Citation: 5A_484/2018 E. 3.3

3.3. En tant qu'il porte sur l'arrêt cantonal du 27 avril 2018, le recours est manifestement irrecevable, faute de motivation suffisante. De jurisprudence constante, lorsque la décision attaquée se fonde sur plusieurs motifs, indépendants et suffisants pour sceller le sort de la cause, le recourant doit démontrer que chacun d'eux est contraire au droit (ATF 142 III 364 consid. 2.4 et les arrêts cités). En l'espèce, la juridiction précédente a considéré que, si l'écriture du 12 avril 2018 est un recours contre la décision déclarant irrecevable la demande de restitution de délai du 9 mars 2018, elle est irrecevable faute de motivation, dès lors qu'elle ne contient aucun grief contre cette décision. Traitée comme un recours contre le prononcé de mainlevée du 8 décembre 2017, ladite écriture est tardive, car l'intéressé devait s'attendre à recevoir le prononcé motivé, lequel lui a été valablement notifié à l'échéance du délai de garde de sept jours (19 janvier 2018), conformément à la jurisprudence. Au demeurant, un tel recours serait manifestement infondé, le recourant n'ayant pas apporté la preuve que la justice macédonienne serait corrompue, ni que le jugement étranger serait contraire à l'ordre public. En considérant l'acte du 12 avril 2018 comme une nouvelle requête de restitution du délai de recours, le délai de dix jours de l'art. 148 al. 2 CPC a bien été respecté, mais le procédé est néanmoins mal fondé, l'intéressé n'ayant pas rendu vraisemblable un empêchement d'agir non fautif ou dû à une faute légère, au sens de l'art. 148 al. 1 CPC. Le recourant ne réfute pas de manière intelligible les motifs de l'autorité précédente en tant qu'ils concernent l'irrecevabilité de son écriture du 12 avril 2018, tant sous l'angle de son défaut de motivation que de sa tardiveté; en particulier, il ne critique pas l'argumentation touchant à la régularité de la notification du prononcé de mainlevée. L'arrêt attaqué n'est pas davantage contesté quant aux motifs qui traitent l'écriture en cause comme une nouvelle requête - formée à temps - de restitution du délai de recours, sinon par des affirmations péremptoires fondées sur des faits qui ne résultent pas de cette décision (art. 105 al. 1 LTF), notamment sur le " certificat médical " du Dr C.________ dont la production en instance cantonale n'est nullement établie. Enfin, il ne résulte pas de l'arrêt entrepris (art. 105 al. 1 LTF; ATF 140 III 16 consid. 1.3.1) que le recourant aurait soulevé devant la juridiction précédente le moyen pris de l'absence de transmission, par le premier juge, de sa demande de restitution du délai de recours du 9 mars 2018 au magistrat compétent pour en connaître; partant, ce grief est irrecevable faute d'épuisement des instances cantonales (art. 75 al. 1 LTF; ATF 143 III 290 consid. 1.1 et la jurisprudence citée).