Citation: C 105/00 23.10.2000 E. 2

2.- a) En l'espèce, la recourante a exercé, depuis le 1er janvier 1995, une activité soumise à cotisation en travaillant à mi-temps au service de l'entreprise de son mari. Elle consacrait le reste de son temps à la tenue du ménage et à l'éducation de ses enfants. Cependant, au moment de la résiliation du contrat de travail, les époux M.________ se sont par ailleurs séparés et l'assurée a déclaré dans sa demande de prestations d'assurance-chômage qu'elle recherchait une activité à plein temps. b) Selon la jurisprudence, les personnes qui n'ont jamais exercé d'activité soumise à cotisation, ne peuvent - sous réserve des règles sur la libération des conditions relatives à la période de cotisation - prétendre une indemnité de chômage s'ils recherchent un poste de travail. De même, celui qui n'a exercé qu'à temps partiel une activité soumise à cotisation n'a pas droit à des prestations pour le manque à gagner correspondant à la perte d'une occupation à plein temps (ATF 121 V 342 consid. 4; DTA 1996/97 n° 32 p. 181 consid. 6, et les arrêts cités). Dans le cas particulier, plutôt que d'examiner - comme les premiers juges - si la recourante a été contrainte, par nécessité économique, de reprendre une activité salariée à l'issue d'une période éducative (art. 13 al. 2bis LACI), il convient de trancher le point de savoir si l'intéressée peut, en vertu de l'art. 14 al. 2 LACI, être libérée des conditions relatives à la période de cotisation pour le manque à gagner qui excède la part correspondant à la perte de son activité à temps partiel.