Citation: 7B_257/2024 E. 3.4.1

3.4.1. La recourante prétend tout d'abord, notamment en se référant à l'ouverture de la procédure en 2015 (cf. ch. 115 ss p. 24 du recours), que, contrairement à ce qu'a retenu le TMC (cf. consid. 7 p. 10 et consid. 10 p. 11 de l'ordonnance attaquée), les pièces en cause auraient été versées au dossier, respectivement dès lors consultées par les autres parties (cf. ch. 104 ss p. 22 ss du recours). L'interdiction de communiquer faite aux établissements bancaires dans les ordres de dépôt tend cependant à démontrer le contraire. Ainsi, le Ministère public a autorisé la banque J.________ - en lien expressément avec le prévenu - à ne communiquer que le blocage de la relation (cf. la note manuscrite apposée sur le courrier de la banque du 15 novembre 2022 où figure en outre le nom du prévenu), lui a interdit en revanche de transmettre l'ordonnance de séquestre (cf. le courrier du 24 novembre 2022) - laquelle mentionnait la dénonciation MROS d'août 2022 - et a prolongé cette mesure jusqu'au 1er juin 2023 (cf. le courrier du 15 février 2023). Ces éléments tendent à confirmer l'existence d'une volonté de restreindre l'accès aux parties à ce pan de l'instruction - a priori nouveau - qui résulte de la dénonciation MROS; la recourante ne conteste d'ailleurs pas que les ordres de dépôt découlent de la réception de ce document (cf. ch. 141 p. 29 du recours). Dans de telles circonstances, l'autorité précédente pouvait, sans arbitraire, retenir que les pièces litigieuses n'avaient en l'état pas été versées au dossier d'instruction principale.