Citation: 6B_744/2016 E. 2.2

2.2. En l'occurrence, la cour cantonale, reprenant l'appréciation du ministère public, a exposé pour quels motifs il n'y avait pas lieu de donner suite aux requêtes de preuves proposées par le recourant. Elle a ainsi, sur la base d'une appréciation anticipée des preuves, considéré que les moyens offerts n'étaient pas de nature à modifier son appréciation des faits. En particulier, D.________, E.________ et F.________ avaient déjà été entendus par la police et/ou le ministère public. F.________ avait précisément décrit la réaction du père du recourant lorsque, consécutivement au brigandage qu'ils avaient commis à son détriment, le recourant l'avait interpellé au sujet des prétendus abus sexuels subis. On ne distinguait pas ce qu'une audition de ce témoin pourrait révéler de plus par rapport à ses précédentes dépositions. Il en allait de même de l'audition de C.________, le recourant passant sous silence quels éléments de fait ce thérapeute pourrait divulguer qui ne se trouvaient pas déjà dans son rapport. L'audition de G.________, demi-frère du recourant, était également superflue, le recourant ne prétendant pas que celui-ci aurait eu connaissance des faits dénoncés ou qu'il lui en aurait parlé. En ce qui concernait sa demande d'être entendu une nouvelle fois, la cour cantonale a relevé qu'il avait déjà été entendu par la police puis par le ministère public, et qu'il avait pu relater sa version des faits dans sa plainte ainsi que dans son recours devant la cour cantonale. Il n'explicitait nullement en quoi consisteraient les éléments qui lui étaient revenus à l'esprit, ni en quoi ceux-ci seraient de nature à étayer, de manière probante, les accusations qu'il portait à l'encontre de son père.