Citation: 2C_650/2018 E. 4

Le recours en matière de droit public, sauf dans les cas cités expressément par l'art. 95 LTF, ne peut pas être formé pour violation du droit cantonal en tant que tel. En revanche, il est toujours possible de faire valoir que la mauvaise application du droit cantonal constitue une violation du droit fédéral, en particulier qu'elle est arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. ou contraire à un droit fondamental (ATF 135 III 513 consid. 4.3 p. 521/522; 133 III 462 consid. 2.3 p. 466). En l'espèce, le mémoire de recours n'invoque pas la violation de l'interdiction de l'arbitraire dans l'application du droit cantonal. Dans la mesure où les recourants se plaignent d'imposition confiscatoire, leur situation pourrait être examinée à la lumière de l'art. 26 Cst. Cela supposerait toutefois, d'une part, que les recourants aient invoqué l'art. 26 Cst. et en aient exposé le contenu, ce qu'ils n'ont pas fait, en violation de l'art. 106 al. 2 LTF, un renvoi à d'autres écritures n'y palliant pas, et, d'autre part, que l'arrêt attaqué contienne les faits qui permettraient l'examen d'une éventuelle violation de l'art. 26 Cst. Or, les charges fiscales des recourants sur la durée, soit sur plusieurs années fiscales, n'y sont pas relatées, sans que ces derniers ne s'en plaignent sous l'angle de l'art. 97 al. 1 LTF.