Citation: 1P.773/2000 12.01.2001 E. C

C.- Dans le cadre de l'instruction, la délégation a convoqué l'ancien Procureur général du Valais Pierre Antonioli, qui devait être entendu le 30 novembre à 14h00. Au dernier moment, la séance fut reportée à 15h00, sans que la personne convoquée pût être avertie. Informé que l'ancien procureur Antonioli attendait au greffe, le Juge cantonal Joseph Pitteloud - qui n'était pas membre de la délégation - lui proposa de l'accompagner dans un établissement public, où les deux hommes furent aperçus ensemble. Par ailleurs, l'audition du Juge Jean-Nicolas Délez, doyen des juges d'instruction pénale du Valais central, a révélé que le Juge cantonal Pitteloud s'est adressé à lui vers le 15 novembre, pour lui raconter un événement dont un autre juge d'instruction lui avait parlé: d'après ce dernier, une personne avait causé un incident au guichet du Tribunal d'instruction pénale parce qu'elle ne voulait pas avoir affaire au Juge Addor. Le Juge Pitteloud voulait se renseigner au sujet des éventuels problèmes que posait la situation particulière dudit juge. Ce dernier a demandé au Tribunal cantonal, dans une requête datée du 1er décembre 2000, la récusation du Juge Pitteloud, auquel il reprochait, à la suite des faits précités, de conduire une "enquête parallèle". Le Tribunal cantonal a rejeté cette requête par décision du 5 décembre, en considérant que les faits invoqués ne dénotaient aucune partialité du magistrat récusé.