Citation: 6B_847/2022 E. 6.2.2

6.2.2. Cela étant relevé, la cour cantonale a estimé que l'apport des images de vidéosurveillance, relativement aux actes qui s'étaient déroulés le 3 avril 2020 à 8 heures 30, n'était pas nécessaire à l'établissement des faits. Il était en effet reproché au recourant d'avoir été menaçant, envers les agents de détention, lorsqu'il se trouvait retranché dans sa cellule, le jour des faits, vers 8 heures 30. Or, cette séquence n'aurait dans tous les cas pas été visible, dès lors que les caméras étaient installées dans les couloirs. En outre, contrairement à ce que soutenait le recourant, il n'était pas pertinent de savoir s'il était effectivement sorti de sa cellule pour se saisir de la cartouche de cigarettes, s'il était à ce moment démuni de son masque de protection, à raison ou non, ou encore s'il était resté uniquement sur le pas de la porte. Il restait en tout état qu'il n'avait pas signé le reçu, ce qui, selon les déclarations crédibles des agents de détention, les avait contraints à venir récupérer la marchandise dans sa cellule (cf. arrêt attaqué, consid. 5.2.1 p. 14 s.).