Citation: 6B_720/2022 E. 1.5.7

1.5.7. Au regard de ce qui précède, la cour cantonale pouvait considérer qu'aucun autre élément n'était propre à conférer une quelconque crédibilité aux dénégations du recourant. Contrairement à ce dont il se prévaut, on ne discerne pas en quoi l'absence de mesures prises par l'intimée pour empêcher toute récidive du recourant, voire la prétendue abstinence de ce dernier à l'alcool, démontreraient ipso facto qu'elle a menti. En outre, la cour cantonale n'était pas tenue d'établir comment le recourant s'était introduit dans la chambre de l'intimée dès lors que cet élément n'était pas pertinent. Vu sa fonction de concierge ou le fait qu'il avait lui-même occupé ce logement, le recourant avait au demeurant pu utiliser une clé en sa possession ou amener la victime, vulnérable et isolée, à lui ouvrir la porte. Enfin, si le dossier contient deux documents des 1er septembre 2016 et 30 janvier 2017 mentionnant que des hommes auraient profité de la naïveté sexuelle de l'intimée, ceux-ci n'ont pas été établis par la victime elle-même, mais par des tiers, dont un collaborateur de Caritas à Genève, G.________. Entendu en qualité de témoin, ce dernier a par ailleurs indiqué ne plus se rappeler si on lui avait parlé d'une ou de plusieurs personnes ayant abusé de la naïveté de la victime. Cela étant, toujours est-il que la cour cantonale pouvait, à tout le moins implicitement, écarter ces éléments qui n'étaient pas inconciliables avec la version de l'intimée, vu les troubles de communication constatés.