Citation: 6B_33/2020 E. 2.5

2.5. La recourante objecte ensuite que selon deux des avis médicaux produits (Drs I.________ et C.________), ainsi que selon l'expert G.________, la stimulation devrait être réalisée à l'aide d'électrodes. Pour mémoire, l'expertise privée n'a pas la même valeur probante qu'une expertise judiciaire, l'expert mandaté par une partie n'étant ni indépendant ni impartial. Ainsi, les résultats issus d'une expertise privée réalisée sur mandat du prévenu sont soumis au principe de la libre appréciation des preuves et sont considérés comme de simples allégués de parties (ATF 142 II 355 consid. 6 p. 359; 141 IV 369 consid. 6.2 p. 373 s.). L'experte judiciaire H.________ n'a pas ignoré que la stimulation du clitoris pouvait être effectuée par électrode. Elle a expliqué que ce test était beaucoup plus invasif, douloureux et cher, qu'il n'était pas facile de l'obtenir et qu'il n'était réalisé que dans des situations de paralysie (rapport du 15 mars 2019, p. 2, par. 2c). Quant à l'expert G.________, mis en oeuvre par le ministère public, il a indiqué ne pas connaître la pratique de la stimulation du clitoris lors d'un examen proctologique et n'a fourni que les indications qu'il a trouvées dans un unique article scientifique sur la stimulation par électrode, sans affirmer que cette manière de faire se serait imposée de manière générale ou en l'espèce. Il n'était, dès lors, pas arbitraire de s'écarter des informations fournies sur ce point très précis par les Drs I.________ et C.________, qui ne constituent pas des expertises judiciaires, au profit de l'avis, beaucoup plus complet et détaillé de l'experte H.________ mise en oeuvre par la cour cantonale, qui ne contredit, du reste, pas vraiment l'avis de l'expert G.________ sur cette question de l'électrode. Le grief est infondé.