Citation: 2C_588/2018 E. 4.2

4.2. Ensuite, le recourant soutient que la portée du principe de la confiance dans les relations entre Etats, lorsque le renversement de la présomption de la bonne foi d'un Etat implique d'apporter la preuve de faits négatifs, soulève une question juridique de principe en lien avec l'art. 6 CEDH et 29 al. 1 Cst. Le principe de présomption de bonne foi de l'Etat requérant découle de l'art. 26 de la Convention de Vienne du 23 mai 1969 sur le droit des traités [CV]; RS 0.111) et sa portée a déjà été précisée dans le contexte de l'assistance administrative (cf. ATF 142 II 161 consid. 2.1.4 p. 168 s.; 218, consid. 3.3 p. 228 s.; récemment arrêt 2C_28/2017 du 16 avril 2018 consid. 4.4 destiné à la publication). Cette présomption ne s'oppose pas à ce qu'un éclaircissement soit demandé par l'Etat requis en cas de doute sérieux sur les indications fournies par l'Etat requérant (cf. ATF 143 II 202 consid. 8.7.1 p. 221 s.). Il appartient à l'Etat requis d'établir s'il est ou non en présence d'éléments suffisamment établis et concrets pour considérer que la présomption de bonne foi est renversée (cf. ATF 143 II 202 consid. 8.7.4 p. 223). Savoir si et dans quelle mesure les éléments présentés par la personne intéressée sont suffisamment établis et concrets pour renverser cette présomption ou à tout le moins susciter des doutes sérieux sur la bonne foi de l'Etat requérant est une question d'appréciation des preuves, y compris lorsqu'il est question de faits négatifs. Le Tribunal fédéral a du reste déjà posé des principes au sujet du degré de la preuve exigée en lien avec de tels faits (cf. ATF 142 III 369 consid. 4.2 p. 373). A priori, la question soulevée se rapporte donc à l'appréciation de la situation individuelle du recourant et ne relève pas d'une question juridique de principe. Il aurait au demeurant appartenu au recourant de démontrer plus précisément en quoi l'arrêt attaqué poserait une telle question, ce qu'il ne fait nullement.