Citation: 1C_525/2020 E. B

Le 26 octobre 2017, le SEM a informé A.________ qu'une procédure en annulation de sa naturalisation facilitée était ouverte, à la suite des éléments rapportés par les autorités neuchâteloises, à savoir qu'il était séparé de son épouse depuis le 30 août 2016, que les époux avaient divorcé le 11 février 2017 et qu'il s'était remarié, le 10 avril 2017 en Algérie, avec une compatriote, née en 1986. Dans ses déterminations du 27 novembre 2017, A.________ a affirmé avoir formé pendant près de onze ans une véritable communauté conjugale, contestant avoir abusé de la législation en matière de naturalisation facilitée. Il a produit divers document, dont des déclarations écrites de la fille de son ex-épouse et de son ami, lesquels confirmaient que les ex-époux avaient mené durant de longues années une vie de couple normale. Par courrier du 22 novembre 2017, l'ex-épouse a notamment indiqué au SEM avoir été pendant des années " sous l'emprise d'un homme qui m'a manipulée mentalement et qui m'a fait souffrir physiquement " et a ajouté que " lors du divorce qu'il a exigé à l'amiable pour me prendre le peu qui me restait il m'a encore menacée à plusieurs reprises ". Auditionnée le 8 août 2018, l'ex-épouse de A.________ a entre autres exposé que les problèmes du couple avaient commencé peu après leur mariage, qu'ils avaient fait chambre à part après trois ans de mariage et que, lorsqu'elle avait contresigné la déclaration écrite relative à leur communauté conjugale, celle-ci n'était alors, ni stable, ni tournée vers l'avenir; elle a également exposé que son ex-époux ne l'avait épousée que pour les papiers et qu'elle était fâchée avec sa fille, celle-ci ayant pris parti pour son ex-époux. En octobre 2018, A.________ s'est déterminé sur les déclarations de son ex-épouse.