Citation: 5P.42/2007 04.04.2007 E. 4

La recourante soutient que l'ordre de libérer la villa viole la garantie de la propriété (art. 26 Cst.), car elle est copropriétaire pour moitié de cet immeuble. Outre que cette critique, purement appellatoire, ne répond pas aux exigences de motivation de l'art. 90 al. 1 let. b OJ, on peut relever que la garantie constitutionnelle de la propriété ne peut être invoquée directement dans un litige entre particuliers (cf. ATF 105 Ia 337 consid. d). Il s'ensuit que la recourante n'a pas qualité pour s'en prévaloir dans un recours de droit public dirigé contre un arrêt qui traite de rapports entre personnes privées. Enfin, les particuliers étant protégés par les lois civiles et pénales des atteintes que d'autres sujets de droit privé pourraient porter à leurs droits constitutionnels, la recourante devait se plaindre d'une application arbitraire du droit civil, en l'occurrence de l'art. 137 CC interprété à la lumière de l'art. 26 Cst.; elle ne peut prétendre, en revanche, que le jugement attaqué viole directement la garantie de la propriété, ce jugement étant rendu en application d'une loi fédérale dont le Tribunal fédéral ne peut revoir la constitutionnalité (art. 191 Cst; ATF 107 Ia 277 consid. 3a). Le grief est dès lors irrecevable.