Citation: 1P.457/2002 06.11.2002 E. 1

Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (ATF 128 I 46 consid. 1a p. 48; 128 II 66 consid. 1 p. 67). 1.1 En vertu de l'art. 34 al. 1 et 3 de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LAT; RS 700), seule la voie du recours de droit public est ouverte contre l'octroi d'un permis de construire en zone à bâtir dans la mesure où les recourants font exclusivement valoir des griefs tirés d'une application arbitraire de règles communales de police des constructions (cf. ATF 123 II 88 consid. 1a/cc p. 92 et les arrêts cités). 1.2 En matière d'autorisation de construire, le Tribunal fédéral reconnaît la qualité pour recourir aux voisins selon l'art. 88 OJ s'ils invoquent la violation de dispositions du droit des constructions qui sont destinées à les protéger ou qui ont été édictées à la fois dans l'intérêt public et dans leur intérêt (ATF 125 II 440 consid. 1c p. 442). Ils doivent en outre se trouver dans le champ de protection des dispositions dont ils allèguent la violation et être touchés par les effets prétendument illicites de la construction litigieuse (ATF 121 I 267 consid. 2 p. 268 et les arrêts cités). En l'occurrence, les recourants font valoir une violation des règles communales de police des constructions sur les distances aux limites et sur la volumétrie des bâtiments, qui peuvent aussi tendre à la protection de l'intérêt des voisins (cf. ATF 118 Ia 232 consid. 1b p. 235; 117 Ia 18 consid. 3b p. 20; 115 Ib 456 consid. 1e p. 462 et les arrêts cités), en relation avec le garage souterrain prévu dans le cadre du projet B; on peut se demander s'ils sont directement touchés par les effets prétendument illicites de la construction ou de l'installation litigieuse, dans la mesure où ils se plaignent d'une violation des règles sur les distances et de la volumétrie concernant le garage souterrain en liaison non pas avec la parcelle accueillant l'immeuble dans lequel ils sont propriétaires par étages d'un appartement, mais avec les parcelles nos 64 et 69 (cf. arrêt du Tribunal fédéral 1P.379/1996 du 23 août 1996, consid. 3d). Les recourants prétendent certes qu'en cas d'admission du recours pour les motifs évoqués, l'intimée devrait réduire les dimensions du parking souterrain et le nombre de places de parc, ce qui aurait une influence directe sur l'économie générale du projet et les nuisances qu'ils devraient supporter puisque l'une des rampes d'accès débouche sur la rue des Jardins, en face de leur immeuble. La question de savoir si cela suffit pour admettre qu'ils sont effectivement touchés par les atteintes alléguées au règlement communal des constructions peut finalement demeurer indécise vu l'issue du recours sur le fond.