Citation: I 332/00 22.09.2000 E. 2

2.- a) Selon l'art. 36 al. 2 LAI, les dispositions de la LAVS sont (sous réserve de l'art. 36 al. 3 LAI) applicables par analogie au calcul des rentes ordinaires (cf. à ce propos ATF 124 V 159). La rente est calculée sur la base du revenu annuel moyen de l'assuré (art. 29quater première phrase LAVS). Sont pris en compte les revenus d'une activité lucrative sur lesquels des cotisations ont été versées (art. 29quinquies al. 1 LAVS). Le salaire déterminant au sens de l'art. 5 al. 2 LAVS ne comprend pas seulement la rémunération pour du travail fourni pour un temps déterminé ou indéterminé mais aussi, notamment, diverses allocations liées économiquement au rapport de travail (cf. art. 7 RAVS). En font partie les prestations que l'employeur continue à verser à titre de rémunération partielle ou intégrale pour compenser les pertes de salaire en cas de maladie ou d'accident (art. 7 let. m RAVS). Savoir si ces versements sont effectués en vertu de la loi, du contrat ou à titre purement volontaire est sans incidence au regard de l'AVS (HANSPETER KÄSER, Unterstellung und Beitragswesen in der obligatorischen AHV, 2ème éd., 1996, p. 148 ch. 4.106). Est en revanche décisif le point de savoir si ce versement est le fait de l'employeur seul ou s'il s'agit de prestations de tiers (compagnie d'assurance, caisse-maladie ou accidents). Il n'est en effet pas contestable que dans le revenu provenant d'une activité lucrative ne sont pas comprises les prestations d'assurance en cas d'accident, de maladie ou d'invalidité, à l'exception des indemnités journalières selon l'art. 25ter LAI (art. 6 al. 2 let. b RAVS). Dans le même sens, ne font pas partie du salaire déterminant les prestations financées par les contributions de l'employé parce qu'il s'agirait alors de prélèvements successifs prohibés sur le même revenu (KÄSER, ibidem). b) Dans le cas d'espèce, les salaires soumis à cotisation, selon le décompte de la caisse de compensation, se sont élevés à 44 537 fr. en 1994. Inscrit au compte individuel de l'assuré, ce montant correspond en tous points aux décomptes mensuels de salaire de l'employeur. Quant au montant de 4451 fr. 20 que le recourant a effectivement perçu, il est incontestable qu'il ne s'agit pas de prestations personnelles de l'employeur destinées à compenser une perte de salaire qui, comme telles, auraient dû être considérées comme partie du salaire déterminant. Ce montant correspond en fait à des indemnités d'assurance-maladie et d'assurance-accidents versées par l'institution d'assurance en mains de l'employeur tenu légalement et contractuellement à poursuivre le paiement du salaire de son employé empêché sans sa faute de travailler. Conformément à l'art. 6 al. 2 let. b RAVS, ces indemnités ne font pas partie du salaire déterminant (GREBER/DUC/SCARTAZZINI, Commentaire des articles 1 à 16 de la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et survivants [LAVS], p. 168 ch. 63; arrêt non publié T. du 17 avril 1989 [I 466/88]). C'est donc à bon droit que l'office de l'assurance-invalidité n'en a pas tenu compte dans le calcul de la demi-rente. Le recours de droit administratif est ainsi mal fondé.