Citation: 6B_599/2020 E. 1.5

1.5. Le recourant critique ensuite la durée de la privation de liberté qui lui a été infligée, qu'il estime choquante. Il reproche à la cour cantonale d'avoir prononcé une peine plus sévère que le tribunal de première instance, sans indiquer pourquoi. Selon le recourant, qui n'invoque d'aucune manière le principe ne bis in idem, cette augmentation de la durée de la privation de liberté de 30 à 35 mois en appel reviendrait à aggraver sa sanction en application de l'art. 49 CP, alors que cette disposition ne devrait pas s'appliquer dans la mesure où l'ordonnance pénale de 2019 prononçait une peine d'un genre différent. Le recourant oppose aussi son cas à celui d'un autre prévenu, condamné à 36 mois de privation de liberté avec sursis partiel pendant 4 ans à concurrence de 24 mois pour deux homicides par négligence et la mise en danger de 5 autres personnes, en concours avec plusieurs autres infractions à la LCR. La durée de la privation de liberté porterait particulièrement atteinte à son avenir professionnel, alors qu'il se prépare à un diplôme fédéral de maître peintre ainsi qu'au brevet fédéral de contre-maître peintre avec spécialisation de responsable d'exploitation, dans la perspective de reprendre l'entreprise familiale. Il relève à ce propos que la peine prononcée, soit en particulier les 17 mois fermes, ne pourrait plus être exécutée en semi-détention.