Citation: 1C_108/2015 E. A

A.________ est propriétaire de la parcelle n° 4715 du registre foncier de la commune de Gorgier, sise en zone résidentielle de faible densité. En juin 2010, elle a fait opposition au projet de construction d'une villa individuelle avec piscine et garage souterrain sur la parcelle voisine n° 4700, appartenant à B.________. Le Conseil communal de Gorgier a, par décision du 2 novembre 2010, octroyé l'autorisation de construire sollicitée et levé l'opposition de A.________. Le Conseil d'Etat du canton de Neuchâtel a confirmé cette décision. La Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel (ci-après: le Tribunal cantonal) a, par arrêt du 11 septembre 2012, admis le recours interjeté par A.________ et annulé la décision du Conseil communal du 12 novembre 2010 et celle du Conseil d'Etat. A la suite de cet arrêt, B.________ a modifié sa demande de permis de construire. Le Conseil communal a considéré que les changements opérés correspondaient à un ajustement du projet au sens de l'art. 86 du règlement d'exécution de la loi sur les constructions du 16 octobre 1996 (RELConstr.; RSN 720.1). Il a invité les opposants au projet initial à se déterminer sur le projet modifié, par courrier du 5 mars 2013. La prénommée a formé une nouvelle opposition, que le Conseil communal a levée, par décision du 17 juin 2013, tout en délivrant le permis de construire requis. A.________ a interjeté un recours contre cette décision auprès du Conseil d'Etat, qui l'a rejeté, par décision du 23 avril 2014. Elle a recouru ensuite auprès du Tribunal cantonal, qui, par arrêt du 19 janvier 2015, a rejeté le recours. La cour cantonale a considéré en substance que le projet litigieux respectait le taux d'occupation du sol.