Citation: 6B_1422/2022 E. 3.8

3.8. Quant aux auditions des anciens membres du gouvernement tchèque produites par le recourant, la Cour d'appel du TPF a estimé qu'il ne s'agissait pas de moyens de preuve nouveaux dans la mesure où ils étaient postérieurs au jugement dont la révision était demandée. Pour ce faire, elle s'est notamment référée à l'ATF 141 IV 349 consid. 2.2. Toutefois, la jurisprudence précitée n'a pas la portée que lui prête la Cour d'appel du TPF. Il ressort en effet de cet arrêt (ainsi que de divers autres arrêts: 6B_1083/2021 du 16 décembre 2022 consid. 2.3 non publié in ATF 149 IV 105; 6B_562/2020 du 23 juin 2020 consid. 2.4; 6B_455/2011 du 29 novembre 2011 consid. 1.3) que la révision est exclue pour des faits postérieurs au jugement, c'est-à-dire qui sont survenus postérieurement au jugement dont la révision est demandée, et non pour des moyens de preuve postérieurs. La Cour d'appel du TPF a ainsi méconnu la conception même de moyens de preuve nouveaux et a violé l'art. 410 al. 1 let. a CPP. Les auditions en question constituent bel et bien des moyens de preuve nouveaux au sens de cette disposition. Il convient donc d'annuler la décision attaquée sur ce point et de renvoyer la cause à la Cour d'appel du TPF pour qu'elle examine si ces moyens de preuve sont sérieux, ce que le Ministère public de la Confédération dispute dans ses déterminations.