Citation: 6B_747/2020 E. 1.3

1.3. Face à ces considérations, le recourant discute librement la décision entreprise en faisant état de différents éléments de fait relatifs à sa situation personnelle qui ne ressortent pas de la décision attaquée, sans pour autant chercher à démontrer en quoi la cour cantonale aurait arbitrairement omis d'en tenir compte. Son argumentation s'avère ainsi largement appellatoire et, partant, irrecevable (art. 42 al. 2 LTF; art. 106 al. 2 LTF). On ne discerne guère de discussion topique destinée à démontrer en quoi ou sur quel point la cour cantonale aurait violé l'art. 95 CP. Dans cette mesure également, ses critiques s'avèrent, dans une très large mesure, irrecevables (art. 42 al. 2 LTF). En tout état, c'est à tort que le recourant se plaint de ce que l'OSAMA se serait basé sur une expertise qui remonterait au mois de juin 2013. Il ressort en effet de la décision attaquée que l'appréciation du risque de récidive, telle qu'elle découle du rapport psycho-criminologique du 9 août 2019, repose avant tout sur le travail d'évaluation diligenté par l'OSAMA dans le cadre de la rédaction dudit rapport, sur la base de différents outils méthodologiques combinés à une appréciation clinique. Au vu des constatations cantonales, c'est en vain qu'il prétend que sa situation se serait stabilisée ou arrangée. Pour le surplus, on ne décèle dans l'argumentation du recourant aucun élément qui serait de nature à retenir que la cour cantonale aurait admis à tort l'existence de raisons sérieuses de craindre qu'il commette de nouvelles infractions. Les différents éléments mis en exergue dans le cadre de la décision querellée permettent au contraire de retenir que la cour cantonale n'a pas violé l'art. 95 al. 5 CP en confirmant la décision révoquant sa libération conditionnelle et ordonnant sa réintégration. Ainsi, autant qu'ils soient recevables, les griefs du recourant s'avèrent manifestement mal fondés.