Citation: 5C.181/2002 07.11.2002 E. 3

Le recourant reproche également à l'autorité cantonale d'avoir violé le principe de la liberté de la forme consacré par l'art. 11 CO, principe applicable au contrat de prêt en vertu des art. 305 ss CO. En effet, les juges cantonaux ont reproché au recourant de ne pas avoir été en mesure de produire un quelconque document attestant l'existence du prêt allégué de 500'000 fr. à son fils T.P.________, alors qu'ils ont refusé les commissions rogatoires qui constituaient le seul moyen pour le recourant de prouver l'existence de ce prêt conclu en la forme orale. Selon le recourant, il ressort au demeurant clairement du témoignage de T.P.________, qu'aucun témoignage contraire n'a mis en doute, que les éléments du dossier et notamment des enquêtes ne permettent pas d'étayer de façon sérieuse l'hypothèse formulée par l'intimé. Ces critiques ne peuvent qu'être écartées, car elles ne visent en réalité pas l'application du droit civil fédéral par les juges cantonaux. Ceux-ci n'ont nullement exigé du recourant la preuve d'un contrat de prêt conclu en la forme écrite, mais ont procédé sur la base de divers éléments, dont l'absence de tout document relatif au prêt allégué -et pas seulement d'un contrat écrit -, à une appréciation anticipée des preuves. Au terme de cette appréciation, ils se sont déclarés convaincus que les commissions rogatoires sollicitées par le recourant ne seraient pas à même d'apporter la preuve de l'existence d'un prêt de 500'000 fr. accordé par le recourant à son fils pour acquérir l'appartement sis à Genève. C'est bien à cette appréciation anticipée des preuves que le recourant tente de s'en prendre dans son recours en réforme, alors que de telles critiques relèvent exclusivement du recours de droit public (cf. consid. 2.2 in fine supra). L'argumentation du recourant est par ailleurs irrecevable dans la mesure où elle se réfère à des faits - tels que les importants prêts successifs que le recourant aurait consenti à son fils entre 1980 et 1988, ou les nombreuses poursuites ou actions judiciaires qu'il aurait entreprises à l'égard de son fils tant à Londres qu'à Athènes - qui ne font l'objet d'aucune constatation dans l'arrêt attaqué (art. 55 al. 1 let. c OJ et art. 63 al. 2 OJ).