Citation: U 232/04 30.11.2004 E. A

A.a D.________, né en 1971, a successivement travaillé en qualité de manoeuvre, puis de maçon au service d'entreprises de placement de personnel. A ce titre, il était assuré contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA). Le 11 octobre 2000, D.________ a été victime d'un accident alors qu'il travaillait sur un chantier. Un lourd grillage de métal a basculé contre lui et en tentant de le retenir, il a subi une surcharge immédiate de la région lombaire par hyperextension aiguë du rachis, entraînant une incapacité totale de travail à compter du même jour (rapport du 2 novembre 2000 du docteur M.________, médecin traitant). Faisant état d'un status cinq semaines après une contusion du sternum et une hyperextension dorso-lombaire, le docteur B.________, médecin d'arrondissement de la CNA, a adressé D.________ à la Clinique X.________ où celui-ci a séjourné du 20 novembre 2000 au 5 décembre 2000 en vue d'y suivre un traitement de physiothérapie intensive (rapport du 16 novembre 2000). A cette occasion, l'assuré a fait l'objet d'une évaluation psychiatrique à l'issue de laquelle les médecins ont évoqué la présence de troubles du registre psychotique, éventuellement d'une psychose chronique paranoïde, auxquels ils ont exclusivement attribué l'origine de l'incapacité de travail présentée par l'assuré depuis l'accident survenu le 11 octobre 2000 (rapports du 7 décembre 2000 du docteur F.________ [spécialiste en médecine psychosomatique] et du 15 janvier 2001 des docteurs R.________ et O.________ du service de réadaptation générale). Faisant état d'un status quatre mois après un traumatisme indirect du rachis et une probable entorse des articulations sterno-claviculaires, le docteur B.________ a indiqué que pour les seules séquelles de l'accident, D.________ était en mesure de reprendre à plein temps l'exercice d'une activité lucrative dès le 8 février 2001 (rapport daté du même jour). La CNA - qui avait pris en charge le cas - a dès lors mis un terme au versement des indemnités journalières avec effet au 28 février 2001. Le 19 mars 2001, l'assuré a repris à plein temps l'exercice d'une activité lucrative. Souffrant de douleurs cervico-lombaires persistantes, il a subi une nouvelle période d'incapacité entière de travail à partir du 13 juillet 2001 (certificat du 23 juillet 2001 de son médecin traitant) et n'a plus travaillé depuis lors. A.b Le 26 juillet 2001, D.________ a été victime d'un accident de la circulation routière survenu sur une autoroute. Alors qu'il achevait un dépassement, il a subitement senti se déporter sur la gauche, la voiture qu'il conduisait. En tentant de la redresser par un coup de volant à gauche, il en a perdu la maîtrise. Le véhicule a alors heurté la glissière centrale de sécurité, aux abords de laquelle elle s'est immobilisée, après avoir effectué un tête-à-queue. Le jour même, D.________ a pu regagner son domicile en train. Souffrant de douleurs dorsales progressives, il a consulté le 29 juillet suivant, le service des urgences de l'Hôpital Y.________ où le diagnostic de contracture para-vertébrale lombaire a été posé (rapport du 22 août 2001 des docteurs A.________ et G.________). Le 7 août suivant, le docteur M.________ a fait état d'un syndrome cervical et lombaire post-traumatique, ainsi que d'un intense état de stress post-traumatique (rapport du 27 août 2001) en raison duquel il a requis l'avis d'un spécialiste. Ce dernier a recommandé l'hospitalisation de l'assuré en raison d'un état dépressif grave. Les médecins de l'Hôpital Z.________ où celui-ci a séjourné quelques heures à peine, ont retenu le diagnostic de troubles de l'adaptation et réaction dépressive prolongée (F 43.21 de la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes, dixième révision [CIM-10] de l'Organisation Mondiale de la Santé) (rapport du 23 août 2001 des doctoresses S.________ et U.________). Le 5 septembre 2001, le docteur B.________ a fait état d'un status six semaines après une probable entorse cervicale avec persistance d'un très important syndrome vertébral cervical et limitation fonctionnelle, sans trouble neurologique. Derechef, il a adressé l'assuré à la Clinique X.________ où il a séjourné à partir du 26 septembre 2001 jusqu'au 17 octobre suivant, afin de suivre un traitement de physiothérapie intensive et de bénéficier d'un soutien psychothérapeutique (rapport du 5 septembre 2001). A cette occasion, les médecins ont relevé une discordance entre les plaintes exprimées par l'assuré et les éléments somatiques objectivement constatés. Ils ont retenu le diagnostic de cervicalgies et probable personnalité schizotypique (pré-psychotique). Ils ont considéré que l'assuré présentait une incapacité totale de travail pour la période courant du 17 octobre au 19 novembre 2001 fondée sur les troubles psychiques précités (rapport du 6 novembre 2001 des docteurs L.________ et E.________ du service de réadaptation générale de la Clinique X.________). A.c Le 14 octobre 2001, D.________ a une nouvelle fois été victime d'un accident de la circulation routière survenu sur l'autoroute également. La voiture dont il était passager a heurté un véhicule impliqué dans une collision survenue peu auparavant et immobilisé sur la chaussée. L'assuré a subi une contusion costale droite lui occasionnant des douleurs thoraciques au niveau de l'insertion de la ceinture de sécurité (rapport du 10 janvier 2002 du docteur C.________, médecin à la Clinique W.________). A.d Se fondant sur le rapport des docteurs L.________ et E.________, la CNA - qui avait également pris en charge les suites économiques des deux derniers accidents subis par l'assuré - a mis un terme au versement de ses prestations avec effet au 31 décembre 2001, considérant qu'au-delà de cette date, il présentait une symptomatologie dominée par une importante composante psychique dont elle n'avait pas à répondre (décision du 4 décembre 2001 confirmée sur opposition le 17 septembre 2002). A.e Par ailleurs, D.________ a vu la demande de prestations qu'il avait déposée auprès de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Fribourg, être rejetée par décision du 27 février 2002