Citation: 6B_363/2022 E. 2.4

2.4. La cour cantonale a retenu que le recourant avait fait défaut à l'audience du 23 juillet 2021 devant le ministère public sans être excusé, alors que la citation à comparaître à cette audience lui avait été valablement notifiée par courrier recommandé. Elle a considéré qu'il avait tenté de la tromper en faisant valoir que le pli recommandé contenant le mandat de comparution avait été remis à sa mère, avant de fournir une autre explication selon laquelle ses parents avaient autorisé le facteur à réceptionner le courrier du foyer en leur absence. Il résultait ainsi de l'ensemble des éléments que, selon le recourant, il avait donné une adresse de notification, des consignes de retrait à ses parents, ou en tout cas à sa mère, qui avaient le même domicile, tout en se rendant inatteignable par ceux-ci, alors même qu'il savait qu'il allait être cité par le procureur ensuite de son opposition. Selon la cour cantonale, le comportement du recourant par lequel il avait manifesté son désintérêt pour la procédure pénale était constitutif d'un abus de droit, de sorte que la fiction du retrait de l'opposition à l'ordonnance pénale au sens de l'art. 355 al. 2 CPP était applicable. En effet, il était conscient qu'il faisait l'objet d'une procédure pénale, il avait été entendu par la police, avait eu connaissance de l'ordonnance pénale et avait mandaté son avocate pour former opposition. Depuis lors, il n'avait plus donné signe de vie, ni à ses parents, ni à son avocate, ni au ministère public. Il avait également indiqué à tort qu'il se trouvait en détention au moment de la notification de la citation à comparaître. Dans ces circonstances, invoquer un état d'indisponibilité dans lequel il s'était lui-même placé pour justifier son absence à l'audition du 23 juillet 2021 était constitutif d'un abus de droit.