Citation: 2C_92/2023 E. 5.2

5.2. Le Tribunal cantonal a retenu que la vie conjugale des époux avait duré moins de trois ans en se basant essentiellement sur les déclarations que ceux-ci ont faites au Service de la population le 16 novembre 2019. Il ressortait de ces déclarations que des mésententes et disputes étaient intervenues très rapidement après l'arrivée en Suisse du recourant le 6 août 2016. L'ex-épouse indiquait qu'il n'y avait plus véritablement de couple après huit mois de cohabitation déjà et qu'elle aurait catégoriquement signifié au recourant la fin de la relation et la volonté de divorcer au mois de mai 2019. Le recourant avait quant à lui indiqué au Service de la population que la séparation était intervenue au mois de juin 2019, lorsqu'il avait quitté le domicile conjugal sans l'intention d'y revenir. Le Tribunal cantonal relève également que la convention de mesures protectrices de l'union conjugale retenait le 2 juillet 2019 comme date de séparation. Il constate que c'est seulement dans le cadre de la procédure menée devant lui que le recourant a changé de version en déclarant qu'en fait, il aurait poursuivi la vie conjugale jusqu'au mois de septembre 2019. Les juges cantonaux ont retenu que ces dernières déclarations avaient à l'évidence été faites pour les besoins de la cause, aucun élément au dossier ne permettant de les retenir pour établies. Le Tribunal cantonal indique que "le fait que [le recourant] ait continué à participer aux charges du ménage, que la contribution d'entretien en faveur de son épouse n'ait été fixée qu'à partir du 1er septembre 2019 ou encore qu'il n'ait conclu un nouveau bail en son nom qu'à partir du 16 septembre 2019 ayant été hébergé auparavant par famille et amis, sont sans pertinence pour juger de la fin de la vie conjugale [...]".