Citation: 6B_667/2007 16.02.2008 E. 2

Les faits reprochés au recourant ont été commis avant l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2007, des nouvelles dispositions générales du code pénal. Pour déterminer quel est le droit le plus favorable, il y a lieu d'examiner l'ancien et le nouveau droit dans leur ensemble et de comparer les résultats auxquels ils conduisent dans le cas concret. Le nouveau droit ne doit être appliqué que s'il conduit effectivement à un résultat plus favorable au condamné. Par ailleurs, l'ancien et le nouveau droit ne peuvent être combinés (cf. arrêt 6B_14/2007 consid. 4.2). 2.1 Le recourant conteste le délit manqué de meurtre et estime que la peine qui lui a été infligée est trop sévère au regard des circonstances atténuantes. Depuis le 1er janvier 2007, l'auteur d'un meurtre encourt une peine privative de liberté de cinq ans au moins (art. 111 CP), qui équivaut aux cinq ans de réclusion au minimum prévu sous l'ancien droit. S'agissant des critères qui régissent la fixation de la peine, l'art. 47 CP correspond à l'art. 63 aCP et à la jurisprudence relative à cette dernière disposition (cf. arrêts 6B_14/2007 consid. 5.2; 6B_264/2007 consid. 4.5 et 6B_472/2007 consid. 8.1). Concernant la responsabilité restreinte, le juge peut atténuer la peine en application de l'art. 48a CP, qui équivaut à l'art. 66 aCP. Ainsi, le nouveau droit ne conduit pas à un résultat plus favorable au recourant, de sorte que l'ancien droit demeure applicable. 2.2 Le recourant conteste également son internement, lequel doit en revanche être examiné au regard du nouveau droit. En effet, selon le chiffre 2 des dispositions finales de la modification du 13 décembre 2002, les dispositions du nouveau droit relatives aux mesures (art. 56 à 65) et à leur exécution (art. 90) s'appliquent aussi aux auteurs d'actes commis ou jugés avant leur entrée en vigueur (cf. arrêt du 29 novembre 2007 6B_347/2007 destiné à la publication).