Citation: 4C.381/2000 26.03.2001 E. 3

3.- Le demandeur consacre de longs développements à démontrer que son employeur était non seulement X.________ S.A., mais aussi R.________, de sorte que ce dernier aurait la légitimation passive. La question de savoir si R.________ a la légitimation passive ne se poserait que dans l'hypothèse où le demandeur pourrait faire valoir des droits contre lui ou X.________ S.A. Elle peut rester indécise, car il ressort des observations ci-dessous que les griefs soulevés par le demandeur sont irrecevables. a) Le demandeur soutient à titre subsidiaire que son licenciement est abusif, de sorte qu'il aurait droit à une indemnité de 20 000 fr. Selon l'art. 55 al. 1 let. c OJ, le recourant doit indiquer les motifs à l'appui de ses conclusions, en particulier les règles de droit fédéral violées par la décision attaquée et en quoi consiste cette violation. En l'occurrence, le demandeur ne démontre pas, par une argumentation suffisamment étayée, en quoi son licenciement serait abusif. Son grief est donc irrecevable. b) Le demandeur réclame le paiement d'heures supplémentaires. Selon lui, il ressortirait de l'arrêt attaqué qu'il a accompli cinquante heures supplémentaires par mois. Le Président du Tribunal du district de Morges a retenu que le demandeur n'avait pas prouvé l'exécution d'heures supplémentaires. La cour cantonale a fait sienne cette constatation. Le demandeur s'en prend, en réalité, aux constatations de fait de l'arrêt cantonal. Ce grief est irrecevable (art. 55 al. 1 let. c OJ).