Citation: 1F_34/2018 E. 2.2

2.2. A l'appui de sa demande de révision, la requérante reproche au Tribunal fédéral d'avoir mal lu son recours et de n'avoir prétendument pas tenu compte de l'arrêt 1P.664/1999 du 1 er septembre 2000 consid. 10a. Selon elle, cette jurisprudence confirmerait que le recours prévu à l'art. 140 de la loi sur les constructions et installations diverses (LCI; RS/GE L 5 05) n'est pas uniquement circonscrit aux frais des travaux d'office, mais qu'il porterait également - et notamment - sur leur principe et leur nécessité. La requérante perd ce faisant de vue qu'une jurisprudence, nouvelle ou ancienne, omise n'est pas un motif de révision (cf. PIERRE FERRARI, Commentaire de la LTF, 2 e éd. 2014, n. 15 ad art. 123 LTF et la référence à l'ATF 120 V 128 consid. 3 p. 131). Ce grief ne constitue par conséquent pas un cas d'application de l'art. 121 let. d LTF, raison pour laquelle la demande de révision doit être déclarée irrecevable (cf. arrêt 2F_12/2014 du 12 février 2015 consid. 1.2). Cela étant, outre que la rédaction du recours fédéral n'était, quoi qu'en dise la requérante, pas univoque sur ce point, les principes dégagés par la jurisprudence dans l'arrêt 1P.664/1999 précité consid. 10 c (et non 10 a) ne lui étaient d'aucun secours. La procédure prévue aux art. 133 ss et 140 LCI suppose une notification préalable de la mesure d'assainissement aux intéressés et la fixation d'un délai pour l'exécution, ainsi qu'un ultime délai de cinq jours (art. 132 et 133 al. 1 et 3 LCI), sauf dans les cas de danger imminent (art. 133 al. 1 LCI). L'art. 140 LCI prévoit la notification d'un bordereau de frais, contre lequel il peut être recouru. Si le propriétaire n'est pas préalablement entendu (en particulier dans les cas d'urgence), il a en tout cas la faculté de s'exprimer à l'occasion du recours prévu à l'art. 140 LCI (cf. arrêt 1P.664/1999 précité consid. 10 c). Or, en l'espèce, la requérante aurait pu faire valoir ses arguments, en particulier s'agissant des motifs de sécurité ayant fondé les travaux, en recourant contre les décisions préalables des 26 octobre 2006 [ recte: 3 octobre 2006] et 16 mars 2007. A l'appui de son recours fédéral, elle n'a du reste pas prétendu avoir été empêchée de le faire (cf. arrêt 1C_686/2017 précité consid. 4.3).