet 1999.