Citation: 6B_476/2016 E. 4.2

4.2. La cour cantonale a considéré qu'il était établi que le recourant, sous le couvert du prénom D.________, avait contacté B.________ par messagerie électronique pour lui déclarer que l'intimée « avait un caractère de merde », qu'elle était « grillée » à F.________, qu'aussi bien son père que son frère étaient alcooliques, et que sa mère voulait la marier de force. Ces propos étaient indubitablement susceptibles de donner une image méprisable de l'intimée et de sa famille, dès lors qu'ils accusaient les personnes visées de ne pas se comporter de manière honorable selon la conception généralement reçue et en particulier, selon les rites et coutumes de la religion musulmane. En outre, aucun élément du dossier ne permettait d'établir que le recourant aurait pu tenir ses accusations comme étant vraies, dès lors qu'au moment de proférer celles-ci, rien ne lui permettait de les étayer. Le recourant n'avait en particulier pas pris la peine, avant de s'adresser à un tiers, de contacter l'entourage ou la famille de l'intimée pour s'assurer de la véracité de ses allégations, de sorte qu'il n'avait pas apporté la preuve libératoire susceptible de l'innocenter. Elle a ainsi confirmé le jugement entrepris et reconnu le recourant coupable de diffamation.