Citation: 4A_260/2023 E. 5.1

5.1. La recourante dénonce la violation des art. 1 ss, 17, 18 et 62 CO, 8 CC et 57 CPC. Si l'on saisit bien, ses griefs vont dans trois directions. Dans les échanges de correspondance intervenus en 2009 et 2010, l'intimé aurait expressément reconnu une dette, ce que la cour cantonale aurait ignoré de manière arbitraire. Cette reconnaissance, que la cour aurait dû relever d'office en vertu de l'art. 57 CPC, aurait eu pour effet d'inverser le fardeau de la preuve (art. 8 CC) : il aurait alors appartenu à l'intimé d'établir quelle en était la cause et de prouver, le cas échéant, que la dette n'était pas due. Or, l'intéressé n'aurait pas indiqué ce qui lui permettait de ne point rembourser le montant touché, sachant que cette obligation ne pouvait être mise en rapport avec l'obligation de paiement prévue dans le (second) accord convenu le 28 mai 2009 et, donc, que la non-remise des parts et propriétés ne pouvait lui faire échec. Les parties n'auraient pas substitué les obligations résultant de ce second accord du 28 mai 2009 à celles ressortissant des contrats de prêt. Leur intention concordante aurait été de ne point renoncer au remboursement des sommes dues en vertu des contrats de prêt de 2007. Une interprétation objective aboutirait à la même conclusion. L'enrichissement illégitime constituerait la source de l'obligation de l'intimé envers la recourante. En effet, aucune cause ne permettrait à ce dernier de conserver par-devers lui les sommes litigieuses.