Citation: 6B_422/2013 E. 8.2

8.2. Les recourants objectent que l'appréciation portée par le Tribunal fédéral dans l'ATF 131 II 169 consid. 9.1, dans le cadre d'une procédure d'entraide, ne serait pas déterminante en l'espèce. La cour cantonale aurait, par ailleurs, méconnu le droit fédéral en retenant que formait une organisation criminelle, in casu, un groupe dont seules seraient membres, d'une part, trois personnes dont l'intégration est quelque peu expliquée et, d'autre part, un nombre indéfini d'autres personnes dont on ignore comment elles auraient concrètement intégré l'organisation jusqu'à faire d'elles des membres. Quant aux six autres personnes auxquelles se réfère la décision entreprise, les recourants soutiennent qu'il serait arbitraire de conclure qu'elles ont participé à une organisation criminelle alors qu'elles ont été condamnées, au mieux, pour soutien à une telle organisation. La cour cantonale aurait, de même, violé le droit fédéral en ne cherchant pas à déterminer quelle latitude le général L.________, décrit comme dictatorial et omnipotent, aurait laissé à ses proches et aux membres de sa famille et si ceux-ci ont ainsi réellement participé à l'organisation ou en auraient été victimes. Le caractère familial du clan U.________ ne correspondrait pas à la structure d'une organisation criminelle et ne répondrait pas aux exigences de solidité et de durabilité. Enfin, la condition du secret ne serait pas réalisée non plus, les intéressés apparaissant, sur la base de l'état de fait retenu, comme des personnalités publiques notoirement corrompues à la tête d'une kleptocratie notoire.