Citation: 5A_858/2018 E. 2.3

2.3. Comme l'a rappelé l'autorité précédente, l'obligation de renseigner du tiers - ici la banque détentrice des avoirs séquestrés - ne naît qu'à la fin du délai d'opposition ou, le cas échéant, à l'issue de la procédure d'opposition (ATF 125 III 391 consid. 2; 131 III 660 consid. 4.4; dans le même sens: arrêts 5A_407/2016 du 15 septembre 2016 consid. 3.1, et 5A_761/2009 du 12 janvier 2010 consid. 3, avec les citations). Autant qu'ils sont critiqués conformément à l'art. 42 al. 2 LTF (ATF 140 III 86 consid. 2 et 115 consid. 2, avec les arrêts cités), les motifs de la cour cantonale ( cf. supra, consid. 2.1) emportent la conviction, d'autant que le recourant ne mentionne aucune jurisprudence, ni avis doctrinal en faveur de sa thèse. Celle-ci aboutirait du reste à reporter l'obligation de renseigner jusqu'à " droit connu sur la prétention du créancier " - en l'occurrence à l'issue du procès en libération de dette (art. 83 al. 2 LP; cf. sur la nature de cette action: ATF 134 III 656 consid. 5.3.1) - ce qui ne correspond pas au principe énoncé ci-dessus; de surcroît, elle est contredite par la jurisprudence relative à la saisie provisoire ( cf. art. 83 al. 1 LP), mesure qui permet au créancier au bénéfice d'un jugement de mainlevée provisoire d'exiger même l'ouverture forcée du coffre-fort d'une banque (ATF 102 III 6), et non seulement des renseignements sur les actifs qui s'y trouvent.